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27 septembre 2012

Mgr Ballot conteste le projet de loi "tributaire de groupes minoritaires qui font pression"

Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, s’est exprimé sur la dénaturation du mariage et de la famille :

B"Une très large majorité de Françaises et de Français plébiscite la famille. Quand les personnes parlent de famille, il s’agit des parents, papa et maman, et de leurs enfants. C’est clair. Ils savent aussi que les aléas de la vie créent d’autres situations. Femmes seules avec enfants, enfants issus de plusieurs unions invités à se connaître, à se rencontrer, à vivre ensemble etc… La famille reste cependant, pour tous, le repère que nous connaissons et c’est bien l’idéal que chaque personne veut vivre. Je n’ai jamais rencontré un homme et une femme vivant une union sans le désir qu’elle dure, accueillant des enfants sans vouloir ensemble les éduquer, les aider à être heureux et les amener à trouver leur place… Or nos modes de vie, ceux dont la crise nous rappelle que nous devons en changer, ceux qu’une certaine écologie veut nous aider à modifier, fragilisent ce repère tant désiré. Le rôle du droit dans une société est alors de rendre plus clair et de soutenir ce projet de vie. Un droit qui ne serait que tributaire de groupes minoritaires qui font pression ne peut que se désagréger en de multiples lois qui brouillent les repères et affaiblissent les fondements. C’est comme si nous étions en face d’une image qui apparaissait claire sur un bel écran plat et qui devient de plus en plus floue. On est alors tenté de casser l’écran qui pourtant n’y est pour rien. C’est la tentation auxquels succombent ceux et celles qui disent leur désarroi à travers des votes extrémistes. Une liberté, comprise uniquement comme une liberté absolue de choix, sans limites, pourvu qu’elle ne gêne pas concrètement le voisin qui est sommé d’être d’accord ou au pire indifférent, est dangereuse pour la vie ensemble ! C’est la fragilité de nos démocraties.

Un certain nombre de personnes, non négligeable, est inquiet devant les projets de loi qui ont été annoncés : mariage homosexuel, légalisation de l’euthanasie, large possibilité d’utiliser à titre expérimental l’embryon, etc. Des limites seraient alors franchies. Bien sûr personne ne sera obligé d’utiliser la loi mais tout le monde serait touché et même blessé dans ce qui fait le fondement de sa vie et qui la structure, si un changement de loi a lieu dans ce sens. Ce n’est pas manquer d’attention ou de respect vis-à-vis des personnes qui souhaitent l’aboutissement de ces projets que de l’écrire et de le dire. Il y a d’autres manières de ne pas ignorer, si besoin, certaines situations, que de changer la loi. Par exemple à propos de l’orientation sexuelle de quelqu’un, sans l’enfermer dans celle-ci, modifier, sans l’avouer vraiment, la définition du mariage. En effet si le mariage de deux personnes du même sexe est légalisé nous n’aurons plus de mot pour nommer le couple formé d’un homme et d’une femme, engagés dans la durée, qu’on ne peut confondre avec un couple formé de deux personnes du même sexe. De même un embryon humain n’est pas qu’un embryon animal, l’homme dépasse le simple matériau qui le compose… Les mots perdant leur sens, c’est le tohu-bohu que nous provoquons, une réelle régression collective, c’est l’indifférencié qui l’emporte, et de l’indifférencié sortent toujours la violence et la loi du plus fort. Ces inquiétudes, nous les exposons, nous les partageons avec les élus. Nous savons qu’il y a des chrétiens et d’autres personnes qui partagent cette réflexion dans la nouvelle assemblée nationale. Nous souhaitons qu’ils ne soient pas dépendants, s’ils sont invités à se prononcer, d’une consigne de vote liée à leur parti. Qu’à tous les députés et sénateurs soit accordée une clause de conscience !"

Posté le 27 septembre 2012 à 17h03 par Michel Janva | Catégorie(s): Homosexualité : revendication du lobby gay , L'Eglise : L'Eglise en France

Commentaires

"Parent 1 et parent 2 est-ce la même chose que père et mère ?"
Et si les deux parents sont le père et la mère, qu'est-ce qui va déterminer (sans privilégier l'un/e ou l'autre) qui aura le droit d'être le "parent 1" et qui devra se contenter d'être le "parent 2"?
La mère comme parent 1 parce que c'est elle qui donne la vie?
Le père comme parent 1 parce que c'est lui qui donne le nom?
Finalement les parents au sens biologique traditionnel sont lésés dans cette histoire!

Rédigé par : C.B. | 27 sep 2012 21:20:07

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