26 novembre 2014

Mgr Vingt-Trois : l’avortement ne concerne pas seulement le corps des femmes

Extrait de l’entretien du cardinal André Vingt-Trois du 21 novembre sur Radio Notre-Dame.

André VT"Quarante ans, cela fait une génération, donc on a un peu de recul par rapport aux intentions exprimées par la loi Veil et aux espérances qu’elle avait pu susciter chez un certain nombre de gens. On voit qu’elle n’a pas répondu à cet objectif. Si l’on considère, ce qui est toujours sujet à discussion, que les chiffres donnés au moment de la loi Veil sur les avortements clandestins -c’est toujours difficile de déchiffrer les avortements clandestins par définition- mais enfin, si on accepte les chiffres donnés à ce moment-là, on s’aperçoit que contrairement au souhait qui avait été exprimé par Mme Veil et par la loi qu’elle a fait voter, les avortements ne sont pas en régression. Et donc, le fait d’avoir dépénalisé l’avortement n’a pas été une mesure palliative, cela a été au contraire une mesure incitative.

Deuxièmement, c’est la dérive qui s’est produite depuis la loi de dépénalisation jusqu’à l’affirmation de l’avortement comme un droit fondamental de la liberté féminine. Or l’avortement, que je sache, n’est pas simplement une question qui concerne le corps des femmes, c’est une question qui concerne un couple, qui concerne au moins deux personnes, et qui concerne l’ensemble de la société. Et donc présenter l’avortement comme un acte égalitaire et libérateur, c’est une entreprise idéologique mais elle ne résiste pas à l’examen.

Troisièmement, c’est l’oubli, l’occultation et la dissimulation complète des conséquences tragiques de l’avortement que nous connaissons bien quand on rencontre des femmes qui l’ont subi."

Posté le 26 novembre 2014 à 22h43 par Michel Janva | Lien permanent

Le droit de poser un vrai choix libre face à toute grossesse n'existe pas

La Croix publie le témoignage d'une femme ayant avorté et qui milite pour aider les femmes ayant avorté (son site). Extraits :

R"En tant que personne ayant vécu l’avortement, je voudrai dire qu’il y a aujourd’hui un droit beaucoup plus fondamental à faire valoir que le droit à l’ivg pour les femmes françaises : Il s’agit du droit à poser un vrai choix libre face à toute grossesse non planifiée. Ce droit n’existe pas et reste à créer.

En l’absence de soutien, en l’absence d’information, en l’absence d’alternatives positives pour la mère et l’enfant, l’avortement devient bien souvent la seule solution face à une grossesse non planifiée. Il ne s’agit donc pas d’un choix libre.

Dicté par les circonstances, l’insuffisance des ressources, les messages reçus de l’environnement, l’absence de soutien émotionnel pour la future mère, l’avortement s’impose comme la solution pour résoudre une grossesse non planifiée en raison de la publicité massive autour de ce « droit à l’avortement » qu’on nous présente aujourd’hui comme « fondamental. ».

Je dois vivre depuis l’âge de 18 ans avec le gigantesque gâchis d’avoir détruit la vie de mon premier enfant à l’âge embryonnaire. Etait ce un droit fondamental pour moi de vivre pendant des années avec ce cauchemar refoulé puis conscient d’avoir détruit cette merveille extraordinaire ? Etait ce un droit fondamental pour moi de me retrouver submergée par un raz de marée de larmes avec la naissance de mon 2ème enfant en réalisant que je n’avais jamais fait le deuil du premier ? Etait ce un droit fondamental de mettre plus de 10 ans ensuite à assécher cette marée de larmes avec l’aide de toutes celles passées par les mêmes souffrances que moi ? [...]

Si j’ai pu apprendre à amputer des parties de moi même pour terminer par l’avortement de mon premier enfant, je reste mère pour toujours de cet enfant mort à l’âge embryonnaire. [...]"

Posté le 26 novembre 2014 à 22h37 par Michel Janva | Lien permanent

"Un témoignage à faire écouter aux adversaires ..."

Jean-Jacques Bourdin, ce matin, accueille un auditeur, né des suites d'un viol, et déclare que les adversaires de l'avortement devraient écouter ce témoignage. Prenons le au mot.

C'est un peu long mais peu à peu les choses se décantent et l'on découvre qu'il aime sa mère tendrement et que c'est bien réciproque. On sent Bourdin un peu désarçonné.

Ajouter une souffrance à la souffrance ... est bien entendu la remarque la plus judicieuse que n'importe qui pourrait faire à cet homme indéniablement tourmenté : elle ne viendra hélas pas.


"Un témoignage à faire écouter aux adversaires... par Le_Salon_Beige

Posté le 26 novembre 2014 à 20h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Les 7 derniers députés pro-vie

Ils n'ont été que 7 à voter contre la résolution sur l'avortement. Sur ces 7, seul le député Jacques Bompard a pu prononcer un discours -mémorable- à la tribune.

Voici ces 7 députés, à remercier :

  • Jacques Bompard
  • Jean-Frédéric Poisson
  • Jean-Christophe Fromantin
  • Nicolas Duicq
  • Xavier Breton
  • Yannick Moreau
  • Olivier Marleix

En face, 143 ont voté pour. Gilbert Collard s'est abstenu. Les autres députés n'ont pas osé se montrer. Les résultats complets sont ici.

Posté le 26 novembre 2014 à 19h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

Honneur à Jacques Bompard

Il a été le seul député à s'opposer dans l'hémicycle au crime de l'avortement, en ce jour funeste du vote d'une résolution affirmant la "droit fondamental" à l'avortement :

"Je veux demander pardon.

BJe veux demander pardon puisqu’une lourde responsabilité incombe forcément aux défenseurs de la vie quand une telle négation du principe le plus fondamental de la loi naturelle est présentée à la représentation nationale.

Pardon devant l’ensemble des enfants qui ne naîtront pas, 225 000 par an en France, qui disparaissent devant la grande coalition du prêt à penser et de la culture de mort. Pardon pour toutes ces mères que nous n’aurons pas su protéger des élans morbides qui ont tenu lieu de féminisme depuis des décennies.

Pardon aussi à l’ensemble des pays européens, et notamment à l’Espagne, à qui certains ici voudraient imposer la marchandisation des parcours de vie des femmes et la négation de l’animation du fœtus comme seul horizon de la politique.

Pardon pour tous ceux qui se réveillent blessés de ces nombreux attentats contre le bon sens et se souviennent qu’aucun totalitarisme n’a fait l’impasse de l’eugénisme.

Pardon également pour toutes ces femmes à qui personne ne propose jamais de possibilités alternatives à l’avortement puisque l’Etat comme les médias ont fait le choix de l’incitation à la suppression de la vie à naitre.

Pardon à toutes ces associations qui œuvrent aux côtés des handicapés et notamment aux enfants victimes de maladie héréditaires. En forçant ainsi le passage d’un avortement érigé en principe organisateur de notre pays vous brisez leur œuvre.

Je veux demander pardon, puisqu’un représentant de la Nation ne peut que souffrir quand le CSA refuse la diffusion de vidéos défendant les enfants trisomiques pour favoriser une culture de l’éradication de la différence et de la faiblesse. Une société qui érige de tels principes ne peut pas se plaindre des divers maux qui la traversent : réification de l’homme, hédonisme autodestructeur, victoire des puissants sur les innocents.

Je veux demander pardon à nos aïeux pour un pays qui laisse des délinquantes ukrainiennes, les Femen, mimer un avortement dans une Eglise sans qu’aucune sanction lourde ne soit prise.

Je veux demander pardon pour Simone Veil qui imposa un cas d’extrême limite en dépénalisant l’avortement alors que vous enlevâtes la condition de détresse pour le recours à l’interruption volontaire de grossesse.

Je veux demander pardon à toutes ces femmes à qui vous vendîtes le droit à disposer de leurs corps pour en aboutir à la généralisation programmée de la GPA, c’est-à-dire au retour à la plus pure barbarie du marchandage du corps de la femme.

Je veux demander pardon pour cette atteinte sans nom à la liberté qu’est devenu le délit d’entrave qui empêche les praticiens d’affirmer en conscience ce qui les pousse à refuser de faire de l’avortement un moyen de contraception.

Je veux demander pardon pour ces femmes traumatisées par des recours nombreux à l’avortement qu’on leur avait vendu comme anodin.

Je veux demander pardon pour toutes ces vocations perdues dans la médecine, abasourdies qu’elles furent de cette négation des éléments les plus fondamentaux du serment d’Hippocrate."

La résolution a été votée à 143 voix contre 7.

Posté le 26 novembre 2014 à 17h36 par Michel Janva | Lien permanent

Le droit fondamental de tout être humain, c'est la vie !

De l’Observatoire Socio-Politique des AFC 44 à propos de la résolution en cours de disccussion :

" [...] Ce texte n’a pas de portée normative mais il exprime l’avis de l’ensemble de l’Assemblée nationale : il a donc une portée symbolique forte.

Il énonce deux contre-vérités :

  • L’IVG serait « un droit fondamental », ce qui est juridiquement faux car l’IVG est en réalité une dérogation au principe de « respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (article 16 du code civil)
  • Il existerait un « droit universel des femmes à disposer de leur corps », alors que ce droit n’existe dans aucun texte national ou international.

La portée symbolique est d’autant plus forte que ce texte est signé non seulement par les présidents des groupes de la majorité de gauche, mais encore par les présidents des deux groupes de l’opposition UMP (Christian Jacob) et UDI (Philippe Vigier).

Mgr Guy de Kérimel, évêque de Grenoble-Vienne et président du groupe de travail de la Conférence des Evêques de France « Phénomène social de l’avortement  et enjeux éducatifs » a dénoncé dans un texte transmis samedi dernier à l’AFP une banalisation sans précédent de l’avortement : «Un droit humain peut-il reposer sur la négation du droit à la vie d’autres êtres humains au tout début de leur existence et de leur croissance? Nous sommes tous passés par le stade embryonnaire, l’aurions-nous oublié?»

Après le remboursement à 100 % de l’avortement en 2013, ce fut la fin de la notion de détresse en janvier 2014. Avec une légèreté qui relève d’un profond mépris pour les femmes qui vivent cette acte – qui n’est jamais anodin – la Ville de Nantes a  cru bon de se vanter de cette dernière avancée dans l’édition 2014 d’un guide destiné aux 16-25 ans scandaleusement partisan : « qu’il ne faille plus être en « situation de détresse » pour pouvoir avoir recours à l’IVG, voilà qui est mieux ! L’avortement est un droit inaliénable, on ose l’espérer. »

La majorité en place n’a pas déçu cet espoir en s’apprêtant à affirmer ce « droit » comme fondamental.

Comment réagir ?

Cette déferlante de la Culture de Mort ne semble pas nous laisser le moindre répit.  Après la Loi du mariage pour tous et les incursions de l’idéologie du genre à l’école, ce rajoute depuis la rentrée le débat l’Euthanasie. Face à tous cela comment réagir en tant que laïc catholique?

D’abord prier

Et cela tombe bien car justement ce Samedi 29 novembre, des Veillées de Prière pour la Vie sont organisées dans toute la France. A Nantes elle aura lieu à St Pasquier à 20h30

Au-delà cette soirée, il y a également l’excellente initiative de la Neuvaine pour la France. La prière nourrit l’action et lui donne sa fécondité profonde (Lien entre Prière et Action à creuser  ici) [...]

Et parfois ce témoignage prendra parfois des formes militantes, comme les pétitions, les courriers au élus ou encore la manifestation publique. C’est pourquoi comme les années précédente et en attendant d’avoir une pareille initiative à Nantes  : La Fédération des AFC de Loire Atlantique appelle à participer largement à la Marche pour la Vie qui aura lieu cette année le dimanche 25 janvier à Paris ! [...]"

Posté le 26 novembre 2014 à 16h39 par Michel Janva | Lien permanent

Les fanatiques de l'avortement ont entrepris d'habituer les consciences à l’abominable

Communiqué de Thomas Joly, Secrétaire général du Parti de la France :

P"En ce funeste 40e anniversaire de la loi Veil dépénalisant l'avortement, le Parti de la France rappelle sa volonté d'abroger les lois Veil-Aubry-Roudy et de les remplacer par une législation consacrant le droit à la vie de la conception jusqu'à la mort naturelle.

Durant 40 ans, les fanatiques de l'IVG ont entrepris d'habituer les consciences à l’abominable, de changer les mots pour tromper les intelligences, d'asservir les volontés.

A l'inverse, le Parti de la France s'engage à remplacer la législation sur l’avortement par une législation de protection de la mère de famille et de protection de l’enfant. Celle-ci permettrait de tourner définitivement le dos à une véritable culture de mort au profit de l'accueil de la vie."

Posté le 26 novembre 2014 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement euthanasie : une marche pour défendre la vie le 25 janvier

La Marche pour la vie lance sa 10ème édition qui aura lieu le dimanche 25 janvier 2015 à Paris.

M"Cette semaine, le parlement, le gouvernement et les médias célèbrent en grandes pompes l’anniversaire d’une loi qui autorise depuis 40 ans en France l’élimination d’enfants avant leur naissance.

Le 25 janvier, la Marche pour la vie est l’occasion pour les citoyens d’exprimer leur révolte de voir leur pays glorifier une loi qui a déjà conduit à la mort de 9 millions d’êtres humains, et à la négation de la valeur de la vie humaine fragile.

Dans les jours à venir, le gouvernement va annoncer soit clairement une loi pour légaliser l’euthanasie, soit insidieusement des modifications de la loi Léonetti sur la fin de vie pour autoriser des gestes euthanasiques. Les déclarations politiques et les rapports préparatoires récents annoncent en effet la mise en oeuvre de la proposition 21 de François Hollande pendant la campagne de 2012.

Cécile Edel, présidente de la Marche pour la Vie annonce que cet enjeu sera au coeur de la mobilisation du 25 janvier. Elle rappelle : « la loi Veil de 1975 a initié un mouvement de déshumanisation en légalisant l’avortement. S’en est suivi un dérèglement bioéthique en cascade, qui détruit à la fois les enfants, les femmes, et la société. Depuis des années on constate ce dérèglement, qui s’est accéléré depuis 2012 : industrie procréatique, manipulation de l’embryon humain, marchandisation du vivant, sélection prénatale. En 2015 cette déshumanisation menace les personnes âgées, malades, handicapées. C’est pourquoi la Marche pour la vie du 25 janvier appelle les citoyens à manifester le dimanche 25 janvier, pour dire non à l’euthanasie et rappeler que le respect de toute vie humaine fonde notre civilisation."

Posté le 26 novembre 2014 à 15h53 par Michel Janva | Lien permanent

Pas de bougie pour les 40 ans de la loi sur l'avortement !

Tribune de Cécile EDEL, présidente de CHOISIR LA VIE, présidente de la MARCHE POUR LA VIE

C"Il y a 40 ans, jour pour jour, Simone Veil, alors ministre de la Santé, défendait dans l’Hémicycle son projet de loi sur l’avortement en soutenant avec « toute sa conviction » que « l’avortement devra toujours être une exception, l’ultime recours pour des situations sans issue, car il est et restera toujours un drame pour tout être humain »

Aujourd’hui, Mme Catherine Coutelle, pour fêter ce triste anniversaire, présentera au vote à l’assemblée nationale, une résolution pour davantage asseoir le droit à l’avortement et l’ériger en un droit fondamental.

Depuis ce matin, nous entendons ainsi des voix se réjouir de ces 40 dernières années, appelant dans le même temps,  à une toujours plus grande vigilance pour que le droit à l’avortement soit un droit respecté. Nous entendons parler de « liberté des femmes à disposer de leurs corps », de « droit des femmes au confort », de « droit au choix »…. Pas une seule fois cependant ne sont évoqués les concepts de Vie et de Mort…et pourtant, c’est bien de cela dont il est question, n‘en déplaise à certains ! Rappelons à ce titre, ce chiffre épouvantable de 9 millions de victimes innocentes, sans compter les millions de femmes souffrant encore des conséquences psychologiques et physiques de leur avortement. Nous recueillons chaque jour, au sein de notre antenne d’écoute aux femmes enceintes en difficultés,  des témoignages édifiants à ce sujet. Aujourd’hui, il est clair que nos politiques préfèrent se placer du coté de la promotion de l’avortement que du côté de la prévention et du soin des femmes ayant avorté.

La contradiction idéologique est flagrante. D’un côté, tout le monde s’accorde à reconnaître l’avortement comme un drame, et d’un autre on célèbre ses 40 ans en grandes pompes avec qui plus est, une volonté de placer l’avortement au rang de pilier de notre société.

Nous assistons par la même à un dérèglement bioéthique, à un glissement majeur d’une société dont la valeur principale était la Vie à une société dont la valeur devient la mort.

Ne nous étonnons donc pas que cette loi sur l’avortement qui a ouvert la boite de Pandore en autorisant la suppression des plus fragiles et des plus petits en début de vie, aboutisse demain à une autorisation de supprimer les plus fragiles en fin de Vie !

Le droit de tuer l’Autre, demain sera devenu définitivement supérieur au droit à la vie !

Ce qui signifie tout simplement que l’interdit du meurtre, fondement de toute civilisation  sera purement et simplement balayé au profit de la liberté individuelle dont la liberté de tuer!

Gardons malgré tout confiance… des voix continueront de s’élever pour dire stop à cette spirale infernale et prendre le parti de la Vie ! Je vous donne rendez-vous le 25 janvier à Paris pour marcher pour la Vie !"

Posté le 26 novembre 2014 à 15h44 par Michel Janva | Lien permanent

De l'avortement à la violence faite aux femmes

Communiqué de Laissez Les Vivre SOS futures mères :

F"Hier, 25 novembre, on célébrait "la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes". Aujourd'hui, 26 novembre, on commémore le 40° anniversaire du discours de Mme Veil à l'Assemblée Nationale pour présenter le projet de loi d'avortement Giscard-Chirac qui a généré, à ce jour, selon les chiffres mêmes de l'INSEE près de NEUF MILLIONS d'exterminations d'enfants dans le ventre de leur mère.

Assurément, le rapport est direct : Premièrement, l'avortement constitue par lui-même une double violence envers la femme et l'enfant tué en son sein. En second lieu, dans près d'un cas sur deux, l'avortement est imposé à la femme enceinte par tous : famille, proches, ou amis, le père, les grands-parents, le proviseur, l'employeur, les camarades, les collègues, le médecin et/ou l'infirmière scolaire, tout le corps médical et les services sociaux alliés pour supprimer le petit être sans défense.

L'oeuvre SOS FUTURES MERES en est le témoin direct plusieurs fois par jour depuis 1971. Tout d'abord, l'odieux chantage : "l'avortement ou la porte" (en fait, souvent les deux successivement et même en pleine hiver pour celles qui n'ont pu y résister). Dans 25 à 30% des cas, les violences physiques extrêmes tels que fractures ou lésions internes quand ce n'est pas le meurtre de l'enfant, ou, même ensemble, de la mère et l'enfant. Parfois même empoisonnement de l'enfant à naître par pilule abortive (dissimulée dans un jus de fruit)

Sur tous les plans, l'avortement ne constitue-il donc pas la plus ignoble des violences ? Aussi LAISSEZ-LES-VIVRE SOS FUTURES MERES vous invite à participer à la 10° grande Marche Nationale pour la Vie le dimanche 25 janvier 2015 à Paris."

Posté le 26 novembre 2014 à 14h00 par Michel Janva | Lien permanent

«L’avortement, ça vous hante toute votre vie»

Colombe Schneck, journaliste et romancière, s’apprête à publier un livre (à paraître en janvier prochain chez Grasset) dans lequel elle se livre sur son avortement un mois avant de passer le bac. Trois questions à la journaliste et romancière. Elle répond à 20 Minutes :

A"Est-ce que l’on peut dire que les 40 ans de la loi Veil ont une résonance particulière pour vous?

Oui. D’un point de vue intime d’abord, car j’ai avorté quand j’avais 17 ans. Dans mon livre à venir, Dix-sept ans, je raconte les circonstances de cet avortement. Cet enfant qui n’est pas né est resté comme un absent pendant très longtemps à côté de moi. Et d’un point de vue politique aussi, parce qu’on donnait pour la première fois une très grande liberté, douloureuse mais fondamentale, aux femmes. On a un peu oublié l’importance du combat de Simone Veil, la façon dont elle s’est battue contre son propre camp. Quand vous voyez les images aujourd’hui, elle est d’une dignité! C’est impressionnant.

Pourquoi avoir choisi de vous livrer sur votre avortement?

Il y a eu un débat important en début d’année autour du projet de loi pour l’égalité hommes-femmes [qui contient entre autres des dispositions renforçant le droit à l’avortement]. François Fillon [ancien Premier ministre et député UMP] avait déclaré: «En choisissant de réécrire la loi de 1975 sur l’IVG, le gouvernement (…) risque de "banaliser" l’avortement.»  J’avais trouvé ça horrible. L’avortement n’est jamais banal et confortable. Ça vous hante toute votre vie. C’est quelque chose de douloureux. Je me suis dit: «De quel droit François Fillon me dit ce que je dois faire de mon corps?» Mon livre est une réponse à François Fillon et à l’UMP."

Un peu schizophrène comme réponse.

Posté le 26 novembre 2014 à 11h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

La résolution sur l'avortement n'est pas conforme au droit

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, signe une tribune dans Le Figarovox contre la résolution sur l'avortement qui va être débattue aujourd'hui à l'Assemblée. Extrait :

VISUEL SALON BEIGE"Les premiers mots du projet de résolution affirment que «le droit à l'avortement, souvent contesté, reste fragile». Or, le fait de parler de l'avortement comme d'un droit montre au contraire une évolution, jamais démentie, dans le sens d'un renforcement. En 1974, il n'a jamais été question de donner un droit à l'avortement, ni de le banaliser. Il s'agissait de dépénaliser l'acte, dans certains cas, pour la femme et pour le médecin. La loi Veil de 1974 reposait sur la détresse et l'exception. Considéré comme la réponse à une situation de détresse, l'avortement ne devait être permis qu'exceptionnellement et dans des délais contraints. C'est pourquoi la loi commence par rappeler le principe garantissant «le respect de l'être humain dès le commencement de sa vie», avant d'accepter la dérogation de l'avortement sur le fondement d'une détresse dont la femme n'avait d'ailleurs pas à apporter la preuve. Il s'agissait donc d'une exception à une règle d'ordre public.

Mais la loi sur l'IVG n'a cessé d'évoluer. De provisoire, elle est devenue définitive (loi Pelletier de 1979). Le remboursement de l'IVG et sa prise en charge par l'État ont été autorisés (loi Roudy de 1982). Un délit d'entrave à l'IVG a été créé (loi Neiertz de 1993). Les délais ont été étendus (loi Aubry de 2001). La notion de détresse a été supprimée et le délit d'entrave élargi (loi Vallaud-Belkacem de 2014). C'est maintenant le délai de réflexion et la clause de conscience qui sont visés par le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes.

Si la résolution soumise à l'Assemblée semble s'inscrire dans la ligne de ces changements, elle n'est pas conforme au droit français. Ni au droit international, ni au droit européen, qui ne reconnaissent pas de «droit à l'avortement», mais considèrent que cet acte doit être évité autant que possible et ne devrait pas être une méthode de planification familiale - ce que propose la résolution."

Dans sa tribune pour cette résolution, le député PS Catherine Coutelle, qui rapporte ce texte, ressort le mensonge des chiffres délirants, en affirmant qu'avant la loi Veil, 300 000 femmes avortaient clandestinement (contre 220 000/an actuellement). Le véritable chiffre se situait entre 50 000 et 80 000 avortements clandestins en France. La légalisation a donc entraîné un doublement voire un quadruplement des avortements en France.

Posté le 26 novembre 2014 à 10h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Quarante ans dans l'engrenage de la culture de mort

Il y a quarante ans, la France mettait le doigt dans l'engrenage de la culture de mort :

"Devant une Assemblée nationale qui compte, en 1974, neuf femmes pour quatre-vingt et un hommes, Simone Veil a prononcé l'un des discours les plus controversés de la Vème république. Il aura fallu trois jours de débats pour faire voter la loi sur l'IVG." (Le Figaro)

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De "toléré", l'avortement devient un "droit" fondamental. Une tribune du Père Matthieu Villemot, du Diocèse de Paris, dans le Figaro Vox :

"Une résolution va être présentée à l'Assemblée nationale réaffirmant plus que jamais l'IVG comme un droit fondamental et inconditionnel des femmes, indispensable à leur liberté et leur égalité. Encore une fois nous voulons redire ici combien ce raisonnement est déséquilibré. L'accueil de la vie ne peut pas être instrumentalisé ni réduit à la question de la condition féminine, c'est une question centrale de toute civilisation juste. La «civilisation de la mort», dénoncée par Paul VI, aboutit à une société inquiète, une fraternité blessée.

Le projet affirme que «le droit universel des femmes à disposer librement de leurs corps est une condition indispensable pour la construction de l'égalité réelle entre les femmes et les hommes». Dans la logique du texte, qui ne parle jamais de naissance, de maternité, d'amour, ce «droit universel des femmes» est entièrement réduit à l'élargissement du droit à l'IVG, comme si la femme qui donne la vie avait un rapport moins libre à son corps. Comme si donner la vie était une contrainte, une inégalité, comme si laisser naître l'enfant n'était pas vraiment un droit. Certains psychologues parlent du premier IVG comme d'une «initiation à la féminité».[...]

Posté le 26 novembre 2014 à 10h35 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (13)

Jacques Toubon, défenseur des droits, sauf le droit à la vie

Jacques Toubon, Défenseur des droits, livre un plaidoyer pour l'avortement dans 20 Minutes :

"En juillet, à l’Assemblée nationale, vous vous êtes inquiété au sujet du droit à l’avortement. Pensez-vous qu’il est menacé en France?

TJe ne crois pas que l’on puisse parler de menaces. Ce droit est désormais fondamental. C’est une liberté et non pas une dérogation au Code pénal, comme cela a été voté il y a 40 ans avec la loi de Simone Veil. C’est un acquis. Mais il y a des raisons de s’inquiéter de son application.

Lesquelles?

La première tient à la carte sanitaire. Il y a, aujourd’hui, moins de possibilités de recourir à un service spécialisé. Il y a une centaine de services qui procédaient à des avortements qui ont été supprimés en dix ans. Et puis, beaucoup de médecins qui avaient été, au moment de la loi Veil, dans le mouvement pour la libération du corps de la femme sont en train de partir à la retraite. Or, dans le monde médical, c’est un sujet qui est beaucoup moins présent qu’il ne l’était à l’époque…

Vos services sont-ils souvent saisis de plaintes de jeunes femmes à qui l’on refuse une IVG?

Pas très souvent quantitativement. Mais ce sont des situations représentatives. Notamment des personnes qui se présentent dans les hôpitaux entre dix et douze semaines de grossesse et à qui l’on ne propose un rendez-vous qu’au-delà du délai légal. On sait bien que c’est une façon détournée de refuser une IVG.

Croyez-vous que la loi Taubira sur le mariage pour tous a réveillé une partie de l’opinion publique sur cette question?

Oui, nous sommes dans un climat tendu. Les débats autour de la loi Taubira ont déclenché une relance de ceux qui veulent entraver le droit à l’avortement. Si le phénomène des commandos anti-IVG qui s’attaquent aux cliniques est, aujourd’hui, devenu anecdotique, on assiste à un retour de ce sujet dans le discours public.

Regardez les débats qui ont entouré la suppression de la condition de «détresse» pour bénéficier d’une IVG à l’Assemblée nationale. On a aussi beaucoup parlé des avortements de confort. Au total, on a fait avancer le droit à l’avortement dans la loi. Et en même temps, il y a des résistances préoccupantes.

Selon vous, y a-t-il beaucoup d’avortements «de confort» en France aujourd’hui?

Il faut être clair. Il n'y en a aucun. L’avortement n’est pas utilisé comme une méthode de contraception [220 000 par an ! NDMJ]. De toute façon, la femme a la liberté de son corps et elle doit pouvoir à tout moment faire le choix qu’elle veut.

Entre 3.000 et 5.000 Françaises sont tout de même obligées de quitter la France pour avorter. Comment éviter ça?

Je crois qu’il faut d’abord faire passer les bons messages. Une plateforme officielle existe depuis 1999 mais cela ne fonctionne pas très bien. Depuis quelques mois, il y a aussi le site ivg.gouv.fr qui a été mis en place. Naturellement, il faut lui consacrer plus de moyens de veille, de saisine, d’animation. C’est essentiel. Et puis, il y a aussi le fait que les médecins de ville qui ont une obligation d’information dans ce domaine ne le font pas toujours. Par exemple, certains d’entre eux n’ont pas la liste des gynécologues du secteur qui pratiquent les IVG médicamenteuses ou celle des établissements spécialisés. Il y a un effort à faire de la part des pouvoirs publics mais aussi du Conseil national de l’ordre des médecins.

L’anonymat des mineures voulant avorter n’est pas toujours garanti en raison de procédures de remboursement de la part de la Sécurité sociale. C’est un problème, selon vous?

C’est peut-être une des dernières questions qui doit être réglée dans la loi. J’ai soulevé ce problème. Dans une évolution où l’on voit de très jeunes filles qui sont susceptibles d’être enceintes, il me paraît normal qu’elles puissent avoir le choix d’avorter et de ne pas le faire savoir à leurs proches. C’est absurde de penser que vous n’avez pas le choix à 17 ans et demi et que vous l’avez à 18 ans."

Posté le 26 novembre 2014 à 09h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

25 novembre 2014

Le mensonge qui tue depuis 40 ans

Tribune de Jean-Marie Le Méné dans Valeurs actuelles :

A"Comment peut-on accepter de mettre aux voix la vie humaine ? Il n’y a qu’une façon de le faire : en trompant le peuple par un mensonge, en lui faisant croire que l’avortement ne tue personne et que celui qui ose émettre des doutes menace la République. C’est ce que l’historien Pierre Chaunu appelait « le mensonge qui tue ». Perpétré depuis quarante ans, ce mensonge tache la démocratie en apportant la preuve que le risque existe toujours de faire voter le pire. On rétorquera que, selon les sondages, une écrasante majorité de citoyens est favorable à l’avortement. Il faudrait voir … L’Etat en fait une promotion éhontée, la Sécurité sociale assimile l’enfant avorté à une maladie guérie, les médecins sont traduits devant le conseil de l’ordre s’ils ont le malheur de suggérer qu’une femme peut garder son enfant, les associations pro-life font l’objet d’une chasse aux sorcières et les autorités morales sont tétanisées à l’idée de prendre la parole publiquement sur le sujet.

DLa démocratie est aussi rongée de l’intérieur par le mécanisme des « illégalités fécondes ». Le juge amorce le mouvement en ne punissant plus certaines infractions et une spirale libertaire s’enclenche. A l’image de l’avortement, l’interdit devient une tolérance, puis une exception légalisée, puis un droit commun, puis un droit fondamental, puis une obligation. Rappelons l’oukase du CSA enjoignant aux chaînes TV de ne pas passer une vidéo donnant la parole à des jeunes trisomiques pour ne pas culpabiliser les femmes ayant avorté. Le droit à l’avortement est supérieur à la liberté d’expression de ses rescapés ! Citons aussi ce qui s’est passé pour la recherche scientifique qui utilise et détruit des embryons humains. En quelques années, ce qui était considéré comme une horreur est devenue un droit pour les chercheurs. L’exception devient la règle. Il devient impossible de défendre les embryons humains qui sont moins bien protégés que les animaux ou que certaines espèces végétales. Et le dire conduit à être censuré par un gouvernement des juges. C’est ce qui ne manquera pas d’arriver avec l’euthanasie. Puisque de nombreux médecins délivrent déjà la mort par compassion et ne sont plus punis depuis longtemps, alors légalisons l’euthanasie. Il deviendra peu à peu interdit de s’y opposer, voire de s’y soustraire. Il suffit de voir les parents de Vincent Lambert déjà condamnés par une justice médiatique qui leur conteste le droit de résister à ceux qui attentent à la vie de leur fils.

EEnfin c’est surtout le « déclin du courage » qui anémie la démocratie. Quand la quasi-unanimité du personnel politique accepte d’être complice d’une désinformation massive qui nous ressert des slogans éculés sur la réticence du corps médical, les délais, l’exil à l’étranger, de qui se moque-t-on ? Ou plutôt qui a-t-on peur de contrarier ? Il n’est pas un jour où notre société ne déplore la perte des valeurs, l’effacement des repères et la dépression collective. Et la classe politique ne trouve rien de mieux que se prononcer sur un droit fondamental à faire mourir l’enfant avant sa naissance ? Au-delà du monde politique, on aurait envie de dire : où sont les hommes ? Ont-ils conscience que leur démission depuis quarante ans a précipité les femmes dans un piège, qu’elles mettent une vie entière à tenter d’oublier, à « lui » pardonner et à se pardonner ? Les sites, les blogs, les forums de discussion de femmes débordent de témoignages glaçants et bouleversants. Les hommes politiques qui vont voter demain comprennent-ils que les femmes restent toujours mères de l’enfant avorté et que le deuil n’est plus jamais possible quand il y a « un droit à » ? Toujours, jamais ! Ce ne sont pas les femmes qui avortent qu’il faut condamner, mais les hommes qui, en détournant le regard, les enferment par leur vote entre le « toujours » et le « jamais »."

Posté le 25 novembre 2014 à 17h47 par Michel Janva | Lien permanent

L'avortement et la croissance de la culture de mort

Un débat sur l'avortement a récemment été annulé à l'université d'Oxford parce qu'il s'agit d'un sujet dont on ne doit pas débattre. Tim Stanley, catholique, a donc diffusé l'intervention qu'il n'a pas pu prononcer. Extraits de la traduction de Jeanne Smits :

A"[...] je suis ici pour débattre d’un point précis : oui ou non la culture de l’avortement fait-elle du mal à la Grande-Bretagne. Je définis la culture de l’avortement comme une culture où l’avortement est si fréquent qu’il commence à apparaître comme une forme habituelle de contraception, comme le suggèrent les statistiques ; où l’opinion est largement partagée selon laquelle il s’agit d’un droit, qu’il n’est associé à aucun risque, et que de fait il représente une sorte libération pour les femmes qui y ont accès. Dans une culture de l’avortement, le débat même sur l’avortement serait controversé, voire impossible. Les tentatives pour empêcher cette discussion raisonnable suggèrent qu’une telle culture existe bien. Mais je pense que la culture de l’avortement aggrave en réalité certaines injustices au sein de notre société. [...]

Puisque nous parlons de la pression de la culture, parlons aussi de la « disponibilité ». L’avortement à la demande alimente l’idée selon laquelle nous avons tous droit à une entière autonomie et à être libérés de toute responsabilité à l’égard d’autrui. C’est une bonne nouvelle pour les forts, elle est mauvaise pour les vulnérables.

Pensez maintenant à cette étrange hypocrisie. Nous vivons dans une société où les droits des personnes handicapées nous importent beaucoup – ainsi que le montre l’opposition aux réformes gouvernementales à propos des subventions en leur faveur – et nous nous disons toujours qu’ils ont droit à l’entière citoyenneté. Mais nous disons également aux femmes enceintes que si leurs enfants sont handicapés, elles ont alors un droit absolu à avorter. Les résultats sont assez inquiétants. Neuf bébés sur 10 porteurs d’un diagnostic de spina bifida sont avortés. La proportion est à peu près la même pour les enfants trisomiques. De fait une étude de 2009 a montré que chaque jour trois bébés sont avortés pour trisomie.

Je le répète : je ne dis pas que les femmes ne doivent pas être libres prendre cette décision. Tout ce que je dis, c’est que dans une culture de l’avortement, il y a une pression favorable pour l’avortement, qui apparaît comme une option d’une facilité mythique. [...]

Il est en outre parfaitement raisonnable qu’une culture qui considère la vie comme jetable a un bout du cycle de la vie puisse la considérer comme tout aussi jetable à d’autres moments de cycle. Ce point de vue a été exprimée avec brio dans un article du Journal of Medical Ethics par Alberto Giubilini et Francesca Minerva, qui soutenaient que les nouveau-nés ne sont pas de vraies personnes et n’ont pas un droit moral à la vie : après tout ils ne sont pas, tout comme l’embryon dans le sein maternel, entièrement autonomes par rapport à leurs parents. Ils ont soutenu que les enfants et les parents doivent être en mesure de faire tuer leur bébé s’il s’avère qu’il est handicapé à la naissance. Il est parfaitement naturel d’étendre cette logique qui à l’euthanasie [...].

Je n’ai pas toujours été pro-vie. Je le suis devenu lorsque mes recherches historiques sur le mouvement conservateur américain m’ont contraint, à mon corps défendant, à lire des textes pro-vie. J’ai été horrifié de découvrir à quel point l’avortement est sordide. A quel point il peut être douloureux. Il y a des preuves montrant ses effets psychologiques à long terme. [...] Pourquoi ne le savais-je pas ? Parce que, tandis que l’avortement provoque des traumatismes dans notre société, nous réglons le problème en l’ignorant. Cela est tout à fait dans la logique qui fait que nous ignorons les taux de suicide épouvantablement élevés en prison ; que nous ignorons le niveau de soins déplorable dans les maisons pour personnes âgées ; que nous ignorons les abus et les viols d’enfant dans les services spécialisés pour l’enfance. Et voici ce qu’il y a de doublement pervers dans la culture de l’avortement : nous avons ont effectivement ouvert les vannes à quelque chose, et puis nous avons refusé de parler de sa réalité. L’avortement est au centre même de l’état thérapeutique : l’état qui anesthésie la douleur avec des solutions simplistes plutôt que de s’intéresser à leurs causes complexes."

Posté le 25 novembre 2014 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : grande franchise canadienne

Le National Post fait le compte des avortements au Canada (plus de 100.000 par an) et illustre le tout avec un graphique qui montre les statistiques de l'avortement par âge du fœtus. Très explicite :

  C

Et pour mieux faire comprendre à quoi ressemble un foetus de 8 semaines (1,6 cm), Jeanne Smits publie cette photo :

F
Voici un "amas de cellules" qui ressemble bigrement à un petit d'homme, non ?

Posté le 25 novembre 2014 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Ou tu avortes ou tu perds ton boulot

Cela se passe comme ça en Espagne :

A"Le message est simple : c’est celui qu’entendent des milliers de femmes en Espagne où une part importante des « interruptions volontaires de la grossesse », comme on l’appelle dans la loi, ne sont que le résultat des pressions des employeurs. C’est un cri d’alarme que lance la Fundación Madrina (Fondation Marraine) qui œuvre pour aider les femmes et les mères qui risquent « l’exclusion », rapporte Infocatolica. Sur les 4.000 femmes par an aidées par la fondation, 80 % ont un problème relatif à l’emploi. Et sur ces 80 %, la moitié sont précisément en difficulté en raison d’une maternité.

La crise aidant, il y a un véritable « harcèlement » à l’égard de la maternité. Pour Conrado Giménez, président de la fondation, l’une de ses conséquences les plus claires est l’avortement : « Il y a une relation de cause à effet très directe. En temps de crise, les gouvernements approuvent des lois pour augmenter le recours à la contraception et ils diminuent les aides à la maternité. » Les entreprises considèrent les mères qui travaillent comme moins rentables, surtout celles qui ont des enfants de moins de trois ans. [...]

Ce sont notamment les PME et les multinationales, mais aussi l’administration et le secteurs des médias où les conventions collectives sont très protectrices, qui pratiquent de manière explicite ou implicite ce « harcèlement » [...].

Destiné à faire pression sur les femmes enceintes, le harcèlement vise aussi à en faire des « exemples » pour leurs compagnes qui « y penseront à deux fois » avant d’envisager la maternité. [...]"

Mais bien sûr, ce sont les anti-avortements qui sont d'horribles personnages, hostiles à la liberté des femmes...

Posté le 25 novembre 2014 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

24 novembre 2014

Au Vietnam comme en France : l'avortement un moyen de contraception

Le père Matthieu Villemot a dénoncé la présentation par la résolution qui devrait être votée mercredi à l'Assemblée de la contraception et des méthodes abortives comme deux solutions équivalentes. Un peu comme au Vietnam où, d'après Libération, l’avortement est comme un moyen de contraception :

S"[...] Dans ce pays communiste, près de 40% des grossesses finissent par un avortement, d’après un rapport des médecins de la maternité centrale d’Hanoï. Une réalité bien supérieure aux chiffres officiels.

«Pour notre journée la plus chargée, nous avons reçu 30 fœtus», explique Thao, qui dirige une équipe de volontaires, la plupart catholiques, qui se chargent de les collecter dans des cliniques pratiquant l’avortement dans la capitale. «Il est difficile de dire combien nous en avons enterré», précise Nguyen Thi Guy, un volontaire de 62 ans, qui aide à envelopper les fœtus avant qu’ils ne soient enterrés dans un coin du cimetière.

Pendant des décennies, le Vietnam a imposé une politique limitant le nombre d’enfants à deux par famille, grâce à deux leviers: des pénalités administratives et un planning familial mieux organisé.

Dans le pays, l’interruption de grossesse n’a jamais été un tabou. D’après les statistiques du gouvernement, 500.000 avortements sont effectués chaque année pour 2,4 millions de grossesses, ce qui est déjà un taux élevé. [...] Légal jusqu’à 22 semaines et facilement accessible, notamment dans les cliniques privées, l’avortement est donc utilisé fréquemment, et pas seulement en dernier recours. [...] Conséquence de tout cela: le pays a l’une des populations qui vieillit le plus rapidement au monde [...]."

Posté le 24 novembre 2014 à 21h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Avortement : c’est à notre accueil de la vie qu’on reconnaîtra notre justice

Le Père Matthieu Villemot du diocèse de Paris, enseignant en philosophie et éthique biomédicale, diffuse cette note, avant le vote par l'Assemblée nationale de la résolution sur l'avortement :

A"Une résolution va être présentée à l’Assemblée nationale réaffirmant plus que jamais l’IVG comme un droit fondamental et inconditionnel des femmes, indispensable à leur liberté et leur égalité. Encore une fois nous voulons redire ici combien ce raisonnement est déséquilibré. L’accueil de la vie ne peut pas être instrumentalisé ni réduit à la question de la condition féminine, c’est une question centrale de toute civilisation juste. La « civilisation de la mort », dénoncée par Paul VI, aboutit à une société inquiète, une fraternité blessée.

Le projet affirme que « le droit universel des femmes à disposer librement de leurs corps est une condition indispensable pour la construction de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ». Dans la logique du texte, qui ne parle jamais de naissance, de maternité, d’amour, ce « droit universel des femmes » est entièrement réduit à l’élargissement du droit à l’IVG, comme si la femme qui donne la vie avait un rapport moins libre à son corps. Comme si donner la vie était une contrainte, une inégalité, comme si laisser naître l’enfant n’était pas vraiment un droit. Certains psychologues parlent du premier IVG comme d’une « initiation à la féminité ».

L’accueil de l’enfant concerne au premier chef la mère avec l’embryon, personne humaine. Mais il concerne aussi le géniteur. Au lieu de déresponsabiliser plus que jamais le géniteur des conséquences de son acte, il faut rappeler son obligation de justice et de compassion envers la femme. L’égalité hommes-femmes suppose que la grossesse soit vécue en couple. Le corps humain (masculin ou féminin) est par essence ouvert à la communion et à la solidarité avec l’humanité. La grossesse en est le suprême symbole.

Le projet affirme encore « le rôle majeur de la prévention, et de l’éducation à la sexualité, en direction des jeunes ; (…) la nécessité de garantir l’accès des femmes à une information de qualité, à une contraception adaptée, et à l’avortement sûr et légal ». Pendant longtemps, la contraception a été présentée comme seule alternative à l’IVG. Cette fois, le texte pose directement l’un et l’autre comme des options de même valeur. Contraception et méthodes abortives seront présentées aux femmes (mineures incluses) comme deux solutions équivalentes. C’est à peine s’il est encore permis de chercher des moyens pour faire baisser le nombre d’IVG. Il s’agit là d’une grave désinformation qui dénie les conséquences physiques et psychiques que peut avoir une IVG. Loin d’être formée, la conscience des jeunes sera faussée. Le choix tant vanté de la femme s’en trouve vicié à la base.

L’avortement avait été un délit, puis une tolérance, il est devenu un droit. Le voici pilier de la condition féminine, plus banalisé que jamais. Bientôt, ce sera un devoir et une autre résolution culpabilisera les femmes qui ont librement choisi de ne pas avorter. Au contraire, c’est à notre accueil de la vie qu’on reconnaîtra notre justice."

Posté le 24 novembre 2014 à 14h55 par Michel Janva | Lien permanent

L'Agence Européenne du Médicament demande la vente libre de la pilule EllaOne

EL'Agence Européenne du Médicament a demandé, dans une note datant de vendredi, la vente sans ordonnance de la pilule dite du surlendemain "ELLAONE". C'est une attaque en règle contre la vie et contre la santé des jeunes femmes.

Le titulaire de l'autorisation de commercialisation pour EllaOne est laboratoire HRA Pharma. Il serait utile de savoir ce que rapporte la vente de cette pilule à quelques millions d'exemplaires par an et s'il existe des liens financiers avec les membres de l'Agence européenne de du Médicament.

Cette pilule, mise en vente en France en 2009, est à la fois contraceptive et antinidatoire, c'est-à-dire qu'elle est abortive.

En 2011, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) a mis sous surveillance particulière cette pilule qualifiée de "contraceptif d'urgence". Les risques identifiés sont l’augmentation de la pression artérielle, les grossesses extra-utérines et les atteintes du foie. Cette molécule est réputée efficace pour éviter environ 3 grossesses sur 5 par rapport aux statistiques habituelles si elle est prise dans les 5 jours du rapport sexuel «non protégé» (c'est le délai maximum de survie des spermatozoïdes dans le corps de la femme en attendant l'ovulation et les 24 heures de durée de vie de l'ovule où la fécondation est possible). Outre des effets indésirables fréquents chez la femme, EllaOne est jugée dangereuse pour le fœtus en cas de prise alors que la femme est déjà enceinte : malformations possibles, risque d'avortement «spontané», …

Posté le 24 novembre 2014 à 11h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

22 novembre 2014

Cabale contre un élu municipal qui qualifie l'avortement d'« acte barbare »

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

J"Un conseiller municipal de la majorité de Bagnolet – ville dirigée par le PS – a provoqué l'indignation mardi soir en condamnant l'avortement au cours d'un débat du conseil communautaire Est Ensemble portant sur le vœu de reconstruire la maternité des Lilas. Jimmy Parat, vice-président du Conseil, a osé qualifier l'avortement d'« acte barbare » et de « meurtre ». Il paraît que toutes les représentants de toutes les formations politiques présentes ce soir-là ont « réagi ».

« Je reconnais que j’ai été cru et que mes propos n’étaient peut-être pas dignes d’un élu. J’ai été débordé par l’émotion, car, pour moi, c’est un sujet sensible », a-t-il expliqué par la suite. Jimmy Parat, élu sous l'étiquette Dynamique Citoyenne, qui a apporté son soutien au maire PS Tony Di Martino dès le soir du premier tour des municipales, n'a pas présenté d'excuses, malgré le tollé, se bornant à ajouter :

« J’aurais peut-être dû expliquer que je ne remets pas la loi en question, ni même la reconstruction de la maternité, mais que, pour moi, une maternité a d’abord vocation à accompagner des naissances. Et si les femmes ont le droit de disposer de leur corps, il faut aussi assumer ses erreurs. Ce n’est pas pareil en cas de viol, bien sûr. » 

Posté le 22 novembre 2014 à 15h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (30)

La Conférence épiscopale dénonce la résolution sur l'avortement

Mgr Guy de Kérimel, évêque de Grenoble-Vienne et Président du groupe de travail de la Conférence des Evêques de France sur le « Phénomène social de l’avortement  et enjeux éducatifs » déclare :

Kérimel"Le Parlement se prépare, ces jours-ci, à voter une résolution pour réaffirmer solennellement, à l’occasion de l’anniversaire de la loi Veil, le droit fondamental à l’avortement. Cette surenchère pour imposer l’avortement comme un acte médical banal au service de la liberté des femmes dit la difficulté à fonder de manière solide ce « droit fondamental ». Un droit humain peut-il reposer sur la négation du droit à la vie d’autres êtres humains au tout début de leur existence et de leur croissance ? Nous sommes tous passés par le stade embryonnaire, l’aurions-nous oublié ?

Certes, la promotion de la liberté des femmes et de l’égalité homme/femme sont des causes justes auxquelles on ne peut que souscrire, mais de quelle liberté parle-t-on ? Quand on lit le récit de bon nombre de femmes qui ont avorté, on entend leur angoisse, la pression de l’entourage, souvent du géniteur, et la souffrance qu’elles éprouvent durablement d’avoir été amenées à commettre un acte qu’elles ressentent comme grave. Pour certaines c’est une véritable descente aux enfers : des sociologues, des psychologues et des psychanalystes, hors de toute référence religieuse, connaissent ces situations douloureuses. Pourquoi le traumatisme post-abortif est-il laissé sous silence ou simplement nié ? Peut-on parler de liberté quand la parole est interdite ?

Oui, la liberté doit être le fondement des relations homme/femme, et de la maternité. L’amour entre deux personnes humaines inclut la liberté s’il se veut pleinement humain ; la paternité et la maternité requièrent, elles aussi, l’engagement des libertés. Dans les deux cas, il s’agit d’une liberté responsable, une liberté qui s’engage par le dialogue et conduit à une parole donnée.

C’est donc en amont qu’il faut travailler à la promotion de la liberté des femmes et à l’égalité homme/femme, pour qu’une grossesse ne devienne pas comme une agression qui justifierait une légitime défense en supprimant « l’agresseur » bien innocent, à qui l’on fait porter les conséquences de comportements irresponsables."

Posté le 22 novembre 2014 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent

21 novembre 2014

220 000 avortements par an et encore des "obstacles" [Addendum]

AA quelques jours du vote de la résolution (soutenue par tous les groupes à l'Assemblée) visant à reconnaître le meurtre de l'enfant dans le sein de sa mère comme un "droit fondamental" (écrivez aux députés), la presse nous ressort des histoires de mères qui seraient encore obligées d'aller éliminer leur enfant à l'étranger. Pleurez mesdames, inquiétez-vous, les forces de l'ordre moral sont à nos portes et menacent la loi Veil...

Deux obstacles sont mentionnés :

  • les fermetures de structures : 5% des établissements publics et 48% des établissements privés pratiquant l'avortement ont fermé ces 10 dernières années, soit plus de 130 établissements au total.
  • 37% des gynécologues partiront à la retraite dans les 5 ans. Et les militants de l'avortement commencent à se compter. Il faut dire que les jeunes médecins n'ont pas vraiment envie d'aller charcuter des foetus...

Ces 2 difficultés font que parfois, le délai légal de 12 semaines est dépassé,  et donc certaines femmes violent la loi (encore trop restrictive ?) en partant dans un pays où les délais sont supérieurs (avec bien souvent la complicité active du Planning familial).

Aussi, derrière la résolution qui sera votée mercredi prochain, nous pouvons craindre l'arrivée de nouvelles mesures pour inciter toujours plus les femmes à avorter (d'autant plus que les mesures fiscales du gouvernement n'incitent pas vraiment à accueillir de nouveaux enfants) :

  • l'allongement du délai légal d'avortement (et pourquoi pas jusqu'à la naissance voire après ?!)
  • l'obligation pour tout médecin de pratiquer cet acte, avec la fin de l'objection de conscience que réclament les lobby pro-mort
  • le financement obligatoire de structures supplémentaires dans toutes les régions.
  • ...

La prochaine Marche pour la vie aura lieu le dimanche 25 janvier 2015 à Paris.

Addendum 11h50 - Nos craintes sont justifiées.

Le ministre de la Santé Marisol Touraine présentera à la mi-janvier "un plan cohérent pour améliorer l'accès à l'IVG sur l'ensemble du territoire", annonce-t-elle dans un entretien à l'hebdomadaire Elle.

Elle juge "inacceptable" que certains médecins refusent de pratiquer l'avortement au-delà de la dixième semaine ou tentent d'"imposer l'une ou l'autre des méthodes, médicamenteuse ou chirurgicale".

"Il est inadmissible de prendre des libertés avec ce droit".

L'assurance maladie prend déjà en charge à 100% le forfait avortement. En revanche, les frais associés, comme la consultation obligatoire avant l'avortement ou les examens biologiques "ne sont pas pris en charge à 100%". Encore plus de remboursement ?

Posté le 21 novembre 2014 à 10h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Les évêques réclament une société sans l'avortement

En Espagne :

A"A l’occasion de l’inauguration de la séance plénière de la conférence des évêques espagnols, le président de la conférence, Mgr Richard Blazquez, archevêque de Valladolid, est revenu sur la reculade spectaculaire du gouvernement espagnol sur son projet de retour sur la loi socialiste libéralisant largement l’accès à l’avortement. Il s’est dit « déconcerté et attristé » et a dit continuer, avec ses frères dans l’épiscopat, à « réclamer ce qui avait été promis dans le programme électoral ». Il a appelé à devenir une société « moralement plus propre » sans l’avortement, et a rappelé que la science enseigne que l’embryon « n’est pas une tumeur, mais un enfant »."

Posté le 21 novembre 2014 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

20 novembre 2014

Nouveaux-nés handicapés : des dérives eugénistes en France ?

Dans La Vie, une tribune de Laurence Henry, Jean Vanier et Philippe de Roux sur l'assassinat des nouveau-nés porteurs d'un handicap :

[...]"Avant la loi Leonetti la plupart de ces personnes étaient euthanasiées par injection létale sur décision des médecins, décision dont les parents étaient le plus souvent ignorants (2). De nombreux témoignages montrent que les conséquences de cette « faille éthique » étaient loin d’être neutres sur le moral des équipes soignantes. Ces « euthanasies », qualifiées d’arrêt de vie, existent depuis 1965, date de l’ouverture du premier service de réanimation néonatale en France. La loi Leonetti a permis des clarifications et des avancées très positives dans la prise en charge. Cependant l’arrêt de traitement reste sujet à des interprétations contradictoires. Parfois c’est l’alimentation qui est arrêtée, comme l’a montrée une enquête récente du Centre d’Ethique Clinique de Cochin. Cette situation étant très éprouvante, on demandera à mots couverts l'injection létale, en jouant avec le sens du mot euthanasie, puisque ces enfants ne sont ni en état de faire un choix, ni en fin de vie."[...]

Posté le 20 novembre 2014 à 23h12 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

La Journée des droits de l'Enfant marquée par une atteinte aux droits

CLV-CommuniquePresse-2014_11

Posté le 20 novembre 2014 à 17h57 par Michel Janva | Lien permanent

Le Conseil de l’Europe refuse de se prononcer sur l’infanticide néonatal

Le 19 novembre, veille de la journée internationale des droits de l’enfant, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a fait savoir qu’il estime que la pratique de l’infanticide néonatal ne relève pas de sa compétence et refuse de rencontrer des ONG désireuses de l’informer à ce sujet. En juillet 2014, le Comité des Ministres ne parvenait pas à se prononcer sur ce même sujet. L’ECLJ appelle à saisir l’Assemblée parlementaire :

"Par un courrier du 1er novembre, quatre organisations non gouvernementales (le Bureau international catholique de l'enfance, l’Union mondiale des organisations féminines catholiques, la Fédération des associations familiales catholiques en Europe et le Centre européen pour le droitet la justice) ont demandé à M. Nils Muižnieks, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, de le rencontrer pour lui remettre un dossier exposant le sort des enfants nés vivants après un avortement. Chaque année en effet, de nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques.

Ces faits sont attestés par des données officielles et des témoignages de sages femmes. Une étude publiée dans le British Journal of Obstetrics and Gynaecology a conclu qu'à 23 semaines de gestation, le taux d’enfants survivant à l’avortement atteint 10%.

Laisser des enfants agoniser sans soins, ou les tuer, simplement parce qu'ils ne sont pas désirés, est inhumain. C’est pourquoi, ces ONG voulaient rencontrer le Commissaire aux droits de l’homme pour lui demander de réaffirmer que tous les êtres humains nés vivant, ont le même droit à la vie et aux soins de santé, sans discrimination fondée sur les circonstances de leur naissance, conformément aux droits de l’homme.

Mais le Commissaire a refusé de recevoir ces ONG, estimant que sa compétence « ne couvre pas les questions soulevées ». Pourtant, le 15 janvier 2014, il avait pris position publiquement contre les avortements sélectifs en fonction du sexe, demandant leur interdiction pénale. En outre, la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant,  dont on célèbre le 25ème anniversaire, rappelle que « l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance ».

Déjà, saisi par un député de cette violation des droits fondamentaux, le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe, qui réunit les gouvernements des 47 Etats membres, n’avait pas réussi, en juillet dernier, à trouver un accord sur les mesures à prendre « pour garantir que des fœtus qui survivent à un avortement ne soient pas privés des soins médicaux auxquels ils ont droit (en leur qualité de personnes vivantes au moment de leur naissance) en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme ». Certains gouvernements, par crainte de remettre en cause l’avortement tardif, refusaient de reconnaître publiquement que ces nouveau-nés ont des droits.

Le refus du Commissaire aux droits de l’homme et l’incapacité du Comité des Ministres à affirmer que tous les nouveau-nés ont le droit à la vie et aux soins de santé est une honte et manifeste un consentement tacite à l’infanticide et aux traitements inhumains.

Reste encore l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui pourrait peut-être avoir le courage d’affronter ce sujet et de suppléer aux manquements du Commissaire et du Comité des Ministres.

A cette fin, l’ECLJ va saisir officiellement l’Assemblée parlementaire, conformément à la procédure de pétition prévue à l’article 65 du règlement de l’Assemblée. Cette procédure permet à tout citoyen de demander au Présidente et au Bureau de l’Assemblée d’inscrire un sujet à l’ordre du jour.

Afin de donner du poids à cette demande auprès de l’Assemblée, l’ECLJ invite toute personne à s’associer à cette Pétition en indiquant ses coordonnées à la page suivante.

Nous vous demandons de vous joindre à notre Pétition parce qu’il y aun besoinurgent de dénoncerces infanticides et d’y mettre fin."

Posté le 20 novembre 2014 à 15h29 par Michel Janva | Lien permanent

Il est interdit de débattre de l'avortement

Lu sur Riposte catholioque :

"Dans la pure tradition anglaise du débat, Oxford avait invité deux journalistes à discuter de la proposition « This House believes Britain’s abortion culture hurts us all » (« Cette chambre considère que la culture de l’avortement en Grande-Bretagne nous est tous dommageable ») : opposé à Bryan O’Neill, journaliste athée libéral mais réputé favorable à la liberté d’expression, le journaliste catholique américain Timothée Stanley devait défendre l’affirmative de cette question dans le cadre somptueux du Christ Church College, un des plus vieux établissements d’Oxford. Cependant, révulsés à l’idée même que l’on puisse remettre en question le caractère sacral de l’avortement, quelques centaines d’élèves se sont fait un devoir de faire annuler l’évènement. Ce fut chose faite, et toutes les institutions qui auraient pu accueillir le débat en ont été dissuadées par des pressions d’associations d’élèves. Des groupes féministes ont par ailleurs critiqué Tim Stanley, et même son ex-futur contradicteur, qui avait le tort de vouloir débattre, pour oser parler d’un tel sujet en étant… des hommes.

Débattre de l’avortement est de facto devenu impossible. Une belle étape dans le cheminement unanime de l’humanité vers le Bien et le Progrès."

Posté le 20 novembre 2014 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

19 novembre 2014

Réagissez : l'avortement n'est pas un droit fondamental

Le 26 novembre sera soumise au vote des députés une proposition de résolution « visant à réaffirmer le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse ».

Ce texte n’a pas de portée normative (une résolution n’est pas un texte d’élaboration d’une loi) mais il exprime l’avis de l’ensemble de l’Assemblée nationale : il a donc une portée symbolique forte.

Il énonce deux contre-vérités :

  • L’IVG serait « un droit fondamental », ce qui est juridiquement faux car l’IVG est en réalité une dérogation au principe de « respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (article 16 du code civil)
  • Il existerait un « droit universel des femmes à disposer de leur corps », alors que ce droit n’existe dans aucun texte national ou international.

La portée symbolique est d’autant plus forte que ce texte est signé non seulement par les présidents des groupes de la majorité de gauche, mais encore par les présidents des deux groupes de l’opposition UMP (Christian Jacob) et UDI (Philippe Vigier). Les députés doivent savoir que de nombreux citoyens n’acceptent pas que des représentants de la nation célèbrent comme un droit l’atteinte à la vie humaine.

Pour comprendre les enjeux de cette proposition de résolution, la Fondation Jérôme Lejeune a publié une analyse (Lire l'analyse ici).

Pour vous mobiliser par mail, une trame de texte est proposée ci-dessous, que vous pouvez copier / coller et envoyer aux députés de votre boîte mail . Vous trouvez également ici une liste des coordonnées des députés de l’opposition (copier/coller la colonne EMAIL).

Modèle de lettre proposée par la Fondation Lejeune :

"Madame, Monsieur le député,

Vous connaissez la proposition de résolution déposée par Mme Catherine Coutelle, présidente de la délégation aux droits des femmes, visant à « réaffirmer le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse en France et en Europe ».

Ce texte sera soumis au vote des députés mercredi 26 novembre prochain.

Il énonce deux contre-vérités :

- L’IVG serait « un droit fondamental », ce qui est juridiquement faux car l’IVG est une dérogation au principe de « respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (article 16 du code civil)

Ainsi, la loi exprime de la manière la plus explicite qui soit que l'IVG est une "atteinte" à un "principe", celui du respect de l'être humain au commencement de sa vie. Juridiquement, une atteinte ne saurait être un droit, encore moins un droit fondamental.

Un droit fondamental est un droit reconnu par une norme conventionnelle ou constitutionnelle. Or, aucune norme constitutionnelle française ne reconnaît l'IVG.

- Il existerait un « droit universel des femmes à disposer de leur corps »,

Un tel droit n’est inscrit dans aucun texte national ou international. Par ailleurs cette notion est de nature à développer l’avortement eugénique, et à justifier notamment la procréation médicalement assistée de convenance, la congélation d’ovocyte de convenance, la gestation pour autrui, la prostitution.

Même si une résolution est un texte dénué de portée normative, cependant il est révélateur de l’avis du Parlement, encourage le gouvernement à agir, et il impacte l’opinion.

A ce titre, je ne comprendrais pas que le législateur vote un texte erroné sur le plan juridique.

Je ne comprendrais pas qu’un représentant de la nation célèbre comme un droit l’atteinte à la vie humaine.

Je compte sur vous.
Respectueuses salutations.

Posté le 19 novembre 2014 à 15h46 par Michel Janva | Lien permanent

Opération in utero plutôt qu'IMG

Le spina bifida est la malformation la plus fréquente du système nerveux central, diagnostiquée dans plus de 90% des cas par échographie. Quelque 800 grossesses sont ainsi concernées chaque année en France. Si la plupart des parents optent pour l'avortement (IMG), une quarantaine d'enfants naissent chaque année atteint de cette malformation.

Une petite fille née il y a dix jours avait été opérée dans le ventre de sa mère. Pour la première fois en France, cette naissance survient après une intervention de chirurgie fœtale effectuée en juillet chez la future maman, au terme du cinquième mois de grossesse. « Le bébé ainsi que la maman sont en parfaite santé », communique l'AP-HP.

« Cette malformation est dépistée dès l'échographie. Les premières interventions, dans le cadre de la prise en charge du spina-bifida, ont été réalisées dans les années 1990 aux Etats-Unis et au Brésil. En France, cela fait une dizaine d'années que nous y réfléchissons. Mais certains se demandaient s'il y avait de la place pour ce type d'opération dans notre pays. En effet, le diagnostic prénatal est ici l'un des meilleurs au monde et la grande majorité des couples choisit, à l'issue du diagnostic, d'interrompre la grossesse. Aujourd'hui, nous avons une demande de couples qui souhaitent bénéficier de cette chirurgie. Ce serait presque non éthique de ne pas la leur proposer, sans faire, pour autant, de prosélytisme d'un côté comme de l'autre ».

Posté le 19 novembre 2014 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

18 novembre 2014

L'IVG, un "droit fondamental" ? Les conséquences de la proposition de résolution

Le député Catherine Coutelle présentera le 26 novembre à l'Assemblée nationale une proposition de résolution visant à "réaffirmer un droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse en France et en Europe" 40 ans après l'ouverture des débats de la loi Veil. Pour Jean-Marie Le Méné, interrogé par Gènéthique, cette résolution, si elle est adoptée, aura un triple impact :

  • "Un impact juridique  

Affirmer que l’IVG est un droit fondamental est incompatible avec le code civil (article 16) et le code de la santé public (article L.2211-1) qui posent comme principe fondamental le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. L’IVG est une dérogation à ce principe. Eriger l’IVG en principe fondamental au même titre que le respect de la vie constituerait un conflit de normes inextricable. Si cette proposition de résolution est votée le 26 novembre prochain, c’est un renversement des valeurs de la République et une impasse juridique qui en résulteront.

  • Un impact psychologique

Dans la législation française, l’IVG n’est pas un droit mais une dérogation au principe d’ordre public de respect de l'être humain dès le commencement de sa vie. L’avortement est et « restera un drame » pour les femmes, selon les mots de Simone Veil elle-même. La décision d’interrompre une grossesse fait partie des décisions les plus difficiles à prendre pour une mère. Cet acte laisse des séquelles, souvent profondes et traumatisantes. La souffrance des femmes qui vivent un avortement doit être accompagnée par les pouvoirs publics.

Or en considérant l’IVG comme un droit fondamental, l’on nie aux femmes le droit de souffrir et d’exprimer publiquement cette souffrance. En faisant de l’IVG un droit fondamental, l’on balaye d’un revers de main les milliers de femmes qui réclament de l’aide pour poursuivre à terme leur grossesse, et celles qui souffrent du syndrome post-avortement. (Pour en savoir plus sur l’impact psychologique, voir annexe 3 l’interview de Benoit Bayle).

Le rôle du législateur n’est pas d’affirmer un prétendu droit fondamental à l’IVG mais d’offrir aux femmes des alternatives sérieuses à l’avortement quant celles-ci souhaiteraient garder leur enfant mais sont en manque de moyens et nécessitent d’être soutenues par les pouvoirs publics.

  • Un impact symbolique       

Ce texte n’aura pas de portée normative mais aura une portée symbolique forte car il reflète l’avis de l’ensemble des députés. La résolution sera un signal en direction de l’opinion publique et peut servir de levier à une nouvelle loi sur l’IVG. Alors que les citoyens sont aujourd’hui en attente de repères clairs en cohérence avec la réalité, le Parlement peut-il continuer à célébrer comme un droit l’atteinte à la vie humaine ?"

Posté le 18 novembre 2014 à 16h23 par Louise Tudy | Lien permanent

Espagne : l’ancien ministre de la Justice déçu par la trahison du PP

L’ancien ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon affirme que le retrait de la réforme de la loi sur l’avortement pour laquelle il démissionna le dégoûte :

« Peu m’importe que ce soit arrivé parce qu’un lobby économique a fait pression ou parce que quelqu’un aurait pu penser que c’est un bénéfice électoral, cela m’est égal. Que ce soit pour une raison ou pour une autre, la seule chose que je ressens est du dégoût ».

De plus il a indiqué qu’il n’y a « pas un seul des motifs qui se peuvent concevoir qui puissent précéder le devoir moral de tout être humain de défendre la vie de ses semblables. »

Gallardón a aussi déclaré que cette culture qui « défend l’avortement comme un droit » a introduit dans la mentalité d’une part très importante des jeunes européens que « l’avortement est une méthode contraceptive » et peut s’utiliser, selon le discernement de chacun, « comme une méthode contraceptive ».

« C’est brutal mais c’est la vérité. »

Pour expliquer la « gravité » de la loi en vigueur sur l’avortement, il insiste sur la possibilité laissée aux mineurs d’avorter sans le consentement de leurs parents, ce qu’il considère comme « une attaque directe à la famille », et au « terrible présupposé que l’on peut avorter si le fœtus a une malformation », un domaine où il reçut « moins de soutien » de l’opinion publique.

«Des réformes que j’ai tenté et qui n’ont pas abouti, il y en a certaines où j’ai reçu davantage de soutiens que pour d’autres. Fondamentalement, ce qui pour moi constitua la cause de ma propre conscience pour tenter de réformer la loi, fut cette considération du législateur actuel : ‘nous avons des droits différents suivant que nous ayons ou non un handicap’. »

« aucun poste de travail ne justifie la négation du droit à la vie ».

Il rapporta certains chiffres sur l’avortement en Europe : en un an 1.1 million d’avortements, et en une heure plus de 150 femmes avortent.

Posté le 18 novembre 2014 à 12h16 par Michel Janva | Lien permanent

L'avortement après le viol, c'est un double traumatisme

Les évêques du Pérou ont diffusé un communiqué sous le titre « Sauvons les deux » pour contester un projet de loi qui prétend légaliser l'avortement en cas de viol :

« Le fait que la fécondation se soit produite comme conséquence d'un viol ne change en rien cette manière de juger l'avortement. L'Eglise condamne avec force toute forme de viol, et elle affirme en même temps qu'il n'est jamais légitime de tuer l'enfant conçu, même pas dans les circonstances condamnables et brutales du viol. Dans le viol suivi d'une fécondation, c'est-à-dire là où est conçue une nouvelle vie humaine, il y a deux victimes : la mère (la femme violée) et l'enfant.

Le fruit de cet acte violent est un “enfant innocent” qui a droit à la vie et qui ne porte pas la culpabilité de cette action si brutale. Ce n'est pas “l'enfant innocent” qu'il faut punir en le tuant : il faut poursuivre et châtier le violeur avec tout le poids de la loi. »

« Soumettre une mère à l'avortement en cas de viol, c'est soumettre la femme à un double traumatisme ou dommage physique, psychologique et spirituel : le viol et l'avortement. Ce dernier – c'est démontré – laisse en la femme des marques et des blessures profondes très difficiles à effacer, connues sous le nom de “syndrome post-avortement”. »

« Les cas exemplaires de femmes violées et enceintes, qui sagement et vaillamment ont choisi de protéger la vie de leur enfant, témoigne de ce que cette décision est celle qui réellement triomphe du viol, puisque c'est le choix du bien par dessus le mal, le triomphe de l'amour sur la violence. »

Posté le 18 novembre 2014 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

17 novembre 2014

Il n'y a pas de groupe pro-vie à l'Assemblée nationale

La proposition de résolution visant à réaffirmer le droit fondamental à tuer l'enfant à naître ne vient pas uniquement du PS, mais a été signée par tous les chefs de groupe de l'Assemblée nationale :

  • Christian Jacob (UMP),
  • Philippe Vigier (UDI),
  • André Chassaigne (GDR),
  • François de Rugy (Ecolo)
  • Bruno le Roux (PS),
  • Roger-Gérard Schwartzenberg (Radical).

Posté le 17 novembre 2014 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Le PS souhaite que la France milite pour l'avortement universel

Voici en exclusivité la proposition de résolution que le PS souhaite voir votée le 26 novembre :

A 1

Posté le 17 novembre 2014 à 13h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

16 novembre 2014

Avortement, euthanasie, FIV... : le plaidoyer pro-vie du Pape

Le Pape François a mis en garde le corps médical contre la tentation de jouer avec la vie. Il s’agit d’un péché contre Dieu Créateur. Le Saint-Père a reçu samedi matin quelque 5000 médecins catholiques italiens.

« Veillez à ne pas soumettre la vie à des expériences, par exemple en fabriquant des enfants plutôt que de les accueillir comme un don ».

De l'avortement et l'euthanasie, à la fécondation in vitro, le Pape François est formel : la vie est toujours inviolable, il faut l’aimer, la défendre et la soigner et dans certaines circonstances, les médecins catholiques doivent aller jusqu’à l’objection de conscience.

Le Souverain Pontife a souligné que l’avortement n’est pas problème religieux ni même philosophique. C’est un problème « scientifique » parce qu’il est « illicite » de détruire une vie humaine pour résoudre un problème. Et ce principe ne pourra pas changer avec le temps. C'est pourquoi Benoît XVI parlait de principe "non-négociable" : valable partout, en tout lieu, tout temps et toute occasion.

« Tuer a la même signification aujourd’hui que dans le passé. Cela vaut aussi pour l’euthanasie, y compris l’euthanasie cachée dont sont victimes les personnes âgées ».

Le Saint-Père s’en est pris à la pensée dominante qui propage une fausse compassion sur l’avortement, l’euthanasie et la fécondation in vitro (PMA). On veut faire croire que l’avortement est une aide apportée aux femmes, que l’euthanasie est un acte de dignité, que le fait de fabriquer un enfant est une conquête scientifique. L’enfant n’est pas est un droit, a-t-il martelé, mais un don à accueillir. La compassion évangélique est celle qui accompagne dans les moments de besoin, c’est celle du Bon Samaritain qui voit, qui compatit, qui s’approche et qui offre une aide concrète. Le Pape François a également pointé du doigt ceux qui utilisent des vies humaines comme des cobayes sous prétexte d’en sauver d’autres.

La vie humaine est toujours sacrée, elle est toujours de qualité. Il n’y a pas de vie humaine plus sacrée qu’une autre. Le Souverain Pontife a donc exhorté les médecins catholiques à être fidèles à l’Evangile de la vie et respecter la vie comme un don de Dieu, à faire des choix courageux, à contre-courant et à recourir si nécessaire à l’objection de conscience.

Posté le 16 novembre 2014 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2014

Le Vatican internationalise la lettre de Mgr Reig dans laquelle il appelle le PP ‘structure de péché’

Objectif : éduquer tous les leaders de pastorale familiale, groupes familiaux et étudiants de la famille dans le monde catholique entier, concernant un cas de trahison de la vie et de la famille, celle du ‘gouvernement conservateur espagnol du parti populaire’, montrant sept réactions catholiques, y compris ‘la régénération des partis politiques majoritaires.’

La lettre de l’évêque de Alcalá de Henares, Juan Antonio Reig Pla, dans laquelle il qualifiait le PP (et d’autres partis permettant l’avortement) de ‘structure de péché’, est devenue internationale : le site web du Vatican du Conseil Pontifical de la Famille recommande cette lettre en cinq langues et en outre fait passer le message dans ses bulletins par mails, adressés aux leaders catholiques experts sur les thèmes de la famille dans le monde entier.

Voici le texte par lequel le Conseil Pontifical de la Famille recommande de lire l’analyse de Mgr Reig Pla :

« Huit points manifestant le désaccord. Ils sont écrits par Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque de Alcalá de Henares, se référant à la non réforme, en Espagne, des lois sur l’avortement. Le projet de loi de protection de la conception et des droits des femmes enceintes, promu par le gouvernement conservateur espagnol du Parti Populaire, a été retiré n’ayant pas reçu l’approbation nécessaire. L’évêque, profondément peiné, invite, dans ses réflexions, à « appeler les choses par leur nom », et s’adresse en particulier aux catholiques pour « maintenir ferme la finalité de l’évangélisation, insister dans l’éducation à l’amour, mobiliser les consciences, régénérer les partis politiques majoritaires, promouvoir l’adoption des lois pour protéger les enfants non-nés, la maternité et les familles. »

Posté le 14 novembre 2014 à 11h24 par Michel Janva | Lien permanent

13 novembre 2014

Avorter au 4e trimestre de la grossesse...

Lu dans Présent :

"Aussi épouvantable que cela soit, un nouveau concept est en train de se développer en Amérique. Des étudiants font des pétitions pour que soient autorisés les avortements du quatrième trimestre de la grossesse. Pourtant, la grossesse ne dure que trois trimestres. Formulation plus dulcifiante que « l’avortement post-natal » utilisé en Europe. En clair, il s’agit d’une revendication à l’infanticide durant les trois premiers mois suivant la naissance.

Pire encore, certains d’entre eux affirment que, jusqu’à cinq ans, l’enfant n’a pas conscience de lui-même et qu’il devrait être possible de le tuer. Telles étaient les théories de Voltaire, pour lequel détruire un nouveau-né n’était que « dérober une petite masse de chair aux misères de la vie » (Lettre du 31 décembre 1754). Mais ces théories avaient déjà été développées par les penseurs et les médecins comme Guillotin ou Marat pendant la Révolution française (voir les remarquables écrits du Pr Xavier Martin). C’est surtout un trait de plume sur 2 000 années de christianisme. Dans la Rome antique, le pater familias avait droit de vie et de mort sur ses enfants."

Posté le 13 novembre 2014 à 14h22 par Michel Janva | Lien permanent

12 novembre 2014

Pour une meilleure approche des femmes ayant subi un avortement : choisir les mots justes

"Le département de sociologie de l’Université de New-York vient de publier une étude après avoir demandé à 1.600 adultes s’ils avaient, eux ou quelqu’un de leur entourage, eu recours à l’avortement. L’étude révèle que les femmes ayant subi un avortement avaient plus tendance à se confier à des personnes pro-IVG qu’à des personnes opposées à l’avortement."

La raison majeure en est que les femmes qui ont eu recours à l'avortement craignent un jugement de la part des "pro-vie". Abby Johnson, qui était directrice d'une clinique du Planning familial, s'est convertie à la lutte pro-vie après avoir assisté à un avortement aux ultrasons. Elle conseille les pro-vie qui veulent apporter leur soutien aux femmes qui choisissent l'avortement de faire attention aux mots employés :

"« Elles ne se tourneront pas vers un mouvement qui utilise des mots comme « meurtriers », « tueurs d’enfants » en toute occasion. Nous les atteindrons avec notre douceur, notre compassion et notre gentillesse".[...]

Le traumatisme laissé par un avortement est tel qu'il faut beaucoup de compassion et choisir les mots justes pour aider ces femmes et ne pas les accabler encore plus.

Posté le 12 novembre 2014 à 09h16 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 novembre 2014

15 novembre : prière de réparation contre l'avortement à Maisons-Laffitte

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Posté le 11 novembre 2014 à 12h05 par Michel Janva | Lien permanent

10 novembre 2014

La France a donné 37,2 millions de dollars au Planning familial en 2013

C'est moins qu'en 2012 (49,6 millions) et cela fait de la France une contributrice du financement de cet organisme diffuseur de la cuture de mort à hauteur de 2,8%, loin derrière les Etats-Unis (44,7%) et la Grande-Bretagne (23,3%).

Posté le 10 novembre 2014 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent

09 novembre 2014

En zone de guerre, le plus important, c'est l'avortement

Selon le secrétaire général de l'ONU, qui par sa déclaration irresponsable, ne fait qu'encourager les viols :

"Le Secrétaire général de l’Onu vient de déclarer aux Etats qu’ils devaient assurer l’accès à l’avortement aux femmes victimes de viol vivant dans les camps de réfugiés de Syrie, d’Iraq, et du Soudan, alors que le Conseil de Sécurité avait rejeté cette idée à plusieurs reprises. [...]

Les propos du Secrétaire général anime les conflits actuels entre les Etats membres sur la meilleure manière de mettre fin aux viols et à la violence sexuelle en zone de conflit. Comme au Conseil, les initiatives politiques les plus importantes des dernières années cherchent à mettre fin à l’impunité et à obtenir des réparations pour les victimes de violence. Toutes ces initiatives ont exclu l’avortement. Cependant, le personnel de l’Onu a continué à promouvoir son agenda féministe, qui voit dans la destruction des relations sociales traditionnelles et dans le droit à l’avortement les étapes nécessaires vers la fin de la discrimination et de la violence. [...]

Le rapport affirme que le Fonds de l’Onu pour la Population était présent dans 28 zones de conflit l’année dernière, et avait fourni « des services de santé sexuelle et reproductive » à 67 000 femmes syriennes réfugiées en Jordanie. Si le rapport ne précise pas quels services ont été fournis, nous savons que le Fonds de l’Onu pour la Population a fourni des produits et services abortifs par le passé. [...]"

Posté le 9 novembre 2014 à 14h36 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2014

Effet pilule : les embolies pulmonaires ont baissé de 11 %

Une étude présentée par l’ANSM a comparé le nombre d’embolies pulmonaires survenues en 2012 et en 2013 chez les femmes en âge de procréer. Cette étude montre que les hospitalisations pour embolie pulmonaire ont diminué de 11 % chez les femmes de 15 à 49 ans, ce qui est directement lié à la baisse d’utilisation des pilules de troisième et quatrième génération.

En effet, les ventes de pilules de 3e et 4e génération, qui représentaient environ 50 % des ventes de contraceptifs oraux combinés depuis 2009, ont diminué à 25 %.

Ces pilules étaient donc vraiment dangereuses. Les responsables de leur mise sur le marché seront-ils sanctionnés ?

Posté le 7 novembre 2014 à 16h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

06 novembre 2014

Avortement : vers la fin de l'objection de conscience des médecins

Jeanne Smits revient sur le vote prochain de la résolution en faveur d'un droit fondamental à l'avortement :

"[...]Obtenir l’aval de l’Assemblée nationale française s’inscrit sans doute dans cette démarche sur le plan européen ; pour ce qui est de la France, c’est une manière de justifier l’interdiction de toute objection de conscience, de toute tentative de restriction.

Si l’avortement est un droit fondamental, l’Etat doit aussi le protéger, le faciliter, le rendre accessible. [...]"

Posté le 6 novembre 2014 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2014

Vote le 26 novembre sur un droit fondamental à l'avortement ?

Le 26 novembre 1974, Simone Veil défendait dans l'hémicycle son projet de loi sur le droit de tuer l'enfant à naître :

"Je le dis avec toute ma conviction, l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue".

Nous savons ce qu'il advint de ce mensonge. 220 000 enfants sont avortés chaque année.

Cette année, le 26 novembre, 40e anniversaire du plaidoyer pro-mort, le PS propose le vote par l'assemblée nationale d'une résolution sur le "droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse".

Posté le 5 novembre 2014 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Le Tennessee restreint l’accès à l’avortement

Lu sur Nouvelles de France :

"L’Amendement 1, qui permettra au législateur du Tennessee de restreindre sérieusement l’accès à l’avortement* a été approuvé par 53% des votants ce mardi 4 novembre 2014. Les campagnes se sont nettement prononcées pour, tandis que certaines zones urbaines l’ont rejeté.

Dans la foulée, Brian Harris, le président de l’organisation Tennessee Right to Life, a détaillé ses propositions législatives futures rendues possibles par l’Amendement 1 : instaurer une courte période d’attente pour les femmes qui souhaitent avorter, sensibiliser les jeunes au respect de la vie et réguler les services d’avortement. Un femme sur 4 qui avorte dans l’État des volontaires vient de l’extérieur.

Cette victoire du collectif « Yes on 1″ est un exploit dans la mesure où le lobby pro-avortement a dépensé 3,4 millions de dollars en publicités (financées par Planned Parenthood et l’American Civil Liberties Union) les trois dernières semaines d’octobre contre un peu plus d’un million pour le camp pro-vie."[...]

Posté le 5 novembre 2014 à 13h19 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 novembre 2014

En Arizona, les manuels scolaires ne parleront plus d’avortement

Cesser de présenter l'avortement comme étant la norme aux lycéens, c'est possible, aux Etats-Unis tout au moins :

"Les écoles de Gilbert, Arizona, ont décidé de rectifier des manuels scolaires de biologie de lycée, leur conseils de direction ayant constaté qu’ils ne sont pas conformes aux lois de l’Etat, votées il y a deux ans, qui imposent la « présentation de l’enfantement et de l’adoption comme préférables à l’avortement choisi ». La mesure, adoptée par 3 voix contre 2, pourrait se traduire par la découpe des pages litigieuses dans l’ensemble des manuels de biologie remis aux lycéens, ou le collage d’informations correctes.[...]

Bien sûr, les organisations de gauche et les autorités éducatives de l’Etat crient à la censure, accusant les responsables des écoles de Gilbert de vouloir occulter de simples informations.[...]

Il faut aussi rappeler qu’aux Etats-Unis, les parents peuvent avoir leur mot à dire sur les programmes enseignés à leurs enfants. Dans ce cas précis, le vote du conseil de direction a eu lieu en public devant une salle bondée ; les parents ont été invités à s’exprimer et les deux tiers d’entre eux se sont levés pour demander la rectification des manuels. Sans doute la loi du nombre n’est-elle pas tout, mais on aimerait qu’en France le peuple soit ainsi consulté sur de tels sujets."

Posté le 3 novembre 2014 à 23h10 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

Pour l'ONU-femmes, développement durable = contrôle de la population et des femmes

Un rapport de l'agence de l'ONU pour les femmes, qui fait froid dans le dos, préconise le recours à la contraception systématique et à l'avortement comme moyens de réduire la population mondiale, obstacle au "développement durable". Décryptage :

"L’idée qu’il y a trop d’hommes sur terre pour permettre un « développement durable » est au cœur du discours des écologistes radicaux – et au centre d’un rapport de l’agence de l’ONU pour les femmes, « UN Women », publié en octobre. Sous le manteau de l’« égalité de genre », ce sont bien l’accès universel à l’avortement et le travail de sape de la famille traditionnelle qui sont encouragés par l’agence onusienne dans ce rapport quinquennal, le World Survey of Women in Development 2014.

Comme toujours à ce niveau le vrai plan d’action est noyé sous des torrents de bons sentiments : il s’agit de soutenir la croissance, de créer des emplois, de mieux produire et distribuer les biens alimentaires, d’améliorer l’accès à l’eau, aux réseaux d’assainissement et à l’énergie. Mais s’y faufile la question de la « dynamique de population » et de l’« intégrité corporelle des femmes » : deux concepts qui ouvrent la porte au discours sur la légalisation de l’avortement et sur la maîtrise de la population pour permettre le développement durable. Autre objectif : réduire la charge de travail « non payée » supportée par les femmes – en clair, le travail au foyer.

Le rapport de l’institution présidée par Phumzile Mlambo-Ngcuka recommande ainsi au premier rang des solutions nécessaires à la protection de la planète la vérification du respect des droits à la santé sexuelle et reproductive dans le cadre des politiques de « population durable ». L’avortement volontaire est bien là, dans le langage constant des organismes féministes de l’ONU : on cherche à réduire la population mondiale à travers le recours volontaire à la contraception et à l’« IVG ».

Steven Mosher, du Population Research Institute, souligne ainsi le lien étroit entre les programmes de santé reproductive et le contrôle de la population qui en constitue le véritable objectif, « en réduisant le taux de natalité par la mise hors-service d’autant de systèmes reproductifs féminins que possible par des moyens chimiques ou chirurgicaux ».

Le rapport se distingue parmi les productions onusiennes en ce qu’il réclame ouvertement le droit à l’avortement légal (« safe abortion ») en fondant les « politiques de population durable sur les droits à la santé sexuelle et reproductive, notamment par l’accès universel… à une éducation sexuelle complète et à l’avortement sans danger ».

Le rapport recommande également une présence de plus en plus appuyée de l’Etat au sein des familles par « la réduction et la redistribution du travail de soins non payé entre femmes et hommes dans le cadre du foyer, et entre foyers et Etat par l’augmentation des services de base ». En clair, il s’agit de promouvoir le travail des femmes par la multiplication des structures d’accueil pour la petite enfance et de nier le rôle spécifique des femmes au foyer."

Donc, pour "sauver la planète", tuons les bébés.

Posté le 3 novembre 2014 à 22h53 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

31 octobre 2014

Le témoignage d’une ‘top model’ colombienne victime d’un avortement

Amada Rosa Pérez déclare :

durant ces moments de grossesse j’aurais tellement aimé trouver l’aide de quelqu’un qui me dise quelque chose de beau et de positif, par exemple que devenir maman n’est pas mal.

Plus de 40 associations espagnoles se rassembleront sous la devise ‘chaque vie compte’ pour organiser une grande manifestation le 22 novembre, en faveur de la vie, de la femme et de la maternité.

ADans ce contexte est retransmis le témoignage de la top model Amada Rosa Pérez, victime d’un avortement et par conséquent du syndrome post avortement. Ce syndrome est une réalité par laquelle passent toutes les femmes ayant avorté, que ce soit de manière délibérée ou spontanée. Parmi les manifestations de ce syndrome se retrouvent le sentiment de culpabilité et de tristesse, le désespoir, un pessimisme cauchemardesque, une perte de concentration et de motivation, des sanglots permanents sans motif apparent, de la perte de forces, des nausées. Cela peut déboucher en anorexie, alcoolisme, refus de tout ce qui suppose engagement, froideur affective, et bien d’autres conséquences encore.

La top model explique qu’elle avorta parce qu’elle ne recevait de son entourage que des mots l’enjoignant à mettre en premier ses objectifs et son avancement professionnel. Elle confesse que cela lui fit peur, qu’elle ne dit rien à ses parents et décida de se séparer de son bébé.

Dans ce contexte l’organisation ‘chaque vie compte’ défendra, en plus de la vie du non né, la protection de la femme enceinte, qui a besoin d’un entourage et d’un appui social, où soit défendu le droit à la maternité avec des mesures concrètes d’aide à la femme enceinte pour l’aider à trouver des alternatives à l’avortement. 

Posté le 31 octobre 2014 à 19h37 par Le Salon Beige | Lien permanent


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