29 juin 2016

218 000 avortements en 2015

Unknown-21La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) a établi le bilan :

« En 2015, 218 100 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France, dont 203 500 en métropole ». 

Le suivi annuel indique une légère baisse par rapport à 2014 (227 000). 

« La légère tendance à la hausse du nombre des IVG, observée en 2013, a été suivie par une stabilisation en 2014 puis une légère baisse en 2015 ».

Le taux de recours est de 14,4 avortements pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en France métropolitaine et de 26,5 dans les DOM y compris Mayotte. Ce taux global est lui aussi stable depuis 2006 avec cependant des variations selon l'âge. Les plus concernées restent les 20-24 ans avec un taux de 27 pour 1 000 femmes. En revanche, la baisse se poursuit chez les moins de 20 ans, après la forte hausse observée entre 1990 et 2010. Le taux est désormais de 7,6 recours pour 1 000 parmi les 15-19 ans et 19,5 parmi les 18-19 ans.

A ces chiffres, il ne faut pas oublier les avortements provoqués par les pilules abortives. Plus d’un million de pilules du lendemain et du surlendemain sont vendues chaque année depuis 2005, un chiffre en légère baisse depuis 2013. En 2015, 1 777 804 boîtes ont été vendues (1 160 494 en 2014).

Posté le 29 juin 2016 à 21h17 par Michel Janva | Lien permanent

Création du site internet du Sanctuaire Saint Joseph du Saint Sauveur

Connu aussi sous le nom de "Mémorial du Milliard".

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Posté le 29 juin 2016 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2016

Amendement visant à faire de toute incitation à l’avortement un délit

Dans le cadre du projet de loi relatif à l’égalité et à la citoyenneté, le député d’Orange, Jacques Bompard, a déposé un amendement visant à faire de toute incitation à l’IVG un délit,

« en l’absence d’une présentation exhaustive des possibles conséquences physiques ou psychologiques » et en l’absence d’« une sensibilisation exhaustive à d’autres solutions préalablement déterminées ».

Jacques Bompard regrette que « la pratique et les informations afférentes [à l’IVG] ne soient pas suffisantes », alors qu’il s’agit d’un « acte définitif ». En proposant cet amendement, il veut qu’une sensibilisation et une documentation complètes soient « transmises aux personnes en phase de réflexion sur une possible IVG ».

Il estime notamment que l’« incitation est celle du législateur, responsable d’une ‘propagande’ sur l’IVG ». Il déplore que l’IVG soit aujourd’hui devenu « un moyen de contraception », et « presque une mode ».

Source : Gènéthique

Posté le 28 juin 2016 à 17h24 par Michel Janva | Lien permanent

27 juin 2016

Le Général Didier Tauzin n'est pas pour l'interdiction de l'avortement

Candidat à la présidentielle, il plaide pour la liberté d'expression sur ce sujet, pour la liberté des médecins de ne pas pratiquer des avortements, mais il ne compte pas remettre en cause les lois libéralisant l'avortement. Finalement, il ne propose rien de plus que Marine Le Pen.

Posté le 27 juin 2016 à 17h05 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : la Cour suprême invalide une loi texane pro-vie

ALa Cour suprême des Etats-Unis a rendu aujourd'hui une décision pro-mort. Cet arrêt, rendu à la majorité de cinq juges contre trois, représente une victoire emblématique pour les militants de l'avortement. En l'espèce, elle a jugé illégale une loi de 2013 au Texas qui impose aux cliniques pratiquant des avortements de posséder un plateau chirurgical digne d'un milieu hospitalier. La loi oblige par ailleurs les médecins avorteurs à disposer d'un droit d'admission de leurs patientes dans un hôpital local. Les rédacteurs de ce texte le justifient au nom de la santé des femmes, affirmant oeuvrer à minimiser pour elles les risques sanitaires. Ces règles draconiennes ont forcé la fermeture en deux ans de dizaines de centres d'avortement au Texas.

Les quatre juges progressistes de la haute cour ont voté contre la loi texane, rejoint par le juge conservateur modéré Anthony Kennedy. La Cour suprême siège à huit juges au lieu de neuf depuis le décès en février du magistrat conservateur Antonin Scalia.

Posté le 27 juin 2016 à 16h49 par Michel Janva | Lien permanent

Travaux pratiques : dissection d’un cerveau de fœtus

Abomination relatée par Yves Daoudal :

"Un comité d’enquête sur la vie de l’enfant a été créé par la commission de la Chambre des représentants des Etats-Unis pour l’énergie et le commerce. Son rôle est de recueillir des informations sur les pratiques médicales et commerciales organisant la collecte et la vente de tissus de fœtus avortés. Il vient d’envoyer au procureur général du Nouveau-Mexique un dossier hallucinant, de près de 300 pages, sur un employé anonyme de l’université du Nouveau-Mexique qui s’est procuré plus de 39 fois par an depuis 2010 des morceaux de fœtus dans un avortoir d’Albuquerque. Le document manuscrit de 290 pages détaille les morceaux commandés au fil des mois : poumons, moelle, cœur, rétine, foie, reins, etc. Parfois on apprend que le fœtus a été tué parce qu’il avait un pied bot, ou une trisomie.

Il y a aussi mention d’un foetus avorté à 30 semaines et demie, et conservé « intact ».

Et il y a la mention précise d’une commande d’un cerveau intact de troisième trimestre de grossesse pour dissection au cours d’une session étudiante d’été. Le programme de l’université mentionnait bien, en effet, parmi les activités prévues, la « dissection de divers échantillons »…

Mais il n’est pas certain qu’il y ait quoi que ce soit d’illégal dans toutes ces horreurs… Ce qui montre le degré de barbarie auquel on est descendu."

Posté le 27 juin 2016 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2016

La grossesse n'est pas une maladie

Le Syndicat national des gynécologues obstétriciens (Syngof) voit d'un mauvais œil l'autorisation récente pour les sages-femmes de pratiquer des avortements par voie médicamenteuse (moins de cinq semaines de grossesse). Cette mesure, adoptée le 5 juin, leur permet également de délivrer des arrêts de travail, de quatre jours renouvelables.

« Ce décret rendant possible la prescription d'un arrêt apparaît comme les prémices d'une médecine pleinement exercée par une profession qui ne l'a jamais apprise, avec les risques que cela comporte pour les patientes ».

Les gynécologues ont raison :

  • la grossesse n'est pas une maladie
  • l'IVG n'est pas une intervention pour soigner

Donc, pas d'arrêt maladie !

Posté le 22 juin 2016 à 10h25 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2016

Des militants irlandais considèrent le crime comme un droit de l'homme

Des militants ont fait atterrir mardi en Irlande du Nord, près de la frontière avec l'Irlande, un drone transportant des pilules abortives pour dénoncer la législation pro-vie. Le mouvement "Labour Alternative" explique :

"Nous poursuivrons notre campagne, tant que les responsables politiques locaux continueront d'ignorer les droits de l'Homme". "Nous sommes gouvernés par une loi de 1861 (...). Nous pensons qu'il est grand temps que la loi évolue".

Avorter serait donc un droit de l'homme : ces militants veulent revenir à l'Antiquité.

Des policiers étaient présents à l'atterrissage mais aucune tablette n'a été confisquée.

La législation nord-irlandaise n'autorise actuellement l'avortement que si la vie de la mère est en danger. 

Posté le 21 juin 2016 à 18h42 par Michel Janva | Lien permanent

Nouvelle campagne des Survivants de l'avortement

Le 03 avril, le collectif Paye ta shnek a publié dans une tribune adressée à l’Express une campagne visuelle qui a été depuis abondamment reprise sur les réseaux sociaux et totalement assumé par le planning familial. Cette campagne révèle de nombreuses incohérences et contradictions dans les termes. Un slogan comme « Droit de l’enfant d’être désiré et non imposé » par exemple laisse entendre que l’embryon est un enfant mais que son droit le plus fondamental est d’être porté par un projet parental…. ou non. Cette campagne s’appui globalement sur une idéologie du « quand je veux, ou je veux » qui voudrait que le fondement moral d’une société soit la somme des volontés particulières. Or, en introduisant l’idée qu’un enfant doit être nécessairement prévu pour naître, on fait de lui une chose programmable et maîtrisable, véritable base de l’exclusion du cinquième de chaque génération que nous sommes résolus à combattre vigoureusement.. 

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Posté le 21 juin 2016 à 18h29 par Michel Janva | Lien permanent

Nantes a collé pour la Vie

Les photos du dernier collage pour la Vie à Nantes :

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Posté le 21 juin 2016 à 17h23 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 juin 2016

L’avortement est un acte grave qui supprime une vie humaine

Texte du père Père Thomas de Gabory, docteur en médecine, aumônier de l’Université de La Réunion publié dans le courrier des lecteurs d'un quotidien réunionnais :

P1090802a"Le Planning Familial 974 fête cette semaine son anniversaire, 10 années de présence à La Réunion. Un seul chiffre suffit à illustrer son bilan : 75% des hommes réunionnais considèrent que l’avortement est un moyen de contraception. Ce constat malheureux prouve que l’avortement est devenu dans la conscience générale un acte anodin. Malgré les campagnes en faveur de la contraception, le nombre d’avortements à La Réunion ne cesse d’augmenter, les chiffres sont au-dessus de la moyenne nationale, et les mères concernées sont de plus en plus jeunes. L’avortement n’est pourtant pas un acte banal. Au contraire il est un acte douloureux et chacun, hommes et femmes, est appelé à en mesurer toute la gravité.

Les raisons qui poussent les mères à choisir l’avortement sont souvent respectables. Il ne s’agit pas de jeter la pierre à celles qui font ce choix. Il ne faut ni juger ni culpabiliser. L’Église ne condamne jamais les personnes mais des actes. Elle condamne les violences faites aux femmes. L’Église est toujours du côté des personnes vulnérables et de celles qui souffrent. Il convient donc d’accompagner les mères ayant recours à l’avortement dans le respect, la douceur et la compassion. L’association Mère de Miséricorde le fait à La Réunion (mmcreunion@hotmail.fr).

L’avortement n’est pas un acte anodin, mais un acte grave qui marque profondément la vie des mères qui y ont recours. Il laisse des traces dans la mémoire du corps mais aussi et surtout dans le cœur. Il ne faut pas minimiser l’impact d’un avortement sur la vie d’une mère et les séquelles psychologiques qui peuvent rejaillir plusieurs années après. Les blessures ont parfois du mal à cicatriser avec le temps.

Comme aumônier de l’Université de La Réunion, je rencontre des jeunes filles confrontées à l’angoisse d’une grossesse non désirée. Par manque d’information, la procréation n’est plus pensée comme un mouvement naturel lié à la sexualité. Les jeunes vivent souvent une sexualité déconnectée de son pouvoir de donner la vie. Lorsque la grossesse est déclarée, c’est souvent la panique, la peur de l’avenir, l’angoisse de la réaction des proches, et la question de l’avortement peut se poser chez ces jeunes mères en détresse et souvent isolées. Elles veulent « l’enlever » comme elles disent. Mais que faut-il enlever : une grossesse angoissante ou un être humain ?

L’avortement n’est pas un moyen de contraception. Il est un acte grave qui supprime une vie humaine. C’est pour cette raison que l’Église catholique s’y oppose fermement. Il est un acte qui transgresse l’interdit fondamental de tuer. L’embryon n’est pas qu’un amas de cellules. Dès l’instant de la rencontre du spermatozoïde et de l’ovocyte, son patrimoine génétique unique au monde fait de lui un membre de la grande famille humaine. Il n’est pas un têtard et ne deviendra rien d’autre qu’un homme ou une femme. Le délai légal de 12 semaines ne peut rien y changer : l’embryon reste un être humain avant et après ce délai. Il ne devient pas, comme par magie, une personne humaine à la fin de la 12ème semaine. Il est déjà en soi une personne.

La grande Mère Teresa de Calcutta disait au moment où elle recevait le Prix Nobel de la paix : « Je ressens quelque chose que je voudrais partager avec vous. Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître ». Les conséquences d’une politique familiale en faveur de l’avortement ne sont pas à sous-estimer. L’avortement ne peut pas être un acte à prendre à la légère. Une société qui veut s’humaniser doit promouvoir une belle éducation à la sexualité, et rappeler son lien naturel avec la vie. La mobilisation pour la paix et pour la vie doit être permanente."

Posté le 18 juin 2016 à 14h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

16 juin 2016

L’Europe s’attaque aux enfants de Pologne

Dc73d9a0e97f8fcc2a97a2a1d1c84633Grégor Puppinck, Docteur en droit, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, montre sur Boulevard Voltaire que le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'acharne sur les enfants polonais :
"On se souvient qu’en 2014, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muižnieks, avait refusé de condamner la pratique des infanticides néonatals des enfants nés vivants lors d’avortements tardifs, au motif que cela ne ferait pas partie de son mandat. Il avait même refusé de recevoir les ONG désireuses de le sensibiliser et de lui remettre un dossier complet.

Pourtant, aujourd’hui même, ce Commissaire s’attaque aux lois polonaises en matière d’avortement. Dans son rapport d’inspection sur la Pologne rendu public le 15 juin, il « appelle les autorités polonaises à supprimer tous les obstacles qui continuent d’empêcher des femmes de bénéficier de méthodes d’avortement légales et sûres » et les encourage « à dépénaliser davantage l’avortement ».

Il s’inquiète aussi qu’une grande proportion des médecins polonais exercent leur liberté de conscience et refusent de collaborer à l’avortement. Selon le Commissaire, le gouvernement polonais devrait les y contraindre davantage. Il déplore aussi que la procédure de dépistage et d’avortement des enfants handicapés ne soit pas plus aisée. Enfin, il s’inquiète de l’initiative de démocratie directe portée par plusieurs centaines de milliers de Polonais qui ont entrepris de proposer une loi visant à limiter le recours à l’avortement.

Faciliter l’avortement des petits Polonais n’est pas suffisant, le Commissaire recommande aussi de développer l’accès et le recours à la contraception. C’est aussi sans surprise qu’il promeut l’éducation sexuelle dans une perspective de « genre » dès le plus jeune âge.

La Pologne tire sa force de sa culture traditionnelle et de sa démographie ; c’est précisément cela qui est visé par ce rapport qui promeut une conception morbide et suicidaire des droits de l’homme et de l’Europe."

Posté le 16 juin 2016 à 17h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 juin 2016

Dons d’organes : vers des chimères homme-porc ?

Un article d'Alliance-Vita, complété par cet article  de Gènéthique, qui fait froid dans le dos :

"Des chercheurs américains proposent de développer des organes humains dans des chimères animales pour permettre davantage de greffes.

Afin de pallier la pénurie de don d’organes, des scientifiques californiens ont développé une méthode pour créer des organes humains dans le corps d’un porc. L’animal chimérique ainsi créé ne serait alors qu’un réservoir d’organes, un incubateur. Pour parvenir à ce résultat, ils utilisent la technique CRISPR-Cas 9 qui permet, entre autres, de corriger des morceaux du génome.

Fotolia_porc_XSDans le cas présent, la partie de l’ADN permettant au pancréas de se former est retirée pour être remplacée par des cellules souches humaines. Le pancréas va ainsi se développer avec des cellules humaines. L’embryon est ensuite implanté dans la truie jusqu’à l’interruption de la gestation au 28ème jour. Pablo Ross, un biologiste de la reproduction, explique leur espoir “que l’embryon porcin se développe normalement tout en ayant un pancréas presque entièrement composé de cellules humaines et compatible avec un patient pour une transplantation.”

Cependant cette technique soulève plusieurs questionnements éthiques, tant vis à vis de l’homme que de l’animal. En effet, l’implantation de cellules souches humaines dans l’embryon porcin nécessite la destruction d’embryons humains. Il y a également un risque, mais qui reste minime, de transmission de virus animaux au receveur. Du point de vue médical, la principale difficulté concerne le risque de rejet immunitaire par le receveur de l’organe greffé.

Une des craintes majeures reste de voir se développer dans le cerveau de l’animal des cellules humaines qui changeraient son comportement. “Si vous aviez des cochons avec un cerveau partiellement humain, vous pourriez obtenir des animaux qui développeraient une conscience comme l’homme” s’inquiète Suart Newman.

Pour ces différentes raisons, l’Institut national de la santé américain (US National Institutes of Health) a établi un moratoire en septembre 2015 sur la recherche sur ces “chimères”, en attendant d’en savoir davantage sur les implications.

« L’une des préoccupations, que beaucoup de gens ont, est cet aspect sacré de l’homme que manifeste l’ADN, explique Jason Robert , bioéthicien à l’Arizona State University . “En insérant cette partie d’ADN dans d’autres animaux et en leur donnant potentiellement une partie des capacités de l’homme, ce pourrait être une sorte de violation, voire même une manière de se prendre pour Dieu.”

Posté le 11 juin 2016 à 19h54 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 juin 2016

Laurence Rossignol reçoit une leçon de démocratie de la part de son homologue polonaise

Notre ministre "des" Familles, de l'Enfance et des droits des femmes, Laurence Rossignol, s'est cru autorisée d'essayer de convaincre son homologue polonaise que restreindre l'avortement n'était pas une bonne chose, en vantant la situation en France, qui n'a pourtant rien d'enviable (220 000 avortements par an, immigration de masse, politique familiale désastreuse). En retour, elle a reçu une discrète leçon de démocratie. Elzbieta Rafalska lui aurait effectivement répondu que

« ce dossier ne relevait pas de sa compétence et que le gouvernement polonais était sensible aux initiatives citoyennes démocratiques qu’il était obligé de laisser s’exprimer au Parlement"

Le projet de loi actuel visant à interdire l’avortement dans le cas d'un examen prénatal indiquant une grave pathologie irréversible chez l’embryon ou pour une grossesse résultant d’un viol ou d’un inceste est un projet de loi citoyen qui a dépassé début juin le seuil des 100 000 signatures nécessaires pour être examiné par le Parlement.

Que les politiciens se sentent obligés de respecter les aspirations démocratiques des citoyens est tellement inconcevable en France que laure Rossignol n'a même pas dû se rendre compte de la leçon...

 

Posté le 10 juin 2016 à 19h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

Le président de Tchétchénie veut faire interdire l'avortement

Ramzan Kadyrov, père de neuf enfants, est le président de la République de Tchétchénie depuis le 2 mars 2007, et est proche du président russe Vladimir Poutine.

Il veut faire interdire l'avortement dans le pays. Un projet de loi est en cours d'examen au Parlement. Cette loi pourrait être adoptée avant la fin de l'année (source en russe).

On attend avec impatience le défilé des Femen à Grozny.

Posté le 10 juin 2016 à 16h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

08 juin 2016

Il paraît qu'Alain Juppé serait toujours catholique

Juppé se dit catholique... d'après Les Décodeurs du Monde. Un petit plaisantin de 17 ans, qui se fait appeler Candide, a réussi (a priori c'est très facile) à modifier un tweet d'Alain Juppé, le faisant passer pour un coreligionnaire des musulmans qui commencent le ramadan :

4941444_6_0647_le-faux-tweet-qui-a-conduit-alain-juppe-a_e60f29e81e21f61178f2186a02b1e58aMais le maire de Bordeaux l'a très mal pris :

"« J’ai porté plainte après la diffusion de l’image d’un faux tweet en mon nom. Bien entendu, je ne suis pas l’auteur du tweet en question », a-t-il annoncé, toujours sur Twitter. Et de préciser, s’il était besoin : « Je vous confirme que je suis toujours catholique, même si je ne suis pas très pratiquant. »"

C'est pourtant bien le maire de Bordeaux qui a reçu le surnom d'"Ali Juppé", étant donné tout ce qu'il fait pour obtenir les suffrages des musulmans à Bordeaux, non ?

Juppe-2Quant à se dire catholique, il faudrait d'abord qu'Alain Juppé revienne sur cette position qu'il avait déjà défendue en mars 2014, et sur laquelle à ma connaissance il n'est pas revenu, à savoir qu'il "considère l'avortement comme un jalon fondamental dans le combat pour "l'égalité" à mettre au même rang que le droit de vote".

Posté le 8 juin 2016 à 16h50 par Marie Bethanie | Lien permanent

07 juin 2016

Le syndrome du survivant de l'avortement

VSD consacre un article à charge au groupe des Survivants. Extrait :

"[...] le petit groupe de mani­fes­tants anti-avor­te­ment dont les membres sont entou­rés de papier adhé­sif sur lequel est écrit « conforme » crie « Survi­vants, 1 sur 5 », s’ap­puyant sur les chiffres de la nata­lité : 800 000 nais­sances contre 200 000 avor­te­ments. Une mani­fes­tante du groupe explique : « On veut mani­fes­ter et appor­ter notre soutien à tous ceux qui ne sont pas là à cause des avor­te­ments » avant de reprendre l’ar­gu­ment clas­sique de ceux qui sont oppo­sés à l’IVG : « Un embryon c’est un être vivant ».

« On est surtout là pour dire : nous aussi on a été des embryons, certains de nos frères ont été des embryons. Et parce qu’ils n’avaient pas de projet paren­tal, ils n’ont pas été accep­tés », pour­suit le fonda­teur du mouve­ment, Emile Duport. Leur signe de rallie­ment est de lever la main en baisant l’an­nu­laire, de façon à symbo­li­ser par ce doigt baissé l’em­bryon qui est mort pour les quatre autres qui statis­tique­ment restent dans le ventre de la mère.

Des mili­tants d'extrême-droite

Selon le groupe, il existe un « syndrome du survi­vant », contracté par les enfants nés après la loi anti-IVG. « Cela concerne celui qui a un frère et une sœur qu’il n’a jamais connu et qui a passé sa vie à se deman­der : pourquoi moi je suis là ? », explique une « Survi­vante », qui confie « ressen­tir » ce senti­ment. Pour­tant, quand le jour­na­liste lui demande si sa mère a avorté, sa réponse est « non ». « Vous vous rendez compte du nombre de personnes extra­or­di­naires à qui on a jamais donné la chance d’être là ? », ajoute la jeune femme dont l’ar­gu­ment est aber­rant.

Hugo Clément explique que le mouve­ment n’est offi­ciel­le­ment ratta­ché à aucun groupe poli­tique mais que beau­coup viennent de la droite conser­va­trice et de la Manif pour Tous et souligne que certains membres du service d'ordre affi­chaient des liens avec le groupe d'extrême-droite « Action française ».[...]"

"Flippant" selon Cheek Magazine. Quant au Petit Journal, il essaie de comprendre comment il peut exister encore des jeunes contre l'avortement. Pas sûr qu'il cherche vraiment.

Quelques jeunes pour montrer dans des médias mainstream que, oui, en 2016, il y a toujours des opposants à l'avortement, c'est bien joué.

Emile Duport, créateur des Survivants, est interrogé par Charlotte d'Ornellas :


Emile Duport : "L'IVG, sujet tabou, est un... par bvoltaire

Posté le 7 juin 2016 à 22h49 par Michel Janva | Lien permanent

Témoignage sur l'avortement

Posté le 7 juin 2016 à 14h07 par Michel Janva | Lien permanent

06 juin 2016

Les sages femmes peuvent désormais procéder seules à des avortements médicamenteux

Le décret officiel date du 2 juin 2016 et vient d'être publié :

"(...) Le médecin ou la sage-femme effectuant des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse, dans le cadre de la convention mentionnée à l'article R. 2212-9, justifie d'une expérience professionnelle adaptée qui est constituée (...) par une pratique suffisante et régulière des interruptions volontaires de grossesse médicamenteuses dans un établissement de santé, attestée par le directeur de cet établissement sur justificatif présenté par le responsable médical concerné (...)

la sage-femme procède à la délivrance à la femme des médicaments nécessaires à la réalisation de l'interruption volontaire de grossesse (...) La première prise de ces médicaments est effectuée en présence du médecin ou de la sage-femme."

Rappel de quelques définitions de une sage-femme :

"Praticien exerçant une profession médicale à compétence limitée au diagnostic et à la surveillance de la grossesse, et à la pratique de l'accouchement"

"Le terme sage-femme désigne une profession médicale qui s'occupe du suivi de la grossesse normale, de l'accouchement et du suivi mère-enfant après l'accouchement."

"La sage-femme a pour mission d'accompagner les femmes enceintes tout au long de leur grossesse, de l’établissement du diagnostic jusqu’au jour de l'accouchement."

Il existe(ait) même, comme pour les médecins, un code de déontologie qui dit notamment :

"La sage-femme exerce sa mission dans le respect de la vie et de la personne humaine (...)

La sage-femme doit traiter avec la même conscience toute patiente et tout nouveau-né quels que soient son origine, ses mœurs et sa situation de famille, son appartenance ou sa non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminées, son handicap ou son état de santé, sa réputation ou les sentiments qu'elle peut éprouver à son égard, et quel que soit le sexe de l'enfant (...)

La sage-femme doit s'interdire dans les investigations ou les actes qu'elle pratique comme dans les traitements qu'elle prescrit de faire courir à sa patiente ou à l'enfant un risque injustifié (...)"

Comme pour les serment d'Hypocrate, ce fait longtemps que notre société s'est assis sur la déontologie et le respect de la vie humaine.

Posté le 6 juin 2016 à 15h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

04 juin 2016

Les Survivants de l'avortement manifestent devant le centre Pompidou à Paris : "nous sommes des rescapés"

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Une centaine de Survivants leurs mains en l'air avec un doigt manquant : chacun a perdu 1 ami sur 5 par avortement

Posté le 4 juin 2016 à 11h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

03 juin 2016

La Louisiane interdit d'exterminer les bébés porteurs d'une anomalie génétique

Après le Dakota du Nord, l’Indiana et l’Oklahoma, le Sénat de Louisiane a voté par 29 votes contre 6 une loi visant à empêcher tout avortement pour cause de malformation génétique.

La loi nécessite encore l’accord du gouverneur de Louisiane John Bel Edwards, qui a signé le jour même, une loi empêchant le financement des cliniques pratiquant l’avortement

Selon le Guttmacher Institute, organisme de recherche favorable à l'avortement, ces cinq dernières années concentrent 27% des quelque 1 000 restrictions à l'avortement enregistrées en quatre décennies. Ces restrictions prennent de multiples formes: interdiction des méthodes médicales les plus courantes, délais d'attente rallongés imposés aux mères, réduction de la période autorisée pour avorter, complications administratives visant les médecins avortueurs, informations émanant de centres d'avortement, octroi de la personnalité juridique à un foetus dès sa conception, etc.

Au Texas, une loi impose aux cliniques pratiquant des avortements de posséder un plateau chirurgical digne d'un milieu hospitalier. Ce texte oblige par ailleurs les médecins avorteurs à disposer d'un droit d'admission de leurs patientes dans un hôpital local. Ces exigences ont causé la fermeture de plus de la moitié des centres texans.

On commence à évoquer un « désert de l'avortement » dans le grand Sud américain, de la Floride au Nouveau-Mexique, ainsi que dans le Midwest.

Posté le 3 juin 2016 à 16h55 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2016

L’avortement est devenu un sujet tabou. Une sorte d’omerta, imposée par la société

Guillaume & Anne-Charlotte de Maupeou sont interrogées dans La Nef sur la Fraternité Mère de Miséricorde née en 1982. Extrait :

Couverture282"Concrètement, nous accueillons et accompagnons toute femme, tout homme ou tout couple qui se posent la question de l’accueil de la vie à cause d’une grossesse non désirée ou difficile, ainsi que celles et ceux qui souffrent des conséquences de la perte d’un enfant in utero, que ce soit par une IVG ou de cause naturelle. Au service de la vie, notre Fraternité regroupe un peu plus de 3500 bénévoles : une centaine de bénévoles engagés dans l’écoute, l’accompagnement et la présence locale et 3500 jeûneurs et priants.

Quelles sont les personnes qui viennent principalement vers vous ? Que faites-vous concrètement pour aider à accueillir la vie face à une grossesse non désirée ?

Les personnes directement concernées bien sûr, mais aussi leurs proches. Elles entendent parler de nous par des amis ou de la famille, par internet ou par les prêtres et religieux qui nous connaissent. Concrètement, les personnes nous appellent sur notre numéro national ou nous contactent par mail. Pour répondre à votre deuxième question, je dirai que, stricto sensu, nous ne « faisons » pas. Les écoutantes et écoutants écoutent la personne, sans jugement, avec un profond respect pour son histoire et pour ce qu’elle vit. Car ils savent combien les situations peuvent paraître inextricables, les conditionnements puissants. La miséricorde, c’est déjà partir de la situation de la personne : dans une période qui est un tsunami émotionnel, il est essentiel d’être là et de lui donner l’espace pour faire le tour de ses questions et de ses peurs afin que, progressivement, elle puisse discerner. Ainsi pourra-t-elle laisser résonner en elle la parole « choisis la vie » (Dt 30, 15-20) pour son enfant, et pour elle-même. En gardant à l’esprit que la liberté individuelle est inviolable et que c’est ainsi que Dieu nous a voulus…

Quelles sont vos actions, quelle part entre la dimension purement humaine de votre aide et sa dimension spirituelle ?

Si l’écoute est essentielle, nous ne pouvons nous arrêter là. Il est des personnes qui veulent garder leur enfant alors qu’elles sont dans une grande détresse économique. D’autres quittent leur famille et leurs amis pour fuir la pression et accueillir leur enfant dans le calme et l’amour. D’autres encore aimeraient l’avis d’un médecin qui ne presse pas à l’avortement dès qu’une malformation est identifiée. Nous apportons donc une aide sur ces différents points : en mettant en contact ; en aidant la personne à trouver un logement au sein de maisons d’accueil ; en fournissant une aide matérielle (des affaires de bébé par exemple). Notre aide humaine consiste également à organiser des sessions pour les personnes qui ne surmontent pas le deuil de l’enfant qu’elles n’ont pu accueillir ou qui est mort in utero. Que ce soit sur 5 jours (session « Stabat ») ou sur un week-end (session « Vigne de Rachel »), chaque session est construite pour que le Seigneur vienne faire son œuvre de restauration. [...]

On voudrait nous faire croire que l’avortement n’est rien, juste un choix comme un autre. Il est devenu un sujet tabou. Une sorte d’omerta, imposée par la société, empêche de faire remonter à la surface toutes les souffrances, les remords générés par cette décision prise parfois plus de 50 ans auparavant. Qu’entendent ces personnes ? « C’était ton droit, où est le problème ? » « Ce n’était qu’un amas de cellules… des enfants, tu en as eu d’autres depuis ». Ce que nous entendons dans les sessions est d’un autre registre : « Pourquoi ce silence autour de nous ? Comme c’est libérateur d’exprimer sa tristesse ! Que ça fait du bien quand s’écroule le mur de la honte… Je croyais que j’étais toute seule à vivre ça… que j’étais anormale… »

Peut-on guérir du « traumatisme post-IVG » ?

Lorsque les premières femmes ont relaté leur regret de l’avortement et ses conséquences sur leur vie, notre premier travail a été de les écouter et de voir dans quelle mesure le mal-être qu’elles ressentaient était effectivement lié à l’IVG. Car c’est une chose de penser que « moralement » l’avortement est un geste terrible, c’en est une autre d’entendre les pleurs, voire les cris d’une femme qui entre deux sanglots ne cesse de répéter : « C’est irrévocable, ce que j’ai fait est irrévocable ! Je ne me le pardonnerai jamais ! » ou « Comment ai-je pu faire ça ? Ce n’est pas moi ! » Ainsi avons-nous été poussés par les femmes elles-mêmes à entrer dans cette dynamique de guérison. Les véritables termes seraient plutôt « restauration », « relèvement », « réconciliation » intérieure avec son histoire. Car si nous vivons cette démarche sous le regard de Dieu, nous comptons essentiellement sur Sa participation effective de Père Miséricordieux qui ne peut jamais laisser un de ses enfants, a fortiori une « brebis mère », sans la prendre sur ses épaules, la serrer sur son cœur. [...]"

Posté le 2 juin 2016 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2016

Saint Siège : il n’existe pas de droit international à l’avortement

Lu ici :

"Lors du sommet mondial de l’ONU à Istanbul qui se déroule cette semaine, le Saint Siège a rappelé « qu’il n’existe pas de droit international à l’avortement » et il a « rejeté les propositions européennes pour créer un nouveau droit à l’avortement ». Le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat du Vatican a déclaré :

« Le Saint Siège souligne qu’il n’y a pas de droit à l’avortement en vertu du droit international des droits de l’homme ou du droit international humanitaire et répète l’exhortation du Secrétaire général que les parties étatiques et non-étatiques aux conflits armés doivent s’abstenir de faire des ‘interprétations larges et litigieuses’ du droit international’ ». 

La discussion portait particulièrement sur les enfants à naître conçus à la suite de violences sexuelles lors de conflits. Selon la déclaration, ils seraient définis comme « blessure de guerre » devant être supprimée afin de « guérir » la mère. Les défenseurs de ces enfants « soulignent que l’accent  mis sur l’avortement de ces enfants rend beaucoup plus difficile l’aide qu’on voudrait leur apporter à eux, ainsi qu’à leur mère ». Ces enfants souffrent de « stigmatisation et de discrimination en raison des circonstances de leur naissance »

Enfin, le Saint Siège a encouragé « les institutions religieuses et les organisations catholiques à accompagner les victimes de viol dans les situations de crise, qui à leur tour, ont besoin d’une assistance efficace et continue tant psychologique que spirituelle et matérielle pour elles-mêmes ainsi que leurs enfants, conçus et nés de viol »."

Posté le 1 juin 2016 à 19h31 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Si l’on abandonne le combat contre l’avortement, l’on abandonne la clef de voûte de toute proposition politique

Discours de Jacques Bompard clôturant la journée parlementaire pour la vie :

"Tant a été dit, tant a été évoqué au cours de cette journée. Il me reste la lourde charge de synthétiser en une application politique, ce que vous, la société civile, les êtres parfois plus libres que nous autres, nous avez apporté. Les hommes politiques aiment s’identifier à des figures : les unes rêvent d’être Jeanne d’Arc, les autres voudraient se grimer en Napoléon. A chaque fois le désir est d’être équivalent, comparable. Ce n’est pas forcément le plus mauvais moteur, mais l’urgence n’est plus là. L’urgence est à l’identification à des combats. A des combats si âpres soient-ils, si médiatement impopulaires, si clivant qu’ils paraissent. Le combat pour la vie en fait partie, et sa désertion est la plus infâme trahison faite à notre peuple et à notre Nation.

J’ai voulu organiser cette journée parlementaire pour la vie pour marquer une étape. Mon combat pour la vie a commencé dès mon engagement politique. Combien de fois, avec Marie-Claude ici présente, avons-nous arpenté les manifestations, dérangé les réunions, activé les énergies pour rappeler que la préservation de la vie de son commencement à son terme naturel n’était pas négociable. J’ai poursuivi cette action par l’activité parlementaire : nombreuses propositions de lois, amendements, interventions en commission. Et l’année dernière, alors qu’un hommage unanime était prononcé pour la loi Veil, j’ai demandé pardon. Je l’ai fait pour tous ceux qui ne peuvent pas parler mais aussi pour tous ceux qui craignent que cette cause ne déserte les institutions.

Aujourd’hui nous avons montré la nécessité d’un retour à l’essentiel. Il était important de le montrer au cœur de l’assemblée nationale. Je crois que depuis les brillants efforts de mon ami Michel de Rostolan, rien de tel n’avait été entrepris ! J’ai prononcé aussi ce discours pour les hommes de bonne volonté qui partagent cette conviction, intimement, mais qui n’osent l’affirmer. Je leur répète qu’il n’est plus temps : soit nous combattons, soit nous laissons la politique et la société finir de se dissoudre au profit de ceux qui choisissent la mort, l’hédonisme, le matérialisme, l’individualisme le plus obtus comme principes fondateurs de notre civilisation. Le combat pour la vie est bien l’affirmation de la supériorité de la civilisation sur la barbarie. Une affirmation paisible, sereine, mais une affirmation non négociable. Si l’homme est un animal sociable, si la société est une famille de familles, si la Nation est un plébiscite quotidien de patries libres, c’est alors que la vie, sous toutes ses formes, dans toutes ses glorieuses fragilités, est toujours revêtue de dignité. Sans cette conviction pour fonder notre définition de la politique nous œuvrons sur des sables mouvants.

Nous trahissons aussi l’antique sagesse de nos Pères qui firent de l’harmonie dans les foyers et les cités, l’acquis fondamental dont nous héritons. Ainsi Thomas d’Aquin : « Toutes les choses immatérielles jouissent d’une certaine infinité, dans la mesure où elles embrassent tout, ou parce qu’il s’agit de l’essence d’une réalité spirituelle qui sert de modèle et de ressemblance à tout, comme c’est le cas pour Dieu, ou bien parce qu’elle possède la ressemblance de toute chose, soit en acte comme chez les Anges, soit en puissance comme dans les âmes. » Si l’infini est dans chaque âme, quel sera le sort de ceux qui marchandèrent les enfants à naître, qui éradiquèrent les enfants handicapés, qui maltraitèrent des fœtus, qui assassinèrent des impotents ? Et quel sera le regard de l’Histoire sur un monde politique qui accepte, sans sourciller, le grand génocide des âmes innocentes ?

Or j’aime cette phrase de Philippe de Villiers qui nous rappelle si opportunément qu’est revenu le temps des murs fondateurs, inébranlables, qui rendront à la dignité son immortelle préséance. Voilà ce que nous sommes, les résistants de la dignité. De la dignité prise comme condition du droit, de la dignité considérée comme condition sine quo non à des progrès réels, de la dignité contre les ombrages du marché, de la dignité enfin qui rappelle que l’Europe se fonde sur la défense des innocents contre les puissants. Les violations des règles les plus élémentaires de l’anthropologie chrétienne n’est pas simplement le fruit d’un manque d’informations, d’élus non avertis. Elles procèdent bien d’un projet philosophique de construction d’un homme nouveau. Nous connaissons les citations violentes qui ont émaillé ce quinquennat : arracher les enfants à leurs familles, combattre les stéréotypes de genre, interdire aux médecins et aux maires les objections de conscience. Voilà qui revient à brimer tous les opposants, tous ceux qui participent d’une éthique qui ne trouve son origine ni dans la déconstruction de mai 68, ni dans les délires messianiques de la Terreur.

L’Homme est digne parce qu’il est, pas parce que l’on dispute des normes qui discutent sa dignité. L’Homme et ses manières d’être au monde ne sont pas le résultat d’un contrat ou de la volonté d’un groupe, ils sont la grâce de la vie. A ce titre rien n’est plus explicite dans le projet totalitaire des ennemis de la vie que leur action permanente contre la famille. La famille reste en effet la dernière forteresse du bon sens dans la considération des enfants, de leur éducation, de leur première inscription dans la vie. Le brillant élan de la Manif Pour Tous et l’orgueil incroyable avec lequel la cohorte des ministres et des médias répliquèrent sont là pour nous rappeler que notre lutte nécessitera une infinie intensité politique.

Le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise nous donne un rappel extrêmement éclairant sur l’importance de la famille pour toute la société : « Une société à la mesure de la famille est la meilleure garantie contre toute dérive de type individualiste ou collectiviste, car en elle la personne est toujours au centre de l’attention en tant que fin et jamais comme moyen »

A la société des droits sans devoirs, échoie forcément des drames. Celui par exemple de l’absence du droit au travail pour tous, et donc du travail comme facteur d’affirmation, pour le chef de famille, d’une autonomie, et d’une liberté qui ne sont plus siennes. Ces dérives, chacun les contemple au quotidien. Le collectivisme financier c’est celui qui aligne des embryons frigorifiés, c’est celui qui séquence la génétique au profit du cosmopolitisme financier, c’est celui qui crée un marché parallèle des membres humains conservés après l’avortement comme le planning familial américain. C’est aussi celui qui, dans le monde, humanitaire, oblige à la régulation des naissances des êtres dispersés par la misère pour que des boutiquiers administratifs se satisfassent. L’individualisme outrancier, c’est celui de la société déresponsabilisée. De ces entreprises ou l’on réclame que les femmes s’interdisent la grossesse, de ces écoles ou l’on intime l’ordre aux jeunes de martyriser leurs corps pour le sexualiser le plus rapidement possible. C’est aussi cette odieuse logique comptable sise dans la loi Léonetti Clayes qui acte en réalité l’euthanasie dans notre pays. Voyez comme ils poursuivent Vincent Lambert jusque sur son lit d’agonie, ou de survie, afin de prouver l’inéluctabilité de leurs logiques. Face à leur dessein de mort, que rencontrent-ils ? La vaillance d’une famille, d’un père et d’une mère, que rien n’empêchera de combattre pour sauver la vie de leur fils. C’est ça la famille, ce lien unique qui refuse les compromissions d’un monde réduit à sa pire expression.

Je veux saluer tous ceux qui ont combattu cela. Je veux aussi saluer ceux qui ont préservé la flamme de l’opposition à l’avortement. Quels qu’ils soient, l’Histoire se souviendra d’eux comme les « veilleurs aux frontières du temps et de l’Europe », et l’honneur qui leur revient sera rendu. En France, 225 000 enfants ne peuvent voir le jour chaque année. Si l’on ose une comparaison morbide, aucun pays d’Europe n’est ainsi affligé. Aucun pays d’Europe n’a laissé autant que le nôtre des associations idéologiques formater l’esprit des plus jeunes. Aucun pays d’Europe n’a fait de l’avortement une donnée sacro-sainte devant laquelle tous doivent se prosterner pour que l’on consente à les mettre en avant. Aucun pays d’Europe ne fait comme nous l’insulte à des états voisins de vouloir faire pression contre toute loi tentant de rétablir un peu de sacré dans l’accueil de la vie. L’Etat et les médias ont établi en France une police de la pensée sur ce sujet, comme sur d’autres, qui montrent à quel point ils sont conscients de l’artificialité de leurs arguments.

Si l’on abandonne le combat contre l’avortement, l’on abandonne la clef de voûte de toute proposition politique vraiment humaine. J’ai longtemps parlé de dignité. Et il le fallait puisqu’en réalité nous touchons là à un sujet qui devrait être exclu de la politique. Le petit de l’homme n’est pas le fruit d’une délibération, d’une gestion, ou pire d’une bataille d’assemblée. Non, les politiques devraient savoir se retirer de sa conception. En principe, c’est d’ailleurs le plus pur bon sens qui l’en avait préservé. Le rôle d’une assemblée serait de considérer au mieux les moyens que la Cité peut offrir à l’accueil et à la défense des plus petits d’entre nous. Et les majorités successives préfèrent pourtant débattre de la meilleure méthode pour éliminer les enfants trisomiques. J’ai eu l’occasion de visiter la fondation Lejeune. Cette œuvre prouve l’infinie richesse que sont ses enfants. En tant que responsable politique, je suis donc victime de cette confusion des genres établi depuis que l’Homme n’est plus respecté en tant qu’homme. Mon rôle devrait être de me cantonner à la politique d’abord. A la politique pour justement combattre toutes les influences qui au bout de leurs logiques parviendraient à mutiler l’ordre des choses. Mais voilà, la mutilation nous la subissons dramatiquement.

Alors avec vous je mène le combat, et je vois à la qualité de nos intervenants que nous sommes bien plus nombreux que beaucoup voudraient le croire. A la fin de son intervention devant la marche pour la vie italienne de 2008, Benoît XVI prononçait ces mots : « Chers frères et sœurs, en vous rencontrant le 22 mai 1998, Jean-Paul II vous exhortait à persévérer dans votre engagement d'amour et de défense de la vie humaine, et rappelait que, grâce à vous, beaucoup d'enfants pouvaient faire l'expérience de la joie du don inestimable de la vie. Dix ans après, c'est moi qui vous remercie pour le service que vous avez rendu à l'Eglise et à la société. Combien de vies humaines vous avez sauvées de la mort! Poursuivez sur ce chemin et n'ayez pas peur, pour que le sourire de la vie triomphe sur les lèvres de tous les enfants et de leurs mères. Je confie chacun d'entre vous, et les si nombreuses personnes que vous rencontrez dans les Centres d'aide à la vie, à la protection maternelle de la Vierge Marie, Reine de la Famille, et alors que je vous assure de mon souvenir dans la prière, je vous bénis de tout cœur ainsi que ceux qui font partie des Mouvements pour la vie en Italie, en Europe et dans le monde. »

Notre combat à ses exigences. Il a aussi les plus beaux fruits qui peuvent être portés. Et c’est finalement pourquoi le politique doit combattre pour en revenir à une définition normale, une définition ou l’Etat ne s’introduit pas dans des sujets qu’il ne peut qu’abîmer. Parce que son pouvoir, sa légitimité seront jugés à l’aune de sa vigueur à ne rien lâcher dans ce que la société doit absolument préserver ? Humains et Politiques d’abord, nous n’aurons de cesse d’affronter ceux pour qui l’homme fragile est un déchet. Humains et politiques d’abord, nous n’aurons de cesse de rappeler que le discours politique n’est qu’un tissu de mensonges quand il refuse des fondements explicites et intransigeants. Humains et politiques d’abord, nous assumons que pour nous des points sont non négociables, que cela plaise ou non aux caciques d’une assemblée aux abois."

Posté le 1 juin 2016 à 17h17 par Michel Janva | Lien permanent

Les lions, les gorilles et les poissons rouges ont plus de valeur que les embryons humains

Alors que l'avortement n'a jamais fait autant de victimes innocentes, ces trois faits divers montrent l'inversion des valeurs dans nos sociétés occidentales :

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"CNN titre « Le scandale du zoo ». Il s’agit du zoo de Cincinnati, où un gorille a été abattu pour sauver un enfant qui s’était introduit dans l’enclos et qui était très manifestement en danger immédiat de mort. Pour CNN il y avait forcément une autre solution. Et la chaîne, qui montre aussi une statue de gorille avec des fleurs à ses pieds, met en lien la pétition « Justice pour Harambe » (c’est le nom du gorille). Faire justice, c’est notamment mettre la mère de l’enfant en prison, car elle n’a pas surveillé son enfant et c’est elle qui est donc responsable de la mort du gorille. Sur Twitter les amis des animaux se déchaînent. On peut lire que les beaux gorilles font de meilleurs parents que ces minables humains

Cela s’est produit une semaine après un autre « scandale » : au zoo de Santiago du Chili, un homme s’est jeté nu dans la fosse aux lions (...) et a été sauvé in extremis parce que les employés du zoo ont tué les lions. Et cela aussi a provoqué une vive émotion sur les réseaux sociaux : on a osé tuer ces magnifiques animaux pour sauver un cinglé…"

Lu ici :

"Par amour [sic,NDPC] pour leur poisson rouge nommé Nemo, un couple d'une petite ville au nord de Londres n'a pas hésité à parcourir plus de 200 kilomètres et à l'amener se faire opérer d'une tumeur à l'hôpital vétérinaire de Bristol, sur la côte ouest. Sonya Miles, la vétérinaire qui s'est occupée de Nemo, un poisson rouge de 5 ans, a expliqué à l'AFP mardi que l'opération avait duré 45 minutes, pendant lesquelles il a été endormi et sorti de l'eau afin que la tumeur, presque aussi grande que lui, puisse être enlevée.

"Nous avons eu très peur à un moment donné car son cœur s'est arrêté de battre, mais l'infirmière anesthésiste a réussi à le ranimer", a expliqué Sonya Miles.

Sonya Miles a reconnu que ce genre d'opération n'était pas très fréquent, les propriétaires hésitant à dépenser des centaines de livres – 200 livres, soit 260 euros pour l'opération de Nemo – pour un animal de compagnie au coût modique (...)"

Posté le 1 juin 2016 à 08h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

31 mai 2016

Les questions de l'avortement et de la contraception seraient en débat au FN en vue de la stratégie de 2017

C'est ce que développe cet article qui nous apprend au passage que Marine Le Pen et son équipe pourraient également s'inspirer de la méthode Trump notamment pour l'organisation des meetings :

" (...) Sur le fond, le Front national doit encore arrêter sa stratégie. Un sujet central, alors que l'extrême droite fait peur à deux grands électorats : les seniors et les femmes. "Les personnes âgées qui ont peur de la guerre civile et les jeunes femmes qui ont le sentiment qu’on va régenter leur vie, ça nous congèle des millions de voix", reconnaît un dirigeant frontiste. Pour les premières, le parti de Marine Le Pen a déjà tranché, arrêtant de parler de la sortie de l'euro et des incertitudes économiques qui pourraient s'en suivre.

Pour les jeunes femmes, en revanche, le Front national est très divisé. Les questions d'avortement et de contraception provoquent un véritable schisme au sein du parti. Florian Philippot est pour ne pas y toucher et le dire publiquement, afin de rassurer l'électorat féminin. Une ligne suivie par Marine Le Pen, mais qui est loin de faire l’unanimité. Marion Maréchal-Le Pen, et avec elle une partie des cadres du FN, sont contre l’idée d’abandonner le discours traditionnel, qui exalte la famille et fustige des avortements volontiers qualifiés "de confort". Les tenants de cette ligne-là sont convaincus qu’électoralement, il y a plus à perdre qu’à gagner à changer leur fusil d'épaule. Le débat est donc aussi décisif qu’explosif pour le Front national, qui repose historiquement sur deux piliers : la préférence nationale et les valeurs morales."

Espérons que la direction du FN sera attentive à la Journée parlementaire pour la Vie qui se tient aujourd'hui à l'Assemblée nationale, organisée par Jacques Bompard et le Salon beige avec la participation de Xavier Lemoine (PCD). Le thème retenu est "Le combat pour la vie, principe non négociable de la politique ». Espérons que ce combat primordial pour l'avenir de la France et de l'Europe, à la fois pour des raisons morales de civilisation et des raisons démographiques, ne soit pas bradé ou abandonné pour des gains électoralistes à court terme... 

Sans-titre

Posté le 31 mai 2016 à 09h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

Quand le système de santé pousse inévitablement les parents vers l'avortement des enfants trisomiques

C'est la réalité de ce que vivent les familles qui attendant un enfant trisomique. Mais au Canada, cela ne semble pas tabou puisque c'est l'objet d'un reportage TV :

"Interrompre ou non la grossesse quand le fœtus est atteint de la trisomie 21 : c'est le dilemme pénible auquel doivent faire face certains parents. Si 90 % d'entre eux optent pour l'avortement, ceux qui choisissent de poursuivre la grossesse dénoncent le manque de soutien et les préjugés au sein du système de santé.

Le choix déchirant de Julie et Nathan

"Perdre mon enfant ou ça, pour moi, c'était la même chose" (Julie faucher). Julie Faucher s'est effondrée quand elle a appris que la petite fille qu'elle portait était atteinte de la trisomie. La jeune maman et son mari, Nathan, n'avaient jamais envisagé un tel scénario.

Pour moi, c'était clair qu'on ne pouvait pas être heureux avec un enfant trisomique, et pour moi, c'était clair que je ne le gardais pas, et là, mon mari m'a dit : "Eh bien, pour moi, ce n'est pas si clair que ça!'' (Julie Faucher)

Le couple a reporté plusieurs fois ses rendez-vous pour l'avortement, incapable de prendre une décision et de l'assumer. Julie Faucher dénonce l'absence de soutien et d'informations pertinentes au sein du système de santé pour aider les couples à trancher de façon éclairée. « Ce n'est pas le médecin qui va offrir ce soutien-là, note Mme Faucher, et malheureusement, il n'y a pas ne serait-ce qu'un dépliant. » Elle ajoute que le personnel médical précise qu'il est difficile pour les parents d'enfants atteints de la trisomie d'avoir des services. « Ce n'est pas encourageant, c'est certain », résume Julie Faucher. C'est finalement avec l'aide d'une psychologue que Julie et Nathan ont pris la décision de poursuivre la grossesse. Leur fille Sofia, atteinte d'une trisomie en mosaïque, a aujourd'hui 7 ans, et elle est la cadette de trois enfants.

Se battre contre l'avortement : témoignages de Marc et Stéphanie

"C'est comme si, pour eux, c'était une aberration qu'on décide de garder l'enfant" (Marc, père de Lily Rose). Encore aujourd'hui, Marc a les larmes aux yeux et la colère dans la voix quand il raconte les semaines qui ont suivi l'annonce du diagnostic de trisomie 21. Stéphanie était enceinte de leur troisième enfant, hantée par des questions pour lesquelles elle ne trouvait aucune réponse. Le couple reproche au personnel de la santé d'avoir un parti pris pour l'avortement, dans le cadre d'un programme public qui se doit de bien informer les parents en toute neutralité.

Lutter contre les préjugés

"Plusieurs couples doivent se défendre contre l'avortement" (Antoine Payot, médecin et directeur de l'Unité d'éthique clinique au CHU Sainte-Justine). Selon le médecin Antoine Payot, directeur de l'Unité d'éthique clinique au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, à Montréal, le système « pousse inévitablement [les parents] vers l'interruption de grossesse ». Il ajoute que des études sur cette question sont en cours (...)

Le reportage de Tamara Altéresco est présenté lundi au Téléjournal, à 21 h sur ICI RDI et à 22 h sur ICI Radio-Canada Télé"

Posté le 31 mai 2016 à 09h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

30 mai 2016

Marisol Touraine incite à la débauche

Les modalités de délivrance de la « pilule du lendemain » dans les collèges et lycées par les infirmeries scolaires sont désormais simplifiées. La condition de « détresse » des élèves demandant une contraception d’urgence, jusqu’ici exigée par la loi, est supprimée.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité des décisions pro-mort prises par Marisol Touraine depuis 2012.

Avec la pilule, Marisol Touraine consacre la femme objet de plaisir.

Posté le 30 mai 2016 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent

29 mai 2016

31 mai : le respect de la vie à naître, un sujet d'actualité à l'Assemblée

Vous avez été plusieurs centaines à vouloir vous inscrire pour cette journée exceptionnelle mais malheureusement le nombre de places est limité et seuls les plus rapides ont été retenus.

Voici néanmoins le programme de cette journée, dont nous vous reparlerons :

A

Posté le 29 mai 2016 à 11h30 par Michel Janva | Lien permanent

27 mai 2016

Les Survivants de l'avortement : une chance sur 5

Posté le 27 mai 2016 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent

Les coulisses des cliniques d'avortements

WAbby Johnson, ancienne directrice d’une clinique du Planning Familial au Texas, déclare dans The Walls Are Talking : Former Abortion Clinic Workers Tell Their Stories que

« la réalité de l’industrie de l’avortement est bien plus sordide »

Elle a rassemblé dans ce livre les témoignages de nombreuses personnes directement impliquées dans l’avortement et qui ont pu constater combien

« les besoins des femmes passaient souvent après les priorités et profits de l’entreprise ».

Par-là, elle veut avant tout alerter les gens :

« Je veux que les gens sachent la vérité à propos de ce qui se passe vraiment pour les hommes, les femmes, et les bébés ». « J’espère qu’il permettra de sauver des bébés, de dissuader des femmes de faire un tel choix désespéré, et à des hommes d’encourager et soutenir leur compagne pour qu’elle choisisse la vie ».

« La plupart de ceux qui travaillent dans l’industrie de l’avortement y sont arrivés avec le désir d’aider les femmes. Mais avec le temps, réaliser qu’ils travaillaient pour une organisation qui se fait de l’argent sur des vies prises a endurci leur cœur ». 

Un autre fait dérangeant :

« le manque d’informations adéquates données aux clients à propos des risques ou des complications possibles de l’avortement ».  « Les cliniques redoutent que les femmes soient effrayées d’avorter ». « Chaque femme qui quitte la clinique et choisit la vie pour son enfant équivaut à une perte de revenus pour le centre ».

Pour ne pas faire de mauvaise publicité, certaines cliniques ont même refusé d’appeler une ambulance et de prévenir le père dans la salle d’attente, malgré l’hémorragie grave d’une adolescente qui risquait de mourir, ou encore ont fait pression, parfois physiquement, sur des femmes qui changeaient d’avis au dernier moment et voulaient sauver la vie de leur enfant, les forçant à avorter « sous couvert de choix et de commodité ». 

Dans ces centres, on accorde peu d’attention à la santé des femmes, d’après plusieurs témoignages qui décrivent combien les employés ignorent la situation des femmes, parfois violentées, qui viennent se faire avorter :

« Cela va de la prostituée emmenée de force par son proxénète, à la jeune femme violée par son père ».

Posté le 27 mai 2016 à 16h23 par Michel Janva | Lien permanent

26 mai 2016

Entre 2011 à 2014, les Etats-Unis ont adopté plus de 200 législations restreignant l’avortement

Il est possible de faire reculer l'avortement progressivement : 

"La question de l’avortement fait un retour en force aux États-Unis. Selon le Guttmacher Institute, organisme pro-avortement mais dont les études font référence, les États américains ont adopté de 2011 à 2014 pas moins de 231 législations restreignant les conditions de mis en œuvre de l’IVG. Ceci, alors que le nombre d’États hostiles à l’avortement est passé de treize en l’an 2000 à 27 en 2014 (...)

L’État conservateur de l’Utah (...) devient le premier des États-Unis à exiger par la loi l’anesthésie des enfants qui seront avortés après la 20e semaine. Avant cette réglementation, les femmes choisissaient si elles voulaient ou non subir une anesthésie générale. Le gouverneur de l’Utah, Gary Herbert, ouvertement pro-vie, a signé le 28 mars dernier une nouvelle loi exigeant des cliniques et hôpitaux d’anesthésier les bébés qui seront avortés. La proposition prescrit d’ « éliminer ou de soulager la douleur organique du fœtus » et prévoit des exceptions : risque pour la vie de la mère et les cas où le bébé ne survivrait pas hors de l’utérus ». Le gouverneur s’affirme radicalement « pro-vie » et veut « diminuer toute douleur susceptible d’être causée au fœtus », a déclaré un porte-parole dans un communiqué (...) Selon le sénateur Curt Bramble, qui a promu la mesure, l’Utah protège contre la souffrance et, si cela dépendait de lui, il aurait interdit l’avortement complètement, mais la nouvelle mesure constitue en tout cas un pas dans cette direction (...)

Chez les pro-vie, la mesure n’émeut pas beaucoup dans la mesure où essayer de rendre l’avortement plus « humain » et « acceptable » n’élude la question principale : l’éradication d’une vie à naître. Pour certains, si l’avortement reste légal, le fait d’épargner à l’enfant de souffrir constitue un net progrès."

Posté le 26 mai 2016 à 08h55 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

24 mai 2016

Fabien Engelmann : il y a plein de choses à faire pour que les femmes n'avortent pas

Fabien Engelmann, maire FN de Hayange en Moselle, est interrogé par Le Rouge et Le Noir. Extrait :

"Vous êtes fortement engagé dans la défense de la cause animale. Comment cet engagement vous pousse-t-il à réfléchir aux questions de la défense de la vie humaine, particulièrement lors de sa conception et de sa fin naturelle ?

Images-2Je suis très attaché à toutes formes de vie et à toute souffrance, mais je suis surtout attaché à la vie existante plutôt qu’à celle qui pourrait être ou ne plus être. C’est dans ce sens que je me concentre plus sur la torture animale, les conditions d’élevage horrible et le manque de respect pour les animaux. C’est tout ce mal qui leur est fait qui me révolte, et c’est d’ailleurs pour cela que je suis plus qu’admiratif du dévouement et de l’engagement de Brigitte Bardot depuis tant d’années.

Mais c’est aussi parce que je suis attaché au déroulement de la vie que je considère qu’il ne faut pas revenir sur le droit des femmes à mener la vie qui leur convient. Il n’est, pour moi, absolument pas question de remettre en cause la loi Veil et les françaises doivent disposer de leur corps comme elles le souhaitent. Par contre, je condamne évidemment l’avortement abusif alors que la contraception n’a jamais été aussi accessible qu’aujourd’hui.

La situation actuelle ne provient que d’une seule source : la manque de réelle politique familiale, basée sur l’aide des femmes en difficulté, la gestion des pressions familiales, des moyens financiers et des structures adaptées, des aménagements de travail, etc. Il y a plein de choses à faire pour que certaines femmes qui décident aujourd’hui d’avorter, puissent prendre une autre décision avec des conditions et des aides adaptées.

Concernant la fin naturelle ou assistée de la vie, je pense que la loi Léonetti répond pour le moment à cette problématique très délicate. Valider l’euthanasie pourrait entraîner tellement d’abus, et c’est pour cela que, bien que très ouvert à la réflexion et au débat, je pense que ce sujet de société ne devrait pas être pris à la légère et je n’ai pas la prétention d’avoir pour le moment une réponse tranchée à ce sujet.

L’islam doit se conformer aux règles de la République affirment de nombreux élus. Si l’islam faisait son aggiornamento, faudrait-il alors le laisser devenir de plus en plus présent, voire majoritaire, dans notre pays ?

Pour répondre à votre question, je ne pense pas que les « gaulois » se laisseront faire face à la destruction de leur culture, de leur religion et de leurs lois. Les Français réagiront, je l’espère en tout cas. La France, et notre civilisation, ont une culture et des racines chrétiennes, et elles entendent bien les conserver. Il est certain qu’avec les vagues d’immigration clandestine que subit notre pays, et donc la démographie qui en découlera, nous allons devoir faire face à une croissance exponentielle de cette religion en France, et dans toute l’Europe en général. Si l’on s’entête à ne pas recréer nos frontières, à ne pas avoir une politique claire sur les migrations - notamment économiques - l’Islam deviendra majoritaire en France, c’est inéluctable.

Il nous faut être inflexibles et stopper net cette immigration massive. Nous sommes déjà dans une conjoncture difficile : entre attentats, quartiers sensibles où règnent d’autres règles que celle de la République, revendications religieuses voire parfois raciales et grignotage de notre laïcité, nous nous rapprochons de plus en plus d’un islam de conquête. Il est temps pour les musulmans de France de prouver qu’ils se désolidarisent de ces pratiques et placent la France avant leur confession. [...]"

Posté le 24 mai 2016 à 21h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

"Chaque être doit avoir la même chance que les autres de vivre"

Magnifique histoire :

Sans-titre"La jeune femme de 29 ans Sammi Edes, originaire de Melbourne (Australie), pensait être enceinte de jumeaux. Mais lors d'une échographie de contrôle, les médecins ont fait une découverte inattendue. Ils n'en reviennent pas de ce qu'ils ont perçu lors de l'échographie réalisée à la 20ème semaine de grossesse : le battement d'un troisième cœur. Voilà  comment la jeune mère en devenir célibataire a appris qu'elle attendait non pas des jumeaux, mais des triplés (...)

Pour Sammi, c'est une belle surprise, mais les médecins ont vu quelque chose d'inquiétant lorsqu'ils ont jeté un deuxième coup d'œil à  l'échographie. Les trois bébés s'alimentent sur le même placenta.

Ils conseillent à  Sammi de procéder à  un avortement pour le troisième bébé, car il est impossible que les trois fœtus soient correctement alimentés par le biais d'un seul placenta. Ils lui disent que garder les trois enfants est extrêmement risqué et que l'un des bébés, voire plus, avait peu de chance de survivre. Sammi est choquée par ce qu'elle entend. Elle refuse catégoriquement d'avorter de son troisième enfant. Elle déclare donc, contre l'avis des médecins, que ce n'est pas à  elle « de jouer le rôle de Dieu » et que chaque être doit avoir la même chance que les autres de vivre.

C'est lors de sa 30ème semaine de grossesse que ses trois petits anges ont pointé le bout de leur nez : Hunter, Geoffrey et Thomas (...) Les trois garçons sont en parfaite santé. Même le plus petit des trois, Thomas, qui ne devait pas survivre selon les médecins. Il s'est révélé être un véritable battant (...)

Sammi est heureuse d'avoir fait confiance à  son instinct malgré les conseils des médecins. Une chose est sûre, Thomas est un véritable survivant. Sammi croit que les choses n'arrivent pas sans raison et au fond d'elle, elle savait qu'elle devait donner la même chance à  ses trois enfants. Elle a décidé de partager son histoire avec le reste du monde pour rassurer les mères qui ne sont pas toujours sûres de faire le bon choix."

Posté le 24 mai 2016 à 20h41 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

23 mai 2016

Au FN, les pro-vie sont des extrémistes auxquels il ne faut plus parler

Dans un article publié par Politico (en anglais) et dont le sujet traite du poids de Marion Maréchal-Le Pen au sein du FN, Bertrand Dutheil de La Rochère, membre fondateur du RBM et proche conseiller de Marine Le Pen pour les question de république et de laïcité, explique comment ne pas chuter dans les sondages :

"Il y aura toujours un certain nombre d'extrémistes dans chaque parti politique et le Front National n'échappe pas à la règle. Certains veulent interdire l'avortement, d'autres haïssent Marine. Mais ces personnes représentent 2, 3 ou peut-être 5% des électeurs. S'adresser à eux entraînerait un effondrement du FN dans les sondages"

Merci à HV

Posté le 23 mai 2016 à 14h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (31)

L'attaque contre la famille et la vie fait partie d'une tentative révolutionnaire en vue de redessiner la société

Jeanne Smits a traduit la conférence donnée par Anca-Maria Cernea lors du “Rome Life Forum” les 6 et 7 mai. Anca-Maria Cernea est médecin catholique roumain, fille d'un opposant au communisme qui a passé 17 années de sa vie en prison, qui, en tant qu'observatrice officielle au synode en octobre dernier, a osé interpeller les pères synodaux en les rappelant à leur devoir de reconnaître que la défense de la famille est aujourd'hui une « bataille spirituelle ». Le marxisme et les ressorts de la Révolution marxiste-léniniste n'ont pas de secrets pour elle. Extraits :

Capture d’écran 2016-05-23 à 08.20.18"Lorsqu'on parle de l'assaut contre la famille en Occident, il y a un cliché très répandu selon lequel il a pour cause le consumérisme, l'hédonisme, l'individualisme, et des groupes d'intérêts animés par le désir impitoyable du profit matériel. C'est ce que nous entendons très souvent à l'Eglise. Cette approche ne vise que la chair et le sang et oublie les esprits mauvais. Le consumérisme et l'individualisme ne sont pas la cause, mais des facteurs favorables. Ils réduisent la résistance morale des personnes et des sociétés. Mais ils ne sont pas la cause. L'attaque contre la famille et la vie humaine fait partie d'une tentative révolutionnaire plus large en vue de redessiner la société humaine et la nature humaine. Sa motivation est spirituelle. C'est une forme de révolte contre Dieu, contre sa loi morale et contre l'ordre de sa Création. Historiquement, l'avortement a été dépénalisé pour la première fois par Lénine, en 1920. Aux États-Unis, cela n'a été fait que 53 ans plus tard, en 1973, par la manipulation bien connue de l'affaire Roe v. Wade. Le divorce sans faute a été mis en place pour la première fois par l'Union soviétique en 1918, peu après la prise du pouvoir par les bolcheviks. Aux États-Unis, il a fallu 51 ans de plus, avant qu'en 1969 le divorce sans faute ne soit adopté dans l'Etat de Californie. L’homosexualité a été dépénalisée pour la première fois en Union soviétique, en 1922. L'Illinois a été le premier État américain à dépénaliser l'homosexualité – en 1961. L’éducation sexuelle radicale pour les enfants d'âge scolaire a été introduite pour la première fois en Hongrie en 1919, par la révolution bolchevique de Bela Kuhn, avec l’objectif évident de saper la famille traditionnelle et la morale par la destruction de l'innocence des enfants. Aux États-Unis il a fallu attendre les années 1960 pour que l’éducation sexuelle perverse, sous l’influence de la « recherche » frauduleuse d’Alfred Kinsey qui elle-même a reçu une très large publicité grâce au financement de la Fondation Rockefeller, fasse son entrée dans les écoles. Alfred Kinsey était un entomologiste qui a fait semblant de prouver que l’homosexualité humaine était bien plus répandue dans la société qu’on ne voulait l’admettre officiellement (les fameux 10 %), et devait donc être considérée comme normale. Il est important de noter qu’Alfred Kinsey était un communiste, ami de Harry Hay. En 1950, Harry Hay a fondé la première association de défense des droits gay de l’histoire, appelée la Mattachine Society, aux Etats-Unis. Comme par hasard la quasi totalité de ses membres, à commencer par Hay lui-même, étaient aussi membres du Parti communiste américain – une officine gérée directement depuis Moscou.

Il ne s'agit pas d'un phénomène spontané. C'est une guerre menée par une idéologie gnostique–révolutionnaire contre la civilisation judéo-chrétienne. Elle a été planifiée, et mise en œuvre sur plus d'un siècle, menant à la situation que nous connaissons aujourd'hui. Tout cela dépasse de très loin l'égoïsme humain individuel, la concupiscence sexuelle ou la cupidité matérielle. Ce sont plutôt les Principautés et les Puissances, les Dominations du monde infernal, les esprits du mal. Et leurs instruments humains, parmi lesquels certains décident en toute connaissance de cause de servir Satan, tandis que d'autres jouent le rôle de compagnons de route utiles. Dans cette dernière catégorie, nous trouvons souvent des personnes animées de bonnes intentions, souvent des chrétiens… « car les enfants du siècle sont plus sages dans la conduite de leurs affaires, que ne le sont les enfants de lumière ».

Le livre de Richard Wurmbrand, Marx et Satan, est disponible en ligne en anglais et en bien d'autres langues. Wurmbrand était communiste au cours de son adolescence, mais il s'est converti au christianisme et il est devenu pasteur évangélique. Il a passé 14 ans dans des prisons communistes en Roumanie, et il était très connu pour son comportement héroïque. Mon père qui l’avait rencontré en prison, parlait de lui avec beaucoup d'admiration. Le livre du pasteur Wurmbrand est le résultat de ses recherches sur les textes et pratiques satanistes de Karl Marx. Il montre que dans ses poèmes, Marx exprime une haine profonde de Dieu et de la race humaine tout entière. Marx ne nie pas l'existence de Dieu, il est jaloux de Dieu ; il le hait et veut prendre sa place. Wurmbrand cite également des lettres adressées à Marx par son fils Edgar à qui il s'adresse avec les mots « mon cher démon », ainsi que des témoignages sur des cérémonies étranges que Marx avait l'habitude d'accomplir dans sa maison, toutes choses indiquant qu'il vouait certainement un culte au diable.

Voilà la clef qui permet de comprendre quelle est la véritable nature de l'idéologie marxiste. [...]

Il y a une continuité entre Marx et Engels, pour qui la famille bourgeoise était évidemment un obstacle à la révolution, et Lénine, qui a mis en œuvre la première révolution sexuelle de l'histoire humaine, en légalisant l'avortement et l'homosexualité, en encourageant la promiscuité sexuelle et en rendant le divorce plus facile que d'acheter un billet de train (et non, ce n'était pas en raison de l'« individualisme » ou du « consumérisme », c'était à cause de l'idéologie satanique marxiste léniniste). Il y a ensuite une continuité depuis Lénine jusqu'à l'école de Francfort initiée par Lénine lui-même, avec Georg Lukács et Willi Münzenberg, le chef du Komintern. Ce dernier est réputé avoir dit : « Nous allons pourrir l'Occident jusqu’à ce qu’il pue. » L'école de Francfort avait commencé à Francfort en Allemagne, mais plus tard elle devait métastaser jusqu'aux Etats-Unis. On la connaît aussi sous le nom d’« Ecole critique », de « Théorie critique », et elle nous mène directement depuis Lénine jusqu'aux « droits gays » et aux idéologies du « genre » contemporains, depuis Georg Lukács, Wilhelm Reich, Herbert Marcuse et bien d’autres jusqu’à… l'idéologie du genre de Judith Butler.

Les auteurs de l'école de Francfort concentrent leurs efforts sur la destruction de la culture occidentale — simplement en critiquant, en « démasquant », en discréditant, en déconstruisant chacun de ses éléments, mais sans proposer une quelconque utopie explicite pour la remplacer ; ils se contentent de répondre à l’appel de leur fondateur, Georg Lukács : « Qui nous sauvera de la civilisation occidentale ? » L'une des caractéristiques de cette école est l'utilisation de termes et des concepts propres à la psychologie, en combinant Marx et Freud, de manière à remettre en question les principes moraux de base et les institutions de la société occidentale, à commencer par la famille. [Lire la suite]"

Posté le 23 mai 2016 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2016

Le gouverneur de l'Alabama signe la loi contre l'avortement par démembrement

Jeudi, le gouverneur de l'Alabama Robert Bentley a signé une loi bannissant les avortements D&E (Dilatation et Extraction - avortements par démembrement du bébé) en second trimestre, faisant de l'Alabama le cinquième Etat à bannir cette macabre procédure

La directrice du Droit National à la Vie de la Législation d`État, Mary Spaulding Bach, J.D., explique:

"L'avortement par démembrement tue  un bébé en le déchirant membre par membre. Avant que le premier trimestre ne soit terminé, l'enfant à naître a un cœur qui bat, des ondes cérébrales, et chaque organe du corps est en place. Les avortements par démembrement sont faits après que le bébé a atteint ces étapes (de son développement)...

Quand les manuels d'avortement décrivent en termes froids et explicites les détails exacts du comment tuer un être humain en arrachant l'un après l'autre ses bras et ses jambes, les membres civilisés d`une société n'ont pas d'autre choix que de se lever et demander un changement."

Posté le 20 mai 2016 à 16h04 par Michel Janva | Lien permanent

Vote d'une loi interdisant l'avortement

Unknown-4Aux Etats-Unis, un projet de loi « rendant l’avortement illégal », présenté par le sénateur républicain Nathan Dahm, a été voté par le Sénat de l’Oklahoma jeudi par 33 voix contre 12. Il doit désormais être approuvé par le gouverneur de l’Etat.

Le projet prévoit que

« tout médecin qui réaliserait une interruption de grossesse se verrait interdire d’exercer sa profession dans l’Etat, à la seule exception des grossesses qui mettent la mère en danger de mort ».

Les médecins pratiquant l’avortement seraient punis de trois ans de prison.

Posté le 20 mai 2016 à 14h02 par Michel Janva | Lien permanent

14 mai 2016

Portugal : le Parlement autorise les mères porteuses dans certains cas

Lu ici :

"Le Parlement portugais a adopté ce vendredi à une courte majorité une loi autorisant la gestation pour autrui (GPA) limitée aux cas d'infertilité féminine liés notamment à l'absence ou au dysfonctionnement de l'utérus, et sans contrepartie financière pour la mère porteuse.

Posté le 14 mai 2016 à 10h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 mai 2016

Tout avortement est toujours évitable et la loi Veil doit être remise en cause

Dans L'Homme Nouveau, Thibaud Collin revient sur l'ouvrage Adieu mademoiselle d'Eugénie Bastié. Extrait :

9782204104890-56ebd064a5108"Son ouvrage est une critique en règle du « néo-féminisme » et, à ce titre, récuse la volonté de faire de l’avortement un « droit fondamental ». Pour dénoncer cette « fondamentalisation », elle a recours aux paroles par lesquelles Simone Veil exprimait l’esprit de la loi répondant à un « enjeu de santé publique » : « Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. » Et Eugénie Bastié de saluer cette « loi de concession au réel », cette « loi d’accompagnement et d’ajustement au regard du moindre mal qui l’oblige à s’en remettre à la sagesse des générations futures pour en conserver l’esprit ». Et de constater que, bien sûr, il n’en a rien été. Et pour cause ! Comment penser qu’un « compromis » soit possible sur un tel sujet ? La suppression d’une vie humaine innocente ne peut être tolérée comme un moindre mal. Soit c’est un mal intrinsèque, à proscrire absolument ; soit ce n’est pas un mal et alors cet acte peut devenir un droit, conséquence de la libre disposition que la femme aurait de son corps.

Eugénie Bastié a certes bien saisi que la loi Veil a été l’objet d’un compromis politique, mais elle semble oublier que, par définition, un tel compromis s’inscrit dans un moment historique déterminé. Tout l’art de Giscard, Chirac et Veil a consisté à faire accepter un tel texte, très dans l’air post-68, à un Parlement encore réticent. D’où les soi-disant verrous que posaient les conditions restreignant l’accès à cet acte encore fortement culpabilisé à l’époque. Le vote enfin effectué, et réitéré en 1979, le véritable esprit du texte a pu se déployer selon sa logique [...].

Lorsqu’Eugénie Bastié défend cette thèse du compromis alors qu’elle affirme que l’avortement est « toujours un échec et une tragédie », elle se bat pour la pérennisation de la loi Veil, telle qu’elle a été vue et donc votée en 1975 par ces députés opposés par « conviction » mais sachant cependant assumer leur « responsabilité » politique. « Il faut, écrit-elle, que nous arrivions à penser l’avortement comme un phénomène social, que nous déchaussions nos lunettes idéologiques, libérales ou conservatrices, pour en finir avec ce double aveuglement, pour enfin voir en face la réalité d’un acte violent, parfois inévitable mais jamais triomphant. » Ce geste rhétorique, digne de vieux politiciens habiles, de renvoyer dos à dos les deux camps ultras nous apparaît incongru sous la plume d’une jeune femme par ailleurs si clairvoyante et courageuse.

Il est évident qu’« aujourd’hui » le texte de la loi Veil pris au pied de la lettre représenterait une nette amélioration en comparaison de la situation actuelle et, à ce titre, devrait être défendu au Parlement. Mais de là à considérer que le réalisme politique ne peut nous conduire plus loin, il y a un abîme. Non, la loi Veil n’est pas sur la question de l’avortement l’horizon politique indépassable. Certes l’avortement a toujours existé et son interdiction légale ne signifierait pas la fin de la destruction d’enfants à naître. Certes, comme le montre le sociologue Luc Boltanski (dans La Condition fœtale) l’avortement dans de très nombreuses sociétés est à la fois interdit et toléré. Mais justement le politique n’est pas le sociologue. Il n’a pas à dire ce qui est mais ce qui doit être. Dire que l’avortement est « parfois inévitable », c’est comme dire que dans une société le vol est inévitable, le viol également etc. Comment le nier ?, les hommes ne sont pas tous parfaits. Et le dogme du péché originel peut offrir aux catholiques une lucidité sur la condition humaine déchue. Mais de là, que peut-on conclure ? Certainement pas que le viol et le vol doivent être dépénalisés. On objectera que la loi Veil n’a pas été faite pour tuer des enfants à naître, car ils l’étaient déjà avant cette date, mais pour éviter que leurs mères meurent aussi. D’où la thèse du moindre mal et l’ébranlement qu’elle engendre chez le généreux mais naïf militant « pro-vie », intimidé par la complexité du réel social enfin mise sous ses yeux.

Tout avortement est toujours évitable ; voilà ce d’où il faut repartir pour penser politiquement un tel problème. Aucune personne humaine ne doit jamais être vue comme ne pouvant éviter de poser un acte mauvais. Il existe bien sûr de nombreux conditionnements obscurcissant la conscience et disposant à ce type d’acte ; et ils doivent être pris en compte dans une évaluation morale et judiciaire de la responsabilité des personnes. Mais l’éventuelle non-imputabilité subjective ne peut jamais être le fondement d’une loi, par définition commune et objective, autorisant un tel acte, même sous conditions très restrictives. Car si tel est le cas, la loi toujours porteuse de normativité, même dans un système libéral permissif, continue d’exercer sa causalité sur les mentalités : l’avortement est rapidement vu et vécu comme légitime et donc comme banal. De plus, une telle loi est une négation du politique. [...]"

Au fond l'argument d'Eugénie Bastié (qui considère que ceux qui veulent remettre en cause la loi Veil sont des illuminés) rejoint celui, plus actuel, de ceux qui veulent légaliser la GPA (ou l'euthanasie) afin de l'encadrer, car la GPA (ou l'euthanasie) existe et qu'il faut bien prendre en compte le réel même si on y est défavorable...

Posté le 13 mai 2016 à 11h36 par Michel Janva | Lien permanent

Un jour viendra où la France, terrifiée par la triste réalité de l’avortement, abrogera la loi Veil

Voici une tribune de Fabien Bouglé et Valérie d'Aubigny, élus municipaux de Versailles, parue dans le journal municipal de Versailles du mois de mai :

66da6eea41"Anticipons l’abrogation de la loi Veil par des actions concrètes à Versailles !

Un jour viendra où la France, terrifiée par la triste réalité de l’avortement, abrogera la loi Veil : c’est le sens de l’Histoire !

Simone Veil dans son discours pour dépénaliser ce crime précisait sous les applaudissements « C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame ». Elle achevait son plaidoyer par cette formule prémonitoire, ferment de sa remise en cause : « les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu'elles différent de nous (…). Mais cette jeunesse est courageuse, capable d'enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême. »

Depuis 1975, et en particulier depuis l’élection de François Hollande, on assiste à une dérive totalitaire. D’abord exception qui permettait d’empêcher des poursuites pénales, l’avortement est devenu progressivement un prétendu droit avec la suppression de la condition de détresse ou du délai de réflexion et même une obligation avec la mise en place de quotas d’avortements imposés aux hôpitaux.

Or la vérité sur l’avortement éclate. En Pologne, la médiatisation de l’agonie d’enfants avortés vivants, aux Etats-Unis, un trafic d’organes prélevés sur les fœtus avortés, organisé par le Planning Familial, ont été un véritable électrochoc.

Non, l’avortement n’est pas un acte anodin ! Non, en conscience, ce n’est pas un « droit » ! C’est un acte de mort terrible qui fait des millions de victimes directes et indirectes : l’enfant, la mère, le père, leur famille et la société tout entière sont affectés. Osons le dire sans tabou !

Alors quelles actions en faveur de la vie sont ici et maintenant à notre portée ?

La municipalité est dans son rôle lorsqu’elle propose des alternatives à l’IVG, actions de santé publique. Elle dispose d’outils pour prévenir et guérir. Notre groupe propose à l’équipe municipale, au maire, à ses adjoints chargés de la famille et de la jeunesse, un programme municipal de prévention et d’assistance en coopération avec tous les Versaillais qui œuvrent dans ce sens.

A commencer par des ateliers de prévention destinés aux jeunes dans les maisons de quartiers sur la connaissance du corps et une sexualité responsable en harmonie avec l’Ecologie humaine.

Le centre d’action sociale de la mairie peut ouvrir un standard téléphonique dédié informant les mères en détresse sur les aides sociales adaptées.

La subvention autrefois attribuée à SVP Jeunes peut être en partie réaffectée à des associations qui interviennent auprès des femmes en difficultés financières ou morales. Le journal municipal de la mairie relayerait opportunément ces informations.

« Si tu veux la paix, défends la vie » (Paul VI). A nous de repousser la violence qui s’installe dans notre pays en étant actifs dans la promotion du respect de la vie humaine. Tout est lié."

Posté le 13 mai 2016 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

09 mai 2016

Que laisse derrière elle la politique étrangère d’Obama ? Le chaos et les LGBT

L'analyse de Wendy Wright pour CFam sur l'action du président Obama :

Obama-scowls"Alors que le mandat du président Obama touche à sa fin, sa politique étrangère reste indéchiffrable même pour les experts. Sa réticence dans les affaires étrangères – même dans les cas de génocides – est légendaire, à l’exception d’une affaire. Une stratégie coordonnée concernant une question fondamentale transparait dans tous les discours des officiels, dans des financements extraterritoriaux dissimulés, et même dans des épisodes où des diplomates se sont vus « coincer » dans les toilettes de l’ONU pour révéler une priorité de la politique étrangère d’Obama.

« Au niveau international, cette administration a remué ciel et terre pour promouvoir les droits des LGBT à l’échelle mondiale, mais est restée silencieuse alors des minorités chrétiennes à l’étranger souffrent de persécutions et de génocide au Moyen-Orient », a déclaré un ancien haut responsable du département d’État au Friday Fax.

En 2011, Hillary Clinton a déclaré que les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) étaient une priorité, et Obama a créé un « Fonds pour l’égalité mondiale » pour verser de l’argent aux militants LGBT qui se battent contre les restrictions telles que la mention du sexe biologique sur le passeport.

Cela eut pour effet de renforcer encore davantage la préférence politique déjà accordée aux groupes défendant le droit à l’avortement. Dès la première semaine qui a suivi son entrée en fonction, le président Obama redirigeait l’aide des États-Unis vers des groupes pro-avortement dans d’autres pays. Les deux problèmes vont de pair ; d’ailleurs on les appelle dans les cercles internationaux « la santé et les droits sexuels et reproductifs ».

Avant de devenir l’ambassadrice d’Obama à l’ONU, Samantha Power était principalement connue pour favoriser l’action internationale visant à mettre fin à des massacres. Mais à l’ONU, quand on lui parle de l’énergie qu’elle met pour exiger de l’ONU qu’elle accorde des bénéfices aux partenaires des employés homosexuels, Power affirme qu’elle « travaille aussi dur à faire passer ce vote que n’importe quel autre vote sur lesquels nous avons travaillé depuis que je suis l’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies ».

« Nous avons utilisé tous moyens à notre disposition. Et les ambassadeurs américains dans les capitales du monde entier se sont donnés à fond. Nous avons contacté ceux qui avaient une dette envers nous. Et même lorsque nous pensions avoir comblé notre retard et réussi à rassembler la majorité, nous ne relâchions pas nos efforts », a-t-elle récemment confié au groupe homosexuel Human Rights Campaign.

« Lorsque des pays ignoraient nos appels, nous les coincions dans la salle de l’Assemblée générale, au Conseil de sécurité, ou même dans les toilettes ».

Power décrit les États-Unis « prompts à répondre et ce de manière significative lorsque les gouvernements ont réprimé les droits des LGBTI », un contraste frappant avec l’inaction de l’administration Obama sur les viols, la persécution et le massacre des minorités religieuses au Moyen-Orient et en Afrique.[...]

Depuis 2009, le financement des États-Unis a été dirigé vers les groupes pro-avortement comme la Fédération International du Planning Familial et Marie Stopes International. Le FNUPA, qui collabore avec l’agence de la Chine qui applique sa politique d’avortements forcés, a reçu plus de 230 millions de dollars.

La veille de Noël en 2014, l’administration a publié de nouvelles règles exigeant des organismes de bienfaisance confessionnels souhaitant percevoir une aide fédérale, d’offrir des services d’avortements aux enfants réfugiés. Ils exigent aussi des organismes qu’ils forment leur personnel sur la question « LGBTQI » et sur l’identification des enfants « transgenres et intersexués »."

Posté le 9 mai 2016 à 14h49 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 mai 2016

Journée parlementaire pour la vie : Xavier Lemoine remercie Jacques Bompard

Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, salue l'initiative du député Jacques Bompard qui organise avec Le Salon Beige mardi 31 mai, une journée parlementaire sur le sujet :

« Le combat pour la vie, principe non négociable de la politique ».

Xavier Lemoine explique, dans cette interview réalisée par Charlotte d'Ornellas, comment la législation actuelle ne donne plus de moyens juridiques de proposer de solutions alternatives à l'avortement. Mais il milite aussi sur la nécessité de remettre la question de l'avortement au centre de la vie politique française.

 

Posté le 8 mai 2016 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

05 mai 2016

L’Italie est en train de se suicider démographiquement

Virginia Coda Nunziante, présidente de la Marche pour la Vie Italie, répond à Anne Isabeth pour Présent, sur la Marchedu 8 mai. Extrait :

 

"Nous partirons à 9 heures de la Piazza Boca della Verità pour arriver place Saint-Pierre, à midi, pour le Regina Caeli. Nous avons beaucoup travaillé, cette année, pour mobiliser les paroisses romaines et autour de Rome. Nous devrions donc être aussi nombreux que l’an dernier, où les journaux ont annoncé 40 000 participants.

En ce qui concerne le thème, nous insisterons particulièrement sur l’euthanasie, car le projet de loi est à l’étude au parlement. Nous reviendrons aussi sur le fait qu’il est impensable qu’une nation comme l’Italie, où le taux de natalité est si bas – 1,3 enfant par femme – encourage tant l’avortement. Le gouvernement dépense entre 200 et 300 millions d’euros pour financer des mesures pro-avortement, la GPA, etc. et ne donne pas un centime aux familles qui souhaitent avoir des enfants. Nous demandons que cet argent soit donné en soutien aux familles. L’Italie est en train de se suicider démographiquement, c’est dramatique.

Des témoignages seront livrés tout au long de la Marche. Et nous donnerons également un prix pour récompenser les trois meilleures vidéos qui auront été réalisées sur le thème de la Vie.

Avez-vous organisé des événements autour de la Marche ?

Il va y avoir trois événements importants : deux congrès, l’un international, l’autre national, sur le thème de la vie. Enfin, le 6 et le 7 mai, se tiendra une grande journée des familles, organisée par le Mouvement du Verbe incarné, près de Rome. Le but est d’approfondir le sujet de la défense pour la vie, de la conception à la mort naturelle.

Une grande veillée de prière aura lieu dans une basilique romaine, la basilique Santa Maria Sopra Minerva, le samedi soir. Elle débutera à 20 heures, en présence du cardinal Burke. [...]

Quelle est la différence entre la marche pour la vie française et la vôtre ?

Nous sommes plus sur la ligne de la Marche pour la vie américaine. C’est-à-dire que nous laissons une liberté totale aux participants d’apporter les drapeaux et les pancartes qu’ils souhaitent, à l’exception de pancartes de partis politiques. Tout est bon pour défendre la vie ! C’est aussi une marche pour la vie internationale : nous avons presque une trentaine de pays inscrits pour cette année. [...]"

Posté le 5 mai 2016 à 12h12 par Michel Janva | Lien permanent

Sophie Montel place le droit à l'IVG sur le même plan que le droit de vote des femmes

Contrairement à ce qu'a déclaré Nicolas Bay hier, Sophie Montel ne semble pas inscrire ses propos comme une opinion personnelle mais bien comme le reflet du programme de Marine le Pen. Extrait de son interview accordée à Causeur :

"(...) Le 1er mai, j’ai donc prononcé un discours sur le thème des droits et libertés de la femme pour rappeler certaines vérités et expliquer la position du FN sur la contraception et sur l’IVG, position qui n’est autre que celle qu’a répétée Marine Le Pen sur tous les plateaux télévisés. Il n’y a rien de neuf sous le soleil : pour le FN, il n’est pas question de revenir sur la pilule telle que la propose la loi Neuwirth de 1967, ni bien évidemment sur la loi Veil. Cela ne signifie pas pour autant que nous voulons promouvoir l’avortement. Simplement, le droit à l’IVG et à la pilule sont des acquis que les femmes ont obtenus au même titre que le droit de vote. J’ai aussi parlé de la femme qui est réduite à moins que rien par l’islamisme.

Si je comprends bien, tout en défendant le droit à l’IVG, vous critiquez ce que Marine et Marion Le Pen appellent « l’avortement de confort »…

Je n’ai jamais entendu Marine et Marion Le Pen parler d’« avortement de confort »[Voir ici en mars 2012,NDPC], si ce n’est pour faire référence à un article de presse. Sincèrement, je ne sais pas ce qu’est un « avortement de confort ». Avorter est un acte grave, mûrement réfléchi, qui se fait de manière assez encadrée avec un délai de réflexion, en deçà d’un certain temps de grossesse, etc. Je ne pense pas que beaucoup de femmes se fassent avorter la fleur au fusil !

Souhaiteriez-vous néanmoins dérembourser le troisième ou le quatrième avortement successif pour ne pas banaliser l’IVG ?

Il doit s’agir de cas marginaux, car je ne vois pas comment l’organisme d’une femme pourrait réagir en subissant trois ou quatre avortements à la suite. Si de telles pratiques ont lieu, il revient au corps médical de prendre en charge les femmes concernées. Il faudrait les inciter à prendre un moyen de contraception régulier (pilule, stérilet) pour éviter d’en arriver à de telles extrémités.

 

C’est notamment la mission du planning familial, que Marion Le Pen a récemment pris pour cible. Approuvez-vous ses critiques ?

Pendant les élections régionales, Marion Le Pen a attaqué les associations militantes qui étaient derrière le planning familial. Mais Marine Le Pen a alors précisé que nous ne demandions pas la suppression des subventions au planning familial. Nous sommes au XXIe siècle, ce n’est pas chez nous que vous entendrez une remise en cause du droit à l’avortement et à la contraception ! (...)"

Posté le 5 mai 2016 à 09h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

04 mai 2016

Nicolas Bay : « Sophie Montel a exprimé son opinion personnelle »

Interrogé par Boulevard Voltaire, Nicolas Bay, secrétaire général du FN, relativise la déclaration de Sophie Montel :

Posté le 4 mai 2016 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent

Loi Veil et immigration : le suicide français

Me Frédéric Pichon fait le lien :

"[...] Il serait vain de blâmer ces populations fuyant la misère et la guerre, si les Français et les Européens ne sont pas animés par un profond respect pour la vie humaine et une politique familiale vigoureuse et ne renoncent pas à un consumérisme hédoniste et individualiste.

En d’autres termes, un patriote sincère ne peut être cohérent s’il ne défend pas vigoureusement la vie qui repose sur l’union d’un homme et d’une femme en même temps qu’il défend les remparts de sa cité.

« Honore les dieux, aime ta femme et défends ta patrie » : tels étaient les mots d’Hector de Troie défendant les murs de la cité contre les envahisseurs qui y étaient entrés par ruse.

La famille est, en période de crise, le principal lieu de résistance aux totalitarismes mondialiste et niveleur, parce qu’elle transmet naturellement un héritage, une éducation, une langue… Elle est le premier lieu vital dans lequel les personnes s’enracinent et le premier rempart de notre identité et de nos libertés.

Soit la France et l’Europe renouent avec leur identité profonde par une politique familiale énergique et la réhabilitation d’une figure virile de l’homme et elles sortiront du chaos.

Soit, gavée de subventions au Planning familial, à la Gay Pride et idôlatrant Conchita Wurst comme icône de l’homme nouveau, elle sera mûre pour une dhimmitude définitive et irréversible.

Vieille Europe, tu as le choix entre la mort et la vie. Il est temps de choisir…"

Posté le 4 mai 2016 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent

"On gagnerait à avoir comme objectif une baisse du nombre d'avortements"

Sur Facebook, Pascal Gannat répond à Sophie Montel :

""On gagnerait à avoir comme objectif une baisse du nombre d'avortements", selon Eugénie BASTIE, très jeune auteur de deux livres destinés à devenir un classique de droite, ''Adieu Mademoiselle''.

Sophie MONTEL, membre du Bureau Politique du FN, député européen et présidente du Groupe FN de Bourgogne-Franche Comté, avait exprimé l'idée qu'il faudrait inscrire dans la Constitution, ''sanctuariser'' a ce sens en droit, l'avortement et la contraception, conçus comme des droits de la personne humaine.

J'avais déposé 3 Tweets sur mon compte TWITTER que j'ai retirés très rapidement, constatant qu'ils étaient utilisés par certains contre le FN et non pour le débat des idées, légitime sur ces sujets difficiles et complexes.

J'étais de plus absent à Paris, ce 1 er mai pour la première fois depuis très longtemps, du fait d'un événement familial grave.

La pression retombée, et le calme (presque) revenu, je mets en ligne cet extrait d'émission, qui donne la parole à une jeune journaliste de droite, Eugénie BASTIE, que les médias de gauche appellent déjà le ''ZEMMOUR féminin''.

Elle répond indirectement pour moi à Sophie MONTEL, refusant d'ailleurs courageusement de contredire Marine LE PEN qui à de nombreuses reprises, a dit et redit qu'il faut aider les femmes à pouvoir faire un vrai choix, en les aidant matériellement et financièrement, si ellen gardent leur enfant, et ceci par une vraie politique familiale sur la durée.

Il vaut mieux en effet aider des femmes françaises à avoir des enfants qu'importer de la natalité immigrée, migrante ou réfugiée, selon les mots divers utilisés pour désigner ce qui conduit à des problèmes insolubles socialement, et culturellement. Et sur le plan de la sécurité des Français. Sans respect et soutien de la société pour la vie, avec une priorité pour son principe, ce sont les fondamentaux de la civilisation européenne qui sont abattus et réduits à néant : je préfère ANTIGONE à CREON.

Ceci est un élément de réflexion que je livre à tous, et non pas seulement à Sophie MONTEL que j'embrasse ici confraternellement, puisque nous sommes confrères au Bureau Politique du FN."


Marie-Anne Soubré à Eugénie Bastié: "Contester... par rmc

Ajoutons que sur Twitter, Eugénie Bastié a été qualifiée de militante d'extrême-droite par la bande à Philippot... :

Posté le 4 mai 2016 à 15h58 par Michel Janva | Lien permanent

03 mai 2016

Avortement, Eugénisme, Euthanasie : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

Après La Manif pour Tous au sujet de la GPA, c'est la fédération Un de Nous qui détourne la campagne de la SPA pour dénoncer la culture de mort en France :

Alors que la SPA vient de lancer une campagne (La torture… c’est légal ?) sur la souffrance animale dénonçant des situations de cruauté existant dans des abattoirs, des laboratoires de recherche ou encore les corridas, la fédération UN DE NOUS entend faire porter le questionnement sur des situations de cruauté imposée à des êtres humains. UN DE NOUS attire l’attention sur 3 scandales : l’eugénisme des bébés porteurs de trisomie 21, l’euthanasie de grands handicapés, et le sort des enfants nés vivants malgré un avortement.

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Posté le 3 mai 2016 à 18h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

La culture de mort aide-t-elle à la dédiabolisation ?

Billet de Pierre Henri sur le blog de Bernard Antony :

"(...) Sophie Montel s’est exprimée, ce dimanche 1er mai, lors du « banquet patriotique » du Front National, remplaçant le traditionnel défilé. Certains de ses propos n’ont pas manqué de faire réagir (...) Qu’on en juge : « Nous sublimons la femme, nous défendons la libre-disposition de son corps, nous défendons la sanctuarisation de la contraception et la non-remise en cause de l’avortement. […] Le machisme, le traditionalisme, le conservatisme se trouvent chez nos adversaires. »

Pincez-vous bien fort, ce copié-collé d’un discours socialiste des années 1970 est bien tenu en 2016 par une élue du FN : ce sinistre psittacisme de vieux slogans gauchistes met-il donc en pleine lumière la nouvelle ligne du Parti ? Abandonnant toute colonne vertébrale au profit de la vile mollusquerie du politiquement correct, ce Front-là qui s’exprime à travers les propos de Mme. Montel défendrait donc le « droit des femmes à disposer de leur corps » sans se demander si ce droit est autre chose qu’une chimère et si c’est bien de leur corps qu’il s’agit ; la « sanctuarisation de la contraception », visiblement sans restriction ni mesure, et comme on ne sanctuarise que le sacré, la perspective d’une société où la manipulation hormonale par pilule interposée doit être considérée comme un dogme a de quoi interroger ; la « non-remise en cause de l’avortement », même pas un peu, même pas pour la démographie, même pas pour la galerie.

On sera aussi heureux d’apprendre que « le machisme, le traditionalisme, le conservatisme » se trouvent chez les adversaires du FN qui est donc en toute logique féministe, progressiste et anti-traditionaliste… gauchiste en somme ! Tout ceci est en effet « sublime » et les femmes ont tout à gagner à se faire « sublimer » de la sorte.

Gardons-nous d’opposer dialectiquement un ancien Front au nouveau, car c’est bien Jean-Marie Le Pen qui a jadis imposé et approuvé sa fille sur toute la ligne, notamment dans son approbation de la loi Veil. Notons par ailleurs que les dernières restrictions que posaient naguère Marine Le Pen et Louis Aliot, en dénonçant les « avortements de confort », semblent avoir disparu, si l’on s’en tient aux propos de Sophie Montel.

Cela dit en toute amitié pour les dirigeants du Front National qui ont encore des principes solides. On espère d’eux qu’ils contribueront à la renaissance du mouvement du pays libre dont la France a tant besoin. Inquiets pour l’avenir de la France, en particulier de sa démographie, nous ne pouvons que nous demander avec un souci brûlant si c’est cela, le Front National en 2016, ou si nous n’avons assisté qu’à un triste braiment d’un politiquement correct encore minoritaire au sein du parti."

Posté le 3 mai 2016 à 18h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)


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