20 août 2014

Des idées de films qui font réfléchir sur l’avortement et sur la vie

Lu ici (traduction du Salon Beige) :

"La question épineuse de l’avortement est un thème présent dans notre société depuis des décennies, et les détracteurs de la vie soutiennent des arguments solides qui risquent de paraître convaincants.

En vérité, l’avortement volontaire n’est pas justifiable parce qu’un enfant, affirme Julian Marias, n’est pas « quelque chose » mais « quelqu’un », il est « logé » dans le corps de la femme, mais distinct de celle-ci. La naissance d’un enfant suppose l’apparition d’une réalité nouvelle, et sa destruction est irréparable.

Le cinéma, toujours miroir de son temps, fait fréquemment témoignage de ce thème récurrent de notre époque. Voici quelques films, basés presque tous sur des histoires vraies, en faveur de la défense de la vie.

Solas. Directeur: Benito Zambrano. España (1999).

Une femme se retrouve enceinte d’un enfant non désiré. Elle nous montre le drame que représente l’annihilation possible d’un être humain. C’est un beau chant à la maternité et l’affirmation de la dignité de la femme.

October Baby. Director: Andrew Erwin. EEUU (2011).

Hanna découvre qu’elle a été adoptée et que sa mère avait voulu avorter. Ce film montre la nécessité de découvrir qui on est et de pardonner pour devenir authentiquement libre.

Bella. Directeur: Alejandro Gómez Monteverde. EEUU. Mexique (2006)

Un footballer d’élite sort de prison converti et passionné défenseur de la vie ; il rencontre Nina qui est enceinte et veut avorter. Leur rencontre les mènera à la rédemption.

Juno. Directeur: Jason Reitman. EEUU (2007).

Film divertissant qui aborde les thèmes de l’avortement, la maternité, l’adoption, la fidélité conjugale.

Le nid tombé de l’oiseau. Directeur: Alain Schewartzstein. France (1995). Une jeune femme enceinte subit un grave accident et est dans le coma ; toutes les ressources médicales sont mises en œuvre pour sauvegarder la vie du bébé.

L’amour imparfait, Directeur: Giovanni Davide Maderna. Espagne Italie (2002).

Un jeune ménage catholique décide de garder un enfant qui a une maladie génétique et qui est supposé mourir peu de temps après la naissance. Les thèmes abordés sont l’avortement, la valeur rédemptrice de la souffrance, le laïcisme et la fidélité conjugale.

4 mois, 3 semaines, 2 jours. Directeur: Cristian Mungiu. Roumanie (2007).

L’avortement est montré dans sa réalité crue et déchirante et l’on voit clairement la misère morale et la tristesse qu’il entraîne.

Gimme Shelter. Directeur: Ron Krauss. EEUU (2014). Pour une jeune fille s’échappant seule d’un milieu sordide, l’enfant qui grandit en elle devient une ancre de salut. Elle recevra l’aide d’une maison d’accueil et d’un prêtre catholique et comprend combien l’amour de Dieu entraîne l’amour profond pour les hommes dès le moment de la conception."

Posté le 20 août 2014 à 10h56 par Le Salon Beige | Lien permanent

18 août 2014

Corée du sud : le pape prie dans un cimetière de bébés avortés

Lu sur Riposte catholique :

"la visite du pape François en Corée du Sud a été marquée par une halte dans un « cimetière » pour bébés avortés. Il s’est recueilli devant la statue de la Sainte Famille qui domine une pelouse parsemée de petites croix blanches symbolisant les innombrables enfants à naître tués au fil des ans en Corée."

Posté le 18 août 2014 à 15h29 par Michel Janva | Lien permanent

12 août 2014

Les “acheteurs” de Gammy auraient préféré qu’il soit avorté

Lire en intégralité sur le blog de Jeanne Smits :

"Le couple d’Australiens accusés d’avoir abandonné Gammy, leur fils trisomique, porté à terme par une Thaïlandaise dans le cadre d’une « gestation pour autrui », a avoué ce week-end qu’il aurait mieux valu selon lui que l’enfant soit avorté.

David Farnell a déclaré au cours de la première interview publique donnée par le couple au journal australien 60 Minutes : « S’il avait été possible de faire “terminer” l’embryon en toute sécurité, nous l’aurions probablement “terminé”. » Je choisis délibérément le terme anglais, violent mais juste, de « terminer » au lieu d’écrire avorter, même si ce dernier mot est plus exact. Car il s’agit bien d’une fin violente. Non d’une « interruption ».
« Je ne crois pas qu’il y ait de parent qui désire un fils ayant un handicap », a-t-il poursuivi, flanqué de son épouse Wendy. « Les parents veulent que leurs enfants soient heureux et en bonne santé et qu’ils puissent faire tout ce que font les autres enfants. »
Mieux : le couple a révélé qu’ils ont demandé à l’agence de gestation pour autrui opérant à Bangkok de leur faire une ristourne parce que l’un des deux enfants portés s’est révélé atteint de trisomie 21. « Je leur ai dit : “Rendez-nous notre argent. Tout cela est de votre faute. » Le couple accuse l’agence d’avoir mal fait son travail parce que le diagnostic de trisomie 21 n’a été fait qu’à un stade avancé de la grossesse, et ils ont donc été avertis très tard. « Nous étions très désemparés et nous leur avons dit : “C’est de votre faute. Vous devez maintenant assumer au moins une part de la responsabilité. »[...]
 
[...]Le tollé international autour de l’affaire Gammy a quelque chose de surréaliste. Tout le monde sait que la GPA, c’est de la location de ventre : même Pierre Bergé. 96 % des enfants à naître diagnostiqués porteurs (ou plutôt probables porteurs) de trisomie 21 sont avortés en France ; la proportion est semblable dans d’autres pays dits civilisés. La « réduction embryonnaire » – l’élimination d’un bébé malformé ou juste de trop au cours d’une grossesse multiple – est elle aussi monnaie courante. L’existence de contrats relevant de l’esclavage dans le cadre de la GPA est elle aussi connue de tous, ou peut l’être avec un minimum de curiosité.
 
On sait déjà quelle sera la retombée de cette tragédie pour la France : on réclamera l’encadrement légal de la pratique de la GPA afin que les femmes et les couples n’aillent pas l’organiser à l’étranger dans des conditions épouvantables…"

Posté le 12 août 2014 à 10h11 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 août 2014

Quand le secrétaire général de l'ONU outrepasse ses prérogatives

Le "Friday fax" de C-FAM constate qu'une fois de plus, en matière d'IVG, le secrétaire général de l'ONU teste ses pouvoirs et tente d'élargir son influence. En effet, prenant prétexte des viols au cours des conflits partout dans le monde et notamment en Afrique, il essaie d'obtenir des Etats membres une extension du "droit" à l'IVG, alors que ce problème est depuis toujours laissé à l'appréciation des nations, l'IVG étant un sujet que les créateurs de l'ONU n'ont jamais eu l'intention de confier aux institutions de l'ONU.

"[...] La plupart des Etats africains, dont beaucoup ont récemment fait face à des conflits, interdisent l’IVG. Ils sont la cible de la nouvelle campagne de l’Onu. Dans ces pays vulnérables, l’Onu se doit de protéger chaque personne contre tout mal supplémentaire. Le Secrétaire général instrumentalise les situations de conflit pour promouvoir l’Ivg, et trahit par là de manière grave la confiance qui a été mise en lui. Mais cela ne durera pas longtemps."

Il est en effet fort à parier que les Etats, africains en particulier, appréciant peu l'ingérence onusienne, et encore moins l'IVG pour beaucoup d'entre eux, mettent au pas ce secrétaire envahissant et ses prétentions totalitaires. Il n'est qu'à se rappeler le choix qu'ont fait les Etats d'Afrique d'un Ougandais pour les représenter à l'Assemblée générale de l'ONU, en riposte aux injonctions onusiennes d'assouplir en Afrique les droits des homosexuels (l'Afrique en général et l'Ouganda en particulier n'admettent pas la pratique homosexuelle et ont légiféré en conséquence). L'instrumentalisation des conflits et de leurs conséquences ne devrait pas, en toute logique, intimider les Etats concernés, et le secrétaire général devrait assez vite se voir renvoyé dans ses buts ...

Posté le 11 août 2014 à 10h39 par Marie Bethanie | Lien permanent

09 août 2014

ONU : parmi les “Objectifs du millénaire”, la légalisation universelle de l’avortement

Par Christophe Foltzenlogel, juriste au sein de l’European Centre for Law and Justice. Lu ici.

Parmi les nombreux traités et engagements internationaux adoptés au sein des Nations-unies, les Objectifs du millénaire pour le développement et l’après-2015 (OMD) méritent actuellement une attention particulière. Ce programme d’actions adopté au sein de l’ONU en septembre 2000 par le plus grand rassemblement de chefs d’États au « Sommet du Millénaire »,  ne jouit pourtant que d’une faible notoriété.

CE PROGRAMME intitulé « Déclaration du Millénaire » détermine huit Objectifs du millénaire prioritaires en matière de développement que les États se sont engagés à atteindre d’ici 2015. Les huit objectifs sont :

1/ éliminer l’extrême pauvreté et la faim dans le monde,
 2/ assurer l’éducation primaire pour tous,
 3/ promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes,
 4/ réduire la mortalité infantile,
 5/ améliorer la santé maternelle,
 6/ combattre le VIH/SIDA et le paludisme,
 7/ préserver l’environnement
 8/ mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Fonds publics

Ces objectifs, négociés et adoptés par les 189 États membres des Nations-unies et les grandes institutions mondiales pour le développement, constituent une référence internationale majeure pour l’action politique des États et des institutions. Ils déterminent aussi largement l’affectation des fonds publics en matière d’aide au développement.

En septembre 2015 un nouveau sommet se tiendra à New-York, au siège de l’ONU, pour adopter un nouveau programme d’action couvrant la période postérieure à 2015. Ce programme post-2015 est actuellement l’objet d’intenses négociations. Au cœur des débats se trouve l’introduction d’un accès universel à l’avortement.

Déjà, le 23 septembre 2013 eut lieu un sommet à New-York pour proposer et définir les nouveaux Objectifs. Des consultations sont en cours, et l’ONU propose encore actuellement une plateforme « My World 2015 » invitant toute personne intéressée à voter pour les enjeux qui lui paraissent prioritaires.

L’amélioration de la santé maternelle

Parmi les « objectifs du Millénaire » figure depuis 2000 l’amélioration de la santé maternelle. Le programme d’action de 2000 s’est donné pour objectif de faire baisser de 75% le taux de mortalité maternelle. Il ne sera malheureusement pas atteint dans tous les pays car selon l’Organisation mondiale de la santé [1] (OMS), les décès maternels ont seulement diminué de 47% entre 1990 et 2010 [2], ce qui reste honorable. Par conséquent ce problème sera à nouveau étudié par l’ONU pour le prochain programme d’action post 2015.

Jusqu’à présent, cet objectif était compris comme excluant la question de l’avortement et du contrôle des naissances. Cela ressort des objectifs détaillés de ce cinquième objectif où il n’est fait à aucun moment mention de l’accès à l’avortement, pas plus que dans les rapports de l’ONU à propos des objectifs du millénaire. De plus ce programme n’aurait pas pu recevoir le soutien des États du monde car une grande proportion d’entre eux interdit l’avortement. Or, dans le cadre de la négociation des objectifs post 2015, des gouvernements occidentaux et des ONG souhaitent que l’avortement soit intégré à l’avenir parmi les objectifs post 2015 comme un moyen d’améliorer la santé maternelle.

Rupture de consensus

Dans un rapport de 2011 [3], le Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations-unies appelait explicitement les États à légaliser l’avortement, affirmant que les avortements non-médicalisés sont responsables d’un décès maternel sur huit. Selon cette approche, la libéralisation de l’avortement devrait faire partie des objectifs du millénaire post-2015, alors même que l’avortement est interdit pénalement dans un grand nombre d’États, et qu’aucun traité de l’ONU ou texte contraignant n’impose à ce jour aux États de légaliser l’avortement [4].

Ces déclarations ont suscité de vives réactions, car elles rompent le consensus international en faveur de la protection de la vie, et la volonté de ne pas favoriser l’avortement. Le droit international ne contient aucun droit à l’avortement, il consacre au contraire le droit à la vie. La Conférence internationale sur la Population et le Développement (CIPD, appelée conférence du Caire) a rappelé que « [l]es gouvernements devraient prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l'avortement, qui ne devrait en aucun cas être encouragé comme une méthode de planification  familiale [5] », ainsi que la nécessité de « réduire le recours à l’avortement » (8.25)  [6]

Chantages

Néanmoins, des pressions sont exercées sur certains pays par des organisations internationales souhaitant conditionner l’aide médicale à la légalisation de l’avortement. Le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, archevêque de Lima, a récemment dénoncé ce « chantage », affirmant que les Péruviens ne demandent pas l’avortement mais « de meilleurs soins de santé » [7].

Preuve supplémentaire de cet état d’esprit : une délégation du gouvernement irlandais a tout aussi récemment dû répondre aux sévères critiques du Comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève. Ce comité d’experts accuse l’Irlande de violer des « standards » en matière de droits de l’homme car il n’autorise pas l’avortement en cas de viol et de malformation et ne rembourse pas les frais de transports à l’étranger des femmes enceintes qui s’y rendent pour avorter [8]

Réduire la population

Les débats liés à l’avortement s’inscrivent dans un contexte historique et idéologique plus large. Les Nations-unies développent en fait depuis plusieurs décennies une conception malthusienne du développement économique et social fondé sur la réduction de la natalité dans le monde, et en particulier dans les pays en développement. En 1969 déjà fut créé par le secrétaire général de l’ONU le Fonds des Nations-unies pour les activités en matière de population (FNUAP), qui finance des programmes de contrôle démographique (contraception et avortement) mis en œuvre en collaboration directe avec des ONG telles que l’IPPF (Fédération internationale du planning familial) et MSI (Maria Stops International).

Cette volonté a été réaffirmée dans la Résolution du 27 juillet 2012 de l’Assemblée générale de l’ONU intitulée « L’avenir que nous voulons », qui recommande de mettre en œuvre « un accès universel à la médecine procréative, notamment aux services de planification familiale et d’hygiène sexuelle, et de faire une place à cette discipline dans les stratégies et programmes nationaux [9] ».

Cette volonté ne prend pas en compte le fait que l’avortement demeure fondamentalement mauvais pour la santé de la femme, et qu’il est aussi une cause de mortalité maternelle.

L’avortement est une cause de mortalité maternelle

 Il apparait en effet au terme de nombreuses études qu’en réalité l’avortement, qu’il soit médicalisé et légal ou non, présente des risques pour les femmes, et que de nombreuses séquelles surviennent suite à de tels actes. Une femme sur dix qui avorte souffre de complications et dans un cas sur deux sa vie est en danger [10].

Ces femmes courent des risques à court terme d’hémorragies, d’infections, de complications [11] mais également à long terme, tant sur le plan psychologique [12] que physiologique avec l’augmentation du risque de déclencher un cancer du sein et/ou de ne plus pouvoir avoir d’enfants ultérieurement, d’avoir des naissances prématurées ainsi que des grossesses intra-utérines [13].

Le taux de mortalité maternelle est supérieur en cas d’avortement que de naissance [14]. C’est pourquoi ce sont en fait les pays développés qui interdisent ou restreignent fortement l’avortement qui ont le taux de mortalité maternelle le plus faible.

Les vrais progrès médicaux

La santé maternelle ne peut être améliorée en favorisant la légalisation de l’avortement. D’autres mesures efficaces sont possibles et nécessaires : favoriser une alimentation adéquate, assurer la présence de sages-femmes qualifiées, ainsi qu’un suivi médical avant, pendant et après l’accouchement.

On constate d’ailleurs que des pays développés interdisant l’avortement, comme l’Irlande et la Pologne ont un taux de mortalité maternelle très faible [15]. Les Maldives ainsi que le Bhoutan, qui comptent parmi les rares pays ayant réussi à faire baisser le taux de mortalité maternelle de 75%, conformément aux Objectifs du millénaire, l’ont fait tout en interdisant l’avortement. Il n’y a donc pas de lien établi entre la légalisation de l’avortement et la réduction du nombre de décès des femmes enceintes, au contraire. Il y a en revanche une corrélation entre les progrès médicaux (meilleure hygiène, accès à des médecins, éducation, etc.) et la santé des femmes.

Les véritables objectifs

Il est important de ne pas se méprendre sur les définitions vagues de « soin de santé en matière sexuelle et génésique » que les associations de planning familial promeuvent pour y inclure l’avortement. Car il est certain que la légalisation de l’avortement dans les pays en développement ne fera pas diminuer la mortalité maternelle. En revanche, la culture de ces pays sera profondément affectée par l’introduction de l’avortement.

Sous couvert de lutter contre la mortalité maternelle, le but de cette politique de santé sexuelle et reproductive est de changer en profondeur la société des pays en développement, en réduisant leur fécondité. Il s’agit ni plus ni moins que d’exporter dans les pays pauvres le prétendu « modèle social occidental », majoritairement contraceptif, et abortif.

 

Christophe Foltzenlogel est juriste au sein de l’European Centre for Law and Justice.

 

 

[1] L’OMS est l’autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international au sein du système des Nations Unies. Site officiel : http://www.who.int/fr/
[2] Nations-Unies, Statement submitted by Minnesota Citizens Concerned for Life Education Fund, a non-govermental organization in consultative status with the Economic and Social Council, E/CN.9/2014/NGO/3, 21 janvier 2014, page 3.
[3] Nations-Unies, Assemblée générale, Pratiques pour l’adoption d’une approche de la lutte contre la mortalité et la morbidité maternelles évitables fondée sur les droits de l’homme, Rapport du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme, 18e session, A/HCR/18/27, 8 juillet 2011, page 10 : « la Haut-Commissaire a indiqué qu’il incombait aux États de lutter contre l’avortement non médicalisé. »
[4] « Article 5.  Il n’existe aucun droit à l’avortement au regard du droit international, que ce soit par voie d’obligation conventionnelle ou en vertu du droit international coutumier.  Aucun traité des Nations Unies ne peut précisément être cité comme établissant ou reconnaissant un droit à l’avortement. » Déclaration de San Jose, Costa Rica, 25 mars 2011. Site officiel : http://www.sanjosearticles.com/?lang=fr
[5] Nations-Unies, Rapport de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement, A/CONF.171/13/Rev. 1, Le Caire, 5 – 13 septembre 1994, §7.24.
[6] Id., §8.25.
[7] El cardenal Cipriani denuncia el chantaje de organismos internacionales a Perú para que legalice el aborto y el gaymonio, InfoCatolica.com, 15 juillet 2014.
[8] Fitzgerald told Ireland’s abortion law breaches human rights law, The Irish Times, 15 juillet 2014.
[9] Nations-Unies, Assemblée générale, L’avenir que nous voulons, A/RES/66/288, 27 juillet 2012, § 145.
[10] Frank, P. I. et al., (1985). “Induced abortion operations and their early sequelae.” Journal of the Royal College of General Practitioners, 35(73), 175-180.– Grimes, D. A. & Cates, W. “Abortion: Methods and complications.” In Hafez, E. S. E. (ed) Human Reproduction, Conception and Contraception. Hagerstown: Harper & Row.
[11] Ring-Cassidy E, Gentles I. Women’s health after abortion: the medical and psychological evidence. Toronto, The deVeber Institute, 2003; Strahan TW, ed. Detrimental effects of abortion: an annotated bibliography with commentary. Springfield, IL, Acorn Books, 2001.
[12] Coleman PK. Abortion and mental health: quantitative synthesis and analysis of research published 1995–2009. British Journal of Psychiatry, 2011, 199:180-186.
[13] Shah PS and Zao J. BJOG: An International Journal of Obstetrics and Gynaecology (2009).
[14] Gissler M et al. Pregnancy-associated mortality after birth, spontaneous abortion, or induced abortion in Finland, 1987-2000. American Journal of Obstetrics and Gynecology, 2004, 190:422-427; Gissler M et al. Pregnancy-associated deaths in Finland 1987-94—definition problems and benefits of record linkage. Acta Obstetricia et Gynecologica Scandanavica, 1997, 76:651-657.
[15] Trends in Maternal Mortality: 1990-2010. Estimates Developed by WHO, UNICEF, UNFPA and the World Bank, http://data.worldbank.org/indicator/SH.STA.MMRT (last visited 20th November 2012). - See more at: http://eclj.org/Releases/Read.aspx?GUID=82ef0f1d-4cf7-44d7-a9a7-fd50375fe3bd#sthash.4MN1CLF7.dpuf

Posté le 9 août 2014 à 19h52 par Paula Corbulon | Lien permanent

08 août 2014

"De bonnes nouvelles pour les femmes"

C'est le titre d'un article du journal Le Point de cette semaine, qui parle ... de l'IVG bien sûr. En effet, mardi a été publiée au Journal Officiel La loi pour l'égalité entre femmes et hommes, qui supprime la référence à la notion de détresse pour le recours à l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Marisol Touraine, craignant sans doute un baby-boom cette année en France dû aux vacances des personnels avorteurs

"a demandé aux agences régionales de santé (ARS) de tout mettre en oeuvre pour qu'une permanence soit assurée sur l'ensemble du territoire.

La ministre des Affaires sociales et de la Santé entend ainsi "lever les obstacles territoriaux qui peuvent encore se dresser contre l'égalité d'accès des femmes à ce droit fondamental". Or, trop souvent, ces dernières se heurtent à des hôpitaux débordés, des cabinets privés fermés ou à de forts dépassements d'honoraires. Il y a déjà une tension tout au long de l'année dans les régions où la demande est la plus forte - principalement Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur -, mais les difficultés s'amplifient pendant l'été, selon le planning familial. Avec le risque que les femmes se retrouvent hors du délai légal d'avortement, soit douze semaines de grossesse en France."

La "bonne nouvelle", selon Le Point, est que grâce à la sollicitude de Marisol Touraine,

"Même pendant le mois d'août, elles [les femmes] devraient pouvoir trouver un endroit où mettre fin à une grossesse non désirée, et sans évoquer un état de détresse."

On n'en est pas encore aux antennes volantes de la mort, comme en Argentine, mais qui sait, cela pourrait donner des idées à Mme Touraine...

Posté le 8 août 2014 à 09h51 par Marie Bethanie | Lien permanent

Des évêques argentins dénoncent les équipes volantes d'avortement

Suite à la décision du ministre de la Santé de Buenos Aires de créer des antennes volantes d'avortement, des évêques réagissent. Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"L'archevêché de La Plata, à Buenos Aires, n'aura pas laissé passer beaucoup de temps avant de réagir fortement contre la décision du ministre de la Santé de la province de créer des équipes mobiles de réalisation d'avortements dépénalisés pour suppléer à la défaillance des médecins objecteurs de conscience.
 
L'objection de conscience, ont souligné Mgr Hector Aguer et ses deux évêques auxiliaires, Mgr Nicolas Baisi et Mgr Alberto Bochatey, ne saurait jamais être considérée comme une entrave, pas plus qu'on ne peut présenter comme un soin une action ayant pour objectif d'éliminer une vie humaine.
 
« L'avortement procuré est l'élimination délibérée et directe, quelle que soit la manière dont il est réalisé, d'un être humain dans la phase initiale de son existence, qui va de la conception jusqu'à la naissance », ont souligné les prélats dans une déclaration intitulée : « L'avortement est plus facile dans la province de Buenos Aires. »
 
Le ministre de la Santé, Alejandro Collia, avait assuré qu'il s'agissait pour lui et ses services de faire reconnaître également le « droit » de la femme d'obtenir un avortement dans certaines circonstances, et le droit de l'objecteur de conscience de ne pas avoir à y participer.
 
Mgr Aguer et ses auxiliaires contestent vivement « ces déclarations et actions avortistes du gouvernement provincial, au nom de leur devoir de « rappeler et confirmer l'enseignement de l'Eglise » au sujet de l'élimination volontaire de l'enfant à naître.
 
Ils rappellent au passage que dans la décision d'avorter, ce n'est souvent pas la mère qui est seule impliquée, mais bien le père de l'enfant, la famille et les proches de la femme enceinte qui « non sans fréquence se sent psychologiquement contrainte de céder à l'avortement » : autant de personnes sur qui repose une véritable « responsabilité morale ». « Ils sont aussi responsables, les médecins et le personnel de santé lorsqu'ils mettent au service de la mort les compétences qu'ils ont acquises pour promouvoir la vie. »
 
Les évêques ne s'arrêtent pas là : ils rappellent la « responsabilité des législateurs qui ont promu et approuvé des lois autorisant l'avortement et, dans la mesure où cela a dépendu d'eux, des administrateurs des établissements de santé utilisés pour pratiquer des avortements ». Et aussi la responsabilité générale « non moins grave de ceux qui ont favorisé la diffusion d'une mentalité de permissivité sexuelle et de dépréciation de la maternité, et de ceux qui auraient dû mettre en place – et qui ne l'ont pas fait – des politiques familiales et sociales fortes de soutien aux familles, spécialement les familles nombreuses ou celles qui éprouvent des difficultés économiques et éducatives particulières ».
 
Affirmant donc la particulière responsabilité des politiques et des gouvernants, et le devoir d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes, ces évêques argentins souhaitent que « plus jamais un groupe d'êtres humains, spécialement s'ils exercent le pouvoir politique légitimement acquis, ne facilitent et n'exécutent l'élimination de la vie d'autres êtres humains ».
 
Le texte complet de la déclaration est ici.(en Espagnol)."

Posté le 8 août 2014 à 09h05 par Marie Bethanie | Lien permanent

07 août 2014

En Argentine, l'antenne volante de la mort

En Argentine, le gouvernement a créé une équipe mobile chargée de pratiquer des avortements partout où les femmes seraient confrontées à des médecins objecteurs de conscience. Le blog de Jeanne Smits :

"Le ministre de la Santé de la province de Buenos Aires, en Argentine, a annoncé le 4 août lors d'une formation de l'équipe de santé de l'université de La Matanza la création d'une équipe mobile chargée de réaliser des avortements dépénalisés dans le cadre de la réglementation argentine en vigueur, fixée par la jurisprudence de la Cour suprême, partout où des femmes se heurteraient au refus des médecins objecteurs de conscience.
 
Les équipes déployées dans la province capitale interviendront dans les cas « controversés » d'avortement non punissable – en cas de grossesse résultant d'un viol – a indiqué le ministre Alejandro Collia, qui a également annoncé la création d'une consultation ouverte aux femmes « victimes » jusqu'à 12 semaines de gestation.
 
C'était la première d'une série de six formations dispensées dans des universités nationales, visant principalement les gynécologues et obstétriciens, en vue de deux objectifs affichés : « garantir » l'accès à ces avortements légaux et à réduire le nombre de morts maternelles liées à l'avortement.
 
Il s'agit de mettre fin aux « controverses, aux atermoiements et aux doutes des professionnels sur le moment et la manière de pratiquer l'avortement » qui se sont fait jour malgré la confirmation par la Cour du fait qu'il n'est pas nécessaire de passer devant la justice pour obtenir un avortement dépénalisé. « En définitive, on a dressé des obstacles à l'accès aux services de santé ».
 
Désormais, si tous les médecins d'un hôpital sont objecteurs, l'équipe mobile se déplacera afin d'éviter de « revictimiser » la femme, en « résolvant son problème » dans l'hôpital où elle se présente pour lui éviter d'être renvoyée vers un autre établissement dans des circonstances déjà si angoissantes, a expliqué une responsable locale du Programme de santé sexuelle et de procréation responsable. Le ministre Collia a précisé de son côté qu'il n'était pas question de donner la priorité au droit de la femme ou à celui du médecin objecteur – pour des raisons « morales ou religieuses » – mais de les respecter tous les deux.
 
Au fait, « Universidad de La Matanza » pourrait se traduire par « université de la tuerie »…  (Larousse : "matanza", nom féminin, "tuerie", "abattage" [NDMB] ) "

Posté le 7 août 2014 à 10h32 par Marie Bethanie | Lien permanent

06 août 2014

L'avortement n'est jamais une délivrance

Réflexion de Gustave Thibon, lue dans L'Echelle de Jacob, écrit en 1946 :

"Tous ces êtres qui s'agitent... Que cherchent-ils ? Ils ont tous soif d'avorter de quelque chose. Ils n'ont pas la force de laisser mûrir dans leurs entrailles leur douleur, leur solitude ou leur Dieu, et ils cherchent des moyens rapides et proches de se débarrasser de ces choses : qui les bras d'une femme, qui une vie facile, qui les vains jeux de la gloire ou du pouvoir. Ils ne veulent pas enfanter dans la douleur - et dans la douleur stérile et sans issue. Car l'avortement n'est jamais une délivrance, et le fruit vert arraché se survit dans les entrailles par une plaie qu'on n'arrache pas."

Posté le 6 août 2014 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

01 août 2014

Le gouvernement lance la mobilisation pour tuer

Le nombre de chômeurs explose, la dette du pays augmente, la criminalité n'a jamais été aussi importante... mais la seule préoccupation de ce gouvernement est l'avortement.

L’accès à l’avortement se complique pendant l’été avec la fermeture de nombreuses structures pour les congés, au point que le gouvernement a lancé vendredi un appel à la «mobilisation». En cet anniversaire du début de la Grande guerre, cet instinct morbide est stupéfiant. Marisol Touraine a rappelé aux Agences régionales de santé (ARS) sa «détermination à ce qu’une permanence soit assurée dans chaque territoire» pour la pratique des avortements pendant l’été. Elle entend ainsi

«lever les obstacles territoriaux qui peuvent encore se dresser contre l’égalité d’accès des femmes à ce droit fondamental».

Planquez les femmes enceintes dans des tranchées, bientôt ils viendront les éventrer à la baïonnette.

Posté le 1 août 2014 à 22h05 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : le triple mensonge de Najat Belkacem

A lire sur le blog d'Yves Daoudal.

Posté le 1 août 2014 à 21h40 par Michel Janva | Lien permanent

31 juillet 2014

Avortement : le Conseil constitutionnel rejette le recours de l'UMP

Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la loi sur l'égalité femmes-hommes et tout particulièrement l'assouplissement de la loi relative à l'avortement.

La haute juridiction avait été saisie par le groupe UMP du Sénat qui estimait que plusieurs mesures étaient contraires à la Constitution.

La loi du 17 janvier 1975, qui a légalisé le crime de l'enfant dans le sein de sa mère, disposait notamment qu'une femme pouvait demander l'avortement lorsque son état la plaçait dans "une situation de détresse". La loi sur la parité supprime la "situation de détresse". Désormais pourra demander cette interruption la femme "qui ne veut pas poursuivre une grossesse", avec droit de vie ou de mort sur l'enfant.

"Le Conseil constitutionnel a relevé que les dispositions existantes réservent à la femme enceinte le soin d'apprécier seule si elle se trouve dans une situation de détresse. La modification de leur rédaction pour prévoir que la femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse peut en demander l'interruption à un médecin ne méconnaît aucune exigence constitutionnelle. L'article 24 de la loi déférée est conforme à la Constitution."

Posté le 31 juillet 2014 à 18h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

30 juillet 2014

Avortement : les féministes demandent à l'UMP de clarifier sa position

Suite à la saisine du Conseil constitutionnel par 93 sénateurs UMP, les fanatiques de l'avortement interpellent l'UMP :

"Les Féministes en Mouvements s’insurgent de cette saisine : l’UMP pourrait donc aller jusque-là contre les droits des femmes ? L’UMP souhaite-t-elle aller dans le sens de son homologue espagnole ? Une des premières mesures du Partido Popular fut en effet de rendre quasiment impossible l’avortement. Les mains tendues de l’UMP à l’électorat de Marine le Pen et ses « IVG de confort » seraient-elles devenus si grossières ? [...]

Nous appelons donc le parti UMP à clarifier sa position concernant le droit à l’IVG en France. Et nous invitons les sages du Conseil Constitutionnel à user de toute leur sagesse et à rejeter cette saisine qui vient attaquer le droit fondamental des femmes à disposer de leurs corps et donner des arguments aux forces réactionnaires qui n’attendent que ça pour revenir sur le droit le plus fondamental des femmes : celui de disposer librement de leur corps, base de l'égalité entre femmes et hommes."

Nous attendons aussi avec intérêt la clarification de la position de l'UMP sur le meurtre de l'enfant à naître, qualifié de crime abominable par la Constitution Gaudium et spes du concile Vatican II.

Posté le 30 juillet 2014 à 12h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

29 juillet 2014

Avortement : 93 sénateurs UMP saisissent le Conseil Constitutionnel

Jeudi 24 juillet, au lendemain de l’adoption de la loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes, 93 sénateurs UMP ont déposé une saisine du Conseil constitutionnel. Ils s’opposent à la suppression de la notion de « détresse » justifiant le recours à une IVG. Le texte de la saisine met en avant 3  arguments :

  • Il serait concrètement inutile : « sa portée concrète n'est probablement pas majeure puisqu'aucune instance n'a aujourd'hui le pouvoir de vérifier la réalité de la condition de détresse posée par la loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse, dite loi Veil. »

  • Il remettrait en cause l’équilibre « audacieux » de la loi Veil : «  la loi ‘n'admet qu'il soit porté atteinte au principe du respect de tout être humain dès le commencement de la vie qu'en cas de nécessité et selon les conditions et limitations qu'elle définit’». Ce faisant, « Cela justifie que l'avortement demeure aujourd’hui légalement interdit hors les cas prévus par la loi Veil. »

  • Il effacerait la ligne de crête trouvée par la loi Veil entre « des convictions antagoniques totalement irréductibles » : « Dans notre République de liberté, de respect et de tolérance, ces convictions contraires doivent pouvoir s'exprimer et coexister sans empêcher l'application de la loi. »

Ils concluent que le « principe du respect de tout être humain dès le commencement de sa vie est bafoué part cet article 24 ». La liste des sénateurs est ici

Posté le 29 juillet 2014 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent

Espagne : recul sur le projet de loi pro-vie ?

Le projet de loi visant à limiter le recours à l'avortement devait être approuvé avant la fin de l'été mais sa présentation en Conseil des ministres n'est toujours pas d'actualité.

Posté le 29 juillet 2014 à 20h04 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet 2014

Les nouveaux objectifs du développement excluent les "droits sexuels"

Lu sur C-Fam :

"Après un marathon de deux semaines de négociations sur les priorités mondiales du développement, qui régiront les politiques mondiales jusque 2030, les droits abortifs ont a nouveau échoué leur entrée dans les textes. [...]

Les militants de l’IVG étaient probablement les plus mécontents. Après plusieurs années de campagne pour faire approuver de nouveaux termes sur les droits abortifs, ils ne peuvent pas se prévaloir de grand-chose. Les nouveaux termes de « droits et santé sexuels et reproductifs » , qui sont généralement associés au droit à l’avortement sur demande, et aux nouveaux droits des personnes LGBT, n’ont pas mobilisé le soutien nécessaire, même avec 58 Etats membres sympathisants.

Malgré cette omission notable, les pays dont le droit protège la vie de l’enfant à naitre restent contrariés par l’usage du terme « droits reproductifs », qui n’est pourtant pas inclu aux accords de Rio+20 sur le développement durable de 2012. Ils considèrent ce terme inapproprié pour un programme consacré à des mesures concrètes plutôt qu’à des changements normatifs sur des sujets sensibles.

Malgré cela, les « droits reproductifs » on été affaiblis par une référence à la Conférence du Caire de 1994 sur la population et le développement, qui reconnaît que l’avortement est une question qui relève plutôt de l’échelon national. Les accords de cette conférence présentent l’IVG sous un jour plutôt négatif, et ne le reconnaissent pas en tant que droit. La nouvelle terminologie qui vient d’échouer avait pour but d’abandonner les accords de 1994 et de reformuler les droits abortifs dans le langage des droits de l’homme. [...]

Les même pays n’ont pas réussi à faire retirer l’unique référence à « la famille » inscrite au document. Incapables d’insérer toute référence aux droits LGBT aux Nations Unies, ils concentrent leurs efforts sur la dilution et l’élimination d’une définition solide de la famille. [...]"

Posté le 27 juillet 2014 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2014

Les « objectifs du millénaire pour le développement » des Nations Unies et l’objectif de légalisation universelle de l’avortement

Christophe Foltzenlogel, juriste au Centre européen pour la loi et la justice, écrit :

"Parmi les nombreux traités et engagements internationaux adoptés au sein des Nations Unies, « les objectifs du millénaire pour le développement et l’après-2015 » méritent actuellement une attention particulière. Ce programme d’actions adopté au sein de l’ONU en septembre 2000 par le plus grand rassemblement de chefs d’États au « Sommet du Millénaire »,  ne jouit pourtant que d’une faible notoriété. Ce programme intitulé « Déclaration du Millénaire » détermine huit « objectifs du Millénaire » prioritaires en matière de développement que les États se sont engagés à atteindre d’ici 2015. Les huit objectifs sont 1) d’éliminer l’extrême pauvreté et la faim dans le monde, 2) d’assurer l’éducation primaire pour tous, 3) de promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, 4) de réduire la mortalité infantile, 5) d’améliorer la santé maternelle, 6) de combattre le VIH/SIDA et le paludisme, 7) de préserver l’environnement et enfin 8) de mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Ces objectifs, négociés et adoptés par les 189 États membres des Nations Unies et les grandes institutions mondiales pour le développement, constituent une référence internationale majeure pour l’action politique des États et des institutions. Ils déterminent aussi largement l’affectation des fonds publics en matière d’aide au développement.

En septembre 2015 un nouveau sommet se tiendra à New-York, au siège de l’ONU, pour adopter un nouveau programme d’action couvrant la période postérieure à 2015. Ce programme post-2015 est actuellement l’objet d’intenses négociations. Au cœur des débats se trouve l’introduction d’un accès universel à l’avortement.

Déjà, le 23 septembre 2013 eut lieu un Sommet à New-York pour proposer et définir les nouveaux objectifs du millénaire de l’après 2015. Des consultations sont en cours, et l’ONU propose encore actuellement une plateforme « My World 2015 » invitant toute personne intéressée à voter pour les enjeux qui lui paraissent prioritaires.

Parmi les « objectifs du Millénaire » figure depuis 2000 l’amélioration de la santé maternelle. Le programme d’action de 2000 s’est donné pour objectif de faire baisser de 75% le taux de mortalité maternelle. Il ne sera malheureusement pas atteint dans tous les pays car selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les décès maternels ont seulement diminué de 47% entre 1990 et 2010, ce qui reste honorable. Par conséquent ce problème sera à nouveau étudié par l’ONU pour le prochain programme d’action post 2015. Jusqu’à présent, cet objectif était compris comme excluant la question de l’avortement et du contrôle des naissances. Cela ressort des objectifs détaillés de ce cinquième objectif où il n’est fait à aucun moment mention de l’accès à l’avortement, pas plus que dans les rapports de l’ONU à propos des objectifs du millénaire. De plus ce programme n’aurait pas pu recevoir le soutien des États du monde car une grande proportion d’entre eux interdit l’avortement. Or, dans le cadre de la négociation des objectifs post 2015, des gouvernements occidentaux et des ONG souhaitent que l’avortement soit intégré à l’avenir parmi les objectifs post 2015 comme un moyen d’améliorer la santé maternelle.

Dans un rapport de 2011, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies appelait explicitement les États à légaliser l’avortement, affirmant que les avortements non-médicalisés sont responsables d’un décès maternel sur huit. Selon cette approche, la libéralisation de l’avortement devrait faire partie des objectifs du millénaire post-2015, alors même que l’avortement est interdit pénalement dans un grand nombre d’Etats, et qu’aucun traité de l’ONU ou texte contraignant n’impose à ce jour aux États de légaliser l’avortement.

Ces déclarations ont suscité de vives réactions, car elles rompent le consensus international en faveur de la protection de la vie, et la volonté de ne pas favoriser l’avortement. Le droit international ne contient aucun droit à l’avortement, il consacre au contraire le droit à la vie. La Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD, appelée Conférence du Caire) a rappelé que « [l]es gouvernements devraient prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l'avortement, qui ne devrait en aucun cas être encouragé comme une méthode de planification  familiale », ainsi que la nécessité de « réduire le recours à l’avortement » (8.25) . 

Néanmoins, des pressions sont exercées sur certains pays par des organisations internationales souhaitant conditionner l’aide médicale à la légalisation de l’avortement. Le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, archevêque de Lima, a récemment dénoncé ce « chantage », affirmant que les péruviens ne demandent pas l’avortement mais « de meilleurs soins de santé ».

Preuve supplémentaire de cet état d’esprit : une délégation du gouvernement irlandais a tout aussi récemment dû répondre aux sévères critiques du Comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève. Ce comité d’experts accuse l’Irlande de violer des « standards » en matière de droits de l’homme car il n’autorise pas l’avortement en cas de viol et de malformation et ne rembourse pas les frais de transports à l’étranger des femmes enceintes qui s’y rendent pour avorter.  

Les débats liés à l’avortement s’inscrivent dans un contexte historique et idéologique plus large. Les Nations Unies développent en fait depuis plusieurs décennies une conception malthusienne du développement économique et social fondé sur la réduction de la natalité dans le monde, et en particulier dans les pays en développement. En 1969 déjà fut créé par le secrétaire général de l’ONU le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population (FNUAP), qui finance des programmes de contrôle démographique (contraception et avortement) mis en œuvre en collaboration directe avec des ONG telles que l’IPPF (Fédération Internationale du Planning Familial) et MSI (Maria Stops International).

Cette volonté a été réaffirmée dans la Résolution du 27 juillet 2012 de l’Assemblée générale de l’ONU intitulée « L’avenir que nous voulons », qui recommande de mettre en œuvre « un accès universel à la médecine procréative, notamment aux services de planification familiale et d’hygiène sexuelle, et de faire une place à cette discipline dans les stratégies et programmes nationaux ».

Cette volonté ne prend pas en compte le fait que l’avortement demeure fondamentalement mauvais pour la santé de la femme, et qu’il est aussi une cause de mortalité maternelle.

L’avortement est une cause de mortalité maternelle

Il apparait au terme de nombreuses études qu’en réalité l’avortement, qu’il soit médicalisé et légal ou non, présente des risques pour les femmes, et que de nombreuses séquelles surviennent suite à de tels actes. Une femme sur dix qui avorte souffre de complications et dans un cas sur deux sa vie est en danger. Ces femmes courent des risques à court terme d’hémorragies, d’infections, de complications, mais également à long terme, tant sur le plan psychologique que physiologique avec l’augmentation du risque de déclencher un cancer du sein et/ou de ne plus pouvoir avoir d’enfants ultérieurement, d’avoir des naissances prématurées ainsi que des grossesses intra-utérines. Le taux de mortalité maternelle est supérieur en cas d’avortement que de naissance. C’est pourquoi ce sont en fait les pays développés qui interdisent ou restreignent fortement l’avortement qui ont le taux de mortalité maternelle le plus faible.

La santé maternelle ne peut être améliorée en favorisant la légalisation de l’avortement. D’autres mesures efficaces sont possibles et nécessaires : favoriser une alimentation adéquate, assurer la présence de sages-femmes qualifiées, ainsi qu’un suivi médical avant, pendant et après l’accouchement. On constate d’ailleurs que des pays développés interdisant l’avortement, comme l’Irlande et la Pologne ont un taux de mortalité maternelle très faible. Les Maldives ainsi que le Bhoutan, qui comptent parmi les rares pays ayant réussi à faire baisser le taux de mortalité maternelle de 75%, conformément aux objectifs du millénaire, l’ont fait tout en interdisant l’avortement. Il n’y a donc pas de lien établi entre la légalisation de l’avortement et la réduction du nombre de décès des femmes enceintes, au contraire. Il y a en revanche une corrélation entre les progrès médicaux (meilleur hygiène, accès à des médecins, éducation, etc.) et la santé des femmes.

Il est important de ne pas se méprendre sur les définitions vagues de « soin de santé en matière sexuelle et génésique » que les associations de planning familial promeuvent pour y inclure l’avortement. Car il est certain que la légalisation de l’avortement dans les pays en développement ne fera pas diminuer la mortalité maternelle. En revanche, la culture de ces pays sera profondément affectée par l’introduction de l’avortement. Sous couvert de lutter contre la mortalité maternelle, le but de cette politique de santé sexuelle et reproductive est de changer en profondeur la société des pays en développement, en réduisant leur fécondité. Il s’agit ni plus ni moins que d’exporter dans les pays pauvres le prétendu « modèle social occidental », majoritairement contraceptif, et abortif."

Posté le 25 juillet 2014 à 12h04 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2014

L'avortement devient un "droit" sans opposition

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Le Sénat et l'Assemblée nationale ont adopté le même jour, en seconde lecture, la loi sur l'égalité entre hommes et femmes. Le Sénat, c'était ce matin ; l'Assemblée nationale tard dans la soirée. Personne n'a voté contre. Dans l'opposition, la plus grande partie de l'UMP s'est contentée de s'abstenir, même si d'aucuns ont osé dénoncer l'introduction dans la loi d'une disposition qui fait disparaître du droit toute référence à une condition de « détresse » pour la femme qui veut obtenir une « IVG ». Ainsi l'avortement devient un droit en France sans contestation possible. Ce qui était vrai déjà dans les faits et assez largement dans la loi est entériné. Et le projet de loi est définitivement adopté.

Texte idéologique par excellence, la loi sur l'égalité « femmes-hommes » prévoit notamment un partage obligatoire du congé parental de trois ans, droit ouvert à compter du deuxième enfant, entre les parents, le père devant en prendre au moins 6 mois. Dès le premier enfant, chaque parent pourra prendre 6 mois. Manière de souligner que papa et maman, c'est tout comme.

Pour les couples éclatés, l'Etat-nounou prendra le relais d'une nouvelle manière, puisqu'un fonds de garantie pour pensions alimentaires impayées verra le jour.

De nouvelles mesures pour la parité viennent compléter le dispositif déjà existant, avec des sanctions alourdies.

Car on veut changer non seulement les mœurs, mais aussi les « mentalités ».

La mesure symbolique qui fait disparaître la notion de détresse de la loi sur l'avortement n'est pas le seul aspect contestable de la loi, mais elle est le plus tragique. L'UMP, par la voix d'André Reichardt, a annoncé la saisine du Conseil constitutionnel sur ce point."

Posté le 24 juillet 2014 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2014

Mesure contre l'avortement en Russie

Lu sur Riposte catholique :

"Le président russe Vladimir Poutine a signé une loi prévoyant des sanctions contre l’avortement illégal, dans le cas d’une violation de la législation sur le « consentement éclairé », qui, dans ce pays, semble donc être une réalité, et non un simple mot recouvrant la volonté plus ou moins personnelle de la mère d’avorter. Le nouveau délit est passible d’une amende allant 1 000 à 100 000 roubles, en fonction du statut du coupable (citoyen, fonctionnaire ou personne morale). Cette mesure, encore timide, est à remettre dans la perspective d’une action très intense menée par des députés et des responsables gouvernementaux respectueux de la vie dans un pays encore très marqué par une pratique extrêmement répandue de l’avortement sous l’URSS."

Posté le 23 juillet 2014 à 16h22 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2014

Plus de contraception accroît le nombre d'avortements

Lu sur le site des AFC :

"Un rapport de la DREES (Direction des Etudes et Statistiques du ministère de la Santé) paru en juin dernier indique que le nombre d'avortements en France a augmenté en 2013 de 4,7% par rapport à 2012, soit 10 000 avortements de plus.

Cette hausse, souligne l'étude, est pourtant conjointe à « un recours à la contraception » qui, lui, « quelle que soit la méthode utilisée, n'a pas diminué ».

On y apprend par ailleurs que « deux femmes sur trois ayant eu une IVG utilisaient une méthode contraceptive qui n'avait pas fonctionné en raison d'un oubli de pilule ou d'un accident de préservatif ». De même, les femmes « utilisent de plus en plus » la contraception d'urgence.

En somme, l'étude souligne, une nouvelle fois, le paradoxe français, et pointe l'impasse dans laquelle se sont engagées les récentes mesures prises ces derniers mois par les pouvoirs publics, en voulant « libéraliser » la contraception et l'IVG. Car faciliter l'accès aux moyens de contraception n'a non seulement pas endigué le nombre d'avortements, mais encore il l'a accru.

L'enjeu de la question est d'abord éducatif. Il ne se résume pas à prévenir les MST et à verrouiller la fécondité. Il s'agit de développer une véritable éducation affective et sexuelle, seule à même d'enrayer de manière durable le problème des IVG croissante, chez les jeunes en particulier puisque la hausse d'IVG s'observe particulièrement dans la tranche 20-24 ans.

Les politiques actuelles ne permettront donc pas de répondre effectivement aux questions de nombreuses femmes, ni, par conséquent, de réduire le coût – moral et financier – engendré par une sexualité centrée sur une apparente liberté, en réalité individualiste et hédoniste."

Posté le 22 juillet 2014 à 15h01 par Michel Janva | Lien permanent

19 juillet 2014

Persécution des médecins pro-vie

LifeSiteNews publie une interview du Dr Bogdan Chazan, sanctionné pour avoir invoqué sa conscience face à l’avortement. Extrait de la traduction de Jeanne Smits :

"Dr Chazan, vous avez été lynché par les médias, votre hôpital a été condamné à une amende, et vous avez été renvoyé de votre poste de directeur. Est-il fréquent en Pologne que des médecins soient aussi sévèrement sanctionnés ?

Pas très souvent. Je dirais même : très rarement. En règle générale, par rapport aux gens comme moi, les choses se règlent dans la discrétion. Par exemple, plus souvent, les grandes sociétés n’embauchent pas de gynécologues qui ne prescrivent pas la contraception. Personne n’évoque ouvertement le recours à l’« objection de conscience ». On cache les choses, on ne laisse pas de traces écrites.

J’ai eu connaissance, par exemple, du cas d’une femme pro-vie très connue à qui l’on a refusé un cursus post-doctorat. Récemment, l’un des candidats au poste de directeur du service de gynécologie à l’Université médicale a été interrogé pour savoir qu’il avait signé la Déclaration de Foi et Conscience (NDLR : il s’agit d’une lettre ouverte signée plus de 3.000 médecins polonais exprimant leur hostilité à l’avortement et s’engageant à ne pas prescrire de contraceptifs). Ayant répondu par l’affirmative, il n’a pas obtenu le poste. Il y a peut-être d’autres circonstances, mais je n’en ai pas connaissance. [...]

Vous avez été révoqué à la suite d’une inspection menée par la ville Varsovie. Pouvez-vous commenter cette décision ?

C’est une sanction douloureuse et injuste. Depuis que j’ai pris la direction, l’hôpital s’est développé, agrandi et modernisé, et les relations médecin-patient se sont améliorées. L’hôpital a gagné en popularité dans l’ensemble de Varsovie. Je dois préciser cependant que techniquement, je n’ai pas encore été licencié. Le maire de Varsovie n’a fait qu’annoncer mon renvoi. [...]

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Peut-être resterai-je à mon poste de directeur de l’hôpital de la Sainte-Famille. Peut-être Mme le maire de Varsovie reviendra-t-elle sur sa décision. Sinon, je pourrai toujours travailler à l’Université, à la Commission de la population du gouvernement (Rządowa Rada Ludnościowa), au Comité de la science démographique, ou à MaterCare International… Je peux également continuer mon travail de bénévole à Isiolo au Kenya. Si j’en ai le temps, et que Dieu me prête vie et force…"

Posté le 19 juillet 2014 à 14h29 par Michel Janva | Lien permanent

La mère de Cristiano Ronaldo voulait avorter

Lu dans l'Equipe :

"C'est une confession aussi brutale qu'inattendue. Dans son autobiographie publiée cette semaine au Portugal, et intitulée «Mère courage : la vie, la force et la foi d'une battante»Dolores Aveiro, la mère de Cristiano Ronaldo, révèle qu'elle a songé à avorter lorsqu'elle attendait l'actuel attaquant du Real Madrid, son quatrième enfant après Elma, Hugo et Katia.

À l'époque, un médecin lui avait déconseillé d'interrompre sa grossesse, avant qu'elle ne finisse par décider de garder son enfant. Cristiano Ronaldo sait tout de cet épisode, selon sa mère."

Posté le 19 juillet 2014 à 14h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

18 juillet 2014

Les évêques appellent à l’objection de conscience sur la contraception

Aux Philippines.

"Alors qu’on a pu dire que le fait d’orienter vers un tiers constitue une manière de se soustraire (à l’obligation créée par la loi), il s’agit en fait d’un faux compromis puisqu’il rend les soignants complices de l’accomplissement d’un acte qu’ils estiment moralement répugnant ou offensant".

"Evidemment, pour des raisons morales, les catholiques ne devraient pas rechercher à se faire employer dans les agences gouvernementales qui font la promotion de la contraception artificielle. Mais si les circonstances devaient les obliger à travailler dans de telles agences, ou s’ils étaient déjà employés par elles au moment où celles-ci ont mis en place une politique conforme à la loi de Santé reproductive, ces catholiques doivent savoir qu’ils ne peuvent pas être contraints à promouvoir, à fournir ou à distribuer des contraceptifs artificiels contrairement à leurs convictions religieuses ou morales."

Posté le 18 juillet 2014 à 15h44 par Michel Janva | Lien permanent

17 juillet 2014

Avortement : le médecin polonais pro-vie soutenu par l'Eglise

Bogdan Chazan, le gynécologue polonais révoqué de son poste pour avoir refusé de coopérer de quelque manière que ce soit à un avortement, a reçu un soutien appuyé de la part de Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga, médecin diplômé lui aussi.

La loi polonaise reconnaît le droit à l’objection de conscience des médecins qui ne veulent pas participer à la pratique de l’avortement mais les oblige – comme les lois Neiertz en France – à donner aux femmes les informations nécessaires pour qu’elles puissent obtenir un avortement. C’est son refus de participer ainsi indirectement à l’avortement qui a servi de prétexte à son renvoi.

Mgr Hoser a déclaré que les sanctions (révocation et amende de 17 000€) sont

« éthiquement inacceptables, injustifiées, disproportionnées, injustes, absurdes et douteuses sur le plan légal ». « Un enfant dans la phase prénatale est toujours un être humain ou un patient, indépendamment de son état de santé ou d’une décision prise à la discrétion d’un tiers. Personne n’est maître de la vie d’autrui et tous les autres biens personnels sont secondaires par rapport à l’existence d’un être humain ».

L’archevêque a encouragé les autres médecins et toutes les personnes de bonne volonté à manifester leur solidarité à l’égard du Pr Chazan.

Le cardinal Kazimierz Nycz, archevêque métropolitain de Varsovie, estime aussi que les sanctions « violent les droits de tous, et pas seulement des catholiques ».

D'après les faits, le docteur aurait en fait été victime d'un coup monté, visant à écarter les médecins pro-vie.

Posté le 17 juillet 2014 à 22h32 par Michel Janva | Lien permanent

16 juillet 2014

L'ONU force l'Irlande à organiser un référendum sur l'avortement

Une délégation du gouvernement irlandais a promis devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU un référendum constitutionnel sur l'avortement pour ne plus être en "violation des droits de l’homme" !

Dans le cadre de l’examen de la conformité de l’Irlande avec certaines normes internationales, le ministre de la Justice de l'Irlande, Frances Fitzgerald, a été interrogé "avec fermeté" sur le Protection of Life During Pregnancy Act de 2013. L’Irlande a été accusée par les membres du Conseil des droits de l’homme d’être en "violation de droits de l’homme" en exluant des motifs pour avorter le viol, l'anomalie foetale, ainsi que le risque en termes de santé. Il a aussi été reproché à l’Irlande de faire supporter intégralement les dépenses de transport aux femmes qui vont avorter à l’étranger.

Pour l’association Pro-Life Campaign, le Conseil des droits de l’homme a une "compréhension étrangement superficielle des droits de l’homme" puisque les droits des enfants à naitre n’ont pas été évoqués.

Posté le 16 juillet 2014 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent

La mairie UMP de Bordeaux subventionne les avorteurs et les LGBT

Lu ici :

"Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, proposait de soutenir financièrement des associations dont l’engagement est plutôt marqué à gauche. Malgré l’opposition des deux élus Front national et celle de l’UMP Edouard du Parc, droite et gauche ont accordé 4000€ au Planning Familial, 4000€ au centre LGBT Girofard (Lesbiennes, Gays, Bi et Trans), 5000€ pour l’association du Lien Interculturel Familial et Social (ex Association des Tunisiens en France), ou encore 3000€ à l’association proche du Parti socialiste : Ni Putes Ni soumises. [...]"

Posté le 16 juillet 2014 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

15 juillet 2014

Avortement tardif, euthanasie des nouveaux-nés, néonaticide

Les termes ne manquent pas pour qualifier le meurtre des bébés nouveaux-nés. Cela se passe au Pays-Bas et c'est plus ou moins légal. Disons que les règles sont floues et c'est pourquoi les militants pro-mort veulent élargir le droit de tuer.

Posté le 15 juillet 2014 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

La fin du règne de la pilule

Selon la récente enquête Fécond, le recours à la pilule est en baisse depuis le milieu des années 2000. À l'époque, 55% des femmes utilisaient cette contraception, contre 50% en 2010 et 41% en 2013. Entre 2010 et 2013 cette baisse est la plus importante chez les vingtenaires: -10% pour les 20-24 ans et jusqu'à -17% pour les 25-29 ans. 

Non seulement les jeunes utilisent moins la pilule, mais elles ont en plus un regard de plus en plus noir sur celle-ci. Il y a bien sûr l'effet du scandale de 2012, qui révélait au grand public le risque (connu par les spécialistes mais caché au public) de thrombose veineuse profonde associé aux pilules œstro-progestatives de 3e et 4e générations. Mais cette affaire a également libéré la parole de celles qui voyaient déjà la pilule d'un mauvais oeil. Si certaines se sont reportées sur les pilules de 1° et 2° générations, de plus en plus disent tout simplement non à la contraception orale.

Il y a, bien sûr, les désagréments classiques que l'on peut rencontrer avec cette dose d'hormones quotidienne: «prises de poids, peau sèche, maux de têtes…» énumère Estelle, qui y a renoncé avant même ses vingt ans. Mais il y a d'autres soucis de santé, plus graves, et plus répandus que les jeunes filles ne le pensent. Marion, 23 ans, en deux ans de pilule de 3° génération, a développé de graves problèmes circulatoires. Son taux de triglycérides (une molécule lipidique) dans le sang avait explosé, atteignant celui de personnes malades d'obésité (malgré une silhouette filiforme). Louise, en études paramédicales, a subi des migraines ophtalmiques et une tumeur bénigne dans le muscle utérin. 

Pour les deux jeunes filles, le chemin de croix a continué après l'arrêt de leur pilule. «Depuis ce jour je n'ai plus mes règles. Cela va faire deux ans et personne ne sait me dire quand elles reviendront» témoigne Marion. Même souci pour Louise, qui a connu «6 mois angoissants» sans menstruations.

Sur ce sujet, il est toujours utile de lire la prophétique encyclique de Paul VI écrite en 1968.

Posté le 15 juillet 2014 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2014

Des vies épargnées : on ne va pas pleurer !

Pf13

Posté le 11 juillet 2014 à 19h09 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (9)

La mort d'un enfant est toujours insoutenable

C'est ce qu'a déclaré le ministre.

Sauf quand l'enfant est encore dans le sein de sa mère. CQFD.

Posté le 11 juillet 2014 à 13h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

10 000 avortements supplémentaires pratiqués l'an dernier

Alors que le nombre d'avortements était stable en France depuis 2006, il est reparti à la hausse en 2013, selon un rapport de la Direction des Etudes et Statistiques du ministère de la Santé (Drees) publié en juin. Le nombre d'enfants tués dans le ventre de leur mère a augmenté de 4,7% par rapport à 2012, passant de 207 000 avortements à 217 000.

Selon la Drees, cette augmentation morbide a été causée par l'affaire sur les moyens de contraception  et la totale gratuité des avortements depuis le 31 mars 2013. Ou encore l'augmentation en 2013 de la rémunération des établissements hospitaliers qui pratiquent l'avortement.

Pour certains, c'est la méthode naturelle qui serait la cause de cette croissance, alors même qu'une étude précédente montrait que la plupart des femmes qui avortent sont sous contraception. Le fait est que l'avortement étant gratuit, il est devenu un moyen de contraception.

Posté le 11 juillet 2014 à 08h25 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2014

La révocation du médecin objecteur de conscience condamnée par l'Eglise

Le maire de Varsovie a mis fin au contrat du Pr Bogdan Chazan, directeur de l’hôpital de la Sainte-Famille à Varsovie, au motif qu’il avait omis d’informer la mère que l’avortement « médical » serait illégal au-delà de 24 semaines de grossesse et qu’il ne lui avait pas indiqué l’endroit où elle pourrait obtenir l’avortement. Le Pr Chazan avait invoqué sa clause de conscience et proposé à la femme d’accompagner sa grossesse et d’assurer tous les soins, y compris des soins palliatifs, au bébé dès sa naissance.

La rupture du contrat de ce médecin respecté, dont le service d’obstétrique affiche un taux de mortalité périnatale deux fois plus bas que la moyenne en Pologne, a été condamnée par l’Eglise. L’archevêque de Varsovie, Kazimierz Nycz, y a vu un

« précédent dangereux qui viole les droits non seulement des catholiques, mais de tous ».

Le Pr Bogdan Chazan a déclaré que cette décision constitue

« le début d’une guerre contre la conscience des médecins et personnes ayant une position de responsabilité administrative dans les services de santé ».

L’enfant, souffrant de malformations crâniennes et cérébrales, est né et se trouverait en réanimation. La démarche de la mère allant demander un avortement à un médecin notoirement pro-vie, pourrait bien relever du « testing ».

Posté le 10 juillet 2014 à 22h37 par Michel Janva | Lien permanent

09 juillet 2014

Voilà la micro-puce contraceptive

Financée par la Fondation Bill Gates, cette micro-puce contraceptive a une durée de vie de 16 ans, ellee est activable et désactivable et pourrait être mise sur le marché dès 2018. Les tests pré-cliniques sont programmés pour l’année prochaine.

Jeanne Smits nous informe que, à l’origine, la recherche portait sur une micro-puce capable de distribuer des médicaments dans le corps sur une longue durée et grâce à une commande externe. La population visée était celle des femmes âgées. Cette recherche a été détournée de sa fin par Bill Gates, grâce à un financement de la Fondation Bill et Melinda Gates, qui soutient toutes sortes de programmes de contrôle des naissances.

Au-delà des aspects moraux et abortifs, cette pilule permettrait de contrôler les naissances. Un cryptage doit permettre aux données circulant sans fil de ne pas être commandées par un tiers. John Whitehead, avocat constitutionnel et fondateur de l’association libertarienne The Rutherford Institute, estime :

« Tout ce qui sera émis par cette puce ira dans un fichier gouvernemental. La puce pourrait même “savoir” à quel moment vous avez des relations sexuelles. Donc, il n’y aura pas de respect de la vie privée, non. »

La puce pourrait être activée pour empêcher certaines personnes ou certaines catégories de personnes d’avoir des enfants. La distribution de cette micro-puce contraceptive est présentée comme une aubaine pour les pays en voie de développement. La recherche coïncide avec un engagement de plusieurs organismes internationaux de financer des programmes de contraceptifs de longue durée à destination de 120 millions de femmes vivant dans les pays les plus pauvres.

Posté le 9 juillet 2014 à 10h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Le lobby de l'avortement contre l'objection de conscience

La liberté les rend hystériques. Un médecin polonais, professeur et obstétricien de renom, est sous le feu du lobby de l’avortement qui lui reproche d’avoir invoqué sa clause de conscience pour refuser de pratiquer un avortement sur une femme enceinte d’un enfant malformé. La loi polonaise dépénalise l’avortement en cas de malformation grave du fœtus mais n’en fait pas un « droit » de la mère. Et elle prévoit une clause de conscience pour le médecin qui ne peut en aucun cas se voir contraint de pratiquer un avortement ou d’y participer. En revanche, elle l’oblige à diriger la femme vers un praticien disposé à réaliser l’avortement (comme en France depuis la loi Aubry). S’appuyant sur le non-respect de cette dernière disposition, les autorités publiques ont infligé à l’hôpital une amende de 70 000 zloty. L’hôpital a fait appel.

Une bataille juridique fait rage désormais autour de cette disposition légale obligeant l’objecteur de conscience à participer indirectement à la réalisation d’un avortement en indiquant à la femme un sûr moyen de l’obtenir. 

Plus de 20 ans après la chute du communisme, les Polonais doivent encore défendre leur liberté de conscience.

Posté le 9 juillet 2014 à 07h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

07 juillet 2014

Projet de loi espagnol sur l’avortement : équilibrer les intérêts de la mère et de l’enfant

Jeudi et vendredi 3 et 4 juillet se réunissaient dans l’enceinte du Parlement espagnol 150 représentants de 16 pays d’Europe et d’Amérique du Sud (Argentine, Arménie, Chili, Equateur, El Salvador, Slovaquie, Espagne, France, République fédérale de Yougoslavie Macédoine, Hongrie, Italie, Mexique, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et République tchèque) en compagnie de députés espagnols à l’occasion d’une conférence organisée par« L’Action Mondiale des Parlementaires et des Gouvernants pour la Vie et la Famille » et parrainée par le Parti Populaire (Partido Popular en espagnol, PP). Ils y discutaient du nouveau  « Projet de loi sur la protection de la vie de l’enfant à naître et des droits de la femme enceinte » émis en décembre 2013 par le gouvernement espagnol et qui devrait être prochainement discuté par le Parlement. Celui-ci réforme la loi organique n°2/2010 sur « la santé sexuelle et reproductive et l’interruption volontaire de grossesse », largement critiquée, en particulier lors des manifestations de 2009 où un million de personnes avaient exprimé leur désaccord.

Après le discours introductif du député espagnol et secrétaire général de l’Action Mondiale des Parlementaires José Eugenio Azpiro, avec Angel Pintado, sénateur et Président de cette organisation, le débat a fait intervenir divers professionnels. Un scientifique (Dr. Nicolás Jouve), un médecin (Dr. Ana Martin), un philosophe (Pr. Christophe Tollefsen) et le juriste Grégor Puppinck se sont exprimés.

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ (European Center for Law and Justice) à Strasbourg, a tout d’abord souligné le fait que, bien que reflétant une position encore minoritaire en Europe, ce projet de loi s’incrit parfaitement dans le cadre de la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (Strasbourg) et respecte de même toutes les normes européennes et internationales. De fait, nulle convention internationale ne créerait un droit à l’avortement. Le projet de loi espagnol propose au contraire de garantir le respect du droit à la vie dans le cadre des conventions internationales. Il a ensuite exposé comment l’avortement ne doit plus être considéré dans une perspective juridique unilatérale, mais bilatérale, et plus encore multilatérale.

La notion de ‘droit à l’avortement’ doit être mise en cause car elle implique de considérer l’avortement comme un droit positif et subjectif unilatéral ne prenant en compte qu’un seul intérêt, celui de la mère. Une telle approche conduit à nier l’existence ou la valeur de l’enfant à naître contre lequel un tel droit s’applique. Ce fut la perspective dans laquelle s’inscrivait la loi espagnole adoptée par le précédent gouvernement. Cette approche unilatérale du droit à l’avortement est idéologique car elle est fondée sur la négation d’une parcelle de la réalité (l’enfant) et tend à y faire primer la volonté pure d’un tiers (de la mère). Comme toute approche idéologique, son application intégrale serait destructrice : s’il existait réellement un droit à l’avortement, il faudrait alors supprimer toutes les limites, et l’autoriser sans condition de délai.

Ce qui s’oppose à la prétention d’un droit à l’avortement, c’est la réalité :l’embryon, le fœtus, l’enfant à naître, existent bel et bien physiquement : ils ont en outre tous les caractères « d’être humains » à leurs degrés respectifs de développement. La reconnaissance de cette réalité conduit la législation en matière d’avortement à devoir prendre en compte à la fois l’intérêt de la mère et celui de l’enfant dans une perspective juridique bilatérale. Il s’agit alors de peser ces intérêts lorsqu’ils s’avèrent contradictoires et d’adopter des mesures proportionnées visant à garantir les intérêts de la mère et ceux de l’enfant. C’est d’ailleurs ainsi que le droit relatif à l’avortement est conçu : l’avortement est avant tout une exception au droit à la vie de l’enfant et, par suite, dans de nombreux de pays, incluant la France, il fut dépénalisé et non légalisé. Si l’enfant à naître n’avait aucune valeur, aucune loi ne serait nécessaire pour autoriser l’avortement.

L’approche bilatérale ne suffit cependant pas à appréhender de façon complète et adéquate le problème de l’avortement. D’un point de vue social, la question de l’avortement doit aussi être abordée dans une perspective multilatérale afin d’inscrire la relation mère-enfant dans son contexte social naturel. Cette approche multilatérale, qui doit impliquer les divers acteurs, en particulier la famille et la société, est nécessaire pour dépasser une relation conflictuelle bilatérale entre la mère et l’enfant et porter remède aux causes de ce conflit ; car ces causes sont le plus souvent extérieures à la relation entre la mère et l’enfant et résident le plus souvent dans des difficultés sociales, économiques et affectives.

La société est en effet un acteur essentiel de la relation entre la mère et l’enfant. Elle est responsable de la protection de leur santé ainsi que de leurs intérêts économiques et sociaux. Il en résulte que l’avortement est, comme l’a souligné la sénatrice espagnole Beatriz Elorriaga et divers intervenants lors de al conférence, un problème « public » et non privé. Il revient en effet à l’Etat de protéger le droit à la vie de l’enfant à naître. L’avortement est aussi une vraie question de santé publique dans les pays, à l’exemple du Portugal, où il est pratiqué à un taux élevé. Plutôt que de garantir un droit quasiment illimité à l’avortement, la conférence recommande de développer les services sociaux d’aide à la mère et à l’enfant ainsi que des alternatives efficaces à l’IVG, en particulier dans les situations de handicap. Enfin si les considérations démographiques jouent un rôle important, les considérations éthiques et familiales sont aussi déterminantes dans ce projet de loi et il est nécessaire d’y associer toutes les personnes impliquées dans l’acte d’avorter. Au delà de la mère et de l’enfant et en plus du rôle de la société, le projet de loi vise aussi à impliquer d’autres acteurs tels que le père, la famille de la femme enceinte et le personnel médical. Le projet vise à la fois à soutenir et à responsabiliser les familles, et à donner la possibilité au personnel médical d’agir en conscience.

Le projet de loi est donc avant tout fondé sur « le constat de l’existence réelle de l’enfant conçu » (Grégor Puppinck) et de son droit à l’existence. Il prévoit une exception au droit à la vie de l’enfant dans les 14 premières semaines de la grossesse si elle résulte d’un viol et dans les 22 premières semaines s’il existe un danger pour la vie de la mère ou de l’enfant. Ce risque doit être attesté par un comité d’experts indépendant. Enfin l’avortement est autorisé jusqu’au terme de la grossesse lorsqu’il existe une « incompatibilité avec la vie » non-diagnostiquée pendant les 22 premières semaines et attestée médicalement. Le délai de 22 semaines correspond au seuil de viabilité fixé par l’Organisation Mondiale pour la Santé. En outre, la publicité de l’avortement est interdite et la possibilité est donnée aux médecins et au personnel médical, d’avoir recours à l’objection de conscience lorsqu’ils ne souhaitent pas pratiquer cet acte. Les parents d’une femme mineure ont le droit d’être informés de la grossesse de leur enfant. La femme enceinte doit également être informée du fait qu’elle dispose d’un délai de réflexion.

Les membres de la conférence ont rappelé qu’en dépit du développement dans de nombreux pays de « l’avortement systématique » et de la généralisation de la perception de l’avortement comme un droit, ce projet de loi n’est pas singulier. Il reflète aussi une tendance parallèle, en particulier aux Etats-Unis, vers la plus grande protection de l’enfant à naître. Ainsi le Secrétaire d’Etat hongrois Bence Rétvari, a rappelé que dans son pays, les droits à la vie et à la protection de la famille sont des droits constitutionnels. Aux Etats-Unis de nombreux états ont réduit le délai légal pour l’avortement. On estime que la population y juge à 49% que c’est un acte immoral. Le projet de loi espagnol se veut pionnier en la matière.

Le projet de loi devrait être examiné par le Parlement dans les mois à venir pour une adoption avant Noël 2014.

Au terme de la conférence les intervenants et divers représentants ont adopté La Déclaration de Madrid s’engageant pour la défense de la vie et du droit de l’enfant. Celle-ci pose la fécondation comme « Big Bang » de la vie ; elle conclut que « rien n’est plus progressiste que la défense de la vie humaine ».

Posté le 7 juillet 2014 à 15h25 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2014

Un évêque interpelle le président sur l'avortement

Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, évêque de Trujillo au Pérou, a interpellé le président de la République suite à la publication d'un guide technique national de l’avortement dit thérapeutique :

"Du point de vue constitutionnel, cette résolution ministérielle implique une atteinte au droit à la vie, puisque la vie commence dès la conception, ainsi que le reconnaît l’article 2, paragraphe 1 de notre Constitution politique : « Toute personne a droit à la vie, à son identité, à son intégrité morale, psychique, physique, à son libre développement et au bien-être. L’enfant conçu est sujet de droit en tout ce qui le favorise. » [...]

Dans ce Guide technique de l’Avortement dit thérapeutique, on ne parle pas d’avortement, on utilise d’autres termes comme « interruption volontaire » ou « interruption thérapeutique de la grossesse », alors que le terme « interruption » ne s’utilise que pour les actions qui peuvent être reprises ou qui vont se poursuivre ; on utilise aussi les termes : « évacuation du contenu utérin », dans le but de recouvrir ou de maquiller la vérité de la chose : l’avortement. [...]

Il est clair que ladite résolution ministérielle ne prend pas en compte l’enfant conçu, alors que notre Constitution politique le protège et le favorise ; en outre notre Constitution politique consacre le droit à l’égalité et cette résolution discrimine à l’égard de l’enfant conçu. De ce point de vue, « la société qui n’est pas capable de défendre la vue humaine naissante, va vers sa propre ruine ». [...]

Les avancées de la science et de la technique font qu’aujourd’hui, il est possible de sauver la vie de l’enfant conçu comme celle de la mère, en réduisant considérablement le risque de perdre l’un ou l’autre.

M. le Président, cette résolution ministérielle, dans le contexte de notre nation, est incohérente, car tandis que la société péruvienne lutte contre la délinquance, les tueurs à gages, les enlèvements, qu’elle cherche à faire cesser les assassinats, cette résolution ministérielle attente à la vie de l’enfant conçu, un être totalement innocent et sans défense, qui ne peut se défendre face à ses agresseurs.

[...] Face à cette résolution ministérielle, par fidélité à la valeur fondamentale de la vie, nous pouvons faire appel à l’objection de conscience, en demandant aux fidèles chrétiens, aux catholiques et à toutes les personnes de bonne volonté, de ne pas respecter cette résolution. [...]"

Posté le 6 juillet 2014 à 18h36 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2014

Mexique : veto sur une loi donnant accès aux mineures à la pilule

Le chef du gouvernement du District Fédéral de Mexico, Miguel Angel Mancera, a opposé son veto à la « Loi Jeunesse » adoptée par l’assemblée législative du district qui autorisait notamment l’accès à la pilule du lendemain pour les jeunes filles dès 12 ans, sans consentement ni information des parents.

Posté le 4 juillet 2014 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

L’avortement dit « thérapeutique » tue aussi

Lu sur le blog de Jeanne Smits à propos de l'avortement dit "thérapeutique", désormais possible au Pérou, qui n'est que la porte ouverte à l'avortement de masse :

"Au Pérou, alors qu’un protocole d’application vient de rendre possible dans la pratique l’avortement dit « thérapeutique » – légal sur le papier depuis 90 ans ! – l’Eglise catholique ose s’y opposer fermement. Le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, archevêque de Lima, a qualifié le texte, entré en vigueur dimanche dernier, de « guide pour tuer », ajoutant qu’il aboutirait à une « massification » de l’avortement dans ce pays.

[...] Trois ministres [...] ont présenté le « Guide technique pour la dépénalisation de la procédure de soins intégraux des femmes enceintes dans l’interruption volontaire pour raison thérapeutique de la grossesse de moins de 22 semaines », qui avait nécessairement l’aval du couple présidentiel. Un « guide technique pour tuer un être humain », a souligné Cipriani Thorne.

Le cardinal, s’exprimant lors de l’émission « Dialogues de Foi » à la télévision publique RPP, a également accusé la pression du lobby international de la mort en interpellant la ministre de la Santé : «  La décision de la ministre a beaucoup à voir avec la pression internationale d’institutions qui sont en train d’imposer ce guide d’une manière impérialiste. Réglez donc d’abord le problème de la grève des médecins ! »

Il a demandé en cette même occasion aux mères de « ne pas permettre qu’on leur fasse signer la mort de leurs enfants ». « Ayez du couage ! La vie est entre les mains de Dieu, il existe toujours une manière médicale de sauver la mère et l’enfant. »

Plus explicite encore : « Je n’aimerais pas être dans la peau de la ministre (de Habich) car tôt ou tard nous serons jugés par Dieu. »

Mardi, la conférence épiscopale du Pérou a réagi à son tour en affirmant dans un communiqué que « la porte est ouverte, pour la première fois dans l’histoire du Pérou, à l’avortement, c’est-à-dire à l’assassinat d’une vie humaine innocente ». « Cette norme ministérielle, outre qu’elle est immorale, est aussi inconstitutionnelle et illégale », souligne le communiqué, demandant au président Humala de l’abroger.

Les évêques du Pérou ont ajouté que dans « l’ordonnancement légal péruvien, en accord avec le droit international, aussi bien la mère enceinte que l’enfant conçu ont le même droit à la vie, à la protection de la part de l’Etat et au respect de leur dignité ». [...]"

Posté le 4 juillet 2014 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2014

Ubuesque

Parmi d'autres signataires, les sénatrice et député communistes Laurence Cohen et Marie-George Buffet s'alarment dans un communiqué de la "mort" du centre IVG de la maternité des Lilas. Elles en appellent à Marisol Touraine :

"La volonté de l'ARS de transférer cet établissement au CHI de Montreuil est une solution totalement inadaptée. Cela signifie, en effet, la mort de la maternité des Lilas, et cela porterait un coup fatal au centre IVG."

Quelle horreur, des bébés pourraient donc être sauvés ?

Posté le 3 juillet 2014 à 20h42 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (3)

Le projet de loi espagnol sur l’avortement bientôt discuté

Plusieurs dizaines de députés d’Europe et d’Amérique du Sud se retrouvent à Madrid jeudi 3 et vendredi 4 juillet au Parlement espagnol pour soutenir le projet de loi espagnol améliorant la protection de l’enfant à naître ainsi que les droits de la femme enceinte. Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, a été invité à s’y exprimer. Une « déclaration de Madrid » devrait y être adoptée.

« L’Action Mondiale des Parlementaires et des Gouvernants pour la Vie et la Famille », est à l’origine de cet important séminaire parrainé par le Parti Populaire (Partido Popular en espagnol, PP) et qui se tiendra dans l’enceinte même du Parlement. Ce sera l’occasion d’introduire le « Projet de loi sur la protection de la vie de l’enfant à naître et des droits de la femme enceinte » dont l’objectif est de revenir sur la libéralisation de l’avortement effectuée par le Gouvernement de M. Zapatero.

Le Parti Populaire espagnol possède à présent la majorité absolue au Parlement. Cette loi pourrait être adoptée avant mi juillet.

Le séminaire permettra à différentes personnalités de compétences pluridisciplinaires de souligner toutes les problématiques auxquelles le projet de loi tente de répondre. Le Dr. Nicolás Jouve s’exprimera sur l’aspect scientifique du commencement de la vie, et analysera les dernières données scientifiques sur la grossesse. Ana Martin, Docteur en médecine complètera le propos de ce dernier sur la question des soins palliatifs pédiatriques, tandis que le Professeur Christophe Tollefsen rappellera l’enjeu public général de l’avortement.

Enfin le Dr. Grégor Puppinck mettra en perspective ce projet de loi avec les conventions internationales.

L’ECLJ a déjà publié une analyse détaillée de ce projet de loi au regard du droit international, en le confrontant au droit en vigueur dans d’autres pays européens ainsi qu’à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) (Document accessible en français ici). Il en ressort d’une part que ce texte ne viole aucune norme européenne ou internationale et d’autre part que tant les critiques des « pro-avortement » que l’optimisme des « pro-vie » sont excessifs.

Le panel devant lequel ces intervenants s’exprimeront sera très riche : près d’une centaine de députés espagnols, mais aussi européens et d’Amérique du Sud seront présents (Argentine, Arménie, Chili, Equateur, El Salvador, Slovaquie, Espagne, France, République fédérale de Yougoslavie Macédoine, Hongrie, Italie, Mexique, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et République tchèque).

José Eugenio Azpiro, membre du Congrès espagnol et secrétaire général de l’Action Mondiale des Parlementaires et des Gouvernants pour la Vie et la Famille ouvrira ce séminaire avec Angel Pintado, sénateur et Président de cette organisation.

Les organisateurs de l’événement prévoient l’adoption d’une déclaration qui pourrait faire date : « La Déclaration de Madrid », afin de la présenter aux députés espagnols.

Au-delà du droit, ce projet de loi témoigne d’une nouvelle tendance politique en Occident tendant non plus à considérer l’avortement comme une « liberté et un progrès », mais comme une violence à limiter. Cela étant, l’application future de ce projet de loi demeure imprévisible et dépendra largement des discussions ainsi que des amendements des députés.

Posté le 3 juillet 2014 à 16h21 par Michel Janva | Lien permanent

Aggravation de la loi sur l'avortement dans l'indifférence

Le Parlement a voté le 26 juin en dernière lecture le projet de loi sur l’Egalité entre les femmes et les hommes. La procédure est allée à son terme dans une indifférence générale. Ce projet contient des articles aggravant la législation sur l’avortement. Ces articles suppriment la notion de « situation de détresse » et étendent à l’information le délit d’entrave à l’avortement.

La Fondation Lejeune réagit :

"Supprimer la notion de « situation de détresse » : un véritable bouleversement

Le constitutionnaliste Bertrand Mathieu, écrivait à propos de cette modification : « sur le plan des principes c’est un véritable bouleversement, car ce qui est en jeu c’est la place que notre société accorde à la protection de la vie » (Interview dans La Croix du 20 décembre 2013).

Cette suppression de la « détresse »entraîne des changements profonds :

- Elle inscrit l’avortement de convenance dans la loi au-delà de la banalisation de l’avortement déjà constatée dans la pratique et les esprits ;

- Elle tend à faire de l’avortement un droit (alors que depuis 1975 l’avortement est une dérogation au principe fondamental du respect de l’être humain au commencement de sa vie, inscrit à l’article 16 du C.C) ;

- Elle installe l’idée d’un droit à disposer de son corps qui fonde des revendications comme la GPA ou la prostitution ;

- Elle légitime la logique de l’avortement eugéniste. La modification en cours est d’autant plus préoccupante que, comme le rappelle le Pr. Bertrand Mathieu, « il n’y aurait plus aucune condition mise au droit de recours à l’avortement au cours des 12 premières semaines, un délai durant lequel on dispose d’un nombre croissant d’informations sur le fœtus au travers du diagnostic prénatal ». L’IVG va se transformer en refus de l’enfant « à cause » de telle ou telle pathologie ou prédisposition, ce qui n’était pas le cas auparavant. Cette évolution libérale-libertaire va brouiller les repères entre IVG et interruption médicale de grossesse (IMG) et l’IVG va devenir eugéniste.

Etendre à l’information le délit d’entrave : une atteinte à la liberté d’expression

Cette modification entraine l’obligation pour les plateformes d’écoute et les sites spécialisés d’informer les femmes enceintes sur la possibilité d’avorter. Cette mesure ne correspond pas à une demande des femmes françaises.

En France en 2014, lorsqu’une femme s’interroge sur la poursuite de sa grossesse, elle sait qu’elle peut avorter. En revanche lorsqu’elle consulte des sites et des plateformes d’écoute, elle est en attente de solutions alternatives à l’avortement. Cette disposition constitue une entrave à la liberté d’expression en ce qu’elle oblige à faire de la propagande en faveur de l’avortement.

Telle est bien la position de Najat Vallaut Belkacem, interrogée par La Chaîne Parlementaire, le 30 juin. A une jeune femme qui voudrait avorter, la ministre répondrait : « je la rassurerais, je lui dirais que la vie ne s’arrête pas là ; un enfant qui arrive alors qu’il n’est pas désiré est un enfant malheureux ».

La dictature du bonheur conduit à la mort.

De l’avortement à l’euthanasie 

En France, l’avortement est l’étalon or auquel toutes les réformes sociétales sont comparées. Cet enjeu apparaît dans l’interview du Pr. Bertrand Mathieu (cité plus haut) : «Reléguer au second plan le respect de la protection de la vie n’est pas sans conséquence dans d’autres domaines. Si l’on devait s’acheminer vers une dépénalisation de l’euthanasie, la logique risquerait d’être la même au bout de quelques années : passer d’une « exception » justifiée par des conditions très particulières de souffrance et d’incurabilité, à un droit à part entière. »"

Posté le 3 juillet 2014 à 11h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

02 juillet 2014

La contraception entraîne une baisse de la fertilité pour les femmes

Selon les résultats d’une étude danoise présentés mardi lors du congrès annuel de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), qui se tient à Munich jusqu’à mercredi.

Kathrine Birch Petersen et ses collègues de l’université de Copenhague ont mené ces travaux sur 833 femmes ayant consulté la clinique de l’université pour une évaluation de leur fertilité. 

Les volumes moyens des ovaires des femmes sous contraception orale (près de 30 % du groupe) étaient significativement plus réduits que ceux des patientes employant d’autres moyens de contraception : de 29 à 52 % plus petits selon les groupes, avec une réduction plus prononcée chez les femmes de 19 à 30 ans.

Posté le 2 juillet 2014 à 23h19 par Michel Janva | Lien permanent

Une allée Mère Teresa à Laval

Le maire de Laval a attribué à une allée le nom de Mère Teresa. Le 23 juin, lors du conseil municipal, Jean-Christophe Gruau, élu indépendant (soutenu par le FN) a demandé à ce que la plaque pour l’allée Mère Teresa soit plus grande que les autres

"afin que les services municipaux puissent y graver sous son nom de future sainte une phrase de son cru, quelques mots tout simples prononcés lors de sa remise du prix Nobel de la Paix à Oslo en 1979 ; une phrase qui fera l’unanimité parmi toutes les religions présentes dans notre cité…"

« Le plus grand destructeur de la paix aujourd’hui  c’est le crime contre l’enfant à naître. »

Posté le 2 juillet 2014 à 12h10 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2014

Climat et contrôle de la population : division chez les pro-mort

Lu sur C-Fam :

"Le partenariat entre les divers courants du lobby de l’IVG révèle des luttes intestines. Les féministes des pays pauvres repoussent les pressions des environnementalistes, favorables aux mesures de contrôle démographique.

Lors d’une rencontre inaugurale dédiée à la nouvelle initiative de l’Onu sur l’environnement, une organisation s’est servie des réseaux sociaux pour réfuter le « lien douteux » soi-disant existant entre la croissance démographique et le changement climatique. Elle considère que les « stratégies de contrôle démographique conduisent inévitablement à des abus, à des politiques coercitives, et à la violation des droits fondamentaux des femmes ».

L’organisation malaisienne ARROW plaide en faveur de politiques féministes à l’Onu, auxquelles elle inclut l’IVG. Elle voit d’un mauvais œil les efforts des pays riches qui essaient de faire baisser le taux de natalité des femmes des pays pauvres au nom de la lutte contre le changement climatique.

ARROW a twitté une infographie qui montre que les pays ayant les taux de natalité les plus élevés sont également ceux qui consomment le moins d’énergie. Les stratégies de lutte contre le changement climatique « ne devraient pas déplacer la responsabilité des émissions de gaz carbonique sur ceux qui en sont le moins responsables ».

Bien que les féministes et les associations favorables au contrôle démographique soient les meilleures avocates du droit à l’IVG, leurs intentions différentes les ont séparées lors de la conférence historique du Caire de 1994. C’est cette conférence qui proclamait le droit des femmes de choisir le nombre et la fréquence de leurs grossesses.

Aujourd’hui, alors que la communauté internationale cherche à définir les nouveaux objectifs du développement et de l’environnement, les divisions internes au lobby de la « santé reproductive » se font à nouveau apparentes. [...]"

Posté le 1 juillet 2014 à 07h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

27 juin 2014

En 2012, 219 156 enfants à naître ont été tués en France

Le nombre d'avortements est resté stable en France en 2012 : 219 156 avortements ont été réalisés en France, dont 207 000 en métropole (209 000 en 2011). L'étude constate une légère baisse chez les moins de 20 ans depuis 2010, après une forte hausse entre 1990 et 2010. En métropole, 26 000 femmes de 15 à 19 ans ont effectué un avortement en 2012 soit 14 pour 1 000 contre 33 pour 1 000 dans les DOM. C’est parmi les femmes de 20 à 24 ans que les avortements demeurent les plus fréquents.

Posté le 27 juin 2014 à 19h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

25 juin 2014

L'avortement médicamenteux bientôt ouvert aux sages-femmes

Les sages-femmes ont choisi leur métier pour aider à donner la vie.

Ce n'est pas l'avis du gouvernement :

« Les sages-femmes pourront participer à la prise en charge de l’interruption volontaire de grossesse ( IVG ) médicamenteuse », a annoncé Marisol Touraine lors de la présentation des orientations de la loi de santé , le 19 juin.

Posté le 25 juin 2014 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

23 juin 2014

La pilule ne passe plus

Lu ici :

"Les ventes de pilules contraceptives de 3e et de 4e générations ont chuté de 60% après la «crise» de la pilule du début 2013 et les mises en garde en garde de l’Agence du médicament (ANSM) sur ce type de contraceptifs."

Posté le 23 juin 2014 à 11h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

22 juin 2014

Miss Monde est contre l'avortement et la contraception

Lu ici :

"Miss Monde est une conservatrice. Dans une interview accordée à la chaîne indonésienne ANC, Megan Lynne Young a affirmé qu’elle était « pro-vie ». « Je suis contre l’avortement », a indiqué la jeune femme de 23 ans, précisant qu’elle s’opposait à ce qu’« on tue » un être vivant.  La reine de beauté philippino-américaine a une opinion bien tranchée sur d’autres sujets. Elle affirme aussi être contre la contraception car « le sexe, c’est pour le mariage ». Elle n’est également pas en faveur du divorce. « Je pense que si on se marie à quelqu’un, cela devrait être pour toujours », a-t-elle ajouté".

Posté le 22 juin 2014 à 23h55 par Le Salon Beige | Lien permanent

20 juin 2014

Le projet de loi santé de Marisol Touraine

Lu ici, un aperçu du projet. En apparence pas franchement révolutionnaire par rapport aux précédents, mais un petit voyant rouge s'allume et clignote néanmoins lorsqu'on lit ceci:

[...] Dorénavant, les enfants devront, comme les adultes, avoir un médecin traitant. La déclaration du médecin traitant n’est obligatoire qu’à partir de 16 ans pour le moment. Sera également mis en place un parcours éducatif santé à l’école. Marisol Touraine veut que les enseignants causent santé à leurs élèves, un peu tout le temps, pour que les messages de prévention rentrent dans toutes les têtes. Autres mesures : faciliter l’accès à la pilule du lendemain dans les collèges-lycées, en enlevant la condition de «détresse» comme c’est le cas aujourd’hui. [...]

Concernant le "parcours santé à l'école", on peut tout imaginer, et surtout le pire: puisque les enseignants sont parachutés auxiliaires de propagande gouvernementale, ils auront toute latitude de développer les théories du genre et de délivrer dans le dos des parents des informations à caractère sexuel auprès des enfants, sous prétexte de "parler de santé", en s'appuyant sur les directives de Marisol Touraine. Un bon moyen d'imposer sans le dire les ABCD de l'égalité. En tout cas, cela va dans le même sens. On remarquera également la suppression de notion de "détresse" pour la délivrance des pilules "du lendemain", qui va bien sûr augmenter le nombre des avortements au lycée (et au collège aussi d'ailleurs). 

Posté le 20 juin 2014 à 07h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 juin 2014

Floride : une loi restreint l'avortement

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le gouverneur de Floride Rick Scott a signé vendredi dernier une loi interdisant l’avortement à partir du moment où les médecins considèrent que le fœtus est viable, c’est-à-dire à peu près à la 23e semaine de grossesse, sauf en cas de risques pour la mère (mais l’exception de troubles psychologiques est supprimée). La loi existante interdisait l’avortement au troisième trimestre de la grossesse. Ce qui fait gagner grosso modo deux semaines.

La loi avait été adoptée par la Chambre par 70 voix contre 45, et par 24 contre 15 par le Sénat."

Posté le 16 juin 2014 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent


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