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Lobby LGBT dans l'Eglise : les faits parlent d'eux-mêmes

Pendant que la plupart des "journalistes" commentent un mot prononcé par le pape dans l'avion de retour d'Irlande, Jean-Marie Guénois fait du journalisme :

Images"Pour l'heure, François a choisi la stratégie du silence. «Je ne dirai pas un mot à ce sujet», a-t-il rétorqué, dimanche 26 août, lors de la conférence de presse qu'il a donnée en soirée dans l'avion, de retour d'Irlande. Ce «sujet» est la lettre ouverte - et explosive - publiée, samedi, par Mgr Carlo Maria Vigano, ancien nonce apostolique aux États-Unis. Le Pape a reconnu l'avoir lue, mais il se tient à distance, et pour cause. [...]

Il convient d'être prudent sur ce genre d'affaires mais l'enquête menée, dès sa parution, par Le Figaro auprès de quatre sources très informées, très différentes et internes du Vatican, conduisent à une même conclusion: les leçons tirées de l'affaire par Mgr Vigano sont de sa responsabilité, mais il sera difficile de contrer l'exactitude des faits décrits. L'ancien représentant du Pape aux États-Unis développe quatre thèses: la première est que le pape François a choisi, dès son élection en 2013, comme conseiller personnel pour les États-Unis, l'ancien archevêque de Washington, le cardinal Theodore McCarrick - qui avait joué un rôle décisif dans son élection - alors qu'il savait, affirme Vigano, la pratique homosexuelle de ce prélat avec ses séminaristes.

La deuxième thèse est que le pape Benoît XVI, en 2009, informé par une enquête interne des mœurs de ce prélat - très connues aux États-Unis -, avait pourtant et aussitôt déposé cet archevêque. Mais ce dernier - de rang cardinalice et très puissant sur le plan financier - avait toujours refusé d'obéir et d'obtempérer. C'est finalement sous la pression médiatique du scandale qui a explosé aux États-Unis - car les faits sont exacts - que François a fini par faire appliquer la mesure, le 28 juillet 2018, retirant à McCarrick son titre de cardinal et lui imposant une vie de pénitence.

La troisième thèse de Mgr Vigano revient à dénoncer l'existence d'un «réseau homosexuel» dans le clergé catholique, dont certains prêtres et prélats seraient «actifs», soutenus par d'autres prélats «progays» qui travaillent à «subvertir la doctrine catholique» en ce domaine.

Quatrième thèse, l'ancien nonce assure que la politique de nominations des évêques aux États-Unis est dictée, selon lui, par McCarrick selon un critère simple. Vigano l'aurait aussi entendu de la bouche du Pape: «pas d'évêque de droite» car ils seraient «idéologisés», mais plutôt «des pasteurs». Vigano rapporte aussi cette étrange consigne (p. 6 du document, dernier paragraphe) ajoutée par François: «pas d'évêque de gauche», précisant «quand je dis de gauche, je veux dire homosexuel». Selon Vigano, ce propos a été tenu le 23 juin 2013, lors d'un tête-à-tête dans l'appartement du Pape à Sainte-Marthe, où le nonce l'informait de la gravité de l'épaisseur du dossier McCarrick.

Par la stratégie du silence - grand classique de défense au Vatican -, le Pape entend ne pas donner d'importance à ce document. Au silence qui devrait durer, il a ajouté un subtil dénigrement en suggérant que ce texte «parle de lui-même», ce qui le dévalorise a priori. Le Pape a aussi utilisé une méthode psychologique de retournement pour calmer les journalistes. Il les a pris à témoin, leur demandant de lire le texte pour se faire une opinion et de lui en faire part! Leur assurant d'ailleurs que «cela leur ferait du bien» en pariant sur leur«maturité» professionnelle… Deux contre-feux classiques ont été aussi allumés dans les milieux du Saint-Siège, cette fois contre la personne de Mgr Vigano: sa sensibilité «conservatrice» opposée à la ligne du pape François, son arrogance personnelle et sa morgue."

Mgr Vigano a répondu rapidement aux accusations contre sa personne.

Yves Daoudal rappelle quelques pièces du puzzle LGBT :

  • Lorsque François tout juste élu paraît sur le balcon, c’est en compagnie du cardinal Danneels, naufrageur de l’Eglise en Belgique, membre éminent de la mafia de Saint-Gall et complètement déconsidéré comme protecteur d’un évêque coupable d’abus sexuels. (La mafia de Saint-Gall est formée de progressistes et elle est liée à la mafia des invertis, le désormais célèbre McCarrick étant membre des deux, les deux ayant fait élire François.)
  • François décide d’habiter la maison Sainte-Marthe, qui est dirigée par Mgr Battista Ricca. L’homme est un inverti notoire qui a fait scandale dans deux nonciatures, particulièrement celle de Montevideo, où son amant faisait les quatre cents coups. C’était quasiment sous les fenêtres d’un certain Bergoglio archevêque de Buenos Aires (de l’autre côté du Rio de la Plata). Deux mois après son élection, François nomme Ricca prélat de l’IOR, la banque du Vatican. Le mois suivant, interrogé sur le personnage, il répond : « Qui suis-je pour juger ? », propos érigé en axe du pontificat de miséricorde.
  • Lors du premier synode sur la famille, François nomme les membres de la commission chargée de rédiger les rapports. Le rapport de mi-synode, écrit à l’avance, dit que l’Eglise « reconnaît que les homosexuels ont des dons à offrir à la communauté chrétienne ». Les deux synodes devaient produire des « avancées » sur ce thème et celui de l’accès des adultères à la communion. Echec sur le premier, demi-victoire sur le second.
  • François a détruit l’Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, et l’a remplacé par un Institut théologique pour les sciences de la famille et du mariage, et il a viré tous les membres de l’Académie pontificale pour la vie, afin de les remplacer par des hommes à sa botte. Et il a nommé président des deux institutions Mgr Vincenzo Paglia, connu notamment pour avoir décoré sa cathédrale de Terni d’une immonde fresque « homoérotique » où il est lui-même figuré nu enlaçant un homme nu. Et aussi (entre autres) pour avoir demandé ouvertement la reconnaissance légale des « couples homosexuels ».
  • François a nommé Mgr Kevin Farrell préfet du nouveau grand dicastère pour les laïcs, la famille et la vie et l’a fait cardinal. Farrell était premier vicaire général de Washington quand le cardinal McCarrick était l’archevêque. C’est McCarrick qui l’a fait évêque, et ils ont vécu pendant six ans dans le même appartement. Farrell prétend qu’il est tombé des nues en apprenant les activités sexuelles de McCarrick, ce qui est tout bonnement impossible, car dans son entourage tout le monde savait que McCarrick, dit « Tonton Ted », avait pour spécialité de mettre de façon habituelle des séminaristes dans son lit.
  • François a nommé le jésuite James Martin consulteur des services de communication du Vatican. Le P. James Martin, également invité à la Rencontre mondiale des familles de Dublin, est mondialement célèbre comme militant LGBT, et son livre de plaidoyer pour les invertis a reçu le soutien enthousiaste… du cardinal Farrell (ainsi que de Joseph Tobin, que François a fait cardinal et archevêque de Newark).
  • François a nié aussi longtemps qu'il a pu le scandale chilien, traitant de menteurs ceux qui accusaient son protégé l'évêque Barros: "Le jour où vous m’apportez une preuve contre l’évêque Barros, je vous parlerai. Il n’y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. C’est clair ?" Jusqu'à ce que soit diffusée la preuve qu'il savait...

Alors, stop ou encore ?