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17 janvier 2018

Stop aux fake news sur la GPA

La Manif Pour Tous dénonce les erreurs contenues dans une tribune publiée ce matin sur le site internet du Monde :

Capture"Dans une tribune publiée dans Le Monde, une centaine de personnes milite pour profiter de la révision des lois de bioéthique pour légaliser la GPA, c'est-à-dire le recours aux mères porteuses, ou à tout le moins en reconnaître les effets lorsqu'elle est pratiquée à l'étranger. En effet, la France s'honore, à juste titre, de refuser cette pratique aussi scandaleuse que dégradante, synonyme d'asservissement des femmes et de chosification des bébés qui font tous deux l'objet de contrats commerciaux.

Non, les enfants nés par GPA ne sont pas des petits fantômes de la République !

En intitulant leur tribune « On ne peut plus ignorer les enfants nés par GPA », les signataires laissent entendre que ces enfants seraient privés de droits. Une petite musique se fait régulièrement entendre pour dénoncer le fait qu'ils seraient des « petits fantômes de la République », sans reconnaissance ni droit. Cela est parfaitement faux. C'est ce qu'expliquait très justement Manuel Valls lorsqu'il était Premier Ministre. Dans une interview à La Croix, il qualifiait la GPA de « pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes. » « Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l'étranger » précisait-il.

Le piège de la retranscription automatique à l'état civil

La stratégie des militants pro-GPA est claire et s'appuie sur les enfants nés par GPA à l'étranger. La première étape consiste à obtenir la reconnaissance. C'est ce que demande les signataires de la tribune publiée ce matin dans Le Monde : « nous demandons la transcription intégrale à l'état civil français de la filiation de l'enfant établie légalement à l'étranger à l'égard de ses parents. » Cette transcription automatique est un piège destiné à demander dans un deuxième temps la légalisation de la GPA en France en arguant du fait que les GPA réalisées à l'étranger seraient 100% légales et que l'interdiction serait donc hypocrite. « On connaît la chanson. C'est la même ritournelle sur la PMA sans père » selon Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. Dans son interview à La Croix, Manuel Valls décryptait parfaitement cette stratégie des militants pro-GPA : « le gouvernement exclut totalement d'autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA. J'ajoute qu'il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée... tout en affirmant qu'ils sont responsables de l'éducation des enfants, c'est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs. »

Les droits des femmes et des enfants n'ont pas de frontières : soyons ambitieux !

Les signataires de la tribune du Monde affirment vouloir « lutter efficacement et avec détermination contre les dérives de la GPA. » Pour La Manif Pour Tous, les droits des femmes et des enfants n'ont pas de frontières. C'est parce que la GPA est une pratique scandaleuse qui instrumentalise et asservit les femmes et les enfants qu'elle est interdite en France. Pour lutter contre ce fléau et ce business sordide et lucratif, une seule solution : l'abolition universelle. C'est tout le sens des engagements de l'ancien Premier Ministre qui rappelait « la responsabilité de tous les États dans la lutte contre la commercialisation des êtres humains » et annonçait alors que la France entendait « promouvoir une initiative internationale qui pourrait aboutir, par exemple, à ce que les pays qui autorisent la GPA n'accordent pas le bénéfice de ce mode de procréation aux ressortissants des pays qui l'interdisent. » Malheureusement, ces annonces sont restées lettre morte. Alors qu'Emmanuel Macron s'est prononcé à de multiples reprises contre la GPA, il lui appartient de donner une suite opérationnelle à ces positions. Patrie des droits de l'Homme, la France doit afficher clairement ses ambitions en la matière pour défendre dans l'hexagone et à travers le monde le droit des femmes et soutenir leur dignité et celle des enfants."

Posté le 17 janvier 2018 à 17h54 par Michel Janva | Catégorie(s): Bioéthique , Homosexualité : revendication du lobby gay , Médias : Désinformation

Commentaires

GPA : une tribune demande « un véritable débat »
Une tribune publiée dans « Le Monde », signée par une centaine de personnes, demande que le débat préparant la loi de bioéthique fasse une place à la GPA
On ne peut plus ignorer les enfants nés par GPA », c'est le titre d'une tribune parue dans Le Monde. Elle est signée par 110 personnes, dont la philosophe Élisabeth Badinter, l'écrivaine Annie Ernaux, l'humoriste Muriel Robin, la sociologue Irène Théry ou encore le gynécologue obstétricien François Olivennes. Ils prennent la parole à l'occasion de l'ouverture, ce jeudi, des états généraux de la bioéthique, qui doivent nourrir un projet de loi bioéthique prévu pour l'automne. Les signataires demandent que la gestation pour autrui (GPA) soit incluse dans les discussions.


« Les enfants nés par le recours à la GPA sont là. Ils ont des parents, hétérosexuels ou homosexuels. Ils sont des milliers, de plus en plus visibles, on ne peut plus les ignorer comme des fantômes et faire comme s'ils n'existaient pas », écrivent-ils. La tribune réclame donc que le législateur prenne en compte leur existence. « Nous demandons la transcription intégrale à l'état civil français de la filiation de l'enfant établie légalement à l'étranger à l'égard de ses parents. » Les signataires mettent en avant un sondage Ifop de juin 2017 qui indique que 71 % des Français sont favorables à cette mesure.

« L'opinion publique est prête »
La tribune argue aussi qu'une évolution de la législation permettrait aussi de « lutter efficacement et avec détermination contre les dérives de la GPA et les mafias qui en profitent. [...]
Nous prônons une convention internationale sur la GPA, condamnant de façon efficace toutes les atteintes aux droits fondamentaux des personnes, seul moyen de lutter contre les situations où la dignité des femmes et la sécurité des enfants ne sont pas respectées. »

Selon eux, l'heure est venue d'un débat « serein, argumenté et informé [...], aujourd'hui, la réalité des nombreux témoignages vient contredire les fantasmes brandis par certains », d'autant que « l'opinion publique est prête ». Les signataires se réfèrent à un sondage Ifop publié début janvier dans La Croix et indiquant que 64 % des Français se disent favorables à la légalisation de la GPA, dont 18 % « dans tous les cas » et 46 % « pour des raisons médicales seulement ». « Nous demandons une réforme urgente sur la transcription de la filiation, une implication de la France dans une convention internationale contre les atteintes aux droits des personnes, et un vrai débat de fond sur la GPA », conclut le texte.

http://www.lepoint.fr/societe/gpa-une-tribune-demande-un-veritable-debat-17-01-2018-2187375_23.php

Rédigé par : marino | 17 jan 2018 19:57:42

stop au fakeniouze, svp bobard en français

Rédigé par : patphil | 18 jan 2018 09:17:40

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