25 juin 2016

Culture de mort : ces sages femmes qui ne le sont plus vraiment

a la une d'un quotidien parisien gratuit :

Sf1

SF2

Posté le 25 juin 2016 à 15h12 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

De magnifiques photos soulignent la beauté d'enfants porteurs de trisomie 21

A découvrir ici.

Original

Posté le 25 juin 2016 à 11h02 par Michel Janva | Lien permanent

24 juin 2016

Nicolas Dhuicq : "Vous êtes des meurtriers"

Impressionnante sortie du député LR lors du débat contre la GPA, jeudi 16 juin :

267178"Monsieur le président, mes chers collègues, le vote d’aujourd’hui est particulièrement symbolique. Jamais l’humanité n’a eu autant de connaissances sur la vie. Jamais les puissants n’ont concentré autant d’argent entre leurs mains, monsieur le secrétaire d’État. Vous qui dans votre jeunesse apparteniez à une famille politique où l’on dénonçait le capitalisme êtes aujourd’hui devenu son valet et le premier serviteur des puissants qui s’arrogent le droit et le pouvoir d’acheter de la marchandise humaine. L’étape suivante, c’est en effet l’achat de matériel génétique humain en Californie. Vous pouvez toujours rire, monsieur le secrétaire d’État, mais vous le savez pertinemment. [...]

Monsieur le secrétaire d’État, je vous rassure : nous allons informer un pays, la Russie, que vous avez mentionnée tout à l’heure, afin qu’il suive notre chemin et qu’il vote une loi contre la GPA. Les amis de la Russie qui sont ici aujourd’hui vous saluent, monsieur le secrétaire d’État, et vous font savoir que vous avez tort et que vous finirez dans les poubelles de l’histoire, pour reprendre votre ancien vocabulaire. [...]

Vous pouvez toujours hurler, vous êtes archaïques. Vous êtes les valets du capitalisme, aujourd’hui. Vous êtes les valets de ceux qui détruisent la vie. Je rappelle rapidement que dans le ventre de la mère se crée une dyade élémentaire : celle réunissant la mère et l’enfant. C’est cela que vous brisez. Vous brisez le lien indéfectible entre le biologique et le psychique. Vous êtes des meurtriers."

Posté le 24 juin 2016 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

21 juin 2016

Pour stopper la GPA, le combat va continuer au Sénat

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La Manif Pour Tous déplore que, prisonnière de ses calculs d'appareils, la majorité parlementaire n'a pas osé voter pour des propositions de loi au motif qu'elles avaient été déposées par des députés de l'opposition. Mais le contenu du débat parlementaire de ce jour montre que le scandale de la GPA (Gestation Par Autrui) est désormais clairement dénoncé par tous les députés, de droite comme de gauche. C'est une véritable avancée dans le combat pour les droits des femmes et des enfants, victimes de ce scandaleux business aussi lucratif qu'intolérable. Enfin, les masques tombent et la réalité sordide de la GPA est aujourd'hui unanimement reconnue. Le soutien du groupe Communistes et de députés du groupe socialistes (détail des votes ici) est un signal fort qui doit être largement entendu. Cette évolution du discours fait écho à l'opinion publique qui rejette fortement la GPA. Selon un sondage Opinion Way pour La Manif Pour Tous réalisé du 3 au 5 mai 2016, 6 Français sur 10 considèrent que la GPA a des conséquences négatives pour la mère, et une nette majorité (52%) dénonce les conséquences sur l'enfant. 

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

« Parce que la lutte pour la dignité des femmes et des enfants est une urgence, nous devons poursuivre notre mobilisation. Les signaux sont au vert et le vent tourne. Nous allons travailler avec les sénateurs pour initier une nouvelle proposition de loi pour stopper la GPA non seulement en France mais aussi pour les Français. Il est hypocrite de prétendre que la GPA est interdite en France alors que la circulaire Taubira facilite le recours à la GPA dès lors qu'elle est pratiquée à l'étranger. Plus que jamais, nous sommes déterminés à agir et à nous mobiliser pour l'abolition universelle de la GPA : la dignité des femmes et des enfants n'a pas de frontière ».

Posté le 21 juin 2016 à 21h00 par Michel Janva | Lien permanent

Acheter pour 25 700 euros via internet un bébé, c’est une réalité aujourd’hui en France

Le député Jean-Frédéric Poisson saisit le procureur de la République :

"Hier, lundi 20 juin 2016, j’ai constaté que le site internet « Canadian Medical Care » fait bien la promotion de la pratique des mères porteuses, en proposant pour la somme de 25 700 euros les services d’une mère incubatrice. Des tarifs plus élevés sont également pratiqués pour des prestations plus « complètes ».

Cette « prestation » est accessible depuis la France, par le biais d’un numéro de téléphone français : le 00 33 1 82 88 56 56.

A l’évidence, ce « service » contrevient gravement à la législation française. En effet, les dispositions de l’article 16 du Code civil prévoient explicitement l’indisponibilité du corps humain, tout en rappelant que ces dispositions, au titre de l’article 16-7 sont d’ordre public.

Au moment même où les députés socialistes refusent de voter les deux propositions de loi de mes collègues Valérie Boyer et Philippe Gosselin visant à renforcer effectivement la lutte contre l’esclavage des femmes des pays pauvres via cette pratique honteuse, il m’a paru nécessaire de saisir le Procureur de la République."

Posté le 21 juin 2016 à 12h16 par Michel Janva | Lien permanent

Mères porteuses et fuite fiscale

Lu dans Les Echos :

"[...] les élites politiques de Pékin seraient désormais de plus en plus nombreuses à opter plutôt pour des mères porteuses au Japon.

S'il ne donne pas de statistiques précises, le quotidien « Mainichi » a réussi à longuement interviewer, dans son édition du week-end, plusieurs familles se déclarant liées au pouvoir communiste, qui ont récemment usé des services d'un intermédiaire basé à Tokyo pour « obtenir » un enfant japonais. Un premier couple explique ainsi qu'il a recruté une mère porteuse chinoise dans l'Archipel, puis réussi à faire inscrire sur le « koseki » - l'équivalent japonais du livret de famille - de son nouveau-né, un père de citoyenneté nippone, ce qui permet à l'enfant de bénéficier automatiquement de la citoyenneté japonaise.

Expliquant les motivations de cette famille, le quotidien rappelle que l'enfant au passeport japonais est un « véhicule » idéal pour faire sortir de Chine des actifs financiers. Sa nationalité est aussi très utile pour acheter de l'immobilier à Tokyo ou pour établir une entreprise dans l'Archipel, que les riches familles chinoises, redoutant toujours l'arbitraire de la dictature de Pékin, identifient traditionnellement comme un Etat de droit sûr, où leur fortune, honnête ou non, pourra être protégée. « Ce serait plus facile pour nous de nous enfuir si la Chine venait à s'écrouler », résume la « mère d'intention », dont l'oncle serait un cadre du gouvernement chinois.

Un autre père chinois interviewé par le « Mainichi » a laissé les journalistes jeter un oeil au compte bancaire, dans l'Archipel, de son « bébé japonais ». A deux ans, il est déjà à la tête d'une fortune de plus de 2 milliards de yens, soit plus de 16 millions d'euros. Des montants que les autorités financières chinoises auront beaucoup de mal à relier à son père, toujours citoyen chinois. L'homme assure d'ailleurs que le Japon se révèle une option plus beaucoup souple que les Etats-Unis pour ces mouvements financiers. Les agences bancaires nippones ne signalant à l'Autorité des services financiers (FSA) que les transactions qu'elles estiment potentiellement liées à des actes délictueux."

Posté le 21 juin 2016 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin 2016

Détection prénatale de la trisomie 21 : urgence, oui mais laquelle ?

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De la Fondation Jérôme Lejeune :

"Le professeur Israël Nisand prend la parole ce matin dans Le Parisien pour demander l’insertion d’un nouveau test de détection prénatale de la trisomie 21 (à partir du sang de la mère) dans le dispositif de suivi de grossesse français. Le journal annonce aussi l’officialisation de cette même demande par un collectif de médecins réunis par la Société française de médecine prédictive et personnalisée depuis hier en congrès à Montpellier.

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune a révélé récemment les intérêts financiers qui conduisent la promotion de ces tests, dans un livre « Les premières victimes du transhumanisme » (Février 2016 Editions Pierre-Guillaume de Roux). Il répond au Pr. Israël Nisand :

« En s’appuyant sur l’argument selon lequel le nouveau test va diminuer le nombre d’amniocentèses, le Professeur Nisand sert un argument marketing, de nature à faire vendre, mais stigmatisant pour les personnes atteintes de trisomie 21.

Il justifie sa demande en invoquant une baisse des amniocentèses qui provoquent l’élimination d’enfants sains. Il utilise un raisonnement eugéniste, qui tend à discriminer les « fœtus trisomiques » des « fœtus sains ». Comment un médecin ose-t-il valoriser la vie d’un enfant sain (épargné grâce au test non invasif) plus que la vie d’un enfant trisomique (inévitablement éliminé) ? A-t-il conscience de la violence du rejet que son message délivre aux 60 000 personnes atteintes de trisomie en France et à leur famille ?

Je dénonce ces propos chargés de discrimination qui vont conduire à aggraver l’élimination en masse, déjà en cours, des enfants trisomiques avant leur naissance. Israël Nisand connait bien la situation de la France, pays leader en matière d’eugénisme. Il l’a souvent exposée. Ainsi dans un documentaire diffusé sur France 5 :

« Le dépistage de la trisomie 21 est sûrement le moins légitime et le plus discutable de ce qu’on fait en médecine foetale. Comment faut-il que les médecins que nous sommes, mandatés par l’Etat, réagissent par rapport à ce que l’on est obligé d’appeler un projet eugénique, c’est-à-dire un projet de tri des enfants à naître dans notre pays. C’est tellement entré dans les moeurs, c’est tellement normal qu’on fasse la chasse au handicap et aux handicapés qu’il n’y a plus personne qui se pose de questions là-dessus. (« Naître ou ne pas naître » –23 mars 2010)

Ce scandale exige un réveil des consciences de la société et de ses responsables politiques, mais aussi des médecins. Ce scandale exige qu’ils gardent la tête froide et prennent du recul face à l’arrivée de cette nouvelle méthode de dépistage prénatal.

L’urgence n’est pas dans l’insertion du nouveau test mais de repenser collectivement le bien-fondé d’une offre de soins qui conduit à rendre mortelle une pathologie – la trisomie 21 – qui ne l’est pas."

Posté le 17 juin 2016 à 18h34 par Marie Bethanie | Lien permanent

Rennes contre la GPA

"Hier soir à 19 heures, Place de la République à Rennes, les manifestants LMPT contre la GPA ont été encerclés par des militants des associations LGBT et des mouvements de l’extrême-gauche radicale. Alors que les enjeux de la GPA dépassent largement les clivages et concerne tous les Français, ces militants ont voulu les empêcher de s’exprimer, ont refusé le débat, proféré de nombreuses insultes, et montré leur haine pour les défenseurs de la famille.

Mais en agissant ainsi, ils ont montré leur vrai visage face au calme et à la détermination des manifestants LMPT, les Rennais sauront de quel côté est l’intolérance. La Manif Pour Tous doit être visible, mission remplie à Rennes !"

Les photos sont ici.

Posté le 17 juin 2016 à 18h26 par Marie Bethanie | Lien permanent

Montpellier contre la GPA le 16 juin

L'action des Montpellierains le 16 juin en soutien aux députés à Paris sur les projets de lois Boyer et Gosselin :

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Posté le 17 juin 2016 à 15h18 par Marie Bethanie | Lien permanent

L'illusoire "GPA altruiste", cheval de Troie de la GPA commerciale

Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du European Centre for Law and Justice, s'exprime dans le FigaroVox et dénonce le conflit d'intérêts autour de la personne de Petra De Sutter, ainsi que le manque de transparence entourant les débats sur la GPA :

"Le 21 juin prochain, le Dr Petra De Sutter, députée belge et gynécologue spécialisée en GPA et PMA, tentera une nouvelle fois de faire accepter la GPA par la Commission des affaires sociales de l'Assemblée du Conseil de l'Europe, alors même que son précédent rapport a été rejeté en mars et qu'elle est accusée de conflit d'intérêts.

L'ECLJ dénonce une initiative qui bafoue les valeurs du Conseil de l'Europe, tant par son contenu que par sa procédure d'élaboration.

Le 28 janvier 2015, l'Assemblée du Conseil de l'Europe désignait le Dr Petra De Sutter pour rédiger un projet de rapport et de Résolution sur les «Droits de l'homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui».

Alors qu'une majorité des députés de la Commission chargée du dossier a heureusement voté, le 15 mars à Paris, contre un premier projet de rapport favorable à la gestation par autrui, la rapporteur va tenter une nouvelle fois de le faire passer le 21 juin. Certes, ce ne sera pas exactement le même texte, mais le but reste le même: faire accepter la GPA.

Le projet, selon toute probabilité, condamnera fortement la GPA commerciale pour mieux faire passer une prétendue «GPA altruiste» qui n'existe pas. Tout aussi hypocritement, il invoquera la protection des droits des enfants pour, dans les faits, mieux garantir les droits des adultes sur les enfants nés par GPA.

La rapporteur, qui est une professionnelle de la GPA et de la PMA à l'hôpital de Gand et qui collabore avec une entreprise de GPA commerciale en Inde (Seeds of innocence) a tout intérêt à faire accepter la GPA. Accusée de conflit d'intérêts par plusieurs députés, la Commission des affaires sociales aurait dû trancher cette question par vote à bulletin secret comme le règlement le prévoit. Or, le 27 janvier 2016 les députés furent invités à voter non pas sur le conflit d'intérêt, mais sur la question de savoir s'il fallait voter sur le conflit d'intérêt! Cette entourloupe permit d'imposer un vote à mains levées qui décida, par une courte majorité, de ne pas examiner la question du conflit d'intérêts qui reste donc ouverte et sans réponse!

Après le vote du 15 mars rejetant le rapport De Sutter, plusieurs députés ont demandé que la procédure soit abandonnée ou qu'elle soit confiée à un autre rapporteur ; il y allait de la crédibilité du Conseil de l'Europe et de la sérénité des débats sur un sujet aussi sensible. Cette demande fut aussi refusée. Une pression considérable est exercée au sein de l'institution pour permettre l'adoption d'un texte favorable à la GPA.

Cela se ressent aussi sur la conduite des travaux parlementaires dont la confidentialité a été renforcée. Un comble pour une instance qui devrait être un exemple de transparence et de «démocratie ouverte»: le projet de rapport et de résolution est confidentiel, les discussions sont à huis clos, les personnes défavorables à la GPA n'ont pas été auditionnées, et les comptes rendus de séances sont laconiques. Ainsi, chose rare, le 21 avril le Secrétaire général de l'Assemblée s'est adressé à la Commission des affaires sociales pour faire un exposé «concernant un point de procédure» puis tenir «un échange de vues», à propos, paraît-il, du Rapport De Sutter. C'est tout ce que relate le compte rendu officiel. Ne cherchez pas à en savoir plus, c'est strictement confidentiel…

Point positif: l'accumulation de problèmes entourant ce rapport aurait, paraît-il, convaincu le Président de l'Assemblée de saisir la Commission du règlement, en charge de veiller à la déontologie et au respect du règlement. Mais là encore, ne cherchez pas, c'est confidentiel…

Pourquoi l'offensive pour faire accepter la GPA est-elle menée au sein du Conseil de l'Europe, alors que celui-ci, qui a pour mission la promotion des droits de l'homme, devrait être à la pointe du combat contre cette forme d'exploitation de l'être humain?

L'une des raisons est d'opportunité politique: le courant «progressiste» est majoritaire au sein de la Commission des affaires sociales. Une autre raison, plus délicate, tient à la composition de l'assemblée: une portion de ses députés vient de pays où l'industrie de la GPA prospère (Roumanie, Ukraine, Russie, Bulgarie, etc) et qui ne sont pas des démocraties exemplaires. Ainsi, en est-il par exemple de la Roumanie qui est affectée par une forte corruption. De nombreux députés de ces pays disent ne pas voir quels problèmes cause la GPA, au contraire…

A l'opposé, le Parlement européen de Bruxelles, a adopté une position claire en condamnant fermement toute forme de gestation par autrui comme contraire aux droits des femmes et à la dignité humaine. Par un vote du 17 décembre 2015, le Parlement européen: «condamne la pratique de la gestation pour autrui qui va à l'encontre de la dignité humaine de la femme, dont le corps et les fonctions reproductives sont utilisés comme des marchandises; estime que cette pratique, par laquelle les fonctions reproductives et le corps des femmes, notamment des femmes vulnérables dans les pays en développement, sont exploités à des fins financières ou pour d'autres gains, doit être interdite et qu'elle doit être examinée en priorité dans le cadre des instruments de défense des droits de l'homme».

Espérons que l'Assemblée du Conseil de l'Europe saura faire prévaloir les valeurs pour lesquelles le Conseil a été institué contre cette nouvelle forme de dégradation et de servitude."

Posté le 17 juin 2016 à 08h43 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 juin 2016

GPA : report des votes au 21 juin

L'examen des deux propositions de loi de Valérie Boyer et Philippe Gosselin est terminé. Bruno Le Roux (PS) avait déposé une motion de rejet préalable qui n'a pas été adoptée (documents ci-dessous). Le gouvernement désavoué a demandé le report des votes au 21 juin.

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Posté le 16 juin 2016 à 19h33 par Marie Bethanie | Lien permanent

Invitation de la FAFCE : L’Europe, la politique et la famille – quels enjeux et défis aujourd’hui et demain ?

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Chère Madame,
Cher Monsieur,
 
La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE)
a le plaisir de vous inviter à une conférence débat sur le thème
L’Europe, la politique et la famille – quels enjeux et défis aujourd’hui et demain ?

mercredi 22 juin à 19h30 à Bruxelles
 
Avec la participation de 

S.E. Mgr Alain Lebeaupin, Nonce apostolique auprès de l'Union européenne 

Maria Teuscher Hildingsson, du Comité de citoyens de l’Initiative citoyenne européenne Mum, Dad & Kids

Antoine Renard, Président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe

Le débat sera animé par Joseph Junker d’Action Famille.
 

Nous vous saurions gré de bien vouloir partager l’invitation avec des familles et personnes autour de vous susceptibles d’être intéressées par cette conférence.
 
En espérant vous voir le 22 juin – malgré le match de foot qui opposera ce soir-là la Belgique à la Suède,
 
Antoine Renard
Président de la FAFCE

Inscription obligatoire avant le 20 juin par mail à info@fafce.org (nombre de places limité).
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Posté le 16 juin 2016 à 17h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

Les Gavroches contre la GPA

Un communiqué des Gavroches :
Gavroches GPA
"Bonjour,
Les Gavroches étaient ce matin à l'Assemblée Nationale pour montrer leur opposition à la #GPA et soutenir la mise en examen ce jeudi 16 juin de deux propositions de lois, respectivement déposées par Valérie Boyer et Philippe Gosselin, et co-signées par de nombreux députés.
GPA = Maternité Marchandisée.
Gestation pour autrui, Filiation de qui ?"
 

Les Gavroches

www.LesGavroches.org

 
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Posté le 16 juin 2016 à 16h49 par Marie Bethanie | Lien permanent

15 juin 2016

GPA à l’Assemblée nationale : J-1 avant l’examen des propositions de loi

Lu sur le site d'Alliance Vita, qui revient sur la genèse de l'introduction en douce de la GPA sur le sol français et rappelle la teneur des deux propositions de loi examinées demain :

"Alliance VITA soutient les deux propositions de loi* qui seront examinées le jeudi 16 juin à l’Assemblée nationale pour renforcer l’interdiction de la GPA en France, fragilisée depuis trois ans.

Alliance VITA a régulièrement exprimé son inquiétude ces derniers mois devant la fragilisation du principe d’interdiction de la GPA. La publication de la circulaire dite « Taubira » en janvier 2013 a d’abord facilité la délivrance de certificats de nationalité française aux enfants nés de mère porteuse à l’étranger. Puis la CEDH a condamné la France en juin 2014 pour avoir refusé de transcrire des actes de filiation réalisés aux Etats-Unis à la suite d’une naissance par mère porteuse, et demandant dans ce cas que la filiation biologique paternelle puisse être prise en compte. La Cour de cassation a ensuite pris en compte en juillet 2015 cette décision de la CEDH, en autorisant désormais la retranscription de la filiation paternelle à l’état civil français, associée au nom de la mère qui a accouché, c’est-à-dire la mère porteuse, si elle est indiquée sur l’acte de naissance rédigé à l’étranger. Enfin, dans un des derniers jugements de la Cour d’appel de Rennes (7 mars 2016), seule la filiation paternelle a fait l’objet d’une retranscription à l’état civil français, alors que l’existence de la mère qui a accouché est totalement occultée.

Ce revirement complet de jurisprudence fragilise considérablement l’effet dissuasif de l’interdiction de la GPA en France, puisque désormais la fraude à la loi, qui reste pourtant établie, n’a plus d’importance  ni de conséquences négatives.

Dans ce contexte, Alliance VITA est intervenue dans le cadre des auditions organisées par la Commission des lois, et a demandé un renforcement de la loi d’interdiction de la GPA." [...]

Alliance VITA est également activement impliquée dans l’appel No Maternity Traffic, rassemblant plus de 100 000 signataires européens qui demandent l’interdiction internationale de la GPA. Cet appel vient d’être jugé admissible par le Conseil de l’Europe, qui l’a transmis pour prise en compte à la Commission des questions sociales dans le cadre du rapport en cours sur la problématique de la GPA et des Droits de l’Homme. Ce rapport, qui sera examiné lors de la session des 21 et 22 juin prochains, est à haut risque et nécessite que l’Etat français et ses élus parlementaires se mobilisent pour obtenir une condamnation explicite et universelle de la GPA.

*Rappel à propos des deux propositions de lois :
·        La première proposition de loi vise à rendre constitutionnel le principe de l’indisponibilité du corps humain.
·        La seconde proposition de loi vise à lutter contre le recours à une mère porteuse. Elle prévoit de renforcer les sanctions, principalement contre les intermédiaires qui favorisent le recours à une mère porteuse, et d’inscrire dans la loi qu’il ne peut y avoir de transcription d’un acte d’état civil étranger à la suite d’une GPA pratiquée à l’étranger. Elle engage aussi la France à proposer l’adoption d’une convention internationale contre la gestation et la procréation par autrui."

Posté le 15 juin 2016 à 16h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 juin 2016

Le mythe du « bébé OGM » sera bientôt réalité

Dans la même veine que les organes humains développés dans des porcs, voici un article de Sylvain Dorient sur les dangers de la méthode du CRISPR-Cas9, censée corriger les défauts de certaines cellules, afin de les "améliorer", mais dont on n'a pas évalué toutes les conséquences éthiques :

"« Quand on a une très forte puissance, il faut avoir beaucoup d’humilité », avertit Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita. Or les possibilités ouvertes par le CRISPR-Cas9 ont de quoi faire tourner les têtes !

CRISPR-Cas9, une découverte fantastique

Ressusciter les mammouths en modifiant génétiquement des éléphants, éradiquer le paludisme ou corriger le gène responsable d’une maladie héréditaire… Toutes ces propositions relèvent de moins en moins de la science-fiction. Pour un coût modique, un scientifique peut désormais couper un brin d’ADN, et « reprogrammer » une cellule. [...]

La méthode CRISPR-Cas9 est encore récente et ses effets sont encore mal connus. Il est par exemple possible qu’elle ne touche pas que le brin d’ADN visé. Or les manipulations génétiques sont héréditaires, et risquent de se répandre avant même que tous leurs effets soient appréhendés. Elle demande donc un contrôle à la hauteur des possibilités thérapeutiques qu’elle ouvre.

Test sur l’embryon humain

D’autres laboratoires vont encore plus loin. En Grande-Bretagne, une équipe de l’Institut Francis-Crick, à Londres, a reçu le 1efévrier de l’Autorité pour l’embryologie et la fertilisation humaine britannique (HFEA) l’autorisation de procéder à des manipulations sur des embryons humains. Au 14e jour de développement de l’embryon génétiquement modifié, elle est tenue de les détruire. En Chine, l’équipe de Junjiu Huang (Université Sun-Yat-sen, Canton) a tenté de corriger, dans des embryons humains, le gêne responsable d’une maladie du sang.

Le transhumanisme en embuscade

Le docteur Xavier Mirabel, ancien président d’Alliance Vita et actuellement conseiller médical de l’association, avertissait lors d’une conférence de presse le 24 mai 2016 : « Le désir de puissance trouve toujours des personnes, des lieux pour s’exprimer. J’entends des partisans du transhumanisme qui s’enthousiasment devant les nouvelles possibilités offertes par la technique ». Certains se défendent en affirmant qu’ils proposent un « bon eugénisme » qui ne supprimerait pas d’individus, mais qui promouvrait de bons gènes. Une argumentation fallacieuse aux yeux du docteur : « Cela reste de l’eugénisme, qui aboutit à hiérarchiser les personnes et induit la tentation de la toute-puissance de l’homme ».

Les scientifiques eux-mêmes demandent des limites

La co-inventrice de l’outil CRISPR-Cas9 Emmanuelle Charpentier déclarait en juin 2014 dans les colonnes du Monde : « Cette technique fonctionne si bien et rencontre un tel succès qu’il serait important d’évaluer les aspects éthiques de son utilisation ». Une préoccupation partagée par l’Alliance Vita, qui demande un moratoire qui permette de sanctuariser l’embryon. Elle a dernièrement mis en ligne une pétition : Oui au progrès thérapeutique, non à l’embryon transgénique."

Posté le 11 juin 2016 à 20h13 par Marie Bethanie | Lien permanent

Dons d’organes : vers des chimères homme-porc ?

Un article d'Alliance-Vita, complété par cet article  de Gènéthique, qui fait froid dans le dos :

"Des chercheurs américains proposent de développer des organes humains dans des chimères animales pour permettre davantage de greffes.

Afin de pallier la pénurie de don d’organes, des scientifiques californiens ont développé une méthode pour créer des organes humains dans le corps d’un porc. L’animal chimérique ainsi créé ne serait alors qu’un réservoir d’organes, un incubateur. Pour parvenir à ce résultat, ils utilisent la technique CRISPR-Cas 9 qui permet, entre autres, de corriger des morceaux du génome.

Fotolia_porc_XSDans le cas présent, la partie de l’ADN permettant au pancréas de se former est retirée pour être remplacée par des cellules souches humaines. Le pancréas va ainsi se développer avec des cellules humaines. L’embryon est ensuite implanté dans la truie jusqu’à l’interruption de la gestation au 28ème jour. Pablo Ross, un biologiste de la reproduction, explique leur espoir “que l’embryon porcin se développe normalement tout en ayant un pancréas presque entièrement composé de cellules humaines et compatible avec un patient pour une transplantation.”

Cependant cette technique soulève plusieurs questionnements éthiques, tant vis à vis de l’homme que de l’animal. En effet, l’implantation de cellules souches humaines dans l’embryon porcin nécessite la destruction d’embryons humains. Il y a également un risque, mais qui reste minime, de transmission de virus animaux au receveur. Du point de vue médical, la principale difficulté concerne le risque de rejet immunitaire par le receveur de l’organe greffé.

Une des craintes majeures reste de voir se développer dans le cerveau de l’animal des cellules humaines qui changeraient son comportement. “Si vous aviez des cochons avec un cerveau partiellement humain, vous pourriez obtenir des animaux qui développeraient une conscience comme l’homme” s’inquiète Suart Newman.

Pour ces différentes raisons, l’Institut national de la santé américain (US National Institutes of Health) a établi un moratoire en septembre 2015 sur la recherche sur ces “chimères”, en attendant d’en savoir davantage sur les implications.

« L’une des préoccupations, que beaucoup de gens ont, est cet aspect sacré de l’homme que manifeste l’ADN, explique Jason Robert , bioéthicien à l’Arizona State University . “En insérant cette partie d’ADN dans d’autres animaux et en leur donnant potentiellement une partie des capacités de l’homme, ce pourrait être une sorte de violation, voire même une manière de se prendre pour Dieu.”

Posté le 11 juin 2016 à 19h54 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 juin 2016

67 Héros pour la Fondation Jérôme Lejeune

La présence de la Fondation Jérôme Lejeune à la Course des Héros sera exceptionnelle cette année : 10 coureurs à Lyon (Parc Gerland) et 57 à Paris (Parc de Saint-Cloud).

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La Course des Héros est l’un des événements caritatifs les plus importants en France (plus de 200 causes représentées). La Fondation Jérôme Lejeune souhaite faire de ce défi sportif et amical une occasion positive de faire connaître au grand public les personnes atteintes de déficience intellectuelle d’origine trisomique.

Les coureurs  de la Fondation sont particulièrement impliqués dans cette démarche : deux jeunes porteurs de trisomie 21, Matthieu et François ; Mme Lejeune, épouse du professeur Jérôme Lejeune ; les directeurs de l’Institut Jérôme Lejeune (Grégoire François-Dainville) et de la Fondation Jérôme Lejeune (Thierry de La Villejégu) ; un médecin de l’Institut, des papas, mamans, frères et sœurs, amis de patients et des salariés de la Fondation Jérôme Lejeune, le groupe Tombée du nid

Pour s’inscrire à la Course des Héros, ces 67 coureurs doivent récolter un minimum de 250 € au profit de la Fondation Jérôme Lejeune, ce que certains ont réussi haut la main, mais il est encore temps d’aider d’autres personnes. FAIRE UN DON

 

Posté le 10 juin 2016 à 16h12 par Michel Janva | Lien permanent

08 juin 2016

La Manif Pour Tous revient le 16 juin contre la GPA

Posté le 8 juin 2016 à 19h11 par Michel Janva | Lien permanent

07 juin 2016

Un composé de thé vert pourrait améliorer l'état de certains trisomiques

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

"A la suite de l’essai de Mara Dierssen sur la trisomie 21 (cofinancé par la Fondation Jérôme Lejeune) et qui a fait l’objet cette nuit d’une dépêche de l’AFP  (« Un composé de thé vert pourrait améliorer l'état de certains trisomiques ») l’Institut Jérôme Lejeune lance un nouvel essai clinique pour poursuivre la recherche dans cette direction."

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Posté le 7 juin 2016 à 18h59 par Marie Bethanie | Lien permanent

Jacques Bompard interpelle le ministère de la Santé sur la recherche sur l'embryon

Question publiée au JO du 7 juin :

Jacquers_bompard_afp"M. Jacques Bompard appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les progrès des nouvelles méthodes émergentes qui remplaceraient à terme les prélèvements d'échantillons humains sur les embryons.

Les organoïdes, cellules artificielles, sont en quelques sortes de mini-organes découverts par le prix Nobel de médecine Shinya Yamanaka et John Gurdon. Cellules pluripotentielles, elles ont la capacité d'opérer une transformation en n'importe quel genre de tissu du corps humain par le fait d'une stimulation adéquate. D'après Thomas Hartung, professeur à l'université américaine Johns-Hopkins de Baltimore « les organoïdes sont les cultures cellulaires du XXIème siècle. Ils peuvent nous en dire plus qu'une simple culture cellulaire in vitro en deux dimensions ». Il suffit d'une cellule adulte différenciée pour que le docteur obtienne une cellule indifférenciée, ou cellule souche, similaire à un noyau du stade embryonnaire. Au plan technique, l'opération consiste à prélever une cellule sur un adulte et y ajouter trois ou quatre facteurs de transcription régulant l'expression des gènes, un rétrovirus sert de facteur de réaction.

Une découverte révolutionnaire, qui suscite l'intérêt scientifique pour ses bienfaits tant scientifiques, médicaux que bioéthiques. Convertir ces organoïdes en tumoroïdes permet de tester rapidement et efficacement les médicaments sur des milliers de tumeurs identiques. Également utilisées pour des recherches sur les infections virales, les traumatismes, ou encore les accidents vasculaires cérébraux, ces cellules pluripotentielles sont porteuses d'espoir. Notamment parce qu'elles laissent envisager une alternative à une recherche sur l'embryon humain, dont on sait qu'elle est pratiquée de façon discrète. L'enjeu est donc de rendre caduques les questions éthiques liées au prélèvement de cellules souche d'embryons.

Outil à la fois rapide et rentable pour les tests pharmacologiques, ces organoïdes constituent d'ores et déjà un objet de commercialisation. Faciles d'accès (par simple biopsie), sans gravité d'ordre éthique, leur découverte pourra permettre, à terme, un remplacement aux prélèvements médicaux sur les embryons. Intérêt supplémentaire majeur pour le domaine de la médecine régénérative : ces cellules pourraient permettre de choisir un donneur compatible avec le receveur à traiter pour éviter un éventuel rejet de greffe. Encourager ces recherches nécessite l'appui du Gouvernement : c'est pourquoi le ministère de la santé aurait vivement intérêt à prendre acte des cellules pluripotentielles et de formuler de façon transparente l'interdiction du prélèvement de tissus humain sur les embryons. L'embryon n'est pas un noyau de cellules, une matière sujette à l'expérimentation scientifique. « Dès le début de la conception, l'embryon est un organisme organisé. Dès la première cellule, l'intégralité de son code génétique est inscrit et restera inchangé jusqu'à sa mort », indique à cet égard le docteur Bléhaut, directeur de recherche à la Fondation Jérôme Lejeune.

La diffusion de ces nouvelles méthodes dans le milieu de l'expérimentation médicale interroge directement l'actualité et le bien-fondé des pratiques en vigueur, qui portent atteintes à la dignité humaine en opérant des expérimentations sur un être en devenir. Cette découverte doit permettre de rendre à l'homme un traitement digne de sa condition en rendant progressivement et légitimement illicite toutes formes de détournement ou d'instrumentalisations médicales et financières de la vie humaine surtout dans sa manifestation la plus vulnérable qu'est le stade prénatal. Aussi, il lui demande si elle compte prendre connaissance de ces récentes découvertes et réaffirmer l'interdiction totale de toute recherche sur l'embryon humain, modifiant ainsi la loi de modernisation récente sur notre système de santé, ambigüe en la matière."

Posté le 7 juin 2016 à 18h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

06 juin 2016

Les sages femmes peuvent désormais procéder seules à des avortements médicamenteux

Le décret officiel date du 2 juin 2016 et vient d'être publié :

"(...) Le médecin ou la sage-femme effectuant des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse, dans le cadre de la convention mentionnée à l'article R. 2212-9, justifie d'une expérience professionnelle adaptée qui est constituée (...) par une pratique suffisante et régulière des interruptions volontaires de grossesse médicamenteuses dans un établissement de santé, attestée par le directeur de cet établissement sur justificatif présenté par le responsable médical concerné (...)

la sage-femme procède à la délivrance à la femme des médicaments nécessaires à la réalisation de l'interruption volontaire de grossesse (...) La première prise de ces médicaments est effectuée en présence du médecin ou de la sage-femme."

Rappel de quelques définitions de une sage-femme :

"Praticien exerçant une profession médicale à compétence limitée au diagnostic et à la surveillance de la grossesse, et à la pratique de l'accouchement"

"Le terme sage-femme désigne une profession médicale qui s'occupe du suivi de la grossesse normale, de l'accouchement et du suivi mère-enfant après l'accouchement."

"La sage-femme a pour mission d'accompagner les femmes enceintes tout au long de leur grossesse, de l’établissement du diagnostic jusqu’au jour de l'accouchement."

Il existe(ait) même, comme pour les médecins, un code de déontologie qui dit notamment :

"La sage-femme exerce sa mission dans le respect de la vie et de la personne humaine (...)

La sage-femme doit traiter avec la même conscience toute patiente et tout nouveau-né quels que soient son origine, ses mœurs et sa situation de famille, son appartenance ou sa non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminées, son handicap ou son état de santé, sa réputation ou les sentiments qu'elle peut éprouver à son égard, et quel que soit le sexe de l'enfant (...)

La sage-femme doit s'interdire dans les investigations ou les actes qu'elle pratique comme dans les traitements qu'elle prescrit de faire courir à sa patiente ou à l'enfant un risque injustifié (...)"

Comme pour les serment d'Hypocrate, ce fait longtemps que notre société s'est assis sur la déontologie et le respect de la vie humaine.

Posté le 6 juin 2016 à 15h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

03 juin 2016

Insémination post-mortem : une suite logique de la chosification de l'enfant

Le Conseil d’Etat a autorisé le transfert du sperme congelé d’un homme défunt vers l’Espagne en vue d’une insémination post-mortem.

Cette décision est « logique », dès lors que « l’enfant est considéré comme le fruit d’un projet personnel, au mépris de tout impératif biologique ».

« Dès lors que le géniteur peut être anonyme, réduit aux dimensions d’une paillette de sperme, pourquoi ne pourrait-il pas également être mort ? »

Aujourd’hui « deux femmes peuvent ‘faire famille’ avec le sperme de leurs ancêtres ». Le« techniquement réalisable » justifie « toutes les incohérences », au motif que « la filiation est un concept archaïque »

Posté le 3 juin 2016 à 16h55 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2016

Contactez votre député pour lui demander de voter la loi anti GPA le 16 juin

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Pour écrire aux députés, tous les éléments sont ici.

Posté le 2 juin 2016 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2016

Une personne trisomique devient député

Cela ne se passe pas en France, où 96% des enfants porteurs de la trisomie sont exterminés avant leur naissance, mais au Québec :

"L’Association de la déficience intellectuelle de la région de Rimouski (ADIRR), qui organise chaque année son concours Rêve d’un jour, obtient cette fois-ci la complicité du député de Rimouski, Harold LeBel.

Grâce à cette collaboration, un des membres de l'ADDIR qui vit avec une trisomie 21, Joël Potvin, âgé de 21 ans, pourra réaliser le rêve dont il parle depuis quelques années, à savoir de devenir député.

« Harold LeBel a pris l’initiative de réaliser le rêve de Joël et de l’inviter à passer une journée avec lui à l’Assemblée nationale comme député d’un jour. Cette journée se déroulera le mardi 24 mai."

Posté le 1 juin 2016 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent

Conseil de l'Europe : la pétition No Maternity Traffic reconnue admissible

Communiqué du Collectif :

"Le collectif No Maternity Traffic se réjouit que la pétition présentée le 10 mars 2016 à la Présidence de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a été reconnue admissible lors de la réunion de Bureau du 26 mai 2016. Le Bureau a décidé de transmettre la pétition à la Commission des questions sociales pour qu’elle soit prise en considération dans le cadre de la préparation du rapport sur les Droits de l’homme et questions éthiques liées à la gestation pour autrui.

Les 107 957 signataires européens de cette pétition appellent les instances du Conseil de l’Europe à s’engager pour l’abolition et l’interdiction effective de la pratique de la gestation par autrui.

No Maternity Traffic considère que cette première étape positive permettra de prendre en compte la position de nombreux citoyens soucieux des droits de l’homme alors que la Commission des questions sociales s’est montrée très divisée. En effet, le rapport et la résolution présentés par la rapporteur, Petra de Sutter, ont été rejetés le 15 mars dernier par Commission des questions sociales. Ce projet envisageait l’encadrement de la GPA, c’est-à-dire son autorisation sous conditions, alors que cette pratique est inacceptable dans son principe. Néanmoins, la rapporteur n’a pas été démise de sa fonction. D’autre part, alors qu’un conflit d’intérêt qui la concernait a été révélé, il n’a pas fait l’objet d’un vote en dépit du règlement du Conseil de l’Europe.

No Maternity Traffic reste mobilisée et demande que la position des signataires soit réellement prise en compte par la Commission, à savoir l’interdiction de toute pratique de gestation par autrui, et s’inquiète de constater que la rapporteur n’a pas été remplacée. Quelle que soit sa forme, la gestation par autrui exploite des femmes et génère un trafic d’enfants, privés en tout ou partie de leur filiation. Cette pratique contrevient gravement aux droits de l’homme dont le Conseil de l’Europe devrait être garant."

Posté le 1 juin 2016 à 08h47 par Michel Janva | Lien permanent

31 mai 2016

Jean-Frédéric Poisson soutient la Journée parlementaire pour la Vie

Posté le 31 mai 2016 à 12h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

28 mai 2016

19 juin : la course des héros de la Fondation Lejeune

Déjà 30 Héros de la Fondation Jérôme Lejeune pour participer la Course des Héros qui aura lieu à Paris (Parc de Saint-Cloud) et à Lyon (Parc Gerland) le dimanche 19 juin. En récoltant des dons pour leur course, ils s’engagent à soutenir la cause des déficiences intellectuelles d’origine génétique.

La Course des Héros est l’un des plus grands événements caritatifs de France. Elle est accessible à tous, en courant ou en marchant, en sautant, en dansant, déguisés... Trois parcours sont proposés : 2, 6 ou 10 km, le parcours de 2 km étant accessible aux personnes à mobilité réduite.

Cette année, la Fondation a pu déjà rassembler 30 Héros, afin d’être visible parmi quelques 200 causes représentées. Madame Lejeune, épouse du professeur Lejeune, Thierry de la Villejégu, directeur de la Fondation, Brune, 5 ans, qui court pour sa sœur Marie, petite fille héroïne du livre Tombée du nid. Et aussi des frères et sœurs et parents d’enfants porteurs de trisomie 21, des salariés et proches de la Fondation se sont inscrits pour porter haut les couleurs de la Fondation.

Cette Course des Héros est une occasion d’offrir une image vivante des missions de la Fondation, de mettre en avant les personnes trisomiques en leur manifestant notre solidarité et de récolter des fonds pour que la Fondation Jérôme Lejeune puisse poursuivre ses trois missions autour des déficiences intellectuelles d’origine génétique :

  • CHERCHER : financer des programmes pour trouver des traitements,
  • SOIGNER : 8 000 patients en consultation médicale spécialisée,
  • DÉFENDRE : la vie et la dignité humaine : informer, former et mobiliser sur les enjeux bioéthiques.

La page de collecte de la Fondation Jérôme Lejeune

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Posté le 28 mai 2016 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent

25 mai 2016

Le pape encourage une science qui se fait service et non sélection

Le Pape a écrit ce mercredi 25 mai un message signé par le cardinal Secrétaire d’État et adressé aux participants d’une conférence intitulée «Protéger la vie : l’hospice périnatal, une réponse scientifique, éthique et humaine au diagnostic prénatal», organisée à l’occasion du Jubilé de la Miséricorde par un des plus importants hôpitaux de Rome, le Policlinico Gemelli auquel est lié l’Université catholique du Sacré-Cœur qui dispose notamment de facultés de Médecine et de Chirurgie.

Dans ce message, le Saint-Père espère que «de nouveaux objectifs seront fixés», en faveur du service à la personne et du progrès de la science médicale,

«en se référant constamment aux valeurs pérennes humaines et chrétiennes, en cherchant de répondre au mieux à la pauvreté qu’est la situation de l’enfant vivant une pathologie grave, avec le maximum d’amour, en diffusant un concept de sciences qui se fait ‘service’ et non ‘sélection’».

Le Pape invite

«à un effort quotidien pour mettre en œuvre le projet de Dieu pour la vie, en la protégeant avec courage et amour, avec un style de proximité, en prenant de la distance vis-à-vis de la culture du rejet qui ne propose que des itinéraires de mort, pensant éliminer la souffrance en éliminant ceux qui souffrent».

Posté le 25 mai 2016 à 16h24 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2016

« Stop Bébé OGM » : une campagne d'alerte sur les dangers sur CRISPR-Cas9

OCe mardi 24 mai, l’association Alliance VITA lance « Stop Bébé OGM », sa campagne pour informer et alerter le grand public sur les enjeux éthiques liés à l’application de la technique de génie génétique CRISPR-Cas9.

Depuis 12 heures, des stands d’information et de mobilisation se tiennent dans 75 villes par les équipes de volontaires d’Alliance VITA.

La technique du CRISPR-Cas9, à la fois novatrice, prometteuse et risquée, laisse entrevoir des possibilités de traitements, notamment pour des maladies d’origine génétique, mais pose également de sérieuses questions éthiques quant à certaines de ses applications sur l’homme (embryon humain, cellules germinales).

0Certains pays comme la Chine, la Grande-Bretagne ou la Suède, ont déjà commencé à conduire des expérimentations en utilisant cette technique sur l’embryon humain, pour le moment voués à la destruction. Il est urgent de poser dès à présent des règles éthiques internationales avant qu’il ne soit trop tard. Il faut éviter toute instrumentalisation de l’embryon en s’abstenant de concevoir des embryons génétiquement modifiés. C’est la raison de notre appel citoyen : « Stop Bébé OGM » adressé au Président de la République, au ministre de la Santé et au ministre de la Recherche.

La ligne de base de cette campagne, « Oui au progrès thérapeutique - Non à l’embryon transgénique »,  synthétise cet enjeu.

Quelle menace ?

Le risque majeur serait que l’embryon humain soit traité comme le « cobaye à vie » d’une expérimentation qui pourrait faire glisser l’humanité vers une manipulation génétique à hauts-risques sanitaires et éthiques. On cautionnerait le fantasme post-humain du bébé OGM zéro défaut, alors que les conséquences des modifications génétiques sur l’embryon sont à la fois méconnues et immaîtrisables, avec la perspective de conséquences en cascade transmissibles aux générations futures.

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Posté le 24 mai 2016 à 17h02 par Michel Janva | Lien permanent

23 mai 2016

Jean-Marie Le Méné à Orange dénonce le transhumanisme

Dérive eugénique

Posté le 23 mai 2016 à 17h31 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2016

GPA et pédophilie

Padamalgam :

"Un homme de 49 ans de l’Etat de Victoria en Australie vient d’être jugé pour avoir abusé sexuellement de ses deux filles nées d’une mère porteuse étrangère. Il avait ramené les jumelles en Australie. L’homme, déjà condamné à 22 ans de prison pour avoir été reconnu coupable dans 37 affaires de pédophilie. Il avait commencé à abuser d’elles et à partager des films de mise en scène avec d’autres pédophiles depuis leur premier mois."

Posté le 20 mai 2016 à 12h28 par Michel Janva | Lien permanent

18 mai 2016

Un refus d'euthanasie au sein d'une maison de repos catholique jugé en Belgique

Lu ici :

"La direction d'une maison de repos catholique située à Diest (Brabant flamand) devra comparaître mercredi devant le tribunal civil de Louvain pour avoir refusé l'accès à un médecin venu pratiquer une euthanasie. C'est la première fois en Belgique que la justice se penche sur un tel cas. Il met en lumière le manque de clarté de la loi.

Mariette Buntjens, une femme de 74 ans en phase terminale d'un cancer métastasique à la maison de repos Sint-Augustinus, avait formulé sa demande d'euthanasie en 2011 et celle-ci était en ordre après une procédure longue de six mois. La maison de soins avait cependant refusé d'accueillir le médecin qui devait pratiquer l'acte dans ses murs. La patiente a dès lors dû être transportée à domicile afin de voir sa volonté exécutée. La famille a depuis lors attaqué l'établissement car sa décision a eu pour conséquence d'encore aggraver les souffrances physiques et psychiques de la patiente.

D'après la loi de 2002 relative à l'euthanasie, "aucun médecin" ni "aucune autre personne" ne sont tenus de pratiquer ou de participer à une euthanasie. Mais la question de savoir si une institution peut refuser une euthanasie n'est pas clairement envisagée. Le verdict du tribunal civil de Louvain devrait donc faire jurisprudence."

Posté le 18 mai 2016 à 09h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

14 mai 2016

Portugal : le Parlement autorise les mères porteuses dans certains cas

Lu ici :

"Le Parlement portugais a adopté ce vendredi à une courte majorité une loi autorisant la gestation pour autrui (GPA) limitée aux cas d'infertilité féminine liés notamment à l'absence ou au dysfonctionnement de l'utérus, et sans contrepartie financière pour la mère porteuse.

Posté le 14 mai 2016 à 10h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 mai 2016

Bordeaux : des élus FN mobilisés contre la GPA

Communiqué Gonzague Malherbe et Bruno Paluteau, élus régionaux du Front National, présents à la manifestation organisée à l'initiative de LMPT Gironde.

13221663_982792331841954_7617426463246494292_n"Nous réclamons la suppression de la circulaire Taubira, clairement incitative d'actes de Gestation Par Autrui à l'étranger, alors même que cette pratique est parfaitement interdite en France. Louer son ventre ou acheter un enfant n'est en aucun cas signe de progrès pour la Femme, bien au contraire. C'est la porte ouverte à toutes les dérives de marchandisation du Corps et à l'exploitation de la détresse des femmes les plus modestes par les personnes les plus riches.

Seul le FN rappelle aujourd'hui son opposition à ces principes surréalistes qui voudraient faire de l'enfant une simple marchandise, un objet de droit et de la femme, un outil.

Seul le Front National réitère sa volonté de supprimer la loi Taubira dès son accession au pouvoir.

Seul le Front National rappelle son attachement à la famille traditionnelle composée d'un père et d'une mère comme étant la cellule la plus propice à l'accueil des enfants.

Quant à la droite, très mal à l'aise sur ces sujets, elle semble désormais marcher en sens commun avec la gauche, puisqu'aucun élu n'a daigné se déplacer pour soutenir l'initiative de la Manif Pour tous, initiative que cette même droite a pourtant chercher à récupérer politiquement ces dernières années avant chaque élection.

Les choses sont claires désormais !"

Posté le 11 mai 2016 à 16h39 par Michel Janva | Lien permanent

Rassemblements dans toute la France contre l'esclavage des femmes et la vente d'enfants

Dans une quarantaine de villes, les dirigeants locaux de La Manif Pour Tous ont demandé à rencontrer le préfet pour lui remettre une lettre co-signée par Ludovine de La Rochère, Présidente du mouvement, invitant les pouvoirs publics à s'engager fermement contre toute forme de GPA. L'objectif est de donner une suite concrète aux engagement pris par Manuel Valls, au nom du Président de la République et de son gouvernement, pour s'opposer à la GPA.

« Les raisons pour lesquelles une nette majorité de Français refusent la GPA dépassent les clivages droite/gauche » explique Ludovine de La Rochère. Selon un sondage Opinion Way réalisé du 3 au 5 mai, 6 Français sur 10 considèrent que la gestation pour autrui risque d'avoir des conséquences psychologiques négatives pour la mère. Cette proportion est encore plus forte chez les sympathisants Les Républicains qui sont près de 3 sur 4 à dénoncer ces risques pour la mère. Ils sont également une très large majorité chez les sympathisants du Modem (56%), du PS (57%) et du FN (61%). La même tendance est observée à propos des risques pour l'enfant qui sont pointés du doigt par 66% des sympathisants du Modem et des Républicains, et 58% des sympathisants du FN.

Compiègne :

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Annecy :

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Rodez :

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Et ses opposants ridicules :

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Saint-Etienne (avec les militants de gauche anti 49.3) :

2 - St Etienne Extreme Gauche nous rejoint

Saint-Brieuc : 80 personnes se sont rassemblées devant la préfecture des Côtes d’Armor. Le chef de cabinet du préfet est venu en personne prendre possession d’une lettre préparée par « La Manif Pour Tous des Côtes d’Armor » demandant au gouvernement de retirer la circulaire Taubira de janvier 2013 qui cautionne et encourage ces pratiques illégales en France.

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Montpellier : Rassemblement de 90 personnes

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Valenciennes :

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Toulouse :

Installation

Du monde

Clermont-Ferrand :

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Châteaulin (29)30 personnes venues de Brest, Quimper, Carhaix, Gourin, Bénodet, L'Aber-Vrac'h... se sont rassemblées devant la sous-préfecture. Le Sous-préfet en personne est venu. Après des échanges très cordiaux, ils ont partagé d'excellentes madeleines de fabrication locale, pendant que d'autres textes sur le même sujet étaient lus, dont la lettre de Ludovine de La Rochère précédemment remise au sous-préfet.

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 Versailles :

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Melun :

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Laval :

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Châlons-en-Champagne :

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 Bordeaux :

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Posté le 11 mai 2016 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2016

Un programme réaliste de lutte contre cette pratique esclavagiste suppose la neutralisation de la loi Taubira !

Discours de Ludovine de La Rochère prononcé lors du rassemblement du 10 mai contre la GPA à Nantes :

La France célèbre aujourd’hui, et à Nantes en particulier, la « Journée des mémoires et de réflexion sur la traite, l'esclavage et leurs abolitions ». Comme nous y sommes invités, nous ouvrons donc la réflexion : et que constatons-nous ? Que l’esclavage n’a pas disparu ! Que toute forme d’esclavage n’a pas été abolie !

En effet, il se développe actuellement sous une nouvelle forme : celle de la gestation par autrui - GPA, ou pratique des mères porteuses, qui consiste à louer des femmes et à vendre des enfants.

Or, comme l’indique la Convention contre l’esclavage de 1926, « L’esclavage est l’état ou condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux ».

Ainsi, même si c’est une forme d’esclavage différente et moins visible que celle du commerce triangulaire, la pratique des mères porteuses est clairement de nature esclavagiste.

A cela s'ajoute le fait que ces enfants font l'objet de contrats. Comme vous le savez, un contrat décrit le produit de la transaction, indique des conditions, garanties, modalités d’exécution et de production, délai et lieu de livraison, tarifs, geste commercial, financement, prêt, assurance, etc. Nous parlons pourtant d’êtres humains, et non de choses !

Les clients des agences commerciales de GPA déboursent 30 à 100.000 $ par enfant selon la prestation qu’ils souhaitent (par exemple avec donneuse d’ovocyte et mère porteuse, ou avec mère porteuse seulement), selon le pays où vit la mère porteuse et selon le nombre d’enfants commandés :par exemple, les jumeaux coûtent moins cher « à l’unité » !

De fait, et c'est un autre aspect important, la GPA entraîne un trafic d'enfants, activité dont le nom juridique est "la traite d'êtres humains" !

Voici donc une pratique qui profite grassement à des intermédiaires sans scrupules - agences, commerciaux, biologistes, juristes, banquiers, assureurs… : ils font des profits juteux en exploitant la détresse de femmes vulnérables. J’ai appris, par exemple, dans un dossier de l’hebdomadaire Valeurs actuelles que le groupe Axa est l’assureur de l’une des cliniques de GPA qui vend des enfants en Inde !

Hélas, la complicité ou l’absence de réaction des Etats comme des institutions internationales a permis le développement d’un marché transfrontalier. La France, notamment, participe à ce trafic à travers les clients français d’agences située à l’étranger.

En effet, si la GPA est interdite en France, certains de nos concitoyens se laissent convaincre par des agences d’aller chercher un enfant à l’étranger. C’et pourquoi 2000 enfants environ, vivant en France, sont nés de GPA à l’étranger : autant d’enfants qui ont donc été arrachés à leur mère et à leur pays.

Il est impératif et urgent que la France, « patrie des droits de l’Homme », lance enfin des actions comme Manuel Valls s’y était engagé en octobre 2014.

Pour commencer, la circulaire Taubira du 25 janvier 2013 doit être retirée au plus vite : elle est aussi inutile que dangereuse pour les femmes et les enfants parce qu’elle supprime l’un des moyens d’action contre la pratique de la GPA. Elle contribue au développement de cet esclavage.

Pire encore, la retranscription des actes de naissance d’enfants nés de GPA à l’étranger, ici-même à Nantes, contribue plus encore à favoriser cette pratique.

Manuel Valls avait pourtant officiellement déclaré que « le gouvernement exclut totalement d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers » parce que « cela reviendrait à accepter et normaliser la GPA » !

C’est pourtant ce qui est en train de se passer : depuis quelques mois, ces demandes de retranscription sont validées les unes après les autres !

Cette complaisance est incompréhensible : cela signifie-t-il que la France admettrait l’exploitation de femmes dès lors qu’elles ne vivent pas en France et qu’elles sont pauvres ? Qu’elle tolère cette violence majeure faite aux femmes et aux enfants ? 

Doit-on penser que ceux qui nous gouvernent aujourd’hui tolèrent – comme ils l’ont fait avec M. Denis Baupin – que les femmes continuent d’être maltraitées ?

La France ne peut poursuivre ainsi : le retrait de la circulaire Taubira et l’arrêt des retranscriptions d’actes de naissance sont urgents !

Nous comptons sur vous, Monsieur le Préfet, pour appuyer la présente demande auprès du Ministre de l’Intérieur comme du Premier ministre au nom du respect dû aux femmes et aux enfants.

Je m’adresse, enfin, à tous ceux qui préparent leur candidature à la Présidentielle et aux législatives 2017.

Qu’ils sachent que nous sommes plus que jamais attentifs à leur engagement en la matière : nous ne contenterons pas de positions vagues, de paroles en l’air : nous attendons un programme précis de lutte contre la pratique des mères porteuses : renforcement législatif de l’interdiction de la GPA, application de la loi, action en vue d’une convention internationale d’interdiction de la GPA ou d’un protocole additionnel à l’une des conventions existantes : celle des droits de l’enfant et/ou la convention de lutte contre les violences faites aux femmes.

Et que les candidats ne nous fassent pas croire qu’ils prétendent lutter contre la pratique des mères porteuses tout en évitant soigneusement le sujet de la loi Taubira ! Car il est évident que deux hommes ne peuvent fonder une famille sans recourir à la GPA. Celle-ci va inéluctablement avec le mariage de deux hommes et c’est bien l’une des raisons de notre opposition déterminée à la loi Taubira !

Un programme complet, réaliste, de lutte contre cette pratique esclavagiste suppose évidemment la neutralisation de la loi Taubira !

La Manif Pour Tous et l’ensemble de ses sympathisants veilleront aux engagements précis et complets en la matière :

Mesdames et Messieurs les politiques, vous qui briguez la présidence de la République ou un siège de députés, entendez-moi bien : nos votes dépendront de votre détermination réelle à défendre le droit de l’enfant à connaître son père et sa mère et à être élevé, dans la mesure du possible, par eux !

A bon entendeur, Salut !

Posté le 10 mai 2016 à 18h05 par Michel Janva | Lien permanent

Le Front National s’engage à combattre la GPA

Communiqué du FN des Pays de la Loire :

"Pascal GANNAT et Samuel POTIER, élus Front National de la région des Pays de la Loire, ont participé aujourd’hui aux rassemblements anti-gestation pour autrui (GPA) dans les villes de Nantes et d’Angers.

Le Front National rappelle sa ferme intention d’abroger la loi Taubira dite du « mariage et de l’adoption pour tous » qui est la première étape de la législation sur la procréation médicalement assistée (PMA) pour les partenaires de même sexe, et pour la GPA. Cette loi  institue en effet un droit à l’enfant, en faisant primer les désirs individuels des adultes sur le droit fondamental des enfants à être élevés par un père et une mère, dans la complémentarité véritable d’un homme et d’une femme. Par une jurisprudence incitative, la Cour européenne des droits de l’homme oblige les tribunaux français à reconnaître l’identité des enfants nés de mères porteuses à l’étranger, et contribue, par là-même, à un recul de civilisation.  Comment rester insensible à la réalité sordide de la GPA, responsable du développement « d’usines à bébés », surtout dans les pays pauvres, où de riches Occidentaux paient des femmes démunies pour produire un enfant off-shore ?

En ce jour de commémoration de l’esclavage, le Front National exprime son refus catégorique de la marchandisation du corps de la femme et des enfants. Faire de la procréation un objet de négoce, rappelle les horreurs du commerce triangulaire, où d’innombrables hommes furent vendus comme de vulgaires marchandises. En 1848, la France s’honorait d’abolir l'esclavage. En 2016, le Front National s’engage plus que jamais à combattre la GPA, ainsi que toutes les dérives marchandes de l’ultra-libéralisme, qui nient la dignité de chaque être humain."

Posté le 10 mai 2016 à 17h55 par Michel Janva | Lien permanent

La Manif Pour Tous demande un rendez-vous à François Hollande

Posté le 10 mai 2016 à 17h19 par Michel Janva | Lien permanent

Manifestation contre la GPA à Rennes

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Posté le 10 mai 2016 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent

Les Jeunes Républicains des Pays de la Loire veulent l'abrogation de la GPA

À l'occasion de la journée de mobilisation pour l'abolition de la GPA, les 5 fédérations des Jeunes Républicains des Pays de la Loire condamnent cette pratique inadmissible et exigent son abolition universelle. Seront-ils entendus par les instances de leur parti ?

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Posté le 10 mai 2016 à 17h09 par Michel Janva | Lien permanent

Manifestation contre la vente d'enfants à Nantes

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Posté le 10 mai 2016 à 16h46 par Michel Janva | Lien permanent

A Compiègne : RDV à 18h devant l’Hôtel de Ville

Ce 10 mai 2016 Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage. Des rassemblements ont lieu dans toute la France, en milieu ou fin de journée selon les régions.

A Compiègne : ce sera à 18h devant la mairie.

Posté le 10 mai 2016 à 09h55 par Michel Janva | Lien permanent

LMPT75 ouvre le 10 mai avec une action au Sénat où Hollande préside une cérémonie

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Posté le 10 mai 2016 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

Les raisons du refus de la GPA par les Français

A l'occasion de la journée d'alerte sur le scandale de la GPA (Gestation Par Autrui), La Manif Pour Tous publie les résultats d'un sondage exclusif Opinion Way réalisé du 3 au 5 mai. Ce sondage porte sur les raisons de l'opposition à la GPA, qui est une nouvelle forme d'esclavage pour qu'elle revient à louer et acheter des êtres humains.

Cpsondage.0066 Français sur 10 considèrent que la gestation pour autrui, c'est à dire le recours à une mère porteuse, risque d'avoir des conséquences psychologiques négatives pour la mère. Cette proportion est encore plus forte chez les sympathisants Les Républicains qui sont près de 3 sur 4 à dénoncer ces risques pour la mère. Ils sont également une très large majorité chez les sympathisants du Modem (56%), du PS (57%) et du FN (61%). Le refus de la GPA s'impose donc largement et au-delà des clivages traditionnels droite-gauche.

"Le fait de sentir un enfant en son seinde vivre avec lui nuit et jour pendant des mois, puis de supporter l'épreuve de l'accouchement et ses suites pour, au final, être séparédéfinitivement de lui, est tout simplement inhumain" déclare Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

Avec la GPA, les femmes sont réduites à leur utérus, traitées comme un moyen pour obtenir d'elles ce que l'on veut. Elles sont examinées de manière très intrusive, sélectionnées, saturées d'hormones puis surveillées très étroitement pendant toute la grossesse jusque dans les moindres détails de leur vie intime, y compris leurs relations sexuelles. C'est pour celaque La Manif Pour Tous se mobilise dans toute la France, et notamment à Nantes, ce mardi 10 mai, journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage.

Une majorité de Français (52%) estime que que la gestation pour autrui, c'est à dire le recours à une mère porteuse, risque aussi d'avoir des conséquences psychologiques négatives pour l'enfant. "Là aussi, les clivages politiques traditionnels sont dépassés" analyse Ludovine de La Rochère. 

"66% des sympathisants du Modem et des Républicains, et 58% des sympathisants du FN pointent du doigt les risques pour l'enfant." 

La GPA est en effet contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant : le priver volontairement de sa mère est injuste et d'une violence inouïe. Cette pratique doit cesser partout dans le monde : les droits des femmes et des enfants n'ont pas de frontière, leur dignité non plus !

Posté le 10 mai 2016 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

09 mai 2016

[ALERTE SENTINELLES] J-1 - Mobilisation contre la GPA à Nantes

Les Sentinelles de Nantes communiquent :

"À ceux qui disent ou qui croient que la GPA (Gestation Par Autrui) c'est altruiste, que ça peut être éthique, que c'est humain... À ceux qui disent ou qui croient que la France combat la GPA et ne la reconnaîtra jamais. À ceux qui disent ou qui croient que La Manif Pour tous exagère et se bat toute seule, qu’ils regardent cette vidéo.

 

Informez vos amis, invitez-les à nous rejoindre demain, mardi, à 12:30 devant le palais de justice de Nantes, si nous n'y allons pas, qui défendra nos idées ? Cette journée d'action se doit d'être visible et elle sera utile.

Posté le 9 mai 2016 à 23h39 par Marie Bethanie | Lien permanent

Lettre de Ludovine de la Rochère à Manuel Valls

Monsieur le Premier Ministre,

La France célébrera l’abolition de l’esclavage le mardi 10 mai à l’occasion de la « Journée des mémoires et de réflexion sur la traite, l’esclavage et leurs abolitions ».

La Convention contre l’esclavage de 1926 indique que « l’esclavage est l’état ou condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux ».

L’esclavage n’a donc pas disparu puisqu’il se développe actuellement sous une nouvelle forme : celle de la gestation par autrui (GPA) qui consiste à louer des femmes et à vendre des enfants.

A cela s’ajoute le fait que ces enfants font l’objet de contrats (alors qu’un contrat, légalement, ne peut concerner que des biens ou des services). De fait, et c’est un autre aspect important, la GPA entraîne untrafic d’enfants, activité dont le nom juridique est « la traite d’êtres humains ».

Cette pratique des mères porteuses profite grassement à des intermédiaires sans scrupules – agences, commerciaux, biologistes, juristes, assureurs… – qui font des profits juteux en exploitant la détresse de femmes vulnérables.

L’absence de réaction des Etats comme des institutions internationales a permis le développement d’unmarché transfrontalier. La France, notamment, participe à ce trafic à travers les clients français d’agences située à l’étranger.

Ce marché a pris des proportions très importantes : il est estimé aujourd’hui à plus de 4 milliards de dollars, sachant qu’un enfant coûte de 30 à 100.000 $ selon le pays d’origine et selon la prestation demandée par le ou les commanditaires (mère porteuse seule ou mère porteuse + donneuse d’ovocytes, par exemple).

Le 3 avril 2014, dans une interview donnée au quotidien La Croix, vous avez publiquement pris position contre la GPA.

Vous avez notamment déclaré que c’est « une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes ». Vous avez également précisé que « le gouvernement exclut totalement d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers ». Enfin, vous vous êtes engagé à promouvoir une initiative internationale.

Force est de constater que 18 mois plus tard rien n’a changé, bien au contraire : les demandes de retranscription d’actes de naissance à l’état civil français sont validées les unes après les autres, ce qui revient, selon votre propre constat, « à accepter et normaliser la GPA ».

Nous constatons aussi que les agences commerciales de GPA continuent de démarcher la clientèle potentielle française en toute impunité. On trouve même sur Google France des liens publicitaires pour ces agences !

Cette complaisance est incompréhensible : cela signifie-t-il que la France admettrait l’exploitation de femmes dès lors qu’elles ne vivent pas en France et qu’elles sont pauvres ? Et qu’elle tolère cette violence majeure qui leur est faite ?

Pour ces motifs, nous sollicitons un entretien avec vous : il nous permettra de vous exposer plus précisément les constats que nous faisons sur le développement de cette pratique, de présenter les actions qui peuvent et doivent être conduites pour faire respecter l’interdiction de la GPA et de connaître le calendrier des actions que vous aviez annoncées.

En outre, le refus de reconnaître la filiation étant le seul moyen efficace pour les Etats de dissuader leurs ressortissants de recourir à des mères porteuses à l’étranger, nous souhaitons évoquer avec vous les laissez-passer délivrés par les consulats aux commanditaires d’enfants, ainsi que la circulaire Taubira : en effet, ce texte est à la fois inutile (l’article 21-12 du code civil permet de toute façon aux enfants vivant en France et élevés par des Français d’acquérir la nationalité française) et dangereux puisqu’il revient à faire savoir que les pouvoirs publics facilitent les aspects administratifs de la GPA malgré son interdiction !

Les très nombreux Français qui nous suivent seraient rassurés de ce point de situation sur des enjeux qui leur tiennent à cœur et sur lesquels ils ne lâcheront rien : le respect de la dignité des femmes et des enfants !

Dans l’attente de ce rendez-vous, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées,

signature lulu

Ludovine de La Rochère
Présidente

Source

Posté le 9 mai 2016 à 16h19 par Michel Janva | Lien permanent

08 mai 2016

La GPA exploite les femmes et les enfants : alors, une seule solution : l'abolition !

10 mai : Journée de mobilisation contre la GPA à l’occasion de la journée de l’abolition de l’esclavage dans toute la France :

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Posté le 8 mai 2016 à 14h37 par Michel Janva | Lien permanent

06 mai 2016

Des chercheurs repoussent la limite de la fécondation in vitro

... et fabriquent artificiellement des embryons humains afin de les étudier comme des rats de laboratoire, en toute légalité. Lu ici :

"Des chercheurs sont parvenus à développer des embryons humains in vitro pendant une durée record, une avancée majeure qui pourrait améliorer les chances de réussite de fécondation assistée mais qui soulève des questionnements éthiques.

Dans la fécondation in vitro (FIV), les embryons, développés en éprouvette, doivent être implantés au plus tard le septième jour dans l'utérus de la femme pour pouvoir survivre.

15114354Une équipe internationale de chercheurs a réussi à cultiver des embryons humains pendant 13 jours avant d'arrêter l'expérience pour respecter la limite des 14 jours de recherche sur l'embryon actuellement en vigueur dans plusieurs pays. [...]Les embryons développés pendant 13 jours l'ont été sans aucun contact avec des cellules maternelles, "ce qui montre la possibilité d'un auto-développement de l'embryon humain", ajoute-t-elle. [...]

- Et après 14 jours ? -

A partir du 14e jour, l'embryon se transforme en une structure primitive de l'humain avec une tête et une queue, "ce qui marque le moment à partir duquel l'embryon peut être considéré comme un individu", explique le Dr Peter Donovan de l'Université de Californie.

Pour leurs travaux, les chercheurs ont bénéficié d'embryons humains non utilisés dans les FIV.

Habituellement, plusieurs embryons sont développés pour une seule femme. Un ou deux sont réimplantés pour une tentative de grossesse. Les autres sont congelés pour être utilisés ultérieurement en cas d'échec de l'implantation précédente, de fausse-couche ou de volonté d'une nouvelle grossesse. Le surplus d'embryons peut être utilisé à des fins scientifiques.

Ces études relancent le débat sur la recherche sur l'embryon encore interdite dans certains pays comme l'Italie. D'autres comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Australie limitent la recherche à 14 jours.

En France, la recherche sur l'embryon est autorisée depuis 2013 mais strictement encadrée par l'agence de biomédecine.

La question de prolonger la limite des 14 jours est posée chez les scientifiques, a observé le Pr Zernicka-Goetz lors d'une audioconférence organisée depuis Londres.

Pour sa part, elle a suggéré la possibilité de prolonger de deux jours la limite fixée au développement de l'embryon in vitro (soit 16 jours) pour étudier la troisième étape de formation de l'embryon (dite "gastrulation").

"Proposer de repousser la limite de 14 jours ouvrirait-il la boîte de Pandore ou serait-ce une mine d'informations ?", demande Robin Lovell-Badge de l'Institut britannique Francis Crick." [...]

Ce n'est pas la bonne question, car la FIV, quoiqu'on en veuille et quelles que soient les intentions, c'est ça :

" L’extension de la pratique de la fécondation in vitro a nécessité d’innombrables fécondations et destructions d’embryons humains. Aujourd’hui encore, elle présuppose habituellement une surovulation de la femme : plusieurs ovules sont prélevés, fécondés et cultivés ensuite in vitro pendant quelques jours. Habituellement, tous ne sont pas transférés dans les organes génitaux de la femme ; certains embryons, appelés ordinairement « surnuméraires », sont détruits ou congelés. Parmi les embryons implantés, certains sont sacrifiés pour diverses raisons eugéniques, économiques ou psychologiques. Cette destruction volontaire d’êtres humains ou leur utilisation à diverses fins, au détriment de leur intégrité et de leur vie, est contraire à la doctrine déjà rappelée à propos de l’avortement provoqué."

Dès lors, il est impératif d'être à l'écoute de ce que dit le Magistère de l'Eglise sur les pratiques de fécondation artificielle (Instruction Donum Vitae) :

" Dieu seul est le Maître de la vie, de son commencement à son terme et personne, en aucune circonstance, ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent20. La procréation humaine demande une collaboration responsable des époux avec l’amour fécond de Dieu21; le don de la vie humaine doit se réaliser dans le mariage moyennant les actes spécifiques et exclusifs des époux, suivant les lois inscrites dans leurs personnes et dans leur union22."[...]

"C’est pourquoi le fruit de la génération humaine dès le premier instant de son existence, c’est-a-dire à partir de la constitution du zygote, exige le respect inconditionnel moralement dû à l’être humain dans sa totalité corporelle et spirituelle. L’être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout humain innocent à la vie."[...]

"Les embryons humains obtenus in vitro sont des êtres humains et des sujets de droits. Leur dignité et leur droit à la vie doivent être respectés dès le premier moment de leur existence. Il est immoral de produire des embryons humains destinés à être exploités comme un «matériau biologique» disponible."[...]

"Dans la pratique habituelle de la fécondation in vitro, les embryons ne sont pas transférés dans le corps de femme ; certains sont détruits. Aussi, comme elle condamne l’avortement provoqué, l’Église interdit également d’attenter à la vie de ces êtres humains. Il faut dénoncer la particulière gravité de la destruction volontaire des embryons humains obtenus « in vitro » par fécondation artificielle ou « fission gémellaire » à de seules fins de recherche. En agissant ainsi, le chercheur se substitue à Dieu et, même s’il n’en a pas conscience, se fait maître du destin d’autrui, puisqu’il choisit arbitrairement qui faire vivre et qui faire mourir, et qu’il supprime des êtres humains sans défense."[...]

"La congélation des embryons, même si elle est réalisée pour garantir une conservation de l’embryon en vie (« cryoconservation »), constitue une offense au respect dû aux êtres humains, car elle les expose à de graves risques de mort ou d’atteinte à leur intégrité physique ; elle les prive au moins temporairement de l’accueil et de la gestation maternelle, et les place dans une situation susceptible d’offenses et de manipulations ultérieures.[...]

"Dans la FIVETE et l’insémination artificielle hétérologue la conception humaine est obtenue par la rencontre des gamètes d’au moins un donneur autre que les époux unis dans le mariage. La fécondation artificielle hétérologue est contraire à l’unité du mariage, à la dignité des époux, à la vocation propre des parents et au droit de l’enfant à être conçu et mis au monde dans le mariage et par le mariage36.

Le respect de l’unité du mariage et de la fidélité conjugale exige que l’enfant soit conçu dans le mariage ; le lien entre les conjoints attribue aux époux, de manière objective et inaliénable, le droit exclusif à ne devenir père et mère que l’un par l’autre37. Le recours aux gamètes d’une tierce personne, pour disposer du sperme ou de l’ovule, constitue une violation de l’engagement réciproque des époux et un manquement grave à l’unité, propriété essentielle du mariage.[...]

"Ces raisons conduisent à un jugement moral négatif sur la fécondation artificielle hétérologue"[...]

Le désir d’avoir un enfant, l’amour entre les époux qui souhaitent remédier à une stérilité autrement insurmontable, constituent des motivations compréhensibles ; mais les intentions subjectivement bonnes ne rendent la fécondation artificielle hétérologue ni conforme aux propriétés objectives et inaliénables du mariage, ni respectueuse des droits de l’enfant et des époux."[...]

Sur le lien moralement requis entre procréation et acte conjugal (dans le cadre d'une fécondation artificielle "homologue" - entre époux) :

"C’est dans leur corps et par leur corps que les époux consomment leur mariage et peuvent devenir père et mère. Pour respecter le langage des corps et leur générosité naturelle, l’union conjugale doit s’accomplir dans le respect de l’ouverture à la procréation, et la procréation d’une personne humaine doit être le fruit et le terme de l’amour des époux. L’origine de l’être humain résulte ainsi d’une procréation « liée à l’union non seulement biologique mais aussi spirituelle des parents unis par le lien du mariage44». Une fécondation obtenue en dehors du corps des époux demeure par là même privée des significations et des valeurs qui s’expriment dans le langage du corps et l’union des personnes humaines.[...]

Le désir d’un enfant — où du moins la disponibilité à transmettre la vie — est une requête moralement nécessaire à une procréation humaine responsable. Mais cette intention bonne ne suffit pas pour donner une appréciation morale positive sur la fécondation in vitro entre époux. Le procédé de la FIVETE doit être jugé en lui- même, et ne peut emprunter sa qualification morale définitive ni à l’ensemble de la vie conjugale dans laquelle il s’inscrit, ni aux actes conjugaux qui peuvent le précéder ou le suivre48.[...]

La FIVETE homologue est opérée en dehors du corps des conjoints, par des gestes de tierces personnes dont la compétence et l’activité technique déterminent le succès de l’intervention ; elle remet la vie et l’identité de l’embryon au pouvoir des médecins et des biologistes, et instaure une domination de la technique sur l’origine et la destinée de la personne humaine. Une telle relation de domination est de soi contraire à la dignité et à l’égalité qui doivent être communes aux parents et aux enfants.

La conception in vitro est le résultat de l’action technique qui préside à la fécondation ; elle n’est ni effectivement obtenue, ni positivement voulue, comme l’expression et le fruit d’un acte spécifique de l’union conjugale. Donc dans la FIVETE homologue, même considérée dans le contexte des rapports conjugaux effectifs, la génération de la personne humaine est objectivement privée de sa perfection propre : celle d’être le terme et le fruit d’un acte conjugal, dans lequel les époux peuvent devenir «coopérateurs de Dieu pour le don de la vie à une autre nouvelle personne »50."[...]

La NaProTechnology ou Procréation Naturelle Médicalement Assistée peut apporter une réponse encouragée par l'Eglise aux problèmes de fertilité dans le couple.

Posté le 6 mai 2016 à 11h27 par Marie Bethanie | Lien permanent

04 mai 2016

Aujourd'hui, le corps des femmes est encore soumis aux lois du marché

Posté le 4 mai 2016 à 20h34 par Michel Janva | Lien permanent

03 mai 2016

Avortement, Eugénisme, Euthanasie : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

Après La Manif pour Tous au sujet de la GPA, c'est la fédération Un de Nous qui détourne la campagne de la SPA pour dénoncer la culture de mort en France :

Alors que la SPA vient de lancer une campagne (La torture… c’est légal ?) sur la souffrance animale dénonçant des situations de cruauté existant dans des abattoirs, des laboratoires de recherche ou encore les corridas, la fédération UN DE NOUS entend faire porter le questionnement sur des situations de cruauté imposée à des êtres humains. UN DE NOUS attire l’attention sur 3 scandales : l’eugénisme des bébés porteurs de trisomie 21, l’euthanasie de grands handicapés, et le sort des enfants nés vivants malgré un avortement.

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Posté le 3 mai 2016 à 18h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)


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