03 septembre 2015

Des photos pour ouvrir les yeux

4744649_6_baed_sur-la-plage-de-bodrum-ou-le-corps-d-aylan_0c319b208cfc6410ed70503154e0a578 "Une photo pour ouvrir les yeux", c'est le titre d'un article du Monde qui est bouleversé, à juste titre, par la photographie d'un jeune enfant syrien de 3 ans noyé sur une plage de Turquie . Cette photo ayant largement été reprise par l'ensemble des médias "encadrants", le Salon Beige souhaite mettre en parallèle d'autres photos tout aussi bouleversantes, qui datent d'il y a quelques mois et dont aucun média français n'a jugé bon de parler... et qui avait trouvé obscène de montrer une vidéo de Vincent Lambert vivant.   

Il s'agit d'une histoire incroyable qui prouve bien qu'un foetus de 19 semaines est un être humain à part entière  et que, par conséquent, l'avortement n'est pas la suppression d'un amas de cellule mais le meurtre d'un jeune enfant. Voici des extraits de l'article intitulé "Le bébé dont les photos changent le débat sur l’avortement" :

Walter-131"À l’été 2013, Walter Joshua Fretz naît après seulement 19 semaines de grossesse. Il ne va vivre que quelques minutes, mais sa si brève vie aura pourtant un impact durable. Les parents de Walter, Lexi et Joshua Fretz, déjà parents de deux filles, attendent avec impatience l’arrivée de leur nouveau bébé quand (...) la future mère commence à souffrir de saignements (...) inquiète, elle finit par appeler une sage-femme qui lui conseille de se rendre aux urgences. La mère de famille est alors directement conduite à l’infirmerie.

Lexi n’ayant pas atteint les 20 semaines de grossesse – seulement 19 semaines et 6 jours –  délai requis selon les règles de l’hôpital, elle doit rester aux urgences. Une heure plus tard, elle entend, soulagée, les battements du cœur de son bébé. Mais pendant qu’elle patiente pour l’échographie, elle commence à ressentir les douleurs familières de l’accouchement.

À peine cinq heures plus tard, Lexi donne naissance à son fils, Walter Joshua Fretz. Elle se souvient :

«Je pleurais à chaudes larmes à ce moment-là, mais il était parfait. Complètement formé, tout était à sa place ; je pouvais voir son cœur battre dans sa petite poitrine. Joshua et moi, nous regardions notre fils parfait, et si petit ».

Joshua prend alors une décision, apparemment naturelle et insignifiante, mais qui va marquer un tournant, et même devenir une bouée de sauvetage pour de nombreuses personnes. Avec l’appareil de Lexi, il prend des photos de son fils (...) Les photos de Walter se répandent bientôt partout sur Internet, jusqu’à des mères qui ont perdu leur bébé. Ces photos les aideront à faire leur deuil et soutiendront des femmes qui choisissent alors la vie pour leur enfant à naître."

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L'intégralité de l'article est à lire ici. Toutes les photos à regarder ici.

Posté le 3 septembre 2015 à 12h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (31)

A propos de la faculté d’absoudre les pénitents du péché d’avortement

Concernant la faculté donnée aux prêtres d'absoudre les pénitents du crime de l'avortement, il est nécessaire d'apporter quelques éclaircissements, puisque certains médias étalent leur ignorance. L'abbé Spriet avait publiée une note sur le blog de La Nef en juin dernier, dont voici un extrait :

C"Notre Seigneur Jésus-Christ est formel ( cf. Mt 12, 31-32; Mc 3, 28-30; Lc 12, 8) et l'enseignement de l'Eglise après lui : « Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit Saint. Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle » (CEC 1864). Le péché d’avortement n’est donc pas un péché irrémissible en soi, et il n’est pas nécessaire d’attendre une année jubilaire de la miséricorde pour que l’Eglise puisse absoudre de ce péché ! Il ne s’agit donc pas d’une information mais d’une véritable désinformation. Le Seigneur et son Eglise seraient-ils miséricordieux uniquement lors d’une année jubilaire ? Le penser serait soit stupide, soit blasphématoire. Comment des personnes ont-elles pu diffuser une telle bêtise ?

L’avortement un péché très grave qui peut être sanctionné par une excommunication

Le saint pape Jean-Paul II a toujours voulu attirer l’attention du monde sur la gravité du péché d’avortement. Il a écrit dans l’encyclique « Evangelium vitae » : « avec l'autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec les Evêques, je déclare que l'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d'un être humain innocent » (n 62). C’est la raison pour laquelle il a confirmé dans le code de 1983 la peine d’excommunication liée au péché d’avortement (qui existait déjà dans le code de 1917) : « Qui procure un avortement, si l'effet s'en suit l’embryon ou le fœtus est mort, encourt l'excommunication latae sententiae il n’est pas besoin d’une décl...» (c 1398). Cette peine s’étend à ceux qui procurent l’avortement ou y concourent de façon active, mais aussi à ceux qui conseillent l’avortement. [...]

De façon habituelle, pour marquer la gravité de l’avortement, l’absolution de l’excommunication d’un péché d’avortement est réservée à l’évêque diocésain. [...]"

Cette faculté, réservée aux évêques diocésains, est donc étendue à tous les prêtres à l'occasion de cette année jubilaire.

Posté le 3 septembre 2015 à 11h42 par Michel Janva | Lien permanent

02 septembre 2015

Le docteur Dor définitivement condamné pour avoir offert une médaille et des chaussons

La justice française a tranché :

"Le militant anti-avortement Xavier Dor a été définitivement condamné ce mardi à 10 000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis, pour entrave à l’interruption volontaire de grossesse (...)

Il avait été condamné par la cour d’appel de Paris le 27 octobre 2014 pour s’être introduit à deux reprises dans les locaux du planning familial à Paris en juin 2012. Cet ancien pédiatre octogénaire avait notamment donné à une femme qui souhaitait avorter une médaille de la Vierge Marie et une paire de petits chaussons."

Posté le 2 septembre 2015 à 06h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

01 septembre 2015

Le pape accorde aux prêtres la faculté d'absoudre du péché d'avortement ceux qui l'ont provoqué

Autre extrait de la lettre du Pape François accordant l'indulgence à l'occasion de l'année de la Miséricorde :

"L’un des graves problèmes de notre temps est sans aucun doute le changement du rapport à la vie. Une mentalité très répandue a désormais fait perdre la sensibilité personnelle et sociale adéquate à l’égard de l’accueil d’une vie nouvelle. Le drame de l’avortement est vécu par certains avec une conscience superficielle, qui semble ne pas se rendre compte du mal très grave qu’un tel acte comporte. Beaucoup d’autres, en revanche, bien que vivant ce moment comme un échec, considèrent ne pas avoir d’autres voies à parcourir. Je pense, en particulier, à toutes les femmes qui ont eu recours à l’avortement. Je connais bien les conditionnements qui les ont conduites à cette décision. Je sais qu’il s’agit d’un drame existentiel et moral. J’ai rencontré de nombreuses femmes qui portaient dans leur cœur la cicatrice de ce choix difficile et douloureux. Ce qui a eu lieu est profondément injuste; pourtant, seule sa compréhension dans sa vérité peut permettre de ne pas perdre l’espérance.

Le pardon de Dieu à quiconque s’est repenti ne peut être nié, en particulier lorsqu’avec un cœur sincère, cette personne s’approche du Sacrement de la Confession pour obtenir la réconciliation avec le Père. C’est également pour cette raison que j’ai décidé, nonobstant toute chose contraire, d’accorder à tous les prêtres, pour l’Année jubilaire, la faculté d’absoudre du péché d’avortement tous ceux qui l’ont provoqué et qui, le cœur repenti, en demandent pardon. Que les prêtres se préparent à cette tâche importante en sachant unir des paroles d’authentique accueil à une réflexion qui aide à comprendre le péché commis, et indiquer un itinéraire de conversion authentique pour pouvoir obtenir le pardon véritable et généreux du Père qui renouvelle tout par sa présence."

Posté le 1 septembre 2015 à 14h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (20)

28 août 2015

Il porte plainte pour avoir eu un enfant

Histoire sordide liée au "droit" à l'avortement : un père de famille italien porte plainte une deuxième fois pour se faire indemniser parce que l'avortement de sa femme a échoué sept ans auparavant et que la naissance de sa fille, aujourd'hui agée de 14 ans, aurait "altéré irréversiblement sa vie, d’un point de vue économique et relationnel". Comme le souligne le journaliste, a-t-il seulement réfléchi à ce que sa fille pourrait ressentir en apprenant cette démarche :

"Reste la question des répercussions au niveau psychologique de cette affaire si elle venait aux oreilles de la jeune fille issue de cette naissance non désirée, qui n’est apparemment pas au courant de la plainte portée par son père. « En théorie, la fillette est protégée car les juges ne lui demanderont pas de témoigner. À moins par conséquent d’une erreur de communication, elle ne devrait rien savoir. Toutefois, on peut difficilement évaluer les répercussions psychologiques. Tout dépend de comment, et de quand, la vérité éclate », estime le psychiatre Patrizio Bernini."

Posté le 28 août 2015 à 08h55 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Adoption spirituelle d'enfants avortés

Le drame de l'avortement touche profondément notre société. "Un peuple qui tue ses enfants n'a pas d'avenir." (Mère Térésa). Heureusement, de nombreux germes de résistance variés naissent en France. 

En voici un nouveau qui se situe sur le plan spirituel. Il s'agit, pour des catholiques, d'adopter spirituellement des enfants avortés pour leur demander pardon au nom de leurs parents, puis de prier avec eux pour la guérison de leurs géniteurs. C

Un site propose une démarche guidée d'adoption.

Posté le 28 août 2015 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent

Marine Le Pen : euthanasie, avortement et loi Taubira

Nouvelles de France publie la traduction en français d'un long entretien accordée par Marine Le Pen à l’hebdomadaire polonais Do Rzeczy (ici) en février dernier qui ne semble pas avoir été repris en France depuisVoici plusieurs extraits concernant les points non négociables :

Si la gauche française légalise l’euthanasie, l’interdirez-vous ?

446126612c155ba21931e8e8be4fbecfJe suis tout à fait opposée à l’euthanasie. Je pense que c’est une dérive très dangereuse. La souffrance humaine existe depuis la nuit des temps et nous ne sommes pas les seuls dans l’histoire du monde à nous être interrogés sur la fin de vie et sur la souffrance. Si jamais des lois comme celle-là n’ont été votées, c’est précisément parce que le risque de dérive de notre société et de notre civilisation était plus important que l’avantage qu’on pouvait en tirer. Moi je crois que la loi Leonetti qui est actuellement en vigueur en France répond au maximum à cette problématique de la souffrance en fin de vie. C’est une problématique très sensible et aller au delà, c’est prendre le risque d’un basculement de civilisation où le droit de vie et de mort est donné en fonction des avis des gens qui s’expriment à titre individuel. Un médecin ne porte que sa propre parole.

N’est-ce pas la suite logique de la légalisation de l’avortement dans les années 70 ? Le FN était traditionnellement plutôt pro-vie. Il parlait de limiter les avortements, voire d’interdire les avortements de convenance. Le discours a évolué. Vous avez dit vous-même, je crois, que vous ne reviendriez pas sur la loi Veil.

Non, le Front National n’a jamais changé d’avis depuis des années. En 1986, les députés du FN au parlement français avaient déposé un projet de loi sur le non-remboursement de l’avortement. Ils n’avaient pas remis en cause l’avortement. Moi, je pense qu’il n’est pas possible d’interdire aujourd’hui le recours à l’avortement. Ce qui est possible en revanche et qui est de la responsabilité d’un État, c’est de tout faire pour limiter le nombre d’avortements, non pas en contraignant les femmes à ne pas avorter, mais en leur accordant la possibilité de choisir de garder leur enfant. Or, aujourd’hui, tout est fait dans une forme d’incitation à l’avortement, comme s’il s’agissait d’une facilité intellectuelle. Si l’on accorde aux femmes et si l’on met en place des propositions natalistes pour leur permettre d’avoir un accès privilégié à un logement, avec des aides qui leur permettent d’élever correctement leurs enfants, etc. etc., avec des campagnes de prévention aussi à l’égard des jeunes femmes et des jeunes hommes, car pour faire un enfant il faut être deux, des campagnes de responsabilisation des uns et des autres, on peut contribuer à limiter l’avortement. Le fait que le nombre d’avortements n’ait pas baissé est incontestablement un échec de notre société, mais dans un combat qui n’a pas été mené en réalité. Donc, c’est cela qu’il faut mettre en œuvre. C’est vrai que pendant la campagne présidentielle on a eu un débat sur ce qu’on a appelé l’avortement « de confort ». C’est un mot qui a choqué, car c’est vrai qu’il n’y a jamais de « confort » à avorter. Mais c’était l’idée qu’avorter 3 fois ou 4 fois, c’est considérer l’avortement comme un mode de contraception. Et cela heurte considérablement les consciences. Mais c’est un vrai sujet de société auquel le gouvernement ne s’est pas attaché de la même manière qu’il ne s’est jamais attaché à mettre en place une politique nataliste.

En Pologne, l’adoption d’une loi qui a restreint la possibilité d’avorter à certains cas précis a beaucoup contribué à faire évoluer les mentalités et aujourd’hui la grande majorité des Polonais sont contre l’avortement. Cela ne peut-il pas être fait en France ?

Le choix du peuple est souverain et aujourd’hui incontestablement l’interdiction de l’avortement ne recueille pas la majorité du peuple français. Mais encore une fois, je pense que mettre en place une véritable politique d’accueil de la vie et redonner le choix aux femmes de ne pas avorter – car je crois que dans beaucoup de cas aujourd’hui elles n’ont plus d’autre choix que d’avorter –, ce serait déjà une avancée très positive

La gauche polonaise semble penser que l’évolution vers les unions civiles et les « mariages » entre personnes du même sexe est une évolution inévitable. Vous avez, vous, annoncé que si vous êtes élue, vous abrogeriez la loi Taubira. Cela veut-il dire qu’on peut revenir en arrière sur ces « mariages » homosexuels ? Ce serait une première pour une nation. La Californie l’a fait, mais ce n’est pas une nation indépendante. Comment cela se passera-t-il ? Il y a des gens « mariés », il y a des enfants qui ont été adoptés…

Vous savez, la loi est la loi. Il n’y a pas de rétroactivité de la loi en France, cela fait partie de notre État de droit. Donc nous supprimerons la possibilité de mariage. Ceux qui se seront mariés resteront mariés car nous sommes respectueux de l’État de droit. Mais il ne pourra plus y avoir de mariages [entre personnes de même sexe]. Quant aux gens qui ont adopté des enfants, ils l’ont souvent fait en mettant les autorités devant le fait accompli, c’est-à-dire en violant eux-mêmes la loi. Les choses sont très claires : nous sommes opposés au mariage homosexuel, nous sommes opposés à l’adoption par les couples homosexuels mais nous sommes également opposés à l’adoption par des célibataires. Nous considérons qu’un enfant qui est orphelin démarre déjà dans la vie avec un handicap certain et que par conséquent il a le droit à l’équilibre d’un foyer constitué d’un référent « père » et d’un référent « mère ». C’est notre avis et nous le mettrons en œuvre si nous sommes élus parce que si nous sommes élus c’est que le peuple l’aura voulu.

Et quelle est votre position et la position du FN par rapport à la théorie du genre enseignée à l’école. Le FN reviendra-t-il sur cette politique mise en œuvre par le gouvernement actuel ?

Ça participe des délires gauchistes, pédagogistes, qui utilisent nos enfants comme des sujets d’expériences. D’expériences qui ont d’ailleurs toutes raté car quand on voit le niveau actuel de l’école par rapport à ce qu’elle fut dans le passé, ces gens-là ne devraient plus avoir la moindre crédibilité auprès du moindre dirigeant politique. Cette théorie du genre consistant à laisser penser qu’il n’y a pas d’hommes et pas de femmes, mais qu’on décide si on est homme ou si on est femme est une vieille lune gauchiste dont il faut évidemment se débarrasser d’urgence. Il n’y a qu’une très petite minorité de parents français qui adhèrent à ce genre de lubies.

Est-ce que M. Chenu, que vous avez nommé responsable des questions de culture au Rassemblement Bleu Marine partage cette opinion ? Il a défendu le « mariage » homosexuel, il a fondé GayLib.

Il a fondé Gay Lib il y a 12 ans et Gay Lib a été fondée à la demande de l’UMP comme un espace de réflexion sur la condition des homosexuels. Moi, mes positions sont extrêmement claires. Je suis tout à fait opposée aux communautarismes quels qu’ils soient et je suis opposée au mariage homosexuel. M. Chenu le sait. Ce n’est pas moi qui ai rejoint M. Chenu, c’est M. Chenu qui nous a rejoints. Il admet donc et il accepte donc le cadre politique. Mais enfin, il n’y a pas que ces questions. Il y a la souveraineté française, il y a la politique économique, il y a le chômage, il y a l’insécurité. Il y a tous ces sujets-là qui peuvent inciter des gens qui ont eu des parcours politiques différents à venir nous rejoindre. Moi, je ne sonde pas les cœurs et les reins des uns et des autres. Je ne demande pas qu’on soit à 1000 % d’accord avec le programme qui est le mien, sinon j’aurais du mal à réunir 51 % des gens. Je demande à ce que les gens viennent parce qu’ils ont en commun le sens de l’essentiel pour notre pays. Si M. Chenu est venu, c’est qu’il considère que le mariage homosexuel n’est pas assez important à ses yeux pour ne pas venir alors que le reste du programme politique du Front National lui paraît aller dans le sens de la reconstruction du pays."

Posté le 28 août 2015 à 06h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (19)

25 août 2015

Ohio : protection des enfants trisomiques face à l'avortement

Lu ici :

"Dans l’Etat de l’Ohio, une proposition de loi est en train d’être examinée par le gouverneur John Kasich. Ce texte se propose d’interdire l’avortement des enfants atteints de trisomie 21

« Nous aurions tous voulu être nés parfaits, mais aucun de nous ne l’est et, parfait ou non, tout le monde a droit à la vie » déclare Mike Gonidakis, président de l’association Ohio Right to Life. « Ce n’est pas l’avortement qui est en question ici, mais bien la discrimination envers les personnes atteintes de trisomie 21 » déclare un légiste de l’Ohio."

Posté le 25 août 2015 à 05h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

21 août 2015

Madame Figaro fait de la pub pour le planning familial et pour l'avortement

Tout simplement

"« Les femmes qui ont besoin d'avorter le feront envers et contre tout, tranche Isabelle Louis. De tout temps, elles ont avorté. Le but du Planning familial, c'est d’être un lieu où elles peuvent parler de ce qui leur arrive pour sortir de la culpabilité. » Et trouver, parfois, une forme d'apaisement".

Voilà comment trouver du temps chaque semaine en abandonnant une lecture bien pernicieuse.

Posté le 21 août 2015 à 17h20 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (12)

20 août 2015

7e vidéo du Planning familial américain : prélèvement d'organes sur un bébé dont le coeur battait

Voici la septième vidéo (en anglais) publiée par The Center of Medical Progress, qui accuse le Planning familial américain de trafic d'organes de bébés avortés :

 

Le résumé de Jeanne Smits :

La technicienne chargée de faire des prélèvements sur les femmes et de récupérer des organes sur des fœtus à des fins de recherche au Planning familial des Etats-Unis, Holly O’Donnell [témoigne] sur un avortement d’un fœtus déjà très développé dont elle a vu le cœur battre au moment des prélèvements. Etait-il né vivant ? C’est ce que semble indiquer le témoignage de l’ex-employée de StemExpress, qui raconte que c’est cet événement qui lui a fait prendre la décision de quitter ce travail qui avait fini ainsi de la révulser.
C’est dans la clinique Planned Parenthood Alameda de Mar Monte à San José, Californie, que Holly a vécu cette expérience traumatisante. A la suite d’un avortement que sa collègue, Jessica, était venue la chercher pour « voir quelque chose d’assez cool ». Holly s’était trouvée confrontée avec ce qu’elle avait « jamais vu de plus proche d’un bébé entièrement développé ».
« Il avait un visage. Il n’était pas complètement déchiré. Il avait un nez très prononcé. Jessica avait un de ses instruments à la main. Elle tape sur le cœur et il commence à battre. Je regarde ce fœtus, et son cœur commence à battre. Je ne sais pas si cela fait qu’il est techniquement mort, ou en vie. » Holly est saisie, mais Jessica lui explique : « C’est vraiment un bon fœtus, on dirait que nous allons récupérer beaucoup de choses dessus. »
C’est alors que Jessica lui demande de récupérer le cerveau de l’enfant à l’aide de ciseaux, à travers son visage. « Je ne peux même pas décrire ce que cela fait. C’est à ce moment que j’ai su que je ne pouvais plus travailler pour cette société – même si c’était le moyen de guérir telle ou telle maladie. »
Au cours de cette même vidéo, le Dr Ben Van Handel, vice-président de Novogenix Laboratories, confirme que « parfois, après la procédure d’avortement, le cœur bat encore ».
Le Planning familial continue de soutenir de son côté que le prélèvement d’organes sur des bébés avortés est une « entreprise humanitaire » et qu’il n’est coupable de rien. La nouvelle vidéo vient cependant au secours de l’idée que les procédures d’avortement sont adaptées afin de récupérer des fœtus intacts, qui permettent de récupérer le plus grand nombre d’organes et de tissus et par là-même les meilleurs tarifs auprès des sociétés de biotechnologie.
L’adaptation des procédures se fait éventuellement au détriment des femmes ; dans la vidéo, Perrin Larton, directrice de l’approvisionnement d’Advanced Bioscience Resources, raconte qu’elle a vu des femmes entrer dans la salle d’opération et en sortir au bout  de trois minutes. [...]"

Posté le 20 août 2015 à 19h15 par Louise Tudy | Lien permanent

15 août 2015

Une vie féconde

Né en 1921, Paul Smith souffrait d'une paralysie cérébrale spastique sévère, qui l'empêchait d'accomplir les gestes simples du quotidien, comme se vêtir, manger seul, et encore moins écrire ou dessiner. Et pourtant, avec un seul doigt de sa main droite, assisté de sa main gauche, il est devenu un réel artiste... sur une vieille machine à écrire. Très croyant, Paul Smith ne trouvait pas que sa vie soit inutile, et il rendait gloire à Dieu à travers ses dessins.

 

Il serait né quelques décennies plus tard, il n'aurait peut-être pas eu la chance de pouvoir exercer son art, car on ne l'aurait peut-être pas laissé vivre. Il aurait vraiment manqué à l'humanité...

Posté le 15 août 2015 à 08h43 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 août 2015

La presse française refuse de dénoncer le scandale lié au Planning familial

Lu sur Reinformation.tv :

"L’affaire dérange. Voyez ce titre de L’Express du 4 août dernier : « Etats-Unis : un militant anti-avortement accuse une association de vendre des fœtus. » C’est taillé sur mesure pour passer sous silence l’essentiel : le Planning familial des Etats-Unis – le puissant Planned Parenthood auquel est associé le Planning français via la Fédération internationale qui regroupe ces institutions au niveau mondial – vend à profit des organes et des tissus provenant des « produits d’avortement ». Et la pratique a été mise au jour par un long travail d’enquête qui a déjà entraîné la mise en ligne de cinq vidéos tournées clandestinement par un homme de 26 ans, David Daleiden, qui y a consacré 30 mois de sa vie avec l’aide d’acteurs et de vidéastes qui ont fait un travail de professionnel. Tout pour essayer de minimiser le scandale !

L’Express poursuit certes en soulignant que le sujet, qui occupe les médias américains depuis plusieurs semaines, a eu « l’effet d’une bombe ». C’est exact. De nombreux élus républicains, et une poignée de Démocrates ont remis en question le financement fédéral du Planned Parenthood , sans succès face à l’engagement personnel de Barack Obama de ne pas priver le principal pourvoyeur d’avortements aux Etats-Unis de sa manne publique.

La grande presse française, lorsqu’elle s’est enfin emparée du dossier, a adopté une position clairement tranchée : le Planning, c’est bien, et quoi qu’il fasse, c’est certainement pour la bonne cause, tandis que les méchants militants anti-avortement, par nature extrémistes, ne sauraient accuser une institution bienfaitrice des femmes qui au demeurant les aide à ne pas avoir besoin d’avorter…

Voilà qui ne cadre guère avec les récits d’anciens employés repentis du Planned Parenthood, tels Abby Johnson qui a su montrer à quel point l’avortement –payant puisque l’avortement en lui-même ne peut être financé par des deniers publics aux Etats-Unis – est une activité lucrative et recherchée par les cliniques qui poussent les femmes à passer à l’acte.

La récolte et la vente de tissus et organes prélevés sur les fœtus avortés n’est qu’un pas supplémentaire dans l’horreur. Que le Planned Parenthood en tire un profit est la question principale posée par Daleiden et son équipe du Center for Medical Progress : l’avortement et le prélèvement d’organes à titre gratuit pour la recherche ne sont pas des délits aux Etats-Unis et la dénonciation d’un trafic lucratif est le seul angle d’attaque qui permette une action publique. Mais le vrai scandale, ce qui révolte véritablement tous ceux qui visionnent les petits films clandestins mis en ligne où l’on voit des responsables du Planning chercher le meilleur prix pour les organes fournis, c’est de voir comment les employés s’y prennent pour récupérer des foies, des poumons, des cœurs, des cerveaux, parmi des lambeaux de chair et des petits bras et des petites jambes parfaitement formés. 

C’est cela, l’horreur : on dépèce des cadavres, on se sert sur des êtres humains que l’on a au préalable tués. C’est le grand non-dit de cette histoire dans la grande presse de ce côté de l’Atlantique comme de l’autre. Si c’est L’Express qui vous informe, vous apprendrez ceci : « Les organes et tissus fœtaux sont très demandés par les chercheurs, notamment pour trouver des vaccins ou étudier la maladie d’Alzheimer. Les dons ne se font qu’avec le consentement écrit des patientes ; leur vente est interdite, mais un dédommagement pour les frais encourus (administratif, transport…) est autorisé, et c’est ce dont le docteur parlait. Mais la nonchalance des médecins, aggravée par un montage sélectif, a gêné, y compris chez les partisans du droit à l’avortement. »

Le seul problème serait donc la « nonchalance » des médecins et autres responsables interrogés. Le Planned Parenthood agirait de manière parfaitement légale et pour le bien des malades…

Mais comme le note LifeSite, lundi, le scandale dépasse largement ce que le Center for Medical Progress a montré jusqu’ici (sachant que de nombreuses vidéos restent à publier). Le site provie américain note que la société StemExpress se fournit effectivement en organes et tissus fœtaux auprès du Planning, ainsi que le démontrent de nombreuses investigations médiatiques déclenchées par le travail de David Daleiden. On sait ainsi aujourd’hui, par exemple, que des tissus et des organes fœtaux fournis par des sociétés comme StemExpress sont utilisés, « manipulés » par des chercheurs publics et privés afin d’« humaniser » des rats. Plus exactement : ces tissus et organes humains sont implantés dans des rats immunodéprimés, afin notamment de trouver un moyen de pallier le manque d’organes humains en vue de la transplantation.

[...] LifeSite a publié lundi un autre article soulignant que deux agences fédérales ont participé au financement de l’achat de parties d’enfants avortés au cours de ces dernières sept années, pour un total de 300.000 dollars au moins. [...]"

Posté le 13 août 2015 à 11h52 par Michel Janva | Lien permanent

6e vidéo sur le trafic d’organes de bébés avortés par le Planning familial

La sixième vidéo vient d’être publiée : c’est une interview avec une ancienne employée de StemCell Inc., chargée d’obtenir des échantillons sanguins sur les femmes qui avortent et des tissus fœtaux prélevés à la suite de l’intervention.

Holly O’Donnell, qui se décrit comme « pro-vie », a quitté depuis cet emploi qui la mettait au contact de scènes profondément dérangeantes : cris et pleurs dans les établissements du Planned Parenthood où elle était chargée de procurer les organes pour sa société. Elle devait théoriquement obtenir le consentement préalable des mères. Dans la pratique, Holly O’Donnell a pu constater que des organes étaient souvent prélevés sans que les femmes n’en sachent rien – « et elles n’avaient aucun moyen de savoir », précise-t-elle.

Une nouvelle ligne de défense du Planned Parenthood est en train de tomber avec ce témoignage : alors que les responsables des avortoirs affirment qu’ils demandent toujours le consentement des patients en vue de procurer des échantillons pour la recherche, voici une indication sérieuse selon laquelle ils ont menti. 

Elle explique comment le matin, les personnes représentant les sociétés, universités et autres institutions qui récupèrent les organes viennent exposer leurs demandes du jour : un fœtus de quinze semaines, tel organe en bon état… Une feuille de commande est réalisée et comparée avec les avortements programmées du jour : jusqu’à 40 par jour, dans les cliniques du Planning implantées dans des zones pauvres.

Loin de se préoccuper du sort des femmes, les employées du Planning ne cherchent que le profit, accuse Holly O’Donnell.

Posté le 13 août 2015 à 00h20 par Michel Janva | Lien permanent

12 août 2015

Suite à un avortement à Bordeaux, une femme a été amputée des 4 membres

Un gynécologue obstétricien du CHU de Bordeaux a été mis en examen pour « blessures involontaires » sur une jeune femme qui a dû être amputée à la suite d'une infection nosocomiale contractée lors d'un avortement.

Elle a dû être amputée des deux pieds, de l'avant-bras droit et de la main gauche. L'avocat du médecin a déclaré

« Il y a un côté dramatique qui rappelle qu'aujourd'hui aucune opération n'est bénigne ». « Cela affecte le médecin qui est d'abord là pour soigner ».

Pour soigner... pas pour tuer.

Posté le 12 août 2015 à 18h50 par Michel Janva | Lien permanent

11 août 2015

Avorter, oui, se soigner, non

En France, le Ministère de la Santé se mobilise pour l'accès à l'avortement en plein été... mais ferme des urgences par manque de personnel :

"Le manque de personnel hospitalier devient plus compliqué à gérer en été pour les établissements de santé. À tel point que le Centre hospitalier public du Cotentin a été contraint de fermer le service des urgences de Valognes, dans la Manche. Dans un communiqué, l'établissement a informé de la «fermeture exceptionnelle temporaire du service des urgences de Valognes». Le centre hospitalier recommande ainsi aux patients de «se rendre au service des urgences de Cherbourg, Saint-Lô ou Coutances."

Posté le 11 août 2015 à 23h41 par Michel Janva | Lien permanent

René Frydman : il faut diminuer le nombre d'avortements

Cette semaine, France Info a rediffusé un entretien avec René Frydman, le "père" du premier bébé éprouvette en France. Dans cet entretien :

  • il redit son opposition absolue à la GPA
  • il souhaite que la France diminue le nombre d'avortements, qui sont "des demandes jamais souhaités ni souhaitables".

Posté le 11 août 2015 à 23h37 par Michel Janva | Lien permanent

10 août 2015

Avortement : l'OMS plaide pour la fin de l'objection de conscience

Pour faire face à la pénurie d'avortueurs, l'OMS propose de contraindre les médecins en "régulant" l'objection de conscience.

Les médecins devront-ils, sous le menace d'une arme, commettre des avortements ?

Posté le 10 août 2015 à 12h32 par Michel Janva | Lien permanent

Vers une interdiction des avortements sélectifs

... en Arménie :

A"Après des années de déclin de la population, l’Arménie propose une interdiction des avortements sélectifs de genre qui favorisent les garçons. La mesure, si elle est adoptée par le Parlement, serait la première du genre dans un pays relativement conservateur et centré sur l’homme du Caucase du Sud.

Soumis au parlement le 2 Juillet, le projet de loi, élaboré par le ministère de la Santé, interdit explicitement tous les avortements sélectifs selon le sexe et, dans le but de combler les lacunes, empêche spécifiquement les avortements sans le consentement d’un médecin entre les 12e et 22e semaine de grossesse. c’est pendant ce temps de gestation que le sexe d’un enfant se manifeste.

Les femmes qui veulent un avortement durant cette période devront le demander par écrit à un hôpital et attendre pendant trois jours. Pendant cette période, “les psychologues et les spécialistes vont travailler avec la femme“ pour l’aider à comprendre les conséquences de son choix, a dit Gayane Avagian, chef de la Division de la maternité et de la santé de la reproduction au ministère de la Santé.

Les médecins qui enfreignent la loi seraient passibles d’amendes potentielles de 70 à 100 fois le salaire mensuel minimum de 55 000 drams ( 115,10$).

Une première lecture du projet de loi n’a pas encore été fixée, mais elle est prévue en septembre, lorsque les législateurs se réuniront de nouveau.

Le ministère de la Santé soutient que le projet de loi mérite une adoption rapide. Pour un pays avec une population d’un peu plus 3,06 millions - suite à l’émigration - les avortements qui favorisent les fœtus mâles portent des effets critiques à long terme.

Le Département de la santé Maternelle et infantile du ministère estime que chaque année en Arménie quelque 2.000 avortements sont réalisés spécifiquement pour mettre fin à un foetus de sexe féminin. (Les explications de calcul ne sont pas disponibles.) Cette pratique, moins fréquente pendant l’ère soviétique, a affecté le taux de natalité de l’Arménie depuis 1991 croient les experts. Il se situe actuellement à 13,92 naissances par 1000 personnes, soit un taux inférieur à celui de Gibraltar.

En revanche, le ratio de 114 garçons en 2012 pour 100 filles se présente comme le troisième plus élevé dans le monde, après l’Azerbaïdjan voisin, à 116, et la Chine, à 118, selon le Fonds des Nations Unies (FNUAP). Le FNUAP établit la norme à 102-106 hommes pour 100 femmes. [...]"

Posté le 10 août 2015 à 11h42 par Michel Janva | Lien permanent

Chili : les évêques vent debout contre la légalisation de l'avortement

CLe Congrès chilien a approuvé début août un premier texte visant à dépénaliser l’avortement sous certaines conditions, malgré l'appel des évêques.

Les évêques qualifient le projet de loi d’injuste, arbitraire et immoral, ouvrant la voie à la légalisation pure et simple de l’avortement. L’épiscopat souligne également l’inhumanité qui consiste à abandonner les femmes victimes de viol, mais précise qu’il est tout aussi inhumain de priver de sa vie un être innocent.

Les évêques suggèrent que l’État mette en place des programmes de soutien pour accompagner les mères victimes de viol. Ils appellent aussi les législateurs catholiques à ne pas cautionner ces lois. Cinq évêques ont publié dans la presse chilienne des tribunes, afin d’appeler les élus catholiques à rester cohérents avec l’enseignement de l’Église.

Posté le 10 août 2015 à 11h34 par Michel Janva | Lien permanent

08 août 2015

Ils prient à genoux : le Planning tremble

Voici la photo des dangereux extrémistes qui auraient commis le "délit d'entrave à l'avortement" :

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Cette action d'une incroyable violence s'est produite le 9 juillet. Le planning familial français, qui n'a pas réagi aux accusations contre son homologue américain, trafiquant d'organes de foetus avortés, porte plainte :

"Le Planning familial de Paris a déposé une plainte contre ces trois individus et SOS Tout Petit pour délit d’entrave à l’IVG et à l’accès à l’information sur l’IVG. Nous constatons que malgré la condamnation de Xavier Dor en Septembre 2014,  SOS Tout Petit récidive contre les lois protégeant les droits des femmes. Le Planning Familial de Paris, exaspéré par ces agressions faites aux femmes exige des pouvoirs public des condamnations exemplaires."

Le Dr Xavier Dor confirme avoir eu connaissance de l'action de ces trois garçons et explique avoir depuis distribué avec l'un d'eux des tracts devant le centre avortement de Port-Royal, à Paris. Il revendique une action « pacifique » dans le but de convaincre les femmes de changer d'avis et de les « consoler ». Il explique que des jeunes commencent à rallier le mouvement, et en semble ravi. Un énième procès ne lui pose pas de problème. Il s'y rendra, tout « naturellement », pour continuer à combattre ce crime abominable qu'est l'avortement.

Posté le 8 août 2015 à 14h06 par Michel Janva | Lien permanent

07 août 2015

Le scandale du Planning familial : au coeur de la campagne américaine

Après Minute, Le Figaro en parle :

"L'affaire du Planned Parenthood (PP) n'en finit pas de prendre de l'ampleur aux États-Unis. Tout commence mi-juillet lorsque des militants pro-life diffusent une vidéo, tournée en caméra cachée, où l'on voit une responsable du Planning familial américain évoquer le trafic d'organes de fœtus avortés, auquel l'organisation se livre avec les instituts de recherche. Trois autres vidéos du même genre ont suivi, où l'on voit d'autres responsables marchander des organes de fœtus avortés. Pour sa défense, le Planned Parenthood a argué qu'il ne faisait là rien «d'illégal», les fœtus étant considérés comme des organes comme les autres, susceptibles d'être livrés à la science.

La polémique, auparavant restreinte aux milieux anti-IVG, s'est emparée du pays, des éditorialistes aux hommes politiques. Alors que débute la campagne pour la primaire de 2016 - le premier débat entre candidats républicains aura lieu jeudi sur Fox News - le Grand Old Party a fait du financement de cette organisation un enjeu électoral.

Lundi, les sénateurs démocrates ont bloqué une proposition de loi soutenue par les républicains qui prévoyait de supprimer le financement public du Planning familial. Il fallait 60 voix pour que le vote soit soumis à la Chambre. Il n'en a obtenu que 53, 46 élus s'étant exprimés contre. Avec la quasi intégralité des républicains, deux sénateurs démocrates ont voté pour. Le sénateur démocrate Joe Manchin de Virginie Occidentale a ainsi déclaré: «Je ne crois pas que l'argent du contribuable devrait être utilisé pour subventionner cette organisation, ces fonds devraient être distribués à d'autres centres médicaux.»

Même si la loi avait pu être votée, la Maison-Blanche avait menacé vendredi «d'opposer le veto présidentiel à toute initiative républicaine visant à réduire le budget alloué à la plus importante organisation de planning familial des Etats Unis».

Malgré cet échec, les républicains semblent déterminés à poursuivre leur lutte, galvanisés par la publication de ces vidéos. Rand Paul, un des nombreux candidats à la primaire républicaine, est très engagé dans cette campagne. «Le temps est venu d'avoir un débat à haute voix sur ce sujet, et le temps est venu d'en finir avec le financement par le contribuable du Planning familial» a déclaré le sénateur, qui a cosigné le projet de loi du Sénat. «Il est plus que temps d'avoir un débat dans notre pays, il est plus que temps que nous disions ‘trop c'est trop'». «Je suis heureux que la réaction à ces vidéos ait renouvelé les efforts pour en finir avec le financement public de l'avortement», a pour sa part affirmé Ron Paul, son père, ex-candidat libertarien aux présidentielles et fervent opposant à l'avortement. Deux autres candidats à la primaires républicaine, le favori Donald Trump et Ted Cruz, se sont prononcés pour la supression des subventions publiques à cette organisation.

Jeb Bush, frère de Georges Bush et impétrant aux primaires républicaines, a lui déclaré que «le prochain président devra stopper les subventions au Planning familial». [...]

Le Planned Parenthood reçoit 500 millions de dollars via Medicaid, l'assurance publique d'Etat gérée par les Etats, et 60 millions directement par l'Etat fédéral. [...]"

Posté le 7 août 2015 à 12h10 par Michel Janva | Lien permanent

Les contraceptifs demeurent classés « cancérigènes de classe 1 » par l’OMS

La baisse de la consommation de pilules contraceptives et abortives doit inquiéter les laboratoires pharmaceutiques qui voient s'échapper une manne financière. Récemment, le Lancet Oncology Journal a publié une étude sur les risques et les bénéfices de la pilule contraceptive sur la santé des femmes. Cette étude menée par des chercheurs britanniques s’est rapidement répandue dans les médias, elle conclut : « la pilule a permis d’éviter 200 000 cancers de l’utérus en 10 ans ».

Mais cette conclusion positive et très médiatisée n’enlève cependant rien aux risques, cités par les auteurs de l’étude eux-mêmes :

« Risque thrombo embolique veineux (phlébites, embolie pulmonaire) et artériel (AVC, infarctus) », « risque accru de certains cancers : cancer du sein, du col de l’utérus et du foie ».

Les contraceptifs demeurent classés « cancérigènes de classe 1 » par l’OMS depuis 2005.

Posté le 7 août 2015 à 12h05 par Michel Janva | Lien permanent

Scandale du Planning familial : la commission européenne interpellée

Le député européen slovaque Miroslav Mikolášik est intervenu auprès de la Commission européenne, soulignant que le Planning familial reçoit également de l’argent de l’Union européenne :

M« La vidéo est devenue virale avec presque 2 millions de vues en trois jours. Le Planning familial est, dans le monde, le plus gros prestataire en matière d’avortement. C’est aussi le bénéficiaire principal des fonds européens pour l’aide au développement. Comme le rapport de l’European Dignity Watch l’a révélé en 2012, ces fonds sont largement utilisés hors de l’Europe, notamment dans des pays où l’avortement est illégal. »

« Est-ce que la Commission est au courant de ces pratiques et des preuves vidéos publiées par le Centre for Medical Progress, qui montrent l’implication directe des centres du Planning familial dans le trafic de parties du corps humain ? Est-ce que la Commission va condamner ces pratiques et suspendre toutes les aides directes et indirectes aux centres du Planning familial, à ses projets et ses programmes, jusqu’à ce que les autorités américaines aient réalisé une enquête complète sur cette affaire ? »

Posté le 7 août 2015 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent

05 août 2015

Vente d'organes de foetus par le Planning : 1 journal en parle

C'est Minute :

0"Le scandale grandit aux États-Unis depuis que, le 14 juillet, jour de rien du tout là-bas, le Center for Medical Progress a publié sa première vidéo. Comme celles qui vont suivre, elle a été réalisée en caméra cachée. Les usages que la télévision française a fait de cette méthode montrent que le procédé est détestable. Aux États-Unis pourtant, les propos recueillis par de faux acquéreurs potentiels, à des fins de recherche médicale, de morceaux d’embryons ont entraîné une avalanche de réactions. Tout le monde veut savoir si, oui ou non, un bout d’embryon a un prix et lequel. En deux semaines, neuf États ont lancé une enquête et plusieurs membres du Congrès réclament des investigations poussées au niveau fédéral.

S’il est trop tôt pour savoir si le scandale jouera dans l’élection à la présidence des États-Unis, qui aura lieu fin 2016, il s’immisce en tout cas dans la primaire républicaine dans un pays où, au contraire de certains autres dont les valeurs ne sont que républicaines, il n’est pas tabou d’être « pro-vie ». L’affaire est loin d’être terminée puisque le Center for Medical Progress, qui a déjà diffusé trois vidéos, affirme en avoir réalisé neuf autres et détenir « près de 300 heures de vidéos filmées en caméra cachée, rassemblées par des journalistes d’investigation au cours de 30 mois, montrant comment le Planning familial vend les parties du corps des bébés qu’ils tuent ».

Que voit-on ? Des aveux ou à tout le moins, derrière les précautions d’usage, ce qui y ressemble de la part de responsables ou collaborateurs du Planning familial, lequel ne se contente pas, aux États-Unis, d’orienter les femmes vers les structures pratiquant les IVG mais en pratique elle-même dans ses propres cliniques, raison pour laquelle ses collaborateurs et dirigeants ont été ciblés par les faux acquéreurs. On y voit par exemple le Dr Deborah Nucatola, directrice des services médicaux de la Fédération du Planning familial des États-Unis, casser la croûte tout en discutant des pratiques liées à la cession d’organes ou autres parties du corps des bébés tués dans le ventre de leur mère. Elle y concède qu’elle facture de 30 dollars à 100 dollars le bout de bébé, et que le foie de foetus est particulièrement demandé (même si, ces temps-ci, « beaucoup de gens veulent des coeurs intacts »). Elle confesse également avoir reçu des demandes pour des poumons et des « extrémités inférieures ». Le pied de bébé, c’est comme le pied de cochon, c’est moins noble donc moins cher ? Une autre vidéo livre des extraits d’une conversation avec la présidente de la direction médicale du Planning familial, le Dr Mary Gatter. Les faux acheteurs se sont présentés comme les dirigeants d’un start up qui met en relation des chercheurs avec ceux qui peuvent fournir des tissus foetaux. Les propos diffusés semblent ne laisser aucun doute. Pour 75 dollars, on peut emporter le morceau. À 100 dollars la partie du corps, c’est un très bon tarif. Pour un prix de gros, ça peut se négocier. À un moment, la conversation porte même sur la nécessité de bien préciser les besoins pour que le toubib qui opère sache bien comment il doit procéder pour ne pas abîmer la partie demandée. Faudrait pas esquinter la marchandise…

À aucun moment, dans les enregistrements qui ont été diffusés, n’est mentionnée la question du bénéficiaire réel du fruit de la vente. Est-ce que le Planning familial en empoche la totalité ? Procède-t-il à une rétrocession d’une partie de la somme au chirurgien pour prix de son labeur délicat ? Serait-il même victime – hypothèse – de malversations accomplies sous couvert de sa raison sociale ? Avec plus d’un million d’avortements annuels aux États-Unis (chiffres de 2011), on imagine le chiffre d’affaires du trafic si tous les bébés tués dans le ventre de leur mère étaient soumis à ce dépeçage sonnant et trébuchant… Malgré les documents fournis – et une autre vidéo, pas encore traduite en français, qui est tout aussi accablante – , le Planning familial nie en bloc « profiter de quelque façon que ce soit » de la vente de « tissus foetaux », persistant à parler de « dons », qui sont autorisés par la loi américaine, reconnaissant juste un « dédommagement » pour des frais de transport, et réfutant donc toute vente d’une partie d’un corps humain qui est punie par la loi fédérale d’une peine de dix ans de prison. C’est donc par maladresse que le Dr Gatter a demandé à ses interlocuteurs, au cours de la négociation : « Pourquoi ne commenceriez- vous pas par me dire combien vous avez l’habitude de payer », puis a lâché, pas aimable : « Vous savez, dans une négociation, la personne qui annonce en premier est perdante, non ? Alors… » Dans une conversation, un interlocuteur confie que tant que la demande ne relève pas d’un texte dont pourrait être saisi la Cour suprême, il y a moyen de s’arranger. Avec sa conscience aussi ?"

Posté le 5 août 2015 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

5eme vidéo sur le planning familial américain

"C'étaient des jumeaux": Nouvelle vidéo montrant la dissection d'un bébé de 20 semaines pour récupérer des parties de son corps au Planning Familial :

Posté le 5 août 2015 à 00h38 par Michel Janva | Lien permanent

04 août 2015

Avortement : l’Eglise interpelle les élus catholiques deux jours avant le vote

Au Chili :

"Alors que la Commission de la santé du parlement chilien s’apprête à voter, mardi, sur la légalisation de l’avortement « thérapeutique » au nom de trois exceptions que le gouvernement socialiste de Michelle Bachelet souhaite voir reconnaître, cinq évêques catholiques du Chili ont publié des pleines pages dans la presse chilienne pour mettre les élus devant leurs responsabilités. Deux jours avant le vote, ils les ont interpellés au nom de la cohérence : « Les législateurs catholiques ont la grave responsabilité de permettre ou non que cette législation de mort soit introduite », écrivent-ils. Leur démarche s’inscrit dans le cadre d’autres initiatives de l’Eglise catholique qui récuse la légalisation de l’avortement en cas de danger pour la vie pour la mère, de non viabilité du fœtus et de viol.

Sous la signature de NNSS Francisco Javier Stegmeier, de Villarrica, Felipe Bacarreza, de Los Ángeles, Carlos Pellegrín, de Chillán, Jorge Vega, de Illapel, y Guillermo Vera, de Iquique, le texte s’intitule Demande urgente de cohérence aux législateurs catholiques.

Dans un des seuls pays au monde qui ne prévoit aucune exception à la pénalisation de l’avortement – et qui, accessoirement, affiche le taux de mortalité maternelle le plus bas de l’Amérique latine, et l’un des plus bas au monde – la tentative de mettre en place d’exceptions très limitées n’a pas trompé les mouvements pro-vie et encore moins l’Eglise qui refuse tout discours relativiste en la matière.

Les cinq évêques, dont l’initiative vient s’ajouter à d’autres de la Conférence épiscopale, qualifient le projet d’« injuste, arbitraire et immoral ».

« Il ne sera permis à aucun catholique de voter pour eux, conformément  ce qu’affirme l’enseignement du Magistère sur l’illicéité morale de donner sa voix à des projets ou à des candidats qui favorisent l’avortement », affirme le long texte qui s’appuie sur l’Ecriture sainte et les déclarations des papes.

Pour que les choses soient bien claires, ils ajoutent : « Il relèvera de notre obligation de pasteurs que d’avertir nos fidèles de ce que, indépendamment des légitimes options politiques de chacun, ils tomberont eux aussi sous le coup de l’interdiction morale de donner leur voix à un candidat qui aura soutenu le projet d’avortement. »

Affirmant ne pas pouvoir se taire devant le « crime », ils rappellent que le projet actuel ouvre la voie à « une forme de légalisation de l’avortement libre », et qu’il aurait pour effet de « déformer gravement la conscience des Chiliens en les laissant insensibles devant ce crime ». La « malformation » du fœtus, la grossesse résultant d’un viol, la mise en place de délais « arbitraires » n’y changent rien, rappellent-ils : le « moyen » de l’avortement est un mal et ne peut être justifié par aucune fin.

Les évêques rappellent aussi que les catholiques ne peuvent s’abriter derrière « l’autonomie » de leur conscience : celle-ci doit « se conformer à la vérité ». « Pour ce qui est du chrétien, cette vérité, c’est le Christ. La conscience, lorsqu’elle est formée de manière droite, ne doit pas soutenir ces initiatives législatives parce qu’elles sont contraires à la loi du Créateur », affirment-ils.

De son côté, la Conférence épiscopale a publié un communiqué rappelant « avec force » aux « législateurs chrétiens » leur « devoir de promouvoir des lois justes et de ne pas collaborer avec une loi d’avortement » – un devoir auquel il ne peuvent ni « renoncer » ni « se soustraire »."

Posté le 4 août 2015 à 23h18 par Michel Janva | Lien permanent

4e vidéo du trafic d’organes fœtaux par le Planning familial aux Etats-Unis

On y voit un médecin du Planning familial discuter avec l’« acheteur » qui fait semblant de négocier un contrat d’acquisition d’organes fœtaux en insistant sur la manière dont les choses seront officiellement présentées, pour éviter les accusations de trafic.

Au cours de la discussion qui met en scène l’acteur qui prétend acheter des organes pour un laboratoire de biotechnologie humaine et le Dr Savita Ginde, vice-présidente et directrice médicale du Planned Parenthood des Rocky Mountains, celle-ci suggère que l’objectif de l’« approvisionnement » apparaisse comme relevant de la recherche, et non l’utilisation commerciale, dans la mesure où cela apparaît comme plus « acceptable » dans la sphère publique. Elle propose alors d’« uniformiser » le discours des différents Plannings qui se livrent à ce type d’approvisionnement et insiste pour qu’ils s’accordent à la fois sur le discours public à tenir et sur la tarification, qui aura pour motif le temps passé et le coût des opérations de prélèvement. Il est important, souligne-t-elle, que cela apparaisse comme un défraiement, et l’« acheteur » approuve, ajoutant que l’approvisionneur doit être « heureux » des tarifs proposés afin que chacun s’y retrouve.

Les images, violentes, s’achèvent sur ces mots du laborantin qui examine froidement le cœur, les reins, les petites jambes, évidemment humaines, dont il fait le tri : « C’est encore un garçon ! »

En réaction le Planning Familial tente de faire interdire la diffusion des vidéos...

Posté le 4 août 2015 à 23h07 par Michel Janva | Lien permanent

03 août 2015

Les évêques appellent à priver le Planning familial de subventions publiques

... aux Etats-Unis, où plus d'un demi-milliard de dollars est versé chaque année au premier réseau d'avortoirs du pays, qui se trouve au coeur d'un scandale de trafic d'organes de foetus. Les évêques catholiques américains appellent les sénateurs à voter ce soir en faveur de la proposition de loi visant à verser ces subventions non plus au Planning familial mais à des associations et hôpitaux véritablement au service de la santé des femmes.

 

Posté le 3 août 2015 à 18h45 par Louise Tudy | Lien permanent

02 août 2015

La Maison Blanche aux petits soins du planning familial

Et on vous dit que le lobbying n'existe pas : 

"La Maison Blanche a menacé d'opposer le veto présidentiel à toute initiative républicaine visant à réduire le budget alloué à la plus importante organisation de planning familial des Etats-Unis, qui réalise notamment des avortements. Le porte-parole de l'exécutif américain Josh Earnest a indiqué que tout projet fiscal, "guidé idéologiquement", prévoyant de réduire les financements de l'organisation à but non lucratif Planned parenthood "serait certainement quelque chose qui se heurterait au veto présidentiel".

Planned parenthood est depuis longtemps la bête noire des militants conservateurs américains.  Un groupe d'opposants a récemment diffusé des vidéos enregistrées en caméra cachée, supposées montrer des employés de l'organisation proposant de vendre des tissus de foetus".

Posté le 2 août 2015 à 16h45 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (12)

31 juillet 2015

En période de vacances, l'avortement reste une priorité

Lu sur le Quotidien du médecin :

"La nouvelle circulaire ministérielle de la direction générale de l’offre de soins (DGOS) et de la direction générale de santé (DGS) relative à la prise en charge des interruptions volontaires de grossesse (IVG) pendant la période estivale a été publiée ce jeudi.

Le texte rappelle que des difficultés d’accès à l’IVG subsitent en raison de « l’insuffisance d’orientation par les permanences régionales » et que « la période estivale doit être préparée avec une attention toute particulière"

Posté le 31 juillet 2015 à 11h30 par Michel Janva | Lien permanent

30 juillet 2015

Scandale de la vente d'organes de foetus avortés : ce n'est pas terminé

PCe sont déjà 3 vidéos révélant les pratiques abominables du Planning familial qui ont été diffusées dans la presse. L'affaire est résumée ici.

David Daleiden, le fondateur du Centre Pour le Progrès Médical (CMP), a révélé qu'il y a encore neuf vidéos qui révèlent les opérations du Planning familial.

"Nous avons près de 300 heures de vidéos filmées en caméra cachée, rassemblée par des journalistes d'investigation au cours de 30 mois, montrant comment le Planning familial vend les parties du corps des bébés qu'ils tuent".

Le planning familial a loué les services d'une société de gestion de crise pour traiter les retombées de cette affaire. Soit actuellement 10 enquêtes et une proposition de loi pour supprimer les subventions.

Et cette enquête a été faite dans les règles de l'art. A la question de savoir si des lois d'enregistrement locales pourraient nuire à CMP, Daleiden a répondu que

"Chaque enregistrement sur bande que nous avons fait pendant ce projet a été fait dans le respect intégral des lois d'enregistrement locales. La vidéo spécifique du laboratoire de pathologie à la clinique de Planning familial qui a été révélée aujourd'hui [mardi], et qui a été faite à Denver, dans le Colorado, a été réalisée avec le consentement des participants."

Posté le 30 juillet 2015 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent

29 juillet 2015

La presse rugit comme un seul homme

... parce qu'une équipe du Planning familial américain a été filmée en train de disséquer un petit bébé avorté de 11 semaines, tout en discutant du prix qu'elle pourrait en obtenir ?

... parce qu'illustrant parfaitement "l'esprit du 11 janvier", les survivants de Charlie Hebdo réclament dans leur dernière Une la mort de Vincent Lambert et la survie de l'émission des Guignols ?

Non, la presse mondiale a sonné l’hallali contre un monomaniaque de la chasse qui s'est cru autorisé à tuer un lion célèbre du Zimbabwe.

Posté le 29 juillet 2015 à 22h47 par Louise Tudy | Lien permanent

Proposition de loi pour couper les subventions au Planning familial

Suite au scandale révélé par Lifesitenews sur la vente d'organes de foetus humains avortés par le Planning familial, les sénateurs républicains ont monté un groupe de réflexion chargé de constituer une proposition de loi visant à restreindre les subventions fédérales versées au planning familial.

Cette proposition de loi, portée par le sénateur Rand Paul, doit permettre qu’

« aucune subvention fédérale ne soit plus versé au planning familial américain ni à aucune de ses filiales ». 

Le sénateur ajoute :

 « La grande nouvelle du jour est qu’il y aura un vote concernant la suspension des subventions versées au planning familial ».

Il est probable que la proposition prévoie de suspendre les versements fait au planning familial pour les verser à d’autres groupes et organisations œuvrant pour la santé des femmes.

Posté le 29 juillet 2015 à 22h16 par Michel Janva | Lien permanent

Trafic d'organes de bébés avortés : le Planning familial américain accusé par une troisième vidéo et visé par 10 enquêtes

14 juillet : après 30 mois d'infiltration, The Center for Medical Progress publie une première vidéo accusant le Planning familial américain (qui gère des avortoirs), de vendre des organes de bébés avortés et de pratiquer, dans certains cas, des avortements par naissance partielle pour s'assurer de récupérer ces organes intacts. Elle peut être vue, sous-titrée en français, ici.

17 juillet : la commission des affaires énergétiques et commerciales de la Chambre des représentants convoque la directrice générale des services médicaux du Planning familial, mise en cause dans la vidéo. L'organisation refuse que ce soit ce médecin qui soit auditionné et affirme rester dans le cadre de la loi, qui autorise le don d'organes de foetus pour la recherche médicale, et non leur vente. Les prix indiqués ne correspondraient qu'au dédommagement des frais médicaux et de transports.

21 juillet : deuxième vidéo, dans laquelle une responsable du Planning familial américain négocie le prix d'organes de bébés avortés. La vidéo vient d'être sous-titrée en français. La voici :

 

En l'espace de deux semaines, des membres du Congrès ainsi que neuf Etats américains annoncent avoir lancé une enquête visant l'organisation.

28 juillet : troisième vidéo. On y voit la tarification pratiquée par une société servant d'intermédiaire entre une branche régionale du Planning familial et le monde de la recherche. Le prospectus d'une société concurrente vante quant à lui les "profits" que feront les avortoirs s'ils lui fournissent des organes. Ce que confirme une jeune femme, employée six mois dans cette entreprise. Elle décrit ce que fut son travail : identifier les femmes enceintes, hospitalisées dans un avortoir du Planning familial, qui répondaient aux critères pour les commandes et récolter les organes de foetus après leur avortement.

Une autre séquence montre la vice-présidente du Planning familial des Montagnes rocheuses superviser la dissection d'un foetus et donner sa préférence pour un paiement par organe.

Voici cette troisième vidéo, en anglais pour l'instant. Attention, les images sont choquantes :

 

Posté le 29 juillet 2015 à 01h51 par Louise Tudy | Lien permanent

27 juillet 2015

La vidéo qui accuse le Planning familial de trafic d'organes de bébés

Désormais sous-titrée en français :

Posté le 27 juillet 2015 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2015

Encore une bonne nouvelle pro-vie

PNous avons évoqué ce petit pas contre l'avortement réalisé par les députés portugais, faisant payer l'acte et obligeant les femmes à avoir un entretien psychologique et social avant de commettre l'irréparable. Des mesures qui rendent fous les militants pro-mort, comme les Jeunes Socialistes français qui dénoncent dans un communiqué cette loi restreignant l’accès des femmes à l’avortement. Lorsque l'Espagne avait fait mine de tenter de revenir sur la loi pro-avortement, toute l'Europe pro-mort s'était mobilisée et avait obtenu un abandon du projet.

Les députés portugais ont compris la leçon et ont été plus discrets. Les jeunes du PS sont furieux  :

"Les réactionnaires s'obstinent, partout en Europe, à vouloir choisir pour les femmes comment elles doivent disposer de leur corps."

"Les Portugaises pouvaient avorter librement et gratuitement. Dorénavant, elles devront payer tous les actes médicaux liés à l’interruption de grossesse, et se soumettre à des entretiens préalables qui visent ni plus ni moins à les empêcher d’avorter (en détaillant les allocations auxquelles elles pourraient prétendre en cas de naissance).

Cette décision vient à la suite de nombreuses autres menaces qui pèsent sur l’avortement en Europe. Lors du passage au Sénat de la Loi Santé en France, les réactionnaires se sont opposés à la suppression du délai de réflexion imposé aux femmes avant un IVG. L’Espagne a restreint l’accès à l’avortement pour les mineures. L’Irlande continue de l’interdire, condamnant ainsi des femmes littéralement à mort. En Italie, 70% des médecins utilisent l’objection de conscience pour ne pas pratiquer d’avortement. En Hongrie, le gouvernement finance des campagnes anti-avortement tandis que Malte l’interdit en toutes circonstances."

C'est là que l'on constate que la résistance pro-vie s'organise et est capable de regagner du terrain. Hier dans L'Obs, un journaliste écrivait que le milieu pro-vie était en déclin en France (alors que la Marche pour la vie de janvier connaît un regain d'affluence depuis 2 ans...). C'est passer sou silence le rejet par le Sénat des mesures libéralisant plus l'avortement ou encore le sauvetage de Vincent Lambert.

Posté le 25 juillet 2015 à 14h34 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : des femmes pour le maintien du délai de réflexion obligatoire

Le délai de réflexion avant un avortement est un des sujets du projet de loi santé, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. Gènéthique a sollicité des femmes qui ont accepté de partager leur expérience et ont donné leur témoignage en répondant à un questionnaire en ligne. Alors que la commission des affaires du Sénat vient de relancer le débat en supprimant cet article, Gènéthique restitue leur parole. Elles sont 64 à avoir répondu. La moyenne d’âge de ces femmes est de 26 ans. La plus âgée a 67 ans, la plus jeune 16 ans. L’une d’elle a du avorter à 14 ans. Si l’échantillon n’a pas de valeur représentative, cette consultation donne cependant sa place dans ce débat à la parole de femmes directement concernées par l’avortement et qui se disent en majorité favorables au maintien du délai de réflexion obligatoire.

Plusieurs expliquent qu’il est même trop court. L’une d’elle raconte :

A« J'y ai été forcée par ma famille et je pense que si le délai avait été plus long j'aurais pu réussir à m'organiser pour garder cet enfant, ou du moins réussir à me battre contre ma famille ».

Une autre précise :

« C'est trop court et avec la pression des familles et du compagnon, il faudrait qu'on nous écoute plus car c'est nous qui en souffrons après »

Une troisième, qui n’a pas bénéficié du délai de réflexion, explique :

« Car à l'heure d'aujourd'hui je serai sûrement maman ».

Elles légitiment l’opportunité de ce délai en évoquant souvent leur souffrance après l’avortement : 

« Je suis allée au bout du processus d'avortement... Je l'ai regretté aussitôt... Ça fait deux ans... Je ne m'en suis toujours pas remise, je pleure mon enfant que j'ai tué... Je donnerai tout pour revenir en arrière et le garder... » « J’ai avorté (…), mais j’ai encore du mal à dormir et pourtant cela fait 3 ans et demi ».

Une femme raconte :

« Je n’ai eu que 2 jours de réflexion. En septembre 2008, j'ai arrêté la pilule. Je n’arrive plus à tomber enceinte ».

A fortiori, l’une d’elle explique que ce délai lui a permis « d’éviter de faire la plus grosse erreur de ma vie », tandis qu’une autre ajoute :

« Sans cette réflexion à l'heure d'aujourd'hui je n'aurais pas mon bébé, c'est une longue semaine certes mais pour les femmes qui doutent, elle est importante ! ».

« Certains membres de ma famille me mettaient la pression. Grâce à ces 7 jours, j'ai trouvé la force de les affronter et de refuser d'avorter. »

« J'ai changé d'avis. Après le choc de la nouvelle, cette période m'a permis de revoir la situation et de comprendre qu'il est possible de garder cet enfant. »

Si certaines estiment que ce délai est inutile, plusieurs femmes, qui n’ont pas pu en bénéficier expriment leurs regrets :

« J'ai eu un rendez-vous pour une ordonnance de prise de sang pour le groupe sanguin et le lendemain, on m'a donné le traitement. Je regrette énormément. J'aurais aimé avoir du temps car c’est très dur. J'aurais pu réfléchir et dire non à ceux qui m'y ont amenée ».

« Avec le recul, je pense que si j’avais eu le délai légal, je ne l’aurais pas fait ».

La plupart des femmes qui ont répondu au questionnaire disent qu’elles ont avorté. Une décision souvent contrainte : si 12 femmes considèrent que l’avortement était « une  évidence, cette grossesse n’était ni prévue, ni désirée », et pour 5 autres, juste « une alternative possible », 33 d’entre elles expliquent que l’avortement a été « une réponse douloureuse à une situation sans issue ». Et elles sont 19 à exprimer que cette solution n’était pas la leur, mais « la réponse qui m’était imposée ».

Elles racontent :

  • « Sous pression j'ai avorté ».
  • « C’est ma mère qui a décidé l’avortement »,
  • « j'ai décidé, à bout de lutte contre le père de l’embryon et ma mère, d'accepter l'Ivg médicamenteuse ». 
  • « J'ai été contrainte de subir une IVG médicamenteuse. On m’a imposé de ne pas le garder ».
  • « J'ai décidé d'avorter à cause de mes proches car ils me rabaissaient tous en me disant : ‘T’as que 14 ans, tu vas niquer ta vie, t'es encore a l'école et tout’. Mais pour moi dans ma tête, je m'en foutais, j'étais prête à le garder et à assumer ».

Au terme de cette enquête, il apparaît que les femmes sont loin de demander prioritairement des facilités d’accès à l’avortement, en supprimant par exemple le délai de réflexion entre les deux rendez-vous. Bon nombre d’entre elles regrettent d’avoir été au bout de la démarche, elles regrettent d’avoir avorté. Elles reposent la seule vraie question qui soit quand une grossesse non désirée s’annonce : comment aider, accompagner ces femmes pour qu’elles puissent accueillir l’enfant qu’elles portent ? 40 ans après le vote de la loi Veil, cette question essentielle, qui était et qui demeure une obligation légale introduite dans la loi, est restée lettre morte et n’a fait l’objet d’aucune proposition politique.

Posté le 25 juillet 2015 à 14h14 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2015

Avortement, recherche sur l'embryon, don d'organes : le projet de loi Santé profondément remanié en commission du Sénat

Alliance Vita fait le point sur les principales modifications apportées hier au projet de loi Santé par la commission des affaires sociales du Sénat :

  • Avortement :

"Sur l’IVG, la mesure emblématique visant à supprimer le délai de réflexion de sept jours a été écartée (art. 17 bis).  Ont été également annulées : la possibilité de pratiquer des IVG instrumentales par les centres de santé (art. 16 bis), ou des IVG médicamenteuses par les sages-femmes (art. 31), ainsi que les dispositions concernant les contrats d’objectifs conclus entre les Agences régionales de santé (ARS) et les établissements de santé pour l’accès à l’IVG (art.38 al 34).

  • Consentement présumé au don d'organes

"Sur la mesure visant à renforcer le consentement présumé au don d’organes, les rapporteurs rappellent dans un amendement adopté que “le caractère sensible des sujets de bioéthique justifie que les évolutions législatives en la matière fassent l’objet de larges consultations préalables dans un climat serein. C’est pourquoi la loi de bioéthique prévoit un réexamen périodique qui doit avoir lieu avant 2018 à la suite de la convocation des états-généraux de la bioéthique » (art. 46 ter)."

  • Recherche sur l'embryon

"Concernant la création d’un nouveau régime de recherche sur l’embryon humain pour entrer dans le cadre de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP), et la recherche sur les gamètes destinées à devenir un embryon, les rapporteurs rappellent qu’elles relèvent également de la révision des lois de bioéthique et suppriment cette disposition qui vise à “répondre à des contentieux en cours devant le Conseil d’Etat » (art. 37).

  • Gouvernement par ordonnances :

"Le projet de loi comprenait un nombre inhabituel d’habilitations du Gouvernement à légiférer par ordonnances. La commission en a restreint le champ, souhaitant préserver la compétence du Parlement, notamment sur le droit applicable aux recherches biomédicales (art. 53)."

  • Refus des soins

"Enfin, à l’article 19, la commission a adopté un amendement confiant au Défenseur des droits, plutôt qu’aux ordres professionnels médicaux, la mission d’évaluer les pratiques de refus de soins."

Le texte devrait être examiné au début de la session extraordinaire du Sénat qui commence le 14 septembre 2015. Marisol Touraine, ministre de la Santé, ayant imposé à ce texte une procédure accélérée (reposant sur une seule lecture dans chaque chambre), il y aura donc probablement ensuite convocation d’une commission mixte paritaire.

Posté le 23 juillet 2015 à 19h14 par Louise Tudy | Lien permanent

Obligation de conseil psychologique et social pour un avortement

ALes députés portugais ont réformé hier soir l'accès à l'avortement en votant un projet de loi « visant à instaurer un ticket modérateur pour les femmes pratiquant une IVG » ainsi qu’une « obligation de conseil psychologique et social et une consultation au planning familial ».

Les partisans de la culture de mort sont furieux et les débats ont été « brièvement interrompus par des membres d’associations des droits des femme ». Le texte a été adopté par les partis de la majorité de centre droit, et a rencontré une forte opposition chez les députés de l’opposition de gauche.

A gauche, on préfère faciliter le commerce d'organes de foetus humains pour se faire de l'argent...

Posté le 23 juillet 2015 à 13h35 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2015

Vente d'organes de bébés avortés : la nouvelle vidéo qui met à mal la défense du Planning familial américain

La semaine dernière, après trois ans d'enquête, The Center for Medical Progress publiait une première vidéo filmée en caméra cachée, datée du 25 juillet 2014, montrant une responsable du Planning familial américain décrire la façon dont elle s'organise pour que les avortoirs gérés par son association fournissent des laboratoires en organes de bébés avortés, dont elle évalue le prix entre 30 et 100 $. La vidéo a secoué les Etats-Unis, non seulement parce que la vente d'organes est interdite, mais également parce que le médecin décrit l'utilisation d'ultrasons au cours des avortements pour garder le foetus intact, ce qui peut laisser penser que certains bébés sont tués au cours de leur naissance (ce que l'on appelle un avortement par naissance partielle), une pratique également punie par la loi. En dehors de ces deux aspects légaux, la vidéo a en outre l'intérêt de déranger les partisans de l'avortement, la conversation filmée montrant d'une façon glaçante qu'il s'agit d'être humains, tués et démembrés.

Depuis, les Républicains ont réclamé une enquête parlementaire. Quand à leur demande de couper les subventions versées à l'association, financée pour un tiers par le gouvernement fédéral, elle a dores et déjà été rejetée par le porte-parole de Barack Obama.

De son côté, le Planning familial américain n'a pas contesté l'authenticité de la vidéo, mais s'est défendu en affirmant qu'il s'agissait de dons de patientes pour faire avancer la recherche, les prix ne correspondant qu'aux frais médicaux et de transport vers les laboratoires. La plupart des journaux français se sont évidemment empressés de lui donner raison.

L'argumentation est mise à mal par une nouvelle vidéo publiée aujourd'hui, toujours tournée en caméra cachée, en février 2015 cette fois. On y voit le Dr Gatter, alors encore présidente du conseil des directeurs médicaux du Planning familial, négocier le prix d'organes de foetus. Celle-ci, après avoir expliqué que l'argent n'est pas sa principale préoccupation, en demande un bon prix, parce que, dit-elle en riant, elle souhaite s'acheter une Lamborghini. La vidéo en anglais est ici :

 

Posté le 21 juillet 2015 à 23h51 par Louise Tudy | Lien permanent

19 juillet 2015

Vous reprendrez bien un peu de foie de foetus ?

Plusieurs médias veulent étouffer le débat éthique suscité par la vidéo montrant une haute responsable du Planning familial américain expliquer comment elle fournit des organes de bébés avortés à des laboratoires. Leur argument ? Le planning familial américain affirme, pour sa défense, que la pratique est légale. Réponse de Koz, dans une tribune publiée sur le Figaro Vox :

"[...] admettons pour les besoins du raisonnement que la pratique soit légale. Je noterais toutefois deux choses: d'une part que le Dr Nucatola, dans la video, laisse elle-même clairement entendre qu'il faut solliciter quelque peu l'interprétation des textes pour s'y juger conforme et, d'autre part, que le fait qu'une pratique soit légale n'a jamais épuisé le débat moral. (...) Il y a donc cette info: le planning familial reconnaît fournir des organes de fœtus avortés à des laboratoires. Notez que je ne dis rien là que de très factuel: c'est leur communiqué de presse, c'est leur défense, c'est admis.

Rien que cela devrait déjà susciter pour le moins un peu d'interrogation.

Mais si l'on creuse un peu, que nous dit-elle et qu'apprend-on?

1) Que le Planning Familial US bénéficie d'une intégration verticale exemplaire, depuis le conseil aux femmes enceintes jusqu'à la valorisation des déchets… mais que cette intégration verticale n'est pas, par elle-même, sujette à quelque interrogation éthique que ce soit ;

2) Que le Planning Familial US s'organise en amont avec des laboratoires pour assurer l'approvisionnement en organes. Il s'enquiert des besoins des laboratoires et se fait fort de leur fournir les organes convoités. Nous parlons bien d'organes: manifestement, il est malséant d'employer ce terme et l'on préférera le mot «tissus», qui est plus joli et nous ferait presque penser à de la soierie. En l'occurrence, il s'agit bien d'extraire des bouts de fœtus: des bras, des jambes, des cœurs, des foies…

3) Qu'il ne s'agit même pas de faire avec le résultat de l'avortement, mais d'organiser l'avortement à cette fin ;

4) Qu'il conviendrait d'analyser la pratique comme un don d'organes. Excusez ma brusquerie,(...) mais il me semble que c'est le seul cas dans lequel on tue le donneur. Sans vouloir être excessivement tatillon, pouvons-nous convenir que cela peut mériter un questionnement éthique?

5) Que le consentement de la mère est suffisant: au stade où nous en sommes, puisqu'on en a déjà dénié l'humanité du fœtus, pourquoi en effet ne pas considérer que ce que la mère donne, ce sont ses propres organes? Même si c'est aberrant et contraire à la réalité. Même si, il m'a semblé comprendre, avec mon peu de connaissance en la matière, qu'elle garde bien tous les siens propres. Bref, le consentement de la partie concernée n'est absolument pas requis ;

6) Que des médecins ont orienté leur savoir-faire non pas pour l'intérêt de la mère (et ne parlons pas de l'enfant: restons convenables) mais dans l'intérêt des laboratoires. Ils apprennent ainsi à réaliser des avortements sous échographie pour, nous dit-on, savoir où poser les forceps et ne pas risquer d'abîmer les organes recherchés ;

7) Que ces médecins, lorsque cela est nécessaire, incitent le fœtus à changer de position pour se présenter de manière plus convenable pour son démembrement. Parce qu'il vaut mieux qu'il se présente par le siège si l'on veut en extraire les jambes ou les organes inférieurs, ou par la tête, si ce sont les organes supérieurs que l'on convoite.

Mais ceci est conforme aux plus hauts standards éthiques du Planning Familial US."

Posté le 19 juillet 2015 à 18h25 par Louise Tudy | Lien permanent

17 juillet 2015

Il faut se battre pour montrer le réel

Il est interdit de montrer Vincent Lambert, de montrer un foetus avorté, de montrer le film Le Cri silencieux à des lycéens, de montrer des enfants porteurs de la trisomie à la TV (dixit le CSA), de montrer les crimes islamistes... Jean-Marie Le Méné estime que la guerre des images fait rage et qu'il faut se battre pour montrer le réel :

"Nos sociétés d’images imposées sont quelquefois piégées par les images rebelles. Car il y a image et image, les permises et les interdites, les citoyennes et les extrémistes, les pieuses et les blasphématoires.

Dans l’affaire du Planning familial américain, pris la main dans le sac à vendre des morceaux de bébés avortés à la recherche médicale, il s’agit d’images prises en caméra cachée, par des militants pro-life, sur un sujet sanctuarisé : l’avortement. C’est dire si nous sommes dans l’interdit, l’extrémisme et le blasphème. C’est dire si ces images sont inconvenantes et suspectes. Mais quand elles arrivent à franchir la ligne de démarcation, comme c’est le cas ici, leur effet est multiplié, tant elles montrent le plus difficile à montrer, ce qui est.

La guerre des images fait rage parce que, contrairement à ce que l’on croit, il faut se battre pour montrer le réel. Le réel, c’est ce qui résiste. En revanche, il est permis tant qu’on voudra – et même recommandé – de montrer des images qui ne présentent que du virtuel ou du maîtrisé idéologiquement. La prétendue civilisation de l’image n’est pas tellement libre.

Quand la fondation Lejeune compare les images respectives d’embryons d’animaux et d’embryons humains, en montrant que les premiers sont mieux protégés que les seconds, elle est traduite devant le Jury de déontologie publicitaire (sic) qui la condamne. Il ne faudrait surtout pas penser que le petit de l’homme est un homme petit au risque de menacer le droit fondamental (re-sic) à l’avortement.

Quand la même fondation coproduit une vidéo qui montre des jeunes trisomiques heureux, elle est traduite devant le CSA, qui prescrit aux chaînes de télévision de ne pas la diffuser. Il ne faudrait surtout pas stigmatiser les mères qui ont décidé d’avorter leur enfant trisomique (re-re-sic).

XVM954f8fd6-0f5f-11e5-9ce2-61814d36ed61Quand ses parents montrent des images de Vincent Lambert qui déglutit, le même CSA exige que le regard de ce jeune homme tétraplégique soit flouté. Il ne faudrait surtout pas qu’on puisse imaginer que l’euthanasie programmée de Vincent Lambert concerne un homme vivant. Alors, dans un geste d’un totalitarisme désespérément classique, il faut retoucher l’image et gommer l’une des rares parties du corps de cet homme qui s’exprime : ses yeux.

C’est pourquoi il faut féliciter les pro-life américains pour leur travail. Ils font penser à ces journalistes historiques qui ont révélé les barbaries du XXe siècle auxquelles personne ne voulait croire. En débusquant les barbaries du XXIe siècle, la banalisation prétendument démocratique de l’homicide aux deux extrémités de la vie, ces corsaires risquent effectivement de donner mauvaise conscience à certains. Tant mieux. La France qui alimente en embryons humains les paillasses des chercheurs ne peut guère pavaner. Cinq des recherches autorisées par l’Agence de la biomédecine (ABM) viennent d’être jugées illégales et annulées, suite aux recours de la fondation Lejeune.

Honneur aux reporters pro-life de la guerre contre la vie humaine."

Posté le 17 juillet 2015 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

16 juillet 2015

Le projet de loi santé examiné en commission au Sénat le 22 juillet

L'examen du projet de loi santé en commission au Sénat doit avoir lieu mercredi 22 juillet. Ce projet a subi un certain nombre de modifications et d’ajouts lors de son passage à l’Assemblée nationale. Gènéthique publie une infographie qui récapitule les dispositions du projet de loi de santé relatives à la bioéthique : l’avortement, au don d’organes et à la recherche sur l’embryon.

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Posté le 16 juillet 2015 à 17h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

14 juillet 2015

Le Planning familial américain coupable de trafic d'organes de bébés avortés ? La vidéo choc qui l'accuse [Add : enquête ouverte]

The Center for Medical Progress a publié une vidéo, filmée en caméra cachée, dans laquelle le Dr Nucatola, directrice générale des services médicaux du Planning familial américain depuis 2009, reconnaît prélever et vendre entre 30 et 100 $, des organes intacts de bébés avortés (le trafic d'organes est passible de 10 ans d'emprisonnement aux Etats-Unis et de 500 000 $ d'amende). D'après les auteurs de la vidéo, il s'agit d'avortements par naissance partielle, une pratique totalement illégale.

Jeanne Smits avait décrit il y a quelques années en quoi consiste un avortement par naissance partielle :

"Cette forme d’avortement, pratiquée à partir du 5e mois de grossesse, consiste à déclencher l’ouverture du col pendant deux jours, à faire naître partiellement l’enfant par le siège, puis à perforer sa tête par le bas du crâne et à aspirer son cerveau avant d’extraire totalement son corps de l’utérus. Le procédé répond à un double objectif : faciliter le passage de la tête, mais aussi s’assurer de la naissance d’un bébé mort."

Tout au long de l'entretien filmé à son insu, le médecin parle d'avortements (où placer son forceps pour récupérer l'organe voulu, quelle partie écraser...) et de parties de corps de bébés à vendre tout en dégustant  sa salade - ses interlocuteurs se sont fait passer pour des acheteurs potentiels et lui ont fixé un rendez-vous au restaurant. La vidéo, reprise par les sites pro-vie américains, commence à faire parler d'elle outre-atlantique et mériterait d'être entièrement traduite et sous-titrée en français. Avis aux amateurs. La voici, en anglais donc :

 

[Add] le résumé d'Yves Daoudal en complément :

"C’est le foie qui est le plus demandé, bien que « beaucoup veuillent des cœurs intacts en ce moment ». Elle reçoit des demandes pour des poumons, et aussi pour des « extrémités inférieures », et elle ne sait pas trop pourquoi, sans doute « pour les tissus musculaires ».

Le seul problème est qu’il faut le faire de façon à qu’on ne dise pas « la clinique vend des tissus et se fait de l’argent avec cela ».

Elle pratique elle-même des avortements à Los Angeles jusqu’à la 24e semaine. Elle explique qu’elle tient une petite réunion chaque matin pour déterminer quelles parties du corps sont demandées (les clients remplissent un formulaire) et quelles sont les « patientes » qui ce jour-là auront des bébés sur lesquels on pourra faire les prélèvements. Ainsi les avorteurs pourront adapter leurs gestes de façon à ne pas endommager les organes à vendre ce jour-là. « Pour cette raison, la plupart des fournisseurs – sic – se font guider par échographie, afin de déterminer où ils vont mettre les forceps. Ils se disent : “Je ne vais pas écraser cette partie, je vais écraser en dessous, et au-dessus, et je vais voir si je peux avoir ça intact.” Certains changent la façon dont le fœtus se présente, de sorte qu’il ne vienne pas par la tête, parce que vous ne pouvez pas obtenir la dilatation suffisante. Si vous le faites à partir de la présentation par le siège, par les jambes, alors vous pouvez finir par avoir le crâne intact. »

La loi fédérale américaine interdit l’avortement par démembrement depuis George Bush, et la vente d’organes. Mais, dit Deborah Nucatola, « les lois sont sujettes à interprétation. Si je vous dis d’emblée que je n’ai pas l’intention de faire cela, ce qui arrive après n’a pas d’importance. »"

[Add 2] : le vice-président en charge de la communication du Planning familial américain ne dément qu'à moitié, en jouant sur les mots :

« dans le domaine de la santé, parfois, les patients veulent donner des tissus pour la recherche scientifique pour aider à faire avancer la recherche, les soins, les traitements. Les femmes qui avortent au Planning Familial ne sont pas différentes. (…) Aucun bénéfice n’est réalisé lors de ces dons de tissus (ie d’embryons). Parfois, certains coûts, comme celui de transporter les tissus vers les meilleurs centres de recherche, sont remboursés. »

Dans la vidéo, le Dr Nucatola parle pourtant bien de vente et non de dons, et d'organes et pas seulement de tissus. Le Gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal, annonce l’ouverture d’une enquête.

Posté le 14 juillet 2015 à 19h36 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (15)

13 juillet 2015

Tuer des enfants, ça rapporte

Le lucratif commerce de l'avortement aux Etats-Unis :

"Planned Parenthood, principal fournisseur d’avortement aux Etats-Unis, est également une entreprise prospère. C’est ce qu’indique les chiffres publiés le 1er juillet dernier par American Life League. Gagner seulement un dollar pour le meurtre d’un ‘homme serait déjà scandaleux, mais les montants des salaires que donne le rapport révèlent la vérité sur un mal enraciné dans l’âme de nombreux pays.

Se basant sur les déclarations de revenus des membres du personnel, le rapport identifie que l’avortement est une entreprise sanglante, mais à revenu élevé. Le salaire annuel moyen d’un PDG à Planned Parenthood est de 186.071,87 $. 87% des salariés gagnent plus de 100.000 $, 37 %, 200 000 $ et 13% plus de 300.000 $. Le PDG de Planned Parenthood, Cecile Richards, reçoit un salaire annuel de 590 000 $pour avorter des êtres humains.

Interrogée sur le rapport d’American Life League, Cecile Richards a déclaré, lors d’une conférence de presse: « C’est de notoriété publique. Il en a toujours été ainsi », ajoutant: » Je travaille dur pour mon salaire et je pense que ce n’est pas un problème. Planned Parenthood de coût-bénéfice est le meilleur fournisseur de services de planification familiale de ce pays. Les milieux de droite font toujours leur possible pour créer des problèmes là où il n’y en a pas.  » Mais la vérité que tait est Richards, c’est que sont 58 millions d’êtres humains qui ont été tués par l’avortement aux États-Unis depuis 1973 (...)"

Pour consulter le bilan financier annuel c'est ici.

Posté le 13 juillet 2015 à 12h20 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

10 juillet 2015

La clause de conscience reconnue pour les pharmaciens

... en Espagne.

En France, un pharmacien peut être condamné s'il refuse de vendre la pilule.

Posté le 10 juillet 2015 à 18h35 par Michel Janva | Lien permanent

La contraception, cela ne fait pas baisser l'avortement

Non seulement la pilule contraceptive provoque 20 décès tous les ans en France, mais on apprend que 2 femmes sur 3 ayant recours à l'avortement utilisaient un "moyen contraceptif n'ayant pas fonctionné".

« Le nombre des IVG, y compris chez les plus jeunes, ne s’explique pas principalement par un défaut de couverture contraceptive (...) ».

Les chercheuses de la DREES notent que les femmes ont également davantage recours à la contraception d’urgence ; depuis 2005, plus d’1 million de pilules du lendemain et du surlendemain sont vendues chaque année.

La mentalité contraceptive, c'est cela qui fait croître l'avortement : c’est l’utopie de la maîtrise parfaite de la fécondité. D’où une propension quasi irrésistible à utiliser l’avortement comme rattrapage contraceptif en cas de grossesse non prévue.

Posté le 10 juillet 2015 à 16h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

09 juillet 2015

229 000 avortements en 2013 en France

Selon les chiffres officiels de la DREES :

"En 2013, 229 000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France, dont 217 000 en Métropole. Leur nombre est relativement stable depuis 2006 et varie peu chaque année. Il enregistre une hausse en 2013, après deux années de légère baisse : il est ainsi passé de 226 100 en 2010 à 222 200 en 2011, et 219 100 en 2012.

Le taux de recours est de 15,6 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en France entière. Les femmes de 20 à 24 ans restent les plus concernées, avec un taux de 28,8. Les taux continuent à décroître chez les moins de 20 ans, avec 9,5 recours pour 1 000 femmes parmi les 15-17 ans (après 10,0 en 2012) et 21,8 parmi les 18-19 ans (après 22,0 en 2012).

Les écarts régionaux perdurent, avec des recours moyens toujours supérieurs à 18 IVG pour 1 000 femmes en Ile-de-France, Provence – Alpes-Côte d’Azur, Corse, Languedoc-Roussillon et dans les DOM.

Les IVG médicamenteuses représentent 49 % des IVG réalisées en établissements et 58 % du total des IVG. Les IVG pratiquées hors établissement représentent 16 % du total des IVG en Métropole et 25 % dans les DOM, où pourtant la pratique des IVG en centres de santé, centres de planification ou d’éducation familiale ne s’est pas répandue."

Posté le 9 juillet 2015 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Défendre la personne handicapée, c'est "morbide"

Selon le Planning familial, qui préfèrerait sans doute que toutes les personnes handicapées soient avortées avant leur naissance.

C

Posté le 9 juillet 2015 à 18h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

07 juillet 2015

"Il ne fallait pas faire de fœticide in utero, mais tuer le bébé après qu’il soit né"

Un rapport glaçant de l’European Centre for Law and Justice sur « l’avortement tardif et les infanticides néonataux en Europe » a été publié, en soutien de la pétition qui sera présentée au Bureau de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Injections létales, étouffements, abandons… Tout est mis en œuvre pour que ces bébés – nés vivants au-delà de vingt semaines – meurent rapidement, dans la plus grande indifférence, sans aucune prise en compte de leur souffrance.

« Le plus souvent, les parents ne sont pas informés de la survie de leur enfant et des causes réelles de sa mort ».

Les équipes médicales et paramédicales expliquent que ces pratiques existent depuis de nombreuses années. Mme L. M., ancienne infirmière anesthésiste, rapporte ainsi qu’en 1987, une équipe a laissé un bébé « mourir de froid ». En 1963 déjà, Mme M. J., alors étudiante infirmière, a récupéré un nourrisson encore vivant dans un drap roulé en boule. Avec pour seule consigne de

« le mettre dans un haricot [une cuvette, N.D.L.R.] et d’attendre ». « Nous étions là pour le regarder, ce petit être vivant, lui parler et caresser son petit corps pendant 45 minutes. […] Il s’est finalement arrêté de respirer et nous l’avons laissé sur le plateau»

Selon une étude menée en 2000, 73 % des médecins français en néonatologie déclareraient qu’ils ont dans leur carrière administré aux nouveau-nés des produits médicamenteux pour les tuer. M. X. B., médecin, alors qu’il était externe, raconte avoir entendu le chef de service de génétique du CHU entrer

« dans une sorte de fureur, en demandant combien de fois il devrait dire qu’il ne fallait pas faire de fœticide in utero, mais tuer le bébé après qu’il soit né ».

Une étude publiée au Royaume-Uni en 2007, dans le British Journal of Obstetrics and Gynaecology a conclu qu’environ un avortement sur trente au-delà de seize semaines de gestation donne lieu à la naissance d’un enfant vivant. À vingt-trois semaines, le taux d’enfants vivants atteint 9,7 %. Selon une sage-femme suédoise, la proportion atteindrait même 25 %.

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, rappelle qu’un

« bébé prématuré, même né lors d’une tentative d’avortement tardif, est un être humain et doit bénéficier de soins et du droit à la vie comme tout être humain ».

Le comité des affaires juridiques et des droits de l’homme de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a émis le 23 juin un avis négatif, au motif que le sujet serait « trop sensible », pourrait questionner l’avortement, et diviser l’Assemblée. La décision du Bureau de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe est attendue pour le 31 août 2015.

Posté le 7 juillet 2015 à 22h39 par Michel Janva | Lien permanent


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