11 novembre : manifestation contre l'invasion à Versailles
Les laïcs ont besoin de leurs évêques pour être accompagnés et éclairés dans leur mission éducative

Depuis bientôt 75 ans, le compromis gaullo-communiste, creuset de toutes les lâchetés politiques, est intouchable

Eric Brunet vient de sortir un livre atypique dans lequel il s'attaque à un des mythes français parmi les lus intouchables; Et pourtant, sans même aborder la question algérienne, il y a beaucoup de choses à dire. Extrait de son interview dans Le Point :

Ppm_medias__image__2016__9782226325006-xPourquoi, 47 ans après la mort de De Gaulle, la classe politique française continue-t-elle de citer le Général ?

Le gaullisme est devenu une mode. Un passe-partout ultra pratique ! En citant de Gaulle, le député PS prouve qu'il est « ouvert ». Il répétera qu'il est « gaulliste social ». Le candidat libéral, comme Fillon, utilisera la référence à De Gaulle pour tempérer son image (« je suis certes libéral, mais attention, je suis aussi gaulliste, donc attaché à l'État et à la fonction publique »). Une figure de l'extrême droite veut adoucir son profil ? Elle revendiquera sa « de Gaulle attitude » comme Marine Le Pen et multipliera les déplacements à Colombey-les-Deux-Églises comme Florian Philippot. Un ténor de l'extrême gauche veut gommer son image d'idéologue dogmatique ? Il clamera sa fidélité aux valeurs du gaullisme, comme Mélenchon. Au fil des années, ces nouveaux adorateurs de la croix de Lorraine ont institué un véritable fétichisme gaulliste (...)

Le drame, c'est que près d'un demi-siècle après la mort du Général, nous n'osons toujours pas toucher aux grands totems institués après-guerre. Nous craignons de remettre en cause l'échafaudage gaullien. Nous refusons de réformer franchement notre pays, de peur de choquer les Français en touchant aux « acquis sociaux » qui fondent l'État providence : la retraite par répartition, la sécu, etc. Cette peur a un nom : la lâcheté politique. Car ces réformes, les Allemands, les Britanniques les ont faites. Et l'Histoire leur a donné raison.

Vous parlez de gaullo-communisme ?

Oui. Dans son alliance avec les communistes, de Gaulle est allé trop loin en 1944. D'une part, il a méprisé la droite des maquis, cette droite qui fut pourtant la première à résister dès juillet 1940… Et d'autre part, il a offert un rôle beaucoup trop important au PCF. Le résultat d'un deal avec Staline : le PC renonce à prendre le pouvoir, en contrepartie, il joue le rôle principal dans la reconstruction de la France après-guerre… Cet attachement au PCF ne date pas de 1944. Dès 1942, de Gaulle avait déclaré à Ivan Maïsky, ambassadeur d'URSS à Londres : « J'espère que les Russes seront à Berlin avant les Américains »…

À la Libération, de Gaulle nommera cinq ministres communistes, dont un ministre d'État, Maurice Thorez (même Léon Blum s'était gardé de nommer des communistes dans le gouvernement de Front populaire). Une centaine de membres du Komintern seront propulsés au sommet de l'État. Des durs. Ils deviendront intouchables du fait de l'instauration du statut de la fonction publique, signé par Thorez.

Depuis bientôt 75 ans, le compromis gaullo-communiste est intouchable. Il n'a jamais été attaqué. Tout juste relifté. La droite gaulliste le protège comme un totem. La gauche aussi. C'est l'alibi idéal pour éviter de réformer le pays. Car ce gaullo-résistancialisme est le creuset de toutes les lâchetés politiques (...) En 2016, le gaullo-communisme, c'est la surpuissance des syndicats, le paritarisme et les milliards engloutis dans la formation, l'énarchie, l'interventionnisme public, l'État providence, les 22 % de fonctionnaires (la moyenne européenne se situe vers 15 %) (...)

Notre dépense publique atteint aujourd'hui le pic historique de 57 % du PIB, soit le deuxième plus haut taux de l'OCDE. Chez nos voisins, il est en moyenne de 45. Au lieu de cultiver la nostalgie gaulliste, nos politiques devraient jouer la carte du pragmatisme. Certes, la gauche française est coresponsable de ce naufrage français. Mais la faute principale incombe à la droite. En ne réformant pas, en n'imposant pas à la France le logiciel naturel de toutes les droites européennes, Giscard, Chirac et Sarkozy ont laissé la gauche transformer le pays en une grande nursery administrée, où des syndicats, peu représentatifs, détiennent le véritable pouvoir"

Commentaires

Faux

Enfin une base de départ crédible... Oui, toute cette construction issue de 45 est à déconstruire. Toute personne qui veut prendre les commandes la France sans s'attaquer à ça est un imposteur. Depuis 45 ils prennent le volant d'une 2CV et parce qu'ils ont fait passer la capote d'une toile au carbone ils nous racontent qu'ils vont faire le temps d'une F1... Non non, IL FAUT SORTIR LA FRANCE DU COMMUNISME. Tout le reste n'est que blablabla. Et plus le temps passe, plus cette partie de France qui fabrique de la richesse diminue et se trouve emportée par ce fardeau publique.

Godefroid de Couillons

de Gaulle, c'est le meilleur et le pire.
Il ne faut plus s'obnubiler là dessus et passer à autre chose sans attendre qu'il remplace complètement Vercingétorix.
Si de Gaulle avait un dernier service à nous rendre, ce serait de nous débarrasser de l'ultra-libéral euromondialiste Eric Brunet.

Bernard Mitjavile

Brunet touche là un problème sensible. Henri-Christian Giraud avait écrit deux livres remarquables pleins de faits historiques peu connus sur ce sujet (de Gaulle et les communistes).
De Gaulle a certainement donné une part trop large aux communistes pendant et après la guerre comme plus tard au FNL en Algérie, peut-être pour assurer son pouvoir au détriment d'autres leaders de droite, peut-être par incompréhension du communisme. Ceci dit, il n'est pas le seul responsable, la lâcheté des hommes politiques depuis des décennies face à la subversion marxiste n'est plus à démontrer.

Marino

* J'ACCUSE DE GAULLE: livre de Manuel Gomez


(Journaliste professionnel à la retraite (La Dépêche d’Algérie - L’Aurore-Paris et Le Méridional-Marseille) aujourd’hui écrivain 14 livres publiés.)


Qu'aurait été la France sans l'épisode De Gaulle?
Sans De Gaulle la France aurait été tout simplement la France, ...elle aurait suivi le même chemin avec bien des vies sauvegardées (Mers-El-Kebir, Dakar, La Syrie, l'Indochine, l'Algérie...)

"J'accuse De Gaulle d'impostures, de forfaitures, de crimes, du massacre de soldats français en Syrie, de complot contre l'Etat en mai 1958, d'avoir organisé la torture en Algérie, d'avoir programmé le massacre des Harkis...
Je l'accuse lui, et tous les ministres et membres de la gouvernance gaulliste d'être les complices de tous ces crimes et qu'ils doivent être condamnés par le Tribunal Pénal International."


SD-Vintage

De Gaulle est assimilé dans l'imaginaire français à celui qui a vaincu le nazisme, alors qu'il a débarqué dans les valises des américains. Les vrais vainqueurs sont Churchill et Roosevelt et coté français H Giraud. De Gaulle était en réalité un maitre de l'image et du discours.

La citation "Nous refusons de réformer franchement notre pays, de peur de choquer les Français en touchant aux « acquis sociaux » qui fondent l'État providence : la retraite par répartition, la sécu, etc. Cette peur a un nom : la lâcheté politique." illustre bien une ambiguïté de la "droite" française, c'est que par tradition la droite est anti-libéral et anti-capitaliste, comme l'était C. De Gaulle ou aujourd'hui JF Poisson.
Même si la France a fortement contribué à la pensée libérale avec notamment F Bastiat.
Si c'est la révolution et la Franc-maçonnerie qui ont introduit le libéralisme en France, la gauche est assez rapidement revenue à l'anticapitalisme pour récupérer les voix des mouvements ouvriers.
Le peuple français, contradictoire, est donc également difficile à réformer.

Dangessin

Ce pauvre Eric Brunet, caricature du libéral abscons, vaniteux plumitif à la solde des banquiers, s’en prend à de Gaulle mais qui est-il ? Les infirmiers, professeurs, policiers des services publics, ces fonctionnaires sur lesquels il aime à cracher, valent cent fois mieux que lui… Ils éduquent, ils sauvent des vies, ils sont vraiment utiles, eux !

sotec

Le gaullisme sans de Gaulle , n'a rien à voir avec le Gaullisme.
N'importe quel hurluberlu genre Chirac, Le Mer ou autre imbécile peut s'en prévaloir en le dénaturant totalement.

DAM

Merci Monsieur Brunet , dessiller les yeux est un travail salutaire et d'intérêt général , encore merci de remettre à sa place le personnage De Gaulle comme l'avait si bien fait auparavant Henri-Christian GIRAUD

XC

Le Diviseur, autre nom du Malin, doit se réjouir en lisant cette attaque gratuite contre le seul président catholique que la France ait connu.

Cril17

A l'attention de DAM, ... si l'administration du SB le permet ...

Henri Christian Giraud était aux 50 ans de DPF Chiré et on peut le voir encore ici dénoncer le pacte secret De Gaulle - Staline ...

https://www.youtube.com/watch?v=_j4f7W9xb6Q

Recto-Verso

Il serait profitable à Monsieur BRUNET de s'informer sur la doctrine sociale l'église et sur ce que dit Pie XII sur le capitalisme et le libéralisme, pas très loin du nazisme etc du communisme intrinsèquement pervers, dont la perversité est donc inhérente à ce qu'ils sont.
Par ailleurs, les problèmes financiers de notre pays ne proviennent pas en soi de la retraite par répartition mais de qui en dispose, ayant cotisé ou non, retraités en vie mais parfois décédés, et surtout de l'empilement de strates de fonctionnaires. Se sont depuis 30 ans rajoutés sur nos épaules : les fonctionnaires des groupes de communes, des anciennes régions, des nouvelles régions, et de l'Europe, tous les membres des commissions ceci et cela, des investissements peu raisonnés, la recherche de la Lune etc..., la destruction de nombreux emplois non qualifiés pour fabriquer des chômeurs.
Sous les 5 ans de M. SARKOSY, 1/3 des industries ont quitté notre territoire et dans les années de M. HOLLANDE ce fut pire.
Donc accroissement inutiles des dépenses, approvisionnement irréfléchi de certaines lignes budgétaires et perte de revenus. Ce n'est pas le lieu d'une analyse approfondie et exhaustive mais simplement de dire à M. BRUNET Très peu connu qu'il vaut mieux ne rien dire quand on ne maitrise pas les questions.
Les français ont besoins de solutions et surtout pas d'idéologues.
Il ne suffit pas de traiter DE GAULLE de communiste ou proche .. on nage dans une certaine méconnaissance de la réalité explosive du terrain à l'époque ou il a pris le pouvoir. Avec tous ses défauts, ses erreurs, peut-être ses lâchetés il fut malgré tout l'homme providenciel qui tira la France d'une situation très complexe et difficile, qu'on l'aime ou non. Une guerre civile était-ce mieux ?

Irishman

Eh bien, Marino, on a la nostalgie de grand-papa Pétain et du bon vieux temps des touristes verts de gris ?

En 1944, comme en 1958, puis en 1962, 1965 etc... il fallait faire compte tenu de la réalité des faits, des choses et des hommes. Le sens des réalités !

Le Forez

XC , non , il etait catholique par convenance ! Pas d une très grande piété ! Loin d un Maréchal Pétain !

xenophon

La "Légende du Siècle" est entrain d'en prendre pour son grade(de brigade il aurait du être promu de divisions...) et c'est bien ainsi:merci M.Brunet car nous continuons à payer les rêves paranoïaques du connétable du déclin!

cad

Drole de paroissien que de Gaulle ! voir le livre de HOLEINDRE (l'homme qui faisait se battre les français entre eux). Il est réjouissant que SARKO se dise non gaulliste ( d'après Buisson)

Exupéry

Sans approuver le mondialisme d'Eric Brunet on doit constater que De Gaulle est loin d'être irréprochable et que son mythe est surfait.
Oui ce fut le seul Président ouvertement catholique... qui donna une telle place en France au marxisme matérialiste (Un déserteur Thorez, ministre!) ; ce dont nous souffrons encore. C'est lui aussi (loi Neuwirth, 1967) qui instaura la contraception par voie médicamenteuse, qui instaura la chute de la natalité (qui justifiera le "grand remplacement"), induira la décadence des mœurs et de la famille, ouvrira la voie à l'avortement (solution finale du "contrôle des naissances").
C'est sous son "règne" que commença la dégradation de l'enseignement public (en s'inspirant du plan "Langevin-Wllon" des communistes!), par la mixité, qui déconcentre nombre d'élèves (et conduit actuellement à de nombreux harcèlement sexuels, texting, etc.), par le début de la déconstruction de la nécessaire sélection (passage automatique en sixième, par soucis d'égalité!).
C'est lui aussi qui brada bien grossièrement l'Algérie, après avoir clamé "Vive l'Algérie Française" (justifié a posteriori par un bien léger "ça m'a échappé"), abandonnant lâchement les musulmans fidèles à leur sinistre sort. Lorsque le Bachaga Boualem lui objecta "mon Général nous allons souffrir", sa réponse bien peu catholique fut "Eh bien vous souffrirez !"; Il voulu éviter "Colombey les deux mosquées" et nous aurons bientôt 10 000 mosquées en France!
Non, désolé, devoir de mémoire, De Gaulle, ce n'est pas Jeanne d'Arc!

daric

SD Vintage

Je ne suis pas en accord total avec votre remarque au sujet de de Gaulle.
L'homme a de nombreuses failles, j'en conviens mais il nous a évité l'AMGOT, nous a permis de retrouver une place parmi les vainqueurs alors que notre participation à l'échelle des événements a été négligeable : quelques divisions, navires et escadrilles...
Quant à l'effondrement allemand, c'est surtout grâce à l'armée rouge, sans cette armée à l'est les quains quains et autres godons n'auraient jamais pu débarquer.

TFP

On aurait pu se passer du mot "deal"... surtout à cette époque (en 1944) oû on devait surtout pas l'utiliser...

enfin ...

TFP

XC : "Le Diviseur, autre nom du Malin, doit se réjouir en lisant cette attaque gratuite contre le seul président catholique que la France ait connu"

En lisant vos deux premiers mots, j'ai tout de suite cru que vous parliez de De Gaulle

"l'homme qui faisait se battre les français entre eux", titre du célèbre ouvrage de Roger Holleindre, ouvrage incontournable sur De Gaulle et jamais contredit par quiconque. Tout est prouvé. Autrement dit ... le "diviseur" De Gaulle

Marino

« La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. » Georges-Marc BENAMOU (Paris-Match – N° 2841 – 30/10- 5/11/2003)

« De Gaulle a abandonné les harkis c’est son crime et le nôtre ». Jean DANIEL (Le Nouvel Observateur - 17 septembre 2009)

"L'acte de trahison le plus retentissant de la Ve: République ? Sans hésitation, celui du général De Gaulle vis-à-vis des Français d'Algérie." – Alain DUHAMEL dans HISTORIA, nov-déc 2009 - page 54

En 1962, pour faire aboutir sa nouvelle politique algérienne, radicalement opposée à celle qui lui avait permis de revenir au pouvoir en juin 1958, de Gaulle a-t-il été conduit à concevoir et mettre en œuvre un « crime d'Etat », c'est-à-dire une action préméditée conduisant au sacrifice de nationaux français qui n'entraient pas dans le cadre de sa nouvelle politique ou qui s'y opposaient ? Les archives officielles et privées, les témoignages des acteurs et des victimes permettent de démontrer scientifiquement que de Gaulle est bien l'auteur d'un crime contre l'humanité dont il porte la principale responsabilité. Si cette affirmation s’était avérée fausse, les personnalités qui ont publiquement relaté cette vérité historique auraient été poursuivies en diffamation par la famille, les proches ou les défenseurs de la mémoire de l’homme de Colombey. Plus de 10 ans se sont écoulés depuis la parution de cet article dans Paris-Match ; Georges-Marc Benhamou n'a jamais été inquiété en quoi que ce soit… et aucun intellectuel, aucun historien, aucun homme politique n'est venu démentir ses propos.

Alors que les « gogos de service » commémorent toujours « l’appel du 18 juin », il est bon de rappeler les ordres criminels donnés par de Gaulle lors des séances du Comité des Affaires Algériennes, qu'il présida de 1959 à 1962. Ceux-ci furent rapportés par son conseiller, Raymond Aron, dans ses mémoires « 50 ans de réflexion politique » (p.388 – Julliard) : « les harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs sur l'ordre peut-être du général de Gaulle lui-même qui par, le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs... ». Cette action criminelle fut dénoncée au Parlement dès mai 1962 par le Bachaga Saïd Boualam, Vice-président de l'Assemblée Nationale, et par le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d'Economie, dans son ouvrage « L'Algérie d'Evian » (L'Esprit Nouveau - mai 1962). Le président algérien Abdelhaziz Bouteflika a reconnu ce massacre en déclarant sur Radio-Beur FM, en octobre 1999, parlant de la répression contre le GIA : « Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu’en 1962 où, pour un harki, on a éliminé des familles et parfois des villages entiers ». (« La Croix » du 17 juin 2000).

Lucho

Le gaullisme à déjà été déconstruit depuis l'élection de VGE et la mise en oeuvre de mesure ultra libérales (puis pas l'ensemble des présidents suivants y compris Miterrand).
Brunet préconise juste de continuer à faire ce qu'on fait depuis 40 ans : faire baisser le coût du travail, dernier levier économique dont nous disposons pour être compétitif depuis l'abandon de notre souveraineté (budget, monnaie, frontière).

Bainville

"le seul Président catholique que la France ait connu"

Votre naïveté est grande :
Le fait d'avoir organisé l'insurrection et la guerre civile en 1944 en s'alliant avec les communistes honnis en 1941.

Avoir introduit le communisme athée au coeur de l'Etat, de l'Education en 1944-45.

Avoir livré l'Algérie et les harkis aux pires ennemis de la civilisation chrétienne

Cela est terrible pour la France

Meltoisan

Mais comment l’ultra-libéral Brunet, Monsieur « Je sais Tout », lui qui n’a fait que du journalisme et science-po (Voir sa fiche Wikipedia) peut-il se permettre de dire que « Le gaullisme est devenu une mode. » ? Des résistants, des FFI comme mon père, se retournent dans leur tombe.

Bien des gens sont Gaullistes parce qu’ils savent ce que la France lui doit (malgré ses erreurs et sa trahison algérienne), il voyait loin et savait discuter en égal avec les plus grands de son temps. Aucun Président Français n’a su ni pu le faire après lui !

Il s’est trompé sur la façon de donner l’indépendance à l’Algérie à cause des pressions internationales devenues insoutenables et a commis l’irréparable vis-à-vis de l’humain (Harkis, Pieds-Noirs et européens d’Algérie) mais il a aussi empêché (ou retardé ?) l’advenue de Colombay-les-deux mosquées.

Brunet est un petit par rapport à de Gaulle, un simple journaliste qui parle au micro…

Face à son libéralisme, il faut opposer le modèle d’économie mixte du Gaullisme : Une société peut être aidée par l’État temporairement s’il y a des intérêts stratégiques en jeu. C’est d’ailleurs ce que font les USA alors qu’ils prêchent la bonne parole de l’ultra-libéralisme partout ailleurs … et cela marche chez les grands naïfs comme Brunet.

Alors, que Brunet parle d’autre chose !

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Pour le reste, de Gaulle pouvait-il en son temps se mettre à dos les communistes très puissants en France et en même temps tenir sa ligne d’équilibre fragile face aux USA et à l’URSS ? Il avait une grande intelligence et un sens aigu de la politique qui malheureusement exige parfois des renoncements apparents. « Parfois » et « apparents », pas toujours et tout le temps comme avec ceux qui lui ont succédé (mention spéciale grave aux trois derniers !).

Meltoisan

Dites-vous bien que sans de Gaulle, en 1945, la France aurait eu le dollar comme monnaie, aurait été divisée en grandes régions (ce qui est arrivé seulement l’année dernière, le processus étant maintenant en route) et n’existerait plus aujourd’hui !

Marcos

Eclair de lucidité chez ce pauvre Eric Brunet qui par ailleurs est un féal du politiquement correct. Je l'ai entendu se gausser de la manif pour tous, entre autres...

Meltoisan

La différence entre de Gaulle et Brunet ?

De Gaulle faisait des phrases de 5 lignes et plus dans un excellent français et on comprenait avec précision ce qu’il voulait dire, au moins après relecture…

… tandis que Brunet aligne trois anglicismes et on est censé avoir compris de quoi il s’agit !

Olrik

70 ans après les faits, Eric Brunet continue à colporter ce bobard selon lequel à la Libération les communistes seraient revenus dans les bagages de De Gaulle.
Les cocos n'avaient nullement besoin de De Gaulle pour revenir. Ils sont revenus avec l'Union Soviétique victorieuse, avec les 20 millions de morts russes, avec l'héroïsme du soldat russe.

TFP

Meltoisan : "Dites-vous bien que sans de Gaulle, en 1945, la France aurait eu le dollar comme monnaie, aurait été divisée en grandes régions (ce qui est arrivé seulement l’année dernière, le processus étant maintenant en route) et n’existerait plus aujourd’hui ! "

Meltoisan autrement dit ... madame Irma


Je ne sais pas ce que la France serait devenue exactement en 1945. Ce que je suis sûr c'est que si De Gaulle n'avait pas tapé plus sur Pétain que sur les allemands, on aurait une France victorieuse plus rapidement et surement en faisant la part belle aux communistes dont nous payons le prix encore actuellement...

Tout son combat pendant la guerre fut déplorable. Je le sais par mon ancêtre témoin de l'époque et grand diplomate, et qui a eu des mots très durs mais toujours justes dès 1940 sur ce personnage lamentable

Sans De Gaulle, la France aurait été bien plus haute !

françois henri

En effet, il n'est pas inutile de regarder de plus près le mal que fit De Gaulle sous le bien qu'il fit. Sa façon de ne jamais terminer les choses entreprises, de fuir un problème pour le résoudre, ou encore d'accorder tant de pouvoir de ravageur aux communistes (et aux déstabilisateurs associés comme en 68) sans jamais en purger la France et en validant leurs haines ne serait-ce que par son silence coupable (décolonisation, haine de soi, guerre d'algérie). Il a joué les cocos contre les amerlocks mais à force ça s'est fait aussi au détriment des Français.

Faux

@Meltoisan
Le Japon et la Corée du Sud ont bien été pris en charge pas les USA après une guerre et ils s'en portent bien mieux que nous...
De Gaulle n'avait qu'à être patient pour récupérer le pouvoir.
Alors que là il a fait de la France un pays profondément communiste. Alors qu'un pays comme la France communiste à 60% finisse un jour ruiné comme un pays tel que l'URSS qui l'était à 90% pourquoi pas et ce n'est qu'une question de temps. D'autres pays communistes ce sont relevés. Mais nous, on va avoir l'Islam à gérer en plus... Bref, ce serait bien si les Français pouvaient fermer leur grande gueule et cesser de critiquer la planète entière.

esprit libre

Cet article créé sur le fil de commentaires une confusion.
Chacun y va de ses avis - respectables - sur Charles de Gaulle, l'homme, le catholique, l'acteur de l'Histoire, le chef du Gouvernement Provisoire et le chef d'Etat de 1958 à 1969, avec ici et là, le réveil des blessures terribles de la liquidation de l'Algérie française... sujets importants, oh combien, mais qui nous éloignent des intentions du livre d'Eric Brunet et du sujet...
Sur eux, je suis prudent car il y a péché mortel d'anachronisme et de jugement a posteriori sur le contexte de 1945 de crise grave, de quasi-guerre civile et de tensions internationales.
Et je ne partage absolument pas la vision libérale, dérégulatrice, hostile aux corps intermédiaires et individualiste d'Eric Brunet, à l'opposé de la Doctrine Sociale de l'Eglise constante et, à l'époque, des textes de Pie XII.

xenophon

@ Exupery
sans oublier mais la page risque d'être pleine rapidement,la loi Neuwirth,votée avec la pleine approbation de De Gaulle et de son très catholique(?) garde des Sceaux de l'époque,E.Michelet,et qui ouvrit la porte à l'exécrable loi Veil...

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