31 juillet 2015

En période de vacances, l'avortement reste une priorité

Lu sur le Quotidien du médecin :

"La nouvelle circulaire ministérielle de la direction générale de l’offre de soins (DGOS) et de la direction générale de santé (DGS) relative à la prise en charge des interruptions volontaires de grossesse (IVG) pendant la période estivale a été publiée ce jeudi.

Le texte rappelle que des difficultés d’accès à l’IVG subsitent en raison de « l’insuffisance d’orientation par les permanences régionales » et que « la période estivale doit être préparée avec une attention toute particulière"

Posté le 31 juillet 2015 à 11h30 par Michel Janva | Lien permanent

30 juillet 2015

Scandale de la vente d'organes de foetus avortés : ce n'est pas terminé

PCe sont déjà 3 vidéos révélant les pratiques abominables du Planning familial qui ont été diffusées dans la presse. L'affaire est résumée ici.

David Daleiden, le fondateur du Centre Pour le Progrès Médical (CMP), a révélé qu'il y a encore neuf vidéos qui révèlent les opérations du Planning familial.

"Nous avons près de 300 heures de vidéos filmées en caméra cachée, rassemblée par des journalistes d'investigation au cours de 30 mois, montrant comment le Planning familial vend les parties du corps des bébés qu'ils tuent".

Le planning familial a loué les services d'une société de gestion de crise pour traiter les retombées de cette affaire. Soit actuellement 10 enquêtes et une proposition de loi pour supprimer les subventions.

Et cette enquête a été faite dans les règles de l'art. A la question de savoir si des lois d'enregistrement locales pourraient nuire à CMP, Daleiden a répondu que

"Chaque enregistrement sur bande que nous avons fait pendant ce projet a été fait dans le respect intégral des lois d'enregistrement locales. La vidéo spécifique du laboratoire de pathologie à la clinique de Planning familial qui a été révélée aujourd'hui [mardi], et qui a été faite à Denver, dans le Colorado, a été réalisée avec le consentement des participants."

Posté le 30 juillet 2015 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent

29 juillet 2015

La presse rugit comme un seul homme

... parce qu'une équipe du Planning familial américain a été filmée en train de disséquer un petit bébé avorté de 11 semaines, tout en discutant du prix qu'elle pourrait en obtenir ?

... parce qu'illustrant parfaitement "l'esprit du 11 janvier", les survivants de Charlie Hebdo réclament dans leur dernière Une la mort de Vincent Lambert et la survie de l'émission des Guignols ?

Non, la presse mondiale a sonné l’hallali contre un monomaniaque de la chasse qui s'est cru autorisé à tuer un lion célèbre du Zimbabwe.

Posté le 29 juillet 2015 à 22h47 par Louise Tudy | Lien permanent

Proposition de loi pour couper les subventions au Planning familial

Suite au scandale révélé par Lifesitenews sur la vente d'organes de foetus humains avortés par le Planning familial, les sénateurs républicains ont monté un groupe de réflexion chargé de constituer une proposition de loi visant à restreindre les subventions fédérales versées au planning familial.

Cette proposition de loi, portée par le sénateur Rand Paul, doit permettre qu’

« aucune subvention fédérale ne soit plus versé au planning familial américain ni à aucune de ses filiales ». 

Le sénateur ajoute :

 « La grande nouvelle du jour est qu’il y aura un vote concernant la suspension des subventions versées au planning familial ».

Il est probable que la proposition prévoie de suspendre les versements fait au planning familial pour les verser à d’autres groupes et organisations œuvrant pour la santé des femmes.

Posté le 29 juillet 2015 à 22h16 par Michel Janva | Lien permanent

Trafic d'organes de bébés avortés : le Planning familial américain accusé par une troisième vidéo et visé par 10 enquêtes

14 juillet : après 30 mois d'infiltration, The Center for Medical Progress publie une première vidéo accusant le Planning familial américain (qui gère des avortoirs), de vendre des organes de bébés avortés et de pratiquer, dans certains cas, des avortements par naissance partielle pour s'assurer de récupérer ces organes intacts. Elle peut être vue, sous-titrée en français, ici.

17 juillet : la commission des affaires énergétiques et commerciales de la Chambre des représentants convoque la directrice générale des services médicaux du Planning familial, mise en cause dans la vidéo. L'organisation refuse que ce soit ce médecin qui soit auditionné et affirme rester dans le cadre de la loi, qui autorise le don d'organes de foetus pour la recherche médicale, et non leur vente. Les prix indiqués ne correspondraient qu'au dédommagement des frais médicaux et de transports.

21 juillet : deuxième vidéo, dans laquelle une responsable du Planning familial américain négocie le prix d'organes de bébés avortés. La vidéo vient d'être sous-titrée en français. La voici :

 

En l'espace de deux semaines, des membres du Congrès ainsi que neuf Etats américains annoncent avoir lancé une enquête visant l'organisation.

28 juillet : troisième vidéo. On y voit la tarification pratiquée par une société servant d'intermédiaire entre une branche régionale du Planning familial et le monde de la recherche. Le prospectus d'une société concurrente vante quant à lui les "profits" que feront les avortoirs s'ils lui fournissent des organes. Ce que confirme une jeune femme, employée six mois dans cette entreprise. Elle décrit ce que fut son travail : identifier les femmes enceintes, hospitalisées dans un avortoir du Planning familial, qui répondaient aux critères pour les commandes et récolter les organes de foetus après leur avortement.

Une autre séquence montre la vice-présidente du Planning familial des Montagnes rocheuses superviser la dissection d'un foetus et donner sa préférence pour un paiement par organe.

Voici cette troisième vidéo, en anglais pour l'instant. Attention, les images sont choquantes :

 

Posté le 29 juillet 2015 à 01h51 par Louise Tudy | Lien permanent

27 juillet 2015

La vidéo qui accuse le Planning familial de trafic d'organes de bébés

Désormais sous-titrée en français :

Posté le 27 juillet 2015 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2015

Encore une bonne nouvelle pro-vie

PNous avons évoqué ce petit pas contre l'avortement réalisé par les députés portugais, faisant payer l'acte et obligeant les femmes à avoir un entretien psychologique et social avant de commettre l'irréparable. Des mesures qui rendent fous les militants pro-mort, comme les Jeunes Socialistes français qui dénoncent dans un communiqué cette loi restreignant l’accès des femmes à l’avortement. Lorsque l'Espagne avait fait mine de tenter de revenir sur la loi pro-avortement, toute l'Europe pro-mort s'était mobilisée et avait obtenu un abandon du projet.

Les députés portugais ont compris la leçon et ont été plus discrets. Les jeunes du PS sont furieux  :

"Les réactionnaires s'obstinent, partout en Europe, à vouloir choisir pour les femmes comment elles doivent disposer de leur corps."

"Les Portugaises pouvaient avorter librement et gratuitement. Dorénavant, elles devront payer tous les actes médicaux liés à l’interruption de grossesse, et se soumettre à des entretiens préalables qui visent ni plus ni moins à les empêcher d’avorter (en détaillant les allocations auxquelles elles pourraient prétendre en cas de naissance).

Cette décision vient à la suite de nombreuses autres menaces qui pèsent sur l’avortement en Europe. Lors du passage au Sénat de la Loi Santé en France, les réactionnaires se sont opposés à la suppression du délai de réflexion imposé aux femmes avant un IVG. L’Espagne a restreint l’accès à l’avortement pour les mineures. L’Irlande continue de l’interdire, condamnant ainsi des femmes littéralement à mort. En Italie, 70% des médecins utilisent l’objection de conscience pour ne pas pratiquer d’avortement. En Hongrie, le gouvernement finance des campagnes anti-avortement tandis que Malte l’interdit en toutes circonstances."

C'est là que l'on constate que la résistance pro-vie s'organise et est capable de regagner du terrain. Hier dans L'Obs, un journaliste écrivait que le milieu pro-vie était en déclin en France (alors que la Marche pour la vie de janvier connaît un regain d'affluence depuis 2 ans...). C'est passer sou silence le rejet par le Sénat des mesures libéralisant plus l'avortement ou encore le sauvetage de Vincent Lambert.

Posté le 25 juillet 2015 à 14h34 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : des femmes pour le maintien du délai de réflexion obligatoire

Le délai de réflexion avant un avortement est un des sujets du projet de loi santé, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. Gènéthique a sollicité des femmes qui ont accepté de partager leur expérience et ont donné leur témoignage en répondant à un questionnaire en ligne. Alors que la commission des affaires du Sénat vient de relancer le débat en supprimant cet article, Gènéthique restitue leur parole. Elles sont 64 à avoir répondu. La moyenne d’âge de ces femmes est de 26 ans. La plus âgée a 67 ans, la plus jeune 16 ans. L’une d’elle a du avorter à 14 ans. Si l’échantillon n’a pas de valeur représentative, cette consultation donne cependant sa place dans ce débat à la parole de femmes directement concernées par l’avortement et qui se disent en majorité favorables au maintien du délai de réflexion obligatoire.

Plusieurs expliquent qu’il est même trop court. L’une d’elle raconte :

A« J'y ai été forcée par ma famille et je pense que si le délai avait été plus long j'aurais pu réussir à m'organiser pour garder cet enfant, ou du moins réussir à me battre contre ma famille ».

Une autre précise :

« C'est trop court et avec la pression des familles et du compagnon, il faudrait qu'on nous écoute plus car c'est nous qui en souffrons après »

Une troisième, qui n’a pas bénéficié du délai de réflexion, explique :

« Car à l'heure d'aujourd'hui je serai sûrement maman ».

Elles légitiment l’opportunité de ce délai en évoquant souvent leur souffrance après l’avortement : 

« Je suis allée au bout du processus d'avortement... Je l'ai regretté aussitôt... Ça fait deux ans... Je ne m'en suis toujours pas remise, je pleure mon enfant que j'ai tué... Je donnerai tout pour revenir en arrière et le garder... » « J’ai avorté (…), mais j’ai encore du mal à dormir et pourtant cela fait 3 ans et demi ».

Une femme raconte :

« Je n’ai eu que 2 jours de réflexion. En septembre 2008, j'ai arrêté la pilule. Je n’arrive plus à tomber enceinte ».

A fortiori, l’une d’elle explique que ce délai lui a permis « d’éviter de faire la plus grosse erreur de ma vie », tandis qu’une autre ajoute :

« Sans cette réflexion à l'heure d'aujourd'hui je n'aurais pas mon bébé, c'est une longue semaine certes mais pour les femmes qui doutent, elle est importante ! ».

« Certains membres de ma famille me mettaient la pression. Grâce à ces 7 jours, j'ai trouvé la force de les affronter et de refuser d'avorter. »

« J'ai changé d'avis. Après le choc de la nouvelle, cette période m'a permis de revoir la situation et de comprendre qu'il est possible de garder cet enfant. »

Si certaines estiment que ce délai est inutile, plusieurs femmes, qui n’ont pas pu en bénéficier expriment leurs regrets :

« J'ai eu un rendez-vous pour une ordonnance de prise de sang pour le groupe sanguin et le lendemain, on m'a donné le traitement. Je regrette énormément. J'aurais aimé avoir du temps car c’est très dur. J'aurais pu réfléchir et dire non à ceux qui m'y ont amenée ».

« Avec le recul, je pense que si j’avais eu le délai légal, je ne l’aurais pas fait ».

La plupart des femmes qui ont répondu au questionnaire disent qu’elles ont avorté. Une décision souvent contrainte : si 12 femmes considèrent que l’avortement était « une  évidence, cette grossesse n’était ni prévue, ni désirée », et pour 5 autres, juste « une alternative possible », 33 d’entre elles expliquent que l’avortement a été « une réponse douloureuse à une situation sans issue ». Et elles sont 19 à exprimer que cette solution n’était pas la leur, mais « la réponse qui m’était imposée ».

Elles racontent :

  • « Sous pression j'ai avorté ».
  • « C’est ma mère qui a décidé l’avortement »,
  • « j'ai décidé, à bout de lutte contre le père de l’embryon et ma mère, d'accepter l'Ivg médicamenteuse ». 
  • « J'ai été contrainte de subir une IVG médicamenteuse. On m’a imposé de ne pas le garder ».
  • « J'ai décidé d'avorter à cause de mes proches car ils me rabaissaient tous en me disant : ‘T’as que 14 ans, tu vas niquer ta vie, t'es encore a l'école et tout’. Mais pour moi dans ma tête, je m'en foutais, j'étais prête à le garder et à assumer ».

Au terme de cette enquête, il apparaît que les femmes sont loin de demander prioritairement des facilités d’accès à l’avortement, en supprimant par exemple le délai de réflexion entre les deux rendez-vous. Bon nombre d’entre elles regrettent d’avoir été au bout de la démarche, elles regrettent d’avoir avorté. Elles reposent la seule vraie question qui soit quand une grossesse non désirée s’annonce : comment aider, accompagner ces femmes pour qu’elles puissent accueillir l’enfant qu’elles portent ? 40 ans après le vote de la loi Veil, cette question essentielle, qui était et qui demeure une obligation légale introduite dans la loi, est restée lettre morte et n’a fait l’objet d’aucune proposition politique.

Posté le 25 juillet 2015 à 14h14 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2015

Avortement, recherche sur l'embryon, don d'organes : le projet de loi Santé profondément remanié en commission du Sénat

Alliance Vita fait le point sur les principales modifications apportées hier au projet de loi Santé par la commission des affaires sociales du Sénat :

  • Avortement :

"Sur l’IVG, la mesure emblématique visant à supprimer le délai de réflexion de sept jours a été écartée (art. 17 bis).  Ont été également annulées : la possibilité de pratiquer des IVG instrumentales par les centres de santé (art. 16 bis), ou des IVG médicamenteuses par les sages-femmes (art. 31), ainsi que les dispositions concernant les contrats d’objectifs conclus entre les Agences régionales de santé (ARS) et les établissements de santé pour l’accès à l’IVG (art.38 al 34).

  • Consentement présumé au don d'organes

"Sur la mesure visant à renforcer le consentement présumé au don d’organes, les rapporteurs rappellent dans un amendement adopté que “le caractère sensible des sujets de bioéthique justifie que les évolutions législatives en la matière fassent l’objet de larges consultations préalables dans un climat serein. C’est pourquoi la loi de bioéthique prévoit un réexamen périodique qui doit avoir lieu avant 2018 à la suite de la convocation des états-généraux de la bioéthique » (art. 46 ter)."

  • Recherche sur l'embryon

"Concernant la création d’un nouveau régime de recherche sur l’embryon humain pour entrer dans le cadre de l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP), et la recherche sur les gamètes destinées à devenir un embryon, les rapporteurs rappellent qu’elles relèvent également de la révision des lois de bioéthique et suppriment cette disposition qui vise à “répondre à des contentieux en cours devant le Conseil d’Etat » (art. 37).

  • Gouvernement par ordonnances :

"Le projet de loi comprenait un nombre inhabituel d’habilitations du Gouvernement à légiférer par ordonnances. La commission en a restreint le champ, souhaitant préserver la compétence du Parlement, notamment sur le droit applicable aux recherches biomédicales (art. 53)."

  • Refus des soins

"Enfin, à l’article 19, la commission a adopté un amendement confiant au Défenseur des droits, plutôt qu’aux ordres professionnels médicaux, la mission d’évaluer les pratiques de refus de soins."

Le texte devrait être examiné au début de la session extraordinaire du Sénat qui commence le 14 septembre 2015. Marisol Touraine, ministre de la Santé, ayant imposé à ce texte une procédure accélérée (reposant sur une seule lecture dans chaque chambre), il y aura donc probablement ensuite convocation d’une commission mixte paritaire.

Posté le 23 juillet 2015 à 19h14 par Louise Tudy | Lien permanent

Obligation de conseil psychologique et social pour un avortement

ALes députés portugais ont réformé hier soir l'accès à l'avortement en votant un projet de loi « visant à instaurer un ticket modérateur pour les femmes pratiquant une IVG » ainsi qu’une « obligation de conseil psychologique et social et une consultation au planning familial ».

Les partisans de la culture de mort sont furieux et les débats ont été « brièvement interrompus par des membres d’associations des droits des femme ». Le texte a été adopté par les partis de la majorité de centre droit, et a rencontré une forte opposition chez les députés de l’opposition de gauche.

A gauche, on préfère faciliter le commerce d'organes de foetus humains pour se faire de l'argent...

Posté le 23 juillet 2015 à 13h35 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2015

Vente d'organes de bébés avortés : la nouvelle vidéo qui met à mal la défense du Planning familial américain

La semaine dernière, après trois ans d'enquête, The Center for Medical Progress publiait une première vidéo filmée en caméra cachée, datée du 25 juillet 2014, montrant une responsable du Planning familial américain décrire la façon dont elle s'organise pour que les avortoirs gérés par son association fournissent des laboratoires en organes de bébés avortés, dont elle évalue le prix entre 30 et 100 $. La vidéo a secoué les Etats-Unis, non seulement parce que la vente d'organes est interdite, mais également parce que le médecin décrit l'utilisation d'ultrasons au cours des avortements pour garder le foetus intact, ce qui peut laisser penser que certains bébés sont tués au cours de leur naissance (ce que l'on appelle un avortement par naissance partielle), une pratique également punie par la loi. En dehors de ces deux aspects légaux, la vidéo a en outre l'intérêt de déranger les partisans de l'avortement, la conversation filmée montrant d'une façon glaçante qu'il s'agit d'être humains, tués et démembrés.

Depuis, les Républicains ont réclamé une enquête parlementaire. Quand à leur demande de couper les subventions versées à l'association, financée pour un tiers par le gouvernement fédéral, elle a dores et déjà été rejetée par le porte-parole de Barack Obama.

De son côté, le Planning familial américain n'a pas contesté l'authenticité de la vidéo, mais s'est défendu en affirmant qu'il s'agissait de dons de patientes pour faire avancer la recherche, les prix ne correspondant qu'aux frais médicaux et de transport vers les laboratoires. La plupart des journaux français se sont évidemment empressés de lui donner raison.

L'argumentation est mise à mal par une nouvelle vidéo publiée aujourd'hui, toujours tournée en caméra cachée, en février 2015 cette fois. On y voit le Dr Gatter, alors encore présidente du conseil des directeurs médicaux du Planning familial, négocier le prix d'organes de foetus. Celle-ci, après avoir expliqué que l'argent n'est pas sa principale préoccupation, en demande un bon prix, parce que, dit-elle en riant, elle souhaite s'acheter une Lamborghini. La vidéo en anglais est ici :

 

Posté le 21 juillet 2015 à 23h51 par Louise Tudy | Lien permanent

19 juillet 2015

Vous reprendrez bien un peu de foie de foetus ?

Plusieurs médias veulent étouffer le débat éthique suscité par la vidéo montrant une haute responsable du Planning familial américain expliquer comment elle fournit des organes de bébés avortés à des laboratoires. Leur argument ? Le planning familial américain affirme, pour sa défense, que la pratique est légale. Réponse de Koz, dans une tribune publiée sur le Figaro Vox :

"[...] admettons pour les besoins du raisonnement que la pratique soit légale. Je noterais toutefois deux choses: d'une part que le Dr Nucatola, dans la video, laisse elle-même clairement entendre qu'il faut solliciter quelque peu l'interprétation des textes pour s'y juger conforme et, d'autre part, que le fait qu'une pratique soit légale n'a jamais épuisé le débat moral. (...) Il y a donc cette info: le planning familial reconnaît fournir des organes de fœtus avortés à des laboratoires. Notez que je ne dis rien là que de très factuel: c'est leur communiqué de presse, c'est leur défense, c'est admis.

Rien que cela devrait déjà susciter pour le moins un peu d'interrogation.

Mais si l'on creuse un peu, que nous dit-elle et qu'apprend-on?

1) Que le Planning Familial US bénéficie d'une intégration verticale exemplaire, depuis le conseil aux femmes enceintes jusqu'à la valorisation des déchets… mais que cette intégration verticale n'est pas, par elle-même, sujette à quelque interrogation éthique que ce soit ;

2) Que le Planning Familial US s'organise en amont avec des laboratoires pour assurer l'approvisionnement en organes. Il s'enquiert des besoins des laboratoires et se fait fort de leur fournir les organes convoités. Nous parlons bien d'organes: manifestement, il est malséant d'employer ce terme et l'on préférera le mot «tissus», qui est plus joli et nous ferait presque penser à de la soierie. En l'occurrence, il s'agit bien d'extraire des bouts de fœtus: des bras, des jambes, des cœurs, des foies…

3) Qu'il ne s'agit même pas de faire avec le résultat de l'avortement, mais d'organiser l'avortement à cette fin ;

4) Qu'il conviendrait d'analyser la pratique comme un don d'organes. Excusez ma brusquerie,(...) mais il me semble que c'est le seul cas dans lequel on tue le donneur. Sans vouloir être excessivement tatillon, pouvons-nous convenir que cela peut mériter un questionnement éthique?

5) Que le consentement de la mère est suffisant: au stade où nous en sommes, puisqu'on en a déjà dénié l'humanité du fœtus, pourquoi en effet ne pas considérer que ce que la mère donne, ce sont ses propres organes? Même si c'est aberrant et contraire à la réalité. Même si, il m'a semblé comprendre, avec mon peu de connaissance en la matière, qu'elle garde bien tous les siens propres. Bref, le consentement de la partie concernée n'est absolument pas requis ;

6) Que des médecins ont orienté leur savoir-faire non pas pour l'intérêt de la mère (et ne parlons pas de l'enfant: restons convenables) mais dans l'intérêt des laboratoires. Ils apprennent ainsi à réaliser des avortements sous échographie pour, nous dit-on, savoir où poser les forceps et ne pas risquer d'abîmer les organes recherchés ;

7) Que ces médecins, lorsque cela est nécessaire, incitent le fœtus à changer de position pour se présenter de manière plus convenable pour son démembrement. Parce qu'il vaut mieux qu'il se présente par le siège si l'on veut en extraire les jambes ou les organes inférieurs, ou par la tête, si ce sont les organes supérieurs que l'on convoite.

Mais ceci est conforme aux plus hauts standards éthiques du Planning Familial US."

Posté le 19 juillet 2015 à 18h25 par Louise Tudy | Lien permanent

17 juillet 2015

Il faut se battre pour montrer le réel

Il est interdit de montrer Vincent Lambert, de montrer un foetus avorté, de montrer le film Le Cri silencieux à des lycéens, de montrer des enfants porteurs de la trisomie à la TV (dixit le CSA), de montrer les crimes islamistes... Jean-Marie Le Méné estime que la guerre des images fait rage et qu'il faut se battre pour montrer le réel :

"Nos sociétés d’images imposées sont quelquefois piégées par les images rebelles. Car il y a image et image, les permises et les interdites, les citoyennes et les extrémistes, les pieuses et les blasphématoires.

Dans l’affaire du Planning familial américain, pris la main dans le sac à vendre des morceaux de bébés avortés à la recherche médicale, il s’agit d’images prises en caméra cachée, par des militants pro-life, sur un sujet sanctuarisé : l’avortement. C’est dire si nous sommes dans l’interdit, l’extrémisme et le blasphème. C’est dire si ces images sont inconvenantes et suspectes. Mais quand elles arrivent à franchir la ligne de démarcation, comme c’est le cas ici, leur effet est multiplié, tant elles montrent le plus difficile à montrer, ce qui est.

La guerre des images fait rage parce que, contrairement à ce que l’on croit, il faut se battre pour montrer le réel. Le réel, c’est ce qui résiste. En revanche, il est permis tant qu’on voudra – et même recommandé – de montrer des images qui ne présentent que du virtuel ou du maîtrisé idéologiquement. La prétendue civilisation de l’image n’est pas tellement libre.

Quand la fondation Lejeune compare les images respectives d’embryons d’animaux et d’embryons humains, en montrant que les premiers sont mieux protégés que les seconds, elle est traduite devant le Jury de déontologie publicitaire (sic) qui la condamne. Il ne faudrait surtout pas penser que le petit de l’homme est un homme petit au risque de menacer le droit fondamental (re-sic) à l’avortement.

Quand la même fondation coproduit une vidéo qui montre des jeunes trisomiques heureux, elle est traduite devant le CSA, qui prescrit aux chaînes de télévision de ne pas la diffuser. Il ne faudrait surtout pas stigmatiser les mères qui ont décidé d’avorter leur enfant trisomique (re-re-sic).

XVM954f8fd6-0f5f-11e5-9ce2-61814d36ed61Quand ses parents montrent des images de Vincent Lambert qui déglutit, le même CSA exige que le regard de ce jeune homme tétraplégique soit flouté. Il ne faudrait surtout pas qu’on puisse imaginer que l’euthanasie programmée de Vincent Lambert concerne un homme vivant. Alors, dans un geste d’un totalitarisme désespérément classique, il faut retoucher l’image et gommer l’une des rares parties du corps de cet homme qui s’exprime : ses yeux.

C’est pourquoi il faut féliciter les pro-life américains pour leur travail. Ils font penser à ces journalistes historiques qui ont révélé les barbaries du XXe siècle auxquelles personne ne voulait croire. En débusquant les barbaries du XXIe siècle, la banalisation prétendument démocratique de l’homicide aux deux extrémités de la vie, ces corsaires risquent effectivement de donner mauvaise conscience à certains. Tant mieux. La France qui alimente en embryons humains les paillasses des chercheurs ne peut guère pavaner. Cinq des recherches autorisées par l’Agence de la biomédecine (ABM) viennent d’être jugées illégales et annulées, suite aux recours de la fondation Lejeune.

Honneur aux reporters pro-life de la guerre contre la vie humaine."

Posté le 17 juillet 2015 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

16 juillet 2015

Le projet de loi santé examiné en commission au Sénat le 22 juillet

L'examen du projet de loi santé en commission au Sénat doit avoir lieu mercredi 22 juillet. Ce projet a subi un certain nombre de modifications et d’ajouts lors de son passage à l’Assemblée nationale. Gènéthique publie une infographie qui récapitule les dispositions du projet de loi de santé relatives à la bioéthique : l’avortement, au don d’organes et à la recherche sur l’embryon.

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Posté le 16 juillet 2015 à 17h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

14 juillet 2015

Le Planning familial américain coupable de trafic d'organes de bébés avortés ? La vidéo choc qui l'accuse [Add : enquête ouverte]

The Center for Medical Progress a publié une vidéo, filmée en caméra cachée, dans laquelle le Dr Nucatola, directrice générale des services médicaux du Planning familial américain depuis 2009, reconnaît prélever et vendre entre 30 et 100 $, des organes intacts de bébés avortés (le trafic d'organes est passible de 10 ans d'emprisonnement aux Etats-Unis et de 500 000 $ d'amende). D'après les auteurs de la vidéo, il s'agit d'avortements par naissance partielle, une pratique totalement illégale.

Jeanne Smits avait décrit il y a quelques années en quoi consiste un avortement par naissance partielle :

"Cette forme d’avortement, pratiquée à partir du 5e mois de grossesse, consiste à déclencher l’ouverture du col pendant deux jours, à faire naître partiellement l’enfant par le siège, puis à perforer sa tête par le bas du crâne et à aspirer son cerveau avant d’extraire totalement son corps de l’utérus. Le procédé répond à un double objectif : faciliter le passage de la tête, mais aussi s’assurer de la naissance d’un bébé mort."

Tout au long de l'entretien filmé à son insu, le médecin parle d'avortements (où placer son forceps pour récupérer l'organe voulu, quelle partie écraser...) et de parties de corps de bébés à vendre tout en dégustant  sa salade - ses interlocuteurs se sont fait passer pour des acheteurs potentiels et lui ont fixé un rendez-vous au restaurant. La vidéo, reprise par les sites pro-vie américains, commence à faire parler d'elle outre-atlantique et mériterait d'être entièrement traduite et sous-titrée en français. Avis aux amateurs. La voici, en anglais donc :

 

[Add] le résumé d'Yves Daoudal en complément :

"C’est le foie qui est le plus demandé, bien que « beaucoup veuillent des cœurs intacts en ce moment ». Elle reçoit des demandes pour des poumons, et aussi pour des « extrémités inférieures », et elle ne sait pas trop pourquoi, sans doute « pour les tissus musculaires ».

Le seul problème est qu’il faut le faire de façon à qu’on ne dise pas « la clinique vend des tissus et se fait de l’argent avec cela ».

Elle pratique elle-même des avortements à Los Angeles jusqu’à la 24e semaine. Elle explique qu’elle tient une petite réunion chaque matin pour déterminer quelles parties du corps sont demandées (les clients remplissent un formulaire) et quelles sont les « patientes » qui ce jour-là auront des bébés sur lesquels on pourra faire les prélèvements. Ainsi les avorteurs pourront adapter leurs gestes de façon à ne pas endommager les organes à vendre ce jour-là. « Pour cette raison, la plupart des fournisseurs – sic – se font guider par échographie, afin de déterminer où ils vont mettre les forceps. Ils se disent : “Je ne vais pas écraser cette partie, je vais écraser en dessous, et au-dessus, et je vais voir si je peux avoir ça intact.” Certains changent la façon dont le fœtus se présente, de sorte qu’il ne vienne pas par la tête, parce que vous ne pouvez pas obtenir la dilatation suffisante. Si vous le faites à partir de la présentation par le siège, par les jambes, alors vous pouvez finir par avoir le crâne intact. »

La loi fédérale américaine interdit l’avortement par démembrement depuis George Bush, et la vente d’organes. Mais, dit Deborah Nucatola, « les lois sont sujettes à interprétation. Si je vous dis d’emblée que je n’ai pas l’intention de faire cela, ce qui arrive après n’a pas d’importance. »"

[Add 2] : le vice-président en charge de la communication du Planning familial américain ne dément qu'à moitié, en jouant sur les mots :

« dans le domaine de la santé, parfois, les patients veulent donner des tissus pour la recherche scientifique pour aider à faire avancer la recherche, les soins, les traitements. Les femmes qui avortent au Planning Familial ne sont pas différentes. (…) Aucun bénéfice n’est réalisé lors de ces dons de tissus (ie d’embryons). Parfois, certains coûts, comme celui de transporter les tissus vers les meilleurs centres de recherche, sont remboursés. »

Dans la vidéo, le Dr Nucatola parle pourtant bien de vente et non de dons, et d'organes et pas seulement de tissus. Le Gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal, annonce l’ouverture d’une enquête.

Posté le 14 juillet 2015 à 19h36 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (15)

13 juillet 2015

Tuer des enfants, ça rapporte

Le lucratif commerce de l'avortement aux Etats-Unis :

"Planned Parenthood, principal fournisseur d’avortement aux Etats-Unis, est également une entreprise prospère. C’est ce qu’indique les chiffres publiés le 1er juillet dernier par American Life League. Gagner seulement un dollar pour le meurtre d’un ‘homme serait déjà scandaleux, mais les montants des salaires que donne le rapport révèlent la vérité sur un mal enraciné dans l’âme de nombreux pays.

Se basant sur les déclarations de revenus des membres du personnel, le rapport identifie que l’avortement est une entreprise sanglante, mais à revenu élevé. Le salaire annuel moyen d’un PDG à Planned Parenthood est de 186.071,87 $. 87% des salariés gagnent plus de 100.000 $, 37 %, 200 000 $ et 13% plus de 300.000 $. Le PDG de Planned Parenthood, Cecile Richards, reçoit un salaire annuel de 590 000 $pour avorter des êtres humains.

Interrogée sur le rapport d’American Life League, Cecile Richards a déclaré, lors d’une conférence de presse: « C’est de notoriété publique. Il en a toujours été ainsi », ajoutant: » Je travaille dur pour mon salaire et je pense que ce n’est pas un problème. Planned Parenthood de coût-bénéfice est le meilleur fournisseur de services de planification familiale de ce pays. Les milieux de droite font toujours leur possible pour créer des problèmes là où il n’y en a pas.  » Mais la vérité que tait est Richards, c’est que sont 58 millions d’êtres humains qui ont été tués par l’avortement aux États-Unis depuis 1973 (...)"

Pour consulter le bilan financier annuel c'est ici.

Posté le 13 juillet 2015 à 12h20 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

10 juillet 2015

La clause de conscience reconnue pour les pharmaciens

... en Espagne.

En France, un pharmacien peut être condamné s'il refuse de vendre la pilule.

Posté le 10 juillet 2015 à 18h35 par Michel Janva | Lien permanent

La contraception, cela ne fait pas baisser l'avortement

Non seulement la pilule contraceptive provoque 20 décès tous les ans en France, mais on apprend que 2 femmes sur 3 ayant recours à l'avortement utilisaient un "moyen contraceptif n'ayant pas fonctionné".

« Le nombre des IVG, y compris chez les plus jeunes, ne s’explique pas principalement par un défaut de couverture contraceptive (...) ».

Les chercheuses de la DREES notent que les femmes ont également davantage recours à la contraception d’urgence ; depuis 2005, plus d’1 million de pilules du lendemain et du surlendemain sont vendues chaque année.

La mentalité contraceptive, c'est cela qui fait croître l'avortement : c’est l’utopie de la maîtrise parfaite de la fécondité. D’où une propension quasi irrésistible à utiliser l’avortement comme rattrapage contraceptif en cas de grossesse non prévue.

Posté le 10 juillet 2015 à 16h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

09 juillet 2015

229 000 avortements en 2013 en France

Selon les chiffres officiels de la DREES :

"En 2013, 229 000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France, dont 217 000 en Métropole. Leur nombre est relativement stable depuis 2006 et varie peu chaque année. Il enregistre une hausse en 2013, après deux années de légère baisse : il est ainsi passé de 226 100 en 2010 à 222 200 en 2011, et 219 100 en 2012.

Le taux de recours est de 15,6 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en France entière. Les femmes de 20 à 24 ans restent les plus concernées, avec un taux de 28,8. Les taux continuent à décroître chez les moins de 20 ans, avec 9,5 recours pour 1 000 femmes parmi les 15-17 ans (après 10,0 en 2012) et 21,8 parmi les 18-19 ans (après 22,0 en 2012).

Les écarts régionaux perdurent, avec des recours moyens toujours supérieurs à 18 IVG pour 1 000 femmes en Ile-de-France, Provence – Alpes-Côte d’Azur, Corse, Languedoc-Roussillon et dans les DOM.

Les IVG médicamenteuses représentent 49 % des IVG réalisées en établissements et 58 % du total des IVG. Les IVG pratiquées hors établissement représentent 16 % du total des IVG en Métropole et 25 % dans les DOM, où pourtant la pratique des IVG en centres de santé, centres de planification ou d’éducation familiale ne s’est pas répandue."

Posté le 9 juillet 2015 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Défendre la personne handicapée, c'est "morbide"

Selon le Planning familial, qui préfèrerait sans doute que toutes les personnes handicapées soient avortées avant leur naissance.

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Posté le 9 juillet 2015 à 18h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

07 juillet 2015

"Il ne fallait pas faire de fœticide in utero, mais tuer le bébé après qu’il soit né"

Un rapport glaçant de l’European Centre for Law and Justice sur « l’avortement tardif et les infanticides néonataux en Europe » a été publié, en soutien de la pétition qui sera présentée au Bureau de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Injections létales, étouffements, abandons… Tout est mis en œuvre pour que ces bébés – nés vivants au-delà de vingt semaines – meurent rapidement, dans la plus grande indifférence, sans aucune prise en compte de leur souffrance.

« Le plus souvent, les parents ne sont pas informés de la survie de leur enfant et des causes réelles de sa mort ».

Les équipes médicales et paramédicales expliquent que ces pratiques existent depuis de nombreuses années. Mme L. M., ancienne infirmière anesthésiste, rapporte ainsi qu’en 1987, une équipe a laissé un bébé « mourir de froid ». En 1963 déjà, Mme M. J., alors étudiante infirmière, a récupéré un nourrisson encore vivant dans un drap roulé en boule. Avec pour seule consigne de

« le mettre dans un haricot [une cuvette, N.D.L.R.] et d’attendre ». « Nous étions là pour le regarder, ce petit être vivant, lui parler et caresser son petit corps pendant 45 minutes. […] Il s’est finalement arrêté de respirer et nous l’avons laissé sur le plateau»

Selon une étude menée en 2000, 73 % des médecins français en néonatologie déclareraient qu’ils ont dans leur carrière administré aux nouveau-nés des produits médicamenteux pour les tuer. M. X. B., médecin, alors qu’il était externe, raconte avoir entendu le chef de service de génétique du CHU entrer

« dans une sorte de fureur, en demandant combien de fois il devrait dire qu’il ne fallait pas faire de fœticide in utero, mais tuer le bébé après qu’il soit né ».

Une étude publiée au Royaume-Uni en 2007, dans le British Journal of Obstetrics and Gynaecology a conclu qu’environ un avortement sur trente au-delà de seize semaines de gestation donne lieu à la naissance d’un enfant vivant. À vingt-trois semaines, le taux d’enfants vivants atteint 9,7 %. Selon une sage-femme suédoise, la proportion atteindrait même 25 %.

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, rappelle qu’un

« bébé prématuré, même né lors d’une tentative d’avortement tardif, est un être humain et doit bénéficier de soins et du droit à la vie comme tout être humain ».

Le comité des affaires juridiques et des droits de l’homme de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a émis le 23 juin un avis négatif, au motif que le sujet serait « trop sensible », pourrait questionner l’avortement, et diviser l’Assemblée. La décision du Bureau de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe est attendue pour le 31 août 2015.

Posté le 7 juillet 2015 à 22h39 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2015

Numéro 100 de la Lettre de Choisir la Vie

L'éditorial est signé Cécile Edel :

326-clv-lettre100-1"Voici donc le numéro 100 du bulletin de Choisir la Vie... 100... chiffre tellement symbolique et significatif !

Le numéro 1 est paru au moment de la création de l’association, appelée alors AOCPA (Association pour l’Objection de Conscience à toute Participation à l’Avortement). C’était en 1985.

Et, depuis 33 ans, jamais Choisir la Vie n’a cessé de publier cette lettre, malgré les tempêtes et bouleversements qui ont pu jalonner toutes ces années, en particulier la disparition soudaine de son fondateur et président en 2002 : Michel Raoult.

Ce bulletin est ainsi à l’image de notre association, qui a traversé plus d’un tiers de siècle, sans jamais cesser de se battre contre ce drame terrifiant qu’est l’avortement, en gardant toujours la même ligne, toujours le même cap, le même sommet.

Et pourtant, en 33 ans... que de changements à tous les niveaux : tant au niveau technologique, qu’aux niveaux législatif et malheureusement sociétal.

Pour agir plus efficacement au service de la Vie, pour pouvoir continuer d’œuvrer et de témoigner, nous avons souhaité nous adapter aux techniques modernes, aux nouveaux moyens de communiquer et d’agir, comme en témoigne notre bulletin, qui a évolué dans sa forme, mais qui, sur le fond, révèle que jamais nous n’avons trahi et jamais nous ne nous sommes égarés.

Sensibiliser, accompagner, résister : 3 mots qui ont guidé nos actions depuis 33 ans, 3 mots qui, nous l’espérons, ont pu sauver et sauveront encore des vies.

Si nous sommes arrivés jusque-là, en gardant la même détermination, la même espérance, la même ardeur au combat, c’est en grande partie grâce à vous, à votre fidélité, à votre soutien, et je profite de ce numéro 100 pour vous en remercier chaleureusement.

Face aux défis actuels de notre civilisation, toujours plus grands, plus que jamais, nous avons besoin de vous, de votre engagement à nos côtés. Nul n’est inutile dans ce combat et chacun, selon sa personnalité, son expérience, ses talents, peut apporter sa pierre à l’édifice. Nous en sommes convaincus !

Le 24 janvier 2016, la prochaine Marche pour la Vie aura lieu à Paris. Nous comptons sur chacun d’entre vous pour y participer, pour en parler autour de vous et pour nous aider, si vous le pouvez, dans l’organisation de ce grand rendez-vous, devenu incontournable, des défenseurs de toute vie humaine.

Tant que nous continuerons à nous battre, gardez la certitude que les adversaires de la Vie ne verront pas leur victoire !"

Vous pouvez le commander gratuitement en envoyant un mail à info@choisirlavie.fr ou bénéficier également d'offres spéciales 100ème numéro.

Posté le 2 juillet 2015 à 07h20 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

01 juillet 2015

Choisir La Vie a besoin de vous

Choisir la vie, association pour le Respect de la Vie, fondée en 1982 pour faire obstacle à la culture de mort et promouvoir  un ensemble de mesures protectrices de l’enfant à naître, de la mère et de la famille. Elle est chaque année pilote pour l'organisation de la Marche pour la Vie à Paris et est dirigée par Cécile Edel. Elle communique :

Cecile_edel_200"Dans le cadre de son fort développement, Choisir la Vie continue son recrutement de bénévoles. Nous recherchons en particuliers trois personnes pour occuper les postes suivants :

1 animateur des antennes locales

L’animateur des antennes locales est membre du bureau de Choisir la Vie. Véritable courroie de transmission entre le national et les antennes locales dans les régions, il/elle veille :

  • à assurer la communication des informations auprès des associations partenaires du réseau de Choisir la Vie et des antennes locales,
  • à proposer la démultiplication des actions dans les régions,
  • à étendre le réseau des relais locaux dans les régions,
  • à apporter son soutien aux actions locales en transmettant les initiatives au bureau national qui proposera ensuite des aides concrètes aux délégations (matérielles et financières entre autre),
  • à animer une réunion par conférence téléphonique tous les deux mois pour maintenir la cohésion des antennes locales.

1 animateur de réseaux sociaux

L’animateur des réseaux sociaux est le bras droit du responsable informatique de Choisir La Vie. Il/elle est membre du bureau de Choisir la Vie. Il/elle veille :

  • à maintenir une bonne activité en postant des informations sur les différents comptes des réseaux sociaux de Choisir La Vie (Tweeter, Facebook),
  • à recruter de nouveaux abonnés sur les réseaux sociaux de Choisir la Vie,
  • à maintenir à jour un des sites de la Choisir la Vie et de la Marche pour la Vie,
  • à recruter des membres actifs dans la communauté des amis de Choisir la Vie pour diffuser l’information de la défense de la Vie.

1 responsable Approvisionnement

Logo-choisirvie_1Le responsable approvisionnement est membre du bureau de Choisir la Vie. Sous la responsabilité du trésorier, il/elle est en chargé de :

  • la veille des parutions des ouvrages, hors séries des revues amies (Famille Chrétienne, Homme nouveau, …) et autres publications en rapport avec la défense de la Vie,
  • de proposer au trésorier et à la présidente la liste et la quantité des achats,
  • de les commander et les faire livrer au siège de l’association,
  • de mettre en vente des ouvrages sur les sites internet de l’association, en liaison avec le responsable de l’informatique,
  • de mettre à disposition ces ouvrages à la vente, soit directement, soit par l’intermédiaire de membres de Choisir la Vie, sur les différents stands que l’association peut tenir tout au long de l’année,
  • de réapprovisionner les ouvrages en rupture de stock.

Contact ici ou 01 45 53 56 80 - E-mail : info@choisirlavie.fr

Posté le 1 juillet 2015 à 20h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

29 juin 2015

Suisse : Mgr Morerod participera à une marche pour la vie

Et cela perturbe le quotidien Le Matin :

"Le temps de grâce est terminé pour Mgr Morerod, évêque de Vaud, Fribourg et Genève. Autrefois loué pour ses apparitions décontractées et humoristiques, voilà le religieux devenu trop «popu», trop maladroitement loufoque, aux yeux de certains croyants. Pire, son humour bon enfant cache de moins en moins la raideur de ses conceptions en matière de morale.

Après La Liberté jeudi, c’était hier au tour de la SonntagsZeitung de s’intéresser à cette apparente contradiction du personnage. On y apprend que le dominicain, après avoir annoncé le contraire, participera bel et bien à une marche anti-avortement en septembre à Zurich. L’évêque prononcera même un discours lors de l'événement, qui réunira les mouvements chrétiens conservateurs suisses. Pour les organisateurs, cette visite représente une montée en grade puisque lors de la dernière édition, en 2013, l’évêque auxiliaire de Zurich, Marian Eleganti, était la plus haute autorité catholique présente.

Cette participation est-elle de nature à durcir encore l’image de Mgr Morerod? C’est ce que redoutent certains, au sein de l’Eglise, qui n’hésitaient pas à évoquer hier une décision «tactiquement malhabile», même si la lutte contre l’avortement s’inscrit dans la droite ligne du Vatican. Rappelons cependant que Charles Morerod commence à enchaîner les sorties polémiques: en novembre 2014, il avait par exemple publié une prise de position remarquée contre la communion eucharistique (ndlr: interconfessionnelle). [...]"

Posté le 29 juin 2015 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Pierre Coffe traumatisé par la mort de son fils... lors d'un avortement

Le 22 juin, Jean-Pierre Coffe était l'invité de Toute une Histoire, émission présentée par Sophie Davant. Celui-ci a évoqué non sans émotion, la perte de son fils, alors qu'il n'était même pas né. Le chroniqueur culinaire évoque son ex-compagne, qui ne paraissait pas être très enjouée à l'idée d'avoir un enfant :

"J'ai appris un jour que ma femme était enceinte et je ne l'ai pas trouvée si réjouie que ça je pensais que ça allait être une fête formidable, qu'on allait déboucher le champagne, fêter ça, pour moi c'était une fête joyeuse. Pas pour elle. Je ne voyais rien qui la réjouissait d'avoir un enfant et rien qui ne se préparait. (...) On a eu cinq, six mois de grossesse comme ça qui ont été extrêmement pénibles."

Jean-Pierre Coffe ne comprend toujours pas pourquoi son ex-femme a refusé cet enfant :

"Pourquoi ? Je n'en sais rien. Peut être finalement, mais ça c'est que je pense maintenant, parce que depuis la sortie de mon livre je ne fais que repenser à ça, (...) avait-elle déjà quelqu'un dans sa vie, peut être que cet enfant n'était pas de moi je n'en sais rien. Toutes les hypothèses sont possibles dans ce cas-la."

Il évoque ensuite ce jour terrible où son ex-compagne a décidé d'avorter, seule, sans le prévenir :

"Un jour (...) sept mois à peu près après le début de la grossesse, je rentre chez moi, l'appartement est dans un calme total, et pourtant bizarrement j'entends des gémissements, quelque chose paraît louche. Je m'avance, traverse la chambre, la porte de la salle de bain est ouverte et je vois ma femme dans une espèce de mare de sang. (...) Le Samu est arrivé, on l'a transportée en ambulance et on ne voulait pas que je la voie. Je suis resté pour nettoyer, il y avait du sang partout, et j'ai découvert un petit tuyau, l'ustensile dont se servaient les faiseuses d'anges quand avorter était interdit. C'était un acte volontaire, un avortement voulu, et pas une fausse couche. Et là effectivement tout s'écroule. Comment voulez-vous que le couple résiste à ça ! J'avais l'impression d'avoir été trahi et je ne connaissais pas les raisons de cet acte volontaire ! J'ai été dans une extrême colère... Je pense que j'aurais pu faire une connerie."

Un épisode traumatisant, qui selon Jean-Pierre Coffe, expliquerait pourquoi il n'a pas d'enfant aujourd'hui:

"Les circonstances ont fait que je n'ai pas pu, ou eu envie [de] refaire des enfants et finalement ça m'a manqué toute ma vie et quand je vois des jeunes enfants même si ce ne sont pas les miens je suis malgré tout très bouleversé."

Le traumatisme post-avortement touche également les hommes.

Posté le 29 juin 2015 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent

Propagande abortive à l'épreuve du Brevet

Le sujet de l'épreuve "Prévention Santé Environnement" du Brevet était :

"Samedi matin, Amandine rejoint sa cousine Margaux qu’elle trouve en larmes. Elle lui confie qu’hier soir, elle a eu un rapport sexuel non protégé avec Tom, son petit ami. Elle est inquiète car elle n’utilise aucun moyen de contraception."

Parmi les questions, l'élève devait indiquer à l'aide d'un document faisant la promotion des centres de planification :

  • une structure où Margaux peut s’adresser gratuitement
  • la méthode qui peut lui être proposée.
  • le délai recommandé.

Posté le 29 juin 2015 à 16h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

28 juin 2015

Plus de deux tiers des médecins refusent de pratiquer l'avortement

... en Italie. Résultat, le nombre d'avortements ne cesse de baisser, passant de 233 976 en 1983 à 111 415 en 2011, selon des chiffres du ministère de la Santé.

Et selon Marina Toschi, gynécologue à Milan, ce n'est pas fini :

"La jeune génération s'en fout ! Les femmes n'ont pas eu à se battre pour la pilule, pour l'avortement... Ca les fatigue de faire le sale boulot. Nous [les gynécologues pratiquant l'avortement] partons toutes à la retraite dans quelques années, qui va prendre notre place et faire ces avortements ?

Posté le 28 juin 2015 à 19h55 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2015

"Assassinats contraceptifs"

Nous avions les avortements effectués dans un esprit contraceptif, nous avons maintenant les assassinats de nouveaux-nés effectués dans un esprit contraceptif :

"Dominique Cottrez comparaît jeudi devant les assises du Nord pour avoir étranglé dans le secret huit bébés à la naissance. Des crimes qualifiés par certains d'assassinats contraceptifs mais qui, pour d'autres, traduisent la solitude et le désespoir d'une mère."

Une appellation qui montre que la mentalité contraceptive est à la source de l'avortement et que c'est fort logiquement que la légalisation de la pilule a mené à celle du crime de l'enfant à naître.

Posté le 25 juin 2015 à 10h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Le drone de la mort

Lu sur Gènéthique :

"Le 27 juin, l’association hollandaise Woman on Waves, qui œuvre pour favoriser l’accès à l’avortement et pour promouvoir sa légalisation en Europe, fera décoller depuis Francfort un drone qui « acheminera des pilules abortives » en Pologne, ou l’avortement n’est pas légal."

Posté le 25 juin 2015 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2015

La puce contraceptive

Lu sur Gènéthique :

"La fondation Bill Gates a fait don d’une subvention de 5 millions de dollars à un centre de recherche de l’Oregon afin de créer une pilule contraceptive unique qui serait à la base d’une nouvelle méthode contraceptive « à la fois sûre et longue dans le temps ».

Cette pilule s’adresserait notamment aux « femmes qui ont déjà assez d’enfants où qui ne désirent pas en avoir » et permettrait « d’en finir avec la pilule journalière, les préservatifs et les changements réguliers d’implants ». « Notre but est très simple : faire de chaque grossesse un événement prévu et voulu » a déclaré le gynécologue Jeffrey Jensen, chef du département de recherche à l’Oregon Health and Science University.

La fondation Bill Gates subventionne également à hauteur de 6,7 millions de dollars un projet de développement de micro-implants permettant de « délivrer ou non la substance contraceptive en temps voulu et qui pourrait durer jusqu’à 16 ans ». La puce fonctionne en injectant chaque jour 30 microgrammes d’une substance hormonale dans le flux sanguin grâce à une minuscule charge électrique. « L’avantage de cette solution comparée à une solution définitive est que la contraception peut être arrêtée à tout moment » explique Robert Farra, président de MicrosoftCHIPS et chercheur au MIT. Il précise que « la possibilité d’activer ou non la puce permet une certaine flexibilité pour ceux qui veulent planifier leur famille »."

Une micropuce qui injecte chaque jour une substance dans le sang, c'est encore très certainement très écolo et sans danger...

Posté le 22 juin 2015 à 18h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

"Le sens de l'histoire" selon Pierre Bergé

Avec ce genre de tweet, il va nous rendre favorables à l'euthanasie...

Posté le 22 juin 2015 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)

19 juin 2015

Avortement tardif et infanticide : des témoignages bouleversants de médecins et de sages-femmes

De Grégor Puppinck, Directeur de l'ECLJ :

"À l’approche des débats au Conseil de l’Europe sur la Pétition pour les droits des nouveau-nés survivants à leur avortement, signée par plus de 200.000 personnes, des médecins et des sages-femmes osent témoigner de la façon dont ces enfants sont abandonnés à la mort, sans soin, ou tués par injection létale, en toute illégalité. Ils témoignent aussi du malaise du personnel médical. Ils révèlent que le plus souvent les parents ne sont pas informés de la survie de leur enfant et des causes réelles de sa mort. Parfois même le nouveau-né est tué seulement parce que porteur d’un handicape, afin de « préserver » ses parents.

Nous invitons les médecins, sages-femmes et  infirmières à continuer de témoigner de cette réalité pour convaincre les responsables politiques et la société de prendre des mesures pour respecter ces enfants et leur famille.

Un bébé prématuré, même né lors d’une tentative d’avortement tardif, est un être humain et doit bénéficier de soins et du droit à la vie comme tout être humain.

L’ECLJ remettra un rapport contenant témoignages et statistiques aux députés du Conseil de l’Europe. Adressez-nous votre témoignage ; nous pouvons préserver votre anonymat si vous le souhaitez (ecljofficiel@gmail.com )"

Voici un exemple de témoignage qui sera remis au Conseil de l’Europe.

 « Je suis médecin depuis 8 ans. Voici deux témoignages datant de mes études, le premier alors que j’étais étudiante, le deuxième pendant mon internat.

- Lors d’une garde en salle d’accouchement, une femme était en travail dans le cadre d’une ITG à 5 mois de grossesse [interruption thérapeutique de grossesse]. L’accouchement est imminent, l’interne de gynécologie se prépare. Le gynécologue sénior de garde qui s’apprête à regagner son lit, s’approche de l’interne et lui dit à voix basse, mais suffisamment fort pour que je l’entende : «  si l’enfant respire à l’arrivée, tu appuies fort ici sur la trachée jusqu’à ce qu’il arrête totalement de respirer » et se tournant vers moi : «  et toi, tu n’as rien entendu ».

- Nouvelle nuit de garde, mais en pédiatrie cette fois. Je suis interne aux urgences pédiatriques. Le pédiatre sénior de garde me téléphone et me demande de le rejoindre en salle de réanimation néonatale juxtaposée aux salles d’accouchement. Un enfant qui vient tout juste de naître y est intubé et ventilé. Il présente des défaillances multi viscérales et le morphotype d’un enfant porteur de trisomie 21 (aucun de ces signes n’avaient été mis en évidence lors des échographies prénatales). Mon chef me demande de lui dire à quoi me fait penser le faciès de ce bébé. Après ma réponse, il demande à l’anesthésiste présent s’il reste du produit de péridurale de la mère, ce qui est le cas. Il le prend et l’injecte alors à l’enfant qui meurt en une à deux minutes, seul. Pendant qu’il agonisait, les deux médecins discutaient, sans aucune gêne ni aucun regard pour ce bébé. Quant aux parents, ils n’ont été informés de l’état de santé de leur enfant qu’après sa mort ! »

Entre le 23 et le 26 juin, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe se prononcera sur l’opportunité de nommer un rapporteur sur cette question.

La pétition demande à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe :

1. D’enquêter et de faire rapport sur la situation des enfants nés vivants durant leur avortement.

2. De réaffirmer que tous les êtres humains nés vivants ont le même droit à la vie garanti par l'article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme, et que tous les êtres humains devraient bénéficier de soins de santé appropriés et nécessaires sans discrimination fondée sur les circonstances de leur naissance, conformément aux articles 3, 8 et 14 de cette même Convention.

3. De recommander aux États membres de prendre en compte le seuil de viabilité des fœtus humains dans leur législation relative à l’interruption de grossesse.

Consulter ici le texte de la pétition remis à l’Assemblée.

Le dossier complet contenant notamment l’ensemble des témoignages sera disponible en Français le 23 juin.

Posté le 19 juin 2015 à 11h40 par Michel Janva | Lien permanent

18 juin 2015

Ces "écologistes" qui ne respectent pas l'embryon humain

N° 136 de l'encyclique :

"D’autre part, il est préoccupant que certains mouvements écologistes qui défendent l’intégrité de l’environnement et exigent avec raison certaines limites à la recherche scientifique, n’appliquent pas parfois ces mêmes principes à la vie humaine. En général, on justifie le dépassement de toutes les limites quand on fait des expérimentations sur les embryons humains vivants. On oublie que la valeur inaliénable de l’être humain va bien au-delà de son degré de développement. Du reste, quand la technique ignore les grands principes éthiques, elle finit par considérer comme légitime n’importe quelle pratique. Comme nous l’avons vu dans ce chapitre, la technique séparée de l’éthique sera difficilement capable d’autolimiter son propre pouvoir."

Posté le 18 juin 2015 à 23h19 par Michel Janva | Lien permanent

"La défense de la nature n’est pas compatible avec la justification de l’avortement"

Extrait de l'encyclique (pour vous donner envie d'en lire l'intégralité) :

"Si la crise écologique est l’éclosion ou une manifestation extérieure de la crise éthique, culturelle et spirituelle de la modernité, nous ne pouvons pas prétendre soigner notre relation à la nature et à l’environnement sans assainir toutes les relations fondamentales de l’être humain. Quand la pensée chrétienne revendique une valeur particulière pour l’être humain supérieure à celle des autres créatures, cela donne lieu à une valorisation de chaque personne humaine, et entraîne la reconnaissance de l’autre. L’ouverture à un “ tu ” capable de connaître, d’aimer, et de dialoguer continue d’être la grande noblesse de la personne humaine. C’est pourquoi, pour une relation convenable avec le monde créé, il n’est pas nécessaire d’affaiblir la dimension sociale de l’être humain ni sa dimension transcendante, son ouverture au “ Tu ” divin. En effet, on ne peut pas envisager une relation avec l’environnement isolée de la relation avec les autres personnes et avec Dieu. Ce serait un individualisme romantique, déguisé en beauté écologique, et un enfermement asphyxiant dans l’immanence.

Puisque tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement. Un chemin éducatif pour accueillir les personnes faibles de notre entourage, qui parfois dérangent et sont inopportunes, ne semble pas praticable si l’on ne protège pas l’embryon humain, même si sa venue cause de la gêne et des difficultés : « Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil d’une nouvelle vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent »." [n°119-120]

Posté le 18 juin 2015 à 18h03 par Michel Janva | Lien permanent

16 juin 2015

Les docteurs lui ont conseillé l'avortement...

Heureusement que la maman a refusé :

"Cette belle histoire a failli virer au cauchemar ! Il y a un an, cette maman s'est battue contre l'avis des médecins pour sauver son fils prématuré, né à 25 semaines. La suite magnifique aura bien récompensé son courage...

Mhari Moris vivait un conte de fée : enceinte de l'homme qu'elle aime elle venait d'apprendre qu'elle attendait un garçon en parfaite santé. Alors à sa 20ème semaine de grossesse, elle a tout à coup perdu les eaux. C'est à ce moment là que l'histoire a basculé...La première réaction des docteurs a dévasté les jeunes parents. Leur fils n'était pas considéré comme un bébé mais comme un "fœtus non-viable" confesse douloureusement la jeune maman. Les docteurs lui ont même conseillé l'avortement.

Mais Mhari a refusé et cinq semaines plus tard elle a finalement accouché de son grand prématuré. Plus petit que la main de son père à sa naissance, contre toute attente, le petit Jett est aujourd'hui en parfaite santé. Si Jett Moris a pu souffler sa première bougie cette année, c'est grâce à l'amour de sa maman qui a cru en lui."

Posté le 16 juin 2015 à 08h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

L'avortement pour sélectionner le sexe de son enfant

Alors que les idéologues du planning familial continuent de mentir en prétendant qu' "aucune femme n'utilise l'avortement comme moyen de contraception" et invoquent des raisons qui ne relèvent visiblement pas d'une grande détresse "Certaines s'estiment trop jeunes, d'autres ont déjà eu plusieurs enfants, la question financière entre aussi en jeu", on apprend qu'en Espagne l'usage de l'avortement sexo-sélectif au sein de la communauté indo-espagnole serait particulièrement développé :

"En Espagne, le nombre des naissances de garçons dépasse celui des filles au sein de la communauté indienne. Et la disparité statistique est telle que le harsard seul ne peut l’expliquer (...) La première enquête sur ce qu’on appelle le cas des « filles perdues » au cœur de la communauté indienne en Espagne révèle la pratique d’avortements sexo-sélectifs (visant à choisir le sexe des nouveau-nés) (...)

De leur côté, les professionnel-les de la santé confirment être au courant de cette situation, tout en précisant la difficulté de détecter les pratiques de cette nature (...) En Inde, les autorités ont déclaré la guerre à ce qu’on appelle le fœticide pour le choix du sexe (...) Au Ministère de la Santé, on assure qu’en Espagne les données sur les avortements ventillées selon l’origine de la communauté ne sont pas publiques (...)"

Posté le 16 juin 2015 à 08h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

15 juin 2015

"Arrêtons de dire aux très jeunes parents qu'ils ne seront pas capables de s'occuper d'un bébé"

Trois minutes en vérité avec Michel Hermenjat, éducateur, touché par l'avortement de son premier enfant :

 

Posté le 15 juin 2015 à 10h55 par Louise Tudy | Lien permanent

14 juin 2015

Pologne : justice pour le médecin révoqué pour avoir refusé un avortement

Bonne nouvelle de Pologne, rapportée par Jeanne Smits :

"Bogdan Chazan, le médecin polonais qui a été révoqué de son poste de directeur de l’hôpital de la Sainte Famille à Varsovie l’été dernier pour avoir refusé de pratiquer l’avortement sur une femme dont l’enfant avait de graves malformations, vient d’obtenir une victoire devant la commission de discipline chargée de son cas. Il ne s’est pas rendu coupable d’une « faute professionnelle » dans le traitement d’une patiente et sa dénonciation n’était pas justifiée, a jugé vendredi la commission.

Bogdan Chazan avait osé invoquer son droit à l’objection de conscience, dans un pays où la malformation fœtale constitue l’une des rares « excuses » justifiant l’avortement. [...]

Totalement blanchi par la commission disciplinaire, le Dr Bogdan Chazan a indiqué qu’il entend désormais réclamer aux autorités qu’ils le rétablissent à son poste de directeur de l’hôpital. « J’ai subi une peine très lourde et je considère qu’elle n’était ni raisonnable ni juste », a-t-il indiqué à la presse polonaise, ajoutant que la décision de la commission de discipline lui a fait retrouver la « foi en la justice ». [...]"

Posté le 14 juin 2015 à 16h08 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2015

Infanticide suite à avortement raté : témoignage glaçant

Le Conseil de l'Europe a été saisi sur les droits des nouveau-nés survivant à leur avortement via une pétition lancée pétition en novembre 2014 par l’ECL. L'Assemblée parlementaire se prononcera le 23 juin. Zenit publie à cette occasion le témoignage d'une sage-femme.

"Sage-femme depuis bientôt 9 ans, je peux témoigner que les bébés nés d’avortement tardif (cas des ITG) sans foeticide, c’est-à-dire le plus souvent entre 20 et 24 semaines d’aménorrhée, peuvent naître vivants.

L’équipe médicale est alors souvent mal à l'aise et soit met le bébé dans un plateau dans une pièce à part jusqu’à ce qu'il arrête de montrer des signes de vie, soit demande au gynécologue, anesthésiste ou pédiatre de faire une injection de morphine dans le cordon ce que certains acceptent... ou non.

Pour ma part, j'ai déjà proposé à des couples concernés, si le bébé était vivant à la naissance, de le poser sur le ventre de la dame pour qu’il meure dignement. Deux couples ont accepté.

J’ai récemment décidé de ne plus participer aux IVG ou ITG et d’appliquer ma clause de conscience, ce que je peux faire car je suis titulaire. Je devrai probablement quitter les services concernés, y compris la salle d'accouchement. Les contractuelles qui voudraient appliquer leur clause de conscience sont menacées de licenciement."

Posté le 12 juin 2015 à 14h01 par Michel Janva | Lien permanent

09 juin 2015

L’industrie de l’avortement Marie Stopes International attaque l’initiative « Un de nous »

De Grégor Puppinck, Président du Comité de citoyens de l’ICE « Un de nous ».

"L’organisation Marie Stopes International (MSI), l’un des leaders mondiaux de l’avortement, a demandé au Tribunal de l’Union européenne l’autorisation d’intervenir contre l’Initiative citoyenne européenne Un de nous (One of Us) dans son recours engagé contre la décision de la Commission européenne.

Un de nous est une Initiative citoyenne européenne qui a rassemblé près de deux millions de signatures. Elle a pour objet « la protection juridique de la dignité, du droit à la vie et à l'intégrité de tout être humain depuis la conception dans les domaines de compétence de l'UE où cette protection s'avère d'une importance particulière ». A cette fin, Un de nous propose l’interdiction de tout financement européen pour les « activités qui détruisent des embryons humains ou qui présupposent leur destruction », en particulier dans les domaines de la recherche et de la coopération au développement.

Devant la Cour de Luxembourg, l’Initiative Un de nous conteste la décision de la Commission (COM (2014) 355 final) refusant de donner suite à l’initiative et d’inscrire cette demande à l’ordre du jour des institutions européennes. Visiblement inquiète de ce recours, Stopes International (MSI) a demandé à pouvoir intervenir contre Un de nous et en soutien de la Commission européenne. MSI indique que leurs intérêts financiers seraient affectés si l’Union européenne cessait de lui verser des subventions (plus de 2 millions de livres sterling en 2012).

Un de Nous s’est opposé à cette demande d’intervention. Dans le mémoire adressé à la Cour, outre les arguments juridiques, Un de nous a exposé non seulement les méthodes mais aussi l’idéologie eugéniste de Marie Stopes.

Les méthodes de Marie Stopes International

Marie Stopes International (MSI) indique procurer « des soins reproductifs à des millions de femmes parmi les plus pauvres et les plus vulnérables du monde ». MSI se vante de pratiquer un nombre d’avortements en croissance continue : 350 000 en 2005, plus de 900 000 en 2009 ; 2,2 millions en 2012 et 3,3 millions en 2014. En 2013, MSI avait un budget annuel de plus de 211 millions de livres sterling.

Parmi les méthodes d’avortement employées, MSI fait l’usage de la méthode connue sous le nom de « régulation menstruelle », ou « Aspiration Manuelle Intra-Utérine » (AMIU) : si le cycle menstruel tarde, le contenu de l’utérus est aspiré au moyen d’une pipette réutilisable.

Cette technique permet de pratiquer des avortements dans les pays où cela est interdit car d’une part l’embryon ou le fœtus aspiré n’est plus identifiable (réduit à de la bouillie), d’autre part cette méthode est employée sans avoir préalablement vérifié la grossesse ce qui permet de contourner l’interdiction [1]. Dans la pratique, ce procédé est utilisé jusqu'à 16 semaines, parfois même plus.

MSI favorise également la stérilisation à grande échelle dans les pays pauvres, que ce soit par la ligature des trompes ou la vasectomie. MSI a même organisé des compétitions de vasectomies réunissant 200 médecins de 25 pays : il s’agit d’effectuer autant de vasectomies que possible en 24 heures. Un médecin de MSI se vante d’avoir réalisé 53 vasectomies en seulement trois jours.

MSI implante et injecte aussi des contraceptifs de longue durée, certains n’étant pas utilisés, voire interdits, dans les pays développés en raison de leurs effets indésirables.

L’idéologie eugéniste de Marie Stopes

Les actions de Marie Stopes International, principalement orientées vers les pays pauvres, peuvent être comprises à la lumière des écrits de Marie Stopes (1880-1958). Cette dernière a ouvert la première clinique de contrôle de naissances dans un quartier pauvre de Londres.

Dans son livre « Radiant Motherhood » publié en 1920, Marie Stopes expose sa pensée eugéniste et son projet à destination de « ceux qui créent le futur ».

Afin d’améliorer la race humaine, elle prétend que seuls les gens beaux, intelligents, sains et riches, devraient être autorisés à avoir des enfants. Ceux-ci ont un « profond devoir et un privilège » et la communauté devrait les encourager à procréer. À l’inverse, la société devrait décourager ceux qui ne possèdent pas ces qualités. Plus encore, la société devrait stériliser « les malades, les négligents envers la race, les dépensiers, les insouciants, les faibles d’esprit et les membres les plus vils de la communauté ». En effet, selon Marie Stopes, ces personnes consomment les ressources des classes supérieures qui, si elles étaient libérées du coût des institutions sociales (hôpitaux, prisons, etc.) principalement remplies par la « caste inférieure », seraient en mesure d’élargir leurs propres familles et de multiplier les richesses de l'État.

Elle prétend être une prophétesse, annonçant une magnifique “race nouvelle et irradiée” : « C’est ma prière de présenter un tel idéal racial, non seulement à mon propre peuple, mais à l’humanité. C’est ma prière que je vive assez pour voir dans la génération de mes petits-enfants une humanité de laquelle presque tous les éléments sombres et pénibles aient été éliminés ». Joignant le geste à la parole, elle a déshérité son fils au profit de la « société eugénique »  pour avoir épousé une femme portant des lunettes, transmettant ainsi des gènes défectueux.

Marie Stopes conclue son livre en appelant de ses vœux la « bonne et splendide race dont aujourd’hui, comme prophète de Dieu, j’ai la vision et qui pourra se matérialiser splendidement sur terre » [2].

Se voulant aussi poète, elle a adressé ses œuvres en 1939 à Adolf Hitler. Elle était une proche de Margaret Sanger, eugéniste et fondatrice du Planning Familial.

C’est en référence à ce personnage que le nom de l’organisation Marie Stopes International a été choisi en 1991. Avant, cette organisation s’appelait « Population Services Family Planning Programme Limited ».

L’Initiative Citoyenne « Un de nous » espère que le Tribunal de l’Union européenne saura faire preuve de discernement.

[1] European Dignity Watch, The Funding of Abortion through EU Development Aid, 2012.

[2] Le livre est disponible sur ce site nazi

Posté le 9 juin 2015 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

03 juin 2015

Après son avortement, elle a sombré en dépression

Témoignage de Lucie Monnac, aujourd'hui âgée de 32 ans, dans Ouest-France

« C’est arrivé quand j’avais 19 ans. J’étais alors une étudiante sans soucis, en première année de bac pro, école hôtelière, avec de très bons résultats : je me formais pour travailler sur des bateaux de croisière. J’avais trouvé ma voie professionnelle sans trop difficultés. J’aimais sortir, voir des amis, j’avais un petit ami. Et puis j’ai appris que j’étais enceinte. Mon petit ami de l’époque, sa famille, aussi bien que mon entourage m’ont tenu le même discours. Me poussant à avorter. M’assénant cette phrase insupportable : « Tu en auras plus tard. » Comme s’il s’agissait d’une appendicite que l’on vous retire et que l’on oublie

Après cet événement, j’ai sombré. J’étais un zombie. J’étais obnubilée par ce que j’avais fait. J’en voulais à mes proches de m’avoir forcée à avorter. Je m’en voulais à moi de les avoir écoutés, de ne pas avoir suivi mon instinct. Je n’avais plus d’avenir. Aujourd’hui, je parviens à poser des mots que ce que j’ai ressenti à l’époque, cette douleur indicible m’aveuglait. Et j’ai tenté de mettre fin à mes jours. Une fois puis une seconde. On m’a alors internée en hôpital psychiatrique, expliquant à ma famille que j’étais un danger pour moi-même.

Ce fut alors trois années d’enfermement total où l’on m’a gavée de médicaments 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Augmentant les doses quand je retrouvais mes esprits. Sans possibilité de sortie. Sans visites de mes proches. Entourée de personnes démentes. La psychiatrie n’a fait qu’amplifier mon mal-être. J’avais encore plus envie de mourir. Je ne considère pas la dépression comme une maladie : pour moi, elle ne se soigne pas à coups de médicaments. J’avais une douleur intense qui avait besoin de sortir, pas d’être endormie.

Au bout de trois ans, le psychiatre qui régissait ma vie a enfin accepté que je puisse rentrer dormir chez moi le soir. Une ambulance venait me chercher le matin pour m’emmener à l’hôpital de jour avant de me ramener en fin de journée, à la maison. Petit à petit, j’ai pu passer plus de temps chez moi, reprendre le dessus. J’ai stoppé les médicaments toute seule, supporté des syndromes de sevrages violents.

J’ai essayé de renouer le contact avec mes amis de l’époque. Je voulais reconstruire ma vie, à partir de là où je m’étais arrêtée. Mais eux avaient évolué et certains m’avaient tourné le dos car quelqu’un qui a été enfermé fait peur, garde une étiquette de personne instable et dangereuse. À 23 ans, j’ai rempli ma voiture et j’ai fait 600 km pour m’installer à Renac, près de Redon, où j’avais rencontré un garçon. C’était en février 2005. Ce jour-là, il faisait un soleil grandiose. Dans mon cœur, je n’avais ni regrets ni doutes. J’ai su instantanément que je m’en étais sortie et que je laissais cet épisode de ma vie derrière moi. [...]"

Mais à part ça, le traumatisme post-avortement n'existe pas... Aujourd’hui, en couple, elle est maman d’une petite fille de 5 ans. Elle n'a plus de haine ni de colère. Mais elle veut mettre en lumière ces pratiques médicales. Elle raconte son histoire dans un livre, intitulé « Dors, demain ça ira mieux ».

Posté le 3 juin 2015 à 22h52 par Michel Janva | Lien permanent

Lettre ouverte à Mme Veil, M Giscard d'Estaing, M Chirac, pour mes 40 ans

Lue ici :

"Aujourd'hui, où je fête mes 40 ans, je vous adresse cette lettre.

Il y a 40 ans, vous étiez respectivement président, premier ministre et ministre de la santé de notre République. Il y a 40 ans, en conscience, vous avez fait voter une loi qui a libéralisé l'avortement en même temps qu'enfoncé profondément notre pays dans un temps de ténèbres morales, économiques, éducatives, culturelles, sociales, sociétales, familiales.

Issue de la première génération survivante de l'avortement, je ne cesse de penser à vous aujourd'hui, qui êtes au crépuscule de votre vie.

Il y a 40 ans, vous étiez Goliath contre David et vous avez « gagné » pour détruire la vie des plus petits, celle de leurs mères, de leurs pères, de leurs frères et soeurs et de tant d'autres...

Comme une suite logique, notre pays s'apprête aujourd'hui à voter une loi qui libéralise la mise à mort cachée des plus malades et des plus affaiblis. Aujourd'hui, dans votre vieillesse, au soir de votre vie, vous faites partie des plus faibles, ceux que l'on a tant de mal à aimer et à accueillir dans notre société ; les plus âgés, affaiblis par la polypathologie, le handicap, les troubles cognitifs et toutes sortes de dégénérescences. 

Aujourd'hui, vous n'êtes plus que David contre Goliath et comme une leçon, risquez fort d'être les premières victimes de cette loi ; Loi qui permettra que l'on vous « sédate » pour mieux vous aider à mourir ; mais surtout pour vous éviter toute confrontation à votre conscience. Car, oui, si ce n'est déjà le cas, votre conscience risque fort de s'éveiller aux portes de votre mort, par le cri des 9 millions d'enfants tués par l'avortement, sans compter les embryons oubliés de la contraception d'urgence ou de la contraception tout court ! Tant d'âmes, tant de merveilleuses vies, tant d'intelligences, tant d'occasions d'aimer dont vous nous avez privés ces 40 dernières années. Tant de vies sacrifiées parce que vous vous êtes trompés sur l'amour, ou pire encore, que vous n'avez pas voulu choisir l'amour.

Au soir de votre vie, vous risquez de vivre une agonie bien difficile parce que vous serez les victimes du regard d'une société dont vous êtes pleinement responsables : Ce regard de « pitié fallacieuse » que l'on porte sur les plus faibles depuis 40 ans ; regard qui juge une vie comme inutile quand elle ne répond pas ou plus aux critères que votre loi a imposés. Aujourd'hui, parce que vous êtes ridés, âgés, que vous marchez lentement, que vous avez besoin d'assistance pour certains gestes du quotidien, votre dignité est entachée de la même manière que celle dont vous avez autorisé la mise à mort par votre loi. Vous n'échappez pas à ce regard ; les médias, façonnés à votre image, s'en donnent déjà « à coeur joie ! »

Sachez Messieurs les présidents et Madame le ministre, qu'une génération de survivants, née entre deux avortements, se lève pour vous manifester son refus de poursuivre la déroute ; Cette génération de chrétiens sait aujourd'hui que David vaincra Goliath. Cette génération sait que vous vous êtes trompés il y a 40 ans, sait que leur marasme, mal-être et celui des moins jeunes trouvent leur source, non pas dans le chômage ou la crise économique, mais dans cette culture de mort que vous avez achevés d'initier en 1975 ; Culture de mort qui porte aujourd'hui le nom d'avortement, IVG, IMG, ITG, contraception, PMA, GPA, sélection embryonnaire par le DPI ou DPN, recherche sur l'embryon, prélèvements d'organes, loi taubira, loi Claeys/Léonetti...

A l'image de leur pape François, ces jeunes ont aujourd'hui un regard de miséricorde sur vous. Ils prient pour que votre âme se convertisse à l'amour, le Vrai, l'inconditionnel, celui qui accueille toute vie et particulièrement la vôtre. Cet Amour, c'est celui du Christ uni à celui de sa mère, la Vierge Marie. Aujourd'hui, au crépuscule de votre vie, nous vous confions à la miséricorde de votre mère de Tendresse. Et moi, pour mes 40 ans, je m'unie à leurs prières et espère de vous l'humilité d'un pardon public pour toutes ces âmes privées du droit à la vie, pour leurs mères, pour leurs pères et pour tous les conditionnés de cette culture.

Il est encore temps. L'avenir des générations à venir est toujours entre vos mains, alors, n'attendez pas qu'il soit trop tard ; n'attendez pas que l'on vous sédate..."

Posté le 3 juin 2015 à 11h18 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2015

L'avortement est un "principe de la République"

Selon La Ligue des droits d'homme (mais pas des droits de l'enfant) et ce communiqué collector :

"Sous prétexte de rendre à l’avortement son « caractère exceptionnel », Jacques Bompard a déposé une proposition de loi obligeant les femmes à entendre les battements de cœur du fœtus avant de pratiquer une IVG. Cette proposition de loi prétend, de plus, imposer aux femmes un discours moralisateur et catholique sur la vie, la conception et la mort, et exonérer de toutes poursuites les organisations opposées à l’avortement, organisations dont on connaît les pratiques violentes.

Le contenu de cette proposition de loi est bien entendu insupportable. Mais ce qui est encore plus effrayant est qu’un député de la République puisse se croire autorisé à déposer un projet aussi évidemment contraire à tous les principes de la République et aussi méprisant pour les femmes traitées ainsi en faibles d’esprit.

Derrière l’aspect caricatural et arriéré de l’initiative de Jacques Bompard, ce sont bien les rêves de l’extrême droite la plus réactionnaire qui s’expriment."

Posté le 2 juin 2015 à 10h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

Risque accru de thrombose lié aux pilules

Lu sur Futura sciences :

"Les pilules contraceptives les plus récentes induiraient un risque accru d’accidents par thrombose veineuse (formation de caillots) selon une étude publiée le 27 mai dans la revue médicale The BMJ Today.

Réalisée par des chercheurs britanniques, la nouvelle étude relève que les femmes prenant des contraceptifs oraux combinés contenant de la drospirénone, du désogestrel, du gestodène et de la cyprotérone ont un risque de thrombose veineuse multiplié par quatre par rapport à celles ne prenant pas la pilule. Le risque est également presque doublé (1,5 à 1,8 fois supérieur) par rapport aux femmes prenant des contraceptifs oraux estroprogestatifs plus anciens contenant du lévonorgestrel, de la noréthisterone ou du norgestimate. En France, les risques cardiovasculaires des pilules les plus récemment mises sur le marché, également appelées pilules de 3e et 4e générations, ont été médiatisés fin 2012 et début 2013. Cette médiatisation et un plan d’action des autorités sanitaires ont conduit dans l’année qui a suivi à réduire de près de 25 % la vente de ces pilules au profit des plus anciennes, également appelées pilules de 1ère et 2e générations. [...]"

Posté le 2 juin 2015 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent

31 mai 2015

Chapelet SOS Tout-Petits le samedi 6 juin à Versailles

A

Posté le 31 mai 2015 à 09h37 par Michel Janva | Lien permanent

30 mai 2015

Il est important de montrer qu’il existe des alternatives à l’avortement

Comme Le Salon Beige l'a indiqué, le député Jacques Bompard a déposé une proposition de loi mettant en avant des alternatives à l’avortement. Il explique à Présent :

"[...] Cette proposition de loi est cohérente avec celles que j’ai faites précédemment. Avec le mariage gay, les tentatives de légalisation de l’euthanasie, les attaques répétées contre la famille, il est clair que tous les fondamentaux de notre civilisation sont attaqués. Il nous a donc paru important de montrer qu’il existe des alternatives à l’avortement. Or aujourd’hui, l’avortement est présenté comme la seule solution possible face à des grossesses considérées comme gênantes.

Vos détracteurs insinuent qu’en proposant de faire entendre le cœur de l’enfant à la mère, avant qu’elle ne prenne la décision d’avorter, est une façon de culpabiliser les femmes…

Au contraire ! Cette loi n’est pas faite pour les culpabiliser mais pour les responsabiliser. Le système répète que l’avortement est un acte normal, bénin. Bientôt il le conseillera et il finira peut-être un jour par devenir obligatoire. Il est essentiel que les femmes se rendent compte de ce qu’elles vont faire si elles avortent : supprimer une vie.

[...] Le problème est que ceux qui sont d’accord avec moi n’osent pas le dire, tellement la pression est grande. Même Madame Veil, en son temps, avait dit qu’elle regrettait d’avoir fait voter la loi… Mais les médias ne se sont pas empressés de reprendre ses paroles. Ce qui était alors une exception est devenu la règle. Je dirais même plus qu’il s’agit d’une mode et que ceux qui n’en ont pas fait l’expérience sont regardés de travers.

Justement, vu le climat actuel, proposer une telle loi n’est-ce pas, quelque part, comme donner un coup d’épée dans l’eau ?

Je crois que cela établit clairement que nous ne sommes plus en démocratie. On a jeté l’anathème sur cette proposition, mais finalement tout s’est fait assez discrètement. Pourquoi ? Tout simplement parce que nos adversaires se sentent sur un terrain glissant et n’ont pas le courage de nous affronter. Le prêt-à-penser interdit le débat.

Pourquoi la proposer alors, si elle ne doit pas être votée ?

Oui il est évident qu’elle ne sera pas votée, du moins avant longtemps. Mais cette proposition de loi, comme toutes celles que j’ai pu présenter, fait partie d’un tout. Chacune d’entre elles est une pierre destinée à bâtir une France du bon sens. [...]

Quelle est la prochaine étape pour votre loi ?

La première étape tout d’abord est de la faire connaître. Car un travail qui n’est pas connu est comme un travail qui n’est pas fait. La première arme du prêt-à-penser est le silence. Car le débat enrichit mais le silence tue."

Posté le 30 mai 2015 à 19h47 par Michel Janva | Lien permanent

Le pape François admire le courage des parents d’un enfant gravement malade qui refusent l’avortement

Lu sur I-Media :

"Comme il l’avait fait deux ans plus tôt, le pape a accueilli pendant près d'une heure dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, au Vatican, une vingtaine d’enfants gravement malades, la plupart âgés de 7 à 14 ans, mais aussi de très jeunes enfants. Avec leurs parents, a expliqué le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, ils participent à des pèlerinages à Lorette (Italie) et Lourdes (France) organisés par l’association italienne UNITALSI. 

Au cours de cette rencontre, a rapporté le père Federico Lombardi, “le pape a exprimé son admiration pour le courage des parents qui refusent l'avortement, qui est une fausse solution au problème de la souffrance“. Le pape François, a poursuivi le ‘porte-parole’ du Vatican, a salué “l’héroïsme“ des parents “qui portent avec courage la souffrance des enfants et la préoccupation pour le sort de leurs enfants s’ils demeurent seuls dans la vie en leur survivant“. 

Le pape réagissait notamment aux propos du père du jeune Andrea Maria, gravement malade, qui avait témoigné des grossesses difficiles de son épouse et de l’accueil de leur fils “malgré sa grave infirmité, en refusant le conseil qu’ils avaient reçu d’avorter“, a encore rapporté le père Lombardi. La jeune Mascia, également handicapée, avait quant à elle rappelé la même rencontre avec le pape, intervenue deux ans plus tôt, évoquant “tous ceux qui étaient déjà présents et certains enfants désormais au ciel“. Le pontife a pris le temps de rencontrer chacun des enfants et a prié avec l’ensemble du groupe. 

Les atteintes à la vie humaine sont bien souvent au cœur des interventions du pape François. Il n’a ainsi de cesse de fustiger avec force “la culture du rejet“ dont sont victimes des enfants comme des personnes âgées, ou encore “la culture de la mort“. En novembre 2014, devant plusieurs milliers de médecins catholiques italiens, il avait soutenu que les atteintes à la vie étaient “un péché contre Dieu créateur“. Il avait particulièrement dénoncé la “pensée dominante“ qui propose une “fausse compassion“ pour justifier des pratiques comme l’avortement, l’euthanasie, la PMA ou encore la recherche sur les embryons."

Posté le 30 mai 2015 à 19h11 par Michel Janva | Lien permanent

28 mai 2015

Les juges défendent l'avortement à tout âge

Lu sur Gènéthique :

"Aux Etats Unis, une Cour d’appel fédérale a invalidé mercredi la loi qui interdit, dans l’état de l’Arkansas, l’avortement après 12 semaines de grossesse, confirmant la décision d’un tribunal inférieur qui l’avait déjà bloquée l’année dernière, avant son application. Pour la Cour d’appel, « en interdisant les avortements après la 12e semaine de grossesse, la loi interdit aux femmes de prendre l’ultime décision, mettre fin à une grossesse avant la viabilité du fœtus ». La Cour fédérale a estimée en effet, que les restrictions à l’avortement devaient davantage se baser sur la capacité du fœtus à vivre en dehors de l’utérus, plutôt que par la présence du rythme cardiaque fœtal. 

[...] Le tribunal a cependant reconnu que les progrès médicaux et technologiques rendaient plus difficile l’application de la norme de 1992 sur la viabilité de l’enfant qui se déplace régulièrement pour se rapprocher de plus en plus de la conception."

Posté le 28 mai 2015 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

27 mai 2015

Avortement tardif : Mobilisation au Conseil de l’Europe

Chaque année, de nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques.

L'European Centre for Law and Justice a saisi l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe de cette situation par la Pétition contre les infanticides néonataux. Le 24 avril, le Bureau de l’Assemblée a demandé à la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de se prononcer sur la recevabilité de la Pétition. Un premier examen a eu lieu le 19 mai lors d’une réunion à Erevan. Après de vifs débats, la Commission a décidé de reporter sa décision à la prochaine réunion du 22 juin, à Strasbourg.

Les lobbys pro-avortement sont mobilisés contre la pétition, mais ils n’ont pas d’argument. Avec quelques députés, ils sont réduits à soutenir contre toute évidence que les faits exposés dans la pétition n’existent pas et que, de toute façon, ce débat « ne devrait pas avoir lieu ». Ils veulent maintenir cachée cette réalité inhumaine.

Ne laissez-pas les lobbys de l’avortement imposer le silence !

Nous sommes à présent 200 000 à avoir signé cette pétition. Elle contient des preuves de cette réalité. Nous demandons que la lumière soit faite sur le sort de ces enfants qui survivent à leur avortement. C’est la plus grande pétition jamais adressée au Conseil de l’Europe.

Ces enfants ont besoin de vous ! Sages-femmes, infirmières, médecins : osez témoigner. Adressez-nous votre témoignage afin de le présenter au Conseil de l’Europe. Votre confidentialité peut être préservée si vous le souhaitez. ecljofficiel@gmail.com

Demandez à la Délégation parlementaire française à l’Assemblée de soutenir la pétition apcefrance@yahoo.fr

L'ECLJ s'engage à faire tout son possible pour que cette pétition aboutisse à la condamnation effective de ces infanticides.

Posté le 27 mai 2015 à 12h15 par Michel Janva | Lien permanent

L'expérience de la miséricorde

"L'expérience de la miséricorde" a été diffusée lundi par KTO : Mariée, mère de 8 enfants dont un est déjà au Ciel, Laetitia fait partie d'une Fraternité "Mère de Miséricorde", association qui aide les femmes en détresse, blessées dans leur maternité. Auteur d'un livre à l'attention des femmes qui ont connu les affres de l'avortement : "Ne laisse pas les ténèbres te parler", aux éditions des Béatitudes, Laetitia raconte comment elle-même a été confronté à ce drame et comment, avec l'aide de Dieu et de l'Eglise, elle a retrouvé le chemin du pardon et de la paix.

 

Posté le 27 mai 2015 à 08h22 par Marie Bethanie | Lien permanent


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