19 septembre 2014

Projet de loi pro-vie : qui fait donc reculer le gouvernement espagnol ?

Cinq jours après, le gouvernement espagnol n'a toujours pas démenti le scoop du quotidien El Mundo, annonçant le retrait du projet de loi restreignant le recours à l'avortement. Pourquoi Mariano Rajoy renoncerait-il à cette promesse de campagne ? Voici la principale explication avancée par Famille chrétienne :

Le ministre de la Justice, qui porte le projet de loi "a fini par perdre la bataille politique dans son propre camp. Son adversaire le plus redoutable dans cette bataille a été Pedro Arriola, l’inamovible « Monsieur sondage » du PP depuis un quart de siècle. Selon ses calculs, à huit mois des élections locales et à un an des législatives, les dommages électoraux causés par le projet sont largement supérieurs à ses bénéfices. Et c’est lui que Mariano Rajoy a fini par écouter. Précision : Arriola est marié à Celia Villalobos, ancienne ministre de la Santé de José María Aznar et figure de proue de l’aile gauche du PP, surtout sur les sujets sociétaux. Celia Villalobos s’était montrée favorable au « mariage » homosexuel en 2005 et a toujours défendu l’avortement comme un « droit »."

Il est vrai que les bébés tués dans le ventre de leur mère ne votent pas.

Posté le 19 septembre 2014 à 10h09 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (6)

18 septembre 2014

Pas de don pour Médecins du Monde

L'association prône la contraception et l'avortement universels.

Petite consolation : l'ONG n'a réussi à réunir que 420 médecins pour cet appel au meurtre.

Posté le 18 septembre 2014 à 21h29 par Michel Janva | Lien permanent

L'Etat mis en cause dans un procès contre la pilule

Leslie Pervieux a pris la pilule Meliane en 2007. Elle a fait un AVC au début du mois de décembre 2010. Depuis, elle a perdu 50 % de l'acuité visuelle de son œil gauche et souffre de pertes de mémoire. Des séquelles handicapantes liées à l'AVC, dont des expertises médicales ont démontré qu'il était lié à la prise de la Meliane, contraceptif dit de troisième génération, mis en cause dans plusieurs dizaines de cas en France depuis que Marion Larat, autre jeune Bordelaise, a lancé la première en 2012 une procédure contre le laboratoire Bayer, fabricant de la Meliane. Depuis, plusieurs dizaines de plaintes contre ce moyen contraceptif, notamment des plaintes pénales, ont été déposées.

Son avocat est allé devant la commission d'indemnisation des victimes d'infractions. Il a, de plus, demandé et obtenu la publicité des débats - ouverture au public et à la presse. Dans les conclusions qu'il a développées à Bordeaux, Me Lafforgue met en cause les prescripteurs de la pilule incriminée, deux gynécologues et un médecin généraliste, le laboratoire Bayer ainsi que l'État, dont il souligne « la carence fautive dans la prévention des risques ».

La décision a été mise en délibéré au 15 octobre.

Posté le 18 septembre 2014 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent

De la contraception à la stérilisation

De Jeanne Smits :

"le New York Times a publié samedi les résultats d’études sur le long terme de l’efficacité des moyens de contraception ou d’espacement des naissances. Elle est à connaître, puisque l’analyse des chiffres démontre à elle seule le lien intrinsèque entre contraception et avortement – là où la propagande habituelle veut faire croire que là où la contraception progresse, l’avortement régresse. [...]

L’efficacité d’un moyen contraceptif est exprimée dans l’article par le pourcentage de femmes auront une grossesse non désirée sur une période de dix ans dans le cadre de son utilisation habituelle. Ordinairement, les taux d’échec sont évoqués pour une période d’un an mais bien sûr, plus la durée augmente, plus le nombre de femmes qui concevront augmente aussi.

Utilisation habituelle ne veut pas dire parfaite : il est très rare, précisent les auteurs, que les couples se conforment systématiquement, surtout sur une période aussi longue, aux conditions optimales d’utilisation ; et puis il y a les défaillances de diverse s sortes. Pour chaque moyen étudié, on trouvera donc sur les graphiques très parlants publiés par le New York Times le taux d’échec en cas d’usage « parfait » et en cas d’usage « habituel » et donc le plus conforme à la réalité. [...]

Bref, aucune méthode n’est absolument efficace.

Et dans l’ensemble, on peut noter que pour les méthodes sans doute les plus répandues, comme la pilule ou le préservatif, largement plus d’une femme sur deux aura une grossesse en 10 ans d’utilisation : combien en 30 ans ?

Toutes ces méthodes – à l’exception des différentes formes d’auto-observation – ont pour point commun le refus de l’enfant par principe. Cela explique que dans un pays comme la France, quelque 70 % des « IVG » sont pratiquées sur des femmes utilisant une forme de contraception. Si celle-ci « rate », l’avortement est alors un simple moyen de rattrapage.

Les méthodes d’auto-observation, dites aussi « méthodes naturelles » sont celles – hormis le contraceptif masculin – qui affichent une plus grande distance entre l’utilisation parfaite et l’utilisation « typique ». [...] C’est en tout cas ce type de régulation des naissances qui, seul, peut être compatible avec un esprit d’ouverture à la vie.

Autre remarque, et elle me semble importante : que ce soient les pilules, les préservatifs ou autres contraceptifs de courte durée, elles affichent un taux d’échec assez important et ce sont donc elles que l’on retrouve chez ces femmes qui avortent « malgré » la contraception.

En revanche, ce qui fonctionne vraiment bien aux dires des partisans du contrôle de la population, outre la stérilisation qui est irréversible en principe, ce sont les dispositifs intra-utérins au cuivre ou au levonorgestrel ou, mieux encore, l’implant hormonal (enfin : pas toujours). [...]

Quoi qu’il en soit, on assiste depuis plusieurs années à une promotion forte de la contraception de longue durée, ce qui explique peut-être pour partie que la dénonciation de la contraception orale soit devenu enfin un thème accepté dans la grande presse, alors que leur nocivité était bien documentée au moins depuis la parution du livre d’Ellen Grant, Amère pilule, en 1985.

Faut-il s’en réjouir ? Les contraceptifs de longue durée, par définition, marquent un refus de la vie plus absolu que les autres et sont le reflet d’une mentalité de plus en plus gangrenée par la culture de mort. Elles bouleversent encore plus profondément l’état physique – et pourquoi pas psychique ? – des femmes, en les stérilisant durablement, c’est-à-dire en empêchant volontairement leur corps de fonctionner de manière saine. Ce faisant elles déresponsabilisent encore davantage que ne le font les autres contraceptifs artificiels."

Posté le 18 septembre 2014 à 07h23 par Michel Janva | Lien permanent

11 septembre 2014

S'il était diffusé à la télévision, ce clip serait-il censuré par le CSA ?

Joie et souffrance d'un père d'enfant trisomique, version rap :

 

Posté le 11 septembre 2014 à 17h20 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (8)

13 septembre : prière de SOS Tout-petits à St Germain en Laye

Prière publique de réparation en raison des avortements volontaires, organisée par SOS TOUT-PETITS le samedi 13 septembre 2014 à 10h45 à Saint Germain en Laye, près de l’entrée du parc du château (sortie de RER).

Posté le 11 septembre 2014 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent

09 septembre 2014

Poursuivi pour avortement en France, cela existe

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Vincent Ménard, 38 ans, habitant à Cambronne-lès-Clermont, vient de voir sa peine de quatre ans de prison dont un avec sursis confirmée par la cour d’appel d’Amiens pour avoir provoqué un avortement sur sa compagne sans le consentement de celle-ci.

L’« interruption de grossesse » sans le consentement de la femme est en pratique la seule forme d’avortement aujourd’hui poursuivie et condamnée en France, étant entendu que même les « IVG » pratiquées hors-délais dans des pays voisins où la procédure est légale n’entraînent pas de mise en examen.

L’homme espérait voir la peine prononcée en septembre 2013 par le tribunal correctionnel de Beauvais diminuée ; contrairement à ce qui s’était passé en première instance, il avait fait montre de remords devant les juges d’appel, affirmant regretter « profondément » son acte et se disant « conscient désormais qu’il ne lui appartenait pas de décider seul qu’il n’y aurait pas d’enfant », comme l’a expliqué son avocat, Me Jérôme Crépin. Cela n’aura pas suffi.

Les faits remontent à février 2012, lorsque Vincent Ménard apprend que sa concubine est enceinte de plus de trois mois et demi. Si sa « partenaire » est ravie, « toujours amoureuse », il n’est plus dans le même état d’esprit et il ne sait pas quoi faire. Les délais de l’« IVG » légale sont dépassés. « Marie » – le prénom a été changé – est de toute façon heureuse d’attendre l’enfant de son compagnon.

C’est alors que Ménard décide de foncer vers Barbès, à Paris. Il cherche – racontera-t-il à la barre du tribunal de Beauvais, en septembre 2013 – à se procurer des cachets pour se suicider. N’en trouve pas. (Il est vrai que dès avoir appris que son amie était enceinte, il avait viré les 115.000 euros du compte commun sur son compte en banque personnel, prompt à protéger ses intérêts financier, dira le procureur.) Vincent se rabat – explique-t-il encore – sur des pilules abortives : le Cytotec, vanté par les partisans de l’avortement pour un usage domestique dans les pays où l’avortement demeure illégal. Il en versera suffisamment dans le « smoothie » qu’il propose à son amie pour que celle-ci, six heures après avoir avalé la boisson, soit prise de crampes violentes. Elle subit une rapide dilatation du col et perd son bébé dans la foulée. Elle a beau hurler, terrifiée : Vincent est parti. Elle est abandonnée. [...]

On note cependant la profonde incohérence de la loi pénale qui refuse à l’homme ce qu’elle reconnaît d’office à la femme. Vincent Ménard a invoqué, pour expliquer son geste, sa « peur de l’avenir », le fait qu’il « n’était pas prêt pour avoir un enfant », ses inquiétudes matérielles et financières, ses pensées suicidaires, le fait que son couple battait de l’aile : « Je ne pensais pas pouvoir assumer mon rôle de père. Je n’avais déjà pas le contrôle sur ma propre vie, alors m’occuper d’un enfant… »

« On lui a fait un enfant dans le dos », dira élégamment son avocat à l’audience. C’est un langage que l’on entend aussi de la part des femmes qui accusent leur partenaire de les avoir bernées de manière à ce qu’elles tombent enceinte – et qui avortent ensuite.

Sa condamnation souligne la profonde incohérence de la loi française qui admet précisément tous ces motifs lorsque c’est la femme qui « choisit » d’avorter : elle et elle seule les invoque. Sous le régime de la loi de « vraie égalité entre les femmes et les hommes », adoptée au creux de l’été en fin de session extraordinaire et symboliquement promulguée le 4 août, elle n’a même plus à les exprimer puisque tout ce qui restait, symboliquement, de la condition de détresse exigée pour la dépénalisation de l’« IVG » a été rayé du code de la santé publique en même temps qu’on en a effacé le mot.

Pour le père, rien de tel. Pas de parité ; pas d’égalité devant la loi. A l’heure du « gender mainstreaming » en vue d’obtenir la parfaite « égalité de genre », il n’a aucun droit sur l’enfant à naître – fût-ce celui de l’éliminer – tandis que la femme les a tous. Et pourtant elle peut lui réclamer des pensions alimentaires si l’enfant naît contre son gré.

Quant à l’enfant, il n’existe dans cette affaire qu’en tant qu’il était désiré par sa maman, on ne parle pas de sa mort à lui, uniquement de ce qu’a subi la femme du fait de l’avortement pratiqué sans son consentement."

Posté le 9 septembre 2014 à 23h36 par Michel Janva | Lien permanent

Elle pleure ses enfants avortés, mais ne regrette rien

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"La candidate démocrate au poste de gouverneur du Texas, Wendy Davis, raconte dans un livre de souvenirs paru cette semaine qu’elle a choisi d’avorter deux fois dans sa vie. Dans un cas, il s’agissait d’une grossesse ectopique menaçant directement sa vie : selon la méthode employée, il a pu ne pas être question d’un avortement, dans une situation où l’embryon ne peut se développer et où sa mort n’est pas recherchée. Mais dans l’autre, un « avortement médical » sur un enfant à naître affecté de graves malformations cérébrales, il s’agit bien de la mise à mort délibérée d’une petite fille à qui ses parents avaient d’ailleurs déjà donné un prénom : Tate Elise.

Cet avortement a été synonyme de souffrances profondes : une fois l’avortement consommé, Wendy Davis raconte avoir ressenti « une noirceur indescriptible ». « C’était un désespoir, une douleur profonde, une lourde vague qui m’écrasait, à croire que je ne referai plus jamais surface… Et lorsqu’enfin j’ai émergé, j’étais devenue quelqu’un de différent. Changée. Changée pour toujours » ajoute-t-elle.

Ce fut, dit-elle, une décision horrible à prendre. Avec celui qui était alors son mari – Davis a divorcé deux fois – elle a suivi par échographie la mise à mort de son bébé, voyant son cœur arrêter de battre au moment où le médecin le « faisait taire ». « C’était fini. Elle était partie. Notre bébé tant aimé était parti. »

Paradoxe : Wendy Davis est une partisane très active de l’avortement légal, et si elle raconte ce désespoir, cette souffrance qui atteste du traumatisme profond provoqué par un acte qui tue, c’est pour mieux se poser pour sa course électorale. Dans un Etat conservateur où surgissent régulièrement des initiatives politiques pour restreindre, voire interdire presque totalement l’accès à l’« interruption volontaire de grossesse », la candidate a voulu montrer que son parcours la rend apte à comprendre les difficultés des femmes puisqu’elle les a traversées. En deux mots : elle pleure ses enfants morts, mais ne regrette rien. [Lire la suite]"

Posté le 9 septembre 2014 à 17h02 par Michel Janva | Lien permanent

05 septembre 2014

Il y a 17 ans aujourd'hui, naissait au ciel la Bienheureuse Mère Térésa

Elle disait :

"Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ?"

Mère Térésa, discours de remise du Prix Nobel de la paix en décembre 1979

Agissez pour la paix : Créez votre veillée de prière pour toute Vie naissante dans votre paroisse.

Posté le 5 septembre 2014 à 10h57 par Michel Janva | Lien permanent

02 septembre 2014

La contraception provoque la destruction de l’amour humain

L’évêque de la ville espagnole de Burgos, Mgr Francisco Gil Hellin, vient de dire les choses clairement dans sa lettre hebdomadaire. Traduction de Jeanne Smits :

"Il y a bien des années, j’étais le chapelain d’un Centre de promotion ouvrière dans la banlieue sud de Rome. Un jour s’y présenta le cardinal Casaroli, alors Secrétaire d’Etat du Vatican ; il y engagea un dialogue avec les professeurs et les élèves. L’un d’eux lui demanda quels souvenirs du temps où il servait Paul VI l’avaient le plus marqué. Le cardinal réfléchit quelques moments et répondit : « la signature d’Humanae vitae ». Et d’ajouter : « A la fin du mois de juillet de 1968, le pape était très préoccupé. Un jour il s’est emparé d’un énorme tas de documents et s’en est allé à Castel Gandolfo. Peu de jours après, je l’ai retrouvé, totalement transformé. Il était rayonnant et heureux. Il venait de signer Humanae vitae. »

C’est en effet le 25 juillet 1968 que Paul VI a signé ce document, qui allait devenir la grande croix de son pontificat et qui aura été l’un des écrits du magistère les plus contestés de ces derniers temps, en dehors de l’Eglise mais aussi en son sein. « Rarement – écrivit le cardinal Ratzinger en 1995 – un texte de l’histoire récente du magistère ne s’est converti en un signe de contradiction comme cette encyclique. »

L’encyclique était une solide défense de la vie humaine, elle rejetait la contraception par des moyens artificiels et elle allait à l’encontre de l’hédonisme et des politiques de planification familiale, souvent imposées par les pays riches aux pays pauvres. Elle maintenait, en revanche, le principe de la paternité consciente et éthiquement responsable. Comme devait l’écrire le cardinal Daniélou, le document met en évidence le « caractère sacré de l’amour humain » et constitue une véritable « réaction contre la technocratie ». La doctrine d’Humanae vitae contredisait – et contredit toujours – les goûts du temps, et elle lançait un défi face au climat culturel de l’époque et aux énormes intérêts économiques des grandes multinationales. Son enseignement est, certes, exigent, et on ne le rappelle pas pour le plaisir. Mais l’Evangile non plus ne se suit pas avec plaisir, et il ne manque pas d’être exigeant.

Pourtant, le temps lui a donné raison. Face aux inquiétants développements de l’ingénierie génétique, Humanae vitae fait briller une lumière prophétique lorsqu’elle assure : « Si donc on ne veut pas abandonner à l’arbitraire des hommes la mission d’engendrer la vie, il faut nécessairement reconnaître des limites infranchissables au pouvoir de l’homme sur son corps et sur ses fonctions; limites que nul homme, qu’il soit simple particulier ou revêtu d’autorité, n’a le droit d’enfreindre. » En effet, aujourd’hui l’homme subit le vertige de l’éternelle tentation : il veut être comme Dieu quitte à s’autodétruire et à détruire les autres, spécialement les plus vulnérables et les plus innocents.

Paul VI mettait en garde sur le fait que la contraception ne provoquerait pas seulement une baisse alarmante des naissances mais aussi la destruction de l’amour humain, en faisant grandir le nombre d’avortements et de divorces, avec tout le préjudice qui en résulterait pour les époux eux-mêmes et, cela va de soi, pour leurs enfants. Il suffit de regarder ce qui se passe en Europe et en Espagne pour se rendre compte que Paul VI ne se trompait pas. Les experts parlent déjà d’une Europe et d’une Espagne qui sont non seulement vieillies mais encore socialement paupérisées, incapables d’être des Etats-providence. Notre Castille, jadis vigoureuse, n’en est-elle pas un exemple éloquent ?

[...] Le remède contre le divorce, la violence sexuelle, l’abandon des enfants et la subsistance-même en tant que peuple ne se trouve pas dans le contrôle artificiel des naissances au moyen de la « pilule du lendemain » ou autres, mais dans la découverte de la beauté de l’amour humain et de l’amour conjugal, qui ne voit pas le corps humain comme un simple instrument de plaisir, mais comme un moyen privilégié de communication personnelle et d’offrande de soi à l’autre."

Posté le 2 septembre 2014 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

30 août 2014

La comédie sur l’avortement “Obvious Child” : un fiasco

Comme disent les avocats de l’avortement, les femmes ont été désireuses d’un film sur l’avortement – et pas juste l’avortement, mais une histoire d’avortement “positive”. Déplorant depuis toujours l’absence d’avortements dans les livres et les films romantiques, et arrivant même à caser le sujet de l’avortement dans une annonce de mariage, les activistes pro-avortement criaient de joie à la parution du film Obvious Child.

Il s’agit d’une comédie romantique au sujet d’une femme qui se fait larguer, vit une aventure d’un soir, puis se fait avorter. Au cours de l’histoire elle fait une bonne quantité de blagues scato et en dessous de la ceinture. Cela peut paraître hilarant et charmant, n’est-ce pas ? Mais alors que la foule pro-avortement ne cessait de vanter le génie de Obvious Child, les cinéphiles apparemment n’ont pas accroché.

Le film apparut en sortie limitée et se répand graduellement dans plus de salles à travers le pays. Pour le moment il paraît dans 196 salles et a rapporté un peu plus d’1 million de $ au bout d’un mois.

Les fans du film – et de l’avortement – vont probablement en faire une grande réussite, mais l’est-elle réellement ? Voici deux autres films en sortie limitée, Snowpiercer et Begin Again. Obvious Child rapporte en ce moment en dessous de 3000$ par salle; Snowpiercer rapport plus de 20000$ par salle et Begin Again Presque 30000$. Le seul film dans les records négatifs rapportant moins qu’ Obvious Child est Maleficient, sorti plus tôt et à 2680 $ par salle.

Personne ne s’attendait à ce qu’ Obvious Child fasse un tabac en tant que comédie indépendante. Néanmoins ces chiffres sont significatifs: les femmes, en réalité, n’accourent pas au cinéma pour voir un film sur l’avortement. Aussi bizarre que cela puisse paraître, les gens ne semblent pas trouver l’avortement à ce point romantique ou drôle. De même que pour After Tiller, l’autre dada de la foule pro-avortement, la plupart des Américains ignorent ce film, parce que les gens normaux ne ressentent pas le besoin de voir l’avortement comme romantique. Seuls les extrémistes pro-avortement ont le désir de rendre l’avortement non seulement légal, mais aussi célébré et glorifié.

Obvious Child devait être l’aurore d’un jour nouveau et glorieux pour les films sur l’avortement, les studios allaient brandir cette idée de génie et représenter l’avortement sous un jour positif. Mais en voyant que la plupart des Américains n’accouraient pas en grand nombre pour voir une “comédie” sur une fille qui tombe enceinte et subit un avortement, tout en riant et faisant des blagues crues, l’avenir des films pro-avortement semble morne.

Comparez la réponse donnée par les cinéphiles à Obvious Child à la foule venue voir le film pro-vie en sortie limitée, October Baby, rapportant à la sortie plus de 7000$ par salle, pour ensuite dépasser les 5 millions de $. L’écart en faveur des films pro-vie est encore plus fracassant lorsque l’on considère la campagne choc mise en place pour Obvious Child, incluant le passage dans les medias, des interviews, des revues brillantes, tandis qu’October Baby n’a été recommandé que par bouche à oreille.

Cela n’intéresse pas les Américains de voir l’avortement rendu trivial, ils ne trouvent pas cet acte particulièrement romantique ou drôle. La célébration de la vie en revanche ? C’est quelque chose qu’ils ne peuvent pas laisser de côté.

Source (traduction : Le Salon Beige)

Posté le 30 août 2014 à 12h38 par Le Salon Beige | Lien permanent

26 août 2014

Une idéologue du genre préside aux destinées de l’école française

Pour Jeanne Smits, on a toujours tort de penser qu’on a touché le fond :

"[...] Najat Vallaud-Belkacem est non seulement au service de cette pensée unique, elle en est une pasionaria. Notez que cela laisse ouverte la question de savoir si elle est elle-même une « penseuse » de la pensée unique. Seul importe ceci : elle la répand, la promeut, l’impose. Elle a fait de l’« égalité » un absolu, qui écrase tout sur son passage (ce qui est bien dans la nature de l’égalité révolutionnaire).

A ce titre le poste de ministre des Droits des Femmes lui allait comme un gant. Elle était déjà chargée des droits LGBT au parti socialiste, et s’est engagée en faveur du « mariage » des homosexuels. En quoi elle ne fait qu’exprimer la ligne du parti, pourrait-on dire. Mais ses convictions l’ont menée à inscrire cette lutte dans un ensemble, qui va de la promotion de la parité à la direction d’une mission de lutte contre l’homophobie sous Ayrault ; c’était elle, l’instigatrice des ABCD de l’Egalité.

Que ce soit elle qui prenne maintenant – et malgré les protestations qui ont abouti au « gel » de l’expérimentation autour de ces parcours dans certaines académies – la direction de la rue de Grenelle, c’est tout un symbole. Un pied de nez à ceux qui ont cru que le gouvernement faisait marche arrière.

Najat Vallaud-Belkacem a participé à la révision des lois bioéthiques, qui a consacré le droit de recherche sur l’embryon. Elle a soutenu et promu l’avortement : que ce soit à travers son remboursement à 100 % mis en place comme une priorité par le premier gouvernement de François Hollande, par la création du site officiel sur l’« IVG » pour assurer une bonne « information » des femmes qui risqueraient de changer d’avis en tombant sur des sites parlant des inconvénients de l’avortement et des possibilités d’obtenir de l’aide pour garder leur enfant, et enfin par la suppression du mot « détresse » de la loi sur l’avortement légal dans la loi sur l’égalité promulguée symboliquement le 4 août dernier. 

Cette loi sur l’égalité « femmes-hommes » (respectez bien l’ordre, il y a désormais des égalités qui ne sont pas symétriques) a pour but de « changer les mentalités », comme elle l’a elle-même déclaré lors de ses derniers discours en faveur de ce texte qu’elle a porté. Elle a pour objectif de faire peu à peu disparaître les « stéréotypes de genre », que ce soit à la tête des entreprises du CAC 40 ou dans l’intimité des foyers.

Elle a tué le « bon père de famille » : en chassant ces mots de tous les codes du droit français, la loi a signé l’aboutissement de la lutte contre toute autorité paternelle, sacralisé la haine du père. 

Retenez bien la dernière phrase de l’exposé des motifs de cette loi qui porte la marque de NVB : la politique pour l’égalité devra comporter « des actions visant à porter à la connaissance du public les recherches françaises et internationales sur la construction sociale des rôles sexués ». Les mots n’y sont pas, mais il s’agit bien de l’idéologie du genre. Oui, c’est une idéologue du genre qui présidera aux destinées de l’école française désormais.

La nomination de Najat Vallaud-Belkacem au poste de ministre de l’Education nationale (et du décervelage, et de l’endoctrinement) n’est pas un pied de nez, pardonnez la faiblesse de l’expression. C’est un crachat à la figure des familles. Une déclaration d’intention totalitaire."

Posté le 26 août 2014 à 22h28 par Michel Janva | Lien permanent

24 août 2014

La chape du politiquement correct remplace la censure de l’époque communiste

Le professeur Bogdan Chazan est ce gynécologue obstétricien polonais pro-vie démis de ses fonctions de l’hôpital de la Sainte-Famille en juillet, après avoir refusé de pratiquer un avortement dit "thérapeutique". Il répond à Présent du jeudi 21 août :

"Vous avez invoqué votre clause de conscience pour refuser d’indiquer à la patiente de votre hôpital un médecin avorteur comme l’exige la loi polonaise. Comment concilier la conscience des médecins et la possibilité offerte par la loi polonaise d’avorter, lorsque l’enfant conçu souffre de déficiences incurables ?

Il faudrait tout simplement que les autorités en charge des questions de santé publient une liste des établissements où il est possible de se faire avorter. Seulement, le ministère de la Santé et le NFZ [l’organisme qui finance les dépenses de santé des assurés sociaux en Pologne, ndlr] s’y opposent. Peut-être ont-ils peur que les hôpitaux de la liste ne soient alors stigmatisés. Mais d’un autre côté, dans la position où je me trouvais, moi, en tant que médecin et directeur d’hôpital, je ne pouvais pas donner le nom et les coordonnées d’un médecin qui accepterait de faire un avortement, car je ne connais pas les noms de ces médecins, je n’ai pas de liste de médecins avorteurs dans ma ville. Que fallait-il que je fasse ? Que je téléphone à mes collègues médecins et que je leur demande : « Vous ne feriez pas des avortements, par hasard ? » On pourrait alors m’accuser de harcèlement.

Comment expliquez-vous le contraste en Pologne entre, d’une part, la population qui s’oppose très majoritairement à l’avortement et, d’autre part, une partie importante de la classe politique, et surtout les plus gros médias, qui semblent plutôt en faveur d’une libéralisation de l’accès à l’avortement ?

Il y a plusieurs causes à cela. Il y a cette chape du politiquement correct qui remplace aujourd’hui efficacement la censure de l’époque communiste. Il y a la pression des organisations à sensibilité de gauche. Il y a l’action du lobby des sociétés qui produisent les contraceptifs, les pilules abortives et les produits utilisés dans les avortements. Et il y a aussi la pression exercée par l’Union européenne.

Je me souviens encore très bien de l’époque où les yeux des Polonais étaient tournés vers Moscou et où l’on se demandait toujours ce que notre « grand frère » communiste allait penser ou dire. Les Polonais ont une mauvaise estime d’eux-mêmes et, de la même manière, nos yeux sont aujourd’hui tournés vers Bruxelles. Nous nous demandons ce que l’Europe va penser de nous, ce que nos « grands frères » européens, réputés plus mûrs que nous, vont penser… Je crois que cela vient de notre caractère national, qui veut que nous nous sous-estimions souvent. Nous souffrons d’un véritable complexe d’infériorité. On parlait autrefois sans arrêt de l’aide de l’URSS, de l’exemple de l’URSS, et ainsi de suite. Aujourd’hui la situation est identique, sauf que l’UE a remplacé l’URSS.

Une autre chose, c’est que pendant les campagnes électorales beaucoup de candidats se disent chrétiens ou favorables aux valeurs chrétiennes mais, une fois élus, ils oublient leur discours et considèrent que leur conscience doit rester dans la sphère privée. Cela montre la volatilité de leur conscience, leur immaturité, mais aussi la fragilité de leurs valeurs et de leurs convictions. Ces personnes ne devraient pas être réélues.

En France, le gouvernement a créé un site internet soi-disant pour informer sur l’avortement, où il n’est question que du « contenu » de l’utérus, et pas d’un enfant ni même d’un fœtus. Du reste, en France, on préfère parler d’IVG pour ne pas dire le mot « avortement ». Vous êtes médecin gynécologue obstétricien. Que pensez-vous des termes qu’on utilise pour ne pas parler d’enfants ?

Il faudrait qu’on puisse nous dire quand ce « contenu » devient un enfant. Quel est le moment du changement radical qui transforme un simple contenu en être humain ? La réalité, c’est que ce moment n’existe pas. Le fil de la vie n’a que deux bouts : la conception et la mort. Il n’y a pas plusieurs commencements.

Ces techniques de langage dont vous parlez, le fait de parler de « contenu de l’utérus », ce sont des méthodes sociotechniques qui visent à nous insensibiliser. Ce sont des techniques de propagande. Il y a eu autrefois un monsieur dont le nom commençait par « G » [Goebbels, ndlr] et qui faisait ça très bien. Ces méthodes ne font pas honneur à ceux qui les utilisent encore aujourd’hui."

Posté le 24 août 2014 à 18h55 par Michel Janva | Lien permanent

ONU : l'avortement exclu des Objectifs du Millénaire

Lu dans Présent du 20 août :

"Le débat marathon de l’ONU sur le Rapport 2014 sur les Objectifs du Millénaire pour le développement durable s’est terminé fin juillet par un gros soupir de soulagement pour les défenseurs de la vie. En effet, le mot « d’avortement », une fois de plus, ne se trouve pas inclus dans le texte. Il est impossible de résumer l’ensemble des débats, dans la mesure où ont été discutés des sujets comme la faim dans le monde, la répartition des richesses, la pauvreté, le changement climatique etc. Les défenseurs de l’avortement ont été frustrés, car la notion de « santé et droits sexuels et reproductifs » (qui sous-entend l’avortement) a été rejetée. Ainsi que la mention de « droits spéciaux » liée à la nébuleuse LGBT. Les pays décadents (Europe et Amérique du Nord) n’ont pas essayé d’inclure la notion de « programme d’éducation sexuelle » ; quelques pays, poussés par LGBT, ont tenté en vain d’évacuer le mot de « famille » qui, paraît-il, exclut les autres formes d’union."

Posté le 24 août 2014 à 12h32 par Michel Janva | Lien permanent

23 août 2014

Forte baisse de l'avortement au Texas

Grâce à une législation pro-vie.

Posté le 23 août 2014 à 10h18 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2014

Bill Gates au service de la culture de mort

Le fondateur de Microsoft et son épouse mettent leur fortune au service de la propagation de la culture de mort, notamment aux Philippines (le blog de Jeanne Smits) :

"Le ministère de la Santé aux Philippines n'attend que le feu vert de la « Food and Drug Administration» locale attestant que les implants contraceptifs ne provoquent pas d'avortement en inhibant la nidation pour mettre en œuvre un plan de distribution de 600.000 de ces contraceptifs hormonaux efficaces pendant trois ans.

Ils seront proposés à autant de femmes de 25 à 49 ans (les mineures devront obtenir le consentement parental) de manière totalement gratuite : un dixième du coût sera à la charge des pouvoirs publics, les 90 % restants étant financés par la Fondation Bill & Melinda Gates. Le patron de Microsoft et son épouse sont prêts à « aider » le programme jusqu'en 2016.
Leur Fondation ne fait pas mystère de sa volonté de promouvoir le contrôle des naissances, et les Philippines sont une cible de choix : l'avortement y demeure hors la loi et ce n'est qu'au terme d'années de mobilisation, de pression internationale et de propagande que la contraception officiellement distribuée y est devenue légale. On met en avant les 100 millions d'habitants des Philippines – chacun doit-il se sentir de trop ? – et des images de maternités qui débordent pour recommander la contraception chimique. Au lieu de promouvoir de meilleurs soins pour tous…
Janette Garin, sous-secrétaire du département de la Santé, a déclaré que le seul inconvénient de l'implant contraceptif sous-cutané est l'apparition éventuelle de boutons ou de maux de tête."

Posté le 22 août 2014 à 15h58 par Marie Bethanie | Lien permanent

21 août 2014

La loi pour l’avortement au Pérou suscite un appel à la prière et au jeûne

L’archevêque de Piura et Tumbes au Pérou demande aux croyants de prier et jeûner, afin de demander à Dieu le retrait de la nouvelle loi péruvienne favorisant l’avortement.

« Je demande à ce que chaque premier vendredi du mois, nous pratiquions une journée de prière et de jeûne dans nos communautés, avec le Saint Sacrement exposé.
« Demandons pour les bébés à venir le don d’une naissance viable, pour leurs mères la réalisation du plus grand don de la maternité et qu’elles soient délivrées du mal, et pour nos gouvernants la sagesse de comprendre que choisir la vie assurera l’avenir de notre pays.”

Il insiste aussi sur l’importance de faire dire des Messes et de dire le Rosaire.

« N’oublions pas que la prière et le jeûne sont deux armes invincibles que Jésus a placées dans nos mains et que Lui-même a pratiquées. « Ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous l’accordera. »

Posté le 21 août 2014 à 20h08 par Michel Janva | Lien permanent

Richard Dawkins demande l'extermination des personnes trisomiques

Athée, spécialiste de l’évolution et de l’éthologie, professeur émérite de l’université d’Oxford, néo-nazi sans le savoir, Richard Dawkins vient de déclarer qu’il serait « immoral » de ne pas avorter un enfant atteint de trisomie 21.

Posté le 21 août 2014 à 00h01 par Michel Janva | Lien permanent

20 août 2014

Les pro-mort exploitent un cas tragique pour justifier l'avortement

La polémique sur la femme violée, obligée d'accoucher par césarienne en Irlande, fait son entrée dans les médias français. Elle a déjà été analysée par Jeanne Smits.

C'est déjà sous le prétexte d'un cas tragique – la mort d'une jeune femme, Savita Halappanavar, à la suite d'une septicémie lors d'une fausse couche – que l'Irlande a modifié sa loi pour autoriser l'avortement en certaines circonstances. L'exploitation, de manifestations en pressions internationales, avait été exemplaire de l'efficacité de l'agit-prop, alors même que le décès de la jeune mère était consécutif à des fautes de diagnostic et de soins et que l'Irlande peut s'enorgueillir d'un taux de mortalité maternelle parmi les plus bas au monde.

Dans le cas présent, c'est avec l'accord de la jeune femme que la césarienne a été pratiquée, mettant fin aux diverses procédures judiciaires en cours. Mais les militants de l'avortement mettent la pression pour que la loi soit revue.

Dans cette affaire, les pro-avortement ne semblent pas se soucier du violeur. Ni de l'enfant.

Posté le 20 août 2014 à 19h33 par Michel Janva | Lien permanent

Des idées de films qui font réfléchir sur l’avortement et sur la vie

Lu ici (traduction du Salon Beige) :

"La question épineuse de l’avortement est un thème présent dans notre société depuis des décennies, et les détracteurs de la vie soutiennent des arguments solides qui risquent de paraître convaincants.

En vérité, l’avortement volontaire n’est pas justifiable parce qu’un enfant, affirme Julian Marias, n’est pas « quelque chose » mais « quelqu’un », il est « logé » dans le corps de la femme, mais distinct de celle-ci. La naissance d’un enfant suppose l’apparition d’une réalité nouvelle, et sa destruction est irréparable.

Le cinéma, toujours miroir de son temps, fait fréquemment témoignage de ce thème récurrent de notre époque. Voici quelques films, basés presque tous sur des histoires vraies, en faveur de la défense de la vie.

Solas. Directeur: Benito Zambrano. España (1999).

Une femme se retrouve enceinte d’un enfant non désiré. Elle nous montre le drame que représente l’annihilation possible d’un être humain. C’est un beau chant à la maternité et l’affirmation de la dignité de la femme.

October Baby. Director: Andrew Erwin. EEUU (2011).

Hanna découvre qu’elle a été adoptée et que sa mère avait voulu avorter. Ce film montre la nécessité de découvrir qui on est et de pardonner pour devenir authentiquement libre.

Bella. Directeur: Alejandro Gómez Monteverde. EEUU. Mexique (2006)

Un footballer d’élite sort de prison converti et passionné défenseur de la vie ; il rencontre Nina qui est enceinte et veut avorter. Leur rencontre les mènera à la rédemption.

Juno. Directeur: Jason Reitman. EEUU (2007).

Film divertissant qui aborde les thèmes de l’avortement, la maternité, l’adoption, la fidélité conjugale.

Le nid tombé de l’oiseau. Directeur: Alain Schewartzstein. France (1995). Une jeune femme enceinte subit un grave accident et est dans le coma ; toutes les ressources médicales sont mises en œuvre pour sauvegarder la vie du bébé.

L’amour imparfait, Directeur: Giovanni Davide Maderna. Espagne Italie (2002).

Un jeune ménage catholique décide de garder un enfant qui a une maladie génétique et qui est supposé mourir peu de temps après la naissance. Les thèmes abordés sont l’avortement, la valeur rédemptrice de la souffrance, le laïcisme et la fidélité conjugale.

4 mois, 3 semaines, 2 jours. Directeur: Cristian Mungiu. Roumanie (2007).

L’avortement est montré dans sa réalité crue et déchirante et l’on voit clairement la misère morale et la tristesse qu’il entraîne.

Gimme Shelter. Directeur: Ron Krauss. EEUU (2014). Pour une jeune fille s’échappant seule d’un milieu sordide, l’enfant qui grandit en elle devient une ancre de salut. Elle recevra l’aide d’une maison d’accueil et d’un prêtre catholique et comprend combien l’amour de Dieu entraîne l’amour profond pour les hommes dès le moment de la conception."

Posté le 20 août 2014 à 10h56 par Le Salon Beige | Lien permanent

18 août 2014

Corée du sud : le pape prie dans un cimetière de bébés avortés

Lu sur Riposte catholique :

"la visite du pape François en Corée du Sud a été marquée par une halte dans un « cimetière » pour bébés avortés. Il s’est recueilli devant la statue de la Sainte Famille qui domine une pelouse parsemée de petites croix blanches symbolisant les innombrables enfants à naître tués au fil des ans en Corée."

Posté le 18 août 2014 à 15h29 par Michel Janva | Lien permanent

12 août 2014

Les “acheteurs” de Gammy auraient préféré qu’il soit avorté

Lire en intégralité sur le blog de Jeanne Smits :

"Le couple d’Australiens accusés d’avoir abandonné Gammy, leur fils trisomique, porté à terme par une Thaïlandaise dans le cadre d’une « gestation pour autrui », a avoué ce week-end qu’il aurait mieux valu selon lui que l’enfant soit avorté.

David Farnell a déclaré au cours de la première interview publique donnée par le couple au journal australien 60 Minutes : « S’il avait été possible de faire “terminer” l’embryon en toute sécurité, nous l’aurions probablement “terminé”. » Je choisis délibérément le terme anglais, violent mais juste, de « terminer » au lieu d’écrire avorter, même si ce dernier mot est plus exact. Car il s’agit bien d’une fin violente. Non d’une « interruption ».
« Je ne crois pas qu’il y ait de parent qui désire un fils ayant un handicap », a-t-il poursuivi, flanqué de son épouse Wendy. « Les parents veulent que leurs enfants soient heureux et en bonne santé et qu’ils puissent faire tout ce que font les autres enfants. »
Mieux : le couple a révélé qu’ils ont demandé à l’agence de gestation pour autrui opérant à Bangkok de leur faire une ristourne parce que l’un des deux enfants portés s’est révélé atteint de trisomie 21. « Je leur ai dit : “Rendez-nous notre argent. Tout cela est de votre faute. » Le couple accuse l’agence d’avoir mal fait son travail parce que le diagnostic de trisomie 21 n’a été fait qu’à un stade avancé de la grossesse, et ils ont donc été avertis très tard. « Nous étions très désemparés et nous leur avons dit : “C’est de votre faute. Vous devez maintenant assumer au moins une part de la responsabilité. »[...]
 
[...]Le tollé international autour de l’affaire Gammy a quelque chose de surréaliste. Tout le monde sait que la GPA, c’est de la location de ventre : même Pierre Bergé. 96 % des enfants à naître diagnostiqués porteurs (ou plutôt probables porteurs) de trisomie 21 sont avortés en France ; la proportion est semblable dans d’autres pays dits civilisés. La « réduction embryonnaire » – l’élimination d’un bébé malformé ou juste de trop au cours d’une grossesse multiple – est elle aussi monnaie courante. L’existence de contrats relevant de l’esclavage dans le cadre de la GPA est elle aussi connue de tous, ou peut l’être avec un minimum de curiosité.
 
On sait déjà quelle sera la retombée de cette tragédie pour la France : on réclamera l’encadrement légal de la pratique de la GPA afin que les femmes et les couples n’aillent pas l’organiser à l’étranger dans des conditions épouvantables…"

Posté le 12 août 2014 à 10h11 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 août 2014

Quand le secrétaire général de l'ONU outrepasse ses prérogatives

Le "Friday fax" de C-FAM constate qu'une fois de plus, en matière d'IVG, le secrétaire général de l'ONU teste ses pouvoirs et tente d'élargir son influence. En effet, prenant prétexte des viols au cours des conflits partout dans le monde et notamment en Afrique, il essaie d'obtenir des Etats membres une extension du "droit" à l'IVG, alors que ce problème est depuis toujours laissé à l'appréciation des nations, l'IVG étant un sujet que les créateurs de l'ONU n'ont jamais eu l'intention de confier aux institutions de l'ONU.

"[...] La plupart des Etats africains, dont beaucoup ont récemment fait face à des conflits, interdisent l’IVG. Ils sont la cible de la nouvelle campagne de l’Onu. Dans ces pays vulnérables, l’Onu se doit de protéger chaque personne contre tout mal supplémentaire. Le Secrétaire général instrumentalise les situations de conflit pour promouvoir l’Ivg, et trahit par là de manière grave la confiance qui a été mise en lui. Mais cela ne durera pas longtemps."

Il est en effet fort à parier que les Etats, africains en particulier, appréciant peu l'ingérence onusienne, et encore moins l'IVG pour beaucoup d'entre eux, mettent au pas ce secrétaire envahissant et ses prétentions totalitaires. Il n'est qu'à se rappeler le choix qu'ont fait les Etats d'Afrique d'un Ougandais pour les représenter à l'Assemblée générale de l'ONU, en riposte aux injonctions onusiennes d'assouplir en Afrique les droits des homosexuels (l'Afrique en général et l'Ouganda en particulier n'admettent pas la pratique homosexuelle et ont légiféré en conséquence). L'instrumentalisation des conflits et de leurs conséquences ne devrait pas, en toute logique, intimider les Etats concernés, et le secrétaire général devrait assez vite se voir renvoyé dans ses buts ...

Posté le 11 août 2014 à 10h39 par Marie Bethanie | Lien permanent

09 août 2014

ONU : parmi les “Objectifs du millénaire”, la légalisation universelle de l’avortement

Par Christophe Foltzenlogel, juriste au sein de l’European Centre for Law and Justice. Lu ici.

Parmi les nombreux traités et engagements internationaux adoptés au sein des Nations-unies, les Objectifs du millénaire pour le développement et l’après-2015 (OMD) méritent actuellement une attention particulière. Ce programme d’actions adopté au sein de l’ONU en septembre 2000 par le plus grand rassemblement de chefs d’États au « Sommet du Millénaire »,  ne jouit pourtant que d’une faible notoriété.

CE PROGRAMME intitulé « Déclaration du Millénaire » détermine huit Objectifs du millénaire prioritaires en matière de développement que les États se sont engagés à atteindre d’ici 2015. Les huit objectifs sont :

1/ éliminer l’extrême pauvreté et la faim dans le monde,
 2/ assurer l’éducation primaire pour tous,
 3/ promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes,
 4/ réduire la mortalité infantile,
 5/ améliorer la santé maternelle,
 6/ combattre le VIH/SIDA et le paludisme,
 7/ préserver l’environnement
 8/ mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Fonds publics

Ces objectifs, négociés et adoptés par les 189 États membres des Nations-unies et les grandes institutions mondiales pour le développement, constituent une référence internationale majeure pour l’action politique des États et des institutions. Ils déterminent aussi largement l’affectation des fonds publics en matière d’aide au développement.

En septembre 2015 un nouveau sommet se tiendra à New-York, au siège de l’ONU, pour adopter un nouveau programme d’action couvrant la période postérieure à 2015. Ce programme post-2015 est actuellement l’objet d’intenses négociations. Au cœur des débats se trouve l’introduction d’un accès universel à l’avortement.

Déjà, le 23 septembre 2013 eut lieu un sommet à New-York pour proposer et définir les nouveaux Objectifs. Des consultations sont en cours, et l’ONU propose encore actuellement une plateforme « My World 2015 » invitant toute personne intéressée à voter pour les enjeux qui lui paraissent prioritaires.

L’amélioration de la santé maternelle

Parmi les « objectifs du Millénaire » figure depuis 2000 l’amélioration de la santé maternelle. Le programme d’action de 2000 s’est donné pour objectif de faire baisser de 75% le taux de mortalité maternelle. Il ne sera malheureusement pas atteint dans tous les pays car selon l’Organisation mondiale de la santé [1] (OMS), les décès maternels ont seulement diminué de 47% entre 1990 et 2010 [2], ce qui reste honorable. Par conséquent ce problème sera à nouveau étudié par l’ONU pour le prochain programme d’action post 2015.

Jusqu’à présent, cet objectif était compris comme excluant la question de l’avortement et du contrôle des naissances. Cela ressort des objectifs détaillés de ce cinquième objectif où il n’est fait à aucun moment mention de l’accès à l’avortement, pas plus que dans les rapports de l’ONU à propos des objectifs du millénaire. De plus ce programme n’aurait pas pu recevoir le soutien des États du monde car une grande proportion d’entre eux interdit l’avortement. Or, dans le cadre de la négociation des objectifs post 2015, des gouvernements occidentaux et des ONG souhaitent que l’avortement soit intégré à l’avenir parmi les objectifs post 2015 comme un moyen d’améliorer la santé maternelle.

Rupture de consensus

Dans un rapport de 2011 [3], le Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations-unies appelait explicitement les États à légaliser l’avortement, affirmant que les avortements non-médicalisés sont responsables d’un décès maternel sur huit. Selon cette approche, la libéralisation de l’avortement devrait faire partie des objectifs du millénaire post-2015, alors même que l’avortement est interdit pénalement dans un grand nombre d’États, et qu’aucun traité de l’ONU ou texte contraignant n’impose à ce jour aux États de légaliser l’avortement [4].

Ces déclarations ont suscité de vives réactions, car elles rompent le consensus international en faveur de la protection de la vie, et la volonté de ne pas favoriser l’avortement. Le droit international ne contient aucun droit à l’avortement, il consacre au contraire le droit à la vie. La Conférence internationale sur la Population et le Développement (CIPD, appelée conférence du Caire) a rappelé que « [l]es gouvernements devraient prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l'avortement, qui ne devrait en aucun cas être encouragé comme une méthode de planification  familiale [5] », ainsi que la nécessité de « réduire le recours à l’avortement » (8.25)  [6]

Chantages

Néanmoins, des pressions sont exercées sur certains pays par des organisations internationales souhaitant conditionner l’aide médicale à la légalisation de l’avortement. Le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, archevêque de Lima, a récemment dénoncé ce « chantage », affirmant que les Péruviens ne demandent pas l’avortement mais « de meilleurs soins de santé » [7].

Preuve supplémentaire de cet état d’esprit : une délégation du gouvernement irlandais a tout aussi récemment dû répondre aux sévères critiques du Comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève. Ce comité d’experts accuse l’Irlande de violer des « standards » en matière de droits de l’homme car il n’autorise pas l’avortement en cas de viol et de malformation et ne rembourse pas les frais de transports à l’étranger des femmes enceintes qui s’y rendent pour avorter [8]

Réduire la population

Les débats liés à l’avortement s’inscrivent dans un contexte historique et idéologique plus large. Les Nations-unies développent en fait depuis plusieurs décennies une conception malthusienne du développement économique et social fondé sur la réduction de la natalité dans le monde, et en particulier dans les pays en développement. En 1969 déjà fut créé par le secrétaire général de l’ONU le Fonds des Nations-unies pour les activités en matière de population (FNUAP), qui finance des programmes de contrôle démographique (contraception et avortement) mis en œuvre en collaboration directe avec des ONG telles que l’IPPF (Fédération internationale du planning familial) et MSI (Maria Stops International).

Cette volonté a été réaffirmée dans la Résolution du 27 juillet 2012 de l’Assemblée générale de l’ONU intitulée « L’avenir que nous voulons », qui recommande de mettre en œuvre « un accès universel à la médecine procréative, notamment aux services de planification familiale et d’hygiène sexuelle, et de faire une place à cette discipline dans les stratégies et programmes nationaux [9] ».

Cette volonté ne prend pas en compte le fait que l’avortement demeure fondamentalement mauvais pour la santé de la femme, et qu’il est aussi une cause de mortalité maternelle.

L’avortement est une cause de mortalité maternelle

 Il apparait en effet au terme de nombreuses études qu’en réalité l’avortement, qu’il soit médicalisé et légal ou non, présente des risques pour les femmes, et que de nombreuses séquelles surviennent suite à de tels actes. Une femme sur dix qui avorte souffre de complications et dans un cas sur deux sa vie est en danger [10].

Ces femmes courent des risques à court terme d’hémorragies, d’infections, de complications [11] mais également à long terme, tant sur le plan psychologique [12] que physiologique avec l’augmentation du risque de déclencher un cancer du sein et/ou de ne plus pouvoir avoir d’enfants ultérieurement, d’avoir des naissances prématurées ainsi que des grossesses intra-utérines [13].

Le taux de mortalité maternelle est supérieur en cas d’avortement que de naissance [14]. C’est pourquoi ce sont en fait les pays développés qui interdisent ou restreignent fortement l’avortement qui ont le taux de mortalité maternelle le plus faible.

Les vrais progrès médicaux

La santé maternelle ne peut être améliorée en favorisant la légalisation de l’avortement. D’autres mesures efficaces sont possibles et nécessaires : favoriser une alimentation adéquate, assurer la présence de sages-femmes qualifiées, ainsi qu’un suivi médical avant, pendant et après l’accouchement.

On constate d’ailleurs que des pays développés interdisant l’avortement, comme l’Irlande et la Pologne ont un taux de mortalité maternelle très faible [15]. Les Maldives ainsi que le Bhoutan, qui comptent parmi les rares pays ayant réussi à faire baisser le taux de mortalité maternelle de 75%, conformément aux Objectifs du millénaire, l’ont fait tout en interdisant l’avortement. Il n’y a donc pas de lien établi entre la légalisation de l’avortement et la réduction du nombre de décès des femmes enceintes, au contraire. Il y a en revanche une corrélation entre les progrès médicaux (meilleure hygiène, accès à des médecins, éducation, etc.) et la santé des femmes.

Les véritables objectifs

Il est important de ne pas se méprendre sur les définitions vagues de « soin de santé en matière sexuelle et génésique » que les associations de planning familial promeuvent pour y inclure l’avortement. Car il est certain que la légalisation de l’avortement dans les pays en développement ne fera pas diminuer la mortalité maternelle. En revanche, la culture de ces pays sera profondément affectée par l’introduction de l’avortement.

Sous couvert de lutter contre la mortalité maternelle, le but de cette politique de santé sexuelle et reproductive est de changer en profondeur la société des pays en développement, en réduisant leur fécondité. Il s’agit ni plus ni moins que d’exporter dans les pays pauvres le prétendu « modèle social occidental », majoritairement contraceptif, et abortif.

 

Christophe Foltzenlogel est juriste au sein de l’European Centre for Law and Justice.

 

 

[1] L’OMS est l’autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international au sein du système des Nations Unies. Site officiel : http://www.who.int/fr/
[2] Nations-Unies, Statement submitted by Minnesota Citizens Concerned for Life Education Fund, a non-govermental organization in consultative status with the Economic and Social Council, E/CN.9/2014/NGO/3, 21 janvier 2014, page 3.
[3] Nations-Unies, Assemblée générale, Pratiques pour l’adoption d’une approche de la lutte contre la mortalité et la morbidité maternelles évitables fondée sur les droits de l’homme, Rapport du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme, 18e session, A/HCR/18/27, 8 juillet 2011, page 10 : « la Haut-Commissaire a indiqué qu’il incombait aux États de lutter contre l’avortement non médicalisé. »
[4] « Article 5.  Il n’existe aucun droit à l’avortement au regard du droit international, que ce soit par voie d’obligation conventionnelle ou en vertu du droit international coutumier.  Aucun traité des Nations Unies ne peut précisément être cité comme établissant ou reconnaissant un droit à l’avortement. » Déclaration de San Jose, Costa Rica, 25 mars 2011. Site officiel : http://www.sanjosearticles.com/?lang=fr
[5] Nations-Unies, Rapport de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement, A/CONF.171/13/Rev. 1, Le Caire, 5 – 13 septembre 1994, §7.24.
[6] Id., §8.25.
[7] El cardenal Cipriani denuncia el chantaje de organismos internacionales a Perú para que legalice el aborto y el gaymonio, InfoCatolica.com, 15 juillet 2014.
[8] Fitzgerald told Ireland’s abortion law breaches human rights law, The Irish Times, 15 juillet 2014.
[9] Nations-Unies, Assemblée générale, L’avenir que nous voulons, A/RES/66/288, 27 juillet 2012, § 145.
[10] Frank, P. I. et al., (1985). “Induced abortion operations and their early sequelae.” Journal of the Royal College of General Practitioners, 35(73), 175-180.– Grimes, D. A. & Cates, W. “Abortion: Methods and complications.” In Hafez, E. S. E. (ed) Human Reproduction, Conception and Contraception. Hagerstown: Harper & Row.
[11] Ring-Cassidy E, Gentles I. Women’s health after abortion: the medical and psychological evidence. Toronto, The deVeber Institute, 2003; Strahan TW, ed. Detrimental effects of abortion: an annotated bibliography with commentary. Springfield, IL, Acorn Books, 2001.
[12] Coleman PK. Abortion and mental health: quantitative synthesis and analysis of research published 1995–2009. British Journal of Psychiatry, 2011, 199:180-186.
[13] Shah PS and Zao J. BJOG: An International Journal of Obstetrics and Gynaecology (2009).
[14] Gissler M et al. Pregnancy-associated mortality after birth, spontaneous abortion, or induced abortion in Finland, 1987-2000. American Journal of Obstetrics and Gynecology, 2004, 190:422-427; Gissler M et al. Pregnancy-associated deaths in Finland 1987-94—definition problems and benefits of record linkage. Acta Obstetricia et Gynecologica Scandanavica, 1997, 76:651-657.
[15] Trends in Maternal Mortality: 1990-2010. Estimates Developed by WHO, UNICEF, UNFPA and the World Bank, http://data.worldbank.org/indicator/SH.STA.MMRT (last visited 20th November 2012). - See more at: http://eclj.org/Releases/Read.aspx?GUID=82ef0f1d-4cf7-44d7-a9a7-fd50375fe3bd#sthash.4MN1CLF7.dpuf

Posté le 9 août 2014 à 19h52 par Paula Corbulon | Lien permanent

08 août 2014

"De bonnes nouvelles pour les femmes"

C'est le titre d'un article du journal Le Point de cette semaine, qui parle ... de l'IVG bien sûr. En effet, mardi a été publiée au Journal Officiel La loi pour l'égalité entre femmes et hommes, qui supprime la référence à la notion de détresse pour le recours à l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Marisol Touraine, craignant sans doute un baby-boom cette année en France dû aux vacances des personnels avorteurs

"a demandé aux agences régionales de santé (ARS) de tout mettre en oeuvre pour qu'une permanence soit assurée sur l'ensemble du territoire.

La ministre des Affaires sociales et de la Santé entend ainsi "lever les obstacles territoriaux qui peuvent encore se dresser contre l'égalité d'accès des femmes à ce droit fondamental". Or, trop souvent, ces dernières se heurtent à des hôpitaux débordés, des cabinets privés fermés ou à de forts dépassements d'honoraires. Il y a déjà une tension tout au long de l'année dans les régions où la demande est la plus forte - principalement Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur -, mais les difficultés s'amplifient pendant l'été, selon le planning familial. Avec le risque que les femmes se retrouvent hors du délai légal d'avortement, soit douze semaines de grossesse en France."

La "bonne nouvelle", selon Le Point, est que grâce à la sollicitude de Marisol Touraine,

"Même pendant le mois d'août, elles [les femmes] devraient pouvoir trouver un endroit où mettre fin à une grossesse non désirée, et sans évoquer un état de détresse."

On n'en est pas encore aux antennes volantes de la mort, comme en Argentine, mais qui sait, cela pourrait donner des idées à Mme Touraine...

Posté le 8 août 2014 à 09h51 par Marie Bethanie | Lien permanent

Des évêques argentins dénoncent les équipes volantes d'avortement

Suite à la décision du ministre de la Santé de Buenos Aires de créer des antennes volantes d'avortement, des évêques réagissent. Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"L'archevêché de La Plata, à Buenos Aires, n'aura pas laissé passer beaucoup de temps avant de réagir fortement contre la décision du ministre de la Santé de la province de créer des équipes mobiles de réalisation d'avortements dépénalisés pour suppléer à la défaillance des médecins objecteurs de conscience.
 
L'objection de conscience, ont souligné Mgr Hector Aguer et ses deux évêques auxiliaires, Mgr Nicolas Baisi et Mgr Alberto Bochatey, ne saurait jamais être considérée comme une entrave, pas plus qu'on ne peut présenter comme un soin une action ayant pour objectif d'éliminer une vie humaine.
 
« L'avortement procuré est l'élimination délibérée et directe, quelle que soit la manière dont il est réalisé, d'un être humain dans la phase initiale de son existence, qui va de la conception jusqu'à la naissance », ont souligné les prélats dans une déclaration intitulée : « L'avortement est plus facile dans la province de Buenos Aires. »
 
Le ministre de la Santé, Alejandro Collia, avait assuré qu'il s'agissait pour lui et ses services de faire reconnaître également le « droit » de la femme d'obtenir un avortement dans certaines circonstances, et le droit de l'objecteur de conscience de ne pas avoir à y participer.
 
Mgr Aguer et ses auxiliaires contestent vivement « ces déclarations et actions avortistes du gouvernement provincial, au nom de leur devoir de « rappeler et confirmer l'enseignement de l'Eglise » au sujet de l'élimination volontaire de l'enfant à naître.
 
Ils rappellent au passage que dans la décision d'avorter, ce n'est souvent pas la mère qui est seule impliquée, mais bien le père de l'enfant, la famille et les proches de la femme enceinte qui « non sans fréquence se sent psychologiquement contrainte de céder à l'avortement » : autant de personnes sur qui repose une véritable « responsabilité morale ». « Ils sont aussi responsables, les médecins et le personnel de santé lorsqu'ils mettent au service de la mort les compétences qu'ils ont acquises pour promouvoir la vie. »
 
Les évêques ne s'arrêtent pas là : ils rappellent la « responsabilité des législateurs qui ont promu et approuvé des lois autorisant l'avortement et, dans la mesure où cela a dépendu d'eux, des administrateurs des établissements de santé utilisés pour pratiquer des avortements ». Et aussi la responsabilité générale « non moins grave de ceux qui ont favorisé la diffusion d'une mentalité de permissivité sexuelle et de dépréciation de la maternité, et de ceux qui auraient dû mettre en place – et qui ne l'ont pas fait – des politiques familiales et sociales fortes de soutien aux familles, spécialement les familles nombreuses ou celles qui éprouvent des difficultés économiques et éducatives particulières ».
 
Affirmant donc la particulière responsabilité des politiques et des gouvernants, et le devoir d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes, ces évêques argentins souhaitent que « plus jamais un groupe d'êtres humains, spécialement s'ils exercent le pouvoir politique légitimement acquis, ne facilitent et n'exécutent l'élimination de la vie d'autres êtres humains ».
 
Le texte complet de la déclaration est ici.(en Espagnol)."

Posté le 8 août 2014 à 09h05 par Marie Bethanie | Lien permanent

07 août 2014

En Argentine, l'antenne volante de la mort

En Argentine, le gouvernement a créé une équipe mobile chargée de pratiquer des avortements partout où les femmes seraient confrontées à des médecins objecteurs de conscience. Le blog de Jeanne Smits :

"Le ministre de la Santé de la province de Buenos Aires, en Argentine, a annoncé le 4 août lors d'une formation de l'équipe de santé de l'université de La Matanza la création d'une équipe mobile chargée de réaliser des avortements dépénalisés dans le cadre de la réglementation argentine en vigueur, fixée par la jurisprudence de la Cour suprême, partout où des femmes se heurteraient au refus des médecins objecteurs de conscience.
 
Les équipes déployées dans la province capitale interviendront dans les cas « controversés » d'avortement non punissable – en cas de grossesse résultant d'un viol – a indiqué le ministre Alejandro Collia, qui a également annoncé la création d'une consultation ouverte aux femmes « victimes » jusqu'à 12 semaines de gestation.
 
C'était la première d'une série de six formations dispensées dans des universités nationales, visant principalement les gynécologues et obstétriciens, en vue de deux objectifs affichés : « garantir » l'accès à ces avortements légaux et à réduire le nombre de morts maternelles liées à l'avortement.
 
Il s'agit de mettre fin aux « controverses, aux atermoiements et aux doutes des professionnels sur le moment et la manière de pratiquer l'avortement » qui se sont fait jour malgré la confirmation par la Cour du fait qu'il n'est pas nécessaire de passer devant la justice pour obtenir un avortement dépénalisé. « En définitive, on a dressé des obstacles à l'accès aux services de santé ».
 
Désormais, si tous les médecins d'un hôpital sont objecteurs, l'équipe mobile se déplacera afin d'éviter de « revictimiser » la femme, en « résolvant son problème » dans l'hôpital où elle se présente pour lui éviter d'être renvoyée vers un autre établissement dans des circonstances déjà si angoissantes, a expliqué une responsable locale du Programme de santé sexuelle et de procréation responsable. Le ministre Collia a précisé de son côté qu'il n'était pas question de donner la priorité au droit de la femme ou à celui du médecin objecteur – pour des raisons « morales ou religieuses » – mais de les respecter tous les deux.
 
Au fait, « Universidad de La Matanza » pourrait se traduire par « université de la tuerie »…  (Larousse : "matanza", nom féminin, "tuerie", "abattage" [NDMB] ) "

Posté le 7 août 2014 à 10h32 par Marie Bethanie | Lien permanent

06 août 2014

L'avortement n'est jamais une délivrance

Réflexion de Gustave Thibon, lue dans L'Echelle de Jacob, écrit en 1946 :

"Tous ces êtres qui s'agitent... Que cherchent-ils ? Ils ont tous soif d'avorter de quelque chose. Ils n'ont pas la force de laisser mûrir dans leurs entrailles leur douleur, leur solitude ou leur Dieu, et ils cherchent des moyens rapides et proches de se débarrasser de ces choses : qui les bras d'une femme, qui une vie facile, qui les vains jeux de la gloire ou du pouvoir. Ils ne veulent pas enfanter dans la douleur - et dans la douleur stérile et sans issue. Car l'avortement n'est jamais une délivrance, et le fruit vert arraché se survit dans les entrailles par une plaie qu'on n'arrache pas."

Posté le 6 août 2014 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

01 août 2014

Le gouvernement lance la mobilisation pour tuer

Le nombre de chômeurs explose, la dette du pays augmente, la criminalité n'a jamais été aussi importante... mais la seule préoccupation de ce gouvernement est l'avortement.

L’accès à l’avortement se complique pendant l’été avec la fermeture de nombreuses structures pour les congés, au point que le gouvernement a lancé vendredi un appel à la «mobilisation». En cet anniversaire du début de la Grande guerre, cet instinct morbide est stupéfiant. Marisol Touraine a rappelé aux Agences régionales de santé (ARS) sa «détermination à ce qu’une permanence soit assurée dans chaque territoire» pour la pratique des avortements pendant l’été. Elle entend ainsi

«lever les obstacles territoriaux qui peuvent encore se dresser contre l’égalité d’accès des femmes à ce droit fondamental».

Planquez les femmes enceintes dans des tranchées, bientôt ils viendront les éventrer à la baïonnette.

Posté le 1 août 2014 à 22h05 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : le triple mensonge de Najat Belkacem

A lire sur le blog d'Yves Daoudal.

Posté le 1 août 2014 à 21h40 par Michel Janva | Lien permanent

31 juillet 2014

Avortement : le Conseil constitutionnel rejette le recours de l'UMP

Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la loi sur l'égalité femmes-hommes et tout particulièrement l'assouplissement de la loi relative à l'avortement.

La haute juridiction avait été saisie par le groupe UMP du Sénat qui estimait que plusieurs mesures étaient contraires à la Constitution.

La loi du 17 janvier 1975, qui a légalisé le crime de l'enfant dans le sein de sa mère, disposait notamment qu'une femme pouvait demander l'avortement lorsque son état la plaçait dans "une situation de détresse". La loi sur la parité supprime la "situation de détresse". Désormais pourra demander cette interruption la femme "qui ne veut pas poursuivre une grossesse", avec droit de vie ou de mort sur l'enfant.

"Le Conseil constitutionnel a relevé que les dispositions existantes réservent à la femme enceinte le soin d'apprécier seule si elle se trouve dans une situation de détresse. La modification de leur rédaction pour prévoir que la femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse peut en demander l'interruption à un médecin ne méconnaît aucune exigence constitutionnelle. L'article 24 de la loi déférée est conforme à la Constitution."

Posté le 31 juillet 2014 à 18h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

30 juillet 2014

Avortement : les féministes demandent à l'UMP de clarifier sa position

Suite à la saisine du Conseil constitutionnel par 93 sénateurs UMP, les fanatiques de l'avortement interpellent l'UMP :

"Les Féministes en Mouvements s’insurgent de cette saisine : l’UMP pourrait donc aller jusque-là contre les droits des femmes ? L’UMP souhaite-t-elle aller dans le sens de son homologue espagnole ? Une des premières mesures du Partido Popular fut en effet de rendre quasiment impossible l’avortement. Les mains tendues de l’UMP à l’électorat de Marine le Pen et ses « IVG de confort » seraient-elles devenus si grossières ? [...]

Nous appelons donc le parti UMP à clarifier sa position concernant le droit à l’IVG en France. Et nous invitons les sages du Conseil Constitutionnel à user de toute leur sagesse et à rejeter cette saisine qui vient attaquer le droit fondamental des femmes à disposer de leurs corps et donner des arguments aux forces réactionnaires qui n’attendent que ça pour revenir sur le droit le plus fondamental des femmes : celui de disposer librement de leur corps, base de l'égalité entre femmes et hommes."

Nous attendons aussi avec intérêt la clarification de la position de l'UMP sur le meurtre de l'enfant à naître, qualifié de crime abominable par la Constitution Gaudium et spes du concile Vatican II.

Posté le 30 juillet 2014 à 12h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

29 juillet 2014

Avortement : 93 sénateurs UMP saisissent le Conseil Constitutionnel

Jeudi 24 juillet, au lendemain de l’adoption de la loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes, 93 sénateurs UMP ont déposé une saisine du Conseil constitutionnel. Ils s’opposent à la suppression de la notion de « détresse » justifiant le recours à une IVG. Le texte de la saisine met en avant 3  arguments :

  • Il serait concrètement inutile : « sa portée concrète n'est probablement pas majeure puisqu'aucune instance n'a aujourd'hui le pouvoir de vérifier la réalité de la condition de détresse posée par la loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse, dite loi Veil. »

  • Il remettrait en cause l’équilibre « audacieux » de la loi Veil : «  la loi ‘n'admet qu'il soit porté atteinte au principe du respect de tout être humain dès le commencement de la vie qu'en cas de nécessité et selon les conditions et limitations qu'elle définit’». Ce faisant, « Cela justifie que l'avortement demeure aujourd’hui légalement interdit hors les cas prévus par la loi Veil. »

  • Il effacerait la ligne de crête trouvée par la loi Veil entre « des convictions antagoniques totalement irréductibles » : « Dans notre République de liberté, de respect et de tolérance, ces convictions contraires doivent pouvoir s'exprimer et coexister sans empêcher l'application de la loi. »

Ils concluent que le « principe du respect de tout être humain dès le commencement de sa vie est bafoué part cet article 24 ». La liste des sénateurs est ici

Posté le 29 juillet 2014 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent

Espagne : recul sur le projet de loi pro-vie ?

Le projet de loi visant à limiter le recours à l'avortement devait être approuvé avant la fin de l'été mais sa présentation en Conseil des ministres n'est toujours pas d'actualité.

Posté le 29 juillet 2014 à 20h04 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet 2014

Les nouveaux objectifs du développement excluent les "droits sexuels"

Lu sur C-Fam :

"Après un marathon de deux semaines de négociations sur les priorités mondiales du développement, qui régiront les politiques mondiales jusque 2030, les droits abortifs ont a nouveau échoué leur entrée dans les textes. [...]

Les militants de l’IVG étaient probablement les plus mécontents. Après plusieurs années de campagne pour faire approuver de nouveaux termes sur les droits abortifs, ils ne peuvent pas se prévaloir de grand-chose. Les nouveaux termes de « droits et santé sexuels et reproductifs » , qui sont généralement associés au droit à l’avortement sur demande, et aux nouveaux droits des personnes LGBT, n’ont pas mobilisé le soutien nécessaire, même avec 58 Etats membres sympathisants.

Malgré cette omission notable, les pays dont le droit protège la vie de l’enfant à naitre restent contrariés par l’usage du terme « droits reproductifs », qui n’est pourtant pas inclu aux accords de Rio+20 sur le développement durable de 2012. Ils considèrent ce terme inapproprié pour un programme consacré à des mesures concrètes plutôt qu’à des changements normatifs sur des sujets sensibles.

Malgré cela, les « droits reproductifs » on été affaiblis par une référence à la Conférence du Caire de 1994 sur la population et le développement, qui reconnaît que l’avortement est une question qui relève plutôt de l’échelon national. Les accords de cette conférence présentent l’IVG sous un jour plutôt négatif, et ne le reconnaissent pas en tant que droit. La nouvelle terminologie qui vient d’échouer avait pour but d’abandonner les accords de 1994 et de reformuler les droits abortifs dans le langage des droits de l’homme. [...]

Les même pays n’ont pas réussi à faire retirer l’unique référence à « la famille » inscrite au document. Incapables d’insérer toute référence aux droits LGBT aux Nations Unies, ils concentrent leurs efforts sur la dilution et l’élimination d’une définition solide de la famille. [...]"

Posté le 27 juillet 2014 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2014

Les « objectifs du millénaire pour le développement » des Nations Unies et l’objectif de légalisation universelle de l’avortement

Christophe Foltzenlogel, juriste au Centre européen pour la loi et la justice, écrit :

"Parmi les nombreux traités et engagements internationaux adoptés au sein des Nations Unies, « les objectifs du millénaire pour le développement et l’après-2015 » méritent actuellement une attention particulière. Ce programme d’actions adopté au sein de l’ONU en septembre 2000 par le plus grand rassemblement de chefs d’États au « Sommet du Millénaire »,  ne jouit pourtant que d’une faible notoriété. Ce programme intitulé « Déclaration du Millénaire » détermine huit « objectifs du Millénaire » prioritaires en matière de développement que les États se sont engagés à atteindre d’ici 2015. Les huit objectifs sont 1) d’éliminer l’extrême pauvreté et la faim dans le monde, 2) d’assurer l’éducation primaire pour tous, 3) de promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, 4) de réduire la mortalité infantile, 5) d’améliorer la santé maternelle, 6) de combattre le VIH/SIDA et le paludisme, 7) de préserver l’environnement et enfin 8) de mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Ces objectifs, négociés et adoptés par les 189 États membres des Nations Unies et les grandes institutions mondiales pour le développement, constituent une référence internationale majeure pour l’action politique des États et des institutions. Ils déterminent aussi largement l’affectation des fonds publics en matière d’aide au développement.

En septembre 2015 un nouveau sommet se tiendra à New-York, au siège de l’ONU, pour adopter un nouveau programme d’action couvrant la période postérieure à 2015. Ce programme post-2015 est actuellement l’objet d’intenses négociations. Au cœur des débats se trouve l’introduction d’un accès universel à l’avortement.

Déjà, le 23 septembre 2013 eut lieu un Sommet à New-York pour proposer et définir les nouveaux objectifs du millénaire de l’après 2015. Des consultations sont en cours, et l’ONU propose encore actuellement une plateforme « My World 2015 » invitant toute personne intéressée à voter pour les enjeux qui lui paraissent prioritaires.

Parmi les « objectifs du Millénaire » figure depuis 2000 l’amélioration de la santé maternelle. Le programme d’action de 2000 s’est donné pour objectif de faire baisser de 75% le taux de mortalité maternelle. Il ne sera malheureusement pas atteint dans tous les pays car selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les décès maternels ont seulement diminué de 47% entre 1990 et 2010, ce qui reste honorable. Par conséquent ce problème sera à nouveau étudié par l’ONU pour le prochain programme d’action post 2015. Jusqu’à présent, cet objectif était compris comme excluant la question de l’avortement et du contrôle des naissances. Cela ressort des objectifs détaillés de ce cinquième objectif où il n’est fait à aucun moment mention de l’accès à l’avortement, pas plus que dans les rapports de l’ONU à propos des objectifs du millénaire. De plus ce programme n’aurait pas pu recevoir le soutien des États du monde car une grande proportion d’entre eux interdit l’avortement. Or, dans le cadre de la négociation des objectifs post 2015, des gouvernements occidentaux et des ONG souhaitent que l’avortement soit intégré à l’avenir parmi les objectifs post 2015 comme un moyen d’améliorer la santé maternelle.

Dans un rapport de 2011, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies appelait explicitement les États à légaliser l’avortement, affirmant que les avortements non-médicalisés sont responsables d’un décès maternel sur huit. Selon cette approche, la libéralisation de l’avortement devrait faire partie des objectifs du millénaire post-2015, alors même que l’avortement est interdit pénalement dans un grand nombre d’Etats, et qu’aucun traité de l’ONU ou texte contraignant n’impose à ce jour aux États de légaliser l’avortement.

Ces déclarations ont suscité de vives réactions, car elles rompent le consensus international en faveur de la protection de la vie, et la volonté de ne pas favoriser l’avortement. Le droit international ne contient aucun droit à l’avortement, il consacre au contraire le droit à la vie. La Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD, appelée Conférence du Caire) a rappelé que « [l]es gouvernements devraient prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l'avortement, qui ne devrait en aucun cas être encouragé comme une méthode de planification  familiale », ainsi que la nécessité de « réduire le recours à l’avortement » (8.25) . 

Néanmoins, des pressions sont exercées sur certains pays par des organisations internationales souhaitant conditionner l’aide médicale à la légalisation de l’avortement. Le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, archevêque de Lima, a récemment dénoncé ce « chantage », affirmant que les péruviens ne demandent pas l’avortement mais « de meilleurs soins de santé ».

Preuve supplémentaire de cet état d’esprit : une délégation du gouvernement irlandais a tout aussi récemment dû répondre aux sévères critiques du Comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève. Ce comité d’experts accuse l’Irlande de violer des « standards » en matière de droits de l’homme car il n’autorise pas l’avortement en cas de viol et de malformation et ne rembourse pas les frais de transports à l’étranger des femmes enceintes qui s’y rendent pour avorter.  

Les débats liés à l’avortement s’inscrivent dans un contexte historique et idéologique plus large. Les Nations Unies développent en fait depuis plusieurs décennies une conception malthusienne du développement économique et social fondé sur la réduction de la natalité dans le monde, et en particulier dans les pays en développement. En 1969 déjà fut créé par le secrétaire général de l’ONU le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population (FNUAP), qui finance des programmes de contrôle démographique (contraception et avortement) mis en œuvre en collaboration directe avec des ONG telles que l’IPPF (Fédération Internationale du Planning Familial) et MSI (Maria Stops International).

Cette volonté a été réaffirmée dans la Résolution du 27 juillet 2012 de l’Assemblée générale de l’ONU intitulée « L’avenir que nous voulons », qui recommande de mettre en œuvre « un accès universel à la médecine procréative, notamment aux services de planification familiale et d’hygiène sexuelle, et de faire une place à cette discipline dans les stratégies et programmes nationaux ».

Cette volonté ne prend pas en compte le fait que l’avortement demeure fondamentalement mauvais pour la santé de la femme, et qu’il est aussi une cause de mortalité maternelle.

L’avortement est une cause de mortalité maternelle

Il apparait au terme de nombreuses études qu’en réalité l’avortement, qu’il soit médicalisé et légal ou non, présente des risques pour les femmes, et que de nombreuses séquelles surviennent suite à de tels actes. Une femme sur dix qui avorte souffre de complications et dans un cas sur deux sa vie est en danger. Ces femmes courent des risques à court terme d’hémorragies, d’infections, de complications, mais également à long terme, tant sur le plan psychologique que physiologique avec l’augmentation du risque de déclencher un cancer du sein et/ou de ne plus pouvoir avoir d’enfants ultérieurement, d’avoir des naissances prématurées ainsi que des grossesses intra-utérines. Le taux de mortalité maternelle est supérieur en cas d’avortement que de naissance. C’est pourquoi ce sont en fait les pays développés qui interdisent ou restreignent fortement l’avortement qui ont le taux de mortalité maternelle le plus faible.

La santé maternelle ne peut être améliorée en favorisant la légalisation de l’avortement. D’autres mesures efficaces sont possibles et nécessaires : favoriser une alimentation adéquate, assurer la présence de sages-femmes qualifiées, ainsi qu’un suivi médical avant, pendant et après l’accouchement. On constate d’ailleurs que des pays développés interdisant l’avortement, comme l’Irlande et la Pologne ont un taux de mortalité maternelle très faible. Les Maldives ainsi que le Bhoutan, qui comptent parmi les rares pays ayant réussi à faire baisser le taux de mortalité maternelle de 75%, conformément aux objectifs du millénaire, l’ont fait tout en interdisant l’avortement. Il n’y a donc pas de lien établi entre la légalisation de l’avortement et la réduction du nombre de décès des femmes enceintes, au contraire. Il y a en revanche une corrélation entre les progrès médicaux (meilleur hygiène, accès à des médecins, éducation, etc.) et la santé des femmes.

Il est important de ne pas se méprendre sur les définitions vagues de « soin de santé en matière sexuelle et génésique » que les associations de planning familial promeuvent pour y inclure l’avortement. Car il est certain que la légalisation de l’avortement dans les pays en développement ne fera pas diminuer la mortalité maternelle. En revanche, la culture de ces pays sera profondément affectée par l’introduction de l’avortement. Sous couvert de lutter contre la mortalité maternelle, le but de cette politique de santé sexuelle et reproductive est de changer en profondeur la société des pays en développement, en réduisant leur fécondité. Il s’agit ni plus ni moins que d’exporter dans les pays pauvres le prétendu « modèle social occidental », majoritairement contraceptif, et abortif."

Posté le 25 juillet 2014 à 12h04 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2014

L'avortement devient un "droit" sans opposition

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Le Sénat et l'Assemblée nationale ont adopté le même jour, en seconde lecture, la loi sur l'égalité entre hommes et femmes. Le Sénat, c'était ce matin ; l'Assemblée nationale tard dans la soirée. Personne n'a voté contre. Dans l'opposition, la plus grande partie de l'UMP s'est contentée de s'abstenir, même si d'aucuns ont osé dénoncer l'introduction dans la loi d'une disposition qui fait disparaître du droit toute référence à une condition de « détresse » pour la femme qui veut obtenir une « IVG ». Ainsi l'avortement devient un droit en France sans contestation possible. Ce qui était vrai déjà dans les faits et assez largement dans la loi est entériné. Et le projet de loi est définitivement adopté.

Texte idéologique par excellence, la loi sur l'égalité « femmes-hommes » prévoit notamment un partage obligatoire du congé parental de trois ans, droit ouvert à compter du deuxième enfant, entre les parents, le père devant en prendre au moins 6 mois. Dès le premier enfant, chaque parent pourra prendre 6 mois. Manière de souligner que papa et maman, c'est tout comme.

Pour les couples éclatés, l'Etat-nounou prendra le relais d'une nouvelle manière, puisqu'un fonds de garantie pour pensions alimentaires impayées verra le jour.

De nouvelles mesures pour la parité viennent compléter le dispositif déjà existant, avec des sanctions alourdies.

Car on veut changer non seulement les mœurs, mais aussi les « mentalités ».

La mesure symbolique qui fait disparaître la notion de détresse de la loi sur l'avortement n'est pas le seul aspect contestable de la loi, mais elle est le plus tragique. L'UMP, par la voix d'André Reichardt, a annoncé la saisine du Conseil constitutionnel sur ce point."

Posté le 24 juillet 2014 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2014

Mesure contre l'avortement en Russie

Lu sur Riposte catholique :

"Le président russe Vladimir Poutine a signé une loi prévoyant des sanctions contre l’avortement illégal, dans le cas d’une violation de la législation sur le « consentement éclairé », qui, dans ce pays, semble donc être une réalité, et non un simple mot recouvrant la volonté plus ou moins personnelle de la mère d’avorter. Le nouveau délit est passible d’une amende allant 1 000 à 100 000 roubles, en fonction du statut du coupable (citoyen, fonctionnaire ou personne morale). Cette mesure, encore timide, est à remettre dans la perspective d’une action très intense menée par des députés et des responsables gouvernementaux respectueux de la vie dans un pays encore très marqué par une pratique extrêmement répandue de l’avortement sous l’URSS."

Posté le 23 juillet 2014 à 16h22 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2014

Plus de contraception accroît le nombre d'avortements

Lu sur le site des AFC :

"Un rapport de la DREES (Direction des Etudes et Statistiques du ministère de la Santé) paru en juin dernier indique que le nombre d'avortements en France a augmenté en 2013 de 4,7% par rapport à 2012, soit 10 000 avortements de plus.

Cette hausse, souligne l'étude, est pourtant conjointe à « un recours à la contraception » qui, lui, « quelle que soit la méthode utilisée, n'a pas diminué ».

On y apprend par ailleurs que « deux femmes sur trois ayant eu une IVG utilisaient une méthode contraceptive qui n'avait pas fonctionné en raison d'un oubli de pilule ou d'un accident de préservatif ». De même, les femmes « utilisent de plus en plus » la contraception d'urgence.

En somme, l'étude souligne, une nouvelle fois, le paradoxe français, et pointe l'impasse dans laquelle se sont engagées les récentes mesures prises ces derniers mois par les pouvoirs publics, en voulant « libéraliser » la contraception et l'IVG. Car faciliter l'accès aux moyens de contraception n'a non seulement pas endigué le nombre d'avortements, mais encore il l'a accru.

L'enjeu de la question est d'abord éducatif. Il ne se résume pas à prévenir les MST et à verrouiller la fécondité. Il s'agit de développer une véritable éducation affective et sexuelle, seule à même d'enrayer de manière durable le problème des IVG croissante, chez les jeunes en particulier puisque la hausse d'IVG s'observe particulièrement dans la tranche 20-24 ans.

Les politiques actuelles ne permettront donc pas de répondre effectivement aux questions de nombreuses femmes, ni, par conséquent, de réduire le coût – moral et financier – engendré par une sexualité centrée sur une apparente liberté, en réalité individualiste et hédoniste."

Posté le 22 juillet 2014 à 15h01 par Michel Janva | Lien permanent

19 juillet 2014

Persécution des médecins pro-vie

LifeSiteNews publie une interview du Dr Bogdan Chazan, sanctionné pour avoir invoqué sa conscience face à l’avortement. Extrait de la traduction de Jeanne Smits :

"Dr Chazan, vous avez été lynché par les médias, votre hôpital a été condamné à une amende, et vous avez été renvoyé de votre poste de directeur. Est-il fréquent en Pologne que des médecins soient aussi sévèrement sanctionnés ?

Pas très souvent. Je dirais même : très rarement. En règle générale, par rapport aux gens comme moi, les choses se règlent dans la discrétion. Par exemple, plus souvent, les grandes sociétés n’embauchent pas de gynécologues qui ne prescrivent pas la contraception. Personne n’évoque ouvertement le recours à l’« objection de conscience ». On cache les choses, on ne laisse pas de traces écrites.

J’ai eu connaissance, par exemple, du cas d’une femme pro-vie très connue à qui l’on a refusé un cursus post-doctorat. Récemment, l’un des candidats au poste de directeur du service de gynécologie à l’Université médicale a été interrogé pour savoir qu’il avait signé la Déclaration de Foi et Conscience (NDLR : il s’agit d’une lettre ouverte signée plus de 3.000 médecins polonais exprimant leur hostilité à l’avortement et s’engageant à ne pas prescrire de contraceptifs). Ayant répondu par l’affirmative, il n’a pas obtenu le poste. Il y a peut-être d’autres circonstances, mais je n’en ai pas connaissance. [...]

Vous avez été révoqué à la suite d’une inspection menée par la ville Varsovie. Pouvez-vous commenter cette décision ?

C’est une sanction douloureuse et injuste. Depuis que j’ai pris la direction, l’hôpital s’est développé, agrandi et modernisé, et les relations médecin-patient se sont améliorées. L’hôpital a gagné en popularité dans l’ensemble de Varsovie. Je dois préciser cependant que techniquement, je n’ai pas encore été licencié. Le maire de Varsovie n’a fait qu’annoncer mon renvoi. [...]

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Peut-être resterai-je à mon poste de directeur de l’hôpital de la Sainte-Famille. Peut-être Mme le maire de Varsovie reviendra-t-elle sur sa décision. Sinon, je pourrai toujours travailler à l’Université, à la Commission de la population du gouvernement (Rządowa Rada Ludnościowa), au Comité de la science démographique, ou à MaterCare International… Je peux également continuer mon travail de bénévole à Isiolo au Kenya. Si j’en ai le temps, et que Dieu me prête vie et force…"

Posté le 19 juillet 2014 à 14h29 par Michel Janva | Lien permanent

La mère de Cristiano Ronaldo voulait avorter

Lu dans l'Equipe :

"C'est une confession aussi brutale qu'inattendue. Dans son autobiographie publiée cette semaine au Portugal, et intitulée «Mère courage : la vie, la force et la foi d'une battante»Dolores Aveiro, la mère de Cristiano Ronaldo, révèle qu'elle a songé à avorter lorsqu'elle attendait l'actuel attaquant du Real Madrid, son quatrième enfant après Elma, Hugo et Katia.

À l'époque, un médecin lui avait déconseillé d'interrompre sa grossesse, avant qu'elle ne finisse par décider de garder son enfant. Cristiano Ronaldo sait tout de cet épisode, selon sa mère."

Posté le 19 juillet 2014 à 14h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

18 juillet 2014

Les évêques appellent à l’objection de conscience sur la contraception

Aux Philippines.

"Alors qu’on a pu dire que le fait d’orienter vers un tiers constitue une manière de se soustraire (à l’obligation créée par la loi), il s’agit en fait d’un faux compromis puisqu’il rend les soignants complices de l’accomplissement d’un acte qu’ils estiment moralement répugnant ou offensant".

"Evidemment, pour des raisons morales, les catholiques ne devraient pas rechercher à se faire employer dans les agences gouvernementales qui font la promotion de la contraception artificielle. Mais si les circonstances devaient les obliger à travailler dans de telles agences, ou s’ils étaient déjà employés par elles au moment où celles-ci ont mis en place une politique conforme à la loi de Santé reproductive, ces catholiques doivent savoir qu’ils ne peuvent pas être contraints à promouvoir, à fournir ou à distribuer des contraceptifs artificiels contrairement à leurs convictions religieuses ou morales."

Posté le 18 juillet 2014 à 15h44 par Michel Janva | Lien permanent

17 juillet 2014

Avortement : le médecin polonais pro-vie soutenu par l'Eglise

Bogdan Chazan, le gynécologue polonais révoqué de son poste pour avoir refusé de coopérer de quelque manière que ce soit à un avortement, a reçu un soutien appuyé de la part de Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga, médecin diplômé lui aussi.

La loi polonaise reconnaît le droit à l’objection de conscience des médecins qui ne veulent pas participer à la pratique de l’avortement mais les oblige – comme les lois Neiertz en France – à donner aux femmes les informations nécessaires pour qu’elles puissent obtenir un avortement. C’est son refus de participer ainsi indirectement à l’avortement qui a servi de prétexte à son renvoi.

Mgr Hoser a déclaré que les sanctions (révocation et amende de 17 000€) sont

« éthiquement inacceptables, injustifiées, disproportionnées, injustes, absurdes et douteuses sur le plan légal ». « Un enfant dans la phase prénatale est toujours un être humain ou un patient, indépendamment de son état de santé ou d’une décision prise à la discrétion d’un tiers. Personne n’est maître de la vie d’autrui et tous les autres biens personnels sont secondaires par rapport à l’existence d’un être humain ».

L’archevêque a encouragé les autres médecins et toutes les personnes de bonne volonté à manifester leur solidarité à l’égard du Pr Chazan.

Le cardinal Kazimierz Nycz, archevêque métropolitain de Varsovie, estime aussi que les sanctions « violent les droits de tous, et pas seulement des catholiques ».

D'après les faits, le docteur aurait en fait été victime d'un coup monté, visant à écarter les médecins pro-vie.

Posté le 17 juillet 2014 à 22h32 par Michel Janva | Lien permanent

16 juillet 2014

L'ONU force l'Irlande à organiser un référendum sur l'avortement

Une délégation du gouvernement irlandais a promis devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU un référendum constitutionnel sur l'avortement pour ne plus être en "violation des droits de l’homme" !

Dans le cadre de l’examen de la conformité de l’Irlande avec certaines normes internationales, le ministre de la Justice de l'Irlande, Frances Fitzgerald, a été interrogé "avec fermeté" sur le Protection of Life During Pregnancy Act de 2013. L’Irlande a été accusée par les membres du Conseil des droits de l’homme d’être en "violation de droits de l’homme" en exluant des motifs pour avorter le viol, l'anomalie foetale, ainsi que le risque en termes de santé. Il a aussi été reproché à l’Irlande de faire supporter intégralement les dépenses de transport aux femmes qui vont avorter à l’étranger.

Pour l’association Pro-Life Campaign, le Conseil des droits de l’homme a une "compréhension étrangement superficielle des droits de l’homme" puisque les droits des enfants à naitre n’ont pas été évoqués.

Posté le 16 juillet 2014 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent

La mairie UMP de Bordeaux subventionne les avorteurs et les LGBT

Lu ici :

"Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, proposait de soutenir financièrement des associations dont l’engagement est plutôt marqué à gauche. Malgré l’opposition des deux élus Front national et celle de l’UMP Edouard du Parc, droite et gauche ont accordé 4000€ au Planning Familial, 4000€ au centre LGBT Girofard (Lesbiennes, Gays, Bi et Trans), 5000€ pour l’association du Lien Interculturel Familial et Social (ex Association des Tunisiens en France), ou encore 3000€ à l’association proche du Parti socialiste : Ni Putes Ni soumises. [...]"

Posté le 16 juillet 2014 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

15 juillet 2014

Avortement tardif, euthanasie des nouveaux-nés, néonaticide

Les termes ne manquent pas pour qualifier le meurtre des bébés nouveaux-nés. Cela se passe au Pays-Bas et c'est plus ou moins légal. Disons que les règles sont floues et c'est pourquoi les militants pro-mort veulent élargir le droit de tuer.

Posté le 15 juillet 2014 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

La fin du règne de la pilule

Selon la récente enquête Fécond, le recours à la pilule est en baisse depuis le milieu des années 2000. À l'époque, 55% des femmes utilisaient cette contraception, contre 50% en 2010 et 41% en 2013. Entre 2010 et 2013 cette baisse est la plus importante chez les vingtenaires: -10% pour les 20-24 ans et jusqu'à -17% pour les 25-29 ans. 

Non seulement les jeunes utilisent moins la pilule, mais elles ont en plus un regard de plus en plus noir sur celle-ci. Il y a bien sûr l'effet du scandale de 2012, qui révélait au grand public le risque (connu par les spécialistes mais caché au public) de thrombose veineuse profonde associé aux pilules œstro-progestatives de 3e et 4e générations. Mais cette affaire a également libéré la parole de celles qui voyaient déjà la pilule d'un mauvais oeil. Si certaines se sont reportées sur les pilules de 1° et 2° générations, de plus en plus disent tout simplement non à la contraception orale.

Il y a, bien sûr, les désagréments classiques que l'on peut rencontrer avec cette dose d'hormones quotidienne: «prises de poids, peau sèche, maux de têtes…» énumère Estelle, qui y a renoncé avant même ses vingt ans. Mais il y a d'autres soucis de santé, plus graves, et plus répandus que les jeunes filles ne le pensent. Marion, 23 ans, en deux ans de pilule de 3° génération, a développé de graves problèmes circulatoires. Son taux de triglycérides (une molécule lipidique) dans le sang avait explosé, atteignant celui de personnes malades d'obésité (malgré une silhouette filiforme). Louise, en études paramédicales, a subi des migraines ophtalmiques et une tumeur bénigne dans le muscle utérin. 

Pour les deux jeunes filles, le chemin de croix a continué après l'arrêt de leur pilule. «Depuis ce jour je n'ai plus mes règles. Cela va faire deux ans et personne ne sait me dire quand elles reviendront» témoigne Marion. Même souci pour Louise, qui a connu «6 mois angoissants» sans menstruations.

Sur ce sujet, il est toujours utile de lire la prophétique encyclique de Paul VI écrite en 1968.

Posté le 15 juillet 2014 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2014

Des vies épargnées : on ne va pas pleurer !

Pf13

Posté le 11 juillet 2014 à 19h09 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (9)

La mort d'un enfant est toujours insoutenable

C'est ce qu'a déclaré le ministre.

Sauf quand l'enfant est encore dans le sein de sa mère. CQFD.

Posté le 11 juillet 2014 à 13h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

10 000 avortements supplémentaires pratiqués l'an dernier

Alors que le nombre d'avortements était stable en France depuis 2006, il est reparti à la hausse en 2013, selon un rapport de la Direction des Etudes et Statistiques du ministère de la Santé (Drees) publié en juin. Le nombre d'enfants tués dans le ventre de leur mère a augmenté de 4,7% par rapport à 2012, passant de 207 000 avortements à 217 000.

Selon la Drees, cette augmentation morbide a été causée par l'affaire sur les moyens de contraception  et la totale gratuité des avortements depuis le 31 mars 2013. Ou encore l'augmentation en 2013 de la rémunération des établissements hospitaliers qui pratiquent l'avortement.

Pour certains, c'est la méthode naturelle qui serait la cause de cette croissance, alors même qu'une étude précédente montrait que la plupart des femmes qui avortent sont sous contraception. Le fait est que l'avortement étant gratuit, il est devenu un moyen de contraception.

Posté le 11 juillet 2014 à 08h25 par Michel Janva | Lien permanent


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