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09 décembre 2006

Les chrétiens australiens et la culture de mort

l'Australie a libéralisé le clonage humain, fut-il "seulement" thérapeutique.
La culture de mort a franchi une étape :

  • La mort au début du processus : la loi permet l'utilisation de foetus féminins avortés pour y prélever des cellules oeuf en vue du clonage. Des êtres humains sont ainsi produits, tués puis disséqués.
  • La mort à la fin du processus : la loi précise en effet que la vie de ces embryons clonés ne peut excéder 14 jours. Passé ce délai, ce sera pour eux aussi la mort. Ces êtres humains seront ainsi produits, utilisés puis tués.

Plusieurs parlementaires chrétiens ont voté contre cette loi, estimant que le pays

"a outrepassé le seuil éthique, et on ne sait pas jusqu’où cela nous conduira. Nous sommes à une époque où l’on va trop loin de ce côté-là, au nom du relativisme. Il y a quelques principes absolus qui ne devraient pas faire l’objet de discussions".

Les chefs des Eglises de toutes les confessions ont exprimé leur déception pour une loi qui

"viole la sacralité de la vie humaine, dépréciant sa valeur et sa dignité".

Le cardinal Pell a déclaré :

"Les principes vraiment importants sont enfreints. Le document légalise la création d’embryons clonés avec un seul parent génétique ; d’embryons avec plusieurs parents génétiques, d’embryons dont la mère est un fœtus issu d’un avortement".

Lahire (via le blog pour la Vie)

Posté le 9 décembre 2006 à 21h37 par Lahire | Catégorie(s): Culture de mort : Bioéthique

Commentaires

La dernière mode politique est d'ignorer la morale et de ne se référer qu'à la science et à la loi. Voici donc quelques éléments d'ordre purement scientifiques et légaux :

Le clonage thérapeutique, d'un point de vue scientifique, n'existe pas. Ce terme désigne une technique demandant deux découvertes indépendantes. La première consiste à réaliser un foetus-clone, c'est-à-dire un foetus ayant le même patrimoine génétique qu'une autre personne vivante. Une fois cette première étape achevée, la deuxième étape consiste à utiliser les cellules souches de cet embryon-clone pour créer une thérapie. Bien évidemment, pour réaliser cette deuxième étape, les méthodes et outils pour réaliser la première doivent être publiés, diffusés, enseignés dans le monde entier pour qu'un maximum d'équipes de recherches puissent travailler sur la deuxième étape.

La première étape, celle du clonage, apporte la seule brique manquante pour réaliser un clonage reproductif. Le reste des connaissances à mettre en oeuvre pour réaliser un clonage reproductif sont celles des FIV classiques. Lorsque les méthodes de clonage seront publiées, plus rien n'empêche les raëliens et autres agités de créer des clones.

Rappel de la loi de la république française : le clonage reproductif est un crime contre l'humanité. Par conséquent, donner sur un plateau sous prétexte de thérapie la technique du clonage s'apparente à une complicité de crime contre l'humanité.

Donner de l'argent à des gens qui feront des recherches sur le "clonage thérapeutique" sont donc eux-mêmes complices. Et ce que ne savent pas encore les donateurs du Téléthon 2006, c'est qu'ils font partie du lot. Le "clonage reproductif" sera autorisé dans quelques mois, le généthon avec le Pr Peschanski seront les premiers à s'y essayer et ils le feront avec l'argent des donateurs de cette année.

Rédigé par: Fab | 9 déc 2006 22:04:11

C'est absolument monstrueux.
Comment enrayer cette folie morbide qui se répand tel un poison mortel sur le monde occidental?...

Rédigé par: Olivier | 9 déc 2006 22:08:59

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