20 juin 2018

21 juin : la Rébellion cachée projetée au Pecq

La Rébellion cachée sera projetée au Pecq ce jeudi 21 juin à 20h30, en présence du réalisateur. L'enthousiasme communicatif de l'école Saint Dominique en fera à nouveau une grande soirée ! Pour organiser votre projection : rebellion.rabourdin@gmail.com

St Dominique Le Pecq 2

Posté le 20 juin 2018 à 19h36 par Michel Janva | Lien permanent

Volontaire, un film atypique, non-conformiste, sensible

Analyse de Bruno de Seguins Pazzis sur le film Volontaire d’Hélène Fillières (2018) :

Sans titreLaure Baer a 23 ans. Déjà largement diplômée, elle se cherche. C’est dans la Marine Nationale à l’école des fusiliers marins de Lorient qu’elle se retrouve un peu par hasard. Sous les ordres du Commandant Rivière, un homme strict et secret, elle apprend la discipline, trouve un cadre, une structure, des repères et se dépouille peu à peu du futile pour se glisser dans la peau d’un soldat. À force de défis silencieux et preuves de sa détermination, elle obtient le feu vert de son supérieur pour participer à un stage d’aguerrissement nécessaire à une formation de commando marine où elle va, solide et persévérante, terminer son apprentissage, trouver sa voie non sans avoir dû surmonter une attirance réciproque avec son officier supérieur. Avec : Lambert Wilson (le Commandant Rivière), Diane Rouxel (l'aspirant Laure Baer), Corentin Fila (l'enseigne de vaisseau Dumont), Alex Descas (Albertini), Jonathan Couzinié (Philippe), Igor Kovalsky (Marchaudon), Hélène Fillières (le Commandant adjoint de l’équipage), Josiane Balasko (la mère de Laure), André Marcon (le père de Laure), Monsieur Fraize (l'enseigne de vaisseau Desmaret), Pauline Acquart (la jeune recrue boudeuse), Sandra Choquet (l'institutrice de l’école navale). Scénario : Hélène Fillières et Mathias Gavarry. Directeur de la photographie : Éric Dumont. Musique : Bruno Coulais.

Hélène s’en va-t’en guerre… Hélène Fillières ne serait-elle pas une femme volontaire ? 46 ans, plus de cinquante rôle au cinéma et à la télévision ((Vénus Beauté (Institut) de Tonie Marshall et La Bûche de Danièle Thompson en 1999, Reines d'un jour de Marion Vernoux en 2001,  Lady Chatterley de Pascale Ferran en 2006, Opium d'Arielle Dombasle en 2013), deux long métrages (Une histoire d’amour en 2013). Les seuls avis des quotidiens Le Monde (« On peut éviter »…« Une femme s’engage dans la marine, et le film d’Hélène Fillières vire au spot de recrutement ») et Libération (« Une fantaisie militariste ») donnent envie de courir pour aller voir Volontaire.

Résolument à contre-courant de la production actuelle, Hélène Fillières entremêle intelligemment une histoire d’amour ou de fascination qui restera platonique entre une jeune héroïne et son supérieur quinquagénaire et, au travers de l’apprentissage de ce jeune aspirant Laure, la description minutieuse de l’univers militaire. A partir de cette confrontation inattendue, la cinéaste amène le spectateur au cœur de son propos : l’honneur, la volonté, la maîtrise de soi qui permettent de s’élever au-dessus de soi-même. La réplique décisive fuse environ à la trentième minute dans la bouche du personnage Albertini, le responsable des stages commandos : « Les faibles périront, les forts subsisteront ». Mais pour l’essentiel, la cinéaste, plus que sur les quelques dialogues qui sont réduits au minimum, s’appuie sur les silences, les attitudes, l’expression des visages, les regards et une mise en scène à la fois sobre et efficace, à la limite de l’épure et qui n’est pas sans faire penser à de grands cinéastes classiques comme Robert Bresson ou Michelangelo Antonioni. Très clairement, la place est laissée aux non-dits qui inondent le film d’une pudeur, la même que celle qui nimbe ses personnages. Sur ce point de la pudeur, on regrettera vivement deux scènes dont la contribution et la justification restent à démontrer, ainsi qu’une présentation de l’homosexualité comme un état normal par le biais du personnage de l’enseigne de vaisseau Dumont. Ces deux égarements mis à part, Volontaire se présente comme un très beau parcours initiatique avec son rituel auquel fait écho ceux de l’armée.

Certains peuvent estimer que l’ensemble est empreint de naïveté et manque de réalisme. C’est que la réalisatrice dépasse « volontairement » ce réalisme pour se situer à un niveau onirique. Dans cette ambiance militaire très justement restituée, les tensions émotionnelles, la force des retenues dans l’attirance réciproquement éprouvée par les personnages et la puissance de la volonté sont décuplées, tirant les personnages par leur dépassement au bord du divin. Le jeu des rôles principaux contribue également fortement : la jeune Diane Rouxel (La Tête haute d’Emmanuelle Bercot en 2015) qui tient ici son premier rôle-titre est plus que convaincante avec, non pas sa ressemblance physique avec Marion Marechal, mais une étonnante similitude dans nombres d’expressions, mimiques et regards. Lambert Wilson, sans doute un des meilleurs comédiens de sa génération, est tout simplement impeccable en officier supérieur enfermé dans un profond mutisme, aussi convaincant qu’en supérieur d’une petite communauté religieuse (Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois en 2010) même si ce rôle est moins ardu. Mais surtout, il dégage ici une part de mystère qui fait très vite penser à Pierre Schoendoerffer et Le Crabe tambour (1976). Plus encore, l’univers de l’écrivain de marine Jean Raspail vient à l’esprit : « L’attitude est bien souvent la colonne vertébrale de l’âme ». Au fond, Volontaire, c’est à la fois respectueux de l’institution militaire, promoteur des valeurs d’honneur, de courage et de volonté. C’est-à-dire tout pour déplaire aux quotidien Le Monde et Libération. Atypique, non-conformiste, sensible.

Posté le 20 juin 2018 à 14h01 par Michel Janva | Lien permanent

16 juin 2018

18 juin : projection de La Rébellion cachée à Rambouillet

La Rébellion cachée sera projetée à Rambouillet ce lundi 18 juin à 20h30, en présence du réalisateur. Venez nombreux ! Pour organiser votre projection : rebellion.rabourdin@gmail.com

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Posté le 16 juin 2018 à 21h47 par Michel Janva | Lien permanent

09 juin 2018

Enfin un bon film sur Pie XII

37d504d9-e222-48f5-92b8-fc1f9a5e0a26Après Marie de Nazareth, Saint Pierre, Saint Philippe Neri, Bakhita, Don Bosco, Le Bon Pape Jean XXIII, Paul VI et Mère Teresa, SAJE vient d’acquérir les droits d’un nouveau téléfilm produit par la RAI et Lux Vide et qui fait toute la lumière sur la question tant débattue de l’attitude du pape Pie XII envers les juifs pendant la seconde guerre mondiale, en s’appuyant sur des faits historiques vérifiables, qui permettent de réhabiliter le Souverain pontife. 

PIE XII – SOUS LE CIEL DE ROME est une fiction réalisée par un grand réalisateur québécois (Christian Duguay, le réalisateur de Belle et Sébastien 2, Un sac de billes et Jappeloup), avec dans le rôle du Pape, James Cromwell, le comédien américain oscarisé.

Pour réaliser le doublage et le sous-titrage en français de cette série de 2 épisodes d’1h30, SAJE doit débourser 27 000 € HT. Pour les aider à les financer, une opération de financement participatif est mise en place. Si vous voulez les aider dans cette aventure, vous avez deux possibilités : 

Pour vous donner un avant-goût de ce superbe film, en voici la bande-annonce en VO sous-titrée :

Posté le 9 juin 2018 à 13h36 par Michel Janva | Lien permanent

08 juin 2018

11 juin : La Rébellion cachée projetée à Meudon

La Rébellion cachée sera projetée à Meudon, près de Paris, en présence du réalisateur, lundi 11 juin à 20h30. Venez nombreux, les chrétiens bâtissent leur cinéma parallèle ! Pour organiser votre projection : rebellion.rabourdin@gmail.com

Meudon - légère (1)

Posté le 8 juin 2018 à 13h12 par Michel Janva | Lien permanent

05 juin 2018

7 juin : projection de La Rébellion cachée à Reims

La Rébellion cachée sera projetée à Reims ce jeudi 7 juin à 20h30 au Cinéma Opéra-Gaumont, en présence du réalisateur. Venez nombreux !

Pour organiser votre projection : rebellion.rabourdin@gmail.com

Reims

Posté le 5 juin 2018 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent

8-9 juin : projections de La Rébellion cachée à Dijon

La Rébellion cachée sera projetée à Dijon, en présence du réalisateur, vendredi 8 juin à 20h et samedi 9 juin à 18h30. Venez nombreux, les chrétiens bâtissent leur cinéma parallèle ! Pour organiser votre projection : rebellion.rabourdin@gmail.com

Dijon 2 Prieuré 2 - Petite

Dijon 2 - légère

Posté le 5 juin 2018 à 13h08 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2018

24 mai à Toulon : Comment faire un film indépendant (sans perdre son âme) ?

Le livre du film La Rébellion cachée (à commander ici) est présenté ce jeudi 24 mai à 19h30 au pub Le Graal de Toulon (Missionnaires de la Miséricorde). Comment faire un film indépendant (sans perdre son âme) : les coulisses d’un docufilm qui brise tous les tabous d’une industrie politiquement correcte. Ou quand les cathos sont à la pointe.

Dédicace, projection du making-of avec le réalisateur – bière ou rosé…

Affiche  Pub Le Graal - légère

Posté le 24 mai 2018 à 11h40 par Michel Janva | Lien permanent

23 mai 2018

Bienvenue en Sicile (In guerra per amore ) de Pierfrancesco Diliberto

De Bruno de Seguins Pazzis pour les lecteurs du Salon beige à propos du dernier film diffusé par Saje :

0New York, 1943. Arturo, Sicilien émigré en Amérique, maladroit et sans le sou, aime d'un amour partagé Flora, la nièce du propriétaire du restaurant où il travaille comme garçon, maladroit et sans le sou. Mais elle a déjà été promise par son oncle à Carmelo, fils du bras droit de Lucky Luciano. Flora suggère à Arthur d’aller directement demander la main à son père à Crisafullo en Sicile ! Elle pense ainsi naïvement surmonter la volonté et les engagements de son oncle auprès de la mafia. Arturo accepte immédiatement, mais Flora lui signale que son père est en Sicile, et devant l'étonnement d'Arturo, lui demande s'il y a un problème. Arturo lui répond que le seul problème est qu'il y a la Deuxième guerre mondiale : de fait, l'armée américaine se prépare au débarquement en Sicile. Avant de partir, il se prend en photo avec Flora pour disposer d'une preuve de leur amour.

Avec : Pierfrancesco Diliberto (Arturo Giammarresi), Andrea Di Stefano (Philip Catelli) Aurora Quatrocci (Annina), David Mitchum Brown (Franklin Delano Roosevelt), Lorenzo Patané (Carmelo), Mario Pupella (Don Tano), Maurizio Marchetti (Don Calo), Mriam Leone (Flora), Orazio Stracuzzi (Oncle Alfredo), Stella Egitto (Teresa), Vincent Riotta (Commandant James Maone) , Sergio Vespertino (Saro), Maurizio Bologna (Mimmo), Antonello Puglisi (Agostino), Samuele Segreto (Sebastiano), Lorenzo Patané (Carmelo),  Forest Baker (général Patton), Rosario Minardi (Lucky Luciano), Salvatore Ragusa (Tommaso Lo Presti), Domenico Centamore (Tonino). Scénario : Marco Martani, Michele Astori, Pierfrancesco Diliberto. Musique : Santi Pulvirenti.

Entre rires et larmes !...

Totalement inconnu du public de ce côté des Alpes, Pierfrancesco Diliberto, surnommé Pif en Italie, est un réalisateur, scénariste, acteur et écrivain dont la renommée monte rapidement dans son pays. Après avoir été assistant réalisateur de Franco Zeffirelli puis de Marco Tullio Giordana, il signe en 2013 son premier long métrage, La Mafia tue seulement en été(La mafia uccide solo d'estate). Récompensée par onze prix, cette comédie dramatique raconte la vie d’Arturo, un sicilien qui croise depuis ses plus jeunes années la route de la Mafia qui connait à Palerme dans les années 1980 et jusqu’au début des années 1990 une période sanglante de son histoire. Pour son deuxième long métrage, In guerra per amore, traduit par le distributeur français, Saje distribution, par Bienvenue en Sicile, le cinéaste confirme son gout pour le mode tragicomique (le film est très justement dédié à Ettore Scola) et place de nouveau la mafia en toile de fonds de son récit. Né à Palerme en 1972, Pierfrancesco Diliberto, dans son enfance et sa jeunesse, a pu observer de près les méthodes mafieuses. Aussi,  dispose-t-il d’une vraie légitimité pour en parler, d’autant qu’il s’appuie sur une documentation sérieuse.

La petite histoire à la merci de la Grande Histoire…

Cette fois, le décor passe des années 1970 à celui des années 1940 et l’histoire se déroule pendant une période de l’histoire de la Sicile qui courre des préparatifs du débarquement américain (opération Husky) jusqu’à la fin de la guerre. Dire le décor est insuffisant, tant les personnages de cette tragicomédie font partie même des bouleversements historiques majeurs qui sont décrits. Ainsi, le spectateur peut voir à l’écran le patron de la mafia, Lucky Luciano, en prison à Sing Sing, le général Patton ou encore Franklin Delano Roosevelt, 32èmeprésident des Etats-Unis ! Excusez du peu ! Car il s’agit ni plus ni moins, de montrer comment les évènements conduits par les grands décideurs de ce monde peuvent peser, parfois heureusement mais le plus souvent dramatiquement, sur le destin des gens ordinaires, le commun des mortels. Occasion pour le cinéaste de passer avec aisance de la comédie au drame et à la dénonciation, ou du moins à la mise en évidence, de la manière dont les Américains ont débarqué en Sicile avec l’aide de la mafia, ayant passé un pacte avec Lucky Luciano qui croupissait en prison et qui leur a procuré les contacts nécessaires pour leur donner toutes les chances de réussir. Le cinéaste va plus loin dans la critique en mettant en évidence comment ceci a permis à la mafia de retrouver toute sa puissance à la fin et au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. « (…) La conduite des Alliés avant et après l'occupation a été un facteur de première importance pour le rétablissement sur l'île de l'activité mafieuse. L'action des Alliés a servi au moins en partie à restaurer la force de la mafia, de la réimplanter, avec une nouvelle énergie (…). » Ainsi s’exprimait en 1976, le sénateur Luigi Carraro, membre de la Commission anti-mafia de la sixième législature dans son rapport final. C’était sans doute la première fois qu'a été évoqué et écrit noir sur blanc, que la mafia en Sicile s’était épanoui à partir d'une date précise, celle du 10 juillet 1943, lorsque plus de 160 000 hommes des forces alliées entamèrent l'opération Husky, le début de la campagne d'Italie. Le cinéaste lève ici le voile pudique déposé sur ce fait strictement historique.

Un mode résolument paradoxal…

Le ton du film passe en permanence de celui de la comédie, parfois burlesque,  à celui de la comédie sentimentale, ou à celui du drame quand ce n’est pas à certain moment une touche de romantisme qui vient adoucir un mode qui est pratiquement en permanence ironique et paradoxal. C’est bien ce mode à la fois ironique et paradoxal qui serait la caractéristique la plus forte du film et qui en fait tout l’intérêt. Pour la comédie et le burlesque on appréciera la séquence au cours de laquelle Arturo Giammarresi, assisté du duo de mendiants, l’aveugle Saro et son compère Mimmo, demande la main de Flora à son père alité et sur le point de mourir, mais aussi toutes les scènes avec Saro et Mimmo, son guide et faire-valoir, personnages tout droit sortis de la tradition comique italienne et plus loin de la commedia del arte, ou encore celle au cours de laquelle Arturo s’évertue à essayer de prononcer correctement le mot « water ». Et puis, il faut bien l’admettre, il n’y a qu’un cinéaste italien qui peut faire voler un âne et faire pendre une statue de Mussolini par les pieds à une corde à linge ! Pour le drame, tout se concentre sur le personnage  du lieutenant Philip Catelli, officier de l’OSS (Bureau des services stratégiques) d’origine italienne et qui s’est porté volontaire en raison de la dette qu’il considère avoir envers sa patrie adoptive, les Etats-Unis. Sa découverte et sa compréhension des dessous de la stratégie employée par le commandement américain dans cette phase de la guerre lui enlèvent toutes ses illusions et son destin dramatique est responsable du dénouement de cette belle histoire. L’une des plus belles fulgurances du film réside précisément dans le destin heureux d’Arturo qui se croise avec celui, tragique, du lieutenant Philip Catelli. Enfin pour la dénonciation, souvent acerbe et désenchantée, des méthodes utilisées par ceux qui font la Grande Histoire, c’est le mafieux don Calo, personnage d’une ambiguïté inquiétante,  qui en est le véhicule essentiel et qui la fait culminer dans un discours final sur la démocratie, discours, brillantissime et terriblement glaçant.  

Une mise en scène exempte de maniérisme mais soignée…

La mise en scène est très soignée, avec un grand soin apporté aux lumières, à la photographie mais aussi à la  reconstitution des décors de grande qualité dans les très beaux décors naturels d’Erice et de Realmonte, aux costumes et aux effets spéciaux, le tout, magnifié par une très belle bande originale qui épouse les changements de tonalités du récit. Le cinéaste est attentif à créer de belles liaisons visuelles dans les changements de séquences.  Pierfrancesco Diliberto (Pif) est remarquable dans le rôle d’Arturo, tour à tour désopilant et émouvant. Le choix d’Andrea Di Stefano (Le Prince de Hombourgde Marco Bellochio en 1993, L’Odyssée de Pide Ang Lee en 2012 entre autres, et comme réalisateur, Escobar : Paradise Losten 2014, Three Secondsen 2018), comédien parfaitement bilingue (italien et anglais) est excellent et il révèle parfait dans le rôle moins démonstratif et plus nuancé du lieutenant Philip Catelli. Mais les rôles plus secondaires sont également très bien servis avec principalement l’acteur de théâtre Sergio Vespertino et Maurizio Bologna respectivement dans les rôles bouffons de Saro et Mimmo et bien entendu, Maurizio Marchetti (Il premiod’Ermanno Olmi en 2009, La mafia uccede solo d’estatede Pierfrancesco Diliberto en 2013) dans celui de don Calo. Il faut également signaler dans le rôle de Flora, la charmante Miriam Leone (Fais de beaux rêvesde Marco Bellochio en 2016) qui après avoir débuté comme présentatrice à la télévision semble amorcer une belle carrière d’actrice.  Dans le rôle plus secondaire de Teresa, Stella Egite (Monica Vitale dans la série télévisée italienne Romanzo Siciliano) fait très bonne impression. L’imagination fantaisiste de Pierfrancesco Diliberto et celle de ses coscénaristes, sa mise en scène alternant  des séquences tout simplement hilarantes avec d'autres recelant une réelle force dramatique et émotionnelle, le tout sans perdre de vue un propos historique et social, caractérisent le style faussement léger de ce cinéaste qui prouve une fois de plus, ce que d’autres de ses compatriotes ont déjà brillamment démontré, que la légèreté et la poésie sont un moyen efficace de faire passer des concepts et des messages plus complexes. Avec son propre style original, Pierfrancesco Diliberto s’inscrit dans la grande tradition du cinéma italien et on peut espérer de futures grandes surprises de ce cinéaste et comédien talentueux. Un propos grave et émouvant livré avec une brillante désinvolture.

Posté le 23 mai 2018 à 10h33 par Michel Janva | Lien permanent

16 mai 2018

17 mai : La Rébellion cachée à Bazas (33)

Réservez votre soirée : connaître l'Histoire, comprendre le présent, découvrir la Foi.

Le docu-drame de Daniel Rabourdin sur la Vendée de 1792 sera diffusé jeudi 17 mai à Bazas (33), salle des conférences (derrière la salle de tourisme) à 20h30, entrée libre.

Accueil à partir de 20h00. En fin de séance, questions en direct par téléphone au réalisateur et verre de l'amitié offert.

PosterBazas

 

Posté le 16 mai 2018 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

11 mai 2018

14 mai : Projection gratuite du film Le Grand Miracle, à St-Maur-des-Fossés (94)

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Posté le 11 mai 2018 à 08h32 par Michel Janva | Lien permanent

07 mai 2018

Projections de La Rébellion cachée à Cannes

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Posté le 7 mai 2018 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent

04 mai 2018

Présent fait son cinéma

Le quotidien Présent publie un hors-série consacré au cinéma, disponible dès aujourd'hui en kiosque. Avec des articles sur Clint Eastwood, Schoendoerffer, Audiard, Guitry, le cinéma politiquement incorrect.

Annonce Hors série

Posté le 4 mai 2018 à 15h41 par Michel Janva | Lien permanent

02 mai 2018

Paul, apôtre du Christ au cinéma

Analyse de Bruno de Seguins Pazzis pour les lecteurs du Salon beige.

IndexRome, an 67 après Jésus-Christ. Paul de Tarse est emprisonné à la prison Mamertime par Néron. Condamné à mort, il attend son exécution. Luc l’évangéliste entre en contact avec lui grâce à la tolérance de Mauritius, préfet de la prison. Luc recueille les derniers écrits de Paul qui se remémore sa vie avant sa conversion au Christianisme, lorsque sous le nom de Saul, il persécutait les Chrétiens. Les Chrétiens persécutés à Rome s’enfuient, tandis que d’autres sont jetés aux Lions dans l’arène. Luc guérit la fille de Mauritius, mais rien n’y fait, Paul sera exécuté. Avec : Jim Caviezel (Luc l’évangéliste), Olivier Martinez (Mauritius, le préfet de Tullianum), James Faulkner (Paul de Tarse), Joanne Whalley (Priscilla), John Lynch (Aquila), Noah Huntley (Publius), Antonia Campbell- Hughes (Irenica), Alexandra Vino (Octavia). Scénario : Andrew Hyatt. Directeur de la photographie : Geraldo Madrazo. Musique : Jan A. P. Kaczmarek.

Le péplum, et plus spécialement le péplum biblique connaît depuis quelques années un regain d’intérêt. Pour Paul, apôtre du Christ, c’est un producteur américain, T.J. Berden qui après avoir noté l’existence d’une demande d’un public a produit d’abord en 2015, Pleine de Grâce (Dans les derniers jours de sa vie, la Vierge Marie se retire dans un endroit calme. L’apôtre Pierre vient à elle pour obtenir des réponses, accablé qu'il est par la responsabilité de la diffusion de la vie de Jésus au milieu d'un contexte troublé dans lequel les hérésies abondent. La mère de Jésus le guide dans sa recherche de réponses, lui donnant la paix si recherchée) réalisé par Andrew Hyatt avant de récidiver avec ce jeune réalisateur de 35 ans en lui confiant l’écriture et la mise en scène de Paul, apôtre du Christ.

Le critique, comme le spectateur chrétien et instruit, peut éprouver de l’embarras devant ce film. De l’embarras parce que toutes les intentions de cette réalisation sont profondément bonnes et que le travail est basé sur une documentation sérieuse et un respect de l’histoire de Paul telle que décrite par saint Luc dans les actes des apôtres. A partir de cette vérité historique et biblique, Andrew Hyatt montre d’une part la charité exercée par les premiers chrétiens, leur grand courage dans l’acceptation des persécutions et du martyre, d’autre part il développe longuement et à bon escient, le thème du pardon et de la miséricorde. Sur tout cela, il n’y a bien entendu, aucun reproche à faire.

Mais en même temps, le film est entaché d’une note hagiographique très simpliste, qui est accentué par des dialogues trop démonstratifs et une mise en image très réaliste. Il en résulte une tonalité didactique assez lourde à laquelle s’ajoute le jeu assez pesant des comédiens. Aucun n’échappe à ce travers général du film, qu’il s’agisse du Britannique James Faulkner (Bridget Jones : L'Âge de raison de Beeban Kidron en 2004), plutôt médiocre, du Français Olivier Martinez (Le Hussard sur le toit, de Jean- Paul Rappeneau en 1995), de John Lynch (Au nom du père de Jim Sheridan en 1993) et de Joanne Whalley, particulièrement mauvaise, respectivement dans les rôles de Paul, Mauritius, Aquila et Priscilla. Pas même Jim Caviezel, l’inoubliable interprète de Jésus dans La Passion du Christ (2004). La mise en scène, dont un plan séquence virtuose au tout début de film (l’entrée de Luc dans Rome) laisse espérer le meilleur, se révèle très vite peu inventive.

Tout ceci fait de Paul, apôtre du Christ un film qui peut décevoir les spectateurs les plus connaisseurs des évangiles, lesquels trouveront que la vie de cet immense apôtre aurait mérité un film plus puissant, mais qui, très honnête et généreux dans son approche, peut toucher un public moins averti et le pousser à réfléchir à partir d’une représentation juste et édifiante des premiers temps du christianisme.

Posté le 2 mai 2018 à 19h17 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2018

9 mai : projection de L'arbre aux sabots, à Lyon

Dans le cadre des Rencontres, sera projeté le magnifique film L’arbre Aux sabots d’Ermanno Olmi le mercredi 9 mai à 20h à l’espace Saint-Ignace à Lyon 2ème.

Justement récompensé par la palme d’or en 1978, ce film est une superbe réussite cinématographique, qui ressuscite et renouvelle de brillante manière à la fin des années 1970, le drame d'obédience néo-réaliste et qui nous fait également découvrir ces paysans lombards, et leur mode de vie rudimentaire. La reconstitution de la vie au sein d'une ferme lombarde fin du XIX° siècle est exemplaire. Mais c'est le traitement du sujet, avec l'emploi d'aspects picturaux éloignés du langage brut de décoffrage néo-réaliste des années 1950 qui constitue peut-être l'aspect le plus intéressant et le plus novateur de L’arbre Aux sabots encore aujourd'hui, quarante ans après sa réalisation.

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Posté le 21 avril 2018 à 11h25 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2018

3 projections de Rébellion cachée à Cannes pendant le festival

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Posté le 14 avril 2018 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent

13 avril 2018

La suite de La Passion du Christ : ce sera le plus grand film de l’histoire !

L’acteur américain de 49 ans, marié et père de trois enfants, a joué le Christ dans le film La Passion du Christ de Mel Gibson. Aujourd’hui, il incarne l’évangéliste saint Luc qui accompagna saint Paul dans ses derniers jours de prison à Rome, dans le film film Paul, apôtre du Christ. Il a été interrogé par Cyril Lepeigneux pour l'1visible. Extrait :

Image.phpIncarner saint Luc vous a-t-il fait progresser dans votre foi ?

Sans aucun doute. Comme lors du film La Passion du Christ. J’observe que nos vies sont de continuelles conversions. Comme le dit Paul, « Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant. » Je crois qu’il nous faut devenir plus humbles pour continuer à nous convertir. Nous savons qu’à un certain moment la graine doit mourir en terre, et que la vie doit en sortir. Bien sûr, tout le monde doit mourir mais le christianisme nous rappelle que nous n’en connaissons ni le jour ni l’heure, et qu’il faut donc se préparer.

Comment ?

En pardonnant. Le grand enjeu de ce film est le pardon coûte que coûte. Pardonner ne signifie pas être faible ou laisser faire. Au contraire. Il s’agit d’un face-à-face entre l’amour et le mal. C’est le plus puissant des dialogues qui nous montre quel est le vrai courage. Jour après jour, l’amour crée un changement en chacun de nous, comme une petite passion. L’amour est cette étincelle qui met en lumière la vraie révélation en chacun de nous.

Est-ce que vous réussissez désormais à pardonner, vous aussi, à tout prix ?

Non, honnêtement, pas tout le temps. Mais le plus souvent, j’essaie de faire ce qu’il faut, de mourir à moi-même. Nous ne sommes pas des chiens qui n’agiraient que par instinct. Nous devons agir pour devenir des saints. Mais ce n’est pas facile de pardonner : je n’en ai pas toujours envie mais je choisis de le faire parce que j’obéis à Jésus qui nous l’a demandé. Cela fait partie de mon engagement dans l’Église. Voyez, quand on récite le Notre Père, on dit à un moment : « Pardonne-nous nos offenses. » Mais juste après, il y a « comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé ». Il ne faut pas l’oublier, ça ! [...]

Une suite à La Passion du Christ est prévue par l’acteur et réalisateur australien Mel Gibson. Elle devrait s’appeler Résurrection. Vous tiendrez à nouveau le rôle de Jésus. On se souvient de nombre de critiques sévères lors de ce premier film. Vivez-vous cela comme un combat spirituel ?

Je ne suis pas autorisé à vous parler de ce film pour l’instant. Tout ce que je peux vous dire c’est que ce sera le plus grand film de l’histoire ! [...]"

Posté le 13 avril 2018 à 09h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

12 avril 2018

Mettre en valeur, par le biais du cinéma, l’histoire de France et ses racines chrétiennes

Communiqué de Saint-Louis Production :

"UN DINER AUX CHANDELLES fera son entrée très prochainement. Cette série policière à l’ambiance doylienne tournée dans un château du pays de Loire, le Château de GIZEUX, a été réalisée par l’association SAINT LOUIS PRODUCTION. Le but de cette association est de mettre en valeur, par le biais du cinéma, l’histoire de France et ses racines chrétiennes.

Nous sommes en 1911.  La vie au Château de la famille de MONTBLASON se déroule paisiblement dans un cadre idyllique et prospère... Jusqu’à ce que, au cours d’un dîner de famille,  le comte apprenne une funeste nouvelle : il est ruiné. La situation pourtant catastrophique ne se termine hélas pas là et une série de suspens, d’interrogatoires et de rancunes se poursuit. L’histoire rocambolesque de cette famille au grand cœur nous fait pénétrer dans la France du début du XXème siècle.

Nous vous remercions pour votre encouragement et votre soutien, grâce au Salon beige nous avons eu plus de 2000 vues sur notre dernière bande annonce."

Posté le 12 avril 2018 à 09h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

11 avril 2018

Le peu de réaction de l’épiscopat à l’occasion de la recrudescence de films à thématique chrétienne

9782204118767-5aaa320461267Bruno de Seguins Pazzis, qui offre régulièrement aux lecteurs du Salon beige quelques critiques cinématographiques, vient de publier un ouvrage fort intéressant intitulé Quand le christianisme fait son cinéma, sorte de Bible du cinéma tournant autour de la religion catholique. De Jérusalem au Vatican, en passant par Jésus, la Vierge Marie, les saints, les anges, le diable, l’enfer ou encore le paradis, c’est plus de 1 200 films qui sont répertoriés et commentés. Muets, péplums, westerns, nouvelle vague, Hollywood...., Bruno de Seguins Pazzis revient sur tous les genres, en souligne les spécificités esthétiques, morales et politiques. Il évoque les polémiques à propos de Pasolini, de la Passion du Christ de Mel Gibson ; des anecdotes sur le tournage des Dix commandements de Cecil. B DeMille, ou encore l'incroyable filmographie autour du diable. Alors que le 7e art a une influence certaine sur nos contemporains et que le cinéma a par conséquent une dimension culturelle incontournable, il est opportun de se demander comment la représentation du christianisme est réalisée. Nous l'avons interrogé. 

Depuis quelques temps, on constate une recrudescence de films tournant autour de la religion chrétienne (Silence et Résurrection récemment, Marie-Madeleine et Saint Paul cette année, pour n'évoquer que les grosses productions). A quoi cela est-il dû selon vous ?

Il faut considérer plusieurs choses. Tout d’abord, nous sommes à présent plongés dans une civilisation que d’aucun qualifie de postmoderne et que je n’hésite pas à qualifier de post-chrétienne. Nous sommes aux antipodes d’une société Christo-centrée. Dans cette société qui baigne dans le matérialisme, l’hédonisme, le relativisme et toute sorte d’ « ismes », le besoin de spirituel finit par se faire sentir. Dans le cinéma, cela surgit assez brutalement en 2004 avec La Passion du Christ de Mel Gibson qui vient remettre de l’ordre dans la représentation de la vie de Jésus après les égarements post conciliaires et post Mai 68. Je veux parler de L’Evangile selon Saint Mathieu de P.P. Pasolini, de La Dernière tentation du Christ de Martin Scorcese et de Jésus de Monréal du montréalais Denys Arcand. En France cela survient presque aussi spontanément en 2010 avec Des hommes et des dieux, réalisé par Xavier Beauvois, cinéaste agnostique. En même temps, le succès du film de Mel Gibson, fait prendre conscience aux producteurs américains qu’il y a un « marché » et cela donne naissance à ce que l’on appelle le mouvement des « Faith Based Movies » (films basés sur la foi). Mais tout ceci pour le meilleur, comme Cristeros ou Liitlle Boy et pour le pire, comme le tout récent Marie-Madeleine et toute une série de films américains d’inspiration évangéliste dont la représentation de la foi chrétienne est sentimentale et naturaliste, de toutes les manières édulcorée. Ceci nécessite de la part du spectateur une grande vigilance, un esprit critique et un minimum de travail d’analyse car si  la soif de spirituel est une réalité, ce n’est pas parce qu’une œuvre cinématographique parle de Dieu, d’Amour, de conversion, voire de Miséricorde, qu’il faut lui décerner ipso facto un label de qualité. Ce n’est pas non plus parce que les intentions et le but apparent sont louables qu’il faut négliger d’y regarder de près et d’en discuter la forme aussi bien que le fond. Bien au contraire, en un siècle où l’erreur se répand comme une trainée de poudre, il convient de redoubler d’attention et de prudence avec les productions cinématographiques qui se parent d’un label de chrétienté ou plus encore de catholicité. Mieux encore, certains films qui n’ont aucune prétention à délivrer un message chrétien, peuvent recéler un caractère évangélique que n’ont pas des productions qui y prétendent.

Lors de la sortie de La Passion de Mel Gibson, l'épiscopat français avait émis une forte réserve. Celle-ci est-elle toujours de mise face aux nombreux films qui sortent depuis quelques années ?

Ce que j’observe c’est le peu de réaction de l’épiscopat à l’occasion de la recrudescence de films à thématique chrétienne que ce soit pour dire ce qui est bien, moins bon ou clairement mauvais. Aucun nom d’évêque  ne me vient à l’esprit qui ait encouragé ses ouailles à aller voir un film comme Cristeros, un film pourtant destiné à un public très large et montrant sur la base de faits historiques des chrétiens qui donnent leur vie plutôt que de renier leur foi. D’une façon plus générale, je crois que l’Eglise est passée à côté de la bataille des images en dépit des efforts qu’ont pu déployer certains religieux comme le père Giacomo Alberione, béatifié par le pape Jean-Paul II en 2003. Outre la fondation de plusieurs congrégations, le Bienheureux Giacomo Alberione avait fondé après la seconde guerre mondiale la Société de Saint Paul dont la vocation consistait en la diffusion du message évangélique au moyen de toutes les techniques modernes de communication. Ce qu’elle a fait en produisant et réalisant une cinquantaine de courts métrages catéchétiques et un très beau film sur la Sainte Vierge, Mater Dei (1950). On peut citer également l’engagement du Révérend Père Bruckberger (Les anges du Péché de Robert Bresson, Le dialogues des carmélites). 

Dans votre ouvrage, vous montrez que, au-delà de tout ce qui a pu être réalisé autour de la vie de Notre-Seigneur, des saints, de l'Eglise, il existe, notamment dans l'Ancien Testament, un certain nombre d'histoires qui mériteraient un film. Pouvez-vous en dire plus ?

Par là, j’entends que de nombreux épisodes de l’Ancien Testament n’ont jamais été exploités par les cinéastes et que certains pourraient être l’occasion de films bibliques intéressants. Ces passages de la bible pourraient également servir à des films utilisant l’art de la métaphore avec des récits se déroulant à notre époque, délivrant ainsi un message implicitement chrétien. Un exemple : Leviathan (2014) du talentueux cinéaste russe Andreï Zviaguintsev dont le récit est bien ancré dans la Russie du 21ème siècle et qui se présente comme une métaphore de l’histoire de Job.

On trouve peu de films sur l'islam, sur Mahomet. Est-ce uniquement parce que l'Occident reste fondamentalement attaché à ses racines chrétiennes ou, selon vous, y aurait-il d'autres raisons ?

Détrompez-vous ! Le cinéma de culture musulmane est très développé aussi bien au Moyen-Orient qu’en Extrème-Orient et qu’en Afrique. Et même en France ! Je pourrais vous citer plusieurs films à thématique islamique comme London River (2009) de Rachid Bouchareb, Les Chevaux de Dieu (2012) de Nabil Ayouch, Timbuktu ou le chagrin des oiseaux (2014) d’Abderrahmane Sissako... Simplement, pour les productions étrangères, elles ne sont pas distribuées dans les salles de cinéma occidentales. Pour l’instant du moins…J’ai même pensé écrire l’équivalent de « Quand le Christianisme fait son cinéma » pour le cinéma de culture musulmane, mais je recule d’une part en raison de la difficulté énorme qu’il y a à réunir la documentation et à la visionner, d’autre part, il conviendrait que j’approfondisse ma connaissance de l’islam et de la civilisation islamique pour éviter tout grave contresens ou propos « hérétique »…

Enfin, vous consacrez tout un chapitre sur le diable dans le cinéma où l'on constate sa forte présence, alors même que sa plus grande ruse est de faire croire qu'il n'existe pas. N'est-ce pas le constat de son échec ?

Bien entendu ! Vous avez tout à fait raison. Mais en premier lieu, comme le dit Sainte Catherine de Sienne « On finit toujours par ressembler à ce que l’on regarde » et tout ce qui tient du diable ne craint pas de se montrer sur les écrans, pour que le spectateur s’y habitue tout simplement. En second lieu, le Malin est bien entendu également présent dans de nombreux films sans qu’il soit physiquement représenté. Je mets le lecteur sur la voie dans le chapitre qui est consacré au diable en parlant des films de la saga des Harry Potter et de ceux de la série Twilight qui sont d’autant plus dangereux qu’ils ciblent un public d’adolescents. Pour ma part, je dois reconnaître que le travail sur ce chapitre a été très éprouvant tant il a nécessité de visionner des films ou des extraits de films dont la laideur le dispute à la perversité. Souvent, tout en travaillant, je récitais en moi-même ce verset du psaume 150 aux vertus exorcistes : « Que tout esprit loue le Seigneur » et que j’ai mis en exergue du chapitre.

Posté le 11 avril 2018 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

08 avril 2018

Marie-Madeleine de Garth Davis, une lecture explicitement révisionniste du Nouveau testament

Analyse de Bruno de Seguins Pazzis pour les lecteurs du Salon beige :

MLes derniers jours de Jésus Christ du point de vue de Marie Madeleine, une jeune femme en quête d’un nouveau chemin de vie. Soumise aux mœurs de l’époque, Marie défie les traditions de sa famille pour rejoindre un nouveau mouvement social mené par le charismatique Jésus de Nazareth. Elle trouve rapidement sa place au cœur d’un voyage qui va les conduire à Jérusalem. Avec : Rooney Mara (Marie Madeleine), Joaquin Phoenix (Jésus), Chiwetel Ejiofor (Pierre),Tahar Rahim (Judas), Ariane Labed (Rachel), Denis Ménochet (Daniel, le frère de Marie Madeleine), Lubna Azabal (Suzanne), Tchéky Karyo (Elisha, le père de Marie Madeleine), Hadas Yaron (Sarah), Jules Sitruk (Aaron), Shira Haas (Léa), Ryan Corr (Joseph), Charles Babaola (André), Uri Gavriel (Philippe), Tsahi Halevi (Éphraïm), Zohar Strauss (Jean), Theo Theodoridis (Lazare), Michael Moshonov (Matthieu). Scénario : Helen Edmundson et Philippa Goslett. Directeur de la photographie : Greig Fraser. Musique : Jóhann Jóhannsson.

Décrivant les derniers jours de la vie de Jésus du point de vue de Marie-Madeleine, le film de Garth Davis peut être classé sans hésiter dans la catégorie des films qui se veulent explicitement chrétiens. Il donne à voir Jésus, les apôtres, Marie-Madeleine, Marie, la mère de Jésus. Le spectateur chrétien se voit proposer la représentation de plusieurs miracles, une évocation de la Cène, du chemin de la Croix, de la Crucifixion… Il n’y a aucune équivoque possible.

Le récit commence par un accouchement difficile effectué par Marie-Madeleine. On ne lui connaissait pas ce côté sage-femme, mais pourquoi pas. Il se poursuit par une description assez laborieuse d’une société patriarcale juive dans laquelle la femme est une quantité négligeable, présente Marie-Madeleine comme une femme qui s’émancipe de son milieu et qui décide de suivre Jésus au scandale de sa tribu. Intégrée, non sans quelques réticences ou réserves des apôtres,dans la suite de Jésus, le guérisseur, le spectateur va découvrir parmi différentes choses que Marie-Madeleine baptise les femmes, qu’elle était présente à la Cène et à la droite de Jésus, qu’elle ne fût pas prostituée puis repentie (qu’il s’agirait même d’une invention du Pape Grégoire le Grand en l’an 591 comme le laisse entendre le texte projeté juste avant le générique de fin), que l’apôtre Pierre était noir, que Jésus pleure attendant le réconfort de Marie-Madeleine, qu’il est épuisé après avoir ressuscité Lazard comme un banal guérisseur que son magnétisme aurait vidé… Toutes choses qui ne seraient pas très graves s’il s’agissait d’un film parodique. Mais ce n’est point le cas, les femmes scénaristes de Marie-Madeleine, Helen Edmundson et Philippa Goslett, ainsi que le réalisateur Garth Davis, ne dissimulent pas leur intention féministe.

Pour ce faire, ils s’appuient non seulement sur les évangiles canoniques, qui ne cachent pas que Jésus appelle à la conversion du regard masculin sur les femmes et que les femmes sont appelées comme les hommes à la mission et au prophétisme, mais aussi sur l’évangile de Marie (évangile apocryphe de type gnostique, vraisemblablement rédigé au cours du 2èmesiècle, alors que les évangiles reconnus par l’Eglise ont été écrits entre les années 60 et 100, ce qui leur donne une plus grande fiabilité) qui insiste beaucoup plus sur ce point et l’opposition qui a pu exister entre Marie-Madeleine qui fût la première à voir Jésus ressuscité et les apôtres qui ont eu de la peine à accepter que Jésus ait pu à cette occasion donner la primeur à une femme. Mais plus que tout ceci, on comprend bien que cette lecture féminine des évangiles, sous prétexte que Marie-Madeleine a été officiellement reconnue par le Vatican comme étant l’apôtre des apôtres, vise à justifier qu’il faut de nos jours, donner un rôle plus important aux femmes dans l’Eglise. Un discours très en phase avec certaines mouvances progressistes qui se manifestent de nos jours à l’occasion d’une succession de synodes voulus par le Pape François autour de certains sujets centraux de la Foi catholique.

En dépit d’une relation plutôt réussie du chemin de la Croix, de la Crucifixion et de la mise au tombeau comme de la Résurrection, traitées d’une manière elliptique, ce qui évite la lourdeur qu’on pouvait craindre, Garth Davis peine dans sa mise en scène à insuffler de l’épaisseur et du charisme à ses personnages, ce qui est tout de même un comble pour un récit qui est basé sur le Messie et le drame de la fin de Sa vie ici-bas et qui a marqué toute l’histoire de l’humanité ! Joaquin Phoenix, est loin d’être convaincant dans le rôle d’un Jésus. Le charisme qu’il dégage se rapproche plus de celui d’un gourou. Son visage tel qu’il est composé ici serait, dans de nombreuses scènes, plus proche d’une bonne représentation de Raspoutine ! De Marie-Madeleine, qu’incarne Rooney Mara, on ne dit trop rien tant le personnage présenté est éloigné de la pècheresse repentie des Evangiles. Elle apparaît ici comme l’unique et vrai visage de la miséricorde et de la pureté morale… Mais les plus stupides sont Tahar Rahim en Juda qui gesticule et peine à se trouver des airs d’illuminé et Pierre (Chiwetel Ejiofor) qui est noir et qui tempête tant il est soucieux face à Marie-Madeleine, de défendre ses prérogatives de premier apôtre et de bientôt futur premier chef de l’Eglise.

Lorsqu’on additionne tout ce qui précède, c’est presque un euphémisme de dire que cette relecture des Evangiles frise avec une forme de révisionnisme. Ce révisionnisme va jusqu’à vouloir irriter les historiens spécialistes de la vie du Christ en montrant Jésus, pendant le chemin de la Croix portant le patibulum, c’est-à-dire la traverse horizontale de la croix ce qui était en effet une pratique courante à Rome pour les crucifixions sur la colline de l’Esquilin où les stipex (partie verticale de la croix), restaient fichés en terre en permanence. Jean-Christian Petitfils explique très bien dans son « Jésus » (Editions Fayard, 2011) les raisons pour lesquelles Jésus a porté la croix entière jusqu’au lieu de son supplice : L’étude en parallèle du linceul de Turin et de la sainte tunique d’Argenteuil par le professeur André Marion, physicien de l’institut d’optique théorique et appliquée d’Orsay, révèle des marques qui permettraient de confirmer cette thèse. De plus, ceci correspond au récit de Saint Jean l’Evangéliste « qui a vu Jésus sortir par la porte Nord du palais d’Hérode, écrit : « Portant lui-même sa croix, Jésus sortit… » » (Jésus, Jean-Christian Petitfils, Editions Fayard, 2011). Quelle est la raison de ce choix de la part du cinéaste alors que les preuves sont quasiment faites que Jésus portait toute la croix ? Voulait-il rendre un hommage à Martin Scorcese qui avait, lui aussi fait ce choix pour son film La Dernière tentation du Christ (1988) ? Mais revenons à l’essentiel pour dire, qu’en dépit d’une succession de contre-vérités, il y a bien peu de grains à moudre dans les images et les dialogues de Marie-Madeleineet que, pour reprendre l’expression très juste de la théologienne et ancienne professeur de cinéma à la Faculté Catholique de Lyon, Michèle Debidour, il n’est pas évident d’entendre « le vent de l’Esprit qui souffle » dans ce qui ressemble plus à une accumulation de discours sur la charité en général et l’amour du prochain en particulier, dans une posture qui reste très théorique.

Posté le 8 avril 2018 à 12h10 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2018

19 Avril à Lyon : projection de Quand passent les Cigognes

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Posté le 7 avril 2018 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

27 mars 2018

Stéphane Audran, RIP

Unknown-16L'actrice Colette Dacheville, dite Stéphane Audran, née le 8 novembre 1932 à Versailles, est décédée ce 27 mars. Après sa rencontre avec Claude Chabrol en 1959, elle devient à la fois son épouse et son actrice fétiche. Elle joue dans certains des plus grands films du réalisateur, comme Le Boucher et Les Noces rouges. Stéphane Audran a été une figure emblématique du cinéma français des années 1970. Après 1980, sa carrière s'essouffle, mais elle retrouve le succès avec le film danois Le Festin de Babette en 1987, qui reçoit lui aussi l'Oscar du meilleur film étranger. 

Signataire du manifeste des 343, elle déclare en 2009 qu'elle ne pourrait plus le refaire car « c'est terrible de se faire avorter ». En effet, elle s'est intéressée de très près aux médecines et philosophies orientales à partir des années 1980, et cela a changé sa perception de la vie. Elle ajoute qu'elle n'est pas devenue totalement hostile à l'avortement, et souhaiterait notamment un meilleur accompagnement des femmes souhaitant se faire avorter.

Posté le 27 mars 2018 à 21h16 par Michel Janva | Lien permanent

24 mars 2018

La Prière, d'un cinéaste agnostique, témoigne du renouveau d’un cinéma à thématiques chrétiennes

Analyse de Bruno de Pazzis sur le film La Prière, pour les lecteurs du Salon beige :

PRésumé : Thomas, vingt-deux ans, est un toxicomane qui vient d’être victime d’une « overdose ». Pour sortir de la dépendance, il arrive dans la communauté catholique du Cénacle située en Isère dans un endroit isolé en moyenne montagne. Thomas veut changer de vie, mais il ne connaît pas les épreuves qu’il va devoir affronter. Il découvre la vie de foi, la prière, l’esprit de communauté, bien différents de l’isolement auquel il était habitué. Grâce à la prière et à ses compagnons son cœur s’ouvre enfin, mais il va devoir apprivoiser les désirs et les signes. Avec : Anthony Bajon (Thomas), Damien Chapelle (Pierre), Àlex Brendemühl (Marco), Louise Grinberg (Sybille), Hanna Schygulla (Sœur Myriam). Scénario : Fanny Burdino, Samuel Doux et Cédric Kahn, d’après une idée originale d’Aude Walker. Directeur de la photographie : Yves Cape.

Récompense : Ours d'argent du meilleur acteur pour Anthony Bajon.au Festival de Berlin (2018)

De l’ombre à la lumière…Tout commence par le visage d’un jeune homme qui regarde le spectateur droit dans les yeux. Son regard est perdu, le jeune-homme est cabossé par la drogue, et va quelques instants plus tard arriver dans une communauté catholique avec le but de se reconstruire. Pour décrire ce long chemin (un peu long parfois) semé de doute, d’incompréhension, de révolte puis de foi, de conversion, de certitude, et d’une certaine félicité, Cédric Kahn, fait le choix très judicieux, car en parfaite harmonie avec la règle de vie austère de la communauté, de la simplicité pour ne pas dire d’une rigueur qui évoque par moment celle de Robert Bresson. Sa mise en scène se caractérise par une économie de plan, privilégiant les plans fixes et se refusant à un montage rapide. Le cinéaste précise en la matière quelles étaient ses intentions: « Chercher une forme d’épure, être le moins possible dans les effets, dépouiller au maximum le film de toute forme de prouesse pour que le spectateur soit le plus proche possible de ce que peuvent ressentir les personnages. » Cette épure ne déroute pas le spectateur qui est alors invité à observer et à aller à l’essentiel.

L’essentiel qui se trouve au départ dans ces mains et cette âme liés par la drogue. L’essentiel qui se trouve dans la règle de la communauté, Prière, travail, fraternité qui semble directement adaptée de la règle bénédictine « ora et labora ». L’essentiel qui se trouve aussi dans ces témoignages criant de vérité et que le spectateur reçoit en pleine figure, sans doute les moments les plus intenses du film, chargés d’une grande pureté émotionnelle. L’essentiel toujours qui est dans cette nature apaisante et grandiose qui forme l’écrin dans lequel une renaissance est possible (« Je voulais de la montagne, du paysage, un sentiment d’isolement, mais aussi d’espace, d’éternité. On a cherché dans les Pyrénées, dans les Alpes. Et on est arrivé dans le Trièves, en Isère, un plateau large entouré de montagnes à 360°. Un lieu magique, préservé, mélange de beauté et de rudesse. L’endroit idéal pour raconter cette histoire. Ce paysage est devenu un personnage du film à part entière.»). L’essentiel enfin qui se trouve dans l’observation, sans partie pris et presque documentaire, du rôle que la prière et qu’un face à face avec Dieu peuvent jouer dans ce retour lent vers la lumière.  Ainsi, toute la force de conviction du film réside dans cette manière très authentique de filmer qui est augmentée par le choix des acteurs non professionnels si l’on excepte Alex Brendemühl dans le rôle de Marco et la grande comédienne allemande Hanna Schygulla, qui fût l’égérie du cinéaste Rainer Werner Fassbinder, et qui interprète une religieuse plus vraie que nature.

Ainsi, La Prière, bien que réalisée par un cinéaste qui se définit comme agnostique, comme Xavier Beauvois ou comme Xavier Giannoli réalisateurs respectivement des films Des hommes et des dieux (2010 et L’Apparition (2018), témoigne du renouveau d’un cinéma à thématiques chrétiennes, qui n’est pas forcément du goût de tout le monde, du moins sous la plume de Nicolas Azalbert dans Les Cahiers du cinéma : «(…) Après L’Apparition de Xavier Giannoli, on peut s’interroger sur ces fictions plus que bienveillantes avec la foi. Il n’est plus question d’être à la croisée des chemins mais presque sur le chemin des Croisades (…). » Mais que craignent-ils donc ? Il n’y a, en tous les cas dans les trois films cités, aucune forme de prosélytisme, tout juste un questionnement qui taraude sans doute ces cinéastes. Mais ces questionnements sont-ils interdits ? Ont-ils quelque chose qui ne soit pas respectable ? D’ailleurs, pour en rester à La Prière, deux lectures sont possibles. L’une, seulement humaine, qui se base sur la fraternité entre les compagnons et l’esprit de groupe qui font partie de la règle de la communauté. L’autre, religieuse, dans laquelle la foi et la charité fraternelle interviennent. La vérité est que dans la réalité ces deux dimensions s’additionnent certainement, car rien ne les oppose, bien au contraire. Plus encore, si la conversion de Thomas est acquise, le propos du film reste très prudent et réaliste en ne présentant pas sa vocation religieuse comme définitive. La Prière, en dehors d’une scène de relation sexuelle, crue, trop insistante et dont l’utilité reste à prouver, se révèle une fiction aux accents très réalistes et bouleversants qui interroge d’une façon pudique et respectueuse sur une quête religieuse, pour le moins de vérité intérieure.

Posté le 24 mars 2018 à 09h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

22 mars 2018

Une série pour redécouvrir la vie de nos aïeux

«Un diner aux chandelles » est une série télévisée dont le premier épisode sortira le 10 mai sur la principale chaîne de réinformation française, TV Libertés. Le but de cette série est de montrer la beauté d'une France avec son patrimoine important. Il s'agit de valoriser les costumes, les lieux de tournage, la bienséance française, la beauté de la langue française ainsi que son vocabulaire, son histoire chrétienne …

Voici le synopsis de cette série :

"Nous sommes en 1911. La vie au Château de la famille de MONTBLASON se déroule paisiblement dans un cadre idyllique et prospère... Jusqu’à ce que, au cours d’un dîner de famille,  le comte apprenne une funeste nouvelle : il est ruiné. La situation pourtant catastrophique ne se termine hélas pas là et une série de suspens, d’interrogatoires et de rancunes se poursuit. L’histoire rocambolesque de cette famille au grand cœur nous fait pénétrer dans la France du début du XXème siècle et nous fait ainsi découvrir le quotidien lointain de nos aïeux."

Posté le 22 mars 2018 à 11h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

17 mars 2018

Un film sur Saint Paul signe le retour de Jim Caviezel au cinéma

Paul, apôtre du Christ raconte les derniers instants de Paul (joué par James Faulkner), accompagné par Luc (joué par Jim Caviezel dont c’est le grand retour au cinéma après La Passion du Christ de Mel Gibson en 2004), en pleine persécution contre les premiers chrétiens à Rome sous Néron. Le film sortira le 2 mai en France.

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Posté le 17 mars 2018 à 15h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Mardi 20 mars projection du film Lettres au Père Jacob à Saint-Maur

Image002L'AFC de Saint-Maur vous propose, le mardi 20 mars 2018 à 20h 30, à la maison paroissiale Notre Dame du Rosaire 11 av Joffre 94100 St Maur (salle du sous-sol), de découvrir le film  Lettres au Père Jacob ( Réalisé en 2016 par Klauss Harô). Entrée libre.

Projection suivie d’un échange avec le  père Pierre-Edouard Le Nail, curé de la paroisse Saint-François de Sales à Saint-Maur.

Condamnée à perpétuité pour meurtre, Leila est mystérieusement libérée après seulement douze ans. Envoyée auprès d'un vieux prêtre aveugle et isolé pour être sa nouvelle assistante, elle devra répondre à l'abondant courrier qu’il reçoit chaque jour. Indifférente à tout cela, Leila va tenter de profiter de la cécité de son hôte… 

Klaus Haro, réalisateur : «  La vie d’un individu peut à première vue paraitre minuscule, dénuée d’intérêt, mais si on s’approche on découvre des drames et des richesses.  Il nous faut alors admettre notre fragilité et comprendre que chaque être a une valeur intrinsèque. Cette valeur vient de celui qui nous a créées, de Dieu

Posté le 17 mars 2018 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

15 mars 2018

Le visa du film 50 nuances plus claires suspendu car le film n'est pas interdit aux moins de 12 ans

Bravo à l'association Promouvoir :

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Posté le 15 mars 2018 à 19h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

14 mars 2018

La Rébellion cachée sera projetée samedi 17 mars à Meudon

La Rébellion cachée sera projetée samedi 17 mars à Meudon, à 15h30, avec le journaliste Jean-Marie Marçais et le réalisateur en direct de Los Angeles. Venez nombreux !

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Pour organiser une projection dans votre paroisse, contactez rebellion.rabourdin@gmail.com

Pour commander le DVD.

Posté le 14 mars 2018 à 11h12 par Michel Janva | Lien permanent

13 mars 2018

Prix d'argent pour La Rébellion cachée

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La Rébellion cachée (The Hidden Rebellion) de Daniel Rabourdin a reçu un REMI AWARD D'ARGENT dans la catégorie docudrame - long métrage !

Le Festival international du film indépendant de Houston, au Texas, est le troisième festival d’Amérique du Nord, après San Francisco et New York. Il a notamment révélé dans leurs débuts Steven Spielberg, Oliver Stone, George Lucas et David Lynch.

Le réalisateur est très honoré de cette reconnaissance et remercie les si nombreuses personnes qui y ont contribué en France et aux USA : les volontaires, les bienfaiteurs, les acteurs, les chercheurs, les conseillers, les distributeurs, les journalistes, les priants, sa famille et ses amis ainsi que le public, et vous, chers lecteurs du Salon Beige.

Que ce prix 2017 donne un élan mondial à la reconnaissance du génocide des Vendéens chrétiens par la Révolution.

Pour recevoir le docudrame et son réalisateur dans votre paroisse : rebellion.rabourdin@gmail.com

Pour commander le DVD.

 

Posté le 13 mars 2018 à 09h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

La Rébellion cachée sera projetée jeudi 15 mars à Notre-Dame de Passy

La Rébellion cachée sera projetée jeudi 15 mars à Notre-Dame de Passy, Paris 16e, à 20h30, en présence de Reynald Secher. Venez nombreux !

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Pour organiser une projection dans votre paroisse, contactez rebellion.rabourdin@gmail.com

Pour commander le DVD.

Posté le 13 mars 2018 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

05 mars 2018

Valérie Pécresse court derrière la gauche LGBT, qui ne le lui rend pas

Capture d’écran 2018-03-05 à 19.37.17Toujours cette incapacité des politiques qui se disent de droite à de croire que, parce qu'ils feront des courbettes aux lobbys de gauche, ils seront forcément acceptés par ceux-là. La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a été la cible de commentaires particulièrement acerbes émanant des militants LGBT.

Valérie Pécresse a salué le "carton plein" aux Césars du film célébrant Act Up, en rappelant que "la région Île-de-France [avait] soutenu ce magnifique film grâce à notre fond de soutien au cinéma et à l'audiovisuel". Les militants LGBT lui ont alors rappelé sa politique régionale, sa participation passée à la Manif pour tous ou encore son alliance aux dernières régionales avec Sens Commun.

Auprès de L'Obs, Valérie Pécresse a défendu la sincérité de son soutien tant au film qu'à la cause qu'il défend.

"Je suis personnellement intervenue pour que '120 battements par minute' puisse être subventionné par la région. Il n'avait pas été sélectionné lors de son premier passage en comité de lecture en raison du trop grand nombre de demandes. Il a pu être réexaminé une deuxième fois car on m'avait signalé le caractère exceptionnel du film". 

Mais rien n'y a fait. Conclusion, elle a perdu le soutien de sa droite sans gagner celle de sa gauche.

Posté le 5 mars 2018 à 21h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

04 mars 2018

Novitiate : un film sur la crise conciliaire au sein d'une communauté monastique

Le père Simon Noël évoque un film américain sorti l'an dernier, sur la vie monastique lors de la crise conciliaire (bande originale en V.O.) :

044476.jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxx"Un film américain récent, Novitiate, de Margaret Betts, vaut la peine de quelques commentaires. On est embarrassé quand on désire comprendre les intentions profondes des réalisateurs. S'agit-il d'un film de plus pour salir le catholicisme ? Certains le comprendront ainsi. Cependant les quelques textes qui terminent le film, juste avant le générique, sur l'hémorragie dans les communautés religieuses féminines des années Soixante (des dizaines de milliers de religieuses ont quitté leur communauté aux États-Unis après le concile) permettent une interprétation différente.

L'argument du film est le suivant : Une jeune fille de 17 ans, Cathleen (Margaret Qualley), fille d'une mère agnostique, ressent depuis son adolescence le désir très fort de ne vivre que pour l'amour de Dieu. Elle entre dans une communauté contemplative très stricte où l'on vit cet idéal de la religieuse comme épouse de Jésus-Christ.

Nous sommes en 1964 et le concile bat son plein. Malgré les pressions de l'archevêque du lieu, la mère supérieure n'entend nullement renoncer à l'idéal traditionnel de la vie religieuse contemplative féminine. Cela semble bien être le cas aussi de l'ensemble de la communauté. Elle doit un jour lire la décision de l'archevêque à la communauté : accepter la messe en anglais et face au peuple, port facultatif de l'habit religieux, et last but not least, renoncer à voir une quelconque différence entre une religieuse consacrée à Dieu et éprise de perfection, avec n'importe quelle autre femme du peuple de Dieu. Dans la chapelle ensuite la mère s'effondre de douleur mais réaffirme qu'elle ne cessera jamais de vouloir être uniquement épouse de Jésus-Christ.

Ce qui frappe chez les sœurs, c'est que tout est centré sur Dieu et sur la recherche d'une perfection par amour pour Lui seul. On voit là l'idéal de la parfaite et véritable épouse de Jésus-Christ, qui a façonné des générations de moniales. C'est cet idéal que les novateurs veulent détruire. Tel est le fond du débat. Quoi qu'on pense de Vatican II, il faut constater que la crise qui a suivi ces assises fut terrible pour la vie religieuse. Il y a eu plein de changements, la plupart du temps dans le sens du naturalisme et non d'un véritable esprit surnaturel. Mais y a-t-il eu un renouveau ? Dans l'ensemble, malgré des exceptions, non. On juge l'arbre à ses fruits : noviciats vides, provinces fusionnées, sécularisation à outrance, disparition de l'habit, du silence, de la prière. Si l'application du concile a donné de bons fruits, il y en a eu aussi de mauvais. Bref la fin du film peut se comprendre comme une dénonciation des ravages commis par les novateurs.

Quelles furent les erreurs commises ? La réforme liturgique ? Un œcuménisme mal compris ? Une ouverture au monde se transformant en un culte de l'homme ? Tout cela plus ou moins. Selon moi, la crise survenue est d'abord et avant tout une crise de l'oraison. Je suis persuadé que si à l'époque, l'ensemble du clergé avait eu une vie d'oraison suffisante et authentique, il n'y aurait pas eu tous ces ravages. Une âme d'oraison en effet vit dans le calme, dans une ambiance surnaturelle et reste pondérée dans ses décisions. Après le concile, l'une des initiatives les plus heureuses pour répondre à la crise fut la fondation du centre international d'oraison à Troussure par le Père Caffarel. La scène où sœur Cathleen prononce ses vœux, à la fin,semble indiquer que la seule chose qu'elle recherche n'est rien d'autre que l'union d'amour avec le Christ. [...]"

Posté le 4 mars 2018 à 10h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

03 mars 2018

13 mars à Saint-Etienne : conférence des AFC sur le cinéma

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Posté le 3 mars 2018 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent

02 mars 2018

A quand un quota de personnes intelligentes au ministère de la Culture ?

Le ministre de la Culture Françoise Nyssen a eu une riche idée : elle s'est prononcée jeudi en faveur de quotas de femmes dans le cinéma français.

Le 7 février, elle avait prononcé un discours engagé lors du comité ministériel pour l'égalité entre les hommes et les femmes. En faisant d'abord le constat que les femmes sont minoritaires dans plusieurs secteurs du monde culturel français :

"Moins d'un artiste sur quatre exposé dans un fonds régional d'art contemporain est une femme. Moins d'un long métrage sur quatre agréé en France est réalisé par une femme. Moins d'un tiers des œuvres programmées dans nos théâtres publics sont signées par des femmes."

Elle avait "assumé le recours aux quotas de progression, aux objectifs chiffrés".

En clair, des subventions seraient accordées aux projets menés par des femmes.

Posté le 2 mars 2018 à 12h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

27 février 2018

L'Enquête : soit Jésus n’est jamais mort sur la Croix soit Il n’est pas ressuscité

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Analyse du film par Bruno de Seguins Pazzis pour les lecteurs du Salon beige :

1980 à Chicago. Lee Strobel est un journaliste réputé au Chicago Tribune. Foncièrement athée, alors que sa femme vient de se convertir au Christianisme, il entreprend une enquête pour tenter de prouver soit que Jésus n’est jamais mort sur la Croix soit qu’Il n’est pas ressuscité. Avec : Mike Vogel (Lee Strobel), Erika Christensen (Leslie Strobel), Faye Dunaway (Dr. Roberta Waters), Frankie Faison (Joe Dubois), Robert Forster (Walt Strobel), Brette Rice (Ray Nelson), L. Scott Caldwell (Alfie Davis), Meredith Andrews (le Pasteur), Rus Blackwell (Dr. William Craig), Tracey Bonner (L’infirmière), Matthew Brenher (Dr. Phillip Singer), Mark Campbell (le Juge), Reneld Gibbs (James Hick), jimmy Gonzales (l’inspecteur Acosta), Grant Goodeve (M. Cook), Cindy Hogan (Lorena Strobel), Judd Lormand (Joseph Koblinsky), Tom Nowicki (Dr. Alexander Metherell), Paul Reese (Larry Davis), Haley Rosenwasser (Alison Strobel). Scénario: Brian Bird d’après le livre autobiographique de Lee Strobel « The Case For Christ ». Directeur de la photographie : Brian Shanley. Musique : Will Musser.   

Dernière production du mouvement d’Outre-Atlantique « Faith Based Movies » (Films basés sur la foi), Jésus L’enquête a pour lui d’être basé sur le récit autobiographique relatant une histoire authentique ce qui n’était pas le cas de Dieu n’est pas mort (God Is Not Dead ) d’Harold Cronk réalisé en 2014, basé lui, en partie sur des faits réels, mais qui ceux-ci étaient survenus dans des endroits et à des dates différentes et qui étaient entremêlés dans un récit unique comme s’ils survenaient tous en même temps. Une fois ceci dit et qui constitue la force et l’impact que peut avoir Jésus L’enquête sur le public, il convient d’indiquer que le film présente des personnages et leurs évolutions d’une manière beaucoup plus réaliste au point que par moment, plus que l’enquête que mène Lee Strobel, enquête visant à prouver que Jésus n’est jamais ressuscité et dont le spectateur se doute qu’elle n’aboutira pas, c’est le désaccord du couple sur la foi qui suscite l’intérêt du spectateur en même temps qu’il est une illustration plutôt réussie des versets 13 et 14 de la 1ère épitre de Saint Paul aux Corinthiens :

« Si une femme a un mari qui est un incroyant, et qu'il consent à vivre avec elle, elle ne devrait pas divorcer. Car le mari incrédule est sanctifié à cause de sa femme, et la femme incrédule est sanctifiée à cause de son mari. »

Ainsi, le mari athée envisage sérieusement la séparation et le divorce, mais bien qu’il soit parfois en colère, agressif et violent avec son épouse, il continue à vivre avec sa femme et doit se résoudre à constater des changements positifs chez elle en raison de sa foi chrétienne. Cette situation de crise dans le couple, et même dans la famille puisqu’il y a deux jeunes enfants, sonne vraie car beaucoup de couples peuvent éprouver des tensions similaires concernant la foi et l’athéisme. Aussi, au fur et à mesure que le film se déroule, une question se pose: le mariage peut-il résister à ce conflit, ou bien la séparation se profile-t-elle à l'horizon ? Cette question soutient l’intérêt du spectateur, à vrai dire beaucoup plus que l’issue de la quête de Lee Srobel, télécommandée depuis le début du film.

EDe la même manière, les récits parallèles à l’intrigue centrale, comme le mariage de Lee Strobel, sa vie professionnelle, l’enquête sur un crime qu’il a bâclé, la mésentente avec son père, sont autant de points qui permettent au film de respirer et à des non-croyants de s’accrocher. Car, lorsqu’on aborde le cœur de l’enquête de Lee Strobel, c’est sensiblement moins captivant. Jon Gunn et son scénariste Brian Bird font bien de leur mieux pour organiser les entretiens avec des spécialistes de différentes matières d'une manière qui soit intéressante, mais le résultat est plutôt froid et parfois même un peu risible. Ainsi en est-il par exemple de cette conversation de Lee Strobel avec un grand ponte de la médecine et de la recherche médicale qui se déroule dans un laboratoire avec beaucoup de médecins en train de vaquer à des occupations scientifiques tout en ignorant le journaliste qui distrait leur patron avec des questions sur la Crucifixion.  Ou encore cette rencontre avec la psychanalyste Roberta Waters qui expose que les problèmes rencontrés par Lee Strobel avec son père sont vraisemblablement la cause profonde de cette animosité sceptique envers la religion. Pour accréditer cette analyse, elle explique à Lee Strobel que les athées David Hume, Freidrich Nietzsche, Sigmund Freud et Jean-Paul Sartre, soit avaient perdu leur père à un jeune âge, soit avaient des opinions négatives de leur père et nourrissaient à leur encontre des reproches. S’il n’est pas du ressort de la critique ou de l’analyse d’un film d’évaluer les arguments scientifiques et les hypothèses spécifiques exposés par les personnes que Lee Strobel interroge, force est de constater, qu’indépendamment  de leurs mérites rhétoriques et historiques, ces séquences apologétiques sont indigestes sur le plan cinématographique.

Il reste heureusement quelques bons moments parmi lesquels celui de la conversion toute simple et évidente de Leslie, la femme de Lee Strobel qui est vite convaincue que sa fille a été épargné des suites d’un accident par l’intervention de Dieu et qui laisse parler son cœur. Plus tard aussi, Leslie découvre dans la bible ce verset « Et je vous donnerai un cœur nouveau et un nouvel esprit que je mettrai en vous. Et j'ôterai le coeur de pierre de ta chair et je te donnerai un coeur de chair. » (Ezechiel 36 :26) et se met à prier pour la conversion de son mari. Ces moments de prière et d’abandon prennent un relief particulier, s’opposant à la lutte de Lee Strobel contre Dieu au moyen de la raison avec toute sa force et sa volonté d’investigation et qui se résume dans cette formule lapidaire qu’il prononce dès la première séquence du film : « Le seul moyen de parvenir à la vérité passe par les faits. » Dans ces quelques moments, le film montre bien, et c’est heureux, que c’est Dieu qui change l’homme et le cœur de l’homme et que tout le savoir du monde n’y peut rien. Et c’est sur ce point que le film peut interroger des spectateurs athées ou indifférents. Car il faut admettre que si des spectateurs chrétiens évangélistes ou luthériens, disons généralement de religion protestante, peuvent être sensibles à l’emphase donnée sur la « théologie de la décision » qui veut qu’une personne est sauvée au moment où elle prend la décision d’accepter et de suivre le Christ, les catholiques resteront plus réservés devant une représentation du christianisme qu’ils jugeront édulcorée. Cette insatisfaction peut s’ajouter à une déception sur le plan de l’écriture scénaristique qui se contente d’un discours très linéaire et démonstratif ainsi que sur celui de l’écriture cinématographique et de la mise en scène qui ne réservent aucune bonne surprise (exceptée une reconstitution réussie de l’époque des années 70-80), et fait montre de peu de recherche artistique, d’aucun sens esthétique dans les cadrages comme dans les angles de prises de vue, l’ensemble ne laissant pratiquement aucune place à l’indicible.  Mais au milieu de ces points négatifs et positifs, il faut reconnaître et souligner que le film montre bien que c’est Dieu qui appelle, rassemble et éclaire Lee Strobel, lequel se laisse finalement toucher avec un cœur repentant faisant de Jésus L’enquête un film empreint de quelques qualités évangéliques.

Posté le 27 février 2018 à 12h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

20 février 2018

Une apparition artificielle

Dans le concert de louanges qui entoure la sortie du film L'Apparition, voici l'analyse un peu plus mitigée de Bruno de Seguins Pazzis :

Sans titreJacques Mayano est grand reporter au quotidien Ouest-France. De retour de Syrie où il vient de perdre son ami journaliste au cours d’un reportage, il est contacté par le Vatican qui lui demande de faire partie d’un comité chargé de mener une enquête canonique sur plusieurs apparitions de la Vierge Marie aperçue par une jeune fille Anna dans une petite ville du sud-est de la France. Alors que des milliers de pèlerins viennent se recueillir sur le lieu des apparitions présumées, Jacques rencontre la sensible et dévote Anna, partagée entre sa foi et les nombreuses sollicitations qu'elle reçoit, mais il découvre également les motivations cachées et les pressions à l’œuvre. Il se trouve en même temps confronté aux opinions opposées des membres du clergé et des sceptiques du comité d'enquête. Avec : Vincent Lindon (Jacques), Galatéa Bellugi (Anna), Patrick d'Assumçao (Père Borrodine), Anatole Taubman (Anton Mayer), Elina Löwensohn (Docteur de Villeneuve), Claude Lévèque (Père Gallois), Gérard Dessalles (Stéphane Mornay), Bruno Georis (Père Ezéradot), Alicia Hava (Mériem), Candice Bouchet (Valérie). Scénario : Jacques Fieschi, Xavier Giannoli et Marcia Romano. Directeur de la photographie : Éric Gautier. Musique : Arvo Pârt.

L’apparition de la Sainte Vierge à la jeune novice Anna est-elle une imposture ?

Telle est la situation autour de laquelle Xavier Giannoli va faire évoluer ses personnages, mais essentiellement son personnage central, Jacques, grand reporter agnostique dont la pratique religieuse s’est arrêtée quelques temps après la première communion. Cela commence plutôt bien, lorsque celui-ci quitte Rome où il a pris ses instructions et arrive dans le sud-est de la France sur les lieux de l’apparition supposée, le propos apparaît cadré : Jacques, personnage qui doute se trouve confronté à l’épreuve qui consiste à essayer de discerner le vrai du faux. Mais dès que la première réunion du comité chargé de faire l’enquête canonique avec la jeune voyante a eu lieu, le film va s’égarer et se disperser. L’imposture était déjà au centre de son film A l’origine (2009). Ici l’imposture éventuelle, et sur laquelle la vérité ne sera jamais faite, est placée dans le contexte mystérieux que génère le phénomène des apparitions supposées. Le cinéaste touche donc au religieux mais traite-t-il du religieux ? Il faut admettre qu’il est bien difficile de s’y retrouver dans les arcanes d’un scénario qui se complet dans une certaine complexité.

De quoi est-il vraiment question ?

Cette complexité ne serait pas si gênante si l’ensemble n’était pas si confus et si le récit ne partait pas dans toutes les directions. De quoi est-il vraiment question ? du doute et du mensonge simplement ? ou de mystification ? ou de foi ? De foi certainement pas. Si le cinéaste s’appuie sur un travail de documentation sérieux qui lui permet de décrire de façon réaliste et équilibrée ce qui peut entourer des phénomènes de ce genre (bigoterie, escroquerie, commerce de bondieuseries, personnages plus ou moins troubles), il n’aborde jamais vraiment la question de la foi, restant en surface de son sujet et son enquête canonique devient une sorte d’enquête journalistique et quasi policière qui cherche à ménager un suspens tout en essayant de flirter avec le mysticisme. Car de mystique il n’en est également jamais question. L’Anna de Xavier Giannoli, retrouvée à demie consciente au petit matin couchée dans l’herbe au pied du lieu des apparitions supposées, n’a rien à voir avec la Mouchette (1967) de Robert Bresson qui roule dans une pente herbeuse pour disparaître de désespoir dans l’eau d’un étang. Beaucoup plus près de nous, son approche du monde religieux n’a pas de comparaison possible avec celle d’un autre agnostique, Xavier Beauvois, dans Des hommes et des dieux (2010). Xavier Giannoli peine à approcher de l’indicible et reste au niveau du fantastique, de l’inexpliqué et des interrogations que suscitent les phénomènes de guérisons subites ou d’apparitions. Passant, sans vrai fil conducteur, de son personnage principal à ceux qui l’entourent, la voyante au présent, la voyante au passé, le prêtre qui la protège, un autre qui tente de tirer profit de ces phénomènes, l’amie d’enfance d’Anna…, introduisant plusieurs sujets sans en traiter un seul vraiment, hésitant longuement, refusant de faire un choix puisqu’aucune conclusion positive ou négative ne sera apportée à l’enquête, le cinéaste, après avoir tenté de donner une colonne vertébrale à son récit en le divisant en 5 chapitres ( « Rome », « Le messager », « Anna », « L’icône de Kazan », « La révélation », « Meriem ») et devant cependant apporter une fin à cet exercice, se lance dans un épilogue (« Meriem ») totalement surfait et artificiel, qui ramène le grand reporter en Syrie d’où il revenait au début du film. Un épilogue exagérément surligné par une partition très mélodramatique du compositeur d’origine estonienne Arvo Pârt et qui fait venir à l’esprit cette réplique de Sganarelle à Géronte dans « Le médecin malgré lui » au sujet de sa fille Lucinde après qu’il ait donné des explications plutôt alambiquées et incompréhensibles : « Voilà pourquoi votre fille est muette »…

Des points positifs 

Après avoir indiqué que dans le rôle du grand reporter, la prestation de Vincent Lindon, très monolithique, est particulièrement peu convaincante, il faut dire tout le bien qu’il convient de celle de la jeune actrice Galatea Bellugi (tout juste 20 ans et déjà sept rôles au cinéma à son actif) qui traverse le film comme un astre solaire, la révélation de L’apparition Pour être juste, il faut également dire que le personnage d’Anna donne l’occasion au cinéaste du point le plus réussi de son film qui est la description de la grande solitude que peut éprouver une jeune personne voyante ou supposée voyante, prisonnière entre ce qu’elle a vu et qui est indicible, et les contingences des hommes avec leurs besoins de preuves, d’explications, de rationalité… Enfin, rien de désobligeant envers l’Eglise et la religion dans cette enquête. Mais tout ceci reste insuffisant pour compenser le vagabondage d’une fiction qui elle, loin d’être une imposture et adroitement mise en image, donne cependant l’impression de rester au niveau d’une simple posture et devient presque aussi impénétrable que les Voies du Seigneur. Plus de pesanteur que de Grâce.

Posté le 20 février 2018 à 09h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

19 février 2018

Le grand remplacement jusqu'au cinéma

De Michel Geoffroy sur Polemia :

King-arthur-legend-of-the-sword"Depuis longtemps les films hollywoodiens nous montrent que les méchants sont des albo-européens, même si leur nationalité peut varier selon le scénario. Des méchants mafieux siciliens, des méchants albanais qui organisent des réseaux de prostitution et surtout des méchants russes… Tous fachos et suppôts de Poutine ! Comme lorsqu’à la télévision, on nous présente des policiers procédant à une interpellation : le prévenu est toujours de la bonne couleur ! Car les codes hollywoodiens se sont imposés partout en Occident. Les asiatiques ont certes eu leur heure de gloire dans le registre du mal cinématographique : du Docteur No au méchant Thao qui veut voler la belle voiture de Clint Eastwood puisqu’il est bien connu que les gangs hmongs sont très puissants outre-atlantique…. Il y a encore périodiquement aussi des méchants terroristes islamistes au cinéma, mais ils sont heureusement souvent mis hors d’état de nuire par de gentils policiers musulmans ou noirs. Mais aujourd’hui, sur nos écrans, chacun peut constater que les méchants sont pour l’essentiel des « personnes perçues comme blanches ».

Les gentils sont afro-américains

Les afro-américains, par contre, entrent rarement dans la catégorie des méchants. Ils jouent en général des rôles de policiers, de militaires, de savants, de prêtres (non pédophiles) ou d’informaticiens dans les productions hollywoodiennes. S’ils commettent des hold-up c’est en général pour se venger des méchants blancs, car ce sont toujours de gentils bandits. Ils sont aussi Président des Etats-Unis ce qui, vous en conviendrez, est un gage de gentillesse. Ce stéréotypeapparaît désormais comme la marque de fabrique des productions hollywoodiennes et déteint partout.

Le rôle des lobbies communautaires

Cette situation ne résulte pas du hasard. Elle traduit d’abord la volonté de l’industrie médiatique de séduire aux Etats-Unis le public afro-américain et, sur un plan plus général, de s’adapter à un monde où, demain, 40% de la population mondiale, sera, d’après les prévisions de l’ONU, issue du continent africain. Et de s’adapter aussi à une Amérique de moins en moins WASP et de plus en plus multiculturelle. Un phénomène qui se retrouve d’ailleurs dans la propagande publicitaire, qui met désormais systématiquement en scène des couples mixtes ou des métis voire qui vise des créneaux carrément ethniques, mot novlangue pour désigner un segment de cette clientèle « perçue comme non-blanche ». Le stéréotype « méchant blanc/gentil noir » traduit aussi la vigilance des associations de défense communautaires qui veillent au respect de la bonne image cinématographique et télévisuelle des « minorités » et qui n’hésitent pas à engager des procès et des boycotts pour se faire entendre.

Les remakes, expressions de la nouvelle norme politiquement correcte

D’où aussi la propension du cinéma à augmenter la proportion de personnages de couleur incarnant un rôle positif dans le scénario, comme on peut le voir lorsqu’on examine des remakes. Car les remakes correspondent le plus souvent à une réécriture politiquement correcte de l’œuvre initiale. Ainsi par exemple le film américain de fiction apocalyptique Je suis une légende de Françis Lawrence (2007) est un remake du film Le Survivant de Boris Sagal (1971). Mais dans ce remake, le héros est noir (incarné par l’acteur Will Smith) alors que, dans le film original, il est blanc (incarné par l’acteur Charlton Heston). Dans le remake le héros rencontre aussi une femme blanche ; dans le film initial il rencontre une métisse. Dans le remake enfin, les méchants mutants ont la peau blanchâtre alors que dans la version originale ils avaient la peau sombre ! En d’autres termes le starring du film a été systématiquement inversé.

Salauds de blancs !

Cette comparaison permet de mesurer la progression du stéréotype consistant désormais à associer aux albo-européens des caractères systématiquement négatifs. Un stéréotype que bien sûr les bonnes âmes se gardent de dénoncer. Ainsi, par exemple, dans le film de fiction Prometheus de Ridley Scott (2012), les méchants humanoïdes albinos qui veulent détruire la terre, semblent sortis de la statuaire d’Arno Brecker ! Et dans le même film le capitaine du vaisseau spatial qui se sacrifie courageusement pour sauver la terre est… un afro-américain, comme il se doit. Il serait fastidieux de citer les innombrables scénarios, que ce soit sur grand ou petit écran, qui reposent sur ce stéréotype de nature raciste : salauds de blancs, gentils noirs ! Mais ce racisme ne choque évidemment pas les ligues de vertu puisque, par construction, le racisme anti-blanc n’existe pas. Et qu’il véhicule une haine de soi à destination du seul public albo-européen, sommé de gober sans broncher ces stéréotypes masochistes. Les blancs sont méchants et les gentils sont de couleur : une autre façon, finalement, d’affirmer que « l’immigration est une chance pour nous » !

Le Grand Remplacement, c’est aussi dans nos têtes

Mais cela ne suffisait pas ! Car aujourd’hui Hollywood et ses suiveurs sont en passe de franchir une nouvelle étape : remplacer tout simplement les albo-européens par des afro-américains dans les films à prétention historique. Par exemple dans le film King Arthur de Guy Ritchi (2016), l’acteur noir Djiman Hoansou incarne un chevalier de la Table Ronde, sir Bevedere. Dans la série télévisée Once Upon a Time, c’est Sinqua Walls, un autre acteur noir, qui joue le rôle de Lancelot. Dans le film Robin Hood Origin d’Otto Bathurst, le personnage de Petit Jean sera joué par un acteur afro-américain Jamie Fox. Au théâtre, l’actrice afro-américaine Condola Rashad incarnera Joan Of Arc. Et dans la série de la BBC The Hollow crown, la reine Marguerite d’Anjou est jouée par l’actrice métisse Sophie Okonedo. On entend déjà les bonnes âmes s’écrier : pourquoi une personne « perçue comme non blanche »n’aurait-elle pas le droit de jouer Lancelot ou Marguerite de Valois ? D’autant que les races humaines n’existent que dans l’esprit tordu des racistes. Mais, curieusement, les mêmes ne supporteraient sans doute pas qu’un acteur albo-européen joue, par exemple, le personnage de Martin Luther King…Comme le footballeur Antoine Griezmann l’a appris à ses dépens, quand il s’est déguisé en basketteur afro-américain ! Car pour le Système médiatique, il ne peut y avoir de réciprocité : le Remplacement n’est autorisé que dans un seul sens. Sinon c’est du racisme, du colonialisme ou de l’appropriation culturelle. Bref, c’est toujours mal quand c’est blanc.

Un casting ridicule ? Non un projet chaotique

A l’évidence ces castings placés sous le signe de la « diversité », comme ces scénarios où les méchants sont invariablement des albo-européens, ne sont pas neutres : ils jettent les bases d’une nouvelle guerre cognitive menée contre les Européens. Une guerre destinée à leur faire croire qu’ils n’existent pas, sinon pour nuire au reste de l’humanité. Une guerre qui s’attaque aux représentations de leur passé donc à leur identité et à leur être. Une guerre qui s’intègre dans le projet chaotique de la Super Classe Mondiale consistant à transformer les Européens en monades, pour mieux les mettre en servitude. Ces castings font certes sourire ceux qui ont encore un peu de culture, car il est douteux qu’on ait désormais le droit d’en rire en Europe de l’Ouest. Mais qu’en sera-t-il demain des petits européens qui auront été essorés par la machine à « éducation inclusive », sevrés de théorie du genre et d’antiracisme obligatoires et lobotomisés à la sous-culture du portable ? Croiront-ils que le roi Arthur était un migrant Erythréen et que Jeanne d’Arc entendait des Negro Spirituals avant d’aller bouter les Russes hors d’Ukraine ? Si c’est le cas, la Super Classe Mondiale qui pilote les écrans aura gagné : ils ne seront plus Européens car ils auront aussi été remplacés dans leur tête."

Posté le 19 février 2018 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

17 février 2018

15 mars à Lyon : projection d'un film sur le père Popieluszko

Les Rencontres de La Lanterne Magique vous donnent rendez-vous avec un autre film polonais: POPIEŁUSZKO. LA LIBERTÉ EST EN NOUS, le jeudi 15 mars à 20 h, à L'Espace Saint-Ignace, 20 rue Sala.

Ce long métrage, inédit en France et réalisé par le Polonais Rafał Wieczyński, voilà moins de 10 ans, vient compléter la vision de ce thème déjà abordé l’an dernier, lors de la belle projection du film Le Complot (1987) d’ Agnieszka Holland.

POPIEŁUSZKO  La Liberté est en Nous

Posté le 17 février 2018 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent

15 février 2018

L'apparition: «un film qui mérite d'être vu» selon Yves Chiron

L'historien spécialiste des apparitions mariales Yves Chiron a été interrogé sur RCF Vendée à propos du film L'apparition de Xavier Gianoli avec Vincent Lindon. Il fût aussi le consultant historique auprès du réalisateur. 

Par ailleurs, RCF Vendée recrute un(e) animateur(trice)-technicien(ne) en CDI (poste à pourvoir mi-mars).

Posté le 15 février 2018 à 18h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

09 février 2018

Le film Une saison en France financé avec nos impôts

Minute dénonce la propagande cinématographique du film Une saison en France, sorti le 31 janvier, qui a reçu la caution morale des associations France Terre d’Asile et Médecins du Monde. Abbas a fui la guerre en Centrafrique pour se réfugier en France, en banlieue parisienne, avec ses deux enfants. Il trouve un travail sur les marchés forains, ses gosses vont à l’école et il s’est même dégotté une petite copine, une marchande de fruits et légumes. Mais Abbas est persécuté par les méchantes autorités françaises.

Capture d’écran 2018-02-08 à 21.07.43
 

Posté le 9 février 2018 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)


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