23 juin 2018

PMA et GPA : le débat commence chez les parlementaires

Le 20 juin, la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la république tenait une réunion conjointe avec la commission des Affaires sociales sur les questions de bioéthique : « Procréation et société ». La question tourne autour de l’ouverture de la PMA et de la GPA aux femmes de même sexe et, par extension, à tous. Les intervenants sont partagés, 3 pour et 3 contre, comme si tout se valait :

La présidente, Mme Bourguignon, commence par rappeler qu’il s’agit d’une table ronde, non pas destinée à l’exposition des convictions des intervenants, mais bien à la possibilité de formation d’opinion éclairée et c’est pourquoi, dans un souci d’équilibre des opinions, les intervenants sont plus nombreux qu’auparavant.

Capture d’écran 2018-06-22 à 22.00.02René Frydman, qui connaît la PMA depuis une quarantaine d’années, commence par relater une dynamique : l’évolution de la société entraine une demande et un désir d’enfant plus tardif. Or, la fertilité diminue avec l’âge. Ainsi, l’âge moyen d’une PMA à l’heure actuelle est de 38 ans. Dès lors, il est nécessaire de lancer une campagne de prévention, à l’image de celle faite pour le cancer du sein, pour informer les femmes. Le problème central de la PMA , actuellement au nombre de 90 000 en France par an contre 1 millions en Chine, n’est pas assez efficace puisque près de 60% des embryons ne se développent pas durant la procédure. La congélation des embryons, qui pose d’ailleurs des problèmes éthiques, est la solution utilisée couramment et ne permet pas un développement optimal des embryons. Il faut donc ouvrir la possibilité d’auto-congélation des ovocytes pour les femmes et, n’en déplaise aux associations militant contre, débattre sur le sujet plutôt que de l’évincer. Dernier point : pour ce qui est du don d’ovocytes et de gamètes, les centres privés français ne peuvent pas faire de campagnes d’information locales. Il faut revisiter le système de dons d’ovocytes sans tomber dans les travers de deux principes éthiques fondamentaux : ce qui est proposé ne doit pas être délétère à quelqu’un (enfant, parent ou intermédiaire) et le commercialisation du corps n’est pas envisageable.

Capture d’écran 2018-06-22 à 22.03.06Sylviane Agacinski développe un point de vue éthique et juridique car on ne peut pas séparer les deux.  La procréation, n’est pas un droit, du type créance, mais une liberté pour tous. La maternité n’est pas que biologique, la femme n’est pas qu’une gestatrice agréée. Du point de vue du droit, la convention dans la GPA, qu’elle soit onéreuse ou gracieuse, n’est rien d’autre que la remise de l’enfant par la mère qui l’a mis au monde. Or il s ‘agit de personnes et non pas des choses sur lesquelles on peut exercer un droit de propriété. En conséquence, ni femmes enceintes, ni enfant, ni accouchement ne peuvent être vendu et d’ailleurs pas d’avantage donné. C’est une façon de masquer le marché actuel. Faut-il réguler ou interdire ce marché ? Plus de régulations rendraient-elles le marché plus éthique ? Non, l’enjeu de la question est de savoir si la filiation est un droit familial qui peut devenir un droit patrimonial et donc si un enfant peut être cédé à autrui. Les individus qui reviennent de tourisme procréatif, en voulant interdire la loi par l’inscription de leur enfant au code civil, représente une situation invraisemblable. Ils disent le faire au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant : est-ce bien de l’intérêt de l’enfant de naitre de cette façon ? Leur intérêt est juste de ne pas être pénalisé, eux qui sont déjà victime des conditions de leur naissance. La jurisprudence que plusieurs cas ont fait ont incité au tourisme procréatif. Le législateur devrait donner le titre de tuteur aux femmes qui portent des enfants pour d’autre à l’étranger et ne pas désigner les parents commanditaires comme parents légaux comme si rien ne s’était passé. Le conseil constitutionnel a d’ailleurs rappelé la nullité juridique de la GPA et a déclaré qu’il fallait réprimer de telles pratiques. Le prochain assaut contre le droit civique va être de dire que la mère de naissance n’est pas nécessairement la mère. On arrivera un jour peut-être à dire que la filiation est une construction artificielle qui dépend du bio-marché.

Capture d’écran 2018-06-22 à 22.06.17Irène Théry rappelle que « les moments pour faire l’histoire » sont rares et qu’on a là une possibilité de le faire pour  les familles issues de don. Elle entame sa prise de parole en rappelant qu’il existe trois manières de faire une famille, c’est-à-dire de créer l’engagement des parents avec le statut qui en découle : par procréation charnelle, par adoption ou engendré par un tiers donneur. Cette troisième voie n’est ni une procréation ni une adoption. Or, aujourd’hui en France, on organise ces familles sans les reconnaître ce qui appelle une remise en cause de l’organisation juridique. Elle fait l’analogie avec les avancées réalisées il y a 20 ans pour les familles adoptives et propose de « faire une place au soleil aux familles engendré par un tiers donneur dans le paysage des familles ». Il y a toujours eu en France, depuis les années 1970, deux PMA : une thérapeutique (qui représente 95% des cas) et une PMA avec don proposée en cas d’échec. C’est une coopération entre un couple en mal d’enfants et une personne tiers désireuse d’aider. Le véritable problème réside dans l’organisation que l’on fait de ces familles avant de tout faire pour les cacher (9 enfants sur 10 nés d’un don ne le savent pas). Dès lors, la filiation entre parents et enfant, qui n’est pas réservée aux couples hétérosexuels, doit être sécurisée, aussi bien pour les enfants nés en France que ceux de GPA à l’étranger. Tout cela doit se faire dans le respect de chaque personne : l’enfant doit avoir le droit à l’origine donc de savoir à 18 qui est son géniteur et le géniteur peut avoir le droit au secret s’il le veut.

Capture d’écran 2018-06-22 à 22.07.38Dominique Mehl se place dans l’hypothèse de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et notamment aux femmes célibataires. Ces mères célibataires peuvent l’être devenue par choix ou par recherche de donneurs sur internet bien que cette possibilité soit périlleuse. Ainsi, les mères célibataires désireuses de PMA se rendent en Espagne ou en Belgique. Les raisons sociales de cette entrée en maternité solitaire  (elles se définissent comme des mères-solos et non pas des mono-parents issus d’un divorce) sont le retard de l’âge de la maternité et les conditions de leurs propres conjugalités. Ce sont des femmes qui ont vécus les aléas de conjugalité contemporains avec des relations sentimentales très fortes et exigeantes mais qui se défont très rapidement même avec un enfant. En conclusion, c’est le couperet de l’horloge biologique et la conjugalité moderne qui explique cette demande, sans être toutefois un rejet de la conjugalité. C’est une cause fragile qu’il faut défendre et un phénomène de société qui va se développer.

Capture d’écran 2018-06-22 à 22.09.31Aude Mirkovic s’intéresse à l’ouverture de la PMA aux célibataires et couples de femmes. Elle rappelle que la loi poursuit, jusqu’à présent, un principe biologique pour éviter le passage d’une maladie ou pour raison thérapeutique. Cette ouverture de la PMA conduirait à exclure les hommes. Cette exclusion aurait comme conséquence l’institutionnalisation dans le loi de l’absence de père. Or, l’article 7 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant accorde à tout enfant le droit à un nom, une nationalité et à la connaissance de ses parents ainsi que le droit d’être élevé par eux dans la mesure du possible. Par ailleurs, un sondage paru dans La Croix réalisé par l’IFOP en 2018 nous apprend que 93% des français considèrent que le père a un rôle essentiel pour l’enfant. Cette ouverture serait donc une bombe juridique car les enfants demanderaient des comptes. Cette ouverture signifierait aussi la gratuité du don de gamètes, par le manque de gamètes disponible, autrement les prix exploseraient. Par ailleurs, si on renonce au critère thérapeutique, c’est la PMA pour tous, y compris les couples hétérosexuels fertiles, vers laquelle on se dirigerait, ce qui est le véritable marché recherché pour programmer les caractéristiques des enfants. Le vrai problème réside dans la filiation et non pas la bioéthique. Actuellement, l’article 7 du code civil intègre la filiation de procréation dans la filiation de droit commun,  toujours entièrement fondée sur l’engendrement de l’enfant. Le schéma avec deux femmes ne rentrant pas dans ce cadre, cela suppose une refonde totale du droit français, qui exige un projet de loi de grande ampleur.

Capture d’écran 2018-06-22 à 22.11.52Jean-Pierre Winter s’intéresse à la généalogie de la famille, la filiation et la connaissance de leur filiation des enfants. De son expérience de psychanalyste, il estime que la généalogie trouée change le rapport au savoir des enfants : ceux qui connaissant entièrement leur généalogie apprennent mieux. De plus, réduire la fonction paternelle à une fonction spermatozoïde est une grosse erreur ! La filiation consiste à savoir qui est son père, et, même si on ne le connait pas, elle consiste à savoir qu’on avait un père, qu’on a un père. Pour ne pas donner le nom d’un père non voulu à un enfant, on pourrait lui donner le nom de son père, ce qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses.  « L’armature psychique se construit sur le squelette généalogique ».

Les questions des députés peuvent se résumer ainsi :

Posté le 23 juin 2018 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

19 juin 2018

PMA : Les Pères de Famille s’indignent et entrent en résistance

Indignés de voir l’individualisme, l’égoïsme et le matérialisme de notre société consacrer l’effacement de la figure du père, des pères de famille de plusieurs villes de France se sont constitués en un Collectif des Pères Indignés (CPI) qui a mené samedi 16 Juin une vaste opération de tractage dans les rues d'Angers, du Mans et de Nantes.

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L’objectif, en cette veille de Fête des Pères, était d’alerter les Français du danger que représenterait pour notre société l’autorisation de recourir à la Procréation Médicalement Assistée pour les femmes (PMA dite sans père). Une telle autorisation réduirait l’enfant à une marchandise tout en ouvrant la voie à l’autorisation de la Grossesse Pour Autrui (GPA) véritable esclavage moderne exploitant la misère des femmes des pays pauvres pour satisfaire un égoïste droit à l’enfant contraire à la déclaration universelle des droits de l’enfant ratifiée par la France.

Face à de tels dangers, le CPI veut rappeler non seulement aux pères mais également aux mères et à toute la société française que chaque enfant a le droit d’être élevé par son père ET sa mère :

Le CPI veut alerter les Français sur les dérives de la PMA dite sans père :

C'est pourquoi les pères indignés vont à la rencontre des Français !

Posté le 19 juin 2018 à 10h07 par Michel Janva | Lien permanent

Si les résultats des Etats Généraux de la bioéthique avaient été inverses, aurait-on dit qu'ils n'étaient pas représentatifs ?

Xavier Breton, député LR et vice-président du groupe d'études parlementaires sur la fin de vie, répond au Point sur la révision des lois de bioéthique :

Unknown-20Comment allez-vous tenir compte des contributions des États généraux ? Certains considèrent qu'elles ne sont pas représentatives de la population…

Je pose une question : si les résultats avaient été inverses, aurait-on dit qu'ils n'étaient pas représentatifs ? Je trouve, en tout cas, qu'ils donnent un éclairage sur ceux qui se mobilisent aujourd'hui. Ce sont des citoyens qui ont une vision de l'homme, une vision – je vais dire un gros mot – anthropologique. Ils sont pour le respect de chaque personne, mais défendent une certaine permanence de la nature humaine. Et on ne peut utiliser les résultats d'une consultation que s'ils servent ! Si on regarde les sondages, les gens sont pour l'euthanasie, pour la PMA, pour la peine de mort aussi ! Si on attend d'avoir des sondages pour avoir une conception de l'homme, c'est assez grave... Après, on doit écouter les attentes sociétales qui s'expriment et qui sont nouvelles. Mais ne pas changer de conception de la personne humaine au gré des modes. C'est là où il y aurait un relativisme dangereux. Emmanuel Macron, dans son discours au collège des Bernardins, parlait du relativisme et du nihilisme : je crois qu'il faut les refuser très clairement ! [...]

Ce sont des sujets qui bougent beaucoup, au niveau scientifique mais aussi sociologique. La question des diagnostics, la recherche sur l'embryon, la congélation d'ovocytes des femmes salariées financée par les entreprises, comme aux États-Unis, la science prédictive, l'intelligence artificielle, la question du don et trafic d'organes… Ces sujets cruciaux concernent tous les citoyens. Quand on parle de PMA pour toutes, on est sur quelques dizaines de cas. De même, la demande d'euthanasie est très marginale. La demande essentielle, c'est les soins palliatifs. Or le débat se cristallise sur ces deux thèmes, car il y a un combat idéologique de certains contre la culture européenne, et les valeurs anthropologiques qui structurent notre société depuis des siècles. [...]"

Posté le 19 juin 2018 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

16 juin 2018

Les arguments des partisans du statu quo sur la PMA

Synthèse réalisée par La Manif Pour Tous :

Capture d’écran 2018-06-15 à 18.40.58Les participants se sont très largement exprimés sur l’évolution de la PMA, c’est-à-dire sur l’éventuelle légalisation de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes. Sauf exceptions, ils ne s’expriment pas sur la PMA en elle-même. Ils sont, autrement dit, très concentrés sur le sujet même de la PMA tel que posé dans le cadre des états généraux de la bioéthique 2018.

Les participants expriment leur compréhension vis-à-vis du désir d’enfant, qu’ils estiment  « compréhensibles ». Pour eux, l’idée de permettre aux femmes seules et aux couples de femmes d’avoir accès à la PMA part de « bons sentiments ». Ils indiquent aussi qu’ils ne remettent pas en cause la « capacité d’amour » des femmes seules et des couples de femmes.

Mais ils soulignent que « procréer permet certes à des adultes d’avoir des enfants, mais c’est aussi ce qui permet à des enfants d’avoir un père et une mère. »

Ils interrogent le sens qu’aurait une telle évolution de la PMA, ce qu’elle signifierait : elle serait signe d’une « toute puissance » fondée sur « le refus des limites » et la possibilité de s’en affranchir par le détournement de techniques médicales. Et si la médecine devient une « prestation de service », « qui pourra poser des limites quand on sait que le marché comme le désir humain n’en ont pas ? » De fait, écrit l’un d’eux, « les progrès médicaux doivent contribuer à l’optimisation des conditions de vie de l’espèce humaine, pas à en modifier les contours et les perspective ».

Une telle évolution instaurerait un « nouveau mode de procréation » puisque, sauf exceptions, les couples homme-femme concevraient dans l’union charnelle tandis que les femmes seules et les couples de femmes recourraient systématiquement à la PMA. L’enfant serait alors « instrumentalisé au désir de la femme dont la maternité devient un en soi clos sur lui-même ».  

Ce « changement de paradigme » s’appuierait sur le désir d’enfant, lequel justifierait  que la société organise et prenne en charge la conception d’enfants « pour des femmes en réalité fertiles ». Cela reviendrait à considérer que le désir crée un droit. Le désir n’est pourtant pas un besoin vital qui, lui, peut justifier la reconnaissance d’un droit.

Les participants estiment qu’une telle idée n’est pas conforme à la « fonction de la loi » ni au « rôle de l’Etat » : « comment accepter qu’un enfant puisse naître amputé de la moitié de son origine ? L’Etat ne peut être complice d’une telle spoliation. » Et, ajoute un autre, « si nous jugeons aujourd’hui sévèrement les époques qui ont toléré la méconnaissance des droits de certains, dans l’indifférence généralisée, comment se résigner à une loi méconnaissant les droits des enfants ? »

Certes, reconnaît l’un d’eux,

« il est vrai que certains pères ne sont pas dignes d’élever un enfant, mais qui vous dit que la mère seule ou le couple de femmes serait toujours plus digne ? Vous ne résolvez pas un problème et vous en ajoutez un autre. »

Les participants font part de leurs réflexions sur les implications individuelles et collectives de cette pratique :

« l’engendrement est toujours la rencontre du masculin et du féminin, quelle que soit la famille, quelle que soit la sexualité, c’est simplement  humain. La parenté, comme le patrimoine génétique, n’est jamais unisexuée (…) Prétendre à une filiation unisexuée est donc une aberration intellectuelle, psychique et sociale » écrit un internaute. « Etre issu de l’amour d’une mère et d’un père est fondamental pour l’enfant » rajoute un autre.

En effet, « les exemples sont nombreux d’enfants en questionnement long et difficile pour eux sur leurs vrais parents et ce, malgré tout l’amour dont peuvent les entourer ceux qui s’occupent d’eux. » Pour eux, « des racines sont aussi importantes pour la croissance d’un enfant que l’amour qui lui sera donné dans son éducation » et « en toute logique, un enfant élevé par un père et une mère bénéficie de davantage d’opportunités pour se construire en relation avec les deux sexes. »

Il est vrai que nombre d’enfants n’ont pas ou plus de relations avec leur père, mais « il y a une grande différence entre accepter les aléas de la vie et cautionner qu’une telle situation soit créée. » De fait, « il y a assez de problèmes et de violences dans notre société d’aujourd’hui. »

De nombreux internautes témoignent de leur propre expérience. Une enseignante de l’Education nationale raconte qu’elle

« constate déjà combien l’absence de père est source de désordre chez les jeunes dont [elle a] la charge tant sur le plan psychologique, affectif que social et symbolique (…) Quand ils peuvent parler librement, ils expriment un grand désarroi, ne considèrent jamais que pas de père, ce n’est pas grave (…) L’énergie que ces jeunes doivent déployer pour faire face à l’absence du père, en développant une stratégie de résilience, leur fait défaut pour se construire. »

Plusieurs évoquent les connaissances et enseignements tirés de la psychanalyse, dont « le complexe d’Œdipe », et « la forclusion du père » étudiée par Lacan. Du côté du père, les internautes soulignent qu’ « au moment où l’on demande aux pères d’en faire plus dans leur foyer, montrer que leur absence n’est pas un problème est totalement paradoxal. » En fait, écrivent-ils, « c’est la négation du père en tant que personne ». En étant sommé de s’effacer, « le donneur se réduit à l’état de réactif chimique ». Or, « est-ce respecter la personne qui sera issue de ce procédé ? N’avait-elle pas le droit, elle aussi, de s’inscrire en toute transparence dans la chaîne générationnelle de ses deux ascendances familiales ? La souffrance éprouvée par de nombreux enfants nés de cette façon nous apporte la réponse. Et qu’on ne nous dise pas qu’une fiche signalétique règlerait le problème ! »

Les participants estiment que « les liens charnels ont une importance fondamentale qui ne peut être niée et la rupture de la continuité entre génitalité et parentalité est un préjudice qu’il n’est pas acceptable de faire subir à l’enfant de façon délibérée dès sa conception. » En fait, « priver délibérément quelqu’un de cette mémoire génétique et l’amputer de ce passé est criminel » estime l’un d’eux.

Le rôle de la médecine est également sondé. Un internaute estime que « toute femme pouvant avoir un enfant par les moyens naturels n’a pas besoin d’être assistée médicalement pour cela », tandis que plusieurs insistent sur le fait que la médecine, c’est le « soin », le « traitement », la « réparation », et non « la réalisation des désirs ». Autrement, on ouvrirait la logique « transhumaniste » puisqu’ « il s’agit d’augmenter une femme d’une capacité qu’elle n’a pas (procréer seule ou avec une autre femme) ».

En ce qui concerne la mise en œuvre, des internautes évoquent l’obstacle pratique de la « pénurie de sperme », laquelle amènerait à le rémunérer et donc à la « marchandisation de l’humain », au « business de la procréation », L’un des participants, source à l’appui[1], détaille le fait que des pays où le sperme est officiellement gratuit achètent en fait dans les pays où il est rémunéré, à commencer par le Danemark : « la société de consommation s’étend ainsi au vivant et à l’humain ».

Autre conséquence pour l’avenir : la « mise en danger de la fraternité », du « vivre-ensemble », puisque « la société renoncerait à protéger les droits du plus faibles, l’enfant ». Une participante parle à ce sujet de « civilisation barbare ».

L’écologie est également évoquée : l’homme a abusé de la technique et constate les dégâts pour la planète. Peut-il faire de même pour la conception humaine ? Ne devrait-il pas plutôt appliquer à l’homme le principe constitutionnel de précaution, et ce d’autant plus qu’aucune étude incontestable n’existe encore et qu’il faudrait attendre au moins deux générations pour être certain de ses résultats. Suivant Cyrulnik, en effet, la 1e génération peut être résiliente, mais la 2ème souffrir de traumatismes hérités.

Alors que « nous sommes dans une société de la précaution et de l’élimination des risques dans les moindres actions de notre vie quotidienne. La moindre nouvelle thérapeutique, par exemple médicamenteuse, doit être validée par un processus très long, exigeant, fondé sur la preuve. Pourtant, sur des sujets qui concernent une société entière, on nous propose une fuite en avant (…) en refusant d’admettre leurs incertitudes et leurs risques potentiels. Sur le psychisme, l’organisation sociale, les dérives eugéniques, on ne recourt à aucun processus de validation qui s’imposent à n’importe quelle technique nouvelle (…) On est dans la pure immédiateté, dans l’individualité, sans réfléchir aux effets contraires, individuels et collectifs » développe un internaute. Et d’autres d’ajouter : « a-t-on le droit d’infliger d’emblée et au principe de la vie d’un enfant cette blessure dont nous ne savons pas à quelle profondeur elle l’atteint ? », « Mais de quel droit osons-nous priver sciemment des enfants de père ? »

Du point de vue juridique, de nombreux participants évoquent la Convention internationale des droits de l’enfant, mais aussi le rapport Braibant de 1988 sur le droit et l’éthique et la Directive européenne sur la santé.

Ainsi, de manière générale, les arguments des opposants à l’évolution de la PMA portent sur le sens de cette pratique, sur ses conséquences individuelles et collectives et sur les risques pour l’avenir.

Ils l’assimilent à une « dérégulation de l’anthropologie » et insistent sur l’impératif d’un principe de précaution pour ce qui concerne la procréation et la filiation humaine.

Le bilan complet des états généraux de la bioéthique 2018 est désormais disponible sur www.lamanifpourtous.fr 

Posté le 16 juin 2018 à 08h35 par Michel Janva | Lien permanent

15 juin 2018

À la veille de la « fête des pères », le rôle essentiel du père plébiscitée par les Français

Communiqué d'Alliance Vita :

Sondage-francais-paternite-ifop-alliance-vita"A la veille de la fête des pères, selon un sondage IFOP commandé par Alliance VITA, 93% des Français considèrent que « les pères ont un rôle essentiel pour les enfants ».

D’après cette même enquête, ce sont près des trois quarts des Français (73%) qui estiment que « les rôles du père et de la mère sont différents et complémentaires » par rapport à une minorité (27%) qui les jugent « identiques et interchangeables ».

Comme le constate Tugdual Derville, Délégué général d’Alliance VITA, « l’indifférenciation père-mère, promue par certain est largement rejetée et cela se confirme encore davantage quand sont pointées les conséquences de l’absence de père » : 89% des Français considèrent que celle-ci représente « quelque chose qui marque toute la vie » et 85% qu’elle « peut entrainer chez l’enfant des difficultés personnelles ».

Et lorsque l’on demande leur avis aux Français sur un point sensible du débat des Etats généraux de la bioéthique - l’ouverture de la PMA sans père aux femmes célibataires et couples de femmes - 61% des français pensent « qu’il faut privilégier le besoin de chaque enfant d’avoir un père en réservant la PMA aux couples homme-femme ayant un problème médical d’infertilité ». Et chez les pères, cet avis monte à 72%.

Pour Tugdual Derville, délégué général d'Alliance VITA « Il apparaît aussi clairement que le fait de connaître son père relève de l’intérêt supérieur de l’enfant pour une majorité de nos concitoyens »"

Posté le 15 juin 2018 à 15h22 par Michel Janva | Lien permanent

14 juin 2018

La fin de certaines vies ne sera pas au programme de la prochaine loi de bioéthique

Images-3La fin de vie des personnes âgées, démentes et autres... ne sera pas dans le projet de loi, mais il sera bien question de la fin de vie de certains embryons humains, surnuméraires issus de la PMA et sacrifiés sur l'autel de la recherche...

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a déclaré a l'Assemblée nationale le 12 juin :

« Le rapport [des États généraux de la bioéthique] nous a été remis la semaine dernière. Il sera suivi d'un avis officiel du CCNE début septembre qui portera sur les thèmes prévus : la procréation, la génétique, les big datas, l'intelligence artificielle, les greffes et les neurosciences ».

Le 7 juin, Alain Milon, président (LR) de la commission des Affaires sociales du Sénat et médecin favorable à l'euthanasie, estimait que la fin de vie n'avait pas sa place dans cette loi. Le projet de loi, qui révise la loi de 2011, devrait être présenté à l'automne.

Posté le 14 juin 2018 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

13 juin 2018

Les « Sentinelles 34 » ne lâchent toujours rien

SEntinellles 34 11 06 18Ragaillardis par la venue de la Présidente de LMPT, Ludovine de la Rochère, qui a fait une remarquable conférence le vendredi 8 juin soir à Montpellier sur le véritable bilan des états généraux de la bioéthique, en clair il n’y a pas de large consensus pour la PMA sans père et la GPA (ainsi que l’euthanasie) contrairement à ce qu’espérait le CCNE et sans doute le gouvernement en marche désormais bien ennuyés car le peuple consulté a tranché, les « Sentinelles 34 » ont mené une nouvelle action devant la Préfecture de Montpellier le lundi 11 juin soir.

Action toujours aussi sobre et digne qui vise à interpeller les passants et le pouvoir en place. La réalité est que le peuple ne veut pas de ses pseudos avancées sociétales qui priveraient de fait un enfant de la connaissance et de l’affection d’un père ou d’une mère. Le gouvernement serait bien inspiré de respecter cette volonté populaire faute de quoi il s’exposerait à mettre en marche bien des réactions de rejet. A bon entendeur …

Posté le 13 juin 2018 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

Enseigner l'éthique aux futurs médecins

Les questions autour de la fin de vie ou de l'aide médicale à la procréation ne s'improvisent pas. Elles nécessitent une formation au discernement éthique, qui connait une demande accrue. C’est pourquoi la Fondation Jérôme Lejeune propose une Master-class « Science et Éthique, des fondements à la pratique » à destination des médecins, étudiants en médecine, infirmières, sage-femmes, chercheurs, biologistes, juristes et philosophes. Aude Dugast, présentait ce 11 juin, sur RCF,  la Master-Class Jérôme Lejeune dont elle est responsable.

Posté le 13 juin 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2018

PMA : Alliance VITA sensibilise sur les droits de l’enfant

Communiqué d'Alliance Vita :

DC6KUffD"Dans toute la France, les membres d’Alliance VITA ont sensibilisé aujourd’hui les citoyens aux droits de l’enfant, en participant à une scénographie empreinte de gravité. 

Simultanément, dans 60 villes de France, à 13h00 ce mardi 12 juin 2018, Alliance Vita lançait sa campagne nationale d’alerte et de sensibilisation contre le risque de basculement dans le marché de la procréation.  

Alors que le débat bioéthique s’est focalisé depuis 6 mois sur la question de la PMA « pour toutes » ou « sans père », cette action vise à alerter les Français sur les droits de l’enfant, aujourd’hui menacés.  

Autour d’un bébé marqué d’un grand code barre, esseulé sur un siège d’adulte, se sont couchés au sol des femmes et des hommes vêtus du noir du deuil et portant le masque blanc de l’anonymat. Ils portaient des panneaux : « PMA : adieu papa » ; « GPA : adieu maman », symbolisant les conséquences injustes et immédiates de ce projet.

Sous la banderole « Non au marché de la procréation », entouré d’autres personnes en tee-shirt d’Alliance VITA porteurs de pancartes, un porte-parole a prononcé le discours de lancement de cette campagne.

Légaliser la PMA hors indication médicale, pour les femmes seules et couples de femmes, en leur donnant accès au don de sperme, revient à encourager la conception d’enfants sans père. Or, de nombreux enfants souffrent déjà d’un manque de père et de nombreuses femmes subissent, déjà seules, la charge d’une famille monoparentale.

La légalisation de la "PMA pour toutes" entrainerait, au nom de la non-discrimination, une revendication d'accès à la GPA pour deux hommes, et priverait, cette fois de facto, l’enfant de mère.

La consécration d’un droit à l’enfant ferait basculer la procréation humaine dans un marché qu’il soit libéral ou étatisé qui considère les femmes et les hommes comme des fournisseurs de main-d’œuvre et des producteurs de matière première – ovocytes, sperme, utérus – pour fabriquer l’enfant sur commande, voire sur mesure.

Le basculement du droit de l’enfant vers un droit à l’enfant, transformerait celui-ci en produit que l’on peut s’offrir, et nous ferait entrer encore davantage dans l'eugénisme pour vérifier, trier, valider, éliminer ce fameux "produit".

Or, la Convention internationale des droits de l’enfant reconnaît le droit de celui-ci à connaître ses parents et être élevé par eux, dans la mesure du possible. Pays des droits de l’Homme, la France doit encourager le monde à résister à l’utilitarisme anglo-saxon qui tend à faire de l’être humain et des produits de son corps des objets marchandisés. 

Pour Alliance VITA, l’abandon du critère d’infertilité médicale pour accéder à la PMA franchirait une ligne rouge qui appelle une vaste mobilisation de toute la société, pour la protection de tout enfant et de son intérêt supérieur."

Posté le 12 juin 2018 à 19h20 par Michel Janva | Lien permanent

La Course des héros, c’est dimanche

CaptureDéjà plus de 130 personnes se sont inscrites pour porter les couleurs de la Fondation Jérôme Lejeune le 17 juin prochain à Paris (Parc de Saint-Cloud) et à Lyon (Parc Gerland) !

Vous aussi, marchez ou courez 2km, 6km ou 10km pour soutenir la Fondation Jérôme Lejeune dans ses missions :

RDV le 17 juin à 9h15 pour les coureurs, avec une équipe encore plus motivée que les années passées !

Parisien ou Lyonnais, RDV sur http://www.alvarum.com/fondationjeromelejeune

Posté le 12 juin 2018 à 15h15 par Michel Janva | Lien permanent

11 juin 2018

12 juin à Paris : conférence d'Antoine de Crémiers sur la bioéthique

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Posté le 11 juin 2018 à 10h43 par Michel Janva | Lien permanent

09 juin 2018

20 juin : conférence de J-F Poisson sur la bioéthique

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Posté le 9 juin 2018 à 10h42 par Michel Janva | Lien permanent

Sur TV Libertés, les sources gnostiques de la pensée transhumaniste

L'émission Terre de missions de TV Libertés reçoit dimanche 10 juin

Posté le 9 juin 2018 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin à Avignon - Conférence : « PMA : Droit à l’enfant ou droits de l’enfant ? »

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Posté le 9 juin 2018 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

07 juin 2018

Macron voulait un consensus sur la PMA. Or il n'y en a pas. Macron va-t-il passer en force ?

Posté le 7 juin 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

06 juin 2018

Extension de la PMA : ce que ne dit pas le CCNE

Les résultats de la consultation en ligne que le Pr Delfraissy, président du CCNE, se garde bien de publier, mais que La Manif Pour Tous a intégralement relevés (1256 propositions, 27 519 arguments, 318 000 votes et likes de soutiens aux arguments postés). Ici une 1re partie, sur la PMA sans père :

Les propositions du CCNE nettement plus discutées que les autres

Des arguments massivement contre l’évolution de la PMA, quelle que soit la forme des questions

  • A toutes les propositions en faveur de l’évolution de la PMA, 66 à 90% environ argumentent « contre » (avec 1 exception à 55%) et 69 à 90% soutiennent ces arguments « contre » (exemples : « Ouvrir l’AMP aux femmes seules et aux couples de femmes » ; « PMA pour toutes » ; Sortir la PMA du cadre strictement médical de lutte contre l'infertilité » ; « PMA : un projet de parentalité »)
  • A toutes les propositions défavorables à l’évolution de la PMA, 80% environ argumentent « pour » ou soutiennent ces arguments « pour » (exemples : « Maintien de l'interdiction de la PMA ; de la GPA » ; « La PMA doit rester un acte médical de traitement contre l'infertilité » ; « La PMA pour toutes n'a plus grand chose de médical ni d'éthique »)

Prise en charge de la PMA pour les femmes sans partenaire masculin : un consensus « contre » 

  • En ce qui concerne le remboursement de la PMA pour les femmes seules ou en couple avec une autre femme, l’opposition est également massive : elle s’exprime en particulier avec la question « Définir les conditions de remboursement des techniques d’AMP » qui obtient 81,02% d’arguments « contre » et 92,75% des soutiens.

Rôle du père, projet de « parentalité » : des résultats plus mitigés

  • Sur les sujets autour de la PMA, les divergences sont plus complexes : sur le rôle (en fait l’importance) du père, 80% argumentent « pour » et 90,98% soutiennent ces arguments « pour », mais sur l’interdiction de la PMA, 50% seulement sont « pour » avec 90,98% des soutiens cependant. Les répondants ne sont donc pas opposés à la PMA, mais à la PMA sans père.
  • Sur la proposition « PMA, un projet de parentalité », la proportion de mitigés est cette fois-ci la première : 79,57% d’arguments mitigés et 69,86% de soutiens à ces arguments. Les « contre » sont cependant nettement plus nombreux : 16,13% d’arguments « contre », 24,66% de soutiens aux « contre » versus 4,30% d’arguments « pour » et 5,48% de soutiens aux « pour ».

Capture d’écran 2018-06-06 à 18.14.18

Posté le 6 juin 2018 à 18h18 par Michel Janva | Lien permanent

Comité d'éthique : une opposition massive passée sous silence

Les AFC jugent que le rapport du CCNE omet de parler d'opposition massive en évoquant simplement un manque de consensus :

Capture d’écran 2018-06-06 à 17.41.25"Le Comité Consultatif National d'Éthique (CCNE) a rendu hier son rapport de synthèse de la phase de consultation citoyenne des États généraux de la bioéthique. Sur le site internet des États généraux comme lors des réunions publiques, les adhérents des AFC se sont pleinement investis depuis 7 mois pour donner des avis convaincus, cohérents et documentés. Les AFC se sont attachées à soigner la qualité de leurs interventions pour conjuguer sérieux, rationalité et respect d'éventuels avis différents : les AFC sont convaincues qu'il est possible d'être militant et citoyen ! Les AFC sont satisfaites que le rapport recense de manière exhaustive les différents arguments avancés.

Les AFC regrettent cependant vivement que l'analyse quantitative ait été esquivée, alors même que les avis reccueillis expriment clairement une opposition massive - des « points de tension » selon le Comité d'Éthique - aux évolutions sur les thèmes issus de demandes sociétales : la procréation et la fin de vie.

Les AFC invitent le Gouvernement et les parlementaires à la plus grande prudence sur ces sujets propres à diviser une nouvelle fois le pays, à l'heure où toutes les énergies doivent être mobilisées vers la création de lien et le renforcement du sentiment d'appartenance à notre nation. Les AFC se montreront très attentives à l'avis du Comité d'Éthique en septembre et poursuivront avec détermination leurs actions. En matière de formation d'une part, pour permettre au plus grand nombre de mieux s'approprier ces sujets complexes qui touchent à la vie de chaque citoyen. En matière d'information d'autre part, en particulier des parlementaires, pour qu'ils aient gravement conscience des enjeux pour les citoyens de leur vote le moment venu."

Posté le 6 juin 2018 à 17h42 par Michel Janva | Lien permanent

«Bioéthique, l'impossible consensus»

Unknown-4Parmi les principaux points de désaccords, la PMA à propos de laquelle les médias n'ont pourtant cessé de nous expliquer, sondages à l'appui, que quasiment tout le monde était pour... 

Le Pr Jean-François Delfraissy, président du Comité national consultatif d'éthique (CCNE), reconnait qu'il n'y a pas de «consensus» sur ce sujet sensible. «Des différences profondes s'expriment dans la société civile», note le rapport du CCNE. Un constat qui s'est imposé à la suite des débats organisés en région par les espaces éthiques où les opposants à la «PMA sans père» ont afflué. Sur le site Internet des États généraux, ces derniers étaient très largement majoritaires, avec des votes contre la PMA pour toutes qui se sont envolés à plus de 80 %.

La Manif Pour Tous prend acte des conclusions des états généraux de la bioéthique :

"Après 4 mois de débats, d’échanges, d’auditions associant experts, représentants de la société civile et des dizaines de milliers de citoyens, on ne peut que constater que la société est aujourd’hui divisée sur les questions sociétales, en particulier sur les enjeux posés par l’évolution de la PMA et par la GPA. Les conclusions des débats citoyens, des auditions et de la consultation sont convergentes et cohérentes.

Si le Président de la République s’était prononcé pendant la campagne présidentielle à titre personnel sur l’évolution de la PMA, il avait eu la sagesse et la prudence de la conditionner à l’existence d’un « large consensus » au sein de la société. Ce n’est pas le cas selon les résultats des états généraux présentés ce mardi 5 juin 2018 par le Pr Delfraissy à Agnès Buzyn, Ministre de la santé, Frédéric Vidal, Ministre de la recherche, ainsi qu’à Gérard Longuet et Cédric Villani, respectivement Président et 1er vice-Président de l’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques). Malgré les limites propres à chaque exercice de démocratie participative, les résultats de ces états généraux, prévus par le législateur avant la révision régulière des lois de bioéthique, doivent bien évidemment être pris en compte par l’exécutif. Le Pr Delfraissy ayant en outre déclaré aujourd’hui que la PMA, comme l’euthanasie et le suicide assisté, ne sont pas des sujets de bioéthique, la prochaine révision de la loi de bioéthique ne devrait pas inclure ces sujets de manière directe. Au-delà d’une forte opposition à une modification des règles qui encadrent aujourd’hui le recours à la PMA, les états généraux de la bioéthique ont été l’occasion de soulever d’autres enjeux comme la levée de l’anonymat du don de gamète. Ce sujet sensible pourrait en l’occurence se traduire par des propositions au plan législatif."

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, résume :

« Malgré quelques difficultés d’organisation, en particulier au début du processus, ces états généraux ont été un succès grâce à la mobilisation du CCNE et de l’ensemble des parties prenantes. Le large dissensus sur la PMA s’est affirmé, traduisant de profonds clivages au sein de la société, confirmé par la diversité des arguments avancés par les citoyens comme par les experts auditionnés par le CCNE. Au-delà du caractère très médiatique de la question de la procréation, la révision des lois de bioéthique est l’occasion de débattre de nombreux sujets majeurs pour l’avenir de notre société. Big data, génomique, dons et transplantations d’organes, protection des données personnelles, intelligence artificielle, neurosciences, santé et environnement… les enjeux sont énormes. Nous resterons évidemment mobilisés et vigilants lors de la suite du processus pour que les conclusions de ce grand moment de démocratie soit prises en compte ».

La Manif Pour Tous a par ailleurs réalisé un document témoin de plus de 400 pages sur le volet procréation des états généraux de la bioéthique. Débats citoyens qui ses sont tenus partout en France, consultation en ligne et auditions réalisées par le CCNE : la réalisation de ce document a été possible grâce à l’immense travail accompli par les volontaires du mouvement. Il avait trois objectifs : réaliser un inventaire exhaustif des propositions et arguments, analyser la participation des Français et leurs positions, et présenter la synthèse de leurs vœux. Ce travail sans précédent s’est imposé face à la participation historique des Français qui, une nouvelle fois, ont montré que « la France est le pays de l’éthique ».

Posté le 6 juin 2018 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

05 juin 2018

Publication de la synthèse des états généraux de la bioéthique du CCNE : Les citoyens discutent, mais la loi est déjà pensée

Réaction de la Fondation Jérôme Lejeune à la publication du rapport du CCNE :

Sstko"Le Conseil Consultatif National d’Ethique vient de  rendre public son rapport de synthèse de la consultation citoyenne des états généraux de la bioéthique. La Fondation Jérôme Lejeune félicite les citoyens et les associations qui ont fait valoir leur expertise dans le cadre de cette consultation.

La Fondation relève que le débat très médiatisé sur la « PMA pour toutes » a caché trois transgressions majeures portées par des groupes d’intérêts puissants qui ont eu largement la parole : 

Le « Comité citoyen » est le paravent des recommandations du CCNE : c’est lui qui, sous couvert d’être un « échantillon reflétant la diversité de la population française » avance les propositions les plus transgressives, sur la fin de vie et sur la génomique en pré-conceptionnel, par exemple. La Fondation Jérôme Lejeune dénonce une méthode perverse qui consiste à mettre quasiment sur le même plan une consultation nationale ouverte à tous les citoyens et un « comité citoyen » de 22 personnes qui avance des revendications très marquées. 

Les citoyens discutent, mais la loi est déjà pensée.

Le but affiché de cette synthèse était d’aider le gouvernement à rédiger un projet de loi bioéthique. Il ne faut toutefois pas être dupe. En novembre 2017, le ministère des Solidarités et de la Santé précisait que  « Les travaux d’élaboration du projet de loi qui nécessitent une coordination interministérielle, débuteront [ont débuté] parallèlement aux Etats-Généraux de la bioéthique » (ministère des Solidarités et de la Santé, note d’information n° DGOS/SR3/2017/329 du 29 novembre 2017).

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, souhaite rappeler que la protection de la vie humaine doit être inconditionnelle et seul ce principe intangible peut permettre de s’opposer à la loi du marché et à la marchandisation du vivant."

Posté le 5 juin 2018 à 19h35 par Michel Janva | Lien permanent

Le Président du CCNE n’est pas content : un citoyen pas d’accord c’est un militant

Communiqué d'Alliance Vita suite à la remise du rapport du CCNE :

"Auditionnée par le Comité Consultatif National d’Ethique, l’Académie Nationale de Médecine, le Conseil Economique, Social et Environnemental, et le Conseil d’Etat, Alliance VITA prend acte de la remise du rapport sur les Etats Généraux de la Bioéthique ce mardi 5 juin.

Parmi les sujets mis en discussion, celui de l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée à des femmes seules ou à des couples de femmes a mobilisé beaucoup d’attention. Pour Alliance VITA, c’est la question de l’infertilité qui devrait constituer une cause nationale de santé publique tant dans le domaine de la prévention que dans celui de la recherche et des véritables traitements thérapeutiques.

Au contraire, l’abandon du critère d’infertilité médicale pour accéder à la Procréation Médicalement Assistée constituerait un basculement inédit vers un marché de la procréation humaine, qu’il soit libéral ou étatisé. De fait, ce marché considère les femmes et les hommes comme des fournisseurs de main-d’œuvre et des producteurs de matière première – ovocytes, sperme, utérus – pour fabriquer l’enfant sur commande, voire sur mesure.

Alliance VITA n’a pu que constater le rapport de convictions qui s’est établi tout au long du processus participatif : de nombreux citoyens ont argumenté dans le sens d’une préservation de la procréation fondée sur la parité homme femmes dans l’engendrement ; une minorité a demandé le changement de la loi sur ce point.

C’est maintenant au pouvoir politique de prendre position. Il serait difficilement compréhensible qu’il ne tienne pas compte de ce qui ressort des Etats Généraux alors que le Président de la République s’est engagé en faveur d’un débat apaisé.

Dans un contexte de technicisation grandissante, Alliance VITA exprime une vision globale de la procréation et met en garde contre un marché de la procréation dont les composantes eugéniques, inégalitaires, voire totalitaires, sont à prendre au sérieux.

L’association prendra des initiatives les jours prochains pour entamer l’information et la mobilisation du public sur ces questions essentielles qui touchent à l’humanité, à son devenir mais aussi au rôle spécifique de la France, attachée à la dignité humaine et à la non marchandisation du corps humain et de ses produits."

Posté le 5 juin 2018 à 16h22 par Michel Janva | Lien permanent

04 juin 2018

Les enseignements des états généraux de la bioéthique : le document inédit de La Manif Pour Tous

Nous avons pu nous procurer le document d'analyse (400 pages !) réalisé par La Manif Pour Tous sur le thème "procréation et société" des états généraux de la bioéthique. La réalité est claire : les Français ne veulent pas de la PMA sans père ni de l'autoconservation des gamètes. En voici un extrait :

Unknown"La Manif Pour Tous a étudié aussi bien la répartition des positions que les argumentations des participants, que ce soit lors de débats publics, en ligne ou lors des auditions. En ce qui concerne ces dernières, l’analyse des positions et de la représentativité des intervenants montre que la majorité est la même que celle qui résulte des débats publics et en ligne. Les résultats de ces états généraux sont donc marqués par une grande cohérence.

En ce qui concerne la thématique « Procréation et société », les principaux enseignements de ces états généraux de la bioéthique sont les suivants :

Ø  Fortes préoccupations pour l’avenir

Les participants se sont montrés très volontaristes pour exprimer leur opinion : comme les messages sur le site l’attestent largement, ils ont souvent trouvé difficile de se positionner sur des propositions ambiguës. Ils ont aussi trouvé la plateforme complexe et ont mis du temps à découvrir toutes les modalités possibles pour s’exprimer. Cela a donné lieu à une certaine confusion dans la répartition des réponses. C’est d’ailleurs ce qui a rendu incontournable une lecture exhaustive du site pour dégager les résultats réels.

Les participants ont également trouvé difficile de participer aux débats publics, les dates, lieux et modalités d’inscription étant peu accessibles.

Or ces faits soulignent, justement, la forte volonté de s’exprimer des citoyens, c’est-à-dire l’importance cruciale, pour eux, de ces enjeux.

Ce fait est corroboré par le temps passé par les internautes sur le site ou encore par les soirées consacrées à des débats complexes.

Ø  80% à 90% souhaitent un statu quo sur la procréation médicalement assistée et une action internationale forte contre toutes formes de GPA

Il ressort de ces états généraux qu’une majorité de plus de 80% des participants se prononce en faveur du respect de limites qui, pour eux, ne peuvent être dépassées sans conséquences pour tous : ils souhaitent, très concrètement, un statu quo sur la loi qui encadre la PMA, qu’ils estiment pleine de sagesse. Ils refusent la gestation pour autrui sous toutes ses formes (pour 90% des participants). En ce qui concerne cette pratique, ils sont même favorables à l’adoption d’une convention internationale prohibant la GPA (90% aussi).

Ø  Majorité pour la levée de l’anonymat du don de gamètes

Si un certain nombre de participants contestent le bien-fondé de la PMA avec tiers-donneur, la majorité (59%) est en tout cas favorable à la levée de l’anonymat du don de gamètes.

Ø  Refus massif de l’autoconservation ovocytaires

80% environ s’opposent à l’autoconservation des gamètes.

Ø  Refus massif de tout ce qui pourrait conduire à la marchandisation de l’humain

D’une manière générale, les participants s’opposent de manière presque unanime à la marchandisation de l’humain, d’où leur opposition à tout ce qui serait susceptible de conduire à la rémunération des gamètes (comme la PMA sans père, en raison de la pénurie de sperme), celle-ci étant susceptible d’ouvrir la boîte de Pandore.

Ø  Nombre et diversité des arguments

Des dizaines de milliers d’arguments ont été postés, souvent très touchants par ce qu’ils révèlent des préoccupations pour l’avenir et par leur sincérité évidente. Ils abordent aussi bien les aspects anthropologiques que les aspects philosophiques, éthiques, sociaux, juridiques, économiques, etc."

Posté le 4 juin 2018 à 21h23 par Michel Janva | Lien permanent

7 juin : conférence sur la PMA à Rennes

LMPT 35 - Affiche 7 Juin 2018

Posté le 4 juin 2018 à 12h25 par Michel Janva | Lien permanent

03 juin 2018

Marine Le Pen contre l'extension de la PMA

Posté le 3 juin 2018 à 15h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

02 juin 2018

Nouvelle collection de livres mettant en scène un enfant porteur de la trisomie 21

Article-Fondation-Jerome-Lejeune-mai-2018

Posté le 2 juin 2018 à 09h34 par Michel Janva | Lien permanent

31 mai 2018

Plus de 1600 médecins disent non à la PMA pour toutes

Capture d’écran 2018-05-30 à 19.29.11Cent gynécologues, quatre-vingt pédiatres, quatre-vingt psychiatres, sept-cents médecins généralistes, au total ce sont plus de mille six-cents médecins de toutes spécialités qui rappellent le rôle de la médecine et disent non à la « PMA pour toutes ». C'est la première fois, dans l'histoire de la médecine française, qu'un manifeste éthique rassemble autant de signatures de médecins. Ils en appellent au Conseil de l'Ordre.

Dans un manifeste en six points intitulés Nous voulons rappeler le rôle de la médecineplus de 1600 médecins rappellent que la médecine est au service des malades et qu'elle ne doit pas être instrumentalisée à des fins partisanes.

Ces médecins rappellent que « même s'il doit accompagner des couples stériles en désir d'enfants, le médecin n'a pas tous les droits pour faire surgir la vie".

"La sélection des races, l'eugénisme, la «fabrication» d'enfants en dehors de la complémentarité hommes-femmes sont étrangers aux buts de la médecine".

Tous en appellent au Conseil de l'Ordre, expression de la profession médicale pour faire respecter les règles de la déontologie médicale.

Dans le contexte des débats actuels sur la bioéthique, ce manifeste est un signal important. C'est une réponse claire lancée aux 130 médecins qui réclamaient dans une tribune publiée en mars 2016 par le journal Le Monde l'ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples lesbiens. Jamais, dans l'histoire de la médecine française, un manifeste sur une question éthique n'avait rassemblé autant de signatures de médecins. 

Ce manifeste est encore ouvert aux signatures et se trouve sur le site https://www.lemanifestedesmedecins.fr

Posté le 31 mai 2018 à 09h27 par Michel Janva | Lien permanent

30 mai 2018

Le député LREM Aurélien Taché : la PMA pour les lesbiennes et des députés voilées

Le député LREM Aurélien Taché est le prototype du député libéral-libertaire. Il se prononce pour le port du voile islamique et espère qu'il y aura des femmes voilées à l'Assemblée nationale :

Et parallèlement à cette islamisation, il se prononce pour l'extension de la fabrication d'enfants par PMA :

Posté le 30 mai 2018 à 19h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

28 mai 2018

Aude Mirkovic : la PMA, un juteux marché mondialisé

Posté le 28 mai 2018 à 18h06 par Michel Janva | Lien permanent

26 mai 2018

29 mai à Aix-en-Provence : conférence sur l'enfer du transhumanisme

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Posté le 26 mai 2018 à 11h41 par Michel Janva | Lien permanent

29 mai à Arras : Conférence du Docteur Xavier Mirabel sur les lois de bioéthique

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Posté le 26 mai 2018 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent

25 mai 2018

L'ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny contre l'extension de la PMA

  Unknown-7Jean-Pierre Rosenczveig, magistrat, figure de la défense des droits de l’enfant, ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny, est interrogé sur RCF concernant les droits de l'enfant. Le sujet arrive sur la PMA et la GPA :

"J’entends cet argument. C’est le mien depuis quarante ans. La société ne peut pas garantir un droit à l’enfant. Elle peut garantir un droit de l’enfant. La GPA pose des problèmes : la femme n’est qu’un ventre, la fabrication d’un enfant pour satisfaire un besoin. Si on refuse la GPA pour les hommes et qu’on accorde la PMA pour les femmes, on rentre dans la discrimination. On ouvre la boîte de Pandore de la fabrication d’enfants"

Posté le 25 mai 2018 à 08h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

24 mai 2018

Bertrand Vergely : La fin de l’homme a-t-elle commencé ?

Posté le 24 mai 2018 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent

États généraux de la bioéthique : la position des chrétiens évangéliques

Communiqué du 23 mai : 

Capture d’écran 2018-05-23 à 18.20.21"La phase de consultation préalable à la révision de la loi de bioéthique de 2011 touche à sa fin. Ces états généraux ont été l’occasion pour les citoyens français d’exprimer leur opinion avant que le gouvernement ne soumette un projet de loi à l’automne aux parlementaires.

Les protestants évangéliques ont pris part à ces discussions et considèrent comme importante et utile cette consultation.

Faire progresser le droit des personnes les plus fragiles

Ce qui en ressort doit être écouté avec soin et enrichir la compréhension du législateur qui décidera le cas échéant de réviser les lois actuelles.

Les protestants évangéliques ne veulent pas se poser en juges des nouvelles demandes sociales suscitées par le développement des biotechnologies. Ils veulent plutôt contribuer au débat en apportant un point de vue nourri par ce qu'ils comprennent de la Bible quant au respect d'autrui et à la dignité humaine.

Ils souhaitent que la société française progresse en matière de droits de l’enfant, d’accompagnement des personnes en souffrance et de protection des générations futures face aux dérives consuméristes et individualistes. Ils espèrent que la législation française définira à cet égard un cadre épanouissant pour les générations futures.

Quel monde voulons-nous pour demain ?

Cette question, posée lors des états généraux de la bioéthique, est capitale. Les évangéliques y répondent en se fondant sur deux vérités tirées de l’Évangile : le respect de la vie donnée par Dieu et l’amour du prochain quel qu'il soit.

Quant au respect de la vie donnée par Dieu, ils entendent la vie de tous, y compris des plus vulnérables : l’enfant à naître, qu’il soit handicapé ou non ; la personne souffrante, qu’elle soit en fin de vie ou non, car tous méritent d’être accompagnés, aimés et soulagés. Ils attendent donc de la médecine qu’elle accompagne chacun dans ses souffrances en lui prodiguant des soins et non en lui donnant la mort.

Quant à l’amour du prochain, ils cherchent très concrètement à le manifester au nom du Christ en accueillant chacun dans leur église ou association, quelle que soit sa situation et quelles que soient ses convictions.

Les protestants évangéliques estiment en définitive que la valeur et la dignité que la Bible reconnaît à tout être humain invitent au respect de tous. Et que ce principe fondamental doit primer sur la demande des individus à réaliser leur volonté et sur la tendance de la société à tout mesurer à l’aune de la rentabilité. Dans ce sens, l’aspiration des protestants évangéliques rejoint celle de leurs concitoyens qui souhaitent que l’égalité et la fraternité restent le ciment de notre société, une société attentive aux plus faibles et tournée vers la vie."

Posté le 24 mai 2018 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent

Conférence à Béziers sur la PMA et l'euthanasie

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Posté le 24 mai 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

18 mai 2018

Conférence d'Aude Mirkovic à Orléans le mardi 22 mai

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Posté le 18 mai 2018 à 11h18 par Michel Janva | Lien permanent

15 mai 2018

La gestation pour autrui (GPA) est une violence faite aux femmes et aux enfants

Le CORP (Collectif pour le Respect de la Personne) a écrit aux députés :

Capture d’écran 2018-05-14 à 22.38.37 Capture d’écran 2018-05-14 à 22.38.49

Posté le 15 mai 2018 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

09 mai 2018

La réforme de la bioéthique ne s'avère pas si simple

C'est le constat unanime qui ressort des Etats-Généraux. Ainsi Libération titre :

Capture d’écran 2018-05-08 à 19.10.40Et l'article :

"Pour Emmanuel Macron, il est des promesses visiblement plus difficiles à tenir que d’autres. Notamment celle d’ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. A l’occasion de son premier anniversaire à l’Elysée, certains de ses proches ont été interpellés sur la concrétisation de cet engagement de campagne. «Je suis attaché à ce que nous fassions ce que nous avons dit, que la PMA pour toutes soit adoptée avant la fin du mandat de la majorité», a évacué lundi Richard Ferrand, le patron des députés LREM, sur France Inter. Sans enthousiasme et en marchant sur des œufs."

Et La Croix: 

Capture d’écran 2018-05-08 à 19.13.10

Les tenants de la réforme prennent le pli de relativiser l'intérêt de ces Etats-Généraux.  

Nicolas Patte, en charge de la communication de Cap collectif, plate-forme spécialisée dans la démocratie participative, qui se charge d’un premier travail de synthèse au profit du CCNE, explique ainsi :

« Nous allons explorer l’ensemble des contributions et en faire une cartographie des arguments ». « Il s’agit de faire remonter et de lister les arguments et non de dire si la majorité est d’un côté ou d’un autre ».« Le but des états généraux est d’éclairer le législateur, mais pas de décider à la place des responsables politiques. Au fond, il y a un risque que ces états généraux ne satisfassent personne. »

Les travaux ont déjà démarré à l'Assemblée nationale. Cette semaine, la commission des lois se réunit en collaboration avec la commission des affaires sociales sur les thèmes de bioéthique (recherche sur l'embryon, recherche génétique, droit de la bioéthique).

Posté le 9 mai 2018 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

08 mai 2018

La rupture brutale et précoce du lien mère-enfant prédisposerait le nouveau-né aux maladies mentales

Lu sur Gènéthique :

Images-3"La rupture brutale et précoce du lien mère-enfant prédisposerait le nouveau-né aux maladies mentales telles que la schizophrénie et la toxicomanie, d’après l’étude menée par des chercheurs de l’École des Sciences de l’Indiana University-Purdue University Indianapolis (IUPUI).

L’étude a été menée sur des rats séparés de leur mère peu après la naissance. Les analyses de l’expérience ont montré que, contrairement aux rats restés avec leurs mères, ils présentaient « des anomalies cérébrales comportementales, biologiques et physiologiques significatives une fois devenus adultes. »  Chez les animaux séparés de leur mère, les chercheurs ont notamment identifié « un trouble de la mémoire ainsi qu’une communication moindre entre les différentes régions du cerveau », ce qui pourrait « augmenter le risque d’une personne d’être diagnostiquée schizophrène dans le futur » selon l’auteur de l’étude, Sarine Janetsian-Fritz.

D’après les chercheurs, « quand un bébé est enlevé à sa mère au début de sa vie, cela modifie significativement la structure et la fonction future de son cerveau. Ces perturbations le prédisposeraient aux troubles neuropsychiatriques tels que la schizophrénie, ainsi qu’à la toxicomanie. »

Selon eux les résultats obtenus  devraient «  inciter les politiques publiques à prendre en considération le stress que ressentent les bébés face à l’absence de leur mère dans leurs premiers instants de vie », afin de « réduire leur vulnérabilité aux troubles neuropsychiatriques une fois parvenus à l’âge adulte »."

Posté le 8 mai 2018 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

04 mai 2018

Bioéthique : les partisans du respect de la vie s'imposent dans le débat

C'est le constat du Figaro.

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Par conséquent, le gouvernement veut prendre son temps... quitte à repousser ces projets aux calendes grecques ?

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Posté le 4 mai 2018 à 16h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Bioéthique : le CCNE n'a pas à prendre position

Professeur émérite à l'université Paris Descartes et ancien président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), Didier Sicard est interrogé dans Le Figaro à propos des États généraux de la bioéthique. Extrait : 

Unknown-30"J'ai avant tout été frappé par une forme de diabolisation des opposants à l'évolution de la loi dans les débats auxquels j'ai participé et dans les médias. Ceux qui ne sont pas d'accord avec l'ouverture de la PMA ou la modification de la loi sur la fin de vie sont très souvent traités de «réacs», d'obscurantistes ou désignés comme croyants. Ils sont accusés de mépris envers les couples homosexuels ou les femmes célibataires. C'est une manière de fermer le débat, de dénier à l'autre sa capacité de réflexion ou de mettre en doute son raisonnement en le considérant comme biaisé par une idéologie. J'y vois une confusion entre le débat politique et la dimension anthropologique de ces thèmes.

En quoi le débat sur l'ouverture de la PMA vous semble-t-il complexe?

L'ouverture de la PMA peut paraître une demande simple et légitime au plan de la liberté mais transforme la société en faisant des enfants un enjeu et non plus une finalité. Certes, des situations particulières peuvent justifier l'ouverture de ce droit. Mais faire de la PMA une thérapeutique banale interroge. N'est-ce pas faire fi de la complexité de ce qui se joue dans la filiation? On se moque de la question de la place du père en disant que ce n'est pas très grave, mais n'y a-t-il pas un risque de donner aux enfants le sentiment d'être des clones de leur mère? Un désir d'enfant pour soi me paraît un peu contradictoire. Oublier qu'un enfant résulte du désir entre une femme et un homme, c'est peut-être faire prendre un risque à notre humanité future. Ce risque semble particulièrement important dans le cas de l'ouverture de la PMA aux femmes célibataires, alors que l'on pourrait comprendre que le mariage pour tous entraîne la PMA pour les couples de femmes. Ces questions bioéthiques sont comme des poupées russes, car elles peuvent entraîner des conséquences en cascade. Ainsi, l'extension de la PMA peut aboutir à la fin de l'anonymat, de la gratuité du don de gamètes et remettre en cause l'interdiction de la procréation post mortem.

Cette complexité ne va pas faciliter la tâche du CCNE et des parlementaires...

Le CCNE n'a pas à prendre position. Il va synthétiser de la manière la plus honnête possible tous les arguments qui ont émergé lors de ces débats. Son rôle n'est pas de faire des pourcentages comme un institut de sondage. Mais le débat laisse effectivement présager une forme d'embarras pour les parlementaires. La révision de la loi de bioéthique sera un exercice périlleux, car il est très difficile d'avoir des positions médianes ou consensuelles sur certains sujets. D'autant que tout le monde a en tête le débat trop houleux du mariage pour tous."

Posté le 4 mai 2018 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

02 mai 2018

Très beau reportage sur ces enfants nés à 25 semaines de vie in utero

Leurs mères et le personnel soignant nous montrent bien que ces enfants de 800 grammes ne sont pas que des amas de cellules... 

Posté le 2 mai 2018 à 23h51 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)


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