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21 juillet 2017

Maria Valtorta : François-Michel Debroise répond à Yves Chiron

Suite à l'article d'Yves Chiron sur Maria Valtorta, François-Michel Debroise, mis en cause dans cet article, apporte quelques précisions intéressantes :

9782364630710"Me voilà donc, selon Y. Chiron, sectateur d'une œuvre anathème !

M. Chiron n'aime pas Maria Valtorta, moi si. C'est son droit et c'est le mien. Mais je ne le rangerais pas dans les lobbyistes dès lors qu'il émet une opinion différente de la mienne et qu’il l'exprime publiquement, ce qui est parfaitement respectable. Je me contenterais de combler quelques lacunes de son argumentaire, car j'ai connu Y. Chiron plus documenté.

Voilà que le cardinal Ratzinger exprimerait, selon ses sources, l'opinion de l’Église dans quelques "cartes postales" personnelles envoyées aux quatre coins du monde par son secrétaire, Mgr Clemens. Je l'ai connu différemment, le faisant toujours, et exclusivement, par la voie hiérarchique des évêques locaux et jamais directement à des particuliers, même quand on l'interrogeait sur Maria Valtorta.

Il a dû évoluer aussi avec son élection au siège de saint Pierre. Voilà qu'il accueille, en 2007, la pétition des évêques chinois préparant un synode sur "la Parole de Dieu" et réclamant, pour ce faire, la poursuite de la traduction de l'œuvre de Maria Valtorta en leur langue[1].

Ils rejoignaient ainsi la réaction des évêques du Kerala saluant unanimement,  en 1992, la traduction de cette œuvre en langue locale[2]. Sans doute ces pays évangélisateurs ont-ils une foi moins tétanisée par les "cartes postales".

C’est aussi SS. Benoît XVI qui béatifie, coup sur coup, dans la dernière année de son pontificat, deux soutiens affichés de Maria Valtorta. L’un, traducteur de la Bible en chinois, n’en finissait pas d’apprendre sur la vie en Palestine au temps de Jésus à la lecture d’une œuvre qu’il reconnaissait « venir de l’esprit Jésus »[3].

L’autre avait doté chacune des 35 maisons qu’elle avait fondées d’un exemplaire de « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé »[4]. Titre qui ne provient pas d’une proclamation anathème comme le suppose Y. Chiron, mais de la façon familière dont parlait Maria Valtorta de ses visions.

Ce serait une œuvre « subtilement sensuelle » ? Je ne sais si l’amour du Christ peut être rangé dans cette catégorie, mais c’est dommage pour Mère Teresa qui emmenait cette œuvre dans ses déplacements avec sa Bible et son bréviaire[5].

Ce serait aussi une œuvre bourrée « d’erreurs historiques et exégétiques ». On attend de savoir lesquelles, cela permettrait de corriger quelques avis émis sur la haute valeur de l’œuvre par des personnalités auxquelles je me fie plus sûrement qu’à M. Chiron ou que l’abbé Gérard Herrbach, qu’ils ne m’en veuillent pas. Telles :

  • Mgr Alfonso Carinci, Secrétaire de la Congrégation pour les Rites sacrés, pour qui il s’agit « d’une œuvre littérairement sublime, doctrinalement et spirituellement si élevée »,
  • Le cardinal Augustin Bea, alors confesseur de Pie XII et directeur de l’Institut biblique pontifical, qui se déclare « très impressionné par le fait que les descriptions archéologiques et topographiques sont faites avec une exactitude remarquable ».
  • Mgr Ugo Lattanzzi, recteur de l’université pontificale du Latran, pour qui l’œuvre requiert une "origine supranaturelle".

Le Père Gabriel M. Roschini, fondateur de l’Université pontificale de théologie "Marianum" et conseiller au Saint-Siège qui dans un livre envoyé à SS. Paul VI écrit qu’ « aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j'ai lus et étudiés, n'avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d'œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime, que les écrits de Maria Valtorta. »

La Secrétairerie d’État répondit à cet envoi, au nom du souverain Pontife, par l'espoir « que vos efforts recueillent des fruits spirituels abondants. »

Le Père Yannik Bonnet, pour sa part, rapporte l’affirmation du secrétaire particulier de SS. Jean-Paul II selon laquelle le souverain Pontife avait l’œuvre de Maria Valtorta sur sa table de chevet[6].

Bref, voilà un extrait de la longue liste des "sectateurs" d’une œuvre anathème, sensuelle et bourrée d’erreurs historiques, exégétiques et sans doute théologiques.

La différence entre cette cohorte de "sectateurs" anathèmes et l’avis de MM. Chiron et Herrbach tient en ce que les premiers ont lu l’œuvre et pas les seconds. Dommage.

François-Michel Debroise

www.maria-valtorta.org

 

[1] Site du Vatican, préparation du synode sur la Parole de Dieu, contribution du 27 avril 2007, note n° 9.

[2] Copie des 7 courriers envoyés à cette occasion (bas de la page).

[3] Bienheureux G.M. Allegra (1907-1976), Critique, Macao juin 1970.

[4] Bienheureuse Mère Maria Inès du Très Saint Sacrement (1904-1981).  Lettre du 19 juillet 2001 à l’éditeur, de sœur Maria Uranga.

[5] Attestation sous serment du Père Leo Maasburg, Directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires en Autriche et confesseur de Mère Teresa pendant 4 ans, 2015.

Posté le 21 juillet 2017 à 19h04 par Michel Janva | Catégorie(s): L'Eglise : Foi , L'Eglise : Vie de l'Eglise


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