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20 janvier 2013

Refuser de financer des organismes qui favorisent des projets opposés à la vie

Extraits du discours de Benoît XVI devant l'Assemblée plénière de Cor Unum, c'est-à-dire les responsables de la "charité du Pape", traduit par Benoît-et-moi :

"Avec le récent Motu Proprio Intima Ecclesiae Natura, j'ai voulu insister sur le sens ecclésial de votre activité. Votre témoignage peut ouvrir la porte de la foi à de nombreuses personnes qui cherchent l'amour du Christ. Ainsi, au cours de cette Année de la Foi, le thème «Charité, nouvelle éthique et anthropologie chrétienne», que vous abordez, reflète le lien étroit entre amour et vérité, ou, si l'on préfère, entre foi et charité. [...] L'adhésion croyante à l'Evangile, imprime en effet à la charité sa forme spécifiquement chrétienne et en constitue le principe de discernement.  Le chrétien, en particulier celui qui travaille dans des organismes de bienfaisance, doit être guidé par les principes de la foi, par laquelle nous adhérons au «point de vue de Dieu», à son projet sur nous (cf. Enc. Caritas in Veritate, 1). Ce regard nouveau sur l'homme et sur le monde offert par la foi fournit également le juste critère d'évaluation des expressions de la charité, dans le contexte actuel. [...]

D'autre part, malheureusement, notre temps connaît aussi des ombres qui obscurcissent le projet de Dieu. Je pense en particulier à une tragique réduction anthropologique qui repropose l'antique matérialisme hédoniste, auquel s'ajoute toutefois un «prométhéisme technologique». De l'union entre une vision matérialiste de l'homme et le grand développement de la technologie émerge une anthropologie au fond athée. Elle suppose que l'homme est réduit à des fonctions autonomes, l'esprit au cerveau, l'histoire humaine à un destin de réalisation de soi. Tout cela en dehors de Dieu, de la dimension proprement spirituelle et de l'horizon ultra-terrestre. Dans la perspective d'un homme privé de son âme, et donc d'une relation personnelle avec le Créateur, ce qui est techniquement possible devient licite, toute expérience est acceptable, toute politique démographique permise, toute manipulation légitimée. Le piège le plus terrible de cette ligne de pensée est en fait l'absolutisation de l'homme: l'homme veut être ab-solutus, libéré de tout lien et de toute constitution naturelle. [...]

La foi et le sain discernement chrétien nous amènent donc à prêter une attention prophétique à ce problème éthique et à la mentalité sous-jacente. La juste collaboration avec les instances internationales dans le domaine du développement et de la promotion humaine, ne doit pas nous faire fermer les yeux face à ces graves idéologies, et les Pasteurs de l'Eglise - qui est «la colonne et l'appui de la vérité» (2 Timothée 3:15) - ont le devoir de mettre en garde contre ces dérives tant les fidèles catholiques que toute personne de bonne volonté et de raison droite. Il s'agit en effet d'une dérive négative pour l'homme, même si elle se travestit de bons sentiments au nom d'un prétendu progrès, ou de prétendus droits, ou d'un prétendu humanisme. [...]

Certes, nous devons faire preuve de vigilance critique, et parfois, refuser les financement et les collaborations qui favorisent directement ou indirectement des actions ou des projets en opposition avec l'anthropologie chrétienne. [...]

C'est pourquoi l'Église réaffirme son grand oui à la dignité et à la beauté du mariage comme l'expression d'une alliance fidèle et féconde entre l'homme et la femme, et son non à des philosophies comme celle du genre, motivés par le fait que la réciprocité entre masculin et féminin est une expression de la beauté de la nature voulue par le Créateur. [...]"

Posté le 20 janvier 2013 à 15h07 par Michel Janva | Catégorie(s): L'Eglise : Benoît XVI


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