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14 mars 2018

La recomposition de la droite passe par l’élimination des forces politiques actuelles et par l’émergence d’une nouvelle force de droite alternative.

Guillaume Bernard répond aux questions de Boulevard Voltaire à propos du congrès du FN.

Vous avez suivi avec beaucoup d’attention le congrès du Front national. Quelle est votre analyse?

Je crois tout d’abord que la réunion de ce congrès était statutairement prévue. Il était normal qu’il se tînt. Mais je crois aussi qu’il y avait un certain tangage au sein de l’organisation. Marine Le Pen a certes réussi à être au second tour de la présidentielle, mais a fait un score en-deçà des espérances du Front National. Par conséquent, son autorité était battue en brèche. Elle était en partie discréditée dans l’opinion publique. Il fallait donc qu’elle réaffirme son autorité.
De ce point de vue là, il semble qu’elle ait réussi à réaffirmer son pouvoir dans l’appareil et de mettre à ses côtés, dans les instances dirigeantes, les personnes qui lui sont proches et dévouées.

Avec son nouveau nom, censé être plus ouvert et moins clivant, le Front National est-il capable d’engager des alliances à droite ?

C’est une question très importante. Pour autant, le changement de nom ne traduit pas un changement de ligne. On a bien vu qu’avec le départ de Florian Philippot, il y avait peut-être la possibilité pour le Front national de changer de stratégie et de discours global. Or, Marine Le Pen est restée sur les mêmes principes que ceux qui avaient animé sa campagne présidentielle. Certes, elle a davantage parlé d’identité et d’immigration. Elle a également innové en abordant des questions liées à la bioéthique, au transhumanisme et aux questions anthropologiques. Néanmoins, elle a parfaitement reconduit son positionnement politique sur l’opposition entre les nationaux et les mondialistes. Cette opposition est réelle tant d’un point de vue doctrinal que d’un point de vue électoral, mais réductrice. Elle a voulu maintenir l’illusion que le clivage droite-gauche n’existe pas.
Comment peut-elle envisager de faire des alliances, tout en disant que par ailleurs, il n’y a pas de clivages droite-gauche ? Avec qui veut-elle faire des alliances ? (...)

Ce type de congrès aide-t-il l’union de la droite ?

Je crois que nous sommes dans une situation extrêmement claire. LR et le Front National espèrent l’un et l’autre tuer l’autre parti politique et récupérer les électeurs lors des prochaines élections européennes. Ils s’imaginent qu’après avoir éliminé l’autre parti politique, ils pourront gagner ou progresser lors des élections locales, les municipales, les départementales et les régionales, et donc arriver en force à la présidentielle. Je crois malheureusement que cela risque d’aboutir à l’échec. Ils vont plutôt s’affaiblir réciproquement, et ne constitueront pas une force politique capable de repousser Emmanuel Macron vers la gauche.

Il me semble que l’union des droites ou, plus précisément, l’unité de la droite, est possible mais à condition de se passer des actuels partis qui ont un esprit sectaire et boutiquier. L’unité de la droite est possible à condition de repartir sur une autre droite, une autre formation politique, une droite alternative qui pourrait évidemment réunir des personnes qui viennent de tous les partis politiques qui sont véritablement de droite.
Il y a des gens de droite à LR, il y a des gens de droite au Front National, au PCD, au SIEL, au PDF etc. À mon sens, la recomposition de la droite passe par l’élimination des forces politiques actuelles telles qu’elles existent et par l’émergence d’une nouvelle force de droite alternative."

Posté le 14 mars 2018 à 17h52 par Philippe Carhon | Catégorie(s): France : Politique en France

Commentaires

La recomposition, si elle doit se faire, se fera sur le ligne politique de Jean Marie Le Pen et sur la protection de l’enfant à naitre. Le reste, tout le reste est du théâtre ou de la comédie parlementaire.

Rédigé par : Letalle | 14 mar 2018 18:33:54

Avant de parler d'union de la droite, il faudrait définir ce que l'on dénomme "la droite". De quoi parle-t-on ?
- des nationalistes , des identitaires , des souverainistes ou des patriotes anti-immigationnistes?
Ou bien des européistes , des mondialistes,des atlantistes et des immigrationnistes qui constituent l'essentiel des adhérents de LR.
Le vrai clivage est donc bien entre les Français qui ne veulent pas que notre peuple disparaisse et ceux qui s'accommoderont de cette disparition pourvu que leur porte monnaie n'en subisse pas, croient-ils, les conséquences.


Rédigé par : Hélène | 14 mar 2018 18:52:21

Ils n'ont rien compris. La droite et la gauche n'existent plus. Et la souveraineté de la France aussi.

Le vrai clivage se fait entre ceux qui sont pour un frexit et ceux qui sont pour continuer les directives européennes.

Le frexit est la seule façon d'avoir une "Autre Europe". C'est à dire non fédérale mais composée de pays souverains.

Changer l'U.E. actuelle est impossible car il faudrait l'unanimité des 27 pays.

Rédigé par : Tom | 14 mar 2018 19:24:56

Un mauvais coup est un mauvais coup et il le reste , Pourquoi changer le nom du graillon si on reprend les mêmes ingrédients frelatés ?

Rédigé par : sanzanicroche | 14 mar 2018 19:25:34

Le risque est qu'une telle guerre d'appareils de partis peut durer comme ça encore des années, car l'un et l'autre ont encore des atouts solides pour occuper l'espace. D'une part, en empêchant toute recomposition externe car ce sont ces candidats étiquetés LR ou FN qui occuperont encore le terrain lors des prochains scrutins - d'autre part car l'un et l'autre peuvent encore s'appuyer sur une base électorale -certes réduite- mais encore solide : essentiellement les retraités ruraux pour LR - le vote des jeunes déclassés et ruraux pour le Front.
De plus LR bénéficie d'une très forte implantation locale dans les zones rurales, héritage du gaullisme des notabilités provinciales (mais cela est en voie de disparition...).En fait LR ne disparaîtrait qu'à moyen ou long terme, avec la génération du baby-boom, qui ne l'oublions pas, est encore majoritaire.
Pour le Front l'avenir à court terme est très incertain ; soit son électorat hétéroclite lui reste fidèle, soit cet électorat en grande partie en déshérence se réfugie massivement dans l'abstention et dans ce cas le parti s'écroule. Mais cet électorat resterait durablement en marge de la politique et ne serait récupéré par personne - faute de perspectives d'avenir ni de possibilité de changement politique réel à court ou moyen terme. D'ailleurs, pourrait peut-être s'ouvrir un espace politique similaire au M5S Italien, sur le socle abstentionniste, qui pourrait tout bonnement s'intituler "En Marge" !

Rédigé par : ludo72 | 14 mar 2018 21:37:52

lorsque la droite molle comprendra qu'elle devra s'allier avec le RN et les autres populistes, les bobos seront boutés hors du gouvernement; même un enfant peut le comprendre

Rédigé par : patphil | 15 mar 2018 09:46:20

C'est par la prière, le Rosaire que viendra le salut comme pour Lépante, les Français ont la tête dure, ils devraient tous prier, tout irait mieux.

Rédigé par : lève-toi | 15 mar 2018 20:34:34

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