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13 novembre 2014

De puissants lobbies sont en train d’imposer l'idéologie du genre comme une dictature

Extrait d'un texte issu d’une catéchèse prononcée par le père Mario Pezzi – le prêtre qui, avec Kiko et Carmen, constitue le trio dirigeant du Chemin néocatéchuménal :

"[...] En 2012, le pape Benoît XVI a prononcé, lorsqu’il a présenté ses vœux de fin d’année à la curie romaine, un discours historique dans lequel il a affirmé que nous étions aujourd’hui confrontés à un changement qui fera date, semblable à celui qui s’est produit au temps de la chute de l'empire romain et de l’invasion des peuples barbares. Les bases de la société, de la civilisation catholique sont en train de disparaître. Le pape Jean-Paul II avait lui aussi déclaré, à Fatima en 1982 : “Ce qui était autrefois considéré comme un péché, a aujourd’hui acquis droit de cité”.

Au cours de l’histoire, il y a eu de très nombreuses attaques contre la famille chrétienne. Le dernier en date de ces assauts violents est représenté par ce que l’on appelle l’idéologie du genre. De puissants lobbies sont en train d’imposer cette idéologie comme une dictature. Parmi les racines philosophiques qui sont à l’origine de ce monstre qui menace nos familles, surtout dans les écoles, il y a le marxisme. Dans la pensée de Marx, la thèse selon laquelle l’essence de l’homme consiste à pouvoir se créer lui-même est liée au dépassement des genres sexuels et à la destruction de la famille.

Le débat relatif au genre s’est ensuite transféré surtout aux États-Unis, où l’idée qu’il y a deux sexes a été complètement dépassée. De deux genres on est passé à cinq : homme, femme, homosexuel, lesbienne et transgenre. Mais en cohérence avec l’organisation antinaturaliste, puisque l’homme peut se créer lui-même, on en est arrivé à 17 genres. Il y a même, aujourd’hui, des gens qui en dénombrent 51 : qui dit mieux ?

Par ailleurs la théorie du genre révèle son origine gnostique. L'ennemi, d’après la gnose, ce n'est pas le sexe en soi, mais bien le sexe dans son aspect procréatif, parce que faire naître des enfants signifie contribuer à l’œuvre créatrice du dieu mauvais.

On a découvert que le féminisme radical est intimement lié au culte satanique. Lorsque le pape François a été interrogé à propos de ces agressions, il a déclaré : elles sont le fruit du démon qui veut détruire.

Le mythe du dépassement des genres se retrouve également dans les formulations gnostiques de la franc-maçonnerie, aux degrés d’initiation les plus élevés, avec l’adoration du démon, celui-ci étant représenté avec des caractéristiques androgynes. La théorie du genre implique une redéfinition anthropologique complète de l’essence de l’homme. La tentative faite par l’homme de prendre la place de Dieu.

Elle trouve ses origines historiques dans la planification antinataliste qui a été mise en place à partir des années Soixante, avec la propagande en faveur de la contraception et de l’avortement et la campagne de promotion de l’utilisation de la pilule RU 486. Lorsque la formule "family planning", qui signifie planification familiale, a été adoptée par la conférence des évêques des États-Unis, le Vatican est intervenu pour demander un changement de formule. Parce que celle-ci est trompeuse. Le chrétien ne planifie pas.

Que dit l’Église de cette idéologie du genre ? Le pape Benoît XVI avait déclaré, en citant Gilles Bernheim, le grand rabbin de France :

"Celui-ci conteste sa propre nature. La manipulation de la nature, qu’aujourd’hui nous déplorons pour ce qui concerne l’environnement, devient ici le choix fondamental de l’homme à l’égard de lui-même. L’être humain, désormais, existe seulement dans l’abstrait, qui ensuite, de façon autonome, choisit pour soi quelque chose comme sa nature. L’homme et la femme sont contestés dans leur exigence qui provient de la création, étant des formes complémentaires de la personne humaine. Cependant, si la dualité d’homme et de femme n’existe pas comme donné de la création, alors la famille n’existe pas non plus comme réalité établie à l’avance par la création. Mais en ce cas aussi l’enfant a perdu la place qui lui revenait jusqu’à maintenant et la dignité particulière qui lui est propre. Bernheim montre comment, de sujet juridique indépendant en soi, il devient maintenant nécessairement un objet, auquel on a droit et que, comme objet d’un droit, on peut se procurer. Là où la liberté du faire devient la liberté de se faire soi-même, on parvient nécessairement à nier le Créateur lui-même et enfin, par là, l’homme même. Dans la lutte pour la famille, l’être humain lui-même est en jeu". [...]"

Posté le 13 novembre 2014 à 09h44 par Michel Janva | Catégorie(s): Culture de mort : Idéologie du genre


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