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13 février 2018

Faudra-t-il continuer à organiser la prévention du suicide ?

Avec la volonté du gouvernement et des forces dites "progressistes" de légaliser l'euthanasie et le suicide assisté, c'est la question très pertinente que pose l’Observatoire national du suicide. Philosophie Magazine a lu le rapport et en fait une synthèse sous la lumière de la philosophie. Extraits  :

"8 885 décès par suicide ont été enregistrés en 2014, selon un état de lieux publié par l’Observatoire national du suicide dont le troisième rapport vient de paraître.

Dans un premier rapport en 2014, les membres de l’Observatoire évoquaient Albert Camus, pour qui le suicide serait le seul « problème philosophique vraiment sérieux » suscité par la « confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde ». S’appuyant sur l’intuition du philosophe, ils contestaient que le suicide puisse être simplement considéré comme « un acte mûrement réfléchi, qu’il serait illégitime de tenter d’empêcher ». Sur la base de cette étude, ils prévoyaient un plan d’action visant à prévenir le suicide.

Le second rapport de l’Observatoire répondait en partie à cette ambition, en identifiant les facteurs de risques et de protection et en créant les moyens de la prévention. Il pointait que « depuis de nombreuses années, le suicide se pose comme objet d’étude scientifique. Un terme, la suicidologie, est même apparu à la fin des années 1960 pour définir la recherche scientifique sur le suicide et dont l’objectif est double : comprendre et prévenir ». Cependant, la création de l’Observatoire national du suicide ne date que de 2013.

Le troisième rapport se penche plus particulièrement sur le suicide des jeunes, qui est en France la deuxième cause de mortalité parmi les 15-24 ans (soit 16 % des décès de cette tranche d’âge), et il s’applique à identifier les enjeux éthiques liés au suicide – notamment, la nécessité de concilier la bienveillance et le libre arbitre. « Il s’agit d’éclairer les principes sous-jacents aux différentes options et d’aider les acteurs, confrontés à des situations toujours singulières, à s’orienter, dans le dialogue avec la personne souhaitant mettre fin à ses jours, vers la meilleure ligne de crête possible entre respect de l’autonomie, bienfaisance et justice. »

Les rapporteurs de ce texte font sensiblement pencher l’équilibre du côté de la bienveillance, en doutant depuis leur premier rapport que le suicide puisse être « un acte mûrement réfléchi, qu’il serait illégitime de tenter d’empêcher ». Ils s’inquiètent ainsi d’un possible « droit à mourir », précisant que « dans la loi française, le droit de mourir constitue un droit-liberté (on est libre de se donner la mort) mais pas un droit-créance (on ne peut exiger une aide à mourir). Il est important de s’intéresser aux implications d’un droit-créance à mourir, dans les pays qui l’ont mis en place, sur la prévention du suicide. En effet, dans les pays où l’aide médicale au suicide ou le suicide assisté, voire l’euthanasie, sont légalement autorisés ou en débat, des inquiétudes apparaissent quant à la difficulté d’organiser la prévention du suicide dans ce cadre. Le suicide risque alors d’être plus facilement envisagé comme une option possible, sans véritable exploration des autres issues » (...)"

Posté le 13 février 2018 à 16h33 par Philippe Carhon | Catégorie(s): Bioéthique , Culture de mort : Euthanasie

Commentaires


Mettre en place le suicide assisté et en même temps, prévenir le suicide…

Mettre en place l’avortement de confort et en même temps, parler du droit à l’enfant …

Supprimer l’être handicapé avant qu’il naisse et en même temps, évoquer l’assistance au plus faible …

Réinventer l’euthanasie et en même temps, convoiter le vote des retraités …

Les heures les plus sombres… du meilleur des mondes

Rédigé par : Meltoisan | 13 fév 2018 17:37:53

Dans ces cas il est improbable de poser des radars anti-suicides donc cela n'intéresse pas le gouvernement.

Rédigé par : Stephe | 13 fév 2018 17:42:46

Tout ce verbiage autour d'un profond mal être chez certaines personnes, et en particulier, les jeunes et les aînés, est indécent.
Parce que en vérité, tout est inversé, comme d'habitude afin de continuer à brouiller le Réel ; manipuler et culpabiliser les gens au lien d'aller à la cause première...
Pourquoi une personne décide-t'elle de mettre fin à ses jours?
Pour mettre fin à sa souffrance.
C'est ce qu'à fait mon petit frère il y a plusieurs décennies. Notre famille a été immolée par le mondialisme naissant avec l'invasion des clandestins chinois, dans le secteur textile au début des années 70. Papa a perdu le travail de toute une vie.

Des êtres sont en très grande souffrance dans ce Pays où règne le chaos, l'injustice, la laideur, la solitude, la course au fric, le sexe dévoyé, la manipulation mentale, la toxicomanie non légale et celle médicamenteuse et légalisée, l'alcoolisme, l'invasion migratoire et le changement de civilisation programmé... et sans minimiser, il y a aussi le tout psychologisant qui maintien des êtres pendant des années dans leur mal être en tournant dedans, ce qui finit par les détruire ainsi que leurs familles, etc.
La liste n'est pas close!
Et j'ajoute le principale :
- l'absence d'une réelle spiritualité vécue et vivante qui relie les êtres au Transcendant, y compris dans notre Religion catholique, qui a perdu de sa substance, avec l'Esprit-Saint passé aux oubliettes, la plupart du temps.

Pour résumer : la vie sur La Terre est un combat de chaque instant. Nous survivons dans la dualité, la plupart du temps sans en avoir vraiment conscience.
Et nous n'avons plus toutes les clés ou la compréhension pour en sortir par le haut...
Qui est réellement heureux de vivre par les temps actuels?!
Surtout pas les personnes de chez nous sur la Terre de nos Anciens quand elles commencent à cumuler les obstacles : perte d'emploi, de logement, famille éclatée, dépressions ou "burning out."
Le sens de la vraie vie est absent ou ténu... Merci l'E.N. et tout le reste : nous en voyons les résultats concrets!
Il n'y a que les étrangers ou les gens dans des réseaux ou encore ceux sans conscience genre filous sans éthique FM et compagnie qui s'en sortent à l'aise et pour le mieux, par les temps actuels et ce depuis un petit moment déjà... Voyez les paysans, les artisans, les petits indépendants qui se suicident en nombre actuellement.
Il faut dire les choses comme elles sont!

La plupart du temps, derrière le geste radical de mettre fin à sa vie, il s'agit seulement d'abréger une profonde souffrance ; une souffrance la plupart du temps, indicible.
Beaucoup de personnes ne voient pas ou ne veulent pas voir chez l'autre, ce profond mal être, simplement parce qu'elle fait écho à notre propre mal être et à nos propres limites : à notre incapacité de répondre à celui de l'autre... ou alors de manière maladroite.
Nous sommes pour la plupart d'entre nous submerger par nos propres souffrances et aussi, le nez dans le guidon sur le plan concret et quotidien.
On ne peut donner à l'autre que ce que l'on a en soi! Et, de plus, on n'est pas toujours disponible au moment où il le faudrait. C'est ainsi!
Pour ma part, je préfère dire :
- "On donne à l'autre ce que l'on EST."
Bref, pour ce qui est de ce geste : c'est la réponse radicale de certaines personnes ne pouvant plus vivre dans ce bourbier où s'accumulent les problèmes et les voies sans issus :
- les rapports de force, l'indifférence, la solitude personnelle, les familles éclatées et les divorces... la dégénérescence spirituelle et éthique.
Et surtout :
- la tyrannie d'un système étatique inique et malfaisant qui tue les êtres à petit feu, en premier les plus fragiles, par incompétence mais aussi dans bien des situations, par plaisir malsain, j'en suis persuadée... et surtout pour permettre l'accomplissement de leur projet mondialiste et satanique.
Et puis, il y a les autres "les gagnants" ceux du système ou qui copient avec la matrice... les gagnants comme ils se nomment eux-mêmes et qui savent nager en eaux troubles ; font des compromis au dépend des autres plus fragiles... je veux nommer ces "gagnants" qui dansent au bal des ombres tout en dissertant sur la faiblesse des "perdants". Et après tout disent-ils : on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs, ou encore "c'est la sélection naturelle!"
C'est la Comédie Humaine dans tous ces états ; un monde où "Dieu est mort." Nous le voyons bien! D'ailleurs, cette année, il est question de fêter Mai 68 qui aurait permis "l'émancipation" du genre humain d'après Cohn-Bendit...
Qu'ils aillent griller en enfer, chez leur maître!
je le dis avec lucidité et détachement... sans état d'âme.

Rédigé par : Patricia | 14 fév 2018 02:07:28

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