20 février 2018

40 Days for Life : 29 bébés à naître sauvés de l'avortement

Logo-40-days-1La coordination internationale des 40 Days for Life indique qu'au lundi 19 février, 29 bébés à naître ont été sauvés de l’avortement au 6ème jour de la campagne de Carême.

Cette campagne, lancée le mercredi des Cendres, se déroule en 354 lieux différents aux États-Unis et aussi dans 24 autres pays.

Pendant les quarante jours du Carême, des milliers de cœurs purs se réunissent devant des avortoirs, 24 h sur 24 et 7 jours du 7 pour prier afin de faire reculer l’avortement et obtenir que des mamans enceintes renoncent à y recourir.

Depuis le lancement des campagnes des 40 Days for Life, en 2007, les responsables estiment que plus de 14 000 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement.

Depuis des années, Riposte Catholique s’associe à ces campagnes par des “prières de l’arrière” : prier chaque jour une dizaine de chapelet aux intentions de la campagne et pendant toute la durée du Carême. Près de 1 000 personnes déjà prient en France à ces intentions. Signalez-nous que vous voulez y participer en confirmant votre adhésion à daniel.hamiche@gmail.com qui coordonne depuis des années cette chaîne de prière.

Posté le 20 février 2018 à 08h47 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2018

Elle a failli attendre

220px-Pantheon_3Simone Veil et son époux, Antoine Veil, seront inhumés au Panthéon dans la deuxième quinzaine de juin ou tout début juillet. La cérémonie devrait être diffusée en direct sur une chaîne de télévision. La date définitive sera fixée par Emmanuel Macron. Le cortège remontera la rue Soufflot et les cercueils seront déposés au centre du parvis du Panthéon. Le lendemain de la cérémonie, au matin, après avoir passé la nuit dans la nef du Panthéon, veillés par la Garde républicaine, ils seront inhumés dans le caveau dédié situé dans la crypte du Panthéon. La cérémonie présentera le parcours de Simone Veil, et notamment son combat en faveur du meurtre de l'enfant à naître.

Elle y rejoindra Voltaire, le raciste, Rousseau, qui avait abandonné ses enfants, ou encore l'idéologue antichrétien Jaurès. Charmante compagnie.

Posté le 19 février 2018 à 18h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (29)

Isabelle Surply (Candidate au Comité Central du FN) demande des solutions alternatives à l'avortement

Posté le 19 février 2018 à 18h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Délit d'entrave à l'IVG : Laurence Rossignol reconnait avoir voulu "déstabiliser” les associations pro-vie

Un an après l'adoption de cette loi, aucune plainte n'a été déposée, preuve que ce délit n'existe pas et que le but recherché était de faire pression sur les association pro-vie qui aident les femmes en difficulté :

La loi, promulguée fin mars, punit de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende les auteurs de sites internet poursuivis par une femme estimant avoir reçu “des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation” pour l’empêcher d’avorter. Douze mois plus tard, aucune plainte n’a été déposée, selon les informations recueillies par l’AFP. Ivg.net, avortement.net, SOSbébés, afterbaiz, testpositif… Ces plateformes accusées par les institutions de délivrer de “fausses informations”, parfois “sous une apparence officielle” ou via des numéros d’écoute gratuits, figurent en bonne place sur les moteurs de recherche.

Pour Alba Horvat, juriste bénévole à la Fondation des femmes, la loi n’a pas eu d’effet car elle est “trop complexe”. “Le délit est écrit de telle manière qu’il est difficile à démontrer”, explique-t-elle à l’AFP. "Pour prouver l’entrave, on doit être en présence d’une femme qui cherche à s’informer sur l’IVG, qui subisse des menaces ou pressions assez graves pour qu’elle s’en rende compte, qu’elle en soit suffisamment affectée pour aller porter plainte, et qu’elle garde des preuves de ce qu’elle a subi".

Cette fondation féministe voudrait porter une première action en justice. Un processus “long” qui se heurte à des difficultés pour trouver des victimes et collecter des preuves (factures de téléphone, échanges de messages, etc.), reconnaît Mme Horvat. “Le texte est difficile car il est contraint par les principes généraux sur la liberté d’expression”, défend la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, à l’époque ministre des Droits des femmes (...)

De fait, pour éviter qu’elle soit invalidée par le Conseil constitutionnel, saisi par des parlementaires au nom de la liberté d’expression, elle avait été réécrite “deux ou trois fois”, se souvient Catherine Coutelle, ancienne présidente de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale. "On ne ferme pas les sites des pro-vie, on dit que les personnes qui ont été abusées ont le droit de porter plainte" poursuit la rapporteure de la loi (...)

Chez ivg.net, site créé en 2008 qui était encore l’an passé mieux référencé que le site gouvernemental (...), on réfute “toute accusation d’entrave”, défendant “la liberté des femmes” de s’informer. "Je ne vois pas comment on pourrait avoir une plainte dans la mesure où on répond à une démarche personnelle" dit à l’AFP Marie Philippe, directrice de cette publication d’une trentaine d’écoutantes et modérateurs, discrète sur ses positions sur l’avortement. “C’est une loi d’idée, pas applicable”, estime Emile Duport, porte-parole du mouvement anti-IVG Les Survivants qui possède plusieurs sites, affirmant en avoir été “peu inquiété”. “Au contraire, ça nous a médiatisés”, poursuit-il.

Reste que depuis un an, ces plateformes disent recevoir davantage de faux témoignages ou d’appels de femmes cherchant, selon eux, à les “piéger”. “Le but était aussi de déstabiliser”, poursuit Laurence Rossignol," Si aujourd’hui ces sites se sentent épiés, sous surveillance, et qu’ils font plus attention à ce qu’ils disent, c’est qu’on a un peu réussi".

Cela s’appelle le harcèlement démocratique.

Posté le 19 février 2018 à 12h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

15 février 2018

Terres de Mission : accueillir les femmes enceintes

Posté le 15 février 2018 à 19h05 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2018

Accueillir les femmes en détresse

IndexTerre de missions reçoit, ce dimanche 11 février, Daniel Hamiche, rédacteur en chef de l'Observatoire de la christianophobie. Il revient sur les nombreuses polémiques qui ont éclaté un peu partout, ces derniers mois, du fait de la présence de croix - qui restent, plus que jamais, le signe de contradiction annoncé par le Christ. De l'affaire de Ploërmel aux yaourts "à la grecque" montrant des églises sans croix, en passant par le cimetière de Prinçay, le journaliste montre à quel point la loi de 1905 est absurde. Mais il termine sur une note d'espoir: Nestlé a rétabli la croix sur l'église de Santorin qui illustre ses yaourts. Comme quoi, quand on ne lâche rien, on peut gagner!

Lui succède sur le plateau l'abbé Paul Aulagnier, de l'Institut du Bon Pasteur, qui évoque pour nous ses souvenirs de Mgr Lefebvre et des débuts de la Fraternité Saint Pie X, dont il fut l'un des premiers prêtres ordonnés et le premier supérieur pour la France.

Enfin, Cécile Edel, présidente de Choisir la Vie, vient présenter une action trop méconnue du mouvement pro-vie: l'écoute téléphonique, l'accueil et l'assistance aux femmes enceintes en difficulté. Elle insiste notamment sur le fait que l'immense majorité des femmes qui l'appellent souhaitent garder leur enfant, mais sont trop souvent contraintes à avorter par leur entourage. Si nous consacrions autant d'efforts à les aider à faire le choix de la vie qu'à propager la culture de mort, que de vies innocentes pourraient être sauvées!

Posté le 10 février 2018 à 11h07 par Michel Janva | Lien permanent

Émile Duport, les Survivants : « On est tous concernés par l'avortement »

Posté le 10 février 2018 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

09 février 2018

Affaire du MRJC et conscience du donateur : L’Eglise peut-elle continuer à financer un mouvement qui bafoue ses principes intangibles ?

De Cécile Edel, vice-présidente de la Marche pour la vie et présidente de Choisir la vie :

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Le flou demeure après le débat suscité par le MRJC sur le "droit fondamental à l'avortement". Au débat sur le fond s'ajoute le malaise lié à la question du financement de ce mouvement par l'Eglise. Loin d'être le simple versant matériel et secondaire de cet épineux dossier, cette subvention met en cause le respect de la conscience des contributeurs au denier du culte.

Consentir un don, c'est donner des moyens d'action ! Ainsi le croyant donne-t-il à l'Eglise pour œuvrer en accord avec l'Evangile et avec sa conscience.

Cette question de la conscience, Choisir la vie y est sensible depuis sa création. Nommée AOCPA (association pour l'objection de conscience à toute participation à l'avortement) quand elle fut créée, en 1982, notre association a d'abord en effet cherché à contourner les effets de la loi Roudy et du remboursement de l'avortement par le budget de l'Etat. L’objectif était alors que le contribuable ne soit plus obligé d’être complice d’un acte que sa conscience réprouvait. D'aucuns comprendront donc notre réactivité sur le sujet soulevé par "l'affaire" MRJC. Les 574 000 euros de subvention annuelle versés par l'Episcopat français font inévitablement de nous, donateurs, les complices d'une idéologie qu'il est sensé contrer et que nous combattons depuis plusieurs décennies. Nous ne pouvons l'accepter. 

La CEF a-t-elle clarifié la situation ?

L'expression, par voie de communiqué, d'une "distance" prise avec la Marche pour la Vie et d'une reconnaissance d'un "droit fondamental à l'avortement" est à l'origine de la controverse. Le recadrage de la Conférence des Evêques de France (CEF) était inévitable. Est-il de nature à modifier les positions des responsables du MRJC ? Personne de sensé ne peut le croire. La CEF a été certes ferme sur les principes, mais elle n'a aucun pouvoir sur les consciences obscurcies depuis des années. Ces derniers continueront donc à agir selon leurs convictions, avec un militantisme affiché, et sans respect pour les points non négociables de l’Eglise dont ils font pourtant partie. Le respect de la vie reste, à leurs yeux, contrebalancé par un "droit fondamental" à l'avortement. Et les jeunes qui leur sont confiés continueront sans doute à bénéficier de leur week-end de formation militante "LGBTQ et féminisme en milieu rural"… Le tout visiblement financé à hauteur de 1/5 par les contributeurs au denier du culte, qui abonde les finances de nos diocèses.

L'enjeu : notre confiance à l'égard de l'Eglise et de nos pasteurs

Déçus, nous le sommes, oui ! A l'heure où les repères sont dilués et les convictions endormies, le manque de fermeté de nos Pasteurs confirme d'une part les plus indécis dans leur syncrétisme moral et, d’autre part, il blesse la confiance que de nombreux fidèles placent en eux, pour coordonner une action en accord avec le message de l'Evangile. L'épiscopat français est-il un bon berger, pour une part garant de nos actes et gardien de nos consciences ?

Il faut malheureusement affirmer que la CEF reste au stade de l'affirmation des principes, mais pèche par manque de fermeté, que son statut de "mère" lui impose. L'honnêteté intellectuelle et financière impose en effet que chacun prenne ses responsabilités. La CEF ne peut se contenter sur ce point d'une rencontre et d'un communiqué… Elle doit aux fidèles et à ses donateurs davantage de clarté et doit sanctionner fermement un mouvement qui se détache de l’enseignement multiséculaire de l’Eglise du Christ. Surtout, elle ne peut mettre volontairement ses fidèles en porte à faux avec leur conscience. Quant au MRJC, il doit avoir le courage d'assumer ses convictions et rechercher un autre mode de financement, compatible avec ces dernières.

Posté le 9 février 2018 à 19h25 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2018

Scandale : la photo de sa fille handicapée utilisée pour promouvoir l'avortement

DOr22wMU8AAb7vUNatalie Weaver est la maman de Sophia, une petite fille atteinte du syndrome de Rett. Extrêmement rare, le syndrome de Rett est une maladie génétique qui se développe chez le très jeune enfant, principalement la fille, et provoque un handicap mental et des atteintes motrices sévères.

Natalie Weaver tombe un jour par hasard sur une photo de sa fille, utilisée pour promouvoir l'avortement. Sur Twitter, elle réagit :

"Cette fois, c'est trop. Cette personne n'a pas le droit d'utiliser la photo de ma fille pour promouvoir quelque chose d'aussi horrible".

Suite à la découverte de cette photo, Natalie Weaver a mobilisé l'ensemble de ses abonnés pour la faire disparaître le plus rapidement possible. Si dans un premier temps Twitter osait répondre à la maman que le tweet en question ne violait pas son règlement, celui-ci a finalement décidé de suspendre le compte de la personne à l'origine du post.

Depuis la naissance de Sophia, sa maman se bat pour l'insertion des enfants malades dans la société. Celle-ci souhaite avant tout montrer que malgré leurs différences, les enfants handicapés ont besoin de notre amour et méritent d'être traités comme tous les enfants. Natalie partage d'ailleurs régulièrement des photos de Sophia entourée de ses parents et de ses frères et soeurs. Des clichés pleins de tendresse qui émeuvent tous les internautes et qui prouvent que la famille de Natalie est une famille comme toutes les autres malgré le handicap de la petite fille.

Posté le 6 février 2018 à 20h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

03 février 2018

10 février : prière de réparation de SOS Tout-Petits à Maisons-Laffitte (78)

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Posté le 3 février 2018 à 08h38 par Michel Janva | Lien permanent

01 février 2018

Les valeurs de Renaud Muselier : l'avortement

Posté le 1 février 2018 à 19h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

31 janvier 2018

Le MRJC tourne le dos au Concile Vatican II

Commentaire d'Yves Daoudal sur l'affaire du MRJC :

"La polémique a conduit le noyau dirigeant de l’épiscopat à convoquer les dirigeants du MRJC, nous a-t-on dit, le 29 janvier, jour de la… réunion ordinaire du Conseil des évêques pour les mouvements et associations de fidèles. Il en est résulté un long communiqué filandreux qui ne dit rien, sauf que l’avortement n’est pas approprié et que le principe de la dignité de la personne humaine doit se comprendre à partir de la conception…

Car les évêques de France n’ont toujours pas lu les textes de Vatican II, par exemple Gaudium et Spes qui qualifie l’avortement de « meurtre » et de « crime abominable » (n.51), ni le Catéchisme de l’Eglise catholique qui cite ce texte. Bref la Conférence des évêques de France rend hommage à l’action si méritoire du MRJC, mais lui dit que ce n’est pas adéquat d’invoquer le droit à l’avortement, et ne prend aucune sanction.

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Le communiqué sur le "droit à l’avortement" se trouve donc toujours sur les pages internet du MRJC, et bien évidemment le groupuscule va pouvoir continuer à percevoir son pactole de plus de 500.000 € par an. D’où le titre de La Croix : Après explications, les évêques renouvellent leur confiance au MRJC

Posté le 31 janvier 2018 à 17h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

Le Sénat américain refuse d'examiner la proposition de loi sur l’interdiction de l’avortement après 20 semaines

IndexLa proposition de loi sur l’interdiction de l’avortement après 20 semaines, adoptée par les députés le 3 octobre dernier, ne sera pas examinée par les sénateurs américains. Il fallait une majorité des trois cinquièmes (60 sur 100), il n’y a eu que 51 sénateurs à se prononcer pour l’examen du texte, contre 46. Les républicains espéraient que certains démocrates d’Etats à majorité pro-vie accepteraient le débat, ils n’ont été que trois…

Réaction de Donald Trump au vote du Sénat refusant d’examiner la proposition de loi visant à interdire les avortements après 20 semaines :

« Lorsque j'ai pris la parole lors de la 45e Marche annuelle pour la vie, j'ai demandé au Sénat d'adopter la Loi sur la protection de l'enfant à naître qui peut ressentir la douleur, une loi importante qui protégerait nos plus vulnérables. Il est décevant que, malgré le soutien d'une majorité bipartisane des sénateurs américains, ce projet de loi ait été bloqué.

« Des études scientifiques ont démontré que les bébés dans l'utérus ressentent de la douleur à vingt semaines. Le vote du Sénat rejette ce fait scientifique et met les Etats-Unis hors du courant dominant dans la famille des nations, dans laquelle seulement 7 des 198 pays, dont la Chine et la Corée du Nord, autorisent l’avortement choisi après 20 semaines de grossesse [En fait la France aussi, dans le cas de l'"Interruption Médicale de Grossesse", pratiquée par exemple quans l'enfant porte la trisomie 21? NDMJ].

« J'exhorte le Sénat à reconsidérer sa décision et à adopter une loi qui célébrera, chérira et protégera la vie. »

De son côté, le vice-président Mike Pence a déclaré :

« Je suis déçu que 46 sénateurs aient voté contre un texte qui aurait respecté les convictions de la majorité des Américains, dont celle du Président Trump, en refusant d’examiner une proposition de loi qui limiterait les avortements sur les bébés à partir du moment où ils peuvent ressentir de la souffrance. Il y a peu, j’ai vu comment notre président, un véritable avocat pro-vie, a stimulé le mouvement qui grandit, lors de la Marche pour la Vie. Le message pro-vie est en train de gagner et le Président Trump et moi-même n’arrêterons jamais dans notre engagement pour défendre et protéger les plus vulnérables d’entre nous. Nous continuerons de nous dresser en faveur du caractère sacré de la vie. »

Posté le 31 janvier 2018 à 17h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

30 janvier 2018

L’Association des guides et scouts d’Europe s'étonne qu'un membre du MRJC représente les jeunes à Rome

Dans un communiqué publié sur Famille chrétienne, l’Association des guides et scouts d’Europe fait part de son étonnement et de son incompréhension face à l’absence d’un représentant du scoutisme parmi les trois jeunes délégués pour représenter la France au pré-synode des jeunes. Après la polémique sur le MRJC, elle lui parait également « incohérent » de maintenir le membre issu de ce mouvement parmi ces mêmes délégués.

B_1_q_0_p_0« Il y a dix jours, nous prenions connaissance des noms des trois jeunes que la conférence des évêques déléguait pour représenter la France au pré-synode de mars (en préparation du synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement à la vocation d’octobre prochain). Nous avons été étonnés qu’il n’y ait, parmi eux, aucun représentant d’un mouvement de scoutisme alors que le scoutisme a été si souvent cité comme un point important dans les réponses au questionnaire que le Saint Père avait proposé aux jeunes. D’ailleurs, la synthèse de ces réponses soulignait clairement la place du scoutisme dans l’appréhension de la foi et le discernement de la vocation humaine.

Cet étonnement initial s’est doublé d’une incompréhension quand nous avons découvert qu’un des trois délégués appartenait à un mouvement dont les prises de position vont à l’encontre des enseignements de l’Eglise, particulièrement pour les questions liées à la protection de la vie. Le communiqué du MRJC dans le contexte des débats sur la bioéthique prend une résonnance d’autant plus forte et incompréhensible.

Notre présidente avait d’ailleurs fait part de notre questionnement par un courrier à la directrice du Service National pour l’Evangélisation des Jeunes et pour les Vocations(SNEJV).

Suite à la réaction de Monseigneur Ginoux et aux prises de position de plusieurs mouvements dans la presse, il nous est apparu nécessaire de faire connaitre notre position sur les enseignements fondamentaux de l’Eglise qui nous semblent relativisés par les déclarations faites. C’est pourquoi nous venons d’écrire à Monseigneur Percerou, président du conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes :

« Mouvement d’éducation catholique utilisant la méthode scoute, le mouvement des Guides et Scouts d’Europe s’emploie à répondre à sa mission de mouvement catholique, fidèlement, en donnant le primat à la vocation de chacun à la sainteté. Nous nous efforçons de faire vivre concrètement l’enseignement de l’Eglise à nos jeunes, dans un environnement souvent hostile. Au sein de ces enseignements, celui relatif à la défense de la vie est fondamental. Il est donc particulièrement regrettable que ces attaques contre le respect de la vie soient le fait d’associations reconnues comme catholiques. Certes, à l’occasion de la réunion du 29 janvier du Conseil des évêques pour les mouvements et associations de fidèles (CMAF), un communiqué de presse a été publié mais il ne permet pas d’apaiser le trouble causé ; bien plus il entretient une regrettable confusion. A sa lecture, il semblerait qu’il est donc possible d’avoir « une diversité d’approches » dans le cadre de « la liberté de parole », même sur des questions de fond. Aussi, c’est cette même liberté qui nous conduit à affirmer qu’en cette matière la parole de l’Eglise doit être forte et sans ambiguïté pour ne pas abandonner ceux qui, au quotidien, tentent, dans la difficulté, de rester fidèles à la Foi de l’Eglise.

Dans ce contexte, il paraitrait incohérent de maintenir le choix de ce jeune comme délégué de l’Eglise de France et de la parole portée par les jeunes de notre pays auprès des pères du synode ».

Claire VERDIER, Présidente

Isabelle NICPON-RS, Commissaire Générale Guide

Michel-Henri FAIVRE, Commissaire Général Scout

Abbé Cyril GORDIEN, Conseiller Religieux National

Posté le 30 janvier 2018 à 16h42 par Michel Janva | Lien permanent

Perversion de la médecine : 7000 cartons rouges remis à Marlène Schiappa

Par l'association Droit de naître :

Index"Ce mardi 30 janvier 2018, Droit de Naître a remis à Mme Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, plus de 7000 cartons rouges envoyés par les amis de l’association afin de protester contre son projet de rendre légale la PMA pour les couples de lesbiennes et les femmes seules.

Le même jour, Droit de Naître a déposé près de 10 000 pétitions au Conseil national de l’Ordre des Médecins, afin que son président, le docteur Patrick Bouet, prenne position contre le souhait du Haut conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes et du Planning familial de voir supprimée la clause de conscience qui permet aux médecins de refuser de pratiquer des avortements.

Ces deux projets, s’ils se réalisaient, conduiraient à une perversion insupportable de la profession de médecin. Dans le premier cas, il ferait de ce dernier le complice de la privation délibéré d’un enfant de son père et dans l’autre il conditionnerait l’exercice de la médecine à l’acceptation de supprimer une petite vie innocente ! Une telle dérive n’est pas une fatalité pour notre pays. Afin d’empêcher le pire il faut poursuivre sans relâche et sans compromis la mobilisation pour la vie. C’est ce que fera Droit de Naître tout au long de l’année 2018."

Posté le 30 janvier 2018 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

29 janvier 2018

« Vous êtes « confus » si vous pensez que vous pouvez être pro-avortement et catholique. »

Prendergast_terrence001-jpgL’archevêque d’Ottawa Mgr Terrence Prendergast a écrit au premier ministre Justin Trudeau qu'il est « logiquement impossible » de se considérer comme catholique et pro-avortement. Il a fait valoir ce point dans un éditorial d’Ottawa Sun qui dénonce l’exigence du gouvernement voulant que les employeurs signent une attestation favorable à l’avortement et pro-transgenre pour les subventions d’emplois d’été.

"Il n'y a pas de droits reproductifs dans la charte en dépit des revendications du Premier ministre". «Tout Canadien peut le vérifier en lisant la Charte des droits et libertés en ligne. Néanmoins, le ministère de l'Emploi et du Développement social peut maintenant refuser aux organismes le financement d'emplois d'été s'ils ne reconnaissent pas ce droit inexistant. "

«Cette attestation exclut toute paroisse catholique ou organisme de bienfaisance du financement [du gouvernement] pour l'embauche d'un étudiant d'été». "Nous ne pouvons pas affirmer que nous soutenons un droit à l'avortement (inexistant), ce que signifie l'euphémisme" droits génésiques "». "Plus dérangeant encore nombreux sont les commentaires confus du premier ministre concernant la coexistence logiquement impossible de son identité en tant que catholique et son soutien de l'avortement".

Posté le 29 janvier 2018 à 19h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Le MRJC rappelé à l'ordre : un mouvement d'Eglise ne peut pas justifier l'avortement

Extrait du communiqué publié ce jour suite à une rencontre entre le MRJC et la CEF :

Pnnpnzhezg3pbjocwru1_400x400-2"[...] Lorsqu’elle est canoniquement reconnue comme mouvement d’Église, une association de fidèles a véritablement la confiance de l’Église catholique pour porter et diffuser une parole conforme au magistère et fidèle à l’Évangile. Elle peut même être soutenue au travers de la nomination d’une aumônerie pour l’accompagner dans sa mission, parfois aussi par la mise à disposition de locaux et de moyens logistiques, selon les capacités des diocèses.

Sur la base de cette confiance, la liberté de parole est légitime dans la mesure où elle sert la vocation de tout baptisé à transformer le monde à la lumière de l’Évangile. Il est normal d’avoir une diversité d’approches. Si les situations sont éclairées par un même enseignement à portée universelle, les implications concrètes et singulières peuvent être, quant à elles, diverses.

Le MRJC génère en bien des espaces ruraux des initiatives originales pour retisser et servir les liens des personnes habitant un même territoire. Par son engagement auprès des jeunes, et du travail réalisé avec les collectivités publiques et associations, il est souvent force de proposition là où des progrès sont réalisables pour un développement humain intégral.

Ce développement s’enracine cependant dans une culture de la vie. C’est pourquoi la Conférence des Évêques a interpellé le MRJC. Car si l’Église entend la souffrance des personnes qui affrontent la perspective d’une naissance difficile, elle ne peut considérer l’avortement comme une réponse appropriée.

Ce qui est attendu d’un mouvement d’Église sur une question aussi grave est de pouvoir accompagner les personnes tout en envisageant pour notre société de réelles perspectives qui intègrent le principe intangible de la dignité de la personne humaine. Dans la tradition de l’Église catholique, ce principe est à comprendre non seulement entre la naissance et la mort, mais depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle."

Voilà pour le respect de la vie. Nous attendons la correction ou les excuses suite à l'accusation proférée à l'encontre de la Marche pour la vie, qui profiterait des messages de culpabilisation, de haine et d'intolérance.

Posté le 29 janvier 2018 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2018

La liberté d’opinion, d’expression et de communication : de Charlie Hebdo au délit d’entrave à l’IVG

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Posté le 27 janvier 2018 à 11h21 par Michel Janva | Lien permanent

26 janvier 2018

Le recours à l’avortement est en baisse aux Pays Bas

Contrairement à la France :

"Depuis l’an 2000 et à l’exception de l’année 2015, le recours à l’avortement est en baisse aux Pays Bas. C’est le constat du rapport de l’Inspection Santé et jeunesse néerlandaise publié le 17 janvier.

En 2016, 30 144 femmes ont eu recours à l’avortement ; elles étaient 30 803 en 2015. Et parmi les 30 144 femmes concernées en 2016, un peu plus d’une sur huit venait de l’étranger.

Par ailleurs, les chiffres montrent que les hôpitaux pratiquent de plus en plus d’avortements, aux côtés des cliniques d’avortement. Une évolution qui serait due à l’ « impact décisif du diagnostic prénatal » réalisé dans ces hôpitaux et entrainant « parfois » le recours à l’avortement, d’après Annet Jansen, présidente de la  fédération néerlandaise des Médecins pratiquant l’avortement."

Posté le 26 janvier 2018 à 15h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

24 janvier 2018

Est-ce que 40 ans d'avortements nous ont rendus plus heureux ?

Emile Duport, vice-président de la Marche pour la vie, lors de la conférence de presse dimanche :

Posté le 24 janvier 2018 à 10h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Mgr Ginoux : "L’IVG est un acte grave qui tue un enfant et blesse à jamais une femme"

Après le communiqué du MRJC, en totale contradiction avec le magistère de l'Eglise, Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, a envoyé la lettre suivante à son secrétaire général en mettant en copie tous les évêques de France et la CEF :

201512211849-full"Le communiqué daté du 19 janvier 2018 que vous signez au titre de votre fonction dans le bureau national du Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne (MRJC) est irrecevable. Le respect de toute vie humaine de sa conception à sa fin naturelle n’est pas une option, un choix, une opinion parmi d’autres. Pour toute personne qui a le sens de la vie ce respect est inconditionnel. La loi Veil l’affirme en premier lieu et n’accepte de dérogation que dans des cas particuliers.

Des non-chrétiens eux-mêmes refusent de pratiquer ou de faire pratiquer une IVG. Ce n’est donc pas d’abord une question de religion mais une question d’humanité. Par ailleurs vos propos semblent mettre cet acte du même côté que le soin. Il n’en est rien. L’IVG est un acte grave qui tue un enfant et blesse à jamais une femme. Si je peux d’expérience affirmer cela c’est que, pendant sept ans, j’ai été aumônier d’hôpital et j’ai rencontré bien des femmes qui avaient avorté et qui étaient humainement détruites. Elles n’étaient pas nécessairement écrasées par une culpabilité religieuse. C’est leur être profond qui était blessé et elles souffraient d’avoir tué leur enfant. Quand vous laissez croire que l’avortement est un acte de liberté vous ignorez la réalité des hôpitaux et des centres qui accueillent ces mères en souffrance. La plupart du temps elles en arrivent là malgré elles.

Si j’en viens maintenant à la lettre C de votre mouvement je crois qu’elle peut disparaître. Un mouvement qui se dit chrétien, reçoit des subventions de l’Eglise catholique et prône l’avortement est en totale contradiction avec l’enseignement de l’Eglise. Votre communiqué s’écarte gravement de l’anthropologie chrétienne et la correction que, par force, vous avez apportée n’en change pas le fond. En conséquence, je ne reconnais plus le MRJC comme un mouvement de l’Eglise catholique et, comme évêque, je ne lui donnerai aucune aide financière ou matérielle. Quant à lui laisser former des jeunes je ne m’y risquerai pas.

Il est regrettable d’avoir à rappeler des principes fondamentaux alors que les jeunes auraient tellement besoin de responsables, solides disciples du Christ et heureux de faire partager la foi de l’Eglise.

Je vous invite à réfléchir sur ces questions, à ne pas suivre la pensée dominante qui, sous prétexte de liberté, abîme l’Homme en le déshumanisant. Approfondissez plutôt la pensée chrétienne, prenez de la peine au lieu de vous fier à des slogans, au prêt-à-porter idéologique. Alors, peut-être, vous comprendrez ce que j’ai voulu vous dire.

Je vous présente mes salutations et je prie pour vous."

Posté le 24 janvier 2018 à 09h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

23 janvier 2018

Un article de La Croix confirme que la protection de la vie est un point non négociable du magistère de l'Eglise

Sans aller qualifier cet évènement de miracle, il s'agit déjà d'une bonne nouvelle de trouver un tel article dans La Croix :

"Un communiqué du Mouvement rural de jeunesse chrétienne se désolidarisant de la Marche pour la vie ce week-end et présentant l’avortement comme un « droit fondamental » a suscité une vive polémique.

L’avortement est-il un point non négociable de l’enseignement de l’Église catholique ? Cette question s’est invitée ce week-end sur les réseaux sociaux après la publication d’un communiqué du Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC). Alors qu’était organisée dimanche à Paris une Marche pour la vie, le mouvement héritier de la Jeunesse agricole chrétienne a voulu se démarquer et « créer le débat », en s’affirmant « solidaire des combats pour l’émancipation personnelle et collective ».

« Nous défendons le droit fondamental pour les femmes et les couples d’avoir recours à l’IVG », a tweeté son secrétaire national Hugues Boiteux. Avant de publier un nouveau communiqué, sous la pression de la Conférence des évêques de France (CEF). Le MRJC a finalement demandé à ce « qu’un espace de dialogue se rouvre au sein de l’Église sur l’IVG ».

Cette prise de position a suscité de vives critiques sur les réseaux sociaux de la part de catholiques pour lesquels on ne peut se dire catholique et promouvoir l’avortement. C’est le cas du père Cédric Burgun, vice-doyen de la faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Paris. « L’expression “droit fondamental” suppose que, dans certains cas, l’IVG pourrait être un bien, explique-t-il à La Croix. Or, l’Église considère que c’est toujours un mal et qu’il ne peut en aucun cas être soutenu ou encouragé. »

« Il y a parfois une tendance à mettre les questions morales à un autre niveau d’autorité magistérielle que les questions théologiques, dans le but de créer du débat, ajoute-t-il. Mais l’autorité de l’Église ne se limite pas aux questions de foi. Oui, il y a des points de doctrine et de morale qui ont été arrêtés par l’Église. »

Le père Burgun s’appuie en cela sur les « points non négociables » formalisés pour la première fois en 2002 par le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans une « note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique ».

Protection de la vie, défense de la famille, liberté d’éducation et protection sociale des mineurs, libération des victimes de l’esclavage moderne, promotion d’une économie au service de la personne et du bien commun, recherche et maintien de la paix : le futur Benoît XVI dresse alors une série de 15 « principes éthiques » qui doivent éclairer et encadrer l’action des chrétiens en politique (...) « L’Église ne peut appeler un mal un bien », confirme le théologien dominicain Jean-Miguel Garrigues (...)

La Marche pour la vie en convient : le dialogue, s’il n’est pas ouvert sur le fond, est en revanche possible sur la manière de défendre la cause pro-vie sur la place publique. « Le débat doit prendre en compte toutes les dimensions du sujet, notamment le traumatisme post-abortif », réagit Cécile Edel, vice-présidente de la Marche pour la vie, qui se dit « pour le dialogue, à condition qu’il soit apaisé ». « Je serais contente de pouvoir discuter avec des membres du MRJC », assure-t-elle encore (...)

« Dans les mouvements catholiques les fidèles ont pleine liberté, mais ils doivent respecter une certaine cohérence, car leur prise de parole engage plus qu’eux-mêmes », estime Mgr Dominique Blanchet, évêque de Belfort et président du Conseil pour les mouvements et associations de fidèles. « Entre catholiques, il peut évidemment y avoir des points de vue différents mais sur l’IVG, c’est problématique puisque cela revient à se démarquer du respect de la dignité humaine, de la conception à la mort naturelle. » (...)"

Posté le 23 janvier 2018 à 17h20 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

27 janvier : prière de SOS Tout-Petits contre l'avortement, à Poissy

Capture d’écran 2018-01-22 à 19.07.50

Posté le 23 janvier 2018 à 13h08 par Michel Janva | Lien permanent

22 janvier 2018

Ces gens sont vraiment obsessionnellement pour la culture de mort

Nouveau projet de loi sur l'avortement :

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Posté le 22 janvier 2018 à 17h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

20 janvier 2018

Le Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne recadré par le secrétaire général adjoint de la CEF [Add.]

Hier, le MRJC a publié un communiqué scandaleux en faveur de l'avortement :

DT7bBijWkAAiKgv.jpg-largeCe matin, Vincent Neymon, directeur de la communication - secrétaire général adjoint et porte-parole adjoint de la Conference des évêques de France, a demandé le retrait de ce texte contraire à l'enseignement de l'Eglise :

Addendum :

Tout en diffament la Marche pour la vie, le MRJC corrige son communiqué :

DT_jkgGXkAA-UrZ.jpg-largeCe à quoi Vincent Neymon a répondu... :

Début janvier, le MRJC recevait le Planning familial et non pas des défenseurs de la vie à naître... Pour le dialogue du MRJC, on attendra.

Posté le 20 janvier 2018 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (29)

La nouvelle génération, née sous la loi légalisant l'avortement, est décomplexée face à cette question

Cécile Edel, vice-présidente de la Marche pour la vie, est invitée de RCF Méditerranée :

Posté le 20 janvier 2018 à 09h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

19 janvier 2018

L’avortement et ses conséquences, notamment en Espagne

Odile_guinnepain_0Dimanche 14 janvier, Dominique Tassot recevait dans son Libre journal sur Radio courtoisie :

A réécouter ici.

Posté le 19 janvier 2018 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Un bébé laissé pour mort suite à un avortement rencontre sa mère 36 ans plus tard

Terrible

Nate-540-640x359"Melissa Ohden a maintenant 40 ans. Elle n’avait que 14 ans quand elle a découvert qu’elle avait survécu à un avortement raté. Sa mère biologique avait reçu une solution saline pour mettre fin à sa grossesse et le bébé, présumé mort, avait été jeté dans une poubelle médicale. Heureusement pour Melissa, une infirmière a entendu ses faibles cris et ses halètements et l’emmena aux soins intensifs. Melissa ne pesait alors qu’environ 1 kg. Sa mère biologique avait déjà quitté l’hôpital et ignorait que son bébé avait survécu.

« Je n’ai jamais rencontré la femme qui m’a emmenée à la salle des nouveau-nés mais elle est un ange, je lui dois la vie », a dit Melissa dans une interview exclusive à Mail Online.

Elle a été adoptée par Linda et Ron Ohden, qui avaient une autre enfant adoptée nommée Tammy. Melissa et sa sœur Tammy savaient qu’elles avaient été adoptées dès leur plus jeune âge.

« Tammy et moi nous disputions parfois comme toutes les sœurs le font habituellement », dit-elle. « C’est au cours d’une de ces disputes explosives, quand j’avais 14 ans, qu’elle m’a dit : ‘Au moins, mes parents me voulaient moi !’ J’ai couru voir mes parents adoptifs qui m’ont finalement dit la vérité dévastatrice – que j’avais survécu à un avortement raté. » « Il semble que mon monde a cessé de tourner cette nuit-là. Je me sentais en colère, effrayée, honteuse et même coupable d’être en vie », confie Melissa. « Je buvais beaucoup pour engourdir la douleur. Mais mes parents n’ont jamais réalisé à quel point je souffrais parce que je le cachais si bien. »

Melissa a passé près de deux décennies à chercher ses parents biologiques, et elle a découvert que sa mère biologique avait été forcée de se faire avorter et qu’elle vivait depuis dans la culpabilité. Et tout aussi dévastateur, elle a également appris que sa grand-mère était une infirmière en chef à l’hôpital à ce moment-là et qu’elle avait demandé au personnel infirmier de la laisser mourir comme un fœtus avorté.

« J’ai découvert que ma mère biologique, âgée de 19 ans, avait été forcée d’avorter par sa propre mère, qui était infirmière éducative à l’hôpital », confie Melissa, qui a écrit un livre intitulé You Carried Me : A Daughter’s Memoir (Tu m’as portée : souvenir d’une fille), détaillant son périple.

Après 17 ans de recherches, Melissa a rencontré sa mère le 22 mai 2016. « Quand nous nous sommes finalement rencontrées… Je la voyais venir au loin et une partie de moi voulait fuir. C’était effrayant. » « Puis on s’est embrassées et on a pleuré toutes les deux. J’ai dit : « Ça fait longtemps » Elle m’a dit : « On t’a volée à moi ». Melissa a dit : « Alors, tout semblait si naturel. »

Dans le chapitre 15 de son livre, Melissa a écrit ce que sa mère lui a dit lors de leur première rencontre : « Mon plus grand regret, Melissa, c’est que je ne me suis pas enfuie », dit-elle. « Elle m’a dit que ses parents étaient scandalisés par sa grossesse, qu’elle avait honte d’être célibataire et enceinte, qu’elle avait peur de ce que cela signifierait pour leur réputation dans la communauté. La solution la plus évidente – le mariage – était celle à laquelle ses parents s’opposaient le plus. Ils étaient catégoriquement opposés au mariage de leur fille à un homme dont les antécédents et les perspectives d’avenir étaient si modestes, selon leur avis. Ils voulaient que leur fille fasse un meilleur mariage, plus important sur le plan social. »

« Elle a vécu avec beaucoup de culpabilité et beaucoup de regrets, mais je lui ai dit que je ne la blâmais pas du tout. Je n’ai que le pardon dans mon cœur, pour mon père aussi et même pour ma grand-mère », dit-elle. [...]

Melissa est la fondatrice du Abortion Survivors Network /Réseau des survivants de l’avortement et possède une maîtrise en assistance sociale."

Posté le 19 janvier 2018 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

18 janvier 2018

Avortement : on l'a échappé belle

Cette chronique d'Eric Zemmour de 2010 est presque encore vraie, sauf sur la natalité, désormais en baisse :

Posté le 18 janvier 2018 à 10h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

80 % des femmes tchèques qui ont avorté considèrent l’avoir fait sous la contrainte

Unknown-6Lu dans Présent :

"les défenseurs du droit à la vie en Tchéquie se sont entendus avec un des principaux distributeurs de tests de grossesse du pays. Chaque test de grossesse sera accompagné d’un feuillet de la campagne « Nous ne jugeons pas, nous aidons », avec la proposition : « Tu as une grossesse non désirée et tu te sens contrainte d’avorter ? Nous pouvons t’aider pour que tu n’aies pas à prendre ta décision sous la pression. » Selon les organisateurs de la campagne, 80 % des femmes tchèques qui ont avorté au cours de leur vie considèrent l’avoir fait sous la contrainte."

Posté le 18 janvier 2018 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

17 janvier 2018

Enquête sur un phénomène : l'infanticide néonatal

Depuis plusieurs années, le Centre européen pour le droit et la Justice (CEDJ) se bat pour que soit condamnée une pratique peu évoquée voire cachée : l’infanticide néonatal. A travers une longue enquête sur ce phénomène, le CEDJ veut éveiller les consciences et susciter une réaction effective des autorités européennes et notamment du Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe.

TV Libertés présente en exclusivité, un large extrait du documentaire du CEDJ et a demandé à un des responsables de cette ONG, Christophe Foltzenlogel, de répondre aux légitimes questions que suscitent ces informations passées sous silence.

Posté le 17 janvier 2018 à 19h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Elle a oublié de dire que c'est d'exxxtrêêême droâte

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Posté le 17 janvier 2018 à 18h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

16 janvier 2018

Le Planned Parenthood est un mouvement politique pro-avortement

Pp_17Dans son rapport d’activité annuel, l’organisation américaine Planned Parenthood révèle avoir procédé en 2017 à 321 384 avortements, générant un profit de 98,5 millions de dollars.

L’ancien directeur du Planned Parenthood, Abby Johnson, souligne que l’organisation a prodigué ses services à  « 100 000 personnes de moins qu’en 2016 » tout en réussissant à dépasser « la barre des 321 000 avortements en 2017 ». Selon lui, ces chiffres démontrent que « par ses activités et ses manifestations », le Planned Parenthood 

« n’est plus un organisme de santé publique, mais un mouvement politique pro-avortement, inculquant sa vision au plus grand nombre possible ».

Aux Etats-Unis, la grande March for Life aura lieu vendredi 19 janvier à Washington, deux jours avant la marche française.

Parmi les intervenants, il y aura Paul Ryan, membre du Parti républicain et président de la Chambre des représentants des États-Unis depuis 2015.

Posté le 16 janvier 2018 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

2000 cierges allumés à Moscou en mémoire des enfants victimes des avortements

Les orthodoxes fêtent les Saints Innocents :

281965.p"Le jour de la fête des saints Innocents, les activistes du mouvement « Pour la vie » de toute la Russie ont allumé 2000 cierges en mémoire des enfants dont la vie a été interrompue par avortement. Selon les statistiques officielles, 2000 avortements ont lieu quotidiennement en Fédération de Russie. Malgré la crise démographique et la majorité conservatrice, la Russie maintient sa législation ultra-libérale en matière d’avortements.

La date de l’événement a été choisie délibérément, à savoir le jour où l’Église commémore les terribles événements qui se sont produits à Bethléem immédiatement après la Nativité du Christ, lorsque le roi Hérode, effrayé par la nouvelle du Sauveur qui venait de naître, ordonna l’extermination de tous les nouveau-nés, espérant que le Christ se trouverait parmi eux. La crainte, pour Hérode, de perdre son pouvoir, s’est avérée plus importante que les vies de milliers d’enfants. Le résultat de ses ordres fut l’assassinat d’environ 14.000 nouveau-nés.

« Malheureusement, l’industrie moderne de la consommation s’efforce de commercialiser la fête de la Nativité du Christ, de lui faire perdre son sens et de la transformer en une coquille séduisante mais vide, dénuée de la tragédie et de la compréhension de la fragilité de la vie naissante. Ce serait une bonne chose pour notre peuple de se rappeler que durant les jours anciens, la Nativité, des pièces étaient jouées, au cours desquelles les enfants et leurs parents pouvaient voir des représentations théâtrales du roi Hérode et des enfants de Bethléem assassinés, et c’était une mesure de prévention unique contre l’infanticide, en outre très efficace », a déclaré Serge Tchesnokov, le coordinateur du mouvement pro-vie.

Les cierges ont été allumés pendant un office d’intercession aux saints Innocents de Bethléem au monastère de Visokopetrovsky. Les activistes ont préparé une croix de 6 mètres, sur laquelle ont été placés les 2000 cierges.

« Il y a une vague d’événements en défense de la vie des enfants avant leur naissance, chaque année, le 11 janvier en Russie. Il est important de mentionner que les ONG pro-famille ne se limitent pas au travail d’éducation, mais accordent également une aide complète à des milliers de femmes enceintes en situation de crise », ont déclaré les organisateurs.

La discussion sur le problème de l’avortement prend toujours plus d’ampleur en Russie. En 2017, plus d’un million de signatures avaient été récoltées de toute la Russie, appelant à une interdiction législative de l’avortement, et il y a eu de nouvelles mesures gouvernementales destinées à stimuler la natalité."

Posté le 16 janvier 2018 à 12h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

RIP, Dolores O'Riordan, la chanteuse des Cranberries

DTnXCyKX0AEW1IEDolores O'Riordan, la chanteuse des Cranberries, vient de nous quitter à l'âge de 46 ans. Elle était opposée à l’avortement et déclarait en 1995 :

« Je ne suis pas en mesure de juger d’autres femmes, vous savez ? Mais j’ai envie de dire Idiote, pourquoi t’es-tu retrouvée enceinte ? C’est mauvais pour les femmes de traverser cette procédure et d’avoir un être vivant aspiré de son corps. Cela rabaisse la femme, même si certaines disent Oh cela ne me dérange pas de me faire avorter. Chaque fois qu’une femme avorte, elle broie son amour-propre un peu plus encore. »

The Icicle Melts, la chanson engagée pro vie des Cranberries :  

« Il y a une place pour le bébé qui est mort (...) Comment as-tu pu blesser l'enfant ? Maintenant est-ce que cet acte te satisfait (...) »

Ode To My Family :

Posté le 16 janvier 2018 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

15 janvier 2018

L’avortement ne peut pas être un droit fondamental car il est une dérogation grave à l’article 16 du code civil

Header-logotypeNicolas Sévilla, délégué général de la marche pour la Vie, qui aura lieu le 21 janvier 2018, répond à Valeurs actuelles :

Vous organisez prochainement une « marche pour la Vie », comme chaque année… pour une actualité particulière ?

La Marche pour la Vie qui aura lieu le 21 janvier prochain n’est pas une manifestation au sens strict du terme. Elle ne défend pas d’intérêts catégoriels, ne porte pas de revendications économiques, ne combat aucune idéologie. Elle est une protestation populaire, pacifique, des milliers de drames qui se déroulent chaque année sous nos yeux et que les responsables politiques depuis 40 ans n’ont pas eu le courage de dénoncer. Tant et tant de caricatures ont été dressées pendant des décennies contre les marcheurs de la Vie qualifiés d’obscurantistes et d’entraveurs du progrès.

Or nous constatons dans chacune de nos familles que la banalisation de l’Interruption Volontaire de Grossesse nous a conduits dans une impasse. 220.000 avortements par an depuis 40 ans placent la France dans une situation d’échec collectif et ce malgré les terribles conséquences de cet acte dont témoignent de plus en plus ouvertement les femmes. Cette actualité est plus brulante que toutes les autres, car elle consume le corps social et broie nos consciences. Les grands de ce monde s’inquiètent à cause du réchauffement climatique mais ils n’ont pas vu ou compris que les menaces n’avaient jamais été aussi grandes au début et à la fin de la Vie de l’homme.

Ces manifestations concernent des sujets qui ne semblent pas intéresser le plus grand nombre. Qu’espérez-vous ?

Faut-il attendre que l’opinion publique toute entière se révolte contre une injustice pour la dénoncer ?  Lorsque le Conseil d’Etat valide l’arrêt des soins d’une jeune fille de 14 ans que les médecins souhaitent laisser mourir contre l’avis désespéré de ses parents, n’y a-t-il pas un motif valable de profonde indignation ? Quand 97% des enfants porteurs de trisomie 21 sont éliminés avant leur naissance, avons-nous le droit de dénoncer l’eugénisme insupportable d’une population éradiquée sur le critère de son génome ? Nous n’attendons rien, nous espérons tout puisque tout est à reconstruire. Et pour commencer simplement rappeler l’extraordinaire potentialité et singularité de chaque vie humaine quels que soient son état ou sa fragilité.

Vous voulez marcher « pour la vie », mais tout le monde est « pour la vie » non ?

De quelle vie parlons-nous ? De la vie des embryons manipulés, triés, congelés et détruits dans le froid des laboratoires ? De la vie des enfants qui naîtront demain sans père et sans mère ? De la vie des personnes en état de conscience minimale comme Vincent Lambert à qui l’on accorde plus le droit de vivre ?

Le monde est pour la vie mais il doit apprendre ou réapprendre à la respecter comme elle est, avec ses fragilités et la part de mystère qui ne nous appartient pas.

A l’heure de l’ouverture des états généraux de la bioéthique, les Français doivent opposer à la logique inéluctable du progrès technique dirigé par le marché une exigence morale plus grande. La Marche pour la Vie défend l’embryon car il est un Homme petit et elle conteste l’évolution de la loi qui a transformé le petit de l’homme en produit de l’homme, l’embryon en objet, et l’enfant en projet.

L’avortement est devenu un droit fondamental pour l’immense majorité de la population et pour l’ensemble de la classe politique. La Marche pour la Vie peut-elle y changer quelque chose ?

Alexandre Soljenitsyne affirmait que « la violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence ». L’avortement ne peut pas être un droit fondamental car il est une dérogation grave à l’article 16 du code civil qui garantit « le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie ».

Reconnaître que la fécondation est le commencement d’une nouvelle vie n’est pas une question de goût ou d’opinion, c’est une réalité biologique. Le dimanche 21 janvier, au départ de la Porte Dauphine à 14h30, nous rappellerons cette réalité. Nous opposerons à l’obscurité du doute et de la solitude qui accompagne un acte d’avortement la lumière de la vie et de la maternité. La Vie n’est pas un problème à résoudre, elle est un mystère à vivre.

Posté le 15 janvier 2018 à 13h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

13 janvier 2018

Beaucoup de soignants quittent la profession, écœurés des actes mortifères qu’on leur fait commettre

Odile Guinnepain, infirmière en soins palliatifs et responsable de l’antenne « Nos mains ne tueront pas », a bien voulu répondre aux questions du Rouge & le Noir. Extraits :

43_main_rs-8738e"Une délégation de professionnels de santé sera en tête de la marche pour la première fois cette année. Pourquoi ce choix ?

Tout simplement pour faire entendre la voix des soignants sur toutes ces problématiques liées à la vie parce qu’on oublie qu’elles les concernent directement. Qui pratique les IVG, les IMG, qui délivre les MCU (moyens de contraception d’urgence), qui administre les sédations terminales dont beaucoup sont euthanasiques, qui administre les traitements et pratique les actes pour la PMA, … ? Ce sont des professionnels de santé : médecins, sages-femmes, infirmières, pharmaciens, etc... Par la force des choses, tous ces actes nécessitent l’intervention de soignants. Pour autant, cela ne signifie pas qu’ils le font aisément ou dans une consciencieuse indifférence ! Nous n’avons pas choisi ce métier pour détruire la vie. Nous l’avons choisi pour la servir !

C’est la raison pour laquelle nous serons présents en délégation à la MPV ; afin de manifester notre refus de participer et de nous rendre responsables de tous ces actes, et indirectement, de leurs conséquences ; mais aussi pour demander une clause de conscience beaucoup plus libre. Beaucoup de soignants quittent la profession, écœurés des actes mortifères qu’on leur fait commettre.

Quels sont les enjeux pour les professionnels de santé de la révision de la loi de bioéthique qui s’ouvre actuellement ?

Ils sont nombreux car les projets actuels ne visent qu’à transgresser toujours la loi naturelle ou à continuer d’ouvrir les portes de la culture de mort. Par exemple, la PMA, qui, déjà et en soi, transgresse la conception d’un enfant dans la relation homme/femme, va s’ouvrir à des femmes vivant ensembles ou à des célibataires. Les professionnels vont donc se rendre complices de faire « engendrer » des enfants fabriqués et non conçus que l’on fera sciemment orphelins de père ! Oui, dès les premiers actes, soit les injections aux femmes, d’hormones stimulant la production d’ovocytes (prescrites par des médecins et pratiquées par des infirmières hospitalières ou libérales), les soignants se rendront complices de ces « fabrications » d’enfants moralement illicites. Auront-nous l’accès à l’objection de conscience dans la PMA pour toutes ?

Si l’aide médicale à mourir ou l’aide médicale au suicide sont légalisés, qui va injecter les produits létaux ? Ce sont les médecins qui vont les prescrires, ce sont les infirmières qui vont poser les seringues contenant les produits ou les injecter directement et ce sont les aides-soignantes qui poursuivront les soins de nursing et de confort en assistant aux agonies provoquées (pas forcément confortables !) des patients. Et ce sont les pharmaciens qui délivreront les produits létaux ! Comme pour la PMA mais aussi l’IVG, l’IMG etc.. à tous les niveaux de la chaîne, ces actes concernent éthiquement et en conscience tous les professionnels de santé : Sacré responsabilité morale !

Il en sera de même pour la congélation des ovocytes ou des spermatozoïdes effectués par des biologistes, de même pour la GPA qu’elle soit « médicale » ou pour permettre aux hommes vivant ensemble ou célibataires d’avoir des enfants. L’acte et la surveillance médicale des mères porteuses étant faite par des professionnels du soin. Et tant d’autres violations….

Comment jugez-vous la situation actuelle de la liberté de conscience du corps médical ?

Actuellement, sous certaines conditions, les médecins ont accès à l’objection de conscience dans 3 problématiques :

Actuellement, l’objection de conscience est accessible aux médecins pour trois types de situations :

Le refus de stérilisation : « Un médecin n’est jamais tenu de pratiquer cet acte visée contraceptive mais il doit informer l’intéressé de son refus dès la première consultation. » (article L.2123-1 du code de la santé publique).

L’interruption volontaire de grossesse : « Un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse mais il doit informer, sans délai, l’intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention selon les modalités prévues l’article L.2212-2.  » (article L.2212-8 du code de la santé publique)

« Un médecin ne peut pratiquer une interruption volontaire de grossesse que dans les cas et les conditions prévus par la loi ; il est toujours libre de s’y refuser et doit en informer l’intéressée dans les conditions et délais prévus par la loi. » (article R.4127-18 du code de la santé publique).

Cependant, La loi n°2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l’IVG et la contraception a supprimé une disposition de l’ancien article L.2212-8 du code de la santé publique qui reconnaissait aux chefs de services des établissements de santé publics la possibilité de à s’opposer ce que des interruptions volontaires de grossesse soient réalisées dans leur service. Cela signifie donc que le chef de service a le droit de refuser de réaliser personnellement une interruption volontaire de grossesse mais il ne peut imposer ses propres convictions personnelles et professionnelles à l’ensemble de son service.

La recherche sur l’embryon : « (…) aucun médecin ou auxiliaire médical n’est tenu de participer quelque titre que ce soit aux recherches sur des embryons ou sur des cellules souches embryonnaires autorisées en application de l’article L.2151-5. » (article L.2151-7-1 du code de la santé publique) ;

Il est aussi important de préciser que ce n’est pas parce qu’un soignant ne pratique pas directement l’acte « grâce » à son objection de conscience qu’il en est complètement détaché. En effet, en âmont ou en aval, il administre les soins nécessaires aux femmes concernées. Ce n’est pas simple à vivre !

Pour ce qui est de la fin de vie, on assiste à des dérives sérieuses et bien plus fréquentes qu’on ne le croit, au sujet de la sédation à laquelle les soignants ne peuvent rien dire. En effet, la « sédation profonde, continue jusqu’au décès » telle qu’énoncée dans l’article 3 de la loi Claeys/Léonetti, n’est pas « officiellement » un acte euthanasique, donc portant atteinte à une vie humaine ; donc pas de clause de conscience possible dans ces cas-là. Ce souci touche en particulier les infirmières. En effet, les médecins étant prescipteurs et décideurs, ils ne sont pas « obligés » de prescrire une sédation qui, dans l’acte, serait désorsonnée. Par contre, lorsqu’elle est prescrite par un médecin à qui cela ne pose aucun problème de conscience, l’infirmière a obligation d’appliquer la prescription. Beaucoup d’infirmières vivent très mal ces situations et peinent réellement à se faire entendre sur les questions éthiques que posent ces actes et leur multiplicité. [...]"

Posté le 13 janvier 2018 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

12 janvier 2018

Le recours à l'avortement, plus facile que le choix de la maternité

Capture d’écran 2018-01-12 à 17.31.16Une étude publiée dans le Journal of American Physicians and Surgeons s’intéresse aux « conséquences personnelles vécues par les femmes suites à un avortement ». Les réponses de près de 1000 femmes à deux « simples » questions ont été collectées et analysées. Les auteurs constatent que « les réponses (…) ne reflètent pas les théories féministes actuelles » :

Interrogées sur le « changement positif principal » intervenu suite à l’avortement,

La seconde question portait sur l’ « effet négatif principal de l’avortement » :

Ces femmes décrivent leur avortement comme « un moment pivot, un basculement dans leur estime d’elle-même, leur personnalité et leurs relations ». Si la majorité dit avoir assumé son choix, 73,8% d’entre elles ont toutefois mentionné des « pressions extérieures » et 66% « ont ajouté savoir qu’elles commettaient une erreur ».

Pour les auteurs de l’étude, la question de « l’influence des services d’avortements facilement accessibles » devrait être examinée, en lien avec le bien-être émotionnel des femmes. Ils concluent :

« En tant que société qui donne priorité à la liberté et au choix, nous avons l’obligation éthique d’offrir les structures sociales nécessaires pour rendre le choix à la maternité aussi facile que le recours à l’avortement ».

Posté le 12 janvier 2018 à 17h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

4 ans de prison pour 8 infanticides

Unknown-15Dominique Cottrez, condamnée en 2015 à 9 ans d'emprisonnement pour huit infanticides, va être remise en liberté conditionnelle le 22 janvier. Agée de 53 ans, l'aide-soignante avait reconnu avoir tué ses huit bébés, nouveau-nés. Les corps avaient été trouvés dans un pavillon et un jardin du village de Villers-au-Tertre (Nord) en juillet 2010. Dominique Cottrez avait été remise en liberté le 2 août 2012 après deux ans de détention provisoire, puis condamnée le 2 juillet 2015 à 9 ans d'emprisonnement par les assises du Nord. Elle aura passé un peu plus de 4 ans en prison. Elle avait été placée en détention provisoire de 2010 à 2012 puis écrouée à l'issue de son procès en juillet 2015.

Entre un avortement, légal, remboursé, encouragé, et l'infanticide d'un nouveau-né, il n'y a pas grande différence. On s'étonne même qu'elle ait pu faire de la prison...

Posté le 12 janvier 2018 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

10 janvier 2018

Etats-Unis : vers la protection des enfants survivants à un avortement

Istock_57547974_small_1Lu sur Gènéthique :

"Aux Etats-Unis, un projet de loi prévoit que tout médecin qui ne fournit pas des soins appropriés à un nourrisson né vivant suite à un avortement pourra être condamné à une peine de cinq ans de prison.

« L’idée de cette loi est simplement qu’un bébé né après un avortement raté a le droit aux mêmes soins médicaux que n’importe quel autre bébé », explique Kevin McCarthy, chef de la majorité républicaine de la Chambre des Représentants.

Le « Born Alive Infants Protection Act » de 2002 prévoyait déjà des traitements d’urgence pour ces nourrissons, mais n’avait pas mis en place de peines.

La Chambre des Représentants devrait voter cette loi le 19 janvier, rendez-vous annuel de la marche pour la vie organisée à Washington DC."

En France, ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques. 10 % des enfants avortés ou nés prématurément à partir de la 20e semaine naissent vivants.

Posté le 10 janvier 2018 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)


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