05 mars 2015

Faire des lois restreignant l’avortement fait tomber le ratio des décès maternels

Lu dans Présent :

"Un argument majeur est servi depuis toujours pour légaliser l’IVG. L’avortement clandestin entraînerait des milliers de décès maternels sur la planète chaque année. Il se trouve que le Mexique a légalisé l’avortement dans 18 de ses Etats ; il reste interdit dans 14 autres. Une équipe de l’université de la Caroline du Nord a eu l’idée de comparer la mortalité maternelle des deux côtés. Là où les lois étaient les moins permissives, le taux de mortalité maternelle était inférieur de 23 pour 100 000 %. Mais, surtout, la mortalité post-abortive était de 43 % plus basse qu’aux endroits où l’avortement était libre. Pour le Pr. John Thorpe de l’université précitée, cette étude réfute le prêt à porter idéologique sur la question. Le directeur de recherche chilien, le Dr Elard Koch du Melissa Institute et de la faculté de médecine du Chili, a déclaré : « Faire des lois restreignant l’avortement fait automatiquement tomber le ratio des décès maternels. »"

Posté le 5 mars 2015 à 23h24 par Michel Janva | Lien permanent

04 mars 2015

2 rapports pro-mort mis aux voix au Parlement européen

2 rapports seront votés en séance plénière à Strasbourg la semaine prochaine :

Posté le 4 mars 2015 à 22h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

02 mars 2015

Les pressions inacceptables pour pratiquer des avortements

De Pierre-Olivier Arduin dans La Nef :

N"[...] L’enquête publiée par Famille chrétienne au mois de janvier sur l’objection de conscience face à l’avortement est à ce titre emblématique : « Pour beaucoup de médecins qui refusent de pratiquer des IVG, la seule solution pour échapper aux pressions est de quitter l’hôpital et d’ouvrir son cabinet en ville ». Les internes en gynécologie-obstétrique sont littéralement harcelés. S’ils font valoir leur clause de conscience conformément aux dispositions de la loi et du code de la santé publique, des chefs de service leur enjoignent d’effectuer le double de travail dans la prescription de contraceptifs ou la pose d’implants et de stérilets, d’autres les obligent à mener les consultations pré-IVG. Dans tous les cas, il s’agit de contraindre les récalcitrants à « se salir les mains », à collaborer d’une manière ou d’une autre.

En philosophie morale, la coopération au mal est le concours apporté par une personne à l’action mauvaise d’une autre personne qui est l’agent principal. Cette coopération peut être active en aidant à la préparation ou à l’exécution de l’acte mauvais lui-même. Elle peut être passive en ne s’y opposant pas avant ou en ne le dénonçant pas après. Comme le précise le Catéchisme de l’Église catholique, « nous avons une responsabilité dans les péchés commis par d’autres quand nous y coopérons » (n. 1868). Même si le sujet ne partage pas l’intention mauvaise de l’acteur principal, il se retrouve dans une situation de « coopération matérielle illicite » qui l’amène à participer, de manière plus ou moins directe, à un acte que sa conscience réprouve.

Selon un médecin interrogé par Famille chrétienne, « l’organisation du cursus essaie d’obliger les étudiants à passer par les services d’IVG ». Une jeune interne avoue avoir choisi la spécialité gynécologie mais pas l’obstétrique, « sinon c’est très difficile de refuser de faire des IVG ». Qu’en sera-t-il si les sages-femmes sont habilitées à prescrire et pratiquer des IVG médicamenteuses – mesure phare du projet de loi santé et IVG de la Ministre Marisol Touraine – qui constituent désormais la majorité des quelque 220 000 avortements annuels recensés en France par l’Ined ?

Cette situation est insupportable. Nous ne pouvons plus laisser les jeunes catholiques s’interdire d’exercer les professions de gynécologues-obstétriciens ou sages-femmes pour ne pas avoir à blesser leur conscience. Nous ne pouvons plus laisser seuls celles et ceux qui s’engagent par vocation dans ces études en se contentant de leur rappeler qu’ils n’ont qu’à faire objection de conscience. Ce n’est plus acceptable. Benoît XVI a raison, il nous faut à nouveau « investir dans la formation de la conscience ». Dans un discours important adressé le 18 juin 2001 à des gynécologues et des sages-femmes, saint Jean-Paul II évoquait pour la première fois « leur droit fondamental à une formation selon leur conscience » et proposait déjà la mise en place d’un « enseignement qualifié et reconnu afin d’aider les professionnels victimes de pressions inacceptables à se spécialiser en obstétrique et gynécologie ».

Le temps est venu en France de réfléchir collectivement, évêques et laïcs, à la création d’une Université catholique dédiée exclusivement à la formation des professionnels de santé qui soit en mesure de leur offrir un cursus rigoureux sur le plan académique et conforme aux enseignements du Magistère, sur le modèle de la faculté catholique du Sacré-Cœur en Italie, dépendante du Saint-Siège, qui pourrait nous apporter une expertise précieuse en la matière. Ne serait-ce pas un beau et grand projet pour l’Église de France ?"

Posté le 2 mars 2015 à 11h20 par Michel Janva | Lien permanent

01 mars 2015

La "dignité"

A l'heure où l'Etat islamique continue ses carnages à ciel ouvert, notre civilisation, dans le silence aseptisé des arrières salles de ses hopitaux, commet aussi ses atrocités.

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Posté le 1 mars 2015 à 16h31 par Michel Janva | Lien permanent

28 février 2015

La culture du néant

Axel Rovkam, fondateur des veilleurs, dans Liberté politique :

"En Orient comme en Occident, le néant semble prendre le dessus. De part et d’autre, il s’agit de rompre avec la racine de l’homme pour le faire entrer dans un projet politique qui cherche à se justifier sur le plan spirituel, un projet humain à prétention divine.

Ces projets maléfiques défient la nature profonde des personnes, en s’attaquant à leur culture — ce par quoi elles sont précisément humaines.

Ces deux projets idéologiques ont un ennemi commun : la culture d’une civilisation, la particularité d’un peuple, la singularité d’une personne, la Parole forgée par l’expérience individuelle.

Ceux qui sont à l’Est détruisent les œuvres d’art et les lieux de mémoire et ceux qui sont à l’Ouest les méprisent et les dénaturent.

Ceux qui sont à l’Est imposent le mariage par la force, ceux qui sont à l’Ouest le vide de sa substance.

Ceux qui sont à l’Est suppriment la liberté de conscience et tuent les hommes libres pour les réduire au silence, ceux qui sont à l’Ouest s’enivrent dans le bruit et tuent les sans-voix quand ils sont aussi des « non-désirés ».

Deux écueils, une même tentation, soumettre l’homme à la volonté de l’homme. Les idéologies ne supportent pas l’homme tel qu’il est. Au mieux elles le façonnent, au pire elles le tuent. Plus que jamais, l’homme a besoin de suivre la volonté de Celui qui l’aime comme il est, pour ce qu’il est."

Posté le 28 février 2015 à 14h36 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (7)

28 mars : colloque sur la vie à Grenoble

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Posté le 28 février 2015 à 14h34 par Michel Janva | Lien permanent

27 février 2015

Jacques Bompard interpelle Marisol Touraine sur l'avortement

Question du député Jacques Bompard au ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes :

B"La Loi Veil de 1975 relative à l'avortement établissait l'IVG comme une exception douloureuse limitée à des cas extrêmes. Cette loi écrivait : « La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité et selon les conditions définies par la présente loi ». Cette législation a donné à l'IVG une légitimité alors que c'est un acte intrinsèquement mauvais aux conséquences : désastreuses pour la femme, destruction psychologique et physiologique, et tragique pour la société parce que la cellule la plus faible est mise à mort : l'enfant.

Pourtant, l'État Français n'a pas pris compte de ces dimensions éthiques et a fait de l'avortement une norme, au cours du projet de loi égalité femme/homme, en janvier 2014, un acte banalisé identique au soin d'une grippe. Le nombre d'avortements est ainsi à peu près « stabilisé à 210 000 IVG, en 2011, ce qui correspond à 0,53 » avortements par femme. La part des IVG répétées augmente un peu avec « 9,5% des femmes qui y ont recours 2 fois et 4,1% à y avoir recours trois fois ou plus ». Ces actes banalisent la vie dans les souffrances de la mère et l'assassinat de l'enfant, créant une société sans foi ni racine (chiffres selon l'INSEE).

Mais au-delà de ces chiffres froids, il faut songer que ce ne sont pas 210 000 fœtus morts, mais 210 000 enfants qui ne verront pas le jour. Au cœur de l'IVG se pose, après la suppression de l'enfant, la question de la protection de la femme. Concernant la façon dont les femmes avortent la part des IVG médicamenteuses est actuellement la plus fréquente avec « 55% en 2011 et une forte pratique dans les cabinets en ville avec 24% en 2012 ». Or cette façon d'avorter connait des répercussions tragiques pour la femme, dont la France ne parle pas alors que d'autres nations oui. La pression des lobbys pharmaceutiques est à ce titre inique. Ivg.net, un site d'information et d'écoute concernant l'IVG, décrit les désastres de cette façon d'avorter : « une étude finlandaise montre que 20% des femmes ayant utilisé la pilule abortive mifépristone (RU 486 = Mifégyne® en pharmacie) ont eu des complications médicales ("Immediate Complications After Medical Compared with Surgical Termination of Pregnancy," October 2009,114 (4):795-804 Obstetrics & Gynecology) » ; dans une étude réalisée par des chercheurs finlandais, dirigés par M.Niinimäki de l'hôpital universitaire d'Oulu, la comparaison entre un avortement chirurgical ou médicamenteux montre que « l'incidence globale des "événements indésirables" a été quatre fois plus élevée dans l'IVG médicale que dans l'avortement chirurgical : 20,0% comparativement à 5,6% (p < 0,001, probabilité inférieure à 1 pour 1000 = hautement significatif). ; les chercheurs ont constaté que 15,6% des femmes qui subissent un avortement "par médicament" ont des hémorragies donnant lieu à consultation externe ou hospitalisation, 1,7% ont contracté des infections, et 6,7% avaient des avortements incomplets qui nécessitaient le plus souvent une intervention chirurgicale (5,9%) . Ainsi, les chercheurs finlandais ont noté que le risque d’hémorragie après avoir pris le RU 486 augmente chez les jeunes mères (20-24 ans). En comparaison à l’avortement chirurgical, le risque d’hémorragie avec le RU 486 est près de huit fois plus élevé, tandis que la probabilité d’un avortement incomplet est cinq fois plus élevée. »

Il faut souhaiter que l’IVG baisse et disparaisse pour éviter aux femmes une souffrance énorme et le meurtre d’enfants. M. Jacques Bompard demande à Madame le ministre de la santé d’ouvrir les yeux quant à la réalité de l’avortement qui tue un enfant et ruine psychologiquement et physiquement la mère et de mener une politique qui tende à les réduire et à les supprimer."

Posté le 27 février 2015 à 17h15 par Michel Janva | Lien permanent

"Si j'avais voulu sa mort, je n'aurais rien eu à payer"

Témoignage poignant d'une lectrice du Salon Beige sur la préférence donnée à la culture de mort dans notre société :

0"A la fin de votre article, "Noyer un bébé, est-ce plus grave que de le réduire en bouillie in utéro", vous parlez de cette affreuse vérité qui est que lorsque l'on pratique un avortement, l'on est mieux remboursé d'un curetage que lors d'une fausse couche. Si vous le permettez, je vais vous faire part de mon expérience.

J'ai vécu ce drame il y a bientôt 4 ans, le coeur de mon enfant avait cessé de battre dans mon ventre au bout de 3 mois de grossesse. J'ai dû subir cette opération terrible, avant laquelle j'ai dû prendre un comprimé que l'on donne pour les avortements médicamenteux, ce comprimé entraînant dans les minutes qui suivent des douleurs particulièrement intenses. J'ai à ce moment pensé aux femmes qui avortent sans grande conviction, poussées par leur famille, le qu'en dira t-on, la société entière, et à leur chemin de croix qui commence avec ce mal sourd et puissant à la fois, et j'en ai pleuré de rage... Mon enfant, lui, ne sentait déjà plus rien, c'était mon seul réconfort.

Quelques heures après l'opération, lorsque l'obstétricien de garde est venu me voir dans ma chambre pour m'autoriser à sortir de l'hôpital, atterrée, vidée et endolorie, je le rappelle alors qu'il sort de la chambre après les 45 secondes environ qu'aura duré sa visite, pour lui demander pourquoi je n'avais pas d'ordonnance pour des médicaments contre la douleur. Son début de réponse fût une question: "C'est un avortement ?"

Moi: "non, j'ai perdu mon enfant"

Lui, refermant la porte pour aller dispenser sa froide monstruosité dans les chambres voisines: "alors non."

J'avais non seulement perdu un de mes petits, je souffrais, mais j'avais de surcroît l'obligation de le faire en silence et sans aide du corps médical. J'en ai déduit à ce moment que si j'avais voulu sa mort, j'aurais eu le droit de ne pas avoir mal.

A trois mois de grossesse on ne peut pas récupérer son enfant pour lui offrir une sépulture, on doit être attentif à ce qui se dit car il a failli partir au labo pour être analysé, découpé, exploré et que sais-je encore. Il a fallu que je leur dise clairement non, que j'insiste pour qu'ils le laissent tranquille. On m'a regardée bizarrement.

Quinze jours plus tard, je recevais la facture, dont je me suis acquittée non sans dégoût, révolte et immense tristesse. J'ai compris à ce moment que si j'avais voulu sa mort, je n'aurais rien eu à payer..."

Posté le 27 février 2015 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

Noyer un bébé, est-ce plus grave que de le réduire en bouillie in utero ?

Les médias s'émeuvent d'une mère infanticide, alors que plus d'une femme sur 10 a recours à 2 avortements ou plus.

Déjà condamnée pour un premier infanticide en 2002, une mère de 34 ans comparaît une nouvelle fois devant les assises pour deux autres meurtres de nouveau-nés, retrouvés dans son congélateur. Deux petits garçons, nés viables, qu'elle avoue avoir noyés dans le bac à douche. Une semaine après sa naissance pour le premier.

Affaire abominable.

Mais pas plus abominable que ce qui se déroule tous les jours, le plus légalement du monde, dans les hôpitaux français, où des embryons sont aspirés (méthode chirurgicale) et réduits en bouillie, ou empoisonnés (méthode médicamenteuse).

A ce propos, puisque l'on est dans la glauque, on m'informe qu'une opération de curetage suite à un avortement est remboursé à 100%, tandis que la même opération suite à une fausse-couche n'est remboursée qu'à 80%.

Posté le 27 février 2015 à 10h10 par Michel Janva | Lien permanent

"L’IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive"

Mgr Luc Ravel, évêque aux Armées, écrit dans la revue diocésaine de février 2015 quelques réflexions pertinentes après les attentats, en comparant notre situation, partagée entre les islamistes et les libertaires, aux résistants français qui ne devaient pas rallier le communisme contre le nazisme. Extraits :

Luc_Ravel_par_Claude_Truong-Ngoc_novembre_2014"[...] Dans toute guerre, la tendance facile consiste à se mettre dans le camp du bien contre des ennemis empêtrés dans celui du mal. Ainsi nous plaçons-nous dans le camp de la liberté contre l’islamisme obscurantiste. Mais concrètement est-ce aussi simple ? En luttant contre le terrorisme à revendication religieuse, en face des islamistes, sommes-nous pour autant dans le camp du bien tout pur ? Ne risquons-nous pas d’être aspirés dans une spirale libertaire et suicidaire avec qui nous partageons le même combat, contre le terrorisme, mais pas nécessairement les mêmes certitudes ? Dans la Résistance, il y avait de nombreux communistes. Pour autant, devions-nous adhérer à l’idéologie communiste en résistant contre le nazisme ? Nous y sommes. [...]

Le chrétien se sent pris en tenaille entre deux idéologies. D’un côté, l’idéologie qui caricature Dieu au mépris de l’homme. De l’autre, l’idéologie qui manipule l’homme au mépris de Dieu.

D’un côté, des adversaires déclarés et reconnus : les terroristes de la bombe, vengeurs du prophète. De l’autre côté, des adversaires non déclarés mais bien connus : les terroristes de la pensée, prescripteurs de la laïcité, adorateurs de la République.

Dans quel camp se situer comme chrétien ? Nous ne voulons pas être pris en otage par des islamistes. Mais nous ne souhaitons pas être pris en otage par des bienpensants. L’idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l’idéologie de la bienpensance fait chaque année 200 000 victimes dans le sein de leur mère. L’IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive. Alliés pour la France avec d’autres, nous devons faire front contre les attaques terroristes explicites. Mais, pour autant, nous ne devons pas cautionner les folies de l’euthanasie, du mariage pour tous et autres caricatures de Charlie-Hebdo. Que faire ?

L’histoire n’est pas neuve. Il s’agit de faire corps avec son pays, mais de refuser les idéologies qui le traversent. Etre russe, sans être soviétique, chinois sans être communiste, allemand sans être nazi. Les idéologies ne font que passer. Au regard de l’histoire, leur durée de vie est plus courte que leurs propagandistes ne le pensent. [...]

Reconnaître toutes les idéologies, leur virulence, leur opposition (souvent l’une révèle l’autre). N’en suivre aucune : les dénoncer symétriquement et systématiquement. Ne pas en construire une autre, à mi-chemin entre les deux. [...]

Le chrétien n’est pas apatride : sur terre, il appartient à des communautés dont deux sont d’institution divine, la famille et la nation. Où en sont-elles ?

De cette discipline découlent trois missions concrètes, c’est le camp du chrétien et son action particulière dans la guerre :

Il va à l’homme individuel. Il va vers lui, en épousant ses joies et ses espoirs... tout ce qui le rapproche de cet homme blessé lui convient mais le partage de la même misère est le meilleur raccourci pour aller à l’autre.

Il défend la famille. Car c’est la première communauté d’hommes et de femmes concrets qu’il rencontre et sans laquelle il finit par imploser dans sa solitude. Le pape François aux Philippines (16.01.2015) s’écrie : « Comme nous avons su dire non à la colonisation politique, nous devons dire non à toute forme de colonisation idéologique qui viserait à détruire la famille. »

Il prend part à la dynamique de son pays. Et s’il doit combattre dans les rangs de son armée, il le fait sans honte et sans retenue. Car se faisant, il ne prend pas la cause de telle ou telle idéologie semée dans sa nation ; les poilus de 14 ne prenaient pas fait et cause pour l’anticléricalisme régnant en se battant pour la France. Le catholique allemand devait être dans les rangs allemands et le catholique français dans les rangs français.

La cause de l’homme, le camp de Dieu s’incarne ainsi dans l’homme, la famille, la nation. A nous de nous intégrer à fond dans l’homme, la famille et la France.

Guerre compliquée, donc, parce que nous sommes courageux mais aussi lucides. Nous voulons défendre la France mais sans être pris en otage par une revue de misère. Nous voulons nous opposer au terrorisme islamique sans donner raison au terrorisme contre Dieu. Nous serons courageux avec les autres mais nous serons lucides pour les autres en questionnant.

Par exemple, à force de laïcité (agressive) n’avons-nous pas laissé le saint Nom de Dieu entre de bien mauvaises mains ? A force de le cacher dans un placard, n’avons-nous pas laissé le saint Nom de Dieu moisir en milieu de haine ? Certaines questions feront mal à nos élites, docteurs de la Loi, gardiens du Temple.

Comment aussi demander aujourd’hui à des musulmans droits et de bonne volonté de s’intégrer à une France qui leur est présentée comme une somme de valeurs libertaires, irréligieuses, amorales ? L’intégration en France ne doit pas présupposer l’assimilation à des valeurs déifiées et erronées. On peut, on doit demander l’intégration à la France mais pas à la caricature de la France. [...]"

Posté le 27 février 2015 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

26 février 2015

Le Conseil National de l'Ordre des Médecins s'oppose à la suppression de la clause de conscience relative à l'IVG

Dans un communiqué :

"Le Conseil National de l’Ordre des Médecins s’oppose à la suppression de la clause de conscience relative à l’IVG et rappelle qu’il s’agit d’une disposition fondamentale prévue par le code de déontologie médicale et par le code de santé publique.

Cette clause de conscience est menacée par les dernières recommandations de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes, présentées le 19 février dernier, qui visent à introduire de nouvelles dispositions dans le projet de loi santé. Parmi ces propositions, celle selon laquelle les professionnels de santé ne pourraient plus invoquer la clause de conscience en cas de demande d’interruption volontaire de grossesse (IVG), suscite une vive inquiétude.

L’Ordre des médecins souhaite rappeler que le code de déontologie médicale et le code de santé publique prévoient une clause de conscience applicable à tous les médecins pour l’ensemble des actes médicaux. L’Ordre des médecins ne comprendrait pas qu’un droit fondamental de liberté de conscience soit refusé à un médecin alors qu’il fait partie des droits inaliénables de tout citoyen français.

L’Ordre des médecins insiste sur la nécessité de garantir le meilleur accès à l’IVG pour toutes les femmes qui le demandent mais le manque de moyens disponibles et les problèmes d’organisation récurrents ne sauraient être palliés par la suppression d’une clause fondamentale à l’exercice médical."

Posté le 26 février 2015 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Les "boîtes à bébés" sauvent des vies (suite)

Après avoir évoqué le cas de la Suisse, les médias mettent en avant la seule "boîte à bébés" de Belgique qui a déjà sauvé la vie de 5 enfants :

232102"Il s'appelle Jules. C'est le cinquième bébé abandonné dans la seule "boîte à bébés" de Belgique, gérée par l'association Moeders voor Moeders (Des mères pour les mères), dans le district de Borgerhout, en banlieue d'Anvers (...)

Prénommé Jules par la bénévole qui l'a trouvé, le petit garçon est aujourd'hui placé dans une famille d'accueil, candidate pour l'adopter. Quand il a été déposé dans la boîte, en décembre, très peu de temps après sa naissance, selon Fons Duchateau, le bébé était en bonne santé. Au vu de la manière dont son cordon ombilical avait été coupé et noué, la mère biologique n'a probablement pas reçu d'assistance lors de l'accouchement, assure la chaîne VTM.

Son abandon n'a pas été rendu public plus tôt car l'association veut laisser du temps aux parents pour récupérer l'enfant anonymement : "On veut donner le plus de temps possible à la maman pour qu'elle puisse revenir sur sa décision", explique Katrin Beyers, de l'association Moeders Voor Moeders, pour expliquer les trois mois de silence."

Posté le 26 février 2015 à 15h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

25 février 2015

Les "fenêtres à bébés" sauvent des vies

Les "fenêtres à bébés" avaient été critiquées lors de leur mise en place en Suisse sous prétexte que le droit de l'enfant à connaître son origine serait bafoué, du fait de l'anonymat de la démarche des mères y recourant. Cette critique est grotesque et scandaleuse puisque ce disposifi sauve des vies humaines comme l'explique cet article :

Fenetre-a-bebe"Il y a quelques jours, une mère laissait un nouveau-né en bonne santé dans la fenêtre à bébé d'Einsiedeln (SZ). Depuis 2001, c'est le 14ème enfant (huit filles et six garçons) à être remis aux bons soins d'un hôpital. Ces fenêtres ont été créées sous l'impulsion de l'Aide suisse pour la mère à l'enfant (ASME). Leur but: permettre aux mères en situation d'urgence de mettre au monde un enfant, et surtout éviter le recours à l'avortement.

Selon l'association, sept mamans ont ensuite pris des nouvelles de leur nouveau-né: «Il y en a même une qui nous a appelé 20 minutes après avoir déposé son enfant, raconte Dominik Müggler, président de l'ASME. Elle voulait savoir si il allait bien». Les mères ne sont pas recherchées activement, mais «elles ont le droit de savoir ce qu'il advient de leur enfant», poursuit-il. Dans six cas, elles ont formellement donné leur accord pour une future adoption.» Un couple, qui a réussi à se sortir de la mauvaise passe dans laquelle il se trouvait, a par ailleurs demandé à pouvoir récupérer son rejeton. Une requête qui a été acceptée."

A quand le même dispositif en France ?

Posté le 25 février 2015 à 11h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

24 février 2015

Avorter en fonction du sexe de l'enfant

Lu sur Gènéthique :

"Lundi 23 février, les députés britanniques ont rejeté un amendement - par 292 voix contre 201- qui devait interdire l’avortement motivé par le choix du sexe de l’enfant. Les députés opposés à l’amendement ont jugé qu’une interdiction explicite de cette pratique serait difficilement applicable et compliquerait l’accès des femmes à l’avortement."

Dans quelques temps, la Grande-Bretagne connaîtra comme la Chine et l'Inde un déséquilibre démographie. Il faudra alors recourir de force à l'idéologie du gender pour rétablir la parité homme/femme...

Posté le 24 février 2015 à 21h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Un homicide involontaire sur fœtus, cela n'existe pas

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Il y a un an, le tribunal correctionnel de Tarbes avait condamné un automobiliste à trois ans de prison avec sursis pour « homicide involontaire sur fœtus » : l’automobiliste, ivre, avait percuté une femme enceinte.

C’est exactement l’affaire de Metz. L’accident avait eu lieu en 1995. En première instance, le tribunal de Metz avait condamné l’automobiliste pour « homicide involontaire ». La cour d’appel avait infirmé ce jugement, et la cour de cassation, dans un arrêt de 2001 qui désormais fait jurisprudence, avait donné raison à la cour d’appel, considérant que l’article 221-6 du code pénal qui définit l’homicide involontaire « par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence » ne peut pas s’appliquer à un fœtus puisque celui-ci n’est pas une personne et que cette section du code pénal traite des « atteintes à la personne humaine ».

Il va de soi que le fœtus ne peut pas être une personne humaine pour la justice française, car les avortements seraient autant d’homicides… volontaires, cette fois. Plus de 200.000 par an.

A l’époque j’avais relevé cette contradiction que même des magistrats, dans leurs plaidoiries, parlaient de la « mère »…

C’est l’argument qu’a cru pouvoir utiliser la présidente du tribunal de Tarbes, Elisabeth Gadoulet, ayant entendu la « mère » inconsolable d’avoir perdu « son enfant », et l’avocate appuyer en ce sens. « Le prévenu lui-même a reconnu avoir tué un enfant. La famille a besoin de cette condamnation», dira Mme Gadoulet.

Pourtant elle ne pouvait pas ignorer la jurisprudence de Metz, qui avait fait grand bruit.

Donc, le parquet a fait appel du jugement, et la cour d’appel de Pau, le 5 février dernier, a infirmé le jugement de Tarbes. Et ce ne sera pas la peine d’aller en cassation. La culture de mort sait se défendre."

Posté le 24 février 2015 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : supprimer le délai de réflexion, c’est supprimer le libre-choix

Communiqué des AFC :

"Un rapport de la Délégation aux Droits des Femmes, présenté le 18 février dernier, propose la suppression des 7 jours de réflexion obligatoire jusque-là en vigueur pour les femmes demandant une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Les AFC sont consternées par cette volonté mortifère qui prévaut dans notre pays, qui, avec 210 000 avortements annuels et des mesures répétées pour favoriser les IVG, se montre incapable de protéger la vie des plus faibles de ses membres.

Après le remboursement à 100% de l’IVG en 2013, la suppression de la condition de détresse et la prétendue reconnaissance d’un « droit fondamental » en 2014, ce rapport encourage à faire de l’IVG une réponse impulsive à une situation imprévue sans laisser aux femmes le temps de la réflexion et donc du libre choix.

Il est tout de même curieux que pour un achat important, la loi impose un délai de réflexion minimum (7 jours pour se rétracter sur un compromis de vente) et que pour le devenir de l’être humain (celui de la mère comme celui de l’enfant), on veuille retirer cette prérogative… L’éthique et les droits de l’homme n’auraient-ils plus cours en France ?

Les AFC appellent une nouvelle fois et avec insistance à une action politique qui mette tout en œuvre pour chercher des solutions de prévention, d’alternatives et d'aides efficaces afin que le drame de l'avortement, qui arrête la vie d'un enfant à naître et blesse profondément la femme qui y a recours, devienne un objectif prioritaire de santé publique."

Posté le 24 février 2015 à 16h58 par Michel Janva | Lien permanent

23 février 2015

25 février : conférence de Mgr Guy de Kérimel sur l'avortement à Grenoble

Mercredi 25 février 2015 A la Maison Diocésaine, 12 place de Lavalette à Grenoble, conférence sur « Le phénomène social de l’avortement» par Monseigneur de Kérimel à 20h30.

Entrée libre.

Posté le 23 février 2015 à 19h43 par Michel Janva | Lien permanent

IVG : l'ordre des sages-femmes pour le maintien de la clause de conscience

Lu sur Gènéthique :

"La semaine dernière, la Délégation aux droits des femmes de l'Assemblée nationale a remis un rapport d'information réclamant, entre autres demandes, la suppression de la clause de conscience pour l'IVG et l'autorisation donnée aux sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales [...]

Ce à quoi l'Ordre national des sages-femmes a répondu par communiqué de presse en date du vendredi 20 février 2015. Il rappelle que les sages femmes sont "prêtes à s'engager auprès des femmes en accompagnant leur grossesse, qu'elle qu'en soit l'issue" mais qu'"il est important de maintenir la clause de conscience spécifique à l'IVG"."[...]

Posté le 23 février 2015 à 17h12 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

"Laisser une femme qui veut avorter avec son embryon dans le ventre est une torture"

Les plaidoyers en faveur de la fin du délai de réflexion pour avorter sont morbides et témoignent de l'imprégnation de la culture de mort :

« Laisser une femme qui veut avorter avec son embryon dans le ventre est une torture ; c'est difficile à vivre psychologiquement. Tu sais que tu ne veux pas le garder mais que cela se développe en toi. C'est comme un intrus avec lequel tu dois vivre. Tu as juste envie de dire : "Sortez-le de moi !". »

Véronique Seiher, coprésidente du Planning familial, ultrasubventionné, défend la suppression de ce délai de réflexion :

« Cette disposition législative sert juste à retarder les femmes dans leur souhait d'avorter rapidement, à leur laisser entendre qu’elles peuvent changer d’avis, pour renforcer la culpabilisation vis-à-vis de l’IVG. Est-ce qu’on demande aux femmes qui veulent des enfants si elles ont bien réfléchi ? Non ! Cela ne fait que renforcer la stigmatisation de la femme qui avorte. Pour la plupart, c'est un acte de soulagement de mettre fin à une grossesse qu'elles n'ont pas désirée. »

Une autre femme témoigne :

« Ça aurait pu être vite réglé. À l'échographie, on m'a dit qu'il fallait attendre que l'embryon grossisse pour "mieux voir". J'ai dû attendre une semaine avant d'en faire une autre, puis encore dix jours pour le rendez-vous à l'hôpital. J'ai dû "vivre avec" pendant des semaines, comme une punition. Je m’en serais mieux remise après, si ça n’avait pas duré aussi longtemps. »

Une gynécologue ajoute :

« En plus de sous-estimer les capacités décisionnelles de la femme, exiger ce délai est surtout de l’ordre de la maltraitance vis-à-vis des femmes. C’est cette culpabilisation au moment de la prise en charge de l'IVG qui provoque les traumatismes, pas la rapidité de la procédure. »

Où l'on s'aperçoit que ces charmantes féministes cherchent avant tout à effacer le traumatisme post-avortement. Suppression de la notion de détresse, du délai de réflexion, etc. Rien n'y changera : c'est la suppression de l'enfant à naître qui est la cause de ce traumatisme.

Posté le 23 février 2015 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

22 février 2015

L'administration Obama s'apprête à violer les droits parentaux et la liberté de conscience des familles réfugiées

Le Friday Fax de C-Fam : L'administration d'Obama prépare de nouvelles normes qui obligeront les associations caritatives confessionnelles à fournir l'avortement aux réfugiées mineures qui entrent sur le sol américain sans leurs parents, sans l'accord des parents. Les groupes confessionnels déclarent qu’il s’agit d’une infraction aux droits parentaux et d’une violation de la liberté de conscience des groupes religieux qui aident ces jeunes dans leur intégration. Dans le cas où ces associations refuseraient, ce qui serait le cas des associations catholiques, elles se verraient retirer l'aide de l'Etat fédéral. Ces associations ont jusqu'au 24 juin 2015 pour se conformer à ce nouvel oukase de la mort.

Les textes de l'administration Obama exigent également que les associations qui accueillent ces mineurs non-accompagnés de leurs parents se forment aux "LGBTQI" afin d'identifier les "identités de genre transsexuelles et intersexuées" chez les adolescents qu'elles recueillent.

Ces nouvelles normes s'appuient sur un rapport de l'Unicef de 2013, qui estime que dès l'âge de 10 ans, les enfants doivent "avoir droit" aux "services de santé sexuelle et de reproduction" sans le consentement parental.

"Pour justifier cette affirmation, l’Unicef a fait référence aux commentaires du comité qui supervise la mise en place de la Convention sur les Droit de l’Enfant. Ce même comité a dit au Saint Siège l’année dernière que son opposition aux relations sexuelles entre adolescents et à l’avortement faisait l’objet d’une violation du traité."[...]

L'administration Obama va donc violer, au nom de la "Convention des Droits de l'Enfant", non seulement les droits des parents à éduquer eux-mêmes leurs enfants et de décider, en conformité avec leurs convictions religieuses, de ce qui est le mieux pour eux, mais en plus, la liberté de conscience la plus élémentaire.

Posté le 22 février 2015 à 23h09 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

21 février 2015

Depuis que le Chili a banni l'avortement, la mortalité maternelle a chuté

Lu ici :

Interdisez l'avortement, les avortements ne cesseront pas. Des femmes le feront illégalement, et des femmes mourront ! »

Tel est donc leur argument... Mais aussi embêtant que ce soit, les faits sont là, et ils démontrent que le contraire est vrai au Chili.

Selon les nouvelles études de l'Institut MELISA, depuis que le gouvernement chilien a interdit l'avortement, non seulement la santé maternelle s'est améliorée, mais le nombre de femmes cherchant à se faire avorter clandestinement a chuté !

Depuis que le Chili a banni l'avortement en 1989, le nombre de décès lors de l'accouchement est passé de 41,3 à 12,7 sur 100 000 naissances (soit une baisse de 69,2%). Ce chiffre place le Chili à la deuxième place des pays américains ayant le taux de mortalité maternelle le plus bas (en faisant même mieux que les Etats-Unis).

[...] Ce n'est pas par pure coïncidence qu'à Malte, en République d'Irlande et au Chili, où l'avortement est illégal, les taux de mortalité maternelle sont plus bas qu'aux Etats-Unis. En Afrique, où ont lieu 56% de toutes les morts maternelles, la mortalité liée à l'avortement est plus de deux fois moins importante que dans les pays développés. Il y a pourtant plus de restrictions concernant l'avortement en Afrique que dans les pays développés ! Comment est-ce possible ? Dans les pays où l'avortement est le plus restreint, moins de femmes ont besoin de rechercher un traitement suite à un« avortement non médicalisé » que dans les pays où l'avortement est « médicalisé et légal ».

Les résultats de l'étude de terrain chilienne ne feront pas l'affaire du lobby pro-avortement. Mais c'est une excellente nouvelle pour les mères et les enfants à naître !"

Posté le 21 février 2015 à 11h06 par Michel Janva | Lien permanent

20 février 2015

L’Ordre des sages-femmes hostile à la suppression de la clause de conscience

Concernant l'avortement :

"Le projet de loi relatif à la santé prévoit, dans son article 31, de permettre aux sages-femmes de pratiquer l'IVG médicamenteuse. Cette disposition faciliterait l'accès à l'IVG pour nombre de nos concitoyennes tout en donnant la possibilité aux sages-femmes qui le désirent de participer plus activement à l'accompagnement des femmes lors de ces instants.

Les instances ordinales de la profession, interrogées en 2013, avait alors déclaré à 85% être favorables à la possibilité pour les sages-femmes de prescrire l'IVG médicamenteuse. Ces chiffres laissent entrevoir qu'une partie de la profession serait donc prête à s'engager auprès des femmes en accompagnant leur grossesse, quelle qu'en soit l'issue.

Toutefois, dans la synthèse de son rapport d'information rendue publique le 18 février 2015, la Délégation aux Droits des femmes de l'Assemblée nationale formule des recommandations supplémentaires : supprimer la clause de conscience relative à l'IVG et permettre aux sages-femmes de pratiquer l'IVG instrumentale.

Bien qu'il existe une clause de conscience « générale », le Conseil national de l'Ordre des sages-femmes estime qu'il est important de maintenir la clause de conscience spécifique à l'IVG, issue de la loi Veil. Cette disposition représente en effet une référence incontournable pour tous les professionnels de santé qui pourraient être amenés à concourir à une interruption de grossesse.

Par ailleurs, notre instance s'étonne que l'on envisage de permettre aux sages-femmes de pratiquer l'IVG instrumentale, un acte chirurgical, alors que la possibilité de prescrire des vaccinations et des substituts nicotiniques par ces mêmes professionnelles à l'entourage de la femme enceinte et du nouveau-né fait débat. A cet égard, l'Ordre est satisfait de constater que les auteurs du rapport ont été attentifs à ses demandes et recommandent justement de préciser les compétences des sages-femmes en matière de vaccination et de prescription des substituts nicotiniques (recommandation n° 8). [...]"

Posté le 20 février 2015 à 19h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Le Haut Conseil à l'Egalité salue les propositions pour l'avortement

Dans un communiqué, le HCEfh salue les 21 recommandations formulées :

"En particulier concernant l’IVG, la Délégation formule 5 recommandations visant à simplifier le parcours des femmes et à renforcer l’offre de soins, notamment en supprimant l’obligation d’un délai de réflexion de sept jours imposé aux femmes qui souhaitent avorter, et la clause de conscience spécifique à l'IVG. Ces propositions étaient portées par le HCEfh dans son rapport relatif à l’accès à l’IVG, publié en novembre 2013.

Les professionnel-le-s de santé disposent déjà d’une clause de conscience générale pour les actes médicaux qu’ils et elles sont amené-e-s à pratiquer (article R.4127-47 du Code de la santé publique). Retirer la double clause de conscience spécifiée par la loi Veil il y a 40 ans ne supprime pas la possibilité des professionnel-le-s de ne pas pratiquer l’acte, mais déstigmatise l’avortement.

Par ailleurs, le 1er RDV est une étape cruciale pour l’entrée des femmes dans le parcours IVG. En permettant qu’il soit réalisé par un plus grand nombre de professionnel-le-s, et en supprimant l’obligation du délai de réflexion, la Délégation propose un parcours des femmes plus rapide. Et en matière d’avortement, le temps joue contre les femmes."

Femmes : avortez le plus vite possible et sans réfléchir.

Posté le 20 février 2015 à 11h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

18 février 2015

5 nouvelles propositions pour faciliter le crime sur l'enfant à naître

La délégation aux Droits des femmes de l'Assemblée nationale a présenté aujourd'hui un rapport d'information, faisant 21 propositions pour le projet de loi santé, qui doit être examiné au printemps à l'Assemblée nationale.

Cinq propositions visent à améliorer l'accès à l'avortement :

  • suppression de l'obligation du délai de réflexion entre la première et la deuxième consultation. Actuellement, deux consultations médicales sont obligatoires, avec un délai de réflexion d'une semaine entre les deux. Il peut cependant être réduit à 48 heures lorsque le délai légal de 12 semaines de grossesse approche.
  • suppression de la clause de conscience permettant aux médecins de refuser de pratiquer un avortement. Les auteurs estiment cette disposition spécifique à l'avortement redondante avec la clause de conscience générale, s'appliquant à tous les actes médicaux et inscrite dans le Code de la santé publique.
  • permettre aux sages-femmes et infirmiers de réaliser la première consultation et de délivrer l'attestation correspondante. 
  • permettre la pratique des avortements instrumentales sous anesthésie locale dans les centres de santé, de planification et les maisons de santé pluridisciplinaires, par les sages-femmes.
  • Le projet de loi prévoit de permettre aux sages-femmes de pratiquer des avortements par voie médicamenteuse. Il prévoit en outre de donner aux infirmiers scolaires la possibilité de délivrer la contraception d'urgence.

La Délégation fait d'autres propositions pour faciliter l'accès à la contraception :

  • harmoniser la couverture géographique des centres de planification,
  • demander à la Haute autorité de santé (HAS) une étude sur la possibilité de mettre les microprogestatifs (minipilules) en vente libre dans les pharmacies.

Et l'avortement laïque, gratuit et obligatoire, c'est pour quand ?

Posté le 18 février 2015 à 21h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Espagne : nouveau projet de loi pour restreindre l'avortement

Le parti conservateur au pouvoir en Espagne a présenté une nouvelle loi, moins pro-vie que celle qui avait été retirée l'an passé, interdisant l’avortement pour les mineures sans autorisation parentale. L’interdiction de l’avortement dans presque tous les cas de figure, y compris la malformation du foetus, ont été retirés. 

Posté le 18 février 2015 à 15h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

17 février 2015

L’Agence européenne du médicament met fin à l'obligation d'ordonnance pour la pilule du lendemain

Lu dans le Quotidien du médecin :

"L’Allemagne est, avec la Pologne et l’Italie, l’un des derniers pays européens à exiger une ordonnance pour la pilule du lendemain, mais une décision européenne tombée en janvier a eu pour effet d’accélérer les choses : l’Agence européenne du médicament a en effet accordé le statut d’OTC à la spécialité Ellaone (ulipristal acetate), ce qui oblige l’Allemagne à se mettre en conformité avec cette règle. Pour des raisons de concurrence, le pays va switcher aussi l’autre pilule du lendemain disponible dans ses pharmacies, PiDaNa (levonorgestrel). Cette décision, forcée par l’Europe, satisfait les associations féminines et plusieurs partis politiques de gauche, qui dénonçaient depuis longtemps le maintien de la prescription, justifiée selon eux par des considérations religieuses et traditionalistes, voire natalistes, plutôt que par des arguments médicaux valables.

Mais les médecins, eux, restent majoritairement sceptiques sur les avantages de la pilule du lendemain sans ordonnance : le syndicat des gynécologues et les sociétés savantes de gynécologie ont déploré cette mesure, en estimant de plus que les pharmaciens, qui auront un rôle d’information et de conseil avant la délivrance, ne sont pas suffisamment formés à cette mission. Pour eux, une consultation complète reste indispensable avant la prescription, y compris pour prévenir des IST ou des grossesses non désirées ultérieures. L’Ordre des médecins lui-même s’est clairement opposé à la mesure, pour des raisons de sécurité sanitaire et d’effets secondaires potentiels du produit. De plus, relèvent tant l’Ordre fédéral que certains ordres régionaux, certaines jeunes filles y voient un contraceptif comme un autre, et un « switch » le banaliserait encore plus, surtout si ses fabricants obtiennent le droit d’en faire de la publicité, comme pour les autres OTC. En 2014, près de 500 000 pilules du lendemain ont été prescrites en Allemagne, deux fois plus que lors de son introduction dix ans auparavant. Toutefois, un nombre important d’Allemandes achètent cette pilule dans les pays voisins, notamment en France."

Posté le 17 février 2015 à 10h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

13 février 2015

Avortement : suppression du délai de réflexion

Cliquer sur l'image pour lire ce que propose le régime socialiste comme nouvelle avancée dans la culture de mort :

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Posté le 13 février 2015 à 14h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

12 février 2015

L'avortement de "confort" existe réellement

Et c'est une féministe qui le reconnait à travers sa propre expérience :

"Féministe, cette femme décide d'avorter parce qu'elle attend un garçon... Récit d'une histoire révoltante. 

Féministe dans l'âme, une blogueuse britannique, connue sous le nom de Lena, milite pour le droits des femmes. Jusque là, rien d'extraordinaire. Mais dans un billet publié sur le blog injusticestory.com, elle nous raconte son avortement et les raisons de celui-ci.

En 2012, Lena apprend qu'elle attend un bébé. Quel bonheur, elle rêve d'une petite fille ! Mais sa joie sera de courte durée. En effet, lorsqu'elle se rend à l'échographie, c'est le drame : elle est enceinte d'un garçon ! (...) "Je me suis réfugiée chez moi, un endroit qui me semblait inconnu et qui ne faisait que m'abriter". Après trois jours de calvaire, son choix est fait : elle veut avorter. Pour cela, elle se rend à la clinique. "Je me sentais forte, je faisais quelque chose de positif, quelque chose qui pourrait réellement faire la différence, quelque chose de bon", écrit-elle avant de lâcher cette terrible phrase : "Je ne voulais pas amener un autre monstre sur terre"."

Posté le 12 février 2015 à 16h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (20)

Bientôt des avortements dans votre centre de santé ?

Gènéthique rappelle que le projet de loi Santé du gouvernement comporte déjà deux articles visant à "faciliter" l'accès à l'avortement en France :

  • Les infirmiers scolaires n'auront plus à respecter des conditions restrictives pour délivrer aux élèves la pilule du lendemain
  • Les sages femmes pourront réaliser des IVG médicamenteuses

Marisol Touraine a néanmoins fait une nouvelle annonce à la délégation aux droits des femmes :

  • Le gouvernement va déposer un amendement pour permettre aux centres de santé de réaliser des avortements. Et "les centres de planification pourraient eux aussi s'engager dans les démarches d'avortement". La Haute autorité de santé (HAS) définira les procédures pour encadrer l’IVG dans ces lieux de proximité.

Les questions en suspend :

  • A la question "le délai de 8 jours obligatoire avant une IVG sera-t-il supprimé ?", Marisol Touraine répond de façon vague :  "J'entends votre demande, peut-être aurons nous des réflexions sur ce sujet. Mais à titre personnel, j'entends assez bien cette observation".
  • Le gouvernement attend les résultats de la mission de l'IGAS pour rendre éventuellement les IVG anonymes.

Posté le 12 février 2015 à 15h22 par Louise Tudy | Lien permanent

Trois grossesses difficiles, trois refus d'avorter... un fils prêtre

Aleteia rapporte le témoignage de l'abbé Mario Majano concernant sa propre mère, violée, abandonnée puis atteinte d'un cancer, qui a, à chaque fois, choisi la vie.

Posté le 12 février 2015 à 14h40 par Louise Tudy | Lien permanent

Le Danemark meurt

Lu dans Présent :

"Les Danois se réveillent seulement maintenant face à l’effondrement de leur natalité. 55 873 enfants sont nés en 2013 contre 65 000 en 2008. Un taux de 2, 36 naissances est nécessaire pour maintenir une population, or il est actuellement de 1, 7 au Danemark. Les causes en sont le nombre croissant des vieillards, les avortements sans restrictions, la qualité du sperme en diminution de façon spectaculaire et la tendance culturelle à procréer le plus tard possible (en moyenne après 29 ans). Plusieurs structures danoises agissent pour remédier à ce phénomène, mais il faut voir comment ! Ainsi, le Planned Parenthood se mobilise ; la Sex and society propose un plan d’action « Semaine sexe » ayant pour but d’éduquer les enfants scolarisés et de leur expliquer comment et pourquoi ils devraient procréer le plus vite possible dès la sortie de l’école. Une agence de voyages a également créé une publicité : « 10 % des Danois sont conçus en vacances. Faites-le pour le Danemark ! » Au niveau médical, les traitements fertilisants sont encouragés. Le Danemark agit, mais ses plans « cosmétiques » laissent largement à désirer. Peut-on facilement changer des mentalités façonnées depuis des décennies ? Idem pour la France."

Posté le 12 février 2015 à 11h53 par Michel Janva | Lien permanent

11 février 2015

L'Irlande dit de nouveau 'non' à l'avortement

Lu sur Gènéthique :

"La chambre basse du Parlement d'Irlande a rejeté, à une grande majorité des votes, une proposition de loi visant à autoriser les avortements en cas d'anomalie du fœtus, anomalie qui engagerait le pronostic vital. La proposition a été écartée à 104 voix contre 20.

Le Premier ministre, Enda Kenny, avait pris la parole avant le vote pour dire que cette proposition de loi était anticonstitutionnelle. Après le vote, il a déclaré qu'il ne souhaitait pas que le pays s'agite autour de l'avortement, comme ce fut le cas dans les années 80, et il considère qu'une éventuelle évolution sur la législation actuelle sera à traiter avec le prochain gouvernement. "

Posté le 11 février 2015 à 13h47 par Louise Tudy | Lien permanent

10 février 2015

Infanticide post-natal

10 ans de réclusion criminelle ont été requis devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, contre Catherine Guay, 35 ans, jugée pour le meurtre de son bébé lors de son accouchement, seule chez elle, dans les toilettes. L'avocate générale a déclaré :

"Elle savait qu'elle était enceinte, c'était sa troisième grossesse. Pourquoi n'a-t-elle pas voulu se faire avorter ? Pourquoi n'a-t-elle pas envisagé d'accoucher sous X ? Elle a envisagé que la seule issue possible, c'était de faire disparaître le bébé. Elle savait qu'elle allait le jeter comme un déchet".

Elle aurait avorté, elle aurait été remboursée...

Cette femme est devant les tribunaux. Mais bon nombre de médecins pourraient s'y retrouver pour le même type de scandale. Bon nombre d'enfants ayant survécu à un avortement sont abandonnés jusqu’à ce qu’ils soient morts, ou tués (souvent par asphyxie), ou encore envoyés avec les déchets hospitaliers malgré des signes de vie. Ces enfants naissent pour mourir dans une agonie que l’on ne tolérerait pas s’il s’agissait d’animaux.

Posté le 10 février 2015 à 17h54 par Michel Janva | Lien permanent

Belle victoire pour la vie en Italie : suspension du décret interdisant l'objection de conscience

Le nombre des médecins objecteurs de conscience s'accroît en Italie, et pour une fois, il semble qu'ils aient obtenu une victoire (le blog de Jeanne Smits). La politique des "petits pas" peut aussi aller quelque fois dans le bon sens :

"Le Conseil d'Etat italien a donné partiellement raison au Movimento per la Vita et aux associations des médecins et des gynécologues  catholiques qui avaient fait appel contre un décret régional contre l'objection de conscience en matière de prescription de contraceptifs et de délivrance de certificats attestant d'une demande d'« interruption volontaire de grossesse ». Les associations pro-vie avaient mis en avant le droit des médecins du réseau public de ne pas participer, directement ou indirectement, à l'avortement : ces médecins voulaient continuer de pouvoir refuser la pilule du lendemain ou les dispositifs intra-utérins qui peuvent fonctionner comme des abortifs précoces. La suspension porte sur la signature des attestations de demande d'avortement.

La décision a été rendue publique par le Movimento per la Vita samedi : le Conseil d'Etat a pour partie suspendu le décret qui avait limité l'objection de conscience des médecins, le 12 mai 2014, à la grande satisfaction des pro-avortement qui se plaignent de plus en plus activement en Italie du nombre croissant de médecins objecteurs, notamment dans le Latium. Le décret portait le nom de Nicola Zingaretti, président de la région.
 
Ce n'est qu'une suspension, et partielle, mais le président du Mouvement italien pour la vie souligne l'importance de cette décision qui « souligne l'importance constitutionnelle de l'objection de conscience »." [...]

Posté le 10 février 2015 à 17h41 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

09 février 2015

Une mère de 4 enfants meurt d'une stérilisation dans un centre du Planning familial

En Inde. Et ce n'est pas le premier.

Posté le 9 février 2015 à 22h46 par Michel Janva | Lien permanent

L'avortement, une douloureuse réalité...

7skh24gizbe"Choisir la vie" communique : 

"À l'occasion des 40 ans de la loi sur l'avortement, Choisir la Vie lance une campagne de sensibilisation sur ce sujet en diffusant le plus largement possible un livret de 12 pages abordant les grandes lignes et la réalité de cl'avortement (législation, conséquences, témoignages…). Rappelons combien cette loi du 17 janvier 1975 fut une véritable "boîte de Pandorre", qui a initié toutes les dérives éthiques et morales actuelles en autorisant qu'il puisse être portée atteinte à la vie du plus faible, du plus innocent : l'enfant à naître dans le sein de sa mère.

40 ans plus tard, cette loi dite "d'exception" a fait plus de 8 millions de victimes, enfants à naître et femmes dont le traumatisme post-avortement, bien que volontairement nié par les partisans de l'avortement, est une douloureuse réalité.

Ce livret sera également envoyé à tous les parlementaires ainsi qu'aux présidents des conseils régionaux.

Le commander gratuitement :
- Par voie postale : Choisir la Vie - 6 square du Trocadero 75116 Paris 
- Par e-mail : info@choisirlavie.fr"

Posté le 9 février 2015 à 19h10 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

07 février 2015

Réédition du livre "Le tabou du mammouth"

Le livre-témoignage de Philippe  Isnard, professeur révoqué de l'Education Nationale suite à l'organisation de débats d'éducation civique prévus au programme scolaire, est de nouveau disponible !

Il est en vente au prix de 10 euros l'exemplaire, ou 50 euros le carton de 10 exemplaires, A commander à l'adresse suivante : ISNARD Philippe, 57 rue de l'église, 74500, CHAMPANGES, réglement par chèque à l'ordre de Monsieur ISNARD.

L'auteur  donne sa version des faits et explique comment le fait d'avoir simplement évoqué parmi les autres opinions  celles des chrétiens sur le sujet de l'avortement lui a valu d'être interdit d'enseignement, de perdre son travail, de voir sa réputation impunément salie dans les médias... alors même qu'il  avait  toujours eu d'excellentes appréciations professionnelles et l'intérêt, le soutien de ses élèves.

Dans un récit personnel et émouvant, il décrit comment on s'est acharné injustement sur lui et comment il a été "mis à mort" socialement par le système en raison de son opposition à l'avortement. Philippe Isnard montre combien, loin de former nos enfants à devenir des hommes et des femmes éclairés, responsables, l'Etat leur impose, comme au reste de la société, son idéologie, anihilant ainsi toute possibilité d'esprit critique et de réflexion.

Posté le 7 février 2015 à 08h35 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2015

L'avortement à la source de la crise économique

L’évêque de Ferrara, dans la région de Bologne en Italie, Mgr Luigi Negri a déclaré :

« La loi contre l’homophobie est un délit contre Dieu et contre l’humanité. Quant à la loi sur l’avortement, elle a empêché la venue au monde de six millions d’Italiens supplémentaires et le manque d’enfants a fait que nous nous sommes enfoncés dans l’actuelle crise économique. »

Posté le 6 février 2015 à 20h47 par Michel Janva | Lien permanent

05 février 2015

Et la liberté d'expression des personnes trisomiques ?

 

Posté le 5 février 2015 à 21h46 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (26)

04 février 2015

J'ai gardé mon bébé envers et contre tous

Le témoignage d'une jeune femme, dans Femina, qui a renoncé à un second avortement. Il montre, une fois de plus, que l'IVG ne libère pas la femme, ne serait-ce que parce que dans de nombreux cas, c'est l'homme ou son entourage qui veulent le lui imposer.

Posté le 4 février 2015 à 20h37 par Louise Tudy | Lien permanent

03 février 2015

7 février : chapelet de SOS Tout-Petits à Poissy

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Posté le 3 février 2015 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent

29 janvier 2015

Des menottes pour les avortueurs

Lu dans Présent :

"En Amérique les avortements sont très majoritairement effectués dans des avortoirs privés dont les médecins sont animés d’un sentiment de lucre; ils exercent ainsi le plus souvent dans des conditions absolument sordides. Des centaines de cliniques ont été fermées par décision administrative et des dizaines de médecins se sont retrouvés en prison. Pour saluer la 42ème année de la légalisation de l’avortement par l’arrêt de la Cour Suprême Roevs Wade, la ligue pour une action Pro-life a envoyé à chaque directeur une paire de menottes. Les scandales liés aux avortements ont contribué à retourner l’opinion publique contre cette pratique « médicale »."

Posté le 29 janvier 2015 à 11h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

28 janvier 2015

EllaOne délivrée sans ordonnance à partir d’avril

Actuellement soumise à prescription médicale, la pilule abortive EllaOne® (ulipristal acétate), pourra être achetée sans ordonnance à partir du 15 avril prochain, ce qui aura pour effet encore un peu plus d'avortements :

EllaOne® est commercialisé par le laboratoire HRA Pharma et a obtenu l’autorisation de mise sur le marché le 15 mai 2009, par la procédure centralisée au niveau européen. Elle est indiquée dans la contraception d’urgence dans les 120 heures (5 jours) suivant un rapport non protégé ou en cas d’échec d’une méthode contraceptive. Jusque là inscrite sur liste I, elle était soumise à prescription médicale. La Commission Européenne vient de donner son autorisation pour son délistage, suite aux recommandations de l’Agence Européenne du Médicament.

A la suite du Norlevo® (levonorgestrel), EllaOne sera donc exonérée du régime des substances vénéneuses, privant les jeunes femmes des avantages de la consultation médicale préalable et des garanties qu’apporte une prescription médicale en terme de pertinence d’usage du médicament et de fréquence d’utilisation. Le pharmacien se trouve en effet bien impuissant pour contrôler la fréquence de ces prises."[...]

Posté le 28 janvier 2015 à 08h15 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (7)

27 janvier 2015

Intervention de Grégor Puppinck à la marche pour la vie

Intervention de Grégor Puppinck pour présenter la pétition pour les droits des nouveau-nés survivants à leur avortement à la marche pour la vie à Paris le 25 janvier 2015.

Posté le 27 janvier 2015 à 13h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Etats-Unis : pas de fonds publics pour l'avortement

Lu sur Gènéthique :

"La Chambre américaine des représentants, majoritairement républicaine, a adopté jeudi 22 janvier une proposition de loi qui doit pérenniser l'interdiction de l'utilisation de fonds publics fédéraux pour des avortements ou des assurances incluant l'avortement.

Depuis plus de 35 ans, le Congrès interdit par des mesures régulièrement reconduites l'usage de fonds fédéraux pour subventionner des procédures d'avortement, mais la proposition de loi adoptée jeudi, par 242 voix contre 179, rendrait ces interdictions permanentes.

Le texte a cependant peu de chance d'être adopté par le Sénat, où les démocrates ont une minorité de blocage, et parce que la Maison Blanche a brandi la menace d'un veto présidentiel. Mais les républicains au pouvoir au Congrès entendaient marquer le 42e anniversaire de la décision historique de la Cour suprême légalisant l'avortement aux Etats-Unis dans l'affaire Roe vs Wade.

Les démocrates et défenseurs du droit à l'avortement ont quant à eux dénoncé une « menace grave », car les personnes à bas revenus dont les assurances couvriraient l’avortement ne pourraient plus bénéficier de crédits d’impôt auxquels ils ont normalement droit suite à la réforme du système de santé dite "Obamacare". Avorter couterait plus cher aux assurances privées."

En France, le budget de l'Etat finance désormais à 100% l'avortement.

Posté le 27 janvier 2015 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

25 janvier 2015

Le premier ministre demande de cesser l'avortement massif

Ce n'est pas chez nous... 

Le premier ministre indien Narendra Modi a « supplié » ses concitoyens d'épargner les foetus de sexe féminin, mettant en garde contre un déséquilibre filles-garçons qui aurait des conséquences désastreuses pour le pays. Il lançait une campagne intitulée « Sauvez vos filles, éduquez vos filles ». 

Le Premier ministre a également demandé aux médecins d'arrêter de pratiquer des avortements décidés à cause du sexe de l'enfant et d'utiliser leurs compétences pour sauver des vies.

L'an dernier, les Nations unies ont mis en garde contre un déséquilibre des sexes qui prenait des proportions alarmantes dans le pays. Le gouvernement a identifié 100 districts où il n'y a qu'entre 837 et 875 naissances de filles pour 1.000 garçons. 

La détermination du sexe avant la naissance est un délit en Inde, sanctionné par une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison. En revanche, avorter n'est pas un délit.

Posté le 25 janvier 2015 à 22h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

24 janvier 2015

L'euthanasie existe depuis 40 ans : celle des enfants non-nés

Thibaud Collin écrit dans Le Figarovox :

"Quarante ans jour pour jour après la promulgation de la loi Veil, le Parlement s'empare de la question de «la fin de vie». Ce rapprochement pourrait paraître incongru à certains tant ces thèmes semblent poser des problèmes différents, l'un le «droit des femmes», l'autre le «droit de mourir dans la dignité». Il n'en est rien. L'euthanasie existe déjà en droit français, précisément depuis 40 ans. Certes le mot ne se trouve pas dans la loi Veil mais la chose, sans nul doute. En effet, celle-ci dépénalise l'avortement jusqu'à dix semaines mais en cas de malformations graves du fœtus l'autorise jusqu'au terme de la grossesse. Quel est l'argument justifiant une telle différence de traitement? La logique euthanasique. Il s'agit de supprimer l'enfant pour «son bien» ; par «compassion». Comment infliger à un enfant une vie handicapée? Mieux vaut le libérer d'emblée de souffrances futures. Ainsi au commencement et au terme de la vie humaine, le même raisonnement légitime le fait de donner la mort. La mort n'est plus ce qu'il faut éviter à tout prix, la vie étant un bien à sauvegarder quelqu'en soit le coût. A la mort se substitue désormais la souffrance, physique et/ou psychique. En quoi tout cela nous révèle-t-il la manière dont notre société se représente l'homme? Et quelle vision de l'homme de telles pratiques impliquent-elles et favorisent-elles?

Leur présupposé commun est que la vie n'est pleinement humaine que si elle est prise dans un projet lui donnant un sens. La valeur d'une vie dépend de la construction dont elle est l'objet. Il faut que le matériau à partir duquel réaliser cette œuvre soit adéquat au but recherché. Mais le matériau, quel est-il si ce n'est la personne dans son corps et ses diverses potentialités? Et à certains moments, le matériau disponible peut apparaître comme incapable de réaliser le projet de vie. Lorsque la personne subit des maux qui oblitèrent ses forces d'action et de création, la vie peut apparaître comme un fardeau insupportable et désormais insensé. Le handicap, la souffrance, la grande dépendance remettent en cause le projet de vie incapable d'assumer cette passivité envahissante. A l'aune d'un tel critère, de telles conditions de vie peuvent même sembler violer la dignité de la personne. La mort est alors envisagée comme une libération et devient l'objet d'un appel à la bienveillance d'autrui. C'est ici que se met en place le cercle des dispositions sociales influençant les mentalités et par là les attitudes, et réciproquement. (...)"

Posté le 24 janvier 2015 à 16h04 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : vous avez juste le choix de la méthode

Les femmes (en détresse mais il ne faut plus le dire) n'ont pas le choix entre garder leur enfant (avec des soutiens moraux, médicaux, financiers) et l'éliminer, mais entre l'éliminer par voie médicamenteuse ou par aspiration. C'est ainsi que le Planning familial définit le choix :

"Aujourd’hui, j’ai appelé le numéro vert du planning familial. Je suis enceinte de deux mois, une « grossesse non désirée », comme on dit. Que me propose-t-on ?

La réponse ne se fait pas attendre : tout d’abord, j’ai le choix. Le choix entre deux méthodes d’IVG, médicamenteuse, ou par aspiration. La seconde est « identique à la pose d’un  stérilet : sauf qu’au lieu de poser, on aspire ». Me voilà rassurée. Je demande s’il est possible de discuter avec des femmes qui ont vécu la même situation que moi. Bien sûr ! La dame me donne le numéro d’un autre Planning dans lequel des femmes qui vont avorter se réunissent afin d’en discuter, « et d’avorter ensemble ». Comme c’est convivial ! Remarquons dès l’abord qu’il s’agit de femmes qui vont avorter, et non de femmes qui en ont déjà fait l’expérience.

Je demande timidement : est-il possible d’avoir des témoignages de femmes qui ont choisi de garder leur enfant ? La réponse tombe immédiatement : non, il n’y en a pas. Pourquoi ? Parce que ces femmes-là ne ressentent pas le besoin de témoigner. Ah bon.

Au bout d’un moment, intriguée, la dame me demande : « Mais qu’est-ce qui vous gêne dans le fait d’avorter, puisqu’il n’y a pour vous aucun problème, ni légal ni médical, et que vous ne désirez pas cet enfant ? » Je mentionne timidement le fait que, quand même, c’est un futur bébé, ou au moins un petit être vivant. Vive réaction de l’autre côté : « Non, il faut vous sortir ça de la tête. (Tiens, ma liberté vient d’en prendre un coup). Nous au Planning, on pense que c’est pas un enfant tant qu’on ne désire pas poursuivre la grossesse. A partir du moment où on désire un enfant, alors ça devient un enfant. C’est pour ça  que nous parlons de cellule-œuf, et pas de fœtus, et encore moins de bébé. » Même embryon, c’est trop, apparemment.

J’insiste : et si je voulais garder l’enfant, y-a-t-il des endroits où je pourrais être accompagnée ? Silence gêné en face : « Attendez, je vais chercher un prospectus, pour voir ce qu’ils disent… Euh… » J’entends des bruits de papiers remués, et des grattements de gorge. Je dois bien constater que ce n’est pas très pro, pour une femme payée par le gouvernement pour répondre à ce genre de questions. Elle finit par se souvenir qu’il est possible en France d’accoucher sous X, et me donne l’adresse du site internet du CNAOP, « Conseil National pour l’Accès aux Origines Personnelles », c’est-à-dire l’organisme qui permet aux enfants nés sous X de rechercher leurs géniteurs s’ils le désirent. Merci pour l’info.

Ce moment d’hésitation passé, on revient aux choses sérieuses : l’avortement par aspiration. Est-ce que ça fait mal, demandè-je ? « Oui, un peu comme les règles. Mais les femmes qui témoignent parlent surtout d’un sentiment de soulagement. Et puis, sachez que ça ne vous empêchera pas d’avoir des enfants plus tard ! ». Et d’ajouter : « Oui, car on accueille aussi des femmes qui veulent des enfants, mais qui n’y arrivent pas tout de suite. Vous savez, tout ça, c’est aussi dans la tête. C’est amusant, quand on y pense. Quand on n’en veut pas, ça marche, puis quand on en veut, ça ne marche plus ! » Mais ce n’est qu’un « pur hasard, qui n’a rien à voir avec l’IVG ! »

D’ailleurs, il faut faire attention aux anti-IVG, qui se servent de ce type d’arguments pour vous faire peur. « Je dis ça pour vous mettre en garde, comme vous avez l’air de chercher des témoignages. Il ne faut aller que sur les sites du gouvernement et du Planning Familial. » (Sites qui, rappelons-le, ne proposent aucun témoignage de femmes ayant décidé de garder leur bébé, ni aucune information sur les démarches à faire pour cela.)

Désireuse de poursuivre sur cette ligne, le ton se fait plus pressant : « Attention néanmoins à ne pas perdre trop de temps, puisque vous êtes déjà à deux mois ! ». Je rebondis aussitôt : « Que se passerait-il si je dépassais la date-limite ? » – « Nous, au Planning Familial, on pense que ça serait mieux de supprimer cette loi qui fixe une date-limite. C’est pourquoi on est prêts à accompagner les femmes jusqu’à l’étranger s’il le faut. Mais bon, là, je parle en militante. » En militante. La voilà l’information neutre et bienveillante subventionnée par le gouvernement. (Lire la suite)"

Posté le 24 janvier 2015 à 11h44 par Michel Janva | Lien permanent

L'avortement : une réalité sordide

Julie Graziani est interrogée par Famille chrétienne :

Posté le 24 janvier 2015 à 11h08 par Michel Janva | Lien permanent

Marche pour la Vie : J - 1

C'est demain le grand jour de la Marche pour la Vie. Il faut désormais se décider et venir marcher comme nous le demande le père Bernard, modérateur de la famille Missionnaire de Notre-Dame. J-1 : Allons, levons-nous et marchons pour la vie :

6a00d83451619c69e20120a63d3077970c"Demain, nous marcherons pour la vie. Nous espérons être plus nombreux encore que l’année dernière. Mais, peu importe le nombre. D’année en année, de nouvelles personnes de bonne volonté prennent conscience de l’importance d’aimer, servir, défendre la vie humaine de sa conception à son terme naturel. L’Encyclique sur la vie de Jean-Paul II doit nous porter à la confiance. Elle se termine par l’évocation du grand combat entre la Femme et le Dragon (Ap 12), avec l’assurance que, dans le Christ, les forces de la mort ont déjà été vaincues : «La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut ; vivant, Il règne».

Avec la Vierge Marie, accueillons l'Evangile de la Vie, levons-nous et marchons pour la vie ! St Jean-Paul II s'est vraiment engagé pour la vie ! Le 25 mars 1995, en la fête de l'Annonciation et de l'Incarnation du Verbe, ce Saint Pape a donné cette Encyclique particulièrement importante sur la vie par laquelle il a lancé cet appel vibrant, au nom de Dieu, à tout homme de bonne volonté : "respecte, défends, aime et sers la vie, toute vie humaine ! C'est seulement sur cette voie que tu trouveras la justice, le développement, la liberté véritable, la paix et le bonheur" (EV 5).

Logo_FMND-390x210Concluons notre ultime préparation à la marche pour la vie par la magnifique prière de Jean-Paul II à la Mère de la Vie : «O Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la vie : regarde, ô Mère, le nombre immense des enfants que l’on empêche de naître, des pauvres pour qui la vie est rendue difficile, des hommes et des femmes victimes d’une violence inhumaine, des vieillards et des malades tués par l’indifférence ou par une pitié fallacieuse. Fais que ceux qui croient en ton Fils sachent annoncer aux hommes de notre temps avec fermeté et avec amour l’Evangile de la vie... afin de construire la civilisation de la vérité et de l’amour, à la louange et à la gloire de Dieu Créateur qui aime la vie» (EV 105).

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Posté le 24 janvier 2015 à 11h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)


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