25 avril 2015

Eloge de la culpabilité

Une tribune de Thibaud Collin, parue dans Gènéthique :

"(...) Il est très difficile voire impossible pour une personne et pour une société, de vivre dans un état de scission intérieure, c’est-à-dire de s’installer durablement dans une action dont on se sent coupable. L’adage prêté à Paul Bourget "si on n’arrive pas à vivre comme on pense, on finit par penser comme on vit" manifeste le désir de cohérence et d’unité inscrit dans le cœur de l’être humain. La loi Veil, quelles que soient les intentions de ses rédacteurs, se voulait un compromis entre deux thèses contradictoires. En effet, de deux choses l’une : soit la femme porte un être doué de vie humaine et alors l’avortement est un homicide et à ce titre ne peut être légalisé ; soit partant de la conclusion que l’avortement doit être légalisé, il faut qu’il ne soit plus qualifié d’homicide et il faut donc refuser de reconnaître l’humanité de l’embryon humain. Mais alors l’avortement devient aussi banal que de se faire arracher une dent, et il ne s’agit pas simplement de le tolérer, mais de le voir comme l’effectuation d’un droit de la femme sur son corps. La loi Veil voulant transiger s’enfonce dans la contradiction. Or une contradiction ne tient pas face au besoin de cohérence interne à l’esprit humain ; ce qui devait arriver arriva et en quelques années toutes les dispositions liées à une logique de tolérance étaient abrogées sous la pression de la logique alternative, celle du droit.

On peut bien sûr soutenir que la loi Veil a été le fruit d’un compromis politique pour faire accepter l’inacceptable et que ses auteurs la considéraient comme la première étape d’une entreprise de basculement de l’opinion publique en général, et de la majorité parlementaire en particulier, pour légitimer progressivement l’avortement comme un droit essentiel de la femme. Il n’en reste pas moins que l’avortement continue à apparaître comme un acte qui n’est pas banal, car un embryon humain n’est pas une dent, fut-elle de sagesse. On peut chercher à congédier le réel quand il nous contrarie, mais le réel résiste. Alors que faire ?
 
Une des tâches majeures de notre époque est de restaurer la grandeur de la culpabilité comme signe, alerte, qu’un mal a été commis. Notre société est dans le déni du mal, mais le mal n’a pas pour autant disparu et engendre son lot de souffrance, de désespérance, de dépression. Casser un thermomètre n’a jamais fait baisser la fièvre. Comme le dit si bien Pascal : "D’où vient qu’un boiteux ne nous irrite pas et qu’un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu’un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu’un esprit boiteux dit que c’est nous qui boitons" (Pascal, B.80). Il ne s’agit pas d’accabler le boiteux, mais de dénoncer l’esprit boiteux qui empêche le boiteux de se voir comme tel, pour prendre les moyens de marcher droit. La seule manière de lutter contre le mal, d’être libéré de sa culpabilité n’est pas de nier la faute commise, mais d’entrer dans le chemin du pardon, pardon demandé et pardon offert à l’autre et à soi. Mais le pardon repose sur la conscience de la faute commise. Notre société s’épuise à vouloir lutter contre le mal de l’avortement en proclamant que c’est un acte banal au lieu d’avoir le courage de nommer le mal, afin de tout faire pour l’éviter en amont, et le soigner en aval."

Posté le 25 avril 2015 à 12h01 par Louise Tudy | Lien permanent

20 avril 2015

L'artiste est par nature avant gardiste, c'est ce qui justifie toutes ses transgressions! Même celles-ci?

Des artistes comme ceux-ci nous en redemandons pour que la VERITE éclate:

- Un monument à la douleur des femmes qui ont avorté: vu sur votre blog récemment. Il a été inauguré en Slovaquie le 28 octobre 2011, en présence du ministre de la Santé ; c'est une œuvre du jeune sculpteur slovaque Martin Hudáčeka.

La sculpture est dédiée à « l'enfant qui n'est pas né ». Une maman à genoux, en pierre et en  pleurs, est consolé par son enfant aussi transparent que le cristal qui lui pose avec bonté la main sur la tête. Regret et pardon, souffrance et amour, et beaucoup de tristesse…
 
 - D'autres artistes, Français cette fois, chantent une ode à "l'enfant qui n'est pas né".

 

 

Posté le 20 avril 2015 à 19h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

17 avril 2015

Sondage « Contraception d’urgence » : Alliance VITA dénonce une désinformation

Alliance VITA conteste le Sondage Harris Interactive sur la prétendue « contraception d’urgence » qui dénie les effets potentiellement anti-nidatoires de ces produits sur l’embryon déjà conçu :

"Un sondage Harris Interactive sur la contraception d’urgence publié vendredi 17 avril affirme que, dans son mode d’action, la contraception d’urgence n’a d’impact que sur l’ovulation. D’après ce sondage (source AFP) : « 78% (des Françaises) pensent que la pilule du lendemain empêche l'implantation de l'oeuf fécondé dans l'utérus et 44% qu'elle équivaut à une interruption de grossesse, alors qu'en réalité elle bloque ou retarde l'ovulation. »

En réalité, il est scientifiquement reconnu que les effets sur l’endomètre des deux « contraceptifs d'urgence » utilisés en France demeurent flous. Il s’agit du levonorgestrel (Norlevo) et de l'acétate d'ulipristal (EllaOne), tous les deux produits par le laboratoire HRA Pharma. Concernant le Norlevo, la Food and Drug Administration (FDA) - Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux - prévient que sa molécule peut causer des modifications de l’endomètre et pourrait empêcher la nidation dans l’utérus s’il y a eu conception. La FDA n’a pas démenti cette analyse. Dans le cas d’EllaOne et la molécule acétate d’ulipristal, l’Afssaps devenue l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) précisait en 2009 que « l’effet de cette molécule sur l’endomètre n’est pas élucidé » lorsqu’elle a été saisie par Alliance VITA qui demandait des précisions sur les modes d’action de la molécule acétate d’ulipristal d’EllaOne.

« Nous constatons que le doute plane sur le fonctionnement réel d’EllaOne ou du Norlevo. Les femmes ont raison de s’interroger sur leurs conséquences réelles. Ce qui nous semble extrêmement grave, c’est cet acharnement à vouloir voiler la réalité scientifique. Le scandale des pilules de 3ème et 4èmegénération devrait pourtant inciter à la prudence » explique Caroline Roux, coordinatrice des Services d’écoute d’Alliance VITA.

Pour le Délégué général de l’association Tugdual Derville, « Ce sondage relève de la propagande pour des produits de l’industrie pharmaceutique qu’on veut banaliser alors qu’ils n’ont rien d’anodin. Pourquoi cette campagne de promotion commerciale d’un produit surdosé, désormais vendu sans ordonnance, dont le fabriquant se targue au même moment de faire baisser le prix? Et pourquoi cacher aux femmes la réalité du fonctionnement des procédés qu’on prétend uniquement contraceptifs ? Comme le stérilet, ces pilules du lendemain sont susceptibles de supprimer un être humain déjà conçu. Proclamer l’inverse, c’est de la désinformation. »

Posté le 17 avril 2015 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent

De nombreuses femmes prennent conscience de la dangerosité de la pilule

Selon une étude menée par Le Journal des Femmes :

"Une femme sur quatre pense changer de moyen de contraception, selon une enquête en ligne réalisée sur le site JournaldesFemmes.com auprès de 1 310 femmes entre le 30 janvier et le 6 février 2013. Une proportion non négligeable, sachant que près de 16 % des femmes qui ont répondu au sondage, tous âges confondus, se disent prêtes à "arrêter la pilule". Depuis que Marion Larat, handicapée après un accident vasculaire cérébral a décidé de porter plainte contre le laboratoire Bayer, la pilule n'en finit pas de susciter débats et polémique. De nouvelles plaintes ont été déposées contre des pilules de 3e et 4e génération, déjà dans le viseur suite à l'annonce de Marisol Touraine de les dérembourser. Puis ce fut autour de la "vraie-fausse pilule" Diane 35 de susciter l'inquiétude après l'annonce de son retrait du marché. 

Autre renseignement de cette enquête, près de six femmes sur dix se disent inquiètes face au débat actuel autour de la pilule. D'autant que 56 % des sondées déclarent "ne pas avoir été informées des risques liés à leur pilule au moment de leur prescription". Des chiffres qui montrent une crise de confiance mais aussi une vraie prise de conscience de la part des femmes. Selon le gynécologue Thierry Harvey, "la pilule n'est pas un jouet et quand une femme prend la pilule, elle doit savoir que c'est sérieux et qu'elle est confrontée à un certain nombre de risques"."

Et ça ne risque pas de s'arranger : à partir d'aujourd'hui la pilule du lendemain est en libre-service dans les pharmacies, sans ordonnance.

Posté le 17 avril 2015 à 12h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Culture de mort en libre service dans les pharmacies

Promoteur du Norlevo, le laboratoire HRA Pharma détient l’exclusivité de la distribution de la pilule du lendemain. De quoi s’assurer de confortables marges de progression dans la conquête de ce marché très lucratif. 

Un produit vendu en libre-service, malgré ses nombreux effets secondaires : céphalées, nausées, vomissements, douleurs abdominales, vertiges, saignements et autres «dérèglements hormonaux». Le NorLevo est formellement déconseillé par le fabricant chez les femmes risquant des grossesses extra-utérines…

Quant à l’effet abortif, ce «traitement» (comme ils disent) empêche la nidation d’un ovule fécondé. Cependant la définition officielle du début de la grossesse ayant été repoussé au stade de la nidation (7 jours après la fécondation), on lit avec intérêt le descriptif officiel du «Vidal grand public» : «Il n’est actif que pendant la période qui précède la fixation de l’ovule fécondé sur l’utérus.»" 

Posté le 17 avril 2015 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

15 avril 2015

Mgr Munilla est opposé au projet de loi censé limiter l'avortement en Espagne

Lu ici : des extraits de l'interview de Mgr Munilla sur le projet de loi espagnol, visant à soumettre l'avortement des jeunes filles de 16 et 17 ans à l'approbation de leurs parents.

"L’évêque de San Sebastian, Mgr José Ignacio Munilla – connu pour son franc-parler – a commenté lors de son émission radiophonique sur Radio Maria le projet de loi du gouvernement de Mariano Rajoy qui remplace modestement la proposition de restriction de l’avortement retirée l’an dernier. Le prélat a clairement soutenu les élus qui se sont opposés au nouveau texte en Espagne au motif qu’il n’honore pas la promesse électorale du Partido Popular, dénonçant la « tromperie » que constitue la révision désormais proposée.[...]

Mgr-Munilla-revision-loi-avortement-gouvernement-Rajoy--e1429021716595

[...]Pour Mgr Munilla, c’est du point de vue de la doctrine sociale de l’Eglise qu’il faut considérer le débat autour de la « loi Aido » qui a fait de l’avortement un droit sous le zapatérisme.[...]

"Le gouvernement fait juste « un petit ravalement de façade en laissant les choses exactement en l’état ", accuse Mgr Munilla : « Il va tomber dans l’ignominie d’avoir changé de position tout au long de la législature » en faisant voter sur ce qui « n’est pas un moindre mal ».[...]

Et de souligner que la réforme ne constitue pas un « bien substantiel » : ce sont le plus souvent les parents qui poussent à l’avortement ; au cas où ils s’y opposent, la décision est laissée au juge aux termes de la réforme. « Pourquoi cherchent-ils toujours à tromper ? Il n’est pas vrai que la puissance paternelle soit rendue aux parents, puisqu’en cas de conflit c’est le juge qui décide ». Pour une partie de la population provie d’Espagne « cela ne colle pas », note-t-il, soulignant que le petit groupe de parlementaires qui résiste « font partie de cette conscience sociale ».[...]

Mais les paroles les plus dures de Mgr Munilla sont pour ceux du PP et du gouvernement qui ont menacé de sanctionner ceux qui ne voteraient pas la réformette : « Il ne s’agit pas de sanctionner un parti qui refuse d’accomplir sa promesse de réforme de la loi sur l’avortement. On sanctionne un parlementaire qui veut être fidèle en conscience à ce qu’il croit en principe. Elle est incroyable, cette crise morale que nous vivons. Une crise énorme où nous cherchons à nous leurrer – et nous jouons avec des vies humaines ! Nous devons dire qu’il y a ici cent dix mille vies humaines innocentes qui sont sacrifiées tous les ans. »"

Posté le 15 avril 2015 à 19h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

L'Espagne impose une petite limitation à l'avortement

C'est un tout petit pas pro-vie qu'a réussi à accomplir le gouvernement espagnol, suite à l'échec du grand pas qu'il avait voulu initier l'an passé : le parlement espagnol a adopté mardi un texte modifiant la loi de 2010 du gouvernement Zapatero sur le droit à l'avortement. Désormais, les jeunes filles de 16 et 17 ans devront obtenir l'autorisation de leurs parents pour pratiquer un avortement.

La porte-parole de l'association pro-vie Derecho a vivir (droit de vivre), Gador Joya, a déposé une pétition  pour demander aux députés du Parti populaire de «ne pas voter un texte qui avalise le maintien de la loi» de 2010.

«Aujourd'hui se concrétise la trahison de la promesse de Rajoy (de protéger le droit à la vie) avec laquelle il avait gagné le vote de 11 millions d'Espagnols».

Posté le 15 avril 2015 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

16 avril : conférence du Dr Dor à Paris

Le Cercle de Réinformation Parisien recevra le Docteur Dor en conférence. Il est le fondateur et président de l'association SOS tout petit.

CRP

Posté le 15 avril 2015 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2015

L'Assemblée nationale vote la loi santé

Par 311 voix contre 241. Le texte va partir au Sénat en procédure accélérée et devrait être adopté d'ici juillet.

Le détail des votes est ici.

Posté le 14 avril 2015 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Conseil de l’Europe : remise de la plus grande pétition pour la condamnation des infanticides néonataux

Le Centre Européen pour le Droit et la Justice va remettre cette semaine à la Présidence de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe une pétition pour la condamnation des infanticides néonataux, signée par plus de 185 000 citoyens européens. Le dossier qui sera remis au Bureau devrait faire l’objet d’un premier examen durant la prochaine session du 20 au 24 avril 2015.

"C’est une procédure importante à plus d’un titre. C’est la première fois que cette Assemblée est saisie par une pétition d’une telle ampleur : près de 200 000 citoyens demandant aux députés européens issus des 47 États Membres de condamner la pratique des infanticides néonataux et de rappeler que toute personne née vivante a droit au respect de sa vie et aux soins, quelles que soient les circonstances de sa naissance.

Cette pétition amorce une procédure officielle et concrète au sein de l’Assemblée Parlementaire. Saisi de la pétition, le Bureau de l’Assemblée, après examen de sa recevabilité, va charger l’une des commissions parlementaires de l’Assemblée d’examiner la pétition au fond et de faire rapport. La procédure de rapport permettra d’enquêter sur ces faits et de les exposer publiquement. Le Bureau de l’Assemblée décidera ensuite des suites à donner, telle que la préparation d’une résolution.

Lorsqu’un enfant naît grand prématuré, tout est mis en œuvre pour le sauver. Si ce n’est pas possible, il reçoit des soins de confort et est entouré jusqu’à son décès. Tout autre est la situation de ceux qui naissent vivants après un échec de l’avortement. En effet, chaque année, dans les pays européens, des nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Selon le British Journal of Obstetrics and Gynaecology, à 23 semaines de gestation, 10% des enfants survivent à l’avortement. Ces enfants, qui peuvent être blessés par l’avortement, sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, agonisant dans une bassine et luttant pour respirer, ou tués par injection létale ou asphyxie, en particulier lorsqu’ils sont viables, voire jetés avec les déchets biologiques. C’est un traitement inhumain et contraire aux droits de l’homme les plus élémentaires. Les statistiques officielles pour l’Angleterre et le pays de Galles indiquent qu’en 2005, 66 nouveau-nés ont survécu à leur avortement et ont agonisé pendant parfois plus de dix heures. Suite au scandale provoqué par la révélation de ces faits, la Grande-Bretagne a cessé de révéler ces statistiques. Dans les seuls hôpitaux publics du Canada (hors Québec), 622 bébés sont nés vivants après une IVG entre 2000 et 2011. Rares sont les pays qui reconnaissent officiellement ces situations mais elles se produisent partout. La presse en rapporte parfois, comme en Italie en 2010 : un bébé avorté à 20 semaines (quatre mois et demi) pour un bec-de-lièvre a vécu deux jours. Nul ne sait le nombre de ces enfants ni le sort qui leur est réservé. Si certains sont probablement bien pris en charge pendant leur courte vie, il semble que d’autres ne bénéficient pas du même traitement. Des témoignages et des faits divers révèlent des pratiques terrifiantes : bébés abandonnés dans une pièce vide ou un placard jusqu’à ce qu’ils soient morts, ou tués (souvent par asphyxie), ou encore envoyés avec les déchets hospitaliers malgré des signes de vie. Ces enfants naissent pour mourir dans une agonie que l’on ne tolérerait pas s’il s’agissait d’animaux. Priver des nouveau-nés des soins les plus élémentaires – et d’une simple présence humaine jusqu’à leur mort si on ne peut les sauver – est un comportement barbare et une violation flagrante de leurs droits fondamentaux.

L’ECLJ espère vivement que cette pétition fera sortir de l’ombre le drame de ces enfants nés vivant qui ne bénéficient d’aucuns soins auxquels ils ont pourtant droit en vertu de leur droit à la vie et à l’intégrité physique. Il est souhaitable que cette pétition amène l’Assemblée du Conseil de l’Europe à rappeler l’égalité en droit de tous les hommes, quelles que soient les conditions de leur naissance."

Posté le 14 avril 2015 à 17h11 par Michel Janva | Lien permanent

Projet de loi santé : une escalade de mesures contre la vie

Communiqué de la Fondation Lejeune :

"L’Assemblée nationale vote aujourd’hui en 1ère lecture le projet de loi santé.

Pour la Fondation Jérôme Lejeune, la vague de mesures transgressives, surprenante quant à l’hétérogénéité des sujets (avortement, dons d’organes, recherche sur l’embryon) et inédite dans la quantité, confirme la perte totale de conscience des responsables politiques à l’égard du respect de la vie humaine.

Au-delà des mesures signalées pendant le débat, notamment la suppression du délai de réflexion de la femme avant un avortement, la demande de réalisation d’avortements par les sages-femmes, l’automatisation du don d’organes, la Fondation attire l’attention sur deux autres dispositions dont l’impact est majeur :

  • L’instauration de quotas d’avortements pour chaque établissement de santé, dans le cadre du contrat d’objectifs qui le lie à l’ARS. Si cette disposition est maintenue, les établissements de santé devront s’engager sur un objectif de volume d’activité d’IVG par rapport au volume de leur activité d’obstétrique.
  • La création d’un nouveau régime de recherche sur l’embryon pour améliorer les techniques d’assistance médicale à la procréation. Cela conduira à fabriquer des embryons humains pour la recherche, ce qui était considéré jusqu’à présent comme une limite à ne pas franchir."

Posté le 14 avril 2015 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Frédéric Poisson ne votera pas la loi santé

Il explique pourquoi :

"Cet après-midi, mardi 14 avril, aura lieu le vote solennel de la loi Santé présentée par Marisol Touraine. Je voterai résolument contre ce texte.

Parce qu’il généralise le tiers-payant malgré le rejet unanime des professionnels de santé, revient à supprimer la notion de coût de la santé, sans pour autant régler les problèmes réels d’accès aux soins des patients (notamment le reste à charge). 

Parce ce qu’il autorise l’ouverture de salle de shoot, au lieu d’aider les toxicomanes à sortir de l’enfer de l’addiction par le développement des communautés thérapeutiques et dépénalise par le haut la consommation de stupéfiants.

Parce qu’il libéralise la recherche sur l’embryon dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation.

Parce qu’il établit un objectif de volume d’activité d’IVG pour chaque établissement de santé.

Parce qu’il supprime, le délai de réflexion avant une IVG, délai qui existe pourtant pour des actes aussi anodins que l’achat d’une voiture.

Parce qu’il autorise les sages-femmes à pratiquer des IVG médicamenteuses.

Parce qu’il rend le don d'organes obligatoire sauf opposition explicite de la personne de son vivant, sans se soucier des familles dans le deuil."

Posté le 14 avril 2015 à 13h45 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : Sens Commun veut que les femmes en détresse soient accompagnées

Extrait du décryptage de la loi Santé par Sens Commun.

Logo"[...]

  • Des salles de consommation de drogues à moindre risque, les « salles de shoot », seront expérimentées pendant 6 ans.

Ce que nous en pensons :

Nous considérons qu’il s’agit d’une forme de banalisation de la consommation de drogue avec le risque de faire passer aux jeunes le mauvais message. La loi doit montrer les limites et non pas proposer des transgressions.

Ce que nous proposons :

  • Réaffirmer l’interdiction de la consommation de drogues
  • Développer la prévention en informant davantage sur les dégâts physiques, psychiques et sociaux causés par les drogues.
  • Interdire l’installation de salles de shoot, qui confortent certains drogués dans leur addiction.
  • Développer les services d’addictologie pluridisciplinaires, déjà bien implantés dans certaines villes.

Sur l’IVG

Ce que dit la loi :

  • Le délai de réflexion avant une interruption volontaire de grossesse (IVG) est supprimé.

Ce que nous en pensons :

Actuellement, pour pratiquer un IVG, deux consultations sont obligatoires avec un délai de réflexion d’une semaine entre les deux (quarante-huit heures en cas d’urgence). A l’évidence,l’IVG n’est pas une opération banale. C’est un événement pénible, difficile pour la femme qui y recourt. Il est nécessaire de lui laisser le temps de prendre du recul sur un acte qui n’a rien d’anodin.

Ce que nous proposons :

  • Mettre en place les moyens humains et matériels nécessaires pour accompagner les femmes en situation de détresse. [...]"

Posté le 14 avril 2015 à 09h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

13 avril 2015

Réfléchir est un "frein" pour les féministes !

Extrait du billet de Philippe Bilger sur son blog :

"(...) il me semble que la suppression du délai de réflexion de 7 jours, décidée par la commission des Affaires sociales (...) dépasse très largement le champ du féminisme pour poser un véritable problème démocratique et révéler l'aberration des méthodes que l'idéologie et le féminisme (...) mettent en œuvre (...)

Ce délai de réflexion de 7 jours est prévu, pour une femme désirant avorter, entre une première consultation et une seconde pour confirmer son choix et l'intervention à pratiquer, médicamenteuse ou chirurgicale. Pour lui permettre, éventuellement, de s'abstenir, de se raviser ou, en pleine conscience, de maintenir. Dans le délai global de 12 semaines autorisant techniquement l'avortement, on ne peut vraiment pas soutenir que ces 7 jours constituaient une scandaleuse amputation, un retard irrémédiable (...)

Sur le fond, il est hallucinant de relever que le droit, la liberté et, pour un certain nombre de femmes, le progrès d'avorter n'étaient remis en cause par personne et que le délai de réflexion ne concernait qu'une modalité, que l'intelligence, la sensibilité et le bon sens justifiaient. C'était introduire, dans un processus délicat, douloureux, intime, en tout cas jamais léger, un suspens, une courte halte pour une délibération personnelle ou plurielle.

Loin d'être "stigmatisante, infantilisante", cette démarche faisait appel, au contraire, à la faculté humaine la plus noble : celle de peser avant d'agir, de penser avant de décider. A entendre les féministes, cette obligation aurait été humiliante mais on perçoit bien que, chez les plus extrêmes, ce qui aurait été redouté tenait précisément au revirement que ce délai de réflexion aurait permis et avait peut-être causé en de multiples occasions.

(...) je parviens mal à comprendre en quoi il était urgent d'abolir une prudence et une précaution qui intrinsèquement étaient positives et ne portaient pas atteinte à la substance de la faculté.

Certaines associations féministes sont à ce point déconnectées de la normalité humaine qu'elles se font une gloire de répudier ce que l'humain a de meilleur et qui, ne leur en déplaise, est indivis aux deux sexes : la vigilance, la lucidité, l'intelligence au plus près de soi, de ses humeurs, de ses désirs, de ses peurs, de ses espérances.

Quel pervers et inattendu argument, pour les authentiques misogynes, de constater que pour les féministes pures et dures, réfléchir est "un frein" !"

Posté le 13 avril 2015 à 19h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Le délai de réflexion était-il encore trop efficace pour les meurtriers de masse?

Dans le journal de réinformation du Parti de la France, Sylvie Collet dénonce la suppression du délai de réflexion pour l'avortement et rappelle les solutions alternatives qui existent et qui devraient être proposées aux Français pour une véritable culture de vie :

Logo"La culture de mort a encore progressé cette semaine dans notre pays. L’Assemblée nationale, dans le cadre des débats sur la Loi Santé, a en effet supprimé le délai de réflexion obligatoire, avant une interruption de grossesse. Un délai pourtant déjà bien court, de sept jours seulement, voulu par Simone Veil elle-même. En 1974, lors des débats parlementaires légalisant l’avortement, ce laps de temps avait été imposécar il était jugé, je cite : « indispensable pour faire prendre conscience à la femme qu’il ne s’agit pas d’un acte normal ou banal ».

Mais ce délai, qui a permis de sauver quelques vies parmi les millions de bébés tués depuis 1974, et qui manquent tant à notre Nation, à notre identité, à notre économie aujourd’hui, face à l’immigration-colonisation et au grand remplacement de population, ce délai de 7 jours donc, était encore trop efficace pour les meurtriers de masse. Et c’est sous le prétexte qu’il était « culpabilisant », qu’il a été supprimé. En 2014, c’était la notion nécessaire de « détresse » qui avait déjà été supprimée, banalisant l’avortement comme un acte de contraception comme un autre. Aujourd’hui, l’Assemblée nationale accorde, dans les faits, plus d’importance à un canapé qu’à un fœtus. En effet, pour avorter, plus de délai de réflexion, alors que pour acheter un meuble sur Internet ou par VPC, vous avez droit à un délai de rétractation de 14 jours… Aujourd’hui donc, accueillir dans votre foyer une cafetière est un acte plus important dans la société française que celui d’y accueillir la vie…

Pourtant, des solutions alternatives existent. Il suffit de promouvoir une politique d’accueil de la vie. Déjà en ne remboursant plus l’IVG, qui n’a pas à être payé par la communauté nationale qui souffre d’une balance démographique négative. Ensuite, en montrant la réalité de ce qu’est un avortement, aux mères qui veulent y recourir. La violence des images est insoutenable, car l’on prend conscience que c’est une vie que l’on tue. Enfin, en donnant la possibilité aux mères, issues de la communauté nationale, de garder leur enfant. Par la garantie d’une situation matérielle et financière bénéfique pour la mère et pour l’enfant. Le versement d’un salaire maternel, l’acquisition de points de retraite par la maternité, des allocations familiales indépendantes des revenus et revalorisées, le développement des crèches en entreprises, etc, etc. (...) 

Et puis, si toutes ces incitations à l’accueil de la vie, ne suffisent pas, la mère peut abandonner l’enfant à la charge de la Nation. En Italie, les fameuses « boites à bébé », où l’on peut en anonymat complet et en toute sécurité déposer un nouveau-né, fonctionnent très bien. L’enfant devient pupille de la Nation, la communauté nationale le protègera. Est-il plus indécent de demander à une femme de donner neuf mois de sa vie au service de la collectivité nationale, qu’à un jeune homme de servir sous les drapeaux pendant douze mois ? C’est aussi cela : faire partie d’une communauté nationale, avec ses droits et ses devoirs (...)

Posté le 13 avril 2015 à 08h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Hillary Clinton pour la dénaturation du mariage

On savait qu'Hillary Clinton était pour l'avortement, pour l'idélogie du gender et pour le "mariage" des homosexuels :

"Les LGBT sont nos collègues, nos professeurs, nos étudiants, nos soldats, nos amis, nos êtres aimés (...). Il méritent le droit d'être des citoyens. Ce qui inclut le droit au mariage"

Elle illustre d'ailleurs cet engagement dans son clip annonçant sa candidature puisqu'on y voit deux hommes se tenant par la main et qui vont prochainement réaliser un simulacre de mariage...

Que Nicolas Sarkozy et Manuel Valls la soutiennent n'a donc rien d'étonnant...

Posté le 13 avril 2015 à 08h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

11 avril 2015

Mgr Cattenoz : ces votes pour l'avortement sont des scandales pour l'Humanité

Mot de Mgr Cattenoz, évêque d'Avignon, prononcé sur RCF le 10 avril :

Arton5579-29c79"J’ai été touché d’entendre que l’Assemblée venait de voter la suppression des sept jours de réserve durant lesquels il était demandé à une femme qui voulait avorter de pouvoir prendre le temps de réfléchir, de consulter éventuellement. Je suis vraiment atterré de voir que si vous achetez une machine à laver ou une voiture sur internet, vous avez le devoir d’attendre huit jours pour avoir confirmation de votre achat, et vous pouvez vous rétracter. Une femme maintenant peut mettre à mort l’enfant qu’elle porte - il s’agit bien de cela -, elle n’aura plus aucun recours possible. 

Qu’on ait le droit d’attendre huit jours pour acheter un matériel, et qu’on ait le droit de tuer l’enfant que l’on porte ! - ce qui est, pour redire ce que Mère Teresa disait, le crime le plus odieux qui soit, car une mère en vient à vouloir tuer l’enfant qu’elle porte en son sein, porter atteinte à la vie que l’on porte. 

Je crois vraiment que les députés qui siègent la nuit feraient mieux de se reposer davantage pour pouvoir mieux travailler, dans de meilleures conséquences, dans la journée, car ces votes de nuit qui passent inaperçus sont des scandales pour l’Humanité. Lorsque j’entends des députés de gauche, de droite, du centre, me dire "Monseigneur, ce n’est pas si grave que cela, c’est le sens de la société d’aujourd’hui"... je m’excuse, un enfant n’est pas une voiture ou une machine à laver.

Je ne donne pas seulement mon avis en tant qu’évêque, je le donne d’abord en tant qu’homme. En tant que citoyen, j’ai aussi le droit de m’exprimer ; je ne vois pas pourquoi on aurait le droit, parce qu’on est ministre de la santé, de proposer des choses qui sont contre toute anthropologie. Demandez aux philosophes, aux médecins scientifiques : ils vous diront tous qu’un foetus est déjà un enfant en devenir, une personne humaine en devenir ; ce n’est pas une chose.

Lorsque j’étais aumônier dans une école catholique, la directrice voulait que les filles aillent faire un stage en maternité pour assister à un avortement par aspiration, voir passer des petits morceaux de mains, de pieds : je vous promets que j’attends la ministre de la santé pour voir si je donne vraiment mon avis en tant qu’évêque ou si c’est simplement en tant que personne humaine qui réfléchit avec son intelligence sur ce scandale de ce texte qui est passé la nuit dernière.

Je ne juge pas les personnes - je le dis toujours lorsque je prends position -, mais je juge les comportements. Là, je juge les personnes que sont les députés qui ont voté cela cette nuit ; je porte atteinte aux personnes car j’ai le droit de dire à ceux qui ont été élus par la Nation qu’ils sont en train de perdre la tête. Je crois vraiment que le grand problème de notre société est que nos élus s’occupent de beaucoup de choses, mais s’occupent-ils vraiment du bien de l’homme ?

Il faudrait d’abord réfléchir sur ce qu’est l’homme réellement, car ce sont les lobbies qui nous conduisent, dans tous les domaines ; ce sont des lobbies qu’on voit apparaître à un moment ou à un autre, comme le mariage pour tous. Beaucoup de députés socialistes me l’avaient dit à l’époque : on n’a pas besoin d’une nouvelle loi, il aurait suffit de changer le nom du PACS, de trouver un nom spécifique pour ces amitiés homosexuelles, qui sont de véritables amitiés que je suis prêt à respecter, mais n’appelons pas cela un mariage. Le mariage, dans le vocabulaire, c’est l’amour qui ouvre à la vie. Deux homosexuels peuvent s’aimer d’une amitié, mais cela ne s’ouvrira pas à la vie : ce n’est pas un évêque qui parle, c’est simplement le bon sens de l’homme."

Posté le 11 avril 2015 à 15h57 par Michel Janva | Lien permanent

L'enfant à naître et sa mère sont liés à jamais

De Cécile Edel, présidente de Choisir la vie :

"Jeudi matin à 0h45, 22 députés seulement se sont opposés au vote en première lecture de la mesure concernant la suppression du délai obligatoire de 7 jours entre deux rendez-vous préalables à tout avortement. Ne soyons pas naïfs, l’objectif de cette mesure n’était évidemment pas de libérer toujours plus les femmes, comme peuvent le prétendre certains députés et militants pro-choix ! Non ! L’objectif était de faire sauter l’un des derniers verrous qui pouvait encore aider les femmes à Choisir la Vie. Les soi-disant défenseurs de la loi Veil ne sont pas « pro-choix », mais délibérément et « hargneusement » « pro-mort »... Non seulement par ce vote, nos députés nous font entendre qu’ils considèrent l’enfant à naître comme ayant moins de valeur qu’un bien de consommation, mais en plus, ils nous montrent à quel point ils ignorent la psychologie des femmes enceintes. Tellement enfermés dans leur idéologie, je peux même aller jusqu’à dire qu’ils s’en désintéressent totalement! Si le sujet les intéressait, ils sauraient en effet que, dans la plupart des cas, à l’annonce d’une grossesse non prévue, non désirée, la jeune femme est sous l’effet d’un choc, comparable à ce que l’on peut appeler en psychologie mais, dans une moindre mesure, un choc « traumatique » (on nommera par traumatisme : l’ensemble des troubles de la vie affective et de la personnalité déclenchés chez un sujet par un choc émotionnel important) pouvant d’ailleurs, à plus ou moins long terme, entraîner ce qu’il est courant de nommer un « stress post-traumatique ». Cette grossesse, tel un « trauma », vient effectivement dans la plupart des cas, faire effraction dans la psyché de la personne qui n’avait ni prévu, ni contrôlé cet évènement. Celui-ci survient d’une manière inattendue, soudaine et imprévisible. Imprévisible car bien souvent la personne n’a pas imaginé (peu de maturité, entière confiance dans les contraceptifs...) qu’une grossesse pourrait survenir, cette dernière étant reléguée au champ de l’impossible. La grossesse est alors inévitablement vécue comme une agression extérieure, faisant irruption dans l’intériorité de la personne. L’enfant est ainsi identifié comme un objet extérieur, qui engendre un état d’insécurité et le sentiment d’être dans une situation de danger imminent aux conséquences irréversibles. C’est un véritable bouleversement et un drame intérieur qui se jouent alors. La première réaction de la personne est une réaction de rejet, qui succède à un état de sidération mentale. Les capacités intellectuelles et de raisonnement, qui sont d’habitude mobilisées pour une prise de décision, en calculant les risques et bienfaits de chacun des choix proposés, sont comme paralysées. A l’image des grands événements traumatiques (perte soudaine d’un être cher, catastrophe naturelle, agression..), où chacun sait qu’il est impossible alors de demander une quelconque prise de décision rapide à la personne, c’est une aberration psychologique et humaine que d’affirmer qu’une femme sous le choc d’une grossesse inattendue puisse ne pas avoir besoin d un certain temps de réflexion et que sa décision soit prise sans avoir besoin de consulter quiconque ! Ses capacités intellectuelles sont non mobilisables, tout son être est en émoi, son affectivité est accrue...

La femme tout juste enceinte ne peut exercer pleinement sa liberté, son être entier étant sous contrainte. Ainsi, au lieu d’opposer sans cesse et systématiquement depuis plus de 40 ans, l’enfant à naître et sa mère, en imposant à notre société entière l’idée grotesque que la vie de l’un (en l’occurrence celle de l’enfant) est une entrave à la liberté de « bien vivre » de l’autre (de sa mère), les opposants au respect de la Vie feraient mieux d’accepter enfin cette vérité, éclatante, naturelle, indiscutable, qui nous crie qu’une mère et son enfant seront toujours liés à jamais, l'un ne peut disparaître sans que l'autre ne souffre... C'est une évidence du cœur, de la nature et de la raison. Rien ni personne ne pourra changer cela, pas même nos lois!

L’extraordinaire sculpture de « The Child Who Was Never Born" de Martin Hudáčeka ne cesse d’ailleurs de nous rappeler cette vérité simple, d’une manière incroyablement éclatante...Après ce vote scandaleux, qui laisse supposer que cet acte est totalement banal, anodin et sans conséquences, je vous invite à faire circuler cette image à la fois douloureuse et lumineuse de "l’Enfant qui n’est jamais né" et qui fera, souhaitons-le son chemin, dans la conscience de chacun."

Posté le 11 avril 2015 à 15h20 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2015

Le gouvernement veut imposer un quota d’avortements pour chaque établissement de santé.

Mais jusqu'au le gouvernement va-t-il aller pour imposer la culture de mort ?

"Après la suppression du délai de réflexion, et la réalisation d’IVG par les sages-femmes, l’Assemblée vient de voter un amendement qui conduit à l’instauration d’un quota d’avortements par établissement de santé. 

L'article 38 du projet de loi Santé définit les objectifs pluriannuels des agences régionales de santé (ARS). Parmi ces objectifs, l’amendement n°2175 vise à introduire dans la loi un objectif en matière d'IVG qui liera les ARS aux établissements de santé

Cet amendement vient d’être adopté. 

Si cette disposition est maintenue dans le projet de loi par le Sénat, les ARS devront prévoir des plans d'action pour l'IVG, contractualisant avec les établissements de santé sur un objectif de volume d’activité d’IVG par rapport au volume de leur activité d’obstétrique (cf. FRIDA : un nouveau plan d’action pour améliorer l’accès à l’IVG). 

Le nombre d'IVG qu'un établissement de santé devra réaliser dans l'année sera donc prévu à l’avance par établissement, ce qui revient à imposer un quota  d’IVG pour chaque établissement de santé." (via Généthique)

Posté le 10 avril 2015 à 16h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (27)

L'enfant qui n'est pas né et sa mère

Cette sculpture, réalisée par Martin Hudáčeka, un jeune artiste slovaque, a été inaugurée en Slovaquie le 28 octobre 2011  en présence du ministre de la Santé. Elle symbolise l'enfant qui ne naît pas suite à un avortement. 

92756189_o

Posté le 10 avril 2015 à 16h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (26)

Limitation de l'avortement : en Oklahoma aussi

Lu sur Gènéthique :

"Le lendemain du jour où l'Etat du Kansas a, pour la première fois aux Etats-Unis, interdit l'avortement au cours du second trimestre, les chambres de l’Etat voisin, l'Oklahoma, ont voté une loi identique.

Le Sénat vient de voter le Dismemberment Abortion Act, du nom de la procédure de démembrement du fœtus pour un avortement après 12 semaines de grossesse.

Pour que cette loi soit effective, le Gouverneur Mary Fallin doit la signer, ce qui devrait advenir sans difficulté puisqu'elle s'est montrée favorable aux restrictions relatives à l'IVG."

Pendant que la France cherche par tous les moyens à banaliser le crime de l'avortement, les Etats pro-vie des Etats-Unis cherchent par tous les moyens à le limiter.

Posté le 10 avril 2015 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

09 avril 2015

"Nous acceptons que l'IVG soit une blessure pour les femmes, et c'est précisément ce pourquoi nous essayons de la leur éviter»

Le député-maire Ligue du Sud d'Orange, Jacques Bompard, actuellement en convalescence suite à une opération (raison pour laquelle il ne peut prendre part aux débats à l'assemblée), refuse de prendre acte de l'adoption, par l'Assemblée nationale, de la suppression du délai de réflexion avant un avortement.

Ainsi le parlementaire a déposé le 27 mars des amendements pour lutter contre le recours à l'avortement. Parmi lesquels figure, outre un allongement du délai de réflexion à deux semaines au lieu d'une par le passé, le fait de «faire écouter le cœur de l'enfant aux femmes» souhaitant avorter. Un proche du député explique :

«Nous acceptons que l'IVG soit une blessure pour les femmes, et c'est précisément ce pourquoi nous essayons de la leur éviter».

Voir ici les amendements déposés.

Posté le 9 avril 2015 à 15h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Alliance VITA dénonce une précipitation qui ne respecte pas les femmes

Alliance VITA s’inquiète de la manière précipitée dont les députés ont supprimé le délai de réflexion entre les deux rendez-vous médicaux pour recourir à l’avortement. Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA, qui accompagnent plus de 2000 femmes ou couples par an, confrontés à des questions ou épreuves liées à la grossesse :

«Depuis 15 ans, j’accompagne des femmes confrontées à cette question difficile ; je suis témoin des débats intérieurs profonds que provoque l’IVG. Les femmes le savent bien : c’est la vie d’un être humain et aussi leur propre destin qui est en jeu. Enfermer les femmes dans une décision précipitée, c’est méconnaître ce qu’elles vivent lors de grossesses imprévues.

Les questions se bousculent dans la panique, et souvent la solitude. Bien des femmes, jeunes ou moins jeunes, se sentent jugées et rejetées quand elles révèlent être enceintes sans l’avoir planifié. Beaucoup confient penser à l’IVG à contrecœur sous la pression de leur compagnon, ou encore par peur pour leur emploi.Supprimer ce délai, c’est cautionner une maltraitance faite aux femmes, par l’injonction légale de décider. Ce n’est pas un délai qui effacera la souffrance de l’IVG. Au contraire je mesure combien  les femmes ont droit à l’ambivalence sur une question aussi intime et qu’on leur donne l’espace pour revenir sur une décision si impliquante. Sur un sujet si délicat, les femmes ont besoin d’écoute et de temps pour y voir clair. Elles ont droit également à recevoir une information complète, y compris sur les aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères. C’est tellement violent de découvrir a posteriori qu’on n’a pas été suffisamment soutenu et que tout s’est passé de manière précipitée… »

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« Forcer la banalisation de l’IVG ne rend pas service aux femmes... On affirme que précipiter l’avortement leur évite une semaine de souffrances inutiles ; mais quel drame si c’est au prix d’un regret et d’une peine que la société interdit de plus en plus aux femmes d’exprimer ! Le slogan « C’est mon choix » condamne bien des larmes au secret. En réalité, cette obstination de faire de l’avortement un acte sans portée intime, sociale et éthique, constitue un grave déni de ce qu’elles ressentent. De plus en plus de femmes enceintes nous disent : « Je me sens nulle de ne pas savoir quoi décider ». La loi exige aujourd’hui aussi un délai pour d’autres actes médicaux sensibles : deux semaines pour la chirurgie esthétique, et même un mois pour l’assistance médicale à la procréation. Donner du temps aux femmes les protège de la panique, mais aussi des pressions qui peuvent les pousser à avorter à contrecœur. Depuis la suppression, en 2001, du dossier-guide qui informait les femmes sur les alternatives à l’IVG, l’avortement s’impose souvent comme une fatalité. »

Alliance VITA s’inquiète de la mesure également votée pour autoriser l’IVG chirurgicale dans les centres de santé au détriment de la sécurité sanitaire des femmes. Elle rappelle l’urgence d’une politique de prévention de l’avortement. Elle ne doit pas se limiter à la « prévention des grossesses non désirées » (72% des femmes qui recourent à l’IVG utilisaient une méthode de contraception dite fiable lorsqu’elles se sont découvertes enceintes). Intégrer l’aide aux femmes dont la grossesse est imprévue ou difficile est essentiel pour que l’avortement ne soit pas une fatalité.

Posté le 9 avril 2015 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

Loi santé : la contraception toujours plus urgente pour les mineures

Communiqué des AFC :

"Actuellement est débattu à l'Assemblée Nationale un projet de loi de modernisation du système de santé. Parmi les points discutés, les AFC sont attentives aux dispositions concernant la contraception d'urgence des mineures qui veulent supprimer la consultation préalable, la notion de « détressse caractérisée » et son caractère « exceptionnel ».

La contraception d’urgence des mineures, aujourd’hui

Deux produits sont qualifiés de contraceptifs d’urgence : le Norlevo ou Levonorgestrel Biogaran (encore appelé « pilule du lendemain », à prendre dans un délai de 72h après un rapport sexuel) et Ellaone (ou « pilule du surlendemain », à prendre jusqu’à 5 jours après un rapport sexuel)

La Loi relative à la contraception d’urgence du 13 décembre 2000 assure l’anonymat et la délivrance gratuite en pharmacie pour les mineures de plus de 15 ans. Elle autorise aussi la délivrance au sein des établissements d’enseignement du second degré dans les cas d’urgence et de détresse caractérisée. Dans les deux cas, il ne s’agit que de la délivrance et un médecin en aura fait auparavant la prescription.

La loi du 4 juillet 2001 supprime l’autorisation parentale pour la prescription, la délivrance ou l’administration de contraceptifs aux personnes mineures. 1 270 000 unités de contraceptifs d’urgence ont été délivrées en 2010, dont 360 000 pour les mineures. Ces deux chiffres sont en progression constante.

Ce que dit le projet de loi de santé

Il prévoit de faciliter l’accès à la contraception d’urgence des mineures dans les établissements du second degré par les infirmiers scolaires.

  • En supprimant la notion de « détresse caractérisée » et le caractère « exceptionnel » du recours à la contraception d’urgence.
  • En supprimant la consultation préalable auprès d’un médecin.

Les conséquences pour les jeunes

En supprimant le caractère symbolique des barrières que sont les expressions « détresse caractérisée » et « exceptionnel », on promeut la banalisation du recours à ces moyens contraceptifs en faisant de l’infirmier scolaire un simple distributeur de contraceptifs pour remédier –éventuellement de manière régulière et répétée- aux conséquences –toujours vues comme négatives- de la relation sexuelle, c’est à dire la transmission de la vie. En supprimant la consultation médicale, on prive la jeune fille d’un entretien médical à caractère préventif susceptible de l’aider à mieux se prendre en charge de manière responsable. Ce texte de loi va donc vers une banalisation de la relation sexuelle et de ses conséquences, supprimant tout accompagnement éducatif sur le sens du corps, le sien et celui de l’autre, le sens de la relation amoureuse et de de la sexualité. Les adultes en charge des plus jeunes sont privés d’une parole de transmission sur ces sujets : les parents –depuis 2001- les médecins et les infirmiers scolaires, avec ce projet de loi.

Qui dira aux jeunes qui accèdent à la majorité sexuelle le sens de ce qu’ils vivent dans cette relation qui engage toute leur personne et qui est suffisamment fort pour qu’une nouvelle vie survienne ?

Nos propositions

Mettre en place une véritable éducation affective, relationnelle et sexuelle qui ne soit pas centrée sur le plaisir, la contraception, la prévention des IST ou l’orientation sexuelle mais qui soit centrée sur la relation et la personne dans toutes ses dimensions.

Etudier l’impact des contraceptifs d’urgence sur la prévention des grossesses non désirées des mineures sous les aspects du coût, de l’efficacité, des conséquences individuelles (immédiates et à long terme) et environnementales."

Posté le 9 avril 2015 à 14h27 par Michel Janva | Lien permanent

Suppression du délai de réflexion avant un avortement

L'Assemblée nationale a voté cette nuit en première lecture une mesure du projet de loi sur la santé supprimant le délai de réflexion de sept jours demandé aux femmes souhaitant avorter.

L'article supprimant ce délai de réflexion avait été introduit en commission le mois dernier, à l'initiative du député socialiste Catherine Coutelle, présidente de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée.

L'opposition avait déposé des amendements pour abroger cet article afin de rétablir ce délai de réflexion. Les députés ont rejeté, par 40 voix contre 22, ces amendements. Le détail de ce scrutin est ici.

Voici les députés UMP qui ont voté cet amendement  :

  • Bernard Accoyer
  • Yves Albarello
  • Julien Aubert
  • Xavier Breton
  • Bernard Debré
  • Jean-Pierre Door
  • Daniel Fasquelle
  • Guillaume Larrivé
  • Isabelle Le Callennec
  • Pierre Lellouche
  • Gilles Lurton
  • Olivier Marleix
  • François de Mazières
  • Yannick Moreau
  • Frédéric Reiss
  • Arnaud Robinet
  • Michel Terrot
  • Dominique Tian

Et les 4 députés UDI :

  • Thierry Benoit
  • Yannick Favennec
  • Arnaud Richard
  • Philippe Vigier

Aucun député non-inscrit n'était présent. Lors de cette séance, Xavier Breton a déclaré :

"Il est fini le temps de la pensée unique où l'on ne pouvait plus débattre de l'IVG et de la protection de l'enfant à naître".

Il sera utile que la droite s'inspire de cette façon "bulldozer" qu'a la gauche quand elle gouverne et qu'elle veut imposer ses réformes.

Posté le 9 avril 2015 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Empêcher de prendre le temps de la réflexion est grave

Mgr Guy de Kérimel, évêque de Grenoble, à propos de la suppression du délai de réflexion pour l'avortement voté cette nuit :

Portrait_officiel_kerimel_8cm_300"Je ne savais pas que permettre aux femmes un minimum de recul était infantilisant. Pour moi, ce qui est grave, c’est d’empêcher de prendre le temps de la réflexion et au fond qui conduit d’une réaction première à un acte décisionnel sans retour possible. Vous avez sept jours pour vous rétracter quand vous achetez quelque chose à distance, onze pour signer un crédit : est-ce à dire que le petit être dans le ventre de sa mère est moins que cela ?"

Posté le 9 avril 2015 à 05h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

08 avril 2015

L’acharnement à banaliser l’avortement constitue un déni de réalité sur l'avortement

Extraits de la tribune de Caroline Roux, secrétaire générale et coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA, publiée sur Atlantico :

"L’acharnement à banaliser l’avortement comme un acte sans portée intime, sociale et éthique constitue un grave déni de la réalité. Depuis 15 ans, j’accompagne des femmes confrontées à cette question difficile ; je suis témoin des débats intérieurs profonds que provoque l’IVG. 

Les femmes le savent bien : c’est la vie d’un être humain et aussi leur propre destin qui est en jeu. Enfermer les femmes dans une décision précipitée, c’est méconnaître ce qu’elles vivent lors de grossesses imprévues. Les questions se bousculent dans la panique, et souvent la solitude. Bien des femmes, jeunes ou moins jeunes, se sentent jugées et rejetées quand elles révèlent être enceintes sans l’avoir planifié. Beaucoup confient penser à l’IVG à contrecœur sous la pression de leur compagnon, ou encore par peur pour leur emploi

La loi exige aujourd’hui aussi un délai pour d’autres actes médicaux sensibles : délai de deux semaines pour la chirurgie esthétique, et même un mois pour l’assistance médicale à la procréation. Supprimer ce délai, c’est cautionner une forme de maltraitance faite aux femmes, par l’injonction légale de décider sans état d’âme alors que c’est la vie même qui est en jeu.   

Que l’avortement soit considéré comme une liberté ou non – et  même si les oppositions sur ce sujet demeurent irréductibles – notre société peut-elle laisser croire que les femmes pourraient le ressentir comme un acte anodin ? (...) Pour la Haute Autorité de la Santé : "L’IVG demeure un évènement souvent difficile à vivre sur le plan psychologique. Cette dimension manque d’éclairage objectif et scientifique". Pourtant depuis ce constat, aucune étude n’a été conduite par les pouvoirs publics (...)

Le projet de loi prévoit également l’extension aux sages-femmes de la pratique de l’IVG médicamenteuse ; cela revient à dénaturer l’essence même de ce métier qui est de prendre soin de la femme enceinte et de son enfant avant et après la naissance. 

Un amendement, finalement retiré, proposait de supprimer leur clause de conscience. Au contraire, il est indispensable de préserver la clause de conscience qui existe aujourd’hui pour les praticiens, et de l’étendre aux étudiants de ces professions

Les législateurs ont une grave responsabilité et doivent s’opposer à ces mesures qui portent une grave atteinte aux droits des femmes : elles dédouanent la collectivité de leur apporter une réelle aide pour prévenir l’IVG et déresponsabilisent les hommes. Réintroduire dans la loi une disposition garantissant une information équilibrée sur les droits, aides et démarches pour les femmes enceintes, seules ou en couple, ainsi que le descriptif de leur protection sociale est plus que jamais une urgence. Cela pourrait contribuer à résoudre un grand nombre de drames personnels, en présentant aux femmes des perspectives autres que l’avortement, qui ne devrait pas être une fatalité."

Posté le 8 avril 2015 à 20h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Le Kansas interdit l'avortement au 2e trimestre

Lu sur Gènéthique :

"Le gouverneur républicain Sam Brownback a signé hier, mardi 7 avril, une loi interdisant l’avortement au cours du second trimestre de grossesse, faisant du Kensas le premier Etat à adopter une telle mesure.

Cette loi, qui entrera en vigueur le 1er juillet, rend illégal le processus de «dilatation-extraction» perçu par les législateurs comme étant un processus de «mutilation» du fœtus. La loi prévoit des exceptions dans les cas où l’avortement permettrait de sauver la vie de la femme enceinte, ou encore quand la grossesse met en péril la santé de la mère. 

Le  Kansas est le premier Etat des Etats-Unis à interdire l’avortement au second trimestre. Des lois similaires sont envisagées en Oklahoma, dans le Missouri et en Caroline du Sud."

Posté le 8 avril 2015 à 20h04 par Michel Janva | Lien permanent

Établir la réalité de l’avortement et proposer des solutions alternatives est légitime

Dans le cadre du débat à l'Assemblée nationale sur la suppression du délai de réflexion avant un avortement, Jacques Bompard vient de déposer un amendement dont l'exposé des faits est le suivant :

Jacquers_bompard_afp1_01_11"La femme enceinte confrontée à l’avortement est dans une situation de détresse : il s’agit d’envisager l’avenir de l’enfant qu’elle porte. L’entretien que le médecin lui accorde dans cette situation doit permettre à la femme de poser des actes en toute conscience. Parce que l’avortement provoque des conséquences physiques et psychologiques préjudiciables à la femme, celle-ci doit être soutenue.

Face à la détresse de la femme enceinte il ne s’agit pas de ne lui proposer qu’une solution unique via l’avortement mais de lui laisser envisager deux solutions. A ce titre, la femme doit être soutenue par le personnel médical qui doit écouter sa souffrance et lui proposer des solutions qui respectent sa dignité, son corps et l’enfant qu’elle porte.

Établir la réalité de l’avortement et proposer des solutions alternatives est légitime et doit être réalisé par le médecin avant de commettre un acte irréparable."

Les modifications qu'il propose sont les suivantes :

 "Au cours de cet entretien, le médecin doit :

« - avertir la femme enceinte des conséquences physiques la touchant dans son corps et sa féminité, notamment le risque d’infertilité, de blessures utérines, de cancers, et psychologiques qu’elle encourt suite à l’avortement qu’elle demande,

« - faire prendre conscience à la mère de la réalité de ce qu’elle porte lui faisant écouter le cœur de l’enfant ;

« - établir en des termes simples et concrets la réalité de l’avortement : suppression d’un être.

« Compte tenu des conséquences de l’avortement, physiques et psychologiques pour la mère et de la suppression de l’enfant, le médecin doit proposer des solutions alternatives pour une considération digne de la mère et de l’enfant. Ces propositions pour la mère sont les suivantes :

« - accoucher sous X ou confier son enfant à des services de l’État ;

« - garder l’enfant rassurant la mère sur les conditions matérielles auxquelles elle devra faire face par la présentation d’aides, droits et avantages, en tout genre qu’elle peut recevoir de l’État. »

Posté le 8 avril 2015 à 16h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

La banalisation de l'avortement

Les députés s'apprêtent à voter la suppression du délai de réflexion d'une semaine pour avorter. Sophie Marinopoulos, psychologue clinicienne et spécialiste de l'avortement, déclare au Figarovox :

"[...] En proposant de supprimer la semaine de réflexion, on veut donner l'impression que l'IVG est un acte banal. Mais une grossesse - qu'elle soit interrompue ou menée à terme - est toujours un temps particulier qui marque la femme dans ce qu'elle est, ce qu'elle vit.

Mais les femmes qui sont décidées à avorter disent vouloir aller le plus vite possible…

Dans l'immédiateté, les femmes veulent en effet que cela aille le plus vite possible car leur décision est prise. Mais le principe de cette semaine de réflexion n'est pas de les faire changer d'avis ou de les faire attendre mais de marquer une temporalité psychique dans cette décision. Choisir de pratiquer une IVG, c'est une décision qui a des répercussions.[...]

Après la suppression de la notion de détresse, cette succession de changements législatifs donne l'impression qu'il faudrait parer à d'éventuelles attaques au droit à l'IVG. Comme s'il fallait banaliser complètement cet acte pour s'assurer que personne ne puisse revenir dessus. Il est bien entendu hors de question de revenir sur ce droit fondamental mais nier la trace psycho-affective d'une IVG me semble dangereux. Cela m'inquiète pour la maternité en général. Toute grossesse, menée à terme ou non, a des effets importants sur la vie d'une femme. [...]"

Même les défenseurs de l'avortement ne comprennent pas cette banalisation à outrance. Elle est pourtant dans la logique des choses : il ne suffit pas d'avoir légalisé le crime, il faut encore "tuer" toute conscience de cet acte.

Posté le 8 avril 2015 à 08h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

07 avril 2015

Avorter n’a rien d’un geste anodin mais tout est fait pour le banaliser

Dans Valeurs Actuelles, Tugdual Derville, délégué général de l'Alliance Vita, réagit à la suppression du délai de réflexion pour avorter :

Tugdual-Derville-Un-mouvement-d-ecologie-humaine-est-en-train-de-se-lever_article_popin"Un an après la suppression du critère de détresse comme condition d’accès à l’interruption volontaire de grossesse instaurée par la loi de 1975, c’est le délai de réflexion d’une semaine qui est remis en cause (...)

Pourquoi cette nouvelle étape dans l’érosion continue de l’encadrement de l’avortement ? La gauche efface systématiquement toutes les dispositions qui pourraient aider les femmes enceintes à envisager une autre issue. Ainsi, les “commissions d’aide à la maternité”, votées en 1979 pour rééquilibrer le dispositif législatif, n’ont jamais vu le jour, faute de décret d’application ; l’entretien préalable a été supprimé en 2001 par Martine Aubry, de même que la transmission aux femmes enceintes consultant en vue d’une éventuelle IVG des informations sur les soutiens prévus par la société pour les aider à accueillir leur enfant… Tout est fait pour que le parcours vers l’IVG soit sans retour.

Catherine Coutelle juge le délai de réflexion « infantilisant et stigmatisant ». Le législateur a pourtant pris soin de codifier des temps de rétractation dans des domaines moins cruciaux, pour protéger les acheteurs de certains biens ou services des conséquences d’une décision prise à la légère. Alors que toute intervention de chirurgie esthétique impose un délai de réflexion de deux semaines, un geste aussi irrémédiable que celui d’avorter, qui scelle le destin d’une existence et retentit fortement sur la vie des femmes, devrait être exécuté sans préavis !

Chacun sait qu’avorter n’a rien d’un geste anodin mais tout est fait pour le banaliser : c’est le paradoxe du déni. Les sondages d’opinion ont beau confirmer que, pour 83 % des femmes, “l’IVG laisse des traces psychologiques difficiles à vivre”, l’hésitation puis le regret sont interdits. Que près de quatre Françaises sur dix fassent l’expérience de l’IVG ne fait qu’alimenter ce qui est devenu un énorme secret de famille. Beaucoup souffrent en silence. Et nombre d’hommes aussi.

L’idéologie du “droit des femmes à disposer de leur corps” est passée par là. Son jargon entend détacher la notion de grossesse, censée ne concerner que le corps des femmes, de celle de maternité, réservée aux enfants “désirés”.

Une double norme sociale a imposé sa fatalité : un enfant aurait besoin d’avoir été désiré pour être heureux, et d’être programmé pour être désiré. La plupart des “accidents de contraception” finissent ainsi en IVG : 72 % des femmes qui y recourent utilisaient une méthode de contraception dite fiable quand elles sont devenues enceintes, révèle l’Inspection générale des affaires sociales (Igas).

Et si on revenait à la réalité ? Toute personne engagée dans l’aide aux femmes enceintes sait la complexité des sentiments contradictoires éprouvés à la découverte d’une grossesse. On parle de “recomposition psychique”. La perspective d’une naissance imprévue engendre un bouleversement d’autant plus fort. Souvent, les femmes éprouvent simultanément de la peur (voire de l’angoisse) et de la joie… Elles ont d’abord besoin de temps et de sécurité. Faute de soutien, de bienveillance et d’aide, comment garder confiance ? Surtout si le compagnon, l’employeur et la société exercent, directement ou indirectement, une pression qui décourage la perspective d’une naissance. C’est souvent le cas.

Quant aux médecins, à leur première consultation médicale, la plupart des femmes enceintes les entendent poser en toute bonne conscience une question réductrice : « La grossesse est-elle désirée ? » Exiger un classement binaire des vies en désirées et indésirables méconnaît la réalité du désir, son caractère fluctuant et évolutif. Tant d’IVG sont consenties dans la panique, à contrecoeur !

Forcer les femmes enceintes à se décider sans retour, c’est nier leur ambivalence naturelle. Les spolier du temps pour se faire aider relève de la maltraitance. En privant la vie qu’elles portent d’une chance, on leur fait violence."

Posté le 7 avril 2015 à 11h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Le Cardinal Philippe Ouedraogo dénonce la culture de mort

Au Burkina-Fasso, lors de la messe de la veillée pascale, le Cardinal Philippe Ouédraogo a dénoncé la culture de mort et la dictature de la pensée unique :

Cardinal_Philippe_OUEDRAOGO"Notre monde dit moderne, au-delà des progrès scientifiques remarquables, reste incapable et impuissant face à la mort et aux forces du mal… Un certain lobby mondial exerce sur les plus petits et les plus pauvres de notre planète une certaine « culture de la mort » et « une véritable dictature de la pensée unique » qui voudrait imposer à tous des non-valeurs préjudiciables pour l’avenir de l’humanité : le terrorisme aveugle qui tue des innocents, l’euthanasie, l’avortement, les mariages homosexuels, la théorie du « gender equality » (égalité des sexes), les programme de la « santé sexuelle et reproductive »

L’avortement comme interruption volontaire d’une vie humaine commencée est un acte horrible et très grave. L’Église n’ignore pas les tendances laxistes et permissives du monde actuel en la matière. Malheureusement, un bon nombre de législations autorisent l’avortement et des couples comme des célibataires le pratiquent dans nos sociétés…. L’Église retient que la vie humaine est sacrée et l’homme ne peut pas en disposer à sa guise. Lorsqu’il est volontaire, l’avortement est considéré comme un acte grave, un délit : le commencement d’une vie humaine représente une promesse d’avenir qui est interrompue de façon irréversible. La morale chrétienne reprouve donc l’avortement, car toute vie humaine doit être respectée. Le cinquième commandement stipule en effet : « tu ne tueras pas ». Ce refus de l’avortement signifie que la vie humaine est un don de Dieu à accueillir et à protéger! Pour l’Église, l’avortement est toujours un acte grave ; il n’est jamais un bien qu’on peut justifier en lui-même. C’est pourquoi, dans sa législation, l’Église réprouve toute action directement orientée à tuer un fœtus ou à l’éjecter du sein de la mère.

«Qui procure un avortement, si l’effet s’en suit, encourt l’excommunication « latae sententiae » (can. 1398). Cette expression latine canonique établit qu’une sanction pénale peut être encourue automatiquement, sans jugement, par le fait même qu’on ait transgressé la loi. Exemples d’actes entrainant la peine « latae sententiae » : l’hérésie, l’apostasie, le schisme, la violence contre le pape, l’avortement, la profanation de l’Eucharistie…Le péché d’avortement – commis par l’auteur et les complices – est un péché réservé. Il ne peut être absous que par l’évêque et les prêtres délégués à cet effet tels le pénitencier diocésain et les curés des paroisses. De même, « sont irréguliers pour la réception des ordres, celui qui a commis un homicide volontaire ou procuré un avortement suivi d’effet, et tous ceux qui y ont coopéré positivement » (canon 1041, § 4)."

Posté le 7 avril 2015 à 09h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Nous ne pratiquons pas d'avortements pour ne pas "chagriner" Dieu...

Bien que le verbe choisi "chagriner" soit certainement bien en dessous de la vérité, cette réaction des médecins avorteurs de Roumanie montre bien, qu'au fond d'eux-mêmes, ils considèrent que l'avortement est un mal :

"En attente de la Pâque orthodoxe, fêtée dimanche prochain, une trentaine de médecins gynécologues de Timisoara, en Roumanie, ont arrêté de faire des avortements afin de «ne pas chagriner Dieu».

«Nous ne pratiquons pas des interruptions volontaires de grossesse (IVG) durant les fêtes importantes, notamment durant la Semaine sainte et à Noël car nous pensons que ce n’est pas bien de chagriner Dieu», a déclaré à l’AFP Marius Craina, médecin gynécologue et directeur de l’hôpital départemental de Timisoara.

M. Craina a en outre déploré le nombre important d’avortements, soit 250 par jour, effectuées en Roumanie, pays majoritairement orthodoxe.

«Chez nous, l’avortement est vu comme un moyen de contraception, nous avons un des taux d’IVG les plus élevés d’Europe», a-t-il affirmé."

Posté le 7 avril 2015 à 09h15 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

06 avril 2015

N'oublions jamais que nous avons tous été un minuscule embryon

Extrait de l'homélie de Pâques, prononcée en la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles, par monseigneur André-Joseph Léonard, primat de Belgique :

Mgr_Leonard_mChrismaleNivelles2012_JBihin"Mais il est un autre drame qu’il nous faut évoquer aujourd’hui. Avant-hier, c’était le 25ème anniversaire de la loi belge sur l’avortement. Mais, heureusement, c’est aussi l’anniversaire du geste prophétique du Roi Baudouin, geste qui, pour toujours, rappellera aux Belges et au monde entier la gravité de l’avortement. Il est difficile d’évaluer le nombre des enfants avortés en Belgique depuis 1990 : en tout cas, plus de 300.000. Par principe, il s’agit toujours de victimes qui ne peuvent pas se défendre. Le petit enfant dans le sein maternel peut bien tenter, pendant un certain temps, de se réfugier contre la paroi de la matrice, afin d’échapper à l’agression. Mais en vain. Il ne sera bientôt plus qu’un « déchet biologique »…Et pourtant cet enfant était aussi unique, aussi irremplaçable qu’un autre pour lequel un berceau était déjà prêt. N’oublions jamais que nous avons tous été ce minuscule embryon, ce fœtus dans le sein maternel. Et nous ne sommes ici que parce que nous avons été respectés dans ce stade vulnérable de notre vie.

Comme chrétiens, notre intention n’est pas de juger les femmes qui ont vécu l’avortement et encore moins de condamner celles qui ont été elles-mêmes victimes de leur entourage. Nous voulons seulement confirmer notre volonté de défendre à la fois la vie précieuse de l’enfant à naître et la dignité de chaque femme ainsi que notre engagement à soutenir les organisations qui aident les femmes à garder leur enfant, y compris dans des situations très difficiles. Il ne suffit pas d’être « pro-birth ». Il faut encore être « pro-life » et « pro-mother » !

Aux enfants avortés et à leur mère, Jésus ressuscité veut redire aujourd’hui, comme dans l’Apocalypse : « Sois sans crainte. Je suis le Premier et le Dernier, je suis le Vivant : j’étais mort, mais me voici vivant pour les siècles des siècles ! » (Ap 1, 17-18). Ces paroles valent aussi pour ces enfants et pour leurs mères. Oui, le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité. Alléluia !"

Posté le 6 avril 2015 à 16h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

04 avril 2015

"On tenait à vous le dire"

"Expérimentés sur des testicules foetaux humains". Il faut le lire pour le croire (source : Science et vie de mars 2015) :

Article

Posté le 4 avril 2015 à 15h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

03 avril 2015

Avortement : changer de stratégie !

De Guillaume D’Alançon, Délégué Général de l’Académie diocésaine pour la vie de Bayonne :

"Les 3 offensives du Chemin des Dames pendant la 1ère guerre mondiale ont coûté environ 150 000 hommes à la France. Exorbitant. Pourtant c’est moins que les victimes annuelles de l’avortement depuis la loi Veil de 1975. En réalité, les historiens ont du mal à évaluer les victimes de ces 3 batailles : entre 100 000 et 200 000.

Idem pour l’avortement. On sait, selon les statistiques les plus officielles, qu’il y a 220 000 assassinats chaque année dans les services hospitaliers. Sans parler des indénombrables avortements médicamenteux, pilules abortives, stérilets… qui viennent s’ajouter. Un éminent spécialiste de la question affirmait récemment que l’on peut décemment avancer le nombre de 400 000 morts par avortements en France chaque année. 400 000 morts. Cela veut dire que depuis 1975, nous avons largement dépassé les 10 millions de morts. C’est affreux, insoutenable. Et en plus ce sont des innocents. Le clairon sonne. Les drapeaux sont en berne et les cœurs, serrés. « Qu’as-­tu fait de ton frère » demanda Dieu à Caïn…

En cette morne plaine, la clameur des mères, des survivants de tous les génocides perpétrés à travers l’histoire, rejoint le cri du Golgotha et les larmes de Notre­ Dame.

Tandis que de nombreux pays connaissent une baisse notable du nombre d’avortements, la Russie (50%), l’Allemagne,… la France voit s’accentuer la courbe des victimes. Oui, il y a de plus en plus d’avortements en France… L’opinion publique aux Etats-­Unis bascule pour la vie et nous nous enfonçons… comme les nazis à bout de souffle, dans leur délirium tremens des derniers mois de la guerre.

Et si, à l’intérieur de l’Eglise, nous en faisions davantage ? Lors de son intervention devant les délégués diocésains à la pastorale familiale le 16 février dernier, le Président du Conseil Pontifical pour la Famille, Mgr Vincenzo Paglia, affirma avec force qu’il était impossible de dissocier le combat pour la vie de l’évangélisation de la famille et de la société. Le message sera-­t-­il entendu?

Et si nos stratégies n’étaient pas les bonnes ? En mettant Dieu de côté pour des raisons tactiques, ne perdons­-nous pas notre plus précieux allié, à savoir Dieu lui-­même ? La loi naturelle, si elle est un bien pour tous, n’est-­elle pas d’abord la merveilleuse signature de Dieu dans sa création ? L’annonce de l’Evangile de la vie comporte, aussi, celle de l’Evangile… car là est la vie. La raison a besoin de l’Evangile pour raisonner juste. C’est vrai pour tous les autres combats : celui de l’euthanasie, de la GPA, …

Au soir de ma vie, face à Dieu, je devrais rendre des comptes sur l’amour. Les effets de manche, de réseaux, d’intérêts seront alors sans effet. Rien d’autre que Dieu seul face à moi, qui sera seul, aussi. Dieu face à face me disant : « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 40) Nous qui attendrons tant de sa miséricorde, osons-nous dès maintenant tendre la main aux blessés de l’avortement ?

En ces heures de Chemin de Croix, n’oublions pas celui des enfants à naître."

Posté le 3 avril 2015 à 15h41 par Michel Janva | Lien permanent

De Marisol à Jean : loi santé, loi Leonetti, même farine

Communiqué de SOS Tout-Petits :

"Le projet de loi-Santé de Marisol Touraine dresse contre lui, à juste titre, la totalité du corps médical : une prouesse pour le gouvernement ! Mais ce n'est pas pour des raisons morales, c'est la nationalisation "à l'anglaise" du système de santé que refusent - à juste titre -les médecins, car il anéantit leur indépendance et leur liberté d'action. Avec le fameux tiers-payant généralisé, car tout le monde le sait bien : "QUI PAIE COMMANDE", mais aussi quantité d'autres mesures non moins dévastatrices.

La disparition totale du respect de la vie, de la vie des plus faibles et des tout petits, des textes législatifs en France, ne semble pas trop - hélas - inquiéter les médecins, c'est regrettable, car ils ont accepté l'avortement depuis trop longtemps. C'est ainsi qu'il faut notamment  dénoncer dans l'actuel projet du ministre et de ses commanditaires :

  • la suppression du délai de réflexion avant l'avortement : "pas de repentir pour miss Blandisch" !
  • la prescription de la pilule abortive par les sage-femmes : l'avortement c'est bien plus beau que l'accouchement.
  • l'extension des salles "de shoot" : le cannabis pour tous !
  • les prélèvements d'organes systématiques, sans l'avis des familles : il faut bien pallier à la diminution dramatique des accidents de la route ...

C'est le refus de la loi naturelle, reflet de la loi divine, qui imprègne les textes de Marisol Touraine. parce qu'on refuse de reconnaître que la vie n'appartient qu'à Dieu, et que cette vérité s'impose à tous, même aux non chrétiens, même aux incroyants.

On retrouve ce même refus de la loi naturelle - mais plus caché - dans la nouvelle loi Léonetti avec la sédation terminale : "dormez, nous ferons le reste"... Comme si on ne pouvait pas calmer toutes les douleurs - avec l'actuelle pharmacopée - sans abolir la conscience. La sédation terminale chez les mourants va les priver - au moment ultime - de la réconciliation avec Dieu, avec leurs proches, avec eux-mêmes.

De Jean à Marisol c'est la "culture de mort" - si bien dénoncée par Jean-Paul II - qui s'étend das la loi française, pour livrer les âmes à Satan."

Posté le 3 avril 2015 à 14h18 par Michel Janva | Lien permanent

Un élu FN s'oppose à une subvention au Planning Familial

Au conseil municipal du Mans, qui a eu lieu hier jeudi 2 avril, Emmanuel Dubois, élu FN au Conseil Municipal du Mans, s'oppose à une subvention accordée au Planning Familial (point 9 de l'ordre du jour).

Le Maine Libre rapporte les propos de l'élu, propos qui ont choqué les tentants de la cuture de mort.

Posté le 3 avril 2015 à 13h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Loi santé : appel de Choisir la vie

CLV-Appel-04_2015

CLV-LettreDepute_04-2015

Posté le 3 avril 2015 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2015

La mort ne l’emportera pas !

Editorial de Cécile Edel dans le dernier numéro de Choisir la vie :

M"Au moment même où j’écris ces quelques lignes, nos députés sont en train d’examiner le projet de loi de santé porté par Marisol Touraine. Parmi les mesures scandaleuses contenues dans celui-ci, la suppression du délai prévu de réflexion entre les deux rendez-vous médicaux préalables à un avortement. Rappelons que nos députés ont supprimé ce délai en amendant en commission le projet de loi dans la nuit du 18 au 19 mars... Ces derniers ont ainsi estimé que la vie d’un enfant dans le ventre de sa mère ne valait même pas 7 jours de réflexion avant de l’éliminer. Et pourtant, même pour l’achat d’un bien de consommation, un délai de réflexion et de rétractation est obligatoire !

La France, pays soi-disant des droits de l’homme, dont les dirigeants n’ont de cesse de créer de nouveaux droits en vue d’une soi-disant meilleure protection des citoyens, nous « protège » dans l’achat de notre portable ou de notre voiture, mais refuse de défendre celui qui est le plus faible, le plus fragile : l’enfant à naître. Plus insoutenable encore, il condamnera quiconque tentera de sauver ce dernier !

Comme je l’écrivais dans notre newsletter mensuelle, c’est donc un véritable vent de mort qui a soufflé ces dernières semaines sur l’Assemblée nationale. Mardi 17 mars, en effet, la proposition de loi Claeys-Leonetti avait également été adoptée, instaurant ainsi le droit à « une sédation profonde et continue jusqu’à la mort », autrement dit, un droit à l’euthanasie qui ne dit pas son nom. 34 députés seulement avaient voté contre ce texte.

Entre une loi pour choisir sa mort (légalisation de l’euthanasie), et une pour choisir la mort (légalisation de l’avortement), les gouvernements successifs nous ont prouvé qu’ils étaient décidément tous au service du même parti : le parti de la culture de mort ! La Vie est manipulée, contrôlée, décidée, arrêtée au gré des envies des uns et des autres et surtout, selon le bon vouloir de la « sacro-sainte liberté » de chacun, liberté aujourd’hui érigée en droit fondamental. Ma liberté a le droit de vie et de mort sur l’autre ou sur moi-même !

Malgré ce tsunami qui s’abat sur la France, je vous exhorte à ne pas vous décourager, à ne pas baisser les bras et à rester dans l’Espérance en continuant de semer et de promouvoir en tout et partout la Vie. Ceux qui entendent diriger notre pays pourront toujours continuer de légiférer sur la mort, celle-ci ne l’emportera jamais, car la Vie restera toujours au-dessus des lois et en cela elle est déjà victorieuse !"

Posté le 2 avril 2015 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent

01 avril 2015

Loi Santé : les quatre mesures auxquelles s'opposent les évêques de France

La Conférence des évêques de France vient de publier un communiqué dans lequel elle

"attire l’attention du législateur sur plusieurs mesures proposées qui représentent une menace pour la juste compréhension de la personne humaine."

Mesures figurant dans le projet de loi Santé actuellement en débat à l'Assemblée. Les voici :

  • La suppression du délai de réflexion avant une IVG

"« Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement (…). C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame » affirmait Simone Veil en 1974.

Adopté en commission des affaires sociales, cet amendement renforce la banalisation de l’avortement : cet acte qui conduit à éliminer la vie. Avorter ne sera jamais banal, quelles qu’en soient les raisons.

Pour bien des actes de la vie courante, des délais de réflexion sont préservés pour garantir une réelle liberté de choix. Supprimer le délai de réflexion pour les femmes voulant avorter revient à empêcher une réelle liberté de prise de conscience et de choix face à la vie qu’elles portent.

La suppression du délai de réflexion avant une IVG renforce une conception réduite de la dignité humaine faisant de l’enfant à naître un simple objet dont on doit disposer librement et retirant à la femme enceinte les moyens d’exercice de sa réelle liberté de conscience.

L’Église continuera à accompagner les couples et les femmes confrontées à cette douloureuse question."

  • L’autorisation de prélèvement d’organes

"L’amendement adopté en commission des affaires sociales constitue un retour en arrière, considérant que seule l’inscription sur le registre national qui recense les refus de don d’organe peut empêcher le prélèvement. En l’absence d’inscription sur ce registre, depuis 1994, la famille de la personne décédée doit être interrogée par les médecins afin d’exercer le discernement nécessaire pour décider d’éventuels prélèvements.

L’amendement, qui propose de retirer cette consultation de la famille afin de permettre plus de prélèvements, est une pure négation de cette ultime liberté qu’il faut laisser au défunt et à sa famille. « En réalité, n’est-ce pas plutôt considérer le corps humain après la mort comme une réserve d’organes exploitable en fonction des besoins de la société… N’est-ce donc pas une forme d’appropriation collective des corps ? » s’interroge le Père Patrick VERSPIEREN.
L’amendement en question risque de provoquer une méfiance encore plus grande vis-à-vis du don d’organes et atteindre un but inverse de celui recherché.

Le don d’organe est un acte d’une grande dignité car il reste un don : expression d’une liberté individuelle pleinement consentie. Il est un signe de solidarité de la part du donneur qu’il faut encourager.

Si le don d’organe est bien une « priorité nationale », il est urgent de le promouvoir en tant que tel, de mettre en place de véritables campagnes d’information basées sur la responsabilité et la solidarité de chacun. La loi doit proposer à chacun une telle place dans la société et non pas réduire le citoyen à un simple réservoir d’organes."

  • Expérimentation des salles de consommation à moindre risque

"La loi Santé propose aussi l’expérimentation pendant six ans des salles de consommation à moindre risque, les « salles de shoot ».

La CEF considère cette expérimentation comme une prise de risque inconsidérée. Là encore, elle serait une forme de banalisation par la loi de la consommation de drogue. La loi doit poser des limites et non pas proposer des transgressions. Le risque d’émettre un mauvais signal, notamment, à destination des jeunes ne peut pas être couru ainsi. Une telle décision mérite sûrement plus de réflexion et de consultations.

Les efforts de l’Etat doivent plutôt porter sur deux volets : la prévention et l’accompagnement des personnes dépendantes. Les SCMR apparaitraient comme un échec de ces deux volets."

  • Contraception d’urgence pour les mineurs

"La loi Santé en débat propose aussi la banalisation de la contraception pour les mineurs en faisant sauter les dernières barrières que la loi précédente prévoyait : « les mots : « à titre exceptionnel et » et les mots : « et de détresse caractérisés » sont supprimés », indique l’article 3.

Cette loi indique une conception erronée de la dignité de la personne humaine, ôtant toute responsabilité de la part des adultes vis-à-vis des jeunes mineurs confrontés aux questions affectives et sexuelles. Il est inconcevable que la loi laisse ainsi les adolescents seuls dans l’exercice de ces premiers discernements qu’ils doivent faire sur leur corps, sur leur engagement, sur leur rapport même à la vie. Cet amendement vise encore à déconstruire un peu plus cette responsabilité que la société adulte doit exercer sur les jeunes générations, faisant miroiter à ces dernières une fausse image de la liberté faite, non pas de choix, mais d’absence de choix."

Posté le 1 avril 2015 à 17h51 par Louise Tudy | Lien permanent

La laïcité est devenue une arme de destruction massive de notre identité chrétienne

Marion Maréchal Le Pen est interrogée dans La Nef du mois d'avril. Extraits :

E"En ce moment, certains, notamment des catholiques, craignent que votre parti abandonne toutes les questions « sociétales » comme l’euthanasie. Est-ce le cas selon vous, et y a-t-il un vrai programme du FN vis-à-vis de l’euthanasie et des questions d’éthique ?

C’est une crainte non justifiée. Notre programme établit clairement l’abrogation de la loi Taubira sur le mariage et l’adoption homosexuelle, le refus de l’euthanasie ou la responsabilisation autour de l’avortement.

Les questions éthiques dessinent des lignes de partage qui transcendent largement les partis : cela ne montre-t-il pas la limite de partis politiques trop monolithiques ?

Un parti politique est toujours un choix par défaut. Une personne ne peut jamais adhérer à l’intégralité des mesures d’un programme partisan. Le choix crée toujours des mécontents. Le tout est de s’entendre sur l’essentiel et surtout de voir ce que proposent ou plutôt ne proposent pas ceux d’en face. Car en matière d’abandon sur les questions « sociétales », l’UMP et le PS ne sont pas en reste… [...]

Tout le monde se réclame de la laïcité tout en y mettant un contenu parfois très différent : qu’est-ce que pour vous la laïcité et ce qu’on appelle les « valeurs républicaines » sans cesse invoquées mais rarement explicitées ? Et quelle est la place de Dieu et des religions dans la société ?

Les « valeurs républicaines » sont devenues l’étendard du « camp du bien », le signe de ralliement de la République citoyenne, fraternelle et écoresponsable. Autant de mots galvaudés, dévoyés qui ne sont plus des convictions mais des slogans politiques. Les valeurs républicaines occultent les valeurs démocratiques que l’on ne cite jamais, occultent même la France… La laïcité s’est construite sur un anticléricalisme virulent que l’on perçoit encore aujourd’hui. Elle est ainsi devenue une arme de destruction massive de notre identité chrétienne et le cheval de Troie des revendications politiques de l’islam au nom d’un « droit de rattrapage » pour mettre toutes les religions « à égalité ». Il est temps de revenir à l’esprit réel de la laïcité qui consiste dans la neutralité des pouvoirs publics et des administrations sur la question religieuse. La laïcité est censée nous protéger des revendications communautaristes, en refusant par exemple les repas de substitution à la cantine. Nous savons où ces revendications commencent, nous ne savons pas où elles s’arrêtent. Aujourd’hui, les repas de substitution, demain les horaires de substitution, après-demain les jours fériés de substitution (comme cela est déjà mis en place dans les territoires d’outre-mer) et enfin ce sera les lois de substitution… Cette laïcité ne doit pas retomber dans les excès de la Terreur où nous sommes allés jusqu’à gommer toute référence à la chrétienté (débaptiser les noms des communes, etc.). Or, notre identité est profondément chrétienne et cela se retrouve partout : dans nos paysages, notre patrimoine, notre droit, nos mentalités et même dans notre laïcité qui est le résultat d’un long mûrissement philosophique et politique de la parole de Jésus, « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Il est impossible de gommer toutes ces références sans gommer ce que nous sommes. C’est pourquoi il faut comprendre que mettre une crèche dans une mairie à Noël n’est pas une atteinte à la laïcité mais la perpétuation d’une tradition populaire vieille de plusieurs siècles qui justifie de même les festivités de Noël."

Posté le 1 avril 2015 à 12h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Avortement : le PS fustige la droite

Il paraît qu'elle serait réactionnaire :

"Les Jeunes Socialistes constatent une nouvelle fois que la droite réactionnaire remet en cause le droit des femmes à disposer librement de leur corps, dans le cadre du débat sur la loi santé. En déposant deux amendements (n°952 et n°1921) visant à supprimer la possibilité pour un infirmier scolaire d'administrer une contraception d'urgence aux élèves, ces députés font une fois de plus preuve d'une obsession réactionnaire lamentable. Le Front national souhaite aussi, à travers un amendement d'un autre temps (n°1302) la promotion des "méthodes naturelles et l'éducation sexuelle prônant la fidélité" face à la contraception médicale. [...]"

Posté le 1 avril 2015 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

31 mars 2015

Suppression du délai de réflexion pré-avortement : encore une fois, la mort triomphe

Le P. Matthieu Villemot, docteur en philosophie, professeur au Collège des Bernardins et vicaire à St-Honoré d’Eylau (16e), réagit sur le site du diocèse de Paris à la suppression du délai de réflexion pré-avortement, adopté en commission dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 mars :

"Le 19 mars, lors de l’examen en commission du projet de loi sur la santé, un amendement a été adopté supprimant le délai de réflexion avant une IVG. Cette suppression sera inscrite dans le texte discuté en séance plénière de l’Assemblée nationale (elle est donc encore réversible). La ministre de la Santé avait souhaité que le délai soit raccourci et non supprimé. Ce délai était exigé par la loi Veil. Il était cohérent avec l’intention de dépénaliser les IVG en situation de détresse. La loi Veil était une erreur, mais elle maintenait que l’avortement est un acte exceptionnellement grave. Cette idée est abandonnée.

En quoi cette proposition est-elle contestable et contestée (juridiquement et par rapport à l’esprit de la loi Veil) ?

Mme Catherine Coutelle, député socialiste, affirme que ce délai était une concession de Mme Simone Veil en raison d’un climat hostile à l’IVG, mais que l’intention de la loi était de préparer à ce que l’avortement soit un droit pur et simple. En droit, fait autorité le texte de la loi, inclus ses attendus dans le préambule. L’intention du législateur, celle qu’invoquent par exemple les tribunaux, est celle effectivement inscrite dans les attendus. Pas le programme de la ministre. Cet argumentaire n’a d’autre but que d’empêcher une réflexion, comme si être réfléchis n’était pas la condition des actes humains.

En quoi une telle décision serait-elle dommageable ?

Elle banalise encore plus l’IVG. Une femme qui décide d’avorter serait regardée comme plus libre qu’une autre qui déciderait de laisser naître son enfant, puisque Mme Coutelle déclare que ce délai de réflexion est « infantilisant et stigmatisant ». Cette affirmation est contradictoire avec la tendance à proposer de plus en plus souvent une telle réflexion pour les actes médicaux. Pourquoi cette inversion quant à l’avortement ? Autre contradiction : de plus en plus nos lois tiennent qu’est humain l’embryon porté par un projet parental. Ce concept est déjà contradictoire. Et voici, en plus, que le législateur déclare que la mère peut, sans l’accord du père et sans réflexion, détruire ce projet parental ? D’amendements en déclarations, l’avortement, qui en 1974 devait être une exception en cas de détresse, devient une norme, sinon un idéal. À ce jeu, encore une fois, la mort triomphe. Quelques jours avant Pâques nous voulons, nous, à nouveau adorer le Seigneur de la vie. Un engagement croissant de tous est nécessaire pour que des femmes portant un enfant et se trouvant en situation difficile puissent avoir la possibilité concrète de l’accueillir."

Posté le 31 mars 2015 à 22h52 par Michel Janva | Lien permanent

Injonction de la France aux parlementaires européens sur l’avortement

Lu sur Gènéthique, cette atteinte à la vie et au principe de subsidiarité :

"Alors qu’une proposition de résolution« sur la stratégie de l’Union européenne pour l’égalité entre les hommes et les femmes après 2015 » est actuellement travaillée au Parlement européen, le SGAE (Secrétariat général des affaires européennes) – service du Premier Ministre chargé des questions européennes – demande aux euro-députés français de faire fi du principe de « subsidiarité en matière de santé » pour « permettre la présence (…) d’une partie dédiée à la santé génésique et à l’accès à l’avortement ».

Alors même que le SGAE reconnaît que « les amendements qui font référence à l’article 168 du TFUE relatif à la subsidiarité en matière de santé (…) ne peuvent être contestés », concrètement, il enjoint les euro-députés à passer outre ce principe afin de développer en Europe sa politique relative à l’avortement.

A l’appui de sa demande, le SGAE exhorte les euro-députés français à rejeter les références « à la résolution du 10 décembre 2013 qui a conduit au rejet du rapport de Madame Edith Estrella sur la santé génésique des femmes ». Rappelons que cette résolution du 10 décembre 2013 mettait en échec la proposition Estrella en affirmant que « la définition et la mise en œuvre des politiques relatives à la santé et aux droits sexuels et génésiques et à l'éducation sexuelle dans les écoles relèvent de la compétence des États membres » et non de l’Union européenne.

IMessage du SGAE.

Posté le 31 mars 2015 à 17h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Réfléchir avant de tuer son enfant est un "calvaire"

Le Monde dit avoir recueilli de nombreux témoignages de femmes qui ont éprouvé de la culpabilité pendant le délai de réflexion de sept jours prévu entre les deux rendez-vous médicaux préalables à un avortement. Délai que la majorité parlementaire souhaite supprimer par le biais du projet de loi Santé, discuté dès aujourd'hui à l'Assemblée. L'article du Monde s'achève sur quelques mots de deux femmes heureuses d'avoir changé d'avis et gardé leur enfant. Une ligne, pour deux vies épargnées.

Posté le 31 mars 2015 à 12h24 par Louise Tudy | Lien permanent

Loi Santé : la suppression regrettable du délai de réflexion sur l’avortement

Alliance VITA s’inquiète de la posture idéologique avec laquelle la majorité parlementaire aborde à nouveau la question délicate de l’avortement.

Après avoir supprimé en 2014 le critère de détresse, l’Assemblée nationale s’apprête à effacer la semaine de réflexion entre les deux rendez-vous médicaux pour recourir à l’avortement, à la suite de l’amendement de Catherine Coutelle voté en commission des Affaires sociales. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, ne s’y opposait que pour lui préférer un délai de 48 heures. Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« Comment peut-on légitimer la suppression du délai de réflexion concernant un geste qui scelle le destin d’une existence humaine, alors que la loi impose deux semaines de réflexion pour la chirurgie esthétique et même une semaine de rétractation pour l’achat de certains biens et services ? Donner du temps aux femmes les protège de la panique, mais aussi des pressions qui peuvent les pousser à avorter à contrecœur. Depuis la suppression, en 2001, du dossier-guide qui informait les femmes sur les alternatives à l’IVG, l’avortement s’impose souvent comme une fatalité.  »

Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute, confirme :

« Quand une grossesse imprévue survient, les questions se bousculent dans la panique, et souvent la solitude. Bien des femmes, jeunes ou moins jeunes, se sentent jugées et rejetées quand elles révèlent être enceintes sans l’avoir planifié. La violence des pressions dont certaines font l’objet, spécialement de la part de l’homme, doit être prise en compte. Sur un sujet si intime, les femmes ont besoin d’écoute et de temps pour y voir clair. Elles ont droit également à recevoir une information complète, y compris sur les aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères. C’est tellement violent de découvrir a posteriori qu’on n’a pas été suffisamment soutenu et que tout s’est passé de manière précipitée … »

Alliance VITA a par ailleurs noté la tentative, jusqu’à maintenant reportée, de supprimer la clause de conscience des soignants. Tout est fait pour imposer une banalisation de l’avortement, au prix du déni de ce que vivent les femmes.

Posté le 31 mars 2015 à 11h52 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2015

40 Days for Life : plus de 400 bébés sauvés de l'avortement

De Daniel Hamiche :

"La campagne de Carême des 40 Days for Life, commencée le mercredi des Cendres 18 février, vient de s’achever hier, dimanche des Rameaux 29 mars. La coordination des 40 Days for Life nous annonce aujourd’hui même, lundi 30 mars, que pendant ces quarante jours au moins 402 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement. Et ce nombre devrait croître dans les jours à venir au fur et à mesure que les informations remonteront à la coordination. Cela montre, encore une fois, que la prière a de magnifiques effets."

Posté le 30 mars 2015 à 21h52 par Michel Janva | Lien permanent

Loi santé : mesures banalisant encore plus l'avortement

Voici une infographie réalisée par Gènéthique, à propos du projet de loi santé qui sera discuté dès demain :

GAlliance Vita propose que chacun interpelle son député sur ce grave sujet.

Posté le 30 mars 2015 à 17h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

29 mars 2015

Les pro-avortements ont peur de réfléchir

De Jeanne Emmanuelle Hutin dans Ouest-France :

"Dans les jours à venir, les parlementaires aboliront-ils le délai de réflexion obligatoire de sept jours pour les femmes qui envisagent un avortement ?

Un amendement a été pris en ce sens. C'est tout à fait étonnant. Alors qu'un délai de réflexion est imposé en d'autres domaines, pourquoi cette obligation serait-elle supprimée pour un acte beaucoup plus important, au coeur de la vie des gens ? « Il est tout de même curieux que [...] la loi impose un délai de réflexion minimum - sept jours pour se rétracter d'un compromis de vente - et que, pour le devenir humain, celui de la mère et de l'enfant, on veuille retirer cette prérogative », écrivent les Associations familiales catholiques. La société doit laisser place à l'écoute et à la réflexion. Car il n'est pas si simple de prendre une décision en ce domaine. Permettre aux personnes qui feront ce choix dans un sens ou un autre, de le faire lucidement est essentiel. Ce ne peut être fait à la va-vite, ni banalisé puisque chaque personne concernée en garde, quel que soit son choix, un souvenir souvent marquant.

Une jeune femme, maman de 18 ans, qui n'a pas été libre de sa décision d'avorter, témoigne : « Avant d'agir, il faut bien réfléchir, parce que donner la vie c'est la plus belle chose au monde et on ne le regrette pas. Avorter, c'est horrible ! Beaucoup de questions sans réponses, de culpabilité, de haine, de regrets ! Mais c'est trop tard, aucune possibilité de remonter le temps ! C'est pour cela qu'il faut réfléchir correctement. » Écouter, apprécier, juger, demande du temps et de la sérénité : « L'avortement n'est jamais un acte banal. Le délai de réflexion prévu par la loi Veil n'est pas superflu car il permet aux femmes et aux couples de digérer ce qui leur arrive », explique à La Croix Gilles Grangé, gynécologue-obstétricien. L'obligation du délai de réflexion protège. Sa suppression priverait les femmes de la sérénité indispensable pour choisir. Elle ouvrirait les portes à la précipitation qui obscurcit le jugement. Ce serait un bien mauvais tour joué à la liberté des femmes. Derrière cette mesure, y a-t-il des objectifs économiques ? S'agit-il de réduire les dépenses de Sécurité Sociale en diminuant le nombre de consultations médicales ? Si tel était le cas ce serait abuser de la détresse des femmes, sous couvert de servir leurs droits !Avant d'être un droit, l'avortement est un drame. La suppression de l'obligation du délai de réflexion serait un pas de plus vers sa banalisation qui « d'amendements en déclaration... devient une norme sinon un idéal. À ce jeu, encore une fois la mort triomphe... », explique le philosophe Matthieu Villemot. Cette suppression renforcerait l'idée, déjà très présente chez les jeunes, que l'avortement ne serait qu'une forme de contraception ! Alors même que Simone Veil soulignait « la gravité d'un acte qui doit rester exceptionnel »."

Posté le 29 mars 2015 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent


     Archives > Culture de mort : Avortement

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Culture de mort : Avortement