14 août 2017

Cameroun : Mgr Bala a-t-il été assassiné par le lobby LGBT ?

Evêque du diocèse de Bafia (Cameroun) depuis 2003, Mgr Jean-Marie Benoit Balla, âgé de 58 ans, avait été signalé comme disparu par les responsables de son diocèse dans la nuit du 30 au 31 mai. Son corps fut retrouvé le lendemain dans la rivière Sanaga, à une quinzaine de km de sa voiture abandonnée, sur un pont enjambant la rivière, et dans laquelle on avait trouvé ses papiers d’identité et un message écrit disant : « Je suis dans l’eau ». On pensa donc que l’évêque avait mis fin à ses jours en se jetant dans l’eau pour se suicider.

Les résultats de l’analyse médico-légale ont infirmé la thèse du suicide. Le corps présente, en effet, de nombreuses lésions qui concluent que l’évêque a été torturé. La justice camerounaise a ouvert une information judiciaire en suspicion d’assassinat. Sans suite.

Mi-juillet, les évêques du Cameroun ont entrepris une action judiciaire afin de rouvrir l’enquête sur la mort de Mgr Jean-Marie Benoît Bala. Le 4 juillet, le Procureur général de la République avait émis un communiqué dans lequel il affirmait considérer « la noyade comme la cause la plus probable de la mort de l’évêque ». Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala et président de la Conférence épiscopale du Cameroun, a réaffirmé que les évêques « ne sont pas satisfaits » par l’enquête jusqu’ici menée sur la mort de Mgr Bala. C’est pourquoi la Conférence épiscopale a déposé plainte pour homicide, se constituant partie civile, « de manière à ce que la vérité soit établie ». Mgr Kleda a ajouté par ailleurs que sera également déposée une plainte contre des fonctionnaires de police, accusés d’avoir mal géré cette affaire.

Mercredi 2 août se sont déroulées les obsèques de Mgr Jean-Marie Benoît Bala. Certaines hypothèses commencent à circuler. Monseigneur Joseph Akonga Essomba, vicaire de la cathédrale Notre-Dame-des-Victoires, de Yaoundé qui a prononcé l’homélie, s’est interrogé : « Qui tue les prêtres dans ce pays ? ». Et il a pointé vers des « suppôts de Satan » et des « faux membres de cette Église […] qui veulent la détruire de l’intérieur ».

L'actuel administrateur apostolique du diocèse de Bala, monseigneur Joseph Akonga Essomba, a déclaré jeudi lors de l'homélie d'une messe commémorative que l'évêque a été tué parce qu'il s'est opposé au lobby LGBT dans l'Église et le sacerdoce. En montrant les premières rangées de l'Église où se trouvaient la plupart des ministres du gouvernement et d'autres personnalités importantes, et jetant un regard radieux sur les prêtres et les évêques, Mgr Essomba a chargé:

"Honte à toutes ces personnes en costumes noirs et lunettes noires toujours assises dans les premières rangées de l'Église". "Honte à tous les prêtres qui sont venus ici, prétendant sympathiser. Ce sont les personnes qui ont tué notre évêque, parce qu'il a déclaré «non» à l'homosexualité perpétrée par ces prêtres ».

Il a dit que ceux qui ont tué l'évêque étaient des personnes occupant des postes de pouvoir, mais ce sont des prêtres homosexuels qui l'ont trahi. Il a rappelé que 14 prélats du Cameroun ont été assassinés dans le passé.

Mgr George Nkuo a ajouté de son côté :

"Les mêmes raisons pour lesquelles Christ a été crucifié s'appliquent au meurtre de l'évêque". "Il a été tué parce qu'il défendait la vérité. Tout pasteur, tout évêque, tout prêtre qui défend la vérité devrait être prêt à faire face à l'épée. C'est une belle façon de mourir."

Posté le 14 août 2017 à 11h00 par Michel Janva | Lien permanent

11 août 2017

Araignée géante sur la cathédrale d’Ottawa : Maladie mentale collective ou sacrilège ?

Le Canadien Dominique Boily réagit à cette araignée géante placée sur la cathédrale d'Ottawa :

"À l’Annonciation, le Ciel épousa la terre. Depuis ce jour, nature et surnature, foi et culture, sont unis de manière substantielle et leurs épousailles ont produit des fruits sans nombre. Parmi ces fruits, on compte une myriade de sains réflexes, de nobles habitudes, de fines délicatesses qui, sans pouvoir toutes faire l’objet d’une liste exhaustive, puisent leur source dans un profond attachement au Ciel pour fleurir en un torrent de charité. Ce bel amour est aussi à l’origine d’un complexe système immunitaire qui, consciemment ou pas, repousse et combat ce qui est contraire aux floraisons de chrétienté.

Dans une famille humaine, en vertu de leur union sacrée, attaquer l’époux, c’est automatiquement faire injure à l’épouse. En chrétienté, et pour des raisons similaires, blesser la culture c’est attaquer la foi. Et vice et versa. Voilà pourquoi l’Église a été si jalouse, jusqu’à tout récemment, de défendre le rôle éminent de l’Évangile dans l’organisation, même naturelle, de la Cité. Le Cardinal Pie le rappelait à la conscience de Napoléon III.

Or, c’est le droit de Dieu de commander aux États comme aux individus. Ce n’est pas pour autre chose que Notre-Seigneur est venu sur la terre. Il doit y régner en inspirant les lois, en sanctifiant les mœurs, en éclairant l’enseignement, en dirigeant les conseils, en réglant les actions des gouvernements comme des gouvernés. Partout où Jésus-Christ n’exerce pas ce règne, il y a désordre et décadence. (Lettre du Cardinal Pie à Napoléon III le 15 mars 1859).

Or, de nos jours, il semble qu’un ensemble de nouveaux comportements sociaux et religieux de membres éminents de la hiérarchie ecclésiale soient parfaitement incompatibles avec cet ADN de chrétienté. Comment expliquer ces phénomènes apparemment contre-nature ?

Une araignée au plafond

Dans le cadre des fêtes du 150e anniversaire du Canada, la compagnie de théâtre de rue « La Machine », originaire de Nantes, a produit un spectacle mettant en scène l’histoire d’une force maléfique ayant pris la forme d’une araignée mécanique géante de 13 mètres de haut, nommée Kumo. Cette araignée est poursuivie puis finalement défaite par une bête mécanique de 45 tonnes, mi-dragon, mi-cheval, nommée Long Ma.

La scène d’ouverture de ce « drame urbain » s’étalant sur 3 jours eut lieu à la cathédrale d’Ottawa. La veille du spectacle, une grue géante avait installée, à la surprise de la population de la ville, l’hideuse araignée sur le toit de la cathédrale, juste à côté de la statue de la mère de Dieu. Cette dernière, vue de la rue, avait l’air prisonnière et oppressée par l’absurde arrangement. Loin d’avoir été faite à l’insu des autorités diocésaines, cette installation avait obtenu l’aval de l’archevêque d’Ottawa près d’un an et demi avant l’événement. Pendant que ce dernier célébrait Kumo par plus de 16 publications sur les média-sociaux le service des communications du diocèse émettait un communiqué :

Ceci est une occasion unique dans le cadre des activités du 150e anniversaire de notre pays. C’est une belle occasion pour l’archidiocèse, la communauté catholique et la Basilique-cathédrale Notre-Dame de collaborer avec la municipalité et les organisateurs créant ainsi une opportunité d’entrer en relation avec l’ensemble de la communauté ottavienne et des milliers de visiteurs, particulièrement les familles avec de jeunes enfants, et de bénéficier d’une publicité positive en cette année spéciale pour la capitale nationale. (Cf. communiqué officiel).

Pour sa part, le recteur de la cathédrale, déclarait à la télévision nationale se sentir heureux de participer à l’événement (5) en ajoutant :

Souvent, on a l'impression que comme église, on est un peu toujours en train de dire non [...] mais dans les circonstances, c'était possible de participer.

Terribilis est locus iste

Nous chercherons, dans les lignes qui suivent, à esquisser rapidement le problème posé par cette décision du diocèse. Il est vrai que le seul fait d’avoir à expliquer le problème est fort révélateur. Il y a quelques décennies à peine, pareille idée, chez un fidèle, aurait justifié, et pour cause, une consultation en psychiatrie tandis qu’elle aurait, ipso facto, entraîné de lourdes peines canoniques pour un prélat. De plus, malgré les apparences, expliquer quelque chose d’évident relève toujours d’un exercice de haute voltige. On ne rédige pas de traité sur le principe de non-contradiction, pourrait-on dire. En effet, qui voudrait écrire un ouvrage pour décrire les raisons expliquant pourquoi il est mal à propos de cracher dans la soupe avant de la servir, sentirait le poids de la proverbiale page blanche. Ceci étant dit, comme l’air du temps nous semble être propice à la soupe aux crachats, nous nous lançons, craintif, dans une tentative d’explication maladroite.

Il y a deux catégories de fautes reliées à ce geste. Une première, d’ordre religieux, une deuxième, d’ordre civil.

Le sacrilège

Le catéchisme de l’Église catholique définit le sacrilège comme :

Le sacrilège consiste à profaner ou à traiter indignement les sacrements et les autres actions liturgiques ainsi que les personnes, les choses et les lieux consacrées à Dieu. Le sacrilège est un péché grave surtout quand il est commis contre l’eucharistie puisque dans ce sacrement, le Corps même du Christ nous est rendu présent substantiellement. (CCEC,n.  2120).

Le sacrilège est une offense faite à la Trinité, et plus précisément contre le premier commandement. En tant qu’il est un défi à Dieu, en paroles ou en actes, il constitue un acte d’irréligion (CEC, n. 2118). Toute action qui traite indignement une église est, par définition, un sacrilège. En tant que demeure de Dieu, présent substantiellement dans la Sainte Hostie au Tabernacle, l’église de pierres est l’écrin de la plus grande richesse de l’Église universelle (Terribilis est locus iste: hic domus Dei est et porta caeli : et vocabitur aula Dei.). La foi vive en ces sublimes mystères a poussé des siècles de chrétienté à inventer les plus sublimes œuvres humaines pour chanter, dans la pierre et le bois, la magnificence de cette réalité. Nul effort n’a été épargné au cours des siècles pour orner les églises, à l’intérieur et à l’extérieur, par des triomphes de génie. Ce qui fut vrai pour les plus humbles chapelles de campagne de France ou du Canada, le fut combien plus encore pour les cathédrales, première-église du diocèse et symbole du pouvoir de l’Homme-Dieu.

Bref, si manquer de respect envers une église est toujours un sacrilège, offenser une cathédrale est bien pire encore. L’araignée de « La Machine », selon les propres dires des organisateurs, représentait un pouvoir maléfique. Permettre d’installer ce symbole d’une mythologie païenne sur la première-église du diocèse, temple de la présence réelle de Dieu et siège de l’évêque, est évidemment un geste indigne de la sainteté dudit lieu. De plus, la manière dont on avait installé l’engin diabolique, représentait un défi supplémentaire à Notre-Dame, qui est pourtant totalement étrangère au mal.

Il y a bien eu, stricto sensu, sacrilège. Or, qu’un sacrilège soit organisé avec l’autorisation du recteur de la cathédrale et avec les applaudissements de l’archevêque est un objet de scandale qui a des conséquences importantes sur la foi des fidèles et sur l’ordre même de la cité. [Lire la suite sur le site de L'Homme nouveau]

Posté le 11 août 2017 à 11h38 par Michel Janva | Lien permanent

06 août 2017

Fusillades dans une église du Nigeria : au moins 12 morts

Pas d'émotion nationale, il s'agit de catholiques pendant la première messe du jour : 

"Au moins douze personnes ont été tuées dimanche lors de l'attaque dans une église du sud-est du Nigeria par des hommes armés, a appris l'AFP auprès de témoins et de sources hospitalières.

"D'après ce que nous savons, un homme armé vêtu de noir et la tête couverte d'une casquette est entré dans l'église durant l'office de 6h00 à l'église catholique St Philippe, s'est dirigé dans une direction précise et a ouvert le feu", selon le chef de la police. "Après avoir ouvert le feu sur sa cible, il a continué à tirer, tuant et blessant plusieurs fidèles", a poursuivi le policier sans apporter de bilan des victimes. Selon lui, une poursuite a été lancée par les forces de l'ordre pour retrouver le tireur qui a pris la fuite.

Des témoins ont indiqué que le nombre des victimes pourrait atteindre la vingtaine et que les assaillants étaient au moins cinq. "J'étais sorti de l'église pour me détendre quand j'ai entendu des coups de feu et des cris et vu des gens entrer en courant dans l'église", a affirmé un de ces témoins, Chukwuma Emeka".

Posté le 6 août 2017 à 21h47 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

27 juillet 2017

Une araignée géante sur la cathédrale d'Ottawa

Délirant :

DFu4H7QXUAANF8aDans le cadre des célébrations du 150 ème du Canada, il y a un spectacle intitulé La Machine. Le début du spectacle consiste au réveil de l'araignée gigantesque KUMO. Selon l'horaire officiel, cette araignée se réveille ce soir (jeudi à 20h) près du Musée des Beaux-Arts. En réalité, elle est stationnée SUR le toit de la cathédrale d'Ottawa! Juste à côté de la statue de la Sainte Vierge.

Des fidèles catholiques ont appelé le diocèse pour protester contre leur décision de permettre à l'araignée d'être sur le toit de la cathédrale et ont aussi demandé que le diocèse répare le blasphème qu'ils viennent de laisser faire. Voici les coordonnées du centre diocésain: Centre diocésain 1247, place Kilborn Ottawa (Ontario) K1H 6K9. Téléphone : 613-738-5025

Posté le 27 juillet 2017 à 20h18 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2017

Bruno Nestor Azerot : "C’est très difficile d’être chrétien à l’Assemblée nationale"

Député de la Martinique depuis 2012, Bruno Nestor Azerot se revendique de gauche et catholique. Il est interrogé par Fabrice Madouas sur Aleteia. Extrait :

Unknown-21"Vous vous êtes distingué, à gauche, en vous opposant au « mariage pour tous ». Selon vous, beaucoup de députés y étaient hostiles mais n’ont pas voulu le dire. Pourquoi ?

Par discipline de groupe. Certains ont craint d’être sanctionnés, de ne pas conserver leur investiture aux prochaines élections. Moi, je ne fais partie d’aucune écurie politique, j’ai toujours été un homme libre, et un homme libre des outremers. J’ai porté la voix de celles et ceux qui m’ont confié des responsabilités politiques, mes concitoyens. La Martinique est un département qui est à 80 % croyant. J’ai moi-même été élevé dans la foi chrétienne, et c’est pourquoi j’ai tenu ce discours à l’Assemblée nationale, sans peur ni crainte. J’ajoute qu’il y avait à l’époque bien d’autres priorités (la lutte contre le chômage, contre le « mal-logement »…) et que ces priorités demeurent.

Vous aviez dit aussi qu’après le mariage se poserait la question du recours à la procréation médicalement assistée…

…et à la « gestation pour autrui ». À l’époque, beaucoup ont nié que tout était lié. Mais on voit bien aujourd’hui que j’avais raison, surtout après l’avis du Comité consultatif national d’éthique sur la PMA. Je le dis très nettement : s’il arrivait devant le Parlement un projet visant à étendre la PMA, je m’y opposerai. De même que je m’opposerai à la GPA. Parce qu’on ne peut pas disposer à sa guise du corps d’une femme, ni d’un enfant. Un enfant est un être humain, ce n’est pas une chose ; c’est un don de Dieu et le fruit d’un amour entre un homme et une femme. On ne peut pas nier cette différence sexuée. Que se passerait-il avec la GPA ? On irait négocier la location du ventre d’une femme dans un pays pauvre ; cela se voit d’ailleurs aujourd’hui. Et l’on voudrait l’autoriser ? C’est une forme d’esclavage moderne. Moi qui suis issu d’un peuple naguère réduit en esclavage, je ne peux pas l’admettre.

Vous avez été reçu par le Pape le 1er mars 2016, avec des membres de l’association dont vous faites partie, les Poissons roses. Que vous a-t-il dit ?

Les Poissons roses, ce sont des socialistes cathos qui revendiquent leur foi. François nous a reçus à la résidence Sainte-Marthe. Un grand moment : il devait nous accorder 30 minutes, la rencontre a duré deux heures ! Nous avons parlé notamment de la laïcité. Il considère que la société doit être laïque mais que les chrétiens ne doivent pas « rester au balcon » : ils doivent occuper le terrain, descendre dans la rue, être « là où ça se passe ». Il nous a dit aussi que la France était l’enfant de l’Église… mais pas la plus fidèle !

Est-ce qu’il est facile d’être chrétien à l’Assemblée nationale ?

Pas du tout ! C’est très difficile, mais c’est dans les difficultés qu’on se révèle, que l’on sait de quel bois on est vraiment fait. J’ai été élevé par des parents catholiques, je me suis construit au sein d’associations catholiques, comme le Mouvement rural de jeunesse chrétienne, je sais ce que je dois à l’Église. Quand vous avez plus de 50 ans, ce n’est pas parce que vous êtes député que vous allez changer ! Au contraire, je veux être toujours habité par ces valeurs et ces repères. L’essentiel pour moi, c’est de pouvoir les transmettre à mes enfants. À l’Assemblée comme ailleurs, je revendique mon appartenance catholique.

Comment vos collègues réagissent-ils à l’affirmation de vos convictions ? Par de l’intérêt ou par de l’incompréhension ?

Plutôt par de l’intérêt. Parfois même, je crois, par une certaine admiration. Il faut toujours témoigner de sa foi, où que l’on soit. Rappelez-vous ce qu’il est dit dans la Bible : « Quiconque aura honte de moi, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui. » Et c’est le Seigneur qui parle ! Je vais à la messe chaque dimanche, je lis la Bible, j’essaie de me nourrir de cette parole. Je suis fier d’être catholique, pratiquant, et fier d’être catholique pratiquant à l’Assemblée nationale."

Posté le 24 juillet 2017 à 19h00 par Michel Janva | Lien permanent

15 juillet 2017

L'église de Jussy-le-Chaudrier peut éviter la démolition

EgLu ici

"La démolition de l’église de Jussy-le-Chaudrier n’est plus à l’ordre du jour, pour le moment. Le conseil municipal a donné son feu vert à une étude sur des travaux de consolidation.

La démolition de l’église de Jussy-le-Chaudrier, votée en décembre dernier par le conseil municipal, n’est plus à l’ordre du jour. Du moins « pour l’instant », précise le maire, Jean-François Pasqué. Des travaux de consolidation de l’église, évalués à 200.000 euros, sont à l’étude.

Depuis le 5 avril 2011, un arrêté municipal interdit l’accès à l’église pour des raisons de sécurité.  Le mur méridional penche dangereusement vers l’est, de nombreuses fissures parsèment la voûte, dans la partie située près du clocher" (suite).

Posté le 15 juillet 2017 à 11h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

13 juillet 2017

«Nous sommes au regret de ne pas pouvoir raser le Sacré-Coeur de Montmartre»

UnknownParmi les 2 446 projets déposés pour le budget participatif de la ville de Paris, un habitant de Montmartre avait proposé de «Raser le Sacré-Cœur», qualifiant l'édifice religieux construit à partir de 1875 de «verrue versaillaise qui insulte la mémoire de La Commune de Paris». 

Réponse officielle apportée par la ville de Paris mardi :

«Nous sommes au regret de ne pas pouvoir retenir votre proposition, pour la raison suivante : elle n'entre pas dans le champ de compétence de la Ville de Paris. En effet, le Sacré-Cœur est la propriété de l'Archidiocèse de Paris. A ce titre, la Ville de Paris ne peut pas intervenir pour réaliser un investissement dans le cadre du budget participatif. Nous vous remercions de votre compréhension.»

En attendant de confisquer la basilique ?

Posté le 13 juillet 2017 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2017

Père Parvez : Dans l’enfer des chrétiens au Pakistan

Le Père Emmanuel Parvez est prêtre catholique dans un Pakistan où les chrétiens sont persécutés et parfois mis en esclavage. Menacé de mort, cousin du ministre des minorités assassiné parce que catholique, le Père Emmanuel Parvez se bat contre la terreur qui s’est installée depuis des lustres. Il apporte, avec humilité et constance, une aide précieuse aux chrétiens abandonnés et soumis à la plus grande des pauvretés. Un témoignage digne et poignant qui oblige à regarder la vérité en face. Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas ce que représente le fondamentalisme islamiste.

Posté le 6 juillet 2017 à 18h59 par Michel Janva | Lien permanent

05 juillet 2017

Discrimination des Français qui fréquentent une colonie catholique

Billet de François Foucart dans l'Homme Nouveau :

Capture d’écran 2017-07-04 à 19.29.59

Posté le 5 juillet 2017 à 10h30 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2017

Jean-Pax Méfret : « Le martyre des Chrétiens d'Orient pourrait annoncer le nôtre »

Le chanteur d'Occident répond au Figarovox. Extrait :

"À votre époque, le combat principal était contre le communisme, aujourd'hui quelle est la menace?

Je crois que le vrai défi, c'est la foi. «Sommes-nous condamnés à subir le même sort que les chrétiens d'Orient?» tel est le problème. De toute évidence, leur martyre pourrait très bien annoncer le nôtre. Partout dans le monde les chrétiens sont persécutés, c'est pourquoi, nous, de tradition et de culture chrétienne, devons relever ce défi. C'est autrement plus ambitieux que de lutter contre le communisme: notre époque est encore plus exigeante.

Le problème c'est l'islamisme?

À l'occasion des attentats de Londres en 2005, j'ai fait une chanson qui s'appelle «Au nom d'Allah» où je demande si le terrorisme islamiste agit vraiment au nom d'Allah. Quand je l'ai chantée à l'Olympia j'ai raconté avant l'histoire du capitaine Kheliff, cet officier de l'armée française musulman qui a sauvé des pieds noirs lors du massacre d'Oran du 5 juillet 1962 en enfreignant ses ordres et qui, une fois en France, a créé une association des anciens combattants musulmans. Il faut bien savoir qu'en Algérie, tous les anciens combattants musulmans se faisaient égorger par le FLN après l'indépendance. Kheliff a aussi créé une mosquée à Lyon.

Cette histoire, racontée avant «Au nom d'Allah», visait à éviter les amalgames qu'aurait pu engendrer ma chanson. En effet, il faut reconnaître qu'il y a une vraie diversité au sein du monde musulman et que ces jeunes des banlieues, délaissés par la société, ne connaissant pas vraiment leur religion. J'ai du mal à voir quoique ce soit de «divin» dans les actes terroristes, c'est quelque chose de plus humain, de plus misérable. Mais tôt ou tard, nous allons être confrontés à cette violence et nous avons le devoir de nous y préparer. Figure du contre-exemple: l'Angleterre et son modèle communautariste étaient une pépinière pour les radicaux. De fait dès le début des années 2000 nous avions fait les gros titres sur cette menace islamiste, nourrie par des prêcheurs à Londres. Ces derniers appelaient déjà la mort des chrétiens, nous avions déjà senti le danger. Mais paradoxalement, cette haine pour les chrétiens nous rappelle aussi notre héritage, notre identité chrétienne puisqu'ils nous appellent «les croisés». Ils nous obligent à retrouver nos racines. Peut-être aussi oublient-ils qu'avant d'être musulman, l'orient, berceau de la naissance du Christ, était chrétien? On oublie trop souvent que la première église fut construite à Antioche. Tout comme l'Algérie qui fut d'abord chrétienne avant les invasions arabes. Saint-Augustin et sa mère, la bien-aimée Monique, en sont la plus parfaite illustration. [...]

Peut-on dire que vous êtes un chanteur de droite?

Je ne sais pas si je suis un chanteur de droite, mais je suis sûr de ne pas être un chanteur de gauche! Être de gauche pour les chanteurs, c'est parfois une volonté artistique, voire un snobisme. Pourtant il faut savoir que les chanteurs du siècle dernier n'étaient pas automatiquement de gauche. En tout cas, ils ne l'étaient pas sur le mode «grandes consciences» d'aujourd'hui, ils faisaient moins la leçon: regardez Boris Vian, je l'aime beaucoup. Moi, je ne voulais pas travailler dans la chanson à l'origine: mon objectif était de remettre au goût du jour des faits qui étaient ignorés. Je n'ai pas de message particulier à faire passer, je préfère rappeler des situations. Il n'y a rien de mieux que la chanson pour faire découvrir ces faits. J'ai appris récemment que des élèves d'une banlieue parisienne, visitant le musée du débarquement américain en Normandie, avaient chanté ma chanson sur le débarquement: «Ils sont tombés du ciel comme s'ils avaient des ailes/ Ils ont apporté un air de liberté.» Une chanson s'écoute toujours plus facilement qu'un cours d'Histoire, c'est une autre manière de transmettre. [...]

Dans votre dernier album il y a une chanson, «La Force», qui s'adresse au Christ. Quelle est la place de la Foi dans votre vie et dans votre œuvre?

Je suis persuadé que croire en quelque chose est primordial dans la vie d'un homme, que c'est une force intérieure. Croire au Christ c'est encore plus fort. Quant à «La Force», curieusement je n'ai jamais mis un point d'honneur à écrire une chanson dédiée Christ, l'envie m'est venue naturellement. Le titre provient de la supplication «Donne-moi la force» qui ponctue les cantiques dans la Bible. La lecture de l'Histoire des chrétiens d'Orient et du massacre des Arméniens, de ces gens jetés vers la mort qui s'accrochent à la pensée de Dieu, m'a inspiré cette chanson. Dans un passage, je dis que je vois «Briller les âmes des compagnons qui sont morts dans les flammes». Ce parallèle m'a beaucoup ému, ce qui m'est assez rare quand il s'agit de mes écrits. De fait, je n'ai pas pour habitude d'écouter mes propres chansons. Celle-là, pourtant, il m'arrive de la réécouter.

Comment qualifieriez-vous la situation politique actuelle en France?

Je crois que nous avions besoin d'un changement, un changement radical pour bouleverser l'ordre établi. Je salue ce rafraîchissement du personnel politique. Mais je ne crois ni au miracle Macron, ni que son système peut tenir sur la durée. Aujourd'hui ce qui est exaspérant c'est la médiocrité de la droite, la gauche n'est pas mieux, mais il m'est désespérant de voir une droite sans repère et frileuse quand il faut défendre ses idées."

Posté le 1 juillet 2017 à 20h29 par Michel Janva | Lien permanent

30 juin 2017

"Comme aux temps des premiers chrétiens, c'est la chasse aux Nazaréens"

Ce titre est un extrait de la dernière chanson de Jean-Pax Méfret sur les chrétiens d'Orient. Il déclare à Boulevard Voltaire :


Jean-Pax Méfret par bvoltaire

Posté le 30 juin 2017 à 09h54 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2017

Une citoyenneté intégriste

Une lectrice me signale la distribution de cet abcdaire aux entrants au collège :

IMG-20170626-WA0015

Avec cette belle désinformation :

IMG-20170626-WA0016Même la religion républicaine a ses intégristes...

Posté le 29 juin 2017 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

27 juin 2017

Père Parvez : « Au Pakistan, toute la communauté chrétienne est en danger de mort »

Invité par SOS Chrétiens d’Orient, le père Parvez apporte son témoignage sur la situation des chrétiens au Pakistan, où il vit lui-même.


Père Parvez : "Au Pakistan, toute la communauté... par bvoltaire

Posté le 27 juin 2017 à 09h22 par Michel Janva | Lien permanent

23 juin 2017

Canicule : pendant qu'on gaspille des milliers de m3 d'eau, des chrétiens sont privés d’eau à cause de leur foi

Deux scandales dont un seul est relayé par la presse. voici le second qui a lieu en Inde

"Une chaleur intense se fait ressentir, allant jusqu’à 40°C à Uttar Pradesh. Dans la ville de Jalalabad en Ghazipur, les hindous refusent de vendre l’eau de leur puits à quatre familles chrétiennes qui en ont besoin pour arroser leurs cultures.

Ces chrétiens ont été forcés à renier le Christ et à participer à des rituels hindous, ceux qui ont essayé de résister ont été battus et se retrouvent à présent sans eau pour l’agriculture.

Ces faits ont a été rapportés à la police et au chef du village, mais rien n’a été fait jusqu’à présent pour mettre fin à cette injustice".

 

Posté le 23 juin 2017 à 18h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

16 juin 2017

Cameroun : Mgr Jean-Marie Benoît Bala ne s’est pas suicidé ; il a été brutalement assassiné

Unknown-9Le corps de l’évêque de Bafia avait été retrouvé dans le fleuve Sanaga le 2 juin. Porté disparu dans la matinée du 31 mai, sa voiture avait été retrouvée sur le Pont de l’Enfance. Dans sa voiture avait été retrouvé « un étrange message ».

« Dans un premier temps avait été émise l’hypothèse que le prélat s’était suicidé et les autorités avaient envoyés des plongeurs pour sonder le fleuve à la recherche du corps ». « Actuellement le corps est à la disposition des autorités judiciaires pour la recherche des circonstances, des causes exactes, et des auteurs de ce crime odieux et inacceptable. Nous, évêques du Cameroun, nous affirmons que Mgr Jean-Marie Benoît ne s’est pas suicidé. Il a été brutalement assassiné.

Depuis une trentaine d’années, plusieurs prélats, des prêtres et des consacrés ont été assassinés dans des circonstances encore imprécises. Les évêques du Cameroun évoquent notamment le souvenir de Mgr Yves Plumey, archevêque émérite de Garoua, assassiné à Ngaoundéré en 1991, du père Joseph Mbassi, tué à Yaoundé en 1988, du père Antony Fontegh, assassiné à Kumbo en 1990, des sœurs de Djoum, tuées en 1992, ou encore du père Engelbert Mveng, tué à Yaoundé en 1995.

« Nous avons l’impression que le clergé du Cameroun est particulièrement persécuté par des forces obscures et diaboliques »

Les évêques demandent « que soit faite la lumière complète sur les circonstances et les mobiles de l’homicide de Mgr Bala, et que les coupables soient identifiés et remis à la justice pour être jugés selon la loi ».

Posté le 16 juin 2017 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

Les églises de Besançon visées

Besancon-cathedrale-1Dans la nuit de mercredi à jeudi, des tags ont noirci la façade de la cathédrale Saint-Jean de Besançon (« Nos vies, nos corps nous appartiennent », « à bas la charité, vive la solidarité ».). L’édifice est classé monument historique. Propriétaire, l’État a porté plainte. Le père Bruard, recteur de la cathédrale, ne comprend pas :

« Ça ne nous laisse pas neutre », « nous sommes attaqués sur des sujets comme la vie et la charité, on a du mal à comprendre. Toute l’œuvre de charité a toujours été mise au service des hommes, c’est l’expression de l’amour de nos frères. L’Église a porté dans son histoire un message dont elle peut être fière. Alors pourquoi attaquer nos bâtiments ? »

C’est le troisième méfait de ce genre visant des édifices chrétiens de Besançon en quelques semaines, après des projections constatées sur l’église Saint-Martin des Chaprais et d’autres tags similaires visant, fin mai, l’église Saint-Joseph. Les 142 caméras de la ville livreront-elles l'identité des suspects ?

Posté le 16 juin 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Pax Méfret et les pays qui n'existent plus

Valeurs Actuelles consacre un article à Jean-Pax Méfret, à l'occasion de la sortie de son nouvel album sur les chrétiens d'Orient. Persécution qui lui rappelle sa jeunesse, en Algérie :

Noun-le-nouveau-cd-de-jean-pax-mefret"On y revient toujours. L’Algérie. Jean-Pax Méfret a 10 ans lorsqu’au détour d’un chemin, au printemps 1955, il croise son premier mort : un vieux garde champêtre kabyle porteur de la médaille militaire et de la croix de guerre. Impossible d’oublier. « Séparée du reste de son corps, la tête de l’homme avait été placée dans son chapeau de paille, se souvient-il. Son sexe avait été tranché et placé dans sa bouche. Le châtiment du FLN pour les anciens combattants “indigènes” qui restaient fidèles à la France… » Clap de fin, ce jour-là, sur l’Algérie des jours heureux. Celle qu’il évoque, avec nostalgie, dans le Pays qui n’existe plus : « Le terrain vague de mon enfance / Les carrioles et les oliviers»

Pris dans l’engrenage d’une guerre qui ne dit pas (encore) son nom, il assiste, à 12 ans, à son premier attentat, rue Michelet, « les Champs-Élysées d’Alger ». Autre choc, terrible, raconté dans son livre 1962, l’été du malheur (Pygmalion, 2007) : « Nous avions croisé mon institutrice de l’école maternelle […]. Elle entrait dans une bijouterie pour acheter une bague à sa fille. […] Quelques minutes plus tard, une énorme explosion nous projetait au sol ma mère et moi. […] La bombe avait dévasté la bijouterie. Une forme humaine enveloppée de flammes s’agitait sur le trottoir. C’était mon institutrice. » Elle mourra deux mois plus tard. Lui rejoindra l’OAS, dont il deviendra, à 17 ans, le plus jeune détenu. Puis viendra l’heure du « départ sans retour » pour la métropole dans un vieux Dakota militaire… [Lire la suite]"

Posté le 16 juin 2017 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

14 juin 2017

Islamisme en marche : l'Algérie détruit une église catholique

Lu ici

"le processus d’islamisation du régime d’Alger va bon train. Une église située en plein centre de la ville de Sidi Moussa, à 25 km d’Alger, vient d’être détruite par l’Assemblée populaire communale (APC) à coups de pelleteuse. Une scène barbaresque qui ferait rougir de jalousie les fous de Daech-Etat islamique en Irak.

L’édifice religieux a été tout simplement détruit par les autorités locales sous prétexte qu’il était classé en catégorie rouge par les services du Contrôle technique de la construction alors qu’il devait être restauré et classé patrimoine national. L’opération prend tout son sens après la déclaration du maire qui annonce la construction d’une mosquée et d’une école coranique à la place !"

Posté le 14 juin 2017 à 10h07 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

13 juin 2017

L’archevêque de Bourges ferme une église profanée par un rappeur

La messe de réparation aura lieu le 14 juin prochain : 

"Vraiment pas gêné. Le jeune rappeur berruyer du Val-d’Auron de 23 ans, originaire de l'île de Mayotte, Vin2S, a tourné un de ses clips dans l'église Saint-Pierre de la ville de Bourges, “lieu de paix, de recueillement et de prière”, précise François Chasseriau, délégué diocésain à l’information du diocèse de Bourges, selon les informations du Berry républicain. Le diocèse réaffirme “qu’aucune autorisation n’a jamais été sollicitée, et bien évidemment qu’aucune autorisation n’a jamais été accordée pour une telle réalisation, dont nous constatons combien elle a pu porter atteinte à l’intimité spirituelle de nombreux croyants dont le lieu de culte a été ainsi blasphémé, étant rappelé que l’autel sur lequel la personne s’est assise est un lieu sacré comprenant les reliques de martyrs”.

En outre, le diocèse prend acte dans son communiqué du fait que la vidéo ait été retirée immédiatement après le début de la polémique, mais “sera particulièrement vigilant à ce que ce type de comportement ne se renouvelle plus, puisqu’à défaut, il sera contraint de prendre les mesures qui s’imposent, afin que la liberté de culte soit respectée, en ce y compris dans les objets qui lui sont consacrés”.

A la suite du tournage sauvage, l'Archevêque de Bourges Mgr Armand Maillard a tout de même pris la décision rare de fermer le lieu de culte, pour profanation, jusqu'à la messe de réparation qui aura lieu le 14 juin".

Posté le 13 juin 2017 à 19h24 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

08 juin 2017

Il a parlé de la Bible à ses élèves, il est suspendu

Lu dans Minute sous la plume de Jeanne Smits :

Stories.virtuemart.product.2825_page_01nsp_106"Tout a commencé, pour cet enseignant arrivé il y a deux ans dans le « RPI » (regroupement pédagogique intercommunal) de Malicornay, le jour où un de ses élèves lui a demandé : « C’est qui le Monsieur accroché sur la croix ? » Dans ce petit coin de France profonde où parler de « chères têtes blondes » a encore un sens, la question a sonné comme une accusation. Elle mettait à nu l’incapacité contemporaine de transmettre la culture, l’histoire, les images mentales, les références communes d’un peuple – ou tout simplement d’expliquer ce que fait là ce bâtiment, avec un clocher, au centre du village.

Aussi l’instituteur a-t-il décidé d’enseigner le « fait religieux » en s’appuyant sur des textes de l’Exode et quelques autres. [...] L’instituteur a dispensé 6 (six) heures de cours autour de la Bible et des textes chrétiens en cinq mois, dictées comprises – bien moins que les heures consacrées à Shakespeare ou à Harry Potter, et la moitié de son cours sur Sherlock Holmes ! – lorsqu’on se décida à mettre le holà. « On », c’est-à-dire on ne sait qui. Les courageux dénonciateurs de ce scandale ont adressé une lettre anonyme à l’inspection académique, signée : « Un collectif de parents ». Qui ça ? Mystère. Peut-être le directeur académique les connaît-il : Pierre-François Gachet, hussard noir en chef, a pris le corbeau au sérieux. On ne sait jamais ce qui peut arriver avec un fou de Dieu, n’est-ce pas ? Alors : gloire aux indics !

Le courrier anonyme parvient au rectorat le 30 janvier dernier. Un lundi. Deux jours plus tard, un inspecteur est dépêché dans la classe de CM1 et CM2 de l’école de Malicornay. Encore deux jours, et voilà le professeur convoqué au rectorat. L’urgence est telle qu’il est suspendu « à titre conservatoire » dans l’heure ! Trois semaines plus tard, le 27 février, on juge les faits suffisamment graves pour prendre une mesure administrative qui est en soi une sanction : une suspension de quatre mois ! Comme pour des soupçons de pédophilie ou des propos négationnistes... « On est dans une affaire totalement inédite par la rapidité et la disproportion de la décision qui a été prise », commente l’avocat du professeur, Me Jean-Raphaël Mongis. Avez- vous déjà eu vent d’une telle diligence lorsqu’un maître d’école ou un professeur du secondaire emmène ses élèves à la mosquée ? Moi non plus... Pas même lorsque les élèves de Terminale ES à l’école publique Jules-Verne de Nantes ont visité en début d’année la mosquée Assalam, proche des Frères musulmans, et ont pu y écouter pendant une bonne heure l’imam exposer les préceptes et les croyances de l’islam. Il faut croire que la charge explosive du judéo-christianisme est autrement plus grande.

Après l’avoir entendu en commission de discipline le 29 mai, les responsables de l’Académie d’Orléans-Tours ont finalement décidé de muter de force ce maître qui n’a pas su garder la « mesure » par rapport à des textes qui font pourtant partie du corpus où les enseignants sont invités à puiser.

Le professeur de l’Indre rétorque :

« J’ai relu mon projet, j’ai relu les recommandations remises par Régis Debray sur le fait religieux en 2002, je lui ai soumis mes cours : ils sont en règle. » Et forme un recours gracieux contre sa suspension temporaire, avec l’aide de son avocat. Rien n’y fait : son « déplacement d’office » va l’éloigner d’une école où il se sentait bien et où de nombreux parents le soutiennent à visage découvert. Une bruyante manifestation sous les fenêtres du rectorat, avec des dizaines d’enfants brandissant des banderoles avec l’inscription demandant : « Rendez-nous notre maître ! », en avait témoigné en mars. Il a également le soutien des maires des quatre communes qui font partie du RPI de Malicornay. Et celui, plus prudent, des syndicats. [...]"

A noter que cet enseignant est agnostique, marié civilement et que ses enfants ne sont pas baptisés. 

Posté le 8 juin 2017 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent

03 juin 2017

Scandale du silence médiatique : un professeur agressé en plein cours dans une école catholique

Cette info ne circule pas dans les médias aux ordres : 

"Une enseignante a été agressée en plein cours par un homme au visage dissimulé, hier, au lycée catholique Saint-Michel d'Annecy, rapporte France Bleu Pays de Savoie. La professeure de mathématique est sortie de l'hôpital, mais elle doit passer des examens complémentaires. L'établissement a porté plainte pour intrusion. L'agresseur n'a pas été identifié".

Posté le 3 juin 2017 à 13h38 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

02 juin 2017

L’Œuvre d’Orient attire l’attention du gouvernement français sur les agressions répétées contre les chrétiens en Inde

Communiqué de l'Oeuvre d'Orient :

"A l’occasion de la visite du Premier ministre indien Narendra Modi en France ce vendredi 2 juin 2017, l’Œuvre d’Orient attire l’attention du gouvernement français sur les agressions répétées contre les chrétiens en Inde.

Aujourd’hui entre 830 millions d’hindous et 140 millions de musulmans, les 25 millions de chrétiens (2,3 % de la population totale) représentent la troisième communauté religieuse du pays. Et même si la convivialité et le vivre ensemble sont réels, les chrétiens sont dans certains États, régulièrement victimes de violence.

Ainsi le dimanche 20 mai dernier dans un village de l’archidiocèse de Hyderabad, dans le sud du pays, une église dédiée à Notre-Dame de Fatima a été vandalisée par une centaine d’assaillants qui ont détruit le crucifix et brisé la statue de la Vierge.

Plusieurs cas d’arrestations arbitraires et d’intimidations envers les chrétiens nous sont également régulièrement signalés. 

L’Œuvre d’Orient demande que les libertés religieuses soient respectées et exhorte les autorités indiennes à agir avec fermeté contre les groupes fondamentalistes."

Posté le 2 juin 2017 à 14h44 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2017

Marlène Schiappa : derrière le laïcisme anti-religieux, se cache une sourde complaisance pour l’islam

Bernard Antony, président de l’AGRIF, et Pierre Henri, responsable de la communication, communiquent :

"La très récente nomination au secrétariat d’Etat « à l’égalité femmes-hommes » de Marlène Schiappa est inquiétante à plus d’un titre, tant par le passé militant de cette dame, proche de la Libre Pensée et de la gauche laïciste anti-religieuse, que par ses prise de position publiques.

L’on apprend ainsi que Marlène Schiappa a adressé un soutien explicite par lettre officielle aux Femen inculpées d’exhibition sexuelles, dans laquelle elle « s’interroge sur le sens du délit d’exhibition sexuelle », et « regrette que la persistance de stéréotypes sexistes conduise notre société à considérer […] la nudité des femmes comme offensante, quand celle des hommes est vue comme militante », ce qui ressortit à une mauvaise foi partisane outrancière. Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, la secrétaire d’Etat légitime l’action des fanatiques Femen en la rattachant aux droits des femmes « à disposer librement de leur corps » et les assure de sa « détermination à combattre, dans [ses] fonctions ministérielles et [son] engagement militant, tout ce qui peut faire obstacle à l’exercice de ce droit et de cette liberté inaliénable ». Un membre du gouvernement peut donc, sans rappel à l’ordre, contester une procédure de justice et cautionner, avec l’alibi du féminisme, les actions de violences hystériques des militantes Femen, en particulier les profanations de Notre-Dame et de la Madeleine pour lesquelles l’AGRIF les a poursuivies devant les tribunaux.

Mme Schiappa s’était déjà illustrée, avant sa prise de fonction, par de consternantes déclarations, en particulier devant la Fondation Jean Jaurès à l’automne 2016, quand elle osait dire que « les religieux s’entendent entre eux » pour opprimer les femmes, opposent à l’avortement « un pseudo-droit à la vie », que la Doctrine sociale de l’Eglise tend à limiter les droits des femmes. Mais elle va plus loin encore dans l’ineptie, elle qui se veut pourfendeuse du « joug religieux », conforme en cela à l’esprit d’athéisme radical de la Libre Pensée : les messes diffusées sur France 2 sont une « infraction à la loi de 1905 » et propagent l’idée qu’il y a une « inégalité naturelle, de substance, entre les hommes et les femmes ». Cette risible énormité prouve bien que Mme Schiappa, dans une ignorance crasse tant du texte de la loi de 1905 que des religions, voue à ces dernières une haine idéologique systématique, en particulier au christianisme qui n’attire aucunement sa mansuétude, au contraire de l’islam des « quartiers populaires » et des « mères qui accompagnent les sorties scolaires voilées ».

C’est en effet dans une lettre ouverte à Manuel Valls, en 2014, que Marlène Schiappa affirmait que les « quartiers populaires » (comprendre les banlieues islamisées) ne sont pas antisémites, et avançait cette démonstration stupéfiante : « L'article 1er de la loi de 1905 prévoit que la République "ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte". Ni plus ni moins. Interdire le voile c'est reconnaître le voile comme signe religieux, donc reconnaître une religion, interdire le voile à l'école est donc contraire à la loi de 1905. » Selon Mme Schiappa, la loi de 1905 interdit de reconnaître l’existence même des religions ! Il faudrait donc laisser libre cours à tous les signes religieux, ce que par ailleurs elle contestera fermement ! Ce propos hallucinant lui a été rappelé à juste titre par l’essayiste Alain Finkielkraut et montre que, derrière le laïcisme anti-religieux, se cache aussi une sourde complaisance pour l’islam, religion des « quartiers métissés» que cette adjointe au maire du Mans vante tant."

Posté le 1 juin 2017 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

Chrétiens persécutés : que faire ?

Posté le 1 juin 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

Marlène Schiappa ne veut plus de messe à la télé : qu'en pense Edouard Philippe ?

Schiappa4-copieMarlène Schiappa, nommée secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes du gouvernement d’Édouard Philippe, est une jeune femme marquée à gauche et une militante féministe admiratrice des Femen… Elle est surtout une sectatrice du laïcisme et n’a pas de mots trop forts pour stigmatiser « le joug de l’Église catholique » sur les femmes.

Dans la vidéo d’un entretien qu’elle a accordé lors du séminaire sur « Les femmes et la laïcité », dans le cadre de la Fondation Jean-Jaurès en octobre de l’année dernière, elle considère, notamment, que la messe diffusée le dimanche matin dans l’émission Le Jour du Seigneur sur France 2 constitue une « infraction à la loi de 1905 », et ce n’est pas un mystère qu’elle souhaiterait la voir disparaître

S’il n’est pas question de laisser passer sans broncher un tel projet quand il est exprimé publiquement par un particulier, ce l’est encore moins quand la personne qui l’exprime est revêtue d’une fonction ministérielle comme c’est désormais le cas de Marlène Schiappa.

Nous avons donc décidé d’interpeller le Premier ministre afin qu’il nous confirme que les propos laïcistes et violemment antireligieux de Marlène Schiappa n’engagent pas son gouvernement dont nous attendons qu’il soit respectueux de la libre expression religieuse dans l’espace public. C’est pourquoi nous lançons cette pétition que nous vous invitons à signer nombreux et à faire signer. Elle sera transmise au Premier ministre Édouard Philippe.

Cliquez ici.

Posté le 1 juin 2017 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

31 mai 2017

Philippines : la cathédrale de Marawi incendiée par les islamistes

PhilippinesLe 23 mai aux Philippines, dans la ville de Marawi, située dans une île du Sud peuplée en majorité de musulmans, environ cinq cent hommes armés ont pris d’assaut et incendié la cathédrale catholique, capturé et abattu froidement 9 fidèles et séquestré le vicaire diocésain Teresito Soganub et 15 autres fidèles parmi lesquelles plusieurs religieuses, ont mis à sac le commissariat de police et décapité le commandant et ont mis toute la ville à feu et à sang, causant plusieurs dizaines de morts avant d’en prendre le contrôle et de hisser le drapeau de l’Etat islamique.

Marawi se trouve dans la région autonome de Mindanao où se concentrent les 5 millions de musulmans des Philippines mais depuis peu de plus en plus infestée par des milices djihadistes affiliées à l’Etat islamique. Un soi-disant « califat » avait déjà été proclamé en 2016 dans la ville de Butig en province de Lanao du Sud avant d’être reprises par les forces gouvernementales. C’est maintenant à Marawi que l’armée philippine est en train de combattre pour reprendre la ville, au prix de nombreuses vies supplémentaires.  Le gouvernement a décrété la loi martiale dans l’ensemble de la région de Mindanao.

L’Eglise des Philippines est très inquiète.  Le cardinal Orlando Quevedo, archevêque de Cotabato, une ville elle aussi située dans l’île de Mindanao, a demandé l’aide des leaders musulmans du lieu pour la libération des otages. Et l’évêque de Marawi, Edwin de la Peña, en a appelé à la sollicitude et à la prière du pape.

Posté le 31 mai 2017 à 19h55 par Michel Janva | Lien permanent

30 mai 2017

Le plus étonnant, c’est qu’il y ait encore des chrétiens en Égypte après quatorze siècles d’oppression

Marc Fromager évoque le dernier attentat contre les Coptes en Egypte :

"L’Église, en Égypte, se définit elle-même comme étant l’Église des martyrs. La fidélité au Christ dans les épreuves, c’est la « marque de fabrique » du copte ! Et cette fidélité, les coptes ont malheureusement eu l’occasion de la mettre en pratique bien souvent depuis plus d’un millénaire et demi.

La persécution, c’est la réalité historique des chrétiens dans ce pays, même avant l’arrivée de l’islam au VIIe siècle. Très rapidement, cependant, la croissance de l’islam va faire peser sur les chrétiens un joug de plus en plus pesant. Outre des pogroms ponctuels, c’est la dhimmitude, cette citoyenneté de seconde zone imposée aux non-musulmans vivant dans un pays dirigé par les musulmans, qui va contraindre, ou du moins fortement inciter, les chrétiens à se convertir à l’islam. Mesures vexatoires, pression fiscale, accès quasi impossible à des responsabilités : tout est fait pour exercer une pression permanente en vue de la conversion.

Petit à petit, génération après génération, des chrétiens auront abandonné leur foi et il est impossible, pour nous, de leur en vouloir. Qu’aurions-nous fait à leur place ? Qu’aurions-nous fait si nous nous étions retrouvés dans ce bus, sommés de renier le Christ avec un revolver sur la tempe ? Le plus étonnant, c’est qu’il y ait encore des chrétiens en Égypte après quatorze siècles d’oppression.

Or, il en reste encore au moins 14 millions, soit 15 % de la population égyptienne, en dépit du chiffre habituellement cité de 10 %, qui n’est en réalité qu’une moyenne entre les 2 % annoncés par le gouvernement – un chiffre ridicule dans l’optique de dénier tout droit aux chrétiens – et les 18 % annoncés par l’Église orthodoxe en se basant sur leurs registres paroissiaux.

Bref, les chrétiens d’Égypte ont une certaine expérience de la persécution et ne se laissent pas impressionner par ces attaques. Humainement, chaque nouvel attentat constitue, bien sûr, une blessure supplémentaire, mais les chrétiens refusent de se laisser abattre.

La fidélité professée par les leurs est, au contraire, un motif de gloire. « Regardez la force de notre foi », semblent-ils nous dire, et cette foi est inébranlable ! [...]

Les coptes et les autres chrétiens d’Orient sont consternés par la politique de l’Occident, qu’il s’agisse de nos ingérences au Moyen-Orient, souvent au profit des groupes islamistes, ou de notre politique migratoire chez nous. Ils nous répètent que ce qu’ils vivent maintenant, nous allons finir par l’expérimenter si nous continuons comme ça. C’est la raison pour laquelle il est important d’aller les voir, de leur dire que nous ne les oublions pas, que la population française ne se confond pas nécessairement avec la politique étrangère de notre pays et que nous voulons les aider à tenir. Pour cela, il faut rendre hommage à leur courage et à leur témoignage et il faut concrètement les aider. L’AED (Aide à l’Église en détresse) investit des centaines de milliers d’euros chaque année pour leur venir en aide, mais il y a également d’autres œuvres. Un don, même modeste, nous permet de continuer à les soutenir et cela constitue un puissant réconfort pour eux."

Posté le 30 mai 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

29 mai 2017

Encore une tombe vandalisée

Le fait que cette fois il s'agit de celle du général de Gaulle fera-t-il plus de bruit ?

Posté le 29 mai 2017 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent

26 mai 2017

Les procès sur les questions de morale (contraception, mariage, avortement) ont engendré une « hostilité » envers les chrétiens

Unknown-5Samuel Alito est juge à la Cour suprême des États-Unis. Excellent juriste et catholique conséquent, Alito a été désigné par l’archevêque de Philadelphie, Charles Chaput, pour prononcer le discours lors de la cérémonie de remise des diplômes universitaires aux lauréats du séminaire Saint-Charles-Borromée de Wynnewood (Pennsylvanie), le 17 mai dernier. Il y a énoncé quelques fortes paroles sur la liberté religieuse mise à mal aux États-Unis… Traduction de Christianophobie Hebdo :

"Pendant presque tout le cours de ma vie, le peuple américain était uni par un profond respect pour la liberté religieuse. Mais depuis peu, les choses ont commencé à changer […] L’idée qu’une expression puisse être proscrite si elle exprime une opinion jugée offensante, s’est répandue dans tout le pays. »

Les procès sur les questions de morale sexuelle – y compris sur les contraceptifs, le mariage entre personnes de même sexe, l’avortement – ont engendré une « hostilité » envers les chrétiens qui tiennent aux valeurs morales traditionnelles, a déclaré Alito.

Évoquant son opinion dissidente dans l’affaire Obergefell vs. Hodges, qui a fait jurisprudence en légalisant le mariage entre personnes de même sexe –, il a déclaré :

« Je suppose que ceux qui se cramponnent à ces vieilles convictions, auront encore la possibilité de les chuchoter dans quelque recoin de leurs maisons, mais s’il leur prenait l’idée de les exprimer en public, ils risqueraient alors d’être stigmatisés comme fanatiques et traités comme tel par les institutions gouvernementales, leurs employeurs et leurs écoles. »

Parlant aussi de la persécution et des préjugés contre les chrétiens au cours des siècles, il a dit :

« L’Histoire ne se répète jamais exactement, mais elle fournit des aperçus. »

Toutefois, l’histoire de la persécution religieuse n’est pas achevée, a-t-il ajouté en signalant une étude italienne [celle du Centre pour l’étude des nouvelles religions [CESNUR]) qui a découvert que 90 000 chrétiens avaient été tués dans le monde en 2016 en raison de leur foi.

« Il y a plus de martyrs aujourd’hui que jamais ». « Nous qui sommes aux États-Unis, nous devons accorder plus d’attention à ce qui arrive à nos sœurs et frères dans d’autres parties du monde.

Posté le 26 mai 2017 à 11h49 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2017

Le diocèse de Lyon déplore un acharnement qui se trompe de cible et disperse les énergies inutilement

Le diocèse de Lyon répond à l'acharnement à l'encontre du cardinal Barbarin :

"Le diocèse de Lyon prend acte que plusieurs des victimes du P. Bernard Preynat intentent une nouvelle action judiciaire contre le cardinal Philippe Barbarin et plusieurs de ses collaborateurs pour « non dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs » et pour « non-assistance à personnes en péril ».

L’enquête préliminaire ouverte pour les mêmes raisons avait pourtant été classée sans suite au 1er août 2016, après plusieurs mois d’investigations, de perquisitions et plusieurs dizaines d’heures d’auditions.

Le diocèse de Lyon regrette qu’une nouvelle action de justice ait été préférée à un dialogue, pourtant plusieurs fois proposé par les autorités diocésaines à la Parole Libérée. Comment comprendre ce recours judiciaire alors même qu’il ne semble justifié par aucun élément nouveau ? Le Procureur de la République de Lyon avait, dans un avis, particulièrement motivé, jugé qu’aucune infraction n’avait été commise par le cardinal.

La question de la prescription évoquée par la Parole libérée, ce 23 mai 2017, n’était pas la justification du classement sans suite rendu par les magistrats du Parquet le 1er août 2016. Ils avaient en effet estimé que le cardinal Barbarin n’avait nullement entravé les démarches de la justice. Le parquet avait noté par ailleurs que les personnes concernées étaient majeures lorsqu’elles ont pris contact avec le diocèse et qu’elles « ne présentaient pas un état actuel de vulnérabilité ou de faiblesse de nature à les empêcher de révéler personnellement à la justice les faits subis par elles-mêmes ou par d’autres enfants, durant les années 1980-90 ». Par ailleurs, le Procureur de la République soulignait que plusieurs des personnes mises en cause avaient déclaré « avoir invité les plaignants à des dépôts de plainte ».

Lire ici la décision intégrale du classement sans suite prononcé le 1er août 2016 par Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Lyon.

Si le diocèse de Lyon comprend le désir de justice des victimes du P. Preynat et leur regret de ne pas avoir porté plainte à temps, il ne peut que déplorer un acharnement qui se trompe de cible et qui disperse les énergies inutilement au regard de l’objectif commun : la lutte contre la pédophilie.

Le cardinal Barbarin veut redire à chacun sa disponibilité, son désir de rencontrer les victimes qui le souhaitent et sa détermination à lutter avec toute la société française contre ce fléau. Il prie pour chacune des victimes, connues ou inconnues, et il appelle les catholiques à s’unir à lui à cette intention."

Posté le 24 mai 2017 à 18h26 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2017

"Avoir les chrétiens en abomination est un devoir religieux islamique"

C'est ce que déclare dans une tribune du Monde, le journaliste égyptien Saïd Shuayb :

"Oui, avoir les chrétiens en abomination est un devoir religieux islamique, les mépriser est une nécessité. Ce ne sont pas véritablement des êtres humains. Soit on les pousse à émigrer en dehors des pays musulmans, soit on les tue. Et si on est un musulman noble, on les laisse vivre, mais humiliés, outragés, et on leur fait payer la jiziya, le tribut prévu dans le Coran pour les minorités non musulmanes, pour les rabaisser.

Ceci est clairement une partie importante de la culture religieuse islamique. Il ne faut pas tomber dans le piège de croire que ce qui est arrivé dans la province d’Al-Miniya, à 240 km au sud du Caire [en mai 2016 dans un village, une femme copte de 70 ans avait été agressée et humiliée par des islamistes], et ce qui est arrivé avant et ce qu’arrivera encore dans d’autres lieux est uniquement causé par des salafistes puritains radicaux ou des wahhabites saoudiens.

C’est une conséquence logique de la façon dont on m’a éduqué en tant que musulman et de ce qui m’a nourri tout au long de ma vie. A la mosquée, à l’école, dans les programmes religieux, dans les médias officiels et indépendants, on nous a bien appris que, conformément à ce que nous a ordonné Dieu, le Très-Haut, pour aller au paradis, il faut commencer par détester, outrager, porter préjudice, et tuer si nécessaire.

Le gouverneur d’Al-Miniya, le préfet, le président de la République et les autres responsables des institutions étatiques sont, tous, le fruit de cette culture raciste et inhumaine.

C’est ce que nomme, mon cher ami, le chercheur Magdi Khalil, « l’Etat islamique profond » – en référence au terme « Etat profond », apparu après la révolution de 2011 pour désigner le système et les personnes qui dirigent le pays sans apparaître sur la scène politique.

Ainsi, le gouverneur d’Al-Miniya, qui avait été bouleversé par la découverte d’un œuf de poule sur lequel était inscrit le nom de Dieu, n’a pas été troublé par le feu mis à la maison d’une femme chrétienne, à son expulsion et aux tortures qu’on lui a infligées.

Cette culture islamique traditionnelle n’est pas seulement dirigée contre les chrétiens, mais aussi contre toutes les minorités. On se rappelle ainsi comment, en 2004, des bahaïs ont été expulsés de chez eux et leurs maisons brûlées [le bahaïsme est une religion monothéiste qui proclame l’unité spirituelle de l’humanité].

En effet, cette culture sauvage utilise sa puissance pour faire la guerre à toute personne de religion différente. Il faut ainsi se souvenir, par exemple, du cheikh chiite Hassan Shahatah. En 2013, on lui a arraché ses vêtements et on l’a lynché. Ceux qui se trouvaient avec lui dans le village de Zawiyyat Abu Mossalam, dans le gouvernorat de Guizeh, il y a quelques années, ont été aussi torturés jusqu’à ce que mort s’en suive.

Cette culture terroriste, j’insiste, n’est pas née du wahhabisme saoudien. Il est vrai que le wahhabisme l’a diffusée, mais Muhammad Ben Abd Al-Wahhab, fondateur de cette école sanglante, n’a pas inventé ce radicalisme. Il en va de même pour l’Etat islamique, pour les talibans et bien d’autres encore parmi les organisations terroristes. Tous se fondent sur :

- Les versets violents du Coran incitant à monter les musulmans contre les « associateurs » (polythéistes) les « Nazaréens » (chrétiens), les juifs et les autres. Et il est demandé au musulman, pour complaire à Dieu, le Très-Haut, et pour entrer au paradis, de devenir terroriste, et de haïrtout ce qui est humain. Ces versets constituent l’échine de l’école sunnite dans toutes ses formes et doctrines. Cette doctrine est enseignée à Al-Azhar, la mosquée et l’institut sunnite officiel, dans les écoles publiques, dans les mosquées, dans les médias et partout ailleurs.

- Les hadiths [parole de Mahomet non retenue dans le Coran, reconnue comme authentique et qui fait force de loi pour les croyants] appelant clairement à tuer et à terroriser l’ennemi, y compris les musulmans non sunnites.

L’histoire du califat de Quraysh (que je ne considère pas islamique, comme le califat ottoman et d’autres encore) était celle de l’occupation d’autres peuples et des razzias innombrables. Elle ressemble, bien sûr, à celle de tous les empires antérieurs : soumission, dictature, despotisme, discrimination, crimes. Il n’a jamais existé une histoire idéale. Même l’histoire d’« Al-Andalus » était plutôt celle d’une occupation colonialiste. [...]"

Posté le 20 mai 2017 à 17h32 par Michel Janva | Lien permanent

18 mai 2017

Appel pour les chrétiens d'Orient au Parlement européen

Intervention de Mme Arnautu (FN) au Parlement européen concernant la situation des chrétiens d'Orient :

Posté le 18 mai 2017 à 09h23 par Michel Janva | Lien permanent

16 mai 2017

Parlement européen : Mireille d'Ornano intervient en faveur des chrétiens d'Orient

Le député FN Mireille d'Ornano est intervenue au Parlement européen à propos de ce que subissent les chrétiens au Moyen-Orient.

Posté le 16 mai 2017 à 19h11 par Michel Janva | Lien permanent

15 mai 2017

Après le coup de marteau dans l’oeuvre urinatoire et christianophobe, la gifle magistrale du tribunal à la Collection Lambert

Justice a été rendue (bravo aux excellents avocats qui ont divisé les amendes par deux) :

Photo-le-dl-patrick-roux"Le tribunal correctionnel d'Avignon a rendu ce lundi 15 mai son délibéré dans l'affaire de la dégradation de l'œuvre "Piss Christ". Deux hommes ont été condamnés, respectivement pour dégradation et complicité de dégradation.

La photographie d'Andres Serrano, représentant un crucifix plongé dans de l'urine et du sang, avait été fracassée à coup de marteau, le 17 avril 2011, alors qu'elle était exposée à la Collection Lambert à Avignon. Les prévenus faisaient à l'époque partie d'un groupuscule d'extrême-droite et avaient monté cette opération pour dénoncer une œuvre qu'ils estimaient blasphématoire.

L'un écope de 120 jours-amendes à 40 euros, l'autre de 60 jours-amendes à 40 euros.

En revanche, la constitution de partie civile de la Collection Lambert a été jugée irrecevable. Elle réclamait 40000 euros. Quant à l'artiste, il demandait un euro symbolique, qui lui a été alloué."

Posté le 15 mai 2017 à 19h11 par Michel Janva | Lien permanent

12 mai 2017

Dimanche matin, rediffusion de la messe (ou du sacre) d'investiture télévisée en direct

C_Zo6xLXgAAgrwu.jpg-largeD’habitude diffusé dans un créneau horaire compris entre 10h30 et 11h, «Le Jour du Seigneur», préalablement enregistré, débutera dimanche vers 7h30 et prendra fin à 8h30. Les fidèles qui ne peuvent se déplacer pour la messe dominicale (personnes âges, handicapés, malades...) devront se lever tôt. A croire qu'il n'y a qu'une seule chaîne télévisée...

Puis, une émission spéciale consacrée au sacre à la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron, lui succèdera jusqu'à 13h. C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République qu'un nouveau président est investi un dimanche. C'est le côté Napoléon d'Emmanuel Macron, comme le souligne Philippe Maxence :

"Force est pourtant de constater que Louis-Napoléon Macron renoue avec la tradition plébiscitaire française, naguère incarnée par Napoléon Ier, Napoléon III et Charles De Gaulle. À chaque fois, un temps de crise et de désarroi ; à chaque fois, un homme providentiel, faisant du neuf avec de l’ancien ; à chaque fois, la tentative (autoproclamée) de rassembler les Français au-delà des divisions de la droite et de la gauche. On connaît les résultats ! Napoléon a saigné la France et imposé un Code civil qui organise la vie sociale comme une caserne et porte une vision mécaniste de l’homme. Son neveu a précipité la France dans une amère défaite qui, à son tour, a suscité une guerre mondiale, qui a achevé la terrible saignée française, ouvrant la défaite démographique."

La Vie en a rêvé (couverture ci-contre authentique, à prendre paraît-il au 2e ou 33e degré je ne sais plus...), France Télévision l'a fait.

Posté le 12 mai 2017 à 17h36 par Michel Janva | Lien permanent

07 mai 2017

François Billot de Lochner présente sa notation des candidats

L'émission Terre de missions du 7 mai, sur TV Libertés, évoque d'abord la haine antichrétienne en France. Daniel Hamiche, rédacteur en chef de l'Observatoire de la christianophobie, présente, en effet, le rapport 2016 de l'Observatoire, relatif aux atteintes contre les lieux (lieux de culte, cimetières, écoles…) et les personnes, qui manifeste une hausse inquiétante de la haine antichrétienne dans notre pays.

François Billot de Lochner, président de la Fondation de Service Politique et du Collectif France Audace, présente ensuite sa notation des candidats à la présidentielle en fonction de critères tirés de la doctrine sociale de l'Eglise - notamment les fameux principes non négociables - et appelle à faire barrage à Macron.

Enfin, François-Michel Debroise évoque, à nouveau, la figure de Maria Valtorta, mais, cette fois, sous l'angle des informations scientifiques - d'une richesse surprenante - contenues dans son oeuvre.

Posté le 7 mai 2017 à 12h00 par Michel Janva | Lien permanent

25 avril 2017

Fresnes-sur-Apance (52) : tombes profanées et cercueils ouverts

Dans la presse locale

"Dans le village haut-marnais de Fresne-sur-Apance, situé à une dizaine de kilomètres de Fouchécourt, des faits similaires ont été constatés : près d’une dizaine de tombes ont été profanées au cours de la même nuit et un cercueil a été ouvert".

Posté le 25 avril 2017 à 23h45 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Fouchécourt (88) : tombes chrétiennes profanées au cimetière

Lu dans la presse locale, silence dans les medias aux ordres : 

"Depuis ce week-end, la cinquantaine d’habitants de la commune de Fouchécourt vit dans l’incompréhension et la colère. Dans la nuit de vendredi à samedi, des individus ont pénétré dans le cimetière du village et ont profané sept tombes. Ces faits on ne peut plus sinistres ont été constatés par Jeannette Munier, l’épouse du maire, dès le samedi matin, alors qu’elle s’était rendue aux abords du site de recueillement pour entretenir un parterre de fleurs.

C’est là qu’elle a découvert avec effroi l’ampleur des dégâts. Des pierres tombales de plus de 200 kilos avaient visiblement été déplacées au pied de biche avec plus ou moins de succès. La porte d’une chapelle a carrément été décrochée et des dalles ont été soulevées pour tenter d’accéder aux cercueils. D’ailleurs, l’un de ceux-ci a carrément été ouvert… En l’occurrence, celui du frère de Jacques Munier, le maire du village. « Comment peut-on en arriver à des choses pareilles ? On se demande ce qu’ils cherchaient », déclare l’édile de ce village très tranquille, situé à proximité de Monthureux-sur-Saône. « Cet acte est même plus que bestial car même les bêtes ne font pas ça », ajoute Jeannette Munier, toujours dans l’incompréhension après ces faits.

Bruno, le fils, est révolté et il le fait savoir dans un langage très explicite : « Alors qu’ils sont tranquilles et qu’ils se reposent désormais, il faut qu’on vienne les emmerder… » (suite).

Posté le 25 avril 2017 à 23h30 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

Rennes-le-Château (11) : une femme voilée s'en prend au bénitier et à l'autel

Cette église à une histoire liée à l'énigme de l'abbé Saunière, ce qui explique la spécificité du bénitier : 

"Dimanche matin, vêtue d’une longue cape blanche et d’un masque vénitien, une jeune femme a frappé à coups de hache le célèbre bénitier de l’église de Rennes-le-Château, dans l’Aude, qui représente le diable.

Un peu avant midi, elle s’est introduite dans le lieu de culte et elle a décapité cette statue d’Asmodée, lui coupant le bras, et donnant des coups au bas-relief de l’autel. Elle aurait aussi déposé un coran et indiqué au maire du village proche de Limoux qu’il s’agissait d’un jour d’élection en France, alors qu’en Syrie « l’Occident bombarde et tue des enfants » et aurait dit aux personnes présentes, «vous êtes tous des mécréants».

Posté le 25 avril 2017 à 23h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (11)

20 avril 2017

Des fonctionnaires français refusent par idéologie de délivrer des visas aux chrétiens d'Orient persécutés

Jean-Jacques Brot, préfet hors-cadre, a été nommé le 9 mars 2015, coordinateur de l’accueil d’une partie des réfugiés syriens et irakiens. Il s’occupe de deux catégories de réfugiés. L’une concerne des familles qui sont sous la protection de l’ONU et du Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) dans des camps en Jordanie, au Liban et en Turquie. L’autre est celle de familles, irakiennes uniquement, persécutées pour leurs confessions religieuses: les chrétiens et les yézidis. Lors de l’invasion de la plaine de Ninive par DAECH à l’été 2014, le gouvernement français avait choisi le système de visas pour asile. Selon Jean-Jacques Brot, c’est un procédé qui a fonctionné "cahin-caha" car il a pu constater une baisse de 40% par rapport à l'année précédente, de visas de réfugiés délivrés à ces minorités religieuses persécutées.

La réalité est que, contrairement à ce que l’on peut entendre depuis des mois, l’accueil des chrétiens d’orient est faible. L'ancien préfet de Vendée a constaté un "enchainement d’empêchements bureaucratiques ou idéologiques".

"Il y a objectivement  un certain nombre de fonctionnaires, dont je ne citerais pas les noms qui, par leurs écrits, leurs actes ou leur lenteur, expriment leurs convictions". 

Certains patriarches appellent les chrétiens d’orient à ne pas fuir leur pays.

"Cela peut se comprendre pour ceux qui n’ont pas été torturés et violés mais le discours de ces patriarches est catastrophique. Ils alimentent ceux des fonctionnaires qui, en France en particulier, font passer leurs convictions avant le sauvetage de ces familles vulnérables. Ils se saisissent de ces discours pour en tirer argument à refuser des visas".

Posté le 20 avril 2017 à 21h33 par Michel Janva | Lien permanent


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