05 décembre 2016

Le Monde est sceptique au délit d'entrave numérique à l'avortement

La gauche est déboussolée :

"Le droit à l’IVG justifie-t-il une nouvelle exception à la liberté d’expression ? Si cette voie était retenue, on pourrait très bien pénaliser les sites qui entravent le droit à la santé en prônant de ne plus vacciner les enfants, ou conseillent à des malades du cancer de troquer leurs traitements pour des méthodes fantaisistes. La condition d’« induire intentionnellement en erreur » paraît bien fragile. Si la cause est bonne, l’outil donc est contestable, voire dangereux.Dans de mauvaises mains, il pourrait s’étendre à d’autres champs de la liberté d’expression. Quant à l’urgence de frapper si fort, la question se pose aussi. Les Françaises sont-elles massivement empêchées de recourir à l’IVG par ces sites ? Le gouvernement ne l’a pas démontré. Le nombre d’IVG en France est stable. Les entraves identifiées à l’exercice de ce droit fondamental restent davantage liées à l’organisation du système de soins, malgré les mesures significatives prises par le gouvernement en la matière."

La réalité est que le tabou de l'avortement s'effrite. Hier, face aux refus de plus en plus de médecins de pratiquer des avortements, le gouvernement a voulu étendre l'avortement chimique puis obliger les sage-femmes à le pratiquer. Les dernières études montrent que la part des jeunes filles qui avortent croît. Et ces dernières, traumatisées, racontent leurs malheurs, sur internet, dans leurs lycées, leurs universités... et chacune tend à aller chercher des conseils ailleurs que dans la propagande officielle.

Cette nouvelle loi apparaît ainsi comme l'un des derniers sursauts d'une culture de mort à bout de souffle. A nous d'accélérer la chute en nous mobilisant le 22 janvier à Paris.

Posté le 5 décembre 2016 à 12h20 par Michel Janva | Lien permanent

03 décembre 2016

Samedi 10 décembre à 14h30, Rosaire pour la Vie à Paris

10decembre

Posté le 3 décembre 2016 à 14h18 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2016

Délit d'entrave à la Vie : Notre gouvernement coupable de délivrer de fausses informations sur l'IVG !

De Choisir la vie :

"Hier, jeudi 1er décembre, l’Assemblée Nationale avec un hémicycle quasiment vide, il faut le souligner, a adopté la scandaleuse proposition de loi socialiste instituant un délit d’entrave « numérique » à l’IVG.

Suite à l’adoption de deux amendements, il est désormais prévu de punir de deux ans de prison et de 30 000 euros d’amende (rien que ça!) « le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption de grossesse » par « tout moyen », « y compris en diffusant ou en transmettant par voie électronique ou en ligne, des allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse »

Ce texte, qui a fait l’objet de vives critiques de l’opposition va donc être maintenant étudié au Sénat le 7 décembre.

Choisir la Vie salue les quelques députés qui ont combattu courageusement durant de nombreuses heures cette proposition de loi et n'hésite pas à accuser directement le gouvernement de désinformation. 

Non seulement celui-ci tente de faire taire tous ceux qui ont une voix différente de la sienne (les libertés d’expression et d’opinion sont en ce sens gravement atteintes) mais il ose également fournir lui-même des informations volontairement erronées sur l’IVG sur son propre site gouvernemental. Pour exemple, ce site ose affirmer, d’une manière péremptoire frôlant l’idéologie et sans s’appuyer sur aucune étude (les femmes sont-elles pour notre gouvernement assez idiotes ou crédules  pour ne pas comprendre les études scientifiques et prendre tout ce qu’on leur dit pour argent comptant ? ) , qu’il « n y a absolument aucune conséquence psychologique à court ou à long terme suite à une IVG »,  et que « ce soit par la méthode médicamenteuse ou chirurgicale, il n y a pas de risques de stérilité. Bien au contraire la fertilité revient assez rapidement ».

Soulignons également que la technique chirurgicale est décrite comme une technique qui consiste en une aspiration de l’"œuf". Ce terme d’œuf est scientifiquement faux puisqu’à partir de 6 semaines, il s’agit bel et bien d’un embryon.

Pourquoi cacher la vérité si ce n’est vouloir inciter les femmes à avorter en leur cachant volontairement la réalité de l’avortement et ses conséquences ?

Choisir la Vie, loin de baisser les armes face à ce gouvernement devenu de plus en plus totalitaire, continue de mener sa campagne contre la désinformation gouvernementale et  pour le droit de Choisir la Vie et invite ses adhérents à continuer de se mobiliser par tous les moyens.

Cécile EDEL, présidente de Choisir la Vie"

Posté le 2 décembre 2016 à 18h54 par Michel Janva | Lien permanent

Bienvenue dans le meilleur des mondes socialistes

Trouvé sur Twitter :

A

Posté le 2 décembre 2016 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent

IVG.net porte plainte pour diffamation

D

Par ailleurs, renseignements pris auprès de l’écoutante du mercredi 30 novembre à 11h, il est patent qu'Aurore Bergé a dénaturé la conversation. L'écoutante a pris quelques notes des termes de la conversation. Elle est à disposition de la justice pour attester du faux témoignage réalisé sur les médias.

Aurore Bergé, élue LR des Yvelines, proche d'Alain Juppé, est mariée avec un député PS.

La directrive du site ivg.net a écrit aux élus et responsables LR des Yvelines :

"[...] Mme Aurore Bergé vient de procéder hier à une prise de position contestable sur les medias de Gauche et surtout une manipulation indigne d’une élue. En effet,  elle a cru efficient de « s’indigner » pour ajouter une couche au torrent actuel d’insultes sur notre action et nos propos. Elle a employé des procédés déloyaux et indignes d’une élue pour nous « piéger ». Pour être visible (pour satisfaire sans doute son égo) et  « exister », elle a actionné les médias qui sont plus proches de ses idées que de sa famille politique. Elle a fait valoir sa qualité d’élue LR pour passer dans ces médias. [...]

Bien sûr,  renseignements pris auprès de l’écoutante d’hier à 11h, cette femme n’a fait qu’un « procès à charge » et n’a voulu prendre et comprendre  que ce qui lui permettait de « s’indigner ». [...] il serait opportun de prendre des sanctions à l’encontre de cette « militante » qui dénote singulièrement dans notre famille politique."

Posté le 2 décembre 2016 à 15h05 par Michel Janva | Lien permanent

Emile Duport : "C'est nous qui devrions nous appeler les pro-choix !"


Emile Duport : "C'est nous qui devrions nous... par bvoltaire

Posté le 2 décembre 2016 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : Ne laissez pas un État totalitaire penser à votre place

Jeudi 1er décembre, des jeunes de SOS Tout-Petits étaient rassemblés devant la fontaine des Innocents, au cœur du quartier du Marais à Paris, pour dénoncer l’aberrante proposition de loi discutée à l'Assemblée nationale, sous le nom de « délit d'entrave numérique à l'avortement », et dont l'objectif réel, est de censurer sur Internet les opposants à l'avortement !

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Dans notre pays qui se dit le défenseur des droits de l'Homme et de la liberté d'expression, nous assistons à la mise en place d'une véritable police de la pensée unique caractéristique des régimes les plus totalitaires ! Alors que chaque année en France 220 000 enfants ne verront jamais le jour, il est capital de rappeler que l'avortement est - et restera toujours - un drame, autant pour l'enfant avorté, que pour ses parents, auxquels on veut même aujourd'hui interdire d'exprimer leur souffrance !

Le gouvernement doit savoir que nous ne sommes pas prêts à nous taire, ni sur Internet, ni ailleurs ; que nous ne cesseront jamais de donner une voix à ceux qui n'en ont pas, à ceux qui n'en auront jamais à cause de la volonté complice des élites qui ont déjà sur leurs mains le sang de ces innocents. Car nous ne sommes pas dupes : ce n'est pas une coïncidence si, plutôt que de s'occuper des problèmes qui le concernent, le gouvernement s'acharne à lutter contre la vie humaine, jusqu'à vouloir censurer toute critique de l'avortement; mais c'est plutôt la preuve d'une volonté avouée de promouvoir l'avortement à tout prix, sous la pression des puissances financières à l'idéologie pro-mort !

Malgré la loi, nous continuerons à crier, à crier la vérité sur le drame qu'est l'avortement, à dire à toutes les futures mamans de France que tuer l'enfant qui est en elle ne sera jamais une solution, et que recevoir la vie est un don qu'il faut protéger et défendre !

Hier, tenter de dissuader une femme d'avorter était puni de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Aujourd'hui, on veut élargir cette peine à Internet, on veut taire à tout prix la souffrance des femmes. Alors quoi ? Demain, le simple fait de se poser des questions vis à vis de l'avortement nous enverra aussi en prison ? Intéressez-vous à cette question ! Ne laissez pas un État totalitaire penser à votre place ! Ne vous laissez pas guider par la fatalité, rejoignez notre combat pour la Vie !

Posté le 2 décembre 2016 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent

Texas : des funérailles pour l'embryon humain

Unknown-74Pendant que la France vote les "funérailles républicaines", l'État du Texas a décidé d’imposer des funérailles aux femmes qui avortent ou à celles qui font une fausse couche en dehors de chez elles. Des obsèques particulières qui devraient voir le jour avant la fin de l’année, s’il n’y a pas de recours judiciaires.

L’État interdit aux hôpitaux, aux cliniques qui procèdent aux avortements et aux autres établissements de soins de se débarrasser des restes fœtaux dans les décharges sanitaires, en autorisant seulement la crémation ou l’inhumation de tous les restes. Et ce, quel que soit le stage de la grossesse.

Depuis 2011, le nombre de cliniques pro-avortement, qui font face à de plus en plus de contraintes, a chuté considérablement.

Posté le 2 décembre 2016 à 07h03 par Michel Janva | Lien permanent

01 décembre 2016

Avortement : Trop de femmes ont souffert de ne pas savoir, et donc de ne pas choisir

Tribune de la jeunesse en marche dans Valeurs Actuelles :

"[...] L’objectif est bien idéologique et nous, cette génération pour qui l’IVG devrait être une évidence indiscutable, voudrions prendre le problème différemment : par les femmes. Le débat n’est plus idéologique lorsque l’IVG touche une soeur, une femme, une fille ou une mère… Il devient très concret, et parfois très blessant. Alain Juppé rappelait lors du dernier débat, en successeur fidèle de Simone Veil, que l’avortement était « toujours un drame ». Et c’est bien parce que nous le considérons comme tel que nous posons la question : n’est-il pas de notre devoir de tout faire, toujours, pour l’éviter ?

Le gouvernement a cru bon, ces deux dernières années, de supprimer le notion de détresse, puis de rendre facultatif le délai de réflexion, avant d’étendre, et c’est sa dernière mesure, le « délit d’entrave à l’avortement » au domaine numérique. Le texte est clair, il vise à condamner les sites internet accusés d’ « induire délibérément en erreur, intimider et/ou exercer des pressions psychologiques ou morales afin de dissuader de recourir à l’IVG. » Sauf que les sites cités par le ministre de la Santé Marisol Touraine ne veulent ni intimider, ni culpabiliser : ils veulent éclairer des consciences qui ont un choix particulièrement difficile à faire. Dire ce qu’est l’IVG peut en effet être dissuasif, mais c’est avant tout la réalité de ce que ces femmes s’apprêtent à faire. Le débat est donc bien celui de la liberté bien plus que celui de l’IVG lui-même.

Trop de femmes ont souffert de ne pas savoir, et donc de ne pas choisir. L’interruption de grossesse n’a pas été volontaire, justement, dans bien des cas. Les forums de discussions regorgent de témoignages d’une profonde tristesse… Nous refusons de nous résoudre à voir pleurer des femmes qui auraient aimé faire autrement si elles avaient su, si elles avaient trouvé la force, si on les avait aidé à se défaire de la pression de leur entourage, si… quelqu’un avait été là, tout simplement.

Le droit international impose de penser une réduction du nombre d’avortements et seule la France n'y parvient pas en Europe. Dans notre pays, chaque année, il y a encore et toujours 220.000 avortements ! Peut-on raisonnablement continuer à hurler au fascisme sur ceux qui se contentent  de proposer des alternatives ? Il n’y a pas de sens progressiste de l’histoire qui tienne en face d’histoires particulières de femmes parfois profondément blessées qui se multiplient. [...]

Faut-il que ce soit nous qui rappelions l’article 11 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinion et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Quoi que vous choisissiez de faire et quand bien même les députés voteraient cette loi, nous l’affirmons : nous continuerons à parler malgré les risques parce que nous refusons cette énième restriction de nos libertés."

Léopoldine Chambon, journaliste
Axel Rockvam, fondateur des "Veilleurs"
Emile Duport, CEO de Newsoul, porte-parole des "Survivants"
Vivien Hoch, comité "Défense Vie"
Charles de Meyer, directeur de cabinet de la mairie d'Orange
Arthur du Tertre
Gonzague de Chantérac, attaché parlementaire et chargé d'enseignement en Droit constitutionnel
Samuel Lafont, consultant en (stratégie de) communication
Charlotte d'Ornellas, journaliste
Audrey Levavasseur, collaboratrice parlementaire et déléguée générale adjointe du PCD

Posté le 1 décembre 2016 à 19h16 par Michel Janva | Lien permanent

Le délit d'entrave numérique à l'avortement a été adopté

DSC_1458-2Par un vote à mains levées, dans une assemblée quasiment vide.

La proposition de loi sera débattue au sénat le 7 décembre, avant de repasser vraisemblablement en seconde lecture à l'Assemblée, puis d'être sans doute contestée devant le Conseil constitutionnel.

Si cette loi passe, le gouvernement qui sera nommé en mai prochain aura-t-il le courage d'abroger cette disposition ou l'appliquera-t-il sans sourciller, comme l'avaient fait Chirac-Juppé en arrivant au pouvoir en 1995, après le délit d'entrave (tout court) à l'avortement ?

Posté le 1 décembre 2016 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

Les amendements pour supprimer le délit d'entrave numérique à l'avortement tous rejetés

Par 35 voix face à 15 courageux députés seulement (cliquer sur l'image):

Capture d’écran 2016-12-01 à 18.49.12

Posté le 1 décembre 2016 à 18h51 par Michel Janva | Lien permanent

L'avortement est devenu le tabou des tabous

De Bernard Antony :

"Les porte-parole et soutiens du gouvernement socialiste sur ce seul point où ils réalisent leur unité usent du procédé habituel des dictateurs totalitaires, nazis, communistes ou islamiques : ils osent marteler sur tous les médias que ce n’est pas l’information qu’ils veulent museler mais les « fausses informations » qu’ils veulent interdire ! On est vraiment là dans une cynique tartufferie d’État, on est vraiment dans le règne du « Big Brother » célèbre du roman « 1984 » de Georges Orwell. Car c’est exactement du contraire qu’il s’agit !

Ce sont en effet les prosélytes de l’avortement sans limite, désormais érigé en un intouchable tabou, en valeur fondamentale de « civilisation », qui font massivement dégouliner leur désinformation. Leur première abomination consiste en l’interdiction de l’information fondamentale du fait que l’IVG est plus exactement une IVV : interruption volontaire de vie. Selon le moment dans la grossesse de son exécution, l’IVV consiste en l’élimination d’un embryon ou ensuite d’un fœtus, et enfin d’un bébé : dans tous ces cas, l’information vraie est qu’il s’agit de la suppression d’un être humain en développement. Voilà la réalité, voilà la vérité irréfutable que nul ne saurait nier avant tout débat sur les applications légales de l’avortement. 

Ce que veulent en fait interdire les fanatiques abortophiles Laurence Rossignol et Marisol Touraine ou encore Bruno Le Roux, le président du groupe parlementaire socialiste, c’est la possibilité d’un temps de réflexion, d’une recherche de conseil pour la femme en détresse ne se résolvant pas sans hésitation à supprimer l’être qu’elle a conçu avec son mari, son amant ou son « partenaire ». Pour ces ministres et politiciens, toute IVV est une victoire idéologique. Il s’agit là de quelque chose de fascinant : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité on veut imposer une interdiction étatique d’écoute d’arguments plaidant le laisser-vivre pour un être humain en développement. On mesure aujourd’hui l’étendue du mensonge d’État. 

Hier, la loi Giscard-Chirac-Veil de 1975 fut présentée lors de sa promulgation comme un texte motivé par la recherche d’un moindre mal. En fait, elle consista aussitôt en un appui à la banalisation de l’avortement. Aujourd’hui l’avortement est devenu le tabou des tabous. On mesure ainsi combien le combat pour la défense de la vie innocente est simultanément un combat pour la vérité et pour la liberté. 

C’est le combat pour une civilisation de la vie dont il s’agit, face à la barbarie triomphante de la culture de mort, la barbarie nihiliste du racisme antihumain."

Posté le 1 décembre 2016 à 18h48 par Michel Janva | Lien permanent

Une nation qui condamne à mort ses propres enfants, est déjà condamnée

Communiqué de SOS Tout-Petits

"Ce jeudi 1er décembre, l’Assemblée nationale examine en première lecture la proposition de loi du groupe socialiste concernant le « délit d’entrave numérique à l’IVG ». Malgré le tabou que l'on veut imposer, cette initiative illustre, avec différents autres événements survenus depuis le début de l'année, que, depuis 40 ans, l'avortement est resté un sujet de société des plus sensibles. Nous dénonçons, tout d'abord, la culpabilité de l'État français dans la promotion, depuis des dizaines d'années, de l'avortement de masse. Nous dénonçons aussi l'imposture totalitaire de la censure des sites Internet qu'une telle loi impliquerait.

Unknown-72Nous constatons donc, sans surprise, que la Liberté semble être une entité à géométrie variable : elle n'est jamais utilisée par ses plus virulents défenseurs que dans le dessein exclusif de servir le Mal. Ceci ne nous empêchera pas bien évidemment de brandir la « liberté d'expression » et le « libre choix », pour mettre les élites politiques face à leurs propres contradictions. Mais nous tenons à réaffirmer notre position : jamais la liberté ne pourra être considérée comme une fin en soi; jamais nous n'accepterons qu'au nom de la liberté, soit mise sur un pied d'égalité la vie d'un enfant innocent, et sa mise à mort.

Nos objectifs sont clairs : il ne s'agit pas simplement de l'accès à une information authentique sur l'avortement. Il s'agit du respect de la Vie de sa conception à sa mort naturelle, et donc de l'abrogation pure et simple de la loi Veil, ce qui ne serait pas envisageable sans des réformes vraiment sociales qui pourraient, plutôt que rembourser les avortements, accueillir et soutenir les femmes enceintes en détresse. La loi Veil de 1975, nous le voyons aujourd'hui, n'a instrumentalisé la détresse des femmes que dans l'optique d'instaurer petit à petit de façon généralisée l'odieux sacrifice des innocents.

Nous ne sommes pas dupes des puissances occultes qui vampirisent depuis des siècles la vie politique française, dans une guerre toujours plus ouverte contre Dieu. Car c'est bien l'un des plus grands maux de notre société que l'absence de Dieu : une nation qui condamne à mort ses propres enfants, est déjà condamnée. Refuser la nature humaine à une catégorie de personnes est caractéristique des totalitarismes matérialistes les plus sanglants du XXème siècle; le Pape Jean- Paul II, témoin de ces heures sombres, nous avait prévenu : "Aujourd'hui encore vaut ce principe: les droits de Dieu et les droits de l'homme sont respectés ensemble ou ils sont violés ensemble".

Posté le 1 décembre 2016 à 18h42 par Michel Janva | Lien permanent

La révolution conservatrice aura été de courte durée....

Posté le 1 décembre 2016 à 17h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Entrave numérique : un précédent inacceptable pour les libertés

La Quadrature du Net, spécialisé dans les libertés sur internet, dénonce la proposition socialiste :

C"[...] Cette proposition de loi peut être découpée en deux parties distinctes.

La première concerne la notion de pression psychologique sur les femmes et leur entourage en matière d'IVG.

La notion de pression psychologique sur les femmes et leur entourage devrait être interprétée strictement, c'est-à-dire par « communication directe adressée aux femmes ou leur entourage pour faire pression sur elles de façon à les dissuader de recourir à l'avortement ». La volonté d'y inclure ce qui relève de la mise à disposition de contenus sur Internet dont l'accès est volontaire de la part de l'utilisateur risque de rendre la notion de pression psychologique bien trop extensible et, appliquée éventuellement dans l'avenir à d'autres opinions, de devenir une source de dérives importante.

L'autre aspect de la loi concerne la lutte contre les pratiques de désinformation, notamment sur Internet, induisant intentionnellement en erreur.

L'inclusion de la simple publication de contenus dans le délit d'entrave numérique créerait un précédent d'atteinte à la liberté d'opinion et d'expression inacceptable. Le fait que la visibilité de ces contenus soit excessive ne peut être corrigé par la création d'un délit, mais relève de la mobilisation positive sur Internet en faveur des droits, ou de la lutte contre la position dominante de moteurs de recherche et la façon dont ils en abusent. La création d'un délit pour mise à disposition de contenus, fussent-ils douteux, écoeurants ou opposés à la liberté de choix des personnes, porte indiscutablement atteinte à la liberté d'expression. Or, cette dernière n'est pas faite uniquement pour ceux avec qui nous sommes d'accord.

Devant cette proposition de loi qui part d'une intention louable (faire respecter le droit à l'IVG et l'information qui y est liée) mais qui cherche à masquer le manque d'implication du gouvernement et des pouvoirs publics dans la protection des droits des femmes, La Quadrature du Net ne peut que marquer son opposition à l'argumentation juridique employée qui porte atteinte à d'autres droits fondamentaux que sont la liberté d'expression et d'opinion. Il serait souhaitable que les pouvoirs public renforcent leur soutien et leur implication dans les structures travaillant avec et pour les personnes ayant recours à l'IVG, afin de combattre les atteintes portées aux droits des femmes et des autres minorités. Ce serait probablement plus utile que de créer un nouveau délit porteur dans son fondement de problèmes juridiques et d'atteinte aux droits très lourds, d'autant qu'il existe un arsenal législatif (abus de position de faiblesse ou de situation d'ignorance, article 223-15-2 du code pénal … ) largement suffisant mais malheureusement sous-utilisé."

Posté le 1 décembre 2016 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : le renversement de perspective survenu entre 1974 et 2014 n’est qu’apparent

Grégor Puppinck expose les fondements idéologiques de l’avortement, montrant qu'il y a bien continuité entre la loi Veil et les lois liberticides du PS :

"[...] Que s’est-il passé pour que l’avortement, de toléré au nom du moindre mal, devienne en France un fondement essentiel du progrès social ? Nulle révolution, mais la poursuite du même mouvement de fond qui avait déjà permis la loi Veil : l’érosion progressive de la conscience de la valeur de la vie prénatale et l’affirmation corrélative de celle de la volonté individuelle. Mais ce double mouvement n’en est qu’un : la domination croissante de la volonté sur l’être dans une culture perdant son intelligence métaphysique, c’est-à-dire la compréhension de l’identité et de la valeur de l’être en soi. Ainsi, le renversement de perspective survenu entre 1974 et 2014 n’est qu’apparent : il résulte d’un abandon des reliquats de métaphysique qui revêtaient encore la vie humaine prénatale d’une certaine dignité.

Selon le point de vue matérialiste, dépourvu de métaphysique, les vies humaines au stade prénatal ne valent rien en elles-mêmes : elles sont des agrégats de matière à un stade encore précoce d’un processus d’individualisation progressive qui se poursuit encore longtemps après la naissance. Déjà pour Cabanis, le médecin et philosophe des Lumières, « le fœtus n’est pour ainsi dire qu’un mucus organisé ». Encore dépourvues de conscience et de volonté propres, ces vies humaines n’ont de valeur que dans et par la volonté des adultes qui en ont la responsabilité. Leur vie vaudra à la mesure du projet que l’adulte est capable de former à leur égard, puis à mesure de leur niveau de conscience, c’est-à-dire d’autonomie.

La domination de la volonté sur l’être

À présent, ignorant l’âme et la dignité inhérente de chaque vie humaine prénatale, et même l’individualité de l’être conçu et porté, le discours sur l’avortement se réduit souvent à une affirmation unilatérale de la volonté individuelle, comme en témoignent l’expression « un enfant si je veux, quand je veux », et les slogans de la campagne gouvernementale de 2015 : « Mon corps m’appartient », « IVG, mon corps, mon choix, mon droit ». Une telle campagne ne vise pas la prévention de l’avortement, mais bien plus sa promotion, comme s’il n’était pas un mal à éviter, mais une liberté, un bien à posséder. Dans quel but ?

Promouvoir l’avortement comme une liberté exprime un choix philosophique fondamental : celui de la domination de la volonté sur l’être, choix qui s’avère être le fondement de la postmodernité. Ce choix dépasse, par ses enjeux, la question de la régulation des naissances.

La pratique légale et massive de l’avortement transforme le rapport de notre société à la vie humaine : elle la désacralise et dénature la procréation ; elle libèrerait ainsi l’homme de son respect superstitieux envers la nature. L’avortement ouvre alors la voie à la maîtrise rationnelle de la vie humaine considérée comme un matériau ; l’humanité accroît sa faculté de se façonner elle-même, elle est davantage « maitre et possesseur de la nature » dans le prolongement du projet cartésien. Pierre Simon, le principal artisan de la libéralisation de la contraception et de l’avortement en France, déclarait en 1979 : « La vie comme matériau, tel est le principe de notre lutte », « il nous appartient de le gérer », « comme un patrimoine ». [...]

Par contraste, les opposants à l’avortement ne seraient que des idolâtres de la vie et des ennemis du progrès, car ils n’auraient pas admis que la vie n’est que matière, tandis que la conscience est esprit, le propre de l’homme et son seul bien véritable. Cette conception du progrès résulte d’une mise en opposition du corps et de l’esprit. Cette dialectique, profondément ancrée dans l’imaginaire humain, est destructrice de l’unité humaine : la volonté ne peut pas, sans souffrance, se retourner contre son propre corps, ni s’élever contre lui. Affirmer « l’IVG est ma liberté » revient à s’imposer une mutilation ; mais celle-ci, pas plus que les piercings et les tatouages, ne parvient à spiritualiser le corps.

Cette négation du corps au profit de l’esprit est l’aspiration angélique, antique et manichéenne ; elle a une dimension métaphysique. Cette négation du corps au profit de l’esprit, le Christ y a répondu en s’incarnant. En se faisant chair, le Verbe, l’esprit de Dieu, a élevé le corps à une dignité qui dépasse tout ce que l’homme peut atteindre par ses propres forces. Chaque fois que l’Eucharistie est consacrée, la matière la plus ordinaire est élevée à la plus haute dignité ; chaque fois qu’une femme et un homme communient à l’Eucharistie, chaque fois qu’ils s’unissent et transmettent la vie, ils participent à l’unité vitale des personnes divines dans la Trinité.

Ainsi parle Yahvé « je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance » (Deutéronome 30, 19)."

Posté le 1 décembre 2016 à 16h39 par Michel Janva | Lien permanent

Jacques Bompard rappelle aux parlementaires qu'ils seront tous jugés

 

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Posté le 1 décembre 2016 à 15h38 par Philippe Carhon | Lien permanent

IVG : Peut-on espérer que François Fillon s'engage dès maintenant à abroger cette loi inique une fois élu ?

Bien qu'absent de l'Assemblée nationale aujourd'hui, c'est une véritable question à poser à François Fillon pour savoir s'il a vraiment la volonté de s'opposer à la domination idéologique de la gauche ou si il se couche dès maintenant acceptant l'effet de cliquet des réformes sociétales de gauche. Thibaud Collin pose la bonne question :

«Pas de liberté pour les ennemis de la liberté!». Saint-Just est-il devenu la référence impensée du gouvernement Valls? Comment comprendre autrement que la liberté, réclamée haut et fort lorsqu'il s'agit de permettre aux femmes d'avorter, soit pénalisée quand il s'agit de proposer aux mêmes femmes des matériaux de discernement pour mûrir leur choix? La seule solution pour résoudre cette contradiction est de conclure que la femme qui se pose des questions sur le devenir de sa grossesse n'est libre que d'avorter. C'est un choix obligatoire comme les élections dans les régimes politiques au Parti unique! Telle est la conception ubuesque de la liberté qui anime cette proposition de loi.

Car jusqu'à nouvel ordre lorsqu'on délibère en vue de poser un choix, plusieurs possibilités se présentent à notre esprit et c'est pour cela qu'il s'agit de s'enquérir de leurs avantages et inconvénients respectifs en s'informant et en prenant conseil. Ce constat de bon sens est balayé d'un revers de main. La majorité socialiste absolutise à ce point la liberté de la femme de «disposer de son corps» que tout ce qui peut leur apparaître comme le commencement d'une remise en question de cette dite liberté est vue comme un obstacle à réduire de toute urgence. Cette tendance à simplifier à l'extrême une réalité humaine complexe s'appelle du fanatisme ou de la bêtise, les deux n'étant jamais bien loin.

Cette paranoïa liberticide est de plus une insulte faite à toutes les femmes enceintes qui se posent des questions, hésitent et cherchent une issue parfois dans un profond désarroi. Mais l'idée même que l'avortement puisse être associé à une situation angoissante est insupportable à ce féminisme paternaliste qui lui sait que l'avortement est un acte banal. Une nouvelle fois dans sa déjà longue carrière, l'idéologie de la liberté absolutisée nie les libertés concrètes des personnes immergées dans l'épaisseur de leur itinéraire de vie. Laissons donc les idéologues du «camp du Bien» dans leur enfermement mental et adressons-nous à l'opposition parlementaire, probable future majorité.

François Fillon ayant mis les libertés au cœur de son projet, peut-on espérer qu'il s'engage dès maintenant à abroger cette loi inique s'il est élu à la présidence de la République? La question mérite d'être posée tant le parti dont il vient de prendre la tête nous a habitué à un triste scénario: effets oratoires et guerre d'amendements contre une loi déclarée injuste suivis, une fois revenu aux affaires, d'une lâche génuflexion devant le soi-disant sens de l'histoire. Conservateurs dans l'opposition, progressistes au pouvoir. Cette incohérence intellectuelle n'est pas pour rien dans le discrédit des partis dits de gouvernement.

On peut espérer que François Fillon en a pris conscience et qu'il est prêt à transgresser enfin cette loi implicite que toute réforme sociétale devienne inéluctablement objet d'un consensus. Ce serait une belle manière de signifier à la Gauche que son monopole métapolitique est fini.

Posté le 1 décembre 2016 à 15h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

C'est le gouvernement qui veut entraver la liberté des opposants à l’avortement à exprimer leurs arguments

Communiqué d'Alain Escada, président de Civitas :

"Ce jeudi 1er décembre 2016, les députés débattent d’une proposition de loi qui prétend élargir le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse aux sites internet diffusant des informations "biaisées" sur l'avortement.

CIVITAS dénonce les impostures de ce débat :

- L’expression même d’interruption volontaire de grossesse est une tromperie sémantique. L’interrupteur électrique que vous utilisez chaque jour vous permet d’interrompre puis de relancer un flux électrique. La grossesse “ interrompue “ ne se relance pas après une pause. Les mots ont un sens. Il s’agit d’un avortement. Avorter, c’est tuer.

- Partant du constat que l’avortement est un acte qui tue volontairement un être innocent, entraver ce geste devrait être considéré normal et naturel dans une société civilisée.

- A l’initiative de Simone Veil, la loi française est devenue mortifère et contraire au bien commun et à l’ordre naturel. Inique, cette loi doit être combattue. Et les catholiques agissant en politique doivent tout faire pour l’abroger.

- Tant que les hommes de bons sens ne disposent pas du pouvoir politique permettant d’abroger cette loi, ils ont le devoir d’informer nos contemporains et de les dissuader de pratiquer ce geste infanticide. 

- Informer et dissuader n’est pas entraver. Une fois de plus, les mots ont un sens. S’il existe dans ce dossier une entrave, elle provient directement des promoteurs de cette proposition de loi qui veulent entraver la liberté des opposants à l’avortement à exprimer leurs arguments.

CIVITAS est le seul parti politique français véritablement pro-vie et pro-famille, le seul qui a l’intention d’abroger la loi Veil et l’assume."

Posté le 1 décembre 2016 à 15h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Mme Rossignol désinforme sur l’interruption médicale de grossesse

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Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

"Alors que s’ouvre le débat au Parlement sur la proposition de loi relative au nouveau délit d’entrave à l’avortement, la Fondation Jérôme Lejeune alerte sur la portée de cette disposition. Le texte est précis : « soit en diffusant ou en transmettant par tout moyen, notamment par des moyens de communication au public par voie électronique ».

Le nouveau délit d’entrave s’étend à l’ensemble des moyens de communication, y compris les supports écrits. L’intention est claire non seulement dans le texte du groupe socialiste, mais aussi dans la présentation de l’enjeu par le gouvernement lui-même. Ainsi la ministre de la santé Laurence Rossignol ce matin sur France Info a cité le Manuel bioéthique des jeunes de la Fondation Jérôme Lejeune comme un « exemple » de désinformation sur l’avortement.

La couverture du manuel représente un fœtus disant : « Je vous signale que d’ici, j’entends tout. Donc, arrêtez de dire que je ne suis pas vivant ! ». Laurence Rossignol prétend que c’est un « mensonge », puisque le délai de l’avortement est de 12 semaines et que l’ouïe du fœtus se développe à 6 mois de grossesse.

Cette accusation de Mme Rossignol concernant la couverture du manuel de la Fondation véhicule une désinformation. En effet, contrairement à ce que laisse entendre la ministre, l’avortement ne recouvre pas uniquement l’interruption volontaire de grossesse (possible jusqu’à la 12ème semaine de développement du fœtus) : il désigne aussi l’interruption médicale de grossesse (possible jusqu’à la veille de l’accouchement). 

Cette déclaration qui jette un voile sur une partie de la vérité contribue à laisser nos concitoyens dans l’ignorance. La Fondation est d’autant plus interpellée par l’enjeu de l’interruption médicale de grossesse qu’elle conduit à l’élimination de 96 % des enfants détectés trisomiques avant leur naissance.

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune rappelle qu’en l’occurrence « l’avortement rend mortelle une pathologie qui ne l’est pas. » Et que cette réalité-là est aussi pudiquement voilée."

Posté le 1 décembre 2016 à 13h51 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d'entrave numérique à l'avortement : François Fillon absent de l'Assemblée

Depuis ce matin, moins de 100 députés débattent du délit d'entrave numérique à l'avortement.

Selon Eugénie Bastié, François Fillon est en déplacement dans la Sarthe...

Une motion de rejet déposée par l'opposition a été rejetée :

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La séance est en direct ici.

Posté le 1 décembre 2016 à 12h23 par Michel Janva | Lien permanent

Un rappeur américain accuse le Planned Parenthood d'organiser un « génocide » de la population afro-américaine

Lu sur Gènéthique :

Unknown-71"Le célèbre rappeur américain Nick Cannon accuse le Planned Parenthood, l’organisme de planification familiale américain, d'organiser un « génocide » de la population afro-américaine, à travers l'avortement.

Dénonçant un « eugénisme moderne », la star de la musique a affirmé que l’organisme faisait du « contrôle de la population ». Le rappeur a également pointé du doigt les financements pour un tiers du Planned Parenthood par le gouvernement.

Nick Cannon avait déjà dit ne pas avoir été surpris par la défaite d'Hillary Clinton à l'élection présidentielle américaine, la taxant de « sournoise et malhonnête » : « Réfléchissez à toutes ces choses qu’elle fait avec le Planned Parenthood. Il s'agit de s'en prendre à notre communauté. Et je ne parle de gentrification, je parle de génocide réel, et cela depuis des années », avait-t-il assuré."

Posté le 1 décembre 2016 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent

La fondatrice d’ivg.net s'explique sur son action

En février dernier, le site le Rouge et le Noir donnait la parole à Marie Philippe, fondatrice d'un des sites visés par la loi liberticide du gouvernement, ivg.net :

Le gouvernement dénonce votre site avec un acharnement surprenant, comment l’expliquez-vous ?

Il est difficile d’expliquer rationnellement cette hargne contre nous. Que faisons-nous exactement ? Nous donnons une information très complète sur les conséquences de l’avortement aux femmes tentées d’y recourir, de ses risques physiques et psychologiques. Cela peut conduire effectivement à dissuader des femmes tentées par l’IVG. Ne devrions-nous pas au contraire être encouragés ? Mais non ! Car l’idéologie prime chez nos gouvernants. Ils veulent imposer leur conception dévoyée de la femme, de son rôle dans la société, de la maternité et de la dignité de la personne humaine. L’homme doit pouvoir jouir le plus possible de la vie et de son corps, et cela sans entrave. Un seul bémol émis dans ce beau concert libertaire n’est pas admissible.

Le gouvernement est allé jusqu’à payer pour améliorer le référencement du site gouvernemental et à appeler les internautes à cliquer pour l’y aider. Le discours public sur l’avortement est-elle devenue la chasse gardée du gouvernement ?

Il y a un discours officiel qui n’aime pas la contradiction. Il y a en fait une véritable remise en cause des véritables droits de la femme. En particulier, celui de ne pas recevoir d’incitations ou de pressions à réaliser un avortement. Jusqu’en 2001, « l’incitation à l’avortement » n’était pas admissible et était même punissable pénalement. L’article L. 647 du code de la Santé Publique disposait, dans son deuxième alinéa, qu’étaient susceptibles de poursuites pénales (avec peine d’emprisonnement de deux mois à deux ans), ceux qui, sauf dans les publications réservées aux médecins et aux pharmaciens, auront « fait de la propagande ou de la publicité directe ou indirecte » pour des établissements pratiquant l’avortement ou pour des « médicaments, produits et méthodes » permettant une interruption volontaire de grossesse. Dans ce même article, était pénalement répréhensible le fait de provoquer - d’inciter - une femme à avorter, et ce, même dans les conditions légales.

De répréhensible pénalement et moralement, cette incitation est aujourd’hui complètement admise et passée dans les mœurs. Elle est courante et complètement impunie depuis que la loi Aubry du 4 juillet 2001 a supprimé purement et simplement cette frêle barrière de protection de la femme.

Vous cherchez à faire connaitre aux femmes en détresse les autres solutions possibles à leur situation et notamment les aides dont elles pourraient bénéficier si elles décidaient de garder leur enfant. Est ce votre spécificité par rapport au site gouvernemental ou au planning familial ?

Pour les tenants de la culture de Mort, la femme, dès qu’elle envisage un avortement, doit avoir le choix entre faire une IVG par aspiration ou une IVG par médicament. Nous, nous disons clairement aux femmes qu’elles ont le choix. En particulier celui de ne pas faire d’avortement. Nous leur donnons des raisons de croire en l’avenir et de voir au delà du court terme, des difficultés du moment. Nous mettons en avant la beauté de la maternité et ses joies attendues. Nous abordons les aspects psychologiques. Nous écoutons toutes les détresses. Nous savons combien sont fréquentes les pressions exercées par les parents, le conjoint, le « petit ami ». En fait la femme actuelle subit une nouvelle domination masculine qui est effroyable. La femme est devenue un objet à qui le « copain » et la société impose une nouvelle norme comportementale. La cellule familiale traditionnelle unie par les liens protecteurs du mariage est attaquée. La société conditionnée par les lois et les gouvernements démissionnaires ou idéologues ne veut plus exercer le rôle protecteur qu’elle doit avoir vis-à-vis de l’enfant né ou a naître comme vis-à-vis de la mère de famille ou de la future mère même célibataire.

Comment expliquez-vous que le financement public des structures permettant aux femmes de garder leur enfant ou de le mettre à l’adoption soit dérisoire voir inexistant ?

L’avortement est devenu une solution simple et peu coûteuse face aux problèmes sociaux ou à la question du handicap de l’enfant à naître. Une mère célibataire est coûteuse. Un enfant handicapé encore plus. L’ivg médicamenteuse (si elle se passe bien…) coûte un peu plus de 200 euros. Aussi on ne doit plus s’étonner de voir cette pression morale qui est exercée des qu’il y a un « risque » pour la santé de l’enfant à naître. Aujourd’hui l’avortement est encouragé officiellement par le gouvernement comme en témoigne la « promotion » qui est faite au moyen du site qui lui est consacré - « ivg.gouv.fr » - où n’y figure pas la moindre mise en garde. Bien au contraire, on adhère au registre de la « déculpabilisation ». On y relève surtout des contre-vérités symptomatiques d’un parti pris anormal pour un organisme public comme celle en particulier qui consiste à dire que l’ivg médicamenteuse, comme celle de l’ivg chirurgicale, consiste à « expulser l’œuf ». Nulle part sur ce site on ne parle d’embryon alors qu’il s’agit du terme scientifique et médical approprié qui devrait être utilisé dans un site gouvernemental élaboré par le Ministère de la Santé ! Une entreprise privée dans un tel cas serait sans doute passible de poursuites pour « publicité mensongère  (...)"

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Posté le 1 décembre 2016 à 08h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Journée de deuil pour la liberté

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Posté le 1 décembre 2016 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Ginoux défend la liberté d'expression sur la question de l'avortement

Posté le 1 décembre 2016 à 07h56 par Philippe Carhon | Lien permanent

Jean-Frédéric Poisson face à Laurence Rossignol sur BFM

Posté le 1 décembre 2016 à 05h56 par Philippe Carhon | Lien permanent

30 novembre 2016

Avortement : si ces sites sont si visités, c’est parce qu’ils offrent beaucoup plus d’informations que le site gouvernemental

Jean-Frédéric Poisson répond aux questions du Rouge & le Noir. Extraits :

Capture d’écran 2016-11-30 à 21.59.01Comment expliquer cette volonté du gouvernement d’engager en urgence, à quelques mois de l’élection présidentielle, une procédure accélérée pour étendre le délit d’entrave à l’avortement ?

Je ne peux l’expliquer autrement que par l’obsession, comme l’a d’ailleurs très justement souligné le Cardinal Vingt-Trois. Voilà cinq ans que ce gouvernement plonge le pays dans une crise identitaire et économique toujours plus profonde et inquiétante, mais il s’acharne dans l’urgence à légiférer sur des sujets sociétaux qui demandent pourtant une immense prudence et de réels débats. C’est évidemment vrai pour le Mariage pour Tous voté plus rapidement que prévu et en dépit de la protestation considérable… Mais c’est flagrant sur la question de l’avortement. Ce gouvernement a fait de l’avortement un droit fondamental, a supprimé la notion de détresse comme condition pour y avoir recours, et enfin le délai de réflexion obligatoire avant de poser un acte aussi peu anodin. Et maintenant, il voudrait faire taire ceux qui tentent d’apporter une voix moins idéologue sur un sujet si difficile, ceux qui rappellent que l’avortement est toujours un drame, ceux qui voudraient aider les femmes à étudier toutes les autres possibilités qui s’offrent à elle…

Il s’agit du point culminant d’un comportement absolument totalitaire. Ce texte est grave parce que le sujet est grave, mais également parce qu’il est liberticide. [...]

Que le gouvernement se pose les bonnes questions : si ces sites sont si visités, c’est sans doute parce qu’ils offrent beaucoup plus d’informations que le site gouvernemental qui ne propose que l’avortement. Si le gouvernement faisait son travail d’information honnêtement, il n’aurait pas besoin d’organiser une chasse aux sorcières justifiée par de fausses accusations. On trouve également sur ces sites des témoignages de femmes qui ont avorté : que compte faire le gouvernement, les faire taire elles aussi ? Au nom du droit des femmes ?

Vous défendez la pluralité des sources d’information. Pensez-vous que le ministère de la santé et les structures conventionnées délivrent sur l’avortement une information impartiale ?

Bien sûr que non, puisqu’ils n’informent que sur les modalités pour pratiquer un avortement ; et c’est bien la raison, encore une fois, pour laquelle ces sites non-gouvernementaux ont autant de succès ! Il y a l’information, et il y a également le soutien concret avant et après l’avortement ! Le site IVG.net, par exemple, accompagne de nombreuses jeunes filles après leur avortement. Pourquoi sont-elles arrivées là ? Parce qu’elles avaient besoin d’aide et que le site du gouvernement ne le prévoit même pas.

Le site du gouvernement propose l’avortement en toutes situations, sans donner l’ombre de l’idée d’une solution différente. Ce n’est pas honnête de sa part, et il ne faut pas s’étonner que les gens aillent chercher ailleurs ce qu’ils n’y trouvent pas. Il faut cesser de prendre les femmes pour des imbéciles : si elles visitent ces sites que le gouvernement veut fermer, c’est parce qu’elles y trouvent ce qu’ils cherchent. [...]"

Posté le 30 novembre 2016 à 21h59 par Michel Janva | Lien permanent

Yannick Moreau : Si nous gagnons en 2017 il faudra être capable de proposer des mesures concrètes pour la vie à naître

Yannick Moreau, député Les Républicains de Vendée (qui a évoqué hier les crimes de la Terreur) répond aux questions du Rouge & le Noir sur le délire d'entrave à l'avortement :

Unknown-69"Les socialistes ont engagé une procédure accélérée parce qu’ils savent bien que leur fin est proche ! Il ne reste plus que 3 mois avant la fin de la session parlementaire et 5 mois avant la fin d’un quinquennat funeste pour la France. Fragmentée à l’Assemblée nationale, la majorité se déchire à sa tête pour savoir qui du Président de la République ou du Premier ministre va les représenter. La gauche joue son « va-tout » avec des textes symboliques et clivant, ressuscitant les fantasmes pour mobiliser l’extrême-gauche à quelques semaines des primaires de la gauche. [...]

Une enquête de l’IFOP de 2010 indique que 47 % des Français estiment que c’est « la situation matérielle » qui est principalement à l’origine des interruptions définitives de grossesses. C’est notamment pour cela que j’ai déposé un amendement pour réintroduire le détail des aides proposées aux femmes enceintes et aux jeunes mères, dans le livret officiel d’information remis aux femmes enceintes consultant en vue d’une interruption volontaire de grossesse. Une mesure à laquelle sont d’ailleurs favorables 84% des Français selon une étude IPSOS de septembre 2016. [...]

Il est assez évident que les socialistes ont une vision très réduite de la liberté d’expression. Ils en font la démonstration régulièrement. Nous avons déposé, avec mes collègues de l’Entente parlementaire pour la Famille, un amendement pour ajouter « les sites incitatifs ». Car des pressions peuvent être exercées dans les deux sens. Rappelons cet exemple d’une femme fraîchement embauchée en Mayenne, qui a été licenciée il y a quelques semaines car elle avait annoncé sa grossesse à ses employeurs : « Ce qui m’a le plus choquée, témoigne-t-elle, c’est quand ils m’ont dit que si je perdais mon bébé, ou si je décidais d’interrompre ma grossesse, ils me garderaient ». La gauche qui parle de libre-choix devrait être plus cohérente.

Si la loi est adoptée, quels sont les recours dont un député tel que vous - membre d’un groupe d’opposition, peut disposer ? La droite serait-elle prête à abroger une telle loi, en regard des atteintes à la liberté d’expression et aux écueils anticonstitutionnels qu’elle comporte ?

Le président du groupe « Les Républicains » à l’Assemblée nationale, Christian JACOB, a indiqué l’opposition des députés de notre famille politique à ce texte liberticide. Il a par ailleurs indiqué qu’un recours au Conseil constitutionnel serait déposé par 60 députés si ce texte est adopté. Notre groupe avait déjà formé un recours sur la suppression de la notion de détresse en 2014. Si nous gagnons en 2017 il faudra être capable d’assumer nos oppositions et de proposer des mesures concrètes sur ce sujet sensible, comme le retour d’un délai minimal de réflexion. [...]"

 

Posté le 30 novembre 2016 à 21h42 par Michel Janva | Lien permanent

Liberté d'expression sur l'avortement : nous nous sommes auto-censurés depuis longtemps

Gabrielle Vialla est présidente avec son époux du Centre Billings France et auteur de Confidences Billings à un frère prêtre. Elle a répondu aux questions du Rouge & le Noir. Extrait :

Unknown-68Le gouvernement fait, une nouvelle fois, en quelques années, de l’avortement un sujet législatif, cette fois-ci en engageant une procédure accélérée. Comment expliquer une telle insistance ?

Il y a une vraie logique parmi les structures de péchés. Tout se tient entre destruction de la famille, théorie du genre, complaisance (ou pire) avec la pornographie, promotion de la contraception et de l’IVG. Toutes personnes ou groupes désirant travailler pour la culture de vie doivent être réduits au silence. Il faut laisser Big Brother surveiller et manipuler votre conscience ! Rien ne doit venir l’éclairer.

Il y a quasiment un an jour pour jour était adoptée une résolution visant à affirmer le « droit fondamental » à l’avortement. L’extension du « délit d’entrave » à l’avortement est-il une conséquence logique de ce texte ?

Bien sûr. Il y a un mensonge. Le droit fondamental c’est le droit à la vie. Tout est inversé.

Voilà pourquoi un catholique ne peut soutenir ce “droit” - qui n’en est pas un - à l’IVG. Cela devrait faire partie du catéchisme comme application actuelle du cinquième commandement. Aujourd’hui, l’école, internet, la télévision, dés-éduquent sur ce point-là. Un enfant, naturellement, si on lui dit que l’on va supprimer le petit frère ou la petite sœur dans le ventre de sa mère, n’est pas d’accord.

Il y a toute une strate de poncifs qui, dès l’enfance, empêchent la conscience de s’exprimer sur ce sujet. À Dublin, il y a 20 ans, j’ai entendu des sœurs de mère Teresa parler aux enfants pauvres de l’âge du primaire : « si vous entendez quelqu’un parler de vouloir faire une IVG, vous devez venir prévenir les sœurs ». Est-ce qu’on dit cela aux enfants du caté ? Nous nous sommes auto-censurés depuis longtemps. « La meilleure IVG est celle qu’on peut éviter », écrivait même le professeur Nisand en 2012.

[...] Nous devons plus craindre la lâcheté des catholiques que la hardiesse des pro-morts. Il y a un combat spirituel qui exige prières et actions. On majore l’influence des catholiques (ceux qui sont cohérents, ou ceux dont la rencontre avec le Christ a suffisamment construit leur pensée). Peut-être Monsieur Fillon a-t-il été aidé par les personnes qui l’ont entouré et qui se revendiquent catholiques (comme lui d’ailleurs) et qui par leur façon d’être, leur discours (pas cohérent sur tout), leur couleur un peu inhabituelle sur la scène politique ont attiré l’électorat de droite et du centre. Mais quel rapport avec l’avortement ? Le sujet est venu sur la table à cause de la « repentance » de Monsieur Fillon suite à son vote positif à la loi inique de 2014. Pour finalement donner raison à la pensée unique sur l’IVG. Un petit reste de conscience catholique vite étouffé !

Ce qui compte n’est pas qu’il y ait le maximum de catholiques sur le devant de la scène, mais que les personnes désirant respecter la loi naturelle sur tel ou tel point soient soutenues par les catholiques.

Faut-il refaire de l’avortement un combat culturel, plutôt qu’un combat politique (pour le moment) ?

Il faut que ce soit les deux ! Il faut instruire les catholiques sur la responsabilité politique. Celle des élus et celle des citoyens. Voter est un acte moral qui a des répercussions. Nous avons les élus que l’on mérite. Nous en avons d’ailleurs quelques-uns, rares, qui sont remarquables et courageux. Si “On ne lâche rien” se transforme en “c’est déjà bien de nous rendre nos allocations...” eh bien nous n’allons pas loin. Les points non négociables ne se négocient pas (sic !). Quelqu’un qui se dit catholique doit avoir un discours de catholique. Ensuite, nous nous devons de soutenir les personnes de bonne volonté qui veulent aller dans le sens d’une régression des structures de péché.

Les sociétés humaines ont selon les époques une conscience plus ou moins éclairée. Aujourd’hui l’inceste ou même l’infanticide sont intolérables ; ce ne fut pas toujours ainsi. Un jour, une prise de conscience collective sur l’IVG se fera. À ce moment-là, comme pour des drames plus récents, on demandera alors aux catholiques où ils étaient.

Eh bien le bilan sera d’une poignée d’irréductibles (qui attendent du renfort) et d’une majorité d’ "affadis". Que cette poignée tienne ! Qu’elle ne lâche pas sur la conscience morale et rappelle à chacun sa responsabilité. Surtout, qu’elle ne lâche pas sur les œuvres de miséricorde de la vie, sur le concret. Et pas seulement auprès de catholiques, mais auprès de tous. C’est là qu’on change les mentalités. La jeune femme harcelée par son compagnon pour faire une IVG, qu’on soutient avec persévérance pour qu’elle garde son bébé : une fois le bébé dans les bras elle ne sera pas pour l’IVG, et elle transmettra cela à ses enfants.

Une immense majorité des femmes qui avortent sont des victimes car elles n’ont jamais eu la formation morale minimale pour comprendre ce qui leur arrive. Ce combat, nous ne pouvons le laisser à la prochaine génération, et nous contenter d’assurer une présence silencieuse, de voir la culture de mort progresser, et abandonner ses victimes, souvent parmi les plus pauvres (économiquement, moralement, spirituellement)."

Posté le 30 novembre 2016 à 21h20 par Michel Janva | Lien permanent

L'objectif du Gouvernement serait-il de faire de l'avortement l'issue normale d'une grossesse ?

Communiqué des AFC :

"Demain, jeudi 1er décembre, sera débattue à l'Assemblée Nationale la proposition de loi du groupe socialiste faisant suite à l'initiative de Laurence Rossignol, Ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, qui considère que faire état sur internet des risques liés à l'avortement et proposer d'autres voies que celle de l'IVG est un "délit d'entrave numérique", passible de 30 000€ d'amende et de 2 ans de prison.

Cette proposition de loi vise les sites internet qui présentent des alternatives à l'avortement, et proposent des lieux d'écoute et d'information sur les conséquences d'un avortement, à rebours du "tout avortement" déployé progressivement depuis 2014 :

  • L'IVG devient un droit fondamental : novembre 2014. 
  • Suppression de la condition de détresse : août 2014
  • Suppression du délai de réflexion : avril 2015
  • IVG remboursée à 100% : avril 2016

L'objectif du Gouvernement serait-il donc de faire de l'avortement l'issue normale d'une grossesse ?

Les Associations Familiales Catholiques s'insurgent, comme elles l'ont déjà fait, contre cette proposition de loi idéologique qui bâillone la liberté d'expression et porte gravement atteinte à la liberté de conscience des femmes. Or, les Français et les professionnels de santé s'alarment du nombre toujours très élevé d'IVG. Est-ce en libéralisant et en poussant les femmes à avorter qu'on va résoudre ce problème ? Comme le dit le Pr Israël Nisand dans Le Figaro d'aujourd'hui, "la meilleure IVG est celle que l'on n'a pas eu besoin de faire".

Faut-il également rappeler à Madame Rossignol qu'un très récent sondage IFOP "Les Français et l'IVG" (septembre 2016) révèle que 72% des Français pensent que la société devrait faire plus pour éviter aux femmes l'IVG et 89% pensent que l'avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre ?

L'existence et le succès de ces sites internet sont la preuve que la propagande officielle du "tout avortement" ne répond pas aux besoins des femmes. Confronté à cet échec, le Gouvernement déploie une réaction de faible, en cherchant à bâillonner la liberté d'expression et en menant un combat idéologique et inefficace, dont on peut même penser qu'il aurait des visées électoralistes dans le contexte politique actuel.

Les AFC considèrent que le nombre très élevé d'avortements en France constitue un problème de santé publique et devrait être traité comme tel, c'est-à-dire en étudiant les facteurs de risque et en luttant contre ces mêmes facteurs de risque."

Posté le 30 novembre 2016 à 19h09 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : c'est le gouvernement qui désinforme gravement

Tribune de Jean-Marie Le Méné dans Valeurs Actuelles :

"Le nouveau délit d’entrave à l’IVG que le Gouvernement veut imposer « en procédure accélérée », discuté à l’Assemblée Nationale jeudi 1er décembre, part du postulat que certains sites diffusent des informations faussées dans un but dissuasif. D’où l’idée dorénavant répandue que tenter de dissuader de l’avortement serait par principe induire les femmes en erreur et donc serait systématiquement condamnable. En revanche, une information - celle du gouvernement ou du Planning par exemple – qui est clairement de nature incitative, est présumée juste.

C’est tout de même un peu facile. Malheureusement pour le gouvernement, le raisonnement ne tient pas. Il suffit de se reporter au site du ministère de la Santé qui décrit les IVG instrumentale et médicamenteuse. La description de l’IVG instrumentale se limite à “une aspiration de l’œuf” qui sera suivie d’un contrôle permettant de s’assurer qu’il ne reste pas de “fragments de grossesse” (sic). La grossesse devient un OVNI susceptible d’exploser… en laissant des “fragments de grossesse” !

De qui se moque-t-on ? Est-ce cela le modèle d’information responsable d’un site public qui s’érige en parangon de vertu ? Quant à la description de l’IVG médicamenteuse, elle est encore plus lapidaire : “la méthode consiste à prendre deux médicaments différents (comprimés) puis à vérifier que la grossesse est bien interrompue”. Abracadabra ! Même dans le dictionnaire on en apprend davantage.

Pas une seule fois, les termes d’embryon et de fœtus ne sont utilisés, ni ceux qui indiquent qu’on supprime des vies humaines, ce qui n’est pas rien. Les mots aussi sont avortés. Le fait de renoncer volontairement au vocabulaire dédié, mal nommer les choses, contribue au malheur des femmes qui découvrent trop tard qu’elles doivent faire un deuil. Et comme, dans la vraie vie, on ne fait pas le deuil d’un “fragment de grossesse” mais d’un enfant, la chute est d’autant plus rude.

La réalité est autre. Ce qui est dissuasif de l’avortement, ce n’est pas l’information fausse, c’est l’information juste. Une information objective sur l’avortement – capable de nommer les choses – est par nature et à juste titre dissuasive. Dire “on va aspirer un œuf” ou “on va détruire l’embryon ou le fœtus que vous portez” n’a pas du tout le même sens et peut ne pas entraîner les mêmes conséquences pour une femme, un couple, une famille, la société tout entière.

La formulation la plus proche de la réalité est la seconde mais elle est dissuasive par construction. Naturellement, les militants des “illégalités fécondes” n’en veulent pas. Or ce sont eux qui tiennent le haut du pavé idéologique depuis 40 ans et cela quelle que soit la majorité au pouvoir. Ce faisant, ce sont eux qui désinforment.

Manquait une clé de voute, un dispositif qui empêche quiconque de lever un coin du voile, de dénoncer “le mensonge qui tue” selon le mot de l’historien Pierre Chaunu. Voilà qui est chose faite. Les grands procès de Moscou sont de retour pour ceux qui oseraient se mettre au service de la vérité. Qu’ils tentent de proposer une alternative à un acte de mort et on opposera les hommes à leurs femmes, les enfants à leurs parents, les élèves à leurs maîtres, les patients à leurs médecins, les ouailles à leurs pasteurs.

Comme dans le film Casablanca, on arrêtera les “suspects habituels”. D’ailleurs le Camp du Bien les a nommément désignés avant le vote de la loi. Tel est le triomphe du droit et la défaite de la justice. Une politique de santé digne de ce nom s’honorerait de rechercher comment faire baisser le nombre d’avortements qui est scandaleusement deux fois plus élevé en France qu’en Allemagne. Cette action courageuse, qui est un vrai service à rendre à nos concitoyens, attendra des jours meilleurs. Ils ne sauraient tarder."

Posté le 30 novembre 2016 à 19h03 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : Alliance Vita lance une campagne d'information

A la veille du premier débat sur le délit d’entrave à l'avortement décidé par le gouvernement selon la procédure accélérée, Alliance VITA a tenu à apporter son expertise sur ce sujet, maltraité à ses yeux. Tugdual Derville, délégué général de l’association, a explicité le décalage entre la démarche du gouvernement, qui confine à la censure des voix résistant à la banalisation de l’IVG, et le besoin d’une politique de prévention de l’avortement, qui réponde aux aspirations des Français, et particulièrement des Françaises. Il s’est appuyé en particulier sur le tout dernier sondage Les Français et l’IVG, réalisé par l’IFOP à la demande de l’association.  

Caroline Roux et Valérie Boulanger, respectivement responsable des services d’écoute d’Alliance VITA et responsable de son service d‘aide SOS Bébé ont explicité la situation réelle de l’avortement telle que les femmes le confient aux écoutantes d’Alliance VITA. Le site sosbebe.org est consulté plus de 800 000 fois annuellement ; SOS Bébé écoute chaque année plusieurs milliers de femmes ou de couples sur des problématiques liées à la grossesse et principalement à l’avortement. L’expérience d’Alliance VITA montre que l’apparente banalisation quantitative de l’avortement cache des problématiques de malentendus hommes/femmes qu’il faut regarder en face.

Henri de Soos, secrétaire général d’Alliance VITA, a montré à quel point la loi originelle de 1975 avait progressivement perdu toutes les dispositions qui prétendaient lui conférer un équilibre en assumant une politique de prévention de l’IVG. Il a enfin révélé la demande effectuée, le jour même, par Alliance VITA, exigeant que le site gouvernemental supprime la vidéo d’un médecin qui y affirme que l’IVG ne laisse pas de séquelle psychologique à long terme pour les femmes, ce qui constitue une désinformation flagrante.

L’association a par ailleurs révélé que plus de 45 000 personnes ont d’ores et déjà signé son appel contre le délit d’entrave à l’IVG et pour une information ajustée sur ce sujet. 

Enfin, Alliance VITA a tiré les premiers enseignements du lancement de sa campagne originale d’enquête et d’information, débutée la veille.

Réalisée par 600 femmes volontaires de l’association et destinée exclusivement aux hommes, elle révèle la nécessité de les impliquer plus fortement dans la prévention de l’IVG, en raison des malentendus qui persistent entre hommes et femmes sur la sexualité, la contraception, la grossesse, et la paternité.

L’excellent accueil fait par les hommes aux enquêteuses et leur intérêt pour le dépliant de 24 volets réalisé à leur intention, confirme la pertinence de les impliquer, afin que les femmes ne soient plus conduites à avorter à contre cœur sous la pression d’un compagnon ou dans la panique sans avoir pris le temps du recul et de la réflexion.

Alliance VITA, qui avait prévu de longue date cette campagne inédite, est fermement décidée à assumer, dans la logique de son guide des aides aux femmes enceintes, son travail de service public d’information en direction des femmes, sans se laisser intimider par les postures idéologiques de quelques responsables politiques qui prétendent réserver la parole aux tenants de la banalisation de l’avortement.

Posté le 30 novembre 2016 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent

Délire d'entrave : La Marche pour la vie interpelle François Fillon

Communiqué de la Marche pour la vie :

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"L’Assemblée nationale examine ce jeudi 1er décembre une proposition de loi socialiste portée par la Ministre des familles Laurence Rossignol, visant à créer un délit d’entrave « numérique » à l’Interruption Volontaire de Grossesse. Toute voix discordante à l’avortement sur les réseaux sociaux et sur le web, parce qu’elle tiendrait des allégations ou indications de nature dissuasive, sera désormais passible de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 € d’amende.

Ce projet de loi porte une nouvelle atteinte d’une gravité exceptionnelle à deux libertés fondamentales :

  • la liberté d'expression garantie par l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme », et par l’article 10 de la convention européenne des droits de l’homme « Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques » ;
  • la liberté d’opinion, principe à valeur constitutionnelle, garantie par l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et de Citoyen de 1789, «nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses », l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions», et  l’article 4 de la Constitution de 1958, « la loi garantit les expressions pluralistes des opinions »,

Hasard du calendrier, cette loi est examinée à la veille des obsèques de Fidel Castro, dont nombres d’opposants ont été emprisonnés et exécutés pendant des dizaines d’années à Cuba pour avoir défendu leur liberté d’expression et d’opinion.

Il est évident que le texte vise ceux qui informent objectivement sur les conséquences de l’avortement et ne concerne d’aucune manière ceux qui viennent faire la promotion de l’IVG.

La Marche Pour la Vie demande à tous les députés de la nation, et plus particulièrement à François Fillon, député de Paris, désigné par la Primaire de la Droite et du Centre candidat à l’élection présidentielle, de s’opposer fermement et solennellement en séance à cette censure inacceptable des libertés d’expression et d’opinion de tous ceux (particuliers, associations, religieux, politiques, etc...) qui s’expriment sur l’IVG.

Elle appelle tous les français à s’ériger contre cette folie liberticide du gouvernement dirigée contre les femmes et l’enfant qu’elles portent en rejoignant sa grande manifestation le dimanche 22 janvier 2017 à Paris."

Posté le 30 novembre 2016 à 15h40 par Michel Janva | Lien permanent

"Croyons-nous nos arguments si faibles qu’il faille interdire ceux de nos adversaires ?"

Même Charlie Hebdo s'oppose au projet de loi liberticide du gouvernement sur le délit d'entrave numérique à l'avortement :

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Posté le 30 novembre 2016 à 14h50 par Philippe Carhon | Lien permanent

Simone Veil souhaitait que les associations pro-vie puissent dissuader les jeunes femmes d'avorter

Via Famille chrétienne :

Posté le 30 novembre 2016 à 14h11 par Philippe Carhon | Lien permanent

Jacques Bompard : "La France pourrait établir un plan pluriannuel de réduction du nombre d’avortements"

Jacques Bompard est interrogé par le site le Rouge et le Noir :

Lintervention-anti-avortement-de-jacques-bompard-hueeLa proposition de loi socialiste qui sera discutée jeudi 1er décembre à l’Assemblée Nationale a pour objectif d’étendre le délit d’entrave à l’avortement ; quel est selon vous le véritable sens de cette proposition ? Dans le climat actuel, les atteintes supputées à l’encontre du droit à l’avortement ne semblent pas comporter un caractère d’urgence...

La Gauche, et plus largement les progressistes, fondent leur action politique sur l’idée de révolution. L’homme serait un être parfait dont les dégradations proviennent de contingences liées à l’héritage, aux arrière-mondes, aux archaïsmes. Pour mener ce projet à bien, il lui faut une anthropologie. Et le socle de l’anthropologie progressiste c’est l’avortement. La négation de l’animation du fœtus accomplit deux mouvements fondamentaux : la césure entre la nature (l’embryon) et la culture (la mère), et une rupture éthique essentielle : la capacité donnée à l’État de définir ce qu’est la vie. Si ce socle anthropologique est ébranlé, c’est l’ensemble de la construction libérale-libertaire du monde qui est en péril.

Or les partisans de la vie et leurs précurseurs ont tellement lutté, tellement travaillé, que des contre-pouvoirs apparaissent. Et cette résurgence du combat pour la vie, très sensible au cours des primaires des Républicains, n’est pas tolérable pour la Gauche. Elle est le signe d’un retour des amis de l’ordre, qu’il soit naturel ou politique. Comme le remarquait Guillaume Bernard dans son dernier ouvrage, la droite classique retrouve une influence et une expression politique. C’est un scandale, au sens propre, pour les dévots de mai 68. Alors ils caricaturent les bénévoles qui cherchent à proposer des solutions alternatives aux 225 000 avortements qui sont subis chaque année. Comme ils l’avaient fait en interdisant des vidéos donnant à voir des trisomiques heureux. Comme ils le feront toujours, car ils savent que l’avortement est le plus fondamental des combats.

Avec cinquante-trois amendements déposés, vous semblez compter parmi les parlementaires les plus hostiles à ce texte. Sur quels aspects de cette législation avez-vous voulu particulièrement apporter des recours ?

J’ai délibérément choisi de ne pas me focaliser sur un aspect ou l’autre de l’article unique de ce texte. Je connais parfaitement la technique législative appliquée pour les questions bioéthiques. Les progressistes découpent ingénieusement les textes afin de les imposer petit à petit à la société. Or, il faut opposer une réponse globale à ce projet global. Assumer que notre conception de l’homme et de la société n’est pas simplement contraire mais bien hostile aux artifices qui nous sont présentés. Ainsi, j’ai établi l’inanité intellectuelle de cette proposition de loi. La Gauche mobilise sans cesse l’idée de liberté ou celle de pluralité. Et elle propose avec ce délire idéologique d’emprisonner toute personne proposant des solutions alternatives à l’avortement ou alertant sur les conséquences de la suppression de la vie à naître. Comment imaginer manœuvre plus liberticide ?

Comment concevoir qu’en quelques décennies, les zélateurs de la culture de mort soient passés du délit d’incitation à l’IVG à la grotesque notion du délit d’entrave sur internet ? J’ai par ailleurs proposé de très nombreux articles additionnels. D’abord parce que la proposition socialiste est une provocation. Ensuite parce qu’il faut prouver que le camp de la vie maîtrise des propositions : extension du proche-aidant aux grossesses difficiles, allocation versée après le délai de l’avortement, rétablissement de la condition de détresse et du délai de réflexion. Une tendance de propositions qui montrent que la France pourrait établir un plan pluriannuel de réduction du nombre d’avortements. En lieu et place, le gouvernement et les partis parisiens succombent à la fatalité de l’avortement de masse.

Lorsque Simone Veil faisait son allocution dans l’hémicycle, le 26 novembre 1974, elle indiquait : « Certains penseront sans doute que notre seule préoccupation a été l’intérêt de la femme, que c’est un texte qui a été élaboré dans cette seule perspective. Je me garde bien de croire qu’il s’agit d’une affaire individuelle ne concernant que la femme et que la Nation n’est pas en cause ». Pourtant, l’avortement est aujourd’hui défendu comme une perspective individuelle, à grand renfort de campagnes sur « Mon corps m’appartient ». Quel éclairage ce fossé idéologique entre la proposition de 1974 et l’actuelle campagne promotrice de l’avortement apporte-t-il dans le débat actuel ?

Je crois qu’en réalité il n’y a pas de fossé idéologique. En étudiant la conception progressiste de la dignité et de l’origine humaines on comprend parfaitement que la dépénalisation de 1974 devait aboutir aux excès que nous connaissons aujourd’hui (...)

La loi de 1974 a rendu tous les excès possibles. Sans la loi Veil, pas de circulaire Taubira légalisant de fait la GPA. Sans la loi Veil, pas de recherche sur l’embryon. J’adhère tout à fait au propos de Patrick Buisson quand il date même de la loi Neuwirth le début de l’explosion organisée des repères fondamentaux de l’ordre naturel. Je pense qu’à partir de là, l’État s’est arrogé un droit qui n’est pas le sien. Je fais en effet partie de ceux qui considèrent qu’il y a une écologie humaine. Une écologie que rien ne devrait pouvoir remettre en cause sans quoi c’est le chaos éthique et politique assuré.

Rappelons les propos de Benoit XVI en septembre 2011 à Berlin : « Dans la conscience de la responsabilité de l’homme devant Dieu et dans la reconnaissance de la dignité inviolable de l’homme, de tout homme, cette rencontre a fixé des critères du droit, et les défendre est notre tâche en ce moment historique. » Il parle ici de la rencontre entre l’Humanité et son créateur. Elle est fondatrice de l’inviolable dignité de la vie humaine. Au moment où l’homme s’introduit dans les entrailles pour établir comme critère d’humanité la citoyenneté, ou au moins la reconnaissance étatique, toute possibilité d’ordre naturelle est brisée. En effet, le petit de l’homme n’est plus introduit à la société par sa mère, à la Nation par sa famille, mais par un monstre froid qui décide de son état d’humanité.

Le problème n’est pas seulement éthique, il est donc politique. En procédant de la sorte, Simone Veil a rendu la sociabilité absolument artificielle en violant le caractère originel de l’homme (...)"

Posté le 30 novembre 2016 à 12h53 par Philippe Carhon | Lien permanent

Caroline Roux : "L’acharnement à banaliser l’avortement constitue un grave déni de la réalité"

Tribune de Caroline Roux de l'Alliance Vita sur Atlantico :

"Madame Rossignol, ministre des Familles, de l’enfance et du droit des femmes a déclaré la guerre aux sites Internet qui, selon elle, donneraient des informations "faussées" sur les conséquences de l'avortement. Elle entend élargir le délit d’entrave aux informations d’associations qui ne se résignent pas à le banaliser et qui prennent en compte les dilemmes des femmes. 

Depuis des années, l’information n’a cessé de se dégrader. Trop de femmes qui hésitent à poursuivre une grossesse inattendue et souhaiteraient pourvoir éviter une IVG, sont conduites vers l’avortement par fatalité, faute d’une information équilibrée et d’un accompagnement approprié. Selon l’Ined, 72% des femmes qui avortent suivaient une méthode de contraception quand elles ont découvert leur grossesse. Face à l’inattendu, les questions se bousculent dans la panique, et souvent la solitude. Bien des femmes, jeunes ou moins jeunes, se sentent jugées et rejetées quand elles révèlent être enceintes sans l’avoir planifié. Certaines confient penser à l’IVG à contrecœur sous la pression de leur compagnon, de l’entourage, ou encore par peur pour leur emploi.

Même si l’avortement suscite des oppositions de principe qui demeurent irréductibles, notre société peut-elle laisser croire que les femmes pourraient le ressentir comme un acte anodin ?

Sur le site du gouvernement dédié à l’IVG, on trouve des informations à sens unique. Aucun renseignement n’est proposé sur les aides et droits des femmes enceintes qui pourraient contribuer, pour celles qui le souhaitent, à poursuivre leur grossesse. Dans une vidéo, un gynécologue affirme qu’il n’y a pas "de séquelle à long terme psychologique de l’avortement". Pourtant, la Haute Autorité de Santé a souligné que l’on manquait justement d'éclairage objectif sur les conséquences psychologiques post-IVG. Si certaines femmes disent ne pas en ressentir, d’autres qui en souffrent, et parfois de longues années après, se voient ainsi officiellement dénier toute expression de ce qu’elles ressentent.

A force de sous-estimer l’expression des femmes, on arrive à les maltraiter, comme le révèle une récente étude conduite par des chercheurs de l’INSERM. Cette étude souligne le manque d’information sur les conséquences de l’IVG médicamenteuse : 27% des femmes ayant réalisé une IVG médicamenteuse ont perçu des "douleurs très intenses" notées 8 ou plus sur une échelle de 10. Ses auteurs recommandent des protocoles plus puissants de prise en charge de la douleur. L’IVG médicamenteuse, majoritairement utilisée en France, est pratiquée avant 7 semaines de grossesse à l’hôpital et avant 5 semaines à domicile. Elle contraint les femmes à une décision rapide, les coupant d’un temps de réflexion, spécialement quand elles subissent des pressions de leur environnement ou des violences conjugales. Beaucoup de femmes ont des débats intérieurs, bien conscientes que la vie d’un être humain et aussi leur propre destin sont en jeu. Or, les violences psychiques qui conduisent à l’avortement sont gravement ignorées.

Madame Rossignol entend-elle en réalité imposer une entrave à l’expression de la souffrance et des pressions subies ? Les études publiées sur les violences faites aux femmes dans le cadre conjugal devraient pourtant alerter. Pour 40% des 201 000 femmes concernées chaque année, les violences du conjoint débutent à la première grossesse. Une étude sur le lien entre IVG et violences révèle que très peu de médecins posent systématiquement la question des violences aux femmes réalisant une IVG. "On ne m’a rien demandé", confient certaines femmes à notre service d’écoute, s’étant senties totalement ignorées dans leur détresse, qu’elle soit due à des violences ou à des pressions affectives, sociales ou économiques. 

La récente suppression, dans la loi, du critère de détresse et du délai de réflexion d’une semaine pour avoir recours à l’avortement, ne peut qu’aggraver la situation.

La société cautionne ainsi l’injonction légale de décider sans état d’âme. Le sondage de l'IFOP intitulé Les Français et l’IVG, publié en septembre 2016, prend le gouvernement à contrepied : 72% pensent que la société devrait faire plus pour éviter aux femmes l’IVG.

L’acharnement à banaliser l’avortement, à le considérer comme un acte sans portée intime, sociale et éthique, constitue un grave déni de la réalité. Pouvons-nous nous résigner à ce que 220 000 Françaises avortent chaque année, soit le double qu’en Allemagne ? Le gouvernement devrait profondément se remettre en question sur sa propre politique d’information et de prévention. En créant ce nouveau délit, non seulement il entrave gravement la liberté d’expression des associations et le droit des femmes à s’informer librement, mais il risque aussi de voir cette mesure se retourner contre lui."

Posté le 30 novembre 2016 à 11h02 par Philippe Carhon | Lien permanent

David Rachline : "Le Front national ne reviendra pas sur la loi Veil"

Il semble maintenant évident que personne ne reviendra sur la loi Veil. Ni François Fillon, ni Marine Le Pen. Le fait que Marine Le Pen ait fait évoluer le programme du FN vers ce statu quo est bien compris des lecteurs du Salon beige, mais pas forcément accepté. Davis Rachline, que l'on a entendu plus prolixe et déterminé sur ce sujet, a confirmé cette position ce matin sur RTL :

"Nous ne reviendrons évidemment pas sur la loi Veil. Il n'est pas question d'enlever ce droit aux femmes, bien sûr. Si des bêtises sont dîtes sur Internet, il faut les contredire. Mais il ne faut pas interdire la possibilité pour un certain nombre de gens de s'exprimer. Je reste le partisan de la liberté d'expression.

Est-ce que le gouvernement n'a pas autre chose à faire que de s'occuper de ce genre de sujet ? Quel besoin a le gouvernement d'ouvrir ce débat alors que personne ne remet en cause la loi ? Ce droit à l'avortement n'est remis en cause par personne. Il n'y a pas un responsable politique aujourd'hui qui vous dit : "On est contre". 

C'est quoi l'objectif ? C'est de diviser les Français, c'est de faire un nouvel affrontement au moment où plutôt il devrait se concentrer sur la problématique de l'emploi ? Si on veut protéger les femmes, qu'on aille combattre l'islamisme dans les banlieues, combattre ceux qui les tabassent quand elles s'habillent en jupe."

Au lieu de répetér des poncifs sur le maintien de la loi Veil, on aimerait que les responsables du FN détaillent davantage le futur programme de Marine Le Pen sur la question. Ne pas revenir sur la loi Veil est une chose, proposer des améliorations en est une autre (notion de détresse, délai de réflexion, revenir sur le remboursement, solutions alternatives, adoption prénatale, revenu parental...). Il existait dans le programme du FN de 2012 et les déclarations de Marine Le Pen jusqu'en 2015 de bonnes propositions pour permettre aux femmes de garder leur enfant. On se souvient aussi de la notion d'avortement "de confort" évoqué avec raison par Marine Le Pen... Pourquoi ne plus en parler ? Pourquoi rester vague sur le sujet ? 

Si Marine Le Pen veut vraiment marquer sa différence avec François Fillon, elle ne doit pas se limiter au programme économique mais doit souligner la différence d'approche anthropologique sur la défense de la Vie. Sinon, François Fillon, en se limitant à faire connaître sa "conviction personnelle d'opposition à l'avortement" va finir par passer pour plus pro-vie que le FN.... 

Posté le 30 novembre 2016 à 10h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (28)

Vincent Neymon (CEF) : "L'avortement reste le choix d'éliminer une vie"

Déclaration de Vincent Neymon, porte parole de la Conférence des Evêques de France sur RCF :

"(...) Il n’y a rien de caché sur ces sites. Ils sont là pour indiquer aux personnes qui se posent la question que peut-être d’autres voies sont possibles. Ce sont des sites animés par des chrétiens, ou des personnes qui militent contre l’avortement, mais qui ont choisi cet espace de liberté pour s’exprimer et proposer une alternative à cet acte traumatisant (...)

L’Eglise n’a pas varié sur l’IVG. Elle reste opposée à l’avortement, qui est le retrait d’une vie. C’est le choix d’éliminer une vie. L’Eglise et les chrétiens sont farouchement opposés à la suppression de la vie, qu’il s’agisse de l’avortement, de l’euthanasie ou encore de la peine de mort. Maintenant, ce que l’Eglise dit c’est que la loi n’est pas en elle-même à condamner car elle ne promeut pas l’avortement, mais l’encadre. Il vaut mieux parfois encadrer les choses plutôt que de les laisser se faire sauvagement (...) C'est une sorte de dictature tout bonnement insupportable."

Posté le 30 novembre 2016 à 10h31 par Philippe Carhon | Lien permanent

Mgr Olivier Ribadeau-Dumas : "L’Église a toujours dit que l’avortement consistait à tuer"


Mgr Olivier Ribadeau-Dumas : "L'église ne... by Europe1fr

Sur Europe 1 ce matin :

"(...) Les évêques de France demandent à François Hollande de renoncer à la proposition de loi examinée jeudi visant à permettre la fermeture de certains sites internet anti-IVG. "La question c’est que, après la loi Veil, qui date de plus de 40 ans, un certain nombre d’autres lois ont été votées", a expliqué Monseigneur Olivier Ribadeau-Dumas, porte-parole de la conférence des évêques de France, au micro de la matinale d’Europe 1.

"Dernièrement, nous avons assisté à la suppression de la nécessité de l’état de détresse chez la femme. En janvier dernier il y a eu la suppression du délai de réflexion et aujourd’hui, il y a cette question du délit d’entrave qui pourrait avoir lieu", a détaillé l'ecclésiastique. "Monseigneur Pontier [président de la conférence des évêques de France, NDLR] a pensé à manifester sa préoccupation sur deux points essentiels : la liberté de choix qui est laissée à la femme de garder ou non son enfant, et la liberté d’expression", explique l’ecclésiastique.

Dans le collimateur des députés de la majorité se trouvent plusieurs site internet d’informations sur l’IVG accusés de véhiculer des informations biaisées sur l'avortement, dont notamment ivg.net, qui arrive en tête des résultats de recherche sur Google. "Je pense que ce site donne des informations nécessaires, et qui permettent à des femmes de se dire que l’unique possibilité n’est pas de tuer l’enfant qu’elles portent en elles", a soutenu Monseigneur Olivier Ribadeau-Dumas. "Il s'agit de tuer, l’Église a toujours dit que l’avortement consistait à tuer un être", a voulu rappeler l'évêque.

"Est-ce qu'aujourd’hui proposer une alternative à l’avortement, c’est possible ? Est-ce qu’expliquer à des femmes qu’il y a des aides si elles gardent leur enfant, c’est possible ? Nous pensons que c’est ce qu’il est nécessaire de faire aujourd’hui. C’est ce que ces sites font, ils remplissent un rôle, et d’ailleurs leur audience le manifeste", a-t-il conclu."

Posté le 30 novembre 2016 à 10h12 par Philippe Carhon | Lien permanent

Sens Commun interpelle le gouvernement sur le délit d'entrave numérique à l'avortement

Extrait d'une tribune de Madeleine de Jessey, porte-parole de Sens Commun :

Maxresdefault"(...) Les députés devront se prononcer jeudi prochain sur proposition de loi visant à «l'extension du délit d'entrave contre l'interruption volontaire de grossesse» afin de rendre illégaux les «sites anti-IVG».

Cette qualification de «sites anti-IVG», reprise sans le moindre discernement par les principaux médias, est pourtant loin d'être neutre: c'est même l'arme la plus habile de Laurence Rossignol et de ses satellites. L'expression suggère en effet que ces sites seraient hostiles à la loi Veil et s'efforceraient d'entraver le droit à l'avortement. Mais qu'en est-il vraiment? Considérons les adresses que la ministre accuse des maux présentés plus haut: ivg.net, sosbebe.org, Testpositif, ParlerdemonivgAucune ne conteste le recours à l'avortement. Comme l'observait fin septembre Dominique Reynié, professeur à Sciences po, dans une tribune remarquable d'objectivité, «sauf procès d'intention, on ne trouve pas sur les sites pointés une hostilité au droit à l'IVG ; aucune apologie de l'entrave à l'IVG, laquelle serait inacceptable» ; de fait, leur objectif est moins de dissuader les femmes d'avorter que de leur permettre de poser un choix libre qui ne génère pas de regrets, notamment en leur fournissant une information que le site officiel du gouvernement se refuse obstinément à apporter sur les conséquences d'une IVG et les alternatives à l'avortement, au cas où la jeune femme hésiterait à garder son bébé, comme c'est souvent le cas. Pour poser un choix libre, encore faut-il pouvoir initier une démarche de réflexion, de recul, de discernement ; ce que ces sites permettaient de faire, en complément salutaire du site officiel du gouvernement. Mais voilà: le gouvernement ne tolère pas qu'on puisse peser autre chose que le pour, de sorte que les intéressées n'auront bientôt plus ni liberté, ni droit à l'information. Ou comment maintenir les femmes dans une minorité dont on prétendait pourtant les extraire.

Bien plus, la disposition prévue par ce nouveau texte de loi assimile le fait d'exprimer son opposition à l'IVG au fait d'empêcher physiquement une femme d'accéder à un établissement pratiquant une IVG, comme si la liberté d'expression d'une personne entravait la liberté physique d'une autre. En dehors de son caractère liberticide, le sophisme grossier sur lequel s'articule l'extension du délit d'entrave revient donc à considérer la femme comme un être mineur, incapable de réfléchir par elle-même, de se forger sa propre opinion ou de prendre de distance vis-à-vis du contenu d'un site web.

Logo-sens-communC'est la désinformation sur l'avortement qu'il s'agit de condamner à travers ce délit d'entrave, nous rétorque-t-on. Mais de quelle désinformation parle-t-on? Est-ce désinformer les femmes que de parler des conséquences éventuellement lourdes d'une IVG en publiant les témoignages de jeunes femmes qui en ont fait les frais? Oui, nous dit le gouvernement, qui affirme péremptoirement sur son site web qu'«il n'y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement.» Ou comment fermer les yeux sur la souffrance de milliers de femmes qui ont eu le mauvais goût de vivre une tout autre expérience.

Est-ce désinformer les femmes, par ailleurs, que de les alerter sur les éventuelles séquelles d'une IVG sur leur fécondité? Oui, nous dit le gouvernement, qui affirme tout aussi péremptoirement sur son site: «Que ce soit par la méthode médicamenteuse ou chirurgicale, il n'y a pas de risque de stérilité. Bien au contraire, la fertilité revient assez rapidement.» Au diable les études internationales qui établissent que les femmes ayant des antécédents d'avortement sont face à un risque 2,3 fois plus élevé d'avoir un cancer du col utérin , et que l'endométrite est bel et bien un risque post-abortif, surtout pour les adolescentes, qui sont 2,5 fois plus susceptibles d'avoir une endométrite après une IVG que les femmes de 20-29 ans!

Est-ce désinformer les internautes, enfin, que de réaffirmer leur droit de décider par elles-mêmes et de résister aux pressions psychologiques ou physiques de leur famille, belle-famille, employeur ou conjoint dont elles sont encore trop souvent victimes? (...) Si le gouvernement s'active avec une persévérance proche du fanatisme contre des entraves qui n'en sont pas, que fait-il pour protéger les femmes de ces situations de harcèlement qui se multiplient partout en France? La vérité, c'est qu'à force d'avoir voulu ériger l'avortement en un droit fondamental et sacrosaint, les ayatollahs de l'IVG, loin d'avoir libéré la femme, l'ont soumise à des pressions et à une rétention d'information qui la dépossèdent progressivement de toute liberté de choix.

Au terme de ces observations, qu'on pardonne à la pauvre femme que je suis d'avoir eu l'audace de raisonner sur un sujet qu'il eût été plus simple, sans doute, de résumer suivant les termes du gouvernement:

La Réflexion, c'est l'Esclavage. La Libre Expression, c'est l'Entrave. L'Avortement, c'est le Chemin."

Posté le 30 novembre 2016 à 05h21 par Philippe Carhon | Lien permanent

29 novembre 2016

« Castro est mort mais des groupies reprennent ses bonnes vieilles méthodes de censure de la liberté d'expression »

C'est ce que déclare Marion Maréchal Le Pen à propos du délit d'entrave à l'avortement.

Jean-Frédéric Poisson ajoute de son côté :

«Au moment du vote de l'état d'urgence, j'avais proposé un amendement sur la suppression des sites djihadistes, qui avait été retoqué. On voit bien là la hiérarchie des maux révélatrice de la mentalité socialiste». «Si le gouvernement faisait un travail réel d'information sur les conséquences réelles de l'IVG, les associations n'éprouveraient pas le besoin de le faire».

Hervé Mariton commente :

«ce dispositif de la gauche qui s'appuie sur l'idée de pressions psychologiques est périlleux pour les libertés publiques.» «Comment définir le périmètre de ces pressions sans tomber dans la police de l'opinion?». «En matière d'IVG, la loi Veil est un point d'équilibre. Toute la loi Veil, rien que la loi Veil», estime le député qui pense que tout changement constituerait une dérive.

Jacques Bompard a déposé lui plus de 50 amendements sur le délit d'entrave numérique dans lequel il voit une «promotion de la culture de mort». Il ne se contente pas d'en demander la suppression, mais propose un amendement pour obliger «les sites faisant ouvertement l'apologie de l'avortement» «d'insérer un onglet indiquant les dangers que peut engendrer l'avortement» ainsi que la création d'un «délit d'incitation à l'avortement».

Posté le 29 novembre 2016 à 19h44 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : bientôt, on risquera la prison pour avoir dit la vérité

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, répond à Anne Isbeth dans Présent. Extrait :

"Que pensez-vous de cet amendement instaurant un « délit d’entrave numérique » ?

C’est une disposition très grave : bientôt, on risquera la prison pour avoir dit la vérité, c’est-à-dire la réalité de ce qu’est l’avortement. Pour l’Etat, l’objectivité en la matière c’est de présenter l’avortement comme un bien. Or qu’est-ce que l’avortement ? La suppression d’un membre de l’espèce humaine au stade embryonnaire. Vous comprenez bien que, par définition, toute information objective donnée sur l’avortement est dissuasive, tant cet acte est contraire à la nature. Ce texte pénalise donc toute information dissuasive qui, en tant que telle, est considérée comme fausse. Par contre, l’information incitative, que l’on trouve sur les sites du gouvernement est, elle, vue comme juste. C’est incroyable ! [...]

La Fondation Lejeune, tout comme le site ivg.net ou Les Survivants, sont clairement visés par ce texte. Quels sont les recours possibles pour vous ?

Effectivement, avant même que l’amendement ne soit présenté, nous avions été désignés comme les cibles à abattre par Laurence Rossignol. Nous pouvons utiliser les moyens juridiques à notre disposition, saisine du Conseil Constitutionnel ou de la CEDH, pour mettre en échec cette loi liberticide. D’ici là, nous continuons à informer l’opinion, à publier des articles et à répondre aux questions.

Quelles sont les conséquences prévisibles d’un tel texte ?

Il donne un support juridique aux structures comme le planning familial pour attaquer les défenseurs de la vie. Personne ne le voit ni n’en parle, mais c’est une réalité : on leur donne un outil pour combattre les quelques mouvements qui résistent encore à l’avortement.

Une autre conséquence, et non des moindres, est que les femmes ne pourront plus s’exprimer sur le sujet. Quoi de plus dissuasif qu’une femme témoignant de cette horrible réalité et conseillant aux autres de l’éviter à tout prix ? Pourquoi leur permettrait-on d’exprimer des regrets ? Les regrets sont dissuasifs et tomberont sous le coup de la loi. On interdira donc aux femmes de pleurer l’enfant qu’elles ont perdu, les empêchant ainsi de se reconstruire. C’est une violence qui leur est faite.

La partie est-elle perdue ?

Pas forcément… On peut espérer qu’elle ne soit pas mise en œuvre par le prochain gouvernement ou même qu’elle soit abrogée.

Que pensez-vous de toute cette agitation qu’il y a eu autour de l’avortement durant le second tour de la primaire de la droite et du centre ?

Durant cette campagne, on a bien vu que l’avortement est le ticket d’entrée dans la vie politique. Nous avons assisté à la validation par la gauche culturelle et idéologique du tour de piste des candidats. La droite est apparue comme soumise aux « valeurs » de la gauche, ne voulant pas sortir du cadre, s’agissant des questions de société qui sont les plus fondatrices."

Posté le 29 novembre 2016 à 17h08 par Michel Janva | Lien permanent

Entravons le délit d'entrave à l'avortement !

S

Visuel créé par la Fondation Jérôme Lejeune

Outre les députés mentionnés hier, les députés de l'Entente parlementaire pour la famille ont cosigné des amendements de suppression :

  • M. Hetzel,
  • M. Breton
  • M. de Mazières
  • M. Dhuicq,
  • Mme Fraysse,
  • M. Fromantin,
  • M. Moreau,
  • M. Schneider,
  • M. Straumann,
  • M. Sturni,
  • M. Tardy,
  • M. Vitel

Interrogés via notre formulaire en ligne (à signer ici), certains ont répondu :

François de Mazières semble décidé à batailler :

"Par une pétition, vous avez attiré mon attention sur le prochain examen en séance publique d’une proposition de loi du groupe de la majorité relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse et je vous en remercie.

Sachez que je suis naturellement cosignataire des amendements de suppression sur l’article unique de cette proposition, amendements déposés par l’opposition.

S’il advenait que cette proposition soit adoptée par la majorité, soyez assurés que je plaiderai auprès de notre groupe la saisine du conseil constitutionnel."

L'opposition du député Pierre Morange (78) est en revanche moins affirmée... :

"Vous attirez son attention sur la proposition de loi n° 4118 de M. Bruno LE ROUX, Mmes Catherine COUTELLE, Catherine LEMORTON et Maud OLIVIER et plusieurs de leurs collègues, relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse, dont le débat à l’Assemblée nationale est prévu jeudi 1er décembre prochain.

Vous avez souhaité l’informer auparavant de votre opposition à ce texte, sur lequel le Gouvernement a engagé la procédure accélérée, et de votre espoir de le voir repoussé. Vous êtes assuré(e) de tout son intérêt à votre démarche."

Par ailleurs une pétition a été mise en ligne ici.

Enfin, Jean-Frédéric Poisson ne compte rien lâcher sur ce sujet :

K"Ce jeudi 1er décembre, la proposition de loi visant à instaurer un délit d’entrave numérique à l’avortement sera débattue à l'Assemblée nationale.

Cette proposition de loi, qui vise les sites proposant aux femmes enceintes en détresse d'autres alternatives que l'avortement, exige notamment que soit "puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption de grossesse ou les actes préalables."

Il s'agit d'une atteinte grave à la liberté d'expression et d'une démarche totalitaire de la part du gouvernement, qui ne supporte pas que soient présentées des solutions autres que celle qu'il préconise de façon exclusive : l'avortement.

Je vous invite à retrouver la tribune que j'avais publiée dans Valeurs actuelles à ce sujet : "Délit d'entrave numérique : le totalitarisme est en marche !"

Je vous invite également à découvrir l'amendement de suppression de cette proposition de loi, que j'ai déposé et que je défendrai jeudi, en cliquant ici."

Posté le 29 novembre 2016 à 16h29 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Pontier : "Le délit d'entrave numérique met en cause les fondements de nos libertés"

Lettre de Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France, à Monsieur François Hollande, Président de la République française, au sujet de la proposition de loi « relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse ».

13897066858044533882"Monsieur le Président de la République,

Permettez-moi d’attirer votre attention sur une question qui me préoccupe.

Relayant une initiative gouvernementale, des députés de la majorité parlementaire ont déposé le 12 octobre dernier une proposition de loi « relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse ». Cette proposition vise à condamner des sites internet accusés d’ « induire délibérément en erreur, intimider et/ou exercer des pressions psychologiques ou morales afin de dissuader de recourir à l’IVG ». Le 8 novembre, le gouvernement a décidé d’engager la procédure accélérée pour l’examen de cette proposition de loi.

L’interruption volontaire de grossesse, qu’on le veuille ou non, demeure un acte lourd et grave qui interroge profondément la conscience. Dans des situations difficiles, de nombreuses femmes hésitent à garder ou non l’enfant qu’elles portent. Elles ressentent le besoin d’en parler, de chercher conseil. Certaines, parfois très jeunes, éprouvent une véritable détresse existentielle devant ce choix dramatique, qui va marquer toute leur vie. Cette détresse, longtemps invoquée pour justifier l’exception au principe du respect de tout être humain dès le commencement de sa vie, inscrit dans notre code civil, a aujourd’hui disparu de l’énoncé de la loi. Elle devient ainsi légalement inexprimable. Par ailleurs, la loi de modernisation du système de santé du mois de janvier dernier a supprimé le délai de réflexion d’une semaine consenti à la femme avant la décision éventuelle de subir un avortement. Autrement dit, les femmes ne trouvent plus de soutien officiel à leur questionnement en conscience.

Certains de nos concitoyens, réunis en associations, ont décidé de consacrer de leur temps, notamment par le biais des instruments numériques, à l’écoute des femmes hésitantes ou en détresse par rapport au choix possible d’avorter. Ils compensent ainsi l’absence d’organisation de ces lieux d’écoute. Leur succès prouve qu’ils répondent à une attente. Faut-il s’en inquiéter ? Bien des femmes s’adressent à ces sites après un avortement parce qu’elles ont besoin d’un lieu pour verbaliser ce qui a été vécu. D’autres persévèrent dans leur projet d’avorter, d’autres enfin décident de garder leur enfant. Cette diversité d’expression et de comportement est rendue possible par l’espace de liberté que constituent les sites mis en place. Leur positionnement incite à la réflexion, et c’est justement ce qui leur est reproché. Il faudrait qu’ils adoptent d’emblée un positionnement favorable à l’avortement. Or, un sujet si grave ne peut être enfermé dans des postures militantes.

Cette proposition de loi met en cause les fondements de nos libertés et tout particulièrement de la liberté d’expression qui ne peut être à plusieurs vitesses suivant les sujets.  Faudrait-il nécessairement exclure toute alternative à l’avortement pour être considéré comme un citoyen honnête ? Le moindre encouragement à garder son enfant peut-il être qualifié sans outrance de « pression psychologique et morale » ?

En fait, la proposition de créer un délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse contribuerait à rendre cet acte de moins en moins « volontaire », c’est-à-dire de moins en moins libre. Surtout, elle constituerait, malgré ce qu’affirment ses dépositaires, un précédent grave de limitation de la liberté d’expression sur internet. Une limitation d’autant plus grave qu’elle touche à des questions de liberté de conscience. Cela me semble être une atteinte très grave aux principes de la démocratie.

C’est pourquoi je me permets de vous écrire pour exprimer ma grande préoccupation devant cet empressement de la majorité législative, relayant une initiative gouvernementale, pour faire passer en force une mesure qui mettrait à mal, un peu plus encore, les justes règles du dialogue pour construire une vie en société respectant les uns et les autres. Ces questions mériteraient pour le moins, comme cela a été le cas sur la fin de vie, un vrai débat parlementaire et citoyen. J’ose donc espérer que, sensible aux libertés en cause, vous ne laisserez pas une telle mesure arriver à son terme (...)"

Posté le 29 novembre 2016 à 05h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

28 novembre 2016

Les députés courageux qui ont amendé le texte sur l'extension du délit d'entrave à l'avortement

Ils sont peu nombreux à avoir réagi sur ce texte qui sera débattu jeudi :

  • Jacques Bompard (53)
  • Marion Maréchal Le Pen (6) 
  • Yannick Moreau (4)
  • Philippe Gosselin (3) 
  • Véronique Besse (2) 
  • Hervé Mariton (1)
  • Jean-Frédéric Poisson (1)
  • Patrick Hetzel (3)

N'hésitez pas à les remercier. Pour les autres vous pouvez encore écrire aux parlementaires de votre département pour les alerter sur ce projet liberticide.

Posté le 28 novembre 2016 à 21h45 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d'entrave à l'avortement : écrivez aux parlementaires

Posté le 28 novembre 2016 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent

Fumer peut tuer votre enfant non-né, mais l'avortement...

Sur les paquets de cigarettes (est-ce aussi considéré comme un délit d'entrave à l'avortement ?!) : 

Paquet cigarette

Il y a également celle-ci (issue de la bibliothèque d'images d'une directive européenne) :

F

Posté le 28 novembre 2016 à 15h31 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : un rapport du Sénat s'en prend aux évêques

Extrait du Rapport sénatorial de Chantal Jouanno (UDI) au nom de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes sur la laïcité et l'égalité femmes-hommes (déposé le 3 novembre 2016)

Unknown-66"[...] Les remises en cause des droits des femmes concernent tout particulièrement leur droit à disposer de leur corps, parfois menacé au nom du relativisme culturel dans les discussions internationales.

S'agissant plus particulièrement des droits sexuels et reproductifs, on peut mentionner l'appel aux dirigeants politiques et responsables d'organismes internationaux lancé par des évêques africains à Accra (Ghana) en juin 2015, dans la perspective du sommet onusien des 25-27 septembre 2015. Les auteurs de cet appel se sont élevés contre la diffusion des « préservatifs, contraceptifs, programmes d'éducation sexuelle fabriqués ailleurs [...], avortement prétendument sans risque », qu'ils ont estimés « imposés comme condition d'aide au développement » dans un« esprit colonialiste », « sous l'euphémisme de « santé et droits sexuels et reproductifs » ». Ils regrettent que « la Campagne pour l'accélération de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile en Afrique [promeuve] activement la contraception comme moyen de réduire la mortalité maternelle ». Ils estiment que les mesures liant développement et programmes de santé sexuelle et reproductive n'ont comme objectif que « le contrôle et la réduction drastique de la population africaine, la démolition planifiée du mariage et de la famille ».

On remarque aussi une intervention de l'évêque aux armées, en février 2015, pour comparer les pertes subies du fait des attentats de janvier 2015 et le nombre annuel d'IVG :

« L'idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l'idéologie de la bien-pensance fait chaque année 200 000 victimes dans le sein de leur mère. L'IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive ». 

Il est plus que probable que les catholiques, dans leur très grande majorité, ne se reconnaissent pas dans l'outrance de cette comparaison entre IVG et attentats. De tels propos sont néanmoins très contestables et il faut se féliciter que cette assimilation de l'avortement à une « arme de destruction massive » ait eu pour conséquence la suppression du logo du ministère de la défense de la publication ayant servi de support à ces affirmations. 

La délégation rappelle que les cultes n'ont pas à mettre en cause les lois de la République et à inciter à leur non-respect, a fortiori quand ces interventions reviennent à contester le principe d'égalité entre femmes et hommes. Les récentes tentatives de limiter encore l'accès à l'IVG en Pologne et l'émotion internationale qu'elles ont suscitée auprès de nombreuses femmes montrent combien les menaces contre les droit des femmes à disposer de leur corps sont d'actualité en Europe.

La délégation est convaincue que le droit des femmes à disposer de leur corps est une dimension non négociable de la liberté et de l'émancipation des femmes. 

Elle estime que toute remise en question de ce droit conduit fatalement à un recul inadmissible des droits des femmes. 

Elle appelle donc les autorités françaises à la plus grande vigilance dans les instances diplomatiques internationales pour que la politique étrangère française :

- défende les droits sexuels et reproductifs ;

- combatte avec détermination toute tentative de mettre en cause ces droits, de quelque pays qu'elle vienne, par exemple au nom du relativisme culturel.

Elle formulera une recommandation dans ce sens."

Posté le 28 novembre 2016 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

26 novembre 2016

Le FN pro-avortement

Olivier Bettati est conseiller régional et vice-président du groupe FN en PACA, conseiller municipal de Nice, Conseiller métropolitain Nice Côte d'Azur...

Posté le 26 novembre 2016 à 19h44 par Michel Janva | Lien permanent


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