26 avril 2017

Stupeur dans le métro

C-TAJcfU0AAAILG Macron-219x300-2Ce matin dans le métro parisien, les passagers ont découvert des pancartes publicitaires où les principaux candidats appellent… à la défense de la vie ! Valeurs Actuelles raconte cette action d'agit-prop menée par Les Survivants.

Face à l'ampleur de la polémique, la RATP a été obligée de réagir et a expliqué via un communiqué de presse avoir été "victime d'un acte de malveillance sur le réseau d'affichage dans la nuit".

Posté le 26 avril 2017 à 19h42 par Michel Janva | Lien permanent

Un professeur sanctionné à l’Université catholique de Louvain pour avoir critiqué l’avortement : une injustice insupportable

Article de Pierre-Olivier Arduin publié sur le blog de la Famille Missionnaire de Notre-Dame :


Pierre-Olivier-ARDUIN_visuel"Le 25 mars 2017, jour anniversaire de la publication d’Evangelium vitae sur l’inviolabilité de la vie humaine par saint Jean-Paul II le 25 mars 1995, les autorités académiques de l’Université catholique de Louvain (UCL) suspendaient le cours de philosophie du professeur Stéphane Mercier en raison de sa prise de position contre l’avortement lors d’une leçon donnée devant des étudiants du baccalauréat canonique à la faculté des sciences appliquées. En conformité avec le cahier de charge du cours de philosophie centré sur la question de l’homme, le professeur a en effet proposé à ses élèves une argumentation philosophique et éthique montrant que l’embryon humain est une personne dès la conception et concluant dès lors que l’avortement constituait un meurtre en mettant fin à la vie d’une personne.

Pour justifier leur décision, les autorités de l’UCL avancent dans un communiqué publié le 21 mars que « le droit à l’avortement est inscrit dans le droit belge et la note dont l’UCL a eu connaissance est en contradiction avec les valeurs portées par l’université. Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable ».

Après la suspension du professeur Mercier, une procédure disciplinaire a été par ailleurs diligentée en vue d’autres sanctions à son égard. Cette décision qui émane des plus hautes autorités universitaires de Louvain constitue une injustice insupportable à plus d’un titre. Aussi souhaiterais-je m’élever fermement contre elle en montrant que ce jugement inique menace certes la liberté d’enseignement mais contredit gravement la législation canonique qui régit les Universités catholiques.

Une liberté académique entravée

Des intellectuels belges ont contesté ce jugement, y voyant une menace contre la « liberté académique et d’expression » à l’instar des professeurs Jean Bricmont et Michel Ghins, professeurs émérites de l’UCL dont le premier se dit athée et pro-choix tandis que le second se définit comme catholique et pro-vie[1]. « Y a-t-il des sujets qui ne peuvent pas être discutés dans un cours de philosophie à l’Université ? Notre réponse est clairement : non. Tous les sujets peuvent être abordés, pourvu qu’ils le soient en conformité avec la rigueur et l’excellence académiques, tout en éveillant l’esprit critique des étudiants ». Ils ajoutent dans leur tribune qu’ « il est pour le moins surprenant de constater l’émergence à l’UCL d’une sorte de néo-cléricalisme de la bienpensance politiquement correcte, d’une forme de nouvelle police de la pensée qui frapperait les positions minoritaires lorsqu’elles sont prises à partie par les médias et qu’elles sont susceptibles de heurter une majorité de l’opinion. L’Université doit rester un lieu de pensée libre et de débats ouverts ». Je partage bien évidemment cette analyse mais voudrais développer un point fondamental à verser au dossier de la défense du professeur Stéphane Mercier : le statut de l’Université catholique de Louvain qui aurait dû conduire à la protection de sa mission au service de la vérité par les dirigeants eux-mêmes.

La législation canonique de l’Eglise bafouée

Les autorités de l’UCL oublient en effet qu’elles ne peuvent se soumettre ainsi aux idéologies du moment et qu’il existe un document ecclésial princeps énonçant les normes régissant les Universités catholiques et qui les obligent gravement : la constitution apostolique Ex Corde Ecclesiae – « Née du Cœur de l’Eglise » –  publiée par saint Jean-Paul II le 15 août 1990 [2]. Lui-même universitaire de renom, le Pape Jean-Paul II a laissé un patrimoine doctrinal très riche sur la question de l’enseignement universitaire couronné par cette constitution apostolique qu’il a longuement méditée avant de la rendre publique. Les normes générales définies dans ce texte intégrées dans le Code de Droit Canon ne sauraient être ignorées par les dirigeants d’Universités catholiques quels qu’ils soient sans faute objective de leur part.

Saint Jean-Paul II affirme que cette constitution représente la « magna charta » des Universités catholiques (n. 8) qui ont pour mission de « se consacrer entièrement à la recherche de tous les aspects de la vérité dans leur lien essentiel avec la Vérité suprême qui est Dieu » (n. 4). Il fait de la fidélité au message chrétien présenté par l’Eglise l’une des caractéristiques essentielles d’une Université catholique (n. 13) et précise en particulier dans le domaine des sciences le primat de l’éthique et de la dignité humaine sur la technique dans un dialogue entre foi et raison (n. 15 et 18).

Le Pape Wojtila insiste on ne peut plus clairement sur le fait qu’une université catholique entretient « un lien spécial avec le Saint-Siège » et que de ce lien « dérivent plusieurs conséquences : la fidélité de l’Université, en tant qu’institution, au message chrétien et la reconnaissance et l’adhésion à l’autorité magistérielle de l’Eglise en matière de foi et de morale » (n. 27). Il ajoute que les « membres catholiques de la communauté universitaire, à leur tour, sont eux aussi appelés à une fidélité personnelle à l’Eglise avec tout ce que cela comporte » tandis que « des membres non catholiques, on attend le respect du caractère catholique de l’institution au sein de laquelle ils travaillent » (n. 27).

Il ressort de ces propos sans ambiguïté que le professeur Mercier avait non seulement le droit de défendre rationnellement la vie humaine dans un cours de philosophie mais qu’il s’agissait même d’un devoir au regard des exigences de sa mission dans une Université catholique. En proposant un argumentaire philosophique contre l’avortement, il a été fidèle au magistère ecclésial sur la protection de la vie humaine développé dans la grande encyclique Evangelium vitae du Pape Jean-Paul II et a répondu à son appel en tant qu’intellectuel : « Les intellectuels peuvent faire beaucoup pour édifier une nouvelle culture de la vie humaine (…). Nourrissant leur inspiration et leur action à la pure sève de l’Evangile, ils doivent s’employer à favoriser une nouvelle culture de la vie, par la production de contributions sérieuses, bien informées et susceptibles de s’imposer par leur valeur à l’attention et au respect de tous (…). Les Universités fourniront aussi un apport spécifique, les Universités catholiques en particulier[3]»

Au contraire, les dirigeants de l’UCL ont gravement bafoué la législation canonique en méconnaissant totalement leurs devoirs. Rappelons ainsi les normes générales d’Ex Corde Ecclesiae : une Université catholique est tenue « d’incorporer ces Normes générales dans les documents relatifs à son gouvernement » (§3 art. 1), « l’identité de l’Université catholique est essentiellement liée à la qualité des professeurs et au respect de la doctrine catholique, l’autorité compétente a la responsabilité de veiller sur ces deux exigences fondamentales selon les indications du Droit canon » (§1, art. 4), « tous les professeurs catholiques doivent accueillir fidèlement et tous les autres professeurs doivent respecter la doctrine et la morale catholiques dans leur recherche et leur enseignement » (§3 art. 4).

Défense du statut des universités catholiques

Cette affaire ne peut donc demeurer en l’état. Le professeur Mercier doit être promptement réintégré à l’UCL et son excellence universitaire réhabilitée. En revanche, ses dirigeants doivent être rappelés à l’ordre, voire blâmés si nécessaire par les autorités ecclésiastiques compétentes. L’alinéa 2 de l’article 5 des Normes générales stipule ainsi que « chaque évêque (…) a le droit et le devoir de veiller à la préservation et au renforcement du caractère catholique des Universités. Si des problèmes relatifs à cette exigence essentielle devaient surgir, l’évêque local serait tenu de prendre des initiatives nécessaires pour les résoudre (…) et si besoin était avec l’aide du Saint-Siège ». L’article 1 rappelle ce « droit d’intervention du Saint-Siège lorsque cela s’avère nécessaire ». La réaction de la Conférence épiscopale belge reste à ce jour timorée, les évêques faisant savoir qu’ils faisaient « confiance à la procédure interne menée par l’UCL » tout en rappelant leur opposition à « l’avortement en raison du respect pour la vie ».

La Congrégation pour l’Education catholique garante du respect de la constitution apostolique Ex Corde Ecclesiae par les Universités catholiques à travers le monde et le nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie institué par le Pape François le 4  juin 2016 [4] pourraient ainsi intervenir en faveur du professeur Mercier et régler une affaire qui dépasse le cadre de l’Université catholique de Louvain. Leur prise de position devrait « faire jurisprudence » et rappeler à tous les professeurs et dirigeants des universités catholiques la mission qu’ils reçoivent de l’Eglise au service de la vérité dans le respect de la doctrine catholique.

Posté le 26 avril 2017 à 18h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

22 avril 2017

La culture de mort d'abord, même si la femme en souffre

Employé depuis 2006 comme contraception féminine définitive, le dispositif ESSURE®, ressort implanté dans les trompes pour provoquer l’infertilité définitive, est accusé de provoquer des douleurs, des maux de ventre, des douleurs musculaires, des troubles de la mémoire voire des signes dépressifs, allergies, des maladies auto-immunes, des troubles thyroïdiens et des cancers. Autant d’effets indésirables rapportés depuis plusieurs années en France mais aussi à l’étranger (Canada, Etats-Unis, Pays Bas…).

Pourtant, dans son rapport du 20 avril, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) confirme le rapport bénéfice risque favorable de cet implant. Sue les femmes souffrent et se taisent.

Posté le 22 avril 2017 à 09h31 par Michel Janva | Lien permanent

Peut-on pratiquer la méthode Billings avec un esprit contraceptif ?

Réponse de Gabrielle et Bertrand Vialla :

Confidences_ombre_petit"Nous avons la conviction profonde qu’au lieu de mettre l’accent sur le risque d’une utilisation à visée contraceptive des méthodes naturelles, il convient de lutter contre des présentations des méthodes naturelles faites dans un esprit contraceptif. Esprit contraceptif et méthodes naturelles, cela se trouve. Mais l’esprit contraceptif se trouve davantage dans certains discours de présentation de ces méthodes que dans leur utilisation concrète.

L’utilisation des méthodes naturelles est pédagogique : elle fait entrer dans un art de vivre qui ouvre le cœur à la contemplation et au don de soi. Bien sûr, on peut y résister parce qu’on est attaché à cet esprit contraceptif, le plus souvent on aura alors tendance à tricher, à ne pas vouloir une vraie continence périodique, ou bien on abandonnera face à la difficulté. On peut aller plus loin : plus une méthode naturelle permet à la femme de se connaître et au mari de s’impliquer dans l’interprétation des observations et la responsabilité commune, plus la méthode naturelle sera pédagogique. Donc, à la question : «Peut-on pratiquer Billings avec un esprit contraceptif ? » j’ai envie de répondre « Oui, c’est souvent possible au départ... c’est bien rare à la fin ! »

En revanche, la prégnance de l’esprit contraceptif dans la présentation des méthodes naturelles est malheureusement fréquente! Au Centre Billings France, nous luttons pour ne pas utiliser des termes de vocabulaire analogues aux méthodes contraceptives : «éviter une grossesse », « risque », « échec », « erreur »... Il faut encourager les personnes qui ont un véritable amour de l’enfant à naître, qui ont une certaine liberté intérieure face aux représentations contraceptives, à s’engager dans la promotion des méthodes naturelles avec lucidité et ténacité. Je vous propose ce petit résumé : «Ne faites pas fuir les apôtres, en assimilant le moyen à l’esprit contraceptif, qui en fait doit être combattu par ce moyen ! » Les moniteurs ont à être à la hauteur de la tâche qui leur est confiée, capables d’enseigner, de montrer l’exemple, avec un amour inconditionnel de l’enfant à naître, avec délicatesse et fermeté, pour montrer le chemin d’une juste Régulation naturelle des naissances."

Dans Evangelium Vitæ (1995), Jean-Paul II écritvait :

"Il est fréquemment affirmé que la contraception, rendue sûre et accessible à tous, est le remède le plus efficace contre l'avortement. On accuse aussi l'Église catholique de favoriser de fait l'avortement parce qu'elle continue obstinément à enseigner l'illicéité morale de la contraception. A bien la considérer, l'objection se révèle en réalité spécieuse. Il peut se faire, en effet, que beaucoup de ceux qui recourent aux moyens contraceptifs le fassent aussi dans l'intention d'éviter ultérieurement la tentation de l'avortement. Mais les contrevaleurs présentes dans la « mentalité contraceptive » — bien différentes de l'exercice responsable de la paternité et de la maternité, réalisé dans le respect de la pleine vérité de l'acte conjugal — sont telles qu'elles rendent précisément plus forte cette tentation, face à la conception éventuelle d'une vie non désirée."

Posté le 22 avril 2017 à 09h25 par Michel Janva | Lien permanent

20 avril 2017

Ne pas avoir pu tuer son bébé vaut donc une indemnité de 80 000 €

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le CHU de Limoges a été condamné hier par le tribunal administratif de la ville a verser respectivement 50.000 € et 30.000 € à la mère et au père d’une petite fille pour une « erreur de diagnostic » qui a empêché son avortement il y a 7 ans.

Le CHU n’ayant pas détecté la trisomie du futur bébé, la mère « n’a pas eu la possibilité d’exercer son choix de recourir à une interruption médicale de grossesse ». Choix qui est celui de 95 à 99% des parents, souligne le tribunal. Ne pas avoir pu tuer son bébé vaut donc une indemnité de 80.000 €. Le père et la mère de ce pauvre enfant espéraient gagner encore davantage en demandant réparation aussi pour leurs deux autres enfants traumatisés eux aussi de ne pas voir disparaître leur petite sœur dans une poubelle. Mais la loi ne prévoit de donner de l’argent qu’aux « parents »…"

Posté le 20 avril 2017 à 19h18 par Michel Janva | Lien permanent

Des soignants quittent leur travail parce qu’on les oblige à prescrire la pilule ou à participer à des avortements

Au lendemain de la Marche pour la Vie naissait une nouvelle antenne d’écoute : Nos mains ne tueront pas, dédiée au personnel soignant. Odile Guinnepain est infirmière en soins palliatifs et s’occupe de leur organisation en maison de retraite. C’est elle qui a lancé et dirige cette nouvelle plateforme d’écoute, rattachée à l’Association Choisir la Vie. Elle a été interrogée par Anne Isabeth dans Présent. Extrait :

8840-p3-flyer-2"Plusieurs choses m’ont montré la nécessité de créer une telle plateforme. J’entends ponctuellement, au gré des rencontres, des soignants – et particulièrement des sages-femmes et des infirmières – dire qu’elles quittent leur travail en raison d’un ras-le-bol, parce qu’on les oblige à prescrire la pilule ou à participer à des avortements. Elles disent n’être pas venues à cette profession pour cela. Il y a aussi beaucoup de questions autour de la sédation terminale, qui débouche sur la mort rapide du patient. J’ai eu récemment l’appel d’une infirmière à qui l’on a demandé de poser une sédation terminale sur une jeune femme, non parce qu’elle se trouvait en fin de vie mais parce qu’elle le demandait. Devant son refus, l’établissement a fait venir une équipe mobile de soins palliatifs qui a validé la décision et ordonné l’administration de cette sédation. L’infirmière en question m’a appelé pour savoir comment faire. Je lui ai donné des outils pour qu’elle puisse surveiller l’administration de la sédation et déterminer quand il y avait surdosage et éviter ainsi la mort. Tout s’est bien passé pour la patiente. Mais lorsque l’infirmière est revenue après plusieurs jours d’absence, elle a appris que la jeune femme était décédée rapidement : l’équipe mobile de soins palliatifs, qui avait ordonné la sédation, est venue et est restée jusqu’au décès de la patiente. Il paraît que cette équipe était furieuse du comportement de l’infirmière mais n’a rien pu lui reprocher, puisqu’elle a agi de façon professionnelle.

Enfin, lors de la dernière marche pour la vie, j’ai compris qu’il y avait très peu de professionnels de santé qui venaient en tant que tels, alors qu’ils sont les premiers concernés par ces lois mortifères. S’ils ne suivaient pas cette culture de mort, elle s’éteindrait par elle-même. Je me suis dit qu’il fallait que les soignants se montrent. L’idée de cette antenne est, bien sûr, de les écouter, mais aussi de les accompagner lorsqu’ils ont des difficultés d’ordre éthique. Il faut les aider, pour que tout le monde ne quitte pas le navire. [...] Le but est de leur donner des outils – comme ce que j’ai pu faire avec cette infirmière en soins palliatifs – pour qu’ils puissent continuer d’exercer leur profession, tout en respectant la vie. C’est possible même si c’est, il est vrai, très difficile.

Dans cette perspective d’accompagnement, vous proposez des week-ends de formation ?

Exactement, le premier aura lieu les 27 et 28 mai prochains. Il existe déjà beaucoup de formation sur les sujets éthiques, et qui sont excellentes. Mais il manque une formation très technique, qui parle aux professionnels et qu’ils puissent appliquer dans leur travail quotidien. Nous avons des réponses à donner sur le sujet, pour la simple raison que j’ai pu l’expérimenter dans mon propre travail. Le thème de cette première session est « Comment contourner les sédations terminales euthanasiques ». Pour les prochaines, nous sommes prêts à accueillir d’autres spécialités, pour parler bien sûr. Mgr Aupetit nous accompagnera et nous éclairera sur l’objection de conscience. [...]

Vous conseillez les soignants pour qu’ils ne posent pas d’acte contre la vie… Ne tomberiez-vous pas sous le coup de la loi contre le délit d’entrave ?

Il faut quand même prouver qu’en conseillant des soignants, on fait pression sur des femmes voulant avorter. Et puis vous savez, je n’ai jamais entendu de femme porter plainte contre une association qui aurait fait pression sur elle pour qu’elle garde son enfant. Cette loi ne me fait pas peur. Certes elle est dramatique, mais elle est aussi une bonne nouvelle : c’est parce qu’on les dérange que le gouvernement l’a fait voter aussi rapidement."

Posté le 20 avril 2017 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril 2017

29 avril : prière publique de SOS Tout-Petits à Poissy

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Posté le 19 avril 2017 à 15h01 par Michel Janva | Lien permanent

18 avril 2017

Quand un journaliste découvre que "l'IVG est un crime"

Ca donne ça :  

 

Posté le 18 avril 2017 à 20h30 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (14)

Les Survivants s'invitent dans la présidentielle

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Source.

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Posté le 18 avril 2017 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

17 avril 2017

Donald Trump signe et promulgue la loi permettant aux Etats de ne pas financer le Planning familial

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Donald Trump a signé vendredi la loi votée par le Sénat le 30 mars permettant aux Etats d’interdire le transfert de fonds publics à l’avorteur industriel dénommé « planning familial ».

Dans les derniers jours de sa présidence, Obama avait fait voter in extremis un texte obligeant les Etats à subventionner le « planning familial », alors qu’une quinzaine d’Etats avaient décidé de supprimer leurs subventions suite aux vidéos prouvant le trafic de morceaux de fœtus.

Le 30 mars, le Sénat a invoqué le « Congressional Review Act » qui permet dans les premiers mois du nouveau gouvernement de revenir sur des dispositions prises pendant les derniers temps du gouvernement précédent.

Le texte a été voté par 50 sénateurs contre 50. Le vice-président Mike Pence, président du Sénat, a dû voter lui aussi pour faire pencher la balance dans le bon sens.

On saluera le sénateur de Géorgie Johnny Isakson, venu en fauteuil roulant à la suite d’une double opération, pour retourner ensuite à l’hôpital.

Et l’on saluera évidemment Donald Trump qui n’a pas hésité à signer et promulguer cette loi.

(Les deux sénateurs républicains qui ont voté contre sont Lisa Murkowski et Susan Collins, qui s’étaient déjà opposées à la nomination de Betsy Devos comme ministre de l’enseignement.)"

Posté le 17 avril 2017 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent

"L'IVG est un crime" : le cinéma de Bruno Roger-Petit

Lors d'un débat consacré au vote des catholiques de France, ce lundi de Pâques sur CNews, le père Laurent Stalla-Bourdillon, aumônier des parlementaires, a rappelé que l'avortement est un crime.

En présence de Jérôme Béglé du Point, de la journaliste Charlotte d'Ornellas, l'éditorialiste Hélène Pichilowski et Bruno Roger-Petit, éditorialiste chez Challenges, le débat se porte sur la question de l'avortement. Le prêtre déclare :

"Ma position est celle de la doctrine de l'Eglise catholique : l'IVG est un crime." "Un certain nombre de concitoyens ont besoin de défendre des réalités auxquelles ils sont attachés, parce qu'ils sentent que c'est ça qui conditionne la condition de vivre ensemble, le respect de leur identité ou de leur dignité de personnes."

Bruno Roger-Petit explose. Charlotte d'Ornellas lui explique :

"Est-ce que vous pouvez entendre que c'est précisément parce qu'on est préoccupés par ces femmes obligées d'avorter qu'on tient un tel discours sur l'IVG ?"

Hélène Pichilowski enchaîne :

"Moi je pense que les catholiques qui ont la vraie foi chrétienne disent que l'IVG est un crime. Ça ne me choque pas. Ce n'est pas dangereux, ce n'est pas du fascisme qu'on impose aux autres. Une femme qui va pratiquer l'IVG ne va pas se sentir criminelle sous prétexte que les croyants la condamnent".


Clash en direct sur CNews quand un prêtre... par morandini

Posté le 17 avril 2017 à 14h57 par Michel Janva | Lien permanent

13 avril 2017

Liberté de ne pas collaborer à l'avortement : la sage-femme restera en Norvège

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"La cour d’appel du travail du district de Jönköping en Suède a confirmé hier le jugement de première instance prononcé en 2015 contre une sage-femme, Ellinor Grimmark, qui refusait de participer à des avortements. Elle avait saisi le tribunal du travail pour discrimination après que trois cliniques lui eurent refusé un emploi, et elle a dû aller travailler en Norvège.

La cour d’appel a statué que cette sage-femme n’avait « pas été victime de discrimination en raison de son refus de participer aux avortements », et n’a « trouvé aucune raison de soupçonner que la liberté d’opinion et d’expression d’Ellinor Grimmark ait été violée ». En punition de cette attitude intempestive, la sage-femme est en outre condamnée à verser des dommages et intérêts et un remboursement des frais juridiques au Conseil du comté de Jönköping.

Cette affaire illustre le niveau de la culture de mort atteint en Suède : Ellinor Grimmark est la première personne dans ce pays à soulever la question de l’objection de conscience face à l’avortement.

Non seulement la loi ne prévoit pas de clause de conscience pour les personnels de santé concernant l’avortement, mais elle stipule qu’un médecin qui refuserait de pratiquer un avortement est passible d’une amende et (ou) jusqu’à 6 mois de prison, et en cas de récidive jusqu’à quatre ans de prison.

Ellinor Grimmark a l’intention de se tourner vers la Cour européenne des droits de l’homme, qui a une jurisprudence favorable à la clause de conscience."

Posté le 13 avril 2017 à 18h43 par Michel Janva | Lien permanent

La Fondation Jérôme Lejeune publie le bilan des dérives bioéthiques du quinquennat

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Source

Posté le 13 avril 2017 à 15h23 par Le Salon Beige | Lien permanent

Contraception, avortement, régulation naturelle des naissances, maîtrise de soi

Interrogé dans le Parisien, le Dr Philippe Deruelle, secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, critique les méthodes naturelles de régulation des naissances. Et semble se satisfaire de la situation actuelle concernant le nombre astronomique d'avortements chaque année :

"Elles sont stables jusqu'à maintenant, autour de 200 000 par an pour 1 million de grossesses".

Et il critique la fiabilité des  méthodes naturelles. Sauf que, selon les chiffres de 2012 du ministère de la Santé72% des avortements concernent des femmes qui étaient sous contraception.

Par ailleurs, parmi les méthodes de contraception qui sont recensées, il manque étonnamment la méthode billings. Contrairement à ce que dit le Dr Philippe Deruelle, ce n'est pas de la roulette russe. Cette méthode, découverte dans les années 1960-1970 par les Docteurs John et Evelyn Billings, médecins australiens, permet à la femme de connaître sa fécondité par l’observation de la glaire cervicale. Avec la méthode, le couple peut aussi bien différer la venue d’un enfant, par la continence (abstinence) périodique ; que favoriser une conception. Pour être fiable, la méthode doit être bien comprise. Une grande majorité de femmes, pendant la plus grande partie de leur vie féconde, peuvent tenir leur tableau d’observations et pratiquer la méthode sans difficulté. D’autres peuvent avoir besoin, pour certaine période de temps, d’un suivi régulier, personnalisé par une monitrice (ce peut être en période d’allaitement ; après l’arrêt d’une pilule contraceptive ; en péri-ménopause ; lorsque se présentent certaines pathologies). Les foyers moniteurs reçoivent avec bienveillance et respect tout couple ou personne, croyants ou non, et quelle que soit leur origine.

Concernant la régulation naturelle des naissances, le pape Paul VI écrivait dans Humanae Vitae :

"Une pratique honnête de régulation de la natalité exige avant tout des époux qu'ils acquièrent et possèdent de solides convictions sur les vraies valeurs de la vie et de la famille et qu'ils tendent à acquérir une parfaite possession d'eux-mêmes. La maîtrise de l'instinct par la raison et la libre volonté impose sans nul doute une ascèse pour que les manifestations affectives de la vie conjugale soient dûment réglées, en particulier pour l'observance de la continence périodique. Mais cette discipline, propre à la pureté des époux, bien loin de nuire à l'amour conjugal, lui confère au contraire une plus haute valeur humaine.

Elle exige un effort continuel, mais grâce à son influence bienfaisante, les conjoints développent intégralement leur personnalité, en s'enrichissant de valeurs spirituelles: elle apporte à la vie familiale des fruits de sérénité et de paix, et elle facilite la solution d'autres problèmes; elle favorise l'attention à l'autre conjoint, aide les époux à bannir l'égoïsme, ennemi du véritable amour, et approfondit leur sens de responsabilité.  Les parents acquièrent par là la capacité d'une influence plus profonde et plus efficace pour l'éducation des enfants; l'enfance et la jeunesse grandissent dans la juste estime des valeurs humaines et dans le développement serein et harmonieux de leurs facultés spirituelles et sensibles. 

Nous voulons à cette occasion rappeler l'attention des éducateurs et de tous ceux qui ont des tâches de responsabilité pour le bien commun de la société sur la nécessité de créer un climat favorable à l'éducation à la chasteté, c'est-à-dire au triomphe de la saine liberté sur la licence par le respect de l'ordre moral."

Posté le 13 avril 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2017

Avortement : les femmes sont rarement libres

Sophie Heine, politologue et auteur, publie une tribune dans Le Soir, sur L’avortement: liberté ou vulnérabilité? suite à l'exclusion du professeur Mercier pour ses propos à l'UCL. Extraits:

"[...] La récente controverse autour des propos anti-avortement tenus par un professeur de l’UCL n’est, à cet égard, qu’un symptôme de la réactivation plus large d’une polémique que beaucoup pensaient close. Si le ton et les arguments adoptés dans ces controverses peuvent faire frissonner, remettre cette question en débat n’est pas forcément un mal. [...]

Néanmoins, les réponses apportées par les mouvements dits « progressistes » – la sacralisation du « droit à l’IVG » comme victoire féministe supposée garantir aux femmes la « libre disposition de leur corps » – sont loin d’être convaincantes. De fait, nombre de femmes « ordinaires » et peu politisées observent ces débats avec une distance teintée de scepticisme. Si beaucoup s’opposent à la qualification des femmes qui avortent comme « criminelles » ou renégates, elles rechignent malgré tout à rejoindre les rangs des défenseurs du droit à l’avortement et des mouvements féministes en général. Et, en effet, le discours porté par ces courants est tout à la fois simplificateur et éloigné de la réalité concrète des femmes concernées.

Tout d’abord, il est essentiel de rappeler que les femmes sont vulnérables : elles occupent des positions socio-économiques moins valorisées et moins rémunératrices, sont plus nombreuses à élever leurs enfants seules et subissent davantage de violences dans la sphère privée. Cette condition accroît leur vulnérabilité aux autres formes de domination et réduit leur potentiel de révolte et d’engagement. [...] En moyenne plus petites, plus légères et dotées d’une moins grande masse musculaire, les femmes sont aussi vulnérables physiquement. Elles sont davantage susceptibles de subir des violences ou de faire évoluer leurs comportements sous l’impact de menaces, d’intimidation ou de contraintes physiques. Le risque de tomber enceinte accroît évidemment cette vulnérabilité car l’état de grossesse constitue une source de fragilité. Et dans l’éventualité où une femme enceinte choisit de mettre fin à une grossesse, les séquelles – en tout cas psychologiques – sont rarement nulles.

A cause de cette vulnérabilité et des discours qui la légitiment, les femmes sortent souvent perdantes des rapports de force imprégnant la sphère professionnelle et publique autant que le domaine privé. [...] Dans un tel contexte, que peut bien signifier la liberté individuelle si souvent postulée dans la décision d’avorter – et confirmée par le terme officiel d’« interruption volontaire de grossesse » ? Comment les femmes peuvent-elles être effectivement libres dans de telles circonstances si elles sont structurellement soumises à des dominations ? N’est-il pas absurde de considérer que, face à la question cornélienne de prolonger ou non une grossesse, les contraintes s’imposant habituellement à elles soudain s’évaporent ? [...] Qu’il s’agisse des pressions exercées par les hommes concernés, de la réalité sociale recouverte par le statut de mère et des attentes sociales afférentes, les femmes prenant une telle décision sont rarement libres. [...]"

Posté le 11 avril 2017 à 19h26 par Michel Janva | Lien permanent

Témoignage d'une aide-soignante qui reconstituait « le puzzle » des bébés avortés

Témoignage d'une aide-soignante, qui a appelé sur la nouvelle antenne d'écoute destinée aux étudiants et soignants : 

FB-Header"Depuis 3 ans, je suis soignée pour dépression chronique. Malgré de multiples thérapies et traitements, je ne m'en sors pas. J'ai quitté mon métier il y a quelques années pour me reconvertir dans la formation, mais je ne parviens pas à travailler.

Aide-soignante, j'ai travaillé pendant 20 ans dans une clinique privée. Je travaillais au bloc opératoire, faisant souvent fonction d'infirmière. Le choix de travailler au bloc était le mien dès le début, c'est un service qui m’a toujours attiré. Cependant, très vite, j'ai été témoin et ai participé à des actes chirurgicaux dont j'ignorais l'existence auparavant. Pendant des années l'une de mes missions était de m'occuper des IVG !

Le principe était celui-ci : Après chaque IVG par aspiration, je devais vérifier que l'ensemble des membres "déchiquetés" des bébés était là afin d'avoir « un corps complet ». Je recherchais les différentes parties du corps de l'enfant au milieu des déchets sanguins et placentaires et reconstituai « le puzzle » du bébé afin de vérifier qu'aucun membre n'était resté dans l'utérus de la femme ; il fallait éviter tout risque infectieux. Ensuite, je jetai le tout avec les déchets hospitaliers et nettoyait le bloc.

De mes yeux horrifiés et impuissants, j'ai constaté (contrairement à ce que l'on m'avait dit) que l'avortement n'était pas l'élimination d'un "amas de cellules" mais bien d'un bébé, parfaitement formé. En plus, dans bien des cas, on était bien au-delà des 10 puis 12 semaines légales. Ça je m'en suis aperçue car je trouvai que les fœtus mesuraient plus que les  6 à 7 cms qu'ils font à 12 semaines de grossesse en général.

Un jour, une femme, une fois réveillée de l'anesthésie après son IVG, m'a demandée si elle pouvait voir son bébé mort. Je n'ai pas osé lui dire la réalité de ce qu'était devenu son bébé ! Elle n'avait absolument pas conscience de ce qui s'était passé. Là, j'ai eu un déclic : comment se fait-il d'être si ignorant et éloigné de la réalité ?

La vue de tous ces bébés morts m'a hantée au fur et à mesure des années. Je n'ai trouvé personne pour me comprendre dans mon mal-être et dans ma culpabilité devant tous ces « petits morts ». Les psychologues me disaient que le problème c'était moi et pas ce que je voyais. Mes proches me disaient « aller, c'est pas grave, ça va passer ! » Du coup, depuis des années, je crois que c'est moi le problème et, pour autant, malgré les traitements, je ne cesse de m'enfoncer dans mon mal-être. Il m'est même parfois arrivé d'être tentée d'en finir.…..

Je suis en arrêt maladie pour depuis 3 ans. Je ne veux plus entendre parler de l'IVG aujourd'hui. On ment aux femmes, c'est horrible. Si seulement on pouvait les aider et nous aider aussi nous les soignants qui n'avons pas d'autre choix….

Edwige, 48 ans, aide-soignante."

Posté le 11 avril 2017 à 10h08 par Michel Janva | Lien permanent

Une sage-femme suédoise s'expatrie en Norvège pour ne pas être obligée de participer à des avortements

Un hôpital lui avait gentiment proposé de suivre une thérapie pour surmonter son opposition à l'avortement. Sic.

Etonnamment, la Suède connaît une pénurie de sages-femmes. En Norvège, les hôpitaux accueillent les professionnels s'opposants à l'avortement et même les médecins favorables à l'avortement s'inquiètent de l'absence de liberté de leur voisin suédois.

Le tribunal de première instance a statué en novembre 2015 contre elle, estimant que la loi suédoise sur l'avortement de 1974 protège la liberté de conscience. En vertu de la loi, les avortements ne peuvent être effectués que par des médecins, ce qui suggère que les sages-femmes ne pratiquent pas des avortements... Le tribunal d'appel devrait se prononcer cette semaine. En cas d'échec, elle ira défendre sa liberté de conscience devant la CEDH.

Posté le 11 avril 2017 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent

05 avril 2017

Eviction du Pr. Mercier : les évêques belges soutiennent l'Université !

Suite à la réaction de nombreux catholiques à l'éviction du Pr Mercier de l'Université catholique de Louvain, les évêques de Belgique ont tenu à préciser : 

"Chère Madame, cher Monsieur,

Vous avez envoyé aux évêques francophones de Belgique une pétition lancée par la Fédération Pro Europa Christiana à propos de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’Université catholique de Louvain (UCL). Vous nous écrivez que S. Mercier « ne fait qu’exprimer la position officielle de l’Église catholique en ce qui concerne l’avortement ». Or, M. Mercier précise dans ses notes de cours : « Ce qui est proposé ici est un argument philosophique, pas un argument théologique » (La philosophie pour la vie. Contre un prétendu ‘droit de choisir’ l’avortement, § 2). M. Mercier se situe au point de vue philosophique. 

Le point de vue de l’Église implique, par contre, une approche théologique et pastorale. Ainsi le pape François écrit-il, dans sa lettre apostolique « Misericordia et misera » (2016), au § 12, qu’il accorde à tout prêtre la faculté d’absoudre du péché d’avortement ; il ajoute : « Je voudrais redire de toutes mes forces que l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente. Cependant, je peux et je dois affirmer avec la même force qu’il n’existe aucun péché que la miséricorde de Dieu ne puisse rejoindre et détruire quand elle trouve un cœur contrit qui demande à être réconcilié avec le Père. »

Telle est la position de l’Église. M. Mercier ne la développe pas car son objectif est d’ordre philosophique et non théologique. C’est pourquoi les évêques de Belgique francophone, formant le pouvoir organisateur de l’Université catholique de Louvain, appuient les autorités académiques de l’UCL dans leur démarche consistant à vérifier si M. Mercier a répondu aux exigences pédagogiques du cours d’initiation à la philosophie qu’il devait donner. Les autorités académiques n’ont pas à se prononcer sur une question théologique ou religieuse, mais sur la mise en œuvre d’un cours de philosophie. Cela est parfaitement conforme à la Constitution apostolique de S. Jean-Paul II « Ex corde ecclesiae », sur le fonctionnement et la mission des Universités catholiques. Dans cette optique les évêques ont publié ce 28 mars le communiqué suivant. 

Déclaration des évêques francophones suite à la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité, à l’UCL.

« Concernant la suspension des cours de M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité à l’UCL, les évêques font confiance à la procédure interne menée actuellement par l’UCL.

Les évêques espèrent que la discussion qui vient de surgir contribuera à une discussion sereine sur l’avortement dans la société. »

« Les évêques sont opposés à l’avortement en raison du respect pour la vie. Selon le droit belge, il n’existe pas de droit à l’avortement. La loi prévoit que l’avortement peut être pratiqué moyennant certaines conditions stipulées par la loi sans entraîner de poursuites pénales. La loi prévoit ainsi dans quels cas l’avortement est autorisé ou non. Mais comme tel, l’avortement est un délit et relève toujours du droit pénal. »

« Même si l’Eglise est opposée à l’avortement, elle fait la distinction entre la personne et l’acte. L’Eglise comprend que certaines femmes en arrivent à décider d’un avortement quand elles sont dans des situations pénibles, difficiles voire désespérées. La gravité de l’avortement est un drame pour l’enfant, pour ses parents et pour la société. Par compréhension pour ces situations dramatiques, les évêques tiennent à ce que l’on parle toujours avec nuance et tact des personnes et des couples qui font le choix de l’avortement. Bruxelles, le 28 mars 2017. »

Les évêques resteront vigilants par rapport à la mise en œuvre de cette déclaration.

En vous remerciant de votre contribution à la clarification de cette question très actuelle, nous vous prions d’agréer, chère Madame, cher Monsieur, l’expression l’expression de nos salutations distinguées.

Les évêques francophones de Belgique"

Rappelons tout de même, concernant "le tact et la nuance" visiblement reprochés au professeur par nosseigneurs les évêques, que

  • la Constitution du Concile Vatican II Gaudium et Spes parle de l'avortement comme d'un "crime abominable", terme repris par saint Jean-Paul II dans Evangelium Vitae
  • dans son discours au Corps diplomatique du 13 janvier 2014, le pape François a déclaré "l’avortement nous fait horreur"

Posté le 5 avril 2017 à 20h14 par Michel Janva | Lien permanent

Nicolas Dupont-Aignan inclut l'avortement dans "l'offre de soins pour les femmes"

Capture d’écran 2017-04-05 à 16.23.02

Source

Posté le 5 avril 2017 à 19h24 par Michel Janva | Lien permanent

Une responsable de Planned Parenthood avoue tuer des bébés non avortés

Lu dans Présent :

"Une nouvelle vidéo enregistrée en caméra cachée lors d’une conférence du planning familial américain remet crûment en lumière la réalité des avortements aux Etats-Unis. Il s’agit d’une conversation enregistrée par des personnes se faisant passer pour des représentants d’une entreprise pharmaceutique, qui discutent de l’achat d’organes d’enfants avortés avec le docteur Deshawn Taylor, une gynécologue-obstétricienne responsable d’un service d’avortement de Planned Parenthood dans l’Arizona. La discussion porte sur la meilleure manière de tuer un bébé entre 20 et 24 semaines de grossesse, sans le démembrer ni lui écraser la tête dans le ventre de sa mère et sans utiliser de produit fœticide pour ne pas rendre le spécimen inutilisable pour l’industrie pharmaceutique. La loi de l’Arizona oblige à conduire à l’hôpital tout enfant sorti vivant du ventre de sa mère, mais vous savez, répond la brave dame en gloussant, si vous ne tuez pas le fœtus avant de l’extraire, ce qui est important, ce n’est pas tant la loi que de savoir qui vous avez dans la pièce."

Posté le 5 avril 2017 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

04 avril 2017

Avortement : un monde est en train de mourir

Capture d’écran 2017-04-04 à 18.44.27Tandis que le gouvernement américain annonce qu’il va cesser de financer le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), reversant les 32,5 millions de dollars que les Etats-Unis du FNUAP à d’autres organismes s’occupant de la santé des femmes, les ministres Marisol Touraine et Najat Vallaud-Belkacem rendent "hommage" à Evelyne Sullerot, "co-fondatrice du Planning familial qui permet à tant de femmes d'accéder à leurs droits sexuels et reproductifs", décédée vendredi.

Mais Evelyne Sullerot n'était plus la militante féministe à qui les ministres ont rendu hommage. En 2006, dans son ouvrage, elle retraçait les trois révolutions qui ont bouleversé la famille : la pilule, la libéralisation sexuelle et la découverte de l'ADNAvec la pilule, la procréation s'est dissociée de la sexualité. La révolution sexuelle au lieu de renforcer le couple, l'a fragilisé : "le culte du plaisir immédiat l'a emporté sur le désir d'avenir et d'accomplissement par les enfants". 

La réflexion sur les conséquences du divorce des parents sur les enfants est en France un sujet tabou. Les résultats des enquêtes, nombreuses en Suède et dans les pays anglo-saxons, ont été minimisés par les "ex-soixante-huitards". Mme Sullerot rappelle qu'aux séances du Haut Conseil de la population et de la famille, lorsqu'elle parlait des "familles éclatées" on la reprenait : "on dit : familles libérées". 

Selon elle, la révolution génétique va redonner un sens à la filiation mettant ainsi un frein à la revendication du "droit à l'enfant" des femmes célibataires ou des couples homosexuels. La révolution génétique va satisfaire le droit des enfants à "connaître leurs origines", et va réintroduire la fonction paternelle dans la famille. 

Sur les débuts du planning familial : 

"nous voulions libérer et responsabiliser les femmes, et favoriser l'harmonie dans les couples et la famille". 

Mais elle observe le dérapage du mouvement féministe vers "la guerre des sexes entraînant la négation du couple et l'élimination des pères". Le mouvement nous "a échappé, les féministes sont allées trop loin, elles se sont construites dans la haine et la victimologie" ne parlant que de leur volonté d'avorter. Pour Evelyne Sullerot, la contraception était "l«remède» contre le «mal» qui était l'avortement. J'étais contre le fait d'en faire un droit". 

Elle regrette que l'avortement soit devenu une "contraception-bis", "un droit à détruire".

Posté le 4 avril 2017 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent

03 avril 2017

Les autorités de l’université catholique de Louvain sont embarrassées d'avoir à s'exprimer sur l'avortement

Jeanne Smits a interrogé Stéphane Mercier, le professeur de philosophie qui s’est retrouvé au centre d’une polémique à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) pour avoir invité ses étudiants à réfléchir sur un argumentaire philosophique contre l’avortement. Il vient d'être purement et simplement licencié. Extrait :

Stéphane Mercier, vous vous êtes montré très clairement provie. Aujourd’hui, cela vous vaut accusation. Assumez-vous cette qualité ?

A 100 %, et cela fait ma fierté : ma fierté à la fois comme être humain de prendre ainsi la défense, à ma modeste mesure, d’autres êtres humains, et ma fierté comme philosophe parce que j’ai l’impression que philosophiquement, le droit à la vie est indiscutable. Et plus profondément encore, comme catholique romain, parce que comme le disent les saints, la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant.

Quel est votre âge ? Et quelle a été votre formation, puisque votre raisonnement ne ressemble pas beaucoup à celui de certains nouveaux philosophes ? Quels sont vos philosophes de prédilection ?

J’ai 34 ans. Ma formation, je l’ai faite tout entière ici à Louvain-la-Neuve, puisque, contrairement à ce que certains médias avaient suggéré, je ne suis pas un nouveau dans la maison. J’ai commencé mes études ici, en philosophie, en 2000. Quand j’ai eu ma licence – le Master d’aujourd’hui – en 2004, j’ai été nommé assistant à la faculté de philosophie pendant 10 ans. J’ai eu mon doctorat en 2010 et je suis devenu chargé de recherche à l’équivalent belge du CNRS en France pendant quatre ans. Depuis 2014, je suis de nouveau chargé cours de dans le département de philosophie. Et ce jusqu’à cette année… et vraisemblablement, pas au-delà. Quant à mes philosophes de prédilection, j’ai travaillé sur saint Thomas qui est bien sûr un incontournable. J’ai essentiellement fait ma thèse et mes recherches sur la philosophie romaine, sur Cicéron, sur Sénèque, et je travaille aussi en philosophie comparée sur le stoïcisme et le confucianisme. Je ne suis pas très sensible aux choses contemporaines que je trouve souvent un peu verbeuses et jargonnantes, alors que les philosophes latins, antiques et médiévaux ont toujours un beau souci de clarté que j’apprécie beaucoup. [...]

Comment s’est passée votre convocation, très rapide, par les autorités de l’université ?

Grossièrement ! Le jour où l’affaire est sortie dans les médias, le 21 mars, j’étais en cours toute la matinée et j’avais reçu un coup de téléphone de la part du cabinet du recteur qui m’a demandé un rendez-vous. Comme j’ai un agenda un peu occupé j’ai essayé de voir à quel moment c’était le plus pratique. À ce moment-là un des vice-recteurs – ou plutôt « vice-rectrices » – a pris le téléphone et m’a dit : vous avez rendez-vous jeudi à 15 heures, point barre. La réunion a donc eu lieu. Elle s’est passée de façon fort civile. J’ai rencontré deux personnes du cabinet du recteur, deux de ses proches collaborateurs qui m’ont posé une série de questions. A mon avis – ce n’est que mon interprétation de l’affaire – le rectorat et les autorités de l’université sont extrêmement embarrassés parce que l’affaire les a mis en quelque sorte au pied du mur. Ils sont mis en demeure de répondre à une question très simple : quelle est la position de l’UCL sur la question de l’avortement. Evidemment, ils entretiennent traditionnellement une certaine nébulosité, une certaine confusion, pour ne pas prendre position, et ils sont extrêmement gênés de se retrouver tenus de dire ce qu’ils pensent. Il y a eu un refus de la clarté de leur part. Ils ont essayé de voir s’il n’y avait pas moyen de me coincer en me demandant si ce que j’avais fait étais correct du point de vue de la légalité, de la déontologie, du public auquel j’avais parlé, des enjeux, etc. Il y avait comme une tentative de trouver un lieu à partir duquel ils allaient pouvoir dire que j’avais agi de façon inconsidérée. Comme j’avais bien réfléchi à la question, et que j’étais sûr de mon coup, ils n’ont pas pu trouver une critique claire à me formuler.

Le jour où l’information est sortie dans les médias ils ont eu une réaction stupide, parce qu’émotive : ils se sont fendus d’un communiqué dans lequel ils parlent de l’avortement comme « un droit inscrit dans la loi belge » et ce n’est pas tout à fait vrai non plus. (NDLR : l’accès à ce communiqué est désormais refusé sur le site d’UCL et on n’y accède plus que via le « cache » de Google.) Ils se sont trompés sur la nature de ce qui est écrit dans la loi belge, en l’interprétant de façon beaucoup trop libérale. Ils ont également dit que l’enseignement que j’avais proposé était en contradiction avec les valeurs de l’université. Du coup, maintenant tout le monde leur demande quelles sont ces valeurs de l’université et ils sont sommés de donner une réponse. [...]

Avez-vous le sentiment d’avoir touché à un tabou ?

Ah oui ! En tout cas du point de vue des médias. Leur espèce d’hystérie un peu pathétique montre qu’il y a clairement une corde sensible qui a été touchée et un refus de l’argumentation puisqu’on est tout de suite dans la dénonciation, avec des slogans qu’on répète en boucle pour neutraliser toute discussion possible. On est clairement dans une manifestation de pensée unique avec tout ce que cela peut avoir d’idéologique et de totalitaire. Un tabou, à mon avis, oui – hélas.

Avez-vous constaté la même chose auprès de vos étudiants ? Ont-ils partagé cette analyse hystérique dans leur ensemble ?

Non, justement. Les étudiants, dans la plupart des cas, m’ont paru faire preuve de plus de maturité intellectuelle que les médias et de plus d’ouverture d’esprit que les autorités de l’université. Les étudiants ont bien compris, me semble-t-il, pour la plupart, que c’était mon opinion. Ils ont parfaitement compris que je ne la leur imposais pas – de toute façon je n’en ai même pas les moyens – et que c’était véritablement un traitement philosophique d’une question importante que je leur demandais de discuter. On m’a reproché de ne pas permettre le débat dans mes cours. Il est clair que lorsque j’ai 300 personnes devant moi il est impossible d’organiser un débat. Quand je parle de faire le débat, cela ne veut évidemment pas dire « faire débat pendant le cours ». Les étudiants avaient l’occasion de poser quelques questions. Ils l’ont fait, et de façon pondérée et intelligente, même pour dire qu’ils n’étaient pas d’accord. Et là, je salue le courage intellectuel parce de certains d’entre eux qui, devant deux ou 300 de leurs condisciples ils n’hésitaient pas à dire : « Monsieur je ne suis pas d’accord là-dessus », ou encore : « Je ne comprends pas la logique de l’enchaînement. » Je vois que les étudiants se prennent au jeu. Et les nombreux messages que j’ai reçus depuis l’éclatement de l’affaire me confirment que bon nombre d’étudiants, qu’ils soient d’accord ou non avec moi, ont bien compris quel était l’enjeu et ont bien compris que je ne les manipulais pas, mais que je leur proposais un exercice en faisant droit à leur intelligence. [...]

Quels sont les rapports entre l’église catholique et cette université dont elle a donc le contrôle ?

C’est cela qui reste nébuleux et qui gêne beaucoup les autorités de l’université. Précisément, le rapport exact – rapport de force, rapports institutionnels – entre l’Eglise et l’UCL a quelque chose d’un peu vague, un peu flou. Évidemment, la discussion qui est en cours actuellement expose ce flou sous le feu des projecteurs et semble les contraindre à clarifier une situation dont ils auraient préféré qu’elle reste nébuleuse, telle qu’elle était, avec des évêques qui interviennent peu, voire pas du tout, et qui maintenant sont mis devant le fait accompli d’une université qui exprime que ses valeurs sont différentes de celles qui sont de toute évidence celle de l’Eglise catholique. [...]"

Posté le 3 avril 2017 à 22h55 par Michel Janva | Lien permanent

François Fillon et le délit d'entrave numérique à l'avortement

Posté le 3 avril 2017 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2017

Le Congrès abroge le financement public du Planning familial

Le Congrès américain a abrogé jeudi une directive d'Obama destinée à sanctuariser les financements publics du planning familial. Le Sénat a adopté la mesure de justesse, après un vote à 50-50 départagé par le vice-président Mike Pence. La Chambre des représentants avait approuvé le texte en février. Il ne reste plus qu'au président Donald Trump à le promulguer.

Une douzaine d'Etats gouvernés par les républicains avaient voté localement pour interdire le transfert d'argent public à toute clinique qui pratique des avortements. L'administration Obama avait signé en décembre dernier une directive interdisant ce type de mesures de rétorsion. L'élue républicaine Diane Black, du Tennessee, s'est félicitée :

«Les femmes vulnérables qui cherchent de véritables soins de santé généralistes méritent mieux que des établissements centrés sur l'avortement comme Planned Parenthood».

Dans le même temps, la campagne de Carême des 40 Days for Life annonce que 251 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au 28ème jour de la campagne (mardi 28 mars) !

Posté le 31 mars 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent

L'ONU hostile à l'objection de conscience des médecins sur l'avortement

L’Italie fait l’objet d’un rapport négatif de la part du Comité des droits de l’homme de l’ONU chargé d’évaluer régulièrement chez les pays membres des Nations unies le degré de leur respect à l’égard de la Déclaration internationale des droits de l’homme. Elle est accusée de ne pas assurer convenablement l’accès à l’avortement en raison du « grand nombre de médecins » objecteurs de conscience.

Le rapport 2017 s’exprime comme si l’accès à l’avortement était un « droit », dès l’instant où il est légal. Dans son chapitre intitulé « interruption volontaire de grossesse », le rapport 2017 se dit inquiet des « difficultés » qui lui ont été signalées

« par rapport à l’accès à l’avortement légal en raison du grand nombre de médecins qui refusent de pratiquer des avortements pour des raisons de conscience, et de la manière de leur répartition dans le pays ».

L’agence onusienne s’aligne sur les revendications du Planning familial puisque le réseau européen de la Fédération internationale du Planning (IPPF EN) a ouvert les hostilités en 2012 en soumettant une plainte contre l’Italie au Comité européen des droits sociaux, invoquant là encore la difficulté d’accéder à l’avortement en raison du nombre élevé d’objecteurs de conscience, ce qui constituait selon lui une « violation du droit à la santé ». Le rapport enjoint donc à l’Italie de prendre des mesures pour que les femmes puissent accéder librement et effectivement à l’avortement. 

Allant encore plus loin dans la promotion de la culture de mort, le comité de l’ONU regrette que l’Italie ait légalisé l’union civile sans prévoir un droit à l’adoption pour les homosexuels, et dénonce

« son refus persistant de permettre aux couples homosexuels d’accéder à la fécondation in vitro ».

Posté le 31 mars 2017 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2017

Le Conseil de l'Europe veut obliger l'Irlande à libéraliser l'avortement

Nils_MuiznieksLe Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, le Letton Nils Muižnieks, a publié un rapport le 29 mars (ici page 6) dans lequel il

« demande instamment aux autorités irlandaises d’adopter une législation pour lever tous les obstacles à l’accès des femmes à l’avortement légal et sans risque ».

Posté le 30 mars 2017 à 22h28 par Michel Janva | Lien permanent

Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort

Famille chrétienne publie l'intégralité de la conférence prononcée par le cardinal Sarah le 25 mars, à l'occasion de l'anniversaire du rappel à Dieu du professeur Lejeune (évoquée ici). Extrait :

C71HxnOW0AAcguz"[...] On peut affirmer que le combat du Professeur Jérôme Lejeune, avec les seules armes de la vérité et de la charité, un combat mené à mains nues, s’inscrit dans la bataille finale, évoquée dans l’Apocalypse selon saint Jean, entre Dieu et Satan. Face à l’arrogance du Goliath des puissances financières et médiatiques, lourdement armé et protégé par la cuirasse de ses fausses certitudes et par les nouvelles lois contre la vie, l’Eglise catholique du XXI siècle, au moins en Occident, ressemble au petit reste dont parlent les Saintes Ecritures. En effet, l’Eglise catholique, tel David, dispose seulement du petit caillou de l’Evangile de la Vie et de la Vérité, et pourtant elle va frapper le géant en pleine tête et l’abattre. En effet, nous le savons bien - et la vie entière du Professeur Lejeune nous en apporte un témoignage éclatant - il s’agit d’une bataille, à la fois très âpre et décisive, qui sera longue et s’apparente à celle des fins dernières décrites dans le dernier livre de la Bible. Ainsi, il en va de la survie de l’humanité elle-même. Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort dénoncée par saint Jean-Paul II dans son enseignement, se tient devant la femme enceinte, prêt à dévorer l’enfant à sa naissance, et à « nous » dévorer également (cf. Ap 12, 4). Soyons conscients que, une nouvelle fois, et c’est arrivé bien souvent dans sa longue histoire bimillénaire, l’Eglise constitue le dernier rempart contre la barbarie : il ne s’agit plus d’Attila et de ses Huns, que sainte Geneviève arrêta devant Paris en 451, ni du combat des papes du XX siècle - de Pie XI à saint Jean-Paul II - contre les divers totalitarismes qui ont ensanglanté l’Europe et le reste du monde, il s’agit d’une barbarie aseptisée en laboratoire, terriblement efficace, que l’opinion publique ne perçoit pratiquement pas, puisqu’elle est anesthésiée par les Goliath des puissances financières et médiatiques. Oui, il s’agit bien d’un combat… à la vie et à la mort : si ce n’était pas le cas, les pouvoirs publics, en France, tenteraient-ils en ce moment de faire taire les sites internet dits « pro-vie », en inventant un délit d’entrave numérique à l’avortement ? Lors de la discussion de ce projet de loi aberrant au Parlement français, les défenseurs de la vie ont été verbalement lynchés pour avoir osé rappeler que l’avortement n’est pas un droit, mais un crime, et donc le plus grand drame de notre temps…

En guise d’introduction, j’ai désiré vous rappeler le cadre événementiel et mystique du combat pour la vie menée par le Professeur Lejeune pour mieux en faire ressortir maintenant le sens profond à la lumière de l’Evangile. Examinons ensemble sa vie : on peut affirmer, sans risque d’erreur, que, plutôt que de tomber dans les lâches compromis, le Professeur Lejeune a renoncé aux honneurs et à l’aisance en acceptant l’humiliation et même l’exil, du moins un exil intérieur. En effet, Jérôme Lejeune, contre vents et marées, est resté fidèle au Christ et à l’Evangile ; c’est pourquoi il représente pour chacun de nous un exemple admirable de force dans la foi et de dévouement dans la charité. En effet, comme vous le savez, la mort « in odium fidei », en haine de la foi, n’est pas l’apanage de « cette foule immense d’hommes et de femmes qui viennent de la grand épreuve et ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le Sang de l’Agneau, qui se tiennent debout devant le Trône de Dieu et devant l’Agneau, et le servent jour et nuit dans son Temple », selon la vision de l’Apocalypse (cf. Ap 7, 9). Une telle mort, où le sang est versé par le témoin du Christ, n’est pas la seule voie vers le martyre, car il est vrai qu’une vie de martyr chrétien, c’est aussi une vie durant laquelle on offre tout à Dieu, y compris sa vie, sa famille, sa réputation et son honneur, s’ils viennent à être foulés aux pieds par les païens, une vie où l’on renonce à tout pour l’Amour de Dieu[1]. Pendant la longue maladie du Professeur Lejeune, qui l’a arraché prématurément à l’affection des siens, on a vu comment meurt un chrétien à l’aube de Pâques, et le Pape saint Jean-Paul II, un grand ami du Professeur, ne s’y est pas trompé, lui qui déclarait, dans la lettre qu’il adressait alors au Cardinal Lustiger, le Lundi de Pâques 1994, au lendemain du retour de Monsieur Lejeune à la Maison du Père:

« La Résurrection du Christ constitue un grand témoignage rendu à la Vie qui est plus forte que la mort. Une telle mort, celle de Jérôme Lejeune, rend un témoignage encore plus fort à la Vie à laquelle l’homme est appelé en Jésus-Christ. En effet, tout au long de la vie de notre frère Jérôme, cet appel a représenté une ligne directrice… Nous nous trouvons devant la mort d’un grand chrétien du XX siècle, d’un homme pour qui la défense de la vie est devenue un apostolat, et nous désirons remercier Dieu aujourd’hui, lui, l’Auteur de la vie, de tout ce que fut pour nous le Professeur Lejeune, de tout ce qu’il a fait pour défendre et pour promouvoir la dignité de la vie humaine ».

Dans le cadre de sa profession de médecin et de chercheur, qui était une véritable vocation, la vie du Professeur Lejeune se partageait entre deux domaines qu’il convient de distinguer pour mieux unir : d’une part, son activité de chercheur, et donc son appartenance à ce qu’il est convenu d’appeler « la communauté scientifique », qui, pourtant, l’avait sinon rejeté, du moins marginalisé à cause de ses positions qualifiées de trop rigides, voire d’extrémistes, sur le sujet crucial du respect de la vie. D’autre part, son service auprès des malades et de leurs familles, à la tête d’une équipe qu’on peut qualifier de fraternelle, qui n’était animée que par le souci de guérir, ou au moins de soulager les souffrances physiques et morales provoquées par la maladie et le handicap. La charité qui animait le Professeur Lejeune unissait donc les deux aspects de sa vocation au service du malade, et cette vertu théologale de la charité fut bien la voie royale que Jérôme Lejeune emprunta avec courage et détermination pour se frayer un passage au milieu des épines de ce monde vers la contemplation du Dieu vivant, la Sainte Trinité d’Amour. Oui, par son service quotidien, humble et confiant en la Providence, le Professeur Lejeune donnait un visage à la charité du Christ venu parmi nous, et il est vrai que nul n’a oublié son sourire lumineux et rayonnant, et son regard d’un bleu d’azur empreint de cet amour du prochain, qui émanait d’une âme où Jésus, reçu dans la sainte Communion eucharistique, avait fait sa demeure : « Si quelqu’un m’aime », dit Jésus, « il gardera ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure » (Jn 14, 23). [...]"

 

Posté le 30 mars 2017 à 21h48 par Michel Janva | Lien permanent

1er avril : rassemblements de SOS Tout-Petits

A Paris, à 14h30 à l'angle nord-ouest du Bd Montparnasse et de l'Avenue de l'Observatoire (RER B - Port-Royal).

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Posté le 30 mars 2017 à 11h38 par Michel Janva | Lien permanent

L'Université catholique de Louvain menace la liberté académique

Une prise de position intéressante concernant la liberté académique à propos de l'affaire Stéphane Mercier. Les professeurs de l’UCL Jean Bricmont et Michel Ghins demandent qu’aucune sanction ne soit prise à l’égard de Stéphane Mercier :

"Nous sommes inquiets. Oui, nous sommes inquiets par les menaces qui pèsent sur la liberté académique, et a fortiori la liberté d’expression, à l’Université Catholique de Louvain. Le 25 mars, les autorités de l’UCL ont décidé de suspendre les cours de philosophie donnés par M. Stéphane Mercier, chargé de cours invité. En outre, une procédure disciplinaire a été engagée qui pourra déboucher sur des sanctions à son encontre.

[...] Comprenons-nous bien. Il ne s’agit pas pour nous ici de nous prononcer sur le bien-fondé – ou non – de l’argumentation, ni de prendre position pour ou contre la loi de 1990 qui dépénalise l’avortement sous certaines conditions en Belgique. Notre propos porte sur la liberté académique et la liberté d’expression. Y a-t-il des sujets qui ne peuvent pas être discutés dans un cours de philosophie à l’Université ? Notre réponse est clairement : non. Tous les sujets peuvent être abordés, pourvu qu’ils le soient en conformité avec la rigueur et l’excellence académiques, tout en éveillant l’esprit critique des étudiants, y compris des étudiants de première année, en particulier ici sur une problématique déjà largement abordée dans l’enseignement secondaire.

Dans le « liminaire » de ses notes, significativement intitulé « permettre le débat », Stéphane Mercier propose un argument philosophique, et non pas théologique, « pour aider à réfléchir »et « qui peut être critiqué ». Certes, son argumentation défend un point de vue qui n’est pas neutre, mais l’étudiant a explicitement la liberté de le discuter et de le critiquer. Il est vrai que les formulations utilisées par Stéphane Mercier sont parfois maladroites et peuvent heurter. Mais ceci justifie-t-il des sanctions disciplinaires ? Nous ne le pensons pas.

Néo-cléricalisme de la bienpensance politiquement correcte

Pour justifier leur décision, les autorités de l’UCL font valoir que « la note dont l’UCL a connaissance est en contradiction avec les valeurs portées par l’Université. Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable »(communiqué de presse du 21 mars). Quelles sont ces valeurs ? Sur le site de l’UCL, on peut lire : « Les valeurs qui sous-tendent la vision de l’UCL sont l’ouverture aux autres et à la différence, la solidarité, la liberté et le respect. Les académiques disposent de la liberté académique, inscrite dans la Constitution, c’est-à-dire la liberté de pensée dans la recherche d’une vérité construite scientifiquement et non soumise à la norme du moment. » Dans le cadre universitaire, « l’ouverture aux autres et à la différence » devrait en premier lieu s’appliquer à la différence des idées et la possibilité de les confronter.

Certainement, la liberté d’expression est limitée. Les propos sexistes, racistes, négationnistes, xénophobes, homophobes etc. sont interdits par la loi. Les notes de Stéphane Mercier n’en contiennent pas. Son argumentation se situe au niveau des idées et ne vise aucunement les personnes. Il est crucial, pour la bonne santé de l’université et plus largement de notre démocratie, que toutes les idées et opinions puissent y être débattues librement et sans contrainte, même, et peut-être surtout, si elles ne sont pas conformes à « la norme du moment ». Cette norme, dans le cas qui nous occupe, est la loi de 1990 qui dépénalise l’avortement dans certaines conditions. Il faut obéir à la loi, mais ceci ne nous empêche pas de la critiquer, sans quoi notre système légal serait figé pour l’éternité. Si personne n’avait mis en question la loi interdisant l’avortement il y a 40 ans, la loi actuelle n’aurait jamais été votée…

Il est pour le moins surprenant de constater l’émergence à l’UCL d’une sorte de néo-cléricalisme de la bienpensance politiquement correcte, d’une forme de nouvelle police de la pensée qui frapperait les positions minoritaires lorsqu’elles sont prises à partie par les médias et qu’elles sont susceptibles de heurter une majorité de l’opinion. L’Université doit rester un lieu de pensée libre et de débats ouverts. S’il est permis à juste titre de critiquer les positions de l’Eglise catholique à l’UCL, il serait pour le moins paradoxal, dans une Université qui porte le nom de catholique, d’interdire que certains académiques développent des argumentations philosophiques qui sont conformes au catholicisme.

En vertu de la liberté académique, nous demandons qu’aucune sanction ne soit prise à l’égard de Stéphane Mercier et qu’en accord avec les valeurs défendues par l’UCL, l’expression de tout point de vue concernant la problématique de l’avortement y soit autorisé."

Posté le 30 mars 2017 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

Marion Maréchal Le Pen : «Je ne vois pas à quel titre il existerait un droit illimité au remboursement des avortements par les impôts»

Quelques extraits de l'entretien de Marion Maréchal Le Pen avec Natacha Polony, sur la laïcité, l'islam et l'avortement :

Posté le 30 mars 2017 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement et miséricorde

Du père Simon Noël :

"On reparle à nouveau de la position de l'Eglise face au douloureux problème de l'avortement. En Belgique ces derniers jours, avec l'étrange position adoptée par les autorités de l'université catholique (?) de Louvain, la question refait surface. Aussi je vous propose les réflexions d'un prêtre de la base, qui entend rester fidèle à l'enseignement de Jésus et de son Eglise, et qui dans son ministère pastoral a été amené plusieurs fois à rencontrer des femmes qui ont pratiqué l'interruption volontaire de grossesse.

On nous dit qu'à une Eglise du passé, marquée par la rigidité et le dogmatisme, doit succéder enfin une Eglise tolérante et pratiquant la miséricorde. Il y a en cela une grave erreur de perspective, qui consiste à mal situer ce qu'est la miséricorde dans la vue chrétienne des choses. 

L'enseignement de l'Eglise maintient les deux bouts de la corde: vérité et justice, d'une part, miséricorde et compréhension, d'autre part.

Qu'est-ce que l'avortement pour l'Eglise? Pour le concile Vatican II, l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables! L'encyclique Evangelium Vitae de saint Jean-Paul II enseigne que l'avortement est le meurtre délibéré d'un être innocent! Ainsi le souverain pontife, dans son magistère, a tranché une question soulevée depuis un certain temps, dans le sens que l'avortement est une violation réelle du cinquième commandement. Il s'agit bel et bien d'un meutre. Enfin, est-ce une coïncidence?, le pape François, le 27 mars dernier, au moment où la Belgique s'agitait autour de l'affaire Mercier, a écrit sur son compte twitter: Protéger le trésor sacré de toute vie humaine, de sa conception jusqu'à la fin, est la meilleure voie pour prévenir toute forme de violence.

Adopter une attitude molle et libérale dans ce domaine n'est pas une attitude de miséricorde. Car il faut toujours tout faire pour dissuader une femme d'interrompre sa grossesse. Il suffit pour s'en convaincre de voir les blessures psychiques qu'une femme porte tout le reste de sa vie, lorsqu'elle a commis cette faute. Ayant détruit la vie en elle, un esprit de mort va s'installer dans son âme, et un malaise dépressif chronique et récurent risque de la torturer tout le reste de son existence. Dans tout avortement, il y a deux victimes: l'enfant et la mère.

Heureusement des prêtres peuvent leur venir en aide, par des prières de délivrance et de guérison. Là entre en jeu la miséricorde. En effet Dieu aime le pécheur tel qu'il est et par le repentir et la confiance en la miséricorde, accompagnée d'une vraie vie de prière et de conversion, empreinte d'une totale confiance en Dieu, un véritable processus de guérison intérieure et de résurrection spirituelle est possible. De nombreux témoignages le confirment. Puisse toute femme qui a fauté trouver le guide sprituel qui l'accompagnera sur ce chemin de reconstruction, qui pourra même se terminer par cette louange de l'exultet: Heureuse la faute qui nous a valu une telle rédemption. Dieu dans sa miséricorde va jusqu'à transformer nos fautes du passé en bénédiction pour l'avenir.

La miséricorde de l'Eglise, réclamée à cors et à cris par certains, c'est là qu'elle se situe et elle est inséparable d'un discours ferme et courageux sur les principes moraux intangibles de la morale catholique."

Posté le 30 mars 2017 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2017

Belgique : il a dénoncé l'avortement, il doit être exécuté

Stéphane Mercier, chargé de cours en philosophie à l’Université catholique de Louvain, a été suspendu à la suite de ses propos anti-avortement dans le cadre d’un cours. Il répond à La Libre Belgique :

1490480266Quelle est votre situation actuelle ?

Mes activités de cours sont suspendues; on me dit que mon discours est en opposition avec les valeurs de l’UCL. Je me demande ce que cela signifie : quelles sont les valeurs que mon discours a heurtées ?

Quel était votre objectif en prenant position contre l’avortement dans votre cours ?

Aborder une question importante, en conformité avec le cahier de charge du cours de philosophie, centré sur la question de l’homme; et proposer par le fait même un exemple d’argumentaire philosophique. Les étudiants sont invités à réfléchir par eux-mêmes, à discuter entre eux, à s’interroger, à faire preuve d’esprit critique. Ils ne doivent pas être de mon avis ! Ils doivent réfléchir, et ne pas recevoir simplement passivement l’enseignement qui leur est proposé. Je veux donner matière à penser et à débattre.

Votre posture n’était-elle pas davantage celle d’un militant que celle d’un académique stimulateur d’esprit critique ?

Je ne crois pas. Et il me semble que le très grand nombre des étudiants a compris que je n’imposais pas mon point de vue; je l’ai répété à de nombreuses reprises.

Pensez-vous avoir usé ou abusé de la liberté académique ?

J’ai usé de la liberté académique. Il n’y a aucun abus ! J’ai présenté un argumentaire philosophique en faveur du droit à la vie. C’est tout ce qu’il y a de plus normal. C’est même la moindre des choses, quand on y pense.

Comprenez-vous la position de l’UCL ?

Absolument pas ! En particulier, les propos tenus par Tania van Hemelryk (la conseillère du recteur pour la politique du genre - NdlR) sont incompréhensibles.

Qu’est-ce qui va se passer ensuite ?

Mystère. Je revois les gens de l’entourage du recteur demain. Ce sont eux qui prennent les décisions. Moi, je ferai ce qui convient en fonction de ce qu’ils décideront.

Vos propos ont choqué beaucoup de personnes qui ont réagi fortement. Qu’en pensez-vous ?

Je constate que beaucoup de gens ont été heureux de ma prise de parole. Je constate aussi que les étudiants ont très bien compris l’importance de la liberté d’expression - la leur et la mienne. Une mesure de censure n’aurait aucun sens, étant donné que j’ai fait mon travail de manière honnête, consciencieuse et respectueuse des personnes.

Sur le site de la RTBF et de la bouche des autorités de l’UCL, on apprend que plusieurs étudiants vous accusent d’avoir tenu des propos homophobes par le passé. Que répondez-vous ?

Je réponds que c’est une accusation sans fondement. Dans un cours, en effet, le propos était d’exposer une critique philosophique en règle de l’idéologie du gender (et en particulier du gender queer ou homosexualiste représenté par Judith Butler). Plus exactement, j’ai présenté un résumé synthétique du contenu des deux ouvrages suivants : "La loi du genre" de Drieu Godefridi (Les Belles Lettres, 2015) et "La théorie du genre ou Le monde rêvé des anges" de Bérénice Levet, préfacé par Michel Onfray (Livre de poche, 2016). Ces ouvrages, dont j’ai résumé le contenu au cours, ont été publiés par des auteurs qui sont tous des philosophes, et pas forcément des philosophes catholiques. Je crois n’avoir pas besoin de préciser qui est M. Onfray. Quant à M. Godefridi, il se dit libre-penseur. Sur la question du genre, je suis très largement d’accord avec les critiques sévères qu’ils expriment, et pour les motifs strictement philosophiques développés dans ces ouvrages. Je constate que ces textes ont été publiés dans des maisons parisiennes respectables (Les Belles Lettres, Le livre de poche, et, initialement, Grasset&Fasquelle pour l’essai de Mme Levet, et Le nouvel observateur pour la préface de M. Onfray); je ne crois donc pas que l’on puisse être taxé d’"homophobe" ou de "transphobe" en proposant une synthèse des vues philosophiques développées dans des ouvrages publiés de manière honnête, légale et légitime par des maisons d’édition bien connues. J’ai bien sûr aussi cité d’autres sources, à côté de celles que j’ai mentionnées ci-dessus. Notamment Tony Anatrella, mais je me réfère aussi à Pascal Bruckner, et j’ai bien sûr cité, pour la partie adverse, Judith Butler et Naomi Wolf. Tous des auteurs publiés, et dont les ouvrages, à ma connaissance, n’ont pas fait l’objet d’une censure. Mais si je suis mal informé, il faut me l’indiquer. Et l’indiquer également aux libraires qui proposent tous ces textes dans leur catalogue."

Néanmoins, il a aussi été abandonné par les évêques, qui ont notamment déclaré mardi :

"Même si l’Eglise est opposée à l’avortement, elle fait la distinction entre la personne et l’acte". "L’Eglise comprend que certaines femmes en arrivent à décider d’un avortement quand elles sont dans des situations pénibles, difficiles voire désespérées. […] Par compréhension pour ces situations dramatiques, les évêques tiennent à ce que l’on parle toujours avec nuance et tact des personnes et des couples qui font le choix de l’avortement".

Les évêques de Belgique francophone, membres du pouvoir organisateur de l'Université, par l'intermédiaire de leur porte-parole, ont déclaré s'en remettre à la décision de l'UCL ! L'Eglise  condamne dans le code de droit canonique de 1983 tout avortement d'une peine d'excommunication latae sententiae. Ceux qui le pratiquent et ceux qui y coopèrent. 

Une pétition aux autorités de l'Université Catholique de Louvain est disponible en 5 langues.

En Belgique, si le délai légal pour avorter est de 12 semaines, la loi permet l'avortement de tout enfant en cas de "risques", compris dans un sens très large, comme l'indique ce rapport du Sénat. Parmi les risques pour l'enfant, il y a les bien connues anomalies chromosomiques, mais aussi la "surdité congénitale" ! 

"En 2010, 125 interruptions de grossesse pratiquées au-delà du délai de 12 semaines ont été enregistrées : 4 pour cause de péril grave pour la santé de la femme, 120 en raison d'affections graves ou incurables de l'enfant, 1 en raison d'une combinaison de risques pour la mère et l'enfant. En 2011, 109 interruptions de grossesse pratiquées au-delà du délai de 12 semaines ont été enregistrées : 12 pour cause de péril grave pour la santé de la femme, 95 en raison d'affections graves ou incurables de l'enfant, 2 en raison d'une combinaison de risques pour la mère et l'enfant."

Posté le 29 mars 2017 à 20h07 par Michel Janva | Lien permanent

Quelle place pour les enjeux bioéthiques dans le programme des principaux candidats ?

Baromètre biopolitique d'Alliance Vita, mis à jour :

Barometre-presidentielle_28-03-2017

Posté le 29 mars 2017 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

27 mars 2017

Débat télévisé : l'avortement est-il un crime ?

Il s'agit de la télévision belge, qui a organisé ce débat suite à la polémique provoquée par la défense de la loi naturelle par un professeur de philosophie au sein d'une université catholique. Mais un tel débat pourrait-il avoir lieu sur la télévision française ?

Parmi les invités, outre un représentant de l'épiscopat belge, la porte-parole de la Marche pour la vie. A voir ici.

Posté le 27 mars 2017 à 07h10 par Michel Janva | Lien permanent

25 mars 2017

L’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie aseptisée en laboratoire

Le cardinal Sarah célèbre aujourd'hui samedi 25 mars la messe anniversaire de la mort du professeur Lejeune en l'église Saint-Augustin (Paris), après avoir donné une conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19). Rendez-vous à 17 heures à l’église Saint-Augustin pour la conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19) et à 18h30 pour la messe. À cette occasion, Aleteia publie une tribune du cardinal : 

Unknown-21"Face à l’arrogance des puissances financières et médiatiques (Goliath), lourdement armées et protégées par la cuirasse de leurs fausses certitudes et par les nouvelles lois contre la vie, l’Église catholique du XXIe siècle, au moins en Occident, ressemble au petit reste dont parlent les Saintes Écritures. En effet, l’Église catholique, tel David, dispose seulement du petit caillou de l’Évangile de la Vie et de la Vérité, et pourtant elle va frapper le géant, Goliath en pleine tête et l’abattre. En effet, nous le savons bien, il s’agit d’une bataille, à la fois très âpre et décisive, qui sera longue et s’apparente à celle des fins dernières décrites dans le dernier livre de la Bible. Ainsi, il en va de la survie de l’humanité elle-même. Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort dénoncée par saint Jean Paul II dans son enseignement, se tient devant la femme enceinte, prêt à dévorer l’enfant à sa naissance, et à « nous » dévorer également (Ap 12, 4).

Soyons conscients que, une nouvelle fois, et c’est arrivé bien souvent dans sa longue histoire bimillénaire, l’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie : il ne s’agit plus d’Attila et de ses Huns, que sainte Geneviève arrêta devant Paris en 451, ni du combat des papes du XXe siècle — de Pie XI à saint Jean Paul II — contre les divers totalitarismes qui ont ensanglanté l’Europe et le reste du monde, il s’agit d’une barbarie aseptisée en laboratoire, terriblement efficace, que l’opinion publique ne perçoit pratiquement pas, puisqu’elle est anesthésiée par les Goliath des puissances financières et médiatiques. Oui, il s’agit bien d’un combat… à la vie et à la mort : si ce n’était pas le cas, les pouvoirs publics, en France, tenteraient-ils en ce moment de faire taire les sites internet dits « pro-vie », en inventant un délit d’entrave numérique à l’avortement ? Lors de la discussion de ce projet de loi aberrant au Parlement français, les défenseurs de la vie ont été verbalement lynchés pour avoir osé rappeler que l’avortement n’est pas un droit, mais un crime, et donc le plus grand drame de notre temps…

La puissance dramatique du refus de la vie

Aujourd’hui, personne ne peut se montrer insensible et indifférent devant l’obligation impérieuse de défendre l’enfant à naître. Au-delà de l’aspect moral qui nous interdit de porter atteinte à toute vie humaine, surtout lorsqu’elle est innocente et sans défense, la protection de l’embryon est la condition sine qua non pour sortir toute civilisation de la barbarie et assurer l’avenir de notre humanité. Le signe clinique le plus impressionnant, indiquant que nous allons vers l’abîme et un gouffre sans fond, c’est la puissance dramatique du refus de la vie. L’homme de la société de consommation devient toujours plus insensible au respect sacré de la vie humaine. Il ne comprend plus que la personne humaine puisse être un absolu que nous n’avons pas le droit de manipuler à notre guise.

Si le professeur Jérôme Lejeune était encore de ce monde, il ne ferait que suivre la ligne intangible de la défense de la dignité de la personne humaine, qui fut la sienne d’une manière constante. Il se serait donc opposé au faux et scandaleux « mariage » homosexuel, à ces aberrations que sont la PMA et la GPA, et il aurait combattu avec une énergie sans pareille la théorie proprement délirante et mortifère dite du « genre » ou « gender ». D’ailleurs, le professeur Lejeune avait vu et compris les conséquences de la légalisation de l’avortement en 1975, qui est devenu, avec le temps, un pseudo « droit de la femme » : ainsi, il tremblait déjà pour le sort de « ses » enfants trisomiques, qui, de fait, actuellement, sont en voie d’extermination, car, comme vous le savez, les pouvoirs publics eux-mêmes reconnaissent, comme une victoire funeste, que 96 % d’entre eux sont mis à mort par l’avortement. C’est vraiment horrible, criminel et sacrilège !

Une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine

Jérôme Lejeune avait aussi compris, lui, le grand généticien, à quelles dérives prométhéennes nous conduiraient les manipulations génétiques en tous genres, à commencer par la recherche sur les embryons, qui sont menacés « a priori » de destruction, puisque la nouvelle loi, votée récemment le 6 mai 2013 dans une indifférence quasi-générale, autorise expressément la recherche sur l’embryon, et ne met donc pratiquement plus de limite à la destruction des embryons dits surnuméraires, alors que, la loi précédente du 6 août 2004 prévoyait encore un régime d’interdiction avec dérogations accordées par l’Agence de biomédecine…  et ne parlons pas du transhumanisme, qui est proprement terrifiant : jusqu’où va-t-on aller dans cette course à l’enfer ? En effet, avec le transhumanisme, cela signifie que « l’humanité augmentée » sera le triomphe de l’eugénisme et de la sélection du meilleur capital génétique parmi tous les êtres afin de créer le surhomme idéal. Le transhumanisme va réaliser, grâce aux techno-sciences, le rêve prométhéen du nazisme. Comme dans le nazisme, y aura-t-il une race des seigneurs ? Si oui, sur quels critères ? Et, dans ce cas, que fera-t-on des « sous-hommes », selon la terminologie nazie, dont le travail aura été remplacé par les robots ? Ces questions sont terrifiantes et nous glacent jusqu’au sang.

Le refus d’accueillir et de laisser vivre ceux qui gênent, c’est-à-dire non seulement l’enfant conçu et « non désiré », comme le martèlent les partisans de l’avortement, mais aussi la personne handicapée, le malade en phase terminale, la personne âgée devenue impotente, ce refus manifeste une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine créée et donc voulue par Dieu.

Le pape François nous appelle à une mobilisation générale pour la Vie : quand il évoque l’Église qui, dit-il, est comme un lazaret ou un « hôpital de campagne » après la bataille, il pense en premier lieu à cette bataille pour la survie de l’humanité terriblement blessée dans sa chair et dans son âme, au chevet de laquelle se tient la Mère Eglise."

Posté le 25 mars 2017 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

24 mars 2017

La philosophie pour la vie : Contre un prétendu « droit de choisir » l’avortement

Nous publions en intégralité le texte de Stéphane Mercier, fustigé par l'Université "catholique" de Louvain pour avoir osé dire que "l’avortement est le meurtre d’une personne innocente". Extrait :

"Un professeur de biologie avait pour habitude, depuis une trentaine d’années, d’utiliser dans ses cours un embryon humain âgé de douze semaines, conservé dans une solution quelconque permettant sa préservation. Comme dans les musées de sciences naturelles. C’était un exemple bien pratique que les élèves pouvaient observer de près, c’était plus frappant qu’une simple photo ou qu’un dessin. Un beau jour, il reçoit une visite. Une jeune femme qu’il ne connaît pas, et qui lui demande un rendez-vous. Lorsqu’il la reçoit, il ne la reconnaît pas : elle doit avoir l’âge de ses élèves, mais non, décidément, il ne la remet pas. Elle lui explique alors qu’effectivement, il ne la connaît pas. Mais que sa mère était l’une de ses élèves, une vingtaine d’années plus tôt. Or elle était enceinte à ce moment, et, étant donné son jeune âge, elle avait pris rendez-vous pour un avortement. C’est justement ce jour-là que, par hasard, au cours de biologie, le professeur leur avait montré ce qu’était réellement un embryon. Le développement était inachevé, bien sûr, mais indiscutablement, personne de sensé n’aurait osé parlé d’une masse protoplasmique, d’un amas de cellules cancéreuses ou que sais-je encore. C’était bien un embryon humain. Pas achevé, pas très beau à regarder. Mais indéniablement humain depuis que son profil ADN est complet, engagé dans un processus qui, de jour en jour, devait le rendre plus abouti. Quand la jeune femme enceinte a vu de ses yeux ce que c’était qu’un foetus, elle a compris que c’était bien une personne humaine. En tout cas, elle a au moins compris qu’il y avait d’excellentes raisons de penser que ce petit bout était bel et bien une personne, minuscule et fragile. Elle n’a pas avorté le lendemain. Le rendez-vous au « planning familial » (encore un détournement odieux du langage !) a été annulé ; elle a gardé cet enfant. Lui a permis de poursuivre son développement. Puis l’enfant est né, et a poursuivi son développement. Il a acquis la capacité langagière. Puis poursuivi son développement, et sa mère, quand elle a cru que le temps était venu où sa fille pourrait comprendre les circonstances un peu particulières auxquelles elle devait la vie, lui a tout raconté. C’est cette adolescente qui a pris rendez-vous avec le professeur, presque vingt ans après que sa mère eut suivi le cours où il avait, comme de coutume, montré le petit embryon a ses élèves. L’adolescente est venue remercier cet enseignant : s’il n’avait pas ouvert les yeux à sa mère sur le fait que l’embryon, tout minuscule et inachevé qu’il soit, est déjà cependant un petit être humain, une personne à part entière, elle ne serait pas là, devant lui ce jour-là.

Intégralité du texte (format pdf, 15 pages)

Ce professeur de philosophie témoignera à la Marche pour la vie de ce dimanche à Bruxelles.

Posté le 24 mars 2017 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2017

207 bébés à naître sauvés de l'avortement

La campagne de Carême des 40 Days for Life signale que 207 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au 22ème jour de la campagne (mercredi 22 mars) !

Posté le 23 mars 2017 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

Eugénisme social et sexuel

Le gouvernement d'Evo Morales en Bolivie veut légaliser l’avortement « au cours des huit premières semaines de la grossesse et pour une seule fois » lorsque la femme se trouve

« à la rue ou dans une situation de pauvreté extrême, ou qu’elle n’a pas de ressources suffisantes pour son propre entretien ou celui de sa famille, ou qu’elle est mère de trois enfants ou plus et n’a pas suffisamment de ressources pour leur entretien, ou si elle est étudiante ».

Le projet relève clairement de l’eugénisme social : en imaginant l’avortement pour cause de pauvreté, Morales signe une véritable démission par rapport à une détresse à laquelle il faudrait venir en aide plutôt que d’enfoncer ses victimes dans une détresse encore plus extrême en les poussant à tuer leurs propres enfants.

Une « experte » du comité d’éthique de l’association des médecins du Royaume-Uni, la British Medical Association (BMA), estime qu'avorter une fille parce que c'est une fille est une pratique acceptable. Cet argument ahurissant est au fond le même que celui mis en avant pour tenter de justifier tout avortement :  des femmes enceintes qui ne veulent pas d’un enfant, pour X raison, y compris donc le sexe, peuvent avorter pour éviter de causer des dommages au bébé ou à la santé mentale de la mère...

Posté le 23 mars 2017 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2017

Délit d’entrave numérique par le Conseil Constitutionnel: une validation ambigüe et timorée

Selon Jean-Frédéric Poisson :

"Je regrette la décision aussi floue que timorée du Conseil constitutionnel validant la proposition de loi sur le délit d’entrave numérique. Ce texte aurait du être censuré car il ouvre la voie à des dérives dangereuses en matière de restriction de la liberté d’expression. La rédaction de cette décision témoigne d’ailleurs du fait que les Sages sont conscients des risques induits par ce texte.

Comment expliquer autrement les contorsions auxquelles il se livre par ses deux réserves d’interprétations qui contredisent absolument l’esprit du texte proposé par la majorité socialise?

En effet, le Conseil constitutionnel tient à préciser que les dispositions de la nouvelle loi sont conformes à la Constitution, sauf à les interpréter comme condamnant les sites qui se limitent à diffuser des informations sur l’IVG différentes de celles validées par le ministère. Or, il s’agit précisément de l’intention du texte voté par la majorité.

Par ailleurs, le Conseil constitutionnel fait semblant de croire qu’il existe une différence objective entre information et opinion. Ce jeu sémantique est complètement virtuel.

Toutes ces raisons laissent à penser que, tout en vidant ce texte des intentions de la majorité socialiste, le Conseil constitutionnel n’a pas eu le courage de le censurer, tant le sujet est délicat et symbolique.

Enfin, je me réjouis de l’engagement pris par François Fillon de supprimer cette loi. Je tiens simplement à souligner que, plus il se laissera lier les mains par des alliances incompatibles avec son programme, plus il lui sera difficile, une fois arrivé aux affaires, de compter sur sa majorité pour le soutenir dans de tels combats qui demandent courage et conviction. C’est pourquoi le PCD fait campagne partout en France pour assurer à la droite une majorité capable d’assumer son programme."

Posté le 22 mars 2017 à 19h13 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2017

L’Université "catholique" de Louvain favorable à l'avortement

L’Université catholique de Louvain (UCL) s’est distanciée du plaidoyer pro-vie adopté par l’un de ses chargés de cours invité. Dans un texte d’une quinzaine de pages, cet enseignant, Stéphane Mercier, également chargé de cours en philosophie au séminaire de Namur depuis 2015, qualifie notamment l’avortement de «  meurtre  », «  plus grave que le viol  ».

« La vérité est que l’avortement est le meurtre d’une personne innocente. Et c’est même un meurtre particulièrement abject, parce que l’innocent en question est sans défense. »

L’Université catholique de Louvain a déclaré :

"Les autorités de l’UCL viennent de prendre connaissance d’un écrit de M. Mercier, chargé de cours invité à l’Institut de philosophie, à propos de l’avortement. Elles ont immédiatement convoqué la personne concernée afin de l’entendre et d’instruire le dossier. La personne sera entendue afin d’éclaircir le statut de cet écrit et l’usage éventuel qui en est fait dans le cadre de son enseignement.

Quelle que soit l’issue de l’instruction, le droit à l’avortement est inscrit dans le droit belge et la note dont l’UCL a connaissance est en contradiction avec les valeurs portées par l’université. Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable."

Posté le 21 mars 2017 à 19h28 par Michel Janva | Lien permanent

Quelles sont les causes de l'évolution des maladies du système nerveux chez les femmes ?

Le Credes, organisme financé par la sécurité sociale d’évaluation des dépenses de santé, a suivi l’évolution de la morbidité des hommes et des femmes de France pendant quarante ans. Ces chiffres n’ont pas fait l’objet de commentaires. Au contraire le Credes s’est plongé dans des recherches variées diversifiées beaucoup moins spectaculaires. Il n’y a même pas eu de tentative de critique. Le silence de mort s’est achevé par un enterrement surprenant : le Credes a été transformé en IRDES et les enquêtes décennales ont disparu de Google depuis. Une enquête auprès de l’Irdes est restée vaine.

La loi Veil demandait qu'un bilan devait être fait par le corps médical sur les conséquences de l'avortement : or non seulement les promesses de justification de la loi qui devaient être appuyées par le principe de dissuasion à l'IVG n'ont pas été suivies, mais les conséquences de l'avortement ont été occultées. La preuve nous est donnée par l'absence de réflexion sur les statistiques du CREDES, manifestant un bouleversement de la santé des femmes exposées par la pilule et l'avortement. Impossible de retrouver les traces d'un ouvrage intitulé "40 ans d'enquête décennale du CREDES". A ce jour il n'y a pas d'explication sur la terrible évolution de morbidité qui a fait multiplier par 20 les maladies du système nerveux chez la femme de 1970 à 1980 et par 28 de 80 à 91 dans la tranche d'âge aux capacités de procréer en 1970.

Si cet ouvrage retraçant 40 ans d’enquêtes décennales du Credes est introuvable, l'un de nos lecteurs a découvert en 2000 ces statistiques et a constaté que le sytème nerveux et l'appareil génito-urinaire ont été bouleversés par une aggravation sans doute jamais connue dans l’histoire humaine. La dizaine des autres pathologies n’a eu que des variations modérées voir réduites.

Cette évolution qui affecte l’appareil génito urinaire coïncide avec l’évolution de la sexualité. Il est fort probable qu’elle corresponde à la contraception chimique et à l’accroissement des avortements. On comprend que ces statistiques accusant l’évolution et la compromission de la santé publique soient restées dans l’ombre puis gommées de l’internet.

Ce lecteur a néanmoins sauvé des copies d’écran. Cette situation met en cause la vigilance sanitaire de la santé publique qui est actuellement sur la sellette avec la question de la maladie de lyme chronique, scandale sanitaire étouffé qui montre la supériorité de la vigilance des malades sur les experts médicaux. Nous avons 30 ans de retard sur ce sujet, à propos duquel on est loin d’avoir fait les comptes du coût humain et économique.

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Posté le 21 mars 2017 à 14h21 par Michel Janva | Lien permanent

171 bébés à naître sauvés de l’avortement

La campagne de Carême des 40 Days for Life continue à nous transmettre de bonnes nouvelles. 141 enfants à naître ont  été sauvés de l’avortement au 19ème jour de la campagne (dimanche 19 mars) !

Americatho et Riposte Catholique soutiennent la chaîne de prière “de l’arrière” qui, en France notamment, invite à prier une dizaine de chapelet chaque jour et pendant les 40 jours de la campagne (qui se terminera le dimanche des Rameaux) aux intentions de 40 Days for Life. Plus d’un millier de personnes ont rejoint cette chaîne de prière : elle n’attend que vous car il n’est jamais trop tard pour s’y inscrire… Les adhérents reçoivent gracieusement une lettre quotidienne d’information qui donne des informations, des images des vigiles en cours, et les intentions de prière du jour. Si vous souhaitez vous associer à cette chaîne de prière ou recevoir un spécimen de la dernière lettre d’information, signalez-le nous ici en précisant bien : « Je rejoins la chaîne de prière » ou « Je souhaite recevoir la dernière lettre d’information ».

Posté le 21 mars 2017 à 08h54 par Michel Janva | Lien permanent

La loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse est publiée

La deuxième partie du code de la santé publique est modifiée :

« Art. L. 2223-2. - Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption volontaire de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d'allégations ou d'indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d'une interruption volontaire de grossesse :

« 1° Soit en perturbant l'accès aux établissements mentionnés à l'article L. 2212-2, la libre circulation des personnes à l'intérieur de ces établissements ou les conditions de travail des personnels médicaux et non médicaux ;

« 2° Soit en exerçant des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation à l'encontre des personnes cherchant à s'informer sur une interruption volontaire de grossesse, des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans les établissements mentionnés au même article L. 2212-2, des femmes venues recourir à une interruption volontaire de grossesse ou de l'entourage de ces dernières. »

Les signataires coupables de ce délire sont :

  • François Hollande, Président de la République
  • Bernard Cazeneuve, Premier ministre,
  • Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé,
  • Jean-Jacques Urvoas, garde des sceaux, ministre de la justice,
  • Laurence Rossignol, ministre des familles, de l'enfance et des droits des femmes,
  • Ericka Bareigts, ministre des outre-mer.

Posté le 21 mars 2017 à 06h52 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2017

Macron veut inciter les hôpitaux à faciliter l'avortement

Emmanuel Macron déclare dans Elle :

"Je m’inquiète que, ces dernières semaines, certains aient à nouveau attaqué ce droit. Il ne faut pas banaliser l’IVG – y recourir n’est jamais anodin –, mais, pour que ce soit un droit réel, il faut en faciliter l’accès tout en assurant l’encadrement psychologique et le suivi. La solution n’est pas de contraindre les hôpitaux, déjà dans une grande difficulté organisationnelle ou financière. Plutôt que d’imposer une contrainte supplémentaire, je suis pour une politique d’incitation. Cela fait partie de la réforme de l’hôpital que je veux porter et qui vise à sortir de la logique de tarification à l’activité pour redonner à l’hôpital les moyens d’être un acteur de santé publique. Cependant, l’IVG ne se réduit pas un acte médical, il suppose un accompagnement dans la durée. C’est pourquoi l’accent, et les moyens, doivent être mis sur le planning familial

Posté le 20 mars 2017 à 22h38 par Michel Janva | Lien permanent

NKM ne veut pas rouvrir le débat sur le délit d’entrave à l’avortement

Nathalie Kosciusko-Morizet, chargée de la riposte républicaine du candidat Fillon, s’oppose à François Fillon sur le délit d’entrave à l’avortement, sur lequel elle ne souhaite pas revenir, alors que ce dernier a promis, dans Famille chrétienne, d'abroger cette loi contre laquelle il n'avait pas voté.

Posté le 20 mars 2017 à 21h52 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2017

IVG.net rassuré par les réserves du Conseil constitutionnel

Communiqué de presse d’ivg.net sur la décision du Conseil constitutionnel :

"Le Conseil constitutionnel vient de valider la loi Rossignol sur « le délit d’entrave a l’IVG » avec des arguments très discutables mais a introduit deux « réserves » dans ses attendus. Ces réserves sont très importantes car les juridictions pénales sont tenues de les suivre pour « interpréter » et appliquer la loi.

La première (N°14) concerne les sites internet : Ainsi « la seule diffusion d’informations à destination d’un public indéterminé sur tout support, notamment sur un site de communication au public en ligne (…) ne saurait être regardée comme constitutive de pressions, menaces ou actes d’intimidation au sens des dispositions contestées ». Cela signifie que les responsables de la publication ne peuvent pas être poursuivis du seul fait de diffuser des informations même « contestables » par les tenants de la culture de mort. Aussi les sites comme ivg.net ne peuvent pas être « fermés ».

La deuxième réserve (N°15) vise les conseils donnés sur l’IVG. S’il est prouvé que « des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation » ont été exercées à l’égard de personnes, le délit d’entrave à l’IVG ne sera constitué qu’à une double condition : il devrait d’une part y avoir sollicitation d’une « information, et non une opinion ». D’autre part, que cette information « porte sur les conditions dans lesquelles une interruption volontaire de grossesse est pratiquée ou sur ses conséquences » et qu’une information soit effectivement donnée « par une personne détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière ». Cette deuxième réserve fait référence surtout à l’écoute téléphonique (en particulier celle d’ivg.net). Le distinguo entre la sollicitation d’une « information, et non une opinion » est très contestable car, dans la pratique, les questions vont bien au-delà d’une simple demande de renseignements et débouchent sur un vrai dialogue avec la femme sur ses questionnements. Nous l’invitons à comprendre les enjeux pour elle et sa famille et nous sommes loin de l’information sur les «conditions dans lesquelles une IVG est pratiquée ».

Paradoxalement, cette réserve sera favorable pour déjouer les provocations. La personne qui veut nous piéger va solliciter en apparence une « information » mais voudra en fait connaitre notre « opinion » (présumée pro-vie…) pour mieux nous « dénoncer » à la vindicte médiatique. Ainsi les « testings » et « appels mystères » pourront être écartés des débats judiciaires sur le fondement de cette disposition qui fut sans doute inspirée par les diffamations de Mme Rossignol et ses amies du Planning familial quand elles affirmaient que nos écoutantes donnaient de fausses informations, de « fausses adresses », de « faux rendez-vous », faisaient des «pressions », etc… Ces affabulations grotesques, bien sûr, ne nous concernent pas mais sont hélas les principaux motifs de cette loi qui a une portée médiatique plus nocive pour la liberté des femmes que sa prétendue portée juridique.

Avec ces deux réserves, le Conseil constitutionnel a limité considérablement les cas d'application de cette loi… au moins en ce qui nous concerne ! Nous sommes d’autant plus serein qu’il n’est pas dans notre habitude de faire «des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation» à destination de quiconque."

Posté le 19 mars 2017 à 10h31 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2017

Délit d'entrave : il faudra s’attendre très rapidement à des opérations de testing des numéros verts et à des poursuites pénales

Grégor Puppinck, docteur en droit et Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ-Strasbourg), analyse pour Gènéthique la décision du Conseil Constitutionnel sur le délit d'entrave à l'avortement :

Le Conseil constitutionnel vient de valider la loi élargissant le délit d’entrave à l’IVG au numérique moyennant deux réserves ? Faut-il s’en réjouir ?

Le Conseil constitutionnel valide la loi tout en réduisant la portée de la modification apportée par l’élargissement du délit à l’entrave numérique à l’IVG. Par son interprétation, la décision des « sages » est un camouflet pour le gouvernement et l’actuelle majorité parlementaire, parce que ses réserves censurent une partie essentielle de leur loi. Les informations destinées à un public indéterminé – par exemple sur internet - ne sont plus menacées. De ce point de vue, on peut se réjouir de la décision. Elle donne raison aux nombreuses critiques formulées durant les débats parlementaires à l’encontre de ce texte liberticide.

Cependant, il faut souligner que l’interprétation du Conseil Constitutionnel maintient le délit à l’égard des « informations » destinées à un public « déterminé » par des personnes ayant des compétences réelles ou supposées en la matière. Ainsi, ce qui reste visé par la loi, ce sont surtout les services d’écoute et d’assistance téléphoniques, les « numéros verts » qui paraissent sur les sites pro-vie. Les personnes qui répondent à ces numéros verts pour écouter et conseiller les femmes qui appellent spontanément pourront être poursuivies pénalement dès lors que leurs propos sont susceptibles d’être interprétés comme étant de nature à induire volontairement en erreur dans un but dissuasif. Cela limite fortement leur faculté d’essayer de convaincre les femmes de ne pas avorter. Cependant, la loi peut aussi s’appliquer à tout autre mode de communication.

Cette décision du Conseil a-t-elle réglé tous les problèmes posés par cette loi ?

Non. La loi reste problématique. Elle demeure incompréhensible, très confuse, mal écrite dans sa structure. Elle ne permet pas de savoir précisément ce qui est interdit. Cela met en cause la sécurité juridique des personnes qui veulent agir pour la prévention de l’avortement. En effet, les éléments constitutifs du délit sont confus, ce qui en fait craindre une application arbitraire. La définition du délit ne permet pas aux personnes de régler leurs comportements pour éviter d’être punies. Cette insécurité juridique fait peser immédiatement un risque pénal sur les personnes qui agissent auprès des femmes pour les aider à mener à bien leur grossesse. Rien n’est plus équivoque que la notion « d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse ». Cette notion renvoie à l’idée qu’il y aurait une vérité officielle concernent l’IVG à laquelle il faudrait se conformer. Elle rend possible des poursuites pour avoir dit que l’IVG supprime une vie humaine, ou peut provoquer un syndrome post-abortif.

Quelles sont les implications concrètes de ces ambiguïtés ?

Concrètement, si on dit : « une IVG met fin à une vie », est-ce qu’on est dans l’allégation  qui exerce une pression morale ? Cette phrase va amener à réfléchir, c’est une pression morale. Dans quelle mesure est-ce une allégation ? Le moyen du délit est extrêmement flou…

Ce point n’est pas le seul à rester problématique ?

Non, en effet. Cette loi pénale reste discriminatoire, car unilatérale : elle ne sanctionne que les discours ayant « un but dissuasif », et non pas ceux ayant un « but incitatif » et qui minimisent, voire nient les aspects les moins plaisants de l’avortement. Inciter une personne à avorter tout en cachant ou minimisant les conséquences de cet acte échappe au champ d’application de cette loi. Une discrimination fondée sur l'opinion est donc opérée entre les messages "pro-avortement", épargnés par la loi, et ceux diffusant un message "Pro-vie", qui tombent seuls sous le coup de cette loi.

Est-ce que ça signifie qu’il ne sera plus possible de faire de la prévention ?

Il va effectivement devenir risqué de faire de la prévention directe auprès des femmes en détresse. Il y aura très probablement des opérations de testing avec enregistrement des conversations téléphoniques pour condamner les bénévoles qui donnent de leur temps pour écouter ces femmes. La loi met aussi en péril le « conseil de rue » qui se fait à proximité des cliniques d’IVG. C’est la faculté d’aider directement des femmes en détresse qui est mise à mal. Malgré la décision du Conseil constitutionnel, le cœur du problème demeure, cette loi porte une atteinte grave à la faculté des associations d’aider des femmes en détresse à garder leur enfant.

 La question des peines infligées n’a pas été abordée par le Conseil Constitutionnel ?

Non. Il est vrai que les peines sont très lourdes par rapport à ce qui se fait habituellement.

Quelles sont les prochaines étapes ?

La loi va être promulguée dès la semaine prochaine et elle entrera en vigueur immédiatement. Je pense qu’il faudra s’attendre très rapidement à des opérations de testing des numéros verts et à des poursuites pénales."

Posté le 17 mars 2017 à 17h50 par Michel Janva | Lien permanent

Des paroles et des actes : François Fillon promet d'abroger une loi contre laquelle il n'a pas voté

On découvre dans Famille chrétienne que François Fillon promet d'abroger la loi portant sur le délit d’entrave numérique à l’avortement s’il est élu à la présidence de la République.

« Le texte ne me convient pas. Il existe déjà des lois pour réprimer les propos ou les actes contraires à la liberté ». « J’étais contre l’instauration du délit d’entrave numérique et je constate que la décision du Conseil constitutionnel conforte mon idée qu’il faut prendre garde à la liberté d’expression. Il est en effet paradoxal de brader une liberté au nom d’une autre liberté ».

On se demande bien pourquoi il n'était pas à l'assemblée lorsqu'il aurait fallu voter contre cette loi.

Posté le 17 mars 2017 à 17h24 par Michel Janva | Lien permanent

Loi délit d’entrave à l’IVG : décision ambiguë du conseil constitutionnel

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« La décision du Conseil constitutionnel du 16 mars 2017 est ambiguë. La loi devient inopérante pour le contenu des sites Internet, initialement visés par le gouvernement. C’est justice d’autant que le site gouvernemental ne se prive pas de désinformer les femmes relativisant la portée de l’IVG. Seules sont punissables les ‘‘informations’’ faussées – non pas les ‘‘opinions’’ – portant sur les conditions de l’IVG ou ses conséquences, et communiquées par une personne ‘‘détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière.’’ Soit, mais comment faire la différence entre une information et une opinion ? Et qui le fera ? Quand Madame Rossignol affirme que l’IVG n’interrompt pas une vie, est-ce une information ou une opinion ? Peu importe d'ailleurs puisque seules sont visées les informations dissuadant de l’IVG. Celles qui l’encouragent sont en effet exclues de la loi. Voilà une discrimination que le Conseil laisse filer. »

Alliance VITA a déposé le 17 février 2017 une requête devant le tribunal administratif de Paris contre le ministère de la Santé concernant les informations inexactes ou non objectives sur l’avortement qui figurent sur le site officiel dédié à l’IVG.

Posté le 17 mars 2017 à 12h25 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2017

Le Conseil constitutionnel valide la loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'avortement

Avec deux réserves :

"Au regard du principe de légalité des délits et des peines et de l'objectif de valeur constitutionnelle d'accessibilité et d'intelligibilité de la loi, le Conseil constitutionnel a jugé les dispositions contestées suffisamment précises. 

Sur la conformité de ces dispositions à la liberté d'expression et de communication, le Conseil a jugé, en premier lieu, qu'en réprimant les expressions et manifestations perturbant l'accès ou le fonctionnement des établissements pratiquant l'IVG, ces dispositions ne portent pas une atteinte disproportionnée à l'objectif poursuivi.

Les dispositions contestées répriment également les pressions morales et psychologiques, menaces et actes d'intimidation exercés à l'encontre des personnels des établissements habilités, des femmes venues y recourir à une IVG ou de leur entourage, ainsi que des personnes venues s'y informer. Sur ce point, le Conseil constitutionnel a considéré que, dans la mesure où elles se limitent à réprimer certains abus de la liberté d'expression et de communication commis dans les établissements pratiquant l'IVG ou à l'encontre de leur personnel, les dispositions contestées ne portent pas à cette liberté une atteinte disproportionnée à l'objectif poursuivi. 

En dernier lieu, les dispositions contestées répriment également les pressions morales et psychologiques, menaces et actes d'intimidation exercés à l'encontre de toute personne cherchant à s'informer sur une IVG, quels que soient l'interlocuteur sollicité, le lieu de délivrance de cette information et son support. Sur ce point, le Conseil constitutionnel a formulé deux réserves d'interprétation. 

D'une part, sauf à méconnaître la liberté d'expression et de communication, la seule diffusion d'informations à destination d'un public indéterminé sur tout support, notamment sur un site de communication au public en ligne, ne saurait être regardée comme constitutive de pressions, menaces ou actes d'intimidation au sens des dispositions contestées. Les dispositions de la loi soumise à l'examen du Conseil constitutionnel ne peuvent donc permettre que la répression d'actes ayant pour but d'empêcher ou de tenter d'empêcher une ou plusieurs personnes déterminées de recourir à une IVG ou de s'informer sur celle-ci.

D'autre part, sauf à méconnaître également la liberté d'expression et de communication, le délit d'entrave, lorsqu'il réprime des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation à l'encontre des personnes cherchant à s'informer sur une IVG, ne saurait être constitué qu'à deux conditions : que soit sollicitée une information, et non une opinion ; que cette information porte sur les conditions dans lesquelles une IVG est pratiquée ou sur ses conséquences et qu'elle soit donnée par une personne détenant ou prétendant détenir une compétence en la matière.

Sous ces deux importantes réserves, le Conseil constitutionnel a jugé conforme à la Constitution la loi relative à l'extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse."

Posté le 16 mars 2017 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent


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