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03 décembre 2008

Christian Vanneste vs Jean-François Copé

Toujours sur le travail dominical, le député du Nord manie l'ironie :

"Avec une lucidité jamais démentie, le Président du Groupe UMP n’avait pas vu venir le problème de l’ouverture des magasins le dimanche… Il est vrai que pour lui les questions sociétales ne sont que des abcès à crever. Il faut traduire cette expression par des “résistances conservatrices” qu’il est urgent, pour les modernes, d’éliminer. Il est vrai que cette question apparemment marginale puisqu’elle ne concernait que le Jour du Seigneur dans les zones touristiques… a brusquement révélé à la majorité l’étendue de ses contradictions.

D La journée d’hier avec, dans un premier temps, une réunion des opposants à l’ouverture, puis une réunion du Groupe, en a fait la démonstration… Deux thèses s’affrontent : celle des Modernes dont la préoccupation essentielle est d’être dans le sens du vent et de la mode, de complaire aux médias et ainsi de s’assurer une promotion porteuse d’avenir… Le libéralisme se fait ici à la fois économique avec une obsession consommatrice, et sociétale avec l’ambition d’aller encore plus vite que la gauche pour destructurer notre société. Quand je dis “le sens du vent”, c’est aussi parceque derrière ces avancées, ces ouvertures, c’est le vide ! Depuis que l’on a mis le pouvoir d’achat en tête de toutes les préoccupations, on oublie qu’avant de distribuer la richesse, il est nécessaire de la créer, qu’avant de consommer, il est préférable de produire, et que sans produire davantage, on n’aura guère de quoi consommer plus le 7ème jour de la semaine. On aura même peut être à consommer moins si l’on tient compte du fait que la création d’un emploi dans une grande surface correspond à la disparition de trois emplois dans le commerce de proximité. [...]

Avec la langue de plastique qui le caractérise, Jean-François Copé a vainement tenté de “zapper” le problème, mais il reçoit désormais le message 5 sur 5. C’est maintenant une vraie question, un abcès à crever, mais pour l’instant il convient surtout, pour lui, que la majorité ne paraisse pas divisée et vote quand même le texte. Certes, c’est un débat sur les valeurs sociétales à long terme mais l’essentiel, c’est l’attitude politicienne à très court terme… "

Avez-vous rejoint le Collectif des Amis du Dimanche ?

MJ

Posté le 3 décembre 2008 à 15h02 par Michel Janva | Catégorie(s): France : Politique en France

Commentaires

Edouard Leclerc a fait cette analyse purement financière :
- en ouvrant le Dimanche, les commerces ne feront pas plus de chiffre d'affaire (CA)
- par contre ce CA se répartit sur 7 jours au lieu de 6, soit une baisse de productivité et une hausse des charges sans bénéfices supplémentaires (et oui : il faudra payer les employés sur une base de 7 jours au lieu de 6 par semaine mais pour une entrée d'argent identique)
- c'est donc un coût supérieur sur le papier pour les supermarchés, par conséquent un risque de réduction du personnel (pour diminuer les charges et gagner en productivité sur le papier, donc en bénéfices)

Nous voyons alors que se ne sont pas toutes les grandes enseignes qui poussent à l'ouverture, mais bien une idéologie sans fondement.

L'argument du ratio de création d'emploi devient faible devant celui du non-gain, voire de la perte, que représente cette analyse de la répartition du CA sur 7 jours au lieu de 6.

En fait, qui a à gagner dans cette affaire ?
L'Etat : il touchera plus de charges !
4 jours par mois x 12 mois = 48 jours supplémentaires
Soit l'équivalent de 2 mois "ouvrés" actuellement.

Pour les employés, l'augmentation de salaire sera équivalente mais partira dans les charges :
- ISR
- garde d'enfant
- frais de transport
...
On peut même imaginer sans trop se tromper une augmentation des frais médicaux. (tout comme la mère de famille permet de les réduire lorsqu'elle est présente à la maison auprès de ses enfants, son absence provoquera forcément des troubles médicaux chez les enfants).

Sans compter le nombre d'enfants qui ne seront plus du tout éduquer (pas même le peu qui pouvait se faire le weekend), avec les conséquences que nous savons.

Enfin, il faut arrêter avec la question religieuse : elle ne concerne qu'une minorité, surtout dans notre société laïc.
Les Catholiques, Evêques en tête, n'ont pas à justifier leur volonté de rechercher le Bien Commun.
Démontrons simplement que ce Bien Commun est réellement un Bien.
Même si nous savons en tant que Chrétien que le Bien Commun découle de Dieu, cela n'est pas compréhensible pour les païens.

Dire que le Dimanche est le "Dies Domini" doit effectivement suffire pour un chrétien mais ne signifie rien pour un non-chrétien. Or il faut rallier ces gens à notre cause par la raison et non par la Foi.

Rédigé par : Boris | 3 déc 2008 17:02:54


@ Boris

A noter que ce sont surtout les intégristes du travail du dimanche qui essaient de ramener ce sujet sur un plan strictement religieux. C'est plus facile de combattre la religion catho que la société !

Mais cela démontre une fois de plus que l'on ne peut pas et qu'il ne sert à rien d'ignorer nos racines...
Même le communisme n'y est pas arrivé ! C'est dire !

Rédigé par : cosaque | 3 déc 2008 19:27:34

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