26 avril 2017

Un professeur sanctionné à l’Université catholique de Louvain pour avoir critiqué l’avortement : une injustice insupportable

Article de Pierre-Olivier Arduin publié sur le blog de la Famille Missionnaire de Notre-Dame :


Pierre-Olivier-ARDUIN_visuel"Le 25 mars 2017, jour anniversaire de la publication d’Evangelium vitae sur l’inviolabilité de la vie humaine par saint Jean-Paul II le 25 mars 1995, les autorités académiques de l’Université catholique de Louvain (UCL) suspendaient le cours de philosophie du professeur Stéphane Mercier en raison de sa prise de position contre l’avortement lors d’une leçon donnée devant des étudiants du baccalauréat canonique à la faculté des sciences appliquées. En conformité avec le cahier de charge du cours de philosophie centré sur la question de l’homme, le professeur a en effet proposé à ses élèves une argumentation philosophique et éthique montrant que l’embryon humain est une personne dès la conception et concluant dès lors que l’avortement constituait un meurtre en mettant fin à la vie d’une personne.

Pour justifier leur décision, les autorités de l’UCL avancent dans un communiqué publié le 21 mars que « le droit à l’avortement est inscrit dans le droit belge et la note dont l’UCL a eu connaissance est en contradiction avec les valeurs portées par l’université. Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable ».

Après la suspension du professeur Mercier, une procédure disciplinaire a été par ailleurs diligentée en vue d’autres sanctions à son égard. Cette décision qui émane des plus hautes autorités universitaires de Louvain constitue une injustice insupportable à plus d’un titre. Aussi souhaiterais-je m’élever fermement contre elle en montrant que ce jugement inique menace certes la liberté d’enseignement mais contredit gravement la législation canonique qui régit les Universités catholiques.

Une liberté académique entravée

Des intellectuels belges ont contesté ce jugement, y voyant une menace contre la « liberté académique et d’expression » à l’instar des professeurs Jean Bricmont et Michel Ghins, professeurs émérites de l’UCL dont le premier se dit athée et pro-choix tandis que le second se définit comme catholique et pro-vie[1]. « Y a-t-il des sujets qui ne peuvent pas être discutés dans un cours de philosophie à l’Université ? Notre réponse est clairement : non. Tous les sujets peuvent être abordés, pourvu qu’ils le soient en conformité avec la rigueur et l’excellence académiques, tout en éveillant l’esprit critique des étudiants ». Ils ajoutent dans leur tribune qu’ « il est pour le moins surprenant de constater l’émergence à l’UCL d’une sorte de néo-cléricalisme de la bienpensance politiquement correcte, d’une forme de nouvelle police de la pensée qui frapperait les positions minoritaires lorsqu’elles sont prises à partie par les médias et qu’elles sont susceptibles de heurter une majorité de l’opinion. L’Université doit rester un lieu de pensée libre et de débats ouverts ». Je partage bien évidemment cette analyse mais voudrais développer un point fondamental à verser au dossier de la défense du professeur Stéphane Mercier : le statut de l’Université catholique de Louvain qui aurait dû conduire à la protection de sa mission au service de la vérité par les dirigeants eux-mêmes.

La législation canonique de l’Eglise bafouée

Les autorités de l’UCL oublient en effet qu’elles ne peuvent se soumettre ainsi aux idéologies du moment et qu’il existe un document ecclésial princeps énonçant les normes régissant les Universités catholiques et qui les obligent gravement : la constitution apostolique Ex Corde Ecclesiae – « Née du Cœur de l’Eglise » –  publiée par saint Jean-Paul II le 15 août 1990 [2]. Lui-même universitaire de renom, le Pape Jean-Paul II a laissé un patrimoine doctrinal très riche sur la question de l’enseignement universitaire couronné par cette constitution apostolique qu’il a longuement méditée avant de la rendre publique. Les normes générales définies dans ce texte intégrées dans le Code de Droit Canon ne sauraient être ignorées par les dirigeants d’Universités catholiques quels qu’ils soient sans faute objective de leur part.

Saint Jean-Paul II affirme que cette constitution représente la « magna charta » des Universités catholiques (n. 8) qui ont pour mission de « se consacrer entièrement à la recherche de tous les aspects de la vérité dans leur lien essentiel avec la Vérité suprême qui est Dieu » (n. 4). Il fait de la fidélité au message chrétien présenté par l’Eglise l’une des caractéristiques essentielles d’une Université catholique (n. 13) et précise en particulier dans le domaine des sciences le primat de l’éthique et de la dignité humaine sur la technique dans un dialogue entre foi et raison (n. 15 et 18).

Le Pape Wojtila insiste on ne peut plus clairement sur le fait qu’une université catholique entretient « un lien spécial avec le Saint-Siège » et que de ce lien « dérivent plusieurs conséquences : la fidélité de l’Université, en tant qu’institution, au message chrétien et la reconnaissance et l’adhésion à l’autorité magistérielle de l’Eglise en matière de foi et de morale » (n. 27). Il ajoute que les « membres catholiques de la communauté universitaire, à leur tour, sont eux aussi appelés à une fidélité personnelle à l’Eglise avec tout ce que cela comporte » tandis que « des membres non catholiques, on attend le respect du caractère catholique de l’institution au sein de laquelle ils travaillent » (n. 27).

Il ressort de ces propos sans ambiguïté que le professeur Mercier avait non seulement le droit de défendre rationnellement la vie humaine dans un cours de philosophie mais qu’il s’agissait même d’un devoir au regard des exigences de sa mission dans une Université catholique. En proposant un argumentaire philosophique contre l’avortement, il a été fidèle au magistère ecclésial sur la protection de la vie humaine développé dans la grande encyclique Evangelium vitae du Pape Jean-Paul II et a répondu à son appel en tant qu’intellectuel : « Les intellectuels peuvent faire beaucoup pour édifier une nouvelle culture de la vie humaine (…). Nourrissant leur inspiration et leur action à la pure sève de l’Evangile, ils doivent s’employer à favoriser une nouvelle culture de la vie, par la production de contributions sérieuses, bien informées et susceptibles de s’imposer par leur valeur à l’attention et au respect de tous (…). Les Universités fourniront aussi un apport spécifique, les Universités catholiques en particulier[3]»

Au contraire, les dirigeants de l’UCL ont gravement bafoué la législation canonique en méconnaissant totalement leurs devoirs. Rappelons ainsi les normes générales d’Ex Corde Ecclesiae : une Université catholique est tenue « d’incorporer ces Normes générales dans les documents relatifs à son gouvernement » (§3 art. 1), « l’identité de l’Université catholique est essentiellement liée à la qualité des professeurs et au respect de la doctrine catholique, l’autorité compétente a la responsabilité de veiller sur ces deux exigences fondamentales selon les indications du Droit canon » (§1, art. 4), « tous les professeurs catholiques doivent accueillir fidèlement et tous les autres professeurs doivent respecter la doctrine et la morale catholiques dans leur recherche et leur enseignement » (§3 art. 4).

Défense du statut des universités catholiques

Cette affaire ne peut donc demeurer en l’état. Le professeur Mercier doit être promptement réintégré à l’UCL et son excellence universitaire réhabilitée. En revanche, ses dirigeants doivent être rappelés à l’ordre, voire blâmés si nécessaire par les autorités ecclésiastiques compétentes. L’alinéa 2 de l’article 5 des Normes générales stipule ainsi que « chaque évêque (…) a le droit et le devoir de veiller à la préservation et au renforcement du caractère catholique des Universités. Si des problèmes relatifs à cette exigence essentielle devaient surgir, l’évêque local serait tenu de prendre des initiatives nécessaires pour les résoudre (…) et si besoin était avec l’aide du Saint-Siège ». L’article 1 rappelle ce « droit d’intervention du Saint-Siège lorsque cela s’avère nécessaire ». La réaction de la Conférence épiscopale belge reste à ce jour timorée, les évêques faisant savoir qu’ils faisaient « confiance à la procédure interne menée par l’UCL » tout en rappelant leur opposition à « l’avortement en raison du respect pour la vie ».

La Congrégation pour l’Education catholique garante du respect de la constitution apostolique Ex Corde Ecclesiae par les Universités catholiques à travers le monde et le nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie institué par le Pape François le 4  juin 2016 [4] pourraient ainsi intervenir en faveur du professeur Mercier et régler une affaire qui dépasse le cadre de l’Université catholique de Louvain. Leur prise de position devrait « faire jurisprudence » et rappeler à tous les professeurs et dirigeants des universités catholiques la mission qu’ils reçoivent de l’Eglise au service de la vérité dans le respect de la doctrine catholique.

Posté le 26 avril 2017 à 18h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

25 avril 2017

Le Pen et Macron face aux enjeux principaux de la défense de la famille et de la filiation

Capture d’écran 2017-04-24 à 21.01.01Le site Boomerang animé par La Manif Pour Tous a été actualisé : les positions des 2 finalistes sur les questions familiales sont en ligne. Extraits

Mariage :

  • Marine Le Pen : Créer une union civile (PACS amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira, sans effet rétroactif.
  • Emmanuel Macron : Nous défendrons le mariage pour tous, qui est un acquis fondamental du quinquennat

Location d'utérus (GPA) : 

  • Marine Le Pen : Face aux pressions d’autorités supranationales, maintenir l’interdiction de la GPA
  • Emmanuel Macron : je m’engage à ce que les enfants issus de la GPA nés à l’étranger voient leur filiation reconnue à l’état-civil français.

Genre :

  • Marine Le Pen : vous avez quelque part, comme les socialistes d’ailleurs, toujours une petite tendance, une petite dérive totalitaire.
  • Emmanuel Macron :  Oui, il convient de mener une réflexion prospective sur l’enregistrement à l’état civil des personnes intersexuées

Natalité :

  • Marine Le Pen : Mettre en œuvre une vraie politique nataliste réservée aux familles françaises, en rétablissant l’universalité des allocations familiales et en maintenant leur indexation sur le coût de la vie.
  • Emmanuel Macron : nous défendrons le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). 

Ecole :

  • Marine Le Pen : Garantir la liberté de scolariser ses enfants selon ses choix
  • Emmanuel Macron : la lutte contre la haine anti-LGBT doit être abordée dans le cadre de l’enseignement moral et civique

Posté le 25 avril 2017 à 13h52 par Michel Janva | Lien permanent

PMA, GPA et don d’ovocytes : Macron veut aller plus loin dans les manipulations

Jacques Bompard alerte les défenseurs de la famille :

"Au lendemain des élections présidentielles, les questions bioéthiques qui fondent notre civilisation sont à nouveau frappées par l’omerta. Jean-François Delfraissy, nouveau président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), se fait remarquer par une déclaration aussi prévisible qu’alarmante. Alors qu’il devait rendre un avis consultatif sur la Procréation médicalement assistée (PMA), Jean-François Delfraissy réserve l’avis du comité et reporte sa publication après les élections présidentielles pour « éviter le risque de manipulation ». Cet avis devrait être rendu public « avant la fin du printemps » et traitera de l’ouverture de la PMA aux femmes homosexuelles et aux femmes célibataire, de la GPA et du don d’ovocytes. Selon le président du CCNE l’avis « ne contentera pas tout le monde ».

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Cette vraie-fausse information laisse planer un pseudo suspens à la lumière de l’idéologie relativiste qui anime le CCNE : « nos réflexions sont valables pour un temps donné, dans un contexte sociétal et international qui est lui-même mouvant et changeant ». Le comité atteint d’un excès de zèle veut s’imposer comme le gourou d’une éthique « renouvelée », au point d’être vidée de sa substance puisqu’ « il n’existe pas de choses intangibles auxquelles il ne faut pas toucher ». Le courant progressiste libertaire peut donc compter sur cette cellule de bureaucrates qui se croient au-dessus de l’ordre naturelle. Inconscients, ils veulent mettre plus encore à genoux notre société en déstructurant les familles, en chosifiant les enfants à naître et en rendant vertueux la marchandisation du corps humain.

Pour lutter contre cette déshumanisation de la société, Jacques Bompard, soucieux de protéger les Français contre les déviances mortifères des gouvernements successifs a préparé une proposition de loi complète visant à protéger la vie de son commencement à son achèvement naturel au service de la bioéthique et du bien commun."

Posté le 25 avril 2017 à 11h51 par Michel Janva | Lien permanent

François Hollande a transgressé les lois de bioéthique selon une logique financière et eugénique

Gènétique a interrogé Jean-Marie Le Méné sur le bilan bioéthique du quinquennat Hollande :

Quelles vous semblent être les principales caractéristiques de ce quinquennat en matière bioéthique ?

Ce qui me semble frappant, c’est l’ampleur de ces réformes : avortement, procréation médicalement assistée, fin de vie, euthanasie, recherche sur l’embryon, GPA, don d’organes, eugénisme, stigmatisation de la trisomie 21. Ces changements ont été votés en dehors du cadre des lois de bioéthiques qui doivent faire l’objet d’une révision en 2018. Ils ont été imposés au calendrier parlementaire par la majorité présidentielle, esquivant le débat public, et souvent votés en catimini, dans l’indifférence, parfois noyés dans des projets de lois fleuve. Un choix dommageable quand on aborde des questions aussi sensibles touchant à la vie humaine, usant de surcroît d’une approche délibérément transgressive, imposant une vision à la fois libérale et libertaire qui fait le lit du transhumanisme.

Quelles vous semblent être les conditions qui ont conduit à l’adoption de ces textes ?

JMLM : Le gouvernement s’est appuyé sur un certain nombre de ressorts.

Le premier moteur qui a légitimé ces réformes « sociétales » est celui de la compassion. La recherche sur l’embryon a été élargie sous prétexte de donner un espoir aux patients qui attendent les traitements de ces recherches. Mais depuis 20 ans en France et presque 40 en Grande-Bretagne, aucun résultat probant n’a été obtenu. Sous prétexte de compassion et de droit des couples stériles à avoir des enfants, la pratique de la PMA reverse la logique : l’enfant n’est plus accueilli, il est produit. C’est aussi au nom de la compassion que le gouvernement a adopté le principe de consentement présumé au don d’organes, porté par une logique utilitariste et une conception du corps comme simple matériau dont la collectivité peut disposer.

Le second ressort est l’autonomie, érigée en valeur absolue. Sous couvert d’autonomie de la femme, le gouvernement s’est attaché à supprimer les derniers garde-fous qui encadraient sa décision d’avorter : suppression du délit d’entrave, suppression du délai de réflexion. Les facilités d’accès ont été favorisées avec notamment l’élargissement de la pratique de l’avortement médicamenteux aux sages-femmes, la fixation de quotas indexés sur le nombre de naissances vivantes… Ces mesures ont conduit à banaliser un acte qui supprime une vie, et dont les conséquences se font douloureusement ressentir. Et parce que la femme est devenue légitime à avorter, sa souffrance n’est plus audible, elle est renvoyée à une solitude infernale.

Mais c’est aussi au nom de l’autonomie que sont condamnés volontaires des malades et des personnes en fin de vie, le gouvernement ayant choisi de légaliser la sédation profonde et continue jusqu’au décès, avec arrêt de l’alimentation et de l’hydratation désormais clairement assimilés à des traitements. Ce pas franchi vers la légalisation de l’euthanasie conduit à inciter à choisir la mort plutôt qu’à accepter l’accompagnement de l’humble humanité des derniers instants. Combien de familles meurtries de s’être fait voler la fin de vie d’un des leurs ? Dans ce contexte, la situation de Vincent Lambert manifeste avec acuité la recomposition sans pitié du rapport de la société à ses membres les plus fragiles.

Quel est la signification sociale de ces changements ?

Sur un plan scientifique, le progrès, dont la finalité devient floue, n’est plus astreint à aucune limite. Est juste ce qui va dans le sens du progrès, est injuste ce qui s’y oppose. Dans ce contexte, toute régulation, vécue comme une contrainte insupportable, se trouve vouée l’échec.

Par ailleurs, il me semble que ces réformes sont assez typiques d’un basculement des valeurs de l’éthique de notre société, remplacées par une logique financière, eugénique et transhumaniste. De fait, sur des enjeux de procréation médicalement assistée, de GPA, de dépistage de la trisomie 21 par exemple, la technique et le marché ont pris le pas sur l’éthique. Les manipulations dans le cadre des techniques de reproduction ont conduit à la chosification de l’embryon humain, qui, trié via la sélection embryonnaire, permet l’eugénisme. C’est un eugénisme de convenance, assumé dans le cas de la trisomie 21, et qui sert le mythe de l’enfant parfait, premier pas vers un post-humain sans défaut et augmenté.

Enfin, des limitations graves de la liberté d’expression remettent en question les fondements même du contrat social quand la parole d’un film défendant les enfants trisomiques est censurée, quand l’information sur l’avortement fait l’objet d’un délit quand elle n’est pas conforme à une « vérité d’Etat »…

Il serait temps de retrouver la cohérence des principes fondateurs que nos sociétés ont oubliés pour tracer un chemin conforme à la dignité de la personne humaine."

Posté le 25 avril 2017 à 09h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

24 avril 2017

Biopolitique : Marine Le Pen vs Emmanuel Macron

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Posté le 24 avril 2017 à 09h11 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2017

« Droits de l’homme et ‘bricolage procréatif’ »: la CEDH saisie par les deux «mères» d’un même enfant

La Cour européenne des droits de l’homme a été saisie d’une affaire ayant trait à la filiation d’un enfant conçu artificiellement par deux femmes vivant en couple. L’une des deux ressortissantes allemandes unies par un partenariat civil a mis au monde un enfant en ayant recours à la PMA en Belgique, car l’Allemagne réserve cette technique aux couples hétérosexuels souffrant d’infertilité.

L’enfant a été conçu au moyen d’un ovocyte prélevé dans l’une des partenaires, fécondé in vitro par un homme anonyme, et implanté dans l’utérus de l’autre femme. Pauvre enfant.

Les deux femmes et l’enfant se plaignent devant la Cour du refus des juridictions allemandes d’enregistrer automatiquement la partenaire de la femme ayant accouché comme mère légale et second parent de l’enfant. 

Une condamnation de l’Allemagne dans cette affaire constituerait un pas supplémentaire vers l’admission de la gestation par autrui (GPA) : la pratique dont ont usé les requérantes adultes est précisément une forme de GPA puisqu’une femme porte un enfant qui a été implanté dans son utérus alors qu’elle lui est génétiquement étrangère, l’enfant ayant été conçu à partir d’un ovule fourni par une autre femme.

Posté le 22 avril 2017 à 13h27 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2017

Macron est dans la droite ligne des gouvernements successifs de François Hollande depuis la loi Taubira

Témoignage d'un haut-fonctionnaire à propos des positions de macron sur les questions éthiques et de société (GPA, PMA, euthanasie...) :

"La position de M. Macron est dans la droite ligne de celle affichée par les gouvernements successifs de M. Hollande depuis la loi Taubira. C'est du progressisme mou qui avance masqué. Cette position consiste à proclamer plus ou moins clairement, suivant les interlocuteurs que l'on veut séduire ou rassurer, que la GPA restera interdite, tout en feignant de ne pas voir qu'elle se met en place dans les faits. C'est exactement ce  qui était annoncé dans la tribune du groupe Cambacérès publiée  en 2013 par Atlantico : comme tout le droit de la filiation est lié au mariage, la loi Taubira ouvre la porte au droit à l'enfant, et donc au trafic d'enfants, bien sûr sans le dire et sous le noble couvert de l'égalité entre les personnes quelle que soit leur orientation sexuelle (...)

Sur le sujet de la PMA pour les couples de femmes et de la GPA pour les couples d'hommes, M. Bergé a parfaitement raison. Si rien n'est fait, si on évite tout débat, si on laisse faire l'ultralibéralisme sociétal au nom duquel tout est permis, on dira dans 5 ans que le droit doit s'adapter aux faits (ce qui est la négation même du droit...) , et la GPA s'imposera d'elle même. Accessoirement, si M. Bergé n'était pas un milliardaire étiqueté à gauche, ses déclarations sur la location d'un utérus comparable à la location des bras d'un ouvrier auraient été unanimement condamnées, en tout premier lieu par quiconque se prétend un tant soit peu féministe, ou un tant soit peu humaniste. 

La position, ou plutôt l'absence de position de M. Macron consiste à éviter tout débat sur ces questions parce que le débat serait clivant, et donc, à n'avoir aucun programme qui pourrait être susceptible de fâcher un électeur. Mais n'est-ce pas le propre d'un débat démocratique que d'opposer des points de vue divergents, et de chercher un compromis acceptable?  dans une dictature il n'y a pas de débats. Cette position traduit en première analyse un mépris de la capacité du corps social et de ses représentants à parvenir à des solutions sages sur des questions essentielles.

Il y a plus grave. Emmanuel Macron estime, dans une interview à La Croix du lundi 13 mars, que les questions éthiques de société "ne sont pas prioritaires sur le plan de l'action politique" (...)

En réalité, cette position s'explique aisément. Pour M. Macron et plus généralement pour les tenants du progressisme sociétal, il n'y a pas de débat sur ces questions éthiques car le sens de l'Histoire est clair: toujours plus de libéralisme, toujours moins d'encadrement, laissons faire et la société évoluera d'elle même vers un avenir radieux débarrassé des encombrants garde-fous hérités d'un passé révolu. Dans ces conditions, il n'y a pas de position à clarifier, il n'y a qu'une proposition de chèque en blanc (...)" 

Posté le 21 avril 2017 à 17h50 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

19 avril 2017

Clientélisme sur la GPA : Sylviane Agacinski épingle Macron qui flatte le lobby LGBT

Emmanuel Macron, hochet sans conviction propre, dit à chacun ce qu'il a envie d'entendre. Mais il y a des sujets où ça ne passe pas, dont la GPA :

"Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle, n’a pas répondu au questionnaire qu’elles lui ont adressé sur la Gestation pour autrui. Contrairement à Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Benoît Hamon qui eux « se sont prononcés en faveur d’initiatives internationales pour l’abolition de la GPA ». Alors Sylviane Agacinski, philosophe ; Ana-Luana Stoicea-Deram, présidente du Collectif pour le respect de la personne et Martine Segalen, ethnologue ont décidé de lui adresser une lettre ouverte, publiée ce mercredi matin dans le Figaro.

Elles estiment que le candidat d’En Marche ! a « pris publiquement des positions ambiguës » sur cette question. Alors qu’il disait « ne pas y être favorable en décembre 2016 », il a envoyé le 16 avril dernier une lettre à la communauté LGBTI (Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexe) disant vouloir « s’attaquer au problème de la GPA très peu payée et subie ». Et les trois femmes de l’interroger : « Est-ce à dire que, supposée « bien payée et consentie », sur le modèle californien, cette pratique vous paraît légitime ? » « Nous ne pouvons admettre que le marché devienne le modèle indépassable des relations humaines et que plus rien ne lui échappe », s’insurgent les trois signataires et demandent au candidat s’il trouve « réellement légitime et progressiste que la loi permette à quiconque de louer le corps d’une femme le temps d’une grossesse et d’acheter un enfant »(...)

Elles concluent : « Nous attendons (d’un candidat à la présidentielle) qu’il défende les droits fondamentaux de la personne humaine figurant dans la Constitution et par conséquent qu’il soit prêt à s’engager, avec d’autres pays européens, vers une abolition universelle de la GPA ».

Posté le 19 avril 2017 à 17h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

13 avril 2017

La Fondation Jérôme Lejeune publie le bilan des dérives bioéthiques du quinquennat

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Source

Posté le 13 avril 2017 à 15h23 par Le Salon Beige | Lien permanent

11 avril 2017

Le Professeur Jean-François Mattei "enseigne" sur KTO

Capture d’écran 2017-04-10 à 22.04.43Le dimanche des Rameaux, KTO diffusait, dans le cadre de l'académie catholique de France, un entretien avec le Pr JF Mattei, ancien Ministre de la santé et président de la Croix Rouge.

Le terme catholique employé par cette académie est-il approprié lorsqu'on sait que cet homme est à l'origine des lois de bioéthique en 1994 (il en était le rapporteur) permettant la congélation des embryons humains issus de la Fiv et non implantés. Le Professeur Jerôme Lejeune avait qualifié cette état imposé aux êtres humains d'enfer concentrationnaire.

Plus gravement encore, il a présidé aux rédactions, conceptions et mises en oeuvres de la loi Bioéthique votée en 2004 dite loi bioéthique de 2004, qui fera l'objet de nombreuses dérogations de recherches (plusieurs centaines autorisées dans le cadre de cette même Loi et de plusieurs révisions dont la dernière, très essentielle, a été publiée en 2013 sans grande publicité ni information : pour cause elle ouvrait à la légalisation de recherche sur les embryons humains disponibles à des fins médicales et de recherche, y compris dégénératives).

Or ces lois de Bioéthiques ouvrent la voie en toute légalité et dépénalisation à des fins thérapeutiques (par dérogation en 2004 pour 5 ans puis leur généralisation ensuite, selon la technique des petits pas), de recherche et scientifique, et plus récemment à des fins médicales ou de procréation (assistance médicale à la), aux manipulations génétiques dès la conception du génome.

Le Pr JF Mattei  le disait d'ailleurs très rapidement dans l'émission le respect de notre corps sur KTO en 2013 (voir à 1 mn 20 s : "il est désormais possible de créer la vie en dehors des processus naturels"). Cela est il cohérent avec l'intitulé de KTO une chaine qui s'affiche clairement comme "catholique"  et de l'émission d'une Académie - fondée en 2009 « pour le rayonnement du savoir et de la foi » ?

Les auditeurs catholiques familiers de KTO seraient heureux de connaitre ce qui justifie de donner la parole à une telle personnalité dont la responsabilité dans ce qu'il est juste d'appeler l'Abomination de la Désolation.

(merci à BV)

 

Posté le 11 avril 2017 à 09h08 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2017

La GPA, "un commerce méprisable, où il y a en germe toutes les conditions d’un esclavage moderne"

AbUne vraie charge d'un évêque catholique contre la GPA : monseigneur Angelo Becciu, substitut de la secrétairerie d’Etat a conclu la troisième édition du Chemin de croix « pour les femmes crucifiées », organisé par l’association « Communauté Pape Jean XXIII », le 7 avril 2017 à Rome.

"En regardant le Crucifix j’entends une voix qui me demande de prononcer au nom de vous tous une simple parole : pardon (...).

Nous voulons demander pardon aux milliers de filles venues en ces terres (…) de droit, et même connues comme terres chrétiennes, sur lesquelles, au contraire, ces sœurs ont expérimenté des souffrances indicibles (…).

Ce soir, nous voulons leur demander pardon pour toutes les fois où nous avons détourné le regard et où nous n’avons rien fait (…) pour faire cesser cette tragédie inacceptable et honteuse(...)

La GPA est un double attentat à la dignité de la vie humaine : contre les enfants, d’une part, parce qu’ils sont condamnés à être orphelins de parents vivants ; contre les mères, de l’autre, dont le corps est instrumentalisé, loué (...) 

Dans la gestation pour autrui, qui ressemble toujours plus à une production d’êtres humains, il y a en germe toutes les conditions d’un esclavage moderne où le corps de la femme est réduit à une marchandise, et l’enfant vu comme un produit (...)

Dans ce commerce méprisable, les plus riches exploitent les plus pauvres et la culture du rebut s’entremêle avec celle de la commercialisation de tout, y compris de la vie et du corps humain, créant un mélange explosif (...)

Dans le visage des femmes victimes de traite, prostitution forcée et violence, et dans toutes les victimes de l’égoïsme humain, nous voyons le visage de Jésus souffrant ; leur chair humiliée, blessée, rejetée, violée, est la chair du Seigneur crucifié (...)

Notre prière (…) doit se transformer en un engagement courageux, afin que ces sœurs qui sont dans l’épreuve puissent sentir l’affection et la solidarité de nos communautés chrétiennes et puissent renaître à une vie nouvelle et digne, en retrouvant la liberté, droit inviolable de toute personne humaine".

Posté le 10 avril 2017 à 17h05 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

06 avril 2017

Jean-Marie Le Méné contre les démiurges

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, publie une tribune dans Famille chrétienne, pour répondre à l'attaque de scientifiques dans Le Monde :

C8u9e2AXoAAzdVf"Une virulente pétition, relayée dans les médias, a été lancée par des personnalités qui demandent à l’État de retirer à la Fondation Jérôme-Lejeune sa reconnaissance d’utilité publique.

On trouve deux sortes de pétitionnaires. Ceux qui enlèvent du ventre des femmes les enfants indésirables, et ceux qui n’y introduisent que des enfants désirés. Deux faces, eugéniste et « démiurgique », de la même médaille transhumaniste. Souvent des militants de longue date : Émile Baulieu (pilule abortive RU), René Frydman (pionnier de la Fiv), Pierre Jouannet (patron des Cecos), Marc Peschanski (utilisateur de l’embryon dans la recherche), François Olivennes (favorable à la GPA)Des auteurs de propos chocs : Jacques Milliez, dans L’Euthanasie du fœtusjustifie un « ordre établi » en faveur de l’avortement des trisomiques. Israël Nisand, dans Vivre ensemble, décrit le choix des enfants comme « un programme eugénique » et ajoute « Cela ne m’offense pas de l’accepter ». Jean-Didier Vincent lance sur France Inter : « Pourquoi faut-il conserver les trisomiques, qui sont quand même un poison dans une famille ? »

Ces routiniers de la transgression ont eu le courage de se liguer contre une institution qui accueille des handicapés mentaux en consultation, finance de la recherche à leur profit, et refuse la lâcheté de supprimer les incurables. Son intérêt à agir pour défendre la vie humaine dès l’origine est reconnu par le Conseil d’État. Coïncidence ? La pétition a été lancée après la requête de la Fondation contre la première autorisation de créer un embryon à trois parents ! Une technique qui allie clonage, création d’un embryon pour la recherche et transgenèse. Une triple violation de la loi et des normes internationales en vigueur.

Le comble est que la Fondation, qui essaie de faire respecter la loi, est accusée par ceux qui se vantent de l’avoir bravée. On se souvient que les premiers signataires de la pétition (Jouannet et Frydman) avaient soutenu – il y a quarante-cinq ans – la stratégie massive de désobéissance à la loi prônée par le Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (« À mort Lejeune. Le MLAC veille », lisait-on sur les murs de la Faculté).

Frydman, qui ne désarme jamais, a récemment pris la tête d’un collectif de cent trente médecins qui ont déclaré avoir contourné la loi en aidant des couples homosexuels à avoir des enfants. Il vient d’être mis en cause devant le Conseil de l’ordre. Cette méthode des « illégalités fécondes » tient pour juste ce qu’elle qualifie de progrès, et injuste tout ce qui s’y oppose.

La guerre faite à la Fondation, qui non seulement ne reçoit rien de l’État mais lui donne des moyens de ne pas abandonner des populations décimées par l’eugénisme, est un moment de la guerre éternelle que les puissants font aux petits. Dans la connivence de la quasi-totalité des autorités politiques et morales.

Ceux qui nous frappent exigent notre silence, craignent notre présence, et redoutent notre conscience. Mais les 8 500 patients de la consultation, en augmentation de 500 nouveaux cas par an, parlent pour nous. Leur vie, diminuée aux yeux du monde, ne mérite plus d’être vécue. La Fondation est leur rempart. Leur faiblesse est notre force."

Posté le 6 avril 2017 à 20h12 par Michel Janva | Lien permanent

Culture de vie culture de mort : position des candidats

Alliance Vita a mis à jour son baromètre biopolitique suite aux dernières prises de position des candidats, notamment celle de François Fillon sur l'embryon :

Barometre-presidentielle-V4

Posté le 6 avril 2017 à 15h27 par Le Salon Beige | Lien permanent

03 avril 2017

Trisomie : une maladie que l'Etat a abandonnée depuis longtemps

Alexandre Varaut, Président du Collectif contre l'Handiphobie et père d'un enfant porteur de trisomie 21, défend dans Le Figaro la Fondation Jérôme Lejeune :

François a dix-huit ans. Il est au Lycée Stanislas, il a des amis, il est heureux. Il est malade aussi, une trisomie 21 qui a blessé son intelligence et marqué son allure. Comme il avait curieusement échappé au radar de la détection in utero, l'accoucheur nous avait obligeamment proposé de ne pas le laisser vivre. Le décor était planté …

Il avance depuis dans sa vie avec le fardeau de son génome, l'insouciance de sa jeunesse et cette question qu'il me repose sans cesse: «Papa, quand est-ce que je ne serai plus handicapé?» Je ne sais pas répondre à cette question. Demain? Jamais? Quel savant trouvera la réponse? Les personnes porteuses de trisomie 21 n'appartiennent pas à une race à part pour l'éternité, ce sont des malades, il n'y pas de maladie que l'intelligence humaine ne puisse vaincre, un jour.

Le journal Le Monde a publié hier une tribune spectaculaire cosignée par cent quarante-six scientifiques qui demandent le retrait de la reconnaissance d'utilité publique de la Fondation Jérôme Lejeune. Ces savants sont contrariés par diverses actions judiciaires de cette Fondation contre les recherches qu'ils mènent sur des embryons. Nous avons grand besoin pour nos enfants de chercheurs, ils portent beaucoup de nos espoirs. Peut-être devraient-ils s'interroger aussi, sans répit, sur les moyens et les fins de leurs travaux ; il n'y a qu'un pas du diagnostic prénatal à l'eugénisme, de la fission de l'atome à Hiroshima …

Mon fils ne peut pas comprendre ces querelles de mandarin, mais il sait une chose ou deux: c'est bien la consultation médicale spécialisée de la Fondation Lejeune qui l'a accueilli avec ses parents il y a dix-huit ans, c'est là qu'il trouve depuis médecins, psychologues ou orthophonistes comme huit mille cinq cent autres familles. Il n'y a pas en France ni en Europe d'autre solution comparable. C'est de cette Fondation que vient aussi la plus grande part de la recherche pour vaincre une maladie que l'Etat a abandonnée depuis longtemps. Cet engagement médical et scientifique de la Fondation s'accommode aisément d'une exigence éthique: la procréation sélective n'est pas la solution, la maladie ne sera pas vaincue parce que l'on aura éliminé les malades.

Quelques procédures menées par cette Fondation pour interroger le juge sur la légitimité de certaines recherches sur l'embryon ont donc conduit à cette pétition insensée demandant de fait la mise à mort de la Fondation. Aucun de ces cent quarante-six signataires n'a de solution alternative à nous proposer, aucun de ces dignes mandarins reclus dans leur laboratoire ne prendra nos enfants sur leurs genoux. Aucun d'entre eux ne devrait se glorifier de cette exigence faustienne de chercher sans limite. Messieurs les savants, acceptez la contradiction éthique et l'arbitrage du juge et SURTOUT, ne réglez pas vos comptes sur le dos de nos enfants. Ils attendent de vous l'espoir d'une guérison, pas un surcroît de malheurs."

Posté le 3 avril 2017 à 21h15 par Michel Janva | Lien permanent

Au nom du progrès, François Fillon accepte de tuer des embryons humains

Le mythe gauchiste du progrès, défendu par le candidat de la droite :

Alors même que la recherche destructrice d'embryons humains ne produit aucun résultat scientifique probant.

Posté le 3 avril 2017 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2017

Jean-Marie Le Méné décrypte l'attaque contre la Fondation Jérôme Lejeune

146 scientifiques et médecins ont signé récemment une tribune dans Le Monde, attaquant la fondation Jérôme-Lejeune en demandant à l’État de lui supprimer sa reconnaissance d’utilité publique. Jean-Marie Le Méné, président de cette fondation, réagit au micro de Boulevard Voltaire.

Posté le 2 avril 2017 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2017

Le Centre de Bioéthique Jérôme Lejeune propose des Master-class en éthique biomédicale

Visuelmasterclasssite-1024x430Le tout nouveau Centre de Bioéthique Jérôme Lejeune propose des Master-class en éthique biomédicale à destination des médecins et étudiants en médecine, des chercheurs, des universitaires et des enseignants (philosophie, biologie, etc.).

Ces Master-class sont des cours d’expertise délivrés à un nombre restreint d’étudiants pour un enseignement de haut niveau personnalisé. Elles s’adressent à un public de niveau études supérieures.

Master-class : ''Printemps de la bioéthique'' | Avril - juin 2017

Master-class : ''Des fondements à la pratique'' | Septembre 2017 - Avril 2018

Plus d'informations.

Posté le 31 mars 2017 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2017

Une pétition de militants pour neutraliser la fondation Lejeune

Dans une tribune au « Monde », 146 scientifiques dénoncent les prises de position de la fondation Jérôme Lejeune contre les recherches destructrice d'embryons humains et contre l’avortement et appellent à supprimer son statut de d’utilité publique. Réponse de la Fondation :

Capture d’écran 2017-03-30 à 18.46.12"La fondation Jérôme Lejeune a été créée pour poursuivre après la mort du généticien Jérôme Lejeune ses travaux scientifiques médicaux et éthiques. Elle assume cette mission à travers ses actions statutaires connues depuis sa création :

  • une consultation médicale pluridisciplinaire de l’Institut Jérôme Lejeune qui compte aujourd’hui 8 500 patients déficients intellectuels (500 nouveaux patients/an).
  • la recherche sur les retards mentaux d’origine génétique dans une perspective thérapeutique grâce au financement ininterrompu d’équipes de l’INSERM, du CNRS ou d’autres laboratoires publics ou privés, français ou étrangers. Les premiers essais cliniques sont en cours.
  • la défense de la vie et de la dignité de l’être humain dans un contexte d’eugénisme où le marché est en connivence avec des progrès technoscientifiques visant à améliorer la procréation sélective.

Cette 3ème mission conduit la fondation à soumettre au juge administratif la question de la légalité de certaines décisions de l’Agence de la biomédecine (ABM) autorisant des travaux de recherche sur l’embryon. Sur plus de 200 décisions de l’ABM concernant l’embryon depuis 2004, la fondation a contesté la légalité de 39 d’entre elles. Le Conseil d’Etat a reconnu l’intérêt à agir de la fondation dans ce domaine.

Les pétitionnaires

La pétition est lancée par des personnalités qui contestent le refus de la fondation Jérôme Lejeune de subordonner la vie d’un nouvel être humain à la qualité de son génome et de donner à la médecine le pouvoir de déterminer la valeur des vies humaines. On y trouve des militants de la désobéissance à la loi. Ainsi le professeur René Frydman a emmené en 2016 un collectif de 130 médecins (comme Patricia Fauque) qui ont déclaré avoir bravé la loi en recourant à la PMA pour des couples homosexuels. Depuis, certains ont dénoncé une instrumentalisation.

La pétition rassemble aussi des scientifiques très impliqués dans la médecine de la reproduction, le recours aux CECOS et la recherche sur l’embryon humain. Aux scientifiques déjà cités s’associent Jean-Paul Renard, John de Vos, Bernard Jégou, Alfred Spira, Cécile Martinat et Marc Peschanski. Ce dernier est notamment l’auteur de la recherche embryonnaire dont l’autorisation a été jugée illégale par le Conseil d’Etat en 2014.

Jacques Milliez, pour sa part, dans son livre L’euthanasie du fœtus, compare l’avortement eugénique des enfants trisomiques à un « eugénisme génocidaire » et justifie un « ordre établi » qui s’imposerait aux parents concernés.

Israël Nisand reconnaît dans le Journal Vivre Ensemble de l’UNAPEI que « quand on choisit les enfants à naître, on est dans un programme eugénique » et ajoute « cela ne m’offense pas de l’accepter ».

Jean-Didier Vincent a déclaré au président de la fondation dans l’émission scientifique « La tête au carré » le 12 octobre 2012 : « Allez au fond de votre idéologie : vous êtes contre l’eugénisme qui élimine les trisomiques. C’est tout. C’est clair. Ne biaisez pas là-dessus ! » avant de conclure : « Pourquoi faut-il conserver les trisomiques qui sont quand même un poison dans une famille, il faut bien le dire ! ».

Quant à Yehezekel Ben Ari, il fait l’objet d’une procédure en diffamation après avoir comparé le président de la fondation Jérôme Lejeune au stalinien Lyssenko.

Les enjeux

La pétition a été lancée peu après la requête de la fondation contre une autorisation de l’ABM autorisant des travaux de recherche sur une nouvelle technique de FIV (FIV dite « à 3 parents » ou fabrication de « bébé OGM »), délivrée par l’ABM. Cette nouvelle technique comporte une phase de clonage (transfert de noyau), la création d’un embryon pour la recherche et une modification du génome de l’être humain ainsi fabriqué. Il est légitime de s’interroger sur cette triple violation de la loi de bioéthique et des normes internationales en vigueur.

Cette pétition manifeste une volonté de neutraliser la fondation Lejeune qui non seulement ne reçoit aucune subvention mais soutient une recherche publique (malheureusement déshéritée) au profit des déficients intellectuels à partir de fonds privés en provenance de petits donateurs.

Une question se pose : comment des scientifiques qui revendiquent volontiers des « illégalités fécondes » se permettent-ils de jeter en pâture médiatique une institution qui aurait le tort d’invoquer le secours de la loi pour défendre les plus fragiles contre l’eugénisme et le transhumanisme ?"

Posté le 30 mars 2017 à 18h48 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2017

Quelle place pour les enjeux bioéthiques dans le programme des principaux candidats ?

Baromètre biopolitique d'Alliance Vita, mis à jour :

Barometre-presidentielle_28-03-2017

Posté le 29 mars 2017 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2017

L'hommage du cardinal Sarah à Jérôme Lejeune


Cardinal Sarah : du transhumanisme à la GPA... par bvoltaire

Posté le 28 mars 2017 à 21h25 par Michel Janva | Lien permanent

25 mars 2017

L’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie aseptisée en laboratoire

Le cardinal Sarah célèbre aujourd'hui samedi 25 mars la messe anniversaire de la mort du professeur Lejeune en l'église Saint-Augustin (Paris), après avoir donné une conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19). Rendez-vous à 17 heures à l’église Saint-Augustin pour la conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19) et à 18h30 pour la messe. À cette occasion, Aleteia publie une tribune du cardinal : 

Unknown-21"Face à l’arrogance des puissances financières et médiatiques (Goliath), lourdement armées et protégées par la cuirasse de leurs fausses certitudes et par les nouvelles lois contre la vie, l’Église catholique du XXIe siècle, au moins en Occident, ressemble au petit reste dont parlent les Saintes Écritures. En effet, l’Église catholique, tel David, dispose seulement du petit caillou de l’Évangile de la Vie et de la Vérité, et pourtant elle va frapper le géant, Goliath en pleine tête et l’abattre. En effet, nous le savons bien, il s’agit d’une bataille, à la fois très âpre et décisive, qui sera longue et s’apparente à celle des fins dernières décrites dans le dernier livre de la Bible. Ainsi, il en va de la survie de l’humanité elle-même. Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort dénoncée par saint Jean Paul II dans son enseignement, se tient devant la femme enceinte, prêt à dévorer l’enfant à sa naissance, et à « nous » dévorer également (Ap 12, 4).

Soyons conscients que, une nouvelle fois, et c’est arrivé bien souvent dans sa longue histoire bimillénaire, l’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie : il ne s’agit plus d’Attila et de ses Huns, que sainte Geneviève arrêta devant Paris en 451, ni du combat des papes du XXe siècle — de Pie XI à saint Jean Paul II — contre les divers totalitarismes qui ont ensanglanté l’Europe et le reste du monde, il s’agit d’une barbarie aseptisée en laboratoire, terriblement efficace, que l’opinion publique ne perçoit pratiquement pas, puisqu’elle est anesthésiée par les Goliath des puissances financières et médiatiques. Oui, il s’agit bien d’un combat… à la vie et à la mort : si ce n’était pas le cas, les pouvoirs publics, en France, tenteraient-ils en ce moment de faire taire les sites internet dits « pro-vie », en inventant un délit d’entrave numérique à l’avortement ? Lors de la discussion de ce projet de loi aberrant au Parlement français, les défenseurs de la vie ont été verbalement lynchés pour avoir osé rappeler que l’avortement n’est pas un droit, mais un crime, et donc le plus grand drame de notre temps…

La puissance dramatique du refus de la vie

Aujourd’hui, personne ne peut se montrer insensible et indifférent devant l’obligation impérieuse de défendre l’enfant à naître. Au-delà de l’aspect moral qui nous interdit de porter atteinte à toute vie humaine, surtout lorsqu’elle est innocente et sans défense, la protection de l’embryon est la condition sine qua non pour sortir toute civilisation de la barbarie et assurer l’avenir de notre humanité. Le signe clinique le plus impressionnant, indiquant que nous allons vers l’abîme et un gouffre sans fond, c’est la puissance dramatique du refus de la vie. L’homme de la société de consommation devient toujours plus insensible au respect sacré de la vie humaine. Il ne comprend plus que la personne humaine puisse être un absolu que nous n’avons pas le droit de manipuler à notre guise.

Si le professeur Jérôme Lejeune était encore de ce monde, il ne ferait que suivre la ligne intangible de la défense de la dignité de la personne humaine, qui fut la sienne d’une manière constante. Il se serait donc opposé au faux et scandaleux « mariage » homosexuel, à ces aberrations que sont la PMA et la GPA, et il aurait combattu avec une énergie sans pareille la théorie proprement délirante et mortifère dite du « genre » ou « gender ». D’ailleurs, le professeur Lejeune avait vu et compris les conséquences de la légalisation de l’avortement en 1975, qui est devenu, avec le temps, un pseudo « droit de la femme » : ainsi, il tremblait déjà pour le sort de « ses » enfants trisomiques, qui, de fait, actuellement, sont en voie d’extermination, car, comme vous le savez, les pouvoirs publics eux-mêmes reconnaissent, comme une victoire funeste, que 96 % d’entre eux sont mis à mort par l’avortement. C’est vraiment horrible, criminel et sacrilège !

Une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine

Jérôme Lejeune avait aussi compris, lui, le grand généticien, à quelles dérives prométhéennes nous conduiraient les manipulations génétiques en tous genres, à commencer par la recherche sur les embryons, qui sont menacés « a priori » de destruction, puisque la nouvelle loi, votée récemment le 6 mai 2013 dans une indifférence quasi-générale, autorise expressément la recherche sur l’embryon, et ne met donc pratiquement plus de limite à la destruction des embryons dits surnuméraires, alors que, la loi précédente du 6 août 2004 prévoyait encore un régime d’interdiction avec dérogations accordées par l’Agence de biomédecine…  et ne parlons pas du transhumanisme, qui est proprement terrifiant : jusqu’où va-t-on aller dans cette course à l’enfer ? En effet, avec le transhumanisme, cela signifie que « l’humanité augmentée » sera le triomphe de l’eugénisme et de la sélection du meilleur capital génétique parmi tous les êtres afin de créer le surhomme idéal. Le transhumanisme va réaliser, grâce aux techno-sciences, le rêve prométhéen du nazisme. Comme dans le nazisme, y aura-t-il une race des seigneurs ? Si oui, sur quels critères ? Et, dans ce cas, que fera-t-on des « sous-hommes », selon la terminologie nazie, dont le travail aura été remplacé par les robots ? Ces questions sont terrifiantes et nous glacent jusqu’au sang.

Le refus d’accueillir et de laisser vivre ceux qui gênent, c’est-à-dire non seulement l’enfant conçu et « non désiré », comme le martèlent les partisans de l’avortement, mais aussi la personne handicapée, le malade en phase terminale, la personne âgée devenue impotente, ce refus manifeste une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine créée et donc voulue par Dieu.

Le pape François nous appelle à une mobilisation générale pour la Vie : quand il évoque l’Église qui, dit-il, est comme un lazaret ou un « hôpital de campagne » après la bataille, il pense en premier lieu à cette bataille pour la survie de l’humanité terriblement blessée dans sa chair et dans son âme, au chevet de laquelle se tient la Mère Eglise."

Posté le 25 mars 2017 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2017

PMA : 200 médecins contre la transgression de la loi

Le 17 mars 2016, le journal Le Monde publiait un article intitulé, « Nous, médecins, avons aidé des couples homosexuels à avoir un enfant même si la loi l’interdit. » Dans la version papier datée du lendemain, le quotidien du soir écrivait :

« Réunis par le gynécologue René Frydman, plus de 130 médecins et biologistes de la reproduction reconnaissent être sortis du cadre de la légalité afin d’aider des couples et des femmes à avoir un enfant. »

Cette action illégale peut valoir à son auteur 5 ans de prison et 75000 euros d’amende. 

Aussi, plus de 200 médecins, parmi lesquels de nombreux pédiatres, généralistes ou psychiatres, ont tenu à rappeler le fondement, donc aussi les limites, de leur métier et de leur science.

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Posté le 23 mars 2017 à 21h04 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2017

Questions autour des réponses de l'ONU à l'exploitation des femmes

Communiqué de La Manif Pour Tous :

"La session 2017 de la Commission de la condition de la femme de l'ONU va-t-elle omettre de traiter les nouvelles formes d'exploitation de la femme ? Production et transfert d'ovocytes, gestation pour autrui, vente de lait maternel, etc... sont pourtant en plein développement.

C'est en sa qualité d'organisme consultatif auprès de l'ECOSOC (Comité des droits économiques, sociaux et culturels), principal organe exécutif de l'Assemblée générale des Nations Unies, qu'une délégation de La Manif Pour Tous Tous participe à la session annuelle de la Commission de la condition de la femme qui se tient actuellement au siège des Nations Unies à New York (13 au 24 mars). Le thème de cette année est « L'autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en évolution ». Emmenée par Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, la délégation participe également aux conférences et débats. La délégation rencontre de nombreuses ONG lors de rendez-vous ou d'événements satellites. Alors que les interventions en séances plénières portent largement sur les discriminations à l'égard des femmes, en particulier sur le plan professionnel, les nouvelles formes de violences et d'exploitations - telles que l'exploitation procréative - qui connaissent actuellement un développement fulgurant, ne sont pas abordées.

L'urgence d'une mobilisation internationale 

En participant à ce sommet mondial de premier plan, le mouvement montre une nouvelle fois sa capacité à s'impliquer efficacement dans les combats majeurs qui sont les siens autour de la famille, de l'intérêt supérieur de l'enfant et de la dignité de l'homme et de la femme. La question de la place des femmes dans la vie professionnelle est essentielle tant la situation de la femme nécessite des mesures urgentes et majeures. En effet, comme l'exposé de la situation pays par pays au cours de cette session le démontre, la discrimination et l'exploitation de la femme dans le monde est plus alarmante que jamais.

Dénoncer sans tabou les nouvelles formes d'exploitation des femmes

Hélas, en dépit des scandales de ces dernières années avec les découvertes d' « usines à bébés » au Népal, au Nigéria, en Thaïlande..., les débats de la session attestent d'un retard considérable de la Commission de la condition de la femme sur les nouvelles formes d'exploitation : l'instrumentalisation de la capacité reproductive de la femme, notamment par la production et le transfert d'ovocytes, la gestation pour autrui, la vente de lait maternel - ne sont toujours pas traitées lors de cette session 2017 !"

 Ludovine de La Rochère déclare :

« Un enjeu majeur est pour le moment totalement mis de côté. Cependant, comme La Manif Pour Tous, des ONG de nombreux pays, dénoncent l'absence criante de ce sujet. Elles insistent en particulier sur la similitude des processus et réseaux d'exploitation sexuelle et d'exploitation reproductive ». « Il faut continuer et amplifier notre travail d'influence et quoi de mieux pour cela que d'être au cœur de l'ONU ? »

Posté le 19 mars 2017 à 19h25 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2017

La vente d'enfants pèse autour de 4 milliards de dollars aux États-Unis

Selon une enquête des Echos :

"Parce qu’ils sont infertiles, gays, concentrés sur leur carrière ou trop âgés, un nombre croissant de couples américains se tournent vers les mères porteuses. De plus en plus de femmes congèlent leurs ovules, voire des embryons. On estime que le « marché des bébés » pèse autour de 4 milliards de dollars aux États-Unis. Et ce n’est qu’un début.

Posté le 17 mars 2017 à 18h03 par Michel Janva | Lien permanent

10 mars 2017

23 mars : conférence de Tugdual Derville à Lourdes

BANDEAU_LOURDES

Posté le 10 mars 2017 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent

09 mars 2017

Marine Le Pen hostile à la dernière loi sur le « délit d’entrave numérique » à l'avortement

Extrait de l'entretien donné par Marine Le Pen dans Famille chrétienne :

F"Les questions de société et de bioéthique ne font pas partie des maîtres mots de votre campagne. Est-ce que cela veut dire que ce n’est pas une priorité pour vous ?

Je n’ai pas de nouvelles choses à annoncer parce que j’ai toujours été d’une clarté absolument totale. Je n’ai jamais varié, à la différence d’autres candidats, qui font de ces sujets un élément essentiel de leur image, mais qui dans leur projet, ne changent rien de ce qui a été mis en œuvre par les socialistes ! J’ai toujours été claire : je suis radicalement opposée à la gestation pour autrui (GPA), et je ne veux pas de mesure visant à rendre valides les GPA effectuées à l’étranger, comme le propose M. Macron. On ne peut pas mettre le peuple français devant le fait accompli, la loi française est la loi française ! Elle n’a pas à se soumettre à ces tentatives de détournement. Je souhaite également continuer de réserver la procréation médicalement assistée (PMA) comme réponse médicale aux problèmes de stérilité, et donc ne pas l’accorder aux célibataires. Enfin, comme je l’ai toujours dit, je veux créer une union civile (Pacs amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira, afin que les couples de même sexe bénéficient de facilités patrimoniales.

Vous voulez interdire la PMA aux célibataires, mais voulez-vous également le faire pour les couples de femmes ?

La PMA restera réservée en cas de problème médical. Comprenez qu’un couple qui a un souci de fertilité doit pouvoir y avoir recours.

En revenant sur le « mariage pour tous » instauré par la loi Taubira, revenez-vous aussi sur la filiation ?

Je suis contre l’adoption par les couples de même sexe. Un enfant qui est adopté démarre avec un certain nombre de difficultés dans la vie, et donc il faut lui donner la chance de grandir avec un papa et une maman.

Votre électorat est divisé sur cette question, comme sur celle de l’euthanasie ou du suicide assisté. Une grande partie y est favorable. Quelle est votre position ?

Je suis pour ne pas aller au-delà de la loi Leonetti. Je pense que les soins palliatifs sont un vrai chantier qui n’a pas encore pris la plénitude de ce qu’il devrait être en France. La gestion de la souffrance, de manière générale, n’est pas au niveau d’un grand pays avancé et attaché à l’humain que devrait être la France.

Vos positions sur l’IVG sont connues. Le programme du FN a changé en conséquence…

Assez peu ! De mémoire, en 1987, quand il y avait 35 députés du FN à l’Assemblée nationale, il n’était pas question de revenir sur l’avortement.

Certes. Mais il semble pour beaucoup de catholiques que votre mouvement est divisé sur cette question, ou qu’il entretient le flou.

Il n’y a pas de flou. Aujourd’hui, parmi les dirigeants du FN, personne n’est pour une restriction de l’accès à l’IVG. Il a pu y avoir des sensibilités différentes qui se sont exprimées sur la question du remboursement illimité, mais j’ai tranché cette question. Par conséquent, je ne toucherais pas à l’IVG, ni à ses conditions de remboursement. C’est clair. En revanche, je suis opposée à la dernière loi sur le « délit d’entrave numérique ». Le gouvernement a créé les conditions d’un effondrement de la liberté d’expression. Il ne peut pas décider des sujets dont on a le droit de parler, et de ne pas parler. On a le droit d’être contre l’accès à l’IVG, et de le dire. S’ensuivrait une dérive qui interdirait de critiquer le fondamentalisme islamiste ou l’immigration. Et pourquoi pas de rétablir le délit de blasphème !

Mais l’avortement reste un problème de santé publique. Que proposez-vous pour en faire baisser le nombre et aider les femmes enceintes en détresse ?

Je crois qu’il faut évidemment demander au Planning familial de faire un effort tout particulier, pour offrir aux femmes qui le souhaiteraient un support et un soutien pour conserver leur enfant si elles le souhaitent. Il est vrai qu’aujourd’hui, beaucoup de femmes doivent renoncer à un enfant pour des raisons économiques. De plus, elles sont souvent seules quand cette nouvelle arrive. Les familles monoparentales ont subi de plein fouet la crise et les choix économiques. Il faut que la nation apporte un soutien à ces femmes qui souhaitent garder leur enfant. Mais j’ai aussi évolué sur un certain nombre de choses. J’étais favorable à l’adoption prénatale. Je vois bien aujourd’hui qu’elle sera utilisée aujourd’hui pour détourner l’interdiction de la GPA, et j’y suis désormais opposée. [...]"

Posté le 9 mars 2017 à 16h32 par Michel Janva | Lien permanent

08 mars 2017

Journée de la femme : attention à la disparition de la femme

C'est le cri d'alarme de Laetitia Pouliquen, ondatrice de Woman Attitude. Elle est l'auteur de Femme 2.0: Féminisme et transhumanisme: quel avenir pour la femme? (Saint Léger éditions, 2016), dans Le Figaro :

ID-Laetitia3-360x300"[...] Si inégalités salariales et violences sexuelles sont le plus souvent constatées pour les femmes et doivent être dénoncées avec force, il faut cependant constater une dérive idéologique de cette vision de la femme qui pourrait nous mener au «désenfantement» de l'humanité et à la disparition de la femme. En effet, tout en reconnaissant la nécessité et la légitimité des enjeux d'égalité homme-femme, il devient apparent que le féminisme des années 60 nous a mené trop loin: en donnant un rôle central à la sexualité pointée du doigt comme la source principale d'oppression de la femme, la théorie de libération de la femme, teintée de relativisme, de libéralisme et d'existentialisme, a incité les femmes à se libérer de la loi, des normes morales, de la culture et de la différence sexuelle. Imprégnées de relativisme et d'individualisme, elles exigent indépendance et liberté sexuelle. La femme devient alors la concurrente de l'homme: ceci marque la fin de la reconnaissance de la complémentarité et de l'altérité.

La transformation profonde des femmes de notre siècle est, en fait, le fruit de trois agendas politiques imbriqués les uns dans les autres, qui pourrait mener à la création d'une «Femme 2.0», un individu de genre neutre, «augmenté» et sans filiation.

L'agenda politique du féminisme radical des années 60, celui du «Mon corps m'appartient» s'appuie sur la manipulation technologique de la fécondité des femmes par la contraception, l'avortement, la procréation médicalement assistée avec don de gamètes, la gestation pour autrui et à terme, l'utérus artificiel. Les conséquences majeures de cet agenda politique sont entre autres, une concurrence accrue entre hommes et femmes sur des plans économique, comportemental, et physiologique, une augmentation de la violence des femmes et paradoxalement, la création d'un marché des sous-produits procréatifs du corps féminin: vente d'ovocytes, du sang menstruel, de son lait maternel, location de son utérus…

Et au nom de l'égalité des genres s'appuyant sur l'agenda politique du «Gender», la réponse du berger à la bergère au nom de l'égalité ne se fait pas attendre: certains hommes réclament le «droit» à la maternité en tordant la filiation par le truchement de la technologie procréatique, et demandent d'avoir accès à l'allaitement et à la grossesse au masculin. Les deux agendas politiques décrits façonnent alors une femme «libérée» de sa fécondité et de son corps sexué, devenu un contributeur économique «comme les autres», de genre neutre.

Le transhumanisme, dernier agenda politique à venir, conduit à une transformation encore plus dangereuse et sans retour: cette philosophie, non contente d'abolir la mort, désire créer un être nouveau de toute pièce. Et cet être n'est plus ni homme ni femme. Les technologies NBIC pourraient ainsi marquer la fin de la maternité et imposer par eugénisme social, un individu de genre neutre, «augmenté» et sans filiation, dans laquelle on ne pourra reconnaître un homme ou une femme. [...]"

Posté le 8 mars 2017 à 21h27 par Michel Janva | Lien permanent

04 mars 2017

Création d’un nouveau Centre de Bioéthique Jérôme Lejeune

Masterclass-634x300Ce Centre de Bioéthique propose une Master-class en éthique biomédicale à destination des médecins et étudiants en médecine, des chercheurs, des universitaires et des enseignants (philosophie, biologie, etc.). Cette Master-class est un cours d’expertise délivré à un nombre restreint d’étudiants pour un enseignement de haut niveau personnalisé. Elle s’adresse à un public de niveau études supérieures.

La MASTER-CLASS Science et éthique propose 3 modules de formation sur l’actualité bioéthique :

1 – FAUT-IL AVOIR UN ENFANT PARFAIT ?
(DPN, DPI, FIV à 3 parents)
(Les mardis 11 avril, 18 avril, 25 avril 2017, par Mgr Suaudeau*)

2 – CORRIGER OU AUGMENTER L’ESPECE HUMAINE ?
(CRIS-CAS9, thérapie germinale, intelligence artificielle, transhumanisme)
(Les mardis 9 mai, 16 mai, 23 mai 2017, par Mgr Suaudeau*)

3 – FIN DE VIE
(Critères de la mort, Vincent Lambert, accompagnement en fin de vie)
(Les mardis 6 juin, 13 juin, 20 juin 2017)

*Mgr Jacques Suaudeau est médecin, chirurgien, ancien chercheur au National Institute of Health (USA), puis directeur scientifique de l’Académie Pontificale pour la Vie. Il est membre des Comités d’éthique du Conseil de l’Europe et de l’UNESCO.

  • Quand ? Les mardis (cf dates supra) de 20h à 22h.
  • Où ? A la Fondation Lejeune, 37 rue des Volontaires, 15ème Paris.
  • Prix : 15€ /module (1 module = 3 mardis)
     
  • Pour s’inscrire : centrebioethique@fondationlejeune.org

Posté le 4 mars 2017 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent

02 mars 2017

Un enfant trisomique n’est pas un « risque » !

La campagne participative de Stop Discriminating Down, lancée à l’occasion de la Journée internationale de la trisomie 2017, fait un tabac sur les réseaux sociaux !  

Pour en savoir plus sur cette campagne

4-(2)   LEOÀ vous d’agir ! 

Pour participer à la CAMPAGNE DE PHOTOS « Je ne suis pas un risque, je suis un frère, un fils, un ami » en envoyant une photo de votre enfant atteint de trisomie 21 seul ou entouré à l’adresse suivante contact@stopdiscriminatingdown.com

Quelques consignes pour sélectionner une photo : esthétique/positive/ meilleure qualité possible/grand format (HD). Nous ne pouvons pas, pour des questions de temps et de coût, retravailler vos photos.

Signez et diffusez la campagne mondiale « Stop Discriminating Down » pour défendre les enfants trisomiques devant l’ONU !

Posté le 2 mars 2017 à 19h20 par Michel Janva | Lien permanent

01 mars 2017

La franc-maçonnerie, « boussole » et « lumière » sur le transhumanisme ?

Lu sur Boomerang 2017 :

Unknown-20"François Hollande s’est rendu hier au siège parisien du Grand Orient de France, rue Cadet. C’est la première visite, dans l'histoire de la franc-maçonnerie, d'un président de la République en exercice. Il a rendu hommage aux francs-maçons, il a rappelé tout ce que la République devait au travail et à l’influence de ces derniers, singulièrement au sujet des lois sociétales.

Il a notamment déclaré : « Penser les mutations inouïes que les technologies du vivant nous laissent deviner, et c’est ce qu’on appelle le transhumanisme ou l’homme augmenté, c’est une question redoutable. Jusqu’où permettre le progrès ? Car le progrès ne doit pas être suspecté, nous devons le favoriser. Comment faire que nous puissions maîtriser ces graves questions éthiques ? Ce qui est en jeu c’est l’idée même d’humanité, de choix, de liberté. Alors face à ces bouleversements que certains espèrent, que d’autres redoutent, le regard de la franc-maçonnerie est une boussole tout à fait précieuse dans cette période et une lumière. »

C’est ainsi que le président non-candidat a posé une question qui n’a pas encore fait l’objet d’un débat dans la campagne présidentielle. En effet, si les enjeux autour de la robotique ont été abordés avec la proposition de Benoit Hamon de taxer les robots pour financer le revenu universel, le tanshumanisme n’a fait l’objet d’aucune déclaration substantielle ou de propositions notoires d’aucun candidat.

Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel qui vise l’amélioration des caractéristiques physiques et mentales de l’être humain grâce aux avancées des sciences et des techniques. In fine, le transhumanisme a pour objectif la mort de la mort , comme le titrait le retentissant ouvrage du docteur Laurent Alexandre. D’ici là, nos capacités humaines pourront être peu à peu augmentées : mieux voir, mieux entendre, tout savoir, prévenir des maladies, etc. Ce que l’on nous propose est irrésistible.

Le transhumanisme est-il l’avenir ou la fin de l’humanité ? Toute la question est là.

Apparu dans les années quatre-vingt, le transhumanisme a connu un formidable essor depuis l’an 2000 grâce à la convergence des nanotechnologies, de la biomédecine, de l’informatique et des neurosciences, les NBIC. Des exemples ? L’ordinateur Watson d’IBM capable d’établir un diagnostic ; les robots dotés d’intelligence artificielle qui opèrent des malades ou qui battent désormais les champions du monde des jeux de stratégie.

En médecine comme dans tous les domaines, l’accélération est prodigieuse, notamment du fait de la baisse des délais et des budgets : le coût à l’unité de l’analyse du patrimoine génétique est passé d’un milliard à mille dollars en moins de dix ans, ce qui le rend accessible à beaucoup de nos contemporains : ils peuvent désormais savoir quelles maladies les frapperont très probablement au cours de leur vie. Les conséquences sont vertigineuses.

Les acteurs majeurs du transhumanisme sont quatre sociétés dont la plupart d’entre nous utilisent quotidiennement les services : Google, Amazon, Facebook et Apple, autrement appelées les GAFA. Leurs forces sont leurs positions dominantes, leurs puissances financières, leur dynamisme en matière d’innovation et, surtout, leur accès en temps réel, aux connaissances du monde entier.

Si les dirigeants des GAFA ont, dans bien des domaines, des pouvoirs aussi importants, si ce n’est supérieurs, à ceux des Etats, Google occupe une place particulière. Première capitalisation boursière des Etats-Unis, acteur majeur de l’information, il cultive une discrétion légendaire sur lui-même. L’entreprise est en situation de quasi-monopole avec son moteur de recherche. Elle est le leader mondial de l’intelligence artificielle après avoir racheté en quelques années les sociétés les plus performantes de ce secteur.

Certains, comme le patron de la recherche chez Google, le « technoprophète » Raymond Kurzweil, annoncent la fusion entre l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle à l’horizon de ces trente prochaines années, avec une augmentation exponentielle des capacités de notre cerveau.

Nous sommes ainsi en train de changer de paradigme : nous passons à la technocratie dont l’enjeu majeur est la dignité de l’homme. Les NBIC posent la question de notre rapport à la technique : jusqu’où acceptons-nous de confier notre destin à celle-ci ? Notre raison n’est-elle pas instrumentalisée ? Ne risque-t-on pas de perdre si ce n’est notre humanité, tout au moins une part importante de celle- ci ? Qu’en est-il de nos libertés ? Faut-il poser des limites ? Si oui, lesquelles ? Comment les déterminer ?

Ces questions essentielles méritent donc d’être abordées pendant la campagne électorale afin que les électeurs connaissent la position des candidats sur ce mouvement qui bouleverse déjà la vie des sociétés.

C’est ce que demandent les biohumanistes parmi lesquels La Manif Pour Tous se reconnaît. L’homme augmenté est une échelle qui permet à l’humanité de monter en haut du « toboggan de la transgression ». Nous pensons donc que le sort de l’humanité devant les progrès techniques et de l’intelligence artificielle, mérite d’être pensé, débattu avec discernement, à l’occasion de débats publics. Il convient de ne pas laisser trancher ces questions aux seuls transhumanistes qui nous désignent comme bioconservateurs, nous renvoyant ainsi dans le camp, au mieux de l’immobilité, au pire de la réaction, espérant dans tous les cas nous disqualifier.

La campagne présidentielle est donc une occasion importante à ne pas manquer pour les biohumanistes de savoir ce que pense le prochain président de la République à ce sujet."

Posté le 1 mars 2017 à 10h13 par Michel Janva | Lien permanent

28 février 2017

Soirées Jérôme Lejeune : "Aux plus petits d’entre les miens"

Posté le 28 février 2017 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2017

Stop à l'extermination des personnes trisomiques

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Aujourd’hui dans de nombreux pays, plus de 90% des enfants trisomiques sont déjà avortés. Le consensus est général pour dénoncer le Gendercide et personne n’argumenterait pour promouvoir un « libre choix » des parents d’avorter d’une fille parce qu’elle ne serait pas un garçon. Etrangement, quand on applique ce raisonnement à la trisomie 21, la logique change. Discriminer un enfant sur la base d’une variation génétique devient un « choix libre » individuel et c’est même valorisé. Comment ce basculement est-il possible ?

Aujourd’hui, les bébés nés avec une trisomie 21 peuvent espérer une vie longue et de bonne qualité. La recherche montre que les personnes atteintes de trisomie 21 et leurs familles ont une meilleure appréciation de la vie que les autres. La sélection organisée et encouragée par les gouvernements, sans avantages pour la santé ou allègement des souffrances, est un crime social et moral envers les personnes handicapées, qui ont de nombreuses possibilités, et leurs familles. Ces programmes sabotent les progrès réalisés au cours des 40 dernières années pour promouvoir une société égalitaire et inclusive. Alors que dans le monde entier, chacun signe des pétitions, marche et organise des conférences pour lutter contre les discriminations et protéger la planète et sa biodiversité, personne ne devrait avoir à défendre sa vie menacée en raison de son patrimoine génétique. Dans un monde humain, les personnes atteintes du syndrome de trisomie 21 seraient les bienvenues.

Demandons au Secrétaire général des Nations UniesM. António Guterres, à son Haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Prince Zeid Ra’ad Al Hussein, au Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, M. Nils Muižnieks et au Commissaire européen à la Charte des Droits fondamentaux, M. Frans Timmermans, qu’ils formulent 3 exigences aux gouvernements des Etats :

  • Arrêter de proposer dans le cadre des programmes de santé publique le dépistage prénatal systématique de la trisomie 21 visant délibérément à la sélection
  • Réglementer l’introduction du dépistage génétique prénatal, sur la base des principes définis dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans la Convention d’Oviedo (articles 11 et 12) et dans la Charte européenne des droits fondamentaux de l’Union européenne (articles 2, 3, 21 et 26)
  • Permettre l’utilisation des tests génétiques uniquement pour améliorer les soinset le bien-être, et non pour discriminer les personnes en fonction de leurs prédispositions génétiques

Posté le 24 février 2017 à 14h01 par Michel Janva | Lien permanent

Quelle place pour les enjeux bioéthiques dans le programme des principaux candidats ?

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Posté le 24 février 2017 à 09h58 par Michel Janva | Lien permanent

17 février 2017

Emmanuel Macron s'engage à légaliser la PMA pour les femmes

Emmanuel Macron a déclaré dans la soirée de jeudi à Causette, lors d'une interview en direct sur le compte Facebook du magazine, qu'il était "favorable à la loi du mariage pour tous. Je la protégerai et la défendrai" alors que "d'autres candidats veulent la remettre en cause".

Effectivement Marine Le Pen souhaite l'abroger et François Fillon souhaite revoir une partie de la filiation.

L'entourage d'Emmanuel Macron rappellent qu'il est non seulement favorable à la loi Taubira, mais qu'il est en outre favorable à l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes.

"Le fait que la PMA ne soit pas ouverte aux couples de femmes et aux femmes seules est une discrimination intolérable". 

Surtout pour les enfants que l'on prive de père. Mais ça, la gauche s'en moque.

Posté le 17 février 2017 à 14h34 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2017

Congélation des ovocytes : une libération de la femme ?

De Sabine de Villeroché sur Boulevard Voltaire :

"En cette période électorale imprévisible, le magazine Elle maintient son cap et questionne les candidats à la présidentielle sur leurs engagements en matière d’avancées sociétales.

Tout ce qui touche au mieux-être des femmes est évoqué : santé, IVG, parité, non-discrimination, homosexualité… Prétexte à rappeler aux « présidentiables » que, sur les sujets de procréation médicalement assistée, de congélation d’ovocytes « pour toutes » et aussi de gestation pour autrui, la France a encore du chemin à faire.

Reste à savoir si ces revendications font vraiment avancer la « cause des femmes ». À commencer par la congélation de leurs ovocytes.

Conçu comme « un moyen de s’affranchir du temps », « parce que la liberté veut qu’on puisse mener sa vie comme on l’entend », l’autoconservation des ovocytes pour convenance personnelle permet, c’est bien commode, de reporter son projet de grossesse sans être rattrapée par son horloge biologique.

Pas sûr, pourtant, que les femmes y trouvent une véritable libération.

Les employeurs Facebook et Apple, eux, ont su saisir l’occasion de cette médicalisation de la maternité en proposant de financer les frais de congélation à leurs employées. Ou comment pallier les effets négatifs des grossesses sur la rentabilité de l’entreprise.

Sans parler du fossé d’inégalité que cette méthode moderne de procréation risque bien de creuser entre les femmes qui auront les moyens d’arrêter le temps (à partir de 3.000 euros) et les autres.

Quant aux enfants dont la conception a été remise à plus tard, est-ce vraiment idéal pour eux d’avoir une mère ayant passé la cinquantaine ?

À croire que féministes, experts, médecins tout occupés de complaire aux adultes ont perdu de vue qu’au bout du compte, c’est d’un enfant qu’il s’agit, non d’un produit rajeunissant…

Il est vrai qu’à jouer à s’affranchir à ce point du réel en s’imaginant mère à tout âge de la vie, on perd de vue certaines réalités.

Ces questions d’accès aux techniques reproductives « pour tous » seront réexaminées en 2018 lors de la révision des lois de bioéthique. Dans cette perspective, le tout nouveau président du Comité consultatif national d’éthique, le professeur Delfraissy, vient d’annoncer la publication d’un avis sur ces sujets au printemps. Selon ses déclarations : « L’éthique n’appartient pas qu’aux experts, elle a aussi besoin de s’appuyer sur la société… »

Son intention d’aider le citoyen « à franchir les étapes de réflexion sur les sujets difficiles » laisse présager le pire.

Pas évident que ces « avancées sociétales » fassent le bonheur des femmes et des nourrissons."

Posté le 8 février 2017 à 15h26 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2017

Italie : le spécialiste de la FIV condamné à 3 ans de prison pour extorsion

Severino Antinori, le gynécologue italien spécialisé dans les techniques de fécondation artificielle vient d’être condamné à trois ans et demi de réclusion pour extorsion.

Ce praticien a exigé un dessous-de-table à un couple dans le cadre d’une fécondation artificielle. Dans un premier temps, le gynécologue avait réclamé une première enveloppe de 30 000 euros pour organiser le voyage du couple en Espagne. 

Posté le 7 février 2017 à 12h18 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2017

1er février : soirée sur Jérôme Lejeune à Rouen

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Posté le 30 janvier 2017 à 16h47 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2017

Revirement de la CEDH dans l'affaire Paradiso : l’Italie pourrait retirer la garde d'un enfant "vendu" par GPA

ECLJ_LogoUne bonne nouvelle sur le site de l'ECLJ :

"Ce 24 janvier, la formation solennelle de la Cour européenne des droits de l’homme, a rendu publique une décision importante renversant une précédente décision de janvier 2015 en matière de gestation par autrui (GPA) dans l’affaireParadiso et Campanelli c. Italie.

A l’encontre de sa précédente décision, la Grande Chambre de la Cour a jugé, par onze voix contre six, que les autorités italiennes pouvaient légitimement retirer aux adultes commanditaires la garde d’un enfant obtenu illégalement par GPA.Ce faisant, la Cour rend aux États européens une certaine faculté de lutter contre la GPA internationale. [...]

Dans sa nouvelle décision, et c’est un point important, la Grande Chambre a conclu à l’absence de vie familiale, même seulement de facto (§ 157), entre les requérants et l’enfant compte tenu de l’absence de tout lien biologique entre eux, de la courte durée de leur cohabitation et de la « précarité » juridique de leurs liens, et ce « malgré l’existence d’un projet parental et la qualité des liens affectifs ».

La Cour a en revanche estimé que la vie privée des requérants a été affectée par le retrait de l’enfant, mais sans entraîner de violation des droits des requérants. La Cour a en effet jugé que le retrait de l’enfant avait pour but légitime la défense de l’ordre et la protection des droits et libertés d’autrui, en particulier celui de protéger les enfants en matière de filiation.[...]

De façon importante et à l’inverse de la première décision, la Grande Chambre rappelle que « la Convention ne consacre aucun droit de devenir parent » et pose que « l’intérêt général » prime « le désir de parentalité » des requérants. Plus encore, il était légitime de retirer l’enfant car « Accepter de laisser l’enfant avec les requérants (…) serait revenu à légaliser la situation créée par eux en violation de règles importantes du droit italien. » (§ 215)

Par cette décision, la Grande Chambre n’a malheureusement pas saisi l’occasion de condamner la pratique GPA en soi, mais elle rend néanmoins aux États la liberté de refuser le fait accompli et de sanctionner les personnes qui ont recours illégalement à la GPA, cette sanction pouvant aller jusqu’au retrait de l’enfant, comme en l’espèce.[...]

Il faut également souligner l'opinion concordante commune aux Juges De Gaetano, Pinto de Albuquerque, Wojtyczek et Dedov qui déclarent :

« nous estimons que la gestation pour autrui, qu’elle soit ou non rémunérée, n’est pas compatible avec la dignité humaine. Elle constitue un traitement dégradant non seulement pour l’enfant mais également pour la mère de substitution »

L’ECLJ s’est très fortement engagé sur cette affaire depuis 2012 et n’a eu de cesse de dénoncer la décision de 2015.  L’ECLJ se réjouit de cette décision ; il félicite les autorités italiennes pour leur défense."

Mais nous, en France, nous avons la circulaire Taubira, qui nous met devant le fait accompli...

Posté le 24 janvier 2017 à 22h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

20 janvier 2017

Promotion de la GPA : les Juristes pour l'enfance interpellent France 2

15972390_743074372506386_6222055265602957071_oL’argent public ne doit pas servir à la promotion de pratiques illégales qui marchandisent les corps des femmes et des enfants !

L’Association Juristes pour l’enfance écrit à France 2 et au Conseil supérieur de l'audiovisuel pour demander le retrait d'un projet d'émission de promotion de la GPA annoncée sur twitter comme « une émission positive à laquelle il n’y aura pas de personnes s’opposant à la GPA »! 

Vous pouvez vous aussi contacter France 2 :

Vous pouvez contacter le CSA sur le formulaire prévu pour signaler un programme : http://www.csa.fr/Services-en-ligne/Formulaire-pour-signaler-un-programme

Chaque voix compte, alors exprimons-nous ! Pour les enfants et les femmes victimes de la GPA, d’avance, merci !

Lettre adressée par l’association Juristes pour l’enfance à France 2

Monsieur le Directeur,

Vous n’êtes pas sans ignorer que la Gestation Pour Autrui est illégale en France et pénalement punissable.

Cette forme d’esclavage moderne du ventre des femmes ravale l’enfant à l’état d’objet que les adultes commandent, achètent ou rendent à loisir.

Votre chaîne projette une fois de plus de réaliser, de l’aveu même de vos journalistes de l’émission « Mille et unes vies », un reportage présentant la GPA  exclusivement sous ses aspects positifs. Récidive en l’occurrence puisque, en moins de 21 mois, vous avez déjà diffusé pas moins de 4 émissions avec le même parti pris !

L’émission concernée ose annoncer sur twitter « une émission positive à laquelle il n’y aura pas de personnes s’opposant à la GPA » pour chercher des intervenants : comment se fait-il que l’argent public soit ainsi utilisé à des fins illégales et idéologiques contraires aux principes de non disponibilité du corps humain et de dignité de la personne jalousement protégés par notre droit ?

Juristes Pour l’Enfance proteste énergiquement contre cette propagande militante et vous demande de bien vouloir mettre fin à ce projet d’émission, pour le respect des femmes et des enfants.

Nous vous informons que nous saisissons le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de la même demande.

Avec par avance tous nos remerciements pour la dignité des femmes et des enfants que, nous l’espérons, vous aurez à cœur de sauvegarder sur la chaine dont vous avez la responsabilité,

Recevez, monsieur le directeur, l’assurance de notre bien cordiale considération

Posté le 20 janvier 2017 à 18h13 par Michel Janva | Lien permanent

18 janvier 2017

Affaire Paradiso sur la « vente d’enfant par GPA » : la Grande Chambre de la CEDH va se prononcer

Communiqué de Gregor Puppinck :

"Le 24 janvier, la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme rendra public sa décision dans l’affaire Paradiso et Campanelli c. Italie en matière de gestation par autrui (GPA). C’est la première fois que la Grande Chambre, « formation solennelle » de la CEDH, se prononcera sur ce thème controversé ; elle posera alors les principes du régime de la GPA dans le cadre de la Convention européenne des droits de l’homme.

Est en cause dans cette affaire la décision des autorités italiennes de retirer un enfant né par GPA en Russie à un couple d’italiens âgés qui l’avait commandé et acheté (49.000 euros) auprès d’une compagnie russe. Après analyse, il était apparu que l’enfant n’avait aucun lien biologique avec les commanditaires : il a été produit sur commande par fécondation in vitro et GPA pour être vendu. Les juges italiens, constatant la violation des normes internationales et de l’ordre public italien, décidèrent – dans l’intérêt de l’enfant – de le retirer de la garde de ses acquéreurs pour le confier à l’adoption. L’enfant vécut moins de six mois avec ses commanditaires.

Dans un premier jugement rendu le 27 janvier 2015, la Cour avait condamné l’Italie à verser 30.000 euros au couple, estimant que le retrait de l’enfant avait porté atteinte au respect de leur vie privée et familiale, tout en concédant que l’Italie pouvait refuser de reconnaître la filiation établie en Russie (lire le jugement). Pour juger ainsi, la Cour avait estimé que l’achat d’un enfant peut constituer le fondement d’une vie familiale protégée par les droits de l’homme dès lors que les acquéreurs se sont comportés « comme des parents » pendant quelques mois. La Cour en déduisit que la protection de cette « vie familiale » primait le respect de l’ordre public et qu’il était dans l’intérêt de l’enfant d’être élevé par ses acquéreurs. Ce faisant la Cour entérinait une vente d’enfant, paradoxalement au nom de l’intérêt de l’enfant.

Ce premier arrêt avait choqué, et l’ECLJ n’a eu de cesse de le dénoncer, car il entérine la production sur commande et la vente d’un enfant. À aucun moment la Cour ne s’était interrogée sur la moralité de la GPA, sur l’origine de l’enfant, sur l’exploitation des vendeurs de gamètes et de la mère porteuse à l’origine de son existence. Elle ne s’était pas davantage interrogée sur la violence irrémédiable infligée aux enfants nés de GPA : condamnés « pour leur bien », selon sa logique, à vivre avec ceux-là même qui les ont fait venir à l’existence comme une marchandise (commentaire d'arrêt en Anglais).

Comme l’avaient souligné les deux juges dissidents, Guido Raimondi et Robert Spano, cet arrêt réduit à néant la liberté des États de ne pas reconnaître d’effets juridiques à la gestation pour autrui, et même la légitimité du choix de l’État en ce sens.

À la demande du Gouvernement italien, l’affaire a été renvoyée « en appel » devant la Grande Chambre. Comme nous le disions déjà après l’audience, on peut raisonnablement espérer que la Grande Chambre renverse le premier jugement et reconnaisse le bien-fondé de la décision des autorités italiennes. Si tel est le cas, cette décision préserverait la liberté des États de ne pas reconnaître d’effets juridiques à des gestations par autrui réalisées à l’étranger, au moins en l’absence de lien biologique entre enfant et commendataire, comme en l’espèce. En revanche, lorsqu’un tel lien biologique existe, il est fort probable que la Cour maintienne l’exigence de sa reconnaissance juridique, suivant sa jurisprudence antérieure dans les affaires Mennesson et Labassée contre la France du 26 juin 2014."

Posté le 18 janvier 2017 à 15h23 par Michel Janva | Lien permanent

16 janvier 2017

Pression pour la fabrication de bébés en éprouvette

Unknown-19René Frydman, le savant-fou du premier bébé-éprouvette français, réclame dans son livre Le Droit de choisir l’ouverture de la PMA aux lesbiennes et aux femmes célibataires :

"Nous sommes devenus des agents de la circulation obligés d’orienter les couples vers l’étranger."

Ces pays se font donc de l'argent sur ces pratiques, consistant à dissocier l'amour humain et la procréation. Un manque à gagner intolérables pour nos savants-fous. René Frydman réclame l’autorisation encadrée de l’analyse génétique de l’embryon, une technique eugéniste autorisée au Royaume et en Espagne.

Une dérive contre laquelle l'Eglise mettait en garde dès 2007 :

"En fait, on a l’impression que certains chercheurs, dépourvus de toute référence éthique et conscients du potentiel inhérent au progrès technologique, cèdent à la logique des seuls désirs subjectifs et à la pression financière, particulièrement forte en ce domaine. Face à l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire, il faut réaffirmer que « l'amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d'être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l'enfant, ou le jeune, ou bien encore l'homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d'eux il voit l'empreinte de sa propre image et ressemblance […] C'est pourquoi le Magistère de l'Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu'à son terme naturel ». [Dignitas personae n°16]

Posté le 16 janvier 2017 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

Propagande : une émission "positive" c'est quand il n'y a pas de contradicteur

France 2 envisage de réaliser une émission sur la GPA sans opposant à ce nouvel esclavagisme :

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Posté le 16 janvier 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent

12 janvier 2017

Respect de la vie : les principales dérives depuis 2012

Frise réalisée par la Fondation Jérôme Lejeune à l'approche de la primaire de la gauche :

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Vous trouverez en bas de cette page les prises de position des différents candidats à la primaire de gauche sur ces sujets.

Posté le 12 janvier 2017 à 15h59 par Michel Janva | Lien permanent

07 janvier 2017

12 janvier : conférence sur le professeur Lejeune à Pontcalec (56)

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Posté le 7 janvier 2017 à 14h42 par Michel Janva | Lien permanent

26 décembre 2016

12 janvier : soirée sur Jérôme Lejeune à Pontcalec

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Posté le 26 décembre 2016 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

15 décembre 2016

Le Téléthon se vante d'utiliser des cellules souches embryonnaires

Combien d'embryons sacrifiés (source : magazine AFM Téléthon) ?

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Posté le 15 décembre 2016 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent

FIV à 3 parents : un Hiroshima bioéthique

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

FLa Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) vient de valider en Grande-Bretagne la loi qui autorise la FIV à trois parents. C’est une première mondiale à fort impact scientifique, éthique, juridique et financier.

Pour la Fondation Jérôme Lejeune, cette nouvelle technique de PMA avec manipulation du génome implique plusieurs transgressions :
- modification des lignées germinales,
- fabrication d’embryons transgéniques,

et pour l’une des techniques envisagées :
- fabrication d’embryons pour la recherche,
- recours au clonage.

Jean-Marie le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune interpelle les responsables politiques français ainsi que les autorités de la recherche et de la santé sur cette évolution scientifique majeure : « Face à cet Hiroshima bioéthique, que propose la France ? Qu’est-il envisagé pour protéger l’intégrité du patrimoine génétique de chaque être humain ? »

La FIV à 3 parents marque une révolution biotechnologique et éthique que la France ne peut ignorer. La modification du patrimoine génétique humain relève à la fois de l’eugénisme et du transhumanisme.

La campagne présidentielle qui s’ouvre est l’occasion pour les futurs responsables politiques de s’engager sur une question qui ne manquera pas de se poser en France. Il en va du destin de l’humanité.

Posté le 15 décembre 2016 à 16h42 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2016

Un nouveau président pour le CCNE avec 2 sujets majeurs : PMA et fin de vie

Lu sur Infocatho :

Unknown-3"Mercredi 7 décembre, la Commission des affaires sociales du Sénat a auditionné le professeur François Delfraissy, proposé par le Président de la République, en vue d’une nomination comme Président du CCNE [Conseil consultatif national d’éthique]. Il devrait remplacer Jean-Claude Ameisen, qui, à l’issue de 2 mandats, n’a pas souhaité être reconduit dans ses fonctions.

François Delfraissy est professeur d’immunologie clinique, et actuellement directeur de l’Agence nationale de recherches sur le SIDA et les hépatites virales (ANRS) et directeur de l’Institut Microbiologie et maladies infectieuses. Il est spécialisé dans les virus et les crises sanitaires. Il précise, qu’il n’est pas « un bioéthicien professionnel ». Son parcours est davantage celui d’un grand médecin qui a été marqué et façonné par la lutte contre le sida, et un souci de préserver la place nouvelle prise par les patients.

Il estime que le CCNE, qu’il voudrait être à la fois un lieu d’éclairage et de discussion, doit pouvoir « se mouiller » à travers des recommandations un peu plus nombreuses que celles produites par cette instance ces dernières années.

La place du citoyen au sein du CCNE, des personnes, pas des patients, lui semble essentielle. Il regrette qu’ils soient assez peu représentés : « Le CCNE est une élite intellectuelle », aussi il souhaite « faire entrer au sein de cette structure une vision citoyenne. Je considère qu’il est essentiel de donner une visibilité de la société civile plus grande au sein du CCNE ».

Le CCNE s’est emparé de 3 grands sujets qui tournent autour de la procréation, de la fin de vie et des neurosciences et des troubles cognitifs. Pour lui, un certain nombre d’autres sujets de société pourraient progressivement être introduits comme la question du «  bien vieillir »,  de l’innovation thérapeutique qui sont en train de révolutionner l’accès à la médecine … Selon lui, « sans faire du CCNE une instance médicale, la question éthique sur ces questions est importante ». Concernant les données de santé, un équilibre est à trouver entre les données individuelles et le fait que tout peut être traité en big data. « C’est un enjeu majeur pour les années qui viennent », avec une dimension l’éthique encore une fois présente : « Quel équilibre entre le respect individuel de chacun et le besoin ? La France peut être très en avance sur ce sujet ». Il évoque aussi le problème des organes artificiels en 4D : nouveau poumon, nouveau pancréas, nouvelle trachée… Il faut que le CCNE anticipe les questions que les scientifiques et les chercheurs peuvent se poser.

La loi de bioéthique est censée être reprise en 2018 et donnera lieu des états généraux citoyens de bioéthique qui sont à organiser. Il s’interroge : « Comment on fait participer plus le citoyen à cette réflexion éthique ? ».

Aujourd’hui, le CCNE est en train en passe de boucler deux gros rapports : le premier est quasiment achevé, il concerne la PMA. Le second sur la fin de vie est un « des sujets du débat citoyen à monter »."

Posté le 10 décembre 2016 à 11h24 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2016

Téléthon : à défaut de soigner, les scientifiques trient les bébés

Dans son journal de vendredi, TV Libertés évoque le Téléthon (à partir de 20mn25), sans complexe :

Posté le 4 décembre 2016 à 18h36 par Michel Janva | Lien permanent

Mum, Dad & Kids : Prendre la parole, ça prend 3 minutes

http://www.mumdadandkids.eu/

Posté le 4 décembre 2016 à 15h09 par Michel Janva | Lien permanent


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