25 octobre 2014

Obama aurait collaboré à la politique chinoise de l’enfant unique

Un député vient d’accuser Barack Obama d’avoir enfreint le droit américain en offrant assistance à la Chine dans la mise en œuvre des avortements forcés. Barack Obama a octroyé 227$ millions à une agence de l’Onu qui facilite la mise en œuvre de la politique de l’enfant unique, et offre des visas à des dirigeants chinois impliqués dans les avortements forcés, a déclaré le député républicain à la Chambre des représentants, Chris Smith.

Dans un discours de la semaine dernière, ce dernier a livré une longue liste d’abus perpétrés par la Chine, et expliqué comment le gouvernement Obama y avait participé.

Le Vice Président Joe Biden a déclaré à un public chinois qu’il « comprenait complètement » la politique de l’enfant unique et ne « remettrait pas en question » la décision du gouvernement de l’imposer. Chris Smith a souligné que l’historique des votes de Joe Biden confirmait ce discours sans cœur. Durant son mandat de sénateur, Biden avait voté contre un amendement condamnant la politique chinoise de l’enfant unique.

Non seulement le gouvernement américain ferme les yeux sur les abus chinois, mais il finance les organisations qui rétribuent et consultent pour l’agence chinoise du planning familial. Cela inclut la formation de son personnel.

Posté le 25 octobre 2014 à 14h43 par Michel Janva | Lien permanent

24 octobre 2014

Les animaux sont-ils des hommes comme les autres ?

Une analyse très pertinente de Théophane Le Méné dans le Figaro Vox :

"[...] Aujourd'hui plus que jamais, l'animal est au centre des préoccupations humaines. Un ours fugue et une ministre imagine qu'il a pu être «assassiné». Un chaton est maltraité, son auteur est condamné à un an de prison. Des bovins ou des volatiles sont abattus pour des raisons sanitaires et on hurle au meurtre. Le zoo de Copenhague pique une girafe à cause d'un risque de consanguinité et c'est l'offuscation planétaire, les pétitions affluent, on parle d'euthanasie. Les plus militants comparent sans vergogne les tortures opérées sur les animaux à celles des camps de la mort [...] 

Il y a une vraie et une fausse manière d'aimer les animaux. La fausse est exclusive, la vraie inclusive. On peut ainsi célébrer l'humanité de l'homme tout en considérant le respect dû à l'animal. Saint François d'Assise lui-même ne rendit-il pas cette dignité volée aux pauvres en même temps qu'il entourait d'une attention toute particulière la création animale? Mais il est plus difficilement concevable de célébrer l'humanité de l'animal tout en considérant le respect dû à l'homme. Or c'est de cela dont se rendent coupables les militants -tels qu'on les connaît -de la cause animale : détruire l' «humanisme humain» pour réclamer l' «humanisme animal» ; renverser la charge que l'on doit à notre prochain pour la reporter sur l'animal qui, lui, au demeurant, ne sera jamais capable de barbarie.

N'est-il pas particulièrement troublant de constater que les revendications d'une humanisation des bêtes se font toujours plus fortes, à mesure que la réification de la personne humaine s'intensifie? N'est-il pas surprenant de découvrir que l'hyper-écologie et l'hyper-technologie - deux courants que l'on pourrait croire ennemis- usent du même vocable pour arriver à leur fin? Les deux ne parlent plus de l'homme mais du «vivant». Le premier veut faire gagner à l'animal ce que le second veut faire perdre à l'homme. Et c'est ainsi que pour éviter la recherche sur l'animal, on utilise l'embryon humain ; que l'on arme des bateaux pour défendre les baleines quand les massacres se poursuivent au Moyen-Orient dans l'indifférence ; que l'on prône -à raison- l'interdiction des manipulations génétiques sur le végétal quand on les multiplie sur l'être humain ; que le biologiste Jean-Didier Vincent n'hésite pas à réclamer des droits aux animaux tout en qualifiant les trisomiques de «poison dans une famille». C'est ainsi aussi qu'en 1933 et en 1935, le régime hitlérien édictait deux lois qui, pour la première fois, reconnaissaient à l'animal sa valeur intrinsèque d' «être naturel», ayant des droits «par lui-même», indépendamment des hommes.

Ces effacements répétés de la frontière fondamentale qui existe entre l'homme et l'animal révèlent une crise de l'humain que nous sommes en train de fabriquer sous couvert de respect de l'animal. Jean de La Fontaine disait se servir des animaux pour instruire les hommes. Nous ne pouvons nous servir des hommes pour instruire les animaux. A moins de donner vie à l'apologue de George Orwell qui, dans «La ferme des animaux», décrivait une ferme dans laquelle les animaux se révoltent puis prennent le pouvoir et chassent les hommes, avec les mêmes arguments que l'on nous sert aujourd'hui. Mais nous y sommes peut-être déjà."

Il suffit d'ouvrir le livre de "SVT" (Sciences de la vie et de la terre) d'un collégien ou lycéen pour s'apercevoir que l'être humain est classifié dans la catégorie "mammifère", et nos enfants étudient la reproduction du chimpanzé et son mode de communication en parallèle avec ceux de l'homme, afin de démontrer que le chimpanzé est très, très proche de l'homme. Réhausser la condition animale tout en rabaissant l'humain au rang d'un animal comme un autre permet de nier que l'homme ait une âme et une finalité supérieure. Cela justifie toutes les abominations dans lesquelles notre époque est pionnière, qui fait de l'humain un consommateur et un "consommable" à 100%.

Posté le 24 octobre 2014 à 20h23 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (19)

Amputée des quatre membres à la suite d'un avortement

Quelques semaines après avoir fait éliminer son bébé à la maternité du CHU de Bordeaux, une commerçante bordelaise de 36 ans, a dû être amputée des deux pieds, de l'avant-bras droit et de la main gauche.

Sous le coup d'une forte fièvre et prise de douleurs, elle était revenue à la maternité. Après avoir procédé au retrait du stérilet posé après l'avortement et pratiqué des prélèvements, l'interne l'avait renvoyée à son domicile où son état avait empiré. Le dimanche matin, le médecin de garde, après avoir diagnostiqué les symptômes de la septicémie, avait prescrit une antibiothérapie et ordonné le retour de la jeune femme à la maternité où elle était arrivée vers midi. Une nouvelle fois, son état n'avait pas été jugé préoccupant. Ce n'est que le soir vers 17 heures, à la suite de la venue à son chevet d'un anesthésiste, que les premiers antibiotiques lui avaient été administrés.

Posté le 24 octobre 2014 à 08h51 par Michel Janva | Lien permanent

21 octobre 2014

"A 87 ans, je sors de mon silence pour défendre Jérôme Lejeune, mon mari"

Alors qu'une collaboratrice de Jérôme Lejeune s'attribue, avec l'appui de certains médias, la découverte de la trisomie 21, Birthe Lejeune explique, dans la Croix, pourquoi la mémoire de son mari est ainsi attaquée :

"A 87 ans, je sors de mon silence pour défendre Jérôme Lejeune, mon mari, mort il y a vingt ans. (...)

Quand Marthe Gautier, vingt ans après la mort de Jérôme, conteste son rôle dans cette découverte, elle oublie de dire que Jérôme travaillait depuis des années en étroite collaboration avec le professeur Turpin qui le considérait comme le principal moteur de la recherche. C’est Raymond Turpin qui a proposé à Jérôme d’être le premier signataire de la publication. J’ai une lettre de Turpin à Jérôme d’octobre 1958 qui le félicite pour son travail et constate que Marthe Gautier en est encore à compter 46 chromosomes, alors que Jérôme, qui notait toutes ses observations dans son carnet de laboratoire, en avait compté 47 pour la première fois en mai 1958 sur un patient. Une autre lettre, de Marthe Gautier à Jérôme, lui demande de se dépêcher de rentrer de voyage pour faire avancer les travaux de recherche. En lisant la correspondance, toujours courtoise, on voit bien le rôle et l’apport de chacun. Marthe Gautier sait bien que tout au long de sa carrière Jérôme ne l’a jamais oubliée dans ses remerciements. Il suffit de relire le texte de la leçon inaugurale de 1965. Objectivement, l’étude des archives contredit les propos récents de Marthe Gautier.

Alors pourquoi cet acharnement contre Jérôme aujourd’hui ? La raison en est simple. Il était généticien, et à ce titre, il savait que la vie commençait à l’instant précis de la conception. Il était médecin de l’école d’Hippocrate, et à ce titre il refusait de supprimer la vie des êtres humains dès lors qu’ils étaient conçus. En 1969, à San Francisco, le jour de la remise du William Allen Memorial Award, il dénonça publiquement les menaces de la science sur la vie et les dérives de la culture de mort.

Ce discours fit scandale mais son courage et sa cohérence forcèrent l’admiration de tous. Tout en continuant ses recherches, il avait pris le risque de se mettre à dos certains scientifiques pour rester libre de défendre l’être humain commençant, unique, vulnérable. Il savait qu’il risquait de passer à côté du prix Nobel. Il était courageux et j’étais fière de lui. Et ses prises de position ne lui seront jamais pardonnées ! L’opposition à la personne de Jérôme aura attendu des années après sa mort pour ressortir ; aujourd’hui, elle se manifeste en s’attaquant à l’homme et en le faisant passer pour un opportuniste et un usurpateur. Sans qu’il puisse se défendre, il s’agit de discréditer un homme qui s’est opposé à une médecine sélective et à une recherche mortifère, et ce faisant, ridiculiser son engagement au service de la vie. (...) La vérité dérangeante est qu’il a été un signe de contradiction. Devant le mensonge qui tue, son honneur a été de ne pas se taire. Mais son œuvre et sa réputation lui rendent témoignage."

A 87 ans, je sors de mon silence pour défendre Jérôme Lejeune, mon mari, mort il y a vingt ans. Quelle cacophonie autour de lui et de la découverte de la trisomie 21 ! Et pourtant les archives sont éloquentes. J’ai la chance d’avoir conservé et classé précieusement toutes les correspondances entre les trois protagonistes. Que disent-elles ces archives ? Jérôme est entré dans le service du professeur Raymond Turpin à Trousseau en 1952. Celui-ci lui a confé la consultation des personnes qu’on appelait « mongoliens », et l’a associé à la recherche sur le mongolisme. En 1958, année de la découverte du chromosome de trop sur la paire du chromosome 21, Jérôme n’était pas un novice. Il avait déjà 42 publications à son actif, dont sept sur le mongolisme (appelé depuis trisomie 21) et sa consultation était réputée.

Quand Marthe Gautier, vingt ans après la mort de Jérôme, conteste son rôle dans cette découverte, elle oublie de dire que Jérôme travaillait depuis des années en étroite collaboration avec le professeur Turpin qui le considérait comme le principal moteur de la recherche. C’est Raymond Turpin qui a proposé à Jérôme d’être le premier signataire de la publication. J’ai une lettre de Turpin à Jérôme d’octobre 1958 qui le félicite pour son travail et constate que Marthe Gautier en est encore à compter 46 chromosomes, alors que Jérôme, qui notait toutes ses observations dans son carnet de laboratoire, en avait compté 47 pour la première fois en mai 1958 sur un patient. Une autre lettre, de Marthe Gautier à Jérôme, lui demande de se dépêcher de rentrer de voyage pour faire avancer les travaux de recherche. En lisant la correspondance, toujours courtoise, on voit bien le rôle et l’apport de chacun. Marthe Gautier sait bien que tout au long de sa carrière Jérôme ne l’a jamais oubliée dans ses remerciements. Il suffit de relire le texte de la leçon inaugurale de 1965. Objectivement, l’étude des archives contredit les propos récents de Marthe Gautier.

Alors pourquoi cet acharnement contre Jérôme aujourd’hui ? La raison en est simple. Il était généticien, et à ce titre, il savait que la vie commençait à l’instant précis de la conception. Il était médecin de l’école d’Hippocrate, et à ce titre il refusait de supprimer la vie des êtres humains dès lors qu’ils étaient conçus. En 1969, à San Francisco, le jour de la remise du William Allen Memorial Award, il dénonça publiquement les menaces de la science sur la vie et les dérives de la culture de mort.

Ce discours fit scandale mais son courage et sa cohérence forcèrent l’admiration de tous. Tout en continuant ses recherches, il avait pris le risque de se mettre à dos certains scientifques pour rester libre de défendre l’être humain commençant, unique, vulnérable. Il savait qu’il risquait de passer à côté du prix Nobel. Il était courageux et j’étais fère de lui. Et ses prises de position ne lui seront jamais pardonnées ! L’opposition à la personne de Jérôme aura attendu des années après sa mort pour ressortir ; aujourd’hui, elle se manifeste en s’attaquant à l’homme et en le faisant passer pour un opportuniste et un usurpateur. Sans qu’il puisse se défendre, il s’agit de discréditer un homme qui s’est opposé à une médecine sélective et à une recherche mortifère, et ce faisant, ridiculiser son engagement au service de la vie. À 87 ans, je ne suis pas prête à baisser les bras et laisser insinuations et contre-vérités ternir l’image de celui qui a servi ses patients et les personnes les plus vulnérables de toute son intelligence et de tout son cœur. N’oublions pas qu’il a été une ferté pour l’AP-HP et la recherche française. Comment peut-on croire qu’une voix discordante ait raison – seule – contre les milliers de patients qu’il a soignés et de familles qu’il a réconfortées, contre les centaines de collègues qu’il a fréquentés, souvent édifés par ses qualités intellectuelles et morales, contre les centaines de pairs, de comités de lecture, de jurys divers français et étrangers qui ont examiné sa production scientifque pendant quarante ans, contre les dizaines d’académies et d’universités qui l’ont accueilli et lui ont rendu hommage dans le monde entier ? La vérité dérangeante est qu’il a été un signe de contradiction. Devant le mensonge qui tue, son honneur a été de ne pas se taire. Mais son œuvre et sa réputation lui rendent témoignage.

- See more at: http://www.fondationlejeune.org/blog/blog-dans-les-media/26-dans-les-media/956/pourquoi-la-memoire-de-jerome-lejeune-est-attaquee-birthe-lejeune#sthash.jDO1zGIU.dpuf

A 87 ans, je sors de mon silence pour défendre Jérôme Lejeune, mon mari, mort il y a vingt ans. Quelle cacophonie autour de lui et de la découverte de la trisomie 21 ! Et pourtant les archives sont éloquentes. J’ai la chance d’avoir conservé et classé précieusement toutes les correspondances entre les trois protagonistes. Que disent-elles ces archives ? Jérôme est entré dans le service du professeur Raymond Turpin à Trousseau en 1952. Celui-ci lui a confé la consultation des personnes qu’on appelait « mongoliens », et l’a associé à la recherche sur le mongolisme. En 1958, année de la découverte du chromosome de trop sur la paire du chromosome 21, Jérôme n’était pas un novice. Il avait déjà 42 publications à son actif, dont sept sur le mongolisme (appelé depuis trisomie 21) et sa consultation était réputée.

Quand Marthe Gautier, vingt ans après la mort de Jérôme, conteste son rôle dans cette découverte, elle oublie de dire que Jérôme travaillait depuis des années en étroite collaboration avec le professeur Turpin qui le considérait comme le principal moteur de la recherche. C’est Raymond Turpin qui a proposé à Jérôme d’être le premier signataire de la publication. J’ai une lettre de Turpin à Jérôme d’octobre 1958 qui le félicite pour son travail et constate que Marthe Gautier en est encore à compter 46 chromosomes, alors que Jérôme, qui notait toutes ses observations dans son carnet de laboratoire, en avait compté 47 pour la première fois en mai 1958 sur un patient. Une autre lettre, de Marthe Gautier à Jérôme, lui demande de se dépêcher de rentrer de voyage pour faire avancer les travaux de recherche. En lisant la correspondance, toujours courtoise, on voit bien le rôle et l’apport de chacun. Marthe Gautier sait bien que tout au long de sa carrière Jérôme ne l’a jamais oubliée dans ses remerciements. Il suffit de relire le texte de la leçon inaugurale de 1965. Objectivement, l’étude des archives contredit les propos récents de Marthe Gautier.

Alors pourquoi cet acharnement contre Jérôme aujourd’hui ? La raison en est simple. Il était généticien, et à ce titre, il savait que la vie commençait à l’instant précis de la conception. Il était médecin de l’école d’Hippocrate, et à ce titre il refusait de supprimer la vie des êtres humains dès lors qu’ils étaient conçus. En 1969, à San Francisco, le jour de la remise du William Allen Memorial Award, il dénonça publiquement les menaces de la science sur la vie et les dérives de la culture de mort.

Ce discours fit scandale mais son courage et sa cohérence forcèrent l’admiration de tous. Tout en continuant ses recherches, il avait pris le risque de se mettre à dos certains scientifques pour rester libre de défendre l’être humain commençant, unique, vulnérable. Il savait qu’il risquait de passer à côté du prix Nobel. Il était courageux et j’étais fère de lui. Et ses prises de position ne lui seront jamais pardonnées ! L’opposition à la personne de Jérôme aura attendu des années après sa mort pour ressortir ; aujourd’hui, elle se manifeste en s’attaquant à l’homme et en le faisant passer pour un opportuniste et un usurpateur. Sans qu’il puisse se défendre, il s’agit de discréditer un homme qui s’est opposé à une médecine sélective et à une recherche mortifère, et ce faisant, ridiculiser son engagement au service de la vie. À 87 ans, je ne suis pas prête à baisser les bras et laisser insinuations et contre-vérités ternir l’image de celui qui a servi ses patients et les personnes les plus vulnérables de toute son intelligence et de tout son cœur. N’oublions pas qu’il a été une ferté pour l’AP-HP et la recherche française. Comment peut-on croire qu’une voix discordante ait raison – seule – contre les milliers de patients qu’il a soignés et de familles qu’il a réconfortées, contre les centaines de collègues qu’il a fréquentés, souvent édifés par ses qualités intellectuelles et morales, contre les centaines de pairs, de comités de lecture, de jurys divers français et étrangers qui ont examiné sa production scientifque pendant quarante ans, contre les dizaines d’académies et d’universités qui l’ont accueilli et lui ont rendu hommage dans le monde entier ? La vérité dérangeante est qu’il a été un signe de contradiction. Devant le mensonge qui tue, son honneur a été de ne pas se taire. Mais son œuvre et sa réputation lui rendent témoignage.

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A 87 ans, je sors de mon silence pour défendre Jérôme Lejeune, mon mari, mort il y a vingt ans. Quelle cacophonie autour de lui et de la découverte de la trisomie 21 ! Et pourtant les archives sont éloquentes. J’ai la chance d’avoir conservé et classé précieusement toutes les correspondances entre les trois protagonistes. Que disent-elles ces archives ? Jérôme est entré dans le service du professeur Raymond Turpin à Trousseau en 1952. Celui-ci lui a confé la consultation des personnes qu’on appelait « mongoliens », et l’a associé à la recherche sur le mongolisme. En 1958, année de la découverte du chromosome de trop sur la paire du chromosome 21, Jérôme n’était pas un novice. Il avait déjà 42 publications à son actif, dont sept sur le mongolisme (appelé depuis trisomie 21) et sa consultation était réputée.

Quand Marthe Gautier, vingt ans après la mort de Jérôme, conteste son rôle dans cette découverte, elle oublie de dire que Jérôme travaillait depuis des années en étroite collaboration avec le professeur Turpin qui le considérait comme le principal moteur de la recherche. C’est Raymond Turpin qui a proposé à Jérôme d’être le premier signataire de la publication. J’ai une lettre de Turpin à Jérôme d’octobre 1958 qui le félicite pour son travail et constate que Marthe Gautier en est encore à compter 46 chromosomes, alors que Jérôme, qui notait toutes ses observations dans son carnet de laboratoire, en avait compté 47 pour la première fois en mai 1958 sur un patient. Une autre lettre, de Marthe Gautier à Jérôme, lui demande de se dépêcher de rentrer de voyage pour faire avancer les travaux de recherche. En lisant la correspondance, toujours courtoise, on voit bien le rôle et l’apport de chacun. Marthe Gautier sait bien que tout au long de sa carrière Jérôme ne l’a jamais oubliée dans ses remerciements. Il suffit de relire le texte de la leçon inaugurale de 1965. Objectivement, l’étude des archives contredit les propos récents de Marthe Gautier.

Alors pourquoi cet acharnement contre Jérôme aujourd’hui ? La raison en est simple. Il était généticien, et à ce titre, il savait que la vie commençait à l’instant précis de la conception. Il était médecin de l’école d’Hippocrate, et à ce titre il refusait de supprimer la vie des êtres humains dès lors qu’ils étaient conçus. En 1969, à San Francisco, le jour de la remise du William Allen Memorial Award, il dénonça publiquement les menaces de la science sur la vie et les dérives de la culture de mort.

Ce discours fit scandale mais son courage et sa cohérence forcèrent l’admiration de tous. Tout en continuant ses recherches, il avait pris le risque de se mettre à dos certains scientifques pour rester libre de défendre l’être humain commençant, unique, vulnérable. Il savait qu’il risquait de passer à côté du prix Nobel. Il était courageux et j’étais fère de lui. Et ses prises de position ne lui seront jamais pardonnées ! L’opposition à la personne de Jérôme aura attendu des années après sa mort pour ressortir ; aujourd’hui, elle se manifeste en s’attaquant à l’homme et en le faisant passer pour un opportuniste et un usurpateur. Sans qu’il puisse se défendre, il s’agit de discréditer un homme qui s’est opposé à une médecine sélective et à une recherche mortifère, et ce faisant, ridiculiser son engagement au service de la vie. À 87 ans, je ne suis pas prête à baisser les bras et laisser insinuations et contre-vérités ternir l’image de celui qui a servi ses patients et les personnes les plus vulnérables de toute son intelligence et de tout son cœur. N’oublions pas qu’il a été une ferté pour l’AP-HP et la recherche française. Comment peut-on croire qu’une voix discordante ait raison – seule – contre les milliers de patients qu’il a soignés et de familles qu’il a réconfortées, contre les centaines de collègues qu’il a fréquentés, souvent édifés par ses qualités intellectuelles et morales, contre les centaines de pairs, de comités de lecture, de jurys divers français et étrangers qui ont examiné sa production scientifque pendant quarante ans, contre les dizaines d’académies et d’universités qui l’ont accueilli et lui ont rendu hommage dans le monde entier ? La vérité dérangeante est qu’il a été un signe de contradiction. Devant le mensonge qui tue, son honneur a été de ne pas se taire. Mais son œuvre et sa réputation lui rendent témoignage.

- See more at: http://www.fondationlejeune.org/blog/blog-dans-les-media/26-dans-les-media/956/pourquoi-la-memoire-de-jerome-lejeune-est-attaquee-birthe-lejeune#sthash.jDO1zGIU.dpuf

Posté le 21 octobre 2014 à 11h08 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

"Trop d'enfants sont privés du droit à la vie"

AMgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New York, a pris la parole devant la troisième commission de la 69e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, sur le thème des Droits des enfants, le 17 octobre 2014. Il a souligné les « énormes défis » de la communauté internationale pour assurer aux enfants « la protection à laquelle ils ont droit » alors que « chaque conflit, chaque épidémie, chaque catastrophe naturelle fait reculer les progrès en matière de réduction de la mortalité infantile et d'accès à la nutrition, à l'eau potable et à l'éducation ».

« Par ailleurs, ma délégation rappelle que trop d'enfants sont privés du droit le plus fondamental : le droit à la vie » déplorant « la sélection prénatale qui élimine les bébés soupçonnés d'être handicapés et les enfants de sexe féminin ».

« L'élimination de la violence contre les enfants exige que les États, les gouvernements, la société civile et les communautés religieuses soutiennent et permettent à la famille de s'acquitter de sa responsabilité propre ».

Posté le 21 octobre 2014 à 08h06 par Michel Janva | Lien permanent

18 octobre 2014

Le dynamique mouvement pro-vie aux Etats-Unis

Voici le texte de la conférence d'Austin Ruse à Bayonne le 10 octobre. Austin Ruse est le président de l'association pro-famille C-Fam, qui oeuvre notamment à l'ONU.

R"En dehors de la Chine, ce sont les Etats-Unis qui ont les lois les plus radicales du monde en faveur de l’avortement. L’avortement est légal aux Etats-Unis et il est protégé par la Constitution durant les six mois de grossesse.

Par un processus dénommé « avortement par naissance partielle », légal il y a encore peu de temps, un enfant pouvait être avorté après l’avoir forcé à sortir par la voie d’accouchement, où une fois sorti on lui perforait la tête. Cela peut être décrit avec précision comme un véritable infanticide. Cela a été déclaré illégal para le Congrès des Etats-Unis et soutenu par la Cour Suprême.

Malgré tout, l’avortement continue d’être légal durant les neuf mois de grossesse.

Cette loi fut promulguée après l’échec judiciaire du processus dénommé Roe vs. Wade, de 1973, lequel bouleversa les lois sur l’avortement dans les 50 états. Roe légalise l’avortement durant les deux premiers trimestres de la grossesse en laissant libre arbitre à l’Etat pour réguler l’avortement durant le troisième trimestre, mais en l’autorisant  de toute façon s’il est question de danger pour la santé de la mère.

Ce que les gens ne savent pas c’est qu’il y eu une autre décision prononcée par la Cour Suprême, exactement le même jour, appelée Doe vs. Bolton.

Ce que fait Doe vs. Bolton se résume à une chose qui est de définir le terme « santé» dans le contexte de l’avortement. C’est cette définition qui permit aux Etats-Unis d’accéder à l’avortement sur demande.

Voici la définition de la santé selon Doe vs. Bolton:

“…. Le pronostic médical doit être exercé à la lumière de tous les facteurs- physique, émotionnel, psychologique, familial, et l’âge de la femme- approprié pour le bien-être du patient. Tous ces facteurs seront liés à la santé. »

Cela signifie donc qu’une femme peut invoquer pratiquement n’importe quelle raison pour envisager un avortement du troisième trimestre. Pour vous montrer à quel point cela peut être arbitraire, remarquez le facteur de « l’âge de la femme ».

Cela signifie donc qu’une femme de 28ans peut recourir à l’avortement parce qu’elle croit qu’elle est trop vieille pour avoir un enfant et en même temps une femme d’un an de plus peut y faire appel car elle croit qu’elle est trop jeune. Conclusion : on peut accéder sur demande à l’avortement tout au long des neuf mois de grossesse en invoquant n’importe quelle raison sans qu’aucune n’en soit une réellement. Dans la pratique, une femme qui se rend au Planning Familial ne rencontrera aucune objection à ce que son enfant non- né soit assassiné.

Les défenseurs de l’avortement avant la décision judicaire Roe vs. Wade de 1973 promettaient que l’avortement légal serait le remède à un grand nombre de maux sociaux.

Premièrement ils nous dirent que le taux de crime et de pauvreté allait baisser. Rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité. Depuis la mise en place de l’institution de l’avortement sur demande, le taux de crimes et de pauvreté aux Etats-Unis a explosé.

L’effet principal provoqué par l’avortement aux Etats-Unis est tout d’abord l’assassinat d’environ 50 millions d’enfant non nés et les dommages physiques et psychologiques causés à la mère.

Il y a évidemment d’autres conséquences, y compris la dépravation de notre culture. Y a-t-il un lien entre l’avortement et l’explosion de la pornographie ? Y  a-t-il un lien entre l’avortement et l’exploitation des femmes et des enfants ? Y a-t-il un lien entre l’avortement et la destruction de la famille et même le déclin dans l’intérêt du mariage ?

Les jeunes garçons savent qu’ils ont une échappatoire. Une jeune femme sera toujours toute seule face à son choix, et quelle situation sordide et solitaire cela doit être !

Imaginez une jeune fille qui croit que son petit ami l’aime ou qu’au moins il tient à elle. Elle utilise des méthodes de contraception mais pour une raison qu’on ignore, elles échouent. Elle prend son courage à deux mains et va le dire au garçon, et s’agissant d’un jeune d’aujourd’hui moderne et sensible, il lui dira certainement : « je te soutiendrai quelle que soit ta décision ».  

Rendez-vous compte : elle est complètement seule.

Lui dit qu’il la soutiendra quoiqu’il arrive mais en fait, il lui fait bien comprendre que ce qu’il veut en réalité c’est qu’elle tue cet enfant, et que si elle ne le fait pas, elle est pratiquement sûre de ne pas pouvoir compter sur lui. Elle se retrouve en face du sens profond de l’avortement : le sexe n’a pas de sens réel, et elle n’est pas vraiment une personne mais plutôt un objet.

Une société qui permet ce genre de choses et qui plus est les protège de façon légale, est une société sur laquelle on ne peut pas compter pour comprendre la dignité de l’être humain. Et si c’est le cas alors tout est permis.

Quelle fut la réponse à tout cela aux Etats-Unis ? Je veux rester centré sur les Etats-Unis car c’est là bas que le mouvement pro vie est de loin le plus développé, et je pense que c’est sans aucun doute le mouvement pro vie le plus efficace du monde, et  que les mouvements à une échelle mineure devraient imiter.

Le mouvement pro vie aux Etats-Unis est grand, ample et profond. Ceci est la première chose à savoir. Il n’est pas monolithique et loin de l’être. Il est ample, diverse et profond.

Je veux que vous vous imaginiez un de ces documentaires sur la nature qui passent à la télévision. Imaginez-vous un éléphant qui déambule de façon nonchalante dans la jungle. Les prédateurs de la jungle l’observent. Les prédateurs l’attaquent. Ils ne l’attaquent pas tous au même endroit. L’un d’entre eux s’agrippe à sa patte, l’autre à la trompe et un autre lui saute dessus. Les prédateurs assaillent l’éléphant de toutes parts. Nous savons, les prédateurs savent et l’éléphant sait qu’il va flancher.

Laissez de côté la violence de cette histoire et comprenez que, aux Etats-Unis du moins, l’éléphant est ce que nous autres appelons « Le Grand Avortement », et les prédateurs sont les pro vies. Le Grand Avortement est un éléphant qui se promène de façon nonchalante traqué par les prédateurs qui l’encerclent de toutes parts.

Je pense que l’Esprit Saint se répand sur la terre et dans le cœur des hommes et des femmes de la même manière. Il s’est répandu durant les premières années de l’Eglise, au Moyen Age, par la création de différents nouveaux ordres religieux et congrégations. Nous avons tous le même objectif mais différentes vocations.

Certaines personnes trouvent qu’il y a une profusion de groupes pro vies et comme parfois ces groupes ont l’air de perdre leur temps à se quereller ente eux, vous vous demanderez : pourquoi ne pas vous unir et travailler ensembles en faisant la même chose ? Mais la réponse est que nous ne pourrions probablement pas le faire car nous avons des vocations différentes. Est-ce que les franciscains devraient s’unir aux chartreux, ou les jésuites aux dominicains ?

La morale de l’histoire est que nous ne faisons pas tous la même chose. Et c’est là que réside notre force et ce qui fait flancher l’éléphant.

Il y a d’autres signes qui montrent le succès d’un mouvement pro vie. Il y a la religion comme force conductrice. Il y aussi beaucoup de pro vie séculiers, et même athées, mais le cœur du sujet réside dans le fait qu’il s’agit d’un mouvement de l’esprit et d’un mouvement de cœurs animés par la foi qui répondent à un appel de Dieu. Cela m’étonnerait beaucoup, et cela vous étonnerait probablement aussi, que ceux qui se trouvent à vos côtés dans ce mouvement pro vie ne soient pas essentiellement des chrétiens  qui développent une activité dense, et qu’ils ne soient pas animés par une vie intérieure profonde de prière et d’oraison.

Aux Etats-Unis du moins, et également dans certains pays d’Europe, le mouvement pro vie est étroitement lié, et fréquemment dirigé, par les mêmes personnes qui défendent aussi les valeurs du mariage et de la famille. Beaucoup d’entre eux, si ce n’est la majeure partie, des groupes américains qui se battent pour la cause pro vie, se battent également pour défendre le mariage et la famille de l’anarchie sexuelle invasive, dont le meilleur exemple est le mouvement LGBT et ses tentatives de redéfinir le mariage et d’annuler la nécessité d’un père et d’une mère.

Nous nous sommes rendus compte, et cela nous surprend aussi, que la plupart des accompagnateurs dans les cliniques d’avortement son gays, et que les gays sont très actifs dans le mouvement pro avortement. Pourquoi en est-il ainsi ? J’imagine que pour eux être en faveur de l’assassinat d’enfants non nés correspond parfaitement à leur vision du monde dans laquelle le sexe entre mari et femme n’a aucun sens.

Je n’aimerais pas du tout être dans l’autre camp de la bataille. Je n’aimerais pas du tout être l’éléphant. Si vous écoutiez leurs discours, au moins aux Etats-Unis, il est évident qu’ils savent qu’ils sont en train de perdre. Ils sont protégés par quelque chose d’énorme appelé Roe vs. Wade, cette sentence du Tribunal Suprême qui ordonna l’avortement sur demande dans notre pays.  Mais sans cela, ils ne sont rien et ils le savent.

Tout ce qu’a fait Roe vs. Wade c’est rendre les pro vie plus créatifs dans leurs réponses. Par exemple Lila Rose et ses appels téléphoniques amusants, David Bereit et ses chaines de prière autour du monde, ou Bryan Kemper et le groupe Rock pour la Vie (qu’il a fondé mais qu’il ne dirige plus), et qui a transmis aux jeunes fans de musique le message de la vie. Tout cela a laissé une empreinte dans les cœurs de milliers d’hommes et de femmes afin d’ouvrir des Centres de Crise de la Grossesse, et on compte aujourd’hui 4.000 de ces centres aux Etats-Unis.

Ces initiatives ont fait en sorte que ce sujet reste d’actualité aux Etats-Unis. Mais les choses avaient avancé à pas de géant dix ans auparavant en conséquence de quoi ces dix dernières années plus d’américains s’auto définissent comme pro vie que comme pro décision. Laissez-moi vous commenter trois de ces pas de géant : la victoire sur l’avortement par naissance partielle, les écographies, et les progrès en médecine fœtale.

Il est désormais fréquent que la première photo d’un bébé soit celle qu’on fait de lui dans l’utérus. Ces photos dans lesquelles il faut parfois se forcer un peu pour y voir clair mais quand on commence à se faire une idée de l’ensemble, on voit quelque chose, réellement on y voit clair. On voit vraiment la forme d’un petit être humain et alors on court aimanter la photo sur le frigo.

Et grâce au développement des écographies en 4D, le bébé que l’on voit est tellement net et tellement réel et humain… Comment pourrais-je être pro décision, si être pro décision signifie tuer un être humain dont le seul crime est de ne pas avoir été désiré ? Serais-je capable de faire une telle chose ? Une fois que cette question nous vient à l’esprit il est difficile de faire marche arrière. J’imagine que ces témoins muets de bébés pris en photo dans l’utérus ont changé les cœurs de beaucoup de personnes sur l’avortement.

DVient ensuite la question de la chirurgie fœtale. Qui n’a pas vu cette photo d’un bébé, comme s'il sortait du ventre de sa mère, et qui semble agripper le doigt du médecin ? C’est un miracle, et d’ailleurs même celui qui n’a jamais vu cette photo sait au moins que les enfants non nés sont sauvés de façon tout à fait habituelle par des interventions médicales. Tout le monde sait également qu’il y a des enfants qui naissent avant terme et qui s’en sortent très bien. On voit des photos d’enfants qui sont dans les couveuses des hôpitaux et qui ne sont pas plus grands que la paume d’une main. Ces photos inspirent les mêmes sentiments que celles des enfants pris en photos par écographie. Comment quelqu’un pourrait-il être en faveur de tuer un être humain, spécialement un être si inoffensif ? 

Chacune de ces initiatives a signifié un progrès pour faire des Etats-Unis un pays pro vie. En 1995 seulement 35% des américains affirmaient être pro vie. Aujourd’hui ce chiffre dépasse les 50%. Ce sont toutes ces initiatives qui ont provoqué ce saut. Mais également la persévérance, la douce persévérance de centaines et milliers de pro vie qui font un travail énorme.

Mais je pense que le déferlement d’évènements qui a le plus fait de mal à l’éléphant est le débat sur l’avortement par naissance partielle.

Doug Johnston est un activiste du Comité National pour le Droit à la Vie. Un jour il tomba sur un article dans un journal médical qui décrivait un processus qui lui parut à la fois étrange et pervers. Il s’agissait d’un processus utilisé dans les avortements tardifs, pratiqués sur des enfants qui pouvaient clairement survivre en dehors du ventre de leurs mères.

Le processus consistait à retourner l’enfant de telle façon que sa tête se place dans le canal d’accouchement, et aussitôt lui perforer la tête avec un couteau, en lui vidant le crâne et en dépeçant le reste de son corps pour l’extraire ensuite.,Pour Doug Johnston il s’agissait d’un avortement en plein milieu d’un accouchement. Si l’enfant ne sortait ne serait-ce qu’un millimètre de plus, il serait sur le point de naitre, et pour autant en dehors de la portée des pro avortements. Il était sans aucun doute en train de naitre.

Le problème c’est qu’aux Etats-Unis, il n’y a rien qui puisse s’interposer au droit de la femme à choisir l’avortement. Ce n’est pas légal, et cela ne l’a jamais été, d’exclure une technique pour pratiquer l’avortement. Il n’y a aucun motif qui puisse dissuader une femme d’avorter. Une femme aux Etats-Unis, peut avorter pour n’importe quelle raison et sans raison. Mais ce jour-là, Doug Johnston pensa qu’il avait trouvé la façon de réduire la technique d’avortement pour la première fois, afin de frapper en plein cœur de la loi sur l’avortement en Amérique, et de sensibiliser l’opinion publique sur ce qu’il se passe réellement lors d’un avortement, qui est de disposer d’une vie humaine de la manière la plus atroce.

Doug nomma de façon ingénieuse cette méthode comme « avortement par naissance partielle » et il se mit immédiatement au travail afin de l’exposer au public et de faire en sorte que le Congrès des Etats-Unis interdît cette pratique. Le résultat fut le début d’un débat national.

Et voici le génie du débat sur l’avortement par naissance partielle : l’avortement par naissance partielle était totalement indéfendable puisque sans aucun doute il ressemblait horriblement à un infanticide. Mais vous savez quoi ? L’industrie de l’avortement essaya de le défendre, mais en contrepartie le pays s’opposa largement à l’industrie de l’avortement. Les américains s’opposaient de façon impressionnante à l’avortement par naissance partielle. Ils se rendirent compte de ce que cela était. Et malgré tout l’industrie de l’avortement le défendait et plus elle le défendait, plus les américains y faisaient front.

Le Congrès des Etats-Unis approuva l’interdiction, mais celle-ci fut bloquée par le Tribunal Suprême ; ce qui s’avéra être une bénédiction car cela prolongea le débat quelques années de plus. Et encore plus d’américains s’opposèrent à cette technique. Quarante-sept millions de lettres contre cette pratique furent envoyées à la Cour Suprême. Le Congrès approuva une nouvelle interdiction mais cette fois-ci le Tribunal Suprême l’approuva, et ceci est la première brèche dans l’énorme édifice que nous autres appelons « Grand Avortement ». Ceci fut la première restriction réelle de l’avortement aux Etats-Unis.

En même temps vit le jour, ce que nous autres appelons « arguments femme-centriques » contre l’avortement. Le mouvement s’était toujours  focalisé de façon prédominante sur l’enfant non né, et pas autant sur la mère. Cela nous faisait passer pour des insensibles devant son angoisse. Deux choses se mirent en place. Premièrement, la fondation d’un groupe appelé « Féministes pour la Vie », et le début d’une campagne appelée « Nous les femmes nous méritons mieux que l’avortement », qui apportaient une solidarité radicale aux femmes dans le besoin. C’était clair que pour le mouvement pro vie les femmes étaient vraiment importantes. Elles étaient même plus importantes que pour le mouvement pro avortement. Il fut mis en exergue que l’avortement causait des dommages à la femme, physiquement et psychologiquement.

Et c’est alors que survint le plus incroyable. Des femmes qui avaient avorté et qui regrettaient de l’avoir fait, racontèrent leurs histoires au grand public. Elles se placèrent aux coins des rues et en face du Tribunal Suprême. Elles passèrent à la télévision et sortirent dans les journaux afin de raconter leur cauchemar, leurs problèmes avec l’alcool et les drogues, la destruction de leurs vies de couples et de leurs familles. Nous ne nous concentrions plus seulement sur les non nés, mais nous proclamions à travers toute l’Amérique qu’il y avait deux victimes.

Le XX eme siècle a probablement été le plus violent de l’Histoire, et sans doute le plus violent des siècles. Ce que beaucoup de gens ignorent, excepté les gens comme nous, c’est que la plupart de cette violence est liée aux attaques contre les enfants non nés. Centaines de millions de bébés sont morts à cause d’une idéologie qui nous positionne, nous et nos besoins, nos désirs et nos impulsions, au centre de l’univers et chosifie tout ce qui nous entoure, c’est à dire le reste de monde.

Et c’est cela la vraie violence de notre temps.

D’ailleurs, nous nous sommes même auto chosifiés. Un prestigieux médecin de grande renommée aux Etats-Unis  a annoncé il y a peu de temps qu’il ne voulait pas vivre au-delà de 75 ans. Pourquoi ? Parce qu’il aura perdu tous les merveilleux dons qu’il a reçus. Vous voyez bien qu’il s’est auto quantifié, il s’est chosifié, il s’est dit à lui-même qu’il était seulement la somme de tous les talents qu’il posséda un jour, et qu’une fois ces talents perdus, il n’aura plus aucune valeur dans une société qui n’accorde d’importance qu’aux chiffres.

En faisant abstraction du nombre incalculable de corps des 100 dernières années, et en relativisant la grande violence qui s’est exercée, tout ce que nous avons réussi à faire est de dépouiller de dignité humaine tous ceux qui nous entourent. Cela a été le précurseur de la violence de l’avortement, et de tout ce qui s’en suit. Cela se voit évidement dans l’avortement. Cela se voit dans l’euthanasie, dans les mères porteuses, et dans bien d’autres choses.

Il faut établir des limites dans tout ce qui concerne la vie et la famille. Il faut restreindre les lois et rendre ces sujets plus difficiles à aborder. Nous devons sauver des vies partout où nous le pouvons. Nous avons énormément de vies à sauver.

En réalité rien de tout cela ne fera marche arrière, car à cause de la condition humaine, on ne peut pas garantir qu’un jour il y aura une fin, mais en tous les cas, il n’y aura pas de marche arrière tant que l’on n’abandonnera pas la vraie violence que nous exerçons envers autrui, et qui le convertit en objet au lieu de sujet, et tant qu’on ne prendra pas en compte que nos vies ne sont pas faites pour être quantifiés, mais être vécues et pour être aimés.

Je vous charge, à chacun d’entre vous, de vous lever avec des idées brillantes afin de faire avancer la vie en France. Avez-vous une Lila Rose française ? Un David Breil ? Un Doug Johnston? Je sais que l’Esprit Saint est parmi nous. Je peux le sentir. Je sais qu’il est là, et qu’il nous envoie des signes en ce moment même, afin que nous défendions Sa création la plus chère. Mettons-nous donc à l’ouvrage !"

Posté le 18 octobre 2014 à 20h39 par Le Salon Beige | Lien permanent

Le franc-parler de Mgr Antonio Reig Pla

Lettre de remerciement de Mgr Antonio Reig Pla, évêque de Alcalá de Henares, en Espagne, actuellement au centre d'une cabale pour avoir osé comparer l'avortement à l'Holocauste :

"En la fête de Saint Ignace d’Antioche, évêque et martyr

Chers frères,

Recevez en premier lieu un salut cordial dans le Seigneur

Les évêques (d’Espagne, Amérique du Sud et Europe), les prêtres, les familles, laïcs, institutions ecclésiastiques et civiles, de nombreux médias et même quelques politiques, avez eu à cœur de me montrer, ces derniers jours, votre présence par la pensée et votre appui, m’assurant de vos prières. A tous, de tout cœur, je vous remercie, que Dieu vous le rende !

Je veux me souvenir, tout spécialement, des victimes de l’avortement : les enfants non nés, les mères qui par action ou par omission sont incitées à l’avortement, les familles, etc. Nous les remettons tous dans les mains miséricordieuses du Seigneur.

Je me dirige aussi vers ceux qui ne partagez pas le Magistère de l’Eglise et dont la raison droite reconnaît : qu’il n’est pas permis de tuer des innocents, et pas plus les enfants dans le sein maternel. L’avortement est un crime abominable (Cf Vatican II, Gaudium et Spes, 51), certes un holocauste permanent de vies humaines innocentes (St Jean Paul II, 29-12-1997).

L’Eglise ne désespère du salut de personne : ‘le Seigneur ne veut pas la mort du méchant, mais qu’il se convertisse et qu’il vive (cf. Ez 18, 23; 33, 11); son désir est toujours de pardonner, sauver, donner la vie, transformer le mal en bien’(Benoît XVI, 18-5-2011). Ainsi, comme l’enseigne l’Eglise, je distingue toujours entre les personnes et leurs idées, paroles, inclinations et actes. La charité dans la vérité : les personnes méritent amour, respect, miséricorde, accueil ; mais les idées, les paroles, les inclinations et les actes mauvais doivent être démasqués avec une clarté méridienne. Satan est le roi de la confusion et de l’ambiguïté, qui font partie de sa stratégie. Comme l’enseigne le Pape François – et sauvegardant dans la direction spirituelle personnalisée la loi de la progression bien appliquée – le ‘modèle chrétien (de la famille) doit être proposé et vécu sans ambiguïté’ (24-3-2014) ‘repoussant sans ambiguïté ce qui est contraire’ à notre foi (18-9-2014).

Je n’ai jamais eu l’intention d’offenser qui que ce soit ; je respecte et accueille tout le monde de grand cœur ; de fait j’essaie de mettre toute ma personne au service de l’évangélisation et de la promotion – pour ceux qui souffrent de diverses causes – d’ « hôpitaux de campagne » (Caritas : foyers d’accueil, cantines etc.) Casas Cuna, Centres d’orientation familiale, Proyectos Raquel, itinéraires de liberté et d’espérance pour les personnes homosexuelles etc. La mission que m’a été confiée par l’Eglise et par la charité du Christ me presse (cf. 2 Co 5, 14) d’annoncer la vérité contenue dans les Saintes Ecritures, dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique et dans le reste du Magistère de l’Eglise. Est en jeu le salut des âmes, autant que la mienne. A tout cela je me dois, avec la grâce de Dieu. Vous savez que je prie pour vous tous. Je demeure à votre disposition.

‘Amour et vérité sont les deux noms de la même réalité, deux noms de Dieu’ (Benoît XVI, 3-2-2013). Merci encore à tous,

Avec toute mon affection dans le Christ"

Posté le 18 octobre 2014 à 14h31 par Le Salon Beige | Lien permanent

15 octobre 2014

Une solution pour réduire la mortalité infantile ? l'avortement !

Vous avez bien lu. Cette aberration figure dans l'Appel de Paris, que vient de signer le maire de la capitale, Anne Hidalgo. Pour lutter contre la mortalité maternelle et infantile en Afrique, la Fondation Bill Gates énumère plusieurs solutions dans ce fameux texte, et notamment

"l'accès à la contraception et à la planification familiale".

Autrement dit, l'avortement.

Posté le 15 octobre 2014 à 11h26 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

14 octobre 2014

La Californie veut forcer les chrétiens à financer l'avortement

Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

"Le ministère de la Santé de l’État de Californie vient de diffuser une circulaire stipulant que « tous les contrats [du secteur privé] de couverture-santé passés dans l’État de Californie doivent immédiatement couvrir l’interruption volontaire de grossesse [elective abortion] ». « Obliger une Église à être complice d’une IVG est une des plus inimaginables attaques contre l’une des plus fondamentales libertés en Amérique » a déclaré l’Alliance Defending Freedom, ajoutant « qu’aucun État ne peut ignorer d’une manière aussi flagrante une loi fédérale » qui prévoit précisément des exemptions pour motifs religieux. Sept organisations chrétiennes de Californie viennent collectivement de porter plainte."

Posté le 14 octobre 2014 à 09h44 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (3)

13 octobre 2014

Eugénisme en Suisse

La Suisse cherche à interdire les avortements liés au sexe de l'enfant, mais il est devenu tellement simple de connaître le sexe de l'enfant que cette restriction apparaît impossible. Si l’on veut vraiment tout faire pour arrêter le génocide des filles ou l’avortement en raison du sexe de l’enfant, il n’y a qu’une solution efficace : interdire l’avortement tout court.

Posté le 13 octobre 2014 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

12 octobre 2014

Le planning familial fournit des contraceptifs dangereux aux femmes africaines

Lu sur C-Fam :

"Un événement de l’Onu a été brusquement interrompu lorsqu’une avocate des droits des femmes a demandé au Planning Familial pourquoi des contraceptifs dangereux étaient distribués aux femmes africaines vivant dans la pauvreté. [...] Tewodros Melesse a hésité à répondre. Le directeur d’IPPF a donc fait une déclaration générale de soutien au Depo provera. Il n’a pourtant pas expliqué pourquoi les femmes africaines sont les cibles des distributeurs de contraceptifs dangereux à base de progestérone, rarement utilisées par les femmes occidentales.

Les Co sponsors d’IPPF, le Danemark et le Libéria, avaient organisé la réunion pour attirer des ministres importants à New York, à l’Assemblée générale, et mobiliser du soutien en faveur du planning familial dans le cadre du prochain agenda 2015 du développement. Même s’il restait 30 minutes à la réunion, et malgré l’annonce d’une seconde session, la présidente du Planning Naomi Seboni a soudainement mis fin à la réunion. [...]"

Posté le 12 octobre 2014 à 12h25 par Michel Janva | Lien permanent

10 octobre 2014

La banalité du mal, c’est maintenant

Voici quelques extraits d'un excellent article rédigé par Yves Meaudre, directeur général d’Enfants du Mékong pour Liberté politique. Il y décrypte la banalité du mal selon Hannah Arendt :

"[...]La banalité du mal m’est apparue évidente en retenant seulement cinq exemples d’inégale densité dramatique mais révélateurs de la problématique soulevée par la philosophe allemande [Hannah Arendt].

  • Le néo-antisémitisme d’une très large partie de la jeunesse des banlieues largement toléré par l’élite médiatique et politique.
  • L’avortement des enfants handicapés notamment trisomiques jusqu’à la veille de leur terme complètement assumé par le corps médical et par l’opinion publique.
  • L’euthanasie des enfants votée par une assemblée et ratifiée par un jeune monarque chrétien en Belgique
  • Les arrestations massives et illégales, le gazage d’un peuple inoffensif qui exprime pacifiquement son opposition dans le cadre de la loi. Fait complètement nouveau.
  • La Gestation pour autrui (GPA) qui est la banalisation de l’exploitation du corps des pauvres pour la jouissance narcissique des très riches.[...]

[...] Le statut d’homme est nié à ces enfants [les enfants trisomiques] comme les médecins des camps niaient à tout juif sa nature humaine. Cette négation d’humanité est si forte que lorsque le lumineux film Dear future Mom diffusé sur les télévisions présentait l’extrême délicatesse et la joie de ces enfants, le CSA a tenté de le faire interdire[PSG1]  au prétexte que cela pourrait déstabiliser des personnes qui n’auraient plus leur liberté psychologique suffisante pour accepter un enfant atteint de ce handicap.[...]

[...] Il est symptomatique que l’ancien ministre des Affaires étrangères de M. Sarkozy ait voulu interdire le terme euthanasie parce qu’il faisait irrévocablement penser à « État nazi ». Comme quoi un mot peut rapprocher opportunément une référence historique avec la pratique caractéristique d’un État ! Je ne crois pas au hasard, ni notre ancien ministre non plus, sans doute.

La banalité du mal invoque toujours une raison d’État, une raison compassionnelle, un bien commun supérieur au bien de l’enfant, du malade voire le bien et du malade, et le bien de la société. Pour excuser les dérapages de ce qu’on peut appeler un crime légal, on considère les très nombreuses personnes euthanasiées pourtant guérissables ou l’ayant refusée comme « des dégâts collatéraux » inhérents à la pratique d’un bon principe ! Le mal a toujours son excuse. [...]

Le quatrième exemple serait considéré comme outrancier s’il ne révélait pas l’acclimatation progressive à un totalitarisme qui refuse de plus en plus ouvertement toute pensée critique autonome.[...] En effet, j’ai en mémoire les multiples aveux des CRS lors des manifestations contre la loi Taubira. Après avoir copieusement arrosé de gaz des enfants et des vieilles personnes, ils se justifiaient : « Vous savez, beaucoup d’entre nous sont d’accord avec vous, mais on a reçu des ordres ! »

Ils auraient reçu l’ordre de tirer à balles réelles, ils auraient tiré. Je n’ai aucun doute. L’histoire le prouve. Sans doute auraient-ils été affectivement désolés mais le soir devant la soupe qu’ils auraient partagée avec leurs enfants, ils n’auraient eu aucun remord, pas plus que les policiers qui ont emmené en leur tenant la main les enfants juifs au Vel d’hiv : « … On a reçu des ordres ».

Comment oser faire une telle comparaison ? Parce que malheureusement, les CRS d’aujourd’hui sont dans les mêmes dispositions mentales que les policiers sous l’Occupation. Ils ne sont pas plus méchants, tout aussi banaux et aussi scrupuleusement obéissants aux ordres de leurs officiers qui, eux, sont tout aussi obéissants à leur préfet qui, lui, est tout aussi obéissant au ministre de l’Intérieur.[...]

Que je fasse hurler ceux qui m’accuseront d’amalgame, je suis pourtant convaincu de l’unité de référence entre ceux qui pratiquent l’obéissance par compassion, par référence à l’ordre ou par décision administrative. La frontière des consciences est infime… l’abdication de la pensée est considérable.[...]

[sur la GPA] L’asservissement et l’instrumentalisation des corps pour l’assouvissement de la perversité des riches appartiennent à la même culture idéologique que celle dont le nazisme se réclamait pour le confort des übermensch.

Il s’agit de nier à certaines personnes sous prétexte de race ou de niveau de vie leur dignité intrinsèque d’être humain et donc le droit à l’intégrité de leur corps. Vouloir les éliminer dans un cas parce qu’ils pèsent sur une société ou vouloir transformer les pauvres adolescentes en chair à reproduire appartient à la même philosophie que celle qui a présidé à « l’Aktion T4 ».[...] Le crime d’État est sous la protection de textes réglementaires, votés par des bourgeois compassionnels pour les riches. Il est inculturé dans la conscience populaire. Nos peuples sont hypnotiquement sous contrôle. Ils admettent que c’est par esprit de justice que des saphistes américaines puissent suborner des filles pauvres afin que celles-ci livrent leur corps pour leur jouissance personnelle.[...]

Le mouvement considérable qui s’est soulevé le 13 janvier 2014 est d’ordre philosophique et bien sûr anthropologique ; il amorce une résistance eschatologique qui aura raison de ces pratiques dont la théorisation est née au milieu du XXe siècle.[...]

L'article est long mais vaut vraiment la peine d'être lu en entier.

Posté le 10 octobre 2014 à 20h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

"L'avortement ne libère pas la femme"

C'est Eric Zemmour qui ose :

 


"L'avortement ne libère pas la femme", dit Éric... par rtl-fr

Posté le 10 octobre 2014 à 12h03 par Michel Janva | Lien permanent

09 octobre 2014

La contraception a bel et bien un impact négatif sur la société

Extrait du résumé de la 7e congrégation générale du synode :

"La seconde partie de la session a traité de la paternité responsable et réaffirmé que le don de la vie comme la chasteté sont des valeurs fondant le mariage chrétien, qui se dressent face au crime de l'avortement. Envisageant la situation, principalement asiatique, dans laquelle nombre de familles sont confrontées à l'infanticide, au viol des femmes et au trafic des êtres humains, on a rappelé la nécessité de mettre en exergue la justice comme vertu fondamentale du foyer. Puis le débat a touché à la responsabilité d'éducateurs que détiennent les parents. Il faut être particulièrement attentifs au volet éducation des enfants à la foi, d'autant que la pastorale de l'enfance peut créer un lien avec des familles en crise. La contraception a bel et bien un impact négatif sur la société, à commencer par son effet sur l'effondrement de la natalité. Face au phénomène, les catholiques ne sauraient être passifs. Ils doivent diffuser un message d'espérance en expliquant que les enfants sont une bénédiction pour leurs parents, dont ils renforcent la foi et la pratique religieuse. En dernier lieu, on a redit combien le rôle des laïcs, et notamment des mouvements, est indispensable dans l'apostolat de la famille, l'accompagnement des couples et l'évangélisation de la société."

Posté le 9 octobre 2014 à 15h58 par Michel Janva | Lien permanent

08 octobre 2014

Italie : 90% des gynécologues s’opposent à l’avortement

L’avortement, c’est un droit ou un devoir ? A écouter la présidente de la ligue italienne des gynécologues pour l’avortement, il paraît quasi obligatoire :

« le droit à avorter n’est pas équilibré, puisque 91% de tous les gynécologues posent leur objection de conscience (médecins qui clament leur droit à refuser d’avorter, au nom de leurs opinions morales). Les femmes voulant avorter doivent donc courir dans plusieurs hôpitaux avant de trouver un lieu qui pratique les avortements. Le risque est qu’elles tardent trop et qu’au final elles doivent payer un avortement clandestin. »

Cette référence à l’avortement clandestin fait l’objet d’une des justifications de la légalisation de l’avortement : on le faisait déjà et de façon dangereuse alors il vaut mieux le légaliser pour la santé de la femme.

La présidente continue :

« la femme qui a déjà décidé d’interrompre la grossesse devrait en tous les cas recevoir l’assistance dans n’importe quel hôpital : s’il n’y pas de chirurgien à portée de main pour l’avortement, ils sont en devoir de lui indiquer l’hôpital le plus proche et faire planifier l’opération. »

Cela reviendrait à une distorsion complète de la formule de la loi, qui, théoriquement, est censée éviter l’avortement, offrir des solutions pour sauver la vie du non né et non pas faciliter son élimination.

D’autres associations sont encore plus féroces, comme Démocratie Athée : « Si vous ne voulez pas tuer, alors cessez d’exercer en tant que médecin. »

Il semble que les gauchistes, qui durant des décennies luttèrent pour l’objection de conscience pour le service militaire, maintenant attaquent celle-ci pour l’avortement.

Posté le 8 octobre 2014 à 11h58 par Le Salon Beige | Lien permanent

07 octobre 2014

Désinformation médiatique d'ARTE sur l'avortement

Décryptage par Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés (de 1mn27 à 8mn44) :

Posté le 7 octobre 2014 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent

De la manif pour tous à la la lutte contre le TAFTA/TTIP

Ha oui, ça n'a rien à voir ? Certains ne voient pas le rapport ?

Votre blog préféré a régulièrement relayé des présentations sur le TAFTA/TTIP, venant des différentes écoles qui s'opposent à cette quintessence de trahison. La dernière en date est celle-ci, mais il y a aussi ici, ici, encore ici et .

Une idée clé à retenir, c'est que ce traité de trahison, s'il est signé, réduira tout, de ce qui fait nos existences, à l'état de marchandise vendable et consommable sur le sacrosaint marché, sans que les peuples ni les Etats, ou ce qui en tient lieu en Europe, aient leur mot à dire, pour la plus grande gloire de Mamon et de ses séides.

Il en sera donc ainsi des ventres des mères, et de tout ce qui a rapport à la vie ! Et nos gouvernants auront beau jeu de se replier derrière la "signature du TAFTA, ou du TTIP", et derrière leur éviction des décisions, remises à des tribunaux arbitraux, pour refuser toute responsabilité en la matière, et de ce fait échapper même à la sanction des urnes que voudrait faire peser sur eux la forte minorité LMPT.

Eric Zemmour, dans une intervention récente relayée ici, a fort opportunément rappelé que le libéralisme professé par la partie "droite" de l'UMPS n'était pas absolument incompatible avec cette marchandisation libre sur le marché libre :

"pour certains esprits libéraux qui se veulent cohérents, la PMA et surtout la GPA sont des marchés comme les autres, et fort rentables de surcroît"

So what ? Et alors ?

Alors il serait temps de prendre conscience du danger effroyable que le tsunami TAFTA/TTIP fait peser sur la famille, la France, la vie en général, et de faire de ce sujet un élément essentiel du combat, des argumentaires.

Posté le 7 octobre 2014 à 16h01 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (14)

03 octobre 2014

Victoire pro-vie au Texas

La loi qui oblige les avortoirs à se mettre à des normes drastiques va entrer enfin en vigueur, ce qui va obliger presque tous les avortoirs de l’Etat à fermer.

"Plusieurs d’entre eux ont déjà fermé à cause de l’exigence de la nouvelle loi concernant le « privilège d’admission » à un hôpital proche que doivent avoir les médecins.

Il devrait n’en rester que sept, dans les plus grandes villes.

Le Texas est le deuxième Etat le plus peuplé des Etats-Unis.

Cette loi, que l’on doit au gouverneur Rick Perry et à ses amis, a été défendue bec et ongles devant les instances judiciaires par le procureur général de l’Etat, Greg Abbott. Rick Perry ayant déclaré qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat, c’est Greg Abbot qui est sur les rangs, et devrait donc être élu haut la main. Au grand désespoir de la gauche, qui explique à ses sympathisants « pourquoi vous allez regretter Rick Perry »…"

Posté le 3 octobre 2014 à 20h17 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : Obélix et Cyrano n'auraient jamais existé (Add.)

L'acteur français, Gérard Depardieu, témoigne

"Troisième d'une famille de six enfants, ce dernier évoque cette mère qui ne le voulait pas : "Dire qu'on a failli te tuer, toi !" lui répétait-elle.

Comme le rapporte le site de RTL qui en diffuse quelques passages, Gégé en a tirer une leçon et une seule : "Ça fait de moi quelqu'un qui est à l'affût de la vie" dit-il.

"J'ai survécu aux aiguilles à tricoter de ma mère. J'ai pas été voulu. Désiré, comme on dit. Je n'aurais pas dû naître. Je suis un survivantexplique Gérard Depardieu dans son entretien au Point". 

Addendum : Si le lien ci-dessus ne fonctionne pas, celui-ci en dit davantage.

Posté le 3 octobre 2014 à 15h56 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (7)

02 octobre 2014

40 Days for Life : 43 enfants à naître déjà sauvés !

Lancée mercredi 24 septembre, la campagne d’automne des 40 Days for Life a déjà à son actif un magnifique résultat : 43 enfants à naître ont déjà été sauvés de l’avortement au neuvième jour de la campagne !

La campagne de “soutien de l’arrière” animée par Daniel Hamiche est déjà forte de plus de 600 personnes qui se sont engagées à prier chaque jour et pendant les quarante jours de la campagne, 10 Je Vous salue Marie aux intentions des 40 Days for Life. Vous pouvez rejoindre cette campagne à tout moment. Il vous suffit de le signaler votre inscription ici ! Chaque inscrit reçoit chaque jour une Lettre gratuite d’information (déjà 10 parues et envoyées) qui fournit l’intention du jour de la campagne et une citation de la Sainte Écriture pour aider à la méditation. La lettre contient aussi des nouvelles de la campagne en cours et la liste des Messes déjà programmées et qui ont été ou seront célébrées.

Posté le 2 octobre 2014 à 21h07 par Michel Janva | Lien permanent

Sa mère renonce à avorter, il devient prêtre

RyankaupParce qu'elle a rencontré un second médecin avant d'avorter, qui l'a mise en contact avec un couple infertile, une étudiante a décidé, voilà 36 ans, de mener sa grossesse jusqu'au bout et de confier son enfant à ces parents adoptifs. Dans quelques mois, son fils, déjà diacre, sera ordonné prêtre.

Le père adoptif témoigne :

"Dans quelques mois, Ryan Allan Kaup s’agenouillera dans le sanctuaire de la cathédrale de Lincoln et offrira son « Oui » à Dieu. Je ne peux pas m’empêcher de penser à sa mère biologique. Sait-elle l’importance qu’a revêtu son « oui » d’il y a trente-six ans ? Si j’en avais l’occasion, je lui dirais que son petit garçon et devenu un homme dont n’importe quel parent serait fier. Je lui dirais que ses mains rugueuses, robustes, qui conduisent son camion sur les routes perdues du Nebraska sont les mêmes mains douces qui ont versé de l’eau sur Julia quand elle fut baptisée cet été. Je lui dirais que c’est l’une des âmes les plus bienveillantes qu’il m’ait été donné de rencontrer."

Posté le 2 octobre 2014 à 11h19 par Louise Tudy | Lien permanent

01 octobre 2014

Bayer a payé 2 milliards de $ pour des maux causés par les contraceptifs

Bayer, dont la devise est « science pour une ville meilleure », reconnaît avoir payé près de deux mille millions de $ en dommages pour des maux causés par les contraceptifs.

L’entreprise pharmaceutique allemande fait face aux dénonciations de 8900 personnes aux Etats-Unis qui souffrent d’affections personnelles, « certaines fatales, dues à l’usage de produits comme Yasmin, Yaz, Ocella ou Givanvi. »

Bayer admet que des réclamations avaient eu lieu, seulement aux Etats Unis, pour des « lésions de coagulations veineuses (thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire), après une analyse de registres médicaux sur des cas spécifiques et de façon continue. »

« Ce type de lésions sont dénoncées dans environ 2400 des pétitions en cours non liquidées. »

Au total, le 9 juillet, Bayer avait encore 5000 autres réclamations à résoudre.

Posté le 1 octobre 2014 à 11h16 par Le Salon Beige | Lien permanent

30 septembre 2014

Les partis politiques majoritaires sont devenus de véritables « structures de péché »

Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque espagnol de Alcala, réagit à l'abandon par le gouvernement de droite de la loi visant à restreindre l'avortement. Un propos sans langue de buis (traduction du Salon Beige) :

P"1- Le Président du Gouvernement espagnol et du parti populaire a confirmé le retrait de la réforme sur la loi de l’avortement qui prétendait « limiter » quantitativement « l’holocauste silencieux » qui est en train de se produire. Maintenir le droit à l’avortement brise et abroge l’état de droit en le convertissant, au nom de la démocratie, en une dictature qui écrase les plus faibles. Aucune loi de l’avortement ne peut être bonne. La mort d’un seul innocent est une horreur, mais « il semblait » que « quelque chose » se passait dans les consciences de certains politiques concernés au sujet du crime abominable de l’avortement. (Cf Concile Vatican II, Gaudium et spes, 51)

Ceci étant dit il nous appartient de dénoncer, respectueusement, la déloyauté avec laquelle le président du gouvernement a agi vis-à-vis de son électorat, en ne tenant pas sa parole sur ce sujet explicité dans son programme électoral ; il a également agi en insensé en affirmant que le mieux était de « maintenir l’avortement », c’est-à-dire, le droit de tuer un innocent non né, le crime le plus exécrable. Il a de plus failli à la vérité en affirmant qu’il n’y a pas de consensus, alors que son parti jouit de la majorité absolue au Parlement, mensonge qu’il n’avait jamais commis pour d’autres lois ou réformes infiniment moins importantes.

Est venu le moment de dire, avec la voix posée mais claire, que le Parti Populaire est libéral, idéologiquement nourri par le féminisme radical et l’idéologie du genre, « infecté » comme le reste des partis politiques et syndicats majoritaires, par le lobby LGBT; tous servants d’institutions internationales (publiques et privées) en faveur de la promotion du « gouvernement global », au service de l’impérialisme transnational neocapitaliste, qui exerça une forte pression pour que l’Espagne ne serve pas d’exemple à l’Amérique du Sud et à l’Europe pour ce qu’ils considèrent une « marche arrière » inadmissible pour l’avortement.

2-Quant au chef de l’Opposition au Parlement, tout aussi respectueusement, nous pouvons affirmer qu’il a manqué de rigueur intellectuelle et de sensibilité face à la dignité de la vie humaine. Il est étonnant de vérifier comment il peut téléphoner à un programme télé pour dénoncer la violence contre les animaux, et néanmoins oublier la violence criminelle contre deux millions d’enfants avortés, décapités, coupés en morceaux, empoisonnés, brûlés… Dans cette spirale d’horreurs le Secrétariat Général du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) exalta dans la Gare d’Atocha de Madrid le mal intitulé « le train de la liberté » dans lequel des femmes réclamaient « le droit de décider de tuer des innocents » ; ce train, comme les trains d’Auschwitz qui menaient les gens à un camp de la mort, devrait s’intituler non pas le train de la liberté mais le train de la mort, de l’holocauste le plus infâme : la mise à mort directe et délibérée d’enfants innocents et non nés.

3- Comme on peut le voir, le Parti Populaire avec cette décision rejoint le reste des partis politiques, qui outre promeuvent l’avortement, le considèrent comme un droit de la femme : synthèse diabolique de l’individualisme libéral et marxiste. Dit d’une autre manière, aujourd’hui - et sans juger les personnes – les partis politiques majoritaires sont devenus de véritables « structures de péché » (Cf St Jean Paul II, Sollicitude Rei Socialis, 36-40, et Evangelium Vitae, 24).

4- Dans le domaine culturel, sous la pression du féminisme radical, le point de mire s’est détourné de l’avortement ; il glissa de la conception d’un crime (tu ne tueras pas) à la considération de la femme comme victime. Il est vrai que la femme est également victime, souvent abandonnée par le père de l’enfant, (lorsque le père ne fait pas pression pour qu’elle avorte), par son entourage personnel et professionnel, par la société. Il est vrai qu’elle souffre aussi du syndrome post-avortement etc. Mais enfin, admettant que certaines circonstances puissent diminuer l’imputabilité d’un acte si gravissime, en aucun cas elles ne justifient moralement la décision de tuer l’enfant à naître. Il faut dénoncer en même temps qu’accompagner miséricordieusement et « adéquatement les femmes se trouvant dans des situations très dures, où l’avortement leur apparaît comme une solution rapide à de profondes angoisses. » (Pape François, Evangelii Gaudium, 214)

Mais l’avortement demeure un crime abominable : « celui qui tue et ceux qui coopèrent volontairement commettent un péché qui réclame la vengeance du ciel » (cf Gn, 4,10) ; (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n. 2268). Nous ne pouvons justifier, en invoquant la liberté, ce qui en soi est une action criminelle qui tue un innocent, corrompt la femme, ceux qui pratiquent l’avortement, ceux qui l’encouragent, et enfin ceux qui avec des moyens à leur disposition ne font rien pour l’empêcher. L’Eglise Catholique, Mère et Maîtresse, dans le but de protéger l’innocent et d’illuminer les consciences obscurcies, « sanctionne de peine canonique d’excommunication ce délit contre la vie humaine. Qui commet une tentative d’avortement, si celui-ci se produit, est excommunié latae sententiae » (CEC 1398). Par ceci l’Eglise ne prétend pas priver de la miséricorde, elle ne fait que manifester la gravité du crime commis, le mal irréparable causé à l’innocent, aux parents et à la société. (CEC, 2272) Il faut reconnaître que nous nous trouvons confrontés à une véritable crise de la civilisation.

5- Je dirai d’autre part qu’il n’est pas justifiable moralement d’avoir collaboré, en tant que catholiques, à la promotion par le Parti Populaire de la réforme de la loi sur l’avortement qui aujourd’hui est retranchée. L’encyclique Evangelium Vitae (73) exclut toute collaboration formelle avec le mal ; il est différent de collaborer (même au moindre mal) et de permettre – dans certaines conditions morales – un moindre mal : « un problème concret de conscience pourrait se poser dans les cas où un vote parlementaire favorise une loi restrictive, visant à restreindre le nombre d’avortement autorisés, comme alternative à la loi permissive en vigueur ou en cours de votation. […] Dans le cas exposé, s’il n’est pas possible d’éviter ou d’abroger complètement une loi abortive, un parlementaire, dont l’opposition personnelle à l’avortement est connue de tous, peut licitement soutenir des propositions visant à limiter les dommages de cette loi et ainsi à restreindre les effets négatifs dans le milieu ambiant de moralité et de culture publiques. En effet en agissant ainsi il ne se prête pas à une collaboration illicite en faveur d’une loi injuste ; au contraire il opère une tentative légitime et impérieuse de limiter ses aspects iniques. »

6- Je dois dire aussi, avec de la peine, que certaines personnes et instances de l’Eglise Catholique en Espagne n’ont pas facilité et parfois ont fait obstacle à la création possible de nouveaux partis ou plateformes défendant solidement le droit à la vie, le mariage indissoluble entre un seul homme et une seule femme, la liberté religieuse et d’éducation, la justice sociale et le soin des plus pauvres et souffrants : en définitive, la Doctrine Sociale de l’Eglise. Grâce à Dieu le Pape François a été très clair sur le sujet de l’avortement dans son Exhortation Apostolique Evangelii Gaudium (nn. 213 y 214).

7- Comme en de nombreuses occasions au cours de l’histoire, il est temps de faire appel à la conscience des catholiques espagnols. Devant nous, peut-être, s’ouvre la possibilité d’un « nouveau départ » et en tous les cas d’un large éventail d’actions simultanées, parmi lesquelles je veux souligner :

a) maintenir ferme la mission d’évangélisation, de la gestation de nouveaux chrétiens et de l’attention portée à nos « hôpitaux de campagne » (Centres sociaux) portant secours à tant de personnes meurtries (physiquement, psychiquement et spirituellement), qui ont soif de notre amour, de notre miséricorde et de notre aide, toujours en vérité.

b) renforcer l’éducation sexuelle et la responsabilité des relations sexuelles, c’est-à-dire, l’éducation à l’amour.

c) faire pression pour l’abolition totale de toute loi permettant l’avortement assisté et promouvoir des lois protégeant les non nés, la maternité et les familles.  

d) susciter une réponse civile organisée et capable de mobiliser les consciences.

e) faire un appel en vue de promouvoir des initiatives politiques qui intègrent en totalité la Doctrine Sociale de l’Eglise.

f) étudier pour la énième fois la possibilité de régénérer les partis politiques majoritaires, bien que jusqu’à maintenant ces tentatives demeurèrent improductives. 

8- Le chemin sera  long et difficile, mais a déjà été parcouru lors de l’abolition de l’esclavage. La maturation des consciences n’est pas entreprise facile, mais notre horizon, par la grâce de Dieu, est la victoire du bien. C’est un temps de conversion. Ainsi donc, tous (hommes et femmes, professionnels de la santé et des médias de communication, gouvernants, législateurs, juges, forces de l’ordre, pasteurs et fidèles, etc.) sommes obligés en conscience de travailler et défendre avec tous les moyens légitimes « toute la vie » de « toute vie humaine », depuis la conception jusqu’à la mort naturelle, à commencer par les non nés et leurs mères ; si nous ne le faisons pas, l’histoire nous le reprochera, ainsi que les générations à venir et, ce qui est certain, Dieu, le jour du Jugement : j’étais tout petit, j’étais nu et sans défense et vous ne m’accueillirent pas. (Cf. Mt 25, 41-46)."

Posté le 30 septembre 2014 à 20h43 par Le Salon Beige | Lien permanent

En prenant le chemin du « moindre mal » on finit par arriver au « mal plus grand »

Mgr José Ignacio Munilla, évêque de San Sebastián, a déclaré suite au recul du Parti Populaire sur l'avortement :

"[...] Les faits démontrent que la prétendue « gauche » est celle qui finit par baliser le chemin de la prétendue « droite ». Il y a toujours moins de différences idéologiques entre les partis politiques, étant donné qu’ils ont tous assumé les valeurs du néocapitalisme, du relativisme et de l’idéologie de genre. Quelqu’un a dit que la caractéristique de la pensée politiquement correcte de notre temps est d’être théoriquement marxiste, pratiquement libérale et psychologiquement freudienne.

La décision prise par le Président du gouvernement rouvre de manière définitive le débat qui existe déjà depuis longtemps au sein de l’Eglise catholique : quel est le type de présence que doivent avoir les catholiques dans la vie politique ? Est-il cohérent que les catholiques s’intègrent au sein de partis politiques qui accueillent dans leurs programmes des propositions diamétralement opposées aux valeurs évangéliques ? Les catholiques peuvent-ils voter pour des partis politiques qui sont dans cette situation, en se fondant sur le principe du « moindre mal » ? Le temps a démontré qu’en prenant le chemin du « moindre mal » on finit par arriver au « mal plus grand ». L’option du « moindre mal » ne peut être accueillie par le chrétien que de manière circonstancielle et transitoire ; sans succomber à la tentation d’en faire sa devise. C’est que… Jésus-Christ nous a enseigné à choisir le bien, non le moindre mal.

De manière similaire à ce qui s’est passé lorsqu’un nombre significatif de militants du Parti nationaliste basque ont démissionné de leur militantisme politique lorsque leur parti a intégré les postulats pro-avortement, je n’ai aucun doute quant au fait que de nombreux membres du Partido Popular feront la même chose (bien que les appareils politiques tentent de mettre cela en sourdine). Nous nous trouvons devant un test important pour mesurer notre hiérarchie des valeurs : l’idéologie au-dessus des valeurs morales ? Ou les valeurs morales au-dessus de l’idéologie ? Il ne peut y avoir d’accommodements ; il faut choisir.

Les croyants ont un sérieux problème : l’arc parlementaire actuel ne comprend aucun parti d’envergure capable de représenter le vote catholique. Pour le dire clairement : un catholique qui aspire à être fidèle aux principes de la doctrine sociale catholique ne peut pas en toute cohérence voter pour les partis politiques d’envergure nationale présents dans l’actuel congrès des députés.

La charge des évêques est d’apporter l’éclairage moral, et non de créer une alternative politique. Voici l’une des tâches spécifiques les plus importantes des laïcs en ce moment. La vocation des laïcs catholiques, à la différence des prêtres et des évêques, est de se rendre présents dans la vie politique en proposant d’autres choix, capables d’incarner de manière cohérente dans la vie publique les principes qui inspirent la doctrine sociale catholique. [...]"

Posté le 30 septembre 2014 à 18h35 par Michel Janva | Lien permanent

17 questions sur l'avortement

Mgr José Gea Escolano, missionnaire au Pérou, pose les questions qui fâchent :

"Le thème de l’avortement est d’actualité. On parlait beaucoup ces derniers jours de la question de savoir si la loi d’avortement du gouvernement Zapatero allait être modifiée, si on allait la laisser telle quelle, si la promesse du PP allait s’accomplir, si le PP va perdre beaucoup de voix en faisant marche arrière, s’il faut rechercher un consensus… Ce qui est certain, c’est que le Président a dit qu’il retirait le projet de loi, qu’il est parti pour la Chine et qu’immédiatement, le ministre de la Justice a démissionné.

Les partisans de l’avortement semblaient attendre la réforme de la loi pour pouvoir se jeter comme des hyènes furieuses dans la mêlée pour défendre l’avortement, et d’autres semblaient espérer que la réforme ne soit pas mise de côté parce qu’en ce cas ils cesseraient de voter pour le PP. On allait vers un vrai bazar. Chacun sait à quoi s’attendre et se prépare en conséquence.

Dans cet article je me propose de poser juste quelques questions pour que chacun y réponde en cherchant la vérité, en laissant de côté ce qui relève de ma vérité et de ta vérité, parce que la vérité est une et qu’elle coïncide avec le bien ; et le bien n’est ni à moi ou à toi, c’est le bien commun.

Allons-y donc pour les questions :

1. Qu’est-ce que l’avortement ? L’élimination de la vie d’un être humain pendant qu’il grandit dans le sein maternel. Non ?

2. Le gouvernement a-t-il la faculté de permettre la destruction d’un être humain conçu mais pas encore né, c’est-à-dire du nasciturus ? Il croit l’avoir depuis 1985 où il a commencé à s’arroger la faculté de supprimer des vies humaines innocentes.

3. Ce qu’il y a dans le ventre d’une femme enceinte, est-ce ou non un être humain, l’enfant de la femme qui l’engendre ? Et si c’est d’une femme, qu’est-ce ? Certainement pas un petit chevreau !

4. La femme a-t-elle le droit d’avorter son enfant ? Parce que, une fois avorté et même si on appelle par euphémisme l’avortement « interruption volontaire de la grossesse », ce qui est avorté n’est-il pas définitivement un enfant mort ? [Lire la suite]"

Posté le 30 septembre 2014 à 07h14 par Michel Janva | Lien permanent

29 septembre 2014

"Nous sommes à l’évidence lancés sur un toboggan eugéniste"

Excellente présentation de l'eugénisme d'aujourd'hui à demain : de l'élimination des trisomiques à la destruction des enfants selon des critères de beauté, de QI ou encore décrétés par la dictature l'Etat. Cette tribune a le mérite de décrire très clairement le processus qui menèra inévitablement de l'un à l'autre, avant de conclure sur un délire relativiste.

"Nous sommes entrés dans le siècle de l’eugénisme. Jusqu’à présent, la médecine ne pouvait pas séquencer l’embryon à un coût raisonnable. On regardait seulement s’il avait deux ou trois chromosomes 21, mais personne n’était en mesure de lire le code ADN. Aujourd’hui, une simple prise de sang chez la mère suffit pour séquencer l’ADN, même si cette technique – qui coûte beaucoup moins cher – n’est pas encore utilisée pour dépister autre chose que la trisomie 21. C’est un tournant historique ! Et il est à peu près certain que d’ici trois ou quatre ans, l’amniocentèse, qui provoque encore des fausses couches dans près de 1% des cas, ne sera même plus pratiquée en France. En attendant l’enfant parfait, on va donc déjà être confronté à la disparition de tous les embryons présentant des handicaps mentaux. Après la trisomie, on va également éliminer toutes les maladies qui tuent les enfants avant l’âge de 15 ans, comme les myopathies graves. Cette deuxième phase est inévitable (...)

Pour l’instant, je n’ai parlé que du tri des « mauvais » embryons. Mais l’étape suivante, c’est le choix des « bons » embryons. La disparition des maladies génétiques que j’évoquais est une étape importante, mais qui n’aura pas vraiment de conséquences sur les générations futures puisque les myopathes meurent très jeunes et que les trisomiques sont stériles. Le tri embryonnaire, en revanche, est une étape décisive, qui va notamment permettre de choisir le « meilleur embryon ». On se dirige donc vers un « eugénisme de convenance ». Enfin, la quatrième et dernière étape, c’est la modification de l’embryon lui-même, la possibilité de le modeler à la carte. Pour cela, il faudra passer par la thérapie génique. La revue Nature vient de faire sa une sur le succès d’une expérience ayant permis de multiples modifications génétiques sur des embryons de petits singes. Malgré ces mutations, les primates se portent apparemment comme des charmes… Sans entrer dans des détails techniques trop complexes, tout ça, c’est possible grâce à de nouvelles enzymes qu’on appelle les « crispr » et les « talen ». La thérapie génique, c’est l’étape ultime, puisque le bébé ne dépendra alors plus des ovules et des spermatozoïdes de papa et maman…" (suite).

Posté le 29 septembre 2014 à 20h11 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)

En France, on rembourse le meurtre des enfants in utero et on retire l'aide financière aux survivants

Ainsi va la politique familale selon Marisol Touraine : 

"Dans la cadre du projet de budget de la sécurité sociale 2015 dévoilé par Marisol Touraine ce lundi, la prime à la naissance va être divisée par 3 à partir du deuxième enfant. 

Dans le projet de budget présenté, l'objectif est de réaliser 3,2 milliards d'euros en 2015. Dont 700 millions seront demandés aux familles".

Et en plus, ça ne sert à rien : 

"Par ailleurs, le gouvernement ne prévoit pas de retour à l'équilibre avant 2019".

Posté le 29 septembre 2014 à 19h14 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (15)

27 septembre 2014

Sur la duplicité de Najat Vallaud-Belkacem

Marie Philippe, responsable du site www.ivg.net, a publié le 11 septembre une tribune dans Valeurs Actuelles :

"La loi Vallaud Belkacem sur « l’égalité hommes/femmes » qui vient d’entrer en vigueur le 3 août 2014 veut non seulement banaliser un peu plus l’avortement mais recèle en son sein une disposition particulièrement inquiétante pour la liberté d’expression de ceux qui mettent en garde les femmes tentées par l’IVG au sujet de sa gravité tant sur le plan physique que psychologique. Action dont le site www.ivg.net s’est fait la spécialité grâce à sa bonne position sur les moteurs de recherche.

A l’occasion de la première lecture au Senat de cette loi, un groupe de sénateurs socialistes avait déposé et fait voter avec le soutien du gouvernement un amendement qui vise à étendre le délit d’entrave à l’IVG à ceux qui feraient «  des pressions morales et psychologiques, à l'encontre des  femmes venues y subir ou s’informer sur l’IVG ». Ainsi le nouvel article L2223-2 place sous la menace d’une peine correctionnelle (2 ans de prison !) ceux et celles qui feraient une information « non conforme » sur l’ivg.

Pour motiver son amendement qui a reçu le soutien total  de Mme Belkacem, voici  ce que disait au Sénat le 16 septembre 2013 la sénatrice Rossignol (PS) :

J'ai recueilli, hier, le témoignage d'une femme de 40 ans ayant eu recours à l'IVG. Elle a dû attendre trois heures dans une clinique pour voir un gynécologue, qui lui a fait subir une échographie avec son et image en s'écriant « Oh ! Le beau bébé ! ». Je vous épargne les détails sordides sur l'IVG médicamenteuse puis le curetage et les remarques désobligeantes d'un autre praticien. Je me suis interrogée. Je ne dispose pas de statistiques, mais suis convaincue qu'un tel cas n'est pas isolé. Nous défendons un amendement relatif au délit d'entrave à l'IVG. Je me suis demandée s'il ne faudrait pas l'étendre aux équipes médicales.

On pressent dans cette incroyable intervention, que la simple évocation par un médecin ou un tiers auprès d’une femme enceinte d’un « accueil possible de la vie »  risque de devenir de plus en plus problématique …

Le lendemain Mme Rossignol tentait de rassurer les sénateurs devant l’ambigüité de son texte « Pour qu’il n’y ait pas de confusion, je précise que cet amendement ne concerne pas les actions pouvant être menées sur internet. Mme la ministre aura peut-être l’occasion de revenir sur ce sujet qu’elle a, me semble-t-il, déjà évoqué, hier, dans son intervention. Notre proposition est restreinte aux seules manifestations physiques ayant lieu hors des murs des hôpitaux »

Cela n’empêche pas Mme Valaud-Belkacem de déclarer triomphalement sur le site l’express.fr du 31 juillet « Et puis, cet autre frein auquel sont confrontés les femmes, ces sites Internet qui, sous couvert de neutralité, font en réalité du prosélytisme anti-IVG et ont pour objectif de dissuader les femmes de faire usage de leur droit dans les premières semaines, alors même que le délai est légalement contraint. La loi que je viens de faire adopter prévoit de sanctionner désormais cette entrave à l'information. La loi de 1975 prévoyait déjà de sanctionner l'entrave physique à la pratique d'une IVG, ces gens qui se postent devant les cliniques ou les hôpitaux pour empêcher les femmes d'y pénétrer. Mais, en 1975, on ne connaissait par Internet. Il est aujourd'hui avéré que la principale pression psychologique faite aux femmes, c'est sur Internet qu'elle a lieu. Le fait d'empêcher une femme d'accéder à une information neutre et fiable sur l'IVG sera désormais poursuivi.

On peut mesurer maintenant  l’incroyable duplicité de Mme Belkacem et ses amies qui prétendent avant le vote que la loi que l’information sur internet restera libre mais qui après sa promulgation veulent en découdre avec les sites comme www.ivg.net qui tentent de dissuader les femmes de recourir à l’IVG. La mauvaise foi est encore flagrante quand Mme Belkacem prêtant que c’est la loi Veil de 1975 qui a institué le « délit d’entrave », alors qu’il s’agit en fait de la loi Neiertz de 1993 (du nom de la proposition de la députée communiste Neiertz).

L’extension à « l’information » du délit d’entrave crée donc maintenant dans l’indifférence générale une atteinte caractéristique au niveau des libertés fondamentales et des droits constitutionnels car :

  • la définition de l’incrimination pénale est particulièrement imprécise  avec une lourdeur de peine disproportionnée.
  • la loi porte atteinte à la liberté de toute personne de communiquer des informations sur la grossesse et sur l’avortement en  les « menaçant » ;
  • et elle porte atteinte au droit des femmes à recevoir des informations sur leur grossesse et sur l’avortement fussent-elles dissonantes par rapport au discours officiel."

Posté le 27 septembre 2014 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent

26 septembre 2014

L’avortement est un vrai sujet politique

De Guillaume d'Alançon, délégué général de l'Académie pour la vie du diocèse de Bayonne :

"La récente annonce, par Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, du retrait du projet de loi restreignant le recours à l’avortement a fait l’effet du bombe chez les catholiques espagnols, mais aussi au-delà dans le monde entier. C’est une défaite, dans l’immense bataille pour la défense de la vie, de sa conception à sa mort naturelle.

Concrètement, nous ne pouvons pas nous taire. Les dizaines de millions de Français concernés par l’avortement savent dans le fond de leur cœur que le sujet n’est pas neutre. L’aveuglement des consciences, conséquence de la pression exercée entre autres par l’oumma de la pensée unique et le silence des chrétiens, ne signifie pas que le problème soit irrémédiable. Rien n’est jamais perdu. Le sursaut manqué de l’Espagne en est la preuve. Ce qu’il y a de sûr, c’est que le réveil des consciences n’est plus très loin

Malgré tout, il s’est passé quelque chose avec ce projet porté initialement par Rajoy : le recul de l’avortement n’est pas un thème ringard et peut être un argument électoral porté par des millions d’électeurs. L’amertume ne peut nous faire oublier que l’Europe toute entière a pris une nouvelle fois conscience, grâce à l’Espagne, que l’avortement est un vrai sujet politique. C’est une belle victoire. Le pro-vie est donc plus que jamais un thème qui doit être au cœur du combat pour le bien commun. Comme le sel transforme le goût d’un plat, soyons contagieux de l’Evangile de la vie, non avec nos propres forces, mais par la puissance de Dieu. Benoît XVI ne voyait-il pas dans les chrétiens des « minorités créatives » capables, par grâce, de faire croître l’humanité vers son achèvement, le Christ ? La victoire de la vie sur la mort est acquise depuis la Résurrection ; il suffit juste de nous préparer à la bataille sous le signe des cœurs unis de Jésus et Marie."

Posté le 26 septembre 2014 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent

24 septembre 2014

Elle refuse l’avortement à la vue de l’échographie de son bébé

Par une vidéo transmise sur YouTube, intitulée « l’histoire de mon quasi-avortement », une jeune femme de 20 ans raconte comment elle renonça à sa tentative d’avortement après avoir vu l’échographie de son bébé.

La jeune femme, qui s’identifie comme “AutumnBabydolllxx”, signale que, bien qu’elle se considère pro-choix, l’expérience de l’avortement « est très difficile à endurer » et que « certaines filles regrettent vraiment de l’avoir fait et ensuite repensent toujours à leur bébé. »

Elle explique sa décision de raconter son histoire en vidéo parce qu’elle

« voulait dire à tous comment cela s’est passé pour moi, parce que je n’ai pas passé un bon moment là-bas.» (à la clinique d’avortement) 

La conseillère de la clinique d’avortements était « honnêtement, une femme de mauvaises intentions », qui lui disait que « parce que j’ai 20 ans je ne peux pas prendre soin d’un bébé. » Alors qu’elle mettait sa blouse, se préparant pour la procédure, AutumnBabydolllxx commença à réfléchir à « pourquoi suis-je en train de faire cela ? ».

« Je pouvais simplement m’imaginer porter dans mes bras mon deuxième enfant si je me défaisais de celui-ci, et je pensais ‘et bien, ton grand frère n’est pas là...’ et tout simplement je ne pouvais pas vivre avec ce sentiment, pensant que j’allais m’en repentir. Alors voilà, ce n’est pas pour moi ».

Mais l’élément définitif pour qu’elle refuse l’avortement allait arriver. Lorsqu’on lui fit l’échographie

« ce fut vraiment une prise de conscience. Evidemment ils trouvèrent le bébé à l’écho et je ne pouvais pas le croire. »

Tandis qu’elle quittait la clinique avec des sentiments contraires, la jeune femme se souvient redire en boucle à son amoureux « le bébé est vraiment là, le bébé est vraiment là ».

« Je ne regrette pas d’avoir refusé l’avortement . « Je ne peux m’empêcher de sourire parce que j’étais si négative auparavant et si apeurée alors qu’il n’y a rien à craindre.»

Posté le 24 septembre 2014 à 12h19 par Le Salon Beige | Lien permanent

Le 'droit' à l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux

C'est la proposition des eurodéputés socialistes, suite au recul du PP en Espagne.

Posté le 24 septembre 2014 à 10h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

23 septembre 2014

Espagne : le Parti Populaire vient de se suicider

Suite à la trahison du PP, les Espagnols pro-vie ont le bon réflexe : ils manifestent en ce moment devant le siège du PP à Madrid et d'autres grandes villes.

Les Espagnols pro-vie doivent maintenant faire payer au PP un prix politique supérieur que ce que lui aurait coûté le maintien de la loi.

A Paris, Anne Hidalgo estime que l'avortement est l'une des valeurs qui constituent un pilier sur lequel repose notre édifice démocratique...

Posté le 23 septembre 2014 à 21h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (30)

Malte : la présidente réaffirme son opposition à l'avortement

Lu sur Gènéthique :

"A Malte, la présidente nouvellement élue, Marie-Louise Coleiro Préca, a récemment déclaré qu'elle ne signerait jamais de loi visant à autoriser l'avortement. Sur ce point, la Présidente est également soutenue par un représentant du parti travailliste à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Leo Brincat qui a déclaré : "En ce qui concerne mon parti [...] il n'y a pa de 'si' ni de 'mais' sur cette question. le parti travailliste de Malte a toujours été, est et restera contre l'avortement"."

Posté le 23 septembre 2014 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent

Officiel : le gouvernement espagnol recule sur l'avortement

En Espagne, le gouvernement a retiré son projet de loi visant à restreindre l'avortement, a annoncé aujourd'hui le chef du gouvernement Mariano Rajoy, qui avait fait de cette réforme l'une de ses grandes promesses électorales.

En France, des veillées pour la vie se dérouleront le 29 novembre dans les paroisses qui en auront organisé.

Addendum : le ministre espagnol de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon, a annoncé aujourd'hui sa démission.

"La décision que j'ai prise n'est pas seulement d'abandonner le ministère de la Justice, mais aussi d'abandonner la politique au bout de 30 ans", a déclaré le ministre, reconnaissant qu'il "n'avait pas été capable" de porter jusque devant le Parlement le texte de loi controversé.

Posté le 23 septembre 2014 à 17h12 par Michel Janva | Lien permanent

Le Dr Dor en appel pour avoir offert une médaille et des chaussons

La cour d’appel de Paris entendait hier après-midi l’« affaire des chaussons » où le Dr Xavier Dor avait été condamné en première instance pour avoir offert une médaille miraculeuse et des chaussons de nouveau-né à une jeune femme qui se rendait au Planning familial à Paris.

Le fondateur de SOS Tout-Petits s’était vu infliger une lourde peine d’amende pour « entrave à l’avortement » : 10.000 euros pour s’être rendu dans les locaux publics du Planning dans le 2e arrondissement, afin d’y entrer en dialogue avec les militantes, mais surtout pour avoir parlé, en repartant, dans la cage d’escalier commun de l’immeuble où ils se trouvent, à une jeune femme qui semblait s’y rendre. Devant la cour, on a parlé de « pressions morales et psychologiques », de « violences », d’un « vieux monsieur indigne » qui « veut faire souffrir » les femmes.

Xavier Dor, 85 ans, la vue qui baisse, l’allure fragile, est un homme dangereux et  malveillant, qui doit cesser de nuire (voir l'article de Libération sur ce sujet). 

Le Dr Dor frappe – sans violence ! – les consciences. Il dérange. On a fait des lois contre lui : extension du délit d’entrave à l’avortement. On en est aux « pressions morales et psychologiques », où l’entrave ou la tentative d’entrave à l’avortement sont constitués par le fait de tenter de dissuader une femme d’avorter.

Posté le 23 septembre 2014 à 07h13 par Michel Janva | Lien permanent

20 septembre 2014

Défense de la vie : Mariano Rajoy, des Français attendent aussi que vous teniez vos promesses !

Communiqué de Droit de naître :

"A la veille d’une mobilisation pro-vie géante à Madrid et sur l’ensemble du territoire espagnol, « Droit de Naître » a remis ce vendredi 19 septembre à l’ambassade d’Espagne à Paris plus de 12 000 pétitions demandant au chef du Gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, de tenir sa promesse d’abroger la loi Aido banalisant l’avortement dans son pays. Il y a quelques mois, M. Rajoy avait fait part de son intention – conformément à sa promesse électorale - de mettre en place une nouvelle législation, plus favorable au respect de la vie dès la conception.

Cette annonce avait suscité un grand enthousiasme en Europe, particulièrement chez ceux qui luttent au quotidien pour la défense du droit de naître. Malheureusement le lobby pro-avortement – pourtant ultra-minoritaire et dépassé - semble en passe de convaincre le chef du Gouvernement espagnol de reculer...

En interpellant directement M. Rajoy, Droit de Naître exprime son entière solidarité avec les millions d’Espagnols pro-vie qui manifesteront ce dimanche."

Posté le 20 septembre 2014 à 12h03 par Louise Tudy | Lien permanent

19 septembre 2014

Projet de loi pro-vie : qui fait donc reculer le gouvernement espagnol ?

Cinq jours après, le gouvernement espagnol n'a toujours pas démenti le scoop du quotidien El Mundo, annonçant le retrait du projet de loi restreignant le recours à l'avortement. Pourquoi Mariano Rajoy renoncerait-il à cette promesse de campagne ? Voici la principale explication avancée par Famille chrétienne :

Le ministre de la Justice, qui porte le projet de loi "a fini par perdre la bataille politique dans son propre camp. Son adversaire le plus redoutable dans cette bataille a été Pedro Arriola, l’inamovible « Monsieur sondage » du PP depuis un quart de siècle. Selon ses calculs, à huit mois des élections locales et à un an des législatives, les dommages électoraux causés par le projet sont largement supérieurs à ses bénéfices. Et c’est lui que Mariano Rajoy a fini par écouter. Précision : Arriola est marié à Celia Villalobos, ancienne ministre de la Santé de José María Aznar et figure de proue de l’aile gauche du PP, surtout sur les sujets sociétaux. Celia Villalobos s’était montrée favorable au « mariage » homosexuel en 2005 et a toujours défendu l’avortement comme un « droit »."

Il est vrai que les bébés tués dans le ventre de leur mère ne votent pas.

Posté le 19 septembre 2014 à 10h09 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (7)

18 septembre 2014

Pas de don pour Médecins du Monde

L'association prône la contraception et l'avortement universels.

Petite consolation : l'ONG n'a réussi à réunir que 420 médecins pour cet appel au meurtre.

Posté le 18 septembre 2014 à 21h29 par Michel Janva | Lien permanent

L'Etat mis en cause dans un procès contre la pilule

Leslie Pervieux a pris la pilule Meliane en 2007. Elle a fait un AVC au début du mois de décembre 2010. Depuis, elle a perdu 50 % de l'acuité visuelle de son œil gauche et souffre de pertes de mémoire. Des séquelles handicapantes liées à l'AVC, dont des expertises médicales ont démontré qu'il était lié à la prise de la Meliane, contraceptif dit de troisième génération, mis en cause dans plusieurs dizaines de cas en France depuis que Marion Larat, autre jeune Bordelaise, a lancé la première en 2012 une procédure contre le laboratoire Bayer, fabricant de la Meliane. Depuis, plusieurs dizaines de plaintes contre ce moyen contraceptif, notamment des plaintes pénales, ont été déposées.

Son avocat est allé devant la commission d'indemnisation des victimes d'infractions. Il a, de plus, demandé et obtenu la publicité des débats - ouverture au public et à la presse. Dans les conclusions qu'il a développées à Bordeaux, Me Lafforgue met en cause les prescripteurs de la pilule incriminée, deux gynécologues et un médecin généraliste, le laboratoire Bayer ainsi que l'État, dont il souligne « la carence fautive dans la prévention des risques ».

La décision a été mise en délibéré au 15 octobre.

Posté le 18 septembre 2014 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent

De la contraception à la stérilisation

De Jeanne Smits :

"le New York Times a publié samedi les résultats d’études sur le long terme de l’efficacité des moyens de contraception ou d’espacement des naissances. Elle est à connaître, puisque l’analyse des chiffres démontre à elle seule le lien intrinsèque entre contraception et avortement – là où la propagande habituelle veut faire croire que là où la contraception progresse, l’avortement régresse. [...]

L’efficacité d’un moyen contraceptif est exprimée dans l’article par le pourcentage de femmes auront une grossesse non désirée sur une période de dix ans dans le cadre de son utilisation habituelle. Ordinairement, les taux d’échec sont évoqués pour une période d’un an mais bien sûr, plus la durée augmente, plus le nombre de femmes qui concevront augmente aussi.

Utilisation habituelle ne veut pas dire parfaite : il est très rare, précisent les auteurs, que les couples se conforment systématiquement, surtout sur une période aussi longue, aux conditions optimales d’utilisation ; et puis il y a les défaillances de diverse s sortes. Pour chaque moyen étudié, on trouvera donc sur les graphiques très parlants publiés par le New York Times le taux d’échec en cas d’usage « parfait » et en cas d’usage « habituel » et donc le plus conforme à la réalité. [...]

Bref, aucune méthode n’est absolument efficace.

Et dans l’ensemble, on peut noter que pour les méthodes sans doute les plus répandues, comme la pilule ou le préservatif, largement plus d’une femme sur deux aura une grossesse en 10 ans d’utilisation : combien en 30 ans ?

Toutes ces méthodes – à l’exception des différentes formes d’auto-observation – ont pour point commun le refus de l’enfant par principe. Cela explique que dans un pays comme la France, quelque 70 % des « IVG » sont pratiquées sur des femmes utilisant une forme de contraception. Si celle-ci « rate », l’avortement est alors un simple moyen de rattrapage.

Les méthodes d’auto-observation, dites aussi « méthodes naturelles » sont celles – hormis le contraceptif masculin – qui affichent une plus grande distance entre l’utilisation parfaite et l’utilisation « typique ». [...] C’est en tout cas ce type de régulation des naissances qui, seul, peut être compatible avec un esprit d’ouverture à la vie.

Autre remarque, et elle me semble importante : que ce soient les pilules, les préservatifs ou autres contraceptifs de courte durée, elles affichent un taux d’échec assez important et ce sont donc elles que l’on retrouve chez ces femmes qui avortent « malgré » la contraception.

En revanche, ce qui fonctionne vraiment bien aux dires des partisans du contrôle de la population, outre la stérilisation qui est irréversible en principe, ce sont les dispositifs intra-utérins au cuivre ou au levonorgestrel ou, mieux encore, l’implant hormonal (enfin : pas toujours). [...]

Quoi qu’il en soit, on assiste depuis plusieurs années à une promotion forte de la contraception de longue durée, ce qui explique peut-être pour partie que la dénonciation de la contraception orale soit devenu enfin un thème accepté dans la grande presse, alors que leur nocivité était bien documentée au moins depuis la parution du livre d’Ellen Grant, Amère pilule, en 1985.

Faut-il s’en réjouir ? Les contraceptifs de longue durée, par définition, marquent un refus de la vie plus absolu que les autres et sont le reflet d’une mentalité de plus en plus gangrenée par la culture de mort. Elles bouleversent encore plus profondément l’état physique – et pourquoi pas psychique ? – des femmes, en les stérilisant durablement, c’est-à-dire en empêchant volontairement leur corps de fonctionner de manière saine. Ce faisant elles déresponsabilisent encore davantage que ne le font les autres contraceptifs artificiels."

Posté le 18 septembre 2014 à 07h23 par Michel Janva | Lien permanent

11 septembre 2014

S'il était diffusé à la télévision, ce clip serait-il censuré par le CSA ?

Joie et souffrance d'un père d'enfant trisomique, version rap :

 

Posté le 11 septembre 2014 à 17h20 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (8)

13 septembre : prière de SOS Tout-petits à St Germain en Laye

Prière publique de réparation en raison des avortements volontaires, organisée par SOS TOUT-PETITS le samedi 13 septembre 2014 à 10h45 à Saint Germain en Laye, près de l’entrée du parc du château (sortie de RER).

Posté le 11 septembre 2014 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent

09 septembre 2014

Poursuivi pour avortement en France, cela existe

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Vincent Ménard, 38 ans, habitant à Cambronne-lès-Clermont, vient de voir sa peine de quatre ans de prison dont un avec sursis confirmée par la cour d’appel d’Amiens pour avoir provoqué un avortement sur sa compagne sans le consentement de celle-ci.

L’« interruption de grossesse » sans le consentement de la femme est en pratique la seule forme d’avortement aujourd’hui poursuivie et condamnée en France, étant entendu que même les « IVG » pratiquées hors-délais dans des pays voisins où la procédure est légale n’entraînent pas de mise en examen.

L’homme espérait voir la peine prononcée en septembre 2013 par le tribunal correctionnel de Beauvais diminuée ; contrairement à ce qui s’était passé en première instance, il avait fait montre de remords devant les juges d’appel, affirmant regretter « profondément » son acte et se disant « conscient désormais qu’il ne lui appartenait pas de décider seul qu’il n’y aurait pas d’enfant », comme l’a expliqué son avocat, Me Jérôme Crépin. Cela n’aura pas suffi.

Les faits remontent à février 2012, lorsque Vincent Ménard apprend que sa concubine est enceinte de plus de trois mois et demi. Si sa « partenaire » est ravie, « toujours amoureuse », il n’est plus dans le même état d’esprit et il ne sait pas quoi faire. Les délais de l’« IVG » légale sont dépassés. « Marie » – le prénom a été changé – est de toute façon heureuse d’attendre l’enfant de son compagnon.

C’est alors que Ménard décide de foncer vers Barbès, à Paris. Il cherche – racontera-t-il à la barre du tribunal de Beauvais, en septembre 2013 – à se procurer des cachets pour se suicider. N’en trouve pas. (Il est vrai que dès avoir appris que son amie était enceinte, il avait viré les 115.000 euros du compte commun sur son compte en banque personnel, prompt à protéger ses intérêts financier, dira le procureur.) Vincent se rabat – explique-t-il encore – sur des pilules abortives : le Cytotec, vanté par les partisans de l’avortement pour un usage domestique dans les pays où l’avortement demeure illégal. Il en versera suffisamment dans le « smoothie » qu’il propose à son amie pour que celle-ci, six heures après avoir avalé la boisson, soit prise de crampes violentes. Elle subit une rapide dilatation du col et perd son bébé dans la foulée. Elle a beau hurler, terrifiée : Vincent est parti. Elle est abandonnée. [...]

On note cependant la profonde incohérence de la loi pénale qui refuse à l’homme ce qu’elle reconnaît d’office à la femme. Vincent Ménard a invoqué, pour expliquer son geste, sa « peur de l’avenir », le fait qu’il « n’était pas prêt pour avoir un enfant », ses inquiétudes matérielles et financières, ses pensées suicidaires, le fait que son couple battait de l’aile : « Je ne pensais pas pouvoir assumer mon rôle de père. Je n’avais déjà pas le contrôle sur ma propre vie, alors m’occuper d’un enfant… »

« On lui a fait un enfant dans le dos », dira élégamment son avocat à l’audience. C’est un langage que l’on entend aussi de la part des femmes qui accusent leur partenaire de les avoir bernées de manière à ce qu’elles tombent enceinte – et qui avortent ensuite.

Sa condamnation souligne la profonde incohérence de la loi française qui admet précisément tous ces motifs lorsque c’est la femme qui « choisit » d’avorter : elle et elle seule les invoque. Sous le régime de la loi de « vraie égalité entre les femmes et les hommes », adoptée au creux de l’été en fin de session extraordinaire et symboliquement promulguée le 4 août, elle n’a même plus à les exprimer puisque tout ce qui restait, symboliquement, de la condition de détresse exigée pour la dépénalisation de l’« IVG » a été rayé du code de la santé publique en même temps qu’on en a effacé le mot.

Pour le père, rien de tel. Pas de parité ; pas d’égalité devant la loi. A l’heure du « gender mainstreaming » en vue d’obtenir la parfaite « égalité de genre », il n’a aucun droit sur l’enfant à naître – fût-ce celui de l’éliminer – tandis que la femme les a tous. Et pourtant elle peut lui réclamer des pensions alimentaires si l’enfant naît contre son gré.

Quant à l’enfant, il n’existe dans cette affaire qu’en tant qu’il était désiré par sa maman, on ne parle pas de sa mort à lui, uniquement de ce qu’a subi la femme du fait de l’avortement pratiqué sans son consentement."

Posté le 9 septembre 2014 à 23h36 par Michel Janva | Lien permanent

Elle pleure ses enfants avortés, mais ne regrette rien

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"La candidate démocrate au poste de gouverneur du Texas, Wendy Davis, raconte dans un livre de souvenirs paru cette semaine qu’elle a choisi d’avorter deux fois dans sa vie. Dans un cas, il s’agissait d’une grossesse ectopique menaçant directement sa vie : selon la méthode employée, il a pu ne pas être question d’un avortement, dans une situation où l’embryon ne peut se développer et où sa mort n’est pas recherchée. Mais dans l’autre, un « avortement médical » sur un enfant à naître affecté de graves malformations cérébrales, il s’agit bien de la mise à mort délibérée d’une petite fille à qui ses parents avaient d’ailleurs déjà donné un prénom : Tate Elise.

Cet avortement a été synonyme de souffrances profondes : une fois l’avortement consommé, Wendy Davis raconte avoir ressenti « une noirceur indescriptible ». « C’était un désespoir, une douleur profonde, une lourde vague qui m’écrasait, à croire que je ne referai plus jamais surface… Et lorsqu’enfin j’ai émergé, j’étais devenue quelqu’un de différent. Changée. Changée pour toujours » ajoute-t-elle.

Ce fut, dit-elle, une décision horrible à prendre. Avec celui qui était alors son mari – Davis a divorcé deux fois – elle a suivi par échographie la mise à mort de son bébé, voyant son cœur arrêter de battre au moment où le médecin le « faisait taire ». « C’était fini. Elle était partie. Notre bébé tant aimé était parti. »

Paradoxe : Wendy Davis est une partisane très active de l’avortement légal, et si elle raconte ce désespoir, cette souffrance qui atteste du traumatisme profond provoqué par un acte qui tue, c’est pour mieux se poser pour sa course électorale. Dans un Etat conservateur où surgissent régulièrement des initiatives politiques pour restreindre, voire interdire presque totalement l’accès à l’« interruption volontaire de grossesse », la candidate a voulu montrer que son parcours la rend apte à comprendre les difficultés des femmes puisqu’elle les a traversées. En deux mots : elle pleure ses enfants morts, mais ne regrette rien. [Lire la suite]"

Posté le 9 septembre 2014 à 17h02 par Michel Janva | Lien permanent

05 septembre 2014

Il y a 17 ans aujourd'hui, naissait au ciel la Bienheureuse Mère Térésa

Elle disait :

"Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ?"

Mère Térésa, discours de remise du Prix Nobel de la paix en décembre 1979

Agissez pour la paix : Créez votre veillée de prière pour toute Vie naissante dans votre paroisse.

Posté le 5 septembre 2014 à 10h57 par Michel Janva | Lien permanent

02 septembre 2014

La contraception provoque la destruction de l’amour humain

L’évêque de la ville espagnole de Burgos, Mgr Francisco Gil Hellin, vient de dire les choses clairement dans sa lettre hebdomadaire. Traduction de Jeanne Smits :

"Il y a bien des années, j’étais le chapelain d’un Centre de promotion ouvrière dans la banlieue sud de Rome. Un jour s’y présenta le cardinal Casaroli, alors Secrétaire d’Etat du Vatican ; il y engagea un dialogue avec les professeurs et les élèves. L’un d’eux lui demanda quels souvenirs du temps où il servait Paul VI l’avaient le plus marqué. Le cardinal réfléchit quelques moments et répondit : « la signature d’Humanae vitae ». Et d’ajouter : « A la fin du mois de juillet de 1968, le pape était très préoccupé. Un jour il s’est emparé d’un énorme tas de documents et s’en est allé à Castel Gandolfo. Peu de jours après, je l’ai retrouvé, totalement transformé. Il était rayonnant et heureux. Il venait de signer Humanae vitae. »

C’est en effet le 25 juillet 1968 que Paul VI a signé ce document, qui allait devenir la grande croix de son pontificat et qui aura été l’un des écrits du magistère les plus contestés de ces derniers temps, en dehors de l’Eglise mais aussi en son sein. « Rarement – écrivit le cardinal Ratzinger en 1995 – un texte de l’histoire récente du magistère ne s’est converti en un signe de contradiction comme cette encyclique. »

L’encyclique était une solide défense de la vie humaine, elle rejetait la contraception par des moyens artificiels et elle allait à l’encontre de l’hédonisme et des politiques de planification familiale, souvent imposées par les pays riches aux pays pauvres. Elle maintenait, en revanche, le principe de la paternité consciente et éthiquement responsable. Comme devait l’écrire le cardinal Daniélou, le document met en évidence le « caractère sacré de l’amour humain » et constitue une véritable « réaction contre la technocratie ». La doctrine d’Humanae vitae contredisait – et contredit toujours – les goûts du temps, et elle lançait un défi face au climat culturel de l’époque et aux énormes intérêts économiques des grandes multinationales. Son enseignement est, certes, exigent, et on ne le rappelle pas pour le plaisir. Mais l’Evangile non plus ne se suit pas avec plaisir, et il ne manque pas d’être exigeant.

Pourtant, le temps lui a donné raison. Face aux inquiétants développements de l’ingénierie génétique, Humanae vitae fait briller une lumière prophétique lorsqu’elle assure : « Si donc on ne veut pas abandonner à l’arbitraire des hommes la mission d’engendrer la vie, il faut nécessairement reconnaître des limites infranchissables au pouvoir de l’homme sur son corps et sur ses fonctions; limites que nul homme, qu’il soit simple particulier ou revêtu d’autorité, n’a le droit d’enfreindre. » En effet, aujourd’hui l’homme subit le vertige de l’éternelle tentation : il veut être comme Dieu quitte à s’autodétruire et à détruire les autres, spécialement les plus vulnérables et les plus innocents.

Paul VI mettait en garde sur le fait que la contraception ne provoquerait pas seulement une baisse alarmante des naissances mais aussi la destruction de l’amour humain, en faisant grandir le nombre d’avortements et de divorces, avec tout le préjudice qui en résulterait pour les époux eux-mêmes et, cela va de soi, pour leurs enfants. Il suffit de regarder ce qui se passe en Europe et en Espagne pour se rendre compte que Paul VI ne se trompait pas. Les experts parlent déjà d’une Europe et d’une Espagne qui sont non seulement vieillies mais encore socialement paupérisées, incapables d’être des Etats-providence. Notre Castille, jadis vigoureuse, n’en est-elle pas un exemple éloquent ?

[...] Le remède contre le divorce, la violence sexuelle, l’abandon des enfants et la subsistance-même en tant que peuple ne se trouve pas dans le contrôle artificiel des naissances au moyen de la « pilule du lendemain » ou autres, mais dans la découverte de la beauté de l’amour humain et de l’amour conjugal, qui ne voit pas le corps humain comme un simple instrument de plaisir, mais comme un moyen privilégié de communication personnelle et d’offrande de soi à l’autre."

Posté le 2 septembre 2014 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

30 août 2014

La comédie sur l’avortement “Obvious Child” : un fiasco

Comme disent les avocats de l’avortement, les femmes ont été désireuses d’un film sur l’avortement – et pas juste l’avortement, mais une histoire d’avortement “positive”. Déplorant depuis toujours l’absence d’avortements dans les livres et les films romantiques, et arrivant même à caser le sujet de l’avortement dans une annonce de mariage, les activistes pro-avortement criaient de joie à la parution du film Obvious Child.

Il s’agit d’une comédie romantique au sujet d’une femme qui se fait larguer, vit une aventure d’un soir, puis se fait avorter. Au cours de l’histoire elle fait une bonne quantité de blagues scato et en dessous de la ceinture. Cela peut paraître hilarant et charmant, n’est-ce pas ? Mais alors que la foule pro-avortement ne cessait de vanter le génie de Obvious Child, les cinéphiles apparemment n’ont pas accroché.

Le film apparut en sortie limitée et se répand graduellement dans plus de salles à travers le pays. Pour le moment il paraît dans 196 salles et a rapporté un peu plus d’1 million de $ au bout d’un mois.

Les fans du film – et de l’avortement – vont probablement en faire une grande réussite, mais l’est-elle réellement ? Voici deux autres films en sortie limitée, Snowpiercer et Begin Again. Obvious Child rapporte en ce moment en dessous de 3000$ par salle; Snowpiercer rapport plus de 20000$ par salle et Begin Again Presque 30000$. Le seul film dans les records négatifs rapportant moins qu’ Obvious Child est Maleficient, sorti plus tôt et à 2680 $ par salle.

Personne ne s’attendait à ce qu’ Obvious Child fasse un tabac en tant que comédie indépendante. Néanmoins ces chiffres sont significatifs: les femmes, en réalité, n’accourent pas au cinéma pour voir un film sur l’avortement. Aussi bizarre que cela puisse paraître, les gens ne semblent pas trouver l’avortement à ce point romantique ou drôle. De même que pour After Tiller, l’autre dada de la foule pro-avortement, la plupart des Américains ignorent ce film, parce que les gens normaux ne ressentent pas le besoin de voir l’avortement comme romantique. Seuls les extrémistes pro-avortement ont le désir de rendre l’avortement non seulement légal, mais aussi célébré et glorifié.

Obvious Child devait être l’aurore d’un jour nouveau et glorieux pour les films sur l’avortement, les studios allaient brandir cette idée de génie et représenter l’avortement sous un jour positif. Mais en voyant que la plupart des Américains n’accouraient pas en grand nombre pour voir une “comédie” sur une fille qui tombe enceinte et subit un avortement, tout en riant et faisant des blagues crues, l’avenir des films pro-avortement semble morne.

Comparez la réponse donnée par les cinéphiles à Obvious Child à la foule venue voir le film pro-vie en sortie limitée, October Baby, rapportant à la sortie plus de 7000$ par salle, pour ensuite dépasser les 5 millions de $. L’écart en faveur des films pro-vie est encore plus fracassant lorsque l’on considère la campagne choc mise en place pour Obvious Child, incluant le passage dans les medias, des interviews, des revues brillantes, tandis qu’October Baby n’a été recommandé que par bouche à oreille.

Cela n’intéresse pas les Américains de voir l’avortement rendu trivial, ils ne trouvent pas cet acte particulièrement romantique ou drôle. La célébration de la vie en revanche ? C’est quelque chose qu’ils ne peuvent pas laisser de côté.

Source (traduction : Le Salon Beige)

Posté le 30 août 2014 à 12h38 par Le Salon Beige | Lien permanent

26 août 2014

Une idéologue du genre préside aux destinées de l’école française

Pour Jeanne Smits, on a toujours tort de penser qu’on a touché le fond :

"[...] Najat Vallaud-Belkacem est non seulement au service de cette pensée unique, elle en est une pasionaria. Notez que cela laisse ouverte la question de savoir si elle est elle-même une « penseuse » de la pensée unique. Seul importe ceci : elle la répand, la promeut, l’impose. Elle a fait de l’« égalité » un absolu, qui écrase tout sur son passage (ce qui est bien dans la nature de l’égalité révolutionnaire).

A ce titre le poste de ministre des Droits des Femmes lui allait comme un gant. Elle était déjà chargée des droits LGBT au parti socialiste, et s’est engagée en faveur du « mariage » des homosexuels. En quoi elle ne fait qu’exprimer la ligne du parti, pourrait-on dire. Mais ses convictions l’ont menée à inscrire cette lutte dans un ensemble, qui va de la promotion de la parité à la direction d’une mission de lutte contre l’homophobie sous Ayrault ; c’était elle, l’instigatrice des ABCD de l’Egalité.

Que ce soit elle qui prenne maintenant – et malgré les protestations qui ont abouti au « gel » de l’expérimentation autour de ces parcours dans certaines académies – la direction de la rue de Grenelle, c’est tout un symbole. Un pied de nez à ceux qui ont cru que le gouvernement faisait marche arrière.

Najat Vallaud-Belkacem a participé à la révision des lois bioéthiques, qui a consacré le droit de recherche sur l’embryon. Elle a soutenu et promu l’avortement : que ce soit à travers son remboursement à 100 % mis en place comme une priorité par le premier gouvernement de François Hollande, par la création du site officiel sur l’« IVG » pour assurer une bonne « information » des femmes qui risqueraient de changer d’avis en tombant sur des sites parlant des inconvénients de l’avortement et des possibilités d’obtenir de l’aide pour garder leur enfant, et enfin par la suppression du mot « détresse » de la loi sur l’avortement légal dans la loi sur l’égalité promulguée symboliquement le 4 août dernier. 

Cette loi sur l’égalité « femmes-hommes » (respectez bien l’ordre, il y a désormais des égalités qui ne sont pas symétriques) a pour but de « changer les mentalités », comme elle l’a elle-même déclaré lors de ses derniers discours en faveur de ce texte qu’elle a porté. Elle a pour objectif de faire peu à peu disparaître les « stéréotypes de genre », que ce soit à la tête des entreprises du CAC 40 ou dans l’intimité des foyers.

Elle a tué le « bon père de famille » : en chassant ces mots de tous les codes du droit français, la loi a signé l’aboutissement de la lutte contre toute autorité paternelle, sacralisé la haine du père. 

Retenez bien la dernière phrase de l’exposé des motifs de cette loi qui porte la marque de NVB : la politique pour l’égalité devra comporter « des actions visant à porter à la connaissance du public les recherches françaises et internationales sur la construction sociale des rôles sexués ». Les mots n’y sont pas, mais il s’agit bien de l’idéologie du genre. Oui, c’est une idéologue du genre qui présidera aux destinées de l’école française désormais.

La nomination de Najat Vallaud-Belkacem au poste de ministre de l’Education nationale (et du décervelage, et de l’endoctrinement) n’est pas un pied de nez, pardonnez la faiblesse de l’expression. C’est un crachat à la figure des familles. Une déclaration d’intention totalitaire."

Posté le 26 août 2014 à 22h28 par Michel Janva | Lien permanent

24 août 2014

La chape du politiquement correct remplace la censure de l’époque communiste

Le professeur Bogdan Chazan est ce gynécologue obstétricien polonais pro-vie démis de ses fonctions de l’hôpital de la Sainte-Famille en juillet, après avoir refusé de pratiquer un avortement dit "thérapeutique". Il répond à Présent du jeudi 21 août :

"Vous avez invoqué votre clause de conscience pour refuser d’indiquer à la patiente de votre hôpital un médecin avorteur comme l’exige la loi polonaise. Comment concilier la conscience des médecins et la possibilité offerte par la loi polonaise d’avorter, lorsque l’enfant conçu souffre de déficiences incurables ?

Il faudrait tout simplement que les autorités en charge des questions de santé publient une liste des établissements où il est possible de se faire avorter. Seulement, le ministère de la Santé et le NFZ [l’organisme qui finance les dépenses de santé des assurés sociaux en Pologne, ndlr] s’y opposent. Peut-être ont-ils peur que les hôpitaux de la liste ne soient alors stigmatisés. Mais d’un autre côté, dans la position où je me trouvais, moi, en tant que médecin et directeur d’hôpital, je ne pouvais pas donner le nom et les coordonnées d’un médecin qui accepterait de faire un avortement, car je ne connais pas les noms de ces médecins, je n’ai pas de liste de médecins avorteurs dans ma ville. Que fallait-il que je fasse ? Que je téléphone à mes collègues médecins et que je leur demande : « Vous ne feriez pas des avortements, par hasard ? » On pourrait alors m’accuser de harcèlement.

Comment expliquez-vous le contraste en Pologne entre, d’une part, la population qui s’oppose très majoritairement à l’avortement et, d’autre part, une partie importante de la classe politique, et surtout les plus gros médias, qui semblent plutôt en faveur d’une libéralisation de l’accès à l’avortement ?

Il y a plusieurs causes à cela. Il y a cette chape du politiquement correct qui remplace aujourd’hui efficacement la censure de l’époque communiste. Il y a la pression des organisations à sensibilité de gauche. Il y a l’action du lobby des sociétés qui produisent les contraceptifs, les pilules abortives et les produits utilisés dans les avortements. Et il y a aussi la pression exercée par l’Union européenne.

Je me souviens encore très bien de l’époque où les yeux des Polonais étaient tournés vers Moscou et où l’on se demandait toujours ce que notre « grand frère » communiste allait penser ou dire. Les Polonais ont une mauvaise estime d’eux-mêmes et, de la même manière, nos yeux sont aujourd’hui tournés vers Bruxelles. Nous nous demandons ce que l’Europe va penser de nous, ce que nos « grands frères » européens, réputés plus mûrs que nous, vont penser… Je crois que cela vient de notre caractère national, qui veut que nous nous sous-estimions souvent. Nous souffrons d’un véritable complexe d’infériorité. On parlait autrefois sans arrêt de l’aide de l’URSS, de l’exemple de l’URSS, et ainsi de suite. Aujourd’hui la situation est identique, sauf que l’UE a remplacé l’URSS.

Une autre chose, c’est que pendant les campagnes électorales beaucoup de candidats se disent chrétiens ou favorables aux valeurs chrétiennes mais, une fois élus, ils oublient leur discours et considèrent que leur conscience doit rester dans la sphère privée. Cela montre la volatilité de leur conscience, leur immaturité, mais aussi la fragilité de leurs valeurs et de leurs convictions. Ces personnes ne devraient pas être réélues.

En France, le gouvernement a créé un site internet soi-disant pour informer sur l’avortement, où il n’est question que du « contenu » de l’utérus, et pas d’un enfant ni même d’un fœtus. Du reste, en France, on préfère parler d’IVG pour ne pas dire le mot « avortement ». Vous êtes médecin gynécologue obstétricien. Que pensez-vous des termes qu’on utilise pour ne pas parler d’enfants ?

Il faudrait qu’on puisse nous dire quand ce « contenu » devient un enfant. Quel est le moment du changement radical qui transforme un simple contenu en être humain ? La réalité, c’est que ce moment n’existe pas. Le fil de la vie n’a que deux bouts : la conception et la mort. Il n’y a pas plusieurs commencements.

Ces techniques de langage dont vous parlez, le fait de parler de « contenu de l’utérus », ce sont des méthodes sociotechniques qui visent à nous insensibiliser. Ce sont des techniques de propagande. Il y a eu autrefois un monsieur dont le nom commençait par « G » [Goebbels, ndlr] et qui faisait ça très bien. Ces méthodes ne font pas honneur à ceux qui les utilisent encore aujourd’hui."

Posté le 24 août 2014 à 18h55 par Michel Janva | Lien permanent

ONU : l'avortement exclu des Objectifs du Millénaire

Lu dans Présent du 20 août :

"Le débat marathon de l’ONU sur le Rapport 2014 sur les Objectifs du Millénaire pour le développement durable s’est terminé fin juillet par un gros soupir de soulagement pour les défenseurs de la vie. En effet, le mot « d’avortement », une fois de plus, ne se trouve pas inclus dans le texte. Il est impossible de résumer l’ensemble des débats, dans la mesure où ont été discutés des sujets comme la faim dans le monde, la répartition des richesses, la pauvreté, le changement climatique etc. Les défenseurs de l’avortement ont été frustrés, car la notion de « santé et droits sexuels et reproductifs » (qui sous-entend l’avortement) a été rejetée. Ainsi que la mention de « droits spéciaux » liée à la nébuleuse LGBT. Les pays décadents (Europe et Amérique du Nord) n’ont pas essayé d’inclure la notion de « programme d’éducation sexuelle » ; quelques pays, poussés par LGBT, ont tenté en vain d’évacuer le mot de « famille » qui, paraît-il, exclut les autres formes d’union."

Posté le 24 août 2014 à 12h32 par Michel Janva | Lien permanent


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