08 février 2012
Economie et rôle de l'Etat: l'état de notre réflexion
La France est l'un des pays du monde les plus hostiles à l'économie de marché, et beaucoup de catholiques n'échappent pas à cette défiance. Le Salon Beige ne partage pas cette hostilité, et encore moins son pendant: une adhésion à l'interventionisme étatique (Etat-Providence, voire socialisme).
Notre position n'est pas toujours comprise. Nous avons donc estimé utile d'exposer l'état actuel de notre réflexion relative au rôle de l'Etat dans l'économie. Afin d'ouvrir le débat, et non le fermer, nous avons autant que possible fait l'économie de citations (DSE, Ecritures), de jargon et de liens hypertextes.
1. La poursuite du Salut est avant tout une affaire de for intérieur. Les chrétiens doivent toutefois œuvrer à une société qui le facilite. Cela implique la promotion d'un Etat qui, notamment, défende la dignité intrinsèque de la personne et respecte les libertés civiles et familiales.
2. L’Etat doit aussi favoriser les conditions matérielles permettant de mener une vie digne et vertueuse. Il doit chercher à éviter au plus grand nombre la misère, du fait des effets destructeurs de celle-ci sur la vie familiale, les personnes et les corps sociaux. Il doit permettre aux individus et aux familles de rechercher un légitime bien-être matériel.
3. A ce titre, le dynamisme économique est en lui-même nécessaire et désirable. Il reflète la mission de co-création confiée aux hommes. Une saine croissance économique est le corollaire naturel du commandement biblique qui enjoint à l’humanité de "croître et multiplier". Cette croissance tend à réduire la misère et à faire reculer légitimement les maux naturels.
4. L’économie libre de marché est la forme d’organisation économique la plus propice à ce dynamisme économique, à la prospérité et au vrai plein-emploi. En affaiblissant les dynamiques propres de l’économie libre (la responsabilité individuelle, l’incitation au travail productif et à l’esprit d’entreprise, l’affectation optimale des ressources…), le socialisme et l’Etat-Providence entravent ce dynamisme.
5. L’économie de marché est toutefois intrinsèquement instable, et indissociable de mécanismes douloureux tels que la création destructrice. Ses acteurs sont faillibles, individuellement et collectivement. Mais ces défauts sont préférables au marasme économique structurel qu'entraîne, comme actuellement dans notre pays, un excès d’intervention de l’Etat.
6. L’économie de marché est par nature coopérative. Elle encourage des vertus naturelles telles que la responsabilité, la prévoyance et la dignité par le travail. A l’inverse, le socialisme et l’Etat-Providence encouragent l’atomisation de la société et des familles, l’assistanat et un tour d’esprit revendicatif.
7. Pour désirables qu'elles soient, ces vertus naturelles ne sont toutefois pas suffisantes pour vivre en chrétien dans une économie libre. Sur le plan matériel, les chrétiens sont gravement obligés de chercher à adopter des normes culturelles privilégiant la sobriété de vie et le partage, corollaire indissociable de la réussite matérielle.
8. L'économie libre peut mener à ses propres excès. Le revers du dynamisme économique peut être la négligence des devoirs d’état, notamment familiaux, au profit du travail. Le revers de la prospérité peut être la poursuite déréglée des biens matériels. Et l'importance accordée au contrat dans une économie libre peut se corrompre en une conception contractuelle, erronée, de liens naturels tels que le mariage ou la vie en société elle-même.
9. L’économie libre de marché permet cependant l’exercice d’une authentique charité envers les plus pauvres, là où l’Etat-Providence la décourage et l'usurpe par une redistribution qui ne procure pas de mérite. Pire, ce dernier usurpe les solidarités naturelles, notamment familiales, et étouffe les relations de gratuité.
10. L’économie libre de marché favorise le maintien des libertés civiles et familiales. Le socialisme et l’Etat-Providence mènent à un autoritarisme s’étendant bien au-delà de la seule sphère économique.
11. Pour autant, un Etat assumant avec force et justice ses fonctions régaliennes est nécessaire à la prospérité (sécurité, stabilité juridique…). L’Etat a également un rôle limité de régulation économique à jouer, par exemple pour assurer le bon fonctionnement de la concurrence (à l’inverse du « capitalisme de connivence » qui la restreint).
12. L’économie n’est pas un but en elle-même, et doit demeurer soumise à des normes morales qui lui sont extérieures. L’Etat est à ce titre justifié à interdire le développement de marchés gravement immoraux (drogue, organes, prostitution…). Il est également justifié à réglementer de manière raisonnable les conséquences, par exemple sociales ou environnementales, d’une activité économique.
13. Il est de la responsabilité de l’Etat de s’assurer que les vrais démunis puissent bénéficier d’un « filet de sécurité » social, permettant par exemple l’accès à des soins médicaux essentiels. Comme dans tout domaine non-régalien, l’Etat doit toutefois favoriser l’intervention d’acteurs privés et locaux, et ne pallier ces derniers qu’en cas de défaillance grave.
14. Un degré d’inégalité économique est indissociable d’une société libre et du dynamisme économique. La "lutte contre les inégalités" n'est donc pas une fonction permanente de l'Etat. Notre pays souffre aujourd’hui de trop peu d’inégalités « justes » (faible progressivité des revenus, faible écart entre l’initiative et l’apathie); et d’un excès d’inégalités injustes, souvent créées par l’Etat (favoritisme, régimes spéciaux injustifiés) ou tolérées par lui (populations abandonnées des « zones de non-droit »).
15. La liberté des échanges économiques internationaux est désirable en vertu de la destination universelle des biens, même si l’Etat peut avoir à les réguler pour en atténuer les effets déstabilisateurs. L’accroissement de ces échanges permet actuellement un recul sans précédent de la misère dans les régions du monde les moins développées.
16. Le secteur financier international est nécessaire au dynamisme économique. Le développement d’outils financiers sophistiqués mérite par sa complexité et son ampleur mêmes une régulation intelligente. Il tend toutefois à contribuer à une affectation plus rapide des ressources aux secteurs les plus prometteurs et à une plus grande sûreté des investissements, ce qui bénéficie a l’ensemble de l’économie.
Le Salon BeigePosté le 8 février 2012 à 09h54 | Lien permanent | Commentaires (6)
Les PME assurent 85% des créations d'emploi
Lu dans Minute :
Michel Janva
"Selon une étude de la Commission européenne concernant «la contribution essentielle des PME à la création d’emplois», entre 2002 et 2010, «les petites et moyennes entreprises (PME) ont assuré 85 % de la création nette d’emplois dans l’Union européenne». Un chiffre nettement supérieur à la part des PME dans l’emploi total qui est de 67 %. «La croissance annuelle de l’emploi des PME, écrit la Commission européenne, qui s’est élevée à 1 %, a dépassé celle des grandes entreprises (0,5 %).» [...] Et parmi elles, les nouvelles entreprises (créées il y a moins de cinq ans), «sont à l’origine de l’immense majorité des nouveaux emplois » [...]. Antonio Tajani, vice-président de la Commission et commissaire à l’Entreprenariat et à l’industrie, explique: «[...] les petites entreprises assurent et confirment leur rôle de principales entités génératrices de nouveaux em plois. Leur importante contribution à la création d’emplois met en exergue leur importance pour l’économie, plus marquée que jamais, et la nécessité de leur apporter un soutien à tous les niveaux. À l’évidence, les nouvelles entreprises de petite tail le sont essentielles pour la relance de la croissance économi que.» [...] Un discours qui tranche avec l’image que l’on a de la Commission européenne, et des chiffres à méditer par les adeptes du « tout-réindustrialisation » et du retour de l’« Etat-stratège », dispositif lourd, coûteux et aux bénéfices aléatoires, alors que le tissu économique constitué par les centaines de milliers de PME et TPE ne coûte rien à l’Etat et ne demande qu’à créer des emplois… à la seule condition qu’on ne l’accable pas de charges et de contraintes administratives."
Posté le 8 février 2012 à 09h04 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'évêque aux Armées censuré par l'administration américaine
Comme nombre de ses confrères, l’archevêque américain aux armées a rédigé une lettre dénonçant le plan Santé de l’administration Obama, à faire lire en chaire. Une directive de l’Aumônerie militaire générale de l’Armée américaine a interdit aux aumôniers catholiques de lire publiquement cette lettre. Mgr Timothy P. Broglio, archevêque aux armées, estime que cette censure viole le Premier amendement de la Constitution des Etats-Unis qui protège notamment la liberté de religion et d’expression.
La lettre du 26 janvier de Mgr Timothy P. Broglio appelant les catholiques à résister au plan Santé de l’administration américaine – qui exige que la contraception, la pilule abortive et la stérilisation soient inclues dans les plans d’assurance-santé de plusieurs employeurs américains, y compris les hôpitaux, les écoles et les services sociaux de l’Eglise catholique – n’a pas pu être lue par les aumôniers catholiques lors des messes dominicales.
Mgr Broglio a eu un entretien avec le secrétaire à l’Armée de terre, John McHugh. Les deux responsables se sont mis d’accord sur le fait qu’empêcher la lecture de la lettre de l’archevêque aux armées était une erreur. Ils ont finalement convenu, à la suggestion de John McHugh, que la phrase disant "Nous ne pouvons pas, nous n’allons pas, nous soumettre à cette loi injuste", sera être biffée de la lettre,pouvant être interprétée comme un appel à la désobéissance civile. Mais désormais, tout le monde l'a lue.
Michel JanvaPosté le 8 février 2012 à 08h37 | Lien permanent | Commentaires (1)
Liberté d'expression : les temps changent ?
Lu dans Minute :
Michel Janva
"Une fois n’est pas coutume, Jean Raspail, auteur du Camp des saints, se réjouit : « Le vent est en train de tourner. On respire mieux ». L’écrivain constate qu’un an après la réédition de son maître ouvrage, aucune plainte n’a été déposée, alors que l’ajout d’une préface inédite et audacieuse, intitulée Big Other, ouvrait un délai de prescription pénale d’un an. Provocateur, Raspail avait même personnellement recensé les 87 motifs de poursuites judiciaires, les rappelant en annexe de son livre « pour faciliter la besogne des officines adverses ». Impossible que l’ouvrage soit passé inaperçu aux yeux des censeurs : la réédition du Camp des saints avait fait l’objet d’une grande mobilisation médiatique et s’est vendue à 40 000 exemplaires ! Pour Raspail, c’est la preuve que « les temps changent »."
Posté le 8 février 2012 à 08h35 | Lien permanent | Commentaires (6)
Les députés européens ne connaissent pas la crise
Les Dossiers du contribuable reviennent sur les dépenses du Parlement européen (budget de 1,686 milliard d’euros en 2012, en hausse de 2,3% par rapport à 2011) :
- Centre des visiteurs (« Parlamentarium ») de 6 000 m2 à 30 millions d’euros,
- « espace aquatique » dans les sous-sols avec piscine, spa, jacuzzi et hammam à 9,3 millions d’euros,
- « Maison de l’Histoire de l’Europe » à plus de 150 millions d’euros (13 millions d’euros de fonctionnement annuel),
- chaîne parlementaire en ligne (Europarl TV) à 9 millions d’euros par an pour une moyenne de 900 téléspectateurs par jour…
Le Parlement européen a passé en 2009 un contrat avec Biribin Limousines pour les déplacements de ses députés dans Strasbourg pour 5,25 millions d’euros sur 4 ans.
Michel JanvaPosté le 8 février 2012 à 08h20 | Lien permanent | Commentaires (0)
Jacques Bompard, candidat aux législatives dans le Vaucluse
Jacques Bompard est interrogé dans Minute. Extrait :
Michel Janva
"Vous avez récemment annoncé votre candidature aux législatives dans la 4e circonscription du Vaucluse. Comment se présente cette élection?
Il me semble qu’elle se présente bien… Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mais je note un excellent accueil de la part de la population, meilleure encore que les fois précédentes, alors qu’il était déjà tout à fait favorable!
Outre Bénédicte Martin, candidate de l’UMP, vous devrez également faire face à une candidate du FN, Annie-France Soulet. N’était-il pas possible de parvenir à un accord?
Nous avions entamé des négociations qui ont été rompues une première fois… Et récemment, j’ai été relancé par maître Gilbert Collard. Je lui ai adressé un courrier, mais suis toujours en attente d’une réponse. Pour tout dire, je suis surpris de voir que Marine Le Pen clame partout qu’elle ne parvient pas à avoir ses signatures et que, parallèlement, elle ne fasse pas ce qu’il faut pour les obtenir."
Posté le 8 février 2012 à 08h15 | Lien permanent | Commentaires (1)
Dépôt de bilan de la compagnie Malev : l'UE pointée par la Hongrie
Lu dans Minute :
Michel Janva
"Après la compagnie espagnole Spanair, c’était au tour de son homologue hongrois Malév de déposer le bilan le 3 février. Le ralentissement économique et l’explosion du prix de l’essence ont eu raison de la compagnie fondée en 1946. D’ici quelques jours, le rapatriement des avions possédés en leasing et le remplacement des liaisons assurées par Malév devrait faire disparaître toute trace de 66 années d’activités. A l’exception, bien sûr, des milliers d’employés qui restent sur le carreau. Lors de l’émission hebdomadaire auquel il participe sur Kossuth Radio, le premier ministre hongrois Viktor Orbán a déclaré que « l’Union Européenne a enfoncé le dernier clou du cercueil de Malév », faisant référence à la logique ultra-libérale de Bruxelles qui a interdit au gouvernement hongrois d’aider financièrement la compagnie."
Posté le 8 février 2012 à 07h39 | Lien permanent | Commentaires (1)
Life Site News fête ses 15 ans
15 années d’un travail journalistique quotidien et exceptionnel au service de l’Évangile de la Vie.
Michel JanvaPosté le 8 février 2012 à 07h29 | Lien permanent | Commentaires (0)
Les « cocoricos » en matière de politique familiale sont déplacés
L'Union des Familles en Europe réagit au discours de politique familiale de Nicolas Sarkozy :
"La France, modèle envié en Europe ? Oui, après la guerre, la France avait la politique familiale était la plus généreuse d'Europe. C'est fini : aujourd'hui, la France n'occupe plus que la 8ième place en Europe avec 2,6 % de son produit intérieur brut consacré aux dépenses sociales en faveur des familles. Les pays les plus actifs sont le Danemark avec 3,88 %; Le Luxembourg avec 3,7 %; l’Allemagne 3,29 %; la Suède 3,14 %; la Finlande 3,1 %; l'Islande 3,02 et la Norvège 2,89% (Sources EUROSTATS) En y ajoutant les aides fiscales et sociales destinées spécifiquement aux familles, l’État français consacre 61,2 milliards d’euros soit 3,4% du PIB à la politique de la famille et non pas 5% comme le déclare mensongèrement les ministres.
Il y a effectivement un « consensus » entre les hommes politiques relativement à la politique familiale :
- depuis 1995, sous les gouvernements Juppé, Jospin, Raffarin, Villepin et Fillon, l’effort de l’État en faveur des familles a baissé de 8 milliards d’euros : le moyen le plus consensuel ayant été de laisser les prestations familiales systématiquement décrocher par rapport aux salaires. L Jospin s’était d’ailleurs fait condamner par le Conseil d’État en 1996. Sitôt au pouvoir, la droite a fait voter une loi annulant cette condamnation.
- de droite ou de gauche, tous les gouvernements s’entendent pour piller la politique familiale au bénéfice des dépenses de retraite : entre 2001 et 2010, par exemple, la branche famille de la Sécurité Sociale a dû prendre en charge les majorations de retraite de l’assurance vieillesse (soit une perte de recette de 4 milliards) : la Droite avait formé un recours devant le Conseil Constitutionnel contre cette disposition initiée par L Jospin. Arrivée au pouvoir, elle l’a maintenue et amplifiée.
Michel JanvaUne fécondité rassurante ? Oui, la France est, avec l’Irlande, le pays dans lequel la fécondité est la plus élevée. Mais, à y regarder de plus près, on observe ceci : 58% des naissances concernent des premiers enfants ; l’âge des mères ne cesse de reculer ; il n’y a que 4,4% de naissances de rang 4 ou plus (contre 6,1% en 1998) Conclusion : la fécondité actuelle ne tient pas aux familles nombreuses. Nous sommes très probablement en face d’un phénomène de rattrapage : de très nombreuses jeunes femmes ont retardé la naissance de leur premier enfant et s’y mettent tardivement. Cela signifie qu’elles n’auront qu’une faible descendance et que le « rebond » n’est que provisoire. La Suède a connu pareil phénomène en 1980 pour retomber ensuite.
Pour l’UFE, les « cocoricos » en matière de politique familiale sont tout à fait déplacés."
Posté le 8 février 2012 à 07h25 | Lien permanent | Commentaires (0)
Etats-Unis : victoires de Rick Santorum
Rick Santorum a remporté les trois scrutins organisés hier aux Etats-Unis dans la course à l'investiture républicaine, ce qui relance la campagne.
Dans le Minnesota, Rick Santorum aurait réuni 45% des suffrages, loin devant Ron Paul (27%), Mitt Romney (17%) et Newt Gingrich (11%).
Dans le Colorado), Rick Santorum aurait récolté 42% devant Mitt Romney (30%).
Dans le Missouri, Rick Santorum a recueilli 55% des votes devant Mitt Romney (25%).
Les prochaines primaires se dérouleront dans l'Arizona et le Michigan le 28 février, avant le "super mardi" du 6 mars où une dizaine d'Etats se prononceront.
Rappel du positionnement des candidats républicains en lice :
Michel JanvaPosté le 8 février 2012 à 07h12 | Lien permanent | Commentaires (0)
07 février 2012
Famille : beau discours de Nicolas Sarkozy à mettre en parallèle avec les actes
Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy a tenu un discours sur la politique familiale. Un beau discours qui tente de faire oublier les actes de son gouvernement en la matière. En voici quelques extraits :
Michel Janva
"« Il n'est de richesse que d'hommes » écrivait au XVIème siècle l'humaniste Jean BODIN, permettez-moi d'ajouter qu'il n'est de promesse d'avenir pour un peuple et pour une Nation que les enfants qui naissent et qui grandissent sur son sol. Des empires ont été détruits faute d'enfants. Des civilisations brillantes se sont effondrées faute d'enfants. De vieilles nations s'abîment aujourd'hui dans le déclin, faute d'enfants. Il n'est de richesse que d'hommes et la seule et unique source de cette richesse, ce sont les familles, d'abord les familles et toujours les familles. C'est aux familles qui composent la première cellule de notre immense corps social que la France doit sa richesse et son dynamisme depuis des siècles. [...] Un pays où l'on fait des enfants est un pays qui a l'avenir devant lui car il fait le plus beau des investissements, l'investissement dans la vie. [...]
Ce choix, pourtant, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que les Françaises puissent le faire en toute liberté sans avoir à sacrifier leur vie professionnelle à leur vie de famille [Il déclarait l'inverse en 2009 : "Les congés parentaux sont parfois à l'origine d'un immense gâchis [...] ces dispositifs maintiennent en dehors du marché du travail près de 800.000 femmes chaque année" NDMJ].
[...] A ces investisseurs de l'avenir, à ces « aventuriers des temps modernes », aurait dit Charles PÉGUY, à ces familles, je suis venu dire le soutien complet de l'Etat et l'admiration personnelle que je leur porte [c'est le même Etat qui n'a pas eu de ministère à la famille pendant quelques années... NDMJ].
[...] Pour le dire clairement c'est au sein de la famille que se transmettent ces valeurs morales qui sont le préalable à toute vie sociale. Que la famille se désagrège, que l'autorité parentale s'émousse et alors ce sont les repères de toute une génération qui disparaitront [Mais quid de la contraception des mineurs sans l'autorisation parentale alors ? NDMJ].
[...] L'honneur de la France, c'est d'avoir construit, depuis des décennies, une politique familiale. Nous sommes un pays pionnier, avec une politique familiale qui permet aux femmes - et aux hommes qui partagent avec elles la décision de donner la vie -- avec un cadre institutionnel stable, un cadre presque intangible, en tout cas, un cadre protecteur. [Alors pourquoi avoir simplifié la procédure de divorce ? NDMJ]
[...] La politique familiale de notre pays est construite sur un principe simple ; nous n'avons jamais confondu la politique familiale et la politique sociale. La politique familiale s'adresse à tous les Français, tous, sans aucune distinction d'origine ou de milieu et selon un principe universel qui fait la grandeur de notre politique familiale et qui fait son efficacité. [Alors pourquoi avoir supprimé les majorations de CAF à 11 et 16 ans depuis le 1er mai 2008 ? NDMJ]
[...] Le nombre des mariages baisse et l'on célèbre aujourd'hui dans nos mairies cinquante mille mariages de moins qu'il y a dix ans. En revanche, le Pacte Civil de Solidarité, le PACS, ne cesse de progresser. 200 000 PACS ont été signés l'année dernière. Inventé pour offrir un cadre juridique protecteur aux couples homosexuels, le PACS concerne aujourd'hui à plus de 95% des couples hétérosexuels offrant ainsi au concubinage une existence légale. Certains utilisent le PACS comme une sorte de contrat de fiançailles qui se termine par un mariage. D'autres, au contraire apprécient la souplesse de ce contrat dont la durée moyenne est de 3 ans. [Voilà donc le retour de la répudiation : comment construire une société durable ainsi ? NDMJ] Devant le nombre de couples qui font ce choix pour leur union, nous avons pris un certain nombre de mesures fiscales qui ont permis de réduire les inégalités entre les couples mariés et les couples pacsés. C'est le cas, par exemple, avec l'exonération des droits de succession ou la représentation du partenaire devant les juridictions. [...]
Nous devons aimer la famille, nous devons défendre la famille, nous devons préserver la famille, car elle est le socle de la société française, de notre identité nationale. Elle est l'avenir, elle est sans doute le plus bel atout que nous ont laissé nos parents et ceux qui nous ont précédés."
Posté le 7 février 2012 à 21h30 | Lien permanent | Commentaires (11)
Parodie de mariage : rebondissement en Californie
Suite au vote du mariage homosexuel, les électeurs californiens se sont prononcés en 2008 en faveur d'une proposition interdisant les mariages entre personnes du même sexe. Mais cette «Proposition 8» a été déclarée en 2010 contraire à la constitution par un juge fédéral de San Francisco, décision qui avait fait l'objet d'un recours suspensif devant la 9e Cour fédérale d'appel. En mars 2011, le procureur général de Californie, Kamala Harris, s'était prononcé pour l'autorisation des mariages homosexuels.
Aujourd'hui, une cour d'appel fédérale a jugé que cette interdiction violait la constitution. Deux des trois juges, des démocrates, ont estimé l'interdiction contraire à la Constitution, le troisième, un républicain, a été d'un avis contraire.
Les partisans de l'interdiction peuvent faire appel, soit en s'adressant à un tribunal élargi de la 9e cour, soit en se tournant directement vers la Cour suprême.
Michel JanvaPosté le 7 février 2012 à 21h05 | Lien permanent | Commentaires (3)
Un nouveau monastère bénédictin en France
Lu sur Summorum Pontificum Observatus :
Michel Janva"Avec la discrétion propre aux bénédictins, un nouveau monastère se rattachant à la Règle de saint Benoît a vu le jour en France. Il s‘agit du monastère Saint-Benoît qui serait peut-être resté sagement dans une discrétion absolue sans la question d’un liseur du Forum catholique.
Inauguré le 7 décembre dernier, à la Garde-Freinet, en présence de Mgr Rey, dont il dépend directement, ce monastère vit au rythme de la Règle du Patriarche des moines, observant la liturgie traditionnelle, autant pour la messe que pour la récitation des Heures. Les premiers vœux ont été émis le 7 décembre, dans la salle du chapitre, en présence de Mgr Rey. Le jour de cette inauguration, il y avait visiblement un moine du Barroux ou un ancien de cette abbaye, présent dans l’assemblée.
Le diocèse de Fréjus-Toulon a publié le décret d’érection de ce monastère, lequel est constitué en association publique cléricale de fidèles avec la personnalité juridique publique et ses statuts de fondation sont approuvés ad experimentum pour une durée de trois ans.
On sait très peu de chose de cette énigmatique communauté, qui possède bien un site Internet, en français et anglais, mais qui n’indique ni prieur, ni rattachement à une congrégation bénédictine particulière. En revanche, le diocèse indique bien que le modérateur de l’association publique cléricale de fidèles est le le Père Aidan (William) Charlton."
Posté le 7 février 2012 à 18h55 | Lien permanent | Commentaires (3)
Formation des enseignants : la gauche a peur du privé
Lu ici :
"Dans une proposition de loi qui sera débattue le 8 février à l’Assemblée nationale, le député UMP Jacques Grosperrin [Insuffisant] propose d’élargir la formation des maîtres à d’autres établissements que les universités. “C’est promouvoir les officines privées”, dénonce l’opposition PS. Les syndicats fustigent “une liquidation des IUFM”.
“La formation des maîtres est assurée par les établissements d’enseignement supérieur, notamment les universités…” En laissant ainsi entendre que les établissements privés pourraient à l’avenir former les enseignants, la proposition de loi du député UMP Jacques Grosperrin sur la formation des enseignants provoque un tollé dans le monde de l’éducation. Adopté le 1er février par la commission des affaires culturelles (cliquer ici pour lire le compte rendu de la séance), le texte sera débattu à l’Assemblée nationale le 8 février. “Cette proposition de loi n’a qu’un but : la réforme dite de mastérisation ayant transféré la formation des enseignants à l’université, elle procède à quelques modifications des articles du code de l’éducation qui, dans leur rédaction actuelle, confient cette mission aux instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM)”, justifie Jacques Grosperrin.
Pour le député du Doubs, qui avait été chargé en 2011 de piloter la mission sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants, les termes “notamment les universités” renvoient à des établissements non universitaires – tels que l’École normale supérieure de Cachan (ENS) – qui assurent aussi des formations
[...] “Cette proposition de loi vise à promouvoir les officines privées et les instituts catholiques”, lance en écho le groupe socialiste du Sénat."
Pour le député Grosperrin, ce n'est pas le sens de sa proposition de loi. Mais quand bien même elle le permettrait : où serait le mal ?
Michel JanvaPosté le 7 février 2012 à 18h31 | Lien permanent | Commentaires (1)
La franc-maçonnerie s'intéresse à la "diversité"
Lu sur Ouest-France :
Michel Janva"Guy Arcizet, Grand Maître du Grand Orient de France, est aujourd'hui mardi à Nantes. Avant une conférence publique, il est s'est rendu le matin dans le quartier de Malakoff. La rencontre avec des habitants et acteurs du quartier était organisée par le Mouvement citoyen pour la diversité et l'égalité des chances. Cette association réunit des citoyens d'origines diverses autour des valeurs républicaines. «Nous avons le même idéal, les mêmes valeurs», a constaté le responsable de la plus ancienne et plus importante obédience maçonnique de France à l'issue d'un long tour de table. «Nous sommes révoltés quand nous constatons dans quel état sont nos frères humains» a ajouté cet ancien médecin, qui a exercé pendant 40 ans en banlieue parisienne, dans «le neuf trois», comme il dit."
Posté le 7 février 2012 à 17h50 | Lien permanent | Commentaires (2)
1000 enfants catholiques enlevés et convertis à l'islam
Lu sur Fides :
Michel Janva"Mille enfants catholiques de Timor Est, enlevés à leur famille voici plus de dix ans en arrière, sont retenus par la force en Indonésie, convertis à l’islam, instruits dans des collèges islamiques et nationalisés. Aujourd’hui, la majeure partie d’entre eux se trouve dans des écoles et des structures d’accueil de la zone occidentale de Java aux mains d’ « éducateurs » musulmans qui se refusent de les remettre à leurs familles."
Posté le 7 février 2012 à 17h43 | Lien permanent
L'histoire du jour
Histoire rapportée par Jeanne Smits :
Michel Janva"C’était un petit quatrième. Sa maman, Kristin, étaient tellement fatiguée par sa famille de trois jeunes enfants (de 2 à 7) ans qu’elle avait refusé de faire un test de grossesse alors même qu’elle avait la certitude d’être enceinte. Peu à peu, soutenue par son mari, elle s’était habituée à l’arrivée d’un nouvel enfant et l’attendait désormais avec amour.
Elle en était à sa 13e semaine lorsque, subitement pendant la nuit, elle perdit les eaux. Appelé en urgence, son médecin lui dit de n’aller aux urgences que le lendemain matin puisque, selon lui, il n’y avait aucune chance qu’un enfant puisse survivre sans liquide amniotique à ce stade, il n’y avait plus qu’à attendre son décès. Allaient suivre une série d’examens échographiques qui tous confirmèrent l’absence de liquide amniotique, mais à chaque fois le cœur de l’enfant battait vigoureusement. Si le premier médecin avait simplement conseillé aux parents de rentrer chez eux, de prier et d’attendre la mort inéluctable du tout petit, d’autres spécialistes se succédèrent ensuite pour conseiller vivement un avortement par dilatation et curetage, pour épargner à la jeune maman la tristesse de devoir attendre une fausse couche ou de donner le jour à un enfant qui ne vivrait pas plus d’un jour. A 16 semaines, un dernier expert accusa Kristin de vouloir laisser sa famille sans épouse et sans mère pour un bébé qui de toute façon n’avait aucune chance de survie : « Votre seule option est de mettre fin à la grossesse. » Car du fait de l’absence de liquide amniotique, elle risquait une infection grave.
Kristin et son mari, Matt, sortirent en larmes de cet entretien. Et commencèrent à chercher une lueur d’espoir sur internet : peut-être d’autres bébés avaient-ils survécu dans une telle situation ? C’était vain, l’arrêt de mort semblait signé. Mais ils trouvèrent tout de même un centre de maternité pro-vie à Fairfax, Virginie – le Tepeyac Family Center – où la naissance de bébés sans espoir de survie n’est pas considérée comme un scandale à éviter à tout prix. Kristin et Matt venaient de prendre la décision de tout laisser entre les mains de Dieu, leur douloureux « Fiat » se résumant à une offrande : que Dieu prenne leur tout-petit, si telle était sa volonté…
Pendant quelques semaines, la grossesse de Kristin fut suivie de près au Tepeyac Family Center : de semaine en semaine, et contre toute espérance, son bébé semblait grandir sans problème. A 26 semaines, après un repos prolongé, Kristin fut transférée vers un hôpital à une heure de route de sa maison ; elle était suivie en permanence pendant que l’enfant grossissait normalement.
A 32 semaines et 3 jours, les battements de cœur de Joey devinrent brutalement irréguliers. Après une attente de 24 heures, on pratiqua une césarienne d’urgence – et Kristin se préparait à la mort prochaine de son enfant, demandant juste à Dieu d’avoir au moins deux jours avec lui pour lui dire tout son amour. Joey naquit tout bleu, et l’on craignit le pire. Le médecin accoucheur – catholique comme les Page – baptisa l’enfant immédiatement : Joseph Charles Page. Matt était là pour couper le cordon. C’est alors que l’inimaginable se produisit : Joey cria fortement. Il souffrait certes de pneumothorax et il fallut l’oxygéner et lui faire des soins et des examens importants au cours des 7 semaines qui suivirent… Mais il n’avait pas seulement survécu, il allait quitter l’hôpital en parfaite santé. Sa naissance eut lieu le 2 octobre 2006 ; aujourd’hui, c’est un garçon espiègle qui vient d’entrer en maternelle. C’est un gamin plein de vie, toujours prêt à rigoler.
Il a aussi la joie d’avoir une petite sœur…"
Posté le 7 février 2012 à 17h37 | Lien permanent | Commentaires (7)
Chine : connaître l'Eglise persécutée
Le dernier numéro hors-série de L'Homme Nouveau est consacré à l'Église catholique en Chine :
Michel Janva"À l'heure où je commence ces lignes, quatre évêques catholiques chinois sont toujours détenus ou portés disparus. L'un d'eux, Mgr James Su Zhimin, évêque clandestin de Baoding, est au secret depuis 1997. Âgé de 80 ans, cet évêque « clandestin » a passé 26 années en camp de travail. La dernière fois qu'il a été aperçu vivant, c'était en 2003. Dans un hôpital, mais sous étroite surveillance. Son crime ? Être catholique et fidèle à Rome. C'est-à-dire libre de toute inféodation au pouvoir chinois.
Depuis 1949, le gouvernement communiste chinois a bien sûr évolué dans ce pays, grand comme un continent. Finies les horreurs et la folie de la Révolution culturelle, place à l’économie de marché dirigée et à la société de consommation à la chinoise. Terminé le repli sur soi, désormais l’ouverture (contrôlée) aux échanges (commerciaux) est de mise. Et tant pis si l’ouvrier chinois est exploité. Le coût du travail offre aux Occidentaux la certitude d’écouler facilement ces marchandises. Saint « bénéf » priez pour nous !
Mais l’Église en Chine ? Elle ne fait pas la Une du Journal de 20 h 00, histoire de ne pas déranger notre délicieux confort. Avez-vous entendu parler, par exemple, de Mgr Côme Shi Enxiang ? Selon Église d’Asie, cet évêque clandestin de Yixian a passé 51 ans en captivité. Aujourd’hui âgé de 90 ans, il a tout connu : les travaux forcés, la résidence surveillée, la prison et la mise au secret.
Pourtant, l’Église catholique en Chine mérite vraiment que l’on s’y arrête. D’abord, parce qu’elle est toujours vivante malgré les persécutions, les entraves et cette société de consommation qui pourrit tout ce qu’elle touche. Ensuite parce que Benoît XVI en a fait un axe essentiel de son pontificat. Sa Lettre aux catholiques de l’Église en Chine témoigne de cet intérêt vital."
Posté le 7 février 2012 à 17h30 | Lien permanent
Le 3e tome du Jésus de Benoît XVI sortirait en septembre
Ce tome consacré à la naissance et à l’enfance du Christ était attendu pour la fin de l’année.
Michel JanvaPosté le 7 février 2012 à 17h16 | Lien permanent
Baisse de la délinquance ?
Trouvé dans Les 4 Vérités :
Michel Janva"Voici les chiffres de la délinquance, donnés par un lecteur de « Valeurs actuelles » (n° 3922) :
M. Guéant se félicite d’une baisse de la délinquance de 0,34 % en 2011 ! Même 1 % serait un chiffre ridicule. Une baisse de 5 % par an pourrait faire espérer une baisse de 50 % en 10 ans et cela indiquerait une politique efficace dans ce domaine. Tout résultat inférieur n’est, au mieux, qu’une tendance, qui n’empêcherait pas les Français de souffrir fortement de cet état de choses. M. Guéant n’est donc qu’un amuseur public, car les chiffres de la délinquance sont toujours très très mauvais."
- 1 meurtre toutes les 12 heures, soit 2 par jour et 730 par an ;
- 1 voiture incendiée toutes les 12 minutes, soit 5 par heure et 43 800 par an ;
- 1 viol toutes les 7 minutes, soit 9 par heure et près de 78 000 par an ;
- 1 vol de voiture toutes les 2 minutes, soit 30 par heure et plus de 260 000 par an ;
- 1 cambriolage toutes les 20 secondes, soit 180 par heure et près de 1 600 000 par an ;
- 1 agression physique toutes les 65 secondes, soit 55 par heure et près de 482 000 par an ;
- 1 atteinte aux biens toutes les 13 secondes, soit 276 par heure et près de 2 500 000 par an.
- Plus généralement, un crime ou délit toutes les 8 secondes, soit 450 par heure et près de 4 millions par an.
Posté le 7 février 2012 à 17h03 | Lien permanent | Commentaires (6)
Des implants contraceptifs sur des adolescentes
Des écoles britanniques placent des implants contraceptifs sur des filles de 13 ans sans que les parents le sachent.
Michel JanvaPosté le 7 février 2012 à 16h13 | Lien permanent | Commentaires (5)
Rien n’est jamais perdu
Extraits d'une tribune d'Eric Martin dans Nouvelles de France :
Michel Janva"Si beaucoup de politiciens de droite ont rendu les armes avant même d’avoir combattu sur les sujets sociétaux, c’est parce qu’ils pensent que ces batailles sont perdus d’avance. Le soi-disant sens de l’histoire, le matraquage médiatique (réel, lui), le terrorisme intellectuel pratiqué par certaines associations ou personnalités… Autant de (mauvaises) raisons pour ne pas résister. Michael J. New montre en décembre dans la National Review que rien n’est inéluctable, exemples états-uniens à l’appui.
Prenez le problème de l’avortement. Si l’on se base sur la General Social Survey, qui a collecté les résultats d’études d’opinion utilisant la même batterie de questions depuis les années 1970. On y découvre que, tout au long des années 1970, la tranche des 18-29 ans était la plus favorable à la légalisation de l’avortement. Idem dans les années 1980 et 1990 : les jeunes adultes étaient généralement plus « pro-choix » que le reste de la population. Mais à partir de l’an 2000, un basculement s’est s’est produit : les 18-29 ans sont devenus les plus « pro-vie » du pays, davantage encore que les personnes âgées ! Étonnant pour une tranche d’âge que les études d’opinion disent moins portée sur la religion… Étonnant ? Pas tant que ça !
Si les jeunes ont un comportement amoureux plus libéral (moins hypocrite ?) que leurs aînés, ils sont de leur époque, celle du développement de la technologie des ultrasons qui permet de voir l’enfant à naître. Les innovations technologiques, comme ce projet de ceinture échographique PreVue qui permettrait de voir en temps réel son enfant en temps réel, devraient accélérer ce mouvement. Les débats, dans les années 90, sur cette abomination qu’est l’avortement par naissance partielle et la meilleure acceptation par la société des filles mères grâce à des séries comme Friends ou Murphy Brown et des films comme Juno ont sans doute aussi joué (même si la baisse du nombre de mariages, institution permettant en théorie d’accueillir la vie dans les meilleures conditions, et la hausse du nombre de naissances hors mariage pourraient faire repartir à la hausse le nombre d’avortements pratiqués outre-Atlantique, aujourd’hui en baisse). Internet et le règne de l’image additionné à celui de l’émotionnel devraient achever d’inverser la tendance. [...]
Ces exemples étrangers montrent que rien n’est jamais perdu. [...] Une affirmation de bon sens, appuyé par de nombreuses études, qui faisait suite à une capitulation en règle, le Premier ministre ayant promis une « amélioration » du PaCS, sa célébration en mairie et la mise en place d’« une sorte de contrat » avec « une visibilité sociale beaucoup plus grande », sans doute une union civile. Ces propositions de mariages qui ne disent pas leurs noms coupent la droite d’une partie de son électorat traditionnel, de plus en plus orphelin, celui-là même qui a élu Nicolas Sarkozy en 2007 sur des déclarations très droitières. L’ont-elles pour autant rendu populaire en face ? Au contraire ! Les extrémistes de la cause gay ont dénoncé des propos « aussi honteux qu’abjects » (les Enfants d’Arc En Ciel – L’Asso!). Le conseil régional socialiste Jean-Luc Romero a, quant à lui, commenté avec finesse sur Twitter : « Que veut-il dire ? Croit-il que tous les homos sont des pédophiles ? Et les journalistes de Des paroles et des actes n’ont même pas essayé d’en savoir plus sur ce sous-entendu très limite ! » A ne pas choisir un camp (de préférence le sien), on se met tout le monde à dos. Les hommes politiques de droite dignes de ce qualificatif doivent choisir le camp des défenseurs du « mariage » traditionnel et mener la bataille intelligemment, c’est-à-dire en ne cédant rien sur le fond mais en respectant toujours les personnes."
Posté le 7 février 2012 à 16h09 | Lien permanent | Commentaires (1)
Expulsion d'un imam : décision reportée
Son expulsion avait été annoncée fin janvier. Mais ce n'est pas aussi simple :
Michel Janva"Considéré par le ministère de l’Intérieur comme un imam radical, le directeur de la mosquée Omar (Paris XIe) est visé par une procédure d’éloignement qui devait être étudiée ce mardi par la Commission nationale des expulsions. Une décision portée à la connaissance de l’intéressé à la mi-janvier, après que le ministère de l’Intérieur a été informé de la tenue de prêches virulents “à caractère antisémite”. La commission a décidé aujourd'hui de renvoyer sa décision, a appris l'AFP de source proche du dossier. La date à laquelle ce cas devra être étudié n'a pas été précisée."
Posté le 7 février 2012 à 15h58 | Lien permanent
Suisse : pas de remise en cause du secret de la confession
Lu ici :
Michel Janva"La commission des affaires juridiques du Conseil national, la chambre basse de l’Assemblée fédérale suisse, a refusé de toucher au secret de la confession. Selon les médias suisses, lors de ses séances du 3 et 5 février 2012, la commission a refusé par 13 voix contre 5 de donner suite à l’initiative parlementaire de du conseiller national socialiste genevois Carlo Sommaruga.
Ce dernier voulait obliger les prêtres à dénoncer à la justice, sous peine de poursuite, les abus sexuels dont ils auraient eu connaissance en confession. Selon la commission, il serait problématique d’établir une telle règle ne touchant qu’une seule profession et de déterminer une catégorie de faits punissables pénalement.
En outre, le but de l’initiative ne serait pas atteint par la seule levée du secret de la confession sans pouvoir l’associer à la connaissance d’informations supplémentaires concernant le délit.
L’article 321 du Code pénal, qui traite les ecclésiastiques au même titre que les avocats, les médecins et les pharmaciens et leur accorde le secret professionnel, ne devrait pas être modifié, à moins que le parlement ne suive pas l’avis de sa commission."
Posté le 7 février 2012 à 14h38 | Lien permanent
Il ne faut pas se taire face au mal
Le message du Pape pour le Carême 2012 a été publié sous le titre «Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes» (He 10, 24). Extrait :
Michel Janva"L’attention à l’autre comporte que l’on désire pour lui ou pour elle le bien, sous tous ses aspects : physique, moral et spirituel. La culture contemporaine semble avoir perdu le sens du bien et du mal, tandis qu’il est nécessaire de répéter avec force que le bien existe et triomphe, parce que Dieu est « le bon, le bienfaisant » (Ps 119, 68). Le bien est ce qui suscite, protège et promeut la vie, la fraternité et la communion. La responsabilité envers le prochain signifie alors vouloir et faire le bien de l’autre, désirant qu’il s’ouvre lui aussi à la logique du bien ; s’intéresser au frère veut dire ouvrir les yeux sur ses nécessités. L’Écriture Sainte met en garde contre le danger d’avoir le cœur endurci par une sorte d’« anesthésie spirituelle » qui rend aveugles aux souffrances des autres. L’évangéliste Luc rapporte deux paraboles de Jésus dans lesquelles sont indiqués deux exemples de cette situation qui peut se créer dans le cœur de l’homme. Dans celle du bon Samaritain, le prêtre et le lévite « passent outre », avec indifférence, devant l’homme dépouillé et roué de coups par les brigands (cf. Lc 10, 30-32), et dans la parabole du mauvais riche, cet homme repu de biens ne s’aperçoit pas de la condition du pauvre Lazare qui meurt de faim devant sa porte (cf. Lc 16, 19). Dans les deux cas, nous avons à faire au contraire du « prêter attention », du regarder avec amour et compassion. Qu’est-ce qui empêche ce regard humain et affectueux envers le frère ? Ce sont souvent la richesse matérielle et la satiété, mais c’est aussi le fait de faire passer avant tout nos intérêts et nos préoccupations personnels. Jamais, nous ne devons nous montrer incapables de « faire preuve de miséricorde » à l’égard de celui qui souffre ; jamais notre cœur ne doit être pris par nos propres intérêts et par nos problèmes au point d’être sourds au cri du pauvre. À l’inverse, c’est l’humilité de cœur et l’expérience personnelle de la souffrance qui peuvent se révéler source d’un éveil intérieur à la compassion et à l’empathie : « Le juste connaît la cause des faibles, le méchant n’a pas l’intelligence de la connaître » (Pr 29, 7). Nous comprenons ainsi la béatitude de « ceux qui sont affligés » (Mt 5, 4), c’est-à-dire de ceux qui sont en mesure de sortir d’eux-mêmes pour se laisser apitoyer par la souffrance des autres. Rencontrer l’autre et ouvrir son cœur à ce dont il a besoin sont une occasion de salut et de béatitude.
« Prêter attention » au frère comporte aussi la sollicitude pour son bien spirituel. Je désire rappeler ici un aspect de la vie chrétienne qui me semble être tombé en désuétude : la correction fraternelle en vue du salut éternel. En général, aujourd’hui, on est très sensible au thème des soins et de la charité à prodiguer pour le bien physique et matériel des autres, mais on ne parle pour ainsi dire pas de notre responsabilité spirituelle envers les frères. Il n’en est pas ainsi dans l’Église des premiers temps, ni dans les communautés vraiment mûres dans leur foi, où on se soucie non seulement de la santé corporelle du frère, mais aussi de celle de son âme en vue de son destin ultime. Dans l’Écriture Sainte, nous lisons : « Reprends le sage, il t'aimera. Donne au sage : il deviendra plus sage encore ; instruis le juste, il accroîtra son acquis » (Pr 9, 8s). Le Christ lui-même nous commande de reprendre le frère qui commet un péché (cf. Mt 18, 15). Le verbe utilisé pour définir la correction fraternelle – elenchein – est le même que celui qui indique la mission prophétique de la dénonciation propre aux chrétiens envers une génération qui s’adonne au mal (cf. Ep 5, 11). La tradition de l’Église a compté parmi les œuvres de miséricorde spirituelle celle d’« admonester les pécheurs ». Il est important de récupérer cette dimension de la charité chrétienne. Il ne faut pas se taire face au mal. Je pense ici à l’attitude de ces chrétiens qui, par respect humain ou par simple commodité, s’adaptent à la mentalité commune au lieu de mettre en garde leurs frères contre des manières de penser et d’agir qui sont contraires à la vérité, et ne suivent pas le chemin du bien. Toutefois le reproche chrétien n’est jamais fait dans un esprit de condamnation ou de récrimination. Il est toujours animée par l’amour et par la miséricorde et il naît de la véritable sollicitude pour le bien du frère. L’apôtre Paul affirme : « Dans le cas où quelqu’un serait pris en faute, vous les spirituels, rétablissez-le en esprit de douceur, te surveillant toi-même, car tu pourrais bien, toi aussi être tenté » (Ga 6, 1). Dans notre monde imprégné d’individualisme, il est nécessaire de redécouvrir l’importance de la correction fraternelle, pour marcher ensemble vers la sainteté. Même « le juste tombe sept fois » (Pr 24, 16) dit l’Écriture, et nous sommes tous faibles et imparfaits (cf.1 Jn 1, 8). Il est donc très utile d’aider et de se laisser aider à jeter un regard vrai sur soi-même pour améliorer sa propre vie et marcher avec plus de rectitude sur la voie du Seigneur. Nous avons toujours besoin d’un regard qui aime et corrige, qui connaît et reconnaît, qui discerne et pardonne (cf. Lc 22, 61), comme Dieu l’a fait et le fait avec chacun de nous."
Posté le 7 février 2012 à 12h35 | Lien permanent
Multiplication des écoles libres
Lu sur le blog de la liberté scolaire :
Michel Janva"En septembre 2011, trois écoles indépendantes ont ouvert leurs portes dans les Yvelines (78) : deux écoles primaires, l’école Sainte-Julitte, à Saint-Cyr-l’École, et l’école Saint-Joseph des Lys, à Versailles, et un établissement secondaire, le cours Marie des Lys, à Versailles. En septembre 2012, l’institution Saint-Dominique, au Pecq, ouvrira un lycée de filles."
Posté le 7 février 2012 à 11h59 | Lien permanent
"Le 7 Mai la France sera attaquée"
Marc Fiorentino écrit dans La Tribune :
Michel Janva"Je n'ai aucune arrière-pensée politique. Je ne milite pour personne, ni contre personne. Je voterai blanc. Mais c'est une réalité. Le 7 Mai la France sera attaquée. Et mise à genoux. Dans la City et dans les plus grands hedge funds américains, c'est la veillée d'armes. On se prépare. Dans le calme mais avec une détermination froide et inquiétante.Il faut dire que depuis que l'Allemagne a mis la zone euro sous tutelle, les « spéculateurs » s'ennuient. Du coup l'euro et les indices boursiers européens rebondissent. Même les dettes Italiennes et Espagnoles se placent sans problème. Quant à la France, elle n'a presque jamais été aussi bien que depuis qu'elle a perdu son Triple A avec des taux à 10 ans inférieur à 3%. Tout cela attriste le monde de la spéculation qui cherche un angle d'attaque.
Heureusement il y a eu Le Bourget. [...] Pour gratter quelques points sur le dos de Jean Luc Mélenchon, François Hollande a déclaré la guerre à la finance, sa "seule ennemie". C'est un thème porteur depuis la crise de 2008. Les Français détestent les financiers et certains le méritent bien. Mais s'attaquer à la Finance avec un grand F quand on dépend des marchés financiers pour financer 1700 milliards d'euros de dettes et qu'on ne propose aucune mesure de réduction des dépenses publiques, c'est une grave erreur. Une bonne idée pour se faire élire mais une très mauvaise idée pour la France.
Si on en croit les sondages François Hollande sera élu. Le 6 Mai à 20h son visage apparaîtra sur nos écrans. Quelques heures plus tard à l'ouverture des marchés asiatiques, la Finance, à qui il a déclaré la guerre, va se venger. Et ce sera d'une simplicité enfantine. Les taux Français vont s'envoler. Les fonds spéculatifs, unis, vendront la dette française à découvert. Sans pitié. Et même avec un certain plaisir. On montera jusqu'à 4.5% sur les taux à 10 ans Français. L'euro sera sous pression. Sous forte pression.
Alors, me direz vous, ce n'est pas possible. L'Allemagne ne laissera jamais la France se faire attaquer. Malheureusement si. Car non seulement, par populisme, François Hollande s'est attaqué à la Finance, avec un amalgame entre les petits épargnants et les fonds spéculatifs, entre le guichetier de la banque du quartier et le patron d'une banque de la City, mais il s'est également attaqué à Angela Merkel. Il va « rééquilibrer » la relation entre la France et l'Allemagne, il va expliquer à l'Allemagne que nous ne sommes pas aux ordres de Berlin, il va même redemander une renégociation des traités.... : un crise de lèse majesté pour Angela Merkel. Le 7 Mai, quand la France sera attaquée, l'Allemagne ne bronchera pas. [...]"
Posté le 7 février 2012 à 11h56 | Lien permanent | Commentaires (15)
Si notre civilisation chrétienne est supérieure, il faut l'assumer
Franxois-Xavier Bellamy (adjoint au maire de Versailles) s'indigne de la récupération opérée par Claude Guéant :
Michel Janva"Notre civilisation est, de toute évidence, fondée sur une histoire chrétienne et sur un héritage gréco-latin : si M. Guéant la considère comme supérieure, on aurait aimé qu’elle inspire alors les décisions du gouvernement auquel il appartient :
- Le choix de ne pas travailler le dimanche, par exemple, qui témoigne que l’existence humaine n’est pas faite que de consommation et de rentabilité.
- Le désir de partager avec tout homme un dialogue fondé en raison, qui impose à la société le devoir de transmettre à chaque enfant les moyens d’une pensée libre et d’une intelligence éclairée.
- Le souci permanent des plus faibles, des plus fragiles, des plus petits – jusqu’à celui qui n’a pas de lobby.
- La recherche constante de la paix, qui suppose une prise de parole mesurée et respectueuse, dans l’exigence de la vérité qui interdit la communication mensongère autant que les manoeuvres occultes.
- Le sens de l’éthique dans les décisions, et de la politique vécue comme un service : en serions-nous là aujourd’hui si la majorité au pouvoir depuis dix ans avait été fidèle à ces principes ?"
Posté le 7 février 2012 à 11h23 | Lien permanent | Commentaires (9)
Grèves de riches
De Michel de Poncins :
Michel Janva
"Le droit de grève est inscrit dans la constitution, on se demande pourquoi, et, en plus, il semble se situer dans l'opinion collective à un niveau supérieur à tous les autres droits comme le droit de consommer, le droit de travailler, le droit de circuler, le droit de se soigner, lesquels devraient lui être très supérieurs.
Sa justification repose historiquement sur l'idée que la grève aurait été la source de progrès sociaux considérables notamment au 19e siècle. Si le tabou n'existait pas, des recherches attentives montreraient que les progrès sociaux ont été bien davantage le résultat de progrès techniques sous l'aiguillon du marché, ces progrès ayant suscité l'amélioration rapide de la condition économique de toute la population.
La grève est immorale car c'est la rupture d'un contrat, à savoir le contrat de travail entre deux personnes, l'employeur et l'employé. Dans une économie peu diversifiée, comme elle existait encore il y a de très nombreuses années, le conflit social ne touchait pratiquement que les patrons sans que le reste de la population n'en souffre. Dans l'économie extraordinairement enchevêtrée et diversifiée que nous connaissons actuellement, la grève, surtout quand elle est utilisée dans des nœuds économiques, touche des milliers ou des millions de personnes. Les grèves sont, très souvent, des grèves de riches, comme celles des pilotes ou des contrôleurs aériens.
Une remarque importante est que la grève a lieu principalement dans les structures publiques, donc à l'abri de la concurrence, ou dans de très grandes firmes privées. En revanche, dans les PME et les TPE, les grèves sont fort rares ; le personnel est solidaire des patrons et sait très bien que la richesse de l'entreprise conduit chacun à s’enrichir."
Posté le 7 février 2012 à 09h00 | Lien permanent | Commentaires (8)
Benoît XVI a reçu le prix « Artisan de Paix »
Lu sur Zenit :
Michel Janva"Benoît XVI a reçu le prix « Artisan de Paix » du Service missionnaire des jeunes (Sermig). Des responsables du Sermig et de "l’Arsenal pour la paix" de Turin ont été reçus, dimanche, 5 février, par Benoît XVI au Vatican, à l'occasion de la IVe rencontre mondiale pour la paix."
Posté le 7 février 2012 à 07h46 | Lien permanent
Joly et Mélenchon refusent l'invitation de Zemmour et Naulleau
Alerte enlèvement publiée sur Paris Première :
Michel Janva"Ceci est une alerte enlèvement : deux candidats ont refusé d’être nos invités. N’agissez pas seuls. Si, et seulement si vous disposez d’informations, contactez le standard de l’émission ‘Zemmour et Naulleau‘. La survie de la démocratie en dépend…"
Posté le 7 février 2012 à 07h40 | Lien permanent | Commentaires (6)
Mgr Bouilleret d'accord pour prêter une chapelle à la FSSPX
Trouvé sur Fecit (article du Courrier Picard):
Michel JanvaPosté le 7 février 2012 à 07h36 | Lien permanent
2 prix Nobel plaident pour une sortie de l'euro
Lu dans Marianne :
Michel Janva
"Joseph Stiglitz et Paul Krugman, tous deux Prix Nobel, défendent l'idée qu'une sortie de l'euro serait un moindre mal pour nombre de pays de l'Union. [...]
[Joseph Stiglitz] le « prix Nobel » d’économie 2001 a franchi un nouveau pas lors d’un forum en Asie en début d’année. Il a comparé les politiques suivies à « la pratique de la saignée dans la médecine médiévale ». Mieux, il a fait un parallèle avec le destin de l’étalon-or après la crise de 1929 en affirmant que « ce sont les premiers pays à l’avoir quitté qui s’en sont sorti le mieux ».
Paul Krugman, l’autre « prix Nobel » d’économie progressiste, a lui aussi toujours été très critique à l’égard des politiques suivies en Europe. Dès la fin 2010, il soulignait que l’Islande se sortait mieux de la crise que l’Irlande du fait qu’elle a pu fortement dévaluer sa monnaie, ce qui est impossible dans la zone euro. La situation début 2012 confirme cela. L’an dernier, il soulignait également que l’euro renchérissait le taux des emprunts de l’Espagne par rapport à la Grande-Bretagne. Mais, fin octobre, il est allé encore plus loin en affirmant que « l’élite européenne, de toute son arrogance, a bloqué le continent en un système monétaire qui a recréé la rigidité du modèle d’excellence, et (…) celui-ci s’est transformé en piège mortel ». Mieux, il a affirmé que « l’Europe se porterait sans doute mieux s’il (l’euro) s’écroulait plutôt aujourd’hui que demain ».
[...] Bref, il y a des dizaines d’économistes qui sont aujourd’hui partisans d’une sortie de la monnaie unique, ce qui devrait tout de même inciter certains commentateurs politiques à un peu plus de mesure quand ils évoquent ce débat. [...] Bref, aujourd’hui, tout se passe comme si nous avions gagné la bataille des idées. Où sont les contributions au débat solides défendant la monnaie unique autrement qu’en prévoyant l’apocalypse ? Dommage qu’une grande partie des médias n’en rendent pas compte de manière plus impartiale."
Posté le 7 février 2012 à 07h22 | Lien permanent | Commentaires (3)
C'est l'hiver, il fait froid
Emmanuel Garnier, historien du climat, membre senior de l'Institut universitaire de France (université de Caen) et professeur invité à l'université de Cambridge, est interrogé par Le Figaro à propos de la vague de froid :
Michel Janva
"Il y a clairement l'idée en France que l'on ne doit pas être affecté par la nature. Nous restons les héritiers de l'idée de progrès qui ne devrait plus permettre que l'on souffre du froid ou du chaud. Cela traduit en même temps une grande vulnérabilité et une grande attente envers l'Etat.
Vous considérez que ce n'est pas à l'État d'intervenir?
Il ne faut pas tout attendre de l'État. On n'admet plus par exemple qu'il neige sur le périphérique parisien! Lors de la tempête de 1999, je me trouvais dans un petit village des Vosges. Dès que le temps s'est calmé, tous les habitants qui avaient une tronçonneuse sont sortis pour déblayer les troncs qui bloquaient les accès. Lorsque les services départementaux publics sont arrivés le lendemain le travail était en partie fait et il n'y avait aucune animosité. Par ailleurs, le maintien d'un réseau dense d'agents de l'Etat comme ceux de l'ONF (office national des forêts) connaissant très bien le terrain a rendu l'action des secours particulièrement efficace pour rétablir les lignes électriques implantées en forêt. Je ne crois pas que cela se passerait de la même manière aujourd'hui. Les crises plus récentes nous ont montré que l'on était de moins en moins tolérants et résilients.
Des Français qui attendent trop de l'Etat?
Ce dernier est également responsable de cette situation. Notre classe politique ne cesse de dire qu'elle prend en main le risque en vertu de l'adage bien connu «dormez en paix bonnes gens...la République veille!». Jadis, on transmettait la mémoire des risques. Jusque dans les années 50, il y avait un peu partout en France des repères de sécheresse, de submersion ou d'inondation. Tout cela a disparu probablement à la faveur de l'exode rural puis de l'urbanisation et de la littoralisation galopantes.
Les autorités locales ou gouvernementales bien souvent refusent de tenir un discours sur le risque. Elles préfèrent assurer qu'elles feront face. Et quand ce n'est pas possible, on opte pour des solutions radicales telles que les zones noires. Pourtant, une prévention bien comprise et durablement assumée aurait été plus rationnelle à la fois sur les plans humain et financier. N'oublions pas que des décisions prises dans l'urgence coûtent généralement fort cher au contribuable. [...] On a abandonné la prudence pour l'Etat providence."
Posté le 7 février 2012 à 07h15 | Lien permanent | Commentaires (4)
06 février 2012
Fidelis Santé fait le tour de la presse
C'est au tour de Famille chrétienne d'en parler. Samuel Potier y déclare :
Michel Janva
"J’ai travaillé longtemps dans un grand groupe comme inspecteur spécialisé dans l’assurance-vie. J’en suis parti il y a trois ans pour créer un cabinet de gestion de patrimoine, que je dirige toujours. J’avais l’idée de bâtir une offre pour les catholiques, respectant la vie sous toutes ses formes, de la conception jusqu’à la mort naturelle. J’ai proposé le projet de Fidelis Santé à de grands assureurs, qui ont tous refusé, pour des raisons idéologiques. Seule la mutuelle Saint-Martin, dirigée par le Père Emmanuel Boudet – par ailleurs curé de Saint-Médard, à Paris –, a accepté. Le concept est simple : notre offre est conforme à la doctrine catholique, telle que l’ont définie, ces dernières années, les différentes encycliques.
Quelles sont les spécificités de votre offre ?
Elle tient en trois points :
• Nous ne remboursons pas les actes contraires à la vie : avortement (IVG, IMG), contraception, aide médicale à la procréation, fécondation in vitro. Les adhérents s’engagent moralement à ne pas avoir recours à ces pratiques. En effet, nous ne savons pas, avec les relevés de la Sécu, en quoi consistent les actes.
• Une « garantie spécifique » : nous offrons une prime de naissance – nous ne sommes pas les seuls, mais nous n’imposons pas de délais : vous touchez votre prime même si vous avez un enfant deux semaines après votre inscription ; et il y a une surprime à partir du troisième enfant. C’est une volonté délibérée de favoriser les familles nombreuses. Par ailleurs nous remboursons très bien les médecines « douces » (homéopathie…).
• Enfin, nous ne tenons compte ni de l’âge, ni du nombre d’enfants. Si vous choisissez la formule famille, vous payez le même prix que vous ayez un ou dix enfants, voire plus ! Et nous ne matraquons pas les plus de soixante ans, contrairement à la plupart de nos concurrents. [...]Michèle Delaunay, députée PS, a posé une question écrite au ministre du Travail, pour lui demander si les clauses d’exclusion étaient légales. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Je suis très serein. D’abord, je ne suis pas seul à offrir ce genre de prestations. Il existe d’autres mutuelles spécifiques qui s’adressent aux juifs, aux musulmans… il y en a une qui cible les homosexuels. Par ailleurs, notre offre est parfaitement légale : nous sommes un groupe ouvert à adhésion facultative. Cela dit bien ce que ça veut dire : personne n’est obligé de s’inscrire chez nous. Raison pour laquelle nous refusons que notre mutuelle soit choisie par une entreprise, ce qui obligerait les salariés à y adhérer. Enfin, Michèle Delaunay elle-même a dit qu’à sa question de savoir si ces clauses était légalent, la réponse était « probablement oui »…"
Posté le 6 février 2012 à 22h20 | Lien permanent | Commentaires (3)
Diocèse de Bordeaux : la vente du terrain aux salafistes n'est plus à l'ordre du jour
Suite à l'indignation de quelques chrétiens, le père Rouet, vicaire général du diocèse de Bordeaux, a envoyé ce communiqué :
Michel Janva«Début 2010 des musulmans, habitant le Grand Parc, ont pris contact avec le curé de la Trinité pour leur faire part de leur recherche d’un lieu de prière. Il a été alors évoqué la disponibilité du local situé rue Henri Expert dont nous n’avons plus l’usage et que nous cherchons à vendre afin de financer la construction d’un nouveau lieu de culte dans le quartier Ginko. C’est dans ce contexte que ces musulmans se sont adressés à l’association diocésaine propriétaire. La première rencontre avec l’économat diocésain a été effectuée par l’Association des Musulmans de Gironde (AMG) et une de ses affiliées, l’Association Culturelle des Musulmans Bordeaux-Nord. Au cours de l’été dernier, ces deux associations se sont séparées. Nos interlocuteurs ayant donc changé nous ne sommes pas en mesure de donner suite à ce projet»
Posté le 6 février 2012 à 21h42 | Lien permanent
Euthanasie : un directeur d'une unité de réanimation témoigne
Directeur de l’unité de réanimation de La Pitié-Salpêtrière à Paris, le Pr Louis Puybasset vient d'écrire un ouvrage : Euthanasie, le débat tronqué (Calmann Lévy, février 2012). Famille chrétienne résume :
Michel Janva
"[Il] dirige depuis douze ans l’unité de neuro-réanimation chirurgicale de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, où il est confronté quotidiennement aux décisions d’arrêt des thérapeutiques actives chez ses patients. Pour lui, le débat sur l’euthanasie est « tronqué », dans la mesure où les « citoyens n’ont pas les clés pour l’aborder avec justesse ». Les raisons ? La confusion qui règne, l’émotion qui déferle à chaque affaire, et au final, la méconnaissance des véritables enjeux. Méconnaissance de la loi, tout d’abord. Or, la loi Leonetti, votée en 2005, offre des repères tant aux soignants qu’aux patients et à leur famille. En introduisant dans le droit français la notion d’« obstination déraisonnable », cette loi « protège les malades contre l’acharnement thérapeutique et le risque d’être assujetti aux choix du seul médecin ». Et les auteurs de raconter le cauchemar vécu par la famille de Jean-Jacques à qui une équipe médicale, de sa propre initiative et sans en référer à quiconque, a greffé un cœur. Contre l’avis de sa femme et de sa mère, qui ne demandaient qu’une chose : qu’on le laisse partir en paix. La loi oblige à consulter la famille, mais celle-ci l’ignorait et les médecins ont passé outre.
Le livre le souligne à l’envi : ce n’est pas l’euthanasie qui est l’alternative à l’acharnement thérapeutique, mais les soins palliatifs. Mais, là encore, qui le sait ? La loi de 1999, confirmée par la loi Leonetti, précise que « toute personne malade dont l’état le requiert a le droit d’accéder à des soins palliatifs et à l’accompagnement. Les soins palliatifs sont des soins actifs et continus pratiqués par une équipe interdisciplinaire, en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne et à soutenir son entourage ». La dignité, tiens, parlons-en. C’est l’argument massue des partisans de l’euthanasie, qui soulignent que la dignité ne saurait être qu’une notion subjective. Et que, dans ces conditions, si j’estime que ma dignité est atteinte, j’ai le droit de mettre fin à mes jours. Les auteurs citent le philosophe Luc Ferry : « L’idée même qu’un être humain puisse perdre sa dignité parce qu’il serait faible, malade, vieux et par là même dans une situation d’extrême dépendance est (…) une idée intolérable sur le plan éthique ». Quelques pistes proposées Intolérable et surtout dangereuse, comme le rappelle Fabrice Hadjadj : « Il est très facile de susciter chez quelqu’un le sentiment qu’il n’est plus “digne”. En particulier au sein d’une société dévorée par l’efficience, le jeunisme, le spectaculaire… ».
Les auteurs proposent quelques pistes intéressantes en conclusion : développer la formation aux soins palliatifs, renforcer les droits des malades, favoriser la médiation en cas de désaccord… Les différents candidats sauront-ils s’en inspirer ? On pourra reprocher à ce livre, ici ou là, des prises de position discutables, par exemple le refus d’associer la question de l’euthanasie à celle de l’avortement, alors qu’il s’agit, en dernière analyse, du même sujet, celui du respect de la vie."
Posté le 6 février 2012 à 21h31 | Lien permanent
Une religieuse catholique pressée d'abjurer en Egypte
Lu sur France Catholique (via) :
Michel Janva"La scène se déroule au Caire, dans le quartier d’Héliopolis où vivent les sœurs du Sacré-Cœur. En ces temps troublés, les rues ne sont pas sûres pour les religieuses mais la vie doit continuer. C’est ce que se dit l’une de ces sœurs coptes qui, de retour du centre ville, presse le pas. Dans quelques minutes, elle aura regagné son couvent dont elle longe déjà les murs. C’est alors que surgit une moto qui dessine autour d’elle des cercles de plus en plus rapprochés. Deux hommes en descendent. Ils la saisissent à la gorge, lui arrachent son voile et menacent de l’étrangler si elle ne prononce pas, sur le champ, la profession de foi musulmane : « Il n’y a qu’un seul Dieu, Mohamed est son prophète ». Tout vacille autour de la sœur qui refuse néanmoins d’abjurer. Elle est jetée à terre et violemment molestée. Elle pense sa dernière heure advenue quand, aussi soudainement qu’ils étaient arrivés, les hommes passent leur chemin.
Victime de multiples contusions, la religieuse a été hospitalisée, ses supérieures ont porté plainte contre ses agresseurs."
Posté le 6 février 2012 à 21h00 | Lien permanent | Commentaires (3)
"Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures"
De qui est cette citation ? Claude Guéant ? Non : Jules Ferry.
"Nous admettons qu’il peut y avoir non seulement un droit, mais un devoir de ce qu’on appelle les races supérieures, revendiquant quelquefois pour elles un privilège quelque peu indu, d’attirer à elles les races qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de civilisation".
Claude Guéant ? Non : Léon Blum.
Les bien-pensants qui fustigent actuellement Claude Guéant feraient mieux d'aller voir dans les poubelles de l'histoire de leur parti politique. Ces déclarations monstrueuses ont été prononcées par des hommes politiques de gauche et, à ma connaissance, jamais reniées ni par eux, ni par leurs successeurs.
Michel JanvaPosté le 6 février 2012 à 20h49 | Lien permanent | Commentaires (9)
Le Royaume-Uni veut limiter les compétences de la CEJ
Lu dans La Lettre de l'Expansion (cliquer sur l'image pour l'agrandir):
Michel JanvaPosté le 6 février 2012 à 20h41 | Lien permanent | Commentaires (1)
L'église a brûlé, alors qu'elle venait d'être refaite
Lu sur La Nouvelle République :
Michel Janva"« C'est malheureux ! Depuis dix-sept ans qu'ils refaisaient tout dedans par eux-mêmes, voilà que tout est parti en fumée ! Ils venaient juste de terminer la toiture… », confie un voisin. Sentiment de désolation aussi pour l'église Saint-Martin. « Pensez donc ! La restauration des boiseries de la sacristie et celle du retable avec ses deux tableaux classés s'est terminée en décembre. On imaginait inaugurer tout ça une fois les élections passées… » Pour Michel Peignant, maire depuis 1983, le coup est dur. « Dans notre petite commune de 142 habitants, même si nous n'avons plus de messes mais encore des célébrations de baptêmes, mariages et enterrements, on y tenait à notre petite église de Saint-Martin avec des parties XII et XVIIe avec régulièrement d'importants travaux : la toiture et le crépi de la façade en 1996, le clocher et la repose de son coq en 2001 et l'an passé la rénovation de la sacristie et la restauration du retable. » Le retable en bois polychrome peint datait du XVIIe. Il venait de l'abbaye de l'Aumône, ancienne abbaye cistercienne implantée au « Petit Citeaux » dans la forêt de Marchenoir.
[...] Michel Leignant, maire d'Epiais depuis 1985, est désabusé. « Toute cette débauche de moyens et on n'a rien pu faire pour sauver l'ancien presbytère et l'église. On n'a pu qu'assister impuissant à l'incendie qui, avec le vent, a couru d'un édifice à l'autre. Heureusement, il n'y a pas de victime ! Et les voisins immédiats ont aussitôt pu trouver refuge chez des voisins pour se mettre au chaud. » Et de s'interroger sur les raisons d'un tel accident. « Les malheureux propriétaires qui viennent d'arriver de Paris assurent toujours couper l'électricité après chaque départ. Alors que s'est-il passé ? »"
Posté le 6 février 2012 à 17h57 | Lien permanent | Commentaires (4)
Christine Boutin exclut de négocier avec François Bayrou
... en raison du soutien du candidat du Modem à l'adoption par les homosexuels.
Posté le 6 février 2012 à 17h50 | Lien permanent | Commentaires (6)
Augmentation des impôts en catimini
Nicolas Sarkozy avait pourtant promis le 29 janvier dernier : "Clairement, j'exclus toute augmentation des impôts." C'est pourtant bien ce qui va se passer, suite au "gel du barème de l'impôt", annoncé en novembre par François Fillon, dans le cadre du deuxième plan de rigueur adopté par la France.
Jusqu'ici, les tranches d'imposition qui servent d'assiette à la taxation étaient revues chaque année pour tenir compte de l'inflation. C'est cette disposition qui est gelée pendant deux ans au moins, en 2012 et en 2013. Résultat, toutes les personnes dont les revenus ont augmenté en 2011 verront leurs impôts 2012 croître. Ce surplus d'impôts ne sera visible qu'en septembre... après les élections.
Michel JanvaPosté le 6 février 2012 à 17h48 | Lien permanent | Commentaires (0)
Faut-il se laisser insulter et menacer ?
De Philippe Bilger :
Michel Janva"Cela s'est passé au tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe. Le prévenu était Maurice Boisart, 62 ans, le maire de Cousolre, une petite commune du Nord. On lui reprochait d'avoir giflé un adolescent de 16 ans qui l'avait insulté et menacé. Le procureur a requis contre lui une amende de 500 euros tandis que la défense invoquait la légitime défense. Le jugement sera rendu le 17 février.
Affaire ordinaire comme il en arrive partout en France, avec des maires mis de plus en plus à contribution, souvent dépassés par une incivilité, voire une violence qu'ils ne parviennent plus à maîtriser parce que, d'abord, ils ne les comprennent pas. Ils ne reconnaissent plus leur commune avec sa tranquillité et sa familiarité enfuies. [...] Le parquet d'Avesnes-sur-Helpe est-il à ce point sourcilleux, pointilliste, ou peut-être désoeuvré, pour qu'un tel dossier n'ait pas immédiatement été classé sans suite ? Quel exemple fallait-il donner à ce maire, quel retentissement à cette claque, quelle portée à cet incident pour que, d'une certaine manière, on se trompât de victime ?
L'avocat de l'adolescent a dénoncé "une violence gratuite" tandis que celui de Maurice Boisart a questionné : "Qu'aurait-il dû faire ? Se laisser insulter, lui et la collectivité qu'il représente ?" Maurice Boisart lui-même, alléguant "un geste réflexe à cause des insultes", a mis en lumière, approuvé par une douzaine d'habitants venus le soutenir et par une motion de quatre cents pétitionnaires, "le malaise des maires face à l'incivilité". Selon lui, ce jeune homme et sa bande multipliaient les transgressions au mépris des arrêtés municipaux : "Provocation, harcèlement, la goutte d'eau a fait déborder le vase" !
Si j'en crois les extraits rapportés, l'attitude du procureur a été "d'une ironie glaçante" (Le Monde, sous la plume de Pascale Robert-Diard), d'une autorité condescendante et déplacée envers ce maire conscient de ses devoirs et qui n'avait accompli ce geste qu'au bout de l'énervement. La manière dont le ministère public lui a fait la leçon est pour le moins indélicate. Qu'on fasse la morale à ceux qui s'en moquent, pourquoi pas, mais pas à quelqu'un qui la tient en haute estime. Il est trop facile de jouer au personnage accusateur en face d'un honnête homme. [...] Comme je comprends Maurice Boisart quand il murmure effondré après avoir écouté des réquisitions d'une humiliante, arrogante et unilatérale pédagogie : "Je crois que je n'ai pas été compris. J'ose plus rien dire"."
Posté le 6 février 2012 à 17h41 | Lien permanent | Commentaires (7)
Libération et le "grand capital"
Le groupe immobilier Colbert Foncier vient de verser la 2 soulte (3,5M€) des 12 millions d'euros à Libération. Edouard de Rothschild est par ailleurs l'actionnaire de référence du quotidien avec 38 % de son capital. La recapitalisation devrait être bouclée fin 2013 (source : La Lettre de l'expansion)
Michel JanvaPosté le 6 février 2012 à 17h25 | Lien permanent | Commentaires (3)
Offensive à droite pour l'UMP
Lu dans Le Monde :
Michel Janva"Patrick Buisson, le politologue conseiller de M. Sarkozy, est perplexe sur la campagne de Marine Le Pen qui a abandonné les fondamentaux de son parti pour se concentrer sur les thèmes économiques et sociaux. Et pour le mois de février, une offensive sur l'immigration, l'insécurité et la justice s'annonce dans le camp du président-candidat de l'UMP. Selon un ministre, celui-ci a constaté que les débats économiques tournaient à la querelle technicienne et que nul n'en sortait vainqueur [...].
La droite prévoit donc d'aller attaquer la gauche sur les valeurs, avec un déplacement du président mardi sur la politique familiale [alors que la politique familiale depuis 2007 laisse vraiment à désirer, NDMJ]. Elle va dénoncer la régularisation des clandestins et le droit de vote des étrangers, mettre l'accent sur la délinquance des mineurs. " Il faut mettre la gauche sur la défensive ", commente un ministre."
Posté le 6 février 2012 à 17h03 | Lien permanent | Commentaires (5)
"François Hollande, candidat nuisible aux catholiques"
Tel est le titre d'une vidéo-montage réalisée par Civitas.
Parmi les 60 points du programme de "changement" promis par le candidat du PS, on trouve le "mariage" homosexuel, l'adoption d'enfants par les homosexuels et l'euthanasie. Civitas précise :
Michel Janva"Il n'entre pas dans les objectifs de Civitas de dire pour qui voter. Ce qui n'exclut pas de dire pour qui ne pas voter. Divers sondages ont affirmé ces jours-ci qu'environ 20% des catholiques étaient prêts à voter François Hollande. C'était avant que celui-ci ne dévoile son programme. Civitas s'était engagé à peser dans cette campagne électorale en faisant entendre la voix des catholiques dans le débat public. Une des illustrations de cette volonté de Civitas est de lancer cette contre-campagne."
Posté le 6 février 2012 à 14h29 | Lien permanent
La vente d'un terrain du diocèse à des salafistes provoque des remous
Suite à la vente par le diocèse de Bordeaux d'un terrain destiné des musulmans salafistes, qui veulent y construire une mosquée, des catholiques s'indignent.
Michel JanvaPosté le 6 février 2012 à 12h19 | Lien permanent
Fdesouche dans l'oeil du cyclone
Lu sur FDesouche :
Michel Janva"depuis plusieurs mois Fdesouche.com est dans l’oeil du cyclone et que ses adversaires ont décidé de sortir l’artillerie lourde pour le faire fermer. Nous ne pouvons pour le moment vous en dire plus mais les vrais savent et pourront vous confirmer que le maintien en ligne du blog se fait au prix de gros ennuis et de graves pressions policières et judicaires. Accusé – à tort puisque notre chef est indien - d’être le responsable du blog, Pierre Sautarel a d’ailleurs été mis en examen mercredi dernier."
Posté le 6 février 2012 à 12h11 | Lien permanent
ACTA bloqué par la Pologne
Les pays de l'Est sont vraiment des grains de sable de la machine "UE". Le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé vendredi que son pays gelait la ratification de l'accord multilatéral anticontrefaçon Acta, contre lequel des milliers d'internautes polonais avaient manifesté y voyant une menace contre la liberté sur la toile.
"Le processus de ratification [d'Acta] sera gelé tant que nous n'aurons pas dissipé tous les doutes. Cela demandera probablement le passage en revue de la législation polonaise. On ne peut pas non plus exclure qu'en fin de compte l'accord ne sera pas approuvé".
Le traité Acta est officiellement destiné à lutter contre la contrefaçon de manière très large : pour les médicaments, les marchandises contrefaites, mais aussi le téléchargement illégal sur internet. La Pologne, comme d'autres pays européens, a signé cet accord le 26 janvier, passant outre de vives protestations sur la toile et dans les rues.
Posté le 6 février 2012 à 11h28 | Lien permanent | Commentaires (1)









