31 juillet 2014

Avortement : le Conseil constitutionnel rejette le recours de l'UMP

Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la loi sur l'égalité femmes-hommes et tout particulièrement l'assouplissement de la loi relative à l'avortement.

La haute juridiction avait été saisie par le groupe UMP du Sénat qui estimait que plusieurs mesures étaient contraires à la Constitution.

La loi du 17 janvier 1975, qui a légalisé le crime de l'enfant dans le sein de sa mère, disposait notamment qu'une femme pouvait demander l'avortement lorsque son état la plaçait dans "une situation de détresse". La loi sur la parité supprime la "situation de détresse". Désormais pourra demander cette interruption la femme "qui ne veut pas poursuivre une grossesse", avec droit de vie ou de mort sur l'enfant.

"Le Conseil constitutionnel a relevé que les dispositions existantes réservent à la femme enceinte le soin d'apprécier seule si elle se trouve dans une situation de détresse. La modification de leur rédaction pour prévoir que la femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse peut en demander l'interruption à un médecin ne méconnaît aucune exigence constitutionnelle. L'article 24 de la loi déférée est conforme à la Constitution."

Posté le 31 juillet 2014 à 18h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

30 juillet 2014

Avortement : les féministes demandent à l'UMP de clarifier sa position

Suite à la saisine du Conseil constitutionnel par 93 sénateurs UMP, les fanatiques de l'avortement interpellent l'UMP :

"Les Féministes en Mouvements s’insurgent de cette saisine : l’UMP pourrait donc aller jusque-là contre les droits des femmes ? L’UMP souhaite-t-elle aller dans le sens de son homologue espagnole ? Une des premières mesures du Partido Popular fut en effet de rendre quasiment impossible l’avortement. Les mains tendues de l’UMP à l’électorat de Marine le Pen et ses « IVG de confort » seraient-elles devenus si grossières ? [...]

Nous appelons donc le parti UMP à clarifier sa position concernant le droit à l’IVG en France. Et nous invitons les sages du Conseil Constitutionnel à user de toute leur sagesse et à rejeter cette saisine qui vient attaquer le droit fondamental des femmes à disposer de leurs corps et donner des arguments aux forces réactionnaires qui n’attendent que ça pour revenir sur le droit le plus fondamental des femmes : celui de disposer librement de leur corps, base de l'égalité entre femmes et hommes."

Nous attendons aussi avec intérêt la clarification de la position de l'UMP sur le meurtre de l'enfant à naître, qualifié de crime abominable par la Constitution Gaudium et spes du concile Vatican II.

Posté le 30 juillet 2014 à 12h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

29 juillet 2014

Avortement : 93 sénateurs UMP saisissent le Conseil Constitutionnel

Jeudi 24 juillet, au lendemain de l’adoption de la loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes, 93 sénateurs UMP ont déposé une saisine du Conseil constitutionnel. Ils s’opposent à la suppression de la notion de « détresse » justifiant le recours à une IVG. Le texte de la saisine met en avant 3  arguments :

  • Il serait concrètement inutile : « sa portée concrète n'est probablement pas majeure puisqu'aucune instance n'a aujourd'hui le pouvoir de vérifier la réalité de la condition de détresse posée par la loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse, dite loi Veil. »

  • Il remettrait en cause l’équilibre « audacieux » de la loi Veil : «  la loi ‘n'admet qu'il soit porté atteinte au principe du respect de tout être humain dès le commencement de la vie qu'en cas de nécessité et selon les conditions et limitations qu'elle définit’». Ce faisant, « Cela justifie que l'avortement demeure aujourd’hui légalement interdit hors les cas prévus par la loi Veil. »

  • Il effacerait la ligne de crête trouvée par la loi Veil entre « des convictions antagoniques totalement irréductibles » : « Dans notre République de liberté, de respect et de tolérance, ces convictions contraires doivent pouvoir s'exprimer et coexister sans empêcher l'application de la loi. »

Ils concluent que le « principe du respect de tout être humain dès le commencement de sa vie est bafoué part cet article 24 ». La liste des sénateurs est ici

Posté le 29 juillet 2014 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent

Espagne : recul sur le projet de loi pro-vie ?

Le projet de loi visant à limiter le recours à l'avortement devait être approuvé avant la fin de l'été mais sa présentation en Conseil des ministres n'est toujours pas d'actualité.

Posté le 29 juillet 2014 à 20h04 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet 2014

Les nouveaux objectifs du développement excluent les "droits sexuels"

Lu sur C-Fam :

"Après un marathon de deux semaines de négociations sur les priorités mondiales du développement, qui régiront les politiques mondiales jusque 2030, les droits abortifs ont a nouveau échoué leur entrée dans les textes. [...]

Les militants de l’IVG étaient probablement les plus mécontents. Après plusieurs années de campagne pour faire approuver de nouveaux termes sur les droits abortifs, ils ne peuvent pas se prévaloir de grand-chose. Les nouveaux termes de « droits et santé sexuels et reproductifs » , qui sont généralement associés au droit à l’avortement sur demande, et aux nouveaux droits des personnes LGBT, n’ont pas mobilisé le soutien nécessaire, même avec 58 Etats membres sympathisants.

Malgré cette omission notable, les pays dont le droit protège la vie de l’enfant à naitre restent contrariés par l’usage du terme « droits reproductifs », qui n’est pourtant pas inclu aux accords de Rio+20 sur le développement durable de 2012. Ils considèrent ce terme inapproprié pour un programme consacré à des mesures concrètes plutôt qu’à des changements normatifs sur des sujets sensibles.

Malgré cela, les « droits reproductifs » on été affaiblis par une référence à la Conférence du Caire de 1994 sur la population et le développement, qui reconnaît que l’avortement est une question qui relève plutôt de l’échelon national. Les accords de cette conférence présentent l’IVG sous un jour plutôt négatif, et ne le reconnaissent pas en tant que droit. La nouvelle terminologie qui vient d’échouer avait pour but d’abandonner les accords de 1994 et de reformuler les droits abortifs dans le langage des droits de l’homme. [...]

Les même pays n’ont pas réussi à faire retirer l’unique référence à « la famille » inscrite au document. Incapables d’insérer toute référence aux droits LGBT aux Nations Unies, ils concentrent leurs efforts sur la dilution et l’élimination d’une définition solide de la famille. [...]"

Posté le 27 juillet 2014 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2014

Les « objectifs du millénaire pour le développement » des Nations Unies et l’objectif de légalisation universelle de l’avortement

Christophe Foltzenlogel, juriste au Centre européen pour la loi et la justice, écrit :

"Parmi les nombreux traités et engagements internationaux adoptés au sein des Nations Unies, « les objectifs du millénaire pour le développement et l’après-2015 » méritent actuellement une attention particulière. Ce programme d’actions adopté au sein de l’ONU en septembre 2000 par le plus grand rassemblement de chefs d’États au « Sommet du Millénaire »,  ne jouit pourtant que d’une faible notoriété. Ce programme intitulé « Déclaration du Millénaire » détermine huit « objectifs du Millénaire » prioritaires en matière de développement que les États se sont engagés à atteindre d’ici 2015. Les huit objectifs sont 1) d’éliminer l’extrême pauvreté et la faim dans le monde, 2) d’assurer l’éducation primaire pour tous, 3) de promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, 4) de réduire la mortalité infantile, 5) d’améliorer la santé maternelle, 6) de combattre le VIH/SIDA et le paludisme, 7) de préserver l’environnement et enfin 8) de mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Ces objectifs, négociés et adoptés par les 189 États membres des Nations Unies et les grandes institutions mondiales pour le développement, constituent une référence internationale majeure pour l’action politique des États et des institutions. Ils déterminent aussi largement l’affectation des fonds publics en matière d’aide au développement.

En septembre 2015 un nouveau sommet se tiendra à New-York, au siège de l’ONU, pour adopter un nouveau programme d’action couvrant la période postérieure à 2015. Ce programme post-2015 est actuellement l’objet d’intenses négociations. Au cœur des débats se trouve l’introduction d’un accès universel à l’avortement.

Déjà, le 23 septembre 2013 eut lieu un Sommet à New-York pour proposer et définir les nouveaux objectifs du millénaire de l’après 2015. Des consultations sont en cours, et l’ONU propose encore actuellement une plateforme « My World 2015 » invitant toute personne intéressée à voter pour les enjeux qui lui paraissent prioritaires.

Parmi les « objectifs du Millénaire » figure depuis 2000 l’amélioration de la santé maternelle. Le programme d’action de 2000 s’est donné pour objectif de faire baisser de 75% le taux de mortalité maternelle. Il ne sera malheureusement pas atteint dans tous les pays car selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les décès maternels ont seulement diminué de 47% entre 1990 et 2010, ce qui reste honorable. Par conséquent ce problème sera à nouveau étudié par l’ONU pour le prochain programme d’action post 2015. Jusqu’à présent, cet objectif était compris comme excluant la question de l’avortement et du contrôle des naissances. Cela ressort des objectifs détaillés de ce cinquième objectif où il n’est fait à aucun moment mention de l’accès à l’avortement, pas plus que dans les rapports de l’ONU à propos des objectifs du millénaire. De plus ce programme n’aurait pas pu recevoir le soutien des États du monde car une grande proportion d’entre eux interdit l’avortement. Or, dans le cadre de la négociation des objectifs post 2015, des gouvernements occidentaux et des ONG souhaitent que l’avortement soit intégré à l’avenir parmi les objectifs post 2015 comme un moyen d’améliorer la santé maternelle.

Dans un rapport de 2011, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies appelait explicitement les États à légaliser l’avortement, affirmant que les avortements non-médicalisés sont responsables d’un décès maternel sur huit. Selon cette approche, la libéralisation de l’avortement devrait faire partie des objectifs du millénaire post-2015, alors même que l’avortement est interdit pénalement dans un grand nombre d’Etats, et qu’aucun traité de l’ONU ou texte contraignant n’impose à ce jour aux États de légaliser l’avortement.

Ces déclarations ont suscité de vives réactions, car elles rompent le consensus international en faveur de la protection de la vie, et la volonté de ne pas favoriser l’avortement. Le droit international ne contient aucun droit à l’avortement, il consacre au contraire le droit à la vie. La Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD, appelée Conférence du Caire) a rappelé que « [l]es gouvernements devraient prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l'avortement, qui ne devrait en aucun cas être encouragé comme une méthode de planification  familiale », ainsi que la nécessité de « réduire le recours à l’avortement » (8.25) . 

Néanmoins, des pressions sont exercées sur certains pays par des organisations internationales souhaitant conditionner l’aide médicale à la légalisation de l’avortement. Le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, archevêque de Lima, a récemment dénoncé ce « chantage », affirmant que les péruviens ne demandent pas l’avortement mais « de meilleurs soins de santé ».

Preuve supplémentaire de cet état d’esprit : une délégation du gouvernement irlandais a tout aussi récemment dû répondre aux sévères critiques du Comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève. Ce comité d’experts accuse l’Irlande de violer des « standards » en matière de droits de l’homme car il n’autorise pas l’avortement en cas de viol et de malformation et ne rembourse pas les frais de transports à l’étranger des femmes enceintes qui s’y rendent pour avorter.  

Les débats liés à l’avortement s’inscrivent dans un contexte historique et idéologique plus large. Les Nations Unies développent en fait depuis plusieurs décennies une conception malthusienne du développement économique et social fondé sur la réduction de la natalité dans le monde, et en particulier dans les pays en développement. En 1969 déjà fut créé par le secrétaire général de l’ONU le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population (FNUAP), qui finance des programmes de contrôle démographique (contraception et avortement) mis en œuvre en collaboration directe avec des ONG telles que l’IPPF (Fédération Internationale du Planning Familial) et MSI (Maria Stops International).

Cette volonté a été réaffirmée dans la Résolution du 27 juillet 2012 de l’Assemblée générale de l’ONU intitulée « L’avenir que nous voulons », qui recommande de mettre en œuvre « un accès universel à la médecine procréative, notamment aux services de planification familiale et d’hygiène sexuelle, et de faire une place à cette discipline dans les stratégies et programmes nationaux ».

Cette volonté ne prend pas en compte le fait que l’avortement demeure fondamentalement mauvais pour la santé de la femme, et qu’il est aussi une cause de mortalité maternelle.

L’avortement est une cause de mortalité maternelle

Il apparait au terme de nombreuses études qu’en réalité l’avortement, qu’il soit médicalisé et légal ou non, présente des risques pour les femmes, et que de nombreuses séquelles surviennent suite à de tels actes. Une femme sur dix qui avorte souffre de complications et dans un cas sur deux sa vie est en danger. Ces femmes courent des risques à court terme d’hémorragies, d’infections, de complications, mais également à long terme, tant sur le plan psychologique que physiologique avec l’augmentation du risque de déclencher un cancer du sein et/ou de ne plus pouvoir avoir d’enfants ultérieurement, d’avoir des naissances prématurées ainsi que des grossesses intra-utérines. Le taux de mortalité maternelle est supérieur en cas d’avortement que de naissance. C’est pourquoi ce sont en fait les pays développés qui interdisent ou restreignent fortement l’avortement qui ont le taux de mortalité maternelle le plus faible.

La santé maternelle ne peut être améliorée en favorisant la légalisation de l’avortement. D’autres mesures efficaces sont possibles et nécessaires : favoriser une alimentation adéquate, assurer la présence de sages-femmes qualifiées, ainsi qu’un suivi médical avant, pendant et après l’accouchement. On constate d’ailleurs que des pays développés interdisant l’avortement, comme l’Irlande et la Pologne ont un taux de mortalité maternelle très faible. Les Maldives ainsi que le Bhoutan, qui comptent parmi les rares pays ayant réussi à faire baisser le taux de mortalité maternelle de 75%, conformément aux objectifs du millénaire, l’ont fait tout en interdisant l’avortement. Il n’y a donc pas de lien établi entre la légalisation de l’avortement et la réduction du nombre de décès des femmes enceintes, au contraire. Il y a en revanche une corrélation entre les progrès médicaux (meilleur hygiène, accès à des médecins, éducation, etc.) et la santé des femmes.

Il est important de ne pas se méprendre sur les définitions vagues de « soin de santé en matière sexuelle et génésique » que les associations de planning familial promeuvent pour y inclure l’avortement. Car il est certain que la légalisation de l’avortement dans les pays en développement ne fera pas diminuer la mortalité maternelle. En revanche, la culture de ces pays sera profondément affectée par l’introduction de l’avortement. Sous couvert de lutter contre la mortalité maternelle, le but de cette politique de santé sexuelle et reproductive est de changer en profondeur la société des pays en développement, en réduisant leur fécondité. Il s’agit ni plus ni moins que d’exporter dans les pays pauvres le prétendu « modèle social occidental », majoritairement contraceptif, et abortif."

Posté le 25 juillet 2014 à 12h04 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2014

L'avortement devient un "droit" sans opposition

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Le Sénat et l'Assemblée nationale ont adopté le même jour, en seconde lecture, la loi sur l'égalité entre hommes et femmes. Le Sénat, c'était ce matin ; l'Assemblée nationale tard dans la soirée. Personne n'a voté contre. Dans l'opposition, la plus grande partie de l'UMP s'est contentée de s'abstenir, même si d'aucuns ont osé dénoncer l'introduction dans la loi d'une disposition qui fait disparaître du droit toute référence à une condition de « détresse » pour la femme qui veut obtenir une « IVG ». Ainsi l'avortement devient un droit en France sans contestation possible. Ce qui était vrai déjà dans les faits et assez largement dans la loi est entériné. Et le projet de loi est définitivement adopté.

Texte idéologique par excellence, la loi sur l'égalité « femmes-hommes » prévoit notamment un partage obligatoire du congé parental de trois ans, droit ouvert à compter du deuxième enfant, entre les parents, le père devant en prendre au moins 6 mois. Dès le premier enfant, chaque parent pourra prendre 6 mois. Manière de souligner que papa et maman, c'est tout comme.

Pour les couples éclatés, l'Etat-nounou prendra le relais d'une nouvelle manière, puisqu'un fonds de garantie pour pensions alimentaires impayées verra le jour.

De nouvelles mesures pour la parité viennent compléter le dispositif déjà existant, avec des sanctions alourdies.

Car on veut changer non seulement les mœurs, mais aussi les « mentalités ».

La mesure symbolique qui fait disparaître la notion de détresse de la loi sur l'avortement n'est pas le seul aspect contestable de la loi, mais elle est le plus tragique. L'UMP, par la voix d'André Reichardt, a annoncé la saisine du Conseil constitutionnel sur ce point."

Posté le 24 juillet 2014 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2014

Mesure contre l'avortement en Russie

Lu sur Riposte catholique :

"Le président russe Vladimir Poutine a signé une loi prévoyant des sanctions contre l’avortement illégal, dans le cas d’une violation de la législation sur le « consentement éclairé », qui, dans ce pays, semble donc être une réalité, et non un simple mot recouvrant la volonté plus ou moins personnelle de la mère d’avorter. Le nouveau délit est passible d’une amende allant 1 000 à 100 000 roubles, en fonction du statut du coupable (citoyen, fonctionnaire ou personne morale). Cette mesure, encore timide, est à remettre dans la perspective d’une action très intense menée par des députés et des responsables gouvernementaux respectueux de la vie dans un pays encore très marqué par une pratique extrêmement répandue de l’avortement sous l’URSS."

Posté le 23 juillet 2014 à 16h22 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2014

Plus de contraception accroît le nombre d'avortements

Lu sur le site des AFC :

"Un rapport de la DREES (Direction des Etudes et Statistiques du ministère de la Santé) paru en juin dernier indique que le nombre d'avortements en France a augmenté en 2013 de 4,7% par rapport à 2012, soit 10 000 avortements de plus.

Cette hausse, souligne l'étude, est pourtant conjointe à « un recours à la contraception » qui, lui, « quelle que soit la méthode utilisée, n'a pas diminué ».

On y apprend par ailleurs que « deux femmes sur trois ayant eu une IVG utilisaient une méthode contraceptive qui n'avait pas fonctionné en raison d'un oubli de pilule ou d'un accident de préservatif ». De même, les femmes « utilisent de plus en plus » la contraception d'urgence.

En somme, l'étude souligne, une nouvelle fois, le paradoxe français, et pointe l'impasse dans laquelle se sont engagées les récentes mesures prises ces derniers mois par les pouvoirs publics, en voulant « libéraliser » la contraception et l'IVG. Car faciliter l'accès aux moyens de contraception n'a non seulement pas endigué le nombre d'avortements, mais encore il l'a accru.

L'enjeu de la question est d'abord éducatif. Il ne se résume pas à prévenir les MST et à verrouiller la fécondité. Il s'agit de développer une véritable éducation affective et sexuelle, seule à même d'enrayer de manière durable le problème des IVG croissante, chez les jeunes en particulier puisque la hausse d'IVG s'observe particulièrement dans la tranche 20-24 ans.

Les politiques actuelles ne permettront donc pas de répondre effectivement aux questions de nombreuses femmes, ni, par conséquent, de réduire le coût – moral et financier – engendré par une sexualité centrée sur une apparente liberté, en réalité individualiste et hédoniste."

Posté le 22 juillet 2014 à 15h01 par Michel Janva | Lien permanent

19 juillet 2014

Persécution des médecins pro-vie

LifeSiteNews publie une interview du Dr Bogdan Chazan, sanctionné pour avoir invoqué sa conscience face à l’avortement. Extrait de la traduction de Jeanne Smits :

"Dr Chazan, vous avez été lynché par les médias, votre hôpital a été condamné à une amende, et vous avez été renvoyé de votre poste de directeur. Est-il fréquent en Pologne que des médecins soient aussi sévèrement sanctionnés ?

Pas très souvent. Je dirais même : très rarement. En règle générale, par rapport aux gens comme moi, les choses se règlent dans la discrétion. Par exemple, plus souvent, les grandes sociétés n’embauchent pas de gynécologues qui ne prescrivent pas la contraception. Personne n’évoque ouvertement le recours à l’« objection de conscience ». On cache les choses, on ne laisse pas de traces écrites.

J’ai eu connaissance, par exemple, du cas d’une femme pro-vie très connue à qui l’on a refusé un cursus post-doctorat. Récemment, l’un des candidats au poste de directeur du service de gynécologie à l’Université médicale a été interrogé pour savoir qu’il avait signé la Déclaration de Foi et Conscience (NDLR : il s’agit d’une lettre ouverte signée plus de 3.000 médecins polonais exprimant leur hostilité à l’avortement et s’engageant à ne pas prescrire de contraceptifs). Ayant répondu par l’affirmative, il n’a pas obtenu le poste. Il y a peut-être d’autres circonstances, mais je n’en ai pas connaissance. [...]

Vous avez été révoqué à la suite d’une inspection menée par la ville Varsovie. Pouvez-vous commenter cette décision ?

C’est une sanction douloureuse et injuste. Depuis que j’ai pris la direction, l’hôpital s’est développé, agrandi et modernisé, et les relations médecin-patient se sont améliorées. L’hôpital a gagné en popularité dans l’ensemble de Varsovie. Je dois préciser cependant que techniquement, je n’ai pas encore été licencié. Le maire de Varsovie n’a fait qu’annoncer mon renvoi. [...]

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Peut-être resterai-je à mon poste de directeur de l’hôpital de la Sainte-Famille. Peut-être Mme le maire de Varsovie reviendra-t-elle sur sa décision. Sinon, je pourrai toujours travailler à l’Université, à la Commission de la population du gouvernement (Rządowa Rada Ludnościowa), au Comité de la science démographique, ou à MaterCare International… Je peux également continuer mon travail de bénévole à Isiolo au Kenya. Si j’en ai le temps, et que Dieu me prête vie et force…"

Posté le 19 juillet 2014 à 14h29 par Michel Janva | Lien permanent

La mère de Cristiano Ronaldo voulait avorter

Lu dans l'Equipe :

"C'est une confession aussi brutale qu'inattendue. Dans son autobiographie publiée cette semaine au Portugal, et intitulée «Mère courage : la vie, la force et la foi d'une battante»Dolores Aveiro, la mère de Cristiano Ronaldo, révèle qu'elle a songé à avorter lorsqu'elle attendait l'actuel attaquant du Real Madrid, son quatrième enfant après Elma, Hugo et Katia.

À l'époque, un médecin lui avait déconseillé d'interrompre sa grossesse, avant qu'elle ne finisse par décider de garder son enfant. Cristiano Ronaldo sait tout de cet épisode, selon sa mère."

Posté le 19 juillet 2014 à 14h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

18 juillet 2014

Les évêques appellent à l’objection de conscience sur la contraception

Aux Philippines.

"Alors qu’on a pu dire que le fait d’orienter vers un tiers constitue une manière de se soustraire (à l’obligation créée par la loi), il s’agit en fait d’un faux compromis puisqu’il rend les soignants complices de l’accomplissement d’un acte qu’ils estiment moralement répugnant ou offensant".

"Evidemment, pour des raisons morales, les catholiques ne devraient pas rechercher à se faire employer dans les agences gouvernementales qui font la promotion de la contraception artificielle. Mais si les circonstances devaient les obliger à travailler dans de telles agences, ou s’ils étaient déjà employés par elles au moment où celles-ci ont mis en place une politique conforme à la loi de Santé reproductive, ces catholiques doivent savoir qu’ils ne peuvent pas être contraints à promouvoir, à fournir ou à distribuer des contraceptifs artificiels contrairement à leurs convictions religieuses ou morales."

Posté le 18 juillet 2014 à 15h44 par Michel Janva | Lien permanent

17 juillet 2014

Avortement : le médecin polonais pro-vie soutenu par l'Eglise

Bogdan Chazan, le gynécologue polonais révoqué de son poste pour avoir refusé de coopérer de quelque manière que ce soit à un avortement, a reçu un soutien appuyé de la part de Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga, médecin diplômé lui aussi.

La loi polonaise reconnaît le droit à l’objection de conscience des médecins qui ne veulent pas participer à la pratique de l’avortement mais les oblige – comme les lois Neiertz en France – à donner aux femmes les informations nécessaires pour qu’elles puissent obtenir un avortement. C’est son refus de participer ainsi indirectement à l’avortement qui a servi de prétexte à son renvoi.

Mgr Hoser a déclaré que les sanctions (révocation et amende de 17 000€) sont

« éthiquement inacceptables, injustifiées, disproportionnées, injustes, absurdes et douteuses sur le plan légal ». « Un enfant dans la phase prénatale est toujours un être humain ou un patient, indépendamment de son état de santé ou d’une décision prise à la discrétion d’un tiers. Personne n’est maître de la vie d’autrui et tous les autres biens personnels sont secondaires par rapport à l’existence d’un être humain ».

L’archevêque a encouragé les autres médecins et toutes les personnes de bonne volonté à manifester leur solidarité à l’égard du Pr Chazan.

Le cardinal Kazimierz Nycz, archevêque métropolitain de Varsovie, estime aussi que les sanctions « violent les droits de tous, et pas seulement des catholiques ».

D'après les faits, le docteur aurait en fait été victime d'un coup monté, visant à écarter les médecins pro-vie.

Posté le 17 juillet 2014 à 22h32 par Michel Janva | Lien permanent

16 juillet 2014

L'ONU force l'Irlande à organiser un référendum sur l'avortement

Une délégation du gouvernement irlandais a promis devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU un référendum constitutionnel sur l'avortement pour ne plus être en "violation des droits de l’homme" !

Dans le cadre de l’examen de la conformité de l’Irlande avec certaines normes internationales, le ministre de la Justice de l'Irlande, Frances Fitzgerald, a été interrogé "avec fermeté" sur le Protection of Life During Pregnancy Act de 2013. L’Irlande a été accusée par les membres du Conseil des droits de l’homme d’être en "violation de droits de l’homme" en exluant des motifs pour avorter le viol, l'anomalie foetale, ainsi que le risque en termes de santé. Il a aussi été reproché à l’Irlande de faire supporter intégralement les dépenses de transport aux femmes qui vont avorter à l’étranger.

Pour l’association Pro-Life Campaign, le Conseil des droits de l’homme a une "compréhension étrangement superficielle des droits de l’homme" puisque les droits des enfants à naitre n’ont pas été évoqués.

Posté le 16 juillet 2014 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent

La mairie UMP de Bordeaux subventionne les avorteurs et les LGBT

Lu ici :

"Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, proposait de soutenir financièrement des associations dont l’engagement est plutôt marqué à gauche. Malgré l’opposition des deux élus Front national et celle de l’UMP Edouard du Parc, droite et gauche ont accordé 4000€ au Planning Familial, 4000€ au centre LGBT Girofard (Lesbiennes, Gays, Bi et Trans), 5000€ pour l’association du Lien Interculturel Familial et Social (ex Association des Tunisiens en France), ou encore 3000€ à l’association proche du Parti socialiste : Ni Putes Ni soumises. [...]"

Posté le 16 juillet 2014 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

15 juillet 2014

Avortement tardif, euthanasie des nouveaux-nés, néonaticide

Les termes ne manquent pas pour qualifier le meurtre des bébés nouveaux-nés. Cela se passe au Pays-Bas et c'est plus ou moins légal. Disons que les règles sont floues et c'est pourquoi les militants pro-mort veulent élargir le droit de tuer.

Posté le 15 juillet 2014 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

La fin du règne de la pilule

Selon la récente enquête Fécond, le recours à la pilule est en baisse depuis le milieu des années 2000. À l'époque, 55% des femmes utilisaient cette contraception, contre 50% en 2010 et 41% en 2013. Entre 2010 et 2013 cette baisse est la plus importante chez les vingtenaires: -10% pour les 20-24 ans et jusqu'à -17% pour les 25-29 ans. 

Non seulement les jeunes utilisent moins la pilule, mais elles ont en plus un regard de plus en plus noir sur celle-ci. Il y a bien sûr l'effet du scandale de 2012, qui révélait au grand public le risque (connu par les spécialistes mais caché au public) de thrombose veineuse profonde associé aux pilules œstro-progestatives de 3e et 4e générations. Mais cette affaire a également libéré la parole de celles qui voyaient déjà la pilule d'un mauvais oeil. Si certaines se sont reportées sur les pilules de 1° et 2° générations, de plus en plus disent tout simplement non à la contraception orale.

Il y a, bien sûr, les désagréments classiques que l'on peut rencontrer avec cette dose d'hormones quotidienne: «prises de poids, peau sèche, maux de têtes…» énumère Estelle, qui y a renoncé avant même ses vingt ans. Mais il y a d'autres soucis de santé, plus graves, et plus répandus que les jeunes filles ne le pensent. Marion, 23 ans, en deux ans de pilule de 3° génération, a développé de graves problèmes circulatoires. Son taux de triglycérides (une molécule lipidique) dans le sang avait explosé, atteignant celui de personnes malades d'obésité (malgré une silhouette filiforme). Louise, en études paramédicales, a subi des migraines ophtalmiques et une tumeur bénigne dans le muscle utérin. 

Pour les deux jeunes filles, le chemin de croix a continué après l'arrêt de leur pilule. «Depuis ce jour je n'ai plus mes règles. Cela va faire deux ans et personne ne sait me dire quand elles reviendront» témoigne Marion. Même souci pour Louise, qui a connu «6 mois angoissants» sans menstruations.

Sur ce sujet, il est toujours utile de lire la prophétique encyclique de Paul VI écrite en 1968.

Posté le 15 juillet 2014 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2014

Des vies épargnées : on ne va pas pleurer !

Pf13

Posté le 11 juillet 2014 à 19h09 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

La mort d'un enfant est toujours insoutenable

C'est ce qu'a déclaré le ministre.

Sauf quand l'enfant est encore dans le sein de sa mère. CQFD.

Posté le 11 juillet 2014 à 13h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

10 000 avortements supplémentaires pratiqués l'an dernier

Alors que le nombre d'avortements était stable en France depuis 2006, il est reparti à la hausse en 2013, selon un rapport de la Direction des Etudes et Statistiques du ministère de la Santé (Drees) publié en juin. Le nombre d'enfants tués dans le ventre de leur mère a augmenté de 4,7% par rapport à 2012, passant de 207 000 avortements à 217 000.

Selon la Drees, cette augmentation morbide a été causée par l'affaire sur les moyens de contraception  et la totale gratuité des avortements depuis le 31 mars 2013. Ou encore l'augmentation en 2013 de la rémunération des établissements hospitaliers qui pratiquent l'avortement.

Pour certains, c'est la méthode naturelle qui serait la cause de cette croissance, alors même qu'une étude précédente montrait que la plupart des femmes qui avortent sont sous contraception. Le fait est que l'avortement étant gratuit, il est devenu un moyen de contraception.

Posté le 11 juillet 2014 à 08h25 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2014

La révocation du médecin objecteur de conscience condamnée par l'Eglise

Le maire de Varsovie a mis fin au contrat du Pr Bogdan Chazan, directeur de l’hôpital de la Sainte-Famille à Varsovie, au motif qu’il avait omis d’informer la mère que l’avortement « médical » serait illégal au-delà de 24 semaines de grossesse et qu’il ne lui avait pas indiqué l’endroit où elle pourrait obtenir l’avortement. Le Pr Chazan avait invoqué sa clause de conscience et proposé à la femme d’accompagner sa grossesse et d’assurer tous les soins, y compris des soins palliatifs, au bébé dès sa naissance.

La rupture du contrat de ce médecin respecté, dont le service d’obstétrique affiche un taux de mortalité périnatale deux fois plus bas que la moyenne en Pologne, a été condamnée par l’Eglise. L’archevêque de Varsovie, Kazimierz Nycz, y a vu un

« précédent dangereux qui viole les droits non seulement des catholiques, mais de tous ».

Le Pr Bogdan Chazan a déclaré que cette décision constitue

« le début d’une guerre contre la conscience des médecins et personnes ayant une position de responsabilité administrative dans les services de santé ».

L’enfant, souffrant de malformations crâniennes et cérébrales, est né et se trouverait en réanimation. La démarche de la mère allant demander un avortement à un médecin notoirement pro-vie, pourrait bien relever du « testing ».

Posté le 10 juillet 2014 à 22h37 par Michel Janva | Lien permanent

09 juillet 2014

Voilà la micro-puce contraceptive

Financée par la Fondation Bill Gates, cette micro-puce contraceptive a une durée de vie de 16 ans, ellee est activable et désactivable et pourrait être mise sur le marché dès 2018. Les tests pré-cliniques sont programmés pour l’année prochaine.

Jeanne Smits nous informe que, à l’origine, la recherche portait sur une micro-puce capable de distribuer des médicaments dans le corps sur une longue durée et grâce à une commande externe. La population visée était celle des femmes âgées. Cette recherche a été détournée de sa fin par Bill Gates, grâce à un financement de la Fondation Bill et Melinda Gates, qui soutient toutes sortes de programmes de contrôle des naissances.

Au-delà des aspects moraux et abortifs, cette pilule permettrait de contrôler les naissances. Un cryptage doit permettre aux données circulant sans fil de ne pas être commandées par un tiers. John Whitehead, avocat constitutionnel et fondateur de l’association libertarienne The Rutherford Institute, estime :

« Tout ce qui sera émis par cette puce ira dans un fichier gouvernemental. La puce pourrait même “savoir” à quel moment vous avez des relations sexuelles. Donc, il n’y aura pas de respect de la vie privée, non. »

La puce pourrait être activée pour empêcher certaines personnes ou certaines catégories de personnes d’avoir des enfants. La distribution de cette micro-puce contraceptive est présentée comme une aubaine pour les pays en voie de développement. La recherche coïncide avec un engagement de plusieurs organismes internationaux de financer des programmes de contraceptifs de longue durée à destination de 120 millions de femmes vivant dans les pays les plus pauvres.

Posté le 9 juillet 2014 à 10h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Le lobby de l'avortement contre l'objection de conscience

La liberté les rend hystériques. Un médecin polonais, professeur et obstétricien de renom, est sous le feu du lobby de l’avortement qui lui reproche d’avoir invoqué sa clause de conscience pour refuser de pratiquer un avortement sur une femme enceinte d’un enfant malformé. La loi polonaise dépénalise l’avortement en cas de malformation grave du fœtus mais n’en fait pas un « droit » de la mère. Et elle prévoit une clause de conscience pour le médecin qui ne peut en aucun cas se voir contraint de pratiquer un avortement ou d’y participer. En revanche, elle l’oblige à diriger la femme vers un praticien disposé à réaliser l’avortement (comme en France depuis la loi Aubry). S’appuyant sur le non-respect de cette dernière disposition, les autorités publiques ont infligé à l’hôpital une amende de 70 000 zloty. L’hôpital a fait appel.

Une bataille juridique fait rage désormais autour de cette disposition légale obligeant l’objecteur de conscience à participer indirectement à la réalisation d’un avortement en indiquant à la femme un sûr moyen de l’obtenir. 

Plus de 20 ans après la chute du communisme, les Polonais doivent encore défendre leur liberté de conscience.

Posté le 9 juillet 2014 à 07h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

07 juillet 2014

Projet de loi espagnol sur l’avortement : équilibrer les intérêts de la mère et de l’enfant

Jeudi et vendredi 3 et 4 juillet se réunissaient dans l’enceinte du Parlement espagnol 150 représentants de 16 pays d’Europe et d’Amérique du Sud (Argentine, Arménie, Chili, Equateur, El Salvador, Slovaquie, Espagne, France, République fédérale de Yougoslavie Macédoine, Hongrie, Italie, Mexique, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et République tchèque) en compagnie de députés espagnols à l’occasion d’une conférence organisée par« L’Action Mondiale des Parlementaires et des Gouvernants pour la Vie et la Famille » et parrainée par le Parti Populaire (Partido Popular en espagnol, PP). Ils y discutaient du nouveau  « Projet de loi sur la protection de la vie de l’enfant à naître et des droits de la femme enceinte » émis en décembre 2013 par le gouvernement espagnol et qui devrait être prochainement discuté par le Parlement. Celui-ci réforme la loi organique n°2/2010 sur « la santé sexuelle et reproductive et l’interruption volontaire de grossesse », largement critiquée, en particulier lors des manifestations de 2009 où un million de personnes avaient exprimé leur désaccord.

Après le discours introductif du député espagnol et secrétaire général de l’Action Mondiale des Parlementaires José Eugenio Azpiro, avec Angel Pintado, sénateur et Président de cette organisation, le débat a fait intervenir divers professionnels. Un scientifique (Dr. Nicolás Jouve), un médecin (Dr. Ana Martin), un philosophe (Pr. Christophe Tollefsen) et le juriste Grégor Puppinck se sont exprimés.

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ (European Center for Law and Justice) à Strasbourg, a tout d’abord souligné le fait que, bien que reflétant une position encore minoritaire en Europe, ce projet de loi s’incrit parfaitement dans le cadre de la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (Strasbourg) et respecte de même toutes les normes européennes et internationales. De fait, nulle convention internationale ne créerait un droit à l’avortement. Le projet de loi espagnol propose au contraire de garantir le respect du droit à la vie dans le cadre des conventions internationales. Il a ensuite exposé comment l’avortement ne doit plus être considéré dans une perspective juridique unilatérale, mais bilatérale, et plus encore multilatérale.

La notion de ‘droit à l’avortement’ doit être mise en cause car elle implique de considérer l’avortement comme un droit positif et subjectif unilatéral ne prenant en compte qu’un seul intérêt, celui de la mère. Une telle approche conduit à nier l’existence ou la valeur de l’enfant à naître contre lequel un tel droit s’applique. Ce fut la perspective dans laquelle s’inscrivait la loi espagnole adoptée par le précédent gouvernement. Cette approche unilatérale du droit à l’avortement est idéologique car elle est fondée sur la négation d’une parcelle de la réalité (l’enfant) et tend à y faire primer la volonté pure d’un tiers (de la mère). Comme toute approche idéologique, son application intégrale serait destructrice : s’il existait réellement un droit à l’avortement, il faudrait alors supprimer toutes les limites, et l’autoriser sans condition de délai.

Ce qui s’oppose à la prétention d’un droit à l’avortement, c’est la réalité :l’embryon, le fœtus, l’enfant à naître, existent bel et bien physiquement : ils ont en outre tous les caractères « d’être humains » à leurs degrés respectifs de développement. La reconnaissance de cette réalité conduit la législation en matière d’avortement à devoir prendre en compte à la fois l’intérêt de la mère et celui de l’enfant dans une perspective juridique bilatérale. Il s’agit alors de peser ces intérêts lorsqu’ils s’avèrent contradictoires et d’adopter des mesures proportionnées visant à garantir les intérêts de la mère et ceux de l’enfant. C’est d’ailleurs ainsi que le droit relatif à l’avortement est conçu : l’avortement est avant tout une exception au droit à la vie de l’enfant et, par suite, dans de nombreux de pays, incluant la France, il fut dépénalisé et non légalisé. Si l’enfant à naître n’avait aucune valeur, aucune loi ne serait nécessaire pour autoriser l’avortement.

L’approche bilatérale ne suffit cependant pas à appréhender de façon complète et adéquate le problème de l’avortement. D’un point de vue social, la question de l’avortement doit aussi être abordée dans une perspective multilatérale afin d’inscrire la relation mère-enfant dans son contexte social naturel. Cette approche multilatérale, qui doit impliquer les divers acteurs, en particulier la famille et la société, est nécessaire pour dépasser une relation conflictuelle bilatérale entre la mère et l’enfant et porter remède aux causes de ce conflit ; car ces causes sont le plus souvent extérieures à la relation entre la mère et l’enfant et résident le plus souvent dans des difficultés sociales, économiques et affectives.

La société est en effet un acteur essentiel de la relation entre la mère et l’enfant. Elle est responsable de la protection de leur santé ainsi que de leurs intérêts économiques et sociaux. Il en résulte que l’avortement est, comme l’a souligné la sénatrice espagnole Beatriz Elorriaga et divers intervenants lors de al conférence, un problème « public » et non privé. Il revient en effet à l’Etat de protéger le droit à la vie de l’enfant à naître. L’avortement est aussi une vraie question de santé publique dans les pays, à l’exemple du Portugal, où il est pratiqué à un taux élevé. Plutôt que de garantir un droit quasiment illimité à l’avortement, la conférence recommande de développer les services sociaux d’aide à la mère et à l’enfant ainsi que des alternatives efficaces à l’IVG, en particulier dans les situations de handicap. Enfin si les considérations démographiques jouent un rôle important, les considérations éthiques et familiales sont aussi déterminantes dans ce projet de loi et il est nécessaire d’y associer toutes les personnes impliquées dans l’acte d’avorter. Au delà de la mère et de l’enfant et en plus du rôle de la société, le projet de loi vise aussi à impliquer d’autres acteurs tels que le père, la famille de la femme enceinte et le personnel médical. Le projet vise à la fois à soutenir et à responsabiliser les familles, et à donner la possibilité au personnel médical d’agir en conscience.

Le projet de loi est donc avant tout fondé sur « le constat de l’existence réelle de l’enfant conçu » (Grégor Puppinck) et de son droit à l’existence. Il prévoit une exception au droit à la vie de l’enfant dans les 14 premières semaines de la grossesse si elle résulte d’un viol et dans les 22 premières semaines s’il existe un danger pour la vie de la mère ou de l’enfant. Ce risque doit être attesté par un comité d’experts indépendant. Enfin l’avortement est autorisé jusqu’au terme de la grossesse lorsqu’il existe une « incompatibilité avec la vie » non-diagnostiquée pendant les 22 premières semaines et attestée médicalement. Le délai de 22 semaines correspond au seuil de viabilité fixé par l’Organisation Mondiale pour la Santé. En outre, la publicité de l’avortement est interdite et la possibilité est donnée aux médecins et au personnel médical, d’avoir recours à l’objection de conscience lorsqu’ils ne souhaitent pas pratiquer cet acte. Les parents d’une femme mineure ont le droit d’être informés de la grossesse de leur enfant. La femme enceinte doit également être informée du fait qu’elle dispose d’un délai de réflexion.

Les membres de la conférence ont rappelé qu’en dépit du développement dans de nombreux pays de « l’avortement systématique » et de la généralisation de la perception de l’avortement comme un droit, ce projet de loi n’est pas singulier. Il reflète aussi une tendance parallèle, en particulier aux Etats-Unis, vers la plus grande protection de l’enfant à naître. Ainsi le Secrétaire d’Etat hongrois Bence Rétvari, a rappelé que dans son pays, les droits à la vie et à la protection de la famille sont des droits constitutionnels. Aux Etats-Unis de nombreux états ont réduit le délai légal pour l’avortement. On estime que la population y juge à 49% que c’est un acte immoral. Le projet de loi espagnol se veut pionnier en la matière.

Le projet de loi devrait être examiné par le Parlement dans les mois à venir pour une adoption avant Noël 2014.

Au terme de la conférence les intervenants et divers représentants ont adopté La Déclaration de Madrid s’engageant pour la défense de la vie et du droit de l’enfant. Celle-ci pose la fécondation comme « Big Bang » de la vie ; elle conclut que « rien n’est plus progressiste que la défense de la vie humaine ».

Posté le 7 juillet 2014 à 15h25 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2014

Un évêque interpelle le président sur l'avortement

Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, évêque de Trujillo au Pérou, a interpellé le président de la République suite à la publication d'un guide technique national de l’avortement dit thérapeutique :

"Du point de vue constitutionnel, cette résolution ministérielle implique une atteinte au droit à la vie, puisque la vie commence dès la conception, ainsi que le reconnaît l’article 2, paragraphe 1 de notre Constitution politique : « Toute personne a droit à la vie, à son identité, à son intégrité morale, psychique, physique, à son libre développement et au bien-être. L’enfant conçu est sujet de droit en tout ce qui le favorise. » [...]

Dans ce Guide technique de l’Avortement dit thérapeutique, on ne parle pas d’avortement, on utilise d’autres termes comme « interruption volontaire » ou « interruption thérapeutique de la grossesse », alors que le terme « interruption » ne s’utilise que pour les actions qui peuvent être reprises ou qui vont se poursuivre ; on utilise aussi les termes : « évacuation du contenu utérin », dans le but de recouvrir ou de maquiller la vérité de la chose : l’avortement. [...]

Il est clair que ladite résolution ministérielle ne prend pas en compte l’enfant conçu, alors que notre Constitution politique le protège et le favorise ; en outre notre Constitution politique consacre le droit à l’égalité et cette résolution discrimine à l’égard de l’enfant conçu. De ce point de vue, « la société qui n’est pas capable de défendre la vue humaine naissante, va vers sa propre ruine ». [...]

Les avancées de la science et de la technique font qu’aujourd’hui, il est possible de sauver la vie de l’enfant conçu comme celle de la mère, en réduisant considérablement le risque de perdre l’un ou l’autre.

M. le Président, cette résolution ministérielle, dans le contexte de notre nation, est incohérente, car tandis que la société péruvienne lutte contre la délinquance, les tueurs à gages, les enlèvements, qu’elle cherche à faire cesser les assassinats, cette résolution ministérielle attente à la vie de l’enfant conçu, un être totalement innocent et sans défense, qui ne peut se défendre face à ses agresseurs.

[...] Face à cette résolution ministérielle, par fidélité à la valeur fondamentale de la vie, nous pouvons faire appel à l’objection de conscience, en demandant aux fidèles chrétiens, aux catholiques et à toutes les personnes de bonne volonté, de ne pas respecter cette résolution. [...]"

Posté le 6 juillet 2014 à 18h36 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2014

Mexique : veto sur une loi donnant accès aux mineures à la pilule

Le chef du gouvernement du District Fédéral de Mexico, Miguel Angel Mancera, a opposé son veto à la « Loi Jeunesse » adoptée par l’assemblée législative du district qui autorisait notamment l’accès à la pilule du lendemain pour les jeunes filles dès 12 ans, sans consentement ni information des parents.

Posté le 4 juillet 2014 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

L’avortement dit « thérapeutique » tue aussi

Lu sur le blog de Jeanne Smits à propos de l'avortement dit "thérapeutique", désormais possible au Pérou, qui n'est que la porte ouverte à l'avortement de masse :

"Au Pérou, alors qu’un protocole d’application vient de rendre possible dans la pratique l’avortement dit « thérapeutique » – légal sur le papier depuis 90 ans ! – l’Eglise catholique ose s’y opposer fermement. Le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, archevêque de Lima, a qualifié le texte, entré en vigueur dimanche dernier, de « guide pour tuer », ajoutant qu’il aboutirait à une « massification » de l’avortement dans ce pays.

[...] Trois ministres [...] ont présenté le « Guide technique pour la dépénalisation de la procédure de soins intégraux des femmes enceintes dans l’interruption volontaire pour raison thérapeutique de la grossesse de moins de 22 semaines », qui avait nécessairement l’aval du couple présidentiel. Un « guide technique pour tuer un être humain », a souligné Cipriani Thorne.

Le cardinal, s’exprimant lors de l’émission « Dialogues de Foi » à la télévision publique RPP, a également accusé la pression du lobby international de la mort en interpellant la ministre de la Santé : «  La décision de la ministre a beaucoup à voir avec la pression internationale d’institutions qui sont en train d’imposer ce guide d’une manière impérialiste. Réglez donc d’abord le problème de la grève des médecins ! »

Il a demandé en cette même occasion aux mères de « ne pas permettre qu’on leur fasse signer la mort de leurs enfants ». « Ayez du couage ! La vie est entre les mains de Dieu, il existe toujours une manière médicale de sauver la mère et l’enfant. »

Plus explicite encore : « Je n’aimerais pas être dans la peau de la ministre (de Habich) car tôt ou tard nous serons jugés par Dieu. »

Mardi, la conférence épiscopale du Pérou a réagi à son tour en affirmant dans un communiqué que « la porte est ouverte, pour la première fois dans l’histoire du Pérou, à l’avortement, c’est-à-dire à l’assassinat d’une vie humaine innocente ». « Cette norme ministérielle, outre qu’elle est immorale, est aussi inconstitutionnelle et illégale », souligne le communiqué, demandant au président Humala de l’abroger.

Les évêques du Pérou ont ajouté que dans « l’ordonnancement légal péruvien, en accord avec le droit international, aussi bien la mère enceinte que l’enfant conçu ont le même droit à la vie, à la protection de la part de l’Etat et au respect de leur dignité ». [...]"

Posté le 4 juillet 2014 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2014

Ubuesque

Parmi d'autres signataires, les sénatrice et député communistes Laurence Cohen et Marie-George Buffet s'alarment dans un communiqué de la "mort" du centre IVG de la maternité des Lilas. Elles en appellent à Marisol Touraine :

"La volonté de l'ARS de transférer cet établissement au CHI de Montreuil est une solution totalement inadaptée. Cela signifie, en effet, la mort de la maternité des Lilas, et cela porterait un coup fatal au centre IVG."

Quelle horreur, des bébés pourraient donc être sauvés ?

Posté le 3 juillet 2014 à 20h42 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (3)

Le projet de loi espagnol sur l’avortement bientôt discuté

Plusieurs dizaines de députés d’Europe et d’Amérique du Sud se retrouvent à Madrid jeudi 3 et vendredi 4 juillet au Parlement espagnol pour soutenir le projet de loi espagnol améliorant la protection de l’enfant à naître ainsi que les droits de la femme enceinte. Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, a été invité à s’y exprimer. Une « déclaration de Madrid » devrait y être adoptée.

« L’Action Mondiale des Parlementaires et des Gouvernants pour la Vie et la Famille », est à l’origine de cet important séminaire parrainé par le Parti Populaire (Partido Popular en espagnol, PP) et qui se tiendra dans l’enceinte même du Parlement. Ce sera l’occasion d’introduire le « Projet de loi sur la protection de la vie de l’enfant à naître et des droits de la femme enceinte » dont l’objectif est de revenir sur la libéralisation de l’avortement effectuée par le Gouvernement de M. Zapatero.

Le Parti Populaire espagnol possède à présent la majorité absolue au Parlement. Cette loi pourrait être adoptée avant mi juillet.

Le séminaire permettra à différentes personnalités de compétences pluridisciplinaires de souligner toutes les problématiques auxquelles le projet de loi tente de répondre. Le Dr. Nicolás Jouve s’exprimera sur l’aspect scientifique du commencement de la vie, et analysera les dernières données scientifiques sur la grossesse. Ana Martin, Docteur en médecine complètera le propos de ce dernier sur la question des soins palliatifs pédiatriques, tandis que le Professeur Christophe Tollefsen rappellera l’enjeu public général de l’avortement.

Enfin le Dr. Grégor Puppinck mettra en perspective ce projet de loi avec les conventions internationales.

L’ECLJ a déjà publié une analyse détaillée de ce projet de loi au regard du droit international, en le confrontant au droit en vigueur dans d’autres pays européens ainsi qu’à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) (Document accessible en français ici). Il en ressort d’une part que ce texte ne viole aucune norme européenne ou internationale et d’autre part que tant les critiques des « pro-avortement » que l’optimisme des « pro-vie » sont excessifs.

Le panel devant lequel ces intervenants s’exprimeront sera très riche : près d’une centaine de députés espagnols, mais aussi européens et d’Amérique du Sud seront présents (Argentine, Arménie, Chili, Equateur, El Salvador, Slovaquie, Espagne, France, République fédérale de Yougoslavie Macédoine, Hongrie, Italie, Mexique, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et République tchèque).

José Eugenio Azpiro, membre du Congrès espagnol et secrétaire général de l’Action Mondiale des Parlementaires et des Gouvernants pour la Vie et la Famille ouvrira ce séminaire avec Angel Pintado, sénateur et Président de cette organisation.

Les organisateurs de l’événement prévoient l’adoption d’une déclaration qui pourrait faire date : « La Déclaration de Madrid », afin de la présenter aux députés espagnols.

Au-delà du droit, ce projet de loi témoigne d’une nouvelle tendance politique en Occident tendant non plus à considérer l’avortement comme une « liberté et un progrès », mais comme une violence à limiter. Cela étant, l’application future de ce projet de loi demeure imprévisible et dépendra largement des discussions ainsi que des amendements des députés.

Posté le 3 juillet 2014 à 16h21 par Michel Janva | Lien permanent

Aggravation de la loi sur l'avortement dans l'indifférence

Le Parlement a voté le 26 juin en dernière lecture le projet de loi sur l’Egalité entre les femmes et les hommes. La procédure est allée à son terme dans une indifférence générale. Ce projet contient des articles aggravant la législation sur l’avortement. Ces articles suppriment la notion de « situation de détresse » et étendent à l’information le délit d’entrave à l’avortement.

La Fondation Lejeune réagit :

"Supprimer la notion de « situation de détresse » : un véritable bouleversement

Le constitutionnaliste Bertrand Mathieu, écrivait à propos de cette modification : « sur le plan des principes c’est un véritable bouleversement, car ce qui est en jeu c’est la place que notre société accorde à la protection de la vie » (Interview dans La Croix du 20 décembre 2013).

Cette suppression de la « détresse »entraîne des changements profonds :

- Elle inscrit l’avortement de convenance dans la loi au-delà de la banalisation de l’avortement déjà constatée dans la pratique et les esprits ;

- Elle tend à faire de l’avortement un droit (alors que depuis 1975 l’avortement est une dérogation au principe fondamental du respect de l’être humain au commencement de sa vie, inscrit à l’article 16 du C.C) ;

- Elle installe l’idée d’un droit à disposer de son corps qui fonde des revendications comme la GPA ou la prostitution ;

- Elle légitime la logique de l’avortement eugéniste. La modification en cours est d’autant plus préoccupante que, comme le rappelle le Pr. Bertrand Mathieu, « il n’y aurait plus aucune condition mise au droit de recours à l’avortement au cours des 12 premières semaines, un délai durant lequel on dispose d’un nombre croissant d’informations sur le fœtus au travers du diagnostic prénatal ». L’IVG va se transformer en refus de l’enfant « à cause » de telle ou telle pathologie ou prédisposition, ce qui n’était pas le cas auparavant. Cette évolution libérale-libertaire va brouiller les repères entre IVG et interruption médicale de grossesse (IMG) et l’IVG va devenir eugéniste.

Etendre à l’information le délit d’entrave : une atteinte à la liberté d’expression

Cette modification entraine l’obligation pour les plateformes d’écoute et les sites spécialisés d’informer les femmes enceintes sur la possibilité d’avorter. Cette mesure ne correspond pas à une demande des femmes françaises.

En France en 2014, lorsqu’une femme s’interroge sur la poursuite de sa grossesse, elle sait qu’elle peut avorter. En revanche lorsqu’elle consulte des sites et des plateformes d’écoute, elle est en attente de solutions alternatives à l’avortement. Cette disposition constitue une entrave à la liberté d’expression en ce qu’elle oblige à faire de la propagande en faveur de l’avortement.

Telle est bien la position de Najat Vallaut Belkacem, interrogée par La Chaîne Parlementaire, le 30 juin. A une jeune femme qui voudrait avorter, la ministre répondrait : « je la rassurerais, je lui dirais que la vie ne s’arrête pas là ; un enfant qui arrive alors qu’il n’est pas désiré est un enfant malheureux ».

La dictature du bonheur conduit à la mort.

De l’avortement à l’euthanasie 

En France, l’avortement est l’étalon or auquel toutes les réformes sociétales sont comparées. Cet enjeu apparaît dans l’interview du Pr. Bertrand Mathieu (cité plus haut) : «Reléguer au second plan le respect de la protection de la vie n’est pas sans conséquence dans d’autres domaines. Si l’on devait s’acheminer vers une dépénalisation de l’euthanasie, la logique risquerait d’être la même au bout de quelques années : passer d’une « exception » justifiée par des conditions très particulières de souffrance et d’incurabilité, à un droit à part entière. »"

Posté le 3 juillet 2014 à 11h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

02 juillet 2014

La contraception entraîne une baisse de la fertilité pour les femmes

Selon les résultats d’une étude danoise présentés mardi lors du congrès annuel de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), qui se tient à Munich jusqu’à mercredi.

Kathrine Birch Petersen et ses collègues de l’université de Copenhague ont mené ces travaux sur 833 femmes ayant consulté la clinique de l’université pour une évaluation de leur fertilité. 

Les volumes moyens des ovaires des femmes sous contraception orale (près de 30 % du groupe) étaient significativement plus réduits que ceux des patientes employant d’autres moyens de contraception : de 29 à 52 % plus petits selon les groupes, avec une réduction plus prononcée chez les femmes de 19 à 30 ans.

Posté le 2 juillet 2014 à 23h19 par Michel Janva | Lien permanent

Une allée Mère Teresa à Laval

Le maire de Laval a attribué à une allée le nom de Mère Teresa. Le 23 juin, lors du conseil municipal, Jean-Christophe Gruau, élu indépendant (soutenu par le FN) a demandé à ce que la plaque pour l’allée Mère Teresa soit plus grande que les autres

"afin que les services municipaux puissent y graver sous son nom de future sainte une phrase de son cru, quelques mots tout simples prononcés lors de sa remise du prix Nobel de la Paix à Oslo en 1979 ; une phrase qui fera l’unanimité parmi toutes les religions présentes dans notre cité…"

« Le plus grand destructeur de la paix aujourd’hui  c’est le crime contre l’enfant à naître. »

Posté le 2 juillet 2014 à 12h10 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2014

Climat et contrôle de la population : division chez les pro-mort

Lu sur C-Fam :

"Le partenariat entre les divers courants du lobby de l’IVG révèle des luttes intestines. Les féministes des pays pauvres repoussent les pressions des environnementalistes, favorables aux mesures de contrôle démographique.

Lors d’une rencontre inaugurale dédiée à la nouvelle initiative de l’Onu sur l’environnement, une organisation s’est servie des réseaux sociaux pour réfuter le « lien douteux » soi-disant existant entre la croissance démographique et le changement climatique. Elle considère que les « stratégies de contrôle démographique conduisent inévitablement à des abus, à des politiques coercitives, et à la violation des droits fondamentaux des femmes ».

L’organisation malaisienne ARROW plaide en faveur de politiques féministes à l’Onu, auxquelles elle inclut l’IVG. Elle voit d’un mauvais œil les efforts des pays riches qui essaient de faire baisser le taux de natalité des femmes des pays pauvres au nom de la lutte contre le changement climatique.

ARROW a twitté une infographie qui montre que les pays ayant les taux de natalité les plus élevés sont également ceux qui consomment le moins d’énergie. Les stratégies de lutte contre le changement climatique « ne devraient pas déplacer la responsabilité des émissions de gaz carbonique sur ceux qui en sont le moins responsables ».

Bien que les féministes et les associations favorables au contrôle démographique soient les meilleures avocates du droit à l’IVG, leurs intentions différentes les ont séparées lors de la conférence historique du Caire de 1994. C’est cette conférence qui proclamait le droit des femmes de choisir le nombre et la fréquence de leurs grossesses.

Aujourd’hui, alors que la communauté internationale cherche à définir les nouveaux objectifs du développement et de l’environnement, les divisions internes au lobby de la « santé reproductive » se font à nouveau apparentes. [...]"

Posté le 1 juillet 2014 à 07h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

27 juin 2014

En 2012, 219 156 enfants à naître ont été tués en France

Le nombre d'avortements est resté stable en France en 2012 : 219 156 avortements ont été réalisés en France, dont 207 000 en métropole (209 000 en 2011). L'étude constate une légère baisse chez les moins de 20 ans depuis 2010, après une forte hausse entre 1990 et 2010. En métropole, 26 000 femmes de 15 à 19 ans ont effectué un avortement en 2012 soit 14 pour 1 000 contre 33 pour 1 000 dans les DOM. C’est parmi les femmes de 20 à 24 ans que les avortements demeurent les plus fréquents.

Posté le 27 juin 2014 à 19h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

25 juin 2014

L'avortement médicamenteux bientôt ouvert aux sages-femmes

Les sages-femmes ont choisi leur métier pour aider à donner la vie.

Ce n'est pas l'avis du gouvernement :

« Les sages-femmes pourront participer à la prise en charge de l’interruption volontaire de grossesse ( IVG ) médicamenteuse », a annoncé Marisol Touraine lors de la présentation des orientations de la loi de santé , le 19 juin.

Posté le 25 juin 2014 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

23 juin 2014

La pilule ne passe plus

Lu ici :

"Les ventes de pilules contraceptives de 3e et de 4e générations ont chuté de 60% après la «crise» de la pilule du début 2013 et les mises en garde en garde de l’Agence du médicament (ANSM) sur ce type de contraceptifs."

Posté le 23 juin 2014 à 11h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

22 juin 2014

Miss Monde est contre l'avortement et la contraception

Lu ici :

"Miss Monde est une conservatrice. Dans une interview accordée à la chaîne indonésienne ANC, Megan Lynne Young a affirmé qu’elle était « pro-vie ». « Je suis contre l’avortement », a indiqué la jeune femme de 23 ans, précisant qu’elle s’opposait à ce qu’« on tue » un être vivant.  La reine de beauté philippino-américaine a une opinion bien tranchée sur d’autres sujets. Elle affirme aussi être contre la contraception car « le sexe, c’est pour le mariage ». Elle n’est également pas en faveur du divorce. « Je pense que si on se marie à quelqu’un, cela devrait être pour toujours », a-t-elle ajouté".

Posté le 22 juin 2014 à 23h55 par Le Salon Beige | Lien permanent

20 juin 2014

Le projet de loi santé de Marisol Touraine

Lu ici, un aperçu du projet. En apparence pas franchement révolutionnaire par rapport aux précédents, mais un petit voyant rouge s'allume et clignote néanmoins lorsqu'on lit ceci:

[...] Dorénavant, les enfants devront, comme les adultes, avoir un médecin traitant. La déclaration du médecin traitant n’est obligatoire qu’à partir de 16 ans pour le moment. Sera également mis en place un parcours éducatif santé à l’école. Marisol Touraine veut que les enseignants causent santé à leurs élèves, un peu tout le temps, pour que les messages de prévention rentrent dans toutes les têtes. Autres mesures : faciliter l’accès à la pilule du lendemain dans les collèges-lycées, en enlevant la condition de «détresse» comme c’est le cas aujourd’hui. [...]

Concernant le "parcours santé à l'école", on peut tout imaginer, et surtout le pire: puisque les enseignants sont parachutés auxiliaires de propagande gouvernementale, ils auront toute latitude de développer les théories du genre et de délivrer dans le dos des parents des informations à caractère sexuel auprès des enfants, sous prétexte de "parler de santé", en s'appuyant sur les directives de Marisol Touraine. Un bon moyen d'imposer sans le dire les ABCD de l'égalité. En tout cas, cela va dans le même sens. On remarquera également la suppression de notion de "détresse" pour la délivrance des pilules "du lendemain", qui va bien sûr augmenter le nombre des avortements au lycée (et au collège aussi d'ailleurs). 

Posté le 20 juin 2014 à 07h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 juin 2014

Floride : une loi restreint l'avortement

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le gouverneur de Floride Rick Scott a signé vendredi dernier une loi interdisant l’avortement à partir du moment où les médecins considèrent que le fœtus est viable, c’est-à-dire à peu près à la 23e semaine de grossesse, sauf en cas de risques pour la mère (mais l’exception de troubles psychologiques est supprimée). La loi existante interdisait l’avortement au troisième trimestre de la grossesse. Ce qui fait gagner grosso modo deux semaines.

La loi avait été adoptée par la Chambre par 70 voix contre 45, et par 24 contre 15 par le Sénat."

Posté le 16 juin 2014 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

Des Femen profanent la cathédrale de Madrid

Deux excitées se sont enchaînées à un crucifix dans la cathédrale de l’Almudena à Madrid, vendredi 13 juin pour demander le droit à l’avortement. Les deux Femen ont été mises en examen.

Posté le 16 juin 2014 à 07h52 par Michel Janva | Lien permanent

10 juin 2014

Le Canada refuse de financer l'avortement avec l'aide internationale

C'est révélateur de l’image politique qu’a l’avortement dans le monde entier, et même au Canada, un des pays où l’on trouve les législations les plus libérales au monde sur l’avortement. C’est à cause de cette image que les organisations militantes font tant d’effort pour intégrer la question de l’avortement au domaine de la santé maternelle, et pour la même raison qu’ils protestent tant parce qu’ils en sont exclus.

Le Canada n’est pas le seul pays donateur qui ait écarté l’avortement de son financement de l’aide étrangère. Les Etats-Unis le font depuis les jours de la légalisation de l’avortement par la Cour Suprême dans la décision Roe c. Wade.

« Le fait est que ce n’est pas seulement une question qui divise notre pays et les autres pays, mais c’est aussi extrêmement contesté dans les pays qui reçoivent l’argent, et dans lequel c’est souvent illégal.  Il y a des organisations qui essaient clairement de faire avancer cette question, mais le gouvernement canadien ne la fait pas faire avancer. »

Posté le 10 juin 2014 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent

05 juin 2014

Sénat : Philippe Darniche dénonce la culture de mort

Le sénateur Philippe Darniche a déclaré aujourd'hui (version vidéo) :

"En septembre, je ne briguerai pas un nouveau mandat de sénateur. Une question me taraude : quel monde sommes-nous en train de transmettre à nos enfants ? Au fil des décennies, je vois s'écrouler les repères qui ont façonné ma vie. Où est la fidélité qui soudait le mariage ? Où est la protection des faibles ? Que deviennent les liens familiaux ?

Aujourd'hui, le Gouvernement remet en cause la nature, rien de moins, avec les ABCD de l'égalité par exemple en refusant la complémentarité entre hommes et femmes.

Pas moins de 96 % des foetus porteurs d'une trisomie 21 sont euthanasiés. Pourquoi dissocier avortement et détresse ? Pourquoi avoir rendu la pilule gratuite dès 15 ans ? C'est faire croire que la liberté, c'est assouvir tous les désirs, alors qu'ils peuvent vous rendre esclaves.

Votre loi a bousculé les codes multiséculaires. Le bateau France part à la dérive ! Face à la hausse du chômage, vous faites diversion avec votre réforme territoriale. Face à l'explosion de l'insécurité, vous répondez par le laxisme pénal. Que diront les générations futures ? Quand le Gouvernement cessera-t-il d'abimer la France ?"

Réponse débile Mme Laurence Rossignol, secrétaire d'État auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée de la famille, des personnes âgées et de l'autonomie :

"Je tiens à vous rassurer. Non, les androgynes ne reviendront pas sur terre, déchaînant la colère de Zeus. Non, l'indifférenciation des sexes ne menace pas la perpétuation de l'espèce humaine. L'humanisme moderne, c'est de penser que la nature est tout sauf une norme morale. Notre modèle autorise chacun à vivre selon ses convictions. Ce que la loi permet n'est pas une obligation. Quelle société voulons-nous transmettre à nos enfants ? Une société construite sur les valeurs qui sont les nôtres, celles de cette maison, celles de la République, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Ce sont celles qui ont permis aux femmes de conquérir des libertés nouvelles que la nature ne nous avait pas données : les droits procréatifs, la contraception, le droit à l'IVG."

Posté le 5 juin 2014 à 23h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

04 juin 2014

L'avortement chute de 16% dans le Wisconsin

En un an.

"La législation n’est sans doute pas pour rien dans l’évolution des comportements des Wisconsinois : le consentement des parents est obligatoire pour les avortements de mineurs, l’usage de la « télémédecine » interdit, le financement public de l’acte n’est permis qu’en cas de danger pour la vie de la mère, viol, inceste ou risques importants pour sa santé, la femme qui souhaite éliminer son enfant doit rencontrer un conseiller qui lui proposera des solutions alternatives et elle aura ensuite 24h pour réfléchir, etc. La Cour fédérale du district de l’Ouest du Wisconsin doit prochainement statuer sur une loi promulguée en juillet 2013, qui conditionne l’avortement au visionnage par la femme d’une échographie du fœtus agrémenté d’une description et aux « privilèges d’admission » du médecin en milieu hospitalier à moins de 30 miles, mais dont l’entrée en vigueur avait été bloquée par un juge fédéral."

Posté le 4 juin 2014 à 21h33 par Michel Janva | Lien permanent

03 juin 2014

Le comité de bioéthique espagnol approuve la réforme du gouvernement sur l'avortement

Par 9 voix contre 3.

Posté le 3 juin 2014 à 11h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

29 mai 2014

Marisol Touraine veut combattre la liberté de choix des femmes

Interrogée au sujet de la contraception, voici les propos de Marisol Tourraine, le 28 mai sur BFM TV :

"La pilule est un mode de contraception extraordinaire (...) c'est ce qui permet à des femmes d'être libres" (...) La contraception, c'est essentiel (...) il ne faut pas se fier, c'est mon point d'alerte, à ce qu'on appelle des "méthodes naturelles." On voit certaines femmes, y compris des femmes de haut niveau social qui mettent en avant des modes de contraception naturelle. Cela, évidemment, il faut le combattre." 

Bref, les femmes sont soi-disant libres, mais pas trop.

Posté le 29 mai 2014 à 19h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

28 mai 2014

Ohio : l'accord du père indispensable pour avorter

Lu sur Gènéthique :

"L’assemblée de l’Etat de l’Ohio a inscrit à son agenda un projet de loi qui vise à donner au père de l’enfant conçu la possibilité de s’exprimer avant un avortement. Un accord écrit du père doit être communiqué avant l'avortement. S’il refusait, l’avortement ne pourrait pas être pratiqué."

Posté le 28 mai 2014 à 16h33 par Michel Janva | Lien permanent

27 mai 2014

Une petite fille survit à son avortement

Lu sur Gènéthique :

"Amelia est né le 1er mai dernier sans aucune complication. Pourtant, sa mère, Shanon Skinner, avait décidé d'avorter d'elle à 8 semaines de grossesse. Shanon Skinner âgée de 20 ans, prenait la pilule. Lorsqu'elle s'est rendue compte qu'elle attendait un bébé, elle a décidé de procéder à une IVG médicamenteuse.

Trois mois plus tard, précise Shannon Skinner, "J'ai senti des coups de pieds. Et l'échographie a révélé que j'avais un bébé dans le ventre!". Elle ajoute: "On l'appelle le bébé-miracle parce qu'on ne sait pas comment elle a survécu. Elle a dû vraiment vouloir être là...". Aujourd'hui, elle tient à souligner "qu'elle ne peut plus imaginer sa vie sans sa fille". Mais elle reste inquiète car à l'heure actuelle, "les médecins ne savent pas dans quelle mesure l'avortement affectera le développement cognitif et physique de la petite Amélia". 

Posté le 27 mai 2014 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2014

Ces 2 avortements dont je n’ai pas mesuré les conséquences

Estelle, 64 ans, est insomniaque depuis 30 ans. Pendant 20 ans elle a pris des médicaments :

"Je suis insomniaque depuis trente ans, dans le cheptel de 'l’insomnie sévère' – c’est comme ça que disent les médecins. Quand je dors, car les insomniaques dorment un minimum évidemment, c’est un sommeil sans qualités. Vous ne vivez plus. C’est une forme de non-vie. Il n’y a plus de joie. L’insomnie est un mal-être, vous ne pouvez plus avancer. Quand on ne dort pas, on va excessivement loin, jusqu’à ne plus avoir envie de rien.

Tout me parait difficile. Je ne peux même pas me lever la nuit ; j’attends ce sommeil qui ne vient pas en regardant la télé dans mon lit. Je cogite. Et quand vous cogitez la nuit, c’est une horreur, tout est noir. C’est bizarre de penser la nuit. Tout devient un problème, on remet tout en question, on s’inquiète. Il y a des périodes où ça s’adoucit, on y croit. Et puis à nouveau, ce sont des nuits ignobles, à ne pas  dormir plus d’une heure, à tourner, ressasser, avoir mal partout et se dire : 'Je m'en sortirai pas.'

L‘insomnie prolongée a forcément quelque chose à voir avec l’état dépressif. [...] tout ce que je sais c’est que mes nuits blanches ont commencé quand j’avais 27 ans. C’est comme si d’un seul coup, cette année-là, j’avais été rattrapée par le passé : le divorce de mes parents quand j‘étais très petite, la froideur de ma mère qui nous a placées dans un centre quelques années, ma sœur et moi. Et puis ces deux avortements l’année de mes 21 ans, dont je n’ai pas mesuré les conséquences à long terme, psychologiques et physiologiques. Après, je ne pouvais plus avoir d’enfant. [...]"

Posté le 24 mai 2014 à 17h49 par Michel Janva | Lien permanent

23 mai 2014

Mexique : les militants pro-vie et l'Eglise font échouer un projet de légalisation de l'avortement

Lu sur Riposte catholique :

"Le congrès de l’Etat mexicain de Guerrero vient de supprimer de l’ordre du jour, sine die et en tout cas pour la durée de l’actuelle législature, toute discussion d’une loi de légalisation de l’avortement. Le projet présenté par le gouverneur Angel Aguirre Rivero prévoyait de dépénaliser l’avortement jusqu’à 12 semaines de gestation.

Il s’agit – à en croire le député du PAN (Partido Accion National), Jorge Camacho, qui a annoncé le report devant l’assemblée le 15 mai – de « se donner davantage de temps ». InfoCatolica commente : « Dans le langage législatif mexcain, cela signifie déposer une initiative au congélateur. » [...]

Derrière l’atermoiement se trouve la mobilisation des forces pro-vie de Guerrero qui ont contraint les députés locaux au recul, sous peine de « polariser la société » dans un Etat où la violence latente est une préoccupation bien plus actuelle. Si bien que plusieurs élues de diverses formations politiques sont sorties devant l’immeuble du Congrès pour assurer aux manifestants pro-vie qui y attendaient de savoir le sort réservé au texte d’Aguirre Rivero que celui-ci ne serait pas discuté pendant la session en cours. [...]

Dès le 6 mai, lendemain du jour où le projet de loi avait été envoyé au Congrès, l’Eglise catholique était montée au créneau en menaçant d’excommunier le gouverneur dès l’instant où le Congrès local approuverait la dépénalisation de l’avortement. C’est l’archevêque du diocèse de Chilpancingo-Chilapa, Mgr Alejo Zavaleta Castro, qui l’a déclaré au cours d’une conférence de presse où il s’est présenté entouré de laïcs engagés dans des mouvements pro-vie. [...]"

Posté le 23 mai 2014 à 15h31 par Michel Janva | Lien permanent

22 mai 2014

Liberté de choisir ? Mensonge

Voilà 2 histoires qui remettent en cause le principal argument des militants de l'avortement, à savoir le "droit" de "choisir" d'avoir ou non un enfant :

"Deux affaires similaires ont défrayé la chronique aux Etats-Unis : deux jeunes filles de quinze ans enceintes, l’une dans l’Ohio, l’autre à New York, ont réussi à sauver leur enfant in extremis. Deux histoires révélatrices des pressions subies de la part de proches qui, au lieu de prendre leurs responsabilités devant une vie nouvelle qui mérite protection, poussent au contraire les mères à s’en débarrasser.

On apprend ainsi que vendredi dernier, une jeune fille de quinze ans s’est physiquement battue avec sa mère qui l’avait entraînée dans une clinique du Planned Parenthood (Planning familial) de la banlieue de Cleveland, Ohio, qui assure des services de « santé reproductive » comme la délivrance de contraceptifs et de la pilule du lendemain, ainsi que les documents nécessaires à l’« IVG ». La jeune fille ne voulait pas avorter ; sa mère l’exigeait. La violente altercation s’est déroulée dans le hall du centre : il a fallu que la police intervienne pour mettre fin à l’affrontement physique entre les deux femmes.

Il n’y a pas eu de plainte mais la police a indiqué qu’elle n’a pas mis un terme à l’enquête pour « violences domestiques ».

Vendredi dernier, une autre jeune fille de quinze ans avait été enfermée dans une clinique, selon des sources pro-vie, alors que, soutenue par sa mère, elle refusait l’avortement exigé par son petit ami.

La jeune fille avait été emmenée par celui-ci dans le centre Buffalo Women’s Services. Poussée à se débarrasser de l’enfant elle s’y était résolue dans un premier temps, inquiète et apeurée, mais elle était en contact avec des militants pro-vie qui l’avaient mise en relation avec Abby Johnson, ancienne directrice d’un centre d’avortements du Planned Parenthood, devenue pro-vie après avoir suivi un avortement par échographie. En acceptant de se rendre au centre de « santé des femmes » à Buffalo la jeune fille entendait simplement subir une échographie.

C’est lorsque les responsables de la clinique ont refusé catégoriquement de lui montrer les images de l’ultrason qu’elle a compris qu’on n’y cherchait nullement à l’aider. Elle a demandé à partir. A ce moment-là, elle a été, selon le récit d’Abby Johnson à qui la jeune fille envoyait des textos affolés, enfermée dans une chambre.

Sa mère, qui la soutient dans sa décision de garder l’enfant, s’est alors mise à faire un scandale dans la salle d’attente en exigeant d’avoir accès à sa fille. Souffrant d’une instabilité mentale, elle a été expulsée manu militari. [...]"

Posté le 22 mai 2014 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent


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