25 novembre 2014

PMA & GPA : les révélations de Pierre Bergé

Pierre Bergé était l’invité du « Club de la Presse » mardi soir sur Europe 1. Il s’est notamment exprimé sur le mariage pour tous, la PMA et la GPA. La vidéo est intéressante car Pierre Bergé est en effet quelqu'un qui désinforme beaucoup mais qui est lui-même toujours très bien informé (il est à la tête du Monde et de l'Obs, entre autres...). On apprend :

1/ que Hollande ne touchera pas à la PMA et à la GPA avant 2017. Sachant qu'il a dîné avec Hollande récemment (chez l'ancien président de SOS Racisme), l'information est fiable.

2/ que Alain Juppé, s'il est élu, autorisera la PMA. Les journalistes s'étonnent... mais il reste très très sûr de lui.

3/ il confirme avoir dit que, pour lui, "louer ses bras à l'usine ou louer son ventre, c'est la même chose pour une femme". Il précise "avec éthique, comme en Grande-Bretagne, car je suis de gauche".


Pierre Bergé dans "Le Club de la Presse... par Europe1fr

Posté le 25 novembre 2014 à 23h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Les mères porteuses, une violence faite aux femmes

Selon Anne-Yvonne Le Dain, député socialiste de Montpellier.

"Or, la GPA est une violence indéniable faite aux femmes. Une violence délibérée. On utilise leur corps -en payant, ou pis, en indemnisant- pour produire un enfant, comme une vache produit un veau. Faut-il, pour le confort de certains, leur plaisir et leur bonheur, mettre en danger la vie ou la santé de quelqu'un d'autre ? Pour moi, non. Les femmes qui acceptent d'être mères porteuses prennent un réel risque biologique, on l'oublie trop. Ce n'est pas pour rien que les sociétés humaines ont, depuis toujours, accompagné l'enfantement ! Car les femmes peuvent mourir en couche, avoir des grossesses difficiles, des suites de couches compliquées, douloureuses, voire déclencher des maladies hormono-dépendantes."

Posté le 25 novembre 2014 à 20h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

24 novembre 2014

Offrir des ovocytes à Noël ?

Publicité en page 15 de Direct Matin :

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Le don d'ovocytes est autorisé depuis la révision de la loi bioéthique en 2011, sous l'ère Sarkozy. Rappelons que le don de gamètes n’est pas comparable à un don de sang ou d’organe, tout simplement parce qu’une cellule reproductrice utilisée par les biologistes dans une FIV est à l’origine de la conception et de la venue au monde d’une personne humaine. Avec le don d’ovocyte, la maternité est éclatée entre la mère génitrice qui fournit l’ovule et la mère gestationnelle qui deviendra la mère sociale et éducatrice de l’enfant. En donnant ses ovules, une femme ne peut ignorer qu’elle contribue à la venue au monde d’un être humain qui lui sera profondément lié comme le montre la quête éperdue des enfants nés de « gamètes inconnus ».

Le don d'ovocyte préfigure la légalisation des mères porteuses. Une femme donne son ovule, une autre porte l'enfant, une troisième achète le "produit". Qui est la mère ? La biologique, celle qui porte ou celle qui achète ?

Posté le 24 novembre 2014 à 14h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

22 novembre 2014

La Nouvelle République, le curé et le Téléthon

La Nouvelle République s'en prend au curé du Vouvrillon, car il refuse le Téléthon dans ses églises. A Monnaie, il a refusé d’accueillir une chorale au profit de l’association. Prêtre de la communauté Saint-Martin, Don Geoffroy Bohineust ne souhaite pas que la chorale se produise à l'église le 6 décembre, au profit du Téléthon.

En réaction, le maire Olivier Viémont (divers droite), a fait savoir que la municipalité « appliquera strictement les lois républicaines de 1905 vis-à-vis de l'Église ».

"La municipalité est propriétaire de l'église, la paroisse en est affectataire, selon la loi. La commune n'a aucune obligation de participer aux frais de fonctionnement (lumière, chauffage…), elle le faisait jusqu'ici, et même un peu plus… Si la ligne de partage est rompue, nous assurerons nos obligations de clos et de couvert, et c'est tout."

Le curé explique :

« C'est vrai, j'ai refusé l'organisation d'un concert à l'occasion du Téléthon. Les options de recherche et de pratique de cette organisation ne sont pas conformes à la position de l'Église ».

Il fait ainsi référence à la recherche destructrice d'embryons humains.

Suite à la polémique, le diocèse de Tours a publié cette réaction dans sa lettre hebdomadaire :

"Suite à un article publié dans la Nouvelle République ce vendredi 21 novembre, il nous a semblé utile de citer le texte ci-dessous ...

"Nous pensons d’abord aux jeunes malades et à leurs familles, à leurs espoirs de guérison et à leur courage. Nous admirons la générosité qui anime ceux qui participent au Téléthon et nous n’avons pas l’intention de jeter le discrédit sur cette générosité qui porte des fruits.

Des chrétiens nombreux se joignent à ce grand mouvement de solidarité comme à d’autres initiatives qui ne sont pour autant ni confessionnelles ni implantées dans des organisations ecclésiales.

Mais la générosité ne légitime pas tout. Nous souhaitons donc que chacun réfléchisse et que soient entendues les graves questions que nous avons soulevées : tri embryonnaire, utilisation des cellules embryonnaires et médiatisation de jeunes malades. Ces questions ne sont pas seulement les nôtres, mais nous devons les formuler. "

Cardinal André Vingt--Trois, en avril 2008, dans son discours de clôture de l’Assemblée plénière des évêques de France...

Posté le 22 novembre 2014 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent

27-28 novembre : vente au profit de la Fondation Lejeune à Versailles

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Posté le 22 novembre 2014 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

20 novembre 2014

Lutte contre la GPA : les promesses de Manuel Valls restent lettre morte

Ludovine de La Rochère remarque que, comme beaucoup de politiques, Manuel Valls avait prononcé une promesse en l'air dans son entretien au quotidien La Croix le 3 octobre dernier, le Premier Ministre avait annoncé un plan d'actions contre la GPA au niveau international :

« Faut-il en conclure que la prise de position de Manuel Valls était uniquement destinée à démobiliser les Français qui se préparaient à manifester en masse contre la GPA ? »

« Nous lui avons déposé en main propre à Matignon un courrier le 7 octobre. A ce jour, nous n’avons toujours pas eu de réponse. C’est surprenant ». « Si le Premier Ministre reste sourd à nos appels, la crédibilité de son propos vont sérieusement se poser. En ce jour où nous célébrons le 25ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, Manuel Valls a une belle occasion de faire avancer l’intérêt supérieur de l’enfant qui n’est pas et ne sera jamais une marchandise et la cause des femmes dont la dignité est foulée au pied par la pratique indigne de la GPA ».

Posté le 20 novembre 2014 à 21h10 par Michel Janva | Lien permanent

L'enfant pour tous ?

Tract distribué aujourd'hui autour du Palais de Justice de Lyon :

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Posté le 20 novembre 2014 à 11h44 par Michel Janva | Lien permanent

19 novembre 2014

19 novembre : soirée débat sur les mères porteuses

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Posté le 19 novembre 2014 à 09h08 par Michel Janva | Lien permanent

18 novembre 2014

Ils vécurent heureux et ils congèleront leurs gamètes

C’est ce que prévoit le Pr Carl Djerassi (91 ans) pour 2050, date à laquelle, pense-t-il, une bonne part des bébés du monde occidental naîtront par fécondation in vitro.

"Connu comme l’un des inventeurs de la pilule contraceptive, le professeur austro-américain envisage l’obsolescence de son invention : jeunes hommes et jeunes femmes congèleront leurs gamètes, et se feront stériliser, certains de pouvoir recourir à la PMA.

« La grande majorité des femmes qui choisiront la FIV à l’avenir seront des femmes fertiles qui ont congelé leurs ovules et remis leur grossesse à plus tard. Les femmes de vingt ans choisiront d’abord cette approche comme une forme d’assurance, qui leur procure la liberté face aux décisions professionnelles, ou en l’absence du bon partenaire, ou du tic-tac inexorable de l’horloge biologique. Cependant, je prédis que beaucoup d’entre elles décideront d’être fertilisées par IVF en raison des avancées des diagnostics génétiques préimplantatoires. Et une fois que cela se produira, l’IVF deviendra une façon normale, non-coïtale, d’avoir des enfants ».

Le meilleur des mondes avec la séparation totale de l'union sexuelle et de la reproduction. Avec, bien sûr, les mères porteuses, ces nouvelles esclaves qui permettront aux femmes de ne pas "subir" dans leur corps 9 mois de grossesse.

Posté le 18 novembre 2014 à 21h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

19 novembre : manifestation contre la GPA à l'Assemblée

À l’occasion des 25 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, mobilisation à Paris le mercredi 19 novembre de 15h à 17h, place Herriot à côté de l'Assemblée.

"Parce que les femmes ne sont pas des utérus à louer à titre gratuit ou non,

Parce qu’un enfant ne doit faire l’objet d’aucun contrat à titre onéreux ou gratuit,

Parce que l’enfant à des droits, à commencer par celui de ne pas être délibérément privé de sa mère,

Nous, collectifs de défense des droits des enfants demandons l’abolition universelle de la GPA (Gestation Par Autrui) et soutenons activement la proposition des députés pour renforcer l’interdiction du recours aux mères porteuses : 

« Le fait d’effectuer des démarches auprès d’agences ou d’organismes, français ou étrangers, permettant ou facilitant, contre un paiement, la pratique de la gestation pour le compte d’autrui, est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.

« Le fait d’obtenir ou de tenter d’obtenir la naissance d’un enfant par la pratique de la gestation pour le compte d’autrui, sur le sol français ou à l’étranger, contre un paiement, quelle qu’en soit la forme, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »

Posté le 18 novembre 2014 à 20h07 par Michel Janva | Lien permanent

17 novembre 2014

Marchandisation du corps : des morceaux de bébés dans des colis

L'inimaginable escalade du mépris de la vie et de l'homme : 

"C’est en passant les colis au scanner que les employés du transporteur DHL ont fait la terrible découverte. Dimanche, la police de Bangkok a annoncé que les restes humains de plusieurs bébés avaient été trouvés alors qu’ils devaient être envoyés vers les Etats-Unis. Le «Bangkok Post» indique que dans le premier paquet se trouvait une partie de la tête et du visage d’un enfant. Dans le second se trouvait un pied droit coupé en trois morceaux. Le dernier colis était de son côté rempli de morceaux de peau et d’un coeur. Un morceau de peau prélevé sur un adulte et arborant un tatouage a également été retrouvé. Les paquets avaient été enregistrés comme contenant des «jouets».

Deux suspects ont été arrêtés. Les deux hommes, considérés comme les expéditeurs, ont été interrogés pendant plus de trois heures samedi. Ils ont expliqué avoir acheté les restes des corps et d’autres organes dans un marché de nuit près de Saphan Phut" (suite).

Posté le 17 novembre 2014 à 22h35 par Le Salon Beige | Lien permanent

16 novembre 2014

Avortement, euthanasie, FIV... : le plaidoyer pro-vie du Pape

Le Pape François a mis en garde le corps médical contre la tentation de jouer avec la vie. Il s’agit d’un péché contre Dieu Créateur. Le Saint-Père a reçu samedi matin quelque 5000 médecins catholiques italiens.

« Veillez à ne pas soumettre la vie à des expériences, par exemple en fabriquant des enfants plutôt que de les accueillir comme un don ».

De l'avortement et l'euthanasie, à la fécondation in vitro, le Pape François est formel : la vie est toujours inviolable, il faut l’aimer, la défendre et la soigner et dans certaines circonstances, les médecins catholiques doivent aller jusqu’à l’objection de conscience.

Le Souverain Pontife a souligné que l’avortement n’est pas problème religieux ni même philosophique. C’est un problème « scientifique » parce qu’il est « illicite » de détruire une vie humaine pour résoudre un problème. Et ce principe ne pourra pas changer avec le temps. C'est pourquoi Benoît XVI parlait de principe "non-négociable" : valable partout, en tout lieu, tout temps et toute occasion.

« Tuer a la même signification aujourd’hui que dans le passé. Cela vaut aussi pour l’euthanasie, y compris l’euthanasie cachée dont sont victimes les personnes âgées ».

Le Saint-Père s’en est pris à la pensée dominante qui propage une fausse compassion sur l’avortement, l’euthanasie et la fécondation in vitro (PMA). On veut faire croire que l’avortement est une aide apportée aux femmes, que l’euthanasie est un acte de dignité, que le fait de fabriquer un enfant est une conquête scientifique. L’enfant n’est pas est un droit, a-t-il martelé, mais un don à accueillir. La compassion évangélique est celle qui accompagne dans les moments de besoin, c’est celle du Bon Samaritain qui voit, qui compatit, qui s’approche et qui offre une aide concrète. Le Pape François a également pointé du doigt ceux qui utilisent des vies humaines comme des cobayes sous prétexte d’en sauver d’autres.

La vie humaine est toujours sacrée, elle est toujours de qualité. Il n’y a pas de vie humaine plus sacrée qu’une autre. Le Souverain Pontife a donc exhorté les médecins catholiques à être fidèles à l’Evangile de la vie et respecter la vie comme un don de Dieu, à faire des choix courageux, à contre-courant et à recourir si nécessaire à l’objection de conscience.

Posté le 16 novembre 2014 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

15 novembre 2014

77 veillées de prière pour la Vie naissante

77 veillées de prière sont déjà organisées. En cliquant sur ce lien, vous pouvez accéder à la carte des veillées existantes.
Des régions de France sont encore quasiment vides, mais il est encore temps de remédier à ce vide en organisant une veillée.
 
D'autre part, l'inscription à la neuvaine de préparation aux veillées se trouve ici. Elle débute le 20 novembre. Vous pouvez vous inscrire, si ce n'est pas encore fait, pour recevoir du 20 au 29 novembre un "cocktail Prière pour la Vie + Formation en bioéthique".
 
Plus de 700 priants se sont déjà inscrits.

Posté le 15 novembre 2014 à 00h07 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 novembre 2014

« Tu comptes mes chromosomes ? Moi je compte sur la recherche »

La trisomie 21 fait sa campagne le 16 novembre.

A l’occasion de la journée nationale de la trisomie 21 le 16 novembre, la Fondation Jérôme Lejeune lance une campagne sur les réseaux sociaux pour interpeller le grand public sur l’importance de la recherche thérapeutique.

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« Pas de petites économies pour la recherche sur la trisomie »

Le but de cette journée est de sensibiliser et d’informer le grand public sur la trisomie 21. La campagne de la Fondation vise à interpeller le grand public sur l’importance de financer la recherche thérapeutique. Lancée le 12 novembre, cette campagne se décline d’abord en plusieurs visuels colorés, représentant chacun un enfant trisomique exhortant à donner pour « vaincre la trisomie ». Sur Facebook, les premiers visuels ont été vus près de 20.000 fois en 24h et partagés 300 fois par les internautes.

« Changer de regard sur la trisomie c’est bien. Changer ma vie, c’est mieux. Soutenez la recherche »

La question du regard porté sur la trisomie 21 est un enjeu de société de première importance. Il est urgent d'y répondre, aussi bien pour les malades, les familles que pour la société tout entière. Mais cela ne suffit pas : depuis sa création, la Fondation Jérôme Lejeune joue un rôle déterminant sur la scène internationale dans le domaine de la recherche thérapeutique pour la trisomie 21. L’objectif principal est la mise au point de traitements améliorant puis normalisant les fonctions intellectuelles des personnes atteintes de trisomie 21. Les progrès réalisés ces dernières années en matière de recherche laissent espérer que des traitements pourraient voir le jour dans une dizaine d’années.

Facebook : Fondation Jérôme Lejeune

Twitter : @fondlejeune

Posté le 14 novembre 2014 à 21h26 par Michel Janva | Lien permanent

17 novembre : promotion de pratiques interdites en France

Un lecteur me transmet ce courriel :

"Chaque année, de plus en plus de françaises vont en Espagne pour pratiquer des vitrifications ovocytaires, des FIV ou encore pour bénéficier de dons d’ovocytes

Le Professeur Antonio Pellicer, lauréat de l’Académie nationale de médecine en 2014, Président des cliniques IVI en Espagne(première institution médicale en Espagne entièrement dédiée à la reproduction assistée), sera à Paris ce lundi 17 novembre.

A cette occasion, je vous propose de le rencontrer afin qu’il vous dresse un état des lieux du marché de la fertilité en France et en Espagne et des innovations majeures en matière de procréation médicale assistée, etc."

C'est une société de communication qui fait la promotion de ces innovations (etc.) : contact.

Posté le 14 novembre 2014 à 15h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

13 novembre 2014

19 novembre : l'enfant face aux mères porteuses

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Posté le 13 novembre 2014 à 18h00 par Michel Janva | Lien permanent

Est-il donc plus grave d’acheter du tabac qu’une GPA sur Internet ?

Les Juristes pour l'enfance s'étonnent :

"Comme pour les acheteurs de tabac sur le net, l’association Juristes pour l’enfance demande que soient sanctionnés les Français qui ont recours à la gestation pour autrui à l’étranger.

Le secrétaire d’état au budget, Monsieur Eckert, a annoncé il y a quelques jours que la France allait sanctionner les acheteurs de cigarettes sur internet. En effet, l’administration a un monopole sur la vente  au détail de tabac manufacturé, et cet achat est donc illégal.

En France, la gestation pour autrui est interdite en vertu du principe d’indisponibilité du corps humain. Mais elle est accessible via les agences étrangères qui viennent en faire la promotion jusque dans notre pays et via les sites internet. L’Association Juristes pour l’enfance a porté plainte contre deux de ces sociétés américaines, Extraordinary conception et Circle Surrogacy, mais ces plaintes n’ont encore donné lieu à aucune poursuite. Les Français peuvent y recourir sans être inquiétés et obtenir ensuite la reconnaissance en France de leur situation.

Si l’Etat réagit si vigoureusement contre les acheteurs de tabac sur le net, c’est parce qu’il y a un intérêt financier important. On peut s’étonner qu’il n’attache pas la même importance à la protection du corps humain qui, selon un principe fondamental de notre droit, ne peut ni se vendre, ni se louer, ni s’acheter.

Les Juristes pour l’enfance demandent donc à Monsieur Valls, qui s’est personnellement engagé à « renforcer la répression des entremetteurs qui organisent, en réalité, un marché de l’humain » (La Croix, 3 octobre 2014), de prendre les moyens nécessaires pour rendre efficace cette interdiction en sanctionnant non seulement les entremetteurs mais, aussi, les personnes qui y auraient recours, y compris à l’étranger."

Posté le 13 novembre 2014 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

12 novembre 2014

Mères porteuses : l'Irlande et l'Italie s'y opposent

En Irlande, une première juridiction a estimé que la mère génétique avait le droit de figurer sur l’acte de naissance comme mère légale des enfants, en se fondant sur le lien biologique entre eux et en tenant compte de l’intention des parties. C’est le gouvernement irlandais qui a contesté ce jugement au motif que la mère qui accouche est en droit considérée comme la mère légale, hormis le cas d’adoption. La Cour suprême a suivi l’avis du représentant du gouvernement par 6 voix contre 1.

En Italie, la Cour de cassation a décidé qu'un enfant né d'une mère porteuse (payée 25000€) en Ukraine ne pouvait rester auprès de ses parents italiens et devait être adopté par une autre famille. La Cour suprême rappelle que

"la loi italienne prévoit que la femme qui accouche est la mère et que la même loi contient une interdiction formelle, renforcée par une sanction pénale, de la gestation pour autrui".

Posté le 12 novembre 2014 à 11h51 par Michel Janva | Lien permanent

10 novembre 2014

La mise en scène grossière du Téléthon

Jean-Yves Nau, journaliste et docteur en médecine, à propos de la "découverte" très médiatique annoncée par une scientifique financée par le Téléthon :

"Voilà une mise en scène qui ne se cache pas. Directement du laboratoire au don pour le Téléthon. C’est une « exclusivité France-Info » déjà déclinée sur les réseaux sociaux. Aucun embargo à respecter. En substance : « des chercheurs ont pu redonner de la force musculaire à des chiens atteints de myopathie de Duchenne ». « Une première mondiale qui ouvre un espoir pour les personnes touchées par cette maladie d’origine génétique ».

[C'est la chercheuse elle-même] qui qualifie son travail sur France-Info : « une première mondiale dans le  traitement de cette maladie ». (...)

Ce n’est pas assez : France-Info explique que ce travail a été financé grâce aux dons du Téléthon. Puis donne la parole à un responsable scientifique de cette puissante institution. Il nous explique que le temps des chercheurs n’est pas celui des malades. Mais que nous sommes dans une bonne période. Que des nouvelles de ce type peuvent donner de l’espoir et du courage aux malades. Et que le AFMTéléthon 2014 se tiendra les 5 et 6 décembre sur France Télévisions.

L’info nantaise a été donnée le 10-12-2014 à J-25. On ne sait pas encore dans quelle revue scientifique sera publiée cette première mondiale. Il suffit de patienter. Dans l’attente on peut déjà donner. En sachant que nous participons tous à l’opération : avec la remise de 66% d’impôts, en donnant 70 € il ne vous en coûtera que  23,80 €."

Posté le 10 novembre 2014 à 16h49 par Louise Tudy | Lien permanent

07 novembre 2014

L’homme n’existe pas

Chose promise, chose due. La PMA pour personnes homosexuelles s’installe tranquillement dans le sillage du mariage pour tous. Jusqu’ici, elle n’était permise qu’aux couples hétérosexuels, sous condition d’être en âge de procréer et infertiles. Avec l’avis de la Cour de cassation du 22 septembre dernier, tout change ou plutôt, tout se met en place. C’est que le vote du mariage pour tous en mai 2013 rendait, depuis, intenable l’interdiction de la PMA aux personnes homosexuelles. Le mariage pour tous ayant entériné une conception de la famille dépourvue de toute racine anthropologique, l’interdiction de la PMA ne reposait plus que sur d’ignominieux vestiges homophobes. L’attachement à la « biologisation de la filiation » – terme barbare pour n’indiquer rien d’autre que la nécessaire altérité homme-femme pour pouvoir procréer – dont se rendait coupable l’interdiction contrastait trop avec le déni de réalité de rigueur. Eh bien voilà que la Cour, d’un revers de robe rouge, vient docilement mettre un terme à cette incohérence fomentée par ceux-là même qui la dénonce. Et il est désormais considéré dans l’intérêt de l’enfant que de permettre son adoption par la conjointe de sa mère, aux dépens des troubles à l’ordre public collatéraux.

Dans le rapport de la Cour, ainsi que les savantes conclusions de l’avocat général, il fut aussi question de fraude à la loi. Tout un développement est ainsi consacré, en vain, à savoir si, oui ou non, il y a détournement de l’institution de l’adoption, auquel cas la fraude serait de nature à empêcher l’adoption de l’enfant par la conjointe. Le détournement consiste à provoquer la nécessité de l’adoption par l’ablation délibérée d’une branche de la filiation de l’enfant. Or, c’est précisément ce que prévoit la PMA avec tiers donneur, que ce soit pour les couples hétéro- ou homosexuels, quand il est admis que le père biologique ne prétendra par principe à aucune paternité. On le voit, l’enfant est bel et bien conditionné dès sa naissance à l’adoption. Ce qui correspond ni plus ni moins au détournement dont il était question : c’est-à-dire le fait de rendre délibérément l’enfant adoptable. Autrement dit, par la PMA avec tiers donneur, le mal que l’institution de l’adoption s’évertuait à enrayer depuis toujours devient d’un coup vulgaire marchandise, avec sa propre chaîne de production médico-légale et ses consommateurs cibles. On produit un manque chez l’enfant pour avoir à le combler par la suite. De la même façon que l’argument de l’altérité homme-femme ne justifiait plus l’interdiction de la PMA aux couples homosexuels, la question du détournement de l’institution de l’adoption perd toute substance face à la nouvelle conception an-anthropologique de la famille. Peu importe que l’enfant soit conçu délibérément en situation de manque puisque la conception même de ce manque repose sur une lecture anthropologique et donc homophobe de l’être humain.

Les garde-fous sautent les uns après les autres. A chaque réforme sociétale les politiques s’accordent sur des compromissions qui ont pour seul effet de tromper l’électeur sur ce à quoi le législateur s’engage réellement. Le divorce et l’avortement, le PACS et le mariage homosexuel, la PMA et la GPA. Autant d’exemples passés et présents. D’aucuns veulent y voir les bienfaits d’une élite éclairée et pédagogue. J’y vois plutôt la prétention d’imposer au peuple ce que son histoire, sa culture, ses traditions, et plus encore son cœur lui interdisent de croire : à savoir, que l’homme n’a rien de réel, que la nature qui l’a fait ne nous dit rien sur lui, qu’il n’est qu’un concept sans ancrage anthropologique aucun. En somme, que l’homme n’existe pas. Alors qu’un certain relativisme de convenance pouvait faire bon effet dans les médias, le nihilisme qui s’installe, lui, ne se contentera pas de simples discours passifs. La menace est réelle. A nous d’agir.

Tribune écrite par Melchior de Solages.

Posté le 7 novembre 2014 à 13h15 par Le Salon Beige | Lien permanent

05 novembre 2014

Génétique et bioéthique : des enfants à parents multiples ?

Les parlementaires britanniques pourraient voter une loi autorisant de combiner le "matériel génétique" de deux femmes avec celui d’un homme pour obtenir un seul embryon. Le Royaume-Uni serait alors le premier pays à "créer" des enfants à trois parents.

"Mais pourquoi s’arrêter à trois ? Des enfants à n parents sont possibles.
  
Dans le dernier numéro du Journal of Medical Ethics,  leader dans le monde en matière de bioéthique, un spécialiste de bioéthique bien connu partage sa vision enthousiaste d’enfants à quatre, cinq, six, d’enfants à n parents.
 
John Harris, de l’Université de Manchester et deux de ses collègues affirment en effet qu’il s’agit là d’une conséquence « terriblement tentante » du fait d’utiliser des cellules souches pour créer des ovules synthétiques ou du sperme, des gamètes générées in vitro (IVG).
 
Après la découverte de cellules souches pluripotentes en 2007, n’importe quelle cellule du corps peut être théoriquement créée à partir d’une simple cellule de peau. Des souris sont déjà nées de l’alliance de sperme et d’ovules créés à partir de cellules souches.[...]

Ces scientifiques pensent qu’ils seront bientôt capables de faire la même chose avec les hommes.
 
Est-ce éthique ? Bien sûr répondent-ils, puisque l’expérience sur les souris montre que c’est sans risque… Ils admettent que le risque bioéthique est bien plus grand que pour une « simple » fécondation in vitro mais poursuivent : « Si des seuils infranchissables de précaution étaient décisifs nous n’aurions pas de vaccins, pas de fécondation in vitro, ni aucune autre avancée. Rien n’est entièrement sûr ».
 
Argument ultime pour eux, n’importe quel enfant mis au monde vaut mieux que s’il n’avait jamais existé… (Les enfants avortés applaudissent)."[...]

[suite de l'article]

Posté le 5 novembre 2014 à 10h14 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

La franc-maçonnerie pilote la "fin de vie"

On savait déjà que les "réflexions" menées sur la "fin de vie" étaient largement empreintes des idées de la franc-maçonnerie. Cet article de Correspondance européenne s'étend sur les collusions évidentes entre le gouvernement et les fils de la veuve sur le sujet de l"humanisme", avec un focus sur le cas de Jean Léonetti :

"Le rendez-vous était fixé au mercredi 8 octobre à l’Assemblée Nationale, à Paris : c’est là que les députés Alain Clayes et Jean Leonetti ont reçu de façon officielle et même sur demande du premier ministre français Manuel Valls, ni plus ni moins que Daniel Keller, Grand Maître du Grand Orient de France, Dominique Mantion représentant de la Grande Loge de France, et Catherine Jea Nnin-Naltet, présidente de la Grande Loge Féminine de France. Trois sommités de la franc-maçonnerie française, en quelques mots. Pour parler de quel sujet ? D’”accompagnement des personnes en fin de vie”. Sujet stratégique de toute évidence, puisque, dans le jargon dominant, synonyme d’euthanasie.

Tout d’abord cela prouve encore une fois – s’il était encore besoin de le prouver – la considération notoire dont jouissent et l’extrême influence qu’exercent les “tabliers” sur les politiques du gouvernement, ce qu’on avait déjà très bien saisi après la nomination de l’un d’entre eux, Patrick Kanner, à la tête du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et la participation de la ministre Taubira à la convention de la Grande Loge de France. Mais ce n’est pas tout.

L’un des deux délégués de Valls en particulier, Leonetti, cardiologue, possède un “pedigree” politique tout à fait particulier qu’il vaut la peine d’analyser: il est membre du Parti Radical français dont la stratégie politique a été depuis toujours – et fortement – influencée par la franc-maçonnerie. Ce n’est pas un hasard si à la base de leur programme on trouve depuis toujours l’humanisme, le laïcisme et le respect jacobin des droits de l’Homme.

En France, le Parti Radical a adhéré, en tant que personne morale, à l’UMP, ce qui lui a permis de conservé sa physionomie juridique distincte, un lien direct avec ses adhérents, l’accès au pouvoir, mais en conditionnant par là-même la ligne politique de l’UMP, dont ce n’est pas par hasard que Leonetti est vice-président depuis février de l’année passée. Leonetti s’est toujours occupé de thèmes bioéthiques et spécialement de la fin de vie : la loi promulguée à ce propos le 22 avril 2005 porte son nom, avec celui d’autres personnalités du gotha français, et également la déclaration des principes du mouvement “France moderne et humaniste”, de fait un courant interne à l’UMP.[...]

L’humanisme réclame l’euthanasie, la faisant entrer dans les “droits” individuels : chacun serait ainsi libre de décider pour son propre compte et de façon totalement indépendante, sans pressions ni de la famille ni de l’Eglise; en le laissant faire, dans le cas où ça se terminerait par le geste fatal, pour une question de… respect. Muets et inertes à regarder un proche qui nous est cher se suicider. Mais ce n’est pas l’unique aspect critique de l’humanisme : il réclame aussi une séparation nette entre Eglise et Etat, se dresse contre les crucifix aux murs des classes scolaires, contre la manifestation publique de sa foi, contre la tutelle du droit à la vie des enfants à naître, contre tout soutien économique aux écoles et hôpitaux, s’ils sont catholiques.

Voilà, Leonetti se forme et avance politiquement dans ce bouillon de culture. On n’est pas surpris davantage alors que, pour parler de fin de vie, il ait été organisé une rencontre avec les principales loges maçoniques françaises. Si ce n’est pas surprenant, ça n’en reste pas moins inquiétant et sombre… (Mauro Faverzani)"

Posté le 5 novembre 2014 à 09h05 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (11)

04 novembre 2014

Neuvaine 9 jours pour 9 mois : formation Spi et Bioéthique (add)

En complément de cette information, cette vidéo d'Hozanna, qui vous propose de vous inscrire pour recevoir un "cocktail" de formation spi et bioéthique. Objectif : plus de 8000 priants.

 

Posté le 4 novembre 2014 à 14h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

01 novembre 2014

Statut de l'embryon humain et statut de l'animal


Clémentine Autain sur le statut de l'embryon... par Le_Salon_Beige

Posté le 1 novembre 2014 à 14h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

27 octobre 2014

Evènements Jérôme Lejeune/trisomie/transhumanisme : les enjeux d’humanité s’invitent à Lyon

D’avril 2014 à avril 2015, la Fondation Jérôme Lejeune fête ses 20 ans et commémore les 20 ans de la mort de Jérôme Lejeune. 20 ans de défi scientifique et éthique. En novembre, 3 évènements sont organisés à Lyon : 1 exposition, 1 pièce de théâtre, 1 débat.

Revivre la découverte de la trisomie 21 : L’EXPOSITION

Après Arras, Lyon est la deuxième ville à accueillir en France l’exposition « Jérôme Lejeune, une découverte pour la vie ». Du 24 novembre au 3 décembre cette exposition propose de revivre, 20 ans après sa disparition, l’aventure de Jérôme Lejeune, homme exceptionnel, médecin de renommée internationale, avocat de la vie et de la dignité humaines, qui a ouvert la voie de la génétique moderne. Cette exposition grand public intéresse plus particulièrement les lycéens, étudiants et professionnels du monde scientifique, de la santé et de la recherche. Elle s’adresse aussi à l’ensemble des citoyens interpellés par les enjeux bioéthiques d’aujourd’hui et de demain : sélection prénatale, eugénisme, transhumanisme…

Jeanne et les Post-humains : la nouvelle PIECE DE THEATRE de F Hadjadj

La compagnie de Bas en Haut présente du 26 au 30 novembre « Jeanne et les Post-humains », écrite par Fabrice Hadjadj. Avec talent et humour, le philosophe traite d’un enjeu d’actualité : le transhumanisme. Un mouvement né aux Etats-Unis à la fin du 20ème siècle qui pourrait bouleverser l’humanité du 21ème avec des promoteurs puissants comme Google. Comme un prolongement des avertissements lancés par Jérôme Lejeune, cette pièce pose la question de la valeur de la vie et de sa transmission, de la place de l’homme dans une société tout technologique. Ce spectacle interpelle le public sur les défis éthiques et scientifiques du nouveau siècle.

Mardi 25 novembre, un grand débat entre Fabrice Hadjadj et Jean-Marie Le Méné :

« Quelle place pour l’homme ‘diminué’ dans une humanité ‘augmentée’ ? »

Posté le 27 octobre 2014 à 15h04 par Michel Janva | Lien permanent

25 octobre 2014

Mère porteuse : un couple d'Australien refuse l'enfant, en raison du sexe

Un autre couple d'Asutraliens vient de refuser un enfant acheté et conçu par mère porteuse, car l'enfant n'avait pas le sexe désiré.

Posté le 25 octobre 2014 à 14h52 par Michel Janva | Lien permanent

21 octobre 2014

Le syndicat de la magistrature favorables aux bébés éprouvettes pour homosexuelles

A la suite de la légalisation, de fait, des PMA pour les lesbiennes par la Cour de cassation, le syndicat de la magistrature s’est permis de faire part de son approbation publique, et de son souhait de voir la loi aller plus loin, sur son compte Twitter

Posté le 21 octobre 2014 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

18 octobre 2014

C’est arrivé un 18 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 octobre : décès du Roi Clotaire II.

Son fils Dagobert lui succède. Il sera un très grand Roi.

  • le 18 octobre 1009 : destruction de l'église du Saint Sépulcre.

Par suite des persécutions des Juifs et des Chrétiens dans l'empire fatimide, l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem est détruite sur ordre d'al-Hakim bi-Amr Allah, calife fatimide du Caire.

  • le 18 octobre 1405 : naissance du pape Pie II.

Enea Silvio Piccolomini, généralement connu dans la littérature sous son nom latin Æneas Sylvius est le 210e pape de l'Église catholique.

  • le 18 octobre 1619 : naissance de Jean Armand de Maillé-Brézé, duc de Brézé, duc de Fronsac, pair de France, grand-maître de la navigation.

Jean Armand de Maillé-Brézé nait le à Milly-le-Meugon. Il meurt le 14 juin 1646 à la bataille d'Orbetello (voir la chronique du jour), à l'âge de 27 ans. Colonel à 15 ans, général des galères à 20 ans, grand-maître de la navigation à 24 ans, il participe à huit campagnes de guerre, au cours desquelles il remporte un nombre impressionnant de victoires, qui assurent, à la marine de Louis XIII la maîtrise de la Méditerranée occidentale : Barcelone en 1642, cap de Gate, près de Carthagène en 1643, une double victoire les 9 août et 4 septembre lors de la bataille de Carthagène la même année.

Armand de Maillé-Brézé, anonyme de l'Ecole française, Musée de Versailles.

  • le 18 octobre 1701 : naissance de Charles Le Beau, historien français.
  • le 18 octobre 1622 : la paix de Montpellier.

Elle met fin à un soulèvement des Huguenots, qui ne conservent que deux places-fortes : La Rochelle et Montauban. Le Roi Louis XIII signe à Montpellier avec Rohan, chef des huguenots, un édit : il confirme l'édit de Nantes, impose le démantèlement des fortifications de Montpellier, Nîmes et Uzès. Le Roi et le cardinal Richelieu mettent peu à peu fin à l'existence d'un Etat dans l'Etat avec un certain nombre ; de zone de non droit ou la loi française ne s'appliquait plus sous prétexte de religion. Les défauts de l'Edits de Nantes sont ainsi peu à peu corrigé (sans l'usage de la force cela n'eût pas été possible), pour que l'unité du Royaume soit enfin respectée. Voir les chroniques du 10, du 19 et du 20 octobre.

Toute comparaison avec une situation actuelle est hors de propos …

 

 

  • le 18 octobre 1646 : décès d'Isaac Jogues, martyr français canadien.

Isaac Jogues, nait le 10 janvier 1607 et meurt le 18 octobre 1646. Ce missionnaire jésuite, après avoir été ordonné prêtre, est envoyé en Nouvelle-France pour évangéliser les Premières Nations. Il est capturé par les Iroquois en 1642, alors en guerre avec la France. Après avoir été torturé et réduit à l'esclavage, il est envoyé dans un village près d'Albany. Des marchands calvinistes hollandais l'aident à s'échapper. De retour en France, il demande une autre mission au Canada, et reprend le bateau au printemps de 1644. Vivant alors parmi les tribus iroquoises à Ossernenon dans l'État de New York, il finit assassiné par ces dernières ; sa tête scalpée est mise sur une palissade et son corps est jeté dans la rivière Mohawk. Jean de La Lande subira un sort semblable le lendemain. Il a été canonisé en 1930 par le Pape Pie XI.

  • le 18 octobre 1681 : la Régence d'Alger déclare la guerre à la France.

Alors que plusieurs navires français ont été attaqués et capturés par les maures, la régence déclare la guerre à la France. La mansuétude royale de Louis XIV s'arrête et ce dernier confie à Duquesne la mission de bombarder Alger. À la tête d'une flotte d'une quarantaine de bâtiments, Duquesne quitte Toulon et se présente devant Alger, en juillet 1682, fortement retardé en raison de mauvaises conditions de navigation. Bombardée à plusieurs reprises au mois d'août, la ville subit des dégâts considérables. La paix que le Dey est amené à demander ne peut se concrétiser…

  • le 18 octobre 1685 : le Roi Louis XIV signe l'édit de Fontainebleau, révoquant l'Édit de Nantes.

A Fontainebleau, le Roi Louis XIV révoque l'édit de tolérance signé à Nantes par son grand-père Henri IV le 13 avril 1598. Cette décision est souvent critiquée mais le contexte n'est jamais expliqué. Jean Guiraud, dans Histoire Partiale, Histoire Vraie - Tome 3, page 42 à 47 le rappelle :

« 1). Les protestants avaient voulu se servir de l'Édit de Nantes pour reprendre l'avantage sur les catholiques ; ils s'étaient constitués, au sein de la monarchie française, en un parti puissant, ayant ses assemblées, ses armes, ses chefs politiques et militaires, toujours prêt à se soulever pour revendiquer la suprématie beaucoup plus que la liberté. L'Édit de Nantes qui, dans la pensée de Henri IV, était un acte de pacification, était devenu en leurs mains une arme de guerre contre les catholiques. Continuant les traditions de leurs pères du XVIe siècle, sous Louis XIII, ils avaient été en négociations constantes avec l'étranger qu'ils appelaient perpétuellement à leur secours dans leurs révoltes contre le gouvernement royal.

2). Richelieu avait compris le danger qu'une pareille attitude faisait courir non seulement à la paix publique, mais encore à l'unité nationale et à l'intégrité de la Patrie. Aussi avait-il poursuivi avec énergie et persévérance la destruction du parti huguenot. En agissant ainsi, il avait obéi non aux suggestions du fanatisme religieux, mais aux nécessités de la défense nationale dont il avait la garde ; et ce qui le prouve, c'est que, après avoir vaincu les protestants, alliés des ennemis de la France, il n'exerça contre eux aucunes représailles, leur laissant la pleine liberté de conscience et se contentant de leur enlever les privilèges que leur avait accordés l'édit de Nantes et qui les avait dressés menaçants contre la paix religieuse et l'unité française.

3). Les protestants ne voulurent pas se contenter de la liberté qui leur était laissée, et se résigner à n'être plus un parti ayant son organisation propre. Ils voulurent profiter des conspirations fomentées par Gaston d'Orléans contre Richelieu, des troubles de la Fronde, de la longanimité de Mazarin pour reprendre les privilèges qui leur avaient été enlevés. De 1630 à 1660, ils ne cessèrent de préparer des révoltes, de se tenir sur le pied de guerre en face des catholiques et du gouvernement et de négocier avec l'étranger, particulièrement avec l'Angleterre. Parfois même, ils prirent les armes, essayant de recommencer ces guerres de religion qu'Henri IV avait voulu supprimer à jamais par l'Édit de Nantes.

4). Bien loin de céder à la moindre animosité contre les protestants, le cardinal Mazarin montra à leur endroit une condescendance et une douceur beaucoup plus grandes encore que celles de Richelieu. Feignant d'ignorer les négociations de leurs chefs avec l'Angleterre, il les accabla de prévenances ; et toujours, les révoltes protestantes furent pour lui une occasion nouvelle d'affirmer son intention de faire régner en France la liberté religieuse et de respecter toutes les dispositions de l'édit de Nantes la garantissant aux réformés :

5). Et ainsi, du règne de Henri IV au gouvernement personnel de Louis XIV, nous voyons, d'une part, les huguenots sans cesse en opposition ou en révolte contre la royauté et en négociations avec l'étranger pour préparer l'écrasement du catholicisme en France par de nouvelles guerres de religion, et d'autre part, les divers gouvernements qui se succédèrent leur garantir la liberté de conscience, même quand ils leur enlevaient, après leurs défaites, leurs privilèges politiques.

Ces conclusions, Louis XIV les avait déjà tirées lorsque, à la mort de Mazarin, il décida de gouverner lui-même. Il était persuadé que les protestants ne seraient jamais des sujets soumis et que, sans cesse, ils prépareraient contre lui de nouvelles révoltes. Il pensait encore que l'élément huguenot ne se laisserait jamais assimiler dans l'unité française et que toujours il formerait un parti irréductible appelant de ses vœux l'intervention de ses coreligionnaires étrangers, ennemis de la France 105. C'est cette conviction fortement enracinée dans son esprit qui lui inspira le dessein bien arrêté d'en finir non seulement avec le parti protestant, mais avec le protestantisme lui-même. Estimant que les protestants ne seraient des sujets fidèles et de loyaux Français que lorsqu'ils seraient catholiques, il voulut les ramener à l'Église. L'unité religieuse par le catholicisme lui apparaissait comme l'unique moyen d'établir définitivement l'unité politique et nationale.

Il conçut ce projet dès les premières années de son gouvernement personnel. Il l'exposait lui-même à son fils dans un passage de ses Mémoires, rédigé en 1671, dans lequel il définissait la conduite qu'il tenait à l'égard des protestants depuis 1661. « Je crus, mon fils, que le meilleur moyen pour réduire peu à peu les huguenots de mon royaume était, en premier lieu, de ne les point presser du tout avec une rigueur nouvelle contre eux, de faire observer ce qu'ils avaient obtenu de mes prédécesseurs, mais de ne leur rien accorder au delà et d'en renfermer même l'exécution dans les plus étroites bornes que la justice et la bienséance pouvaient permettre. Mais quant aux grâces qui dépendaient de moi seul, je résolus, et j'ai assez ponctuellement observé depuis de ne leur en faire aucune ; et cela par bonté, non par aigreur, pour les obliger par là à considérer de temps en temps, d'eux-mêmes et sans violence, si c'était par quelque bonne raison qu'ils se privaient volontairement des avantages qui pouvaient leur être communs avec tous mes autres sujets».

Quand il écrivait ainsi, Louis XIV était encore jeune (33 ans) et il définissait une politique qu'il avait mise en pratique dès l'âge de 23 ans. Alors, moins que jamais, « il n'avait pas le tempérament d'un persécuteur». […]

Il est juste aussi d'ajouter 1° à la décharge du roi, que beaucoup de cruautés furent l'effet, non de sa volonté, mais de fonctionnaires courtisans croyant plaire à leur maître en exagérant ses instructions ; 2° à la décharge de l'Église, que plusieurs prélats, et non des moindres, blâmèrent la conversion par la force des huguenots et que presque tous les protégèrent contre les violences des officiers royaux.

L'un des moyens les plus violents qui aient été imaginés pour convertir de force les huguenots fut les dragonnades. Il consistait à loger les troupes de passage chez les protestants et à fermer les yeux sur les excès qu'elles commettraient chez eux, avec l'espoir que pour éviter à l'avenir les désagréments de ces logements, les plus entêtés des réformés finiraient par se convertir ; les missionnaires bottés (c'est ainsi qu'on appelait les soldats logés chez les protestants) commirent en effet des cruautés abominables. Mais il ne faut pas oublier que ces excès furent non seulement désavoués, mais punis par le roi, dès qu'il en eut connaissance.

Les dragonnades avaient été inaugurées en Poitou par l'intendant Marillac en 1681 ; les protestants s'en étaient plaints ; […] Les plaintes ayant été renouvelées, Louvois mandait, le 23 août, à Marillac : « Il n'y a rien de si contraire aux intentions de Sa Majesté que les violences qui sont énoncées (dans les plaintes des protestants) ; elle m'a ordonné de vous les adresser et de vous recommander de prendre de telles mesures qu'elles cessent absolument, désirant même que vous fassiez faire des exemples des cavaliers qui les ont commises, si vous pouvez en avoir des preuves ». Marillac n'ayant pas tenu compte de ces lettres fut révoqué en février 1682. […]

Assurément, l'histoire impartiale ne saurait approuver ni la Révocation de l'édit de Nantes, ni les mesures persécutrices qui la suivirent. En les décrétant, Louis XIV ordonna une série d'actes de violence que la charité chrétienne réprouve ; et l'expérience démontra, une fois de plus, que la foi catholique ne tire pas grand profit de ces moyens répressifs. En forçant un grand nombre de protestants à s'expatrier, le roi appauvrit la France au profit des États protestants ― l'Angleterre, la Hollande et le Brandebourg ― qui reçurent les réfugiés. Historiens protestants, libres penseurs et catholiques ont fait valoir souvent ces considérations ; nous n'y contredirons pas, car elles semblent définitivement scientifiques. »

  • le 18 octobre 1687 : les troupes françaises débarquent au Siam.
  • le 18 octobre 1748 : signature du traité d'Aix-la-Chapelle.

La France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas signent le traité à Aix-la-Chapelle qui met un terme à la guerre de succession d'Autriche. Il aboutit à la restitution quasi-totale des territoires conquis. La Prusse garde la Silésie. Les duchés de Parme et de Plaisance reviennent au gendre de Louis XV, don Philippe. L'Angleterre redonne à la France Louisbourg, en Nouvelle-Écosse (Canada).

  • le 18 octobre 1793 : le pardon de Bonchamps.

Suite à la défaite de la seconde bataille de Cholet (voir la chronique de la veille) face aux troupes républicaines, les Vendéens commandés par Maurice d'Elbée, Henri de La Rochejacquelein et Jean-Nicolas Stofflet, réussissent tout de même à passer sur la rive gauche (sud) de la Loire, avec femmes et enfants. Presque toute l'Armée Catholique et Royale se regroupe à Saint-Florent-le-Vieil avec environ 5 000 prisonniers conventionnels, que la troupe veut exécuter. Or, le Marquis de Bonchamps est mortellement blessé a été transporté à Saint-Florent, où se trouvent 5 000 prisonniers renfermés dans l'église et il s'écrie :

« Grâce ! Grâce aux prisonniers ! Bonchamps le veut, Bonchamps l'ordonne ! ». L'ordre est finalement respecté mais les anciens prisonniers républicains recevront l'ordre de nier le geste du chef vendéen.

Charles de Bonchamps rend l'âme après avoir reçu les derniers sacrements, le 18 octobre. Voici ce qu'écrit son épouse sur l'événement :

« La religion avait jusqu'alors préservé les Vendéens de représailles sanguinaires ; mais lorsqu'on leur annonça que mon infortuné mari était blessé mortellement, leur fureur égala leur désespoir ; ils jurèrent la mort des prisonniers. Monsieur de Bonchamps avait été porté chez Monsieur Duval, dans le bas de la ville. Tous les officiers de son armée se rangèrent à genoux autour du matelas sur lequel il était étendu, attendant avec anxiété la décision du chirurgien. Mais la blessure ne laissait aucune espérance ; monsieur de Bonchamps le reconnut à la sombre tristesse qui régnait sur toutes les figures. Il chercha à calmer la douleur de ses officiers, demanda avec instance que ses derniers ordres fussent exécutés, et aussitôt il prescrivit que l'on donnât la vie aux prisonniers ; puis se tournant, vers d'Autichamp, il ajouta : « Mon ami, c'est sûrement le dernier ordre que je vous donnerai, laissez-moi l'assurance qu'il sera exécuté ». En effet, cet ordre, donné sur son lit de mort, produisit tout l'effet qu'on en devait attendre ; à peine fut-il connu des soldats que de toutes parts ils s'écrièrent : « Grâce ! Grâce ! Bonchamps l'ordonne ! ». Et les prisonniers furent sauvés.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 81

La statue de David d'Angers

Parmi les prisonniers, se trouvait le père du peintre et sculpteur républicain David. En remerciement ce dernier lui sculptera le tombeau Bonchamps dans l'église de Saint-Florent, en 1825.

 

  • le 18 octobre 1797 : traité de Campoformio.

Il met fin à la Campagne d'Italie et partage la république de Venise : l'Autriche récupère l'Istrie, la Dalmatie et les bouches de Cattaro, Venise et ses possessions jusqu'à l'Adige, reconnaît l'indépendance de la République cisalpine ; la France conserve les îles Ioniennes (Corfou, Zante, Céphalonie), la Lombardie et la Belgique par un article secret, l'Autriche concède également la rive gauche du Rhin.

  • le 18 octobre 1810 : Napoléon ordonne que les marchandises anglaises soient brûlées dans les ports de l'Empire.
  • le 18 octobre 1831 : la révolte des Canuts, dernière corporation selon la forme pré révolutionnaire va éclater.

Les chefs d'atelier des soieries demandent au préfet du Rhône Bouvier-Dumolart de réinstaurer un tarif minimum pour les travaux à façons des Canuts. Le tarif fixé est tellement exorbitant que le 21 novembre la révolte éclate.

  • le 18 octobre 1893 : décès de Charles Gounod, à 75 ans.

Charles Gounod est un compositeur français né à Paris le 17 juin 1818 et mort à Saint-Cloud le 18 octobre 1893. Animé d'un profond sentiment religieux, il laisse plusieurs Messes, et surtout son célèbre Ave Maria, d'après un prélude de Bach.

  • le 18 octobre 1945 : création du Commissariat à l'énergie atomique.

Le CEA est institué par le GPRF, sur la proposition de Joliot et Dautry. Le but est alors de poursuivre la recherche nucléaire Le CEA a notamment pour mission de développer les énergies nucléaires et ses méthodes de retraitement, ainsi que de participer aux programmes de Défense nationale.

  • le 18 octobre 1988 : le Français Maurice Allais, reçoit le prix Nobel d'économie pour ses travaux sur la théorie des marchés.

Posté le 18 octobre 2014 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

17 octobre 2014

L'horreur des mères porteuses

illustrée par ce témoignage, reçu d'un lecteur :

"Je voudrais attirer l’attention des lecteurs du Salon Beige sur une histoire vraie qui m'a été racontée récemment par un ami.

Cet ami connaît deux hommes homosexuels à Paris qui ont voulu avoir des enfants par GPA.  Ils ont choisi la donatrice d’ovules sur un catalogue de femmes sud-africaines où on voit leur visage et leurs qualités physiques.  La mère porteuse était en Inde.  Mais une fois les jumeaux nés (les hommes avaient commandé des jumeaux), cet été, le test de paternité requis par (le pays dont l'un des hommes ressortissant) s’est avéré négatif - suite à une bavure dans le laboratoire, sans doute, on a choisi les mauvais spermatozoïdes.  Par conséquent les hommes ont refusé de prendre livraison des jumeaux dont la mère porteuse ne veut pas non plus.  Les enfants nés sur commande sont donc abandonnés comme un achat dont on ne veut plus.  L’homme qui a raconté cette histoire a dit vaguement qu’ils étaient en train de chercher un orphelinat pour eux en Inde … mais qu’ils sont aussi en train d’exiger un remboursement auprès de l’agence.  Pour eux, au moins, tout est bien qui finit bien - ils viennent de passer leur deuxième commande, un petit garçon cette fois, qui est déjà implanté dans l’utérus d’un autre mère porteuse.

Cette histoire horriblement triste incarne à la fois les aspects financier, consumériste, international et profondément cynique de la GPA, ce fléau moderne."

L'apostasie de l'Occident et le culte qu'il rend à Mamon fait régresser l'humanité toute entière !

Posté le 17 octobre 2014 à 09h05 par Paula Corbulon | Lien permanent

16 octobre 2014

GPA et allocations familiales : le rateau du soir pour le gouvernement

Lu sur Twitter : 

"En France, si t'as des enfants, il ne faut pas être riche, mais si tu n'as pas enfants et que tu es riche...tu peux en acheter".

Posté le 16 octobre 2014 à 21h18 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

Pierre Bergé : "La PMA et la GPA existeront un jour"

L'oligarque Pierre Bergé était invité sur France Inter ce matin, pour réaffirmer :

Posté le 16 octobre 2014 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

15 octobre 2014

Mères porteuses : proposition de loi contre les fraudeurs

Une grosse centaine de députés a déposé une proposition de loi

"visant à lutter contre les démarches engagées par des Français pour obtenir une gestation pour autrui".

Extrait de l'exposé des motifs :

"Fin janvier 2013, une circulaire du Ministère de la Justice a été rédigée afin de faciliter la délivrance de certificats de nationalité française aux enfants conçus par GPA à l’étranger.

La Cour de cassation a rendu de nombreux arrêts qui vont à l’encontre de cette circulaire. La Cour confirme qu’en l’état du droit, il est justifié de refuser la transcription d’un acte de naissance établi à l’étranger « lorsque la naissance est l’aboutissement, en fraude à la loi française, d’un processus d’ensemble comportant une convention de gestation pour le compte d’autrui, convention qui, fut-elle licite à l’étranger, est nulle » en droit français.

Fin juin 2014, sans se prononcer sur le choix des autorités françaises d’interdire la gestation pour autrui, les juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ont estimé que le refus de la France de transcrire des actes de filiation réalisés aux États-Unis à la suite de naissance par « mère porteuse » portait atteinte à « l’identité » des enfants.

Cette nouvelle disposition risque de faciliter le recours à la pratique de la gestation pour autrui. Les couples qui auront, contre rémunération, obtenu une GPA à l’étranger, pourront légaliser la situation de l’enfant. Si l’on souhaite s’opposer aux contrats de « mères porteuses » portant atteinte à la dignité humaine et au corps de la femme et dont l’enfant est l’objet du contrat niant ainsi son statut de personne humaine, il convient donc de renforcer notre dispositif législatif de lutte contre cette pratique.

Dans le texte présenté, l’article 1er renforce les sanctions à l’encontre des agences qui organisent ce trafic d’être humain en doublant les peines actuellement prévues par la loi. L’article 2 punit les personnes qui ont recours à cette pratique illicite ainsi que les démarches auprès d’agences organisant la GPA."

Posté le 15 octobre 2014 à 21h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Au boulot ! Les enfants c'est pour plus tard

Facebook et Apple veulent aider leurs employées à congeler leurs ovules afin de permettre aux femmes de se consacrer à leur carrière sans "pression biologique".

Les deux compagnies couvriraient jusqu'à 20 000 dollars les frais d'une telle méthode. Facebook a commencé récemment à comptabiliser la congélation des ovocytes dans la couverture médicale que l'employeur paie aux États-Unis, et Apple commencera à faire de même à partir de janvier.

Posté le 15 octobre 2014 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

“Cherche mère porteuse juive, QI untel”

Trouvé dans Minute :

"Mardi 7 octobre, « C à vous », France 5 Daniel

Cohn-Bendit est favorable à la GPA tout en reconnaissant que son adoption poserait quelques minuscules problèmes: « J’ai fait une conférence dans une université aux Etats-Unis. Elle était annoncée et autour, il y avait des petites annonces: “Cherche mère porteuse juive, QI untel”, ou “Cherche sperme musulman, QI untel”, c’était sur deux pages, c’était effrayant. Avec la GPA, on choisit l’enfant, on choisit le quotient d’intelligence, et c’est un problème. Il faut souhaiter que la GPA soit autorisée mais encadrée. » Par qui? Par le docteur Mengele?

Posté le 15 octobre 2014 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

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De nombreux thèmes de bioéthique

L’organisation est totalement repensée avec la création de grands thèmes de bioéthique. Ils permettent de raccrocher systématiquement une publication à l’ensemble de celles qui abordent le même sujet afin d’approfondir et de faire des recherches spécifiques : clonage, génome, loi de bioéthique, objection de conscience, transhumanisme, don d’organes, recherche sur l’embryon et ses alternatives, fin de vie, DPI, DPN, PMA-GPA, IVG-IMG et enfin OGM. Des dossiers de fond seront mis en ligne dans les mois prochains sur les pages dédiés à chacun d’eux. Plus de 10 000 articles, publiés depuis 2000, sont classés dans chacun des thèmes et chaque jour de nouveaux viennent les alimenter.

Un site, trois façons de le suivre :

Par courriel / papier: Gènéthique propose trois formules toujours gratuites : recevoir tous les jours l’actualité bioéthique (les synthèses de presse), recevoir tous les mois une analyse approfondie d’un ou plusieurs sujets à travers des interviews, des tribunes, chroniques (lettre d’analyse mensuelle courriel ou par courrier postal). Page abonnement de Gènéthique.

• Via le nouveau compte Twitter : Gènéthique anime en direct un fil d’actualité sur la bioéthique à travers une revue de presse permanente, la diffusion de ses synthèses, GVI et Coin des experts. @Genethique ;

• Via la nouvelle page Facebook : tous les jours, Gènéthique y publie tous ses articles. Pour devenir fan, lire et partager les articles : cliquez ici

Posté le 15 octobre 2014 à 07h02 par Michel Janva | Lien permanent

14 octobre 2014

Stérilisation forcée sous couvert de vaccination : l'Eglise s'insurge !

Lu ici

"L’Église catholique du Kenya s’oppose à une campagne de vaccination contre le tétanos des femmes âgées de 19 à 49 ans, alors que celle-ci doit débuter lundi 13 octobre dans 60 districts à haut risque du nord du Kenya, où des cas de décès maternels et néonatals sont extrêmement élevés. Elle craint que cette opération, menée par le ministère de la Santé, ne couvre un plan de stérilisation des femmes et de contrôle de la croissance de la population (...)

Lors d’une conférence de presse au Centre pastoral Saint-Patrick, à Kabula, dans le comté de Bungoma, à l’ouest du pays, le président de la Commission santé de la KEC, Mgr Paul Kariuki Njiru, et son adjoint, Mgr Joseph Mbatia, ont déploré que le ministère de la santé ait lancé cette campagne sans coordination et sans concertation avec les instituts de santé catholiques.

Le communiqué des évêques [Ici en VO.NDL] pose plusieurs questions précises :

  • Y a-t-il une épidémie de tétanos au Kenya ?
  • Si tel est le cas, pourquoi n’a-t-elle pas été déclarée ?
  • Pourquoi la campagne cible-t-elle seulement les femmes de 14 à 49 ans ?
  • Pourquoi la campagne laisse-t-elle de côté les enfants, les garçons et les hommes, même si ces catégories sont aussi exposées au tétanos ?
  • Au milieu de tant de maladies mortelles au Kenya, pourquoi le tétanos a-t-il eu la priorité ? (...)

Selon la commission épiscopale, le vaccin utilisé peut provoquer la stérilité lorsqu’il est injecté à une femme non enceinte. « Les informations accessibles au domaine public indiquent que le vaccin antitétanique additionné de Beta HCG (hormone secrétée par les femmes enceintes NDLR) aurait été utilisé aux Philippines, Nicaragua et Mexique pour vacciner les femmes contre une éventuelle grossesse, écrivent les évêques dans leur communiqué. (…) Lorsque cette hormone est injectée au moyen d’un vaccin à une femme non enceinte, le Beta HCG combiné avec l’anatoxine tétanique provoque le développement d’anticorps contre le tétanos et le HCG, de sorte que si l’ovule d’une femme est fécondé, son HCG naturel sera détruit, la rendant définitivement stérile. »

Les évêques disent craindre une volonté cachée de stérilisation des femmes à large échelle. Une solution qui, selon eux, aurait déjà été utilisée par les partenaires occidentaux aux Philippines, au Nicaragua et au Mexique".

Posté le 14 octobre 2014 à 21h30 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (17)

Transplantation d'utérus depuis des transsexuels

En Suède est né un bébé dont la mère avait reçu l'utérus d'une femme de 61 ans. Vincent a été conçu dans une éprouvette et il est né par césarienne après 32 semaines de grossesse.

L'équipe de l'hôpital Foch, à Suresnes (Hauts-de-Seine), explore la piste de transsexuels, dont l'utérus est retiré lors d'une transformation femme-homme. L'équipe des professeurs Jean-Marc Ayoubi (chef du service de gynéco-obstétrique à l'hôpital Foch) et René Frydman se dit prête à de telles greffes, une fois obtenues l'autorisation du comité d'éthique régional et celle de l'Agence de biomédecine. Trois sources d'utérus sont envisagées  : des donneuses vivantes, décédées (en état de mort cérébrale...), mais aussi des transsexuels femmes devenant hommes.

Interrogé sur le sujet de la transplantation d'utérus, le Comité national d'éthique y répondra dans un avis plus global sur l'AMP, attendu au printemps 2015.

Posté le 14 octobre 2014 à 16h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

13 octobre 2014

Gilbert Collard : la loi Taubira devra être abrogée pour mettre un terme au fric-frac de la famille

De Gilbert Collard, Député du Gard :

"Le 22 septembre 2014, la Cour de cassation, notre plus haute juridiction, a, dans sa solennité, désormais avant-gardiste, émis un avis péremptoire au terme duquel l’épouse d’une femme inséminée à l’étranger par le « don » d’un donneur anonyme peut adopter l’enfant en France !

Elle décide donc, allant plus loin que le Législateur, malgré les décisions contraires de plusieurs juridictions, que l’enfant conçu selon une loi étrangère peut être adopté par la femme de la mère, en contravention à la loi française… Il est tout de même incroyable que la gardienne des lois autorise la fraude à la loi.

Les hypocrites diront qu’il ne s’agit là que d’un avis que la Cour de cassation peut émettre depuis une loi de 1991 et que les juridictions pourraient s’en affranchir. La bonne blague ! La Cour a toujours le dernier mot, à quoi bon s’opposer à un avis qui a valeur d’ultimatum ? Il annonce les arrêts de rigueur qui frapperont les récalcitrants !

Cet avis aux amateurs d’un droit de la famille classique a la gueule d’un arrêt posant un principe qui comble une lacune volontaire de la loi sur le mariage pour tous, lacune politique visant à ne point donner du grain à moudre aux opposants. En un mot, la Cour de cassation fait le sale boulot d’un Législateur qui n’a pas voulu assumer jusqu’au bout les conséquences d’une loi contraire à l’évidence biologique.

Les réactions ravies du ministre de la Justice en sont l’aveu : « Cet avis met fin à plusieurs mois d’insécurité juridique pour les familles homoparentales. » « L’adoption est désormais clairement ouverte, sous toutes ses formes, à tous les couples mariés conformément à la loi du 17 mai 2013. » Tout est dit ! Tout est fait ! Le législateur en trouille avec l’opinion publique n’a pas osé étendre la procréation médicalement assistée aux couples homos, laissant la Cour de cassation, sous couvert d’un avis qui a force de loi, mais qui s’appelle un avis, la pilule -si j’ose dire en ce domaine- passe mieux, accomplir la basse besogne.

En même temps, la France était condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme, au nom du droit de l’enfant au respect de sa vie privée, pour avoir refusé qu’un contrat de mère porteuse licite dans le pays porteur, produise ses effets en France en matière de filiation… Comme quoi la destruction de la famille passe par la fenêtre quand on fait semblant de lui fermer la porte.

Désormais, soyons clair, la marchandisation de l’être humain, au seul bénéfice des égoïsmes procréateurs à tout prix, et il est élevé, est permise sans aucune considération de l’intérêt de l’enfant du siècle de fous qui nous guette. Le respect de tous ne doit-il pas commencer par la réaffirmation que la vie n’est pas un produit achetable, un jeu d’ego en mal de bébé trans-frontière, une explosion exploitable des repères ?

Il n’y a qu’une réponse : cette loi réactionnaire, qui nous renvoie à la chute de l’Empire romain où les locations de ventre existaient, devra être abrogée pour mettre un terme au fric-frac de la famille !"

Posté le 13 octobre 2014 à 22h45 par Michel Janva | Lien permanent

Mères porteuses : Jacques Toubon soutient la décision de la CEDH

Le nouveau Défenseur des droits ne veut pas défendre les enfants ni les femmes rendues en esclavage. Il déclare :

«La Cour européenne des droits de l'homme a dit qu'il était conforme à la convention internationale des droits de l'enfant de donner une identité aux enfants. Nous pensons, nous le Défenseur des droits, qu'il faut effectivement mettre en application en France, et c'est la responsabilité du gouvernement, la transcription à l'état civil, c'est-à-dire donner une identité en France à ces enfants».

Allez violer tranquillement la loi, la France fermera les yeux et fera comme si de rien n'était.

Posté le 13 octobre 2014 à 20h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

09 octobre 2014

"Monsieur le Premier Ministre, nous ne croyons plus aux déclarations d’intention"

Elizabeth Montfort et Nicole Thomas-Mauro, anciens députés au Parlement européen, ont écrit une lettre ouverte à Manuel Valls :

"Monsieur le Premier Ministre,

Vous avez déclaré lors d’une interview dans un quotidien que : « La France est opposée à la légalisation de la GPA qui est, il faut le dire, une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes. »

Mais vous n’en tirez pas toutes les conséquences : votre gouvernement a refusé de faire appel de la condamnation de la CEDH pour le refus de la France d’inscrire à l’état civil des enfants nés de la GPA. Ce qui revient à accepter implicitement cette pratique.

Vous ajoutez : « le gouvernement exclut totalement d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA. J’ajoute qu’il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée… tout en affirmant qu’ils sont responsables de l’éducation des enfants, c’est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs. Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l’étranger. »

Mais c’est précisément le motif de la condamnation de la CEDH qui ne demande pas d’autoriser la GPA en France, mais d’inscrire à l’état civil français des enfants nés de la GPA à l’étranger. Et comme votre gouvernement n’a pas fait appel de cette condamnation, vous serez obligé d’inscrire ces enfants à l’état civil français.

Monsieur le Premier Ministre, n’ayant plus les moyens de vous opposer à la condamnation de la CEDH , allez-vous annuler la circulaire de votre ministre de la Justice qui demande de fournir un certificat de nationalité française aux enfants nés de la GPA ? Cette circulaire Taubira est une première reconnaissance des effets de la GPA en matière de filiation.

Vous continuez : « Nous devons nous attaquer à ces filières, à ces officines qui chassent sur le territoire des États interdisant la GPA pour acquérir des parts de ce marché de l’humain de plus en plus attractif. » Or, depuis plusieurs années des sociétés américaines à buts très lucratifs viennent proposer leurs services dans de grands Hôtels parisiens afin de démarcher des clients potentiels pour un montant avoisinant parfois 100 000 €. Ni vous, en tant que Premier ministre, ni votre Secrétaire d’Etat aux Droits des Femmes n’avez jamais condamné ces pratiques commerciales qui font de la femme, la victime d’un nouvel esclavage moderne et de l’enfant, l’objet d’un contrat.

Monsieur le Premier Ministre, quelle suite comptez-vous donner à la plainte déposée il y a dix mois déjà et qui n’a fait l’objet d’aucune réponse à ce jour ? Vous avancez plus prudemment sur le recours à l’AMP pour des couples de femmes :"La position du gouvernement sur ce sujet est claire : nous n’avancerons pas plus loin sur cette question tant que nous n’aurons pas l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE)."

Monsieur le Premier Ministre, allez-vous faire voter un loi pour que les Tribunaux ne suivent pas l’avis de la Cour de Cassation qui recommande l’adoption de l’enfant né volontairement de père anonyme pour pouvoir être adopté par la « conjointe » de la mère, alors que cette pratique est interdite en France ? Vous terminez vos propos ainsi : « Je crois que, dans ces moments de crise d’identité, la famille est un repère, un pôle de stabilité. Elle a évolué, certes, et c’est notre rôle que de l’accompagner. Mais en même temps, la famille, la filiation et l’intérêt de l’enfant doivent rester des repères fondamentaux. »

Vous n’avez cessé de détruire ces repères, d’abord par la Loi Taubira qui entraîne automatiquement le recours à l’AMP et à la GPA pour des personnes de même sexe et qui brouille les repères fondateurs de la filiation. Maintenant c’est par l’asphyxie de la Politique familiale que vous continuez à remettre en cause le rôle structurant de la famille dans la société.

Monsieur le Premier Ministre, nous ne croyons plus aux déclarations d’intention. Nous vous demandons solennellement des décisions et des actes clairs en accord avec vos propos. Alors vous serez crédible ! Aurez-vous ce courage pour les enfants et pour la France ?"

Posté le 9 octobre 2014 à 17h23 par Michel Janva | Lien permanent

08 octobre 2014

Les mères porteuses en 3 minutes

Posté le 8 octobre 2014 à 21h57 par Michel Janva | Lien permanent

Le Sénat et les mères porteuses

Lu sur le blog d'Yves Daoudal, à propos de Sens Commun :

"[...] Voilà qu’ils « s’étonnent vivement de la nomination du sénateur Alain Milon au poste de président de la commission des Affaires sociales du Sénat ». Une élection « totalement consternante », disent-ils : parce que le sénateur Milon, quoique UMP, est favorable à la loi Taubira, à la PMA et à la GPA.

On a l’impression qu’ils tombent de la lune. Ils ne s’étonnent pas que la socialiste Michèle André soit élue (par la droite) présidente de la commission des Finances. Ni que le questeur soit, bien sûr, l’UMP Bernard Saugey… président d’honneur de la Fraternelle parlementaire… Car c’est par là qu’il faut commencer. La politique, au Sénat, est réglée par la franc-maçonnerie.

C’est pourquoi je n’ai pas bondi d’enthousiasme en apprenant que Bruno Retailleau devenait président du groupe UMP. Pour accéder à ce poste, il lui a fallu donner des gages. Ou pire. En tout cas, parmi les gages, il y a précisément Alain Milon aux affaires sociales. Aux côtés de Michèle André aux Finances. Michèle André, vice-présidente de la Fraternelle parlementaire. Ces deux-là, en janvier 2010, avaient signé conjointement (suivis par bien d’autres naturellement, dont Bernard Saugey) une proposition de loi légalisant la GPA.

C’est un combat de longue date. En 2008, déjà, Michèle André, avec Alain Milon (et Henri de Richemont) avaient pondu un « rapport d’information » favorable à la légalisation de la gestation pour autrui. En octobre 2008, à l’assemblée générale de la Fraternelle parlementaire, la seule intervention, en dehors des allocutions d’usage, avait été l’exposé de la « Sœur Michèle André » sur la GPA. Qui commençait ainsi : « La maternité pour autrui constitue une pratique séculaire permettant de remédier à l’infertilité d’une femme. » Et donc il faut mettre fin à la loi de « prohibition ».

Sur les questions « sociétales », il n’y a aucune différence, dans les instances dirigeantes du Sénat, entre la droite et la gauche. Le programme unique est celui de la franc-maçonnerie. N’en déplaise à Bruno Retailleau et autres leurres (les francs-maçons ayant oublié, hélas, d’être idiots)."

A propos de GPA, voici la dernière Une de Charlie Hebdo :

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Posté le 8 octobre 2014 à 21h28 par Michel Janva | Lien permanent

07 octobre 2014

Mères porteuses : La Manif Pour Tous demande à rencontrer Manuel Valls

Voici la lettre :

"Dimanche 5 octobre, des centaines de milliers de personnes ont à nouveau défilé avec enthousiasme et détermination dans les rues de Paris et de Bordeaux à l’appel du mouvement social initié par La Manif Pour Tous.

Cette immense mobilisation populaire et pacifique est venue, entre autres, demander l’abolition universelle de la Gestation Par Autrui.

Dans un long entretien au journal La Croix, publié deux jours avant notre mobilisation, vous avez eu des propos très fermes contre la pratique des mères porteuses (GPA) que vous avez qualifiée de « pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes ». Nous en prenons acte et saluons l’évolution de votre position sur ce sujet fondamental pour la dignité de la personne humaine.

Cependant, Monsieur le Premier ministre, la prise de conscience de ce fléau que représente la Gestation Par Autrui ne peut s’arrêter à des déclarations.

Vous avez indiqué dans cet entretien que le ministre des Affaires Etrangères s’est vu confié la responsabilité de préparer une initiative internationale pour « aboutir, par exemple, à ce que les pays qui autorisent la GPA n’accordent pas le bénéfice de ce mode de procréation aux ressortissants des pays qui l’interdisent »

Nous nous en réjouissons sincèrement tant cette question touche l’ensemble de l’humanité.

A ce titre, La Manif Pour Tous a proposé que soit décrétée le 5 octobre une « Journée internationale pour l’abolition de la GPA », nouvelle forme d’esclavage qu’aucune conscience éclairée ne peut tolérer. Nous soutiendrons toutes les initiatives qui convergeront dans ce but. Nous appelons en particulier, depuis plusieurs mois, à une action internationale visant à l’élaboration de protocoles additionnels aux conventions internationales, à commencer par celle des Droits de l’enfant : nous demandons notamment que soient ajoutés les mots « y compris sous la forme de la GPA » à l’article 6 interdisant la traite des enfants.

Mais, Monsieur le Premier ministre, quelle crédibilité aura la France à prendre la tête d’une telle initiative si notre pays ne combat pas réellement la pratique de la GPA sur son propre territoire en dissuadant ses citoyens d’y recourir ? Il est déjà très inquiétant que notre pays n’ait pas fait appel des arrêts de la CEDH qui portaient sur l’inscription à l’état civil des enfants concernés. Il y a donc d’autant plus urgence à faire preuve de fermeté sur l’opposition à la GPA.

Les Français qui se sont massivement exprimés et continuent à le faire inlassablement attendent un acte concret : le retrait de la circulaire TAUBIRA de janvier 2013 qui invite les greffiers en chef des tribunaux à délivrer un certificat de nationalité française aux enfants nés à l’étranger de mère porteuse. Cette circulaire est en contradiction avec votre déclaration dans La Croix, où vous indiquez que « le gouvernement exclut totalement d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA ».

Monsieur le Premier ministre, la cohérence de l’action gouvernementale est mise à mal par cette contradiction importante. A l’évidence, cette circulaire revient à rendre licite les effets des contrats signés entre des agences instrumentalisant la femme et commercialisant l’enfant et leurs clients. Son équivalent, en Espagne, est d’ailleurs à l’origine d’une augmentation très importante des recours à la GPA. Ne faisons pas comme ceux qui, il y a quelques centaines d’années, trouvaient toutes sortes de prétextes pour tolérer l’esclavage.

C’est pourquoi nous réitérons notre demande de retrait de cette circulaire. Et ce, dès maintenant, avant que le Conseil d’Etat ne prenne prétexte des arrêts de la CEDH pour la valider.

Pour toutes ces raisons, nous avons l’honneur, Monsieur le Premier ministre, de solliciter un rendez-vous avec vous pour échanger sur la problématique de fond : celle d’un « droit à l’enfant » que tente d’instaurer dans les faits les promoteurs de la GPA et de la PMA au profit des couples de femmes, pratique dont je rappelle qu’elle fait des orphelins de père.

Nous souhaitons également vous porter le cri du cœur des familles de France qui demandent que soient revues les mesures d’économies envisagées : celles-ci les affaibliraient et saperaient leur capacité à tenir leur rôle spécifique d’éducation, de solidarité et de dignité, ce qui, à l’évidence, coûtera ensuite bien plus cher à l’Etat.

Vous remerciant par avance de votre réponse que nous ne pouvons imaginer que positive au regard du nombre de Français qui ont une nouvelle fois fait part de leurs vives inquiétudes pour la famille et l’enfant lors des manifestations organisées dimanche par La Manif Pour Tous que j’ai l’honneur de présider, je vous demande de croire, Monsieur le Premier ministre, à ma haute et respectueuse considération."

Posté le 7 octobre 2014 à 20h44 par Michel Janva | Lien permanent

Bébés-éprouvettes : un militant LGBT crée une association pour violer la loi

Vincent Autin, le premier à avoir profité de la loi Taubira, avec son compagnon Bruno Boileau, 11 jours après sa promulgation, par ailleurs président du groupuscule Gay Pride Languedoc-Roussillon, a lancé une association de récolte de fonds pour aider les femmes à s'offrir une procréation médicale assistée (PMA) à l'étranger, la PMA privant l'enfant de père étant interdite en France.

Baptisée G.P.A. pour Grand projet d'avenir - tout un symbole - l'association vise à

«aider, accompagner, soutenir financièrement toutes les femmes en couple homme/femme femme/femme ou célibataires, qui, par manque de moyens, ne peuvent concrétiser leur projet parental en toute sécurité et sérénité».

Pour se faire fabriquer un «bébé Thalys», les femmes doivent débourser 3000 euros en moyenne par tentative, sans compter les déplacements, l'hôtel, sachant que 80% des fécondations in vitro échouent.

Posté le 7 octobre 2014 à 13h43 par Michel Janva | Lien permanent

Manif Pour Tous : le reportage de TV Libertés

Posté le 7 octobre 2014 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

06 octobre 2014

La dernière fois que vous avez donné 16000€ à des amis, c'était quand ?

Une Française résidant en Floride explique qu'elle touche environ 16 000 € pour faire la mère porteuse. Elle a été payé par deux couples infertiles puis, cette année, par deux personnes homosexuelles françaises qui venaient violer la loi. Comme la mère porteuse n'a aucun lien de sang avec le bébé (la mère génétique est une américaine anonyme qui a fait un don d'ovocytes), elle déclare :

"C'est comme si c'était les enfants d'amis".

Posté le 6 octobre 2014 à 13h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Ils essaient d'accoupler deux mâles... mais en vain!

Dans le contexte de la journée d'aujourd'hui, cette histoire est plutôt cocasse et montre que la nature est coriace !

"La reproduction des animaux en captivité est toujours plus laborieuse que dans leur milieu naturel. Les soigneurs du zooMaruyama de Sapporo, au nord du Japon ne se sont d'abord pas inquiétés outre mesure. Mais quant au bout de quatre ans, leurs deux hyènes, données par un zoo sud-coréen, n'arrivaient toujours pas à procréer, ils se sont interrogés.

Selon itv.com (lien en anglais), vendredi 3 octobre, les soigneurs ont alors fait subir des tests de genre (NDL : sic!) sous anesthésie à Kami et Kamutori, respectivement présentés comme une femelle et un mâle par leur zoo d'origine. Résultat, Kami est en fait également un mâle".

Posté le 6 octobre 2014 à 00h07 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (8)

05 octobre 2014

"La femme la plus laide du monde"

ou quand l'éducation et le caractère permettent de se battre cotnre la maladie et la haine.

Posté le 5 octobre 2014 à 03h52 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)

04 octobre 2014

La manif pour tous a commencé à Mayotte

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Posté le 4 octobre 2014 à 19h26 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

Ventres à vendre : marché des mères porteuses à Paris

Organisé par l'Action française :

Posté le 4 octobre 2014 à 15h06 par Michel Janva | Lien permanent


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