19 octobre 2009

Pierre et le loup, une version glauque et raciste

La nouvelle adaptation cinématographie du célèbre conte de Prokofiev est contre-éducative :

P "Le parti pris du film est donc de casser, un à un, tous les éléments symboliques du conte original pour les défaire de leur portée éducative et, je ne crains pas le mot, morale. [...] Le film choisit de détruire le mythe, de cracher sur le beau, de noyer la légende dans une fosse d'égouts et de détourner tous les symboles pour leur faire dire le faux et le laid. "Créativité... modernité... réalisme... le film s'affranchit du conte" dit avec admiration et enthousiasme l'incontournable Télérama [...]. Les critiques sont d'ailleurs quasiment unanimes [Oscar 2008 du meilleur court-métrage, NDMJ] pour saluer une « œuvre époustouflante » en place d’un massacre. Ils jugent également intéressante l’idée totalement débile de rendre un conte réaliste, ou, pour dire les choses plus précisément, de transposer un conte dans le réalisme virtuel d’une société misérable, violente et injuste, et dans laquelle personne n’aime personne. Quelle bonne idée pour les enfants. [...]

  • Dans le conte, l’autorité est représentée par des hommes d’âge mûr, sages, respectables, et en lesquels on peut avoir toute confiance, quand bien même ils peuvent parfois se montrer un peu lents. Dans le film, ce sont deux voyous agressifs dont il faut se méfier.
  • Dans le conte, Pierre est aimé et heureux dans une famille qui se réduit à un vieil homme dont on peut supposer qu’il l’élève bien dans une petite maison bien tenue. Il y a un face à face des deux personnages : l’un ne peut plus chasser le loup et l’autre ne le peut pas encore. On y voit la volonté de l’enfant de grandir, impatient qu’il est de devenir un homme à son tour, de devenir celui que le vieillard a dû être, et d’assurer la responsabilité du foyer. Dans le film, outre que leur habitat est une cabane de bric et de broc sale et désordonnée, Pierre est seul et il n’y a aucun échange d’affection entre les deux personnages.
  • Dans le conte, Pierre a une ambition, il rêve d’affronter le loup et part à sa rencontre. Dans le film, Pierre est triste et se trouve par hasard face au danger.
  • Dans le conte, Pierre est heureux parmi les siens. Dans le film, Pierre leur préfère la compagnie du loup qui vaut mieux que tout le village. [...] 

Ce sont bien tous les éléments formateurs pour l’esprit et la vie sociale qui ont été supprimés du conte pour les remplacer par une incitation à la méfiance et un rejet de sa propre communauté. Dans le conte, Pierre est un héros, dans le film, il est une victime. Alors qu’un enfant est naturellement disposé à aimer le monde et à rêver la place qu’il y prendra, ce film l’invite à le fuir

Le second point est au moins aussi inquiétant et nous ramène à des pratiques que je croyais révolues en France depuis quatre-vingts ans : celles de la propagande officielle raciste ou xénophobe. Celui dont il faut se méfier cette fois, ce n’est plus le Juif mais le Russe. Car la société affreuse, sale et méchante, décrite dans le film est explicitement la Russie, filmée ici avec ignominie. [...] Mais il est vrai que, lorsque la xénophobie n'est pas dirigée contre les Noirs et les Arabes, et accessoirement contre les Juifs, elle n'intéresse plus personne. [...]

Des dizaines (des centaines ?) de milliers d’élèves de primaire, aux frais des collectivités, vont vraisemblablement aller voir ce film dans le cadre d’une sortie scolaire. Alors, si vous connaissez un professeur des écoles, si même vous n’en connaissez qu’un seul, demandez-lui s’il sait vraiment ce qu’il emmène voir ses élèves."

Posté le 19 octobre 2009 à 08h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

15 septembre 2009

La musique sacrée vue par Ennio Morricone

E Le célèbre compositeur italien de musiques de films (de "Le Bon, le brute et le truand" à "Mission" en passant par "Le Clan des Siciliens" ...) a affirmé avoir une «très bonne opinion» du Saint-Père :

"un pape d'un esprit d'une grande noblesse, un homme d'une grande culture et aussi d'une grande force".

Il est particulièrement élogieux sur les efforts que fait Benoît XVI pour réformer la liturgie - un sujet qui tient très à cœur à Ennio Morricone :

"Aujourd'hui, l'Eglise a commis une grosse erreur, en revenant en arrière de 500 ans avec des guitares et des chants populaires. Je n'aime pas du tout ça. Le chant grégorien est une tradition vitale et importante de l'Eglise, et gâcher cela avec des mélanges de paroles religieuses et profanes d'enfants, de chants occidentaux est extrêmement grave, extrêmement grave".

Il affirme que c'est un retour en arrière parce la même chose est arrivée avant le Concile de Trente, quand des chanteurs mélangeaient le profane avec la musique sacrée.

"Il [le pape] fait bien d'y remédier. Il devrait le faire avec encore plus de fermeté. Quelques Eglises en ont tenu compte, mais d'autres non".

Posté le 15 septembre 2009 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

01 septembre 2009

Katyn : les Bretons résistent

Tandis qu'un blocus cinématographique s'est abattu sur toute la France concernant Katyn (seules 12 salles en France ont diffusé ce chef d'oeuvre), les Bretons viennent d'obtenir la projection de ce film le 3 septembre 2009 à 21h00 – Cinéma Jeanne d’Arc à Muzillac (56).

Posté le 1 septembre 2009 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

31 août 2009

Karol, l'homme qui devint Pape

Ce film sur Jean-Paul II est en vente à 0.99€

Posté le 31 août 2009 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

28 août 2009

Un film sur St Josemaria Escriva de Balager

B Le cinéaste britannique Roland Joffé, révélé entre autre pour 'The Mission', travaille en ce moment à la réalisation d'un film sur la vie de Josemaria Escriva de Balager, le fondateur de l'Opus Dei, canonisé en 2002.

Sous le titre There Be Dragons, le film se passe durant la guerre civile espagnole dans les années '30. S'il est exact que des membres de l'Opus Dei ont apporté une aide de 30 millions de dollars à la réalisation du film, l'organisation elle-même ne finance pas le projet, explique le porte-parole Brian Finnerty de l'Opus Dei. Certains verront sans doute dans ce film une réplique au livre et au film « Da Vinci Code », où l'organisation était présentée comme un réseau criminel. Ce que nie Joffé qui affirme avoir joui dès le début « d'une totale liberté créatrice ».

Posté le 28 août 2009 à 08h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

08 avril 2009

Blocus cinématographique contre Katyn

Le film d'Andrzej Wajda sur le massacre de vingt-deux mille Polonais dont plus de 4000 officiers dans la forêt de Katyn, perpétré par l'Armée rouge, sur l'ordre de Staline, au début de la Seconde Guerre mondiale, est sorti en France. Le père de Wajda compte parmi les officiers victimes du crime soviétique. Ce sujet était absolument tabou au temps du communisme. Visiblement, il l'est toujours dans la France de 2009 où le film a du mal à être diffusé : le film n'est projeté que dans 13 salles pour toute la France ! Jean-Gilles Malliarakis raconte :

K "Dans la petite salle multiplexe parisienne du quartier Saint-Lazare où je me suis rendu, trônait en parallèle un festival du cinéma du mouvement "Attac". Sur les tréteaux de l'entrée s'étalaient des brochures faisant l'apologie des idées au nom desquelles précisément se sont commis les crimes rouges et, pire encore, l'attentat permanent contre l'Histoire et l'identité des peuples de l'Est européen, dénoncés par le cinéaste.

Rappelons tout de même qu'il s'agit non seulement du plus grand réalisateur de son pays, véritable fondateur d'une école nationale dans les années 1950, honoré depuis 1994 du titre de sénateur mais également que cette nouvelle œuvre fut nominée aux oscars en 2008. Il faut donc se dépêcher pour aller le voir ! Je ne chercherai pas à multiplier les adjectifs élogieux. Il les mérite, tant pour le jeu d'acteurs que pour la beauté des prises de vues et des couleurs, mais aussi la musique, discrète, intime, tragique et intelligente."

Michel Janva

Posté le 8 avril 2009 à 12h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (32)

16 mars 2009

Une "citoyenneté" anticitoyenne

De Laurent Dandrieu, à propos de l'amalgame idéologique entre les immigrés clandestins et les Juifs durant la Seconde guerre mondiale faite par Philippe Lioret, le réalisateur de Welcome :

L "rappelé à l’ordre par le ministre de l’Identité nationale Eric Besson, Lioret s’enferre dans un discours maximaliste, fidèle à l’idéologie régnante dans les milieux bien-pensants [...] dit avoir tourné son film en «citoyen révolté». Cet usage du mot citoyen pour défendre une vision du monde qui vise au nomadisme, qui est l’absolu contraire de la citoyenneté, et qui dénie concrètement à l’Etat le droit de défendre ses frontières, qui sont pourtant la condition nécessaire de toute citoyenneté, est symptomatique de la novlangue des intellectuels au petit pied qui prétendent faire l’opinion. La citoyenneté dont se réclame Philippe Lioret n’est qu’une utopie sentimentale, qui nie tous les cadres concrets qui font la citoyenneté réelle : une “citoyenneté” qui rejette la nation, la communauté naturelle, l’état de droit, les règles qui permettent de vivre ensemble. Avec de telles prises de position, les cinéastes français ne sont pas seulement «les idiots utiles du patronat», comme le disait récemment Eric Zemmour à Costa-Gavras, ils sont surtout les idiots utiles de l’anarchie qui vient et de la barbarie qui la suit de très près."

Michel Janva

Posté le 16 mars 2009 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

26 novembre 2008

Mesrine, film mensonger

B C'est ce qu'affirme Robert Broussard. L'ancien policier déclare que les faits sur la mort de Mesrine, rapportés par le film,

"sont présentés de façon mensongère et partisane sans que cela ne suscite de réactions du côté des pouvoirs publics".

"Au delà de ma seule personne c'est la police dans son ensemble qui est salie [et de] nombreux anciens collègues (...) m'ont fait part de leur ras-le-bol. De ce point de vue, nous ne pouvons que regretter le silence radio du ministère de l'Intérieur".

Il rappelle que la Cour de cassation, le 6 octobre 2006, a estimé "de façon définitive" que les policiers étaient en "légitime défense" quand Mesrine a été abattu par ses hommes à Paris. Il conteste qu'un "coup de grâce" eut été porté à Mesrine par un policier, d'une balle dans la tête comme le montre le film, une "invention", de la "diffamation".

Michel Janva

Posté le 26 novembre 2008 à 20h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

19 novembre 2008

Cynique

De Laurent Dandrieu :

19007981 "De loin, on ne voit que ça. La photo d’une tête suppliciée, dévorée par la barbe, du front de laquelle perle une goutte de sang, comme d’une couronne d’épines. Le Christ, à coup sûr. D’autant que la pose, de profil, et le regard, dirigé vers le bas, évoquent immanquablement le dernier film en date sur la Passion du Christ, celui de Mel Gibson. Le Christ donc. Erreur : c’est de Mesrine qu’il s’agit, sous les traits de Vincent Cassel. Bien que le metteur en scène et l’acteur se soient répandus, à longueur d’interview, sur leur volonté de ne pas glorifier le criminel, l’intention de l’affiche n’est pas douteuse de le présenter en victime expiatoire de la violence étatique et de la répression policière. Comme n’est pas douteux le cynisme répété de ces artistes et publicitaires qui ne perdent pas une occasion de proclamer le mépris qu’ils éprouvent pour le christianisme (quand ce n’est pas de la haine), mais que ça n’empêche nullement d’y puiser quand l’imagerie catholique, détournée de son sens, instrumentalisée et désacralisée, peut leur permettre de remplir leur tiroir-caisse. Avant de voir cette affiche, j’avais plutôt de l’indifférence pour ce film mi-chèvre mi-chou. Bravo aux génies du marketing qui ont réussi à transformer cette indifférence en franche antipathie."

MJ

Posté le 19 novembre 2008 à 06h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

14 octobre 2008

Luc Besson découvre que la vie n'est pas un film

B_2 Luc Besson devait tourner son nouveau film, «From Paris with love» avec John Travolta dans le quartier des Bosquets en Seine-Saint-Denis. Les problèmes ont commencé quand la mairie de Montfermeil, ville dans laquelle se trouve la cité des Bosquets, a demandé à la maison de production de Luc Besson, que les figurants soient des habitants locaux. Le budget colossal (38 millions d’euros) a attisé les convoitises et les habitants des Bosquets se sont pressés en masse au casting.

La production a aussi décidé d’engager des vigiles parmi les habitants du quartier qui n’ont pas réussi à s’entendre sur les salaires. Vendredi, des jeunes particulièrement remontés entendaient négocier avec Luc Besson pour lui demander une hausse. Le tournage a été annulé à Montfermeil, après l'incendie de dix voitures, appartenant toutes à la production.

Polydamas rigole :

"Pour rappel, Luc Besson, c'est le cinéaste des banlieues défavorisées, sur lequel le Monde n'hésitait pas à pontifier"

Pendant ce temps, les chefs des polices européennes se réunissent aujourd'hui et demain à l'Ecole nationale supérieure de police de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or (Rhône) pour débattre des violences urbaines.

Michel Janva

Posté le 14 octobre 2008 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

30 septembre 2008

Palme d'or : "On va dans le mur"

Lu dans Minute :

"Entre les murs porte mal son titre. Il aurait fallu l’intituler On va dans le mur, ou même On est dans le mur. On comprend mal ce qu’ont voulu prouver Cantet et Bégaudeau en réalisant et en interprétant ce film, tous deux hommes de gauche voire d’extrême gauche, le premier étant un défenseur des « sans papiers », le second étant un tenant du « pédagogisme », l’idéologie égalitaire qui inspire la politique de l’Education nationale depuis plus de trente ans."

MJ

Posté le 30 septembre 2008 à 11h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

29 septembre 2008

"Entre les murs" : un film politique

C'est l'avis de Laurent Dauré et Dominique Guillemin :

E "Sean Penn souhaitait récompenser un « film politique ». Politique, le film de Laurent Cantet l’est assurément. [...] [O]n peine à déterminer ce que Cantet sauve, dénonce ou prescrit dans l’école qu’il montre à l’écran. Une ambiguïté qui se retrouve dans les nombreux entretiens qu’il a accordés. Ainsi, il a affirmé que

«le débat sur l’école est suffisamment idéologisé pour que nous nous soyons montrés très vigilants à ce qu’aucun discours idéologique ne se glisse dans le film».

Les critiques ont loué cette posture neutre, mimant le documentaire, ainsi que le réalisme social de son cinéma. Mais Cantet déclare aussi :

«Mes positions politiques transparaissent à travers ma vision de l’école, c’est certain

Un film politique pourrait ainsi se soustraire à toute idéologieQue Laurent Cantet en soit conscient ou non, son film repose sur des prémisses idéologiques. [...] Il a voulu faire part de son

«désir d’une école plus ouverte à la réalité qui nous entoure, plus ouverte au langage, à la diversité, à la transmission, au fait de vivre ensemble, d’une école qui ne soit pas un sanctuaire où les élèves pourraient se débarrasser de ce qu’ils vivent et de ce qu’ils sont».

[...] Pour commencer, il faudra bien se pencher un jour sur cet usage omniprésent du terme « diversité », mot de passe privilégié du jargon de la mondialisation. Présentée comme le remède à tous les maux de la société française, la diversité se substitue à l’égalitarisme républicain jusqu’à devenir une fin en soi. Mais de quoi s’agit-il au juste ? Pour Laurent Cantet, c’est la

«diversité de profils dans la classe [qui] en fait la richesse. J’ai passé ma scolarité dans une petite ville de province. Nous étions entre « petits Blancs », de la classe moyenne, parce que le collège unique n’existait pas encore. (…) Mes enfants me semblent beaucoup plus ouverts sur le monde en allant au collège à Bagnolet, dans une classe ressemblant à celle que je décris, que moi à leur âge».

De tels propos entretiennent une confusion malvenue entre la mission de brassage social de l’école et une vision ethniciste de la société. Les jeunes Français issus de l’immigration sont enfermés dans le rôle d’éléments « exotiques » d’une civilisation mondiale fantasmée dont l’école serait le microcosme. [...]

Fb Rejetant la mise à distance [...], le professeur adopte une approche compassionnelle qui relègue au second plan la transmission des connaissances. Qu’enseigner en effet lorsqu’il s’agit d’abord «d’accepter une remise en question du savoir par les élèves» ? [...] Ainsi, flattant les petites individualités – la sienne y compris –, il adopte une pédagogie de la séduction qui révèle un désir de fusionner avec une éternelle adolescence qu’incarneraient ses élèves. [...] Cet esprit de démission s’explique par la volonté d’instaurer un rapport d’égalité entre le professeur et ses élèves. [...] Avant même d’enseigner quoi que ce soit, les prérequis de la transmission des connaissances sont eux-mêmes discutés (silence, discipline, autorité – rien ne va de soi). Or, l’enseignement est une activité inégalitaire par essence, le savoir et la responsabilité étant d’un côté et pas de l’autre. Ceux qui par commodité intellectuelle n’assument pas cette position se justifient souvent à la manière de Cantet lorsque celui-ci dit, par exemple, que l’école serait «un terrain d’expérimentation de la démocratie, de la citoyenneté». [...]

Quoi qu’en dise Laurent Cantet, Entre les murs est un film idéologique. S’il s’en défend, c’est pour mieux contredire le «fantasme actuel de la faillite scolaire» et couper court à toute critique. Comme chacun sait, l’idéologue, c’est toujours l’adversaire. Ainsi, neutre mais engagé, dans le confort de ses idées vagues, il célèbre les manifestations du désastre éducatif faute de vouloir les dénoncer."

Michel Janva (merci à DG)

Posté le 29 septembre 2008 à 21h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

24 septembre 2008

Entre les murs, un film démagogique

Lu dans les Echos :

"Le 25 mai dernier, un film français, « Entre les murs », recevait la palme d'or. Du jamais-vu depuis vingt et un ans et « Sous le soleil de Satan » (1987), de Maurice Pialat. Le pays exultait. La question, grave, soulevée en filigrane par le film - comment et quoi enseigner à une classe de ZEP ? - fut vite oubliée. Un vent d'optimisme balayait les objections des Cassandre. [...]

Ce prof « sympa » l'est-il tant que cela ? Incapable d'enseigner à ses élèves, sa priorité est de ne pas perdre pied. Alors, il parle, il parle. Sa logorrhée est une arme de défense. Il en rajoute, il cède à la facilité, au langage approximatif, parfois vulgaire, de ses interlocuteurs. Il traite même deux élèves de « pétasses », provoquant un incident. Il est pris à son propre jeu. Mais il capitule. Presque toujours. Lorsqu'une jeune élève dit - de mémoire - qu'elle n'aime pas la France ou qu'elle n'a jamais désiré être française -, il répond, en substance : « Moi non plus, je ne suis pas toujours fier de mon pays... » En résumé, « Entre les murs » est film brillant dans la forme, démagogique sur le fond. La démagogie, c'est l'« attitude consistant à flatter les aspirations à la facilité ou les préjugés du plus grand nombre pour accroître sa popularité, obtenir ou conserver le pouvoir » (Larousse). [;..]

La pratique du jeune professeur repose sur « l'affect », il est « sans cesse entraîné par les élèves sur leur propre terrain, au lieu de les tirer vers le haut, vers la culture et le savoir ». Même l'aspect documentaire est « discutable », le portrait du chef d'établissement, « caricatural ». Philippe Meirieu craint que le film n'« entérine l'idée qu'il y a d'un côté l'autoritarisme, avec le système des médailles et de l'exclusion, ou d'un autre côté la pédagogie de François Marin »."

Michel Janva

Posté le 24 septembre 2008 à 08h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

05 juin 2008

La citation du jour

Elle vient d'Alain Finkielkraut, à propos de la dernière Palme d'or :

"Comme si l'inféodation de la culture à l'action politique et aux urgences ou aux dogmes du jour n'avait pas été un des grands malheurs du XXe siècle, il incombe désormais aux créateurs de nous révéler que Bush est atroce, que la planète a trop chaud, que les discriminations sévissent toujours et que le métissage est l'avenir de l'homme"

Michel Janva

Posté le 5 juin 2008 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

25 mai 2008

D'une Palme d'or à l'autre

Le dernier film français ayant obtenu la Palme d'or du Festival de Cannes était en 1987 le film de Maurice Pialat, Sous le Soleil de Satan, tiré du chef d'oeuvre de Bernanos.

21 ans après, le festival de Cannes a de nouveau attribué sa palme d'or à un film français, Entre les murs, tiré de l'ouvrage de François Bégaudeau (qui est critique cinéma au magazine Playboy) et réalisé par Laurent Cantet. C'est l'histoire de François, un jeune professeur de français d’une classe de 4e dans un collège difficile. Il devra affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres... (ici un extrait).

Autre temps, autres films.

Michel Janva

Posté le 25 mai 2008 à 23h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

23 mai 2008

Nouvelle désinformation sur le criminel Che Guevara

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"L’événement du festival de Cannes, hier soir, c’était le film “Che“, de Steven Soderbergh, presque quatre heure et demie, en deux parties, sur Ernesto Guevara, héros mondial du mythe révolutionnaire bobo, incarné par Benicio Del Toro. Dans la deuxième partie (en Bolivie), nous dit Pierre Pratabuy de l’AFP,

« les difficultés de communication avec une population locale très méfiante condamnent d’emblée cette révolution importée qui va d’écueil en écueil, à commencer par la faim, et tourne rapidement au sacrifice. Le “Che“ lui-même devient peu à peu méconnaissable, son visage disparaissant sous la barbe et les cheveux d’un Del Toro quasi christique au moment de son exécution finale. »

Voilà comment un ignoble terroriste tortionnaire, parangon du plus atroce totalitarisme marxiste-léniniste tropical, littéralement achevé au bout de son errance désespérée dans les montagnes de Bolivie, devient une figure christique..."

Posté le 23 mai 2008 à 11h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

02 avril 2008

Un documentaire orienté

Délivrez-nous du mal est un documentaire mettant en scène le témoignage d'un prêtre, qui, pendant 30 ans, a profité de son autorité religieuse aux États-Unis pour abuser sexuellement des enfants. Alors que plusieurs plaintes sont déposées, sa hiérarchie s'est contentée de déplacer le prêtre de paroisse en paroisse sans jamais le sanctionner. Le Figaro met toutefois un bémol à ce documentaire qui se transforme en réquisitoire :

"Certes, ces images et ces témoignages ne peuvent que provoquer indignation et révolte. Mais la mise en accusation de l'Église catholique, comparée à une mafia et montrée du doigt comme complice parce que coupable d'imposer le célibat à des prêtres tourmentés par leur libido, semble délibérément tendancieuse. Ce document choc serait digne d'ouvrir un débat avant de se poser comme un réquisitoire condamnant sans ambages une religion au nom de ses brebis égarées."

Daniel Hamiche en émet un second :

"Ce dont on ne dira rien c'est qu'au cours de l'année 2007, seul 0,01 % des plus de 40 000 prêtres que comptent les États-Unis a été l'objet d'une allégation d'agression sexuelle sur quelqu'un de moins de 18 ans (quelqu'un veut faire la comparaison avec les professeurs des collèges du public ?) Deux journalistes de l'Associated Press, Martha Irvine et Robert Tanner ont mis un sacré coup de pied dans la fourmilière en révélant, dans un article [en anglais], que rien que depuis cinq ans 2 500 enseignants du public avaient été révoqués pour abus sexuels sur des élèves mineurs. Il y en a infiniment plus mais un grand nombre de cas ont été couverts ou dissimulés par l'administration publique..."

Conclusion : si ces affaires dramatiques doivent être condamnées, leur instrumentalisation dans un sens cathophobe n'est certainement pas effectuée dans l'intérêt des victimes.

Michel Janva

Posté le 2 avril 2008 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent

12 mars 2008

10 millions d'euros

C'est la subvention publique perçue par Unifrance, l'organisme de promotion des films français à l'étranger.

MJ

Posté le 12 mars 2008 à 06h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

07 mars 2008

Le phénomène Ch'tis : fiers d'être Français

B Le succès du film Bienvenue chez les Ch'tis fait écrire à Jacques Duquesne "Nous sommes tous des Ch'tis". Si le film connaît un tel engouement, c'est peut-être parce qu'il met "en valeur les qualités d'une région" française. Contrairement au dernier Astérix, qui subit un échec, sans doute parce qu'il ne met en valeur que la jet-set française... Et cette catégorie sociale n'attire pas, ne rejoint pas, ne comprend pas le Français.

Ne faut-il pas voir dans le succès des Ch'tis l'attachement des Français à leur identité ? Au cours de l’émission Cdans l’air du 5 mars, le sociologue de gauche Michel Wievorka (nommé par Sarkozy à la tête d'une «mission d’études sur la diversité dans l’enseignement », auteur d'ouvrages sur le racisme, dont “La France raciste” et président du conseil scientifique du CRAN), a critiqué le film, le jugeant trop franchouillard. Voici ce qu'en dit Duquesne :

"il fait rire. [...] Et c'est un rire dont personne n'a secrètement honte, parce que ses auteurs et ses interprètes ne tombent pas dans la vulgarité, les plaisanteries graveleuses, les sous-entendus obscènes. Il fait rire et il met en valeur le courage. [...] Et si les Français, tous les Français, de Marseille à Strasbourg ou à Brest, font un tel succès à ce film, c'est qu'ils se reconnaissent dans ces hommes et ces femmes, c'est qu'ils se sentent meilleurs qu'on ne le dit, meilleurs qu'ils ne le croient eux-mêmes bien souvent et capables de faire mieux. Fiers d'être Français en somme. Avec le sourire."

Michel Janva

Posté le 7 mars 2008 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

04 mars 2008

Martin Sheen, acteur catholique

Sheen En France nous avons Sophie Marceau, aux Etats-Unis ils ont Martin Sheen. Cet acteur, né en 1940 d’un père espagnol et d’une mère irlandaise, se nomme en fait Ramon Gerardo Antonio Estévez. S’il prit le nom d’acteur de Sheen c’est en hommage au théologien et archevêque catholique Fulton J. Sheen (1895-1979), apologiste catholique, d’une grande orthodoxie, et qui fut le premier et le plus célèbre ecclésiastique à s’exprimer à la télévision américaine dans les années 50 et 60.

Martin Sheen serait qualifié en France de catholique “progressiste”, militant pour les paysans pauvres, contre la guerre et la peine de mort, pour le respect des animaux, contre le nucléaire, mais avant tout un grand partisan de la doctrine sociale de l’Église. Politiquement démocrate, il est un militant pro-vie et résolument hostile à l’avortement : il soutient le mouvement, très minoritaire chez les démocrates, des Democrats for Life (imaginez un instant un lobby pro-vie au sein du PS !). Il est un fervent admirateur de Dorothy Day, fondatrice du Catholic Worker Movement. Marié depuis 47 ans à la même épouse (une exception à signaler dans le monde du cinéma…), Martin Sheen est père de quatre enfants tous comédiens.

Michel Janva (via Americatho)

Posté le 4 mars 2008 à 22h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

29 février 2008

Supercherie littéraire et cinématographique

S Dans un entretien, l'écrivain Misha Defonseca avoue que son best-seller "Survivre avec les loups" présenté comme un récit autobiographique et porté à l'écran par Véra Belmont, est une supercherie et qu'elle a inventé toute l'histoire.

Misha n'est pas la petite fille juive de 8 ans partie à pied à travers une Europe en guerre pour retrouver ses parents aux mains de la Gestapo et qui réussit à survivre grâce à une meute de loups. Elle s'appelle Monique Dewael, elle a été baptisée catholique à Etterbeck en Belgique. Son père a été déporté non parce qu'il était juif, mais résistant. Pire, elle serait schyzophrène :

"Ce livre, cette histoire, c'est la mienne. Elle n'est pas la réalité réelle, mais elle a été ma réalité, ma manière de survivre".

Traduit en 18 langues, le livre a été vendu à des millions de lecteurs et attiré des milliers de spectateurs au cinéma. Une belle opération financière.

Michel Janva

Posté le 29 février 2008 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

25 février 2008

Les Oscars du cinéma vus de Rome

L'Osservatore Romano a regretté le choix d'Hollywood pour les Oscars :

Oscar "Hollywood a été touché cette année par des films sombres, pétris de violence et surtout sans espérance".

Ont été notamment récompensés "Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme" de Joel et Ethan Coen (quatre Oscars), "cinématographiquement" réussi ("bien fait, avec une histoire solide et un rythme serré") et "There will be blood" de Paul Thomas Anderson (Oscar du meilleur acteur pour Daniel Day-Lewis). "Signe des temps ? Probablement", analyse le journaliste, ajoutant que la sélection comportait pourtant

"des films capables d'exprimer des opinions différentes, avec des ouvertures courageuses [comme Juno] l'histoire d'une adolescente décidée à mener jusqu'au bout une grossesse non désirée [ou] Le Scaphandre et le papillon, un hymne laïque à la vie malgré un handicap grave".

Michel Janva

Posté le 25 février 2008 à 21h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Marion Cotillard aidée par Ste Thérèse ?

Celle qui a reçu l'Oscar de la meilleure actrice a été interrogée par Le Figaro :

M"Avant le tournage de La Môme vous êtes allée en pèlerinage à Lisieux. Sainte Thérèse vous accompagne-t-elle toujours ?
Sainte Thérèse fait vraiment partie de la vie de Piaf mais pas de la mienne. Avant chaque événement important, Piaf se rendait à Lisieux. J'avoue avoir eu un rapport très particulier avec sainte Thérèse. Je lui ai demandé de l'aide, et j'ai reçu du soutien. Mes croyances ne sont pas forcément religieuses.

Quelles sont-elles ?
Je crois à des choses qui vous paraîtront très cliché. À l'amour, à l'amitié, à la vie, à la beauté de ce qui relie tout."

Michel Janva

Posté le 25 février 2008 à 11h00 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2008

Katyn : un film contre un mensonge

Avec son nouveau film, «Katyn», Andrzej Wajda signe une œuvre magistrale sur le massacre de vingt-deux mille Polonais dont plus de 4000 officiers dans la forêt de Katyn, perpétré par l'Armée rouge, sur l'ordre de Staline, au début de la Seconde Guerre mondiale. Le père de Wajda compte parmi les officiers victimes du crime soviétique. Ce sujet était absolument tabou au temps du communisme, au point que le seul fait d'être apparenté à une victime de Katyn pouvait entraîner l'interdiction de faire des études. «Sur le mensonge de Katyn reposait toute la soumission de la Pologne à Moscou», a dit le cinéaste.

Le 17 septembre 1939, l'Armée rouge pénètre en Pologne. Le pacte germano-soviétique est alors en vigueur. Après sa rupture, en 1941, les Allemands, avançant vers l'est, découvriront les charniers de la forêt de Katyn, et révéleront le crime soviétique, que l'URSS, désormais dans le camp des alliés, saura étouffer.

Michel Janva

Posté le 16 février 2008 à 21h01 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2008

L'avortement dans le cinéma

Plusieurs films traitant de la vie et de la mort de l'enfant à naître sortent actuellement en salle. Laurent Dandrieu fait remarquer que ces films nous obligent

"à dépasser les euphémismes anesthésiants"

sur l'avortement, comme celui de "grande conquêtes pour les femmes".

MJ

Posté le 8 février 2008 à 12h05 par Le Salon Beige | Lien permanent

06 décembre 2007

Polémique autour de "la Boussole d'or"

Le 5 décembre dernier est sorti sur les écrans français la première partie de l'adaptation du triptyque et best-seller pour enfants de Philip Pullman, "la Boussole d'or". Cette dernière production américaine se voulant de la même veine que les autres "Harry Potter" ou dans un registre philosophique différent, de Narnia.

L'auteur de la trilogie n'a jamais fait mystère de son athéisme et de l'influence de cette philosophie dans son œuvre. Début octobre, la Catholic League for Religious & Civil Rights, par la voix de son président, William Donahue a appelé au boycott de la dernière super production "familiale" de Noël, qualifiant cette dernière “d'athéisme vendu aux enfants". Cette condamnation a été relayée par d'autres institutions religieuses, évangélistes cette fois, qui préviennent leurs fidèles des «intentions cachées» du film, de sa «critique du christianisme» et finissant par définir le livre d'œuvre «hérétique».

À l’affiche du film, Daniel Craig (James Bond) et la Catholique Nicole Kidmann. Cette dernière, au cours de la promotion du film, a démenti toute intention anti-cléricale ou un quelconque message anti-chrétien venant du film.

Brompton

Posté le 6 décembre 2007 à 16h09 par Brompton | Lien permanent | Commentaires (8)

19 décembre 2006

Le Grand Silence

C'est le titre d'un film de Philippe Gröning sur la Grande Chartreuse (critique ici). Le réalisateur a attendu 15 ans l'autorisation de tourner ce documentaire. Il dure 2h40 pendant lesquels il plonge son spectateur dans la vie contemplative:

« Je me suis dit que j'allais faire un film qui ne raconterait pas un monastère mais serait le monastère lui-même. »

Catholique, il explique le sens de son oeuvre:

La_grande_chartreuse« Pour moi il y a une parenté évidente entre le moine et l'artiste. Ils partagent l'idée que chercher une vérité est plus important que posséder et consommer. [...] Beaucoup de choses dans la société occidentale viennent du monachisme, comme l'organisation du temps, entre travail et loisir, avec l'idée que l'action doit être efficace pour libérer le temps de la contemplation. On a oublié ce but pour ne garder que l'efficacité, mais cela ne fait que trois cents ans que le travail est devenu central, et on arrive à la fin de cette époque. Fonder la réussite sur le travail, l'argent, la situation, ne correspond plus à la société actuelle. La vie des moines nous rappelle d'autres valeurs. On les admire volontiers dans le bouddhisme, mais elles sont là depuis toujours, en Occident. »

Il sort demain, les horaires des séances pourront se trouver ici. Voilà un vrai cadeau de Noël.
Pierre Nicolas

Posté le 19 décembre 2006 à 12h35 par Pierre Piperno | Lien permanent | Commentaires (5)

26 novembre 2006

"Indigènes", film algérien?

Le film "Indigènes" a été un film français à Cannes. Le Point (20 novembre) annonce que le même film représentera l'Algérie pour les Oscars :

"Indigènes" en lice pour les Oscars américains.
Acheté aux Etats-Unis par la Weinstein Company, le film « Indigènes » (sous le titre « Days of Glory ») sera dans une salle à New-York dès le 14 décembre. Si la sortie américaine est prévue en février, cette mesure indique clairement qu'Harry Weinstein souhaite lancer Indigènes dans la course aux Oscars américains. Par ailleurs, le film représentera l'Algérie dans la catégorie « films étrangers ».

Lahire (merci à AV)

Posté le 26 novembre 2006 à 21h32 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

25 novembre 2006

La Nativité

Nativity_storyBenoît XVI assistera dimanche 26 novembre à la présentation mondiale du film   " La Nativité" dans la salle Paul VI au Vatican aux côtés de 7000 spectateurs. La projection de ce film de Catherine Hardwicke sera précédée par la lecture d'un passage de l'évangile et d'un discours écrit par Mgr Angelo Comastri, vicaire général du Pape Benoît XVI pour l'Etat de la Cité du Vatican. L'archevêque John P. Foley, président du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, prononcera un discours de présentation.

"La Nativité" retrace l'année dans la vie de Marie qui précède la naissance de Jésus, la visite des bergers et des rois mages, le terrible épisode du massacre des Saints Innocents ordonné par Hérode et la fuite de la Sainte Famille en Egypte. Selon Peter Malone, il semblerait que le sujet soit bien enraciné dans les textes bibliques aussi bien dans l'Ancien Testament que dans les Evangiles concernant l'enfance de Jésus. Les premiers commentaires sont encourageants...

Nativite_nativity_story_2Le film en version française a été présenté à Lourdes en avant-première mondiale le 5 novembre dernier. A la fin de la projection, parmi les spectateurs enthousiastes, Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a fait le commentaire suivant : "C'est un film qui essaie de retrouver l'humanité de la Vierge Marie, ce qu'elle a vécu dans cet évènement qui était le salut de l'humanité. J'ai été impressionné par la qualité des acteurs, par le travail historique qui a été fait pour coller au plus près de ce qui a été vécu par la Sainte Famille."

La bande-annonce est consultable sur le site officiel du film. Il est également possible d'y télécharger de beaux fonds d'écrans pour entrer dans l'Avent. Une belle perspective de sortie familiale avant Noël (sortie en France le 6 décembre)...

Philippe Carhon

Posté le 25 novembre 2006 à 22h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

22 septembre 2006

Les Indigènes dans l'erreur

A l'occasion du film "Indigènes", l'Express ouvre un dossier "faut-il avoir honte d'être Français?", tant ce film fait figure de caricature. Il raconte l'histoire de 4 tirailleurs embarqués dans la campagne de France à la fin de la seconde guerre mondiale.

Oui, il faut rendre sa gloire méritée à l'armée d'Afrique, souvent estompée par le débarquement en Normandie et la 2ème DB, fleuron symbolique du général De Gaulle.

Mais voilà, dans ce film, toutes les images d'Epinal jaillissent : racisme des officiers, gentillesse d'un seul militaire de carrière, un sergent dont on apprendra plus tard qu'il est algérien par sa mère, les privations de nourriture, les différences de traitement, les amours impossibles avec des "blanches", la censure du courrier amoureux, ... bref exactement les ingrédients nécessaires pour avoir une armée peu efficace!

  • Sur le plan technique, Libération va jusqu'à écrire :"Si l'on s'en tenait strictement à la qualité du film, de sa mise en scène et de son scénario, il n'est pas sûr qu'Indigènes ferait autant parler de lui".
  • Sur un plan culturel, cet article de l'Express manifeste le "ras-le-bol" des Français de l'obligation qui leur est fait de battre leur coulpe et de renoncer à leur légitime fierté.
  • Sur le plan historique, ce film est faux. L'Express nous apporte une page de preuves et de vérité.

Alors, circulez, il n'y a rien à voir, la vérité de l'Armée d'Afrique mérite mieux que ça.

Lahire

Posté le 22 septembre 2006 à 19h18 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (15)

13 août 2006

Disney distribuera Apocalypto

La firme dément l'information que nous avions rapportée ici : elle ne boycottera pas le prochain film de Mel Gibson.

Henri Védas

Posté le 13 août 2006 à 16h29 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (3)

10 août 2006

Disney sanctionne Gibson

Suite à l'affaire Gibson, Disney a décidé de ne plus produire "Apocalypto" le prochain film de Mel Gibson prévu sortir en décembre prochain.

Lahire

Posté le 10 août 2006 à 11h07 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (15)

01 août 2006

La confession publique de Mel Gibson

S'il reconnaît des propos antisémites, Mel Gibson n'en donne pas la teneur. Au cours de son arrestation en état d'ébriété, l'acteur aurait dit "les juifs sont responsables de toutes les guerres dans le monde".

Sans commentaire, l'attitude catholique de Mel Gibson :

Demande de pardon :

"Il n'y a aucune excuse, et il ne devrait y avoir aucune tolérance pour quiconque pense ou exprime tout propos antisémite. Je veux demander pardon à tous les membres de la communauté juive pour les mots violents et blessants que j'ai adressés à un policier la nuit où j'ai été arrêté pour conduite en état d'ivresse".

Responsabilité de l'homme public :

"Je suis un personnage public, et lorsque je dis quelque chose, que ce soit bien réfléchi ou dans un moment de folie, mes mots ont du poids pour le public. Je dois donc prendre la responsabilité de mes déclarations et présenter mes excuses directement à ceux qui ont été blessés ou choqués par ces mots".

Ses propos sont contraires à la foi catholique :

"Les fondements de mes convictions font que je dois faire preuve de charité et de tolérance dans ma vie. Tout être humain est un enfant de Dieu, et si je veux honorer mon Dieu, je dois honorer ses enfants. Mais s'il vous plaît, sachez que je ne suis pas un antisémite. Je ne suis pas intolérant. La haine, quelle qu'elle soit, va contre ma foi".

Volonté de réparer le mal causé :

"Je ne demande pas seulement le pardon. Je voudrais faire davantage, et rencontrer des dirigeants de la communauté juive, avec qui je pourrais discuter pour trouver un moyen de réparer".

Volonté de réconciliation :

Rappelant qu'il a entamé une cure de désintoxication : "Je ne peux pas le faire tout seul. Je suis en train d'essayer de comprendre d'où ces mots haineux sont venus pendant cet épisode de beuverie (...) Je sais que nombreux seront ceux dans cette communauté (juive) qui ne voudront plus avoir affaire avec moi, et ce serait compréhensible. Mais je prie pour que cette porte ne reste pas fermée à jamais. Ce n'est pas un film (...) il s'agit de la vraie vie et de reconnaître les conséquences que peuvent avoir des mots blessants. Il s'agit de vivre en harmonie dans un monde qui semble être devenu fou".

On ne peut qu'être admiratif devant un tel courage et une telle humilité.

Lahire

Posté le 1 août 2006 à 20h10 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (24)

31 juillet 2006

Rechute douloureuse pour Mel Gibson

L'auteur de "la Passion du Christ" a été arrété au volant de sa voiture avec un taux d'alccolémie une fois et demi supérieur au taux maximal autorisé. Il le reconnaît lui-même :

"J'ai lutté pendant toute ma vie d'adulte contre l'alcoolisme et je regrette profondément ma rechute".

Certains organes de presse lui prêtent des paroles antisémites dites sous l'emprise de l'alcool, paroles que ne confirment ni l'intéressé, ni les forces de l'ordre. Ce site met en ligne un document attribué à la police américaine contenant les fameux propos. Mel Gibson a  présenté ses excuses pour les propos tenus sans en préciser la nature :

"J'ai agi comme une personne ayant perdu tout contrôle et j'ai dit des choses que je ne crois pas et qui sont méprisables".

Mg_1 Quoiqu'il en soit, Mel Gibson, catholique, marié et père de sept enfants, dérangeait. Sa rechute dans l'alcoolisme permet à ses nombreux détracteurs de s'en donner à coeur joie et de chercher à précipiter sa déchéance :

"la chute [de Gibson] va être vertigineuse. Les critiques vont l'assassiner, une partie du public va snober son travail. Sa crédibilité en tant que réalisateur est gravement compromise" écrit le producteur Peter Bart.

Et le dirigeant de la puissante ligue anti-diffamation de décalrer :

"Nous espérons que les responsables de Hollywood vont désormais (...) prendre leurs distances avec cet antisémite (...) Ses déclarations révèlent finalement qui il est et montrent que les protestations de sa bonne foi lors du débat sur le film 'La Passion du Christ' n'étaient qu'un mensonge".

Et c'est là que le bât blesse : s'il n'est pas question de minimiser ou de nier la faute publique de conduite sous l'emprise de l'alcool et les propos tenus - s'ils sont avérés -, il faut reconnaître que cet événement est déjà exploité pour détruire ce que Mel Gibson avait construit, un témoignage de Foi dans sa vie et dans sa dernière oeuvre.
En montrant du doigt l'homme discrédité dans un domaine particulier de sa vie, on va chercher à abattre la totalité de l'individu, de son oeuvre mais aussi à salir ce qu'il représente, c'est à dire sa foi et l'Eglise. Le procédé est odieux, mais il était prévisible et appelait donc à la prudence.
Fautif, il aura à se battre pour la Vérité et pour préserver ce qui doit l'être. Son combat sera difficile, mais nécessaire et sa faute l'oblige à le mener. Il aura besoin de tout le courage qu'est le sien et il doit en avoir pour avoir accepté d'évoluer à visage découvert dans un milieu qu'il savait particulièrement hostile et sans pitié.

Lahire

Posté le 31 juillet 2006 à 21h56 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (11)

16 février 2006

Comment se protéger d'Act Up ?

C'est leur journée... Il faut savoir que cette bande de sauvages a écrit au CSA pour appeler son attention sur les risques liés à la diffusion de programmes pornographiques comportant des relations sexuelles non protégées (sans port du préservatif). Le président Baudis et Agnès Vincent-Deray, présidente du groupe de travail sur la protection du jeune public et la déontologie des programmes, ont donc reçu, le 16 janvier, les militants d'Act Up et le 17 janvier, le CSA a décidé d'écrire aux responsables des chaînes autorisées à diffuser des programmes de catégorie V (XXL, Multivision, TPS Star, TPS Cinéstar, Canal+, Kiosque, CinéCinéma Frisson et Pink TV) et leur a demandé de ne pas diffuser de programmes pornos dans lesquels les relations sexuelles ne sont pas protégées.

Cette décision est criminelle. En effet, le préservatif est comparable à la roulette russe et ce site vous le prouve de façon magistrale. Quelques données : aux USA, une étude de la University of Texas Medical Branch, fruit de 11 équipes de recherches, indique que l'usage constant du préservatif dans des situations variées donne un taux moyen de protection de 69% (31% d'échecs). Des orifices de 10-12 microns de diamètre sont repérés dans les préservatifs : 100 virus pourraient y passer de front ! Il y a vingt ans, le préservatif était jugé non fiable comme contraceptif. Or, le spermatozoïde est 30 fois plus gros que le virus VIH ! Même le Guide de la contraception et de l'amour sans risques du Planning familial avoue un taux d'échecs de 5-20% comme contraceptif. Or, curieusement, ce taux d'échec - et celui avancé par l'OMS dans une fourchette approxi­mativement identique : 11 à 20%, pour justifier l'emploi de la pilule - est évacué comme par enchantement, dès qu'il s'agit d'utiliser le pré­servatif dans la lutte contre le Sida !

Pour le professeur Lestradet, la condamnation est sans appel : "Quand un homme séropositif met un préser­vatif, il ne peut faire autrement que de toucher ses organes sexuels déjà humectés de secrétions uré­tales (...). Il en résulte que la face externe de celui-ci est toujours plus ou moins souillée. Or, toutes les secrétions (...) contiennent du virus HIV (...). Tout sujet séropositif porteur d'un préservatif sera potentiellement capable de contaminer sa (ou son) partenaire".

Michel Janva

Posté le 16 février 2006 à 17h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

21 janvier 2006

Claude Rich, témoin chrétien

L'acteur, dans Valeurs actuelles (version papier) :

"Je ne suis pas un très bon chrétien. Je n'étudie pas beaucoup ma religion, mais je crois en l'amour de Dieu. De la même façon que l'on ne sait pas toujours pourquoi on aime une personne, j'aime Dieu. Je le fréquente tous les dimanches. [...]

"Lorsqu'il m'arrive de confier à quelqu'un mon intention d'aller à la messe le dimanche et que mon interlocuteur me fait part de son étonnement, je lui dis que c'est moi qui suis étonné qu'il n'aille pas à l'église."

Henri Védas

Posté le 21 janvier 2006 à 20h45 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)

16 janvier 2006

Le Da Vinci Code et l'Opus Dei

Alors que la sortie du film Da Vinci Code prévue le 19 mai en France semble se présenter comme un succès important, Sony va proposer une version électronique de ce roman tandis qu'une avant-première européenne pourrait avoir lieu au Louvre. En lisant le livre ou en allant voir le film, tout catholique doit savoir qu'il va à l'encontre des réserves émises par le Vatican à ce sujet.

Par ailleurs, l'Opus Dei, une des principales victimes de ce roman, réagit officiellement par la voix de Marc Carrogio, responsable des relations de l’Opus Dei avec les médias internationaux dans un entretien accordé à Zénit. Selon Marc Carrogio, "Il y a des gens qui espèrent une déclaration de guerre, de la part de l’Eglise et, au sein de celle-ci, de l’Opus Dei. Une vaste controverse serait sans doute utile à la promotion du film. Mais je puis vous assurer que la seule réponse qui viendra de l’Opus Dei sera une déclaration de paix".

Sur le fond, il ajoute que " le problème d’un scénario de ce genre est qu’il « diabolise » un groupe de personnes. Il présente l’Eglise comme une bande de délinquants qui, pendant deux mille ans, n’a reculé devant rien pour protéger un gros mensonge. Même si cela est absurde, et parfois ridicule, on finit par présenter un portrait odieux d’une institution, et il est bien connu que les portraits odieux font naître des sentiments hostiles chez des personnes dépourvues de sens critique". C'est pourquoi il se demande " si ce film ne devrait pas être interdit aux mineurs. Un adulte peut distinguer la réalité de la fiction : un peu de culture suffit. Mais face à une manipulation de l'histoire, un enfant est dépourvu d’éléments critiques". Pour finir, il essaye de voir les aspects positifs de ce succès car "cet événement fournit une formidable occasion de parler de Jésus-Christ. Si Jésus-Christ n’était pas le personnage central de l’intrigue du roman, celle-ci perdrait tout intérêt (...) Je pense que la meilleure réponse consiste à faire connaître Jésus-Christ, avec les moyens adaptés. Je ne serais pas surpris que beaucoup de monde, cette année, ait envie de lire l’Evangile, ou un bon livre sur la vie du Christ".

En résumé, mieux vaut aller voir Le Monde de Narnia au cinéma, en DVD ou le deuxième épisode avec ses enfants...

Philippe Carhon

Posté le 16 janvier 2006 à 21h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

05 janvier 2006

Pasolini, dépravé mais lucide

L'écrivain et cinéaste italien Pier Paolo Pasolini est mort il y a 30 ans, assassiné dans des circonstances troubles. Obscène, provocateur, homosexuel et marxiste, il n'aurait sans doute pas été un habitué du Salon Beige. On savait pourtant que la fascination pour le Christ ne l'a jamais quitté : pour preuve, son film l'Evangile selon Saint Matthieu.

Une nouvelle biographie rappelle que, malgré ses moeurs dépravées, il n'était en outre pas dupe des plus tristes dérives de son époque et de la notre. Le Nouvel Obs constate le paradoxe Pasolini :

Prises de position anti-avortement [...]. Dénonciation inlassable des ravages de l'émancipation des moeurs, qui le conduira à abjurer ses propres contes cinématographiques - « la Trilogie de la vie » -, le sexe banalisé étant pour lui devenu, au fil des années 1970, le plus puissant agent de la destruction anthropologique opérée par le nouveau pouvoir démocrate.
« Le pouvoir a décidé d'être permissif parce que seule une société permissive peut être une société de consommation. »

Henri Védas

Posté le 5 janvier 2006 à 20h38 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (4)

30 décembre 2005

Narnia en tête du box office en France

Avec plus de 1 800 000 entrées en 6 jours et 34% des billets vendus, le "monde de Narnia" est devenu n° 1 en France.

Lahire

Posté le 30 décembre 2005 à 12h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

27 décembre 2005

Narnia dérange

La dernière production de Wald Disney dérange, malgré son succès. On sait déjà la haine christianophobe qu'elle a provoqué au Royaume-Uni. Aujourd'hui, on ne peut trouver un article sur Narnia dans la presse ou sur Google actualité, sans avoir droit au comparatif avec King Kong, qui, heureusement pour la pensée unique, reste en première place (réelle?) du Box office.
Le producteur du "monde de Narnia" se défend aujourd'hui : son film n'est pas chrétien!Il refuse de servir une cause que tant de monde aimerait voir foulée aux pieds. Pourquoi une telle fuite et tant de haine aussi virulente dès qu'on parle du christianisme?
Je ne l'ai pas encore vu, mais j'irais sans doute. Des prêtres et des parents en disent du bien et puis, sans doute, parce qu'il dérange et qu'il est au mieux un bon film, au pire inoffensif, ça vaut le coup de s'offrir un bon divertissement sûrement meilleur qu'un  nouveau retour de ce vieux King Kong!

Lahire

Posté le 27 décembre 2005 à 19h56 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

14 décembre 2005

Pour les vrais fans de Narnia

... ce blog suisse est consacré au film de Disney.

Henri Védas (via le blog RC)

Posté le 14 décembre 2005 à 22h18 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

11 décembre 2005

Premiers résultats honorables pour Narnia aux Etats-Unis

Anna_popplewell1 Le film de Disney tiré des livres de C.S. Lewis est sorti vendredi aux Etats-Unis. Il a fait une première journée très honorable, sans être exceptionnelle pour un film de cette ampleur : c'est la 19ème plus forte sortie de l'histoire du cinéma américain, en termes de revenus, avec presque 24 millions de dollars. Cela augure bien des semaines à venir, particulièrement à l'approche de Noël.

A titre de comparaison, le dernier Harry Potter est à la troisième place des plus fortes sorties, la Passion du Christ à la 13e. Mais le Disney a fait mieux que Le Monde de Nemo (31e) ou le premier épisode du Seigneur des Anneaux (44e).

Hollywood a découvert, après la Passion de Mel Gibson, qu'il existait un important public pour un cinéma à message chrétien. Toutefois les studios ne continueront à produire des films pour ce public que s'ils sont rentables. Comme pour la Passion, on n'encourt pas l'excommunication si l'on n'aime pas Narnia - j'avoue que le livre me tombait des mains quand, enfant, j'ai tenté de le lire. Mais, au-delà des goûts de chacun, la réussite commerciale de Narnia est importante dans la bataille culturelle. Comme l'écrit Jeanne Smits dans Présent de ce week-end :

Oui, la sortie du film et l'intérêt renouvelé pour Narnia sont un signe d'espérance - encore un - pour notre monde qui a tant besoin de retrouver aussi bien le sens du péché que celui de la miséricorde.

Narnia sort en France le 21 décembre.

Henri Védas

Posté le 11 décembre 2005 à 13h51 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

12 octobre 2005

Gagnez une place de cinéma!

La formule est simple : n'allez pas voir "il était une fois dans l'oued".
La bande annonce en montre assez : Un jeune homme quitte sa famille française, forcément ringarde, catholique et intolérante allant même jusqu'à ne pas faire la différence enter Islam et judaïsme. Plutôt que d'aller faire fortune dans des pays riches, il décide d'ouvrir une petite boulangerie en Algérie où il apprend toutes les vertus et l'humanisme tolérant de l'Islam.

Une claque à la France en passant par la remarque d'un ancêtre et la caricature est en place : La culture catholique et française est totalement dépassée et vive l'Islam si généreux, tolérant, ouvert de l'Algérie...

Quand on sait que l'Algérie aujourd'hui, c'est ça et l'Islam ça, on économise une place et cinéma!

Lahire

Posté le 12 octobre 2005 à 20h34 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

07 octobre 2005

Halte au porno à la Télé !

Trouvez-vous normal que la télévision publique diffuse des images à caractère pornographique ? C'est ce qui s'est passé le mardi 27 septembre 2005 sur France 2 à 22h40. Le film "Intimité" a été diffusé avec la seule mention "interdit aux moins de 12 ans". Ce film contient de nombreuses séquences particulièrement crues de relations sexuelles explicites non simulées dont, entre autres, une scène de fellation en gros plan. De telles images sont habituellement interdites aux moins de 18 ans et protégées par un système de signalisation et de cryptage.

Trop c'est trop. Au nom de la protection des mineurs, la Fédération Familles Médias engage une vaste démarche de protestation auprès de Dominique Baudis, président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA). Vous pouvez signer la lettre envoyée au président du CSA.

Michel Janva

Posté le 7 octobre 2005 à 09h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

30 août 2005

Jacques Dufilho RIP

A l'occasion de la mort du comédien dimanche, Le Monde re-publie un joli portrait , datant d'il y a deux ans, qui évoque la place centrale de sa foi catholique. Le Figaro offre une biographie plus factuelle.

HV

Posté le 30 août 2005 à 06h40 par Le Salon Beige | Lien permanent

17 août 2005

Protestations contre le tournage du Da Vinci Code

Le roman anti-catholique de Dan Brown est en cours de tournage : le réalisateur, Ron Howard, a cherché autant que possible à filmer sur les lieux évoqués dans le livre. On se souvient que Le Louvre a accepté de se prêter à cette mauvaise action, tandis que l'archevêché de Paris et les autorités anglicanes ont refusé d'autoriser le tournage à Saint-Sulpice et à l'abbaye de Westminster respectivement.

Le réalisateur a en revanche réussi à convaincre les autorités anglicanes de la ville de Lincoln de lui ouvrir leur cathédrale, pour remplacer Westminster. Son argument principal : un chèque de 100.000 livres pour deux jours de tournage ! Les mauvaises langues diront qu'on n'a jamais cherché en vain un maillon faible dans l'Eglise dite "d'Angleterre."

Le tournage était en cours avant-hier, en la fête de l'Assomption, mais une vaillante religieuse catholique était devant la cathédrale, avec quelques autres fidèles, pour protester :

"Je ne pense simplement pas qu'il soit normal qu'ils filment cette histoire ici.

"Je sais que l'évêque et le recteur disent que c'est de la fiction - et peut-être même que c'est de la fiction remarquable - mais cela va à l'encontre de l'essence de ce en quoi nous croyons."

Il se pourrait toutefois que le film soit marginalement moins nocif que le livre : d'après le New York Times, "les responsables de la maison de production ont rencontré des spécialistes catholiques et d'autres spécialistes chrétiens pour savoir comment modifier l'histoire du roman pour éviter d'offenser les pratiquants." Barbara Nicolosi, responsable d'une association de chrétiens dans le milieu du cinéma, a conseillé deux modification principales : rendre plus ambiguë l'affirmation du mariage de Jésus et de Marie-Madeleine (la thèse centrale du roman); et ne pas évoquer l'Opus Dei (nommément accusée d'assassinats dans le roman). Le responsable de la Catholic League a lui demandé qu'un avertissement, au début du film, précise qu'il s'agit d'une fiction.

Le problème, c'est que bien des lecteurs, ainsi que Dan Brown lui-même, croient dur comme fer dans les élucubrations du roman.

HV

Posté le 17 août 2005 à 08h27 par Le Salon Beige | Lien permanent

09 juin 2005

Bastien-Thiry et l'attentat du Petit-Clamart

Ce soir, à 20 h 55, TF1 propose un docu-fiction, Ils voulaient tuer de Gaulle, sur l'attentat manqué du 22 août 1962 au Petit-Clamart contre le général de Gaulle, commandité par Jean-Marie Bastien-Thiry. Sa longue déclaration à son procès mérite d'être lue si l'on veut bien comprendre les motivations qui ont poussé ce lieutenant-colonel, à la carrière brillante, à vouloir éliminer le chef de l'Etat.

Il avait justifié lui-même son action au cours de son procès : "Selon saint Thomas, le chef d'état a pour devoir premier et principal de gouverner ses sujets selon les règles du Droit et de la Justice, en vue du bien commun de la collectivité ; si, perdant de vue la fin pour laquelle il exerce ce pouvoir, il s'en sert pour lui-même et pour satisfaire ses passions et ses conceptions, il ne règne plus que sur un troupeau d'esclaves. Nous croyons donc que les ecclésiastiques éminents qui ont été consultés, et qui n'ont pas déconseillé notre action, n'ont fait que rappeler les commandements de Dieu, le principe et le droit de légitime défense, et la morale traditionnelle enseignée par l'Eglise en la personne d'un de ses plus grands philosophes. La tyrannie du Général de Gaulle n'appartient pas à ce genre de tyrannie "douce" à laquelle certains Pères de l'Eglise conseillent de se résigner par esprit de patience et de mortification chrétienne. C'est une tyrannie violente, sanglante, qui divise, qui détruit et qui est responsable de la mort d'innombrables victimes"."Nous n'avons pas agi par haine de Gaulle, mais par compassion pour les victimes de Gaulle et pour sauvegarder des vies humaines innocentes sacrifiées par un pouvoir tyrannique."

Une occasion de mieux connaître Bastien-Thiry, qui a dit, devant la Cour militaire de Justice, lors de son procès le 2 février 1963 : "Le danger que court actuellement ce pays ne vient pas d'un risque de destruction physique ou matérielle : il est plus subtil et plus profond car il peut aboutir à la destruction de valeurs humaines, morales et spirituelles qui constituent le patrimoine français. Ce patrimoine provient d'un héritage qui est à la fois grec, latin, occidental et chrétien et repose sur une conception précise de la liberté et de la dignité de l'homme et des collectivités humaines et sur la mise en application de principes fondamentaux qui sont la recherche et le souci de la justice, le respect de la vérité et de la parole donnée et la solidarité fraternelle entre tous ceux qui appartiennent à la même collectivité nationale. Nous croyons qu'on ne viole pas impunément et cyniquement ces différents principes sans mettre en péril de mort, dans son esprit et dans son âme, la nation tout entière."

"Le sens de l'Histoire, le grand vent de l'Histoire, sont des notions matérialistes et marxistes ; il n'y a pas de sens de l'Histoire, il n'y a pas de vent de l'Histoire, car ce qui fait l'Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne, qui est vérifiée par tous les faits historiques, c'est la volonté des hommes, c'est l'intelligence des hommes, ce sont leurs passions bonnes ou mauvaises."

"Nous n'appartenons pas à cette droite qui est non seulement la plus bête, mais la plus lâche du monde"."Nous sommes pour l'Europe, car nous croyons que la France peut s'intégrer à l'Europe sans renoncer à (...) ce qui fait son patrimoine moral et spirituel."

Des propos qui demeurent terriblement actuels.

Michel Janva

Posté le 9 juin 2005 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent

19 mai 2005

Star Wars : les fines allusions de Lucas

ImagesToujours dans la catégorie "le saviez-vous ?" : le réalisateur de la Guerre des Etoiles n'a pas pu s'empêcher de semer des allusions "de gauche" dans ses films. Exemples :

- Le personnage sur la photo à gauche (un "méchant") s'appelle Nute Gunray. Les fines allusions ? Newt (prononcer Nute) Gingrich est un homme politique de droite américain, et "Gunray" est, phonétiquement, Reagan à l'envers.

- Dans le nouvel épisode, les attaques implicites contre Bush sont encore plus claires.

Rien de bien grave en soi, mais ce genre de clin d'oeil contribue à créer dans la culture populaire,allusion après allusion, une atmosphère métapolitique hostile aux idées et aux hommes politiques de droite.

HV

Posté le 19 mai 2005 à 19h45 par Le Salon Beige | Lien permanent

18 mai 2005

La gargouille Dark Vador

Le saviez-vous ? Parmi les gargouilles de la très oecuménique "cathédrale nationale" anglicane de Washington, construite dans le style néo-gothique et terminée en 1990, on en compte une représentant le personnage de la Guerre des Etoiles, dont un épisode sort aujourd'hui (ici, pdf.)

Sans vouloir jouer les rabat-joie, j'ai l'impression que ce clin d'oeil plaisant révèle la difficulté qu'ont les anglicans à prendre au sérieux la question du Mal, puisqu'ils vont en chercher un symbole dans un personnage fictif peu consistant. Il y a une ironie postmoderne un peu sinistre derrière ce choix.

HV

Posté le 18 mai 2005 à 21h59 par Le Salon Beige | Lien permanent

28 février 2005

Les Oscars 2005 : bon cru pour la culture de mort

Les Oscars 2005 ont été décernés hier soir. Mar Adrento remporte l'Oscar du meilleur film non-américain. On sait que ce film promeut explicitement, par la mise en scène d'un cas extrême, la légalisation de l'euthanasie.

Ce qu'on dit moins, c'est que le film de Clint Eastwood, Million Dollar Baby, le grand vainqueur de la soirée avec quatre statuettes, milite dans le même sens : le film se termine par la mise à mort de l'héroïne, devenue tétraplégique, par le personnage d'Eastwood. L'euthanasie est bien sûr présentée comme un geste d'amour de la part du héros. (Critique ici, en anglais.)

Si le premier film affiche au moins la couleur, le film d'Eastwood est malhonnêtement vendu comme un "Rocky" au féminin - escroquerie contre laquelle des manifestants pro-vie protestaient, réunis devant la salle où se déroulait la cérémonie des Oscars.

Autres mauvaises nouvelles : rien pour La Passion, et un prix pour la musique des Carnets de Voyage, hagiographie sur la jeunesse du criminel de guerre Che Guevara. Maigre consolation : rien pour le film pro-avortement Vera Drake.

HV

Posté le 28 février 2005 à 13h46 par Le Salon Beige | Lien permanent


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