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01 novembre 2013

Le troisième sexe

Simone de Beauvoir avait-elle imaginé que la déviance de l'existentialisme conduirait à l'invention d'un troisième sexe ? Depuis aujourd'hui, les nouveaux-nés allemands hermaphrodites peuvent être inscrits sans mention de leur sexe sur leur état civil. Un premier pas vers la création d'un genre neutre (ou "intersexe"), la maladie n'étant qu'un prétexte pour imposer un nouvel avatar de la théorie du genre. Explications de l'Homme nouveau :

"Certains enfants naissent « hermaphrodites », victimes d’une malformation physique qui fait que le bébé n’a pas de sexe biologique déterminé. Une épreuve terrible pour l’enfant et la plupart des parents que quelques discours imprégnés de la théorie du Genre n’aident pas à affronter la terrible réalité. Que faire ? Imposer à l’enfant un sexe déterminé ? Décider pour lui, parce que l’humanité est ainsi structurée et la vie en société avec elle, qu’il sera fille ou garçon et l’opérer en conséquence ? La difficulté est immense et les parents savent que quelque soit le choix qu’ils imposeront à ce bébé, il grandira avec une blessure profonde, comme tout autre personne née malade ou victime d’une malformation.

En Allemagne entre en vigueur aujourd’hui une loi instituant un genre « neutre », qui fait suite à une déclaration de la Cour suprême reconnaissant à chaque individu le droit de vivre selon son « genre ressenti et vécu ». Le législateur entend répondre ainsi au problème de ces personnes dites « hermaphrodites » ou intersexuées, la loi n’autorisant pas pour l’instant les personnes sexuées normalement à faire usage de ce troisième genre. Nul doute que la France ira dans le même sens à plus ou moins long terme. En attendant, l’Allemagne vient de légiférer à partir d’une exception, de reconnaître l’hermaphrodisme comme un genre à part entière : le législateur considère donc la maladie – puisqu’il faut appeler les choses par leur nom – comme fondatrice de l’identité de la personne. Plus encore, si l’Allemagne entend aller jusqu’au bout de sa logique, il faudra ouvrir la possibilité de se déterminer comme neutre à tout le monde. Une personne née homme peut tout à fait se sentir un peu femme et un peu homme et revendiquer, au nom du « genre ressenti » qui fonde désormais la loi, de changer de genre administratif.

Une véritable mascarade juridique qui, au delà de sa gravité sur le plan moral, rendra la vie en communauté de plus en plus complexe. Puisque l’on a imposé au nom de la parité des quotas de femmes aux entreprises, il faudra imposer aussi des quotas de « neutres ».  Et tant pis pour les patrons qui refusent ce genre d’aberrations. Les choses pourraient être d’autant plus rocambolesques que le genre étant désormais fluctuant, un « neutre » pourra un beau jour se déclarer « femme » et bouleverser la politique de recrutement de l’entreprise. Cela aura le mérite de créer de l’emploi en psychologie et ressources humaines. Que les chantres de l’égalitarisme et du constructivisme réfléchissent également au congé « neutranité » qu’il faudra accorder en plus des congés paternité et maternité. Que les professionnels de la mode travaillent dès maintenant à la conception de collections neutres, que l’on s’empresse aussi d’installer dans les lieux publics des toilettes pour le troisième sexe et des piscines spéciales à Lourdes. Enfin, puissent les académiciens se mettre au travail au plus vite pour réformer la grammaire et créer un genre neutre.

Bienvenue dans un Occident décadent, fier de retourner à l’état embryonnaire de l’indifférenciation sexuelle."

Posté le 1 novembre 2013 à 19h02 par Louise Tudy | Catégorie(s): Homosexualité : revendication du lobby gay , Pays : Allemagne

Commentaires

Effarant !

Merci pour l'article. Je voudrais juste faire une petite observation sur votre phrase d'introduction, qui parle d'une "déviance de l'existentialisme", et qui laisse entendre que Simone de Beauvoir n'aurait peut-être pas approuvé les idées de ses continuateurs. Mais non, l'existentialisme fut dès le départ une philosophie aberrante. C'est le mot qu'emploie Pie XII dans l'encyclique Humani generis : "La fiction de cette fameuse évolution, faisant rejeter tout ce qui est absolu, constant et immuable, a ouvert la voie à une philosophie nouvelle aberrante, qui, dépassant l'idéalisme, l'immanentisme et le pragmatisme, s'est nommé existentialisme, parce que, négligeant les essences immuables des choses, elle n'a souci que de l'existence de chacun."

C'est bien Simone de Beauvoir qui a écrit "qu'on ne naît pas femme, mais qu'on le devient". Avant elle, Jean-Paul Sartre avait dit (comme tous les bacheliers, hélas, le savent) que "l'existence précède l'essence" !

[J'ai modifié en posant la question.
L.T.]

Rédigé par : Roland Chastain | 1 nov 2013 19:33:58

Question simple : quels W.C pour les hermaphrodites ?

Rédigé par : oleg | 1 nov 2013 19:36:38

Même que bientôt, une grande Sartreuse à turban prendra sa plume et écrira, se croyant novatrice : "On ne naît pas hermaphrodite, on le/la devient."

Rédigé par : Vlad' | 1 nov 2013 19:38:24

La pathologie biologique au secours d'une idéologie pathologique!
Leur leitmotiv constructiviste est de se servir pernicieusement de tout ce qui est anormal et minoritaire pour déconstruire et casser l'ordre sociétal naturel, et imposer de nouvelles "normes" à la majorité des êtres humains.

Rédigé par : Exupéry | 1 nov 2013 19:53:29

Les pauvres. Avant, ces hermaphrodites pouvaient vivre cachés et avoir au moins une vie publique plus ou moins heureuse. Désormais, leur carte d'identité "neutre" les marque au fer rouge. Ou si l'on préfère, puisqu'on est en Allemagne, avec une étoile qui les désigne à la vindicte comme étant "anormaux"...

Rédigé par : jejomau | 1 nov 2013 20:02:10

La théorie du genre tue :
http://www.youtube.com/watch?v=j_-Mibyk1Vs

Rédigé par : Steph | 1 nov 2013 21:35:04

Autant inventer des "genres" pour toute sorte de malformation physique, et il y en a un paquet...

Rédigé par : alex | 1 nov 2013 22:13:11

Gouverner par le chaos en démolissant les fondations de la société humaine pour y substituer des trivialités exorbitantes sans réels fondements afin de feindre d'ignorer tous les problèmes causés par des imposteurs vermoulus par des lubies hystériques, des bobards artifices, des manipulations ostentatoires, et ainsi accaparer l'espace médiatique/politique en empêchant de résoudre les vrais problèmes afin de continuer à tout pourrir par le chaos qui profite tant à quelques uns au détriment de tous ...

Le vice devient vertu, la norme naturelle devient la cible à abattre, en novlangue et la guerre psychologique manipulatoire, jusqu'à l'absurde où l'on prétend défendre la laicité et la démocratie en invitant à l'invasion islamiste dans tous les terroirs, et en interdisant les référendums sur l'immigration.

Le troisième sexe n'est qu'un symptôme de l'imposture totalitaire ...

Rédigé par : MagikBus | 2 nov 2013 07:51:21

Ce n'est pas à nous de ravager ces cœurs en les désignant du doigt, les grands cerveaux devraient se retenir car ils ne savent pas ce que sont ces personnes pour DIEU, créateur de tous êtres et toutes choses.

Rédigé par : amiral | 2 nov 2013 08:37:08

Toutes ces aberrations découlent de la « théorie du genre » qui s’impose, avec la violence d’un raz-de-marée, dans tout l’Occident jadis chrétien.

Mais la plupart de ceux qui en font la propagande et veulent l’imposer ignorent eux-mêmes qu’elle n’a pas le moindre fondement scientifique : elle repose tout entière sur les mensonges d’un célèbre psychologue américain, le Dr John Money, doté de charme, d’autorité, de présence télévisuelle, d’une grande capacité à convaincre et même d’autoritarisme, qui a réussi à faire croire à la réussite d’une expérience exemplaire de « réaffectation sexuelle » en fille d’un petit garçon normal mais privé de ses organes sexuels par un accident, alors qu’en réalité l’expérience s’était soldée par un échec cuisant et le malheur de l’enfant concerné, ce qu’il savait parfaitement.

Il a aussi réussi à dissimuler ses tendances PÉDOPHILES et le goût qu’il avait à contempler et photographier des enfants, parfois tout petits, qu’il contraignait à des jeux sexuels simulant le coït, affirmant qu’il avait acquis la conviction que ces jeux sexuels étaient nécessaires au développement psychologique et sexuel normal des enfants, pour avoir constaté dans une tribu aborigène d’Australie que, parce que cette tribu favorisait ces jeux, on n’y constatait aucune névrose sexuelle. Or, tous les témoins, en particulier les médecins et psychiatres vivant sur place affirment qu’il n’a passé que quinze jours dans la région, qu’il n’a jamais pu voir de telles scènes qui ne se sont jamais produites et que d’ailleurs les névroses sexuelles sont aussi fréquentes dans cette tribu que dans le reste de l’univers, et qu’il fonde ses affirmations UNIQUEMENT sur une phrase prononcée dans sa langue tribale (et peut-être répété de façon déformée) par un très jeune enfant de la tribu, phrase qu’il aurait interprétée comme parlant d’enfants s’étant livrés à des jeux sexuels très poussés devant des adultes approbateurs…

Mais le Dr Money a réussi à établir une telle influence dans les milieux concernés par la sexologie que la constatation de ses mensonges a fait l’objet de démentis indignés pendant des décennies et qu’il a fallu près de quarante ans pour qu’elle commence à peine à se faire jour… bien tard pour remédier aux dégâts provoqués par sa prétendue théorie.

Dégâts dont les prétendus "neutres" sont, évidemment, les premières victimes.

Rédigé par : Anne Lys | 2 nov 2013 20:44:11

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