18 février 2017

Les Chrétiens Protestants et Evangéliques dénoncent la loi sur le délit d'entrave

Communiqué de ACPERVIE-SOS-MATERNITÉ (Association des Chrétiens Protestants et Évangéliques pour le Respect de la Vie) :

"Les Chrétiens Protestants et Evangéliques attirent une nouvelle fois l'attention de leurs concitoyens sur le danger de la loi dite d' "extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse".

Cette loi punit de prison "le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption volontaire de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse."

Les Chrétiens de nos églises ayant pour devoir d'aider leurs prochaines sont de ce fait amenés à leur proposer de l'aide pour mener à terme une grossesse rendue "impossible" par leur condition socio-économique. Dans l'esprit des promoteurs de cette loi, cette action sera forcément dissuasive. Quant aux informations données, ne serait-ce par un membre des professions de santé, elles seront a priori qualifiées de fausses si elles ne vont pas dans le sens d'un gouvernement idéologiquement orienté. Or, le site gouvernemental n'est pas exempt d'informations fausses, en particulier sur l'absence de syndrome post IVG.

Cette loi est parfaitement arbitraire, tout comme, il y a des siècles, d'autres lois qui envoyaient les gens aux galères. Sans s'engager dans une inquisition voire une persécution déclarée, la France rejoint ainsi le groupe de pays de liberté contrôlée, auxquels elle prétend encore donner des leçons."

Posté le 18 février 2017 à 12h48 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2017

Emile Duport remet les pro-avortements canadiens à leur place

Débat mené sur Radio Canada depuis la France devant 3 défenseurs du droit d'avorter en toute circonstance

Posté le 17 février 2017 à 18h50 par Michel Janva | Lien permanent

Traduction française d'une vidéo américaine sur la vente de foetus humains par le Planning familial

Vous reprendrez bien un peu d'informations constituant autant de délits d'entraves à l'avortement :

Posté le 17 février 2017 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent

L'ouvrage "L'avortement vu par un prêtre exorciste" sera-t-il interdit ?

Livre_affiche_83Le Frère Christian de la Vierge publie ce mois-ci un témoignage sur l'avortement, vu par un prêtre que le ministère de compassion, confié par son évêque, a amené à rencontrer beaucoup de femmes blessées profondément dans leur cœur, leur psychisme, leur comportement familial et leur vie spirituelle, ne sachant d'où provenaient les troubles profonds qui les tourmentaient, les attribuant parfois à des causes occultes (sortilèges, maléfices ou "esprits mauvais").

Le livre se compose de deux parties :

  • Le point de vue psychologique (Les étapes de la guérison. Le repentir et le pardon. Doit-on garder le secret sur l'avortement ? La guérison des survivants de l'avortement dans la fratrie.) 
  • Essai théologique sur l'avortement (Gravité de l'acte. Atteinte à la paternité de Dieu. Atteintes à l'Immaculée Conception et à l'Incarnation…)

A la fin de l'ouvrage, figure une présentation de l'Association "Choisir la vie - Isère". Quelques informations pratiques sur les pèlerinages pour la vie dans deux sanctuaires. Prière pour les enfants à naître.

Cet ouvrage passera-t-il le cap de la censure instaurée par Laurence Rossignol ?

Posté le 17 février 2017 à 17h51 par Michel Janva | Lien permanent

La Marche Pour La Vie sera-t-elle condamnée pour délit d’entrave à l’avortement ?

Communiqué de la Marche pour la vie :

Marche-pour-la-Vie-2017-wefly-11-1"La Marche Pour La Vie a dénoncé le 22 janvier dernier la proposition de loi sur le délit d’entrave et elle avait raison d’être inquiète puisque celle-ci a été adoptée ce Jeudi 16 février par l’Assemblée Nationale, dans l’indifférence politique et médiatique à peu près générale, à l’exception de quelques très rares députés courageux. Ceux-ci auront tenté de faire reculer la ministre, Laurence Rossignol, qui n’a pas hésité à affirmer qu’«avorter n’était pas enlever une vie », et qu’exprimer « un témoignage émotif ne relevait pas de la liberté d’expression ».

Les 50 0000 marcheurs pour la Vie seront-ils condamnés demain pour délit d’entrave à l’avortement ? Que Madame Rossignol en soit convaincue, n’entamera pas leur détermination à défendre la vie et accompagner les femmes enceintes pour les convaincre d’accueillir leur enfant plutôt que de recourir à un acte qui arrête le cœur d’un bébé et brise celui d’une mère. Au moment même où certains irresponsables politiques usent de la notion de crime contre l’humanité à temps et à contre temps, la Marche Pour La Vie affirme connaitre ceux dont La France aura à répondre un jour : 220 000 enfants par an tués avant leur naissance depuis 42 ans. La Marche Pour La Vie espère que le Conseil Constitutionnel aura la sagesse de censurer ce texte et appelle d’ores et déjà dans le cas contraire le prochain gouvernement à abroger cette loi homicide et liberticide."

Posté le 17 février 2017 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : ce qui est dissuasif c'est la vérité

Jean-Marie Le Méné était interrogé sur RCF :

Posté le 17 février 2017 à 09h40 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d’entrave : manifestation de l’idéologie et du totalitarisme de notre gouvernement

De  Cécile Edel, Présidente de Choisir la Vie :

"Il aura été jusqu’au bout… ! Notre gouvernement, non satisfait d’avoir marqué le quinquennat qui va s’achever par moult mesures portant toujours plus atteinte au droit à la vie de l’enfant à naître et assurant la promotion de l’IVG (suppression du délai de réflexion, suppression de la notion de détresse, reconnaissance de l’IVG comme droit fondamental, instauration de quota d’IVG dans les établissements de santé…) vient d’adopter définitivement, dans un empressement volontaire et au travers de nombreuses navettes parlementaires, le texte étendant le délit d’entrave à l’IVG.

30000 euros d’amende et 2 ans d’emprisonnement, c’est désormais ce qu’il en coûtera à quiconque sera accusé d’avoir exercé des pressions morales et psychologiques sur des femmes en recherche d’information sur l’IVG ! Désormais, toute information susceptible de contredire le contenu du site gouvernemental d’information sur l’IVG est susceptible de tomber sous le coup de cette loi ; la « vérité » sur l’avortement n’est définie et autorisée que sur les supports gouvernementaux.

Nous assistons à un véritable totalitarisme de la pensée, à une atteinte à la liberté d’expression et à la liberté d’opinion. Pire encore, cette loi, qui prétend sauvegarder la liberté des femmes, vient au contraire les museler en ce qu’elle leur interdit de témoigner des souffrances physiques et psychologiques qu’elles subissent suite à l’avortement, de la réalité de l’avortement qu’elles ont vécu. Ces souffrances sont interdites, niées par notre gouvernement !

Notre gouvernement se rend, ni plus, ni moins, coupable d’un délit d’entrave à la vie, d’un délit d’entrave à la liberté de la femme en la privant des moyens de s’informer en vérité sur l’IVG. Choisir la Vie entend poursuivre, notamment à travers son antenne d’écoute, l’aide qu’elle apporte aux femmes enceintes sans se laisser intimider par une telle mesure et confiante dans la censure constitutionnelle qui devrait s’opérer dans les semaines qui viennent et/ou celle de la Cour Européenne des droits de l’Homme."

Posté le 17 février 2017 à 08h36 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2017

Les femmes et la pilule contraceptive : « On nous empoisonne pour le plaisir des hommes »

Abrogeant la loi en vigueur depuis 1920 qui interdisait « la propagande et l’utilisation des moyens de contraception », la loi Neuwirth du 28 décembre 1967 a autorisé la pilule et légalisé ainsi la contraception. Le 8 février 2017, le Sénat a rendu hommage à l’ancien député gaulliste en proposant la mise en service d’un timbre-poste à l’effigie du « père de la pilule ». Si la loi Neuwirth est considérée comme un symbole de libération de la femme, la réalité est tout autre. La pilule « a fait long feu ». Les femmes se détournent de ce moyen contraceptif qui altère leur santé sans les affranchir pour autant. Certaines dénoncent même : « On nous empoisonne pour le plaisir des hommes ». Gènéthique revient avec Grégor Puppinck, docteur en droit et Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ-Strasbourg), sur les tendances historiques qui ont conduit à l’adoption de cette loi.

Unknown-33"Dans quel contexte la loi Neuwirth est-elle votée ?

La loi Neuwirth n’est pas le fruit du hasard : c’est un événement français qui participe d’un mouvement plus large en Occident. Lucien Neuwirth, alors ministre du Général de Gaulle, ne fait qu’appliquer en France un programme mondial de contrôle des naissances, le « birth control », par la diffusion des moyens de contraception. En France, l’opinion publique parle d’ailleurs de la contraception orale comme d’une importation américaine : la pilule a été mise au point en 1956 par le docteur Gregory Pincus, biologiste américain, et, dans Archimède le clochard, film diffusé en 1959, Jean Gabin dénonce en une réplique ce programme qui exporte « une pilule américaine à dépeupler » !

Dépeupler ? Comment ce programme a-t-il été introduit en France ?

C’est Pierre Simon qui se fait fort de diffuser en France le programme américain conçu et promu par la Fondation Rockefeller et le Population Council dont il est membre correspondant pour la France. C’est lui qui se présente comme le principal artisan de la contraception et de l’avortement ; il a notamment introduit le stérilet en France en 1963.

Mais, comme il le reconnaît lui-même, sa motivation n’est pas la libération de la femme. Pierre Simon n’est pas un féministe et il entre d’ailleurs souvent en conflit avec le mouvement féministe. Sa préoccupation première est d’abord d’ordre démographique et eugénique : il s’agit, pour cet obstétricien, d’œuvrer au contrôle et à l’amélioration de la procréation humaine à grande échelle, afin d’échapper à la « bombe démographique » qui menace. En outre, certains scientifiques caressent le rêve d’une amélioration de l’espèce humaine, et le contrôle rationnel de la procréation leur semble être alors un moyen efficace à cette fin.

Comment l’argument sur la maîtrise de la fécondité s’impose-t-il ?

Si la maîtrise de la fécondité est présentée et vécue au plan individuel comme une fin en soi, elle apparaît, au plan politique et collectif, comme poursuivant une finalité plus vaste, à savoir le contrôle rationnel de la procréation humaine. La maîtrise de la fécondité sert donc deux finalités : d’abord, une finalité proche et individuelle, ensuite une finalité lointaine et collective dont elle se révèle être un moyen. Ces deux finalités sont de natures différentes : la première est portée par des militantes féministes, dont l’intention se borne à faire en sorte que les femmes puissent connaître et maîtriser leur corps, et ce dans le cadre du mariage en général. La seconde finalité de contrôle rationnel de la procréation et d’amélioration de l’espèce humaine est beaucoup plus ambitieuse : ses motivations sont plus profondes et sont fondées sur une véritable philosophie matérialiste et scientiste.

Ces scientistes, souvent des médecins francs-maçons comme Pierre Simon, vont d’ailleurs entrer en conflit avec certaines féministes du Mouvement français du planning familial. Certaines d’entre elles, une fois la loi Neuwirth votée, estiment que leur mission est accomplie ; d’autres à l’inverse – et celles-ci obtiendront finalement gain de cause – entendent désormais militer en faveur de l’avortement et au-delà. Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé, fondatrice de la Maternité Heureuse, a ainsi démissionné du MFPF par opposition à l’avortement. En fait, les scientistes ont largement utilisé le discours féministe pour couvrir et faire avancer leur projet, qui, lui, était moins « présentable ». [...]"

Posté le 16 février 2017 à 17h44 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d’entrave : VITA dépose un recours devant la justice administrative

Alors que l’Assemblée nationale vient de voter définitivement l’extension du délit d’entrave à l’IVG, Alliance VITA dépose une requête devant le tribunal administratif de Paris contre le ministère de la Santé concernant les informations inexactes ou non objectives sur l’avortement qui figurent sur le site officiel dédié à l’IVG.

Le recours concerne particulièrement une vidéo intitulée : « Y a-t-il des conséquences psychologiques après une IVG ? », dans laquelle un gynécologue affirme « qu’il n’y a pas de séquelle à long terme psychologique de l’avortement ». Cette affirmation va à l’encontre du rapport de l’IGAS de 2010, qui souligne le manque d’étude objective sur les conséquences de l’IVG qui « demeure un événement souvent difficile à vivre sur le plan psychologique. » Le déni de toute séquelle à long terme consécutive à un tel évènement est susceptible de tromper les femmes, non seulement lorsqu’elles hésitent, mais aussi lorsqu’elles ressentent ce type de souffrance longtemps après une IVG. Dans ce recours, Alliance VITA dénonce également l’inexactitude de certaines informations contenues dans le dossier guide sur l’IVG, qui date de novembre 2014, alors que l’article L.2212-3 du code de la Santé publique impose une mise à jour annuelle.

Compte tenu des atteintes à la liberté d’expression ainsi que du flou de ce nouveau délit au regard du droit pénal, critiques exprimées à plusieurs reprises lors des débats parlementaires, il est fort probable que le Conseil constitutionnel aura à se prononcer sur ce texte.

Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA :

« Qu’un des derniers actes du gouvernement aboutisse à une censure de la liberté d’expression et de la liberté d’information des femmes concernées par l’IVG est symptomatique. Il est temps de sortir des idées reçues. L’IVG est souvent une véritable violence qui s’impose aux femmes confrontées à des grossesses inattendues. Si l’on veut promouvoir une véritable égalité entre les femmes et les hommes, il faut aider les femmes à éviter l’IVG, acte qui n’est jamais vécu de gaieté de cœur. Laurence Rossignol a revendiqué au cours des débats l’absence totale de prévention de l’IVG : c’est une grave démission, un scandale politique. »

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« Laurence Rossignol, ministre du droit des femmes, a expliqué au Sénat que l’avortement n’interrompt pas une vie, tout en exigeant deux ans de prison pour ceux qui fausseraient les informations sur l’avortement ! A l’arrivée, c’est la vérité qui est censurée et ce sont les femmes qui sont les premières victimes de ce déni officiel. Alliance VITA ne se laissera pas intimider par des menaces et continuera sa mission d’information et de sensibilisation pour la prévention de l’IVG. C’est une question de justice et d’humanité ».

Posté le 16 février 2017 à 12h04 par Michel Janva | Lien permanent

Le Délit d’entrave à l’avortement adopté définitivement à mains levées

La Fondation Jérôme Lejeune continuera de délivrer des informations justes :

"Le Parlement vient d’adopter le nouveau délit d’entrave à l’avortement, dans sa version la plus liberticide, au terme d’un processus législatif accéléré et bâclé. L’avortement aura été l’un des premiers marqueurs de l’action de ce gouvernement. La vérité en aura été la première victime. 

Le Parlement a inscrit dans la loi une punition de 30 000 euros d’amende ou 2 ans d’emprisonnement dès lors que seront considérées comme exercées des « pressions morales et psychologiques » sur une femme cherchant à s’informer sur une IVG.

Qu’est-ce qu’une « pression morale ou psychologique » ? Sur le plan juridique, ce texte laisse à peu près toutes les interprétations possibles. Le 14 février, Madame Laurence Rossignol a précisé sa pensée en affirmant que « produire des témoignages émotifs et angoissants ne relève pas de la liberté d’expression ». Un avortement est-il, pour madame la ministre, un acte à ce point anodin qu’il n’y a ni émotion, ni angoisse à le pratiquer ?

La Fondation Jérôme Lejeune se demande sur quels critères sera basé le catalogue de ce qu’on peut dire et de ce qu’on ne peut pas dire.

Le gouvernement ne montre pas l’exemple de l’objectivité scientifique sur la question de l’avortement : Laurence Rossignol affirme par exemple qu’« avorter, ce n’est pas enlever une vie » (à l’Assemblée Nationale le 26 janvier 2017). Sur le site de son gouvernement (ivg.gouv.fr) on peut également lire que la description de l’IVG instrumentale se limite à « une aspiration de l’œuf ». Ces exemples constituent des allégations mensongères ou incomplètes, qui occultent la réalité de l’acte d'avorter, et contribue de ce fait à le banaliser."

Pour Jean-Marie le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune :

« Ce qui est dissuasif de l’avortement, ce n’est pas l’information fausse, c’est l’information juste. Une information objective sur l’avortement – capable de nommer les choses – est par nature et à juste titre dissuasive. Proposer la vie, il faut le savoir, c’est dissuader de la mort ».

La Fondation Jérôme Lejeune est confiante : des députés ont saisi le Conseil Constitutionnel. Ce dernier devrait censurer cette loi liberticide.

Posté le 16 février 2017 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent

Leur bébé survit à une tentative d'avortement chimique

Témoignage incroyable d'une vie sauvée :

"Les parents de Summer n’étaient pas favorables à sa relation avec Jason, la différence d’âge leur paraissait trop importante. Mais les deux jeunes adolescents sont amoureux et s’engagent pleinement dans cette relation. Lycée, université, rodéo, spectacle équestre, des projets plein la tête et la vie devant eux, Summer et Jason ne s’attendaient pas à une telle nouvelle. La jeune fille est pourtant enceinte de 7 semaines. Il faut désormais composer avec cette réalité et penser à l’avenir d’une manière bien différente. 

Le jeune couple décide finalement d’interrompre la grossesse par voie chimique. “Mes parents vont me tuer ! Je ne suis pas prête à être maman… » Summer et Jason prennent rendez-vous à la clinique et confirment malgré leurs doutes, la décision de mettre fin à la grossesse. « Je me suis convaincue qu’il n’y avait pas d’autre option.” Summer n’est enceinte que depuis quelques semaines, un prise de médicaments suffira. La jeune fille prend la première des deux pilules nécessaires, la pilule abortive RU-486, et quitte la clinique.

Mais sur le chemin du retour, les deux adolescents s’effondrent en larmes. “L’angoisse et le regret était écrasants… Nous savions que nous avions fait la plus grande erreur de notre vie.”

Selon la clinique, il était trop tard pour faire marche arrière. Le premier traitement devait altérer le placenta de manière irréversible. Le traitement du lendemain aurait quant à lui provoqué l’avortement. Le lendemain, les douleurs sont intenses, mais Summer refuse de prendre le deuxième traitement. “Nous avons pleuré à Dieu pour le pardon et la guérison… Nous avons prié pour une seconde chance… Si seulement nous pouvions faire marche arrière…” C’est en cherchant sur Internet que Jason a finalement trouvé un médecin en mesure de les aider. N’ayant pas pris le deuxième traitement, il était encore possible d’inverser l’avortement avec une prise de progestérone.

Deux semaines plus tard, l’échographie est positive. “Votre bébé est vivant ! Voulez-vous voir les battements du coeur ?” La petite Finley est née le 5 janvier.« Tout le monde est si heureux et fou amoureux de notre fille. Elle a changé nos vies pour le meilleur, et nous sommes reconnaissants. »

Posté le 16 février 2017 à 11h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Délire d'entrave : "il ne faut pas s’attendre à des miracles si la droite revient au pouvoir"

A propos du délit d'entrave à l'avortement, qui repasse en ce moment même à l'Assemblée nationale, Jean-Frédéric Poisson est interrogé dans Famille chrétienne, sur la capacité de la droite à revenir sur cette loi :

Numero-2040-samedi-18-fevrier-2017-histoire-d-un-exil-les-erythreens-de-conques_large"On peut toujours revenir en arrière. Comme le dit l’adage : « Ce qu’une loi a fait, une autre loi peut le défaire ». Cela étant dit, pour s’attaquer à cette loi, deux choses sont nécessaires, et elles sont inégalement répandues dans les formations de droite aujourd’hui, à savoir de la volonté et du courage. Malheureusement, j’étais le seul candidat à la primaire de la droite à avoir affirmé haut et fort que l’avortement ne pouvait être considéré comme un droit fondamental. La faiblesse de mon résultat à cette primaire éloigne encore dans le temps la possibilité de revenir sur des dispositions de ce genre. Il y aura toujours des hommes et femmes politiques, parmi mes collègues, qui partageront cette même conviction et qui auront le courage de s’exprimer sur cette question. Mais il ne faut pas s’attendre à des miracles si la droite revient au pouvoir.

Peut-on espérer une censure de la part du Conseil Constitutionnel ?

La saisine est prête. On peut tout à fait imaginer une censure, d’autant plus que le Conseil Constitutionnel a censuré il y a quelques jours une disposition portant sur la consultation de sites djihadistes au titre de la liberté d’information. Nous avons saisi le Conseil Constitutionnel pour des motifs équivalents. Je pense qu’il y a de bonnes chances que cette saisine aboutisse. [...]"

Posté le 16 février 2017 à 09h41 par Michel Janva | Lien permanent

Les journalistes pourront-ils encore rapporter des témoignages sur les ombres et les souffrances de l'avortement ?

Fait assez rare pour être souligner, Jeanne Emmanuelle Hutin s'inquiète des conséquences de la loi sur le délit d'entrave à l'IVG sur la liberté d'opinion dans un éditorial de Ouest-France :

"(...) Le domaine des actions ne pose pas de problème. En effet, tenter physiquement d'empêcher un avortement, par exemple en bloquant l'accès aux établissements concernés, tombe sous le coup de la loi. En revanche, le domaine de l'information pose problème (...) Sur quels critères le juge décidera-t-il que tel fait rapporté, telle information donnée, tel renseignement doit être sanctionné ?

Juger des intentions ouvre la porte aux pires dérives. Demain, les informations qui proposent des alternatives à l'avortement seront-elles considérées comme une pression et leurs auteurs condamnés ? De surcroît, n'est-ce pas infantiliser les personnes majeures qui cherchent à s'informer et notamment les femmes : ne sont-elles donc pas capables de faire la part des choses entre des sites qui les respectent et ceux qui cherchent à les influencer ?

Quant aux journalistes, pourront-ils encore rapporter des témoignages sur les ombres et les souffrances de l'avortement quand il brise des couples ou blesse durablement des personnes ? Qu'adviendra-t-il des associations qui font de la prévention et mettent en garde ceux qui pensent que l'avortement n'est qu'un moyen de contraception, deviendront-elles hors la loi ? 

Des intellectuels français dénoncent les assauts contre la liberté d'opinion menés par différents groupes. Étendre ainsi le délit d'entrave serait un précédent d'autant plus dangereux que des partis aux opinions extrémistes espèrent conquérir le pouvoir. La liberté d'opinion et d'expression est un bien commun qu'il faut préserver de toute pression, présente ou à venir."

Posté le 16 février 2017 à 08h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

15 février 2017

La gauche entrave la vie à naître

Du député Jacques Bompard :

Capture-300x95"Léon Daudet disait dans Le Stupide XIX ème siècle : « La première victime de l’insanité politique, législative, morale, sociale, c’est toujours l’enfant, soit à naître, soit naissant, soit grandissant ».

Après cinq ans de martellement de l’avortement érigé en principe fondamental de la politique française, on ne peut que lui donner raison. La lecture définitive du texte anticonstitutionnel, antifrançais et de toute façon impossible à défendre devant la CEDH du délit d’entrave à l’avortement aura lieu demain.

Vous le savez, j’y ai opposé une constante détermination pour ne pas empirer la dictature de la culture de mort.  Cette nouvelle évolution législative marque l’aspect idéologique que l’avortement a pris dans notre pays. Si chacun s’accorde pour considérer l’avortement comme un drame, les ministres socialistes ont acté sa banalisation et même transformé un problème de santé publique en combat idéologique. 220 000 avortements sont subis chaque année en France. C’est une politique d’incitation à la suppression de la vie à naitre et de rupture anthropologique qui est poursuivie par le gouvernement. Charge aux défenseurs de la vie de revenir sur ces aberrations dans les années à venir."

Posté le 15 février 2017 à 18h00 par Michel Janva | Lien permanent

Quand il s’agit de lutter contre le tabac, tout à coup la femme porte un enfant

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le 9 février dernier, le Parlement fédéral belge a voté une proposition de loi visant à « permettre la reconnaissance de la filiation paternelle hors mariage dès le début de la grossesse ». Ainsi, « la reconnaissance d’un enfant conçu peut avoir lieu à tout moment de la grossesse sur la base d’une attestation de grossesse réalisée par un médecin ou par une sage-femme ».

Evidemment, ce que l’on remarque tout de suite est l’emploi du mot « enfant », quand il s’agit d’un fœtus, et même d’un embryon, puisque le texte s’applique « dès le début de la grossesse ». Quant au ministre de la Justice, il prévoit de supprimer le délai légal de « reconnaissance d’un enfant mort-né », actuellement fixé à six mois de grossesse… Donc on pourrait reconnaître des « enfants morts-nés » au stade de l’embryon…

La chose n’est pas passée inaperçue des lobbies de la culture de mort, et le Conseil des Femmes Francophones de Belgique (CCFB) hurle que ces « tentatives de donner un statut à l’embryon et au fœtus » sont des « attaques de plus en plus directes » à l’avortement. D’autant plus directes qu’elles sont semble-t-il involontaires, dans ce pays où l’avortement est aussi tabou que chez nous.

Cela révèle surtout l’immense hypocrisie de celles qui prétendent faire ce qu’elles veulent de leur corps, et de ceux qui ne voient dans l’embryon qu’un amas de cellules.

Car quand il s’agit, par exemple, de lutter contre le tabac, tout à coup la femme porte un enfant…"

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Posté le 15 février 2017 à 08h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Un de Nous s’oppose au financement de l’avortement par des fonds européens

Le-pr-sident-Commission-europ-enne-Jean-Claude-Juncker-21-octobre-2016Alors que le nouveau président américain a rétabli la « politique de Mexico » stipulant qu’aucun financement fédéral ne devrait aider des organisations internationales ou étrangères qui pratiquent ou promeuvent l’avortement (cf. Donald Trump supprime le financement des ONG soutenant l’avortement), le ministre néerlandais du Commerce extérieur et de la Coopération au développement, Liliane Ploumen, a lancé une initiative pour le contrer sous le nom de « She decides ». Elle a annoncé la semaine dernière que ce fonds financerait des projets visant à

« accroitre l’accès à la contraception et à l’avortement ainsi qu’à l’éducation des femmes dans les pays en développement ».

Ce fonds est ouvert aux gouvernements, entreprises ou institutions sociales membres de l’UE ou non, dont certains ont déjà annoncé leur contribution.

« ‘She decides’ est très nettement opposée à l’initiative citoyenne européenne la plus réussie » a réagi la Fédération One of Us, qui s’apprête le 14 mars devant la Cour de Justice de l’UE à porter la voix des presque deux millions de citoyens européens ayant demandé à l’UE une politique respectueuse de la vie humaine de la conception à la fin naturelle :

« Nous sommes fermement opposés au financement de l’avortement par le budget commun de l’UE. Cette question ne relève pas de la compétence de l’Union européenne et doit rester strictement de la compétence des gouvernements nationaux ».

Carlo Casini, président honoraire de la Fédération One of Us a rappelé que

«la Cour européenne des droits de l’homme n’a jamais reconnu le droit à l’avortement ; elle a imposé à l’Europe la neutralité à ce sujet (…) Offrir de l’argent aux organisations qui font de la propagande et mettent en œuvre l’avortement dans le monde, signifie sortir de cette neutralité, encourage l’avortement et viole le principe de la dignité humaine (Article. 2 du traité de l’Union européenne) ».

Thierry de la Villejégu, vice-président de cette même Fédération a fait état du « premier devoir de l’UE envers les femmes enceintes» qui est de « leur permettre de donner naissance à leur enfant dans des conditions de dignité ». Il exhorte

« les pays européens à développer rapidement des soins médicaux de haute qualité pour chaque femme enceinte. Le financement par l’UE de programmes de promotion et d’avortement dans les pays en développement est un acte de violence pure, une violation de la conscience des femmes et une violation de la souveraineté nationale. Ces programmes doivent être condamnés ».

Les données de l’OMS sur l’année 2012 montrent que 91% des décès maternels peuvent être évités.

« Les femmes souffrent en raison de l’absence scandaleuse de soins efficaces pendant la grossesse et l’accouchement, dont 333 000 meurent chaque année (99% dans les pays en développement) ».

Posté le 15 février 2017 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

14 février 2017

Délit d’entrave à l’IVG : le Sénat vote un texte peut-être moins inconstitutionnel, mais certainement autant liberticide

FormatLa Fondation Jérôme Lejeune s’étonne du fait que le Sénat vote un texte initié et porté par les socialistes et les groupes associés.

L’amendement de Patricia Schillinger (groupe socialiste) adopté par le Sénat n’a apporté qu’une amélioration purement cosmétique à la proposition de loi socialiste. Comme en première lecture, il s’agissait pour les sénateurs de gauche et du centre d’éviter que le texte ne soit exposé au risque de l’inconstitutionnalité que tout le monde dénonce depuis plusieurs semaines. Ce faisant, le Sénat n’a fait que contribuer à une meilleure rédaction d’un mauvais texte. Il a sécurisé un texte liberticide. Or, ce n’est pas parce que le texte serait devenu conforme à la Constitution (ce qui est à vérifier) qu’il perd de sa dangerosité. Contre toute attente, Laurence Rossignol s’est engagée à faire voter cette version du Sénat à l’Assemblée Nationale, contre le groupe socialiste de ce parlement.

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune :

« Le délit d’entrave reste une invitation générale à la délation. On a du mal à comprendre pourquoi les sénateurs de droite ne sont pas opposés plus vigoureusement à cette mesure liberticide que représente le nouveau délit d’entrave à l’IVG. L’approche d’une échéance politique majeure ne semble pas être le temps du courage politique. »

Ce texte a été adopté par 171 voix contre 146 (détail des votes). Il sera renvoyé devant l'Assemblée nationale pour une ultime lecture et probable adoption. Il sera même dès mercredi matin en commission à l'Assemblée. L'ECLJ réagit :

"Parce que ce texte porte gravement atteinte à la liberté d’expression, l’ECLJ souhaite que l’opposition parlementaire saisisse le Conseil constitutionnel, même si une censure du texte est peu probable compte tenu de la nature souvent plus politique que judiciaire de cette instance.

C’est alors vers la Cour européenne des droits de l’homme qu’il faudra se tourner pour obtenir la condamnation de cette loi. L’ECLJ y travaille déjà. En décembre 2015, la Cour de Strasbourg a condamné l’Allemagne pour avoir censuré un militant « pro-vie » : l’ECLJ était intervenu dans cette affaire.

Alors que le gouvernement souhaite censurer les informations défavorables à l'avortement, même vraies, l'ECLJ se bat pour promouvoir le choix de la vie, la liberté d'expression, l'information et la recherche."

Posté le 14 février 2017 à 20h59 par Michel Janva | Lien permanent

Cécile Edel : "Personne ne devrait avoir à choisir de garder son enfant, ou de le faire disparaître"

Cécile Edel, présidente de Choisir la Vie, revient la marche pour la Vie du 22 janvier dernier dans la lettre d'informations de son association :

Rcf83_uvpt_cecile_edel_normale"Le 17 janvier 1988, l'AOCPA, devenue Choisir la Vie aujourd'hui, rassemblait plusieurs milliers de personnes pour protester contre l'avortement légal. Au comité de parrainage de cette marche figuraient notamment Jean Guitton, Michel Mohrt, Eugène Ionesco, Alfred Sauvy, Jeanne Bourin, Si Hamza Boubakeur et les pères Guy Gilbert et Joseph Wresinski.

Ce 22 janvier, presque trente ans plus tard, la Marche pour la Vie a rassemblé pas moins de 50 000 marcheurs. Des manifestants ? Non pas seulement, des témoins également. Alors, de quoi témoignons-nous ? Des ponts à bâtir pour que la vie reste une réalité qu'il n'appartient à personne de transformer selon ses vues. Personne ne devrait avoir à choisir de "garder" son enfant, ou de le faire "disparaître". Leur corps appartient aux femmes (?), et nous marchons pour dire à tous, justement, que le corps de toute personne humaine, a le droit de disposer de sa vie. Le corps des femmes porte en lui un autre corps, qui lui aussi, a des droits. L'embryon doit être considéré comme un être humain à part entière, ce qu'il est, en dépit de sa fragilité, ou de sa différence, de l'histoire dont il est déjà l'héritier.

Il y a quarante ans, Françoise Dolto révolutionnait la conception de l'enfant, en le déclarant être "une personne", à une époque où certains médecins doutaient même de leur capacité à ressentir de la souffrance, où leurs maux psychologiques étaient ignorés. Grâce à Françoise Dolto, l'enfant est devenu un "interlocuteur valable". L'embryon, lui, n'a pas de moyen d'expression. Il existe en silence. Mais on communique déjà avec lui... Nous sommes donc là pour le représenter, et aussi pour représenter toutes les mamans qui se sont vues jeter dehors, maltraitées, ignorées, traitées de "débiles", parce qu'elles avaient fait le choix de garder un enfant en dépit de conditions précaires, d'une séparation, d'études scolaires, ou d'un moment inadéquat... Alors nous ne sommes pas là pour faire passer un message obscur, nous n'espérons pas recevoir la bénédiction médiatique, nous ne cherchons pas à camoufler nos propres différences, nos origines, notre foi.

Quand nous marchons, nous ne sommes plus qu'un visage : celui qui s'ouvre pour proposer, envers et contre tous, de choisir la vie. Et nous ne nous contentons pas de marcher une fois par an, nous nous engageons au quotidien, pour écouter toutes les personnes qui ne trouvent personne à qui se confier, pour être un petit relais, à des moments où l'entourage s'efface, ou pire, fait pression.

Parce que Choisir la vie, c'est une décision, un libre choix, mais le début d'une aventure rendue périlleuse par des années de loi Veil, qui ne propose plus qu'une seule alternative, et n'en admet pas d'autres. Choisir autre chose que l'IVG, dans un contexte bancal, est perçu comme un échec. Nous marchons et nous marcherons pour dire qu'il n'y a là, pas d'échec, qu'il y a certes une aventure, mais qu'il y a surtout ici l'Espérance d'une vie à vivre, avec toute la somme de joies et de peines qu'elle recèle !

Après avoir fondé, avec d'autres associations, la Marche pour la Vie de janvier, Choisir la Vie a entrepris d'offrir plusieurs espaces d'accueil : matériel, hospitalier (par la création de foyers d'accueil), et téléphonique, permettant entre autres, l'anonymat des personnes en difficulté. Sans l'action, il ne peut y avoir d'expression de nos convictions. Plus encore aujourd'hui, où les embryons sont triés, utilisés, jetés, éliminés, nous devons bâtir des ponts, entre nous et le monde. Nous devons inventer les moyens qui permettront qu'un jour, le monde reconnaîtra les enfants à naître comme dignes des mêmes droits que toute personne déjà née, comme des interlocuteurs valables, qui n'auront plus besoin que nous soyons leur voix... Ces moyens sont mis à notre disposition dans la vie de tous les jours. Il suffit de s'ouvrir... et pour cela, pas besoin de se changer, pas besoin d'être particulièrement beau, belle ou brillant. Choisir la Vie propose d'être simplement un cœur à l'écoute, au nom d'un autre cœur qui bat, et qui mérite de continuer à battre"

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Posté le 14 février 2017 à 10h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

En France, l'avortement est mieux remboursé que les soins pour les enfants handicapés

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Posté le 14 février 2017 à 08h48 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

13 février 2017

"Ce n’est rien. Elle doit juste mal vivre psychologiquement son IVG." Elle a été amputée des 4 membres

Amputée des 4 membres suite à un avortement qui a mal tourné (mais qu'est-ce qu'un avortement qui tourne bien ?), la mère témoigne :

«Je suis rentrée en excellente santé au Centre hospitalier universitaire de Bordeaux un soir de juillet 2011, et j’en suis ressortie massacrée un mois plus tard. Suite à une série d’erreurs médicales, les médecins m’ont amputée de mes quatre membres. Aujourd’hui, ces "professionnels" de la santé travaillent toujours. Pourtant, ils devraient d’urgence être interdits d’exercer. Ils sont dangereux et c’est une honte pour la France qu’ils demeurent impunis.

J’avais 36 ans, une vie de famille épanouie et une entreprise dans le prêt-à-porter en plein essor. Je venais d’accoucher de mon troisième enfant, qui avait à peine quatre mois, lorsque je suis allée dans cet hôpital public de Bordeaux pour une interruption volontaire de grossesse. Le soir même, je suis rentré dans la maison de location estivale du Cap Ferret où j'étais avec mon mari et des amis cet été-là. Le lendemain suivant l’IVG, j’avais 40°C de fièvre. J’ai commencé par appeler les urgences de la maternité de l’hôpital. La personne que j’ai eue au téléphone m’a conseillé de prendre un Doliprane, de contacter le médecin généraliste de la ville, ou de revenir aux urgences rapidement.

Malgré un trajet de plus de deux heures de route, j’ai préféré par précaution faire exactement ce qui était recommandé sur le fascicule que l’on m’avait remis à ma sortie de l’hôpital. À savoir, revenir en urgence en cas de fièvre. Sur place, j’ai eu affaire à une interne qui discutait de mon cas avec le médecin de garde au téléphone. Il lui a demandé de me faire faire quelques examens. Le stérilet que l’on m’avait posé pendant l’IVG a été envoyé en analyse, j’ai fait des prises de sang et un bilan complet. [...] 

En fin de journée, de retour au Cap Ferret, j’ai senti la fièvre revenir. J’ai commencé à me sentir vraiment mal, très faible et fébrile. Le soir, nous étions invités à dîner chez des amis avec mon mari. Là-bas, la couleur de mon visage a commencé à virer au jaune. Comme je ne me sentais pas bien, j’ai demandé à mon mari à rentrer avant la fin de la soirée. Ce qui ne me ressemblait pas du tout. J’ai passé une nuit très agitée. Je transpirais beaucoup et je me sentais très malade. Lorsque je me suis réveillée le dimanche matin, mon mari était déjà parti travailler. Je n’avais même plus la force de parler, mon état m’a inquiété et j’ai tout de suite appelé SOS médecin. Mais le service n’existe pas dans la région. J’ai trouvé les coordonnées du médecin de garde du dimanche et j’y suis allée. 

Le médecin généraliste que j’ai vu ce jour-là a été le premier à comprendre ce qui m’arrivait : je faisais une septicémie et je devais être hospitalisée d’urgence pour débuter une antibiothérapie. [...]

Au service des urgences de la maternité, c’est encore une interne qui m’a reçu. Elle avait 25 ans et elle était particulièrement hautaine et désagréable avec moi. Alors que je tenais à peine debout, elle m’a pris pour une douillette bourgeoise dramatique. Lorsque je lui ai demandé de m’hospitaliser, elle m’a répondu : 

"Mais enfin, Madame, on n’hospitalise pas les gens comme ça."

Je lui ai alors montré le mot du médecin du Cap Ferret que je venais de voir et qui m’avait diagnostiqué une septicémie. Sa réponse :

"C’est quand même pas un médecin de ville qui va décider !"

Obligée de constater que je ne tenais pas sur mes jambes, l’interne a concédé à m’installer sur un brancard dans un couloir de la maternité. Mes belles-sœurs, qui venaient de me rejoindre, ont été choquées par mon état. Lorsqu’elles ont fait part de leur inquiétude à l’interne. Celle-ci leur a répondu :

"Ce n’est rien. Elle doit juste mal vivre psychologiquement son IVG."

[...]

"Votre femme fait un choc septique, son pronostic vital est engagé. Elle n’en a pas pour longtemps à vivre."

Lorsque mon mari a reçu ce coup de téléphone en pleine nuit ce dimanche de juillet, deux jours après mon IVG, il est tombé des nues. [...]

Posté le 13 février 2017 à 18h02 par Michel Janva | Lien permanent

Oui, à une époque, le FN voulait abroger les lois sur l'avortement

Interrogée sur l'avortement dans l'émission Face à Face le 10 février (vers la 8e minute), Agnès Marion, conseillère régionale FN et candidate aux prochaines législatives, affirme par deux fois que le FN n'a jamais voulu interdire l'avortement... Loïc Besson, le journaliste, lui affirme que c'est faux, mais l'élue FN a, semble-t-il, la mémoire courte...


Face à Face 10/02/2017 par TLM

Pourtant, jusqu'en 2002, le programme du FN promettait d'abroger les lois sur l'avortement (voir ici). Pourquoi nier l'évidence ? Nous avons bien compris que, sur cet aspect, la ligne du FN avait changé, même si l'on peut estimer que les mesures pro-famille désormais proposées, la responsabilisation des femmes constituent des mesures plus réalistes, politiquement, dans un premier temps.

Posté le 13 février 2017 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent

12 février 2017

L'échographie est mieux remboursée si la femme souhaite avorter que garder l'enfant

Rappel opportun de Marion Maréchal Le Pen aujourd'hui sur RTL/LCI :

Posté le 12 février 2017 à 18h41 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2017

Le référendum d’initiative populaire pour restreindre l'avortement

Capture d’écran 2017-02-10 à 14.27.29Présent revient sur l'émission « Face aux Chrétiens » avec Marion Maréchal-Le Pen, dont nous avons déjà publié quelques extraits (voir ici, et ). Le quotidien relève notamment, sur le sujet de l'euthanasie, que

"la loi Claeys-Léonetti, relative à la fin de vie, devrait être « réformée en profondeur (…) pour revenir à l’esprit initial de la loi, qui était la première version, et qui devrait être améliorée afin que l’alimentation et le fait de donner à boire ne soient pas considérés comme un soin mais comme un besoin élémentaire ».

Marion Maréchal-Le Pen dénonce ici avec justesse cette confusion relevée par les milieux pro-vie concernant l'assimilation de l'alimentation à un soin médical, alors qu'il s'agit d'un besoin naturel.

Mais surtout, autre aspect intéressant, c'est l'utilisation du 5e engagement de Marine Le Pen, créant un véritable référendum d’initiative populaire, sur proposition d’au moins 500 000 électeurs, pour faire voter des lois pro-vie.

"Quant à savoir pourquoi Marine Le Pen a ôté de son projet présidentiel la remise en cause des IVG de confort, la députée FN a expliqué que la candidate avait préféré « que ce débat se fasse (…) à travers notamment une mesure fondamentale de notre projet qui est le référendum d’initiative populaire (…). Une solution beaucoup plus saine, selon elle, plutôt que de s’enfermer dans le cadre des présidentielles sur ce sujet, qui va être l’objet de caricatures et va nous empêcher, en parallèle, de développer beaucoup d’autres choses »."

Elle reprend ici une idée proposée par Jean-Marie Le Pen en 2007, à ceci près que le référendum était à l'initiative du gouvernement, alors qu'il est maintenant à notre initiative, charge à nous de trouver 500 000 personnes, ce qui est la moindre des choses si l'on veut gagner ensuite un référendum.

Ce scénario référendaire a le mérite de rappeler qu'il ne s'agit pas pour les pro-vie de "prendre le pouvoir", mais de convaincre leurs compatriotes. Cela montre aussi que les citoyens attachés au respect de la vie ne doivent pas attendre des partis politiques qu'ils soient le moteur du combat pro-vie en France. Cette bataille cruciale ne sera gagnée que si un mouvement pro-vie puissant se développe en-dehors des partis.

Posté le 10 février 2017 à 14h29 par Michel Janva | Lien permanent

09 février 2017

Marion Maréchal-Le Pen souhaite que l'Eglise en France se saisisse à nouveau du combat sur l'avortement


Marion Maréchal-Le Pen - L'Eglise de France et... by KTOTV

Posté le 9 février 2017 à 15h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

Le délit d'entrave à l'avortement le 14 février au Sénat

Le 14 février, le Sénat doit à nouveau se prononcer sur la proposition de loi qui aggrave considérablement le champ d’application du délit d’entrave à l’IVG (2 ans de prison et 30 000 € d’amende). La version actuelle du texte porte une atteinte redoutable à la liberté d’expression et à la liberté d’information des femmes, concernant « les caractéristiques et les conséquences médicales » d’une IVG.

Alliance VITA demande aux sénateurs de refuser ce texte liberticide.

Pour faire entendre votre voix, Alliance VITA met à votre disposition un outil dédié et vous invite à interpeller personnellement vos sénateurs sur cette grave question.

Si le Sénat rejette ce texte ou vote un texte différent de celui adopté, la proposition retournera à l'Assemblée, probablement le 16 février pour son adoption finale (avant recours devant le Conseil constitutionnel).

Posté le 9 février 2017 à 15h15 par Michel Janva | Lien permanent

Quand la loi Neuwirth interdisait la propagande antinataliste

7787149106_lucien-neuwirth-a-l-assemblee-nationale-le-11-mai-1973Les adeptes de la culture de mort célèbrent aujourd'hui au Sénat la loi Neuwirth du 28 décembre 1967 relative à la régulation des naissances, dite loi Neuwirth, légalisant la pilule contraceptive. Cette loi a permis à la mentalité contraceptive de gagner du terrain et prépara ainsi la voie à la légalisation de l'avortement. Les études montrent que, contrairement à ce qui est souvent déclamé, plus il y a de contraception, plus il y a d'avortements. La loi de 1967 a ainsi institué les établissements d'information, de consultation et de conseil familial (EICCF) et les centres de planification ou d'éducation familiale (CPEF), pour accompagner la diffusion des méthodes contraceptives.

Comme pour la loi Veil (avec son respect de la vie et sa pénalisation de la publicité abortive), quelques limites avaient été posées pour rassurer le bon bourgeois. C'est le cas de l'article 5 :

Capture d’écran 2017-02-09 à 08.43.45

Cet article a été modifié en 1991 puis abrogé en 2000.

Posté le 9 février 2017 à 08h53 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2017

Les 3/4 des Américains veulent restreindre l'avortement

Lu sur Famille chrétienne :

"Près de trois Américains sur quatre (74 %), dont une majorité de militants prochoice (54 %), sont favorables à la mise en place de restrictions significatives de l’avortement, selon un sondage réalisé par le Marist Poll, un institut de sondage situé au collège des maristes à New York, pour les Chevaliers de Colomb, dont les résultats ont été publiés en janvier dernier. 22 % des Américains souhaitent limiter l’avortement aux trois premiers mois de la grossesse et 30 % au seul cas de viol, d’inceste ou pour sauver la vie de la mère. Près de six Américains sur dix appuient l’interdiction des avortements après vingt semaines de grossesse (59 % contre 53 % en avril).

[...] La moitié des Américains pensent que l’avortement a un impact négatif (50 %) à long terme sur la vie d’une femme, et près d’un sur cinq se dit incertain sur cet impact (19 %). Près de six Américains sur dix estiment que l’avortement est moralement mauvais (81 % de républicains, 40 % de démocrates).

Malgré ces résultats plutôt favorables au mouvement prolife, les Américains restent en majorité prochoice à 52 %, contre 42 % pour les prolife. 6 % des Américains sont sans avis sur la question. Mais les militants prolife sont plus attachés à leurs convictions : six Américains prolife sur dix s’identifient fortement à leur position, contre 52 % chez les prochoice

Posté le 8 février 2017 à 22h19 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2017

Avortement : Bouleversant plaidoyer pour la vie, d’un Lord né handicapé

Lors d’un discours, Lord Shinkwin, né handicapé, a appelé la Chambre des Lords à soutenir son projet d’amendement de la loi sur l’avortement. Au Royaume-Uni, le délai légal pour avorter est de 24 semaines. Ce plafond est simplement levé dans le cas de la mise en évidence d’un handicap in utero. Un enfant à naître déclaré handicapé, peut donc être avorté à n’importe quel stade de la grossesse, y compris dans les derniers jours. Comme en France.

Le projet d’amendement intitulé, “Prévoir l’égalité des personnes handicapées en matière d’avortement”, entend protéger les droits des personnes handicapées à naître. Son émouvant plaidoyer pour la vie a retenti au coeur de la Chambre des Lords, le 27 janvier 2017, lors de la commission parlementaire.

Laurence Rossignol pense-t-elle que ce discours est un délit d'entrave ?

“Je peux voir en suivant les tendances de l’avortement pour des raisons de handicap, que l’heure est grave pour les gens comme moi. Les personnes porteuses de handicap congénital sont menacées d’extinction. Si nous étions des animaux, peut-être serions-nous admissibles à la protection, en tant qu’espèce menacée. Mais, nous ne sommes que des humains porteurs de handicaps, nous ne sommes donc pas admissibles. En acceptant cet amendement utile, je terminerai avec une seule réflexion. Nos athlètes paralympiques ont fièrement représenté notre pays à Rio. La condition essentielle pour leur permettre de concourir à Rio ? Leur handicap ! Notre pays a applaudi leurs succès. Le même pays dont la loi considère que cette condition essentielle pour aller à Rio, le handicap, est une raison pour laquelle ils devraient mourir. Comment cela est-il juste ? Est-ce exact ? Est-ce logique ? Ce n’est rien de tout cela. C’est pourquoi je réfléchis aujourd’hui à l’impact remarquable que les lois adoptées par votre Chambre seigneuriale ont eu sur ma vie en tant que personne handicapée. C’est pourquoi je me pose cette question : Comment pourrais-je ne pas avoir foi en notre humanité commune ? Comment pourrais-je ne pas avoir foi en la vérité, qu’il y a plus de choses qui nous unissent, que que de choses qui nous divisent ? Et comment pourrais-je ne pas croire que votre Chambre seigneuriale sera fidèle à elle-même, et continuera son noble combat pour l’égalité des personnes handicapées en adoptant ce projet de loi ?”

Posté le 7 février 2017 à 17h34 par Michel Janva | Lien permanent

04 février 2017

Emmanuel Macron fait la promotion de l'avortement

Aujourd'hui, lors de son meeting à Lyon, pour montrer que... droite et gauche se rejoignaient :

Posté le 4 février 2017 à 19h40 par Michel Janva | Lien permanent

03 février 2017

L'Arkansas interdit l'avortement par démembrement (oui ça existe)

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Unknown-13"Le gouverneur de l’Arkansas, Asa Hutchinson, a signé mercredi une loi votée par les deux chambres, qui interdit l’avortement par démembrement (officiellement appelé « par dilatation et évacuation », pour ne pas choquer…). Ce n’est que le 7e Etat à interdire cette horreur (mais dans deux d’entre eux elle est attaquée en justice et donc bloquée). L’avortement par démembrement pourra être puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 10.000 $ ou six mois de prison.

L’avortement devient ainsi de facto impossible après 14 semaines.

La quasi totalité des médias hurle contre cette loi qui viole la liberté des femmes en leur interdisant la méthode d’avortement la plus sûre, et le Planning familial souligne que cette méthode est la plus utilisée au troisième trimestre de grossesse « aux Etats-Unis et dans le monde ». Fantasme d’avortueurs : il y a très peu de pays où les avortements tardifs soient permis (hors raison médicale).

Et les hurlements redoublent parce que la même loi permet aussi au conjoint de poursuivre le fournisseur d’avortement pour obtenir des dommages civils ou pour une injonction à empêcher l’avortement. Comme le texte ne stipule pas d’exceptions (viol ou inceste), de nombreux médias titrent sans vergogne que la loi permet aux violeurs de poursuivre leurs victimes…"

Posté le 3 février 2017 à 20h26 par Michel Janva | Lien permanent

Contraception : L'assemblée veut rendre hommage à Lucien Neuwirth

NRappelons que, contrairement à une idée répandue, la contraception génère l'avortement : 

Posté le 3 février 2017 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2017

Jean-Luc Mélenchon : "il n’y a pas d’avortement heureux"

Jean-Luc Mélenchon a été interrogé dans Famille chrétienne. Extrait sur l'avortement :

F"Sur l’avortement, il n’y a aucune volonté politique de promouvoir des alternatives ou des aides, nécessaires pour qu’un véritable choix soit posé. Est-ce normal, selon vous ?

C’est une faillite de la société de ne pas aider les jeunes gens à éviter des grossesses non désirées. Mais nos points de vue divergent : vous considérez que le fœtus est une personne, je considère qu’il ne devient une personne que lorsque l’enfant est désiré. Parce qu’il entre alors dans les rapports sociaux qui fondent l’humain. Pour moi, la priorité est d’abord à la femme. Vous n’avez pas d’autres droits que de solliciter la Grâce pour la convaincre de rejoindre votre point de vue…

… ou des moyens publics pour l’aider si elle a des problèmes financiers. Ces moyens ne sont pas mis en avant !

Mais les gens connaissent déjà leurs droits : les allocations parents isolés (API) et familiales. Vous ne pouvez pas opposer une raison matérielle à la liberté de quelqu’un…

Le site internet du gouvernement ne propose aucun vrai choix !

Je suis d’accord avec la loi votée par le gouvernement sur le délit d’entrave à l’IVG. Je voudrais quand même rappeler qu’il n’y a pas d’avortement heureux ! C’est une décision difficile à prendre, parfois douloureuse, qui crée parfois une situation de détresse. Il n’est pas bon alors d’ajouter de la pression. J’entends bien votre opposition. Vous voulez obtenir des moyens pour dissuader d’avorter. Cela résulte de convictions morales et spirituelles profondes, je le respecte, et ne le tourne pas en dérision. Mais entendez notre parole : les femmes n’avortent pas uniquement pour des raisons matérielles."

Posté le 2 février 2017 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent

01 février 2017

Délit d'entrave : 30 jours de prières pour la vie

Initiative lancée sur Hozana, qui rassemble pour le moment 97 priants :

"Durant le mois de février, la loi sur le délit d'entrave à l'IVG risque d'être votée à l'Assemblée. Il nous reste 30 jours pour agir par la prière pour la culture de vie, du 02/02 au 03/03."

30 jour pour supplier le Seigneur et Notre Dame de Guadalupe, patronne des enfants à naître :

  • Pour que dans notre pays, nous puissions continuer à soutenir, écouter, informer, conseiller les femmes enceintes et les aider à garder leur bébé malgré les pressions extérieures.
  • Pour donner aux femmes enceintes en difficulté la force d'accueillir la vie et les préserver des forces du mal.
  • Pour changer nos coeurs et la culture de notre pays
  • Pour convertir nos hommes politiques au respect de la vie et leur donner le courage de la défendre.
  • Pour que Notre Dame de Guadalupe, patronne des  mouvements pour la vie, soutienne les associations qui défendent la vie et leurs responsables afin qu'ils aient toujours la force et la persévérance dans le combat.
  • Pour confier à la Miséricorde du Père les enfants non nés et leur maman.

Posté le 1 février 2017 à 16h07 par Michel Janva | Lien permanent

31 janvier 2017

Il faudrait demander une mission parlementaire pour évaluer la pratique de l’avortement

Sabine Faivre, psychologue et auteur du livre La Vérité sur l’avortement aujourd’hui, publié en 2006, est interrogée par Anne Isabeth dans Présent. Extrait :

"Que manque-t-il aujourd’hui à ce débat sur l’avortement ?

Il manque le rapport au réel : nous sommes enfermés dans des postures. Il faut en sortir pour avoir le courage d’affronter la réalité. Il y a très souvent un écart entre la théorie et la pratique en milieu hospitalier. Dans la plupart des cas, l’avortement est réduit à une pratique, un geste médical : c’est ce que l’on voit sur les sites officiels qui détaillent les techniques utilisées. On évacue ainsi l’humain. Or, les femmes veulent que l’on parle d’elles, qu’on les écoute et qu’on les rejoigne dans leurs difficultés.

Il y a un hiatus entre la loi et la façon dont les choses se passent dans la réalité des hôpitaux, et c’est précisément cela qu’il faut montrer. Il faudrait demander une mission parlementaire pour évaluer la pratique de l’avortement : son aspect médical, technique, psychologique, comme on le fait pour d’autres pratiques médicales. Cet argument est audible par n’importe qui : qu’on soit pour ou contre l’avortement.

Vous dites qu’en France, il y a un manque énorme d’études sur les conséquences, la dimension humaine de l’avortement. Pourquoi ?

C’est plus que cela : on ne trouve pas d’études sur la dimension humaine et psychologique de l’avortement, à cause d’un verrou idéologique. Il existe des recherches sur les fausses couches, la grossesse, l’accouchement. Rien sur l’avortement. C’est vraiment significatif. D’ailleurs, l’inspection générale des Affaires sociales l’a remarqué dans un de ses rapports, publié en 2010 : « La douleur est une préoccupation inégalement partagée selon les services et peu traitée dans les travaux d’étude, de même que le vécu par les patientes. » Une étude de 2016 a révélé l’ampleur de la souffrance des femmes après un avortement médicamenteux. Malheureusement, on peut se demander, à juste titre, si la loi sur le délit d’entrave numérique ne va pas tuer la recherche : les études montrent l’impact négatif d’un avortement sur les femmes, ce qui est forcément dissuasif. [...]"

Posté le 31 janvier 2017 à 16h20 par Michel Janva | Lien permanent

Marche pour la Vie 2017 : tous concernés !

Montage vidéo sur l'édition 2017 réalisée par Choisir la Vie, association fondatrice de la Marche pour la Vie : 

Posté le 31 janvier 2017 à 12h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

28 janvier 2017

Le délit d'entrave à la vérité de Laurence Rossignol

Laurence Rossignol a affirmé jeudi, à l’Assemblée, que l’IVG n’était pas une interruption de vie. Pour Jean-Marie Le Méné, il s’agit là d’un déni pour se protéger d’une réalité douloureuse. Il s’interroge aussi, à ce sujet, sur la grande confusion régnant en France dans le camp conservateur, comparée à la détermination américaine, avec la présence du vice-président Mike Pence à la marche pour la vie à Washington.

Posté le 28 janvier 2017 à 19h24 par Michel Janva | Lien permanent

Mike Pence : "Nous avons atteint un moment historique de la cause de la vie"

Discours du Vice-président Mike Pence à la Marche pour la vie de Washington (merci à AFD) :

Pence_810_500_55_s_c1« Merci Karen et Charlotte, et merci à vous tous.

De la part du Président Donald Trump, de mon épouse Karen et de ma fille Charlotte, je vous souhaite à tous la bienvenue à Washington DC pour la 44ème Marche annuelle pour la vie.

C’est une bonne journée. C’est, à bien des égards, la meilleure Marche pour la vie que j'ai jamais vue.

Je suis très touché de prendre la parole devant vous aujourd'hui, très touché d'être le premier Vice-président des États Unis à avoir le privilège d'assister à cet événement historique.

Il y a plus de 240 ans, les fondateurs de notre pays ont écrit des mots dont l'écho a traversé les siècles.

Ils ont déclaré les vérités qui vont de soi, à savoir que notre Créateur nous a tous dotés de certains droits inaliénables et, parmi eux, il y a la vie, la liberté et la recherche du bonheur.

Il y a 44 ans, notre Cour Suprême a tourné le dos au premier de ces idéaux immuables.

Mais aujourd'hui, trois générations plus tard, grâce à vous tous et aux milliers de personnes qui sont avec nous pour marcher pour la vie à travers notre nation, la vie est de nouveau en train de gagner en Amérique.

Cela apparaît clairement dans l'élection des majorités pro-vie au Congrès américain. Cela apparaît encore plus clairement, d'une certaine manière, dans l'élection historique d'un président qui défend le projet d'une Amérique plus forte et plus prospère, et un président, qui, je suis fier de le dire, défend le droit à la vie - le Président Donald Trump.

C'est en fait le Président Trump qui m'a demandé d'être ici aujourd'hui avec vous. Il m'a demandé de vous remercier de votre appui, de votre défense de la vie et de votre compassion pour les femmes et les enfants de l'Amérique.

Il y a une semaine aujourd'hui, sur les marches du Capitole, nous avons assisté à l'investiture du 45ème Président des États Unis. Je peux vous dire et vous témoigner que notre Président est un homme qui a les épaules larges et le cœur grand. Sa vision des choses, son énergie et son optimisme sont sans limite et je sais qu'il va redonner sa grandeur à l'Amérique.

Depuis le premier jour de sa prise de fonctions, il tient les promesses qu'il a faites au peuple américain.

Je tiens à vous dire que là-bas, au 1600 Pennsylvania Avenue, nous sommes occupés à tenir nos promesses.

Ainsi, lundi dernier, le Président Trump a rétabli la Mexico City Policy qui empêche toute aide internationale de financer des organisations qui promeuvent ou effectuent des avortements à travers le monde.

Ainsi, notre gouvernement travaillera avec le Congrès pour mettre un terme au financement, par l'argent des contribuables, de l'avortement et des services d'avortements, et nous consacrerons cette ressource aux soins médicaux pour les femmes en Amérique.

Ainsi, la semaine prochaine, le Président Donald Trump annoncera le nom du juge désigné de la Cour Suprême qui fera respecter les libertés données par Dieu qui sont inscrites dans notre Constitution, dans la tradition du grand juge Antonin Scalia qui nous a quittés.

Vous savez, la vie est en train de gagner en Amérique. Et la Marche d’aujourd’hui célèbre les progrès, les progrès que nous avons accomplis pour cette cause. Vous savez, je crois depuis longtemps qu’une société peut être jugée sur la manière dont elle prend soin des plus vulnérables, des personnes âgées, des personnes déficientes, des personnes handicapées et des enfants à naître.

Nous avons atteint un moment historique de la cause de la vie. Nous devons vivre ce moment avec respect et compassion pour chaque Américain.

La vie est en train de gagner en Amérique pour de nombreuses raisons.

La vie est en train de gagner grâce à l’avancée constante de la science qui illumine de plus en plus les premiers moments de la vie chaque jour. La vie est en train de gagner grâce à la générosité des millions de familles adoptives qui ouvrent leurs cœurs et leurs maisons aux enfants dans le besoin. La vie est en train de gagner grâce à la compassion des soignants et des volontaires des services d’aide aux grossesses difficiles et des organisations confessionnelles qui aident les femmes dans toutes les villes et communes du pays.

La vie est en train de gagner grâce aux calmes conseils qui sont donnés par les mères à leurs filles, les grand-mères à leurs petites-filles ou entre amis, autour d’une table de cuisine ou d’un café pris sur un campus universitaire. La vérité est dite. La compassion l’emporte sur le confort. Et l’espoir prend le pas sur le désespoir.

En un mot, la vie est en train de gagner en Amérique grâce à vous tous.

Je vous invite donc instamment à poursuivre sur cette voie. Mais, comme il est écrit, « Que votre bonté soit connue de tous les hommes ». Que ce mouvement soit connu pour l’amour, non pour la colère. Que ce mouvement soit connu pour la compassion, non pour la confrontation. Lorsque sont en jeu les questions de cœur, rien n’est plus fort que la bonté.

Je crois que nous allons continuer à gagner les cœurs et les esprits de la nouvelle génération si nos cœurs s’attendrissent d’abord pour les jeunes mamans et leurs enfants à naître, et si chacun d’entre nous fait tout ce qu’il peut pour les écouter, dans les conditions qui sont les leurs, avec générosité et sans jugement.

Afin de guérir notre pays et de restaurer la culture de la vie, nous devons continuer à former un mouvement ouvert à tous, prenant soin de tous et attestant de notre respect pour la dignité et la valeur de chaque personne.

Sur l’un des murs du Mémorial de Jefferson sont inscrits les mots de notre troisième président qui nous a vivement conseillé, il y a longtemps de cela, de nous rappeler que Dieu nous a donné la vie, que Dieu nous a donné la liberté.

Au nom du Président des États-Unis et de ma petite famille, nous vous remercions pour votre défense de la vie. Nous vous remercions pour votre compassion. Nous vous remercions pour l’amour que vous portez aux femmes et aux enfants de l’Amérique.

Et soyez assurés, soyez assurés, qu’à vos côtés, nous ne nous découragerons jamais, nous ne relâcherons jamais nos efforts avant d’avoir restauré la culture de la vie en Amérique pour nous-mêmes et notre postérité.

Je vous remercie et que Dieu vous bénisse.

Que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique. »

Posté le 28 janvier 2017 à 17h04 par Michel Janva | Lien permanent

Liberté d'expression : donner la parole aux femmes ayant subi un avortement

Capture d’écran 2017-01-27 à 18.03.33Depuis quelques jours, une nouvelle page "Facebook" a vu le jour. Son titre est évocateur. Elle s'appelle "IVG : j'en souffre encore, je veux témoigner". 

Elle permet à des femmes  de témoigner (sous couvert d'anonymat) de leur souffrance d'avoir avorté. 

N'hésitez pas à faire connaître cette page autour de vous aux femmes ayant subi un ou plusieurs avortements. Elles pourront envoyer leur témoignage qui, avec leur accord, sera ensuite publié.

Ecrire un témoignage c'est prononcer une parole bienfaisante qui libère. Il est important d'avoir des "lieux" où l'on peut confier sa souffrance sans être jugée ou sans être empêchée de parler.

Cette page offre aussi à ces femmes de pouvoir s'entraider par une mise en relation des unes avec les autres. En effet, ces femmes savent bien ce qu'est l'IVG ou l'IMG parce qu'elles l'ont vécue.

Ainsi celles qui ont pu se relever aident les autres à le faire à leur tour. Cette entraide ne se voit pas "en ligne" mais elle existe grâce à cette page. Une belle initiative à soutenir... surtout en ce moment !

Posté le 28 janvier 2017 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent

Un moment historique

C'est ce qu'a déclaré Mike Pence, le vice-président des Etats-Unis d'Amérique, hier, lors de la Marche pour la vie :

Vou pouvez retrouver l'intégralité (plus de 7h de vidéo) de cette marche ici.

Posté le 28 janvier 2017 à 10h37 par Michel Janva | Lien permanent

Chapelet SOS Tout-Petits le samedi 4 février à Maisons-Laffitte

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Posté le 28 janvier 2017 à 09h11 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2017

"Le Planning familial est la plus raciste des organisations"

C'est un Afro-américains qui le crie au beau milieu de la marche des femmes à Washington :

Posté le 27 janvier 2017 à 14h14 par Michel Janva | Lien permanent

Une femme enceinte ne doit pas fumer : cela nuirait au, heu, à la chose non vivante qui croît en elle

4.fumer_pendant_la_grossesse_nuit_a_la_sante_de_votre_enfantDepuis que Laurence Rossignol a dit

"une femme qui avorte n’est pas une femme qui interrompt une vie"

Je suis perdu... Le principe de non-contradiction n'est pas le fort de la gauche... Mais cela, on le sait depuis que l'arrêt brutal de la grossesse a été renommé "interruption". Les mots n'ont plus de sens.

Rappelons aussi que la France a ratifié la Convention Internationale des Droit de l’enfant en apportant une réserve d’application sur l’article 6, qui garantit à l’enfant un droit à la vie, précisément pour rappeler que cet article ne préjudicie pas à la loi sur l’IVG :

Article 6 : Les Etats parties reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la vie. Les Etats parties assurent dans toute la mesure possible la survie et le développement de l'enfant.

Réserve de l’Etat français : 1 - Le Gouvernement de la République déclare que la présente Convention, notamment l'article 6, ne saurait être interprétée comme faisant obstacle à l'application des dispositions de la législation française relative à l'interruption volontaire de grossesse.

Posté le 27 janvier 2017 à 13h53 par Michel Janva | Lien permanent

Pour Laurence Rossignol, l'avortement ne met pas fin à une vie !

Le compte rendu des débats parlementaires sur l'extension du délit d'entrave à l'avortement est en ligne : séance du matin puis de l'après-midi. On y trouve ce délire du ministre Laurence Rossignol :

Unknown-3Mme Laurence Rossignolministre. Je relèverai deux expressions que vous avez employées dans votre discours : vous avez défini l’IVG comme « l’arrêt du processus de vie », et avez désigné une femme qui avorte comme « celle qui va devoir trancher le fil de la vie ».

M. Jean-Frédéric Poisson. C’est bien cela !

Mme Laurence Rossignolministre. Vous pensez qu’un avortement met un terme à une vie.

M. Jean-Frédéric Poisson. Quoi d’autre ?

Mme Laurence Rossignolministre. C’est là notre divergence profonde : pour vous, une femme qui avorte, c’est une femme qui interrompt une vie. Ce discours culpabilisant et dissuasif à l’égard des femmes, nous ne voulons pas qu’il soit dissimulé sous des informations faussement scientifiques, à destination des femmes qui veulent recourir à une IVG.

Plusieurs députés du groupe Les Républicains. C’est scandaleux !

M. Jacques Myard. Totalitarisme intellectuel !

Mme Laurence Rossignolministre. Comment doit-on appeler une personne qui interrompt une vie ? Allez au bout de vos arguments, ce serait intéressant ! (Protestations persistantes sur les bancs du groupe Les Républicains.)

M. Xavier Breton et M. Pierre Lellouche. Arrêtez ces procès d’intention !

Mme Laurence Rossignolministre. Eh bien moi, je crois qu’une femme qui avorte n’est pas une femme qui interrompt une vie. Ce que vous faites là, c’est révéler le fond de votre pensée : vous êtes profondément hostiles à la liberté d’accès des femmes à l’IVG. Votre préoccupation, ce n’est pas la liberté d’expression mais l’IVG ! J’appelle donc, bien entendu, les membres de cette assemblée à repousser cette motion de rejet préalable."

Posté le 27 janvier 2017 à 09h16 par Michel Janva | Lien permanent

26 janvier 2017

Le délit d’entrave à l’IVG sera-t-il un enjeu électoral ?

Question posée par la Fondation Lejeune :

"Jean-Marie Le Méné déplore le vote par l’Assemblée nationale de la dernière version de la proposition de loi créant un nouveau délit d’entrave à l’IVG. Cette initiative émane de la majorité de gauche. Les députés UDI ont voté avec cette majorité.

Une trentaine d’élus Les Républicains et non-inscrits se sont mobilisés contre ce texte liberticide. La Fondation Jérôme Lejeune les félicite et les remercie :

M. Tian, M. Hetzel, M. Le Fur, M. de Mazières, M. Dhuicq, M. Straumann, Mme Besse, M. Chevrollier, M. Olivier Marleix, M. Myard, M. Reiss, M. Bompard, M. Moreau, M. Breton, M. Gosselin, M. Lurton, M. Poisson, M. Mariton, M. Voisin, Mme Lacroute, M. Fromion, M. Gérard, Mme Maréchal Le Pen, M. Lellouche, Yves Fromion, Arlette Grosskost, Christian Kert, Laure de La Raudière, Pierre Lellouche, Pierre Lequiller et Jean-Christophe Fromantin.

Avec les 50 000 manifestants de la Marche pour la vie, la fondation Jérôme Lejeune reste mobilisée et attentive jusqu’à la fin de l’élaboration du texte (mi-février au Sénat et lecture définitive à l’Assemblée nationale avant le 24 février)."

Posté le 26 janvier 2017 à 18h47 par Michel Janva | Lien permanent

VITA va lancer une action en justice contre le site officiel du gouvernement qui diffuse un déni douloureux

Après avoir échoué à trouver un accord hier en Commission mixte paritaire sur le texte,  les députés viennent de voter une nouvelle version qui cumule les modifications adoptées en première lecture d’une part par les députés, d’autre part par les sénateurs. A ce stade, on aboutit à un texte redoutable pour la liberté d’expression et la liberté d’information des femmes concernées. Non seulement l’objectivité de l’information est en jeu, mais également toute prévention  des pressions qui incitent à l’IVG, qui sont actuellement niées et passées sous silence. En mélangeant les deux versions, les députés élargissent considérablement le champ d’application du délit. Toute personne « cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse », même en dehors des lieux où s’effectuent les IVG et même si elle n’envisage pas une IVG pour elle-même, pourrait s’estimer victime de pressions. Tout réel débat sur l’avortement serait ainsi censuré.

Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA, indique : 

« Autant le débat que le texte auxquels aboutissent les députés sont surréalistes. En  accompagnant quotidiennement des femmes qui se posent la question de poursuivre une grossesse, nous mesurons combien cette censure de l’information est une grave injustice pour les femmes déjà confrontées à une information publique non objective et tronquée. En effet le gouvernement n’hésite pas à désinformer les femmes sur son propre site officiel en niant la réalité de l’IVG et de ses conséquences. Est-ce qu’une femme qui témoigne des séquelles douloureuses laissées par un avortement va être condamnée pour « dissuasion » ? Ce délit entrave gravement  le droit de s’exprimer librement. Il fragilise tous ceux qui œuvrent pour que les femmes soient librement aidées à éviter l’IVG quand elles le souhaitent, mission sociale que les pouvoirs publics n’assument pas. C’est le vrai scandale qui doit être dénoncé. Aborder la réalité de l’IVG sans cacher ses conséquences, c’est une question de justice et d’humanité. »

Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, annonce : 

« Sans réponse du gouvernement à propos de son site officiel dont nous estimons qu’il désinforme les femmes, nous allons lancer une action en justice pour obtenir le retrait de la vidéo de son expert qui nie toute séquelle psychologique à long terme de l’IVG. C’est un scandale, au regard de la vérité, mais surtout un déni très douloureux de ce que vivent certaines femmes. Nous demandons par ailleurs aux candidats de l’élection présidentielle de s’engager formellement contre la dizaine de mesures législatives et réglementaires qui sont venues banaliser le recours à l’IVG, un acte désormais gratuit alors que ceux qui encadrent une grossesse jusqu’à son terme ne le sont pas. Pareille discrimination est très symbolique de la pression pour l’avortement effectuée par le gouvernement. »

Alliance VITA a adressé le 30 novembre 2016 un recours au ministère de la Santé. Par une lettre recommandée adressée à la ministre de la Santé Marisol Touraine, par son avocat Maître Hugues Hourdin, Alliance VITA demande officiellement que soient retirées du site Internet du gouvernement dédié à l’IVG (www.ivg.social-sante.gouv.fr), les informations inexactes ou non objectives sur l’avortement, pouvant induire en erreur les personnes qui consultent ce site. L’association avait lancé la veille une campagne de sensibilisation et de prévention de l’IVG à destination des hommes, en levant le voile sur les malentendus qui persistent sur la sexualité, la contraception et la grossesse ; ils expliquent beaucoup des avortements subis par les femmes à contrecœur, et qui pourraient être évités.

Posté le 26 janvier 2017 à 18h18 par Michel Janva | Lien permanent

Jacques Bompard : "Avec votre loi les 50 000 personnes de la Marche Pour La Vie seraient poursuivies !"

Jacques Bompard s’est opposé au texte sur le délit d’entrave à l’avortement cet après-midi en Séance :

Posté le 26 janvier 2017 à 17h02 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : la canule fait des dégâts

Lors du débat de ce jour sur le délit d'entrave, plusieurs députés de l'opposition, comme Jacques Bompard et Xavier Breton, ont fait remarquer que les femmes ont aussi le droit d'être informées sur les effets négatifs de l'avortement, que l'incitation à l'avortement doit être condamnée ( "C'est l'occasion de montrer que votre texte est neutre, qu'il n'y a pas de parti pris"...). Sans effet : la gauche, à court d'argument, refuse de corriger son texte liberticide.

Dans le même temps, la presse nous informe de la condamnation d'un CHU pour un avortement qui s'est mal terminé... Délit d'entrave ? 

"En 2009, une jeune femme de 29 ans veut interrompre sa grossesse à cause “d’une embryopathie d’origine génétique”. Lors de l’intervention, “le muscle utérin a été perforé et une partie des intestins aspirés par la canule, détaille le tribunal, rapporté par le Télégramme. Le tribunal administratif de Rennes, en Ille-et-Vilaine, a donc condamné le CHU de Brest à verser la somme de 285 000 euros à la mère de famille pour cette erreur médicale. La patiente est en effet restée un mois de plus à l’hôpital afin d’y subir de nouvelles opérations. Elle perdra son métier quelques années plus tard ayant reconnue “physiquement inapte pour le pratiquer”."

Posté le 26 janvier 2017 à 16h12 par Michel Janva | Lien permanent

Objection de conscience : une sage-femme suédoise devant la justice

Du 24 au 27 janvier, la Cour d'appel du travail du district de Jönköping en Suède entend le cas de la sage-femme suédoise Ellinor Grimmark. Trois cliniques médicales différentes de Jönköping avaient refusé d'employer Mme Grimmark parce qu'elle ne souhaitait pas assister aux avortements du fait de ses convictions. Cependant, en novembre 2015, un tribunal de district concluait que le droit à la liberté de conscience de Mme Grimmark n'avait pas été violé et lui avait imposé des frais substantiels de justice. Robert Clarke, Directeur du plaidoyer européen pour ADF International, explique :

« Personne ne devrait être contraint de choisir entre suivre sa conscience et poursuivre sa profession. La Suède est signataire de la Convention Européenne des Droits de l'Homme et devrait prendre au sérieux son obligation de protéger la liberté de conscience de ses citoyens. Les convictions profondes des citoyens devraient être prises en charge par leurs employeurs ». 

« L'obligation de participer à un avortement ne devrait pas être une condition d'emploi en tant que sage-femme. Le désir de protéger la vie est la raison première qui conduit de nombreuses sages-femmes et infirmières à entrer dans la profession médicale. Les employeurs doivent respecter ce désir et veiller à préserver les convictions morales de leur personnel

ADF International a déposé un mémoire d'expert à l'appui de l'appel de la sage-femme, soulignant la protection de la liberté de conscience garantie par le droit international. En particulier, le mémoire faisait référence à une résolution du 7 octobre 2010 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe qui déclarait fermement que « Nul hôpital, établissement ou personne ne peut faire l’objet de pressions, être tenu responsable ou subir des discriminations d’aucune sorte pour son refus de réaliser, d’accueillir ou d’assister un avortement, une fausse couche provoquée ou une euthanasie (…) quelles qu’en soient les raisons ».

Posté le 26 janvier 2017 à 15h54 par Michel Janva | Lien permanent

Marion Maréchal Le Pen : "Vous avez devant vous un 'accident' ... qui préfère aujourd'hui être devant vous... plutôt que d'avoir été avortée"

Le député FN décoiffe les féministes gauchistes à l'Assemblée. Marion Maréchal Le Pen a a évoqué publiquement son ascendance jeudi matin dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, en plein débat sur l'extension du délit d'entrave à l'IVG :

"Vous avez devant vous un 'accident' qui se vit bien et qui préfère aujourd'hui être devant vous, à vous dire vos vérités, plutôt que d'avoir été avortée."

Elle rappelle ainsi les informations publiées en 2013 par le journal L'Express, qui révélait que son père biologique est le journaliste Roger Auque et non pas Samuel Maréchal, qui l'a reconnue quand elle avait deux ans.

"La réalité c'est que vous êtes des féministes ringardes. Les dinosaures politiques d'un temps 'soixante-huitard' révolu (...) Vous êtes la honte du combat des femmes, obsédées par la couleur du cartable (...) Complètement à côté de la plaque."

Posté le 26 janvier 2017 à 15h08 par Michel Janva | Lien permanent

Rejet de la motion de rejet du délit d'entrave à l'avortement

Synthèse du vote

  • Nombre de votants : 41
  • Nombre de suffrages exprimés : 41
  • Majorité absolue : 21
  • Pour l'adoption : 17
  • Contre : 24

Groupe socialiste, écologiste et républicain (288 membres)

Contre: 20

  • Alain Ballay
  • Chantal Berthelot
  • Guy-Michel Chauveau
  • Catherine Coutelle
  • René Dosière
  • Chantal Guittet
  • David Habib
  • Joëlle Huillier
  • Michel Issindou
  • Marylise Lebranchu
  • Annie Le Houerou
  • Catherine Lemorton
  • Martine Lignières-Cassou
  • Frédérique Massat
  • Pierre-Alain Muet
  • Maud Olivier
  • George Pau-Langevin
  • Gérard Sebaoun
  • Jean-Louis Touraine
  • Patrick Vignal

Non-votant: 1

M. Claude Bartolone (Président de l'Assemblée nationale).

Groupe Les Républicains (199 membres)

Pour: 15

  • Xavier Breton
  • Yves Fromion
  • Arlette Grosskost
  • Patrick Hetzel
  • Christian Kert
  • Laure de La Raudière
  • Marc Le Fur
  • Pierre Lellouche
  • Pierre Lequiller
  • Gilles Lurton
  • Yannick Moreau
  • Jacques Myard
  • Jean-Frédéric Poisson
  • Frédéric Reiss
  • Dominique Tian

Groupe de l'union des démocrates et indépendants (27 membres)

Contre: 2

  • Sonia Lagarde
  • Arnaud Richard

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (18 membres)

Contre: 1

  • Alain Tourret

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)

Contre: 1

  • Gabriel Serville

Non inscrits (25 membres)

Pour: 2

  • Jean-Christophe Fromantin
  • Marion Maréchal-Le Pen

Jacques Bompard devait être présent mais son train a été supprimé... Il devrait être là pour la suite du débat. En revanche, j'ignore pourquoi Nicolas Dupont-Aignan, Véronique Besse, Gilbert Collard ou François Fillon sont absents. Ce dernier doit être très occupé à rechercher les traces du travail parlementaire de son épouse...

Posté le 26 janvier 2017 à 14h51 par Michel Janva | Lien permanent


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