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27 décembre 2007

Familles : face à la révolution, la conversion

Le Figaro nous gratifie d'un article de plusieurs pages sur la "grande révolution des familles" et nous passe au crible les "huit codes de la famille". On nage en plein délire, non forcément par rapport à la réalité et aux prospectives catastrophiques dépeintes avec une certaine connivence, mais face à la loi naturelle : "Papa, maman et les enfants, quoi de plus naturel en somme" chantent les Frères Martineau.

On pourrait gloser des heures sur les raisons et les formes des déviances exposées. Il suffit de lire les articles joints pour s'en faire une idée. La cause première est ailleurs, dans le renouvellement de la première révolution, celle d'Adam : le "non" de l'homme à l'institution divine inscrite dans la nature humaine qu'est la famille et, par conséquent, la substitution à la volonté de Dieu du désir de l'homme. Et les formes qu'il prend sont aussi nombreuses que les erreurs possibles... 

Notre voie est celle du "fiat" de Marie, nouvelle Eve : dans les très récents messages du Vatican (note de la Congrégation pour la doctrine de la foi, message de Noël, etc...), on lit combien sont importants l'adéquation entre la foi et la pratique, comme condition de sainteté et d'évangélisation.
Face à toute révolution, qui est une opposition à la loi divine et donc à la loi naturelle, nous avons un devoir de conversion personnelle qui participera, par le témoignage et les actes, à l'évangélisation du corps social.

Ce qui est écrit dans le compendium de la doctrine sociale de l'Église au début du chapitre consacré à la famille, montre à la fois "l'évidence" naturelle de la famille et donc le niveau atteint par la "révolution" des esprits contemporains qui gangrène le corps social :

"Éclairée par la lumière du message biblique, l'Église considère la famille comme la première société naturelle, titulaire de droits propres et originels, et la met au centre de la vie sociale: reléguer la famille « à un rôle subalterne et secondaire, en l'écartant de la place qui lui revient dans la société, signifie causer un grave dommage à la croissance authentique du corps social tout entier ». En effet, la famille, qui naît de l'intime communion de vie et d'amour conjugal fondée sur le mariage entre un homme et une femme,possède une dimension sociale spécifique et originelle en tant que lieu premier de relations interpersonnelles, première cellule vitale de la société : elle est une institution divine qui constitue le fondement de la vie des personnes, comme prototype de tout ordre social".

En cet octave de Noël, que la sainte Famille soit l'exemple pour notre conversion et la source de l''évangélisation.

Lahire

Posté le 27 décembre 2007 à 11h59 par Lahire | Catégorie(s): Valeurs chrétiennes : Famille

Commentaires

je viens de lire entièrement cet article du Figaro et un seul mot me vient à l'esprit : consternant !
consternant d'inculture, de complaisance, de démagogie, de suffisance, de prétention, d'orgueil...
au Figaro, les journalistes savent qu'on va dans le mur, mais on accélère !

Rédigé par: sixtine | 27 déc 2007 17:52:57

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