24 novembre 2014

Avortement : c’est à notre accueil de la vie qu’on reconnaîtra notre justice

Le Père Matthieu Villemot du diocèse de Paris, enseignant en philosophie et éthique biomédicale, diffuse cette note, avant le vote par l'Assemblée nationale de la résolution sur l'avortement :

A"Une résolution va être présentée à l’Assemblée nationale réaffirmant plus que jamais l’IVG comme un droit fondamental et inconditionnel des femmes, indispensable à leur liberté et leur égalité. Encore une fois nous voulons redire ici combien ce raisonnement est déséquilibré. L’accueil de la vie ne peut pas être instrumentalisé ni réduit à la question de la condition féminine, c’est une question centrale de toute civilisation juste. La « civilisation de la mort », dénoncée par Paul VI, aboutit à une société inquiète, une fraternité blessée.

Le projet affirme que « le droit universel des femmes à disposer librement de leurs corps est une condition indispensable pour la construction de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ». Dans la logique du texte, qui ne parle jamais de naissance, de maternité, d’amour, ce « droit universel des femmes » est entièrement réduit à l’élargissement du droit à l’IVG, comme si la femme qui donne la vie avait un rapport moins libre à son corps. Comme si donner la vie était une contrainte, une inégalité, comme si laisser naître l’enfant n’était pas vraiment un droit. Certains psychologues parlent du premier IVG comme d’une « initiation à la féminité ».

L’accueil de l’enfant concerne au premier chef la mère avec l’embryon, personne humaine. Mais il concerne aussi le géniteur. Au lieu de déresponsabiliser plus que jamais le géniteur des conséquences de son acte, il faut rappeler son obligation de justice et de compassion envers la femme. L’égalité hommes-femmes suppose que la grossesse soit vécue en couple. Le corps humain (masculin ou féminin) est par essence ouvert à la communion et à la solidarité avec l’humanité. La grossesse en est le suprême symbole.

Le projet affirme encore « le rôle majeur de la prévention, et de l’éducation à la sexualité, en direction des jeunes ; (…) la nécessité de garantir l’accès des femmes à une information de qualité, à une contraception adaptée, et à l’avortement sûr et légal ». Pendant longtemps, la contraception a été présentée comme seule alternative à l’IVG. Cette fois, le texte pose directement l’un et l’autre comme des options de même valeur. Contraception et méthodes abortives seront présentées aux femmes (mineures incluses) comme deux solutions équivalentes. C’est à peine s’il est encore permis de chercher des moyens pour faire baisser le nombre d’IVG. Il s’agit là d’une grave désinformation qui dénie les conséquences physiques et psychiques que peut avoir une IVG. Loin d’être formée, la conscience des jeunes sera faussée. Le choix tant vanté de la femme s’en trouve vicié à la base.

L’avortement avait été un délit, puis une tolérance, il est devenu un droit. Le voici pilier de la condition féminine, plus banalisé que jamais. Bientôt, ce sera un devoir et une autre résolution culpabilisera les femmes qui ont librement choisi de ne pas avorter. Au contraire, c’est à notre accueil de la vie qu’on reconnaîtra notre justice."

Posté le 24 novembre 2014 à 14h55 par Michel Janva | Lien permanent

L'Agence Européenne du Médicament demande la vente libre de la pilule EllaOne

EL'Agence Européenne du Médicament a demandé, dans une note datant de vendredi, la vente sans ordonnance de la pilule dite du surlendemain "ELLAONE". C'est une attaque en règle contre la vie et contre la santé des jeunes femmes.

Le titulaire de l'autorisation de commercialisation pour EllaOne est laboratoire HRA Pharma. Il serait utile de savoir ce que rapporte la vente de cette pilule à quelques millions d'exemplaires par an et s'il existe des liens financiers avec les membres de l'Agence européenne de du Médicament.

Cette pilule, mise en vente en France en 2009, est à la fois contraceptive et antinidatoire, c'est-à-dire qu'elle est abortive.

En 2011, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) a mis sous surveillance particulière cette pilule qualifiée de "contraceptif d'urgence". Les risques identifiés sont l’augmentation de la pression artérielle, les grossesses extra-utérines et les atteintes du foie. Cette molécule est réputée efficace pour éviter environ 3 grossesses sur 5 par rapport aux statistiques habituelles si elle est prise dans les 5 jours du rapport sexuel «non protégé» (c'est le délai maximum de survie des spermatozoïdes dans le corps de la femme en attendant l'ovulation et les 24 heures de durée de vie de l'ovule où la fécondation est possible). Outre des effets indésirables fréquents chez la femme, EllaOne est jugée dangereuse pour le fœtus en cas de prise alors que la femme est déjà enceinte : malformations possibles, risque d'avortement «spontané», …

Posté le 24 novembre 2014 à 11h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

22 novembre 2014

Cabale contre un élu municipal qui qualifie l'avortement d'« acte barbare »

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

J"Un conseiller municipal de la majorité de Bagnolet – ville dirigée par le PS – a provoqué l'indignation mardi soir en condamnant l'avortement au cours d'un débat du conseil communautaire Est Ensemble portant sur le vœu de reconstruire la maternité des Lilas. Jimmy Parat, vice-président du Conseil, a osé qualifier l'avortement d'« acte barbare » et de « meurtre ». Il paraît que toutes les représentants de toutes les formations politiques présentes ce soir-là ont « réagi ».

« Je reconnais que j’ai été cru et que mes propos n’étaient peut-être pas dignes d’un élu. J’ai été débordé par l’émotion, car, pour moi, c’est un sujet sensible », a-t-il expliqué par la suite. Jimmy Parat, élu sous l'étiquette Dynamique Citoyenne, qui a apporté son soutien au maire PS Tony Di Martino dès le soir du premier tour des municipales, n'a pas présenté d'excuses, malgré le tollé, se bornant à ajouter :

« J’aurais peut-être dû expliquer que je ne remets pas la loi en question, ni même la reconstruction de la maternité, mais que, pour moi, une maternité a d’abord vocation à accompagner des naissances. Et si les femmes ont le droit de disposer de leur corps, il faut aussi assumer ses erreurs. Ce n’est pas pareil en cas de viol, bien sûr. » 

Posté le 22 novembre 2014 à 15h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)

La Conférence épiscopale dénonce la résolution sur l'avortement

Mgr Guy de Kérimel, évêque de Grenoble-Vienne et Président du groupe de travail de la Conférence des Evêques de France sur le « Phénomène social de l’avortement  et enjeux éducatifs » déclare :

Kérimel"Le Parlement se prépare, ces jours-ci, à voter une résolution pour réaffirmer solennellement, à l’occasion de l’anniversaire de la loi Veil, le droit fondamental à l’avortement. Cette surenchère pour imposer l’avortement comme un acte médical banal au service de la liberté des femmes dit la difficulté à fonder de manière solide ce « droit fondamental ». Un droit humain peut-il reposer sur la négation du droit à la vie d’autres êtres humains au tout début de leur existence et de leur croissance ? Nous sommes tous passés par le stade embryonnaire, l’aurions-nous oublié ?

Certes, la promotion de la liberté des femmes et de l’égalité homme/femme sont des causes justes auxquelles on ne peut que souscrire, mais de quelle liberté parle-t-on ? Quand on lit le récit de bon nombre de femmes qui ont avorté, on entend leur angoisse, la pression de l’entourage, souvent du géniteur, et la souffrance qu’elles éprouvent durablement d’avoir été amenées à commettre un acte qu’elles ressentent comme grave. Pour certaines c’est une véritable descente aux enfers : des sociologues, des psychologues et des psychanalystes, hors de toute référence religieuse, connaissent ces situations douloureuses. Pourquoi le traumatisme post-abortif est-il laissé sous silence ou simplement nié ? Peut-on parler de liberté quand la parole est interdite ?

Oui, la liberté doit être le fondement des relations homme/femme, et de la maternité. L’amour entre deux personnes humaines inclut la liberté s’il se veut pleinement humain ; la paternité et la maternité requièrent, elles aussi, l’engagement des libertés. Dans les deux cas, il s’agit d’une liberté responsable, une liberté qui s’engage par le dialogue et conduit à une parole donnée.

C’est donc en amont qu’il faut travailler à la promotion de la liberté des femmes et à l’égalité homme/femme, pour qu’une grossesse ne devienne pas comme une agression qui justifierait une légitime défense en supprimant « l’agresseur » bien innocent, à qui l’on fait porter les conséquences de comportements irresponsables."

Posté le 22 novembre 2014 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent

21 novembre 2014

220 000 avortements par an et encore des "obstacles" [Addendum]

AA quelques jours du vote de la résolution (soutenue par tous les groupes à l'Assemblée) visant à reconnaître le meurtre de l'enfant dans le sein de sa mère comme un "droit fondamental" (écrivez aux députés), la presse nous ressort des histoires de mères qui seraient encore obligées d'aller éliminer leur enfant à l'étranger. Pleurez mesdames, inquiétez-vous, les forces de l'ordre moral sont à nos portes et menacent la loi Veil...

Deux obstacles sont mentionnés :

  • les fermetures de structures : 5% des établissements publics et 48% des établissements privés pratiquant l'avortement ont fermé ces 10 dernières années, soit plus de 130 établissements au total.
  • 37% des gynécologues partiront à la retraite dans les 5 ans. Et les militants de l'avortement commencent à se compter. Il faut dire que les jeunes médecins n'ont pas vraiment envie d'aller charcuter des foetus...

Ces 2 difficultés font que parfois, le délai légal de 12 semaines est dépassé,  et donc certaines femmes violent la loi (encore trop restrictive ?) en partant dans un pays où les délais sont supérieurs (avec bien souvent la complicité active du Planning familial).

Aussi, derrière la résolution qui sera votée mercredi prochain, nous pouvons craindre l'arrivée de nouvelles mesures pour inciter toujours plus les femmes à avorter (d'autant plus que les mesures fiscales du gouvernement n'incitent pas vraiment à accueillir de nouveaux enfants) :

  • l'allongement du délai légal d'avortement (et pourquoi pas jusqu'à la naissance voire après ?!)
  • l'obligation pour tout médecin de pratiquer cet acte, avec la fin de l'objection de conscience que réclament les lobby pro-mort
  • le financement obligatoire de structures supplémentaires dans toutes les régions.
  • ...

La prochaine Marche pour la vie aura lieu le dimanche 25 janvier 2015 à Paris.

Addendum 11h50 - Nos craintes sont justifiées.

Le ministre de la Santé Marisol Touraine présentera à la mi-janvier "un plan cohérent pour améliorer l'accès à l'IVG sur l'ensemble du territoire", annonce-t-elle dans un entretien à l'hebdomadaire Elle.

Elle juge "inacceptable" que certains médecins refusent de pratiquer l'avortement au-delà de la dixième semaine ou tentent d'"imposer l'une ou l'autre des méthodes, médicamenteuse ou chirurgicale".

"Il est inadmissible de prendre des libertés avec ce droit".

L'assurance maladie prend déjà en charge à 100% le forfait avortement. En revanche, les frais associés, comme la consultation obligatoire avant l'avortement ou les examens biologiques "ne sont pas pris en charge à 100%". Encore plus de remboursement ?

Posté le 21 novembre 2014 à 10h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Les évêques réclament une société sans l'avortement

En Espagne :

A"A l’occasion de l’inauguration de la séance plénière de la conférence des évêques espagnols, le président de la conférence, Mgr Richard Blazquez, archevêque de Valladolid, est revenu sur la reculade spectaculaire du gouvernement espagnol sur son projet de retour sur la loi socialiste libéralisant largement l’accès à l’avortement. Il s’est dit « déconcerté et attristé » et a dit continuer, avec ses frères dans l’épiscopat, à « réclamer ce qui avait été promis dans le programme électoral ». Il a appelé à devenir une société « moralement plus propre » sans l’avortement, et a rappelé que la science enseigne que l’embryon « n’est pas une tumeur, mais un enfant »."

Posté le 21 novembre 2014 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

20 novembre 2014

Nouveaux-nés handicapés : des dérives eugénistes en France ?

Dans La Vie, une tribune de Laurence Henry, Jean Vanier et Philippe de Roux sur l'assassinat des nouveau-nés porteurs d'un handicap :

[...]"Avant la loi Leonetti la plupart de ces personnes étaient euthanasiées par injection létale sur décision des médecins, décision dont les parents étaient le plus souvent ignorants (2). De nombreux témoignages montrent que les conséquences de cette « faille éthique » étaient loin d’être neutres sur le moral des équipes soignantes. Ces « euthanasies », qualifiées d’arrêt de vie, existent depuis 1965, date de l’ouverture du premier service de réanimation néonatale en France. La loi Leonetti a permis des clarifications et des avancées très positives dans la prise en charge. Cependant l’arrêt de traitement reste sujet à des interprétations contradictoires. Parfois c’est l’alimentation qui est arrêtée, comme l’a montrée une enquête récente du Centre d’Ethique Clinique de Cochin. Cette situation étant très éprouvante, on demandera à mots couverts l'injection létale, en jouant avec le sens du mot euthanasie, puisque ces enfants ne sont ni en état de faire un choix, ni en fin de vie."[...]

Posté le 20 novembre 2014 à 23h12 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

La Journée des droits de l'Enfant marquée par une atteinte aux droits

CLV-CommuniquePresse-2014_11

Posté le 20 novembre 2014 à 17h57 par Michel Janva | Lien permanent

Le Conseil de l’Europe refuse de se prononcer sur l’infanticide néonatal

Le 19 novembre, veille de la journée internationale des droits de l’enfant, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a fait savoir qu’il estime que la pratique de l’infanticide néonatal ne relève pas de sa compétence et refuse de rencontrer des ONG désireuses de l’informer à ce sujet. En juillet 2014, le Comité des Ministres ne parvenait pas à se prononcer sur ce même sujet. L’ECLJ appelle à saisir l’Assemblée parlementaire :

"Par un courrier du 1er novembre, quatre organisations non gouvernementales (le Bureau international catholique de l'enfance, l’Union mondiale des organisations féminines catholiques, la Fédération des associations familiales catholiques en Europe et le Centre européen pour le droitet la justice) ont demandé à M. Nils Muižnieks, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, de le rencontrer pour lui remettre un dossier exposant le sort des enfants nés vivants après un avortement. Chaque année en effet, de nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques.

Ces faits sont attestés par des données officielles et des témoignages de sages femmes. Une étude publiée dans le British Journal of Obstetrics and Gynaecology a conclu qu'à 23 semaines de gestation, le taux d’enfants survivant à l’avortement atteint 10%.

Laisser des enfants agoniser sans soins, ou les tuer, simplement parce qu'ils ne sont pas désirés, est inhumain. C’est pourquoi, ces ONG voulaient rencontrer le Commissaire aux droits de l’homme pour lui demander de réaffirmer que tous les êtres humains nés vivant, ont le même droit à la vie et aux soins de santé, sans discrimination fondée sur les circonstances de leur naissance, conformément aux droits de l’homme.

Mais le Commissaire a refusé de recevoir ces ONG, estimant que sa compétence « ne couvre pas les questions soulevées ». Pourtant, le 15 janvier 2014, il avait pris position publiquement contre les avortements sélectifs en fonction du sexe, demandant leur interdiction pénale. En outre, la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant,  dont on célèbre le 25ème anniversaire, rappelle que « l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance ».

Déjà, saisi par un député de cette violation des droits fondamentaux, le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe, qui réunit les gouvernements des 47 Etats membres, n’avait pas réussi, en juillet dernier, à trouver un accord sur les mesures à prendre « pour garantir que des fœtus qui survivent à un avortement ne soient pas privés des soins médicaux auxquels ils ont droit (en leur qualité de personnes vivantes au moment de leur naissance) en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme ». Certains gouvernements, par crainte de remettre en cause l’avortement tardif, refusaient de reconnaître publiquement que ces nouveau-nés ont des droits.

Le refus du Commissaire aux droits de l’homme et l’incapacité du Comité des Ministres à affirmer que tous les nouveau-nés ont le droit à la vie et aux soins de santé est une honte et manifeste un consentement tacite à l’infanticide et aux traitements inhumains.

Reste encore l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui pourrait peut-être avoir le courage d’affronter ce sujet et de suppléer aux manquements du Commissaire et du Comité des Ministres.

A cette fin, l’ECLJ va saisir officiellement l’Assemblée parlementaire, conformément à la procédure de pétition prévue à l’article 65 du règlement de l’Assemblée. Cette procédure permet à tout citoyen de demander au Présidente et au Bureau de l’Assemblée d’inscrire un sujet à l’ordre du jour.

Afin de donner du poids à cette demande auprès de l’Assemblée, l’ECLJ invite toute personne à s’associer à cette Pétition en indiquant ses coordonnées à la page suivante.

Nous vous demandons de vous joindre à notre Pétition parce qu’il y aun besoinurgent de dénoncerces infanticides et d’y mettre fin."

Posté le 20 novembre 2014 à 15h29 par Michel Janva | Lien permanent

Il est interdit de débattre de l'avortement

Lu sur Riposte catholioque :

"Dans la pure tradition anglaise du débat, Oxford avait invité deux journalistes à discuter de la proposition « This House believes Britain’s abortion culture hurts us all » (« Cette chambre considère que la culture de l’avortement en Grande-Bretagne nous est tous dommageable ») : opposé à Bryan O’Neill, journaliste athée libéral mais réputé favorable à la liberté d’expression, le journaliste catholique américain Timothée Stanley devait défendre l’affirmative de cette question dans le cadre somptueux du Christ Church College, un des plus vieux établissements d’Oxford. Cependant, révulsés à l’idée même que l’on puisse remettre en question le caractère sacral de l’avortement, quelques centaines d’élèves se sont fait un devoir de faire annuler l’évènement. Ce fut chose faite, et toutes les institutions qui auraient pu accueillir le débat en ont été dissuadées par des pressions d’associations d’élèves. Des groupes féministes ont par ailleurs critiqué Tim Stanley, et même son ex-futur contradicteur, qui avait le tort de vouloir débattre, pour oser parler d’un tel sujet en étant… des hommes.

Débattre de l’avortement est de facto devenu impossible. Une belle étape dans le cheminement unanime de l’humanité vers le Bien et le Progrès."

Posté le 20 novembre 2014 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

19 novembre 2014

Réagissez : l'avortement n'est pas un droit fondamental

Le 26 novembre sera soumise au vote des députés une proposition de résolution « visant à réaffirmer le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse ».

Ce texte n’a pas de portée normative (une résolution n’est pas un texte d’élaboration d’une loi) mais il exprime l’avis de l’ensemble de l’Assemblée nationale : il a donc une portée symbolique forte.

Il énonce deux contre-vérités :

  • L’IVG serait « un droit fondamental », ce qui est juridiquement faux car l’IVG est en réalité une dérogation au principe de « respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (article 16 du code civil)
  • Il existerait un « droit universel des femmes à disposer de leur corps », alors que ce droit n’existe dans aucun texte national ou international.

La portée symbolique est d’autant plus forte que ce texte est signé non seulement par les présidents des groupes de la majorité de gauche, mais encore par les présidents des deux groupes de l’opposition UMP (Christian Jacob) et UDI (Philippe Vigier). Les députés doivent savoir que de nombreux citoyens n’acceptent pas que des représentants de la nation célèbrent comme un droit l’atteinte à la vie humaine.

Pour comprendre les enjeux de cette proposition de résolution, la Fondation Jérôme Lejeune a publié une analyse (Lire l'analyse ici).

Pour vous mobiliser par mail, une trame de texte est proposée ci-dessous, que vous pouvez copier / coller et envoyer aux députés de votre boîte mail . Vous trouvez également ici une liste des coordonnées des députés de l’opposition (copier/coller la colonne EMAIL).

Modèle de lettre proposée par la Fondation Lejeune :

"Madame, Monsieur le député,

Vous connaissez la proposition de résolution déposée par Mme Catherine Coutelle, présidente de la délégation aux droits des femmes, visant à « réaffirmer le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse en France et en Europe ».

Ce texte sera soumis au vote des députés mercredi 26 novembre prochain.

Il énonce deux contre-vérités :

- L’IVG serait « un droit fondamental », ce qui est juridiquement faux car l’IVG est une dérogation au principe de « respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (article 16 du code civil)

Ainsi, la loi exprime de la manière la plus explicite qui soit que l'IVG est une "atteinte" à un "principe", celui du respect de l'être humain au commencement de sa vie. Juridiquement, une atteinte ne saurait être un droit, encore moins un droit fondamental.

Un droit fondamental est un droit reconnu par une norme conventionnelle ou constitutionnelle. Or, aucune norme constitutionnelle française ne reconnaît l'IVG.

- Il existerait un « droit universel des femmes à disposer de leur corps »,

Un tel droit n’est inscrit dans aucun texte national ou international. Par ailleurs cette notion est de nature à développer l’avortement eugénique, et à justifier notamment la procréation médicalement assistée de convenance, la congélation d’ovocyte de convenance, la gestation pour autrui, la prostitution.

Même si une résolution est un texte dénué de portée normative, cependant il est révélateur de l’avis du Parlement, encourage le gouvernement à agir, et il impacte l’opinion.

A ce titre, je ne comprendrais pas que le législateur vote un texte erroné sur le plan juridique.

Je ne comprendrais pas qu’un représentant de la nation célèbre comme un droit l’atteinte à la vie humaine.

Je compte sur vous.
Respectueuses salutations.

Posté le 19 novembre 2014 à 15h46 par Michel Janva | Lien permanent

Opération in utero plutôt qu'IMG

Le spina bifida est la malformation la plus fréquente du système nerveux central, diagnostiquée dans plus de 90% des cas par échographie. Quelque 800 grossesses sont ainsi concernées chaque année en France. Si la plupart des parents optent pour l'avortement (IMG), une quarantaine d'enfants naissent chaque année atteint de cette malformation.

Une petite fille née il y a dix jours avait été opérée dans le ventre de sa mère. Pour la première fois en France, cette naissance survient après une intervention de chirurgie fœtale effectuée en juillet chez la future maman, au terme du cinquième mois de grossesse. « Le bébé ainsi que la maman sont en parfaite santé », communique l'AP-HP.

« Cette malformation est dépistée dès l'échographie. Les premières interventions, dans le cadre de la prise en charge du spina-bifida, ont été réalisées dans les années 1990 aux Etats-Unis et au Brésil. En France, cela fait une dizaine d'années que nous y réfléchissons. Mais certains se demandaient s'il y avait de la place pour ce type d'opération dans notre pays. En effet, le diagnostic prénatal est ici l'un des meilleurs au monde et la grande majorité des couples choisit, à l'issue du diagnostic, d'interrompre la grossesse. Aujourd'hui, nous avons une demande de couples qui souhaitent bénéficier de cette chirurgie. Ce serait presque non éthique de ne pas la leur proposer, sans faire, pour autant, de prosélytisme d'un côté comme de l'autre ».

Posté le 19 novembre 2014 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

18 novembre 2014

L'IVG, un "droit fondamental" ? Les conséquences de la proposition de résolution

Le député Catherine Coutelle présentera le 26 novembre à l'Assemblée nationale une proposition de résolution visant à "réaffirmer un droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse en France et en Europe" 40 ans après l'ouverture des débats de la loi Veil. Pour Jean-Marie Le Méné, interrogé par Gènéthique, cette résolution, si elle est adoptée, aura un triple impact :

  • "Un impact juridique  

Affirmer que l’IVG est un droit fondamental est incompatible avec le code civil (article 16) et le code de la santé public (article L.2211-1) qui posent comme principe fondamental le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. L’IVG est une dérogation à ce principe. Eriger l’IVG en principe fondamental au même titre que le respect de la vie constituerait un conflit de normes inextricable. Si cette proposition de résolution est votée le 26 novembre prochain, c’est un renversement des valeurs de la République et une impasse juridique qui en résulteront.

  • Un impact psychologique

Dans la législation française, l’IVG n’est pas un droit mais une dérogation au principe d’ordre public de respect de l'être humain dès le commencement de sa vie. L’avortement est et « restera un drame » pour les femmes, selon les mots de Simone Veil elle-même. La décision d’interrompre une grossesse fait partie des décisions les plus difficiles à prendre pour une mère. Cet acte laisse des séquelles, souvent profondes et traumatisantes. La souffrance des femmes qui vivent un avortement doit être accompagnée par les pouvoirs publics.

Or en considérant l’IVG comme un droit fondamental, l’on nie aux femmes le droit de souffrir et d’exprimer publiquement cette souffrance. En faisant de l’IVG un droit fondamental, l’on balaye d’un revers de main les milliers de femmes qui réclament de l’aide pour poursuivre à terme leur grossesse, et celles qui souffrent du syndrome post-avortement. (Pour en savoir plus sur l’impact psychologique, voir annexe 3 l’interview de Benoit Bayle).

Le rôle du législateur n’est pas d’affirmer un prétendu droit fondamental à l’IVG mais d’offrir aux femmes des alternatives sérieuses à l’avortement quant celles-ci souhaiteraient garder leur enfant mais sont en manque de moyens et nécessitent d’être soutenues par les pouvoirs publics.

  • Un impact symbolique       

Ce texte n’aura pas de portée normative mais aura une portée symbolique forte car il reflète l’avis de l’ensemble des députés. La résolution sera un signal en direction de l’opinion publique et peut servir de levier à une nouvelle loi sur l’IVG. Alors que les citoyens sont aujourd’hui en attente de repères clairs en cohérence avec la réalité, le Parlement peut-il continuer à célébrer comme un droit l’atteinte à la vie humaine ?"

Posté le 18 novembre 2014 à 16h23 par Louise Tudy | Lien permanent

Espagne : l’ancien ministre de la Justice déçu par la trahison du PP

L’ancien ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon affirme que le retrait de la réforme de la loi sur l’avortement pour laquelle il démissionna le dégoûte :

« Peu m’importe que ce soit arrivé parce qu’un lobby économique a fait pression ou parce que quelqu’un aurait pu penser que c’est un bénéfice électoral, cela m’est égal. Que ce soit pour une raison ou pour une autre, la seule chose que je ressens est du dégoût ».

De plus il a indiqué qu’il n’y a « pas un seul des motifs qui se peuvent concevoir qui puissent précéder le devoir moral de tout être humain de défendre la vie de ses semblables. »

Gallardón a aussi déclaré que cette culture qui « défend l’avortement comme un droit » a introduit dans la mentalité d’une part très importante des jeunes européens que « l’avortement est une méthode contraceptive » et peut s’utiliser, selon le discernement de chacun, « comme une méthode contraceptive ».

« C’est brutal mais c’est la vérité. »

Pour expliquer la « gravité » de la loi en vigueur sur l’avortement, il insiste sur la possibilité laissée aux mineurs d’avorter sans le consentement de leurs parents, ce qu’il considère comme « une attaque directe à la famille », et au « terrible présupposé que l’on peut avorter si le fœtus a une malformation », un domaine où il reçut « moins de soutien » de l’opinion publique.

«Des réformes que j’ai tenté et qui n’ont pas abouti, il y en a certaines où j’ai reçu davantage de soutiens que pour d’autres. Fondamentalement, ce qui pour moi constitua la cause de ma propre conscience pour tenter de réformer la loi, fut cette considération du législateur actuel : ‘nous avons des droits différents suivant que nous ayons ou non un handicap’. »

« aucun poste de travail ne justifie la négation du droit à la vie ».

Il rapporta certains chiffres sur l’avortement en Europe : en un an 1.1 million d’avortements, et en une heure plus de 150 femmes avortent.

Posté le 18 novembre 2014 à 12h16 par Michel Janva | Lien permanent

L'avortement après le viol, c'est un double traumatisme

Les évêques du Pérou ont diffusé un communiqué sous le titre « Sauvons les deux » pour contester un projet de loi qui prétend légaliser l'avortement en cas de viol :

« Le fait que la fécondation se soit produite comme conséquence d'un viol ne change en rien cette manière de juger l'avortement. L'Eglise condamne avec force toute forme de viol, et elle affirme en même temps qu'il n'est jamais légitime de tuer l'enfant conçu, même pas dans les circonstances condamnables et brutales du viol. Dans le viol suivi d'une fécondation, c'est-à-dire là où est conçue une nouvelle vie humaine, il y a deux victimes : la mère (la femme violée) et l'enfant.

Le fruit de cet acte violent est un “enfant innocent” qui a droit à la vie et qui ne porte pas la culpabilité de cette action si brutale. Ce n'est pas “l'enfant innocent” qu'il faut punir en le tuant : il faut poursuivre et châtier le violeur avec tout le poids de la loi. »

« Soumettre une mère à l'avortement en cas de viol, c'est soumettre la femme à un double traumatisme ou dommage physique, psychologique et spirituel : le viol et l'avortement. Ce dernier – c'est démontré – laisse en la femme des marques et des blessures profondes très difficiles à effacer, connues sous le nom de “syndrome post-avortement”. »

« Les cas exemplaires de femmes violées et enceintes, qui sagement et vaillamment ont choisi de protéger la vie de leur enfant, témoigne de ce que cette décision est celle qui réellement triomphe du viol, puisque c'est le choix du bien par dessus le mal, le triomphe de l'amour sur la violence. »

Posté le 18 novembre 2014 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

17 novembre 2014

Il n'y a pas de groupe pro-vie à l'Assemblée nationale

La proposition de résolution visant à réaffirmer le droit fondamental à tuer l'enfant à naître ne vient pas uniquement du PS, mais a été signée par tous les chefs de groupe de l'Assemblée nationale :

  • Christian Jacob (UMP),
  • Philippe Vigier (UDI),
  • André Chassaigne (GDR),
  • François de Rugy (Ecolo)
  • Bruno le Roux (PS),
  • Roger-Gérard Schwartzenberg (Radical).

Posté le 17 novembre 2014 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Le PS souhaite que la France milite pour l'avortement universel

Voici en exclusivité la proposition de résolution que le PS souhaite voir votée le 26 novembre :

A 1

Posté le 17 novembre 2014 à 13h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

16 novembre 2014

Avortement, euthanasie, FIV... : le plaidoyer pro-vie du Pape

Le Pape François a mis en garde le corps médical contre la tentation de jouer avec la vie. Il s’agit d’un péché contre Dieu Créateur. Le Saint-Père a reçu samedi matin quelque 5000 médecins catholiques italiens.

« Veillez à ne pas soumettre la vie à des expériences, par exemple en fabriquant des enfants plutôt que de les accueillir comme un don ».

De l'avortement et l'euthanasie, à la fécondation in vitro, le Pape François est formel : la vie est toujours inviolable, il faut l’aimer, la défendre et la soigner et dans certaines circonstances, les médecins catholiques doivent aller jusqu’à l’objection de conscience.

Le Souverain Pontife a souligné que l’avortement n’est pas problème religieux ni même philosophique. C’est un problème « scientifique » parce qu’il est « illicite » de détruire une vie humaine pour résoudre un problème. Et ce principe ne pourra pas changer avec le temps. C'est pourquoi Benoît XVI parlait de principe "non-négociable" : valable partout, en tout lieu, tout temps et toute occasion.

« Tuer a la même signification aujourd’hui que dans le passé. Cela vaut aussi pour l’euthanasie, y compris l’euthanasie cachée dont sont victimes les personnes âgées ».

Le Saint-Père s’en est pris à la pensée dominante qui propage une fausse compassion sur l’avortement, l’euthanasie et la fécondation in vitro (PMA). On veut faire croire que l’avortement est une aide apportée aux femmes, que l’euthanasie est un acte de dignité, que le fait de fabriquer un enfant est une conquête scientifique. L’enfant n’est pas est un droit, a-t-il martelé, mais un don à accueillir. La compassion évangélique est celle qui accompagne dans les moments de besoin, c’est celle du Bon Samaritain qui voit, qui compatit, qui s’approche et qui offre une aide concrète. Le Pape François a également pointé du doigt ceux qui utilisent des vies humaines comme des cobayes sous prétexte d’en sauver d’autres.

La vie humaine est toujours sacrée, elle est toujours de qualité. Il n’y a pas de vie humaine plus sacrée qu’une autre. Le Souverain Pontife a donc exhorté les médecins catholiques à être fidèles à l’Evangile de la vie et respecter la vie comme un don de Dieu, à faire des choix courageux, à contre-courant et à recourir si nécessaire à l’objection de conscience.

Posté le 16 novembre 2014 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2014

Le Vatican internationalise la lettre de Mgr Reig dans laquelle il appelle le PP ‘structure de péché’

Objectif : éduquer tous les leaders de pastorale familiale, groupes familiaux et étudiants de la famille dans le monde catholique entier, concernant un cas de trahison de la vie et de la famille, celle du ‘gouvernement conservateur espagnol du parti populaire’, montrant sept réactions catholiques, y compris ‘la régénération des partis politiques majoritaires.’

La lettre de l’évêque de Alcalá de Henares, Juan Antonio Reig Pla, dans laquelle il qualifiait le PP (et d’autres partis permettant l’avortement) de ‘structure de péché’, est devenue internationale : le site web du Vatican du Conseil Pontifical de la Famille recommande cette lettre en cinq langues et en outre fait passer le message dans ses bulletins par mails, adressés aux leaders catholiques experts sur les thèmes de la famille dans le monde entier.

Voici le texte par lequel le Conseil Pontifical de la Famille recommande de lire l’analyse de Mgr Reig Pla :

« Huit points manifestant le désaccord. Ils sont écrits par Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque de Alcalá de Henares, se référant à la non réforme, en Espagne, des lois sur l’avortement. Le projet de loi de protection de la conception et des droits des femmes enceintes, promu par le gouvernement conservateur espagnol du Parti Populaire, a été retiré n’ayant pas reçu l’approbation nécessaire. L’évêque, profondément peiné, invite, dans ses réflexions, à « appeler les choses par leur nom », et s’adresse en particulier aux catholiques pour « maintenir ferme la finalité de l’évangélisation, insister dans l’éducation à l’amour, mobiliser les consciences, régénérer les partis politiques majoritaires, promouvoir l’adoption des lois pour protéger les enfants non-nés, la maternité et les familles. »

Posté le 14 novembre 2014 à 11h24 par Michel Janva | Lien permanent

13 novembre 2014

Avorter au 4e trimestre de la grossesse...

Lu dans Présent :

"Aussi épouvantable que cela soit, un nouveau concept est en train de se développer en Amérique. Des étudiants font des pétitions pour que soient autorisés les avortements du quatrième trimestre de la grossesse. Pourtant, la grossesse ne dure que trois trimestres. Formulation plus dulcifiante que « l’avortement post-natal » utilisé en Europe. En clair, il s’agit d’une revendication à l’infanticide durant les trois premiers mois suivant la naissance.

Pire encore, certains d’entre eux affirment que, jusqu’à cinq ans, l’enfant n’a pas conscience de lui-même et qu’il devrait être possible de le tuer. Telles étaient les théories de Voltaire, pour lequel détruire un nouveau-né n’était que « dérober une petite masse de chair aux misères de la vie » (Lettre du 31 décembre 1754). Mais ces théories avaient déjà été développées par les penseurs et les médecins comme Guillotin ou Marat pendant la Révolution française (voir les remarquables écrits du Pr Xavier Martin). C’est surtout un trait de plume sur 2 000 années de christianisme. Dans la Rome antique, le pater familias avait droit de vie et de mort sur ses enfants."

Posté le 13 novembre 2014 à 14h22 par Michel Janva | Lien permanent

12 novembre 2014

Pour une meilleure approche des femmes ayant subi un avortement : choisir les mots justes

"Le département de sociologie de l’Université de New-York vient de publier une étude après avoir demandé à 1.600 adultes s’ils avaient, eux ou quelqu’un de leur entourage, eu recours à l’avortement. L’étude révèle que les femmes ayant subi un avortement avaient plus tendance à se confier à des personnes pro-IVG qu’à des personnes opposées à l’avortement."

La raison majeure en est que les femmes qui ont eu recours à l'avortement craignent un jugement de la part des "pro-vie". Abby Johnson, qui était directrice d'une clinique du Planning familial, s'est convertie à la lutte pro-vie après avoir assisté à un avortement aux ultrasons. Elle conseille les pro-vie qui veulent apporter leur soutien aux femmes qui choisissent l'avortement de faire attention aux mots employés :

"« Elles ne se tourneront pas vers un mouvement qui utilise des mots comme « meurtriers », « tueurs d’enfants » en toute occasion. Nous les atteindrons avec notre douceur, notre compassion et notre gentillesse".[...]

Le traumatisme laissé par un avortement est tel qu'il faut beaucoup de compassion et choisir les mots justes pour aider ces femmes et ne pas les accabler encore plus.

Posté le 12 novembre 2014 à 09h16 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 novembre 2014

15 novembre : prière de réparation contre l'avortement à Maisons-Laffitte

S

Posté le 11 novembre 2014 à 12h05 par Michel Janva | Lien permanent

10 novembre 2014

La France a donné 37,2 millions de dollars au Planning familial en 2013

C'est moins qu'en 2012 (49,6 millions) et cela fait de la France une contributrice du financement de cet organisme diffuseur de la cuture de mort à hauteur de 2,8%, loin derrière les Etats-Unis (44,7%) et la Grande-Bretagne (23,3%).

Posté le 10 novembre 2014 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent

09 novembre 2014

En zone de guerre, le plus important, c'est l'avortement

Selon le secrétaire général de l'ONU, qui par sa déclaration irresponsable, ne fait qu'encourager les viols :

"Le Secrétaire général de l’Onu vient de déclarer aux Etats qu’ils devaient assurer l’accès à l’avortement aux femmes victimes de viol vivant dans les camps de réfugiés de Syrie, d’Iraq, et du Soudan, alors que le Conseil de Sécurité avait rejeté cette idée à plusieurs reprises. [...]

Les propos du Secrétaire général anime les conflits actuels entre les Etats membres sur la meilleure manière de mettre fin aux viols et à la violence sexuelle en zone de conflit. Comme au Conseil, les initiatives politiques les plus importantes des dernières années cherchent à mettre fin à l’impunité et à obtenir des réparations pour les victimes de violence. Toutes ces initiatives ont exclu l’avortement. Cependant, le personnel de l’Onu a continué à promouvoir son agenda féministe, qui voit dans la destruction des relations sociales traditionnelles et dans le droit à l’avortement les étapes nécessaires vers la fin de la discrimination et de la violence. [...]

Le rapport affirme que le Fonds de l’Onu pour la Population était présent dans 28 zones de conflit l’année dernière, et avait fourni « des services de santé sexuelle et reproductive » à 67 000 femmes syriennes réfugiées en Jordanie. Si le rapport ne précise pas quels services ont été fournis, nous savons que le Fonds de l’Onu pour la Population a fourni des produits et services abortifs par le passé. [...]"

Posté le 9 novembre 2014 à 14h36 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2014

Effet pilule : les embolies pulmonaires ont baissé de 11 %

Une étude présentée par l’ANSM a comparé le nombre d’embolies pulmonaires survenues en 2012 et en 2013 chez les femmes en âge de procréer. Cette étude montre que les hospitalisations pour embolie pulmonaire ont diminué de 11 % chez les femmes de 15 à 49 ans, ce qui est directement lié à la baisse d’utilisation des pilules de troisième et quatrième génération.

En effet, les ventes de pilules de 3e et 4e génération, qui représentaient environ 50 % des ventes de contraceptifs oraux combinés depuis 2009, ont diminué à 25 %.

Ces pilules étaient donc vraiment dangereuses. Les responsables de leur mise sur le marché seront-ils sanctionnés ?

Posté le 7 novembre 2014 à 16h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

06 novembre 2014

Avortement : vers la fin de l'objection de conscience des médecins

Jeanne Smits revient sur le vote prochain de la résolution en faveur d'un droit fondamental à l'avortement :

"[...]Obtenir l’aval de l’Assemblée nationale française s’inscrit sans doute dans cette démarche sur le plan européen ; pour ce qui est de la France, c’est une manière de justifier l’interdiction de toute objection de conscience, de toute tentative de restriction.

Si l’avortement est un droit fondamental, l’Etat doit aussi le protéger, le faciliter, le rendre accessible. [...]"

Posté le 6 novembre 2014 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2014

Vote le 26 novembre sur un droit fondamental à l'avortement ?

Le 26 novembre 1974, Simone Veil défendait dans l'hémicycle son projet de loi sur le droit de tuer l'enfant à naître :

"Je le dis avec toute ma conviction, l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue".

Nous savons ce qu'il advint de ce mensonge. 220 000 enfants sont avortés chaque année.

Cette année, le 26 novembre, 40e anniversaire du plaidoyer pro-mort, le PS propose le vote par l'assemblée nationale d'une résolution sur le "droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse".

Posté le 5 novembre 2014 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Le Tennessee restreint l’accès à l’avortement

Lu sur Nouvelles de France :

"L’Amendement 1, qui permettra au législateur du Tennessee de restreindre sérieusement l’accès à l’avortement* a été approuvé par 53% des votants ce mardi 4 novembre 2014. Les campagnes se sont nettement prononcées pour, tandis que certaines zones urbaines l’ont rejeté.

Dans la foulée, Brian Harris, le président de l’organisation Tennessee Right to Life, a détaillé ses propositions législatives futures rendues possibles par l’Amendement 1 : instaurer une courte période d’attente pour les femmes qui souhaitent avorter, sensibiliser les jeunes au respect de la vie et réguler les services d’avortement. Un femme sur 4 qui avorte dans l’État des volontaires vient de l’extérieur.

Cette victoire du collectif « Yes on 1″ est un exploit dans la mesure où le lobby pro-avortement a dépensé 3,4 millions de dollars en publicités (financées par Planned Parenthood et l’American Civil Liberties Union) les trois dernières semaines d’octobre contre un peu plus d’un million pour le camp pro-vie."[...]

Posté le 5 novembre 2014 à 13h19 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 novembre 2014

En Arizona, les manuels scolaires ne parleront plus d’avortement

Cesser de présenter l'avortement comme étant la norme aux lycéens, c'est possible, aux Etats-Unis tout au moins :

"Les écoles de Gilbert, Arizona, ont décidé de rectifier des manuels scolaires de biologie de lycée, leur conseils de direction ayant constaté qu’ils ne sont pas conformes aux lois de l’Etat, votées il y a deux ans, qui imposent la « présentation de l’enfantement et de l’adoption comme préférables à l’avortement choisi ». La mesure, adoptée par 3 voix contre 2, pourrait se traduire par la découpe des pages litigieuses dans l’ensemble des manuels de biologie remis aux lycéens, ou le collage d’informations correctes.[...]

Bien sûr, les organisations de gauche et les autorités éducatives de l’Etat crient à la censure, accusant les responsables des écoles de Gilbert de vouloir occulter de simples informations.[...]

Il faut aussi rappeler qu’aux Etats-Unis, les parents peuvent avoir leur mot à dire sur les programmes enseignés à leurs enfants. Dans ce cas précis, le vote du conseil de direction a eu lieu en public devant une salle bondée ; les parents ont été invités à s’exprimer et les deux tiers d’entre eux se sont levés pour demander la rectification des manuels. Sans doute la loi du nombre n’est-elle pas tout, mais on aimerait qu’en France le peuple soit ainsi consulté sur de tels sujets."

Posté le 3 novembre 2014 à 23h10 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

Pour l'ONU-femmes, développement durable = contrôle de la population et des femmes

Un rapport de l'agence de l'ONU pour les femmes, qui fait froid dans le dos, préconise le recours à la contraception systématique et à l'avortement comme moyens de réduire la population mondiale, obstacle au "développement durable". Décryptage :

"L’idée qu’il y a trop d’hommes sur terre pour permettre un « développement durable » est au cœur du discours des écologistes radicaux – et au centre d’un rapport de l’agence de l’ONU pour les femmes, « UN Women », publié en octobre. Sous le manteau de l’« égalité de genre », ce sont bien l’accès universel à l’avortement et le travail de sape de la famille traditionnelle qui sont encouragés par l’agence onusienne dans ce rapport quinquennal, le World Survey of Women in Development 2014.

Comme toujours à ce niveau le vrai plan d’action est noyé sous des torrents de bons sentiments : il s’agit de soutenir la croissance, de créer des emplois, de mieux produire et distribuer les biens alimentaires, d’améliorer l’accès à l’eau, aux réseaux d’assainissement et à l’énergie. Mais s’y faufile la question de la « dynamique de population » et de l’« intégrité corporelle des femmes » : deux concepts qui ouvrent la porte au discours sur la légalisation de l’avortement et sur la maîtrise de la population pour permettre le développement durable. Autre objectif : réduire la charge de travail « non payée » supportée par les femmes – en clair, le travail au foyer.

Le rapport de l’institution présidée par Phumzile Mlambo-Ngcuka recommande ainsi au premier rang des solutions nécessaires à la protection de la planète la vérification du respect des droits à la santé sexuelle et reproductive dans le cadre des politiques de « population durable ». L’avortement volontaire est bien là, dans le langage constant des organismes féministes de l’ONU : on cherche à réduire la population mondiale à travers le recours volontaire à la contraception et à l’« IVG ».

Steven Mosher, du Population Research Institute, souligne ainsi le lien étroit entre les programmes de santé reproductive et le contrôle de la population qui en constitue le véritable objectif, « en réduisant le taux de natalité par la mise hors-service d’autant de systèmes reproductifs féminins que possible par des moyens chimiques ou chirurgicaux ».

Le rapport se distingue parmi les productions onusiennes en ce qu’il réclame ouvertement le droit à l’avortement légal (« safe abortion ») en fondant les « politiques de population durable sur les droits à la santé sexuelle et reproductive, notamment par l’accès universel… à une éducation sexuelle complète et à l’avortement sans danger ».

Le rapport recommande également une présence de plus en plus appuyée de l’Etat au sein des familles par « la réduction et la redistribution du travail de soins non payé entre femmes et hommes dans le cadre du foyer, et entre foyers et Etat par l’augmentation des services de base ». En clair, il s’agit de promouvoir le travail des femmes par la multiplication des structures d’accueil pour la petite enfance et de nier le rôle spécifique des femmes au foyer."

Donc, pour "sauver la planète", tuons les bébés.

Posté le 3 novembre 2014 à 22h53 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

31 octobre 2014

Le témoignage d’une ‘top model’ colombienne victime d’un avortement

Amada Rosa Pérez déclare :

durant ces moments de grossesse j’aurais tellement aimé trouver l’aide de quelqu’un qui me dise quelque chose de beau et de positif, par exemple que devenir maman n’est pas mal.

Plus de 40 associations espagnoles se rassembleront sous la devise ‘chaque vie compte’ pour organiser une grande manifestation le 22 novembre, en faveur de la vie, de la femme et de la maternité.

ADans ce contexte est retransmis le témoignage de la top model Amada Rosa Pérez, victime d’un avortement et par conséquent du syndrome post avortement. Ce syndrome est une réalité par laquelle passent toutes les femmes ayant avorté, que ce soit de manière délibérée ou spontanée. Parmi les manifestations de ce syndrome se retrouvent le sentiment de culpabilité et de tristesse, le désespoir, un pessimisme cauchemardesque, une perte de concentration et de motivation, des sanglots permanents sans motif apparent, de la perte de forces, des nausées. Cela peut déboucher en anorexie, alcoolisme, refus de tout ce qui suppose engagement, froideur affective, et bien d’autres conséquences encore.

La top model explique qu’elle avorta parce qu’elle ne recevait de son entourage que des mots l’enjoignant à mettre en premier ses objectifs et son avancement professionnel. Elle confesse que cela lui fit peur, qu’elle ne dit rien à ses parents et décida de se séparer de son bébé.

Dans ce contexte l’organisation ‘chaque vie compte’ défendra, en plus de la vie du non né, la protection de la femme enceinte, qui a besoin d’un entourage et d’un appui social, où soit défendu le droit à la maternité avec des mesures concrètes d’aide à la femme enceinte pour l’aider à trouver des alternatives à l’avortement. 

Posté le 31 octobre 2014 à 19h37 par Le Salon Beige | Lien permanent

29 octobre 2014

Argentine : avortement sur une fillette de 11 ans

Lu sur le blog de Jeanne Smits, cette triste histoire  d'une fillette de 11 ans violée, enceinte, puis avortée. Le côté encourageant de l'histoire est le refus de la totalité des médecins d'un hôpital de pratiquer l'avortement, en vertu du droit à l'objection de conscience :

"[...] C'est une histoire terrible que celle de cette petite fille, enlevée à sa mère mineure, qui ne s'en occupait pas, par les autorités. Elle avait été placée dans une famille d'accueil où elle était restée cinq ans, avant que sa grand-mère ne vienne la réclamer. Etant donné que les autorités privilégient dès lors que c'est possible les liens du sang, le transfert avait été fait vers ce nouveau foyer auprès de la grand-mère, 45 ans, et de son « ami » plus jeune de 15 ans. Au bout de quelques mois la grand-mère avait « rendu » la fillette aux services sociaux en expliquant qu'elle ne pouvait plus s'en occuper : c'est là que la petite jeune fille s'était effondrée, racontant les abus dont elle avait été l'objet depuis qu'elle avait été accueillie par cette femme."[...]

Posté le 29 octobre 2014 à 10h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

28 octobre 2014

Un archevêque réchappé de l'avortement

Enceinte à 40 ans, Mme Stankevis a décidé de garder son enfant, contre l'avis de son médecin, qui la jugeait trop âgée pour mener une nouvelle grossesse. Aujourd'hui son fils, qui a lui-même beaucoup oeuvré pour la défense de la vie en Lettonie, n'est autre que... l'archevêque de Riga ! (article en italien)

Posté le 28 octobre 2014 à 16h51 par Louise Tudy | Lien permanent

27 octobre 2014

La condamnation du Dr Dor allégée en appel

La Cour d'appel de Paris a condamné le Dr Dor à 10 000 € d'amende, dont la moitié avec sursis, pour avoir offert des chaussons et une médaille miraculeuse à une femme croisée dans l'escalier d'un centre de Planning familial. Les réquisitions du parquet, qui réclamait la même peine qu'en première instance, n'ont pas été suivies : 10 000 € d'amende (sans sursis) et 2 000 € de dommages et intérêts à la femme qui souhaitait avorter. Le cours du chausson tricoté à la main a donc baissé mais en offrir pour symboliser la faiblesse d'un nouveau-né est toujours considéré comme un délit.

En ce qui concerne l'appel du Dr Dor à participer à un rosaire pour la vie devant l'hôpital Saint Vincent de Paul en 2011, la cour a confirmé la relaxe du président de SOS Tout Petits.

Posté le 27 octobre 2014 à 18h01 par Louise Tudy | Lien permanent

25 octobre 2014

Obama aurait collaboré à la politique chinoise de l’enfant unique

Un député vient d’accuser Barack Obama d’avoir enfreint le droit américain en offrant assistance à la Chine dans la mise en œuvre des avortements forcés. Barack Obama a octroyé 227$ millions à une agence de l’Onu qui facilite la mise en œuvre de la politique de l’enfant unique, et offre des visas à des dirigeants chinois impliqués dans les avortements forcés, a déclaré le député républicain à la Chambre des représentants, Chris Smith.

Dans un discours de la semaine dernière, ce dernier a livré une longue liste d’abus perpétrés par la Chine, et expliqué comment le gouvernement Obama y avait participé.

Le Vice Président Joe Biden a déclaré à un public chinois qu’il « comprenait complètement » la politique de l’enfant unique et ne « remettrait pas en question » la décision du gouvernement de l’imposer. Chris Smith a souligné que l’historique des votes de Joe Biden confirmait ce discours sans cœur. Durant son mandat de sénateur, Biden avait voté contre un amendement condamnant la politique chinoise de l’enfant unique.

Non seulement le gouvernement américain ferme les yeux sur les abus chinois, mais il finance les organisations qui rétribuent et consultent pour l’agence chinoise du planning familial. Cela inclut la formation de son personnel.

Posté le 25 octobre 2014 à 14h43 par Michel Janva | Lien permanent

24 octobre 2014

Les animaux sont-ils des hommes comme les autres ?

Une analyse très pertinente de Théophane Le Méné dans le Figaro Vox :

"[...] Aujourd'hui plus que jamais, l'animal est au centre des préoccupations humaines. Un ours fugue et une ministre imagine qu'il a pu être «assassiné». Un chaton est maltraité, son auteur est condamné à un an de prison. Des bovins ou des volatiles sont abattus pour des raisons sanitaires et on hurle au meurtre. Le zoo de Copenhague pique une girafe à cause d'un risque de consanguinité et c'est l'offuscation planétaire, les pétitions affluent, on parle d'euthanasie. Les plus militants comparent sans vergogne les tortures opérées sur les animaux à celles des camps de la mort [...] 

Il y a une vraie et une fausse manière d'aimer les animaux. La fausse est exclusive, la vraie inclusive. On peut ainsi célébrer l'humanité de l'homme tout en considérant le respect dû à l'animal. Saint François d'Assise lui-même ne rendit-il pas cette dignité volée aux pauvres en même temps qu'il entourait d'une attention toute particulière la création animale? Mais il est plus difficilement concevable de célébrer l'humanité de l'animal tout en considérant le respect dû à l'homme. Or c'est de cela dont se rendent coupables les militants -tels qu'on les connaît -de la cause animale : détruire l' «humanisme humain» pour réclamer l' «humanisme animal» ; renverser la charge que l'on doit à notre prochain pour la reporter sur l'animal qui, lui, au demeurant, ne sera jamais capable de barbarie.

N'est-il pas particulièrement troublant de constater que les revendications d'une humanisation des bêtes se font toujours plus fortes, à mesure que la réification de la personne humaine s'intensifie? N'est-il pas surprenant de découvrir que l'hyper-écologie et l'hyper-technologie - deux courants que l'on pourrait croire ennemis- usent du même vocable pour arriver à leur fin? Les deux ne parlent plus de l'homme mais du «vivant». Le premier veut faire gagner à l'animal ce que le second veut faire perdre à l'homme. Et c'est ainsi que pour éviter la recherche sur l'animal, on utilise l'embryon humain ; que l'on arme des bateaux pour défendre les baleines quand les massacres se poursuivent au Moyen-Orient dans l'indifférence ; que l'on prône -à raison- l'interdiction des manipulations génétiques sur le végétal quand on les multiplie sur l'être humain ; que le biologiste Jean-Didier Vincent n'hésite pas à réclamer des droits aux animaux tout en qualifiant les trisomiques de «poison dans une famille». C'est ainsi aussi qu'en 1933 et en 1935, le régime hitlérien édictait deux lois qui, pour la première fois, reconnaissaient à l'animal sa valeur intrinsèque d' «être naturel», ayant des droits «par lui-même», indépendamment des hommes.

Ces effacements répétés de la frontière fondamentale qui existe entre l'homme et l'animal révèlent une crise de l'humain que nous sommes en train de fabriquer sous couvert de respect de l'animal. Jean de La Fontaine disait se servir des animaux pour instruire les hommes. Nous ne pouvons nous servir des hommes pour instruire les animaux. A moins de donner vie à l'apologue de George Orwell qui, dans «La ferme des animaux», décrivait une ferme dans laquelle les animaux se révoltent puis prennent le pouvoir et chassent les hommes, avec les mêmes arguments que l'on nous sert aujourd'hui. Mais nous y sommes peut-être déjà."

Il suffit d'ouvrir le livre de "SVT" (Sciences de la vie et de la terre) d'un collégien ou lycéen pour s'apercevoir que l'être humain est classifié dans la catégorie "mammifère", et nos enfants étudient la reproduction du chimpanzé et son mode de communication en parallèle avec ceux de l'homme, afin de démontrer que le chimpanzé est très, très proche de l'homme. Réhausser la condition animale tout en rabaissant l'humain au rang d'un animal comme un autre permet de nier que l'homme ait une âme et une finalité supérieure. Cela justifie toutes les abominations dans lesquelles notre époque est pionnière, qui fait de l'humain un consommateur et un "consommable" à 100%.

Posté le 24 octobre 2014 à 20h23 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (19)

Amputée des quatre membres à la suite d'un avortement

Quelques semaines après avoir fait éliminer son bébé à la maternité du CHU de Bordeaux, une commerçante bordelaise de 36 ans, a dû être amputée des deux pieds, de l'avant-bras droit et de la main gauche.

Sous le coup d'une forte fièvre et prise de douleurs, elle était revenue à la maternité. Après avoir procédé au retrait du stérilet posé après l'avortement et pratiqué des prélèvements, l'interne l'avait renvoyée à son domicile où son état avait empiré. Le dimanche matin, le médecin de garde, après avoir diagnostiqué les symptômes de la septicémie, avait prescrit une antibiothérapie et ordonné le retour de la jeune femme à la maternité où elle était arrivée vers midi. Une nouvelle fois, son état n'avait pas été jugé préoccupant. Ce n'est que le soir vers 17 heures, à la suite de la venue à son chevet d'un anesthésiste, que les premiers antibiotiques lui avaient été administrés.

Posté le 24 octobre 2014 à 08h51 par Michel Janva | Lien permanent

21 octobre 2014

"A 87 ans, je sors de mon silence pour défendre Jérôme Lejeune, mon mari"

Alors qu'une collaboratrice de Jérôme Lejeune s'attribue, avec l'appui de certains médias, la découverte de la trisomie 21, Birthe Lejeune explique, dans la Croix, pourquoi la mémoire de son mari est ainsi attaquée :

"A 87 ans, je sors de mon silence pour défendre Jérôme Lejeune, mon mari, mort il y a vingt ans. (...)

Quand Marthe Gautier, vingt ans après la mort de Jérôme, conteste son rôle dans cette découverte, elle oublie de dire que Jérôme travaillait depuis des années en étroite collaboration avec le professeur Turpin qui le considérait comme le principal moteur de la recherche. C’est Raymond Turpin qui a proposé à Jérôme d’être le premier signataire de la publication. J’ai une lettre de Turpin à Jérôme d’octobre 1958 qui le félicite pour son travail et constate que Marthe Gautier en est encore à compter 46 chromosomes, alors que Jérôme, qui notait toutes ses observations dans son carnet de laboratoire, en avait compté 47 pour la première fois en mai 1958 sur un patient. Une autre lettre, de Marthe Gautier à Jérôme, lui demande de se dépêcher de rentrer de voyage pour faire avancer les travaux de recherche. En lisant la correspondance, toujours courtoise, on voit bien le rôle et l’apport de chacun. Marthe Gautier sait bien que tout au long de sa carrière Jérôme ne l’a jamais oubliée dans ses remerciements. Il suffit de relire le texte de la leçon inaugurale de 1965. Objectivement, l’étude des archives contredit les propos récents de Marthe Gautier.

Alors pourquoi cet acharnement contre Jérôme aujourd’hui ? La raison en est simple. Il était généticien, et à ce titre, il savait que la vie commençait à l’instant précis de la conception. Il était médecin de l’école d’Hippocrate, et à ce titre il refusait de supprimer la vie des êtres humains dès lors qu’ils étaient conçus. En 1969, à San Francisco, le jour de la remise du William Allen Memorial Award, il dénonça publiquement les menaces de la science sur la vie et les dérives de la culture de mort.

Ce discours fit scandale mais son courage et sa cohérence forcèrent l’admiration de tous. Tout en continuant ses recherches, il avait pris le risque de se mettre à dos certains scientifiques pour rester libre de défendre l’être humain commençant, unique, vulnérable. Il savait qu’il risquait de passer à côté du prix Nobel. Il était courageux et j’étais fière de lui. Et ses prises de position ne lui seront jamais pardonnées ! L’opposition à la personne de Jérôme aura attendu des années après sa mort pour ressortir ; aujourd’hui, elle se manifeste en s’attaquant à l’homme et en le faisant passer pour un opportuniste et un usurpateur. Sans qu’il puisse se défendre, il s’agit de discréditer un homme qui s’est opposé à une médecine sélective et à une recherche mortifère, et ce faisant, ridiculiser son engagement au service de la vie. (...) La vérité dérangeante est qu’il a été un signe de contradiction. Devant le mensonge qui tue, son honneur a été de ne pas se taire. Mais son œuvre et sa réputation lui rendent témoignage."

A 87 ans, je sors de mon silence pour défendre Jérôme Lejeune, mon mari, mort il y a vingt ans. Quelle cacophonie autour de lui et de la découverte de la trisomie 21 ! Et pourtant les archives sont éloquentes. J’ai la chance d’avoir conservé et classé précieusement toutes les correspondances entre les trois protagonistes. Que disent-elles ces archives ? Jérôme est entré dans le service du professeur Raymond Turpin à Trousseau en 1952. Celui-ci lui a confé la consultation des personnes qu’on appelait « mongoliens », et l’a associé à la recherche sur le mongolisme. En 1958, année de la découverte du chromosome de trop sur la paire du chromosome 21, Jérôme n’était pas un novice. Il avait déjà 42 publications à son actif, dont sept sur le mongolisme (appelé depuis trisomie 21) et sa consultation était réputée.

Quand Marthe Gautier, vingt ans après la mort de Jérôme, conteste son rôle dans cette découverte, elle oublie de dire que Jérôme travaillait depuis des années en étroite collaboration avec le professeur Turpin qui le considérait comme le principal moteur de la recherche. C’est Raymond Turpin qui a proposé à Jérôme d’être le premier signataire de la publication. J’ai une lettre de Turpin à Jérôme d’octobre 1958 qui le félicite pour son travail et constate que Marthe Gautier en est encore à compter 46 chromosomes, alors que Jérôme, qui notait toutes ses observations dans son carnet de laboratoire, en avait compté 47 pour la première fois en mai 1958 sur un patient. Une autre lettre, de Marthe Gautier à Jérôme, lui demande de se dépêcher de rentrer de voyage pour faire avancer les travaux de recherche. En lisant la correspondance, toujours courtoise, on voit bien le rôle et l’apport de chacun. Marthe Gautier sait bien que tout au long de sa carrière Jérôme ne l’a jamais oubliée dans ses remerciements. Il suffit de relire le texte de la leçon inaugurale de 1965. Objectivement, l’étude des archives contredit les propos récents de Marthe Gautier.

Alors pourquoi cet acharnement contre Jérôme aujourd’hui ? La raison en est simple. Il était généticien, et à ce titre, il savait que la vie commençait à l’instant précis de la conception. Il était médecin de l’école d’Hippocrate, et à ce titre il refusait de supprimer la vie des êtres humains dès lors qu’ils étaient conçus. En 1969, à San Francisco, le jour de la remise du William Allen Memorial Award, il dénonça publiquement les menaces de la science sur la vie et les dérives de la culture de mort.

Ce discours fit scandale mais son courage et sa cohérence forcèrent l’admiration de tous. Tout en continuant ses recherches, il avait pris le risque de se mettre à dos certains scientifques pour rester libre de défendre l’être humain commençant, unique, vulnérable. Il savait qu’il risquait de passer à côté du prix Nobel. Il était courageux et j’étais fère de lui. Et ses prises de position ne lui seront jamais pardonnées ! L’opposition à la personne de Jérôme aura attendu des années après sa mort pour ressortir ; aujourd’hui, elle se manifeste en s’attaquant à l’homme et en le faisant passer pour un opportuniste et un usurpateur. Sans qu’il puisse se défendre, il s’agit de discréditer un homme qui s’est opposé à une médecine sélective et à une recherche mortifère, et ce faisant, ridiculiser son engagement au service de la vie. À 87 ans, je ne suis pas prête à baisser les bras et laisser insinuations et contre-vérités ternir l’image de celui qui a servi ses patients et les personnes les plus vulnérables de toute son intelligence et de tout son cœur. N’oublions pas qu’il a été une ferté pour l’AP-HP et la recherche française. Comment peut-on croire qu’une voix discordante ait raison – seule – contre les milliers de patients qu’il a soignés et de familles qu’il a réconfortées, contre les centaines de collègues qu’il a fréquentés, souvent édifés par ses qualités intellectuelles et morales, contre les centaines de pairs, de comités de lecture, de jurys divers français et étrangers qui ont examiné sa production scientifque pendant quarante ans, contre les dizaines d’académies et d’universités qui l’ont accueilli et lui ont rendu hommage dans le monde entier ? La vérité dérangeante est qu’il a été un signe de contradiction. Devant le mensonge qui tue, son honneur a été de ne pas se taire. Mais son œuvre et sa réputation lui rendent témoignage.

- See more at: http://www.fondationlejeune.org/blog/blog-dans-les-media/26-dans-les-media/956/pourquoi-la-memoire-de-jerome-lejeune-est-attaquee-birthe-lejeune#sthash.jDO1zGIU.dpuf

A 87 ans, je sors de mon silence pour défendre Jérôme Lejeune, mon mari, mort il y a vingt ans. Quelle cacophonie autour de lui et de la découverte de la trisomie 21 ! Et pourtant les archives sont éloquentes. J’ai la chance d’avoir conservé et classé précieusement toutes les correspondances entre les trois protagonistes. Que disent-elles ces archives ? Jérôme est entré dans le service du professeur Raymond Turpin à Trousseau en 1952. Celui-ci lui a confé la consultation des personnes qu’on appelait « mongoliens », et l’a associé à la recherche sur le mongolisme. En 1958, année de la découverte du chromosome de trop sur la paire du chromosome 21, Jérôme n’était pas un novice. Il avait déjà 42 publications à son actif, dont sept sur le mongolisme (appelé depuis trisomie 21) et sa consultation était réputée.

Quand Marthe Gautier, vingt ans après la mort de Jérôme, conteste son rôle dans cette découverte, elle oublie de dire que Jérôme travaillait depuis des années en étroite collaboration avec le professeur Turpin qui le considérait comme le principal moteur de la recherche. C’est Raymond Turpin qui a proposé à Jérôme d’être le premier signataire de la publication. J’ai une lettre de Turpin à Jérôme d’octobre 1958 qui le félicite pour son travail et constate que Marthe Gautier en est encore à compter 46 chromosomes, alors que Jérôme, qui notait toutes ses observations dans son carnet de laboratoire, en avait compté 47 pour la première fois en mai 1958 sur un patient. Une autre lettre, de Marthe Gautier à Jérôme, lui demande de se dépêcher de rentrer de voyage pour faire avancer les travaux de recherche. En lisant la correspondance, toujours courtoise, on voit bien le rôle et l’apport de chacun. Marthe Gautier sait bien que tout au long de sa carrière Jérôme ne l’a jamais oubliée dans ses remerciements. Il suffit de relire le texte de la leçon inaugurale de 1965. Objectivement, l’étude des archives contredit les propos récents de Marthe Gautier.

Alors pourquoi cet acharnement contre Jérôme aujourd’hui ? La raison en est simple. Il était généticien, et à ce titre, il savait que la vie commençait à l’instant précis de la conception. Il était médecin de l’école d’Hippocrate, et à ce titre il refusait de supprimer la vie des êtres humains dès lors qu’ils étaient conçus. En 1969, à San Francisco, le jour de la remise du William Allen Memorial Award, il dénonça publiquement les menaces de la science sur la vie et les dérives de la culture de mort.

Ce discours fit scandale mais son courage et sa cohérence forcèrent l’admiration de tous. Tout en continuant ses recherches, il avait pris le risque de se mettre à dos certains scientifques pour rester libre de défendre l’être humain commençant, unique, vulnérable. Il savait qu’il risquait de passer à côté du prix Nobel. Il était courageux et j’étais fère de lui. Et ses prises de position ne lui seront jamais pardonnées ! L’opposition à la personne de Jérôme aura attendu des années après sa mort pour ressortir ; aujourd’hui, elle se manifeste en s’attaquant à l’homme et en le faisant passer pour un opportuniste et un usurpateur. Sans qu’il puisse se défendre, il s’agit de discréditer un homme qui s’est opposé à une médecine sélective et à une recherche mortifère, et ce faisant, ridiculiser son engagement au service de la vie. À 87 ans, je ne suis pas prête à baisser les bras et laisser insinuations et contre-vérités ternir l’image de celui qui a servi ses patients et les personnes les plus vulnérables de toute son intelligence et de tout son cœur. N’oublions pas qu’il a été une ferté pour l’AP-HP et la recherche française. Comment peut-on croire qu’une voix discordante ait raison – seule – contre les milliers de patients qu’il a soignés et de familles qu’il a réconfortées, contre les centaines de collègues qu’il a fréquentés, souvent édifés par ses qualités intellectuelles et morales, contre les centaines de pairs, de comités de lecture, de jurys divers français et étrangers qui ont examiné sa production scientifque pendant quarante ans, contre les dizaines d’académies et d’universités qui l’ont accueilli et lui ont rendu hommage dans le monde entier ? La vérité dérangeante est qu’il a été un signe de contradiction. Devant le mensonge qui tue, son honneur a été de ne pas se taire. Mais son œuvre et sa réputation lui rendent témoignage.

- See more at: http://www.fondationlejeune.org/blog/blog-dans-les-media/26-dans-les-media/956/pourquoi-la-memoire-de-jerome-lejeune-est-attaquee-birthe-lejeune#sthash.jDO1zGIU.dpuf

A 87 ans, je sors de mon silence pour défendre Jérôme Lejeune, mon mari, mort il y a vingt ans. Quelle cacophonie autour de lui et de la découverte de la trisomie 21 ! Et pourtant les archives sont éloquentes. J’ai la chance d’avoir conservé et classé précieusement toutes les correspondances entre les trois protagonistes. Que disent-elles ces archives ? Jérôme est entré dans le service du professeur Raymond Turpin à Trousseau en 1952. Celui-ci lui a confé la consultation des personnes qu’on appelait « mongoliens », et l’a associé à la recherche sur le mongolisme. En 1958, année de la découverte du chromosome de trop sur la paire du chromosome 21, Jérôme n’était pas un novice. Il avait déjà 42 publications à son actif, dont sept sur le mongolisme (appelé depuis trisomie 21) et sa consultation était réputée.

Quand Marthe Gautier, vingt ans après la mort de Jérôme, conteste son rôle dans cette découverte, elle oublie de dire que Jérôme travaillait depuis des années en étroite collaboration avec le professeur Turpin qui le considérait comme le principal moteur de la recherche. C’est Raymond Turpin qui a proposé à Jérôme d’être le premier signataire de la publication. J’ai une lettre de Turpin à Jérôme d’octobre 1958 qui le félicite pour son travail et constate que Marthe Gautier en est encore à compter 46 chromosomes, alors que Jérôme, qui notait toutes ses observations dans son carnet de laboratoire, en avait compté 47 pour la première fois en mai 1958 sur un patient. Une autre lettre, de Marthe Gautier à Jérôme, lui demande de se dépêcher de rentrer de voyage pour faire avancer les travaux de recherche. En lisant la correspondance, toujours courtoise, on voit bien le rôle et l’apport de chacun. Marthe Gautier sait bien que tout au long de sa carrière Jérôme ne l’a jamais oubliée dans ses remerciements. Il suffit de relire le texte de la leçon inaugurale de 1965. Objectivement, l’étude des archives contredit les propos récents de Marthe Gautier.

Alors pourquoi cet acharnement contre Jérôme aujourd’hui ? La raison en est simple. Il était généticien, et à ce titre, il savait que la vie commençait à l’instant précis de la conception. Il était médecin de l’école d’Hippocrate, et à ce titre il refusait de supprimer la vie des êtres humains dès lors qu’ils étaient conçus. En 1969, à San Francisco, le jour de la remise du William Allen Memorial Award, il dénonça publiquement les menaces de la science sur la vie et les dérives de la culture de mort.

Ce discours fit scandale mais son courage et sa cohérence forcèrent l’admiration de tous. Tout en continuant ses recherches, il avait pris le risque de se mettre à dos certains scientifques pour rester libre de défendre l’être humain commençant, unique, vulnérable. Il savait qu’il risquait de passer à côté du prix Nobel. Il était courageux et j’étais fère de lui. Et ses prises de position ne lui seront jamais pardonnées ! L’opposition à la personne de Jérôme aura attendu des années après sa mort pour ressortir ; aujourd’hui, elle se manifeste en s’attaquant à l’homme et en le faisant passer pour un opportuniste et un usurpateur. Sans qu’il puisse se défendre, il s’agit de discréditer un homme qui s’est opposé à une médecine sélective et à une recherche mortifère, et ce faisant, ridiculiser son engagement au service de la vie. À 87 ans, je ne suis pas prête à baisser les bras et laisser insinuations et contre-vérités ternir l’image de celui qui a servi ses patients et les personnes les plus vulnérables de toute son intelligence et de tout son cœur. N’oublions pas qu’il a été une ferté pour l’AP-HP et la recherche française. Comment peut-on croire qu’une voix discordante ait raison – seule – contre les milliers de patients qu’il a soignés et de familles qu’il a réconfortées, contre les centaines de collègues qu’il a fréquentés, souvent édifés par ses qualités intellectuelles et morales, contre les centaines de pairs, de comités de lecture, de jurys divers français et étrangers qui ont examiné sa production scientifque pendant quarante ans, contre les dizaines d’académies et d’universités qui l’ont accueilli et lui ont rendu hommage dans le monde entier ? La vérité dérangeante est qu’il a été un signe de contradiction. Devant le mensonge qui tue, son honneur a été de ne pas se taire. Mais son œuvre et sa réputation lui rendent témoignage.

- See more at: http://www.fondationlejeune.org/blog/blog-dans-les-media/26-dans-les-media/956/pourquoi-la-memoire-de-jerome-lejeune-est-attaquee-birthe-lejeune#sthash.jDO1zGIU.dpuf

Posté le 21 octobre 2014 à 11h08 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

"Trop d'enfants sont privés du droit à la vie"

AMgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New York, a pris la parole devant la troisième commission de la 69e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, sur le thème des Droits des enfants, le 17 octobre 2014. Il a souligné les « énormes défis » de la communauté internationale pour assurer aux enfants « la protection à laquelle ils ont droit » alors que « chaque conflit, chaque épidémie, chaque catastrophe naturelle fait reculer les progrès en matière de réduction de la mortalité infantile et d'accès à la nutrition, à l'eau potable et à l'éducation ».

« Par ailleurs, ma délégation rappelle que trop d'enfants sont privés du droit le plus fondamental : le droit à la vie » déplorant « la sélection prénatale qui élimine les bébés soupçonnés d'être handicapés et les enfants de sexe féminin ».

« L'élimination de la violence contre les enfants exige que les États, les gouvernements, la société civile et les communautés religieuses soutiennent et permettent à la famille de s'acquitter de sa responsabilité propre ».

Posté le 21 octobre 2014 à 08h06 par Michel Janva | Lien permanent

18 octobre 2014

Le dynamique mouvement pro-vie aux Etats-Unis

Voici le texte de la conférence d'Austin Ruse à Bayonne le 10 octobre. Austin Ruse est le président de l'association pro-famille C-Fam, qui oeuvre notamment à l'ONU.

R"En dehors de la Chine, ce sont les Etats-Unis qui ont les lois les plus radicales du monde en faveur de l’avortement. L’avortement est légal aux Etats-Unis et il est protégé par la Constitution durant les six mois de grossesse.

Par un processus dénommé « avortement par naissance partielle », légal il y a encore peu de temps, un enfant pouvait être avorté après l’avoir forcé à sortir par la voie d’accouchement, où une fois sorti on lui perforait la tête. Cela peut être décrit avec précision comme un véritable infanticide. Cela a été déclaré illégal para le Congrès des Etats-Unis et soutenu par la Cour Suprême.

Malgré tout, l’avortement continue d’être légal durant les neuf mois de grossesse.

Cette loi fut promulguée après l’échec judiciaire du processus dénommé Roe vs. Wade, de 1973, lequel bouleversa les lois sur l’avortement dans les 50 états. Roe légalise l’avortement durant les deux premiers trimestres de la grossesse en laissant libre arbitre à l’Etat pour réguler l’avortement durant le troisième trimestre, mais en l’autorisant  de toute façon s’il est question de danger pour la santé de la mère.

Ce que les gens ne savent pas c’est qu’il y eu une autre décision prononcée par la Cour Suprême, exactement le même jour, appelée Doe vs. Bolton.

Ce que fait Doe vs. Bolton se résume à une chose qui est de définir le terme « santé» dans le contexte de l’avortement. C’est cette définition qui permit aux Etats-Unis d’accéder à l’avortement sur demande.

Voici la définition de la santé selon Doe vs. Bolton:

“…. Le pronostic médical doit être exercé à la lumière de tous les facteurs- physique, émotionnel, psychologique, familial, et l’âge de la femme- approprié pour le bien-être du patient. Tous ces facteurs seront liés à la santé. »

Cela signifie donc qu’une femme peut invoquer pratiquement n’importe quelle raison pour envisager un avortement du troisième trimestre. Pour vous montrer à quel point cela peut être arbitraire, remarquez le facteur de « l’âge de la femme ».

Cela signifie donc qu’une femme de 28ans peut recourir à l’avortement parce qu’elle croit qu’elle est trop vieille pour avoir un enfant et en même temps une femme d’un an de plus peut y faire appel car elle croit qu’elle est trop jeune. Conclusion : on peut accéder sur demande à l’avortement tout au long des neuf mois de grossesse en invoquant n’importe quelle raison sans qu’aucune n’en soit une réellement. Dans la pratique, une femme qui se rend au Planning Familial ne rencontrera aucune objection à ce que son enfant non- né soit assassiné.

Les défenseurs de l’avortement avant la décision judicaire Roe vs. Wade de 1973 promettaient que l’avortement légal serait le remède à un grand nombre de maux sociaux.

Premièrement ils nous dirent que le taux de crime et de pauvreté allait baisser. Rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité. Depuis la mise en place de l’institution de l’avortement sur demande, le taux de crimes et de pauvreté aux Etats-Unis a explosé.

L’effet principal provoqué par l’avortement aux Etats-Unis est tout d’abord l’assassinat d’environ 50 millions d’enfant non nés et les dommages physiques et psychologiques causés à la mère.

Il y a évidemment d’autres conséquences, y compris la dépravation de notre culture. Y a-t-il un lien entre l’avortement et l’explosion de la pornographie ? Y  a-t-il un lien entre l’avortement et l’exploitation des femmes et des enfants ? Y a-t-il un lien entre l’avortement et la destruction de la famille et même le déclin dans l’intérêt du mariage ?

Les jeunes garçons savent qu’ils ont une échappatoire. Une jeune femme sera toujours toute seule face à son choix, et quelle situation sordide et solitaire cela doit être !

Imaginez une jeune fille qui croit que son petit ami l’aime ou qu’au moins il tient à elle. Elle utilise des méthodes de contraception mais pour une raison qu’on ignore, elles échouent. Elle prend son courage à deux mains et va le dire au garçon, et s’agissant d’un jeune d’aujourd’hui moderne et sensible, il lui dira certainement : « je te soutiendrai quelle que soit ta décision ».  

Rendez-vous compte : elle est complètement seule.

Lui dit qu’il la soutiendra quoiqu’il arrive mais en fait, il lui fait bien comprendre que ce qu’il veut en réalité c’est qu’elle tue cet enfant, et que si elle ne le fait pas, elle est pratiquement sûre de ne pas pouvoir compter sur lui. Elle se retrouve en face du sens profond de l’avortement : le sexe n’a pas de sens réel, et elle n’est pas vraiment une personne mais plutôt un objet.

Une société qui permet ce genre de choses et qui plus est les protège de façon légale, est une société sur laquelle on ne peut pas compter pour comprendre la dignité de l’être humain. Et si c’est le cas alors tout est permis.

Quelle fut la réponse à tout cela aux Etats-Unis ? Je veux rester centré sur les Etats-Unis car c’est là bas que le mouvement pro vie est de loin le plus développé, et je pense que c’est sans aucun doute le mouvement pro vie le plus efficace du monde, et  que les mouvements à une échelle mineure devraient imiter.

Le mouvement pro vie aux Etats-Unis est grand, ample et profond. Ceci est la première chose à savoir. Il n’est pas monolithique et loin de l’être. Il est ample, diverse et profond.

Je veux que vous vous imaginiez un de ces documentaires sur la nature qui passent à la télévision. Imaginez-vous un éléphant qui déambule de façon nonchalante dans la jungle. Les prédateurs de la jungle l’observent. Les prédateurs l’attaquent. Ils ne l’attaquent pas tous au même endroit. L’un d’entre eux s’agrippe à sa patte, l’autre à la trompe et un autre lui saute dessus. Les prédateurs assaillent l’éléphant de toutes parts. Nous savons, les prédateurs savent et l’éléphant sait qu’il va flancher.

Laissez de côté la violence de cette histoire et comprenez que, aux Etats-Unis du moins, l’éléphant est ce que nous autres appelons « Le Grand Avortement », et les prédateurs sont les pro vies. Le Grand Avortement est un éléphant qui se promène de façon nonchalante traqué par les prédateurs qui l’encerclent de toutes parts.

Je pense que l’Esprit Saint se répand sur la terre et dans le cœur des hommes et des femmes de la même manière. Il s’est répandu durant les premières années de l’Eglise, au Moyen Age, par la création de différents nouveaux ordres religieux et congrégations. Nous avons tous le même objectif mais différentes vocations.

Certaines personnes trouvent qu’il y a une profusion de groupes pro vies et comme parfois ces groupes ont l’air de perdre leur temps à se quereller ente eux, vous vous demanderez : pourquoi ne pas vous unir et travailler ensembles en faisant la même chose ? Mais la réponse est que nous ne pourrions probablement pas le faire car nous avons des vocations différentes. Est-ce que les franciscains devraient s’unir aux chartreux, ou les jésuites aux dominicains ?

La morale de l’histoire est que nous ne faisons pas tous la même chose. Et c’est là que réside notre force et ce qui fait flancher l’éléphant.

Il y a d’autres signes qui montrent le succès d’un mouvement pro vie. Il y a la religion comme force conductrice. Il y aussi beaucoup de pro vie séculiers, et même athées, mais le cœur du sujet réside dans le fait qu’il s’agit d’un mouvement de l’esprit et d’un mouvement de cœurs animés par la foi qui répondent à un appel de Dieu. Cela m’étonnerait beaucoup, et cela vous étonnerait probablement aussi, que ceux qui se trouvent à vos côtés dans ce mouvement pro vie ne soient pas essentiellement des chrétiens  qui développent une activité dense, et qu’ils ne soient pas animés par une vie intérieure profonde de prière et d’oraison.

Aux Etats-Unis du moins, et également dans certains pays d’Europe, le mouvement pro vie est étroitement lié, et fréquemment dirigé, par les mêmes personnes qui défendent aussi les valeurs du mariage et de la famille. Beaucoup d’entre eux, si ce n’est la majeure partie, des groupes américains qui se battent pour la cause pro vie, se battent également pour défendre le mariage et la famille de l’anarchie sexuelle invasive, dont le meilleur exemple est le mouvement LGBT et ses tentatives de redéfinir le mariage et d’annuler la nécessité d’un père et d’une mère.

Nous nous sommes rendus compte, et cela nous surprend aussi, que la plupart des accompagnateurs dans les cliniques d’avortement son gays, et que les gays sont très actifs dans le mouvement pro avortement. Pourquoi en est-il ainsi ? J’imagine que pour eux être en faveur de l’assassinat d’enfants non nés correspond parfaitement à leur vision du monde dans laquelle le sexe entre mari et femme n’a aucun sens.

Je n’aimerais pas du tout être dans l’autre camp de la bataille. Je n’aimerais pas du tout être l’éléphant. Si vous écoutiez leurs discours, au moins aux Etats-Unis, il est évident qu’ils savent qu’ils sont en train de perdre. Ils sont protégés par quelque chose d’énorme appelé Roe vs. Wade, cette sentence du Tribunal Suprême qui ordonna l’avortement sur demande dans notre pays.  Mais sans cela, ils ne sont rien et ils le savent.

Tout ce qu’a fait Roe vs. Wade c’est rendre les pro vie plus créatifs dans leurs réponses. Par exemple Lila Rose et ses appels téléphoniques amusants, David Bereit et ses chaines de prière autour du monde, ou Bryan Kemper et le groupe Rock pour la Vie (qu’il a fondé mais qu’il ne dirige plus), et qui a transmis aux jeunes fans de musique le message de la vie. Tout cela a laissé une empreinte dans les cœurs de milliers d’hommes et de femmes afin d’ouvrir des Centres de Crise de la Grossesse, et on compte aujourd’hui 4.000 de ces centres aux Etats-Unis.

Ces initiatives ont fait en sorte que ce sujet reste d’actualité aux Etats-Unis. Mais les choses avaient avancé à pas de géant dix ans auparavant en conséquence de quoi ces dix dernières années plus d’américains s’auto définissent comme pro vie que comme pro décision. Laissez-moi vous commenter trois de ces pas de géant : la victoire sur l’avortement par naissance partielle, les écographies, et les progrès en médecine fœtale.

Il est désormais fréquent que la première photo d’un bébé soit celle qu’on fait de lui dans l’utérus. Ces photos dans lesquelles il faut parfois se forcer un peu pour y voir clair mais quand on commence à se faire une idée de l’ensemble, on voit quelque chose, réellement on y voit clair. On voit vraiment la forme d’un petit être humain et alors on court aimanter la photo sur le frigo.

Et grâce au développement des écographies en 4D, le bébé que l’on voit est tellement net et tellement réel et humain… Comment pourrais-je être pro décision, si être pro décision signifie tuer un être humain dont le seul crime est de ne pas avoir été désiré ? Serais-je capable de faire une telle chose ? Une fois que cette question nous vient à l’esprit il est difficile de faire marche arrière. J’imagine que ces témoins muets de bébés pris en photo dans l’utérus ont changé les cœurs de beaucoup de personnes sur l’avortement.

DVient ensuite la question de la chirurgie fœtale. Qui n’a pas vu cette photo d’un bébé, comme s'il sortait du ventre de sa mère, et qui semble agripper le doigt du médecin ? C’est un miracle, et d’ailleurs même celui qui n’a jamais vu cette photo sait au moins que les enfants non nés sont sauvés de façon tout à fait habituelle par des interventions médicales. Tout le monde sait également qu’il y a des enfants qui naissent avant terme et qui s’en sortent très bien. On voit des photos d’enfants qui sont dans les couveuses des hôpitaux et qui ne sont pas plus grands que la paume d’une main. Ces photos inspirent les mêmes sentiments que celles des enfants pris en photos par écographie. Comment quelqu’un pourrait-il être en faveur de tuer un être humain, spécialement un être si inoffensif ? 

Chacune de ces initiatives a signifié un progrès pour faire des Etats-Unis un pays pro vie. En 1995 seulement 35% des américains affirmaient être pro vie. Aujourd’hui ce chiffre dépasse les 50%. Ce sont toutes ces initiatives qui ont provoqué ce saut. Mais également la persévérance, la douce persévérance de centaines et milliers de pro vie qui font un travail énorme.

Mais je pense que le déferlement d’évènements qui a le plus fait de mal à l’éléphant est le débat sur l’avortement par naissance partielle.

Doug Johnston est un activiste du Comité National pour le Droit à la Vie. Un jour il tomba sur un article dans un journal médical qui décrivait un processus qui lui parut à la fois étrange et pervers. Il s’agissait d’un processus utilisé dans les avortements tardifs, pratiqués sur des enfants qui pouvaient clairement survivre en dehors du ventre de leurs mères.

Le processus consistait à retourner l’enfant de telle façon que sa tête se place dans le canal d’accouchement, et aussitôt lui perforer la tête avec un couteau, en lui vidant le crâne et en dépeçant le reste de son corps pour l’extraire ensuite.,Pour Doug Johnston il s’agissait d’un avortement en plein milieu d’un accouchement. Si l’enfant ne sortait ne serait-ce qu’un millimètre de plus, il serait sur le point de naitre, et pour autant en dehors de la portée des pro avortements. Il était sans aucun doute en train de naitre.

Le problème c’est qu’aux Etats-Unis, il n’y a rien qui puisse s’interposer au droit de la femme à choisir l’avortement. Ce n’est pas légal, et cela ne l’a jamais été, d’exclure une technique pour pratiquer l’avortement. Il n’y a aucun motif qui puisse dissuader une femme d’avorter. Une femme aux Etats-Unis, peut avorter pour n’importe quelle raison et sans raison. Mais ce jour-là, Doug Johnston pensa qu’il avait trouvé la façon de réduire la technique d’avortement pour la première fois, afin de frapper en plein cœur de la loi sur l’avortement en Amérique, et de sensibiliser l’opinion publique sur ce qu’il se passe réellement lors d’un avortement, qui est de disposer d’une vie humaine de la manière la plus atroce.

Doug nomma de façon ingénieuse cette méthode comme « avortement par naissance partielle » et il se mit immédiatement au travail afin de l’exposer au public et de faire en sorte que le Congrès des Etats-Unis interdît cette pratique. Le résultat fut le début d’un débat national.

Et voici le génie du débat sur l’avortement par naissance partielle : l’avortement par naissance partielle était totalement indéfendable puisque sans aucun doute il ressemblait horriblement à un infanticide. Mais vous savez quoi ? L’industrie de l’avortement essaya de le défendre, mais en contrepartie le pays s’opposa largement à l’industrie de l’avortement. Les américains s’opposaient de façon impressionnante à l’avortement par naissance partielle. Ils se rendirent compte de ce que cela était. Et malgré tout l’industrie de l’avortement le défendait et plus elle le défendait, plus les américains y faisaient front.

Le Congrès des Etats-Unis approuva l’interdiction, mais celle-ci fut bloquée par le Tribunal Suprême ; ce qui s’avéra être une bénédiction car cela prolongea le débat quelques années de plus. Et encore plus d’américains s’opposèrent à cette technique. Quarante-sept millions de lettres contre cette pratique furent envoyées à la Cour Suprême. Le Congrès approuva une nouvelle interdiction mais cette fois-ci le Tribunal Suprême l’approuva, et ceci est la première brèche dans l’énorme édifice que nous autres appelons « Grand Avortement ». Ceci fut la première restriction réelle de l’avortement aux Etats-Unis.

En même temps vit le jour, ce que nous autres appelons « arguments femme-centriques » contre l’avortement. Le mouvement s’était toujours  focalisé de façon prédominante sur l’enfant non né, et pas autant sur la mère. Cela nous faisait passer pour des insensibles devant son angoisse. Deux choses se mirent en place. Premièrement, la fondation d’un groupe appelé « Féministes pour la Vie », et le début d’une campagne appelée « Nous les femmes nous méritons mieux que l’avortement », qui apportaient une solidarité radicale aux femmes dans le besoin. C’était clair que pour le mouvement pro vie les femmes étaient vraiment importantes. Elles étaient même plus importantes que pour le mouvement pro avortement. Il fut mis en exergue que l’avortement causait des dommages à la femme, physiquement et psychologiquement.

Et c’est alors que survint le plus incroyable. Des femmes qui avaient avorté et qui regrettaient de l’avoir fait, racontèrent leurs histoires au grand public. Elles se placèrent aux coins des rues et en face du Tribunal Suprême. Elles passèrent à la télévision et sortirent dans les journaux afin de raconter leur cauchemar, leurs problèmes avec l’alcool et les drogues, la destruction de leurs vies de couples et de leurs familles. Nous ne nous concentrions plus seulement sur les non nés, mais nous proclamions à travers toute l’Amérique qu’il y avait deux victimes.

Le XX eme siècle a probablement été le plus violent de l’Histoire, et sans doute le plus violent des siècles. Ce que beaucoup de gens ignorent, excepté les gens comme nous, c’est que la plupart de cette violence est liée aux attaques contre les enfants non nés. Centaines de millions de bébés sont morts à cause d’une idéologie qui nous positionne, nous et nos besoins, nos désirs et nos impulsions, au centre de l’univers et chosifie tout ce qui nous entoure, c’est à dire le reste de monde.

Et c’est cela la vraie violence de notre temps.

D’ailleurs, nous nous sommes même auto chosifiés. Un prestigieux médecin de grande renommée aux Etats-Unis  a annoncé il y a peu de temps qu’il ne voulait pas vivre au-delà de 75 ans. Pourquoi ? Parce qu’il aura perdu tous les merveilleux dons qu’il a reçus. Vous voyez bien qu’il s’est auto quantifié, il s’est chosifié, il s’est dit à lui-même qu’il était seulement la somme de tous les talents qu’il posséda un jour, et qu’une fois ces talents perdus, il n’aura plus aucune valeur dans une société qui n’accorde d’importance qu’aux chiffres.

En faisant abstraction du nombre incalculable de corps des 100 dernières années, et en relativisant la grande violence qui s’est exercée, tout ce que nous avons réussi à faire est de dépouiller de dignité humaine tous ceux qui nous entourent. Cela a été le précurseur de la violence de l’avortement, et de tout ce qui s’en suit. Cela se voit évidement dans l’avortement. Cela se voit dans l’euthanasie, dans les mères porteuses, et dans bien d’autres choses.

Il faut établir des limites dans tout ce qui concerne la vie et la famille. Il faut restreindre les lois et rendre ces sujets plus difficiles à aborder. Nous devons sauver des vies partout où nous le pouvons. Nous avons énormément de vies à sauver.

En réalité rien de tout cela ne fera marche arrière, car à cause de la condition humaine, on ne peut pas garantir qu’un jour il y aura une fin, mais en tous les cas, il n’y aura pas de marche arrière tant que l’on n’abandonnera pas la vraie violence que nous exerçons envers autrui, et qui le convertit en objet au lieu de sujet, et tant qu’on ne prendra pas en compte que nos vies ne sont pas faites pour être quantifiés, mais être vécues et pour être aimés.

Je vous charge, à chacun d’entre vous, de vous lever avec des idées brillantes afin de faire avancer la vie en France. Avez-vous une Lila Rose française ? Un David Breil ? Un Doug Johnston? Je sais que l’Esprit Saint est parmi nous. Je peux le sentir. Je sais qu’il est là, et qu’il nous envoie des signes en ce moment même, afin que nous défendions Sa création la plus chère. Mettons-nous donc à l’ouvrage !"

Posté le 18 octobre 2014 à 20h39 par Le Salon Beige | Lien permanent

Le franc-parler de Mgr Antonio Reig Pla

Lettre de remerciement de Mgr Antonio Reig Pla, évêque de Alcalá de Henares, en Espagne, actuellement au centre d'une cabale pour avoir osé comparer l'avortement à l'Holocauste :

"En la fête de Saint Ignace d’Antioche, évêque et martyr

Chers frères,

Recevez en premier lieu un salut cordial dans le Seigneur

Les évêques (d’Espagne, Amérique du Sud et Europe), les prêtres, les familles, laïcs, institutions ecclésiastiques et civiles, de nombreux médias et même quelques politiques, avez eu à cœur de me montrer, ces derniers jours, votre présence par la pensée et votre appui, m’assurant de vos prières. A tous, de tout cœur, je vous remercie, que Dieu vous le rende !

Je veux me souvenir, tout spécialement, des victimes de l’avortement : les enfants non nés, les mères qui par action ou par omission sont incitées à l’avortement, les familles, etc. Nous les remettons tous dans les mains miséricordieuses du Seigneur.

Je me dirige aussi vers ceux qui ne partagez pas le Magistère de l’Eglise et dont la raison droite reconnaît : qu’il n’est pas permis de tuer des innocents, et pas plus les enfants dans le sein maternel. L’avortement est un crime abominable (Cf Vatican II, Gaudium et Spes, 51), certes un holocauste permanent de vies humaines innocentes (St Jean Paul II, 29-12-1997).

L’Eglise ne désespère du salut de personne : ‘le Seigneur ne veut pas la mort du méchant, mais qu’il se convertisse et qu’il vive (cf. Ez 18, 23; 33, 11); son désir est toujours de pardonner, sauver, donner la vie, transformer le mal en bien’(Benoît XVI, 18-5-2011). Ainsi, comme l’enseigne l’Eglise, je distingue toujours entre les personnes et leurs idées, paroles, inclinations et actes. La charité dans la vérité : les personnes méritent amour, respect, miséricorde, accueil ; mais les idées, les paroles, les inclinations et les actes mauvais doivent être démasqués avec une clarté méridienne. Satan est le roi de la confusion et de l’ambiguïté, qui font partie de sa stratégie. Comme l’enseigne le Pape François – et sauvegardant dans la direction spirituelle personnalisée la loi de la progression bien appliquée – le ‘modèle chrétien (de la famille) doit être proposé et vécu sans ambiguïté’ (24-3-2014) ‘repoussant sans ambiguïté ce qui est contraire’ à notre foi (18-9-2014).

Je n’ai jamais eu l’intention d’offenser qui que ce soit ; je respecte et accueille tout le monde de grand cœur ; de fait j’essaie de mettre toute ma personne au service de l’évangélisation et de la promotion – pour ceux qui souffrent de diverses causes – d’ « hôpitaux de campagne » (Caritas : foyers d’accueil, cantines etc.) Casas Cuna, Centres d’orientation familiale, Proyectos Raquel, itinéraires de liberté et d’espérance pour les personnes homosexuelles etc. La mission que m’a été confiée par l’Eglise et par la charité du Christ me presse (cf. 2 Co 5, 14) d’annoncer la vérité contenue dans les Saintes Ecritures, dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique et dans le reste du Magistère de l’Eglise. Est en jeu le salut des âmes, autant que la mienne. A tout cela je me dois, avec la grâce de Dieu. Vous savez que je prie pour vous tous. Je demeure à votre disposition.

‘Amour et vérité sont les deux noms de la même réalité, deux noms de Dieu’ (Benoît XVI, 3-2-2013). Merci encore à tous,

Avec toute mon affection dans le Christ"

Posté le 18 octobre 2014 à 14h31 par Le Salon Beige | Lien permanent

15 octobre 2014

Une solution pour réduire la mortalité infantile ? l'avortement !

Vous avez bien lu. Cette aberration figure dans l'Appel de Paris, que vient de signer le maire de la capitale, Anne Hidalgo. Pour lutter contre la mortalité maternelle et infantile en Afrique, la Fondation Bill Gates énumère plusieurs solutions dans ce fameux texte, et notamment

"l'accès à la contraception et à la planification familiale".

Autrement dit, l'avortement.

Posté le 15 octobre 2014 à 11h26 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

14 octobre 2014

La Californie veut forcer les chrétiens à financer l'avortement

Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

"Le ministère de la Santé de l’État de Californie vient de diffuser une circulaire stipulant que « tous les contrats [du secteur privé] de couverture-santé passés dans l’État de Californie doivent immédiatement couvrir l’interruption volontaire de grossesse [elective abortion] ». « Obliger une Église à être complice d’une IVG est une des plus inimaginables attaques contre l’une des plus fondamentales libertés en Amérique » a déclaré l’Alliance Defending Freedom, ajoutant « qu’aucun État ne peut ignorer d’une manière aussi flagrante une loi fédérale » qui prévoit précisément des exemptions pour motifs religieux. Sept organisations chrétiennes de Californie viennent collectivement de porter plainte."

Posté le 14 octobre 2014 à 09h44 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (3)

13 octobre 2014

Eugénisme en Suisse

La Suisse cherche à interdire les avortements liés au sexe de l'enfant, mais il est devenu tellement simple de connaître le sexe de l'enfant que cette restriction apparaît impossible. Si l’on veut vraiment tout faire pour arrêter le génocide des filles ou l’avortement en raison du sexe de l’enfant, il n’y a qu’une solution efficace : interdire l’avortement tout court.

Posté le 13 octobre 2014 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

12 octobre 2014

Le planning familial fournit des contraceptifs dangereux aux femmes africaines

Lu sur C-Fam :

"Un événement de l’Onu a été brusquement interrompu lorsqu’une avocate des droits des femmes a demandé au Planning Familial pourquoi des contraceptifs dangereux étaient distribués aux femmes africaines vivant dans la pauvreté. [...] Tewodros Melesse a hésité à répondre. Le directeur d’IPPF a donc fait une déclaration générale de soutien au Depo provera. Il n’a pourtant pas expliqué pourquoi les femmes africaines sont les cibles des distributeurs de contraceptifs dangereux à base de progestérone, rarement utilisées par les femmes occidentales.

Les Co sponsors d’IPPF, le Danemark et le Libéria, avaient organisé la réunion pour attirer des ministres importants à New York, à l’Assemblée générale, et mobiliser du soutien en faveur du planning familial dans le cadre du prochain agenda 2015 du développement. Même s’il restait 30 minutes à la réunion, et malgré l’annonce d’une seconde session, la présidente du Planning Naomi Seboni a soudainement mis fin à la réunion. [...]"

Posté le 12 octobre 2014 à 12h25 par Michel Janva | Lien permanent

10 octobre 2014

La banalité du mal, c’est maintenant

Voici quelques extraits d'un excellent article rédigé par Yves Meaudre, directeur général d’Enfants du Mékong pour Liberté politique. Il y décrypte la banalité du mal selon Hannah Arendt :

"[...]La banalité du mal m’est apparue évidente en retenant seulement cinq exemples d’inégale densité dramatique mais révélateurs de la problématique soulevée par la philosophe allemande [Hannah Arendt].

  • Le néo-antisémitisme d’une très large partie de la jeunesse des banlieues largement toléré par l’élite médiatique et politique.
  • L’avortement des enfants handicapés notamment trisomiques jusqu’à la veille de leur terme complètement assumé par le corps médical et par l’opinion publique.
  • L’euthanasie des enfants votée par une assemblée et ratifiée par un jeune monarque chrétien en Belgique
  • Les arrestations massives et illégales, le gazage d’un peuple inoffensif qui exprime pacifiquement son opposition dans le cadre de la loi. Fait complètement nouveau.
  • La Gestation pour autrui (GPA) qui est la banalisation de l’exploitation du corps des pauvres pour la jouissance narcissique des très riches.[...]

[...] Le statut d’homme est nié à ces enfants [les enfants trisomiques] comme les médecins des camps niaient à tout juif sa nature humaine. Cette négation d’humanité est si forte que lorsque le lumineux film Dear future Mom diffusé sur les télévisions présentait l’extrême délicatesse et la joie de ces enfants, le CSA a tenté de le faire interdire[PSG1]  au prétexte que cela pourrait déstabiliser des personnes qui n’auraient plus leur liberté psychologique suffisante pour accepter un enfant atteint de ce handicap.[...]

[...] Il est symptomatique que l’ancien ministre des Affaires étrangères de M. Sarkozy ait voulu interdire le terme euthanasie parce qu’il faisait irrévocablement penser à « État nazi ». Comme quoi un mot peut rapprocher opportunément une référence historique avec la pratique caractéristique d’un État ! Je ne crois pas au hasard, ni notre ancien ministre non plus, sans doute.

La banalité du mal invoque toujours une raison d’État, une raison compassionnelle, un bien commun supérieur au bien de l’enfant, du malade voire le bien et du malade, et le bien de la société. Pour excuser les dérapages de ce qu’on peut appeler un crime légal, on considère les très nombreuses personnes euthanasiées pourtant guérissables ou l’ayant refusée comme « des dégâts collatéraux » inhérents à la pratique d’un bon principe ! Le mal a toujours son excuse. [...]

Le quatrième exemple serait considéré comme outrancier s’il ne révélait pas l’acclimatation progressive à un totalitarisme qui refuse de plus en plus ouvertement toute pensée critique autonome.[...] En effet, j’ai en mémoire les multiples aveux des CRS lors des manifestations contre la loi Taubira. Après avoir copieusement arrosé de gaz des enfants et des vieilles personnes, ils se justifiaient : « Vous savez, beaucoup d’entre nous sont d’accord avec vous, mais on a reçu des ordres ! »

Ils auraient reçu l’ordre de tirer à balles réelles, ils auraient tiré. Je n’ai aucun doute. L’histoire le prouve. Sans doute auraient-ils été affectivement désolés mais le soir devant la soupe qu’ils auraient partagée avec leurs enfants, ils n’auraient eu aucun remord, pas plus que les policiers qui ont emmené en leur tenant la main les enfants juifs au Vel d’hiv : « … On a reçu des ordres ».

Comment oser faire une telle comparaison ? Parce que malheureusement, les CRS d’aujourd’hui sont dans les mêmes dispositions mentales que les policiers sous l’Occupation. Ils ne sont pas plus méchants, tout aussi banaux et aussi scrupuleusement obéissants aux ordres de leurs officiers qui, eux, sont tout aussi obéissants à leur préfet qui, lui, est tout aussi obéissant au ministre de l’Intérieur.[...]

Que je fasse hurler ceux qui m’accuseront d’amalgame, je suis pourtant convaincu de l’unité de référence entre ceux qui pratiquent l’obéissance par compassion, par référence à l’ordre ou par décision administrative. La frontière des consciences est infime… l’abdication de la pensée est considérable.[...]

[sur la GPA] L’asservissement et l’instrumentalisation des corps pour l’assouvissement de la perversité des riches appartiennent à la même culture idéologique que celle dont le nazisme se réclamait pour le confort des übermensch.

Il s’agit de nier à certaines personnes sous prétexte de race ou de niveau de vie leur dignité intrinsèque d’être humain et donc le droit à l’intégrité de leur corps. Vouloir les éliminer dans un cas parce qu’ils pèsent sur une société ou vouloir transformer les pauvres adolescentes en chair à reproduire appartient à la même philosophie que celle qui a présidé à « l’Aktion T4 ».[...] Le crime d’État est sous la protection de textes réglementaires, votés par des bourgeois compassionnels pour les riches. Il est inculturé dans la conscience populaire. Nos peuples sont hypnotiquement sous contrôle. Ils admettent que c’est par esprit de justice que des saphistes américaines puissent suborner des filles pauvres afin que celles-ci livrent leur corps pour leur jouissance personnelle.[...]

Le mouvement considérable qui s’est soulevé le 13 janvier 2014 est d’ordre philosophique et bien sûr anthropologique ; il amorce une résistance eschatologique qui aura raison de ces pratiques dont la théorisation est née au milieu du XXe siècle.[...]

L'article est long mais vaut vraiment la peine d'être lu en entier.

Posté le 10 octobre 2014 à 20h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

"L'avortement ne libère pas la femme"

C'est Eric Zemmour qui ose :

 


"L'avortement ne libère pas la femme", dit Éric... par rtl-fr

Posté le 10 octobre 2014 à 12h03 par Michel Janva | Lien permanent

09 octobre 2014

La contraception a bel et bien un impact négatif sur la société

Extrait du résumé de la 7e congrégation générale du synode :

"La seconde partie de la session a traité de la paternité responsable et réaffirmé que le don de la vie comme la chasteté sont des valeurs fondant le mariage chrétien, qui se dressent face au crime de l'avortement. Envisageant la situation, principalement asiatique, dans laquelle nombre de familles sont confrontées à l'infanticide, au viol des femmes et au trafic des êtres humains, on a rappelé la nécessité de mettre en exergue la justice comme vertu fondamentale du foyer. Puis le débat a touché à la responsabilité d'éducateurs que détiennent les parents. Il faut être particulièrement attentifs au volet éducation des enfants à la foi, d'autant que la pastorale de l'enfance peut créer un lien avec des familles en crise. La contraception a bel et bien un impact négatif sur la société, à commencer par son effet sur l'effondrement de la natalité. Face au phénomène, les catholiques ne sauraient être passifs. Ils doivent diffuser un message d'espérance en expliquant que les enfants sont une bénédiction pour leurs parents, dont ils renforcent la foi et la pratique religieuse. En dernier lieu, on a redit combien le rôle des laïcs, et notamment des mouvements, est indispensable dans l'apostolat de la famille, l'accompagnement des couples et l'évangélisation de la société."

Posté le 9 octobre 2014 à 15h58 par Michel Janva | Lien permanent

08 octobre 2014

Italie : 90% des gynécologues s’opposent à l’avortement

L’avortement, c’est un droit ou un devoir ? A écouter la présidente de la ligue italienne des gynécologues pour l’avortement, il paraît quasi obligatoire :

« le droit à avorter n’est pas équilibré, puisque 91% de tous les gynécologues posent leur objection de conscience (médecins qui clament leur droit à refuser d’avorter, au nom de leurs opinions morales). Les femmes voulant avorter doivent donc courir dans plusieurs hôpitaux avant de trouver un lieu qui pratique les avortements. Le risque est qu’elles tardent trop et qu’au final elles doivent payer un avortement clandestin. »

Cette référence à l’avortement clandestin fait l’objet d’une des justifications de la légalisation de l’avortement : on le faisait déjà et de façon dangereuse alors il vaut mieux le légaliser pour la santé de la femme.

La présidente continue :

« la femme qui a déjà décidé d’interrompre la grossesse devrait en tous les cas recevoir l’assistance dans n’importe quel hôpital : s’il n’y pas de chirurgien à portée de main pour l’avortement, ils sont en devoir de lui indiquer l’hôpital le plus proche et faire planifier l’opération. »

Cela reviendrait à une distorsion complète de la formule de la loi, qui, théoriquement, est censée éviter l’avortement, offrir des solutions pour sauver la vie du non né et non pas faciliter son élimination.

D’autres associations sont encore plus féroces, comme Démocratie Athée : « Si vous ne voulez pas tuer, alors cessez d’exercer en tant que médecin. »

Il semble que les gauchistes, qui durant des décennies luttèrent pour l’objection de conscience pour le service militaire, maintenant attaquent celle-ci pour l’avortement.

Posté le 8 octobre 2014 à 11h58 par Le Salon Beige | Lien permanent

07 octobre 2014

Désinformation médiatique d'ARTE sur l'avortement

Décryptage par Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés (de 1mn27 à 8mn44) :

Posté le 7 octobre 2014 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent


     Archives > Culture de mort : Avortement , L'Eglise : L'Eglise en France

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Culture de mort : Avortement , L'Eglise : L'Eglise en France