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19 juin 2017

C’est arrivé un 19 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 juin 936 : couronnement et sacre de Louis IV d'Outremer, Roi de France, à Laon.

Louis IV, fils de Charles III, âgé de 15 ans, est ramené de son exil d'Angleterre pour être sacré Roi de Francie occidentale, à Laon par l'archevêque de Reims Artaud, après l'intervention d'Hugues le Grand. Il épouse Gerberge de Saxe, sœur d'Otton Ier de Germanie, veuve de Gislebert, duc de Lotharingie.

  • le 19 juin 1097 : prise de Nicée sur les Turcs par les croisés, lors de la première croisade.

Le siège de Nicée commence le 14 mai et s'achève le 19 juin 1097, au cours de la première Croisade. C'est la première action militaire des croisés contre les musulmans et cette victoire permet un arrêt de la progression de l'Islam dans cette région.

  • le 19 juin 1269 : saint Louis impose aux juifs le port de la rouelle.
    • le 19 juin 1299 : traité de Montreuil-sur-Mer.

Ce traité rétablit la paix entre la France, les Flandres et l'Angleterre : Philippe IV le Bel rend au roi d'Angleterre Édouard Ier la Guyenne, mais conserve la ville de Bordeaux.

  • le 19 juin 1464 : l'édit de Luxies crée les premiers services postaux au monde.

Alors que la guerre de cent ans est enfin achevée, le Roi Louis XI impose un système unique au monde: sur les grands chemins du Royaume sont postés des relais officiels distants de 7 lieues pour permettre aux courriers officiels de transiter rapidement. Depuis le « cursus publicus » d'Auguste au premier siècle, tout système de poste avait disparu.

D'abord réservé aux courriers royaux, le système s'étend aux courriers privés dès 1507. Aujourd'hui le statut « d'entreprise autonome d'état » de la Poste plonge ses racines dans ce mélange entre courrier officiel et privé permis par Louis XII, puis développé par Henri III. D'aucuns disent que les « bottes de 7 lieues » du chat botté de Perrault viennent de là.

  • le 19 juin 1522 : Traité de Windsor.

Charles Quint signe avec le roi d'Angleterre, Henri VIII, un traité à Windsor qui prévoit une invasion de la France. C'est alors la sixième guerre d'Italie (1521-1525), qui oppose principalement le Royaume de France à l'Espagne et à l'Angleterre.

  • le 19 juin 1623 : naissance de Blaise Pascal, mathématicien et physicien, philosophe, moraliste et théologien français.

Mathématicien, physicien, philosophe et écrivain Il se penche sur la théorie des probabilités et invente une machine à calculer. Il publie sous le pseudonyme de Louis de Montalte Les Provinciales, dont l'effet est désastreux : les libertins y trouvent un arsenal contre la religion et le clergé catholique. Voltaire en fera le plus grand éloge ! Pourtant, un an avant sa mort, il affirme : « Loin de m'en repentir, si j'avais à les faire, je les ferais encore plus fortes. »

De plus en plus malade, sa prodigieuse mémoire commence à lui faire défaut, il prend l'habitude de noter ses réflexions sur des petits papiers qu'on recueille avec grand soin aussitôt après sa mort, survenue le 19 août 1662. Ordonnées et classées, titrées " Les Pensées " étaient destinées à ses amis de Port-Royal. L'ouvrage renferme la démonstration de la crédibilité de la foi chrétienne et de la religion catholique et sont encore une source inépuisable de réflexion encore très moderne au niveau existentiel :

"Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé ". "L'Homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant ".

  • le 19 juin 1631 : décès de François Garasse, jésuite et polémiste redouté de toute la sphère littéraire.

Entré en 1601, dans la Compagnie de Jésus, François Garasse s'investit dans la prédication pour lutter contre le libertinage et l'hérésie. Il attaque en particulier l'Université de Paris qu'il juge pleine de jansénistes prônant le gallicanisme, c'est-à-dire une organisation de l'église catholique française très autonome par rapport à la papauté. Quant au libertinage, au XVIIe siècle, il s'agit pour lui de combattre une liberté de pensée qui peut entraîner un certain libertinage dans les actions et les mœurs. L'abbé Garasse est rejoint dans son jugement par le «frère trois points » François Labbé, quand il écrit :

«On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs. (Editions de Chiré, page 89)

Figure importante du conflit entre jésuites et jansénistes, il meurt le 19 juin 1631.

  • le 19 juin 1790 : abolition de la noblesse et du clergé en France.

L'autoproclamée « assemblée nationale » décrète, sous l'impulsion du député Armand-Gaston Camus, que les titres de noblesse et les titres religieux sont abolis. Les nobles deviennent des "ci-devant". La préséance du clergé sur tous les autres corps de l'Etat disparaît. De plus, un décret retire la nationalité aux Français affiliés à un ordre de chevalerie étranger.

Ce n'est pas le 4 août 1789 ! Ce n'est pas la fin des privilèges ! Voir la chronique du 4 août qui explique ce que sont les « privilèges ou privata Lex », les lois propre à chaque provinces.

  • le 19 juin 1812 : le pape Pie VII, placé par Napoléon en résidence surveillée, arrive au château de Fontainebleau.

Le 12 juin 1812 le docteur Balthazard Claraz sauve la vie du pape Pie VII, alors que, malade et épuisé, il vient de recevoir l'extrême-onction à l'hospice du col du Mont-Cenis lors de son transfert de Savone à Fontainebleau. Il reste auprès du Pape pendant les deux premiers mois de sa captivité. Elle va durer du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, période pendant laquelle le Saint-Père ne sort jamais de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon :

« Mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l'Empereur.

 

  • le 19 juin 1987 : décès de Michel de Saint-Pierre, 71 ans, écrivain français.

Michel de Grosourdy de Saint-Pierre, naît le 12 février 1916 à Blois et meurt le 19 juin 1987 à Saint-Pierre-du-Val, dans l'Eure ; c'est un écrivain et journaliste français. Après ses études à Paris, il décide de partir pour Saint-Nazaire, où il va travailler en usine comme ouvrier métallurgiste. Il s'engage ensuite quatre ans dans la marine, comme matelot pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de rejoindre la Résistance.

Durant les années 1950, il collabore à La Nation française de Pierre Boutang et Michel Vivier. Aux éditions de la Table ronde, il assure aussi les fonctions d'agent littéraire, de directeur de collection, de conseiller et aussi d'administrateur. Au sein des éditions France-Empire, il crée et dirige une collection appelée « Catholique ». Il fait partie des fondateurs du journal Présent en 1981. Très antigaulliste, il manifeste à plusieurs reprises son intérêt pour l'action politique, en apportant publiquement son soutien par exemple à Tixier-Vignancour ou au Parti des forces nouvelles. Royaliste et catholique, défenseur de la messe traditionnelle, très antigaulliste, il se lance avec vigueur dans les grands débats qui agitent une société française en pleine transformation.

Parmi ses œuvres principales, citons : Les Nouveaux prêtres, Les Aristocrates, Églises en ruine, églises en péril, Les Nouveaux Aristocrates, Les Écrivains, La Mer à Boire, L'Accusée.

Posté le 19 juin 2017 à 05h10 par Lois Spalwer | Catégorie(s): Histoire du christianisme

Commentaires

Les changements survenus lors de la révolution à partir de 1789 ont eu lieu de manière autoritaire puis de plus en plus violente, en raison du refus caractérisé des minorités de blocage de cette époque :
- la haute noblesse (ça ne l'empêchait pas de se piquer de philosophie, d'anglomanie et de maçonnerie),
- le haut clergé,
- les richissimes parlementaires qui se croyaient à tort les représentants de la nation (c'étaient les Etats-Généraux les représentants de la nation)...

Notre monarchie séculaire s'est effondrée en 3 ans de temps... Le chancelier Maupeou avait bien remis à leur place les parlements, hélas, trois fois hélas le pauvre Louis XVI a commis l'incommensurable bêtise de les rappeler ! Ces messieurs les robes rouges ont aussitôt repris leur rôle d'opposants, empêchant les réformes necéssaires, n'ayant pas compris qu'ils sciaient la branche sur laquelle ils étaient assis...

Les révolutionnaires, eux, ne se sont pas posés de questions !

Rédigé par : Irishman | 19 juin 2017 11:52:53

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