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Documentaire : « GPA, avec les meilleures intentions »

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Le thème 2017 de la Journée internationale est « Ne laisser personne de côté : mettre fin à la violence à l'égard des femmes et des filles ».

« Ne laisser personne de côté » est en effet essentiel dans un contexte où de nouvelles formes de violences à l'égard des femmes sont en plein essor. Il en est ainsi de la pratique des mères porteuses, ou gestation pour autrui (GPA), qui est une aliénation de la femme et de l'enfant. Les générations à venir pourraient bien condamner vivement notre absence d'actions de lutte contre cette pratique, voire notre hypocrisie et, dans les faits, notre tolérance. Certes, grâce au travail pédagogique en cours depuis quelques années partout dans le monde, la tendance actuelle est à la limitation de la pratique des mères porteuses, ou gestation pour autrui (GPA). Face à la répétition des scandales - découverte d'usines à bébés, femmes maltraitées, enfants refusés par les « parents » d'intention... -, des pays qui furent des eldorados de la GPA ont fait le choix de poser des limites. C'est le cas par exemple de l'Inde, du Népal, du Cambodge, de la Thaïlande. D'autres, comme le Laos, prennent aujourd'hui le même chemin. En Europe occidentale, et notamment en France, la revendication d'une légalisation de la GPA est désormais rarissime.

La GPA est vue à juste titre par la grande majorité comme une aliénation de la femme et une pratique qui fait de l'enfant l'objet d'un contrat. Cependant, certains proposent d'encadrer la GPA afin de l'autoriser tout en évitant ses dérives. Il en est ainsi de la Conférence de La Haye, par exemple, qui travaille depuis deux ans sur l'élaboration d'un cadre de droit international privé.

Qu'appelle-t-on « dérive » en matière de GPA ? L'encadrement évite-t-il ces dérives ? Réduit-il le nombre de cas ? Les femmes sont-elles mieux traitées ? Les enfants sont-ils davantage protégés ?... C'est ce que La Manif Pour Tous a voulu savoir, très concrètement, en enquêtant dans l'un des pays concernés : la Thaïlande. Ebranlé par des scandales de GPA qui ont ému le monde entier, ce pays a voté en 2015 une loi d'encadrement pour la GPA. La Thaïlande est ainsi passé d'un contexte où aucune loi n'existait - ni interdiction, ni autorisation - à une autorisation légale soumise à des conditions précises, dont le respect est vérifié par un comité d'éthique. Quelles sont les limites imposées par cette loi ? Deux ans plus tard, cet encadrement a-t-il réduit le nombre de recours à des mères porteuses ? Evite-t-il les dérives ? Protège-t-il la dignité des femmes et des enfants ?...

La Manif Pour Tous s'est rendu sur place et a rencontré des personnalités publiques thaïlandaises à l'origine de cette loi d'encadrement, des responsables d'ONG locales, des responsables en Thaïlande du programme des Nations Unies contre le trafic de personnes, ainsi que des représentants d'agences de GPA proposant leurs services en Asie du Sud-Est. Le documentaire « GPA, avec les meilleures intentions », d'une durée de 20 minutes, présente cette enquête. Il rappelle les différentes positions exprimées dans le débat public, indique les faits et les questions soulevées et donnent la parole aux divers intervenants du monde de la GPA en Thaïlande. La conclusion s'impose malheureusement très clairement. L'encadrement d'une pratique telle que la GPA revient à en accepter le principe : en l'occurrence considérer qu'une femme peut porter en son sein un enfant pendant 9 mois, lui donner la vie en accouchant et le céder à un tiers.

Quelle qu'en soit la justification, la GPA est en elle-même scandaleuse puisqu'elle implique nécessairement, et volontairement, de priver un enfant de sa mère. C'est pourquoi, en acceptant le principe même de la GPA, on accepte son corollaire : asservir la femme et réduire l'enfant à une marchandise. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

« Après avoir vu les cliniques où des femmes sont cantonnées pendant 9 mois, rencontré les agences qui organisent le business de la GPA, recueilli les témoignages poignants des ONG humanitaires mobilisées sur le terrain pour lutter contre ce trafic humain, il apparaît que l'abolition universelle est bien la seule solution pour mettre un terme à ce scandale. Nous allons relancer Emmanuel Macron qui, comme François Hollande, s'est engagé à lancer une initiative internationale contre la GPA. Cette Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes est le moment de rappeler le Président à ses engagements car la dignité des femmes et des enfants n'a pas de frontières ».

Commentaires

incongru

les futures mères bien encadrées dans des "cliniques", ça ne vous rappelle pas des poulets en batterie?
quant au Meilleur des Mondes, on y va à grands pas : après les nourrices, une anticipation des "corvées parentales" ; bientot ce sera pour la conception, vous savez, comme quand le vétérinaire remplace le taureau
nous allons aussi vers ce que le nazisme faisait :les "Lebensborn", et, en cherchant ce mot,je tombe sur tout ce que ce dit nazisme reprochait aux cathos : prémonitoire, avec la chasse aux croix, crèches, etc?

c'est ici


Espérons qu'E. Macron passera aux actes, car MM. Valls et Hollande en sont restés aux mots pieux.

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