22 mai 2015

Grâce à Jacques Bompard, on parle de l'avortement

A peine déposée, la proposition de loi visant à promouvoir des solutions alternatives à l’avortement provoque des remous dans la presse. Si cette proposition n'a aucune chance d'aboutir, elle a valeur de témoignage, elle oblige à parler de ce sujet et elle montre que le travail est fait, au cas où une autre majorité souhaiterait, à l'avenir, aider les femmes enceintes.

Parmi les attaques médiatiques, voici :

  • Metronews : «IVG : Jacques Bompard veut faire écouter aux femmes le cœur du fœtus » (écouter le coeur, quelle monstruosité !)
  • Politique matin « Ne plus poursuivre les associations pro-vie. On pensera évidemment aux commandos anti-IVG menés notamment par le docteur Dor, qui s’est retrouvé à maintes reprises devant la justice pour ses actions. »
  • La dépêche : « IVG : les propositions radicales du député d’extrême-droite Jacques Bompard »

Dans un communiqué, le député pro-vie répond :

"L’avortement en France concerne chaque année 220 000 enfants soit 220 000 femmes. L’ampleur de ce phénomène est alarmante. La France ne prône pas la vie. Les ornières idéologiques imposent une liberté à disposer de son corps sans prendre conscience de la réalité d’un être porté. Dans un monde où tout n’est qu’efficacité, productivité, transactions, la France instrumentalise les corps et les être. Elle banalise la souffrance des femmes. Elle nie celle du personnel médical obligé de réaliser des actes contraires à leur éthique dans une banalité dangereuse. La France n’a plus pour vocation de protéger les plus faibles, ici, les femmes enceintes et l’enfant qu’elle porte. Elle les a abandonnés, les femmes n’ont ainsi plus le droit à la souffrance, à la détresse.

L’avortement qui devait être une dérogation est devenu un droit banal. Les conséquences éthiques sont infinies. La réalité de l’avortement n’a jamais été présentée à celles qui sont concernées. Combien de femmes brisées dans leur être, la France devrait-elle regarder avec léthargie ? Combien d’enfants doivent mourir tués par acide ou découpés avant que nous ne prenions conscience de la barbarie qu’est l’avortement ?

Ce constat mortifère nous oblige à réagir. A ce titre, j’ai déposé une proposition pour protéger et soutenir les femmes enceintes, leur proposant une alternative à l’avortement. A la mort froide et inhumaine proposée par la législation, je veux prôner une alternative : ouverte à la vie et à la compassion !

Ces mesures sont diverses et variées. Je souhaite que les Françaises enceintes aient conscience qu’elles portent la vie. Je veux qu’elles puissent entendre le cœur de leur enfant pour qu’elles puissent s’en émerveiller et avoir le courage de le garder. Je veux qu’elles puissent bénéficier de temps avant de prendre une décision terrible et irréversible. Des alternatives à l’avortement existent. Je veux les promouvoir : des accouchements sous X ou la possibilité de garder l’enfant plein de vie grâce à des aides et droits accordés par l’Etat. Promouvoir la vie est le cœur de mon combat, je tiendrai ma place !"

Vous pouvez soutenir Jacques Bompard en lui écrivant à jbompard@assemblee-nationale.fr

Posté le 22 mai 2015 à 17h08 par Michel Janva | Lien permanent

Le Vatican souhaite ajouter la défense de la vie, du mariage et la lutte contre la GPA aux objectifs de développement durable de l'ONU

Lu sur I.Media :

"Inscrire la défense de la vie de “sa conception à la mort naturelle“, la défense du “mariage entre un homme et une femme“ ou encore la lutte contre la gestation pour autrui (GPA) dans les objectifs de développement durable post-2015 des Nations unies. Telle est l’ambition de la conférence internationale sur les femmes et le développement durable organisée par le Conseil pontifical Justice et Paix à Rome, du 22 au 24 mai 2015."

Posté le 22 mai 2015 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

21 mai 2015

Proposition de loi visant à promouvoir des solutions alternatives à l’avortement

Déposée hier par le député Jacques Bompard. En voici l'exposé :

"En 1975, Simone Veil décide de dépénaliser l’interruption volontaire de grossesse. Au cours du vote de cette loi, Mme Veil, alors ministre de la santé, en revendiquait le caractère exceptionnel : « l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue ». D’une dérogation, l’avortement est peu à peu devenu une obligation à laquelle il est devenu illégitime de s’opposer. 

Or l’avortement, loin de se limiter à la suppression d’un « amas de cellules », concerne directement les femmes, qui y ont recours avec des séquelles physiques et psychologiques reconnues, et la société parmi laquelle des enfants qui ne naîtront jamais parce que des solutions alternatives n’ont pas été proposées. Les femmes sont souvent poussées à avorter à cause de leur entourage ou d’une certaine précarité. La France pour limiter la souffrance des femmes doit s’engager en proposant une alternative à la culture de consommation de masse des corps et des êtres. Si chaque année 220 000 bébés sont tués, la France est responsable. Si 220 000 femmes sont bouleversées et marquées à jamais par un acte irréversible, la France est responsable. Il faut proposer une solution digne et viable pour les femmes, dans le respect de la dignité des enfants qu’elles portent. 

Des souffrances physiques et psychologiques réelles niées

Plusieurs problèmes émergent au sujet de l’avortement : les souffrances de la femme ne sont pas écoutées ni celles avant l’avortement, ni celles pendant, ni celles après. Nous les étudierons donc. Il est assez surprenant de constater que peu d’études sont faites en France pour comprendre ces syndromes. La souffrance, la détresse de la femme sont réelles. Toutefois, la société mercantile élimine les problèmes froidement, sans aucun respect pour la sensibilité féminine qui souffre d’un tel silence.

La souffrance psychologique des femmes est tacite et ne veut pas être reconnue car des ornières idéologiques l’interdisent. Pourtant, selon un sondage de l’IFOP de 2010, 83 % des Françaises estiment que l’interruption volontaire de grossesse « laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes » et qu’ « Au-delà des seuls aspects physiologiques, l’interruption volontaire de grossesse demeure un événement souvent difficile à vivre sur le plan psychologique. Cette dimension, si elle est volontiers mise en avant, manque d’éclairage objectif et scientifique ». Face à cette souffrance, 60 % des Françaises estiment que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’interruption volontaire de grossesse » (sondage IFOP de 2010). Ces souffrances doivent être écoutées et non étouffées par une solution unique dévastatrice pour la femme ou l’homme qui a permis la création d’un nouvel être.

Les souffrances physiques de la femme pendant un avortement existent : maux de ventre, vomissements, saignements, voire perforation ou lacération du col de l’utérus (par interruption volontaire de grossesse non médicamenteuse), infections ... « Il informe aussi la femme de la façon dont l’avortement par médicament va se réaliser. Entre quatre et soixante-douze heures, voire jusqu’à dix jours après l’absorption du médicament ou aux prochaines menstruations, le fœtus chaud et encore vivant - c’est-à-dire un enfant à naître - sera expulsé du corps de la femme ». Or les entretiens avec les femmes n’en font parfois pas mention. - Avant d’avorter, les femmes ont un premier entretien avec un médecin, le deuxième étant l’avortement -. Pas plus qu’ils ne font mention d’une réalité objective, à savoir : la femme, par cet acte, détruit l’embryon qui est un bébé. Cette absence d’information est perverse. 

Enfin, les souffrances post-avortement sont peut-être les plus dures car il s’agit d’un constat amer et irréversible. Les conséquences physiques d’un avortement sont différentes et non systématiques mais ne sont pas assez abordées : cancer du sein, de l’utérus, des ovaires, du foie, risque de stérilité, de malformation d’enfants... Quant aux conséquences psychologiques, elles sont reconnues par de nombreuses études américaines, suédoises ... mais pas françaises. Or cette réalité n’est pas niée. Par exemple, Roselyne Bachelot, dans une entrevue avec le député Louis Giscard d’Estaing en juin 2010, disait : « La mesure de l’impact psychologique de l’interruption volontaire de grossesse, par le biais d’une enquête menée auprès de femmes ayant eu recours à cet acte, rencontre des obstacles qui paraissent difficiles à surmonter. Il apparaît, en effet, indispensable d’éviter un mode d’interrogation des intéressées susceptible de mettre en cause la confidentialité de leur démarche vis-à-vis de leur entourage. Il semble, par ailleurs, délicat d’inciter des femmes qui n’en auraient pas exprimé le souhait à effectuer un retour sur une épreuve qu’elles ont souvent surmontée au terme d’un cheminement douloureux, comportant parfois une prise de décision difficile ». Conscient des bouleversements que l’interruption volontaire de grossesse provoque, il faudrait prôner une politique de l’autruche. Mais une autre est possible : celle de l’alternative à l’avortement. 

Proposer une alternative à l’avortement, respectueuse de la dignité de la femme

La France, face à l’avortement, ne tient donc pas compte de la douleur de l’avortement : celle de tuer un enfant, mais aussi celle physique et psychologique de la mère. Il est du devoir de la France de mettre en place une politique respectueuse de tous pour limiter des choix dévastateurs. Plusieurs mesures dans cette proposition de loi sont proposées. 

Dans le premier entretien avant d’avorter, le médecin, au lieu de ne présenter que la façon dont se déroule un avortement, doit présenter tous les enjeux auxquels sont ou seront confrontées les femmes. Ils doivent aider les femmes à comprendre qu’elles attendent un enfant et leur permettre d’écouter le cœur de celui-ci. Dans ce cas de figure, nombreuses sont celles qui, heureuses d’accueillir la vie, se refusent à accomplir cet acte. Le médecin doit aussi présenter les soutiens qui existent : les aides, droits, et avantages qu’elles peuvent recevoir de l’État. Car, si la femme est dans une situation précaire, il est du devoir de la société de les aider à accueillir ce nouveau Français.

Cette proposition de loi insiste sur la nécessité pour les femmes d’avoir du temps (la détresse dans laquelle elle est - et qui est ici reconnue - la rendant plus fragile). L’acte est irréversible, laisser une semaine ou deux (cf. articles) accorde une attention respectueuse des angoisses et souffrances de la femme. Quand aucun temps de réflexion n’est accordé à la femme, il ne s’agit que d’une compréhension mercantile de son corps. Réduite à une simple machine humaine, la femme n’est pas soignée dans la dignité. Ce temps de réflexion doit lui être accordé. Pour profiter pleinement de la liberté de son corps, la femme doit pouvoir l’écouter. Or cette écoute prend du temps. Il doit lui être accordé. 

Est ainsi rétabli le caractère dérogatoire que souhaitait Simone Veil. En outre, les associations pro-vies ne feront plus l’objet de poursuites judiciaires car leurs œuvres sont louables et non pas le fruit d’un arriérisme révolu."

Posté le 21 mai 2015 à 20h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

18 mai 2015

Culture de mort : un choix irréversible ?

François Billot de Lochner, président de la Fondation de Service politique et du collectif France-Audace, a reçu trois spécialistes de la défense de la vie humaine :

  • Julie Graziani, porte-parole du collectif Ensemble pour le bien commun
  • Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé et auteur de PMA-GPA, Après le mariage pour tous, l'enfant pour tous ? (ed. Téqui 2014),
  • Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme-Lejeune.

Posté le 18 mai 2015 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent

15 mai 2015

Les Républicains font voter l'interdiction de l'avortement après 20 semaines

Lu sur Gènéthique :

"Ce mercredi 13 mai, à Wahington, la Chambre des représentants a adopté, à 242 voix contre 184, une loi prévoyant d’interdire l’avortement après 20 semaines de grossesse.

Nommée « Loi de protection de l’enfant non-né et capable de douleur » cette loi a rencontré l’opposition de tous les démocrates, à l’exception de quatre, et l’approbation de tous les républicains, à l’exception de quatre.

Les partisans républicains de ce texte ont expliqué que « cette loi vise à protéger le non-né ». « Nous n’avons pas de plus haute obligation que de parler pour ceux qui ne peuvent pas parler, et de défendre ceux qui sont sans défense » a déclaré John Boehner, président républicain de la Chambre.

Le texte semble avoir peu de chances de devenir une loi « en raison d’une obstruction probable au Sénat et de la possibilité d’un veto présidentiel »."

Posté le 15 mai 2015 à 19h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Des avortements contre de l'argent : pour la recherche

Recherche morbide, relatée par le Dr Dickès dans Présent :

"L’ocytocine est une hormone produite par la posthypophyse. Elle sert depuis longtemps pour augmenter et régulariser les contractions durant l’accouchement. Etant un utéro-tonique, elle a pour effet de rétracter l’utérus après la naissance de l’enfant, donc éviter les saignements. Elle est utilisée quasiment systématiquement à chaque naissance. Or des chercheurs vicieux se demandent si cette action est retrouvée lors des avortements. Moyennant quoi l’Université d’Hawaï, en coordination avec celle de Washington, a décidé de recruter 166 jeunes filles de 14 ans acceptant de développer une grossesse jusqu’au deuxième trimestre. L’idée est de les faire avorter contre rétribution, afin de vérifier si l’ocytocine est capable d’empêcher les saignements dans le cadre de ce type d’interruption de grossesse.

C’est le gouvernement américain qui a décidé de diligenter et de payer une étude de cette nature. [...]"

Posté le 15 mai 2015 à 09h58 par Michel Janva | Lien permanent

12 mai 2015

"Prendre la pilule me rend "moins moi", moins authentique"

La pilule a du plomb dans l'aile :

"« C'est elle qui m'a parlé spontanément des effets néfastes de la pilule sur la libido. Elle a travaillé en Afrique et m'a dit que les femmes revenaient la voir pour lui dire que la pilule était nulle, qu'elles n'avaient plus envie de leur mari. »

Elles sont de plus en plus nombreuses à déclarer, quel que soit leur âge, avoir retrouvé une libido plus forte et une sexualité plus épanouie après l'arrêt du contraceptif hormonal le plus utilisé en France. Comme si les hormones absorbées avaient fait baisser, voire éteint, le désir et que, soudain, l'interrupteur revenait sur on. Pour Sabrina, 36 ans, il n'y a pas de doute. « Je ne reprendrai la pilule pour rien au monde », assure cette assistante de direction. Elle qui se sentait déprimée sans raison valable a vu le changement radical s'opérer deux mois après avoir arrêté de prendre la pilule. « Magie ! Plus d'idées noires, la grande forme physique, une envie de croquer la vie... et les hommes aussi ! » Même constat chez Adeline. En plus de retrouver un appétit sexuel, l'avocate de 26 ans se sent désormais plus entière. « D'une manière générale, je trouve aussi que mes émotions sont beaucoup plus exacerbées quand je ne prends pas la pilule. Je suis plus heureuse, ou plus triste. Tout ça me donne le sentiment finalement que prendre la pilule me rend "moins moi", moins authentique. » [...]"

Néanmoins, Le Figaro Madame fait la promotion du stérilet. A quand un article sur ses effets néfastes ?

Posté le 12 mai 2015 à 19h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

"La position du FN sur l'avortement est ambigue comme chez beaucoup de nos concitoyens"

Lors de son entretien sur Radio Courtoisie hier soir, Jean-Marie Le Pen a été interrogé sur la position du Front National à propos de l'avortement et de la loi Veil :

"Je crois qu'elle est ambigue comme chez beaucoup de nos concitoyens. C'est une question très difficile mais il est certain que nos peuples occidentaux d'Europe sont frappés par le phénomène de la dénatalité. La libéralisation générale de l'avortement a certainement eu une conséquence dramatique sur le destin de nos peuples.

Il faut encourager la famille comme essaye de le faire monsieur Poutine en Russie. Vous savez comme moi que les phénomènes démographiques sont des phénomènes extrêmement lourds, extrêmement difficiles à retourner. Il y a une prise de conscience vitale que notre peuple doit avoir si il veut survivre. On ne peut pas faire survivre la France sans Français et s'il n'y a plus de Français en France alors d'autres viendront qui occuperont notre pays."

On pourra regretter qu'il n'aborde ce sujet que sous l'aspect de la dénatalité et non pas du point de vue moral de la défense de la vie.

Posté le 12 mai 2015 à 15h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

L'objection de conscience face à l'avortement

Le docteur Sylvie de Kermadec, gynécologue-obstétricien, a failli être licenciée parce qu'elle avait essayé de faire réfléchir une femme qui voulait avorter. À l’occasion de la sortie du hors-série de L’Homme Nouveau sur l’objection de conscience, elle déclare :

H

"Depuis le début, depuis que je suis externe, j’ai toujours exclu toute participation de près ou de loin à des avortements. D’abord en refusant de collaborer à des actes, puis en refusant de poser des stérilets ; enfin, lorsque j’ai été chef de service dans un hôpital parisien, en limitant les activités du service pour que le personnel ne pratique pas l’IVG.

Comment avez-vous réussi à évincer cette pratique dans votre service ?

J’ai dit que l’on n’en ferait pas. Point. C’était non discutable. Lorsqu’on est intimement convaincu, ferme, et gentil, on en impose naturellement.

Cette objection de conscience était-elle évidente, ou avez-vous dû l’imposer ?

L’objection de conscience est théoriquement possible. C’est un droit réel reconnu par la loi. Mais on ne nous laisse pas l’exercer facilement. Nous sommes soumis à des pressions, et obligés d’engager un certain rapport de force. Il faut donc parfois justifier ce refus. J’ai failli être licenciée d’une clinique parce que j’avais essayé de faire réfléchir une femme qui voulait avorter. Je l’ai aidée à réfléchir à d’autres éventualités. Si on ne le fait pas, on ne respecte pas leur liberté de choix. Suite à cet entretien, la patiente a déclaré qu’elle désirait réfléchir. Cela a mis en colère la directrice de la clinique. Elle m’a convoquée et a décrété qu’on n’avait pas le droit de dissuader les patients de pratiquer une IVG. J’ai rétorqué en m’appuyant sur l’application de la loi, qui dit que le premier entretien doit être dissuasif, et expliquant qu’en cas de licenciement, devant les Prud’hommes je serais soutenue. L’affaire en est donc restée là.

En tant que chef de service, j’ai été soumise à des pressions majeures pour réaliser ou laisser pratiquer des actes incompatibles avec le comportement auquel nous engage l’Église. Certaines périodes ont été très difficiles en raison de pressions permanentes. Des pièges m’ont été tendus, parfois, afin de m’obliger à pratiquer un avortement. En vain. J’ai refusé de participer à toute organisation ou tout acte y conduisant. En revanche je suis très à l’écoute des femmes. Elles ont très souvent envie d’avoir cet enfant, mais comme elles ne l’ont pas prévu, elles sont dans la logique de l’avortement. Elles sont en détresse, il est très important de leur montrer compassion et bonté, de leur montrer que je ne suis pas en accord avec le geste qu’elles projettent, mais ne les juge pas. Je leur parle, les incite à réfléchir avant de prendre une décision. Que cela fonctionne ou non, cela peut servir une autre fois. Mais je ne participe à l’acte d’aucune façon.

Vous travaillez aujourd’hui dans une grande entreprise publique. Éprouvez-vous toujours les mêmes difficultés ?

J’ai dû récemment faire face à la plainte d’un syndicat de cette entreprise. Ils reçoivent régulièrement les plaintes de femmes ou de représentants du personnel qui essayent d’obtenir mon départ car je refuse de poser des stérilets et de répondre à leur demande d’IVG. La loi m’autorise à ne pas faire des choses qui se heurtent à ma conscience. Je contre donc en invoquant les articles qui m’y autorisent. [...]"

Posté le 12 mai 2015 à 14h03 par Michel Janva | Lien permanent

Trisomie : Eléonore Laloux reçue à l'Elysée

Éléonore Laloux, jeune femme porteuse de la trisomie 21, sera accueillie par un proche de François Hollande à l'Élysée aujourd'hui. Elle y déposera 21 propositions pour offrir une meilleure prise en charge des 65000 autres Français atteints de la maladie.

La jeune femme, qui fête ses 30 ans, s'est toujours montrée battante malgré sa maladie. Elle souhaiterait que ses semblables aient le même courage de vaincre. Pour son père, Emmanuel Laloux, la prise en charge des personnes trisomiques est encore synonyme d'exclusion. Il a félicité la détermination de sa fille à vouloir changer les choses.

En France, 96% des bébés porteurs de cette anomalie génétique sont avortés.

Posté le 12 mai 2015 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

11 mai 2015

Avortement : il sera possible de recevoir l'absolution lors du Jubilé de la miséricorde

... et donc également l'indulgence plénière si l'on en remplit les conditions. Ô miracle, la dépêche de l'AFP qui nous l'annonce, reprise ça et dans les media, parle d'avortement et non d'IVG et précise que la décision du pape n'altère en rien la position de l'Eglise. En voici un extrait :

"Les femmes ayant avorté et les personnes qui les ont aidées à avorter pourront être pardonnées à l'occasion du prochain Jubilé de la miséricorde. Cette décision, prise par le pape François, n'altère en rien la condamnation sans appel par l'Église de cette pratique. Selon le droit canon de l'Église catholique, l'avortement est une faute particulièrement grave punie d'excommunication automatique, à moins qu'il n'ait eu lieu sous la contrainte. Mais le pape argentin, qui qualifie cet acte d'« horreur », a montré à plusieurs reprises qu'il était sensible au sort individuel des millions de femmes - parmi lesquelles de nombreuses catholiques -qui interrompent leur grossesse chaque année.

Alors que le Jubilé extraordinaire, prévu de décembre 2015 à novembre 2016, est une occasion pour les catholiques d'obtenir le pardon de leurs péchés, l'archevêque italien Rino Fisichella, coordinateur du Jubilé, a révélé ces derniers jours à l'agence italienne Ansa que l'avortement ferait partie des péchés pouvant être absous. Pour cette Année sainte, des milliers de prêtres seront missionnés pour apporter la miséricorde aux personnes vivant dans les endroits les plus reculés de la planète et leur donner le sacrement de la « réconciliation », à l'occasion de la pénitence exprimée lors de la confession. « Parmi les possibilités de pardon accordées aux missionnaires de la miséricorde, il y aura aussi l'avortement », a déclaré Mgr Fisichella.

Les évêques peuvent déjà autoriser certains prêtres de leur diocèse - voir tous - à pardonner cette faute à des moments particuliers des temps liturgiques comme l'Avent (avant Noël) ou le Carême (avant Pâques) ou lors d'événements spéciaux, par exemple dans le diocèse de Turin à l'occasion de l'ostension du Saint Suaire, a rappelé le cardinal. Ce pardon pourra être accordé aux femmes ayant avorté, mais aussi aux médecins ou à toute personne qui les aura aidées à avorter. À condition, évidemment, d'exprimer un « vrai repentir ».

Pour éviter toute mauvaise interprétation de cette décision du Pape, Mgr Velasio De Paolis, un cardinal conservateur, a tenu à rappeler que « l'avortement reste un péché et que le pape n'a pas décidé de ne plus le considérer comme tel ». « Il est normal, à l'occasion d'un jubilé, qui plus est un jubilé sur la miséricorde, que l'Église (...) lève tous les obstacles pouvant empêcher l'absolution d'un péché très grave comme l'avortement », a-t-il expliqué au journal La Nazione. Dans le cadre de ce jubilé, le pontife argentin entend multiplier les initiatives concrètes pour toucher le plus grand nombre de catholiques. Ainsi, plutôt que d'obliger chacun à venir à Rome pour franchir les « portes saintes » des quatre grandes basiliques en vue d'obtenir le pardon de ses péchés, il a demandé que les fidèles puissent, plus simplement, franchir une « porte sainte » dans leur cathédrale."

Posté le 11 mai 2015 à 16h19 par Louise Tudy | Lien permanent

L’avortement supprime la possibilité de vivre et d’aimer

Dans le cadre du débat sur la dépénalisation de l'avortement au Chili, Sonia Bastidas a témoigné de son propre avortement :

"L’avortement n’est pas une solution! Le gouvernement nous ment. Je leur dis que l’avortement n’est pas la solution, l’avortement est une porte de plus que la mort t’envoie et qui t’accompagne. L’avortement supprime la possibilité de vivre et d’aimer. L’avortement a éteint ma capacité d’aimer. Après (cet avortement), j’ai eu une fille et je n’ai pas pu l’aimer. Au bout de 32 ans, je commence juste à l’aimer. Le programme Esperanza m’a aidé à guérir les blessures laissées par l’avortement. J’ai été victime d’un avortement thérapeutique en Équateur où il était légal. Personne ne m’a accompagné. On a pris mon enfant de mon ventre, mais pas de mon cœur et de ma tête. Je le porte pour la vie (...)

Une vie pleine de douleur, de culpabilité, d’anxiété, d’angoisse, où la boulimie alimentaire, les paquets de cigarettes et l’alcool sont les seuls réconforts. Après un avortement, vous restez avec la douleur, un ventre vide et un cœur plein d’amour, de douleur, de tristesse et de culpabilité. Ce sentiment de culpabilité découle de votre propre conscience parce que pour une mère, la douleur de perdre un enfant est inépuisable, mais plus douloureuse encore est-elle quand la mère décide que son enfant ne naitra pas, qu’elle décide de tuer cet enfant."

Posté le 11 mai 2015 à 09h55 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

07 mai 2015

Un avorteur avec plus de 40 000 avortements devient pro-vie

Lu sur ce site canadien :

"[...] M. Adasevic, devenu aujourd’hui l’un des chefs du mouvement pro-vie en Serbie, avait pratiqué plus de 48 000 avortements avant que des doutes sur la procédure ne le poussent à arrêter cette pratique. D’autres sources estiment ce nombre à 60 000. Il attribue sa conversion pro-vie à deux éléments : une succession inhabituelle de rêves et une expérience particulièrement troublante au cours de ce qui devait être un avortement de routine. Il décrit ainsi la procédure :

J’ai ouvert le ventre, déchiré le placenta, après quoi la poche des eaux s’est rompue et j’ai pu travailler avec mon forceps d’avortement. J’ai attrapé quelque chose, que j’ai brisé, extrait et jeté sur un linge. Je regarde et je vois une main – une main assez grande. L’enfant avait 3 mois, peut-être 4. Je n’avais rien pour mesurer.

A trois mois de grossesse, le bébé est entièrement formé, y compris ses doigts et ses orteils. Tous ses organes et les systèmes de son corps sont présents. Il a des empreintes digitales et respire du liquide amniotique pour se préparer à sa vie en dehors du corps de la maman. M. Adasevic poursuit :

Quelqu’un avait versé de l’iode sur la table et la main est tombée de telle façon que les terminaisons nerveuses sont entrées en contact avec le liquide. Et que s’est-il passé ? J’ai regardé et je me suis dit : « Mon Dieu, la main bouge toute seule. » Je continue malgré tout avec mon forceps, j’attrape autre chose, je le brise, je l’extrais. Je me dis : « J’espère que ce n’est pas une jambe. » Je tire, je regarde : une jambe.

Je veux poser la jambe sur la table, doucement, afin qu’elle ne se place pas près de la main qui bouge. Mon bras se baisse et j’entends un coup dans mon dos. Je sursaute et, automatiquement, mon emprise sur le forceps se détend. A ce moment, la jambe fait une culbute et vient tomber près de la main. 

Je regarde – la main et la jambe bougent toutes seules. Je poursuis tout de même en dirigeant mon instrument vers le ventre et je commence à briser tout ce qui se trouve à l’intérieur. Je me dis en moi-même que tout ce dont j’ai besoin pour compléter le tableau, c’est de tomber sur le cœur. Je continue de broyer, je broie, je broie, jusqu’à être sûr d’avoir fait de la bouillie de tout ce qu’il reste à l’intérieur, et je retire à nouveau mon forceps.

J’extrais cette bouillie en me disant qu’il doit s’agir de fragments osseux et je la pose sur le linge. Je regarde et je vois un cœur humain, qui se contracte, qui se relâche et qui bat, qui bat, qui bat. Je crois devenir fou. Je vois les battements du cœur ralentir, plus lentement, encore plus lentement, jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent complètement. Personne n’a pu voir ce que j’ai vu de mes yeux et être plus convaincu que moi de ce que je venais de faire : j’ai tué un être humain.

Cette étrange et terrible expérience a ouvert les yeux de Stojan Adasevic sur le caractère horrible de l’acte qu’il pratiquait. Cette puissante rencontre avec l’humanité de l’enfant à naître était en net contraste avec la formation qu’il avait reçue. Dans le documentaire, M. Adasevic décrit ses journées de travail en tant qu’avorteur :

Il m’arrivait de pratiquer 20, 25, 30 ou même 35 avortements par jour. Nous travaillions cinq jours par semaine… [...]

Il rêvait à un magnifique champ rempli d’enfants et de jeunes gens qui jouaient et riaient, âgés entre 4 et 24 ans, mais qui prenaient peur à sa vue et s’enfuyaient. Un homme vêtu de noir et de blanc le fixait en silence.

Ce rêve revenait chaque nuit et il se réveillait avec des sueurs froides. Une nuit, il demanda à l’homme en noir et blanc qui il était. « Je m’appelle Thomas d’Aquin. »

« Pourquoi ne me demandes-tu pas qui sont ces enfants ? » m’a demandé St Thomas dans un rêve.

« Ce sont ceux que tu as tués en les avortant », m’a-t-il répondu. (...)

[...] Après les songes troublants et la terrible expérience de cet avortement, M. Adasevic a annoncé à l’hôpital où il travaillait qu’il ne pratiquerait plus d’avortements. Sa conversion pro-vie lui a coûté cher.

C’était la première fois qu’un médecin en Yougoslavie communiste refusait de pratiquer cet acte. Ils ont divisé mon salaire par deux, licencié ma fille et empêché mon fils d’entrer à l’université.

M. Adasevic s’emploie depuis à changer les cœurs et les mentalités. Il a fait diffuser un documentaire pro-vie à la télévision serbe. Sa conversion fulgurante est glaçante, mais aussi enthousiasmante. Un avorteur acharné est devenu un héros pro-vie.

Soulignons d’ailleurs que Stojan Adasevic doit sa vie à un avortement raté. Sa mère, alors enceinte, avait demandé à se faire avorter, mais l’avorteur a manqué son acte et l’enfant est né vivant."

Posté le 7 mai 2015 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

06 mai 2015

Le cordon (ombilical)

C'est du rap, tout le monde n'apprécie pas, mais les paroles méritent d'être écoutées. Voici le 1er couplet :

"J'aurais pu être un grand artiste, un prix Nobel ou un bandit Naître dans tes bras, voir dans tes rides à quel point j'ai grandi Tes battements d'cœur me font imaginer ton sourire Je vivrai dans ton monde main dans la main avec tes souvenirs Laisse-moi t'appeler "maman", c'est pas souvent, c'est vrai Je veux une place au soleil dans ton jardin secret Pourquoi t'as pas voulu de moi ? Tu dois avoir tes raisons Y'avait sûrement pas assez d'place dans notre petite maison Sèche tes larmes, j'suis qu'une graine qui n'a pas pris racine J'me connais pas et, toi, maman, dis-moi comment tu m'imagines J'étais trop pressé, c'était p't-être trop tôt À mon souvenir, accroche sur l'mur un cadre sans photo Décris-moi la vue de ta chambre, chante pour m'réconforter Parfois, je ris en imaginant le nom que j'aurais porté La mort, la vie : j'y connais rien, quand j'y pense, je m'y perds J'le verrai jamais mais, s'te plaît, maman, fais-moi un petit frère Retiens juste mon amour, profite, va faire un tour Tu serais peut-être bien plus triste si j'avais vu l'jour J'aurais p't-être claqué la porte et tout foutu en l'air Gâcher nos vies en un éclair, d'ailleurs, où est mon père ? La mer, les fleurs, le soleil, les amis, les anniv' ratés La tristesse, la peur : je ne connaîtrai jamais Ça fait quoi d'respirer ? Parle-moi, j'veux pas te voir en pleurs Tu ne m'as pas gardé dans ton ventre, mais laisse-moi une place dans ton cœur [...]"

Posté le 6 mai 2015 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

05 mai 2015

Pour que la France ne s'effondre pas d'avortoirs en mouroirs

Conclusion d'un édito de Jean-Marie Le Méné :

"Certains esprits pacifistes estiment qu’il suffirait de montrer le chemin du bien pour mettre le mal en déroute. Cette pusillanimité n’est pas partagée par les victimes des génocides. Sans justice et sans réparation, le crime continue et le droit des gens n’est pas rétabli. Il existe un texte majeur qui constitue un point d’accroche pour notre espoir en lambeaux. C’est l’encyclique Evangelium Vitae que Jean-Paul II a écrite en 1995. Tout y est dit avec une lumière qu’on a perdue, à la fois le caractère résolument novateur de ces forces mortifères mais aussi l’éminente dignité de la valeur de la vie que beaucoup de chrétiens eux-mêmes ont oubliée, à la fois la dimension apocalyptique du combat entre la vie et la mort mais aussi la nécessité de refonder une conception thomiste de la loi. Une loi est une ordonnance de la raison en vue du bien commun… Une loi injuste n’est pas une loi… A l’enchaînement des crimes impunis, il n’y a qu’une réponse, c’est de rompre la chaîne des complicités. Pour que la France, fascinée par la précipitation de sa fin, ne s’effondre pas d’avortoirs en mouroirs, nous devons prendre le risque de dire la réalité, comme Mgr Von Galen en 1941 a dénoncé avec succès le programme Aktion T4, qui éliminait les plus vulnérables."

Posté le 5 mai 2015 à 14h30 par Louise Tudy | Lien permanent

6 mai à Paris : conférence sur la culture de mort

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Verra-t-on Act Up ou les Femens ?

Posté le 5 mai 2015 à 06h53 par Michel Janva | Lien permanent

04 mai 2015

"Je suis devenue mère après un viol. Ma famille m'a rejetée"

Témoignage à faire connaître :

"Elle n'a pas choisi la façon dont elle a été conçue, elle n'a pas choisi l'identité de son père. Comme moi, elle est la victime de la violence d'un autre, et elle va en souffrir toute sa vie. [Les féministes] oublient ce qu'il arrive quand on ne peut pas ou qu'on ne veut pas avorter à la suite d'un viol. Nous sommes réduites au silence par la honte et nous sommes stigmatisées. Un jour, je devrai dire la vérité à ma fille. La vérité débute et se termine par 'ce n'est pas de ta faute'. La seule chose que j'espère, c'est qu'un jour je serai capable de dire la même chose me concernant, et d'y croire."

Posté le 4 mai 2015 à 17h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

30 avril 2015

"Je ne pense pas que les gens réalisent ce qu'est un avortement avant d'en voir un pour de vrai"

Un étudiant en médecine, pourtant favorable à l'avortement, vient d'en être témoin dans le cadre de sa formation. Il est hanté par ce qu'il avait vu :

« Pour commencer, je dois dire que jusqu'à hier, vendredi le 2 juillet 2004, j'étais fermement pro-choix. Je suis un étudiant en médecine et, étant très scientifique, j'avais compris que la masse de cellules qui forme le corps du fœtus n'est généralement pas en mesure de survivre avant d'avoir passé le stade de vingt-quatre semaines dans l'utérus. Je suis aussi quelque peu libéral et je croyais que toutes les femmes devaient avoir le droit de choisir de ce qu'elles faisaient avec leurs corps et avec le corps de celui qui pourrait potentiellement grandir à l'intérieur d'elles ».

« Cet été, j'ai été accepté dans un programme pré-médical à New-York, programme dans lequel on nous permettait de suivre les docteurs et de les observer pratiquer toutes sortes d'actes médicaux. Quand l'opportunité de voir un avortement s'est présentée, je n'ai pas hésité une seule seconde avant d'accepter l'offre. C'était un acte nouveau, précis, et excitant auquel je n'avais jamais assisté ».

« Quand je suis entré dans la salle, j'ai remarqué qu'elle était semblable à toutes les autres salles dans lesquelles j'avais déjà travaillé. Sur la table devant moi, j'ai vu une femme avec les jambes dans les airs, comme si elle était en train d'accoucher, bien qu'elle fût endormie. À côté d'elle, il y avait un plateau d'instruments pour l'avortement et une machine pour aspirer les tissus fœtaux de l'utérus. Les docteurs ont enfilé leurs habits et mis leurs masques, puis la procédure a commencé. Le col de l'utérus a été tenu ouvert avec un instrument métallique brut et un grand tube transparent a été inséré à l'intérieur de la femme. En quelques secondes, le moteur de la machine a démarré, et du sang, des tissus et des petits organes ont été aspirés et retirés de leur environnement. Une minute plus tard, l'aspirateur s'est arrêté. Le tube a été retiré. Collés au bout se trouvaient un petit corps et une tête à peine rattachée puisque le cou avait été broyé. Les côtes étaient formées et il y avait une mince couche de peau pour les couvrir, les yeux s'étaient formés et les organes internes avaient commencé à fonctionner. Le cœur minuscule du fœtus, de toute évidence un petit garçon, venait de s'arrêter à tout jamais. Le filtre de l'aspirateur a été ouvert, et les bras et jambes minuscules qui ont été déchirées du fœtus s'y trouvaient. Les doigts et les orteils commençaient à avoir des ongles. Les docteurs, fiers de leur travail, ont rassemblé les différentes parties du corps pour me les montrer. Les larmes me sont montées aux yeux lorsqu'ils ont enlevé le petit bébé de la table et jeté son corps dans un contenant pour déchets biologiques ».

« Depuis hier à 10:30, je n'ai pas réussi à penser à autre chose qu'à ce que ce petit bébé garçon aurait pu devenir. Je ne pense pas que les gens réalisent ce qu'est un avortement avant d'en voir un pour de vrai. J'ai été torturé par ces images – tellement vraies et vives – pendant deux jours maintenant.... Et je n'étais qu'un spectateur. Jamais plus je ne serai pro-choix, et jamais plus je supporterai le meurtre d'êtres humains, peu importe le stade de vie auquel ils sont rendus. »

Posté le 30 avril 2015 à 16h05 par Michel Janva | Lien permanent

Peine de mort : pour les bébés oui, mais les trafiquants non

Voilà le tweet de notre gouvernement, alors que chaque année plus de 220 000 enfants sont massacrés dans le sein de leur mère en toute légalité en France :

Posté le 30 avril 2015 à 15h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Vidéo d’un bébé de 15 semaines encore dans son sac amniotique

Tandis que certaines personnes suggèrent que le bébé était victime d’avortement tardif, d’autres disent que c’était le résultat d’une fausse-couche, pendant qu’il y avait même une rumeur qui circulait sur Youtube disant que la mère était morte dans un accident de voiture. Source

Posté le 30 avril 2015 à 11h07 par Michel Janva | Lien permanent

29 avril 2015

"Aux âmes bien nées..."

... la valeur n'attend point le nombre des années". Lia avait 12 ans en 2009, et elle est pour la vie. Cette vidéo n'a pas pris une ride car hélas, l'avortement est toujours d'actualité. Aujourd'hui, plus de 3 millions de personnes l'ont déjà vue.

 

Posté le 29 avril 2015 à 21h16 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

Vers l'interdiction du financement de l’avortement par des fonds publics

... dans le Michigan.

Posté le 29 avril 2015 à 12h26 par Michel Janva | Lien permanent

27 avril 2015

Hillary Clinton veut changer les « croyances religieuses »

Lu sur Réinformation.tv :

"La prétendante à la candidature démocrate aux prochaines élections américaines en 2016, Hillary Clinton, n’a pas craint de s’en prendre directement à la foi – et notamment à celle des catholiques américains – en affirmant lors d’une conférence à New York qu’il « faut changer » les « croyances religieuses » qui condamnent les « droits reproductifs », des mots qui renvoient dans le vocabulaire de leurs promoteurs à l’avortement et à la contraception. Il s’agit bien de redéfinir les dogmes traditionnels.

Hillary Clinton s’exprimait lors du sommet de l’ONG féministe Women in the World, jeudi dernier. « Oui, nous avons divisé le taux de mortalité maternelle par deux, mais bien trop de femmes se voient refuser l’accès – essentiel – à la santé reproductive », a-t-elle déclaré. Il y a un an, le président de la National Organization for Women américaine, Terry O’Neill, publiait une tribune dans le même sens, qualifiant l’avortement de « mesure essentielle pour prévenir le crève-cœur de la mortalité infantile » (sic).

C’est par la contrainte que Hillary Clinton veut voir les gouvernements agir en vue de redéfinir les dogmes religieux traditionnels, sous couvert de promouvoir une politique féministe : « C’est le grand chantier inachevé du XXIe siècle », dit-elle. Venant de la part d’une candidate à la présidence des Etats-Unis, ce n’est pas une déclaration à prendre à la légère.

« Les droits doivent exister dans la pratique, et pas seulement sur le papier. Les lois doivent être soutenues par des ressources et par une volonté politique. Il fait changer les codes culturels profondément enracinés, les croyances religieuses et les préjugés structurels », a-t-elle déclaré, sous les applaudissements enthousiastes.

Pour mieux marquer sa détermination, Hillary Clinton a dénoncé l’objection de conscience à l’égard de l’Obamacare qui rembourse la contraception, du financement du Planning familial et des politiques faites au nom des homosexuels et des « transgenres » : ce sont des obstacles que le gouvernement doit faire tomber, selon la candidate à la présidence. Elle a notamment dénoncé le jugement de la Cour suprême obtenu par la société Hobby Lobby lui permettant de ne pas financer la contraception pour ses employées : c’est aux femmes de choisir si elles veulent utiliser des pilules abortives et contraceptives, si elles veulent se faire stériliser, et les employeurs ne doivent pas obtenir le droit de ne pas financer ces choix, a-t-elle précisé. [...]"

Posté le 27 avril 2015 à 19h23 par Michel Janva | Lien permanent

« Pétition pour les droits des nouveau-nés survivant à leur avortement » : débats à l’APCE

Communiqué de l'ECLJ

"Vendredi 24 avril, le Bureau de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a formellement reçu la « Pétition pour les droits des nouveau-nés survivants à leur avortement »et a décidé de la transmettre à la Commission des affaires juridiques et des droits de l’homme. C’est une première étape importante qui marque le début de l’examen juridique et politique de la pétition par les députés.

Cette pétition, initiée par le Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ) et soutenue par le Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE) et la Fédération des Association familiales catholiques (FAFCE), a été signée à ce jour par plus de 185.000 citoyens européens, ce qui en fait la plus importante pétition de l’histoire de l’assemblée européenne. Introduite selon la procédure officielle, elle demande à l’Assemblée de se saisir de la situation des enfants qui survivent à leur avortement, de condamner la pratique des infanticides néonataux et de rappeler que toute personne née vivante a droit au respect de sa vie et aux soins, quelles que soient les circonstances de sa naissance. Chaque année en effet, de nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements tardifs, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Actuellement, l’ECLJ recueille des témoignages, en particulier de sages-femmes, sur le sort de ces enfants souvent abandonnés à la mort sans soins.

Dans un premier temps, la Commission des affaires juridiques et des droits de l’homme décidera si la pétition entre bien dans le champ de compétence de l’Assemblée. Juridiquement, cela ne fait aucun doute, mais cette première décision étant déjà de nature politique des députés s’efforceront d’imposer une décision contraire. Avec cet examen sur la recevabilité débuteront les débats qui pourront se poursuivre ensuite par une procédure de rapport, voire une résolution, compte tenu des rapports de forces politiques au sein de l’Assemblée.

L'ECLJ s'engage à faire tout son possible pour que cette pétition aboutisse à la condamnation effective de ces infanticides. Nous comptons sur votre soutien."

Posté le 27 avril 2015 à 13h45 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2015

Le cardinal Cañizares critique la « mini-réforme » de l’avortement

Jeanne Smits rapporte que l'’archevêque de Valence, en Espagne, le cardinal Antonio Cañizares, a critiqué ce qu’il appelle la « mini-réforme » de l’avortement votée en première lecture par les Cortes à la demande du gouvernement. Elle se borne à rétablir le principe du consentement parental pour les avortements sur mineures de 16 et 17 ans (avec décision finale par le juge en cas de désaccord), laissant en vigueur la loi Aido votée sous Zapatero. Le cardinal s’est dit

« très blessé, peiné et surpris, tout simplement dans ma condition d’homme de foi, de raison, et en tant que citoyen d’un pays comme le nôtre ».

« Nous devons dire “oui” à l’homme si nous voulons qu’il y ait un avenir », lance le prélat dans sa tribune hebdomadaire dans La Razón, où il appelle les

« juges, les experts des lois, médecins et penseurs » à « se manifester pour prendre la défense de l’homme, de ces enfants qui ne naîtront pas, et qui comptent pour si peu dans la loi en vigueur, qui est au fond, d’une certaine manière, confirmée par la réforme minime que le Partido Popular introduit dans son contenu. »

« On ne joue pas avec le droit à la vie, il n’est pas négociable », a dit celui qui porte le sobriquet de « mini-Ratzinger » en raison de sa petite taille et de sa grande clarté d’expression et sûreté de doctrine. Le cardinal Cañizares accuse le gouvernement de Mariano Rajoy, affirmant que celui-ci,

« en oubliant ses principes, en se dédisant par rapport à des gestes antérieurs, revenant sur ses promesses électorales, a approuvé une réforme minime, plus réelle qu’apparente (sic), de la loi en vigueur qui consacre le droit à l’avortement ».

« Avec l’avortement provoqué on ne construit rien, on ne guérit rien, on n’engendre ni vie ni santé, on ne fait que détruire un être humain, tout en sapant les fondements même de la société formée par des êtres vivants sur la base d’un état de droit ».

« Il n’existe pas et il ne peut exister aucun droit à éliminer la vie, ni la sienne propre ni encore moins celle d’autrui, et d’autant moins que celui-ci est innocent, faible et sans défense ».

« J’ignorais totalement que le Partido Popular eut changé de manière aussi radicale à l’égard d’un texte qu’il avait réprouvé en son temps et qui appartient à l’idéologie de l’opposition. L’avortement, il faut l’affirmer encore une fois, constitue la violation du droit le plus fondamental et sacrosaint des Droits de l’Homme : le droit à la vie, ancré au plus profond de la dignité inviolable de tout être humain, base de la coexistence des hommes, base de la société ».

« L’avortement viole le “tu ne tueras pas” absolu inscrit au cœur de la nature humaine et qui appartient à la “grammaire commune” de l’être humain : l’avortement est la défaite de l’humanité, de l’état de droit et de l’Etat démocratique, de la médecine, de la justice – de tous en un mot. »

Posté le 26 avril 2015 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent

25 avril 2015

Eloge de la culpabilité

Une tribune de Thibaud Collin, parue dans Gènéthique :

"(...) Il est très difficile voire impossible pour une personne et pour une société, de vivre dans un état de scission intérieure, c’est-à-dire de s’installer durablement dans une action dont on se sent coupable. L’adage prêté à Paul Bourget "si on n’arrive pas à vivre comme on pense, on finit par penser comme on vit" manifeste le désir de cohérence et d’unité inscrit dans le cœur de l’être humain. La loi Veil, quelles que soient les intentions de ses rédacteurs, se voulait un compromis entre deux thèses contradictoires. En effet, de deux choses l’une : soit la femme porte un être doué de vie humaine et alors l’avortement est un homicide et à ce titre ne peut être légalisé ; soit partant de la conclusion que l’avortement doit être légalisé, il faut qu’il ne soit plus qualifié d’homicide et il faut donc refuser de reconnaître l’humanité de l’embryon humain. Mais alors l’avortement devient aussi banal que de se faire arracher une dent, et il ne s’agit pas simplement de le tolérer, mais de le voir comme l’effectuation d’un droit de la femme sur son corps. La loi Veil voulant transiger s’enfonce dans la contradiction. Or une contradiction ne tient pas face au besoin de cohérence interne à l’esprit humain ; ce qui devait arriver arriva et en quelques années toutes les dispositions liées à une logique de tolérance étaient abrogées sous la pression de la logique alternative, celle du droit.

On peut bien sûr soutenir que la loi Veil a été le fruit d’un compromis politique pour faire accepter l’inacceptable et que ses auteurs la considéraient comme la première étape d’une entreprise de basculement de l’opinion publique en général, et de la majorité parlementaire en particulier, pour légitimer progressivement l’avortement comme un droit essentiel de la femme. Il n’en reste pas moins que l’avortement continue à apparaître comme un acte qui n’est pas banal, car un embryon humain n’est pas une dent, fut-elle de sagesse. On peut chercher à congédier le réel quand il nous contrarie, mais le réel résiste. Alors que faire ?
 
Une des tâches majeures de notre époque est de restaurer la grandeur de la culpabilité comme signe, alerte, qu’un mal a été commis. Notre société est dans le déni du mal, mais le mal n’a pas pour autant disparu et engendre son lot de souffrance, de désespérance, de dépression. Casser un thermomètre n’a jamais fait baisser la fièvre. Comme le dit si bien Pascal : "D’où vient qu’un boiteux ne nous irrite pas et qu’un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu’un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu’un esprit boiteux dit que c’est nous qui boitons" (Pascal, B.80). Il ne s’agit pas d’accabler le boiteux, mais de dénoncer l’esprit boiteux qui empêche le boiteux de se voir comme tel, pour prendre les moyens de marcher droit. La seule manière de lutter contre le mal, d’être libéré de sa culpabilité n’est pas de nier la faute commise, mais d’entrer dans le chemin du pardon, pardon demandé et pardon offert à l’autre et à soi. Mais le pardon repose sur la conscience de la faute commise. Notre société s’épuise à vouloir lutter contre le mal de l’avortement en proclamant que c’est un acte banal au lieu d’avoir le courage de nommer le mal, afin de tout faire pour l’éviter en amont, et le soigner en aval."

Posté le 25 avril 2015 à 12h01 par Louise Tudy | Lien permanent

20 avril 2015

L'artiste est par nature avant gardiste, c'est ce qui justifie toutes ses transgressions! Même celles-ci?

Des artistes comme ceux-ci nous en redemandons pour que la VERITE éclate:

- Un monument à la douleur des femmes qui ont avorté: vu sur votre blog récemment. Il a été inauguré en Slovaquie le 28 octobre 2011, en présence du ministre de la Santé ; c'est une œuvre du jeune sculpteur slovaque Martin Hudáčeka.

La sculpture est dédiée à « l'enfant qui n'est pas né ». Une maman à genoux, en pierre et en  pleurs, est consolé par son enfant aussi transparent que le cristal qui lui pose avec bonté la main sur la tête. Regret et pardon, souffrance et amour, et beaucoup de tristesse…
 
 - D'autres artistes, Français cette fois, chantent une ode à "l'enfant qui n'est pas né".

 

 

Posté le 20 avril 2015 à 19h32 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (0)

17 avril 2015

Sondage « Contraception d’urgence » : Alliance VITA dénonce une désinformation

Alliance VITA conteste le Sondage Harris Interactive sur la prétendue « contraception d’urgence » qui dénie les effets potentiellement anti-nidatoires de ces produits sur l’embryon déjà conçu :

"Un sondage Harris Interactive sur la contraception d’urgence publié vendredi 17 avril affirme que, dans son mode d’action, la contraception d’urgence n’a d’impact que sur l’ovulation. D’après ce sondage (source AFP) : « 78% (des Françaises) pensent que la pilule du lendemain empêche l'implantation de l'oeuf fécondé dans l'utérus et 44% qu'elle équivaut à une interruption de grossesse, alors qu'en réalité elle bloque ou retarde l'ovulation. »

En réalité, il est scientifiquement reconnu que les effets sur l’endomètre des deux « contraceptifs d'urgence » utilisés en France demeurent flous. Il s’agit du levonorgestrel (Norlevo) et de l'acétate d'ulipristal (EllaOne), tous les deux produits par le laboratoire HRA Pharma. Concernant le Norlevo, la Food and Drug Administration (FDA) - Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux - prévient que sa molécule peut causer des modifications de l’endomètre et pourrait empêcher la nidation dans l’utérus s’il y a eu conception. La FDA n’a pas démenti cette analyse. Dans le cas d’EllaOne et la molécule acétate d’ulipristal, l’Afssaps devenue l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) précisait en 2009 que « l’effet de cette molécule sur l’endomètre n’est pas élucidé » lorsqu’elle a été saisie par Alliance VITA qui demandait des précisions sur les modes d’action de la molécule acétate d’ulipristal d’EllaOne.

« Nous constatons que le doute plane sur le fonctionnement réel d’EllaOne ou du Norlevo. Les femmes ont raison de s’interroger sur leurs conséquences réelles. Ce qui nous semble extrêmement grave, c’est cet acharnement à vouloir voiler la réalité scientifique. Le scandale des pilules de 3ème et 4èmegénération devrait pourtant inciter à la prudence » explique Caroline Roux, coordinatrice des Services d’écoute d’Alliance VITA.

Pour le Délégué général de l’association Tugdual Derville, « Ce sondage relève de la propagande pour des produits de l’industrie pharmaceutique qu’on veut banaliser alors qu’ils n’ont rien d’anodin. Pourquoi cette campagne de promotion commerciale d’un produit surdosé, désormais vendu sans ordonnance, dont le fabriquant se targue au même moment de faire baisser le prix? Et pourquoi cacher aux femmes la réalité du fonctionnement des procédés qu’on prétend uniquement contraceptifs ? Comme le stérilet, ces pilules du lendemain sont susceptibles de supprimer un être humain déjà conçu. Proclamer l’inverse, c’est de la désinformation. »

Posté le 17 avril 2015 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent

De nombreuses femmes prennent conscience de la dangerosité de la pilule

Selon une étude menée par Le Journal des Femmes :

"Une femme sur quatre pense changer de moyen de contraception, selon une enquête en ligne réalisée sur le site JournaldesFemmes.com auprès de 1 310 femmes entre le 30 janvier et le 6 février 2013. Une proportion non négligeable, sachant que près de 16 % des femmes qui ont répondu au sondage, tous âges confondus, se disent prêtes à "arrêter la pilule". Depuis que Marion Larat, handicapée après un accident vasculaire cérébral a décidé de porter plainte contre le laboratoire Bayer, la pilule n'en finit pas de susciter débats et polémique. De nouvelles plaintes ont été déposées contre des pilules de 3e et 4e génération, déjà dans le viseur suite à l'annonce de Marisol Touraine de les dérembourser. Puis ce fut autour de la "vraie-fausse pilule" Diane 35 de susciter l'inquiétude après l'annonce de son retrait du marché. 

Autre renseignement de cette enquête, près de six femmes sur dix se disent inquiètes face au débat actuel autour de la pilule. D'autant que 56 % des sondées déclarent "ne pas avoir été informées des risques liés à leur pilule au moment de leur prescription". Des chiffres qui montrent une crise de confiance mais aussi une vraie prise de conscience de la part des femmes. Selon le gynécologue Thierry Harvey, "la pilule n'est pas un jouet et quand une femme prend la pilule, elle doit savoir que c'est sérieux et qu'elle est confrontée à un certain nombre de risques"."

Et ça ne risque pas de s'arranger : à partir d'aujourd'hui la pilule du lendemain est en libre-service dans les pharmacies, sans ordonnance.

Posté le 17 avril 2015 à 12h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Culture de mort en libre service dans les pharmacies

Promoteur du Norlevo, le laboratoire HRA Pharma détient l’exclusivité de la distribution de la pilule du lendemain. De quoi s’assurer de confortables marges de progression dans la conquête de ce marché très lucratif. 

Un produit vendu en libre-service, malgré ses nombreux effets secondaires : céphalées, nausées, vomissements, douleurs abdominales, vertiges, saignements et autres «dérèglements hormonaux». Le NorLevo est formellement déconseillé par le fabricant chez les femmes risquant des grossesses extra-utérines…

Quant à l’effet abortif, ce «traitement» (comme ils disent) empêche la nidation d’un ovule fécondé. Cependant la définition officielle du début de la grossesse ayant été repoussé au stade de la nidation (7 jours après la fécondation), on lit avec intérêt le descriptif officiel du «Vidal grand public» : «Il n’est actif que pendant la période qui précède la fixation de l’ovule fécondé sur l’utérus.»" 

Posté le 17 avril 2015 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

15 avril 2015

Mgr Munilla est opposé au projet de loi censé limiter l'avortement en Espagne

Lu ici : des extraits de l'interview de Mgr Munilla sur le projet de loi espagnol, visant à soumettre l'avortement des jeunes filles de 16 et 17 ans à l'approbation de leurs parents.

"L’évêque de San Sebastian, Mgr José Ignacio Munilla – connu pour son franc-parler – a commenté lors de son émission radiophonique sur Radio Maria le projet de loi du gouvernement de Mariano Rajoy qui remplace modestement la proposition de restriction de l’avortement retirée l’an dernier. Le prélat a clairement soutenu les élus qui se sont opposés au nouveau texte en Espagne au motif qu’il n’honore pas la promesse électorale du Partido Popular, dénonçant la « tromperie » que constitue la révision désormais proposée.[...]

Mgr-Munilla-revision-loi-avortement-gouvernement-Rajoy--e1429021716595

[...]Pour Mgr Munilla, c’est du point de vue de la doctrine sociale de l’Eglise qu’il faut considérer le débat autour de la « loi Aido » qui a fait de l’avortement un droit sous le zapatérisme.[...]

"Le gouvernement fait juste « un petit ravalement de façade en laissant les choses exactement en l’état ", accuse Mgr Munilla : « Il va tomber dans l’ignominie d’avoir changé de position tout au long de la législature » en faisant voter sur ce qui « n’est pas un moindre mal ».[...]

Et de souligner que la réforme ne constitue pas un « bien substantiel » : ce sont le plus souvent les parents qui poussent à l’avortement ; au cas où ils s’y opposent, la décision est laissée au juge aux termes de la réforme. « Pourquoi cherchent-ils toujours à tromper ? Il n’est pas vrai que la puissance paternelle soit rendue aux parents, puisqu’en cas de conflit c’est le juge qui décide ». Pour une partie de la population provie d’Espagne « cela ne colle pas », note-t-il, soulignant que le petit groupe de parlementaires qui résiste « font partie de cette conscience sociale ».[...]

Mais les paroles les plus dures de Mgr Munilla sont pour ceux du PP et du gouvernement qui ont menacé de sanctionner ceux qui ne voteraient pas la réformette : « Il ne s’agit pas de sanctionner un parti qui refuse d’accomplir sa promesse de réforme de la loi sur l’avortement. On sanctionne un parlementaire qui veut être fidèle en conscience à ce qu’il croit en principe. Elle est incroyable, cette crise morale que nous vivons. Une crise énorme où nous cherchons à nous leurrer – et nous jouons avec des vies humaines ! Nous devons dire qu’il y a ici cent dix mille vies humaines innocentes qui sont sacrifiées tous les ans. »"

Posté le 15 avril 2015 à 19h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

L'Espagne impose une petite limitation à l'avortement

C'est un tout petit pas pro-vie qu'a réussi à accomplir le gouvernement espagnol, suite à l'échec du grand pas qu'il avait voulu initier l'an passé : le parlement espagnol a adopté mardi un texte modifiant la loi de 2010 du gouvernement Zapatero sur le droit à l'avortement. Désormais, les jeunes filles de 16 et 17 ans devront obtenir l'autorisation de leurs parents pour pratiquer un avortement.

La porte-parole de l'association pro-vie Derecho a vivir (droit de vivre), Gador Joya, a déposé une pétition  pour demander aux députés du Parti populaire de «ne pas voter un texte qui avalise le maintien de la loi» de 2010.

«Aujourd'hui se concrétise la trahison de la promesse de Rajoy (de protéger le droit à la vie) avec laquelle il avait gagné le vote de 11 millions d'Espagnols».

Posté le 15 avril 2015 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

16 avril : conférence du Dr Dor à Paris

Le Cercle de Réinformation Parisien recevra le Docteur Dor en conférence. Il est le fondateur et président de l'association SOS tout petit.

CRP

Posté le 15 avril 2015 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2015

L'Assemblée nationale vote la loi santé

Par 311 voix contre 241. Le texte va partir au Sénat en procédure accélérée et devrait être adopté d'ici juillet.

Le détail des votes est ici.

Posté le 14 avril 2015 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Conseil de l’Europe : remise de la plus grande pétition pour la condamnation des infanticides néonataux

Le Centre Européen pour le Droit et la Justice va remettre cette semaine à la Présidence de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe une pétition pour la condamnation des infanticides néonataux, signée par plus de 185 000 citoyens européens. Le dossier qui sera remis au Bureau devrait faire l’objet d’un premier examen durant la prochaine session du 20 au 24 avril 2015.

"C’est une procédure importante à plus d’un titre. C’est la première fois que cette Assemblée est saisie par une pétition d’une telle ampleur : près de 200 000 citoyens demandant aux députés européens issus des 47 États Membres de condamner la pratique des infanticides néonataux et de rappeler que toute personne née vivante a droit au respect de sa vie et aux soins, quelles que soient les circonstances de sa naissance.

Cette pétition amorce une procédure officielle et concrète au sein de l’Assemblée Parlementaire. Saisi de la pétition, le Bureau de l’Assemblée, après examen de sa recevabilité, va charger l’une des commissions parlementaires de l’Assemblée d’examiner la pétition au fond et de faire rapport. La procédure de rapport permettra d’enquêter sur ces faits et de les exposer publiquement. Le Bureau de l’Assemblée décidera ensuite des suites à donner, telle que la préparation d’une résolution.

Lorsqu’un enfant naît grand prématuré, tout est mis en œuvre pour le sauver. Si ce n’est pas possible, il reçoit des soins de confort et est entouré jusqu’à son décès. Tout autre est la situation de ceux qui naissent vivants après un échec de l’avortement. En effet, chaque année, dans les pays européens, des nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Selon le British Journal of Obstetrics and Gynaecology, à 23 semaines de gestation, 10% des enfants survivent à l’avortement. Ces enfants, qui peuvent être blessés par l’avortement, sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, agonisant dans une bassine et luttant pour respirer, ou tués par injection létale ou asphyxie, en particulier lorsqu’ils sont viables, voire jetés avec les déchets biologiques. C’est un traitement inhumain et contraire aux droits de l’homme les plus élémentaires. Les statistiques officielles pour l’Angleterre et le pays de Galles indiquent qu’en 2005, 66 nouveau-nés ont survécu à leur avortement et ont agonisé pendant parfois plus de dix heures. Suite au scandale provoqué par la révélation de ces faits, la Grande-Bretagne a cessé de révéler ces statistiques. Dans les seuls hôpitaux publics du Canada (hors Québec), 622 bébés sont nés vivants après une IVG entre 2000 et 2011. Rares sont les pays qui reconnaissent officiellement ces situations mais elles se produisent partout. La presse en rapporte parfois, comme en Italie en 2010 : un bébé avorté à 20 semaines (quatre mois et demi) pour un bec-de-lièvre a vécu deux jours. Nul ne sait le nombre de ces enfants ni le sort qui leur est réservé. Si certains sont probablement bien pris en charge pendant leur courte vie, il semble que d’autres ne bénéficient pas du même traitement. Des témoignages et des faits divers révèlent des pratiques terrifiantes : bébés abandonnés dans une pièce vide ou un placard jusqu’à ce qu’ils soient morts, ou tués (souvent par asphyxie), ou encore envoyés avec les déchets hospitaliers malgré des signes de vie. Ces enfants naissent pour mourir dans une agonie que l’on ne tolérerait pas s’il s’agissait d’animaux. Priver des nouveau-nés des soins les plus élémentaires – et d’une simple présence humaine jusqu’à leur mort si on ne peut les sauver – est un comportement barbare et une violation flagrante de leurs droits fondamentaux.

L’ECLJ espère vivement que cette pétition fera sortir de l’ombre le drame de ces enfants nés vivant qui ne bénéficient d’aucuns soins auxquels ils ont pourtant droit en vertu de leur droit à la vie et à l’intégrité physique. Il est souhaitable que cette pétition amène l’Assemblée du Conseil de l’Europe à rappeler l’égalité en droit de tous les hommes, quelles que soient les conditions de leur naissance."

Posté le 14 avril 2015 à 17h11 par Michel Janva | Lien permanent

Projet de loi santé : une escalade de mesures contre la vie

Communiqué de la Fondation Lejeune :

"L’Assemblée nationale vote aujourd’hui en 1ère lecture le projet de loi santé.

Pour la Fondation Jérôme Lejeune, la vague de mesures transgressives, surprenante quant à l’hétérogénéité des sujets (avortement, dons d’organes, recherche sur l’embryon) et inédite dans la quantité, confirme la perte totale de conscience des responsables politiques à l’égard du respect de la vie humaine.

Au-delà des mesures signalées pendant le débat, notamment la suppression du délai de réflexion de la femme avant un avortement, la demande de réalisation d’avortements par les sages-femmes, l’automatisation du don d’organes, la Fondation attire l’attention sur deux autres dispositions dont l’impact est majeur :

  • L’instauration de quotas d’avortements pour chaque établissement de santé, dans le cadre du contrat d’objectifs qui le lie à l’ARS. Si cette disposition est maintenue, les établissements de santé devront s’engager sur un objectif de volume d’activité d’IVG par rapport au volume de leur activité d’obstétrique.
  • La création d’un nouveau régime de recherche sur l’embryon pour améliorer les techniques d’assistance médicale à la procréation. Cela conduira à fabriquer des embryons humains pour la recherche, ce qui était considéré jusqu’à présent comme une limite à ne pas franchir."

Posté le 14 avril 2015 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Frédéric Poisson ne votera pas la loi santé

Il explique pourquoi :

"Cet après-midi, mardi 14 avril, aura lieu le vote solennel de la loi Santé présentée par Marisol Touraine. Je voterai résolument contre ce texte.

Parce qu’il généralise le tiers-payant malgré le rejet unanime des professionnels de santé, revient à supprimer la notion de coût de la santé, sans pour autant régler les problèmes réels d’accès aux soins des patients (notamment le reste à charge). 

Parce ce qu’il autorise l’ouverture de salle de shoot, au lieu d’aider les toxicomanes à sortir de l’enfer de l’addiction par le développement des communautés thérapeutiques et dépénalise par le haut la consommation de stupéfiants.

Parce qu’il libéralise la recherche sur l’embryon dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation.

Parce qu’il établit un objectif de volume d’activité d’IVG pour chaque établissement de santé.

Parce qu’il supprime, le délai de réflexion avant une IVG, délai qui existe pourtant pour des actes aussi anodins que l’achat d’une voiture.

Parce qu’il autorise les sages-femmes à pratiquer des IVG médicamenteuses.

Parce qu’il rend le don d'organes obligatoire sauf opposition explicite de la personne de son vivant, sans se soucier des familles dans le deuil."

Posté le 14 avril 2015 à 13h45 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : Sens Commun veut que les femmes en détresse soient accompagnées

Extrait du décryptage de la loi Santé par Sens Commun.

Logo"[...]

  • Des salles de consommation de drogues à moindre risque, les « salles de shoot », seront expérimentées pendant 6 ans.

Ce que nous en pensons :

Nous considérons qu’il s’agit d’une forme de banalisation de la consommation de drogue avec le risque de faire passer aux jeunes le mauvais message. La loi doit montrer les limites et non pas proposer des transgressions.

Ce que nous proposons :

  • Réaffirmer l’interdiction de la consommation de drogues
  • Développer la prévention en informant davantage sur les dégâts physiques, psychiques et sociaux causés par les drogues.
  • Interdire l’installation de salles de shoot, qui confortent certains drogués dans leur addiction.
  • Développer les services d’addictologie pluridisciplinaires, déjà bien implantés dans certaines villes.

Sur l’IVG

Ce que dit la loi :

  • Le délai de réflexion avant une interruption volontaire de grossesse (IVG) est supprimé.

Ce que nous en pensons :

Actuellement, pour pratiquer un IVG, deux consultations sont obligatoires avec un délai de réflexion d’une semaine entre les deux (quarante-huit heures en cas d’urgence). A l’évidence,l’IVG n’est pas une opération banale. C’est un événement pénible, difficile pour la femme qui y recourt. Il est nécessaire de lui laisser le temps de prendre du recul sur un acte qui n’a rien d’anodin.

Ce que nous proposons :

  • Mettre en place les moyens humains et matériels nécessaires pour accompagner les femmes en situation de détresse. [...]"

Posté le 14 avril 2015 à 09h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

13 avril 2015

Réfléchir est un "frein" pour les féministes !

Extrait du billet de Philippe Bilger sur son blog :

"(...) il me semble que la suppression du délai de réflexion de 7 jours, décidée par la commission des Affaires sociales (...) dépasse très largement le champ du féminisme pour poser un véritable problème démocratique et révéler l'aberration des méthodes que l'idéologie et le féminisme (...) mettent en œuvre (...)

Ce délai de réflexion de 7 jours est prévu, pour une femme désirant avorter, entre une première consultation et une seconde pour confirmer son choix et l'intervention à pratiquer, médicamenteuse ou chirurgicale. Pour lui permettre, éventuellement, de s'abstenir, de se raviser ou, en pleine conscience, de maintenir. Dans le délai global de 12 semaines autorisant techniquement l'avortement, on ne peut vraiment pas soutenir que ces 7 jours constituaient une scandaleuse amputation, un retard irrémédiable (...)

Sur le fond, il est hallucinant de relever que le droit, la liberté et, pour un certain nombre de femmes, le progrès d'avorter n'étaient remis en cause par personne et que le délai de réflexion ne concernait qu'une modalité, que l'intelligence, la sensibilité et le bon sens justifiaient. C'était introduire, dans un processus délicat, douloureux, intime, en tout cas jamais léger, un suspens, une courte halte pour une délibération personnelle ou plurielle.

Loin d'être "stigmatisante, infantilisante", cette démarche faisait appel, au contraire, à la faculté humaine la plus noble : celle de peser avant d'agir, de penser avant de décider. A entendre les féministes, cette obligation aurait été humiliante mais on perçoit bien que, chez les plus extrêmes, ce qui aurait été redouté tenait précisément au revirement que ce délai de réflexion aurait permis et avait peut-être causé en de multiples occasions.

(...) je parviens mal à comprendre en quoi il était urgent d'abolir une prudence et une précaution qui intrinsèquement étaient positives et ne portaient pas atteinte à la substance de la faculté.

Certaines associations féministes sont à ce point déconnectées de la normalité humaine qu'elles se font une gloire de répudier ce que l'humain a de meilleur et qui, ne leur en déplaise, est indivis aux deux sexes : la vigilance, la lucidité, l'intelligence au plus près de soi, de ses humeurs, de ses désirs, de ses peurs, de ses espérances.

Quel pervers et inattendu argument, pour les authentiques misogynes, de constater que pour les féministes pures et dures, réfléchir est "un frein" !"

Posté le 13 avril 2015 à 19h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Le délai de réflexion était-il encore trop efficace pour les meurtriers de masse?

Dans le journal de réinformation du Parti de la France, Sylvie Collet dénonce la suppression du délai de réflexion pour l'avortement et rappelle les solutions alternatives qui existent et qui devraient être proposées aux Français pour une véritable culture de vie :

Logo"La culture de mort a encore progressé cette semaine dans notre pays. L’Assemblée nationale, dans le cadre des débats sur la Loi Santé, a en effet supprimé le délai de réflexion obligatoire, avant une interruption de grossesse. Un délai pourtant déjà bien court, de sept jours seulement, voulu par Simone Veil elle-même. En 1974, lors des débats parlementaires légalisant l’avortement, ce laps de temps avait été imposécar il était jugé, je cite : « indispensable pour faire prendre conscience à la femme qu’il ne s’agit pas d’un acte normal ou banal ».

Mais ce délai, qui a permis de sauver quelques vies parmi les millions de bébés tués depuis 1974, et qui manquent tant à notre Nation, à notre identité, à notre économie aujourd’hui, face à l’immigration-colonisation et au grand remplacement de population, ce délai de 7 jours donc, était encore trop efficace pour les meurtriers de masse. Et c’est sous le prétexte qu’il était « culpabilisant », qu’il a été supprimé. En 2014, c’était la notion nécessaire de « détresse » qui avait déjà été supprimée, banalisant l’avortement comme un acte de contraception comme un autre. Aujourd’hui, l’Assemblée nationale accorde, dans les faits, plus d’importance à un canapé qu’à un fœtus. En effet, pour avorter, plus de délai de réflexion, alors que pour acheter un meuble sur Internet ou par VPC, vous avez droit à un délai de rétractation de 14 jours… Aujourd’hui donc, accueillir dans votre foyer une cafetière est un acte plus important dans la société française que celui d’y accueillir la vie…

Pourtant, des solutions alternatives existent. Il suffit de promouvoir une politique d’accueil de la vie. Déjà en ne remboursant plus l’IVG, qui n’a pas à être payé par la communauté nationale qui souffre d’une balance démographique négative. Ensuite, en montrant la réalité de ce qu’est un avortement, aux mères qui veulent y recourir. La violence des images est insoutenable, car l’on prend conscience que c’est une vie que l’on tue. Enfin, en donnant la possibilité aux mères, issues de la communauté nationale, de garder leur enfant. Par la garantie d’une situation matérielle et financière bénéfique pour la mère et pour l’enfant. Le versement d’un salaire maternel, l’acquisition de points de retraite par la maternité, des allocations familiales indépendantes des revenus et revalorisées, le développement des crèches en entreprises, etc, etc. (...) 

Et puis, si toutes ces incitations à l’accueil de la vie, ne suffisent pas, la mère peut abandonner l’enfant à la charge de la Nation. En Italie, les fameuses « boites à bébé », où l’on peut en anonymat complet et en toute sécurité déposer un nouveau-né, fonctionnent très bien. L’enfant devient pupille de la Nation, la communauté nationale le protègera. Est-il plus indécent de demander à une femme de donner neuf mois de sa vie au service de la collectivité nationale, qu’à un jeune homme de servir sous les drapeaux pendant douze mois ? C’est aussi cela : faire partie d’une communauté nationale, avec ses droits et ses devoirs (...)

Posté le 13 avril 2015 à 08h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Hillary Clinton pour la dénaturation du mariage

On savait qu'Hillary Clinton était pour l'avortement, pour l'idélogie du gender et pour le "mariage" des homosexuels :

"Les LGBT sont nos collègues, nos professeurs, nos étudiants, nos soldats, nos amis, nos êtres aimés (...). Il méritent le droit d'être des citoyens. Ce qui inclut le droit au mariage"

Elle illustre d'ailleurs cet engagement dans son clip annonçant sa candidature puisqu'on y voit deux hommes se tenant par la main et qui vont prochainement réaliser un simulacre de mariage...

Que Nicolas Sarkozy et Manuel Valls la soutiennent n'a donc rien d'étonnant...

Posté le 13 avril 2015 à 08h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

11 avril 2015

Mgr Cattenoz : ces votes pour l'avortement sont des scandales pour l'Humanité

Mot de Mgr Cattenoz, évêque d'Avignon, prononcé sur RCF le 10 avril :

Arton5579-29c79"J’ai été touché d’entendre que l’Assemblée venait de voter la suppression des sept jours de réserve durant lesquels il était demandé à une femme qui voulait avorter de pouvoir prendre le temps de réfléchir, de consulter éventuellement. Je suis vraiment atterré de voir que si vous achetez une machine à laver ou une voiture sur internet, vous avez le devoir d’attendre huit jours pour avoir confirmation de votre achat, et vous pouvez vous rétracter. Une femme maintenant peut mettre à mort l’enfant qu’elle porte - il s’agit bien de cela -, elle n’aura plus aucun recours possible. 

Qu’on ait le droit d’attendre huit jours pour acheter un matériel, et qu’on ait le droit de tuer l’enfant que l’on porte ! - ce qui est, pour redire ce que Mère Teresa disait, le crime le plus odieux qui soit, car une mère en vient à vouloir tuer l’enfant qu’elle porte en son sein, porter atteinte à la vie que l’on porte. 

Je crois vraiment que les députés qui siègent la nuit feraient mieux de se reposer davantage pour pouvoir mieux travailler, dans de meilleures conséquences, dans la journée, car ces votes de nuit qui passent inaperçus sont des scandales pour l’Humanité. Lorsque j’entends des députés de gauche, de droite, du centre, me dire "Monseigneur, ce n’est pas si grave que cela, c’est le sens de la société d’aujourd’hui"... je m’excuse, un enfant n’est pas une voiture ou une machine à laver.

Je ne donne pas seulement mon avis en tant qu’évêque, je le donne d’abord en tant qu’homme. En tant que citoyen, j’ai aussi le droit de m’exprimer ; je ne vois pas pourquoi on aurait le droit, parce qu’on est ministre de la santé, de proposer des choses qui sont contre toute anthropologie. Demandez aux philosophes, aux médecins scientifiques : ils vous diront tous qu’un foetus est déjà un enfant en devenir, une personne humaine en devenir ; ce n’est pas une chose.

Lorsque j’étais aumônier dans une école catholique, la directrice voulait que les filles aillent faire un stage en maternité pour assister à un avortement par aspiration, voir passer des petits morceaux de mains, de pieds : je vous promets que j’attends la ministre de la santé pour voir si je donne vraiment mon avis en tant qu’évêque ou si c’est simplement en tant que personne humaine qui réfléchit avec son intelligence sur ce scandale de ce texte qui est passé la nuit dernière.

Je ne juge pas les personnes - je le dis toujours lorsque je prends position -, mais je juge les comportements. Là, je juge les personnes que sont les députés qui ont voté cela cette nuit ; je porte atteinte aux personnes car j’ai le droit de dire à ceux qui ont été élus par la Nation qu’ils sont en train de perdre la tête. Je crois vraiment que le grand problème de notre société est que nos élus s’occupent de beaucoup de choses, mais s’occupent-ils vraiment du bien de l’homme ?

Il faudrait d’abord réfléchir sur ce qu’est l’homme réellement, car ce sont les lobbies qui nous conduisent, dans tous les domaines ; ce sont des lobbies qu’on voit apparaître à un moment ou à un autre, comme le mariage pour tous. Beaucoup de députés socialistes me l’avaient dit à l’époque : on n’a pas besoin d’une nouvelle loi, il aurait suffit de changer le nom du PACS, de trouver un nom spécifique pour ces amitiés homosexuelles, qui sont de véritables amitiés que je suis prêt à respecter, mais n’appelons pas cela un mariage. Le mariage, dans le vocabulaire, c’est l’amour qui ouvre à la vie. Deux homosexuels peuvent s’aimer d’une amitié, mais cela ne s’ouvrira pas à la vie : ce n’est pas un évêque qui parle, c’est simplement le bon sens de l’homme."

Posté le 11 avril 2015 à 15h57 par Michel Janva | Lien permanent

L'enfant à naître et sa mère sont liés à jamais

De Cécile Edel, présidente de Choisir la vie :

"Jeudi matin à 0h45, 22 députés seulement se sont opposés au vote en première lecture de la mesure concernant la suppression du délai obligatoire de 7 jours entre deux rendez-vous préalables à tout avortement. Ne soyons pas naïfs, l’objectif de cette mesure n’était évidemment pas de libérer toujours plus les femmes, comme peuvent le prétendre certains députés et militants pro-choix ! Non ! L’objectif était de faire sauter l’un des derniers verrous qui pouvait encore aider les femmes à Choisir la Vie. Les soi-disant défenseurs de la loi Veil ne sont pas « pro-choix », mais délibérément et « hargneusement » « pro-mort »... Non seulement par ce vote, nos députés nous font entendre qu’ils considèrent l’enfant à naître comme ayant moins de valeur qu’un bien de consommation, mais en plus, ils nous montrent à quel point ils ignorent la psychologie des femmes enceintes. Tellement enfermés dans leur idéologie, je peux même aller jusqu’à dire qu’ils s’en désintéressent totalement! Si le sujet les intéressait, ils sauraient en effet que, dans la plupart des cas, à l’annonce d’une grossesse non prévue, non désirée, la jeune femme est sous l’effet d’un choc, comparable à ce que l’on peut appeler en psychologie mais, dans une moindre mesure, un choc « traumatique » (on nommera par traumatisme : l’ensemble des troubles de la vie affective et de la personnalité déclenchés chez un sujet par un choc émotionnel important) pouvant d’ailleurs, à plus ou moins long terme, entraîner ce qu’il est courant de nommer un « stress post-traumatique ». Cette grossesse, tel un « trauma », vient effectivement dans la plupart des cas, faire effraction dans la psyché de la personne qui n’avait ni prévu, ni contrôlé cet évènement. Celui-ci survient d’une manière inattendue, soudaine et imprévisible. Imprévisible car bien souvent la personne n’a pas imaginé (peu de maturité, entière confiance dans les contraceptifs...) qu’une grossesse pourrait survenir, cette dernière étant reléguée au champ de l’impossible. La grossesse est alors inévitablement vécue comme une agression extérieure, faisant irruption dans l’intériorité de la personne. L’enfant est ainsi identifié comme un objet extérieur, qui engendre un état d’insécurité et le sentiment d’être dans une situation de danger imminent aux conséquences irréversibles. C’est un véritable bouleversement et un drame intérieur qui se jouent alors. La première réaction de la personne est une réaction de rejet, qui succède à un état de sidération mentale. Les capacités intellectuelles et de raisonnement, qui sont d’habitude mobilisées pour une prise de décision, en calculant les risques et bienfaits de chacun des choix proposés, sont comme paralysées. A l’image des grands événements traumatiques (perte soudaine d’un être cher, catastrophe naturelle, agression..), où chacun sait qu’il est impossible alors de demander une quelconque prise de décision rapide à la personne, c’est une aberration psychologique et humaine que d’affirmer qu’une femme sous le choc d’une grossesse inattendue puisse ne pas avoir besoin d un certain temps de réflexion et que sa décision soit prise sans avoir besoin de consulter quiconque ! Ses capacités intellectuelles sont non mobilisables, tout son être est en émoi, son affectivité est accrue...

La femme tout juste enceinte ne peut exercer pleinement sa liberté, son être entier étant sous contrainte. Ainsi, au lieu d’opposer sans cesse et systématiquement depuis plus de 40 ans, l’enfant à naître et sa mère, en imposant à notre société entière l’idée grotesque que la vie de l’un (en l’occurrence celle de l’enfant) est une entrave à la liberté de « bien vivre » de l’autre (de sa mère), les opposants au respect de la Vie feraient mieux d’accepter enfin cette vérité, éclatante, naturelle, indiscutable, qui nous crie qu’une mère et son enfant seront toujours liés à jamais, l'un ne peut disparaître sans que l'autre ne souffre... C'est une évidence du cœur, de la nature et de la raison. Rien ni personne ne pourra changer cela, pas même nos lois!

L’extraordinaire sculpture de « The Child Who Was Never Born" de Martin Hudáčeka ne cesse d’ailleurs de nous rappeler cette vérité simple, d’une manière incroyablement éclatante...Après ce vote scandaleux, qui laisse supposer que cet acte est totalement banal, anodin et sans conséquences, je vous invite à faire circuler cette image à la fois douloureuse et lumineuse de "l’Enfant qui n’est jamais né" et qui fera, souhaitons-le son chemin, dans la conscience de chacun."

Posté le 11 avril 2015 à 15h20 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2015

Le gouvernement veut imposer un quota d’avortements pour chaque établissement de santé.

Mais jusqu'au le gouvernement va-t-il aller pour imposer la culture de mort ?

"Après la suppression du délai de réflexion, et la réalisation d’IVG par les sages-femmes, l’Assemblée vient de voter un amendement qui conduit à l’instauration d’un quota d’avortements par établissement de santé. 

L'article 38 du projet de loi Santé définit les objectifs pluriannuels des agences régionales de santé (ARS). Parmi ces objectifs, l’amendement n°2175 vise à introduire dans la loi un objectif en matière d'IVG qui liera les ARS aux établissements de santé

Cet amendement vient d’être adopté. 

Si cette disposition est maintenue dans le projet de loi par le Sénat, les ARS devront prévoir des plans d'action pour l'IVG, contractualisant avec les établissements de santé sur un objectif de volume d’activité d’IVG par rapport au volume de leur activité d’obstétrique (cf. FRIDA : un nouveau plan d’action pour améliorer l’accès à l’IVG). 

Le nombre d'IVG qu'un établissement de santé devra réaliser dans l'année sera donc prévu à l’avance par établissement, ce qui revient à imposer un quota  d’IVG pour chaque établissement de santé." (via Généthique)

Posté le 10 avril 2015 à 16h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (27)

L'enfant qui n'est pas né et sa mère

Cette sculpture, réalisée par Martin Hudáčeka, un jeune artiste slovaque, a été inaugurée en Slovaquie le 28 octobre 2011  en présence du ministre de la Santé. Elle symbolise l'enfant qui ne naît pas suite à un avortement. 

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Posté le 10 avril 2015 à 16h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (26)

Limitation de l'avortement : en Oklahoma aussi

Lu sur Gènéthique :

"Le lendemain du jour où l'Etat du Kansas a, pour la première fois aux Etats-Unis, interdit l'avortement au cours du second trimestre, les chambres de l’Etat voisin, l'Oklahoma, ont voté une loi identique.

Le Sénat vient de voter le Dismemberment Abortion Act, du nom de la procédure de démembrement du fœtus pour un avortement après 12 semaines de grossesse.

Pour que cette loi soit effective, le Gouverneur Mary Fallin doit la signer, ce qui devrait advenir sans difficulté puisqu'elle s'est montrée favorable aux restrictions relatives à l'IVG."

Pendant que la France cherche par tous les moyens à banaliser le crime de l'avortement, les Etats pro-vie des Etats-Unis cherchent par tous les moyens à le limiter.

Posté le 10 avril 2015 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

09 avril 2015

"Nous acceptons que l'IVG soit une blessure pour les femmes, et c'est précisément ce pourquoi nous essayons de la leur éviter»

Le député-maire Ligue du Sud d'Orange, Jacques Bompard, actuellement en convalescence suite à une opération (raison pour laquelle il ne peut prendre part aux débats à l'assemblée), refuse de prendre acte de l'adoption, par l'Assemblée nationale, de la suppression du délai de réflexion avant un avortement.

Ainsi le parlementaire a déposé le 27 mars des amendements pour lutter contre le recours à l'avortement. Parmi lesquels figure, outre un allongement du délai de réflexion à deux semaines au lieu d'une par le passé, le fait de «faire écouter le cœur de l'enfant aux femmes» souhaitant avorter. Un proche du député explique :

«Nous acceptons que l'IVG soit une blessure pour les femmes, et c'est précisément ce pourquoi nous essayons de la leur éviter».

Voir ici les amendements déposés.

Posté le 9 avril 2015 à 15h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Alliance VITA dénonce une précipitation qui ne respecte pas les femmes

Alliance VITA s’inquiète de la manière précipitée dont les députés ont supprimé le délai de réflexion entre les deux rendez-vous médicaux pour recourir à l’avortement. Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA, qui accompagnent plus de 2000 femmes ou couples par an, confrontés à des questions ou épreuves liées à la grossesse :

«Depuis 15 ans, j’accompagne des femmes confrontées à cette question difficile ; je suis témoin des débats intérieurs profonds que provoque l’IVG. Les femmes le savent bien : c’est la vie d’un être humain et aussi leur propre destin qui est en jeu. Enfermer les femmes dans une décision précipitée, c’est méconnaître ce qu’elles vivent lors de grossesses imprévues.

Les questions se bousculent dans la panique, et souvent la solitude. Bien des femmes, jeunes ou moins jeunes, se sentent jugées et rejetées quand elles révèlent être enceintes sans l’avoir planifié. Beaucoup confient penser à l’IVG à contrecœur sous la pression de leur compagnon, ou encore par peur pour leur emploi.Supprimer ce délai, c’est cautionner une maltraitance faite aux femmes, par l’injonction légale de décider. Ce n’est pas un délai qui effacera la souffrance de l’IVG. Au contraire je mesure combien  les femmes ont droit à l’ambivalence sur une question aussi intime et qu’on leur donne l’espace pour revenir sur une décision si impliquante. Sur un sujet si délicat, les femmes ont besoin d’écoute et de temps pour y voir clair. Elles ont droit également à recevoir une information complète, y compris sur les aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères. C’est tellement violent de découvrir a posteriori qu’on n’a pas été suffisamment soutenu et que tout s’est passé de manière précipitée… »

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« Forcer la banalisation de l’IVG ne rend pas service aux femmes... On affirme que précipiter l’avortement leur évite une semaine de souffrances inutiles ; mais quel drame si c’est au prix d’un regret et d’une peine que la société interdit de plus en plus aux femmes d’exprimer ! Le slogan « C’est mon choix » condamne bien des larmes au secret. En réalité, cette obstination de faire de l’avortement un acte sans portée intime, sociale et éthique, constitue un grave déni de ce qu’elles ressentent. De plus en plus de femmes enceintes nous disent : « Je me sens nulle de ne pas savoir quoi décider ». La loi exige aujourd’hui aussi un délai pour d’autres actes médicaux sensibles : deux semaines pour la chirurgie esthétique, et même un mois pour l’assistance médicale à la procréation. Donner du temps aux femmes les protège de la panique, mais aussi des pressions qui peuvent les pousser à avorter à contrecœur. Depuis la suppression, en 2001, du dossier-guide qui informait les femmes sur les alternatives à l’IVG, l’avortement s’impose souvent comme une fatalité. »

Alliance VITA s’inquiète de la mesure également votée pour autoriser l’IVG chirurgicale dans les centres de santé au détriment de la sécurité sanitaire des femmes. Elle rappelle l’urgence d’une politique de prévention de l’avortement. Elle ne doit pas se limiter à la « prévention des grossesses non désirées » (72% des femmes qui recourent à l’IVG utilisaient une méthode de contraception dite fiable lorsqu’elles se sont découvertes enceintes). Intégrer l’aide aux femmes dont la grossesse est imprévue ou difficile est essentiel pour que l’avortement ne soit pas une fatalité.

Posté le 9 avril 2015 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

Loi santé : la contraception toujours plus urgente pour les mineures

Communiqué des AFC :

"Actuellement est débattu à l'Assemblée Nationale un projet de loi de modernisation du système de santé. Parmi les points discutés, les AFC sont attentives aux dispositions concernant la contraception d'urgence des mineures qui veulent supprimer la consultation préalable, la notion de « détressse caractérisée » et son caractère « exceptionnel ».

La contraception d’urgence des mineures, aujourd’hui

Deux produits sont qualifiés de contraceptifs d’urgence : le Norlevo ou Levonorgestrel Biogaran (encore appelé « pilule du lendemain », à prendre dans un délai de 72h après un rapport sexuel) et Ellaone (ou « pilule du surlendemain », à prendre jusqu’à 5 jours après un rapport sexuel)

La Loi relative à la contraception d’urgence du 13 décembre 2000 assure l’anonymat et la délivrance gratuite en pharmacie pour les mineures de plus de 15 ans. Elle autorise aussi la délivrance au sein des établissements d’enseignement du second degré dans les cas d’urgence et de détresse caractérisée. Dans les deux cas, il ne s’agit que de la délivrance et un médecin en aura fait auparavant la prescription.

La loi du 4 juillet 2001 supprime l’autorisation parentale pour la prescription, la délivrance ou l’administration de contraceptifs aux personnes mineures. 1 270 000 unités de contraceptifs d’urgence ont été délivrées en 2010, dont 360 000 pour les mineures. Ces deux chiffres sont en progression constante.

Ce que dit le projet de loi de santé

Il prévoit de faciliter l’accès à la contraception d’urgence des mineures dans les établissements du second degré par les infirmiers scolaires.

  • En supprimant la notion de « détresse caractérisée » et le caractère « exceptionnel » du recours à la contraception d’urgence.
  • En supprimant la consultation préalable auprès d’un médecin.

Les conséquences pour les jeunes

En supprimant le caractère symbolique des barrières que sont les expressions « détresse caractérisée » et « exceptionnel », on promeut la banalisation du recours à ces moyens contraceptifs en faisant de l’infirmier scolaire un simple distributeur de contraceptifs pour remédier –éventuellement de manière régulière et répétée- aux conséquences –toujours vues comme négatives- de la relation sexuelle, c’est à dire la transmission de la vie. En supprimant la consultation médicale, on prive la jeune fille d’un entretien médical à caractère préventif susceptible de l’aider à mieux se prendre en charge de manière responsable. Ce texte de loi va donc vers une banalisation de la relation sexuelle et de ses conséquences, supprimant tout accompagnement éducatif sur le sens du corps, le sien et celui de l’autre, le sens de la relation amoureuse et de de la sexualité. Les adultes en charge des plus jeunes sont privés d’une parole de transmission sur ces sujets : les parents –depuis 2001- les médecins et les infirmiers scolaires, avec ce projet de loi.

Qui dira aux jeunes qui accèdent à la majorité sexuelle le sens de ce qu’ils vivent dans cette relation qui engage toute leur personne et qui est suffisamment fort pour qu’une nouvelle vie survienne ?

Nos propositions

Mettre en place une véritable éducation affective, relationnelle et sexuelle qui ne soit pas centrée sur le plaisir, la contraception, la prévention des IST ou l’orientation sexuelle mais qui soit centrée sur la relation et la personne dans toutes ses dimensions.

Etudier l’impact des contraceptifs d’urgence sur la prévention des grossesses non désirées des mineures sous les aspects du coût, de l’efficacité, des conséquences individuelles (immédiates et à long terme) et environnementales."

Posté le 9 avril 2015 à 14h27 par Michel Janva | Lien permanent

Suppression du délai de réflexion avant un avortement

L'Assemblée nationale a voté cette nuit en première lecture une mesure du projet de loi sur la santé supprimant le délai de réflexion de sept jours demandé aux femmes souhaitant avorter.

L'article supprimant ce délai de réflexion avait été introduit en commission le mois dernier, à l'initiative du député socialiste Catherine Coutelle, présidente de la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée.

L'opposition avait déposé des amendements pour abroger cet article afin de rétablir ce délai de réflexion. Les députés ont rejeté, par 40 voix contre 22, ces amendements. Le détail de ce scrutin est ici.

Voici les députés UMP qui ont voté cet amendement  :

  • Bernard Accoyer
  • Yves Albarello
  • Julien Aubert
  • Xavier Breton
  • Bernard Debré
  • Jean-Pierre Door
  • Daniel Fasquelle
  • Guillaume Larrivé
  • Isabelle Le Callennec
  • Pierre Lellouche
  • Gilles Lurton
  • Olivier Marleix
  • François de Mazières
  • Yannick Moreau
  • Frédéric Reiss
  • Arnaud Robinet
  • Michel Terrot
  • Dominique Tian

Et les 4 députés UDI :

  • Thierry Benoit
  • Yannick Favennec
  • Arnaud Richard
  • Philippe Vigier

Aucun député non-inscrit n'était présent. Lors de cette séance, Xavier Breton a déclaré :

"Il est fini le temps de la pensée unique où l'on ne pouvait plus débattre de l'IVG et de la protection de l'enfant à naître".

Il sera utile que la droite s'inspire de cette façon "bulldozer" qu'a la gauche quand elle gouverne et qu'elle veut imposer ses réformes.

Posté le 9 avril 2015 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)


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