23 mai 2016

Au FN, les pro-vie sont des extrémistes auxquels il ne faut plus parler

Dans un article publié par Politico (en anglais) et dont le sujet traite du poids de Marion Maréchal-Le Pen au sein du FN, Bertrand Dutheil de La Rochère, membre fondateur du RBM et proche conseiller de Marine Le Pen pour les question de république et de laïcité, explique comment ne pas chuter dans les sondages :

"Il y aura toujours un certain nombre d'extrémistes dans chaque parti politique et le Front National n'échappe pas à la règle. Certains veulent interdire l'avortement, d'autres haïssent Marine. Mais ces personnes représentent 2, 3 ou peut-être 5% des électeurs. S'adresser à eux entraînerait un effondrement du FN dans les sondages"

Merci à HV

Posté le 23 mai 2016 à 14h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (19)

L'attaque contre la famille et la vie fait partie d'une tentative révolutionnaire en vue de redessiner la société

Jeanne Smits a traduit la conférence donnée par Anca-Maria Cernea lors du “Rome Life Forum” les 6 et 7 mai. Anca-Maria Cernea est médecin catholique roumain, fille d'un opposant au communisme qui a passé 17 années de sa vie en prison, qui, en tant qu'observatrice officielle au synode en octobre dernier, a osé interpeller les pères synodaux en les rappelant à leur devoir de reconnaître que la défense de la famille est aujourd'hui une « bataille spirituelle ». Le marxisme et les ressorts de la Révolution marxiste-léniniste n'ont pas de secrets pour elle. Extraits :

Capture d’écran 2016-05-23 à 08.20.18"Lorsqu'on parle de l'assaut contre la famille en Occident, il y a un cliché très répandu selon lequel il a pour cause le consumérisme, l'hédonisme, l'individualisme, et des groupes d'intérêts animés par le désir impitoyable du profit matériel. C'est ce que nous entendons très souvent à l'Eglise. Cette approche ne vise que la chair et le sang et oublie les esprits mauvais. Le consumérisme et l'individualisme ne sont pas la cause, mais des facteurs favorables. Ils réduisent la résistance morale des personnes et des sociétés. Mais ils ne sont pas la cause. L'attaque contre la famille et la vie humaine fait partie d'une tentative révolutionnaire plus large en vue de redessiner la société humaine et la nature humaine. Sa motivation est spirituelle. C'est une forme de révolte contre Dieu, contre sa loi morale et contre l'ordre de sa Création. Historiquement, l'avortement a été dépénalisé pour la première fois par Lénine, en 1920. Aux États-Unis, cela n'a été fait que 53 ans plus tard, en 1973, par la manipulation bien connue de l'affaire Roe v. Wade. Le divorce sans faute a été mis en place pour la première fois par l'Union soviétique en 1918, peu après la prise du pouvoir par les bolcheviks. Aux États-Unis, il a fallu 51 ans de plus, avant qu'en 1969 le divorce sans faute ne soit adopté dans l'Etat de Californie. L’homosexualité a été dépénalisée pour la première fois en Union soviétique, en 1922. L'Illinois a été le premier État américain à dépénaliser l'homosexualité – en 1961. L’éducation sexuelle radicale pour les enfants d'âge scolaire a été introduite pour la première fois en Hongrie en 1919, par la révolution bolchevique de Bela Kuhn, avec l’objectif évident de saper la famille traditionnelle et la morale par la destruction de l'innocence des enfants. Aux États-Unis il a fallu attendre les années 1960 pour que l’éducation sexuelle perverse, sous l’influence de la « recherche » frauduleuse d’Alfred Kinsey qui elle-même a reçu une très large publicité grâce au financement de la Fondation Rockefeller, fasse son entrée dans les écoles. Alfred Kinsey était un entomologiste qui a fait semblant de prouver que l’homosexualité humaine était bien plus répandue dans la société qu’on ne voulait l’admettre officiellement (les fameux 10 %), et devait donc être considérée comme normale. Il est important de noter qu’Alfred Kinsey était un communiste, ami de Harry Hay. En 1950, Harry Hay a fondé la première association de défense des droits gay de l’histoire, appelée la Mattachine Society, aux Etats-Unis. Comme par hasard la quasi totalité de ses membres, à commencer par Hay lui-même, étaient aussi membres du Parti communiste américain – une officine gérée directement depuis Moscou.

Il ne s'agit pas d'un phénomène spontané. C'est une guerre menée par une idéologie gnostique–révolutionnaire contre la civilisation judéo-chrétienne. Elle a été planifiée, et mise en œuvre sur plus d'un siècle, menant à la situation que nous connaissons aujourd'hui. Tout cela dépasse de très loin l'égoïsme humain individuel, la concupiscence sexuelle ou la cupidité matérielle. Ce sont plutôt les Principautés et les Puissances, les Dominations du monde infernal, les esprits du mal. Et leurs instruments humains, parmi lesquels certains décident en toute connaissance de cause de servir Satan, tandis que d'autres jouent le rôle de compagnons de route utiles. Dans cette dernière catégorie, nous trouvons souvent des personnes animées de bonnes intentions, souvent des chrétiens… « car les enfants du siècle sont plus sages dans la conduite de leurs affaires, que ne le sont les enfants de lumière ».

Le livre de Richard Wurmbrand, Marx et Satan, est disponible en ligne en anglais et en bien d'autres langues. Wurmbrand était communiste au cours de son adolescence, mais il s'est converti au christianisme et il est devenu pasteur évangélique. Il a passé 14 ans dans des prisons communistes en Roumanie, et il était très connu pour son comportement héroïque. Mon père qui l’avait rencontré en prison, parlait de lui avec beaucoup d'admiration. Le livre du pasteur Wurmbrand est le résultat de ses recherches sur les textes et pratiques satanistes de Karl Marx. Il montre que dans ses poèmes, Marx exprime une haine profonde de Dieu et de la race humaine tout entière. Marx ne nie pas l'existence de Dieu, il est jaloux de Dieu ; il le hait et veut prendre sa place. Wurmbrand cite également des lettres adressées à Marx par son fils Edgar à qui il s'adresse avec les mots « mon cher démon », ainsi que des témoignages sur des cérémonies étranges que Marx avait l'habitude d'accomplir dans sa maison, toutes choses indiquant qu'il vouait certainement un culte au diable.

Voilà la clef qui permet de comprendre quelle est la véritable nature de l'idéologie marxiste. [...]

Il y a une continuité entre Marx et Engels, pour qui la famille bourgeoise était évidemment un obstacle à la révolution, et Lénine, qui a mis en œuvre la première révolution sexuelle de l'histoire humaine, en légalisant l'avortement et l'homosexualité, en encourageant la promiscuité sexuelle et en rendant le divorce plus facile que d'acheter un billet de train (et non, ce n'était pas en raison de l'« individualisme » ou du « consumérisme », c'était à cause de l'idéologie satanique marxiste léniniste). Il y a ensuite une continuité depuis Lénine jusqu'à l'école de Francfort initiée par Lénine lui-même, avec Georg Lukács et Willi Münzenberg, le chef du Komintern. Ce dernier est réputé avoir dit : « Nous allons pourrir l'Occident jusqu’à ce qu’il pue. » L'école de Francfort avait commencé à Francfort en Allemagne, mais plus tard elle devait métastaser jusqu'aux Etats-Unis. On la connaît aussi sous le nom d’« Ecole critique », de « Théorie critique », et elle nous mène directement depuis Lénine jusqu'aux « droits gays » et aux idéologies du « genre » contemporains, depuis Georg Lukács, Wilhelm Reich, Herbert Marcuse et bien d’autres jusqu’à… l'idéologie du genre de Judith Butler.

Les auteurs de l'école de Francfort concentrent leurs efforts sur la destruction de la culture occidentale — simplement en critiquant, en « démasquant », en discréditant, en déconstruisant chacun de ses éléments, mais sans proposer une quelconque utopie explicite pour la remplacer ; ils se contentent de répondre à l’appel de leur fondateur, Georg Lukács : « Qui nous sauvera de la civilisation occidentale ? » L'une des caractéristiques de cette école est l'utilisation de termes et des concepts propres à la psychologie, en combinant Marx et Freud, de manière à remettre en question les principes moraux de base et les institutions de la société occidentale, à commencer par la famille. [Lire la suite]"

Posté le 23 mai 2016 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2016

Le gouverneur de l'Alabama signe la loi contre l'avortement par démembrement

Jeudi, le gouverneur de l'Alabama Robert Bentley a signé une loi bannissant les avortements D&E (Dilatation et Extraction - avortements par démembrement du bébé) en second trimestre, faisant de l'Alabama le cinquième Etat à bannir cette macabre procédure

La directrice du Droit National à la Vie de la Législation d`État, Mary Spaulding Bach, J.D., explique:

"L'avortement par démembrement tue  un bébé en le déchirant membre par membre. Avant que le premier trimestre ne soit terminé, l'enfant à naître a un cœur qui bat, des ondes cérébrales, et chaque organe du corps est en place. Les avortements par démembrement sont faits après que le bébé a atteint ces étapes (de son développement)...

Quand les manuels d'avortement décrivent en termes froids et explicites les détails exacts du comment tuer un être humain en arrachant l'un après l'autre ses bras et ses jambes, les membres civilisés d`une société n'ont pas d'autre choix que de se lever et demander un changement."

Posté le 20 mai 2016 à 16h04 par Michel Janva | Lien permanent

Vote d'une loi interdisant l'avortement

Unknown-4Aux Etats-Unis, un projet de loi « rendant l’avortement illégal », présenté par le sénateur républicain Nathan Dahm, a été voté par le Sénat de l’Oklahoma jeudi par 33 voix contre 12. Il doit désormais être approuvé par le gouverneur de l’Etat.

Le projet prévoit que

« tout médecin qui réaliserait une interruption de grossesse se verrait interdire d’exercer sa profession dans l’Etat, à la seule exception des grossesses qui mettent la mère en danger de mort ».

Les médecins pratiquant l’avortement seraient punis de trois ans de prison.

Posté le 20 mai 2016 à 14h02 par Michel Janva | Lien permanent

14 mai 2016

Portugal : le Parlement autorise les mères porteuses dans certains cas

Lu ici :

"Le Parlement portugais a adopté ce vendredi à une courte majorité une loi autorisant la gestation pour autrui (GPA) limitée aux cas d'infertilité féminine liés notamment à l'absence ou au dysfonctionnement de l'utérus, et sans contrepartie financière pour la mère porteuse.

Posté le 14 mai 2016 à 10h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 mai 2016

Tout avortement est toujours évitable et la loi Veil doit être remise en cause

Dans L'Homme Nouveau, Thibaud Collin revient sur l'ouvrage Adieu mademoiselle d'Eugénie Bastié. Extrait :

9782204104890-56ebd064a5108"Son ouvrage est une critique en règle du « néo-féminisme » et, à ce titre, récuse la volonté de faire de l’avortement un « droit fondamental ». Pour dénoncer cette « fondamentalisation », elle a recours aux paroles par lesquelles Simone Veil exprimait l’esprit de la loi répondant à un « enjeu de santé publique » : « Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. » Et Eugénie Bastié de saluer cette « loi de concession au réel », cette « loi d’accompagnement et d’ajustement au regard du moindre mal qui l’oblige à s’en remettre à la sagesse des générations futures pour en conserver l’esprit ». Et de constater que, bien sûr, il n’en a rien été. Et pour cause ! Comment penser qu’un « compromis » soit possible sur un tel sujet ? La suppression d’une vie humaine innocente ne peut être tolérée comme un moindre mal. Soit c’est un mal intrinsèque, à proscrire absolument ; soit ce n’est pas un mal et alors cet acte peut devenir un droit, conséquence de la libre disposition que la femme aurait de son corps.

Eugénie Bastié a certes bien saisi que la loi Veil a été l’objet d’un compromis politique, mais elle semble oublier que, par définition, un tel compromis s’inscrit dans un moment historique déterminé. Tout l’art de Giscard, Chirac et Veil a consisté à faire accepter un tel texte, très dans l’air post-68, à un Parlement encore réticent. D’où les soi-disant verrous que posaient les conditions restreignant l’accès à cet acte encore fortement culpabilisé à l’époque. Le vote enfin effectué, et réitéré en 1979, le véritable esprit du texte a pu se déployer selon sa logique [...].

Lorsqu’Eugénie Bastié défend cette thèse du compromis alors qu’elle affirme que l’avortement est « toujours un échec et une tragédie », elle se bat pour la pérennisation de la loi Veil, telle qu’elle a été vue et donc votée en 1975 par ces députés opposés par « conviction » mais sachant cependant assumer leur « responsabilité » politique. « Il faut, écrit-elle, que nous arrivions à penser l’avortement comme un phénomène social, que nous déchaussions nos lunettes idéologiques, libérales ou conservatrices, pour en finir avec ce double aveuglement, pour enfin voir en face la réalité d’un acte violent, parfois inévitable mais jamais triomphant. » Ce geste rhétorique, digne de vieux politiciens habiles, de renvoyer dos à dos les deux camps ultras nous apparaît incongru sous la plume d’une jeune femme par ailleurs si clairvoyante et courageuse.

Il est évident qu’« aujourd’hui » le texte de la loi Veil pris au pied de la lettre représenterait une nette amélioration en comparaison de la situation actuelle et, à ce titre, devrait être défendu au Parlement. Mais de là à considérer que le réalisme politique ne peut nous conduire plus loin, il y a un abîme. Non, la loi Veil n’est pas sur la question de l’avortement l’horizon politique indépassable. Certes l’avortement a toujours existé et son interdiction légale ne signifierait pas la fin de la destruction d’enfants à naître. Certes, comme le montre le sociologue Luc Boltanski (dans La Condition fœtale) l’avortement dans de très nombreuses sociétés est à la fois interdit et toléré. Mais justement le politique n’est pas le sociologue. Il n’a pas à dire ce qui est mais ce qui doit être. Dire que l’avortement est « parfois inévitable », c’est comme dire que dans une société le vol est inévitable, le viol également etc. Comment le nier ?, les hommes ne sont pas tous parfaits. Et le dogme du péché originel peut offrir aux catholiques une lucidité sur la condition humaine déchue. Mais de là, que peut-on conclure ? Certainement pas que le viol et le vol doivent être dépénalisés. On objectera que la loi Veil n’a pas été faite pour tuer des enfants à naître, car ils l’étaient déjà avant cette date, mais pour éviter que leurs mères meurent aussi. D’où la thèse du moindre mal et l’ébranlement qu’elle engendre chez le généreux mais naïf militant « pro-vie », intimidé par la complexité du réel social enfin mise sous ses yeux.

Tout avortement est toujours évitable ; voilà ce d’où il faut repartir pour penser politiquement un tel problème. Aucune personne humaine ne doit jamais être vue comme ne pouvant éviter de poser un acte mauvais. Il existe bien sûr de nombreux conditionnements obscurcissant la conscience et disposant à ce type d’acte ; et ils doivent être pris en compte dans une évaluation morale et judiciaire de la responsabilité des personnes. Mais l’éventuelle non-imputabilité subjective ne peut jamais être le fondement d’une loi, par définition commune et objective, autorisant un tel acte, même sous conditions très restrictives. Car si tel est le cas, la loi toujours porteuse de normativité, même dans un système libéral permissif, continue d’exercer sa causalité sur les mentalités : l’avortement est rapidement vu et vécu comme légitime et donc comme banal. De plus, une telle loi est une négation du politique. [...]"

Au fond l'argument d'Eugénie Bastié (qui considère que ceux qui veulent remettre en cause la loi Veil sont des illuminés) rejoint celui, plus actuel, de ceux qui veulent légaliser la GPA (ou l'euthanasie) afin de l'encadrer, car la GPA (ou l'euthanasie) existe et qu'il faut bien prendre en compte le réel même si on y est défavorable...

Posté le 13 mai 2016 à 11h36 par Michel Janva | Lien permanent

Un jour viendra où la France, terrifiée par la triste réalité de l’avortement, abrogera la loi Veil

Voici une tribune de Fabien Bouglé et Valérie d'Aubigny, élus municipaux de Versailles, parue dans le journal municipal de Versailles du mois de mai :

66da6eea41"Anticipons l’abrogation de la loi Veil par des actions concrètes à Versailles !

Un jour viendra où la France, terrifiée par la triste réalité de l’avortement, abrogera la loi Veil : c’est le sens de l’Histoire !

Simone Veil dans son discours pour dépénaliser ce crime précisait sous les applaudissements « C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame ». Elle achevait son plaidoyer par cette formule prémonitoire, ferment de sa remise en cause : « les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu'elles différent de nous (…). Mais cette jeunesse est courageuse, capable d'enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême. »

Depuis 1975, et en particulier depuis l’élection de François Hollande, on assiste à une dérive totalitaire. D’abord exception qui permettait d’empêcher des poursuites pénales, l’avortement est devenu progressivement un prétendu droit avec la suppression de la condition de détresse ou du délai de réflexion et même une obligation avec la mise en place de quotas d’avortements imposés aux hôpitaux.

Or la vérité sur l’avortement éclate. En Pologne, la médiatisation de l’agonie d’enfants avortés vivants, aux Etats-Unis, un trafic d’organes prélevés sur les fœtus avortés, organisé par le Planning Familial, ont été un véritable électrochoc.

Non, l’avortement n’est pas un acte anodin ! Non, en conscience, ce n’est pas un « droit » ! C’est un acte de mort terrible qui fait des millions de victimes directes et indirectes : l’enfant, la mère, le père, leur famille et la société tout entière sont affectés. Osons le dire sans tabou !

Alors quelles actions en faveur de la vie sont ici et maintenant à notre portée ?

La municipalité est dans son rôle lorsqu’elle propose des alternatives à l’IVG, actions de santé publique. Elle dispose d’outils pour prévenir et guérir. Notre groupe propose à l’équipe municipale, au maire, à ses adjoints chargés de la famille et de la jeunesse, un programme municipal de prévention et d’assistance en coopération avec tous les Versaillais qui œuvrent dans ce sens.

A commencer par des ateliers de prévention destinés aux jeunes dans les maisons de quartiers sur la connaissance du corps et une sexualité responsable en harmonie avec l’Ecologie humaine.

Le centre d’action sociale de la mairie peut ouvrir un standard téléphonique dédié informant les mères en détresse sur les aides sociales adaptées.

La subvention autrefois attribuée à SVP Jeunes peut être en partie réaffectée à des associations qui interviennent auprès des femmes en difficultés financières ou morales. Le journal municipal de la mairie relayerait opportunément ces informations.

« Si tu veux la paix, défends la vie » (Paul VI). A nous de repousser la violence qui s’installe dans notre pays en étant actifs dans la promotion du respect de la vie humaine. Tout est lié."

Posté le 13 mai 2016 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

09 mai 2016

Que laisse derrière elle la politique étrangère d’Obama ? Le chaos et les LGBT

L'analyse de Wendy Wright pour CFam sur l'action du président Obama :

Obama-scowls"Alors que le mandat du président Obama touche à sa fin, sa politique étrangère reste indéchiffrable même pour les experts. Sa réticence dans les affaires étrangères – même dans les cas de génocides – est légendaire, à l’exception d’une affaire. Une stratégie coordonnée concernant une question fondamentale transparait dans tous les discours des officiels, dans des financements extraterritoriaux dissimulés, et même dans des épisodes où des diplomates se sont vus « coincer » dans les toilettes de l’ONU pour révéler une priorité de la politique étrangère d’Obama.

« Au niveau international, cette administration a remué ciel et terre pour promouvoir les droits des LGBT à l’échelle mondiale, mais est restée silencieuse alors des minorités chrétiennes à l’étranger souffrent de persécutions et de génocide au Moyen-Orient », a déclaré un ancien haut responsable du département d’État au Friday Fax.

En 2011, Hillary Clinton a déclaré que les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) étaient une priorité, et Obama a créé un « Fonds pour l’égalité mondiale » pour verser de l’argent aux militants LGBT qui se battent contre les restrictions telles que la mention du sexe biologique sur le passeport.

Cela eut pour effet de renforcer encore davantage la préférence politique déjà accordée aux groupes défendant le droit à l’avortement. Dès la première semaine qui a suivi son entrée en fonction, le président Obama redirigeait l’aide des États-Unis vers des groupes pro-avortement dans d’autres pays. Les deux problèmes vont de pair ; d’ailleurs on les appelle dans les cercles internationaux « la santé et les droits sexuels et reproductifs ».

Avant de devenir l’ambassadrice d’Obama à l’ONU, Samantha Power était principalement connue pour favoriser l’action internationale visant à mettre fin à des massacres. Mais à l’ONU, quand on lui parle de l’énergie qu’elle met pour exiger de l’ONU qu’elle accorde des bénéfices aux partenaires des employés homosexuels, Power affirme qu’elle « travaille aussi dur à faire passer ce vote que n’importe quel autre vote sur lesquels nous avons travaillé depuis que je suis l’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies ».

« Nous avons utilisé tous moyens à notre disposition. Et les ambassadeurs américains dans les capitales du monde entier se sont donnés à fond. Nous avons contacté ceux qui avaient une dette envers nous. Et même lorsque nous pensions avoir comblé notre retard et réussi à rassembler la majorité, nous ne relâchions pas nos efforts », a-t-elle récemment confié au groupe homosexuel Human Rights Campaign.

« Lorsque des pays ignoraient nos appels, nous les coincions dans la salle de l’Assemblée générale, au Conseil de sécurité, ou même dans les toilettes ».

Power décrit les États-Unis « prompts à répondre et ce de manière significative lorsque les gouvernements ont réprimé les droits des LGBTI », un contraste frappant avec l’inaction de l’administration Obama sur les viols, la persécution et le massacre des minorités religieuses au Moyen-Orient et en Afrique.[...]

Depuis 2009, le financement des États-Unis a été dirigé vers les groupes pro-avortement comme la Fédération International du Planning Familial et Marie Stopes International. Le FNUPA, qui collabore avec l’agence de la Chine qui applique sa politique d’avortements forcés, a reçu plus de 230 millions de dollars.

La veille de Noël en 2014, l’administration a publié de nouvelles règles exigeant des organismes de bienfaisance confessionnels souhaitant percevoir une aide fédérale, d’offrir des services d’avortements aux enfants réfugiés. Ils exigent aussi des organismes qu’ils forment leur personnel sur la question « LGBTQI » et sur l’identification des enfants « transgenres et intersexués »."

Posté le 9 mai 2016 à 14h49 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 mai 2016

Journée parlementaire pour la vie : Xavier Lemoine remercie Jacques Bompard

Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, salue l'initiative du député Jacques Bompard qui organise avec Le Salon Beige mardi 31 mai, une journée parlementaire sur le sujet :

« Le combat pour la vie, principe non négociable de la politique ».

Xavier Lemoine explique, dans cette interview réalisée par Charlotte d'Ornellas, comment la législation actuelle ne donne plus de moyens juridiques de proposer de solutions alternatives à l'avortement. Mais il milite aussi sur la nécessité de remettre la question de l'avortement au centre de la vie politique française.

 

Posté le 8 mai 2016 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

05 mai 2016

L’Italie est en train de se suicider démographiquement

Virginia Coda Nunziante, présidente de la Marche pour la Vie Italie, répond à Anne Isabeth pour Présent, sur la Marchedu 8 mai. Extrait :

 

"Nous partirons à 9 heures de la Piazza Boca della Verità pour arriver place Saint-Pierre, à midi, pour le Regina Caeli. Nous avons beaucoup travaillé, cette année, pour mobiliser les paroisses romaines et autour de Rome. Nous devrions donc être aussi nombreux que l’an dernier, où les journaux ont annoncé 40 000 participants.

En ce qui concerne le thème, nous insisterons particulièrement sur l’euthanasie, car le projet de loi est à l’étude au parlement. Nous reviendrons aussi sur le fait qu’il est impensable qu’une nation comme l’Italie, où le taux de natalité est si bas – 1,3 enfant par femme – encourage tant l’avortement. Le gouvernement dépense entre 200 et 300 millions d’euros pour financer des mesures pro-avortement, la GPA, etc. et ne donne pas un centime aux familles qui souhaitent avoir des enfants. Nous demandons que cet argent soit donné en soutien aux familles. L’Italie est en train de se suicider démographiquement, c’est dramatique.

Des témoignages seront livrés tout au long de la Marche. Et nous donnerons également un prix pour récompenser les trois meilleures vidéos qui auront été réalisées sur le thème de la Vie.

Avez-vous organisé des événements autour de la Marche ?

Il va y avoir trois événements importants : deux congrès, l’un international, l’autre national, sur le thème de la vie. Enfin, le 6 et le 7 mai, se tiendra une grande journée des familles, organisée par le Mouvement du Verbe incarné, près de Rome. Le but est d’approfondir le sujet de la défense pour la vie, de la conception à la mort naturelle.

Une grande veillée de prière aura lieu dans une basilique romaine, la basilique Santa Maria Sopra Minerva, le samedi soir. Elle débutera à 20 heures, en présence du cardinal Burke. [...]

Quelle est la différence entre la marche pour la vie française et la vôtre ?

Nous sommes plus sur la ligne de la Marche pour la vie américaine. C’est-à-dire que nous laissons une liberté totale aux participants d’apporter les drapeaux et les pancartes qu’ils souhaitent, à l’exception de pancartes de partis politiques. Tout est bon pour défendre la vie ! C’est aussi une marche pour la vie internationale : nous avons presque une trentaine de pays inscrits pour cette année. [...]"

Posté le 5 mai 2016 à 12h12 par Michel Janva | Lien permanent

Sophie Montel place le droit à l'IVG sur le même plan que le droit de vote des femmes

Contrairement à ce qu'a déclaré Nicolas Bay hier, Sophie Montel ne semble pas inscrire ses propos comme une opinion personnelle mais bien comme le reflet du programme de Marine le Pen. Extrait de son interview accordée à Causeur :

"(...) Le 1er mai, j’ai donc prononcé un discours sur le thème des droits et libertés de la femme pour rappeler certaines vérités et expliquer la position du FN sur la contraception et sur l’IVG, position qui n’est autre que celle qu’a répétée Marine Le Pen sur tous les plateaux télévisés. Il n’y a rien de neuf sous le soleil : pour le FN, il n’est pas question de revenir sur la pilule telle que la propose la loi Neuwirth de 1967, ni bien évidemment sur la loi Veil. Cela ne signifie pas pour autant que nous voulons promouvoir l’avortement. Simplement, le droit à l’IVG et à la pilule sont des acquis que les femmes ont obtenus au même titre que le droit de vote. J’ai aussi parlé de la femme qui est réduite à moins que rien par l’islamisme.

Si je comprends bien, tout en défendant le droit à l’IVG, vous critiquez ce que Marine et Marion Le Pen appellent « l’avortement de confort »…

Je n’ai jamais entendu Marine et Marion Le Pen parler d’« avortement de confort »[Voir ici en mars 2012,NDPC], si ce n’est pour faire référence à un article de presse. Sincèrement, je ne sais pas ce qu’est un « avortement de confort ». Avorter est un acte grave, mûrement réfléchi, qui se fait de manière assez encadrée avec un délai de réflexion, en deçà d’un certain temps de grossesse, etc. Je ne pense pas que beaucoup de femmes se fassent avorter la fleur au fusil !

Souhaiteriez-vous néanmoins dérembourser le troisième ou le quatrième avortement successif pour ne pas banaliser l’IVG ?

Il doit s’agir de cas marginaux, car je ne vois pas comment l’organisme d’une femme pourrait réagir en subissant trois ou quatre avortements à la suite. Si de telles pratiques ont lieu, il revient au corps médical de prendre en charge les femmes concernées. Il faudrait les inciter à prendre un moyen de contraception régulier (pilule, stérilet) pour éviter d’en arriver à de telles extrémités.

 

C’est notamment la mission du planning familial, que Marion Le Pen a récemment pris pour cible. Approuvez-vous ses critiques ?

Pendant les élections régionales, Marion Le Pen a attaqué les associations militantes qui étaient derrière le planning familial. Mais Marine Le Pen a alors précisé que nous ne demandions pas la suppression des subventions au planning familial. Nous sommes au XXIe siècle, ce n’est pas chez nous que vous entendrez une remise en cause du droit à l’avortement et à la contraception ! (...)"

Posté le 5 mai 2016 à 09h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

04 mai 2016

Nicolas Bay : « Sophie Montel a exprimé son opinion personnelle »

Interrogé par Boulevard Voltaire, Nicolas Bay, secrétaire général du FN, relativise la déclaration de Sophie Montel :

Posté le 4 mai 2016 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent

Loi Veil et immigration : le suicide français

Me Frédéric Pichon fait le lien :

"[...] Il serait vain de blâmer ces populations fuyant la misère et la guerre, si les Français et les Européens ne sont pas animés par un profond respect pour la vie humaine et une politique familiale vigoureuse et ne renoncent pas à un consumérisme hédoniste et individualiste.

En d’autres termes, un patriote sincère ne peut être cohérent s’il ne défend pas vigoureusement la vie qui repose sur l’union d’un homme et d’une femme en même temps qu’il défend les remparts de sa cité.

« Honore les dieux, aime ta femme et défends ta patrie » : tels étaient les mots d’Hector de Troie défendant les murs de la cité contre les envahisseurs qui y étaient entrés par ruse.

La famille est, en période de crise, le principal lieu de résistance aux totalitarismes mondialiste et niveleur, parce qu’elle transmet naturellement un héritage, une éducation, une langue… Elle est le premier lieu vital dans lequel les personnes s’enracinent et le premier rempart de notre identité et de nos libertés.

Soit la France et l’Europe renouent avec leur identité profonde par une politique familiale énergique et la réhabilitation d’une figure virile de l’homme et elles sortiront du chaos.

Soit, gavée de subventions au Planning familial, à la Gay Pride et idôlatrant Conchita Wurst comme icône de l’homme nouveau, elle sera mûre pour une dhimmitude définitive et irréversible.

Vieille Europe, tu as le choix entre la mort et la vie. Il est temps de choisir…"

Posté le 4 mai 2016 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent

"On gagnerait à avoir comme objectif une baisse du nombre d'avortements"

Sur Facebook, Pascal Gannat répond à Sophie Montel :

""On gagnerait à avoir comme objectif une baisse du nombre d'avortements", selon Eugénie BASTIE, très jeune auteur de deux livres destinés à devenir un classique de droite, ''Adieu Mademoiselle''.

Sophie MONTEL, membre du Bureau Politique du FN, député européen et présidente du Groupe FN de Bourgogne-Franche Comté, avait exprimé l'idée qu'il faudrait inscrire dans la Constitution, ''sanctuariser'' a ce sens en droit, l'avortement et la contraception, conçus comme des droits de la personne humaine.

J'avais déposé 3 Tweets sur mon compte TWITTER que j'ai retirés très rapidement, constatant qu'ils étaient utilisés par certains contre le FN et non pour le débat des idées, légitime sur ces sujets difficiles et complexes.

J'étais de plus absent à Paris, ce 1 er mai pour la première fois depuis très longtemps, du fait d'un événement familial grave.

La pression retombée, et le calme (presque) revenu, je mets en ligne cet extrait d'émission, qui donne la parole à une jeune journaliste de droite, Eugénie BASTIE, que les médias de gauche appellent déjà le ''ZEMMOUR féminin''.

Elle répond indirectement pour moi à Sophie MONTEL, refusant d'ailleurs courageusement de contredire Marine LE PEN qui à de nombreuses reprises, a dit et redit qu'il faut aider les femmes à pouvoir faire un vrai choix, en les aidant matériellement et financièrement, si ellen gardent leur enfant, et ceci par une vraie politique familiale sur la durée.

Il vaut mieux en effet aider des femmes françaises à avoir des enfants qu'importer de la natalité immigrée, migrante ou réfugiée, selon les mots divers utilisés pour désigner ce qui conduit à des problèmes insolubles socialement, et culturellement. Et sur le plan de la sécurité des Français. Sans respect et soutien de la société pour la vie, avec une priorité pour son principe, ce sont les fondamentaux de la civilisation européenne qui sont abattus et réduits à néant : je préfère ANTIGONE à CREON.

Ceci est un élément de réflexion que je livre à tous, et non pas seulement à Sophie MONTEL que j'embrasse ici confraternellement, puisque nous sommes confrères au Bureau Politique du FN."


Marie-Anne Soubré à Eugénie Bastié: "Contester... par rmc

Ajoutons que sur Twitter, Eugénie Bastié a été qualifiée de militante d'extrême-droite par la bande à Philippot... :

Posté le 4 mai 2016 à 15h58 par Michel Janva | Lien permanent

03 mai 2016

Avortement, Eugénisme, Euthanasie : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

Après La Manif pour Tous au sujet de la GPA, c'est la fédération Un de Nous qui détourne la campagne de la SPA pour dénoncer la culture de mort en France :

Alors que la SPA vient de lancer une campagne (La torture… c’est légal ?) sur la souffrance animale dénonçant des situations de cruauté existant dans des abattoirs, des laboratoires de recherche ou encore les corridas, la fédération UN DE NOUS entend faire porter le questionnement sur des situations de cruauté imposée à des êtres humains. UN DE NOUS attire l’attention sur 3 scandales : l’eugénisme des bébés porteurs de trisomie 21, l’euthanasie de grands handicapés, et le sort des enfants nés vivants malgré un avortement.

Visu-1

Visu-2

Visu-3

 

Posté le 3 mai 2016 à 18h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

La culture de mort aide-t-elle à la dédiabolisation ?

Billet de Pierre Henri sur le blog de Bernard Antony :

"(...) Sophie Montel s’est exprimée, ce dimanche 1er mai, lors du « banquet patriotique » du Front National, remplaçant le traditionnel défilé. Certains de ses propos n’ont pas manqué de faire réagir (...) Qu’on en juge : « Nous sublimons la femme, nous défendons la libre-disposition de son corps, nous défendons la sanctuarisation de la contraception et la non-remise en cause de l’avortement. […] Le machisme, le traditionalisme, le conservatisme se trouvent chez nos adversaires. »

Pincez-vous bien fort, ce copié-collé d’un discours socialiste des années 1970 est bien tenu en 2016 par une élue du FN : ce sinistre psittacisme de vieux slogans gauchistes met-il donc en pleine lumière la nouvelle ligne du Parti ? Abandonnant toute colonne vertébrale au profit de la vile mollusquerie du politiquement correct, ce Front-là qui s’exprime à travers les propos de Mme. Montel défendrait donc le « droit des femmes à disposer de leur corps » sans se demander si ce droit est autre chose qu’une chimère et si c’est bien de leur corps qu’il s’agit ; la « sanctuarisation de la contraception », visiblement sans restriction ni mesure, et comme on ne sanctuarise que le sacré, la perspective d’une société où la manipulation hormonale par pilule interposée doit être considérée comme un dogme a de quoi interroger ; la « non-remise en cause de l’avortement », même pas un peu, même pas pour la démographie, même pas pour la galerie.

On sera aussi heureux d’apprendre que « le machisme, le traditionalisme, le conservatisme » se trouvent chez les adversaires du FN qui est donc en toute logique féministe, progressiste et anti-traditionaliste… gauchiste en somme ! Tout ceci est en effet « sublime » et les femmes ont tout à gagner à se faire « sublimer » de la sorte.

Gardons-nous d’opposer dialectiquement un ancien Front au nouveau, car c’est bien Jean-Marie Le Pen qui a jadis imposé et approuvé sa fille sur toute la ligne, notamment dans son approbation de la loi Veil. Notons par ailleurs que les dernières restrictions que posaient naguère Marine Le Pen et Louis Aliot, en dénonçant les « avortements de confort », semblent avoir disparu, si l’on s’en tient aux propos de Sophie Montel.

Cela dit en toute amitié pour les dirigeants du Front National qui ont encore des principes solides. On espère d’eux qu’ils contribueront à la renaissance du mouvement du pays libre dont la France a tant besoin. Inquiets pour l’avenir de la France, en particulier de sa démographie, nous ne pouvons que nous demander avec un souci brûlant si c’est cela, le Front National en 2016, ou si nous n’avons assisté qu’à un triste braiment d’un politiquement correct encore minoritaire au sein du parti."

Posté le 3 mai 2016 à 18h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

Le FN et l'avortement : un nouveau virage

VConcernant les propos de Sophie Montel, certains membres du FN déclarent qu'il ne s'agit que de la position officielle du FN, qui, à côté du droit à l'avortement, souhaite aider les femmes à accueillir des enfants. Et donc, rien de nouveau sous le soleil Le Pen.

La nouveauté n'est pas tant la non-remise en cause de l'avortement. Cette non-remise en cause est effectivement la position officielle du FN depuis environ 10 ans. Et c'était aussi la position officieuse depuis 30 ans. Jean-Marie Le Pen ne parlait d'avortement que sous l'angle de la lutte contre la dénatalité, et bien souvent par qu'il était acculé par les journalistes.

La nouveauté réside dans l'adhésion au "droit des femmes à disposer de leur corps". Il s'agit d'une adhésion positive à l'idéologie pro-avortement.

Nous sommes loin d'une non-remise en cause "parce que politiquement suicidaire" - position suggérée par Marine Le Pen ces dernières années. Et nous sommes loin d'une non-remise en cause "parce que inévitable, et il vaut mieux que ce soit fait dans un environnemt médicalisé" (loi Veil). 

Il s'agit donc bien, avec le discours de Sophie Montel, d'un tournant idéologique majeur. Sophie Montel n'a pas été désavouée par la présidence du FN. Bien au contraire. Son nom circule pour remplacer Marie-Christine Arnautu, pressée de déguerpir, au Bureau Exécutif.

Et ce n'est pas anodin si, sur internet, au nom de l'idéologie du "droit à disposer de son corps", certains internautes ont demandé si Sophie Montel défendait aussi les mères porteuses...

(merci à Henri Védas).

Posté le 3 mai 2016 à 14h48 par Michel Janva | Lien permanent

Député Poisson : "La baisse du nombre d'avortements doit devenir un objectif de santé publique"

Au cours d'une conférence de presse ce matin, Jean-Frédéric Poisson a évoqué les différents points de son programme. Extraits saillants :

Posté le 3 mai 2016 à 12h08 par Michel Janva | Lien permanent

Le Canada s'attaque à l'objection de conscience

L'avortement deviendra-t-il un acte obligatoire pour tout médecin ?

Images-4"[...] Alors que le Parlement va voter la légalisation de l’euthanasie, des médecins en appellent à l’objection de conscience, et d’autres médecins veulent interdire l’objection de conscience. Au nom de l’éthique. Mais oui.

Ainsi le Pr Udo Schuklenk, l’un des bioéthiciens les plus influents du Canada, rédacteur en chef adjoint du Journal d’Ethique médicale, et le Pr Riccardo Smalling, l’un de ses collègues à l’université de la Reine dans l’Ontario, affirment dans un article que « forcer les patients à vivre selon les valeurs des objecteurs de conscience constitue une violation inacceptable des droits des patients ».

Ils argumentent que les professionnels de santé ont passé un contrat avec la société. En contrepartie d'un monopole lucratif sur la fourniture d'un service essentiel, les patients ont le droit d'exiger qu'ils fournissent les services socialement acceptables et conformes à la loi. En refusant leurs services, ils abusent de leur pouvoir. Les auteurs citent le bioéthicien américain R. Alta Charo, qui dit : « Revendiquer un droit absolu à l'autonomie personnelle tout en gardant le contrôle monopolistique d’un bien public constitue un abus de confiance du public – pire encore si ce n’est pas, en fait, un acte personnel de conscience, mais plutôt une tentative de conquête culturelle. » (Sic.)

L’objection de conscience est arbitraire car elle se fonde sur des prémisses indémontrables. « Aujourd’hui elle vise l’avortement et l’aide à la mort, demain ce pourra être l’utilisation des outils de la médecine personnalisée ou tout autre chose. »

Si un médecin se sent mal à l’aise avec les lois, il doit démissionner. Ce qui importe, c’est ce que la société a déclaré légal, pas les insondables diktats de la conscience individuelle.

Et ils citent Hobbes : « La loi est la conscience publique par laquelle [un citoyen] a déjà entrepris d'être guidé. »

Si la loi change, les consciences doivent donc changer aussi pour être au diapason de la conscience publique qui s’exprime dans les lois. Sinon, ce serait l'anarchie. Et ces vertueux bioéthiciens sont pour l’ordre. Celui des cimetières, des corps et des âmes."

Posté le 3 mai 2016 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent

02 mai 2016

Sophie Montel préfère protéger les animaux que les petits d'hommes

Sur Boulevard Voltaire, Gabrielle Cluzel revient sur les propos de Sophie Montel :

Fn-avortement"[...] Passons sur la forme, sur cet enfilage de perles éculées, de lieux communs ampoulés que même une stagiaire de Femme actuelle hésiterait à coucher sur le papier, sur ce morceau de bravoure au service d’un féminisme idéologique dont il apparaît un peu plus évident chaque jour qu’il crève, la bouche ouverte, de ses contradictions – son insondable démagogie envers l’islam n’étant pas la moindre. 

Passons sur le choix d’Olympe de Gouges – grande figure pour la franc-maçonnerie féminine (une fédération de 200 loges porte son nom) que Ségolène Royal rêvait de panthéoniser -, comme si, pour tromper l’adversaire, il fallait absolument courir, langue pendante et queue frétillante, derrière ses égéries… et finir surtout par se tromper soi-même. 

Passons même sur le fond, que l’on pourrait pourtant démonter point par point, les stériles « sanctuaire » « contraception » et « avortement » de madame Montel n’abritant que des idoles tyranniques, devant lesquelles, à l’échelon individuel, les femmes sont aujourd’hui forcées de se prosterner, quelles qu’en soient les conséquences pour leur santé physique et psychologique – tu parles d’une « sublimation » ! – et qui, à l’échelon collectif, sont évidemment les premières responsables de ces flux migratoires que prétend fustiger madame Montel. Il n’y a remplacement exogène en Europe que parce que le remplacement endogène, des parents par les enfants, n’a pas lieu. Et une comparaison entre les chiffres de l’avortement et de l’immigration illustre bien ce phénomène de vases communicants.

Passons sur tout cela, car le simple aspect tactique laisse déjà pantois : la presse bruit de cette ligne de fracture entre un FN conservateur dit « Front Marion » et un FN chevènementiste dit « Front Philippot ». Jusqu’à dimanche, les responsables du parti pouvaient encore nier, colmater la brèche, parler d’un fantasme des médias, ménager la chèvre et le chou, rassurer la carpe et le lapin par des non-dits et un statu quo pragmatiques, Marine Le Pen n’ayant pas trop de tout cet électorat hétéroclite pour la porter à l’Élysée. « On ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens », disait le cardinal de Retz. Par le discours sans équivoque sus-évoqué, le FN risque d’en faire l’expérience à ses dépens. 

On me souffle que Sophie Montel est à l’origine d’un collectif consacré à la protection animale. C’est tout à son honneur. Dommage qu’elle ne fasse pas preuve de la même aménité à l’endroit des petits d’hommes. Et qu’elle renvoie du FN une image de caniche toiletté tenu en laisse par le politiquement correct."

Posté le 2 mai 2016 à 20h48 par Michel Janva | Lien permanent

Suite aux propos de Sophie Montel, Jacques Bompard et Le Salon Beige organisent une journée parlementaire

Jacques Bompard, député non inscrit du Vaucluse, a, comme la rédaction du Salon beige, été scandalisé par les propos de Sophie Montel, député européen et conseillère régionale du Front national. La défense de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle, est le B-A BA de tout combat politique visant à redresser la France. Ensemble, nous organisons donc une réunion de débat et de travail à l'Assemblée nationale, avec des représentants de la "droite hors les murs" et des représentants du monde pro-vie français.

Les places étant très limitées, inscrivez-vous le plus vite possible dans le formulaire ci-dessous. Et, même si vous ne pouvez pas venir, inscrivez-vous pour suivre les débats (en direct ou en différé sur le Salon beige). A la veille d'échéances électorales importantes, montrons clairement aux hommes politiques que nous ne lâchons rien de nos convictions. Soyons des milliers à soutenir cette initiative… sans quoi nous ne pourrons pas nous plaindre que la défense de la vie disparaisse des programmes politiques !

Le député Jacques Bompard et Le Salon Beige s'associent pour une journée pour la vie :

Innocent-enfant-à-naître-foetus"Outrés par les propos de Sophie Montel, qui ne peuvent s’apparenter au mieux qu’à de l’ignorance politique et au pire à de bien tristes desseins, nous avons décidé, avec le Salon Beige, d’apporter une réplique constructive.

Aussi, j’organiserai le mardi 31 mai prochain, une journée parlementaire sur le sujet : « Le combat pour la vie, principe non négociable de la politique ». En sortira une somme de réflexions qui sera transmise à tous les acteurs politiques. Sans lutte pour la restauration de la dignité humaine, l’investissement politique repose sur des bases de sable au jour où l’évidence du manque de murs porteurs ne cesse d’apparaitre !

Le programme vous sera rapidement transmis ! Attention les places seront très limitées, il faudra s’inscrire rapidement."

Posté le 2 mai 2016 à 19h57 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : le SIEL prend le contrepied de Sophie Montel

Communiqué de Frédéric Pichon, vice-président du SIEL :

"Comme l'a rappelé à plusieurs reprises Marine Le Pen lorsqu'elle dénonce les avortements de "confort", l’avortement est et reste un drame humain et ne sera jamais un acte médical ordinaire.

Il est donc urgent d’offrir des alternatives à l’avortement en permettant à des jeunes femmes qui le souhaitent de garder leur enfant.

Bien plus il convient d’enrayer la culture de mort et de promouvoir en état d’esprit qui considère l’enfant à naître non comme un fardeau mais comme un don de la vie.

Enfin, il convient de rappeler que la politique familiale doit être un chantier prioritaire pour faire face au vieillissement de la population et à la submersion migratoire. Le renouveau de la France passera aussi par les berceaux."

Posté le 2 mai 2016 à 17h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

FN : Sophie Montel nommée vice-présidente ?

C'est le bruit qui court au FN après l'exclusion de Bruno Gollnisch et de Marie-Christine Arnautu des instances dirigeantes du parti.

Une façon pour Marine Le Pen de valider ce discours pro-mort :

Posté le 2 mai 2016 à 16h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (37)

01 mai 2016

Avortement au FN : Pascal Gannat s'oppose à Sophie Montel [Addendum 2]

Suite aux propos scandaleux de Sophie Montel, Pascal Gannat a décidé d'intervenir publiquement :

2386689037Laurent de Boissieu, qui a suivi le discours en direct, prévenu que Sophie Montel allait répondre à Marion Maréchal Le Pen, précise que cette partie du discours a été sifflé dans l'assistance. Ce qu'a vertement démenti Florian Philippot, qui souhaite faire croire que tout le monde, au FN, est sur cette ligne.

Addendum : les 3 premiers tweets de Pascal Gannat ont été supprimés. Pression ?

Addendum 2 : tous les tweets de Pascal Gannat ont été supprimés.

Posté le 1 mai 2016 à 18h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (27)

C'est officiel : le FN défend l'avortement et la contraception

Dans un discours centré sur la défense de la femme, Sophie Montel, Député français FN au Parlement Européen et Conseiller régional de Bourgogne Franche-Comté, a tenu dans un discours au banquet patriotique du FN, en présence de Marine Le Pen, des propos scandaleux :

Voilà qui relativise une polémique récente: il y a plusieurs lignes au FN et, visiblement, la ligne pro-vie n'est pas la ligne officielle.

Posté le 1 mai 2016 à 14h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (45)

28 avril 2016

Militants de la culture de mort jamais contents

Carine Favier (co-présidente du Planning familial) a été interrogée dans Les Idées en mouvement, le trimestriel "de la ligue de l'enseignement", n°227, de printemps 2016 :

A

Posté le 28 avril 2016 à 15h47 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2016

Des infanticides après la naissance en Europe

Le Centre européen pour le droit et la justice, présidé par Grégoire Puppinck, tente d'alerter la Communauté européenne sur les pratiques d'infanticides néonataux. Car ces pratiques sont contraires à la Convention des droits de l'enfant et à la Charte des droits de l'homme. Charlotte d'Ornellas a recueilli les témoignages de médecins, d'étudiantes sages-femmes, d'infirmières qui ont vécu le drame des interruptions médicales de grossesse (IMG).

Pendant ce temps, la Haute Autorité de santé (HAS) diffuse deux cahiers des charges (similaires) définissant les exigences cliniques et organisationnelles à respecter pour pratiquer des avortements par aspiration hors établissement de santé, ainsi que dans les centres de santé – ces derniers ayant été autorisés par la loi de modernisation de notre système de santé. La HAS souligne la nécessité de s'assurer de la qualité et sécurité des soins ; elle rappelle qu'une information complète sur les différentes modalités de l'avortement doit être donnée à la femme pour qu'elle puisse choisir le lieu et la méthode librement. 

Posté le 26 avril 2016 à 21h00 par Michel Janva | Lien permanent

25 avril 2016

Nouvelle loi pro-vie en Oklahoma [Add : veto du gouverneur]

Lu sur Gènéthique :

"Aux Etats-Unis, le gouverneur de l’Oklahoma, Mary Fallin, doit se prononcer sur une loi qui pourrait retirer les licences de tout médecin pratiquant des avortements. Les opposants ont déclaré cette loi inconstitutionnelle et promettent une bataille juridique si elle est adoptée.

La loi prévoit des exceptions pour les avortements dans le but de protéger la mère ou suite à une fausse couche. « C’est notre fonction propre de protéger la vie » a déclaré le sénateur Nathan Dahm, républicain et principal auteur de la loi."

Addendum 23/05 : Le gouverneur de l’Oklahoma a opposé vendredi son veto au projet de loi voté la veille par le Sénat. Selon Mary Fallin, « le meilleur moyen » de remettre en question la dépénalisation de l’avortement serait de « nommer à la Cour Suprême un juge conservateur et opposé à l’avortement ».

Posté le 25 avril 2016 à 19h46 par Michel Janva | Lien permanent

23 avril 2016

Aidez les femmes enceintes en vous connectant sur IVG.net

Les lecteurs de notre blog sont invités à se connecter régulièrement (si possible une fois par jour pendant au moins trois minutes) sur le site ivg.net en simulant  systématiquement une recherche Google sur le mot clé “ivg” afin de maintenir ce site N°1  sur ce moteur de recherche et avant celui du gouvernement.

N'hésitez pas à le faire savoir autour de vous et à visionner à nouveau cette excellente vidéo.

Posté le 23 avril 2016 à 14h45 par Michel Janva | Lien permanent

Donald Trump change encore d'avis sur l'avortement

Une vraie girouette de marketing politique :

"S'il fallait la preuve que Donald Trump n'a aucune conviction profondément ancrée sur le respect de la vie, il vient de la donner en affirmant sur NBC qu'il comptait modifier le programme du parti républicain en assouplissant sa position sur l'avortement. A ce jour, la plate-forme républicaine aux Etats-Unis comprend l'affirmation du droit à la vie de tous les enfants à naître, sans exception. Trump entend changer tout cela, en prévoyant des exceptions en cas de viol, d'inceste, ou de danger pour la vie de la mère. Non content de faire ces déclarations qui montrent le peu de cas qu'il fait des électeurs provie, il s'est moqué des lois adoptées récemment par la Caroline du Nord et d'autres Etats en vue de protéger les toilettes et vestiaires séparés pour hommes et femmes selon leur sexe biologique. [Lire la suite]"

Posté le 23 avril 2016 à 11h46 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2016

"Je préfère vivre vingt accouchements sans péridurale qu'un seul avortement"

Voici un extrait du témoignage de Rose Delattre, déjà évoqué par Philippe, après son accouchement :

I-Moyenne-9176-pardon-les-enfants.-recit.aspx"Les douleurs de l'accouchement étaient si fortes ! Je suis scandalisé par le mutisme universel qui règne autour de ces souffrances. Pourquoi ne m'avait-on rien dit ? [...] Toutes ces douleurs de la délivrance sont comme un prix que l'on donne à l'enfant. "Vu le mal que je me suis donné pour toi, je ne veux pas te perdre!" pourrait-on dire à notre nouveau-né. C'est aussi une reconnaissance qu'on lui donne de nous avoir permis de transformer notre nature de femme en une nature de mère, qui est la consécration de la féminité. Porter en son sein une vie indépendante de soi est complètement bouleversant. L'humanité a-t-elle conscience du miracle qui se produit chaque fois qu'une femme donne la vie ? Malgré la douleur, mon accouchement restera l'expérience la plus extraordinaire de mon existence. D'ailleurs, je préfère vivre vingt accouchements sans péridurale qu'un seul avortement. Une souffrance physique s'oublie, l'avortement, lui, peut engendrer un traumatisme dont on ne se relève pas ou difficilement."

Autre extrait :

"Je suis navrée de m'apercevoir que des catholiques puissent supprimer leur enfant sans même regretter leur acte. Je pense à son bébé et au mépris qu'il reçoit. Cette indifférence me dégoûte. Comment les femmes ont-elles pu s'endurcir au point de ne plus rien ressentir pour la chair de leur chair, ni aucune compassion pour une vie supprimée ?"

"Je m'agenouille en pleurs et sors mon chapelet. Le poison que j'ai ingurgité autrefois a non seulement tué ma progéniture mais aussi une part de mon innocence et de ma pureté, bref, une part de moi-même. Je comprends mieux à présent ce qu'ont ressenti les "revenants" de la guerre du Vietnam. Là-bas, ils ont tué des soldats mais aussi des femmes et des enfants et ils en sont devenus fous ! J'aimerais tellement crier au monde entier : "Arrêtez, ne faites pas ça !" "Cessez ce massacre !" Je voudrais arrêter le bras de l'homme ou de la femme au scalpel qui va chercher la tête du tout-petit dans le ventre de sa mère. Je rêve que la maison qui fabrique la pilule RU 486 brûle et que l'on perde la formule. Je comprends aujourd'hui le mal qui a été fait. Cette guerre silencieuse dans laquelle des victimes innocentes hurlent car elles ne verront jamais le jour..."

Posté le 22 avril 2016 à 10h17 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2016

Une victoire et une défaite pour le Docteur Dor

Président de SOS Tout-Petits, le Dr Dor est allé devant la Cour européenne des droits de l’homme. Il explique à Thierry Bouzard dans Présent :

"Le 10 mars, la Cour européenne des droits de l’homme a rejeté votre requête dans l’affaire des « chaussons de bébé ». Est-ce la conclusion de cette affaire ?

Oui. En juin 2012, j’avais donné deux chaussons et une médaille miraculeuse à une femme qui se rendait dans un centre du Planning familial parisien, peut-être en vue d’un avortement. Je suis condamné en appel sur des plaintes du Planning familial national, du Planning familial parisien, de la CADAC et de celle qui avait reçu les deux chaussons, à un total de 4 353 €. Les motifs : délit d’entrave à l’IVG (30 000 € d’amende et deux ans d’emprisonnement depuis août 2014) et pressions psychologiques. La Cour européenne en for- mation unique, c’est-à-dire avec le seul juge C. Ranzoni, et sans délibération, puisqu’il est seul, a rejeté définitivement et sans argumentation ma requête. Le petit chausson serait-il une arme de guerre ?

Par contre votre adversaire a été débouté dans l’autre volet de l’affaire.

En effet, Me Minvielle a obtenu le rejet d’une procédure engagée par l’AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris) et qui était jointe à l’affaire. En avril 2011, une plainte avait été déposée sous l’inculpation de délit d’entrave pour des images choquantes arborées lors d’une manifestation devant l’hôpital St-Vincent-de-Paul à Paris, où se pratiquaient à l’époque 2 500 avortements par an. La photo d’un petit corps démembré par la technique de l’aspiration peut effectivement heurter une personne sensible, mais pourquoi montrer des images horribles dans les campagnes de sécurité routière et pas celles d’un avortoir ?

Comment analysez-vous ces jugements ?

Tout d’abord, cette affaire confirme le constant durcissement de la législation organisant la mise à mort des enfants européens. Embryologiste, je sais qu’un fœtus est bien une personne et donc un enfant. Il faut rappeler qu’actuellement, en France, 220 000 enfants sont tués par an, soit 600 par jour, donc plus de 25 par heure. Sur toute l’Europe, nous at- teignons 300 par heure (chiffre d’Euro Pro Life), un véritable génocide à l’échelle d’un continent. [...]"

Posté le 21 avril 2016 à 14h29 par Michel Janva | Lien permanent

L’IVG n’est pas un acte anodin

Vu sur Boulevard Voltaire :

"Le ministère de la Santé, sous l’égide de Marisol Touraine, avait lancé, quarante ans après la loi Veil, en septembre 2015, une campagne pour le droit à l’avortement : « L’IVG, c’est mon droit. » Six mois après, Charlotte d’Ornellas a enquêté auprès de jeunes femmes qui ont connu cette douloureuse épreuve et que les services du ministère avaient, pour certaines, contactées en vue de témoigner. Mais, finalement, le ministère s’était ravisé : ces jeunes femmes n’étaient pas dans la (gauche) ligne du ministère. Un reportage et des témoignages bouleversants."

 

Posté le 21 avril 2016 à 10h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Le président de la conférence épiscopale polonaise demande l'interdiction totale de l'avortement

À l'occasion du 1050e anniversaire du baptême de la Pologne, le président de la conférence épiscopale polonaise, Mgr Gadecki, demande l'interdiction totale de l'avortement.

« En ce 1 050e anniversaire du baptême de la Pologne, nous demandons à tous les hommes de bonne volonté, croyants et non croyants, de prendre les mesures nécessaires à la protection juridique complète de l’enfant à naître. La vie de chaque personne est protégée par le cinquième commandement du Décalogue : “ Tu ne tueras pas”. Par conséquent, la position des catholiques est claire et immuable : tout être humain doit être protégé, de la conception à la mort naturelle. Nous ne pouvons pas nous contenter du compromis actuel exprimé dans la loi du 7 janvier 1993. Cette communication sera lue dans les églises polonaises, le dimanche 3 avril, juste avant la Journée de la sainteté de la vie humaine.»

A quand un texte similaire du président de la CEF ?

Posté le 21 avril 2016 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril 2016

"Pardon les enfants" : un livre sur le traumatisme de l'avortement et la joie de la conversion

I-Moyenne-9176-pardon-les-enfants_-recitCe livre-témoignage peut être commandé aux éditions Salvator :

"Ce livre se lit comme un roman mais ce n’est pas un roman. C’est l’histoire vraie d’une femme d’aujourd’hui, Rose. D’une femme blessée dès sa jeunesse et qui va porter longtemps les conséquences de son premier traumatisme : le viol. Comme tout le monde, Rose recherche le bonheur. Elle a été créée pour cela. Hélas, ses choix pour y parvenir sont sans issue et passent en particulier par l’horreur de l’avortement. Avec son bébé, Rose en sera la victime car cet acte n’est jamais anodin et marque durablement la psychologie de la femme qui l’a vécu. Que l’avortement ait été médicamenteux ou chirurgical, ses effets sont dévastateurs : dépression, mésestime de soi, culpabilité, perte de l’envie de vivre... Mais comme tant d’autres femmes, Rose a voulu choisir la vie.

Dans son parcours cahotique, elle a fait la rencontre bouleversante du Christ Jésus. La miséricorde de Dieu l’a relevée comme Jésus releva la femme adultère de jadis. C’est ce retour à la vie que raconte ce livre."

Précisions de l'auteur pour le Salon beige :

"Il relate le récit de Rose qui témoigne de son avortement, puis de sa rencontre avec le Christ. L'auteur raconte ensuite comment elle a dû échapper ensuite aux pressions de mort dans son entourage et dans le monde médical pour  sauver ses propres bébés (issus de pères différents) de l'avortement. Elle relate aussi comment elle a su se libérer de la chair pour découvrir la joie de la chasteté et se lancer à "corps sauvé" dans la proposition de l'Eglise pour retrouver des repères de vie et se lancer dans le sauvetage humain."

Posté le 19 avril 2016 à 12h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

23 millions d'avortements par an en Chine

Article terrifiant lu sur le blog de Jeanne Smits :

Bien au-delà des statistiques officielles annonçant quelque 10 à 13 millions d'avortements par an en Chine, le chiffre réel pourrait se situer à près du double, selon le Département d'Etat américain, soit 23 millions d'enfants à naître éliminés chaque année. Dans le même temps, affirme le rapport officiel, le nombre d'avortements et de stérilisations forcés est lui aussi à la hausse. Et ce malgré le soi-disant assouplissement de la politique familiale en Chine. Ce n'est pas parce qu'on en change les variables — en passant d'un enfant à deux maximum par famille — que la mainmise totalitariste de l'État communiste chinois sur les décisions propres aux couples s'est allégée (...)

La Chine connaît donc 63 013 avortements par jour, soit 43 par minute.

Le taux d'avortement est également faramineux. Aux Etats-Unis, on compte 1 million d'avortements par an pour 320 millions d'habitants. « La population de la Chine avoisine le 1,4 milliard de personnes, et compte quelque 23 millions d'avortements par an. Par conséquent, avec une population quatre fois plus importante que celle des États-Unis, la Chine affiche 23 fois plus d'avortements. » (...) [En proportion par rapport aux populations respectives, la Chine affiche donc un taux d'avortement 5 fois supérieur, NDPC]

Le Département d'Etat prend soin de souligner que nombre des avortements forcés ont été réalisés à un stade avancé de la grossesse (...) Sur les 31 provinces chinoises, 18 sont dotées de lois qui exigent l’avortement en cas de grossesse illégale. Dans les 13 restantes, la pratique n'est pas pour autant inexistante puisque les responsables locaux du planning familial chinois ont utilisé le recours à l'avortement forcé pour « tenir » leur quota de naissances (...)

Parmi les pratiques coercitives conservées par le gouvernement chinois dans le cadre de la politique des deux enfants, le rapport du Département d'Etat met en avant de nombreux cas de couples ayant deux enfants dont un membre se voit obligé de recourir à la stérilisation. L'arrivée d'un deuxième enfant est parfois accompagnée de menaces de licenciement en cas de refus d'avorter, et malgré le prétendu assouplissement et de l'illégalité de la pratique, l'avortement sélectif des filles se poursuit (...)"

Posté le 19 avril 2016 à 07h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

16 avril 2016

L'échelle inversée de la violence

Aux Etats-Unis, il y a tous les ans 31 000 morts par arme, et 1 600 000 morts par avortement. Comme en France, ce sont les mêmes qui s'opposent à la possession d'armes, mais ne voient aucun inconvénient à l'avortement.

 

Posté le 16 avril 2016 à 22h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 % des enfants avortés ou nés prématurément à partir de la 20e semaine naissent vivants

Mercredi 13 avril, l’ECLJ (European center for law and justice – Le centre européen du droit et de la justice) animait, à l’invitation du groupe bioéthique du Parti populaire européen, une conférence sur les infanticides néonataux. Une manière pour Gregor Puppinck, directeur de l’ECLJ et Claire de La Hougue, chercheur associée, d’alerter les élus sur une pratique de plus en plus courante dans nos pays, mais largement méconnue du grand public. Gregor Puppinck répond à Anne Isbeth dans Présent :

"Nous avons présenté les résultats d’une étude que nous avons publiée en décembre dernier dans la Revue générale de droit médical. Cette étude avait déjà servi, en 2015, de support à une action de l’ECLJ auprès du Conseil de l’Europe sur ce même thème de la situation des enfants soit nés prématurément naturellement, soit nés vivants à la suite d’un avortement tardif. Après avoir découvert la réalité des infanticides néonataux nous avons décidé de creuser le sujet et de rassembler des documents. Cela a été un vrai travail d’exploration qui a duré plus d’un an. Nous voulions voir ce qu’il en était vraiment : s’il existait réellement des enfants survivant à un avortement tardif et quel était leur sort. Les témoignages que nous avons récoltés ont confirmé que les infanticides néonataux existent.

D’après des statistiques publiées en Grande-Bretagne, environ 10 % des enfants avortés ou nés prématurément à partir de la 20e semaine naissent vivants. Cela fait beaucoup.

Tous les moyens sont bons, malheureusement pour tuer l’enfant né vivant. Dans certains cas ils reçoivent une injection létale, dans d’autres ils sont noyés ou encore abandonnés dans une pièce à l’écart, le temps qu’ils meurent.

Nous sommes confrontés ici aux conséquences extrêmes de l’avortement.

Juridiquement parlant, quel est l’impact de cette découverte de l’existence d’infanticides néonataux ?

Cela met en cause un principe juridique bien établi selon lequel le droit à la vie ne commence qu’à la naissance et derrière lequel se sont réfugiés les pays qui ont toléré l’avortement. Or, dans ces cas-là, les enfants sont nés, ils respirent, voire sont viables parfois. Certains ont vécu plus de 24 heures après leur naissance. Pourtant ils ont été tués !

Vous montrez des témoignages durant cette conférence. On y entend notamment que souvent les parents ne sont même pas mis au courant. Pensiez-vous qu’il en était ainsi ?

Je savais qu’il y avait une part de non-dit, de mensonge. Mais à ce point, je ne le pensais pas et surtout que ce soit si systématique. Cela dit c’est logique : on peut l’expliquer, sans pour autant le justifier. La première des explications est pénale : ces actes sont interdits. D’où ce silence. Il y a aussi l’aspect psychologique : ces médecins – certains de bonne foi – veulent ainsi éviter aux parents de souffrir davantage. Enfin, au niveau administratif et prise en charge de l’enfant, il est beaucoup plus simple de le déclarer mort-né, même s’il est né vivant. [...]"

Abominable.

Posté le 16 avril 2016 à 14h45 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : le Conseil de l'Europe s'élève contre les médecins italiens objecteurs de conscience

Unknown-64Saisi par la CGIL (Confédération générale italienne du travail), le premier syndicat transalpin en termes d’inscrits, le Conseil d’Europe vient d’affirmer que les

« médecins italiens non objecteurs de conscience en matière d’avortement, sont victimes de discrimination sur leur lieu de travail ».

Dans son recours au Conseil d’Europe, le syndicat avait dénoncé l’absence d’évolution de carrière et des surcharges de travail. Le Conseil d’Europe recommande aussi « la pleine application de la loi sur l’avortement », car « le parcours des Italiennes est difficile en ce qui concerne l’accès aux services prévus pour les IVG dans le secteur public malgré la loi en vigueur ».

« Dans certains cas, les patientes sont obligées d’envisager un déplacement à l’étranger ou dans des structures alternatives. Certaines interrompent leur grossesse sans le soutien et le support des autorités sanitaires ».

Le taux de médecins objecteurs de conscience est supérieur à 80 % dans plusieurs régions italiennes.

Petit à petit, l'idée de remettre en cause l'objection de conscience fait son chemin. A quand l'avortement obligatoire, comme en Chine ?

Posté le 16 avril 2016 à 10h37 par Michel Janva | Lien permanent

15 avril 2016

Le Grand Orient honore Simone Veil et l'avortement

A travers la personne de Simone Veil, c'est bien évidemment l'avortement qui est célébrée. Le 8 avril dernier, le Grand Orient de France (GODF) a décerné la Marianne Jacques France à Simone Veil. Cette distinction a été remise au siège du GODF, rue cadet à Paris, par le Grand Maître Daniel Keller qui a déclaré :

"Simone Veil incarne un engagement républicain si cher aux francs-maçons (...) son combat pour l’émancipation des femmes, fille de la laïcité qui constitue le cœur de l’engagement des francs-maçons. Sa loi sur l’IVG devint le symbole de l’amélioration de l’Homme et de la société à laquelle les francs-maçons travaillent; cette loi reste un pilier de notre société (...)"

Cette cérémonie s'est faite en présence de Gérard Larcher, président du Sénat, qui y est allé de son couplet républicain et franc-maçon : 

"Cet esprit, que nous allons honorer cher Grand Maître grâce à votre décision, qui s’inscrit au-delà du principe de liberté, d’égalité et de fraternité qui est celle que vous partagez et que nous partageons… et bien, ce soir, elle est l’occasion de réfléchir à un moment de doute de notre société trop souvent repliée dans ses peurs qui tangentent en permanence une forme de sortie du chemin de 1789 pour aller vers des bras qui nous rappellent de funestes temps. Plus que jamais, nous avons besoin du souffle de Madame Simone Veil."

Jeudi dernier, Alain Graesel, actuel Président de la Confédération Internationale des Grandes Loges Unies et ex-Grand Maître de la Grande Loge de France a évoqué le rôle de la franc-maçonnerie lors d'une conférence à Chalon devant des membres de la loge "Progrès-Egalité" :

"M.Graesel a évoqué l'importance de la franc maçonnerie et de ses membres dans l'élaboration de certaines lois au 20éme siècle ou encore il y a quarante ans, lorsque le docteur Pierre Simon, maçon ( Il a été Grand Maître de la G.L.D.F ) était à titre personnel conseiller de Simone Veil, Ministre de la Santé après avoir conseillé Lucien Neuvirth... "

Pour ceux qui doutaient encore de l'influence de la franc-maçonnerie dans l'élaboration des lois et la diffusion de la culture de mort... 

Posté le 15 avril 2016 à 12h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (23)

L'infanticide des nouveaux-nés : une réalité en Europe

L'ECLJ a organisé une conférence sur les infanticides néonataux au Parlement européen.

  • Remarques introductives, Grégor Puppinck
  • 2'41 : Données sur l'infanticide néonatal, Claire de La Hougue
  • 14'02 : 1er témoignage d'un médecin
  • 17'59 : 2ème témoignage d'une sage femme
  • 21'28 : 3ème témoignage d'une sage femme
  • 23'24 : 4ème témoignage d'une médecin
  • 31'20 : Éthique et droit international, Grégor Puppinck

Voici la vidéo (durée : 45mn) :

Grégor Puppinck a déclaré à Gènéthique :

"C’est la première fois que des médecins français témoignent, à visage découvert pour deux d’entre eux, des infanticides néonataux auxquels ils ont assisté. Il s’agit de quelque chose de très fort car jusqu’à novembre 2014, il s’agissait d’une réalité qui restait confinée dans les hôpitaux. L’ECLJ a cherché depuis a libérer leur parole pour que cette réalité soit connue et que la violation des droits de ces enfants cesse. Voici des extraits de leur témoignage :

«La femme avait accouché par voie basse et au moment de sortir, l’enfant était vivant alors qu’il aurait du sortir mort. La sage femme a été prise d’effroi, elle a à ce moment essayé d’étouffer au mieux l’enfant, de poser la main sur sa bouche pour qu’il ne crie pas […] [L’enfant] n’avait pas eu le droit de vivre » (Témoignage du docteur Chauvet, anesthésiste réanimateur – en charge d’une garde de maternité au moment des faits).

« Il s’agissait d’une femme qui était en cours de travail dans le cadre d’une interruption médicale de grossesse vers 5 mois de grossesse. Il était 21h le soir, l’interne prenait le relai seul la nuit. J’étais assise à côté [d’eux]. Le médecin senior était en train d’expliquer à l’interne comment pratiquer l’IMG, j’étais à côté, et il lui dit : ‘A ce terme là il est possible que l’enfant naisse vivant, donc si tu vois qu’il respire tu appuies très fort ici et tu attends qu’il n’y ait plus de mouvement respiratoire’. Il s ‘est rendu compte que j’avais entendu, et il m’a dit de façon autoritaire : ‘et toi tu n’as rien entendu’. » (Témoignage de la sage femme) 

« Une sage femme m’a dit aussi avoir pratiqué une IMG pour un fœtus qui avait une forte probabilité au test sanguin d’une trisomie 21 […] mais il n’avait jamais été pratiqué d’amniocentèse. Cet enfant est né décédé de l’avortement et il s’est avéré qu’il n’avait aucun signe phénotypique de trisomie 21 ».  (Témoignage de la sage femme) 

« Le nouveau né présentait une morphotype de trisomie 21 [et] une souffrance cardiaque et hépatique majeur qui compromettait [sa] vie […] à court terme. La maman n’était pas au courant qu’il y avait danger de mort pour son enfant. […] Le médecin pédiatre se tourne vers l’anesthésiste et lui dit : est-ce qu’il te reste du produit péridurale ? […] Il injecte le produit à l’enfant. […] je comprends qu’ils ont décidé d’euthanasier l’enfant sans en prévenir les parents. […] L’enfant est décédé comme cela. Je sais qu’ils ne l’ont pas dit aux parents ».   (Témoignage d’un médecin) 

Quelle suite espérez-vous ?

L’ECLJ espère d’une part que les parlementaires se mobilisent et enquêtent sur la situation de ces enfants nés vivants après leur avortement. Elle espère d’autre part que le droit à la vie et aux soins de santé appropriés et nécessaires, sans discrimination fondée sur les circonstances de leur naissance, soit réaffirmé pour tous les êtres humains nés vivants. Enfin, l’ECLJ attend que les Etats membres prennent en compte le seuil de viabilité des fœtus humains dans leur législation relative à l’interruption de grossesse (soit 22 semaines ou 500 g). Tout cela permettrait de mieux garantir le droit de ces enfants nés vivants qui sont, aussi sujets des droits de l’homme. A ce titre ils méritent de bénéficier de leur protection, comme toute autre personne. Ils méritent une prise en charge pour que leur confort et leur dignité soient assurés."

Posté le 15 avril 2016 à 10h24 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2016

Valérie Pécresse abonde la campagne sur la contraception de 300 000€ [Addendum]

Suite à l'information selon laquelle Valérie Pécresse allait supprimer le Pass Contraception, cette dernière dément :

Le Crips est notamment un centre de propagande pour la contraception.

Addendum : le CRIPS avait touché en 2015 une subvention de la région Ile-de-France de 3 323 000 euros (sur un budget global de 4 065 500 - voir en page 4 de son bilan des activités). Il s'agirait donc d'une baisse drastique.

Posté le 14 avril 2016 à 20h11 par Michel Janva | Lien permanent

13 avril 2016

Suppression du Pass contraception à Lyon ?

Après le Conseil Régional d'Ile de France, qui l'a annoncé avant avant hier, c'est autour de celui de Rhône-Alpes qui pourrait être supprimé - ou revu à la baisse - lors du vote du budget de la région dirigée par Laurent Wauquiez jeudi et vendredi. La commission relative à la jeunesse aurait indiqué lors d'une réunion que ce dispositif relèverait de la compétence de l'Etat et non pas de la région.

Mais à la suite de la parution de l'article de Rue89 dénonçant cette absence, l’équipe de Laurent Wauquiez certifie qu’ « il n’a jamais été question de toucher au Pass contraception ». Il s’agirait d’une erreur de compréhension de ce qui a été dit en commission...

Pour autant, la question de ce Pass devrait malgré tout être mise au débat durant le vote du budget. Les différents groupes politiques ont choisi de déposer des amendements, qui leur permettront surtout de poser des questions à l’exécutif sur l’avenir du dispositif : le FN demandera la suppression du Pass contraception, le PRG ainsi que le groupe PS et affiliés en demanderont le maintien.

Posté le 13 avril 2016 à 18h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Beaucoup de femmes pratiquent l’avortement lorsqu’elles découvrent être enceinte d’une fille

Cela se passe dans de nombreux pays où l'avortement est légal comme en Chine et le chiffre épouvantable de 100 millions de filles éliminées est avancé :

Actu_31213_BandeauFiche2013"Dans de nombreux pays, la naissance d'une fille est souvent considérée comme un poids. Beaucoup de femmes pratiquent l’avortement lorsqu’elles découvrent être enceinte d’une fille. En Chine notamment, la préférence culturelle pour les garçons est profondément ancrée et l’infanticide des filles est une pratique courante.

La campagne réalisée par Grey Group Hong-Kong et l’ONG Joy of Life est centrée autour d’une exposition de photographies. L’objectif étant de faire prendre conscience aux populations des conséquences de cette pratique. L’exposition intitulée « First Photo Last Photo » présente des échographies de fœtus de sexe féminin.

L’avortement sélectif est illégal à Hong-Kong mais selon l’agence et l’ONG « beaucoup réussissent à contourner la loi, créant ainsi une situation dans laquelle une échographie d'une petite fille à naître devient sa condamnation à mort ».

Des images exposées dans « First Photo Last Photo » apparaissent également dans certains magazines, sur internet, sur des abribus et sur des panneaux d’affichage dans toute la ville, à proximité des cliniques d’avortement."

Cet autre article montre que cette pratique serait courante au Canada au sein de la communauté d'origine indienne :

"Les Ontariennes qui sont nées au pays ont accouché d'environ 105 garçons pour chaque groupe de 100 filles de 1993 à 2012, ce qui est cohérent avec la moyenne dans le reste du monde. Mais chez les immigrantes indiennes ayant au moins deux enfants, ce rapport passe à 138 garçons pour 100 filles. Si elles avaient déjà trois enfants, elles ont donné naissance à 166 garçons pour 100 filles. Ce rapport grimpe à 326 garçons pour 100 filles chez les mères d'origine indienne de deux filles qui ont subi un avortement à leur troisième grossesse. Et il augmente encore à 409 garçons pour 100 filles si la femme s'est fait avorter plus d'une fois.

L'auteur principal de l'étude, Marcelo Urquia, de l'hôpital St. Michael's à Toronto, rappelle qu'il est illégal au Canada d'utiliser des technologies telles que la fécondation in vitro pour sélectionner le sexe du foetus. Or, l'échographie pratiquée à 14 semaines de grossesse peut révéler le sexe du bébé et, à ce point, la femme peut encore interrompre la grossesse si elle le souhaite."

Ainsi, a souligné M. Urquia, puisque les avortements sont légaux et couverts par l'assurance maladie du gouvernement, les familles ayant une préférence pour les garçons peuvent utiliser cette procédure pour arriver à leurs fins."

Et en France ?

Posté le 13 avril 2016 à 15h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

La valeur de la personne humaine doit demeurer le principe d’organisation de la vie sociale

Jean-Frédéric Poisson est interrogé dans Minute. Extrait :

"Vous êtes intervenu au premier forum de la fédération européenne pro-vie « Un de nous », le 12 mars dernier à Paris. Considérez-vous que la question de l’avortement revient en politique ?

Je ne suis pas sûr que ce soit un sujet politique pour beaucoup de Français, mais c’est pour nous un principe d’organisation et de respect des droits fondamentaux. Je n’ignore pas, et je l’ai me suré en défendant un amendement sur la notion de détresse dans la loi Veil, qu’avant de trouver une majorité pour faire évoluer les mentalités sur le fond, il se passera du temps. Mais j’observe malgré tout que dans beaucoup de pays, on commence à revenir sur ces législations. Pour notre part, nous ne sommes pas prêts à changer notre position, même si cela devait handicaper notre progression politique. Deuxième réponse : à défaut d’être capables de changer le principe dans la loi, l’action politique doit permettre de donner aux femmes d’autres solutions que la perspective de l’avortement quand elles estiment subir trop d’empêchements pour mener leur grossesse jusqu’à la naissance. Je fais partie de ceux qui ont parfaitement compris la sortie de Marion Maréchal-Le Pen sur le Planning familial. Il est absolument anormal que dans un pays qui se dit libre, la seule perspective qui soit donnée aux femmes qui sont dans un très grand embarras soit celle d’avorter. Il faut donc au minimum rétablir les conditions d’une vraie liberté.

Où se fait le lien, si moqué de nos jours, entre foi et politique ?

De manière très simple. Le philosophe et le chrétien que je suis a très bien identifié la différence entre la foi et la raison. Tous les sujets qui attendent la société française sont des sujets éthiques et religieux : loi Claeys-Leonetti, « mariage » homosexuel… Tous ces sujets éthiques peuvent être abordés sous l’angle de la raison. Il n’est pas nécessaire d’être croyant pour considérer que l’embryon doit être protégé dès sa conception. La philosophie suffit très largement à cela et c’est pour cette raison que ce doit être une position politique et pas une position religieuse.

Sur le plan religieux, la principale question qui nous attend dans les années à venir, c’est la relation de la République française avec l’islam, et c’est notre capacité à faire en sorte que la République française reste française, qu’elle renforce son enracinement dans la culture chrétienne, même si la société française a oublié d’où elle vient. La plupart de nos responsables politiques ont considéré que la laïcité consistait à éradiquer petit à petit le fait religieux de la vie publique. L’islam a une vertu et beaucoup de défauts : sa vertu est qu’il montre qu’il n’est pas possible d’éradiquer ce fait religieux ; ses défauts, c’est qu’il le fait d’une manière qui n’est pas conforme avec nos propres principes philosophiques et culturels, et souvent de manière brutale, pour ne pas dire agressive.

Nous allons devoir réfléchir à la place du fait religieux avec le cadre de réflexion de la pensée chrétienne, c’est-à-dire la laïcité. Le Parti chrétien démocrate est là pour rappeler qu’il n’y a pas de laïcité qui ne soit autrement pensée que dans les valeurs du christianisme. C’est parce que Jésus-Christ a dit qu’il fallait séparer les pouvoirs politique et religieux que nous avons réussi à penser la distinction des deux ordres spirituel et temporel. C’est dans cette distinction que nous devons à nouveau penser le politique en France. Nous vivons au PCD cette conviction que la pensée sociale chrétienne doit trouver une influence plus large parce que le socle sur lequel elle repose, c’est-à-dire la valeur inégalée de la personne humaine, doit demeurer le principe d’organisation de la vie sociale."

Posté le 13 avril 2016 à 09h05 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2016

Proposition pro-vie d'un député russe

Lu ici :

Un député du LDPR a fait une proposition de loi suggérant que l'Etat offre 3 700 euro aux femmes qui renoncent à avorter pour les en dissuader. Il récupérerait ensuite ces nourrissons, leur donnant une chance de vivre, tout en boostant la natalité.

«A l'heure actuelle, 20% seulement des femmes qui souhaitent avorter y renoncent. Une stimulation financière pourrait peut-être améliorer ces statistiques», plaide Aleksander Cherine, député du Parti libéral-démocrate (LDPR), au sujet de son projet de loi.

Si certains ne manqueront sans doute pas de dénoncer le risque de marchandisation de la procréation, l'objectif tel que le présente son défenseur est de remplir une noble cause : «Cela permettrait de donner une chance de vivre à ces bébés qui étaient condamnés à ne pas voir le jour et en plus, ça donnerait un coup de pouce à la natalité», soutient le député (...)

Afin de recevoir cette somme, la femme devra néanmoins fournir de nombreux papiers permettant de l'identifier et d'avoir des précisions sur son état. Elle devra ainsi être en mesure de fournir son passeport, un certificat médical attestant de la durée de sa grossesse et la date estimée de son accouchement, ainsi qu'une lettre spéciale de médecins dans laquelle elle s'engage à ne pas avorter. Le projet de loi précise néanmoins que l'Etat n'aura pas de droit de regard sur la façon dont la femme dépensera cet argent.

Selon les calculs d'Aleksander Cherine, entre 150 000 et 200 000 femmes pourraient potentiellement être intéressées par cette offre, ce qui signifierait que le budget annuel d'une telle mesure pourrait ne pas excéder 745 millions de dollars."

Alors qu'en France, depuis le 1er avril, les frais d'un avortement sont entièrement supportés par le contribuable (contrairement à une grossesse) et même si cette proposition peut être discutée éthiquement, elle reste très intéressante et favorise in fine l'accueil de la vie.

Et  bien, pour s'y opposer par principe puisqu'il s'agit de réduire le nombre d'avortements, les féministes n'hésitent pas à utiliser des arguments qu'elles n'osent évoquer quand il s'agit de la GPA ou de l'avortement : marchandisation du corps,"l’utérus des femmes n’est pas une usine", "traumatisme suite à l'abandon d'un enfant"... Et le traumatisme post-avortement, qu'en pensent ces féministes ?

Posté le 12 avril 2016 à 11h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

11 avril 2016

Avortement : témoignage d'une ex-employée du Planned Parenthood

Voici la traduction intégrale du témoignage de Patricia Sandoval, issu de cette vidéo de 54mn :

"Je suis bénie d'être ici en cette fin de semaine, dans ce pays si beau, partageant tout ce que nous avons vécu ce week-end. Vraiment, on peut penser que l'on va quelque part pour donner, mais j'ai reçu beaucoup, et cela m'a donné beaucoup de force pour continuer et persévérer dans ce que je fais, dans la défense de la vie. Vous, plus que quiconque,  savez combien c'est difficile, que quelquefois l'on peut être découragé. Alors, cette fin de semaine a été merveilleuse, je veux remercier les organisateurs et les personnes qui m'ont amenée ici.

Mon histoire est crue, douloureuse, beaucoup de personnes se sentent mal quand ils entendent ce que j'ai vécu à la clinique de « Planet Parenthood » (Planning familial), ce que j'ai vécu après mes trois avortements, j'ai eu des personnes qui se sont évanouies pendant mes conférences, mais il est nécessaire d'écouter ce qu'est la vérité, d'écouter ce qui se passe avec ces femmes, ce qui se passe avec ces enfants non nés, et le mensonge que l'on vous sert dans les différents parties du monde.

Malheureusement pour cause d'ignorance, j'ai avorté, j'ai beaucoup souffert ; en travaillant dans cette clinique j'ai fait beaucoup de mal à un grand nombre de femmes, à beaucoup d'hommes, à ma famille et à moi-même également.

Je livre ma vie dans ce témoignage, j'ai beaucoup de honte à raconter cela, pour moi c'est pénible d'être debout ici avec le micro, mais c'est nécessaire pour ne pas que d'autres personnes tombent dans cette tromperie.

Je vais commencer mon histoire à l'époque où j'étais toute jeune. Quand j'étais petite fille, je ne savais pas ce qu'était la souffrance. J'étais très heureuse avec ma famille, et pour moi, j'ai eu les meilleurs parents du monde : ma maman très affectueuse, très tendre, mon papa, un homme travailleur, qui donnait tout pour sa famille, mais ce qui manquait, c'était la foi. Ce qui manquait à ma famille c'était Dieu et ses valeurs. Dans ma maison, on se préoccupait seulement d'avoir la meilleure maison du quartier, les derniers modèles de voitures, les plus jolis vêtements ...

(doute sur le son)

Nous étions très matérialistes, nous nous laissions porter par la société, par le qu'en dira-ton, et chez moi, on n'a jamais parlé de la chasteté. Mon père me disait simplement « Ma fille marie-toi, cherche-toi un homme avec une bonne situation, qui gagne de l'argent, et absorbe-toi dans ta carrière, pour toi aussi gagner ton argent, parce qu'ici, aux États Unis, si tu n'obtiens pas de bons crédits, si tu ne fais pas de bonne carrière, tu n'est personne : le succès est très important. C'était cela la valeur que j'avais dans mon cœur.

Ma mère, comme je vous l'ai dit, était une femme très douce, pour moi la meilleure mère du monde, mais le défaut qu'elle avait était la vanité. Et depuis petite fille, ma mère me disait tout simplement : « Ma fille, je me suiciderai à 40 ans, je me couperai les veines parce que je préfère mille fois mourir que d'avoir des rides sur le visage ! » Et je me rappelle que la première fois que ma mère m'a dit cela, j'ai été épouvantée : « Maman, comment se fait-il que tu vas te tuer pour ne pas avoir de rides sur ta figure ! ». Mais pour ma mère, la vie n'avait de valeur qu'avec la beauté et la jeunesse. Les valeurs de la vie que j'avais dans mon foyer, pour être quelqu'un d'important, pour avoir une identité, étaient que je devais avoir la beauté, la jeunesse, du succès et une belle carrière. C'étaient les valeurs que j'avais. Ce n'était pas « Ma fille, respecte-toi, tu vaux beaucoup, trouve-toi un homme qui te mette sur un piédestal. Tu es vierge, prends soin de ce trésor que tu possèdes, cette pureté ; viens à l'église vêtue de blanc… » Je n'avais pas ces espérances.

Quand j'ai eu douze ans, dans mon collège, on nous a dit « Les enfants, vous allez avoir un cours sur la sexualité, vous devrez avoir la permission de vos parents pour y assister ». Je me rappelle que j'en ai parlé à ma mère en revenant : « On va avoir un cours sur le sexe. Tu me donnes la permission d'y aller ? ». Et ma mère me répond : « C'est fabuleux que ces gens intelligents viennent vous faire ce cours ! » Mais je sentais que ma mère éprouvait de la honte de me parler de sexualité, mon père également, et cela me rendait moi-même honteuse que mes propres parents me parlent de sexualité. Je préférais mille fois aller au cours, et que ces personnes m'en parlent. Je pourrais poser toutes les questions que je voudrais librement. Arrive le jour du cours, on nous amène 30 bananes, 30 préservatifs, on nous montre comment mettre la capote sur la banane… « Les enfants, on va vous dire comment pratiquer le sexe de manière sécurisée (safe sex en anglais) » On nous a donné des contraceptifs en nous disant que c'était destiné à éviter une grossesse et les maladies sexuellement transmissibles, ce qui est un mensonge.

C'est scientifiquement prouvé que les moyens anticonceptionnels sont abortifs, ils n'évitent aucune grossesse de même que le préservatif qui n'évite pas non plus les MST. Mais lors de ce cours on nous disait : à 100 % sexe sans risque.

On nous y a parlé de la pornographie : « les enfants, ce n'est rien, vous regardez seulement », ils nous ont parlé de la masturbation : « la masturbation ce n'est pas grave !  Nous préférons que vous vous masturbiez plutôt que d'avoir des relations sexuelles avec de multiples partenaires. Comme cela, vous les filles, vous ne tombez pas enceintes et vous ne serez pas contaminées par des MST. Ils nous ont dit :« Les filles, vous aimerez plutôt des garçons, ou peut-être aussi des filles. Les garçons, vous allez être attirés par les femmes ou peut-être par les hommes, et c'est complètement normal ».

Nous, on a posé des questions sur l'homosexualité, sur la masturbation, ils nous disaient que la masturbation était très saine, qu'elle nous libérait du stress, toutes ces choses déformées.

Alors, quand je suis sortie de ce cours, je me souviens avoir pensé « Quelle bonne chose, que je puisse avoir des relations sexuelles. La seule chose que j'ai à faire c'est de me protéger, on me montre même comment être « responsable » et pratiquer le « sexe sécurisé ». C'est le concept que j'avais à propos de la sexualité : des valeurs totalement négatives, mauvaises, un leurre.

Je me rappelle cette même année de mes douze ans, nous n'avions aucune foi, nous n'étions pas unis comme une famille, on n'allait pas à la messe, mes parents ont divorcé. Ce divorce a été si douloureux pour moi que je commençai à avoir un trouble du comportement qui s'appelle la trichotillomanie. Ce trouble atteint beaucoup de jeunes garçons et filles et consiste à se tirer les cheveux. Et je me tirais énormément les cheveux, parce que je ne savais pas comment lutter contre cette souffrance.

Ma mère s'en va au Mexique et moi je reste vivre avec mon père. Je lavais le linge, je cuisinais, je faisais le ménage, et mon père me faisait toute confiance puisque je faisais tout ce que ma mère faisait. Alors, il me laissait sortir, il n'y avait pas de discipline. J'allais tous les week-ends aux bals avec des amies, j'étais vaniteuse, égoïste, présomptueuse, je devais être la meilleure, la plus jolie, avoir les plus beaux vêtements, j'étais prise au jeu. Seuls comptaient mes succès, mes rêves, mes études, et c'était tout ce que j'avais dans le cœur.

Quand j'ai eu 19 ans, j'ai connu mon premier fiancé, il avait 25 ans. Nous avons commencé à avoir des relations sexuelles. Je pensais que le vrai amour c'était : « bon, c'est mon fiancé, nous sommes amoureux, nous nous aimons, quand une personne aime autant quelqu'un, on se donne totalement » ; cela pour moi c'était l'amour. Maintenant je sais que cela est un faux amour, car il en découle des conséquences graves quand on a des relations sexuelles en dehors du mariage.

Donc nous avons utilisé le préservatif, et cela a échoué. Le préservatif échoue à 25 % lors de la première année, à 50 % la deuxième année, donc il n'évite aucune grossesse. Et c'est ce qui m'est arrivé : je suis tombée dans le piège. Je me suis sentie très mal un matin, avec des nausées. J'en ai parlé à ma cousine qui m'a ramené un test de grossesse, et quand je l'ai vu positif, immédiatement ce qui entra dans mon cœur ce fut la peur.

Que vais-je devenir ? Mon père va se mettre en colère, il va me mettre à la porte ! Mes études, le succès ? Ici il n'y a pas de succès : 19 ans et enceinte, ma vie est terminée, je n'arriverai jamais à rien. Et la deuxième chose qui m'est passée par la tête est : mon corps va changer ! J'étais si vaniteuse, je m'éclatais au gymnase...Je ne veux pas parce que si on n'est pas belle, on ne vaut rien, pas vrai ? C'est ce que j'ai appris. Alors, je vais être défigurée, je ne veux pas ! Je plaignais mon père : que vont dire les gens de moi, que va dire ma famille de moi ? Alors ma cousine me dit « Patricia, tu dois avorter, je pense vraiment que tu devrais te focaliser sur tes études, avorter, et tirer les leçons de cette histoire ». Ma cousine m'aimait beaucoup, elle pleurait elle aussi et avait très peur. Elle ne me voulait pas de mal et pensait me donner le meilleur conseil, nous étions ignorantes. J'ai dit que j'allais en parler d'abord avec mon fiancé. Quand je lui ai parlé, mon fiancé était tout heureux d'être papa : « Patricia, je te soutiens, ne t'inquiètes pas, je suis avec toi, je vais prendre soin de toi ».

Vous ne vous imaginez pas combien ces mots d'un homme : « je te protège, je m'occupe de toi, je suis avec toi... » consolent le cœur d'une femme angoissée et enceinte. L'appui de l'homme disant « tu sais, oui nous allons l'accueillir » me donnait beaucoup de courage. Peu importe ce qui se passe, je ne suis pas seule. Je pense que beaucoup d'avortements se produisent suite à l'abandon de l'homme, parce que l'homme fuit. 66 millions d'avortements sont pratiqués aux Etats Unis, cause n°1 : l'absence de l'homme. Et comme lui me soutenait autant, j'ai dit oui !

Je me rappelle qu'à ma première échographie, à deux mois de grossesse, à l'écran, j'ai vu la tête formée, les bras, et je me rappelle avoir vu les battements du petit cœur : je pouvais voir littéralement le cœur qui palpitait. Je voyais le début de sa formation, je commençais à voir la vie. Et quand je suis sortie de cet endroit, je me suis mise à parler à mon ventre, à lui chanter des chansons ; la nuit, je mettais mes bras autour, je sentais que je protégeais une vie dans mon ventre, je me sentais heureuse.

Deux mois passent, et quelques unes de mes « meilleures amies » passent me voir, angoissées, elles pleuraient. Elles me disaient : « Qu'est-ce que tu fais Patricia ? Tu es folle ! Tu prends la pire décision de ta vie ! Regarde : il n'est pas complètement formé, pas vrai, si tu regardes cette échographie ?! Pour le moment ce n'est pas un bébé, il n'est pas formé, c'est un amas de cellules (litt. : une poche, un sac de cellules). Tu dois avorter avant 5 mois, car là, à 5 mois ce sera un bébé. Mais pour l'instant tu n'est qu'à 4 mois, et tu as là une opportunité. Tu dois terminer tes études, réussir... ». Et la peur est revenue : bien sûr elles ont raison, je suis folle, qu'est-ce que je fais ?

Je pense que la racine de l'avortement est la peur. Je sais que c'est aussi l'égoïsme mais à la racine de l'égoïsme on trouve aussi la peur. J'avais très peur, alors j'ai dit oui, elles ont raison, je vais avorter. Mais je ne peux pas dire à mon fiancé que je vais avorter, lui est heureux. Alors je vais lui sortir un mensonge. Les Latinos n'avortent pas, les Mexicains n'avortent pas ! C'est pour les Américains ! Donc, je vais avorter, je lui mentirai, mon problème sera résolu. C'est un problème : maintenant ce n'est pas un bébé dans mon ventre. Je cessai de lui parler, de chanter pour lui ; au moment où j'ai décidé d'avorter, je me suis totalement déconnectée de lui. Pour moi, j'avais décidé, je ne sais comment, de me dire dans ma tête « amas de cellules », parce que c'était l'égoïsme qui avait gagné dans mon cœur, c'étaient mes réussites, mon père, ce que diraient les gens, mes objectifs. C'étaient les pensées qui régnaient dans mon cœur.

J'arrive à la clinique, avec beaucoup, beaucoup de honte : la plus grande partie des femmes y viennent en baissant la tête, je ne reverrai personne d'ici, je veux entrer et sortir le plus vite possible. Je me rappelle que passée la porte d'entrée, je ne pouvais éviter de voir la salle d'attente : que des chaussures de jeunes, des baskets. Et quand je me retourne vers l'arrière, 20 à 30 jeunes de 13 à 17 ans, prêtes à avorter. Cela m'a énormément surprise de voir tant de jeunes. La réceptionniste m'a dit : « Ici en Californie, et dans beaucoup d'autres états d'Amérique, une fille de 13 ans peut avorter sans le consentement du père. Je crois qu'ici en Espagne, c'est à partir de 16 ans, mais en Californie, c'est 13 ans seulement : impossible pour le père de savoir que sa fille a avorté. En Californie, si une fille de 20 ans a mal à la tête et veut acheter en pharmacie un cachet contre les maux de tête, elle doit attendre d'avoir 21 ans. Mais si une fille de 13 ans veut entrer en clinique pour avorter et qu'on pratique sur elle un acte de chirurgie, d'anesthésie, elle peut le faire et personne n'en saura rien. Les lois sont ainsi.

Donc, je rentre dans la salle d'opération, très nerveuse parce qu'on ne nous dit jamais ce qui se passe durant l'avortement ni ce qui se passe après. J'étais assise sur la civière et la doctoresse me dit « Ah Patricia, ne sois pas nerveuse ! Moi même j'ai subi un avortement, j'en ai pratiqué deux sur ma fille. Je vais bien, ma fille a bien, et toi aussi tu iras bien. Tu ne fais rien de mal, c'est un amas de cellules ». Alors je regardais cette doctoresse, très jolie, très professionnelle, et je me suis dit bon, elle a eu un avortement, elle en a fait deux durant l'année passée sur sa fille, donc tout va bien, je ne fais rien de mal, c'est une doctoresse qui me le dit, et les médecins veulent le bien de leur patients. Donc je me suis dit cela dure cinq minutes, ne t'en fais pas. Là dessus entre l'infirmière, avec l'échographe, pour me faire, comme m'en informe la doctoresse, la dernière échographie pour savoir à quel mois de grossesse je suis. Allongée avec l'appareil sur l'abdomen, quelque chose en moi disait : regarde l'écran. Je me disais en me rappelant la première échographie : si le bébé s'est développé, je ne le fais pas. « Madame l'infirmière, je peux voir l'écran ? - Pourquoi veux-tu voir l'écran ? - Eh bien je veux voir si mon bébé s'est développé, s'il est grand ! - Bébé?! Mais Patricia, clairement, ce n'est pas un bébé, c'est un amas de cellules, tu ne fais rien de mal, ce n'est pas la peine de regarder l'écran ».

Pendant l'avortement je me dis : j'ai décidé de faire comme cela, l'avortement ne me traumatisera pas, je suis plus forte. Je me suis raidie et j'ai dit : je ne vais pas me mettre à pleurer ; je vais rester ici et je vais survivre aux cinq minutes que durera cet avortement, ça va vite passer. J'ai dû me bloquer pour pouvoir survivre à cet avortement : je ne me rappelle ni les instruments, ni la douleur, ni rien, seulement que mon cœur est devenu si dur, et je suis devenue ainsi parce que je ne voulais pas m'angoisser.

Avant de sortir de la clinique, la doctoresse m'a donné des contraceptifs « pour que tu prennes soin de toi et que tu puisses continuer à avoir des rapports sexuels protégés ». La seule chose que j'allais ressentir par la suite d'après elle serait des « coliques, un saignement et c'est tout : demain tu peux reprendre ton travail sans problème ».

J'éprouvais des sentiments contradictoires, comme de la trahison, mais en même temps du soulagement d'être débarrassée de ce problème. Mais j'ai ressenti aussi quelque chose de très bizarre, quelque chose comme un vide dans le ventre. Mais bon, je me suis dit que j'allais enterrer cela au plus profond de moi, que j'allais l'oublier et continuer comme la femme que j'étais avant.

J'ai appelé mon fiancé, et je lui ai dit : « Qu'est-ce que tu crois ? Ce matin, je me suis sentie mal et nous avons perdu le bébé. Je suis passée voir la gynécologue et voilà, on a perdu le bébé ! », comme ça, froidement. Et quand je l'ai entendu pleurer, pleurer, et pleurer la « perte » de ce bébé, et s'en trouver si affecté, je me suis dit : comment est-ce possible que lui, un homme, puisse pleurer, et que moi, la femme qui a avorté, ne puisse même pas verser une larme ? Je me suis sentie tellement coupable, mais pas triste, c'est cela qui est bizarre, comme si j'étais bloquée. J'ai commencé à me sentir coupable, mais j'ai dit : bon, c'est tout, je ne suis plus enceinte, moi et mon fiancé, on va continuer comme avant, on va oublier tout cela.

Mais nous n'avons pas pu l'oublier : je me sentais anxieuse, je faisais des cauchemars, je regardais des enfants, et ça me faisait mal d'entendre leurs cris. Mon fiancé pleurait et me disait : « Patricia, je rêve d'une petite fille qui m'appelle « Papa, papa ! ». Il devenait triste, il souffrait lui aussi du syndrome post-avortement : mon pauvre fiancé ne s'est pas rendu compte que j'avais avorté mais il en souffrait tout de même les conséquences. Et moi, je me mettais en colère quand il me parlait de cette petite fille. Je lui disais : tais-toi maintenant, parce que tu deviens triste. Je me sentais si coupable, je m'arrachais encore davantage les cheveux, mon fiancé me dégoûtait, mes sentiments envers lui ont commencé à changer, je ne comprenais pas ce qui se passait. Et lui me disait «  Patricia, pourquoi tu te fâches tout le temps, tu as des crises de colère, tu es triste, tu pleures pour un rien, tu n'es plus la même qu'avant ». Et je ne comprenais pas ce qui m'arrivait et je ne faisais pas le lien avec l'avortement.

Mais j'ai continué à avoir des relations sexuelles avec lui, à pratiquer les « rapports protégés », moi, une femme responsable, je prenais ma pilule tous les jours… et je suis retombée enceinte pour la deuxième fois, six mois après le premier avortement. J'ai dit : comment est-ce possible que je me retrouve enceinte encore une fois, alors que je fais attention et que j'ai un comportement responsable ? Je ne comprenais pas. Mais cette fois, j'ai dit : qu'importe ! Je suis à peine à un mois de grossesse, c'est un amas de cellules, ce n'est rien ! Mais j'aurais trop de honte de devoir revenir à la même clinique ! Comment pourrais-je revenir et me montrer, moi qui venais d'avorter six mois auparavant ! Je suis donc allée à la clinique du Planning Familial. Je suis entrée dans les mêmes dispositions : je ne sentirai rien, je vais rester calme, cela ne me perturbera pas, je vais surmonter cet avortement, cela ne va pas me traumatiser…


La seule chose que je me rappelle de cette doctoresse du Planning, c'est qu'elle a commencé à m'applaudir : « Félicitations, Patricia, je n'arrive pas à croire que tu ne pleures même pas, que tu ne gigotes pas et que tu ne me poses pas de problème ! C'est une femme courageuse que j'ai vu pendant cet avortement, tu es la meilleure patiente que j'aie eu ! - Vraiment ? - Mais regarde, tu ne bouges même pas, tout a été rapide, et pour moi c'est très bien ! Félicitations, tu es une femme courageuse ! »

Et moi, je me suis vraiment sentie comme LA femme courageuse, la meilleure de celles qui avaient avorté au Planning. Elles (NB : les infirmières) m'emmènent ensuite dans une petite salle derrière la clinique, m'habillent avec une petite robe de chambre, des chaussettes bien chaudes, me font un massage, m'offrent des petits gâteaux, un thé, tout en me disant : « Félicitations, on nous a dit que tu t'es très bien comportée », et moi, j'étais reconnaissante envers le spa et les services du Planning. Et à nouveau, je suis sortie de là avec ma pochette de préservatifs et mes pilules contraceptives, pour continuer à pratiquer les « rapports protégés ».

Ce qui me fascinait au Planning, c'est que, quand ils téléphonaient chez mon père, ils changeaient leur nom pour que mon père ne sache pas que je venais chez eux. Quand ils m'envoyaient des résultats d'examens par courrier, ils ne mettaient jamais leur logo sur l'enveloppe pour que mon père ne sache pas que j'allais à cette clinique du Planning. Et jamais on ne me facturait les contraceptifs… Donc les gens du Planning étaient pour moi des dieux, c'étaient mes sauveurs. Je pouvais faire ce que je voulais avec mon fiancé, et eux me soutenaient. J'en pensais le plus grand bien.

J'ai continué avec mon fiancé, mais les choses ont empiré après ce deuxième avortement. On m'avait dit la même chose : « Des coliques, voici des pilules, c'est la seule chose que tu vas ressentir ». Mais j'avais envie de me tuer, je me sentais si angoissée, si vide, je m'arrachais toujours plus les cheveux. Je me regardais dans le miroir : avant, comme j'étais vaniteuse, je voyais une princesse. Maintenant, je voyais une personne tellement dégoûtante, l'estime que j'avais de moi-même a commencé à baisser, je me voyais très grosse alors que je ne l'étais pas, j'étais très élancée. J'ai commencé à faire de l'anorexie, des troubles mentaux, je ne pouvais plus dormir, je me sentais coupable, et je ne comprenais toujours pas pourquoi tout ça m'arrivait. Mon fiancé me dégoûtait encore plus, (sentimentalement) je m'éloignais beaucoup de lui : 90 % des couples qui vivent un avortement finissent par se séparer ou divorcer, c'est une statistique vérifiée.

Je prenais de plus en plus mes distances mais je restais pourtant avec lui même si je ne comprenais pas ce qui se passait, même s'il me dégoûtait énormément. On continuait à utiliser la pilule, en ayant des relations sexuelles de manière « responsable », et je suis tombée enceinte pour la troisième fois. Comment ça se fait ? Et moi j'étais furieuse, mais POURQUOI est-ce que je tombe enceinte, je ne le comprends pas !

Cette fois, je ne veux pas avorter seule et me sentir coupable. Je veux que lui aussi se sente coupable, et qu'il vive aussi la misère que je vis moi. Alors, ce que je vais faire, je vais lui dire que je suis enceinte, il va être content, mais je vais devoir le manipuler pour qu'il m'accompagne à la clinique pour avorter.

Je me rappelle l'avoir appelé, et il est devenu si heureux… Quand je l'ai entendu si content, je lui ai dit : - Non, non, non ! Ne t'enflamme pas, cette grossesse ne peut arriver à son terme, on ne peut pas devenir parents si jeunes. Écoute, ce n'est pas le moment.

Je pense que beaucoup de gens disent « ce n'est pas le moment », le moment ne leur convient pas.

- On va d'abord se marier et former une famille !

Et quand il m'a dit : « Patricia, vraiment, tu veux m'épouser ? » je n'ai répondu que des mensonges, je ne le supportais plus ! J'ai dit : mais bien sûr que je veux me marier avec toi. Et lui me répond : « Patricia, je veux bien te faire plaisir, mais moi, je ne veux pas de cet avortement ». Et quand il m'a dit ça, je suis devenue une lionne, ça m'a donné un de ces courages ! Je lui réponds : Et toi, quel droit as-tu sur MON corps ? C'est MON corps. C'est à MOI que mon père ne parlera plus ! JE vais devoir abandonner mes études, mon travail, c'est MOI qui vais devoir me charger de tout ces malheurs, MA vie va se terminer. Toi, ta vie ne changera pas beaucoup, tes parents ne vont pas arrêter de te parler, tu continueras à étudier, à travailler… C'est MON corps, c'est MON droit ! Et tu sais quoi ? Je me fiche de ce qui se passera, je vais avorter, tu n'as pas voix au chapitre !

Imaginez-vous ! Je lui ai enlevé le droit d'être papa ! Il en est resté sans voix, là tout (ce que j'ai dit) était mauvais. Moi dans ma tête je pensais : quelle personne irréfléchie ! Lui, peu lui importe que ma vie tourne au désastre, comme il est égoïste de ne pas vouloir voir comme je vais souffrir ! C'était mon état d'esprit.

Alors, nous sommes allés à la clinique, une clinique très bizarre. Tout se faisait en groupe. On formait un groupe de femmes qui allaient avorter, avant l'avortement on les examinait en groupe, les avortements, nous les subissions par petits groupes, pour qu'on se sente accueillis, pour qu'on sente que l'on éprouvait de l'amitié, pour qu'on sente du soutien. Leur manière de faire est très bizarre dans cette clinique.

Je me rappelle que lorsque j'étais allongée sur la table, ils ont pris la machine aspirante, qui est un gros aspirateur très puissant, 28 fois plus puissant qu'un aspirateur domestique. J'ai entendu ce bruit très fort, je le connaissais déjà, mais je voulais voir la réaction de mon fiancé. Et quand je l'ai regardé, jamais de ma vie je n'avais vu un visage aussi mort de peur, aussi terrifié. Ses lèvres tressautaient nerveusement, sa main me serrait très fort. Et pendant l'avortement, j'ai senti ses larmes mouiller (litt : baigner) mon visage. Quand je sentais ces larmes m'inonder, je me sentais si coupable, je me disais en mon cœur : mais pourquoi lui peut-il pleurer à cause de l'avortement et que moi, je ne peux pas même verser une larme, je ne me sens pas triste, coupable, oui, mais pas triste. Lui, il pleure lors d'un avortement et c'est un homme ! Qu'arrive-t-il à mon cœur ? Mon cœur était dur. Je me rappelle avoir pensé : jamais je ne raconterai à quiconque ces trois avortements. Lui, il pense que c'est mon premier, alors qu'en réalité c'est mon troisième en un an et demi, et personne, personne ne saura ce qui s'est passé, je voulais l'enterrer au plus profond de mon être car je me sentais infiniment honteuse durant cet avortement, honteuse envers lui, une honte immense, je ne pouvais plus le regarder en face après. Alors, me suis-je dit, je le quitte, j'oublie les avortements, j'ai besoin de changer de vie parce que j'ai envie de me tuer, je me sens désespérée. Je pensais que j'avais besoin de changer d'air.

Je déménage alors dans la capitale de l’État de Californie, Sacramento, et je vois une annonce urgente du Planning Familial qui recherchait une infirmière parlant l'espagnol. Et moi, je me dis, bon, je ne suis pas infirmière, mais peut-être ont-ils seulement besoin d'une personne qui parle deux langues. Et pendant mon entretien, la responsable me dit : « Ne t'en fais pas si tu n'est pas infirmière, nous, ici, on peut te former ». Je voyais cela comme une opportunité, a part que je trouvais bizarre le fait qu'ils allaient m'embaucher sans les diplômes requis. Manipuler des aiguilles, des instruments, il faut avoir fait des études pour ça. Mais « ne t'en fais pas, tu t'entraîneras ici même ! Voir beaucoup de sang, ça te dérange ? - Non. - Bien. Ici, on fait 25 avortement le mercredi, et 25 le vendredi, soit 50 au total. A peu près 45 d'entre eux sont pratiqués sur des femmes hispaniques, sans papiers d'immigration, et elles ne parlent pas un seul mot d'anglais. C'est pour ça qu'on a besoin de quelqu'un comme toi, qui travaillera avec nous».

Ils me payaient le triple de ce que je gagnais à mon précédent travail. Je me demandais pourquoi le personnel était constitué entièrement de jeunes, au Planning. Maintenant j'ai compris : le planning attrape des jeunes innocents et leur donne beaucoup d'argent pour qu'ils restent travailler là-bas. Ce qu'ils font, c'est qu'ils les trompent et les gardent là-bas. Moi, j'étais contente d'être dans une entreprise qui réussit, et j'aime la réussite. Je pensai monter en grade, faire carrière à cet endroit.

Lorsque j'arrive le lundi au Planning, la responsable me fait entrer de suite dans son bureau, et me dit : « OK Patricia, tu vas donner 50 consultations à partir d'aujourd’hui, tu vas préparer ces filles pour leur avortement le mercredi et le vendredi. Et si tu en vois une qui a très peur d'avorter, tu dois user de toute ton influence, peser de tout ton poids pour qu'elle ne soit pas angoissée. Tu vas leur dire que tu as subi trois avortements, que tu vas bien et qu'elles iront bien aussi. Tu ne dois pas apporter ici une photo de ta famille, de tes cousins, de tes neveux, parce que si une femme entre et voit la photo d'une famille, ça peut la traumatiser et elle va s'en aller. Et si elle s'en va, ce sera ta faute ».

Dans cette clinique, on ne prononce pas les mots bébé, il, elle, maman ou papa. « Tu diras toujours : amas de cellules, tu n'utiliseras pas non plus le mot fœtus ici. Le plus important dans cette clinique est de ne jamais laisser une femme voir l'écran, même si elle l'exige, même si elle le demande en pleurant, ça ne nous intéresse pas ». Seule une infirmière regarde l'écran et cet écran doit être tourné vers elle, ni toi ni les autres employés ne pourront voir l'écran. C'est bien compris ?

Moi, je ne savais que penser, je ne comprenais pas pourquoi on me demandait de changer mon vocabulaire, mais je n'ai rien dit. J'ai fait ce que m'a demandé la responsable, et toute la journée, je préparais des femmes à avorter. La première des questions que posent toutes ces femmes, c'est la même partout : « Mon bébé va le sentir ? Mon bébé va le sentir, n'est-ce pas Patricia ?! ». Et moi je répondais : mais non, bien sûr qu'il ne sentira rien, puisque ce n'est pas un bébé, c'est un amas de cellules. Un amas de cellules ne ressent rien, ne t'inquiète pas. Je les tranquillisait, car je devais m'assurer qu'elles ne renoncent pas, sinon, je me ferais réprimander, et je pourrais perdre ce travail. C'était la première fois que je vivais  par mes propres moyens, avec une maison, un appartement, une voiture, sans mon père.

En réalité, ce que je faisais sans le savoir, c'était vendre des assassinats. A l'époque, on pouvait gagner jusqu'à mille dollars (= 878,01 € taux d'avril 2016) par avortement, on gagnait donc 25.000 dollars en une journée (21.950,25 €), 50.000 dollars en deux jours (43.900,50 €). Il existe aux États-Unis des cliniques, il y en a peu, mais elles existent, qui font 30 avortements à l'heure, c'est un vrai marché, une culture de mort.

Mais moi, dans mon cœur, je pensais sincèrement que j'aidais ces femmes. Je pensais : il vaut mieux que cette femme ne souffre pas, qu'elle ne mette pas un enfant au monde dans ces conditions de souffrance. Je pensais faire le bien.  A mon arrivée le mercredi matin, jour des avortements, la responsable me reçoit, et me dit : « Patricia, aujourd'hui, tu vas devoir te surpasser, parce qu'aujourd'hui on reçoit un praticien de l'extérieur, qui va passer de chambre en chambre et d'avortement en avortement toute la journée. Un avortement doit durer 5 minutes maximum, sinon, nous perdons de l'argent. Tu sais pourquoi ce docteur vient d'ailleurs ? Tu ne le connais pas, il n'est pas de cette clinique, n'est-ce pas ?! Parce qu'après autant d'avortements, si une femme a ensuite des complications, et veut venir faire une réclamation ou essayer d'engager des poursuites (NB : pour obtenir des indemnisations), et bien le docteur ne fait pas partie de la clinique, il n'est pas ici, et nous n'avons pas de problèmes ».

L'avortement est le seul acte de chirurgie aux États-Unis, où une femme ne peut engager de poursuites en cas de décès ou de complication. La femme signe littéralement un chèque en blanc sur sa vie et, quoi qui puisse lui arriver, elle ne peut engager de poursuites. C'est la loi en Californie et dans beaucoup d'autres États d'Amérique.

La responsable me dit aussi une chose importante : « Ne raconte jamais à quiconque ce que tu vois derrière ces portes. Tu ne peux te lier d'amitié avec aucune femme ici, et tu ne peux pas les regarder dans les yeux pendant l'avortement. Parce que 99 % des femmes viennent ici angoissées, en pleurant, et elles espèrent que l'hôtesse d'accueil, l'infirmière va les regarder dans les yeux et leur dire : Mais pourquoi tu pleures ? Tu veux vraiment avorter ? Il y a d'autres possibilités, tu n'es pas obligée d'avorter. Non, Patricia, ici, la seule option est l'avortement. Donc tu ne les regarderas pas en face. Et ne va jamais dire à une mère ou au père qui est dans la salle d'attente qu'après l'avortement, on jette leurs bébés aux ordures ».

Et quand elle m'a dit ça, « on jette leurs bébés aux ordures », j'étais énormément surprise, car elle a utilisé les mots mère et père. Et moi qui pensais qu'ils ne pouvaient être des papas, des mamans, je ne comprenais rien. Mais je me suis tue, et je n'ai posé aucune question après ces paroles : les bébés aux ordures. J'avais peur de poser une question.

La première fille passe, elle avait 15 ans, elle s'évanouissait dans mes bras. Et je disais : elle exagère ! Elle s'évanouit pour un amas de cellules ?! Moi, j'ai été courageuse, jamais je n'ai pleuré, jamais je ne me suis évanouie… Quelle exagération ! Je me rappelle qu'elle pleurait dans mes bras, et je ne devais pas regarder son visage. Elle transpirait, et je l'ai mise sur la table, le docteur est entré, et m'a dit : « On va commencer l'avortement, j'ai besoin que tu te places derrière moi, et que tu m'assistes ». Je me suis mise debout derrière lui et il m'a dit : « je vais te guider ». On ne m'avait pas entraînée avant, c'était la première fois de ma vie que j'allais assister à une chirurgie.

Le docteur sort les instruments, il sort une seringue longue comme la taille de mon coude jusqu'au bout de mon majeur. Il me dit « ça, c'est pour l'anesthésie. On la lui injectera 7 fois pour qu'elle ne sente rien ». Et moi, comme je ne me rappelais rien de mes trois avortements puisque je m'étais bloquée, ça m'a étonnée. Il commence à injecter l'anesthésiant, la fille avait une peur ! Et il commence à disposer tous les instruments. Il sort la canule, un long tube métallique, au bout pointu comme une lame de couteau, qui se connecte à l'appareil abortif, et il prend la machine aspirante.


Et moi, ce dont je me rappelle de ces cinq minutes avec le docteur, c'est qu'il se penchait, s'accroupissait, [tout en actionnant l'appareil sur les côtés, vers le haut, sur les côtés, bêtement, (le daba los lados, arriba, los lados, a lo tonto), il maniait l'appareil sur la femme comme il pouvait, sans plus (o sea él no más le daba como él podía).] [Traduction?]

La fille a commencé à gigoter, les instruments se sont mis à bouger, il y avait du sang qui se répandait, le docteur s'activait dans un chaos complet. Je m'étais mise debout derrière lui et la fille criait : « Mon bébé ! Mon bébé ! Mon bébé !». Toutes les femmes savent ce qu'est un bébé au plus profond de leur être. Et moi, debout derrière le docteur, je me disais : ce n'est pas normal. Ça donne l'impression qu'on la viole !

Il est scientifiquement prouvé que l'avortement est littéralement un acte de violence, c'est un viol. Et le docteur, il s'agitait au milieu de ce chaos, sondait, et moi je lui ai demandé :  Docteur, comment savez-vous que vous avez tout enlevé ? parce que j'avais vu qu'il éprouvait beaucoup de difficultés. Il m'a répondu « Grâce au temps, Patricia, je calcule le temps, et aussi grâce à la quantité de sang que je vois dans ce bocal ». Et il me dit ensuite, « ça y est Patricia, les cinq minutes sont passées, je crois qu'on a fini ! »  « Je CROIS qu'on a fini » !?! Il éteint la machine, il avait retiré cette quantité de sang (geste), il ouvre le bocal, le contenu tombe dans un sac. Et l'infirmière qui se tenait dans un coin de la salle me demande de d'attraper ce sac et de la suivre. J'ai fait ce qu'elle me demandait et l'ai suivie jusqu'à une petite salle derrière la clinique. Je rentre dans cette petite pièce, et l'infirmière me dit : « ferme la porte, vite ! Parce que si cette fille se lève pour aller aux toilettes et voit ce que nous allons voir maintenant, alors nous pourrions avoir des problèmes, et elle pourrait nous faire un procès ». Et moi, déconcertée, j'ai fermé la porte. Je pensais : maintenant on va trouver l'amas de cellules dont j'ai parlé à cette fille il y a deux jours, en lui disant que ce n'était rien. Nous devions vérifier en effet que l'amas de cellules était bien présent, pour que cette fille puisse retourner chez elle.

J'avais un bassin de verre devant moi, j'ai pris le sac, l'ai vidé dans le bassin. Ma collègue a pris une paire de pinces, des forceps, elle les a mis dans le bassin et a commencé à en explorer (litt : naviguer) le contenu. Soudain, elle lève vers la lumière un bras, avec la main écartée comme ça, et elle dit : « partie numéro 1 ! ». C'était la partie numéro un du bébé, on devait en trouver cinq pour qu'on puisse dire au docteur que l'avortement avait réussi.

C'était comme si Dieu avait arrêté le temps ! Je pouvais contempler ce bras et cette main qu'elle tenait  en l'air. J'en voyais tous les détails : la première chose que j'ai vue, c'étaient les empreintes digitales.  C'est ce qui sert à nous identifier, à nous différencier en tant qu'êtres humains. Je pouvais voir les lignes de la paume, et quand elle a retourné la main, j'ai pu en voir les ongles, formés. Et elle le jette à la poubelle. Elle replonge les pinces et retire une petite jambe très bien formée, j'ai regardé sous le pied, il y avait des empreintes sous la peau, ses petits ongles, et ce qui m'a beaucoup émue, c'est qu'il y avait des petits poils qui poussaient. « Partie numéro 2 », et elle la met à la poubelle. Elle a retrouvé l'autre bras, l'autre jambe, et finalement, elle a élevé la tête vers la lumière, c'était tellement douloureux : il avait déjà ses cheveux, ses petits yeux, son petit nez, ses oreilles, et ce qui m'a fait très mal, c'est qu'il avait la bouche ouverte, comme s'il avait hurlé à mort (litt : crié pour sa vie), et personne n'avait pu l'entendre parce qu'il n'avait pas de voix. Je vous rappelle que l'anesthésie était seulement pour la femme, pas pour le bébé. Je me le suis fait confirmer par une gynécologue guatémaltèque expérimentée : le bébé a senti chaque démembrement (litt : arrachement) de son corps. Et elle l'a mis à la poubelle et a dit :  « l'avortement est réussi ». Moi, j'avais vu ce petit bébé de seulement trois mois de gestation, et quand je me suis rappelée que j'avais avorté pour la première fois à quatre mois, j'ai compris qu'on m'avait trompée. On m'avait dit que ce n'était qu'un amas de cellules, mais ceci n'est pas un amas de cellules, c'est un être humain.

Mais je suis restée muette, lâchement. J'ai fait celle qui était forte, je pourrai survivre à cela. J'étais traumatisée, et j'ai essayé de survivre à ce traumatisme. Je ne comprenais pas comment mes collègues pouvaient chercher les membres des bébés et dire « qu'est-ce que tu vas faire ce week-end ? Que vas-tu manger à la pause ? » Le docteur arrivait pour demander « alors ? Toutes les parties sont bien là ? » en sifflant, chantant, plaisantant, en faisant des blagues avec les collègues. Moi, je me disais : ces gens sont comme des robots, des zombies, ils ne sentent rien de ce que je ressens, ils ne voient pas que cela, c'est un être humain ! Mais je me taisais. Et chaque jour, dans cette clinique, ces jours d'avortements... C'est absolument horrifiant d'entendre le bruit de la machine aspirante « bjûûûû ! » toute la journée. Les femmes s'évanouissaient littéralement, on les traînait dans les couloirs. Je sautais d'une chambre à l'autre, d'un avortement à l'autre. Pour moi, c'était une machine à tuer les humains, comme une boucherie : la fille entre, avorte,  jambes-pieds-tête, la fille sort. Une autre arrive, avorte, jambes-pieds-tête ...etc. Toute la journée, une machination financière, pour faire du business. C'était tellement laid ! A la fin de la journée, le sac poubelle contenait les parties de 25 corps humains accumulées dedans. Je demandai à l'infirmière : « Qu'est-ce qu'on va faire de ce sac ? - Ah ! Avec ces déchets ?! Eh bien on ne peut pas les mettre dans les conteneurs dehors, car des femmes pourraient sortir, ouvrir les conteneurs et découvrir leurs enfants morts et démembrés dedans. Alors on les stocke dans le congélateur là bas, et une entreprise passe les prendre une fois par mois pour les mettre à la décharge. Cela se passait il y a 14 ans. Mais de nos jours, on sait que le planning familial fait un trafic de parties d'organes de bébés : le business ne s'arrête pas.

Donc j'y vais, j'ouvre ce grand congélateur et à ma grande surprise je me retrouve face à des blocs de glace constitués entièrement de morceaux de bébés, qui venaient de tous les avortements ayant eu lieu ce mois-ci. Imaginez-vous, des blocs de glace, avec des bras, des têtes qui semblent encore crier… c'est tellement horrible ! Cela se passait le même jour où le monsieur est passé pour les emmener à la décharge. Je pleurais tous les jours dans ma voiture, et tous les jours, je me sentais coupable car je me rendais compte que j'avais assassiné mes trois enfants. Mais que vais-je devenir si je pars d'ici ? Comment vais-je me payer ce dont j'ai besoin ? J'ai besoin de mon travail !

J'y ai travaillé un mois, je n'ai pu en supporter davantage, car le dernier jour, lorsque je suis arrivée, il y avait une jeune fille qui attendait avec le ventre gros comme ça (geste). Et la responsable me dit, toute contente – jamais de ma vie je ne l'avais vue contente comme ça – mais c'était parce que cette fille de 16 ans allait devoir débourser 3.000 dollars (2.634,03 €) pour avorter. « Patricia, tu vas t'occuper d'elle pendant son avortement, elle en est à 6 mois de grossesse et ce sont des jumeaux ! » Or, on sait qu'un bébé de 6 mois est parfaitement viable, même s'il naît prématuré, il y en a beaucoup qui sont nés comme cela. Et moi, je n'avais pas le cœur à voir deux petits frères démembrés dans la bassine de verre, et je suis sortie en courant de cet endroit.

Je suis ressortie très choquée par cette expérience, je me considérais comme une meurtrière, une complice qui aidait les mamans à tuer leur enfant en les trompant, et ayant tué mes propres enfants dans mon propre corps, je suis devenue folle ! J'ai commencé à traîner avec un jeune qui était accro à la drogue. J'éprouvais énormément de douleur dans mon cœur, et la cocaïne m'aidait à endormir cette douleur. Bientôt, elle ne me faisait plus rien parce que j'en consommais quotidiennement, alors j'ai commencé à prendre une drogue qui s'appelle les méthamphétamines, qui se fume avec une pipe, une drogue plus forte, plus puissante. Comme j'étais droguée sans arrêt et que je ressentais tant de douleur, je ne pouvais pas travailler ni étudier en étant droguée. J'ai perdu ma maison, mes voitures, tout ! Et je suis restée trois années plongée dans la drogue, j'étais à la rue, complètement droguée, accro à la cocaïne et aux méthamphétamines. Je dormais sur des banquettes, dans la rue, dans des voitures, dans des chambres d'hôtels avec tout un tas de gens drogués. Je n'avais pas le courage de parler à mes parents parce que je ne valais plus rien, j'étais devenue un déchet. Les valeurs de la vie étaient le succès, la beauté, et moi je n'avais plus aucune valeur. J'étais trop honteuse à l'idée de parler à mes parents. Je me rappelle m'être regardée dans un miroir : je ne reconnaissais pas cette femme qui était heureuse, qui avait des rêves, cette princesse adorée par ses parents, qui voulait accomplir beaucoup de choses en ce monde. La seule chose que je voyais était une mort-vivante. Après avoir fumé autant de drogue, je m'étais arrachée tous les cheveux, je n'avais plus de chevelure. J'étais tellement maigre que je m'étais voûtée (litt : bossue), mes os saillaient dans mon dos, on voyait mes côtes, les yeux étaient tout humides à cause des pleurs et du manque de sommeil. Dans le miroir, je voyais la mort, et une personne qui ne valait plus rien, qui était un déchet.

Et un jour, je me suis fortement disputée avec mon fiancé, et il m'a laissée affalée sur une banquette. Je pensais qu'il allait revenir vers moi, qu'il voulait me mettre en colère, me contrarier. Mais il est monté dans une voiture, et m'a laissée seule : il n'est jamais revenu.

Les heures passaient, et je me suis mise à pleurer, à pleurer, pleurer, parce que j'étais abandonnée sur ce banc, j'avais faim, soif, sommeil, et je n'avais plus rien, je touchais le fond. Au milieu de mes pleurs, pour la première fois de ma vie, dans mon cœur j'ai senti le Dieu le Père. J'ai senti qu'il me regardait avec compassion depuis le Ciel, et qu'il avait toujours été avec moi depuis le jour de ma naissance, pendant toute ma vie, mais Il attendait le moment où je me tournerais vers Lui. Et à ce moment, je me tournai vers Lui, et je Lui ai dit : je n'ai rien, Tu es la seule chose que j'aie à ce moment. Je n'ai plus ni drogue, ni famille, ni amis, plus rien. Mais je veux tout de même Te remercier pour l'enfance si heureuse que Tu m'as donnée, et pour ces parents si merveilleux. C'est moi qui ai détruit ma vie et je veux T'en demander pardon.

J'ai passé mes bras autour de mes jambes tout en continuant à pleurer … et j'ai senti des bras qui m'entouraient. Et quand j'ai ouvert les yeux pour voir qui m'avait prise dans ses bras, j'ai vu une jeune fille blonde, aux yeux bleus remplis d'amour et de miséricorde. Son nom est Bonnie, je l'ai lu sur le badge qu'elle portait. Elle me regarde dans les yeux et me dit : « Jésus t'aime ! » Je réponds : - Quoi ?! Et elle me répète « Jésus t'aime ! Je suis serveuse dans ce restaurant là-bas, Dieu vient de me dire dans mon cœur : - Bonnie, retourne toi vers la fenêtre, et va dire à cette fille abandonnée et droguée que Je l'aime et que Je lui pardonne tout. Même si son père ou sa mère venaient à l'abandonner, Moi, Je ne l’abandonnerai jamais, Je serai avec elle, jusqu'à la fin des temps ». Cela, c'est la miséricorde divine de Jésus-Christ ! Car j'ai compris alors que c'était Jésus qui était descendu pour moi, c'était Jésus qui avait fait le chemin vers moi et qui m'a pris dans ses bras à ce moment, qui m'a regardé dans les yeux et m'a dit « Je t'aime et Je te pardonne, Je suis avec toi ». Mais pour que ce miracle puisse m'arriver, je devais d'abord me repentir. Et cette fille me dit : « Je t'emmène chez toi, dans ta maison, peu importe où elle se trouve, je t'emmène ». Elle me dépose chez ma mère, qui entre temps était revenue aux États-Unis, et ma mère m'embrasse en me disant :  « Patricia, cela fait trois ans que je prie pour toi, je suis revenue à la foi catholique. A genoux pendant les messes, devant le Saint Sacrement, je demandais que tu reviennes à la maison ».

Alors je veux dire à tous ceux ici présents que les prières d'une mère sont tellement fortes et puissantes que Dieu leur donne une place spéciale dans Son Cœur. Je veux dire aux mamans ici présentes de ne jamais désespérer si elles ont un enfant qui est perdu, car si Dieu a fait ce miracle pour moi, Il peut le faire pour n'importe lequel de leurs enfants. Et je rends grâces à Dieu pour (l'exemple de) la vie de ma mère, parce que sans ma mère et sans la miséricorde divine, je ne serais pas ici en ce moment en train de vous livrer ce témoignage.

Ma mère m'a emmenée à la messe, je me suis confessée, j'ai commencé à guérir, et j'ai retrouvé ma dignité d'enfant de Dieu alors que j'ignorais ce que c'était. Maintenant je sais que je suis fille de Dieu. Elle (ma mère) m'a emmenée dans une maison de retraite spirituelle, qui s'appelle le Vignoble de Rachel, pour guérir de mes avortements, parce que moi, je n'arrivais pas à me les pardonner, même si je les avais avoués en confession. J'entrai dans cette maison comme la mère meurtrière qui avait assassiné ses trois enfants. Mais pendant la nuit du samedi, lorsque j'ai fermé les yeux pour une méditation, j'ai vu mes trois enfants debout devant moi comme ceci : une petite fille, un petit garçon, et une petite fille. Et comme je venais vers eux, ils sautaient de joie, avec tant de miséricorde. Et ils criaient : « Regardez ! Notre maman arrive ! Comme nous l'aimons, comme nous l'aimons ! Regardez : nous connaissons maintenant notre mère ! ». Je me rappelle que la plus petite sautait sans retenue, et a retourné sa tête pour dire à son frère et à sa sœur : « Regardez ! C'est notre maman, qu'elle est jolie ! », et j'ai remarqué qu'elle avait des rubans dans les cheveux. J'ai senti que Dieu me parlait dans mon cœur et me disait : « Patricia, c'est la Vierge Marie qui a mis ces vêtements à tes filles et à ton fils, et qui les a coiffés, pour qu'ils soient beaux pour toi. Tu peux être sûre qu'ils sont sous Ma protection et sous celle de la Vierge Marie, au Ciel ».

Quand je suis sortie (litt : réveillée) de  cette méditation, où j'ai pu ressentir la miséricorde de mes enfants, alors seulement j'ai pu guérir. Je pense si beaucoup de femmes ne peuvent guérir, même si  elles savent que Dieu leur a pardonné, c'est qu'elles ont besoin de sentir le pardon de leurs enfants non-nés. A partir du moment où j'ai vu l'amour qu'ils me portaient, j'ai voulu me rattraper. Comme j'avais été une mauvaise mère, comme je les avais tués, je voulais devenir la meilleure des mères dès ce moment. Je leur ai fait la promesse de défendre la vie, de tout mon cœur et de tout mon être, pour réparer tout le mal que j'ai fait. La première de mes filles s'appelle Mariana, en l'honneur de la Sainte Vierge, mon fils s'appelle Emmanuel, ce qui veut dire « Dieu parmi nous », en l'honneur de Jésus, et la dernière s'appelle Rosie en l'honneur du Rosaire.

Vous savez combien ce combat est une croix lourde à porter, je sais aussi combien vous vous sentez découragés parfois par la vie, mais je voulais vous donner une parole de consolation que m'a dit mon directeur spirituel : « Patricia, ne t'attends pas à voir les fruits (de ce que tu fais). Quelquefois, si on ne voit pas de fruits, on se décourage. Mais le jour où tu arriveras au Ciel, Patricia, tous ces enfants non-nés vont venir t'embrasser, et te remercier. Et toutes ces personnes qui travaillent pour la vie auront un jugement spécial le jour de leur mort. Jésus est notre avocat. Mais quand nous, les pro-vie, serons devant le Père, les voix des non-nés vont crier : « Père, Père, soyez miséricordieux envers ces âmes parce qu'elles nous ont aimés». Quand vous mourrez, ces voix clameront pour vous « Père, Père, soyez miséricordieux envers ces âmes parce qu'elles nous ont aimés». C'est ce que nous espérons : ne pas voir de fruits sur la terre, mais en voir dans le Ciel, ce sera notre couronne de perles.

Vous savez, ce fut très difficile pour moi à mes débuts dans la vie, j'ai dû passer à travers de très fortes épreuves, comme il nous en arrive toujours…

Il y a quelques années, je travaillais avec un dermatologue. Un jour, il me dit «  Patricia, on a une réunion très importante, j'ai besoin que tu me soutiennes. - Bien sûr !

- Voilà, on va bientôt vendre ces produits exclusifs, qui sont très chers, j'ai besoin que tu croies en ces produits comme j'y crois moi-même ! »

La réunion arrive, le représentant des crèmes nous dit « nous allons vous expliquer d'où viennent ces crèmes ». Il sort une grande affiche avec, en haut, un fœtus mort. Et il dit : « ces crèmes anti-rides viennent de femmes enceintes qui se sont rendues compte que leur enfant allait naître avec le syndrome de Down. Elles avortent, nous donnent les tissus, le fœtus, et nous fabriquons ces crèmes anti-rides ». Le processus commence par un fœtus, une flèche, puis le fœtus est mis à bouillir dans l'eau chaude, « comme un bouillon de poulet » disait le représentant, et le circuit se termine avec la crème anti-rides. Les affaires continuent. Et nous, nous devons avoir le courage, même si nous ne voyons pas de fruits, même si nous nous décourageons, de persévérer et d'être les voix de tous ces enfants qui sont devenus une marchandise.

Alors je veux vous dire, s'il vous plaît, ne vous découragez pas, donnez de la voix, n'attendez pas de voir du fruit sur la terre mais plutôt dans le ciel. Je veux vous remercier de m'avoir fait venir ici, et je vous demande vos prières parce que ce combat est très difficile et je vous promets de toujours prier pour vous. Merci beaucoup. Merci (applaudissements), merci (applaudissements debout), merci à Dieu.

*******

(Un homme, vraisemblablement un responsable de l'association parle) : - Merci beaucoup Patricia pour ton témoignage, terrifiant mais véridique et réel, qui nous remotive considérablement pour continuer à lutter en faveur de la vie. Nous avions amené Patricia ici pour qu'elle nous raconte à tous (il lutte contre l'émotion) ce qu'est la réalité de l'avortement.

Posté le 11 avril 2016 à 23h26 par Le Salon Beige | Lien permanent

Avortement : témoignage d'une ex-employée du Planned Parenthood (3)

Voici la 3e et dernière partie du témoignage (relire partie 1, partie 2). Merci à la lectrice qui nous a traduit cette vidéo.

Moi, je ne savais que penser, je ne comprenais pas pourquoi on me demandait de changer mon vocabulaire, mais je n'ai rien dit. J'ai fait ce que m'a demandé la responsable, et toute la journée, je préparais des femmes à avorter. La première des questions que posent toutes ces femmes, c'est la même partout : « Mon bébé va le sentir ? Mon bébé va le sentir, n'est-ce pas Patricia ?! ». Et moi je répondais : mais non, bien sûr qu'il ne sentira rien, puisque ce n'est pas un bébé, c'est un amas de cellules. Un amas de cellules ne ressent rien, ne t'inquiète pas. Je les tranquillisait, car je devais m'assurer qu'elles ne renoncent pas, sinon, je me ferais réprimander, et je pourrais perdre ce travail. C'était la première fois que je vivais  par mes propres moyens, avec une maison, un appartement, une voiture, sans mon père. 

En réalité, ce que je faisais sans le savoir, c'était vendre des assassinats. A l'époque, on pouvait gagner jusqu'à mille dollars (= 878,01 € taux d'avril 2016) par avortement, on gagnait donc 25.000 dollars en une journée (21.950,25 €), 50.000 dollars en deux jours (43.900,50 €). Il existe aux États-Unis des cliniques, il y en a peu, mais elles existent, qui font 30 avortements à l'heure, c'est un vrai marché, une culture de mort.

Mais moi, dans mon cœur, je pensais sincèrement que j'aidais ces femmes. Je pensais : il vaut mieux que cette femme ne souffre pas, qu'elle ne mette pas un enfant au monde dans ces conditions de souffrance. Je pensais faire le bien.  A mon arrivée le mercredi matin, jour des avortements, la responsable me reçoit, et me dit : « Patricia, aujourd'hui, tu vas devoir te surpasser, parce qu'aujourd'hui on reçoit un praticien de l'extérieur, qui va passer de chambre en chambre et d'avortement en avortement toute la journée. Un avortement doit durer 5 minutes maximum, sinon, nous perdons de l'argent. Tu sais pourquoi ce docteur vient d'ailleurs ? Tu ne le connais pas, il n'est pas de cette clinique, n'est-ce pas ?! Parce qu'après autant d'avortements, si une femme a ensuite des complications, et veut venir faire une réclamation ou essayer d'engager des poursuites (NB : pour obtenir des indemnisations), et bien le docteur ne fait pas partie de la clinique, il n'est pas ici, et nous n'avons pas de problèmes ».

L'avortement est le seul acte de chirurgie aux États-Unis, où une femme ne peut engager de poursuites en cas de décès ou de complication. La femme signe littéralement un chèque en blanc sur sa vie et, quoi qui puisse lui arriver, elle ne peut engager de poursuites. C'est la loi en Californie et dans beaucoup d'autres États d'Amérique.

La responsable me dit aussi une chose importante : « Ne raconte jamais à quiconque ce que tu vois derrière ces portes. Tu ne peux te lier d'amitié avec aucune femme ici, et tu ne peux pas les regarder dans les yeux pendant l'avortement. Parce que 99 % des femmes viennent ici angoissées, en pleurant, et elles espèrent que l'hôtesse d'accueil, l'infirmière va les regarder dans les yeux et leur dire : Mais pourquoi tu pleures ? Tu veux vraiment avorter ? Il y a d'autres possibilités, tu n'es pas obligée d'avorter. Non, Patricia, ici, la seule option est l'avortement. Donc tu ne les regarderas pas en face. Et ne va jamais dire à une mère ou au père qui est dans la salle d'attente qu'après l'avortement, on jette leurs bébés aux ordures ».

Et quand elle m'a dit ça, « on jette leurs bébés aux ordures », j'étais énormément surprise, car elle a utilisé les mots mère et père. Et moi qui pensais qu'ils ne pouvaient être des papas, des mamans, je ne comprenais rien. Mais je me suis tue, et je n'ai posé aucune question après ces paroles : les bébés aux ordures. J'avais peur de poser une question.

La première fille passe, elle avait 15 ans, elle s'évanouissait dans mes bras. Et je disais : elle exagère ! Elle s'évanouit pour un amas de cellules ?! Moi, j'ai été courageuse, jamais je n'ai pleuré, jamais je ne me suis évanouie… Quelle exagération ! Je me rappelle qu'elle pleurait dans mes bras, et je ne devais pas regarder son visage. Elle transpirait, et je l'ai mise sur la table, le docteur est entré, et m'a dit : « On va commencer l'avortement, j'ai besoin que tu te places derrière moi, et que tu m'assistes ». Je me suis mise debout derrière lui et il m'a dit : « je vais te guider ». On ne m'avait pas entraînée avant, c'était la première fois de ma vie que j'allais assister à une chirurgie.

Le docteur sort les instruments, il sort une seringue longue comme la taille de mon coude jusqu'au bout de mon majeur. Il me dit « ça, c'est pour l'anesthésie. On la lui injectera 7 fois pour qu'elle ne sente rien ». Et moi, comme je ne me rappelais rien de mes trois avortements puisque je m'étais bloquée, ça m'a étonnée. Il commence à injecter l'anesthésiant, la fille avait une peur ! Et il commence à disposer tous les instruments. Il sort la canule, un long tube métallique, au bout pointu comme une lame de couteau, qui se connecte à l'appareil abortif, et il prend la machine aspirante.

Et moi, ce dont je me rappelle de ces cinq minutes avec le docteur, c'est qu'il se penchait, s'accroupissait, [tout en actionnant l'appareil sur les côtés, vers le haut, sur les côtés, bêtement, (le daba los lados, arriba, los lados, a lo tonto), il maniait l'appareil sur la femme comme il pouvait, sans plus (o sea él no más le daba como él podía).] [Traduction?]

La fille a commencé à gigoter, les instruments se sont mis à bouger, il y avait du sang qui se répandait, le docteur s'activait dans un chaos complet. Je m'étais mise debout derrière lui et la fille criait : « Mon bébé ! Mon bébé ! Mon bébé !». Toutes les femmes savent ce qu'est un bébé au plus profond de leur être. Et moi, debout derrière le docteur, je me disais : ce n'est pas normal. Ça donne l'impression qu'on la viole !

Il est scientifiquement prouvé que l'avortement est littéralement un acte de violence, c'est un viol. Et le docteur, il s'agitait au milieu de ce chaos, sondait, et moi je lui ai demandé :  Docteur, comment savez-vous que vous avez tout enlevé ? parce que j'avais vu qu'il éprouvait beaucoup de difficultés. Il m'a répondu « Grâce au temps, Patricia, je calcule le temps, et aussi grâce à la quantité de sang que je vois dans ce bocal ». Et il me dit ensuite, « ça y est Patricia, les cinq minutes sont passées, je crois qu'on a fini ! »  « Je CROIS qu'on a fini » !?! Il éteint la machine, il avait retiré cette quantité de sang (geste), il ouvre le bocal, le contenu tombe dans un sac. Et l'infirmière qui se tenait dans un coin de la salle me demande de d'attraper ce sac et de la suivre. J'ai fait ce qu'elle me demandait et l'ai suivie jusqu'à une petite salle derrière la clinique. Je rentre dans cette petite pièce, et l'infirmière me dit : « ferme la porte, vite ! Parce que si cette fille se lève pour aller aux toilettes et voit ce que nous allons voir maintenant, alors nous pourrions avoir des problèmes, et elle pourrait nous faire un procès ». Et moi, déconcertée, j'ai fermé la porte. Je pensais : maintenant on va trouver l'amas de cellules dont j'ai parlé à cette fille il y a deux jours, en lui disant que ce n'était rien. Nous devions vérifier en effet que l'amas de cellules était bien présent, pour que cette fille puisse retourner chez elle.

J'avais un bassin de verre devant moi, j'ai pris le sac, l'ai vidé dans le bassin. Ma collègue a pris une paire de pinces, des forceps, elle les a mis dans le bassin et a commencé à en explorer (litt : naviguer) le contenu. Soudain, elle lève vers la lumière un bras, avec la main écartée comme ça, et elle dit : « partie numéro 1 ! ». C'était la partie numéro un du bébé, on devait en trouver cinq pour qu'on puisse dire au docteur que l'avortement avait réussi.

C'était comme si Dieu avait arrêté le temps ! Je pouvais contempler ce bras et cette main qu'elle tenait  en l'air. J'en voyais tous les détails : la première chose que j'ai vue, c'étaient les empreintes digitales.  C'est ce qui sert à nous identifier, à nous différencier en tant qu'êtres humains. Je pouvais voir les lignes de la paume, et quand elle a retourné la main, j'ai pu en voir les ongles, formés. Et elle le jette à la poubelle. Elle replonge les pinces et retire une petite jambe très bien formée, j'ai regardé sous le pied, il y avait des empreintes sous la peau, ses petits ongles, et ce qui m'a beaucoup émue, c'est qu'il y avait des petits poils qui poussaient. « Partie numéro 2 », et elle la met à la poubelle. Elle a retrouvé l'autre bras, l'autre jambe, et finalement, elle a élevé la tête vers la lumière, c'était tellement douloureux : il avait déjà ses cheveux, ses petits yeux, son petit nez, ses oreilles, et ce qui m'a fait très mal, c'est qu'il avait la bouche ouverte, comme s'il avait hurlé à mort (litt : crié pour sa vie), et personne n'avait pu l'entendre parce qu'il n'avait pas de voix. Je vous rappelle que l'anesthésie était seulement pour la femme, pas pour le bébé. Je me le suis fait confirmer par une gynécologue guatémaltèque expérimentée : le bébé a senti chaque démembrement (litt : arrachement) de son corps. Et elle l'a mis à la poubelle et a dit :  « l'avortement est réussi ». Moi, j'avais vu ce petit bébé de seulement trois mois de gestation, et quand je me suis rappelée que j'avais avorté pour la première fois à quatre mois, j'ai compris qu'on m'avait trompée. On m'avait dit que ce n'était qu'un amas de cellules, mais ceci n'est pas un amas de cellules, c'est un être humain.

Mais je suis restée muette, lâchement. J'ai fait celle qui était forte, je pourrai survivre à cela. J'étais traumatisée, et j'ai essayé de survivre à ce traumatisme. Je ne comprenais pas comment mes collègues pouvaient chercher les membres des bébés et dire « qu'est-ce que tu vas faire ce week-end ? Que vas-tu manger à la pause ? » Le docteur arrivait pour demander « alors ? Toutes les parties sont bien là ? » en sifflant, chantant, plaisantant, en faisant des blagues avec les collègues. Moi, je me disais : ces gens sont comme des robots, des zombies, ils ne sentent rien de ce que je ressens, ils ne voient pas que cela, c'est un être humain ! Mais je me taisais. Et chaque jour, dans cette clinique, ces jours d'avortements... C'est absolument horrifiant d'entendre le bruit de la machine aspirante « bjûûûû ! » toute la journée. Les femmes s'évanouissaient littéralement, on les traînait dans les couloirs. Je sautais d'une chambre à l'autre, d'un avortement à l'autre. Pour moi, c'était une machine à tuer les humains, comme une boucherie : la fille entre, avorte,  jambes-pieds-tête, la fille sort. Une autre arrive, avorte, jambes-pieds-tête ...etc. Toute la journée, une machination financière, pour faire du business. C'était tellement laid ! A la fin de la journée, le sac poubelle contenait les parties de 25 corps humains accumulées dedans. Je demandai à l'infirmière : « Qu'est-ce qu'on va faire de ce sac ? - Ah ! Avec ces déchets ?! Eh bien on ne peut pas les mettre dans les conteneurs dehors, car des femmes pourraient sortir, ouvrir les conteneurs et découvrir leurs enfants morts et démembrés dedans. Alors on les stocke dans le congélateur là bas, et une entreprise passe les prendre une fois par mois pour les mettre à la décharge. Cela se passait il y a 14 ans. Mais de nos jours, on sait que le planning familial fait un trafic de parties d'organes de bébés : le business ne s'arrête pas.

Donc j'y vais, j'ouvre ce grand congélateur et à ma grande surprise je me retrouve face à des blocs de glace constitués entièrement de morceaux de bébés, qui venaient de tous les avortements ayant eu lieu ce mois-ci. Imaginez-vous, des blocs de glace, avec des bras, des têtes qui semblent encore crier… c'est tellement horrible ! Cela se passait le même jour où le monsieur est passé pour les emmener à la décharge. Je pleurais tous les jours dans ma voiture, et tous les jours, je me sentais coupable car je me rendais compte que j'avais assassiné mes trois enfants. Mais que vais-je devenir si je pars d'ici ? Comment vais-je me payer ce dont j'ai besoin ? J'ai besoin de mon travail !

J'y ai travaillé un mois, je n'ai pu en supporter davantage, car le dernier jour, lorsque je suis arrivée, il y avait une jeune fille qui attendait avec le ventre gros comme ça (geste). Et la responsable me dit, toute contente – jamais de ma vie je ne l'avais vue contente comme ça – mais c'était parce que cette fille de 16 ans allait devoir débourser 3.000 dollars (2.634,03 €) pour avorter. « Patricia, tu vas t'occuper d'elle pendant son avortement, elle en est à 6 mois de grossesse et ce sont des jumeaux ! » Or, on sait qu'un bébé de 6 mois est parfaitement viable, même s'il naît prématuré, il y en a beaucoup qui sont nés comme cela. Et moi, je n'avais pas le cœur à voir deux petits frères démembrés dans la bassine de verre, et je suis sortie en courant de cet endroit.

Je suis ressortie très choquée par cette expérience, je me considérais comme une meurtrière, une complice qui aidait les mamans à tuer leur enfant en les trompant, et ayant tué mes propres enfants dans mon propre corps, je suis devenue folle ! J'ai commencé à traîner avec un jeune qui était accro à la drogue. J'éprouvais énormément de douleur dans mon cœur, et la cocaïne m'aidait à endormir cette douleur. Bientôt, elle ne me faisait plus rien parce que j'en consommais quotidiennement, alors j'ai commencé à prendre une drogue qui s'appelle les méthamphétamines, qui se fume avec une pipe, une drogue plus forte, plus puissante. Comme j'étais droguée sans arrêt et que je ressentais tant de douleur, je ne pouvais pas travailler ni étudier en étant droguée. J'ai perdu ma maison, mes voitures, tout ! Et je suis restée trois années plongée dans la drogue, j'étais à la rue, complètement droguée, accro à la cocaïne et aux méthamphétamines. Je dormais sur des banquettes, dans la rue, dans des voitures, dans des chambres d'hôtels avec tout un tas de gens drogués. Je n'avais pas le courage de parler à mes parents parce que je ne valais plus rien, j'étais devenue un déchet. Les valeurs de la vie étaient le succès, la beauté, et moi je n'avais plus aucune valeur. J'étais trop honteuse à l'idée de parler à mes parents. Je me rappelle m'être regardée dans un miroir : je ne reconnaissais pas cette femme qui était heureuse, qui avait des rêves, cette princesse adorée par ses parents, qui voulait accomplir beaucoup de choses en ce monde. La seule chose que je voyais était une mort-vivante. Après avoir fumé autant de drogue, je m'étais arrachée tous les cheveux, je n'avais plus de chevelure. J'étais tellement maigre que je m'étais voûtée (litt : bossue), mes os saillaient dans mon dos, on voyait mes côtes, les yeux étaient tout humides à cause des pleurs et du manque de sommeil. Dans le miroir, je voyais la mort, et une personne qui ne valait plus rien, qui était un déchet.

Et un jour, je me suis fortement disputée avec mon fiancé, et il m'a laissée affalée sur une banquette. Je pensais qu'il allait revenir vers moi, qu'il voulait me mettre en colère, me contrarier. Mais il est monté dans une voiture, et m'a laissée seule : il n'est jamais revenu.

Les heures passaient, et je me suis mise à pleurer, à pleurer, pleurer, parce que j'étais abandonnée sur ce banc, j'avais faim, soif, sommeil, et je n'avais plus rien, je touchais le fond. Au milieu de mes pleurs, pour la première fois de ma vie, dans mon cœur j'ai senti le Dieu le Père. J'ai senti qu'il me regardait avec compassion depuis le Ciel, et qu'il avait toujours été avec moi depuis le jour de ma naissance, pendant toute ma vie, mais Il attendait le moment où je me tournerais vers Lui. Et à ce moment, je me tournai vers Lui, et je Lui ai dit : je n'ai rien, Tu es la seule chose que j'aie à ce moment. Je n'ai plus ni drogue, ni famille, ni amis, plus rien. Mais je veux tout de même Te remercier pour l'enfance si heureuse que Tu m'as donnée, et pour ces parents si merveilleux. C'est moi qui ai détruit ma vie et je veux T'en demander pardon.

J'ai passé mes bras autour de mes jambes tout en continuant à pleurer … et j'ai senti des bras qui m'entouraient. Et quand j'ai ouvert les yeux pour voir qui m'avait prise dans ses bras, j'ai vu une jeune fille blonde, aux yeux bleus remplis d'amour et de miséricorde. Son nom est Bonnie, je l'ai lu sur le badge qu'elle portait. Elle me regarde dans les yeux et me dit : « Jésus t'aime ! » Je réponds : - Quoi ?! Et elle me répète « Jésus t'aime ! Je suis serveuse dans ce restaurant là-bas, Dieu vient de me dire dans mon cœur : - Bonnie, retourne toi vers la fenêtre, et va dire à cette fille abandonnée et droguée que Je l'aime et que Je lui pardonne tout. Même si son père ou sa mère venaient à l'abandonner, Moi, Je ne l’abandonnerai jamais, Je serai avec elle, jusqu'à la fin des temps ». Cela, c'est la miséricorde divine de Jésus-Christ ! Car j'ai compris alors que c'était Jésus qui était descendu pour moi, c'était Jésus qui avait fait le chemin vers moi et qui m'a pris dans ses bras à ce moment, qui m'a regardé dans les yeux et m'a dit « Je t'aime et Je te pardonne, Je suis avec toi ». Mais pour que ce miracle puisse m'arriver, je devais d'abord me repentir. Et cette fille me dit : « Je t'emmène chez toi, dans ta maison, peu importe où elle se trouve, je t'emmène ». Elle me dépose chez ma mère, qui entre temps était revenue aux États-Unis, et ma mère m'embrasse en me disant :  « Patricia, cela fait trois ans que je prie pour toi, je suis revenue à la foi catholique. A genoux pendant les messes, devant le Saint Sacrement, je demandais que tu reviennes à la maison ».

Alors je veux dire à tous ceux ici présents que les prières d'une mère sont tellement fortes et puissantes que Dieu leur donne une place spéciale dans Son Cœur. Je veux dire aux mamans ici présentes de ne jamais désespérer si elles ont un enfant qui est perdu, car si Dieu a fait ce miracle pour moi, Il peut le faire pour n'importe lequel de leurs enfants. Et je rends grâces à Dieu pour (l'exemple de) la vie de ma mère, parce que sans ma mère et sans la miséricorde divine, je ne serais pas ici en ce moment en train de vous livrer ce témoignage.

Ma mère m'a emmenée à la messe, je me suis confessée, j'ai commencé à guérir, et j'ai retrouvé ma dignité d'enfant de Dieu alors que j'ignorais ce que c'était. Maintenant je sais que je suis fille de Dieu. Elle (ma mère) m'a emmenée dans une maison de retraite spirituelle, qui s'appelle le Vignoble de Rachel, pour guérir de mes avortements, parce que moi, je n'arrivais pas à me les pardonner, même si je les avais avoués en confession. J'entrai dans cette maison comme la mère meurtrière qui avait assassiné ses trois enfants. Mais pendant la nuit du samedi, lorsque j'ai fermé les yeux pour une méditation, j'ai vu mes trois enfants debout devant moi comme ceci : une petite fille, un petit garçon, et une petite fille. Et comme je venais vers eux, ils sautaient de joie, avec tant de miséricorde. Et ils criaient : « Regardez ! Notre maman arrive ! Comme nous l'aimons, comme nous l'aimons ! Regardez : nous connaissons maintenant notre mère ! ». Je me rappelle que la plus petite sautait sans retenue, et a retourné sa tête pour dire à son frère et à sa sœur : « Regardez ! C'est notre maman, qu'elle est jolie ! », et j'ai remarqué qu'elle avait des rubans dans les cheveux. J'ai senti que Dieu me parlait dans mon cœur et me disait : « Patricia, c'est la Vierge Marie qui a mis ces vêtements à tes filles et à ton fils, et qui les a coiffés, pour qu'ils soient beaux pour toi. Tu peux être sûre qu'ils sont sous Ma protection et sous celle de la Vierge Marie, au Ciel ».

Quand je suis sortie (litt : réveillée) de  cette méditation, où j'ai pu ressentir la miséricorde de mes enfants, alors seulement j'ai pu guérir. Je pense si beaucoup de femmes ne peuvent guérir, même si  elles savent que Dieu leur a pardonné, c'est qu'elles ont besoin de sentir le pardon de leurs enfants non-nés. A partir du moment où j'ai vu l'amour qu'ils me portaient, j'ai voulu me rattraper. Comme j'avais été une mauvaise mère, comme je les avais tués, je voulais devenir la meilleure des mères dès ce moment. Je leur ai fait la promesse de défendre la vie, de tout mon cœur et de tout mon être, pour réparer tout le mal que j'ai fait. La première de mes filles s'appelle Mariana, en l'honneur de la Sainte Vierge, mon fils s'appelle Emmanuel, ce qui veut dire « Dieu parmi nous », en l'honneur de Jésus, et la dernière s'appelle Rosie en l'honneur du Rosaire.

Vous savez combien ce combat est une croix lourde à porter, je sais aussi combien vous vous sentez découragés parfois par la vie, mais je voulais vous donner une parole de consolation que m'a dit mon directeur spirituel : « Patricia, ne t'attends pas à voir les fruits (de ce que tu fais). Quelquefois, si on ne voit pas de fruits, on se décourage. Mais le jour où tu arriveras au Ciel, Patricia, tous ces enfants non-nés vont venir t'embrasser, et te remercier. Et toutes ces personnes qui travaillent pour la vie auront un jugement spécial le jour de leur mort. Jésus est notre avocat. Mais quand nous, les pro-vie, serons devant le Père, les voix des non-nés vont crier : « Père, Père, soyez miséricordieux envers ces âmes parce qu'elles nous ont aimés». Quand vous mourrez, ces voix clameront pour vous « Père, Père, soyez miséricordieux envers ces âmes parce qu'elles nous ont aimés». C'est ce que nous espérons : ne pas voir de fruits sur la terre, mais en voir dans le Ciel, ce sera notre couronne de perles.

Vous savez, ce fut très difficile pour moi à mes débuts dans la vie, j'ai dû passer à travers de très fortes épreuves, comme il nous en arrive toujours…

Il y a quelques années, je travaillais avec un dermatologue. Un jour, il me dit «  Patricia, on a une réunion très importante, j'ai besoin que tu me soutiennes. - Bien sûr !

- Voilà, on va bientôt vendre ces produits exclusifs, qui sont très chers, j'ai besoin que tu croies en ces produits comme j'y crois moi-même ! »

La réunion arrive, le représentant des crèmes nous dit « nous allons vous expliquer d'où viennent ces crèmes ». Il sort une grande affiche avec, en haut, un fœtus mort. Et il dit : « ces crèmes anti-rides viennent de femmes enceintes qui se sont rendues compte que leur enfant allait naître avec le syndrome de Down. Elles avortent, nous donnent les tissus, le fœtus, et nous fabriquons ces crèmes anti-rides ». Le processus commence par un fœtus, une flèche, puis le fœtus est mis à bouillir dans l'eau chaude, « comme un bouillon de poulet » disait le représentant, et le circuit se termine avec la crème anti-rides. Les affaires continuent. Et nous, nous devons avoir le courage, même si nous ne voyons pas de fruits, même si nous nous décourageons, de persévérer et d'être les voix de tous ces enfants qui sont devenus une marchandise.

Alors je veux vous dire, s'il vous plaît, ne vous découragez pas, donnez de la voix, n'attendez pas de voir du fruit sur la terre mais plutôt dans le ciel. Je veux vous remercier de m'avoir fait venir ici, et je vous demande vos prières parce que ce combat est très difficile et je vous promets de toujours prier pour vous. Merci beaucoup. Merci (applaudissements), merci (applaudissements debout), merci à Dieu.

*******

(Un homme, vraisemblablement un responsable de l'association parle) : - Merci beaucoup Patricia pour ton témoignage, terrifiant mais véridique et réel, qui nous remotive considérablement pour continuer à lutter en faveur de la vie. Nous avions amené Patricia ici pour qu'elle nous raconte à tous (il lutte contre l'émotion) ce qu'est la réalité de l'avortement.

Posté le 11 avril 2016 à 12h29 par Michel Janva | Lien permanent

Suppression du Pass contraception à Paris ?

C'est ce qu'a déclaré Farida Adlani, Vice-Présidente de la Région Ile-de-France chargée des Affaires sociales et de la Famille :

Posté le 11 avril 2016 à 07h14 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2016

La meilleure IVG, c'est celle qu'on évite - Les Survivants

12821469_1562459847415229_2016415969380147762_nLes premiers rescapés de l'avortement ont aujourd'hui 40 ans. Tous ceux qui les suivent, nés après 1975, ont le sentiment d'être des survivants. Les Survivants veulent que le débat sur l'avortement soit rouvert, afin d'y trouver des alternatives.

"Avec 220000 IVG pour 800 000 naissances, notre génération est privée chaque année d’un cinquième de ses membres. On nous dit que l’avortement ne concerne que la femme mais c’est un mensonge puisque, né après 75, nous avions tous une chance sur 5 de ne pas vivre. Nous ne connaîtrons jamais notre soeur ou notre frère arrivé trop tôt ou trop tard. Il est temps de réaliser que l’IVG nous affecte TOUS et qu’une réponse solidaire et collective doit être apporté à cette souffrance. Si, toi aussi, tu te sens concerné, rejoins les survivants !"

Evènement Facebook.

 

Posté le 10 avril 2016 à 18h16 par Marie Bethanie | Lien permanent


     Archives > Culture de mort : Avortement , France : Politique en France

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Culture de mort : Avortement , France : Politique en France