25 mai 2018

Le pape compare les avortements "thérapeutiques" aux pratiques du docteur nazi Mengele

Unknown-6Les membres du bureau européen de One of Us, fédération d’associations pro-vie et pro-famille, ont été reçus en audience le 18 mai par le Pape. Évoquant les expérimentations sur des embryons humains et l’avortement d’enfants à naître malades, le souverain pontife les a comparés aux pratiques du docteur nazi Josef Mengele (photo) et aux Spartes qui jetaient les nourrissons faibles du haut d’une montagne.

« Nous faisons pareil aujourd’hui (…) mais dans les laboratoires et les cliniques ».

Selon un article de Vatican News en italien du 22 mai, le Pape a ajouté :

« Quand je parle de ces choses, je m’échauffe trop et je perds le sens de la diplomatie ».

« Lutter pour la vie est lutter pour une culture où toute vie est respectée ».

Posté le 25 mai 2018 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2018

Etats-Unis : nouveau projet de loi de Trump pour couper les subventions au Planned Parenthood

Lu dans Présent :

Images-12"Les cliniques qui pratiqueront des avortements, ou qui conseilleront en priorité une procédure d’avortement, se verront privées du financement fédéral (en d’autres termes, les impôts des contribuables) prévu dans le cadre de l’assistance médicale aux futures mères. C’est en substance le texte d’un projet de loi que vient d’engager dans les rouages du Congrès le gouvernement du président Donald Trump.

La première et la principale victime de cette décision est l’organisation Planned Parenthood. Celle-ci s’affirme, sous le prétexte de « défendre le choix des femmes », comme la plus scandaleuse des boucheries humaines. Forte de 266 cliniques réparties sur tout le territoire des Etats-Unis, Planned Parenthood pratique en moyenne 350 000 avortements par an qui lui rapportent plus de 500 millions de dollars versés par Washington au titre d’une « assistance » aux femmes enceintes. En fait d’assistance, les femmes se voient conduites dans 95% des cas vers une seule solution : le meurtre de leur enfant.

Ce projet de loi fut l’une des premières promesses électorales du candidat Trump alors que les primaires républicaines venaient à peine de commencer, en février 2016. L’an dernier, les républicains du sénat avaient tenté de le transformer en loi, mais il leur manqua deux voix – celles de Susan Collins du Maine et Lisa Murkowski de l’Alaska – pour atteindre leur objectif. Ces deux féministes fanatiques refusèrent d’« arracher » – c’est leur terme – la manne fédérale à Planned Parenthood. [...]"

Posté le 24 mai 2018 à 11h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

23 mai 2018

Marches pour la vie en Argentine

Environ 3 millions de personnes, dont 300 000 à Buenos Aires, ont défilé pour le respect de la vie le 20 mai :

Cette marche pour la vie s'est déroulée alors que le débat sur la dépénalisation de l’avortement fait rage en Argentine. Le mois prochain le projet de loi sera examiné au moment du mondial de foot, c’est-à-dire lorsque l'attention sera détournée...

Posté le 23 mai 2018 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

22 mai 2018

Culture de mort : La contre-Pentecôte continue de légiférer dans le vide

Extrait de l'homélie de Pentecôte du père abbé de Triors, Dom Courau :

Unknown-36"... Sous nos yeux, les signes visibles de Dieu disparaissent, ceux du démon se multiplient : Tertullien dit de lui qu’il singe Dieu. Malgré tout la Pentecôte est là, humblement triomphante, dénonçant sans sarcasme l’inanité de ses caricatures falsifiées. Et cela est extrêmement concret : voici 50 ans en mai 68 de prestigieuses et fallacieuses promesses furent faites pour éviter tout effort moral. Faites-vous plaisir, tuer le temps : ces adages qui sévissent toujours, prétendent aider à supporter le triste présent avec son décor sans âme ; mais le divertissement pascalien cache mal le grand ennui qu’à juste titre, la jeunesse cherche à fuir. L’adage touche surtout la vie affective « sans risque » comme on dit, c’est-à-dire en révolte contre l’ordre divin. La loi Neuwirth a consacré cette transgression, enclenchant peu après la loi Veil.

Mais voici 50 ans également, le Bx Paul VI promulguait à l’automne l’encyclique Humanae Vitae pour réaffirmer à l’inverse le beau projet de Dieu sur le mariage et l’affectivité humaines. Le vent de Pentecôte continue : par là, le futur saint donne la clé de notre bonheur, à l’image et ressemblance divine. Les clichés et les refrains de l’époque -ils sévissent toujours et plus que jamais devant nous- y sont retournés, pour dégager en faveur de l'Esprit de Pentecôte les splendeurs du mariage humain. Ses exigences, certes, font peur au regard superficiel, mais le bel effort qu’il requiert, donne à l’affectivité de s’épanouir, la libérant du mensonge pour déployer son énergie de vie et toutes ses virtualités.

La Pentecôte se poursuit ainsi avec son vent qui décoiffe, mais surtout avec sa flamme qui réchauffe. La contre-Pentecôte continue de légiférer dans le vide, cherchant en vain à ordonner le désordre, à équilibrer les déséquilibres affectifs après les avoir adulés. On dirait un médecin sans foi ni loi, s’épuisant vainement en soins palliatifs pour les situations sans nom qu’il a créées.

L’évangile de la vie, comme l’eau chaude, n’est pas à inventer : il est là dans la droiture de tout cœur humain ; il est à respecter et à aimer. Un livre vient de paraître laissant chanter la beauté du projet divin qui passe par le respect de la femme. Titré Recevoir le féminin (Gabrielle Vialla, édition fecOndite, avril 2018), il fait découvrir le trésor où Dieu a déposé tant de merveille et de délicatesse. Méditer l’objet de la fête de ce jour nous met nécessairement en contact avec la réalité de la famille, de la femme donc et de l'homme d'aujourd'hui. L’actualité la plus criante ne peut être éclairée que par l'Esprit-Saint qui donne d’analyser sans vaine peur le monde d'aujourd'hui. L'Esprit des prophètes a toujours vocation de renouveler la face de la terre, de la mettre dans la joie et dans Sa paix qui n’est que la tranquillité du cœur humain adapté au plan divin.

Le Cénacle fait sortir les apôtres dehors pour y mettre l’incendie d’amour. Au dedans, le recueillement de Marie la Mère de Jésus avec les autres Marie de l’évangile porte la fécondité de leur apostolat. Elle est fêtée désormais par la liturgie comme la Mère de l’Église, protégeant le rayonnement divin de celle-ci pour le salut des hommes."

Posté le 22 mai 2018 à 21h30 par Michel Janva | Lien permanent

"Tuer un enfant, est-ce la solution ?"

France Info s'est intéressé aux militants pro-vie d'Irlande, qui appellent à voter non au référendum sur l'avortement :

14996045"Kathryn Egan ouvre délicatement sa main. "Vous voyez, c'est à ça que ressemble un bébé à douze semaines", dit-elle. Au creux de sa paume, cette Irlandaise de 62 ans tient un petit objet rose en plastique. Il s'agit d'une représentation d'un fœtus aux yeux fermés, les membres recroquevillés. "Oh, je ne savais pas, je n'avais jamais vu ça..." répond une habitante debout sur le seuil de sa maison, en se penchant pour observer l'objet."C'est normal, ni les médias ni le gouvernement ne montrent ça", reprend la militante "pro-vie", en remettant l'accessoire dans sa poche.

Durant deux heures, la banquière et son binôme, Félin Donelly, un médecin généraliste, quadrillent un lotissement du nord-ouest de Galway, dans l'ouest – conservateur – de l'Irlande. Dans la fraîcheur de ce début mai, les deux bénévoles pour le groupe anti-avortement Love Both ("Aimez les deux", autrement dit la mère et "l'enfant à naître") se déplacent de maison en maison pour diffuser leur "propagande", comme ils la nomment. Ils sondent les habitants en vue du référendum du 25 mai. Les Irlandais doivent en effet se prononcer sur l'abrogation du 8e amendement de la Constitution, qui interdit l'avortement dans le pays, sauf en cas de danger de mort pour la mère.

"J'ai rencontré tellement de femmes inconsolables après avoir avorté. En tant que médecin, on ne peut ignorer cette souffrance", souffle Félin Donelly, 50 ans, en glissant un tract dans une boîte aux lettres. "Cette souffrance nous y faisons très attention, assure Kathryn Egan, en frappant à une nouvelle porte. Le bébé en plastique, on ne le sort pas tout le temps. Pour les femmes qui ont eu une fausse couche, cela peut être très violent. On essaye de voir quelle personne se trouve face à nous."

Comme eux, environ "3 000 personnes" dans le pays militent activement pour le "non" à l'abrogation du 8e amendement, selon les chiffres d'un responsable de la campagne. Un vote positif permettrait au Parlement de légiférer et d'élargir l'accès à l'avortement. Pour le moment, le gouvernement de Leo Varadkar du parti Fine Gael (centre-droit), à l'initiative de ce référendum, s'est prononcé pour légaliser l'avortement jusqu'à 12 semaines, comme le Sinn Féin (républicanisme irlandais), le Labour (gauche) et le Parti vert (écologiste).

14999597Depuis l'annonce du référendum il y a deux ans, des centaines de militants "pro-vie" se sont mis en ordre de marche. A Galway, des affiches géantes de fœtus et d'échographies couvertes de chiffres et de slogans bordent désormais l'allée principale de la ville. On y voit un nouveau-né "surpris" d'apprendre qu'on souhaite "légaliser l'avortement jusqu'à six mois", ou invitant les Irlandais à "rejoindre la rébellion".

Les "pro-vie" mènent une guerre de communication, avec un discours millimétré pour contrer les "pro-choix". La référence au Royaume-Uni, l'ancien colonisateur et pays où de nombreuses Irlandaises vont avorter, est permanente. "Un enfant sur cinq est avorté en Grande-Bretagne", "depuis la légalisation de l'avortement en Grande-Bretagne, le taux d'avortement a explosé", répète en chœur un groupe de jeunes militants à la sortie du cinéma de Galway, encore animés par la projection d'un film sur un médecin américain pratiquant des avortements, condamné en 2013 pour le meurtre de bébés nés en vie. [...]

"Les pro-avortement n'arrêtent pas de parler de choix mais ils n'évoquent que celui de l'avortement", dénonce Patrick Finegan, fils de fermier aux boucles blondes. "Est-ce que tuer un enfant est la solution ? Le 'bébé à naître' n'a lui jamais le choix !" s'indigne le jeune homme de 21 ans, membre d'une association d'aide aux enfants trisomiques. "Il y a plein d'autres façons d'aider les femmes qui ne veulent pas de leur enfant, pensez à l'adoption, renchérit son ami Radko Vykukal, 22 ans. Depuis la légalisation du mariage gay [en 2015], la demande d'enfants est d'autant plus grande. [...]"

Posté le 22 mai 2018 à 15h40 par Michel Janva | Lien permanent

21 mai 2018

Avortement : les femmes sont-elles vraiment libres ?

Le « droit à l’IVG » est devenu aujourd’hui si « fondamental » qu’il est difficile d’évoquer les risques de l’avortement pour la santé physique ou psychologique des femmes, compliqué de contester ce qui est devenu une "valeur de la République", sous peine de poursuites. Marie Philippe, fondatrice du site IVG.net, a accueilli plus de 10 000 femmes avant ou après l’avortement. Son expertise l’a conduite à faire une investigation poussée pour dévoiler ici une autre face de l’avortement, de ses causes et de ses conséquences. 

La « liberté » de la femme est-elle bien respectée ? Quelles sont les pressions de l’entourage pour l’inciter à l’avortement ? La frontière entre enfant « désiré » ou « non désiré » est-elle si tranchée ? L'ouvrage livre les terribles témoignages de jeunes filles obligées par leurs parents à avorter, les menaces affectives de ces hommes qui menacent de partir si leur conjointe n'avorte pas, ces médecins qui poussent à l'avortement, ces infirmières et autres chirurgiens qui oeuvrent dans cette industrie abominable...

Ivg"[C]e qui est le plus frappant, dans ce "combat intérieur" que mènent ces femmes contre elles-mêmes, c'est de voir l'importance qu'exerce sur elles la pression psychologique de l'entourage. C'est cette pression qui transforme le coeur des femmes et qui amoindrit leur liberté. Cette pression semble de plus en plus forte dans la société actuelle qui est de plus en plus normative."

"Aujourd'hui en France, aucun dispositif légal ne protège les femmes victimes de pressions psychologiques qui pourraient les pousser à avorter. Cette logique considère que l'avortement n'est pas simplement une possibilité aux conséquences éventuellement négatives, mais un droit "fondamental" à un acte forcément positif. [...] La réalité vécue peut être très différente : quand une femme est enceinte dans une situation "compliquée", c'est souvent l'entourage qui pousse à l'avortement, parfois jusqu'à la violence psychologique ou physique. L'adolescente enceinte qui est "mise à la porte" de chez elle reste aujourd'hui encore une situation assez fréquente."

"On parle beaucoup d'égalité hommes/femmes. Or, quand il est question d'avortement, je suis frappée par la domination qu'exercent les hommes à ce sujet : ce sont eux les premiers demandeurs de l'IVG pour leur compagne. Ils le font avec une agressivité redoutable et les pires menaces. Ils sont ainsi les plus ardents défenseurs du "droit" à l'IVG, sur les réseaux sociaux et même au téléphone. Et bien sûr, ils ne subissent pas les graves conséquences que je n'ai fait q'esquisser dans cette étude. Quand nous recevons des injures des menaces par mail ou au téléphone, elles proviennent à 90% d'hommes qui nous accusent en fait implicitement de les "déranger".

Posté le 21 mai 2018 à 09h22 par Michel Janva | Lien permanent

12 mai 2018

Chypre : l'Eglise orthodoxe s'oppose à la légalisation de l'avortement

Lu ici :

Ephreme-vatopedi"L’archimandrite Éphrem, higoumène du monastère athonite de Vatopédi, a envoyé une lettre au parlement chypriote, exhortant le gouvernement à ne pas légaliser l’avortement dans le pays. Actuellement, l’avortement est interdit à Chypre, mais il est maintenant question de changer la loi après que le Parlement européen a signifié aux représentants du gouvernement chypriote que proscrire l’avortement est considéré comme une violation des droits de la femme dans l’Union européenne.

En tout état de cause, l’Église orthodoxe ne soutient pas cette position, du fait que l’être humain est vivant, à l’image de Dieu, dès sa conception. Des représentants du clergé chypriote ont interpelé le gouvernement à ce sujet, soulignant que leurs intentions étaient pécheresses. « Priver un enfant à naître de son droit à la vie est l’un des crimes des plus odieux qu’une mère puisse commettre », écrit l’higoumène Éphrem. Celui-ci a également mentionné que la décision du Parlement chypriote pourrait provoquer des problèmes à caractère national et démographique, menant au déclin du peuple chypriote grec. L’higoumène athonite a invité le gouvernement chypriote à revoir le projet de loi. Malgré cela, une fin de non recevoir lui a été opposée.

En 2014 déjà, le père Éphrem s’était adressé au congrès du mouvement « pro-vie » à Moscou en 2014, disant qu’il « était inacceptable que des délits aussi terribles que les avortements soient commis dans les pays orthodoxes, qui plus est, dans une telle ampleur. Ce phénomène doit nous faire sérieusement réfléchir, je dirais que nous devons êtres choqués et angoissés, nous devons tirer la sonnette d’alarme ! » Durant le tournage d’un documentaire pro-vie en 2016, il est revenu sur ce sujet : « Vous devez travailler dur et faire votre mieux pour vivre conformément aux règles de l’Église si vous voulez combattre sérieusement l’avortement. Aujourd’hui, les gens se tuent facilement les uns les autres. Les parents tuent leurs propres enfants. Nous prions sur la sainte Montagne de l’Athos, et, de votre côté, vous devriez vous efforcer d’expliquer aux gens que l’avortement est un meurtre horrible. Une lourde responsabilité pèse sur les épaules de ceux qui permettent l’avortement. Un crime est accompli par les médecins, les parents et la femme qui procède à un avortement. Ceux-ci sont interdits dans les pays musulmans. Mais malheureusement, dans nos pays où nous gardons la vérité de l’orthodoxie, ils sont légalisés, et c’est très triste. C’est pourquoi nous devons tous lutter contre le meurtre qui est appelé avortement », a-t-il dit.

Posté le 12 mai 2018 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent

11 mai 2018

Marie-Madeleine Dienesch, résistante, député et secrétaire d'Etat, a milité contre l'avortement : doit-elle être oubliée ?

Capture d’écran 2018-05-11 à 15.48.00Marie-Madeleine Dienesch est née au Caire, en Egypte, le 3 avril 1914, et fut élue député des Côtes-du-Nord en 1945. Adhérente du mouvement de Résistance Libération-Nord, militant à la libération d’abord dans les rangs de la CFTC puis en mettant sur pied l’Union féminine civique et sociale des Côtes-du-Nord, elle a accédé aux premiers rôles au sein de la section départementale du MRP.

Député des Côtes-du-Nord de 1945 à 1981, d’abord sous l’étiquette du MRP puis au sein de l’écurie gaulliste, elle fut secrétaire d’Etat pendant six ans sous les gouvernements de Georges Pompidou, Maurice Couve de Murville, Jacques Chaban-Delmas et, enfin, Pierre Messmer. Après un bref – deux mois ! – passage au secrétariat d’Etat à l’Education nationale, elle est ensuite nommée à « l’Assistance sociale et à la réadaptation », maroquin qu’elle conserve de juillet 1968 à mai 1974.

Marie-Madeleine Dienesch est la seule femme à avoir siégé aussi longtemps à l’Assemblée nationale sous les IVe et Ve République. Une performance d’autant plus remarquable que cette carrière s’effectue bien avant la loi sur la parité. Elle expliquait :

"Ceux qui m’attaquaient le plus violemment n’étaient ni les communistes ni les socialistes, mais des anti-féministes viscéraux qui ne supportaient pas que des femmes aient de nouvelles responsabilités. Ils ne représentaient en fait qu’une faible partie, heureusement, du corps électoral. L’ensemble de la population avait accepté avec enthousiasme ce renouveau de la vie politique ».

Alain Cadec, patron LR du département des Côtes-d'Armor (le nom Côtes-du-Nord a été abandonné en 1990), a décidé de baptiser un nouvel établissement public qui ouvrira en septembre à Lamballe du nom de l’ancienne député gaulliste (1914-1998).

La section locale du Parti communiste conteste cette décision et crée un peu d'agitation relayée par Ouest-France :

« Nous ne pensons pas compatible qu’une élue, qui a milité notamment contre la contraception et l’avortement, ait son nom porté aux côtés de notre devise républicaine où la liberté de conscience et d’expression est si fortement présente. »

Et quelques militants ajoutent :

"Nous nous opposons au nom annoncé par le président du conseil départemental pour le nouveau collège de Lamballe. Marie-Madeleine Dienesch a certes été résistante et ministre, mais elle a également présidé l’association Laissez-les vivre et a farouchement milité contre la contraception et l’avortement. Un collège public ne peut pas porter le nom d’une opposante aux droits de la femme et aux droits à l’égalité."

En fait, Marie-Madeleine Dienesch avait simplement présidé une grande réunion de Laissez-les-Vivre à la Mutualité le 5 mars 1971. Mais c'est déjà trop pour les avorteurs.

Posté le 11 mai 2018 à 16h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

09 mai 2018

Référendum sur l'avortement en Irlande : les réseaux censurent

A lendemain d’une annonce de Facebook, Google a annoncé bloquer les publicités au sujet du référendum irlandais sur l’avortement sur son moteur de recherche et sur YouTube. Alors que les médias font campagne pour le oui, les réseaux sociaux se trouvent ainsi censurés sur le sujet...

Ce référendum aura lieu le 25 mai. Dans Famille chrétienne, Katie Murray qui fait partie de Pro Life Campaign, déclare :

P3-1-1024x686"Je suis enceinte depuis très exactement douze semaines. Je comprends donc très concrètement ce que signifie l’avortement libre jusqu’à douze semaines, tel qu’il sera autorisé si le « oui » l’emporte. À l’origine, je n’étais pas du tout intéressée par la défense de la vie. J’ai commencé à me pencher dessus il y a cinq ans, lorsque certaines dérogations ont été introduites. Peu à peu, ce sujet m’a intéressée. Le mouvement prolife est en plein essor depuis cinq ans dans le pays.

Que faites-vous, concrètement ?

Avec l’organisation dont je suis membre, je fais du porte-à-porte. Un nombre phénoménal de gens est mobilisé chaque jour dans tout le pays, beaucoup d’étudiants, de jeunes professionnels. Notre organisation réunit des chrétiens de toutes dénominations ou des agnostiques. Notre slogan ? « Love them both », aimez-les tous les deux, la mère et l’enfant qu’elle attend. [...]

Quelle est l’atmosphère de cette « campagne » ?

Nous étions prêts, car nous nous préparions depuis des années. Mais le gouvernement est généralement contre nous, de même que les médias, qui promeuvent systématiquement le camp adverse. [...]"

Posté le 9 mai 2018 à 19h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

07 mai 2018

Le Pape invite à aimer la vie de sa conception à sa mort naturelle

Cq5dam.thumbnail.cropped.750.422Dimanche midi, lors de la prière du Regina Coeli, le Pape a commenté l’Evangile du jour en exhortant à prendre soin des personnes âgées, des malades, des enfants à naître :

«En définitive, la vie est toujours à protéger et à aimer de sa conception à sa mort naturelle».

L’Amour du Christ n’est pas un sentiment superficiel, mais un comportement fondamental du cœur qui se manifeste dans le fait de vivre selon son souhait. Les catholiques doivent ainsi suivre les enseignements de Jésus, et en particulier celui-ci «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé». Il faut également passer à l’action, les paroles ne suffisent pas et ainsi le Pape rappelle que «l’amour s’accomplit  dans la vie de tous les jours, dans nos comportements, nos actions, sinon c’est seulement quelque chose d’illusoire».

Comment partager avec autrui cet amour qui vient de Dieu ? Là encore, il faut des faits, comme l’a indiqué Jésus plus d’une fois. Avec qui le partager ? Avec

«celui que je rencontre sur ma route qui, avec son visage et son histoire, m’interpelle ; celui qui du seul fait de sa présence me pousse à abandonner mes intérêts et mon confort ; celui qui est en demande de ma disponibilité pour l’écouter et faire un morceau du chemin ensemble».

Le Pape exhorte à se montrer disponible envers chacun, «peu importe qui il est et dans quelle situation il se trouve». Et il faut commencer par ceux qui sont proches, la famille, les collègues ou camarade de classe.

«De cette façon, si je reste uni à Jésus, son amour peut atteindre l’autre et l’attirer à lui, à son amitié».

Cet amour pour les autres ne peut être réservé à des moments exceptionnels. Il doit devenir une constance dans notre existence.

«Voilà pourquoi nous sommes appelés à protéger les personnes âgées comme un trésor précieux et avec amour,  même s’ils posent des problèmes économiques ou des désagréments. Voilà pourquoi aux malades, même au stade terminal, nous devons donner toute l’assistance possible. Voilà pourquoi les enfants à naître sont toujours à accueillir, voilà pourquoi en définitive, la vie est toujours à protéger, à aimer de sa conception à sa mort naturelle».

Posté le 7 mai 2018 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent

03 mai 2018

Etats-Unis : l'avortement quasiment interdit dans l'Iowa

AYixg5F6_400x400Mercredi 2 mai, l'État de l'Iowa a voté une loi particulièrement contraignante sur l'avortement. A l'exception des femmes victimes de viol ou d'inceste, l'avortement est désormais interdit, à partir du moment où les battements du cœur du fœtus sont détectés, soit vers la sixième semaine de grossesse.

Le texte doit encore être promulgué par la gouverneure de l'Iowa, Kim Reynolds (photo), républicaine et pro-vie.

Posté le 3 mai 2018 à 22h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Eugénisme : ils n'ont pas pu éliminer leur enfant malformé, ils sont indemnisés

Unknown-29La cour administrative d’appel de Nantes a condamné le CH de Flers à verser 20 000 € aux parents d’un bébé parce qu'il est né handicapé. L’anomalie de la moelle épinière dont souffre le petit garçon, âgé aujourd’hui de 6 ans, n’avait en effet été détectée qu’à la dernière échographie. La mère avait alors été transférée en urgence au centre hospitalier universitaire de Caen, où elle avait accouché deux jours plus tard.

Elle et son compagnon avaient par la suite fait reconnaître la « faute » des médecins en juin 2016, mais le tribunal administratif de Caen ne leur avait pas accordé d’indemnisation pour autant. Eux demandaient 120 000 € de dédommagements pour l’ensemble de leurs préjudices « moral » et « professionnel ». Leur avocat explique :

« Ils n’ont pas été en mesure de bénéficier d’un diagnostic prénatal (…), qui leur aurait permis de faire le choix d’une interruption médicale de grossesse ».

« Leur enfant souffre d’une pathologie encore non opérée, qui justifie un suivi médical particulier. Ils vivent au quotidien dans la peur de l’apparition de symptômes liés à cette pathologie, qui pourraient être à l’origine de graves séquelles pour leur fils. »

L’arrêt de la cour administrative d’appel précise :

« 80 % des parents informés d’une telle malformation décident de recourir à une interruption médicale de grossesse »

Le jugement est en ligne.

Posté le 3 mai 2018 à 20h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

01 mai 2018

La communauté presbytérienne a critiqué les propositions du gouvernement irlandais sur l'avortement

Capture d’écran 2018-05-01 à 11.50.48Dans une lettre bien sentie, lue dans toutes les églises presbytériennes de la République, le modérateur, le Dr Noble McNeely a conseillé aux fidèles d'examiner attentivement les implications du référendum sur l'avortement du 25 mai et de "voter en accord avec leur conscience". La lettre a également été signée par l'ancien modérateur, le Dr Trevor Morrow, basé à Dublin, et le révérend Trevor Gribben, greffier de l'Assemblée générale. Le haut clergé ne peut pas donner des consignes de vote, mais il a clairement indiqué la forte opposition de la communauté au projet de loi.

L'"Église presbytérienne" a conclu qu'une «protection significative de l'enfant à naître ne peut être assurée que si l'amendement est maintenu» - une référence au huitième amendement de la Constitution de la République, qui reconnaît l'égalité du droit à la vie de la mère et de l'enfant à naître. banissant de fait les avortements. Si l'amendement est abrogé, il permettra au gouvernement irlandais de légiférer sur l'avortement comme il l'entend, probablement jusqu'à 12 semaines. De ce fait, la communauté conseille à ses membres de voter «non» au référendum.

Le haut clergé a également souligné dans sa lettre que des représentants presbytériens avaient écrit à tous les députés et sénateurs en janvier. Ils avaient souligné la valeur de la vie humaine et l'importance de prendre soin des femmes, des enfants et des familles en temps de crise. Ils ont également exhorté les politiciens "à travailler pour une Irlande véritablement progressiste où les faibles et les vulnérables, y compris les enfants dans le ventre, sont chéris et protégés".

Cependant, la situation a évolué depuis, et les dirigeants presbytériens ont souligné que même s'il y avait des opinions divergentes dans la communauté sur ce sujet, les dernières propositions sont si radicales que le seul moyen de protéger l'enfant à naître est de rejeter l'abrogation du Huitième amendement.

L'opposition presbytérienne à l'abrogation de l'amendement est en accord avec les autres grandes Églises d'Irlande. Les deux archevêques d'Armagh - le prêtre Richard Clarke de l'Église d'Irlande et le primat catholique Eamon Martin - se sont toujours opposés à un accès illimité à l'avortement et ont vivement critiqué les dernières propositions du gouvernement irlandais visant à modifier la constitution.

Posté le 1 mai 2018 à 11h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

27 avril 2018

L'assasinat d'Elfie Evans, un avortement post-naissance ?

Pour justifier sa décision de faire mourir Alfie, la Cour britannique écrit tranquillement qu'il n'était pas un enfant planifié. Ce n'est finalement qu'une IVG un peu tardive ?

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Posté le 27 avril 2018 à 08h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

26 avril 2018

Création d’un monument « en mémoire des victimes de l’avortement »

Vous l'avez deviné, ce n'est pas en France mais dans l'Etat du Tennessee :

Unknown-12"Après la Chambre de l’Etat du Tennessee, c’est au tour du Sénat d’approuver, à vingt-trois voix pour et trois contre, la création d’un monument « en mémoire des victimes de l’avortement ».

Si le gouverneur approuve le texte, le monument, qui ne sera pas financé par des fonds publics et dont la taille n’a pas été spécifiée, sera installé sur un terrain situé à Nashville. Il est non seulement dédié aux enfants non-nés, mais aussi aux « femmes contraintes à l'avortement », aux « pères qui ne peuvent pas protéger leur enfant à naître », aux « frères et sœurs qui perdent un frère et une sœur » et à « la société dans son ensemble qui devient grossière parce que la vie est dépréciée», comme l’a expliqué le républicain Bill Dunn.

Ce dernier a comparé le futur monument à celui qui a été érigé au capitole en mémoire des victimes de la Shoah et de l'esclavage, un même « type d'inhumanité ». Selon lui, « ces deux monuments déjà installés reconnaissent que des atrocités ont eu lieu parce que des êtres humains ont été traités comme moins qu'humains. Dans les deux cas, les vulnérables et les sans-défenses ont été soumis à la volonté des puissants »."

Posté le 26 avril 2018 à 23h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Cette droite qui n'a pas un métro de retard face à la gauche

G3dJJ_ND_400x400Dans un courrier adressé mercredi à la présidente de la RATP, Valérie Pécresse (LR) présidente d’Ile-de-France Mobilités, lui fait part de son souhait d’ajouter à la station Europe, sur la ligne 3, le nom de Simone Veil.

Posté le 26 avril 2018 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

25 avril 2018

L'Association Médicale Mondiale menace l'objection de conscience et le respect de la vie

Capture d’écran 2018-04-25 à 19.38.13Fondée en 1947 en réaction aux expérimentations médicales nazies, l’Association médicale mondiale (AMM) est aujourd'hui sur le point d'adopter un texte remettant en cause ses propres principes. Un projet de « Déclaration sur l'avortement médicalement prescrit (IMG) » pourrait en effet affaiblir le positionnement éthique de cette association internationale au détriment de l'indépendance des médecins et de la protection des enfants à naître.

L'ECLJ a écrit à toutes les organisations nationales de médecins, membres de l'AMM, pour les inciter à amender ce texte à l'occasion de la session du Conseil de l'organisation qui a lieu cette semaine à Riga (Lettonie), puis de l'Assemblée générale prévue en octobre 2018 à Reykjavik (Islande). Les discussions ne sont malheureusement pas publiques. L'ECLJ a néanmoins pu consulter un projet de « Déclaration sur l'avortement médicalement prescrit (IMG)». Dans son état actuel, il est la source de deux inquiétudes :  

Dans son courrier, l'ECLJ a demandé à chaque organisation nationale de médecins de maintenir les principes éthiques fondateurs de l'AMM, conformément au droit international des droits de l'homme. L'ECLJ tient à cet égard à rappeler que le droit à l'objection de conscience est une composante essentielle du droit fondamental à la liberté de conscience. Par ailleurs, il n'existe aucun « droit à l'avortement » en droit international mais seulement un droit au respect de la vie.

Posté le 25 avril 2018 à 19h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

23 avril 2018

Guillaume Peltier fait allégeance à la culture de mort

Posté le 23 avril 2018 à 11h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

18 avril 2018

Contraception : la roulette russe

Capture d’écran 2018-04-18 à 19.22.42En quelques jours, on note des accidents industriels concernant

Capture d’écran 2018-04-18 à 19.22.07Les accidents récurrents concernant ces produits encourageant la débauche sexuelle vont certainement poser à recourir au fameux stérilet, produit abortif. Le nouveau magazine Aime publie ainsi dans son dernier numéro un article un peu léger sur le stérilet (ici page 20). Si l'article rappelle quand même que 

"d'un point de vue éthique, ils empêchent tous deux [le Dispositif Intra-Utérin et le Système Intra-Utérin] le développement d'une vie humaine en entravant l'implantation de l'oeuf dans l'utérus".

la conclusion est assez relativiste :

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Le stérilet agit en tuant le petit "œuf" humain une semaine après sa conception en l'empêchant de se fixer dans l'utérus (nidation). Là ce n'est pas la roulette russe pour l'embryon : c'est l'extermination garantie. Cela provoque ainsi des avortements à répétition. Beaucoup de femmes sous stérilet pensent être à "l'écoute de leur cycle". C'est aussi ce que leur dit leur gynécologue. Dans une certaine mesure c'est vrai. Elles disent pouvoir avoir des rapports au moment de l'ovulation quand la libido est au top. Enfin elles le font en concertation de couple. La conclusion de l'article est donc bien grave, car elle conforte les femmes dans la pire des solutions dites contraceptives.

Pilule, stérilet, préservatif ? C'est la mentalité contraceptive qui est dégradante pour le couple. Pourquoi ne pas évoquer plutôt les méthodes de régulation naturelle des naissances, qui sont à l'opposé de la culture de mort contraceptive ?

Posté le 18 avril 2018 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes veut constitutionnaliser l'avortement

Arton1322-74ff0Le Haut Conseil à l’Égalité a remis ce jour à François de Rugy, Président de l’Assemblée nationale, son Avis relatif à la révision constitutionnelle : « Pour une Constitution garante de l’égalité femmes-hommes » - sujet dont le Haut Conseil à l’Egalité s’est autosaisi, après l’annonce par le Président de la République devant le Congrès le 3 juillet 2017.

Si la Constitution en vigueur ne fait pas obstacle à l’égalité femmes-hommes, elle n’en est pas la garante absolue, ni la pierre fondatrice, et porte encore les traces de siècles [sic] d’exclusion des femmes de la citoyenneté. Aussi le Haut Conseil formule 9 recommandations visant à :

1. Rendre visible et explicite l’égalité femmes-hommes au cœur de la Constitution : en consacrant l’égalité de tou.te.s [sic] les citoyens et les citoyennes devant la loi « sans distinction de sexe », comme c’est le cas pour l’origine ou la religion ; en usant du féminin à égalité avec le masculin et notamment en remplaçant l’expression « Droits de l’homme » par « droits humains ».

2. Empêcher d’éventuels reculs et permettre de nouvelles avancées dans la réalité :

. Concernant le partage du pouvoir à égalité entre les femmes et les hommes :
> En garantissant (plutôt que favorisant) l’égal accès aux mandats électoraux et aux fonctions électives, ainsi qu’en précisant que toutes les nominations prévues par la Constitution le sont en nombre égal de femmes et d’hommes (telles que celles du Gouvernement, du Conseil Constitutionnel, des préfet.e.s ou des ambassadeurs et ambassadrices) ;
> En limitant le cumul des mandats à 2 mandats concomitants et 3x3 mandats dans le temps parmi lesquels 3 mandats de à la tête d’un exécutif local ; 3 mandats de membres d’un exécutif local, hors tête de l’exécutif ; 3 mandats parlementaires.

. Concernant trois droits fondamentaux nouveaux, en reconnaissant dans la Constitution :
> Le droit à la contraception et à l’avortement ;
> Le droit à une vie sans violence sexiste et sexuelle ;
> Le droit de bénéficier à égalité des financements publics de l’Etat et des collectivités territoriales.

Dans son avis, le HCE s'en prend à la Pologne, aux Etats-Unis et aux Survivants (page 19) :

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Posté le 18 avril 2018 à 16h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

12 avril 2018

Les bobards des militants de l'avortement en Pologne

Lu dans Présent :

Capture d’écran 2018-04-11 à 20.41.26"L’actrice polonaise Maja Bohosiewicz soutenait les manifestations « noires » contre le projet de loi citoyen visant à interdire en Pologne les avortements eugéniques. Ce n’est plus le cas depuis qu’elle a lu ce projet de loi citoyen (en fait un simple amendement à la loi actuelle). L’actrice a alors écrit sur son profil Facebook : « J’ai lu la loi et je suis un peu choquée parce qu’il n’y a rien dans cette loi qui me choque. Je croyais qu’on ne pourrait plus faire d’examens prénataux, qu’un médecin qui voudrait me sauver la vie irait en prison si le fœtus meurt. Ce sont des bobards. »

Ben oui, forcément, les organisateurs et organisatrices de ces manifestations ne vont pas dire, même si c’est la vérité : « nous protestons contre le projet d’interdire l’assassinat dans le ventre de leur mère des enfants touchés par la trisomie 21. » Suite à la vague d’insultes sur son profil Facebook, les pro-avortements n’étant pas, en Pologne comme ailleurs, des adeptes de la liberté de pensée et d’expression, l’actrice a encore expliqué qu’elle n’irait plus à ces manifestations « noires » parce qu’on y voit et entend des paroles haineuses et que les revendications vont bien plus loin que la défense du statu quo actuel. On y demande en effet la légalisation de l’avortement à la demande. Du reste, ces manifestations ont attiré cette année nettement moins de monde que l’année dernière et les médias pro-avortement ont dû ressortir des images de 2016 pour faire croire à une grande mobilisation pour l’avortement en Pologne."

Posté le 12 avril 2018 à 11h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

11 avril 2018

14 avril : prière de SOS Tout-Petits à Saint-Germain-en-Laye

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Posté le 11 avril 2018 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent

09 avril 2018

10 avril : conférence de Stéphane Mercier à Paris

Unknown-5Stéphane Mercier, le professeur licencié de Louvain pour avoir osé parler de l'avortement avec ses étudiants, donnera une conférence mardi 10 avril au Centre Bergère, Paroisse Saint-Eugène 9 rue Bergère – 75009 PARIS

De 20h00 à 21h30, sur le thème :

"Résister À la culture de mort sur plusieurs fronts, ou Comment combattre l'Hydre de Lerne?"

Posté le 9 avril 2018 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent

06 avril 2018

Constitutionnalisation de l’avortement : établir la primauté absolue de la volonté individuelle sur la vie humaine

Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), docteur en droit, expert auprès du Conseil de l’Europe, répond à l’Incorrect, au sujet du projet de constitutionnalisation de l’avortement formulé par le groupe communiste au Sénat le 3 avril dernier.

Mardi dernier, à l’assemblée, le groupe communiste au Sénat a souhaité débattre d’une éventuelle constitutionnalisation de l’avortement. Ce genre d’initiative risque-t-elle d’aboutir ?

Unknown-15Non, c’est de l’agit-prop et cela n’a heureusement aucune chance d’aboutir sur le terrain juridique ! C’est une initiative purement politique et symbolique.  Suivant la bonne vieille dialectique marxiste, ces députés inventent une menace imaginaire – selon laquelle l’accès à l’IVG serait menacé en France – pour faire élever l’avortement au rang symbolique de droit fondamental à valeur constitutionnelle. Cela s’est déjà produit l’an dernier, lorsque le gouvernement socialiste a fait adopter un « délit d’entrave numérique ». Ce délit n’a, pour l’instant, jamais trouvé à s’appliquer, – preuve que la menace était imaginaire – mais l’agit-prop qui a entouré l’adoption de cette mesure a permis de renforcer l’idée d’un droit fondamental à l’avortement ; un droit qui recevra une consécration républicaine par la Panthéonisation prochaine de Simone Veil. Nous demeurons sur le terrain symbolique si cher aux francs-maçons.

Quel est l’objectif poursuivi  ?

L’objectif des promoteurs du droit à l’avortement n’est pas féministe, mais proprement philosophique : il s’agit d’établir la primauté absolue de la volonté individuelle sur la vie humaine. Or, celle-ci est impliquée dans le fait de considérer l’avortement non plus comme une triste exception au droit à la vie (un mal nécessaire), mais comme une liberté individuelle, c’est-à-dire comme un bien en soi.

Cette primauté de la volonté individuelle sur la vie humaine est au fondement de toute l’idéologie matérialiste des Libres penseurs. Particulièrement développée au début du XXe siècle, c’est cette idéologie qui a engendré l’eugénisme, y compris nazi, et valorise aujourd’hui l’euthanasie, mais aussi un certain transhumanisme.

Quelle réponse adopter ?

À l’idéologie, il faut toujours opposer, non pas une autre idéologie, mais la réponse de l’expérience.  L’expérience a déjà d’ailleurs répondu dans les ex-pays communistes qui ont légalisé l’avortement bien avant l’Europe occidentale. Aujourd’hui, tous ces pays cherchent à se libérer de la culture du mépris matérialiste de la vie humaine. Ils cherchent à revaloriser la maternité et la vie humaine. C’est le cas notamment de la Russie, la Pologne, la Macédoine, la Croatie, la Hongrie, ou encore la Slovaquie. Mais c’est aussi le cas maintenant des États-Unis dont le peuple serait à présent majoritairement « pro-life ». L’expérience humaine enseigne que l’être humain est un « tout unifié ». Notre développement et notre bonheur reposent sur l’harmonie de notre corps et de notre esprit, et non pas leur séparation, voire leur opposition. Opposer l’esprit et le corps humains –comme le font l’avortement et l’euthanasie-  est destructeur de l’homme. Il est donc souhaitable de libérer la parole des personnes qui ont fait, d’une manière ou d’une autre, l’expérience de l’avortement. Cela montrera ce que tout le monde sait déjà, à savoir que l’avortement porte atteinte à « l’enfant » mais aussi à la « mère », et qu’il est plus humain de mener une politique de prévention de l’avortement que de promotion de cette fausse liberté.

Au-delà de l’expérience, la meilleure réponse à cette idéologie, c’est la beauté de l’humanité qui apparaît avec puissance à chaque fois que nous voyons une personne épanouie et harmonieuse, telle une femme enceinte aimée de son époux ; car c’est cette harmonie qui est source de vie et qui est proprement humaine. In fine, la réponse consiste donc à œuvrer à préserver l’unité des personnes dans leurs dimensions biologique, psychique, spirituelle et sociale, et au-delà à rechercher l’harmonie de l’être humain avec son environnement. 

Quelles leçons peut-on en tirer ?

En France, l’avortement est un dogme philosophique particulièrement ancré ; peut-être faudra-il, pour cette raison, plus de temps pour que l’expérience l’emporte sur l’idéologie. Mais déjà, cette idéologie se sent menacée et essaie de se défendre. Elle le fait en élevant symboliquement l’avortement au rang de valeur fondamentale de la République, en cherchant vainement à en « normaliser » la pratique, et en réduisant la liberté de ses contradicteurs, en particulier leurs libertés d’expression et de conscience. Les promoteurs de l’avortement sont déjà engagés dans l’impasse de la répression de leurs contradicteurs, preuve supplémentaire que leur idéologie est mauvaise en elle-même. Elle est aussi laide. A cette laideur, une réponse proprement humaine consiste à opposer la beauté de la vie.

Posté le 6 avril 2018 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent

05 avril 2018

Limiter le remboursement de l'avortement, c'est possible !

Cela se passe dans une démocratie occidentale, aux Etats-Unis dans l'Etat du Wisconsin :

"Le Wisconsin vient d’adopter une loi interdisant tout remboursement de l’avortement par l’Assurance Maladie, excepté dans trois cas : le viol, l’inceste et le danger de mort de la mère.

Le régime d’assurance maladie de l’Etat ne rembourse déjà que les avortements « médicalement nécessaires », sans préciser ces cas. En signant la loi mardi dernier, le gouverneur du Wisconsin, Scott Walker, a voulu « lever toute ambiguïté »."

Posté le 5 avril 2018 à 14h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

04 avril 2018

Le Sénat a débattu sur la constitutionnalisation de l'avortement : unanimisme béat

Aucune voix ne s'est faite entendre pour défendre l'enfant à naître. Tous les groupes on présenté des orateurs qui ont salué la loi sur la pilule, l'acharnement de Simone Veil à faire voter la loi sur l'avortement, le massacre de 220 000 enfants par an, le remboursement de l'avortement, le passage de 10 à 12 semaines de la dépénalisation de l'avortement, agrémenté des mensonges récurrents du lobby pro-mort quant au nombre d'avortements avant sa légalisation. La seule différence entre les sénateurs a été sur l'opportunité d'inscrire ou non l'avortement dans la Constitution. L'intégralité des débats est làAgnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé a terminé la discussion en faisant la promotion de cette abomination :

Images-3"[...] l'interruption volontaire de grossesse est un droit de la femme, un droit humain. Ce droit, dorénavant inscrit dans notre patrimoine juridique, garantit la liberté, le respect et la dignité des femmes. Plus concrètement, il garantit l'accès à l'information, à des services de soins dédiés, mais aussi à des IVG sécurisées, qu'elles soient volontaires ou qu'il y aille de raisons médicales. Pourtant, malgré les progrès accomplis ces dernières années, je sais la nécessité, aujourd'hui plus que jamais, de continuer notre combat. [...]

Loin de se reposer sur ces acquis importants, le Gouvernement devra approfondir ces droits pour répondre aux enjeux de notre siècle. S'il n'est pas nécessaire, à mes yeux, de constitutionnaliser le droit à l'interruption volontaire de grossesse, nous devons continuer à le défendre avec vigueur et à faciliter sa mise en œuvre réelle sur tout le territoire. [...]

C'est pourquoi je veillerai à ce que l'accès à l'IVG demeure toujours possible, dans notre pays, pour toutes les femmes, grâce à une offre accessible, diversifiée et de proximité. En effet, nous devons rendre l'IVG plus accessible, en réduisant les délais des rendez-vous et en diversifiant les lieux de prise en charge, mais aussi l'offre, afin que chaque femme bénéficie d'une procédure conforme à sa volonté. Je poursuivrai nos efforts en matière d'information relative aux différentes méthodes d'IVG, et je lutterai contre la désinformation sur internet. Chacune de nos concitoyennes doit pouvoir prendre une décision éclairée et responsable. [...]

Enfin, le projet de loi ratifiant l'ordonnance portant extension et adaptation outre-mer de la loi de modernisation de notre système de santé est déposé devant le Sénat. Ce projet est d'importance, puisqu'il étend en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française les compétences des sages-femmes pour pratiquer l'IVG médicamenteuse. Cela étant, ces mesures ne doivent pas rester de vains mots, et je ferai en sorte qu'elles soient effectives sur le terrain, qu'elles soient une réalité pour les femmes sur tout le territoire.

Précisément, les agences régionales de santé ont mis en place leurs plans régionaux pour l'accès à l'IVG, afin de faire de cet accès une priorité d'action territoriale. J'ai une pensée toute particulière pour les jeunes femmes et pour les femmes les plus éloignées de notre système de santé. Toutes doivent pouvoir, en toute confiance, accéder à leurs droits. Nous ne devons en aucun cas renoncer aux principes de confidentialité et d'anonymat dans les parcours proposés. À mes yeux, l'anonymisation du parcours est un gage essentiel de protection pour les mineures vulnérables, afin qu'elles soient protégées contre les pressions de leur entourage et libérées de tout sentiment de honte. [...]

J'engage une démarche globale pour garantir à chacune et à chacun une vie sexuelle autonome, responsable et sans danger, ainsi que le respect des droits individuels en la matière. C'est tout l'enjeu de la feuille de route sur la santé sexuelle qui sera prochainement rendue publique. Elle déclinera la priorité à la prévention que j'ai présentée il y a peu aux côtés du Premier ministre. Plus spécifiquement, nous devons adopter une approche plus positive de la santé sexuelle, centrée sur l'éducation à la sexualité. Les femmes, et plus généralement les couples, doivent pouvoir choisir quand et à quel moment ils peuvent et ils veulent avoir un enfant. Cela passe par la prévention et la planification. Il m'apparaît ainsi indispensable de rappeler mon soutien, notre soutien, au mouvement français du planning familial, et le partenariat que nous avons noué avec lui. [...]

Pour renforcer l'information et l'accès à la planification des femmes, plusieurs leviers ont déjà été mis en place. Pour développer l'accès à l'information et aux soins, prévenir les grossesses non prévues et les infections sexuellement transmissibles, une convention entre le ministère des outre-mer et le mouvement français du planning familial a été signée pour la période 2017-2019. Pour renforcer le planning familial à proprement parler, mission qui relève de la protection maternelle et infantile, plusieurs mesures ont également été prévues : le versement du montant de la compensation financière pour 2009-2017, au titre du transfert de compétence de la protection maternelle et infantile qui sera étalé sur trois ans à compter de 2018, ainsi que le droit à compensation pérenne pour 2018, soit 120 millions euros, reconnu par l'État dans la loi de finances pour 2018. Ces moyens supplémentaires prévus permettront aux services départementaux de mieux répondre au renforcement des moyens du planning familial. [...]"

Posté le 4 avril 2018 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

03 avril 2018

Débat au Sénat sur « la constitutionnalisation de l'IVG »

A la demande du groupe communiste, les sénateurs vont aujourd'hui débattre de la constitutionnalisation de l'avortement. Ils ne pensent qu'à ça.

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Posté le 3 avril 2018 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

02 avril 2018

Chypre vote l'avortement le vendredi saint

UnknownLe Parlement de Chypre a adopté vendredi, par 33 voix contre 8 et 5 abstentions, un projet de loi qui dépénalise l’avortement jusqu’à 12 semaines, et jusqu’à 19 semaines en cas de viol ou d’inceste. Jusqu’à présent l’avortement n’était possible que si deux médecins certifiaient que la grossesse posait des risques pour la santé physique ou psychologique de la femme.

C'était vendredi saint. Pour les orthodoxes vendredi saint ne sera que vendredi prochain. Toutefois c’est la veille du « samedi de l’acathiste », et c’est le soir de ce vendredi qu’on chante l’intégralité de l’acathiste, la plus extraordinaire hymne byzantine à la Mère de Dieu…

Posté le 2 avril 2018 à 15h00 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2018

40 Days for Life : 579 enfants sauvés de l'avortement

La coordination internationale des 40 Days for Life nous informe que, selon les informations remontées à ce jour, 579 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement au cours de la campagne qui s’est déroulée pendant les quarante jours du Carême, du mercredi des Cendres 14 février au dimanche des Rameaux 25 mars…

579

Posté le 28 mars 2018 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

La Conférence des évêques catholiques d’Irlande : "Nous croyons que la vie humaine est sacrée de la conception jusqu’à la mort naturelle"

Alors que l’Irlande se prépare à un référendum sur le droit à l’avortement au mois de mai 2018 et pour apporter leur contribution au débat national sur le droit à la vie, la Conférence des évêques catholiques d’Irlande vient de publier le 7 mars 2018, une édition révisée de leur message pastoral de 2016 Deux vies, un amour. Les évêques irlandais y réaffirment leur conviction : « aucune vie humaine n’est dépourvue de valeur ». Par conséquent, ils réfutent la possibilité pour certains de décider de la mort d’autres personnes. La croix le publie dans son intégralité en version française. Extraits :

"Nous nous devons donc d’être extrêmement compatissants et miséricordieux quand de futurs parents et leur enfant à naître ont besoin de soutien au cours d’une grossesse non désirée"

"Soutenir et pérenniser une culture de la vie est dans l’intérêt de chaque génération et cela nous définit en tant que société"

"Nous croyons que la vie humaine est sacrée de la conception jusqu’à la mort naturelle"

"Nous souhaitons affirmer notre ferme conviction, fondée autant sur la raison que sur la foi, qu’aucune vie humaine n’est dépourvue de valeur. Nous acceptons, bien sûr, que la mort fasse partie de notre condition humaine. Mais nous rejetons l’idée que n’importe qui puisse décider du moment où, pour une autre personne, il est temps de mourir"

"Les droits humains fondamentaux sont différents des droits civils. Alors que les droits civils sont les droits accordés par la loi aux citoyens dans une société particulière, les droits humains fondamentaux appartiennent à chaque personne tout simplement parce qu’elle est une personne. Les droits humains fondamentaux ne sont pas « donnés » par la société, qui ne peut pas non plus les soustraire"

"Il n’existe aucun fondement logique ou scientifique permettant de considérer, d’une part, qu’un enfant né est une personne jouissant de tous les droits que cela implique et, d’autre part, qu’un enfant à naître est une non-personne. L’identité distincte d’un individu humain est déjà présente une fois que la fécondation a eu lieu"

"L’Église catholique n’a jamais enseigné que la vie d’un enfant dans le sein maternel devait être préférée à celle de sa mère. En vertu de leur humanité commune, une mère et son bébé à naître ont un droit égal à la vie"

"Lorsqu’une femme enceinte est gravement malade et a besoin d’un traitement médical dont les effets secondaires pourraient mettre en danger la vie de son bébé, de tels traitements sont toujours permis si tous les efforts ont été accomplis pour sauver la vie de la mère et de son bébé. En revanche, l’avortement est la destruction directe et intentionnelle d’un bébé à naître et c’est un acte profondément immoral en toutes circonstances"

"Un enfant conçu à la suite d’un viol est également une personne. Il ou elle a des droits, y compris le plus fondamental de tous : le droit à la vie. La société doit de même étendre son soutien au bébé à naître"

"Dans une culture comme la nôtre qui accorde une si grande valeur aux droits individuels, il peut sembler étrange que le droit personnel le plus fondamental de tous, le droit à la vie, soit de plus en plus remis en question et dénié"

"Nous vous encourageons donc, en tant que membres de la famille humaine, à œuvrer activement pour le maintien du droit à la vie dans la Constitution, au nom de l'égalité, de l'équité et de la compassion pour tous"

Ci-dessous, l'intégralité du texte :

1. Introduction

Après avoir soigneusement consulté les fidèles laïcs, hommes et femmes, la Conférence des évêques catholiques irlandais souhaite présenter les considérations suivantes afin de contribuer à l’actuel débat national sur le droit à la vie.

L’Église catholique a récemment conclu une Année jubilaire de la miséricorde. Cette initiative du pape François a été célébrée par l’Église universelle et elle nous a appelés à la fois à nous ouvrir à la miséricorde de Dieu dans notre vie et à rechercher les moyens d’être plus miséricordieux envers les autres, et en particulier les plus vulnérables. La Constitution irlandaise célèbre l’égalité de la mère et de l’enfant à naître dans son Huitième amendement. Nous nous devons donc d’être extrêmement compatissants et miséricordieux quand de futurs parents et leur enfant à naître ont besoin de soutien au cours d’une grossesse non désirée. Mais il faut plus que des mots pour exprimer ce soutien. Les ressources publiques devraient par exemple être employées avec davantage de pragmatisme et d’imagination. Soutenir et pérenniser une culture de la vie est dans l’intérêt de chaque génération et cela nous définit en tant que société.

Nous croyons que la vie humaine est sacrée de la conception jusqu’à la mort naturelle et que l’Article 40.3.3 reflète le juste équilibre des droits. Nous demandons à Dieu de bénir et de guider les membres de notre société afin que chacun assume la lourde responsabilité qui lui incombe et que nous défendions ce droit pour la génération actuelle et celles à venir.

Certaines personnes soutiennent que le droit à la vie de l’enfant à naître devrait être une question de choix personnel de la part de la mère. D’autres, bien qu’opposés par principe à l’avortement, pensent que ce droit ne s’applique pas à certains enfants parce qu’on leur a diagnostiqué un problème médical grave ou parce que leur conception résulte d’un viol. Nous souhaitons affirmer notre ferme conviction, fondée autant sur la raison que sur la foi, qu’aucune vie humaine n’est dépourvue de valeur. Nous acceptons, bien sûr, que la mort fasse partie de notre condition humaine. Mais nous rejetons l’idée que n’importe qui puisse décider du moment où, pour une autre personne, il est temps de mourir.

2. Le droit à la vie en tant que droit personnel fondamental

L’article 40 de la Constitution s’intitule « Droits personnels » et se trouve dans une section intitulée « Droits fondamentaux ». Ainsi, bien avant que la Déclaration universelle des droits de l’homme ne soit promulguée par les Nations unies, le peuple irlandais a reconnu la nature fondamentale des droits tels que le droit à la vie, le droit à la liberté, le droit au respect de la vie privée et le droit à la liberté d’expression.

Les droits humains fondamentaux sont différents des droits civils. Alors que les droits civils sont les droits accordés par la loi aux citoyens dans une société particulière, les droits humains fondamentaux appartiennent à chaque personne tout simplement parce qu’elle est une personne. Les droits humains fondamentaux ne sont pas « donnés » par la société, qui ne peut pas non plus les soustraire.

Les droits fondamentaux sont « reconnus » dans les constitutions et les chartes et « défendus » par l’application de la loi. Ils sont ce que les Nations unies appellent « les droits égaux et inaliénables » de « tous les membres de la famille humaine » (1).

L’article 40.3.3, parfois appelé Huitième amendement, est libellé comme suit : « L’État reconnaît le droit à la vie de l’enfant à naître et, en respectant le droit égal de la mère à la vie, garantit dans sa législation de respecter ce droit et, dans la mesure du possible, de le défendre et de le faire valoir par ses lois » (2).

Supprimer ou modifier l’article 40.3.3 ne servirait qu’à retirer le droit à la vie de certaines catégories d’enfants à naître et changerait radicalement le principe selon lequel, pour tous les enfants à naître et pour nous tous, le droit à la vie est un droit humain fondamental.

Dans le débat actuel, certains soutiennent que l’avortement lui-même est un droit humain. Nous considérons que ce point de vue est incompatible avec une conception intégrale des droits de la personne humaine. Nous voudrions signaler que la Convention européenne des droits de l’homme exige que « Le droit de toute personne à la vie [soit] protégé par la loi » (3). La Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant définit l’enfant comme « tout être humain de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ». Aucune distinction n’est faite entre les enfants nés et les enfants à naître (4).

Nous attirons votre attention sur un certain nombre d’aspects de l’article 40.3.3, que nous considérons comme importants :

• Dans cet article, l’État ne concède pas le droit à la vie aux enfants à naître, mais reconnaît ce droit comme un droit fondamental, qui appartient à l’enfant à naître en vertu de sa qualité de personne. Une personne est un membre particulier de la famille humaine, pour utiliser la description donnée dans le préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

• L’article 40.3.3 décrit le droit à la vie de l’enfant à naître comme étant « égal » au droit à la vie de la mère. À juste titre, il ne place pas le droit à la vie de l’enfant à naître au-dessus de celui de la mère.

• L’article 40.3.3 ne garantit pas, en toutes circonstances, de pouvoir défendre et revendiquer le droit à la vie de l’enfant à naître, pas plus qu’il ne le peut dans le cas des personnes nées, et vivant dans nos villes et nos villages. L’État garantit cependant le respect du droit à la vie de l’enfant à naître dans ses lois, comme il le fait pour d’autres personnes.

Bien entendu, le droit à la vie est unique car, en l’absence de ce droit, aucun autre droit civil ou naturel ne peut être exercé, ni maintenant ni à l’avenir.

3. Les enfants à naître en tant que personnes

Nous vous demandons d’examiner avec soin la réalité de ce qui se passe dans la vie de chaque être humain, entre la conception et la naissance. Il n’y a pas de moment plus important, sur le plan du développement, que celui de la fécondation, en ce qui a trait à la définition des débuts de l’existence personnelle. Il n’existe aucun fondement logique ou scientifique permettant de considérer, d’une part, qu’un enfant né est une personne jouissant de tous les droits que cela implique et, d’autre part, qu’un enfant à naître est une non-personne. L’identité distincte d’un individu humain est déjà présente une fois que la fécondation a eu lieu. Tout le reste relève simplement du processus de croissance et de développement d’une personne déjà embarquée dans le voyage de la vie.

Pour nous, chrétiens, il n’y a pas de conflit entre la foi et la raison. Tout comme la raison nous conduit à reconnaître la continuité de toute vie humaine, de la fécondation à la mort naturelle, la foi nous permet de voir chaque personne comme ayant ses origines dans l’intention de Dieu et son accomplissement dans la vie éternelle. Cette croyance, exprimée de diverses manières dans la Bible, est très bien présentée par le pape François dans son exhortation datant de 2016, La joie de l’amour, où il dit : « Le don d’un nouvel enfant que le Seigneur confie à un papa et à une maman commence par l’accueil, continue par la protection tout au long de la vie terrestre et a pour destination finale la joie de la vie éternelle. » « La valeur d’une vie humaine est si grande, et le droit à la vie de l’enfant innocent qui grandit dans le sein maternel est si inaliénable qu’on ne peut d’aucune manière envisager comme un droit sur son propre corps la possibilité de prendre des décisions concernant cette vie qui est une fin en elle-même et qui ne peut jamais être l’objet de domination de la part d’un autre être humain ». (5)

4. Le pouvoir du langage

Nous souhaitons évoquer brièvement l’utilisation du langage en ce qui concerne les enfants à naître. Des mots comme « fœtus », « embryon » et « zygote » ont une signification technique spécifique. Nous nous demandons pourquoi, dans le discours public, l’enfant à naître en bonne santé est toujours appelé « le bébé » alors que celui qui, selon certains, ne répond pas aux attentes est systématiquement défini comme le « fœtus » ou « l’embryon ». Nous craignons que la langue soit utilisée dans l’intention de dépersonnaliser certaines catégories d’enfants à naître d’une manière visant à normaliser l’avortement.

5. Les effets positifs de l’article 40.3.3 – Une culture de la vie

Des milliers d’Irlandais doivent la vie à la promulgation du Huitième amendement. Sans lui, ils n’auraient jamais vu le jour. Cela est dû en partie au fait qu’un incontournable décalage existait entre la pensée de recourir à l’avortement et sa mise en œuvre. Ce décalage a permis aux femmes, souvent avec le soutien des membres de la famille, de leur partenaire ou des associations venant en aide aux femmes enceintes, comme notre propre Cura (a), d’envisager d’autres options, plus constructives.

Indépendamment du nombre de vies qui ont été sauvées grâce à l’article 40.3.3, les futurs parents vivant une grossesse non désirée ont été culturellement encouragés à opter en faveur de la vie, évitant aussi de prendre une décision que beaucoup d’entre eux auraient pu regretter par la suite. Ce soutien culturel ne tenait pas seulement au fait que la société irlandaise avait fait une déclaration de principe publique sur le droit à la vie, mais aussi au fait que les structures de la société, y compris les établissements de santé, ne s’employaient pas, comme dans de nombreux pays, à promouvoir à ou faciliter la suppression de la vie comme une réponse sociale appropriée à la grossesse non désirée.

L’objectif, en termes de soins maternels, serait bien sûr d’atteindre un taux de mortalité maternelle nul. Malheureusement, cela est pratiquement impossible parce qu’il existe des conditions médicales potentiellement mortelles liées à la grossesse et elles sont difficilement prévisibles, à titre individuel. Selon les chiffres les plus récents publiés par l’Organisation mondiale de la santé en 2015, le taux de mortalité maternelle en Irlande est de 8 pour 100 000 naissances vivantes (6). Il s’agit de l’un des taux les plus faibles, plaçant l’Irlande au 28e rang sur 190 pays invariablement devant les États-Unis et le Royaume-Uni, où l’accès à l’avortement est facilité.

6. Qu’est-ce que l’avortement est, et qu’est-ce qu’il n’est pas ? L’enseignement de l’Église catholique

Parmi ceux qui préconisent la suppression ou la modification de l’article 40.3.3 de la Constitution, certains ont clairement indiqué qu’ils souhaitaient rendre l’avortement plus librement accessible en Irlande. D’autres disent qu’ils sont opposés à l’avortement en général, mais souhaiteraient le voir autorisé dans certaines circonstances difficiles. Nous ne partageons pas ce point de vue, car nous croyons que tout enfant à naître, quel que soit son état de santé ou les circonstances de sa naissance, a droit à un traitement égal devant la loi.

Nous sommes préoccupés par le fait que certains éléments de l’enseignement de l’Église catholique sur le droit à la vie aient tendance à être présentés de manière inexacte :

• L’Église catholique n’a jamais enseigné que la vie d’un enfant dans le sein maternel devait être préférée à celle de sa mère. En vertu de leur humanité commune, une mère et son bébé à naître ont un droit égal à la vie.

Lorsqu’une femme enceinte est gravement malade et a besoin d’un traitement médical dont les effets secondaires pourraient mettre en danger la vie de son bébé, de tels traitements sont toujours permis si tous les efforts ont été accomplis pour sauver la vie de la mère et de son bébé. En revanche, l’avortement est la destruction directe et intentionnelle d’un bébé à naître et c’est un acte profondément immoral en toutes circonstances. Il ne s’agit pas d’un traitement médical.

• Quand, malheureusement, un bébé décède de mort naturelle dans le sein de sa mère, il n’est pas question que celle-ci soit obligée de poursuivre sa grossesse. Désormais, il n’y a plus qu’un seul « patient », la mère. Celle-ci devient le seul objet de tous les soins médicaux requis. Le père et la mère ont droit à la meilleure assistance pastorale que nous puissions offrir, puisqu’ils pleurent la perte de leur enfant.

Dans le contexte restreint du débat autour du Huitième amendement, il est important d’aborder les cas difficiles comme ceux des enfants dont l’état de santé limite leur espérance de vie ; ou des enfants dont la conception résulte d’un viol, ni l’une ni l’autre de ces situations ne justifiant une modification de la loi fondamentale :

a. Les enfants dont l’espérance de vie est limitée

Il est très douloureux pour une mère de découvrir que le bébé qu’elle porte en son sein est gravement malade et, que selon toute probabilité, il ne vivra pas. Ses rêves s’écroulent et ses espoirs sont anéantis. Elle pleure l’enfant qu’elle n’aura jamais. C’est un déchirement pour elle d’annoncer à son entourage la perte prochaine de ce bébé. Le chagrin du père n’est pas moins réel. On parle souvent des enfants dont l’espérance de vie est limitée comme s’ils étaient déjà « morts, pour ainsi dire ». L’utilisation de mots comme « fatal » ou « mortel » pour décrire ces conditions implique que l’issue est connue d’avance et que la mort est imminente et inévitable. En réalité, chaque cas est différent et, si certains bébés meurent avant la naissance, d’autres vivront juste quelques heures, et d’autres beaucoup plus longtemps (7).

Beaucoup d’entre nous ont rencontré des parents dont les enfants sont nés avec une espérance de vie limitée. Ils nous ont parlé du soutien dont ils avaient eu besoin pour faire face à cette situation très difficile. Ils ont souligné combien il était important pour eux de se souvenir d’avoir fait de leur mieux pour leur enfant malade. Ils nous ont dit combien il avait été bon d’avoir la possibilité de tenir leur enfant dans leurs bras et d’avoir pu s’en occuper ne serait-ce que quelques heures ou même quelques minutes, jusqu’à ce que la mort se produise de matière naturelle. D’autres nous ont parlé de leur joie de découvrir après la naissance que, même si leur enfant avait de graves problèmes de santé, le pronostic était en réalité plus optimiste que ce qu’on leur avait initialement fait comprendre. Nous vous encourageons à écouter leur histoire personnelle sur les sites www.onedaymore.ie et www.everylifecounts.ie.

Même dans les pires scénarios, la situation d’un enfant à naître ayant une espérance de vie limitée est comparable à celle d’un enfant né ou d’un adulte parvenu à un stade avancé d’une maladie en phase terminale. L’un des défis particuliers auxquels sont confrontés les parents d’enfants à naître ayant une espérance de vie limitée est le manque de soutien coordonné à leur égard. Nous croyons qu’il faut faire beaucoup plus pour proposer des services de soins périnataux appropriés qui offrent chaleur, tendresse et de quoi se sustenter afin de permettre aux parents de prendre soin de leur enfant malade jusqu’à la mort naturelle. Plutôt que de vouloir abroger l’article 40.3.3, c’est ce qui devrait être au centre de la politique gouvernementale et c’est dans cette direction que nous pouvons et devrions tous œuvrer.

b. Les enfants dont la conception résulte d’un viol

Le viol est un acte de violence et un crime. Une femme qui a été violée a besoin de soutien et de soins prodigués avec compassion. Dans de telles circonstances, on a toutes les peines du monde à imaginer le stress physique et affectif auquel est confrontée la femme enceinte. La société a le devoir moral de la soutenir et de le faire avec la plus grande compassion.

Un enfant conçu à la suite d’un viol est également une personne. Il ou elle a des droits, y compris le plus fondamental de tous : le droit à la vie. La société doit de même étendre son soutien au bébé à naître.

Certaines personnes réagissent à une grossesse non désirée en proposant l’avortement comme solution. Cela peut même leur sembler un geste de compassion en de pareilles circonstances. Mais ces enfants sont innocents et ils ont droit au meilleur soutien et aux meilleurs soins que nous puissions leur apporter.

7. Femmes, hommes et enfants à naître

La relation entre une mère et son enfant à naître n’est pas simplement physique et biologique. Elle est aussi émotionnelle et même spirituelle. Nuire à son enfant va à l’encontre de tout ce qu’une mère est. Nous sommes conscients que de nombreux facteurs peuvent influencer la décision de se résoudre à l’avortement et que, dans de nombreux cas, il s’agit d’une décision douloureuse et même dramatique. Il faudra souvent beaucoup de temps pour que guérisse cette blessure émotionnelle et spirituelle.

Il existe une tendance regrettable : celle d’associer l’avortement exclusivement aux femmes qui l’ont subi. L’enseignement de l’Église est très clair : ceux qui promeuvent, organisent et pratiquent des avortements sont tout autant responsables, voire plus dans certains cas. Souvent, l’acte destructeur perpétré contre l’enfant à naître est amplifié par l’incapacité des personnes ou des institutions clés à aider la mère à prendre en considération et à choisir d’autres possibilités.

Nous comprenons que certaines personnes, y compris les hommes eux-mêmes, estiment qu’ils n’ont aucune contribution à apporter à ce débat. Avec tout le respect et le discernement dû au rôle unique de la mère qui porte l’enfant à naître en son sein, nous voudrions dire très clairement que les pères sont aussi des parents, avec toutes les responsabilités que cela implique. De même, lorsqu’il s’agit du droit à la vie, les hommes comme les femmes ont la responsabilité – responsabilité à laquelle ils ne peuvent renoncer – de défendre les enfants à naître qui n’ont pas d’autre voix pour s’exprimer.

Le pape François, conformément aux commentaires du pape Jean-Paul II, a récemment écrit : « Je voudrais redire de toutes mes forces que l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente. Cependant, je peux et je dois affirmer avec la même force qu’il n’existe aucun péché que ne puisse rejoindre et détruire la miséricorde de Dieu quand elle trouve un cœur contrit qui demande à être réconcilié avec le Père » (8).

En tant qu’Église, depuis plus de quarante ans, à travers le service de consultation professionnel de Cura, nous soutenons les femmes enceintes et les pères qui se retrouvent face à une grossesse non désirée. Nous plaçons notre espoir dans une Église et une société qui, tout en rejetant l’avortement, tendent la main aux femmes qui en ont subi un, avec une oreille attentive et un cœur compréhensif. Surtout, nous croyons que le bien commun est mieux servi par une Église et une société civile qui, tout en rejetant l’avortement, continuent d’offrir aux femmes de vraies alternatives et un réel soutien.

8. Conclusion

Dans une culture comme la nôtre qui accorde une si grande valeur aux droits individuels, il peut sembler étrange que le droit personnel le plus fondamental de tous, le droit à la vie, soit de plus en plus remis en question et dénié. Le problème semble être que, lorsque dans une société le respect des droits de l’individu est poussé à l’extrême, il en résulte une autre forme d’individualisme dans laquelle tous les droits, même les plus fondamentaux, deviennent relatifs. Comme l’a dit le pape Jean-Paul : dans de telles circonstances, « le droit cesse d'en être un parce qu'il n'est plus fermement fondé sur la dignité inviolable de la personne » (9). Conclusion : toute la notion de droits de l'homme est minée et tous les droits qui subsistent dépendent de la volonté de la majorité.

L'article 40.3.3 de la Constitution de l'Irlande (Bunreacht na hÉireann) a une vision particulière, fondée sur le respect du droit à la vie de toute personne. Nous pensons que la suppression ou la modification de cet article ne peut avoir d'autre effet que d'exposer les enfants à naître à un risque plus élevé et que cela n'apporterait aucun bénéfice pour la vie ou la santé des femmes en Irlande. Nous vous encourageons donc, en tant que membres de la famille humaine, à œuvrer activement pour le maintien du droit à la vie dans la Constitution, au nom de l'égalité, de l'équité et de la compassion pour tous.

 

Posté le 28 mars 2018 à 17h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

27 mars 2018

Stéphane Audran, RIP

Unknown-16L'actrice Colette Dacheville, dite Stéphane Audran, née le 8 novembre 1932 à Versailles, est décédée ce 27 mars. Après sa rencontre avec Claude Chabrol en 1959, elle devient à la fois son épouse et son actrice fétiche. Elle joue dans certains des plus grands films du réalisateur, comme Le Boucher et Les Noces rouges. Stéphane Audran a été une figure emblématique du cinéma français des années 1970. Après 1980, sa carrière s'essouffle, mais elle retrouve le succès avec le film danois Le Festin de Babette en 1987, qui reçoit lui aussi l'Oscar du meilleur film étranger. 

Signataire du manifeste des 343, elle déclare en 2009 qu'elle ne pourrait plus le refaire car « c'est terrible de se faire avorter ». En effet, elle s'est intéressée de très près aux médecines et philosophies orientales à partir des années 1980, et cela a changé sa perception de la vie. Elle ajoute qu'elle n'est pas devenue totalement hostile à l'avortement, et souhaiterait notamment un meilleur accompagnement des femmes souhaitant se faire avorter.

Posté le 27 mars 2018 à 21h16 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2018

Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées : "l’avortement systématique n’est pas une solution"

A l'occasion de la journée mondiale de la trisomie 21, Famille chrétienne a interrogé Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées. Extrait :

Numero-2097-samedi-24-mars-2018-la-resurrection-des-enfants-de-manille_large"A la naissance de ma fille, comme beaucoup de parents, j’ai abandonné ma carrière personnelle pour me consacrer à la stimulation de ma fille, car l’éducation précoce est la clef du développement. J’ai très vite compris la nécessité de se battre pour le bien commun de tous, et surtout pour tous les types de handicap, c’est pourquoi je me suis lancée dans l’associatif. Après vingt-deux ans d’expérience dans le monde du handicap, en tant que présidente d’associations, on peut dire que je connais les problématiques, et ce qui marche. J’ai vécu au quotidien les obstacles à surmonter pour les personnes handicapées et leurs familles. J’ai conscience de la tâche immense qui repose sur mes épaules et surtout de l’attente des familles, dont je fais partie. C’est pour cela que l’écoute des personnes handicapées et des familles a toute son importance. L’expertise parentale est indéniable et doit être mieux prise en compte, à côté de celles des personnes elle mêmes. [...]

Le 21 mars, vous serez présente à l’ouverture du café Joyeux qui intègre des serveurs handicapés. Que pensez-vous de cette initiative?

Cette initiative formidable contribue au changement de regard que je souhaite porter pour qu’on voie ces personnes partout. Quel beau vecteur que l’emploi pour y parvenir ! L’employeurs porte un regard de « présomption de compétences » sur ces serveurs porteurs de handicap, et sait les mettre en valeur. Cela contribue aussi à une empathie du public, une reconnaissance des valeurs du travail et se lit dans la joie de vivre partagée par tous. [...]

90% des couples optent pour l’IVG lorsque le dépistage prénatal diagnostique la trisomie 21. Comment réagissez-vous à cette statistique ?

Je n’ai pas à prendre parti sur cette question, le plus important est d’accompagner le choix des familles, même si l’avortement systématique n’est pas une solution."

Le café Joyeux parisien ouvre ses portes le 21  mars. Conçu sur le même concept que celui de Rennes, ce « coffee-shop » est situé près de l’Opéra (23, rue Saint-Augustin). Les serveurs sont porteurs d'un handicap : trisomie, autisme ou déficience intellectuelle.

Posté le 21 mars 2018 à 08h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

20 mars 2018

40 Days for Life : plus de 400 bébés sauvés de l'avortement

La coordination internationale des 40 Days for Life informe qu'au 19 mars, 403 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement !

403-bebes

 

Posté le 20 mars 2018 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2018

80 % des femmes tchèques qui ont avorté considèrent l’avoir fait sous la contrainte

Et en France ?

"Information importante que vous ne lirez jamais chez le carré de reines du poker menteur : 8 avortements sur 10 en Tchéquie le sont suite à des pressions exercées sur la mère. Le quotidien Présent dans son édition du 17 janvier, annonce que « les défenseurs du droit à la vie en Tchéquie se sont entendus avec un des principaux distributeurs de tests de grossesse du pays. Chaque test de grossesse sera accompagné d’un feuillet de la campagne « Nous ne jugeons pas, nous aidons », avec la proposition : « Tu as une grossesse non désirée et tu te sens contrainte d’avorter ? Nous pouvons t’aider pour que tu n’aies pas à prendre ta décision sous la pression »» Rappelons que selon une enquête réalisée, 80 % des femmes tchèques qui ont avorté au cours de leur vie considèrent l’avoir fait sous la contrainte.

Autorisé sur simple demande. Le nombre d’avortement en république tchèque s’est effondré de près de deux tiers dans les années 1990. Les informations officielles comptaient 32 500 avortements en 2000 contre 107000 en 1990. Entre 10 et 15 % des bébés tchèques sont liquidés chaque année."

Posté le 19 mars 2018 à 14h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Des informations déséquilibrées sur l’avortement

Courrier d'un lecteur paru dans Ouest-France du mardi 13 mars :

Capture d’écran 2018-03-19 à 07.03.13« […] J’ai remarqué que sur le sujet des manifestations contre l’avortement, vous avez toujours pris une position en retrait par la mise en page ou par un entrefilet, sans photos et au minimum sur les raisons qui fait que les personnes défilent. Votre rédaction semble vouloir réduire cet événement au minimum, en donnant un nombre de manifestants réduit. […] Peut-on dire que la femme est si libre face à l’avortement. Essayer de persuader que l’avortement est un drame et qu’il est possible de changer d’avis, en France c’est devenu une infraction. […] »

Posté le 19 mars 2018 à 08h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

17 mars 2018

Avortement : le président argentin se prend pour Ponce Pilate

Presidente_Macri_en_el_Sillon_de_Rivadavia_(cropped)Alors que la bataille pour la défense de l’enfant à naître fait rage en Argentine, le président de la République Mauricio Macri a déclaré qu’il ne s’opposerait pas à un vote du Congrès légalisant l’avortement dans le pays.

Au pays du pape François, l’avortement est légal dans les seuls cas de viol, de difformité du fœtus ou lorsque la vie de la mère est en danger : c’est le juge qui décide au cas par cas. Mais le 20 mars, le Congrès - équivalent de l’Assemblée nationale - va peut-être changer ces dispositions et proposer d’élargir l’avortement à toute femme qui le désire, dans les 14 premières semaines de la grossesse.

Pourtant connu pour être hostile à l'avortement, le président de la République, Mauricio Macri, a annoncé qu’il ne s’opposerait pas au vote des députés.

Si le projet de loi devrait être adopté par le Congrès, sans grande surprise, il n’en sera peut-être pas de même au Sénat, plus conservateur, auquel le texte devra être ensuite soumis. Le chef de cabinet des ministres d'Argentine, Marcos Peña, a déclaré pour sa part que le gouvernement étudiait l’idée d’un référendum sur l’avortement, en cas de blocage.

Posté le 17 mars 2018 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

16 mars 2018

La gravité d'un homicide ne se pèse pas en kilogrammes de victime

Lu sur Une minute avec Marie :

Capture d’écran 2018-03-14 à 21.56.43

Posté le 16 mars 2018 à 14h56 par Michel Janva | Lien permanent

"J'étais contre l'avortement, j'avais envie de le garder"

Capucine Anav parle de son avortement dans sa biographie. On en retient deux choses :

La première c'est qu'elle ne voulait pas avorter mais qu'elle rend grâce à sa mère de lui avoir conseillé de le faire car à 17 ans on est "encore un enfant" et qu'on doit passer son bac et tout et tout. Sans revenir sur le fait que des millions de femmes dans le monde ont leur premier bébé à cet âge et n'ont pas l'impression de gâcher leur vie, il est clair qu'un engagement de la famille pour co-élever cet enfant et aider Capucine à poursuivre ses études aurait pu être une solution. Quand les promoteurs de l'avortement nous parlent de liberté, de choix, il faut relativiser : les filles qui avortent n'ont la plupart du temps jamais le choix.

La deuxième c'est que "cet avortement m'a permis de faire ce que j'ai fait jusqu'à aujourd'hui" et c'est pour ça qu'elle ne regrette pas. Ça veut donc dire que la vie de cet enfant vaudrait moins que ce qu'elle a fait ? Mystère et boule de gomme. Mais on sent bien que la société matérialiste dans laquelle nous vivons et qui promeut l'individualisme à tous les âges met une pression terrible sur les femmes. Et beaucoup s'aperçoivent, à l'approche de la quarantaine, qu'elles n'ont pas eu le temps de devenir mère...

Cela étant dit, elle ose parler publiquement de son avortement, un acte qui ne sera jamais anodin ni sans conséquences. Trouvons d'autres alternatives, c'est la moindre des choses.

Posté le 16 mars 2018 à 12h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

1,6 milliards de dollars d’argent public pour l'industrie de l'avortement

En 3 ans, de 2013 à 2015, les Etats-Unis d'Obama ont versé 1,6 milliards de dollars à l'industrie de la mort :

Unknown-23"C’est ce qui résulte de l’enquête réalisée par le Government Accountability Office à la demande présentée par plus de 120 membres du Congrès en 2016 portant sur les trois années fiscales précédentes. Parmi les bénéficiaires, Marie Stopes International, la Fédération internationale du Planning familial et la Planned Parenthood Federation of America ont reçu de fortes sommes.

Pour Diane Black, représentante républicaine du Tennessee, à l’origine de la demande, a qualifié la somme d’» écœurante » : « L’avortement, ce n’est pas du planning familial. L’avortement, c’est de la destruction familiale. Les Américains méritent mieux. »

Les sommes ont été versées via Medicare, Medicaid et un programme d’assurance infantile, mais aussi par le Département de la santé et USAID. C’est le planning familial des Etats-Unis qui a reçu la part du lion : 289 millions de dollars de la part d’agences fédérales et 1,2 milliard en remboursements d’assurances santé publiques."

Si autant d'argent était versé pour aider les mères, nous n'en serions pas là.

Posté le 16 mars 2018 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

15 mars 2018

L'UE s'indigne de l'élimination des handicapés en Afrique mais ne voit pas que le même scandale existe en Europe

A l'occasion d'un débat sur les "homicides par compassion" en Ouganda (pratique illégale mais répandue qui consiste à éliminer les enfants handicapés), Marie-Christine Arnautu a tenu à rappeler aux parlementaires que plusieurs pays européens devraient également être dénoncés pour les pratiques qu'ils autorisent telles que l'euthanasie y compris des mineurs en Belgique ou aux Pays-Bas, ainsi que les dépistages prénataux comme c'est le cas en France...:

"Vous vous indignez à juste titre du sort réservé à de nombreux enfants handicapés en Ouganda, euthanasiés parce qu’ils sont considérés comme un poids pour la société. Ces actes profondément choquants, monstrueux sont révoltants. Et que vous le vouliez ou non, l’émotion qu’ils suscitent est un reste de l’éthique chrétienne que beaucoup ici rejettent. Malheureusement, comme souvent, les protestations qu’on entend dans cet hémicycle ne sauraient masquer l’hypocrisie de ce Parlement. C’est heureux que vous condamniez l’euthanasie des enfants en Ouganda, mais vous restez silencieux lorsque des gouvernements comme la Belgique et les Pays-Bas légalisent l’euthanasie y compris des enfants. Dans cette Union qui se gargarise tant des droits de l’homme, une société eugéniste émerge, une société qui admet qu’on puisse se débarrasser de ses anciens, mais aussi de ses handicapés via les dépistages prénataux. L’ex-conseiller de François Mitterrand, Attali, disait déjà en 1981 : “Dès qu’il dépasse 60-65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. (…) L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures…”

Posté le 15 mars 2018 à 19h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)


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