22 décembre 2014

Julie Graziani : "J'ai décidé de rejoindre la Marche pour la Vie après avoir découvert l'horreur des avortements tardifs"

Julie Graziani, qui avait déstabilisé Alain Juppé sur le plateau des Paroles et des Actes, explique sur son compte twitter pourquoi elle a accepté de mettre son talent au profit de la Marche pour la Vie en tant que porte parole :

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Comme Julie Graziani, tous à la Marche pour la Vie le 25 janvier prochain

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Posté le 22 décembre 2014 à 12h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

La culture de mort veut manifester aussi en janvier à Paris

Quelques dizaines ou centaines au plus de féministes, soixantehuitards ou LGBTistes veulent manifester à l'occasion du 40ème anniversaire de la loi Veil pour exiger encore plus de culture de mort :

"Le 17 janvier 1975, la loi Veil, en légalisant l’avortement, a permis à des millions de femmes de voir reconnaître un droit fondamental (...) Le droit à l’avortement reste fragile et appelle à la vigilance à l’heure où resurgissent de nombreux conservatismes. En effet, tous les moyens sont bons pour attaquer ce droit : commandos et manifestations anti- IVG, tentatives de donner un statut social et juridique à l’embryon (...) En cédant aux réactionnaires, en abandonnant la Procréation Médicalement Assistée (PMA), et les ABCD de l’égalité, le gouvernement conforte leurs idées (...)"

Contre l'avortement, contre la culture de mort et contre toutes les dérives bioéthiques, soyons très nombreux à la Marche pour la Vie le 25 janvier 2015 à Paris. Venez défendre la culture de Vie et favoriser l'accueil de la Vie.  

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Posté le 22 décembre 2014 à 07h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

20 décembre 2014

Le Mozambique, 4e pays africain à légaliser l'avortement

Après le Cap Vert, l’Afrique du Sud et la Tunisie, le Mozambique a adopté une loi révisant le code pénal qui dépénalise les avortements pratiqués au cours des 12 premières semaines de grossesse, pourvu qu’ils soient pratiqués dans des centres de santé reconnus et désignés par les pouvoirs publics, par des praticiens qualifiés. La femme doit soumettre une demande écrite et l’avortement sera possible dans la mesure où la grossesse représenterait un risque pour sa vie ou sa santé physique, psychologique ou mentale. Le délai de l’avortement légal est étendu à 16 semaines en cas de viol ; à 24 semaines pour les cas de malformation fœtale sévère.

Posté le 20 décembre 2014 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent

19 décembre 2014

Pas de "droit à l'avortement" au Parlement européen

Extrait d'un entretien d'Aymeric Chauprade au blog Le Rouge et Le Noir :

"[...] Il faut savoir que les groupes de pression féministes sont souvent étroitement liés aux groupes LGBT, et que, si le respect de la dignité de la femme est un principe sur lequel il est évidemment hors de question de transiger, les revendications de ces lobbies conduisent malheureusement bien souvent à une vision consumériste, des êtres en général et de la femme en particulier.

Ce n’est pas un hasard si, au Parlement européen, la commission parlementaire qui dit s’occuper du droit des femmes s’intitule « Droits de la femme et égalité des genres ». La sémantique est importante, et, on s’aperçoit vite dans le cadre du travail de cette commission, de l’influence grandissante des tenants de la théorie du genre sur les institutions européennes.

Si consacrer le « droit » à l’avortement ne semble plus à l’ordre du jour pour le moment, d’autres projets me paraissent alarmants. A titre d’exemple, la commission susmentionnée travaille actuellement sur un rapport sur l’égalité des femmes et des hommes au sein de l’UE, dans lequel il est déclaré la nécessité de lutter contre « la conception limitative de la famille en avantageant les familles mono-actives » et « insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l’avortement ; soutient par conséquent les mesures et actions visant à améliorer l’accès des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive et à mieux les informer de leurs droits et des services disponibles ; invite les États membres et la Commission à mettre en œuvre des mesures et des actions pour sensibiliser les hommes quant à leurs responsabilités sur les questions sexuelles et reproductives ».

C’est malheureusement le succès des tenants de la théorie du genre et de la négation du droit à la vie. Mais le sursaut espagnol doit nous encourager à poursuivre nos efforts pour défendre les droits de l’enfant et ne pas tomber dans le fatalisme concernant des mesures qui étaient soit disant « entrées dans les mœurs » mais qui sont plus que jamais contestées."

Posté le 19 décembre 2014 à 12h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

L'Eglise est la seule institution au monde qui n'accepte pas de faire du ventre de la femme un cimetière

Le Père Guy Gilbert était invité sur France info ce matin. Ses paroles y résonnent encore :

"L'Eglise est la seule institution au monde qui n'accepte pas de faire du ventre de la femme un cimetière. Elle n'accepte pas l'avortement, je n'accepterai jamais l'avortement."

Posté le 19 décembre 2014 à 10h12 par Michel Janva | Lien permanent

Délire : la loi Veil sauverait des vies...

Le maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin est harcelé (voir la vidéo) par un conseiller municipal UMP qui lui reproche d'avoir voté contre la résolution sur l'avortement. Ce conseiller, Franck Keller, ose déclarer :

"Cette loi a permis, à partir de 1974, de sauver de nombreuses vies".

220 000 avortements par an, cela fait combien de vies sauvées ? On retrouve là la désinformation habituelle des partisans de la culture de mort. Le mal devient bien, la mort devient vie.

Posté le 19 décembre 2014 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Tuer des souris, c'est non. Tuer des enfants à naître, c'est oui !

Vos enfants ne dissèqueront plus de souris en cours de Sciences et Vie de la Terre :

"Finis les évanouissements et les moues dégoûtées dans les salles de classe françaises: depuis la fin du mois de novembre, les dissections de souris et de grenouilles, passage presque rituel des cours de Sciences et Vie de la Terre, sont désormais interdites dans toutes les classes jusqu’au baccalauréat."

Réaction de Jean-Marie Le Méné sur son compte twitter :  Image2Tous à la Marche pour la Vie le 25 janvier 2015.
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Posté le 19 décembre 2014 à 07h55 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

18 décembre 2014

Jacques Bompard, seul face aux apologues de l'avortement

Le maire d’Orange et député non inscrit du Vaucluse est interrogé par Présent. Extraits :

"[J]’étais tout seul face aux différents intervenants qui ont fait l’apologie de cette loi et de Simone Veil, dont on murmure qu’elle aurait maintenant des remords d’avoir donné naissance à cette loi. Une énorme responsabilité, en effet, quand on songe aux dix millions d’enfants morts depuis sa promulgation. Une anecdote : les quelques députés qui ont voté courageusement contre la sacralisation de cette loi n’étaient pas présents en séance quand je suis intervenu pour plaider coupable. En fait, mes différents collègues qui s’étaient engagés en faveur de la Manif pour tous m’ont beaucoup déçu, à commencer par Hervé Mariton qui s’est abstenu, lors de ce vote. [...]

Quand on fait le décompte des votes opposés à cette sacralisation de la loi Veil, on constate qu’aucune femme ne s’est associée à votre refus ?

Je me demande si la femme n’est pas plus conformiste que l’homme. Et quelquefois – je pense aux questions relatives à l’euthanasie – je suis plus agressé (verbalement s’entend) par les députés femmes appartenant à l’UMP que par celles appartenant au Parti socialiste. [...]"

Posté le 18 décembre 2014 à 11h12 par Michel Janva | Lien permanent

17 décembre 2014

Loi Veil : Dépénaliser n’exprime en rien la bonté d’un acte et le considérer comme relevant d’un bien

 Mgr François Duthel, curé de la paroisse Saint-Claude de Tassin, signe cette lettre sur l'avortement dans La Croix :

"Il ne faut donc pas confondre dépénaliser et légaliser (...) Dépénaliser n’exprime en rien la bonté d’un acte et le considérer comme relevant d’un bien. Si le législateur n’a fait que dépénaliser, c’est parce qu’il a senti qu’il ne lui revenait pas de légaliser un acte qui n’est pas de soi légalisable ; il ne peut pas dire autre chose que le respect de tout être humain, indépendamment du stade de son existence. Il ne revient pas à la loi de décider du moment de l’existence de l’être humain. N’en déplaise à certains, c’est donc un abus de langage de parler de la loi de Simone Veil comme d’une loi qui légalise l’avortement.

C’est anesthésier les consciences de laisser penser que ce qui n’est qu’une dépénalisation devenait un droit au sens strict et que ce qui était prétendument légal serait naturellement moral. C’est laisser penser qu’un tel acte est un acte banal sur le plan moral comme bien d’autres actes chirurgicaux. Nombre de femmes se sont laissé piéger par une telle dérive du vocabulaire qui est aussi une dérive morale, du sens de l’homme comme du sens des relations affectives et sexuelles. Nous savons les séquelles psychologiques que cela peut occasionner après coup chez de nombreuses personnes qui considèrent que l’avortement est un moyen de contraception parmi d’autres, laissant penser qu’un tel acte est banal et n’a aucune conséquence. Les praticiens de la psychologie sont souvent témoins des répercussions négatives du mode de pensée actuel en la matière."

A l'occasion du triste 40ème anniversaire de la loi Veil, tous à la Marche pour la Vie le 25 janvier 2015 !

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Posté le 17 décembre 2014 à 19h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Droit fondamental ? 28 ans après elle souffre encore de l'avortement

Paru sur l'Est Eclair de ce jour, l'histoire de cette femme qui dit avoir vécu son avortement comme un viol :

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Posté le 17 décembre 2014 à 18h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

15 décembre 2014

Le Figaro parle de la Marche pour la Vie

Lu ici :

"Autre mouvement qui défile tous les ans contre l'avortement, la Marche pour la vie intégrera le 25 janvier dans ses revendications le refus de l'euthanasie.

En 2013 [en fait en 2014, NDPC], en pleine actualité sur l'IVG, le rassemblement soutenu par le pape François avait fait le plein (16. 000 personnes selon la police, 40.000 selon les organisateurs). La mobilisation sera-t-elle cette fois gonflée par l'arrivée d'une loi sur la fin de vie ? La Marche, qui vient d'être rejointe par Julie Graziani, issue de la Manif pour tous, veut y croire."

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Posté le 15 décembre 2014 à 19h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Avortement, euthanasie, GPA : même logique de la culture de mort

Encore un argumentaire d'un défenseur de la culture de mort qui justifie l'avortement, l'euthanasie et la GPA au nom de la liberté. . :

"(...) les deux députés missionnés sur le sujet délicat de la fin de vie ont proposé la création d’un «droit à mourir», qui permet de contourner les faux débats sur l’euthanasie. C’est en se mettant au service de l’individu et de sa liberté de choix (...) que l’Etat se trouve dans son rôle légitime (...)

Dans la foulée, le Conseil d’Etat a validé la circulaire Taubira, qui permet aux enfants nés sous GPA à l’étranger d’obtenir la nationalité française. Plutôt que de laisser maladroitement émerger une génération de bébés Thalys, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de cette logique, en créant non pas un obscur droit à l’enfant, mais un véritable droit à naître, qui s’appliquerait au futur enfant en tant que projet parental? (...)

Plus prosaïquement, il est difficile d’être libéral et de s’opposer à la gestation pour autrui, une pratique qui ne nuit à personne, repose sur le libre consentement d’individus majeurs, et reste dissociée des questions de filiation (...) Après le droit à mourir, le droit à naître remettrait la France, trop souvent condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme, au premier rang de l’innovation politique et sociale. Vive la vie (sic) !

Notez que la GPA est rebaptisée "droit à naître" tandis que l'avortement reste une liberté fondamentale... Allez comprendre la logique de ces tordus.

Pour manifester votre opposition à l'avortement et à toutes les dérives éthiques qui en découlent (euthanasie, GPA etc...), rejoignez nombreux la Marche pour la Vie le 25 janvier 2015 !

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Posté le 15 décembre 2014 à 14h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

En Europe, les animaux sont mieux protégés que les fœtus humains

Un article de Grégor Puppinck sur Aleteia, qui montre que le droit européen protège mieux les animaux que les foetus humains.

"Des milliers de foetus ayant survécu à l'avortement sont chaque jour abandonnés tels des déchets. Un collectif d’ONG et de citoyens saisit le Conseil de l’Europe à ce sujet."

Topic

"Face à l’incapacité du Comité des ministres et au refus du commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe de condamner l’infanticide néonatal et de rappeler que toute personne née vivante a droit au respect de sa vie et aux soins, quelles que soient les circonstances de sa naissance, il convient de regarder la réalité en face.

Pour dénoncer la pratique de l’infanticide néonatal, le European Centre for Law and Justice, soutenu notamment par le Bureau international catholique de l’enfance (BICE), a lancé une pétition officielle auprès de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, déjà signée par 150 000 personnes en quelques jours.
 
Des pays européens permettent l’avortement alors que l’enfant est viable, sur simple demande, comme au Royaume-Uni (jusqu’à 24 semaines) et sans réel contrôle, comme en Espagne. Parfois, l’enfant naît vivant, suite à un « échec » de l’avortement. Ces enfants, qui peuvent être blessés par l’avortement, sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, agonisant dans une bassine et luttant pour respirer, ou tués par injection létale ou asphyxie, en particulier lorsqu’ils sont viables, voire jetés avec les déchets biologiques. C’est un traitement inhumain et illégal, passé sous silence. Il est pourtant contraire au droit, censé protéger tout être humain dès la naissance.

Selon le British Journal of Obstetrics and Gynaecology, à 23 semaines de gestation, 10% des enfants survivent à l’avortement. Selon des témoignages de sages femmes, ce taux est plus élevé.
 


Mais la souffrance subie par ces nouveau-nés est d’abord causée par l’avortement lui-même. En France, l’enfant ou le fœtus est préalablement tué par injection létale dans le cœur ou le cordon, puis sa naissance est provoquée. Parfois cette injection est mal faite ou ne produit pas son effet, et l’enfant naît alors vivant. Une étude anglaise évalue le taux de succès à 87 %(1) : l’échec de l’injection fœticide s’élèverait donc à 13 % des cas. La méthode d’avortement tardif la plus utilisée dans certains pays (dans 76 % des avortements entre 15 et 19 semaines et 44 % après 20 semaines en Angleterre en 2013(2)), dite méthode de « dilatation-évacuation » est pire encore. Elle consiste à dilater le col de l’utérus puis à évacuer le bébé avec une pince. Le fœtus ou l’enfant est souvent extrait par morceaux : le médecin attrape ce qu’il peut, tire et arrache ce qui vient. Après évacuation, le corps est reconstitué pour vérifier qu’aucun morceau ne manque. L’enfant est démembré vivant, ce qui constitue une épouvantable torture. Il n’y a en général ni analgésie ni fœticide préalable.

À cet égard, le droit européen protège mieux les animaux que les êtres humains. La directive 2010/63/UE de l’Union européenne, qui vise à assurer la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, interdirait de telles pratiques, mais elle ne s’applique pas aux êtres humains Elle reconnaît pourtant qu’il est « démontré scientifiquement » que les « formes fœtales des mammifères » (ce qui comprend les êtres humains) peuvent « éprouver de la douleur, de la souffrance et de l’angoisse » dès avant le troisième tiers de la gestation. En effet, les études scientifiques montrent que le fœtus réagit au toucher dès huit semaines(3), et qu’il ressent la souffrance à partir de 14  semaines(4).
Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a été saisi de cette question : mais après six mois de discussion il n’a pas réussi à adopter une réponse commune, certains gouvernements refusant toute protection à la vie humaine périnatale. Le commissaire aux droits de l’homme, M. Nils Muižnieks, saisi par quatre ONG qui lui ont remis un dossier complet, a refusé de les rencontrer et a déclaré que cette question ne le concernait pas. Pourtant, en droit européen, tout être humain né vivant a droit au respect de sa vie, de son intégrité physique et aux soins de santé, sans discrimination selon les circonstances de sa naissance. En outre, par la Convention internationale des droits de l’enfant, les États ont reconnu que « l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance ». Les États se sont en outre engagés à assurer « dans toute la mesure possible la survie et le développement de l'enfant » (article 6).
 
Face à ce déni d’humanité, l’ECLJ appelle à saisir l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, selon sa procédure officielle de pétition, et invite toute personne à s’y associer en signant la pétition (ici) . Cette procédure permet à tout citoyen de demander à la présidente et au Bureau de l’Assemblée d’inscrire un sujet à l’ordre du jour. Afin de donner du poids à notre demande auprès de l’Assemblée, l’ECLJ invite toute personne à s’associer à cette pétition, parce qu’il est urgent de dénoncer ces infanticides et d’y mettre fin."

(1) Nucatola D, Roth N, Gatter M. A randomized pilot study on the effectiveness and side-effect profiles of two doses of digoxin as fetocide when administered intraamniotically or intrafetally prior to second-trimester surgical abortion.

(2) Abortion statistics England and Wales 2013 p. 25, www.gov.uk

(3) « A motor response can first be seen as a whole body movement away from a stimulus and observed on ultrasound from as early as 7.5 weeks’ gestational age. The perioral area is the first part of the body to respond to touch at approximately 8 weeks, but by 14 weeks most of the body is responsive to touch. » Myers LB, Bulich LA, Hess, P, Miller, NM. Fetal endoscopic surgery: indications and anaesthetic management. Best Practice & Research Clinical Anaesthesiology. 18:2 (2004) 231-258.

(4) Voir notamment Anand KJS, Palmer FB, Papanicolaou AC. Repetitive neonatal pain and neurocognitive abilities in ex-preterm children. Pain [Epub] doi:pii: S0304-3959(13)00335-7. 10.1016/j.pain.2013.06.027, 2013.  PMID: 23792285 : N.M. Miller, R.P. Smith and N.M. Fisk, “The Fetal Patient,” in Myers and Bulich, Anesthesia for Fetal Intervention and Surgery,BC Decker, Inc. (2005).

Posté le 15 décembre 2014 à 10h40 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

13 décembre 2014

Avortement, euthanasie : mêmes combats de la culture de mort, mêmes opposants

Jacqueline Jencquel est membre de l'ADMD et milite pour l'euthanasie. Partisane également de l'avortement, elle place ces deux atteintes au respect de la Vie au rang de libertés individuelles en les nommant IVG et IVV (Interruption Volontaire de Vie) :

"Il y a 40 ans, jour pour jour, que Simone Weil (sic) a défendu devant une assemblée composée uniquement d’ hommes la loi qui porte aujourd’ hui son nom.

Aujourd’ hui, nous essayons de faire accepter une loi semblable : interruption volontaire de vieNous avons les mêmes opposants que jadis… Ceux qui pensent que la vie ne nous appartient pas, tout comme ceux qui pensaient que le corps d’une femme ne lui appartient pas(...)

Dans les deux cas, IVG et IVV, il s’ agit de libertés individuelles et ce ne sont pas les autres qui peuvent décider pour nous. Notre corps est à nous , notre vie et notre mort aussi.

"En ce 40ème anniversaire de la loi Veil, l'avortement vient d'être érigé par l'Assemblée Nationale en "droit fondamental". Si vous ne souhaitez pas qu'il en advienne de même pour l'euthanasie et si vous souhaitez affirmer votre opposition à l'avortement et à la loi Veil qui "a initié un mouvement de déshumanisation" et entraîné "un dérèglement bioéthique en cascade", alors venez nombreux à la Marche pour la Vie le 25 janvier 2015.

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Posté le 13 décembre 2014 à 17h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

12 décembre 2014

Protéger la vie du 1er au dernier souffle : la Fondation Lejeune soutient la Marche pour la vie

Elle l'annonce sur son blog :

"La remise du rapport Leonetti Claeys sur la fin de vie et la déclaration du Président de la République annoncent une bataille de tranchée dans les mois à venir. De nombreux citoyens vont se lever pour dénoncer ce que préparent M. Hollande et son gouvernement en matière de fin de vie. Le travail de phraséologie ne doit pas tromper sur la réalité des évolutions qui se dessinent. L’intention est d’autoriser des actes euthanasiques.

1) La Fondation Jérôme Lejeune dénonce la confusion qui a marqué la préparation de la modification législative prévue. Alors que celle-ci porte sur un point essentiel (autoriser à tuer) il a manqué un débat démocratique, exigé par la loi bioéthique de 2011 (la consultation de 18 citoyens relevant de la tromperie). Les rapports qui ont été publiés excellent dans l’art du double discours pour préconiser des actes euthanasiques tout en se défendant de légaliser l’euthanasie.

2) Quel que soit l’emballage trompeur, la distinction entre un acte euthanasique et un acte médical est claire : le premier est effectué en sachant qu’il interrompt une vie, autrement dit qu’il tue, et le seconde vise à soigner, soulager, accompagner.

Dans ce cadre, la sédation, qui consiste à administrer un antidouleur anesthésiant en sachant que cela conduit à la mort est un acte euthanasique. Le fait que cela se pratique déjà dans certains services ne justifie pas une légalisation. La Fondation ne confond pas la sédation profonde, qui doit être contrôlée, qui peut conduire à la mort mais qui ne la recherche pas, et la sédation qui conduit volontairement à la mort. Et cela quel que soit l’adjectif qui lui est accolé et quelle que soit l’intention exprimée.

Les directives anticipées relèvent de la même logique euthanasique. Inciter les citoyens à indiquer leur volonté pour leur fin de vie va transformer le médecin en administrateur de la mort.

3) La Fondation Jérôme Lejeune alerte sur les transgressions suivantes qui sont déjà programmées en filigrane. Le suicide assisté et la légalisation de l’euthanasie sont exigés par une proposition de loi EELV, inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale fin janvier. La tractation politique observée il y a un mois entre l’exécutif et le parti radical de gauche, donne à penser que ces revendications auront du poids lors de l’examen de la proposition de loi annoncée ce matin par le Président. Les récentes transgressions en matière de respect de la vie (autorisation de la recherche sur l’embryon à l’été 2013 et libéralisation de l’avortement à l’été 2014) montrent que l’exécutif est prêt à laisser le Parlement aller très loin dans les atteintes à la vie humaine.

40 ans de dérives bioéthiques, 40 ans de violences faites à la vie humaine, exigent une grande manifestation. C’est pourquoi la Fondation Jérôme Lejeune s’associe à la Marche pour la vie le 25 janvier à Paris."

Posté le 12 décembre 2014 à 14h33 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement post-natal : la Marche pour la Vie dit NON

Alors que l'idée de l'avortement post-natal commence à faire son chemin, la Marche pour la Vie invite à venir manifester son opposition à cette horreur le 25 janvier prochain et incite à signer la pétition du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) dont Grégor Puppinck est à l'origine :

"Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a lancé une pétition à l’attention du Conseil de l’Europe afin qu’il condamne clairement les infanticides néonataux. L’ECLJ soulève ainsi une question essentielle. Dans plusieurs pays d’Europe, notamment où les avortements tardifs sont légaux, il arrive que des enfants naissent vivants après un avortement. Dans ces cas là, ils sont laissés agonisants ou bien tués. Ces situations dramatiques ont été révélées par les témoignages des personnels soignants.

L’ECLJ veut mettre le Conseil de l’Europe devant ses responsabilités (...)En janvier 2014, le député Angel Pintado a posé une question écrite au Comité des ministres du Conseil de l’Europe, dans laquelle il demandait de quelle manière le Conseil comptait faire respecter les droits au soin et à l’intégrité physique de ces enfants nés vivants. Dans la mesure où la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) reconnait le droit à la vie à partir de la naissance, ces enfants nés vivants devraient pouvoir bénéficier de ces droits. Dans l’incapacité de trouver un consensus, le Conseil des ministres n’a pas donné de réponse. A la suite de quoi, des ONG ont demandé à être reçues par le Commissaire aux droits de l’homme, Nils Muižnieks, qui avait interdit en janvier dernier les avortements selon le sexe de l’enfant à naître. Cependant il a éconduit les quatre ONG, se déclarant incompétent sur le sujet.

Le Conseil de l’Europe n’a-t-il vraiment rien à dire face aux infanticides néonataux? Pourquoi ignore-t-il la violation flagrante faite à la Convention européenne des droits de l’homme?

Pour Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’ECLJ :

« Cet aveuglement volontaire est en réalité le prix à payer au dogme de l’avortement et de l’eugénisme"

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Posté le 12 décembre 2014 à 14h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

La Marche pour la Vie réagit à l'annonce de François Hollande

Sur son site :

"Alors que les députés Alain Claeys et Jean Leonetti ont remis ce matin leur rapport au Président de la République en formulant des propositions pour faire évoluer la loi sur la fin de vie, la Marche pour la vie réagit et exprime très clairement sa détermination.

Julie_grazziani_iafrateJulie Graziani qui s’était fait remarquer récemment dans les médias pour différents engagements sur des sujets sociétaux, vient de rejoindre l’équipe de la 10ème Marche pour la vie. Comme porte-parole de cette grande manifestation annuelle en faveur du respect de toute vie humaine, elle prévient :

« En clair, Hollande veut ouvrir tout doucement et discrètement la porte à la légalisation de certaines pratiques euthanasiques.. Il trouvera en chemin la Marche pour la vie qui dénoncera haut et fort les dérives euthanasiques ».  Elle poursuit : « Le 25 janvier la Marche Pour la Vie intègrera dans ses revendications le refus de l’euthanasie. Nous marcherons pour demander que la solidarité nationale prenne en charge le financement des soins de santé adaptés à ce qu’exige l’état du malade jusqu’à survenance de sa mort naturelle et sans intention de la donner ».

Cecile_edel_200La MARCHE POUR LA VIE est une mobilisation annuelle. Depuis 10 ans appelle les citoyens à manifester à Paris au mois de janvier, pour exprimer leur opposition au dérèglement bioéthique initié par la loi sur l’avortement. En autorisant l’élimination des êtres humains en gestation, cette loi sur l’avortement est la pierre angulaire des dérives médicales et scientifiques observées ou à venir : industrie procréatique, recherche sur l’embryon, GPA, euthanasie etc. La MARCHE POUR LA VIE, présidée par Cécile Edel appelle à refonder la société sur le respect de toute vie humaine."

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Posté le 12 décembre 2014 à 13h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Les médecins bientôt obligés d'effectuer des avortements

C'est ce que vient d'approuver le Collège des médecins et chirurgiens de l’Ontario. Bientôt en France ? Face à la pénurie de médecins acceptant de dépecer des petits d'hommes dans le sein de leur mère, les fanatiques de la culture de mort n'ont d'autres choix, au non du "droit fondamental", que d'obliger les médecins à accomplir cette abominable besogne.

Posté le 12 décembre 2014 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent

11 décembre 2014

Marche pour la Vie : Nous devons avoir le courage d’aller à contre-courant en ce 40ème anniversaire de la Loi Veil !

Le père Bernard, modérateur de la Famille Missionnaire de Notre-Dame, communique sur la participation fidèle de sa communauté à la Marche pour la Vie le 25 janvier prochain :

"La Famille Missionnaire de Notre-Dame fête solennellement Notre-Dame des Neiges, ce samedi 13 décembre à Saint-Pierre-de-Colombier. Elle invitera particulièrement ses amis à prendre part à la Marche pour la vie le dimanche 25 janvier prochain à Paris. Nos parlementaires français viennent de commémorer les 40 ans de la Loi Veil. Le Droit à l’avortement est à présent pratiquement reconnu dans les faits en France !

L’euthanasie sera bientôt légalisée et les actes homosexuels, gravement contraires à la Loi naturelle, non seulement ne sont plus condamnés, mais sont reconnus comme des valeurs en notre monde post-moderne.L’idéologie du Gender veut être imposée à tous et inculquée aux enfants dès leur plus jeune âge !

MqdefaultJusqu’où irons-nous dans la décadence morale de la France, Fille aînée de l’Eglise ? Nous ne vivons vraiment pas dans le meilleur des mondes ! Les soi-disant changements sociétaux actuels ne font pas progresser notre humanité. Pierre Simon, ancien grand maître de la Grande Loge de France, dans son livre « De la vie avant toute chose » avait très clairement annoncé ces changements sociétaux : la sexualité devait être dissociée de la procréation ; la procréation dissociée de la paternité ; le concept de famille allait basculer. La vie humaine perdrait son caractère sacré pour être "plus que jamais une production humaine". Nous devons avoir le courage d’aller à contre-courant en ce 40e anniversaire de la Loi Veil ! Ne nous laissons influencer ni par l’idéologie maçonnique de Pierre Simon, ni par le « politiquement correct » mais soyons courageux pour demander l’abrogation des lois, gravement contraires à la Loi naturelle : la loi Neuwirth, la loi Veil, la loi Taubira et d’autres lois.

Le 25 janvier prochain à Paris, avec Cécile Edel et Choisir la Vie, nous marcherons pour le respect de la vie de sa conception à son terme naturel. Laisser tuer légalement les enfants dans le sein de leur maman sans réagir est un silence coupable, une compromission. Les combats pour le caractère sacré de la vie, de toute vie humaine de sa conception à son terme naturel, pour la reconstruction de la famille et l’éducation au bel amour sont des combats urgents auxquels nous ne devons pas avoir peur de prendre part. Il y va de l’avenir de l’humanité. Notre Pape François a demandé à l’Europe de ne pas combattre seulement les effets de la crise mais la cause. L’une des causes principales de la grave crise actuelle est le rejet de Dieu et le mépris de la Loi naturelle ! Ce 8 décembre, notre Pape François a fait cette prière : Marie, enseigne-nous à aller à contre-courant ! En ce 13 décembre, nous prierons Notre-Dame des Neiges et nous demanderons à cette Mère courage : apprenez-nous à aller à contre-courant en marchant pour la défense de la vie de sa conception à son terme naturel !

Nous vous donnons rendez-vous à Paris pour la Messe à Notre-Dame du Perpétuel Secours à midi. De là, nous nous dirigerons vers le lieu du départ de la marche pour la vie. Il est temps de se réveiller, de se lever et de rejoindre les veilleurs et les sentinelles de l’invisible !"

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Posté le 11 décembre 2014 à 12h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Un rédacteur de l'Obamacare prône l'avortement systématique des "marginaux"

Quand on parle d'"eutha-nazis", en voici un d'un autre genre, le Pr Jonathan Gruber du Massachussetts Institute of Technology, qui a été l’une des chevilles ouvrières de l’Obamacare. (le blog de Jeanne Smits) :

"Le Pr Jonathan Gruber du Massachussetts Institute of Technology a été l’une des chevilles ouvrières de l’Obamacare ; c’est aussi un partisan de l’avortement. Mais pas pour venir en aide à la détresse des femmes, rapporte breitbart.com sous la signature d’Austin Ruse. Ce qui lui paraît intéressant dans l’élimination des enfants à naître, c’est le « ciblage » des enfants de familles ou de mères « marginales » – ceux qui les Américains appellent les « citadins pauvres », the urban poor. Ceux qui en naissant, auraient fait de la graine de criminels. Pour eux, l’avortement est un « bien social », a déclaré Gruber à plusieurs reprises au cours de sa carrière.

Bien entendu, c’est de l’eugénisme pur et dur. De science douteuse, de conscience nulle.
L’architecte de l’Obamacare a ainsi signé, en 1997, une étude tendant à démontrer que l’avortement légal avait à cette date épargné au contribuable américain la somme de 14 milliards de dollars en aides sociales, et évité nombre de crimes. Une position qui allait bientôt être reprise pour le grand public par l’auteur de Freakonomics, Steven Levitt, faisant un lien entre la légalisation de l’avortement et la chute de la criminalité 20 ans plus tard.
C’est cet eugénisme qui est à l’œuvre dans le « ciblage » – oui c’en est un – des quartiers noirs pour l’installation des avortoirs aux Etats-Unis : il se traduit par des taux d’avortement bien plus importants au sein de la population afro-américaine. Génocide ?
Peu de Noirs protestent mais ceux qui le font ne manquent pas de mordant : à quoi sert de se gargariser de la fin de l’esclavage si les enfants à naître noirs sont en tel danger de ne jamais seulement voir le jour ?
 
Jonathan Gruber est actuellement sous le feu de l’actualité pour avoir avoué que la rédaction complexe des  lois régissant l’Obamacare est une sorte de bénédiction, faisant accepter aux Américains ce que jamais ils n’auraient avalé en termes « transparents et clairs »."
 

Posté le 11 décembre 2014 à 08h32 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

"Avortement post-natal" : l'idée fait son chemin

Epargner la souffrance d'un bébé en le tuant, ce raccourci est une idée qui progresse dans les milieux de la pensée médicale. Il serait en effet préférable d'en finir rapidement - et de façon radicale - avec un bébé qui souffre en l'euthanasiant, ce qui permettrait d'abréger la souffrance des parents. Ces "eutha-nazis" préfèrent tuer le bébé tout de suite plutôt que de lui faire subir la "sédation terminale", qui prive la personne d'eau et de nourriture et provoque une mort lente mais certaine. Entre deux maux... (le blog de Jeanne Smits

Et l'idée d'accompagner le bébé vers sa mort naturelle, en faisant tout pour lui épargner autant qu'on peut de souffrir, ce n'est pas possible ? C'est pourtant le but recherché par les soins palliatifs. Mais sans doute est-ce trop contraignant, sans doute cela coûte trop cher, en temps, en attention, en amour, quoi. "Tu ne tueras pas", c'est pourtant facile à comprendre, non ?

Posté le 11 décembre 2014 à 08h09 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 décembre 2014

La Marche pour la Vie réaffirmera son opposition à l'avortement le 25 janvier 2015

Alors que de nombreux lecteurs du Salon Beige s'interrogent sur l'axe de mobilisation retenu cette année par la Marche pour la Vie qui semble s'orienter uniquement sur l'euthanasie, Cécile Edel, Présidente de la Marche pour la Vie, leur apporte une réponse et un éclairage rassurants quant à la question de l'avortement, bien présente dans cette 10ème édition de la Marche pour la Vie" : 

Cecile_edel_200"Depuis  dix ans, la Marche pour la vie s’est imposée comme la grande mobilisation annuelle de tous ceux qui entendent clamer haut et fort leur opposition à l’avortement, à en dénoncer la réalité et les conséquences tragiques sur l’enfant, première victime, et la femme. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de personnes osent demander l’abrogation de la loi Veil qui, rappelons-le, tue encore chaque année plus de 220.000 enfants à naître par l’avortement.

Cette loi du 17 janvier 1975 a initié toutes les dérives éthiques actuelles. En effet, en autorisant, même sous couvert d’exception,  qu’il soit portée atteinte à l’être le plus fragile, dans le sein de sa mère, cette loi a ouvert la boîte de Pandore. Tuer est devenu un droit, érigé, de surcroît, au rang de droit fondamental !

On réalise alors combien il est aisé,  aujourd’hui, pour nos gouvernants, cette fois-ci sous couvert d’une fausse charité, de tenter de légaliser sur l’euthanasie !

La Marche pour la Vie, pour sa 10ème édition qui aura lieu à Paris le 25 janvier prochain, entend rester la voix des sans-voix, celle de tous ces enfants avortés, en affirmant que tuer ne constituera jamais un droit, un progrès.

Consciente des enjeux majeurs de société qui se joueront le 29 janvier prochain, autour du projet de loi sur la fin de vie et l’euthanasie, elle réaffirmera  son attachement au respect de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle, son opposition à l’avortement et à l’euthanasie.

Parce que tuer ne sera jamais un droit : IVG, euthanasie, stop aux dérives éthiques !

Soyons nombreux le 25 janvier à rejoindre la Marche pour la Vie."

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Posté le 10 décembre 2014 à 20h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

09 décembre 2014

Elle craignait que son bébé ne ralentisse la progression de sa carrière

C'est à la fois une belle histoire puisque la vie l'a finalement emporté sur la culture de mort...mais c'est aussi triste de constater qu'il s'en est fallu de peu pour que la "carrière professionnelle" entraîne la mort d'un enfant :

Display"Robyn Lawley, mannequin (...) célèbre dans le monde entier (...) est enceinte de sept mois. Il s'agira de son premier enfant. La jeune femme de 25 ans a confié au magazine Cosmopolitan qu'elle avait, dans un premier temps, envisagé d'avorter. Elle craignait qu'un bébé ralentisse la progression de sa carrière.

"J'ai parlé à beaucoup de femmes que je respecte qui ont choisi leur carrière et qui ont préféré avorter. On s'attend toujours aujourd'hui à ce que ce soit la femme qui élève l'enfant. Ce qui est génial aujourd'hui, c'est que les papas sont plus impliqués. Je sais que mon partenaire sera un papa super donc ça m'enlève un peu de pression."
"Et si dans cinq ans, je ne pouvais plus en avoir?" Elle a également décidé de garder le bébé par crainte de ne plus pouvoir en avoir dans les années à venir. "Et si j'avortais de ce bébé aujourd'hui et que dans cinq ans, je ne pouvais finalement pas en avoir? C'était ma plus grande frayeur." (...)

Oui, ma carrière compte" Elle précise donc: "De nombreuses femmes font face à une pléthore de facteurs lorsqu'elles envisagent d'avorter. Ce n'est pas différent pour moi. Bien sûr, ma carrière compte. Et elle se rapporte, malheureusement peut-être, à l'image que je renvoie. Peu importe la carrière qu'elle mène, une femme va envisager comment une grossesse va affecter son travail." (...)"

Il n'y a aucune détresse, aucun viol, aucune situation précaire ici. Il y a juste une perte totale du sens de la vie et de l'existence. Soyons nombreux le 25 janvier à la Marche pour la Vie pour dénoncer cette banalisation de l'avortement érigé en "droit".

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Posté le 9 décembre 2014 à 16h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

L'avortement, un "droit fondamental" ? Il étrangle son amie

Elle ne voulait pas avorter de l'enfant. Pourtant, selon les élus français, c'est un "droit fondamental". Thomas Pfeiffer, un anesthésiste new-yorkais, a étranglé son amie afin de la forcer à avorter.

C'est une pilule du lendemain que l'homme aurait tenté de faire avaler à sa copine. Il a été arrêté et placé en détention.

Ce fait divers montre que nos élus, plutôt que de défendre un "droit fondamental" à l'avortement, ce qui n'existe pas, devraient soutenir les femmes, qui font l'objet de pression, parfois physiques, souvent morales, pour qu'elles avortent.

Posté le 9 décembre 2014 à 10h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Avortements tardifs et infanticides : des pratiques inhumaines qui doivent être condamnées

De Grégor Puppinck, Directeur de l’ECLJ :

"Face à l’incapacité du Comité des Ministres et au refus du Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe de condamner l’infanticide néonatal et de rappeler que toute personne née vivante a droit au respect de sa vie et aux soins, quelles que soient les circonstances de sa naissance, il convient de regarder la réalité en face. Pour dénoncer la pratique de l’infanticide néonatal, le European Centre for Law and Justice, soutenu notamment parle Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE), a lancé une pétition officielle auprès de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, déjà signée par 135.000 personnes en quelques jours.

Des pays européens permettent l’avortement alors que l’enfant est viable, sur simple demande, comme au Royaume-Uni (jusqu’à 24 semaines) et sans réel contrôle, comme en Espagne. Parfois, l’enfant naît vivant, suite à un « échec » de l’avortement.  Ces enfants, qui peuvent être blessés par l’avortement, sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, agonisant dans une bassine et luttant pour respirer, ou tués par injection létale ou asphyxie, en particulier lorsqu’ils sont viables, voire jetés avec les déchets biologiques. C’est un traitement inhumain et illégal, passé sous silence. Il est pourtant contraire au droit, censé protéger tout être humain dès la naissance.

Selon le British Journal of Obstetrics and Gynaecology, à 23 semaines de gestation, 10% des enfants survivent à l’avortement. Selon des témoignages de sages femmes, ce taux est plus élevé. Mais la souffrance subie par ces nouveau-nés est d’abord causée par l’avortement lui-même. En France, l’enfant ou le fœtus est préalablement tué par injection létale dans le cœur ou le cordon, puis sa naissance est provoquée. Parfois cette injection est mal faite ou ne produit pas son effet, et l’enfant naît alors vivant. Une étude anglaise évalue le taux de succès à 87% [1] : l’échec de l’injection foeticide s’élèverait donc à 13% des cas. La méthode d’avortement tardif la plus utilisée dans certains pays (dans 76% des avortements entre 15 et 19 semaines et 44% après 20 semaines en Angleterre en 2013 [2]), dite méthode de « dilatation-évacuation » est pire encore. Elle consiste à dilater le col de l’utérus puis à évacuer le bébé avec une pince. Le fœtus ou l’enfant est souvent extrait par morceaux : le médecin attrape ce qu’il peut, tire et arrache ce qui vient. Après évacuation, le corps est reconstitué pour vérifier qu’aucun morceau ne manque. L’enfant est démembré vivant, ce qui constitue une épouvantable torture. Il n’y a en général ni analgésie ni foeticide préalable. A cet égard, le droit européen protège mieux les animaux que les êtres humains. La directive 2010/63/UE de l’Union européenne, qui vise à assurer la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, interdirait de telles pratiques, mais elle ne s’applique pas aux êtres humains Elle reconnaît pourtant qu’il est « démontré scientifiquement » que les « formes fœtales des mammifères » (ce qui comprend les êtres humains) peuvent « éprouver de la douleur, de la souffrance et de l’angoisse » dès avant le troisième tiers de la gestation. En effet, les études scientifiques montrent que le fœtus réagit au toucher dès huit semaines [3], et qu’il ressent la souffrance à partir de 14 semaines [4].

Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a été saisi de cette question : mais après six mois de discussion il n’a pas réussi à adopter une réponse commune, certains gouvernements refusant toute protection à la vie humaine périnatale. Le Commissaire aux Droits de l’Homme, M. Nils Muižnieks, saisi par quatre ONG qui lui ont remis un dossier complet, a refusé de les rencontrer et a déclaré que cette question ne le concerne pas. Pourtant, en droit européen, tout être humain né vivant a droit au respect de sa vie, de son intégrité physique et aux soins de santé, sans discrimination selon les circonstances de sa naissance. En outre, par la Convention internationale des droits de l’enfant, les Etats ont reconnu que « l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance ». Les Etats se sont en outre engagés à assurer « dans toute la mesure possible la survie et le développement de l'enfant » (article 6).

Face à ce déni d’humanité, l’ECLJ appelle à saisir l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, selon sa procédure officielle de pétition, et invite toute personne à s’y associer en signant la pétition (ici). Cette procédure permet à tout citoyen de demander à la présidente et au Bureau de l’Assemblée d’inscrire un sujet à l’ordre du jour. Afin de donner du poids à notre demande auprès de l’Assemblée, l’ECLJ invite toute personne à s’associer à cette pétition, parce qu’il est urgent de dénoncer ces infanticides et d’y mettre fin.


[3] “A motor response can first be seen as a whole body movement away from a stimulus and observed on ultrasound from as early as 7.5 weeks’ gestational age. The perioral area is the first part of the body to respond to touch at approximately 8 weeks, but by 14 weeks most of the body is responsive to touch.” Myers LB, Bulich LA, Hess, P, Miller, NM. Fetal endoscopic surgery: indications and anaesthetic management. Best Practice & Research Clinical Anaesthesiology. 18:2 (2004) 231-258.

[4] Voir notamment Anand KJS, Palmer FB, Papanicolaou AC. Repetitive neonatal pain and neurocognitive abilities in ex-preterm children. Pain [Epub] doi:pii: S0304-3959(13)00335-7. 10.1016/j.pain.2013.06.027, 2013.  PMID: 23792285 : N.M. Miller, R.P. Smith and N.M. Fisk, “The Fetal Patient,” in Myers and Bulich, Anesthesia for Fetal Intervention and Surgery,BC Decker, Inc. (2005) at

Posté le 9 décembre 2014 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent

06 décembre 2014

Qui refuse l'avortement sort du jeu politique

De l'abbé de Tanoüarn dans Monde et Vie, à propos du vote de la résolution sur l'avortement :

"Dans cette affaire, c’est le cas de l’écrire, nous ne luttons pas contre la chair et le sang mais contre les puissances et les dominations de ce monde de ténèbres… Contre le Progrès majusculaire, contre la Technique qui envahit tout, même le plus intime, contre les lobbies de l’individualisme triomphant, contre le sens de l’histoire, contre la loi (celle de 1974) et maintenant contre… « le droit ».

Les députés français ont tous compris l’ampleur de la bataille. Courage fuyons ! Ce 27 novembre, ils étaient sept – sept en tout et pour tout dans l’hémicycle – qui ont refusé de faire de l’avortement un droit fondamental. Il faut citer ces sept héros du coeur et de l’esprit, sept contre Babylone : Jean- Frédéric Poisson, Jacques Bompard, Yannick Moreau, Xavier Breton, Olivier Marleix, Nicolas Dhuicq et Jean-Christophe Fromantin. On peut compter les absents, remarquer que la propagande est telle que parmi ces opposants au droit à l’avortement, il n’y a pas une seule femme et souligner que le seul membre de la Démocratie chrétienne (UDI), parmi ces sept héros, Jean-Christophe Fromantin, s’est vu prié de démissionner par certains de ses collègues qui sont pourtant « de la même sensibilité ».

– Démissionner ? dites-vous. – C’est que l’avortement devient un droit de l’homme, un droit « fondamental ». Qui le refuse sort du jeu politique par le fait même. Une loi, on peut toujours voter contre. Mais une loi républicaine représente l’unanimité des citoyens, comme l’a très bien expliqué Jean-Jacques Rousseau : une fois votée, il est interdit de s’y opposer. Et maintenant, cette loi, après 40 ans d’expérience, devient un droit : qui s’y opposera d’une façon ou d’une autre (ne serait-ce qu’en essayant de décourager une femme qui est tentée d’avorter) risque de le payer très cher, jusqu’à être frappé d’indignité civique. Et pourtant ce droit à l’IVG semble naturellement opposé au droit naturel le plus imprescriptible, qui est le droit à la vie de tout être vivant que l’on peut qualifier d’humain. Mais qu’importe le droit à la vie dans une culture de mort ! Celui-là d’ailleurs, si évident soit-il, n’a jamais pu être voté. Il n’aura jamais cette sacralité-là."

Posté le 6 décembre 2014 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent

La probabilité de recourir à nouveau à l’avortement est passée de 18% en 1990 à 41% en 2011

Une étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined) nous apprend que :

"la probabilité de recourir à nouveau à l’IVG est en constante augmentation depuis 20 ans. Elle atteint ainsi 41 % en 2011, contre 28 % en 2002 et 18 % en 1990. En 2002, la probabilité de recourir à une IVG ne variait pas selon les antécédents d’IVG, alors qu’en 2011 la probabilité d’une IVG répétée est plus forte que celle d’une première IVG"

L'avortement est devenu un moyen de contraception... Pour que la culture de vie l'emporte un jour, il faut manifester le 25 janvier prochain à l'occasion de la Marche pour la Vie!

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Posté le 6 décembre 2014 à 14h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

04 décembre 2014

Un droit fera-t-il oublier la dureté des 8 millions d’avortements depuis 1974 ?

Dans un communiqué diffusé aujourd'hui Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Etienne, fidèle depuis plusieurs années à la Marche pour la vie (la prochaine sera le 25 janvier 2015) condamne la résolution votée à l'Assemblée nationale :

Lebrun2"Je ne saurai jamais ce que vivent des femmes en grande difficulté ; pourtant je veux affirmer que le droit à l’avortement est un leurre. Il réduit au silence les plus faibles, les enfants dans le sein de leur maman, les enfants de leur papa curieusement absent de la loi. « Ce que vous ferez au plus petit, c’est à moi que vous le ferez », dit Jésus dans l’Evangile. Y a-t-il plus petit dans notre humanité que l’embryon de 3 jours, 5 ou 12 semaines, le fœtus de 4 ou 9 mois ?

Quelle différence entre l’enfant conçu depuis 12 semaines et celui conçu depuis 13 semaines ? Rien, dit la science, sinon que le premier est plus faible, plus petit ! Les parlementaires d’aujourd’hui décident arbitrairement de supprimer toute protection aux plus faibles des humains. C’est une tromperie. Qui sont-ils pour décider que celui-ci est un être humain digne de la plus grande protection un jour, et le placer sans aucune protection la veille ?

Il ne peut y avoir de tri parmi les enfants à naître. L’enfant handicapé n’est-il pas un être humain comme les autres ? D’ailleurs, notre société déploie de justes efforts envers les personnes atteintes d’un handicap. De même, qui s’insurge contre le jugement porté sur les femmes qui font le choix de l’accouchement sous X, et donc du don pour l’adoption, plutôt que l’avortement ? Qui s’étonne que ce choix soit considéré comme plus grave envers son enfant que de lui ôter la vie ?

Qui sommes-nous pour décider qui a le droit de vivre ? Aimer, protéger, accueillir l’enfant depuis sa conception est la seule attitude humaine cohérente, à moins de se prendre pour Dieu. Il y va de l’avenir de notre société, de la vérité de notre lutte pour les plus pauvres quels qu’ils soient. Cette cohérence, évidemment, va avec toute l’attention à porter aux femmes en grande difficulté, en particulier les très jeunes.

Que signifie, face à l’embryon, le droit de la femme à disposer de son corps ? Notre corps est un don pour la vie. L’enfant à naître est « son » enfant, celui de la femme enceinte, mais il est aussi l’enfant de son père, à égalité. En fait, pour la science, c’est un être vivant, autonome, de l’espèce humaine comme le prouve la fécondation in vitro. L’enfant est nourri à travers le corps de la maman, comme il le sera différemment dans les premiers mois après sa venue au monde. Les neuf mois d’intimité ne sont pas un droit de vie ou de mort, à moins de transformer la joie en angoisse.

Pourquoi cache-t-on les conséquences psychologiques, sociales et économiques des avortements ? Quel média relaie les innombrables dépressions qu’ils engendrent ? Quel sociologue peut dire ouvertement ce que serait notre société sans l’avortement ? Combien de couples avec ou sans enfants auraient pu adopter, par exemple ? Quel ministre dit à quoi aurait pu servir le milliard dépensé par la sécurité sociale, pour aider les femmes dans la détresse ou les parents d’enfants handicapés ? Ces silences sont des tromperies.

Disciples de Jésus, les chrétiens veulent choisir la vie, choisir les plus petits. C’est leur joie la plus profonde. « J’étais nu et vous m’avez habillé », dit Jésus. Je remercie toutes les femmes et tous les hommes qui choisissent la vie, je remercie toutes les personnes qui viennent au secours des femmes et des hommes tentés par l’avortement jamais choisi par plaisir. Je remercie les écoutants de l’association Nouvelle étape. Parmi d’autres, ils ouvrent leur cœur et leur savoir-faire pour aider celles qui hésitent ou qui ont subi un avortement. Je remercie aussi ceux qui s’attaquent aux vraies causes : la misère économique et morale, la pornographie, les pressions et les violences faites aux femmes, les carences éducatives, et l’oubli du Créateur.

Comme le disait Simone Veil à la tribune de l’assemblée, l’avortement est toujours un drame. Que signifie un droit au drame ! Comme le dit le Pape François, « quelle horreur … », y aurait-il un droit à l’horreur ? Comme le disent des professionnels, « c’est trop dur de pratiquer des avortements » … Un droit fera-t-il oublier la dureté des 8 millions d’avortements depuis 1974 ? Comme en témoignent tant de femmes 5, 10, 15 ans après, ou même plus tard, l’avortement est une blessure à vie … Qu’est-ce qu’un droit d’être blessée à vie ?

Aimer le plus petit, c’est aussi ne condamner personne, comprendre, autant que possible, les parents confrontés à la question de l’avortement. Je redis que le pardon est ouvert à tous. Je ne peux ressentir ce que vit une femme en grande difficulté, mais je suis témoin du magnifique relèvement de femmes qui ont pris le beau chemin du pardon. Je remercie les prêtres qui transmettent le pardon de Dieu et sont témoins de sa miséricorde.

Que Dieu pardonne notre société quand elle refuse la vie ! Que Dieu nous donne courage pour choisir le plus faible !"

Posté le 4 décembre 2014 à 22h32 par Michel Janva | Lien permanent

La pétition contre l'infanticide post-natal compte déjà 100 000 signatures

C'est ce qu'a déclaré Grégor Puppinck sur Radio Vatican.

Posté le 4 décembre 2014 à 21h22 par Michel Janva | Lien permanent

03 décembre 2014

Avortement : intox de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme

Paradoxe des militants de l'avortement pointé par Jeanne Smits :

F"Un rapport de la FIDH, en partenariat avec la ligue sénégalaise des droits de l’homme et la Raddho assure que l’interdiction de l’avortement au Sénégal « met la vie des femmes en danger ».

Paradoxe : dans ce pays, l’avortement est justement autorisé lorsque la vie de la mère est en danger. Pour la FIDH, cela ne suffit pas : les cas de viol et d’inceste doivent aussi être prévus dans ce pays où les femmes qui avortent encourent deux ans de prison.

En fait la FIDH – comme dans tous les pays où il a été fait campagne pour la légalisation de l’avortement – voudrait au fond voir légalisé l’avortement tout court puisque l’avortement clandestin se pratique « dans les pires conditions » au Sénégal. « 8 à 13 % » des décès maternels y sont liés, selon le rapport de la FIDH.

Celle-ci affirme ne pas demander la légalisation de l’avortement au Sénégal, « mais seulement d’autoriser l’avortement pour ces cas de viol et d’inceste ; c’est bien le minimum », affirme Aboubacry Mbodju de la Rencontre afrircaine de défense des droits de l’homme.

De qui se moque-t-on ? Si l’avortement clandestin est ce qui cause les morts maternelles, ce n’est pas son autorisation dans ces cas de viol et d’inceste qui va sensiblement faire baisser leur nombre."

Posté le 3 décembre 2014 à 08h56 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2014

Ce féminisme qui culpabilise les femmes

Extrait d'une tribune de Jacques de Guillebon sur Causeur :

"[...] Les promoteurs de l’avortement sont atteints de ce curieux syndrome, même quand ils n’ont pas d’enfants ni n’ont jamais été confrontés à la question, de croire qu’ils sont les seuls conscients de la tragédie de la grossesse. Ils oublient que dans une tragédie, il existe toujours deux issues, et que si les femmes qui ont avorté, d’ailleurs souvent sous la pression, active ou passive, du géniteur, ne sont pas méprisables, celles qui ont choisi de ne pas le faire n’en sont pas moins respectables. Le féminisme qui s’est imposé est aujourd’hui coupable à plus d’un titre : celui de culpabiliser celles qui ont choisi de demeurer mères, réduites au statut social de poule pondeuse ; celui de faire porter sur les femmes seules la responsabilité de l’avortement. C’est une curieuse libération de la femme que d’écarter le père dans le choix de cet acte : l’homme n’est ainsi plus jamais responsable de rien. On oublie que c’est pour ça que le mariage avait été inventé, pour protéger les faibles, en l’espèce la femme et les enfants, des forts, les hommes à qui la nature, cette marâtre, a donné le droit de s’en aller. [...]"

Posté le 2 décembre 2014 à 18h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Le Forum espagnol de la famille met la pression sur le gouvernement

FBenigno Blanco, président du Forum Espagnol de la Famille, a demandé à être reçu par Mariano Rajoy pour recevoir des explications sur sa trahison suite au retrait du projet de loi contre l'avortement, et a annoncé entamer des procédures judiciaires pour faire connaitre la raison pour laquelle le conseil des ministres a décidé de retirer un projet de loi qu’il avait auparavant approuvé.

Le mouvement a annoncé une nouvelle manifestation le 14 mars.

Posté le 2 décembre 2014 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent

01 décembre 2014

Extension du "droit" à l'avortement au Luxembourg

Demain 2 décembre 2014, la Chambre des députés du Grand-Duché de Luxembourg va adopter une loi libéralisant une fois de plus l'avortement, après une loi de novembre 2012 qui avait elle-même libéralisé la loi de 1978. Le texte original de 1978 correspondait plus ou moins à la loi française dite Loi Veil. Il s'agit d'étendre encore le "droit" à l'avortement, avec notamment la suppression de la notion e détresse (le projet de loi est accessible ici).

L'association Vie naissante organise une manifestation devant la Chambre, de 13h30 à 14h30. Il est prévu que la loi soit votée demain en fin d'après-midi.

Pour rappel, le gouvernement luxembourgeois, issu des élections de novembre 2013, s'appuie sur une coalition des trois partis suivants : le Parti démocratique (libéral), le Parti socialiste ouvrier luxembourgeois et les Verts. La coalition n'a qu'une très faible majorité, ce qui n'a pas empêché, il y a quelques mois, l'adoption du "mariage pour tous" à la luxembourgeoise.

Posté le 1 décembre 2014 à 21h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Avortement tardif et infanticide: le témoignage d'une sage-femme

Communiqué de Grégor Puppinck, Directeur de l’ECLJ :

"Lorsqu’un enfant naît grand prématuré, tout est mis en œuvre pour le sauver. Si ce n’est pas possible, il reçoit des soins de confort et est entouré jusqu’à son décès. Des soins palliatifs néonatals se développent ainsi dans les hôpitaux.

Toute autre est la situation de ceux qui naissent vivants après un avortement. Chaque année, de nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques.

Pour dénoncer et mettre fin à ces pratiques, l’ECLJ a lancé une pétition à l’attention de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. 60.000 personnes l’ont déjà signée.

Ces faits sont attestés par des données officielles et des témoignages de sages femmes. Une étude publiée dans le British Journal of Obstetrics and Gynaecology a conclu qu'à 23 semaines de gestation, le taux d’enfants survivant à l’avortement atteint 10%.

Cela pose aussi problème au personnel médical. Voici un témoignage reçu d’une sage-femme suédoise:

« Bonjour.

J’ai travaillé pendant 36 ans comme sage-femme en maternité et soins obstétricaux. En ce moment, une réorganisation à la clinique des femmes est en cours, ce qui signifie que les avortements tardifs après 12 semaines seront effectués à la maternité. J’ai, au cours de ma carrière professionnelle, travaillé à la fois en gynécologie et en soins de maternité. Par conséquent, j’ai des souvenirs horribles de la salle de gynécologie où j’ai participé à des avortements tardifs, la plupart autour de 16 semaines, où le fœtus luttait et essayait de respirer pendant 5 à 15 minutes.

Parce qu’il n’y a pas de règles ou de règlements sur ce qu’il faut faire avec un nourrisson qui se bat pour la vie, vous le laissez mourir seul dans un bol ou une bassine.

Je pense que c’est horriblement inhumain. De plus, ce n’est pas un événement inhabituel. Environ 25% des fœtus avortés à la 16ème ou 17ème semaine vivent un temps plus ou moins long.

À présent, je suis à nouveau amenée à faire cela. J’avais décidé de ne plus jamais m’occuper d’une telle tâche. Suis-je maintenant obligée d’arrêter de travailler comme sage-femme ? Comment devrais-je agir ? Et si je suis obligée de me forcer à le faire à nouveau, que dois-je faire avec le fœtus quand il est vivant ?

J’ai lu dans la loi sur la protection des animaux comment tuer des chatons, des chiots ou d’autres petits animaux. Il y a des règles claires pour que la mise à mort soit faite d’une manière qui ne provoque pas l’anxiété ou de la douleur chez l’animal… »

Laisser des enfants agoniser sans soins, ou les tuer, simplement parce qu'ils ne sont pas désirés, est inhumain et contraire aux droits fondamentaux. Pourtant, le 19 novembre, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a fait savoir qu’il estime que la pratique de l’infanticide néonatal ne relève pas de sa compétence et refuse de rencontrer des ONG désireuses de l’informer à ce sujet pour lui remettre un dossier exposant le sort des enfants nés vivants après un avortement. En juillet dernier, le Comité des Ministres ne parvenait pas à se prononcer sur ce même sujet, certains gouvernements refusant de reconnaître les droits de ces enfants prématurés.

Pourtant, en droit européen, tout être humain né vivant a droit au respect de sa vie, de son intégrité physique et aux soins de santé, sans discrimination selon les circonstances de sa naissance.

Face à ce déni d’humanité, l’ECLJ appelle à saisir l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, selon sa procédure officielle de pétition, et invite toute personne à s’y associer en signant la pétition à cette page. Cette procédure permet à tout citoyen de demander à la Présidente et au Bureau de l’Assemblée d’inscrire un sujet à l’ordre du jour.

Afin de donner du poids à notre demande auprès de l’Assemblée, l’ECLJ invite toute personne à s’associer à cette Pétition, parce qu’il est urgent de dénoncerces infanticides et d’y mettre fin."

Posté le 1 décembre 2014 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent

Résolution sur l'avortement : Marion Maréchal Le Pen aurait voté contre

Marion Maréchal-Le Pen était absente mercredi lors du vote de la résolution sur l'avortement. Présent lui a demandé pourquoi. Extrait :

"Je n’ai pas été volontairement absente. J’ai eu un impératif personnel qui m’a empêchée d’être là. Je l’ai beaucoup regretté. Et je n’ai pas pu déléguer mon vote parce qu’il ne s’agissait pas d’un vote solennel, ce n’était pas une loi.

Est-ce que si vous aviez été là vous auriez voté contre ?

J’aurais voté contre. Gilbert Collard a préféré voter l’abstention. Cette résolution est une évolution et même une rupture très violente, parce qu’avec cette apparition du « droit fondamental » de l’avortement, on va remettre en cause l’ensemble de son encadrement comme une entrave à son accès. C’est vrai, mea culpa, j’ai regretté mon absence et je m’en excuse."

Comme elle le révèle sur Facebook, elle était au congrès des maires de France pour assister à la cérémonie de la remise de la Marianne civique de bronze au maire FN de Beaucaire Julien Sanchez.

Posté le 1 décembre 2014 à 14h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (34)

29 novembre 2014

Un professeur suspendu pour avoir montré “Le cri silencieux”

A Milan :

C"Les jeunes filles, surtout, étaient sous le choc : à Milan, des élèves de 16 ans ont visionné Le cri silencieux de Bernard Nathanson en cours de religion, et ils ont été horrifiés de voir la réalité d’un avortement. Le film, produit en 1984 par cet ancien avorteur horrifié par ce qu’il a personnellement fait à des milliers d’enfants à naître, est principalement constitué par une échographie. Il montre le tout petit d’homme qui cherche à se sauver lorsque l’instrument de l’avorteur s’approche de lui. Et sa bouche s’ouvre dans un cri silencieux…

C’est poignant, mais une échographie en noir et blanc n’est pas un film « gore ». Oui, il y a, vers la fin, quelques images fixes de bébés avortés à un stade avancé de la grossesse. Des images véritables, hélas. Mais le film roumain 4 mois 3 semaines 2 jours, qui fait partie en France de l’arsenal des films pour lycéens de l’Education nationale, est plus réaliste. Et pour voir des horreurs bien plus effrayantes, il suffit  d’allumer la télévision, même avant minuit.

Et pour tout vous dire il y a des films bien plus effroyables d’avortements réels, même à huit semaines (le tout petit filmé dans l’échographie de Nathanson est à 10 semaines de gestation, comme l’expliquait ici le Pr Lejeune). [...]

Ce qu’il y a finalement d’intéressant dans cette affaire, c’est que la presse italienne dans son ensemble parle d’une vidéo « choc », reconnaissant par là que les images même bien peu précises d’un avortement même bien peu tardif sont profondément bouleversantes. C’est vrai. Si l’avortement, c’est cela, pourquoi le cache-t-on ?"

Posté le 29 novembre 2014 à 15h52 par Michel Janva | Lien permanent

Suis-je un adversaire si acharné de l’avortement… ?

Ce texte nous est proposé par une lectrice, en ce jour où plus de 160 veillées de prière pour la vie sont organisées en France. NDMJ

Je partage la tristesse et l’indignation de tous ceux qui assistent avec effarement à la « célébration » des 40 ans de la Loi Veil… Mais je saisis l’occasion de réagir à un extrait du post de l’Abbé Villemot :

« Le projet [de loi] affirme encore (…) « la nécessité de garantir l’accès des femmes à une information de qualité, à une contraception adaptée, et à l’avortement sûr et légal ». Pendant longtemps, la contraception a été présentée comme seule alternative à l’IVG. Cette fois, le texte pose directement l’un et l’autre comme des options de même valeur. Contraception et méthodes abortives seront présentées aux femmes (mineures incluses) comme deux solutions équivalentes. C’est à peine s’il est encore permis de chercher des moyens pour faire baisser le nombre d’IVG. Il s’agit là d’une grave désinformation qui dénie les conséquences physiques et psychiques que peut avoir une IVG. Loin d’être formée, la conscience des jeunes sera faussée. Le choix tant vanté de la femme s’en trouve vicié à la base. »

Même si je partage la nocivité profonde de ce nouveau projet de loi et les mensonges qu’il véhicule, je voulais réagir à un « détail » : pourquoi s'offusquer de mettre dans la même phrase ou sur le même plan avortement et contraception ? Ne devrait-on pas se réjouir de voir enfin la vérité apparaître clairement ? Oui avortement et contraception sont liés, oui ils sont comme les fruits d'un même arbre (St Jean-Paul II), et malgré tout l’inconfort de cette affirmation, on ne peut combattre l'un sans s’attaquer à l'autre...

Dans le combat contre le Mal, il y a plusieurs lignes de front. On peut dénoncer publiquement,  manifester, interpeller... C'est absolument nécessaire pour éviter l'anesthésie générale de toute la société. On peut se former pour écouter, accueillir, aider et soutenir les personnes touchées par la tragédie de l’avortement. C'est absolument nécessaire pour éviter le désespoir suicidaire. On peut prier pour que ça s'arrête et que les lois reviennent au respect véritable de la Personne humaine. C'est absolument nécessaire pour que les dirigeants écoutent enfin leur conscience.

Mais il me semble que dans le combat pour la Vie, la ligne se trouve d'abord dans mon propre cœur. Dieu étant la Vie, il ne faut pas s’étonner que Satan haïsse autant la Vie (et donc la sexualité…) et cherche à nous entraîner dans sa folie. Et pas besoin d’être grand clerc pour voir combien cet affrontement dans mon coeur est parfois violent, âpre, difficile, crucifiant. Tout en menant les autres batailles, ne dois-je pas d’abord me demander où j’en suis concrètement dans mon combat intérieur pour aimer, défendre, accueillir la Vie coûte que coûte?

Si je suis marié(e), ou fiancé(e), ai-je pris le temps de m'intéresser à ce qu’enseigne notre Mère l'Eglise sur ce qui touche à ma vocation propre: ses enseignements sur le mariage, la sexualité, la spiritualité conjugale? Ai-je concrètement décidé de lire (et relire!) les encycliques qui touchent à ces sujets comme Humanae Vitae, Familiaris Consortio, Evangelium Vitae…? Si je suis fiancé(e) ai-je décidé de ne pas retarder sans raison grave la venue de notre premier enfant ?

En tant qu’époux(se), ai-je le souci de vivre une sexualité de plus en plus humaine, de plus en plus à la hauteur de ma dignité d’enfant de Dieu, à en respecter TOUTES les dimensions (unitive, procréative) ?

Si notre couple est en âge de procréer, ai-je compris la grandeur de la mission que Dieu me confie, faisant de moi un coopérateur incontournable dans Son œuvre de création d’une nouvelle personne humaine ? Ai-je pris conscience de mon regard porté sur l’enfant qui pourrait naître de nos unions conjugales ? Si ce regard est brouillé par la peur, la panique, la fermeture, le découragement, le matérialisme, l’égoisme, l’hédonisme etc… ai-je demandé au Seigneur avec persévérance de pacifier et unifier ce regard, de le rendre pur, accueillant, disponible et de m’aider à le concilier avec la prudence et la responsabilité? Suis-je prêt à témoigner en toute occasion de cette ouverture à la Vie, même si notre famille ne devait plus s’agrandir finalement ? Suis-je attentif au vocabulaire employé pour traiter de ces questions, les entourant de respect et montrant toute la considération qui entoure la vocation à la paternité ? Ai-je pris la peine de me former avec sérieux et gratitude pour comprendre le fonctionnement de mon corps et celui de mon conjoint, pour en respecter les lois qui y sont inscrites par le Seigneur ? Ai-je demandé à Dieu l’aide nécessaire pour en tenir compte dans ma vie concrète et ainsi parvenir à un don de moi-même plus vrai et plus humain, respectueux de l’enfant ? Ai-je compris à quel point le plus  beau cadeau que je puisse faire à mon enfant (né ou à naître) est de faire grandir notre amour conjugal, et de ne pas laisser la culture de mort l’assombrir ? Ai-je pris la peine de comprendre les modes d'action des contraceptifs hormonaux et dispositifs intra-utérins, et pris conscience de leur action potentiellement ou clairement abortive? Ai-je considéré leurs effets sur moi-même, mon conjoint (devenant objet de plaisir…), l’enfant peut-être conçu ? Si j’ai utilisé (ou si j’utilise encore…) ces moyens de contraception, ai-je pris la décision de vivre autrement, et me suis-je jeté avec confiance dans les bras de mon Père pour réclamer sa miséricorde et l’aide dont j’ai besoin pour me convertir ? Ai-je effectué une relecture sincère de ma vie passée pour y faire jaillir la lumière de la Vérité et constater toutes les fois où j’ai vécu en complice de cette culture de mort ?

Ai-je considéré ma propre responsabilité dans la croissance de mon conjoint, dans son « éducation », sa sanctification par mon exemple, par mes encouragements, par mon inlassable bienveillance pour le voir grandir dans ce même respect inconditionnel de la Vie, par mon souci de me former moi-même et de lui en faire partager les fruits ? Ai-je cherché avec bienveillance à encourager son implication dans la compréhension, l’accueil et le respect de tout ce qui entoure notre fécondité et notre chasteté conjugales ? Ai-je recherché l’appui de guides spirituels avisés ?

Ai-je éprouvé de la gratitude pour tous ces dépouillements, ces souffrances, ces renoncements, ces sacrifices qui sont autant d’occasions qui me sont données pour embrasser la Croix, ressembler toujours plus au Christ, et participer ainsi au Salut du monde ? Les ai-je offerts pour tous les enfants et personnes victimes de l’avortement ? Pour tous ceux qui ont tant de mal à comprendre et vivre la chasteté ? Ai-je compris que tous ces pas franchis, toutes ces conquêtes le sont par la Grâce de Dieu, et pour mon bonheur dès ici-bas ?

Si j’ai des enfants, ai-je pris la peine de discuter avec mon conjoint de leur éducation sexuelle et affective, prenant très au sérieux cette partie de notre vocation ? Sommes-nous suffisamment clairs dans les informations que nous leur donnons ? Sommes-nous convaincus que leur combat pour la chasteté est possible et vaut la peine ? En donnons-nous un exemple solide et joyeux au sein de notre couple ?

Si j’ai la douleur d’être confronté(e) à la stérilité physique, ai-je cherché à en comprendre les causes sans violer le sanctuaire que représente notre intimité conjugale et nos unions charnelles ? Ai-je pris conscience du lien entre certaines pratiques de PMA et l’avortement (avec la grande mortalité des embryons), de l’indignité avec laquelle sont traités les enfants ainsi « créés » ? Me suis-je appuyé sur l’enseignement de l’Eglise et sur des pasteurs avisés pour comprendre ma vocation à une autre maternité/paternité ?

Si je suis prêtre, ai-je le souci de la croissance de mes « enfants » sur tous ces points ? Ai-je pris au sérieux ma propre formation sur les sujets touchant à la sexualité et à la procréation, à la chasteté ? Suis-je prêt à témoigner, exhorter, soutenir en toute occasion les personnes concernées, par un discours joyeux, positif mais sans équivoque ? Ai-je le souci d’offrir une formation solide et claire aux personnes qui me demandent le mariage ? Ai-je le souci de connaître mes brebis en vérité, notamment les époux qui me sont confiés, pour être en mesure de les aider à vivre pleinement leur vocation, mais aussi pour discerner les responsabilités que je puis leur confier ?

La liste est longue… Si je réponds oui à toutes ces questions, préparez mon auréole ! Sinon, je dois admettre que je peux encore progresser dans le combat pour défendre la Vie et dire que je suis un adversaire acharné de l’avortement…

En ce début d’Avent, l’occasion nous est offerte d’implorer l’aide de Dieu, qu’Il change notre regard sur tout enfant, né ou à naître…en contemplant son Fils tout minuscule, fragile et pauvre dans la Crèche, mais si beau, si parfait, que notre cœur bondit de Joie en le voyant !

Posté le 29 novembre 2014 à 15h27 par Michel Janva | Lien permanent

Le Conseil des droits de l’homme devient une chambre de promotion de l’avortement

Le "Friday fax" de C-Fam :

"Quand est venu le tour du Salvador de voir passer à la loupe son respect des droits de l’homme, les autres Etats membres se sont naturellement attaqués aux protections légales de l’enfant à naître, et lui ont demandé de légaliser l’avortement.

L’examen périodique universel (EPU) est une procédure visant à responsabiliser les Etats et les obliger à tenir leurs promesses de respect des droits de l’homme conformément aux traités qu’ils ont signé. Cependant, aucun traité des Nations Unies ne proclame ni ne reconnaît un droit à l’avortement.

Une nouvelle analyse est actuellement fortement soutenue par un groupe d’Etats, qui tente d’imposer des interprétations polémiques aux Etats dont les législations protègent leurs plus jeunes citoyens. Tout comme les organes de suivi des traités de l’Onu, qui régulièrement réinterprètent les obligations des Etats, le nouveau système d’EPU, pour son second cycle, se montre de plus en plus hostile vis à vis des pays qui protègent l’enfant à naître et définissent le mariage comme une institution entre un homme et une femme.

Cet été, le Fonds de l’Onu pour la population publiait un rapport en collaboration avec la Sexual Rights Initiative. Celui-ci répertorie les recommandations exprimées par certains Etats à d’autre pendant le premier cycle de l’EPU entre 2008 et 2011. Et parmi les nombreux sujets abordés sous le titre de « droits et santé sexuelle et reproductive », 37 faisaient mention de l’avortement (bien qu’aucun n’ait concerné les avortement forcés ni l’avortement sélectif), et 232 regardaient la discrimination sur le fondement de l’orientation sexuelle, un autre sujet non prévu par les traités de protection des droits de l’homme.

Toutes les recommandations n’ont pas été bien accueillies par les pays qui les ont reçues. Sur 30 recommandations demandant l’abrogation des restrictions au droit à l’IVG, seules quatre étaient acceptées, trois recevaient des réponses ambiguës, et 23 étaient l’objet d’un refus catégorique.

Depuis le début du second cycle de l’EPU, qui débutait en 2012 et s’achève en 2016, le nombre de recommandations concernant l’avortement a augmenté de 155%. Leur nombre continuera certainement à croître d’ici la fin du cycle. Pendant les deux cycles, dans 60% des cas environ les recommandations réclamaient des réformes des législations sur l’IVG. Dans le reste des cas, elles se contentaient de demander de réfléchir aux réformes, et à libéraliser l’accès aux IVG déjà reconnues par la loi. (Voir le tableau).

S’il est universel en théorie, les particularités régionales de l’EPU sont évidentes. 92% des pressions sur la question de l’IVG proviennent des pays européens, et 74% avaient pour cible les pays d’Amérique latine tels le Salvador ou le Nicaragua. Ces deux pays ont reçu des recommandations sur cette question à dix reprises pendant le second cycle de l’EPU. Les sources les plus persistantes proviennent des pays nordiques, les cinq Etats étant à l’origine de 36% des recommandations européennes. La Norvège à elle seule rédige 13% du total. (Voir le tableau.).

Les organisations non gouvernementales (ONGs) peuvent elles aussi faire usage du système EPU, en soumettant des rapports en tant que « parties intéressées ». La Sexual Rights Initiative, partenariat européen cherchant à se servir de l’EPU pour faire la promotion de l’IVG et des causes LGBT, a récemment annoncé un nouveau partenariat avec des ONGs locales dans sept pays qui seront l’objet des prochains examens périodiques. Pour une de ces collaborations, visant la Bolivie, elle travaille avec Ipas, une organisation dévouée exclusivement à la promotion de l’avortement.

De nombreuses ONG, qui soumettent des rapports lors de l’EPU, travaillent dans les pays pro vie mais reçoivent leurs financements de pays européens ou d’autres pays riches. Le Friday Fax rapportait une initiative danoise et néerlandaise visant à promouvoir l’avortement et les droits sexuels dans les pays en développement. C’est ainsi que les gouvernements d’Europe du nord instrumentalisent les gouvernements comme la société civile à l’EPU pour promouvoir son agenda dans cette chambre pro-IVG.

Reste à voir si le concept des droits de l’homme pourra résister aux récupérations par les pays riches qui cherchent à promouvoir une vision du monde « progressiste » au reste de la planète."

Posté le 29 novembre 2014 à 12h23 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

28 novembre 2014

Le sénateur UDI Pozzo di Borgo défend le député UDI Fromantin

Communiqué du sénateur UDI de Paris Yves Pozzo di Borgo, suite à la mise en cause de Jean-Christophe Fromantin au sein de l’UDI après son rejet de la résolution réaffirmant le droit fondamental à l’IVG :

P« Affirmer que Jean-Christophe FROMANTIN va à l’encontre d’une position fondamentale de l’UDI montre une méconnaissance de l’histoire du centrisme. Comme disait Madame Simone VEIL en 1974, concernant la loi qu’elle défendait alors et fit adopter après d’intenses débats : « Si elle n’interdit plus, elle ne crée aucun droit à l’avortement. » Jean-Christophe FROMANTIN ne fait donc qu’exprimer une opinion personnelle conforme à la liberté de vote en matière sociétale qui est celle d’un courant important de l’UDI, la démocratie chrétienne. En 1974, Simone VEIL, avec l’assentiment du Président Valéry GISCARD d’ESTAING, a voulu protéger médicalement les femmes et c’est dans cet esprit que cette loi a alors été adoptée. Ce fut une avancée importante pour le droit des femmes. Mais son but n’était pas de promouvoir l’avortement comme veulent nous le faire croire les socialistes. Ne détournons pas la pensée de Madame VEIL. Respectons-la. La famille centriste rassemble deux courants, l’un démocrate-chrétien et l’autre plus libéral, parfois antagonistes sur les sujets de société. Je demande donc à tous les responsables de l’UDI d’assurer la cohésion de notre mouvement en faisant respecter dans nos rangs la liberté de conscience et d’opinion sur ces questions.»

Posté le 28 novembre 2014 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

27 novembre 2014

Avortement : le député Mazières explique son absence

FRéponse à un lecteur du Salon Beige du député maire de Versailles François de Mazieres sur son absence lors du vote sur la résolution concernant l'avortement :

"Face à cette résolution, j'ai d'emblée considéré que ce droit à l'IVG n'était pas un droit fondamental et bien évidemment que je ne pouvais pas voter en faveur de cette résolution.

Considérant d'autre part que le Gouvernement joue la provocation sur de nombreux sujets et particulièrement sur les sujets de société, j'ai pris la décision, comme la grande majorité des membres de l'opposition, de ne pas participer à ce vote organisé hier soir."

Posté le 27 novembre 2014 à 23h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (54)

Avortement : le député Fromantin n'a pas eu droit à la parole

Le député UDi Jean-Christophe Fromantin dénonce dans le JDD :

F"Seuls 151 députés étaient présents dans l'Hémicycle! Or, le vote de cette résolution a été programmé un mercredi, en fin d'après-midi. Théoriquement, c'est le moment de la semaine, avec le mardi après-midi, où il y a le plus de monde au Palais Bourbon. Il aurait dû y avoir au moins 400 députés présents, surtout pour voter une évolution aussi fondamentale du droit. Je ne comprends pas. L'avortement ne se traite pas comme un banal taux de TVA. Que l'on soit pour ou contre, c'est une question importante. Comment se fait-il que les défenseurs de la résolution, absents en nombre, n'aient même pas eu le courage d'engager leur vote pour leurs convictions? C'est si confortable de ne pas prendre position…

Auriez-vous préféré une séance de débat autour de cette résolution?

Mais il y a eu un "débat". Sauf qu'il a été expédié. Chaque président de groupe a pris la parole quelques minutes avant le vote, mais ils répétaient tous la même chose. J'ai demandé à prendre la parole, tout comme certains élus UMP, afin de porter une voix différente. J'ai souhaité créer un débat justement. Mais je n'ai pas eu gain de cause. Il y a tant de tiédeur dans le débat politique."

Posté le 27 novembre 2014 à 22h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

"L'Eglise pleure..."

De l'abbé Grosjean sur Padreblog (extraits) :

[...]"Aujourd’hui, L’Eglise pleure ces enfants qui n’ont pu voir le jour.
L’Eglise pleure la souffrance de ceux et celles qui ont été blessés par ce drame de l’avortement.
L’Eglise pleure la détresse de celles qu’on a laissées seules devant l’annonce d’une naissance à venir, parfois si difficile à assumer.
L’Eglise pleure devant ces soignants qui se retrouvent à ôter la vie.
L’Eglise pleure l’aveuglement de ces élus et dirigeants, censés protéger la famille et la vie des plus petits, mais qui la nient, se taisent, ou abdiquent devant l’opinion médiatique.
L’Eglise pleure le manque de cohérence de tant d’entre nous, premiers à brandir les beaux principes, mais bien plus réticents pour aider concrètement celles qui veulent garder leur enfant.
L’Eglise pleure l’hypocrisie de ces « gens biens » qui montrent du doigt la fille enceinte et son copain devenu papa trop tôt, alors qu’on devrait les bénir d’avoir accueilli la vie qui s’annonçait, malgré le regard des autres.
L’Eglise pleure pour ces parents qu’on laisse désemparés devant l’annonce du handicap, là où toute la société devrait se mobiliser pour accueillir la fragilité.
L’Eglise pleure la démocratie devenue « totalitarisme du relativisme », selon l’expression du Pape François, quand elle ne protège plus le droit des plus faibles.
L’Eglise pleure nos complicités – ma complicité – avec le mal que nous dénonçons, tout en y participant d’une façon ou d’une autre par nos péchés.
L’Eglise pleure ce mensonge institutionnalisé, portés par les plus grands et les puissants, et que payent toujours les plus petits, les plus fragiles.[...]

Sommes-nous découragés ? Non, nous n’en avons pas le droit, ni le temps. Il nous faut reconstruire sur des ruines. Dans ces ténèbres, il nous faut allumer une petite lumière, là où nous sommes. Puis une autre, et encore une autre. Tels des veilleurs, nous éclairerons la nuit de ce monde, afin de raviver la soif de vérité dans les consciences et les cœurs de chacun. « Prendre soin de la fragilité signifie garder la mémoire et l’espérance » a précisé le Pape : cette mission est pour nous tous. Plus que jamais."

Posté le 27 novembre 2014 à 22h21 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

"Soyons clairs, le Front National n’est pas pour l’abrogation de l’avortement"

Marion Maréchal-Le Pen n'était pas à l'Assemblée lors du vote sur la résolution concernant l'avortement. Elle explique :

M"Simone Veil : « L’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issues. (…) Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. C’est toujours un drame, cela restera toujours un drame. C’est pourquoi si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation de fait existante, s’il admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler, et si possible en dissuader la femme. »

Je pense que ces mots ne résonnent plus dans les oreilles de ceux qui aujourd’hui ont reconnu l’avortement comme un « droit fondamental ». Autrement dit un « droit » qui ne doit souffrir aucune limite, aucun encadrement. L’équilibre recherché par Simone Veil est volontairement rompu sous la pression des idéologues et des féministes par cette résolution. Tous ceux qui auraient à cœur de rappeler les traumatismes physiques et psychologiques de cet acte sont immédiatement renvoyés dans le camp des extrémistes, conservateurs et autres caricatures infamantes tendant immédiatement à vous disqualifier moralement et politiquement.

Soyons clairs, le Front National n’est pas pour l’abrogation de l’avortement. Il n’a jamais été question de renvoyer les femmes aux « aiguilles à tricoter » comme nous le reprochent des adversaires de mauvaise foi. Comme dans d’autres domaines, notre mouvement refuse les tabous et les dogmes surtout quand celui-ci pose la question du bien-être de nos concitoyennes et des générations futures. En 40 ans, ce sont près de 8 millions d’avortements qui ont été réalisés. Je ne crois pas que cette triste donnée doive nous laisser indifférents.

Le remboursement intégral de l’IVG, aux frais du contribuable, doit-il être octroyé sans limite et sans condition ? Telle est la question que nous posons. Des solutions alternatives efficaces et effectives sont-elles proposées aux femmes pour éviter le drame de l’avortement ? Telle est la question que nous posons. L’avortement doit-il être présenté comme un acte banal, détaché de toute notion de détresse comme l’a fait voter récemment la gauche ? Telle est la question que nous posons. Aujourd’hui l’IVG est encadré (8 jours de délai de réflexion, limitation à 12 semaines de grossesse, entretien avec un organisme social etc…) ; en érigeant l’ivg en droit fondamental, la logique juridique voudrait que petit à petit toutes ces mesures soient supprimées comme une entrave au respect de ce « droit ». Cela je dois en alerter mes concitoyens et le dénoncer.

Je suis une femme et je n’ai pas la volonté de juger les femmes françaises tant je sais que ce sujet touche à leur intimité. Je n’ai pas l’envie de les contraindre dans une législation les condamnant à la détresse matérielle mais j’estime que ce sujet mérite une réflexion loin des passions, qu’il doit être mené dans un souci d’équilibre entre l’article 16 du code civil qui appelle le respect et la protection de l’être humain dès le commencement de sa vie et l’exception à ce principe que permet le recours à l’avortement.

Ainsi doit être comprise l’abstention de mon collègue Gilbert Collard qui me représentait ce jour-là."

Posté le 27 novembre 2014 à 21h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (58)

Avortement : Jean-Christophe Fromantin face à l'UDI

Le seul et unique député UDI à avoir voté contre la résolution sur l'avortement subit les foudres de son parti (Jean-Christophe Lagarde et Chantal Jouanno lui suggèrent de quitter l'UDI). Il réplique :

F"[C]ontrairement à ce qui est exprimé dans l'intitulé de cette résolution, ce texte ne réaffirme en rien le projet présenté par Simone Veil en 1974. Dans le texte d'origine dont on célèbre l'anniversaire, il s'agissait d'ouvrir une dérogation au principe de protection de l'être humain dès le commencement de la vie. C'était nécessaire [ce sur quoi nous ne sommes pas d'accord, NDMJ], et Simone Veil elle-même reconnaissait le caractère exceptionnel et dramatique de cette décision. Sa transformation en droit fondamental, telle que la résolution le propose, ouvre la banalisation de l'avortement et marque un changement profond au principe d'exception qui prévalait jusqu'à présent. Le débat n'est donc pas de revenir sur un droit - et tous ceux qui entrent sur ce terrain devraient passer un peu de temps à relire le discours de Simone Veil et de le rapprocher de la résolution proposée par le Groupe socialiste - ; il consiste à remettre en cause à la fois l'article 16 du code civil, ainsi que l'article L.2211-2 du code de la santé publique, qui énoncent respectivement: «(que) la loi assure la primauté de la personne (et) interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l'être humain dès le commencement de sa vie» et «qu'il ne saurait être porté atteinte à (ce) principe qu'en cas de nécessité (…) que l'accueil de l'enfant dans la société et la politique familiale sont des obligations nationales».

Vouloir nous engager vers la reconnaissance d'un droit fondamental est donc contraire à l'engagement de Simone Veil et n'entre pas non plus dans les orientations de la Convention européenne des droits de l'homme qui exclut la logique unilatérale d'un droit à l'avortement et appelle à un équilibre proportionné des droits, libertés et intérêts concurrents.

Où sont les convictions?

Je m'étonne par ailleurs que pour un texte comme celui-ci, seuls 151 Députés aient été présents, y compris dans mon propre groupe, où ceux-là mêmes qui me reprochent ma position n'étaient pas présents, ni pour voter sur cette résolution, ni d'ailleurs pour défendre l'universalité des allocations familiales la veille dans l'hémicycle. Que reste-il des convictions, d'un côté comme de l'autre, quand un mercredi, en fin d'après-midi, sur un texte hautement symbolique, plus de 400 députés sont absents de l'hémicycle? Pourquoi les politiques feraient preuve de courage sur les grandes réformes dont la France a besoin quand ils renoncent jusqu'à l'affirmation de leurs convictions? Ces questions méritent d'être posées à tous ceux qui donnent de grandes leçons de morale et qui se réfugient dans la pensée rapide …"

Posté le 27 novembre 2014 à 16h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

Avortements tardifs et infanticides : signez la pétition

L’infanticide d’enfants survivants à un avortement tardif est pratiqué dans des circonstances inhumaines dans de nombreux pays européens. Suivant que l’enfant prématuré est désiré ou non par ses parents, les médecins feront tout pour le sauver ou le laisseront agoniser, voire le tueront. A la suite de ces pratiques révélées par la presse, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a décidé d’agir pour faire respecter les droits de ces enfants. Avec l’appui des citoyens européens (pétition en ligne) l’ECLJ demande à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe de rendre effectif leur droit à la vie, à l’accès aux soins médicaux (y compris palliatifs) et au respect de leur intégrité physique. Extrait de l'entretien donné à Gènéthique :

A"[...] Il faut rappeler en effet que la Cour européenne des droits de l’homme estime que le droit à la vie commence de façon certaine à la naissance, ce qui lui permet de ne pas s’opposer à l’avortement. Or dans le cas d’avortements tardifs, il s’agit d’enfants nés qui sont bien nés vivants. Ils devraient donc bénéficier de la garantie de l’ensemble des droits humains, sans discrimination fondée sur les circonstances de leur naissance comme le prévoient la Convention européenne des droits de l’homme et la Convention internationale des droits de l’enfant. [...]

[L]e bureau international catholique de l’enfance (BICE), l’Union mondiale des organisations féminines catholiques (UMOFC), la fédération des associations familiales catholiques en Europe (FAFCE) et le Centre européen pour le droit et la justice (l’ECLJ) ont saisi le Commissaire aux droits de l’homme en lui adressant un rapport (voir le rapport). Ce commissaire est nommé pour promouvoir les droits de l’homme à travers l’Europe en se prononçant sur des situations concrètes qui posent des problèmes d’intérêt général. Mais le Commissaire a refusé de recevoir ces ONG et s’est dit incompétent pour traiter de ce sujet. Il a détourné le regard afin de laisser cette pratique dans l’ombre.

Comment avez-vous reçu la réponse du Commissaire européen ? Et comment l’interprétez-vous ?

Nous avons été choqué qu’il refuse de nous rencontrer. Quant à l’affirmation que cette question ne relèverait pas de sa compétence, elle est démentie par le fait qu’il a pris position publiquement , le 15 janvier 2014, contre les avortements sélectifs en fonction du sexe, demandant leur interdiction pénale. Par peur de remettre en cause l’eugénisme et l’avortement, il consent tacitement au fait qu’on laisse mourir des enfants, sans soin, pire que s’ils étaient des animaux. Ainsi, le personnel médical est laissé seul face à des situations inextricables où l’enfant survit alors même que les parents n’en veulent pas. Ainsi suivant que l’enfant prématuré est désiré par ses parents, les médecins feront tout pour le sauver ou le laisseront agoniser, voire le tueront. Les médecins deviennent les exécutants de la volonté des parents. Cela va finalement dans le sens de l’avortement postnatal et créé une zone d’ombre que personne ne veut dévoiler.

Il est choquant que le Conseil de l’Europe fasse grand cas de questions telles que la « lutte contre la fessée » mais soit incapable de se prononcer sur celle de l’infanticide néonatal. Cet aveuglement volontaire est en réalité le prix à payer au dogme de l’avortement et de l’eugénisme.

Vous vous inquiétez notamment de la négation de cette violence faite aux enfants quand les animaux bénéficient d’une protection claire.

En effet, les animaux, eux, sont souvent mieux protégés. Des lois expliquent que les animaux sont des êtres sensibles, qu’ils ne doivent pas subir de souffrances inutiles lors d’expérimentations ou à la boucherie. Mais rien n’est prévu pour les enfants qui survivent à un avortement tardif. [...]

Que proposez-vous pour protéger ces enfants de ces « actes inhumains et dégradants » ?

Le Centre européen pour la loi et la justice (l’ECLJ) a décidé de saisir l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour que ses députés se saisissent de ce sujet, suivant une procédure prévue au règlement de l’Assemblée. Afin d’avoir du poids et ne pas être écartée, cette demande doit être soutenue par de très nombreuses personnes. D’où notre initiative de pétition que vous pouvez retrouver et signer ici. L’objectif de notre action est d’exposer au grand jour ces pratiques inhumaines pour y mettre fin."

Posté le 27 novembre 2014 à 10h49 par Michel Janva | Lien permanent

147 veillées pour la vie

A 3 jours des veillées pour la vie naissante, dépassera-t-on le chiffre symbolique des 150 veillées ? 147 veillées, c'est déjà plus que le nombre de députés (143) qui ont voté l'abominable résolution hier.

Posté le 27 novembre 2014 à 09h27 par Michel Janva | Lien permanent

La schizophrénie des avorteurs

Fumer nuit à la santé de l'enfant, mais pas l'avortement, "droit fondamental" ?

A

Posté le 27 novembre 2014 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Bruno Gollnisch dénonce l'hystérie au tour du "droit à l'avortement"

Dans une vidéo tournée au parlement européen, le député Bruno Gollnisch s'indigne que l'on érige en droit fondamental la mort de plus de 220 000 enfants à naître et s'offusque de l'indécence qui entoure la journée d'hier et ce vote. Il dénonce comme profondément choquant ceux qui, quelle que soit leur opinion sur la loi Veil, se satisfont totalement et sans le moindre état d'âme de la situation actuelle et n'ont même pas le souci de proposer la moindre alternative à ce bilan funeste (de 02mn20 à 4mn28). Au début de la vidéo, Il revient également sur la venue du Pape François.

Posté le 27 novembre 2014 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent

26 novembre 2014

Mgr Vingt-Trois : l’avortement ne concerne pas seulement le corps des femmes

Extrait de l’entretien du cardinal André Vingt-Trois du 21 novembre sur Radio Notre-Dame.

André VT"Quarante ans, cela fait une génération, donc on a un peu de recul par rapport aux intentions exprimées par la loi Veil et aux espérances qu’elle avait pu susciter chez un certain nombre de gens. On voit qu’elle n’a pas répondu à cet objectif. Si l’on considère, ce qui est toujours sujet à discussion, que les chiffres donnés au moment de la loi Veil sur les avortements clandestins -c’est toujours difficile de déchiffrer les avortements clandestins par définition- mais enfin, si on accepte les chiffres donnés à ce moment-là, on s’aperçoit que contrairement au souhait qui avait été exprimé par Mme Veil et par la loi qu’elle a fait voter, les avortements ne sont pas en régression. Et donc, le fait d’avoir dépénalisé l’avortement n’a pas été une mesure palliative, cela a été au contraire une mesure incitative.

Deuxièmement, c’est la dérive qui s’est produite depuis la loi de dépénalisation jusqu’à l’affirmation de l’avortement comme un droit fondamental de la liberté féminine. Or l’avortement, que je sache, n’est pas simplement une question qui concerne le corps des femmes, c’est une question qui concerne un couple, qui concerne au moins deux personnes, et qui concerne l’ensemble de la société. Et donc présenter l’avortement comme un acte égalitaire et libérateur, c’est une entreprise idéologique mais elle ne résiste pas à l’examen.

Troisièmement, c’est l’oubli, l’occultation et la dissimulation complète des conséquences tragiques de l’avortement que nous connaissons bien quand on rencontre des femmes qui l’ont subi."

Posté le 26 novembre 2014 à 22h43 par Michel Janva | Lien permanent

Le droit de poser un vrai choix libre face à toute grossesse n'existe pas

La Croix publie le témoignage d'une femme ayant avorté et qui milite pour aider les femmes ayant avorté (son site). Extraits :

R"En tant que personne ayant vécu l’avortement, je voudrai dire qu’il y a aujourd’hui un droit beaucoup plus fondamental à faire valoir que le droit à l’ivg pour les femmes françaises : Il s’agit du droit à poser un vrai choix libre face à toute grossesse non planifiée. Ce droit n’existe pas et reste à créer.

En l’absence de soutien, en l’absence d’information, en l’absence d’alternatives positives pour la mère et l’enfant, l’avortement devient bien souvent la seule solution face à une grossesse non planifiée. Il ne s’agit donc pas d’un choix libre.

Dicté par les circonstances, l’insuffisance des ressources, les messages reçus de l’environnement, l’absence de soutien émotionnel pour la future mère, l’avortement s’impose comme la solution pour résoudre une grossesse non planifiée en raison de la publicité massive autour de ce « droit à l’avortement » qu’on nous présente aujourd’hui comme « fondamental. ».

Je dois vivre depuis l’âge de 18 ans avec le gigantesque gâchis d’avoir détruit la vie de mon premier enfant à l’âge embryonnaire. Etait ce un droit fondamental pour moi de vivre pendant des années avec ce cauchemar refoulé puis conscient d’avoir détruit cette merveille extraordinaire ? Etait ce un droit fondamental pour moi de me retrouver submergée par un raz de marée de larmes avec la naissance de mon 2ème enfant en réalisant que je n’avais jamais fait le deuil du premier ? Etait ce un droit fondamental de mettre plus de 10 ans ensuite à assécher cette marée de larmes avec l’aide de toutes celles passées par les mêmes souffrances que moi ? [...]

Si j’ai pu apprendre à amputer des parties de moi même pour terminer par l’avortement de mon premier enfant, je reste mère pour toujours de cet enfant mort à l’âge embryonnaire. [...]"

Posté le 26 novembre 2014 à 22h37 par Michel Janva | Lien permanent


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