22 novembre 2009
Le Conseil de l'Europe veut restreindre l'objection de conscience
Le Conseil de l'Europe réunit 47 pays et est indépendant de l'UE (dans un certaine mesure, puisque l'idéologie véhiculée est semblable).
Un projet de résolution de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe présenté par la Suédoise Mme Hägg et la socialiste britannique Christine Mc Cafferty s'attaque à : « L'accès des femmes au soins médicaux légaux : le problème du recours non réglementé à l'objection de conscience. » L'objectif est double : promouvoir l'avortement en tant que « droit humain », et dans cette même logique limiter la possibilité offerte aux personnels médicaux à titre individuel comme aux établissements de soins de refuser de fournir certains services de santé pour des motifs religieux, philosophiques ou moraux.
En France, les restrictions à l'objection de conscience ont déjà été mises en place pour l'« IVG » par la loi Aubry : le médecin sollicité pour un avortement peut refuser mais doit fournir à sa patiente le nom et l'adresse d'un confrère ou d'un centre acceptant de fournir ce « service », tandis que dans les hôpitaux publics, les chefs de service de gynécologie-obstétrique ont l'obligation légale d'organiser des avortements.
Posté le 22 novembre 2009 à 21h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
20 novembre 2009
L'urgence de l'éducation à la culture de vie
[...] « l'utilité » de leur service qui consiste non seulement à « veiller sur la santé physique du patient mais d'une certaine manière aussi sur sa santé morale et spirituelle » car « le corps et l'esprit de l'homme sont si unis que l'un influence l'autre, et votre devoir principal est de protéger et promouvoir la vie dans sa réalisation intégrale ». [...]
Le cardinal Bertone a souligné « l'urgence d'éduquer à la culture de la vie ». [...] Selon le cardinal Bertone, pour éduquer à la culture de la vie, il faut « pouvoir contempler en chaque être humain le reflet de la beauté et de l'amour de Dieu », car « sans Dieu, l'homme ne parvient plus à se percevoir comme ‘mystérieusement autre' par rapport aux autres créatures sur la terre, mais se considère comme un être vivant parmi tant d'autres, comme un organisme qui, tout au plus, a atteint un stade très élevé de perfection ». [...]
Le secrétaire d'Etat a dénoncé l'avortement et la mort des conséquences de la faim. « Il y a des vies qui ne font pas la Une et dont la perte ne crée aucun sursaut », a-t-il commenté d'un ton amer.
« Il y a des batailles sacro saintes pour sauver la vie des condamnés à mort et pour protéger le droit à la vie même de ceux qui ont commis de graves délits, a-t-il ajouté, alors que l'on estime légal et juste la mort d'innocents par ces lois approuvées à la majorité par les parlements civils », pour ensuite conclure « l'émotivité ou les idéologies et les raisons politiques se substituent, en fait, à la conscience correctement éclairée ».
Posté le 20 novembre 2009 à 18h45 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (1)
19 novembre 2009
Compte-rendu du débat sur l'euthanasie : parallèle avec l'avortement
Le débat qui s'est déroulé aujourd'hui à l'Assemblée nationale est en ligne. On y trouve quelques perles :
"Jean Leonetti :Cette proposition est en rupture avec une pratique médicale. Vous pourriez me répondre que c’est une vision archaïque des choses et que la médecine doit s’adapter. Mais la médecine est faite pour soigner, guérir, soulager, consoler, accompagner : elle n’est pas faite pour tuer.
M. Jacques Desallangre (gauche) : Et l’avortement ? [...]
Mme Marie-Odile Bouillé (socialiste) : Je suis frappée de voir combien les arguments avancés aujourd’hui par certains contre l’aide à mourir ressemblent à s’y méprendre aux arguments donnés par d’autres, en leur temps, contre la loi sur l’avortement (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR) : la sacralité de la vie, l’interdit du meurtre, la dignité humain [...] Pas plus que la loi sur l’avortement, cette proposition de loi ne remet en cause les fondements républicains de notre démocratie. Bien au contraire, elle vise à donner un cadre légal à des pratiques que de nombreux soignants avouent connaître et que les tribunaux jugent parfois avec bienveillance."
Posté le 19 novembre 2009 à 21h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)
18 novembre 2009
L’objection de conscience à l’IVG est reconnue aux médecins par la législation. Et pourtant...
Pierre-Olivier Arduin analyse de manière précise le sujet :
"Les défenseurs de la « libération des femmes » ne décolèrent pas. La croissance continue du nombre de médecins objecteurs que l’on observe dans différents pays européens constitue pour les promoteurs de l’avortement une sérieuse épine dans le pied (...)
Selon un rapport publié en avril 2008 par le ministère italien de la Santé, ce sont désormais près de 70% des gynécologues de la péninsule qui refusent de pratiquer une interruption volontaire de grossesse (...) Dans le sud du pays, le taux de gynécologues objecteurs a quasiment doublé en l’espace de quatre ans, s’envolant de 44,1% à 83% en Campanie (Naples) et de 44,1% à 84,2% en Sicile (...)
En France, nous ne disposons à ce jour d’aucun chiffre précis même si les pouvoirs publics ont noté dernièrement un désengagement des praticiens, et ce malgré une énième revalorisation du forfait de l’IVG chirurgicale (...) Heureusement, les jeunes médecins ne se bousculent pas au portillon. Il ne faut pas perdre de vue qu’un étudiant en médecine bénéficie d’enseignements magistraux très pointus en matière de biologie embryonnaire et de développement fœtal. S’il n’en fait pas a priori un principe idéologique militant, il sait parfaitement que pratiquer une IVG revient à infliger la mort à un enfant qui aurait pu naître et n’a donc aucune raison de choisir une activité que sa conscience réprouve plus ou moins obscurément.
(...) D’ailleurs, l’article R. 4127-2 du Code de la santé publique rappelle noir sur blanc que « le médecin exerce sa mission dans le respect de la vie humaine ». Dès la loi du 17 janvier 1975, dite loi Veil, le législateur n’a donc pu que reconnaître la clause de conscience du médecin en rappelant qu’il « n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse » (...) Le Code de la santé publique stipule ainsi qu’« aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu’il soit, n’est tenu de concourir à une interruption de grossesse » (art. L. 2212-8, al. 2).
Cependant, le droit à l’objection de conscience a été incontestablement écorné depuis quelques années. La loi Veil avait prévu initialement que le médecin informe « au plus tard, lors de la première visite, l’intéressée de son refus » (CSP, art. L. 2212-8, al. 1er). Depuis la loi du 4 juillet 2001, il est précisé que le médecin informe sa patiente de son refus « sans délai » et qu’il lui « communique immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention » (art. L. 2212-8 modifié). Il s’agit bien ici d’une première entorse à la clause de conscience, le médecin étant contraint de délivrer des informations dont le but est d’orienter sa patiente vers une structure pratiquant l’IVG alors même qu’il juge l’acte répréhensible et qu’il souhaiterait l’en prémunir.
Seconde disposition qui entame le respect de l’objection de conscience, la loi du 4 juillet 2001 a abrogé son maintien en faveur d’un médecin-chef de service. S’il n’est pas tenu d’en pratiquer personnellement, il doit veiller à ce que l’IVG soit organisée dans son service. D’ailleurs, les établissements de santé publics disposant de lits en gynécologie-obstétrique et en chirurgie ne peuvent refuser que des interruptions de grossesse soient pratiquées dans leurs locaux. Même une structure de santé privée ne pourra se voir accorder sa demande à ne pas exécuter d’IVG en son sein « que si d’autres établissements sont en mesure de répondre aux besoins locaux ».Autant de signes qui prouvent selon Mgr Jean Laffitte, secrétaire du Conseil pontifical pour la famille et vice-président de l’Académie pontificale pour la Vie, que l’objection de conscience n’est souvent qu’« un droit théorique et non un droit pratique. Il n’a pas du tout le même statut que le droit à l’avortement : il est accompagné de contraintes et de conditions telles que son exercice public marginalise celui qui l’utilise et l’expose parfois à des sanctions (...)"
Posté le 18 novembre 2009 à 13h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)
17 novembre 2009
Le recteur de l'académie de Poitiers s'oppose à Ségolène Royal
Béatrice Cormier, recteur de l'académie de Poitiers, a confirmé aujourd'hui qu'elle s'opposait à la distribution des "pass contraception" lancés par le conseil régional à destination de jeunes filles mineures :
"J'ai demandé par courrier aux proviseurs de lycées de ne pas distribuer les pass contraception envoyés dans les établissements par le conseil régional".
Elle a justifié sa décision par "des raisons juridique, comptable et morale". Elle a rappelé "qu'elle est garante de ce qui se passe dans les établissements".
Certains députés pourraient en profiter pour remettre en cause le droit du planning familial à délivrer des contraceptifs aux jeunes filles mineures sans l'avis des parents.
Posté le 17 novembre 2009 à 16h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
16 novembre 2009
La Suisse refuse que l'on parle des conséquences de l'avortement
Le Grand Conseil du Valais, en Suisse, a refusé vendredi une demande de l’UDC, qui souhaitait que tous les centres de consultation pour l'avortement soient tenus «d’expliquer globalement aux intéressées les éventuelles séquelles corporelles et psychiques d’un avortement» et que ces mêmes séquelles soient également présentées lors des cours d’éducation sexuelle scolaires.
Lors du vote, l’UDC a été soutenue par une partie des députés PDC du Valais francophone, alors que les autres élus de la famille démocrate chrétienne ont rejoint la gauche et le PLR dans le camp du non.
Posté le 16 novembre 2009 à 08h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
15 novembre 2009
Syndrome post-avortement
Un couple a comparu devant le tribunal correctionnel pour avoir volé et falsifié des ordonnances en vue de se faire remettre toutes sortes de calmants.
La mère tentait d'oublier le meurtre de son bébé.
Posté le 15 novembre 2009 à 21h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
14 novembre 2009
Jean-Frédéric Poisson est un ignare
Suite à la proposition scandaleuse de Ségolène Royal, le député PCD-UMP déclare :
"Nous nageons en plein délire. La proposition de « chèques-contraception » est dangereuse à plus d'un titre, puisqu'elle vise à écarter les familles de l'éducation sexuelle de leurs enfants. Une telle socialisation de la vie privée des Français est intolérable. Je dénonce avec la plus grande fermeté cette manoeuvre politicienne qui oublie l'intérêt supérieur de nos enfants, de nos familles ainsi que le respect de nos institutions. Il y a là un mélange des genres dangereux pour notre société."
Jean-Frédéric Poisson devrait savoir que le planning familial est autorisé à prescrire des contraceptifs à un enfant mineur sans l'avis des parents. Un texte du 13 décembre 2000 permet la délivrance de la pilule du lendemain sans autorisation parentale.
Les familles sont déjà écartées de l'éducation de leurs enfants.
Posté le 14 novembre 2009 à 20h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)
13 novembre 2009
Ségolène Royal, dispensatrice la culture de mort
Lu ici :
"La présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal a annoncé aujourd'hui qu'elle allait envoyer dans les lycées de sa région des "chèques-contraception" qui seront distribués par les infirmières scolaires (...) chaque carnet, gratuit, offre un ticket qui permet "d'aller faire une consultation médicale gratuite", un deuxième "pour accéder à l'achat de contraceptifs", un autre "pour faire des analyses médicales" et un dernier "pour faire une visite de contrôle".
"Je veux lutter contre les grossesses précoces des filles mineures", a-t-elle justifié, car quand celles-ci tombent enceintes "soit par défaut d'information, soit parce qu'elles sont isolées, soit parce qu'elles sont en rupture de famille, c'est une grande souffrance [Ah bon? Lahire]".Les pilules du lendemain sont déjà distribuées dans les établissements scolaires par les infirmières, a souligné la candidate PS à la dernière présidentielle, rappelant qu'elle avait oeuvré pour cette mesure. Mais "c'est encore mieux de prévenir", a-t-elle ajouté".
"l'Education nationale ne peut en aucun cas se subtituer au planning familial (...) le seul qui est autorisé à prescrire à des mineurs de la contraception sans l'avis de leurs parents (...) Nous sommes là pour accompagner les élèves, nous avons du personnel compétent, qualifié, qui le fait au quotidien, mais nous n'avons pas à prescrire de la contraception, c’est un acte qui est réservé au planning familial".
Posté le 13 novembre 2009 à 07h32 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)
12 novembre 2009
La dernière lubie (pro-mort) de Ségolène Royal
La présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal a annoncé aujourd'hui qu'elle allait envoyer dans les lycées de sa région des "chèques-contraception" qui seront distribués par les infirmières scolaires, sans avoir "pour l'instant" reçu l'aval du ministère de l'Education.
Chaque carnet, gratuit, offre un ticket qui permet "d'aller faire une consultation médicale gratuite", un deuxième "pour accéder à l'achat de contraceptifs", un autre "pour faire des analyses médicales" et un dernier "pour faire une visite de contrôle".
"Je veux lutter contre les grossesses précoces des filles mineures".
C'est déjà elle qui avait permis aux pilules du lendemain d'être distribuées dans les établissements scolaires par les infirmières.
Posté le 12 novembre 2009 à 13h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
11 novembre 2009
Voter pour l'avortement est un péché
Le secrétaire général de la conférence épiscopale espagnole, Mgr Juan Antonio Martinez Camino, a déclaré que les catholiques ne peuvent appuyer le projet de loi sur l'avortement, ni voter en sa faveur, et
"s'ils le font, ils se trouveront objectivement en état de péché public et ne pourront être admis à la sacrée communion".
Posté le 11 novembre 2009 à 22h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
10 novembre 2009
Qu'est-ce qu'être catholique ?
La réponse est donnée par l'évêque américain Mgr Tobin, à propos du sénateur Patrick Kennedy, qui n'a pas voté le dernier amendement pro-vie et qui écrivait "le fait que je sois en désaccord avec la hiérarchie sur un certain nombre de questions ne me rend pas moins catholique" :
"Cette phrase soulève une importante question : qu’est-ce ce que cela signifie qu’être catholique ? Quand quelqu’un rejette les enseignements de l’Église, particulièrement sur une affaire sérieuse, une question de vie ou de mort comme l’avortement, cela amoindrit vraiment sa communion ecclésiale, son unité à l’Église (…) Mais qu’est ce que vraiment veut dire être catholique ? Après tout, être catholique doit bien vouloir dire quelque chose : d’accord ? Et bien, en termes simples (…) être catholique veut dire que vous appartenez à une communauté de foi qui possède une doctrine et une autorité clairement définies, des obligations et des attentes. Cela veut dire que vous croyez et acceptez les enseignements de l’Église, notamment sur les questions fondamentales de foi et de mœurs, que vous appartenez à une communauté catholique locale, une paroisse, que vous assistez à la Messe le dimanche et que vous recevez régulièrement les sacrements, que vous soutenez l’Église, personnellement, publiquement, spirituellement et financièrement.
Cher député, je ne sais pas trop si vous observez les exigences de base de tout catholique, aussi je vous demande : acceptez-vous les enseignements de l’Église sur les questions fondamentales de foi et de mœurs, y compris notre position sur l’avortement ? Appartenez-vous à une communauté catholique locale, une paroisse ? Assistez-vous à la Messe le dimanche et recevez-vous les sacrements régulièrement ? Soutenez-vous l’Église, personnellement, publiquement, spirituellement et financièrement ? Dans votre lettre, vous dites que vous adhérez à votre foi. Formidable. Mais si vous n’observez pas les exigences de base de votre adhésion, qu’est-ce qui fait vraiment de vous un catholique ? Le baptême que vous avez reçu bébé ? Vos liens familiaux ? Votre héritage culturel ? [...]
En faisant face à votre rejet de l’enseignement de l’Église, nous ne traitons pas seulement avec “une humanité imparfaite” – comme nous le faisons quand nous luttons contre les péchés comme la colère, l’orgueil, la cupidité, l’impureté, le mensonge. Nous luttons tous contre chez choses et souvent nous succombons. Votre rejet de l’enseignement de l’Église sur l’avortement relève d’une tout autre catégorie : c’est un acte de la volonté délibéré et obstiné, une décision consciente que vous avez réaffirmée en de nombreuses occasions. Désolé, mais vous ne pouvez pas mettre cela sur le compte d’une “humanité imparfaite”. Votre position n’est pas acceptable par l’Église et est objet de scandale pour beaucoup de ses membres. Elle réduit à peu de chose votre communion à l’Église. Député Kennedy, je ne vous écris pas ces mots pour vous gêner ou juger de l’état de votre conscience ou de votre âme. C’est au final une affaire entre vous et Dieu. Mais la manière dont vous décrivez votre relation à l’Église est désormais publique et elle doit être contestée. Je vous invite, comme votre évêque et votre frère en Christ, d’entamer un processus sincère de discernement, de conversion et de repentance."
Il y a effectivement de l'excommunication dans l'air.
Posté le 10 novembre 2009 à 17h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)
« Suis-je en train de tuer ? Oui, c'est ce que je fais. J'en suis conscient. »
C'est ce que le Dr Curtis Boyd, spécialiste des avortements tardifs (jusqu'à 24 semaines soit 5 mois de grossesse), vient de répondre à la chaîne WFAA TV. C'est clair et net. Sans états d'âme. Il draine des patientes depuis les Etats d'Oklahoma, Arkansas, Louisiana et de l'ensemble du Texas. Et même de très jeunes patientes : Curtis Boyd affirme avoir reçu dans sa clinique des petites jeunes filles de 9 ou 10 ans.
Posté le 10 novembre 2009 à 09h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
08 novembre 2009
"Simone Veil incarne le combat pour la dignité de la femme"
Dixit Nicolas Sarkozy, lors de son déplacement vendredi, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, à l'occasion de la remise du prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits.
Exit les 220 000 bébés tués dans le sein de leur mère chaque année depuis 1975.
Posté le 8 novembre 2009 à 12h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)
06 novembre 2009
ObamaCare : une nouvelle version pro-mort soumise au vote demain
Le nouveau projet de loi fait plus de 2000 pages. De quoi décourager les honnêtes citoyens. Il n'empêche que le chef de la minorité Républicaine de la Chambre, le catholique John Boehner, y a trouvé ce qui s'oppose frontalement aux points non négociables. Le financement fédéral de l'avortement y est toujours inscrit.
Posté le 6 novembre 2009 à 17h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
04 novembre 2009
Un ancien dissident russe s'insurge contre l'avortement
Le Dr. Edouard Belaga est un scientifique d’origine russe juive, père de famille nombreuse, dont un enfant trisomique, ancien dissident exilé par le régime brejnévien, apatride, réfugié en France depuis 1982. Il signe dans La Nef une tribune sur l'avortement. Extrait :
"Il s’agit plutôt, plus de trente ans après son introduction, d’exposer le véritable complot national en cours qui se réfère à cette loi et qui consiste à :
– ériger l’avortement, officiellement, officieusement et culturellement, en statut fondamental comme étant la réponse moderne, la seule adaptée à toute crise humaine et familiale provoquée par une grossesse imprévue ;
– occulter les conséquences de l’avortement, coûteuses pour la société et tragiques pour la conscience, l’état psychique et physique de la femme, pour la qualité de sa vie familiale, voire pour la survie de sa famille.
Cette stratégie, dont les motivations originales ont été oubliées, s’inspire aujourd’hui plutôt de l’anthropologie réductionniste publicitaire de l’humanité individualiste et consommatrice, et elle a fait à ce jour des centaines de milliers de victimes en commettant une double faute — par action et par omission."
Posté le 4 novembre 2009 à 10h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
03 novembre 2009
Financement de l'avortement : Obama trahit sa promesse
Dans une tribune intitulée «Une promesse a été faite ; désormais il faut la tenir», Mgr Charles Chaput, archevêque de Denver, fait une brillante synthèse de l’état présent d’ObamaCare par rapport aux catholiques. Extrait :
"Il y a six semaines, le président Obama a promis [...] que “son” plan de santé ne comporterait pas et ne fournirait pas de fonds publics pour l’avortement. [...] Exclure le financement de l’avortement des efforts du président pour la santé – je veux dire l’exclure vraiment et non pas le dissimuler furtivement au moyen d’une escroquerie bureaucratique – serait une concession facile pour le Congrès et la Maison Blanche. C’est le modique prix à payer pour s’assurer du soutien des catholiques et des autres pro vie, ou, à tout le moins, de leur neutralité. Cela pourrait donner aussi un peu de crédibilité aux discours de Washington sur le “terrain d’entente”.
Huit semaines plus tard, il n’y a plus de plan “du président”. Au lieu de cela et depuis le 1er novembre, le Congrès a produit cinq propositions différentes, y compris une version fusionnée de la Chambre des Représentants totalisant près de 2 000 pages de propositions législatives étendues et complexes. Peu de citoyens ont vraiment lu ce texte. Et ils sont encore moins nombreux ceux qui comprennent vraiment ses implications. Mais toutes ces propositions ont une chose en commun : aucune ne tient compte de la promesse du président. [...]
L’Église aux États-Unis veut trouver un “terrain d’entente” qui permette aux catholiques de soutenir le Congrès et la Maison Blanche en assurant un accès à des soins de base pour tout notre peuple. Mais tous les efforts de membres du Congrès soucieux d’assurer une législation moralement acceptable [...] ont été repoussés souvent avec cette sorte de double langage politique qui semble avoir été délibérément créé pour égarer. Voici le résultat. Le 28 octobre, le cardinal Francis George de Chicago et d’autres dirigeants de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), ont fait savoir que tous les efforts pour réviser de manière adéquate les propositions actuelles sur la santé, avaient échoué. En d’autres mots, aucune des propositions législatives actuelles ne propose un légitime “terrain d’entente” sur les questions vitales pour les catholiques. Et à ce jour, en dépit de la promesse initiale du président, la Maison Blanche n’a rien fait pour régler ce problème. Pour le dire carrément : toutes les solutions à la réforme de la santé retenues par le Congrès violent la dignité humaine de manières potentiellement graves. Sauf si ces propositions ne sont pas immédiatement modifiées [...] les catholiques devront s’opposer vigoureusement à cette législation dangereuse et contribuer à ce qu’elle soit battue."
Posté le 3 novembre 2009 à 21h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
Le CNI sans conviction s'enfonce
Arguant d'une indépendance creuse, Gilles Bourdouleix réaffirme son soutien à l'avortement et au Pacs :
"La loi [Veil] a permis une intervention médicale qui peut blesser l'âme mais préserve le corps [sic]. Et j'assume mon adhésion à cette loi. [...] Si j'avais été législateur à l'époque de la loi Veil, j'aurais voté ce texte pour laisser le libre choix avec la garantie d'une protection médicale. D'ailleurs, j'indique qu'à aucun moment le programme du CNI ne propose de revenir sur la loi IVG. [...]
"Personnellement, en tant que Maire, j'ai déjà indiqué que je suis prêt à accepter à la mairie pour une cérémonie privée un couple pacsé, y compris s'agissant de deux personnes de même sexe."
Posté le 3 novembre 2009 à 16h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)
31 octobre 2009
L’avortement n'est pas d'accès aussi difficile qu'on veut le faire croire
L'Alliance pour les Droits de la Vie dénonce la désinformation :
"Le Planning familial affirme quant à lui que l'accès à l'IVG devient de plus en plus difficile. [...] En réalité, la Région Ile-de-France connait actuellement un taux très fort d'IVG (19,2 contre une moyenne nationale de 14,5), avec une nette tendance à la hausse chez les mineures... L’avortement ne serait dont pas d'accès aussi difficile qu'on veut le faire croire. Ce qui est le plus étrange, c’est que la polémique actuelle intervient après que la mairie de Paris a annoncé en septembre la diffusion par plusieurs de ses centres de santé et de planification familiale de l’avortement médicamenteux, conformément à une disposition législative de septembre 2008 visant à faciliter « l’avortement à domicile ». Les décrets d’application ont été signés par Roselyne Bachelot au printemps 2009. La pratique de l’IVG tend aujourd’hui à basculer du chirurgical vers le «médicamenteux» qui doit être pratiqué avant la 5ème semaine de grossesse. L’IVG par RU 486 représente près de la moitié des avortements déclarés. [...] Ceux qui plaident pour une politique de prévention de l’IVG voient dans les protestations répétées du Planning une manipulation, alors que les statistiques de l’IVG en Ile-de-France sont de plus en plus préoccupantes. Pour l’Alliance pour les Droits de la Vie multiplier les lieux de prescription revient à cautionner une logique de banalisation de l’avortement, un acte que les femmes préfèreraient pourtant toujours éviter."
Posté le 31 octobre 2009 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
26 octobre 2009
Les évêques doivent défendre la liberté des pharmaciens
Pierre-Olivier Arduin revient sur l'objection de conscience des pharmaciens, réclamée par le Pape :
"Avortement, euthanasie, contraception d’urgence,… le pharmacien est devenu aujourd’hui un maillon indispensable pour assurer le bon déroulement de nombreuses pratiques attentatoires à la vie humaine. C’est parce que la profession est en danger que le pape Benoît XVI paye de sa personne en ne perdant pas une occasion de défendre leur liberté de conscience tout en les encourageant à se mobiliser pour la protéger. Il n’y a aucune raison pour que les autorités publiques s’obstinent à ne pas leur accorder ce droit à l’instar de ce qui prévaut pour leurs collègues médecins, sages-femmes ou infirmiers. L’appel du pape s’adresse en priorité aux pharmaciens qui doivent continuer à s’organiser, en lien avec des juristes, des bioéthiciens, des professionnels de santé, des responsables politiques pour faire avancer leur cause.
N’est-ce pas aussi une invitation faite aux évêques de lui emboîter le pas en ne laissant pas plus longtemps cette question dans l’ombre ? De par leur autorité morale, on est en droit d’attendre de la part de nos pasteurs des paroles fortes sur ce thème précis."
Posté le 26 octobre 2009 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
24 octobre 2009
La Commission européenne finance le planning familial
La Commission européenne a dépensé depuis six ans 32 millions d'euros pour financer des actions d'aide aux maternités et à la procréation choisie en Afrique subsaharienne, aux Caraïbes et à Madagascar. Par "aide au maternités" et "procréation choisie", il faut entendre un plus grand accès à la contraception, aux services de santé maternelle et néonatale et aux soins obstétricaux d'urgence.
La Commission passe par le Fonds national des Nations-unies et s'appuie sur le réseau de la Fédération internationale pour la planification familiale (FIPF). La Commission a indiqué vouloir poursuivre ses actions à partir d'un fonds public de 86 millions d'euros, disponible jusqu'en 2013 et tiré du budget européen.
Posté le 24 octobre 2009 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
23 octobre 2009
Le droit à l'objection de conscience pour les pharmaciens doit être reconnu
Suivant les propos du Pape, Mgr Mariano Crociata, secrétaire général de la CEI (Conférence épiscopale italienne), a déclaré lors de la convention nationale de l'Union catholique des pharmaciens :
"L'objection de conscience est un droit qui doit être reconnu aussi aux pharmaciens pour leur permettre de ne pas collaborer directement ou indirectement à la fourniture de produits qui servent des choix directement immoraux comme l'avortement ou l'euthanasie".
Posté le 23 octobre 2009 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
19 octobre 2009
Marche pour la vie à Madrid : témoignage (2)
Reçu d'un autre lecteur "Viva Espana" (témoignage précédent) :
"J'y étais ce week-end ! Décidément nous avons beaucoup de chose à apprendre... De la communication à la mise en scène, en passant par les convois d'autobus, les espagnols ont vraiment excellé pour l'organisation de cette manifestation. Mais le plus gros coup de force est ailleurs : désormais ce ne sont plus aux pro-vie de se justifier de leur position, mais au gouvernement. De même, en mettant l'accent sur la défense du droit à la maternité et de l'intégrité du corps de la femme, les arguments des féministes pro-mort sont réduits à presque rien. Ajouter à cela une hiérarchie catholique qui motive ses troupes depuis un bon mois, et vous obtenez 1 million de personnes dans la rue. A méditer... "
Davantage de photos ici
Posté le 19 octobre 2009 à 07h37 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
18 octobre 2009
Tant qu'il y aura 1 avortement, nous ne nous tairons pas
La manifestation espagnole a été organisée par le Forum de la famille, un collectif d'associations catholiques. Son président, Benigno Blanco, explique, dans un entretien au quotidien ABC, que cette manifestation :
"ne vise pas qu'à réclamer le retrait de la nouvelle loi, le message de fond est que le débat ne sera pas clos tant qu'il y aura un seul avortement en Espagne".
Rendez-vous le 17 janvier 2010 à Paris.
Posté le 18 octobre 2009 à 13h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
Ils étaient 1,5 million pour la Vie à Madrid...
Et nous à Paris...? 900 pour la marche de Renaissance Catholique? 9000 pour la Marche pour la Vie ?
Posté le 18 octobre 2009 à 09h32 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (11)
17 octobre 2009
Marche pour la vie à Madrid : témoignage
Reçu d'un lecteur :
"J'en reviens tout juste !
La manifestation bat son plein et à mon avis se finira tard dans la nuit.
Sur place, c'est IMPRESSIONNANT. En fait, il n'y a même pas eu de défilé : 30 minutes avant le début officiel (17h), TOUT l'axe (2 km d'une des plus larges avenues de Madrid) est déjà noir de monde, on ne peut pas se déplacer. J'essaie de me frayer un chemin en famille vers le centre : je dois renoncer et rester sur le bord, la foule est trop compacte ! La manif déborde dans toutes les rues adjacentes.
La foule est extrêmement variée en âges comme en milieux sociaux. Un jeune homme un peu débraillé, boucle d'oreille, brandit la bandera espagnole frappée du Sacré-Coeur !
Quelle différence avec nos manifs parisiennes !
Certains médias annoncent déjà plus d'un million de personnes (il y en avait eu 800.000 en mars dernier) ce qui a vue d'oeil est très crédible".
Posté le 17 octobre 2009 à 20h43 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)
Le combat pour la vie est loin d'être perdu
En témoigne cette militante pro-avortement :
"Il ne faut pas croire que ce soit simple. L'IVG reste un tabou. Quand une femme avorte, elle ne le dit pas. La plupart n'en parlent pas, se plaignent peu alors que certaines sont traitées comme des chiens à l'hôpital. Celles qui viennent pour un deuxième avortement sont vues comme des récidivistes commettant un crime."
S'ajoute un autre problème: pratiquer des IVG n'est pas valorisant pour le praticien. On se bat depuis des années pour obtenir une revalorisation de l'acte pour qu'il soit facturé comme une fausse couche (900 euros). On est passé l'année dernière de 200 à 300 euros, cela ne suffit pas évidement."
La culture de mort étant contre-nature, elle ne pourra tenir indéfiniment. En Italie du nord, en Navarre (Espagne), il est difficile, voire impossible de trouver un médecin pratiquant l'avortement. La mobilisation des mouvements pro-vie permettra d'accélérer la chute de cette culture de mort.
En Espagne, l'association Hazteoir ("fais-toi entendre"), organisatrice de la Marche pour la vie, a compté 1,5 millions de manifestants pro-vie aujourd'hui (photos & revue de presse espagnole).
En France, la Marche nationale pour la vie se déroulera le 17 janvier, 35 ans jour pour jour après le vote de la loi légalisant le crime de l'enfant à naître.
Posté le 17 octobre 2009 à 19h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
Grande manifestation anti-avortement à Madrid
Voici quelques liens vers les dépêches françaises à prendre avec les précautions d'usage... : la participation annoncée varie de quelques milliers à 2,5 millions...
Dépêche AFP reprise par le Parisien;
Si des lecteurs ont des sources des mouvements pro-vie espagnols, nous sommes preneurs.
Addendum : le caricatural article du Figaro sans doute le pire de cette liste;
Addendum 2 : voir tous les liens proposés dans les commentaires en plus de ces sites espagnols (ici et là) .
Posté le 17 octobre 2009 à 17h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (11)
France : un avortoir de plus fermé?
Après Tenon, celui de Bobigny est menacé. Tant mieux.
Posté le 17 octobre 2009 à 14h04 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
15 octobre 2009
Avortoir fermé : en France aussi
Trouvé dans Présent :
"Le hall de la maternité de l’hôpital Tenon situé à Paris dans le XXe arrondissement a été brièvement occupé mercredi par des opposants à la fermeture de son centre d’avortements, a fait savoir le Collectif unitaire pour les droits des femmes [...].
"Le centre a fermé en catimini en juillet, le médecin partant à la retraite n’a pas été remplacé, et notre courrier à la direction est resté sans réponse. Il s’agit du troisième centre parisien pratiquant les IVG qui ferme [...] les femmes qui téléphonent à Tenon s’entendent conseiller sur un message enregistré de s’adresser à l’hôpital Trousseau qui n’a pas la capacité" [...].
Eh voilà : peut-être des petites vies sauvées grâce à une désorganisation administrative… Hélas, la direction de l’hôpital [...] parle de « réorganisation » entre les hôpitaux Trousseau, Saint-Antoine et Pitié, d’une activité réclamant des compétences particulières. L’avortement légal serait-il donc si délicat à pratiquer ? N’y aurait-il pas tout simplement une lassitude des médecins, et notamment des plus jeunes, devant le meurtre légal et répétitif ?"
Posté le 15 octobre 2009 à 14h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
14 octobre 2009
Le nombre d'avortements baisse ?
Le nombre des avortements serait passé de 45,5 millions en 1995 à 41,6 millions en 2003, selon le rapport de l'Institut Guttmacher, une ONG basée aux Etats-Unis. Ce pourrait être une bonne nouvelle si cette ONG n'en profitait pas pour appeler à accroître la contraception, qui serait la cause de cette baisse. Mais nous avons des chiffres plus récents et plus contrastés. Ils nous viennent de l’Institut de Politique Familiale (pdf 28 pages) :
"En 2007, 1.237.731 avortements ont été enregistrés dans l’UE des 27, ce qui veut dire que chaque jour 3.391 enfants sont morts par avortement en Europe, soit 141 avortements par heure. [...] En 1997, 837.409 avortements ont été provoqués dans l’UE des 15, et en 2007 : 931.396, soit 93.987 avortements de plus [soit une augmentation de plus de 12%]."
La bonne nouvelle vient des nouveaux pays de l'UE :
"Les avortements dans les pays de l’Europe élargie sont passés de 650.869 à 306.335 entre 1997 et 2007. Ce qui correspond à une diminution de 334.534 avortements (52,9%)."
On se souvient du cas de la Croatie, qui a fait baisser les avortements de 88% en 16 ans. Et ce n'est pas grâce à la contraception. En revanche, les pays qui promeuvent abondamment la contraception sont à la peine :
"En 2007 trois avortements sur quatre (75,3%) se sont produits dans les pays de l’ UE des 15…"
L'IPF fait remarquer ensuite que l’avortement est :
- la première cause de mortalité en Europe
- l’une des causes principales de la baisse des natalités en Europe.
Posté le 14 octobre 2009 à 13h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
La culture de mort, au Viet-Nam aussi...
Lu sur Courrier International :
" Plusieurs milliers de couples ont prié pendant trois jours, début octobre, dans la pagode Tu Quang, à Hô Chi Minh-Ville, pour le repos des âmes de leurs enfants qui n'ont jamais vu le jour, raconte le quotidien Thanh Nien. Tous devaient déclarer le nombre de fois auquel ils avaient eu recours à un avortement. Une femme, aujourd'hui âgée d'une soixantaine d'années, a reconnu avoir subi à vingt reprises une interruption volontaire de grossesse (IVG) tandis que la majorité des autres participantes mentionnaient entre quatre et dix IVG.
En outre, si les couples interrogés par Thanh Nienh n'ont pas indiqué que le choix du sexe était l'une des raisons qui les avaient conduits à prendre une telle décision, de nombreuses études ont montré que la préférence pour un garçon avait motivé l'avortement lorsque le fœtus était de sexe féminin".
Posté le 14 octobre 2009 à 11h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)
Sans la foi, quelle morale ?
Le Cardinal Barbarin est interrogé par Lexnews :
"En mars 2008, à Lyon, j’ai eu un dialogue avec Axel Kahn, qui protestait contre la phrase de Dostoïevski : «Si Dieu n’existe pas, tout est permis». «Non, disait-il, car il y a la dignité humaine». Moi, je suis content d’entendre cela. Mais je lui réponds :
«Je ne suis pas sûr que vous arriviez à bâtir une morale forte sans la foi. Un exemple : vous dites qu’aujourd’hui l’avortement est un fait de société, qu’il faut le reconnaître comme un droit. En revanche, vous trouvez monstrueux qu’on puisse condamner un bébé parce que c’est une fille et qu’on voulait un garçon, ou l’inverse. Mais comment empêcher cette monstruosité alors qu’on peut connaître très tôt le sexe de l’enfant et que ce que vous appelez « l’avortement de convenance » est autorisé jusqu’au troisième mois ? Vous voyez bien que, tout seuls, vous n’y arrivez pas !».
L’Eglise, elle, dit depuis deux mille ans et elle le dira encore dans deux mille ans qu’il ne faut pas tuer l’enfant dans le sein de sa mère, que cette vie doit être respectée, qu’elle est tout aussi précieuse que la nôtre. La parole de l’Eglise est clairement décalée et parfois en opposition avec la société actuelle, mais elle est un précieux rempart contre ce genre d’agissements"
Posté le 14 octobre 2009 à 05h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
09 octobre 2009
Belle histoire : trop fort la vie...
Maman a 40 ans et attend un heureux événement : à la treizième semaine de vie in utero de son bébé, un arrêt cardiaque la plonge dans un coma persistant. 22 semaines plus tard... lé bébé est né en bonne santé.
" Nous voulions garder secret ce cas spectaculaire le plus longtemps possible pour montrer que nous ne faisons pas d'expériences sur les personnes et que l'enfant est toujours en bonne santé".
Posté le 9 octobre 2009 à 23h27 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)
D'un Nobel de la Paix à un autre
À l’occasion de l'attribution du Nobel de la Paix en 1979 à Mère Teresa de Calcutta, la bienheureuse déclara :
"Le plus grand destructeur de la paix aujourd'hui est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entre-tuer les uns les autres ?"
Aujourd'hui, le Nobel de la Paix a été attribué à Barack Obama. Sans même parler de son projet ObamaCare, il a déjà levé les restrictions aux subventions publiques en faveur des associations qui militent pour l'avortement à l'étranger. Il a également annulé un décret du gouvernement Bush protégeant le personnel de santé refusant, pour des raisons morales, de pratiquer un avortement.
Donner le Nobel de la Paix à Obama, c'est comme donner le Nobel de Littérature à Frédéric Mitterrand.
Posté le 9 octobre 2009 à 12h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)
08 octobre 2009
Avec le Traité de Lisbonne, l'Irlande se fera-t-elle imposer l'avortement ?
Analyse cynique mais sans doute réaliste, dans Valeurs Actuelles, sur le résultat du référendum en Irlande :
"Sur la foi de sondages commandés par la Commission de Bruxelles à la suite du non de juin 2008, le Conseil européen (...) a officiellement proposé aux Irlandais de “sanctuariser” quatre domaines, considérés comme non négociables par une majorité d’entre eux.
Primo, la neutralité du pays (...); secundo, la souveraineté fiscale (...) ; tertio, le maintien du caractère illégal de l’avortement, battu en brèche par la charte européenne des droits fondamentaux, à laquelle le traité de Lisbonne donne force de loi ; quarto, la garantie que l’Irlande disposera, quoi qu’il arrive, d’un commissaire permanent à Bruxelles, quand ce même traité limite leur nombre à 18 à partir de 2014 (alors que l’Union compte déjà 27 membres).
Ces aménagements, purement verbaux, résisteront-ils longtemps à la logique des traités et surtout à la jurisprudence de la Cour de justice de Luxembourg, que ces mêmes traités érigent en interprète suprême de “l’intérêt général européen”, décrit comme supérieur à toutes les législations nationales, Constitutions comprises ? Rien n’est moins sûr, quand on connaît la volonté de puissance des magistrats européens et leur capacité à s’affranchir des circonstances politiques et électorales pour imposer leurs normes dans la durée.
Mais dans l’immédiat, l’artifice a pleinement joué."
Posté le 8 octobre 2009 à 17h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)
07 octobre 2009
Orgue et Voix pour la Vie
A quelques jours de l'évènement, nous remettons ce post en ligne.
L’association Choisir la Vie a toujours eu à cœur de soutenir les actions et projets concrets au service de la Vie et en particulier d’aide aux femmes enceintes en difficulté. C’est pourquoi l’association organise une soirée musicale « Orgue et Voix pour la Vie » au profit de la structure d’accueil Amado de Carpentras*.
Samedi 10 octobre à 20h30 - Eglise St Ferdinand des Ternes, 27, rue d'Armaillé, Paris 17ème.
Entrée libre (renseignements auprès de Hélène Julien au 09 51 97 72 51 ou 06 32 97 10 13)
Des musiciens et des choristes professionnels viendront ainsi se produire bénévolement pour la Vie. Cette soirée musicale (Pergolesi, Purcell, Vivaldi, J.-C. Bach) sera entrecoupée par une lecture de poèmes et de textes exprimant le mystère de la maternité et de la vie naissante.
*Amado (aimer en provençal…) est une association selon la loi 1901, située à Carpentras en Vaucluse.
Elle a pour but d’accueillir et d’héberger y compris dans l’urgence, toute femme majeure, enceinte dont la maternité est mise en danger par les difficultés quelle que soit la nature de celles-ci.Pour cela, l’équipe de l’association réunit des professionnels en lien avec les services sociaux, relayés par des bénévoles.
Depuis l’ouverture en novembre 2006, 16 futures mères ont pu être accueillies, dont 5 en situation d’errance et ont trouvé en ce lieu une véritable stabilité. La maternité de ces femmes peut alors devenir structurante, en suscitant dans la sérénité , l’élaboration d’un projet de vie réfléchi et en retrouvant une certaine confiance en elles-mêmes et en l’avenir.
Posté le 7 octobre 2009 à 00h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)
05 octobre 2009
Les pro-vie ne seront bientôt plus minoritaires
De la même manière que ce phénomène a été observé l'année dernière aux Etats-Unis (ici et ici), il semble qu'en Espagne une majorité de la population pourrait se ranger derrière la bannière de la défense de la Vie.
Ainsi, un sondage réalisé entre le 28 septembre et le 1er octobre, montre que 46% des Espagnols s'opposent au projet de loi de libéralisation de l'avortement contre 44% qui se déclarent en sa faveur.
Bien entendu, il ne faut pas extrapoler sur ce sondage et s'imaginer un basculement spectaculaire de l'opinion des Européens contre l'avortement comme le titre, volontairement optimiste de cet article, pourrait vouloir le laisser penser. Toutefois, le précédent sondage réalisé en mai montrait que près de 47% des Espagnols soutenaient alors le projet contre 46% qui s'y opposaient. Or, comme en France, mais peut-être un peu moins, les médias et la classe politique espagnols sont majoritairement des propagandistes du droit à l'avortement. Alors, imaginez les fruits que pourraient porter les messages de l'Eglise et des associations pro-vie si ils avaient un meilleur accès aux médias ou si ils étaient mieux relayés....
Posté le 5 octobre 2009 à 22h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)
04 octobre 2009
Marche pour la vie : 24 heures après...
Aucune info en ligne, aucune photo, ni sur les sites dits "institutionnels" (tapez "marche pour la vie" sur google actualité), ni sur le site des organisateurs, ni sur les sites "amis" qui ont tant relayé cette marche en amont. Vos blogueurs n'ont pu participer, certains empêchés au dernier moment. Seule information présente sur le net : le récit des altercations sur le Forum catholique. Peut-être me trompé-je.
Certes, le but de cette marche n'était pas la communication. Mais elle est de fait une action de communication et elle est une manifestation publique. Et 24 heures après, voire pire lundi matin, elle n'intéressera plus personne et son poids dans les medias sera alors proche de zéro face aux prochains dénouements de l'information. Dommage...
Addendum 21h24 : on me signale ce lien et on me communique ce commentaire :
"J'étais à la marche pour la vie ainsi qu'à Montmartre, l'arrivée, et la Basilique, sans être pleine à craquer, était bien remplie. Malheureusement, je ne connais pas la capacité d'accueil de cette dernière".
Addendum 21h34 : un éditorial du Parti de la France est en ligne.
Posté le 4 octobre 2009 à 20h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)
03 octobre 2009
Parce que la prière ne laisse personne indifférent
En réponse à la prière sur la voie publique de quelques personnes pour que soit préservée la vie d'enfants, une déferlante de haine qui est tout sauf de l'idifférence à cette arme absolue qu'est la prière.
Posté le 3 octobre 2009 à 16h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)
Ne soyez pas en retard!
Dans un peu plus de 2h00, la marche pour la vie de Renaissance catholique (communiqué) sera lancée!
Dans un article synthétique, E-deo revient sur les soutiens d'autorités de l'Eglise et de partis ou responsables politiques français : nous sommes tous concernés!
Rendez-vous donc à 17h30 place des Petits-Pères, Paris 2e, M° Bourse pour la cérémonie de départ (Vous pourrez envoyer photos et commentaires en direct de la marche ici).
Posté le 3 octobre 2009 à 15h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
02 octobre 2009
La Commission paritaire, une police de la pensée
Le magazine Grandir autrement s’est vu refuser le régime économique spécifique à la presse, soit des tarifs postaux préférentiels et une TVA réduite à 2,1% sur les recettes de vente au numéro et des abonnements. Le motif invoqué par la CPPAP (Commission paritaire des publications et agences de presse) est le suivant :
"En ce qui concerne Grandir Autrement, au vu des pièces versées au dossier, notamment le numéro 13 de septembre 2008, la commission s'appuyant par ailleurs sur les conclusions de la direction générale de la santé qu'elle a préalablement saisie pour avis, a constaté que cette publication contenait certaines informations et prétentions médicales qui ne paraissent pas conformes aux préconisations thérapeutiques en vigueur et aux règles de déontologie médicale. Sur la base de ce constat, la Commission a considéré que la publication était dépourvue du caractère d'intérêt général quant à la diffusion de la pensée exigé par les textes".
La question qui vient spontanément à l’esprit est : «que peut bien avoir écrit ce magazine qui a provoqué une réaction si négative ? » Pour aider à répondre à cette question, je vous mets en attache quelques pages du N°13 (page 26.pdf, page 27.pdf, page 28.pdf) dont le dossier était consacré à la pilule contraceptive.
Posté le 2 octobre 2009 à 14h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
Le Parti chrétien-démocrate contre la pilule EllaOne
On peut penser ce que l'on veut du Parti de Christine Boutin, il n'empêche que c'est le seul, à notre connaissance, à s'élever contre la nouvelle pilule du surlendemain :
"Sabine Faivre, Secrétaire Nationale vie, famille et santé du Parti Chrétien-Démocrate, réagit à l'annonce de la mise sur le marché ce jeudi 1er Octobre 2009 d’EllaOne, pilule abortive dite « du surlendemain ». [...]
"Les enjeux financiers liés à la mise sur le marché d’un abortif précoce sont colossaux. C’est une logique de recherche de profits qui est avant tout privilégiée, et pas du tout la recherche du bien-être ou de la santé des femmes."
A ce titre, elle souhaite interpeller les pouvoirs publics sur la non-évaluation des risques sanitaires et écologiques liés à l’utilisation de ce type de produit à long terme.
"Rien n’empêchera une femme de recourir à la pilule du surlendemain comme moyen de contraception, pour éviter de s’astreindre à la prise d’une pilule quotidienne. Or nous ne savons pas quels effets à long terme cette pilule, très fortement dosée, aura sur la santé des femmes. La politique de prévention des risques, sur un tel sujet, est clairement du ressort de l’Etat."
Elle appelle les pouvoirs publics à mettre en œuvre, sur ce sujet comme sur d’autres, une vraie politique respectueuse de l’écologie humaine. C'est cette écologie là, d’abord respectueuse de la personne humaine et de sa santé, que promeut le Parti Chrétien-Démocrate."
Posté le 2 octobre 2009 à 14h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
01 octobre 2009
Incohérences des remboursements de la sécurité sociale
On apprend aujourd'hui que :
- Le déficit de la Sécurité sociale devrait atteindre 30,6 milliards d'euros en 2010
- Roselyne Bachelot a confirmé la hausse du forfait hospitalier de 16 à 18 euros en 2010, et de 12 à 13,5 euros en psychiatrie
- Roselyne Bachelot a annoncé que le taux de remboursement par l'assurance maladie de certains médicaments baisserait de 35% à 15% en 2010
- Le "forfait social" (taxe sur l'intéressement, la participation et l'épargne salariale) sera doublé en 2010, passant de 2% à 4% pour financer le trou de la Sécu
Parallèlement, on sait que le laboratoire HRA Pharma a fait une demande auprès des instances sanitaires françaises pour que la nouvelle pilule du surlendemain Ella One soit remboursée.
La logique voudrait que cette demande de remboursement soit refusée. Et que par la même occasion la pilule du lendemain ne soit plus remboursée.
Posté le 1 octobre 2009 à 17h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
La contraception ne fait pas baisser le nombre d'avortement
Ce que ne semble pas savoir Sandrine Cabut dans le Figaro, dans lequel, après avoir vanté la nouvelle pilule du surlendemain, elle écrit :
"Chaque année, environ un million de boîtes de contraception d'urgence (Norlevo et générique) sont vendues en France. Ce qui n'est rien, par rapport aux 25 millions de situations à risque de grossesse (oubli de pilule, accident de préservatif…) dans lesquelles se mettraient nos concitoyens chaque année. Et rien, par rapport aux 200 000 avortements annuels réalisés dans notre pays."
Comprenez : il faut vendre plus de pilules pour faire baisser le nombre d'avortements. A ceci près que cela ne s'est jamais vérifié. Pire, ils augmentent.
Samedi, n'oubliez pas la Marche pour la vie.
Posté le 1 octobre 2009 à 13h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
L'avortement traumatise les mères
Extrait d'un témoignage d'une femme ayant avorté :
"Contrairement à ce que je croyais, l’IVG n’a pas réglé mon problème. Il en a créé une multitude d’autres. Voilà ce que personne ne m’a dit: Personne ne m’a dit que je sombrerais dans une profonde dépression immédiatement après l’IVG et que les premières envies de mourir commenceraient. La douleur était si profonde que pour continuer à vivre, je la refoulerais pendant des années jusqu’à ce que le psychisme épuisé par ces efforts craque.
Personne ne m’a dit que les symptômes de stress post-traumatique apparaîtraient 9 ans après l’IVG sous la forme d’une angoisse incompréhensible et effroyable, puis 11 ans après l’IVG sous la forme de 3 années de souffrance intense: 7 hospitalisations sur 3 ans seront nécessaires pour venir à bout de dépressions suicidaires et d’épisodes d’hyper excitation où je cherchais à échapper à une mort imminente. Mais le lien de cette souffrance avec l’IVG n’a pas été reconnu et j’ai été faussement diagnostiquée par les médecins avec une maladie génétique incurable nécessitant à vie une prise quotidienne de médicaments.
Personne ne m’a dit que 16 ans après mon IVG, avec la naissance d’un fils un an après mon mariage, toutes les conditions seraient réunies pour faire remonter le traumatisme de l’avortement. Cauchemar après cauchemar, je me verrais enterrer des bébés vivants, jeter à la mer des bébés, et chercher à échapper à une mort imminente. Pour les 3 mois de mon bébé, une petite phrase provoquerait l’effondrement de 16 ans de déni de réalité sur mon avortement. La petite phrase était «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime»et je réaliserais la seconde suivante que j’avais fait le contraire en avortant.
Personne ne m’a dit que je serais sidérée de comprendre alors, que ma maladie, les cauchemars, l’obsession d’éviter une mort imminente étaient liés à l’IVG 16 ans plus tôt. Depuis des années, je revivais donc inconsciemment la destruction violente de la vie que j’avais portée. En faisant le deuil du bébé que je ne tiendrais jamais dans mes bras, tous les symptômes de ma soi-disant maladie génétique incurable ont disparu rapidement. J’ai cessé tout médicament depuis 10 ans mais j’ai continué de pleurer sur mon bébé perdu pendant des années."
Samedi, venez à la Marche de prière pour la vie.
Posté le 1 octobre 2009 à 09h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
Claude Allègre parle aussi d'eugénisme
Dans l'entretien où il a traité Nicolas Hulot d'imbécile, Claude Allègre répond également à une question sur l'eugénisme :
Vous dénoncez aussi le danger de l'eugénisme et l'avènement d'une industrie de la procréation...
"On en prend le chemin. Les mères porteuses, c'est interdit en France mais autorisé en Ukraine et, aux États-Unis, c'est une pratique clandestine pour certaines stars du cinéma qui veulent garder le ventre plat ! On détecte aujourd'hui la trisomie et certaines maladies sur le foetus, parfait. Mais demain oui, on choisira la couleur des cheveux ou des yeux. Je ne donne pas de solutions. Je dis simplement qu'il est temps d'en parler avant qu'il ne soit trop tard."
Dommage que Claude Allègre n'aille pas au bout de sa réflexion. Il devrait appliquer la même méthode de raisonnement sur la bioéthique que sur l'écologie. Car c'est déjà "trop tard" pour 220 000 enfants, chaque année, en France tués dans le ventre de leur mère. Si il trouve "parfait la détection de la trisomie et certaine maladies sur le foetus" dans le but de les guérir, alors tant mieux. En revanche si il trouve normal d'avorter dans ces cas et anormal pour la couleur des cheveux ou des yeux, alors il est déjà lui aussi dans l'eugénisme le plus cruel.
Posté le 1 octobre 2009 à 01h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)
28 septembre 2009
France : un évêque au 25ème pèlerinage pour la Vie
On nous communique :
"L'évêque aux armées, Mgr LE GAL devrait être présent au XXVème Pèlerinage à Notre Dame de Vie, pour la défense de la Vie, ayant lieu dans les Yvelines".
Ce pélerinage a lieu le deuxième dimanche d'octobre. Ce sera le 11 octobre cette année.
Posté le 28 septembre 2009 à 16h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)
Parole d'évêque
Monseigneur Samuel J. Aquila relaye l'opération "40 jours pour la vie", s'y engage et demande à ses prêtres d'y participer :
"Je prierai sur le trottoir devant l’établissement où se pratiquent les avortements, le vendredi 25 septembre à 11 h, et de nouveau le dimanche du Respect de la Vie : je conduirai la procession Eucharistique vers l’avortoir, emmenant Notre Seigneur présent dans le Saint Sacrement jusqu’à ce lieu de mort pour tant de Ses enfants (...)
Je demande à chacun d’entre vous de programmer au moins une heure de prière devant ce centre d’avortement lors de ces 40 jours".
Posté le 28 septembre 2009 à 00h24 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
26 septembre 2009
Bayrou soutient une candidate pro-avortement
Un duel opposera dimanche l'UMP Jean-Frédéric Poisson et la candidate des Verts Anny Poursinoff au second tour de l'élection législative partielle dans la 10e circonscription des Yvelines, consécutive à la démission de l'ex-ministre Christine Boutin.
A cette occasion, François Bayrou, souvent présenté par les médias comme un catholique pratiquant, a décidé d'apporter son soutien à la candidate des Verts, qui est membre du Collectif national des droits des femmes (dont le droit à l'avortement), et de RESF, qui exige la régularisation de tous les clandestins.
Une fois de plus, François Bayrou oublie l'enseignement de l'Eglise catholique pour de basses raisons électoralistes. Il faut que les catholiques attachés au Magistère le sachent et le fasse savoir...
Posté le 26 septembre 2009 à 21h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)








