26 novembre 2009

A propos de l'accord entre l'UMP et le PC chinois

Valeurs Actuelles revient sur la signature d’un accord entre l'UMP et le Parti Communiste chinois:

Xavier bertrand_PC-chinois [...] un document intitulé “Mémorandum d’entente sur les échanges et la coopération entre le parti communiste chinois et l’Union pour un mouvement populaire”, [...] porte les paraphes de Wang Jiarui, chef du département international du Comité central du parti communiste chinois, et de Xavier Bertrand. Dès le préambule, une formule retient l’attention: « non-ingérence dans les affaires intérieures d’autrui ». Un principe normal entre États, mais plutôt inédit entre deux partis, qui interdit par exemple à l’UMP d’exprimer un quelconque avis sur la situation au Tibet.

Mais il y a plus douteux : dans le premier article, les deux partis affirment vouloir échanger des « points de vue de manière approfondie » sur… « les expériences de gestion des affaires de l’État et du parti ». Pas sûr que les vues du parti communiste chinois sur ce point soient tout à fait compatibles avec les statuts de l’UMP: «Concourir à l’expression du suffrage universel dans le respect des valeurs de la République,[…] promouvoir, au service de la France et des Français, la liberté de conscience et la dignité de la personne, la diffusion de la culture et de l’instruction, le développement de la libre entreprise, l’État de droit, la justice sociale, le dialogue social […].»

Le reste du mémorandum est à l’avenant. Les deux partis souhaitent « favoriser les contacts » entre leurs cadres, promouvoir des échanges et mener des recherches sur les « questions d’intérêts communs », ou encore favoriser « par leurs propres canaux la coopération entre les collectivités territoriales chinoises et françaises dans le domaine économique, commercial, scientifique, technologique et culturel ». Venant d’un parti unique, la perspective de gérer les collectivités territoriales “par ses propres canaux” n’a rien d’original, mais pour l’UMP il s’agit clairement d’un dérapage.

A moins que l'UMP ait également l'ambition de devenir un parti unique. C'est assez bien parti.

Posté le 26 novembre 2009 à 12h19 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (2)

25 novembre 2009

L'occident doit s'excuser pour son soutien au régime des khmers rouges

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen, a estimé que les pays occidentaux devaient présenter leurs « regrets » pour leur soutien au mouvement khmer rouge, alors qu'un tribunal parrainé par l'ONU juge actuellement Douch, l'ex-patron de la prison de Phnom Penh sous Pol Pot.

Hun-sen1 "L'histoire dont nous devons nous souvenir le plus est que nous avons survécu au massacre, mais [les Occidentaux] nous ont poussés plus loin encore avec leurs actes inhumains", a indiqué M. Hun lors d'une cérémonie à Phnom Penh. "Il est temps maintenant qu'ils expriment leurs regrets et, au moins, endossent une responsabilité morale. Sinon, il n'est pas nécessaire de juger les Khmers rouges", a-t-il ajouté. [...]

Hun Sen, lui même ancien Khmer rouge, est régulièrement accusé d'intervenir sur le fonctionnement du tribunal. Il a affirmé que les cinq enquêtes récemment ouvertes contre de nouveaux suspects n'avaient aucune chance d'aboutir, et que d'autres procès que les deux prévus actuellement pourraient plonger le pays dans la guerre civile. Outre Douch, pour lequel le verdict est attendu début 2010, quatre hauts dirigeants khmers rouges au profil plus politique, dont l'ex-numéro deux du régime, Nuon Chea, devraient être jugés en 2011.

Les procureurs ont détaillé, hier, les tortures infligées aux 15 000 Cambodgiens liquidés dans la prison S-21.

« Prélèvements forcés de sang jusqu'à ce que mort s'ensuive », « chirurgie anatomique sur des sujets vivants », « détenus forcés de manger leurs excréments »... Un individu qui entrait à S-21, analyse Chea Leang, « n'était pas seulement exécuté, mais mis en miettes, oblitéré, effacé de la planète ».

Ils réclament 40 ans contre l'ancien Khmer rouge.

Posté le 25 novembre 2009 à 18h34 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (7)

24 novembre 2009

Retour sur la visite de François Fillon au Vietnam

Extrait de l'éditorial d'Alain Sanders du 25 novembre sur le site du quotidien Présent:

Fillon_vietnam Dans l’indifférence générale (y compris de la part d’une certaine « droite nationale » qui a désormais les yeux de Chimène pour Chavez, Castro, l’Iran, la Russie poutinesque et consorts), François Fillon s’est rendu en visite officielle à Hanoï [le 13 novembre NDFC]. C’est-à-dire dans un pays communiste qui a envahi et mis aux liens le libre Sud-Vietnam et qui tient le peuple vietnamien, du nord au sud, sous une dictature féroce. Et cela au moment même où l’on fêtait par ailleurs la chute du Mur de Berlin…

Fillon, que l’on a pu voir se gobergeant sous des portraits géants du sanglant Hô Chi Minh, a salué sans frémir « un nouveau Vietnam ». [...] Et il a fallu que ce soit Le  Nouvel Observateur – eh oui, Times’re changin’ comme chantait Bob Dylan – qui sauve l’honneur en relevant l’indécence de Fillon : « Nouveau [ce Vietnam] ? Ah oui, l’économie de marché. Autrement dit : le capitalisme qui persécute au nom du communisme. C’est épatant, ce machin-là. On appelle ça, là-bas, “les acquis révolutionnaires”. Il ne fait pas bon les critiquer. Cela vous mène en prison. Il ne fait pas bon non plus en dénoncer les profiteurs, cela vous mène en prison mêmement. »

L’excuse éventuelle de Fillon, celle utilisée par les chefs d’Etat ou les Premiers ministres quand ils se rendent – because business – dans des pays infréquentables, c’est de glisser, même mezzo voce, une petite remarque sur l’indispensable respect des droits de l’homme. On n’a même pas eu ça de la part de Fillon. [...] Pire, il est allé déposer une gerbe – et ça donne envie de gerber – au mausolée du tortionnaire Hô Chi Minh. Et il a joué les touristes à ce qu’il – et qu’ils – appelle(nt) Hô Chi Minh-Ville et qui est à jamais pour nous Saïgon. Citons encore, une fois n’est pas coutume, Le Nouvel Observateur : « Par leur simple présence, par la peine qu’ils se sont donnée de se déplacer pour rencontrer les représentants de la dictature, les Fillons que les Etats à prétention démocratique envoient en pareille circonstance dans les Etats totalitaires, sinon pas de contrats, servent à consolider cette dictature, à décourager ses opposants, à les réduire au désespoir au spectacle des salamalecs rendus à leurs persécuteurs. »

Posté le 24 novembre 2009 à 18h34 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (6)

Une communiste haut représentant de l'UE

Catherine Ashton, commissaire européen en charge du commerce, a été désignée haut représentant de l’Union européenne à la politique étrangère et de sécurité. "Ministre des affaires étrangères de l'UE" disent certains. Minute a fouillé sa biographie :

"[Elle] fut, entre 1977 et 1979, la trésorière d’un mouvement [...] : le CND, ou Campaign for Nuclear Disarmament. Cette organisation, qui comptait alors dans les 4000 membres, poursuivait un but unique: le désarmement nucléaire unilatéral. Autant dire que, dans le contexte de l’époque, le CND fut soupçonné par les services de renseignements occidentaux de saper délibérément la défense – et les capacités mentales de résistance – des peuples de l’Ouest, et particulièrement de la Grande-Bretagne où il était né et où il prospérait, au profit de l’Union soviétique. De là à en conclure que le CND était infiltré par des agents de l’Est, voire une création pure et simple de l’Union soviétique ou de l’un de ses satellites, il n’y a qu’un pas qui fut vite franchi. Le CND fut d’ailleurs pénétré, à leur tour, par des agents du MI5, le contre-espionnage britannique, et ses principaux dirigeants placés en permanence sur écoutes. [...]

Il apparaît que, dès le milieu des années 1970, elle en est un membre très actif. Et sans doute efficace puisque, en 1977, à l’âge de 21 ans, elle en devient la trésorière. Elle le restera durant trois ans. [...] Le président de l’époque, John Cox, est membre du Parti communiste. [...] Pour les services de renseignement britanniques, il ne fait en tout cas aucun doute que Cathy Ashton fut une sympathisante communiste, si ce n’est une militante clandestine de cette organisation. En 1977, note le MI5, le CND milite alors « pour l’abandon unilatéral de l’arme nucléaire, des bases nucléaires et des alliances nucléaires du Royaume Uni ». Il exige la sortie du Royaume-Uni de l’Otan. Cathy Ashton est sous surveillance. Le pays est en campagne électorale. Cathy Ashton tourne pour représenter le CND, recruter des adhérents, faire rentrer de l’argent. Elle va de réunion… communiste en réunion communiste. [...]

En 1980, le MI5 la localise aux Pays-Bas, où elle est allée rencontrer un groupe clairement communiste intitulé « Arrêt de la bombe à neutrons ». En décembre 1983, on la voit présider une réunion organisée par « Marxism Today », la revue théorique… du Parti communiste de Grande-Bretagne. En ce début des années 1980 toujours, elle se rend à plusieurs reprises en France pour y rencontrer… des cadres dirigeants du Parti communiste français. En est-il qui accepteront, maintenant, d’en témoigner? De raconter pourquoi cet te inconnue, officiellement en charge de rien, était reçue au siège du PCF et « à haut niveau »? Georges Marchais, qui en était le premier secrétaire à l’époque, est mort. Mais ce n’est pas lui qui était en charge des relations internationales. Et les archives du PCF existent. Il n’appartient qu’à Marie-George Buffet de les faire ouvrir. [...]

Un quart de siècle plus tard, le CND existe toujours. Son actuel patronne s’appelle Kate Hudson, et elle est membre du Parti communiste de Grande-Bretagne. Catherine Ashton, elle, a fait carrière au Parti travailliste dans le sillage de Tony Blair [...] La semaine prochaine, le Parlement européen doit encore auditionner Cathy Ashton. Une sorte de « grand oral » à l’issue duquel, si elle est adoubée, elle pourra entrer en fonctions le 1er décembre. Mais le Parlement européen a le pouvoir de bloquer sa nomination. Encore faut-il que les bonnes questions lui soient posées pour que les réponses qui pourraient amener les chefs d’Etat et de gouvernement à retirer sa candidature soient fournies."

Posté le 24 novembre 2009 à 08h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

23 novembre 2009

Du communisme à l'UE : la même idéologie ?

Le petit-fils et homonyme de l'ancien dirigeant communiste yougoslave, Josip Broz dit Tito, a été élu président du Nouveau parti communiste serbe qui a été créé hier. Lors du congrès fondateur, Josip Broz a déclaré :

"Nous luttons pour le respect de l'Histoire. Notre idéologie est celle de l'Union européenne, mais nous n'allons pas accepter à tout prix les chantages de l'Union".

Posté le 23 novembre 2009 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

17 novembre 2009

L'UMP apprend vite au contact du Parti Communiste Chinois

Ump-chine-tunisie Suite au protocole controversé passé par Xavier Bertrand, au nom de l'UMP, avec le Parti Communiste Chinois (PCC), on se demande si l'UMP ne rêve pas de devenir le parti unique de France.

Tien an men Les Identitaires qui souhaitaient protester à Nice contre cet accord honteux viennent de l'apprendre à leurs dépens. Ils avaient décidé de se rendre dans le hall d'entrée de la permanence UMP de Nice pour y déployer une banderole où était inscrit en solidarité avec le peuple tibétain "Liberta per lou Tibet". Bien mal leur en a pris : une cinquantaine de policiers, dont certains en tenue d’intervention, ont rapidement investi le hall et menotté les militants identitaires, au nombre d’une quinzaine, puis les ont violemment traînés à l’extérieur. Une dizaine d'entre eux ont été emmenés au commissariat pour "entrave à la liberté de circulation et de refus d’obtempérer" mais ont été libérés deux heures après.

Le patron de l'UMP à Nice est Christian Estrosi, ministre chargé de l'industrie et maire de Nice ....  

Posté le 17 novembre 2009 à 19h31 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

16 novembre 2009

"La mission 1+1" en pays communiste

Alors que pourrions-nous faire en France? La "mission 1+1" a l'objectif suivant : chaque catholique amène un non-croyant à la messe le dimanche suivant. Cela se passe dans une paroisse de Chine : 
"Tous les paroissiens ont été invités à participer activement à la mission par une initiative concrète : chacun doit amener un non chrétien à l’Eglise. Pour soutenir cet engagement, la paroisse offre chaque dimanche un échange d’expériences fondé sur les documents cités [Le décret Ad Gentes du Concile Vatican II, le message du Saint-Père Benoît XVI sur l’évangélisation et la méthode de l’évangélisation. NDL].
Cette rencontre dominicale avant la messe est aussi un moment de mise à jour de la situation et d’amélioration de l’engagement missionnaire. La paroisse de Zhong Xin Qiao compte plus de 1.000 fidèles et est très active dans l’évangélisation et dans la pastorale, à travers différentes initiatives, comme le service social, la promotion de la vie matrimoniale pas seulement des catholiques, l’aide à la vie familiale, la croissance intégrale des jeunes et des enfants.
La paroisse offre une messe pour les enfants et la messe des familles (les enfants avec leurs parents). Pendant le camp d’été, les opérateurs pastoraux et les catéchistes ont emmené les jeunes à la maison de retraite et à l’orphelinat, pour que les jeunes aient le sens de la charité chrétienne dès leur plus jeune âge". 

Posté le 16 novembre 2009 à 21h50 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

13 novembre 2009

Les célébrations anniversaires de la chute du Mur sont vite oubliées

François Fillon, en voyage au Vietnam communiste, a rendu hommage aujourd'hui à Ho Chi Minh en déposant une gerbe devant son mausolée.

Il faut dire qu'Ho Chi Minh a été initié en France au communisme par le directeur de L'Humanité, Marcel Cachin. Au congrès de Tours du 25 décembre 1920, il est même l'un des pères fondateurs du Parti communiste français. Convoqué en mai 1923 à Moscou, il y a suivi la formation du komintern et va créer des réseaux au Vietnam grâce au PC chinois. On connaît la suite.

Le Mur est tombé, mais pas le communisme.

Posté le 13 novembre 2009 à 17h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

12 novembre 2009

Le Mur de Berlin est tombé

... mais n'empêche pas George Frêche de jouer son élection en se déclarant "lénino-écologiste".

Posté le 12 novembre 2009 à 17h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

"Intégriste"

D'Ivan Rioufol :

"Toujours cette comparaison poussive, qui revient à l'occasion de la commémoration, ce lundi, du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin: à l'effondrement du communisme répondrait l'effondrement du capitalisme. Que le capitalisme soit contestable dans sa version ultralibérale, c'est l'évidence. Un sondage rappelle ce matin que 11% des personnes interrogées dans 27 pays considèrent que l'économie capitaliste fonctionne correctement. Bien que libéral, je suis de ceux qui pensent que des régulations sont effectivement nécessaires, ne serait-ce que pour éviter les concurrences déloyales. Mais faut-il rappeler que le communisme a fait des dizaines de millions de morts, tandis que le capitalisme a enrichi des dizaines de millions de personnes, y compris dans les pays pauvres? Il est indécent de soutenir une équivalence entre les deux systèmes.

Un même relativisme tente d'ailleurs, très régulièrement, de mettre en parallèle l'intégrisme islamique et l'intégrisme chrétien, comme si les adeptes d'Oussama Ben Laden étaient comparables, dans leur dangerosité, à ceux de Mgr Marcel Lefebvre. Voudrait-on banaliser le risque que représente la dictature islamiste que l'on ne s'y prendrait pas autrement."

Posté le 12 novembre 2009 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

10 novembre 2009

Nadine Morano aurait mieux fait de se taire

Trouvée dans Minute, cette citation de Nadine Morano, qui a défendu l’accord entre l’UMP et le Parti communiste chinois, dimanche 1er novembre, dans l'émission Dimanche + sur Canal + :

"Xavier Bertrand est allé, avec son discours direct comme il sait le faire, engager un dialogue avec ce parti qui est quand même le premier parti chinois ! »

Et pour cause Nunuche, les autres sont interdits !"

Posté le 10 novembre 2009 à 08h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Mur de Berlin : faire tomber le mur de la désinformation

Plusieurs articles viennent remettre les idées à l'endroit. Celui de Jacques Garello :

"Je suis étonné qu’aujourd’hui, peut-être par calcul, un grand nombre de commentateurs nous présente la chute du mur de Berlin comme l’issue d’une compétition entre systèmes économiques : capitalisme contre socialisme, marché contre plan. Car ce ne sont pas les pénuries qui traumatisaient les peuples de l’Est, mais le poids étouffant de l’Etat, du parti, de la police, et surtout le sentiment de ne plus être maître de son destin, confisqué par la société. Les pénuries, on s’en accommodait, le marché noir rendait son office. Dans certains pays on bénéficiait même d’une certaine liberté économique ; j’avais remarqué après la vague des nationalisations françaises de 1981 que le secteur public était plus développé en France qu’en Hongrie. A Paris on nationalisait les banques, à Budapest des banques privées étrangères s’installaient. [...]

L’erreur des communistes n’était pas sur l’économie, mais sur l’homme : une erreur « anthropologique », une ignorance de la vraie nature de l’être humain, de sa vocation, de son intrinsèque dignité. Ou, si l’on préfère, il y avait erreur économique parce qu’en amont il y avait erreur anthropologique, car l’on ne prive pas l’homme de sa liberté, de son droit à l’initiative, de son esprit de création, de sa responsabilité et de sa propriété sans que cela n’ait des effets désastreux sur la production et les revenus. Il serait donc historiquement et philosophiquement plus sain de voir la chute du mur de Berlin comme la victoire de l’humanisme sur le totalitarisme, des droits individuels sur le collectivisme. [...]

Très vite les marxistes exclus de la vie publique ont reconstitué leurs forces. [...] Ces rouges peints en verts ont simplement décliné le catéchisme qu’ils avaient récité dans leur jeunesse : le Nord contre le Sud, les nations bourgeoises contre les prolétaires, le commerce exploitant les pauvres, la finance corrompue, et derrière tout cela le Grand Satan des Etats-Unis, impérialiste, raciste : en un mot capitaliste. [...] Aujourd’hui, c’est l’heure des « idiots utiles », indispensables courroies de transmission de la Révolution Prolétarienne expliquait Lénine. [...] Les idiots utiles ont adoré Obama, ils refondent le capitalisme, ils vont semer le doute et la division pour mieux garder leurs trônes aseptisés. Pour retrouver le sens de la chute du mur de Berlin, il faut donc remonter à la source : que faisons-nous de la liberté et de la dignité de la personne humaine ?"

Ceux de Philippe Edmond :

"Lorsque Mikhaïl Gorbatchev arrive au pouvoir en URSS, en mars 1985, les Occidentaux sont sceptiques sur sa capacité à réformer le système soviétique. Le pape slave, lui, sent très vite qu'il se passe quelque chose, que la glasnost et la perestroïka vont lui permettre de pousser son avantage. Notamment de contraindre le général Jaruzelski, en 1988, au dialogue avec Solidarnosc, le syndicat interdit qu'il est venu spectaculairement conforter à deux reprises, en 1983 et en 1987. A Moscou, à l'occasion du millénaire de l'Eglise russe en juin 1988, Jean-Paul II envoie son « Premier ministre », le cardinal Casaroli, entamer un vrai dialogue avec Gorbatchev : celui-ci, pris au piège de sa propre stratégie réformatrice, assure que le temps de la lutte antireligieuse est terminé, et accepte le principe d'une rencontre avec le pape. Gorbatchev au Vatican ! Le 1er décembre 1989, quand le chef du communisme mondial vient rencontrer le chef de l'Eglise catholique à Rome, les jeux sont faits : le Mur est tombé, son régime entre en agonie."

"Le refus par François Mitterrand d'accepter la libération de l'Europe de l'est est constamment influencée par deux facteurs essentiels : Le poids de l’idéologie socialise, nourrie de sa foi dans le « progrès » et par la tradition de complicité entre socialistes et communistes. Sa haine des nations."

"Les archives les plus secrètes des délibérations du Comité Central du Parti Communiste de l'URSS Révélées par le dissident Boukovski racontent une toute autre histoire [que les mensonges de Gorbatchev]. Fausse "détente" gorbatchévienne préparée de longue date par le KGB, soutien au terrorisme international passant en particulier par la RDA et subventions aux partis communistes, au delà même de ce que disaient les anti communistes et misères secrètes d'un système en faillite qui n'arrive même plus à fournir 30 000 tonnes de viande aux polonais."

Posté le 10 novembre 2009 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

09 novembre 2009

Lech Walesa fustige les "héros" de la dernière heure

Interrogé de Berlin, le chef historique du syndicat polonais Solidarité Lech Walesa a déclaré :

"Il ne faut pas rire, Gorbatchev n'a jamais voulu renverser le communisme, ni le mur de Berlin, ce n'était pas sur son chemin. (...) La vérité est que la part revient à hauteur de 50 % au pape Jean Paul II, 30 % à Solidarité et à Lech Walesa et seulement de 20 % au reste du monde." "Ce qui m'attriste aujourd'hui, c'est qu'on fait des héros de ceux qui ne l'ont pas été".

Posté le 9 novembre 2009 à 15h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

Le Mur est tombé, mais il y a toujours des tyrannies

Bruno Gollnisch raconte dans Présent son 9 novembre 1989 :

M "Je me trouvais à Berlin avec la vingtaine de membres de la Commission juridique du Parlement européen, dont trois Français. Notre réunion avait lieu au Reichstag, l’ancien Parlement allemand (qui l’est redevenu après la réunification). Il était à la limite des deux Berlin. De ma fenêtre, je plongeais sur la ligne de démarcation, le no man’s land, les barbelés électrifiés, les miradors, le Mur… et, côté ouest, les humbles croix de bois aux noms de ceux qui étaient morts en tentant de fuir le prétendu «paradis socialiste».

Que de symboles ! Notre commission était présidée par le comte Franz Ludwig von Stauffenberg, le fils du colonel Claus von Stauffenberg, qui tenta de tuer Hitler et y laissa la vie. Nous avions travaillé sérieusement deux ou trois jours. Mais, comme nos travaux avaient pris fin le 9 en début d’après-midi, je décidais, avec un de mes collègues, Marc Reymann, député centriste alsacien avec lequel j’avais les meilleures relations, de « sécher » les mondanités… et de « passer » à l’Est, pour voir ! Forts de nos passeports quasi diplomatiques, nous avons pris le métro, dont la ligne s’interrompait pour faire place aux contrôles. [...] Je suis ressorti « dans les formes » qui avaient lieu depuis des décennies, par le fameux « Check Point Charlie », avec ses chicanes, ses postes de contrôle ; les mitraillettes braquées, les miroirs qui renvoient votre effigie au Vopo, pour lui permettre de mieux voir si votre visage trahit de la crainte ou l’émotion que doivent ressentir les transfuges…

J’ai fait partie, à mon insu, des tout derniers à devoir subir ces contrôles. Le Mur est « tombé » sans que je me doute de rien, quand j’embarquais dans l’avion qui me ramenait à Lyon. C’est ma femme qui me l’a appris, alors que je la trouvais, devant la télévision, en rentrant chez moi peu avant minuit. Il aurait pu subsister, et j’affirme que personne ne pensait que cela put être aussi rapide. [...] Le Mur est « tombé » mais de quel côté ? [...] Je viens de lire une conférence de mon ancien collègue et président de la Commission juridique de ce Parlement, le « démocrate-chrétien » Franz Ludwig von Stauffenberg, « L’Union européenne et l’Etat de droit », Exposé à l’occasion de la 24e assemblée générale de l’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) du 25 avril 2009 à l’hôtel national à Berne. Brochure publiée en juillet 2009. Page 13, il y dit notamment : «La séparation des pouvoirs, qui est une conditions de l’Etat de droit depuis Montesquieu, est bel et bien morte au sein de l’Union européenne.» [...] Sur le traité de Lisbonne, ses réflexions sont de la même veine. [...] Il est des tyrannies plus subtiles que celles dont nous avons été délivrés ce 9 novembre 1989. Contre ces tyrannies nouvelles, les dissidents, aujourd’hui, c’est nous."

Posté le 9 novembre 2009 à 13h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

La Chute du Mur : le rôle de Jean-Paul II

De l'aveu même de Mikhaïl Gorbatchev :

"Rien de ce qui s’est passé à l’Est n’aurait pu se produire sans ce pape-là".

Posté le 9 novembre 2009 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

08 novembre 2009

Gérard Larcher désapprouve l'accord UMP-PC Chinois

Invité du « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI », le président du Sénat a critiqué le protocole signé par Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, avec le parti communiste chinois.

Posté le 8 novembre 2009 à 21h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

07 novembre 2009

Des hommes ne sont pas tombés pour que leurs fils soient enchaînés

Communiqué d'Europae Gentes :

B "Le 9 Novembre 1989, le mur de Berlin tombait et avec lui le totalitarisme soviétique. Personne n’aurait pu imaginer, quelques jours auparavant, un tel évènement. Pourtant, une longue période de 70 ans d’un totalitarisme sanglant et négateur de toutes formes de liberté et d’humanité, venait de se clôturer.

20 ans après ce moment fondateur d’un nouvel espoir pour tous les Européens, le Projet Apache et Europae Gentes s’associent pour un rassemblement le 9 novembre 2009 à Paris.

Rendez vous 19h30 Place du Trocadéro
. Rassemblement du souvenir mais aussi rassemblement de contestation des néo-totalitarismes: lois liberticides, flicage généralisé, Hadopi, Halde et autres autorités inquisitoriales, sont autant d'avatars "soft" des régimes qui ensanglantèrent le XXème siècle."

Posté le 7 novembre 2009 à 11h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

02 novembre 2009

Les virus mutants du communisme

C Depuis 1917 et jusqu’à nos jours, le communisme n’a cessé de perpétrer son crime immense contre l’humanité, contre la vérité, contre la liberté (voir les complices de cette horreur : 1, 2, 3, 4). Après le meurtre d’au moins cent millions d’hommes, il tue toujours là où il est au pouvoir. Mais ses virus mutants, ceux du soi-disant antiracisme ou de la manipulation écolocratique constituent encore des dangers plus menaçants pour l’humanité que ceux des grippes. Aussi,

  • 82 ans après l’instauration du pouvoir des soviets en Russie (Sovnarkom), 8 novembre 1917
  • 20 ans après la chute du mur de Berlin, 9 novembre 1989
  • 12 ans après la première journée de procès international de ses crimes (affaire Boudarel) organisée par Chrétienté-Solidarité.

Chrétienté-Solidarité organise une veillée de mémoire et de prière pour les victimes du communisme, le samedi 7 novembre de 18h à 21h, place du Président Edouard Herriot, Paris 7ème (à côté de l’Assemblée nationale). La veillée de prière sera animée par un prêtre, les chants assurés par Jacques Arnould et le Choeur Montjoie Saint Denis.

Posté le 2 novembre 2009 à 16h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

31 octobre 2009

Un évêque victime du communisme, béatifié

Zoltan Meszlenyi, un évêque hongrois mort sous la torture du régime communiste en 1951, a été béatifié samedi. Le cardinal Peter Erdo a déclaré :

"Il est le premier religieux victime des persécutions staliniennes a être béatifié".

Zoltan Meszlenyi avait été emprisonné et torturé à mort en 1951 sur les ordres du dictateur stalinien hongrois Matyas Rakosi pour avoir pris la tête de l'église catholique hongroise après l'emprisonnement de son prédécesseur, Joseph Mindszenty, un farouche opposant au régime en place. La mort de Zoltan Meszlenyi avait été annoncée trois ans plus tard, et ses cendres ont été enterrées en secret en 1966 dans la cathédrale d'Esztergom.

Zoltan Meszlenyi, dont la béatification a été approuvée par le pape Benoit XVI en juillet dernier, est le 28ème citoyen hongrois à être béatifié. Le nom de Joseph Mindszenty figure aussi une une liste de Hongrois qui attendent que leur béatification soit approuvée par le pape.

Posté le 31 octobre 2009 à 23h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

30 octobre 2009

Une veillée de prières à Paris pour les victimes du communisme

Chretiente_solidarite Suite à l'accord conclu entre l'UMP et le Parti communiste chinois, Chrétienté Solidarité organise une veillée de mémoire et de prière pour les victimes du communisme le samedi 7 novembre de 18 h à 21 h, place du Président Edouard Herriot, Paris 7ème (à côté de l’Assemblée nationale). Extrait du communiqué de Bernard Antony:

En cette fin d'octobre 2009, notre rassemblement [...] sera aussi un acte de protestation public du Pays Libre contre le protocole d'accord signé entre l'UMP, parti présidentiel au pouvoir, et le Parti communiste chinois responsable de la mort de plus de 65 millions d'êtres humains (source : Livre Noir du Communisme) et sous le joug duquel des dizaines de milliers de Chinois et de Tibétains sont toujours enfermés dans le système concentrationnaire du laogaï.

Posté le 30 octobre 2009 à 20h57 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (2)

Députés godillots

L'Observatoire du Parlement revient sur les timides oppositions de députés UMP à l'accord de leur parti avec le Parti communiste chinois :

G "Seuls quelques parlementaires UMP ont pris la parole contre l’accord conclu entre le l’UMP et le PC Chinois [...]. Aucun pour autant n’a envisagé de démissionner, aucun groupe ne s’est constitué pour réclamer la dénonciation de cet accord. On imagine ce qu’aurait écrit Raymond Aron ou Pierre Clostermann si le même accord avait été signé il y a dix ans. De nos jours, le Figaro se contente de faire la recension de la signature de l’accord et des quelques déclarations des parlementaires « gênés » par cette signature. Au même moment, 40 parlementaires démocrates refusent le plan de sécurité sociale d’Obama si celui-ci comprend un financement de l’avortement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les députés américains sont beaucoup plus sensibles à l’opinion de leurs électeurs et aux engagements qu’ils ont pris envers eux que ne le sont les parlementaires français, toujours prompts à suivre la ligne du parti et du chef !"

Posté le 30 octobre 2009 à 08h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

28 octobre 2009

UMP-PCC : Lionnel Luca fait des émules

P La réaction du député Luca à l'accord entre l'UMP et le PC chinois a entraîné d'autres réactions, comme celle de Yves Nicolin (Loire). De même Dominique Tian (Bouches-du-Rhône) ironise :

"Pourquoi n'a-t-on pas des relations avec le parti au pouvoir en Corée du Nord ou à Cuba ? Je comprends qu'il soit nécessaire pour la France d'avoir des relations d'État à État avec la Chine. Mais il n'est pas acceptable d'entretenir des relations de parti à parti. Le PCC n'est pas un parti démocratique".

Le député isérois Jacques Remiller ajoute :

"Ce protocole signé en catimini est inopportun de la part du pays des droits de l'homme. Sur le terrain, je vois que les électeurs sont déstabilisés".

Confronté à cet agacement, Xavier Bertrand rencontrera les députés mécontents au Palais Bourbon mercredi en milieu de journée. Lionnel Luca est sans illusion :

"Il va nous remettre le mémorandum conclu entre l'UMP et le PCC et nous faire une explication de texte. Mais quelles que soient les explications, cela ne changera rien. Au moment où Xavier Bertrand était à Pékin pour signer le protocole, trois Tibétains étaient exécutés."

Jacques Domergue, député de l'Hérault, dit quant à lui sa "grande incompréhension".

Posté le 28 octobre 2009 à 05h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

27 octobre 2009

Accord UMP-PC chinois : Lionnel Luca se met en grève

L Nous en avions parlé ici. Pour protester contre le protocole d’accord entre l’UMP et le PC chinois signé par Xavier Bertrand à l’occasion de son déplacement à Pékin, le député des Alpes-Maritimes Lionnel Luca a décidé de se mettre en «grève passive». Il se retire du Conseil national et de la commission d’investitures électorales de l’UMP.

Posté le 27 octobre 2009 à 10h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

24 octobre 2009

Ukraine : la première dame contre Lénine

Lu ici :

"Les Ukrainiens doivent exiger la démolition des monuments aux leaders communistes qui ornent encore les villes du pays, a déclaré l'épouse du président ukrainien Ekaterina Iouchtchenko lors d'un entretien à l'Université Catholique d'Ukraine.

"Notre culture et notre spiritualité ont subi une déformation et leur renaissance prendra beaucoup de temps. Dans beaucoup de ville et villages du centre et de l'est de l'Ukraine, on voit jusqu'à présent des monuments aux leaders soviétiques, tels que Lénine. Le plus cynique, c'est que ces monuments sont érigés à proximité des églises. Les fidèles et des prêtres ont le droit d'exiger le retrait de ces monuments. Tant que les paroisses ne seront pas délivrées de ces idoles, elles ne seront pas en mesure d'obtenir la bénédiction de Dieu", a déclaré Mme Iouchtchenko.

Hier, la première lady ukrainienne a inauguré à Lviv (ouest de l'Ukraine, non russophone) une exposition sur "La spiritualité réprimée. La destruction par le régime communiste de l'Eglise, de la religion et du culte en Ukraine dans les années 20-80 du XXème siècle".

Puis ici :

"Un monument à Lénine a été profané et sérieusement endommagé jeudi à Krasnoe Selo (banlieue pétersbourgeoise) par des inconnus, a annoncé jeudi une source policière".

Posté le 24 octobre 2009 à 08h45 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

22 octobre 2009

Accord entre le parti communiste chinois et l'UMP

S Non, il ne s'agit pas d'un accord diplomatique entre deux pays, mais d'un accord entre deux partis politiques. Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a signé aujourd'hui un protocole entre son parti et le Parti communiste chinois (PCC) :

"Cela veut dire, sur de nombreux sujets, par exemple sur l'environnement ou l'avenir de l'Europe, multiplier les échanges entre dirigeants mais aussi entre cadres et élus du parti".

Rappelons que :

"Le communisme est intrinsèquement pervers, et l'on ne peut admettre sur aucun terrain la collaboration avec lui de la part de quiconque veut sauver la civilisation chrétienne."

Posté le 22 octobre 2009 à 13h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

"la gauche est marquée par une empreinte stalinienne"

...dixit Malek Boutih, secrétaire national du PS chargé des questions de société.

Posté le 22 octobre 2009 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

21 octobre 2009

Hommage à Rome pour le père Popieluszko

Après la Pologne, c'est l'Italie qui rend hommage au père Popieluszko à l'occasion du Festival du Film à Rome où le film du cinéaste polonais Rafal Wieczynski, Jerzy Popieluszko retraçant la vie du prêtre torturé à mort par trois miliciens et jeté dans la Vistule en 1984, a été présenté hier hors concours en première mondiale.

A cette occasion,  l'ancien président polonais Lech Walesa, qui joue son propre rôle dans le film, est venu à Rome et a déclaré :

"Sans l'Église et sans le sacrifice de Popieluszko, la Pologne aurait disparu de la carte." 

Espérons que ce film (sept mille figurants, deux ans de préparation, sept mois de tournage dans quatorze villes) ne sera pas ignoré en France par la distribution comme l'avait été Katyn...

Posté le 21 octobre 2009 à 16h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

20 octobre 2009

Le père Jerzy Popieluszko : un saint pour notre temps

Lu dans Présent :

P "Vingt-cinq ans jour pour jour après son assassinat par la police politique communiste, la sinistre et redoutable SB, le 19 octobre 1984, le président polonais Lech Kaczynski a décerné lundi à titre posthume l’Ordre de l’Aigle blanc, la plus haute distinction polonaise, au père Jerzy Popieluszko, l’aumônier de Solidarnosc, dont le souvenir et l’exemple doivent rester vivaces pour les nouvelles générations.

La cérémonie s’est déroulée à l’issue d’une messe solennelle célébrée par l’archevêque de Varsovie, Mgr Kazimierz Nycz, en l‘église de Saint-Stanislaw Kostka, [...] où le père Popieluszko avait décidé dès le lendemain de l’instauration l‘état de guerre, le 13 décembre 1981 par le général Jaruzelski, de célébrer chaque mois une «Messe pour la Patrie et tous ceux qui souffrent pour elle» qui réunissait le dimanche soir des milliers d’habitants de la capitale ayant le courage de défier la loi martiale. [...]

Enlevé par trois officiers de la SB le 19 octobre 1984, après avoir célébré à Bydgoszcz (centre du pays) sa dernière messe, le père Popieluszko fut retrouvé mort quelques jours plus tard ligoté et atrocement mutilé dans un sac jeté dans les eaux de la Vistule, à 120 km au nord de Varsovie. [...] Assassiné dans la force de l‘âge (il n’avait alors que 37 ans) parce qu’il voulait continuer à prêcher « à temps et à contretemps » la vérité quoi qu’il en coûte et défiait ouvertement le régime du général Jaruzelski, le père Jerzy (Georges en polonais) symbolise donc mieux que tout autre – aux yeux des Polonais – la résistance commune de l’opposition démocratique et de l’Eglise catholique terrassant le dragon du communisme athée. C’est donc un véritable saint pour notre temps ! Dès mai 2001, son procès en béatification fut d’ailleurs ouvert".

Posté le 20 octobre 2009 à 13h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

09 octobre 2009

Des militants d’extrême gauche s’en prennent à l’armée

Le 7 octobre, une quinzaine de personnes rassemblés au nom de plusieurs collectifs (Nouveau parti anticapitaliste, Mouvement de la paix, Agir contre la guerre, etc…) ont manifesté devant la caserne de Reuilly, à Paris, qui est notamment le siège du Centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA). Ils ont également arrosé la façade du CIRFA de peinture rouge et apergé de mercurochrome l’intérieur du bâtiment.

13 manifestants se sont fait cueillir par la police, qui les a ensuite relâchés. Ils devraient être poursuivis pour “dégradation de bien public en réunion” et l’armée de Terre a l’intention de porter plainte.

Posté le 9 octobre 2009 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

05 octobre 2009

La doctrine sociale de l'Eglise manipulée

W La Croix consacre un dossier à la DSE. A cette occasion, Michel Kubler présente 4 figures "de la pensée sociale". Cela commence avec Léon XIII, l'auteur de Rerum Novarum, et se termine avec Chico Whitaker, l’un des fondateurs du Forum social mondial à Porto Alegre. Le problème de Chico Whitaker, c'est que, derrière ses convictions chrétiennes, cet ancien secrétaire de la Commission Justice et Paix de la conférence épiscopale brésilienne est un partisan de la théologie de la Libération. Ce que ne cache pas Michel Kubler. Théologie clairement condamnée par Rome dans un document signé par un certain cardinal Ratzinger, Instructions sur quelques aspects de la théologie de la libération, dans laquelle on peut lire :

"Dans la mesure où ils demeurent réellement marxistes, ces courants continuent à se rattacher à un certain nombre de thèses fondamentales qui ne sont pas compatibles avec la conception chrétienne de l’homme et de la société. Rappelons que l’athéisme et la négation de la personne humaine, de sa liberté et de ses droits, sont au centre de la conception marxiste. Celle-ci contient donc des erreurs qui menacent directement les vérités de foi sur la destinée éternelle des personnes. De plus, vouloir intégrer à la théologie une « analyse » dont les critères d’interprétation dépendent de cette conception athée, c’est s’enfermer dans de ruineuses contradictions."

Il a également travaillé 2 ans pour le CCFD, association peu orthodoxe, et il est un ancien membre du Parti des travailleurs de Lula.

Posté le 5 octobre 2009 à 20h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

01 octobre 2009

L'indécence de Libération

Sous la plume d'Alain Sanders dans Présent :

L

"Il faut se pincer les yeux pour y croire. Libération, journal gauchardingue dont le directeur fut Serge July, ancien de l’UNEF, du mouvement du 22 Mars, maoïste de la Gauche prolétarienne, consacre un « cahier spécial » (29 septembre) à la Chine communiste. Sous le titre : «Tabous de la mémoire». Le tout à l’occasion du 60e anniversaire de la République dite populaire. On nous y « révèle », par exemple, que «la Grande Famine emporta, de 1959 à 1962, entre 30 et 50 millions de Chinois». Avec ce commentaire : «Le sujet reste tabou mais dans la région de Xinyang, on met Mao en cause du bout des lèvres.» Quel scoop, en effet…

Mais, loin de la région du Xinyang, ce qui nous intéresse, c’est l’engagement maoïste dans les années 1960-1970 de toute une frange d’intellos français. Qui ne pouvaient ignorer ce qui se passait dans les camps de la mort maoïstes. Et qui militèrent néanmoins pour le maoïsme en France. Et qui ont tendance, semble-t-il, loin de toute repentance même anecdotique, à vouloir nous expliquer pourquoi ils ont eu raison d’avoir tort

On ne voudrait pas encombrer ce journal de tous ceux-là qui, toute honte bue, ont pris du bide, des décorations, des postes de hauts fonctionnaires et le fric qui va avec. Mais citons-en quand même quelques-uns : d’Alain Geismar, fondateur de la Gauche prolétarienne et qu’on retrouva dans la peau d’un inspecteur général de l’Education nationale, au docteur Gérard Miller, qui fait psy psy partout chez Laurent Ruquier ; en passant par Roland Castro, architecte distingué ; son homonyme Gilbert Castro qu’on retrouva un temps producteur de musique pop ; Philippe Bardet, qu’on vit, lui aussi, dans la peau d’un inspecteur de l’Education nationale ; Blandine Barret-Kriegel qui reçut la Légion d’honneur ; René Frydman (jadis conseiller de Kouchner), titulaire de l’Ordre du Mérite ; Dominique Gambier, titulaire des palmes académiques ; Thiennot Grumbach, décoré de la Légion d’honneur ; Didier Truchot qui fut PDG d’IPSOS ; Jean-Luc Salmon ; Olivier Rolin qu’on retrouva au Seuil ; etc."

Liste non exhaustive.

Posté le 1 octobre 2009 à 14h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

21 septembre 2009

Vietnam : les biens de l'Eglise resteront confisqués

Le gouvernement vietnamien a tenu à exprimer publiquement sa volonté de ne pas céder aux revendications de la communauté catholique et du Vatican, concernant la restitution des biens d'Eglise confisqués par l'État au moment de l'établissement du régime socialiste.

Un peu comme en France...

Posté le 21 septembre 2009 à 22h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

11 septembre 2009

Et maintenant l'ouverture vers les communistes

Le ministre du Budget prendra part, dimanche, à un débat de la Fête de l’Humanité. Le thème : « Comment sortir de la crise ? ». Il aura pour contradicteurs deux économistes, Yves Dimicoli, par ailleurs membre du conseil national du Parti communiste, et Pierre Ivorra. À ce jour, Éric Woerth et Frédéric Mitterrand sont les seuls membres du gouvernement à avoir confirmé leur présence à cette fête emblématique de la gauche marxiste.

Imaginons un instant les réactions, s'ils s'étaient rendus à une fête du Front National, ne serait-ce que pour débattre.

Posté le 11 septembre 2009 à 12h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

08 septembre 2009

En 1909, Hitler et Lénine se connaissaient-ils ?

Lu dans Minute :

C "Un dessin stupéfiant vient de refaire surface selon le « Daily Telegraph » à l’origine de la découverte : il représenterait le jeune Adolf Hitler jouant aux échecs avec Lénine en exil à Vienne. Cette scène croquée sur le vif par Emma Lowenstramm, le professeur de dessin d’origine juive d’Hitler, est daté de 1909 et signé au dos par les deux hommes. Communisme et nazisme, la comparaison deviendrait-elle enfin autorisée ?"

Il s'agirait d'un faux (cf. commentaires).

Posté le 8 septembre 2009 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

02 septembre 2009

Amnistie de prisonniers dans le Vietnam communiste

... sauf pour un prêtre catholique, au motif qu'il n'a pas encore accompli de progrès en matière de « rééducation » et ne réunissait donc pas les conditions lui permettant de bénéficier de cette mesure.

Posté le 2 septembre 2009 à 05h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

24 août 2009

Staline = Hitler. L'Eglise l'a toujours dit, c'est aujourd'hui officiel

Lu sur Radio Vatican, "la voix du Pape et de l'Eglise en dialogue dans le monde" :

"Ce dimanche, 23 août, on célèbre pour la première fois une journée européenne du souvenir des victimes du stalinisme et du nazisme. Le jour retenu correspond à l'anniversaire de la signature du pacte Molotov- Ribbentrop, en 1939, qui scella le partage de l'Europe entre Hitler, à l'Ouest, et Staline, à l'Est. Le 3 juillet dernier, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe a donc mis pour la première fois le nazisme et le stalinisme sur un même pied d’égalité. C’est une nouveauté sauf pour l’Eglise catholique. Dans les années 30 déjà, on l’oublie trop souvent, le Pape Pie XI avait condamné sans équivoque les deux idéologies totalitaires du XXème siècle, les deux forces du mal, Hitler et Staline [Un entretien à écouter. NDL] (...)

Une résolution récente de l'Organisation de coopération et de sécurité en Europe, proposée par la Lituanie et la Slovénie, a condamné d'un même mouvement le nazisme et stalinisme et c’est une première. Dans les pays d’Europe centrale et de l’Est, les catholiques sont nombreux à saluer cette initiative. Ainsi, la commission Justice et Paix de l’épiscopat slovène invite les chrétiens à s’associer à cette journée [Un entretien à écouter. NDL]" .

Lire ici aussi.

Posté le 24 août 2009 à 00h26 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

30 juillet 2009

Forte mobilisation des catholiques au Vietnam

T 10 jours après la violente attaque policière contre la communauté paroissiale de Tam Toa (photo), le climat des relations entre catholiques et forces de sécurité n'a cessé de se détériorer. Dimanche 26 juillet, la mobilisation des 19 doyennés du diocèse de Vinh, second plus grand diocèse du Vietnam après celui de Xuân Lôc, a été complète. 170 prêtres, 420 religieuses et un demi-million de fidèles se sont rassemblés pour des protestations pacifiques. Cette manifestation populaire est la plus importante qu'ait jamais connue le Vietnam. Des heurts entre les communautés catholiques et les forces de l'ordre ont eu lieu ; plusieurs prêtres ont été l'objet d'agressions délibérées de la police et deux d'entre eux ont été grièvement blessés. Depuis l'attaque policière du 20 juillet, la paroisse est devenue un lieu de pèlerinage où des délégations paroissiales viennent prier et exprimer leur solidarité avec cette communauté agressée.

La police, accompagnée de groupes d'hommes de main, s'est montrée particulièrement agressive. Dans la matinée du 27 juillet, le P. Paul Nguyên Dinh Phu, curé de Du Lôc, faisait partie d'un groupe de quatre prêtres et d'environ 100 fidèles en visite à Tam Toa. Alors que les pèlerins essayaient de pénétrer sur le terrain de l'église en ruines, une rixe éclata entre eux et les policiers. Alors qu'il se portait au secours d'une femme tabassée par les policiers, le prêtre fut pris à partie et frappé à la tête et au visage par une trentaine de policiers. Il a été alors transporté à l'hôpital.

Dans l'après-midi du lendemain, le P. Pierre Ngô Thê Binh, au nom de l'évêché, avait pris rendez-vous avec un haut fonctionnaire dans l'établissement où était soigné son confrère. Au sortir de l'hôpital, le prêtre est tombé dans une embuscade tendue par une centaine d'hommes de main des autorités. Il fut, lui aussi, violemment agressé, jeté à terre et laissé gisant sur le sol.

Tout au long de ces jours de crise, l'évêché de Vinh a joué un rôle prépondérant dans le mouvement de protestation contre les violences policières. Des communiqués émanant de lui ont établi la version authentique des faits et ont réfuté soigneusement les fausses accusations portées par les médias officiels.

Posté le 30 juillet 2009 à 21h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

L'Eglise catholique d'Ukraine, détruite par l'URSS

Une lettre de décembre 1945 de Nikita Khrouchtchev à Joseph Staline, récemment découverte, prouve que les dirigeants soviétiques ont été directement impliqués dans la liquidation de l'Eglise catholique uniate d'Ukraine. Nikita Khrouchtchev, alors chef du PC d'Ukraine, dans cette lettre datée du 17 décembre 1945 et issue des archives du Parti communiste de l'Union soviétique écrit :

"Lorsque j'étais à Moscou, je vous ai informé sur le travail accompli en vue de la destruction de l'Eglise uniate et sur l'intégration des religieux dans l'Eglise orthodoxe".

Les évêques de cette Eglise avaient été arrêtés simultanément le 11 avril 1945 et condamnés aux travaux forcés, sous prétexte de collaboration avec les forces allemandes pendant l'occupation. En 1946, sous l'impulsion d'un "comité pour la réunification de l'Eglise grecque-catholique avec l'orthodoxie" le clergé a été intégré de force à l'église orthodoxe moscovite, résiliant le lien avec Rome datant de 1596. Le 9 décembre 1946, 204 prêtres grecs-catholiques abjurèrent "l'hérésie latine". 10% des prêtres perpétuèrent leur culte clandestinement, tandis que 10% prirent le chemin de l'exil. L'église grecque-catholique fut à nouveau autorisée seulement à l'automne 1989. Elle revendique aujourd'hui plus de cinq millions de fidèles en Ukraine répartis dans plus de 3.300 paroisses.

Posté le 30 juillet 2009 à 13h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

24 juillet 2009

Il y a 73 ans mourait Anne Abrikosova

Anne Abrikosova est morte le 23 juillet 1936 dans une prison soviétique. Son procès de béatification a commencé en 2005. Anne Abrikosova et son époux se sont convertis au catholicisme et ont fondé une paroisse de rite oriental et une communauté de Tertiaires dominicaines. Après la Révolution, Anne s’offre en victime d’expiation pour la Russie. Elle est aussitôt arrêtée, endure la souffrance et meurt en raison de sa foi, offrant au monde un exemple exceptionnel de sainteté.

Posté le 24 juillet 2009 à 11h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

23 juillet 2009

Perpétuité à la française = 22 ans

A La cour d'appel de Paris a accordé aujourd'hui une mesure de semi-liberté à l'ancien terroriste d'Action directe, Régis Schleicher, condamné en 1987 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de deux policiers en 1983 à Paris.

Le 25 juin, le parquet général s'était pourtant opposé à la semi-liberté pour Schleicher, 52 ans, mais la chambre d'application des peines de la cour d'appel a suivi les juges du tribunal d'application des peines qui avaient déjà été favorables à la libération de l'ancien terroriste d'extrême gauche. De là à conclure que ce sont les sympathies politiques des juges qui expliquent leur clémence...

Arrêté le 15 mars 1984, Régis Schleicher a été condamné à deux reprises par la cour d'assises de Paris à la réclusion criminelle à perpétuité : la première fois en 1987 pour sa participation au meurtre de deux policiers avenue Trudaine à Paris le 31 mai 1983, puis en 1988 pour des hold-up avec tentatives de meurtre sur des policiers.

Posté le 23 juillet 2009 à 14h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

21 juillet 2009

Propriétés de l'Eglise au Vietnam (suite)

Vingt catholiques ont été retenus par la police à l'issue d'une violente dispute autour d'un terrain appartenant à l'église dans le centre du Vietnam. Les forces de l'ordre sont intervenus hier alors que 150 catholiques venaient d'ériger un bâtiment temporaire pour prier sur le site de l'église de Tam Toa, bombardé par les Américains pendant la guerre du Vietnam, dont la fin en 1975 avait débouché sur la réunification du pays.

De nombreux incidents opposent la communauté catholique et les autorités vietnamiennes depuis plus d'un an. Les différends portent surtout sur des terres dont l'Eglise a été spoliée par les communistes (ce qui est logique pour des collectivistes). Ils ont donné lieu à de nombreuses manifestations depuis la fin 2007, notamment dans la capitale Hanoï, où des catholiques ont été condamnés à de la prison avec sursis pour trouble à l'ordre public.

Posté le 21 juillet 2009 à 18h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

20 juillet 2009

Le PS doit disparaître

De Bernard-Henri Lévy dans le JDD :

B "Le PS est dans la situation du PC de la fin des années 1970, quand la désintégration s'amorçait et qu'on tentait de la conjurer par des formules incantatoires sur - déjà - la "refondation", la "rénovation". [...] Aubry est [...] dans le rôle de gardien de la maison morte et elle n'y peut rien. Les mots, d'ailleurs, disent tout. On parle du "rappel à l'ordre" de Manuel Valls. Rappel à l'ordre... Le socialisme termine en caporalisation...

Donc, le PS va mourir?
Non. Il est mort. Personne, ou presque, n'ose le dire. Mais tout le monde, ou presque, le sait. [...]

Donc, pour vous, il faut achever le Parti socialiste?
Il faut accélérer le mouvement, oui, sûrement. Dissoudre. En finir, le plus vite possible maintenant, avec ce grand corps malade [...] La seule chose sûre c'est que ce Parti qui fut celui de Blum et de Jaurès est en train de perdre ce qui lui restait d'âme - et doit disparaître. [...]

[Nicolas Sarkozy] en tire parti, c'est évident. Mais il faut arrêter de chercher la paille dans l'oeil du voisin quand on a une poutre dans le sien. Ce n'est pas parce que Sarkozy débauche des socialistes que le socialisme se meurt. C'est parce que le socialisme se meurt que Sarkozy peut débaucher. [...] Tout a commencé avec le déclin du communisme. On était pour. On était contre. Mais on se déterminait par rapport à lui. En sorte que, quand l'astre s'est éteint, quand il n'a plus brillé que de l'éclat des étoiles mortes, c'est toute la gauche, toute la galaxie, qui a commencé de pâlir à son tour."

Posté le 20 juillet 2009 à 08h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

09 juillet 2009

Lénine et Mao honorés à Montpellier

Georges Frêche justifie ainsi son hommage à 2 grands criminels :

"je sais les erreurs de Lénine mais il a changé la face de l'Histoire. Sans la Révolution d'octobre, il n'y aurait pas eu de décolonisation. Je sais que Mao fut un piètre chef d'État mais il a rétabli la Chine sur la scène internationale."

Et Adolf Hitler, il a rétabli l'Allemagne sur la scène internationale, après son humiliation en 1919 par le Traité de Versailles ?

Posté le 9 juillet 2009 à 19h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

16 juin 2009

Un député communiste "patron-voyou"

Maxime Gremetz a été condamné pour licenciement abusif.

Posté le 16 juin 2009 à 22h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

11 juin 2009

La Vendée, à jamais sœur de la Pologne dans la gratuité des sacrifices…

Villiers katyn Le film Katyn d’Andrzej Wajda, boycotté par la France a été projeté mercredi soir, à l’initiative du Conseil Général de la Vendée. Face à ce boycott, le département de la Vendée a organisé une projection exceptionnelle, à destination notamment des étudiants, afin que les Vendéens puissent connaître cet épisode tragique occulté pendant des décennies.

Philippe de Villiers, présent à cette projection, a notamment déclaré :

"Comment oublier en effet que ces peuples ont une histoire commune, sinon parallèle : Vendéens et Polonais ont du affronter par le passé, à la fois la terreur et le déni. Ce soir, nous sommes tous des Polonais"

Posté le 11 juin 2009 à 23h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

10 juin 2009

La perpétuité, ce n'est pas plus de 20 ans

F Max Frérot a été condamné à deux reprises à la perpétuité pour attentat, meurtre et vols à main armée. La cour d'appel de Paris a confirmé mardi la mesure de semi-liberté accordée à cet homme de 52 ans considéré comme l'artificier du mouvement terroriste marxiste Action Directe. Cette mesure à laquelle était opposé le ministère public prendra effet le 16 juin.

Il avait été condamné une première fois le 29 juin 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre et vols à main armée. Le 14 octobre 1992, la cour d'assises de Paris le condamnait à une peine similaire pour l'attentat contre les locaux de la Brigade de répression du banditisme dans lequel un fonctionnaire de police avait trouvé la mort et plusieurs autres avaient été grièvement blessés. Le 3 juillet 1995, la même cour d'assises le condamnait à 30 ans de réclusion criminelle pour plusieurs attentats, dont un contre le journal «Minute».

Max Frérot, qui est incarcéré au centre de détention de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées, sera transféré au centre de semi-liberté de Nîmes. A l'issue d'une période probatoire d'une durée d'un an, il pourra demander une liberté conditionnelle.

Posté le 10 juin 2009 à 06h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

18 mai 2009

La Commission européenne réécrit l'Histoire

La Pologne s'est indignée d'un clip vidéo de l'Union européenne célébrant le 20ème anniversaire de la chute du rideau de fer. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a déclaré :

"Je suis sidéré à l'idée qu'il ne soit pas venu à l'esprit de la Commission européenne que cela allait nous irriter. Et cela nous irrite".

S Ce film intitulé "1989-2009: 20 ans de liberté" retrace en quelques minutes la chute du communisme en Europe. Au centre du clip : l'évolution d'un enfant né en novembre 1989 dans le bloc communiste au moment où tombait le mur de Berlin, et qui célèbre deux décennies plus tard ses 20 ans dans une Europe réunifiée (l'UE...) sous la porte de Brandebourg à Berlin, longtemps symbole du Rideau de fer.

Pour les Polonais, ce clip est inacceptable car il ignore la contribution de la Pologne et du Pape Jean-Paul II, qui jouèrent un rôle clé dans les années 1970 et 1980 en préparant la chute du communisme sous l'impulsion du syndicat Solidarnosc à Gdansk. M. Sikorski a expliqué :

"Nous espérons que cela va être rectifié car nous pensons que Solidarité a apporté une énorme contribution à la libération de l'Europe du communisme, tout comme le pape" Karol Wojtyla".

Dans une lettre à la Commission européenne, l'ambassadeur de Pologne auprès de l'UE, Jan Tombinski, dénonce une "simplification injuste" de l'histoire. Pour ne rien arranger, la Commission s'est trompée dans les images sur la Pologne, en prenant un film tourné sur une manifestation en 1993 pour illustrer le mécontentement après l'imposition de la loi martiale... en 1981. (lire aussi l'analyse de Daoudal)

Posté le 18 mai 2009 à 22h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Quand la faucille rejoint le croissant

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"L'Union des musulmans de Grigny et la municipalité communiste avaient convié samedi les habitants à venir découvrir sur une pancarte la future mosquée de 1.800 places dont les travaux devraient commencer au début de l'année prochaine. 500 personnes ont répondu à l'appel. Le terrain, situé en plein centre-ville, a été offert par la municipalité en 2007.

Posté le 18 mai 2009 à 13h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

13 mai 2009

La majorité accorde la revendication du PCF

A Les députés ont adopté à l'unanimité un amendement du groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) qui ramène de 20 à 15 le nombre de parlementaires nécessaires pour former un groupe politique. Cet amendement a été adopté dans le cadre de l'examen de la réforme du règlement de l'Assemblée. Le groupe GDR compte actuellement 25 membres dont 17 communistes ou apparentés, 4 Verts, un Parti de Gauche et trois élus divers gauche d'Outre-mer. Les communistes avaient tenté de constituer un groupe au début de l'actuelle législature, en juin 2007, mais leur demande avait été refusée. Le président du Parti radical de gauche (PRG), le sénateur Jean-Michel Baylet, a réclamé le 5 mai que le nombre de députés nécessaires à la constitution d'un groupe soit ramené à 15. L'été dernier, Nicolas Sarkozy avait accepté cette revendication en échange d'un vote en faveur de la révision constitutionnelle, qui avait été adoptée à une voix de majorité. La majorité des députés et sénateurs radicaux de gauche avaient voté le 21 juillet cette réforme qui nécessitait une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Depuis 1988, il fallait 20 députés pour constituer un groupe à l'Assemblée. Ce nombre était auparavant de 30. Au Sénat, qui compte moins d'élus qu'à l'Assemblée, le nombre de sénateurs nécessaires pour constituer un groupe est de 15.

Michel Janva

Ad : Les groupes parlementaires ont accès à un financement particulier pour leur fonctionnement. Et oui. Et disposer d'un groupe parlementaire offre des avantages matériels et plus de pouvoirs (secrétariat, questions d'actualité au gouvernement, motions de procédure, temps d'intervention dans les débats...).

Posté le 13 mai 2009 à 20h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

08 mai 2009

FACE A LA MORT

FACE%20MORT En complément du post consacré au 55ème anniversaire de Dien Bien Phu, un DVD, co-produit par l'ECPAD, intitulé "Face à la mort" regroupe les témoignages de survivants des camps Viêt-minh. Il est possible de le commander ici ou via le site de Secours de France. Extrait de la jaquette :


"
J’ai eu l’occasion de comparer les méthodes des nazis et des Viêts. Juifs, Tziganes, résistants de tous bords, s’ils nous réduisaient en une sous-humanité, les nazis ne cherchaient pas à nous convertir. Par la faim, les privations, les Viêts nous amenaient au même état que les nazis, mais ils exigeaient en plus que nous adhérions à leur système, en reniant toutes nos valeurs, notre foi en la justice, en notre pays." (Colonel Eric Weinberger, ancien déporté à Buchenwald et prisonnier du Viêt-minh)

Philippe Carhon

Posté le 8 mai 2009 à 02h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)


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