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vendredi 09 mars 2007

"Catholique et CO2-sceptique ?" - Réactions

Voici une "première vague" de réactions à notre Libre réflexion d'hier sur le réchauffement climatique. Nous les livrons sans commentaires - mais précisons que nous ne partageons pas nécessairement tout ce qui y est dit, et que nous n'avons pas vérifié les faits rapportés dans certains de ces textes. Pour en faciliter la lecture, nous les avons surlignés et, à l'occasion, en avons modifié la mise en page.

Tout d'abord Olivier Pichon, de Monde et Vie :

Réchauffement : un problème de méthode.

Il semble bien que, dans cette affaire, le problème soit mal posé. Quel rapport en effet entre la foi et le CO2 ?

Il en a un c’est celui de la culpabilité, sauf qu’elle n’est pas chrétienne dans sa nature, cette culpabilité est matérialiste et malthusienne. Si le chrétien doit en effet respecter la nature que Dieu a mise à sa disposition, il a le devoir de  la soumettre et de la transformer ne serait-ce d’ailleurs que pour permettre au tiers-monde de manger à sa faim. Cette mission a été l’honneur du monde occidental qui par la science et la technique (dont le développement aurait été impossible sans le christianisme ; la physique et l’économie comme la politique, même laïcisées, sont nées du « rendez à César…»). L’Europe ne veut plus assumer le fardeau de l’homme blanc, les populations européennes rêvent de mourir dans le confort sans enfants, sans pollution, et sans avenir, le réchauffement climatique leur sert d’alibi. Or si ce réchauffement n’est pas niable, encore une fois, comme le montre le dossier de Monde & Vie, il importe d’en mesurer l’amplitude. Je le répète, il faisait plus chaud en France au moment de la magnifique renaissance (chrétienne) du XIIIe siècle. Relisez l’histoire des climats de Leroy-Ladurie !

Nous ne critiquons pas la thèse du réchauffement pour le plaisir de prendre le contre-pied du discours dominant, mais parce qu’il représente la nouvelle idéologie, recyclant le vieux marxisme à la sauce verte. Au demeurant le débat est ouvert et la rédaction de Monde & Vie est disposée à y participer, mais il faudra s’appuyer sur les apports de l’histoire et de la science car tout le reste est… littérature.

Olivier Pichon

Directeur de la rédaction

Yves Daoudal :

D’abord bravo, une fois de plus, pour votre prise de position. J’ai deux réactions :

  • Je n’avais pas entendu dire que « Je crois au réchauffement climatique provoqué par l’activité humaine » fît partie du Credo.
  • Le nom du « Groenland » est à lui seul un saisissant témoignage « CO2 sceptique ». Lorsque les Vikings y débarquèrent, au Xe siècle, ils appelèrent cette île la « terre verte ». Cela veut dire qu’ils la trouvaient plus verdoyante que leurs terres d’origine. Et ils s’installèrent dans ce pays dont la nature était si hospitalière. Or aujourd’hui cette « terre verte » est la plus grande étendue de glace de la planète après l’Antarctique (où, d’autre part, la température a baissé depuis 20 ans). Le « Groenland » est recouvert à 85% d’une calotte glaciaire qui atteint jusqu’à 3 km d’épaisseur, et il ne pousse qu’une rase toundra, en « été », sur les 15% restants. Il est donc évident qu’au Xe siècle il faisait beaucoup plus chaud qu’aujourd’hui dans l’Atlantique Nord.

    Un lecteur, Georges C. :

    Le nombre impressionnant de scientifiques français et américains qui nient, avec des arguments, la pseudo-étude onusienne n’est jamais pris en compte. Les textes précis d’un savant russe concernant le rôle provisoire d’une intense activité solaire depuis quelques décennies, est inaudible, les avis des climatologues insistant sur une tendance préglaciaire sont mis à la trappe, etc, etc…

    Par ailleurs, les travaux en cours des glaciologues ont mis en évidence que la température des eaux sur les bancs de Terre-Neuve et près du Groenland voisinait les 16° celcius au 16ième  siècle, que la température est en tendance décroissante depuis les 12ième ou 13ième siècle avec des pics à cette époque là, et que par ailleurs, si la température des régions sibériennes se relevait à la hausse, celles du nord canadien étaient au contraire à la baisse.

    Les dernières études sur les glaciers du Groenland, entre 2000 et 2005, ont montré que les variations du tonnage de leurs déversements de glace dans l’océan étaient grandes d’une année sur l’autre, et qu’après trois années de régression, 2005 les avait vu retrouver leur valeur de 2000. Enfin, de quel préjudice parlent ces adeptes du catastrophisme ? Si la Terre se réchauffait vraiment, ce ne serait pas la première fois (Le 16ième siècle français fut bien plus chaud que notre époque) et cela livrerait à l’agriculture les immenses espaces désolés de la Sibérie !!!

    Cette hystérie est une preuve supplémentaire de l’orgueil de l’Homme !!! Ils croient donc qu’avec nos petits bras nous pouvons bouleverser l’ordre cosmologique, et que nos petites énergies (en comparaison avec celle de la nature : Krakatoa ou tsunami de 2005) peuvent ébranler le monde ? Le Monde peut très bien s’ébranler tout seul, et un énorme séisme ralentir ou accélérer la vitesse de rotation de la Terre (C’est arrivé en décembre 2005 lors de la catastrophe en Indonésie) ou même changer l’axe de la Terre.

    Ce qui est en cause en ce moment c’est la dimension proprement irrationnelle que prend cette affaire. Quand on songe que le nombre de stations de relevé de température est proprement anémique (1600 à 2000 pour la France – Presque aucune dans d’immenses portion des territoires de Sibérie ou de Chine) qu’elles sont implantées depuis 50 à 70 ans et qu’elles se trouvent pour la plupart à présent en zones urbaines du fait de l’accroissement des villes et donc dans un environnement surchauffé !

    Les phénomènes climatiques sont de très longue durée, et quelques 50 ans d’observations rudimentaires sont insuffisants pour décider d’une tendance. Quand on pense qu’il y a une trentaine d’année le ton était à la glaciation !! Ce qui reste la thèse de climatologues actuels comme Leroux. Quand à la montée des océans, qu’on songe que la grotte sous-marine découverte dans les calanques de Marseille il y a quelques années met en scène sur ses murs des rhinocéros et autres herbivores paissant sur un rivage où des phoques ou otaries sont couchés, ce qui signifie que la caverne se trouvait à 120 mètres au dessus du niveau de la mer et que le climat n’était pas du tout celui de notre Méditerranée actuelle, le tout il y a 28.000 ans, un souffle à l’échelle géologique !!!

    Alors, comment ne pas dire que ceux qui s’affolent commettent une faute contre l’esprit puisqu’ils n’écoutent pas les 17.000 scientifiques qui ont pétitionnés aux USA et en Europe, et qu’ils croient pouvoir s’opposer aux décrets de la nature, c'est-à-dire de la création.

    Une lectrice, Jeanne L. :

    Quant à l’origine humaine du réchauffement climatique, je ne suis ni « pour » ni « contre » mais extrêmement prudente car il existe bien un « scientifiquement correct » inspiré par le courant malthusianiste. Je veux juste vous rapporter les propos de mon défunt beau père, géologue, qui nous disait toujours que l’éruption d’un seul volcan émettait plus de CO2 que toute l’activité humaine en une année.

    Le scepticisme en la matière n’empêche en rien les catholiques d’avoir une attitude responsable en matière d’environnement : pour ma part je trie mes déchets (ce qui pour une famille nombreuse n’est pas une mince affaire),  suis ennemie jurée du gaspillage, réduit le chauffage de la maison quitte à augmenter les pull over, etc... ce qui n’est pas forcément le cas de bien des gens de mon entourage fervents partisans de l’origine humaine du réchauffement climatique. La responsabilité morale, sur ce sujet comme sur d’autres doit essentiellement s’exercer de façon individuelle et comportementale et non se limiter à des prises de position intellectuellement confortables mais sans conséquences.

    Vincent F. :

    Bonjour et tout d'abord bravo et merci pour votre blog qui nous libère. A mon sens, la question d'être pour ou contre le rapport du giec est une fumisterie de bcbg pseudo-catho.
    Notre modèle consumériste effréné f[..]t en l'air la planète de toute façon, rechauffement ou pas. Les nappes d'eau de Bretagne sont polluées et les forêt primaires disparaissent à vue d'oeil avec leur beauté et leurs richesses potentielles et ce n'est pas le co2 qui est en cause dans ces exemples parmi tant d'autres. La nature nous est confiée par Dieu et on se doit de la respecter en l'utilisant. Elle est pour tous et pas pour une minorité mondiale de matérialistes jouisseurs sans fin qui consomment autant à eux seuls que le reste de la planète.
    Nos ancêtres savaient vivre sans gaspiller à tour de bras et sans changer de meubles, de voitures ou de vêtement tous les six mois. De même, ils savaient faire 200m à pied (voire plus!) pour acheter leur pain ou aller à l'école et ce n'étaient pas il y a trois mille ans mais il y a seulement 50 ou 60 ans!
    Respecter la nature parce qu'elle est belle car création de Dieu, ce n'est pas être contre le progrès ou le confort, c'est être contre le totalitarisme marchand et matérialiste que l'on nous impose. De même, être contre ce sytème qui transforme tout en marchandises, ce n'est pas être contre la libre entreprise ou le commerce, c'est être contre le matérialisme totalitaire qui nous réduit à l'état de consommateur esclave. 
    Alors de grâce, évitons de se disputer sur un faux problème entre catholiques et agissons pour rétablir la dignité de l'Homme et de la création afin que Dieu y retrouve sa place.
    Jean-Louis A. :
    Ceux qui contestent que l'on puisse être catholiques et CO² sceptiques n'ont manifestement pas la même religion que nous !
    La religion écologiste est un retour à l'antique paganisme qui veut diviniser la nature et lui asservir l'humanité au mépris de l'enseignement de la Genese (28) qui déclare notament :
    " Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. "
    Avec toutefois la circonstance aggravante qu'on ne peut plus, comme les païens antiques, prétendre tout ignorer de la révélation divine.
    C'est le pêché de Lucifer qui méprise la grâce divine pour se complaire dans sa propre nature.
    Le milliardaire écolo-mondialiste américain Maurice Strong, membre du Lucifer Trust et père de l’Agenda 21 déclarait au Sommet de la terre à Rio de Janeiro en 1992 : "En entreprenant des actions contre une menace connue mais non prouvée, vous atteignez des résultats positifs MEME SI LA MENACE SE REVELE ENSUITE INFONDEE".Nous en sommes exactement là avec ce mythe du CO² censé provoquer le réchauffement de la planète.
    Mais même si c'était vrai (et c'est loin d'être prouvé), il y a toujours une alternative à la politique néo-maltusienne de limitation de la croissance économique et démographique qu'on veut nous imposer, c'est l'extension de l'activité chlorophilienne. Des milliards d'hectares de forêt vierge sont totalement inexploité en Amazonie ou au Congo. Or, à surface égale, l'activité chlorophilienne est cent fois plus intense chez les jeunes arbres que chez les vieux. La mise en exploitation d'une partie de la forêt vierge suffirait largement à absorber la totalité du soi-disant excédent de CO² mondial.
    Or cette solution n'est jamais proposée, n'est même seulement jamais évoquée, preuve supplémentaire que ce soi-disant excès de CO² n'est qu'un prétexte pour tenter de justifier leur politique néo-maltusienne.
    Ils veulent réduire la population mondiale et pour cela, tous les moyens leur sont bons : promotion de la contraception et libéralisation de l'avortement, propagande éhontée en faveur de l'homosexualité et de l'euthanasie. Extension du SIDA en rassurant les population par la fausse sécurité du préservatif (dont la fiabilité est comparable à la roulette russe) pour les détourner de la maîtrise de soi, seule solution pour contenir la pandémie. Et ils ont même projet de libéraliser les drogues dites "douces".
    Non, vraiment, cette religion n'est pas la nôtre !
    Emmanuel F. :

    Je n'ai pas beaucoup de capacités scientifiques et pourtant suis un CO.2 sceptique.

    Louis XIV voyait son vin geler dans son verre alors que st Louis avait beaucoup plus chaud que nous.

    La Manche est "récente" : il y a 10 ou 15 000 ans, on passait à pied sec.

    Le Groenland n'est-il pas le "pays vert" ? Il a bien du l'être à une époque relativement récente pour que le nom en soit resté.

    Plein de petites choses de ce genre.

    Enfin, le nombre de scientifiques qui ne sont pas dans la voie officielle et qui ont si peu droit à la parole.

    H.K. :

    Je n'ai pas encore regardé la Nef mais je viens de parcourir les "libres réflexions".
    Je vous suggère de contacter Pascal bernardin, auteur du magistral "l'empire écologique", édition ND des Grâces, qui a dans cet ouvrage développé toute une analyse sur l'imposition du mondialisme via la subversion écologique... ce qui ne veut pas dire que l'homme moderne, l'homo democraticus economicus, homme fait son propre Dieu ne soit pas sans responsabilité dans l'affaire...

    On trouve des éléments de sa main sur le lien suivant:

    Enfin, un lecteur recommande le site CO2-sceptique anglophone http://www.friendsofscience.org/, où l'on trouve ce diagramme intéressant :Causes2

    Posted on mars 9, 2007 at 10:48 PM | Permalink