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17 janvier 2018

C’est arrivé un 17 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Roseline, fille aînée d'Arnaud de Villeneuve et Sybille de Sabran, naît au Château des Arcs le 27 janvier 1263.

Très vite l'enfant fait preuve d'une grande bonté : elle distribue sans compter des réserves du Château aux pauvres du castrum malgré l'interdiction de son père.

Un jour il la surprend le tablier rempli de pain, quand Roseline, confuse, montre ce qu'elle cache, une brassée de roses s'échappe du tablier. C'est le « Miracle des Roses».

Au contact de sa tante Jeanne, Prieure du monastère de la Celle-Roubaud, Roseline souhaite devenir chartreuse. Son père, qui lui destine un beau mariage, cède aux vœux de sa fille. Elle devint novice en 1278. En 1285, elle retourne à la Chartreuse de La Celle-Roubaud-aux-Arcs, pour la plus grande joie de sa famille et des Arcois.

En 1300, à l'âge de 37 ans, elle succède à sa tante comme Prieure. Plusieurs miracles dont « le repas des anges » se sont produits depuis son noviciat.

Elle expire le 17 janvier 1329 à l'âge de 66 ans.

Exhumé cinq ans après sa mort, son corps est retrouvé intact et ses yeux ouverts avaient conservé tout leur éclat. Afin que les fidèles puissent l'honorer, son corps fut placé dans une châsse et les yeux sertis dans un reliquaire.

En 1660, Louis XIV souhaita vérifier la réalité de ce prodige. Croyant à une supercherie, son médecin Vallot creva l'œil gauche, la prunelle se troubla instantanément, les yeux étaient bien naturels.

À Die dans la région lyonnaise, en 510, saint Marcel, évêque, qui se montra défenseur de la cité et, pour sa fidélité à la foi catholique, fut envoyé en exil par Gondebaud, roi arien des Burgondes.

À Bourges, vers 647, saint Sulpice, surnommé le Pieux, évêque, qui fut promu de la cour royale à l'épiscopat et n'eut rien de plus cher que de prendre soin de la cause des pauvres.

 

L'empereur romain Théodose Ier s'éteint à Milan. Alors qu'il avait réussi à réunir l'Empire, ses deux fils, Arcadius et Honorius, vont de nouveau le diviser. Arcadius prend les rênes de l'Empire romain d'Orient, ou Empire byzantin, avec pour capitale Constantinople. Son frère, quant à lui, hérite de l'Occident. L'Empire romain ne sera plus jamais unifié.

Au milieu de ces graves troubles Grégoire XI, exauçant les prières pressantes de sainte Catherine de Sienne, décide de replacer le siège pontifical à Rome. Malgré l'hostilité du Roi de France et de la majorité des cardinaux, il quitte Avignon le 13 septembre 1376 et embarque à Marseille le 2 octobre pour l'Italie. Il s'installe à Corneto, tant que tout n'est pas réglé à Rome pour lui permettre de s'installer et de gouverner l'Eglise. Son entrée dans Rome se fait le 17 janvier 1377. C'est le dernier pape français. La papauté a vécu 68 ans à Avignon.

A sa mort, le 27 mars 1378, le peuple romain impose l'élection d'un pape violent, Urbain VI, qui violente les cardinaux s'opposant à lui, allant jusqu'à les dépouiller et les faire exécuter en place publique.

Treize cardinaux, pour la plupart français, se réunissent en septembre 1378 à Anagni, sous la protection de troupes gasconnes et navarraises, annulent l'élection d'Urbain VI et confère la tiare au cardinal Robert de Genève. Celui-ci prend le nom de Clément VII et, faute de pouvoir faire autrement, regagne Avignon. C'est le début du Grand Schisme d'Occident. Voir les chroniques du 17 janvier, du 8 avril du 20 septembre, du 15 octobre.

Le chancelier Michel de l'Hospital et Catherine de Médicis, la reine mère, poussent le Roi Charles IX, à promulguer l'édit de Saint-Germain, qui autorise le culte protestant de jour en dehors des villes closes (avec remparts). En contrepartie, ils doivent rendre les lieux de cultes qu'ils ont conquis. Cet édit est mal accepté par les catholiques, en particulier par le Duc de Guise.

L'Espagne soutient les grands du Royaume qui refusent de se soumettre au Roi suite au sacre, en particulier les Guise, qui tenant Reims ont empêché le sacre dans la Cathédrale. Ce dernier eut lieu à Chartes avec une ampoule d'huile identique à celle de Reims, gardée à Marmoutier.

Avec cette guerre Henri IV espère enfin restaurer la souveraineté du pays.

Voir la chronique du 1er mai.

La France et la Savoie signent le traité de Lyon qui met fin à la guerre entre les deux pays. En échange du marquisat de Saluces, Henri IV reçoit de Charles-Emmanuel de Savoie le Bugey, la Bresse, la Volromey et le pays de Gex, l'actuel département de l'Ain.

Cette mesure permet de supprimer les journaux d'opposition.

Compte tenu des absents, la majorité absolue est de 361 sur 721 voix. Le scrutin est relativement serré : le président Vergniaud déclare que la Convention vote pour les fers par 2 voix sur 721, pour le bannissement suivi de détention par 319 voix, pour la mort de Louis XVI par 366 voix, pour la mort avec réserve de commutation et de délais de fixation par 1 voix, pour la mort avec demande de discussion sur l'époque de l'exécution par 23 voix, pour la mort avec expulsion de tous les Bourbons par 8 voix, pour la mort avec sursis jusqu'à la paix par 2 voix. Son cousin Louis Philippe d'Orléans, dit Philippe Égalité, grand maître du Grand orient de France vote aussi la mort !

"Uniquement occupé de mon devoir (...) je vote la mort".

Il le paiera de sa vie en étant guillotiné la même année. La maçonnerie n'ayant plus besoin de lui.

Robespierre et Saint-Just réclamaient une exécution immédiate, sans procès préalable. L'Assemblée accepte, pour donner un semblant de justice à ce crime, que l'accusé soit assisté de trois avocats: Malesherbes qui favorisa la diffusion de l'Encyclopédie, alors qu'il était responsable des services de la censure, Tronchet dont les cendres seront transférées au Panthéon de Paris le 17 mars 1806, et de Sèze, franc-maçon, appartenant à la loge les Neuf-Sœurs, celle de Voltaire.

Le vote se fait nominalement et à haute voix à la tribune, sous la menace de la foule bruyante et menaçante, placée dans les galeries pour intimider les faibles. Le Roi est informé de la sentence seulement le 20 janvier. Le lendemain, il monte à l'échafaud.

Napoléon n'a pas pu les empêcher de rembarquer.

Tableau visible dans la basilique de Pontmain

L'apparition de la Vierge à Pontmain se situe dans le contexte de la guerre de 1870 contre la Prusse. Les armées françaises sont écrasées et Napoléon III s'est rendu aux Prussiens à Sedan. Le 12 janvier 1871, les Prussiens sont au Mans et progressent vers l'ouest en direction de Pontmain.

Outre les désordres liés à la guerre, une épidémie de typhoïde et de variole se déclenche. Dans la nuit du 17 janvier 1871, Pontmain est sous la neige et la Vierge apparaît revêtue de la robe que portaient les avocats du temps de saint Yves. Deux jeunes garçons, Eugène (12 ans) et Joseph Barbedette (10 ans), aident leur père à piler les ajoncs dans leur grange. Eugène sort de la grange pour « voir le temps ».

Récit tiré du site de la basilique de Pontmain :

« C'était le 17 janvier 1871, alors que la France était vaincue par la Prusse. Pendant 3 heures, Eugène et Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé vont contempler la « Belle Dame » vêtue d'une robe bleue parsemée d'étoiles, avec un voile noir sur la tête et une couronne d'or avec un liseré rouge, aux pieds des chaussons bleus avec une boucle d'or. Elle tend les mains en avant et sourit aux enfants. Elle apparaît dans un triangle formé par trois grosses étoiles d'or en plein ciel.

Accourus devant la grange, les habitants du hameau vont commencer à prier avec les Sœurs. A l'arrivée de M. le curé, l'abbé Michel Guérin, un ovale bleu avec quatre bougies éteintes vient entourer la Belle Dame, une petite croix rouge apparaît sur sa poitrine à l'endroit du cœur. Pendant le chapelet, la Belle Dame grandit lentement au fur et à mesure des Ave Maria. L'ovale grandit aussi et les étoiles se multiplient sur sa robe et autour d'elle. Au début du Magnificat une banderole blanche se déroule en dessous de l'ovale et des lettres d'or viennent s'écrire tour à tour. Le message va se continuer pendant les litanies, l'Inviolata et le Salve Regina. A ce moment-là il est complet.

Au début du cantique « Mère de l'espérance », Marie va lever les mains à hauteur de ses épaules et remuer les doigts au rythme du cantique.

Après un autre cantique dont le refrain est « Parce Domine » son visage est empreint d'une tristesse indicible. Une croix rouge vif apparaît devant elle, portant le crucifié d'un rouge foncé. Au sommet de la croix, une traverse blanche avec un nom écrit en lettres rouges couleur sang : JESUS-CHRIST ; Marie prend la croix à deux mains et la présente aux enfants. Une petite étoile vient allumer les bougies de l'ovale. On prie en silence en pleurant. On chante « Ave Maris Stella ». Le crucifix rouge disparaît ; Marie reprend l'attitude du début et sourit à nouveau.

Deux petites croix blanches apparaissent sur ses épaules. Au cours de la prière du soir qui va suivre, un voile blanc parti d'en bas monte lentement devant la Sainte Vierge. Puis tout disparaît. « C'est tout fini » disent les enfants.

Chacun retourne chez soi le cœur en paix. »

Pendant ce temps les Prussiens avancent sur Laval, ils voient une grande Dame au milieu de leur route qui leur fait signe de partir, et ils sentent une force qui les empêche d'avancer, alors ils rebroussent chemin. Sans aucun soldat en face d'eux, par la prière, ils sont repartis. Alors, voyant cela, les habitants demandent, après ce signe, que tous les soldats du village reviennent sains et saufs de la guerre. C'est ce qui se produit.

L'Armée de l'Est, du général Bourbaki, qui marche sur Belfort, est, elle, arrêtée par les Prussiens à Héricourt, le même jour.

Voici quelques citations tirées de ses œuvres :

Pour toutes nos élites qui détruisent les églises de nos villages :

« Si l'église fait bien dans le paysage, c'est qu'elle y est une âme » Tirée de La colline inspirée, je crois.

« L'autorité, c'est moins la qualité d'un homme qu'une relation entre deux êtres. » Tirée de L'Ennemi des lois

« Le sens de l'ironie est une forte garantie de liberté.  » . Tirée de Sous l'œil des barbares

Lire les commentaires des lecteurs lors des précédentes chroniques, le 5 janvier par exemple...

Elle se déroule durant la guerre franco-thaïlandaise (1940-1941). La petite escadre française d'Indochine, la division navale d'extrême orient, commandée par Bérenger, inflige à la flotte siamoise, très supérieure sur le papier, une défaite sévère. Combien d'historiens signalent et saluent la victoire navale française de Koh-Chang aujourd'hui ? 

C'est la France, par l'établissement d'un protectorat, qui a mis un terme au mouvement de balancier qui plaçait le Cambodge sous la domination alternée de ses puissants et parfois cruels, voisins siamois et vietnamiens.

Le ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing, Mme Veil, fait voter son texte autorisant l'avortement en France avec l'appoint des voix de gauche, après un débat houleux. La loi est votée à titre provisoire pour une période de 5 ans. Elle sera reconduite le 31 décembre 1979.

« La Franc-maçonnerie, toujours à l'origine de bouleversements sociaux s'empresse d'en tirer parti et le docteur Pierre Simon, grand maître de la Grande Loge de France, a lui-même raconté comment : « en 1953, dans la traditionnelle quiétude genevoise un groupe de médecins, libres-penseurs, francophones, le groupe Littré, lança le premier pavé dans la mare dormante de la morale conventionnelle. Au terme de réflexions conduites dans ce groupe, nous décidons d'introduire dans nos pays respectifs l'engagement en faveur de la liberté de conception… Nous fûmes bien la locomotive anonyme… Pour ancrer l'action sociale dans le philosophique, il faut non seulement un bon plan, mais un bon outil… Toutes ces conditions réunies par la loge maçonnique. La loge, c'est le laboratoire de la société, « la nation n'y est pas seulement réduite et concentrée, à la manière d'un échantillon de sondage : on travaille à la modifier. » »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 242)

Il faut sans cesse rappeler les mots de Simone Veil : «  Si l'épiscopat français s'y était opposé, cette loi n'aurait jamais été votée ».

Voir les chroniques du 1 aout et du 19 octobre.

Posté le 17 janvier 2018 à 05h04 par Lois Spalwer | Catégorie(s): Histoire du christianisme

Commentaires

Les défenseurs du roi, Malesherbes, Tronchet et de Sèze, ont quand mêmes été courageux et dignes, défendre le roi devant cette assemblée totalitaire et une foule imbécile et haineuse, fallait oser...

Rédigé par : Irishman | 17 jan 2018 10:34:10

Notre-Dame de Pontmain REVENEZ il y a urgence.
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Rédigé par : lève-toi | 17 jan 2018 20:45:23

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