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20 mars 2017

C’est arrivé un 20 mars…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 20 mars 931 : élection du pape Jean XI.
  • le 20 mars 1342 : instauration définitive de la gabelle en France.

Cet impôt sur le sel a toujours été contesté ; il va continuer à pimenter la vie politique française pendant de longues années.

  • le 20 mars 1415 : l'antipape Jean XXIII fuit le concile de Constance.
  • le 20 mars 1622 : le Roi Louis XIII conduit une nouvelle expédition dans le Languedoc.

A la tête d'une petite armée appuyée de huit canons, Louis XIII, en 1622, parcourut tout le midi de la France, de la Saintonge à Montpellier, pour s'emparer des places détenues par les protestants rebelles, enlever d'assaut Nègrepelisse, bombarder Saint-Antonin, assiéger Montpellier. L'Etat dans l'Etat que constitue le parti Huguenots vit ses dernières heures.

  • le 20 mars 1704 : les camisards essaient de soulever le Vivarais.

Rarement, guerre religieuse fut aussi cruelle que celle des Camisards ; c'est ainsi que se nommaient les protestants Cévenols. Dans son livre, Histoire partiale - Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 4), Jean Guiraud rapporte comment cette révolte est fomentée par l'étranger pour préparer l'invasion de la France. Il y rapporte des comptes rendus impressionnants, adressés au Roi via son ministre de la guerre, qui lui relatent les attentats, destructions et crimes commis par les Camisards (chapitre 4, pages 65 et 66).

Il rapporte (page 67) le comportement des troupes royales mal commandées par le maréchal de Montrevel en citant le maréchal Villars:

« De leur côté, les troupes royales se montraient de plus en plus cruelles dans la répression, surtout lorsqu'elles furent sous le commandement du maréchal de Montrevel, en 1703-1704. Le maréchal de Villars qui lui succéda, dans les premiers mois de 1703, résume ainsi la situation qu'il trouva à son arrivée dans les Cévennes : « Ce n'était plus, d'une part, que meurtres, incendies, églises renversées, prêtres massacrés, et de l'autre, liberté entière accordée aux troupes de tuer tout ce qu'elles trouveraient avoir l'air de Camisards ».

Mémoires de VILLARS (éd. Société de l'histoire de France), II, p. 145.

Jean Guiraud poursuit :

 

"Lorsque par son énergie et sa clémence, le maréchal de Villars eut amené la soumission de la plupart des Camisards et de leur principal chef Cavalier, les puissances ennemies firent tous leurs efforts pour perpétuer la révolte en envoyant de nouveaux émissaires et des secours aux rebelles. C'est ce que nous apprend Villars lui-même, dans ce passage de ses Mémoires : « Les ennemis de l'État, voyant cette révolte presque éteinte et les fanatiques prêts à sortir du royaume, mettaient tout en usage pour la ranimer. Ils firent passer un argent considérable et gagnèrent Ravanel, lieutenant de Cavalier… On fut informé certainement qu'il était arrivé à ces rebelles deux hommes de Genève avec de l'argent et avec parole qu'il entrerait un corps d'armée en Dauphiné pour les soutenir. Cette promesse était sans fondement ; mais les fanatiques ne raisonnent pas. Ils pouvaient savoir aussi qu'une armée navale très considérable venait d'entrer dans la Méditerranée."

Histoire partiale - Histoire Vraie (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 2, chapitre 4, page 69)

  • le 20 mars 1796 : le Directoire repousse les propositions de paix anglaise formulées l'avant-veille le 18 mars.
  • le 20 mars 1800 : Kléber écrase les Turcs à Héliopolis et marche sur le Caire.

Bataille d'Héliopolis, par Léon Cogniet

  • le 20 mars 1809: le maréchal Soult défait les Portugais à Carvalho au Portugal.

Cette bataille est aussi connue sous le nom de bataille de Braga.

  • le 20 mars 1814 :« défaite » d'Arcis-sur-Aube (20 et 21 mars).

Napoléon au pont d'Arcis-sur-Aube (gravure du XIXe siècle d'après le tableau de Jean-Adolphe Beaucé)

Les alliés considère avoir remporté cette bataille. Cependant, il faut noter qu'avec 28 000 soldats il est impossible à Napoléon de battre une armée autrichienne de plus de 100 000 hommes, commandée par Schwartzenberg. Non seulement, Schwartzenberg rate une occasion d'anéantir les restes de la Grande Armée, mais il voit la route de Paris se fermer alors que son avant-garde était à moins de 100 kilomètres.

  • le 20 mars 1815 : arrivée de Napoléon à Paris.

Le retour de Napoléon aux Tuileries marque le début de la période dite des Cent-Jours. Napoléon fait établir l'Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire, le 22 avril, connu aussi sous le nom de Charte de 1815. Une Chambre des représentants est élue.

  • le 20 mars 1897 : la France signe avec l'Éthiopie un traité fixant la frontière de la Somalie.

Signature à Addis Abéba, entre la France et Ménélik II, de la Convention fixant la frontière entre la Côte Française des Somalis et le Territoire de l'Empire Ethiopien.

  • le 20 mars 1907 : les troupes de Lyautey occupent Oujda, après l'assassinat d'un médecin français de Marrakech.

Le docteur Mauchamp, directeur du dispensaire de Marrakech, est assassiné par une foule manipulée par des agents allemands. Contre l'avis de Lyautey, Clémenceau ordonne une expédition punitive dans la région d'Oujda.

  • le 20 mars 1929 : décès de Ferdinand Foch, maréchal de France, de Grande Bretagne et de Pologne.

Quelques citations du Maréchal :

« Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » (1920)

« J'aime mieux une armée de moutons commandée par un lion qu'une armée de lions commandés par un âne. » (Les Cahiers – 1926)

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… »

« Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque. » (Première bataille de la Marne, 8 septembre 1914)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."»

« Une assemblée pour décider doit avoir un nombre impair, mais trois, c'est déjà trop.»

 

Né à Tarbes le 2 octobre 1852 dans une famille de catholiques, Ferdinand Foch sert au sein du 4e Régiment d'Infanterie pendant la Guerre de 1870. Polytechnicien, il sert au 27e RI avant d'être professeur à l'École de Guerre. Il y développe ses théories de l'offensive à outrance.

En 1914, il commande la IXe Armée avec laquelle il arrête les Allemands de Von Kluck à Saint-Gond. En 1915 et 1916, il dirige les offensives françaises en Artois et sur la Somme. Ecarté du commandement en même temps que Joffre, il y revient suit à l'échec de Nivelle au Chemin des Dames. En mars 1918, il est nommé « Chef d'Etat-major Général » avec le titre de Généralissime des Armées Alliées, lors de la Conférence de Doullens, avec Pétain (France), Haig (Grande-Bretagne) et Pershing (Etats-Unis) sous ses ordres. Chaque jour, il assiste à la messe et récite son chapelet. C'est à la Sainte Vierge qu'il a attribué ses succès militaires.

En juillet 1918, Foch arrête l'offensive allemande en Champagne avant de passer à la contre-attaque, qui se déroule presque parfaitement. Le 6 août 1918, il reçoit son bâton de Maréchal de France. Il est élu le même jour à l'Académie Française et y entrera en 1920. Le 11 novembre 1918, il signe l'Armistice de Rethondes.

Dès 1920, il appuie l'idée de maintenir la Rhénanie sous occupation française.

Au milieu de l'année 1920, Foch dirige une mission interalliée pour la Pologne qui comprend notamment le diplomate français, Jean Jules Jusserand, le diplomate britannique Edgar Vincent d'Abernon. Le général Weygand, chef d'état-major du maréchal Foch, en est le commandant en chef.

Suite à la victoire sur les soviétiques, il est fait maréchal de Pologne. Avec le maréchalat de Grande Bretagne, c'est son troisième bâton de maréchal. Il se retire ensuite de la vie militaire et publique. Il est inhumé aux Invalides.

Sur son lit de mort, ou un peu avant de mourir, il dit : « Si un jour la France est en péril, appelez Weygand. » (Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 131).

Voir les chroniques du 26 mars, du 9, du 15 et du 18 juillet.

  • le 20 mars 1944 : à Alger, exécution de Pierre Pucheu.

Nommé par l'amiral DARLAN, Ministre de la Production Industrielle et Commerciale le 22 février 1941, il est chargé par le Maréchal Pétain le 18 juillet 1941, du Ministère de l'Intérieur et ce, jusqu'au retour au pouvoir de Pierre Laval, le 18 avril 1942. Refusant de rester au gouvernement, il fait campagne contre le S.T.O. (Service du Travail Obligatoire.) auprès d'industriels et de syndicalistes de zone libre. Avant de quitter Vichy, il essaie, en vain, de convaincre le Maréchal (15/10/1942) qu'il est temps de rompre l'armistice et de partir pour Alger.

Ayant obtenu un sauf-conduit du général Giraud, il débarque à Casablanca le 6 mai 1943 pour s'engager. Immédiatement arrêté, Giraud est revenu sur sa parole, gaullistes et communistes réclament sa tête. Son procès s'ouvre le 4 mars 1944. Jugé d'avance, Pucheu est condamné à mort. De Gaulle refuse la grâce, invoquant la raison d'État. C'est un signal fort envoyé à l'intention de la métropole : ceux qui ont suivi le Maréchal sont des traîtres, ils seront châtiés comme tels et ne doivent s'attendre à aucune clémence. La révolution de 1943-1946 poursuit sa marche sanglante.

Témoignage du colonel Passy (Dewavrin), fondateur et chef des services secrets de la France libre (le BCRA) depuis juillet 1940 ("J'ai vu condamner Pucheu", dans La Semaine économique, politique, financière du 8 juin 1949, p.2) :

« J'en sortis [du procès de Pierre Pucheu] écœuré et, pour la première fois depuis les sombres jours de juin 1940, plein d'une folle anxiété. Ce jour-là, en effet, je sentis que les espoirs que la plupart d'entre nous avaient conçus, au sein des Forces Françaises Libres, seraient brutalement déçus. Je réalisai pleinement d'un seul coup, comme par une gifle étourdissante, que ce monde meilleur, rénové par la souffrance et le combat en commun, auquel nous avions rêvé, était mort avant que d'éclore. »

  • le 20 mars 2000 : Jean-Paul II devient le premier Pape en visite officielle en Israël.
  • le 20 mars 2003 : attaque de l'Irak par les anglo-saxons.

Quelques heures après le déclenchement des bombardements sur Bagdad, Jacques Chirac « regrette » l'attaque américaine, en souhaitant que « ces opérations soient les plus rapides et les moins meurtrières possible et qu'elles ne conduisent pas à une catastrophe humanitaire ».

 

Posté le 20 mars 2017 à 05h18 par Lois Spalwer | Catégorie(s): Histoire du christianisme

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