27 août 2016

Avortement : des femmes témoignent de leur manque de liberté

41XpUAmpfbLDans L'IVG, 40 ans après la loi Veil. La face cachée de l'avortement : des femmes témoignent, Marie Philippe, fondatrice du site www.ivg.net, publie des témoignages sur la réalité de l'avortement, en France. L’avortement « est toujours un drame et cela restera toujours un drame » disait Simone Veil en 1974. Or, l'incitation à l'avortement n'a jamais été aussi forte en France et malheurs à ceux qui osent s'écarter de la doxa officielle. C'est ce que subissent les animateurs du site ivg.net. Ce livre laisse la parole à ses mères qui ont du avorter sous la pression de leur conjoint, de leurs parents, de leur entourage, à contre-coeur, et que personne ne vient aider ensuite dans leur détresse. L'auteur explique :

"Nous sommes pourtant régulièrement invectivés parce qu'on ose présenter des témoignages de femmes en grande souffrance. Par exemple, Clémence nous a écrit un jour : "Vous faites culpabiliser les femmes qui souhaitent avorter et vous ne leur rappeler pas l'importance du droit à l'IVG et les avantages qu'il est possible d'en tirer !". Je lui ai dit que beaucoup de gens se chargeaient déjà d'exalter ce droit, qu'il n'était pas utile d'en rajouter, que nous ne culpabilisons personne car, hélas, les femmes se culpabilisent toutes seules et qu'enfin c'était souvent après l'IVG que nous étions sollicitées quand c'est déjà trop tard ! Je lui ai rappelé que notre rôle est d'informer les femmes en totalité, sans occulter les problèmes, sans les prendre pour des idiotes. Quand nous leur demandons simplement "Avez-vous bien mesuré les conséquences de ce que vous envisagez de faire ?", "Est-ce vraiment votre choix ? N'est-ce pas plutôt celui de votre copain ?...", comment ferions-nous de la "culpabilisation" ?

Posté le 27 août 2016 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

24 août 2016

L'association pro-avortement Marie Stopes International préoccupe la santé publique britannique

Unknown-13Marie Stopes International, une officine d'avortements, avait reçu 30 millions d'euros de l'Union européenne sur la période 2005-2009. En 2015, cette même organisation a demandé au Tribunal de l’Union européenne l’autorisation d’intervenir contre l’Initiative citoyenne européenne Un de nous (One of Us) dans son recours engagé contre la décision de la Commission européenne.

Marie Stopes International pratique un nombre d’avortements en croissance continue : 350 000 en 2005, plus de 900 000 en 2009 ; 2,2 millions en 2012 et 3,3 millions en 2014. En 2013, MSI avait un budget annuel de plus de 211 millions de livres sterling. Parmi les méthodes d’avortement employées, MSI fait l’usage de la méthode connue sous le nom de « régulation menstruelle », ou « Aspiration Manuelle Intra-Utérine » (AMIU) : si le cycle menstruel tarde, le contenu de l’utérus est aspiré au moyen d’une pipette réutilisable.

Cette technique permet de pratiquer des avortements dans les pays où cela est interdit car d’une part l’embryon ou le fœtus aspiré n’est plus identifiable (réduit à de la bouillie), d’autre part cette méthode est employée sans avoir préalablement vérifié la grossesse ce qui permet de contourner l’interdiction. Dans la pratique, ce procédé est utilisé jusqu'à 16 semaines, parfois même plus. MSI favorise également la stérilisation à grande échelle dans les pays pauvres, que ce soit par la ligature des trompes ou la vasectomie. MSI implante et injecte aussi des contraceptifs de longue durée, certains n’étant pas utilisés, voire interdits, dans les pays développés en raison de leurs effets indésirables.

Marie Stopes (1880-1958) a ouvert la première clinique de contrôle de naissances dans un quartier pauvre de Londres. Dans son livre « Radiant Motherhood » publié en 1920Marie Stopes expose sa pensée eugéniste et son projet à destination de « ceux qui créent le futur ». Afin d’améliorer la race humaine, elle prétend que seuls les gens beaux, intelligents, sains et riches, devraient être autorisés à avoir des enfants. Plus encore, la société devrait stériliser « les malades, les négligents envers la race, les dépensiers, les insouciants, les faibles d’esprit et les membres les plus vils de la communauté ». Se voulant aussi poète, elle a adressé ses œuvres en 1939 à Adolf Hitler. Elle était une proche de Margaret Sanger, eugéniste et fondatrice du Planning Familial.

Bref, la bonne nouvelle c'est que cette organisation a suspendu ses opérations dans ses avortoirs de Grande-Bretagne, suite à des inspections suprises de la Commission de qualité des soins. La commission a conclu qu’on ne pouvait être certain que le personnel ait les compétences ou la formation requises pour administrer une sédation ou une anesthésie. Elle fait état également de « préoccupations immédiates quant à la question du consentement ». Le Service de Santé publique a donc envoyé les 250 femmes qui allaient se faire avorter dans d’autres avortoirs, en attendant que la situation soit clarifiée.

« En tout temps, a déclaré le Pr Baker, inspecteur en chef adjoint de la commission, notre priorité est de veiller à ce que les patientes reçoivent des soins sûrs, de haute qualité et compatissants ».

Pour les enfants à naître, on verra plus tard. Ou pas.

Posté le 24 août 2016 à 18h51 par Michel Janva | Lien permanent

Le plan du milliardaire Georges Soros pour abroger les lois pro-vie

Lu sur Réinformation.tv :

Unknown-10"Un document secret des « Open Society Foundations » (OSF) de George Soros récemment mis au jour révèle que le milliardaire a décidé de participer à la promotion de l’avortement et à la suppression des lois provie en finançant un plan de trois ans taillé sur mesure pour s’attaquer d’abord aux pays catholiques. [...] La fondation du milliardaire hongrois, homme lige des Rothschild, a ainsi, selon le document piraté, exposé sa stratégie 2016–2019 en faveur des « droits des femmes ». L’Irlande, où la législation reste largement favorable à la vie, est présentée comme la première cible à frapper. Une fois ce bastion tombé sous les coups des promoteurs de l’avortement, il s’agirait d’utiliser l’Irlande comme modèle pour démanteler les protections de la vie « dans d’autres pays fortement catholiques ».

Selon le document d’OSF, « alors qu’elle connaît l’une des lois anti avortement les plus restrictives au monde, y obtenir une victoire pourrait avoir un impact sur d’autres pays fortement catholiques d’Europe, telle la Pologne, et fournir la preuve bien nécessaire que le changement est possible, même dans des lieux très conservateurs ».

L’Irlande peut s’enorgueillir encore de sa belle Constitution amendée en 1983 pour affirmer « le droit de vivre de l’enfant à naître, en tenant dûment compte de légal droit à la vie de la mère » : elle garantit que ses lois « respectent et autant que possible défendent et font valoir ce droit ». C’est bien l’abrogation de ce 8e amendement que la fondation de George Soros voit comme la première urgence : bénéficieront de ses largesses, selon le document fuité, l’Abortion Rights Campaign, Amnesty International Irlande et l’association irlandaise du Planning familial qui devront « travailler de concert pour faire révoquer l’amendement constitutionnel irlandais ». [...]

Si l’Irlande est en première ligne dans le plan de Soros, le document de l’OSF annonce également des subventions en faveur de l’activisme pro-avortement en Europe, au Mexique, en Zambie, Nigéria, en Afrique du Sud, en Tanzanie et en Amérique latine [...]"

Posté le 24 août 2016 à 08h36 par Michel Janva | Lien permanent

19 août 2016

Le Dr Dor et le combat pour la vie

Posté le 19 août 2016 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

12 août 2016

Mon corps mon choix ? Ben non

Les pro-avortements ont recouvert les tags des Survivants. En réponse, ils ont amélioré les leurs :

I

Sur Mon Corps mon choix, les Survivants écrivent :

"Les survivants ont choisi de surfer sur le succès fulgurant du jeu Pokemon Go, afin de sensibiliser les jeunes au sujet tabou de l'avortement. Des inscriptions réalisées au pochoir près de nombreuses arènes de la capitale, interpellent les passants : "Et si Pikachu n'était jamais né?". Depuis quelques jours, "Sauvez Pikachu" a évolué en "Mon corps, mon choix", motto des féministes. Face à cela, nous souhaitons apporter une réponse.

Adieu le contrôle total, je reçois mon corps

Mauvaise nouvelle pour un grand nombre aujourd'hui, le corps est soumis à des changements face auxquels nous ne pouvons rien : le temps, les modifications hormonales... Certains font ainsi appel à des artifices pour avoir le corps choisi. Tout ceci n'est pas intégré dans le "mon corps, mon choix", car j'ai reçu mon corps. Deux questions à se poser face à cela : qu'est-ce que je vais faire de mon corps? Quel sens vais-je lui donner?

D'autre part, mon corps, c'est la première chose que quelqu'un voit quand je le rencontre. Le corps fait alors partie de la relation, quelle qu'elle soit. La connaissance de l'autre passe par le corps de l'autre. Et on ne le comprend que trop bien dans la relation amoureuse qui se concrétise dans la relation sexuelle avec l'autre. On lui donne son corps.

Et le corps de l'autre alors?

En posant le "mon corps, mon choix", cela pose un impératif catégorique et implique une liberté totale à disposer soi-même de son propre corps. Or, en recouvrant une inscription qui parle du choix des femmes à choisir de garder leur enfant ou non, les féministes ont réagi en montrant que leur corps et leur choix est ce qu'il y a de plus important. Avant même celui d'un être à venir? Sans vouloir rentrer dans la polémique du nombre de jours de grossesse où l'on considère l'embryon comme un être humain, c'est bien un être en devenir qui grandit dans le corps de la femme, donc un autre qu'elle, donc un autre corps que le sien.

Le "mon corps, mon choix", ne serait alors que l'apanage des femmes? Cet être en devenir n'a pas choisi, ni son corps, ni son existence. C'est aux parents, et surtout à la femme, future mère ou non, que revient ce choix de sa vie ou non. Nous y avons tous été confronté à quelque moment que ce soit : nos parents nous ont-ils désirés? Notre mère a-t-elle souhaité nous avorter? Le "mon corps, mon choix" n'est donc pas un absolu seulement réserver aux femmes.

Pour une défense féministe de toutes les femmes

Quand les féministes crient sur tous les toits : "mon corps, mon choix" parlent-elles à toutes les femmes? Se font-elles les porte-parole de ces femmes qui ne souhaitent pas avoir pour seule option que d'avorter? Toutes les femmes rencontrent des angoisses, plus ou moins fortes, face à l'annonce de leur grossesse : vais-je pouvoir bien occuper? Financièrement comment cela va-t-il se passer? Qu’est-ce-que cela va engendrer comme changement dans ma vie? Et bien d'autres encore... Est-ce alors pour ces diverses raisons qu'il faut se débarrasser d'un "problème" ?

"Mon corps, mon choix" n'est pas un principe universel, par conséquent indémontrable, pour imposer à toutes les femmes que c'est leur corps qui prime avant tout, leur supprimant par là la possibilité de se poser des questions et de chercher d'autres solutions alternatives."

Posté le 12 août 2016 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent

11 août 2016

Il faut cesser de se trouver des excuses pour voter pour des candidats qui pro-avortement

C'est le message de Carl Anderson, responsable des Chevaliers de Colomb, adressé aux catholiques américains :

"Le pape François a insisté sur l'importance pour les catholiques de s'impliquer dans la vie politique. Ses paroles sur l'importance pour un citoyen catholique à être fidèle nous concernent tout particulièrement. Il faut mettre un terme à cette manipulation politique qui conduit les catholiques à voter pour des défenseurs de l'avortement

Il est temps de mettre fin à cette compromission des fidèles catholiques avec ce meurtre que constitue l'avortement. Il faut désormais cesser de se trouver des excuses pour voter pour des candidats pro-avortement. L'avortement est un meurtre de masse pratiqué envers des êtres innocents. Nous n'arriverons jamais à construire une culture de vie si nous continuons à voter pour des personnalités politiques qui soutiennent la culture de mort"

Posté le 11 août 2016 à 14h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

10 août 2016

Belle manoeuvre virale des Survivants

Philippe relayait avant hier l'initiative de l'association pro-vie Les Survivants avec son application dérivée et inspirée de Pokemon Go pour sensibiliser à la réalité de l'avortement. Même le ministre a réagi :

Emile Duport, à la tête des Survivants, a aussitôt répondu :

Aujourd'hui, c'est Le Monde qui relate cette affaire en évoquant aussi le site ivg.net, qui mène un combat virale contre la propagande du gouvernement.

Posté le 10 août 2016 à 19h47 par Michel Janva | Lien permanent

L’enfant à naître a constitutionnellement et légalement les mêmes droits que l’enfant né

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"La Haute Cour irlandaise, le 4 août, a décidé que l’enfant à naître avait constitutionnellement et légalement les mêmes droits que l’enfant né.

L’affaire concernait un Nigérian que les autorités voulaient expulser. L’homme, qui demandait un statut de réfugié, faisait jouer tous les recours pour rester en Irlande, et il trouva finalement l’argument qu’une Irlandaise était enceinte de ses œuvres et que l’enfant à naître avait le droit d’avoir un père. La justice lui répondit que l’enfant n’étant pas né cet enfant avait seulement le droit de naître, selon les termes de la Constitution. Mais la Haute Cour fait observer que le mot « unborn » (non-né) désignant l’être protégé par la Constitution veut dire « unborn child », enfant à naître, donc enfant : il est dépositaire de tous les droits de l’enfant.

Ce jugement, en lui-même, n’est pas de la plus haute importance (et l’on est tenté de voir surtout qu’il explique aux immigrés clandestins comment faire pour rester en Irlande…). Mais dans le contexte actuel il ne passe pas inaperçu. En effet, sous la pression internationale, le gouvernement irlandais cherche le moyen de libéraliser l’avortement, et il vient de constituer une « conférence citoyenne » pour examiner la question. Les défenseurs de la vie montent donc au créneau, et demandent de rejeter toute tentative de contester les droits constitutionnels de l’enfant à naître : pour commencer il faut abolir la loi de 2013 qui a ouvert une première brèche en permettant l’avortement en cas de « risque de suicide » de la mère."

Posté le 10 août 2016 à 11h53 par Michel Janva | Lien permanent

09 août 2016

Amour, Enfant... ou IVG ?

Posté le 9 août 2016 à 16h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

08 août 2016

Et si Pikachu n'était jamais né ?

L'association pro-vie Les Survivants vient de lancer une application dérivée et inspirée de Pokemon Go pour sensibiliser à la réalité de l'avortement. C'est astucieux car cela touche un milieu plutôt jeune et branché. Bien entendu les pro-avortement et autres féministes s'étranglent de rage :

CpBaLGbWIAAzOJk

PikaLe site sauvezpikachu.com n'est disponible que sur mobile.

Posté le 8 août 2016 à 15h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

04 août 2016

Gilbert Montagné : " J'ai su après que mes parents avaient pensé à l'avortement"

Beau témoignage de Gilbert Montagné :

Gilbert-montagne" (...) Contrairement à ce que l’on pensait, Gilbert Montagné n’est pas né avec ce handicap. Le chanteur a raconté les conditions difficiles qui ont entouré sa naissance. En 1951, ses parents qui avaient déjà trois enfants, n’attendaient pas du tout ce bébé. "Ils vont avoir un quatrième, ça ne les arrange pas trop d'ailleurs et j'ai su après qu'ils avaient pensé à l'avortement, que maman avait essayé de trouver des solutions, mais je m'accrochais », se souvient le chanteur.

La rage de vaincre de Gilbert Montagné s’enracine dans l’enfance. Il naît un 28 décembre, à 5 mois et demi de grossesse et reste "plus de trois mois en couveuse, jusqu'à terme". A l’époque, les médecins, encore assez démunis face à ces bébés venus trop tôt au monde, commettent une erreur fatale. "Ce qu'il s'est passé, c'est qu'à l'époque ils ne savaient pas le dosage adéquat en oxygène, raconte Gilbert Monta­gné. Ils en ont trop mis dans la couveuse et ça a brûlé tous les tissus, les nerfs optiques." Le petit Gilbert perd à tout jamais la vue.

On pourrait s’attendre à ce que le chanteur garde une certaine rancune d’un tel drame. Pas du tout. "Quelle merveille ce qu'ils ont fait, parce que s'ils n'en avaient pas mis assez, je ne serai pas là à vous parler", se félicite-t-il. Cela s’appelle voir la vie avec les yeux du cœur."

Posté le 4 août 2016 à 07h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

27 juillet 2016

Suicide français : 218 100 avortements en 2015

La Commission sur les données et la connaissance de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) a publié son rapport. Selon cette étude, le nombre d'avortement en France métropolitaine est stable depuis une dizaine d'année.

Il y a cependant de "fortes disparités régionales". Le nombre de meurtres d'enfants à naître varie selon les régions "entre 11 et 34 IVG pour 1000 femmes en 2015".

Et inévitablement, ce rapport formule des recommandations : améliorer l'information partagée entre les différents services de soins, mieux répondre aux besoins d'information sur les difficultés d'accès, les parcours et les inégalités sociales, améliorer la connaissance en matière d'attentes et de satisfaction des femmes et renforcer le respect de la confidentialité notamment.

Posté le 27 juillet 2016 à 16h56 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2016

La clause de conscience des pharmaciens est un droit de l'homme

Grégor Puppinck, Docteur en droit, Directeur de l’ECLJ et auteur de l’essai « Objection de conscience et droits de l’homme », publié par Société Droit et Religion, CNRS Editions, juillet 2016. Il vient d’être nommé membre du panel d’experts de l’OSCE/ODIHR sur la liberté de religion ou de croyance, la principale autorité institutionnelle en matière de liberté de religion et de conscience, pour 3 ans. Il aborde pour Gènéthique le problème de la clause de conscience des pharmaciens :

"Cette clause garantirait à chaque pharmacien le droit de « refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine ». A ce jour, ce droit est déjà garanti aux médecins et à tous les auxiliaires médicaux ainsi qu’aux sages-femmes et aux chirurgiens-dentistes. Il est aussi reconnu aux pharmaciens dans de nombreux autres pays européens. C’est le cas notamment de nos voisins, belges, britanniques, espagnols, italiens et portugais. Les pharmaciens français font donc doublement figure d’exception en France et en Europe. Plus généralement, c’est ce même droit « de ne pas tuer » qui est aussi reconnu face au service militaire.

En fait, les pharmaciens français, comme toute autre profession, possèdent déjà potentiellement ce droit, puisqu’il leur est garanti au titre de la liberté de conscience par le droit européen et international. Ceux qui veulent l’exercer peuvent déjà l’invoquer devant les juridictions françaises et internationales qui devront alors en fixer les limites.

La Cour Européenne des droits de l’homme reconnaît « la liberté de conscience des professionnels de la santé »

Il est vrai qu’il y a plus de 15 ans, dans l’affaire Pichon et Sajous contre la France, la Cour européenne des droits de l’homme avait accepté qu’un pharmacien soit sanctionné pour son refus de vendre la pilule. Mais cette décision ancienne a été fort critiquée, car pour justifier sa position, la Cour a observé que le pharmacien conserve, nonobstant l’obligation de délivrer des pilules abortives, la faculté de manifester ses convictions « hors de la sphère professionnelle ». De fait, cette faculté de manifester ses convictions hors du cadre professionnel ne réduit en rien la contrainte à laquelle il était soumis dans ce cadre.

Plus récemment, la Cour européenne a reconnu à plusieurs reprises le droit du personnel médical à la liberté de conscience, estimant qu’il appartient aux Etats « d’organiser leur système de santé de manière à garantir que l’exercice effectif de la liberté de conscience des professionnels de la santé dans le contexte de leurs fonctions n’empêche pas les patients d’accéder aux services auxquels ils ont droit en vertu de la législation applicable ». Ainsi, la Cour de Strasbourg tient pour acquis que l’Etat ne peut pas obliger un professionnel de la santé à agir contre sa conscience, même pour délivrer un « service » légal, tel que l’euthanasie.

Avortement, euthanasie, biotechnologies : le Conseil de l’Europe reconnaît le droit de ne pas tuer.

Le « Droit à l’objection de conscience dans le cadre des soins médicaux légaux » a aussi été solennellement réaffirmé en 2010 par le Conseil de l’Europe, garantissant ce droit à toute personne et établissement de refuser « de réaliser, d’accueillir ou d’assister un avortement, une fausse couche provoquée ou une euthanasie » ou « toute intervention visant à provoquer la mort d’un fœtus ou d’un embryon humains ».  De même, en 1989, le Comité d’experts du Conseil de l’Europe en matière de bioéthique avait aussi affirmé ce droit.

En outre, la Cour de Strasbourg exige des législations nationales qu’elles soient cohérentes et non discriminatoires, ce qui n’est pas le cas en l’espèce. Il est incohérent et discriminatoire de reconnaître la clause de conscience à toutes les professionnels de santé à l’exclusion des pharmaciens. En effet, que l’euthanasie soit pratiquée au moyen d’un comprimé ou d’une perfusion ne change rien à la nature de l’acte. Celui qui vend le comprimé est autant engagé moralement par l’acte que celui qui pratique la perfusion. Il est donc incohérent de garantir le droit de ne pas pratiquer la perfusion et de refuser celui de ne pas vendre le poison. Le pharmacien collabore directement à l’euthanasie dès lors que l’usage et l’effet du poison délivré ne laissent place à aucun doute.

L’objection de conscience : un « signal d’alarme » pour la société

Il est parfois objecté que les professionnels de santé ne devraient pas avoir de liberté de conscience car ils choisissent librement leur profession. Cela reviendrait paradoxalement à interdire ces professions aux personnes qui justement refusent « d’attenter à la vie humaine ». En outre, tous ces professionnels doivent s’engager à exercer leur profession avec conscience, ce qui est une garantie pour les patients. Or, pour nombre d’entre eux, l’euthanasie est étrangère à leur profession.

L’euthanasie et la stérilisation forcée ont été largement pratiquées au XXe siècle, et pas seulement dans l’Allemagne nazie ; il aurait été bon qu’à l’époque les médecins et les pharmaciens bénéficient d’une clause de conscience, et surtout qu’ils l’exercent !

La clause de conscience n’est pas qu’une liberté individuelle, elle est aussi un signal d’alerte pour toute la société. Si de nombreux médecins et pharmaciens refusent de pratiquer un acte, les autorités publiques ne devraient pas chercher à les y forcer, mais devraient s’interroger sur les causes de ce refus, car ce n’est pas la loi, mais bien la conscience individuelle qui est l’ultime juge de la justice.

Refuser toute clause de conscience aux pharmaciens, comme semble le vouloir le gouvernement, au motif qu’ils pourraient l’exercer contre la délivrance de « pilule abortive » n’a aucun sens et est une insulte à cette profession, d’autant plus que toutes les autres professions médicales peuvent refuser de participer à une IVG. Il faut faire confiance au professionnalisme des pharmaciens et à la conscience individuelle… plus qu’à la loi."

Posté le 25 juillet 2016 à 17h31 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2016

Le diktat de l'Ordre des pharmaciens

Suite au communiqué de l'Ordre des pharmaciens, demandant l'enterrement du projet de clause de conscience, un pharmacien lecteur du Salon Beige nous fait suivre son courrier de réaction :

"Mon message fait suite au sondage sur le projet d'article R.4235-18 du Code de déontologie.

Je n'ai pas manqué de donner mon avis en ligne (et vous remercie de m'en avoir donné la possibilité) mais n'ai pas alors jugé utile de rédiger un commentaire expliquant mon choix, ce que j'ai vivement regretté à la lecture du communiqué de presse de Madame la Présidente du Conseil national. C'est donc l'objet de ces quelques lignes ; je tâcherai d'être bref.

Concernant l'article proprement dit, l'absence de définition claire d'un "acte pharmaceutique susceptible d'attenter à la vie humaine" est déjà un problème de taille. De même, que doit-on ou non considérer comme un soin ? La question est cruciale à notre époque où l'on voudrait confondre alimentation et hydratation, soin et acharnement.

Par ailleurs, tout mettre en œuvre pour qu'un autre pharmacien effectue un acte que l'on juge soi-même coupable me semble absurde.

Et après les précautions initiales ("sans préjudice pour ..."), le diktat final que l'on pressentait ("Si tel n’est pas le cas, le pharmacien est tenu d’accomplir l’acte pharmaceutique"). Soit, au final, une coquille vide.

J'ai logiquement voté "non", non pas - vous l'aurez compris - parce que je serais opposé à une clause de conscience - bien au contraire - mais parce que je refuse une telle hypocrisie.

Quant au communiqué de presse, que de politiquement correct et que de justifications pour assurer que l'on ne déroge pas à l'ordre établi ! Madame la Présidente du Conseil national précise "qu'il n'est évidemment (sic) pas question [...] de pilule du lendemain, de stérilet ou même de préservatif". Et d'ajouter - à juste titre - que le préservatif n'a jamais attenté à la vie humaine. On peut donc en déduire que ce n'est pas le cas pour la pilule du lendemain et le stérilet. Pourquoi donc alors ce texte ne pourrait-il s'appliquer au stérilet et à la pilule du lendemain ? Quel pharmacien pourrait prétendre qu'à partir du moment où il y a eu fécondation, pilule du lendemain et stérilet n'attentent pas à la vie humaine ? Sauf à considérer que la grossesse ne débute qu'après la nidation et que la fusion des gamètes ne produit pas un être à part entière doté d'un patrimoine génétique original, ce qui suppose une bonne dose d'idéologie.

L'assurance enfin que l'Ordre veille et porte plainte lorsqu'un pharmacien - nous dit-on - "ne respecte pas ses devoirs" (à définir, une fois de plus, afin d'éviter les interprétations multiples) est indécente s'agissant d'atteinte à la vie humaine. De nombreux pharmaciens, et beaucoup parmi les plus jeunes, n'auront d'autre choix que de renoncer à exercer s'ils veulent - comme c'est mon cas - pouvoir agir en conscience.

Bref, mieux vaut le statu quo (c'est-à-dire l'absence de clause de conscience) plutôt qu'un article ainsi rédigé."

Posté le 23 juillet 2016 à 22h36 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2016

Témoignage d'une femme rescapée d'un avortement

Jusqu'à l'âge de 7 ans, sa mère lui a dit qu'elle aurait du être avortée...

Posté le 22 juillet 2016 à 23h00 par Michel Janva | Lien permanent

Clause de conscience des pharmaciens : le sujet n'est pas enterré

Dans un communiqué, le conseil de l’ordre des pharmaciens a voulu mettre fin aux discussions sur une éventuelle clause de conscience. Heureusement, il y a toujours des réactions. Florence Taboulet, professeur en droit pharmaceutique et économie de la santé à l’Université Toulouse III, juge le projet de code de déontologie « excellent » :

« c’est l’acquisition d’un nouveau droit, c’est positif pour la profession. On répare une anomalie. De même qu’on se réjouit de nouveaux droits des patients, il faut se réjouir de nouveaux droits pour les pharmaciens ».

Sur le domaine d’application de la clause, elle explique :

« Pour moi, lorsque j’ai lu le texte, c’était une évidence que la clause de conscience s’appliquait au début et à la fin de vie. L’ ‘atteinte à la vie’, c’est le début et la fin de la vie. Historiquement, c’est là où ça coince, c’est la réalité du terrain. Si ce n’est pas ça, il faudrait l’expliquer, et expliciter le champ de la clause de conscience ».

Florence Taboulet s’étonne donc des propos d’Isabelle Adenot qui assure que la clause de conscience ne concernerait que la fin de vie.

« En l’état actuel du droit, la clause de conscience ne peut concerner que le début de la vie, car pour ce qui est de l’empoisonnement et du suicide, les règles du code de la santé publique permettent déjà de ne pas délivrer des médicaments ».

Pour l’instant, « trois produits seraient concernés : mifepristone (RU486 ou avortement médicamenteux), stérilet et contraception d’urgence ».

Pour l’heure, l’Ordre a repoussé l’adoption du nouveau code de déontologie au 6 septembre, et décidé « de ne pas maintenir en l’état le projet »

Posté le 22 juillet 2016 à 19h26 par Michel Janva | Lien permanent

Tous les hommes naissent libres mais tous ne sont pas libres de naître

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Posté le 22 juillet 2016 à 09h46 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2016

La consultation sur la clause de conscience des pharmaciens est suspendue

Les pharmaciens avaient jusqu'au 31 août pour s'exprimer sur la pertinence d'une clause de conscience, en répondant à un sondage envoyé par leur Conseil de l'ordre. Le projet d'article stipulait qu'un «pharmacien peut refuser d'effectuer un acte pharmaceutique susceptible d'attenter à la vie humaine».

Une levée de boucliers a eu raison de la consultation des membres de l'Ordre des Pharmaciens :

"Le débat public s'était enflammé depuis l'annonce, il y a une dizaine de jours, d'un projet de clause de conscience réservé aux pharmaciens. Ajouté à leur code de déontologie, celle-ci aurait notamment permis, selon ses détracteurs, aux professionnels de refuser de délivrer les contraceptifs d'urgence. «Devant l'émoi et l'incompréhension suscités par cette réflexion collective», le Conseil national de l'Ordre de la profession vient d'annoncer qu'il suspendait la consultation de ses membres sur le texte, et que l'article ne serait «pas maintenu en l'état», lit-on dans un communiqué.[...]

Inquiète, la ministre des Famille Laurence Rossignol s'est fendue d'un communiqué mardi, jugeant que cette clause «ouvre clairement la possibilité pour des pharmaciens de refuser de délivrer la contraception d'urgence (pilule du lendemain), la pilule, le stérilet ou même le préservatif». Dans la foulée, le Haut conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes , le Planning Familial et l'association Osez le féminisme! s'indignaient également du projet, attaquant, selon eux, les droits des femmes. Une pétition contre la clausea même vu le jour, lancée par un collectif de pharmaciens créé pour l'occasion et signée par plus de 10 000 pharmaciens et citoyens en seulement 48 heures.

Dans son communiqué, le Bureau de l'Ordre des pharmaciens tient à éteindre le feu en déclarant qu'il est nécessaire que «les droits des femmes à la contraception et à l'avortement soient toujours et partout fermement défendus».

Boîte de Pandore

Au cœur du débat, le concept même d'atteinte à la vie. «C'est une véritable boîte de Pandore que l'Ordre des pharmaciens veut ouvrir», déclare un membre du collectif des pharmaciens à l'origine de la pétition anti-clause. «À partir de quand un acte pharmaceutique porte-t-il atteinte à la vie humaine? L'IVG médicamenteuse est-elle une atteinte à la vie humaine? La pilule du lendemain? Les seringues stériles remises aux toxicomanes? L'insuline qui peut provoquer une hypoglycémie mortelle? Le paracétamol, plus grand pourvoyeur d'hépatites médicamenteuses? Où est la limite? Qui le détermine?», s'emporte-t-il.[...]

«La clause serait pertinente uniquement en cas de loi sur l'euthanasie». «Cependant, dans l'hypothèse d'une légalisation de l'euthanasie, celle-ci serait réalisée soit à l'hôpital, soit à domicile, mais sans passer par le circuit officinal», explique Léo, membre du collectif des pharmaciens à l'origine de la pétition. «Dans la situation actuelle, elle ne serait donc pas utilisée pour la fin de vie…», estime Pierre Béguerie.

Du côté du collectif, «on se félicite de ce retrait mais nous continuons à militer. Nous ne voulons pas une modification du texte, nous voulons le retrait pur et simple de la clause de conscience»."

Au début de l'avortement non plus, on n'imaginait pas que cet acte serait réalisé ailleurs que dans une structure hospitalière, et pourtant, nous avons maintenant la "pilule du lendemain" et tout se passe à la maison, en passant par les officines des pharmaciens. Alors, oser dire que les pharmaciens ne seront pas concernés par les actes d'euthanasie lorsque celle-ci sera légale, c'est un gros mensonge, car on peut tout imaginer lorsqu'il s'agit de rendre légale la suppression de son prochain. Nous soutenons fermement les pharmaciens objecteurs de conscience.

Posté le 21 juillet 2016 à 20h59 par Marie Bethanie | Lien permanent

Clause de conscience des pharmaciens : Stop à la pression idéologique

Logo-vita-16Communiqué d'Alliance Vita :

"Alliance VITA dénonce très fermement la pression idéologique mise sur les pharmaciens qui souhaitent à une large majorité introduire une clause de conscience dans leur Code de déontologie. Elle appelle à un débat serein et en vérité pour respecter la liberté de conscience des professionnels face aux actes « susceptibles d’attenter à la vie humaine ».

Alors qu’une enquête coordonnée par le CSA révèle que 85% des pharmaciens souhaitent une clause de conscience dans leur Code de déontologie, une polémique s’est déclenchée, relayée par la ministre Laurence Rossignol. Sont évoqués tour à tour, dans une grande confusion, les questions de la contraception, des pilules du lendemain, de l’avortement médicamenteux et les kits d’euthanasie ou de suicide assisté.

L’objection de conscience des pharmaciens est devenu un sujet incontournable, pour trois raisons au moins :

1/ Notre droit de la santé recèle une contradiction majeure qui constitue une injustice : alors que la clause de conscience est reconnue très largement en cas d’IVG – pour les médecins, les sages-femmes, mais aussi tous les auxiliaires médicaux moins directement concernés par les atteintes à la vie, comme par exemple les orthophonistes ou les kinésithérapeutes – cette clause n’est pas encore reconnue aux pharmaciens, qui sont de ce fait discriminés.

2/ Des changements récents dans la pratique du métier de pharmacien aggravent cette injustice : l’évolution des techniques et de la législation les met désormais en première ligne, quand il est question de délivrer des produits éthiquement sensibles, spécialement ceux qui provoquent l’« IVG médicamenteuse », comme le RU 486. Ces IVG sont de plus en plus réalisées « en ville », hors du cadre hospitalier (environ 40.000 par an*). Seul le pharmacien peut délivrer le produit abortif, dont on ne peut nier qu’il a pour seul but « de mettre fin à une vie humaine ».

3/ Par ailleurs, comme l’a indiqué la présidente de l’Ordre des pharmaciens, cette profession craint légitimement d’être confrontée à la question des produits létaux destinés à l’euthanasie ou au suicide assisté. Les situations de déni du droit à l’objection de conscience observées dans les rares pays où ces pratiques sont légales légitiment une telle crainte, de même que l’ambiguïté de la récente loi fin de vie sur l’intention présidant à la sédation terminale.

Alliance VITA en appelle au respect de la liberté de conscience de tous les professionnels de santé face aux actes « susceptibles d’attenter à la vie humaine ». 

Pour Tugdual Derville, son délégué général : « La liberté de conscience, ainsi que le droit à l’objection de conscience qui en découle, sont des principes essentiels relevant des droits universels de l’homme. Rien ne peut les occulter. La reconnaissance d’une clause de conscience est d’autant plus nécessaire aux pharmaciens aujourd’hui que leur métier induit une responsabilité personnelle croissante vis-à-vis de la santé publique et des usagers. La campagne de dénigrement lancée ces dernières heures demandant au gouvernement de supprimer, à l’occasion de cette polémique, les clauses de conscience existant pour d’autres métiers de santé est d’autant plus indigne que des ministres y répondent avec complaisance. Si les pharmaciens demandent très majoritairement une clause de conscience, c’est parce qu’ils sont en prise directe avec des souffrances sociales qui réclament du dialogue et de l’humanité. Exercer sa liberté de conscience est un besoin majeur dans ces situations. Les pharmaciens ne doivent pas être considérés comme des robots distributeurs. C’est pourquoi il faut laisser les membres de cette profession de proximité réfléchir, sans pression extérieure, à ce qu’il leur paraît souhaitable dans l’exercice de leur précieuse mission. »

  * Pour information : Les IVG médicamenteuses représentent 57% des 220 000 IVG réalisées chaque année en France. En 2015, 40 000 d’entre elles ont été effectuées en ville par des médecins ou des centres de santé conventionnés (depuis la dernière loi santé du 26 janvier 2016, les sages-femmes peuvent également réaliser cet acte, ce qui va augmenter encore le nombre de prescripteurs). Ainsi, l’an dernier, environ 110 IVG par jour ont nécessité qu’un pharmacien délivre les produits nécessaires, ce qui l’associe directement au processus d’avortement."

Pour comprendre les enjeux du débat : La clause de conscience pour les pharmaciens

Posté le 21 juillet 2016 à 13h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

Cessons la discrimination contre l'enfant à naître

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Posté le 21 juillet 2016 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

20 juillet 2016

Clause de conscience pour les pharmaciens : l'introduire ou pas

Lu sur Le Moniteur des Pharmacies :

"L'Ordre des pharmaciens à l'occasion de la refonte du code de déontologie propose un sondage sur l'introduction d'une clause de conscienceElle permettrait aux pharmaciens de refuser un acte de dispensation « susceptible d’attenter à la vie humaine".

Cette question a déjà été posée lors d'une précédente consultation par internet (fin 2015-début 2016). Elle a alors recueilli une large proportion de oui : 85% parmi les 3395 pharmaciens répondants sur 75 000 sollicités. Et ce tout âge et toutes sections confondus.[...]

Les implications de l'introduction d'une clause de conscience pour les pharmaciens sont multiples et complexes.
La formulation " atteinte à la vie humaine" n'a pas de définition juridique précise. La clause aurait été introduite en particulier pour les pharmaciens hospitaliers sur les questions de fin de vie selon la réponse de l'Ordre interpellé par des pharmaciens sur twitter où une polémique émerge. Des officinaux pourraient être tentés de s'en prévaloir pour refuser la contraception orale d'urgence ou le DIU, voire la contraception tout court pour des motifs religieux.[...]

Ce qui est au coeur du débat, selon Isabelle Adenot, présidente du conseil national de l’ordre des pharmaciens, c'est essentiellement la question de la fin de vie, qui préoccupe énormément les pharmaciens. Mme Adenot s'insurge donc contre un communiqué jugé scandaleux de Laurence Rossignol, ministre des droits des femmes, qui disait craindre que cette consultation des pharmaciens conduise à la remise en cause du "droit" à la contraception d’urgence et à l’IVG. On peut faire confiance à Mmes Rossignol et Touraine pour que soit préservé le "droit" à la culture de mort.

Posté le 20 juillet 2016 à 09h11 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 juillet 2016

Lutter contre les agressions sexuelles en... réaffirmant le droit des femmes à disposer de leur corps ?

C'est ce que tweete Eric Domard, conseiller spécial de Marine Le Pen, membre du Bureau Politique du FN, et qui se définit comme "Républicain intransigeant" :

Capture d’écran 2016-07-12 à 07.56.09

Sophie Montel avait fait la promotion de l'avortement. Au traumatisme de l'agression, il fait répondre par le traumatisme de l'avortement. Et quand est-ce que l'on défend les femmes ?

Posté le 12 juillet 2016 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

07 juillet 2016

Le Parlement irlandais vote contre la légalisation de l'avortement [Addendum]

Le Parlement irlandais a rejeté aujourd’hui par 95 voix contre 45 le projet de loi visant à légaliser l'avortement en cas de malformation grave du foetus, se conformant ainsi à la ligne du premier ministre Enda Kenny, résolument opposé à une réforme.

Actuellement, l'avortement n'est permis que si la vie de la mère est en danger. Il est en revanche interdit en cas de viol, de malformation du foetus ou de risques pour la santé de la mère, le 8e amendement de la Constitution irlandaise donnant des droits égaux au foetus et à la mère.

Mais la pression des pro-avortement ne faiblit pas : le Parlement doit débattre prochainement d'un autre projet de loi sur la tenue d'un référendum sur la question. Et début juin, le comité des droits de l'Homme de l'ONU, outrepassant ses droits, avait demandé à l'Irlande de modifier sa loi sur l'avortement en estimant qu'elle soumettait les femmes à un "traitement cruel, inhumain et dégradant".

Addendum : une lectrice nous précise que le Premier Ministre n’est pas du tout contre une réforme, tout au contraire, il souhaite ardemment légiférer pour que la culture de mort fasse son entrée officielle dans les hôpitaux irlandais (qui pendant très longtemps, et peut être encore aujourd’hui, étaient considérés par l’OMS comme les plus sûrs au monde pour mettre un bébé au monde !).

La seule raison pour laquelle le Premier Ministre ne voulait pas de cette loi, c’est qu’elle avait été jugée anticonstitutionnelle par le Attorney General (à peu près le Garde des Sceaux en France- donne des avis la légalité/constitutionalité des projets et propositions de lois, entre autres). Proposée par un « independent », elle était mal écrite, et ne tenait pas compte des contraintes constitutionnelles explicites en la matière.

De fait, un référendum sur la question est une nécessité pour modifier la Constitution qui est très claire sur le droit à la vie du fœtus. Déjà la loi de 2013 qui permet l’avortement en cas de menace de suicide par la mère à cause de sa grossesse a été forcée par rapport à la Constitution. Malheureusement, le climat politique est quasiment unanime sur la question, et quant au peuple, il subit un tel matraquage médiatique, sociétal, dans l’enseignement, bref partout depuis plus de 30 ans qu’il est fort à craindre qu’il cède au mirage des pseudo « droits de la femme », et de toute la rhétorique mensongère que nous connaissons bien.

 

Posté le 7 juillet 2016 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent

Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes : imbroglio autour du Pass contraception

Ce matin, le Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a voté la boîte à outils de la carte jeune, dispositif rassemblant 2 cartes existantes : Jeune Nouveau monde et M'ra. La deuxième permet notamment de bénéficier de... contraceptifs aux mineurs. Il s'agit du fameux Pass contraception, voulu par la gauche, véritable incitation à la débauche, sous couvert de santé.

Sur les réseaux sociaux, le FN (qui a voté contre cette carte), qui surveille de près les élus Sens Commun, a aussitôt dénoncé :

En fait, le contenu de cette nouvelle carte n'est pas encore vraiment connu. Il sera proposé en délibération en commission organique à la rentrée. Et la gauche du Conseil Régional s'inquiète :

De fait, les élus LR sont divisés sur ce sujet et une élue EELV constate :

Anne Lorne, élue Sens Commun au Conseil Régional au sein du groupe LR, vient préciser que c'est le contenant qui est voté et non le contenu :

Posté le 7 juillet 2016 à 18h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

05 juillet 2016

Discrimination grossesse / avortement : le député Hetzel interroge le ministre

Le député LR Patrick Hetzel interroge de le ministre des affaires sociales et de la santé sur les frais médicaux des femmes enceintes souhaitant mener leur grossesse à terme :

608416"Aujourd'hui, la France est, avec l'Irlande, championne d'Europe de la fécondité. Toutefois, force est de constater un léger recul de celle-ci entre 2014 et 2015 : 1,96 enfants par femme en 2015 contre 2 en 2014. De ce fait, on ne peut que s'étonner de la discrimination dont sont victimes les femmes qui souhaitent mener leur grossesse à terme par rapport à celles qui l'interrompent. En effet, depuis le 1er avril 2016, les femmes interrompant volontairement leur grossesse se voient rembourser tous leurs frais médicaux par la Sécurité sociale à 100 %, alors que, pour une femme enceinte, les 2 premières échographies avant la fin du 5ème mois de grossesse ne sont remboursées qu'à 70 %. Il aimerait connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement à ce sujet, afin de mettre fin à cette rupture d'égalité qui pénalise les femmes menant leur grossesse à terme."

Posté le 5 juillet 2016 à 19h06 par Michel Janva | Lien permanent

« Mon corps m'appartient », c'est une phrase qui ne veut rien dire

Émile, tête de proue des Survivants, répond à Vice. Extraits :

S"Les Survivants est un mouvement qui a d'abord existé entre 1998 et 2001, et qui a alors été monté par un groupe de jeunes. À l'époque, j'étais tout jeunot, mais j'étais déjà fasciné par cette espèce de tribu, assez créative. Je me suis intéressé au sujet car ça a toujours été assez mystérieusement important pour moi. Avec l'avènement du Web, j'ai voulu redorer le blason des Survivants.

C'est un mouvement qui ne prend pas à partie les femmes, qui n'accuse pas les femmes et qui essaie d'aborder le sujet de l'avortement d'une manière plus globale et sociétale que simplement : « Est-ce que c'est bien ou mal ? » Les Survivants permettent aux jeunes qui souffrent d'une angoisse existentielle par rapport à leur naissance d'avoir un véritable vecteur d'expression.

Dans votre manifeste, vous proposez des « alternatives à l'IVG ». Quelles sont vos solutions ? 

Nous ne sommes pas des hommes politiques, mais si on regarde les statistiques de 2012 sur l'IVG, on peut voir que 40 % des femmes qui ont avorté ont moins de 24 ans – avec un pic entre 18 et 19 ans. 80 % de ces femmes sont sous contraceptifs. La seule solution politique pour le moment est un bastonnage médiatique sur la contraception – où on met d'ailleurs le mot « avortement » au milieu de préservatif et pilule – comme s'il s'agissait d'un contraceptif. Nous, on propose d'aider les jeunes à faire le lien entre sexualité et procréation. Est-ce que la sexualité a un but récréatif ou est-ce que c'est l'expression d'un don plus profond qui peut donner la vie ?

Qu'est-ce que ça signifie ? 

Quand on a un enfant sans se projeter dans une vie à deux, c'est un traumatisme et on ne voit pas d'alternative autre que l'avortement. Si l'on apprend aux jeunes que les rapports sexuels, c'est beau, que ça n'a pas une vocation forcément récréative et que ce n'est pas une expérience à vivre à tout prix. Mais que ça vient concrétiser une tendresse, le sentiment que l'on sera pardonné par l'autre et pris pour ce qu'on n'est pas seulement pour son corps. On réduirait le nombre d'avortements par dix.

Manifestement, ta mère n'a pas avorté de toi. Te considères-tu de fait comme un « survivant » ? 

Eh bien, je suis un survivant statistique. Je me pose juste des questions au sujet d'une société qui n'a pas su sauver mes jours.

Comment tu le ressens ? 

J'ai eu une intuition dès l'enfance. Il y a eu des faits marquants. Mon père, par exemple, a gardé une fille au pair durant plus d'un an à la maison pour qu'elle puisse garder son enfant. Il l'a payée sans qu'elle travaille. De fait, je me suis dit : « Si mon père est capable de dépenser son énergie pour un enfant qui n'est pas le sien... » Puis j'ai fait des rencontres au lycée, où plusieurs copines ont vécu un avortement et j'étais surpris du silence radio qu'il y avait autour de ça. Je trouvais ça fou qu'elles culpabilisent de ce qu'elles avaient fait et qu'on ne leur autorise même pas à en parler. C'est la société qui veut ça. Ces filles ont un abcès qui les ronge et on leur demande d'assumer. Ça m'a toujours préoccupé comme sujet. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la femme qu'elle doive souffrir à cause de sa maternité. [...]

Votre mouvement se positionne donc clairement contre toute forme d'avortement. 

Je dirais qu'être contre l'avortement, c'est comme être contre la guerre : ça existera toujours. En effet, on ne pense pas que ce soit une bonne solution qui rende la société heureuse. On n'a pas les moyens d'éradiquer l'IVG mais on peut se demander quelle est sa place légale – et morale. Est-ce qu'on considère que l'avortement est un mal nécessaire ou un moyen de contraception ? Est-ce qu'on considère que c'est un échec de solidarité sociale ? Je pense que l'avortement est quelque chose qui délite la société et qui fait souffrir. [...]

La loi Veil a tout de même été adoptée avec une large majorité – ce n'est pas pour rien. 

On peut préserver les mœurs et ne pas légaliser l'avortement. Moi, je n'ai pas envie que les femmes soient charcutées. À partir du moment où il y a une loi, tu rends ça moral. Si l'on démissionne par rapport à ce consensus moral, on arrête toute forme de projet de civilisation. La sagesse politique, c'est de se dire qu'on a des principes moraux. L'idée que l'on veut véhiculer c'est que certes nos corps nous appartiennent, mais on s'appartient les uns aux autres.

Quid des filles qui se font violer ? 

Le viol c'est un mythe, car les conceptions d'enfants sous viol sont rarissimes. Essayons d'avoir une discussion dépassionnée à ce propos, ce sont des cas trop extrêmes.

Et une fille qui ne veut pas d'enfants, elle n'a pas le droit à disposer de son corps ? 

« Mon corps m'appartient », c'est une phrase qui ne veut rien dire. Qu'est-ce que ça signifie ? On a tous un nombril qui nous indique que pendant 9 mois, notre corps ne nous a pas appartenu. Cette idée d'indépendance est fausse. Quand tu « disposes » de son corps, tu le considères comme un bien matériel. Dans ce cas, ça m'autorise à acheter le corps d'une femme. Alors que non, c'est intimement lié à sa personne. Le corps appartient aussi à la solidité. C'est la question que les Survivants se posent c'est : Doit-on construire une société de droits individuels où quelqu'un qui veut abîmer son corps a le droit de le faire parce qu'on fige ce comportement dans une espèce de droit sacralisé ? [...]"

Posté le 5 juillet 2016 à 15h46 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : François Fillon s'est trompé et même souvent trompé...

Voici ce que déclare François Fillon dans le dernier numéro du Figaro Magazine :

FillonFrançois Fillon s'est trompé en écrivant son livre. Nous en prenons acte.

Néanmoins, ce n'est pas la première fois que ce candidat à la candidature suprême se trompe et cela pose question, comme on dit...

En effet, le 26 novembre 2014, il a voté en faveur d'une résolution parlementaire réaffirmant le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse en France et en Europe. Le détail du scrutin est ici.

Scrutin IVG droit fondamentalC'est bien gentil d'être contre la loi, mais si c'est pour ne pas s'y opposer formellement lors d'un vote solennel, il est bien évident que l'on ne peut pas revenir dessus. Et nous attendons que nos élus mettent leurs votes en adéquation avec leurs convictions, ou prétendues telles.

Posté le 5 juillet 2016 à 13h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

03 juillet 2016

Du boulot pour les "décodeurs" du Monde

En effet, il s'agit de décoder les désinformations cachées dans cet article du Monde consacré à l'accouchement sous X, et notamment ceci :

"Une des rares fois où j’ai pris la parole de manière publique à ce propos, c’était lors des manifestations contre le mariage pour tous. Les opposants à la gestation pour autrui et à la procréation médicalement assistée prétendaient que si des homosexuels adoptaient un enfant, sans qu’on sache qui était le géniteur, cela reviendrait à lui ­voler son identité, ce qu’ils jugeaient inacceptable. Mais c’est déjà le cas pour les ­enfants nés sous X, ça n’a rien à voir avec l’homosexualité… Ça m’a ulcérée d’entendre ça, du coup j’ai publié un texte sur mon profil Facebook, où je racontais mon histoire."

Les "décodeurs" du Monde n'auront pas beaucoup de mal pour montrer que cet argument de vol d'identité n'apparaît pas dans les argumentaires de La Manif Pour Tous.

En revanche, l'auteur de ce témoignage aurait pu encourager les jeunes filles enceintes à recourir à l'accouchement sous X plutôt qu'à l'avortement.

"J’ai très peu d’informations sur ma mère naturelle. Je sais simplement qu’elle était très jeune quand je suis née, autour de 15 ans, et qu’elle m’a confiée aux services de la DDASS. Quand je suis arrivée chez mes parents, j’avais trois prénoms, qu’elle m’a sans doute donnés : ­Sophie Graciane Murielle. Comme je réagissais déjà à ce dernier – probablement celui qui était utilisé à la pouponnière –, mes parents l’ont gardé. Voilà. En tant que femme, je respecte le choix que ma mère naturelle a fait lors de ma naissance, qui était sans doute un choix difficile. Si j’entreprenais de vraies recherches, j’ai le sentiment que, d’une certaine manière, je trahirais sa décision. Je ne le souhaite pas."

Posté le 3 juillet 2016 à 16h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

30 juin 2016

L'avortement reste un délit

Au Mexique.

Posté le 30 juin 2016 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2016

218 000 avortements en 2015

Unknown-21La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) a établi le bilan :

« En 2015, 218 100 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France, dont 203 500 en métropole ». 

Le suivi annuel indique une légère baisse par rapport à 2014 (227 000). 

« La légère tendance à la hausse du nombre des IVG, observée en 2013, a été suivie par une stabilisation en 2014 puis une légère baisse en 2015 ».

Le taux de recours est de 14,4 avortements pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en France métropolitaine et de 26,5 dans les DOM y compris Mayotte. Ce taux global est lui aussi stable depuis 2006 avec cependant des variations selon l'âge. Les plus concernées restent les 20-24 ans avec un taux de 27 pour 1 000 femmes. En revanche, la baisse se poursuit chez les moins de 20 ans, après la forte hausse observée entre 1990 et 2010. Le taux est désormais de 7,6 recours pour 1 000 parmi les 15-19 ans et 19,5 parmi les 18-19 ans.

A ces chiffres, il ne faut pas oublier les avortements provoqués par les pilules abortives. Plus d’un million de pilules du lendemain et du surlendemain sont vendues chaque année depuis 2005, un chiffre en légère baisse depuis 2013. En 2015, 1 777 804 boîtes ont été vendues (1 160 494 en 2014).

Posté le 29 juin 2016 à 21h17 par Michel Janva | Lien permanent

Création du site internet du Sanctuaire Saint Joseph du Saint Sauveur

Connu aussi sous le nom de "Mémorial du Milliard".

Capture d’écran 2016-06-27 à 08.11.49

Posté le 29 juin 2016 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2016

Amendement visant à faire de toute incitation à l’avortement un délit

Dans le cadre du projet de loi relatif à l’égalité et à la citoyenneté, le député d’Orange, Jacques Bompard, a déposé un amendement visant à faire de toute incitation à l’IVG un délit,

« en l’absence d’une présentation exhaustive des possibles conséquences physiques ou psychologiques » et en l’absence d’« une sensibilisation exhaustive à d’autres solutions préalablement déterminées ».

Jacques Bompard regrette que « la pratique et les informations afférentes [à l’IVG] ne soient pas suffisantes », alors qu’il s’agit d’un « acte définitif ». En proposant cet amendement, il veut qu’une sensibilisation et une documentation complètes soient « transmises aux personnes en phase de réflexion sur une possible IVG ».

Il estime notamment que l’« incitation est celle du législateur, responsable d’une ‘propagande’ sur l’IVG ». Il déplore que l’IVG soit aujourd’hui devenu « un moyen de contraception », et « presque une mode ».

Source : Gènéthique

Posté le 28 juin 2016 à 17h24 par Michel Janva | Lien permanent

27 juin 2016

Le Général Didier Tauzin n'est pas pour l'interdiction de l'avortement

Candidat à la présidentielle, il plaide pour la liberté d'expression sur ce sujet, pour la liberté des médecins de ne pas pratiquer des avortements, mais il ne compte pas remettre en cause les lois libéralisant l'avortement. Finalement, il ne propose rien de plus que Marine Le Pen.

Posté le 27 juin 2016 à 17h05 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : la Cour suprême invalide une loi texane pro-vie

ALa Cour suprême des Etats-Unis a rendu aujourd'hui une décision pro-mort. Cet arrêt, rendu à la majorité de cinq juges contre trois, représente une victoire emblématique pour les militants de l'avortement. En l'espèce, elle a jugé illégale une loi de 2013 au Texas qui impose aux cliniques pratiquant des avortements de posséder un plateau chirurgical digne d'un milieu hospitalier. La loi oblige par ailleurs les médecins avorteurs à disposer d'un droit d'admission de leurs patientes dans un hôpital local. Les rédacteurs de ce texte le justifient au nom de la santé des femmes, affirmant oeuvrer à minimiser pour elles les risques sanitaires. Ces règles draconiennes ont forcé la fermeture en deux ans de dizaines de centres d'avortement au Texas.

Les quatre juges progressistes de la haute cour ont voté contre la loi texane, rejoint par le juge conservateur modéré Anthony Kennedy. La Cour suprême siège à huit juges au lieu de neuf depuis le décès en février du magistrat conservateur Antonin Scalia.

Posté le 27 juin 2016 à 16h49 par Michel Janva | Lien permanent

Travaux pratiques : dissection d’un cerveau de fœtus

Abomination relatée par Yves Daoudal :

"Un comité d’enquête sur la vie de l’enfant a été créé par la commission de la Chambre des représentants des Etats-Unis pour l’énergie et le commerce. Son rôle est de recueillir des informations sur les pratiques médicales et commerciales organisant la collecte et la vente de tissus de fœtus avortés. Il vient d’envoyer au procureur général du Nouveau-Mexique un dossier hallucinant, de près de 300 pages, sur un employé anonyme de l’université du Nouveau-Mexique qui s’est procuré plus de 39 fois par an depuis 2010 des morceaux de fœtus dans un avortoir d’Albuquerque. Le document manuscrit de 290 pages détaille les morceaux commandés au fil des mois : poumons, moelle, cœur, rétine, foie, reins, etc. Parfois on apprend que le fœtus a été tué parce qu’il avait un pied bot, ou une trisomie.

Il y a aussi mention d’un foetus avorté à 30 semaines et demie, et conservé « intact ».

Et il y a la mention précise d’une commande d’un cerveau intact de troisième trimestre de grossesse pour dissection au cours d’une session étudiante d’été. Le programme de l’université mentionnait bien, en effet, parmi les activités prévues, la « dissection de divers échantillons »…

Mais il n’est pas certain qu’il y ait quoi que ce soit d’illégal dans toutes ces horreurs… Ce qui montre le degré de barbarie auquel on est descendu."

Posté le 27 juin 2016 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2016

La grossesse n'est pas une maladie

Le Syndicat national des gynécologues obstétriciens (Syngof) voit d'un mauvais œil l'autorisation récente pour les sages-femmes de pratiquer des avortements par voie médicamenteuse (moins de cinq semaines de grossesse). Cette mesure, adoptée le 5 juin, leur permet également de délivrer des arrêts de travail, de quatre jours renouvelables.

« Ce décret rendant possible la prescription d'un arrêt apparaît comme les prémices d'une médecine pleinement exercée par une profession qui ne l'a jamais apprise, avec les risques que cela comporte pour les patientes ».

Les gynécologues ont raison :

  • la grossesse n'est pas une maladie
  • l'IVG n'est pas une intervention pour soigner

Donc, pas d'arrêt maladie !

Posté le 22 juin 2016 à 10h25 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2016

Des militants irlandais considèrent le crime comme un droit de l'homme

Des militants ont fait atterrir mardi en Irlande du Nord, près de la frontière avec l'Irlande, un drone transportant des pilules abortives pour dénoncer la législation pro-vie. Le mouvement "Labour Alternative" explique :

"Nous poursuivrons notre campagne, tant que les responsables politiques locaux continueront d'ignorer les droits de l'Homme". "Nous sommes gouvernés par une loi de 1861 (...). Nous pensons qu'il est grand temps que la loi évolue".

Avorter serait donc un droit de l'homme : ces militants veulent revenir à l'Antiquité.

Des policiers étaient présents à l'atterrissage mais aucune tablette n'a été confisquée.

La législation nord-irlandaise n'autorise actuellement l'avortement que si la vie de la mère est en danger. 

Posté le 21 juin 2016 à 18h42 par Michel Janva | Lien permanent

Nouvelle campagne des Survivants de l'avortement

Le 03 avril, le collectif Paye ta shnek a publié dans une tribune adressée à l’Express une campagne visuelle qui a été depuis abondamment reprise sur les réseaux sociaux et totalement assumé par le planning familial. Cette campagne révèle de nombreuses incohérences et contradictions dans les termes. Un slogan comme « Droit de l’enfant d’être désiré et non imposé » par exemple laisse entendre que l’embryon est un enfant mais que son droit le plus fondamental est d’être porté par un projet parental…. ou non. Cette campagne s’appui globalement sur une idéologie du « quand je veux, ou je veux » qui voudrait que le fondement moral d’une société soit la somme des volontés particulières. Or, en introduisant l’idée qu’un enfant doit être nécessairement prévu pour naître, on fait de lui une chose programmable et maîtrisable, véritable base de l’exclusion du cinquième de chaque génération que nous sommes résolus à combattre vigoureusement.. 

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Posté le 21 juin 2016 à 18h29 par Michel Janva | Lien permanent

Nantes a collé pour la Vie

Les photos du dernier collage pour la Vie à Nantes :

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Posté le 21 juin 2016 à 17h23 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 juin 2016

L’avortement est un acte grave qui supprime une vie humaine

Texte du père Père Thomas de Gabory, docteur en médecine, aumônier de l’Université de La Réunion publié dans le courrier des lecteurs d'un quotidien réunionnais :

P1090802a"Le Planning Familial 974 fête cette semaine son anniversaire, 10 années de présence à La Réunion. Un seul chiffre suffit à illustrer son bilan : 75% des hommes réunionnais considèrent que l’avortement est un moyen de contraception. Ce constat malheureux prouve que l’avortement est devenu dans la conscience générale un acte anodin. Malgré les campagnes en faveur de la contraception, le nombre d’avortements à La Réunion ne cesse d’augmenter, les chiffres sont au-dessus de la moyenne nationale, et les mères concernées sont de plus en plus jeunes. L’avortement n’est pourtant pas un acte banal. Au contraire il est un acte douloureux et chacun, hommes et femmes, est appelé à en mesurer toute la gravité.

Les raisons qui poussent les mères à choisir l’avortement sont souvent respectables. Il ne s’agit pas de jeter la pierre à celles qui font ce choix. Il ne faut ni juger ni culpabiliser. L’Église ne condamne jamais les personnes mais des actes. Elle condamne les violences faites aux femmes. L’Église est toujours du côté des personnes vulnérables et de celles qui souffrent. Il convient donc d’accompagner les mères ayant recours à l’avortement dans le respect, la douceur et la compassion. L’association Mère de Miséricorde le fait à La Réunion (mmcreunion@hotmail.fr).

L’avortement n’est pas un acte anodin, mais un acte grave qui marque profondément la vie des mères qui y ont recours. Il laisse des traces dans la mémoire du corps mais aussi et surtout dans le cœur. Il ne faut pas minimiser l’impact d’un avortement sur la vie d’une mère et les séquelles psychologiques qui peuvent rejaillir plusieurs années après. Les blessures ont parfois du mal à cicatriser avec le temps.

Comme aumônier de l’Université de La Réunion, je rencontre des jeunes filles confrontées à l’angoisse d’une grossesse non désirée. Par manque d’information, la procréation n’est plus pensée comme un mouvement naturel lié à la sexualité. Les jeunes vivent souvent une sexualité déconnectée de son pouvoir de donner la vie. Lorsque la grossesse est déclarée, c’est souvent la panique, la peur de l’avenir, l’angoisse de la réaction des proches, et la question de l’avortement peut se poser chez ces jeunes mères en détresse et souvent isolées. Elles veulent « l’enlever » comme elles disent. Mais que faut-il enlever : une grossesse angoissante ou un être humain ?

L’avortement n’est pas un moyen de contraception. Il est un acte grave qui supprime une vie humaine. C’est pour cette raison que l’Église catholique s’y oppose fermement. Il est un acte qui transgresse l’interdit fondamental de tuer. L’embryon n’est pas qu’un amas de cellules. Dès l’instant de la rencontre du spermatozoïde et de l’ovocyte, son patrimoine génétique unique au monde fait de lui un membre de la grande famille humaine. Il n’est pas un têtard et ne deviendra rien d’autre qu’un homme ou une femme. Le délai légal de 12 semaines ne peut rien y changer : l’embryon reste un être humain avant et après ce délai. Il ne devient pas, comme par magie, une personne humaine à la fin de la 12ème semaine. Il est déjà en soi une personne.

La grande Mère Teresa de Calcutta disait au moment où elle recevait le Prix Nobel de la paix : « Je ressens quelque chose que je voudrais partager avec vous. Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître ». Les conséquences d’une politique familiale en faveur de l’avortement ne sont pas à sous-estimer. L’avortement ne peut pas être un acte à prendre à la légère. Une société qui veut s’humaniser doit promouvoir une belle éducation à la sexualité, et rappeler son lien naturel avec la vie. La mobilisation pour la paix et pour la vie doit être permanente."

Posté le 18 juin 2016 à 14h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

16 juin 2016

L’Europe s’attaque aux enfants de Pologne

Dc73d9a0e97f8fcc2a97a2a1d1c84633Grégor Puppinck, Docteur en droit, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, montre sur Boulevard Voltaire que le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'acharne sur les enfants polonais :
"On se souvient qu’en 2014, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muižnieks, avait refusé de condamner la pratique des infanticides néonatals des enfants nés vivants lors d’avortements tardifs, au motif que cela ne ferait pas partie de son mandat. Il avait même refusé de recevoir les ONG désireuses de le sensibiliser et de lui remettre un dossier complet.

Pourtant, aujourd’hui même, ce Commissaire s’attaque aux lois polonaises en matière d’avortement. Dans son rapport d’inspection sur la Pologne rendu public le 15 juin, il « appelle les autorités polonaises à supprimer tous les obstacles qui continuent d’empêcher des femmes de bénéficier de méthodes d’avortement légales et sûres » et les encourage « à dépénaliser davantage l’avortement ».

Il s’inquiète aussi qu’une grande proportion des médecins polonais exercent leur liberté de conscience et refusent de collaborer à l’avortement. Selon le Commissaire, le gouvernement polonais devrait les y contraindre davantage. Il déplore aussi que la procédure de dépistage et d’avortement des enfants handicapés ne soit pas plus aisée. Enfin, il s’inquiète de l’initiative de démocratie directe portée par plusieurs centaines de milliers de Polonais qui ont entrepris de proposer une loi visant à limiter le recours à l’avortement.

Faciliter l’avortement des petits Polonais n’est pas suffisant, le Commissaire recommande aussi de développer l’accès et le recours à la contraception. C’est aussi sans surprise qu’il promeut l’éducation sexuelle dans une perspective de « genre » dès le plus jeune âge.

La Pologne tire sa force de sa culture traditionnelle et de sa démographie ; c’est précisément cela qui est visé par ce rapport qui promeut une conception morbide et suicidaire des droits de l’homme et de l’Europe."

Posté le 16 juin 2016 à 17h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 juin 2016

Dons d’organes : vers des chimères homme-porc ?

Un article d'Alliance-Vita, complété par cet article  de Gènéthique, qui fait froid dans le dos :

"Des chercheurs américains proposent de développer des organes humains dans des chimères animales pour permettre davantage de greffes.

Afin de pallier la pénurie de don d’organes, des scientifiques californiens ont développé une méthode pour créer des organes humains dans le corps d’un porc. L’animal chimérique ainsi créé ne serait alors qu’un réservoir d’organes, un incubateur. Pour parvenir à ce résultat, ils utilisent la technique CRISPR-Cas 9 qui permet, entre autres, de corriger des morceaux du génome.

Fotolia_porc_XSDans le cas présent, la partie de l’ADN permettant au pancréas de se former est retirée pour être remplacée par des cellules souches humaines. Le pancréas va ainsi se développer avec des cellules humaines. L’embryon est ensuite implanté dans la truie jusqu’à l’interruption de la gestation au 28ème jour. Pablo Ross, un biologiste de la reproduction, explique leur espoir “que l’embryon porcin se développe normalement tout en ayant un pancréas presque entièrement composé de cellules humaines et compatible avec un patient pour une transplantation.”

Cependant cette technique soulève plusieurs questionnements éthiques, tant vis à vis de l’homme que de l’animal. En effet, l’implantation de cellules souches humaines dans l’embryon porcin nécessite la destruction d’embryons humains. Il y a également un risque, mais qui reste minime, de transmission de virus animaux au receveur. Du point de vue médical, la principale difficulté concerne le risque de rejet immunitaire par le receveur de l’organe greffé.

Une des craintes majeures reste de voir se développer dans le cerveau de l’animal des cellules humaines qui changeraient son comportement. “Si vous aviez des cochons avec un cerveau partiellement humain, vous pourriez obtenir des animaux qui développeraient une conscience comme l’homme” s’inquiète Suart Newman.

Pour ces différentes raisons, l’Institut national de la santé américain (US National Institutes of Health) a établi un moratoire en septembre 2015 sur la recherche sur ces “chimères”, en attendant d’en savoir davantage sur les implications.

« L’une des préoccupations, que beaucoup de gens ont, est cet aspect sacré de l’homme que manifeste l’ADN, explique Jason Robert , bioéthicien à l’Arizona State University . “En insérant cette partie d’ADN dans d’autres animaux et en leur donnant potentiellement une partie des capacités de l’homme, ce pourrait être une sorte de violation, voire même une manière de se prendre pour Dieu.”

Posté le 11 juin 2016 à 19h54 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 juin 2016

Laurence Rossignol reçoit une leçon de démocratie de la part de son homologue polonaise

Notre ministre "des" Familles, de l'Enfance et des droits des femmes, Laurence Rossignol, s'est cru autorisée d'essayer de convaincre son homologue polonaise que restreindre l'avortement n'était pas une bonne chose, en vantant la situation en France, qui n'a pourtant rien d'enviable (220 000 avortements par an, immigration de masse, politique familiale désastreuse). En retour, elle a reçu une discrète leçon de démocratie. Elzbieta Rafalska lui aurait effectivement répondu que

« ce dossier ne relevait pas de sa compétence et que le gouvernement polonais était sensible aux initiatives citoyennes démocratiques qu’il était obligé de laisser s’exprimer au Parlement"

Le projet de loi actuel visant à interdire l’avortement dans le cas d'un examen prénatal indiquant une grave pathologie irréversible chez l’embryon ou pour une grossesse résultant d’un viol ou d’un inceste est un projet de loi citoyen qui a dépassé début juin le seuil des 100 000 signatures nécessaires pour être examiné par le Parlement.

Que les politiciens se sentent obligés de respecter les aspirations démocratiques des citoyens est tellement inconcevable en France que laure Rossignol n'a même pas dû se rendre compte de la leçon...

 

Posté le 10 juin 2016 à 19h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

Le président de Tchétchénie veut faire interdire l'avortement

Ramzan Kadyrov, père de neuf enfants, est le président de la République de Tchétchénie depuis le 2 mars 2007, et est proche du président russe Vladimir Poutine.

Il veut faire interdire l'avortement dans le pays. Un projet de loi est en cours d'examen au Parlement. Cette loi pourrait être adoptée avant la fin de l'année (source en russe).

On attend avec impatience le défilé des Femen à Grozny.

Posté le 10 juin 2016 à 16h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

08 juin 2016

Il paraît qu'Alain Juppé serait toujours catholique

Juppé se dit catholique... d'après Les Décodeurs du Monde. Un petit plaisantin de 17 ans, qui se fait appeler Candide, a réussi (a priori c'est très facile) à modifier un tweet d'Alain Juppé, le faisant passer pour un coreligionnaire des musulmans qui commencent le ramadan :

4941444_6_0647_le-faux-tweet-qui-a-conduit-alain-juppe-a_e60f29e81e21f61178f2186a02b1e58aMais le maire de Bordeaux l'a très mal pris :

"« J’ai porté plainte après la diffusion de l’image d’un faux tweet en mon nom. Bien entendu, je ne suis pas l’auteur du tweet en question », a-t-il annoncé, toujours sur Twitter. Et de préciser, s’il était besoin : « Je vous confirme que je suis toujours catholique, même si je ne suis pas très pratiquant. »"

C'est pourtant bien le maire de Bordeaux qui a reçu le surnom d'"Ali Juppé", étant donné tout ce qu'il fait pour obtenir les suffrages des musulmans à Bordeaux, non ?

Juppe-2Quant à se dire catholique, il faudrait d'abord qu'Alain Juppé revienne sur cette position qu'il avait déjà défendue en mars 2014, et sur laquelle à ma connaissance il n'est pas revenu, à savoir qu'il "considère l'avortement comme un jalon fondamental dans le combat pour "l'égalité" à mettre au même rang que le droit de vote".

Posté le 8 juin 2016 à 16h50 par Marie Bethanie | Lien permanent

07 juin 2016

Le syndrome du survivant de l'avortement

VSD consacre un article à charge au groupe des Survivants. Extrait :

"[...] le petit groupe de mani­fes­tants anti-avor­te­ment dont les membres sont entou­rés de papier adhé­sif sur lequel est écrit « conforme » crie « Survi­vants, 1 sur 5 », s’ap­puyant sur les chiffres de la nata­lité : 800 000 nais­sances contre 200 000 avor­te­ments. Une mani­fes­tante du groupe explique : « On veut mani­fes­ter et appor­ter notre soutien à tous ceux qui ne sont pas là à cause des avor­te­ments » avant de reprendre l’ar­gu­ment clas­sique de ceux qui sont oppo­sés à l’IVG : « Un embryon c’est un être vivant ».

« On est surtout là pour dire : nous aussi on a été des embryons, certains de nos frères ont été des embryons. Et parce qu’ils n’avaient pas de projet paren­tal, ils n’ont pas été accep­tés », pour­suit le fonda­teur du mouve­ment, Emile Duport. Leur signe de rallie­ment est de lever la main en baisant l’an­nu­laire, de façon à symbo­li­ser par ce doigt baissé l’em­bryon qui est mort pour les quatre autres qui statis­tique­ment restent dans le ventre de la mère.

Des mili­tants d'extrême-droite

Selon le groupe, il existe un « syndrome du survi­vant », contracté par les enfants nés après la loi anti-IVG. « Cela concerne celui qui a un frère et une sœur qu’il n’a jamais connu et qui a passé sa vie à se deman­der : pourquoi moi je suis là ? », explique une « Survi­vante », qui confie « ressen­tir » ce senti­ment. Pour­tant, quand le jour­na­liste lui demande si sa mère a avorté, sa réponse est « non ». « Vous vous rendez compte du nombre de personnes extra­or­di­naires à qui on a jamais donné la chance d’être là ? », ajoute la jeune femme dont l’ar­gu­ment est aber­rant.

Hugo Clément explique que le mouve­ment n’est offi­ciel­le­ment ratta­ché à aucun groupe poli­tique mais que beau­coup viennent de la droite conser­va­trice et de la Manif pour Tous et souligne que certains membres du service d'ordre affi­chaient des liens avec le groupe d'extrême-droite « Action française ».[...]"

"Flippant" selon Cheek Magazine. Quant au Petit Journal, il essaie de comprendre comment il peut exister encore des jeunes contre l'avortement. Pas sûr qu'il cherche vraiment.

Quelques jeunes pour montrer dans des médias mainstream que, oui, en 2016, il y a toujours des opposants à l'avortement, c'est bien joué.

Emile Duport, créateur des Survivants, est interrogé par Charlotte d'Ornellas :


Emile Duport : "L'IVG, sujet tabou, est un... par bvoltaire

Posté le 7 juin 2016 à 22h49 par Michel Janva | Lien permanent

Témoignage sur l'avortement

Posté le 7 juin 2016 à 14h07 par Michel Janva | Lien permanent

06 juin 2016

Les sages femmes peuvent désormais procéder seules à des avortements médicamenteux

Le décret officiel date du 2 juin 2016 et vient d'être publié :

"(...) Le médecin ou la sage-femme effectuant des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse, dans le cadre de la convention mentionnée à l'article R. 2212-9, justifie d'une expérience professionnelle adaptée qui est constituée (...) par une pratique suffisante et régulière des interruptions volontaires de grossesse médicamenteuses dans un établissement de santé, attestée par le directeur de cet établissement sur justificatif présenté par le responsable médical concerné (...)

la sage-femme procède à la délivrance à la femme des médicaments nécessaires à la réalisation de l'interruption volontaire de grossesse (...) La première prise de ces médicaments est effectuée en présence du médecin ou de la sage-femme."

Rappel de quelques définitions de une sage-femme :

"Praticien exerçant une profession médicale à compétence limitée au diagnostic et à la surveillance de la grossesse, et à la pratique de l'accouchement"

"Le terme sage-femme désigne une profession médicale qui s'occupe du suivi de la grossesse normale, de l'accouchement et du suivi mère-enfant après l'accouchement."

"La sage-femme a pour mission d'accompagner les femmes enceintes tout au long de leur grossesse, de l’établissement du diagnostic jusqu’au jour de l'accouchement."

Il existe(ait) même, comme pour les médecins, un code de déontologie qui dit notamment :

"La sage-femme exerce sa mission dans le respect de la vie et de la personne humaine (...)

La sage-femme doit traiter avec la même conscience toute patiente et tout nouveau-né quels que soient son origine, ses mœurs et sa situation de famille, son appartenance ou sa non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminées, son handicap ou son état de santé, sa réputation ou les sentiments qu'elle peut éprouver à son égard, et quel que soit le sexe de l'enfant (...)

La sage-femme doit s'interdire dans les investigations ou les actes qu'elle pratique comme dans les traitements qu'elle prescrit de faire courir à sa patiente ou à l'enfant un risque injustifié (...)"

Comme pour les serment d'Hypocrate, ce fait longtemps que notre société s'est assis sur la déontologie et le respect de la vie humaine.

Posté le 6 juin 2016 à 15h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

04 juin 2016

Les Survivants de l'avortement manifestent devant le centre Pompidou à Paris : "nous sommes des rescapés"

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Une centaine de Survivants leurs mains en l'air avec un doigt manquant : chacun a perdu 1 ami sur 5 par avortement

Posté le 4 juin 2016 à 11h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

03 juin 2016

La Louisiane interdit d'exterminer les bébés porteurs d'une anomalie génétique

Après le Dakota du Nord, l’Indiana et l’Oklahoma, le Sénat de Louisiane a voté par 29 votes contre 6 une loi visant à empêcher tout avortement pour cause de malformation génétique.

La loi nécessite encore l’accord du gouverneur de Louisiane John Bel Edwards, qui a signé le jour même, une loi empêchant le financement des cliniques pratiquant l’avortement

Selon le Guttmacher Institute, organisme de recherche favorable à l'avortement, ces cinq dernières années concentrent 27% des quelque 1 000 restrictions à l'avortement enregistrées en quatre décennies. Ces restrictions prennent de multiples formes: interdiction des méthodes médicales les plus courantes, délais d'attente rallongés imposés aux mères, réduction de la période autorisée pour avorter, complications administratives visant les médecins avortueurs, informations émanant de centres d'avortement, octroi de la personnalité juridique à un foetus dès sa conception, etc.

Au Texas, une loi impose aux cliniques pratiquant des avortements de posséder un plateau chirurgical digne d'un milieu hospitalier. Ce texte oblige par ailleurs les médecins avorteurs à disposer d'un droit d'admission de leurs patientes dans un hôpital local. Ces exigences ont causé la fermeture de plus de la moitié des centres texans.

On commence à évoquer un « désert de l'avortement » dans le grand Sud américain, de la Floride au Nouveau-Mexique, ainsi que dans le Midwest.

Posté le 3 juin 2016 à 16h55 par Michel Janva | Lien permanent


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