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07 juillet 2006

Cathophobie : au tour de "Enjeux-les Echos"!

Un lecteur nous adresse cette nouvelle : la une de la revue "Enjeux les Echos" à paraître demain est tout simplement blasphèmatoire. Elle présente un nu suggestif avec comme titre "Ceci est mon corps". L'attaque est d'autant plus odieuse qu'elle est insidieuse.
Nous ne rendrons pas cette couverture visible sur le Salon Beige. Elle l'est ici.

En revanche, vous pouvez joindre la rédaction au 01 49 53 66 60 ou envoyer un mail au directeur de la rédaction (François Lenglet flenglet@lesechos.fr), à la directrice en chef (Marie-Paul Virard mpvirard@lesechos.fr) ou encore au rédacteur en chef adjoint (Claude Vincent cvincent@lesechos.fr).

Lahire

Posté le 7 juillet 2006 à 14h42 par Lahire | Catégorie(s): Cathophobie

Commentaires

A copier/coller/adapter :

B"onjour,

En tant que catholique, je tiens à vous signaler que la une de votre revue Enjeux Les Echos, à paraître demain, me choque profondément.

Outre la photo sensuelle qui fait du corps une marchandise négligeable et porte atteinte à la dignité de la femme, le titre choisi "Ceci est mon corps" est absolument odieux : il s'agit en effet d'une reprise mot à mot des paroles les plus sacrées de la messe catholique. Paroles qui accomplissent l'acte par lequel le pain devient le Corps de Jésus-Christ.

Sans parler le la lâcheté : il ne vous viendrait pas à l'idée de parodier la religion juive ou musulmane en Une de votre revue. Cela serait trop dangereux pour votre casier judiciaire voire pour votre sécurité ! Les catholiques n'ont pas cet esprit de vengeance et c'est pourquoi il est si facile de s'en prendre à eux.

Considérant que vous ne pouviez pas ne pas le savoir et que vous n'avez donc aucun respect pour ce qu'il y a de plus sacré pour les catholiques, ceci pour des fins bassement mercantiles, je considérerai désormais, sans réponse satisfaisante de votre part, que votre revue entre dans la catégorie des pourritures médiatiques. Celles qu'il est inutile d'acheter et qu'il faut oublier."

Rédigé par: Voilà | 7 juil 2006 14:58:40

Abonné à Enjeux, j'ai reçu le numéro spécial été dont vous parlez depuis un semaine déjà.

J'ai bien évidemment fait le rapprochement entre les mots prononcés par le Christ au soir du Jeudi Saint et le titre phare du dossier du mensuel - dossier qui comporte plusieurs articles intéressants sur le corps (la dictature de l'apparence dans les médias, l'entreprise, et les divers marchés qui y sont associés).

Néanmoins, je ne considère pas que l'emploi de paroles du Christ pour une couverture de magazine - quand bien même serait-ce celles qui instituent le sacrement de l'Eucharistie - constitue un blasphème en tant que tel.

Evidemment, la photo de nu de la première de couverture (qui reste traitée sur un mode plus artistique que purement érotique) peut choquer. Mais de là à insinuer qu'elle ait été placée dans ce but, il y a un pas que je m'abstiendrai de faire.

Rédigé par: Pitch | 7 juil 2006 15:01:40

Bonjour,

Cela fait à présent une semaine que j'ai le plaisir de venir tous les jours sur ce blog. Quelle découverte! Particulièrement vif et réactif, ce site est une mine d'or et défie la pensée politiquement correcte tous azimuts. J'apprécie en particulier les liens systématiques qui permettent de remonter à la source.
En ce qui concerne la couverture du dit magazine, je ne comprends pas votre indignation. Je ne penses franchement pas qu'il ait de visée provocatrice. Il ne reprend d'ailleurs qu'une part des paroles du Christ et je m'étonnes d'ailleurs qu'elles soient encore suffisament populaires pour qu'une rédaction imagine attirer le regard des lecteurs à travers elle. A la limite, ne faudrait-il pas s'en réjouïr?

Rédigé par: LoDuRC | 7 juil 2006 15:17:50

A "Pitch"

Non, la presse économique n'est pas forcément neutre! Sous couvert de pages "scientifiques", Les Echos mènent campagne depuis plusieurs années pour faire libéraliser l'utilisation (et la destruction) d'embryons humains dans la recherche... Quant aux pages cinéma et théâtre, elles font systématiquement l'éloge de la culture de mort.

Rédigé par: Olivier Lambert-Tramond | 7 juil 2006 15:26:32

Quelques élements de réponse :

1 - Les paroles par lequel le Christ a institué le mystère de l'Eucharistie sont sacrées : Elles ont été prononcées par Dieu et le sont à chaque messe par le prêtre in personna Christi. Elles ont un sens et un seul : elles fondent notre Foi en la présence réelle de Dieu dans l'Hostie, Corps du Dieu. En dehors de toute intention, le seul fait de les accoller à un corps humain est blasphématoire.

2 - Je vous livre un texte dans le commentaire suivant, sur la dérive malsaine, voire l'idéologie, qui peut découler de l'appropriation par l'homme de ces paroles divines. En voici le lien : http://www.priestsforlife.org/languages/frenchthisismybody.html

3 - Enfin, il ne faut faire de procès d'intention à personne. Mais il ne fait pas non plus sous-estimer le choix des mots. Les slogans ne sont pas pris au hasard et cette phrase est quand même connue! souvenez-vous de cette affiche : http://www.allocine.fr/film/fichefilm.html?cfilm=35198

Rédigé par: Lahire | 7 juil 2006 15:39:07

"Beauté, santé, jeunesse,
le corporellement correct envahit la société et l'entreprise.
Nouvelle religion ou ultime projet individuel ?"

Assez lucide et pas vraiment blasphématoire à mon goût ! ;-))

Rédigé par: luc | 7 juil 2006 15:40:54

CECI EST MON CORPS

Avez-vous un jour réalisé que les mêmes quatre mots que Notre Seigneur utilisa pour sauver le monde sont aussi utilisés aujourd'hui par certains pour promouvoir l'avortement? "Ceci est mon corps". Ces mêmes, simples mots sont prononcés en des points opposés avec des sens qui se contredisent directement.

L'Ecriture nous dit que, la nuit qui précéda sa mort pour le salut de tous les hommes, le Seigneur prit du pain, le bénit, le rompit et le donna à ses disciples en disant: "Ceci est mon corps, qui est donné pour vous". Il désignait ainsi ce qui allait arriver le jour suivant, lorsqu'Il livrerait ce même corps sur la croix. Il se sacrifie pour que nous puissions vivre. Il donne Son Corps afin de pouvoir détruire l'emprise du péché et de la mort. Le résultat est qu'Il nous accueille dans Sa Vie, dans Son Royaume. Il nous fait membres de Son corps!

De l'autre côté, le partisan de l'avortement dit: "Ceci est mon corps. Donc, ne venez pas y voir! Il est mien, et je peux de ce fait en faire ce que je veux, jusqu'au point de tuer la vie qui est en lui. Ceci résulte de ma souveraineté sur mon corps". En fait, un partisan de l'avortement a écrit, à propos des "pro-vie": "Je dis que leur Dieu ne vaut rien, comparé à mon corps"(Michelle Goldberg;"Déclamations pro-choice" (Ran for Choice) journal des étudiants de l'Université de Buffalo, 1995).

"Ceci est mon Corps". Les mêmes mots, avec des résultats opposés. Le Christ livre Son corps afin que d'autres puissent vivre; les partisans de l'avortement s'attachent à leur corps en sorte que d'autres meurent. En donnant son Corps, le Christ enseigne ce que veut dire l'amour: je me sacrifie pour le bien de l'autre. L'avortement enseigne l'opposé de l'amour: je sacrifie l'autre pour mon propre bien!

"Ceci est mon corps". Si, vraiment, nos corps nous appartiennent, alors posons-nous la question suivante: pourquoi? La réponse est qu'il en est ainsi pour que nous puissions donner nos corps, nos vies, nous-mêmes par amour de l'autre et de Dieu. Le Christ déclare: "Faites ceci en mémoire de moi". Il nous appelle à faire ce qu'Il a fait, et c'est exactement ainsi que nous renversons la dynamique de l'avortement. La mère et le père doivent dire à leur enfant: "Ceci est mon corps, ma vie, donné pour toi" plutôt que: "Ceci est mon corps, ma vie, alors va-t-en!".

Le bonheur humain et la plénitude ne se trouvent jamais en jetant les autres hors de son chemin. Ils se trouvent lorsque nous laissons passer les autres, Le Pape Jean Paul II le dit bien dans "L'Evangile de la vie":

« Lui qui n'était pas "venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude"(Mc 10:45), atteint sur la Croix le sommet de l'amour: "Nul n'a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis"(Jn 15,13). Et lui-même est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs (cf.Rm 5,8).

De cette façon, il proclame que la vie atteint son centre, son sens et sa plénitude quand elle est donnée.

Ici, la méditation se fait louange et action de grâce, et en même temps elle nous incite à imiter Jésus et à suivre ses traces (cf. 1P 2,21).

Nous sommes, nous aussi, appelés à donner notre vie pour nos frères, réalisant ainsi dans la plénitude de la vérité le sens et le destin de notre existence.» (Evangelium vitae Nº51)

"Ceci est mon corps". Ce n'est pas par hasard que les mêmes mots sont utilisés pour des buts aussi différents. Il y a là un conflit spirituel. Nous vainquons, dans nos vies et dans le monde, en vivant ces mots au travers de l'amour qui se donne, de l'amour qui donne la vie.

Fr.Frank A.Pavone

Directeur National
Prêtres pour la vie

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Rédigé par: Lahire | 7 juil 2006 15:41:16

Voici la réponse reçue:
Elle montre une ironie qui rend encore plus odieuse leur Une.
Je ne sais plus qui disait: "ils sont forts de nos lachetés".

Monsieur et cher lecteur,
Avec cette "Une", nous visions à stigmatiser non pas la religion catholique, mais le culte du corps des contemporains, avec ses dérives et ses outrances. Les mots "nouvelle religion" figurent d'ailleurs sur la "Une", ils ne peuvent être à l'évidence pris au sens propre, pas plus que le titre "ceci est mon corps", surtout avec le visuel que nous avons choisi, qui me semble bien plus profane que religieux. Aussi, si je regrette que notre choix éditorial ait pu blesser un lecteur fidèle et si je comprends votre sentiment, je ne peux le partager. J'ajouterais un argument d'un tout autre ordre : la foi serait-elle si fragile, qu'elle ne puisse résister à une provocation anodine ? Le respect d'autrui serait-il lui aussi si fragile qu'on ne puisse faire usage d'un jeu de mots sans réelle ambiguité ? S'il en est ainsi, les journalistes que nous sommes devrions nous interdire de nombreux sujets au nom du "politiquement correct, et je ne peux me résoudre à cela.
J'espère enfin que votre irritation ne vous aura pas interdit d'ouvrir ce numéro spécial, et que vous l'aurez trouvé fidèle à la tradition et à l'ambition d'Enjeux les Echos.
En espérant avoir atténué en partie votre désagrément, et en vous remerciant de votre intérêt pour Enjeux,

François Lenglet
Directeur de la Rédaction

Rédigé par: Marc | 7 juil 2006 16:28:23

Comment dire....je veux bien être banni du forum mais la réponse de M. Lenglet ne me semble pas pourrie d'ironie odieuse , en tout cas en rapport avec la couverture.... ( voir d'ailleurs : http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=203742 )

J'accepte toutes les remontrances et leçons de charité fraternelle , me gardant les miennes pour moi-même ,mais je ne pense pas qu'il faille y dépenser toute votre énergie.....

Rédigé par: Luc | 7 juil 2006 17:26:03

@ Luc,
Le Salon Beige n'est pas un forum ;-) !

Cela peut être pris pour de l'ironie et de la provocation :
la foi serait-elle si fragile, qu'elle ne puisse résister à une provocation anodine ?
Le respect d'autrui serait-il lui aussi si fragile qu'on ne puisse faire usage d'un jeu de mots sans réelle ambiguité ?

Les auteurs de ces autres plagiats peuvent aussi dire la même chose :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm.html?cfilm=35198
http://www.cinefondation.com/atelier/fichefilm.php?langue=6001&id_film=4347936
http://www.nina-opera.com/preljocaj.htm

@ tous :
La difficulté est de voir le fait en tant que tel. Ne pas préjuger de l'intention, ni coire que l'intention peut atténuer la portée de l'acte.
Tous les éléments nécessaires à la réflexion figurent dans le post et dans les commentaires. A chacun de regarder le problème avec la plus grande clairvoyance sans excès ni relativisme et d'agir en son âme et conscience.

Rédigé par: Lahire | 7 juil 2006 17:45:11

Je trouve la réponse de Lenglet malicieuse et biaisée;peut-etre comprendrait-il mieux ce qui est exprimé ici si le persiflage touchait en lui un drame intime, que l'auteur du persiflage le sache et joue les innocents par la suite en feignant de ne pas comprendre.
Par exemple, si un parent proche de Lenglet était mort dans les plus grandes souffrances d'un cancer, et si un persifleur, le sachant et connaissant l'histoire de prés, ironisait sur les derniéres paroles de ce parent pour piquer son auditoire, voire pour mieux vendre sa soupe...
Cela serait il du politiquement correct ou du politiquement incorrect ?

Rédigé par: pef | 7 juil 2006 18:03:52

Ne partageant pas la mansuétude de certains, je me suis permis d'adresser à François Lenglet, les commentaires ci-dessous
"Jusqu’ici fidèle lecteur de vos publications, que je respectais pour leur sérieux, je ne puis qu’être outré par la dernière couverture de votre revue « Enjeux ».

Dévier ainsi, dans le but d’une vile retape commerciale, les paroles qui, pour vos lecteurs chrétiens sont au centre de leurs convicitons les plus intimes, est plus qu’un outrage.

J’ai lu sur Internet certaines de vos explications ; je les trouve spécieuses et méprisables.

Pour vendre quelques follicules de plus, vous avez assez de courage pour attaquer une religion d’amour qui pratique le pardon des offenses. A l’évidence, vous n’en auriez pas suffisamment pour en parodier une autre qui venge dans le sang les insultes faites à son prophète.

Permettez-moi donc de vous dire, avec charité chrétienne, mais avec la franchise que vous dois, tout l’écoeurement que votre conduite m’inspire.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mon profond regret.

Rédigé par: furgole | 10 juil 2006 18:17:54

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