25 juillet 2016

La clause de conscience des pharmaciens est un droit de l'homme

Grégor Puppinck, Docteur en droit, Directeur de l’ECLJ et auteur de l’essai « Objection de conscience et droits de l’homme », publié par Société Droit et Religion, CNRS Editions, juillet 2016. Il vient d’être nommé membre du panel d’experts de l’OSCE/ODIHR sur la liberté de religion ou de croyance, la principale autorité institutionnelle en matière de liberté de religion et de conscience, pour 3 ans. Il aborde pour Gènéthique le problème de la clause de conscience des pharmaciens :

"Cette clause garantirait à chaque pharmacien le droit de « refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine ». A ce jour, ce droit est déjà garanti aux médecins et à tous les auxiliaires médicaux ainsi qu’aux sages-femmes et aux chirurgiens-dentistes. Il est aussi reconnu aux pharmaciens dans de nombreux autres pays européens. C’est le cas notamment de nos voisins, belges, britanniques, espagnols, italiens et portugais. Les pharmaciens français font donc doublement figure d’exception en France et en Europe. Plus généralement, c’est ce même droit « de ne pas tuer » qui est aussi reconnu face au service militaire.

En fait, les pharmaciens français, comme toute autre profession, possèdent déjà potentiellement ce droit, puisqu’il leur est garanti au titre de la liberté de conscience par le droit européen et international. Ceux qui veulent l’exercer peuvent déjà l’invoquer devant les juridictions françaises et internationales qui devront alors en fixer les limites.

La Cour Européenne des droits de l’homme reconnaît « la liberté de conscience des professionnels de la santé »

Il est vrai qu’il y a plus de 15 ans, dans l’affaire Pichon et Sajous contre la France, la Cour européenne des droits de l’homme avait accepté qu’un pharmacien soit sanctionné pour son refus de vendre la pilule. Mais cette décision ancienne a été fort critiquée, car pour justifier sa position, la Cour a observé que le pharmacien conserve, nonobstant l’obligation de délivrer des pilules abortives, la faculté de manifester ses convictions « hors de la sphère professionnelle ». De fait, cette faculté de manifester ses convictions hors du cadre professionnel ne réduit en rien la contrainte à laquelle il était soumis dans ce cadre.

Plus récemment, la Cour européenne a reconnu à plusieurs reprises le droit du personnel médical à la liberté de conscience, estimant qu’il appartient aux Etats « d’organiser leur système de santé de manière à garantir que l’exercice effectif de la liberté de conscience des professionnels de la santé dans le contexte de leurs fonctions n’empêche pas les patients d’accéder aux services auxquels ils ont droit en vertu de la législation applicable ». Ainsi, la Cour de Strasbourg tient pour acquis que l’Etat ne peut pas obliger un professionnel de la santé à agir contre sa conscience, même pour délivrer un « service » légal, tel que l’euthanasie.

Avortement, euthanasie, biotechnologies : le Conseil de l’Europe reconnaît le droit de ne pas tuer.

Le « Droit à l’objection de conscience dans le cadre des soins médicaux légaux » a aussi été solennellement réaffirmé en 2010 par le Conseil de l’Europe, garantissant ce droit à toute personne et établissement de refuser « de réaliser, d’accueillir ou d’assister un avortement, une fausse couche provoquée ou une euthanasie » ou « toute intervention visant à provoquer la mort d’un fœtus ou d’un embryon humains ».  De même, en 1989, le Comité d’experts du Conseil de l’Europe en matière de bioéthique avait aussi affirmé ce droit.

En outre, la Cour de Strasbourg exige des législations nationales qu’elles soient cohérentes et non discriminatoires, ce qui n’est pas le cas en l’espèce. Il est incohérent et discriminatoire de reconnaître la clause de conscience à toutes les professionnels de santé à l’exclusion des pharmaciens. En effet, que l’euthanasie soit pratiquée au moyen d’un comprimé ou d’une perfusion ne change rien à la nature de l’acte. Celui qui vend le comprimé est autant engagé moralement par l’acte que celui qui pratique la perfusion. Il est donc incohérent de garantir le droit de ne pas pratiquer la perfusion et de refuser celui de ne pas vendre le poison. Le pharmacien collabore directement à l’euthanasie dès lors que l’usage et l’effet du poison délivré ne laissent place à aucun doute.

L’objection de conscience : un « signal d’alarme » pour la société

Il est parfois objecté que les professionnels de santé ne devraient pas avoir de liberté de conscience car ils choisissent librement leur profession. Cela reviendrait paradoxalement à interdire ces professions aux personnes qui justement refusent « d’attenter à la vie humaine ». En outre, tous ces professionnels doivent s’engager à exercer leur profession avec conscience, ce qui est une garantie pour les patients. Or, pour nombre d’entre eux, l’euthanasie est étrangère à leur profession.

L’euthanasie et la stérilisation forcée ont été largement pratiquées au XXe siècle, et pas seulement dans l’Allemagne nazie ; il aurait été bon qu’à l’époque les médecins et les pharmaciens bénéficient d’une clause de conscience, et surtout qu’ils l’exercent !

La clause de conscience n’est pas qu’une liberté individuelle, elle est aussi un signal d’alerte pour toute la société. Si de nombreux médecins et pharmaciens refusent de pratiquer un acte, les autorités publiques ne devraient pas chercher à les y forcer, mais devraient s’interroger sur les causes de ce refus, car ce n’est pas la loi, mais bien la conscience individuelle qui est l’ultime juge de la justice.

Refuser toute clause de conscience aux pharmaciens, comme semble le vouloir le gouvernement, au motif qu’ils pourraient l’exercer contre la délivrance de « pilule abortive » n’a aucun sens et est une insulte à cette profession, d’autant plus que toutes les autres professions médicales peuvent refuser de participer à une IVG. Il faut faire confiance au professionnalisme des pharmaciens et à la conscience individuelle… plus qu’à la loi."

Posté le 25 juillet 2016 à 17h31 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2016

Le diktat de l'Ordre des pharmaciens

Suite au communiqué de l'Ordre des pharmaciens, demandant l'enterrement du projet de clause de conscience, un pharmacien lecteur du Salon Beige nous fait suivre son courrier de réaction :

"Mon message fait suite au sondage sur le projet d'article R.4235-18 du Code de déontologie.

Je n'ai pas manqué de donner mon avis en ligne (et vous remercie de m'en avoir donné la possibilité) mais n'ai pas alors jugé utile de rédiger un commentaire expliquant mon choix, ce que j'ai vivement regretté à la lecture du communiqué de presse de Madame la Présidente du Conseil national. C'est donc l'objet de ces quelques lignes ; je tâcherai d'être bref.

Concernant l'article proprement dit, l'absence de définition claire d'un "acte pharmaceutique susceptible d'attenter à la vie humaine" est déjà un problème de taille. De même, que doit-on ou non considérer comme un soin ? La question est cruciale à notre époque où l'on voudrait confondre alimentation et hydratation, soin et acharnement.

Par ailleurs, tout mettre en œuvre pour qu'un autre pharmacien effectue un acte que l'on juge soi-même coupable me semble absurde.

Et après les précautions initiales ("sans préjudice pour ..."), le diktat final que l'on pressentait ("Si tel n’est pas le cas, le pharmacien est tenu d’accomplir l’acte pharmaceutique"). Soit, au final, une coquille vide.

J'ai logiquement voté "non", non pas - vous l'aurez compris - parce que je serais opposé à une clause de conscience - bien au contraire - mais parce que je refuse une telle hypocrisie.

Quant au communiqué de presse, que de politiquement correct et que de justifications pour assurer que l'on ne déroge pas à l'ordre établi ! Madame la Présidente du Conseil national précise "qu'il n'est évidemment (sic) pas question [...] de pilule du lendemain, de stérilet ou même de préservatif". Et d'ajouter - à juste titre - que le préservatif n'a jamais attenté à la vie humaine. On peut donc en déduire que ce n'est pas le cas pour la pilule du lendemain et le stérilet. Pourquoi donc alors ce texte ne pourrait-il s'appliquer au stérilet et à la pilule du lendemain ? Quel pharmacien pourrait prétendre qu'à partir du moment où il y a eu fécondation, pilule du lendemain et stérilet n'attentent pas à la vie humaine ? Sauf à considérer que la grossesse ne débute qu'après la nidation et que la fusion des gamètes ne produit pas un être à part entière doté d'un patrimoine génétique original, ce qui suppose une bonne dose d'idéologie.

L'assurance enfin que l'Ordre veille et porte plainte lorsqu'un pharmacien - nous dit-on - "ne respecte pas ses devoirs" (à définir, une fois de plus, afin d'éviter les interprétations multiples) est indécente s'agissant d'atteinte à la vie humaine. De nombreux pharmaciens, et beaucoup parmi les plus jeunes, n'auront d'autre choix que de renoncer à exercer s'ils veulent - comme c'est mon cas - pouvoir agir en conscience.

Bref, mieux vaut le statu quo (c'est-à-dire l'absence de clause de conscience) plutôt qu'un article ainsi rédigé."

Posté le 23 juillet 2016 à 22h36 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2016

Témoignage d'une femme rescapée d'un avortement

Jusqu'à l'âge de 7 ans, sa mère lui a dit qu'elle aurait du être avortée...

Posté le 22 juillet 2016 à 23h00 par Michel Janva | Lien permanent

Clause de conscience des pharmaciens : le sujet n'est pas enterré

Dans un communiqué, le conseil de l’ordre des pharmaciens a voulu mettre fin aux discussions sur une éventuelle clause de conscience. Heureusement, il y a toujours des réactions. Florence Taboulet, professeur en droit pharmaceutique et économie de la santé à l’Université Toulouse III, juge le projet de code de déontologie « excellent » :

« c’est l’acquisition d’un nouveau droit, c’est positif pour la profession. On répare une anomalie. De même qu’on se réjouit de nouveaux droits des patients, il faut se réjouir de nouveaux droits pour les pharmaciens ».

Sur le domaine d’application de la clause, elle explique :

« Pour moi, lorsque j’ai lu le texte, c’était une évidence que la clause de conscience s’appliquait au début et à la fin de vie. L’ ‘atteinte à la vie’, c’est le début et la fin de la vie. Historiquement, c’est là où ça coince, c’est la réalité du terrain. Si ce n’est pas ça, il faudrait l’expliquer, et expliciter le champ de la clause de conscience ».

Florence Taboulet s’étonne donc des propos d’Isabelle Adenot qui assure que la clause de conscience ne concernerait que la fin de vie.

« En l’état actuel du droit, la clause de conscience ne peut concerner que le début de la vie, car pour ce qui est de l’empoisonnement et du suicide, les règles du code de la santé publique permettent déjà de ne pas délivrer des médicaments ».

Pour l’instant, « trois produits seraient concernés : mifepristone (RU486 ou avortement médicamenteux), stérilet et contraception d’urgence ».

Pour l’heure, l’Ordre a repoussé l’adoption du nouveau code de déontologie au 6 septembre, et décidé « de ne pas maintenir en l’état le projet »

Posté le 22 juillet 2016 à 19h26 par Michel Janva | Lien permanent

Tous les hommes naissent libres mais tous ne sont pas libres de naître

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Posté le 22 juillet 2016 à 09h46 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2016

La consultation sur la clause de conscience des pharmaciens est suspendue

Les pharmaciens avaient jusqu'au 31 août pour s'exprimer sur la pertinence d'une clause de conscience, en répondant à un sondage envoyé par leur Conseil de l'ordre. Le projet d'article stipulait qu'un «pharmacien peut refuser d'effectuer un acte pharmaceutique susceptible d'attenter à la vie humaine».

Une levée de boucliers a eu raison de la consultation des membres de l'Ordre des Pharmaciens :

"Le débat public s'était enflammé depuis l'annonce, il y a une dizaine de jours, d'un projet de clause de conscience réservé aux pharmaciens. Ajouté à leur code de déontologie, celle-ci aurait notamment permis, selon ses détracteurs, aux professionnels de refuser de délivrer les contraceptifs d'urgence. «Devant l'émoi et l'incompréhension suscités par cette réflexion collective», le Conseil national de l'Ordre de la profession vient d'annoncer qu'il suspendait la consultation de ses membres sur le texte, et que l'article ne serait «pas maintenu en l'état», lit-on dans un communiqué.[...]

Inquiète, la ministre des Famille Laurence Rossignol s'est fendue d'un communiqué mardi, jugeant que cette clause «ouvre clairement la possibilité pour des pharmaciens de refuser de délivrer la contraception d'urgence (pilule du lendemain), la pilule, le stérilet ou même le préservatif». Dans la foulée, le Haut conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes , le Planning Familial et l'association Osez le féminisme! s'indignaient également du projet, attaquant, selon eux, les droits des femmes. Une pétition contre la clausea même vu le jour, lancée par un collectif de pharmaciens créé pour l'occasion et signée par plus de 10 000 pharmaciens et citoyens en seulement 48 heures.

Dans son communiqué, le Bureau de l'Ordre des pharmaciens tient à éteindre le feu en déclarant qu'il est nécessaire que «les droits des femmes à la contraception et à l'avortement soient toujours et partout fermement défendus».

Boîte de Pandore

Au cœur du débat, le concept même d'atteinte à la vie. «C'est une véritable boîte de Pandore que l'Ordre des pharmaciens veut ouvrir», déclare un membre du collectif des pharmaciens à l'origine de la pétition anti-clause. «À partir de quand un acte pharmaceutique porte-t-il atteinte à la vie humaine? L'IVG médicamenteuse est-elle une atteinte à la vie humaine? La pilule du lendemain? Les seringues stériles remises aux toxicomanes? L'insuline qui peut provoquer une hypoglycémie mortelle? Le paracétamol, plus grand pourvoyeur d'hépatites médicamenteuses? Où est la limite? Qui le détermine?», s'emporte-t-il.[...]

«La clause serait pertinente uniquement en cas de loi sur l'euthanasie». «Cependant, dans l'hypothèse d'une légalisation de l'euthanasie, celle-ci serait réalisée soit à l'hôpital, soit à domicile, mais sans passer par le circuit officinal», explique Léo, membre du collectif des pharmaciens à l'origine de la pétition. «Dans la situation actuelle, elle ne serait donc pas utilisée pour la fin de vie…», estime Pierre Béguerie.

Du côté du collectif, «on se félicite de ce retrait mais nous continuons à militer. Nous ne voulons pas une modification du texte, nous voulons le retrait pur et simple de la clause de conscience»."

Au début de l'avortement non plus, on n'imaginait pas que cet acte serait réalisé ailleurs que dans une structure hospitalière, et pourtant, nous avons maintenant la "pilule du lendemain" et tout se passe à la maison, en passant par les officines des pharmaciens. Alors, oser dire que les pharmaciens ne seront pas concernés par les actes d'euthanasie lorsque celle-ci sera légale, c'est un gros mensonge, car on peut tout imaginer lorsqu'il s'agit de rendre légale la suppression de son prochain. Nous soutenons fermement les pharmaciens objecteurs de conscience.

Posté le 21 juillet 2016 à 20h59 par Marie Bethanie | Lien permanent

Clause de conscience des pharmaciens : Stop à la pression idéologique

Logo-vita-16Communiqué d'Alliance Vita :

"Alliance VITA dénonce très fermement la pression idéologique mise sur les pharmaciens qui souhaitent à une large majorité introduire une clause de conscience dans leur Code de déontologie. Elle appelle à un débat serein et en vérité pour respecter la liberté de conscience des professionnels face aux actes « susceptibles d’attenter à la vie humaine ».

Alors qu’une enquête coordonnée par le CSA révèle que 85% des pharmaciens souhaitent une clause de conscience dans leur Code de déontologie, une polémique s’est déclenchée, relayée par la ministre Laurence Rossignol. Sont évoqués tour à tour, dans une grande confusion, les questions de la contraception, des pilules du lendemain, de l’avortement médicamenteux et les kits d’euthanasie ou de suicide assisté.

L’objection de conscience des pharmaciens est devenu un sujet incontournable, pour trois raisons au moins :

1/ Notre droit de la santé recèle une contradiction majeure qui constitue une injustice : alors que la clause de conscience est reconnue très largement en cas d’IVG – pour les médecins, les sages-femmes, mais aussi tous les auxiliaires médicaux moins directement concernés par les atteintes à la vie, comme par exemple les orthophonistes ou les kinésithérapeutes – cette clause n’est pas encore reconnue aux pharmaciens, qui sont de ce fait discriminés.

2/ Des changements récents dans la pratique du métier de pharmacien aggravent cette injustice : l’évolution des techniques et de la législation les met désormais en première ligne, quand il est question de délivrer des produits éthiquement sensibles, spécialement ceux qui provoquent l’« IVG médicamenteuse », comme le RU 486. Ces IVG sont de plus en plus réalisées « en ville », hors du cadre hospitalier (environ 40.000 par an*). Seul le pharmacien peut délivrer le produit abortif, dont on ne peut nier qu’il a pour seul but « de mettre fin à une vie humaine ».

3/ Par ailleurs, comme l’a indiqué la présidente de l’Ordre des pharmaciens, cette profession craint légitimement d’être confrontée à la question des produits létaux destinés à l’euthanasie ou au suicide assisté. Les situations de déni du droit à l’objection de conscience observées dans les rares pays où ces pratiques sont légales légitiment une telle crainte, de même que l’ambiguïté de la récente loi fin de vie sur l’intention présidant à la sédation terminale.

Alliance VITA en appelle au respect de la liberté de conscience de tous les professionnels de santé face aux actes « susceptibles d’attenter à la vie humaine ». 

Pour Tugdual Derville, son délégué général : « La liberté de conscience, ainsi que le droit à l’objection de conscience qui en découle, sont des principes essentiels relevant des droits universels de l’homme. Rien ne peut les occulter. La reconnaissance d’une clause de conscience est d’autant plus nécessaire aux pharmaciens aujourd’hui que leur métier induit une responsabilité personnelle croissante vis-à-vis de la santé publique et des usagers. La campagne de dénigrement lancée ces dernières heures demandant au gouvernement de supprimer, à l’occasion de cette polémique, les clauses de conscience existant pour d’autres métiers de santé est d’autant plus indigne que des ministres y répondent avec complaisance. Si les pharmaciens demandent très majoritairement une clause de conscience, c’est parce qu’ils sont en prise directe avec des souffrances sociales qui réclament du dialogue et de l’humanité. Exercer sa liberté de conscience est un besoin majeur dans ces situations. Les pharmaciens ne doivent pas être considérés comme des robots distributeurs. C’est pourquoi il faut laisser les membres de cette profession de proximité réfléchir, sans pression extérieure, à ce qu’il leur paraît souhaitable dans l’exercice de leur précieuse mission. »

  * Pour information : Les IVG médicamenteuses représentent 57% des 220 000 IVG réalisées chaque année en France. En 2015, 40 000 d’entre elles ont été effectuées en ville par des médecins ou des centres de santé conventionnés (depuis la dernière loi santé du 26 janvier 2016, les sages-femmes peuvent également réaliser cet acte, ce qui va augmenter encore le nombre de prescripteurs). Ainsi, l’an dernier, environ 110 IVG par jour ont nécessité qu’un pharmacien délivre les produits nécessaires, ce qui l’associe directement au processus d’avortement."

Pour comprendre les enjeux du débat : La clause de conscience pour les pharmaciens

Posté le 21 juillet 2016 à 13h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

Cessons la discrimination contre l'enfant à naître

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Posté le 21 juillet 2016 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

20 juillet 2016

Clause de conscience pour les pharmaciens : l'introduire ou pas

Lu sur Le Moniteur des Pharmacies :

"L'Ordre des pharmaciens à l'occasion de la refonte du code de déontologie propose un sondage sur l'introduction d'une clause de conscienceElle permettrait aux pharmaciens de refuser un acte de dispensation « susceptible d’attenter à la vie humaine".

Cette question a déjà été posée lors d'une précédente consultation par internet (fin 2015-début 2016). Elle a alors recueilli une large proportion de oui : 85% parmi les 3395 pharmaciens répondants sur 75 000 sollicités. Et ce tout âge et toutes sections confondus.[...]

Les implications de l'introduction d'une clause de conscience pour les pharmaciens sont multiples et complexes.
La formulation " atteinte à la vie humaine" n'a pas de définition juridique précise. La clause aurait été introduite en particulier pour les pharmaciens hospitaliers sur les questions de fin de vie selon la réponse de l'Ordre interpellé par des pharmaciens sur twitter où une polémique émerge. Des officinaux pourraient être tentés de s'en prévaloir pour refuser la contraception orale d'urgence ou le DIU, voire la contraception tout court pour des motifs religieux.[...]

Ce qui est au coeur du débat, selon Isabelle Adenot, présidente du conseil national de l’ordre des pharmaciens, c'est essentiellement la question de la fin de vie, qui préoccupe énormément les pharmaciens. Mme Adenot s'insurge donc contre un communiqué jugé scandaleux de Laurence Rossignol, ministre des droits des femmes, qui disait craindre que cette consultation des pharmaciens conduise à la remise en cause du "droit" à la contraception d’urgence et à l’IVG. On peut faire confiance à Mmes Rossignol et Touraine pour que soit préservé le "droit" à la culture de mort.

Posté le 20 juillet 2016 à 09h11 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 juillet 2016

Lutter contre les agressions sexuelles en... réaffirmant le droit des femmes à disposer de leur corps ?

C'est ce que tweete Eric Domard, conseiller spécial de Marine Le Pen, membre du Bureau Politique du FN, et qui se définit comme "Républicain intransigeant" :

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Sophie Montel avait fait la promotion de l'avortement. Au traumatisme de l'agression, il fait répondre par le traumatisme de l'avortement. Et quand est-ce que l'on défend les femmes ?

Posté le 12 juillet 2016 à 07h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

07 juillet 2016

Le Parlement irlandais vote contre la légalisation de l'avortement [Addendum]

Le Parlement irlandais a rejeté aujourd’hui par 95 voix contre 45 le projet de loi visant à légaliser l'avortement en cas de malformation grave du foetus, se conformant ainsi à la ligne du premier ministre Enda Kenny, résolument opposé à une réforme.

Actuellement, l'avortement n'est permis que si la vie de la mère est en danger. Il est en revanche interdit en cas de viol, de malformation du foetus ou de risques pour la santé de la mère, le 8e amendement de la Constitution irlandaise donnant des droits égaux au foetus et à la mère.

Mais la pression des pro-avortement ne faiblit pas : le Parlement doit débattre prochainement d'un autre projet de loi sur la tenue d'un référendum sur la question. Et début juin, le comité des droits de l'Homme de l'ONU, outrepassant ses droits, avait demandé à l'Irlande de modifier sa loi sur l'avortement en estimant qu'elle soumettait les femmes à un "traitement cruel, inhumain et dégradant".

Addendum : une lectrice nous précise que le Premier Ministre n’est pas du tout contre une réforme, tout au contraire, il souhaite ardemment légiférer pour que la culture de mort fasse son entrée officielle dans les hôpitaux irlandais (qui pendant très longtemps, et peut être encore aujourd’hui, étaient considérés par l’OMS comme les plus sûrs au monde pour mettre un bébé au monde !).

La seule raison pour laquelle le Premier Ministre ne voulait pas de cette loi, c’est qu’elle avait été jugée anticonstitutionnelle par le Attorney General (à peu près le Garde des Sceaux en France- donne des avis la légalité/constitutionalité des projets et propositions de lois, entre autres). Proposée par un « independent », elle était mal écrite, et ne tenait pas compte des contraintes constitutionnelles explicites en la matière.

De fait, un référendum sur la question est une nécessité pour modifier la Constitution qui est très claire sur le droit à la vie du fœtus. Déjà la loi de 2013 qui permet l’avortement en cas de menace de suicide par la mère à cause de sa grossesse a été forcée par rapport à la Constitution. Malheureusement, le climat politique est quasiment unanime sur la question, et quant au peuple, il subit un tel matraquage médiatique, sociétal, dans l’enseignement, bref partout depuis plus de 30 ans qu’il est fort à craindre qu’il cède au mirage des pseudo « droits de la femme », et de toute la rhétorique mensongère que nous connaissons bien.

 

Posté le 7 juillet 2016 à 18h15 par Michel Janva | Lien permanent

Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes : imbroglio autour du Pass contraception

Ce matin, le Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a voté la boîte à outils de la carte jeune, dispositif rassemblant 2 cartes existantes : Jeune Nouveau monde et M'ra. La deuxième permet notamment de bénéficier de... contraceptifs aux mineurs. Il s'agit du fameux Pass contraception, voulu par la gauche, véritable incitation à la débauche, sous couvert de santé.

Sur les réseaux sociaux, le FN (qui a voté contre cette carte), qui surveille de près les élus Sens Commun, a aussitôt dénoncé :

En fait, le contenu de cette nouvelle carte n'est pas encore vraiment connu. Il sera proposé en délibération en commission organique à la rentrée. Et la gauche du Conseil Régional s'inquiète :

De fait, les élus LR sont divisés sur ce sujet et une élue EELV constate :

Anne Lorne, élue Sens Commun au Conseil Régional au sein du groupe LR, vient préciser que c'est le contenant qui est voté et non le contenu :

Posté le 7 juillet 2016 à 18h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

05 juillet 2016

Discrimination grossesse / avortement : le député Hetzel interroge le ministre

Le député LR Patrick Hetzel interroge de le ministre des affaires sociales et de la santé sur les frais médicaux des femmes enceintes souhaitant mener leur grossesse à terme :

608416"Aujourd'hui, la France est, avec l'Irlande, championne d'Europe de la fécondité. Toutefois, force est de constater un léger recul de celle-ci entre 2014 et 2015 : 1,96 enfants par femme en 2015 contre 2 en 2014. De ce fait, on ne peut que s'étonner de la discrimination dont sont victimes les femmes qui souhaitent mener leur grossesse à terme par rapport à celles qui l'interrompent. En effet, depuis le 1er avril 2016, les femmes interrompant volontairement leur grossesse se voient rembourser tous leurs frais médicaux par la Sécurité sociale à 100 %, alors que, pour une femme enceinte, les 2 premières échographies avant la fin du 5ème mois de grossesse ne sont remboursées qu'à 70 %. Il aimerait connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement à ce sujet, afin de mettre fin à cette rupture d'égalité qui pénalise les femmes menant leur grossesse à terme."

Posté le 5 juillet 2016 à 19h06 par Michel Janva | Lien permanent

« Mon corps m'appartient », c'est une phrase qui ne veut rien dire

Émile, tête de proue des Survivants, répond à Vice. Extraits :

S"Les Survivants est un mouvement qui a d'abord existé entre 1998 et 2001, et qui a alors été monté par un groupe de jeunes. À l'époque, j'étais tout jeunot, mais j'étais déjà fasciné par cette espèce de tribu, assez créative. Je me suis intéressé au sujet car ça a toujours été assez mystérieusement important pour moi. Avec l'avènement du Web, j'ai voulu redorer le blason des Survivants.

C'est un mouvement qui ne prend pas à partie les femmes, qui n'accuse pas les femmes et qui essaie d'aborder le sujet de l'avortement d'une manière plus globale et sociétale que simplement : « Est-ce que c'est bien ou mal ? » Les Survivants permettent aux jeunes qui souffrent d'une angoisse existentielle par rapport à leur naissance d'avoir un véritable vecteur d'expression.

Dans votre manifeste, vous proposez des « alternatives à l'IVG ». Quelles sont vos solutions ? 

Nous ne sommes pas des hommes politiques, mais si on regarde les statistiques de 2012 sur l'IVG, on peut voir que 40 % des femmes qui ont avorté ont moins de 24 ans – avec un pic entre 18 et 19 ans. 80 % de ces femmes sont sous contraceptifs. La seule solution politique pour le moment est un bastonnage médiatique sur la contraception – où on met d'ailleurs le mot « avortement » au milieu de préservatif et pilule – comme s'il s'agissait d'un contraceptif. Nous, on propose d'aider les jeunes à faire le lien entre sexualité et procréation. Est-ce que la sexualité a un but récréatif ou est-ce que c'est l'expression d'un don plus profond qui peut donner la vie ?

Qu'est-ce que ça signifie ? 

Quand on a un enfant sans se projeter dans une vie à deux, c'est un traumatisme et on ne voit pas d'alternative autre que l'avortement. Si l'on apprend aux jeunes que les rapports sexuels, c'est beau, que ça n'a pas une vocation forcément récréative et que ce n'est pas une expérience à vivre à tout prix. Mais que ça vient concrétiser une tendresse, le sentiment que l'on sera pardonné par l'autre et pris pour ce qu'on n'est pas seulement pour son corps. On réduirait le nombre d'avortements par dix.

Manifestement, ta mère n'a pas avorté de toi. Te considères-tu de fait comme un « survivant » ? 

Eh bien, je suis un survivant statistique. Je me pose juste des questions au sujet d'une société qui n'a pas su sauver mes jours.

Comment tu le ressens ? 

J'ai eu une intuition dès l'enfance. Il y a eu des faits marquants. Mon père, par exemple, a gardé une fille au pair durant plus d'un an à la maison pour qu'elle puisse garder son enfant. Il l'a payée sans qu'elle travaille. De fait, je me suis dit : « Si mon père est capable de dépenser son énergie pour un enfant qui n'est pas le sien... » Puis j'ai fait des rencontres au lycée, où plusieurs copines ont vécu un avortement et j'étais surpris du silence radio qu'il y avait autour de ça. Je trouvais ça fou qu'elles culpabilisent de ce qu'elles avaient fait et qu'on ne leur autorise même pas à en parler. C'est la société qui veut ça. Ces filles ont un abcès qui les ronge et on leur demande d'assumer. Ça m'a toujours préoccupé comme sujet. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la femme qu'elle doive souffrir à cause de sa maternité. [...]

Votre mouvement se positionne donc clairement contre toute forme d'avortement. 

Je dirais qu'être contre l'avortement, c'est comme être contre la guerre : ça existera toujours. En effet, on ne pense pas que ce soit une bonne solution qui rende la société heureuse. On n'a pas les moyens d'éradiquer l'IVG mais on peut se demander quelle est sa place légale – et morale. Est-ce qu'on considère que l'avortement est un mal nécessaire ou un moyen de contraception ? Est-ce qu'on considère que c'est un échec de solidarité sociale ? Je pense que l'avortement est quelque chose qui délite la société et qui fait souffrir. [...]

La loi Veil a tout de même été adoptée avec une large majorité – ce n'est pas pour rien. 

On peut préserver les mœurs et ne pas légaliser l'avortement. Moi, je n'ai pas envie que les femmes soient charcutées. À partir du moment où il y a une loi, tu rends ça moral. Si l'on démissionne par rapport à ce consensus moral, on arrête toute forme de projet de civilisation. La sagesse politique, c'est de se dire qu'on a des principes moraux. L'idée que l'on veut véhiculer c'est que certes nos corps nous appartiennent, mais on s'appartient les uns aux autres.

Quid des filles qui se font violer ? 

Le viol c'est un mythe, car les conceptions d'enfants sous viol sont rarissimes. Essayons d'avoir une discussion dépassionnée à ce propos, ce sont des cas trop extrêmes.

Et une fille qui ne veut pas d'enfants, elle n'a pas le droit à disposer de son corps ? 

« Mon corps m'appartient », c'est une phrase qui ne veut rien dire. Qu'est-ce que ça signifie ? On a tous un nombril qui nous indique que pendant 9 mois, notre corps ne nous a pas appartenu. Cette idée d'indépendance est fausse. Quand tu « disposes » de son corps, tu le considères comme un bien matériel. Dans ce cas, ça m'autorise à acheter le corps d'une femme. Alors que non, c'est intimement lié à sa personne. Le corps appartient aussi à la solidité. C'est la question que les Survivants se posent c'est : Doit-on construire une société de droits individuels où quelqu'un qui veut abîmer son corps a le droit de le faire parce qu'on fige ce comportement dans une espèce de droit sacralisé ? [...]"

Posté le 5 juillet 2016 à 15h46 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : François Fillon s'est trompé et même souvent trompé...

Voici ce que déclare François Fillon dans le dernier numéro du Figaro Magazine :

FillonFrançois Fillon s'est trompé en écrivant son livre. Nous en prenons acte.

Néanmoins, ce n'est pas la première fois que ce candidat à la candidature suprême se trompe et cela pose question, comme on dit...

En effet, le 26 novembre 2014, il a voté en faveur d'une résolution parlementaire réaffirmant le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse en France et en Europe. Le détail du scrutin est ici.

Scrutin IVG droit fondamentalC'est bien gentil d'être contre la loi, mais si c'est pour ne pas s'y opposer formellement lors d'un vote solennel, il est bien évident que l'on ne peut pas revenir dessus. Et nous attendons que nos élus mettent leurs votes en adéquation avec leurs convictions, ou prétendues telles.

Posté le 5 juillet 2016 à 13h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

03 juillet 2016

Du boulot pour les "décodeurs" du Monde

En effet, il s'agit de décoder les désinformations cachées dans cet article du Monde consacré à l'accouchement sous X, et notamment ceci :

"Une des rares fois où j’ai pris la parole de manière publique à ce propos, c’était lors des manifestations contre le mariage pour tous. Les opposants à la gestation pour autrui et à la procréation médicalement assistée prétendaient que si des homosexuels adoptaient un enfant, sans qu’on sache qui était le géniteur, cela reviendrait à lui ­voler son identité, ce qu’ils jugeaient inacceptable. Mais c’est déjà le cas pour les ­enfants nés sous X, ça n’a rien à voir avec l’homosexualité… Ça m’a ulcérée d’entendre ça, du coup j’ai publié un texte sur mon profil Facebook, où je racontais mon histoire."

Les "décodeurs" du Monde n'auront pas beaucoup de mal pour montrer que cet argument de vol d'identité n'apparaît pas dans les argumentaires de La Manif Pour Tous.

En revanche, l'auteur de ce témoignage aurait pu encourager les jeunes filles enceintes à recourir à l'accouchement sous X plutôt qu'à l'avortement.

"J’ai très peu d’informations sur ma mère naturelle. Je sais simplement qu’elle était très jeune quand je suis née, autour de 15 ans, et qu’elle m’a confiée aux services de la DDASS. Quand je suis arrivée chez mes parents, j’avais trois prénoms, qu’elle m’a sans doute donnés : ­Sophie Graciane Murielle. Comme je réagissais déjà à ce dernier – probablement celui qui était utilisé à la pouponnière –, mes parents l’ont gardé. Voilà. En tant que femme, je respecte le choix que ma mère naturelle a fait lors de ma naissance, qui était sans doute un choix difficile. Si j’entreprenais de vraies recherches, j’ai le sentiment que, d’une certaine manière, je trahirais sa décision. Je ne le souhaite pas."

Posté le 3 juillet 2016 à 16h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

30 juin 2016

L'avortement reste un délit

Au Mexique.

Posté le 30 juin 2016 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2016

218 000 avortements en 2015

Unknown-21La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) a établi le bilan :

« En 2015, 218 100 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France, dont 203 500 en métropole ». 

Le suivi annuel indique une légère baisse par rapport à 2014 (227 000). 

« La légère tendance à la hausse du nombre des IVG, observée en 2013, a été suivie par une stabilisation en 2014 puis une légère baisse en 2015 ».

Le taux de recours est de 14,4 avortements pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en France métropolitaine et de 26,5 dans les DOM y compris Mayotte. Ce taux global est lui aussi stable depuis 2006 avec cependant des variations selon l'âge. Les plus concernées restent les 20-24 ans avec un taux de 27 pour 1 000 femmes. En revanche, la baisse se poursuit chez les moins de 20 ans, après la forte hausse observée entre 1990 et 2010. Le taux est désormais de 7,6 recours pour 1 000 parmi les 15-19 ans et 19,5 parmi les 18-19 ans.

A ces chiffres, il ne faut pas oublier les avortements provoqués par les pilules abortives. Plus d’un million de pilules du lendemain et du surlendemain sont vendues chaque année depuis 2005, un chiffre en légère baisse depuis 2013. En 2015, 1 777 804 boîtes ont été vendues (1 160 494 en 2014).

Posté le 29 juin 2016 à 21h17 par Michel Janva | Lien permanent

Création du site internet du Sanctuaire Saint Joseph du Saint Sauveur

Connu aussi sous le nom de "Mémorial du Milliard".

Capture d’écran 2016-06-27 à 08.11.49

Posté le 29 juin 2016 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2016

Amendement visant à faire de toute incitation à l’avortement un délit

Dans le cadre du projet de loi relatif à l’égalité et à la citoyenneté, le député d’Orange, Jacques Bompard, a déposé un amendement visant à faire de toute incitation à l’IVG un délit,

« en l’absence d’une présentation exhaustive des possibles conséquences physiques ou psychologiques » et en l’absence d’« une sensibilisation exhaustive à d’autres solutions préalablement déterminées ».

Jacques Bompard regrette que « la pratique et les informations afférentes [à l’IVG] ne soient pas suffisantes », alors qu’il s’agit d’un « acte définitif ». En proposant cet amendement, il veut qu’une sensibilisation et une documentation complètes soient « transmises aux personnes en phase de réflexion sur une possible IVG ».

Il estime notamment que l’« incitation est celle du législateur, responsable d’une ‘propagande’ sur l’IVG ». Il déplore que l’IVG soit aujourd’hui devenu « un moyen de contraception », et « presque une mode ».

Source : Gènéthique

Posté le 28 juin 2016 à 17h24 par Michel Janva | Lien permanent

27 juin 2016

Le Général Didier Tauzin n'est pas pour l'interdiction de l'avortement

Candidat à la présidentielle, il plaide pour la liberté d'expression sur ce sujet, pour la liberté des médecins de ne pas pratiquer des avortements, mais il ne compte pas remettre en cause les lois libéralisant l'avortement. Finalement, il ne propose rien de plus que Marine Le Pen.

Posté le 27 juin 2016 à 17h05 par Michel Janva | Lien permanent

Avortement : la Cour suprême invalide une loi texane pro-vie

ALa Cour suprême des Etats-Unis a rendu aujourd'hui une décision pro-mort. Cet arrêt, rendu à la majorité de cinq juges contre trois, représente une victoire emblématique pour les militants de l'avortement. En l'espèce, elle a jugé illégale une loi de 2013 au Texas qui impose aux cliniques pratiquant des avortements de posséder un plateau chirurgical digne d'un milieu hospitalier. La loi oblige par ailleurs les médecins avorteurs à disposer d'un droit d'admission de leurs patientes dans un hôpital local. Les rédacteurs de ce texte le justifient au nom de la santé des femmes, affirmant oeuvrer à minimiser pour elles les risques sanitaires. Ces règles draconiennes ont forcé la fermeture en deux ans de dizaines de centres d'avortement au Texas.

Les quatre juges progressistes de la haute cour ont voté contre la loi texane, rejoint par le juge conservateur modéré Anthony Kennedy. La Cour suprême siège à huit juges au lieu de neuf depuis le décès en février du magistrat conservateur Antonin Scalia.

Posté le 27 juin 2016 à 16h49 par Michel Janva | Lien permanent

Travaux pratiques : dissection d’un cerveau de fœtus

Abomination relatée par Yves Daoudal :

"Un comité d’enquête sur la vie de l’enfant a été créé par la commission de la Chambre des représentants des Etats-Unis pour l’énergie et le commerce. Son rôle est de recueillir des informations sur les pratiques médicales et commerciales organisant la collecte et la vente de tissus de fœtus avortés. Il vient d’envoyer au procureur général du Nouveau-Mexique un dossier hallucinant, de près de 300 pages, sur un employé anonyme de l’université du Nouveau-Mexique qui s’est procuré plus de 39 fois par an depuis 2010 des morceaux de fœtus dans un avortoir d’Albuquerque. Le document manuscrit de 290 pages détaille les morceaux commandés au fil des mois : poumons, moelle, cœur, rétine, foie, reins, etc. Parfois on apprend que le fœtus a été tué parce qu’il avait un pied bot, ou une trisomie.

Il y a aussi mention d’un foetus avorté à 30 semaines et demie, et conservé « intact ».

Et il y a la mention précise d’une commande d’un cerveau intact de troisième trimestre de grossesse pour dissection au cours d’une session étudiante d’été. Le programme de l’université mentionnait bien, en effet, parmi les activités prévues, la « dissection de divers échantillons »…

Mais il n’est pas certain qu’il y ait quoi que ce soit d’illégal dans toutes ces horreurs… Ce qui montre le degré de barbarie auquel on est descendu."

Posté le 27 juin 2016 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2016

La grossesse n'est pas une maladie

Le Syndicat national des gynécologues obstétriciens (Syngof) voit d'un mauvais œil l'autorisation récente pour les sages-femmes de pratiquer des avortements par voie médicamenteuse (moins de cinq semaines de grossesse). Cette mesure, adoptée le 5 juin, leur permet également de délivrer des arrêts de travail, de quatre jours renouvelables.

« Ce décret rendant possible la prescription d'un arrêt apparaît comme les prémices d'une médecine pleinement exercée par une profession qui ne l'a jamais apprise, avec les risques que cela comporte pour les patientes ».

Les gynécologues ont raison :

  • la grossesse n'est pas une maladie
  • l'IVG n'est pas une intervention pour soigner

Donc, pas d'arrêt maladie !

Posté le 22 juin 2016 à 10h25 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2016

Des militants irlandais considèrent le crime comme un droit de l'homme

Des militants ont fait atterrir mardi en Irlande du Nord, près de la frontière avec l'Irlande, un drone transportant des pilules abortives pour dénoncer la législation pro-vie. Le mouvement "Labour Alternative" explique :

"Nous poursuivrons notre campagne, tant que les responsables politiques locaux continueront d'ignorer les droits de l'Homme". "Nous sommes gouvernés par une loi de 1861 (...). Nous pensons qu'il est grand temps que la loi évolue".

Avorter serait donc un droit de l'homme : ces militants veulent revenir à l'Antiquité.

Des policiers étaient présents à l'atterrissage mais aucune tablette n'a été confisquée.

La législation nord-irlandaise n'autorise actuellement l'avortement que si la vie de la mère est en danger. 

Posté le 21 juin 2016 à 18h42 par Michel Janva | Lien permanent

Nouvelle campagne des Survivants de l'avortement

Le 03 avril, le collectif Paye ta shnek a publié dans une tribune adressée à l’Express une campagne visuelle qui a été depuis abondamment reprise sur les réseaux sociaux et totalement assumé par le planning familial. Cette campagne révèle de nombreuses incohérences et contradictions dans les termes. Un slogan comme « Droit de l’enfant d’être désiré et non imposé » par exemple laisse entendre que l’embryon est un enfant mais que son droit le plus fondamental est d’être porté par un projet parental…. ou non. Cette campagne s’appui globalement sur une idéologie du « quand je veux, ou je veux » qui voudrait que le fondement moral d’une société soit la somme des volontés particulières. Or, en introduisant l’idée qu’un enfant doit être nécessairement prévu pour naître, on fait de lui une chose programmable et maîtrisable, véritable base de l’exclusion du cinquième de chaque génération que nous sommes résolus à combattre vigoureusement.. 

S

Posté le 21 juin 2016 à 18h29 par Michel Janva | Lien permanent

Nantes a collé pour la Vie

Les photos du dernier collage pour la Vie à Nantes :

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Posté le 21 juin 2016 à 17h23 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 juin 2016

L’avortement est un acte grave qui supprime une vie humaine

Texte du père Père Thomas de Gabory, docteur en médecine, aumônier de l’Université de La Réunion publié dans le courrier des lecteurs d'un quotidien réunionnais :

P1090802a"Le Planning Familial 974 fête cette semaine son anniversaire, 10 années de présence à La Réunion. Un seul chiffre suffit à illustrer son bilan : 75% des hommes réunionnais considèrent que l’avortement est un moyen de contraception. Ce constat malheureux prouve que l’avortement est devenu dans la conscience générale un acte anodin. Malgré les campagnes en faveur de la contraception, le nombre d’avortements à La Réunion ne cesse d’augmenter, les chiffres sont au-dessus de la moyenne nationale, et les mères concernées sont de plus en plus jeunes. L’avortement n’est pourtant pas un acte banal. Au contraire il est un acte douloureux et chacun, hommes et femmes, est appelé à en mesurer toute la gravité.

Les raisons qui poussent les mères à choisir l’avortement sont souvent respectables. Il ne s’agit pas de jeter la pierre à celles qui font ce choix. Il ne faut ni juger ni culpabiliser. L’Église ne condamne jamais les personnes mais des actes. Elle condamne les violences faites aux femmes. L’Église est toujours du côté des personnes vulnérables et de celles qui souffrent. Il convient donc d’accompagner les mères ayant recours à l’avortement dans le respect, la douceur et la compassion. L’association Mère de Miséricorde le fait à La Réunion (mmcreunion@hotmail.fr).

L’avortement n’est pas un acte anodin, mais un acte grave qui marque profondément la vie des mères qui y ont recours. Il laisse des traces dans la mémoire du corps mais aussi et surtout dans le cœur. Il ne faut pas minimiser l’impact d’un avortement sur la vie d’une mère et les séquelles psychologiques qui peuvent rejaillir plusieurs années après. Les blessures ont parfois du mal à cicatriser avec le temps.

Comme aumônier de l’Université de La Réunion, je rencontre des jeunes filles confrontées à l’angoisse d’une grossesse non désirée. Par manque d’information, la procréation n’est plus pensée comme un mouvement naturel lié à la sexualité. Les jeunes vivent souvent une sexualité déconnectée de son pouvoir de donner la vie. Lorsque la grossesse est déclarée, c’est souvent la panique, la peur de l’avenir, l’angoisse de la réaction des proches, et la question de l’avortement peut se poser chez ces jeunes mères en détresse et souvent isolées. Elles veulent « l’enlever » comme elles disent. Mais que faut-il enlever : une grossesse angoissante ou un être humain ?

L’avortement n’est pas un moyen de contraception. Il est un acte grave qui supprime une vie humaine. C’est pour cette raison que l’Église catholique s’y oppose fermement. Il est un acte qui transgresse l’interdit fondamental de tuer. L’embryon n’est pas qu’un amas de cellules. Dès l’instant de la rencontre du spermatozoïde et de l’ovocyte, son patrimoine génétique unique au monde fait de lui un membre de la grande famille humaine. Il n’est pas un têtard et ne deviendra rien d’autre qu’un homme ou une femme. Le délai légal de 12 semaines ne peut rien y changer : l’embryon reste un être humain avant et après ce délai. Il ne devient pas, comme par magie, une personne humaine à la fin de la 12ème semaine. Il est déjà en soi une personne.

La grande Mère Teresa de Calcutta disait au moment où elle recevait le Prix Nobel de la paix : « Je ressens quelque chose que je voudrais partager avec vous. Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître ». Les conséquences d’une politique familiale en faveur de l’avortement ne sont pas à sous-estimer. L’avortement ne peut pas être un acte à prendre à la légère. Une société qui veut s’humaniser doit promouvoir une belle éducation à la sexualité, et rappeler son lien naturel avec la vie. La mobilisation pour la paix et pour la vie doit être permanente."

Posté le 18 juin 2016 à 14h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

16 juin 2016

L’Europe s’attaque aux enfants de Pologne

Dc73d9a0e97f8fcc2a97a2a1d1c84633Grégor Puppinck, Docteur en droit, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, montre sur Boulevard Voltaire que le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'acharne sur les enfants polonais :
"On se souvient qu’en 2014, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muižnieks, avait refusé de condamner la pratique des infanticides néonatals des enfants nés vivants lors d’avortements tardifs, au motif que cela ne ferait pas partie de son mandat. Il avait même refusé de recevoir les ONG désireuses de le sensibiliser et de lui remettre un dossier complet.

Pourtant, aujourd’hui même, ce Commissaire s’attaque aux lois polonaises en matière d’avortement. Dans son rapport d’inspection sur la Pologne rendu public le 15 juin, il « appelle les autorités polonaises à supprimer tous les obstacles qui continuent d’empêcher des femmes de bénéficier de méthodes d’avortement légales et sûres » et les encourage « à dépénaliser davantage l’avortement ».

Il s’inquiète aussi qu’une grande proportion des médecins polonais exercent leur liberté de conscience et refusent de collaborer à l’avortement. Selon le Commissaire, le gouvernement polonais devrait les y contraindre davantage. Il déplore aussi que la procédure de dépistage et d’avortement des enfants handicapés ne soit pas plus aisée. Enfin, il s’inquiète de l’initiative de démocratie directe portée par plusieurs centaines de milliers de Polonais qui ont entrepris de proposer une loi visant à limiter le recours à l’avortement.

Faciliter l’avortement des petits Polonais n’est pas suffisant, le Commissaire recommande aussi de développer l’accès et le recours à la contraception. C’est aussi sans surprise qu’il promeut l’éducation sexuelle dans une perspective de « genre » dès le plus jeune âge.

La Pologne tire sa force de sa culture traditionnelle et de sa démographie ; c’est précisément cela qui est visé par ce rapport qui promeut une conception morbide et suicidaire des droits de l’homme et de l’Europe."

Posté le 16 juin 2016 à 17h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 juin 2016

Dons d’organes : vers des chimères homme-porc ?

Un article d'Alliance-Vita, complété par cet article  de Gènéthique, qui fait froid dans le dos :

"Des chercheurs américains proposent de développer des organes humains dans des chimères animales pour permettre davantage de greffes.

Afin de pallier la pénurie de don d’organes, des scientifiques californiens ont développé une méthode pour créer des organes humains dans le corps d’un porc. L’animal chimérique ainsi créé ne serait alors qu’un réservoir d’organes, un incubateur. Pour parvenir à ce résultat, ils utilisent la technique CRISPR-Cas 9 qui permet, entre autres, de corriger des morceaux du génome.

Fotolia_porc_XSDans le cas présent, la partie de l’ADN permettant au pancréas de se former est retirée pour être remplacée par des cellules souches humaines. Le pancréas va ainsi se développer avec des cellules humaines. L’embryon est ensuite implanté dans la truie jusqu’à l’interruption de la gestation au 28ème jour. Pablo Ross, un biologiste de la reproduction, explique leur espoir “que l’embryon porcin se développe normalement tout en ayant un pancréas presque entièrement composé de cellules humaines et compatible avec un patient pour une transplantation.”

Cependant cette technique soulève plusieurs questionnements éthiques, tant vis à vis de l’homme que de l’animal. En effet, l’implantation de cellules souches humaines dans l’embryon porcin nécessite la destruction d’embryons humains. Il y a également un risque, mais qui reste minime, de transmission de virus animaux au receveur. Du point de vue médical, la principale difficulté concerne le risque de rejet immunitaire par le receveur de l’organe greffé.

Une des craintes majeures reste de voir se développer dans le cerveau de l’animal des cellules humaines qui changeraient son comportement. “Si vous aviez des cochons avec un cerveau partiellement humain, vous pourriez obtenir des animaux qui développeraient une conscience comme l’homme” s’inquiète Suart Newman.

Pour ces différentes raisons, l’Institut national de la santé américain (US National Institutes of Health) a établi un moratoire en septembre 2015 sur la recherche sur ces “chimères”, en attendant d’en savoir davantage sur les implications.

« L’une des préoccupations, que beaucoup de gens ont, est cet aspect sacré de l’homme que manifeste l’ADN, explique Jason Robert , bioéthicien à l’Arizona State University . “En insérant cette partie d’ADN dans d’autres animaux et en leur donnant potentiellement une partie des capacités de l’homme, ce pourrait être une sorte de violation, voire même une manière de se prendre pour Dieu.”

Posté le 11 juin 2016 à 19h54 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 juin 2016

Laurence Rossignol reçoit une leçon de démocratie de la part de son homologue polonaise

Notre ministre "des" Familles, de l'Enfance et des droits des femmes, Laurence Rossignol, s'est cru autorisée d'essayer de convaincre son homologue polonaise que restreindre l'avortement n'était pas une bonne chose, en vantant la situation en France, qui n'a pourtant rien d'enviable (220 000 avortements par an, immigration de masse, politique familiale désastreuse). En retour, elle a reçu une discrète leçon de démocratie. Elzbieta Rafalska lui aurait effectivement répondu que

« ce dossier ne relevait pas de sa compétence et que le gouvernement polonais était sensible aux initiatives citoyennes démocratiques qu’il était obligé de laisser s’exprimer au Parlement"

Le projet de loi actuel visant à interdire l’avortement dans le cas d'un examen prénatal indiquant une grave pathologie irréversible chez l’embryon ou pour une grossesse résultant d’un viol ou d’un inceste est un projet de loi citoyen qui a dépassé début juin le seuil des 100 000 signatures nécessaires pour être examiné par le Parlement.

Que les politiciens se sentent obligés de respecter les aspirations démocratiques des citoyens est tellement inconcevable en France que laure Rossignol n'a même pas dû se rendre compte de la leçon...

 

Posté le 10 juin 2016 à 19h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

Le président de Tchétchénie veut faire interdire l'avortement

Ramzan Kadyrov, père de neuf enfants, est le président de la République de Tchétchénie depuis le 2 mars 2007, et est proche du président russe Vladimir Poutine.

Il veut faire interdire l'avortement dans le pays. Un projet de loi est en cours d'examen au Parlement. Cette loi pourrait être adoptée avant la fin de l'année (source en russe).

On attend avec impatience le défilé des Femen à Grozny.

Posté le 10 juin 2016 à 16h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

08 juin 2016

Il paraît qu'Alain Juppé serait toujours catholique

Juppé se dit catholique... d'après Les Décodeurs du Monde. Un petit plaisantin de 17 ans, qui se fait appeler Candide, a réussi (a priori c'est très facile) à modifier un tweet d'Alain Juppé, le faisant passer pour un coreligionnaire des musulmans qui commencent le ramadan :

4941444_6_0647_le-faux-tweet-qui-a-conduit-alain-juppe-a_e60f29e81e21f61178f2186a02b1e58aMais le maire de Bordeaux l'a très mal pris :

"« J’ai porté plainte après la diffusion de l’image d’un faux tweet en mon nom. Bien entendu, je ne suis pas l’auteur du tweet en question », a-t-il annoncé, toujours sur Twitter. Et de préciser, s’il était besoin : « Je vous confirme que je suis toujours catholique, même si je ne suis pas très pratiquant. »"

C'est pourtant bien le maire de Bordeaux qui a reçu le surnom d'"Ali Juppé", étant donné tout ce qu'il fait pour obtenir les suffrages des musulmans à Bordeaux, non ?

Juppe-2Quant à se dire catholique, il faudrait d'abord qu'Alain Juppé revienne sur cette position qu'il avait déjà défendue en mars 2014, et sur laquelle à ma connaissance il n'est pas revenu, à savoir qu'il "considère l'avortement comme un jalon fondamental dans le combat pour "l'égalité" à mettre au même rang que le droit de vote".

Posté le 8 juin 2016 à 16h50 par Marie Bethanie | Lien permanent

07 juin 2016

Le syndrome du survivant de l'avortement

VSD consacre un article à charge au groupe des Survivants. Extrait :

"[...] le petit groupe de mani­fes­tants anti-avor­te­ment dont les membres sont entou­rés de papier adhé­sif sur lequel est écrit « conforme » crie « Survi­vants, 1 sur 5 », s’ap­puyant sur les chiffres de la nata­lité : 800 000 nais­sances contre 200 000 avor­te­ments. Une mani­fes­tante du groupe explique : « On veut mani­fes­ter et appor­ter notre soutien à tous ceux qui ne sont pas là à cause des avor­te­ments » avant de reprendre l’ar­gu­ment clas­sique de ceux qui sont oppo­sés à l’IVG : « Un embryon c’est un être vivant ».

« On est surtout là pour dire : nous aussi on a été des embryons, certains de nos frères ont été des embryons. Et parce qu’ils n’avaient pas de projet paren­tal, ils n’ont pas été accep­tés », pour­suit le fonda­teur du mouve­ment, Emile Duport. Leur signe de rallie­ment est de lever la main en baisant l’an­nu­laire, de façon à symbo­li­ser par ce doigt baissé l’em­bryon qui est mort pour les quatre autres qui statis­tique­ment restent dans le ventre de la mère.

Des mili­tants d'extrême-droite

Selon le groupe, il existe un « syndrome du survi­vant », contracté par les enfants nés après la loi anti-IVG. « Cela concerne celui qui a un frère et une sœur qu’il n’a jamais connu et qui a passé sa vie à se deman­der : pourquoi moi je suis là ? », explique une « Survi­vante », qui confie « ressen­tir » ce senti­ment. Pour­tant, quand le jour­na­liste lui demande si sa mère a avorté, sa réponse est « non ». « Vous vous rendez compte du nombre de personnes extra­or­di­naires à qui on a jamais donné la chance d’être là ? », ajoute la jeune femme dont l’ar­gu­ment est aber­rant.

Hugo Clément explique que le mouve­ment n’est offi­ciel­le­ment ratta­ché à aucun groupe poli­tique mais que beau­coup viennent de la droite conser­va­trice et de la Manif pour Tous et souligne que certains membres du service d'ordre affi­chaient des liens avec le groupe d'extrême-droite « Action française ».[...]"

"Flippant" selon Cheek Magazine. Quant au Petit Journal, il essaie de comprendre comment il peut exister encore des jeunes contre l'avortement. Pas sûr qu'il cherche vraiment.

Quelques jeunes pour montrer dans des médias mainstream que, oui, en 2016, il y a toujours des opposants à l'avortement, c'est bien joué.

Emile Duport, créateur des Survivants, est interrogé par Charlotte d'Ornellas :


Emile Duport : "L'IVG, sujet tabou, est un... par bvoltaire

Posté le 7 juin 2016 à 22h49 par Michel Janva | Lien permanent

Témoignage sur l'avortement

Posté le 7 juin 2016 à 14h07 par Michel Janva | Lien permanent

06 juin 2016

Les sages femmes peuvent désormais procéder seules à des avortements médicamenteux

Le décret officiel date du 2 juin 2016 et vient d'être publié :

"(...) Le médecin ou la sage-femme effectuant des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse, dans le cadre de la convention mentionnée à l'article R. 2212-9, justifie d'une expérience professionnelle adaptée qui est constituée (...) par une pratique suffisante et régulière des interruptions volontaires de grossesse médicamenteuses dans un établissement de santé, attestée par le directeur de cet établissement sur justificatif présenté par le responsable médical concerné (...)

la sage-femme procède à la délivrance à la femme des médicaments nécessaires à la réalisation de l'interruption volontaire de grossesse (...) La première prise de ces médicaments est effectuée en présence du médecin ou de la sage-femme."

Rappel de quelques définitions de une sage-femme :

"Praticien exerçant une profession médicale à compétence limitée au diagnostic et à la surveillance de la grossesse, et à la pratique de l'accouchement"

"Le terme sage-femme désigne une profession médicale qui s'occupe du suivi de la grossesse normale, de l'accouchement et du suivi mère-enfant après l'accouchement."

"La sage-femme a pour mission d'accompagner les femmes enceintes tout au long de leur grossesse, de l’établissement du diagnostic jusqu’au jour de l'accouchement."

Il existe(ait) même, comme pour les médecins, un code de déontologie qui dit notamment :

"La sage-femme exerce sa mission dans le respect de la vie et de la personne humaine (...)

La sage-femme doit traiter avec la même conscience toute patiente et tout nouveau-né quels que soient son origine, ses mœurs et sa situation de famille, son appartenance ou sa non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminées, son handicap ou son état de santé, sa réputation ou les sentiments qu'elle peut éprouver à son égard, et quel que soit le sexe de l'enfant (...)

La sage-femme doit s'interdire dans les investigations ou les actes qu'elle pratique comme dans les traitements qu'elle prescrit de faire courir à sa patiente ou à l'enfant un risque injustifié (...)"

Comme pour les serment d'Hypocrate, ce fait longtemps que notre société s'est assis sur la déontologie et le respect de la vie humaine.

Posté le 6 juin 2016 à 15h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

04 juin 2016

Les Survivants de l'avortement manifestent devant le centre Pompidou à Paris : "nous sommes des rescapés"

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Une centaine de Survivants leurs mains en l'air avec un doigt manquant : chacun a perdu 1 ami sur 5 par avortement

Posté le 4 juin 2016 à 11h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

03 juin 2016

La Louisiane interdit d'exterminer les bébés porteurs d'une anomalie génétique

Après le Dakota du Nord, l’Indiana et l’Oklahoma, le Sénat de Louisiane a voté par 29 votes contre 6 une loi visant à empêcher tout avortement pour cause de malformation génétique.

La loi nécessite encore l’accord du gouverneur de Louisiane John Bel Edwards, qui a signé le jour même, une loi empêchant le financement des cliniques pratiquant l’avortement

Selon le Guttmacher Institute, organisme de recherche favorable à l'avortement, ces cinq dernières années concentrent 27% des quelque 1 000 restrictions à l'avortement enregistrées en quatre décennies. Ces restrictions prennent de multiples formes: interdiction des méthodes médicales les plus courantes, délais d'attente rallongés imposés aux mères, réduction de la période autorisée pour avorter, complications administratives visant les médecins avortueurs, informations émanant de centres d'avortement, octroi de la personnalité juridique à un foetus dès sa conception, etc.

Au Texas, une loi impose aux cliniques pratiquant des avortements de posséder un plateau chirurgical digne d'un milieu hospitalier. Ce texte oblige par ailleurs les médecins avorteurs à disposer d'un droit d'admission de leurs patientes dans un hôpital local. Ces exigences ont causé la fermeture de plus de la moitié des centres texans.

On commence à évoquer un « désert de l'avortement » dans le grand Sud américain, de la Floride au Nouveau-Mexique, ainsi que dans le Midwest.

Posté le 3 juin 2016 à 16h55 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2016

L’avortement est devenu un sujet tabou. Une sorte d’omerta, imposée par la société

Guillaume & Anne-Charlotte de Maupeou sont interrogées dans La Nef sur la Fraternité Mère de Miséricorde née en 1982. Extrait :

Couverture282"Concrètement, nous accueillons et accompagnons toute femme, tout homme ou tout couple qui se posent la question de l’accueil de la vie à cause d’une grossesse non désirée ou difficile, ainsi que celles et ceux qui souffrent des conséquences de la perte d’un enfant in utero, que ce soit par une IVG ou de cause naturelle. Au service de la vie, notre Fraternité regroupe un peu plus de 3500 bénévoles : une centaine de bénévoles engagés dans l’écoute, l’accompagnement et la présence locale et 3500 jeûneurs et priants.

Quelles sont les personnes qui viennent principalement vers vous ? Que faites-vous concrètement pour aider à accueillir la vie face à une grossesse non désirée ?

Les personnes directement concernées bien sûr, mais aussi leurs proches. Elles entendent parler de nous par des amis ou de la famille, par internet ou par les prêtres et religieux qui nous connaissent. Concrètement, les personnes nous appellent sur notre numéro national ou nous contactent par mail. Pour répondre à votre deuxième question, je dirai que, stricto sensu, nous ne « faisons » pas. Les écoutantes et écoutants écoutent la personne, sans jugement, avec un profond respect pour son histoire et pour ce qu’elle vit. Car ils savent combien les situations peuvent paraître inextricables, les conditionnements puissants. La miséricorde, c’est déjà partir de la situation de la personne : dans une période qui est un tsunami émotionnel, il est essentiel d’être là et de lui donner l’espace pour faire le tour de ses questions et de ses peurs afin que, progressivement, elle puisse discerner. Ainsi pourra-t-elle laisser résonner en elle la parole « choisis la vie » (Dt 30, 15-20) pour son enfant, et pour elle-même. En gardant à l’esprit que la liberté individuelle est inviolable et que c’est ainsi que Dieu nous a voulus…

Quelles sont vos actions, quelle part entre la dimension purement humaine de votre aide et sa dimension spirituelle ?

Si l’écoute est essentielle, nous ne pouvons nous arrêter là. Il est des personnes qui veulent garder leur enfant alors qu’elles sont dans une grande détresse économique. D’autres quittent leur famille et leurs amis pour fuir la pression et accueillir leur enfant dans le calme et l’amour. D’autres encore aimeraient l’avis d’un médecin qui ne presse pas à l’avortement dès qu’une malformation est identifiée. Nous apportons donc une aide sur ces différents points : en mettant en contact ; en aidant la personne à trouver un logement au sein de maisons d’accueil ; en fournissant une aide matérielle (des affaires de bébé par exemple). Notre aide humaine consiste également à organiser des sessions pour les personnes qui ne surmontent pas le deuil de l’enfant qu’elles n’ont pu accueillir ou qui est mort in utero. Que ce soit sur 5 jours (session « Stabat ») ou sur un week-end (session « Vigne de Rachel »), chaque session est construite pour que le Seigneur vienne faire son œuvre de restauration. [...]

On voudrait nous faire croire que l’avortement n’est rien, juste un choix comme un autre. Il est devenu un sujet tabou. Une sorte d’omerta, imposée par la société, empêche de faire remonter à la surface toutes les souffrances, les remords générés par cette décision prise parfois plus de 50 ans auparavant. Qu’entendent ces personnes ? « C’était ton droit, où est le problème ? » « Ce n’était qu’un amas de cellules… des enfants, tu en as eu d’autres depuis ». Ce que nous entendons dans les sessions est d’un autre registre : « Pourquoi ce silence autour de nous ? Comme c’est libérateur d’exprimer sa tristesse ! Que ça fait du bien quand s’écroule le mur de la honte… Je croyais que j’étais toute seule à vivre ça… que j’étais anormale… »

Peut-on guérir du « traumatisme post-IVG » ?

Lorsque les premières femmes ont relaté leur regret de l’avortement et ses conséquences sur leur vie, notre premier travail a été de les écouter et de voir dans quelle mesure le mal-être qu’elles ressentaient était effectivement lié à l’IVG. Car c’est une chose de penser que « moralement » l’avortement est un geste terrible, c’en est une autre d’entendre les pleurs, voire les cris d’une femme qui entre deux sanglots ne cesse de répéter : « C’est irrévocable, ce que j’ai fait est irrévocable ! Je ne me le pardonnerai jamais ! » ou « Comment ai-je pu faire ça ? Ce n’est pas moi ! » Ainsi avons-nous été poussés par les femmes elles-mêmes à entrer dans cette dynamique de guérison. Les véritables termes seraient plutôt « restauration », « relèvement », « réconciliation » intérieure avec son histoire. Car si nous vivons cette démarche sous le regard de Dieu, nous comptons essentiellement sur Sa participation effective de Père Miséricordieux qui ne peut jamais laisser un de ses enfants, a fortiori une « brebis mère », sans la prendre sur ses épaules, la serrer sur son cœur. [...]"

Posté le 2 juin 2016 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2016

Saint Siège : il n’existe pas de droit international à l’avortement

Lu ici :

"Lors du sommet mondial de l’ONU à Istanbul qui se déroule cette semaine, le Saint Siège a rappelé « qu’il n’existe pas de droit international à l’avortement » et il a « rejeté les propositions européennes pour créer un nouveau droit à l’avortement ». Le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat du Vatican a déclaré :

« Le Saint Siège souligne qu’il n’y a pas de droit à l’avortement en vertu du droit international des droits de l’homme ou du droit international humanitaire et répète l’exhortation du Secrétaire général que les parties étatiques et non-étatiques aux conflits armés doivent s’abstenir de faire des ‘interprétations larges et litigieuses’ du droit international’ ». 

La discussion portait particulièrement sur les enfants à naître conçus à la suite de violences sexuelles lors de conflits. Selon la déclaration, ils seraient définis comme « blessure de guerre » devant être supprimée afin de « guérir » la mère. Les défenseurs de ces enfants « soulignent que l’accent  mis sur l’avortement de ces enfants rend beaucoup plus difficile l’aide qu’on voudrait leur apporter à eux, ainsi qu’à leur mère ». Ces enfants souffrent de « stigmatisation et de discrimination en raison des circonstances de leur naissance »

Enfin, le Saint Siège a encouragé « les institutions religieuses et les organisations catholiques à accompagner les victimes de viol dans les situations de crise, qui à leur tour, ont besoin d’une assistance efficace et continue tant psychologique que spirituelle et matérielle pour elles-mêmes ainsi que leurs enfants, conçus et nés de viol »."

Posté le 1 juin 2016 à 19h31 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Si l’on abandonne le combat contre l’avortement, l’on abandonne la clef de voûte de toute proposition politique

Discours de Jacques Bompard clôturant la journée parlementaire pour la vie :

"Tant a été dit, tant a été évoqué au cours de cette journée. Il me reste la lourde charge de synthétiser en une application politique, ce que vous, la société civile, les êtres parfois plus libres que nous autres, nous avez apporté. Les hommes politiques aiment s’identifier à des figures : les unes rêvent d’être Jeanne d’Arc, les autres voudraient se grimer en Napoléon. A chaque fois le désir est d’être équivalent, comparable. Ce n’est pas forcément le plus mauvais moteur, mais l’urgence n’est plus là. L’urgence est à l’identification à des combats. A des combats si âpres soient-ils, si médiatement impopulaires, si clivant qu’ils paraissent. Le combat pour la vie en fait partie, et sa désertion est la plus infâme trahison faite à notre peuple et à notre Nation.

J’ai voulu organiser cette journée parlementaire pour la vie pour marquer une étape. Mon combat pour la vie a commencé dès mon engagement politique. Combien de fois, avec Marie-Claude ici présente, avons-nous arpenté les manifestations, dérangé les réunions, activé les énergies pour rappeler que la préservation de la vie de son commencement à son terme naturel n’était pas négociable. J’ai poursuivi cette action par l’activité parlementaire : nombreuses propositions de lois, amendements, interventions en commission. Et l’année dernière, alors qu’un hommage unanime était prononcé pour la loi Veil, j’ai demandé pardon. Je l’ai fait pour tous ceux qui ne peuvent pas parler mais aussi pour tous ceux qui craignent que cette cause ne déserte les institutions.

Aujourd’hui nous avons montré la nécessité d’un retour à l’essentiel. Il était important de le montrer au cœur de l’assemblée nationale. Je crois que depuis les brillants efforts de mon ami Michel de Rostolan, rien de tel n’avait été entrepris ! J’ai prononcé aussi ce discours pour les hommes de bonne volonté qui partagent cette conviction, intimement, mais qui n’osent l’affirmer. Je leur répète qu’il n’est plus temps : soit nous combattons, soit nous laissons la politique et la société finir de se dissoudre au profit de ceux qui choisissent la mort, l’hédonisme, le matérialisme, l’individualisme le plus obtus comme principes fondateurs de notre civilisation. Le combat pour la vie est bien l’affirmation de la supériorité de la civilisation sur la barbarie. Une affirmation paisible, sereine, mais une affirmation non négociable. Si l’homme est un animal sociable, si la société est une famille de familles, si la Nation est un plébiscite quotidien de patries libres, c’est alors que la vie, sous toutes ses formes, dans toutes ses glorieuses fragilités, est toujours revêtue de dignité. Sans cette conviction pour fonder notre définition de la politique nous œuvrons sur des sables mouvants.

Nous trahissons aussi l’antique sagesse de nos Pères qui firent de l’harmonie dans les foyers et les cités, l’acquis fondamental dont nous héritons. Ainsi Thomas d’Aquin : « Toutes les choses immatérielles jouissent d’une certaine infinité, dans la mesure où elles embrassent tout, ou parce qu’il s’agit de l’essence d’une réalité spirituelle qui sert de modèle et de ressemblance à tout, comme c’est le cas pour Dieu, ou bien parce qu’elle possède la ressemblance de toute chose, soit en acte comme chez les Anges, soit en puissance comme dans les âmes. » Si l’infini est dans chaque âme, quel sera le sort de ceux qui marchandèrent les enfants à naître, qui éradiquèrent les enfants handicapés, qui maltraitèrent des fœtus, qui assassinèrent des impotents ? Et quel sera le regard de l’Histoire sur un monde politique qui accepte, sans sourciller, le grand génocide des âmes innocentes ?

Or j’aime cette phrase de Philippe de Villiers qui nous rappelle si opportunément qu’est revenu le temps des murs fondateurs, inébranlables, qui rendront à la dignité son immortelle préséance. Voilà ce que nous sommes, les résistants de la dignité. De la dignité prise comme condition du droit, de la dignité considérée comme condition sine quo non à des progrès réels, de la dignité contre les ombrages du marché, de la dignité enfin qui rappelle que l’Europe se fonde sur la défense des innocents contre les puissants. Les violations des règles les plus élémentaires de l’anthropologie chrétienne n’est pas simplement le fruit d’un manque d’informations, d’élus non avertis. Elles procèdent bien d’un projet philosophique de construction d’un homme nouveau. Nous connaissons les citations violentes qui ont émaillé ce quinquennat : arracher les enfants à leurs familles, combattre les stéréotypes de genre, interdire aux médecins et aux maires les objections de conscience. Voilà qui revient à brimer tous les opposants, tous ceux qui participent d’une éthique qui ne trouve son origine ni dans la déconstruction de mai 68, ni dans les délires messianiques de la Terreur.

L’Homme est digne parce qu’il est, pas parce que l’on dispute des normes qui discutent sa dignité. L’Homme et ses manières d’être au monde ne sont pas le résultat d’un contrat ou de la volonté d’un groupe, ils sont la grâce de la vie. A ce titre rien n’est plus explicite dans le projet totalitaire des ennemis de la vie que leur action permanente contre la famille. La famille reste en effet la dernière forteresse du bon sens dans la considération des enfants, de leur éducation, de leur première inscription dans la vie. Le brillant élan de la Manif Pour Tous et l’orgueil incroyable avec lequel la cohorte des ministres et des médias répliquèrent sont là pour nous rappeler que notre lutte nécessitera une infinie intensité politique.

Le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise nous donne un rappel extrêmement éclairant sur l’importance de la famille pour toute la société : « Une société à la mesure de la famille est la meilleure garantie contre toute dérive de type individualiste ou collectiviste, car en elle la personne est toujours au centre de l’attention en tant que fin et jamais comme moyen »

A la société des droits sans devoirs, échoie forcément des drames. Celui par exemple de l’absence du droit au travail pour tous, et donc du travail comme facteur d’affirmation, pour le chef de famille, d’une autonomie, et d’une liberté qui ne sont plus siennes. Ces dérives, chacun les contemple au quotidien. Le collectivisme financier c’est celui qui aligne des embryons frigorifiés, c’est celui qui séquence la génétique au profit du cosmopolitisme financier, c’est celui qui crée un marché parallèle des membres humains conservés après l’avortement comme le planning familial américain. C’est aussi celui qui, dans le monde, humanitaire, oblige à la régulation des naissances des êtres dispersés par la misère pour que des boutiquiers administratifs se satisfassent. L’individualisme outrancier, c’est celui de la société déresponsabilisée. De ces entreprises ou l’on réclame que les femmes s’interdisent la grossesse, de ces écoles ou l’on intime l’ordre aux jeunes de martyriser leurs corps pour le sexualiser le plus rapidement possible. C’est aussi cette odieuse logique comptable sise dans la loi Léonetti Clayes qui acte en réalité l’euthanasie dans notre pays. Voyez comme ils poursuivent Vincent Lambert jusque sur son lit d’agonie, ou de survie, afin de prouver l’inéluctabilité de leurs logiques. Face à leur dessein de mort, que rencontrent-ils ? La vaillance d’une famille, d’un père et d’une mère, que rien n’empêchera de combattre pour sauver la vie de leur fils. C’est ça la famille, ce lien unique qui refuse les compromissions d’un monde réduit à sa pire expression.

Je veux saluer tous ceux qui ont combattu cela. Je veux aussi saluer ceux qui ont préservé la flamme de l’opposition à l’avortement. Quels qu’ils soient, l’Histoire se souviendra d’eux comme les « veilleurs aux frontières du temps et de l’Europe », et l’honneur qui leur revient sera rendu. En France, 225 000 enfants ne peuvent voir le jour chaque année. Si l’on ose une comparaison morbide, aucun pays d’Europe n’est ainsi affligé. Aucun pays d’Europe n’a laissé autant que le nôtre des associations idéologiques formater l’esprit des plus jeunes. Aucun pays d’Europe n’a fait de l’avortement une donnée sacro-sainte devant laquelle tous doivent se prosterner pour que l’on consente à les mettre en avant. Aucun pays d’Europe ne fait comme nous l’insulte à des états voisins de vouloir faire pression contre toute loi tentant de rétablir un peu de sacré dans l’accueil de la vie. L’Etat et les médias ont établi en France une police de la pensée sur ce sujet, comme sur d’autres, qui montrent à quel point ils sont conscients de l’artificialité de leurs arguments.

Si l’on abandonne le combat contre l’avortement, l’on abandonne la clef de voûte de toute proposition politique vraiment humaine. J’ai longtemps parlé de dignité. Et il le fallait puisqu’en réalité nous touchons là à un sujet qui devrait être exclu de la politique. Le petit de l’homme n’est pas le fruit d’une délibération, d’une gestion, ou pire d’une bataille d’assemblée. Non, les politiques devraient savoir se retirer de sa conception. En principe, c’est d’ailleurs le plus pur bon sens qui l’en avait préservé. Le rôle d’une assemblée serait de considérer au mieux les moyens que la Cité peut offrir à l’accueil et à la défense des plus petits d’entre nous. Et les majorités successives préfèrent pourtant débattre de la meilleure méthode pour éliminer les enfants trisomiques. J’ai eu l’occasion de visiter la fondation Lejeune. Cette œuvre prouve l’infinie richesse que sont ses enfants. En tant que responsable politique, je suis donc victime de cette confusion des genres établi depuis que l’Homme n’est plus respecté en tant qu’homme. Mon rôle devrait être de me cantonner à la politique d’abord. A la politique pour justement combattre toutes les influences qui au bout de leurs logiques parviendraient à mutiler l’ordre des choses. Mais voilà, la mutilation nous la subissons dramatiquement.

Alors avec vous je mène le combat, et je vois à la qualité de nos intervenants que nous sommes bien plus nombreux que beaucoup voudraient le croire. A la fin de son intervention devant la marche pour la vie italienne de 2008, Benoît XVI prononçait ces mots : « Chers frères et sœurs, en vous rencontrant le 22 mai 1998, Jean-Paul II vous exhortait à persévérer dans votre engagement d'amour et de défense de la vie humaine, et rappelait que, grâce à vous, beaucoup d'enfants pouvaient faire l'expérience de la joie du don inestimable de la vie. Dix ans après, c'est moi qui vous remercie pour le service que vous avez rendu à l'Eglise et à la société. Combien de vies humaines vous avez sauvées de la mort! Poursuivez sur ce chemin et n'ayez pas peur, pour que le sourire de la vie triomphe sur les lèvres de tous les enfants et de leurs mères. Je confie chacun d'entre vous, et les si nombreuses personnes que vous rencontrez dans les Centres d'aide à la vie, à la protection maternelle de la Vierge Marie, Reine de la Famille, et alors que je vous assure de mon souvenir dans la prière, je vous bénis de tout cœur ainsi que ceux qui font partie des Mouvements pour la vie en Italie, en Europe et dans le monde. »

Notre combat à ses exigences. Il a aussi les plus beaux fruits qui peuvent être portés. Et c’est finalement pourquoi le politique doit combattre pour en revenir à une définition normale, une définition ou l’Etat ne s’introduit pas dans des sujets qu’il ne peut qu’abîmer. Parce que son pouvoir, sa légitimité seront jugés à l’aune de sa vigueur à ne rien lâcher dans ce que la société doit absolument préserver ? Humains et Politiques d’abord, nous n’aurons de cesse d’affronter ceux pour qui l’homme fragile est un déchet. Humains et politiques d’abord, nous n’aurons de cesse de rappeler que le discours politique n’est qu’un tissu de mensonges quand il refuse des fondements explicites et intransigeants. Humains et politiques d’abord, nous assumons que pour nous des points sont non négociables, que cela plaise ou non aux caciques d’une assemblée aux abois."

Posté le 1 juin 2016 à 17h17 par Michel Janva | Lien permanent

Les lions, les gorilles et les poissons rouges ont plus de valeur que les embryons humains

Alors que l'avortement n'a jamais fait autant de victimes innocentes, ces trois faits divers montrent l'inversion des valeurs dans nos sociétés occidentales :

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"CNN titre « Le scandale du zoo ». Il s’agit du zoo de Cincinnati, où un gorille a été abattu pour sauver un enfant qui s’était introduit dans l’enclos et qui était très manifestement en danger immédiat de mort. Pour CNN il y avait forcément une autre solution. Et la chaîne, qui montre aussi une statue de gorille avec des fleurs à ses pieds, met en lien la pétition « Justice pour Harambe » (c’est le nom du gorille). Faire justice, c’est notamment mettre la mère de l’enfant en prison, car elle n’a pas surveillé son enfant et c’est elle qui est donc responsable de la mort du gorille. Sur Twitter les amis des animaux se déchaînent. On peut lire que les beaux gorilles font de meilleurs parents que ces minables humains

Cela s’est produit une semaine après un autre « scandale » : au zoo de Santiago du Chili, un homme s’est jeté nu dans la fosse aux lions (...) et a été sauvé in extremis parce que les employés du zoo ont tué les lions. Et cela aussi a provoqué une vive émotion sur les réseaux sociaux : on a osé tuer ces magnifiques animaux pour sauver un cinglé…"

Lu ici :

"Par amour [sic,NDPC] pour leur poisson rouge nommé Nemo, un couple d'une petite ville au nord de Londres n'a pas hésité à parcourir plus de 200 kilomètres et à l'amener se faire opérer d'une tumeur à l'hôpital vétérinaire de Bristol, sur la côte ouest. Sonya Miles, la vétérinaire qui s'est occupée de Nemo, un poisson rouge de 5 ans, a expliqué à l'AFP mardi que l'opération avait duré 45 minutes, pendant lesquelles il a été endormi et sorti de l'eau afin que la tumeur, presque aussi grande que lui, puisse être enlevée.

"Nous avons eu très peur à un moment donné car son cœur s'est arrêté de battre, mais l'infirmière anesthésiste a réussi à le ranimer", a expliqué Sonya Miles.

Sonya Miles a reconnu que ce genre d'opération n'était pas très fréquent, les propriétaires hésitant à dépenser des centaines de livres – 200 livres, soit 260 euros pour l'opération de Nemo – pour un animal de compagnie au coût modique (...)"

Posté le 1 juin 2016 à 08h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

31 mai 2016

Les questions de l'avortement et de la contraception seraient en débat au FN en vue de la stratégie de 2017

C'est ce que développe cet article qui nous apprend au passage que Marine Le Pen et son équipe pourraient également s'inspirer de la méthode Trump notamment pour l'organisation des meetings :

" (...) Sur le fond, le Front national doit encore arrêter sa stratégie. Un sujet central, alors que l'extrême droite fait peur à deux grands électorats : les seniors et les femmes. "Les personnes âgées qui ont peur de la guerre civile et les jeunes femmes qui ont le sentiment qu’on va régenter leur vie, ça nous congèle des millions de voix", reconnaît un dirigeant frontiste. Pour les premières, le parti de Marine Le Pen a déjà tranché, arrêtant de parler de la sortie de l'euro et des incertitudes économiques qui pourraient s'en suivre.

Pour les jeunes femmes, en revanche, le Front national est très divisé. Les questions d'avortement et de contraception provoquent un véritable schisme au sein du parti. Florian Philippot est pour ne pas y toucher et le dire publiquement, afin de rassurer l'électorat féminin. Une ligne suivie par Marine Le Pen, mais qui est loin de faire l’unanimité. Marion Maréchal-Le Pen, et avec elle une partie des cadres du FN, sont contre l’idée d’abandonner le discours traditionnel, qui exalte la famille et fustige des avortements volontiers qualifiés "de confort". Les tenants de cette ligne-là sont convaincus qu’électoralement, il y a plus à perdre qu’à gagner à changer leur fusil d'épaule. Le débat est donc aussi décisif qu’explosif pour le Front national, qui repose historiquement sur deux piliers : la préférence nationale et les valeurs morales."

Espérons que la direction du FN sera attentive à la Journée parlementaire pour la Vie qui se tient aujourd'hui à l'Assemblée nationale, organisée par Jacques Bompard et le Salon beige avec la participation de Xavier Lemoine (PCD). Le thème retenu est "Le combat pour la vie, principe non négociable de la politique ». Espérons que ce combat primordial pour l'avenir de la France et de l'Europe, à la fois pour des raisons morales de civilisation et des raisons démographiques, ne soit pas bradé ou abandonné pour des gains électoralistes à court terme... 

Sans-titre

Posté le 31 mai 2016 à 09h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

Quand le système de santé pousse inévitablement les parents vers l'avortement des enfants trisomiques

C'est la réalité de ce que vivent les familles qui attendant un enfant trisomique. Mais au Canada, cela ne semble pas tabou puisque c'est l'objet d'un reportage TV :

"Interrompre ou non la grossesse quand le fœtus est atteint de la trisomie 21 : c'est le dilemme pénible auquel doivent faire face certains parents. Si 90 % d'entre eux optent pour l'avortement, ceux qui choisissent de poursuivre la grossesse dénoncent le manque de soutien et les préjugés au sein du système de santé.

Le choix déchirant de Julie et Nathan

"Perdre mon enfant ou ça, pour moi, c'était la même chose" (Julie faucher). Julie Faucher s'est effondrée quand elle a appris que la petite fille qu'elle portait était atteinte de la trisomie. La jeune maman et son mari, Nathan, n'avaient jamais envisagé un tel scénario.

Pour moi, c'était clair qu'on ne pouvait pas être heureux avec un enfant trisomique, et pour moi, c'était clair que je ne le gardais pas, et là, mon mari m'a dit : "Eh bien, pour moi, ce n'est pas si clair que ça!'' (Julie Faucher)

Le couple a reporté plusieurs fois ses rendez-vous pour l'avortement, incapable de prendre une décision et de l'assumer. Julie Faucher dénonce l'absence de soutien et d'informations pertinentes au sein du système de santé pour aider les couples à trancher de façon éclairée. « Ce n'est pas le médecin qui va offrir ce soutien-là, note Mme Faucher, et malheureusement, il n'y a pas ne serait-ce qu'un dépliant. » Elle ajoute que le personnel médical précise qu'il est difficile pour les parents d'enfants atteints de la trisomie d'avoir des services. « Ce n'est pas encourageant, c'est certain », résume Julie Faucher. C'est finalement avec l'aide d'une psychologue que Julie et Nathan ont pris la décision de poursuivre la grossesse. Leur fille Sofia, atteinte d'une trisomie en mosaïque, a aujourd'hui 7 ans, et elle est la cadette de trois enfants.

Se battre contre l'avortement : témoignages de Marc et Stéphanie

"C'est comme si, pour eux, c'était une aberration qu'on décide de garder l'enfant" (Marc, père de Lily Rose). Encore aujourd'hui, Marc a les larmes aux yeux et la colère dans la voix quand il raconte les semaines qui ont suivi l'annonce du diagnostic de trisomie 21. Stéphanie était enceinte de leur troisième enfant, hantée par des questions pour lesquelles elle ne trouvait aucune réponse. Le couple reproche au personnel de la santé d'avoir un parti pris pour l'avortement, dans le cadre d'un programme public qui se doit de bien informer les parents en toute neutralité.

Lutter contre les préjugés

"Plusieurs couples doivent se défendre contre l'avortement" (Antoine Payot, médecin et directeur de l'Unité d'éthique clinique au CHU Sainte-Justine). Selon le médecin Antoine Payot, directeur de l'Unité d'éthique clinique au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, à Montréal, le système « pousse inévitablement [les parents] vers l'interruption de grossesse ». Il ajoute que des études sur cette question sont en cours (...)

Le reportage de Tamara Altéresco est présenté lundi au Téléjournal, à 21 h sur ICI RDI et à 22 h sur ICI Radio-Canada Télé"

Posté le 31 mai 2016 à 09h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

30 mai 2016

Marisol Touraine incite à la débauche

Les modalités de délivrance de la « pilule du lendemain » dans les collèges et lycées par les infirmeries scolaires sont désormais simplifiées. La condition de « détresse » des élèves demandant une contraception d’urgence, jusqu’ici exigée par la loi, est supprimée.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité des décisions pro-mort prises par Marisol Touraine depuis 2012.

Avec la pilule, Marisol Touraine consacre la femme objet de plaisir.

Posté le 30 mai 2016 à 10h11 par Michel Janva | Lien permanent

29 mai 2016

31 mai : le respect de la vie à naître, un sujet d'actualité à l'Assemblée

Vous avez été plusieurs centaines à vouloir vous inscrire pour cette journée exceptionnelle mais malheureusement le nombre de places est limité et seuls les plus rapides ont été retenus.

Voici néanmoins le programme de cette journée, dont nous vous reparlerons :

A

Posté le 29 mai 2016 à 11h30 par Michel Janva | Lien permanent

27 mai 2016

Les Survivants de l'avortement : une chance sur 5

Posté le 27 mai 2016 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent

Les coulisses des cliniques d'avortements

WAbby Johnson, ancienne directrice d’une clinique du Planning Familial au Texas, déclare dans The Walls Are Talking : Former Abortion Clinic Workers Tell Their Stories que

« la réalité de l’industrie de l’avortement est bien plus sordide »

Elle a rassemblé dans ce livre les témoignages de nombreuses personnes directement impliquées dans l’avortement et qui ont pu constater combien

« les besoins des femmes passaient souvent après les priorités et profits de l’entreprise ».

Par-là, elle veut avant tout alerter les gens :

« Je veux que les gens sachent la vérité à propos de ce qui se passe vraiment pour les hommes, les femmes, et les bébés ». « J’espère qu’il permettra de sauver des bébés, de dissuader des femmes de faire un tel choix désespéré, et à des hommes d’encourager et soutenir leur compagne pour qu’elle choisisse la vie ».

« La plupart de ceux qui travaillent dans l’industrie de l’avortement y sont arrivés avec le désir d’aider les femmes. Mais avec le temps, réaliser qu’ils travaillaient pour une organisation qui se fait de l’argent sur des vies prises a endurci leur cœur ». 

Un autre fait dérangeant :

« le manque d’informations adéquates données aux clients à propos des risques ou des complications possibles de l’avortement ».  « Les cliniques redoutent que les femmes soient effrayées d’avorter ». « Chaque femme qui quitte la clinique et choisit la vie pour son enfant équivaut à une perte de revenus pour le centre ».

Pour ne pas faire de mauvaise publicité, certaines cliniques ont même refusé d’appeler une ambulance et de prévenir le père dans la salle d’attente, malgré l’hémorragie grave d’une adolescente qui risquait de mourir, ou encore ont fait pression, parfois physiquement, sur des femmes qui changeaient d’avis au dernier moment et voulaient sauver la vie de leur enfant, les forçant à avorter « sous couvert de choix et de commodité ». 

Dans ces centres, on accorde peu d’attention à la santé des femmes, d’après plusieurs témoignages qui décrivent combien les employés ignorent la situation des femmes, parfois violentées, qui viennent se faire avorter :

« Cela va de la prostituée emmenée de force par son proxénète, à la jeune femme violée par son père ».

Posté le 27 mai 2016 à 16h23 par Michel Janva | Lien permanent

26 mai 2016

Entre 2011 à 2014, les Etats-Unis ont adopté plus de 200 législations restreignant l’avortement

Il est possible de faire reculer l'avortement progressivement : 

"La question de l’avortement fait un retour en force aux États-Unis. Selon le Guttmacher Institute, organisme pro-avortement mais dont les études font référence, les États américains ont adopté de 2011 à 2014 pas moins de 231 législations restreignant les conditions de mis en œuvre de l’IVG. Ceci, alors que le nombre d’États hostiles à l’avortement est passé de treize en l’an 2000 à 27 en 2014 (...)

L’État conservateur de l’Utah (...) devient le premier des États-Unis à exiger par la loi l’anesthésie des enfants qui seront avortés après la 20e semaine. Avant cette réglementation, les femmes choisissaient si elles voulaient ou non subir une anesthésie générale. Le gouverneur de l’Utah, Gary Herbert, ouvertement pro-vie, a signé le 28 mars dernier une nouvelle loi exigeant des cliniques et hôpitaux d’anesthésier les bébés qui seront avortés. La proposition prescrit d’ « éliminer ou de soulager la douleur organique du fœtus » et prévoit des exceptions : risque pour la vie de la mère et les cas où le bébé ne survivrait pas hors de l’utérus ». Le gouverneur s’affirme radicalement « pro-vie » et veut « diminuer toute douleur susceptible d’être causée au fœtus », a déclaré un porte-parole dans un communiqué (...) Selon le sénateur Curt Bramble, qui a promu la mesure, l’Utah protège contre la souffrance et, si cela dépendait de lui, il aurait interdit l’avortement complètement, mais la nouvelle mesure constitue en tout cas un pas dans cette direction (...)

Chez les pro-vie, la mesure n’émeut pas beaucoup dans la mesure où essayer de rendre l’avortement plus « humain » et « acceptable » n’élude la question principale : l’éradication d’une vie à naître. Pour certains, si l’avortement reste légal, le fait d’épargner à l’enfant de souffrir constitue un net progrès."

Posté le 26 mai 2016 à 08h55 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

24 mai 2016

Fabien Engelmann : il y a plein de choses à faire pour que les femmes n'avortent pas

Fabien Engelmann, maire FN de Hayange en Moselle, est interrogé par Le Rouge et Le Noir. Extrait :

"Vous êtes fortement engagé dans la défense de la cause animale. Comment cet engagement vous pousse-t-il à réfléchir aux questions de la défense de la vie humaine, particulièrement lors de sa conception et de sa fin naturelle ?

Images-2Je suis très attaché à toutes formes de vie et à toute souffrance, mais je suis surtout attaché à la vie existante plutôt qu’à celle qui pourrait être ou ne plus être. C’est dans ce sens que je me concentre plus sur la torture animale, les conditions d’élevage horrible et le manque de respect pour les animaux. C’est tout ce mal qui leur est fait qui me révolte, et c’est d’ailleurs pour cela que je suis plus qu’admiratif du dévouement et de l’engagement de Brigitte Bardot depuis tant d’années.

Mais c’est aussi parce que je suis attaché au déroulement de la vie que je considère qu’il ne faut pas revenir sur le droit des femmes à mener la vie qui leur convient. Il n’est, pour moi, absolument pas question de remettre en cause la loi Veil et les françaises doivent disposer de leur corps comme elles le souhaitent. Par contre, je condamne évidemment l’avortement abusif alors que la contraception n’a jamais été aussi accessible qu’aujourd’hui.

La situation actuelle ne provient que d’une seule source : la manque de réelle politique familiale, basée sur l’aide des femmes en difficulté, la gestion des pressions familiales, des moyens financiers et des structures adaptées, des aménagements de travail, etc. Il y a plein de choses à faire pour que certaines femmes qui décident aujourd’hui d’avorter, puissent prendre une autre décision avec des conditions et des aides adaptées.

Concernant la fin naturelle ou assistée de la vie, je pense que la loi Léonetti répond pour le moment à cette problématique très délicate. Valider l’euthanasie pourrait entraîner tellement d’abus, et c’est pour cela que, bien que très ouvert à la réflexion et au débat, je pense que ce sujet de société ne devrait pas être pris à la légère et je n’ai pas la prétention d’avoir pour le moment une réponse tranchée à ce sujet.

L’islam doit se conformer aux règles de la République affirment de nombreux élus. Si l’islam faisait son aggiornamento, faudrait-il alors le laisser devenir de plus en plus présent, voire majoritaire, dans notre pays ?

Pour répondre à votre question, je ne pense pas que les « gaulois » se laisseront faire face à la destruction de leur culture, de leur religion et de leurs lois. Les Français réagiront, je l’espère en tout cas. La France, et notre civilisation, ont une culture et des racines chrétiennes, et elles entendent bien les conserver. Il est certain qu’avec les vagues d’immigration clandestine que subit notre pays, et donc la démographie qui en découlera, nous allons devoir faire face à une croissance exponentielle de cette religion en France, et dans toute l’Europe en général. Si l’on s’entête à ne pas recréer nos frontières, à ne pas avoir une politique claire sur les migrations - notamment économiques - l’Islam deviendra majoritaire en France, c’est inéluctable.

Il nous faut être inflexibles et stopper net cette immigration massive. Nous sommes déjà dans une conjoncture difficile : entre attentats, quartiers sensibles où règnent d’autres règles que celle de la République, revendications religieuses voire parfois raciales et grignotage de notre laïcité, nous nous rapprochons de plus en plus d’un islam de conquête. Il est temps pour les musulmans de France de prouver qu’ils se désolidarisent de ces pratiques et placent la France avant leur confession. [...]"

Posté le 24 mai 2016 à 21h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)


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