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12 mars 2018

Bruno Gollnisch : "Il manque Jean-Marie Le Pen. Il n’est de bonne modernité qu’enracinée dans la tradition"

Même s'il n'intègre malheureusement pas le bureau exécutif, Bruno Gollnisch est élu à la 5ème place du nouveau Conseil national qui comptera 100 membres. Cela montre la popularité de l'homme et de la ligne traditionnelle qu'il incarne alors qu'il a failli à plusieurs reprises être exclu du FN.

Ouest-France a pu recueillir ses impressions lors du Congrès du FN :

"Compagnon de route de Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch est l’un des derniers survivants du Front national historique qui s’apprête à tourner une page, selon le souhait de sa présidente, Marine Le Pen. « Je suis toujours en contact avec lui. Nous nous voyons souvent. »

Quand on lui demande comment il vit ce congrès de la « refondation », il ne cache pas une certaine amertume. « Il y a des aspects positifs », explique-t-il. « C’est un moment de cohésion, mais elle n’est pas complète. Il manque Jean-Marie Le Pen. Il n’est de bonne modernité qu’enracinée dans la tradition », souligne ce spécialiste de civilisation japonaise (...) « Encombrant, Jean-Marie Le Pen ? Il me semble pourtant que ses mémoires font un tabac dans les librairies. C’est bien la preuve qu’il est resté populaire. »

À 68 ans, Bruno Gollnisch observe avec beaucoup de circonspection les évolutions en cours du parti qu’il a rejoint en 1983. Le changement de nom ? « Je suis réservé, parce que sous le nom de Front national, nous avons consenti d’énormes sacrifices. En général, les partis changent de nom pour faire oublier leurs turpitudes. Regardez l’UNR, qui est devenue UDR, RPR, UMP… Le Front national, lui, n’a jamais manqué à l’honneur et à la probité. »

Compagnon de route de Jean-Marie Le Pen, qu’il soutient depuis la présidentielle de 1974, Bruno Gollnisch regrette la mise à l’écart de Jean-Marie Le Pen, dont le titre de président d’honneur du parti a été supprimé lors du congrès de Lille. Il reste réservé sur le changement d’appellation de la formation d’extrême droite. 

Réservé, mais pas hostile. « Je serai favorable au changement de nom si cette évolution couvre une nouvelle réalité qui est celle des alliances. Si le parti veut nouer des alliances, il est naturel d’adopter un sigle qui ne soit pas purement FN. Du reste, ce n’est pas tellement nouveau. En 1986, nous avions monté des listes Rassemblement national aux élections législatives. »

Posté le 12 mars 2018 à 11h53 par Philippe Carhon | Catégorie(s): France : Politique en France

Commentaires

J'aime bien M. Bruno Gollnisch.
Ses propos sont toujours clairs et équilibrés... il a souvent une vision réaliste de la situation.
C'est apaisant et constructif.

Rédigé par : Patricia | 12 mar 2018 14:38:14

B.Golnisch etait l'un des deux "Bruno" qui constituaient l'epine dorsale du FN; il doit se mordre les doigts de n'avoir pas mieux combattu lors de la succession de JMLP, nul doute qu'à la tête du FN ce dernier aurait connu une toute autre histoire.

Rédigé par : Papon | 13 mar 2018 09:20:37

J'apprécie Monsieur Gollnisch... ses propos sont très souvent éclairants.
C'est précieux par les temps actuels où nous sommes plongés, à longueur de temps, dans le mensonge et le bruit des politicards et des médias.

Rédigé par : Patricia | 13 mar 2018 18:12:22

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