30 septembre 2016

La contraception hormonale : un facteur à risque de dépression pour les femmes

PTel est le constat d'une étude publiée mercredi dans JAMA Psychiatry. Evidemment ce n'est pas en France où la propagande totalitaire du gouvernement français refuse d'admettre qu'elle met les femmes en danger. Les pilules sont en effet distribuée gratuitement, sans ordonnance médicale, aux mineures sans l'avis des parents.

Entre 2000 et 2014, des chercheurs de l'université de Copenhague (Danemark) ont suivi un million de jeunes femmes âgées de 15 à 34 ans pendant un peu plus de six ans en moyenne. Pendant la durée de l'étude, 133 000 se sont vues prescrire pour la première fois des antidépresseurs et 23 000 ont été diagnostiquées dépressives. Plus de la moitié (55 %) du panel utilisait une contraception hormonale.

Bilan :

  • chez les femmes sous pilule, le risque d'être traitée par des antidépresseurs était multiplié par 1,23 à 1,34, selon le type de contraceptif utilisé.
  • Les adolescentes semblent encore plus sensibles aux effets de la pilule, avec un risque accru de 1,8 à 2,2 fois.
  • Les jeunes femmes utilisant un autre moyen de contraception comme un implant, un patch ou encore un anneau vaginal sont trois fois plus susceptibles d'être sous antidépresseurs. 

Mais on n'arrête pas la propagande (source d'un fric fou pour les laboratoires fabriquants ces produits) si facilement. Le Dr Channa Jasayena, professeur à l'Imperial College de Londres, a tenu à préciser :

« Les femmes ne doivent pas être dissuadées de prendre la pilule ».

Mieux vaut que les femmes soient dépressives plutôt qu'elles aient des enfants !

Posté le 30 septembre 2016 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent

Un ministre coupable de délit d’entrave à l’enfantement

De Raphaëlle Lespinas dans l'Homme Nouveau :

H"[...] Tout a commencé le 27 janvier 1993, lorsque la loi a institué le « délit d’entrave à l’IVG » qui consiste à empêcher une IVG en perturbant l’accès aux établissements concernés, ou en exerçant des menaces sur le personnel ou les femmes venant avorter. Le délit a ensuite été élargi le 4 août 2014 aux actes d'intimidation à l'égard de femmes venues s'informer sur l’avortement dans un hôpital, ou tout autre centre d'information.

Mais depuis 2013 déjà, le gouvernement avait lancé son propre site Internet d’information pour contrer le sitewww.ivg.net, conçu par des militants pro-vie pour expliquer aux femmes qu’avorter n’est pas un acte anodin et qu’il peut avoir des conséquences physiques et psychologiques douloureuses. Très consulté et bien référencé dans les moteurs de recherche, www.ivg.net exaspère le gouvernement. Une colère qui ne cesse de croître depuis la création de www.afterbaiz.com, un site pour les jeunes, qui traite de l’amour, de l’affectivité, de la sexualité mais également de l’avortement.

Liberté de choix?

Et de fait, porté par des militants pro-vie, il ne présente pas l’avortement comme la seule solution à une grossesse non désirée. Ivg.net et afterbaiz.com sont deux sites où n’est pas demandée une seule fois l’abrogation de la loi Veil, où jamais il n’est dit que l’avortement est un crime, deux sites qui mettent en avant la liberté de choix Ce serait bien insuffisant pour des moralistes chevronnés, c’est déjà beaucoup trop pour Laurence Rossignol. « Être hostile à l’IVG c’est la liberté d’opinion, mais tromper des jeunes filles, c’est un délit », a-t-elle déclaré le 17 septembre dernier. La liberté d’opinion des uns s’arrête là où commence celle du ministre pour lequel oser proférer que l’IVG n’est pas anodin et qu’il n’est pas la seule solution possible est une tromperie.

[...] On attend donc que Laurence Rossignol attaque en justice l’institut de sondage Opinion Way dont une étude de 2013 révélait que 85 % des femmes déclarent avoir ressenti une souffrance au moment de l’IVG médicamenteuse, y compris une souffrance morale pour 82 % d’entre elles.

Finalement, le délit d’entrave numérique, c’est tout un programme… dont la première étape consisterait à refondre le Larousse, qui définit ainsi le fait d’entraver : « Empêcher quelqu'un d'agir, une action de se réaliser, ou constituer un obstacle. » Mais comment un texte publié sur Internet, et que personne n’est forcé d’aller lire, constitue-t-il un « obstacle » à l’IVG ? Peut-être que la femme a si peu de volonté propre que le seul fait de lire un conseil ou une injonction la détermine à agir en ce sens…

Deux questions demeurent :

– Les personnes qui font le choix d’accoucher sous X puis de confier leur enfant à l’adoption sont-ils des gens faibles d’esprit et manipulables, de mauvais citoyens ?

– Serait-il possible de créer un « délit d’entrave numérique à l’enfantement » pour des sites d’information sur l’IVG tels que celui du gouvernement, qui nient le syndrome post-avortement dont se plaignent pourtant de très nombreuses femmes et qui ne présentent aucune alternative à l’avortement ?"

Posté le 30 septembre 2016 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : la ligne officielle du gouvernement incite à avorter hors délai à l'étranger

Posté le 30 septembre 2016 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

Cécile Edel et Gabrielle Cluzel : "Le Mal que la Gauche fait aux femmes"

Posté le 30 septembre 2016 à 05h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

29 septembre 2016

La Région Pays de la Loire a encore financé le Pass contraception

La majorité Les Républicains des Pays de la Loire, présidée par Bruno Retailleau, a attribué une nouvelle subvention de 80 000 euros pour le Pass contraception, qui avait déjà reçu 28 000 euros au mois de juillet dernier. Sans oublier les 98 000 euros que la majorité a versé au Planning familial en avril 2016. Avec un chiffre constant du nombre d’avortement chaque année en France, de l’ordre de 200 000, le FN pose la question de l’efficacité de ces actions s’adressant à des mineurs, en dehors de l’autorité parentale.

La Région a-t-elle l’intention de subventionner aussi des associations qui proposent un logement, un soutien matériel et des alternatives sociales à l’avortement, pour les jeunes femmes qui souhaitent garder leurs enfants, mais qui n’en ont pas les moyens financiers ? 

Infolettre vidéo du groupe Front national-Rassemblement Bleu Marine au conseil régional des Pays de la Loire de septembre 2016 :

Posté le 29 septembre 2016 à 16h12 par Michel Janva | Lien permanent

Laurence Rossignol veut-elle censurer Simone Veil ?

Le billet publié par Thibaud Collin sur son blog est intéressant à double titre, par son contenu d'abord mais aussi car il permet de se replonger dans la Loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de la grossesse (dit loi Veil) ainsi que dans le discours prononcé par Simone Veil le 26 novembre 1974. C'est édifiant de voir à quel point la situation a empiré. Il est urgent que le gouvernement censure ce discours et en fasse disparaître les traces sur internet tellement il est en contradiction avec le totalitarisme mortifère des partisans de l'avortement :

"La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité et selon les conditions définies par la présente loi" [Article n°1 de la loi]

Voici quelques extraits du discours de Simone Veil qui ...pourraient presque désormais justifier sa présence à la prochaine Marche pour la Vie :

Simone-00247-187x300"Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager ? (...)

C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame.. C’est pourquoi, si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation de fait existante, s’il admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme (...)

Le deuxième absent dans ce projet pour beaucoup d’entre vous sans doute, c’est le père. La décision de l’interruption de grossesse ne devrait pas, chacun le ressent, être entreprise par la femme seule, mais aussi par son mari ou son compagnon. Je souhaite, pour ma part, que dans les faits il en soit toujours ainsi (...)

Enfin, le troisième absent, n’est-ce pas cette promesse de vie que porte en elle la femme ? Je me refuse à entrer dans les discussions scientifiques et philosophiques dont les auditions de la commission ont montré qu’elles posaient un problème insoluble. Plus personne ne conteste maintenant que, sur un plan strictement médical, l’embryon porte en lui définitivement toutes les virtualités de l’être humain qu’il deviendra (...)

Tout en évitant d’instituer une procédure qui puisse la détourner d’y avoir recours, le projet prévoit donc diverses consultations qui doivent la conduire à mesurer toute la gravité de la décision qu’elle se propose de prendre (...) Cette tâche de dissuasion et de conseil revient au corps médical de façon privilégiée (...)

Il va sans dire que nous souhaitons que ces consultations soient le plus diversifiées possible et que, notamment, les organismes qui se sont spécialisés pour aider les jeunes femmes en difficulté puissent continuer à les accueillir et à leur apporter l’aide qui les incite à renoncer à leur projet (...)

Ensuite, l’interruption de grossesse ne peut être pratiquée que par un médecin (...) Mais il va de soi qu’aucun médecin ou auxiliaire médical ne sera jamais tenu d’y participer (...)

Si l’on s’en tient aux principes généraux de la Sécurité sociale, l’interruption de grossesse, lorsqu’elle n’est pas thérapeutique, n’a pas à être prise en charge. Faut-il faire exception à ce principe ? Nous ne le pensons pas, car il nous a paru nécessaire de souligner la gravité d’un acte qui doit rester exceptionnel (...) Ce qu’il faut aussi, c’est bien marquer la différence entre la contraception qui, lorsque les femmes ne désirent pas un enfant, doit être encouragée par tous les moyens et dont le remboursement par la Sécurité sociale vient d’être décidé, et l’avortement que la société tolère mais qu’elle ne saurait ni prendre en charge ni encourager (...)

Rares sont les femmes qui ne désirent pas d’enfant ; la maternité fait partie de l’accomplissement de leur vie et celles qui n’ont pas connu ce bonheur en souffrent profondément (...)

Si la loi est générale et donc abstraite, elle est faite pour s’appliquer à des situations individuelles souvent angoissantes ; que si elle n’interdit plus, elle ne crée aucun droit à l’avortement (...)

Il est vrai que personne ne peut éprouver une satisfaction profonde à défendre un tel texte (...) : personne n’a jamais contesté, et le ministre de la Santé moins que quiconque, que l’avortement soit un échec quand il n’est pas un drame (...)"

Posté le 29 septembre 2016 à 16h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

Avortement : Laurence Rossignol veut du débat. Chiche ?

Dans un communiqué, le ministère "des familles" se plaint que son amendement sur le délit d'entrave numérique à l'avortement ait été rejeté par le Sénat :

R"Alors que le projet de loi Egalité et Citoyenneté, adopté en première lecture à l’Assemblée, est actuellement en débat au Sénat, la commission spéciale chargée de l’examiner a déclaré irrecevable, au titre de l’article 45 de la Constitution, un amendement étendant le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Cet amendement vise à sanctionner les sites internet qui, sous couvert d’une présentation neutre et objective, sont des paravents de groupes anti-IVG qui veulent dissuader les femmes qui souhaitent recourir à l’IVG. Or, les manipulations, les informations faussées délivrées sur des sites qui se font passer pour neutres portent atteinte au libre choix des femmes. En effet, ces sites n’ont qu’un but : culpabiliser les femmes et les dissuader de recourir à l’IVG.

Le Gouvernement regrette fortement que la majorité sénatoriale ait décidé d’écarter cet amendement avant même la discussion parlementaire.

Sous prétexte que cet amendement n’aurait pas de lien, « même indirect », avec le projet de loi du Gouvernement, qui parle pourtant d’égalité, le débat est refusé sur un sujet majeur pour l’égal accès des femmes à leurs droits.

Aujourd’hui, par un artifice de procédure, la majorité sénatoriale évite donc le débat sur lequel, manifestement, elle n’a pas levé ses ambiguïtés."

La volonté de culpabiliser les sénateurs est manifeste et c'est une pratique courante à gauche. Mais accuser la droit d'éviter le débat sur l'avortement est cocasse, alors que la gauche a toujours refusé un débat sur le sujet, préférant le mode opératoire à l'égard des récalcitrants à l'avortement. La volonté de poursuivre les sites alternatifs entre bien dans cette démarche totalitaire.

Si Laurence Rossignol veut débattre, alors débattons. Selon un récent sondage IFOP, 89% des français continuent à considérer que l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes. Thibaud Collin commente :

"Ce chiffre impressionnant peut être interprété de deux manières. Soit on considère qu’avorter n’est pas plus grave que de se faire arracher une dent de sagesse ou enlever une tumeur bénigne, et alors on considère que la souffrance psychique post-avortement est la conséquence de représentations archaïques entretenant la culpabilité. Il est donc urgent de faire taire toutes ces voix discordantes qui alimentent ce fond de préjugés et contribuent à l’aliénation des femmes. L’idée même de prévention de l’avortement paraît alors inintelligible puisque cet acte n’est en rien un mal, fut-il moindre.

Soit on considère que ce chiffre de 89% révèle que les gens ont l’intuition plus ou moins claire que l’avortement est le fait d’interrompre, non seulement une grossesse, mais par là même la vie d’un être à un stade de son développement que chacun a par définition vécu. Et il faut constater que cette intuition résiste à la persistante volonté de banaliser cet acte par des campagnes publicitaires et son remboursement total par la sécurité sociale. Mais si l’avortement n’est pas simplement l’interruption d’une grossesse mais le fait d’enlever la vie à un être, non pas neutre et indifférencié, mais de nature humaine, la position de moindre mal paraît intenable. Quel bien pourrait-il être mis dans la balance en face d’une vie humaine?  La conscience morale peut difficilement supporter cet entre-deux qui pourtant, pratiquement, paraît être un compromis habile et raisonnable (tel était la manière dont Simone Veil a présenté la loi dépénalisant cet acte pour des raisons de santé publique). Cet inconfort tend à se résorber dans le discours militant tenu par Laurence Rossignol qui dès lors ne peut plus tolérer une voix discordante, osant juger cet acte comme un « crime abominable », selon l’expression de Vatican II (Gaudium et spes, n°51) reprise dernièrement par le pape François."

Posté le 29 septembre 2016 à 16h00 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : le contre-sens de Laurence Rossignol

Lu sur le blog de Thibaud Collin :

" Laurence Rossignol, Ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes veut nous faire croire que l’accès à l’IVG serait aujourd’hui en danger. Les responsables ? Des sites internet qui « sont en fait des leurres, déclare-telle sur France-Info le 17 septembre, et emmènent sur de la propagande anti-IVG. Ce n’est plus devant les cliniques qu’on s’enchaîne aujourd’hui, c’est sur internet que la lutte se poursuit.» Et de constater que « les opposants n’ont jamais désarmé. Pas une fois, pas une heure, pendant ces quarante ans, ils n’ont cessé de chercher à dissuader des femmes, à affaiblir leur droit à l’IVG. »

Laurence Rossignol s’appuie sur la loi Veil pour légitimer son projet de créer un délit d’entrave numérique à l’IVG. Or en cela, elle fait un contre-sens puisque la loi Veil n’a jamais créé un droit à l’IVG mais l’a dépénalisé à certaines conditions comme étant un moindre mal au vu de la santé publique. C’est donc une loi de tolérance qui, rappelons-le, a pour objet un mal que l’on supporte car sa suppression apparaît comme pire. Simone Veil dans son discours du 26 novembre 1974 affirme explicitement que cette loi «  ne crée aucun droit à l’avortement » mais qu’elle est là pour « le contrôler et en dissuader les femmes ». Non seulement ce volet prévention de la loi n’a jamais été appliqué mais la législation a effectivement évolué vers la production d’un « droit à avorter ». Mais à qui est opposable ce droit ? A qui crée-t-il un devoir correspondant ? A ceux qui pourraient empêcher la femme de recourir à ce geste, le corps médical et les opposants considérant que l’avortement est la suppression d’une vie humaine innocente. Ce droit d’accès remet-il en cause le fait que l’avortement demeure l’objet d’une tolérance (et donc reconnu comme un mal bien que moindre dans certaines circonstances) car transgressant le principe du droit à la vie qui constitue, ne l’oublions pas, le premier article de la loi Veil ?

Le tour de passe-passe rhétorique consiste à faire croire que l’avortement est désormais un droit fondamental, fruit d’une conquête glorieuse et vecteur d’émancipation de la femme et que donc tous ceux qui nient sa qualité de droit conspirent contre le progrès du genre humain, les droits de l’homme, la démocratie, bref sont d’affreux rejetons de la « bête immonde ». Le sophisme consiste à présenter comme identique ce qui ne l’est pas : car défendre la possibilité de la femme à avorter ne signifie pas le considérer comme un acte émancipateur et bon. En effet, la transgression du principe du droit à la vie pour tout être humain demeure ; l’article 1 de la loi Veil n’a pas été abrogé et pour cause, le respect de la vie humaine est un des principes fondamentaux de notre République. Les polémiques actuelles sont donc révélatrices que l’avortement demeure un tabou au cœur de notre société et que la loi Veil est une position intermédiaire, supportable dans le champ pratique mais insupportable dans le champ théorique.

En effet, d’un côté l’avortement n’est toujours pas un acte anodin. Selon un récent sondage IFOP, 89% des français continuent à considérer que l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes. Ce chiffre impressionnant peut être interprété de deux manières. Soit on considère qu’avorter n’est pas plus grave que de se faire arracher une dent de sagesse ou enlever une tumeur bénigne, et alors on considère que la souffrance psychique post-avortement est la conséquence de représentations archaïques entretenant la culpabilité. Il est donc urgent de faire taire toutes ces voix discordantes qui alimentent ce fond de préjugés et contribuent à l’aliénation des femmes. L’idée même de prévention de l’avortement paraît alors inintelligible puisque cet acte n’est en rien un mal, fut-il moindre.

Soit on considère que ce chiffre de 89% révèle que les gens ont l’intuition plus ou moins claire que l’avortement est le fait d’interrompre, non seulement une grossesse, mais par là même la vie d’un être à un stade de son développement que chacun a par définition vécu. Et il faut constater que cette intuition résiste à la persistante volonté de banaliser cet acte par des campagnes publicitaires et son remboursement total par la sécurité sociale. Mais si l’avortement n’est pas simplement l’interruption d’une grossesse mais le fait d’enlever la vie à un être, non pas neutre et indifférencié, mais de nature humaine, la position de moindre mal paraît intenable. Quel bien pourrait-il être mis dans la balance en face d’une vie humaine?  La conscience morale peut difficilement supporter cet entre-deux qui pourtant, pratiquement, paraît être un compromis habile et raisonnable (tel était la manière dont Simone Veil a présenté la loi dépénalisant cet acte pour des raisons de santé publique). Cet inconfort tend à se résorber dans le discours militant tenu par Laurence Rossignol qui dès lors ne peut plus tolérer une voix discordante, osant juger cet acte comme un « crime abominable », selon l’expression de Vatican II (Gaudium et spes, n°51) reprise dernièrement par le pape François."

Posté le 29 septembre 2016 à 15h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Avortement : "Aucun de nous deux n'est croyant, mais nous avions tous les deux la sensation d'avoir violé l'ordre naturel"

Philippe évoquait avant hier le syndrome post-avortement chez les pères. Le Figaro Madame publie un autre témoignage sur ce sujet :

"Vincent [prénom modifié], 33 ans, se souvient très bien du jour où sa compagne a avorté.

Images-8« J'étais sur un banc de l'hôpital, dehors. Au bout de quelques minutes, j'ai ressenti un trou dans le ventre, j'ai pleuré pendant deux heures, je ne pouvais plus me contrôler, se rappelle le trentenaire. L'heure de la fin de l'opération se rapprochait, j'ai pris sur moi pour que ma compagne ne sente pas ce poids ».

[...] « J'étais incapable d'imaginer que je puisse devenir père. Je ne me sentais pas prêt mais surtout en danger. C'était comme si ma vie risquait de m'échapper, sans que je puisse exercer un quelconque contrôle dessus. »

Le couple est ensemble depuis trois ans. Sa compagne, elle, était à première vue favorable pour garder l'enfant. Mais rapidement, Vincent lui oppose des arguments logistiques et rationnels : la jeune femme était encore étudiante et le couple parisien n'avait pas les moyens d'avoir un logement plus grand. [...]

Un an après l'avortement, Vincent se sent toujours « au ras de la flotte », alternant les épisodes dépressifs. La routine du couple est impactée, notamment leur vie sexuelle.

« Ce qui était un havre de paix et de plaisir était devenu une source de souffrance et de méfiance. Nous avions gardé des charges émotionnelles lourdes à l'intérieur. Je portais une culpabilité énorme. Elle avait beaucoup de ressentiments vis-à-vis de moi. Je pense qu'au fond, elle était soulagée que le discours de rationalité soit venu de moi pour ne pas avoir à porter la charge morale. En tout cas, la réalité ne ressemblait pas à ce que nous nous étions dit avant. » [...]

« Je ne m'étais jamais vraiment posé la question. Pour moi, les femmes font ce qu'elles veulent. Aucun de nous deux n'est croyant, mais nous avions tous les deux la sensation d'avoir violé l'ordre naturel des choses. Je crois que, quelle que soit la durée de vie de l'embryon, que l'on soit dans l'autoflagellation ou le déni, se pose la question du deuil. »"

Posté le 29 septembre 2016 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

L'avortement ne pourra jamais être un « droit fondamental »

Gènéthique a interrogé Grégor Puppinck qui publie « Droit et prévention de l’avortement en Europe »:

Unknown-17Le Gouvernement français s’est engagé dans la promotion d’un « droit  universel à l’avortement » et dans la répression de la liberté d’opinion des opposants à l’avortement. Qu’en pensez-vous ; existe-il un droit à l’avortement ?

L’actuel gouvernement français s’est effectivement engagé dans un militantisme en faveur de l’avortement. Son action est fortement idéologique et n’a pas permis de réduire le taux d’avortement qui demeure très élevé en France, en particulier chez les jeunes.

Le livre que nous publions se veut au contraire réaliste, pragmatique, et fonde ses développements juridiques sur une étude factuelle approfondie des causes et des conséquences de l’avortement réalisée à la lumière de nombreuses recherches scientifiques récentes. Ces causes et ces conséquences incitent à considérer l’avortement non pas comme une liberté abstraite, mais bien plus comme un problème social et de santé publique exigeant une politique de prévention. Une telle politique de prévention était d’ailleurs voulue par Simone Veil, laquelle, refusant tout droit à l’avortement, n’entendait en tolérer la pratique que comme un moindre mal, en ultime recours. C’est aussi et encore l’approche du droit international et du droit européen, l’un et l’autre offrant un support juridique solide à une politique de prévention et même à un « droit de ne pas avorter ».

Certes, en France, l’avortement est dépénalisé sous certaines conditions, mais du fait même de ces conditions, l’avortement demeure une dérogation au principe du droit à la vie. On ne peut pas avorter « librement », comme on exercerait une véritable liberté ou un véritable droit.

Au plan européen, on observe souvent une forte volonté politique de faciliter l’accès à l’avortement, notamment dans les pays où il est interdit, néanmoins, et c’est important, on demeure dans une logique de dérogation : l’avortement n’est pas un droit, ou un « bien », mais une tolérance, un moindre mal. C’est cette logique du moindre mal qui était déjà celle de Simone Veil.

La Cour de Strasbourg a clairement affirmé que la Convention européenne des droits de l’homme ne contient pas de « droit » à l’avortement. Elle a indiqué que les pays peuvent cependant permettre l’avortement pour des motifs proportionnés. En Europe, pas plus que dans le reste du monde, il n’y a d’obligation pour les Etats de légaliser l’avortement. De même, au sein des Nations Unies, toutes les tentatives pour affirmer l’existence d’un droit universel à l’avortement échouent depuis quarante ans.

Il y a une raison fondamentale à cela : l’IVG se distinguera toujours d’un droit. En effet, un droit vise à garantir la faculté pour une personne d’agir pour son bien en tant que personne humaine. Tout ce que nous reconnaissons comme des droits fondamentaux : penser, s’associer, prier, s’exprimer, sont des facultés par lesquelles chaque individu exprime son humanité. Des facultés que les animaux n’ont pas et qui définissent les droits « humains ». Les droits fondamentaux protègent l’exercice de ces facultés nobles, spécifiquement humaines, ils protègent ce qui en chaque individu réalise son humanité. Ce qui signifie qu’en exerçant ces droits fondamentaux, l’individu s’humanise.

Mais peut-on dire qu’une femme s’accomplit et s’humanise en avortant, comme elle le fait en se mariant ou en s’exprimant ? Entre un droit fondamental et l’IVG, la différence de nature est patente. De ce fait, l’IVG ne pourra jamais être un « droit fondamental ».

D’ailleurs, la résolution adoptée par les parlementaires français à l’occasion du 40e anniversaire de la loi Veil est révélatrice. Alors qu’elle présente dans le premier article l’avortement comme un droit universel, elle en recommande la prévention dans le second article. Mais si l’avortement était réellement un droit fondamental, il serait absurde et injuste d’en prévenir l’usage. C’est bien parce que c’est toléré comme un moindre mal qu’il devrait effectivement faire l’objet d’une politique de prévention. [...]"

Posté le 29 septembre 2016 à 07h07 par Michel Janva | Lien permanent

Grâce à Laurence Rossignol, on parle de l'avortement à la télévision

Sur BFM TV :

Posté le 29 septembre 2016 à 06h51 par Michel Janva | Lien permanent

28 septembre 2016

L'IVG n'est pas un acte anodin

Une enquête de Charlotte d'Ornellas (avril 2016) auprès de jeunes femmes qui ont très mal vécu leur avortement :

"Le ministère de la Santé, sous l'égide de Marisol Touraine, avait lancé, quarante ans après la loi Veil, en septembre 2015, une campagne pour le droit à l'avortement : "L'IVG, c'est mon droit." Six mois après, Charlotte d'Ornellas a enquêté auprès de jeunes femmes qui ont connu cette douloureuse épreuve et que les services du ministère avaient, pour certaines, contactées en vue de témoigner. Mais, finalement, le ministère s'était ravisé : ces jeunes femmes n'étaient pas dans la (gauche) ligne du ministère. Un reportage et des témoignages bouleversants."

 

Posté le 28 septembre 2016 à 22h17 par Marie Bethanie | Lien permanent

Avortement : service après-vente de la contraception

41ZWVKvNDiL._SX320_BO1,204,203,200_Ces mots sont extraits du chapitre 7 du livre de Thérèse Hargot, Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque), sorti en février 2016 chez Albin Michel. Voici un court extrait du chapitre en question, que l'on peut lire sur le blog de l'auteur :

"Ma grossesse promenait avec elle un parfum sulfureux, et scandaleux. Personne ne m’a félicité. Pourquoi ? Jeune et étudiante, il allait de soi que cet enfant n’était pas désiré.

Les regards sont moins gênés, les langues se délient quand, dix ans plus tard, j’expose la situation dans l’absolu, sans préciser que je l’ai vécue.[...]

« On est quand même à une époque où les moyens de contraception existent. Bon, les accidents, on sait tous qu’ils peuvent arriver. Mais dans ce cas, elle aurait pu avorter». Anaïs vient d’exprimer tout haut ce que tout le monde pense tout bas. « C’est vrai ce que dit Anaïs, si la contraception ne marche pas, elle n’a qu’à avorter ! » rajoute Mattéo.  Leurs commentaires à tous les deux illustrent parfaitement combien dans notre tête, celle de la génération qui est née avec le droit à la contraception et à l’avortement, les deux vont de paires : l’avortement, c’est le service après-vente de la contraception. La preuve, c’est que les chiffres des interruptions volontaires de grossesses en France restent stables malgré une offre contraceptive efficace et accessible. On les connait ces chiffres, on s’est habitué. Dans nos copines qui ont avorté, toutes utilisaient plus ou moins un moyen de contraception…"

Posté le 28 septembre 2016 à 21h55 par Marie Bethanie | Lien permanent

Scandale : le manuel de bioéthique de la Fondation Lejeune distribué dans un lycée catholique

Mais dans quelle société vit-on ? Où sont nos évêques et nos directeurs diocésains de l'enseignement catholique s'il n'est même plus possible de distribuer dans un lycée privé catholique un manuel de bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune ?

"Elle se dit «sidérée» qu’un tel document puisse être mis à disposition dans son lycée. Ce mardi, Pauline (le prénom a été changé) se rend à la vie scolaire de son établissement privé catholique de l’académie de Montpellier, où se trouvent notamment les bureaux de l’administration et de la direction, avec une camarade. Sur un présentoir, les deux élèves de première tombent nez à nez avec un fascicule, un «Manuel bioéthique», édité par la fondation Jérôme Lejeune. Sur la couverture, un foetus explique qu’il est bien «vivant». «Près de 9 millions d’avortements ont été pratiqués [en France] depuis 1975. Ce sont 9 millions d’enfants uniques, irremplaçables», peut-on notamment lire à l’intérieur de la brochure, ouvertement anti-IVG. «On s’est demandé ce que ça faisait ici», raconte Pauline, contactée par Libération. Tous les camarades à qui elle montre le document sont également «choqués». [Source]

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Jean-Paul-II-sur-la-tombe-du-Prof-Lejeune"Du côté de la fondation, on assure «ne pas être dupe» de «ce coup artificiel bien monté en cette journée du droit à l’avortement voulue par le gouvernement, alors que le manuel a été diffusé à plus de 500 000 exemplaires en plus de dix ans et n’a jamais fait polémique auparavant». Le service de presse explique que le document est disponible sur commande et que la fondation ne distribue pas d’elle-même le manuel, mais ne voit pas de problème à ce que ses publications soient diffusées dans des lycées privés catholiques.

«Nous sommes même plutôt fiers que ce manuel se retrouve dans des lycées privés. Notre position place dans la droite ligne de celle de l’Eglise, quoi d’anormal à ce que ce document soit donc disponible dans un lycée catholique? Peut-on vraiment en être choqué?», s’interroge la fondation, qui conclut en insistant sur le fait qu’il ne s’agit en aucun cas d’un délit d’entrave. «Nous ne faisons qu’exposer notre vision de la vie, nous n’avons aucun rôle dans l’accompagnement de femmes et n’essayons pas de nous dissimuler - la position de la fondation Jérôme Lejeune est connue de tous». [Source]

La photo ci-dessus est bien connue : il s'agit de Jean-Paul II se recueillant sur la tombe du professeur Jérôme Lejeune le 22 août 1997, lors des JMJ à Paris...

Et merci à Mgr Ginoux, évêque de Montauban :

Posté le 28 septembre 2016 à 20h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

300 000 signatures demandent l’interdiction de l’avortement

Unknown-14Cette pétition, lancée par le mouvement « Pour la Vie » et les « Volontaires orthodoxes », avait commencé à récolter des signatures le samedi saint de cette année. La pétition a désormais recueilli plus de 300 000 signatures. Mais il en faut un million pour qu’elle puisse être examinée par le Parlement

Le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe Cyrille a signé hier cette pétition.

La Russie est le premier pays à avoir légalisé le meurtre de l'enfant à naître, en 1920, sous le communisme.

Voici le texte traduit par Yves Daoudal :

Nous, citoyens de la Fédération de Russie, sommes partisans de mettre fin à la pratique existante de l’assassinat légal des enfants avant leur naissance, ce qui nécessite des changements dans la législation visant à :

  • la reconnaissance d’un statut de l’enfant conçu, comme un être humain, dont la vie, la santé et le bien-être doivent être protégés par la loi ;
  • l’interdiction de l’arrêt chirurgical et médicamenteux de la grossesse ;
  • l’interdiction des contraceptifs à action abortive ;
  • l’interdiction de la technologie de la reproduction assistée, qui fait partie intégrante de l’humiliation de la dignité humaine et du meurtre des enfants dans les premiers stades du développement embryonnaire ;
  • l’aide du budget fédéral pour l’assistance matérielle aux femmes enceintes et aux familles avec enfants au moins à hauteur du minimum vital.

Posté le 28 septembre 2016 à 19h55 par Michel Janva | Lien permanent

72% des Français estiment que la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’avortement

Alliance VITA, dont le service d’écoute SOS Bébé a été pointé par le gouvernement, rend public les résultats du sondage qu’elle vient de commanditer à l’IFOP : les Français et l’IVG

  • Pour 52% des Français (55% des femmes !) le nombre d’avortements est non pas « une situation normale » mais « une situation préoccupante ».
  • 89% d’entre eux pensent « qu’un avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes ».
  • 72% estiment que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’interruption de grossesse ».
  • 35% ne sont « pas d’accord » avec la loi de 2001 « autorisant les jeunes filles mineures à avorter sans que leurs parents soient au courant ».
  • Enfin 84% (contre 16%) sont favorables à ce que soit « intégré dans le livret officiel remis aux femmes enceintes le détail des aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères ».

Capture d’écran 2016-09-28 à 19.41.45Les résultats de ce sondage corroborent l’action de terrain effectuée par Alliance VITA auprès des femmes enceintes en difficulté et de celles qui expriment un mal-être consécutif à un avortement.

Ils contredisent par ailleurs les assertions qui persistent sur le site officiel gouvernemental (www.ivg.social-sante.gouv.fr) : dans une vidéo et par écrit, un médecin croit devoir nier toute idée de traumatisme post IVG à long terme, ce qui constitue, pour les femmes, une tromperie manifeste

Alors que, depuis la loi Aubry de 2001, les pouvoirs publics ont renoncé à offrir aux femmes qui consultent en vue d’une IVG un guide des aides aux femmes enceintes, Alliance VITA édite, depuis 2010, une version complète et récemment actualisée de ce guide, assumant, au profit des services sociaux, une mission de service public, sans subvention.

Alliance VITA demande que soit reconnu et encouragé l’extraordinaire travail associatif, réalisé dans notre pays, par ceux qui ne se résolvent pas à considérer les statistiques de l’IVG comme une fatalité incompressible.

Alliance VITA se réserve la possibilité de porter devant la justice les dispositions et informations intempestives trompant les femmes à propos de l’IVG, dont le gouvernement actuel porte la responsabilité.

L’immense majorité des femmes souhaite une véritable politique de prévention de l’IVG. Il est donc irresponsable de cacher la réalité d’un acte qui n’a rien d’anodin dans la mesure où c’est, à chaque fois, le destin de vies humaines qui est en jeu. Les femmes en endurent souvent des conséquences difficiles, dans la solitude. Il est temps de lever le tabou sur l’avortement.

Posté le 28 septembre 2016 à 19h42 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : rejet de l'amendement liberticide du gouvernement

Unknown-13Le ministre des Familles, de (l'élimination de) l’Enfance et des Droits des Femmes Laurence Rossignol a accusé des lobbies anti-IVG d’avoir eu une influence sur la décision du Sénat, qui a jugé irrecevable l’amendement sur le délit d’entrave numérique qu’elle a déposé.

Cet amendement a été déposé lors de l’examen d’un article du projet de loi égalité et citoyenneté, qui doit avoir lieu au Sénat le 4 octobre prochain. Cet article concerne l’accès aux données de santé pour les jeunes.

Mais la rapporteuse du projet de loi Egalité et Citoyenneté, la sénatrice UDI Françoise Gatel, compte donner un avis défavorable à cet amendement du gouvernement, le jugeant « irrecevable ». Selon elle, il s’agit d’un cavalier législatif : l’amendement n’aurait rien à voir avec le sujet traité par le projet de loi.

Laurence Rossignol nous donne beaucoup d'importance :

« Ce que j’observe est que le Sénat ne veut pas discuter de cet amendement. (…) C’est très rare, très très rare que cette irrecevabilité soit assurée. J’observe que, probablement les activistes, les lobbyistes anti-IVG qui voient d’un très mauvais œil l’extension du délit d’entrave (…) ont probablement actionné des leviers et des réseaux ».

Selon la ministre, ces lobbies, « pas très puissants mais actifs », ont des relais et des réseaux au sein des politiques actuels, à droite ou à l’extrême-droite.

« Il y a au Parlement des parlementaires liés et philosophiquement contre l’IVG ».

Laurence Rossignol met également en avant la présence de brochures anti-avortement dans deux lycées parisiens « sous contrat ».

« Je demande aux sénateurs d’éviter, en utilisant cette irrecevabilité, de m’obliger et de me contraindre à dire ce que je crains, est que le Sénat aujourd’hui ne veut pas parler des moyens que nous avons et que nous devons nous donner pour limiter l’influence toxique de ces sites sur les femmes ». 

De son côté, Marisol Touraine a décidé « d’évaluer la réalité de l’accès à l’IVG en France ».  Le ministre des Affaires sociales et de la Santé a annoncé qu’elle allait lancer des enquêtes de « testing ». A partir de décembre, des opérations seront réalisées afin d’identifier d’éventuelles difficultés dans les délais de recours, le niveau d’information et l’accueil réservé.

Posté le 28 septembre 2016 à 19h39 par Michel Janva | Lien permanent

Abolition de l'avortement : soutenons les Polonais

FHier j'ai publié la remarquable et émouvante intervention au parlement polonais de la porte parole de Ordo Iuris. Femina Europa vient d'envoyer à la demande de nos amis d'Ordo Iuris, une lettre de soutien à l'initiative "stop abortion" en Pologne. C'est une occasion historique de rendre aux enfants à naître le droit à la vie tout en protégeant l'intérêt des femmes.

September 28th, 2016

The Honorable Andrzej Duda and Agata Kornhauser-Duda

President and the First Lady of Poland

Femina Europa, EU accredited NGO based in Paris, France, with a representative in Brussels, fully supports the Citizens’ Initiative « Stop Abortion » (parliamentary document no. 784) which promotes full protection of life of children in the prenatal phase of their development, before as well as after birth, as indicated in the Declaration of the Rights of the Child, "the child, by reason of his physical and mental immaturity, needs special safeguards and care, including appropriate legal protection, before as well as after birth".

We believe that efforts undertaken by the Polish citizens in order to secure highest standard of children's rights protection deserve utmost support not only of the civil society but also by the elected official of Poland, Members of the Parliament, the Government and the President of Poland.

Yours sincerely,

Adresse du Président polonais Andrzej Duda et de la première Dame Agata Kornhauser-Duda : listy@prezydent.pl

Copies à :

Posté le 28 septembre 2016 à 13h18 par Michel Janva | Lien permanent

Droit et prévention de l'avortement

Capture d’écran 2016-09-25 à 18.33.45A l'occasion de la « journée mondiale du droit à l’avortement » promue par le gouvernement, et avec l’annonce par Mme Rossignol de mesures relatives à un « délit d’entrave numérique », paraît l'ouvrage "Droit et prévention de l'avortement en Europe" chez l'éditeur LEH édition, éditeur français de référence en droit de la santé.

Cet ouvrage a été réalisée par une équipe de juristes spécialisés en droit de la santé et en droit européen. Le but de ce livre est de soutenir une approche de l'avortement sous l'angle de la prévention concrète, plutôt que du droit abstrait. Ce livre se veut réaliste et fonde ses développements juridiques sur une étude factuelle approfondie des causes et des conséquences de l’avortement réalisée à la lumière de nombreuses recherches scientifiques récentes. Ces causes et ces conséquences incitent à considérer l’avortement non pas comme une liberté abstraite, mais bien plus comme un problème social et de santé publique exigeant une politique de prévention.

Capture d’écran 2016-09-25 à 18.38.54

Posté le 28 septembre 2016 à 09h31 par Michel Janva | Lien permanent

Choisir la Vie et la journée mondiale du "droit" à l'avortement

Cette affiche sera-t-elle un jour censurée ?

CLV-CampagneVSivg

Voici le communiqué de Choisir la Vie :

"Pour la deuxième année consécutive, le gouvernement français, entend faire grand bruit autour du 28 septembre 2016 faussement érigé en Journée Mondiale du droit à l’avortement. Le but avoué du gouvernement est de faciliter toujours davantage l'accès à l'IVG. Une campagne de communication sur le thème "réduire les inégalités et fournir des renseignements fiables" a d'ailleurs été initiée.

A l’occasion de cette journée, Marisol Touraine a d’ailleurs annoncé la mise en service d'un numéro vert national destiné à informer sur l’interruption volontaire de grossesse.

Cette obstination, malgré les 220.000 avortements recensés encore chaque année, à voir faciliter l’accès à l’IVG davantage qu’à se pencher sur une vraie politique d’aide aux femmes enceintes en difficultés a reçu l’appui de Madame Laurence Rossignol, Ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, ainsi que du planning familial.

Ainsi, Madame Rossignol entend instituer un délit d’entrave numérique à l’avortement destiné à faire taire tous les sites non gouvernementaux qui délivrent une information vraie et exhaustive sur la réalité de l’avortement, ses conséquences physiques et psychologiques sur les femmes et viennent en aide aux femmes confrontées à une grossesse imprévue à qui il n’est présenté, comme seule solution à leur désarroi, que l’IVG.

Dans le même temps, le Planning Familial, à travers une campagne d’affichage et de vidéos intitulée #CeciNestPasUnCintre tente de rappeler les chiffres de la mortalité suite à des avortements clandestins pour mieux justifier l’intensification des moyens destinés à en faciliter l’accès.

Choisir la Vie dénonce ces manœuvres étatiques et associatives qui, une nouvelle fois, masquent volontairement et idéologiquement la vérité aux femmes sur la réalité de l’avortement, banalisé et encouragé.

Choisir la Vie rappelle que l’IVG, notamment par voie médicamenteuse, rétablit la clandestinité tant dénoncée par les pro-choix ; en effet, les femmes sont laissées désespérément seules et en proie à de nombreuses complications mettant en danger leur propre vie suite à la prise des comprimés abortifs.

Face à tant d’attaques à l’enfant à naître, Choisir la Vie a décidé de riposter en lançant une vaste campagne intitulée « Ceci n’est pas un amas de cellules » «#CeciNestPasUnAmasDeCellules# .Elle invite, dans le même temps, ses sympathisants à inonder la toile et notamment les réseaux sociaux de clichés représentant une échographie avec la mention « Ceci n’est pas un amas de cellules ».

Que Madame Rossignol soit en effet bien consciente, qu’à aucun moment, les défenseurs de la Vie n’ont baissé les armes et ce n’est pas encore aujourd’hui que sera signée l’armistice !"

Posté le 28 septembre 2016 à 08h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Au pays de la liberté d’expression, un sujet demeure tabou : l’avortement

Extrait d'un article de Me Claire de La Hougue, Dr en droit, chercheur associé à l'ECLJ, sur Causeur :

Images-6"Au pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression, un sujet demeure tabou : l’avortement et la souffrance qu’il engendre. Le Professeur Nisand, pourtant défenseur dès la première heure de la possibilité d’avorter, parle à ce sujet d’un véritable négationnisme. Celui-ci est organisé au plus haut niveau de l’Etat.

Tolérance zéro sur la liberté d’expression

En effet, après avoir créé un « délit d’entrave à l’avortement » étendu à toute pression morale ou psychologique, délit flou et interprété de façon extensive contrairement au principe d’interprétation stricte de la loi pénale, le gouvernement a inventé un «délit d’entrave à l’accès à l’information sur l’IVG » et parle maintenant d’un « délit d’entrave numérique » : toute personne qui oserait diffuser sur Internet des informations sur les aides existantes pour les femmes qui souhaiteraient garder leur bébé ou sur la souffrance que beaucoup de femmes connaissent après un avortement serait accusée de tromper les femmes et menacée des foudres de la justice.

Le gouvernement veut ainsi mettre en œuvre la « tolérance zéro » qu’il avait annoncée. Peu lui importe que cela implique de violer allègrement les libertés d’expression et d’information, fondements essentiels d’une société démocratique. Rappelons que le Cour européenne des droits de l’homme insiste régulièrement sur le fait que ces libertés valent non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives  ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent. Elle souligne aussi que cela fait partie du pluralisme, de la tolérance et de l’esprit d’ouverture sans lesquels il n’y a pas de société démocratique.

Le ministre accuse les sites visés de donner une information fausse ou manipulatrice mais on pourrait aussi lui reprocher de diffuser une information partielle voire partiale : ni le site Internet officiel ni la brochure d’information donnée aux femmes qui envisagent d’avorter ne disent un mot sur la possibilité de garder son enfant ni sur les aides existantes. La seule issue proposée en cas de grossesse imprévue est l’avortement, présenté et revendiqué comme un droit et un choix.

75 % des femmes ayant avorté auraient préféré un autre choix

Cela n’empêche pas que, selon l’institut de recherche du Planning familial américain, 75 % des femmes qui ont avorté l’ont fait sous la pression de circonstances sociales ou financières mais auraient préféré faire un autre choix. Peut-on encore parler d’un droit ? D’une liberté ? [...]"

Posté le 28 septembre 2016 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

27 septembre 2016

Censure de l’information sur l'avortement : la Fondation Lejeune contestera

Communiqué de la Fondation Lejeune :

F"Dans le projet de loi « Egalité et citoyenneté » (débattu au Sénat le 4 octobre prochain) la ministre du droit des femmes vient d’annoncer l’introduction d’un amendement pour étendre aux sites internet le « délit d’entrave » à l’avortement. Cette nième atteinte au code civil qui « garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (article 16) marque une empreinte idéologique forte.

La Fondation Jérôme Lejeune en tant qu’expert et acteur de la défense de la vie sur le plan juridique, contestera cette disposition, par tous les moyens offerts par la loi.

En 2014, Mme Vallaud Belkacem, alors ministre du droit des femmes avait étendu à l’information sur l’avortement une censure qui existait déjà depuis 1993 sous la forme d’un délit d’entrave. Les sites internet visés lors des débats préparatoires n’avaient finalement pas été retenus parmi les cibles. L’amendement annoncé par Mme Rossignol reprend l’idée.

Un responsable politique ne peut ignorer la réalité. L’avortement fait mal et touche l’ensemble de la société : enfants, femmes, familles, professionnels de la grossesse, de la santé. Avec 220 000 êtres humains supprimés par an depuis 40 ans, l’avortement représente un fléau national. Un objectif politique responsable serait la baisse du nombre d’avortements

Hélas, depuis 5 ans le gouvernement a voté des nombreuses dispositions qui aggravent la situation : suppression de l’exigence d’une situation de détresse, l’avortement érigé de manière symbolique au rang de droit fondamental, suppression du délai de réflexion, délivrance par les infirmières scolaires et les sages-femmes de produits abortifs, remboursement intégral de l’IVG et des actes y afférents, obligation de contrats d’objectifs et de moyens pour les établissements de santé, pratique de l’avortement chirurgical hors de l’hôpital. 

En campagne électorale, l’agitation du chiffon « avortement » s’inscrit sans doute dans une opération visant à resserrer les rangs de la gauche. Mais quels que soient les calculs politiques, la limitation de la liberté d’expression est contestable sur le plan du droit. Pour la première fois, une mesure coercitive serait prise pour rendre impossible des informations visant à protéger des vies.

C’est pourquoi la Fondation Jérôme Lejeune, expert et acteur de la défense de la vie sur le plan médical et juridique, contestera cette disposition, par tous les moyens offerts par la loi."

Posté le 27 septembre 2016 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d’entrave numérique : pour un débat dépassionné sur l’avortement

Communiqué d'Alliance Vita :

V"La ministre Laurence Rossignol compte annoncer demain 28 septembre une série de mesures qu’elle souhaite promouvoir avant la fin de la législature à l’encontre de certains sites Internet qui pratiquent, selon elle, « un délit d’entrave numérique » à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Pour Alliance VITA, la manière dont le gouvernement gère la question de l’avortement depuis plusieurs années, est le reflet d’un profond malaise.

Le confirment :

Les déclarations ministérielles intempestives et les dernières réformes réalisées sans débat préalable ni étude d’impact. Il s’agit notamment de la suppression du délai de réflexion pour une IVG, alors qu’en 2015, on comptait toujours un avortement pour quatre naissances (ou 218 000 avortements pour 810 000 naissances).

- L’information qui s’est fortement dégradée depuis une quinzaine d’années. Aucune information concernant ces droits et aides aux femmes enceintes confrontées à une grossesse inattendue ne figure sur le site du Ministère de la Santé, dans l’espace consacré à l’IVG, lancé en 2013.

Alliance VITA dénonce avec insistance l’urgence d’une véritable politique de prévention de l’avortement, notamment par l’accès aux aides auxquelles les femmes enceintes ont droit. 

Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA : « Le véritable progrès serait de développer une politique de prévention contre les pressions sociétales et en particulier des masculines qui s’exercent sur les femmes en les poussant à recourir à l’IVG à contrecœur. »

Alliance VITA demande au gouvernement de cesser de discriminer les femmes qui souhaitent mener leur grossesse à terme.

Tous les actes liés à une IVG sont remboursés à 100 % par la sécurité sociale, à savoir consultations, échographies, analyses de laboratoire alors que, pour une femme enceinte, les deux premières échographies avant la fin du 5èmemois de grossesse ne sont remboursées qu'à 70 % et les autres frais médicaux liés sont remboursés aux tarifs habituels de la sécurité sociale (cf. arrêté du 8 mars 2016).

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA : «  Notre pays a besoin d’un débat ouvert sur la politique conduite sur l’IVG et sur sa prévention. Un débat approfondi, et non biaisé, qui prenne en compte l’expérience réelle des femmes. Derrière chaque IVG, il y a un sentiment d’échec, et souvent de souffrances intimes qu’on ne peut aborder à la légère parce qu’il s’agit toujours du destin de plusieurs vies humaines.»

Posté le 27 septembre 2016 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

Syndrome post-avortement : les hommes aussi

1642214766_B979789871Z_1_20160923224641_000_GPP7LU94L_1-0_pngIl s'agit d'un terrible fait divers qui montre bien que l'avortement concerne tout autant les hommes que les femmes. Il ne s'agit pas du corps des femmes mais bien de la vie d'un être humain dont il est question :

"Après l'avortement de sa copine, Michaël menaçait de se donner la mort, trois mois plus tard, le jeune homme de 33 ans est passé à l'acte... (...)

Au mois de juin, c’est un cri du cœur que Michaël Abreu, 33 ans, avait lancé dans nos colonnes. Le jeune homme originaire de Mouscron voulait dénoncer sa situation. «  Ma copine m’a quitté et j’ai appris qu’elle avait avorté sans me prévenir. C’est une mauvaise loi, où le père n’a rien à dire. Je ne supporterai pas de savoir que mon enfant a été tué. Surtout qu’il s’agit d’un enfant que nous avons voulu ensemble. Je suis prêt à donner ma vie pour faire changer les choses . Pour moi, c’est clairement un meurtre !  », nous avait-il expliqué.

Pour la jeune fille, âgée de 21 ans, la décision était prise. «  Je suis dans les temps légaux, c’est mon droit. J’ai pris la décision car mon couple n’allait plus et je n’avais pas envie d’en discuter avec lui  », avait-elle rétorqué à l’époque (...)

Il voulait être papa

Complètement effondré, le jeune homme parlait du suicide comme étant sa seule alternative pour se faire entendre mais aussi pour dénoncer une situation qu’il estimait « injuste. »

Posté le 27 septembre 2016 à 15h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

Le Planning familial viole la loi mais garde ses subventions

Lu sur Gènéthique :

P"Le Conseil Régional d’Ile de France a voté mercredi 21 septembre une subvention de 80 000 euros pour le Planning familial. Pourtant Valérie Pécresse, présidente de ce Conseil, avait annoncé lors de la campagne pour les régionales la suppression de ces subventions « si le planning ne respectait pas strictement les dispositions législatives ».

Or « les preuves matérielles s’accumulent au sujet de femmes enceintes ayant eu des contacts avec des salariés du Planning Familial se voyant orientées vers un centre d’orthogénie lorsque les délais légaux sont dépassés d’une ou deux semaines ». En outre, si ces délais sont plus largement dépassés, le planning « les oriente spontanément vers l’Espagne, les Pays-Bas… » réglant les détails matériels de transport et de logement. « Des cas marginaux, mais des cas tout de même », s’indigne Rémi Sentis, président de la fédération des associations familiales catholiques des Hauts-de-Seine."

 

Posté le 27 septembre 2016 à 12h08 par Michel Janva | Lien permanent

De l'aiguille à tricoter à la pilule chimique RU486, on n'arrête pas le progrès ?

P

Posté le 27 septembre 2016 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent

On a le droit d'être contre l'avortement, mais il ne faut pas le dire sur internet

ALe gouvernement va introduire un amendement au projet de loi égalité et citoyenneté, afin d'élargir le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) aux sites internet qui véhiculent des informations "biaisées" sur l'avortement, a annoncé le ministre des Droits des Femmes, Laurence Rossignol.

Le délit d'entrave, introduit en 1993 dans le code de santé publique, sanctionne de deux ans de prison et de 30 000 euros d'amende toute personne qui tente d'empêcher un avortement en perturbant l'accès aux établissements la pratiquant, ou en exerçant des "pressions morales et psychologiques, des menaces ou actes d'intimidation" à l'encontre du personnel de ces établissements ou des femmes venant avorter.

La loi du 4 août 2014 sur l'égalité femmes/hommes l'a élargi aux actes d'intimidation à l'égard de femmes venues s'informer sur un avortement dans un hôpital, un centre de Planning familial ou autre centre d'information. Laurence Rossignol constate :

"Le délit d'entrave version 1993-2014 a bien fonctionné, non pas parce qu'il y a eu beaucoup de condamnations mais parce que ces agissements ont disparu, sans doute en raison de la peur du gendarme".

Elle déclare toutefois :

"Être hostile à l'IVG est une opinion que chacun peut exprimer librement et par tout moyen dans notre pays". "En revanche, attirer les femmes sur des sites présentés comme des sites d'information, qui affichent un vocabulaire, une posture jeune, moderne, pour donner des informations fausses, biaisées, dans le but de dissuader des femmes de recourir à l'IVG, de les culpabiliser, ça n'est pas acceptable. C'est de la manipulation".

Sic. Ne proposer aux femmes en détresse que l'avortement comme solution unique, remboursée, encouragée, ce ne serait pas de la manipulation ? Mentir sur les conséquences psychologiques et physiologiques de l'avortement sur les femmes, les hommes et les enfants survivants, ce n'est pas de la manipulation ?

Si l'amendement du gouvernement est voté, le délit d'entrave concernera désormais les sites qui véhiculent

"des allégations ou une présentation faussée, pour induire en erreur dans un but dissuasif sur la nature et les conséquences d'une IVG".

Dans le viseur du gouvernement figurent des sites comme afterbaiz.com.

Posté le 27 septembre 2016 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent

Pologne : l'avortement a été instauré par les nazis puis par les Soviétiques

Le Dr Joanna Banasiuk est à la tête du mouvement d'interdiction de l'avortement en Pologne "Stop Avortement" Stop Aborcji. Ce mouvement a fait un projet de loi citoyen signé par plus de 450 000 personnes. Parallèlement un autre projet opposé de 200 000 signatures a été proposé par les parties de gauche. Ce débat a fait le clivage de la société entre Stopaborcji et les mouvements de collère féministes CzarnyProtest. Le projet du Dr Banasiuk est passé en commission alors que le projet de libéralisation de l'avortement a été rejeté.

Posté le 27 septembre 2016 à 06h46 par Michel Janva | Lien permanent

26 septembre 2016

"C’est un être humain mais il n’a pas tous les droits de la personne"

Lors du 1er colloque « Droits et Santé des femmes » organisé dans le cadre de la journée internationale pour le droit à l’avortement, un membre des Survivants a posé une question au professeur Israel Nisand.

L’illustre docteur précise dans son intervention que

« 5 minutes avant l’accouchement, on peut faire une IMG (Intervention Médicale de Grosssesse) en injectant du chlorure de potassium et faire un foeticide mais après l’accouchement ça s’appelle un infanticide »

Marie, notre survivante envoyée spéciale et infirmière en néonatalogie, lui pose alors la question :

« En tant que médecin, est ce vous pouvez me dire à partir de quand réellement les foetus commencent à vivre ? »

Le foeticide est permis par la loi de la France et pas l’infanticide...

Posté le 26 septembre 2016 à 16h58 par Michel Janva | Lien permanent

Ceci n'est pas de la propagande (2)

Dans la lignée du post de Michel, ce visuel que l'on peut comprendre sans maîtriser la langue de Cervantès : 

Av

Posté le 26 septembre 2016 à 14h47 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

L'omerta sur l'avortement doit être brisée

Les Survivants communiquent :

Tshirt_survivants-300x300"Les Survivants applaudissent la décision du gouvernement de se pencher sur la question douloureuse de l’avortement. L’omerta sur ce sujet doit être brisée. Chaque année, environ 200 000 femmes recourent à une IVG. Combien d’entre-elles subissent des pressions de leur entourage ou de la société, les forçant à recourir à cette extrémité ?

Mais qui trompe réellement les jeunes filles sur l’IVG ? Aujourd’hui, il existe un tabou autour de l’avortement. Considéré comme un droit fondamental depuis 2014, il est impossible d’en discuter sereinement. C’est le moment de sortir du manichéisme dans lequel nos opposants tentent d’enfermer les Survivant-e-s. La question n’est pas d’être pour ou contre l’avortement, comme nous serions pour ou contre les chaussettes blanches dans les sandales ou pour ou contre le beurre salé ou le beurre doux. L’IVG n’est pas un droit, c’est un drame.

Depuis quelques jours, un hashtag prend de l’ampleur sur les réseaux #CeciNestPasUnCintre. Lancé par le planning familial, cette campagne a pour effet d’alerter sur les avortements illégaux, encore pratiqués en France et dans le monde et dangereux pour la santé des femmes. Dommage que la recherche du buzz empêche le planning de trouver des solutions pérennes…

Toute vie vaut la peine d’être vécue, personne ne peut présumer de la tournure que peuvent prendre les évènements. Toute femme vaut la peine d’être pleinement accompagnée dans ses choix, sans jugement.

Les Survivants invitent cordialement Laurence Rossignol à leur local pour un échange autour de ce sujet, et n’hésiteront pas à lui proposer des solutions pour éviter la manipulation et les mensonges autour des droits des femmes !"

Posté le 26 septembre 2016 à 13h52 par Michel Janva | Lien permanent

Propagande mensongère concernant les avortements clandestins

Alors qu'en France, le Planning nous refait le coup des avortements clandestins, le débat parlementaire contre l'avortement en Pologne, a dénoncé cette propagande (sous-titré en Français) :

Posté le 26 septembre 2016 à 13h43 par Michel Janva | Lien permanent

Ceci n'est pas de la propagande

Le gouvernement a lancé l'ignoble campagne pro-avortement #CeciNestPasUnCintre sur les réseaux sociaux. On nous propose une campagne de visuels, pour contrer cette propagande douteuse

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Ceci est un enfant, pas un amas de cellules :

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Posté le 26 septembre 2016 à 13h38 par Michel Janva | Lien permanent

« Le mal que la gauche fait aux femmes »

C'était l'un des sujets abordée lors du forum sur l'union des droites à Orange, ce week end, avec Gabrielle Cluzel et Cécile Edel :

ForumUDD6" « Le mal que la gauche fait aux femmes » : un sujet d’actualité, à l’heure où Laurence Rossignol, ministre de la Famille, s’emploie à clore tous les sites apportant une vision alternative sur l’avortement. « Le gouvernement continue à cibler l’enfant à naître », indique Cécile Edel. La Présidente de Choisir la Vie côtoie chaque jour cette problématique : car l’enfant à naître, c’est pour la gauche « l’ennemi public numéro un », affirme-t-elle courageusementRésolues, ses combattantes pour la préservation de la vie le savent : l’affrontement est devenu incontournable. Car en s’attaquant aux familles, à cet écrin de l’intimité de chacun, c’est à la nature de la Civilisation que s’en prend la gauche. Et désormais, « personne ne peut faire l’économie de cette question : jusqu’où je suis prêt à aller pour défendre ce en quoi je crois? », souligne hardiment Béatrice Bourges. Acquiescement, du côté de l’élue de la Ligue du Sud Marie-Claude Bompard, qui fait les frais de la cohérence de son combat pour la préservation du mariage naturel : on salue, dans la salle, la désobéissance civile du Maire de Bollène qui, refusant de célébrer l’union de deux personnes du même sexe, se voit désormais l’objet des attaques des groupes de pression homosexuels

Posté le 26 septembre 2016 à 13h19 par Michel Janva | Lien permanent

Le taux d’avortement augmente proportionnellement au taux de contraception

Le 26 septembre a lieu la « Journée mondiale de la contraception ». A cette occasion, Claire de La Hougue et Grégor Puppinck exposent dans Valeurs Actuelles le paradoxe de la contraception, selon lequel le taux d’avortement augmente proportionnellement au taux de contraception:

Images-2"« La contraception permettrait d’éviter les grossesses non désirées et, en conséquence, les avortements ». Cet argument, qui a soutenu la politique des gouvernements successifs depuis l’adoption des lois Neuwirth et Veil, n’est pas confirmé par les données statistiques qui révèlent au contraire une corrélation proportionnelle entre taux de contraception et d’avortement.

Alors que des États dans lesquels la contraception est largement diffusée connaissent toujours un nombre élevé d’avortements, d’autres qui ont moins recours à la contraception, sont parvenus à contenir voire réduire considérablement ce nombre. Parmi les pays d’Europe occidentale qui ont le plus fort taux de couverture contraceptive, dépassant 70 % des femmes en âge de procréer, figurent la France et les pays scandinaves, le record étant détenu par le Royaume-Uni qui dépasse 80%. Or en France, non seulement le nombre d’avortements ne baisse pas mais il a tendance à augmenter : il est passé de 206 000 en 2003 à plus de 216 600 en 2013 selon l’INED ; dans la même période, le taux d’avortements, c'est-à-dire le nombre d’avortements pour 1000 femmes en âge de procréer, est passé de 14,2 à 15,3‰, voire même à plus de  18‰ en Ile-de-France. Il en est de même en Suède où le nombre très élevé d’avortements continue à augmenter, passant de 17,2 ‰ à 20,2 ‰ entre 1983 et 2014, et atteint même 29,6 ‰ chez les 20-24 ans. Le Royaume-Uni a aussi un nombre et un taux d’avortements élevés (plus de 16‰ au total et 28,7‰ à 21 ans), et 38 % d’avortements répétés.

En revanche, des pays qui connaissent une moindre diffusion de la contraception ont un nombre d’avortements faible et en baisse. Ainsi, le taux d’avortement en Italie est l’un des plus bas d’Europe : il a été réduit de plus de moitié entre 1982 et 2013, le nombre d’avortements passant de 234 801 à 102 644 par an.

Il y a ainsi une corrélation entre taux de contraception et d’avortement. Cela s’explique par le fait que la majorité des femmes qui ont recours à l’avortement étaient sous contraception lorsqu’elles sont tombées enceinte. En France, l’Inspection générale des affaires sociales observait en 2010 que « 72% des IVG sont réalisées sur des femmes qui étaient sous contraception, et dans 42 % des cas, cette contraception reposait sur une méthode médicale, théoriquement très efficace (pilule ou stérilet) ». Les chiffres sont comparables au Royaume-Uni.

Il apparaît ainsi que le développement de la contraception ne permet pas de réduire l’avortement en-deçà d’un seuil proportionnel au taux d’échec de la contraceptionS’il y a effectivement moins de grossesses non désirées proportionnellement au nombre de rapports sexuels du fait de la contraception, le nombre de grossesses « non prévues » reste élevé et constitue un tiers des grossesses, bien que, dans 4 cas sur 10, les femmes concernées utilisaient une contraception à forte efficacité théorique. Parmi ces grossesses « non prévues », une plus grande proportion d’entre elles est interrompue par un avortement : quatre sur dix en 1975, contre six sur dix aujourd’hui, ce qui explique le maintien de l’avortement à un taux élevé. Le recours massif à la contraception accroît ainsi les comportements à risque, il exclut psychologiquement, mais pas biologiquement, le fait de devenir parent, et conduit à l’avortement.

L’utilisation massive de la contraception, comme de toute autre technologie, donne l’illusion de contrôler la nature et de pouvoir éviter les conséquences naturelles d’une relation sexuelle. Dès lors, l’éducation sexuelle à l’école est inadaptée lorsqu’elle réduit le sens de la responsabilité à l’usage de la contraception et du préservatif. Enseigner qu’une sexualité responsable consiste principalement dans l’usage de moyens techniques permettant d’éviter d’avoir à assumer les conséquences naturelles de ses actes est une forme d’éducation à l’irresponsabilité.

Ce « paradoxe de la contraception » explique aussi pourquoi l’avortement augmente en particulier chez les jeunes qui auraient surtout besoin d’une éducation à la responsabilité. L’exemple d’autres pays européens montre que c’est possible."

Posté le 26 septembre 2016 à 12h38 par Michel Janva | Lien permanent

Contraception : quand les femmes s'éveilleront

A l'occasion de la journée mondiale de la contraception, Thérèse Hargot a réalisé cette vidéo :

Posté le 26 septembre 2016 à 06h57 par Michel Janva | Lien permanent

24 septembre 2016

La presse polonaise accuse Laurence Rossignol de censure de la vérité sur l'avortement

Capture d’écran 2016-09-24 à 13.39.11Le quotidien polonais Nasz Dziennik rapporte les propos du ministre français des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, Mme Laurence Rossignol, qui a déclaré sur France Info préparer des mesures contre les sites alternatifs sur l'avortement. Ces derniers seraient selon elles passibles d’un « délit d’entrave numérique ». Ces propositions devraient être présentées lors de la Journée internationale pour le droit à l’avortement.

La directrice du bureau polonais de l’organisation internationale « pro-vie » CitizenGO, Mme Magdalena Korzekwa-Kaliszuk, qualifie l’initiative de « tentative de censure de la vérité sur l’avortement "

Posté le 24 septembre 2016 à 13h40 par Michel Janva | Lien permanent

23 septembre 2016

L'évocation, par une femme, de sa souffrance occasionnée par un avortement est-elle condamnable ?

Communiqué des Associations familiales catholiques :

Logo"Laurence Rossignol a accusé de " délit d'entrave numérique " les sites internet qui, à travers des témoignages, et contrairement au site - officiel - d'information du Gouvernement, font état des risques pour la mère liés à avortement …

Mettre en avant des observations et des faits, proposer d'autres voies que l'avortement ou favoriser sa prévention seraient donc des délits ? L'évocation, par une femme, de sa souffrance occasionnée par un avortement est-elle condamnable ?

La liberté d'expression est fondatrice de la société démocratique. Et même, pour autant qu'il soit factuel et respectueux, l'exercice d'une telle liberté est la source fondamentale du progrès et de l'approfondissement de la liberté de chacun(e). En outre, le principe de la légalité des délits et des peines, consacré notamment à l'article 8 de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen (" La loi ne peut établir que des peines strictement et évidemment nécessaires et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée ") s'impose, notamment pour respecter la séparation des pouvoirs.

Les Associations Familiales Catholiques s'inquiètent donc d'une telle déclaration quand elle est le fait d'un Ministre de la République. Aussi, elles se montreront attentives aux suites qui lui seront données.

Les AFC considèrent, d'ailleurs, que le nombre très élevé d'avortements en France constitue un problème de santé publique et devrait être traité comme tel : études des facteurs de risque et lutte contre ces mêmes facteurs de risque."

Posté le 23 septembre 2016 à 19h55 par Michel Janva | Lien permanent

«L’avortement n’est pas un moindre mal, c’est le mal absolu »

PAu Pérou, la Commission épiscopale pour la vie et la famille  a célébré la XXII° Journée de la Vie, sous le thème « Famille, vit la joie de l’amour ». Dans un message, elle écrit :

« La vie humaine est un don sacré, surtout au moment des premières phases de la conception. Le Seigneur nous a appelés avant même de nous créer, dans sa pensée et Il nous a créés pour nous aimer et pour aimer ».

Dans un communiqué, les évêques lancent l’alarme concernant la récente décision du Tribunal de Lima de lancer la distribution gratuite de la pilule du lendemain dans les Centres sanitaires du pays. Cette spécialité pharmaceutique, représente

« un attentat contre la vie humaine, en particulier celle des plus petits et des plus privés de défense, de ceux qui n’ont pas de voix ».

Est lancé un avertissement officiel à l’Etat afin qu'il se rappelle que

« sa fonction est celle de respecter et de promouvoir les droits fondamentaux de tous les péruviens, sans discrimination d’aucun type, encore moins liées à ’âge ou à l’impossibilité d’agir »

Posté le 23 septembre 2016 à 14h49 par Michel Janva | Lien permanent

22 septembre 2016

Merci à Laurence Rossignol d'inciter à aller consulter des sites alternatifs à l'avortement

Jean-Frédéric Poisson s'élève contre la mise en place par le gouvernement d'un "délit d'entrave numérique" destiné à faire taire notamment les sites proposant une alternative à l'avortement :

A"Le week-end dernier, Laurence Rossignol disait au micro de France Info qu'elle allait faire une annonce le 28 septembre prochain, concernant la mise en place d'un "délit d'entrave numérique" à l'avortement. Le ministre ciblait à l'occasion des sites internet qualifiés de "pervers" ou "manipulateurs", donnant l'occasion à beaucoup d'auditeurs - comme à moi-même - d'aller les consulter pour se faire un avis. Elle a notamment cité le site « AfterBaiz », et j’ai découvert un site d'information et non de propagande, qui traite d’ailleurs de nombreux sujets qui ont trait à la sexualité des jeunes, aux peines de coeurs, à la jalousie, à la contraception… Et qui aborde, il est vrai, la question de l’avortement en précisant qu’il existe des alternatives et que ce n’est pas une bonne chose en soi. Est-ce donc le crime qui nécessite de les faire taire par la force ?

Il faut une mauvaise fois hors-norme et une volonté totalitaire sans limite pour voir autre chose qu’un site destiné à de jeunes adultes souvent un peu perdus dans cet univers magnifique et pourtant compliqué de la sexualité.

Sur le site dédié au sujet et promu à coup de milliers d'euros par le gouvernement français, j'ai en revanche constaté que l'avortement était systématiquement la seule solution proposée. On voit pourtant sur les sites « concurrents » des témoignages de femmes qui souffrent après leur avortement et qui auraient aimé être, je cite, "mieux informées" ! Le gouvernement a-t-il donc pour projet de faire taire celles qui souffrent de leur avortement parce qu'il faudrait le promouvoir à n'importe quel prix ? Est-ce que les larmes de ces femmes seront elles aussi considérées comme un « délit d’entrave numérique » à l’avortement ? [Lire la suite]"

Posté le 22 septembre 2016 à 11h52 par Michel Janva | Lien permanent

La gouvernement assume sa discrimination envers les femmes voulant garder leur enfant

La député Patrick Hetzel a interrogé le ministre des affaires sociales et de la santé sur les frais médicaux des femmes enceintes souhaitant mener leur grossesse à terme :

H"Aujourd'hui, la France est, avec l'Irlande, championne d'Europe de la fécondité. Toutefois, force est de constater un léger recul de celle-ci entre 2014 et 2015 : 1,96 enfants par femme en 2015 contre 2 en 2014. De ce fait, on ne peut que s'étonner de la discrimination dont sont victimes les femmes qui souhaitent mener leur grossesse à terme par rapport à celles qui l'interrompent. En effet, depuis le 1er avril 2016, les femmes interrompant volontairement leur grossesse se voient rembourser tous leurs frais médicaux par la Sécurité sociale à 100 %, alors que, pour une femme enceinte, les 2 premières échographies avant la fin du 5ème mois de grossesse ne sont remboursées qu'à 70 %. Il aimerait connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement à ce sujet, afin de mettre fin à cette rupture d'égalité qui pénalise les femmes menant leur grossesse à terme."

Réponse du ministre :

"L'interruption volontaire de grossesse (IVG) est un droit, celui des femmes à disposer de leur corps. Or, pour garantir l'effectivité de ce droit pendant les 16 premières semaines de la grossesse, l'accès à l'IVG doit être entièrement gratuit pour permettre aux femmes qui le souhaitent d'y recourir sans que la question financière n'interfère. Avant 2016, le forfait de prise en charge des frais relatifs à l'IVG ne couvrait pas l'entièreté des frais engagés laissant certaines situations de détresse sans réponse. Soucieux d'améliorer cette couverture pour que l'aspect financier n'entre pas en jeu dans le choix de la patiente, le Gouvernement a souhaité compléter la prise en charge de l'IVG. Les soins prodigués aux femmes enceintes n'obéissent pas aux mêmes modalités de prise en charge, les actes et prestations couverts n'étant pas définis au travers d'un forfait spécifique. Aussi, il ne parait pas opportun de comparer ces deux modes de prise en charge et ce d'autant que la France se distingue des autres pays par l'étendue de sa couverture maternité. L'assurance maternité assure en effet, pour le suivi de la grossesse des femmes enceintes, une prise en charge des frais de santé particulièrement étendue tandis que le niveau de remplacement des revenus pendant le congé maternité est très élevé."

On note que le ministre estime l'avortement légal jusqu'à 16 semaines !!

Posté le 22 septembre 2016 à 11h16 par Michel Janva | Lien permanent

21 septembre 2016

Délit d'entrave numérique à l'avortement : Emile Duport répond à Laurence Rossignol


Emile Duport : "En matière d'avortement, pas... par bvoltaire

Posté le 21 septembre 2016 à 16h37 par Michel Janva | Lien permanent

20 septembre 2016

L’Europe est entrée dans un hiver démographique par un nihilisme fertile

Extraits de l’éditorial de Jean-Marie le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, dans la Lettre de la Fondation de septembre 2016 :

Test-2« A la question, "la vie vaut-elle encore la peine d'être donnée ?" les différentes politiques conduites depuis cinquante ans répondent clairement « non » ! D’où la succession ininterrompue jusqu’à ce jour de lois mortifères sur la famille, la contraception, l’avortement, la procréation artificielle, l’eugénisme et ces nouvelles formes de sacrifices humains que constituent les expériences sur l’embryon. Pour ne parler que des agressions contre le début de la vie, des dérives analogues s’ingéniant à hâter la fin de vie. L’Europe est entrée dans une sorte "d’hiver démographique", non plus à cause d’une guerre mais par un nihilisme fertile en raison de non-vivre (malthusianisme, hédonisme, écologisme, etc.). La « disparition » française de 10 millions d’enfants depuis plus de quarante ans est l’objet d’une célébration permanente et fait notre fierté nationale. Toute critique publique de cette hécatombe est formellement interdite au profit d’un masochisme auquel succombent les meilleurs. Il faudrait même se repentir, au nom d’un terrorisme de la bienveillance, d’évoquer ce cortège de morts, par égard à l’idéologie féministe et à ses prêtresses, c’est-à-dire que ce sont bel et bien les victimes qui sont devenues les bourreaux.

Les fruits de cette tragédie pour la France sont gravement sous-estimés : « nous sortons de l’Histoire parce que nous sortons de la vie ! ». La fondation Jérôme Lejeune est la seule institution à combattre l’avortement (et ses avatars, y compris la GPA) non seulement en tant qu’acte individuel mais parce qu’il entraîne aussi des conséquences collectives, morales, juridiques, financières, démographiques et géopolitiques dévastatrices. Pour le Pr Jérôme Lejeune « un pays qui tue ses enfants tue son âme ».

Nous en sommes là, anémiés spirituellement et physiquement face aux nouvelles menaces. Par son action concrète, inlassable et unique, la Fondation ne se résigne pas à voir la France renoncer à protéger ses propres enfants et perdre son âme. Elle n’accepte pas que l’on sacrifie la victime pour ne pas avoir à affronter l’agresseur, que l’on ne livre pas bataille par peur de déplaire aux grandeurs d’établissement, que l’on cède pour ne pas perdre. Le salut de la France dépend de ses raisons de vivre. C’est le trésor que nous voulons partager. D’urgence, aidez la Fondation à redonner à nos compatriotes le goût de cette « incroyable signification de la vie humaine ». Pour ne pas sortir de l’Histoire. »

Posté le 20 septembre 2016 à 14h26 par Michel Janva | Lien permanent

Comment mieux protéger le fœtus ? En supprimant l'avortement

Cet article du Monde a un titre grandiose : "Comment mieux protéger le fœtus ?"

MIl faudrait déjà interdire l'avortement et tous les produits abortifs...

Mais la préoccupation n'est pas là :

"Comment mieux protéger les femmes enceintes et leurs futurs enfants des risques liés à la prise de médicaments, à la consommation d’alcool ou de drogues, à l’exposition aux polluants de l’environnement ? Le dossier valproate (Dépakine, spécialités et génériques) a une nouvelle fois mis en lumière la grande vulnérabilité de l’humain en formation et les réponses insuffisantes à propos de cet enjeu de santé publique."

Ils filtrent le moucheron et laissent passer le chameau...

Posté le 20 septembre 2016 à 14h04 par Michel Janva | Lien permanent

Le caractère totalitaire du régime sur l'avortement

Une comparaison d'Henri Védas :

Unknown-2"Quand on dit que Laurence Rossignol & consorts sont dans une démarche totalitaire, un point de comparaison : le bloc de l'Est. Evidemment, une opposition à l'avortement était tolérée en Pologne. Mais parlons de l'Allemagne de l'Est. 

Le parti communiste est-allemand, le SED, avait un certain nombre de partis alliés fantoches, simulant un spectre politique plus ou moins complet. Parmi eux, un parti "chrétien démocrate" marxisé (appelé CDU, no relation). Qui a TOUJOURS voté avec le SED, même pour les pire avanies. 

Toujours, sauf en une occasion: le vote de la loi sur l'avortement. C'est la seule fois où le SED a toléré que son allié vote contre lui. Parce que même aux chrétiens collabos de la CDU, on ne pouvait pas demander un tel reniement. Certains ont voté contre, d'autres abstention. 

Ce "non possumus" que même les bourreaux communistes est-allemands ont eu la décence d'admettre, Mme Rossignol le refuse."

Posté le 20 septembre 2016 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

L'enfant à naître : ennemi public numéro 1

De Cécile Edel, présidente de Choisir la vie :

Droit_a_la_vie_1"Notre gouvernement continue de mener une guerre sans précédent contre l'enfant à naître. 

Après la nouvelle circulaire de Marisol Touraine parue en juillet, relative " à l'amélioration de l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) et à l'élaboration de plans régionaux" qui vise à augmenter l’accès à cette pratique, voici l'annonce fracassante de Mme Laurence Rossignol, de l'instauration d'un délit d'entrave numérique à l'avortement ! 

À l'approche des élections présidentielles, jamais notre gouvernement ne se sera autant précipité pour prendre des mesures draconiennes contre celui qui est devenu son ennemi public numéro 1: l'enfant à naître. 

Celui-ci est recherché, poursuivi, traqué, éliminé. Les mailles du filet se resserrent pour qu'aucun enfant "non désiré" ne puisse échapper à une mort certaine. Cette volonté implacable de prendre pour cible l'être le plus innocent, le plus fragile, est d'autant plus choquante qu'aujourd'hui une autre guerre frappe la France!

La véritable mission de notre gouvernement, en vue du bien commun, doit consister à s'attaquer aux vrais ennemis de la nation et non de s'acharner sur celui qui ne peut se défendre.

Choisir la Vie, depuis sa création, a choisi d'être la voix des sans-voix et de se placer résolument du côté de ces sans-voix que sont les enfants dans le sein de leur mère - ce lieu qui, naturellement, devrait être celui de la plus grande protection et qui est devenu maintenant le lieu le plus dangereux au monde pour un enfant! 

Comme l'a souligné très justement Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, invitée de France Info samedi dernier, " 40 ans après le vote de la Loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse , les anti-avortement n'ont jamais désarmé, pas une fois, pas une heure ".

Oui, Madame Rossignol, l'armistice n'a pas été signé !  Choisir la Vie ne désarmera pas, ne lâchera pas, et annonce dés à présent une riposte pour le 28 septembre et une mobilisation massive des défenseurs de la Vie pour le 22 janvier, date à laquelle aura lieu la 11ème édition de la MARCHE POUR LA VIE à PARIS."

Posté le 20 septembre 2016 à 06h56 par Michel Janva | Lien permanent

19 septembre 2016

Laurence Rossignol fera-t-elle fermer les sites manipulateurs pro-avortement ?

Riposte catholique dénonce les manipulations du site ivg.social-sante.gouv.fr :

Infertilité24

Les infertilités sont dues à des causes variées, il y a d’une part ce qui est lié au contexte infectieux, qui pourrait être réduit avec une bonne hygiène lors des interventions. En revanche, certains problèmes ne peuvent-être évités, ce sont par exemple les fausses-couches spontanées dues à des problèmes utérins, qui sont proportionnelles au risque de prématurité.  La relation entre ces dernières et les avortements est indiscutable depuis la dernière méta-analyse réalisée par Saccone et al. (2016). Une autre cause conduisant à de l’infertilité est l’endommagement du col de l’utérus, qui est ouvert mécaniquement durant un avortement chirurgical, celui-ci peut devenir dur et fermement fermé, ce qui provoque les problèmes que l’on sait. Lire Hardy et al. (2013) pour une revue sur les insuffisances cervicales.

 Toujours sur le même site, on peut lire :

Leduc2

Il faut prendre chaque terme de ces phrases, qui sont une belle construction pour imposer une idéologie, pour comprendre le fond du problème. On nous parle de « La majorité des études scientifique » or, en sciences, il n’est pas question de majorité. Si l’on met une seule fois en évidence statistiquement un fait, avec au minimum une fiabilité de 95%, il faudrait donc 19 articles fait avec autant de sérieux ne trouvant rien, pour se dire que le résultat de la première n’est dû qu’au hasard. On nous dit que les études montrent « qu’il n’y a pas de séquelle », ce qui est une absurdité, d’un point de vue scientifique, les réponses étant soit «Je mets en évidence un phénomène» ou «Je ne mets pas en évidence un phénomène». Le fait de ne pas mettre une chose en évidence ne veut jamais dire pour un scientifique qu’elle n’existe pas. On nous parle du sérieux des études, l’étude Coleman et al. (2009) a été publiée dans Journal of Psychiatric Research (facteur d’impact : 4,465), celles de Dingle et al. (2008) et de Fergusson (2008) dans The British Journal of Psychiatry  (facteur d’impact : 7,06), ces facteurs d’impact sont assez importants, ce qui ne permet pas de douter du sérieux de telles recherches. Ces trois recherches mettent en évidence des risques accrus de : troubles anxieux, agoraphobies, dépendances (alcool, drogues…), troubles bipolaires, troubles obsessionnels convulsifs, etc… On pourrait reprendre ces articles en long, en large et en travers, mais il me semble l’avoir fait il n’y a pas si longtemps que cela.

Leduc3

En parlant des complications, l’analyse du discours se complique ! Ici on nous dit qu’elles sont « rares » mais personnes ne fournit de chiffre, et encore moins de source ! On nous parle uniquement de ce qui peut se produire dans « les jours suivants », sans aucune référence à du long terme.

Parmi les risques infectieux « rares ou inexistants » à long terme, il faut par exemple parler des risques d’infections intra-amniotiques qui sont multipliés par 4 après un avortement (Krohn et al., 1998).

Parmi les risques qui ne sont pas mentionnés sur ce site, il y a le risque de cancer (plus de 50 recherches le mettent en évidence) ou encore la baisse de l’espérance de vie (Reardon & Coleman, 2012). Ce site ne cite que des éléments bénins à court terme, omettant volontairement les conséquences graves et à long terme, de sorte que le lecteur, en recherche d’information, ne puissent même pas les imaginer.

Les conséquences de l’avortement ont même des répercussion sur la santé maternelle à grande échelle, comme le montre ce graphique :

Leduc4

La légalisation de l’avortement dans un pays s’accompagne d’une augmentation de la mortalité maternelle, il est donc nécessaire d’informer correctement le public pour que des choix avisés soient pris.

Le site ivg.social-sante.gouv.fr, comme de nombreux sites de propagande sur l’avortement, est donc un site diffusant des informations orientées et/ou fausses, dans le but de tromper les femmes sur la réalité de l’avortement. Il est donc temps que des personnes qui semblent vouloir faire cesser la désinformation sur le sujet, comme Laurence Rossignol, prennent toutes les mesures pour faire fermer ce site dans les plus bref délais !"

Posté le 19 septembre 2016 à 13h36 par Michel Janva | Lien permanent

Alain Juppé, un homme politique d'arrière-garde

Posté le 19 septembre 2016 à 12h32 par Michel Janva | Lien permanent

17 septembre 2016

Chronique du totalitarisme : lutte gouvernementale contre les sites de soutien aux mères

Images-3Le ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a déclaré ce matin qu'elle allait agir contre les sites internet soutenant les mères en détresse, abandonnées par leur conjoint et la société qui ne leur propose que de broyer leur enfant à naître :

"Le 28 septembre, je ferai une annonce pour expliquer comment nous allons faire reculer ces sites manipulateurs ; des mesures seront prises pour faire cesser ces sites qui trompent les femmes".

"Il faut en parler, sinon on ne peut pas dénoncer la duplicité ; c'est jeune, c'est moderne... c'est une manière très pernicieuse de dénoncer les difficultés". "Il faut dénoncer la duplicité et la pointer ; de mon point de vue c'est un délit d'entrave numérique (...). Être hostile à l'IVG, c'est la liberté d'opinion, mais tromper des jeunes filles, c'est un délit".

Et voilà le délit d'entrave numérique. C'est de la graine robespierriste.

En 1993 a été institué le délit d’entrave à l’avortement, qui permet de poursuivre quiconque dirait le chapelet devant un avortoir. En 2014, le délit d’entrave a été étendu de façon à pouvoir poursuivre ceux qui tentent d’empêcher de « s’informer » sur l’avortement. 

Selon Yves Daoudal, le premier site à devoir tomber pour crime de non-conformité à la culture de mort obligatoire est semble-t-il celui qui s’intitule « Afterbaize.com ». Un site qui parle comme les jeunes, et qui évoque tous les aspects de la sexualité, de façon décontractée, sans se focaliser spécialement sur l’avortement, et sans considérations religieuses ou morales, mais sans cacher que l’avortement tue un bébé.

La mère à sa fille enceinte :

— Je ne te laisserai pas faire la même erreur que moi.

La fille :

— C’est moi l’erreur ?

Posté le 17 septembre 2016 à 12h46 par Michel Janva | Lien permanent

15 septembre 2016

On ne peut pas s’appeler catholique en apportant un soutien actif à l’avortement

Unanimité des évêques contre l'avortement aux Etats-Unis :

"Lundi 12 septembre, des publicités pour l’association « Catholics Pro Choice », un mouvement de catholiques favorables au droit à l’avortement (sic), imprimées en pleine page, sont parues dans plus d’une vingtaine de journaux locaux et nationaux à travers les Etats-Unis. Sous le titre « Abortion in good faith » (« L’avortement de bonne foi »), cette campagne présente différents membres de l’association affirmant à la fois leur foi catholique et leurs convictions pro-IVG. En bas de chaque page, un bandeau rouge avec le slogan : « Le financement public de l’avortement est une mesure de justice sociale catholique », et une invitation à signer, sur Internet, le manifeste du mouvement.

La parution de ces affichettes dans la presse a suscité immédiatement une levée de boucliers des évêques américains. Le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York mais également président de la commission des évêques américains sur les activités pro-vie, a jugé cette campagne « extrême » et « trompeuse ». Dans un communiqué, mercredi 14 septembre, il rappelle également que Catholics Pro Choice « n’est en aucune façon relié à l’Église catholique ». Le mouvement, déjà condamné par le passé par les évêques américains, « n’a aucune appartenance (à l’Église), et ne s’exprime clairement pas au nom des fidèles », a rappelé le cardinal Dolan. Il a également affirmé que le mouvement « est financé par de puissantes fondations privées pour promouvoir l’avortement comme une méthode de contrôle de la population ».

« L’avortement tue les plus vulnérables d’entre nous, blesse les femmes et déchire le cœur des familles », a-t-il insisté, rappelant la position de l’Église catholique, qui le condamne en toutes circonstances. « L’utilisation du nom “catholique” comme un moyen de promouvoir le fait de prendre des vies humaines innocentes est une offense non seulement aux catholiques, mais à tous ceux qui attendent honnêteté et franchise dans la parole publique », a-t-il martelé.

D’autres évêques ont également réagi, notamment dans les diocèses dans lesquels les journaux locaux ont publié les publicités du mouvement. C’est le cas au Texas notamment, où les évêques ont signé un communiqué commun dans lequel ils rappellent que « l’enseignement social catholique est basé sur – et inséparable de – notre conception de la vie humaine et de la dignité humaine. Chaque personne, du moment de la conception à la mort naturelle, dispose d’une dignité qui lui est inhérente et d’un droit à la vie conséquent à cette dignité. (…) On ne peut pas s’appeler soi-même un catholique, tout en rejetant la sacralité de la vie en apportant un soutien actif à l’avortement », concluent les évêques texans.

Dans un communiqué séparé, Mgr Michael Olson, évêque de Fort Worth au Texas, rappelle aux catholiques de son diocèse que « toute pratique directe et intentionnelle d’un avortement est un mal moral grave et que le fait permettre et encourager délibérément et volontairement d’autres personnes à réaliser ou recourir à l’avortement est un péché mortel ».

Le ton est identique chez les évêques du Minnesota, qui déplorent cette campagne qui « dénature déplorablement la noble tradition catholique de la justice sociale », dans un communiqué du 12 septembre. Ils relèvent également que « les publicités elles-mêmes ne font aucun effort pour ancrer ces revendications dans une quelconque source faisant autorité en matière de foi catholique »."

Posté le 15 septembre 2016 à 19h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)


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