12 février 2016

15 février : ciné-débat sur le Professeur Lejeune à Paris

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Posté le 12 février 2016 à 21h09 par Michel Janva | Lien permanent

Adopter n'est pas fabriquer

Posté le 12 février 2016 à 14h47 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2016

CRISPR-Cas9 et être humain génétiquement modifié : une question dont la France doit se saisir

Selon Alliance Vita :

"La modification du génome humain est aujourd’hui devenue simple, accessible, rapide et peu coûteuse grâce à la technique du CRISPR-Cas9, ce qui laisse entrevoir de prodigieuses perspectives en matière de recherche et de thérapie génique.

Mais les enjeux éthiques soulevés sont majeurs et la France doit s’en saisir, de manière urgente. Malgré plusieurs demandes de moratoires adressées à la communauté internationale, une ligne rouge vient d’être franchie : le 1er février dernier, la Grande-Bretagne a autorisé une scientifique à modifier le génome d’embryons humains, destinés ensuite à la destruction. Bien que ces techniques ne soient pas encore parfaitement opérationnelles, elles progressent de manière vertigineuse et laissent entrevoir la possibilité de créer, dans l’avenir, des enfants génétiquement modifiés, avec de réels risques de dérives eugéniques et scientistes. Modifier le génome d’un embryon impliquerait aussi sa future descendance, par ces modifications transmissibles de génération en génération, de façon définitive et avec des conséquences imprévisibles.

Bien que la France ait ratifié la convention d’Oviedo*, les instances scientifiques, académiques et éthiques françaises doivent impérativement se saisir du sujet : l’enjeu est de prémunir notre pays du risque identifié par l’Unesco de « mettre en péril la dignité inhérente et donc égale de tous les êtres humains et de faire renaître l'eugénisme, déguisé comme l'accomplissement du désir d’une vie améliorée ».

Alliance VITA vient d’écrire, ce 9 février 2016, à M Jean-Claude AMEISEN, pour que le Comité Consultatif National d’Ethique qu’il préside s’auto-saisisse de cette question d’importance majeure. La France doit assumer son statut de référence éthique contre toute marchandisation du corps et pour le respect de la dignité humaine.

*La convention d’Oviedo, dans son article 13, précise qu’ « une intervention ayant pour objet de modifier le génome humain ne peut être entreprise que pour des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques, et seulement si elle n'a pas pour but d'introduire une modification dans le génome de la descendance. »

Posté le 10 février 2016 à 12h15 par Michel Janva | Lien permanent

09 février 2016

Une mère porteuse, militante, qui en était à sa cinquième grossesse contre argent, vient d’en mourir

Universitaire, essayiste et réalisatrice proche de l’extrême gauche, Maria Poumier vient de publier aux éditions Le retour aux sources Marchandiser la vie humaine. Elle est interrogée par Anne Isabeth dans Présent. Extrait :

Unknown-44"Comme plus de la moitié des Français, je me suis réveillée en 2013 avec la Manif pour tous. Il était inadmissible pour moi que l’on puisse légiférer sur un « mariage » homosexuel. J’étais indignée que le gouvernement veuille en faire une option possible parmi d’autres. En outre, j’ai eu tout de suite l’impression que cette loi n’était qu’une étape vers autre chose. J’ai donc cherché à voir ce qu’il y avait derrière. De par ma formation, je suis habituée à faire une analyse marxiste de la société et donc à chercher une analyse capitaliste derrière les faits. Ma formation marxiste et mon expérience vécue à Cuba m’ont appris à valoriser les valeurs viriles. Aussi suis-je d’autant plus scandalisée que les valeurs que revendiquent aujourd’hui les pro-GPA passent pour des valeurs de gauche. Cela n’a aucun sens.

Quand est née l’idée de faire ce livre ?

J’ai très vite fait la connaissance de Farida Belgoul. Nous avons décidé de réaliser un documentaire, Le Fruit de nos entrailles, qui parle justement de l’explosion de l’infertilité et, en parallèle, de l’explosion du business autour de la procréation. Au fur et à mesure que nous travaillions sur ce documentaire, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait beaucoup de choses à dire. D’où ce livre.

[...] Si la jeune génération accepte d’avoir des enfants avant 30 ans, le problème pourra être réglé. Car d’où vient qu’il y a un tel essor de tout ce qui touche le marché de la procréation ? Du fait que beaucoup de couples n’arrivent plus à concevoir sans aide médicale. Il y a une baisse de la fécondité naturelle, certes, mais il y a aussi le fait que les couples ont des enfants de plus en plus tard.

[...] La prise de conscience actuelle permet d’envisager une victoire. Le phénomène est mondial : l’Inde et la Thaïlande, après l’avoir acceptée, reviennent sur leur position à la suite de gros scandales qui prouvent que cette voie est une impasse. C’est une mise en esclavage générale et totale ! J’ai donc beaucoup d’espoir. La crise que nous vivons est énorme : c’est le moment où les choses peuvent se retourner brusquement. En outre, des faits commencent à être révélés. Aux Etats-Unis, des jeunes femmes mènent des grossesses contre de l’argent de façon répétée, alors que le procédé est très mauvais pour la santé. Elles doivent prendre des hormones très cancérigènes. Une mère porteuse, militante, qui en était à sa cinquième grossesse contre argent, vient justement d’en mourir. C’est la preuve que ce n’est pas anodin. [...]"

Posté le 9 février 2016 à 19h24 par Michel Janva | Lien permanent

Fécondation in vitro et taux de naissances de jumeaux

Unknown-42Le taux de naissances de jumeaux a presque doublé dans les pays développés en quarante ans en raison notamment de l'assistance médicale à la procréation. Cette hausse est préoccupante, car ces bébés sont plus fragiles, selon une étude diffusée hier. Le Pr Gilles Pison, professeur au Muséum national d'histoire naturelle et chercheur associé à l'Institut national d'études démographiques (Ined), avec ses collègues néerlandais Christiaan Monden (Université d'Oxford) et Jeroen Smits (Nimègue, Pays-Bas) ont constaté que l'effet de l'AMP est en moyenne trois fois plus important que celui du retard des maternités dans "ce boom des jumeaux" sur la base des données de 32 pays, dont une majorité de pays européens mais aussi l'Australie, le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, etc.

"Nous ne savons pas si cette hausse va se poursuivre, mais celle-ci est de plus en plus perçue comme un problème de santé publique".

Car les grossesses gémellaires sont plus à risque (entre autres risque de diabète gestationnel et dépression post-natale pour la mère). Les accouchements sont souvent déclenchés et les jumeaux naissent souvent prématurés avec des taux de mortalité infantile plus élevé.

Rappelons l'enseignement de l'Eglise sur l'assistance médicale à la procréation :

"L’Instruction Donum vitae avait déjà fait observer que la fécondation in vitro implique l’élimination volontairement acceptée d’un nombre conséquent d’embryons. Certains pensaient que cela était dû à une technique encore imparfaite. L’expérience a montré, au contraire, que toutes les techniques de fécondation in vitro se déroulent en réalité comme si l’embryon humain était un simple amas de cellules qui sont utilisées, sélectionnées ou écartées.

[...] La pratique courante désormais dans de nombreux pays est de stimuler l’ovulation pour obtenir un grand nombre d’ovocytes qui sont alors fécondés. Un certain nombre parmi les embryons ainsi obtenus sont transférés dans l’utérus, tandis que les autres sont congelés pour d’éventuelles interventions reproductives futures. La finalité du transfert multiple est de garantir, dans la mesure du possible, l’implantation d’au moins un embryon. Pour atteindre cet objectif, on implante un nombre d’embryons plus grand que le nombre d’enfants désiré, en prévoyant que certains seront perdus et que l’on évitera  dans tous les cas, une grossesse multiple. Ainsi, la technique de transfert comporte en réalité un traitement purement instrumental des embryons. Ni la déontologie professionnelle commune, ni les autorités sanitaires n’admettraient, dans aucun autre domaine de la médecine, une technique comportant un taux global aussi élevé d’insuccès et de pertes. Les techniques de fécondation in vitro en fait sont acceptées, car on présuppose que l’embryon ne mérite pas, ici, un plein respect dans la mesure où il entre en concurrence avec un désir qu’il faut satisfaire. 

[...] L’Eglise considère aussi comme inacceptable au plan éthique la dissociation de la procréation du contexte intégralement personnel de l’acte conjugal : la procréation humaine est un acte personnel du couple homme-femme qui n’admet aucune forme de délégation substitutive. L’acceptation tranquille du taux très élevé d’avortement que comportent les techniques de fécondation in vitro démontre de manière éloquente que la substitution de l’acte conjugal par une procédure technique - outre sa non-conformité au respect dû à la procréation, laquelle n’est pas réductible à la seule dimension de reproduction - contribue à affaiblir la conscience du respect dû à tout être humain. La reconnaissance de ce respect est au contraire favorisée par l’intimité des époux, animée par l’amour conjugal.

L’Eglise reconnaît la légitimité du désir d’avoir un enfant, et comprend les souffrances des conjoints éprouvés par des problèmes d’infertilité. Ce désir ne peut cependant passer avant la dignité de la vie humaine, au point de la supplanter. Le désir d’un enfant ne peut justifier sa «production», de même que celui de ne pas en concevoir ne saurait en justifier l’abandon ou la destruction."

Posté le 9 février 2016 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

03 février 2016

Grégor Puppinck : Comprendre la transformation des droits de l'homme

Invité à "l’université de la vie" par Alliance Vita, Grégor Puppinck, Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice est intervenu pour tenter de répondre à la question : Où vont les droits de l'homme ?

Posté le 3 février 2016 à 10h24 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2016

Les clivages soigneusement entretenus entre progressistes et conservateurs volent en éclat sur la GPA

Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé et porte-parole de l'association Juristes pour l'enfance, écrit dans Le Figarovox :

Unknown-28"La tenue aujourd'hui à l'Assemblée Nationale des Assises pour l'abolition universelle de la maternité de substitution (GPA) est un des évènements récents qui manifestent combien les lignes et les fractures entres gauche ou droite, savamment entretenues pour donner l'illusion de l'existence d'un débat d'idées en France, sont en train de se fissurer et même de voler en éclat. 

La manifestation d'aujourd'hui intervient à l'initiative de diverses associations féministes, dont l'objectif est de dire pourquoi cette pratique est intolérable et étudier les possibilités d'action en vue d'une abolition. C'est exactement et presque mot pour mot le but du mouvement lancé autour de la pétition «No Maternity Trafic», adressée par l'Union Internationale pour l'abolition de la gestation pour autrui au Conseil de l'Europe pour qu'il s'engage en ce sens. Cette union regroupe des associations nationales et européennes dont les plus connues en France sont Alliance VITA, La Manif Pour Tous ou encore l'Agence Européenne des Adoptés. Mais les termes de cette pétition auraient fort bien convenu aux signataires d'une initiative comparable, lancée à l'échelle internationale par des personnalités dites en majorité de gauche et visant à l'arrêt immédiat de la GPA, Stop surrogacy now!

De droite, de gauche, du centre et de partout s'élèvent ainsi des personnes qui poursuivent un but commun: protéger la dignité humaine en dénonçant une nouvelle forme de traite des êtres humains cyniquement enrobée de bons sentiments, la gestation pour autrui, qui n'est rien d'autre que la location des utérus et l'achat des enfants. 

Au-delà des clivages politiques dans lesquels certains feignent de trouver un contenu à leur absence de convictions, c'est une vision de l'être humain qui est en jeu. La question posée est claire: y a-t-il une limite à la réalisation des désirs des plus forts, des plus riches? L'être humain, et plus précisément les femmes et les enfants, peuvent-ils être utilisés comme moyens pour satisfaire ces désirs? 

[...] le développement de la GPA, déplorable en soi, apparaît comme l'occasion d'une rencontre inattendue, voire inespérée, entre des personnes de tous bords soucieuses de promouvoir le respect de la dignité de l'être humain, de tous les êtres humains: des féministes de toujours qui constatent que la promotion à outrance de droits individualistes mène jusqu'à l'asservissement de femmes pour fabriquer des enfants pour les autres, les promoteurs de la famille décomplexés après s'être comptés par millions lors des grandes manifestations de 2013, en passant par des écolos qui réalisent qu'il est incohérent de rejeter les OGM de son assiette si c'est pour trafiquer des bébés dans des éprouvettes.

Les cartes sont désormais redistribuées de façon assez intéressante et les clivages soigneusement entretenus entre progressistes et conservateurs volent en éclat sur ce sujet de la GPA. Ces rencontres surprenantes apportent la preuve réconfortante que la réalité, un jour où l'autre, transcende les partis et les tendances et qu'il est possible de parvenir à une même conclusion frappée du coin du bon sens par des chemins pourtant fort différents. [...]"

Posté le 2 février 2016 à 22h06 par Michel Janva | Lien permanent

01 février 2016

Bruxelles : vente de bébés annulée

Une association américaine devait organiser dans un hôtel de Bruxelles, les 29 et 30 janvier, une bourse aux mères porteuses, baptisée « Baby Bloom ». Cette clinique de la fertilité promeut son catalogue qui propose un large choix de mères porteuses vivant aux États-Unis. Aux clients de choisir la leur. Le prix d'achat d'un tel « bébé sur catalogue » : entre 80 000 et 100 000 euros.

Une manifestation était prévue à Bruxelles - devant l'hôtel où devait se dérouler cette « bourse » ce samedi -, lancée par le mouvement L'Action pour les familles. Du coup, l'organisation américaine Baby Bloom a préféré annuler son opération de prospection bruxelloise. 

Posté le 1 février 2016 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2016

16 février : soirée sur Jérôme-Lejeune à La Garenne-Colombes (92)

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Posté le 30 janvier 2016 à 10h04 par Michel Janva | Lien permanent

29 janvier 2016

Un rapport sur la GPA écrit par un transsexuel pro-GPA ? Pas de conflit d'intérêt selon la Commission

Suite à la polémique soulevée par des députés européens qui remettaient en cause le rôle de rapporteur accordé à la sénatrice belge Petra De Sutter, gynécologue transsexuelle pratiquant des GPA, à l’occasion du rapport sur « les droits de l’homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui », la Commission des questions sociales du Conseil de l’Europe s’est prononcée.

A 21 voix contre 17, elle a décidé de ne pas retenir un « potentiel conflit d’intérêt ». Pour certains, cette décision « outrageante » va « sérieusement ébranler la crédibilité du rapport s’il est adopté ».

La Commission se prononce aujourd'hui sur l’adoption de ce rapport.

Posté le 29 janvier 2016 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2016

Un an après avoir renié un enfant trisomique, la famille se réconcilie

Belle histoire :

"Il y a un peu plus d’un an, juste après la naissance de Leo, leur histoire avait fait la Une de la presse anglo-saxonne. A l’époque, la maman d’origine arménienne ne voulait pas garder un enfant ayant une anomalie génétique. La trisomie 21 étant parfois synonyme de honte pour les familles de culture arménienne, elle avait alors renié son enfant et menacé Samuel de divorce s’il comptait garder Léo.

Son père n’étant pas du tout sur la même longueur d’onde, il avait acté la séparation une semaine après la naissance et lancé un appel aux dons sur la plateforme de financement participatif GoFundMe. « Le but était de réunir assez d’argent pour pouvoir travailler à mi-temps et éviter à Leo d’aller dans un centre ». Les Internautes étant émus par l’amour de ce père pour son fils, plus de 450.000 dollars avaient été récoltés.

Un an plus tard, les voilà donc réunis, comme l’explique Samuel à ABC News.Peu de temps après le divorce, le couple a renoué contact via Skype lorsque Leo était âgé d’environ un mois. En quelques jours, le divorce était annulé. Ruzan a alors décidé de rejoindre son mari et son fils à Auckland en Nouvelle-Zélande, où le papa s’était installé.

« Notre enfant est très heureux et très drôle. Il n’y a pas vraiment de différence entre lui et les autres enfants », explique aujourd’hui Samuel qui a tout pardonné à sa femme. « Il était assez clair que la pression sociale et culturelle est très forte en Arménie. Avant la naissance, ma femme ne savait pas vraiment ce qu’était la trisomie, qu’il y avait de l’espoir. Là-bas, les médecins lui avaient dit que Leo ne pourrait jamais apprendre à marcher, parler ou se nourrir tout seul. »

De son côté, la maman âgée de 30 ans explique à ABCNews que « le monde était contre elle » dès que leur histoire a été médiatisée par son mari. « Je regrette ce que j’ai fait. C’était une mauvaise décision. Je suis très reconnaissante vis-à-vis de ma famille qui m’a donné une chance parce que je ne sais pas ce que je ferais sans eux. » Pour Samuel, Ruzan est aujourd’hui une maman « merveilleuse », qui suit avec attention les programmes éducatifs et thérapeutiques de son fils. Aux dernières nouvelles, Leo serait capable de dire « papa ». Pour « maman », il faudra attendre encore un peu."

En France, 96% des bébés porteurs de la trisomie sont exterminés avant leur naissance et leurs parents ne connaissent pas le bonheur des parents de Leo.

Posté le 27 janvier 2016 à 21h32 par Michel Janva | Lien permanent

Vente d'enfants en France

Taubira a quitté la place Vendôme mais les conséquences sont là :

"Une mère porteuse accusée d'avoir escroqué deux couples homosexuels à qui elle n'a jamais remis les enfants "commandés", a été jugée mardi soir par le tribunal correctionnel de Blois qui rendra son jugement le 22 mars. Aurore, une jeune femme de Vendôme (Loir-et-Cher) aujourd'hui âgée de 37 ans, qui se présentait sous l'euphémisme de "nounou prénatale", est d'abord venue par altruisme au secours de couples en mal d'enfants.

En 2008, alors qu'elle a déjà quatre enfants, elle a préféré remettre son cinquième nouveau-né, non voulu, une petite fille, à un couple de Parisiens, sans contrepartie financière. Mais cette première expérience l'a poussée à proposer ses services de mère porteuse pour une dizaine de milliers d'euros sous les pseudonymes "d'ange sincère" ou de "petite cigogne" sur un site internet. En août 2009, un couple anglais se montre intéressé mais les tentatives d'insémination artisanale avec le sperme du mari sont un échec. L'année suivante, elle répond à l'annonce d'un couple homosexuel de Loire-Atlantique et accepte de porter leur enfant en échange de 15.000 euros.

L'accouchement est prévu le 21 mars 2011, à Saint-Nazaire mais elle n'est pas au rendez-vous et envoie un texto au couple en prétendant que l'enfant est mort-né. En réalité, le nouveau-né, un garçon, est en parfaite santé et a été confié à un autre couple homosexuel résidant au Luxembourg, à qui elle avait aussi promis l'enfant pour une dizaine de milliers d'euros.

En 2012, elle promet encore un bébé à un couple homosexuel pour 15.000 euros et là encore, après l'accouchement à la polyclinique de La Chaussée-Saint-Victor (Loir-et-Cher), elle assure que l'enfant est décédé, mais le remet à un couple hétérosexuel de Seine-Maritime, qui lui aussi a payé sa prestation.

En 2013, au moment où elle est interpellée, elle était en contact avec trois autres couples et a été mise en examen pour escroquerie et tentative d'escroquerie. "Une mère porteuse, on avait conscience que c'était hors la loi, mais en allant sur Internet, on a vu que c'était facile", a expliqué au tribunal l'un des hommes escroqués. [...] 

Le vice-procureur, Jean Demattéis, a requis contre la jeune femme un an de prison, dont neuf mois avec sursis, et 2.000 euros d'amende avec sursis contre chacun des quatre couples. Le sort des enfants confiés est suspendu à des procédures en cours."

L'escroquerie est une chose, mais l'achat d'enfant est tout aussi condamnable. 2000 euros de sursis ppour avoir osé acheter un bébé à 10 ou 15 000 euros, ce n'est pas cher payé.

Posté le 27 janvier 2016 à 09h31 par Michel Janva | Lien permanent

25 janvier 2016

Un député LGBT pour élaborer un rapport au Conseil de l'Europe sur l'éthique de la GPA

Lu sur Boulevard Voltaire :

6a00d83451619c69e201b7c7eea12b970b"La commission des questions sociales du Conseil de l’Europe (Strasbourg) a confié la rédaction de son rapport sur les « Droits de l’homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui » au Dr Petra De Sutter… une gynécologue transsexuelle belge.

C’est à cette sénatrice belge qu’a été confiée l’élaboration d’un projet de rapport sur les « normes éthiques » en matière de GPA.

Ce que la commission ignorait lors de la nomination du Dr De Sutter, c’est qu’elle réalise des GPA dans son service de l’hôpital de Gand, notamment pour des clients étrangers, les aidant ainsi à contourner leur loi nationale ! 

Sans surprise, le projet (encore confidentiel) de rapport du Dr De Sutter est très favorable à toutes formes de GPA, mêmes commerciales et pour les célibataires, et propose un cadre législatif… 

Quelques députés ont « osé » soulever la question du conflit d’intérêts du rapporteur ; elle sera tranchée cette semaine. Le code de conduite de l’Assemblée interdit, en théorie, de confier à un député la rédaction d’un rapport en lien direct avec sa profession, mais la majorité pourrait en décider autrement !

Rappelons qu’à l’opposé de la position promue par Petra De Sutter, l’autre Parlement européen, celui de Bruxelles, a voté le 17 décembre 2015 une résolution dans laquelle sa majorité « condamne la pratique de la gestation pour autrui qui va à l’encontre de la dignité humaine de la femme » et affirme qu’elle « doit être interdite et qu’elle doit être examinée en priorité dans le cadre des instruments de défense des droits de l’homme » car elle « implique l’exploitation de la reproduction et l’utilisation du corps humain pour un gain financier ou autre »."

Posté le 25 janvier 2016 à 22h15 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier 2016

15 février : conférence sur la naprotechnologie à Paris

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Posté le 23 janvier 2016 à 09h11 par Michel Janva | Lien permanent

22 janvier 2016

Protéger contre vents et marées l'intérêt supérieur de l'enfant

ImagesMerci à ce lecteur qui nous livre son expérience personnelle : avec son épouse, il a pu adopter parce que la mère de l'enfant avait décidé malgré ses difficultés de garder son bébé pour le confier à l'adoption. Ensemble, ils ont protégé l'intérêt supérieur de l'enfant :

"La lecture d’un récent témoignage, m’invite à vous proposer le nôtre. Le sujet de l’avortement doit à mon sens être vu sous différents angles car il existe en réalité de nombreuses détresses.

Comme un couple sur sept, nous ne pûmes avoir d’enfant. Malgré la science, le résultat fut inchangé.

L’âge avançant, il devenait évident que nous n’aurions jamais de descendance. Un jour le téléphone sonna pour nous annoncer que la procédure d’adoption nationale entamée il y a presque 5 ans allait aboutir.

Depuis, pas un jour sans penser à cette femme courageuse. Accoucher sous le secret pour confier son enfant à un couple qui désespérait.

Combien de fois, j’avais souhaité rencontrer des femmes ne voulant poursuivre un projet maternel pour leur expliquer que nos vies pouvaient se croiser !

Nous aussi, nous eûmes à faire des choix sur une vie qui ne suivait pas la trajectoire souhaitée, une filiation différente et le regard de la bonne société.

Je me sens proche de la mère de ma fille. Elle aussi a dû faire des choix. Je suis admiratif devant ce courage et le choix plein de sens et de respect de l’Etre.

Nous constatons tous les jours que notre fille est heureuse de vivre, Heureuse d’avoir des parents.

Chose étrange, si nos couleurs de peaux sont différentes, je peux vous affirmer que je ressens ma fille comme étant issue de ma propre chair. Quelque chose transcende réellement la parentalité dans cette situation !

Si nous ne connaissons la mère de notre fille, il est pourtant né de cette adoption une véritable fraternité humaine. Une fraternité réelle et concrète. Pas une fraternité visant un idéal ou un slogan mais une fraternité qui se traduit par des actes en pleine vérité.

J’imagine la situation difficile  et insurmontable dans laquelle était la mère de notre fille (je ne peux tout dire…). Je ne peux oublier que cette femme a été aidée à chaque étape de sa grossesse. Suivi prénatal, maternité, services sociaux. C’est incroyable nous disposons des photos de notre enfant à la maternité !

L’aide sociale à l’enfance a fait un travail remarquable pour trouver un couple qui pourra assumer le rôle de parents et aider l’enfant à se construire.

Comme tous les enfants, notre fille aura à se construire en fonction de ce dont on dispose. Sans mère biologique mais avec des parents, de l’amour et de l’éducation.

En écrivant ces lignes, je m’aperçois que la mère biologique de ma fille a eu le même souhait que le nôtre. En menant à terme sa grossesse, elle a joué le rôle de tous les parents du monde : protéger contre vent et marée l’intérêt supérieur de l’enfant !

Parent géniteur ou parents adoptants, nous n’avons pas souhaité nous trouver dans ces situations, mais parfois la vie nous demande de changer de chemin et à la réflexion, nous en sommes moins blessés et peut être plus heureux !"

Posté le 22 janvier 2016 à 18h25 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le Conseil Constitutionnel valide l'avortement express et la destruction des embryons

La Fondation Lejeune dénonce cette nouvelle avancée de la culture de mort :

Par sa décision du 21 janvier 2016, relative à la nouvelle loi santé, le Conseil constitutionnel cautionne deux dispositions :

  • - l’IVG express ;
  • - et la création d’embryons pour l’industrie de la procréation.

Depuis 20 ans, le Conseil constitutionnel méconnait un principe fondamental du droit français exprimé par l’article 16 du code civil : « la loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de sa vie », ainsi que le « droit à la vie » consacré dans la convention européenne des droits de l’homme.

La Fondation Jérôme Lejeune annonce qu’elle va poursuivre au plan international la contestation de ces dérives niant l’humanité de la vie naissante.

IVG EXPRESS : un cran supplémentaire dans la banalisation de l’avortement

Supprimer l’obligation de réfléchir avant un avortement entraîne des conséquences ignorées par le Conseil constitutionnel :

  • Par essence, la précipitation n’est pas compatible avec la liberté. Pour une décision concernant la vie humaine, la réflexion ne peut pas être une option : la femme doit disposer, comme dans bien d’autres domaines, d’un droit de rétractation.
  • L’absence de réflexion va aggraver la sélection eugénique via les avortements en raison du patrimoine génétique de l’enfant, détectable de plus en plus en tôt avec les nouveaux tests de diagnostic prénatal.

CRÉATION D’EMBRYONS POUR L’INDUSTRIE DE LA PROCRÉATION : à l’origine, une manoeuvre du gouvernement

Par sa décision, le Conseil constitutionnel se fait complice d’une manoeuvre du gouvernement.

Depuis longtemps, un lobby de chercheurs liés à l’industrie de la procréation exigeait de pouvoir disposer d’embryons humains pour améliorer les techniques de PMA. Afin de répondre à cette demande, le gouvernement a pris en février 2015 un décret autorisant des travaux sur l’embryon destiné à la gestation, c’est-à-dire en ouvrant la possibilité de créer des embryons pour la recherche (et non plus seulement en utilisant des embryons surnuméraires). Le feu vert était donné pour placer la grossesse dans le champ de l’expérimentation, par simple voie règlementaire et sans base légale. Dès sa publication la Fondation Lejeune en avait dénoncé l’illégalité par voie judiciaire ; mais le gouvernement décidait de passer en force. Il a ainsi imposé de modifier la loi sans le débat pourtant exigé par la dernière loi bioéthique de 2011. Ainsi s’explique l’amendement du gouvernement introduit en catimini dans le projet de loi santé pour valider a posteriori un décret illégal et pour satisfaire l’industrie de la procréation.

Au-delà de cette manoeuvre, la haute juridiction aurait pu reconnaître d’autres problèmes :

  • L’implantation d’embryons manipulés est explicitement interdite par la loi encadrant la recherche sur l’embryon rediscutée en 2013.
  • Elle ouvre la porte encore plus grande au transhumanisme en permettant « l’augmentation » génétique de certains embryons.

Et surtout, le Conseil constitutionnel était fondé à contester l’inconventionalité de la nouvelle disposition : la création d’embryons pour la recherche est interdite par la Convention d’Oviedo, ratifiée par la France.

Posté le 22 janvier 2016 à 16h55 par Michel Janva | Lien permanent

21 janvier 2016

Bébé à vendre pour 80 000 euros

Marie avait mentionné cette bourse aux mères porteuses organisée pour la deuxième année consécutive à Bruxelles par une association américaine. L'évènement permet à la clinique de la fertilité américaine de promouvoir son catalogue, avec un vaste choix de mères porteuses, vivant aux Etats-Unis. L'ensemble des démarches peut coûter entre 80 000 euros et 100 000 euros.

Dr. c. autinLa gynécologue Candice Autin (responsable d'un centre de PMAexplique que "cela peut [sic] mener à des dérives où on exploite la misère de certaines femmes. On ne peut donc qu'avoir un regard négatif par rapport à ce type de pratiques". La dérive qui consiste à vendre un enfant, à le priver de ses parents biologiques, à lui refuser d'avoir une mère, cela ne lui pose pas de souci.

Posté le 21 janvier 2016 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

20 janvier 2016

Trisomie 21 : pétition au Secrétaire général des Nations Unies

La Fondation Jérôme Lejeune (France) et Downpride (Pays-Bas et Canada), engagés dans l’accueil, le soin et la recherche thérapeutique pour les personnes trisomiques, lancent une pétition internationale afin d’alerter sur une nouvelle technique de détection prénatale dont la diffusion revient à une violation des Droits de l’Homme.

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2016 : L’ANNÉE DE L’ÉRADICATION DES PERSONNES TRISOMIQUES ?

L’année 2016 annonce la consécration d’une nouvelle technique de détection prénatale de la trisomie 21 avant la naissance (DPNI : dépistage prénatal non invasif, à partir du sang de la mère). Or l’insertion de ce test dans notre système de santé radicalise une discrimination à caractère eugénique.

En Grande-Bretagne, le UK National Screening Committee vient de recommander aux hôpitaux britanniques d’offrir le DPNI aux femmes enceintes à risque. Les enjeux éthiques sont majeurs : un article de The Telegraph titre même sur le risque d’extinction des enfants trisomiques.

En France, la Haute Autorité de santé (HAS) rendait, en novembre 2015, un avis favorable à l’intégration du DPNI dans le parcours de dépistage remboursé par la collectivité, alors même que déjà 96% des enfants diagnostiqués trisomiques avant leur naissance sont éliminés.

Cette situation est exactement une violation des Droits de l’Homme. Aujourd’hui, les personnes trisomiques peuvent espérer une vie longue et de bonne qualité. La sélection organisée et encouragée par les gouvernements, sans bénéfice pour la santé ou allègement des souffrances, est un crime envers les personnes trisomiques et leurs familles. Personne ne devrait avoir à défendre sa vie menacée en raison de son patrimoine génétique.

UNE PÉTITION CONTRE CETTE DISCRIMINATION RADICALE

Sur le site www.stopdiscriminatingdown.com les internautes sont invités à signer la pétition.

Le 21 mars 2016, journée mondiale de la trisomie 21, la pétition sera présentée à des institutions internationales, et notamment au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, afin que soient formulées aux Etats des exigences pour que les personnes trisomiques soient considérées, et non discriminées, par la société. Déjà rejointe par l’association néo-zélandaise Saving Down, la mobilisation est amenée à se diffuser dans de nombreux pays.

Posté le 20 janvier 2016 à 20h13 par Michel Janva | Lien permanent

19 janvier 2016

Cellules souches : une avancée scientifique majeure que le gouvernement doit promouvoir

Jacques Bompard interroge le ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les progrès récents de la recherche concernant les cellules souches :

"Les dernières avancées permettent désormais de cesser la manipulation sur des embryons humains. La France peut exercer une influence déterminante en faveur des règles bioéthiques trop souvent bafouées dans d'autres pays du monde. Nous nous devons de démontrer qu'une autre solution est possible.

Ainsi, l'École polytechnique fédérale de Lausanne vient de révéler que ses chercheurs sont parvenus à « transformer des cellules adultes en cellules souches par une méthode de compression ». Le laboratoire de bio-ingénierie précise que cette découverte s'est faite dans le cadre de la production de cellules IPS, selon la méthode du professeur Yamanaka. La mise en culture des cellules matures dans un gel dense et rigide entraîne leur reprogrammation plus rapide (six à huit jours) sous l'effet de la pression en cellules souches. On obtient donc un matériel génétique non déterminé apte à être programmé pour des usages multiples, au même titre que les cellules souches actuellement prélevées sur les embryons humains avortés, parfois même sans l'accord conscient de leurs parents. Désormais, cet outil fabuleux mis à notre disposition pourra être utilisé sans manquer gravement aux principes fondamentaux de l'éthique. L'équipe de recherche a publié le résultat de ses recherches dans la très sérieuse revue Nature Materials ; le professeur Lutolf explique que cette méthode de compression permet de produire des cellules souches à l'échelle industrielle et de manière standardisée. Précision importante : les cellules souches pour être implantées efficacement doivent être produites en grande quantité. Jusqu'alors, nous n'étions pas parvenu à les transformer autrement que par une manipulation individuelle. Nous sommes donc ici en présence d'une avancée scientifique majeure.

Nombre de chercheurs, y compris français, voient dans les cellules souches l'avenir de la lutte contre le cancer en remplaçant les cellules malades par d'autre, saines. Cette découverte permet également de faire sauter un autre verrou qui empêchait jusqu'alors l'utilisation de telles cellules. En effet les cellules souches, pour être acceptées par un organisme, doivent être endogènes - c'est-à-dire issue de cet organisme, et non importées de l'extérieur, sans quoi elles seraient attaquées par le système immunitaire. Jusque-là, le monde scientifique tentait de modifier des cellules d'un ADN voisin. Grâce à cette découverte, on transforme simplement des cellules adultes programmées en cellules souches à l'extraordinaire potentiel médical, qui peuvent reconstruire ou remplacer des organes endommagés (coeur, rate, moelle épinière, rétine par exemple).

Si les chercheurs fournissent par leur travail de nouvelles perspectives médicales respectueuses, il appartient au pouvoir politique de favoriser ces avancées. Rappelons pour mémoire que les cellules souches sanguines provenant des cordons ombilicaux sont utilisées depuis longtemps ; il y avait de bons espoirs que les cellules autres que sanguines soient aussi prometteuses.

Cependant, aucune mesure significative n'a été prise pour axer la recherche sur les cellules souches en ce sens. Il s'agit là d'un grave manque à l'éthique médicale, puisque l'on préfère continuer à travailler sur du matériel humain provenant d'embryons pour ne pas froisser la communauté scientifique, très divisée à ce sujet. Face à d'aussi prometteuses perspectives, il est du devoir du ministère de la Santé d'orienter la recherche vers une voie enfin respectueuse de la personne humaine.

Ajoutons que le processus mis au point par l'École Polytechnique fédérale de Lausane est pour l'instant incomplètement maîtrisé ; on sait désormais comment obtenir des cellules souches en compressant des cellules adultes, mais on ne connaît encore aucune des étapes de cette transformation, non plus que ses modalités. Il y a donc là un véritable enjeu pour la communauté scientifique française. Relever ce défi serait à la mesure de la vocation universelle de la France ; gageons que la position de référent moral de notre pays dans le monde en sortirait renforcée. C'est pourquoi il lui demande instamment de prendre les mesures nécessaires à la valorisation de cette nouvelle voie, enfin respectueuse de l'intégrité de la personne humaine rappelée dans le préambule et les article 1, 2, 2, 7 et 25 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme et du citoyen d'interdire tout acte sur les embryons humains, personne à part entière dès la conception."

Posté le 19 janvier 2016 à 13h50 par Michel Janva | Lien permanent

18 janvier 2016

Le gouvernement complice de la GPA

Selon le député Jacques Bompard :

"Je suis scandalisé !

Les députés socialistes avaient juré que jamais ils ne soutiendraient la gestation pour autrui. Le président de la République s’y était refusé. Et pourtant l’administration de Christiane Taubira avait déjà fait  tout le nécessaire pour préparer la généralisation programmée de la GPA. Une honte dans un pays qui eût toujours pour vocation de défendre la vie et l’Homme.

Cette vocation historique de la France est trahie par la soumission à toutes les coteries et l’adhésion de nos élites au cosmopolitisme et à sa cohorte de fausses valeurs. Un nouvel exemple vient avec la tolérance assumée des entreprises développant la GPA sur notre sol. L’excellente revue de presse, genethique.org nous informe ainsi qu’une entreprise américaine viendra vendre des enfants en plein Paris. : « Babybloom Homoparentalité organise une « bourse aux mères porteuses » les 29 et 30 janvier à Bruxelles, et le 31 janvier à Paris, dans le but d’« apporter une aide à l’information des couples en recherche de créer une famille ». L’information circule sur les réseaux sociaux, « discrètement » : « pour connaitre le lieu précis et s’inscrire, il faut envoyer un message privé ».

Ce n’est pas la première fois que cette entreprise vient imposer son horreur dans notre beau pays. Aucune sanction ni poursuite n’est prise. Et pourtant dans une réponse du 5 janvier 2016 le gouvernement m’informe que « En l’attente de leurs conclusions, le gouvernement veille d’ores et déjà au respect de la politique pénale mise en place contre toutes les atteintes à l’ordre public, lesquelles visent à la fois la lutte contre toute forme de trafic d’enfants s’apparentant à l’exploitation d’autrui, et la poursuite des intermédiaires proposant des activités interdites en France. ». Engagement qui n’est manifestement pas appliqué !

Alors deux discours ? Deux poids, deux mesures ? Ou simplement une collaboration silencieuse à la réduction de la femme à son état le plus barbare ? Il n’est pas alors étonnant que seulement 12 % des Français fassent confiance à des partis politiques qui font profession de massacrer leur dignité pour la marchander à l’encan."

Posté le 18 janvier 2016 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

17 janvier 2016

Marie, 3 ans, atteinte de trisomie 21

Regard, une émission de la télévision des Yvelines, Yvelines Première, s'est intéressée à la trisomie 21. Marie, une petite fille de 3 ans, atteinte de trisomie 21, a été adoptée à l’âge de 7 mois par une famille de Verneuil-sur-Seine, qui avait déjà 6 enfants. Une émission pas encore censurée par le CSA :

On peut retrouver la petite Marie en lisant l’ouvrage Tombée du Nid, déjà vendu à près de 10 000 exemplaires.

Posté le 17 janvier 2016 à 14h50 par Michel Janva | Lien permanent

12 janvier 2016

2 février : Assises pour l’abolition universelle de la maternité de substitution (GPA)

C'est organisé par des milieux de gauche à l'Assemblée nationale :

"L’objectif des Assises pour l’abolition universelle de la maternité de substitution (GPA) est de rassembler des responsables politiques de toute l’Europe, des associations féministes et de défense des droits humains, des chercheuses et des chercheurs de toutes disciplines, en vue de montrer et de combattre l’injustice d’une pratique sociale qui porte atteinte aux droits fondamentaux de l’être humain. Les participantes et participants aux Assises

  • dresseront un état des lieux de la maternité de substitution dans le monde, c’est-à-dire du marché des femmes et des nouveau-nés,
  • en appelleront à la responsabilité politique des Etats pour lutter contre une pratique aliénante pour la personne humaine et source d’une exploitation sexiste et inégalitaire.

Programme

Le mardi 2 février 2016 de 16h30 à 19h30 à l’Assemblée Nationale, salle Victor Hugo- 101 rue de l’Université- Paris

16h30 accueil par Laurence Dumont, 1ère vice-présidente de l’Assemblée Nationale
Présentation des associations organisatrices :

  • CADAC – Maya Surduts et Nora Tenenbaum
  • CLF– Jocelyne Fildard et Catherine Morin Le Sech
  • CoRP – Sylviane Agacinski

16h50-17h40 Table ronde : situation internationale

  • Geneviève Azam, économiste, membre du conseil scientifique d’ATTAC, auteure de Osons rester humain. Les impasses de la toute puissance (2015)
  • Regula Stämpfli, politologue, auteure de Frauen ohne Maske,
  • Sheela Saravanan, docteure en géographie et en « Development Planning from India ». Spécialiste des questions liées au genre en Asie du Sud, elle a écrit de nombreux articles et rapports sur l’infanticide des filles, la violence contre les femmes, le commerce de la maternité de substitution, Inde
  • Jean-Daniel Rainhorn, Médecin, Chaire Inégalités sociales, santé et action humanitaire au Collège d’Etude mondiale, Paris. Editor de New Cannibal Markets, Globalization and Commodification of the Human Body, Paris, 2015, France

17h40-18h30 Table ronde : leviers d’action

  • Eva Maria Bachinger, Ecrivain, auteure de Enfants sur commande, Autriche
  • René Frydman, gynécologue des hôpitaux de Paris, France
  • Kajsa Ekis Ekman, Journaliste, auteure de l’Etre et la marchandise, Suède
  • Alice Schwarzer, Rédactrice en chef d’Emma, magazine bimestriel politique féminin, Allemagne

18h30-19h30 Parole politique

Avec Marie-George Buffet, Yvette Roudy, anciennes Ministres, José Bové, et de nombreux responsables politiques européens.

19h30 signature de la Charte pour l’abolition universelle de la maternité de substitution (GPA) par les personnalités politiques et les associations.

Posté le 12 janvier 2016 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent

11 janvier 2016

13 janvier : ciné-débat sur Jérôme Lejeune au collège Stanislas à Paris

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Posté le 11 janvier 2016 à 17h43 par Michel Janva | Lien permanent

07 janvier 2016

Il condamne la vente d'enfants, il "dérape" selon l'AFP

L'AFP a une façon étonnante de traiter l'information. Alors que le ministre de l'Intérieur italien, Angelino Alfano, a estimé que le recours aux mères porteuses est un crime qui devrait être puni au même titre que les crimes sexuels, l'AFP estime qu'il a dérapé.

La loi italienne considère le recours aux mères porteuses comme un délit passible de deux ans de prison et d'une amende allant de 300.000 à un million d'euros. Ce qui n'est pas assez :

"Nous voulons que le recours aux mères porteuses devienne un crime universel. Et qu'il soit puni par de la prison. Comme le sont les crimes sexuels".

Posté le 7 janvier 2016 à 16h09 par Michel Janva | Lien permanent

06 janvier 2016

Location d'utérus, vente d'enfants, conception de triplés, avortement : le monde de demain est déjà là

Une mère porteuse américaine, enceinte de triplés, a entamé des poursuites contre le père biologique afin d'obtenir le droit de garder l'un des bébés. En effet, l'acheteur (33000$ plus 6000$ par enfant) lui a demandé d'avorter de l'un des bébés.

La mère porteuse n'a aucun lien génétique avec les triplés, issus de la fécondation d'ovules d'une donneuse par les spermatozoïdes du futur père. Mais elle explique :

"La mère s'attache aux enfants qu'elle porte pendant neuf mois (...) qu'elle soit ou non liée génétiquement aux enfants. Le processus d'attachement est à la fois psychologique et physique. Il ne peut être (...) diminué par l'existence d'un contrat écrit de gestation par autrui (GPA)."

Une clause du contrat de vente précise que le père peut demander l'avortement de l'un des bébés en cas de grossesse multiple. La mère porteuse, qui avait accepté cette possibilité, a finalement refusé d'avorter :

"Ce sont des êtres humains, je me suis attachée à ces enfants".

Posté le 6 janvier 2016 à 22h39 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : comment le sophisme juridique est en train d'installer le marché mondial des esclaves

Mafr_portraitMarie-Anne Frison-Roche est professeur d’université, actuellement professeur titulaire à Sciences Po (Paris). Ses travaux portent principalement sur la régulation mais aussi sur la justice et sur la théorie générale du droit. Elle publiait le 29 décembre sur son blog l'article dont voici des extraits ci-dessous, où elle démontre que les sophistes se sont emparés du droit pour le tordre et lui faire admettre la gestation pour autrui (GPA), en employant le discours de la séduction. Le texte est un peu long, mais il est difficile d'en couper des parties sans nuire à l'articulation de l'argumentation. Pour le lire vraiment in extenso, il vaut mieux aller sur le blog de l'auteur.

[...] "1. La première étape de sophistique juridique a consisté à transformer les auteurs de la violation de la Loi civile et pénale en victimes. Ce ne sont donc pas les agences qui vont saisir les juges mais  des personnes désespérées de n'avoir pas d’enfant alors même qu'elles auraient voulu en avoir, après avoir tout essayé, la voie médicale, puis la voie juridique de l'adoption. Ces demandeurs d'enfants, qui se seront comme "résignées" à faire une maternité de substitution vont saisir le juge "en désespoir de cause". Ces requérants vont apparaître aux yeux des juges, mais aussi aux yeux des médias et de l’opinion publique, non pas comme ceux qui violent la Loi (ce qu’ils font pourtant), non pas même comme des esclavagistes, mais comme des victimes, puisque le cas particulier choisi sera celui d’un couple malheureux ne n’avoir pas d’enfant, frappé d’une infertilité due à une maladie sans espoir de guérison. C’est donc avec le visage de victimes que la demande contrariant la position de la Loi va être faite.

Qui voudrait les blesser une nouvelle fois en leur reprochant la violation qu’ils font du Droit, alors qu’ils souffrent déjà tant ? Ceux qui voudraient contrarier une telle demande apparaîtront comme des "sans-coeur" à l'égard d'une pauvre épouse, déjà si éprouvée d'être frappée d'une maladie incurable.

Le thème de la "dureté de coeur" est ainsi introduit pour que le jugement moral s'inverse [...] Grâce à ce premier sophisme juridique, c'est celui qui veut faire obstacle à la convention de GPA qui "manque de cœur" et non plus celui qui y recourt. 

C’est ainsi que les époux Mennesson obtiennent gain de cause contre la France par l’arrêt CEDH du 26 juin 2014.

2. La deuxième étape de sophistique juridique a consisté à transformer en allié la principale victime de l’opération. En effet, l’enfant « cédé » est en cela traité comme de la matière première, ce qui est contraire à son droit le plus fondamental, lequel consiste à être toujours traité en « personne ». Retourné comme un gant, l’enfant devient argument et c’est au nom de l’enfant que l’on affirme qu’il a un « droit à » avoir un parent. Faisant toujours parler l’enfant cédé, l’on évoque son innocence et son cas particulier pour obtenir que, malgré le fait qu’il n’a été conçu et mené jusqu’à la naissance que pour cédé à ceux qui l’ont commandé, le lien biologique à l’égard de l’homme qui l’accueille, son père donc, suffit à justifier l’obligation du Droit à reconnaitre la filiation. Qui pourrait reprocher de la malice à un nouveau-né ? En outre, que dire contre la réalité factuelle et première du lien biologique ? C’est la ratio decidendi des 2 arrêts d’Assemblée plénière du 3 juillet 2015.

3. La troisième étape de sophistique juridique a consisté à faire disparaître la mère de l’enfant. Cette troisième étape est à la fois requise et très délicate pour les promoteurs du marché des femmes et des enfants. En effet, par le contrat les agences ont dès le départ obtenu que les mères consentent à renoncer à leur statut de mère vis-à-vis de l’enfant qu’elles remettront à la naissance à ceux qui en ont demandé la fabrication. Mais dans la stratégie globale, du fait même que la victoire précédente a été obtenue grâce à l’argument du « lien biologique » entre l’homme qui a demandé à la fabrication de l’enfant et celui-ci, comment ne pas subir un effet boomerang et échapper à reconnaître que ce qui vaut pour l’un (le père biologique) vaut pour l’autre (la mère biologique qui a porté l’enfant) ?

Le contrat qui a pendant quelques années suffi pour prétendre que la mère n’est rien puisqu’elle a consenti à n’être rien, ne peut plus suffire, en raison même de la victoire dans l’étape précédente de cette avancée méthodique. Il faut donc passer à la quatrième étape. Elle est en train d’être franchie.

4. La quatrième étape de sophistique juridique consiste à faire apparaître le « parent » comme seul acteur, jetant ainsi un voile opaque sur le père et la mère, qui disparaissent. La mère doit disparaître pour de bon, et pas seulement par son consentement. Il faut aller plus vite au but.

La mère est en effet à la fois celle dont on ne peut se passer pour obtenir l’enfant biologique tant désiré et celle dont on voudrait tant qu’elle n’ait jamais existé, à l’instant où l’enfant parait, en sortant de son corps. Pour cela, il faut convaincre les juges et l’opinion publique que les enfants ne viennent pas au monde d’un père et d’une mère mais de deux « parents » qui ont un « projet commun d’enfant ». De cette « coparentalité » nait l’enfant. La façon « matérielle » dont celui-ci vient relèverait finalement d’une affaire de cuisine, intendance dont les agences vont se charger. C’est si bien présenté : l’enfant venant au monde par la seule force de l’amour des personnes qui désirent sa venue, le lien biologique devient alors secondaire, voire indifférent. La Cour européenne des droits de l’homme récuse certes ce discours magique, mais il vient d’être admis par une ordonnance du juge des référés de Nantes du 3 décembre 2015, qui demande à l’Etat français de transcrire une filiation à l’égard de l’épouse du père biologique, du seul fait qu’elle a eu l’intention d’avoir l’enfant. La mère qui a porté l’enfant n’existe plus, n’a jamais existé. Pour mieux la destituer, puisque le contrat n’y suffit pas, on lui trouve une nouvelle appellation : face aux « parents », elle serait devenue la « porteuse », la « donneuse ». Comme l’expression de « donneuse d’enfant » révèlerait que l’enfant est cédé comme une chose, pour blanchir la cession d’humain, l’invention sophistique de vocabulaire la fait appeler : « donneuse de gestation », le corps de la femme se scindant par la magie des mots. Mais le ministère public a fait appel de l’Ordonnance. Comment faire taire le Ministère public ? Il faut passer à la cinquième étape.

5. La cinquième étape de sophistique juridique consiste à faire taire le Droit en le constituant comme  « homophobe ».  Le sophiste ne cherche pas la contradiction, il cherche à réduire au silence celui qui contrarie son but.  Alors que les cas choisis pour être portés en justice et attirer la piété sur les demandeurs d’enfants  concernent des couples hétérosexuels frappés par une stérilité médicalement constatée, lorsque des personnes affirment être hostiles à des telles conventions de maternité de substitution, leurs arguments sont discrédités par le discours suivant : les « porteurs de projet d’enfant » sont souvent des couples homosexuels masculins. Du fait de leur type de relations sexuelles, ils sont aussi « comme stériles », puisqu’ils ne peuvent avoir d’enfant. Une fois cela admis, il suffit d’ôter le « comme » : une « stérilité sociale » exercerait la même contrainte que la stérilité physique. C’est alors au titre du principe constitutionnel de « l’égalité », celle entre les couples, que la GPA devrait être envisagée. Toute autre perspective devrait être exclure, car toute autre analyse est … homophobe. En effet, si le Droit contrarie les couples homosexuels masculins dans leur désir d’avoir des enfants, c’est la preuve que le Droit lui-même implicitement mais nécessairement est hostile aux couples homosexuels. Les personnes favorables à l’état actuel du Droit sont elles-mêmes homophobes. L’argument est très puissant car qui voudrait être désigné comme homophobe, agissant pour le maintien d’un principe homophobe ?

Ainsi, de la première à la cinquième étape, l’efficacité sophistique a réussi à faire oublier qu’il s’agit de la dignité des femmes et des enfants, qu’il s’agit de les défendre eux ; le terrain de la discussion a glissé là où les défenseurs des femmes et des enfants ne peuvent que s’enferrer : l’homophobie et l’égalité entre les hommes et les femmes. Si l’on demande : « êtes-vous pour la GPA, c’est-à-dire contre la dignité de la femme et de l’enfant ?», la réponse ne pourra être que « Non ». Mais désormais la question est : « êtes-vous pour la GPA, c’est-à-dire contre l’homophobie ? », la réponse ne pourra être que « Oui ». Tout est dans l’art de poser la question.

6. La sixième étape de la sophistique juridique est dans l’argument de la « dérive ». Il s’agit de soutenir que les « usines à bébés », les ventes d’ovocytes et de gamètes pour n’avoir que des enfants correspondant à des vœux eugéniques, la multiplication des agences, sont des « dérives ». Il convient dès lors d’admettre le principe de licéité de la pratique des conventions et de les encadrer, par une législation confiant cette « régulation » à des régulateurs publics, dans un service public ou à des juges, en exigeant des critères éthiques.  Ainsi, les personnes qui demeurent réticentes à abandonner la prohibition des contrats par lesquels les mères cèdent leur enfant lâchent prise : s’il s’agit d’un « don magnifique » qui offre le bonheur à l’enfant et au couple qui le désire tant, sans que l’argent ne vienne salir cette harmonie, pourquoi pas ? Cette sixième étape permet de rendre admissible l’idée même de fabriquer l’enfant à fin d’être cédé. Elle prépare l’industrialisation de l’humain. L’argent viendra après. Le Législateur britannique envisage d’ailleurs de passer à la GPA « commerciale » car l’idée d’un « droit à l’enfant » a été si bien répandue qu’il convient maintenant de susciter l’offre et de transformer la « compensation financière » en prix pur et simple. Mais cela, cela sera la septième étape.

Voilà comment par une stratégie juridique qui pour l’instant fonctionne, les entreprises, en ne s’appuyant que sur des cas, que sur des juges et sur l’opinion publique, sont en train d’installer le marché mondial des esclaves.

Que doit-faire le Droit ?

Le Droit doit faire face au Sophiste. Le Droit doit en premier lieu « dévoiler », c’est-à-dire montrer le plan servi par cette stratégie, lequel révèle le visage du sophiste, ici les entreprises qui construisent le marché du matériel humain. Puis le Droit qui a pour fonction et légitimité de protéger la dignité humaine, doit parler et dire : Non."

Posté le 6 janvier 2016 à 13h44 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

Semi-marathon de Paris au profit de la Fondation Lejeune

P1270125Comme il l'avait déjà fait l'année dernière, Alexis courra le 6 mars prochain le Semi-marathon de Paris pour son fils Timothée, porteur de trisomie 21, et pour soutenir la recherche de la Fondation Lejeune sur la trisomie 21 et les autres maladies génétiques de l'intelligence :

"Le 6 mars prochain, je courrai le Semi-marathon de Paris au profit de la Fondation Jérôme Lejeune. Pour soutenir ce projet et m'aider à collecter les 500 € pour lesquels je me suis engagé, je vous propose de faire un don à la Fondation Jérôme Lejeune et/ou de faire largement la promotion de cette initiative."

P5tozz2gcx1oxs4ha4ky5fcjogzcip00qakwtkjiPour soutenir financièrement cette initiative, on peut se connecter sur la page dédiée. Bonne course, Alexis !

Posté le 6 janvier 2016 à 09h36 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

05 janvier 2016

« Marchandiser la vie humaine » : un plaidoyer pro-vie et anti GPA de Maria Poumier

Voici un article proposé par un lecteur :

Marchandiser-la-vie-humaine.jpgPeu de gens, trop peu, connaissent Maria Poumier.

Parce que le monde politico-médiatique est friand d’étiquettes, par paresse intellectuelle ou plus sûrement par volonté de formatage, on subit systématiquement les clivages manichéens imposés par la bien-pensance qui nous gouverne...

Etre « de droite » c’est évidemment être réactionnaire, promoteur du « repli identitaire », du nationalisme, de la cellule familiale et classiquement être considéré comme aigri....voire pire, être religieux, donc « intolérant »... Etre « de droite » c’est être hostile à toutes les « avancées de la société civile» : avortement, mariage gay, gestation pour autrui, etc...

Osons la caricature médiatique : c’est être « sympathisant LMPT »....

Etre « de gauche » c’est évidemment être un individu ouvert sur le monde, militant du féminisme, promoteur du multiculturalisme, s’affichant ostensiblement antiraciste, se déclarant affranchi des structures familiales anciennes – pour ne pas dire antiques – et proche sinon propagandiste des milieux LGBT et de la théorie du genre.... C’est être un individu «tolérant», donc un laïciste impénitent.

Osons la caricature médiatique: c’est être un « individu de progrès », « tolérant », adepte du « vivre ensemble »....

Depuis des décennies et singulièrement plus depuis le tournant du siècle, les positions se sont durcies après la reconnaissance du mariage gay, surtout à cause des provocations du grand manitou de la GPA, Pierre Bergé :

« Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l'adoption. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant oulouer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? C'est faire un distinguo qui est choquant ». (Déclaration de Pierre Bergé, publiée le 16 décembre 2012 sur le site du Figaro.)

Cette déclaration révoltante a amené des gens de tous bords et de tous horizons politiques à s’interroger sur les paramètres éthiques et sociétaux et sur la dangereuse dérive mercantile qui se dessinait à partir des perspectives ouvertes par la « volonté de banalisation de la procréation homosexuelle », en matière de trafics internationaux d’ovocytes ou de mères porteuses.

Maria Poumier est de ceux-là...

Universitaire, hispanisante, c’est une femme de gauche, je dirai même d’extrême gauche :

«  à dix-sept ans j’ai ressenti l’assassinat du Che comme un sacrifice extraordinaire qui exigeait, tout simplement, que l’on suive ses traces. Je suis allée offrir mes services à la révolution cubaine, et j’ai enseigné à l’université de La Havane plusieurs années, jusqu’en 1979 » (sic !)

Proche ensuite de Roger Garaudy, Maria Poumier, devenue enseignante à Paris VIII va militer pour ouvrir sur le monde les tenants du dogmatisme marxiste, et comme Roger Garaudy elle va se retrouver marginalisée dans son propre camp, en butte à la haine des milieux marxistes purs et durs et des étudiants juifs...

C’est sans doute pourquoi le livre qu’elle vient de rédiger a autant d’importance : « Marchandiser la vie humaine »

Loin de tout dogmatisme existentiel (elle qui les a tellement combattu toute sa vie) nous livre une réflexion profonde sur toutes les questions associées à la reproduction artificielle et à tous les trafics qu’elle génère.

Loin de s’opposer aux courants pro-vie, ou de négliger les aspects religieux de ces questions, elle les évoque de manière très approfondie et n’hésite pas à se référer même... au Salon Beige !

Ce livre est donc une synthèse d’autant plus précieuse qu’elle émane d’une personnalité forte provenant du monde qu’il est convenu d’appeler chez les pro-vie « nos adversaires »...

C’est une étude très documentée sur le plan historique, juridique, sociologique...simplement humaniste.

S’il nous prouve une chose c’est que les clivages idéologiques ne se situent pas là où certains - trop simplistes dans leur vision - le supposent...

Cet ouvrage est complété, en seconde partie, d’une série de textes de fond sur des aspects techniques, notamment philosophiques, juridiques et sociologiques rédigés par des gens venus des mêmes horizons tels :

  • Françoise Petitdemange, auteure de « La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011) » médiatiquement méconnue pour avoir dénoncé ce qu’étaient les enjeux géopolitiques de la guerre lancée pour balayer Muammar Gaddhafi et détruire son pays…
  • Lucien Cerise, auteur de « Gouverner par le chaos – Ingénierie sociale et mondialisation », dénonçant aujourd’hui le niveau de propagande, de désinformation et de répression du monde qui nous gouverne... Lucien Cerise est aujourd’hui militant nationaliste bien qu’issu de l’extrême gauche et du syndicalisme...
  • Francis Cousin, est l’auteur de « L’être contre l’avoir » où il analyse "l’enfermement consommatoire dans la bêtification de la marchandise"(sic !)...

Il nous avertit ici des dangers du « façonnement de l’histoire à sens unique : celle du terrain où le citoyen est indistinctement et toujours hors sol et privé de toute autre identité que celle du fétichisme marchand se parlant sans discontinuer à lui-même ».

On n’est pas plus clair pour dénoncer le déracinement dont seront victime les enfants marchandisés !

Au total, nous disposons là d’un ouvrage complet sur la question mercantile, qui associe aux données d’actualité les plus récentes des réflexions philosophiques et sociologiques de très grande qualité. C’est aussi un hallucinant petit tour du monde de la marchandisation dans près de 25 pays. Un ensemble très « politiquement incorrect » qui apportera à beaucoup de militants pro-vie des éléments de réflexion et des arguments que la littérature habituelle qui est consacrée à ces questions ne développe pas suffisamment lorsqu’elle les évoque...

Pour finir, au-delà des références religieuses notamment à Saint Joseph, artisan de la famille, évoquées par Maria Poumier, nous laisserons le dernier mot à Françoise Petitdemange qui a si bien vu comment la marchandisation de l’enfant s’inscrit dans la mondialisation :

« La société mondiale voudrait s’anéantir psychiquement, en attaquant les premiers points de repère qu’un enfant puisse avoir à l’aube de sa vie, et physiquement en saccageant l’intimité du corps et du psychisme de chaque individu, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement »

Un livre indispensable donc pour mieux comprendre et surtout faire mieux partager les enjeux de notre combat !

Posté le 5 janvier 2016 à 21h34 par Michel Janva | Lien permanent

04 janvier 2016

Quand "Elle" trouve qu'un foetus ressemble trop à un bébé

Avortement-magazine-elle-newsweek-foetus-trop-bébéLe magazine "Elle" s'insurgeait la semaine dernière contre la "Une" du magazine Newsweek qui, s'inscrivant dans le thème de l'avortement, central dans la campagne pour la présidentielle américaine, présentait un foetus in utero. La journaliste de "Elle" se plaint que le foetus ressemble trop à... un vrai bébé ! Réinformation TV cite la journaliste indignée :

"Ou, pour dire les choses plus brutalement : il est davantage comme un bébé. Et vu la présence du mot “AVORTEMENT” en toutes caps, nous pouvons supposer qu’il ne va pas continuer d’exister longtemps. Intentionnellement ou non, la une de Newsweek résume ce qui ne va pas dans la discussion sur l’avortement : tout tourne autour du foetus qu’on humanise, et la personne qui est enceinte est effacée."[...]

"La réaction du magazine “Elle” montre à quel point les prises de position du lobby de l’avortement font appel au sentiment et à l’image, refusant de se poser la question de l’humanité objective de l’embryon, et faisant tout reposer sur son aspect. Quand celui-ci fait observer un peu trop évidemment que le bébé à naître a très tôt une tête… de bébé, un corps, des bras, des jambes, des mains, c’est comme si on levait le voile sur un secret, sur un tabou."

"Tout tourne autour du foetus qu'on humanise"... ces mots laissent rêveur.

Posté le 4 janvier 2016 à 10h12 par Marie Bethanie | Lien permanent

31 décembre 2015

La plus grande banque de sperme britannique pratique l’eugénisme

Lu sur Gènéthique :

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"La London Sperm Bank, plus grande banque de sperme britannique, refuse les dons de sperme des personnes dyslexiques. Elle distribue une brochure aux donneurs de sperme potentiels qui recommande de « ne pas souffrir de déficit de l'attention, ni d'hyperactivité, ni d'autisme, ni du syndrome d'Asperger, mais aussi ne pas être dyslexique », afin de « minimiser le risque de transmission de maladies génétiques ou de malformations. »[...]

Le Figaro rappelle [...] que la procréation médicalement assistée (PMA) avec des donneurs anonymes soulève de nombreux « problèmes éthiques » : « Dès lors que l'on peut, contrairement à la fécondation naturelle, choisir à discrétion le donneur, la tentation est grande de sélectionner celui ayant les meilleures caractéristiques génétiques. »"

Posté le 31 décembre 2015 à 13h48 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le gouvernement refuse de combattre la location d'utérus

Grégor Puppinck déclare à Gènéthique :

"[...] A ce jour, il ya trois affaires concernant la GPA devant la CEDH. [...] Dans chacune de ces affaires, il existe un lien génétique entre l’homme et l’enfant. Il est donc fort probable que la France soit condamnée à transcrire l’état civil de l’enfant né par maternité de substitution à l’étranger à l’égard du parent biologique.

Dès lors qu’une condamnation est probable il est normal qu’un règlement amiable soit envisagé et recherché par le gouvernement défendeur.

L’autre intérêt du règlement amiable, pour le gouvernement défendeur, est de ne pas être condamné. S’il n’y a pas de condamnation, il n’y a pas de jurisprudence. Or une jurisprudence a une autorité plus large que le cas d’espèce. Une nouvelle décision de condamnation de la France renforcerait la jurisprudence de la Cour européenne et affaiblirait d'autant la capacité des Etats à s'opposer à la reconnaissance sur leur territoire de maternités de substitution réalisées à l'étranger en violation de l'ordre public.   

Dans cette affaire, comment analysez-vous le choix du gouvernement français de compter sur cette solution amiable ?

Le choix de cette solution amiable est à mon avis pour la France une façon de ne pas combattre.

Si vraiment le gouvernement français voulait s’opposer à la maternité de substitution, il aurait eut intérêt, à l’époque, à demander le renvoi devant la grande chambre de l’affaire Mennesson. Et il aurait intérêt aujourd’hui à combattre la jurisprudence Mennesson dans ces nouvelles affaires.

Sachant que ces nouvelles affaires sont plus scandaleuses encore que les faits en cause dans le cas américain Mennesson. En effet, il s’agit de maternités de substitution réalisées en Inde et donc d’enfants achetés auprès de femmes pauvres, ou encore de maternité de substitution mandatées par des personnes vivant en couple de même sexe.

Si le gouvernement voulait vraiment combattre la maternité de substitution il devrait mener ce combat de front dans ces affaires qui se distinguent de l’affaire Mennesson quant aux circonstances et milieu social des mères porteuses. Mais cela impliquerait d’adopter une position de fond opposée à la maternité de substitution, en maintenant fermement que cette pratique est contraire à l’ordre public international. Mais aussi de prendre une position forte à l’égard de la gestation pour autrui par des couples homosexuels ou des personnes non mariées.

Il est clair que demander un règlement amiable manifeste un refus de combattre la maternité de substitution alors même que l’occasion se présente. Je pense que c’est parce que le gouvernement français ne se sent pas capable de gagner ce combat, ou qu’elle cherche à éviter un combat qu’elle ne veut pas mener, sachant que la filiation des enfants nés par maternité de substitution à l’étranger a déjà été décidée dans l’affaire Mennesson."

Posté le 31 décembre 2015 à 11h10 par Michel Janva | Lien permanent

29 décembre 2015

GPA : La Manif Pour Tous dénonce une manipulation grossière

Le refus par la France de retranscrire à l'état civil les actes de naissance de jumeaux nés par GPA à l'étranger est parfaitement conforme au droit français et européen. La Manif Pour Tous dénonce une sur-interprétation et une instrumentalisation des arrêts de la CEDH par des lobbies qui veulent faire avancer la légalisation de la GPA en France malgré la condamnation claire de cette pratique indigne et intolérable par le Premier ministre Manuel Valls et, tout récemment, par le Parlement Européen. 

Ce 25 décembre 2015, Le Monde a rendu publique la proposition faite par la France à M. X de lui verser 33 750 € pour la non-retranscription des actes de naissance de jumeaux à l'état civil français, ces enfants ayant été obtenus par M. X en faisant appel à une mère porteuse à l'étranger malgré le fait que la législation française interdise la GPA (Gestation Pour Autrui, ouGrossesse Pour Abandon). « La GPA est un délit pour lequel la loi prévoit une amende de 7500 €. Là, l'Etat propose un dédommagement de plus de 33000 € alors que M. X devrait, au contraire, payer une amende ! C'est aberrant ! »commente Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

Dans sa réaction auprès du quotidien Le Monde, Me Caroline Mécary, avocate de M. X, déclare : « on est face à un gouvernement qui ne respecte pas la jurisprudence de la CEDH. » Il s'agit là d'une manipulation grossière : en effet, tout arrêt de la CEDH est valable in concreto, c'est-à-dire pour le cas jugé.  En l'occurrence, Me Caroline Mécary évoque une décision de la CEDH qui ne traite que du cas personnel des enfants nés de GPA commandées par les couples Mennesson et Labassé. Ils n'ont juridiquement pas vocation à s'appliquer à tous les enfants nés de GPA à l'étranger au profit de Français. Cela reviendrait en outre, pour la France, à légaliser les GPA convenues et réalisées à l'étranger. Ce commentaire de MeMécary est une instrumentalisation des arrêts Mennesson et Labassé, comme Le Monde est instrumentalisé dans cette affaire pour tenter de susciter une polémique autour de la proposition de dédommagement faite à M. X.

D'autre part, ces arrêts de la CEDH concluaient spécifiquement sur la retranscription à l'état civil de la filiation des enfants avec leur père, puisqu'en l'espèce celui-ci était leur père biologique. Or, dans le cas de M. X, étonnamment, il n'est pas précisé s'il existe un lien biologique entre M. X et ces jumeaux, ni quelle filiation a été inscrite à l'état civil de leur pays de naissance, ni quel est ce pays !? L'opinion publique est à la fois trompée sur la portée des arrêts Mennesson etLabassé, et sous-informée puisque cette affaire est rendue publique, mais sans les informations indispensables à sa compréhension !

Face à ces tentatives de manipulation, La Manif Pour Tous rappelle que :

1-      Le Premier ministre Manuel Valls a lui-même déclaré dans une interview au quotidien La Croix publiée le 3 octobre 2014 (soit après la publication des arrêts Mennesson et Labassé), que « le gouvernement exclut totalement d'autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA. »

2-      Les difficultés de retranscription à l'état civil français étaient connues d'avance par M. X qui ne pouvait pas ignorer la loi française dans ce domaine au moment où il a passé un contrat de GPA. Autrement dit, M. X se plaint de ce qu'il a lui-même mis en œuvre pour ces jumeaux, lesquels ont été, en outre, volontairement privés par lui de leur mère, ce qui est contraire à la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE). A ce sujet, Manuel Valls avait déclaré dansson interview du 3 octobre 2014 : « Il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée... tout en affirmant qu'ils sont responsables de l'éducation des enfants, c'est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs ! » 

3-      Ces jumeaux ont bien, comme tout un chacun - et heureusement ! -, l'état civil et la nationalité de leur pays de naissance. A ce propos, la position du Premier Ministre a été également très claire : « Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l'étranger » (quotidien La Croix, 3 octobre 2014). C'est encore une fois M. X qui, dès l'origine de son projet, avait prévu d'emmener ces enfants en-dehors de leur pays, en connaissance de cause quant aux conséquences en France en matière d'état civil.

4-      Le Parlement Européen vient de se prononcer sur ce sujet le 17 décembre 2015 en  condamnant toutes formes de GPA dans son rapport annuel sur les droits de l'Homme et la démocratie dans le monde.

La France se trouve donc en parfaite cohérence avec l'Europe en refusant de supprimer les mesures - dont la non-retranscription des actes de naissance à l'état civil français - qui retiennent les éventuels candidats à la GPA et empêchent, par conséquent, l'extension de cette pratique qui conduit à l'exploitation de femmes et au trafic d'enfants.

En revanche, la France n'est pas en cohérence avec elle-même en proposant un dédommagement en lieu et place d'une amende : les pouvoirs publics doivent respecter la loi de la République !

La dignité de la femme et de l'enfant n'ayant pas de frontière, La Manif Pour Tous invite la France, patrie des droits de l'Homme, à protéger les femmes et les enfants de toutes origines de cette nouvelle forme d'exploitation en luttant contre la GPA en France comme à l'étranger.

Pour Soutenir La Manif Pour Tous, c'est par ici.

Posté le 29 décembre 2015 à 19h50 par Michel Janva | Lien permanent

27 décembre 2015

Faites votre GPA à l'étranger et Fabius vous offrira 33 750 € pour la fermer

Lu dans Le Monde daté du 25 décembre :

"33 750 euros. C’est la somme d’argent qu’a proposée la France à M. X et à ses jumeaux nés d’une mère porteuse à l’étranger pour ne pas transcrire leurs actes de naissance à l’état civil français. « Cette somme ne sera soumise à aucun impôt et sera versée sur le compte bancaire indiqué par les requérants », précise l’agent du gouvernement, dans un document que Le Monde s’est procuré. Cette proposition datée du 13 novembre, qui émane du ministre des affaires étrangères, vise à solder un contentieux dans lequel la France est poursuivie devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). « Le règlement vaudra règlement définitif de la cause », stipule ainsi le gouvernement."

Posté le 27 décembre 2015 à 22h40 par Michel Janva | Lien permanent

22 décembre 2015

Le tribunal de Nantes valide la vente d'enfant

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Nantes a contraint l’État, le 3 décembre, à délivrer des documents d’état civil aux jumelles achetées par 2 femmes, jumelles nées de mère porteuse aux États-Unis après un don d’ovocytes. L'ordonnance indique :

« Le fait que la mère juridique ne soit pas la mère biologique ne caractérise pas une information fausse, dès lors qu’à l’instar d’une adoption la légalité de cette substitution a été vérifiée par la Cour suprême de Californie ».

Le parquet a fait appel de cette décision. Autant dire que c'est en pure perte tant que la loi Taubira ne sera pas abrogée.

Posté le 22 décembre 2015 à 18h38 par Michel Janva | Lien permanent

18 décembre 2015

Victoire de La Manif Pour Tous au Parlement européen

Communiqué de La Manif Pour Tous, suite au rapport du Parlement européen demandant l'interdiction de la location d'utérus et de la vente d'enfants :

"La Manif Pour Tous se réjouit de cette condamnation explicite d’une pratique contraire à la dignité de la femme et de l’enfant, quelles qu’en soient les modalités.

L’adoption du rapport annuel sur les droits de l’Homme et la démocratie dans le monde, présenté par l’eurodéputé roumain Cristian Dan Preda (groupe PPE), est un coup de tonnerre. Le Parlement Européen réuni à Strasbourg vient de condamner, à une large majorité et de manière on ne peut plus explicite, la pratique des mères porteuses. En outre, cette condamnation, qui évoque les gains financiers comme « d’autres gains », prend bien en compte toutes les formes de GPA, prétendument gratuite ou payante. Cette condamnation porte donc sur la GPA en tant que telle. Le Parlement Européen considère que le recours à une mère porteuse est contraire aux droits de l’Homme et acte donc la nécessite de l’interdire urgemment.

Gpa

Précisément, le Parlement Européen « condamne la pratique de la gestation pour autrui qui va à l’encontre de la dignité humaine de la femme, dont le corps et les fonctions reproductives sont utilisés comme des marchandises; estime que cette pratique, par laquelle les fonctions reproductives et le corps des femmes, notamment des femmes vulnérables dans les pays en développement, sont exploités à des fins financières ou pour d’autres gains, doit être interdite et qu’elle doit être examinée en priorité dans le cadre des instruments de défense des droits de l’homme ».

La Manif Pour Tous qui, depuis plus de 3 ans maintenant, lutte contre cette pratique aussi bien au niveau national qu’au niveau européen, se réjouit de cette victoire qui marque une nouvelle étape vers l’abolition universelle de la GPA.

Avec ses partenaires, en particulier Europe for Family et No Maternity Traffic, La Manif Pour Tous entend poursuivre sans relâche son action afin de parvenir à une Convention internationale d’interdiction de la GPA, seul moyen efficace de mettre fin à l’exploitation de femmes, au trafic d’enfants et par conséquent, de protéger la dignité de la femme et de l’enfant."

Posté le 18 décembre 2015 à 20h09 par Michel Janva | Lien permanent

17 décembre 2015

Le Parlement européen condamne toute forme de GPA

Aujourd'hui a été adopté le rapport annuel sur les droits de l'homme et de la démocratie dans le monde 2014 et la politique de l'Union européenne. Le Parlement européen approuve entièrement le paragraphe 114, qui

"condamne la pratique des mères porteuses, qui porte atteinte à la dignité humaine de la femme dans son corps et ses fonctions de reproduction utilisés comme une marchandise ; considère que la pratique de la gestation pour autrui qui implique l'exploitation de la reproduction et l'utilisation du corps humain pour un gain financier ou autre, en particulier dans le cas des femmes vulnérables dans les pays en développement, est interdite et considérée comme une question d'urgence dans les instruments des droits de l'homme".

Addendum. Communiqué de l'ECLJ :

"Ces affirmations sont en droite ligne avec ce que l’ECLJ soutient auprès des institutions internationales depuis plusieurs années. Déjà en juillet 2012 et mars 2013, l’ECLJ était intervenu au Parlement européen sur ce thème : « La gestation pour autrui, une violation des droits de l’homme et de la dignité ».

Ce vote du Parlement européen est donc une excellente nouvelle ; elle intervient alors que l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a aussi entrepris de se prononcer sur cette question et que la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme réexamine une affaire de « vente d’enfant par GPA » (Affaire Paradiso et Campanelli c. Italie). De même, la Conférence de la Haye de droit international privé travaille depuis 2011 sur la question de la maternité de substitution en vue de la rédaction d’une Convention.

Pour l’ECLJ, le respect des droits et de la dignité des personnes exige de tendre à l’interdiction générale de la maternité de substitution en Europe. En ce sens, Grégor Puppinck et Claire de La Hougue ont réalisé une étude décrivant les voies de droit international permettant d’interdire la maternité de substitution.

L’abolition de la maternité de substitution est possible, comme le fut celle de la vente d’enfants : c’est une question de conscience et de volonté politiques.

L’ECLJ se félicite de cette Résolution du Parlement européen qui constitue une étape dans la bonne direction."

Posté le 17 décembre 2015 à 17h05 par Michel Janva | Lien permanent

15 décembre 2015

Vente d'enfant : dans le contrat de GPA une clause permettant de réclamer l'avortement

Lu sur Gènéthique :

"Après Melissa Cook le mois dernier (Cf. Gènéthique du 26 novembre 2015), une autre mère porteuse de Californie enceinte de dix-sept semaines, est soumise aux pressions des parents commanditaires qui tentent de la forcer à avorter. Brittneyrose Torres, âgée de 26 ans, raconte son histoire pour éviter que d’autres mères-porteuses ne se retrouvent dans son cas.  

Après fécondation in-vitro, deux embryons ont été implantés dans l’espoir que l’un des deux se développe. De façon imprévue, les deux embryons se sont développés et l’un des deux s’est scindé pour donner des jumeaux. Brittneyrose Torres est donc enceinte de deux garçons et d’une petite fille. A douze semaines de grossesse, les parents commanditaires lui ont demandé d’avorter de la petite fille, estimant qu’il y aurait des « risques accrus de troubles du développement ». Renseignements pris auprès des autorités médicales, la mère porteuse leur a prouvé que non.

Comme pour Melissa Cook, les parents commanditaires ont déclaré qu’il y avait dans le contrat de GPA une clause leur permettant de réclamer un avortement et la suspension du paiement si la mère porteuse allait à l’encontre de leurs souhaits. Brittneyrose Torres devait recevoir 30 000$ : 25000$ pour le premier enfant et 5000$ de plus pour porter deux enfants ou plus.

Brittneyrose Torres a déclaré qu’elle ne pouvait pas avorter, que cela revenait à tuer le bébé. Elle a fait appel à The Center for Bioethics and Culture Network, une association spécialisée contre la GPA, dans le but de se battre contre la demande qui lui était faite."

Posté le 15 décembre 2015 à 13h51 par Michel Janva | Lien permanent

09 décembre 2015

L'Elysée renvoie la PMA pour les LGBT à 2018

Selon un journal LGBT, la directrice de cabinet de François Hollande a reçu l'association LGBT Les Enfants d'Arc en ciel pour lui signifier le renvoi de la légalisation de la PMA pour femmes LGBT à la révision des lois bioéthiques en 2018.

Posté le 9 décembre 2015 à 20h59 par Michel Janva | Lien permanent

Un homme atteint de trisomie 21 fait l'objet d'un ordre de non-réanimation

937Cet article (en anglais) raconte l'histoire d'Andrew Waters, une cinquantaine d'années (il est aujourd'hui décédé, depuis le mois de mai), atteint de trisomie 21, qui avait été hospitalisé en 2011 à l'hôpital de Margate dans le Kent.

Après son hospitalisation, lors de son retour chez lui, sa famille avait découvert dans son sac un " ordre de ne pas réanimer" (DNR - do not resuscitate) en cas de problèmes cardiaques ou respiratoires. Cet ordre s'appuyait sur les raisons suivantes, énumérées en clair : "syndrome Downs [trisomie 21], incapable d'avaler (...), alité, des difficultés d'apprentissage".

Les parents d'Andrew Waters ont découvert ce document alors qu'ils n'ont jamais été consultés par l'hôpital. Le personnel avait décidé de sa vie ou de sa mort sans aucune consultation préalable, juste parce qu'il était atteint de trisomie 21. Les parents faisaient pourtant quotidiennement des visites à leur fils à l'hôpital et le corps médical pouvait alors en profiter pour leur poser la question.

Le mois suivant sa sortie, Andrew est à nouveau hospitalisé, et un nouvel ordre DNR est émis, toujours sans concertation avec la famille. Le frère d'Andrew, Michael Waters, a donc intenté une action en justice au nom de son frère.

La décision finale de réanimer ou non le patient revient légalement au médecin en Angleterre, néanmoins celui-ci doit au préalable consulter le patient, la famille, et donner les motifs de sa décision. Mais la plupart du temps, les médecins signent l'ordre DNR, qui est placé dans le dossier du patient, sans concertation avec la famille.

L'hôpital a présenté des excuses, sans admettre toutefois avoir commis un acte répréhensible, ni avoir bafoué les droits de l'homme.

Michael Waters, le frère d'Andrew, est toujours en colère, car il estime scandaleux que la trisomie soit répertoriée comme une raison valable pour ne pas réanimer quelqu'un. Il attend toujours les excuses personnelles du médecin qui a signé l'ordre.

Posté le 9 décembre 2015 à 16h20 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (11)

L’affaire Paradiso sur la « vente d’enfant par GPA » réexaminée par la Grande Chambre de la CEDH

De Gregor Puppinck :

"L’un des enjeux principaux de cette affaire porte sur la capacité des Etats européens à s’opposer à l’importation illégale d’enfant conçus et achetés à l’étranger en violation de l’ordre public national et international.

20151209_082413-Copier-300x225Ce matin, la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a tenu une audience « en appel » dans l’affaire Paradiso et Campanelli c. Italie concernant l’importation illégale en Italie d’un enfant né à Moscou d’une mère de substitution. Les commanditaires, qui n’ont aucun lien génétique avec l’enfant, ont versé 49.000 euros en contrepartie de l’enfant muni de certificats d’accouchement et de naissance les mentionnant comme parents.

Le couple reproche à l’Italie de lui avoir retiré l’enfant.

Dans un premier jugement rendu le 27 janvier 2015, la CEDH avait condamné l’Italie estimant que ce retrait portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale des requérants. Comme l’avaient alors souligné les deux juges dissidents, cet arrêt réduisait à néant la liberté des États de ne pas reconnaître d’effets juridiques à la maternité de substitution, et même la légitimité du choix de l’État en ce sens. Plus encore, cet arrêt était une incitation au trafic international d’enfants ; il retirait aux Etats les moyens de s’y opposer. Ce premier arrêt avait choqué, car il entérine la production sur commande et la vente d’un enfant. A aucun moment la Cour ne s’était interrogée sur la moralité de la GPA, sur l’origine de l’enfant, sur l’exploitation des vendeurs de gamètes et de la mère porteuse à l’origine de son existence.

Devant la Grande Chambre, le débat s’est concentré sur l’identification de l’intérêt de l’enfant et sur la légitimité de l’interdiction de principe de la maternité de substitution.

Au préalable, le gouvernement italien a contesté que les requérants puissent se prévaloir de la protection accordée à la « vie familiale », à défaut de pouvoir justifier d’un lien biologique ou légal avec l’enfant.

S’agissant de l’intérêt de l’enfant, les requérants se sont placés sur le terrain émotionnel du « désir d’enfant » du couple et de leur affection pour l’enfant, tandis que le gouvernement a indiqué à l’inverse que la décision de retrait de l’enfant a été prise notamment par des experts qui ont conclu que le couple n’avait pas les qualités requises pour accueillir l’enfant. Les juridictions italiennes ont aussi fondé leur décision sur le caractère illicite du contrat et de la procédure ayant abouti à l’entrée de l’enfant sur le territoire italien.

Les requérants ont soutenu qu’il n’est pas question en l’espèce de porter un jugement de principe sur la conventionnalité de la maternité de substitution ; ils ont néanmoins reproché au gouvernement italien d’interdire de façon absolue cette pratique, et d’avoir fondé leur décision sur ce principe.

Cela étant, les deux parties s’accordent sur le fait que de l’issue de cette affaire dépendra la faculté pour les individus de contourner impunément leur législation nationale pour importer illégalement des enfants conçus en violation de l’ordre public national. Pour l’avocat des requérants, cet empêchement serait un mal, tandis que pour le gouvernement italien, l’objectif de lutte contre le trafic d’enfants, nécessite de pouvoir s’opposer à de telles pratiques.

A l’origine de cette affaire se trouve l’achat d’un enfant en mars 2011 à Moscou, par un couple trop âgé pour concevoir, auprès d’une société spécialisée. L’acte de naissance de l’enfant indiquait qu’il était le fils du couple italien. De retour en Italie, la transcription de l’acte de naissance russe dans l’état civil italien fut refusée. Une enquête fut ouverte et un test ADN prouva que l’enfant n’avait aucun lien génétique avec le couple. La société explique avoir acheté des gamètes humains puis loué une mère porteuse, ce qui ne serait pas illégal en Russie. Une telle pratique consiste à produire sur commande un orphelin pour le vendre. Les juges italiens, constatant la violation des normes sur l’adoption internationale et de l’ordre public italien, décidèrent – dans l’intérêt de l’enfant – de le retirer de la garde de ses acquéreurs pour le confier à l’adoption. L’enfant avait vécu moins de six mois avec ses commanditaires ; il a été placé dans une famille d’accueil en vue de son adoption.

L’arrêt de grande Chambre sera rendu ultérieurement."

Posté le 9 décembre 2015 à 13h40 par Michel Janva | Lien permanent

No maternity traffic au conseil de l'Europe ce matin

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Autres photos.

Posté le 9 décembre 2015 à 13h30 par Michel Janva | Lien permanent

08 décembre 2015

Réservez votre 12 mars 2016

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Posté le 8 décembre 2015 à 12h17 par Michel Janva | Lien permanent

9 décembre : manifestation à Strasbourg contre la vente d'enfants

CEDH - GPA : « No Maternity Traffic » appelle à la mobilisation pour défendre les droits des femmes et des enfants !

Mercredi 9 décembre

RDV à 8h15 à Strasbourg

NL’Italie, condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) sur une affaire de gestation par autrui (affaire Paradiso et Campanelli) a fait appel de la décision : la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme examinera « en appel » cette affaire le mercredi 9 décembre 2015.

En janvier, la CEDH avait condamné l’Italie pour avoir retiré l’enfant acheté par le couple Paradiso - Campanelli auprès d’une société russe spécialisée en gestation par autrui (GPA). L’enfant vendu 49.000 euros et produit sur commande par fécondation in vitro et GPA n’avait aucun lien biologique avec le couple acquéreur. Le 1er juin 2015 les juges de la CEDH ont accepté de renvoyer l’affaire en Grande Chambre après la demande de recours du gouvernement italien.

No Maternity Traffic appelle à un rassemblement mercredi 9 décembre à 8h15 devant la CEDH pour dire à la Cour que la Gestation Pour Autrui (GPA) viole les droits des enfants et des femmes et qu’elle est contraire aux droits de l’homme.

La décision de la cour devrait être rendue dans quelques mois.

Les citoyens européens sont invités à signer massivement la pétition demandant  l’abolition de la GPA en Europe.

Posté le 8 décembre 2015 à 10h12 par Michel Janva | Lien permanent

07 décembre 2015

Téléthon : les dons en baisse

Avec plus 80,25 millions d’euros récoltés, l’édition 2015 du Téléthon a engrangé moins de fonds qu’en 2014 (92,9 millions d’euros).

Le refus du Téléthon de donner le choix aux donateurs sur une utilisation morale de leur don y est sans doute pour quelque chose.

Posté le 7 décembre 2015 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

05 décembre 2015

Ce que Serge de Beketch disait du Téléthon

En 2001 sur Radio courtoisie. Cela n'a rien perdu de son actualité :

Posté le 5 décembre 2015 à 11h00 par Michel Janva | Lien permanent

13 décembre : concert au profit de la Fondation Lejeune

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Réservation obligatoire (don libre. Par téléphone au 01 44 49 74 50 (Stéphanie Tabard) ; par courriel concertvaldegrace@fondationlejeune.org

Posté le 5 décembre 2015 à 10h44 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2015

Le vrai visage du Téléthon

Communiqué de Choisir la Vie :

Images8LBQ5L48"À partir de ce soir, se tiendra la 29e édition du Téléthon, manifestation largement promue et encouragée par les médias et le milieu du showbiz.

Sans condamner la générosité de milliers de donateurs et de bénévoles engagés dans la lutte légitime contre les maladies génétiques, Choisir la Vie ne peut que renouveler ses mises en garde contre les orientations de l’AFM (Association française contre la myopathie) qui :

- d’une part, finance, par le biais d’une partie des dons du Téléthon, certaines recherches utilisant des embryons humains, sacrifiés ainsi pour la science !

- et d’autre part, utilise le mensonge pour arriver à ses fins (financières !). Les "bébéthons" mis en effet en avant et présentés comme un succès thérapeutique n’ont en aucun cas guéri à proprement parlé mais ne sont, en fait, que le fruit d’une odieuse sélection par diagnostic prénatal. Ils sont les seuls survivants des membres de leur fratrie éliminés avant leur naissance parce que diagnostiqués myopathes.

Enfin, depuis 2006, il a été demandé aux responsables du Téléthon une parfaite transparence financière, afin d’éviter aux donateurs d’être complices d’actes que leur conscience réprouve. Celle-ci a été refusée.

C’est pourquoi Choisir la Vie, fidèle à son combat pour le respect de la vie de chaque être humain ne peut que, cette année encore, dénoncer ces dérives et demander à ses adhérents et sympathisants de tirer les conséquences de celles-ci."

Posté le 4 décembre 2015 à 17h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Téléthon : A quand la possibilité de choisir une destination éthique de ses dons ?

Communiqué des AFC :

A"Le Téléthon est chaque année une manifestation de générosité encourageante pour laquelle de très nombreux Français se mobilisent afin de lutter contre les maladies neuromusculaires telles que la myopathie. Depuis 1987, les fonds récoltés ont notamment contribué à faire progresser la recherche génétique mais aussi à apporter de nombreuses aides aux familles et aux malades qui vivent, au quotidien, avec un lourd handicap évolutif.

Tout en saluant les progrès accomplis, les AFC rappellent cependant l’importance de  la transparence vis-à-vis des familles, des malades et des Français.

Elles tiennent à souligner que les enfants nés sains, présentés par l’AFM-Théléton comme un ‘espoir’ et comme ‘la vie qui reprend le dessus’ sont en réalité issus d’un processus de sélection embryonnaire suite au diagnostic préimplantatoire et que leurs embryons frères et sœurs handicapés ont, eux, été éliminés.

Elles encouragent en conséquence les chercheurs à quitter cette voie eugéniste et à orienter leurs recherches exclusivement vers la guérison, notamment de la myopathie, par des thérapies géniques ou cellulaires, une chirurgie du gène, de médicaments, etc.

Les AFC réitèrent par ailleurs leur demande pour que les donateurs du Téléthon aient la possibilité de choisir les programmes de recherche qu’ils désirent soutenir, en toute connaissance de cause.

Préoccupées chaque année par la destination des dons du Téléthon, compte tenu en particulier de la masse des moyens financiers consacrés à la recherche sur les embryons, les AFC poursuivent inlassablement leurs actions dans le domaine éthique à l’heure où la question de la dignité de la personne humaine est au cœur de l’actualité."

Posté le 4 décembre 2015 à 14h14 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2015

L’affaire Paradiso sur la « vente d’enfant par GPA » bientôt réexaminée par la CEDH

De Grégor Puppinck, Directeur de l’ECLJ :

"Le 9 décembre prochain, la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme examinera « en appel » l’affaire Paradiso et Campanelli c. Italie en matière de gestation par autrui (GPA).

Dans un premier jugement rendu le 27 janvier 2015, la CEDH avait condamné l’Italie pour avoir retiré un enfant à un couple qui l’avait acheté 49.000 euros en Russie, estimant que ce retrait portait une atteinte disproportionnée à leur droit à la vie privée et familiale. Elle avait ainsi admis que l’achat d’un enfant peut constituer le fondement d’une famille.

A l’origine de cette affaire se trouve l’achat d’un enfant en mars 2011 à Moscou, par un couple trop âgé pour concevoir, auprès d’une société spécialisée en GPA. L’acte de naissance de l’enfant indiquait qu’il était le fils du couple italien. De retour en Italie, la transcription de l’acte de naissance russe dans l’état civil italien fut refusée. Une enquête fut ouverte et un test ADN prouva que l’enfant n’avait aucun lien génétique avec le couple. La société explique avoir acheté des gamètes humains puis loué une mère porteuse, ce qui ne serait pas illégal en Russie. Une telle pratique consiste à produire sur commande un orphelin pour le vendre. Les juges italiens, constatant la violation des normes sur l’adoption internationale et de l’ordre public italien, décidèrent – dans l’intérêt de l’enfant – de le retirer de la garde de ses acquéreurs pour le confier à l’adoption. L’enfant vécu moins de six mois avec ses commanditaires.

Une telle transaction est effectivement contraire aux normes internationales, en particulier à celles relatives à l’adoption internationale et à la lutte contre le trafic d’êtres humains.

Saisie par le couple, une chambre de la Cour de Strasbourg a jugé – par cinq voix contre deux - que l’Italie pouvait refuser de reconnaître la filiation établie en Russie, mais que le retrait de l’enfant a porté atteinte à la vie privée et familiale du couple. Les autorités italiennes auraient dû leur laisser l’enfant, au nom de l’intérêt supérieur de celui-ci. Pour conclure ainsi, la Cour a estimé que la relation créée par les acquéreurs à l’égard de l’enfant constitue une « vie familiale » protégée par les droits de l’homme, car ils se sont comportés « comme des parents » pendant six mois. La Cour a ensuite jugé que l’interdiction d’ordre public de la GPA et de la vente d’enfant n’étaient pas des motifs suffisants pour leur avoir retiré l’enfant au regard de l’intérêt de celui-ci de rester avec ses acquéreurs. Elle décida néanmoins que l’Italie n’avait pas à leur restituer l’enfant, celui-ci ayant noué des liens avec sa nouvelle famille d’accueil.

Ce premier arrêt avait choqué, car il entérine la production sur commande et la vente d’un enfant. A aucun moment la Cour ne s’était interrogée sur la moralité de la GPA, sur l’origine de l’enfant, sur l’exploitation des vendeurs de gamètes et de la mère porteuse à l’origine de son existence. Elle ne s’était pas davantage interrogée sur la violence irrémédiable infligée aux enfants nés de GPA : condamnés « pour leur bien », selon sa logique, à vivre avec ceux-là même qui les ont privés de leurs vrais parents et les ont achetés.

Comme l’avait souligné les deux juges dissidents, cet arrêt réduit à néant la liberté des États de ne pas reconnaître d’effets juridiques à la gestation pour autrui, et même la légitimité du choix de l’État en ce sens. Plus encore, cet arrêt était une incitation au trafic international d’enfant ; il retirait aux Etats les motifs et les moyens de s’y opposer.

A la demande du Gouvernement italien, la Cour a accepté de renvoyer cette affaire « en appel » pour être rejugée par la Grande Chambre. A la différence des « chambres » qui ne comptent que 7 juges et dont les jugements sont susceptibles d’appel, la Grande Chambre compte 17 juges, ses arrêts sont définitifs et posent les grands principes de la jurisprudence de la Cour.

On peut raisonnablement espérer que la Grande Chambre renverse le premier jugement et reconnaisse le bien fondé des décisions des autorités italiennes."

Posté le 2 décembre 2015 à 13h34 par Michel Janva | Lien permanent

Le Centre Billings France propose également l'enseignement de la méthode aux pays francophones

Suite à notre post La méthode Billings enfin accessible à tous les pays francophones, le Centre Billings France, fondé en 1981 sous le nom d'Association Nationale Pour la Promotion de la Famille et l’Éducation Conjugale, destinée par ses statuts à promouvoir la méthode Billings en France, mais aussi dans tous les pays francophones, nous demande de publier l'information suivante, ce que nous faisons bien volontiers :

Logo-centre-billings-france-web"(...) La fécondité, la capacité à donner la vie est un don que nous recevons mais que nous ne possédons pas.Il ne concerne pas seulement la femme, mais l'homme, et bien entendu implique un profond respect de la vie. Pie XII rappelle aux époux chrétiens, qu'il leur faut être au "service de la vie". La régulation naturelle des naissances, la si bien nommée "paternité responsable" n'est en aucun cas un "truc" de femme, mais un des aspects du mariage. Nous enseignons en foyer, mari et femme face à un couple (...) 

Les premières publications en français, de la méthode Billings, par René et Marie Sentis, fondateurs du Centre Billings France, datent des années 1980 (...) Le livret "Connaître sa fécondité par la méthode naturelle des docteurs Billings" a été réédité de nombreuses fois et vendu à des milliers d'exemplaires en France - de nombreux lecteurs doivent l'avoir dans leur bibliothèque. Il a été aussi diffusé largement (souvent gratuitement) par exemple en Afrique francophone, pendant près de 30 ans (...). De même en est-il des supports dématérialisés (...).

À ce sujet, il convient de rappeler que l'épiscopat d'Afrique Francophone est très réceptif à la méthode Billings ou plus exactement méthode de la glaire, ainsi "rebaptisée" dans de nombreuses pastorales familiales d'Afrique, pour justement échapper à cette pression que nous subissons et dénonçons ici. Le Centre Billings France (CBF) comme pour l'ensemble de son action, aide de son mieux, toujours totalement gratuitement (...) Ce qui manque le plus en Afrique, comme en Europe, ce sont des témoins, des apôtres de cet art de vivre, si éloigné de la norme contraceptive, imposée par la pensée dominante, ou par les gouvernements (...)

Nous œuvrons pour répondre à Humanae Vitae et Evangelium Vitae."

Posté le 2 décembre 2015 à 12h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)


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