24 novembre 2014

Irak : « nous sommes réfugiés dans notre propre pays », confie le patriarche Joseph III Younan

De passage à Paris, le patriarche d'Antioche et de tout l'Orient s'est confié à l'AED sur la tragédie irakienne :

[...]Nous avons été menacés d’éradication il y a cinq mois lorsque Mossoul a été envahie par les terroristes imposant leur charia. Puis, il y a plus de deux mois, la plaine de Ninive. Nous, les syriaques catholiques, nous avons été très touchés.  Nous avons tout laissé. Nous sommes réfugiés dans notre propre pays. Alors, aujourd’hui, il faut continuer à redonner aux réfugiés la confiance et le courage, l’espoir qu’un jour ils pourront retourner chez eux. Mais ce jour parait de plus en plus irréel et c’est ce qui fait que le moral est devenu de plus en plus bas."[...]

Posté le 24 novembre 2014 à 09h09 par Marie Bethanie | Lien permanent

"Christianophobie": Moscou invite l'Europe à se pencher sur le problème

Lu ici. Extrait.

"Il y a quelques années, à l'initiative des Européens, il y a eu, au sein de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), des actions contre l'islamophobie. Nous allons proposer d'analyser les processus menant à la christianophobie. Nous formulerons une telle initiative lors de la réunion ministérielle de Bâle dans une semaine", a déclaré le ministre lors d'une assemblée, à Moscou, du Conseil russe pour la politique extérieure et de défense.

Et d'ajouter que la plupart des membres de l'UE préféraient éviter ce problème, ayant "honte d'en parler". "Comme ils ont également eu honte d'écrire dans la Constitution de l'Union européenne que l'Europe a des origines chrétiennes", a rappelé M.Lavrov.

Posté le 24 novembre 2014 à 07h32 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

23 novembre 2014

François Hollande déclare qu'il va demander la grâce d'Asia Bibi

Un lecteur nous signale l'article suivant :

[...]"Dans son discours de clôture de la remise du prix de la Fondation Chirac*, François Hollande a annoncé engager une initiative auprès de son homologue pakistanais, Mamnoon Hussain, pour la grâce d'Asia Bibi."[...] A 12:10

 

Posté le 23 novembre 2014 à 18h26 par Marie Bethanie | Lien permanent

22 novembre 2014

Vous reprendrez bien un peu de christianophobie à la sauce LGBT

L'immonde transexuel Conchita Wurts a réalisé un clip avec des références chrétiennes. On y voit Conchita Wurst agenouillé et tenant dans ses bras un enfant à la manière de le Pieta, des hommes masqués tomber du ciel et un homme au crâne rasé se faire baiser le front par le chanteur alors qu'il tient dans sa main une croix.

Posté le 22 novembre 2014 à 11h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

21 novembre 2014

Le cimetière de Noyal Châtillon (35) à nouveau profané

Ici :

"«C’est la deuxième fois en 15 jours ! » s’exclame un employé communal après avoir découvert que le cimetière de Noyal Châtillon, en banlieue de Rennes, ait à nouveau été profané dans la nuit de vendredi à samedi.
Trois croix de tombes ont ainsi été arrachées et mises à l’envers, d’autres cassées, et du mobilier a également été détruit. Acte isolé ou nuisance organisée ? C’est désormais à la gendarmerie de Vern Sur Seiche ainsi qu’à la police municipale de lever la lumière sur ces exactions.
Il y a quinze jours, une trentaine de croix avaient également été arrachées et mises à l’envers – ce qui constitue un symbole sataniste".

Posté le 21 novembre 2014 à 20h46 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (3)

"Ces Messes quand j'étais prisonnier du KGB, avec ma poitrine en guise d'autel..."

L'évêque de Kaunas, en Lituanie, raconte la persécution anti-chrétienne qu'il a subie dans les geôles de l'ex - URSS. Surveillé par son co-détenu, il raconte comment il a pu célébrer la Messe en cachette, sans que l'autre se doute de rien. Extraits :

[...] "Je me plaçais dos à la porte, mon étui à lunettes posé sur la table ; un étui en plastique jaune, dans lequel j'avais disposé un morceau de pain et un petit récipient contenant quelques raisins secs. J'attendais que l'autre s'endorme. Puis, lentement, je commençais à pressurer les raisins entre mes doigts, jusqu'à obtenir quelques gouttes de vin; lequel, dans des cas exceptionnels, est valable pour célébrer l'eucharistie.[...]

Célébrer la Messe dans ces circonstances me donnait une force spéciale ; sans elle, je n'aurais pas pu résister. Parfois, il me fallait célébrer couché dans mon lit, tard dans la nuit, avec les Saintes Espèces sur ma poitrine, convertie en autel. Je n'ai jamais prié aussi intensément qu'en ces moments-là. Cela a été un don de Dieu. Je ne lui demandais pas de me libérer. J'avais confiance en Lui." [...]

Posté le 21 novembre 2014 à 09h50 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

20 novembre 2014

Pub déplacée : réponse du Stade Français

Ici suite à la lettre ouverte de Bernard Antony :

"Le Stade Français Paris tient à préciser que ce visuel, imaginé sans une once de malveillance ou d’ironie à l’égard de la religion, vient souligner le jour et l’heure inhabituels de ce match en reprenant une expression française courante, illustrée d’une image qui ne vise ni le blasphème ni la provocation.

La tolérance et le respect étant des valeurs du rugby que le club de la capitale a toujours défendues, le Stade Français Paris reconnait donc cependant que cette campagne décalée mais assumée peut – à tort – être prise à un degré qui lui donnerait des allures éthiquement répréhensibles.

Il tient enfin à souligner que la pratique d'un culte n'est évidemment pas incompatible avec le fait d'assister à un match de rugby le même jour. Bien au contraire."

Posté le 20 novembre 2014 à 22h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

Lettre ouverte de Bernard Antony au président du Stade Français

A lire ici. Extrait :

"Sachez, monsieur Savare, que pour ce « sacré dimanche » et les hosties dans leur ciboire, des chrétiens ont été et sont en ce moment même par milliers massacrés, torturés, crucifiés."

Posté le 20 novembre 2014 à 16h48 par Michel Janva | Lien permanent

Asia Bibi : la lettre de Mgr Pontier

Riposte catholique publie la lettre de Mgr Pontier, président de la Conférence des évêques de France, à son homologue pakistanais Mgr Joseph Coutts, en date du 17 novembre :

"Excellence,

La confirmation le 16 octobre dernier de la condamnation à mort pour blasphème d’Asia Bibi plonge les catholiques français dans l’incompréhension. Sa possible exécution les révolte et les indigne.

Je voudrais vous dire la prière et la proximité des catholiques de France avec l’Église qui est au Pakistan. Avec eux, je souhaite qu’Asia Bibi puisse être graciée par le Président Mamnoon HUSSAJN ou que la Cour Suprême casse le jugement d’Appel.

La peine de mort ne se justifie pas. Encore moins pour un prétendu délit de blasphème.

Soyez sûr, Excellence, que nous appuierons les démarches qui pourront être entreprises pour qu’une issue conforme au respect des droits de l’Homme et de la dignité inhérente à toute personne humaine soit trouvée.

Puisse la raison l’emporter.

Je vous assure de ma prière  pour vous et pour le peuple pakistanais et vous redis ma fraternelle amitié dans le Christ.

+ Georges Pontier, Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France"

Posté le 20 novembre 2014 à 15h33 par Louise Tudy | Lien permanent

19 novembre 2014

La Cour de cassation rejette une demande d’effacement des registres de baptême

Lu dans La Croix :

"La plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français confirme le jugement de la cour d’appel de Caen du 10 septembre 2013, rejetant le pourvoi de René Lebouvier qui voulait obtenir du diocèse de Coutances le retrait de son nom des registres de baptême.

Ancien ouvrier boulanger et libre-penseur, René Lebouvier, 73 ans, avait déjà obtenu de voir la mention « a renié son baptême » figurer dans le registre de son ancienne paroisse, dans la Manche. Il voulait désormais obtenir du diocèse le retrait pur et simple de son nom."[...]

Et quand il sera devant son Créateur, René Lebouvier exigera de Lui d'être rayé à tout jamais des registres du ciel. C'est long, l'éternité, surtout privé de Dieu. Prions pour lui...

Posté le 19 novembre 2014 à 22h13 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

Pourquoi la Manif pour tous ne renonce pas à défendre le mariage

Le premier président de LMPT, Guillaume de Prémare, répond à ceux qui voudraient, au nom de "l'apaisement", que la Manif pour tous abandonne l'idée d'abroger le "mariage" homosexuel et se contente de remettre en cause l'adoption. Bref, qu'elle abandonne son slogan, "On ne lâche rien". Extraits :

  • Pourquoi la Manif pour tous continuera à défendre le mariage

"Si nous remontons aux origines de La Manif pour tous, celle-ci ne s’est pas levée uniquement pour défendre les droits de l’enfant, mais aussi le mariage civil homme-femme et la famille. Sur le tract d’appel à manifester du 17 novembre 2012, nous pouvions lire : « Pour le mariage civil H/F » (homme/femme) ; « Pour la famille PME » (père-mère-enfant).

Défendre le mariage homme-femme et la famille père-mère-enfant est d’abord une affaire d’anthropologie : l’humanité n’est pas constituée sur la différence hétérosexuels-homosexuels, mais sur la différence homme-femme. C’est le repère anthropologique le plus élémentaire. C’est ensuite une affaire de bien social. L’humanité est un espace de relation et la structure sociale se construit à partir des communautés naturelles, à commencer par la famille. La juste expression du bien commun nécessite une anthropologie juste.

Ici la question n’est pas d’abord celle du bien et du mal, mais du « mieux », précisément en vue du bien commun. Le mariage homme-femme considéré dans toutes ses composantes — notamment union, procréation, filiation, éducation — constitue le « mieux ». C’est le meilleur cadre d’expression de la communauté naturelle qu’est la famille.

L’expérience humaine valide cette donnée : le délitement du mariage entraîne le délitement de la famille. Il est donc juste que la société valorise et favorise le mariage homme-femme dans toutes ses composantes. L’expérience humaine du mariage montre par ailleurs sa valeur au-delà de l’institution comme expression optimale du don : le don est la loi naturelle d’amour et s’épanouit dans l’altérité sexuée. Cette valeur du mariage comme cadre élémentaire du bien commun et comme expression de l’amour humain est fragilisée depuis longtemps, bien avant la loi Taubira. Ajouter à la dissociation du lien entre filiation et mariage (naissances hors mariage) la dissociation du lien entre mariage et filiation (mariage hors naissances) affaiblit encore davantage le mariage — et donc le bien commun — parce qu’elle ampute de l’une de ses propriétés essentielles (une de plus)…"

  • Persévérer n'est pas fracturer

"Mais de quelle fracture parlons-nous ? Sur la loi Taubira, dans son principe et dans la manière dont elle s’est imposée, constitue une forme de violence symbolique et sociale faite à la société, l’opposition à la loi Taubira concerne, d’une part un milieu militant, d’autre part un espace de recherche commune de la vérité entre personnes de bonne volonté. Mais le peuple profond ne se déchire pas sur la loi Taubira.

La tension n’est pas au sein du peuple, mais dans l’espace politique et médiatique. La différence est fondamentale : persévérer n’est pas fracturer le pays, mais porter le fer là où il est indispensable de le porter. (...) Persévérer dans la promotion des repères anthropologiques et sociaux est un devoir politique et social.
Notre société en manque de repères attend cela, elle attend d’être éveillée à l’importance des repères essentiels, demande à retrouver la valeur positive de normes structurantes."

Posté le 19 novembre 2014 à 16h11 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (9)

Asia Bibi : lettre ouverte de Bruno Retailleau à François Hollande

Le sénateur de la Vendée écrit :

"Le 16 octobre dernier, la Haute Cour de Lahore a confirmé la condamnation à mort d’Asia Bibi, cette chrétienne pakistanaise de 47 ans, mère de cinq enfants, emprisonnée depuis 2009. Ce qui est reproché à Asia Bibi, c’est d’avoir bu à une fontaine supposée réservée aux musulmans. Ce dont elle est prétendument accusée, c’est d’avoir « blasphémé contre le Prophète », ce qu’elle a toujours nié.

La vérité, c’est que le crime d’Asia Bibi, c’est sa foi chrétienne. Et rien d’autre.

Cette foi chrétienne partagée par des millions de Pakistanais qui vivent aujourd’hui dans la terreur des accusations arbitraires et des exécutions sommaires. Car la litanie des souffrances subies par les chrétiens du Pakistan ne cesse de s’allonger. Il y a seulement quelques jours à Kot Radha Kishan, dans l’est du pays, un jeune couple de chrétiens a été battu à mort puis brulé dans le four à briques où ils travaillaient. Shehzad Masih avait 26 ans, Shama Bibi n’en avait que 24. Elle était enceinte de quatre mois.

Comme Asia Bibi, Shehzad et Shama avaient été accusés de blasphème, ce crime par la pensée, ce crime supposé dont la répression n’est rien d’autre que la violation d’une liberté fondamentale, la liberté de croyance et de conscience. Cette liberté que la France a toujours défendue et qu’elle doit continuer à défendre. Au nom du droit bien sûr, mais au nom de l’histoire également. Car comme l’affirmait le général de Gaulle, il existe « un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. » Ce pacte nous honore, mais il nous oblige également.

Il nous oblige à l’égard de tous ceux qui, de la Syrie jusqu’au Pakistan en passant par l’Irak, sont les victimes du totalitarisme du XXIème siècle, la barbarie islamiste.

Et il nous oblige à l’égard d’Asia Bibi, symbole du calvaire enduré par ces minorités fragiles aujourd’hui pourchassées et persécutées dans leur propre pays, parfois même par leurs propres voisins.

Monsieur le Président, du fond de sa cellule de Multan, Asia Bibi crie son espérance dans la France. Elle a placé son destin entre nos mains. Elle a mis son espoir dans notre patrie, celle des droits de l’homme.

C’est pourquoi je vous demande Monsieur le Président d’intervenir de toute urgence auprès du Président Mamoon Hussain pour qu’il accorde sa grâce à Asia Bibi et qu’elle évite ainsi la pendaison à laquelle elle est aujourd’hui promise.

Asia Bibi, c’est la France dans le regard de ceux qui souffrent et dans le cœur de ceux qui espèrent en elle. C’est la France dans ce qu’elle a de plus indispensable au monde : une certaine idée de la liberté et de la dignité humaine."

Posté le 19 novembre 2014 à 15h49 par Michel Janva | Lien permanent

Thomas Savare demande à être respecté. Les catholiques aussi !

Il y a quelques semaines, Thomas Savare, le président du Stade-Français Paris, a réclamé un peu de respect au Métro-Racing, qui avait parodié, en allant encore plus loin dans la vulgarité, l'affiche annonçant le derby francilien du 11 octobre.

Thomas Savare et son directeur commercial et marketing David Taïeb seront donc probablement attentifs aux réactions des catholiques qui leur diront ce qu'ils pensent de la nouvelle affiche annonçant la rencontre avec Brive (ici dans le metro parisien) :

Rugby

Vous pouvez leur écrire ici.

Posté le 19 novembre 2014 à 11h24 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (19)

18 novembre 2014

Asia Bibi s'adresse à la France

Dans Le Figaro, via son mari :

«Dans ma petite cellule sans fenêtre, les jours et les nuits se ressemblent, mais si je tiens encore debout c'est grâce à vous tous. Mon coeur se réchauffe lorsqu'Ashiq me montre les photos des personnes que je ne connais pas qui boivent un verre d'eau en pensant à moi.

Et j'apprends que la Ville de Paris veut de nous. Je veux remercier toutes les personnes à Paris et la maire. Vous êtes ma seule chance de ne pas mourir au fond de ce cachot. S'il vous plaît, ne me laissez pas tomber. Je n'ai pas blasphémé.»

Posté le 18 novembre 2014 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent

17 novembre 2014

Profanations : l'Agrif se constitue partie civile

Communiqué de Bernard Antony :

"Suite au vol du tabernacle et des hosties consacrées qu’il contenait dans l’église de Saint-Etienne du Bois (dans l’Ain), l’AGRIF, en concertation avec son délégué local et ses avocats, a décidé de se constituer partie civile.

Cette profanation, qui s’inscrit dans une série d’actes satanistes, tombe sous le coup de l’article 2-1 du Code de Procédure pénale qui autorise l’AGRIF à agir."

Posté le 17 novembre 2014 à 16h34 par Michel Janva | Lien permanent

16 novembre 2014

Profanation à St Etienne du Bois au 19/20 Rhône-Alpes


Profanation à St Etienne du Bois par Le_Salon_Beige

Posté le 16 novembre 2014 à 14h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

15 novembre 2014

Le calice a été rempli d’excréments

Cela se passe à la cathédrale de Barquisimeto, au Venezuela. La haine contre Notre-Seigneur ne connaît pas de limite.

Posté le 15 novembre 2014 à 10h59 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2014

Blasphème au Pakistan : données relatives aux victimes

Un état des lieux établi par l'Agence Fides, qui permet de se faire une idée : ce sont les minorités religieuses qui sont les plus touchées, dont les chrétiens (et non pas les musulmans, comme le souligne  Daniel Hamiche).

Posté le 14 novembre 2014 à 19h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

Madrid : une exposition au musée Reina Sofia incite à brûler les églises

Le musée Reina Sofia de Madrid organise en ce moment une exposition intitulée "Un savoir vraiment utile". Certaines "oeuvres" exposées sont des incitations à la haine anti-chrétienne :

Exposition-au-musée-Reina-Sofia-pour-brûler-les-églises

Des boîtes d'allumettes avec une église en flammes et le slogan : "La seule église qui éclaire est celle qui brûle-participe !"

"[...]l’exposition comporte également des « œuvres » qui font la promotion de l’avortement légal, avec en point d’orgue un Notre Père détourné pour en faire une prière pour le « droit à l’avortement » : « Donne-nous le droit de décider sur notre corps. Et donne-nous la grâce de n’être ni vierges ni mères. Libère-nous de l’autorité du Père, du Fils et du Saint-Esprit… »

Une trentaine de militants de la plateforme MásLibres.org a manifesté ce matin devant le musée Reina Sofia. Le porte-parole de cette association pour la liberté religieuse et les droits des Chrétiens :

"« Effarant d’assister au triste spectacle d’une institution du prestige culturel du musée Reina Sofia utilisant la violence antireligieuse pour faire sa promotion, d’autant plus que l’Espagne a été le lieu, il y a moins d’une siècle, d’une des plus grandes persécutions religieuses de l’histoire », a-t-il déclaré.[...]

La plate-forme d’action civique HazteOir (« Fais-toi entendre ») propose de son côté une pétition en ligne et signale le communiqué rendu public par des employés du musée Reina Sofia, qui protestent contre « l’apologie du délit » constitué par l’appel à brûler les églises"[...]

Posté le 14 novembre 2014 à 19h05 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (18)

Troisième profanation dans l'Ain en un mois

Le diocèse de Bellay-Ars nous informe qu'une profanation a eu lieu cette nuit à l'église de Saint-Etienne-du-Bois. Le Saint-Sacrement y a été dérobé, le tabernacle brisé.

Addendum 16h30 - Communiqué du diocèse :

P"Vendredi 14 novembre 2014, les paroissiens de Saint-Etienne-du-Bois ont découvert la porte de l’église Saint-Etienne fracturée. Le tabernacle de l’église a été entièrement détruit, et le ciboire (coupe dans laquelle les hosties sont conservées) ainsi que les hosties consacrées qu’il contenait ont été emportés. Ces hosties consacrées par le prêtre au cours de la messe sont, pour les catholiques, le Corps du Christ, la présence réelle de Jésus parmi eux. Ce vol est donc pour les communautés chrétiennes une profanation d’une extrême gravité. Quelles que soient les intentions réelles du ou des coupables, rien de plus offensant ne peut être commis contre Dieu, contre la foi chrétienne et contre la communauté catholique.

Cette profanations a eu lieu alors que le mois dernier, déjà, l’église de Seyssel (Ain) a été la cible de vols (une statue de Saint Nicolas, des croix et des chandeliers avaient été dérobés) et que les églises de Saint-Jean-de-Niost (groupement paroissial de Meximieux) et de Sainte-Julie (groupement paroissial de Lagnieu) avaient également été profanées (là aussi, les hosties et le ciboire avaient été emportés).

A la demande de Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars, et suivant l’usage de l’Eglise en cas d’une telle profanation, l’église de Saint-Etienne-du-Bois est fermée au culte. Pour la paroisse, cette fermeture est un geste de tristesse et de deuil : il faut prendre la mesure de l’offense qui a été commise dans ce lieu saint. L’église ne pourra être ouverte que lorsque Mgr Pascal Roland, ou un prêtre qu’il déléguera, viendra célébrer une messe de réconciliation et de réparation. La date de cette messe reste à fixer. A cette occasion, le Saint-Sacrement (les hosties consacrées) sera remis dans le tabernacle.

La messe de la Saint-Hubert, qui devait avoir lieu le samedi 14 novembre à 18 h 30 dans cette église est déplacée à l’église de Verjon.

L’Eglise regrette le fait qu’un objet sacré comme un ciboire soit volé ou dégradé. Mais quelle que soit la valeur de cet objet, elle considère ce vol comme secondaire. Les hosties contenues dans ce ciboire sont pour les chrétiens infiniment plus précieuses que l’objet liturgique lui-même. Hélas, nous avons tout lieu de supposer que c’est bien ces hosties qui étaient visées par cette agression.

Même s’il est possible que ces actes soient le fait de « déséquilibrés », nous savons que le vol d’hosties consacrées fait souvent l’objet de cultes sataniques, et que les auteurs sont très conscients d’offenser directement le Christ et le culte catholique. Nous espérons que ce n’est pas le cas et que cette action est seulement un acte irréfléchi. Nous dénonçons en tout cas ces pratiques de ténèbres qui détruisent spirituellement leurs auteurs et qui sont un combat direct et maléfique contre l’Eglise et, au-delà, contre les valeurs de paix et de respect mutuel de notre société.

La paroisse et la commune (propriétaire de l’église et des objets de culte antérieurs à 1905) de Saint-Etienne-du-Bois ont porté plainte auprès de la Gendarmerie ; mais l’essentiel n’est pas là.

L’Église invite chaque chrétien à participer aux messes qui seront célébrées, et à prier pour les personnes qui commettent ce genre d’action. Qu’elles en soient pardonnées si elles « ne savent pas ce qu’elles font ». Qu’elles se repentent si elles ont conscience de s’attaquer directement au Christ. Que cette épreuve soit, pour tous les chrétiens du groupement paroissial de Saint-Etienne-du-Bois et du Diocèse de Belley-Ars, l’occasion de professer leur foi au Christ, présent dans ces hosties consacrées."

Posté le 14 novembre 2014 à 12h35 par Michel Janva | Lien permanent

13 novembre 2014

Ni un évangile, ni perdu : à propos du manuscrit "révélant" le mariage de Jésus

Yves Daoudal s'est intéressé de plus près au manuscrit sur lequel se fonde l'ouvrage The lost Gospel ("l'évangile perdu") dans lequel le professeur Barrie Wilson et l'écrivain Simcha Jacobovic prétendent que Jésus s'est marié avec Marie-Madeleine avec qui il aurait eu deux enfants :

"Il s’agit en fait d’un texte apocryphe bien connu des spécialistes, sur l’histoire de Joseph (le patriarche, fils de Jacob) et sa femme Aséneth (ou Asénath). Ce texte, sans doute juif et à l’origine en grec, vise à résoudre une difficulté : pourquoi Dieu interdit-il aux Hébreux de se marier avec des étrangères, alors que Joseph s’était marié avec la fille d’un prêtre païen d’Egypte ? Le texte, qui est un roman plein de merveilleux et de rebondissements abracadabrantesques, raconte que Aséneth s’est convertie au Dieu de Joseph, parce que celui-ci refusait de se marier avec une païenne.

Le texte soi-disant disparu sur lequel se fondent Simcha Jacobocivi  et Barrie Wilson est tout simplement l’unique manuscrit syriaque de cette histoire, qui est le plus ancien que l’on ait actuellement (VIe siècle), et qui se trouve au British Museum. Il est bien connu des spécialistes, comme le sont les autres versions de cette histoire (slave, latines, arméniennes…) et bien entendu les 16 manuscrits grecs…

Certes, dans cette histoire, Joseph et Aseneth eurent deux enfants, Ephraïm et Manassé, ce qui est tout simplement conforme à la Bible, ces deux fils étant à l’origine des deux tribus du même nom.

Après avoir inventé un mystère qui n’existe pas sur un manuscrit qui est tout sauf inconnu, Simcha Jacobocivi  et Barrie Wilson prétendent que c’est un roman à clefs, et qu’en fait Joseph est le Christ. On sait évidemment que le Joseph biblique est une figure du Christ, mais pas dans son mariage qui, justement, est à peine évoqué dans la Genèse. Et selon les spécialistes, il n’y a absolument rien dans le roman qui puisse accréditer une quelconque correspondance entre Aséneth et Marie-Madeleine (sinon qu'elles étaient très belles toutes les deux...).

Enfin, selon la plupart des spécialistes ce texte, qui correspond à une préoccupation spécifiquement juive, est un texte juif, et non chrétien, ce qui rend radicalement impossibles les élucubrations sur Jésus et Marie-Madeleine."

Yves Daoudal propose de nombreux liens à ce sujet sur son blog.

Posté le 13 novembre 2014 à 20h04 par Louise Tudy | Lien permanent

Ils profanent l'église et s'en vantent sur facebook

A Sablé-sur-Sarthe, deux hommes et une fillette ont vandalisé l'église. Puis ils ont partagé des photos sur les réseaux sociaux.

On y voit un homme, debout sur l'autel avec des canettes de bière. Deux autres personnes s'amusent de cette scène.

Les gendarmes et le maire de ville ont été alertés. Le prêtre est choqué :

"Ces actes blasphématoires provoquent une grande tristesse et une forte émotion au sein de notre communauté paroissiale. Le respect de la religion et des lieux de culte est capital dans toute société. Ces actes sont offensants et blessants pour les catholiques de Sablé, et contraire aux valeurs républicaines de respect de toutes les religions qui honorent notre pays. Il serait dommage d'être obligé de fermer l'église et ainsi de priver croyants et non-croyants d'un lieu d'accueil, de prière et de paix".

Posté le 13 novembre 2014 à 13h52 par Michel Janva | Lien permanent

"Mariage" de Jésus : les évêques dénoncent un blasphème

En Inde :

"La Conférence des évêques catholiques d’Inde a dénoncé comme « blasphème » la publication dans le quotidien The Times of India du 11 novembre, d’un article soutenant que Jésus s’était marié avec Marie-Madeleine et en avait obtenu deux enfants, et contenant « en outre, des commentaires désobligeants et obscènes sur la mère de Jésus, la Bienheureuse Vierge Marie ». L’article du Times of India reprend, pour argent comptant, les élucubrations de Barrie Wilson, professeur d’études religieuses à l’Université de Toronto, et l’écrivain et réalisateur israélo-canadien Simcha Jacobovici, qui, après avoir traduit un manuscrit remontant au Ve siècle, ont publié aux États-Unis un livre soutenant cette thèse, The Lost Gospel (L’Évangile oublié ou perdu). Simcha Jacobovici s’était déjà “illustré” en 2007 avec son livre et son film The Lost Tomb of Jesus basés sur la découverte de dix ossuaires sur lesquels étaient gravés des noms fréquents dans la Terre Sainte à l’Époque du Seigneur : Yeshua, Yehosef, Maria… et confondant ces derniers avec les protagonistes du Nouveau Testament… La communauté scientifique internationale s’est contentée de hausser les épaules devant de telles affabulations."

Posté le 13 novembre 2014 à 09h07 par Michel Janva | Lien permanent

12 novembre 2014

Allons-nous nous réveiller un matin et apprendre qu'Asia Bibi a été pendue ?

Un réquisitoire pour sauver Asia Bibi :

"[...] Il ne reste plus que cinq jours à Asia Bibi pour faire appel de sa condamnation devant la cour suprême. Mais, pour que l’affaire soit rouverte, il faut qu’un juge s’empare du dossier. Or faire ça, c’est signer son arrêt de mort. En somme, il y a très peu de chances pour la Cour suprême prenne le risque d’innocenter Asia Bibi même si les juges savent qu’elle est condamnée sans raison.

Pour sauver Asia Bibi, la seule option réside donc dans la grâce présidentielle. Je suis persuadée que Mamoon Hussain pourrait agir sous une forte pression internationale.[...]

Aujourd’hui je ne doute pas que nos dirigeants interviennent mais à tout moment, à partir du 16 novembre, Asia Bibi risque d’être exécutée. Allons-nous nous réveiller un matin et apprendre qu’Asia Bibi a été pendue dans la nuit pour un motif que tous savent faux ?"

Posté le 12 novembre 2014 à 15h57 par Marie Bethanie | Lien permanent

Pakistan : il faut abroger les lois sur le blasphème

Coordonnateur régional pour le Pakistan de l’United Religions Initiative, le Père James Channan, dominicain et ancien Vice-provincial de l’ordre des Dominicains au Pakistan dont il dirige le Centre pour la Paix, a déclaré à l’Aide à l’Église en Détresse :

« L’acte barbare, commis par des musulmans pakistanais fanatiques, consistant à brûler vif un couple de pauvres chrétiens est un crime contre l’humanité. C’est le pire crime de l’histoire du Pakistan commis au nom de la religion. Il a été déclenché par l’accusation erronée d’avoir brûlé quelques pages du Coran. Les musulmans et les chrétiens sont victimes des lois controversées sur le blasphème, qui prévoient la réclusion à perpétuité en cas de profanation du Coran, et la condamnation à mort en cas de diffamation ou d’insulte à l’encontre du prophète de l’Islam. Le problème de ces lois est qu’elles sont le plus souvent utilisées pour régler des comptes personnels, tels que des litiges commerciaux. En effet, qui serait assez insensé pour brûler des pages du Coran ou insulter la dignité du prophète Mohammed ? »

« Ce qui est plus problématique, c’est que ces lois sont très vagues ; qui plus est, la plupart des pakistanais sont analphabètes, c’est pourquoi l’application de la loi fait très facilement l’objet d’abus, lorsque des gens tiennent des objets dans leurs mains, comme ce qui arrivé à Kot Radha Kishan. Des extrémistes musulmans, incités par de simples accusations, ont assassiné d’autres musulmans ainsi que des chrétiens. Mais la communauté chrétienne est plus vulnérable, car une accusation portée contre un seul individu peut provoquer de la violence à l’encontre de sa famille ainsi que de l’ensemble de la communauté locale. Des maisons sont attaquées, des églises sont incendiées et des personnes sont tuées. »

« Ces lois sont tellement dangereuses qu’une fois qu’une personne a été accusée, il lui devient impossible de vivre au Pakistan. Même si les tribunaux déclarent finalement une personne innocente, les musulmans radicaux peuvent tout de même assassiner cette personne, ce qu’ils considèrent comme un acte digne d’éloges. »

« Il nous serait d’une grande aide que d’autres pays fassent pression sur notre gouvernement. L’ONU devrait s’impliquer et condamner de tels crimes contre l’humanité, tout en nommant des commissions d’enquête pour enquêter sur le terrain. Ce sont là certaines des mesures qui peuvent aider à mettre un terme à des actes barbares tels que le meurtre cruel de ce couple chrétien et de leur enfant à naître. »

Posté le 12 novembre 2014 à 09h11 par Michel Janva | Lien permanent

11 novembre 2014

5 décembre : colloque de l'AED sur le Moyen-Orient

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Posté le 11 novembre 2014 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent

Les Raëliens avouent avoir commis des sacrilèges

Dans un communiqué hallucinant, la secte raëlienne avoue avoir profané des hosties consacrées :

"Les Raëliens exposent la «fraude catholique » avec une étude scientifique démontrant que les hosties ne sont que du simple pain

LAS VEGAS, le 28 octobre – L’analyse ADN du pain sacramentel menée par deux scientifiques raëliens réfute l’affirmation catholique de la transsubstantiation, selon une publication de l'Association des scientifiques raëliens. « Une doctrine importante du catholicisme affirme que la galette de blé connue sous le nom d’hostie ou de pain sacramentel, utilisée dans le sacrement de l'Eucharistie ou la Sainte Communion, devient réellement le corps de Jésus-Christ dans un processus appelé transsubstantiation » explique Brigitte Boisselier, PhD et porte-parole du Mouvement Raëlien International.

«Toutefois, l'analyse ADN effectuée sur cinq hosties différentes recueillies après le rituel catholique de la consécration n'a montré absolument aucun changement dans leur ADN. L'ADN de blé est resté ADN de blé, sans ADN humain autre que celui résultant de la contamination provoquée par la manipulation humaine des hosties. Cette étude réfute clairement l'affirmation selon laquelle un rituel religieux célébré par un prêtre peut réellement changer la substance d'une galette de pain en celle d’un corps humain. » [...]"

Sur la présence réelle et la transsubstantiation, il n'était pas utile de faire une recherche ADN, qui plus est profanatrice. Il suffisait de se renseigner un peu mieux. Ici par exemple.

Cela étant, si les Raëliens veulent un peu de surnaturel, nous pouvons leur proposer de s'intéresser au miracle de Lanciano, l'un des nombreux miracles eucharistiques lors duquel la sainte hostie est devenue réellement corps et sang humains.

Posté le 11 novembre 2014 à 12h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

10 novembre 2014

Et voilà le nouveau Jésus, version Dan Brown ou presque

Un nouveau livre, qui sort ce mois-ci aux Etats-Unis, Lost Gospel («l'évangile perdu»), du professeur Barrie Wilson et de l'écrivain Simcha Jacobovic, affirme que Jésus s'est marié avec Marie-Madeleine et qu'ils auraient eu ensemble deux enfants.

On ignore encore si les deux auteurs sont les descendants de ces deux enfants... Mais on en sait d'autre sur eux.

Simsha Jacobovici avait été co-auteur d’un livre de révélation archéologique bidon (mais qui avait occupé les médias pendant quelques semaines) intitulé La tombe de la famille de Jésus, et par Barrie Wilson, professeur d’études religieuses à l’université de Toronto, auteur du livre Comment Jésus devint chrétien

Posté le 10 novembre 2014 à 18h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

09 novembre 2014

Photos de la manifestation à Toulon en soutien aux chrétiens d'Orient

Cette manifestation, à laquelle participait l'AED et SOS chrétiens d'Orient, a mis en avant le sort des réfugiés qui ont témoignés de leurs souffrances endurées. Ainsi la nièce de l'archevêque de Moussoul, assassiné en 2008, et Jospeh Fadelle, auteur du livre  "le prix à payer", ont évoqué avec beaucoup d'émotion leur histoire respective.

Nour, une jeune syrienne, a exhorté les élus présents à se mobiliser pour les chrétiens d'Orient par la lecture d'une lettre ouverte qui sera remise à l'entraide parlementaire consitué l'été dernier à la suite de l'avancée de l'Etat Islamique. Parmi les élus se trouvaient le député UMP Philippe Vittel, plusieurs maires et conseillers régionaux UMP et FN mais aussi le sénateur des bouche du Rhone FN Stéphane Ravier.

Une quête a aussi été organisée pour aider l'AED et SOS chrétiens d'Orient à continuer à oeuvrer dans les pays où les chrétiens souffrent le plus.

Voici une sélection de photos de la manifestation en soutien aux chrétiens persécutés qui a eu lieu hier à Toulon place de la Liberté (source). Les élus :

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Joseph Fadelle :

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Posté le 9 novembre 2014 à 15h01 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2014

Chrétiens brûlés au Pakistan : le cardinal Tauran pose la question d'une intervention internationale

Des Pakistanais chrétiens ont été brûlés vifs par une foule de musulmans en colère. Ils étaient accusés de blasphème. Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux, dénonce ces actes barbares.

« Je suis choqué. Evidemment, on reste sans parole devant des actes d’une telle barbarie. Et ce qui est encore plus grave, c’est qu’on invoque la religion, de manière spécifique. Or, une religion ne peut pas justifier de tels actes, de tels crimes. Il y a cette loi sur le blasphème, la blasphemy law, qui pose un problème.

Est-ce que la communauté internationale ne doit pas intervenir ? Il y a d’un côté les convictions religieuses que l’on doit respecter. Mais il y a aussi un minimum d’humanité et de solidarité qu’il faut sauvegarder. Et donc je crois que le dialogue s’impose. Malheureusement, personne ne le dit assez. Plus la situation est délicate, plus le dialogue s’impose.

Vous réclamez une intervention de la communauté internationale…

Je pose la question : est-ce que l’on peut rester ainsi, passifs, devant des crimes qu’on légitime par la religion ? Depuis l’introduction de la blasphemy law, il y a eu près de soixante exécutions. Et d’ailleurs, cela ne touche pas que les chrétiens. Il y a aussi des minorités touchées, des avocats, des opposants au régime qui ont été exécuté de manière barbare.

De nombreux chrétiens sont dans le couloir de la mort au Pakistan. On pense bien sûr à Asia Bibi. Il faudrait véritablement qu’il y ait aujourd’hui une action pour poser une réforme de cette loi ?

Oui, mais on ne peut pas intervenir dans les affaires intérieures de l’État, mais on doit aider les responsables politiques à trouver des solutions dignes de l’homme et de la civilisation. [...]

[J]e crois que nous sommes arrivés là au paroxysme. C’est ce que Saint-Paul appelle le mystère de l’iniquité. Le mal à l’état pur. Même les animaux ne se comportent pas comme cela. Nous sommes vraiment dans une période de précarité totale, tout peut arriver : la personne humaine n’est pas respectée, la vie ne compte pas. [...]"

Posté le 7 novembre 2014 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent

06 novembre 2014

Caillassages à répétition contre une église dans le Pas de Calais

L’église Saint-Piat de Courrières (Pas-de-Calais) fait l'objet de caillassages à répétition qui ont endommagé les vitraux.

Posté le 6 novembre 2014 à 21h59 par Michel Janva | Lien permanent

7 novembre : veillée de prière pour les chrétiens d'Orient à Lyon

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Posté le 6 novembre 2014 à 17h09 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2014

Asia Bibi : lettre du député Poisson à l’ambassadeur du Pakistan

Voici la lettre :

"Comme vous le savez, le 16 octobre dernier, un tribunal pakistanais a rejeté l’appel d’Asia Bibi, une femme pakistanaise de confession chrétienne condamnée à la peine de mort par pendaison pour avoir, lors d’une dispute avec d’autres ouvrières agricoles en juin 2009, insulté le prophète Mahomet.

Lors de l’audience du 16 octobre, le tribunal a rejeté les arguments des avocats d’Asia Bibi faisant état de faux témoignages et de fabrication de fausses accusations. Ces avocats vont présenter un recours devant la Cour Suprême, dernière instance judiciaire au Pakistan, et je tiens à leur témoigner mon entier soutien dans ce combat.

Si la décision de la Cour suprême ne lève pas cette condamnation, le seul espoir d’Asia Bibi résidera dans une grâce présidentielle.

Si celle-ci n’était pas accordée, cette femme de 47 ans, mère de cinq enfants, serait donc la première femme à être condamnée pour blasphème au Pakistan.
Ce serait une dérive terrible, qui donnerait lieu à bien d’autres insupportables atteintes à la liberté d’expression et de conscience.

C’est pourquoi, en union avec des dizaines de milliers de mes concitoyens révoltés face à cette situation, je vous demande de relayer la demande de grâce adressée par l’association ACAT-FRANCE à Monsieur Mamnoon Hussain, Président de la République islamique du Pakistan, et de lui demander à votre tour d’amender ou d’abroger les lois sur le blasphème, en raison de leur utilisation discriminatoire et arbitraire.

Une telle infraction ne doit être en aucun cas passible de la peine capitale."

Posté le 5 novembre 2014 à 17h42 par Michel Janva | Lien permanent

Encore un blogueur catholique poursuivi (addendum)

... au Vietnam, d'après le blog d'Yves Daoudal :

"Un célèbre blogueur catholique vietnamien, Nguyen Huu Vinh (connu sous le nom de Sam Ba Anh) et son assistant Nguyen Thi Minh Thuy, ont été inculpés d’atteinte aux « intérêts de l’Etat » selon l’article 258 qui punit les atteintes à «  la liberté et à la démocratie », car leurs écrits « ternissent » le « prestige » de l’appareil d’Etat…

Selon leur avocat la procédure est illégale : ils ont été d’abord arrêtés, et la police a ensuite cherché des preuves pour les inculper…

Ils risquent sept ans de prison."

[Addendum : un lecteur du Salon beige écrit ce qui suit.

"J'ai transmis cet écrit à un ami Vietnamien catholique. Voici sa réponse:

Bonjour Jacques ,

Il y a eu une erreur terrible dans cette nouvelle : Le blogeur NGUYEN HUU VINH , appele BA SAM , n'est jamais catholique. Il était officier dans la police vietnamienne. Il n'etait pas d'accord avec la politique du Vietnam et il a quitte la police. Il a fondé le blog BA SAM pour diffuser des nouvelles de vérités, différentes avec celles d'Etat. Il critique la Chine qui a envahi les îles du Vietnam .... Le gouvernement du Vietnam,dictature et soumis aux chinois, veut le mettre en prison parce qu'il demande la liberté, la démocratie et l'invasion des chinois. Son père décédé qui était un haut dignitaire dans le parti communiste du Vietnam."]

Posté le 5 novembre 2014 à 15h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

04 novembre 2014

Brûlés vifs dans un four à briques pour blasphème

Voilà le sort qu'a subi un couple de chrétiens pakistanais, accusés par un musulman d'avoir brûlé des pages du Coran, en triant les affaires de leur père et beau-père décédé. La foule musulmane en colère les a enfermés puis brûlés dans un four à briques. Une triste histoire qui nous rappelle, comme celle d'Asia Bibi, qu'une dénonciation, y compris calomnieuse, peut conduire des chrétiens à la mort au Pakistan.

Posté le 4 novembre 2014 à 16h14 par Louise Tudy | Lien permanent

03 novembre 2014

Persécutions religieuses : les pays musulmans largement responsables

Un rapport de l'Aide à l'Eglise en détresse (AED), mis en ligne aujourd'hui sur le site internet www.liberte-religieuse.org, souligne que dans 81 des 196 pays examinés, soit 41% d'entre eux, la liberté religieuse est "entravée" ou "en déclin". "Lorsqu'il y a eu des changements en matière de liberté religieuse" depuis le dernier rapport, publié en octobre 2012, "il s'agit dans presque tous les cas de détérioration", note l'organisation, qui classe dans cette catégorie 55 pays, soit 28% du total.

Quelques améliorations ont été constatées dans six pays seulement, dont quatre (Cuba, Emirats arabes unis, Iran et Qatar), au demeurant, restent classés dans les "lieux de haute ou moyenne persécution" religieuse.

Dans la catégorie "haute intolérance" figurent 20 pays, dont 14 "vivent des situations de persécution religieuse liées à l'extrémisme musulman" : l'Afghanistan, la Centrafrique, l'Egypte, l'Iran, l'Irak, la Libye, les Maldives, le Nigeria, le Pakistan, l'Arabie saoudite, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen. Dans six autres pays (Birmanie, Chine, Erythrée, Corée du Nord, Azerbaïdjan, et Ouzbékistan), les persécutions sont le fait de "régimes autoritaires", relève l'organisation.

Les chrétiens restent la minorité religieuse la plus persécutée, mais les musulmans subissent également un niveau sérieux de persécution et de discrimination, imputable soit à d'autres musulmans, soit à des régimes autoritaires.

Le rapport n'épargne pas l'Europe occidentale, en particulier la France, classée parmi les pays d'"intolérance préoccupante", notamment en raison de la loi Taubira ayant dénaturé le mariage :

"la liberté religieuse est menacée par l'augmentation de nouvelles formes sociétales qui heurtent la sphère religieuse".

A noter que, dans ses sources, l'AED cite Le Salon Beige.

Posté le 3 novembre 2014 à 14h13 par Michel Janva | Lien permanent

02 novembre 2014

54 députés britanniques interviennent auprès des autorités pakistanaises en faveur d'Asia Bibi

L'Observatoire de la christianophobie nous apprend que des députés britanniques ont écrit au premier ministre du Pakistan pour intercéder pour Asia Bibi :

"54 députés de la Chambre des Communes du Royaume-Uni, appartenant à différents partis représentés, viennent d’écrire au Premier Ministre du Pakistan, Nawaz Sharif, et au président de sa Cour suprême, Nasir Ul-Mulk, pour dénoncer le déni de justice dont Asia Bibi a été la victime, les inviter à reconsidérer cette affaire et à la traiter toute urgence à la Cour suprême. Le 27 octobre dernier, le député Rehman Chishti, initiateur et rédacteur de la lettre a pressé le Premier Ministre David Cameron de prendre en main cette affaire. Ce dernier à répondu à la Chambre « qu’il avait déjà fait pression sur le gouvernement du Pakistan afin qu’il amende sa loi sur le blasphème, et qu’il parlera » de cette affaire à son homologue pakistanais.

Pourrait-on espérer une initiative semblable de la Chambre des députés français et de Manuel Valls ?"

Posté le 2 novembre 2014 à 22h35 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

Asia Bibi n’en peut plus

Un article d'Aleteia :

«Elle perd espoir » dit son mari. Mais la mobilisation internationale pour cette mère de famille pakistanaise condamnée à mort par un jugement inique peut et doit s’intensifier.

Topic

"Cinq ans d’emprisonnement dans des conditions épouvantables (La Vie), dont quatre ans dans une cellule de condamné à mort pour un prétendu « blasphème » ! Toutes ses années volées à Asia Bibi arrachée à sa famille, à son mari et à leurs cinq enfants, qui les lui rendra ? D’où viendra la délivrance ? De la mort par pendaison ?

Ashiq Masih, le mari d'Asia Bibi, a pu lui rendre visite pour la première fois depuis la confirmation de la peine de mort par la cour de Lahore, avec deux de leurs filles, vendredi dernier, 31 octobre, dans la prison pour femmes de Multan, à 350 kilomètres de Lahore où la famille a trouvé refuge. Il l’a trouvée abattue, désemparée par l’annonce du rejet, le 16 octobre, de l’appel interjeté par ses avocats. « Elle essuie ses larmes » a-t-il confié après leur brève entrevue : une trentaine de minutes et sous étroite surveillance. Ses avocats veulent désormais porter l’affaire devant la Cour suprême (Libération, Le Figaro, avec l’AFP). Si celle-ci rejetait le dossier, Asia pourrait être exécutée immédiatement.

La cause de la jeune femme émeut et indigne à juste titre dans le monde entier. C’est sans doute le seul espoir de faire entendre raison aux autorités pakistanaises, un pays englué dans la violence du fanatisme islamique, le pays où, ne l’oublions pas, Ben Laden avait trouvé refuge, et où peu de monde semble se soucier du sort d’Asia Bibi.[...]

[suite de l'article]

Posté le 2 novembre 2014 à 21h25 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

Raqqa en Syrie : l'église repeinte en noire devient le siège de Daesh

Avant, elle ressemblait à ça :

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Posté le 2 novembre 2014 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent

Toulouse : tags injurieux sur l’Institut Catholique

Christianophobie ordinaire à Toulouse :

"Un lecteur de notre page Facebook (merci C. D.) m’a signalé hier, 1er novembre, au soir que lors des émeutes urbaines déclenchées ce jour là par des gauchistes à Toulouse, quelques uns de ces furieux sont allés taguer la façade de l’Institut Catholique. Voici le résultat… "

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Posté le 2 novembre 2014 à 12h09 par Marie Bethanie | Lien permanent

31 octobre 2014

La CEDH rend justice à un prêtre accusé faussement d'abus sexuels

Un prêtre français, de la Congrégation Saint Jean, résidant en Suisse, avait été accusé faussement d'abus sexuels. La CEDH vient de lui donner raison, après 6 années !, et de condamnner la Suisse. Ce prêtre écrit :

"En réponse à la requête que j'avais adressée à la Cour européenne des droits de l'homme (CrEDH), par mon avocat à Genève, Me Thomas BARTH, la CrEDH a rendu un arrêt le 28 octobre 2014, par lequel elle condamne la Suisse pour violation de la présomption d'innocence, me donnant ainsi pleine et entière satisfaction.

Une ordonnance de classement juridiquement inacceptable

En présentant ma requête, je contestais radicalement la manière dont l'ancien procureur général de Genève Daniel ZAPPELLI avait rendu, le 28 septembre 2008, une ordonnance de classement me concernant. En effet, loin de se limiter, comme il aurait dû le faire, à la pure et simple constatation de la prescription des prétendus faits d'abus sexuels dont m'accusaient deux plaignantes et que j'ai toujours totalement contestés, il s'est permis d'affirmer dans son ordonnance, de la manière la plus scandaleuse qui soit, que j'avais commis des abus de détresse à l'égard de ces deux plaignantes.

Comme il se devait, ladite ordonnance de classement du procureur ZAPPELLI a d'abord été contestée devant l'ancienne Chambre d'accusation de Genève, puis devant le Tribunal fédéral, sans que justice ne me soit rendue, de sorte que c'est aujourd'hui la Suisse qui se trouve condamnée par la CrEDH pour violation de la présomption d'innocence. De fait, comment la CrEDH aurait-elle pu accepter que dans un État de droit je me trouve ainsi déclaré coupable par un procureur, sans que les prétendus faits dont je me voyais accusé n'aient pu donner lieu à aucune instruction, aucune procédure contradictoire, aucun jugement rendu par un tribunal compétent ?

Ma réputation détruite par l'ordonnance de classement

Au terme d'un très dur et long combat qu'il m'a fallu mener durant pas moins de six ans, il m'importe encore de dire avec force à quel point l'ordonnance de classement telle qu'elle fut rédigée par le procureur ZAPPELLI a été destructrice pour moi. En effet, cette ordonnance fut immédiatement communiquée à la presse qui en a fait largement état. De la sorte, elle venait accréditer et renforcer le véritable lynchage médiatique dont j'étais victime depuis janvier 2008. Mon honneur et ma réputation s'en trouvaient ainsi profondément détruits.

Usage scandaleux de l'ordonnance de classement dans la procédure canonique

Par ailleurs, l'ordonnance fut aussi communiquée à celui qui, en janvier 2008, avait dénoncé, de manière pour le moins suspecte, au procureur ZAPPELLI les prétendus faits dont j'étais accusé, à savoir Nicolas BETTICHER qui était, à l'époque, official (juge ecclésiastique) pour le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. Or celui-ci et/ou son  successeur à l'officialité de Fribourg n'a pas manqué d'utiliser par la suite cette ordonnance pour que soit engagée contre moi une procédure canonique (procédure disciplinaire pénale interne à l'Église catholique romaine). Je me suis ainsi trouvé victime d'une injustice criante, calomnié, réduit à néant (j'ai dû, suite à cette affaire, comme tous mes frères de la communauté de Genève, quitter la paroisse Saint-François dont j'étais curé), accablé, sans aucune possibilité de me faire entendre, ayant épuisé tous les recours possibles.

 

J'ai pu alors constater que l'ordonnance de classement du procureur ZAPPELLI était devenue le fondement de toute la procédure canonique : il était entendu une fois pour toutes que j'étais coupable puisque le procureur de Genève l'avait déclaré dans son ordonnance ! Dans ladite procédure canonique les affirmations gratuites du procureur lues dans l'ordonnance de classement étaient élevées au rang de preuve de ma prétendue culpabilité ! C'est ce procédé scandaleux qu'il me faut dénoncer une fois de plus aujourd'hui, avec, désormais, l'appui de l'arrêt rendu par la CrEDH qui réduit à néant toute la procédure canonique que j'ai eu à subir.

Je n'avais pourtant pas manqué d'avertir à maintes reprises l'autorité ecclésiastique, jusqu'au plus haut niveau (à Rome), que l'usage qui était ainsi fait de l'ordonnance de classement du procureur ZAPPELLI était parfaitement inacceptable, aussi longtemps du moins que la CrEDH ne s'était pas prononcée à son sujet. Mon énergique protestation n'a malheureusement jamais été entendue, ce que je ne peux que déplorer amèrement. De sorte qu'au terme de l'instruction menée par l'officialité de Fribourg, la Congrégation pour la doctrine de la foi m'a, dans un premier temps, condamné à la démission de l'état clérical, la sanction la plus lourde qui puisse être infligée à un prêtre. Fort heureusement, le recours que j'ai aussitôt formé à l'encontre de cette décision inique a finalement abouti à l'annulation de cette condamnation.

Une décision de la juridiction des Prud'hommes

Parallèlement, une décision de la juridiction des Prud'hommes de Genève intervenait dans
le même temps, condamnant la société Église catholique romaine de Genève, mon employeur à l'époque, pour la faute majeure commise par elle en 2008 : elle n'avait alors strictement rien fait pour me défendre alors que mon honneur était publiquement bafoué et que la presse allait jusqu'à faire courir à mon sujet des rumeurs fallacieuses de pédophilie ! Pas même un démenti ne fut apporté par l'Église à ces rumeurs insensées, alors que l'official BETTICHER avait une parfaite connaissance, depuis novembre 2007, de l'âge des deux plaignantes : il savait donc que l'une et l'autre étaient adultes à l'époque des prétendus faits allégués par elles.

L'arrêt de la CrEDH me réhabilite totalement

Mais c'est l'arrêt que rend aujourd'hui la CrEDH qui achève de me réhabiliter, puisqu'il réduit à néant tout ce qui dans l'ordonnance de classement du procureur ZAPPELLI a servi de fondement à la procédure par laquelle le juge ecclésiastique de Fribourg a cherché à me faire condamner. Je redis avec force que sans cette ordonnance de classement aucune procédure canonique n'aurait jamais pu être engagée à mon encontre : c'est, en effet, dans les affirmations du procureur, écrites dans l'ordonnance, que le juge ecclésiastique a
puisé les prétendues preuves de ma culpabilité !

Le sens de mon combat

La victoire que je remporte aujourd'hui devant la CrEDH, la réhabilitation que j'obtiens de la sorte donnent tout son sens au très dur combat qu'il m'a fallu mener durant six années. Je l'ai fait :
- pour défendre mon honneur, ainsi que la justice et la vérité, dans une affaire où j'ai à eu à subir la pire des injustices, la condamnation la plus lourde qui puisse être infligée à un prêtre ;
- pour défendre également les très nombreuses personnes que j'ai eu à soutenir durant de longues années dans l'exercice de mon ministère de prêtre et qui se trouvaient, par le fait même, atteintes, elles aussi, par la très lourde injustice dont j'étais victime ;
- pour défendre enfin l'institution de l'Église catholique romaine à laquelle j'appartiens, restant plus attaché que jamais à la tradition spirituelle qu'elle promeut.

Comment ne pas reconnaître qu'elle se doit, plus qu'aucune autre institution, de défendre la présomption d'innocence et de garantir les droits de la défense qui doivent être pleinement respectés dans toute procédure pénale quelle qu'elle soit ?

Annulation par la justice ecclésiastique de toute condamnation

Au lendemain de la décision rendue en ma faveur par la juridiction des Prud'hommes de Genève, l'évêché de Fribourg avait tenté de se défendre en faisant valoir qu'en jugeant le recours que j'avais formé devant elle, la Congrégation pour la doctrine de la foi avait substitué à la peine de démission de l'état clérical un « remède pénal » et que je restais donc condamné par l'Église. Une clarification s'impose à ce sujet. Selon les dispositions du Code de droit canonique (la législation interne de l'Église catholique romaine), un « remède pénal » représente la mesure la plus minime qui puisse être prise à l'encontre d'un prêtre et consiste dans une simple « monition canonique » – en d'autres termes, un avertissement. Plus précisément, elle repose sur un simple « soupçon » qui pourrait peser sur un prêtre. (Et il faudrait, d'ailleurs, se demander au passage quel ordre juridique digne de ce nom pourrait prévoir quelque mesure disciplinaire que ce soit sur la base d'un simple soupçon ! Comme institution, l'Église catholique ne gagnerait-elle pas à réformer sur ce point entre autres sa législation ?) Quoi qu'il en soit, est-ce à dire que j'étais encore soupçonné à l'époque ? Mais aujourd'hui que l'arrêt rendu par la CrEDH rétablit à mon égard une pleine et entière présomption d'innocence, plus aucun soupçon ne tient. A fortiori, qui donc oserait prétendre que je reste condamné à quoi que ce soit ?

Ce sont donc trois victoires successives qui me donnent aujourd'hui une pleine et entière réhabilitation :
- Le décret de la Congrégation pour la doctrine de la foi du 12 décembre 2012, qui casse la sentence de condamnation de démission de l'état clérical, en écartant tous les motifs de condamnation qui avaient été faussement mis en avant ;
- le jugement rendu par la juridiction des Prud'hommes de Genève le 13 mars 2013 ;
- et enfin l'arrêt rendu aujourd'hui par la CrEDH qui, en condamnant la Suisse pour violation de la présomption d'innocence, réduit à néant tout ce qui a été entrepris pour me faire condamner."

Posté le 31 octobre 2014 à 19h06 par Michel Janva | Lien permanent

7 novembre : veillée pour les chrétiens d'Orient à Lyon

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Posté le 31 octobre 2014 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

30 octobre 2014

Encore des églises vandalisées dans le Morbihan

Dans la presse locale

"L'église de Roudouallec a fait l'objet d'un vol de statues en début de semaine (Le Télégramme de mercredi). À Gourin aussi, un vol a été commis dans l'église paroissiale. « Le personne qui s'occupe de la sacristie est venue me voir mercredi en me signalant la disparation de chandeliers dans la sacristie. Effectivement, neuf chandeliers ont été volés.

Nous avons alors fait le tour de l'église et nous nous sommes rendu compte que la magnifique Pietà du XVIe, qui est classée, avait aussi été volée », explique le Père Jean-Yves Le Saux, curé du doyenné, qui a été déposé une plainte à la gendarmerie. Deux autres statues, celles de Saint-Sébastien et Saint-Jean Baptiste, ont aussi été volées.

« Ce sont des éléments de notre patrimoine qui ont une valeur inestimable », explique le Père Le Saux qui se dit « déconcerté et secoué » par ces vols".

Posté le 30 octobre 2014 à 22h28 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

Samedi 8 novembre à 15h00 à Toulon : manifestons pour les Chrétiens d'Orient

Tou

Posté le 30 octobre 2014 à 21h34 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

29 octobre 2014

Qui persécute l’Eglise en Chine ?

Aleteia : Un « observateur de l’Eglise en Chine » tenu à l’anonymat en raison de son rôle répond à l’article de l’universitaire Michel Chambon : « Qui persécute l’Eglise en Chine ? ».

"« Qui persécute l’Eglise en Chine ? » La réponse à cette question paraît évidente pour quiconque a vécu quelques années en Chine continentale : le Parti communiste chinois qui est au pouvoir à Pékin depuis 1949. La question, d’ailleurs, devrait être : « Qui persécute les religions en Chine ? » car les musulmans, les Tibétains et les adeptes du Falungong ne sont pas mieux traités que les chrétiens en Chine."

[article intégral]

Posté le 29 octobre 2014 à 10h35 par Marie Bethanie | Lien permanent

Inde : nouvelle attaque de chrétiens par des hindouistes

Une douzaine de chrétiens ont été gravement blessés dans une attaque menée le 25 octobre par l’organisation hindouiste du Bajrang Dal dans le village de Madota dans l’Etat du Chhattisgarh.

Posté le 29 octobre 2014 à 10h00 par Marie Bethanie | Lien permanent

28 octobre 2014

1er novembre : journée d'amitié avec les chrétiens d'Orient à Périgueux

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Posté le 28 octobre 2014 à 15h35 par Michel Janva | Lien permanent

26 octobre 2014

Mimizan-plage : le local du Secours catholique saccagé

La plupart des jeux et des jouets qui étaient destinés à la braderie de noël sont irrécupérables.

Posté le 26 octobre 2014 à 15h57 par Michel Janva | Lien permanent

Dimanche 16 novembre : que ferons-nous ce jour-là pour les chrétiens persécutés ?

Sur son blog "l'Observatoire de la christianophobie", Daniel Hamiche interroge ses lecteurs pour une journée d'action en faveur des chrétiens persécutés dans le monde. Pour participer, merci de vous rendre directement sur son blog.

Posté le 26 octobre 2014 à 14h41 par Marie Bethanie | Lien permanent

Asia Bibi a écrit au pape François

Lu sur l'Observatoire de la Christianophobie :

"C’est une révélation que nous a faite hier le blogue Vatican Insider du quotidien italien La Stampa. Un de ses journalistes, Paolo Affatato, a obtenu une copie d’une lettre qu’Asia Bibi a adressée au pape François peu de temps après l’arrêt de la Cour d’appel de Lahore du 16 octobre dernier, confirmant la sentence de mort, en novembre 2010, d’un tribunal de première instance. Je n’ai sous les yeux que la version espagnole de cette lettre. Voici la traduction des extraits qu’en donne Vatican Insider."

  • « Pape François, je suis votre fille Asia Bibi. S’il vous plaît, priez pour moi, pour mon salut et pour ma liberté. Actuellement, je ne peux que me confier à Dieu qui est le Tout-Puissant et qui peut tout (…) Je m’accroche toujours à ma foi chrétienne et je place ma confiance en Dieu, notre Père, qui me défendra et me rendra ma liberté. Je me confie aussi à vous, Saint Père François, et à vos prières (…) Pape François, je sais que vous priez pour moi de tout votre cœur. Je sais que grâce à votre prière ma liberté pourra être possible. Et au nom de Dieu Tout-Puissant et de sa gloire, je vous exprime toute ma reconnaissance pour votre proximité en ce moment de souffrance et de déception (…) Mon seul espoir est de pouvoir revoir un jour toute ma famille réunie et heureuse. Je crois que Dieu ne m’abandonne pas et qu’il a un projet de bien et de bonheur pour moi, qui se manifestera d’ici peu. Je remercie toutes les personnes qui dans les communautés chrétiennes de par le monde prient pour moi et font tout leur possible pour m’aider ».

Dans cette lettre, la seconde qu’Asia Bibi adresse au pape François – la première le fut au lendemain de Noël 2013 –, elle remercie aussi la Renaissance Education Foundation de Lahore qui « aide mon mari Ashiq et ma famille ».

Voilà qui devrait exciter notre zèle à prier pour Asia Bibi et pour manifester concrètement notre condamnation que l’inique sentence de mort dont elle a été frappée, en signant notre pétition destinée aux autorités pakistanaises : c’est ici, et c’est urgent !

Posté le 26 octobre 2014 à 14h35 par Marie Bethanie | Lien permanent


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