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Nouvelles subventions pour le lobby LGBT et le Planning familial dans les Pays de la Loire ?

Voici quelques propositions qui seront examinées en commission du Conseil Régional des Pays de la Loire, lundi 4 juillet, issues du rapport 376 : Egalité, solidarité, lutte contre les discriminations. 9 projets en faveur de l’égalité des droits pour un total de 220 000 euros. 

  • Image001Ligue de l’enseignement dans les Pays de la Loire : Dans le cadre des semaines d’éducation contre le racisme (SECR), elle sollicite 30 000 euros de la Région pour développer des outils de communications, organiser des temps de formation, déployer des centres de ressources et d’éducation à la citoyenneté des Fédérations des Amicales Laïques (FAL) et des Fédérations des Œuvres laïques (FOL). En annexe, les associations partenaires : AIDES, Centre LGBT, Ligue des droits de l’Homme, l’Autre Cercle, Babel 44, MRAP, LICRA, Espace Simone de Beauvoir, Planning familial, SOS Discrimination, ELTER-EGAUX, Tissé Métisse, CONTACT Vendée. Ils demandent une subvention de 10 000 € sur une dépense subventionnable de 69 574 € TTC. 
  • Union régionale des centres d’informations des droits des femmes et des familles (URCIDFF) Union régionale Solidarité Femmes (URSF)/ Planning familial des Pays de la Loire : Attribution d’une subvention forfaitaire de 18 000 euros, pour la poursuite, en 2016, du dispositif expérimental « Violence/sexisme » - dont 6 449 euros pour le Planning. 

Propagande LGBT au sein d'un lycée catholique à Angers

Capture d’écran 2016-06-30 à 21.37.18Le lycée Saint-Martin est un lycée catholique à Angers. Enfin, c'est ce qui est indiqué sur le site. Car au lycée, ce n'est pas le catéchisme qui guide les convictions, mais le sens du vent. Ainsi, en est-il du journal réalisé par des lycéens, mais dont le directeur de la publication est François Roseray, le directeur.

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Et dans ce journal, on trouve les habituelles intox LGBT sur l'homophobie et la Gay Pride :

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Il est possible d'écrire poliment à [email protected] ou de téléphoner au 02 41 88 09 00.


Sens Commun publie son socle pour une nouvelle vision de la politique

Capture d’écran 2016-06-30 à 20.33.38C'est à lire ici.

Chaque thème est décliné en 2 parties : d'une part les convictions, d'autre part les propositions.

Sur la famille, la 1ère proposition est celle-ci :

  • Faire reconnaître constitutionnellement le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme incluant la présomption de paternité.

Sur l'enseignement, on trouve :

  • Respecter le libre choix des parents en ne remettant pas en cause l’enseignement libre, et garantir la liberté pédagogique des établissements hors-contrat pour stimuler la réforme du système éducatif dans son ensemble.
Sur le thème de la cohésion nationale :
  • Supprimer le droit du sol et restreindre drastiquement les procédures de regroupement familial.

Sur la souveraineté :

  • Mettre fin à la subordination de la souveraineté nationale à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en se réservant la possibilité de se retirer définitivement de la Convention.

Sur l'économie :

  • Réduire progressivement le taux de l’impôt sur les sociétés à 25% de telle sorte qu’il se situe au même niveau en moyenne que celui de nos voisins européens.

UE : l'Angleterre part, la Turquie arrive

Alors que les Anglais veulent sortir de l'Union européenne, cette dernière a officiellement ouvert avec la Turquie, jeudi à Bruxelles, un nouveau chapitre dans leurs négociations d'adhésion. Il concerne les questions budgétaires, l'une des contreparties au pacte migratoire signé en mars entre Ankara et les Européens.

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Bert Koenders a rappelé qu'elle résulte de l'engagement pris par l'UE [sic] "à redynamiser le processus d'adhésion" de la Turquie.

Le chapitre 33, discuté jeudi, concerne les questions budgétaires et financières. Il porte à 16 sur 35 le nombre de chapitres ouverts dans ces négociations entamées en 2005. 


L'Europe Fédérale va s’écrouler, comme la République fédérative socialiste de Yougoslavie

Nenad Krstic, philologue serbe qui donnera une conférence à Angers demain, déclare à Nouvelles de France :

"Les patriotes serbes ont vécu le Brexit comme une victoire de tous les patriotes en Europe. L’Union européenne est une création des Etats-Unis qui a pour but d’anéantir les nations en Europe. Et pas seulement les nations : avec leur nouvelle religion (qui est une antireligion -le profit et le néolibéralisme) le but est d’anéantir le christianisme !

On savait bien que cette Europe Fédérale allait s’écrouler un jour ou l’autre, d’ailleurs comme la Yougoslavie fédérale (la République fédérative socialiste de Yougoslavie). Le hasard (ou le Bon Dieu) a voulu que l’effondrement de UE commence exactement 25 ans après l’effondrement de la Yougoslavie fédérale. En effet, le 25 juin 1991, les Républiques de Croatie et de Slovénie proclamaient leur indépendance…"


Vus par les britanniques, 20 motifs en faveur du BREXIT

Une lectrice du Salon beige nous a traduit cet article paru dans le Daily telegraph du 22 juin 2016, sur les avantages du BREXIT pour les britanniques, arguments dont les Français pourraient largement s’inspirer pour au moins 18 d’entre eux ! je dois dire que j'y ai appris des choses...

1) nous pourrions récupérer notre argent 

Certains de vos impôts vont à l’Union Européenne. Une partie - mais pas tout - de cet argent revient à la Grande-Bretagne dans les subventions aux agriculteurs, des subventions aux universités et ainsi de suite. Combien? En 2015, notre contribution brute était presque £ 18 milliards, mais une "ristourne" budgétaire gagnée par Margaret Thatcher en 1984 l’a réduite à £ 13 milliards, environ £200 par personne en Grande-Bretagne. Le ministère des Finances a dit qu’environ £ 6 milliards nous reviennent en subventions et en prêts, ce qui signifie que nos paiements nets en faveur de l’UE sont un peu plus de £100 par habitant. En termes de trésorerie, la Grande-Bretagne est le deuxième plus gros contributeur au budget de l’UE après l’Allemagne.

2) nous pourrions décider qui vient dans notre pays

Les membres de l’UE doivent permettre à tous les citoyens de l’UE d’entrer dans leur pays et d’y travailler sans restriction. Le « droit de libre circulation » a permis à des centaines de milliers d’européens de vivre et travailler en Grande-Bretagne. Dans les 12 mois précédant septembre 2015, environ 257 000 ressortissants de l’UE sont arrivés au Royaume-Uni. Le Bureau National des statistiques estime qu’il y a plus de 2 millions de ressortissants de pays tiers travaillant au Royaume-Uni.

3) nous pourrions faire nos propres lois à nouveau

Certaines lois britanniques sont votées et mises en œuvre à cause de décisions prises au niveau européen. Business For Britain, un groupe favorable à la sortie de l’U.E, estime que 65 % des nouvelles lois britanniques sont faites depuis Bruxelles. La bibliothèque de la Chambre des communes, explique que de 1993 à 2014, un total de 231 actes du Parlement ont été adoptés en raison de l’adhésion à l’UE, 24 pour cent du total. En 2010, le gouvernement britannique a estimé qu’environ 50 % de la législation du Royaume-Uni avec « impact économique significatif » provenait de la législation européenne.

4) nos tribunaux auraient le dernier mot sur ces lois

Lorsque la Grande-Bretagne a rejoint la CEE en 1972, le Parlement a accepté que le droit européen puisse avoir la primauté sur la législation du Royaume-Uni. Ce droit européen est in fine supervisé par la Cour de Justice européenne à Luxembourg.  Le pouvoir de cette Cour n’a cessé de croître, et le traité de Lisbonne lui a donné pouvoir dans 135 domaines politiques de justice pénale ; La Grande-Bretagne a rejeté toutes ces mesures sauf  35, mais souscrit à la disposition de « mandat d’arrêt européen », qui confère à la Cour de justice européenne le droit d’exiger pour tous les ressortissants de l’UE (y compris les Anglais) d’être extradés pour un procès ailleurs dans l’UE.

5) nous n’aurions pas à accepter des décisions qui nous sont imposées par d’autres pays

Beaucoup de décisions de l’UE sont prises en vertu des règles de la « majorité qualifiée », où la pondération des votes des pays dépend de leur taille. Cela signifie que les pays peuvent être mis en minorité, contraints d’accepter des décisions avec lesquelles ils sont en désaccord. La Grande-Bretagne est plus souvent que n’importe quel autre pays mise en minorité. Entre 2009 et 2015, la Grande-Bretagne était du côté des perdants pour 12 pour cent des décisions de la majorité qualifiée. En revanche, la France était du côté des perdants dans moins de 1 % des votes. Les zones où la Grande-Bretagne était le plus souvent mise en minorité incluent le budget de l’UE, la politique étrangère et la politique de sécurité de l’U.E.

6) nous n’aurions pas à écouter beaucoup de présidents européens

L’Union européenne n’est pas un pays mais n’en n’a pas moins de cinq Présidents. Donald Tusk est président du Conseil européen, le groupe composé des chefs d’Etat et de gouvernement. Jean Claude Juncker est le Président de la Commission européenne. Martin Schulz est le Président du Parlement européen. Mario Draghi est président de la Banque centrale européenne. Jeroen Dijsselbloem est président de l’Eurogroupe des pays utilisant la monnaie unique. Ils ont écrit un rapport l’an dernier réclamant une encore plus grande intégration des pays européens, une nouvelle étape sur la route d’un super-État.

7) nous n’aurions pas à écouter, ou à financer, la Commission européenne

La Commission européenne, c’est plus que la fonction publique de l’Union européenne. Elle a également le droit de proposer de nouvelles lois et réglementations. Elle emploie environ 23 000 fonctionnaires. En 2011, un groupe d’experts a estimé que plus de 10 000 membres  de la Commission Européenne  ont été payés plus de £ 70 000 .

8) nous pourrions avoir de bon aspirateurs

En vertu d’une règle de l’UE qui est entrée en vigueur en 2014, les aspirateurs avec les moteurs les plus puissants (1 600 watts et plus) sont interdits . La Commission européenne dit que l’interdiction va économiser de l’énergie et encourager les dispositifs plus efficaces. « WHICH? », un groupe de consommateurs britanniques dit que cela interdit  certaines des meilleures machines actuellement sur le marché. Sir James Dyson, l’industriel britannique, explique que les critères d’efficacité ont été biaisés pour favoriser des aspirateurs allemands plutôt que les siens.

9) nous n’aurions pas à nous soucier de la Turquie

L’UE veut devenir encore plus grande. Il y a cinq candidats officiels : Turquie, Macédoine, Monténégro, Serbie et Albanie. Pour entrer, chacun doit adopter toutes les règles de l’UE et les normes politiques, puis «l’adhésion » doit être approuvée par les dirigeants et les parlements de chaque membre de l’UE. La Commission dit qu'il n’y a aucune perspective de nouveaux membres avant 2020 ; de nombreux politiciens européens pensent que la Turquie ne qualifiera jamais, même si les deux parties se disent déterminées à son entrée.

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Ne plus jamais croire à la terreur et à l’intimidation des euro-dictateurs

Après avoir évoqué l'apocalypse qui se fait attendre, il n'est pas inutile de mettre le Brexit en perspective et de revenir quelques années en arrière en Suède :

"Rappelons-nous : il y a encore quelques jours, tous les européistes auto-proclamés « experts » – de George Soros à Jacques Attali en passant par Christine Lagarde et Emmanuel Macron…- terrorisaient les populations, au Royaume-Uni comme en France et dans le reste du monde occidental, en promettant rien moins que l’Apocalypse en cas de vote du Brexit. On allait voir ce que l’on allait voir : les cours de bourse mondiaux allaient s’effondrer dans une crise supérieure à celle de 1929, la livre sterling allait être anéantie, etc (...)

Ainsi donc, même s’agissant du cours de la livre sterling, on est bien loin de l’Apocalypse annoncée ! Mieux encore, cette légère dépréciation de la livre sterling (...) devrait avoir des effets positifs sur l’économie britannique, en freinant les importations et en dopant les exportations

Ce qui se déroule sous nos yeux est un scénario très comparable, décidément, à ce qui s’était passé en Suède au lendemain du référendum du 14 septembre 2003 sur l’adoption de l’euro. Rappelons-nous : (...) tous les « experts » européistes autoproclamés avaient assuré au peuple suédois que si jamais il commettait la folie « populiste » de refuser l’adoption de l’euro, la sort de la Suède serait scellé : la couronne suédoise s’effondrerait, la bourse de Stockholm s’écroulerait et toutes les entreprises quitteraient le pays, révulsées par tant d’horreurs. Les Suédois avaient néanmoins voté à 57% contre l’adoption de l’euro. Or, les jours, les mois et les années qui avaient suivi avaient apporté le plus cinglant démenti à toutes ces histoires (...)

Ce qui se passe sous nos yeux prouve – une nouvelle fois – que les « experts » européistes autoproclamés qui monopolisent les grands médias sont en réalité des désinformateurs au service de l’oligarchie euro-atlantiste. Tant que les Français accorderont encore le moindre crédit à des Attali, Macron, Juppé, BHL, Lagarde, Minc, Delors, Greenspan, Sarkozy, Bayrou, sans cesse promus par les propriétaires de nos grands médias, la France continuera à sombrer dans le désastre.

Libérer la France, c’est d’abord raisonner par soi-même, comparer TOUJOURS les prédictions aux résultats, et ne plus JAMAIS croire à la terreur et à l’intimidation des euro-dictateurs. C’est ce qu’a fait le grand peuple britannique. C’est cette révolution mentale que le grand peuple français doit faire à son tour."


L'Union européenne se comporte comme une secte

Extrait de l'analyse de Laurent Dauré (UPR) :

"L’Union européenne se comporte comme l’Église de Scientologie. Si un membre veut quitter l’organisation pour retrouver sa liberté, on le harcèle, on l’intimide, on le dénigre, on cherche à nuire à sa réputation, bref, on s’efforce de lui pourrir la vie ; pour le punir mais aussi – et surtout – pour tétaniser ceux qui seraient tentés de faire la même chose.

Mais les petites frappes de l’européisme ne se rendent pas compte que de telles pratiques dégradent encore plus l’image de la secte (...)

La brutalité et le mépris avec lesquels les européistes réagissent au Brexit (ceux qui ont voté « Leave » seraient majoritairement des nationalistes-racistes-xénophobes-ignorants) montrent le véritable visage de la construction européenne. Les peuples et la démocratie sont perçus comme des menaces « populistes » à neutraliser. Pour les gourous de « l’union sans cesse plus étroite » (et de l’austérité sans cesse plus large), être contre l’UE équivaut à s’exclure de l’humanité décente (...)

Les euro-fanatiques n’ont pas de solution, la situation leur échappe et le durcissement du ton est à interpréter comme de l’impuissance. La partie n’est pas encore gagnée mais une dynamique très favorable vient de s’enclencher avec le Brexit. Le chemin vers la souveraineté populaire, l’indépendance nationale, la démocratie, le progrès social et la paix n’est plus aussi inaccessible qu’avant le 23 juin…"

Quatermer


Une maison de retraite condamnée pour avoir refusé de donner la mort

Le Salon beige avait évoqué cette affaire judiciaire hallucinante en mai dernier. La justice belge a tranché en faveur de la culture de mort. On peut être condamné aujourd'hui pour avoir, en conscience, refuser de donner la mort :

"La direction de la maison de repos comparaissait parce qu'elle avait empêché l'euthanasie de Mariette Buntjens, âgée de 74 ans et originaire de Laakdal (Anvers). La maison catholique avait refusé l'accès à un médecin généraliste venu pour mettre fin aux jours de Mme Buntjens, avec son accord. La femme âgée, qui souffrait d'un cancer du poumon avancé, avait été ramenée chez elle en ambulance. Finalement, elle avait pu être euthanasiée chez elle.

Les juges ont suivi la demande des trois enfants de la femme. Ils reçoivent un dédommagement de 3.000 euros pour leur mère décédée et 1.000 euros par enfant.

La maison de repos n'avait pas le droit, selon le tribunal, de s'interposer dans l'accord conclu entre la patiente et le médecin. La direction n'a pas pu démontrer que Mme Buntjens n'avait pas respecté les conditions légales et elle ne pouvait pas la transférer dans une autre institution."


Rejet des amendements protégeant la liberté scolaire

Les débats parlementaires sur la liberté scolaire sont en ligne. Extraits :

M. Jean-Frédéric Poisson. [...] Dans une large mesure, en effet, ces dispositifs d’enseignement sont en quelque sorte une preuve vivante de ce que, malheureusement, l’éducation nationale n’est souvent plus en mesure de réussir. Ils relèvent de choix personnel des familles – c’est leur droit – et concernent des enfants atteints de pathologies ou de handicaps rendant leur insertion dans les établissements scolaires affreusement difficile, voire impossible. Ils concernent également des personnes faisant d’autres choix pédagogiques ou des établissements d’enseignement hors contrat qui assurent, lorsque l’éducation nationale ne sait plus le faire, des missions d’intégration pour des familles en situation de fragilité sociale ou culturelle et dont plus personne ne s’occupe.

Au fond, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur général, mesdames et messieurs les députés de la majorité, si ces articles sont adoptés, en venant rogner la liberté de ces établissements ou soumettre les familles qui scolarisaient ainsi leurs enfants à des systèmes de contrôle beaucoup plus sévères et plus raides, vous affaiblirez d’une manière qu’elles ne méritent pas et dont elles n’ont pas besoin des pédagogies certes décalées par rapport au système central de l’éducation nationale, mais qui ont fait la preuve de leur efficacité. [...]

M. Jacques Bompard. Nous en arrivons au code de l’éducation et il n’est jamais superflu de rappeler que cette dernière est le premier droit et le premier devoir des parents vis-à-vis de leurs enfants. Rappelons que les enfants ne sont pas la propriété de la République, de l’État ou d’un ministère. C’est, au contraire, glisser vers le terrorisme intellectuel que de verser dans ces excès. Espérons que la France échappe pour quelques années encore à la Stasi de la bien-pensance. Comme vous le savez sans doute, la plupart des révolutionnaires dogmatiques dont vous voulez vous faire l’écho furent eux-mêmes éduqués chez eux, loin des enseignements d’État.

Évidemment, le glissement est ici déjà présent, car il s’agit de passer des connaissances aux compétences, c’est-à-dire d’un jugement objectif à un jugement subjectif. Notons d’ailleurs que les compétences acquises grâce à un cadre différent ne seront, quant à elles, pas évaluées.

On aimerait que l’État ait plus à cœur d’accueillir concrètement, et non pas seulement dans la loi, tous les élèves désireux d’aller à l’école, plutôt que de s’introduire dans des pénates qu’il est si avide de contrôler. [...]

M. Gilles Lurton. Je m’interroge également sur les risques présentés par cet article 14 bis. En effet, s’il est maintenu en l’état, il risque d’entraver la liberté d’enseigner au sein même de la famille. Il s’agit souvent d’un choix des parents de mieux s’adapter aux besoins individuels de chaque enfant, de respecter ses rythmes de vie et d’apprentissage ainsi que ses centres d’intérêt. Ce choix est souvent fait en raison d’une situation de leur enfant incompatible avec une instruction classique en milieu scolaire normal. Nous devons accepter et respecter ce choix. Il nous faut admettre que l’enseignement n’est pas uniforme et qu’il est progressif par nature. Or, avec cet article 14 bis, je crains que vous ne preniez le risque d’uniformiser l’enseignement, voire de l’immobiliser. J’ai rencontré dans ma circonscription des parents qui ont fait le choix d’assurer la scolarisation de leurs enfants à domicile. Ils m’ont expliqué les raisons de ce choix, souvent fondé sur le constat d’une régression de leur enfant dans un milieu scolaire normal. Ils ne mettent nullement ce milieu scolaire en cause mais constatent simplement les difficultés de leur enfant à s’adapter à cet enseignement de groupe. [...]

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Les tueurs de l’aéroport d’Istamboul « n’étaient pas des musulmans »

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a décrété un jour de deuil national, vient d’affirmer que ceux qui ont commis les attentats suicide à l’aéroport Ataturk d’Istamboul, « n’étaient pas des musulmans »… 

Le nombre des morts s’élève à 42 dont 13 étrangers. Les blessés sont 239 dont 41 dans un état critique.


Quand le communautarisme détermine le mode d'action de l'Armée de Terre

Suite à son premier post sur le sujet, que nous avions relayé ici, Jean-Dominique Merchet commente le rapport parlementaire publié le lendemain "sur la présence et l’emploi des forces armées sur le territoire national". Au delà de l'absurdité de la mission Sentinelle dénoncée ici et ici, ce rapport montre surtout la place grandissante du communautarisme en France. Alors que certains veulent interdire à l'Eglise catholique d'intervenir dans le domaine politique, les autorités religieuses juives et le CRIF discutent "tactique militaire" et "sécurité intérieure" avec le gouvernement et imposent leur point de vue :

"Une large part  des représentants de la communauté israélite exprime de fortes réticences à voir leurs établissements cultuels ou culturels protégés d’une autre façon que par des gardes statiques (...) En effet, selon le général Bruno Le Ray (Gouverneur militaire de Paris, nldr), « le préfet de police de Paris estime qu’une évolution profonde du mode de garde des sites juifs est politiquement aujourd’hui inacceptable ». D’après les chefs de groupements Sentinelle rencontrés par les rapporteurs, « la résistance tient surtout de certains gestionnaires de sites confessionnels ». Elle tient aussi parfois à des facteurs symboliques, et « le symbolique contredit parfois le tactique : qui accepterait de retirer la garde de l’Hypercacher ? »

Ainsi, le gouverneur militaire de Paris observe que « l’évolution d’un mode de protection (statique) à un autre (dynamique) se passe bien en province, mais moins à Paris, du fait notamment de réticences vives de la communauté israélite ». Certes, d’après lui, le Grand Rabbin de France (Haïm Korsia, ancien aumonier général des armées, ndlr) « est très conscient de l’intérêt d’une telle évolution, ainsi que du risque de stigmatisation de la communauté juive et de décrochage de l’adhésion de la population à la mission » ; mais « à Paris, celui qui décide, ce n’est pas le Grand Rabbin : c’est le président du Consistoire et le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) », lesquels « refusent l’abandon de la réquisition statique et font prévaloir leur point de vue auprès du préfet, qui le traduit dans ses réquisitions » (...)

M. Roger Cukierman, président du CRIF, a fermement rappelé que « tous les représentants de la communauté juive sont d’accord pour dire leur attachement à un mode d’action statique », au motif que celui-ci « a un impact psychologique irremplaçable » et rassure la communauté israélite. Il a d’ailleurs fait valoir que « jusqu’à présent, les autorités publiques ont accepté ce fait ». Pour lui, il est difficile de voir les gardes dynamiques non comme une mesure d’économie, mais comme une valeur ajoutée dans la protection des sites sensibles et de leur environnement, et ce :

‒ non seulement sur le plan du sentiment de sécurité des israélites : « même le CRIF aurait dû mal à convaincre les mères de famille que des policiers ou des militaires à 500 ou 800 mètres les protègent mieux que des policiers ou des militaires devant la porte de l’école... » ;

‒ mais aussi dans l’absolu, les représentants du CRIF émettant des doutes sur l’idée, souvent avancée, selon laquelle les gardes dynamiques seraient plus efficaces que les gardes statiques (...)

Pour le CRIF, il y aurait d’ailleurs comme un « effet de cliquet » dans la protection des sites : dès lors que des gardes statiques ont été mises en place, elles doivent être conservées autant que possible, tant que dure la menace. Et s’il est vrai que les gardes statiques ont révélé l’emplacement de certains lieux, par un effet pervers, « justement, renoncer à la garde statique de ces lieux désormais connus revient à les exposer particulièrement ».

Pourrait-on, à tout le moins, limiter la présence statique des militaires aux heures d’entrée et de sortie des lieux protégés ? Les représentants du CRIF ont déclaré en avoir « discuté avec le préfet de police et le gouverneur militaire de Paris », et ont estimé qu’« il ne faut pas sous-estimer le danger » : à leurs yeux, « certains peuvent certes se demander si ce n’est pas beaucoup investir pour 1 % de la population seulement ; mais c’est oublier que précisément, 1 % de la population cristallise 40 à 50 % des attaques racistes »."


Thème de campagne pour 2017 : Union européenne ou indentité nationale ?

Analyse de Bruno Larebière pour Atlantico :

" La campagne présidentielle de Marine Le Pen se jouera sur la tonalité qu’elle lui donnera : sur le thème central qu’elle choisira, sur sa capacité à l’imposer comme thème principal de la campagne présidentielle et sur sa recevabilité par les Français.

Au lendemain du Brexit, dans une conférence de presse tenue au siège du Front national, Marine Le Pen a affirmé que « l’Europe sera au cœur de la prochaine campagne présidentielle ». Vingt-quatre heures plus tard, Nicolas Sarkozy était au conseil national du CNIP, le Centre national des indépendants et paysans, où il a déclaré que la présidentielle se jouerait… sur l’identité. Son propos fut accompagné de formules comme il en a le secret, du type : « La France est le produit de la royauté et de l’Église », ou : « Tous, nous devons apprendre nos ancêtres les Gaulois. » Une campagne présidentielle, c’est un thème central, jamais deux. Alors, l’identité nationale ou l’Union européenne ?

Je pense, pour ma part, que choisir comme thème l’Union européenne est une erreur politique majeure. Marine Le Pen le justifie de deux façons : d’une part par le fait que « la politique n’est qu’opérette tant que la souveraineté n’existe pas réellement », ce qui exact ; d’autre part par le fait que « l’Union européenne […] est la pierre angulaire de toutes les crises que nous connaissons », dans une sorte de reductio ad bruxellum qui est devenue la grille d’analyse du FN. L’UE, c’est le Grand Satan, et sortir de l’UE serait le remède à tous les problèmes.

Or, cette affirmation, qui renvoie aux divergences d’appréciation sur la loi El Khomri, ne me semble pas du tout en phase avec les aspirations des Français. Deux sondages viennent l’établir : l’un, réalisé par TNS Sofres pour RTL, indique que seuls 33 % des Français sont favorables à un « Frexit » (45 % y étant opposés et les autres étant indécis) ; l’autre, réalisé par BVA pour Orange et la presse régionale, indique que les motivations de l’intention de vote pour Marine Le Pen sont l’immigration (à 92 % !), la crise des migrants (à 90 %) et le terrorisme (à 83 %).

Dans ce contexte, décider d’axer sa campagne présidentielle sur l’Union européenne me semble suicidaire. Marion Maréchal-Le Pen me paraît bien plus en phase avec l’électorat réel et potentiel du FN lorsqu’elle se définit comme « de droite, souverainiste, identitaire, attachée à l’identité de mon pays » (...) Ce ne sont pas les « différences de lignes et de stratégies politiques » qui peuvent être préjudiciables à Marine Le Pen, c’est Marine Le Pen, si elle persiste à vouloir placer l’Union européenne au cœur de sa campagne.."


François Hollande est entré en campagne pour sa réélection

Avec 12% d'opinions favorables seulement, il ne peut que progresser et est déjà en tête des intentions de vote pour la primaire de la gauche. Voici ses premières déclarations de campagne :

"Il y a bien une reprise en France et un début d'inversion de la courbe du chômage. C'est un fait indiscutable. Notre croissance sera supérieure à 1,6% cette année, ce qui nous permettra de créer au moins 200.000 emplois"

"J'avais dit au printemps dernier qu'une baisse supplémentaire d'impôt sur les ménages était possible, si nous disposions des marges de manoeuvre liées à l'amélioration de la croissance (...) Ce geste fiscal, qui ne pourrait être supérieur à 2 milliards d'euros, viendrait s'ajouter aux allégements accordés depuis 2014 (...) Ma préférence irait vers une mesure ciblée pour les classes moyennes.

François Hollande est un fin manœuvrier et c'est pourquoi certains croient encore en lui et le soutiennent (ici, ici, ici et ici). Marianne met en garde ceux qui voudraient l'enterrer trop vite :

"Il est évidemment le candidat socialiste le mieux (ou le moins mal) placé pour battre le candidat des LR, que ce soit Juppé ou Sarkozy, et on sait que, depuis quelques années ( depuis 2006 inclus : c'est uniquement pour cette raison que les militants socialistes avaient choisi Ségolène Royal), ce critère est le critère déterminant dans toutes les primaires ; on peut déplorer ce rôle capital que jouent désormais les sondages dans les primaires et le choix des candidats, mais c'est un état de fait qu'on ne peut ignorer (...) N'oublions jamais qu'une présidentielle se joue toujours dans les trois derniers mois , et que nous en sommes encore bien loin."

Marine Le Pen et le FN ne devraient donc pas tout miser sur un second tour face à Alain Juppé. L'hypothèse d'un affrontement entre Marine Le Pen et François Hollande n'est pas à exclure. C'est pourquoi, Marine Le Pen devrait d'abord rassembler les électeurs de droite...dès maintenant.


Loi Taubira : pour François Fillon pas d'abrogation mais une réécriture

Le candidat à la primaire LR déclare à La Croix :

Unknown-2"J’ai toujours eu l’honnêteté de dire qu’une simple abrogation, c’est-à-dire un pur et simple retour en arrière, n’était pas possible. Mais j’ai aussi toujours dit que, sans remettre en cause le principe du mariage des couples de même sexe, les règles concernant la filiation devraient être réexaminées, car il y va de l’intérêt de l’enfant et cela prévaut pour moi sur toute autre considération.

Dans cette perspective, je pense qu’il est souhaitable qu’un enfant ait, autant que possible, un père et une mère. Je sais que le monde d’aujourd’hui amène à une grande diversité de situations. Je sais aussi que des couples homosexuels accueillent des enfants avec amour. Mais il ne me paraît pas légitime que la loi permette de considérer qu’un enfant est fils ou fille, de manière exclusive, de deux parents du même sexe. Sa filiation au sens biologique du terme à l’égard d’un père et d’une mère ne doit donc plus pouvoir être effacée par une adoption plénière.

C’est la raison pour laquelle je propose, évidemment sans caractère rétroactif, une réécriture de la loi Taubira sur ce point, en concertation avec toutes les associations concernées. En revanche, les parents de même sexe pourront toujours recourir aux adoptions simples qui, selon l’appréciation du juge, peuvent correspondre à l’intérêt de l’enfant."


Au FN, critiquer la ligne du parti est impardonnable

ImagesL'Opinion consacre un article à Jean-Lin Lacapelle, chargé de faire le ménage dans les fédérations du FN. Il a déjà changé de nombreux secrétaires départementaux. Ses critères de changement sont :

  1. Ceux qui ont démissionné.
  2. Ceux qui « n’avaient pas le niveau ».
  3. Ceux qui étaient là depuis trop longtemps

Et puis il y en a un autre, dont s'est rendue coupable Barbara Mazières, ex-secrétaire départementale dans le Maine-et-Loire, virée pour « Double indiscipline » :

"elle avait critiqué Florian Philippot sur le site Internet du Salon beige (blog des catholiques d’extrême droite [sic]), et retweeté un appel à défiler le 1er mai avec Jean-Marie Le Pen. Impardonnable."

Un piège dans lequel Marion Maréchal Le Pen ne souhaite pas tomber, ainsi que le déclare Bruno Larebière à Atlantico :

"[...] Puisque vous me demandez son état d’esprit, je dirais qu’elle est résignée. Résignée à ce que la ligne du parti, telle qu’elle est fixée aujourd’hui, s’impose jusqu’à la présidentielle, quand bien même considère-t-elle que c’est une erreur, tant sur le plan économique que sur le plan politique.

Tout ceux qui parient sur un « conflit ouvert » entre la présidente du Front national et l’élue du Vaucluse avant la présidentielle de 2017 s’illusionnent. A moins d’un an du scrutin, Marion Maréchal-Le Pen ne fera rien qui pourrait nuire à la candidature de Marine Le Pen ou même qui pourrait être perçu comme étant susceptible de lui nuire. Elle est et elle sera un « bon petit soldat ». Elle lui a seulement fait comprendre qu’elle n’entendait pas avoir un rôle de premier plan dans la campagne présidentielle, ce qui lui évitera d’avoir à défendre des positions qui ne sont pas les siennes.

Pendant l’année qui vient, elle déroulera donc tout le pan du discours frontiste avec lequel elle est en phase, tout en continuant à faire entendre sa petite musique personnelle sur les points qui lui tiennent à coeur mais en évitant de se trouver trop en porte-à-faux par rapport au discours officiel. Car elle sait très bien qu’à l’heure du bilan, après la présidentielle, si la présidente du Front national n’en sort pas vainqueur, il lui serait reproché d’avoir porté tort à la candidate. C’est un numéro d’équilibriste mais depuis maintenant quatre ans, elle y est rodée. [...]"

Addendum : En commentaire, Barbara Mazières estime que l'accusation la concernant est constituée de 2 mensonges.


L' Union européenne ne respecte pas ses propres règles

Yves Daoudal donne l'exemple de l'accord UE-Ukraine :

" Le gouvernement des Pays-Bas est aux prises avec le problème posé par le dernier référendum en date : celui sur l’accord UE-Ukraine. Alors que l’élite néerlandaise est fanatiquement européiste, le peuple néerlandais, contre toute attente, s’est servi de ce référendum a priori technique pour montrer son euroscepticisme. C’était le 6 avril, et la question n’est toujours pas réglée.

Le gouvernement et l’UE se trouvent devant un problème insoluble. Car l’accord (en réalité un coup politique contre Poutine) qui était passé partout (y compris évidemment au Parlement néerlandais) comme une lettre à la poste, est entré en application avant même que tout le monde l’ait ratifié… Le Premier ministre Mark Rutte a déclaré hier : « Ou bien nous modifions le texte, ou bien nous trouvons une solution qui n’implique pas de modifier le texte. »

En attendant, les Pays-Bas ne peuvent pas ratifier l’accord. Lequel est depuis longtemps mis en application, de façon parfaitement illégale, comme c’est de plus en plus souvent le cas dans cette UE où le droit ne sert plus qu’à légitimer les attaques contre les méchants eurosceptiques…"


Le patron de Danone évoque ce que lui a apporté son frère, interné en hôpital psychiatrique

Emmanuel Faber, DG de Danone, a prononcé le discours de remise de diplôme de l'école de commerce HEC. Dans ce discours émouvant, il a évoqué son frère, atteint de schizophrénie.

« L'après-midi, il avait besoin de dormir à cause de sa maladie et il allait près d'un torrent. Il avait un vieux téléphone portable, il le mettait près de la fontaine et il m'appelait et me laissait un message téléphonique. Tous les jours. Avec juste le chant de la fontaine. Moi, j'étais avec le gouvernement chinois, de l'autre côté de la planète, dans un bureau à Shanghai ou à Paris, à Barcelone ou au Mexique… Et j'avais toujours cette petite voix une fois par jour qui me rappelait d'où je venais. »

« Ma vie a basculé (...) J'ai découvert l'amitié de SDF, de temps en temps, je vais dormir avec eux. (...) Je suis allé séjourner dans les bidonvilles à Delhi, à Bombay, à Nairobi, à Jakarta. Je suis passé au bidonville d'Aubervilliers, vous savez c'est pas très loin de chez nous à Paris. Je suis allé à la jungle de Calais. »

Emmanuel Faber avait déjà passé une semaine à travailler dans un centre tenu par les sœurs de Mère Teresa, en Inde. Et si son salaire avoisine les 2,5 millions d'euros par an, il roule en Clio, ne porte ni montre de luxe, ni cravate chic, et passe ses vacances dans ses Hautes-Alpes natales.


"Rien dans la Constitution n'oblige les mouvements politiques à être de gauche ou pro-homosexualité"

Civitas s'est transformé depuis le 23 avril en parti politique avec la capacité de recevoir des dons déductibles des impôts. Cela fait bondir certains grands démocrates (PS, PRG, LR) qui souhaiteraient sans doute, comme en URSS, qu'il n'y ait qu'un parti unique de type UMPS.

Bernard Cazeneuve a été contraint de leur rappeler la loi :

"L'article 4 de la Constitution garantit la libre constitution des partis politiques (...) en [la] matière, il n'y a pas de procédure d'agrément [mais] une procédure déclarative"

Sans-titre


Interdire le voile islamique à cause du projet dont il est le vecteur

La Petite Feuille Verte de l'association Clarifier est une fois de plus consacrée au voile islamique. Extrait :

Unknown"[...] Ce n’est pas en tant que vêtement – sauf dans ses formes aliénantes ou disgracieuses – que le voile islamique pose problème mais à cause du projet dont il est le vecteur, aussi bien dans les pays de tradition musulmane en cours de réislamisation que dans les pays où l’islam s’établit à travers l’émigration.

Selon Hanifa Chérifi, membre du Haut-Conseil à l’Intégration, les atermoiements de l’Etat français ont entraîné un processus dangereux pour l’unité nationale.

Si l’on s’était donné le temps de la réflexion, on se serait rendu compte que le port du voile est un obstacle au processus d’intégration scolaire, sociale et, surtout, d’intégration dans le monde du travail » (Le Monde, 16-17 décembre 2001).

Il reste aux Etats européens à ouvrir les yeux sur cette réalité et à prendre les mesures qui s’imposent. Saisie d’une affaire concernant l’employée musulmane d’une entreprise belge qui refusait de retirer son foulard islamique sur le lieu de son travail, l’avocate générale de la Cour de Justice de l’Union européenne a estimé, dans ses conclusions, que cette interdiction « peut être licite » car « elle ne constitue pas une discrimination directe fondée sur la religion, dès lors que cette interdiction s’appuie sur un règlement général de l’entreprise interdisant les signes politiques, philosophiques et religieux visibles sur le lieu de travail » (Le Figaro, 1erjuin 2016)."


L'Eglise doit demander pardon aux homosexuels... pour leur avoir caché la vérité

Alors que le cardinal Marx, et à sa suite, le pape François lui-même ont publiquement demandé que l’Eglise catholique demande pardon pour la manière dont elle a traité les personnes homosexuelles, un jeune homme au lourd passé LGBT vient d’exprimer de manière poignante ce dont il accuse réellement l’Eglise sur ce chapitre. Joseph Sciambra (que nous avons déjà évoqué ici et a eu affaire tout au long de sa jeunesse à des hommes d’Eglise qui lui ont dit de ne pas renoncer à son style de vie homosexuel. Il lui a fallu attendre des années avant qu’on lui dise la vérité. Réinformation.tv rapporte une tribune publiée par LifeSiteNews :

Joseph_Sciambra_645_363_55"Joseph Sciambra, la quarantaine, a grandi dans la confusion adolescente du gamin qui s’est laissé happer par l’obsession pornographique après avoir mis la main sur des numéros de Playboy de son grand frère. Recherchant sans cesse de nouvelles expériences, il s’est essayé au « porno gay », pour en adopter rapidement le style de vie, avant de sombrer dans des pratiques de plus en plus extrêmes. Ses recherches d’un plaisir qui laissait un goût de vide l’ont finalement conduit à un pacte démoniaque : la « star » du porno gay sado-masochiste est allé au bout de sa logique – après avoir couché avec un millier d’hommes… Se retrouvant à l’hôpital entre la vie et la mort à la suite d’un acte d’une violence horrible, il se souvient de s’être senti happé par une immense bouche dégoulinant de salive qui pour lui représentait clairement l’enfer. Mais sa mère, catholique, priait auprès de lui. Sciambra demande pardon à Dieu, Le suppliant de lui accorder la délivrance. C’est à ce moment-là qu’il a senti qu’il réintégrait son corps – et qu’il a entamé son chemin de conversion à la religion de son enfance, obtenant miséricorde à travers la confession et paix grâce à un exorcisme.

Aujourd’hui, il se sent toujours très proche de tous ces jeunes hommes « gays » qui se laissent séduire par un style de vie qu’ils imaginent plein de satisfactions mais qui les laisse le plus souvent dans le désarroi après avoir été la cible des attentions des plus âgés ravis de trouver de la chair fraîche. Mais sa préoccupation est de les amener au vrai Bien.

C’est un soutien qu’il n’a pas reçu de la part des prêtres catholiques qu’il a côtoyés pendant son adolescence et sa jeunesse. Comme il l’explique dans sa tribune, il a rencontré des hommes qui lui présentaient Jésus comme un ami, et non comme le Rédempteur – son Rédempteur. « J’étais terrifié et j’avais besoin d’aide », raconte-t-il : il savait que les choses allaient de travers. Mais en face, rien : ou plutôt un « relativisme pandémique ».

« J’étais sur le point d’accepter mon homosexualité lorsqu’un prêtre catholique m’a dit que je ne devais pas m’inquiéter parce que chaque homosexuel est né ainsi, gay ; il m’a envoyé sur mon chemin en me faisant des recommandations socialement responsables sur les dangers du sexe à découvert » – c’était au moment où éclatait l’épidémie du sida.

Installé à San Francisco, Sciambra ne rencontre dans le quartier gay que les prêtres de la paroisse du Très Saint Sauveur – tous incroyablement dévoués pour « enterrer les corps sans vie et décharnés de nos amis, à une époque où peu acceptaient de le faire », mais ils « confondaient la compassion à l’égard des malades et des morts avec une renonciation totale à toute tentative quelle qu’elle soit d’enseigner la doctrine catholique sur l’homosexualité ». « Ils voulaient être nos amis, pas nos Pères », raconte Sciambra.

Les morts se succédaient et Sciambra voyait le champ de ruines tout en subissant lui-même les conséquences des maladies liées à la pratique gay – il voulait justement y renoncer, après avoir une nouvelle fois rempli de sang la cuvette des toilettes, lorsque le prêtre auquel il demanda conseil l’encouragea à rester là où il était : « C’était ma place, je devais rester gay. » Ce qu’il fit. Pour entrer dans un « cauchemar sans fin ».

Lire la suite "L'Eglise doit demander pardon aux homosexuels... pour leur avoir caché la vérité" »


C’est arrivé un 30 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 30 juin 296 : élection du pape saint Marcellin.

29ème pape, c'est sous son pontificat que commence la dernière persécution, celle de Dioclétien. Il meurt martyr le 25 octobre 304.

  • le 30 juin 922 : Robert Ier est sacré Roi des Francs à Reims.

Robert Ier était très connu pour sa sainteté et sa piété. On dit même qu'il accomplissait des miracles de son vivant. Pendant quelque temps, le peuple français le considère comme un véritable Saint. Il est le grand père d'Hugues Capet. Il est tué à la bataille de Soisson le 15 juin 923.

  • le 30 juin 1073 : élection du pape saint Grégoire VII.
  • le 30 juin 1470 : naissance de Charles VIII, Roi de France.

Charles VIII de France ou Charles VIII « l'Affable », naît le 30 juin 1470 au château d'Amboise, et meurt le 7 avril 1498 au même endroit. Unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI, il est le septième et dernier Roi de la dynastie capétienne, branche des Valois. Voir la chronique du 7 avril et du 30 mai.

 

  • le 30 juin 1559 : accident mortel du Roi Henri II, au cours d'un tournoi.

Lors des festivités du mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II, le Roi Henri II joute contre le comte de Montgomery, qui le blesse mortellement d'un coup de lance dans l'œil droit, à Paris. Le Roi décède le 10 juillet suivant.

  • le 30 juin 1620 : Marie de Médicis, quitte Paris.

La reine-mère, en désaccord avec son fils, le Roi Louis XIII, quitte Paris, le 30 juin 1620. Elle réussit à soulever les grands du Royaume, d'accord avec elle, contre la puissance du duc de Luynes, devenu connétable, le 31 mars 1621. L'armée royale défait les ligueurs au Ponts-de-Cé, le 7 août 1620. Le cardinal, alors évêque de Luçon, travaille à la réconciliation de la reine avec son fils, cela aboutit à la signature du traité d'Angers en août 1620.

  • le 30 juin 1643 : Jean-Baptiste Poquelin fonde la troupe de « l'Illustre Théâtre ».

Jean-Baptiste Poquelin, qui a pris le surnom de Molière, fonde avec quelques amis, dont la comédienne Madeleine Béjart, une troupe de théâtre. Installé d'abord à Paris, "L'Illustre-Théâtre" fait faillite en 1645. La troupe part s'essayer en province et, de retour à Paris en 1659, elle triomphe avec "Les Précieuses ridicules". Protégé de Louis XIV, Molière donne de nombreuses comédies pour la Cour et le public parisien.

  • le 30 juin 1649 : mort de Simon Vouet, artiste-peintre.

Il importe d'Italie en France le style baroque en l'adaptant aux grandes décorations de l'époque. Nommé premier peintre du Roi, Louis XIII lui commande des portraits, des cartons de tapisserie et des peintures pour le Louvre, le palais du Luxembourg et pour le château de Saint-Germain-en-Laye.

  • le 30 juin 1673 : Louis XIV et Vauban prennent Maastricht.

Cette victoire a lieu au cours de la guerre de Hollande. Mais le Roi y a perdu un de ses fidèles serviteurs : d'Artagnan, mort le 25 juin, voir la chronique du jour.

  • le 30 juin 1692 : Namur capitule devant l'armée de Louis XIV.

Les nations de la Ligue d'Augsbourg cherchent à conquérir des territoires français pour affaiblir la puissance de Louis XIV. L'Espagne, le Saint-Empire romain germanique et les Provinces-Unies affrontent la France lors du siège de Namur. Le maréchal de Luxembourg, assisté par Vauban et Boufflers, assiège la ville, le 29 mai 1692. Un mois plus tard, Namur capitule, le 30 juin 1692.

  • le 30 juin 1764 : première attaque de la Bête du Gévaudan.

Jeanne Boulet, qui n'a que 14 ans, est tuée par la Bête du Gévaudan, au village des Hubacs dans la paroisse de St-Étienne-de-Lugdarès.

  • le 30 juin 1808 : le cardinal Desping écrit de Rome à l'archevêque de Grenade.

"Vous sentez bien que nous ne devons pas reconnaître comme roi un franc-maçon, hérétique, luthérien, comme sont tous les Bonaparte et la nation française".

  • le 30 juin 1965 : la France pratique à Bruxelles la politique de la chaise vide.

Le but : infléchir la construction européenne dans un sens moins fédéraliste.

  • le 30 juin 1968 : large victoire de l'UDR aux législatives.

De Gaulle semble être le grand vainqueur, pourtant il quitte le pouvoir un an plus tard.

  • le 30 juin 1988 : monseigneur Marcel Lefebvre sacre 4 nouveaux évêques à Ecône.
  • le 30 juin 2004 : Jean-Pierre Raffarin, premier Ministre français, fait voter la loi, contestée, de la suppression du jour férié du Lundi de Pentecôte.

La crise financière à venir

Suite au post « L’Union Européenne prépare la spoliation de votre épargne », un lecteur me fait ce commentaire :

Unknown-22Les taux négatifs vont effectivement conduire à la disparition de l’épargne : taux négatifs à 7 ans en France, à 10 ans en Allemagne, à 15 ans au Japon et à 20 ans en Suisse (derniers chiffres disponibles – voir par exemple sur le blog de Pierre Jovanovic).

Quand un Etat emprunte à taux négatif cela signifie qu’il rembourse moins au créancier que le montant qu’il a emprunté. Autrement dit, plus l’Etat français emprunte à 7 ans ou sur une moindre durée, plus il s’enrichit. Voilà pour l’absurdité du système. Mais une remontée significative des taux d’intérêts entrainerait immédiatement une faillite généralisée de tout le système bancaire mondial, c'est-à-dire à très court terme, la guerre. La tendance reste donc à une accentuation des taux négatifs.

Le taux négatif signifie quelque part que le système bancaire ne se fait plus confiance (les banques ne se prêtent plus entre elles). C’est donc la fin de la monnaie fiduciaire qui repose sur la confiance et la fin du commerce qui repose également sur celle ci.

Cependant, la conséquence de cette tendance à l’accentuation des taux négatifs est mortelle pour tous types d’épargnants, notamment pour les assurances vie (premier placement des Français). Les obligations anciennes venant à échéance et qui constituent bien souvent l’essentiel des actifs de ces contrats  sont remplacées par des obligations à taux inférieur. Bientôt, les rendements seront si faibles que les compagnies d’assurance ne pourront même plus couvrir leurs frais de gestion. Il est donc nécessaire de se préparer à deux cas de figure possibles : une faillite des compagnies d’assurance vie et l’inévitable ruée des épargnants le jour où ils prendront conscience de la fin du système, car comme le dit Charles Sannat dans son éditorial du 16 juin :

« Avec les taux négatifs, l’argent n’a plus de prix puisque le prix de l’argent, c’est le taux auquel on vous prête cet argent. Si l’argent n’a plus de prix, alors, il n’a plus de valeur. Ce n’est que du papier. Cela ne se voit pas encore car tout le monde fait semblant encore de croire à la fiction imaginaire de la valeur de ses avoirs en banque. Lorsque cette confiance s’envolera, alors le prix de votre argent aura sa vraie valeur, à savoir rien ».

Voilà pourquoi, certains suggèrent que l’or est la seule assurance possible (assurance et non placement, il faut bien saisir la différence) pour toute personne détenant un patrimoine.

Ce qui est vrai pour l’assurance vie l’est également pour le livret A (dont l’encours diminue, ce qui est un signe avant-coureur de cette crise) et de tous les actifs financiers.

C’est donc vrai également des actifs financiers gérés par les Caisses de Retraite qui vont nécessairement devoir diminuer les prestations qu’elles servent pour éviter la faillite. C’est déjà le cas à l’étranger. En France, on va essayer de tenir jusqu’en 2017… quoique le problème ne date pas de 2012. Les seniors qui continuent semble-t-il, à faire confiance à ceux qui ont crée les problèmes et qui ne les résoudront pas, ont des soucis à se faire.

Les choses se mettent donc en place petit à petit : interdiction de payer en liquide au-delà de 1.000 € (en vue d’une disparition de l’argent liquide pour éviter la ruée aux guichets le moment venu), difficultés de plus en plus grande de retirer des fonds en liquide dans les agence, durée de validité des chèques abaissée à 6 mois, fermetures d’agences de plus en plus massives (1/4 du réseau annoncé la semaine dernière pour la Deutsche Bank, première banque européenne) et surtout, les fonds qui se trouvent sur les comptes qui ne sont plus la propriété du titulaire du compte mais simplement la créance que ce titulaire a sur sa banque et qui sera donc traité comme tel si sa banque venait à faire faillite. On peut donc perdre 100 % comme tout créancier chirographaire (qui n’est pas privilégié). Tout le monde a pu voir sur ses relevés de compte du mois de mai, les explications fournies par les banques. Il va donc être possible de ponctionner sur les comptes des particuliers d’autant plus que le fonds de garantie de 100.000 € n’existe que sur le papier et se trouve garanti par ceux-là mêmes qui seront en faillite lorsqu’il faudra l’activer.

La crise financière à venir est peut-être aussi l’une des raisons fondamentale qui explique la préparation de la privation des libertés publique (état d’urgence, interdictions de manifester, …).

Depuis 2008, l’augmentation de la pyramide de la dette est exponentielle. Or la valeur d’une monnaie fiduciaire tend inéluctablement vers zéro. Tout ceci n’est que l’aboutissement logique de la démonétisation de l’or et de l’abandon de ce métal comme étalon. Il n’y a plus de limite à la soif (cupidité) des banquiers à créer de la monnaie. A cet égard, n’oublions pas que si l’on n’avait pas démonétisé l’or en France en 1912 (et à peu près au même moment en Allemagne) la boucherie de la guerre de 14 n’aurait sans doute pas eu lieu. En effet, les banques n’auraient pu créer la monnaie qui a permis aux Etats (soif de pouvoir des politiques), en s’endettant auprès de celles-ci (et en faisant la fortune de certains marchands d’armes), de financer leurs achats d’armement. La guerre aurait du s’arrêter faute d’armes qui n’auraient pu être acquises faute d’argent pour les financer. Depuis, la guerre continue (Cf Antal Fekete – extrait pdf). Il y aurait un lien à faire sur ce point avec Claire Ferchaud qui ne disait pas autre chose en 1930 (voir ici).  


La colère monte parmi les professeurs de philosophie

Les professeurs de philosophie organisent un rassemblement au Ministère de l’Education Nationale, le jeudi 30 juin à partir de 13h45, à l’angle de la rue de Bellechasse et de la rue Las Cases. Dans un communiqué, ils expliquent, à leur tour, combien la politique de Najat Vallaud-Belkacem détruit l'enseignement :

"Si notre discipline est durement touchée, nous sommes pleinement conscients que la casse progressive du cadre national pour les programmes et les horaires, tout comme les coupes budgétaires entraînant des suppressions de postes et la hausse du nombre d’élèves par classe, ont affecté l’ensemble des disciplines et les conditions d’étude de tous les élèves. C’est pourquoi nous souhaitons faire converger nos revendications et nos actions avec les collègues des autres disciplines, du collège comme du lycée, avec l’ensemble des personnels et avec les parents d’élèves."

Le régime socialiste entend à la fois détruire ce qu'il reste de l'enseignement et supprimer la liberté scolaire, pour ceux qui seraient tentés d'aller voir ailleurs.


218 000 avortements en 2015

Unknown-21La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) a établi le bilan :

« En 2015, 218 100 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France, dont 203 500 en métropole ». 

Le suivi annuel indique une légère baisse par rapport à 2014 (227 000). 

« La légère tendance à la hausse du nombre des IVG, observée en 2013, a été suivie par une stabilisation en 2014 puis une légère baisse en 2015 ».

Le taux de recours est de 14,4 avortements pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en France métropolitaine et de 26,5 dans les DOM y compris Mayotte. Ce taux global est lui aussi stable depuis 2006 avec cependant des variations selon l'âge. Les plus concernées restent les 20-24 ans avec un taux de 27 pour 1 000 femmes. En revanche, la baisse se poursuit chez les moins de 20 ans, après la forte hausse observée entre 1990 et 2010. Le taux est désormais de 7,6 recours pour 1 000 parmi les 15-19 ans et 19,5 parmi les 18-19 ans.

A ces chiffres, il ne faut pas oublier les avortements provoqués par les pilules abortives. Plus d’un million de pilules du lendemain et du surlendemain sont vendues chaque année depuis 2005, un chiffre en légère baisse depuis 2013. En 2015, 1 777 804 boîtes ont été vendues (1 160 494 en 2014).


Le Brexit, c'est "la victoire de 'Downton Abbey' sur les bobos"

Unknown-20Dixit Alain Minc :

"Ce vote pour le Brexit, c'est la victoire de 'Downton Abbey' sur les bobos, les créateurs d'entreprises et surtout les jeunes. Mais les aristocrates et la classe ouvrière n'avaient pas vu la conséquence du Brexit, c'est-à-dire l'éclatement possible du Royaume-Uni."

"Ce référendum n'est pas la victoire des peuples sur les élites, mais des gens peu formés sur les gens éduqués".

Downton Abbey est une célèbre série britannique qui retrace la vie d'une famille aristocrate au début du XXe siècle. La victoire du Brexit serait donc celle d'un Royaume-Uni arriéré et poussiéreux sur sa frange dynamique et ouverte à la modernité...


"Ceux qui veulent éteindre l’esprit des Lumières pour plonger notre pays dans l’obscurantisme le plus moyenâgeux"

C'est la question et l'inquiétude du député Olivier Falorni, à propos de Civitas, qui vient de se déclarer comme association de financement d'un parti politique :

Unknown-19"Monsieur le ministre de l’intérieur, « La démocratie, c’est le mal », « La démocratie, c’est la mort », « La démocratie, c’est le mensonge » : voilà la profession de foi de l’officine catholique intégriste Civitas.

C’est donc avec stupeur que j’ai découvert que Civitas venait d’obtenir l’agrément pour devenir un parti politique. D’ailleurs, par une terrible coïncidence, cette décision a été publiée au Journal officiel le jour de l’horrible attentat islamiste contre des homosexuels à Orlando.

Dois-je en effet rappeler que Civitas a organisé des manifestations contre « l’homofolie » – aux cris de : « Non aux pédés, la famille c’est sacré » –, dans lesquelles de nombreux militants assimilaient ouvertement l’homosexualité à la zoophilie et à la pédophilie ? Rien d’étonnant à cela, d’ailleurs : tous les fanatismes, qu’ils soient islamistes ou intégristes, se retrouvent souvent pour propager les mêmes abominations.

Ainsi donc Civitas, organisation violemment hostile aux droits de l’homme, considérés comme « diaboliques », va être désormais être en partie financée par le contribuable français, c’est-à-dire par nous tous.

Mes chers collègues, notre démocratie doit être sans faiblesse face à tous ceux qui veulent éteindre l’esprit des Lumières pour plonger notre pays dans l’obscurantisme le plus moyenâgeux. Notre démocratie doit être sans faiblesse face à tous les fanatismes prêcheurs de haine, quels qu’ils soient.

Alors, monsieur le ministre, je m’adresse au grand républicain que vous êtes. Il faut retirer l’agrément de Civitas, car je ne veux pas, un jour, dans un bureau de vote de la République, avoir à choisir entre un candidat salafiste et un candidat intégriste."


La communication est aussi une prérogative des laïcs

Austen Ivereigh, fondateur de CathoVoice, est interrogé sur Aleteia :

Unknown-18"[...] À l’occasion de la visite du Pape Benoit XVI en Angleterre, nous avons mis au point une méthode qui nous permette de prendre conscience des préjugés inconscients – ce que nous appelons les cadres– et d’en sortir – ce que nous qualifions de changement de cadrage, ou reframing–. Ce fut un succès, et nous avons réussi à expliquer les positions de l’Église y compris sur des sujets très polémiques ou délicats, d’une manière qui permette aux gens de voir le visage de compassion et de miséricorde de l’Église, sans compromettre en rien notre mission de témoins de la vérité. Six ans plus tard : nous sommes présents dans 22 pays, dont la France, et la méthode s’est révélée très féconde. Celle-ci a fait l’objet d’un livre baptisé Comment répondre aux questions brûlantes sur l’Église sans refroidir l’ambiance, qui sort cette semaine en France traduit et adapté par les éditions de l’Emmanuel.

Avec le recul, nous n’avions pas pour objectif de créer un projet de communication international : notre voulions former une équipe de catholiques « ordinaires » qui puissent expliquer le message de l’Église durant la visite pontificale. Mais je pense aussi que les temps étaient mûrs pour ce projet, et je pense que la Providence n’a pas été étrangère à sa diffusion. Le pape François est un exemple vivant de ce que nous essayons de faire.

Est-il possible que votre mouvement prenne en France, compte tenu de sa situation où la communication est prérogative de l’Église?

J’ai rencontré dernièrement les évêques français à Paris, et l’un d’entre eux a eu cette phrase : « Nous devrions soutenir ce projet, car c’est l’ecclésiologie et la théologie du concile Vatican II ». Et c’est bien le cas. Les laïcs ont une vocation, un apostolat et une mission d’évangélisation. Expliquer les positions de l’Église dans les médias convient parfaitement aux laïcs qui sont dans le monde, et qui le font déjà d’ailleurs, au bureau, au bar, dans des dîners d’amis. Bien sur, les évêques ont une présence médiatique, et interviennent dans les débats publics, soit en personne, soit par l’intermédiaire de leur porte-parole. Mais ce que nous faisons n’empiète pas là dessus. Si la question concerne un point de doctrine clair de l’Eglise – par exemple, sur le suicide assisté – vous pouvez nous appeler. Si vous voulez savoir ce que pense l’évêque de la dernière déclaration du Président, il suffit de le contacter, naturellement. Cette réciprocité fonctionne bien dans la plupart des pays où le projet existe. Nous ne sommes pas les porte-paroles officiels des évêques, mais nous avons leur bénédiction. Ils sont heureux que nous fassions avec sérieux et professionnalisme ce que tous les laïcs baptisés sont appelés à faire.

Que reprochez-vous à la communication des fidèles catholiques en général ?

Nous avons retenu une leçon importante. Les questions difficiles que les catholiques se sentent le moins capable de traiter  – que nous appelons « brûlantes » – sont précisément celles sur lesquelles nous devons communiquer de manière efficace. Elles sont le point de rupture entre l’Église et les valeurs de la société contemporaine. Là où naissent les étincelles, nait aussi l’intérêt des gens.Ces scandales – au sens biblique de trébucher sur un obstacle – sont aussi ceux où l’Église suscite le plus grand intérêt. Ces moments où tous les regards se tournent vers nous : « tu es catholique, comment défends-tu cela ? », nous devons apprendre à les saisir comme des occasions de communication. Notre message : entrainez-vous, formez-vous, et profitez de toutes ces confrontations qui sont autant d’occasions en or. Nos livres, notre formation et nos ateliers aident à cela. [...]"


Des députés dénoncent la tentative du gouvernement socialiste d'entraver la liberté scolaire

Lettre ouverte à Najat Vallaud-BelkacemTribune du député MPF Véronique Besse cosignée par 47 députés parue aujourd’hui dans Le Figaro :

Madame le Ministre,

Le 9 juin dernier vous annonciez votre intention de modifier la procédure d’ouverture des écoles privées indépendantes (sans contrat d’association avec l’Etat), en passant d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation. Cette réforme serait adoptée par ordonnance, comme l’a prévu l’amendement du gouvernement, adopté la semaine dernière en commission, dans le cadre de la discussion du projet de loi « Egalité et citoyenneté ».

Veronique BESSEAvec cette réforme, vous entendez poursuivre la lutte contre la radicalisation. Un objectif louable et partagé par tous. Malheureusement, le moyen choisi n’est ni adéquat, ni souhaitable. Il semble évident, tout d’abord, qu’un prêcheur radical ou un djihadiste n'aille ni demander l’autorisation d’ouvrir une école, ni le crier sur tous les toits.

Par ailleurs, cette nouvelle procédure risque fort de décourager toutes les initiatives de création d’écoles. Si les écoles hors-contrat ne peuvent pas et ne doivent pas remplacer l’Education nationale, (elles ne représentent qu’à peine 60 000 élèves, sur les 8 millions d’élèves ayant l’obligation de scolarité), il n’en demeure pas moins qu’elles permettent de mettre en place des innovations pédagogiques qui participent à lutte contre les inégalités et contre le décrochage scolaire.

Nous pensons notamment à toutes les écoles Montessori ou Steiner, qui, par des méthodes pédagogiques qui ne peuvent être enseignées dans le cadre, forcément plus contraint, de l’Education nationale, permettent à de nombreux enfants de développer leur intelligence et leurs sens, à leur rythme, de façon différente. Nous pensons aux écoles régionales, ou aux écoles Espérance-Banlieues, installées dans des cités difficiles. Nous pensons également à toutes les écoles indépendantes qui garantissent un petit effectif, permettant aux enseignants d’offrir un accompagnement très personnalisé à chaque élève mais aussi à toutes celles qui perpétuent la tradition d’un enseignement rigoureux, digne descendant des écoles des hussards de la République.

Il ne faudrait donc pas que toutes ces écoles, toutes ces initiatives disparaissent ou soient considérablement ralenties, à cause d’une poignée d’écoles soupçonnées, souvent à raison, malheureusement, de radicalisme religieux. Les moyens judiciaires et administratifs de fermer ces écoles radicales existent déjà. Au gouvernement auquel vous participez de les utiliser

Plus généralement, la liberté de l’enseignement est un principe intangible, reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ou encore par le Protocole additionnel à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Il serait donc inacceptable que ces grands principes soient amendés ou mis à mal par ce projet.

La lutte contre la radicalisation, aussi essentielle soit-elle, ne doit pas servir de prétexte à la réouverture d’une guerre scolaire, qui serait irresponsable.

Nous vous prions d’agréer, Madame le Ministre, l’assurance de notre considération distinguée.