« Rassemblement de soutien aux Coptes d’Egypte à Notre-Dame | Accueil | Massacre des embryons : Jean Leonetti veut aller encore plus loin »

08 janvier 2011

Bruno Gollnisch et la laïcité

Autre extrait de Présent :

"Comment voyez-vous la laïcité : est-ce véritablement un rempart contre les excès totalitaires de certaines religions, ou est-ce un colosse aux pieds d’argile auquel il ne faudrait pas faire trop confiance ?

G Pour moi, la laïcité légitime n’est pas le laïcisme, avec lequel elle est souvent volontairement confondue. C’est une tolérance, au sein d’une société qui n’a pas ou qui n’a plus d’unité spirituelle, de la puissance publique à l’égard de l’ensemble des croyances : une espèce d’engagement de la puissance publique de traiter tous les croyants d’une manière équitable, et de respecter leur liberté de conscience et de culte. Cette laïcité légitime n’a d’autre but que d’éviter un mal plus grand qui résulterait de l’affirmation par l’Etat, dans une société divisée, du caractère officiel d’une croyance, qui mettrait l’Etat en porte-à-faux par rapport à une grande partie de ses ressortissants ou de la société civile. Cette laïcité-là, en soi, est sans doute nécessaire à la paix civile, mais elle n’est pas en elle-même une valeur ; elle ne fournit aucune raison de vivre ; elle n’est une boussole ni pour l’action individuelle ni pour un devenir collectif. Dans une société spirituellement divisée, elle est légitime dans la mesure où elle a pour but d’éviter un mal plus grand qui serait la survenue ou le retour d’affrontements entre communautés religieuses.

En revanche, le laïcisme, lui, procède d’une volonté de couper, de séparer définitivement toute vie sociale et même toute vie individuelle, dans ses manifestations extérieures, de la spiritualité. Ce laïcisme a été très largement pratiqué, aux fins notamment de déchristianiser la société française – et il y est, il faut bien le dire, très largement parvenu. Personnellement, je le combats. Si nous n’avons que ce laïcisme à opposer, par exemple à l’islamisation qui progresse, la partie est perdue d’avance."

Posté le 8 janvier 2011 à 12h09 par Michel Janva | Catégorie(s): France : Laïcité à la française , France : Politique en France

Commentaires

Tout à fait d'accord.
Bravo M. Gollnisch !

Rédigé par : guizmoet | 8 jan 2011 12:36:34

Etonnantes, ces définitions de Bruno Gollnisch.

On dirait comme un ...rapprochement.

Rédigé par : Corso | 8 jan 2011 12:54:28

Merci à BG de distinguer entre une laïcité due aux circonstances institutionnelles et à la décadence catholique française, et un laïcisme de combat, celui des ''laïcs'' anti chrétien ; et de souligner combien la laïcité dite de neutralité est un rempart juridique fragile contre l'islamisation.
Mais comment procéder autrement actuellement ?
Certainement faudrait-il déjà inscrire dans un texte constitutionnel, français et/ou européen, que les valeurs de l'Europe et de la France reposent sur un héritage greco-latin, germano-celte et surtout chrétien ? La laïcité retrouverait alors un sens collectif qu'elle n'a plus.

Rédigé par : PG | 8 jan 2011 16:34:38

Certains sont décidément hermétiques à la doctrine de l'Église et préfèrent leur petites combines.

Rédigé par : LB | 8 jan 2011 16:40:45

Merci, M. Gollnisch pour cette déclaration et le reste de l'netretien que vous avez fait au journal PRESENT.
en conclusion j'ajoute "Gollnisch président.... de la France"

Tonton jean "la pauvre"

Rédigé par : Tonton Jean | 8 jan 2011 18:58:39

César DOIT rendre à Dieu l'honneur qui Lui est dû, sinon c'est l'anarchie.

Rédigé par : LB | 9 jan 2011 06:55:49

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.


accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige