25 juin 2017

Gardons nous du péché de sédition! Et luttons sans relâche contre ceux qui le commettent.

xtrait de la Somme de théologie, 2a-2ae, question 42.

 

[…]  la guerre se fait à proprement parler contre les ennemis du dehors, comme une lutte de peuple à peuple. La rixe, elle, se fait d’un particulier à un autre particulier, ou d’un petit groupe à un autre. La sédition, au contraire, se produit à proprement parler entre les parties d’un même peuple qui ne s’entendent plus ; lorsqu’une partie de la cité, par exemple, se soulève contre une autre. Voilà pourquoi la sédition, parce qu’elle s’oppose à un bien spécial, à savoir l’unité et la paix de la multitude, est un péché spécial.

[…] On appelle séditieux celui qui excite la sédition. Et parce que la sédition implique une certaine discorde, le séditieux est celui qui cause non pas une discorde quelconque, mais celle qui divise les parties d’un même peuple. […] 

* * * * * * * *

L’Apôtre [saint Paul] (2 Co 12, 20) interdit les séditions ; et les place parmi d’autres péchés mortels. La sédition est donc un péché mortel.

[…] la sédition s’oppose à l’unité de la multitude, c’est-à-dire à l’unité du peuple, de la cité ou du royaume. Or, S. Augustin dit que le peuple, selon le témoignage des sages, désigne « non point l’ensemble de la multitude, mais le groupement qui se fait par l’acceptation des mêmes lois et la communion aux mêmes intérêts ». Il est donc manifeste que l’unité à laquelle s’oppose la sédition est l’unité des lois et des intérêts. La sédition s’oppose ainsi à la justice et au bien commun. C’est pourquoi elle est, de sa nature, péché mortel, et d’autant plus grave que le bien commun auquel s’attaque la sédition est plus grand que le bien privé auquel s’attaquait la rixe.

[…] Le péché de sédition appartient d’abord et à titre de principe à ceux qui excitent la sédition. Ceux-là pèchent très gravement. Secondairement, à ceux qui les suivent, et qui troublent le bien commun. Quant à ceux qui défendent le bien commun en leur résistant, ils ne doivent pas être appelés séditieux ; pas plus que ceux qui se défendent ne sont coupables de rixes, nous l’avons dit.

[…]  Le combat qui est permis se fait pour l’utilité commune […]. La sédition, au contraire, se fait contre le bien commun du peuple. C’est pourquoi elle est toujours un péché mortel.

Posté le 25 juin 2017 à 12h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

24 juin 2017

Suicide collectif

La vidéo est une illustration du suicide de nos sociétés. Elle est produite par les services de santé de l’Ontario (Canada), donc financée par les contribuables. Le taux d’enfants par femme est tombé (depuis longtemps) à 1,5 dans cet Etat. Visiblement c'est encore trop.

Posté le 24 juin 2017 à 21h51 par Michel Janva | Lien permanent

23 juin 2017

Campagne des Survivants : Marlène Schiappa tombe dans le panneau (de JC Decaux)

La campagne des Survivants ne laisse pas indifférent et c'est déjà une victoire : l'avortement on en parle.

270317_104653_PEEL_GQRQZBLa nouvelle ministre a l'air d'être une hystérique comme son père. Ce dernier, Jean-Marc Schiappa, membre de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, avait publié un ouvrage négationniste, niant les racines chrétiennes de la France. Il doit vivre reclus dans sa loge pour en arriver à ce degré.

Posté le 23 juin 2017 à 14h49 par Michel Janva | Lien permanent

Des hommes souffrent de traumatisme suite à l’avortement de leur partenaire

Lu sur Gènéthique :

"L’avortement peut laisser des séquelles chez la femme mais aussi chez l’homme. L’impact de l’IVG sur les hommes est bien souvent laissé de côté, car légalement, l’homme n’a pas le droit d’interférer dans la décision de sa partenaire et son avis est rarement demandé.

Charlie Conner, membre d’une organisation qui aide les personnes, hommes ou femmes, à se remettre du traumatisme post-IVG, explique que « pour chaque enfant avorté, il y a un père – et on n’a pas besoin d’être mathématicien pour comprendre qu’il y a un immense problème caché ici ». Margaret Cuthill, également membre d’une organisation qui aide les personnes après un avortement, affirme que 10% des appels viennent d’hommes. Environ 5% des hommes souffrent de traumatisme suite à l’avortement de leur partenaire, et 40% regrettent de ne pas parler à un thérapeute. D’après Charlie Conner, « c’est naturel qu’il y ait culpabilité et honte – un processus de deuil se met en place. Mais parce qu’il n’y a pas d’enterrement, la blessure ne va pas être exprimée avant plusieurs années ».

C’est ce qui est arrivé à Carl Miller, 50 ans. Plusieurs années après l’avortement de sa petite amie, le quinquagénaire explique « c’est avec le temps que j’ai réalisé  l’importance de ce qui s’était passé et de ce que j’avais perdu ». A son tour, Tony Perry, 39 ans, exprime son ressenti, une quinzaine d’années après l’IVG de sa petite amie de l’époque. « Cela m’a laissé des blessures profondes. Il y a toujours une ombre latente ». « C’est comme avoir un sac à dos, certains jours on est simplement conscient qu’il est là, mais d’autres jours, c’est comme un poids supplémentaire qui vous tire vers le bas ».

Le professeur Arthur Shostak, professeur émérite de sociologie à l’université Drexel à Philadelphie aux États-Unis, a beaucoup interrogé les hommes dont les partenaires avaient subi un avortement. Il estime qu’environ 90% d’entre eux ont trouvé que c’était l’expérience la plus angoissante de leur vie, et environ 9% ne s’en sont jamais remis."

Posté le 23 juin 2017 à 09h01 par Michel Janva | Lien permanent

ONU: les États-Unis bloquent une résolution sur l'avortement

Lu ici :

"Le Conseil de l'ONU des droits de l'homme a adopté aujourd'hui une résolution condamnant les abus et discriminations à l'encontre des femmes, mais les Etats-Unis ont refusé d'approuver un paragraphe mentionnant l'accès à l'avortement dans des conditions sanitaires sûres.

La résolution, présentée par le Canada, déplore "la persistence et l'omniprésence de toutes formes de violence à l'encontre des femmes et des filles dans le monde", et appelle les pays à prendre des mesures immédiates pour prévenir la violence et les discriminations basées sur le sexe.

La résolution a été adoptée unanimement sans vote mais plusieurs pays, dont le Bangladesh, la Chine et l'Egypte, ont exprimé leur désaccord avec tout ou partie du texte.

Le représentant des Etats-Unis Jason Mack a exprimé son soutien à "l'esprit" de la résolution. Mais il a souligné que les Etats-Unis ne pouvaient pas se joindre au consensus autour de la résolution en raison d'un paragraphe relatif au droit des femmes à l'avortement dans des conditions médicales sûres. Le paragraphe en question appelle les pays à faire en sorte que leurs services de santé procurent aux femmes des soins "complets et de qualité concernant la sexualité et la procréation", y compris "un avortement sûr lorsque de tels actes sont autorisés par la législation nationale". "Les Etats-Unis soutiennent pleinement le principe d'un choix volontaire concernant la santé maternelle et infantile et le planning familial", a déclaré M. Mack. "Mais nous ne reconnaissons pas l'avortement en tant que méthode de planning familial, et nous ne soutenons pas l'avortement dans nos programmes d'assistance à la santé en matière de procréation", a-t-il dit."

Posté le 23 juin 2017 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin 2017

​« Prévenir l’avortement en Europe : cadre légal et politiques sociales »

Un séminaire européen de haut niveau sur la prévention de l’avortement aura lieu le 22 juin, de 10h à 17h, à la Commission des Épiscopats de la Communauté européenne (COMECE). Il est organisé par le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), sous la direction de Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ.

Le séminaire part du constat que le recours massif à l’avortement est un problème social et de santé publique qui affecte la société dans son ensemble et pour son avenir. L’objet de ce séminaire est de promouvoir une approche concrète centrée sur la « prévention de l’avortement » et d’identifier les moyens d’une telle politique.

Le séminaire rassemblera des experts (juristes, sociologues et scientifiques) venant de divers pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Macédoine, Pologne, Slovaquie). Il s’appuiera notamment sur le livre « Droit et prévention de l’avortement en Europe » (LEH, 2016) et sur le Rapport de l’ECLJ « Pour une politique de prévention de l’avortement ».

La première session, relative au cadre légal, traitera notamment du devoir de l’Etat de prévenir l’avortement, de l’eugénisme,  du « droit » à l’avortement, de l’objection de conscience personnelle et institutionnelle et de la liberté d’expression en matière d’avortement.

La seconde session débutera par une présentation des facteurs de risques et des conséquences sociales et médicales de l’avortement puis se poursuivra par l’analyse des politiques sociales menées dans plusieurs pays européens étant parvenus à réduire significativement le taux d’avortement.

Un déjeuner buffet est offert aux participants ; la traduction simultanée en assurée en Français et anglais.

Posté le 17 juin 2017 à 09h32 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2017

Irlande : un virage "progressiste" à craindre

Le nouveau premier ministre va prendre ses fonctions aujourd'hui et le pire est à craindre :

"Ce lundi 12 juin, le Parlement irlandais doit officiellement approuver le choix du nouveau premier ministre Leo Varadkar. Celui-ci a été élu à la tête du Fine Gael, parti de centre droit majoritaire dans la coalition dirigeante. Il remplace la figure historique d’Enda Kenny, ayant annoncé sa démission le 17 mai pour cause de dissensions au sein de son parti et de critique dans sa gestion d’affaires de corruption.

Responsable politique de 38 ans, d’origine indienne et ouvertement homosexuel, le profil de Leo Varadkar intrigue dans un pays connu pour ses positions conservatrices sur les questions sociétales. Le nouveau leader du Fine Gael promet un renouveau pour l’Irlande, d’où son surnom dans la presse nationale de « Macron irlandais ».

Tout comme le dirigeant français, Leo Varadkar affirme défendre une ligne progressiste. Sur des dossiers tels que l’avortement ou le mariage entre personnes du même sexe, le nouveau premier ministre pourrait bien faire bouger les lignes (...)"

Posté le 12 juin 2017 à 08h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

09 juin 2017

« Oui, monsieur le Procureur, tuer un enfant à naître est un homicide ! Justice pour Julie ! »

Le 2 juin, à Saint-Quentin, une voiture percute la voiture de Cécile Carré côté conducteur. Cécile est enceinte de 5 mois. Une échographie montre que l’enfant qu’elle porte est mort, du fait de l’accident.

Un certificat de décès a été établi au nom de l’enfant Julie, dont le nom figurera sur le livret de famille. Un enfant qui n’existe pas pour la justice, puisque, par une incohérence typique de la culture de mort, la jurisprudence ne reconnaît pas l’homicide sur un fœtus.

Il y avait eu un cas analogue en 1995, à Metz. Le tribunal avait condamné le chauffard pour homicide involontaire sur un fœtus. La cour d’appel avait infirmé le jugement, et en 2001 la Cour de cassation, dans un arrêt qui désormais allait faire jurisprudence, donnait raison à la cour d’appel, car le fœtus n’est pas une personne humaine. Il va de soi que le fœtus ne peut pas être une personne humaine pour la justice française, car les avortements seraient autant d’homicides… volontaires.

Même scénario à Tarbes, en 2014. Comme à Metz, on a parlé de la « mère inconsolable » et de son « enfant mort », et le tribunal a condamné le chauffard pour homicide involontaire. Le prévenu lui-même reconnaissait avoir tué un enfant. Mais le parquet fit appel, et le jugement fut infirmé. Il n’était plus besoin d’aller en cassation.

Et dans l’affaire de Saint-Quentin, la mère sait d’emblée que le chauffard ne pourra être poursuivi que pour coups et blessures sur elle-même. Mais elle ne l’accepte pas, et elle a lancé une pétition qui a recueilli plus de 8000 signatures en quatre jours.

"Aux yeux de la justice, ma fille qui avait 23 semaines dans mon ventre, que j'ai tenue dans mes bras et à qui j'ai tenue la main, n'a aucun moyen de se défendre de la justice, car elle n'est pas considérée comme un bébé"

« Oui, monsieur le Procureur, tuer un enfant à naître est un homicide ! Justice pour Julie ! »

Posté le 9 juin 2017 à 20h43 par Michel Janva | Lien permanent

08 juin 2017

Les sénateurs de la République dominicaine rejettent la dépénalisation de l’avortement

Le 31 mai, les sénateurs de la République dominicaine ont rejeté les demandes du gouvernement de dépénaliser l’avortement dans certains cas (quand la grossesse met en danger la vie de la mère, quand elle résulte d'un viol ou d'un inceste, et quand le fœtus n'a aucune chance de survie). La commission nommée par les sénateurs a recommandé de rejeter cette proposition, ce qu’ils ont fait par 27 voix sur les 29 présents.

Les évêques ont félicité les sénateurs par un long communiqué où ils soulignent notamment qu’ils sont conscients des énormes pressions internationales qu’ils ont subies (OMS, ONU, Amnesty…), et des critiques virulentes qui s’abattent sur eux,

« mais l’histoire les récompensera, parce qu’ils ont défendu ceux qui sont sans voix, et ont démontré que la grandeur de notre nation s’exprime dans la protection des plus faibles ».

Posté le 8 juin 2017 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent

07 juin 2017

Législatives - Elisabeth Baston (FN) : "Je suis attachée au respect de la vie de la conception à la mort naturelle"

Elisabeth Baston, candidate FN dans la 11ème circonscription de Paris, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature pour la 11ème circonscription de Paris. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Capture d’écran 2017-06-07 à 19.18.27En fait, je suis engagée en politique depuis longtemps, à l’Action Française depuis mes 20 ans puis au Front National (j’ai déjà été quatre fois candidate, dont deux fois au législatives à Paris qui est pour nous, difficile). La raison d’être de cet engagement politique est la défense de la France et des Français, et celle de notre civilisation française et chrétienne. Ce qui est en jeu, plus que jamais, avec le nouveau pouvoir, c’est la résistance aux très réelles menaces de dilution de notre nation, par le haut avec la globalisation et par le bas avec l’immigration incontrôlée et continue, ouvertement prônée par l’actuel président qui a déclaré, comme candidat, que l’arrivée en masse des migrants était une « opportunité » économique.

Dilution de notre nation également par la dénatalité qui est le fruit des attaques incessantes, pas seulement politiques, contre la famille et la vie. La famille, cellule de base de la société, est irremplaçable en tout ce qu’elle peut apporter à ses membres et nous sommes déterminés à revenir sur les lois récentes contraires aux droits légitimes des familles (allocations familiales, quotient familial, congé parental …). Déterminés aussi à revenir sur la dénaturation du mariage, à abroger la loi Taubira. Tout cela était dans les engagements présidentiels de Marine Le Pen et pour ma part, j’ai participé aux Manifs pour Tous.

Je suis aussi, et depuis toujours, attachée au respect de la vie de la conception à la mort naturelle, ayant toujours pris part à la « Marche pour la Vie » et bien avant, avec mes parents dès 1975 … Il faut aider de toutes les manières possibles les futures mères hésitantes, angoissées et en détresse et l’Etat n’a pas à poursuivre ceux qui soutiennent ces mères, les informent et leur proposent, sur leurs sites, une autre solution que celle promue par le planning familial. Nous sommes opposés aux autres « avancées sociétales » que nous promet la présidence Macron : PMA sans père, GPA, euthanasie, toutes propositions contraires au bien et à la dignité de l’homme et, comme toutes les autres transgressions de la loi naturelle, contraires aux droits de Dieu.

Dans cette circonscription, actuellement détenue par le socialiste Pascal Cherki qui se représente, vous allez affronter le candidat LR Francis Szpiner. N’êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Cette 11ème circonscription est constituée, pour l'essentiel, d'une grande partie du 14ème arrondissement lequel est, depuis plus de quinze ans, à gauche et ce n’est pas nous qui pourrions, si nous le voulions, empêcher le candidat « de droite » de se faire battre. Par ailleurs, cette « droite » n’est plus à droite du tout et depuis longtemps. On ne peut prétendre être de droite (au sens des idées) quand, depuis plus de trente ans (depuis 1986), on refuse le moindre contact, la moindre alliance locale avec le Front National et qu’on s’entend avec la gauche pour nous faire battre et ce, de manière constante. En ce moment, de hauts responsables des Républicains proposent que les candidats LR se désistent (et ont demandé aux candidats de M. Macron de faire de même) en cas de victoire possible du candidat FN. En fait, sur l’essentiel, ils partagent les mêmes idées et les manœuvres actuelles le montrent d’une façon éclatante.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable à former un groupe parlementaire avec des élus d’autres partis (qu’ils soient LR, DLF, PCD)

J’espère que la recomposition politique en cours pourra voir des députés proches de nos convictions se retrouver, sinon dans un groupe parlementaire, au moins pour des ententes ponctuelles, sur des sujets sur lesquelles ils pourront être une véritable force d’opposition et aussi de proposition.

Posté le 7 juin 2017 à 19h19 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2017

Pour Le Figaro, condamner l'avortement c'est outrancier

Capture d’écran 2017-06-02 à 07.06.25Dans un article du Figaro, Marc de Boni recense les propos outranciers de différents candidats du FN. Parmi lesquels Mathilde Paris, candidate du FN dans la 2ème circonscription du Loir et Cher :

«Malheureusement, comment peut-on ne pas voir ou refuser de voir que notre société, notre pays, se rendent coupables de crimes contre l'humanité à l'heure même où j'écris? Aujourd'hui, on assassine dans la plus grande indifférence, en silence, des enfants à naître, parce qu'ils ne sont pas désirés, parce qu'ils sont handicapés… (...) La France est tristement le pays européen qui connaît le plus grand nombre d'IVG avec 220 000 avortements par an».

Le Figaro, à nouveau rattrapé par le gauchisme de ses journalistes...

Posté le 2 juin 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2017

Prévention de l'avortement en Europe, cadre légal et politiques sociales

Eba919c952c4e7af83688dd386e0f7a8Le Centre européen pour le droit et la justice organise conjointement avec la Commission des Épiscopats de la Communauté européenne (COMECE), un séminaire d'études de haut niveau, le 22 juin au siège de la COMECE, Square de Meeûs, 19/1 à Bruxelles (Belgique).

Le recours massif à l’avortement est un problème social et de santé publique qui affecte la société dans son ensemble et pour son avenir. L’objet de ce séminaire est d’identifier les bonnes pratiques pour une politique de prévention de l’avortement efficace, particulièrement auprès des jeunes. Ce sera l'occasion pour l'ECLJ de proposer plusieurs présentations issues notamment de son ouvrage : "Droit et prévention de l'avortement en Europe", ainsi qu'une synthèse enrichie grâce à plusieurs experts européens qui exposeront les politiques nationales en matière de prévention de l'avortement.

Outre les auteurs du livre et le Secrétaire général de la COMECE, seront présents également le Professeur Assuntina Morresi pour l'Italie, le Dr Petra Cador pour l'Allemagne, Me Zuzana Brixova pour la Slovaquie, Me Vladimir Gjorcev pour la Macédoine et d'autres experts et universitaires.

Vous pouvez vous inscrire pour assister à ce séminaire ici. Le nombre de places est limité.

Posté le 1 juin 2017 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

31 mai 2017

Un ancien « avorteur », devenu pro-vie : "La mentalité de l’avortement va s’effondrer si nous continuons de persévérer"

Lu dans Famille chrétienne :

"La fédération One of Us a remis, samedi 27 mai, son trophée des « Héros de la vie » au docteur John T. Bruchalski, en conclusion de son second forum européen organisé à Budapest (Hongrie). Médecin généticien américain, cet ancien « avorteur » favorable aux recherches sur l’embryon et au concept de pré-embryon est désormais à la tête du centre médical Tepeyac, l’une des plus importantes cliniques de gynécologie et de maternité provie aux États-Unis. Ce centre, John Bruchalski l’a fondé en 1994, à Fairfax (Virginie), au terme d’une conversion spirituelle et scientifique commencée en 1989.

C’est cette année-là que le jeune médecin, diplômé deux ans plus tôt de l’université de l’Alabama, rencontra pour la première fois le professeur Jérôme Lejeune, venu témoigner au procès de Maryville (Tennessee) où un couple en instance de divorce s’opposait sur le devenir de leurs embryons congelés en vue d’une fécondation in vitro. « J’étais de l’autre côté à l’époque, avec mon professeur, le « père » de la FIV aux États-Unis, qui expliquait que l’embryon n’était pas égal à une personne mais tout au plus à un morceau d’appendice ou de tissu humain », a raconté le lauréat de One of Us, devant un parterre de représentants de mouvements provie venus de toute l’Europe et du ministre de la famille hongrois, Katalin Novak. « Jérôme Lejeune est venu, avec tout son génie, démontrer au juge comment tout le matériel génétique d’une personne était présent dans cette première cellule qu’est l’embryon ». John Bruchalski en est littéralement bouleversé. « Il l’a expliqué si clairement et si distinctement que le médecin que j’étais a reconsidéré sa position sur l’instant où commence une vie humaine et le moment où elle doit être respectée ».

Le médecin américain n’arrête pas son activité pour autant, mais se pose de plus en plus de questions sur l’avortement. « Parfois j’avortais des enfants, parfois je les sauvais ». C’est une conversion mystique qui viendra achever sa conversion scientifique. Durant l’été 1994, John Bruchalski se rend au Mexique pour voir la Vierge de Guadalupe, puis en Serbie à Medjugorje. « J’ai reçu un appel du ciel me demandant de ne plus faire d’avortement », a-t-il confié samedi soir, en présence de son épouse. Grâce à son centre Tepeyac, qui accueille chaque année plus de 20 000 patients, John Bruchalski a permis de sauver plusieurs milliers d’enfants « qui ne seraient jamais nés sinon », a salué Thierry de la Villejégu, vice-président de la fédération One of us et directeur de la fondation Jérôme Lejeune.

Une belle réussite que le médecin américain appelle de ses vœux en Europe. « N’abandonnez jamais ! », a-t-il déclaré à Famille Chrétienne. « Nous allons gagner la bataille, celle du triomphe du Sacré-Cœur, du cœur du Christ, celle du triomphe du bien sur le mal. La mentalité de l’avortement va s’effondrer si nous continuons de persévérer. Soyez patients et surtout aimez tous ceux qui vous entourent »."

Posté le 31 mai 2017 à 20h07 par Michel Janva | Lien permanent

Pour Nicole Ameline, "défendre les plus vulnérables" c'est tuer plus d'enfants par avortements ?

Image-4Nicole Ameline, députée du Calvados a voté la scandaleuse loi sur le délit d'entrave. Ce qui n'empêche pas François Baroin de venir la soutenir. En même temps on ne peut pas demander à un franc-maçon de faire le grand écart avec sa loge.

Mais dans son tract, Nicole Ameline affirme pourtant "protéger les plus vulnérables" et elle parle de la "dignité du corps humain". Quand on compare les promesses électorales avec son vote passé, on se dit qu'il y a comme une contradiction. Elle précise :

"Le soutien aux plus fragiles est une exigence, du plus jeune au plus bel âge".

Pour elle, l'enfant dans le ventre de sa mère ne fait donc pas partie "des plus jeunes".

Posté le 31 mai 2017 à 19h51 par Michel Janva | Lien permanent

29 mai 2017

La Pologne restreint la délivrance de la pilule abortive

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Les députés polonais ont adopté mercredi à une large majorité le projet de loi qui stipule que la « pilule du lendemain » (EllaOne, en vente libre depuis 2015) ne pourra plus être délivrée qu’après un examen médical. Or pour être efficace elle doit être prise le plus tôt possible, même si elle peut agir en théorie jusqu’au cinquième jour.

La nouvelle loi devrait être adoptée sans problème par le Sénat et signée (cet été) par le président de la République.

Naturellement les lobbies de la culture de mort hurlent que les conservateurs s’en prennent aux droits des femmes et vont se rendre coupables d’un grand nombre d’avortements clandestins qui se solderont par la mort de nombreuses femmes…"

Beata Szydlo, Premier ministre de Pologne, a déclaré à la Diète, après l’attentat de Manchester :

"La Pologne ne cédera pas à aucun chantage de la part de l’Union Européenne. Nous n’allons pas participer à la folie de l’élite de Bruxelles. Nous voulons aider les gens, pas les élites politiques. J’ai le courage de dire, j’ai le courage de demander à toutes les élites politiques européennes : où allez-vous ? Où vas-tu, Europe ? Relève-toi de tes agenouillements, sors de ta léthargie, ou bien tu pleureras tes enfants tous les jours. Si vous ne voyez pas cela, si vous ne voyez pas que le danger terroriste aujourd’hui est un fait qui peut frapper tout pays d’Europe, et si vous pensez que la Pologne ne devrait pas se défendre elle-même, vous êtes main dans la mains avec ceux qui pointent cette arme contre l’Europe, contre nous tous. Et il faut le dire clairement et sans détour : c’est une attaque contre l’Europe, contre notre culture, contre notre tradition. Pourquoi est-ce que je parle de cela ? Pourquoi est-ce que je parle de cela ? Ça c’est une bonne question. Parce que nous tous dans cet hémicycle devons répondre à cette question, mais aussi tous les gens en Europe doivent répondre à la question : est-ce que nous voulons des responsables politiques qui prétendent que nous devons nous habituer à ces attaques et qui décrivent les attaques terroristes comme des « incidents », ou est-ce que nous voulons des responsables politiques forts capables de voir le danger et de le combattre de façon efficace ?"

Politique pro-vie et lutte contre le totalitarisme islamique sont les deux mamelles de la renaissance de l'Europe.

Posté le 29 mai 2017 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent

27 mai 2017

Quête nationale pour la mère et l'enfant, des associations "pro-vie" privées de dons ?

Cecile Edel , présidente de Choisir la Vie communique :  

2017-CNAFC-Affiche-Journée-pour-la-vie-A3"Déjà visées par le délit d'entrave numérique à l'IVG, certaines associations pro-vie subissent une "discrimination financière", suite à un contrôle renforcé de l'État sur l'affectation de la quête pour la mère et l'enfant.

Dimanche 28 mai, la quête pour la mère et l'enfant sera assurée, sous l'égide de l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales), au bénéfice des structures d'accueil de femmes enceintes et mères en détresse. Grâce à la mobilisation des Associations Familiales Catholiques (AFC), une vingtaine d'associations bénéficiera encore cette année des dons, mais plusieurs autres ont été rayées de la liste des bénéficiaires, considérées comme "non autorisées". Parmi elles, Mère de Miséricorde, La Maison Tom Pouce ou encore l'association Écoute femme enceinte 01 (diocèse de Bellay-Ars), s'ajoutent à l'antenne Choisir la Vie-Isère, déjà indésirable en 2016.

Un document de mars 2017, émanant du ministère des Familles, alors tenu par Mme Rossignol, fait clairement état d'un engagement de l'UNAF à "solliciter l'accord de l'État, en amont du reversement des sommes collectées, quant à la liste de leurs affectataires potentiels, garantissant ainsi la pleine inscription de cet appel dans les orientations partagées de l' État et de I'UNAF en matière de politique familiale et de droits des femmes." Ainsi, pour s'adapter à ce nouveau "droit de regard", l'UNAF avait enjoint, en janvier 2017, ses antennes départementales à "s'assurer du caractère non-polémique et neutre" des actions des bénéficiaires potentiels. Quelques mois plus tard, en avril dernier, le couperet est tombé et sept bénéficiaires au total n'ont pas été agréés.

Après l'adoption par le Parlement du délit d'entrave numérique à l'IVG, cet épisode manifeste plus clairement une volonté de contrôle, notamment sur les associations dites "pro-vie" et en particulier sur celles qui adoptent un positionnement ouvertement opposé à l'avortement.

Une collecte qui reste d'une grande utilité

Malgré ces signaux négatifs, la quête pour la mère et l'enfant sera bien assurée, le 28 mai. Elle permettra de soutenir dans leur mission le reste des associations concernées, qui réalisent un travail de terrain capital, offrant aux mères et à leur enfant en difficulté de réels moyens de construire un avenir. L'éviction de sept bénéficiaires est d'autant plus dommageable que les AFC insistent sur l'intérêt croissant du public pour la cause des femmes en difficulté et l'existence de structures d'écoute et d'accueil, avec des dons passés de 187 176 euros en 2015 à 190 547 en 2016. Ils sont récoltés par une quarantaine de fédérations AFC, pas seulement sous les porches des églises, mais aussi sur les marchés et dans des lieux publics.

Une action concrète dans le cadre de la Journée nationale pour la vie

Pour la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC), comme pour ses partenaires (l'association "Choisir la Vie" et la famille missionnaire "L'Évangile de la Vie"), cette opération s'inscrit aussi dans le cadre de la 17ème journée nationale pour la vie. Cet axe, particulièrement adapté à la fête des mères, développé par l'Église de France depuis 2000, répond à un souhait clairement exprimé du saint pape Jean-Paul II, dans le contexte de la publication de son encyclique "L'Évangile de la vie" (1995). Témoigner de la grandeur de la maternité et de la valeur de la vie humaine : tel est l'objectif des multiples actions organisées le 28 mai : tenues de stand, expositions, veillées de prière, conférences… Autant d'occasions à ne pas manquer pour soutenir cette cause et les acteurs de terrain… Sachant que la quête pour la mère et l'enfant n'exclut nullement d'envoyer directement un chèque à l'une ou l'autre des associations "non autorisées" pour contribuer à son financement et  profiter d'un reçu fiscal (sur demande)."

Posté le 27 mai 2017 à 17h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

20 mai 2017

1er juin : conférence de Me Jérôme Triomphe à Lyon

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Posté le 20 mai 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

11 mai 2017

Stérilet : des milliers d’effets secondaires

Unknown-32Le stérilet hormonal Mirena fait l'objet de nombreuses plaintes pour effets secondaires dans le monde. Depuis quelques mois, voire plusieurs années, de milliers de femmes ont signalé de nombreux effets secondaires liés au stérilet hormonal Mirena® en Espagne, aux Etats-Unis ou en Allemagne. En France, ces signalements sont réalisés par des femmes via Internet ou des réseaux sociaux, et ils sont très nombreux. Le produit, commercialisé depuis une dizaine d’années est ainsi mis en cause : maux de tête, anxiété, perte de libido, infections, saignements anormaux, dépression, inflammation de la vulve ou du vagin, grossesse extra-utérine, perforation de l’utérus….. Sans parler des effets abortifs. La liste est très longue mais pendant longtemps, de nombreuses femmes n’arrivaient pas à faire le lien entre ces effets délétères et le port du stérilet.

Et si les médecins faisaient la promotion de méthodes naturelles ?

Posté le 11 mai 2017 à 21h28 par Michel Janva | Lien permanent

Permettez aux Survivants de réaliser un tour de France pour défendre la Vie

Les Survivants est un mouvement de jeunes qui propose de remettre le débat sur l'IVG au centre de la vie politique.

Ce mouvement prépare une série inédite d'apparitions surprises à travers la France pour partager notre combat auprès des Français. En camping car, ils sillonneront les routes de France pour faire parler de la souffrance des femmes et des jeunes dans les grandes Villes de France, et faire avancer le débat sur l'IVG par des actions chocs.

Vous êtes des centaines de milliers en France à soutenir ce débat de l'enfant à naître, à l'heure où l'avortement est présenté partout comme un droit inaliénable et une avancée pour la femme. Mais qui viendra dénoncer la souffrance des femmes que l'on refuse d'admettre par idéologie ? Qui viendra proposer des alternatives ?

Les Survivants ont besoin de vous pour faire changer les choses, sur vos dons petits et grands : chacun permettra d'avancer un peu plus et de changer la société !

Les Survivants sont bien plus qu'un simple mouvement pro-vie, c'est une véritable école de vie et de formation pour défendre la vie et les plus faibles. En les aidant vous aidez les nombreux jeunes qui s'engagent ainsi que ceux qui souhaiteraient s'engager.

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Dans 1 mois, une nouvelle assemblée votera nos lois. 

D'ici là, une urgence: amener l'IVG et la famille au cœur du débat. Il n'est pas pensable de rester encore un quinquennat sans que cette question soit prise au sérieux, sans que des solutions alternatives à l'IVG soient apportées partout en France pour les filles en difficultés. 

Aidez les Survivants.

Posté le 11 mai 2017 à 13h12 par Michel Janva | Lien permanent

09 mai 2017

13 mai : prière publique de SOS Tout Petits à Paris

A 14h30 à Port-Royal.

Posté le 9 mai 2017 à 13h15 par Michel Janva | Lien permanent

05 mai 2017

Choisir la vie appelle à faire barrage de la manière la plus drastique qu'il soit à Emmanuel Macron

Communiqué de Cécile Edel, Présidente de Choisir la Vie :

Chers amis,

2nrxjdogizbeCertains d'entre vous nous demandent de nous positionner par rapport au prochain vote qui aura lieu le 7 mai et qui revêt un caractère particulièrement exceptionnel, étant donné l'état de la France notamment en ce qui concerne certaines valeurs fondamentales, réduites pratiquement à néant par le quinquennat suicidaire de François Hollande.

Notre position est claire. Vous savez combien Choisir la Vie se bat depuis des années pour promouvoir le respect inconditionnel de toute vie humaine à temps et à contre temps et pour une politique familiale toujours plus respectueuse des plus fragiles. Vous savez combien nous sommes également attachés à certaines valeurs comme celle de la famille traditionnelle, du mariage entre un homme et une femme, celle de l'école comme lieu de transmission du savoir et non d'idéologies les plus perverses, si dangereuses pour nos enfants…

Ainsi, en conscience et sans le moindre doute, nous demandons à tous ceux qui refusent ce changement de société vers lequel la France s'oriente tragiquement sans que nos concitoyens n'en mesurent pleinement toutes les conséquences, à tous ceux qui ont encore la force, le courage et la détermination nécessaire pour résister, de faire barrage de la manière la plus drastique qu'il soit, à Emmanuel Macron qui est LE candidat de l' "idéologie progressiste et libérale libertaire". Ses priorités ne font plus aucun doute : il s'est publiquement exprimé non seulement sur sa volonté de faire de l'égalité femmes/hommes une "cause nationale", en luttant pour l'émancipation des femmes, émancipation qui passe, bien entendu, par la défense du droit à l'avortement. Le 1er décembre 2016 sur RTL, ne déclarait-il pas que "le vrai défi" était "de rouvrir les Plannings familiaux dans les zones rurales et périurbaines" ? A en croire ses mots, étendre l'accès à l'IVG serait le seul problème auquel le futur président devrait s'attaquer ? C'est vrai, monsieur Macron, que la France se porte très bien en ce moment !

Si vous aviez encore quelques doutes, nous vous conseillons la lecture de la lettre ouverte adressée par Monsieur Macron à la communauté LGBTI* le 16 avril dernier. Par cette lettre, il souhaitait témoigner à ce puissant lobby son soutien indéfectible et inconditionnel, avec à la clé, notamment, la légalisation de la PMA pour les couples de lesbiennes, ainsi que la légalisation et la régularisation des enfants nés de la GPA à l'étranger. Cette lettre a le mérite d'être claire. C'est une prise de position évidente de soutien au lobby LGBT français, avec Pierre Bergé.

Enfin, ne soyons pas naïfs et ayons bien conscience que son programme se déploiera dans toute sa splendeur au niveau de l'éducation de nos enfants, premières victimes de cette idéologie. N'a-t-il pas écrit dans cette fameuse lettre : "Ce combat contre la haine envers les LGBTI aura pour fer de lance l'éducation".

Ainsi, le projet de société d'Emmanuel est limpide, et si nous sommes invités à "discerner dans l'indifférence de notre intérêt personnel et à privilégier le bien commun", je pense qu'il n'y a plus aucun doute possible sur le choix du candidat !

Quelques soient les résultats du second tour, je peux vous assurer que, dès le 8 mai au matin, nous serons toujours là, à vos côtés, pour défendre ceux qui n'ont pas pu donner leur voix !"

Posté le 5 mai 2017 à 13h59 par Michel Janva | Lien permanent

Proposition de loi du 3 mai pour inscrire l'avortement dans la Constitution

Qui s'opposera à cette proposition ?

Posté le 5 mai 2017 à 09h02 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2017

Stupeur dans le métro

C-TAJcfU0AAAILG Macron-219x300-2Ce matin dans le métro parisien, les passagers ont découvert des pancartes publicitaires où les principaux candidats appellent… à la défense de la vie ! Valeurs Actuelles raconte cette action d'agit-prop menée par Les Survivants.

Face à l'ampleur de la polémique, la RATP a été obligée de réagir et a expliqué via un communiqué de presse avoir été "victime d'un acte de malveillance sur le réseau d'affichage dans la nuit".

Posté le 26 avril 2017 à 19h42 par Michel Janva | Lien permanent

Un professeur sanctionné à l’Université catholique de Louvain pour avoir critiqué l’avortement : une injustice insupportable

Article de Pierre-Olivier Arduin publié sur le blog de la Famille Missionnaire de Notre-Dame :


Pierre-Olivier-ARDUIN_visuel"Le 25 mars 2017, jour anniversaire de la publication d’Evangelium vitae sur l’inviolabilité de la vie humaine par saint Jean-Paul II le 25 mars 1995, les autorités académiques de l’Université catholique de Louvain (UCL) suspendaient le cours de philosophie du professeur Stéphane Mercier en raison de sa prise de position contre l’avortement lors d’une leçon donnée devant des étudiants du baccalauréat canonique à la faculté des sciences appliquées. En conformité avec le cahier de charge du cours de philosophie centré sur la question de l’homme, le professeur a en effet proposé à ses élèves une argumentation philosophique et éthique montrant que l’embryon humain est une personne dès la conception et concluant dès lors que l’avortement constituait un meurtre en mettant fin à la vie d’une personne.

Pour justifier leur décision, les autorités de l’UCL avancent dans un communiqué publié le 21 mars que « le droit à l’avortement est inscrit dans le droit belge et la note dont l’UCL a eu connaissance est en contradiction avec les valeurs portées par l’université. Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable ».

Après la suspension du professeur Mercier, une procédure disciplinaire a été par ailleurs diligentée en vue d’autres sanctions à son égard. Cette décision qui émane des plus hautes autorités universitaires de Louvain constitue une injustice insupportable à plus d’un titre. Aussi souhaiterais-je m’élever fermement contre elle en montrant que ce jugement inique menace certes la liberté d’enseignement mais contredit gravement la législation canonique qui régit les Universités catholiques.

Une liberté académique entravée

Des intellectuels belges ont contesté ce jugement, y voyant une menace contre la « liberté académique et d’expression » à l’instar des professeurs Jean Bricmont et Michel Ghins, professeurs émérites de l’UCL dont le premier se dit athée et pro-choix tandis que le second se définit comme catholique et pro-vie[1]. « Y a-t-il des sujets qui ne peuvent pas être discutés dans un cours de philosophie à l’Université ? Notre réponse est clairement : non. Tous les sujets peuvent être abordés, pourvu qu’ils le soient en conformité avec la rigueur et l’excellence académiques, tout en éveillant l’esprit critique des étudiants ». Ils ajoutent dans leur tribune qu’ « il est pour le moins surprenant de constater l’émergence à l’UCL d’une sorte de néo-cléricalisme de la bienpensance politiquement correcte, d’une forme de nouvelle police de la pensée qui frapperait les positions minoritaires lorsqu’elles sont prises à partie par les médias et qu’elles sont susceptibles de heurter une majorité de l’opinion. L’Université doit rester un lieu de pensée libre et de débats ouverts ». Je partage bien évidemment cette analyse mais voudrais développer un point fondamental à verser au dossier de la défense du professeur Stéphane Mercier : le statut de l’Université catholique de Louvain qui aurait dû conduire à la protection de sa mission au service de la vérité par les dirigeants eux-mêmes.

La législation canonique de l’Eglise bafouée

Les autorités de l’UCL oublient en effet qu’elles ne peuvent se soumettre ainsi aux idéologies du moment et qu’il existe un document ecclésial princeps énonçant les normes régissant les Universités catholiques et qui les obligent gravement : la constitution apostolique Ex Corde Ecclesiae – « Née du Cœur de l’Eglise » –  publiée par saint Jean-Paul II le 15 août 1990 [2]. Lui-même universitaire de renom, le Pape Jean-Paul II a laissé un patrimoine doctrinal très riche sur la question de l’enseignement universitaire couronné par cette constitution apostolique qu’il a longuement méditée avant de la rendre publique. Les normes générales définies dans ce texte intégrées dans le Code de Droit Canon ne sauraient être ignorées par les dirigeants d’Universités catholiques quels qu’ils soient sans faute objective de leur part.

Saint Jean-Paul II affirme que cette constitution représente la « magna charta » des Universités catholiques (n. 8) qui ont pour mission de « se consacrer entièrement à la recherche de tous les aspects de la vérité dans leur lien essentiel avec la Vérité suprême qui est Dieu » (n. 4). Il fait de la fidélité au message chrétien présenté par l’Eglise l’une des caractéristiques essentielles d’une Université catholique (n. 13) et précise en particulier dans le domaine des sciences le primat de l’éthique et de la dignité humaine sur la technique dans un dialogue entre foi et raison (n. 15 et 18).

Le Pape Wojtila insiste on ne peut plus clairement sur le fait qu’une université catholique entretient « un lien spécial avec le Saint-Siège » et que de ce lien « dérivent plusieurs conséquences : la fidélité de l’Université, en tant qu’institution, au message chrétien et la reconnaissance et l’adhésion à l’autorité magistérielle de l’Eglise en matière de foi et de morale » (n. 27). Il ajoute que les « membres catholiques de la communauté universitaire, à leur tour, sont eux aussi appelés à une fidélité personnelle à l’Eglise avec tout ce que cela comporte » tandis que « des membres non catholiques, on attend le respect du caractère catholique de l’institution au sein de laquelle ils travaillent » (n. 27).

Il ressort de ces propos sans ambiguïté que le professeur Mercier avait non seulement le droit de défendre rationnellement la vie humaine dans un cours de philosophie mais qu’il s’agissait même d’un devoir au regard des exigences de sa mission dans une Université catholique. En proposant un argumentaire philosophique contre l’avortement, il a été fidèle au magistère ecclésial sur la protection de la vie humaine développé dans la grande encyclique Evangelium vitae du Pape Jean-Paul II et a répondu à son appel en tant qu’intellectuel : « Les intellectuels peuvent faire beaucoup pour édifier une nouvelle culture de la vie humaine (…). Nourrissant leur inspiration et leur action à la pure sève de l’Evangile, ils doivent s’employer à favoriser une nouvelle culture de la vie, par la production de contributions sérieuses, bien informées et susceptibles de s’imposer par leur valeur à l’attention et au respect de tous (…). Les Universités fourniront aussi un apport spécifique, les Universités catholiques en particulier[3]»

Au contraire, les dirigeants de l’UCL ont gravement bafoué la législation canonique en méconnaissant totalement leurs devoirs. Rappelons ainsi les normes générales d’Ex Corde Ecclesiae : une Université catholique est tenue « d’incorporer ces Normes générales dans les documents relatifs à son gouvernement » (§3 art. 1), « l’identité de l’Université catholique est essentiellement liée à la qualité des professeurs et au respect de la doctrine catholique, l’autorité compétente a la responsabilité de veiller sur ces deux exigences fondamentales selon les indications du Droit canon » (§1, art. 4), « tous les professeurs catholiques doivent accueillir fidèlement et tous les autres professeurs doivent respecter la doctrine et la morale catholiques dans leur recherche et leur enseignement » (§3 art. 4).

Défense du statut des universités catholiques

Cette affaire ne peut donc demeurer en l’état. Le professeur Mercier doit être promptement réintégré à l’UCL et son excellence universitaire réhabilitée. En revanche, ses dirigeants doivent être rappelés à l’ordre, voire blâmés si nécessaire par les autorités ecclésiastiques compétentes. L’alinéa 2 de l’article 5 des Normes générales stipule ainsi que « chaque évêque (…) a le droit et le devoir de veiller à la préservation et au renforcement du caractère catholique des Universités. Si des problèmes relatifs à cette exigence essentielle devaient surgir, l’évêque local serait tenu de prendre des initiatives nécessaires pour les résoudre (…) et si besoin était avec l’aide du Saint-Siège ». L’article 1 rappelle ce « droit d’intervention du Saint-Siège lorsque cela s’avère nécessaire ». La réaction de la Conférence épiscopale belge reste à ce jour timorée, les évêques faisant savoir qu’ils faisaient « confiance à la procédure interne menée par l’UCL » tout en rappelant leur opposition à « l’avortement en raison du respect pour la vie ».

La Congrégation pour l’Education catholique garante du respect de la constitution apostolique Ex Corde Ecclesiae par les Universités catholiques à travers le monde et le nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie institué par le Pape François le 4  juin 2016 [4] pourraient ainsi intervenir en faveur du professeur Mercier et régler une affaire qui dépasse le cadre de l’Université catholique de Louvain. Leur prise de position devrait « faire jurisprudence » et rappeler à tous les professeurs et dirigeants des universités catholiques la mission qu’ils reçoivent de l’Eglise au service de la vérité dans le respect de la doctrine catholique.

Posté le 26 avril 2017 à 18h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

22 avril 2017

La culture de mort d'abord, même si la femme en souffre

Employé depuis 2006 comme contraception féminine définitive, le dispositif ESSURE®, ressort implanté dans les trompes pour provoquer l’infertilité définitive, est accusé de provoquer des douleurs, des maux de ventre, des douleurs musculaires, des troubles de la mémoire voire des signes dépressifs, allergies, des maladies auto-immunes, des troubles thyroïdiens et des cancers. Autant d’effets indésirables rapportés depuis plusieurs années en France mais aussi à l’étranger (Canada, Etats-Unis, Pays Bas…).

Pourtant, dans son rapport du 20 avril, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) confirme le rapport bénéfice risque favorable de cet implant. Sue les femmes souffrent et se taisent.

Posté le 22 avril 2017 à 09h31 par Michel Janva | Lien permanent

Peut-on pratiquer la méthode Billings avec un esprit contraceptif ?

Réponse de Gabrielle et Bertrand Vialla :

Confidences_ombre_petit"Nous avons la conviction profonde qu’au lieu de mettre l’accent sur le risque d’une utilisation à visée contraceptive des méthodes naturelles, il convient de lutter contre des présentations des méthodes naturelles faites dans un esprit contraceptif. Esprit contraceptif et méthodes naturelles, cela se trouve. Mais l’esprit contraceptif se trouve davantage dans certains discours de présentation de ces méthodes que dans leur utilisation concrète.

L’utilisation des méthodes naturelles est pédagogique : elle fait entrer dans un art de vivre qui ouvre le cœur à la contemplation et au don de soi. Bien sûr, on peut y résister parce qu’on est attaché à cet esprit contraceptif, le plus souvent on aura alors tendance à tricher, à ne pas vouloir une vraie continence périodique, ou bien on abandonnera face à la difficulté. On peut aller plus loin : plus une méthode naturelle permet à la femme de se connaître et au mari de s’impliquer dans l’interprétation des observations et la responsabilité commune, plus la méthode naturelle sera pédagogique. Donc, à la question : «Peut-on pratiquer Billings avec un esprit contraceptif ? » j’ai envie de répondre « Oui, c’est souvent possible au départ... c’est bien rare à la fin ! »

En revanche, la prégnance de l’esprit contraceptif dans la présentation des méthodes naturelles est malheureusement fréquente! Au Centre Billings France, nous luttons pour ne pas utiliser des termes de vocabulaire analogues aux méthodes contraceptives : «éviter une grossesse », « risque », « échec », « erreur »... Il faut encourager les personnes qui ont un véritable amour de l’enfant à naître, qui ont une certaine liberté intérieure face aux représentations contraceptives, à s’engager dans la promotion des méthodes naturelles avec lucidité et ténacité. Je vous propose ce petit résumé : «Ne faites pas fuir les apôtres, en assimilant le moyen à l’esprit contraceptif, qui en fait doit être combattu par ce moyen ! » Les moniteurs ont à être à la hauteur de la tâche qui leur est confiée, capables d’enseigner, de montrer l’exemple, avec un amour inconditionnel de l’enfant à naître, avec délicatesse et fermeté, pour montrer le chemin d’une juste Régulation naturelle des naissances."

Dans Evangelium Vitæ (1995), Jean-Paul II écritvait :

"Il est fréquemment affirmé que la contraception, rendue sûre et accessible à tous, est le remède le plus efficace contre l'avortement. On accuse aussi l'Église catholique de favoriser de fait l'avortement parce qu'elle continue obstinément à enseigner l'illicéité morale de la contraception. A bien la considérer, l'objection se révèle en réalité spécieuse. Il peut se faire, en effet, que beaucoup de ceux qui recourent aux moyens contraceptifs le fassent aussi dans l'intention d'éviter ultérieurement la tentation de l'avortement. Mais les contrevaleurs présentes dans la « mentalité contraceptive » — bien différentes de l'exercice responsable de la paternité et de la maternité, réalisé dans le respect de la pleine vérité de l'acte conjugal — sont telles qu'elles rendent précisément plus forte cette tentation, face à la conception éventuelle d'une vie non désirée."

Posté le 22 avril 2017 à 09h25 par Michel Janva | Lien permanent

20 avril 2017

Ne pas avoir pu tuer son bébé vaut donc une indemnité de 80 000 €

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le CHU de Limoges a été condamné hier par le tribunal administratif de la ville a verser respectivement 50.000 € et 30.000 € à la mère et au père d’une petite fille pour une « erreur de diagnostic » qui a empêché son avortement il y a 7 ans.

Le CHU n’ayant pas détecté la trisomie du futur bébé, la mère « n’a pas eu la possibilité d’exercer son choix de recourir à une interruption médicale de grossesse ». Choix qui est celui de 95 à 99% des parents, souligne le tribunal. Ne pas avoir pu tuer son bébé vaut donc une indemnité de 80.000 €. Le père et la mère de ce pauvre enfant espéraient gagner encore davantage en demandant réparation aussi pour leurs deux autres enfants traumatisés eux aussi de ne pas voir disparaître leur petite sœur dans une poubelle. Mais la loi ne prévoit de donner de l’argent qu’aux « parents »…"

Posté le 20 avril 2017 à 19h18 par Michel Janva | Lien permanent

Des soignants quittent leur travail parce qu’on les oblige à prescrire la pilule ou à participer à des avortements

Au lendemain de la Marche pour la Vie naissait une nouvelle antenne d’écoute : Nos mains ne tueront pas, dédiée au personnel soignant. Odile Guinnepain est infirmière en soins palliatifs et s’occupe de leur organisation en maison de retraite. C’est elle qui a lancé et dirige cette nouvelle plateforme d’écoute, rattachée à l’Association Choisir la Vie. Elle a été interrogée par Anne Isabeth dans Présent. Extrait :

8840-p3-flyer-2"Plusieurs choses m’ont montré la nécessité de créer une telle plateforme. J’entends ponctuellement, au gré des rencontres, des soignants – et particulièrement des sages-femmes et des infirmières – dire qu’elles quittent leur travail en raison d’un ras-le-bol, parce qu’on les oblige à prescrire la pilule ou à participer à des avortements. Elles disent n’être pas venues à cette profession pour cela. Il y a aussi beaucoup de questions autour de la sédation terminale, qui débouche sur la mort rapide du patient. J’ai eu récemment l’appel d’une infirmière à qui l’on a demandé de poser une sédation terminale sur une jeune femme, non parce qu’elle se trouvait en fin de vie mais parce qu’elle le demandait. Devant son refus, l’établissement a fait venir une équipe mobile de soins palliatifs qui a validé la décision et ordonné l’administration de cette sédation. L’infirmière en question m’a appelé pour savoir comment faire. Je lui ai donné des outils pour qu’elle puisse surveiller l’administration de la sédation et déterminer quand il y avait surdosage et éviter ainsi la mort. Tout s’est bien passé pour la patiente. Mais lorsque l’infirmière est revenue après plusieurs jours d’absence, elle a appris que la jeune femme était décédée rapidement : l’équipe mobile de soins palliatifs, qui avait ordonné la sédation, est venue et est restée jusqu’au décès de la patiente. Il paraît que cette équipe était furieuse du comportement de l’infirmière mais n’a rien pu lui reprocher, puisqu’elle a agi de façon professionnelle.

Enfin, lors de la dernière marche pour la vie, j’ai compris qu’il y avait très peu de professionnels de santé qui venaient en tant que tels, alors qu’ils sont les premiers concernés par ces lois mortifères. S’ils ne suivaient pas cette culture de mort, elle s’éteindrait par elle-même. Je me suis dit qu’il fallait que les soignants se montrent. L’idée de cette antenne est, bien sûr, de les écouter, mais aussi de les accompagner lorsqu’ils ont des difficultés d’ordre éthique. Il faut les aider, pour que tout le monde ne quitte pas le navire. [...] Le but est de leur donner des outils – comme ce que j’ai pu faire avec cette infirmière en soins palliatifs – pour qu’ils puissent continuer d’exercer leur profession, tout en respectant la vie. C’est possible même si c’est, il est vrai, très difficile.

Dans cette perspective d’accompagnement, vous proposez des week-ends de formation ?

Exactement, le premier aura lieu les 27 et 28 mai prochains. Il existe déjà beaucoup de formation sur les sujets éthiques, et qui sont excellentes. Mais il manque une formation très technique, qui parle aux professionnels et qu’ils puissent appliquer dans leur travail quotidien. Nous avons des réponses à donner sur le sujet, pour la simple raison que j’ai pu l’expérimenter dans mon propre travail. Le thème de cette première session est « Comment contourner les sédations terminales euthanasiques ». Pour les prochaines, nous sommes prêts à accueillir d’autres spécialités, pour parler bien sûr. Mgr Aupetit nous accompagnera et nous éclairera sur l’objection de conscience. [...]

Vous conseillez les soignants pour qu’ils ne posent pas d’acte contre la vie… Ne tomberiez-vous pas sous le coup de la loi contre le délit d’entrave ?

Il faut quand même prouver qu’en conseillant des soignants, on fait pression sur des femmes voulant avorter. Et puis vous savez, je n’ai jamais entendu de femme porter plainte contre une association qui aurait fait pression sur elle pour qu’elle garde son enfant. Cette loi ne me fait pas peur. Certes elle est dramatique, mais elle est aussi une bonne nouvelle : c’est parce qu’on les dérange que le gouvernement l’a fait voter aussi rapidement."

Posté le 20 avril 2017 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril 2017

29 avril : prière publique de SOS Tout-Petits à Poissy

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Posté le 19 avril 2017 à 15h01 par Michel Janva | Lien permanent

18 avril 2017

Quand un journaliste découvre que "l'IVG est un crime"

Ca donne ça :  

 

Posté le 18 avril 2017 à 20h30 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (14)

Les Survivants s'invitent dans la présidentielle

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Source.

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Posté le 18 avril 2017 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

17 avril 2017

Donald Trump signe et promulgue la loi permettant aux Etats de ne pas financer le Planning familial

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Donald Trump a signé vendredi la loi votée par le Sénat le 30 mars permettant aux Etats d’interdire le transfert de fonds publics à l’avorteur industriel dénommé « planning familial ».

Dans les derniers jours de sa présidence, Obama avait fait voter in extremis un texte obligeant les Etats à subventionner le « planning familial », alors qu’une quinzaine d’Etats avaient décidé de supprimer leurs subventions suite aux vidéos prouvant le trafic de morceaux de fœtus.

Le 30 mars, le Sénat a invoqué le « Congressional Review Act » qui permet dans les premiers mois du nouveau gouvernement de revenir sur des dispositions prises pendant les derniers temps du gouvernement précédent.

Le texte a été voté par 50 sénateurs contre 50. Le vice-président Mike Pence, président du Sénat, a dû voter lui aussi pour faire pencher la balance dans le bon sens.

On saluera le sénateur de Géorgie Johnny Isakson, venu en fauteuil roulant à la suite d’une double opération, pour retourner ensuite à l’hôpital.

Et l’on saluera évidemment Donald Trump qui n’a pas hésité à signer et promulguer cette loi.

(Les deux sénateurs républicains qui ont voté contre sont Lisa Murkowski et Susan Collins, qui s’étaient déjà opposées à la nomination de Betsy Devos comme ministre de l’enseignement.)"

Posté le 17 avril 2017 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent

"L'IVG est un crime" : le cinéma de Bruno Roger-Petit

Lors d'un débat consacré au vote des catholiques de France, ce lundi de Pâques sur CNews, le père Laurent Stalla-Bourdillon, aumônier des parlementaires, a rappelé que l'avortement est un crime.

En présence de Jérôme Béglé du Point, de la journaliste Charlotte d'Ornellas, l'éditorialiste Hélène Pichilowski et Bruno Roger-Petit, éditorialiste chez Challenges, le débat se porte sur la question de l'avortement. Le prêtre déclare :

"Ma position est celle de la doctrine de l'Eglise catholique : l'IVG est un crime." "Un certain nombre de concitoyens ont besoin de défendre des réalités auxquelles ils sont attachés, parce qu'ils sentent que c'est ça qui conditionne la condition de vivre ensemble, le respect de leur identité ou de leur dignité de personnes."

Bruno Roger-Petit explose. Charlotte d'Ornellas lui explique :

"Est-ce que vous pouvez entendre que c'est précisément parce qu'on est préoccupés par ces femmes obligées d'avorter qu'on tient un tel discours sur l'IVG ?"

Hélène Pichilowski enchaîne :

"Moi je pense que les catholiques qui ont la vraie foi chrétienne disent que l'IVG est un crime. Ça ne me choque pas. Ce n'est pas dangereux, ce n'est pas du fascisme qu'on impose aux autres. Une femme qui va pratiquer l'IVG ne va pas se sentir criminelle sous prétexte que les croyants la condamnent".


Clash en direct sur CNews quand un prêtre... par morandini

Posté le 17 avril 2017 à 14h57 par Michel Janva | Lien permanent

13 avril 2017

Liberté de ne pas collaborer à l'avortement : la sage-femme restera en Norvège

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"La cour d’appel du travail du district de Jönköping en Suède a confirmé hier le jugement de première instance prononcé en 2015 contre une sage-femme, Ellinor Grimmark, qui refusait de participer à des avortements. Elle avait saisi le tribunal du travail pour discrimination après que trois cliniques lui eurent refusé un emploi, et elle a dû aller travailler en Norvège.

La cour d’appel a statué que cette sage-femme n’avait « pas été victime de discrimination en raison de son refus de participer aux avortements », et n’a « trouvé aucune raison de soupçonner que la liberté d’opinion et d’expression d’Ellinor Grimmark ait été violée ». En punition de cette attitude intempestive, la sage-femme est en outre condamnée à verser des dommages et intérêts et un remboursement des frais juridiques au Conseil du comté de Jönköping.

Cette affaire illustre le niveau de la culture de mort atteint en Suède : Ellinor Grimmark est la première personne dans ce pays à soulever la question de l’objection de conscience face à l’avortement.

Non seulement la loi ne prévoit pas de clause de conscience pour les personnels de santé concernant l’avortement, mais elle stipule qu’un médecin qui refuserait de pratiquer un avortement est passible d’une amende et (ou) jusqu’à 6 mois de prison, et en cas de récidive jusqu’à quatre ans de prison.

Ellinor Grimmark a l’intention de se tourner vers la Cour européenne des droits de l’homme, qui a une jurisprudence favorable à la clause de conscience."

Posté le 13 avril 2017 à 18h43 par Michel Janva | Lien permanent

La Fondation Jérôme Lejeune publie le bilan des dérives bioéthiques du quinquennat

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Posté le 13 avril 2017 à 15h23 par Le Salon Beige | Lien permanent

Contraception, avortement, régulation naturelle des naissances, maîtrise de soi

Interrogé dans le Parisien, le Dr Philippe Deruelle, secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, critique les méthodes naturelles de régulation des naissances. Et semble se satisfaire de la situation actuelle concernant le nombre astronomique d'avortements chaque année :

"Elles sont stables jusqu'à maintenant, autour de 200 000 par an pour 1 million de grossesses".

Et il critique la fiabilité des  méthodes naturelles. Sauf que, selon les chiffres de 2012 du ministère de la Santé72% des avortements concernent des femmes qui étaient sous contraception.

Par ailleurs, parmi les méthodes de contraception qui sont recensées, il manque étonnamment la méthode billings. Contrairement à ce que dit le Dr Philippe Deruelle, ce n'est pas de la roulette russe. Cette méthode, découverte dans les années 1960-1970 par les Docteurs John et Evelyn Billings, médecins australiens, permet à la femme de connaître sa fécondité par l’observation de la glaire cervicale. Avec la méthode, le couple peut aussi bien différer la venue d’un enfant, par la continence (abstinence) périodique ; que favoriser une conception. Pour être fiable, la méthode doit être bien comprise. Une grande majorité de femmes, pendant la plus grande partie de leur vie féconde, peuvent tenir leur tableau d’observations et pratiquer la méthode sans difficulté. D’autres peuvent avoir besoin, pour certaine période de temps, d’un suivi régulier, personnalisé par une monitrice (ce peut être en période d’allaitement ; après l’arrêt d’une pilule contraceptive ; en péri-ménopause ; lorsque se présentent certaines pathologies). Les foyers moniteurs reçoivent avec bienveillance et respect tout couple ou personne, croyants ou non, et quelle que soit leur origine.

Concernant la régulation naturelle des naissances, le pape Paul VI écrivait dans Humanae Vitae :

"Une pratique honnête de régulation de la natalité exige avant tout des époux qu'ils acquièrent et possèdent de solides convictions sur les vraies valeurs de la vie et de la famille et qu'ils tendent à acquérir une parfaite possession d'eux-mêmes. La maîtrise de l'instinct par la raison et la libre volonté impose sans nul doute une ascèse pour que les manifestations affectives de la vie conjugale soient dûment réglées, en particulier pour l'observance de la continence périodique. Mais cette discipline, propre à la pureté des époux, bien loin de nuire à l'amour conjugal, lui confère au contraire une plus haute valeur humaine.

Elle exige un effort continuel, mais grâce à son influence bienfaisante, les conjoints développent intégralement leur personnalité, en s'enrichissant de valeurs spirituelles: elle apporte à la vie familiale des fruits de sérénité et de paix, et elle facilite la solution d'autres problèmes; elle favorise l'attention à l'autre conjoint, aide les époux à bannir l'égoïsme, ennemi du véritable amour, et approfondit leur sens de responsabilité.  Les parents acquièrent par là la capacité d'une influence plus profonde et plus efficace pour l'éducation des enfants; l'enfance et la jeunesse grandissent dans la juste estime des valeurs humaines et dans le développement serein et harmonieux de leurs facultés spirituelles et sensibles. 

Nous voulons à cette occasion rappeler l'attention des éducateurs et de tous ceux qui ont des tâches de responsabilité pour le bien commun de la société sur la nécessité de créer un climat favorable à l'éducation à la chasteté, c'est-à-dire au triomphe de la saine liberté sur la licence par le respect de l'ordre moral."

Posté le 13 avril 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2017

Avortement : les femmes sont rarement libres

Sophie Heine, politologue et auteur, publie une tribune dans Le Soir, sur L’avortement: liberté ou vulnérabilité? suite à l'exclusion du professeur Mercier pour ses propos à l'UCL. Extraits:

"[...] La récente controverse autour des propos anti-avortement tenus par un professeur de l’UCL n’est, à cet égard, qu’un symptôme de la réactivation plus large d’une polémique que beaucoup pensaient close. Si le ton et les arguments adoptés dans ces controverses peuvent faire frissonner, remettre cette question en débat n’est pas forcément un mal. [...]

Néanmoins, les réponses apportées par les mouvements dits « progressistes » – la sacralisation du « droit à l’IVG » comme victoire féministe supposée garantir aux femmes la « libre disposition de leur corps » – sont loin d’être convaincantes. De fait, nombre de femmes « ordinaires » et peu politisées observent ces débats avec une distance teintée de scepticisme. Si beaucoup s’opposent à la qualification des femmes qui avortent comme « criminelles » ou renégates, elles rechignent malgré tout à rejoindre les rangs des défenseurs du droit à l’avortement et des mouvements féministes en général. Et, en effet, le discours porté par ces courants est tout à la fois simplificateur et éloigné de la réalité concrète des femmes concernées.

Tout d’abord, il est essentiel de rappeler que les femmes sont vulnérables : elles occupent des positions socio-économiques moins valorisées et moins rémunératrices, sont plus nombreuses à élever leurs enfants seules et subissent davantage de violences dans la sphère privée. Cette condition accroît leur vulnérabilité aux autres formes de domination et réduit leur potentiel de révolte et d’engagement. [...] En moyenne plus petites, plus légères et dotées d’une moins grande masse musculaire, les femmes sont aussi vulnérables physiquement. Elles sont davantage susceptibles de subir des violences ou de faire évoluer leurs comportements sous l’impact de menaces, d’intimidation ou de contraintes physiques. Le risque de tomber enceinte accroît évidemment cette vulnérabilité car l’état de grossesse constitue une source de fragilité. Et dans l’éventualité où une femme enceinte choisit de mettre fin à une grossesse, les séquelles – en tout cas psychologiques – sont rarement nulles.

A cause de cette vulnérabilité et des discours qui la légitiment, les femmes sortent souvent perdantes des rapports de force imprégnant la sphère professionnelle et publique autant que le domaine privé. [...] Dans un tel contexte, que peut bien signifier la liberté individuelle si souvent postulée dans la décision d’avorter – et confirmée par le terme officiel d’« interruption volontaire de grossesse » ? Comment les femmes peuvent-elles être effectivement libres dans de telles circonstances si elles sont structurellement soumises à des dominations ? N’est-il pas absurde de considérer que, face à la question cornélienne de prolonger ou non une grossesse, les contraintes s’imposant habituellement à elles soudain s’évaporent ? [...] Qu’il s’agisse des pressions exercées par les hommes concernés, de la réalité sociale recouverte par le statut de mère et des attentes sociales afférentes, les femmes prenant une telle décision sont rarement libres. [...]"

Posté le 11 avril 2017 à 19h26 par Michel Janva | Lien permanent

Témoignage d'une aide-soignante qui reconstituait « le puzzle » des bébés avortés

Témoignage d'une aide-soignante, qui a appelé sur la nouvelle antenne d'écoute destinée aux étudiants et soignants : 

FB-Header"Depuis 3 ans, je suis soignée pour dépression chronique. Malgré de multiples thérapies et traitements, je ne m'en sors pas. J'ai quitté mon métier il y a quelques années pour me reconvertir dans la formation, mais je ne parviens pas à travailler.

Aide-soignante, j'ai travaillé pendant 20 ans dans une clinique privée. Je travaillais au bloc opératoire, faisant souvent fonction d'infirmière. Le choix de travailler au bloc était le mien dès le début, c'est un service qui m’a toujours attiré. Cependant, très vite, j'ai été témoin et ai participé à des actes chirurgicaux dont j'ignorais l'existence auparavant. Pendant des années l'une de mes missions était de m'occuper des IVG !

Le principe était celui-ci : Après chaque IVG par aspiration, je devais vérifier que l'ensemble des membres "déchiquetés" des bébés était là afin d'avoir « un corps complet ». Je recherchais les différentes parties du corps de l'enfant au milieu des déchets sanguins et placentaires et reconstituai « le puzzle » du bébé afin de vérifier qu'aucun membre n'était resté dans l'utérus de la femme ; il fallait éviter tout risque infectieux. Ensuite, je jetai le tout avec les déchets hospitaliers et nettoyait le bloc.

De mes yeux horrifiés et impuissants, j'ai constaté (contrairement à ce que l'on m'avait dit) que l'avortement n'était pas l'élimination d'un "amas de cellules" mais bien d'un bébé, parfaitement formé. En plus, dans bien des cas, on était bien au-delà des 10 puis 12 semaines légales. Ça je m'en suis aperçue car je trouvai que les fœtus mesuraient plus que les  6 à 7 cms qu'ils font à 12 semaines de grossesse en général.

Un jour, une femme, une fois réveillée de l'anesthésie après son IVG, m'a demandée si elle pouvait voir son bébé mort. Je n'ai pas osé lui dire la réalité de ce qu'était devenu son bébé ! Elle n'avait absolument pas conscience de ce qui s'était passé. Là, j'ai eu un déclic : comment se fait-il d'être si ignorant et éloigné de la réalité ?

La vue de tous ces bébés morts m'a hantée au fur et à mesure des années. Je n'ai trouvé personne pour me comprendre dans mon mal-être et dans ma culpabilité devant tous ces « petits morts ». Les psychologues me disaient que le problème c'était moi et pas ce que je voyais. Mes proches me disaient « aller, c'est pas grave, ça va passer ! » Du coup, depuis des années, je crois que c'est moi le problème et, pour autant, malgré les traitements, je ne cesse de m'enfoncer dans mon mal-être. Il m'est même parfois arrivé d'être tentée d'en finir.…..

Je suis en arrêt maladie pour depuis 3 ans. Je ne veux plus entendre parler de l'IVG aujourd'hui. On ment aux femmes, c'est horrible. Si seulement on pouvait les aider et nous aider aussi nous les soignants qui n'avons pas d'autre choix….

Edwige, 48 ans, aide-soignante."

Posté le 11 avril 2017 à 10h08 par Michel Janva | Lien permanent

Une sage-femme suédoise s'expatrie en Norvège pour ne pas être obligée de participer à des avortements

Un hôpital lui avait gentiment proposé de suivre une thérapie pour surmonter son opposition à l'avortement. Sic.

Etonnamment, la Suède connaît une pénurie de sages-femmes. En Norvège, les hôpitaux accueillent les professionnels s'opposants à l'avortement et même les médecins favorables à l'avortement s'inquiètent de l'absence de liberté de leur voisin suédois.

Le tribunal de première instance a statué en novembre 2015 contre elle, estimant que la loi suédoise sur l'avortement de 1974 protège la liberté de conscience. En vertu de la loi, les avortements ne peuvent être effectués que par des médecins, ce qui suggère que les sages-femmes ne pratiquent pas des avortements... Le tribunal d'appel devrait se prononcer cette semaine. En cas d'échec, elle ira défendre sa liberté de conscience devant la CEDH.

Posté le 11 avril 2017 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent

05 avril 2017

Eviction du Pr. Mercier : les évêques belges soutiennent l'Université !

Suite à la réaction de nombreux catholiques à l'éviction du Pr Mercier de l'Université catholique de Louvain, les évêques de Belgique ont tenu à préciser : 

"Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez envoyé aux évêques francophones de Belgique une pétition lancée par la Fédération Pro Europa Christiana à propos de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’Université catholique de Louvain (UCL). Vous nous écrivez que S. Mercier « ne fait qu’exprimer la position officielle de l’Église catholique en ce qui concerne l’avortement ». Or, M. Mercier précise dans ses notes de cours : « Ce qui est proposé ici est un argument philosophique, pas un argument théologique » (La philosophie pour la vie. Contre un prétendu ‘droit de choisir’ l’avortement, § 2). M. Mercier se situe au point de vue philosophique. 

Le point de vue de l’Église implique, par contre, une approche théologique et pastorale. Ainsi le pape François écrit-il, dans sa lettre apostolique « Misericordia et misera » (2016), au § 12, qu’il accorde à tout prêtre la faculté d’absoudre du péché d’avortement ; il ajoute : « Je voudrais redire de toutes mes forces que l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente. Cependant, je peux et je dois affirmer avec la même force qu’il n’existe aucun péché que la miséricorde de Dieu ne puisse rejoindre et détruire quand elle trouve un cœur contrit qui demande à être réconcilié avec le Père. »

Telle est la position de l’Église. M. Mercier ne la développe pas car son objectif est d’ordre philosophique et non théologique. C’est pourquoi les évêques de Belgique francophone, formant le pouvoir organisateur de l’Université catholique de Louvain, appuient les autorités académiques de l’UCL dans leur démarche consistant à vérifier si M. Mercier a répondu aux exigences pédagogiques du cours d’initiation à la philosophie qu’il devait donner. Les autorités académiques n’ont pas à se prononcer sur une question théologique ou religieuse, mais sur la mise en œuvre d’un cours de philosophie. Cela est parfaitement conforme à la Constitution apostolique de S. Jean-Paul II « Ex corde ecclesiae », sur le fonctionnement et la mission des Universités catholiques. Dans cette optique les évêques ont publié ce 28 mars le communiqué suivant. 

Déclaration des évêques francophones suite à la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité, à l’UCL.

« Concernant la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’UCL, les évêques font confiance à la procédure interne menée actuellement par l’UCL.

Les évêques espèrent que la discussion qui vient de surgir contribuera à une discussion sereine sur l’avortement dans la société. »

« Les évêques sont opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie. Selon le droit belge, il n’existe pas de droit à l’avortement. La loi prévoit que l’avortement peut être pratiqué moyennant certaines conditions stipulées par la loi sans entraîner de poursuites pénales. La loi prévoit ainsi dans quels cas l’avortement est autorisé ou non. Mais comme tel, l’avortement est un délit et relève toujours du droit pénal. »

« Même si l’Eglise est opposée à l’avortement, elle fait la distinction entre la personne et l’acte. L’Eglise comprend que certaines femmes en arrivent à décider d’un avortement quand elles sont dans des situations pénibles, difficiles voire désespérées. La gravité de l’avortement est un drame pour l’enfant, pour ses parents et pour la société. Par compréhension pour ces situations dramatiques, les évêques tiennent à ce que l’on parle toujours avec nuance et tact des personnes et des couples qui font le choix de l’avortement. Bruxelles, le 28 mars 2017. »

Les évêques resteront vigilants par rapport à la mise en œuvre de cette déclaration.

En vous remerciant de votre contribution à la clarification de cette question très actuelle, nous vous prions d’agréer, chère Madame, cher Monsieur, l’expression l’expression de nos salutations distinguées.

Les évêques francophones de Belgique"

Rappelons tout de même, concernant "le tact et la nuance" visiblement reprochés au professeur par nosseigneurs les évêques, que

  • la Constitution du Concile Vatican II Gaudium et Spes parle de l'avortement comme d'un "crime abominable", terme repris par saint Jean-Paul II dans Evangelium Vitae
  • dans son discours au Corps diplomatique du 13 janvier 2014, le pape François a déclaré "l’avortement nous fait horreur"

Posté le 5 avril 2017 à 20h14 par Michel Janva | Lien permanent

Nicolas Dupont-Aignan inclut l'avortement dans "l'offre de soins pour les femmes"

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Posté le 5 avril 2017 à 19h24 par Michel Janva | Lien permanent

Une responsable de Planned Parenthood avoue tuer des bébés non avortés

Lu dans Présent :

"Une nouvelle vidéo enregistrée en caméra cachée lors d’une conférence du planning familial américain remet crûment en lumière la réalité des avortements aux Etats-Unis. Il s’agit d’une conversation enregistrée par des personnes se faisant passer pour des représentants d’une entreprise pharmaceutique, qui discutent de l’achat d’organes d’enfants avortés avec le docteur Deshawn Taylor, une gynécologue-obstétricienne responsable d’un service d’avortement de Planned Parenthood dans l’Arizona. La discussion porte sur la meilleure manière de tuer un bébé entre 20 et 24 semaines de grossesse, sans le démembrer ni lui écraser la tête dans le ventre de sa mère et sans utiliser de produit fœticide pour ne pas rendre le spécimen inutilisable pour l’industrie pharmaceutique. La loi de l’Arizona oblige à conduire à l’hôpital tout enfant sorti vivant du ventre de sa mère, mais vous savez, répond la brave dame en gloussant, si vous ne tuez pas le fœtus avant de l’extraire, ce qui est important, ce n’est pas tant la loi que de savoir qui vous avez dans la pièce."

Posté le 5 avril 2017 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

04 avril 2017

Avortement : un monde est en train de mourir

Capture d’écran 2017-04-04 à 18.44.27Tandis que le gouvernement américain annonce qu’il va cesser de financer le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), reversant les 32,5 millions de dollars que les Etats-Unis du FNUAP à d’autres organismes s’occupant de la santé des femmes, les ministres Marisol Touraine et Najat Vallaud-Belkacem rendent "hommage" à Evelyne Sullerot, "co-fondatrice du Planning familial qui permet à tant de femmes d'accéder à leurs droits sexuels et reproductifs", décédée vendredi.

Mais Evelyne Sullerot n'était plus la militante féministe à qui les ministres ont rendu hommage. En 2006, dans son ouvrage, elle retraçait les trois révolutions qui ont bouleversé la famille : la pilule, la libéralisation sexuelle et la découverte de l'ADNAvec la pilule, la procréation s'est dissociée de la sexualité. La révolution sexuelle au lieu de renforcer le couple, l'a fragilisé : "le culte du plaisir immédiat l'a emporté sur le désir d'avenir et d'accomplissement par les enfants". 

La réflexion sur les conséquences du divorce des parents sur les enfants est en France un sujet tabou. Les résultats des enquêtes, nombreuses en Suède et dans les pays anglo-saxons, ont été minimisés par les "ex-soixante-huitards". Mme Sullerot rappelle qu'aux séances du Haut Conseil de la population et de la famille, lorsqu'elle parlait des "familles éclatées" on la reprenait : "on dit : familles libérées". 

Selon elle, la révolution génétique va redonner un sens à la filiation mettant ainsi un frein à la revendication du "droit à l'enfant" des femmes célibataires ou des couples homosexuels. La révolution génétique va satisfaire le droit des enfants à "connaître leurs origines", et va réintroduire la fonction paternelle dans la famille. 

Sur les débuts du planning familial : 

"nous voulions libérer et responsabiliser les femmes, et favoriser l'harmonie dans les couples et la famille". 

Mais elle observe le dérapage du mouvement féministe vers "la guerre des sexes entraînant la négation du couple et l'élimination des pères". Le mouvement nous "a échappé, les féministes sont allées trop loin, elles se sont construites dans la haine et la victimologie" ne parlant que de leur volonté d'avorter. Pour Evelyne Sullerot, la contraception était "l«remède» contre le «mal» qui était l'avortement. J'étais contre le fait d'en faire un droit". 

Elle regrette que l'avortement soit devenu une "contraception-bis", "un droit à détruire".

Posté le 4 avril 2017 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent

03 avril 2017

Les autorités de l’université catholique de Louvain sont embarrassées d'avoir à s'exprimer sur l'avortement

Jeanne Smits a interrogé Stéphane Mercier, le professeur de philosophie qui s’est retrouvé au centre d’une polémique à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) pour avoir invité ses étudiants à réfléchir sur un argumentaire philosophique contre l’avortement. Il vient d'être purement et simplement licencié. Extrait :

Stéphane Mercier, vous vous êtes montré très clairement provie. Aujourd’hui, cela vous vaut accusation. Assumez-vous cette qualité ?

A 100 %, et cela fait ma fierté : ma fierté à la fois comme être humain de prendre ainsi la défense, à ma modeste mesure, d’autres êtres humains, et ma fierté comme philosophe parce que j’ai l’impression que philosophiquement, le droit à la vie est indiscutable. Et plus profondément encore, comme catholique romain, parce que comme le disent les saints, la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant.

Quel est votre âge ? Et quelle a été votre formation, puisque votre raisonnement ne ressemble pas beaucoup à celui de certains nouveaux philosophes ? Quels sont vos philosophes de prédilection ?

J’ai 34 ans. Ma formation, je l’ai faite tout entière ici à Louvain-la-Neuve, puisque, contrairement à ce que certains médias avaient suggéré, je ne suis pas un nouveau dans la maison. J’ai commencé mes études ici, en philosophie, en 2000. Quand j’ai eu ma licence – le Master d’aujourd’hui – en 2004, j’ai été nommé assistant à la faculté de philosophie pendant 10 ans. J’ai eu mon doctorat en 2010 et je suis devenu chargé de recherche à l’équivalent belge du CNRS en France pendant quatre ans. Depuis 2014, je suis de nouveau chargé cours de dans le département de philosophie. Et ce jusqu’à cette année… et vraisemblablement, pas au-delà. Quant à mes philosophes de prédilection, j’ai travaillé sur saint Thomas qui est bien sûr un incontournable. J’ai essentiellement fait ma thèse et mes recherches sur la philosophie romaine, sur Cicéron, sur Sénèque, et je travaille aussi en philosophie comparée sur le stoïcisme et le confucianisme. Je ne suis pas très sensible aux choses contemporaines que je trouve souvent un peu verbeuses et jargonnantes, alors que les philosophes latins, antiques et médiévaux ont toujours un beau souci de clarté que j’apprécie beaucoup. [...]

Comment s’est passée votre convocation, très rapide, par les autorités de l’université ?

Grossièrement ! Le jour où l’affaire est sortie dans les médias, le 21 mars, j’étais en cours toute la matinée et j’avais reçu un coup de téléphone de la part du cabinet du recteur qui m’a demandé un rendez-vous. Comme j’ai un agenda un peu occupé j’ai essayé de voir à quel moment c’était le plus pratique. À ce moment-là un des vice-recteurs – ou plutôt « vice-rectrices » – a pris le téléphone et m’a dit : vous avez rendez-vous jeudi à 15 heures, point barre. La réunion a donc eu lieu. Elle s’est passée de façon fort civile. J’ai rencontré deux personnes du cabinet du recteur, deux de ses proches collaborateurs qui m’ont posé une série de questions. A mon avis – ce n’est que mon interprétation de l’affaire – le rectorat et les autorités de l’université sont extrêmement embarrassés parce que l’affaire les a mis en quelque sorte au pied du mur. Ils sont mis en demeure de répondre à une question très simple : quelle est la position de l’UCL sur la question de l’avortement. Evidemment, ils entretiennent traditionnellement une certaine nébulosité, une certaine confusion, pour ne pas prendre position, et ils sont extrêmement gênés de se retrouver tenus de dire ce qu’ils pensent. Il y a eu un refus de la clarté de leur part. Ils ont essayé de voir s’il n’y avait pas moyen de me coincer en me demandant si ce que j’avais fait étais correct du point de vue de la légalité, de la déontologie, du public auquel j’avais parlé, des enjeux, etc. Il y avait comme une tentative de trouver un lieu à partir duquel ils allaient pouvoir dire que j’avais agi de façon inconsidérée. Comme j’avais bien réfléchi à la question, et que j’étais sûr de mon coup, ils n’ont pas pu trouver une critique claire à me formuler.

Le jour où l’information est sortie dans les médias ils ont eu une réaction stupide, parce qu’émotive : ils se sont fendus d’un communiqué dans lequel ils parlent de l’avortement comme « un droit inscrit dans la loi belge » et ce n’est pas tout à fait vrai non plus. (NDLR : l’accès à ce communiqué est désormais refusé sur le site d’UCL et on n’y accède plus que via le « cache » de Google.) Ils se sont trompés sur la nature de ce qui est écrit dans la loi belge, en l’interprétant de façon beaucoup trop libérale. Ils ont également dit que l’enseignement que j’avais proposé était en contradiction avec les valeurs de l’université. Du coup, maintenant tout le monde leur demande quelles sont ces valeurs de l’université et ils sont sommés de donner une réponse. [...]

Avez-vous le sentiment d’avoir touché à un tabou ?

Ah oui ! En tout cas du point de vue des médias. Leur espèce d’hystérie un peu pathétique montre qu’il y a clairement une corde sensible qui a été touchée et un refus de l’argumentation puisqu’on est tout de suite dans la dénonciation, avec des slogans qu’on répète en boucle pour neutraliser toute discussion possible. On est clairement dans une manifestation de pensée unique avec tout ce que cela peut avoir d’idéologique et de totalitaire. Un tabou, à mon avis, oui – hélas.

Avez-vous constaté la même chose auprès de vos étudiants ? Ont-ils partagé cette analyse hystérique dans leur ensemble ?

Non, justement. Les étudiants, dans la plupart des cas, m’ont paru faire preuve de plus de maturité intellectuelle que les médias et de plus d’ouverture d’esprit que les autorités de l’université. Les étudiants ont bien compris, me semble-t-il, pour la plupart, que c’était mon opinion. Ils ont parfaitement compris que je ne la leur imposais pas – de toute façon je n’en ai même pas les moyens – et que c’était véritablement un traitement philosophique d’une question importante que je leur demandais de discuter. On m’a reproché de ne pas permettre le débat dans mes cours. Il est clair que lorsque j’ai 300 personnes devant moi il est impossible d’organiser un débat. Quand je parle de faire le débat, cela ne veut évidemment pas dire « faire débat pendant le cours ». Les étudiants avaient l’occasion de poser quelques questions. Ils l’ont fait, et de façon pondérée et intelligente, même pour dire qu’ils n’étaient pas d’accord. Et là, je salue le courage intellectuel parce de certains d’entre eux qui, devant deux ou 300 de leurs condisciples ils n’hésitaient pas à dire : « Monsieur je ne suis pas d’accord là-dessus », ou encore : « Je ne comprends pas la logique de l’enchaînement. » Je vois que les étudiants se prennent au jeu. Et les nombreux messages que j’ai reçus depuis l’éclatement de l’affaire me confirment que bon nombre d’étudiants, qu’ils soient d’accord ou non avec moi, ont bien compris quel était l’enjeu et ont bien compris que je ne les manipulais pas, mais que je leur proposais un exercice en faisant droit à leur intelligence. [...]

Quels sont les rapports entre l’église catholique et cette université dont elle a donc le contrôle ?

C’est cela qui reste nébuleux et qui gêne beaucoup les autorités de l’université. Précisément, le rapport exact – rapport de force, rapports institutionnels – entre l’Eglise et l’UCL a quelque chose d’un peu vague, un peu flou. Évidemment, la discussion qui est en cours actuellement expose ce flou sous le feu des projecteurs et semble les contraindre à clarifier une situation dont ils auraient préféré qu’elle reste nébuleuse, telle qu’elle était, avec des évêques qui interviennent peu, voire pas du tout, et qui maintenant sont mis devant le fait accompli d’une université qui exprime que ses valeurs sont différentes de celles qui sont de toute évidence celle de l’Eglise catholique. [...]"

Posté le 3 avril 2017 à 22h55 par Michel Janva | Lien permanent

François Fillon et le délit d'entrave numérique à l'avortement

Posté le 3 avril 2017 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2017

Le Congrès abroge le financement public du Planning familial

Le Congrès américain a abrogé jeudi une directive d'Obama destinée à sanctuariser les financements publics du planning familial. Le Sénat a adopté la mesure de justesse, après un vote à 50-50 départagé par le vice-président Mike Pence. La Chambre des représentants avait approuvé le texte en février. Il ne reste plus qu'au président Donald Trump à le promulguer.

Une douzaine d'Etats gouvernés par les républicains avaient voté localement pour interdire le transfert d'argent public à toute clinique qui pratique des avortements. L'administration Obama avait signé en décembre dernier une directive interdisant ce type de mesures de rétorsion. L'élue républicaine Diane Black, du Tennessee, s'est félicitée :

«Les femmes vulnérables qui cherchent de véritables soins de santé généralistes méritent mieux que des établissements centrés sur l'avortement comme Planned Parenthood».

Dans le même temps, la campagne de Carême des 40 Days for Life annonce que 251 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au 28ème jour de la campagne (mardi 28 mars) !

Posté le 31 mars 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent

L'ONU hostile à l'objection de conscience des médecins sur l'avortement

L’Italie fait l’objet d’un rapport négatif de la part du Comité des droits de l’homme de l’ONU chargé d’évaluer régulièrement chez les pays membres des Nations unies le degré de leur respect à l’égard de la Déclaration internationale des droits de l’homme. Elle est accusée de ne pas assurer convenablement l’accès à l’avortement en raison du « grand nombre de médecins » objecteurs de conscience.

Le rapport 2017 s’exprime comme si l’accès à l’avortement était un « droit », dès l’instant où il est légal. Dans son chapitre intitulé « interruption volontaire de grossesse », le rapport 2017 se dit inquiet des « difficultés » qui lui ont été signalées

« par rapport à l’accès à l’avortement légal en raison du grand nombre de médecins qui refusent de pratiquer des avortements pour des raisons de conscience, et de la manière de leur répartition dans le pays ».

L’agence onusienne s’aligne sur les revendications du Planning familial puisque le réseau européen de la Fédération internationale du Planning (IPPF EN) a ouvert les hostilités en 2012 en soumettant une plainte contre l’Italie au Comité européen des droits sociaux, invoquant là encore la difficulté d’accéder à l’avortement en raison du nombre élevé d’objecteurs de conscience, ce qui constituait selon lui une « violation du droit à la santé ». Le rapport enjoint donc à l’Italie de prendre des mesures pour que les femmes puissent accéder librement et effectivement à l’avortement. 

Allant encore plus loin dans la promotion de la culture de mort, le comité de l’ONU regrette que l’Italie ait légalisé l’union civile sans prévoir un droit à l’adoption pour les homosexuels, et dénonce

« son refus persistant de permettre aux couples homosexuels d’accéder à la fécondation in vitro ».

Posté le 31 mars 2017 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2017

Le Conseil de l'Europe veut obliger l'Irlande à libéraliser l'avortement

Nils_MuiznieksLe Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, le Letton Nils Muižnieks, a publié un rapport le 29 mars (ici page 6) dans lequel il

« demande instamment aux autorités irlandaises d’adopter une législation pour lever tous les obstacles à l’accès des femmes à l’avortement légal et sans risque ».

Posté le 30 mars 2017 à 22h28 par Michel Janva | Lien permanent

Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort

Famille chrétienne publie l'intégralité de la conférence prononcée par le cardinal Sarah le 25 mars, à l'occasion de l'anniversaire du rappel à Dieu du professeur Lejeune (évoquée ici). Extrait :

C71HxnOW0AAcguz"[...] On peut affirmer que le combat du Professeur Jérôme Lejeune, avec les seules armes de la vérité et de la charité, un combat mené à mains nues, s’inscrit dans la bataille finale, évoquée dans l’Apocalypse selon saint Jean, entre Dieu et Satan. Face à l’arrogance du Goliath des puissances financières et médiatiques, lourdement armé et protégé par la cuirasse de ses fausses certitudes et par les nouvelles lois contre la vie, l’Eglise catholique du XXI siècle, au moins en Occident, ressemble au petit reste dont parlent les Saintes Ecritures. En effet, l’Eglise catholique, tel David, dispose seulement du petit caillou de l’Evangile de la Vie et de la Vérité, et pourtant elle va frapper le géant en pleine tête et l’abattre. En effet, nous le savons bien - et la vie entière du Professeur Lejeune nous en apporte un témoignage éclatant - il s’agit d’une bataille, à la fois très âpre et décisive, qui sera longue et s’apparente à celle des fins dernières décrites dans le dernier livre de la Bible. Ainsi, il en va de la survie de l’humanité elle-même. Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort dénoncée par saint Jean-Paul II dans son enseignement, se tient devant la femme enceinte, prêt à dévorer l’enfant à sa naissance, et à « nous » dévorer également (cf. Ap 12, 4). Soyons conscients que, une nouvelle fois, et c’est arrivé bien souvent dans sa longue histoire bimillénaire, l’Eglise constitue le dernier rempart contre la barbarie : il ne s’agit plus d’Attila et de ses Huns, que sainte Geneviève arrêta devant Paris en 451, ni du combat des papes du XX siècle - de Pie XI à saint Jean-Paul II - contre les divers totalitarismes qui ont ensanglanté l’Europe et le reste du monde, il s’agit d’une barbarie aseptisée en laboratoire, terriblement efficace, que l’opinion publique ne perçoit pratiquement pas, puisqu’elle est anesthésiée par les Goliath des puissances financières et médiatiques. Oui, il s’agit bien d’un combat… à la vie et à la mort : si ce n’était pas le cas, les pouvoirs publics, en France, tenteraient-ils en ce moment de faire taire les sites internet dits « pro-vie », en inventant un délit d’entrave numérique à l’avortement ? Lors de la discussion de ce projet de loi aberrant au Parlement français, les défenseurs de la vie ont été verbalement lynchés pour avoir osé rappeler que l’avortement n’est pas un droit, mais un crime, et donc le plus grand drame de notre temps…

En guise d’introduction, j’ai désiré vous rappeler le cadre événementiel et mystique du combat pour la vie menée par le Professeur Lejeune pour mieux en faire ressortir maintenant le sens profond à la lumière de l’Evangile. Examinons ensemble sa vie : on peut affirmer, sans risque d’erreur, que, plutôt que de tomber dans les lâches compromis, le Professeur Lejeune a renoncé aux honneurs et à l’aisance en acceptant l’humiliation et même l’exil, du moins un exil intérieur. En effet, Jérôme Lejeune, contre vents et marées, est resté fidèle au Christ et à l’Evangile ; c’est pourquoi il représente pour chacun de nous un exemple admirable de force dans la foi et de dévouement dans la charité. En effet, comme vous le savez, la mort « in odium fidei », en haine de la foi, n’est pas l’apanage de « cette foule immense d’hommes et de femmes qui viennent de la grand épreuve et ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le Sang de l’Agneau, qui se tiennent debout devant le Trône de Dieu et devant l’Agneau, et le servent jour et nuit dans son Temple », selon la vision de l’Apocalypse (cf. Ap 7, 9). Une telle mort, où le sang est versé par le témoin du Christ, n’est pas la seule voie vers le martyre, car il est vrai qu’une vie de martyr chrétien, c’est aussi une vie durant laquelle on offre tout à Dieu, y compris sa vie, sa famille, sa réputation et son honneur, s’ils viennent à être foulés aux pieds par les païens, une vie où l’on renonce à tout pour l’Amour de Dieu[1]. Pendant la longue maladie du Professeur Lejeune, qui l’a arraché prématurément à l’affection des siens, on a vu comment meurt un chrétien à l’aube de Pâques, et le Pape saint Jean-Paul II, un grand ami du Professeur, ne s’y est pas trompé, lui qui déclarait, dans la lettre qu’il adressait alors au Cardinal Lustiger, le Lundi de Pâques 1994, au lendemain du retour de Monsieur Lejeune à la Maison du Père:

« La Résurrection du Christ constitue un grand témoignage rendu à la Vie qui est plus forte que la mort. Une telle mort, celle de Jérôme Lejeune, rend un témoignage encore plus fort à la Vie à laquelle l’homme est appelé en Jésus-Christ. En effet, tout au long de la vie de notre frère Jérôme, cet appel a représenté une ligne directrice… Nous nous trouvons devant la mort d’un grand chrétien du XX siècle, d’un homme pour qui la défense de la vie est devenue un apostolat, et nous désirons remercier Dieu aujourd’hui, lui, l’Auteur de la vie, de tout ce que fut pour nous le Professeur Lejeune, de tout ce qu’il a fait pour défendre et pour promouvoir la dignité de la vie humaine ».

Dans le cadre de sa profession de médecin et de chercheur, qui était une véritable vocation, la vie du Professeur Lejeune se partageait entre deux domaines qu’il convient de distinguer pour mieux unir : d’une part, son activité de chercheur, et donc son appartenance à ce qu’il est convenu d’appeler « la communauté scientifique », qui, pourtant, l’avait sinon rejeté, du moins marginalisé à cause de ses positions qualifiées de trop rigides, voire d’extrémistes, sur le sujet crucial du respect de la vie. D’autre part, son service auprès des malades et de leurs familles, à la tête d’une équipe qu’on peut qualifier de fraternelle, qui n’était animée que par le souci de guérir, ou au moins de soulager les souffrances physiques et morales provoquées par la maladie et le handicap. La charité qui animait le Professeur Lejeune unissait donc les deux aspects de sa vocation au service du malade, et cette vertu théologale de la charité fut bien la voie royale que Jérôme Lejeune emprunta avec courage et détermination pour se frayer un passage au milieu des épines de ce monde vers la contemplation du Dieu vivant, la Sainte Trinité d’Amour. Oui, par son service quotidien, humble et confiant en la Providence, le Professeur Lejeune donnait un visage à la charité du Christ venu parmi nous, et il est vrai que nul n’a oublié son sourire lumineux et rayonnant, et son regard d’un bleu d’azur empreint de cet amour du prochain, qui émanait d’une âme où Jésus, reçu dans la sainte Communion eucharistique, avait fait sa demeure : « Si quelqu’un m’aime », dit Jésus, « il gardera ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure » (Jn 14, 23). [...]"

 

Posté le 30 mars 2017 à 21h48 par Michel Janva | Lien permanent

1er avril : rassemblements de SOS Tout-Petits

A Paris, à 14h30 à l'angle nord-ouest du Bd Montparnasse et de l'Avenue de l'Observatoire (RER B - Port-Royal).

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Posté le 30 mars 2017 à 11h38 par Michel Janva | Lien permanent


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