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02 février 2010

La théorie du genre : une arme contre la famille

Béatrice Bourges, Présidente du "Collectif pour l'enfant", répond à quelques questions de Cité et Culture :

"Les théoriciens du genre pensent, avec Simone de Beauvoir, qu’« on ne naît pas femme, on le devient », à cause de ces « caractéristiques du genre » qui sont, pour une grande part, une construction culturelle qu’ils dénoncent. On naît « neutre » et c’est la société qui impose à chaque homme d’être homme parce qu’il a un sexe masculin et à chaque femme d’être femme parce qu’elle a un sexe féminin, avec toutes les inégalités que cela implique. [...]

les théoriciens du genre les plus radicaux n’en restent pas là. Ils expriment la volonté d’éliminer toutes les disparités entre les hommes et les femmes et parvenir à une parfaite égalité entre eux. Or, considérant qu’il ne peut y avoir de différence sans inégalité, les féministes radicales pensent que faire disparaître les inégalités entre hommes et femmes demande nécessairement de dissimuler la différence sexuelle entre eux. Puisque c’est la différence sexuelle qui fait perdurer la soumission de la femme à l’homme, l’égalité passe forcément par la non-différence sexuelle [...]. Concevoir toute différence sexuelle comme une construction sociale et la nier en tant que donnée naturelle : telle est la queer theory. Elle pousse la théorie du genre à son extrême et lui reproche d’être bâtie sur un présupposé hétérosexiste. Elle revendique alors la création d’une nouvelle anthropologie qui ne serait pas soumise à l’ « hétérosexualité obligatoire » et qui ne considèrerait pas l’hétérosexualité comme une donnée évidente. Pour ces théoriciens, l’identité sexuelle n’étant qu’une construction sociale, elle n’est alors en aucun cas déterminante quant au psychisme de l’individu. Il n’y a donc pas à en tenir compte. Elle invite alors à sortir du carcan d’ « homme » ou de « femme » que l’individu n’a pas choisi et dans lequel la société l’enferme, pour qu’il puisse s’exprimer de la façon dont il se perçoit.

Toute forme de sexualité est donc envisageable : homosexualité, bisexualité, transsexualité etc… Bien évidemment, dans cette perspective, l’orientation sexuelle choisie par l’individu n’aurait jamais rien de définitif et pourrait varier au cours de la vie. Voilà pourquoi les défenseurs de la queer theory réclament la reconnaissance sociale de toutes les formes d’orientations sexuelles - homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et toutes les autres formes de sexualité qu’inventeront les individus - au nom de la tolérance. Cette reconnaissance ne serait possible que grâce à la lutte contre l’hétérosexualité, norme sociale imposée et dépassée parce qu’elle serait bâtie sur la différence sexuelle. Sont donc clairement affichées la volonté de détruire le modèle familial existant, vécu comme un conditionnement social et un obstacle à l’expression de son « moi profond », la revendication du droit à choisir son sexe, l’union homosexuelle et l’homoparentalité. En effet, puisque ce n’est plus l’identité sexuelle des individus qui prime mais leur orientation sexuelle, puisqu’un individu physiquement masculin peut en fait être psychiquement féminin ou inversement, puisque c’est la volonté de l’individu et non plus la nature qui détermine son sexe, pourquoi ne pas institutionnaliser l’union de deux personnes quelles qu’elles soient ? Et surtout au nom de quoi refuser de leur confier des enfants ? Face à cette déferlante de revendications, on en vient à penser que, dans le débat sur le « mariage » homosexuel et l’homoparentalité, l’objectif des militants n’est finalement que la destruction pure et simple du mariage et de la famille tels qu’ils sont traditionnellement conçus. L'union homosexuelle et le droit à l'adoption pour les « couples » de même sexe ne seraient qu'un moyen pour mieux faire exploser les fondements de la société, rendre possible toutes les formes d'unions, enfin libérées d'une morale ancestrale, et ainsi faire disparaître définitivement la notion même de différence sexuelle : “La catégorie même de sexe disparaîtrait, voire s’évanouirait, si l’hégémonie hétérosexuelle était perturbée et renversé». C'est pourquoi les militants gays n'hésitent pas à parler d'"hétérosexisme" pour dénoncer les discriminations dont ils seraient victimes de la part des personnes hétérosexuelles."

Posté le 2 février 2010 à 10h15 par Michel Janva | Catégorie(s): Homosexualité : revendication du lobby gay

Commentaires

C'est bizarre : dans les compétitions sportives on fait encore des classements séparées pour les hommes et les femmes, c'est que le sport est sexiste !
Si en course à pied mon fils de 13 ans arrive toujours devant les femmes adultes qui courent la même course, c'est sûrement à cause d'une "norme sociale imposée" ou d'un "conditionnement social obstacle à l’expression de son « moi profond » !
Je ne suis pas certain pourtant que les filles renoncent à leur classement spécifique.

Rédigé par : JCM | 2 fév 2010 10:35:41

La distinction animal-humain est aussi une construction :en fait il y a neutralité entre eux et c'est la société qui entraine les hommes à ne pas aboyer ou à ne pas hénir ,ce qu'il va falloir réviser ...

Rédigé par : henri | 2 fév 2010 11:59:45

...une arme contre la notion même d'humanité. Une arme destinée à établir définitivement la dictature utilitariste des "cannibales".

L'achèvement du règne de la barbarie progressiste.

l'acomplissement final de la révolution.

(pour ceux qui en douteraient encore et ceux ,mieux inspirés, qui entreprendraient de le dénoncer : lire sans modération les ouvrages très documentés du Professeur Xavier Martin aux éditions Dominique Martin Morin."

Rédigé par : Sancenay | 2 fév 2010 12:00:48

Ils oublient l'échangisme, l'inceste et la zoophilie, ce qu'ils peuvent être ringards !! Ils ne parlent que de relations "monosexuelles", je suis outrée par cette discriminiation..

Rédigé par : Clem | 2 fév 2010 13:05:27

...moi je dirais plutôt que la construction actuelle de l'Europe est, dans l’esprit comme dans la lettre un prolongement direct de la révolution française, certes apparemment plus pacifique que la folle tentative de « construction » hitlérienne, mais apparemment seulement.
Si je ne m'en étais pas aperçu par moi-même, la lecture du livre « Mémoire et identité » de notre bon Pape Jean-Paul II, (l’un des plus grands et authentiques résistants de tous les temps), et des ouvrages du professeur Xavier Martin ( aux ed. Dominique Martin Morin) auraient plus qu’amplement suffi à m'en convaincre.

Rédigé par : Sancenay | 2 fév 2010 13:42:03

d'accord avec clem! j'exige que dis-je je revendique d'être une coccinelle parce que c'est mignon! ou alors une chat pour snober tout le monde
c'est drôle parce qu'en nous évoquons le sujet en classe mes élèves poussent des hurlements d'horreur ! sans doute sont- ils très mal élevés ?

Rédigé par : mariege | 2 fév 2010 14:07:14

horreur j'ai fait une faute épouvantable ! c'est "quand" évidemment ! mon cerveau va plus vite que mes doigts ! au fait qu'est ce qu'ils font des travaux des scientifiques sur les particularités des hommes et des femmes ?

Rédigé par : mariege | 2 fév 2010 14:10:03

Bonjour.

Je m’appelle Buze les Claires et je viens en paix.

J’habite à 15.282 parsecs de l’extrémité ouest de la constellation du Fox terrier à poils durs, sur une petite planète qui s’appelle Aie Riquebaisson.

Cela fait maintenant 18 ans (en temps terrien, cela correspond environ à 34 secondes et 8 tierces [1 seconde = 60 tierces]) que je suis marié à un déraillement de chemin de fer qui a eu lieu non loin de la gare de triage de Nogent-le-Rotrou, en mars 1932.

Je m’en trouve bien et nous vivons heureux.

Buze les Claires.

Rédigé par : Arold | 2 fév 2010 15:56:54

Nous ne sommes plus en "1984" mais chez un roi Ubu qui aurait lu Kafka.

Rédigé par : Quousque Tandem? | 2 fév 2010 15:58:54

Rebonjour.

C’est encore Buze les Claires.

J’ai oublié de vous dire à quoi ressemble un Aie Riquebaissonien (pour que vous vous fassiez une idée).

Cela ressemble à la Révolution de 1848 (vers la fin), recouverte de biscuits Cadbury (3 paquets et les moins chers).

Buze les Claires.

Rédigé par : Arold | 2 fév 2010 16:35:57

Construction culturelle aussi le fait qu'un étude faite aux USA avec des enfants entre un et deux ans ("toddlers") a montré qu'en général -- bien qu'il y ait dses exceptions - un garçon fait tout pour faire tomber un obstacle, ou essaie de l'escalader, tandis que les petites filles le contournent.
Dans une étude dont on m'a parlé, faite avec des jeunes chimpanzés qui pouvaient choisir librement le jouet qu'ils voulaient d'un grand tas de toute sorte de jouets, les petits males ont choisi des voitures ou des jouets avec des méchanismes qui bougent, tandis que les petites femelles prennaient des poupées.

Rédigé par : texmex | 2 fév 2010 18:27:13

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