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jeudi 07 décembre 2006
Les propositions de l’Église
Les propositions de l’Église
- d’autres voies de recherche
« Par ailleurs, il existe une alternative
thérapeutique qui a déjà fait ses preuves : l'utilisation des cellules
souches adultes prélevées sur le patient lui-même et des cellules du
cordon ombilical prélevées à la naissance du bébé. Ces cellules, dont
l'emploi ne pose aucun problème éthique, ont été déterminantes pour guérir des
maladies du sang et 58 maladies répertoriées ont été traitées par leur
biais » Père
Aupetit, vicaire général de Paris.
« Il est vrai que les questions éthiques sont patentes :
Est-il normal de vouloir sauver des vies en en supprimant d’autres ? Ne
vaudrait-il pas mieux orienter la recherche sur les cellules souches adultes
(cordon ombilical) qui ont déjà produit d’heureux fruits, plutôt que
d’atteindre les cellules souches embryonnaires qui, dans l’éthique de l’Eglise,
sont des êtres vivants ? » monseigneur Pätenôtre, archevêque de
Sens-Auxerre
« les
alternatives à la recherche impliquant des cellules souches embryonnaires
existent Une autre voie de recherche existe, respectueuse de l'embryon humain :
la recherche sur les cellules souches adultes (non embryonnaires). Il
s'agit là encore de cellules qui gardent un caractère totipotent et qui
seraient théoriquement en mesure de produire toutes sortes de cellules voulues.
Ces cellules sont présentes dans certains tissus particuliers : tout
l'enjeu de la recherche est de les trouver et de réussir à les utiliser pour
produire des cellules du type cellulaire voulu. Plusieurs résultats
prometteurs existent déjà, l'un concernant notamment la myopathie. Ainsi,
des cellules souches adultes ont permis de restaurer la fonction musculaire
chez des animaux atteints de myopathie : résultat très encourageant qui prouve
qu'il est possible de guérir sans détruire des embryons humains. A noter que
des cellules qui gardent un caractère totipotent, mais sans pour autant être un
embryon, ne posent pas de problème éthique, hormis l'encadrement juridique de
leur utilisation. C'est le cas par exemple des cellules souches du cordon
ombilical » Monseigneur di Falco, évêque de Gap.
« Revenant
dans un communiqué sur la décision du Conseil des ministres européens du 24
juillet 2006 d'autoriser le financement de la recherche sur les cellules
souches embryonnaires, la COMECE constatait alors « avec perplexité la
contradiction entre cette décision (...) et les objectifs de l'Union européenne
de promouvoir des solutions thérapeutiques visant à sauver des vies humaines.
Cette décision est également en contradiction avec la Charte des Droits
fondamentaux qui stipule dans son article 1 que ‘la dignité humaine est
inviolable. Elle doit être respectée et protégée’. Ainsi nous alertons
l'opinion publique sur la gravité de cette décision (...). Nous invitons nos
concitoyens européens, et spécialement les catholiques, à prendre conscience de
l'enjeu anthropologique de ce débat sur la dignité humaine. Nous les invitons à
s'engager pour que s'ouvre un tel débat ».
L'Eglise
affirme que oui (…)
L'Eglise
appelle au respect de l'homme. « Il ne s'agit pas de l'homme ‘abstrait’,
mais réel, de l'homme ‘concret’, ‘historique’. (...) L'homme, tel qu'il est
‘voulu’ par Dieu, ‘choisi’ par Lui de toute éternité, appelé, destiné à la
grâce et à la gloire: voilà ce qu'est ‘tout’ homme, l'homme ‘le plus concret’,
‘le plus réel’ ; c'est cela, l'homme dans toute la plénitude du mystère dont il
est devenu participant en Jésus-Christ et dont devient participant chacun des
quatre milliards d'hommes vivant sur notre planète, dès l'instant de sa
conception près du coeur de sa mère » (Jean-Paul II, Encyclique Redemptor
Hominis, 13) Monseigneur di Falco, évêque de Gap.
Posted on décembre 7, 2006 at 08:54 PM | Permalink

