12 décembre 2009

Le Sénat s'intéresse aux applications thérapeutiques des cellules souches

Lu sur Gènéthique :

"A la veille de la révision de la loi de bioéthique, la sénatrice de Paris, Marie-Thérèse Hermange, a invité hier le 10 décembre 2009, des experts scientifiques sur les cellules souches "à dresser un bilan des applications thérapeutiques existantes" pour faire un point sur les implications financières de ces recherches et ne pas donner d'illusions aux patients."

Posté le 12 décembre 2009 à 16h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

L'eugénisme de masse existe en France

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, est interrogé par Monde & Vie :

"Depuis quinze ans, les lois de bioéthique et leurs promoteurs nous ont rabâché que, pour «progresser», il fallait nécessairement «transgresser». Aussi, les transgressions se sont-elles multipliées au fil des lois : dépistage anténatal généralisé, diagnostic préimplantatoire, autorisation d’expérimenter sur les embryons abandonnés, tentation du clonage… Mais on attend toujours les progrès censés accompagner ces transgressions ! A la vérité, le progrès ne doit rien à la transgression. Dans le domaine de la recherche sur les cellules souches, la découverte récente de la reprogrammation cellulaire le prouve. C’est cette découverte qui est porteuse d’avenir et non l’utilisation des cellules embryonnaires. Un des principaux enjeux de la révision de la loi de bioéthique à venir est là. Avec celui des dérives eugéniques de notre société. [...]

Le professeur Jean-François Mattéi, ancien ministre de la santé, affirme pour sa part qu’il «existe bel et bien en France un eugénisme de masse». [...] Certains objectent que ce qui distingue le dépistage de la trisomie 21 d’une politique eugénique est qu’aucune étape ne serait obligatoire. Rien ne saurait être imposé aux couples. Mais ce n’est pas ce que demande la loi. [...] Il est faux de prétendre qu’aucune des étapes du dépistage de la trisomie 21 n’est obligatoire. Chacun sait que les médecins ont l’obligation, et non pas simplement la faculté, de proposer cette investigation systématique. Il y a donc bien une étape contraignante qui engage la responsabilité des médecins et les place dans une position d’autorité. En effet, ce sont eux qui diagnostiquent la trisomie 21 et ce sont eux qui envisagent l’avortement. [...]

L’eugénisme représente un frein au progrès médical dans la mesure où les 100000000 d’euros investis dans le dépistage généralisé ne le sont pas dans la recherche. En se fermant à toute connaissance d’une maladie aussi importante que la trisomie 21, on se prive de découverte non seulement dans ce domaine, mais aussi ailleurs. [...] Sur le plan des applications thérapeutiques, le constat est simple : les recherches sur les cellules souches embryonnaires, autorisées dans certains pays depuis 20 ans, comme en Grande- Bretagne, n’ont débouché sur aucune application thérapeutique. A l’opposé, les cellules adultes et issues du sang de cordon ombilical ont déjà prouvé leur efficacité thérapeutique. [...]

L’attrait pour les cellules souches embryonnaires peut s’expliquer par deux raisons: la survivance de positions dogmatiques classiques et l’utilitarisme économique. Les positions dogmatiques tiennent en grande partie à la mise en scène de la techno science dans le cadre de la «science spectacle». Loin de la véritable science, qui, par nature, est longue à manifester son succès, cette science adapte son rythme à celui de l’exigence de l’instantané propre à nos sociétés très médiatisées. Quoi de plus tentant que de réduire le processus très complexe de la science à des formules simples, des slogans, parmi lesquels il est nécessaire de transgresser pour progresser. Dans le sillage de ce slogan viennent se nicher principalement des idéologies assez classiques comme le positivisme, le progressisme, et le scientisme. Il s’agit là d’un matelas idéologique de base qui évacue absolument toute référence à la conscience et à la morale. [...] La production de cellules souches à travers les iPS, se fonde sur des techniques nouvelles et qui ne dépendent pas des brevets qui, actuellement, exploitent l’utilisation des cellules embryonnaires humaines et qui ont été déposés il y a déjà des années. Le problème, c’est que ces brevets sont en attente de dividendes, on voudrait bien qu'ils soient rentabilisés et profitables. Or ils ne le sont pas. Un grand nombre de pays ont investi des milliards de dollars ou des millions d’euros dans l’utilisation de l’embryon pour déposer des brevets. Et beaucoup de ces pays ne sont pas prêts, pour des raisons financières, à adopter des techniques différentes, comme les iPS par exemple, uniquement parce qu’elles sont plus efficaces et plus morales."

Posté le 12 décembre 2009 à 11h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

11 décembre 2009

Le gouvernement encourage la recherche sur les cellules du cordon

C'est une nouvelle de bon augure, avant le retour de la loi bioéthique : le gouvernement a décidé de doubler le budget de recherche sur les cellules souches issues du cordon ombilical.

Ces recherches sont éthiques -on ne tue pas d'embryon- et elles ont déjà prouvées leur efficacité.

Posté le 11 décembre 2009 à 12h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

08 décembre 2009

Ces enfants que l'on haït

Une de nos fidèles lectrices nous transmet son analyse du procès Courjeault  :

"Ils étaient trois petits enfants. Véronique Courjeault les a supprimés. Mais s'agissant d'enfants non désirés, dépourvus de projet parental, nés dans un contexte défavorable, des « tumeurs humaines », selon le Docteur Nisand : "Il ne suffit pas d'être enceinte pour attendre un enfant", souligne-t-il. "S'il n'y a pas de parole, il n'y a pas d'enfant, il y a de la tumeur humaine". (le Docteur Nisand parle ici de ce qu'interprète la femme en déni de grossesse ).

La grossesse n'étant pas nommée, reconnue, la femme souffre donc de déni de grossesse. Des mots très forts, qui frappent, interrogent, font douter : cette mère infanticide est-elle une coupable, ou une victime ? Que de conditions met-on aujourd'hui au droit à naître ! Que de conditions oppressent les parents souhaitant avoir un deuxième, ou un troisième enfant ! Que de diktats au soi-disant bonheur!: Pour vivre, il faut faire preuve d'aptitude à la jouissance, d'une aptitude optimale à en profiter, parce que pour eux, la vie, ce n'est que ça ! Il est interdit d'interdire, il est obligatoire de jouir, de profiter, de s'octroyer le maximum de plaisir. Et pourquoi se priver de vérifier si tout un chacun en est bien capable ?

La science le permet ... Véronique Courjeault est donc victime de sa souffrance psychique, son « déni de grossesse ». Victime, bien sûr, nous autorise gracieusement à penser ce téléfilm. Victime parce que souffrante, et surtout, solitaire, silencieuse. Pourtant, ne nous dit-on pas également qu'elle est par ailleurs une Maman comblée ? Une Maman aimante ? Comment juger si sa famille ne rassemblait-elle pas tous les critères exigés par l'opinion médiato-publique pour « réussir son projet d'enfant » ? Quelles auraient été alors, les conditions à réunir, pour que ces trois enfants puissent avoir le droit de vivre ?

Le déni de grossesse est une bonne parade explicative, une note à rajouter au dossier de l'institution républicaine. Déni de grossesse, oui, mais déni d'accouchement ?. Les enfants ne sont-ils pas finalement nés, donc rendus au réel ? D'après les ouvrages de psychologie, les mères enceintes rêvent leur enfant, elles l'imaginent. Il s'agit de « l'enfant imaginaire ». Et cela va du fait d'imaginer un bébé rose et joufflu, quitte à être un peu impatientes ou déçues même, lors des premières échographies, aux souvenirs plus ou moins douloureux, qui vont faire d'elles peu à peu, les mères qu'elles deviendront en mettant au monde ces mêmes enfants, la naissance rendant ainsi à l'enfant sa liberté d'exister par lui-même et pour lui-même, au-delà des fantasmes ou des névroses de sa mère. L'enfant à naître n'est pas plus un projet qu'une matière.

Cela ne peut être dit sans nous rappeler l'histoire du bourreau soviétique frappant un homme prisonnier. L'homme, n'en pouvant plus, tente de faire appel à l'être humain, ce fameux être humain dont on nous vante le côté naturellement bon, même défiguré par la haine, et dans un ultime effort, il s'adresse à lui : « Mais pourquoi continues-tu à me frapper ? Ne vois-tu pas que je souffre, que tu me fais du mal ? ». Le bourreau répond : « Je suis matérialiste. Pour moi, tu n'es que de la matière. Te frapper, c'est comme frapper cette table, ou cette chaise. »

Les embryons surnuméraires employés comme de la matière à expérimentation scientifique, parce que démunis de leurs papiers assurant le « projet parental sur eux », des embryons avortés parce que dépistés à risque de maladies ? Des risques pas pris, de vagues projets abandonnés, des attentes niées, comment va-ton appeler cela ? Quel mot va-ton inventer, pour surtout ne pas juger, ne pas accuser ? Pour être sûr de laisser un doute, un doute sur ce sang, qui a pourtant été répandu, là, devant nous, mais qui peut-être finalement n'en est pas ? Un doute sur ces membres arrachés, utilisés à des fins scientifiques et commerciales, qui peut-être, n'en sont pas vraiment ? Quelles sont les conditions requises pour aimer contre toute attente? Enfin, qui nous montrera comment prendre tous les risques, au nom de la vie ?

Demain soir, en ce 8 décembre, des millions de lumières resplendiront de tous leurs feux, chantant la gloire du Christ Sauveur par son Immaculée Conception, les millions de petites lumières de ces enfants non-nés ou pas encore nés, abandonnés au jugement d'un procès d'un monde, en déni de lui-même".

Posté le 8 décembre 2009 à 23h51 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

06 décembre 2009

Téléthon : les dons en baisse

L'édition 2009 a recueilli 90.107.555 d'euros de promesses de dons, contre 95.200.125 en 2008.

Sur ces 90 millions, combien serviront à financer la recherche criminelle sur les embryons ?

Posté le 6 décembre 2009 à 20h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

05 décembre 2009

AFM : bénévolat associatif ?

Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'AFM, l'association en charge du Téléthon, touche 5 800 € bruts par mois. Et à l'AFM, les trois plus hauts cadres salariés (hors la présidente) touchent 8 700 € bruts par mois en moyenne.

Posté le 5 décembre 2009 à 16h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Greffe de peau : une réussite à nuancer

Pierre-Olivier Arduin décrypte la dernière découverte de chercheurs, qui ont réussit, à partir de cellules souches embryonnaires, à greffer de la peau :

"L’équipe de l’Institut I-Stem dirigée par Marc Peschanski et Christine Baldeschi (Université d’Evry, Inserm UEVE U861, I-Stem, AFM) est en effet parvenue à reconstituer un épiderme humain mature à partir de cellules souches embryonnaires. [...] Sur un plan purement technique, il s’agit incontestablement d’une réussite."

Mais ce n'est pas une avancée scientifique :

"L’honnêteté scientifique et médicale convient de nuancer fortement cet enthousiasme auquel certains médias nous ont malheureusement habitués. Transformer des cellules souches embryonnaires en cellules épidermiques est une prouesse technique mais aucunement une avancée scientifique. [...] Sur le plan clinique, ce travail n’apporte rien de nouveau et ne saurait être monté en épingle pour susciter de faux espoirs. L’expérience de greffe in vivo a été réalisée sur cinq souris dont le système immunitaire n’était pas opérationnel. Aucune agence ou comité d’éthique au monde ne délivrera la moindre autorisation pour appliquer un tel protocole chez l’homme. D’abord en raison du nombre ridiculement faible de souris testées. Mais avant tout parce que les malades pour lesquels on espère une amélioration des traitements ne sont pas eux-mêmes immunodéprimés. La communauté scientifique sait parfaitement que le premier handicap des cellules embryonnaires greffées est d’entraîner une réaction de rejet de la part de l’organisme receveur. [...]

Mais le principal problème qui n’a guère été affronté est celui de la prolifération cancéreuse. Les souris n’ont été observées que 12 semaines (et non 12 mois comme le rapporte le Journal international de médecine du 27 novembre). Est-ce une période assez longue pour conclure à l’absence de risque tumoral ? [...] En nous intéressant à présent aux perspectives thérapeutiques, nous voudrions remettre les pendules à l’heure. Les médecins et les scientifiques n’ont pas attendu la recherche sur l’embryon pour parvenir à d’authentiques succès en matière de traitement de pathologies de la peau. C’est tout l’intérêt du second Congrès international sur la « recherche responsable » qui vient de se tenir dans la Principauté de Monaco d’avoir une fois de plus dévoilé les horizons prometteurs dans le champ des cellules souches adultes. [...]

Le travail de l’Institut I-Stem, financé pour partie par le Téléthon, est irrecevable sur le plan éthique et légal. Faudra-t-il donc encore redire ici que la recherche sur l’embryon est interdite en France ? Précisément, il ne peut être dérogé de manière exceptionnelle à ce principe que si le protocole expérimental est susceptible de «permettre des progrès thérapeutiques majeurs et à la condition de ne pouvoir être poursuivi pas une méthode alternative d’efficacité comparable, en l’état des connaissances scientifiques» (art. L. 2151-5 du CSP).

Or in vitro ou en laboratoire, l’étude d’I-Stem aurait pu être menée à partir de cellules reprogrammées iPS. In vivo ou en clinique, avant même d’avoir abouti au moindre résultat chez l’homme, le travail de l’équipe du professeur Peschanski est déjà dépassé par les avancées scientifiques établies à partir de cellules souches adultes, et ce pour l’indication des mêmes pathologies humaines qu’elle prétend traiter. «La recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines est au cœur des débats sur les lois de bioéthique», écrivent les responsables de ce travail dans un encadré figurant dans le communiqué de presse final. Auraient-ils voulu influencer le législateur pour lever l’interdit de principe qui pèse sur la recherche sur l’embryon qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement."

Posté le 5 décembre 2009 à 16h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Téléthon : les AFC demandent le fléchage des dons

Communiqué des AFC :

"Le Téléthon est chaque année une de ces manifestations de solidarité encourageantes dont sont capables les Français. La CNAFC s'en réjouit. La CNAFC est également reconnaissante envers les chercheurs. Mais elle les appelle en même temps à sans cesse réapprofondir les exigences qui s'imposent à leur travail pour qu'il soit totalement au service de la vie.

La CNAFC réitère sa demande que les donateurs au Téléthon aient la possibilité de choisir les programmes de recherche qu'ils désirent soutenir en fonction de leurs propres choix éthiques. Elle rappelle que ce choix exige une transparence totale des divers programmes quant à leur recours ou non à l'expérimentation sur les embryons.

La CNAFC demande que les lois de bioéthique votées en 2010 confirment une telle orientation."

Posté le 5 décembre 2009 à 14h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

04 décembre 2009

Téléthon? Non merci

La fondation Lejeune? Oui, bien sûr!

Posté le 4 décembre 2009 à 22h43 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

Qui condamne les abus du Téléthon ?

Visiblement, plus personne.

Si, ici.

Posté le 4 décembre 2009 à 12h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

03 décembre 2009

A la vérité, le progrès ne doit rien à la transgression

Nascituri te salutant (Ceux qui vont naître te saluent), La crise de conscience bioéthique est le nouveau livre écrit par Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune et membre de l'Académie Pontificale pour la Vie. Dans le dernier numéro de la Lettre de la Fondation, Jean-Marie Le Méné explique le message qu'il a voulu faire passer et le pourquoi du titre :

Le méné "Depuis quinze ans, les lois de bioéthique et leurs promoteurs nous ont rabâché que, pour « progresser », il fallait nécessairement « transgresser ». Aussi, les transgressions se sont-elles multipliées au fil des lois : dépistage anténatal généralisé, diagnostic préimplantatoire, autorisation d’expérimenter sur les embryons abandonnés, tentation du clonage… Mais on attend toujours les progrès censés accompagner ces transgressions ! A la vérité, le progrès ne doit rien à la transgression. Dans le domaine de la recherche sur les cellules souches, la découverte récente de la reprogrammation cellulaire le prouve éloquemment. C’est cette découverte qui est porteuse d’avenir et non l’utilisation des cellules embryonnaires. Un des principaux enjeux de la révision de la loi de bioéthique à venir est là.

Livre Nascituri te salutant signifie Ceux qui vont naître te saluent. Il suffit d’avoir lu Astérix pour comprendre qu’il s’agit d’un clin d’oeil au Morituri te salutant que les gladiateurs prononçaient dans l’arène devant César, jeu de mots qui invite à réfléchir sur la vie et la mort par rapport au Politique. Si l’on respecte César, quel est le message que elui-ci renvoie à ceux dont il a la charge ? La forme du participe futur, dans un élan inconnu en français, indique que la nature des nascituri est, irrésistiblement, de naître. En creux, il interroge : pourquoi les lois de bioéthique conduisent-elles à créer des nascituri qui ne naissent point ? Toute la problématique des lois de bioéthique est résumée dans ce questionnement.

Le sous-titre La crise de conscience bioéthique prend acte du fait que, pour la première fois, la conscience semble s’inviter au débat et nous dire : ce qui est légal n’est pas forcément moral. C’est un immense progrès !

A commander ici.

Posté le 3 décembre 2009 à 15h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Bioéthiques : le dispositif actuel sera modifié. Mais comment ?

13 mois après son lancement, la mission d’information parlementaire sur la révision des lois de bioéthique arrive au terme de ses travaux. Le rapporteur, Jean Leonetti (UMP, Alpes-Maritimes), rendra son rapport mi-décembre. Une chose est certaine, le dispositif actuel ne restera pas en l’état.

1. Recherches sur l'embryon

La loi, tout en réaffirmant l’interdiction de mener des recherches sur l’embryon, a autorisé celles-ci «par dérogation et pour une période limitée à cinq ans», à deux conditions : que ces recherches soient «susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs» (non réalisé) et qu’elles ne puissent «être poursuivies par des méthodes alternatives d’efficacité comparable» (la méthode alternative existe grâce aux cellules souches adultes). Deux options restent en balance : soit maintenir comme aujourd’hui le principe de l’interdit de la recherche sur l’embryon, assorti de possibilités dérogatoires ; soit lever cet interdit et passer à un régime d’autorisation encadrée. Ce point fait l’objet d’un clivage fort au sein de la mission.

2. Assistance à la procréation

La question  est de savoir s’il faut continuer de la réserver à des indications médicales (stérilité), ou les considérer aussi comme une réponse au désir d’enfant exprimé par des personnes seules ou des paires homosexuels. Un argument de poids pèsera dans la balance : si l’on ouvre l’AMP aux homosexuels, il faudra, pour ne pas être accusé de discrimination entre hommes et femmes, autoriser les mères porteuses. Une pratique qui comporte tellement de risques de dérives qu’elle a peu de chances d’être adoptée.

3. Les mères porteuses

La plupart des personnes auditionnées par la commission ont fait état de fortes réserves sur l’idée d’autoriser une femme à porter un enfant pour autrui ou à procréer pour autrui. Les membres de la mission devraient finalement rejeter cette possibilité.

4. L’insémination et le transfert d’embryon post-mortem

Dans le cadre d’une demande d’assistance médicale à la procréation, le «projet parental» (l'enfant) doit-il être dissous (tué) par le décès du conjoint ? Ou faut-il à l’inverse autoriser une veuve à tenter une fécondation avec le sperme ou les embryons congelés du vivant de son époux ? Aujourd’hui, les membres de la mission sont prêts à une ouverture concernant le transfert d’embryon post-mortem. En revanche, l’insémination post-mortem, qui ne met pas en jeu un embryon déjà constitué, mais simplement des spermatozoïdes, resterait prohibée.

Posté le 3 décembre 2009 à 09h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

02 décembre 2009

Droit à la vie, principe de dignité, primat de l’éthique, autant d’expressions qui ne trouvent pas grâce aux yeux du CCNE

Suite à l'avis rendu par le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) à propos du dépistage de la trisomie 21, Pierre-Olivier Arduin livre une analyse sans complaisance :

Poa 2 "Derrière la neutralité apparente du discours, l’avis n° 107 du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur les « questions éthiques liées aux diagnostics anténatals » est entièrement bâti sur une doctrine philosophique qui porte un nom : l’utilitarisme (...)

L’utilitarisme s’appuie donc sur un fondement hétéronomique de type naturaliste : éviter la peine et la douleur et/ou rechercher le plaisir (...) à savoir promouvoir le plus grand bien-être du plus grand nombre (...)

Si l’on devait qualifier ce système, on pourrait dire qu’il véhicule une éthique sensualiste, individualiste, égalitariste et universelle (...) Dans l’avis qu’il a rendu le 17 novembre, le CCNE justifie parfaitement ces pratiques en déployant une argumentation spécifiquement utilitariste. Dès l’introduction, il donne le ton en assénant que « les souffrances attendues d’une vie humaine peuvent conduire à des décisions transgressives dans un esprit d’humanité ». À vrai dire, voilà une belle formule utilitariste !

Droit à la vie, principe de dignité, primat de l’éthique, autant d’expressions qui ne trouvent pas grâce aux yeux du CCNE. Si elles apparaissent parfois au détour du texte, ce n’est que pour alimenter un « personnalisme » de façade (...)

Quant au DPI, il est lui aussi légitime au nom de « la compassion ». Formidable instrumentalisation des mots. Faut-il rappeler que l’authentique compassion – compatir, pâtir avec – ne consiste pas à supprimer celui qui est vulnérable mais bien à l’accompagner et à être solidaire avec lui dans son épreuve sans l’abandonner ? En changeant le sens des mots, le CCNE se prend pour Big Brother : « La guerre, c’est la paix ; la liberté, c’est l’esclavage ; l’ignorance, c’est la force. » La suppression des enfants trisomiques et handicapés, c’est la compassion… (L’euthanasie, c’est la dignité, selon le slogan entendu cette semaine sur les bancs de l’Assemblée nationale par l’opposition parlementaire.) Décidément, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », nous redirait Albert Camus (...)

Le postulat essentiel du raisonnement du CCNE, on l’a bien compris, n’est évidemment pas le principe d’humanité ou de compassion mais le fait qu’il existe des vies de moindre qualité qui valent moins que d’autres la peine d’être vécues." 


Posté le 2 décembre 2009 à 15h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

01 décembre 2009

Cellules souches adultes vs cellules souches embryonnaires

Deux équipes de chercheurs ont annoncé samedi 28 novembre des succès thérapeutiques importants dans le traitement de graves pathologies de la peau par cellules souches adultes. Ces résultats montrent que les cellules souches adultes peuvent déjà traiter certaines pathologies génétiques. Les médecins ont eu l'idée de réaliser des injections de cellules souches issues de la moelle osseuse ou de cordon ombilical au niveau du derme. Cette méthode a été utilisée avec succès chez quatre patients.

A l'inverse, des études publiées par l'équipe de Marc Peschanski et Christine Baldeschi le 21 novembre 2009  faisaient état de la reconstitution d'épiderme chez des souris à partir de cellules souches embryonnaires humaines ! Marc Peschanski est celui qui profite de la manne financière du Téléthon pour effectuer des recherches sur les embryons qui, en plus de tuer des embryons, n'ont aucun effet thérapeutique sur l'homme, au contraire des résultats produits par les cellules souches adultes.

Posté le 1 décembre 2009 à 20h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

24 novembre 2009

Une critique plus sérieuse du Téléthon que celle de Pierre Bergé

Père et grand-père d’enfants myopathes, le docteur Jean- Pierre Dickès, qui préside l’association caritative Rosa Mystica et l’Association catholique des infirmières et médecins (Acim), dénonce dans Minute les choix « thérapeutiques » financés par l’argent du Téléthon. Extraits :

"La génétique n’a pas permis de progresser du point de vue thérapeutique, mais de diagnostiquer la maladie. La stratégie de l’Association française contre les myopathies, qui organise le Téléthon, faute de pouvoir soigner, a aiguisé les armes qui permettront de repérer le foetus atteint de myopathie dans le ventre de sa mère afin de l’éliminer; sans parler des tris eugéniques faits dans le cadre des fécondations in vitro. [...] Il ne s’agit plus de soigner le malade pour le guérir, mais de le tuer.

Le deuxième reproche que je fais à l’AFM est d’avoir orienté la recherche vers les cellules souches embryonnaires, qui sont utilisées comme matériau de recherche et détruits. Elle a confié ces recherches au Dr Marc Peschanski, qui cumule plusieurs casquettes: il travaille à la fois pour l’Europe, pour l’Inserm et pour l’IStem, qui est le premier centre de recherches sur l’embryon, majoritairement subventionné par les dons du Téléthon. Peschanski a accumulé des échecs dont les médias ont très peu parlé. Il avait par exemple greffé des cellules cérébrales de foetus dans le cerveau de personnes atteintes de la maladie de Huntington, qui sont mortes très rapidement dans d’affreuses souffrances. De même s’est-il trompé en tentant d’implanter des cellules souches embryonnaires dans les muscles de patients atteints par la myopathie pour tenter de les régénérer. Des études réalisées par des chercheurs du Wisconsin ont montré que ce n’était pas possible. Au contraire, les cellules souches provenant du sang de cordon ombilical ont permis de guérir 82 maladies – maladies du sang, des os, des artères – sans pourtant détruire des embryons. On comprend donc mal l’acharnement idéologique de Marc Peschanski qui le conduit à poursuivre obstinément les recherches sur les cellules souches embryonnaires, pas plus que les raisons qui poussent l’AMF à financer ces recherches qui ne mènent nulle part.

Pour résumer, je reproche donc à l’AMF de faire fausse route en comptant sur le génie génétique pour guérir la myopathie, de s’obstiner à privilégier la recherche sur les cellules souches embryonnaires alors que les cellules souches provenant du sang de cordon donnent d’excellents résultats et de promouvoir l’élimination des foetus atteints, autrement dit de rechercher la mort du patient plutôt que sa guérison. Ces erreurs scientifiques et éthiques me paraissent beaucoup plus condamnables que ce que reprochent au Téléthon Line Renaud et Pierre Bergé".

Posté le 24 novembre 2009 à 09h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

20 novembre 2009

C'est ce soir

Epv

Posté le 20 novembre 2009 à 10h41 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

18 novembre 2009

Dépistage de la trisomie 21 par diagnostic pré-implantatoire : réactions

Suite à l'avis controversé, rendu hier par le Comité Consultatif National d'Ethique, préconisant la possibilité de dépister la trisomie 21 lors du diagnostic pré-implantatoire (DPI), les réactions ne se sont pas fait attendre :

"Le DPI constitue une transgression éthique grave puisqu'il vise à éliminer des embryons non-conformes. Cette transgression a été acceptée par le législateur, en l'encadrant strictement pour la seule détection de maladies génétiques d'une particulière gravité, reconnues incurables au moment du diagnostic. Le fait d'élargir cette recherche à la trisomie 21 constitue un pas supplémentaire vers une utilisation eugénique du DPI. Rien n'empêchera de l'étendre demain à la recherche d'autres affections, voire à la satisfaction de désirs personnels.

C'est un signal extrêmement négatif adressé aux personnes atteintes de la trisomie 21 et à leurs familles. Sans cacher les difficultés rencontrées par les personnes trisomiques, il faut rappeler qu'il ne s'agit pas d'une anomalie mortelle. Ne sommes-nous pas devant un refus insidieux de nos sociétés modernes de l'accueil des personnes handicapées ?

A l'approche de la révision des lois de bioéthique, l'avis du CCNE ne va pas sans inquiéter sur les risques de dérives eugéniques, risques soulignés à la fois par le rapport du Conseil d'Etat et par celui des Etats généraux de la bioéthique" (Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, intégralité ici)  

La Fondation Jérôme Lejeune dénonce :

"une étape supplémentaire qui confirme la volonté d'éradiquer le plus tôt possible tout être humain atteint de trisomie 21 et renforcera l'eugénisme. La Fondation jérôme Lejeune interpelle solennellement la représentation nationale : 13 ans après l'installation d'un dispositif de dépistage systématique des enfants trisomiques, et le constat qu'il a entraîné un eugénisme radical, les citoyens ne pourront se contenter de bons sentiments sur la nécessité d'accueillir et d'insérer les personnes handicapées dans notre société. Il sera demandé aux représentants de la nation cohérence et courage et à l'Etat de prendre des mesures fortes et concrètes, sauf à entériner le choix collectif de l'éradication des enfants trisomiques."

Posté le 18 novembre 2009 à 20h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Le CCNE admet le dépistage de la trisomie 21 avant l’aide à la procréation

Le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) vient de rendre un avis controversé et qui ne manquera pas d'être critiqué. L'avis n°107  préconise en effet d’ouvrir la possibilité de dépister la trisomie 21 lors du diagnostic pré-implantatoire (DPI).

Par cet avis, alors que la loi limitait jusqu'alors la recherche génétique à une seule maladie, le CCNE recommande d'assouplir la législation et d'autoriser un deuxième dépistage, celui de la trisomie, si le couple le désire et afin d'éviter une interruption médicale de grossesse après l'implantation. Il s'agit donc d'une ouverture encore plus large vers une politique d'eugénisme.

Même si il condamne les dérives éthiques du diagnostic prénatal, le professeur Israël Nisand, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU de Strasbourg, y voit à tort un moindre mal car l'élimination d'un embryon reste moralement condamnable au même titre que l'avortement :

Israel-nisand "Il ne s'agit pas de soumettre toute une population d'embryons à la recherche de la trisomie, mais bien de la proposer à certains couples déjà éprouvés, pour leur éviter de pratiquer la recherche en cours de grossesse et de recourir à un éventuel avortement. Cette pratique me paraît moins contestable que la généralisation du dépistage prénatal de la trisomie comme il se pratique aujourd'hui en France (...)"

Toutefois, certains membres du CCNE ne s'y sont pas trompés et ont fait savoir qu'ils ne souscrivaient pas à cette proposition. Parmi eux, Marie-Thérèse Hermange, sénatrice UMP de Paris :

"En tant que parlementaire, et en plein réexamen des lois de bioéthique, je ne pouvais pas être solidaire de cette partie de l’avis, qui stigmatise le handicap. Le risque est grand, à partir de là, de voir se développer pour tous une procréation systématiquement programmée, avec passage par le DPI. Et d’évoluer vers une société de moins en moins accueillante pour les personnes handicapées"

Le théologien Xavier Lacroix, membre du comité au titre de son appartenance à la religion catholique, explique ici les raisons de son opposition :

Lacroix_jpg "(...) En préconisant le dépistage, chez l'embryon, d'une maladie non héréditaire, on entrouvre une porte vers une sélection toujours plus large des enfants à naître. Il existe un risque indéniable de dérive vers la recherche systématique d'autres maladies non génétiques. Et pourquoi pas, dans un deuxième temps, dépister la trisomie sur l'ensemble des foetus conçus par fécondation in vitro ? (...)

Il y a en effet un argument pragmatique et utilitaire évident. Pour les couples qui ne veulent à aucun prix d'un enfant trisomique, il semble moins douloureux de ne pas implanter d'embryon atteint plutôt que de devoir pratiquer un avortement en cours de grossesse. Mais dans la réflexion éthique, la balance utilitaire ne doit pas toujours avoir le dernier mot. Le DPI est un acte transgressif qui consiste à sélectionner les embryons indemnes d'une maladie et à rejeter les autres. Il est inscrit comme tel dans la loi qui le réserve aux maladies graves et incurables, dont un des parents est porteur. Il s'agit d'un compromis, pour aider des parents dans l'angoisse. Cette limite a du sens, je suis hostile à ce qu'on la transgresse (...) 

Il ne s'agit pas d'un eugénisme collectif et coercitif comme l'histoire en a connu dans certains régimes totalitaires. Mais il y a là un eugénisme libéral et individuel qui peut aboutir au même résultat qu'une politique collective (...)"

Comme l'explique à juste titre Xavier Lacroix, le DPI étant en soi "un acte trasgressif" et malheureusement inscrit dans la loi, son extension ne peut pas améliorer la situation actuelle si bien que cette proposition ne peut en aucun cas être considérée comme un moindre mal.

Posté le 18 novembre 2009 à 11h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

16 novembre 2009

Benoît XVI invite t-il les évêques à la Marche pour la Vie?

On le croit bien volontiers quand on lit son adresse aux évêques brésiliens. A méditer par tous en conscience : 
"Nous ne pourrons jamais nous décourager de notre appel à la conscience (...) Continuez à travailler pour le triomphe de la cause de Dieu, non pas avec l'âme triste de celui qui ne perçoit que les carences et les dangers, mais avec la ferme confiance de celui qui sait pouvoir compter sur la victoire du Christ (...)
Parlez au cœur de votre peuple, réveillez les consciences, réunissez les volontés dans une action commune contre une vague de violence croissante et une dépréciation de l'être humain. Ce dernier, d'un don de Dieu accueilli dans l'intimité amoureuse du mariage entre un homme et une femme, est devenu un être vu comme un simple produit humain (...)
Un domaine primordial et crucial de l'affrontement culturel entre la technique considérée comme un absolu et la responsabilité morale de l'homme est aujourd'hui celui de la bioéthique, où se joue de manière radicale la possibilité même d'un développement humain intégral (...)
il s'agit d'un domaine particulièrement délicat et décisif, où émerge avec une force dramatique la question fondamentale de savoir si l'homme s'est produit lui-même ou s'il dépend de Dieu (...) Les découvertes scientifiques en ce domaine et les possibilités d'intervention technique semblent tellement avancées qu'elles imposent de choisir entre deux types de rationalité, celle de la raison ouverte à la transcendance et celle d'une raison close dans l'immanence technologique ".

Posté le 16 novembre 2009 à 21h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

29 octobre 2009

La condamnation du Pr Hwang tombe à point

Lu dans Daoudal Hebdo :

H "Le Sud-Coréen Hwang Woo-suk, ancien «pionnier du clonage» déchu pour avoir falsifié de soi-disant «premières mondiales», a été condamné le 26 octobre, après plus de trois ans de procès, à deux ans de prison avec sursis. [...] L’affaire Hwang est d’une grande importance. D’une part, elle souligne jusqu’où peut aller la crédulité des «scientifiques». Il suffit d’avoir des titres universitaires, de bénéficier d’énormes subventions, et, condition absolument nécessaire, de faire des recherches, ou prétendues recherches, dans le sens de l’idéologie scientifiquement correcte, pour que les pairs s’inclinent respectueusement, fassent du génial découvreur l’ homme de l’année» 2005, et pèsent sur le monde politique pour que la loi favorise les recherches sur le clonage, même si l’éthique la plus élémentaire l’interdit. Et cela, sans que personne, absolument personne, ne jette ne serait-ce qu’un oeil attentif aux publications du héros.

P D’autre part, le Pr Hwang était vigoureusement soutenu en France par Marc Peschanski. [...] La condamnation du Pr Hwang arrive à point nommé, à un peu plus d’un mois du prochain Téléthon, et à quelques mois de la révision des lois de bioéthique. Le Dr Peschanski, qui est le plus grand admirateur du Pr Hwang, fait vivre son organisme de recherche I-Stem de l’argent du Téléthon. Si le Pr Hwang a détourné de l’argent public pour des recherches qui ont abouti à des impostures, le Dr Peschanski détourne quant à lui, mais légalement, l’argent que les Français donnent au Téléthon, pour des recherches immorales et inutiles sur les cellules souches embryonnaires. [...]

[D]ans Le Monde [du 21 décembre 2005], le Dr Peschanski déclarait qu’il «ne peut pas imaginer que Hwang soit un maître fraudeur» (sic), et que cette affaire «risque avant tout de servir à tous ceux qui sont opposés au clonage humain à visée thérapeutique». En effet. Et il faisait ce formidable aveu :

"Depuis presque un an, toutes les perspectives de recherche sur le clonage s’appuyaient sur le fait que le professeur Hwang avait réussi à le faire."

[...] C’était une très mauvaise nouvelle pour le lobby de la culture de mort qui se servait des prétendus travaux du Pr Hwang pour réclamer la légalisation du clonage prétendument thérapeutique. Et c’était une très bonne nouvelle pour la culture de vie. L’imposture coréenne ne faisait que mettre en valeur les travaux authentiques sur les cellules souches dites adultes, travaux prometteurs qui ne nécessitent pas la destruction d’embryons, clonés ou non.

T En outre, on sait aujourd’hui que les propres travaux du Dr Peschanski sont un échec, comme l’expliquait le Dr Dickès [...]. Marc Peschanski avait greffé des cellules cérébrales de foetus vivants dans le cerveau de malades atteints de la maladie de Huntington. Or on découvre que cela ne sert à rien. Et des chercheurs américains viennent d’en arriver à la conclusion que les cellules souches embryonnaires «sont des substituts inadéquats aux cellules souches adultes dans les thérapies médicales». Or leur étude concernait la myopathie, c’est-à-dire la maladie dont s’occupe le Téléthon, et que Marc Peschanski prétend guérir par ses recherches sur les cellules souches embryonnaires. Non seulement Marc Peschanski a dû abandonner son rêve de clonage humain – et les arguments qui lui permettaient de demander sa légalisation -, mais ses propres recherches sont dans une impasse. Outre le fait qu’elles sont contraires à la dignité humaine, mais ce n’est pas cela qui pouvait émouvoir ce militant trotskiste de toujours…"

Posté le 29 octobre 2009 à 10h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

27 octobre 2009

Laboratoires Lancôme : précisions

L Suite à mon post, on m'apporte ces précisions :

"Pour des raisons éthiques, nos Laboratoires ont choisi de concentrer leurs travaux de recherche et de preuves de performance uniquement sur les cellules souches adultes de la peau. Celles-ci sont directement accessibles à partir d'échantillons de peau saine, issus de plasties chirurgicales."

Voilà une bonne nouvelle.

Addendum 28/10 : Réponse de Lancôme :

"Nous tenons à clarifier le fait que pour des raisons éthiques nos laboratoires concentrent leurs travaux de recherche uniquement sur les cellules souches adultes de la peau, qui reposent sur la membrane basale de la jonction dermo-épidermique. En étudiant l'impact des altérations de la jonction dermo-épidermique, nos chercheurs sont parvenus à mettre en évidence l'importance de l'environnement des cellules souches adultes sur leur fonctionnalité. Lancôme bénéficie des fruits de ces travaux dans son soin Absolue Precious Cells, conçu pour agir sur l'environnement des cellules souches adultes de l'épiderme.

Nous regrettons vivement l'ambigüité que ce communiqué a pu créer."

Posté le 27 octobre 2009 à 22h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

24 octobre 2009

Publicité mensongère de Lancôme

Elle est parue aujourd'hui dans Le Figaro de samedi (version papier, page 9). Elle indique notamment :

"il faut savoir que les cellules souches embryonnaires sont capables de régénérer n'importe quel tissu ou organe."

Sauf que c'est faux, comme l'indique Jean-Marie Le Méné :

"La recherche sur les cellules souches et les perspectives en matière de thérapie cellulaire (médecine régénérative) sont très importantes. Mais vous savez que l’information sur ce sujet, en France et plus généralement en Europe, est incomplète et partiale. On subit une manipulation pour justifier la transgression de la recherche sur l’embryon humain qui n’est ni morale ni utile."

Le pire c'est que, sous une apparence d'article scientifique, Lancôme fait la publicité -mortifère- d'un de ses derniers produits de beauté ! contact, téléphone : 01 49 64 83 83 - 09 69 36 00 02

Posté le 24 octobre 2009 à 20h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

22 octobre 2009

Lois bioéthiques : une majorité UMP contre une fuite en avant

Philippe Gosselin, secrétaire de la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthique, répond à Valeurs Actuelles :

G "Faut-il, par exemple, autoriser les mères porteuses ? Je pense, comme l’immense majorité de mes collègues, que nous commettrions une grave erreur en légalisant cette pratique. D’autres voix existent, minoritaires, comme celle de Nadine Morano qui, elle, y est favorable. [...] Au contraire, les gens redoutent que nous jouions aux «apprentis sorciers», comme je l’entends souvent dire. Même sur l’euthanasie, ils ont une réflexion beaucoup plus nuancée que ne le laissent croire les sondages… [...] Je considère que les élus de la nation ont le devoir d’affirmer que certaines limites ne peuvent pas être franchies. Ce n’est pas parce que les choses sont scientifiquement possibles qu’elles sont moralement acceptables. [...]

Je ne crois pas qu’il faille constamment opposer deux morales, l’une qui serait chrétienne, l’autre laïque. Les deux, si tant est qu’on les distingue, puisent aux mêmes sources anthropologiques : nous avons hérité des philosophes grecs une certaine idée de l’homme, de son intégrité et de sa dignité. [...] Du respect de la vie découlent,en droit français, trois grands principes : l’indisponibilité du corps humain [sauf du foetus, NDMJ] (c’est l’article 16 du code civil), la gratuité du don et l’anonymat du donneur. [...] Peut-être faut-il aussi favoriser l’adoption ? Mais légaliser les mères porteuses n’est pas une solution."

Le risque est que la minorité pro-mort de l'UMP s'allie avec toute la gauche pour légaliser cette fuite en avant (comme pour la loi Veil). Philippe Gosselin répond à d'autres sujets :

  • Assistance médicale à la procréation : "N’allons pas au-delà [légalisation pour les célibataires] : ce serait laisser penser qu’il existe une sorte de “droit à l’enfant”, idée que je récuse totalement."
  • Diagnostic prénatal (DPN) et diagnostic préimplantatoire (DPI) : "La loi me paraît assez bien faite. Je souhaite que le DPI et le DPN soient réservés à des cas précis [...]. Je crois surtout que nous pourrions éclairer le choix des parents en soulageant leurs angoisses. [...] Nous pourrions changer bien des choses – et conjurer le risque d’eugénisme que vous évoquez –, si le regard de la société sur le handicap évoluait favorablement."
  • Recherche sur les embryons humains : "Nous savons qu’il existe d’autres voies de recherche, qui ne posent pas de problèmes éthiques et qui sont plus prometteuses que celles qui portent sur les embryons: je veux parler des recherches sur les cellules souches adultes et sur les cellules de sang de cordon ombilical. [...] Il faut encourager leur diffusion en France et porter l’essentiel de nos efforts sur ces recherches éthiques. Nous pouvons arriver à un consensus sur ce point. Il n’est donc pas nécessaire, selon moi, d’autoriser plus largement les recherches sur l’embryon. Peut-on pour autant les interdire ? Je ne le crois pas. Il y a cinq ans que nous avons ouvert la porte à ces recherches, par dérogation. Il n’est pas réaliste de croire que nous pourrons la refermer du jour au lendemain."

Un statut quo que certains percevront comme un moindre mal. C'est dommage de reconnaître que la recherche embryonnaire pose un problème éthique et qu'il existe une autre voie plus prometteuse et de ne pas revenir sur les dérogations. Surtout lorsque l'on sait que ces dérogations sont associées à 2 conditions : qu'il n'existe pas de voie alternative et que la recherche soit prometteuse. 2 conditions non remplies.

Posté le 22 octobre 2009 à 09h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

14 octobre 2009

Bébé-médicament : dangers psychiques ?

Pierre-Olivier Arduin poursuit sa réflexion sur les bébés-médicaments. Après avoir posé la question de savoir si il ne fallait pas abroger tout simplement le dispositif, il souligne l'instrumentalisation dont pourrait être victimes ces enfants et, surtout, les risques psychiques dont ils pourraient souffrir tout au long de leur vie :

Poa "Outre les enjeux éthiques, le principe du bébé-médicament soulève des interrogations sur un plan strictement psychologique, entachant les relations parents-enfants et celles au sein de la fratrie.

Quelle sera l’attitude des parents vis-à-vis du bébé conçu ? En cas d’échec, quel sera le poids de culpabilité que devra porter l’enfant venu au monde dans le seul but de « sauver » son frère malade ? Dans l’éventualité d’un succès, quel sera le poids de la dette morale éprouvée par celui qui a été « sauvé » ? (...)

La psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval, très favorable par ailleurs au DPI, marque à ce propos sa réserve avec une formule lapidaire dont la signification est lourde de sens : « En termes analytiques, on peut présumer qu’il s’agira d’un enfant à risque psychique. » (...) Malgré cet arsenal impressionnant de mesures de contrôle, on peut déplorer l’attitude curieuse qui consiste tout de même à autoriser une pratique biomédicale dont on semble redouter plus ou moins ouvertement les conséquences néfastes sur la santé psychique des enfants concernés et leurs parents. On a beau nous démontrer que tout est fait pour encadrer le dispositif, il n’en demeure pas moins que se pose la question du principe élémentaire de précaution qui devrait ici valoir quand il s’agit de répercussions psychologiques mettant en jeu des enfants. Les principes hippocratiques de bienfaisance et de non-malfaisance ne sont-ils pas bafoués (...)

Au vu des dilemmes éthiques tangibles qu’elle soulève et de l’inanité biomédicale dont elle est entachée, il serait tout à l’honneur du législateur qu’il revienne sur une pratique qu’il a peut-être autorisée trop hâtivement (...) Politiquement, suspendre le dispositif expérimental du DPI-HLA serait bien au contraire le signe d’une capacité affûtée du législateur, témoignant qu’il peut tenir compte quand il le faut d’un affinement de la réflexion morale pour infléchir des choix qui s’avèrent en définitive excessivement problématiques. Faisant preuve d’une réserve salutaire en la matière, le Conseil d’État a ainsi estimé qu’il appartenait au législateur de « reconsidérer le double DPI » : « Les questions posées par le double DPI et le fait qu’il ait été peu utilisé pourraient justifier que le législateur envisage de mettre un terme à cette pratique ». Ce genre de remarque est suffisamment rare pour que la mission d’information parlementaire de révision de la loi bioéthique du 6 août 2004 examine sérieusement la question avant de rendre son rapport final."

Posté le 14 octobre 2009 à 12h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

09 octobre 2009

Belle histoire : trop fort la vie...

Maman a 40 ans et attend un heureux événement : à la treizième semaine de vie in utero de son bébé, un arrêt cardiaque la plonge dans un coma persistant. 22 semaines plus tard... lé bébé est né en bonne santé.

C'était il y a un an et demi:

" Nous voulions garder secret ce cas spectaculaire le plus longtemps possible pour montrer que nous ne faisons pas d'expériences sur les personnes et que l'enfant est toujours en bonne santé".

Posté le 9 octobre 2009 à 23h27 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

08 octobre 2009

Obstétrique : éthique médicale et loi de bioéthique

Le site Gènéthique a lu et analysé un article dans le Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la reproduction intitulé "L'éthique médicale à l'épreuve de la loi de bioéthique. Point de vue d'un obstétricien" rédigé par le Dr Patrick Leblanc et Pierre-Olivier Arduin :

Obst "(...) Au coeur de leur réflexion, une question : la loi laisse-t-elle toujours l'obstétricien libre d'agir conformément à l' éthique médicale propre à sa spécialité ?

"Y aurait-il des choix de société qui nous seraient imposés ? (...) Sommes-nous au service d'une médecine non plus vitaliste mais utilitariste ? (...) Enfin, la définition de notre spécialité demeure-t-elle toujours valide ? Nous faudra-t-il changer son nom ?"

Car, comme le rappellent les auteurs, l'obstétricien (ob-stare) est étymologiquement celui qui se tient debout devant la femme afin de l'accompagner et l'aider à donner la vie. Or, c'est cette vocation elle-même que les aspects irrationnels de la pratique obstétrique contemporaine semblent remettre en cause (...) l'obstétricien est en effet directement confronté à la question du statut de l'être "pas-encore-né". Alors même que le foetus et l'embryon sont de facto les patients de l'obstétricien (...), le médecin se trouve confronté à la possibilité de les détruire (...) L'article interroge alors sur la latitude que la loi laisse au praticien notamment dans les questions de dépistage prénatal :

"Le seul droit accordé à un être intra-utérin, sans statut légal clairement défini, serait-il son obligation de démontrer qu'il est indemne de tout handicap...même seulement suspecté ?"

De fait, le dépistage de la trisomie 21 tel qu'il a été instauré en France pose un certain nombre de questions éthiques (...) Ces procédures défaillantes sont confirmées par les choix financiers de l'Etat qui dépense bien plus dans les programmes de dépistage - 100 millions d'euros par an - que dans ceux destinés à la recherche. Ces choix financiers et ces dispositions légales incomplètes entraînent un eugénisme implicitement organisé par l'Etat alors même que l'article 16.4 du Code Civil stipule : "Toute pratique eugénique tendant à l'organisation de la sélection des personnes est interdite". Le Professeur Sicard l'affirme sans ambiguïté : "Osons le dire : la France construit pas à pas une politique de santé qui flirte de plus en plus avec l'eugénisme (...) Je suis profondément inquiet devant le caractère systématique des dépistages, devant un système de pensée unique. (...)  La vérité centrale est que l'essentiel de l'activité de dépistage vise à la suppression et non pas au traitement. Ainsi, ce dépistage renvoie à une perspective terrifiante : celle de l'éradication". (...)

Devant toutes ces questions, les auteurs appellent donc les obstétriciens à s'interroger sur les missions qui sont les leurs, afin que leur voix de spécialiste puisse être entendue dans la révision des lois de bioéthique."


Posté le 8 octobre 2009 à 11h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

02 octobre 2009

Pourquoi ne pas abroger le dispositif du bébé-médicament ?

C'est la question que pose Pierre-Olivier Arduin :

Poa 2 "(...)  il apparaît de plus en plus que le dispositif du bébé-médicament voté dans la précipitation en 2004 est loin de faire l’unanimité. Pourquoi ne pas l’abroger ? (...) La technique biomédicale repose sur la mise en œuvre d’une fécondation in vitro classique au cours de laquelle les ovocytes, ponctionnés après une hyperstimulation ovarienne, sont fécondés par les spermatozoïdes du père. Dans ce cas cependant, l’assistance médicale à la procréation a pour unique but de conduire à la conception d’un panel d’embryons aussi large que possible afin de pratiquer un double diagnostic préimplantatoire au troisième jour de leur développement (...)

  • Un DPI pour s’assurer que l’embryon n’est pas porteur de la maladie (...)
  • (...) Le second test a pour objectif de sélectionner, parmi les embryons non porteurs de la maladie triés au préalable (...)

Les difficultés cumulées ont amené plusieurs spécialistes à parler ouvertement des faux espoirs donnés à l’opinion publique, tant les chances de réussite sont infimes. Le docteur Stéphane Viville, praticien aguerri du DPI en France, va même plus loin :

« C’est une faute déontologique, à l’heure actuelle, de vouloir proposer cela aux couples. Malheureusement, dirais-je, il y a eu des exceptions qui ont marché. Mais ce sont pour moi des exceptions qui confirment la règle, à l’heure actuelle en tout cas. Je crains qu’on ne fasse une offre irréaliste à des couples qui sont déjà très éprouvés, ce qui risque de les enfoncer encore plus. » (...)

Cette pratique soulève des enjeux éthiques (...)

  • Le premier point concerne le sort des embryons sains dont les critères d’histocompatibilité ne répondraient pas aux attentes des biologistes (...) Les protagonistes savent en toute connaissance de cause qu’ils ne garderont pas ces embryons jugés par définition inutiles. Ici, l’équipe des biologistes de la reproduction sait que statistiquement le gâchis sera lourd après avoir obtenu un embryon « sur mesure ». Les spécialistes estiment en effet qu’une quinzaine d’embryons en moyenne sera laissée pour compte une fois obtenu l’enfant au génotype adéquat (...)
  • En revanche en cas de succès, les embryons indemnes sont exclus de facto du projet parental (...)
  • Quant aux embryons malades, comme dans tout DPI, le couple peut consentir qu’en lieu et place de leur destruction, ils soient donnés aux scientifiques (...)
  • D’autre part, la procréation humaine est détournée au profit du projet de création d’un être humain dont la « mission » principale est d’être un médicament (...)

Le danger de chosification de l’être humain est ici très présent, heurtant de plein fouet le grand principe kantien : "Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours et en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen" (...) Les choses ont un prix, l’homme a une dignité, loi fondamentale de notre civilisation. "

Posté le 2 octobre 2009 à 17h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Renforcement de la culture de mort aux Etats-Unis

Barack Obama s'était engagé très rapidement après son élection à ce que les Etats-Unis reprennent le financement des recherches sur les embryons. Ce financement avait été interdit par George W. Bush pendant ses 8 ans de présidence. 

Ainsi, on apprend que :

"Le National Institute of Health des Etats-Unis (NIH) vient de mettre en ligne un site internet par l'intermédiaire duquel les chercheurs pourront soumettre leurs lignées de cellules souches embryonnaires à l'agrément  pour la recherche financée par les fonds fédéraux. La décision sera prise au cas par cas par le Dr Francis Collins, directeur du NIH. Il sera assisté par un groupe de travail, composé d'experts en génétique, droit, médecine et éthique et dirigé par le Dr Jeffrey Botkin" 

Posté le 2 octobre 2009 à 16h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Une loi pour conserver les cellules souches du cordon ombilical

Le député UMP de Belfort Damien Meslot, a déposé une proposition de loi relative au prélèvement et à la conservation des cellules souches issues du sang de cordon ombilical. Il explique :

M "Les parents qui le souhaitent ne peuvent actuellement faire prélever et conserver en France le sang du cordon ombilical de leur enfant en vue d’une éventuelle utilisation ultérieure à son bénéfice ou celui d’un tiers. Pourtant, les cellules souches extraites du sang de cordon ombilical présentent un réel potentiel thérapeutique, comme l’a souligné notamment la sénatrice Mme Marie-Thérèse Hermange, dans son rapport de novembre 2008 («Le sang de cordon : collecter pour chercher, soigner et guérir»). [...]C’est pourquoi la présente proposition de loi vise à :

– permettre la collecte, la préparation et la conservation du placenta, ses composants et notamment le sang du cordon ombilical dans des établissements et organismes, publics ou privés, en vue d’une éventuelle utilisation ultérieure au bénéfice de l’enfant ou d’un tiers, si la mère le souhaite (article 1er), et de prévoir en conséquence son consentement préalable, après qu’une information précise sur les modalités de conservation du placenta, ses composants et notamment le sang du cordon ombilical lui a été délivrée (article 2) ;

– instituer une information systématique des femmes enceintes sur l’existence de cellules souches dans le sang de cordon ombilical et de leurs indications thérapeutiques, ainsi que de la possibilité d’en faire don ou de les conserver en vue d’une éventuelle utilisation autologue ultérieure au bénéfice de l’enfant ou allogénique au bénéfice d’un tiers (article 3)"

Posté le 2 octobre 2009 à 14h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

01 octobre 2009

Monseigneur Fisichella soutient la marche pour la Vie du 3 octobre

Lu sur e-deo cette lettre du président de l'Académie pontifical pour la Vie :

"Chers amis,

Votre engagement pour la défense de la vie, selon l'enseignement des papes Jean-Paul II et Benoît XVI, est un beau témoignage d'espérance pour notre société. C'est une belle œuvre que la vôtre, et une consolation de voir le bon travail que vous faites.

En tant que Président de l'Académie Pontificale pour la Vie, je ne peux que vous en remercier et vous encourager dans cette voie.

En vous confiant à la protection maternelle de Notre Dame, je vous accorde ma paternelle bénédiction et serai en union de prières avec vous le samedi 3 octobre prochain.

Vôtre,

Rino Fisichella, Archevêque titulaire de Voghenza"

Posté le 1 octobre 2009 à 22h58 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

Claude Allègre parle aussi d'eugénisme

Dans l'entretien où il a traité Nicolas Hulot d'imbécile, Claude Allègre répond également à une question sur l'eugénisme :

Vous dénoncez aussi le danger de l'eugénisme et l'avènement d'une industrie de la procréation...

"On en prend le chemin. Les mères porteuses, c'est interdit en France mais autorisé en Ukraine et, aux États-Unis, c'est une pratique clandestine pour certaines stars du cinéma qui veulent garder le ventre plat ! On détecte aujourd'hui la trisomie et certaines maladies sur le foetus, parfait. Mais demain oui, on choisira la couleur des cheveux ou des yeux. Je ne donne pas de solutions. Je dis simplement qu'il est temps d'en parler avant qu'il ne soit trop tard."

Dommage que Claude Allègre n'aille pas au bout de sa réflexion. Il devrait appliquer  la même méthode de raisonnement sur la bioéthique que sur l'écologie. Car c'est déjà "trop tard" pour 220 000 enfants, chaque année, en France tués dans le ventre de leur mère. Si il trouve "parfait la détection de la trisomie et certaine maladies sur le foetus" dans le but de les guérir, alors tant mieux. En revanche si il trouve normal d'avorter dans ces cas et anormal pour la couleur des cheveux ou des yeux, alors il est déjà lui aussi dans l'eugénisme le plus cruel.

Posté le 1 octobre 2009 à 01h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

30 septembre 2009

Les familles s'opposent aux innovations bioéthiques transgressives

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Dans le cadre des Etats-Généraux de la bioéthique lancés par le gouvernement, le conseil d’administration de l’UDAF 78 a souhaité connaitre l’opinion des familles qu’elle représente en les interrogeant directement. Plus de 1600 familles ont répondu (pdf, 7pages). La grande majorité des familles interrogées se montre plutôt prudente sur les questions de bioéthique :
  • encouragement de la recherche moralement « neutre » (sur les cellules du cordon ombilical ou sur les maladies héréditaires),
  • opposition aux « innovations » (mères porteuses, eugénisme, extension de la procréation médicalement assistée),
  • réticences devant 4 les propositions moralement « discutables » (recherche sur les embryons, clonage thérapeutique).

Posté le 30 septembre 2009 à 09h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

26 septembre 2009

La pilule contraceptive l'a tuée

Cette jeune femme avait commencé à prendre cette pilule dix mois avant son décès...

Posté le 26 septembre 2009 à 13h20 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

25 septembre 2009

Demain, journée de la désinformation sur la pilule

Remboursement d'une pilule de 3e génération, nouvelles pilules à base d'oestrogène "naturel", nouveau contraceptif d'urgence: la 3e Journée mondiale de la contraception, organisée demain, vient ponctuer un mois de septembre riche pour la culture de mort.

Il faut savoir que :

Posté le 25 septembre 2009 à 11h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

IIème congrès international des médecins catholiques sur les cellules souches adultes

Le IIème congrès international des médecins catholiques sur les cellules souches adultes aura lieu dans la Principauté de Monaco, du 26 au 28 novembre prochains et consacrera un espace aux progrès des recherches sur le cordon ombilical. 

A cette occasion,  le président de la Fédération internationale des associations des médecins catholiques (FIAMC), Josep Maria Simón Castellví a déclaré :

"Une grande quantité de cordons ombilicaux ne sont pas utilisés malgré le haut pourcentage de cellules souches que l'on y trouve et le fait que leur utilisation ne pose pas de problèmes éthiques. L'idéal  serait de pouvoir conserver le plus de cordons ombilicaux possibles et de pouvoir disposer de grandes banques afin que le plus grand nombre de personne puissent en bénéficier." 

Le président du comité scientifique du Congrès, Eliane Gluckman, a ajouté :

"C'est pourquoi l'Eglise mise sur la recherche avec les cellules souches adultes : ceux-ci donnent des résultats et ne posent pas les problèmes d'éthique que pose l'obtention de cellules souches embryonnaires (destruction de l'embryon humain). En plus de cela, les cellules embryonnaires sont très indisciplinées, peu maniables, et grandissent vite, de manière incontrôlée, provoquant des tumeurs." 

Et pourtant la France va continuer à massacrer des embryons...

Posté le 25 septembre 2009 à 02h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Le droit à l'objection de conscience précède la loi

Evoquée très récemment par Benoit XVI à propos de la profession de pharmaciens, l'objection de conscience a été abordée lors du premier Congrès des juristes catholiques, organisé les 18 et 19 septembre sur le thème "Droit et Morale".

Rafael Navarro Valls, professeur de droit ecclésiastique et membre de l'Académie royale de jurisprudence et de législation espagnole y a notamment déclaré :

"Bien qu'aucune loi ne le reconnaisse spécifiquement, n'importe qui peut avoir recours à l'objection de conscience (...) Il a été mis dans la tête de quelqu'un au Tribunal Suprême que pour que l'objection de conscience soit efficace et nécessaire il fallait qu'il y ait une loi qui la reconnaisse expressément (...) Le droit à l'objection de conscience précède la loi."

Posté le 25 septembre 2009 à 01h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

23 septembre 2009

Quand la théorie du genre s'attaque aux enfants

L'information est à peine croyable. Encore plus absurde et scandaleuse que l'histoire de notre illuminé du Sud-Ouest, celle de ce jeune garçon britannique est stupéfiante et surtout significative du relativisme et de l'absence du soucis d'éduquer de la part des parents.

Ainsi, le Sun rapporte qu' un jeune garçon de 12 ans se préparerait à recevoir une thérapie hormonale avant d'avoir recours à la chirurgie pour "devenir" une fille. Et ses parents le soutiennent :

"Nous souhaitons le meilleur pour notre enfant. Nous travaillons à ce que le bien-être de notre enfant soit protégé"

L'irresponsabilté de ces parents est terrible... et celle des autorités britanniques criminelle !

Posté le 23 septembre 2009 à 23h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

"Changer" de sexe avec vos impôts

Voilà où est tombée notre société. Tout le monde se désole de voir le déficit de la sécurité sociale augmenter d'années en années mais aucun gouvernement n'a le courage de faire cesser les gaspillages ou les scandales.

Ainsi, on apprend, en lisant la presse régionale du Sud-Ouest, qu'un illuminé qui se prétend artiste peut se faire opérer pour "changer" de sexe aux frais du contribuable :

"Jacques Jeylina est né(e) en 1960. Mais il/elle a l'impression d'avoir vécu déjà une longue, très longue vie. Cette exposition d'Ajat (1), qui a « reçu un bel accueil du maire et du village », la raconte à sa manière, en termes de déstructuration et de renaissance. Comme si Jacques n'avait pas aimé Jacques et avait voulu devenir Jeylina (prénom haïtien).

« Dès l'âge de 3 ans, j'ai ressenti la douleur d'être une fille dans un corps de garçon, ce qu'on nomme le syndrome de Benjamin. » Décrivant ses souffrances, Jacques Jeylina, qui a été marié et père de deux enfants aujourd'hui grands - « Au téléphone, je leur dis toujours : C'est papa ! » -, raconte son long mal-être et son lancinant besoin de libération.

Corinne, depuis six ans, l'a « aimé homme, puis femme ». Travaillant dans le social, elle a également été mariée et est mère d'un enfant, grand lui aussi. Elle va accompagner Jacques Jeylina pour « franchir le pas » d'ici six mois : une opération d'ablation à Bordeaux par des gynécologues, remboursée par la Sécurité sociale, étayée de toutes les garanties psychologiques. Précision de l'artiste, qui doit aussi changer ses papiers : « Je suis membre de l'association Mutatis-Mutandis, en lutte contre fantasmes et exhibitionnisme. »"

Posté le 23 septembre 2009 à 22h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

"Faire évoluer les mentalités et la loi"

C'est le but du procès intenté par Fabienne Justel, qui souhaite obtenir le droit d'utiliser le sperme de son époux décédé pour se faire inséminer à l'étranger, selon son avocat Me Gilbert Collard. La loi française interdit toute insémination post-mortem.

Posté le 23 septembre 2009 à 17h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Recherches sur l'embryon : pas de changement en vue

Dans un entretien du 11 septembre 2009 au Généraliste, Roselyne Bachelot a expliqué que la discussion parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique aurait lieu à la fin du premier trimestre 2010 avant que n'expire le moratoire sur la recherche sur l'embryon (11 février 2011).

"Si rien n'est fait, cela veut dire que la recherche sur l'embryon sera totalement interdite".

Elle s'est prononcée pour le "maintien de l'interdiction de la recherche avec un régime dérogatoire." Elle s'est redite opposée à la légalisation de la gestation pour autrui.

Posté le 23 septembre 2009 à 17h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

22 septembre 2009

Et maintenant, le réchauffement climatique comme prétexte à la culture de mort

Lu sur Génétique :

"Lancet a publié vendredi 18 septembre une étude d'experts qui préconisent le contrôle des naissances comme moyen de lutter contre le réchauffement climatique.Ils estiment en effet que la surpopulation dans les pays en développement pourrait exercer une grave pression sur l'environnement. "Il y a maintenant un débat et un intérêt émergents sur les liens entre la dynamique démographique, la santé sexuelle et reproductive et les droits, et le changement climatique", affirment-ils. "

L'éditorial cite un rapport britannique selon lequel le planning familial revient cinq fois moins cher que les technologies courantes utilisées pour lutter contre le changement climatique. Selon cette étude, chaque tranche de sept dollars dépensée dans le planning familial de base permettrait de réduire les émissions mondiales de dioxyde de carbone de plus d'une tonne."

Et la vie d'un enfant, pour eux, combien vaut-elle ?

Posté le 22 septembre 2009 à 22h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

21 septembre 2009

Etats-généraux de la bioéthique : un bilan décevant

De Pierre-Olivier Arduin :

"Très attendu, le rapport final des états généraux de la bioéthique a été officiellement publié et mis en ligne le 16 juillet sur le site du ministère de la Santé. Sans surprise, l’« éthique de la discussion » a montré ses limites… [...] le document final est pour l’essentiel le compte-rendu des trois forums citoyens mis en place au mois de juin [...]. Ce qu’il fallait craindre s’est en partie réalisé. La majeure partie du rapport final qui clôt les états généraux de la bioéthique fait la part belle aux conclusions des trois jurys citoyens, occultant les autres sources de travaux et de réflexion pourtant encouragées à de nombreuses reprises par les autorités responsables pour alimenter l’ensemble de la démarche. [...]

Plus profondément, d’où vient le sentiment de malaise éprouvé à la lecture de ce document ? Certainement de l’opposition lancinante qui en émane entre une éthique collective dite « citoyenne et républicaine » constituant « le point d’orgue », « la base essentielle de ce rapport », parée de tous les attributs des « Lumières » (p. 7 et 8) et une éthique de conviction souvent caractérisée comme « figée ». [...] Alain Graf, rapporteur général des états généraux, n’y va pas par quatre chemins :

« Parce qu’ils n’ont pas été sélectionnés selon des critères de représentativité, les témoignages individuels diffusés sur le site des états généraux de la bioéthique ne sauraient être appréhendés de la même manière que les contributions issues d’un débat et d’une réflexion collective »

[...] C’est bien l’impression légitime d’avoir été quelque peu dupé qui domine à la lecture de l’analyse à l’emporte-pièce d’Alain Graf."

Posté le 21 septembre 2009 à 18h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

13 septembre 2009

L'Etat est totalitaire quand il se croit maître de la vie

De don Bux et Salvador Vitiello qui ne mâchent pas leurs mots. A lire et à diffuser :

"Avec la reprise des activités parlementaires italiennes, le débat sur le soi-disant “testament biologique”, que nous préférons appeler “testament de vie” a repris. Avec celui-ci, on a mis de nouveau en mouvement la balance des équilibres (ou des déséquilibres) entre ceux qui soutiennent que l’actuel projet de loi serait “trop clérical” et ceux qui, à l’inverse, le retiennent équilibré et suffisamment respectueux de la dignité humaine. Un présupposé, avant toute autre réflexion, doit être clarifié : légiférer sur la vie est toujours quelque chose d’extrêmement complexe et délicat, qui ne peut ni être soumis à des slogans politiques, ni aux émotions sociales. De plus, on a été obligé de faire un tel travail normatif uniquement à cause des nouvelles circonstances technico-scientifiques permises par la médecine et , surtout, par les “tempêtes de mort” qui semblent s’abattre sur notre pays. Des tempêtes qu’il est urgent et de notre devoir de contenir.

Tout État qui ne veut pas devenir totalitaire, doit accepter d’être au service de la personne et expression de la société, et donc jamais au-dessus d’elles, en aucun cas, et uniquement comme protecteur de l’intégrité et de la dignité de chaque être humain. L’État n’est pas maître de la vie, laquelle, pour les croyants, est un don du Créateur, et pour les non-croyants est, et reste cependant, un mystère. La vie est “donnée” par un autre et personne n’est à l’origine ni l’auteur de sa propre vie.

Dans ce sens, est établie son absolue indisponibilité à tout arbitre, dont en premier lieu l’État. L’unique travail législatif légitime, dans ce sens, est celui qui tend à défendre la vie, à en préserver la valeur absolue et indisponible, à en protéger la dignité, à en soutenir le développement, surtout là où on se trouverait face à des expériences de “vie blessée” qui, même si elle n’est pas capable de s’exprimer pleinement, n’en reste pas moins une vie.

Nous, et beaucoup avec nous, nous croyons qu’avant de cesser de prendre soin de qui en a le plus besoin, il y aurait beaucoup de choses que l’homme devrait cesser de faire ! Une société qui veut se dire civile a le devoir et le droit de demander à l’État, qui en est l’expression, de légiférer en tenant ferme le principe de la “favor vitae”, par lequel la vie jouit, et doit jouir, de la “faveur de la loi” toujours et malgré tout. Plutôt que de chercher à savoir comment permettre de tuer impunément les personnes souffrantes, la loi devrait prévoir des structures adaptées pour accueillir de telles personnes, avec des financements généreux pour ceux qui s’occupent d’elles, renonçant aussi à une profession et à sa propre existence : ce sont des pères et des mères, époux et épouses, frères et sœurs qui passent leur vie auprès de personnes chères qui sont dans ce qu’on appelle un “état végétatif persistant” et qui sont, souvent, abandonnés par ce même État plus préoccupé de savoir comment se “libérer” des problèmes, se complaisant dans une culture nihiliste, plutôt que de comment concourir au moins à les accompagner, en accueillant et en soutenant également économiquement les nécessaires implications.

Celui qui sait véritablement prendre soin de l’autre, de l’autre souffrant et dans le besoin, mérite la plus grande attention et sollicitude, non seulement sociale et légale, mais aussi culturelle, puisque c’est en ces personnes que vibrent les meilleures énergies de l’humanité, et c’est la meilleure partie de l’homme : celle qui, “en s’oubliant soi-même”, dirait Saint Paul, est capable d’aimer et de tout donner, dans le silence et dans la fidélité. Que l’État, chaque État, soit seulement et uniquement au service de la vie, qu’il ne s’en fasse jamais le maître, même pour sa propre survie, car tout homme sain, entre l’État et la vie, choisira toujours la vie".

Posté le 13 septembre 2009 à 21h33 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

05 septembre 2009

La coquille vide des obsédés

Ils veulent construire une mongolfière géante en forme de préservatif et faire le tour du monde. Ceci avec votre argent, en employant des stagiaires et des bénévoles et pour donner au monde les leçons mortifères que vous connaissez. La visite de leur site, quasiment vide de toute substance, m'a fait penser à ce skecth des Inconnus ou les trois vantent avec prétention les mérites de leur entreprise, véritable coquille vide...

Il suffit pour s'en convaincre d'ouvrir plusieurs pages vides (dont le projet technique et les sponsors) de leur site jusqu'à la page "humour" qui ne comporte qu'un dessin et qui est bien sûr une caricature du Pape.

 En revanche, s'il y a bien des inconnus moins illustres dans leurs 13 parrrains, on y retrouve un ministre de la République, Eric Woerth et les inmanquables Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit et Yann Arthus-Bertrand.

Posté le 5 septembre 2009 à 20h42 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

02 septembre 2009

Se former en bioéthique

Pour ceux qui souhaitent se former très rapidement sur les enjeux bioéthiques, nous leur signalons la parution cet été de deux bonnes revues qui y consacrent un dossier complet avec des articles très agréables à lire et qui passent en revue de très nombreux sujets.

Il est vivant Le mensuel Il est vivant propose en une soixantaine de pages de réfléchir à "25 questions sur la bioéthique" (à commander ici) aussi diverses que  L’embryon est-il une personne ? À quelle loi obéir ? Et l’adoption par les personnes de même sexe ? Faire l’amour sans avoir d’enfants ?  Avortement : affaire privée ou publique ? Que faire des embryons congelés ? Qu’est-ce que mourir dans la dignité ? etc...

L'autre revue est la revue Kephas de l’abbé Le Pivain qui propose sous les plumes de Mgr Pierre d’Ornellas, Tugual Derville, Michel Berger, Jean-Marie Le Méné, Pierre-Olivier Arduin et d'autres un numéro spécial de près de 200 pages.

Kephas

  Bonne lecture.

Posté le 2 septembre 2009 à 23h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

28 août 2009

Sida : "La proximité des commentaires du pape avec les découvertes scientifiques les plus récentes m'a touché "

Ces paroles sont de Edward Green, anthropologue et directeur de l'Aids Prevention Research Project (site)de la Harvard School of Pubblic Health and Center for Population and Developement Studies (site), qui est intervenu le 25 août au Meeting de Rimini sur le thème "Le Sida, un problème culturel". Loin de la pensée unique, ce scientifique reconnu sera soit tu, soit lapidé.

Il y eut de grands moments dans cette intervention :

  • Sur l'adaptation du préservatif à l'Afrique :

"Il n'y a aucune preuve que les préservatifs aient une quelconque efficacité dans la réduction à grande échelle du Hiv, en particulier en cas d'épidémies très étendues, comme en Afrique (...) C'est un instrument qui peut peut-être fonctionner pour de simples individus mais pas nécessairement pour des populations et des pays (...) Et pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas en Afrique ? Avant tout parce qu'il n'est pas utilisé régulièrement, parce qu'il y a une faible demande, parce que cela réduit le plaisir, parce que cela indique un manque de confiance au sein du couple et surtout parce qu'il y a ce que l'on appelle la ‘compensation du risque' ".

  • Sur les principes :

"Tous ces principes sont immuables et généraux et il ne suffit donc pas de dire ‘il faut que tout le monde utilise toujours le préservatif' parce que cela ne se passe pas comme cela (...) [En particulier] les stratégies centrées sur les préservatifs ont initialement été développées aux Etats-Unis, en pensant aux groupes les plus vulnérables, à ceux les plus exposés aux infections, c'est-à-dire aux homosexuels masculins, aux héroïnomanes et aux prostituées (...)

 A ce moment-là, « les ressources pour la prévention étaient principalement utilisées pour la réduction du risque ou pour développer des solutions médicales (...)  En réalité, il n'y avait aucune preuve que ces mesures préventives réduisent la diffusion du Hiv en Afrique, parce qu'elles n'ont pas eu d'impact général sur l'épidémie (...) la fidélité et la circoncision masculine semblent avoir eu de bons effets en Afrique, aboutissant à une réduction de 60 % dans la réduction du Hiv".

  • Lobbies gays, liberté sexuelle et sens des affaires :

"Aux Etats-Unis, entre 1982 et 1985, quand on ne parlait plus du Sida comme de la slim disease, « les homosexuels et les héroïnomanes étaient considérés comme des groupes très stigmatisés et marginalisés » et « personne ne pouvait lancer de jugement moral sur leurs habitudes sexuelles parce qu'il s'agissait de la sphère privée et cela était donc intouchable ».

La liberté sexuelle, a souligné Green, était considérée par la communauté « gay » comme une conquête, fruit d'une longue bataille à laquelle on ne pouvait pas renoncer.

Quand ensuite les Etats-Unis ont commencé à lancer des programmes au niveau international, exportant le modèle centré sur le préservatif aux autres pays, indépendamment du mode de diffusion de l'épidémie, les personnes qui se sont montrées les plus intéressées ont été les activistes gays et les experts en planification familiale.

Le préservatif étant aussi une technologie à bas coût, a continué Green, « la prévention du Sida est devenue une sorte de business ».

  • Pour finir un témognage :

"« Le monde d'aujourd'hui - a affirmé Rose Busingye - produit une manière de concevoir les personnes comme un agrégat de fragments et de segments » à soigner et à traiter séparément, si bien que l'on génère seulement « confusion et contradiction ».

« Mais je ne suis pas un détail - a-t-elle affirmé. Pour soigner un homme, on ne doit pas partir de la particularité du Sida. L'homme n'est pas une maladie, l'homme n'est pas le sexe ». « L'oto-rhino-laryngologiste n'est pas seulement face à un nez mais face à un homme avec un nez », a-t-elle plaisanté.

Au Meeting Point, les femmes de Rose - environ 2000 actuellement et presque toutes malades du Sida, avec autant d'enfants qui jouissent du soutien à distance de l'AVSI et d'autres projets - s'aident pour prendre les médicaments, et si l'une d'entre elles meurt, les enfants sont pris en charge dans une autre maison.

Ces femmes, a-t-elle continué, « sont malades et pourtant, à travers le virus, elles ont découvert qui elles sont vraiment, et quand tu découvres que la vie a de la valeur, tu la protèges ».

« La bataille -a-t-elle conclu - se joue pour la vraie valeur de la dignité humaine. Le problème est de trouver un sens à toute chose".

Posté le 28 août 2009 à 23h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

22 juillet 2009

"Quand on est devant un embryon, on est devant une vie humaine"

C'est en ces termes que l'archidiocèse de Montevideo se dresse contre un projet de loi permettant en Uruguay la recherche sur les cellules souches embryonnaires qui est "une grave atteinte à la dignité humaine".

Posté le 22 juillet 2009 à 22h45 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

Grippe H1N1 : calme et prudence

Le Vatican disait hier :

"'la course au vaccin est absolument velléitaire, car tant qu'il n'est pas prêt et que sa sécurité et son efficacité n'ont pas été testés, à savoir la minimisation des effets collatéraux, il ne sera pas mis en circulation. Il est donc inutile de se presser pour se procurer un vaccin qui n'existe pas".

Des propos corroborés par des faits du jour :

(Merci à IB)

Posté le 22 juillet 2009 à 15h07 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

Le préservatif n'est pas fiable... quand il s'agit de santé publique!

Lu ici à propos d'une polémique sur la désinfection des sondes d'échographie utilisées avec un préservatif :

"Dans un bulletin de 2008, la Société française de radiologie estime ainsi :

« La fiabilité des préservatifs n'est pas de 100% même en l'absence de perforation visible. L'inspection visuelle de la sonde d'échographie après l'acte est insuffisante pour détecter une contamination. »

Des pays comme le Canada, les Etats-Unis ou la Suisse recommandent une désinfection plus efficace, au point que selon le Lien, « la France est le seul pays qui autorise une désinfection de bas niveau »."

(merci à JN)

Posté le 22 juillet 2009 à 08h52 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

07 juillet 2009

La question sociale est devenue anthropologique

Extrait du § 75 :

E "il faut affirmer aujourd’hui que la question sociale est devenue radicalement une question anthropologique, au sens où elle implique la manière même, non seulement de concevoir, mais aussi de manipuler la vie, remise toujours plus entre les mains de l’homme par les biotechnologies. La fécondation in vitro, la recherche sur les embryons, la possibilité du clonage et de l’hybridation humaine apparaissent et sont promues dans la culture contemporaine du désenchantement total qui croit avoir dissipé tous les mystères, parce qu’on est désormais parvenu à la racine de la vie. C’est ici que l’absolutisme de la technique trouve son expression la plus grande. Dans ce genre de culture, la conscience n’est appelée à prendre acte que d’une pure possibilité technique. On ne peut minimiser alors les scénarios inquiétants pour l’avenir de l’homme ni la puissance des nouveaux instruments dont dispose la «culture de mort». À la plaie tragique et profonde de l’avortement, pourrait s’ajouter à l’avenir, et c’est déjà subrepticement in nuce (en germe), une planification eugénique systématique des naissances. D’un autre côté, on voit une mens eutanasica (mentalité favorable à l’euthanasie) se frayer un chemin, manifestation tout aussi abusive d’une volonté de domination sur la vie, qui, dans certaines conditions, n’est plus considérée comme digne d’être vécue. Derrière tout cela se cachent des positions culturelles négatrices de la dignité humaine. Ces pratiques, à leur tour, renforcent une conception matérialiste et mécaniste de la vie humaine. Qui pourra mesurer les effets négatifs d’une pareille mentalité sur le développement ? Comment pourra-t-on s’étonner de l’indifférence devant des situations humaines de dégradation, si l’indifférence caractérise même notre attitude à l’égard de la frontière entre ce qui est humain et ce qui ne l’est pas? Ce qui est stupéfiant, c’est la capacité de sélectionner arbitrairement ce qui, aujourd’hui, est proposé comme digne de respect. Prompts à se scandaliser pour des questions marginales, beaucoup semblent tolérer des injustices inouïes. Tandis que les pauvres du monde frappent aux portes de l’opulence, le monde riche risque de ne plus entendre les coups frappés à sa porte, sa conscience étant désormais incapable de reconnaître l’humain. Dieu révèle l’homme à l’homme; la raison et la foi collaborent pour lui montrer le bien, à condition qu’il veuille bien le voir; la loi naturelle, dans laquelle resplendit la Raison créatrice, montre la grandeur de l’homme, mais aussi sa misère, quand il méconnaît l’appel de la vérité morale."

Posté le 7 juillet 2009 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)


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