19 décembre 2014

Un jour, un texte! La Patrie selon Jean Pierre Calloch.

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c’est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d’entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d’actualité, aujourd’hui : la Patrie. (19)

Quart de nuit aux Tranchées ou la prière du veilleur 

Les ténèbres pesantes s'épaissirent autour de moi ;
Sur l'étendue de la plaine la couleur de la nuit s'épandait,
Et j'entendis une voix qui priait sur la tranchée :
O la prière du soldat quand tombe la lumière du jour!

« Le soleil malade des cieux d'hiver, voici qu'il s'est couché ;
Les cloches de l'Angélus ont sonné dans la Bretagne,
Les foyers sont éteints et les étoiles luisent :
Mettez un cœur fort, ô mon Dieu, dans ma poitrine.

Je me recommande à vous et à votre Mère Marie ;
Préservez-moi, mon Dieu, des épouvantes de la nuit aveugle,
Car mon travail est grand et lourde ma chaîne :
Mon tour est venu de veiller au front de la France,

Oui, la chaîne est lourde. Derrière moi demeure
L'armée. Elle dort. Je suis l'œil de l'armée.
C'est une charge rude, Vous le savez. Eh bien,
Soyez avec moi, mon souci sera léger comme la plume.

Je suis le matelot au bossoir, le guetteur
Qui va, qui vient, qui voit tout, qui entend tout. La France
M'a appelé ce soir pour garder son honneur,
Elle m'a ordonné de continuer sa vengeance.

Je suis le grand Veilleur debout sur la tranchée.
Je sais ce que je suis et je sais ce que je fais :
L'âme de l'Occident, sa terre, ses filles et ses fleurs,
C'est toute la beauté du Monde que je garde cette nuit.

J'en paierai cher la gloire, peut-être ? Et qu'importe !
Les noms des tombés, la terre d'Armor les gardera :
Je suis une étoile claire qui brille au front de la France,
Je suis le grand guetteur debout pour son pays.

Dors, ô patrie, dors en paix. Je veillerai pour toi,
Et si vient à s'enfler, ce soir, la mer germaine,
Nous sommes frères des rochers qui défendent le rivage de la Bretagne douce.
Dors, ô France ! Tu ne seras pas submergée encore cette fois-ci.

Pour être ici, j'ai abandonné ma maison, mes parents;
Plus haut est le devoir auquel je me suis attaché :
Ni fils, ni frère! Je suis le guetteur sombre et muet,
Aux frontières de l'est, je suis le rocher breton.

Cependant, plus d'une fois il m'advient de soupirer.
« Comment sont-ils ? Hélas, ils sont pauvres, malades peut-être… ».
Mon Dieu, ayez pitié de la maison qui est la mienne
Parce que je n'ai rien au monde que ceux qui pleurent là...


Maintenant dors, ô mon pays ! Ma main est sur mon glaive;
Je sais le métier ; je suis homme, je suis fort :
Le morceau de France sous ma garde, jamais ils ne l'auront...
- Que suis-je devant Vous, ô mon Dieu, sinon un ver ?

Quand je saute le parapet, une hache à la main,
Mes gars disent peut-être : « En avant ! Celui-là est un homme ! »
Et ils viennent avec moi dans la boue, dans le feu, dans la fournaise...
Mais Vous, Vous savez bien que je ne suis qu'un pécheur.

Vous, Vous savez assez combien mon âme est faible,
Combien aride mon cœur et misérables mes désirs ;
Trop souvent Vous me voyez, ô Père qui êtes aux cieux,
Suivre des chemins qui ne sont point Vos chemins.

C'est pourquoi, quand la nuit répand ses terreurs par le monde,
Dans les cavernes des tranchées, lorsque dorment mes frères
Ayez pitié de moi, écoutez ma demande,
Venez, et la nuit pour moi sera pleine de clarté.

De mes péchés anciens, Mon Dieu, délivrez-moi,
Brûlez-moi, consumez-moi dans le feu de Votre amour,
Et mon âme resplendira dans la nuit comme un cierge,
Et je serai pareil aux archanges de Votre armée.

Mon Dieu, mon Dieu ! Je suis le veilleur tout seul,
Ma patrie compte sur moi et je ne suis qu'argile :
Accordez-moi ce soir la force que je demande,
Je me recommande à Vous et à Votre Mère Marie.

Jean Pierre Calloch (1888-1917)

Yann-Ber Kalloc'h (Jean-Pierre Calloc'h en français), nait le 21 juillet 1888 à Groix et tombe au champ d'honneur le 10 avril 1917 à Urvillers (Aisne), est un poète breton de langue bretonne.

L'unique œuvre littéraire qui le montre comme un des plus grands auteurs bretons est un recueil posthume de poèmes souvent mystiques, Ar en deulin (À genoux) publié par son ami Pierre Mocaer en 1925. Jean-Pierre Hyacinthe Calloc'h est mort pour la France, « tué à l'ennemi», son nom figure au Panthéon avec les 546 écrivains morts au champ d'honneur.

Posté le 19 décembre 2014 à 05h52 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

03 décembre 2014

En Chine, il y a plus de chrétiens que de communistes !

Plus il y a de chrétiens en Chine, plus l'Etat se fait répressif. Et plus l'Etat persécute, plus les chrétiens se font nombreux. Aleteia :

"Ces derniers temps, le gouvernement communiste chinois s'est déchaîné contre les chrétiens, détruisant des églises dans la ville côtière de Wenzhou et autres lieux, arrêtant des évêques et différents responsables de l'Eglise clandestine et ordonnant illicitement comme "évêques catholiques" des prêtres dociles au régime.  Derrière cette escalade de la répression – en réalité sa véritable cause –  il y a la croissance fulgurante de la population chrétienne en Chine.

À l'heure actuelle, le pays le plus peuplé du monde compterait, selon les estimations, environ 100 millions de chrétiens pratiquants, dont quelque 12 millions de catholiques. Beaucoup d'entre eux sont de nouveaux convertis  s'employant activement à évangéliser leurs compatriotes chinois. De son côté, le Parti communiste chinois a recruté ces dernières années de nouveaux membres, ouvrant ses rangs aux intellectuels, chefs d'entreprises et autres classes auparavant "suspectes", même des capitalistes ! Même ainsi, les 86,7 millions de membres officiels de cette "confession" aujourd'hui décadente -  pour la plupart communistes seulement de nom -  sont désormais surpassés en nombre par un christianisme chinois vibrant et en plein essor.

Pour les dirigeants du pays, qui préfèrent de beaucoup  que le peuple chinois ne croit en aucun dieu si ce n'est le dieu Parti (et rappelez-vous, ils sont le Parti), cette situation est intolérable. La récente vague de persécution anti-chrétienne est la réponse communiste. Néanmoins, la bonne nouvelle est que le catholicisme en Chine connaît une forte progression."[...]

Posté le 3 décembre 2014 à 08h09 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

25 novembre 2014

Qui pourra sauver l'Humanité?

HSi le Christ a sauvé le genre humain, rien n'est moins sûr pour le journal communiste... Celui-ci en appelle à ses lecteurs pour trouver 1 millions d'euros afin de tenter de survivre. La crise au journal est forte, puisqu'il est passé de 50 000 lecteurs en 2010, à 43 000 en 2012 puis 39 000 aujourd'hui, soit une perte de 20% de son lectorat. En même temps, vu ce qu'on y lit, pas étonnant que cela soit décevant. 

Comme le disait très justement Coluche dans son sketch sur le communisme :

" la différence entre le PC et le Beaujolais, c'est que le Beaujolais est sûr de faire 12,5%" 

Le Beaujolais a beau être une métaphore de circonstance, vous pouvez désormais raconter la blague avec le cidre doux.

Posté le 25 novembre 2014 à 14h51 par William Iverson | Lien permanent | Commentaires (1)

21 novembre 2014

Sur les relations France - Corée du Nord

Le Figaro :

"Selon une agence de presse sud-coréenne, Han, étudiant nord-coréen dans une école d’architecture à Paris, a disparu depuis le 14 novembre, comme plusieurs de ses camarades.[...]

Yonhap [agence de presse sud-coréenne - NDMB] affirme que Han «a été kidnappé par des agents secrets nord-coréens déployés dans la capitale française». Des «agents de Pyongyang» seraient venus le chercher à la sortie de l’école, selon la version des médias sud-coréens. Encore selon l’agence de presse, Han «a réussi à s’enfuir lors du transfert vers l’aéroport. Celui-ci serait donc toujours en France». Plusieurs questions viennent à l’esprit. Où est-il maintenant? Qu’en est-il de ces 10 camarades également disparus? Hormis la certitude qu’une enquête a été ouverte par la police française, le mystère reste entier.

La France et la Corée du Nord n’ont plus de relations diplomatiques officielles. Cependant, le gouvernement nord-coréen possède toujours à Paris une délégation pour des échanges économiques et culturels limités. La venue en France de ces dix étudiants faisait partie d’un programme officieux du Quai d’Orsay, comme le rapportait l’année dernière le site Streetpress dans une enquête sur ces étudiants pas comme les autres."

On apprend en parallèle que le député communiste Jean-Jacques Candelier

"regrette que la France reste l'un des derniers pays de l'Union européenne à ne pas avoir établi de relations diplomatiques «complètes» avec la République populaire démocratique de Corée [...] et [soumet] une résolution pour reconnaître la République populaire démocratique de Corée (RPDC)."[...]

Ce que l'on sait du communisme et de ses pratiques, toujours valables à l'heure actuelle à travers, entre autres, le régime de Kim-Jong-Un, nous pousse à nous interroger sur des institutions qui permettent de se déclarer communiste et devenir député en France. Comment peut-on encore se réclamer du communisme, régime qui a fait, et continue de faire, le plus grand nombre de victimes dans le monde, plus encore que le régime nazi, et avoir voix au chapitre en France, pays des "droits de l'homme" paraît-il, voilà qui est sidérant.

Posté le 21 novembre 2014 à 10h58 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (7)

"Ces Messes quand j'étais prisonnier du KGB, avec ma poitrine en guise d'autel..."

L'évêque de Kaunas, en Lituanie, raconte la persécution anti-chrétienne qu'il a subie dans les geôles de l'ex - URSS. Surveillé par son co-détenu, il raconte comment il a pu célébrer la Messe en cachette, sans que l'autre se doute de rien. Extraits :

[...] "Je me plaçais dos à la porte, mon étui à lunettes posé sur la table ; un étui en plastique jaune, dans lequel j'avais disposé un morceau de pain et un petit récipient contenant quelques raisins secs. J'attendais que l'autre s'endorme. Puis, lentement, je commençais à pressurer les raisins entre mes doigts, jusqu'à obtenir quelques gouttes de vin; lequel, dans des cas exceptionnels, est valable pour célébrer l'eucharistie.[...]

Célébrer la Messe dans ces circonstances me donnait une force spéciale ; sans elle, je n'aurais pas pu résister. Parfois, il me fallait célébrer couché dans mon lit, tard dans la nuit, avec les Saintes Espèces sur ma poitrine, convertie en autel. Je n'ai jamais prié aussi intensément qu'en ces moments-là. Cela a été un don de Dieu. Je ne lui demandais pas de me libérer. J'avais confiance en Lui." [...]

Posté le 21 novembre 2014 à 09h50 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

17 novembre 2014

Chine : il y a des chrétiens et des bouddhistes dans le parti communiste

Et cela inquiète les cercles du pouvoir car un membre du parti unique ne peut pas avoir de religion, sinon celle du communisme.

Posté le 17 novembre 2014 à 17h54 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2014

Le quotidien communiste La Marseillaise dépose son bilan

Une disparition que nous ne pleurerons pas.

Posté le 14 novembre 2014 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

09 novembre 2014

Saint Jean-Paul II, acteur central de la sortie du communisme

PjiiA écouter ici

"L’Allemagne commémore ce dimanche 9 novembre le 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin. Des images de fête et d’euphorie sont restées dans les mémoires, mais cet évènement fut observé avec incrédulité et parfois une forme de peur par les chancelleries occidentales, qui n’imaginaient pas un effondrement si rapide des régimes communistes. Le Pape Jean-Paul II, même s’il avait peu de relais en Allemagne de l’Est proprement dite, fut un acteur central de cette sortie du communisme.

Dans la décennie précédant la chute du Mur, ses voyages en Pologne et ses appels prophétiques avaient ouvert une brèche dans le rideau de fer, et renforcé la dissidence au-delà de la seule sphère catholique. Cyprien Viet a interrogé le journaliste Bernard Lecomte,biographe de Jean-Paul II et de Mikhail Gorbatchev. Il insiste sur l’originalité de la pensée de Jean-Paul II, à contre-courant d’une opinion majoritaire qui considérait la domination soviétique sur le reste de l’Europe comme un fait accompli, et qui n’imaginait pas voir le mur de Berlin s’ouvrir si rapidement".

Livre du même auteur à commander ici.

Posté le 9 novembre 2014 à 21h22 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Jean-Pax Méfret : C'était le soir du 9 novembre

Posté le 9 novembre 2014 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent

Il y a 25 ans tombait le mur de Berlin

Le pape François a marqué le 25è anniversaire de la chute du mur de Berlin en rappelant le rôle de son prédécesseur Jean Paul II :

"Il y a 25 ans tombait le mur de Berlin, qui avait si longtemps coupé la ville en deux et symbolisé la division idéologique de l'Europe et du monde entier". "Cette chute est arrivée à l'improviste, mais elle a été rendue possible par le long et difficile engagement de tant de personnes qui ont lutté, prié et souffert, pour certaines jusqu'au sacrifice de leur vie. Parmi eux, le pape saint Jean Paul II a eu un rôle de premier plan".

Le pontife a prié

"pour que se développe toujours plus une culture de la rencontre, susceptible de faire tomber tous les murs qui divisent encore le monde, et pour que jamais plus des innocents soient persécutés et parfois tués pour leurs croyances ou leur religion".

"Nous avons besoin de ponts, pas de murs".

Posté le 9 novembre 2014 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent

06 novembre 2014

1989 : une leçon oubliée, les 25 ans de la chute du Mur de Berlin

Le 9 novembre sera célébré l’anniversaire des 25 ans de la chute du mur de Berlin, symbole emblématique de la chute de l’empire soviétique. Il est important de faire mémoire de ces événements quelque peu oubliés par la majorité de la culture ‘officielle’, afin que l’histoire ne se répète pas, et afin d’informer les jeunes qui ne l’ont pas vécu.

Les acteurs du changement

Le mur ne tomba pas d’un coup. Les dictatures du régime soviétique, basées sur le mensonge, la terreur, l’oppression, paraissaient invincibles, inexpugnables, enracinées dans un pouvoir asphyxiant qui contrôlait tout, y compris les consciences. Ni l’insurrection de la Hongrie en 1956, ni le Printemps de Prague en 1968, ni les mouvements ouvriers polonais en 1970, purent en venir à bout, ils furent terrassés par les tanks.  

Finalement ces régimes totalitaires furent déjoués par des peuples et des personnes sans force militaire, sans moyens économiques, ni même de projet politique : simplement des gens qui luttèrent pour leur dignité et leur liberté. Beaucoup des opposants au régime le faisaient au nom de leur foi, de leur conscience, de leur passion pour la justice, la vérité et la liberté. On peut citer Lech Walesa, Vaclav Havel, Aleksandr Soljenitsin, et surtout Jean Paul II, qui catalysa la prise de conscience du peuple polonais et accompagna la lutte pacifique avec la prière et ses paroles, repoussant toujours la violence. Nous avons coutume de penser que la foi peut au maximum servir à changer les cœurs des gens, mais pas le cours de l’histoire : et bien ici nous avons un exemple impressionnant de la foi capable de changer la vie des peuples, des Etats, des systèmes politiques.

Les totalitarismes qui n’en finissent pas

Il nous faut réveiller la conscience des peuples parce que les totalitarismes ne sont pas finis, bien qu’ils prennent des formes plus subtiles, comme le dénonçait déjà Vaclav Havel dans ‘le pouvoir sans pouvoir’ [1978].

La manipulation de la démocratie en Occident, sa réduction aux aspects formels, la dictature des partis politiques enfermés sur eux-mêmes, l’influence des lobbies de pouvoir, l’impérialisme international de l’argent, en font bonne preuve. Le pouvoir tente toujours de dominer et chaque génération doit lutter pour reconquérir des espaces de liberté véritable. 

Ce document veut être un hommage à la mémoire de St Jean Paul II, et de tant d’autres témoins et martyrs de la liberté, dont un grand nombre ont donné leur sang et leur vie. C’est une leçon de l’histoire que nous ne devons pas oublier. Beaucoup de jeunes d’aujourd’hui n’ont pas vécu ces années là, il est juste qu’ils sachent ce qui s’est passé. Au milieu de tant de médiocrité, de crise de la politique et de la valeur même de l’Europe, malade de relativisme et d’individualisme, c’est une occasion pour réaffirmer les valeurs qui ont rendu grande notre tradition (européenne et chrétienne) ; le message de liberté et de paix qui a culminé à Solidarnosc, menant à la libération de la Pologne et à la chute du totalitarisme soviétique, sont utiles à tous. La leçon est celle de la valeur de la foi, moteur de changement de l’histoire lorsqu’elle se vit à fonds et en cohérence.

Posté le 6 novembre 2014 à 14h55 par Le Salon Beige | Lien permanent

21 octobre 2014

Attaques contre la famille : L'Huma s'interroge

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Posté le 21 octobre 2014 à 20h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

10 octobre 2014

Le président socialiste du pays est-il toujours aux manettes ?

A quel autre pays socialiste pensiez-vous ?

Posté le 10 octobre 2014 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

08 octobre 2014

La bande dessinée la plus chère au monde est aussi la plus anticommuniste

Lu dans Présent :

T"[C]’est le fameux Tintin au pays des Soviets d’Hergé. Comme le sait tout tintinophile aguerri, cet album fut tiré à environ 10 000 exemplaires (c’est un maximum, mais les chiffres divergent, selon les spécialistes) en 1930, aux éditions du Petit Vingtième, supplément pour enfants, dirigé par Hergé lui-même, du prestigieux quotidien catholique belge Le Vingtième Siècle.

Sur un tel tirage et d’une époque au fond pas si lointaine, il doit bien rester quelques centaines, voire quelques milliers d’exemplaires, chez les collectionneurs ou au fond des greniers. Il n’empêche qu’en salle de vente, un Tintin au pays des Soviets trouve généralement preneur autour de 20 000 euros. Le prix d’une voiture pour un livre pour enfants, même pas colorié, d’une centaine de pages ! C’est dire si le mythe Hergé, le mythe Tintin, le mythe de cet album, autocensuré pendant quarante ans, sont puissants !

L’exemplaire du Tintin au pays des Soviets qui sera mis en vente à l’Hôtel Drouot le samedi 11 octobre par le cabinet Coutau-Bégarie va constituer le clou de cette vente spécialisée en bandes dessinées. Un superbe catalogue a été publié à cette occasion. Il nous présente l’album, qui appartient au tirage de tête numéroté (les 500 premiers exemplaires). Chacun de ces exemplaires avait été signé, dans le bureau du bon abbé Norbert Wallez, le directeur du Vingtième Siècle, par Hergé et par Germaine Kieckens, sa fiancée (et la secrétaire de l’abbé Wallez). Germaine avait signé « Milou », en fait, de la main gauche. L’exemplaire proposé est en outre dans un état superbe : « Sublime état de conservation. Plats totalement propres et immaculés, sans griffures, aux coins piquants. (…) Probablement le plus bel exemplaire jamais passé en salle de vente. Véritable pièce de musée. »"

Posté le 8 octobre 2014 à 15h26 par Michel Janva | Lien permanent

16 septembre 2014

Que fait Monsieur 6% au Parlement européen ?

Jean-Luc Mélenchon a trouvé une nouvelle occasion de fulminer sa colère dans les médias : il désapprouve la venue du pape François, "chef de l’État croupion du Vatican", au Parlement de Strasbourg.

L'homme qui n'a que 3 eurodéputés n'ira pas à cette séance par laïcisme hystérique.

Les milliers de chrétiens persécutés en ce moment, notamment au Moyen-Orient ne méritent aucune attention. Il faut dire que le communiste qu'il est n'a rien à apprendre dans ce domaine.

Marie-Christine Arnautu, Député FN au Parlement européen, a réagi :

"Marie-Christine Arnautu regrette les propos grossiers et déplacés de Jean-Luc Mélenchon envers le Pape François. Fidèle à sa haine du christianisme et de l’identité française, Jean-Luc Mélenchon voudrait interdire au Pape de venir prononcer des paroles de paix au Parlement européen le 25 Novembre prochain. Visiblement à géométrie variable, sa fibre laïque est bien moins heurtée lorsque le Dalaïlama ou des dignitaires musulmans viennent s’exprimer dans cette enceinte.

Il est également moins préoccupé du respect des consciences lorsque son groupe politique, associé aux duettistes du PPE (conservateurs) et du PSE (socialistes), invite le chanteur (ou la chanteuse?) Conchita Wurst à se produire devant les députés européens."

Posté le 16 septembre 2014 à 15h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

15 septembre 2014

Fleur Pellerin prononce un discours lors du dîner de Présent

Vous n'y croyez pas et vous avez raison : elle a prononcé un discours lors du dîner organisé par le journal L'Humanité. C'était le 11 septembre dernier.

Le journal L'Humanité est en déclin depuis de nombreuses années et ne doit sa survie qu'aux aides de l'Etat. L'Huma est en effet le titre le mieux servi, en 2013, avec 0,63 € de subvention par exemplaire.

Posté le 15 septembre 2014 à 15h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

22 août 2014

Le gouvernement chinois intensifie les efforts pour établir un christianisme “nationaliste”

Le gouvernement chinois annonce sa volonté de promouvoir une théologie chrétienne nationaliste, afin d’exercer un contrôle plus grand sur la population.

C’est un signe très négatif qui montre la volonté réelle du gouvernement chinois de contrôler à la fois la doctrine chrétienne et les faits et gestes de son peuple. Ce projet est né d’une campagne « anti-église » réalisée dans la province de Zhejiang, région surnommée la « Jérusalem de Chine », où plus de 360 temples ont été démolis et où se construisent des églises chrétiennes.

Le 13 août la croix d’une église de Wenzhou fut arrachée après deux mois de veille que les chrétiens avaient maintenue pour la protéger. Les chrétiens veilleurs avaient déjà été frappés à coup de matraque par la police, et certains gravement blessés.

On justifia ces attaques de la police par le prétexte d’un projet d’embellissement urbain nécessitant la destruction d’édifices considérés comme structures « illégales ». Pourtant ces églises avaient été approuvées par les municipalités et il n’y a pas de loi interdisant les croix dans les édifices.

Tandis que les églises construites dans les maisons et les églises non déclarées ont connu une augmentation des persécutions depuis 2008, aujourd’hui les attaques contre les églises approuvées sont sans précédent. Conscient du développement croissant du christianisme qu’il ne parvient pas à contrôler, le gouvernement chinois voulut s’en prendre notamment aux églises souterraines. Ce dernier est toujours très attentif  à tout ce qui pourrait menacer son pouvoir dans son essence ou dans son idéologie.

International Christian Concern lança une pétition auprès du gouvernement de Chine pour mettre fin à l’élimination des croix et à la démolition des églises, sachant que ces actions sont illégales selon la Constitution chinoise.

Malgré les persécutions, c’est un message d’espérance qu’envoient les chrétiens de Chine; ils disent qu’ils veulent « lutter, lutter jusqu’à la fin » ; ils ne sont pas surs de pouvoir maintenir dressées les croix des églises, mais ils sont déterminés à rester fidèles et à ne pas craindre l’injustice.

Posté le 22 août 2014 à 10h48 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2014

Jean-Luc Mélenchon raccroche

Le patron du Front de Gauche déclare :

"«Là j'ai besoin de dormir, de ne rien faire, de bayer aux corneilles». «À un moment, il faut s'arrêter de courir». «Ça fait cinq ans que ça dure et ce n'est pas bon.» «Il faut aussi que le grand arbre n'empêche pas le reste de la forêt de pousser (...) Je ne vais pas jouer tous les rôles (...) J'ai besoin de temps, je ne peux plus continuer comme cela».

«Pour moi, ce n'est pas de me mettre en retrait, c'est m'utiliser autrement (...) Après il y aura à travailler pour donner un contenu concret à des idées assez générales».

Evoquant 2017, il admet les chances de Marine Le Pen :

«Bien sûr qu'elle a une chance, elle va y arriver. Le volcan a éclaté, le cratère s'est ouvert du mauvais côté de la montagne». «Pourquoi elle va y arriver? Parce que la société est en train de se vider de l'intérieur. Parce que la société est en train de se diriger vers le point ‘qu'ils s'en aillent tous'. Et quand le point ‘qu'ils s'en aillent tous' est atteint, tout saute en même temps».

Posté le 22 juillet 2014 à 11h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

16 juillet 2014

C’est arrivé un 16 juillet …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 juillet : fête de Notre Dame du Mont Carmel.

La fête liturgique solennelle de Notre-Dame du Mont-Carmel est probablement célébrée la première fois en Angleterre. Le but est de rendre grâces à Marie, la patronne de l'Ordre du Carmel, pour les avantages et la protection qu'elle avait accordés à l'ordre durant ses débuts difficiles.

  • .le 16 juillet 1216 : décès du pape Innocent III.

Giovanni Lotario de Segni est élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom de Innocent III, à l'âge de 37 ans. C'est lui qui affirme l'indépendance et la suprématie du Saint-Siège par rapport aux souverains. Il distingue la pleine souveraineté (autoritas) que seul le pape détient, de la puissance politique (potestas) que les souverains reçoivent directement de Dieu.

La primauté romaine est d'origine divine, le Christ ayant conféré à saint Pierre la plénitude du pouvoir. Toutes les Églises nationales sont donc subordonnées au Saint-Siège qui les contrôle par ses légats. Il interdit tout mauvais traitement contre les Juifs de Rome, mais proscrit aussi toutes relations amicales avec eux.

  • le 16 juillet 1212 : bataille de Las Navas de Tolosa.

Les royaumes chrétiens d'Espagne remportent une victoire majeure sur les musulmans almohades en Andalousie, lors de la bataille de Las Navas de Tolosa. Près de 60 000 soldats arabes trouvent la mort dans les combats. Pour les catholiques, cette éclatante victoire marque une grande progression dans la reconquête de l'Espagne occupée par les musulmans depuis le VIIIème siècle.

  • le 16 juillet 1251 : apparitions de Notre Dame à saint Simon Stock.

La Sainte Vierge lui donne le scapulaire du mont Carmel avec comme promesse :

« Recevez, mon fils bien-aimé, ce scapulaire pour mon Ordre, c'est le signe particulier de ma faveur, que j'ai obtenu pour toi et pour mes fils du Mont-Carmel. Celui qui meurt revêtu de cet habit sera préservé du feu éternel »

Le privilège le plus considérable accordé à la Confrérie du Mont-Carmel, après celui que Marie fait connaître à saint Simon Stock, est celui qui est révélé au pape Jean XXII : la délivrance du purgatoire, le samedi après leur mort, des confrères du Mont-Carmel qui auront été fidèles à l'esprit et aux règles de la Confrérie. En dehors de ces deux privilèges, il y a de nombreuses indulgences attachées au scapulaire.

La Vierge remettant le scapulaire à saint Simon Stock. 1644 Avignon, Musée Calvet

  • le 16 juillet 1465 : bataille de Montlhéry.

L'année 1465 voit le déclenchement de la Guerre de la «Ligue du Bien Public» créée par le Duc de Bourgogne Charles «Le Téméraire» et François II de Bretagne, appuyés par d'autres grands du Royaume mécontents de la politique du Roi de France Louis XI. Si les troupes du Duc de Bourgogne assiège Paris, bien défendue par le Maréchal Roualt, les Bretons de François II tardent ; ils n'ont toujours pas dépassé Châteaudun au début du mois de juillet. Louis XI décide alors de secourir Paris.

Au cours de la bataille, alors que la victoire française ne fait plus aucun doute, le comte du Maine, oncle du Roi de France, trahie se dernier et quitte le champ de bataille alors qu'il commandait l'aile gauche royale ; au centre, la vie du Roi est alors dangereusement menacée. Il faut toute l'énergie de sa garde écossais pour le sauver. (Car depuis le renouvellement de la « Auld Alliance » en 1421, les Écossais forment la garde personnelle de Charles VII. Louis XI l'a conservée. Les Compagnies Ecossaises continuent à servir les Rois de France jusqu'à la révolution).

Pierre II de Brézé, le fidèle Sénéchal de Normandie qui servait la Couronne des Valois depuis 1433, commandait l'aile droite. C'est une habile manœuvre de sa part qui a permis de rapidement prendre le dessus sur les ligueurs. Sans la trahison angevine, la victoire eut été totale. Il paie son courage de sa vie. Au soir de la bataille, les Bourguignons en fuite, l'ost reprend sa route vers Paris.

Miniature tirée des Chroniques de Montlhéry du temps du Roi Louis XI, rédigées par Philippe de Commynes de 1489 à 1491

  • le 16 juillet 1639 : révolte des va-nu-pieds.

Exaspérée par l'empilement de nouvelles taxes, la population de Normandie s'agite. Lorsque la décision de rétablir la gabelle dans cette région est annoncée, les habitants d'Avranches se rebellent et assassinent un agent du fisc. C'est le début de la révolte des va-nu-pieds qui va secouer la Normandie pendant plusieurs mois, notamment dans les villes d'Avranches, Rouen ou Bayeux. Les violences prendront fin en janvier suivant.

  • le 16 juillet 1691 : mort de Louvois.

François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, décède le 16 juillet 1691 à Versailles. Ayant succédé, en 1655, à son père au poste de secrétaire d'Etat de la Guerre, il devient ministre d'Etat en 1672 et remplace Colbert au poste de surintendant des Bâtiments à la mort de ce dernier. Il s'occupe notamment des travaux au château de Versailles, François Michel Le Tellier de Louvois meurt subitement à Versailles, victime d'un malaise alors qu'il travaille avec Louis XIV.

  • le 16 juillet 1767 : Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal est canonisée par Clément XIII.

Geneviève Esquier, dans Ceux qui croyaient au Ciel (Editions l'Escalade, pages 211 à 219 résume la vie de la sainte, fondatrice de la congrégation de la Visitation, grâce aux conseils d'un autre saint : saint François de Sale.

  • le 16 juillet 1789 : l'émigration commence.

Suite au rappel Necker ont lieu les premiers départs en émigration : le comte d'Artois, frère de Louis XVI, le prince de Condé, affolés par la tournure que prennent les évènements s'exilent. Deux choses sont à souligner : la noblesse, qui ne payait pas d'impôts car elle s'acquittait de l'impôt du sang en mettant sa vie au servie du Roi, trahit le Roi et la couronne de France à commencer par les princes de sang ! De plus, l'histoire officielle parle d'une perte incalculable pour la France due à la révocation Edit de Nantes, sans jamais souligner que l'émigration fut une perte encore plus importante pour le pays et ce sur tous les plans.

  • le 16 juillet 1858 : la toute dernière apparition de Notre Dame à Sainte Bernadette.

C'est la dix-huitième apparition. Bernadette ressent le mystérieux appel de la Grotte, mais l'accès à Massabielle est interdit et fermé par une palissade. Elle se rend donc en face, de l'autre côté du Gave... Et elle voit la Vierge Marie, une ultime fois :

"Il me semblait que j'étais devant la grotte, à la même distance que les autres fois, je voyais seulement la vierge, jamais je ne l'ai vue aussi belle !".

  • le 16 juillet 1995 : Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de l'État dans les persécutions anti-juives de 1940-1944, lors de la commémoration de la rafle du Vel' d'hiv'

Posté le 16 juillet 2014 à 06h57 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

13 juillet 2014

Un maire communiste qui reconnaît les racines chrétiennes de sa ville, ça existe !

Il est vrai que nier les racines chrétiennes de la ville de Saint-Denis paraît difficile, mais à une époque où l'on prétend que deux pères ou deux pères peuvent créer une famille, tout est possible. Lu sur Nouvelles de France :

Paillard"Interrogé par le bulletin des Chantiers du Cardinal qui construit et rénove des lieux de culte catholique en Île-de-France à l’occasion de la dédicace de l’église Saint-Paul-de-La-Plaine, Didier Paillard, le maire PCF de Saint-Denis, déclare :

« Quand on reconstruit un quartier, on reconstruit de la ville sur la ville. On assemble de nombreuses pièces : les transports en commun, les services administratifs… Parmi ces pièces, on trouve les lieux de culte. A l’origine de la reconstruction, il y avait un syndicat intercommunal « La Plaine Renaissance », cela dit tout ! Que ce lieu majestueux participe à cette renaissance me paraît essentiel. Son trait architectural fait partie de cette modernité alors que les racines chrétiennes de la ville de Saint-Denis sont indéniables. Elle s’est construite sur la légende du saint. (…) une longue tradition de compagnonnage existe. Un travail est quotidiennement mené par le centre communal d’action sociale (CCAS) avec différents acteurs : les petites soeurs des Pauvres, les jésuites… Nous allons le poursuivre pour construire ensemble, donner des réponses. Une vraie fraternité est nécessaire ici."

Posté le 13 juillet 2014 à 16h40 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

12 juillet 2014

Connaître la Corée du Nord

Posté le 12 juillet 2014 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2014

La religion n'est plus l'opium du peuple

A Saint-Denis s'est tenue la « Fête du Parti communiste français », entre tombola, visionnage des « quarts de finale de la coupe du monde sur grand écran », et rupture du jeûne du ramadan leurs « amis et camarades musulmans ».

Posté le 6 juillet 2014 à 17h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

05 juillet 2014

8 juillet : colloque sur le Vietnam à l'Assemblée

François Hollande a invité le Vietnam communiste à participer au défilé du 14 juillet de cette année.
Afin de protester contre cette invitation inappropriée, le Viet Tan, parti de la réforme, organise, avec le patronage du député Jacques Bompard, un colloque à l'Assemblée Nationale (126 rue de l’Université) ce mardi 8 juillet de 11h00 à 13h00.

Posté le 5 juillet 2014 à 10h43 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2014

Il arrive que les enseignants votent à 80% pour Mélenchon

Dans une interview au Telegraph, François Fillon affirme que les universités françaises sont des «foyers de marxisme». Chantal Delsol déclare au Figarovox

"Ce n'est pas caricatural de le dire comme cela. Il ne s'agit pas de toutes les universités, bien sûr. Les choses ont beaucoup changé depuis vingt ans. Néanmoins on peut dire que les foyers de marxisme sont là, et aussi d'ailleurs dans les lycées - où il arrive que les enseignants votent à 80% pour Mélenchon ! Cela traduit, à mon sens, à quel point les enseignants vivent dans un monde tout à fait abstrait, loin des réalités vivantes, en raison à la fois de leur statut et de la persistance de leurs vieux rêves idéologiques, dont ils n'ont souvent pas vu passer (ou pas voulu voir passer) la débâcle.

Avant la chute du mur de Berlin, la majorité des intellectuels français étaient marxistes. Cette influence a-t-elle perduré après la chute du mur? Vous-même, en avez-vous été témoin?

Oui on peut dire que jusqu'à la fin des années 90, 95% des intellectuels français étaient marxistes, marxisants ou marxiens d'une façon ou de l'autre, avec toutes les nuances qu'on connaît. Mon vieux maître Julien Freund est mort marginalisé de s'être proclamé anti-marxiste. Ces intellectuels ont attendu que le système s'écroule pour se poser des questions - ce qui n'est pas à leur honneur. Mais plus encore: j'ai vu des intellectuels français, avec lesquels je me rendais en Pologne au début des années 90, se jeter sur les Polonais en leur demandant comment ils allaient concrétiser enfin le marxisme démocratique - les Polonais les regardaient avec un tel mépris que j'en étais honteuse pour la France."

Posté le 21 juin 2014 à 18h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

15 juin 2014

Le Pape sera en Albanie le 21 septembre

Le pape François a annoncé que son premier voyage dans un pays européen serait consacré à l'Albanie, où il entend rendre hommage aux victimes de l'ancien régime communiste. Ce voyage aura lieu le 21 septembre à Tirana pour une visite d'une journée.

Le porte-parole du Vatican avait annoncé que le pape tenait à ce que son premier déplacement européen se déroule "dans un pays en marge" qui a connu la persécution religieuse et sociale et souffre toujours de la pauvreté.

Le dictateur communiste Enver Hoxha avait fait de l'Albanie le premier "Etat athée" dans le monde en 1967. De nombreuses églises et mosquées avaient été détruites et leurs prêtres et imams avaient été arrêtés. L'Albanie est demeurée l'un des pays fermés du monde jusqu'à l'effondrement du régime communiste en 1992. Le pape Jean-Paul II s'y était rendu l'année suivante. 

Posté le 15 juin 2014 à 17h45 par Michel Janva | Lien permanent

14 juin 2014

Le courage du cardinal Zen face à l'Etat communiste

Hier, 12 juin, au micro d’une radio de Hongkong diffusée sur Internet, le cardinal Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hongkong, a critiqué en des termes très vifs les autorités centrales chinoises pour avoir publié un Livre blanc réaffirmant le contrôle total de Pékin sur la Région administrative spéciale de Hongkong.

« Vous (le gouvernement communiste), vous pouvez me ligoter, m’enlever ou me décapiter, mais jamais vous ne ferez de moi un esclave ».

Le cardinal a demandé aux Hongkongais de

"ne pas succomber à la fatalité mais au contraire à défendre leur dignité propre ». « Si vous vous inclinez, si vous mettez un genou à terre, alors tout sera fini ».

Posté le 14 juin 2014 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2014

Un révolutionnaire vietnamien annonce sa conversion

Tô Hai, compositeur célèbre, militant révolutionnaire de la première heure, avait fait connaître son retrait du Parti communiste vietnamien, dans un livre resté célèbre : Journal d’un lâche. A la date du 28 mai 2014, on peut lire, sur son blog, l’unique phrase suivante :

« Un immense bonheur à la fin de ma vie… ».

La veille, le 27 mai, il avait écrit dans ce même journal :

« Après de nombreuses nuits sans sommeil, j’ai enfin trouvé le chemin vers une raison de vivre, une voie que j’ai repoussée depuis mon enfance : Je me suis tourné vers Dieu ! Mon cœur sera désormais en paix avec ma foi en Dieu : Le mal a été chassé, je vivrai libre d’angoisse jusqu’au jour où je fermerai les yeux dans cette vie. »

Il fait suivre ces réflexions du texte de l’annonce de son baptême par l’agence de presse des rédemptoristes vietnamiens et de sa plus récente composition musicale, intitulée : « Dieu vient au secours des égarés ! »

« Le musicien Tô Hai vient de recevoir le sacrement de la foi chrétienne dans l’église des rédemptoristes du 36 de la rue Ky Dông à Saigon. Depuis le 25 mai, à 22 heures, il porte le nom de François Tô Hai. »

Posté le 2 juin 2014 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent

25 mai 2014

Pologne: l'ancien dirigeant communiste Jaruzelski est mort

Le général Wojciech Jaruzelski, ancien dirigeant communiste polonais, est mort à l'âge de 90 ans.

A l'origine de l'état de siège décrété en 1981 pour mater Solidarité, premier syndicat libre du monde communiste, le général est décédé à l'hôpital.

Posté le 25 mai 2014 à 19h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

22 mai 2014

Visite historique du cardinal de Séoul en Corée du Nord

Lu sur Eglises d'Asie :

"Archevêque de Séoul, le cardinal Yeom est aussi l’administrateur apostolique de Pyongyang, capitale de la Corée du Nord. En dépit du caractère plus théorique que concret de cette deuxième responsabilité, le cardinal n’avait jamais eu l’occasion de se rendre ès qualité en Corée du Nord. Sa visite au sein du complexe industriel de Kaesong (Gaeseong), à quelques kilomètres de la DMZ qui sépare les deux pays, présente donc un caractère historique.

« Le complexe de Kaesong ne se situe qu’à une soixantaine de kilomètres de l’archidiocèse de Séoul, a-t-il déclaré à l’issue de sa visite, mais j’ai réalisé que nous vivions dans un monde où une distance très courte pouvait sembler très longue. » Le cardinal s’exprimait devant la presse au poste de douanes de Dorasan, à Paju, du côté sud-coréen de la frontière. Il a ajouté que « le complexe de Kaesong, où les deux Corées vivent de manière unie, [était] un signe d’espérance qui témoigne de notre capacité à dépasser la douleur et la tristesse [engendrées] par la division [de la péninsule coréenne]. Par le dialogue et en faisant preuve de sincérité, je pense que nous pouvons parvenir à la paix ».

Cardinal depuis deux mois, archevêque de Séoul depuis deux ans, Mgr Yeom a effectué ce voyage à Kaesong à un moment où la tension entre les deux Corées remontait d’un cran. Outre les agressions verbales auxquelles se livrent quasi-quotidiennement les autorités nord-coréennes envers la présidente sud-coréenne, les préparatifs d’un éventuel tir de missile ainsi qu’un possible nouvel essai nucléaire – qui serait le quatrième du genre – ont tendu le climat entre Séoul et Pyongyang. [...]

Le complexe de Kaesong, créé en 2004 lors d’une période de détente entre le Sud et le Nord, matérialise le type de coopération que les deux Corées peuvent nouer. (Techniquement, les deux pays sont toujours en guerre (la guerre de Corée (1950-1953) n’ayant pris fin que sur un simple cessez-le-feu.) Il accueille aujourd’hui une centaine d’entreprises manufacturières sud-coréennes qui y emploient environ 50 000 Nord-Coréens. L’encadrement et les capitaux sont sud-coréens, la surveillance militaire est nord-coréenne et les salaires versés par les employeurs du Sud constituent une source de devises appréciable pour le Nord. [...]

[L]a visite a pu se faire, les Nord-Coréens ayant donné leur feu vert le 19 mai tout en exigeant que le cardinal ne se déplace qu’« à titre privé ». C’est ce caractère « privé » qui explique que le cardinal, accompagné de six prêtres et d’un journaliste du Catholic Times, n’a pas célébré la messe une fois sur place, à Kaesong. Parti à 6h20 de l’archevêché de Séoul, ayant franchi la DMZ à 07h20, le cardinal et ses compagnons étaient de retour au poste frontière de Dorasan à 17h, ce 21 mai. Durant les près de neuf heures passées sur place, le cardinal a visité plusieurs usines et ateliers, rencontré et prié avec des personnels sud-coréens, mais la messe n’a pas été célébrée et aucune rencontre n’a eu lieu avec aucun responsable nord-coréen, a précisé Hur Young-yub, porte-parole de l’archidiocèse de Séoul."

Le pape François doit séjourner en Corée du Sud du 14 au 18 août. Le 16 août, il célébrera au centre de Séoul la messe de béatification de 124 martyrs coréens tués « en haine de la foi » entre 1791 et 1888.

Posté le 22 mai 2014 à 17h35 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2014

Mgr Anton Durcovici, martyr du communisme

Il a été béatifié samedi dernier en Roumanie. Enlevé par le régime staliniste en 1949, il fut interrogé et torturé pendant des semaines, jour et nuit sans interruption. Les traitements impitoyables, le manque d’eau et de nourriture le réduisirent à l’état de squelette.

Lors du Regina Coeli, le pape François a salué cette béatification :

« Pasteur plein de zèle et courageux, il a été persécuté par le régime communiste roumain et il est mort en prison - il est mort de faim et de soif - en 1951. Avec les fidèles de Iaşi et de toute la Roumanie, rendons grâce à Dieu pour cet exemple ! »

Posté le 20 mai 2014 à 16h32 par Michel Janva | Lien permanent

15 mai 2014

Quand il est demandé aux enfants de noter leurs parents

Ca commence par la conduite automobile... une première étape?

Urss(source image)

Posté le 15 mai 2014 à 20h50 par Le Salon Beige | Lien permanent

08 avril 2014

Elue Front de Gauche, elle démissionne du Planning familial

Elue le 23 mars conseillère municipal d’Orléans (Front de gauche) d’opposition, Dominique Tripet a décidé de démissionner de son mandat de présidente du Planning familial.

Posté le 8 avril 2014 à 13h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

05 avril 2014

"Je n'ai pas de leçon à recevoir des enfants de Staline".

Réplique cinglante de Stéphane Ravier, maire FN du 7e secteur de Marseille, à l'élu du Front de Gauche Jean-Marc Coppola.

Posté le 5 avril 2014 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)

29 mars 2014

Radio Paris ment, Radio Paris c'est Hollande!

Sous l'occupation allemande, il fallait écouter la BBC pour connaître les informations exactes, aujourd'hui , il faut écouter la radio Suisse ...

interview de Xavier Kemlin sur le coût financier, pour les contribuables français, des amours du locataire de l'Elysée, c'est ici.

  

Posté le 29 mars 2014 à 17h14 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (11)

26 mars 2014

Pékin rejette cinq recommandations de l’ONU sur les droits de l’homme

Pendant que le régime socialiste accueille en grande pompe le dictateur communiste chinois, la Chine a rejeté toutes les recommandations du rapport des Nations Unies sur le Tibet, sauf celle concernant l'accès à la région du Haut Commissaire pour les droits de l'homme et du rapporteur spécial sur le Tibet.

Posté le 26 mars 2014 à 16h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

23 mars 2014

La solidarité chrétienne au sein des camps de travail chinois

Rose Hu, qui a passé 26 années dans les camps de travail de la République populaire de Chine, les fameux laogai, a livré son témoignage, dans un ouvrage en anglais, qui vient d'être traduit : Avec le Christ dans les prisons de Chine. Jeune convertie, elle a été arrêtée en 1955 et les autorités marxistes ont cru pouvoir la faire renoncer à la religion catholique. Elle a survécu aux camps, d'où elle est sortie en 1982, avant d'émigrer aux Etats-Unis, où elle est décédée en 2012.

HUne fois, alors qu'avec d'autres chrétiens, elle avait assisté chrétiennement les dernières heures d'une religieuse mourante dans le camp, une séance de "critique" fut organisée. Les maoïstes organisaient ces séances pour faire critiquer les prisonniers à blâmer par les autres prisonniers, afin de briser toute solidarité et tout esprit de corps.

"Dans la soirée, notre hôpital organisa une grande séance de critique. Tous nos collègues pointaient leur doigt sur nous. Ils blâmaient Yinqiu [la religieuse décédée !] pour avoir tenu un crucifix et l'avoir embrassé au moment de mourir. Et, chose encore plus terrifiante, quelqu'un avait allumé un cierge dans le service ! Quand le gardien demanda qui l'avait allumé, cinq ou six d'entre nous répondirent simultanément : "c'est moi". "Qui a fait la fleur de papier ?" La même réponse sortit de toutes les catholiques que nous étions : "Moi !" Au bout du compte, ils nous demandèrent de donner notre avis, et nous dîmes toutes : "Si vous voulez châtier quelqu'un, ne châtiez que moi. Les autres ne sont rien dans tout cela." De cette façon, la réunion ne dépassa pas une heure."

Posté le 23 mars 2014 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2014

Référence à la Stasi : Sarkozy a tapé là où ça faisait mal

Lu dans Présent :

"Qu’aurait été la tribune libre de Nicolas Sarkozy dans Le Figaro s’il n’avait fait une fine allusion à la Stasi, cette police politique de sinistre mémoire qui avait pignon sur terreur dans l’ancienne République démocratique allemande ?

En France, l’habitude n’est guère de stigmatiser un régime communiste, plutôt de rappeler éternellement les crimes du régime national-socialiste, figure de bouc émissaire obligé de toute référence historique criminelle.

En faisant explicitement – et uniquement – référence aux pratiques totalitaires de cette « autre » Allemagne que celle du IIIe Reich, l’ancien président a tapé là où ça pouvait faire le plus mal aux habituels donneurs de leçons d’une gauche moralisatrice, héritière d’une Union des socialistes, des radicaux et des communistes qui porta François Mitterrand à l’Elysée… et reste toujours d’actualité, au gré des échéances électorales.

Les oripeaux de la Gestapo faisant sans doute de moins en moins recette, ceux de la Stasi vont-ils empoisonner durablement le débat politique désormais ? Vu la réaction de la gauche, elle a compris le danger. Trop tard ?"

Posté le 22 mars 2014 à 12h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

21 mars 2014

L'extrême-gauche fatigue

Jean-Luc Mélenchon a fait part ce matin de ses doutes quant à l'éventualité d'une prochaine candidature aux élections européennes.

«Je ne sais pas moi même si je serai candidat». «La vie politique m'épuise».

Par ailleurs, Le poids de la CGT et de Sud-Rail s'effrite à la SNCF. Les deux syndicats sont en recul aux élections professionnelles avec 35,64% des voix pour la CGT, soit 1,69 point de moins qu'il y a deux ans. Sud-Rail atteint 16,99% des suffrages. En revanche, les syndicats réformistes, l'Unsa et la CFDT, sont en progression : la première atteint 22,98% des voix et la dernière 14,7%. FO est aussi en hausse avec 9,40%. La CFTC en revanche n'atteint plus que 0,29%.

Posté le 21 mars 2014 à 11h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

19 mars 2014

Quand le Front de Gauche répond à Catholiques en campagne

Cela en vaut la lecture. Le candidat du Front de Gauche à Brest écrit notamment :

"nous notons actuellement une recrudescence des violences à caractère raciste, sexiste ou homophobe, suite au mouvement d'extrême-droite «la manif pour tous». Nous serons particulièrement vigilant vis à vis des groupuscules extrémistes cherchant à troubler l'ordre public".

"nous mettrons tous les moyens à notre disposition pour éviter l'ouverture ou l'agrandissement des écoles privées".

"L'éducation sexuelle est essentiel pour permettre à tous de connaître son corps et pouvoir en disposer librement. Nous mettrons en place des programme municipaux pour renforcer l'éducation sexuelle."

Posté le 19 mars 2014 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

08 mars 2014

Lénine a décrété en 1921 que le 8 mars serait la journée internationale de la femme

C'est une fête de nature marxiste-léniniste à laquelle nous assistons, pour, comme Lénine, obliger la femme à sortir du foyer pour l'envoyer travailler à l'usine :

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« 8 mars, jour de rébellion des travailleuses contre l’esclavage de la cuisine » : une « travailleuse » tend la main à une femme écrasée par les tâches domestiques (et par une icône de la Théotokos) pour la libérer en l’envoyant travailler à la chaîne en usine…

Posté le 8 mars 2014 à 10h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

19 février 2014

On ne regrettera pas la « Nouvelle vie ouvrière »

« La Vie ouvrière », publication plus que centenaire, va cesser de paraître. C’est la mesure choc du projet présenté par la direction de la CGT à son comité confédéral national qui vise à redéfinir sa politique de communication. Le journal est sous « la menace d’un dépôt de bilan pour la fin 2014 ».

Posté le 19 février 2014 à 22h10 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2014

Eugenio Corti, RIP

Le grand romancier italien a rendu son âme à Dieu le 4 février. Extrait de l'article de Philippe Maxence sur le blog de L'Homme Nouveau :

C"Eugenio Corti est né le 21 janvier 1921 à Besana in Brianza et il est mort au même endroit, relié de toutes les fibres de son être à cette terre lombarde qui lui a donné une grande partie de lui-même, dans cette alchimie secrète qui s’opère entre l’individu, l’histoire, la géographie et les traditions venues du fond des âges.

Sa vie ressemble pour beaucoup à son personnage du Cheval rouge. Fils d’un petit industriel, Eugenio Corti fit ses études à Milan avant que la guerre interrompe le cours de celles-ci et le projette dans la grande folie d’une humanité décidée à s’auto-détruire. En s’engageant dans l’armée, Eugenio Corti a donné à son existence la direction décisive même si alors il ne pouvait l’imaginer. Devenu lieutenant, il se porte volontaire pour le Front de l’Est, afin de se battre contre le bolchevisme aux côtés des Allemands, alors alliés des Italiens.

Cette partie de son histoire a donné naissance aux pages très fortes du Cheval rouge, ce vaste roman épique que le théologien thomiste italien, Cornelio Fabbro, a qualifié d’« épopée de la foi », expliquant qu’il s’agit là « de la transfiguration chrétienne des laideurs et des souffrances indicibles qui ont marqué la dernière guerre européenne. » Mais avant même son chef-d’œuvre romanesque, Eugenio Corti avait livré sur ce sujet douloureux son témoignage à travers son Journal de guerre, intitulé La plupart ne reviendront pas, publié dès 1947 en Italie.

CLa guerre façonne et transforme un homme de mille manières. Elle a été d’une certaine façon pour Corti la rencontre avec l’Ange, ce qui lui a permis de garder miraculeusement la vie et de revenir dans son pays, non seulement pour témoigner, mais pour offrir au monde à travers ce chef-d’œuvre de la littérature qu’est son Cheval rouge cette « transfiguration » dont parle Cornelio Fabbro. Un de ses supérieurs jugeait en 1944 le jeune Corti en ces termes : un « jeune homme au caractère très fort, honnête, généreux, foncièrement indiscipliné, formellement toujours correct ». [...]

Après la guerre, il faut reconstruire. Corti reprend ses études à l’université de Milan et se marie en 1951 avec Vanda. Son expérience sur le Front russe l’a averti du danger communiste qui menace l’Italie après la guerre. À sa manière, Corti s’engage dans ce vaste combat, principalement par l’action culturelle, non sans avoir étudié les mécanismes subtils de la Révolution soviétique. En 1962, il publie Procès et mort de Staline, une tragédie qui met en relief de manière particulièrement vivante le piège communiste. Dès 1964, la pièce est traduite en russe, puis en polonais en 1969, empruntant les canaux de la clandestinité pour se diffuser dans le vaste empire soviétique.

Dans Paroles d’un romancier chrétien, livre d’entretien avec Paola Scaglione Corti explique très bien la raison de sa lutte contre le communisme, mais aussi celui de tout son engagement comme écrivain :

« L’écrivain se doit de rendre compte de toute la réalité de son temps : de ce fait il ne saurait se cantonner dans sa spécialisation. Dans le domaine culturel, il est le seul à ne pas avoir le droit d’être un spécialiste. De nos jours, cependant, on ne peut tout connaître ; il faut donc acquérir une compétence spécifique au moins dans les domaines les plus importants. Quant à moi, j’ai choisi d’étudier plus particulièrement le communisme – le plus grand danger pour l’humanité dans ce siècle – et l’actualité catholique, parce que je vois dans l’Église la plus grande source d’espérance ». [...]"

Posté le 8 février 2014 à 10h40 par Michel Janva | Lien permanent

30 décembre 2013

Saint-Pétersbourg : la Résurrection chasse Robespierre

La grandeur naît aussi de sa capacité à reconnaître et réparer ses erreurs : 

"Alors que la République refuse toujours de reconnaître ses crimes originels pendant la Révolution, les Russes mettent fin au culte des personnalités de la Terreur. Ainsi, la commission toponymique de la ville de Saint-Pétersbourg a décidé la fin d’un héritage soviétique : le quai Robespierre, qui longe la Neva en plein centre-ville, ne s’appellera plus ainsi. Il retrouvera son nom d’avant 1923, quai de la Résurrection, du nom d’une église qui s’y trouvait au début du XVIIIe siècle. Une façon d’exorciser un lourd passé qui mine tout particulièrement ce coin du centre-ville saint-pétersbourgeois.

Depuis la fin de l’URSS, de nombreuses rues, des villes entières même, qui se sont vues attribuer le nom de leaders révolutionnaires soviétiques ou étrangers (Danton, Marat et Robespierre principalement en ce qui concerne la France) se sont vu rendre leurs noms historiques. Ainsi, Leningrad s’appelle de nouveau Saint-Pétersbourg, Nijni Novgorod, la 5e ville de Russie, ne se nomme plus Gorki (du nom de l’écrivain soviétique), tout comme Sverdlovsk (de Sverdlov, acteur de la Révolution d'octobre qui aurait donné l'ordre d'exécuter la famille impériale) est redevenu Ekaterinbourg, 4e ville de Russie et chef-lieu de la région de l’Oural" (suite).

Posté le 30 décembre 2013 à 11h15 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

28 décembre 2013

Chine : l'abolition des "laodong" ne signifie pas celle du "laogai"

Le paradis communiste, admiré par nos élites, n'a pas aboli les camps de concentration :

"L’Assemblée nationale populaire chinoise a annoncé ce samedi l’abolition des «laodong jiaoyang» («camps de rééducation par le travail»). «Quelque 160000 personnes étaient jusqu’alors détenues sans jugement, de manière administrative, sur la seule décision de la police, dans 250 à 300 camps disséminés à travers le pays», explique Nicolas Bequelin de l’organisation de défense des droits de l’homme américaine Human Rights Watch (HRW). Ce système, qui à l’origine permettait la détention sans limite de temps, avait été instauré par Mao Zedong en 1957, afin de «rééduquer» les «intellectuels de droite». [...]

Les camps de rééducation fonctionnaient parallèlement à un système carcéral judiciaire qui, lui, demeure intact. Il emprisonne environ un million de détenus dans plusieurs centaines de camps, et sont eux aussi soumis en grande partie au travail forcé. Appelé «laogai» («réforme par le travail»), ce goulag chinois a été simplement rebaptisé «prison» dans les années 90, sans pour autant changer de nature. A la même époque, le «crime contre-révolutionnaire» servant à condamner les prisonniers d’opinion a été rebaptisé «crime de subversion du pouvoir de l’Etat». Le Prix Nobel de la Paix Liu Xiaobo a été condamné à 11 ans de prison sous ce chef d’accusation. «Le nombre de prisonniers d’opinion en Chine se chiffre en dizaines de milliers», note Bequelin.

[...] La population de ces camps comporte aussi des petits délinquants, des membres de sectes religieuses et d’églises chrétiennes clandestines, ainsi que des internautes incarcérés pour avoir posté des commentaires critiquant le gouvernement. «Nous craignons que ces prisonniers-là atterrissent dans un autre système de détention administrative très en vogue, les «xuexi ban» («classes d’éducation juridiques»), explique Bequelin. Ces centres de détention ad hoc sont gérés par les autorités locales, qui réquisitionnent des bâtiments administratifs ou scolaires pour enfermer les gens à qui ils font rédiger des "confessions". Les rétifs aussi soumis à pas mal de violence de la part des gardes, et parfois torturés.» [...]"

Posté le 28 décembre 2013 à 13h55 par Michel Janva | Lien permanent

22 décembre 2013

Chrétiens persécutés : "Noël, fête de la joie, peut avoir un goût de larmes"

Islam 2Le Figaro magazine de ce week-end consacre un dossier aux chrétiens face à l'islam. Extraits de l'introduction signée par Jean-Marie Guénois et Jean Sévillia : 

"Noël, fête de la joie, peut avoir pour certains un goût de larmes: de par le monde, 200 millions de fidèles du Christ ne sont pas entièrement libres de manifester leur foi.

Ce rejet, parfois violent, voire mortel, revêt souvent la forme banalisée d'un ostracisme ordinaire. Mais ce visage insidieux de l'intolérance tue, lui aussi, à petit feu, comme le montre la saignée dont sont victimes les chrétiens de Terre Sainte. Jean-Paul II et Benoît XVI ont souvent exprimé leur préoccupation à ce sujet. A son tour, le pape François ne cesse d'alerter sur la menace qui plane sur le berceau historique du christianisme. Lundi dernier, sur son compte Twitter, le souverain pontife lançait le message suivant: «Ne nous résignons pas à penser à un Moyen-Orient sans les chrétiens. Prions chaque jour pour la paix!» (...)

Islam

En opérant la synthèse des informations fournies par l'Aide à l'Eglise en détresse et par Portes ouvertes, il ressort que 75 % des cas de persécution religieuse dans le monde concernent les chrétiens, dont la situation se détériore gravement en de nombreux endroits. Le Mali, le Cameroun, la République centrafricaine, l'Ethiopie ou la Syrie, non signalés sur notre carte de 2010, figurent ainsi sur notre atlas 2013, tandis que certains pays sont montés d'un cran dans le danger pour les chrétiens, passant en zone rouge, notamment le Nigeria, la Libye, l'Egypte, le Soudan, l'Irak, le Pakistan ou l'Inde. Les victimes, en l'occurrence, appartiennent aux différentes confessions chrétiennes. C'est ce que le pape François, dans une interview recueillie le 15 décembre par le quotidien italien La Stampa, appelait «l'œcuménisme du sang»: «Dans certains pays, on tue les chrétiens parce qu'ils portent une croix ou possèdent une Bible, et on ne leur demande pas avant de les tuer s'ils sont anglicans, luthériens, catholiques ou orthodoxes.»

En Chine, en Corée du Nord, au Vietnam, c'est toujours au nom du matérialisme athée, qui reste la doctrine officielle du parti communiste au pouvoir, que la religion chrétienne est poursuivie. Mais la source principale de l'antichristianisme, du point de vue du nombre de pays touchés et du taux de progression du phénomène, provient, comme le prouve notre carte, de l'Islam politique ou du fondamentalisme musulman. Attention, pour autant, à ne pas verser dans la caricature de l'opposition entre l'Occident chrétien-alors que l'Occident, précisément, n'est souvent plus chrétien et l'Islam, dès lors que la religion musulmane s'étend, du Maghreb à l'Indonésie, sur des Etats et des aires culturelles différents, dont les intérêts ne convergent pas forcément. Mais un trait commun caractérise les Etats à majorité islamique: à de rares exceptions près, dans ces pays, ce sont uniquement ceux qui professent la religion dominante qui disposent des droits complets de la citoyenneté. Les habitants qui appartiennent aux confessions minoritaires sont au mieux tolérés, au pire regardés comme un danger pour la cohésion sociale, et comme tels, deviennent vite suspects.

Le 27 novembre dernier, à Paris, l'AED organisait un colloque sur le thème: «Nouvelles guerres froides, incidences sur les chrétiens». Analysant trois axes de tension-la relation Russie-Etats-Unis, la relation Chine-Etats-Unis, la relation Arabie saoudite-Iran -, les intervenants soulignaient que la fin du monde unipolaire dominé par les États-Unis, fin marquée par le grand retour de la Russie sur la scène internationale, modifiait la donne pour les chrétiens, comme on l'a vu en Syrie: dans ce pays, le conflit civil qui oppose les sunnites aux chiites reflète l'antagonisme entre l'Arabie saoudite et l'Iran, un affrontement dans lequel la Russie joue son jeu.

Au Moyen-Orient, où les religions ont toujours été mêlées, beaucoup de chrétiens regrettent de voir se dégrader l'équilibre de la coexistence. A cet égard, l'Eglise catholique sait qu'elle dispose d'une autorité que ni les protestants ni les orthodoxes ne détiennent -bien que la crise syrienne ait vu le patriarche de Moscou prendre position -, parce qu'elle s'exprime d'une seule voix qui se situe à Rome. Mais si le pape tonne pour défendre les chrétiens persécutés, l'effet est à double tranchant. En dénonçant, le souverain pontife met en lumière, mais il expose tout autant à des représailles, qui peuvent localement se révéler encore plus violentes.

Benoît XVI a payé cher ce prix de la vérité avec l'islam. De ce point de vue, son pontificat est une triste parabole des limites de l'exercice, mais l'Eglise catholique sait la force de la persévérance. François, son successeur, en a tiré la leçon, mais il ne peut pas non plus se taire. En neuf mois de pontificat, son discours s'est d'ailleurs charpenté. D'une main franchement tendue, au début, vers l'islam, le pape actuel est passé à des mots plus exigeants: du monde musulman, il attend-dans la ligne de Benoît XVI, qui avait organisé un synode pour le Moyen-Orient, à cette fin, en 2010-la «réciprocité» pour la liberté religieuse. Aux yeux du Saint-Siège, les chrétiens établis dans des pays à majorité musulmane doivent ainsi bénéficier de la liberté dont profitent les musulmans installés en Occident… (...)

Dans un livre où il met en exergue «vingt raisons d'espérer» (3), Marc Fromager, le directeur de l'AED en France, évoque une autre réalité sur laquelle règne un lourd silence: les conversions de musulmans au christianisme. «Un cheikh s'alarmait récemment, observe-t-il, du fait qu'en Afrique, il y avait six millions de musulmans qui se convertissaient au christianisme chaque année». Comme quoi, rien n'est jamais écrit d'avance."

Posté le 22 décembre 2013 à 16h08 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

18 décembre 2013

L'Humanité est le journal le plus subventionné par numéro vendu

... avec 48 centimes d’euro de subvention pour chaque exemplaire.

Posté le 18 décembre 2013 à 07h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

10 décembre 2013

Libé fête ses 40 ans mais ne rappelle pas son soutien aux khmers et aux pédophiles

LQuarante ans de Libé, ça se fête, et en musique ! Le 13 décembre au Centquatre à Paris, Libération organise une série d'événements avec en point d'orgue un grand concert, de 19h30 à 2h du matin.

Curieusement, à Libé, personne ne rappelle que ce quotidien a soutenu les Khmers rouges...

"Le 18 avril 1975, tandis que les Khmers rouges commencent à déporter l'entière population de Phnom Penh, Libération choisit de saluer avec enthousiasme l'entrée de ses frères « révolutionnaires » dans la capitale cambodgienne. Etrangement, on ne trouve aucune trace de cette une historique - « Phnom Penh : sept jours de fête pour une libération » - dans le livre collectif que Flammarion publie pour les 40 ans du journal. Qu'importe ! On sait tous que Libé a toujours raison, même lorsqu'il écrit une chose et son contraire, ou qu'il troque le maoïsme sénile de Sartre pour le sweat-capuche de Demorand."

Libération avait également milité pour la légalisation de la pédophilie.

Posté le 10 décembre 2013 à 16h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

01 décembre 2013

En Ukraine, ils sont en 1989

En clin d'oeil à une phrase du jour, cette photo d'une statue de Lénine qui ne devrait pas finir  la nuit debout sur une place de Kiev (source) :

Len

A priori, la situation se durcit :

 

Posté le 1 décembre 2013 à 22h56 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (16)

22 novembre 2013

Besancenot braque Bettencourt la semaine du tueur de l'extrême gauche

C'est le dernier clip du NPA pour trouver de l'argent. De là à penser que l'extrême gauche flirte avec la violence armée, il n'y a qu'un pas.

Si le FN avait réalisé un clip de même style, que n'aurait-on pas dit.

Posté le 22 novembre 2013 à 18h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

13 novembre 2013

Un élu parisien ne veut pas que la ville entretienne les églises

Lu ici :

"Au nom de la séparation de l'Église et de l'État, un élu du Parti de gauche du Conseil de Paris fustige les sommes allouées par Bertrand Delanoë à la restauration et l'entretien des églises de la Ville, alors que des associations crient à l'état d'urgence du patrimoine religieux parisien.

Alexis Corbière voit dans les 11 millions d'euros annuels alloués à la restauration des édifices cultuels un coup porté contre la laïcité.

Pourtant suite à la Révolution et la nationalisation des biens du clergé, le Concordat puis la loi de 1905, la République spoliatrice des biens du clergé s'est engagée à les entretenir.

Alexis Corbière ne voit en revanche aucun problème dans les moult subventions distribuées à des associations groupusculaires voire violentes comme Act Up.

Posté le 13 novembre 2013 à 17h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)


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