24 mai 2016

« Stop Bébé OGM » : une campagne d'alerte sur les dangers sur CRISPR-Cas9

OCe mardi 24 mai, l’association Alliance VITA lance « Stop Bébé OGM », sa campagne pour informer et alerter le grand public sur les enjeux éthiques liés à l’application de la technique de génie génétique CRISPR-Cas9.

Depuis 12 heures, des stands d’information et de mobilisation se tiennent dans 75 villes par les équipes de volontaires d’Alliance VITA.

La technique du CRISPR-Cas9, à la fois novatrice, prometteuse et risquée, laisse entrevoir des possibilités de traitements, notamment pour des maladies d’origine génétique, mais pose également de sérieuses questions éthiques quant à certaines de ses applications sur l’homme (embryon humain, cellules germinales).

0Certains pays comme la Chine, la Grande-Bretagne ou la Suède, ont déjà commencé à conduire des expérimentations en utilisant cette technique sur l’embryon humain, pour le moment voués à la destruction. Il est urgent de poser dès à présent des règles éthiques internationales avant qu’il ne soit trop tard. Il faut éviter toute instrumentalisation de l’embryon en s’abstenant de concevoir des embryons génétiquement modifiés. C’est la raison de notre appel citoyen : « Stop Bébé OGM » adressé au Président de la République, au ministre de la Santé et au ministre de la Recherche.

La ligne de base de cette campagne, « Oui au progrès thérapeutique - Non à l’embryon transgénique »,  synthétise cet enjeu.

Quelle menace ?

Le risque majeur serait que l’embryon humain soit traité comme le « cobaye à vie » d’une expérimentation qui pourrait faire glisser l’humanité vers une manipulation génétique à hauts-risques sanitaires et éthiques. On cautionnerait le fantasme post-humain du bébé OGM zéro défaut, alors que les conséquences des modifications génétiques sur l’embryon sont à la fois méconnues et immaîtrisables, avec la perspective de conséquences en cascade transmissibles aux générations futures.

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Posté le 24 mai 2016 à 17h02 par Michel Janva | Lien permanent

23 mai 2016

Jean-Marie Le Méné à Orange dénonce le transhumanisme

Dérive eugénique

Posté le 23 mai 2016 à 17h31 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2016

GPA et pédophilie

Padamalgam :

"Un homme de 49 ans de l’Etat de Victoria en Australie vient d’être jugé pour avoir abusé sexuellement de ses deux filles nées d’une mère porteuse étrangère. Il avait ramené les jumelles en Australie. L’homme, déjà condamné à 22 ans de prison pour avoir été reconnu coupable dans 37 affaires de pédophilie. Il avait commencé à abuser d’elles et à partager des films de mise en scène avec d’autres pédophiles depuis leur premier mois."

Posté le 20 mai 2016 à 12h28 par Michel Janva | Lien permanent

18 mai 2016

Un refus d'euthanasie au sein d'une maison de repos catholique jugé en Belgique

Lu ici :

"La direction d'une maison de repos catholique située à Diest (Brabant flamand) devra comparaître mercredi devant le tribunal civil de Louvain pour avoir refusé l'accès à un médecin venu pratiquer une euthanasie. C'est la première fois en Belgique que la justice se penche sur un tel cas. Il met en lumière le manque de clarté de la loi.

Mariette Buntjens, une femme de 74 ans en phase terminale d'un cancer métastasique à la maison de repos Sint-Augustinus, avait formulé sa demande d'euthanasie en 2011 et celle-ci était en ordre après une procédure longue de six mois. La maison de soins avait cependant refusé d'accueillir le médecin qui devait pratiquer l'acte dans ses murs. La patiente a dès lors dû être transportée à domicile afin de voir sa volonté exécutée. La famille a depuis lors attaqué l'établissement car sa décision a eu pour conséquence d'encore aggraver les souffrances physiques et psychiques de la patiente.

D'après la loi de 2002 relative à l'euthanasie, "aucun médecin" ni "aucune autre personne" ne sont tenus de pratiquer ou de participer à une euthanasie. Mais la question de savoir si une institution peut refuser une euthanasie n'est pas clairement envisagée. Le verdict du tribunal civil de Louvain devrait donc faire jurisprudence."

Posté le 18 mai 2016 à 09h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

14 mai 2016

Portugal : le Parlement autorise les mères porteuses dans certains cas

Lu ici :

"Le Parlement portugais a adopté ce vendredi à une courte majorité une loi autorisant la gestation pour autrui (GPA) limitée aux cas d'infertilité féminine liés notamment à l'absence ou au dysfonctionnement de l'utérus, et sans contrepartie financière pour la mère porteuse.

Posté le 14 mai 2016 à 10h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 mai 2016

Bordeaux : des élus FN mobilisés contre la GPA

Communiqué Gonzague Malherbe et Bruno Paluteau, élus régionaux du Front National, présents à la manifestation organisée à l'initiative de LMPT Gironde.

13221663_982792331841954_7617426463246494292_n"Nous réclamons la suppression de la circulaire Taubira, clairement incitative d'actes de Gestation Par Autrui à l'étranger, alors même que cette pratique est parfaitement interdite en France. Louer son ventre ou acheter un enfant n'est en aucun cas signe de progrès pour la Femme, bien au contraire. C'est la porte ouverte à toutes les dérives de marchandisation du Corps et à l'exploitation de la détresse des femmes les plus modestes par les personnes les plus riches.

Seul le FN rappelle aujourd'hui son opposition à ces principes surréalistes qui voudraient faire de l'enfant une simple marchandise, un objet de droit et de la femme, un outil.

Seul le Front National réitère sa volonté de supprimer la loi Taubira dès son accession au pouvoir.

Seul le Front National rappelle son attachement à la famille traditionnelle composée d'un père et d'une mère comme étant la cellule la plus propice à l'accueil des enfants.

Quant à la droite, très mal à l'aise sur ces sujets, elle semble désormais marcher en sens commun avec la gauche, puisqu'aucun élu n'a daigné se déplacer pour soutenir l'initiative de la Manif Pour tous, initiative que cette même droite a pourtant chercher à récupérer politiquement ces dernières années avant chaque élection.

Les choses sont claires désormais !"

Posté le 11 mai 2016 à 16h39 par Michel Janva | Lien permanent

Rassemblements dans toute la France contre l'esclavage des femmes et la vente d'enfants

Dans une quarantaine de villes, les dirigeants locaux de La Manif Pour Tous ont demandé à rencontrer le préfet pour lui remettre une lettre co-signée par Ludovine de La Rochère, Présidente du mouvement, invitant les pouvoirs publics à s'engager fermement contre toute forme de GPA. L'objectif est de donner une suite concrète aux engagement pris par Manuel Valls, au nom du Président de la République et de son gouvernement, pour s'opposer à la GPA.

« Les raisons pour lesquelles une nette majorité de Français refusent la GPA dépassent les clivages droite/gauche » explique Ludovine de La Rochère. Selon un sondage Opinion Way réalisé du 3 au 5 mai, 6 Français sur 10 considèrent que la gestation pour autrui risque d'avoir des conséquences psychologiques négatives pour la mère. Cette proportion est encore plus forte chez les sympathisants Les Républicains qui sont près de 3 sur 4 à dénoncer ces risques pour la mère. Ils sont également une très large majorité chez les sympathisants du Modem (56%), du PS (57%) et du FN (61%). La même tendance est observée à propos des risques pour l'enfant qui sont pointés du doigt par 66% des sympathisants du Modem et des Républicains, et 58% des sympathisants du FN.

Compiègne :

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Annecy :

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Rodez :

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Et ses opposants ridicules :

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Saint-Etienne (avec les militants de gauche anti 49.3) :

2 - St Etienne Extreme Gauche nous rejoint

Saint-Brieuc : 80 personnes se sont rassemblées devant la préfecture des Côtes d’Armor. Le chef de cabinet du préfet est venu en personne prendre possession d’une lettre préparée par « La Manif Pour Tous des Côtes d’Armor » demandant au gouvernement de retirer la circulaire Taubira de janvier 2013 qui cautionne et encourage ces pratiques illégales en France.

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Montpellier : Rassemblement de 90 personnes

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Valenciennes :

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Toulouse :

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Du monde

Clermont-Ferrand :

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Châteaulin (29)30 personnes venues de Brest, Quimper, Carhaix, Gourin, Bénodet, L'Aber-Vrac'h... se sont rassemblées devant la sous-préfecture. Le Sous-préfet en personne est venu. Après des échanges très cordiaux, ils ont partagé d'excellentes madeleines de fabrication locale, pendant que d'autres textes sur le même sujet étaient lus, dont la lettre de Ludovine de La Rochère précédemment remise au sous-préfet.

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 Versailles :

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Laval :

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 Bordeaux :

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Posté le 11 mai 2016 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2016

Un programme réaliste de lutte contre cette pratique esclavagiste suppose la neutralisation de la loi Taubira !

Discours de Ludovine de La Rochère prononcé lors du rassemblement du 10 mai contre la GPA à Nantes :

La France célèbre aujourd’hui, et à Nantes en particulier, la « Journée des mémoires et de réflexion sur la traite, l'esclavage et leurs abolitions ». Comme nous y sommes invités, nous ouvrons donc la réflexion : et que constatons-nous ? Que l’esclavage n’a pas disparu ! Que toute forme d’esclavage n’a pas été abolie !

En effet, il se développe actuellement sous une nouvelle forme : celle de la gestation par autrui - GPA, ou pratique des mères porteuses, qui consiste à louer des femmes et à vendre des enfants.

Or, comme l’indique la Convention contre l’esclavage de 1926, « L’esclavage est l’état ou condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux ».

Ainsi, même si c’est une forme d’esclavage différente et moins visible que celle du commerce triangulaire, la pratique des mères porteuses est clairement de nature esclavagiste.

A cela s'ajoute le fait que ces enfants font l'objet de contrats. Comme vous le savez, un contrat décrit le produit de la transaction, indique des conditions, garanties, modalités d’exécution et de production, délai et lieu de livraison, tarifs, geste commercial, financement, prêt, assurance, etc. Nous parlons pourtant d’êtres humains, et non de choses !

Les clients des agences commerciales de GPA déboursent 30 à 100.000 $ par enfant selon la prestation qu’ils souhaitent (par exemple avec donneuse d’ovocyte et mère porteuse, ou avec mère porteuse seulement), selon le pays où vit la mère porteuse et selon le nombre d’enfants commandés :par exemple, les jumeaux coûtent moins cher « à l’unité » !

De fait, et c'est un autre aspect important, la GPA entraîne un trafic d'enfants, activité dont le nom juridique est "la traite d'êtres humains" !

Voici donc une pratique qui profite grassement à des intermédiaires sans scrupules - agences, commerciaux, biologistes, juristes, banquiers, assureurs… : ils font des profits juteux en exploitant la détresse de femmes vulnérables. J’ai appris, par exemple, dans un dossier de l’hebdomadaire Valeurs actuelles que le groupe Axa est l’assureur de l’une des cliniques de GPA qui vend des enfants en Inde !

Hélas, la complicité ou l’absence de réaction des Etats comme des institutions internationales a permis le développement d’un marché transfrontalier. La France, notamment, participe à ce trafic à travers les clients français d’agences située à l’étranger.

En effet, si la GPA est interdite en France, certains de nos concitoyens se laissent convaincre par des agences d’aller chercher un enfant à l’étranger. C’et pourquoi 2000 enfants environ, vivant en France, sont nés de GPA à l’étranger : autant d’enfants qui ont donc été arrachés à leur mère et à leur pays.

Il est impératif et urgent que la France, « patrie des droits de l’Homme », lance enfin des actions comme Manuel Valls s’y était engagé en octobre 2014.

Pour commencer, la circulaire Taubira du 25 janvier 2013 doit être retirée au plus vite : elle est aussi inutile que dangereuse pour les femmes et les enfants parce qu’elle supprime l’un des moyens d’action contre la pratique de la GPA. Elle contribue au développement de cet esclavage.

Pire encore, la retranscription des actes de naissance d’enfants nés de GPA à l’étranger, ici-même à Nantes, contribue plus encore à favoriser cette pratique.

Manuel Valls avait pourtant officiellement déclaré que « le gouvernement exclut totalement d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers » parce que « cela reviendrait à accepter et normaliser la GPA » !

C’est pourtant ce qui est en train de se passer : depuis quelques mois, ces demandes de retranscription sont validées les unes après les autres !

Cette complaisance est incompréhensible : cela signifie-t-il que la France admettrait l’exploitation de femmes dès lors qu’elles ne vivent pas en France et qu’elles sont pauvres ? Qu’elle tolère cette violence majeure faite aux femmes et aux enfants ? 

Doit-on penser que ceux qui nous gouvernent aujourd’hui tolèrent – comme ils l’ont fait avec M. Denis Baupin – que les femmes continuent d’être maltraitées ?

La France ne peut poursuivre ainsi : le retrait de la circulaire Taubira et l’arrêt des retranscriptions d’actes de naissance sont urgents !

Nous comptons sur vous, Monsieur le Préfet, pour appuyer la présente demande auprès du Ministre de l’Intérieur comme du Premier ministre au nom du respect dû aux femmes et aux enfants.

Je m’adresse, enfin, à tous ceux qui préparent leur candidature à la Présidentielle et aux législatives 2017.

Qu’ils sachent que nous sommes plus que jamais attentifs à leur engagement en la matière : nous ne contenterons pas de positions vagues, de paroles en l’air : nous attendons un programme précis de lutte contre la pratique des mères porteuses : renforcement législatif de l’interdiction de la GPA, application de la loi, action en vue d’une convention internationale d’interdiction de la GPA ou d’un protocole additionnel à l’une des conventions existantes : celle des droits de l’enfant et/ou la convention de lutte contre les violences faites aux femmes.

Et que les candidats ne nous fassent pas croire qu’ils prétendent lutter contre la pratique des mères porteuses tout en évitant soigneusement le sujet de la loi Taubira ! Car il est évident que deux hommes ne peuvent fonder une famille sans recourir à la GPA. Celle-ci va inéluctablement avec le mariage de deux hommes et c’est bien l’une des raisons de notre opposition déterminée à la loi Taubira !

Un programme complet, réaliste, de lutte contre cette pratique esclavagiste suppose évidemment la neutralisation de la loi Taubira !

La Manif Pour Tous et l’ensemble de ses sympathisants veilleront aux engagements précis et complets en la matière :

Mesdames et Messieurs les politiques, vous qui briguez la présidence de la République ou un siège de députés, entendez-moi bien : nos votes dépendront de votre détermination réelle à défendre le droit de l’enfant à connaître son père et sa mère et à être élevé, dans la mesure du possible, par eux !

A bon entendeur, Salut !

Posté le 10 mai 2016 à 18h05 par Michel Janva | Lien permanent

Le Front National s’engage à combattre la GPA

Communiqué du FN des Pays de la Loire :

"Pascal GANNAT et Samuel POTIER, élus Front National de la région des Pays de la Loire, ont participé aujourd’hui aux rassemblements anti-gestation pour autrui (GPA) dans les villes de Nantes et d’Angers.

Le Front National rappelle sa ferme intention d’abroger la loi Taubira dite du « mariage et de l’adoption pour tous » qui est la première étape de la législation sur la procréation médicalement assistée (PMA) pour les partenaires de même sexe, et pour la GPA. Cette loi  institue en effet un droit à l’enfant, en faisant primer les désirs individuels des adultes sur le droit fondamental des enfants à être élevés par un père et une mère, dans la complémentarité véritable d’un homme et d’une femme. Par une jurisprudence incitative, la Cour européenne des droits de l’homme oblige les tribunaux français à reconnaître l’identité des enfants nés de mères porteuses à l’étranger, et contribue, par là-même, à un recul de civilisation.  Comment rester insensible à la réalité sordide de la GPA, responsable du développement « d’usines à bébés », surtout dans les pays pauvres, où de riches Occidentaux paient des femmes démunies pour produire un enfant off-shore ?

En ce jour de commémoration de l’esclavage, le Front National exprime son refus catégorique de la marchandisation du corps de la femme et des enfants. Faire de la procréation un objet de négoce, rappelle les horreurs du commerce triangulaire, où d’innombrables hommes furent vendus comme de vulgaires marchandises. En 1848, la France s’honorait d’abolir l'esclavage. En 2016, le Front National s’engage plus que jamais à combattre la GPA, ainsi que toutes les dérives marchandes de l’ultra-libéralisme, qui nient la dignité de chaque être humain."

Posté le 10 mai 2016 à 17h55 par Michel Janva | Lien permanent

La Manif Pour Tous demande un rendez-vous à François Hollande

Posté le 10 mai 2016 à 17h19 par Michel Janva | Lien permanent

Manifestation contre la GPA à Rennes

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Posté le 10 mai 2016 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent

Les Jeunes Républicains des Pays de la Loire veulent l'abrogation de la GPA

À l'occasion de la journée de mobilisation pour l'abolition de la GPA, les 5 fédérations des Jeunes Républicains des Pays de la Loire condamnent cette pratique inadmissible et exigent son abolition universelle. Seront-ils entendus par les instances de leur parti ?

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Posté le 10 mai 2016 à 17h09 par Michel Janva | Lien permanent

Manifestation contre la vente d'enfants à Nantes

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Posté le 10 mai 2016 à 16h46 par Michel Janva | Lien permanent

A Compiègne : RDV à 18h devant l’Hôtel de Ville

Ce 10 mai 2016 Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage. Des rassemblements ont lieu dans toute la France, en milieu ou fin de journée selon les régions.

A Compiègne : ce sera à 18h devant la mairie.

Posté le 10 mai 2016 à 09h55 par Michel Janva | Lien permanent

LMPT75 ouvre le 10 mai avec une action au Sénat où Hollande préside une cérémonie

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Posté le 10 mai 2016 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

Les raisons du refus de la GPA par les Français

A l'occasion de la journée d'alerte sur le scandale de la GPA (Gestation Par Autrui), La Manif Pour Tous publie les résultats d'un sondage exclusif Opinion Way réalisé du 3 au 5 mai. Ce sondage porte sur les raisons de l'opposition à la GPA, qui est une nouvelle forme d'esclavage pour qu'elle revient à louer et acheter des êtres humains.

Cpsondage.0066 Français sur 10 considèrent que la gestation pour autrui, c'est à dire le recours à une mère porteuse, risque d'avoir des conséquences psychologiques négatives pour la mère. Cette proportion est encore plus forte chez les sympathisants Les Républicains qui sont près de 3 sur 4 à dénoncer ces risques pour la mère. Ils sont également une très large majorité chez les sympathisants du Modem (56%), du PS (57%) et du FN (61%). Le refus de la GPA s'impose donc largement et au-delà des clivages traditionnels droite-gauche.

"Le fait de sentir un enfant en son seinde vivre avec lui nuit et jour pendant des mois, puis de supporter l'épreuve de l'accouchement et ses suites pour, au final, être séparédéfinitivement de lui, est tout simplement inhumain" déclare Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

Avec la GPA, les femmes sont réduites à leur utérus, traitées comme un moyen pour obtenir d'elles ce que l'on veut. Elles sont examinées de manière très intrusive, sélectionnées, saturées d'hormones puis surveillées très étroitement pendant toute la grossesse jusque dans les moindres détails de leur vie intime, y compris leurs relations sexuelles. C'est pour celaque La Manif Pour Tous se mobilise dans toute la France, et notamment à Nantes, ce mardi 10 mai, journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage.

Une majorité de Français (52%) estime que que la gestation pour autrui, c'est à dire le recours à une mère porteuse, risque aussi d'avoir des conséquences psychologiques négatives pour l'enfant. "Là aussi, les clivages politiques traditionnels sont dépassés" analyse Ludovine de La Rochère. 

"66% des sympathisants du Modem et des Républicains, et 58% des sympathisants du FN pointent du doigt les risques pour l'enfant." 

La GPA est en effet contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant : le priver volontairement de sa mère est injuste et d'une violence inouïe. Cette pratique doit cesser partout dans le monde : les droits des femmes et des enfants n'ont pas de frontière, leur dignité non plus !

Posté le 10 mai 2016 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

09 mai 2016

[ALERTE SENTINELLES] J-1 - Mobilisation contre la GPA à Nantes

Les Sentinelles de Nantes communiquent :

"À ceux qui disent ou qui croient que la GPA (Gestation Par Autrui) c'est altruiste, que ça peut être éthique, que c'est humain... À ceux qui disent ou qui croient que la France combat la GPA et ne la reconnaîtra jamais. À ceux qui disent ou qui croient que La Manif Pour tous exagère et se bat toute seule, qu’ils regardent cette vidéo.

 

Informez vos amis, invitez-les à nous rejoindre demain, mardi, à 12:30 devant le palais de justice de Nantes, si nous n'y allons pas, qui défendra nos idées ? Cette journée d'action se doit d'être visible et elle sera utile.

Posté le 9 mai 2016 à 23h39 par Marie Bethanie | Lien permanent

Lettre de Ludovine de la Rochère à Manuel Valls

Monsieur le Premier Ministre,

La France célébrera l’abolition de l’esclavage le mardi 10 mai à l’occasion de la « Journée des mémoires et de réflexion sur la traite, l’esclavage et leurs abolitions ».

La Convention contre l’esclavage de 1926 indique que « l’esclavage est l’état ou condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux ».

L’esclavage n’a donc pas disparu puisqu’il se développe actuellement sous une nouvelle forme : celle de la gestation par autrui (GPA) qui consiste à louer des femmes et à vendre des enfants.

A cela s’ajoute le fait que ces enfants font l’objet de contrats (alors qu’un contrat, légalement, ne peut concerner que des biens ou des services). De fait, et c’est un autre aspect important, la GPA entraîne untrafic d’enfants, activité dont le nom juridique est « la traite d’êtres humains ».

Cette pratique des mères porteuses profite grassement à des intermédiaires sans scrupules – agences, commerciaux, biologistes, juristes, assureurs… – qui font des profits juteux en exploitant la détresse de femmes vulnérables.

L’absence de réaction des Etats comme des institutions internationales a permis le développement d’unmarché transfrontalier. La France, notamment, participe à ce trafic à travers les clients français d’agences située à l’étranger.

Ce marché a pris des proportions très importantes : il est estimé aujourd’hui à plus de 4 milliards de dollars, sachant qu’un enfant coûte de 30 à 100.000 $ selon le pays d’origine et selon la prestation demandée par le ou les commanditaires (mère porteuse seule ou mère porteuse + donneuse d’ovocytes, par exemple).

Le 3 avril 2014, dans une interview donnée au quotidien La Croix, vous avez publiquement pris position contre la GPA.

Vous avez notamment déclaré que c’est « une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes ». Vous avez également précisé que « le gouvernement exclut totalement d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers ». Enfin, vous vous êtes engagé à promouvoir une initiative internationale.

Force est de constater que 18 mois plus tard rien n’a changé, bien au contraire : les demandes de retranscription d’actes de naissance à l’état civil français sont validées les unes après les autres, ce qui revient, selon votre propre constat, « à accepter et normaliser la GPA ».

Nous constatons aussi que les agences commerciales de GPA continuent de démarcher la clientèle potentielle française en toute impunité. On trouve même sur Google France des liens publicitaires pour ces agences !

Cette complaisance est incompréhensible : cela signifie-t-il que la France admettrait l’exploitation de femmes dès lors qu’elles ne vivent pas en France et qu’elles sont pauvres ? Et qu’elle tolère cette violence majeure qui leur est faite ?

Pour ces motifs, nous sollicitons un entretien avec vous : il nous permettra de vous exposer plus précisément les constats que nous faisons sur le développement de cette pratique, de présenter les actions qui peuvent et doivent être conduites pour faire respecter l’interdiction de la GPA et de connaître le calendrier des actions que vous aviez annoncées.

En outre, le refus de reconnaître la filiation étant le seul moyen efficace pour les Etats de dissuader leurs ressortissants de recourir à des mères porteuses à l’étranger, nous souhaitons évoquer avec vous les laissez-passer délivrés par les consulats aux commanditaires d’enfants, ainsi que la circulaire Taubira : en effet, ce texte est à la fois inutile (l’article 21-12 du code civil permet de toute façon aux enfants vivant en France et élevés par des Français d’acquérir la nationalité française) et dangereux puisqu’il revient à faire savoir que les pouvoirs publics facilitent les aspects administratifs de la GPA malgré son interdiction !

Les très nombreux Français qui nous suivent seraient rassurés de ce point de situation sur des enjeux qui leur tiennent à cœur et sur lesquels ils ne lâcheront rien : le respect de la dignité des femmes et des enfants !

Dans l’attente de ce rendez-vous, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées,

signature lulu

Ludovine de La Rochère
Présidente

Source

Posté le 9 mai 2016 à 16h19 par Michel Janva | Lien permanent

08 mai 2016

La GPA exploite les femmes et les enfants : alors, une seule solution : l'abolition !

10 mai : Journée de mobilisation contre la GPA à l’occasion de la journée de l’abolition de l’esclavage dans toute la France :

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Posté le 8 mai 2016 à 14h37 par Michel Janva | Lien permanent

06 mai 2016

Des chercheurs repoussent la limite de la fécondation in vitro

... et fabriquent artificiellement des embryons humains afin de les étudier comme des rats de laboratoire, en toute légalité. Lu ici :

"Des chercheurs sont parvenus à développer des embryons humains in vitro pendant une durée record, une avancée majeure qui pourrait améliorer les chances de réussite de fécondation assistée mais qui soulève des questionnements éthiques.

Dans la fécondation in vitro (FIV), les embryons, développés en éprouvette, doivent être implantés au plus tard le septième jour dans l'utérus de la femme pour pouvoir survivre.

15114354Une équipe internationale de chercheurs a réussi à cultiver des embryons humains pendant 13 jours avant d'arrêter l'expérience pour respecter la limite des 14 jours de recherche sur l'embryon actuellement en vigueur dans plusieurs pays. [...]Les embryons développés pendant 13 jours l'ont été sans aucun contact avec des cellules maternelles, "ce qui montre la possibilité d'un auto-développement de l'embryon humain", ajoute-t-elle. [...]

- Et après 14 jours ? -

A partir du 14e jour, l'embryon se transforme en une structure primitive de l'humain avec une tête et une queue, "ce qui marque le moment à partir duquel l'embryon peut être considéré comme un individu", explique le Dr Peter Donovan de l'Université de Californie.

Pour leurs travaux, les chercheurs ont bénéficié d'embryons humains non utilisés dans les FIV.

Habituellement, plusieurs embryons sont développés pour une seule femme. Un ou deux sont réimplantés pour une tentative de grossesse. Les autres sont congelés pour être utilisés ultérieurement en cas d'échec de l'implantation précédente, de fausse-couche ou de volonté d'une nouvelle grossesse. Le surplus d'embryons peut être utilisé à des fins scientifiques.

Ces études relancent le débat sur la recherche sur l'embryon encore interdite dans certains pays comme l'Italie. D'autres comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Australie limitent la recherche à 14 jours.

En France, la recherche sur l'embryon est autorisée depuis 2013 mais strictement encadrée par l'agence de biomédecine.

La question de prolonger la limite des 14 jours est posée chez les scientifiques, a observé le Pr Zernicka-Goetz lors d'une audioconférence organisée depuis Londres.

Pour sa part, elle a suggéré la possibilité de prolonger de deux jours la limite fixée au développement de l'embryon in vitro (soit 16 jours) pour étudier la troisième étape de formation de l'embryon (dite "gastrulation").

"Proposer de repousser la limite de 14 jours ouvrirait-il la boîte de Pandore ou serait-ce une mine d'informations ?", demande Robin Lovell-Badge de l'Institut britannique Francis Crick." [...]

Ce n'est pas la bonne question, car la FIV, quoiqu'on en veuille et quelles que soient les intentions, c'est ça :

" L’extension de la pratique de la fécondation in vitro a nécessité d’innombrables fécondations et destructions d’embryons humains. Aujourd’hui encore, elle présuppose habituellement une surovulation de la femme : plusieurs ovules sont prélevés, fécondés et cultivés ensuite in vitro pendant quelques jours. Habituellement, tous ne sont pas transférés dans les organes génitaux de la femme ; certains embryons, appelés ordinairement « surnuméraires », sont détruits ou congelés. Parmi les embryons implantés, certains sont sacrifiés pour diverses raisons eugéniques, économiques ou psychologiques. Cette destruction volontaire d’êtres humains ou leur utilisation à diverses fins, au détriment de leur intégrité et de leur vie, est contraire à la doctrine déjà rappelée à propos de l’avortement provoqué."

Dès lors, il est impératif d'être à l'écoute de ce que dit le Magistère de l'Eglise sur les pratiques de fécondation artificielle (Instruction Donum Vitae) :

" Dieu seul est le Maître de la vie, de son commencement à son terme et personne, en aucune circonstance, ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent20. La procréation humaine demande une collaboration responsable des époux avec l’amour fécond de Dieu21; le don de la vie humaine doit se réaliser dans le mariage moyennant les actes spécifiques et exclusifs des époux, suivant les lois inscrites dans leurs personnes et dans leur union22."[...]

"C’est pourquoi le fruit de la génération humaine dès le premier instant de son existence, c’est-a-dire à partir de la constitution du zygote, exige le respect inconditionnel moralement dû à l’être humain dans sa totalité corporelle et spirituelle. L’être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout humain innocent à la vie."[...]

"Les embryons humains obtenus in vitro sont des êtres humains et des sujets de droits. Leur dignité et leur droit à la vie doivent être respectés dès le premier moment de leur existence. Il est immoral de produire des embryons humains destinés à être exploités comme un «matériau biologique» disponible."[...]

"Dans la pratique habituelle de la fécondation in vitro, les embryons ne sont pas transférés dans le corps de femme ; certains sont détruits. Aussi, comme elle condamne l’avortement provoqué, l’Église interdit également d’attenter à la vie de ces êtres humains. Il faut dénoncer la particulière gravité de la destruction volontaire des embryons humains obtenus « in vitro » par fécondation artificielle ou « fission gémellaire » à de seules fins de recherche. En agissant ainsi, le chercheur se substitue à Dieu et, même s’il n’en a pas conscience, se fait maître du destin d’autrui, puisqu’il choisit arbitrairement qui faire vivre et qui faire mourir, et qu’il supprime des êtres humains sans défense."[...]

"La congélation des embryons, même si elle est réalisée pour garantir une conservation de l’embryon en vie (« cryoconservation »), constitue une offense au respect dû aux êtres humains, car elle les expose à de graves risques de mort ou d’atteinte à leur intégrité physique ; elle les prive au moins temporairement de l’accueil et de la gestation maternelle, et les place dans une situation susceptible d’offenses et de manipulations ultérieures.[...]

"Dans la FIVETE et l’insémination artificielle hétérologue la conception humaine est obtenue par la rencontre des gamètes d’au moins un donneur autre que les époux unis dans le mariage. La fécondation artificielle hétérologue est contraire à l’unité du mariage, à la dignité des époux, à la vocation propre des parents et au droit de l’enfant à être conçu et mis au monde dans le mariage et par le mariage36.

Le respect de l’unité du mariage et de la fidélité conjugale exige que l’enfant soit conçu dans le mariage ; le lien entre les conjoints attribue aux époux, de manière objective et inaliénable, le droit exclusif à ne devenir père et mère que l’un par l’autre37. Le recours aux gamètes d’une tierce personne, pour disposer du sperme ou de l’ovule, constitue une violation de l’engagement réciproque des époux et un manquement grave à l’unité, propriété essentielle du mariage.[...]

"Ces raisons conduisent à un jugement moral négatif sur la fécondation artificielle hétérologue"[...]

Le désir d’avoir un enfant, l’amour entre les époux qui souhaitent remédier à une stérilité autrement insurmontable, constituent des motivations compréhensibles ; mais les intentions subjectivement bonnes ne rendent la fécondation artificielle hétérologue ni conforme aux propriétés objectives et inaliénables du mariage, ni respectueuse des droits de l’enfant et des époux."[...]

Sur le lien moralement requis entre procréation et acte conjugal (dans le cadre d'une fécondation artificielle "homologue" - entre époux) :

"C’est dans leur corps et par leur corps que les époux consomment leur mariage et peuvent devenir père et mère. Pour respecter le langage des corps et leur générosité naturelle, l’union conjugale doit s’accomplir dans le respect de l’ouverture à la procréation, et la procréation d’une personne humaine doit être le fruit et le terme de l’amour des époux. L’origine de l’être humain résulte ainsi d’une procréation « liée à l’union non seulement biologique mais aussi spirituelle des parents unis par le lien du mariage44». Une fécondation obtenue en dehors du corps des époux demeure par là même privée des significations et des valeurs qui s’expriment dans le langage du corps et l’union des personnes humaines.[...]

Le désir d’un enfant — où du moins la disponibilité à transmettre la vie — est une requête moralement nécessaire à une procréation humaine responsable. Mais cette intention bonne ne suffit pas pour donner une appréciation morale positive sur la fécondation in vitro entre époux. Le procédé de la FIVETE doit être jugé en lui- même, et ne peut emprunter sa qualification morale définitive ni à l’ensemble de la vie conjugale dans laquelle il s’inscrit, ni aux actes conjugaux qui peuvent le précéder ou le suivre48.[...]

La FIVETE homologue est opérée en dehors du corps des conjoints, par des gestes de tierces personnes dont la compétence et l’activité technique déterminent le succès de l’intervention ; elle remet la vie et l’identité de l’embryon au pouvoir des médecins et des biologistes, et instaure une domination de la technique sur l’origine et la destinée de la personne humaine. Une telle relation de domination est de soi contraire à la dignité et à l’égalité qui doivent être communes aux parents et aux enfants.

La conception in vitro est le résultat de l’action technique qui préside à la fécondation ; elle n’est ni effectivement obtenue, ni positivement voulue, comme l’expression et le fruit d’un acte spécifique de l’union conjugale. Donc dans la FIVETE homologue, même considérée dans le contexte des rapports conjugaux effectifs, la génération de la personne humaine est objectivement privée de sa perfection propre : celle d’être le terme et le fruit d’un acte conjugal, dans lequel les époux peuvent devenir «coopérateurs de Dieu pour le don de la vie à une autre nouvelle personne »50."[...]

La NaProTechnology ou Procréation Naturelle Médicalement Assistée peut apporter une réponse encouragée par l'Eglise aux problèmes de fertilité dans le couple.

Posté le 6 mai 2016 à 11h27 par Marie Bethanie | Lien permanent

04 mai 2016

Aujourd'hui, le corps des femmes est encore soumis aux lois du marché

Posté le 4 mai 2016 à 20h34 par Michel Janva | Lien permanent

03 mai 2016

Avortement, Eugénisme, Euthanasie : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

Après La Manif pour Tous au sujet de la GPA, c'est la fédération Un de Nous qui détourne la campagne de la SPA pour dénoncer la culture de mort en France :

Alors que la SPA vient de lancer une campagne (La torture… c’est légal ?) sur la souffrance animale dénonçant des situations de cruauté existant dans des abattoirs, des laboratoires de recherche ou encore les corridas, la fédération UN DE NOUS entend faire porter le questionnement sur des situations de cruauté imposée à des êtres humains. UN DE NOUS attire l’attention sur 3 scandales : l’eugénisme des bébés porteurs de trisomie 21, l’euthanasie de grands handicapés, et le sort des enfants nés vivants malgré un avortement.

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Posté le 3 mai 2016 à 18h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

GPA : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

A l'heure où la défense de la cause animale semble l'emporter sur la défense de l'embryon et de la vie naissante, le site Génètique a interrogé Ludovine de La Rochère sur la dernière campagne de la Manif pour Tous dénonçant la GPA :

"Alors que la SPA a lancé sa campagne d’affichage dans le métro parisien pour s’insurger contre les mauvais traitements infligés aux animaux, la « Manif pour tous » reprend le flambeau et s’invite sur les réseaux sociaux avec une campagne dénonçant la GPA. A son tour, elle s’adresse à « Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre…

Pourquoi cette initiative ?

Gpa_3La campagne de la SPA dénonce de façon juste quelque chose de scandaleux. Nous avons voulu détourner cette campagne par ailleurs légitime, parce que ce qui touche la personne humaine est encore plus grave. Interpeler l’opinion publique sur la question des animaux est une bonne chose, mais ce qui se passe pour les être humains est évidement plus important. Aujourd’hui, on parle beaucoup d’écologie, de respect des animaux, des végétaux, mais s’ils sont à respecter, c’est parce que qu’ils sont nécessaires à l’homme. L’homme qui doit respecter la nature pour la transmettre aux générations futures.

Pour nous, il s’agissait de montrer avec humour qu’il est grand temps de s’occuper de l’être humain, le grand oublié de notre société. Sans doute parce que le sujet est trop angoissant, peut-être par pudeur, par timidité ? Il était important d’interpeler sur ces sujets graves, sur un ton qui ne l’était pas, pour aider à se poser des questions, de bonnes questions.

Comment avez-vous organisé cette campagne ?

Gpa_4Nous avons orienté la campagne, exclusivement via les réseaux sociaux, autour des pratiques illégales qui n’existent pas en France, et d’autres qui, sans être légales, se passent en France. Aucune n’est acceptable.

Aujourd’hui, il suffit d’aller faire un tour sur Internet pour se rendre compte qu’il y a des jeunes femmes françaises qui se rendent disponibles pour être mère porteuse. Pour autant, le phénomène reste très minoritaire : la GPA est illégale et n’offre aucune garantie pour les parents d’intention, si la femme veut garder le bébé par exemple… S’il n’existe pas d’usine à bébé en France, la complicité avec ce trafic est tout aussi inacceptable.

Quant à la GPA à l’étranger, le choix se fait sur catalogue. Aux Etats Unis, la donneuse d’ovocytes et la mère porteuse sont différentes. Pour la mère porteuse, les contrats sont très durs, avec des explorations très intrusives : elles sont sélectionnées en fonction de leur patrimoine génétique, on refait leur généalogie jusqu’aux grands parents pour vérifier leur comportement psychique, psychologique. Ce qu’elles mangent est surveillé… De leur côté, les clients moins fortunés se tournent vers le « low cost ». Dans des pays comme l’Inde, la mère porteuse est la mère légale, mais elle abandonnera ses droits sur l’enfant, une des clauses inscrites dans le contrat qu’elle a signé, mais que bien souvent, elle ne comprend pas.

En Angleterre, la GPA est autorisé sous couvert d’« altruisme », même si les femmes reçoivent de l’argent. Si elles sont peu nombreuses à accepter de porter l’enfant d’un autre, la légalité de la pratique dans leur pays donne bonne conscience et les anglais n’hésitent pas à se rendre à l’étranger. Quoiqu’il en soit, qu’elle soit altruiste ou non, la pratique demeure inacceptable.

Quel était votre objectif en reprenant cette campagne ?

Je constate qu’il y a beaucoup de désinformation sur ce sujet et d’ignorance sur ce qui se passe dans la réalité et peu de personnes se sentent peu concernées. Globalement, les Français restent très opposés à la GPA, et l’opinion publique est notre première cible… Les politiques réagissent quand les Français réagissent…

Gpa_5L’objectif de cette campagne est d’abord de rectifier l’information : aujourd’hui la GPA est interdite en France, mais elle est tolérée. Elle remet en cause le statut particulier de l’être humain qui fait, dans ce cas, l’objet d’un contrat, et qui peut être traité comme un produit ou un service.

L’injustice faite aux enfants trouve peu d’écho : les journalistes sont mal à l’aise et parfois coupent le micro. Les animaux sont mieux traités que les hommes, le sujet est plus consensuel, moins polémique, plus facile.

Du côté de la femme, la grossesse est appréhendée dans une dynamique très matérialiste, on parle de location d’utérus, comme s’il s’agissait de la simple mise en location d’un être humain. Or la dignité de cet être humain nous concerne tous ! Et il s’agit de défendre le statut de la femme.

Cette campagne va plus loin que celle de la SPA. Elle va au-delà de la simple question de la légalité, elle porte sur quelque chose de plus fondamental : est-ce qu’on est dans le mauvais traitement de la personne ? Force est de constatée que la violence faite aux femmes et aux enfants est une violence majeure.(...)"

Posté le 3 mai 2016 à 15h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

01 mai 2016

Son histoire c’est beaucoup d’espoir pour toutes les personnes atteintes de trisomie 21

Lu dans Femme actuelle :

"Noelia a 28 ans et elle est née avec un gène [un chromosome... NDMJ] en plus. Mais pas question de se laisser abattre, cette jeune argentine a réalisé son rêve : devenir maîtresse d’école.

Après avoir obtenu son baccalauréat, Noelia s’est inscrite à la faculté comme beaucoup de ses camarades. Et pas question d’y faire de la figuration, elle a travaillé d’arrache-pied pour décrocher, en 2007, son diplôme de professeur des écoles. Aujourd’hui, la jeune femme s’occupe de trois classes, soit un total de 170 élèves.

Fière de son parcours, Noelia explique à la radio argentine Mitre avoir les mêmes tâches que ses collègues au sein de l’école qui l’a embauchée : “nous leur donnons le repas, je leur lis des contes, nous écoutons un peu de musique et souvent je termine par un peu de dessin”.

Et pour la directrice de l’établissement, María Alejandra Senestrari, la présence de Noelia dans l’école n’est pas une contrainte, au contraire : “Travailler avec elle est une expérience très enrichissante. Noelia est de spéciale non pas à cause de son syndrome, mais parce qu’elle est quelqu’un de vraiment extraordinaire. Elle a toutes les qualités qu’il faut pour être un bon professeur : elle est affectueuse, démonstrative et aimante”."

Posté le 1 mai 2016 à 16h10 par Michel Janva | Lien permanent

29 avril 2016

L’Académie nationale de médecine pour la recherche sur l’embryon humain

Lors du colloque de la Fédération des académies européennes de médecine (FEAM) qui s’est tenu à Paris le 28 avril 2016, l’Académie nationale de médecine française s’est prononcée en faveur du développement des recherches sur l’embryon humain et les cellules reproductrices.

L'Académie de médecine recommande même d'adapter les textes nécessaires au développement de ces recherches en France et en Europe. Pourtant, elle pointe du doigt qu’en l'état actuel des connaissances, il est inconcevable et non souhaitable d’envisager des applications cliniques : c’est-à-dire de faire naître un enfant issu d’un embryon ayant subi in-vitro des modifications de son ADN.

Pour Alliance VITA, promouvoir ces recherches constitue déjà le franchissement d’une ligne rouge, une première étape d’un toboggan aux perspectives eugéniques et transhumanistes. 

Alliance VITA rappelle que c'est l'aval donné aux recherches détruisant l'embryon humain en 2004 qui a ouvert la porte aux dérives hier interdites et aujourd'hui préconisées. L'embryon humain vivant devrait être protégé de toute recherche portant atteinte à son intégrité. Car l’utiliser pour le détruire ensuite est contraire à la dignité de tout être humain.

Posté le 29 avril 2016 à 16h59 par Michel Janva | Lien permanent

28 avril 2016

La gauche et les LGBT refusent de condamner la pratique des mères porteuses

Précisions de Bruno Retailleau, président du Conseil régional, suite à l'annonce par Laurence Garnier de l'arrêt des subventions à une association LGBT :

Unknown-7"Le Conseil régional ne peut subventionner une association qui refuse de s’engager sur le respect de la loi républicaine en faisant la promotion de la GPA.

  • Cette position, je l’assume entièrement, tant sur le fond que sur la forme.
    • Sur le fond car c’est la décision du respect de la loi : la GPA est interdite et ceux qui favorisent le recours à cette pratique peuvent être sanctionnés sur la base du « délit d’entremise » visé à l’article 227-12 du Code Pénal. Organiser une réunion pour donner « un maximum d’informations » sur le recours à la GPA, comme l’a fait le centre LGBT le 27 novembre dernier, n’a donc rien d’un acte anodin. Le centre LGBT doit en assumer les conséquences, y compris sur le plan financier car en tant qu’institution républicaine, le Conseil régional ne peut financer une association faisant la promotion d’une pratique interdite par les lois de la République
    • Quant à la forme, nous avons cherché à établir un dialogue constructif avec les responsables du centre LGBT en leur assurant que nous étions prêts à revoir notre position s’ils s’engageaient formellement à ne plus promouvoir la GPA. Comment une association qui demande une subvention sur fonds publics peut-elle refuser de s’engager sur le respect de la loi ?
  • S’agissant des attaques de la gauche régionale évoquant un « chantage à la subvention », je les trouve véritablement scandaleuses.
    • En quoi le fait de demander à une association subventionnée par la Région de respecter la loi serait du « chantage à la subvention » ? Je refuse d’accorder des passe-droits à quiconque : la République ce sont des règles qui s’appliquent à tous et auxquelles chacun doit se conformer.
    • En réalité, ces propos illustrent l’état de confusion et même de démission de toute une partie de la gauche face à la GPA : tout en affirmant que cette pratique restera interdite, les socialistes refusent de la dénoncer clairement et de la combattre concrètement, quand ils ne favorisent pas dans les faits son développement. On l’a vu avec la circulaire de Christiane Taubira. Je trouve lamentable cette attitude politicienne qui au final, fait le jeu de ceux qui organisent la marchandisation du corps des femmes et utilisent la misère de dizaines de milliers de « mères porteuses » dans le monde entier, dans le seul but de faire du profit. Dans le combat contre la GPA, je ne lâcherai rien car je considère que c’est un combat de civilisation.

Posté le 28 avril 2016 à 21h47 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2016 Journée de mobilisation contre les mères porteuses

Capture d’écran 2016-04-28 à 21.38.37Les lieux de rassemblement sont ici.

Posté le 28 avril 2016 à 21h41 par Michel Janva | Lien permanent

Proposition de loi visant à protéger l'embryon humain

L'excellent député Jacques Bompard vient de déposer cette proposition de loi sur le bureau de l'Assemblée nationale en justifiant (avec citation de Jean-Paul II) :

Unknown-6"[...] La défense du statut de l’embryon participe de la lutte contre la marchandisation de l’Homme. Emergence d’une nouvelle forme d’esclavage : les embryons cryo-conservés font désormais l’office d’un commerce, « vis artificiellement en pause » comme le souligne le docteur Alexandra Caude. La directrice de recherche à l’Inserm à l’Hôpital Necker, généticienne, insiste sur cette nouvelle forme d’esclavage, engendrant des générations d’enfants dépossédés de leur filiation, d’informations quant à leurs origines. Et le marché est vorace : jusqu’à deux mille dollars par enfant. Mais outre l’aspect financier, c’est au problème sous-jacent, éminemment éthique, dont il convient de s’alarmer : car l’inéluctable avancée du marché entraîne une sélection de nature eugéniste, proposant aux acheteurs de choisir la couleur des yeux, le quotient intellectuel des géniteurs : sélection artificielle, fondamentalement antinomique du caractère naturel de l’engendrement d’une vie.

D’autres domaines de la médecine s’en font l’écho : ainsi du plébiscite croissant des tests anténataux visant à « dépister » la trisomie 21 par l’intermédiaire d’une simple prise de sang : peu onéreux, l’émergence de ce type de test sur marché ne doit pas entrer en vigueur, au risque de généraliser un phénomène de sélection de l’homme, éliminé au prétexte d’une malformation chromosomique. Cautionner de telles logiques, aux enjeux financiers latents, revient à pratiquer un eugénisme discret. Jean-Marie Le Méné, directeur de la Fondation Jérôme Lejeune l’indique : « selon le Comité consultatif national d’éthique, diagnostiquer 100 % des enfants trisomiques avant la naissance couterait un milliard d’euros si la sécurité sociale l’achetait pour le proposer à toutes les femmes enceintes. Elle n’est pas contre mais il faut que les prix baissent. C’est ce qui se passe actuellement. La concurrence joue entre plusieurs firmes qui fabriquent ce nouveau test ». Impact d’un libéralisme économique incontrôlé : l’État ne peut se soustraire au rôle éthique dont il se doit d’être le garant. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 s’en fait l’écho, soulignant qu’un handicapé mental dispose des mêmes droits que tous les autres citoyens ; il en va de même pour la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, qui rappelle son droit à fonder une famille.

Pour autant, la banalisation de la marchandisation se fait de plus en plus prégnante : pour exemple, la gestation pour autrui semble connaître une inquiétante légitimation, notamment par certains membres du corps médical peu scrupuleux de se soustraire aux lois. L’argument d’un meilleur contrôle des dérives exceptionnelles ne peut en aucun cas être cautionné : au même titre que le cas de l’avortement, dont les chiffres sont alarmants pour la conservation d’une dynamique démographique concluante, il en ressort davantage une logique de banalisation qu’une véritable mesure prise au service du bien commun. 

Conclusion 

La conception des droits humains, telle qu’elle est définie par le Magistère affirme que « le droit à la vie dont fait partie intégrante le droit de grandir dans le sein de sa mère après la conception, puis le droit de vivre dans une famille unie (…). En un sens, la source et la synthèse de ces droits, c’est la liberté religieuse, entendu comme le droit de vivre dans la vérité de sa foi et conformément à la dignité transcendante de sa personne » La Constitution s’en fait également l’écho, assurant dans son préambule que « La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement ». Et de fait : le droit à la vie est le premier d’entre tous, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle ; il « conditionne l’exercice de tout autre droit et comporte, en particulier, l’illicéité de toute forme d’avortement provoqué. » Le respect de ce droit est un « signe authentique de l’homme en tout régime, dans toute société, système ou milieu ».

La recherche opérée sur l’embryon, constitutif des premiers stades de développement d’un être humain, porte atteinte à la vie. Dans cette perspective, considérer qu’il est possible d’utiliser un être humain, même pour en soigner un autre, ne peut être légitimé ; les fondements de la médecine se font l’écho de ce précepte comme d’une loi universelle."

Posté le 28 avril 2016 à 21h35 par Michel Janva | Lien permanent

27 avril 2016

Manipulation d'embryons humains : la question du député Sylvie Goddyn au Parlement européen

En commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) du Parlement européen, Sylvie Goddyn (FN) a interpellé le Commissaire sur la technologie CRISPR-cas9 de manipulation de génome. Elle lui a demandé si la Commission envisageait de réglementer l'usage de cette technologie ou d'établir un moratoire sur cette technique et ce, le temps que les questions sanitaires et éthiques soient débattues avec les Etats-membres :

 

Posté le 27 avril 2016 à 19h36 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2016

Nouvelle campagne contre les usines à bébés

Découvrez la nouvelle campagne de visuels destinés aux réseaux sociaux pour dénoncer notamment le scandale des mères porteuses :

P4

 

Posté le 24 avril 2016 à 16h38 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2016

GPA : Petra de Sutter veut un nouveau rapport

De Gregor Puppinck dans Valeurs Actuelles :

"Alors que les membres de la Commission rejetèrent le projet de rapport et l’avant-projet de résolution faisant la promotion de la GPA, la présidente a tenu à ce que la commission reste saisie de la question. Aujourd’hui, dans une salle bien remplie et à l’atmosphère tendue, la présidente, Mme Stella Kyriakides (PPE, Grèce) et Mme Pétra de Sutter (Socialiste, Belgique) ont tout fait pour garder la main sur le dossier et faire « avancer » la GPA en Europe.

Mme de Sutter a ainsi proposé à la Commission de faire un nouveau rapport qui pourrait prendre deux orientations : soit un rapport qui se concentrerait sur la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant, ou un rapport contre la gestation pour autrui commerciale. Néanmoins, aucun de ces deux nouveaux rapports ne condamnerait la GPA en elle-même.

[...] Le député moldave, Valériu Ghiletshi a expliqué que la Commission n’avait pas d’obligation de rendre un rapport sur le sujet. C’est alors la présidente qui a affirmé que cela ne serait pas possible car cela indiquerait que le Conseil de l’Europe est incapable de trouver un accord sur le sujet. Comme l’a noté le député britannique J. Donaldson (Conservateur, RU) « nous sommes entre les mains de la rapporteur ». Le député roumain, M. Preda a quant à lui dénoncé un véritable « système stalinien » pour dénoncer les manœuvres pro-GPA de Stella Kyriakides et de Pétra de Sutter.

Acculée, la présidente a une nouvelle fois proposé de reporter le sujet à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la Commission le 2 juin à Paris, invitant Petra de Sutter à y présenter, une nouvelle fois, une nouvelle version de son rapport et de la résolution, suivant ses deux propositions. [...]"

Posté le 21 avril 2016 à 12h40 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril 2016

Jusqu'à 2000 personnes pour la 7e Marche pour la Vie à Bruxelles

Dimanche 17 avril, c'était la Marche pour la Vie, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes à Bruxelles, jusqu'à 2000 participants pour certains, malgré un black-out total de la part de la presse, qui a mentionné la Marche pour la Vie seulement pour signaler la trentaine de contre-manifestants ayant tenté de perturber l'évènement. Un lâcher de ballon a été effectué pour clôturer la 7e édition de la Marche pour la Vie à Bruxelles.

1939470_541159796001597_1016661064_o-1024x679Deux autres articles à lire ici et ici.

Posté le 19 avril 2016 à 13h53 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 avril 2016

GPA : abolition !

Les militants de la manif pour tous ne lâchent rien !

Affiches LMPT

Posté le 18 avril 2016 à 13h26 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 avril 2016

GPA : du "droit à l'enfant" à l'enfant-kleenex

ImagesMarie-Anne Frison-Roche est professeur d’université, membre fondateur du "Collectif pour le Respect de la Personne" (CoRP, un collectif où l'on trouve tout et son contraire), elle fait partie de ces gens de gauche opposés à la GPA. Sur son blog, elle revient sur un reportage effectué aux Etats-Unis, qui montre que 25.000 enfants adoptés et/ou fabriqués ad hoc par GPA sont remis "sur le marché" chaque année parce qu'ils ne conviennent plus à leurs "parents".Les enfants-kleenex, que l'on jette après usage.

L'auteur montre qu'il y a une inversion du droit : l'adoption, qui consiste à l'origine à donner des parents à un enfant qui n'en a pas, opération entérinée par le droit public, devient par la notion de "projet parental", de "projet d'enfant", un phénomène de droit privé, qui consiste à donner un enfant à des "parents d'intention" : c'est le "droit à l'enfant". Ce glissement du droit, qui a cours depuis longtemps aux Etats-Unis, s'affiche de plus en plus dans nos pays occidentaux, où le "droit à l'enfant" est devenu la norme : d'où le succès de la PMA, incontournable actuellement pour la plupart des couples stériles et des homosexuelles, et de plus en plus souvent, de la GPA, notamment pour les paires d'homosexuels, pourtant toujours officiellement illégale (en France).

ImagesSi l'adoption ressortit au droit privé, il va de soi que la suite donnée par les parents adoptifs ne concerne que le droit privé. C'est ainsi que l'on retrouve sur le net quantité d'annonces de "parents" qui "cèdent" leur enfant, "[c]ar ce que la volonté fait nouer, la volonté peut le dénouer" :

"[...]C'est exactement ce que signifie l'expression inventée aux États-Unis, promue aux États-Unis, puis exportée dans le monde entier : "parents d'intention". Cela serait l'intention d'être parent qui instituerait le lien de filiation.

Dès lors, un marché extraordinaire va s'ouvrir : en effet, il est fréquent que la volonté d'avoir un enfant se concrétise par la venue d'un enfant. Mais l'enfant ne vient pas, parce que la personne n'a pas de relation sexuelle avec une personne adéquate à produire l'enfant voulu, alors des entreprises vont proposer des "moyens" pour concrétiser cette volonté : par exemple plateformes numériques pour trouver un enfant à adopter qui correspondra au "projet d'enfant" ou plateformes numériques pour commander un enfant à faire fabriquer par une femme (GPA) qui correspondra au "projet d'enfant".

Le marché des filiations peut s'ouvrir. Les adultes achètent des filiations en croyant disposer de leur vie privée sans avoir aucune conscience d'attaquer la structure même de la société.

Va s'en suivre le massacre des enfants.[...]

Parce que l'enfant a été adopté en application d'un "projet d'enfant" élaboré dans la vie privée de l'individu, seul ou en couple, l'enfant étant ainsi un prolongement de lui-même, il convient que ce projet "réussisse".

En effet, le "parent" se définit d'une façon plus générale par l'intention qu'il a d'être parent : c'est un "parent d'intention". Mais c'est une "intention continuée". L'enfant n'est lui-même que la concrétisation du projet.

Or, l'enfant se révèle être un être humain. Avec des qualités, mais aussi des défauts. Non seulement, il ne peut que décevoir, mais encore et tout simplement parce que : il existe.

C'est-à-dire qu'il n'est pas que le "prolongement" de son "parent d'intention".

L'on remarque que les parents remettent les enfants à disposition à l'âge où l'enfant, cessant d'être "mignon",  commence à exister dans l'opposition, cesse d'être le "prolongement" de ses parents. Bref, où le projet échoue car l'enfant veut s'évader et que l'adulte doit admettre qu'il faut aimer l'enfant pour lui-même et non pas pour soi.

Et c'est à ce moment-là que 25.000 enfants sont remis dans la nature, car ils sont si décevants lorsqu'ils prétendent être des êtres humains et non pas des peluches ou des petits chats, lorsqu'ils prétendent n'être pas que des mini-moi.[...]

L'enfant qui n'est pas conforme au projet d'enfant ne peut pas être admis : en effet, l'enfant ayant été engendré par le projet que l'adulte a eu de lui, s'il ne correspond pas à ce projet, alors il ne peut pas demeurer.

L'adulte remet donc l'enfant en circulation en disant que l'enfant rencontrera ainsi un projet auquel il sera plus adéquat et qu'ainsi un lien de bonheur sera noué entre l'enfant et ses nouveaux "parents d'intention", puisqu'il correspondra au projet que ceux-ci ont.

Dans cette façon de penser, les adultes se pensent innocents.

Ils sont aussi totalement infantiles et ne pensent pas un instant que l'enfant est une personne. Personne qui est massacrée par un tel comportement.[...]

Il ne faut pas s'étonner que dans la pratique de marché qu'est la GPA les enfants qui naissent avec une malformation soient rejetés par les "parents d'intention", puisqu'ils ne correspondent pas au projet que ceux-ci avaient.

Il ne faut pas s'étonner que l'adoption définie d'une façon marchande comme le moyen pour des adultes de concrétiser leur "projet d'enfant" aboutisse exactement au même comportement.

On comprend mieux pourquoi les pro-GPA soutiennent qu'il faudrait admettre le principe de la GPA en la pensant sur le modèle de l'adoption, car pour eux l'adoption n'est qu'un moyen de satisfaire son désir de concrétiser son projet d'enfant.

Le marché des enfants peut concrétiser tout cela. Le marché secondaire est déjà en place.

Ce sont des enfants massacrés qui sont la matière première échangés sur ce marché secondaire.

Chacun sait que sur ce marché de l'adoption, ainsi dévoyée, comme dans la pratique de la maternité de substitution, comme l'a dit le Tribunal fédéral suisse dans son arrêt du 15 septembre 2015, ce sont les droits fondamentaux de l'enfant qui sont atteints, car il a cessé d'être considéré comme une personne."

Posté le 16 avril 2016 à 15h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

15 avril 2016

Pologne : le gouvernement préfère financer la naprotechnologie que l'AMP

Unknown-61En décembre, le nouveau gouvernement polonais avait décidé de mettre fin mi-2016 au programme de financement de la fécondation in vitro (FIV) par l’Etat. Le ministre de la santé, Konstanty Radziwill (photo), a complété : il souhaite que le prochain Programme National pour la Santé comporte un « programme national pour la procréation ». Celui-ci proposera les solutions de naprotechnologie, « qui ne suscitent pas autant d’émois que la fécondation in vitro ».

« Le traitement de l’infertilité ne peut se limiter à proposer la FIV, le gouvernement doit pouvoir proposer d’autres solutions, et les financer à parts égales ».

Konstanty Radziwill a qualifié d’ « abus » le fait de proposer la FIV aux couples infertiles sans rechercher les causes de l’infertilité. Il souhaite développer les naprotechnologies qui sont non seulement moins chères et plus simples mais surtout plus efficaces, sans soulever de questions éthiques.

Là où la PMA contourne les causes de l'infertilité en fabriquant des embryons en éprouvette (avec un taux d'échec très élevé et une destruction de bon nombre d'embryons), la naprotechologie cherche à traiter les causes sous-jacentes de l'infertilité et donne des résultats : les femmes d'environ 35 ans essayant de concevoir un enfant depuis 5 ans ont une probabilité de réussite située entre 40 et 50% grâce à cette méthode. Pour les couples connaissant des fausses couches répétées, 80% peuvent espérer mener une grossesse à terme.

Posté le 15 avril 2016 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2016

PMA : comment les autorités sanitaires peuvent-elles admettre une technique comportant un taux aussi élevé d'échec ?

Gènéthique dévoile les mauvais chiffres de la PMA, que l'Agence de Biomédecine a publié en catimini :

Images-17"La PMA est aujourd’hui omniprésente, banalisée et représente 24 000 naissances par an en France. Promesse de l’enfant désiré, elle tend à devenir l’unique réponse de la profession médicale face à l’infertilité. Pourtant cette promesse n’est pas tenue, en témoigne les « taux de succès » qui ne s’améliorent pas.

Dans ce contexte, l’Agence de Biomédecine (ABM), qui « a pour mission de suivre et d’évaluer les activités cliniques et biologiques d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP)» a publié lundi, en toute discrétion, son évaluation des résultats des centres de FIV et des laboratoires d’insémination pour l’année 2013. Des chiffres, des graphiques, des statistiques pour évaluer le nombre d’enfants « produits » : la froideur et l’indifférence du contrôle de l’efficacité technique.

Ces résultats sont chaque année attendus et redoutés par les centres qui tiennent à leur réputation. Les taux de chaque centre sont comparés à la « moyenne nationale », ayant été au préalable ajustés selon l’âge des femmes, le nombre d’ovocytes recueillis par femme et le contexte viral.

Depuis 2010, l’ABM se félicite d’avoir mis en place un « registre des FIV », qui lui facilite la tâche. Elle y collecte les données des 101 centres d’AMP français. Pour l’année 2013, l’ensemble des centres a réalisé 58 035 ponctions d’ovocytes, chez des femmes de 34,4 ans en moyenne. En moyenne, 8,7 ovocytes sont obtenus par ponction, et 4,5 embryons en sont issus. De là, seul 1,7 embryon en moyenne est transféré. Au final, le « taux d’accouchement issus d’embryons frais » est de 19,7%, et le « taux d’accouchement issus d’embryons congelés » de 14,4%.

Concernant les « laboratoires d’insémination », 163 sont inclus dans les statistiques de l’ABM. Ils ont réalisés 50 324 inséminations artificielles en 2013, et le taux d’accouchement moyen est de 10,6%.

On comprend que ces chiffres n’aient pas fait l’objet d’une campagne dont l’ABM a le secret. Et l’on s’interroge : comment les autorités sanitaires peuvent-elles admettre une technique comportant un taux global aussi élevé d’insuccès et de pertes ?"

Il existe des alternatives à la PMA. Par exemple la naprotechnologie, une technique scientifique utilisée dans le traitement de l’hypofertilité, c’est-à-dire dans une baisse de la fertilité. Cette méthode fait le pari que l’on peut restaurer la fertilité en traitant certains déséquilibres naturels souvent négligés par la gynécologie traditionnelle : problèmes hormonaux, malformations, ou encore déséquilibres nutritionnels. La naprotechnologie se diffère de la procréation médicalement assistée PMA car elle fait précéder le diagnostic avant toute démarche : les personnes qui viennent consulter  font tout de suite une batterie d’examens. Ce n’est que dans un deuxième temps qu’un médecin établit un diagnostic et propose un traitement. Dans une procédure de PMA, les examens médicaux s’effectuent au compte- goutte. Le seul objectif est de réussir la fécondation in vitro (FIV). Par conséquent, le sentiment d’être dépossédé de sa fertilité se double d’un jugement sévère sur le manque de rigueur scientifique pratiquée en PMA .

La naprotechnologie permet ainsi de concilier approche médicale et respect des données naturelles. Car de nombreux couples se voient entraînés dans des parcours médicaux lourds, sans alternative. La médecine classique préfère orienter vers la PMA rapidement, tant on sait que les taux de réussite baissent avec le temps. L’objectif de la naprotechnologie est de comprendre l’hypofertilité avant d’agir : rythme de vie, freins personnels, histoires individuelles. Les médecins prennent donc en considération la personne dans sa totalité. Dans chaque démarche, deux personnes sont à l’écoute des couples : une instructrice pour écouter et enseigner le relevé des données, et un médecin pour traiter. Le parcours dure en moyenne 18 mois. En moyenne, ce sont 50% des couples suivis qui peuvent alors donner la vie naturellement. Le taux de réussite est quand même bien meilleur.

Posté le 14 avril 2016 à 21h51 par Michel Janva | Lien permanent

Doctissimo fait de la propagande pro-GPA

Alors que la GPA reste interdite en France, on ne compte plus les actes de propagande pour sa légalisation, devenue inévitable notamment à cause de la loi Taubira. Le site Doctissimo se livre à une propagande émotionnelle dans un article intitulé "Regarder son fils naître d'une mère porteuse" relatant l'accouchement d'une mère porteuse au Texas en présence du couple demandeur. Nous nous sommes permis d'ajouter des commentaires à une des photos présentées :

Présentation1
Quand on lit l'article en anglais en lien, on découvre que la femme que nous avons désignée comme "l'acheteuse" a eu elle-même un premier enfant à 39 ans par insémination artificielle et sans homme dans sa vie. Aux États-Unis, cela s’appelle les "solo stater" : ce sont des personnes qui atteignent la quarantaine célibataire sans avoir eu d'enfants et qui veulent donc connaître cette joie avant qu'il ne soit trop tard. On découvre également que la mère porteuse n'est autre que la fille d'un de ses cousins. Cerise sur le gâteau, on découvre enfin que "l'acheteuse" n'a rencontré son mari alors que le processus de GPA était commencé, il n'est donc probablement pas le donneur...

Et c'est ce modèle que certains veulent importer en France ? Nous vivons dans un monde de fous !

Posté le 14 avril 2016 à 07h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

13 avril 2016

29 avril : soirée sur Jérôme Lejeune à Cognac

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Posté le 13 avril 2016 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2016

Proposition pro-vie d'un député russe

Lu ici :

Un député du LDPR a fait une proposition de loi suggérant que l'Etat offre 3 700 euro aux femmes qui renoncent à avorter pour les en dissuader. Il récupérerait ensuite ces nourrissons, leur donnant une chance de vivre, tout en boostant la natalité.

«A l'heure actuelle, 20% seulement des femmes qui souhaitent avorter y renoncent. Une stimulation financière pourrait peut-être améliorer ces statistiques», plaide Aleksander Cherine, député du Parti libéral-démocrate (LDPR), au sujet de son projet de loi.

Si certains ne manqueront sans doute pas de dénoncer le risque de marchandisation de la procréation, l'objectif tel que le présente son défenseur est de remplir une noble cause : «Cela permettrait de donner une chance de vivre à ces bébés qui étaient condamnés à ne pas voir le jour et en plus, ça donnerait un coup de pouce à la natalité», soutient le député (...)

Afin de recevoir cette somme, la femme devra néanmoins fournir de nombreux papiers permettant de l'identifier et d'avoir des précisions sur son état. Elle devra ainsi être en mesure de fournir son passeport, un certificat médical attestant de la durée de sa grossesse et la date estimée de son accouchement, ainsi qu'une lettre spéciale de médecins dans laquelle elle s'engage à ne pas avorter. Le projet de loi précise néanmoins que l'Etat n'aura pas de droit de regard sur la façon dont la femme dépensera cet argent.

Selon les calculs d'Aleksander Cherine, entre 150 000 et 200 000 femmes pourraient potentiellement être intéressées par cette offre, ce qui signifierait que le budget annuel d'une telle mesure pourrait ne pas excéder 745 millions de dollars."

Alors qu'en France, depuis le 1er avril, les frais d'un avortement sont entièrement supportés par le contribuable (contrairement à une grossesse) et même si cette proposition peut être discutée éthiquement, elle reste très intéressante et favorise in fine l'accueil de la vie.

Et  bien, pour s'y opposer par principe puisqu'il s'agit de réduire le nombre d'avortements, les féministes n'hésitent pas à utiliser des arguments qu'elles n'osent évoquer quand il s'agit de la GPA ou de l'avortement : marchandisation du corps,"l’utérus des femmes n’est pas une usine", "traumatisme suite à l'abandon d'un enfant"... Et le traumatisme post-avortement, qu'en pensent ces féministes ?

Posté le 12 avril 2016 à 11h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

L'Italie confirme l'interdiction de la recherche sur l'embryon humain

La Cour constitutionnelle italienne a réaffirmé la légitimité de l'interdiction de la recherche sur l'embryon humain. Le généticien Bruno Dallapiccola, de l'Hôpital du Bambino Gesù, a commenté la décision : 

« L'embryon est pas simplement une masse de cellules, mais quelque chose de plus qui mérite d'être respecté. La décision de la Cour constitutionnelle, en maintenant l'interdiction d'utiliser des embryons congelés pour la recherche, confirme ce principe. »

Il a également exprimé son scepticisme quant à l'utilité des cellules souches embryonnaires humaines : 

«On n'a pas obtenu les résultats que beaucoup espéraient. L'idée que la recherche sur cellules souches embryonnaires est utile dans le traitement des maladies graves aujourd'hui est, à mon avis, seul un slogan qui ne se reflète pas dans la réalité. Alors que les cellules souches adultes ont conduit à des résultats tangibles qui sont transférables au travail clinique, et tandis que les cellules pluripotentes induites ont conduit à la création de modèles expérimentaux de maladies, les cellules souches embryonnaires n’ont conduit nulle part ».

Posté le 12 avril 2016 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent

01 avril 2016

Transhumanisme : si l’on accepte l’idée de l’homme « augmenté », on est obligé d’accepter celle d’homme « diminué »

Jean-Marie Le Méné est interrogé dans La Nef. Extrait :

"Le transhumanisme part du constat que l’homme est une expérience ratée. Il se donne comme but de le faire évoluer et de dépasser sa nature en parvenant à « augmenter » l’homme par la convergence de différentes technosciences : les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique et les sciences cognitives. On entrera dans le transhumanisme effectivement le jour où l’intelligence artificielle prendra le pas sur l’intelligence humaine. Évidemment, si l’on accepte l’idée de l’homme « augmenté », on est bien obligé d’accepter celle d’homme « diminué ». C’est pourquoi en attendant l’homme « augmenté », on gagne du temps à commencer par éliminer l’homme « diminué », ce que nos législations autorisent déjà avec succès. En réalité l’industrie procréatique est une anticipation du transhumanisme, de même que les programmes eugénistes d’avortement et d’euthanasie. Le dépistage de la trisomie est lui-même une matrice du transhumanisme. Il s’agit d’une régression consternante et peu originale qui verra des surhommes s’imposer à des sous-hommes."

Posté le 1 avril 2016 à 16h44 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2016

Il devient plus difficile d'acheter des bébés, de nos jours

IndexDeux affaires ces jours-ci mettent en cause le procédé abject de la vente d'enfants. L'une à Mexico :

"Venu de Nouvelle-Zélande pour recourir aux services de deux mères porteuses mexicaines qui ont reçu les ovocytes d’une donneuse argentine, un couple d’homosexuels se trouve finalement bloqué à Mexico avec trois bébés.

La situation de David et Nicky Leonard Beard est compliquée. Comme les mères porteuses étaient déjà enceintes, ils ne seront peut-être pas inquiétés par la loi mexicaine entrée en vigueur l’année dernière, qui interdit aux homosexuels l’accès aux services d’une mère porteuse sur le territoire. Mais c’est un autre problème qui les retient et promet de « leur faire dépenser une fortune pour rentrer » : l’agence d’adoption de Cancun, qui a jouer les intermédiaires pour régler les frais médicaux, juridiques et la prise en charge des mères porteuses, a disparu avec leur argent.

Depuis, « échoués » à Mexico avec les trois bébés, ils réclament des passeports néo-zélandais pour ne pas avoir à attendre des papiers mexicains, et font appel à ces deux gouvernements pour qu’ils mettent un terme à ces démarches administratives et les laisse rentrer chez eux."

L'autre à Bangkok

"Bangkok - Un couple homosexuel hispano-américain est bloqué en Thaïlande avec son bébé de 14 mois, dont la mère porteuse thaïlandaise conteste en justice le départ, dans un pays qui a durci l'an dernier les conditions de recours aux mères porteuses."[...]

Posté le 31 mars 2016 à 13h40 par Marie Bethanie | Lien permanent

29 mars 2016

La misère du néoféminisme contemporain

Lu sur Novopress cette critique du livre d'Eugènie Bastié :

9782204104890-56ebd064a5108"Adieu Mademoiselle, d’Eugénie Bastié, qui sera en librairies le 8 avril, va faire hurler les féministes. Journaliste au Figaro et rédactrice en chef politique de Limite, la « revue d’écologie intégrale », elle avait accédé à la notoriété en crevant l’écran, en septembre dernier, sur le plateau de Ce soir (ou jamais !), lançant à Jacques Attali : « Le vieux monde est de retour Monsieur Attali ! ».

Avec ce premier livre, qui a justement failli s’appeler La Défaite des femmes, la jeune et talentueuse journaliste s’en prend à la « misère du néoféminisme contemporain »et accuse « l’idéologie postmoderne » de travailler « à la défaite des femmes ». La thèse : alors que l’égalité des droits est actée, que le contrôle de la fécondité est acquis, que la parité a été rendue obligatoire, « les nouvelles ayatollettes entendent poursuivre sans fin le combat, et lutter sans relâche pour un monde déjà advenu. Quitte, pour exister, à promouvoir les pires cauchemars d’Orwell ».

Selon Eugénie Bastié, les véritables menaces qui pèsent sur les femmes et, plus largement, sur l’humanité tout entière, sont à rechercher du côté des laboratoires de la Silicon Valley, dans le « tapage des Femen », dans le « déni de Cologne », dans les colloques « queer et trans », bref, dans ce mélange de postmodernité politiquement correcte et d’idéologie « transhumaniste » contre lequel s’étaient déjà dressés Eric Letty et Guillaume de Prémare dans leur ouvrage Résistance au meilleur des mondes."

Posté le 29 mars 2016 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent

PMA et GPA : Et l’intérêt supérieur de l’enfant dans tout cela ?

De Catherine Troendle, Déléguée générale des Républicains à la Famille et aux questions de société :

"Une semaine après le rejet, par la commission des questions sociales et de santé de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, du rapport sur la GPA intitulé « Droits de l’Homme et questions éthiques liées à la Gestation Pour Autrui », deux affaires ont été mises sous le feu des projecteurs.

Jeudi dernier, Le Monde publiait ainsi un manifeste dans lequel 130 médecins et biologistes français reconnaissaient « avoir aidé, [et] accompagné certains couples ou femmes célibataires dans leur projet d’enfant dont la réalisation n’est pas possible en France ». « Ce manifeste a montré à quel point il est facile de détourner la loi, au profit d’un désir d’enfant, pour des célibataires ou couples ne pouvant pas procréer », selon Catherine TROENDLE, Déléguée générale des Républicains à la famille et aux questions de société.

En Italie ensuite, le tribunal des mineurs de Rome a définitivement validé, lundi dernier, l’adoption d’un enfant par le compagnon de son père. L’enfant, âgé de 6 ans, est né au Canada d’une mère porteuse. Cette affaire survient, en Italie, après le débat parlementaire sur le contrat d’union civile. Au cours des travaux, les députés avaient pourtant fait retirer la possibilité pour l'un des membres d'un couple homosexuel d'adopter l'enfant de son partenaire.

Mais qu’en est-il de l’intérêt supérieur de l’enfant et de son « droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux » (article 7 de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant, dont la France et l’Italie sont signataires) ? Qu’en est-il du principe de filiation biologique, au regard duquel l’enfant pourra s’inscrire, en grandissant ?

Pour la Déléguée générale à la famille, « les conséquences à long terme sur la construction psychologique de ces enfants est difficilement évaluable, mais il est nécessaire de les prendre en compte et plus généralement de revoir notre façon de penser la famille en mettant l’intérêt supérieur de l’enfant avant tout et surtout avant le désir d’enfant des adultes, qui parfois amène à des situations inacceptables de marchandisation du corps de la femme et de l’enfant, avec toutes les conséquences physiques et psychologiques que cela implique ».

Posté le 29 mars 2016 à 16h29 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2016

Maternité de substitution: audition au Parlement roumain de Grégor Puppinck

Unknown-27Ce mercredi 23 mars, la Commission des lois et la Commission de la santé de la Chambre des députés de Roumanie se sont réunies pour interroger Grégor Puppinck, directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ), dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la procréation médicalement assistée. L’audition a duré plus d’une heure trente et réunissait les principaux députés en charge de ce dossier. Elle a pris la forme d’un échange de vues.

En Roumanie, la procréation médicalement assistée (PMA) est pratiquée en dehors de tout cadre légal. Un projet législatif est à l’étude depuis plusieurs années et pourrait aboutir dans les prochains mois. L’une des questions soulevées par ce projet concerne la maternité de substitution (GPA) qui est également pratiquée en Roumanie en dehors de tout cadre légal, ce qui favorise son développement et son poids économique.

Les députés semblent convaincus de la nécessité d’une règlementation et doivent au préalable choisir entre l’option de la légalisation et celle de la prohibition de cette pratique.

Gregor Puppinck a présenté aux députés ces deux options, à la lumière de l’expérience des pays ayant choisi l’une ou l’autre voie. Il a noté une tendance actuelle en faveur d’une limitation, voire d’une prohibition totale de la maternité de substitution. En Europe, le Parlement Européen s’est prononcé en décembre 2015 en faveur de l’interdiction de la GPA, et la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée du Conseil de l’Europe s’est également prononcée en mars 2016 contre un projet de rapport favorable à la légalisation de la GPA. Dans le reste du monde, plusieurs pays « producteurs » d’enfants par GPA ont entrepris de limiter, voire d’interdire la GPA, au moins aux étrangers.

En réponse aux députés, qui l’interrogeaient sur les principes et méthodes qui distinguent ces deux options, Grégor Puppinck a indiqué que l’option de la prohibition est fondée sur le principe de dignité humaine et spécialement sur le principe d’indisponibilité du corps humain. La GPA utilise la mère porteuse comme un moyen pour accomplir un désir personnel ; or l’implication la plus universellement admise de la dignité humaine est que la personne humaine ne devrait jamais être utilisée comme un moyen, mais toujours comme une fin en soi. De même s’agissant de l’enfant, avec la GPA, celui-ci devient l’objet d’un contrat, un « bien » ou une « marchandise » : l’objet d’un droit des adultes, ce qui est aussi contraire à la dignité humaine et à de nombreux textes internationaux qui visent à garantir cette dignité.

Différemment, l’option favorable à la légalisation de la GPA se fonde sur l’idée que la « parentalité » est une forme de droit dès lors que l’association de la technique et du droit rendent possible l’obtention d’un enfant. C’est une extension à l’être humain du domaine du « commerce », suivant la logique libérale et individualiste réalisée dans le contrat de maternité de substitution. La légalisation de cette pratique placerait le législateur devant la difficile tâche de déterminer les clauses d’un tel contrat, dont certaines s’opposeraient à des principes essentiels du droit. 

L’enfant n’est plus « reçu », mais « voulu », quitte à priver l’enfant de sa propre mère et de la connaissance de ses origines. La logique de la GPA est ainsi l’inverse de celle de l’adoption qui consiste à donner une famille à un enfant. Gregor Puppinck a indiqué que la promotion de l’adoption est la meilleure réponse aux légitimes désirs d’enfant : la réponse la plus généreuse et la plus respectueuse de chacun.

A la lumière de l’expérience britannique et belge, la voie consistant à ne légaliser que la GPA « non-commerciale » apparaît comme illusoireD’abord parce que l’acceptation de la GPA non-commerciale implique celle, de principe, de la GPA. Ensuite parce que les problèmes causés par cette pratique ne sont pas essentiellement financiers, mais humainsEnfin, parce que l’expérience prouve que pour obtenir une mère porteuse dans le cadre de la GPA non-commercialele plus souvent, il faut tout de même payer une femme (que ce paiement soit dissimulé ou qualifié d’indemnité) ou exercer des pressions sur une proche, par exemple sur une sœur, pour obtenir son accord. Même non-commerciale, les problèmes intrinsèques et les conséquences de cette pratique demeurent.

Enfin, les députés se sont montrés sensibles à la question de l’exploitation des femmes, en particulier à l’abus de vulnérabilité et aux liens entre la GPA et les réseaux de trafic d’organes et de prostitution, très présents dans certains pays d’Europe centrale.

En conclusion, même s’il peut être parfois émotionnellement difficile de refuser à un couple stérile le recours à la maternité de substitution, la prohibition de principe de cette pratique s’impose par respect pour la dignité humaine, les droits des femmes et des enfants. La fin consistant à « avoir » un enfant, même bonne, ne justifie pas les moyens.

A quand l'audition de Grego Puppinck au Parlement français ?

Posté le 23 mars 2016 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

La complaisance des médias pour l'illégalité

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune et auteur du livre Les Premières victimes du transhumanisme, est interrogé par Anne Isabeth dans Présent. Extrait : 

"130 médecins ont clamé, dans un journal, qu’ils avaient enfreint la loi. Que pensez-vous de ce manifeste ?

J’ai trouvé très choquant que des médecins agissent de la sorte : ils posent, ils revendiquent une transgression, un viol de la loi, en ayant aidé ces femmes à bénéficier d’une PMA alors que la loi française l’interdit. Cette prise de position a été comparée à ce qui s’est fait dans les années 70 par rapport à l’avortement. L’esprit est le même : je viole la loi. L’illégalité est posée comme point de départ.

C’est choquant parce que Le Monde, qui a publié cette tribune, a donc relayé cette illégalité. Dès le lendemain matin, deux médecins signataires s’exprimaient à la radio. Leur discours a été repris dans les médias avec beaucoup de complaisance et sans le moindre esprit critique. On pouvait comprendre, en outre, à travers ce qu’ils disaient, qu’ils avaient demandé un rendez-vous au gouvernement pour faire évoluer les choses. Vous voyez, c’est très facile, quand on porte leur nom, que l’on bénéficie de cette aura et de cette médiatisation, quand on vote comme eux – à gauche – de se faire entendre du gouvernement. Le processus est simple : ils commencent par violer la loi, ensuite ils s’en vantent, sont relayés par les médias, aucune contestation ne se fait entendre du côté de l’opposition et le processus est enclenché pour faire modifier la loi

Quant à la forme utilisée, elle est révolutionnaire et très peu démocratique ! [...]

Face à cette évolution qui semble inéluctable, que faut-il faire ?

Il faut parler, dire ce qui ne va pas avec ce genre d’initiatives. Il y a eu au moins deux prises de paroles critiques par rapport à ce manifeste. La première est celle d’Hervé Mariton, interrogé sur RMC par Jean-Jacques Bourdin, qui demande à ce que les 130 signataires soient poursuivis en justice. C’est très courageux de sa part, car c’est un sujet sur lequel il peut se brûler les ailes. L’autre réaction est celle du biologiste Jacques Testard, qui est l’ancien compère de Frydman mais qui a suivi un chemin opposé. Il trouve que l’on va trop loin et a un discours très ferme. [...]"

Posté le 23 mars 2016 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2016

Escroquerie à la vente d'enfants : condamnation de la vendeuse et des acheteurs

La mère porteuse, qui avait vendu deux de ses enfants à quatre couples homosexuels, et n'avait jamais remis les enfants "commandés" à deux d'entre eux a été condamnée à seulement un an de prison avec sursis.

Les quatre couples, jugés pour provocation à l'abandon d'enfant, ont été également été condamnés. Ils ont écopé d'une amende de 2 000 euros avec sursis, conformément aux réquisitions du parquet.

Posté le 22 mars 2016 à 16h26 par Michel Janva | Lien permanent

Vendre des enfants, ça va, mais interdiction d'escroquer les acheteurs ?

Communiqué de l'Association Juristes pour l'enfance suite à ce fait évoqué hier :

Unknown-26"Le tribunal correctionnel de Blois se prononce aujourd’hui sur le sort d’une femme ayant vendu deux de ses enfants. A ceci près que ce n’est pas la vente de ses enfants qui lui est reprochée mais la tentative d’escroquerie des acheteurs, auxquels elle a prétendu que les enfants étaient morts avant de les vendre à d’autres candidats. Les acheteurs d’enfant, eux, se présentent comme victimes.

Certes, il est à déplorer que le droit pénal français n’incrimine pas spécifiquement l’achat d’enfant, qui pourrait cependant relever de l’infraction de traite des êtres humains. En tout état de cause, les acheteurs des enfants sont coupables d’infractions qui, si elles ne rendent pas compte totalement de la gravité de l’acte, l’achat d’enfant, n’en sont pas moins caractérisées : incitation à abandon d’enfant, insémination artificielle illégale et atteinte à l’état civil de l’enfant.

L’association Juristes pour l’enfance s’est constituée partie civile dans cette sombre affaire afin de défendre les droits des enfants, non représentés à l’instance alors qu’ils sont les seules victimes et que tous les protagonistes, vendeuse et acheteurs, sont coupables envers eux. En retenant l’escroquerie comme chef de poursuite contre la mère, la justice se soucie seulement de protéger d’imaginaires droits des acheteurs d’enfant à obtenir l’objet payé, un enfant, petite victime innocente et grande absente de ce procès."

Posté le 22 mars 2016 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2016

Elle vendait ses enfants deux fois

Pas vraiment altruiste :

"Aurore, 37 ans, mère d'une famille de quatre enfants, enceinte d'un cinquième, s'est dit qu'elle pourrait « vendre » ce bébé à un couple en désir d'enfant. Elle ferait ainsi d'une pierre deux coups : éponger ses dettes et satisfaire ceux qui se rêvent parents. D'autant qu'avec Internet, recruter ce type de clients est un jeu… d'enfant. Aurore dépose donc des petites annonces sur le site Auféminin.com et sur divers forums. Marché conclu avec un premier couple. La spirale de l'argent facile tourne la tête de cette femme qui décide de renouveller l'expérience avec d'autres couples. Elle pratiquera ainsi plusieurs inséminations artisanales, en contrepartie de 12 000 à 15 000 euros selon les cas, mue aussi par le désir de « donner du bonheur » aux couples en mal d'enfant, de devenir leur « nounou prénatale » a-t-elle confié au tribunal. Sauf que celle qui a inconsciemment mêlé son destin à celui de la Déesse du jour a rapidement transformé ce business illégal de vente d'enfant en une perfide machinerie diabolique.

Des enfants vendus deux fois

Ainsi, Aurore avait promis un enfant à un couple d'homosexuels de Loire-Atlantique, conçu avec les gamètes de l'un d'eux. Neuf mois plus tard, elle annonce à ce couple que l'enfant est mort-né. Mais la réalité est tout autre : Aurore a entre-temps (re)vendu cet enfant à un autre couple d'homosexuels. Pis, le père biologique de cet enfant s'avérera être le mari d'Aurore.

Un an plus tard, un couple toulousain d'homosexuels passe commande à Aurore, inséminée artisanalement avec les gamètes de l'un d'entre eux. Neuf mois passent et Aurore annonce la mort du nourrisson. Celui-ci a, entre-temps, a été vendu et confié à un couple d'hétérosexuels qui s'était vu refuser l'agrément pour adopter. C'est le père biologique de cet enfant âgé de trois ans, à savoir l'un des Toulousains, qui entend le récupérer, qui fera éclater l'affaire, mettant au jour ces ventes illégales de bébés."

La mère est poursuivie pour escroquerie. Mais tenez-vous bien : aucune incrimination ne vise la vente et l'achat d'enfant. C'est pourquoi l'association Juristes pour l'enfance s'est constituée partie civile dans cette affaire :

"l'association a fait état devant le tribunal de trois autres infractions. La première est le crime de réduction en esclavage, qui est le fait d'exercer à l'encontre d'une personne l'un des attributs du droit de propriété, en l'occurrence l'achat et la vente d'un enfant. « Cette infraction pourrait s'appliquer aussi bien à la mère porteuse qu'aux commanditaires », estime Me Le Gouvello. La loi sanctionne par ailleurs la pratique d'insémination artisanale, punie de deux ans de prison et 300 000 euros d'amende si elle est pratiquée en dehors d'un établissement de santé et d'un encadrement médical. Et le délit de simulation d'enfant, qui consiste à déclarer à l'état civil l'enfant d'une femme autre que celle qui a accouché, aurait pu lui aussi s'appliquer au cas d'espèce a fait valoir l'avocate. Le tribunal rendra son jugement le 22 mars 2016."

Posté le 21 mars 2016 à 22h19 par Michel Janva | Lien permanent

#JournéeInternationaleDeLaTrisomie21 : L'appel des 21 mères

FigaroVox : 21 mères d'enfants porteurs de trisomie 21 témoignent dans le cadre de la campagne internationale Stop Discriminating Down :

"Clotilde Noël est mère de Marie et auteur du succès de librairié Tombée du nid.

Marie des Déserts, mère de Camille, 3,5 ans.

Véronique Bourgninaud, mère de Timothée, 6 ans.

Marie-Flore Le Roy, mère d'Isaure, 5 ans.

Mayté Varaut, mère de François, 17 ans.

Stéphanie Roland Gosselin, mère d'Aymeric, 19 ans.

Chantal Dang, mère de Marie, 2,5 ans.

Laurence Giard, mère de Rodolphe.

Chantal Halahigano, mère de Marine, 27 ans.

Laure Alphonsi, mère de Philippine, 11 ans.

Anne-Sophie du Besset, mère de Matthieu, 2,5 ans.

Thérèse Vidal, mère de Sophie, 14 ans.

Patricia Blunier, mère d'Eliott, 14 mois.

Anne-Françoise Deledalle, mère de Ségolène, 28 ans.

Anne Guennec, mère d'Yves-Emmanuel, 5 ans.

Véronique Toubin, mère d'Inès, 16 ans.

Clotilde des Garets, mère de Constantin, 10 ans.

Caroline de Bussac, mère de Bertille 9 ans.

Hniya Wong-ku, mère de Shérine et Lyna, jumelles d'1,5 an.

Nicole de Maistre, mère d'une fille de 50 ans.

Karine Lanusse, mère d'Anne-Joséphine, 4 ans.

Comme toutes les mères, notre priorité absolue est d'assurer le bonheur de nos enfants. Or il se trouve qu'un enfant porteur de trisomie a davantage de prédisposition au bonheur qu'un autre.

Oui, le handicap est une réalité douloureuse. L'annonce anténatale ou à la naissance est vécue comme un tsunami et un tremblement de terre pour les parents et pour la famille. Aujourd'hui, prenons collectivement conscience que ce chromosome peut devenir une source de richesse, une chance, un bonheur inattendu. Nous en sommes la preuve vivante. A tel point que notre question fondamentale devient: «Mais comment pourrions-nous vivre sans cet enfant?». Finalement, il s'avère que le plus «handicapant» dans nos vies n'est pas la trisomie de nos enfants, mais le regard que la société porte sur eux.

Ce regard est variablement teinté de pitié, de gêne, de peur, voire de reproches culpabilisants. Notre mission est donc double: celle d'éduquer nos enfants comme tous les parents, mais aussi celle d'éduquer le regard des autres sur cette fameuse différence. Oui, c'est sur nos épaules que pèse la lourde charge de «ré-humaniser» la société. C'est comme si on nous demandait d'être des héroïnes, de nous substituer au service public.

Savez-vous que le plus souvent, nous sommes seules pour trouver des solutions aux problèmes de scolarisation ou de suivi médical de nos enfants? Savez-vous que nous avançons à contre-courant pour leur inclusion sociale?

Savez-vous que la recherche sur la trisomie 21 est financée seulement par des dons privés? Que les efforts de nos gouvernants, en matière de recherche et de médecine, portent sur l'optimisation de nouveaux dépistages de plus en plus fiables et quasi systématiques, dont le but revendiqué est d'atteindre le «zéro naissance trisomique»? N'est-ce pas implacablement discriminant?

Ce n'est pas de cela dont nous avons besoin. Nous avons besoin que la société devienne accueillante, qu'elle intègre la différence. Nous avons besoin que nos gouvernants investissent dans des actions humaines, justes et positives. Sur ce plan, la Suède montre une voie, suivons-là… Peut-on envisager collectivement le potentiel humain de ces êtres non-ordinaires?

Ensemble, rejoignons l'initiative mondiale Stop Discriminating Down!"

Pour aider ces mamans courageuses et engagées, pour que cesse la discrimination à l'égard des enfants porteurs de trisomie 21, nous pouvons signer la pétition internationale en ligne.

Posté le 21 mars 2016 à 16h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)


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