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30 juin 2009

Jean-Marie Le Pen soutient-il sa fille à Hénin-Beaumont ?

3 journalistes de Libération ont rendu visite à Jean-Marie Le Pen. Dans le compte-rendu, il est rappelé que le Président du FN

"devrait abandonner son fauteuil de président du Front national lors du prochain congrès du parti en 2010".

Qui pour lui succéder, Marine Le Pen ou Bruno Gollnisch ? Sur ce dernier, la critique est claire :

"Il n’a pas la niaque, pas les qualités pour être un chef, il est constamment déchiré".

Alors Marine Le Pen, qui tente actuellement de s'implanter localement à Hénin-Beaumont sur la liste de Steeve Briois ? Pas forcément puisque son père avoue qu'il n’a jamais voulu briguer de mandat local, car les fonctions politiques corrompent :

"Quand on veut se construire une implantation locale, il faut composer avec une majorité, faire des arrangements. On quitte alors le domaine partisan".

Posté le 30 juin 2009 à 18h32 par Michel Janva | Catégorie(s): France : Politique en France

Commentaires

Je ne pense pas que Carl Lang ait la carrure pour mener la droite nationale. Je crois plus en Bruno Gollnisch. Je pense que la mission de Carl Lang est de préparer une structure pour Gollnisch au cas il ne parvienne pas à devenir président du FN.
Qu'attend-t-il donc pour se lancer ? Combien d'humiliations devra-t-il encore supporter ?

Rédigé par : Edouard | 30 juin 2009 18:43:15

Ce refus d'un implantation locale a bien été une des faiblesses majeures du FN. Les seuls endroits ou des forces de droite ont fait des bons scores aux européennes sont ceux où elle sont implantée localement. Y compris avec les compromis que cela suppose.

Rédigé par : Philippe Edmond | 30 juin 2009 18:44:58

Ces propos infects de JEAN MARIE LE PEN contre Bruno Gollnisch m'indignent et me révoltent. Comment peut-on oser insulter un tel dirigeant politique aussi uninamement respecté par toute la droite nationale quelles que soient les obédiences ? Je rappelle, sauf erreur de ma part, que ce sont les militants et les cadres à jour de cotisation qui éliront son successeur. A moins que que JMLP veuille donner raison aux amis de Carl Lang qui voit son parti comme un "Front Familial".

J'espère que Bruno Gollnisch va démentir rapidement le clan lepéniste pour enfin permettre à la droite nationale de sortir de cette ornière. Lui seul peut garantir une union de tout le mouvement national autour d'idées claires et entières, autour d'un programme cohérent et réaliste.

Rédigé par : Solange | 30 juin 2009 18:52:01

Le 14 février 2003, Marine Le Pen avait déclaré ironiquement au Dauphiné Libéré à propos de Jacques Bompard :
"Tout le monde sait qu'il est passionné par le local. A Annecy, il avait fait une intervention passionnante sur le traitement des eaux usées".
Peut-être que Marine Le Pen va devoir à son tour s'occuper des eaux usées de Hénin Beaumont...
Quant à la reconquête du pouvoir, elle passera par le local et non par la présidentielle (voir 2002).

http://www.esprit-public.info/communique08.htm

Rédigé par : Edouard | 30 juin 2009 19:33:02

Malgré l'estime que je lui dois, je trouve dommage que Le Pen se répande dans des journaux que l'on sait hostile contre ses plus fidèles lieutenant. Il l'avait déjà fait dans Valeurs Actuelles, en disant que Gollnisch était trop vieux pour prendre la présidence du Front!! Ce procédé ne l'honore pas. Au lieu de s'élever au-dessus de la mêlée, le chef prend parti pour sa fille de la manière la plus sournoise qui soit. Ce que cette dernière gagne de ce parti pris, elle le perd en légitimité. Il faudra d'autre éléments pour me convaincre qu'elle ne doit pas sa place à Papa...

Rédigé par : guillaume | 30 juin 2009 19:33:21

Je ne suis pas frontiste, mais je trouve que monsieur Le Pen aurait dû dire bien avant ce qu'il pensait de Bruno Gollnisch "appelé" à lui succéder depuis des années et qui semble avoir perdu bien du temps.

Rédigé par : Jean | 30 juin 2009 20:13:07

Ce pauvre Le Pen. Il faut vraiment que tout disparaisse avant sa retraite. C'est affligeant. Il trahi une dernière fois ceux qui ont longtemps pensé qu'il oeuvrait pour le bien commun. De fait, son "ego" n'étant plus a satisfaire, il peut calmement démolir Gollnisch et sa fille. Tout cela est bien triste !

Rédigé par : Hermine | 30 juin 2009 21:05:20

A Solange,

Je partage avec vous l'indignation que vous avez exprimée au sujet des propos abjects et écoeurants que Le Pen à tenus à l'égard de son fidèle lieutenant. Gollnisch est devenu la cible préférée de JMLP et doit dorénavant encaisser sans broncher les attaques perfides et outrancières proférées à son encontre. Il est frappant de le voir se laisser ainsi régulièrement insulter sans mot dire. Le Pen s'essuie fréquemment les pieds sur Gollnisch comme s'il était son paillasson. Comment peut-on continuer à respecter un tel individu ? Le Pen ne m'inspire que du dégoût...

Rédigé par : Xtophe | 30 juin 2009 21:10:56

Pour ceux qui sont sur face book, je rapppelle qu'il existe un groupe de soutien à Bruno Gollnisch: "Gollnisch 2012". Par ailleurs, Bruno Gollnisch a également un profil sur face book!

Rédigé par : Henry | 30 juin 2009 21:28:47

Mr JMLP, est un peu le pétomane de la politique... Si jamais il fait rire, il lasse très vite. Il est significatif qu'il refuse toute mandat de maire à un échelon infra national car en effet cela signifierai composer avec le réel et il a toujours préféré l'esbrouffe et le verbe qu'il manie fort bien aux responsabilités, à une démarche constructive. Et tant pis pour ceux qui le suivent encore de bonne foi et depuis des dizaines d'années. J'espère que l'expression pétomane ne me vaudra pas la censure car c'est la plus adaptée et ce n'est pas une insulte, juste une profession un peu datée.

Rédigé par : Zora | 30 juin 2009 21:30:39

C' est bein triste tout ça.
J'sais pas si je vais m' en remettre.

Rédigé par : Chris du Fier | 30 juin 2009 21:41:57

"Il n’a pas la niaque, pas les qualités pour être un chef, il est constamment déchiré".

En même temps dans cette déclaration il ne dit rien d'insultant sur un plan personnel par rapport à Gollnisch, c'est juste qu'il considère qu'il ne pourra pas être à la hauteur de la fonction, les deux en privé se respectent quand même suffisamment.

Gollnisch en premier, Le Pen et beaucoup dans le courant de la droite nationale sans le reconnaître savent très bien que Marine passe 10 fois mieux dans les médias, qu'elle est plus à même de garder la boutique FN. Après que restera t-il de la boutique c'est une autre question, ce qui est sûr c'est que c'est la forme qui l'emportera sur le fond.

On peut dire : Quel dommage que Gollnisch soit un homme bon, bien plus correct, loyal, sincère, impliqué, véridique et tout ce qu'on veut que ne peux l'être les Le Pen.
Les gentils se font toujours avoir par les méchants, c'est ça la politique.

Rédigé par : Désiré | 30 juin 2009 22:10:00

Ouarf.. P2V en sait quelque chose...
Je les verrai bien tous les deux les bras ballant devant les monuments, à Arras?

Rédigé par : Chris du Fier | 30 juin 2009 22:24:20

En général, quand je lis un article de Libération, j'ai tendance à me méfier... Les journalites ont pu tout à fait inventer ces propos. Il est quand même étonnant que certains commentateurs (toujours les mêmes haineux d'ailleurs) se jettent avec passion dans ce qui est peut-être un piège.
Si ce qui est rapporté est vrai, alors c'est décevant c'est vrai. Au sujet de Gollnisch, ce serait désolant voire curieux. Le Pen disait il y a quelques années: "il n'est pas mon fils mais presque..."
Il y a quand même une chose sur laquelle je suis d'accord: "Quand on veut se construire une implantation locale, il faut composer avec une majorité, faire des arrangements. On quitte alors le domaine partisan". Comme dit le SB, la fonction politique corrompt. Le Pen est suffisamment honnête pour le reconnaître.
Et je comprends ses réticences à une implantation locale. Ceci dit il y en a eu de nombreuses au FN dans le passé et d'ailleurs toujours aujourd'hui. (n'en déplaise à certains qui disent le contraire)

Rédigé par : scat | 30 juin 2009 22:32:03

Une impression de militante: Gollnisch a-t-il autant envie que cela de la présidence d'un parti avec tout ce que cela implique de gestion sordide des hommes et du quotidien d'une structure? Par contre, son rôle au parlement européen semble lui tenir vraiment à coeur. Qui vivra verra!!!

Rédigé par : nelaighys | 30 juin 2009 23:35:10

Je ne connais rien de précis à tout ça mais peut être que le chef nécessaire pour le FN 1980 n'a pas le même profil que le chef nécessaire pour le FN 2010 ?

Rédigé par : trahoir | 1 juil 2009 00:12:56

@Désiré

Je comprends que Le Pen ait une opinion sur sa succession.C'est légitime. Je lui reproche d'utiliser des journalistes hostiles pour laisser diffuser des pseudos confidences. Car, bien sûr, il sait très bien que ce genre de déclaration sera diffusé, car il connaît bien M. Forcari. Il a déjà utilisé ce procédé contre Bompard. Je trouve cela déloyal et abject, pas très digne d'un chef qui parle de fidélité à longueur de journée. Mais cela prouve au moins une chose: il n'est pas si assuré de la victoire de sa fille à la succession. Sinon, pourquoi cette sortie? Je m'incline en tout cas devant le sang froid de Gollnisch, qui se garde bien, et il a raison, de répondre à ce genre de provocation minable. Car l'autre camp n'attend que cela pour l'écarter. Visiblement, la fidélité est à sens unique...
Le deuxième enseignement est que le Front, mais ce n'est pas une surprise, méprise l'implantation locale. Je soutiens bien évidemment la liste Briois à Hénin-Beaumont, mais soyons lucide. Marine est en deuxième place sur la liste que parce qu'elle veut faire de cette ville l'équivalent de Vitrolles pour Mégret, c'est à dire un tremplin pour sa carrière nationale. Elle profite du travail d'implantation remarquable de Briois. Je leur souhaite bonne chance . Je regrette que le Front et certains de ses dirigeants aient tant de mal à comprendre la force de l'implantation locale. tant que ce ne sera pas le cas, je crains qu'ils ne sortent jamais du coup d'éclat ponctuel et sans avenir...

Rédigé par : guillaume | 1 juil 2009 01:23:42

L'implantation locale est une action complémentaire de l'action nationale.
Sans la seconde, la première est illusoire, ça par contre c'est déjà une certitude.
Le manque d'implantation locale vient tout simplement du peu de soutien accordé, et même le plus souvent de l'hostilité affichée contre le FN par les structures institutionnelles locales (conseils généraux, conseils régionaux, communautés de communes, Préfectures, etc.).
Ajoutez à cela la diabolisation et la culpabilisation forcenée des électeurs très facilement ciblés à l'échelon local et vous avez tous les ingrédients de la difficulté pour le FN de s'implanter localement.
Ce qui n'empêche nullement le Front, partout où il le peut, de faire le maximum de ses faibles moyens pour arracher des élus locaux.
Ainsi à Toulon, avec 2 conseillers municipaux, nous travaillons l'échelon local yous les jours.
Evidemment, on pourrait de déjuger, jeter l'étiquette frontiste "infâmante" et aller à la gamelle comme à Orange, mais cela tue le combat national lui-même.
Par ailleurs, le redressement pour la survie de la France passe avant tout par le combat national, seul capable de fédérer les énergies et les espoirs sur l'ensemble du territoire.
LE PEN a toujours été partisan de l'équilibre entre l'action locale et l'action nationale et il a parfaitement raison.

Rédigé par : Olivier M | 1 juil 2009 11:17:17

Jean-Marie LE PEN a-t-il jamais vraiment voulu accéder à de hautes responsabilités ?

Rédigé par : Quéribus | 1 juil 2009 19:28:12

La question est :
Jean-Marie LE PEN, dans un pays aussi hostile à lui-même (dégoût de sa propre histoire, de sa propre identité ainsi que de sa propre culture, le tout savamment encouragé et entretenu par les médias et les politiques à leur service) pouvait-il accéder à de hautes responsabilités dans un tel contexte ?
Et tout ceci durera tant que ce système aura "Crédit Ouvert".

Rédigé par : jean | 1 juil 2009 21:13:35

@ Olivier pose là une question cruciale et débattue par la (bonne et mauvaise) presse ! "Le Pen a-t'il vraiment jamais voulu accéder au pouvoir" ? Tous ceux qui l'aiment et dont je suis ont toujours apprécié ses discours, ses réparties, la façon dont il a toujours dit leurs vérités à ses interlocuteurs.Mais on finit, après tant de défaites, par se poser obligatoirement la question de savoir si J M Le Pen, lui-même, n'est pas un pion au service d'un système qu'il dénonce, un pion manipulé par un joueur d'échecs pour le moment le plus fort, imbattable et Malin.On ne peut rien dire de plus, sauf que la récompense de ceux qui se sont battus pour le Front sincèrement, corps et âme, n'est pas dans ce monde répugnant...Place aux jeunes, maintenant !

Rédigé par : louis | 1 juil 2009 23:17:46

Certains ici sont en pleine contradiction :
s'il suffisait de chasser les Le Pen pour que la République s'effondre, les militants et cadres de la droite nationale les auraient chassés depuis longtemps, et eux-mêmes ne résisteraient pas à la pression des leurs électeurs......
Mais les choses sont un peu plus compliquées : le système, ses lobbys et ses partis, modifie les modes de scrutin en permanence, redécoupe les circonscriptions, tient le sysème médiatique, etc..... Cela a suffit à plusieurs reprises à casser la dynamique nationale, évènements aggravés par des scissions financées et manipulés de l'extérieur, ainsi que par le goût de la querelle et des divisions qui caractérise la droite nationale depuis 1,5 siècle.
Mais il n'est pas inexact qu'un élu local attaché à la gestion locale puisse parfois en venir à préférer des accommodements locaux avec le système et perde sa qualité d'opposant : le dosage est difficile à maintenir.

Rédigé par : PG | 2 juil 2009 19:44:58

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