25 mars 2017

L’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie aseptisée en laboratoire

Le cardinal Sarah célèbre aujourd'hui samedi 25 mars la messe anniversaire de la mort du professeur Lejeune en l'église Saint-Augustin (Paris), après avoir donné une conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19). Rendez-vous à 17 heures à l’église Saint-Augustin pour la conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19) et à 18h30 pour la messe. À cette occasion, Aleteia publie une tribune du cardinal : 

Unknown-21"Face à l’arrogance des puissances financières et médiatiques (Goliath), lourdement armées et protégées par la cuirasse de leurs fausses certitudes et par les nouvelles lois contre la vie, l’Église catholique du XXIe siècle, au moins en Occident, ressemble au petit reste dont parlent les Saintes Écritures. En effet, l’Église catholique, tel David, dispose seulement du petit caillou de l’Évangile de la Vie et de la Vérité, et pourtant elle va frapper le géant, Goliath en pleine tête et l’abattre. En effet, nous le savons bien, il s’agit d’une bataille, à la fois très âpre et décisive, qui sera longue et s’apparente à celle des fins dernières décrites dans le dernier livre de la Bible. Ainsi, il en va de la survie de l’humanité elle-même. Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort dénoncée par saint Jean Paul II dans son enseignement, se tient devant la femme enceinte, prêt à dévorer l’enfant à sa naissance, et à « nous » dévorer également (Ap 12, 4).

Soyons conscients que, une nouvelle fois, et c’est arrivé bien souvent dans sa longue histoire bimillénaire, l’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie : il ne s’agit plus d’Attila et de ses Huns, que sainte Geneviève arrêta devant Paris en 451, ni du combat des papes du XXe siècle — de Pie XI à saint Jean Paul II — contre les divers totalitarismes qui ont ensanglanté l’Europe et le reste du monde, il s’agit d’une barbarie aseptisée en laboratoire, terriblement efficace, que l’opinion publique ne perçoit pratiquement pas, puisqu’elle est anesthésiée par les Goliath des puissances financières et médiatiques. Oui, il s’agit bien d’un combat… à la vie et à la mort : si ce n’était pas le cas, les pouvoirs publics, en France, tenteraient-ils en ce moment de faire taire les sites internet dits « pro-vie », en inventant un délit d’entrave numérique à l’avortement ? Lors de la discussion de ce projet de loi aberrant au Parlement français, les défenseurs de la vie ont été verbalement lynchés pour avoir osé rappeler que l’avortement n’est pas un droit, mais un crime, et donc le plus grand drame de notre temps…

La puissance dramatique du refus de la vie

Aujourd’hui, personne ne peut se montrer insensible et indifférent devant l’obligation impérieuse de défendre l’enfant à naître. Au-delà de l’aspect moral qui nous interdit de porter atteinte à toute vie humaine, surtout lorsqu’elle est innocente et sans défense, la protection de l’embryon est la condition sine qua non pour sortir toute civilisation de la barbarie et assurer l’avenir de notre humanité. Le signe clinique le plus impressionnant, indiquant que nous allons vers l’abîme et un gouffre sans fond, c’est la puissance dramatique du refus de la vie. L’homme de la société de consommation devient toujours plus insensible au respect sacré de la vie humaine. Il ne comprend plus que la personne humaine puisse être un absolu que nous n’avons pas le droit de manipuler à notre guise.

Si le professeur Jérôme Lejeune était encore de ce monde, il ne ferait que suivre la ligne intangible de la défense de la dignité de la personne humaine, qui fut la sienne d’une manière constante. Il se serait donc opposé au faux et scandaleux « mariage » homosexuel, à ces aberrations que sont la PMA et la GPA, et il aurait combattu avec une énergie sans pareille la théorie proprement délirante et mortifère dite du « genre » ou « gender ». D’ailleurs, le professeur Lejeune avait vu et compris les conséquences de la légalisation de l’avortement en 1975, qui est devenu, avec le temps, un pseudo « droit de la femme » : ainsi, il tremblait déjà pour le sort de « ses » enfants trisomiques, qui, de fait, actuellement, sont en voie d’extermination, car, comme vous le savez, les pouvoirs publics eux-mêmes reconnaissent, comme une victoire funeste, que 96 % d’entre eux sont mis à mort par l’avortement. C’est vraiment horrible, criminel et sacrilège !

Une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine

Jérôme Lejeune avait aussi compris, lui, le grand généticien, à quelles dérives prométhéennes nous conduiraient les manipulations génétiques en tous genres, à commencer par la recherche sur les embryons, qui sont menacés « a priori » de destruction, puisque la nouvelle loi, votée récemment le 6 mai 2013 dans une indifférence quasi-générale, autorise expressément la recherche sur l’embryon, et ne met donc pratiquement plus de limite à la destruction des embryons dits surnuméraires, alors que, la loi précédente du 6 août 2004 prévoyait encore un régime d’interdiction avec dérogations accordées par l’Agence de biomédecine…  et ne parlons pas du transhumanisme, qui est proprement terrifiant : jusqu’où va-t-on aller dans cette course à l’enfer ? En effet, avec le transhumanisme, cela signifie que « l’humanité augmentée » sera le triomphe de l’eugénisme et de la sélection du meilleur capital génétique parmi tous les êtres afin de créer le surhomme idéal. Le transhumanisme va réaliser, grâce aux techno-sciences, le rêve prométhéen du nazisme. Comme dans le nazisme, y aura-t-il une race des seigneurs ? Si oui, sur quels critères ? Et, dans ce cas, que fera-t-on des « sous-hommes », selon la terminologie nazie, dont le travail aura été remplacé par les robots ? Ces questions sont terrifiantes et nous glacent jusqu’au sang.

Le refus d’accueillir et de laisser vivre ceux qui gênent, c’est-à-dire non seulement l’enfant conçu et « non désiré », comme le martèlent les partisans de l’avortement, mais aussi la personne handicapée, le malade en phase terminale, la personne âgée devenue impotente, ce refus manifeste une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine créée et donc voulue par Dieu.

Le pape François nous appelle à une mobilisation générale pour la Vie : quand il évoque l’Église qui, dit-il, est comme un lazaret ou un « hôpital de campagne » après la bataille, il pense en premier lieu à cette bataille pour la survie de l’humanité terriblement blessée dans sa chair et dans son âme, au chevet de laquelle se tient la Mère Eglise."

Posté le 25 mars 2017 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

24 mars 2017

La philosophie pour la vie : Contre un prétendu « droit de choisir » l’avortement

Nous publions en intégralité le texte de Stéphane Mercier, fustigé par l'Université "catholique" de Louvain pour avoir osé dire que "l’avortement est le meurtre d’une personne innocente". Extrait :

"Un professeur de biologie avait pour habitude, depuis une trentaine d’années, d’utiliser dans ses cours un embryon humain âgé de douze semaines, conservé dans une solution quelconque permettant sa préservation. Comme dans les musées de sciences naturelles. C’était un exemple bien pratique que les élèves pouvaient observer de près, c’était plus frappant qu’une simple photo ou qu’un dessin. Un beau jour, il reçoit une visite. Une jeune femme qu’il ne connaît pas, et qui lui demande un rendez-vous. Lorsqu’il la reçoit, il ne la reconnaît pas : elle doit avoir l’âge de ses élèves, mais non, décidément, il ne la remet pas. Elle lui explique alors qu’effectivement, il ne la connaît pas. Mais que sa mère était l’une de ses élèves, une vingtaine d’années plus tôt. Or elle était enceinte à ce moment, et, étant donné son jeune âge, elle avait pris rendez-vous pour un avortement. C’est justement ce jour-là que, par hasard, au cours de biologie, le professeur leur avait montré ce qu’était réellement un embryon. Le développement était inachevé, bien sûr, mais indiscutablement, personne de sensé n’aurait osé parlé d’une masse protoplasmique, d’un amas de cellules cancéreuses ou que sais-je encore. C’était bien un embryon humain. Pas achevé, pas très beau à regarder. Mais indéniablement humain depuis que son profil ADN est complet, engagé dans un processus qui, de jour en jour, devait le rendre plus abouti. Quand la jeune femme enceinte a vu de ses yeux ce que c’était qu’un foetus, elle a compris que c’était bien une personne humaine. En tout cas, elle a au moins compris qu’il y avait d’excellentes raisons de penser que ce petit bout était bel et bien une personne, minuscule et fragile. Elle n’a pas avorté le lendemain. Le rendez-vous au « planning familial » (encore un détournement odieux du langage !) a été annulé ; elle a gardé cet enfant. Lui a permis de poursuivre son développement. Puis l’enfant est né, et a poursuivi son développement. Il a acquis la capacité langagière. Puis poursuivi son développement, et sa mère, quand elle a cru que le temps était venu où sa fille pourrait comprendre les circonstances un peu particulières auxquelles elle devait la vie, lui a tout raconté. C’est cette adolescente qui a pris rendez-vous avec le professeur, presque vingt ans après que sa mère eut suivi le cours où il avait, comme de coutume, montré le petit embryon a ses élèves. L’adolescente est venue remercier cet enseignant : s’il n’avait pas ouvert les yeux à sa mère sur le fait que l’embryon, tout minuscule et inachevé qu’il soit, est déjà cependant un petit être humain, une personne à part entière, elle ne serait pas là, devant lui ce jour-là.

Intégralité du texte (format pdf, 15 pages)

Ce professeur de philosophie témoignera à la Marche pour la vie de ce dimanche à Bruxelles.

Posté le 24 mars 2017 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2017

207 bébés à naître sauvés de l'avortement

La campagne de Carême des 40 Days for Life signale que 207 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au 22ème jour de la campagne (mercredi 22 mars) !

Posté le 23 mars 2017 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

Eugénisme social et sexuel

Le gouvernement d'Evo Morales en Bolivie veut légaliser l’avortement « au cours des huit premières semaines de la grossesse et pour une seule fois » lorsque la femme se trouve

« à la rue ou dans une situation de pauvreté extrême, ou qu’elle n’a pas de ressources suffisantes pour son propre entretien ou celui de sa famille, ou qu’elle est mère de trois enfants ou plus et n’a pas suffisamment de ressources pour leur entretien, ou si elle est étudiante ».

Le projet relève clairement de l’eugénisme social : en imaginant l’avortement pour cause de pauvreté, Morales signe une véritable démission par rapport à une détresse à laquelle il faudrait venir en aide plutôt que d’enfoncer ses victimes dans une détresse encore plus extrême en les poussant à tuer leurs propres enfants.

Une « experte » du comité d’éthique de l’association des médecins du Royaume-Uni, la British Medical Association (BMA), estime qu'avorter une fille parce que c'est une fille est une pratique acceptable. Cet argument ahurissant est au fond le même que celui mis en avant pour tenter de justifier tout avortement :  des femmes enceintes qui ne veulent pas d’un enfant, pour X raison, y compris donc le sexe, peuvent avorter pour éviter de causer des dommages au bébé ou à la santé mentale de la mère...

Posté le 23 mars 2017 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2017

Délit d’entrave numérique par le Conseil Constitutionnel: une validation ambigüe et timorée

Selon Jean-Frédéric Poisson :

"Je regrette la décision aussi floue que timorée du Conseil constitutionnel validant la proposition de loi sur le délit d’entrave numérique. Ce texte aurait du être censuré car il ouvre la voie à des dérives dangereuses en matière de restriction de la liberté d’expression. La rédaction de cette décision témoigne d’ailleurs du fait que les Sages sont conscients des risques induits par ce texte.

Comment expliquer autrement les contorsions auxquelles il se livre par ses deux réserves d’interprétations qui contredisent absolument l’esprit du texte proposé par la majorité socialise?

En effet, le Conseil constitutionnel tient à préciser que les dispositions de la nouvelle loi sont conformes à la Constitution, sauf à les interpréter comme condamnant les sites qui se limitent à diffuser des informations sur l’IVG différentes de celles validées par le ministère. Or, il s’agit précisément de l’intention du texte voté par la majorité.

Par ailleurs, le Conseil constitutionnel fait semblant de croire qu’il existe une différence objective entre information et opinion. Ce jeu sémantique est complètement virtuel.

Toutes ces raisons laissent à penser que, tout en vidant ce texte des intentions de la majorité socialiste, le Conseil constitutionnel n’a pas eu le courage de le censurer, tant le sujet est délicat et symbolique.

Enfin, je me réjouis de l’engagement pris par François Fillon de supprimer cette loi. Je tiens simplement à souligner que, plus il se laissera lier les mains par des alliances incompatibles avec son programme, plus il lui sera difficile, une fois arrivé aux affaires, de compter sur sa majorité pour le soutenir dans de tels combats qui demandent courage et conviction. C’est pourquoi le PCD fait campagne partout en France pour assurer à la droite une majorité capable d’assumer son programme."

Posté le 22 mars 2017 à 19h13 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2017

L’Université "catholique" de Louvain favorable à l'avortement

L’Université catholique de Louvain (UCL) s’est distanciée du plaidoyer pro-vie adopté par l’un de ses chargés de cours invité. Dans un texte d’une quinzaine de pages, cet enseignant, Stéphane Mercier, également chargé de cours en philosophie au séminaire de Namur depuis 2015, qualifie notamment l’avortement de «  meurtre  », «  plus grave que le viol  ».

« La vérité est que l’avortement est le meurtre d’une personne innocente. Et c’est même un meurtre particulièrement abject, parce que l’innocent en question est sans défense. »

L’Université catholique de Louvain a déclaré :

"Les autorités de l’UCL viennent de prendre connaissance d’un écrit de M. Mercier, chargé de cours invité à l’Institut de philosophie, à propos de l’avortement. Elles ont immédiatement convoqué la personne concernée afin de l’entendre et d’instruire le dossier. La personne sera entendue afin d’éclaircir le statut de cet écrit et l’usage éventuel qui en est fait dans le cadre de son enseignement.

Quelle que soit l’issue de l’instruction, le droit à l’avortement est inscrit dans le droit belge et la note dont l’UCL a connaissance est en contradiction avec les valeurs portées par l’université. Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable."

Posté le 21 mars 2017 à 19h28 par Michel Janva | Lien permanent

Quelles sont les causes de l'évolution des maladies du système nerveux chez les femmes ?

Le Credes, organisme financé par la sécurité sociale d’évaluation des dépenses de santé, a suivi l’évolution de la morbidité des hommes et des femmes de France pendant quarante ans. Ces chiffres n’ont pas fait l’objet de commentaires. Au contraire le Credes s’est plongé dans des recherches variées diversifiées beaucoup moins spectaculaires. Il n’y a même pas eu de tentative de critique. Le silence de mort s’est achevé par un enterrement surprenant : le Credes a été transformé en IRDES et les enquêtes décennales ont disparu de Google depuis. Une enquête auprès de l’Irdes est restée vaine.

La loi Veil demandait qu'un bilan devait être fait par le corps médical sur les conséquences de l'avortement : or non seulement les promesses de justification de la loi qui devaient être appuyées par le principe de dissuasion à l'IVG n'ont pas été suivies, mais les conséquences de l'avortement ont été occultées. La preuve nous est donnée par l'absence de réflexion sur les statistiques du CREDES, manifestant un bouleversement de la santé des femmes exposées par la pilule et l'avortement. Impossible de retrouver les traces d'un ouvrage intitulé "40 ans d'enquête décennale du CREDES". A ce jour il n'y a pas d'explication sur la terrible évolution de morbidité qui a fait multiplier par 20 les maladies du système nerveux chez la femme de 1970 à 1980 et par 28 de 80 à 91 dans la tranche d'âge aux capacités de procréer en 1970.

Si cet ouvrage retraçant 40 ans d’enquêtes décennales du Credes est introuvable, l'un de nos lecteurs a découvert en 2000 ces statistiques et a constaté que le sytème nerveux et l'appareil génito-urinaire ont été bouleversés par une aggravation sans doute jamais connue dans l’histoire humaine. La dizaine des autres pathologies n’a eu que des variations modérées voir réduites.

Cette évolution qui affecte l’appareil génito urinaire coïncide avec l’évolution de la sexualité. Il est fort probable qu’elle corresponde à la contraception chimique et à l’accroissement des avortements. On comprend que ces statistiques accusant l’évolution et la compromission de la santé publique soient restées dans l’ombre puis gommées de l’internet.

Ce lecteur a néanmoins sauvé des copies d’écran. Cette situation met en cause la vigilance sanitaire de la santé publique qui est actuellement sur la sellette avec la question de la maladie de lyme chronique, scandale sanitaire étouffé qui montre la supériorité de la vigilance des malades sur les experts médicaux. Nous avons 30 ans de retard sur ce sujet, à propos duquel on est loin d’avoir fait les comptes du coût humain et économique.

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Posté le 21 mars 2017 à 14h21 par Michel Janva | Lien permanent

171 bébés à naître sauvés de l’avortement

La campagne de Carême des 40 Days for Life continue à nous transmettre de bonnes nouvelles. 141 enfants à naître ont  été sauvés de l’avortement au 19ème jour de la campagne (dimanche 19 mars) !

Americatho et Riposte Catholique soutiennent la chaîne de prière “de l’arrière” qui, en France notamment, invite à prier une dizaine de chapelet chaque jour et pendant les 40 jours de la campagne (qui se terminera le dimanche des Rameaux) aux intentions de 40 Days for Life. Plus d’un millier de personnes ont rejoint cette chaîne de prière : elle n’attend que vous car il n’est jamais trop tard pour s’y inscrire… Les adhérents reçoivent gracieusement une lettre quotidienne d’information qui donne des informations, des images des vigiles en cours, et les intentions de prière du jour. Si vous souhaitez vous associer à cette chaîne de prière ou recevoir un spécimen de la dernière lettre d’information, signalez-le nous ici en précisant bien : « Je rejoins la chaîne de prière » ou « Je souhaite recevoir la dernière lettre d’information ».

Posté le 21 mars 2017 à 08h54 par Michel Janva | Lien permanent

La loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse est publiée

La deuxième partie du code de la santé publique est modifiée :

« Art. L. 2223-2. - Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption volontaire de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d'allégations ou d'indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d'une interruption volontaire de grossesse :

« 1° Soit en perturbant l'accès aux établissements mentionnés à l'article L. 2212-2, la libre circulation des personnes à l'intérieur de ces établissements ou les conditions de travail des personnels médicaux et non médicaux ;

« 2° Soit en exerçant des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation à l'encontre des personnes cherchant à s'informer sur une interruption volontaire de grossesse, des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans les établissements mentionnés au même article L. 2212-2, des femmes venues recourir à une interruption volontaire de grossesse ou de l'entourage de ces dernières. »

Les signataires coupables de ce délire sont :

  • François Hollande, Président de la République
  • Bernard Cazeneuve, Premier ministre,
  • Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé,
  • Jean-Jacques Urvoas, garde des sceaux, ministre de la justice,
  • Laurence Rossignol, ministre des familles, de l'enfance et des droits des femmes,
  • Ericka Bareigts, ministre des outre-mer.

Posté le 21 mars 2017 à 06h52 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2017

Macron veut inciter les hôpitaux à faciliter l'avortement

Emmanuel Macron déclare dans Elle :

"Je m’inquiète que, ces dernières semaines, certains aient à nouveau attaqué ce droit. Il ne faut pas banaliser l’IVG – y recourir n’est jamais anodin –, mais, pour que ce soit un droit réel, il faut en faciliter l’accès tout en assurant l’encadrement psychologique et le suivi. La solution n’est pas de contraindre les hôpitaux, déjà dans une grande difficulté organisationnelle ou financière. Plutôt que d’imposer une contrainte supplémentaire, je suis pour une politique d’incitation. Cela fait partie de la réforme de l’hôpital que je veux porter et qui vise à sortir de la logique de tarification à l’activité pour redonner à l’hôpital les moyens d’être un acteur de santé publique. Cependant, l’IVG ne se réduit pas un acte médical, il suppose un accompagnement dans la durée. C’est pourquoi l’accent, et les moyens, doivent être mis sur le planning familial

Posté le 20 mars 2017 à 22h38 par Michel Janva | Lien permanent

NKM ne veut pas rouvrir le débat sur le délit d’entrave à l’avortement

Nathalie Kosciusko-Morizet, chargée de la riposte républicaine du candidat Fillon, s’oppose à François Fillon sur le délit d’entrave à l’avortement, sur lequel elle ne souhaite pas revenir, alors que ce dernier a promis, dans Famille chrétienne, d'abroger cette loi contre laquelle il n'avait pas voté.

Posté le 20 mars 2017 à 21h52 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2017

IVG.net rassuré par les réserves du Conseil constitutionnel

Communiqué de presse d’ivg.net sur la décision du Conseil constitutionnel :

"Le Conseil constitutionnel vient de valider la loi Rossignol sur « le délit d’entrave a l’IVG » avec des arguments très discutables mais a introduit deux « réserves » dans ses attendus. Ces réserves sont très importantes car les juridictions pénales sont tenues de les suivre pour « interpréter » et appliquer la loi.

La première (N°14) concerne les sites internet : Ainsi « la seule diffusion d’informations à destination d’un public indéterminé sur tout support, notamment sur un site de communication au public en ligne (…) ne saurait être regardée comme constitutive de pressions, menaces ou actes d’intimidation au sens des dispositions contestées ». Cela signifie que les responsables de la publication ne peuvent pas être poursuivis du seul fait de diffuser des informations même « contestables » par les tenants de la culture de mort. Aussi les sites comme ivg.net ne peuvent pas être « fermés ».

La deuxième réserve (N°15) vise les conseils donnés sur l’IVG. S’il est prouvé que « des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation » ont été exercées à l’égard de personnes, le délit d’entrave à l’IVG ne sera constitué qu’à une double condition : il devrait d’une part y avoir sollicitation d’une « information, et non une opinion ». D’autre part, que cette information « porte sur les conditions dans lesquelles une interruption volontaire de grossesse est pratiquée ou sur ses conséquences » et qu’une information soit effectivement donnée « par une personne détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière ». Cette deuxième réserve fait référence surtout à l’écoute téléphonique (en particulier celle d’ivg.net). Le distinguo entre la sollicitation d’une « information, et non une opinion » est très contestable car, dans la pratique, les questions vont bien au-delà d’une simple demande de renseignements et débouchent sur un vrai dialogue avec la femme sur ses questionnements. Nous l’invitons à comprendre les enjeux pour elle et sa famille et nous sommes loin de l’information sur les «conditions dans lesquelles une IVG est pratiquée ».

Paradoxalement, cette réserve sera favorable pour déjouer les provocations. La personne qui veut nous piéger va solliciter en apparence une « information » mais voudra en fait connaitre notre « opinion » (présumée pro-vie…) pour mieux nous « dénoncer » à la vindicte médiatique. Ainsi les « testings » et « appels mystères » pourront être écartés des débats judiciaires sur le fondement de cette disposition qui fut sans doute inspirée par les diffamations de Mme Rossignol et ses amies du Planning familial quand elles affirmaient que nos écoutantes donnaient de fausses informations, de « fausses adresses », de « faux rendez-vous », faisaient des «pressions », etc… Ces affabulations grotesques, bien sûr, ne nous concernent pas mais sont hélas les principaux motifs de cette loi qui a une portée médiatique plus nocive pour la liberté des femmes que sa prétendue portée juridique.

Avec ces deux réserves, le Conseil constitutionnel a limité considérablement les cas d'application de cette loi… au moins en ce qui nous concerne ! Nous sommes d’autant plus serein qu’il n’est pas dans notre habitude de faire «des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation» à destination de quiconque."

Posté le 19 mars 2017 à 10h31 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2017

Délit d'entrave : il faudra s’attendre très rapidement à des opérations de testing des numéros verts et à des poursuites pénales

Grégor Puppinck, docteur en droit et Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ-Strasbourg), analyse pour Gènéthique la décision du Conseil Constitutionnel sur le délit d'entrave à l'avortement :

Le Conseil constitutionnel vient de valider la loi élargissant le délit d’entrave à l’IVG au numérique moyennant deux réserves ? Faut-il s’en réjouir ?

Le Conseil constitutionnel valide la loi tout en réduisant la portée de la modification apportée par l’élargissement du délit à l’entrave numérique à l’IVG. Par son interprétation, la décision des « sages » est un camouflet pour le gouvernement et l’actuelle majorité parlementaire, parce que ses réserves censurent une partie essentielle de leur loi. Les informations destinées à un public indéterminé – par exemple sur internet - ne sont plus menacées. De ce point de vue, on peut se réjouir de la décision. Elle donne raison aux nombreuses critiques formulées durant les débats parlementaires à l’encontre de ce texte liberticide.

Cependant, il faut souligner que l’interprétation du Conseil Constitutionnel maintient le délit à l’égard des « informations » destinées à un public « déterminé » par des personnes ayant des compétences réelles ou supposées en la matière. Ainsi, ce qui reste visé par la loi, ce sont surtout les services d’écoute et d’assistance téléphoniques, les « numéros verts » qui paraissent sur les sites pro-vie. Les personnes qui répondent à ces numéros verts pour écouter et conseiller les femmes qui appellent spontanément pourront être poursuivies pénalement dès lors que leurs propos sont susceptibles d’être interprétés comme étant de nature à induire volontairement en erreur dans un but dissuasif. Cela limite fortement leur faculté d’essayer de convaincre les femmes de ne pas avorter. Cependant, la loi peut aussi s’appliquer à tout autre mode de communication.

Cette décision du Conseil a-t-elle réglé tous les problèmes posés par cette loi ?

Non. La loi reste problématique. Elle demeure incompréhensible, très confuse, mal écrite dans sa structure. Elle ne permet pas de savoir précisément ce qui est interdit. Cela met en cause la sécurité juridique des personnes qui veulent agir pour la prévention de l’avortement. En effet, les éléments constitutifs du délit sont confus, ce qui en fait craindre une application arbitraire. La définition du délit ne permet pas aux personnes de régler leurs comportements pour éviter d’être punies. Cette insécurité juridique fait peser immédiatement un risque pénal sur les personnes qui agissent auprès des femmes pour les aider à mener à bien leur grossesse. Rien n’est plus équivoque que la notion « d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse ». Cette notion renvoie à l’idée qu’il y aurait une vérité officielle concernent l’IVG à laquelle il faudrait se conformer. Elle rend possible des poursuites pour avoir dit que l’IVG supprime une vie humaine, ou peut provoquer un syndrome post-abortif.

Quelles sont les implications concrètes de ces ambiguïtés ?

Concrètement, si on dit : « une IVG met fin à une vie », est-ce qu’on est dans l’allégation  qui exerce une pression morale ? Cette phrase va amener à réfléchir, c’est une pression morale. Dans quelle mesure est-ce une allégation ? Le moyen du délit est extrêmement flou…

Ce point n’est pas le seul à rester problématique ?

Non, en effet. Cette loi pénale reste discriminatoire, car unilatérale : elle ne sanctionne que les discours ayant « un but dissuasif », et non pas ceux ayant un « but incitatif » et qui minimisent, voire nient les aspects les moins plaisants de l’avortement. Inciter une personne à avorter tout en cachant ou minimisant les conséquences de cet acte échappe au champ d’application de cette loi. Une discrimination fondée sur l'opinion est donc opérée entre les messages "pro-avortement", épargnés par la loi, et ceux diffusant un message "Pro-vie", qui tombent seuls sous le coup de cette loi.

Est-ce que ça signifie qu’il ne sera plus possible de faire de la prévention ?

Il va effectivement devenir risqué de faire de la prévention directe auprès des femmes en détresse. Il y aura très probablement des opérations de testing avec enregistrement des conversations téléphoniques pour condamner les bénévoles qui donnent de leur temps pour écouter ces femmes. La loi met aussi en péril le « conseil de rue » qui se fait à proximité des cliniques d’IVG. C’est la faculté d’aider directement des femmes en détresse qui est mise à mal. Malgré la décision du Conseil constitutionnel, le cœur du problème demeure, cette loi porte une atteinte grave à la faculté des associations d’aider des femmes en détresse à garder leur enfant.

 La question des peines infligées n’a pas été abordée par le Conseil Constitutionnel ?

Non. Il est vrai que les peines sont très lourdes par rapport à ce qui se fait habituellement.

Quelles sont les prochaines étapes ?

La loi va être promulguée dès la semaine prochaine et elle entrera en vigueur immédiatement. Je pense qu’il faudra s’attendre très rapidement à des opérations de testing des numéros verts et à des poursuites pénales."

Posté le 17 mars 2017 à 17h50 par Michel Janva | Lien permanent

Des paroles et des actes : François Fillon promet d'abroger une loi contre laquelle il n'a pas voté

On découvre dans Famille chrétienne que François Fillon promet d'abroger la loi portant sur le délit d’entrave numérique à l’avortement s’il est élu à la présidence de la République.

« Le texte ne me convient pas. Il existe déjà des lois pour réprimer les propos ou les actes contraires à la liberté ». « J’étais contre l’instauration du délit d’entrave numérique et je constate que la décision du Conseil constitutionnel conforte mon idée qu’il faut prendre garde à la liberté d’expression. Il est en effet paradoxal de brader une liberté au nom d’une autre liberté ».

On se demande bien pourquoi il n'était pas à l'assemblée lorsqu'il aurait fallu voter contre cette loi.

Posté le 17 mars 2017 à 17h24 par Michel Janva | Lien permanent

Loi délit d’entrave à l’IVG : décision ambiguë du conseil constitutionnel

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« La décision du Conseil constitutionnel du 16 mars 2017 est ambiguë. La loi devient inopérante pour le contenu des sites Internet, initialement visés par le gouvernement. C’est justice d’autant que le site gouvernemental ne se prive pas de désinformer les femmes relativisant la portée de l’IVG. Seules sont punissables les ‘‘informations’’ faussées – non pas les ‘‘opinions’’ – portant sur les conditions de l’IVG ou ses conséquences, et communiquées par une personne ‘‘détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière.’’ Soit, mais comment faire la différence entre une information et une opinion ? Et qui le fera ? Quand Madame Rossignol affirme que l’IVG n’interrompt pas une vie, est-ce une information ou une opinion ? Peu importe d'ailleurs puisque seules sont visées les informations dissuadant de l’IVG. Celles qui l’encouragent sont en effet exclues de la loi. Voilà une discrimination que le Conseil laisse filer. »

Alliance VITA a déposé le 17 février 2017 une requête devant le tribunal administratif de Paris contre le ministère de la Santé concernant les informations inexactes ou non objectives sur l’avortement qui figurent sur le site officiel dédié à l’IVG.

Posté le 17 mars 2017 à 12h25 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2017

Le Conseil constitutionnel valide la loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'avortement

Avec deux réserves :

"Au regard du principe de légalité des délits et des peines et de l'objectif de valeur constitutionnelle d'accessibilité et d'intelligibilité de la loi, le Conseil constitutionnel a jugé les dispositions contestées suffisamment précises. 

Sur la conformité de ces dispositions à la liberté d'expression et de communication, le Conseil a jugé, en premier lieu, qu'en réprimant les expressions et manifestations perturbant l'accès ou le fonctionnement des établissements pratiquant l'IVG, ces dispositions ne portent pas une atteinte disproportionnée à l'objectif poursuivi.

Les dispositions contestées répriment également les pressions morales et psychologiques, menaces et actes d'intimidation exercés à l'encontre des personnels des établissements habilités, des femmes venues y recourir à une IVG ou de leur entourage, ainsi que des personnes venues s'y informer. Sur ce point, le Conseil constitutionnel a considéré que, dans la mesure où elles se limitent à réprimer certains abus de la liberté d'expression et de communication commis dans les établissements pratiquant l'IVG ou à l'encontre de leur personnel, les dispositions contestées ne portent pas à cette liberté une atteinte disproportionnée à l'objectif poursuivi. 

En dernier lieu, les dispositions contestées répriment également les pressions morales et psychologiques, menaces et actes d'intimidation exercés à l'encontre de toute personne cherchant à s'informer sur une IVG, quels que soient l'interlocuteur sollicité, le lieu de délivrance de cette information et son support. Sur ce point, le Conseil constitutionnel a formulé deux réserves d'interprétation. 

D'une part, sauf à méconnaître la liberté d'expression et de communication, la seule diffusion d'informations à destination d'un public indéterminé sur tout support, notamment sur un site de communication au public en ligne, ne saurait être regardée comme constitutive de pressions, menaces ou actes d'intimidation au sens des dispositions contestées. Les dispositions de la loi soumise à l'examen du Conseil constitutionnel ne peuvent donc permettre que la répression d'actes ayant pour but d'empêcher ou de tenter d'empêcher une ou plusieurs personnes déterminées de recourir à une IVG ou de s'informer sur celle-ci.

D'autre part, sauf à méconnaître également la liberté d'expression et de communication, le délit d'entrave, lorsqu'il réprime des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation à l'encontre des personnes cherchant à s'informer sur une IVG, ne saurait être constitué qu'à deux conditions : que soit sollicitée une information, et non une opinion ; que cette information porte sur les conditions dans lesquelles une IVG est pratiquée ou sur ses conséquences et qu'elle soit donnée par une personne détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière.

Sous ces deux importantes réserves, le Conseil constitutionnel a jugé conforme à la Constitution la loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse."

Posté le 16 mars 2017 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

Il n'a pas remis en cause la loi Veil : il n'a pas franchi la ligne rouge tracée par François Fillon

Suite à la polémique concernant Samuel Lafont, Pierre Danon, proche de François Fillon, avait promis de réagir rapidement s'il jugeait les tweets de Samuel Lafont incompatibles avec son engagement auprès du candidat LR. Ce jeudi, il explique n'avoir trouvé aucun message outrancier. Par conséquent, Il n'y aura pas d'exclusion. Réjouissant. Mais la justification l'est moins :

"J'ai passé deux heures à tout regarder [plus de 85 000 tweets] et je n'ai rien vu qui justifie d'écarter Samuel Lafont de l'équipe".  

Selon lui, les messages ne contreviennent pas aux "lignes rouges" tracées par François Fillon:

"Il n'y a pas de racisme, pas d'homophobie, ni remise en cause de la loi Veil".

Posté le 16 mars 2017 à 18h54 par Michel Janva | Lien permanent

15 mars 2017

Interdiction du financement des ONG pro-avortement : le député FN Arnautu défend Trump

Marie-Christine Arnautu est intervenue en séance plénière du Parlement européen au sujet du rétablissement de la politique de Mexico adoptée par les présidents républicains depuis Reagan et interdisant le financement des ONG pro-avortement.

C’est une bonne nouvelle : les États-Unis ne chercheront plus à imposer plus au reste du monde, par le biais d’ONG comme le Planning familial international, des normes politiques héritées de la révolution culturelle de Mai 68. C’est le droit le plus strict des États-Unis de choisir leurs propres critères de financement des ONG.

Les instances européennes, de concert avec les médias et associations politisés, n’ont pas à instrumentaliser cette affaire pour nuire au président américain, démocratiquement élu. Elle dénonce aussi ceux qui sans cesse invoquent le droit international pour forcer les États à se soumettre aux dogmes libertaires et qui, ici, ignorent superbement à la fois la souveraineté des États et les engagements internationaux.

A l’heure où près de 50 millions d’avortement sont pratiqués chaque année à travers le monde, la réduction du recours à l’avortement devrait réellement devenir un objectif de santé publique comme le stipulent les engagements internationaux pris lors Conférence du Caire de 1994.

Posté le 15 mars 2017 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent

14 mars 2017

Cinquantième anniversaire de la loi Neuwirth : Y a-t-il eu un ministre catholique pour s’y opposer ?

Bernard Zeller évoque sur son blog le livre de Monseigneur Perrier sur « Trois hommes de paix » et sous-titré : « Robert Schuman, Edmond Michelet, Franz Stock ».

E"Tous trois font l’objet à Rome d’une procédure de béatification. Quel rapport entre cette commémoration et cette publication ? Edmond Michelet. Au conseil des ministres, lors du tour de table du 7 juin 1967, il exprime son désaccord quant à l’opportunité d’une telle loi, contraire à l’enseignement de l’Eglise. De Gaulle ayant décidé qu’il fallait la faire voter, Michelet ne proteste pas, ne démissionne pas, alors même que les associations familiales catholiques lui font part de leurs extrêmes réserves. La loi est votée et promulguée fin décembre 1967. Jacques Perrier ne rapporte rien de cet épisode significatif. Il mentionne seulement qu’Edmond Michelet signe en 1968 une motion publique d’obéissance et de confiance à Paul VI après la publication de l’encyclique Humanae Vitae. A la lecture de son livre, le lecteur a la conviction que le ministre a été fidèle à l’enseignement de l’Eglise et au souverain pontife. Le livre de Jacques Perrier sert-il la vérité ?"

Posté le 14 mars 2017 à 15h03 par Michel Janva | Lien permanent

La culture de mort impose l’idée que l’avortement est un « soin »

Le Conseil général pharmaceutique de Grande-Bretagne vient de décréter que la clause de conscience dont bénéficiaient les pharmaciens est « incompatible » avec les « soins centrés sur la personne ». Désormais les pharmaciens britanniques ne pourront donc plus refuser de vendre des produits contraceptifs et abortifs. Les évêques catholiques ont réagi :

« Le Conseil laisse entendre que l'objection de conscience, qu'elle soit motivée par des préoccupations religieuses ou autres, est un obstacle à la garantie de soins centrés sur le patient. Il semble suggérer qu’avoir une conscience morale et prodiguer des soins centrés sur le patient sont des facettes incompatibles de la profession d'un pharmacien. Cependant, nous soutenons que le fait d'être une personne de conscience est en fait une exigence de tout professionnel de la santé. »

En France les pharmaciens n’ont pas de clause de conscience (la tentative d’en instaurer une, l’an dernier, a tourné court) pour la même fausse raison que le patient a droit à des soins centrés sur sa personne : les contraceptifs et abortifs sont des « médicaments ». Alors qu’il n’y a ni « patient », ni « soins ». Mais la culture de mort impose l’idée que l’avortement est un « soin » dont toute femme a le droit de bénéficier

Posté le 14 mars 2017 à 14h49 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : c'est leur silence qui les ronge à petit feu

Rose Delattre est l’auteur du livre/témoignage bouleversant « Pardon les enfants » aux éditions Salvator. Elle interviendra le samedi 25 mars 2017 à 14H00 à Paris dans le cadre de l’assemblée générale de Choisir la Vie (ASIEM- 6 rue Albert de Lapparent-7507 Paris) pour témoigner sur son avortement. Conférence ouverte à tous ! Elle témoigne :

R"Depuis ma conversion, j'ai senti comme un appel à témoigner. Je le fais autant que je le peux. C'est d'ailleurs pour cela que je voulais faire ce livre : parce que je ne pouvais pas être partout en même temps.

Votre témoignage ne vous semble t-il pas trop isolé ?

Pour quelles raisons d'après vous les femmes qui ont vécu un avortement restent silencieuses et ne souhaitent pas porter témoignage sur ce qu'elles ont vécu?

Je pense qu'il y a une omerta totale quant au sujet de l'avortement. Les féministes ont tellement clamé haut et fort qu'elles avaient obtenu l'avortement et la contraception au prix d'efforts et de luttes acharnées que beaucoup culpabilisent de ressentir de la souffrance. J'ai d'ailleurs eu une dame du Planning Familial me dire "c'est pas vrai vous ne souffrez pas et si vous souffrez c'est que vous avez un problème". Les filles culpabilisent aussi parce que ce sont leur mère bien souvent qui les ont poussées à avorter. Et témoigner c'est reconnaître que leurs mères ont échoué, qu'elles se sont trompées et qu'elles les ont trompées. Et certaines filles ne veulent pas admettre cela. Cela pourtant les aiderait beaucoup à sortir de leur spirale infernale. De mon côté je les encourage et peu à peu on voit des filles se lever physiquement et ainsi se relever psychologiquement. Elles ne doivent pas avoir peur. Seul le témoignage "guérit". J'ai vu des résurrections suite à des témoignages. Des filles qui découvrent qu'elles ne sont pas seules à souffrir ressentent alors une force nouvelle pour mettre un mot sur leur douleur.

Vous avez écrit un livre paru il ya un an aux éditions Salvator, l'écriture de ce livre vous a t'elle "libérée"? 

J'ai ressenti, dès la sortie du livre, la joie de mon enfant au ciel. D'ailleurs sans le faire exprès, le livre est sorti le jour de sa naissance présumée. J'avais déjà témoigné donc ce n'était pas nouveau pour moi de témoigner mais j'ai senti dès sa sortie, que le ciel s'ouvrait... que quelque part, j'étais quitte avec le ciel. Même si on n'est jamais quitte à que chaque jour est un jour de repentance.

Qu'aimeriez vous dire en quelques mots aux écoutantes qui entendent la détresse des femmes avant et après une IVG? 

Je leur dirai de leur conseiller la lecture du livre pour donner aux filles des pistes pour avancer. Et de leur dire que seules trois choses peuvent les "guérir" : se repentir, se confesser et témoigner. Elles doivent savoir que c'est leur silence qui les ronge à petit feu. La loi mortifère est passée parce que quelques femmes ont bravé la loi établie.

Aujourd'hui il est temps de faire la route dans l'autre sens. Si nous sommes nombreuses, la loi tombera. Du réveil des filles en souffrance dépend l'avenir des enfants de notre pays. Et c'est pour cela que l'Etat a interdit les témoignages car ils savent que c'est une "bombe" contre leur loi de mort."

Posté le 14 mars 2017 à 11h09 par Michel Janva | Lien permanent

Elle dénonce leur eugénisme, ils la traitent de raciste

Inversion accusatoire typique des gauchistes : dans l’émission Le Club 28′ diffusée le 3 mars sur Arte, la porte-parole du réseau politique l’Avant-Garde, Julie Graziani, a suscité une vive controverse lors d’un débat sur l’avortement, en comparant les personnes atteintes de trisomie et les noirs. Sur Aleteia, elle entend préciser son propos et poursuivre la réflexion sur l’eugénisme :

"Le 3 mars, sur un plateau télé, j’ai dénoncé l’horreur du racisme chromosomique en demandant s’il semblerait normal à quiconque « d’avorter un enfant parce qu’il est noir » tandis qu’on avorte tous les jours, dans l’indifférence générale, des enfants trisomiques à des stades avancés de la grossesse.

Par un de ces raccourcis baroques dont la pensée unique a le secret, certains ont eu l’idée de prétendre que j’avais « comparé les noirs avec les trisomiques », dans une intention dépréciative pour les premiers, comme s’il pouvait venir sérieusement à l’idée de quelqu’un d’assimiler la pigmentation de la peau à un handicap…

Il ne s’agissait évidemment pas de comparer deux personnes, mais deux époques et deux persécutions. Qu’est-ce que le racisme d’ailleurs, sinon une construction intellectuelle qui utilise des différences perçues pour exclure et discriminer ? Car il n’y a pas de races dans l’espèce humaine qui est une et indivisible.

De nos jours, le racisme fondé sur la couleur de la peau répugne ; il est acquis pour la majorité que de telles pratiques sont abominables. Pourtant, pendant quelques siècles, la bonne morale bien-pensante considérait tout à fait normal de réduire nos prochains en esclavage, puisque, comme ironisait Montesquieu en parodiant les ignares de l’époque, « les noirs n’ont pas d’âme ».

De nos jours, un « racisme chromosomique », bien ancré, vit sa vie tranquillement dans la bonne conscience, pétri de ces préjugés selon lesquels un enfant trisomique va gâcher la vie de ses parents, sera nécessairement malheureux, dépendant et rejeté par tous, et qu’il vaut mieux, pour lui et pour les autres, qu’il ne vienne pas au monde. Ces enfants sont éliminés sur la base d’un test génétique, avant même de connaître l’ampleur du handicap dont ils seront, ou pas, affectés.

Ceux-là même qui n’ont pas compris que mon propos visait à réclamer des droits équivalents pour les personnes trisomiques manifestent, sans en avoir conscience, les préjugés qui les animent à l’égard d’une population humaine considérée comme un repoussoir, sans comprendre que les mêmes mécanismes d’exclusion sont à l’œuvre.

Et si, dans quelques siècles, nos descendants avaient compris l’horreur des avortements tardifs ? Si nos descendants pleuraient de honte en sachant que leurs ancêtres agissaient ainsi parce que ces enfants-là étaient différents, parce qu’ils gênaient, parce qu’ils n’avaient pas envie d’en prendre soin ?

J’en suis pour ma part convaincue et, au risque de choquer, j’ai jugé nécessaire, pour secouer les esprits, de télescoper deux époques, celle où le racisme fondé sur la couleur de la peau suscite spontanément la révolte et celle où l’eugénisme fondé sur une particularité génétique apparaîtra comme une barbarie d’un autre âge.

J’avais sous-estimé à quel point cela gênerait la bonne conscience de ceux qui pensent être des autorités morales, mais ferment les yeux sur les discriminations d’aujourd’hui et leur lot d’atrocités. J’avais sous-estimé la proportion de ceux qui pensent que les enfants trisomiques sont trop différents et qu’il n’est pas question, bien entendu, de se sentir solidaire d’eux.

Parce qu’il n’y a qu’un genre humain, parce que personne ne devrait être mis au ban de l’humanité, j’appelle de mes vœux le jour où la France, première parmi les nations à avoir proclamé l’égalité des droits, interdira, comme l’a fait en 2016, l’État de l’Indiana, l’avortement sélectif des fœtus, pour cause de « couleur, race, origine, sexe, diagnostic ou potentiel diagnostic d’une maladie »."

Posté le 14 mars 2017 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2017

Lois pro-vie dans le Wyoming

Unknown-12Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le gouverneur du Wyoming, Matt Mead, a signé jeudi deux lois pro-vie. Elles sont très limitées, mais sont les premières depuis 28 ans dans cet Etat.

La loi 182 stipule que le médecin qui va pratiquer un avortement doit « informer la patiente de l’opportunité de voir une échographie de l’enfant non né et d’entendre les battements du cœur de l’enfant non né ».

La loi 116 fait de la vente, de l’envoi ou de la distribution de parties de fœtus avortés un crime.

Il y a aujourd’hui trois avortoirs dans le Wyoming, dont un du Planning familial au cœur du scandale sur le trafic de tissus et d’organes de fœtus."

En France, l'Inserm utilise des foetus avortés pour ses expériences.

Posté le 11 mars 2017 à 20h39 par Michel Janva | Lien permanent

L'Inserm travaille sur des foetus humains !

Abominable :

"Les chercheurs de l'Inserm travaillant au sein  de l'Institut de recherche en santé, environnement et travail (IRSET) ont, avec des collègues écossais et danois, entrepris d'étudier les effets de l'ibuprofène sur des testicules de foetus humain, "récupérés sur des produits  d'avortement", avec l'accord des femmes concernées.

Dans une première étude, les testicules ont été mis en culture et dans une  seconde, ils ont été greffés sur des souris. Les chercheurs ont découvert que l'ibuprofène entraînait des perturbations  du système hormonal dans le testicule foetal humain, en supprimant la  production de diverses hormones testiculaires dont la testostérone "qui  contrôle les caractères sexuels primaires et secondaires et la descente des  testicules"."

Posté le 11 mars 2017 à 20h34 par Michel Janva | Lien permanent

09 mars 2017

Marine Le Pen hostile à la dernière loi sur le « délit d’entrave numérique » à l'avortement

Extrait de l'entretien donné par Marine Le Pen dans Famille chrétienne :

F"Les questions de société et de bioéthique ne font pas partie des maîtres mots de votre campagne. Est-ce que cela veut dire que ce n’est pas une priorité pour vous ?

Je n’ai pas de nouvelles choses à annoncer parce que j’ai toujours été d’une clarté absolument totale. Je n’ai jamais varié, à la différence d’autres candidats, qui font de ces sujets un élément essentiel de leur image, mais qui dans leur projet, ne changent rien de ce qui a été mis en œuvre par les socialistes ! J’ai toujours été claire : je suis radicalement opposée à la gestation pour autrui (GPA), et je ne veux pas de mesure visant à rendre valides les GPA effectuées à l’étranger, comme le propose M. Macron. On ne peut pas mettre le peuple français devant le fait accompli, la loi française est la loi française ! Elle n’a pas à se soumettre à ces tentatives de détournement. Je souhaite également continuer de réserver la procréation médicalement assistée (PMA) comme réponse médicale aux problèmes de stérilité, et donc ne pas l’accorder aux célibataires. Enfin, comme je l’ai toujours dit, je veux créer une union civile (Pacs amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira, afin que les couples de même sexe bénéficient de facilités patrimoniales.

Vous voulez interdire la PMA aux célibataires, mais voulez-vous également le faire pour les couples de femmes ?

La PMA restera réservée en cas de problème médical. Comprenez qu’un couple qui a un souci de fertilité doit pouvoir y avoir recours.

En revenant sur le « mariage pour tous » instauré par la loi Taubira, revenez-vous aussi sur la filiation ?

Je suis contre l’adoption par les couples de même sexe. Un enfant qui est adopté démarre avec un certain nombre de difficultés dans la vie, et donc il faut lui donner la chance de grandir avec un papa et une maman.

Votre électorat est divisé sur cette question, comme sur celle de l’euthanasie ou du suicide assisté. Une grande partie y est favorable. Quelle est votre position ?

Je suis pour ne pas aller au-delà de la loi Leonetti. Je pense que les soins palliatifs sont un vrai chantier qui n’a pas encore pris la plénitude de ce qu’il devrait être en France. La gestion de la souffrance, de manière générale, n’est pas au niveau d’un grand pays avancé et attaché à l’humain que devrait être la France.

Vos positions sur l’IVG sont connues. Le programme du FN a changé en conséquence…

Assez peu ! De mémoire, en 1987, quand il y avait 35 députés du FN à l’Assemblée nationale, il n’était pas question de revenir sur l’avortement.

Certes. Mais il semble pour beaucoup de catholiques que votre mouvement est divisé sur cette question, ou qu’il entretient le flou.

Il n’y a pas de flou. Aujourd’hui, parmi les dirigeants du FN, personne n’est pour une restriction de l’accès à l’IVG. Il a pu y avoir des sensibilités différentes qui se sont exprimées sur la question du remboursement illimité, mais j’ai tranché cette question. Par conséquent, je ne toucherais pas à l’IVG, ni à ses conditions de remboursement. C’est clair. En revanche, je suis opposée à la dernière loi sur le « délit d’entrave numérique ». Le gouvernement a créé les conditions d’un effondrement de la liberté d’expression. Il ne peut pas décider des sujets dont on a le droit de parler, et de ne pas parler. On a le droit d’être contre l’accès à l’IVG, et de le dire. S’ensuivrait une dérive qui interdirait de critiquer le fondamentalisme islamiste ou l’immigration. Et pourquoi pas de rétablir le délit de blasphème !

Mais l’avortement reste un problème de santé publique. Que proposez-vous pour en faire baisser le nombre et aider les femmes enceintes en détresse ?

Je crois qu’il faut évidemment demander au Planning familial de faire un effort tout particulier, pour offrir aux femmes qui le souhaiteraient un support et un soutien pour conserver leur enfant si elles le souhaitent. Il est vrai qu’aujourd’hui, beaucoup de femmes doivent renoncer à un enfant pour des raisons économiques. De plus, elles sont souvent seules quand cette nouvelle arrive. Les familles monoparentales ont subi de plein fouet la crise et les choix économiques. Il faut que la nation apporte un soutien à ces femmes qui souhaitent garder leur enfant. Mais j’ai aussi évolué sur un certain nombre de choses. J’étais favorable à l’adoption prénatale. Je vois bien aujourd’hui qu’elle sera utilisée aujourd’hui pour détourner l’interdiction de la GPA, et j’y suis désormais opposée. [...]"

Posté le 9 mars 2017 à 16h32 par Michel Janva | Lien permanent

Pour sauver les rhinocéros abattons les hommes

5760Un rhinocéros a été abattu au zoo de Thoiry par des braconniers pour récupérer sa corne...

Dans le même temps, des scientifiques réunis au Vatican s'inquiétaient de la disparition, selon eux, de 50% des espèces animales d'ici la fin du siècle. Parmi les créatures menacées figurent le tigre ou le rhinocéros. En cause : les riches pays occidentaux. La solution : le contrôle des naissances pour réduire la population mondiale à un milliard d'habitants maximum.

Posté le 9 mars 2017 à 09h54 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : l'objection de conscience des médecins menacée ?

Images-2Une Italienne s’est vu refuser un avortement volontaire par vingt-trois hôpitaux différents en Italie. En Italie pas moins de 70 % des médecins se réclament de l'objection de conscience. Ce fait divers est l’occasion, pour les médias pro-avortement, d'exiger la reconnaissance de cet acte comme un droit fondamental et de supprimer par conséquent toute objection de conscience.

Parmi les raisons invoquées par les hôpitaux, le manque de place pour pratiquer cet avortement dans le délai de douze semaines prévu par la loi, ou pas assez de médecins prêts à pratiquer ce genre d’intervention. 

C’est en ayant recours à un syndicat italien, le CGIL, que la femme a obtenu gain de cause, parvenant à imposer l’opération à un hôpital qui le lui avait refusé auparavant.

Posté le 9 mars 2017 à 09h21 par Michel Janva | Lien permanent

08 mars 2017

Racisme chromosomique

Julie Graziani,  porte-parole de l'Avant-Garde, qui se décrit comme le premier réseau collaboratif d’action politique, était interrogée sur Arte, et s'étend sur le cas de Mélanie, jeune femme atteinte de trisomie 21, qui a gagné le pari de présenter la météo à la télévision. Elle rappelle opportunément que 96% des personnes atteintes de trisomie 21 sont éliminées avant la naissance, et fait une comparaison hasardeuse, que pour ma part j'ai trouvée très pertinente :

Posté le 8 mars 2017 à 10h01 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le député LR Têtard appelle François Fillon à soutenir l'initiative pro-avortement "She Decides"

Jean-Marie Tétart est député LR dans la 9e circonscription des Yvelines. Soutien de Jean-François Copé pour la primaire des Républicains, il publie une déclaration le 3 mars 2017, exigeant que François Fillon renonce à l'élection présidentielle...

Le 8 mars, en la journée de la femme, il appelle à soutenir l'opération pro-avortement She Decides (contre laquelle nous avons lancé une pétition) :

16996180_1110282115761965_424104389546413683_n"Trump a réactivé le bâillon mondial comme l’avait fait Bush avant lui. Ce bâillon permet de priver de financement toute organisation internationale ou nationale qui militerait pour l’avortement assisté ou accompagnerait les femmes dans ces démarches. [...]

Puisque l’Amérique de Trump ne veut pas de tout cela, alors la campagne shedecides va réunir gouvernements, organismes internationaux, acteurs privés, société civile pour sauter le bâillon Trump en levant des fonds qui se substitueront aux fonds américains. Alors à l’initiative des gouvernements belge, danois, suédois, norvégien, une conférence magnifiquement organisée dans des délais très courts s’est tenue à Bruxelles le 2 mars.

Ayant signé la pétition des parlementaires européens dénonçant ce bâillon, j’ai tenu à y participer.

[...] La France n’était pas représentée par le secrétaire d’Etat à la coopération mais par Laurence Rossignol qui a annoncé 27 millions € en 2017 pour la santé sexuelle et reproductive dans les pays en développement, ce qui ne représente aucun effort nouveau! Cela est à l’image du quinquennat qui s’achève, une Apd en régression et un intérêt secondaire pour l’aide au développement.

Mais cette question doit aussi être au cœur de la campagne présidentielle en France dans laquelle l’égalité Homme Femme est loin d’être acquise, dans laquelle les droits fondamentaux des femmes sont quelquefois remis en cause. Il est important d’entendre les propositions qui sont celles du programme de François Fillon."

François Fillon cèdera-t-il à cet opportuniste ?

Posté le 8 mars 2017 à 07h23 par Michel Janva | Lien permanent

06 mars 2017

Les vérités qui dérangent sur un plateau TV : 96% des enfants trisomiques sont avortés

Posté le 6 mars 2017 à 13h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

03 mars 2017

Comment le Nord décide de tuer les enfants du Sud

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Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Il y a là quelques ministres (de la culture de mort), quelques représentants d’ONG (avortueuses) et l’assassin en chef, le directeur général de la Fédération internationale du planning familial.

Ils sont très fiers d’eux parce qu’ils viennent de réunir 181 millions d’euros pour contrer le décret de Donald Trump interdisant le financement américain d’organisations internationales qui pratiquent l’avortement.

C’est l’initiative « She decides » lancée par Lilianne Ploumen, ministre néerlandais du Commerce international, de la Coopération pour le Développement, pour défendre au niveau mondial les « droits sexuels et reproductifs ».

« C’est le plus beau jour de ma vie », a déclaré la Danoise Ulla Tørnæs, ministre la Coopération pour le développement (la 2e à gauche sur la photo), ce 2 mars, à l’ouverture de la conférence, organisée par le gouvernement belge à Bruxelles et à laquelle ont participé « les représentants de 50 pays et d’une multitude d’organisations et ONG », selon Euractiv qui publie un article aussi bavard et creux qu’enthousiaste. Toutefois ils ne sont qu’une petite vingtaine sur la photo…

La Finlande et la Suède ont promis 20 millions d’euros pour tuer les enfants dans le tiers monde, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et la Norvège en ont promis 10. La représentante de la Commission européenne était très frustrée de ne pouvoir rien donner que ses encouragements, l’avortement n’étant pas de sa compétence. Je ne sais pas comment on arrive à 181, mais on peut constater à quel point est caricatural ce financement de pays tous du nord de l’Europe pour tuer des enfants de l’hémisphère sud. C’était tellement visible que le directeur général de la Fédération internationale du planning familial a cru bon de préciser, sous les applaudissements des participants : « Ce n’est pas une initiative du Nord [pour le Sud]. Quand il s’agit de l’avenir des jeunes, il n’y a ni Nord ni Sud »…

Car bien sûr on parle de l’avenir des enfants, de l’égalité des chances, du droit à la « reproduction », selon le principe orwellien qui est au cœur de ce genre d’initiative (la guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force).

Euobserver croit pouvoir préciser qu’on aboutit à 181 millions en ajoutant les… 50 millions d’un « donateur américain anonyme », le concours du Canada, et de la… Fondation Bill et Melinda Gates.

Euobserver précise également que la France et le Royaume Uni ont assisté à la conférence mais n’ont rien promis, et que « de nombreux grands pays, comme l’Allemagne, n’avaient pas envoyé de représentant »."

Posté le 3 mars 2017 à 15h42 par Michel Janva | Lien permanent

Non au financement de la culture de mort par les contribuables français!

Posté le 3 mars 2017 à 12h47 par Michel Janva | Lien permanent

L'Académie des sciences du Vatican se désolidarise des théories sur le contrôle de population

L'Académie pontificale pour la Science réfute les théories de contrôle de population à la fin d'une conférence sur l'extinction biologique comportant des promoteurs du contrôle de la population. Monseigneur Marcelo Sanchez Sorondo, porte-parole de l'Académie pontificale des sciences, a déclaré :

"Ce n'est pas la population qui produit du dioxyde de carbone. C'est l'activité humaine qui consomme de l'énergie et contamine l'environnement ".

Capture d’écran 2017-03-03 à 08.41.55Après le colloque de trois jours soulignant que la croissance démographique est un défi pour préserver la biodiversité, Mgr Sanchez Sorondo a insisté sur le fait que ce qui était «crucial» pour lutter contre le changement climatique et la perte de biodiversité qui en résultait, c'est un changement de modes de consommation et une répartition plus équitable des richesses et non un contrôle de la population.

Il faut souligner que l'invitation par le Vatican des promoteurs du contrôle de la population (notamment par l'avortement) et des théoriciens de la bombe humaine avait provoqué de nombreuses critiques. Notamment Ehrlich (photo), qui plaide pour un contrôle coercitif de la population par l'avortement et la stérilisation, l'avortement sélectif des filles. Ce bonimenteur a faussement prédit des famines et des guerres en raison de la pénurie de ressources provoquée par la surpopulation dans son livre de 1969 The Population Bomb.

Robert Royal, président de l'Institut Faith & Reason et membre du conseil d'administration de C-Fam, a déploré que les spécialistes pro-vie n'étaient pas présent à ce colloque :

"Ce qui manquait à la conférence était l'accent mis sur l'ingéniosité humaine".

Posté le 3 mars 2017 à 08h44 par Michel Janva | Lien permanent

01 mars 2017

Chute des avortements en Russie

En 1920, l’Union soviétique fut le premier pays à autoriser l’avortement. En 1936, il est banni par le régime stalinien et de nouveau autorisée en 1955. A cette époque, les préservatifs et la pilule « trouvent réellement leur place » et les « programmes de sensibilisation se multiplient ».

En 1993, le nombre d’avortements en Russie est l’un des plus élevé du monde : 235 avortements pour 100 naissances vivantes. Divisé par 5 entre 1993 et 2015, les statistiques officielles l’établissent désormais à 44 avortements pour 100 naissances vivantes, et les autorités estiment que c’est « un problème croissant ».

Unknown-23En 2016, si le projet de loi visant à retirer les avortements de la liste des soins remboursés par la sécurité sociale a été abandonné, une nouvelle loi contraint les hôpitaux à l’obtention d’un nouveau certificat pour effectuer des avortements. Par ailleurs, une pétition demandant l’interdiction de l’avortement a recueilli plus de 400 000 signatures. Avec l’accord du ministère russe de la santé, des consultants financés par la Fondation St Basile-le-grand exercent dans les hôpitaux pour permettre aux femmes de réfléchir à leurs projets d’avortements. En trois ans, « le nombre de consultants et de "centres de prévention" a triplé. Et plus de 39.500 femmes désirant avorter ont changé d'avis après un passage dans ces consultations ». Si le démographe Anatoli Vicnevski attribue plutôt les évolutions à « une baisse globale de la natalité russe », la ministre de la Santé, Veronika Skvortsova (photo), se félicite de la chute de 13% des avortements en 2016.

Posté le 1 mars 2017 à 18h09 par Michel Janva | Lien permanent

Ils veulent financer l'avortement en Afrique plutôt que de l'aide alimentaire

Seuls les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et la Suède ont accepté de participer à la levée de fonds au profit des organisations internationales pro-avortement, pour compenser la fin des subsides des Etats-Unis.

Ces quatre gouvernements organisent une conférence « She Decides » à Bruxelles, alors que l’Union européenne, qui sera représentée, n’a aucune compétence en la matière.

Unknown-22Dans une vidéo (en anglais) intitulée « La dictature du donneur riche », Obianuju Ekeocha, présidente de Culture de la vie Africaine, s’insurge contre cette initiative :

"De nombreux pays occidentaux, dont le Canada et les Pays-Bas, ont décidé de se rassembler pour lever des fonds. Ces fonds ne sont pas destinés à une aide alimentaire en Afrique. Ces fonds ne sont pas destinés à l’eau en Afrique. Ces fonds ne sont pas destinés aux Africains pour qu’ils en fassent ce qu’ils veulent. Non. Ils se rassemblent pour lever des millions de dollars pour ce qu’ils appellent l’avortement sans risque. Ce qui est en fait le plus décourageant, c'est que ces pays occidentaux n'ont même pas songé à demander aux Africains ce qu'ils veulent !

Ce que nous demandons, c’est votre aide pour les accouchements sans risque des bébés africains !"

Posté le 1 mars 2017 à 18h04 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2017

L'armée guatémaltèque bloque les militants pro-morts

Jeudi, l'armée guatémaltèque a arrêté le navire de l'association néerlandaise pro-avortement Women on Waves. L'armée a placé le bateau ainsi que certains membres d'équipage en détention. Le navire venait de jeter l'ancre dans un port privé de Puerto San José, situé à 120 km au sud de la capitale.

Posté le 24 février 2017 à 18h26 par Michel Janva | Lien permanent

Quelle place pour les enjeux bioéthiques dans le programme des principaux candidats ?

Barometre-présidentielle-maj23022017

Posté le 24 février 2017 à 09h58 par Michel Janva | Lien permanent

Délai d'entrave à l'avortement : saisine du Conseil Constitutionnel

Le texte de la saisine des parlementaires est accessible ici. On y lit notamment :

Images-3"[...] Nous sommes donc bien en présence d’un texte qui restreint de manière importante la liberté d’expression et d’opinion.

Une telle restriction ne peut exister légalement que si elle est strictement nécessaire, justifiée par des motifs pertinents et suffisants, et dont la mesure doit être proportionnée au but qu’elle poursuit.

Le but poursuivi ici, selon les auteurs de la proposition de loi, serait de protéger la liberté des femmes qui souhaitent avoir recours comme la loi le leur permet, à une IVG, comme si ce droit qui leur a été accordé par la loi du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de la grossesse, était menacé aujourd’hui dans notre pays.

Qui peut dire que c’est le cas quand on sait que les chiffres du nombre d’avortements pratiqués en France restent stables depuis des décennies et se situent autour de 210 000 à 220 000 avortements ?

En outre,le débat sur l’avortement concerne une question de société et doit donc être particulièrement ouvert et il est, pour le moins, paradoxal de réduire les possibilités d’information des femmes alors que la moindre intervention médicale impose au médecin d’informer le patient de tous les risques possibles. L’exhaustivité en la matière doit naturellement être le but recherché.

Enfin, comme l’explique le Professeur Bertrand Mathieu, dans une tribune : « si l’entrave ne résulte plus d’un empêchement matériel mais d’une prise de position ou d’un conseil, la liberté d’expression, notamment sur internet sera menacée par l’avancée insidieuse d’une pensée officielle qui deviendra rapidement totalitaire en ce qu’elle se glisse dans les réseaux pour éduquer ou redresser les consciences. »

Il résulte de tout ce qui précède que les dispositions contestées portent bien atteinte à l’exercice de la liberté d’opinion, d’expression et de communication qui n’est pas nécessaire, adaptée et proportionnée. [...]"

Posté le 24 février 2017 à 07h11 par Michel Janva | Lien permanent

23 février 2017

Les avorteurs se font rares

En Italie :

"La décision d'un hôpital romain de recruter deux obstétriciens pour réaliser des interruptions volontaires de grossesse (IVG) a ravivé une polémique en Italie sur la possibilité de faire jouer la clause de conscience pour ce type d'opérations. 70% des médecins refusent cette pratique en faisant jouer leur clause de conscience, l'Italie étant un pays à forte tradition catholique.

Les deux praticiens, qui doivent prendre leurs fonctions dans les prochains jours à l'hôpital public San Camillo de Rome, ont été recrutés à la suite d'un appel à candidatures. Ce dernier prévoit notamment qu'il puissent répondre aux besoins de l'établissement en matière d'IVG, conformément à une loi communément appelée en Italie "la loi 194".

Ce critère de sélection excluait de fait tout candidat objecteur de conscience, a réagi la conférence des évêques italiens (CEI) en rappelant qu'un article de la loi autorise aussi les médecins à refuser de pratiquer des avortements pour des raisons religieuses ou personnelles. Le gouvernement s'est joint aux critiques par la voix de la ministre de la Santé, Beatrice Lorenzin, qui a souligné que la loi "ne prévoyait pas ce type de sélection".

Le cas du Latium est observé avec intérêt par plusieurs régions italiennes où les gynécologues-obstétriciens non objecteurs de conscience font cruellement défaut, notamment dans le sud du pays très conservateur. Dans le Molise par exemple, ils sont plus de 90% à refuser de pratiquer les avortements."

Ce cas de discrimination à l'embauche est intéressant et mériterait d'être poursuivi en justice.

Posté le 23 février 2017 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent

Les avorteurs au Guatemala

Le "navire pour l'avortement" d'une ONG néerlandaise doit arriver jeudi au Guatemala pour proposer l'avortement gratuit, en contradiction de la législation locale.

L'avortement est uniquement autorisé au Guatemala si la vie de la mère est en danger.

Basée à Amsterdam, l'organisation a été fondée en 1999. "Women on waves" a déjà entrepris des actions similaires au large du Maroc, de l'Irlande, de la Pologne, du Portugal et de l'Espagne.

Posté le 23 février 2017 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

22 février 2017

Délit d’entrave : il y a plein de sites à faire fermer

Infocatho les a recensés : sous une apparence très sérieuse, voire scientifique, ces sites donnent des informations qui peuvent dissuader une femme à avorter. Vite Laurence Rossignol, faites fermer ces sites :

  • Biomedcentral
  • BMJ open
  • Degruyter
  • Elsevier
  • Koreascience
  • Medical sciences monitor
  • Nature
  • Oxford Academic
  • PLoS Med
  • Reproduction
  • Royal College of Psychiatrists
  • Springer
  • Wiley Online Library

Ces sites indiquent en effet que :

  • La vie d’une personne commence à la fécondation
  • L’avortement augmente des risques de cancer
  • L’avortement favorise la prématurité
  • L’avortement augmente les risques d’autisme chez les enfants suivants
  • L’avortement provoque des troubles psychologiques

Posté le 22 février 2017 à 09h32 par Michel Janva | Lien permanent

Le combat pour la vie est également cohérent avec le rejet de l’idéologie mondialiste

Barbara Mazières a été interrogée par Nouvelles de France. Extrait :

"Selon moi, le combat pour la vie est également cohérent avec mon rejet de l’idéologie mondialiste, qui a érigé le marché en véritable dieu. Ce dieu est un dieu jaloux qui veut qu’aucun secteur ne lui échappe. La vie n’est plus qu’une marchandise : Les semences, jadis patrimoine commun de l’humanité, deviennent objet de normalisation, de brevet et de vente. L’enfant devient une marchandise avec la GPA. La personne âgée, jugée économiquement inutile, doit être éliminée avec l’euthanasie. Nous créons l’enfer sur la terre. Il est urgent de réagir.

Posté le 22 février 2017 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent

21 février 2017

IVG.net dénonce les 8 mensonges de Laurence Rossignol

Sur leur site :

Capture d’écran 2017-02-21 à 19.33.40"Pour monter combien la désinformation est en fait du coté du gouvernement, nous avons relevés Les 8 mensonges sur l'IVG dans le site « officiel »  www.ivg.gouv.fr :

1/ Il n'y a pas de conséquences psychologiques après une IVG. 

Réponse du gynécologue Philippe Faucher sur le site du gouvernemet : « La majorité des études scientifiques sérieuses qui ont été publiées sur le sujet montrent qu’il n’y a pas de séquelle à long terme psychologique de l’avortement. Il n’y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement. » 

Faux !  Des centaines de d’études scientifiques qui ont été publiées dans les revues internationales depuis plus de 30 ans attestent l'existence de ces souffrances à court et long terme. Le Professeur René Ecochard du CHU de Lyon vient de compiler une partie de ces études dont la méta-analyse réalisée par Priscilla K. Coleman publiée en 2011 dans le British Journal of Psychiatry  qui de son coté fait une synthèse  portant sur 22 études, 36 critères et 877.181 femmes (dont 163.831 ayant fait une IVG). Des études controversées existent certes bien dans un sens ou un autre mais ne peuvent pas changer serieusement  le large consesus sur cette question.

2/ Nos témoignages seraient « trompeurs », « faux » « culpabilisants », etc... 

Faux :   Notre site dispose de plus de 1.000 témoignages authentiques de souffrance. Notre page facebook (ivg, vous hesitez ?) regorge de posts anonymes ou signés. Cela est attesté par 48.000 likes alors que la page facebook du site prônée par le gouvernement « IVG : J'ai avorté et je vais bien ! merci » n’accueille que 73 membres … !

3/ Une IVG ne peut pas rendre stérile : 

Une sage-femme (Mme Aunis ) répond péremptoirement: "Que ce soit par la méthode médicamenteuse ou chirurgicale, il n’y a pas de risque de stérilité . Bien au contraire, la fertilité revient assez rapidement. Il faudra donc anticiper pour que vous ayez un moyen de contraception dès le jour de l’intervention. »

Faux:  Les études internationales montrent par exemple que les femmes ayant des antécédents d'un avortement sont face à un risque 2,3 fois plus élevé d'avoir un cancer du col utérin, par rapport aux femmes sans antécédents d’avortement. Les femmes avec deux IVG et plus sont confrontés à un risque relatif de 4,92 (M-G, Le, et al., “Oral Contraceptive Use and Breast or Cervical Cancer: Preliminary Results of a French Case- Control Study, Hormones and Sexual Factors in Human Cancer Etiology, ed. JP Wolff, et al., Excerpta Medica: New York (1984) pp.139-147; F. Parazzini, et al., “Reproductive Factors and the Risk of Invasive and Intraepithelial Cervical Neoplasia,” British Journal of Cancer, 59:805-809 (1989); H.L. Stewart, et al., “Epidemiology of Cancers of the Uterine Cervix and Corpus, Breast and Ovary in Israel and New York City,” Journal of the National Cancer Institute 37(1):1-96; I. Fujimoto, et al., “Epidemiologic Study of Carcinoma in Situ of the Cervix,” Journal of Reproductive Medicine 30(7):535 (July 1985); N. Weiss, “Events of Reproductive Life and the Incidence of Epithelial Ovarian Cancer,” Am. J. of Epidemiology, 117(2):128-139 (1983); V. Beral, et al., “Does Pregnancy Protect Against Ovarian Cancer,” The Lancet, May 20, 1978, pp. 1083-1087; C. LaVecchia, et al., “Reproductive Factors and the Risk of Hepatocellular Carcinoma in Women,” International Journal of Cancer, 52:351, 1992.)

Autre exemple : L’Endométrite est un risque post-avortement surtout pour les adolescentes, qui sont 2,5 fois plus susceptibles d'avoir une endométrite après une IVG que les femmes de 20-29 ans (Burkman, et al., “Morbidity Risk Among Young Adolescents Undergoing Elective Abortion” Contraception, 30:99-105 (1984); “Post-Abortal Endometritis and Isolation of Chlamydia Trachomatis,” Obstetrics and Gynecology 68(5):668- 690, (1986)

Quelques études controversées existent bien dans le sens du deni mais ne peuvent pas changer sérieusement un large consensus sur cette question.

4/ « L’IVG, c’est votre droit » dit le site du gouvernement ! 

Incomplet donc trompeur : L’ivg n’est pas seulement un « droit» mais c’est aussi "l’obligation" pour les médecins et bien sûr pour le Gouvernement de respecter la loi en informant la femme "des risques et des effets secondaires potentiels de l'IVG" (art L 2212-3 du code de la Santé

5/ L’ivg médicamenteuse évacue un "oeuf" :  

Le site du gouv. affirme « Ce médicament interrompt la grossesse. Il bloque l’action de l’hormone nécessaire au maintien de la grossesse (la progestérone), favorise les contractions de l’utérus et l’ouverture du col utérin. À l’issue de cette première étape, il peut survenir des saignements plus ou moins importants. Exceptionnellement, l’oeuf peut déjà être évacué à ce stade. »

Faux !  Quand la femme fait une ivg, elle n’évacue pas un « Œuf » mais un « embryon » . Scientifiquement la phase embryonnaire débute au 25 eme jour qui suit la conception. Le site est volontairement et grossièrement trompeur ! 

6/ L’IVG chirurgicale consiste en une aspiration de l’œuf : 

Faux :  La femme enceinte n’évacue pas un « Œuf » mais au moins un « embryon » ou plus souvent encore un « fœtus » car scientifiquement la phase fœtale débute à la 8 eme semaine de grossesse ! Le site gouvernemental parle de « contenu de l’utérus » au lieu d’exprimer la réalité de l’acte. Quant aux conséquences, elles sont absentes comme « évacuées » en quelques lignes fallacieusement rassurantes. 

7/ Le site du gouvernement s'affiche "neutre"

Faux Le numéro vert anonyme et gratuit du gouvernement 0800 08 11 11 est tenu par des opératrices qui sont des militantes du Mouvement du Planning familial ou bien formées par le Planning. (cf; communiqué de presse du Planning Familial en date 28 septembre 2015). Elles encouragent de fait l’ivg par leurs conseils. Lorsque les délais sont dépassés, elles conseillent des cliniques à l’étranger (preuves disponibles). Les liens qui sont donnés sur le site du gouv ne sont pas neutres :

  • ivglesadresses.org (site du revho qui se définit comme féministe et à « la gauche de la gauche »)
  • planning-familial.org ( cf plus haut)
  • avortementancic.net (site créé par l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception)

8/ Les informations trouvées sur certains sites Internet sont erronées :

« Certains sites Internet que vous trouverez via/par les moteurs de recherche vous indiqueront qu’ils proposent une information neutre et médicale mais sont en réalité édités par des militants contre l’avortement. Il en va de même pour les forums où certains témoignages sont montés de toutes pièces par des opposants au droit à l’interruption volontaire de grossesse. Ils sont parfois difficiles à reconnaître mais méfiez-vous systématiquement des sites et numéros verts consacrant par exemple une grande part de leur contenu à la maternité et aux soi-disant complications et traumatismes liés à une IVG ». 

FAUX  Le 8eme des mensonges sur l'IVG ! On peut voir plus haut la véracité de tous nos témoignages. Le site du gouvernement est en réalité tenu par des militants pro-ivg. Il est ouvertement partisan et n’hésite pas à nous dénigrer et nous diffamer sans aucune autre argumentation que le persiflage, le sarcasme et le mensonge grossier."

Posté le 21 février 2017 à 19h34 par Michel Janva | Lien permanent

Liberté d'expression sur l'avortement : 120 parlementaires saisissent le conseil constitutionnel

ImagesSoixante députés et soixante sénateurs Les Républicains ont saisi ces 20 et 21 février le conseil constitutionnel au sujet de la loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'IVG à Internet.

La loi porte atteinte à la liberté d'opinion et d'expression. Ils estiment en outre qu'elle manque au devoir d'« accessibilité et d'intelligibilité de la loi » et à la légalité du droit pénal.

Posté le 21 février 2017 à 19h17 par Michel Janva | Lien permanent

Baisse des avortements en Hongrie

Lu dans Présent :

"En Hongrie, les avortements sont autorisés jusqu’à la 12e semaine de grossesse et même jusqu’à la 18e semaine si la mère est mineure et au-delà s’il y a risque de malformation du fœtus ou danger pour la vie de la femme enceinte. Et si, comme dans beaucoup de pays post-communistes, les avortements restent très nombreux (un avortement pour trois naissances), la politique de promotion de la vie et de soutien aux familles menée depuis 2010 par le gouvernement de Viktor Orban a permis non seulement d’inverser la tendance à la baisse des naissances mais aussi de réduire fortement, d’un quart, le nombre d’avortements.

Au début du mois de février, le gouvernement hongrois s’est à nouveau attiré les critiques de l’opposition libérale-libertaire en annonçant qu’il allait accorder une aide de 28 millions d’euros pour la création d’un nouveau service de maternité et de gynécologie à Budapest. Ce service sera géré en commun par deux hôpitaux : l’un qui appartient à la fondation calviniste Bethesda, et l’autre qui est géré par l’ordre hospitalier de Saint-Jean de Dieu, un ordre catholique. Mais cette aide vient en échange de la garantie donnée par les deux hôpitaux qu’il n’y sera pas pratiqué d’avortements."

Posté le 21 février 2017 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2017

Contraception : la France première droguée

La France est classée première sur 45 pays européens concernant l’accès à la contraception, selon l’Atlas de contraception, un projet développé par le Forum parlementaire européen sur la population et le développement (European Parliamentary Forum on Population & Development, EPF). La France, en tête, est suivie du Royaume Uni et de la Belgique.

Et ce n'est pas pour autant que la France connaît moins d'avortements. C'est même l'inverse : plus d'usage de la contraception, c'est plus d'avortements.

Posté le 20 février 2017 à 14h41 par Michel Janva | Lien permanent

Laurence Rossignol invitée des prêtres du Padreblog

Elle "avoue sa perplexité" sur les pressions que subissent les femmes pour avorter... Elle conteste aussi les conséquences psychologiques de l'avortement. Quant à la vie de l'enfant à naître...

Posté le 20 février 2017 à 08h25 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2017

Les Chrétiens Protestants et Evangéliques dénoncent la loi sur le délit d'entrave

Communiqué de ACPERVIE-SOS-MATERNITÉ (Association des Chrétiens Protestants et Évangéliques pour le Respect de la Vie) :

"Les Chrétiens Protestants et Evangéliques attirent une nouvelle fois l'attention de leurs concitoyens sur le danger de la loi dite d' "extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse".

Cette loi punit de prison "le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption volontaire de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse."

Les Chrétiens de nos églises ayant pour devoir d'aider leurs prochaines sont de ce fait amenés à leur proposer de l'aide pour mener à terme une grossesse rendue "impossible" par leur condition socio-économique. Dans l'esprit des promoteurs de cette loi, cette action sera forcément dissuasive. Quant aux informations données, ne serait-ce par un membre des professions de santé, elles seront a priori qualifiées de fausses si elles ne vont pas dans le sens d'un gouvernement idéologiquement orienté. Or, le site gouvernemental n'est pas exempt d'informations fausses, en particulier sur l'absence de syndrome post IVG.

Cette loi est parfaitement arbitraire, tout comme, il y a des siècles, d'autres lois qui envoyaient les gens aux galères. Sans s'engager dans une inquisition voire une persécution déclarée, la France rejoint ainsi le groupe de pays de liberté contrôlée, auxquels elle prétend encore donner des leçons."

Posté le 18 février 2017 à 12h48 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2017

Emile Duport remet les pro-avortements canadiens à leur place

Débat mené sur Radio Canada depuis la France devant 3 défenseurs du droit d'avorter en toute circonstance

Posté le 17 février 2017 à 18h50 par Michel Janva | Lien permanent

Traduction française d'une vidéo américaine sur la vente de foetus humains par le Planning familial

Vous reprendrez bien un peu d'informations constituant autant de délits d'entraves à l'avortement :

Posté le 17 février 2017 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent


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