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12 septembre 2012

Face au mal, la prière est la première réponse

Au cours de l'audience générale ce matin, Benoît XVI a commenté le livre de l'Apocalypse. Extraits :

"[...] L’Eglise vit dans l’histoire, elle ne se replie pas sur elle-même mais elle affronte courageusement son chemin parmi les difficultés et les souffrances, affirmant avec force qu’en définitive, le mal n’est pas vainqueur du bien, l’obscurité ne ternit pas la splendeur de Dieu. C’est un point important pour nous : en tant que chrétiens, nous ne pouvons pas être pessimistes ; nous savons bien que, sur le chemin de notre vie, nous rencontrons souvent la violence, le mensonge, la haine, la persécution, mais cela ne nous décourage pas. Et surtout, l’Eglise nous apprend à voir les signes de Dieu, sa présence et son action, et à être nous-mêmes des lumières qui reflètent le bien et diffusent l’espérance, et qui indiquent que la victoire appartient à Dieu.

[...] Mais ce renouveau est avant tout un don à demander. Et nous trouvons ici un autre élément qui doit caractériser la prière : implorer du Seigneur avec insistance que son Royaume vienne, que l’homme ait un cœur docile à la seigneurie de Dieu, que ce soit sa volonté qui oriente notre vie et celle du monde. Dans la vision de l’Apocalypse, cette prière de demande est représentée par un détail important : « les vingt-quatre vieillards » et « les quatre vivants » tiennent à la main, avec la harpe qui accompagne leur chant, « des coupes d’or pleines de parfums » (Ap 5,8a) qui, sont, comme cela nous est expliqué, « les prières des saints » (5,8a), c’est-à-dire de ceux qui ont déjà rejoint Dieu, mais aussi de nous tous qui sommes en chemin. Et nous voyons que, devant le trône de Dieu, un ange tient à la main une pelle en or dans laquelle il met continuellement les graines d’encens, c’est-à-dire nos prières, dont le parfum agréable est offert avec les prières qui montent devant Dieu (cf. Ap 8,1-4).

C’est un symbole qui nous dit que toutes nos prières, avec leurs limites, la fatigue, la pauvreté, l’aridité, les imperfections qui peuvent être les nôtres, sont comme purifiées et rejoignent le cœur de Dieu. Nous devons donc avoir la certitude qu’il n’existe pas de prières superflues ou inutiles ; aucune n’est perdue. Et elles trouvent une réponse, même si celle-ci est parfois mystérieuse, parce que Dieu est amour et miséricorde infinie. L’ange, écrit Jean, « saisit la pelle et l'emplit du feu de l'autel qu'il jeta sur la terre. Ce furent alors des tonnerres, des voix et des éclairs, et tout trembla ». Cette image signifie que Dieu n’est pas insensible à nos supplications, il intervient en faisant sentir sa puissance et entendre sa voix sur la terre, il fait trembler et bouleverse le système du Malin. Souvent, face au mal, on a la sensation de ne rien pouvoir faire, mais c’est justement notre prière qui est la première réponse, et la plus efficace, que nous pouvons donner et qui fortifie notre engagement quotidien à propager le bien. La puissance de  Dieu rend notre faiblesse féconde (cf. Rm 8,26-27). [...]"

Posté le 12 septembre 2012 à 22h11 par Michel Janva | Catégorie(s): L'Eglise : Benoît XVI


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