03 mars 2015

En mars 2015, un mois avec le professeur Lejeune

Lu sur Zenit.org :

"Par des citations accompagnant son service quotidien, Zenit propose à ses lecteurs de passer un mois, en mars, avec le professeur Jérôme Lejeune (1926-1994), en préparation au 21eanniversaire du rappel à Dieu de ce grand scientifique du XXème siècle, pionnier de la génétique moderne, et ardent défenseur de la dignité de toute vie humaine.

Une messe pour la Vie sera célébrée à l’occasion de cet anniversaire, le 10 avril prochain [à 19h30], en l’église Saint-Augustin, à Paris, par Mgr Jean-Marie Mpendawatu, Secrétaire – « numéro deux » - du Conseil pontifical pour la santé.

Soigner et guérir

Le Professeur Lejeune a marqué l’histoire en mettant son immense intelligence et sa Foi profonde au service de ses patients trisomiques qu’il appelait «les pauvres parmi les pauvres», avec le souci inlassable de les soigner et de les guérir.

Aussitôt après la découverte de la trisomie 21 en 1958, qui n’est qu’une étape dans sa vie, il se lance immédiatement dans la recherche d’un traitement pour ses patients et pour tous ceux qui, porteurs d’une maladie génétique, viennent à sa consultation dans l’espoir d’un diagnostic et d’un traitement.

Devenu chef de l'unité de cytogénétique à l'Hôpital Necker Enfants Malades à Paris, il étudie avec son équipe plus de 30 000 dossiers chromosomiques et soigne plus de 9 000 patients atteints d'une maladie de l'intelligence.

A force de patience et de recherche, il identifie d’autres maladies chromosomiques, comme la Maladie du cri du chat, en 1963, à laquelle il refuse de donner son nom.

Un regard d’espérance et d’amour

Ses titres français et internationaux manifestent la qualité de ses travaux pionniers en génétique mais ce qui frappe surtout chez le Professeur Lejeune c’est le regard qu’il porte sur chacun de ses patients, un regard d’espérance et d’amour inconditionnel, qui redonne force aux parents.

Aussi, quand des lois injustes menacent la vie de ses patients, il n’a pas peur de prendre publiquement leur défense, et devient bientôt leur infatigable avocat à travers le monde.

Témoin passionné de la Charité et de la Vérité, il a su réconcilier aux yeux du mondecontemporain, la Foi et la science, c’est pourquoi Saint Jean-Paul II, qui l’appelait frère Jérôme et vint se recueillir sur sa tombe lors des JMJ en 1997, lui confia la création de l’Académie pontificale pour la Vie.

Aujourd’hui, l’exemple de cet homme qui a eu le courage de suivre sa conscience de médecin fidèle au serment d‘Hippocrate et de chrétien fidèle à son Baptême, inspire et fortifie les Serviteurs de la vie humaine à travers le monde.

Cause de canonisation

Son procès de canonisation ouvert à Paris en 2007, se poursuit aujourd’hui à Rome, par la rédaction de la Positio (l’étude sur l’héroïcité de ses vertus théologales et cardinales). Les très nombreux messages et intentions de prière qui parviennent du monde entier au postulateur manifestent l’espérance et l’impatience grandissantes de le voir un jour canonisé par l’Eglise."[...]

Retrouvez ici les évènements pour "un mois avec le Professeur Lejeune".

Posté le 3 mars 2015 à 09h27 par Marie Bethanie | Lien permanent

02 mars 2015

Grégor Puppinck : 2e intervenant du Forum pour l'abolition de la GPA

Avec Jennifer Lahl, Grégor Puppinck interviendra au Forum international pour l'abolition de la GPA , organisé paar La Manif Pour Tous.

PDirecteur du European Centre for Law and Justice, organisation non gouvernementale agissant auprès des institutions européennes, Grégor Puppinck est en outre conseiller pour plusieurs Etats membres du Conseil de l’Europe, en particulier pour le Saint-Siège qu’il représente dans plusieurs comités d’experts du Conseil de l’Europe.

De 2003 à 2009, Grégor Puppinck a enseigné les droits de l’homme, le droit international et le droit constitutionnel à la faculté de droit de Mulhouse. Grégor Puppinck est  diplômé de l’Université de Paris II-Assas, de l’Institut des Hautes Etudes Internationales (IHEI), et il  est titulaire d’un doctorat en droit pour une thèse portant sur le processus de formation de la norme bioéthique.

Il est Chevalier de la République d’Italie et Commandeur de l’Ordre de Saint Grégoire le Grand

Posté le 2 mars 2015 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

26 février 2015

Propagande pour l'esclavage des femmes

Femme actuelle fait l'apologie d'une pratique illégale : le recours aux mères porteuses, à travers un témoignage dégoûlinant de bons sentiments et d'absence de réflexion. Et une belle désinformation : la mère porteuse est « l’être le plus altruiste de la terre. Elle voulait depuis longtemps porter un enfant pour qu’une autre femme puisse, comme elle, connaître le bonheur de la maternité ».

N'empêche que "l'être le plus altruiste de la terre" a pris un avocat pour sceller le contrat et a commencé par se mettre d'accord avec la mère biologique sur la somme d’argent échangée... En matière d'altruisme, on a connu mieux...

Il y a 2 jours, Christiane Taubira tenait un discours sur la traite des êtres humains et l’esclavage « moderne ». Elle a oublié de dénoncer la pratique des mères porteuses.

Posté le 26 février 2015 à 22h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

La LMPT sur tous les fronts : GPA, salon de l'agriculture, élections

Le 8 mars, La Manif Pour Tous organise un forum international pour l'abolition de la GPA. Tout le monde peut y assister.

Sur le même sujet, Ludovine de La Rochère interpelle France 5, qui diffusera le 10 mars une émission consacrée à la pratique des mères porteuses. Dans sa lettre à Bruno Patino, Directeur général délégué aux programmes de France Télévisions, Ludovine de La Rochère écrit que, malgré l'interdiction de la GPA :

"On observe pourtant que les émissions consacrées à la gestation pour autrui se multiplient. Et loin de dénoncer cette pratique, elles abordent la GPA sous l’angle du débat, comme s’il pouvait être envisageable d’accepter la marchandisation du corps des femmes ! Cet asservissement des femmes, ainsi que le trafic d’enfants, y sont en général à peine évoqués et les réalisateurs osent donner le champ libre aux partisans de la GPA pour argumenter en faveur de l’encadrement de cette pratique, c’est-à-dire de sa légalisation !

Or, la GPA, comme l’esclavage, on ne l’encadre pas : on l’interdit et on fait respecter cet interdit ! La responsabilité du service public est de faire respecter cette interdiction, et non de promouvoir la GPA ! [...]

C’est pourquoi un nombre immense de Français, et surtout de Françaises, comptent sur vous pour que cette émission du 10 mars dénonce la réalité et les implications de la gestation pour autrui et soit sans concession, tolérance ni complicité vis-à-vis de cette pratique et de ses promoteurs. Nous y serons bien entendu très attentifs.

Et puisque le groupe France télévisions semble si intéressé par ce sujet, j’ai le plaisir de joindre au présent courrier des invitations, pour vous-même, les dirigeants de France télévisions et l’équipe de l’émission « Les Maternelles », pour le 1er « Forum international pour l’abolition de la GPA » qui se tiendra au Palais Brongniart (Bourse de Paris) dimanche 8 mars prochain à l’occasion de la Journée de la femme. Nous serions très heureux de votre et de leur présence à cet événement qui réunira les intervenants les plus qualifiés sur ce sujet et des invités du monde entier."

Toujours contre la GPA, donc pour des bébés bio, la LMPT s'est invitée au salon de l'agriculture pour promouvoir No Maternity Traffic, une initiative collective pour l'abolition de la Gestation Pour Autrui.

T

Enfin ce matin, La Manif Pour Tous a présenté sa charte adressé aux candidats aux élections départementales de fin mars pour défendre la famille au sein des conseils départementaux.

On ne lâche rien.

Posté le 26 février 2015 à 14h23 par Michel Janva | Lien permanent

8 mars : Jennifer Lahl interviendra au forum pour l'abolition de la GPA

Jennifer_LahlJennifer Lahl est fondatrice et présidente du Center for Bioethics and Culture Network (Etats-Unis).

Elle a eu de nombreuses responsabilités au cours des 25 années d'expérience comme infirmière pédiatrique de soins critiques, administratrice d’hôpital et gestionnaire de soins infirmiers de haut niveau avec toujours une passion profonde pour parler au nom de ceux qui sont sans voix. 

Jennifer Lahl a publié de nombreux articles et tribunes, notamment dans le San Francisco ChronicleDallas Morning News et l'American Journal of Bioethics. Comme experte de terrain, elle est régulièrement interviewée à la radio et la télévision (ABC, CBS, PBS et NPR). Elle a également pris la parole devant les législateurs et les membres de la communauté scientifique. Elle a été invitée à s’exprimer au Parlement européen au sujet du traffic des embryons. Elle a produit plusieurs documentaires, notamment le Jour du père anonyme, un film explorant les histoires de femmes et d'hommes qui sont nés de dons de spermes anonymes. Son dernier film The Breeders, A Subclass of Women ("Les éleveurs : une sous-classe de femmes ?") sur la gestation pour autrui est sorti en janvier 2014.

Pour rencontrer Jennifer Lahl, n'oubliez pas de vous inscrire au Forum.

Posté le 26 février 2015 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

25 février 2015

Toutes formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine

Communiqué de la Commission des épiscopats de la communauté européenne :

"La gestation pour autrui est un sujet de préoccupation croissant dans le débat politique et juridique à travers toute l’Union européenne. Dans ce contexte, le Groupe de travail de la COMECE sur l’éthique dans la recherche et les soins de santé a publié un “Avis sur la gestation pour autrui: la question de sa régulation au niveau européen et international” qui est présenté ce lundi 23 février au Parlement européen lors d’un conférence sous le patronage de l’eurodéputé Miroslav Mikolasik.

L’avis explique pourquoi toutes formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine de ceux qui sont impliqués dans cet échange ; en particulier le fait  que cette pratique instrumentalise la mère porteuse (souvent piégée dans la pauvreté et trafiquée sans scrupules) et traite l’enfant comme un objet. C’est pourquoi on ne peut en aucune circonstance consentir à une telle pratique. Tout en prenant en considération les compétences de l’Union européenne en la matière, l’avis recommande, comme une première étape envisageable, d’évaluer la faisabilité du refus de transcrire les certificats de naissance établis dans les pays de naissance. Cela permettrait de juguler une pratique qui, comme l’avis le démontre dans une argumentation en 3 étapes, va à l’encontre des valeurs fondamentales auxquelles adhère l’Union européenne."

Lire l'avis : format pdf, 22 pages.

Posté le 25 février 2015 à 20h42 par Michel Janva | Lien permanent

3 parents pour un enfant : c'est possible en Grande-Bretagne

Après la Chambre des communes au début du mois, la Chambre des Lords britannique a approuvé la technique de fécondation in vitro qui permet de faire naître des bébés dont l'ADN provient de deux femmes et d'un homme.

Pour David King, directeur de l’association Human Genetics Alert

« une fois cette frontière éthique franchie […], il deviendra difficile de ne pas franchir les étapes suivantes pour aboutir à un monde de bébés fabriqués sur mesure ».

Posté le 25 février 2015 à 09h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

24 février 2015

Bompard demande à Valls de rappeler l'interdiction de la GPA

Question écrite du député Jacques Bompard concernant la légalisation de la GPA par le biais de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

"M. Jacques Bompard attire l'attention de M. le Premier ministre sur les droits accordés aux enfants nés de GPA par la Cour Européenne des Droits de l'homme. En juin 2014, la Cour Européenne des droits de l'Homme légalisait la GPA par la reconnaissance des enfants nés d'une mère porteuse à l'étranger. Toutefois, cette reconnaissance abjecte, qui marchandise le corps de la femme, autorise la vente d'enfant, transforme la procréation en objet de commerce techno-industriel, n'est normalement pas imposée à un état membre de la Cour Européenne des Droits de l'homme. Or, LA CEDH vient de condamner, en janvier 2015, l'Italie qui avait séparé un enfant né de GPA, des personnes qui l'avaient commandé et payé par virement sur internet. L'horreur de la GPA ne doit pas être tolérée en France et doit faire l'objet d'une interdiction radicale. La CEDH n'impose pas à la France d'interdire la GPA mais lui refuse le droit de ne pas reconnaître les enfants nés d'une GPA à l'étranger. A ce titre, la GPA est légalisée en France. Négocier le prix d'un enfant, calculer la qualité de la mère qui va le porter, établir un contrat de fabrication, sont autant de points ignobles qui ne peuvent être acceptés. M. Jacques Bompard demande à M. le premier ministre de rappeler l'interdiction vigoureuse de la GPA en France et de la reconnaissance d'enfants nés d'une mère porteuse à l'étranger."

Posté le 24 février 2015 à 21h47 par Michel Janva | Lien permanent

Quand le Sénat belge débat de la GPA

Ce n'est pas pour l'interdire, mais pour "l'encadrer". On a vu ce que donnait l'encadrement de l'avortement ou de l'euthanasie...

Les débats sont on ne peut plus glauques :

L'une des trois propositions de loi visant à encadrer la GPA "s'intéresse à l'organisation des « centres de maternité de substitution ». Il permettrait l’accès à la GPA à tous les couples. Il distingue« la maternité de substitution de haute technologie », qui consiste en l'implantation chez la mère porteuse d'un embryon dont les gamètes proviennent des parents demandeurs, et « la maternité de basse technologie », où la mère porteuse est inséminée artificiellement avec le sperme du père demandeur."

Proposition d'un expert en droit, lors des auditions :

"Un dossier serait déposé et étudié par le centre de fertilité avant que le tribunal de la famille donne un agrément au projet. Au terme d'un délai de réflexion, on passerait alors à l'étape de la procréation. L'échevin de l'Etat civil procéderait ensuite à l'enregistrement de l'enfant et de ses parents avant que ne s'ouvre une période de contestation.

La juriste en droit familial suggère que le matériel génétique puisse également être transmis par la mère porteuse."

Vient la question suprême : l'éthique exige-t-elle d'obliger les parents à dire la vérité à leur enfant, ou est-ce contraire à la liberté ?

Posté le 24 février 2015 à 16h07 par Louise Tudy | Lien permanent

23 février 2015

La CEDH « impose progressivement » la gestation pour autrui

Gregor-puppinck-directeur-de-l-european-centre-for-law-and-justice-eclj_articleGregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, était interrogé aujourd'hui par Antoine Pasquier pour Famille chrétienne sur les différentes affaires de GPA sur lesquelles s'est penchée la CEDH, dont des affaires mettant en cause des Français. Il estime que cette succession d'affaires vise à établir la libéralisation de la GPA par la CEDH, qui passe au-dessus des droits des Etats, avec leur accord tacite. En France par exemple, où la GPA a rencontré un accueil plutôt négatif dans l'opinion publique, Gregor Puppinck dit que le gouvernement français

"est consentant : il accepte que le droit français soit « violé » jusque dans ses principes d’ordre public. Il ne parvenait pas à imposer lui-même la GPA : des juges de la Cour de Strasbourg le font à sa place, conscients que cette décision sera bien accueillie par l’actuel gouvernement."[...]

Parlant du pouvoir de la CEDH :

"[S]on pouvoir dépasse celui des États, mais avec leur consentement. Elle se dit « conscience de l’Europe », c’est-à-dire arbitre du juste et du bien, autorité morale. Il faut bien comprendre que les « droits de l’homme » ne sont pas du droit mais de la morale, et que la CEDH n’est pas vraiment une juridiction, mais effectivement une « conscience » : le lieu où s’exerce le jugement moral. Sa jurisprudence est d’ailleurs largement structurée sur la philosophie morale et constitue un véritable magistère, autoréférencé, en quête de cohérence et d’universalité. Cette morale entend corriger et encadrer la démocratie politique en ce qu’elle a de contingent.

La supériorité de la Cour n’est autre que celle de la vérité sur le nombre, de la justice sur la politique. On ne sort pas de la théocratie : l’ordre politique doit être sommé, couronné, par un ordre moral, fût-il matérialiste et athée. Le matérialisme et l’athéisme promettent aussi un absolu de liberté, mais à l’encontre des déterminismes, de la vie, de la mort, et finalement de Dieu, pour la plus grande gloire de « l’homme ». Ce rêve surhumain conduit notamment au chlorure de potassium et à la vente d’enfant."

Lire l'article entier ici.

Posté le 23 février 2015 à 22h32 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

20 février 2015

Thaïlande : location d'utérus interdite pour les étrangers

La Thaïlande a adopté une loi qui interdit à un couple d'étrangers d'avoir recours au service d'une mère porteuse thaïlandaise. Ce texte devrait entrer en vigueur en juin. Pour qu'un couple puisse avoir recours à une mère porteuse en Thaïlande, au moins l'un des deux doit avoir la nationalité du pays et ils doivent être mariés depuis au moins trois ans. La Thaïlande a également voté en faveur d'un texte interdisant toute publicité de cette pratique.

Posté le 20 février 2015 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2015

Accepter sa stérilité : la dernière provocation de Jacques Testard

Dans une tribune parue dans Libération, Jacques Testard, biologiste de la procréation, condamne la "création" d’enfants à trois parents, manipulation qui vient de recevoir le feu vert des députés britanniques. Jean-Yves Nau commente l'argument ultime de "cette personnalité scientifique venue des horizons de l’extrême gauche, admirateur de Jean Rostand – cet athée revendiqué à qui il arrive d’être en communion avec les positions du Vatican" :

" L’enfant à venir, explique-t-il, est de plus en plus fréquemment  conçu de plus en plus par combinaison d’éléments biologiques variés (gamètes étrangers au couple, location d’utérus, remplacement de mitochondries). Et il pose la question dans laquelle on perçoit sa réponse :

« Quand le «produit enfant» ne peut pas réellement être celui du couple, ne serait-il pas préférable d’accepter le fait de la stérilité, en s’abstenant de procréer ou en recourant à l’adoption, plutôt que chercher toujours à contourner les handicaps à force d’acrobaties de plus en plus problématiques ? »

Reprenons : « accepter le fait de la stérilité ». La proposition ne manque pas de sel quand elle émane d’un homme qui n’a eu de cesse de trouver des solutions pour, précisément, faire que les couples n’acceptent pas la stérilité dont ils souffraient. Faire de la stérilité non plus une pathologie mais bien une fatalité au nom des dangers supérieurs, pour notre espèce, inscrits dans les manipulations actuelles des cellules sexuelles humaines ? Voilà bien un propos contre-révolutionnaire. Le propos d’un homme libre qui mériterait, dans Libération notamment, des développements complémentaires."

Posté le 16 février 2015 à 12h04 par Louise Tudy | Lien permanent

13 février 2015

GPA : Le Front National dénonce la décision de la CEDH

Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen, dénonce l'arrêt de la CEDH en faveur de la location d'utérus :

"Le 27 janvier dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’Italie pour avoir retiré à un couple l’enfant qu’il a acheté 49 000 euros auprès d’une société spécialisée dans la gestation pour autrui (GPA), terme froid derrière lequel est masqué la réalité des mères porteuses. L’Italie a même été condamnée à verser 30 000 euros au couple en réparation du préjudice…

Cet arrêt, présupposant qu’il est conforme à l’intérêt d’un enfant né sous GPA d’être élevé par ses « acheteurs » constitue un nouveau bond en avant vers l’imposition progressive de la libéralisation de la GPA, et donc par conséquent de toutes les graves dérives mercantiles y étant liées, de l’exploitation du corps de la femme à la commercialisation de l’enfant.

En outre, la CEDH, en jugeant que l’interdiction d’ordre public de la GPA et de la vente d’enfants ne peuvent être invoqués comme des motifs suffisants pour retirer au couple l’enfant en question, porte directement atteinte à la liberté des États de ne pas reconnaître les conséquences juridiques à la gestation pour autrui et les dépossède des moyens de s’y opposer.

Le Front National dénonce cette nouvelle décision de la CEDH qui fait de l’enfant un simple produit interchangeable que l’on peut commander ou vendre à sa guise. En incitant au trafic international d’enfants, la Cour européenne des droits de l’homme prouve qu’elle se soucie bien plus de trouver des réponses aux caprices individuels de minorités revendicatives que de défendre l’intérêt de l’enfant et des plus fragiles."

Posté le 13 février 2015 à 15h06 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2015

Science prométhéenne

Dans Science et vie de février :

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Posté le 10 février 2015 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent

Trisomie 21: une fillette fait mentir les statistiques

Lu ici :

"Selon la Down Syndrome Education International, très peu de gens trisomiques arrivent effectivement à chanter. Pour être en mesure de produire du son et d'activer leurs cordes vocales, ils doivent fournir deux fois plus d’efforts. Leur voix est souvent décrite comme «rauque et grave»."

Madison Tevlin, 12 ans, atteinte de trisomie 21, fait mentir cette statistique :

Posté le 10 février 2015 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent

09 février 2015

L'avortement, une douloureuse réalité...

7skh24gizbe"Choisir la vie" communique : 

"À l'occasion des 40 ans de la loi sur l'avortement, Choisir la Vie lance une campagne de sensibilisation sur ce sujet en diffusant le plus largement possible un livret de 12 pages abordant les grandes lignes et la réalité de cl'avortement (législation, conséquences, témoignages…). Rappelons combien cette loi du 17 janvier 1975 fut une véritable "boîte de Pandorre", qui a initié toutes les dérives éthiques et morales actuelles en autorisant qu'il puisse être portée atteinte à la vie du plus faible, du plus innocent : l'enfant à naître dans le sein de sa mère.

40 ans plus tard, cette loi dite "d'exception" a fait plus de 8 millions de victimes, enfants à naître et femmes dont le traumatisme post-avortement, bien que volontairement nié par les partisans de l'avortement, est une douloureuse réalité.

Ce livret sera également envoyé à tous les parlementaires ainsi qu'aux présidents des conseils régionaux.

Le commander gratuitement :
- Par voie postale : Choisir la Vie - 6 square du Trocadero 75116 Paris 
- Par e-mail : info@choisirlavie.fr"

Posté le 9 février 2015 à 19h10 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Le courage du papa d'un bébé trisomique émeut la Toile

Aleteia : Léo est né d'un père Néo-Zélandais et d'une mère Arménienne. Il est porteur de Trisomie 21. Sa mère voulait l'abandonner et avait prévenu son mari : s'il le gardait, elle divorcerait. Ce qu'elle a fait, car le père a voulu garder le bébé :

" « Ils m’ont laissé le voir et j’ai regardé ce petit garçon et j’ai dit : "Il est beau, il est parfait" »"

N'ayant plus désormais de raison de rester en Arménie, le père de l'enfant a lancé une souscription sur internet, afin de réunir les fonds lui permettant de rentrer avec Léo dans son pays d'origine.

Unnamed"Le papa connecté décide de raconter son histoire et de lancer une collecte via le site  GoFundMe, « Bring Leo Home » (« Ramener Leo chez lui »). Alors qu’il souhaitait récolter 60 000 dollars (environ 53 000 euros), en une dizaine de jours, les internautes lui offrent plus de 400 000 dollars. « Mon but est de réunir suffisament d'argent pour pouvoir travailler à mi-temps et éviter à Leo d'aller dans un centre », expliquait-il, émouvant le monde entier. Il approche désormais du demi million de dollars, et le Web ne cesse de partager cette belle histoire d'amour entre un père et son fils."

Le but atteint, le reste des fonds collectés servira à venir en aide aux enfants trisomiques dans le monde, et notamment en Arménie, où les bébés trisomiques sont mal acceptés, et où il n'existe qu'un seul orphelinat pour les accueillir.

Posté le 9 février 2015 à 12h40 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

08 février 2015

Le bébé conçu avec l'ADN de 3 parents repose le problème des bébés-éprouvettes

Pour empêcher la transmission de certaines maladies rares, l’Angleterre vient de se prononcer en faveur d’une technique qui permet la conception d’un bébé à partir de trois ADN différents. Pierre-Olivier Arduin, directeur de la commission bioéthique de l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon, explique à Famille chrétienne :

Images-2"Il existe des maladies génétiques humaines qui sont transmises via l’ADN inclus dans de petits organites présents dans toutes nos cellules, les mitochondries. Pour éviter la transmission de cet ADN mitochondrial de la mère à l’enfant, la FIV dite « à 3 parents » utilise l’ovule d’une donneuse qui a des mitochondries saines. L’ovule est préalablement débarrassé de son noyau dans lequel on intègre le patrimoine génétique d’un second ovule, prélevé chez la future mère, sans les mitochondries malades. On obtient donc un ovule avec de l’ADN issu de deux femmes : 99% de la future mère et 1% de l’ADN mitochondrial de la donneuse. La cellule qui en résulte est ensuite fécondée avec le spermatozoïde du père : il s’agit donc bien d’un embryon conçu avec l’ADN de trois parents.

[...] Mais, pour moi, il s’agit avant tout d’une étape dans la logique d’instrumentalisation et d’eugénisme déjà en germe dans la Fécondation in Vitro (FIV). La grande transgression date de la fin des années 70 avec la naissance de Louise Brown, en Angleterre justement, le premier bébé-éprouvette dans l’espèce humaine. Robert Edwards qui a mis au point la technique chez l’homme en 1978 l’avait annoncé sans le moindre état d’âme : « Nous avons le droit d’éviter la naissance d’enfants porteurs de maladies et je suis favorable à l’usage de ce qui pourrait conférer de meilleures aptitudes aux embryons fécondés et cultivés in vitro. Il ne devrait pas y avoir de limite à ces recherches… ». La FIV établit un rapport de domination entre sujets producteurs – les porteurs du projet parental et les médecins – et l’objet produit, l’enfant à naître. A partir du moment où l’embryon est livré à la puissance biotechnique, aucun argument ne peut s’opposer à la fuite en avant : diagnostic préimplantatoire, vitrification des ovules, bébé-médicament, conception d’embryons avec des gamètes étrangers et maintenant FIV à trois parents.

Pourrait-elle être autorisée en France ?

Cette logique de fabrication d’enfant exempt de maladie, on l’oublie, est déjà implicitement inscrite dans notre loi de bioéthique. Avec le diagnostic préimplantatoire, bien sûr, qui permet de fabriquer en série des embryons pour éliminer ceux qui porteraient un gène défectueux. Mais également avec le don d’ovule qui est non seulement autorisé pour les femmes infertiles, mais aussi en cas de susceptibilité de transmission par la mère d’une maladie génétique. C’est exactement l’indication avancée par le Parlement britannique pour autoriser la FIV à trois parents. Cette transgression correspond donc à l’esprit qui est déjà à l’œuvre dans notre propre législation. Qui s’opposera à ce qu’elle soit validée prochainement en France ? [...]

Rassurez-nous, cette technique restera réservée à quelques cas rares ?

Hélas, toutes ces techniques s’accordent parfaitement avec l’idéologie transhumaniste. Elles peaufinent le raffinement eugénique en attendant de créer un être humain sans défaut. Ce droit de regard sur l’embryon conçu est un risque majeur de nos sociétés. La norme pourrait même être une reproduction artificielle pour tous. Quand le très honorable Collège national des gynécologues et obstétriciens réclame la légalisation de l’« autoconservation sociétale des ovules » pour toutes les Françaises à l’instar des firmes californiennes du transhumanisme comme Google, on peut craindre que les fécondations in vitro deviennent dans le futur le mode normalisé de fabrication de la vie humaine. [...] 

Je suis inquiet car l’opinion publique semble prête à tout. Même au sein de l’Eglise, chez certains catholiques, l’enseignement du Magistère est parfois mal accepté. Il y a un vrai travail de formation à faire, d’éclairage des consciences dans nos milieux. Il y a un vrai défi éducatif à relever avec les établissements scolaires catholiques où l’éthique doit être enseignée dans le respect de la loi naturelle et des directives du Magistère. J’espère également beaucoup en la formation d’une nouvelle génération de jeunes médecins et sages-femmes qui seront des avocats résolus du début de la vie humaine. Collectivement, pasteurs et laïcs, nous devons réfléchir à la création d’une Université libre en France exclusivement dédiée à la formation des professionnels de santé qui soit en mesure de leur offrir un cursus rigoureux sur le plan académique et conforme aux enseignements de l’Eglise. L’université catholique du Sacré-Cœur en Italie, qui dépend du Saint-Siège, pourrait nous apporter une expertise sur ce dossier. Je crois que ce serait un beau et grand projet pour l’Eglise de France. Aujourd’hui, les catholiques sont quasiment contraints de se censurer et d’éviter les études d’obstétrique pour ne pas avoir à blesser leur conscience. Cette situation n’est plus acceptable. Le renouveau pourrait venir de personnalités respectées par leur science et courageuses quant à leurs convictions, capables de faire entendre leur voix sur les sujets de société et de bâtir une nouvelle culture de vie dans des lieux où la vie humaine serait accueillie, protégée et accompagnée. Nous avons besoin de nouveaux professeurs Lejeune !"

Posté le 8 février 2015 à 20h47 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2015

8 mars : forum pour l'abolition de la GPA

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Posté le 7 février 2015 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2015

GPA : « Le Cadre législatif en Inde consacre la loi de la jungle ». La Belgique sur le même chemin ?

Une lectrice belge du Salon Beige nous informe :

Un colloque sur la GPA (Grossesse Pour Autrui) organisé par les partis Ecolo et Groen, s’est tenu à Bruxelles le 30 janvier, dans l’enceinte du Sénat belge.

Le député Benoit Hellings annonce la couleur : il était contre la GPA mais ce n’est plus le cas maintenant. Il précise en introduction que ce colloque est là pour éclairer les députés Ecolo-Groen de Belgique. Prétendant nous présenter un panel équilibré et impartial dans ses opinions, nous voilà confrontés à un plaidoyer pour la GPA.

Ainsi la première oratrice est Candice Autin, Médecin responsable du service PMA-GPA du CHU Saint Pierre à Bruxelles. Elle assure que tout se passe pour le mieux lors des GPA qu’elle pratique.

La seconde oratrice, Véronique Van Asch est juriste. Parmi ses clients des couples qui ont réalisé des GPA en Belgique et à l’étranger. Pour simplifier la vie de sa clientèle, elle souhaite « sans parti pris » une nouvelle loi sur la filiation. 

Le troisième orateur, Patrick Wautelet est juriste. Il nous décrit les situations qu’il juge quasi idylliques, là où des pays ont légalisé la GPA (Nouvelle Zélande et Afrique du Sud), et selon lui, c’est très compliqué pour les pays comme la France ou l’Italie qui ont interdit civilement et pénalement la GPA. « Le Cadre législatif en Inde consacre la loi de la jungle » et ceci justifie que la Belgique se dote d'une loi sur la GPA. Le raccourci intellectuel du juriste est saisissant car justement c’est avec des lois sur la GPA comme en Inde ou aux Etats-Unis sur la GPA que les marchés se sont structurés. Ces nouveaux marchés sont une jungle où des hôpitaux et des intermédiaires exploitent des femmes-porteuses.

Après ces quatre nuances de gris sur les nécessités de légiférer sur la GPA, un philosophe le professeur Guido Pennings nous assène le coup final. Tout d’abord, il laisse l’éthique au Comité Consultatif de bioéthique de Belgique. Selon lui, pas besoin de loi. Et laissons tomber l'adage "La mère est celle qui accouche". Cela serait plus simple de changer ce concept dépassé!  Et ainsi se règlerait de nombreuses  questions qui ferait qu'on n'a plus besoin d'une loi sur la GPA. Il nous fournit un exemple de législation intéressante : avant l’accouchement, la mère d’intention aurait tous les droits, elle ferait ce qu’elle veut quand elle veut : avortement, style de vis… Mais après l’accouchement, les parents d’intention seraient devant la loi les seuls parents, ayant tous les droits sur l’enfant. La loi ne doit avoir aucune restriction. Les hôpitaux sont des structures merveilleuses, il faut leur faire confiance (comme en Inde à l’écouter?). Les centres de PMA décident eux-mêmes de ce qui acceptable ou pas. Tout est possible dans le contrat avec la mère porteuse, et bien entendu la rémunération de la mère porteuse doit être à la hauteur de son travail.

Après une telle argumentation,  la conclusion est claire : les députés écolos belges  sont sûrement pro-GPA, pro-marchandisation du corps et chosification de l’enfant. 

Un débat de 90minutes est prévu, et là surprise. Dès la première intervention, le ton est donné :

« je suis féministe lesbienne et ce que j’ai entendu ici est incroyable. Comment après tous nos combats pour l’émancipation des femmes, peut-on faire de telles propositions de marchandisation du corps des femmes et de chosification des enfants ? ».

Les surprises continuent :

«  j’appartiens à  Femme Socialiste Prévoyante (section féminine du PS belge). Nous sommes opposés à la GPA qui ne respecte pas la dignité de la mère porteuse, ni ses droits fondamentaux de disposition de son corps pendant toute la grossesse, ni ses droits futurs vis à vis de l’enfant. »

Panique du côté des assistants parlementaires qui ont organisé le colloque, il faut vite envoyer la contre attaque. La Médecin chef du service de l’hôpital de Gand qui pratique des PMA/GPA pour duos de même sexe, vient à la rescousse pour témoigner aussi de sa pratique, « jamais aucun problème ». Un couple commanditaire est venu pour témoigner, la mère porteuse qui est la sœur de la mère d’intention est présente à ses côtés. L’effet sentimental permet de remobiliser la moitié de l’assemblée qui semble plus sensible aux arguments pro GPA.

Les témoignages se succèdent :

« on peut être contre la GPA et souffrir de ne pas avoir d’enfant témoigne une lesbienne, la vie offre d’autres forme de fécondité. Etre Gay n'implique pas que pour se réaliser, il faille un enfant ! »

Autre témoignage poignant  de la présidente d’une association belge qui milite pour la fin de l’anonymat de don de sperme ou d’ovocyte en Belgique :

"L’anonymat des origines est contraire aux droits de l’homme".

Deuxième joker des organisateurs : un homme avec son compagnon raconte qu’il a fait un enfant aux Etats-Unis et l’a ramené en Belgique. Son compagnon a fait la demande d’adoption. « Je vais très bien merci », répète-t-il deux fois comme une incantation. 

Mais les questions fusent, les féministes, juristes, femmes, hommes, étudiants prennent la parole à tour de rôle pour pointer du doigt les impasses de la GPA. Par exemple :

  • L’apparition de contrat abusif pour la mère porteuse, le risque de déclencher un cancer avec cette grossesse. 
  • Comment garantir que l’enfant aura toujours accès à ces origines ? 
  • Les risques de développement du tourisme procréatif ou de dérapage avec des mères porteuses étrangères.
  • Les conséquences de l’attachement entre l’enfant et la mère porteuse. Les conséquences dans la famille de la mère porteuse. 

Une femme qui représente une association de personnes ayant tenté sans succès des PMA/GPA témoigne. 

« On ne parle que des succès, idéalisés ! Mais Avez-vous évalué un jour les dégâts pour tous ces couples traités comme des malades plutôt que des amants ? Nous écoutons près de 35.000 personnes qui sont en grande souffrance des conséquences de ces traitements invasifs."

Ces témoignages sont autant de raisons pour une loi qui interdirait la GPA. 

Le Prof Petra de Sutter, député Européen Ecolo est gynécologue dans le centre de PMA/GPA de Gand. Ce service pratique des PMA/GPA pour couples, personnes seules, ou duo de personnes de même sexe. Petra de Sutter clôture ce colloque tout en annonçant sa nomination dans un rôle de Rapporteur d’un groupe pour le Conseil de l’Europe. Elle souhaite entendre les arguments pour mieux encadrer la GPA en Belgique. Nous voilà rassuré, le business de la GPA se charge de s’étudier lui-même, en vue de le réglementer pour mieux le développer.

Pourquoi ne pas nommer un directeur de Philip Morris comme rapporteur au conseil de l’Europe pour lutter contre le tabagisme ?

Posté le 6 février 2015 à 11h53 par Michel Janva | Lien permanent

05 février 2015

Trois ADN pour un bébé à la carte : eugénisme

Le parlement britannique a approuvé mardi le projet de «fécondation in vitro avec remplacement mitochondrial», soit la fécondation in vitro «à trois parents». La journaliste Anne-Laure Debaecker y voit un procédé de manipulation de l'ADN comme dans le film "Bienvenue à Gattaca", qui met en scène un monde futuriste où les enfants sont fabriqués systématiquement in vitro, après sélection de l'ADN, afin de donner des individus les plus performants possibles. Du fait des manipulations projetées, l'embryon

[...] "va posséder un ADN hybride qu'il transmettra aux générations suivantes. Ce procédé va à l'encontre de l'article 13 de la Convention sur les Droits de l'Homme et la biomédecine du Conseil de l'Europe qui stipule que «toute intervention ayant pour objet de modifier le génome humain ne peut être entreprise que pour des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques et seulement si elle n'a pas pour but d'introduire une modification dans le génome de la descendance.»

Cette «avancée médicale» soulève de nombreux problèmes éthiques: usage et statut du don d'ovules, droits à accorder à la donneuse dont une partie -certes infime- du patrimoine génétique sera transmise à l'enfant à naître, manque de recul quant aux conséquences psychologique et physiologique sur l'enfant, mais aussi risque de dérive eugénique.

Cette technique n'est, en effet, pas utilisée à des fins thérapeutiques mais préventives: il s'agit de créer un être humain auquel on aura neutralisé et remplacé un gène malade précis, grâce à un bricolage à partir de trois donneurs. Le résultat de ce ménage à trois est transmissible à la descendance et constitue un premier pas vers le «bébé à la carte»".[...]

Posté le 5 février 2015 à 14h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 février 2015

La CEDH incite au trafic international d’enfant

La CEDH a jugé – par cinq voix contre deux — que le retrait d'un enfant né à l'étraanger par GPA a porté atteinte à la vie privée et familiale du couple l'ayant acheté. L’achat d’un enfant confère ainsi aux acquéreurs un droit sur cet enfant au nom de l’intérêt de l’enfant tel que déterminé par les juges strasbourgeois (qui n’ont consulté aucun expert). Pour Gregor Puppinck :

"D’un crime naît un droit. Ainsi la Cour valide-t-elle la vente d’enfant. Il faut le dire lucidement : le prétendu « intérêt de l’enfant » cache en réalité celui des juges à imposer la libéralisation de la GPA.

À aucun moment, la Cour ne s’interroge sur la moralité de la GPA, sur l’origine de l’enfant, sur l’exploitation des vendeurs de gamètes et de la mère porteuse à l’origine de son existence. La vente d’enfant ne la choque pas, elle ne sourcille pas, elle précise que ce n’est pas son affaire. Elle ne s’interroge pas davantage sur la violence irrémédiable infligée aux enfants nés de GPA : condamnés « pour leur bien », selon sa logique, à vivre avec ceux-là même qui les ont privé de leurs vrais parents et les ont achetés. [...]

Cet arrêt est dévastateur, et les deux juges dissidents l’ont souligné : il réduit à néant la liberté des États de ne pas reconnaître d’effets juridiques à la gestation pour autrui, et même la légitimité du choix de l’État en ce sens. Plus encore, cet arrêt est une incitation au trafic international d’enfant ; il retire aux États les motifs et les moyens de s’y opposer.

[...] Il faut espérer que le gouvernement italien fera appel, et que d’autres gouvernements le soutiendront ; mais la Cour a le pouvoir de rejeter cette demande sans justification. Cependant, peut-être que le gouvernement ne fera pas appel, car la Cour a assorti son jugement d’une mention qui semble réduire à néant sa propre argumentation : il n’est pas nécessaire de « rendre » l’enfant à ses acquéreurs car il vit depuis 2013 dans une famille.

Ainsi, la véritable obligation concrète qui résulte de cet arrêt est celle pour l’Italie et les 46 autres États européens de ne plus s’opposer à l’avenir à la vie de telles « familles »."

Posté le 3 février 2015 à 14h15 par Michel Janva | Lien permanent

Royaume Uni : 43 députés contre la FIV "à trois parents"

Lu sur Gènéthique : 43 députés européens s'inquiètent que certains scientifiques veuillent jouer aux apprenti-sorciers avec la vie humaine. Puissent-ils être entendus.

[...] "43 députés européens, au premier rang desquels le Docteur Miroslav Mikolášik, ont signé une lettre ouverte au secrétaire d’Etat à la Santé du Royaume-Uni, pour l’alerter sur les dérives éthiques que suppose une telle pratique. Les 43 députés soulignent le manque important de données scientifiques, précisant qu’il faudrait entre deux et cinq ans supplémentaires pour aller au bout de la recherche clinique. De plus, ils rappellent que la Chine a abandonné cette pratique, faute de connaissance scientifique aboutie sur le transfert d'ADN."

 

Posté le 3 février 2015 à 14h06 par Marie Bethanie | Lien permanent

Promotion du planning familial au Nigeria : "la majorité des Nigerians obéissent à leurs pasteurs et à leurs imams"

C'est donc la mission que se sont donnés les pasteurs et les imams du Nigeria à l'appel de la Nigerian Urban Reproductive Health Inititave (NURHI), sponsorisés par la Fondation Bill & Melinda Gates : faire accepter par leurs fidèles, qui leur obéissent aveuglément, non pas la régulation naturelle des naissances (gratuite et qui fonctionne si elle est bien expliquée et appliquée), mais une contraception en bonne et due forme (payante : à qui le "crime" profite-t-il ?). Article complet à lire sur le Blog de Jeanne Smits.

Islam et protestantisme, unis pour une fois dans une même idéologie. On se demande pour quelle raison, si ce n'est financière, les imams et les pasteurs ne profitent pas de leur ascendant sur leurs fidèles pour promouvoir plutôt les méthodes naturelles de régulation des naissances, qui ne coûtent rien à personne. 

Posté le 3 février 2015 à 11h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

31 janvier 2015

Que dit l'Eglise sur la FIV

Cette note d'hier a soulevé auprès de nombreux lecteurs le problème douloureux de l'infertilité et des solutions actuellement proposées par la science pour y remédier. Qu'il soit bien clair que nul ici ne se permettrait de porter quelque jugement que ce soit sur qui que ce soit, étant donné que la douleur de ne pas pouvoir être parents, on ne peut que s'y associer, mais on ne peut pas en porter le fardeau à la place des personnes concernées.

Ces préliminaires ayant été posés, il convient maintenant d'établir clairement ce qu'il est possible ou non de faire en matière de procréation, à la lumière de l'enseignement de l'Eglise. L'Eglise, en Mère soucieuse du bien de ses enfants, ne perd jamais de vue leur bien suprême, qui est d'aller au Ciel. C'est pourquoi c'est sous cet angle qu'elle a examiné tous les moyens scientifiques et leurs conséquences, proposés par la science pour pallier au manque d'enfant. Sa réflexion n'a pas pour objectif de juger les personnes, mais d'éclairer leurs esprits pour leur permettre de choisir en toute connaissance de cause les moyens les plus aptes à les conduire au Ciel. Deux documents majeurs, Dignitas personae et Donum vitae, expriment le fruit de cette réflexion, et sont synthétisées de façon très efficace dans cet article de Stanislas de Larminat.

  • L'Eglise entend l'impérieux désir des personnes d'avoir des enfants. Néanmoins, plaçant au plus haut la dignité de la personne, créée à l'image et ressemblance de Dieu, elle considère que l'on ne saurait utiliser les cellules composant l'être humain comme du matériel, les fins ne justifiant pas les moyens. L'Eglise ne veut pas confondre le droit A l'enfant, qui n'est ni un dû ni un objet de propriété mais le Don gratuit et libéral de Dieu, avec le droit DE l'enfant, qui est le fruit de l'acte spécifique des parents dans l'union conjugale.

« Un droit véritable et strict à l'enfant serait contraire à sa dignité et à sa nature. L'enfant n'est un pas dû et il ne peut être considéré comme objet de propriété: il est plutôt un don « le plus grand », et le plus gratuit du mariage, témoignage vivant de la donation réciproque de ses parents. A ce titre, l'enfant a le droit - comme on l'a rappelé - d'être le fruit de l'acte spécifique de l'amour conjugal de ses parents, et aussi le droit d'être respecté comme personne dès le moment de sa conception ». (Donum Vitae B-§8)

  • Pour les différentes formes d'aide médicale à la procréation (AMP), on se reportera à la synthèse de Stanislas de Larminat, afin de se concentrer ici sur la FIV (fécondation in vitro) :

"Elle est précédée du prélèvement préalable d’un ou de plusieurs ovocytes chez la femme. Ces ovocytes surnuméraires peuvent être congelés ou, dans certains pays, congelés après fécondation in vitro. Ce sont alors des « embryons surnuméraires ».

La Fivete (Fécondation in Vitro ou pipette)  peut être effectuée :

♦ par voie classique : les ovules sont mis au contact des spermatozoïdes en   attendant la fécondation spontanée

♦ par injection de spermatozoïde à l’intérieur du cytoplasme d’un ovule (ICSI). Cette injection se distingue des fécondations naturelles par un spermatozoïde dont le flagelle tombe au moment de sa pénétration dans l’ovule ; dans ce cas les caractéristiques génétiques « cytoplasmique » (génome mitochondrial) du père ne sont donc pas transmises[1]. Dans le cas de l’ICSI, l’injection contre nature du flagelle, transmet des caractéristiques génétiques « cytoplasmiques » du père qui sont considérés par quelques experts comme pouvant expliquer certaines malformations congénitales[2].

♦ par spermatide. La spermatide est la cellule séminale masculine qui précède immédiatement le stade du spermatozoïde.

♦ par cellules sexuelles « artificielles », c'est-à-dire différenciées à partir de cellules souches adultes. Certains laboratoires préparent cette technique pour ne plus avoir à effectuer de prélèvements préalables d’ovocytes ou de spermatozoïdes. Axel Kahn parle d’acharnement procréatique : « la dangerosité potentielle qu’engendre cette méthode n’est pas acceptable ».

Une fois fécondés in vitro, ces embryons sont implantés dans l’utérus de la mère (biologique ou « porteuse »). Certains pays autorisent les implantations multiples pour palier aux difficultés de nidification dans le placenta utérin. En cas de succès, il est alors souvent proposé une « réduction embryonnaire » par avortement sélectif pour ne laisser se développer qu’un ou deux fœtus."

  • La pratique de la FIV ouvre la porte à de nombreuses possibilités de dérives :
    • Le risque d’eugénisme du fait du tri des embryons
    • La dissociation de l’acte conjugal et de la procréation : la fécondation a lieu hors de l'acte conjugal et de plus fait intervenir une tierce personne au sein de cet acte qui doit rester exclusivement conjugal.
    • La pratique illicite de la réduction embryonnaire (« La fécondation in vitro implique l’élimination volontairement acceptée d’un nombre conséquent d’embryons. Certains pensaient que cela était dû à une technique encore imparfaite. Il est très préoccupant de voir que…la recherche ne semble pas porter un réel intérêt au droit à la vie de chaque embryon, mais vise surtout à obtenir de meilleurs résultats en termes de pourcentage d’enfants nés par rapport aux femmes qui initient un traitement ».  (Dignitas Personae - 2nde partie § 14).
    • La question des embryons surnuméraires (« Dans de nombreux cas, l’abandon, la destruction ou les pertes d’embryons sont prévus et voulus. Les embryons produits in vitro qui présentent des défauts sont systématiquement écartés. La technique de transfert comporte en réalité un traitement purement instrumental des embryons. Ni la déontologie professionnelle commune, ni les autorités sanitaires n’admettraient, dans aucun autre domaine de la médecine, une technique comportant un taux global aussi élevé d’insuccès et de pertes. Les techniques de fécondation in vitro en fait sont acceptées, car on présuppose que l’embryon ne mérite pas, ici, un plein respect dans la mesure où il entre en concurrence avec un désir qu’il faut satisfaire ». (Dignitas Personae - 2nde partie § 15).
    • Les risques d’extension de la Fivete aux personnes homosexuelles.

En bref : L’Eglise sait que les « Fivete » représentent dans certains pays près de 5% des naissances et se développent rapidement pour des raisons d’infertilité, mais aussi de « convenance personnelle ». Ce pourcentage ayant une tendance à augmenter rapidement, que deviendra une société dont un grand nombre de ses enfants aura été conçu en dehors du lien charnel ? Les positions de l’Eglise, en matière d’aide à la fertilité, sont donc prophétiques parce que fondées sur trois valeurs fondamentales:

a) l’intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu’à la mort naturelle;
b) l’unité du mariage, … respect mutuel du droit des conjoints à devenir père et mère seulement l’un à travers l’autre;
c) les valeurs …de la sexualité : procréation,  fruit de l’acte conjugal spécifique de l’amour des époux ». (Dignitas Personae- § 12).

Pour conclure :

L’Eglise ne juge pas les personnes: même dans l’erreur, chaque conscience conserve sa dignité, si elle a cherché la Vérité -et à cette condition expresse- nul ne peut décider à sa place. C’est pourquoi l’Eglise éclaire les consciences en expliquant pourquoi la Fécondation in Vitro ne répond pas à la nature profonde de l’homme. Elle offre aux personnes  souffrant de troubles médicaux de la procréation un réconfort, mais aussi la lumière et l’espérance, à travers lesquelles la maladie retrouve un sens.

Posté le 31 janvier 2015 à 10h48 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

30 janvier 2015

Mères à l'âge d'être grand-mères

La multiplication des remariages et des femmes voulant "faire carrière", sans compter celles qui sont atteintes de "jeunisme" et refusent de vieillir, aboutit à un phénomène nouveau : les femmes de 50 ans et plus sont de plus en plus nombreuses à être enceintes :

"C'est le Centers for Disease Control and Prevention britannique qui l'a révélé : le nombre de femmes à tomber enceintes alors qu'elles sont âgées de plus de 50 ans a augmenté de 165 % entre 2000 et 2013 au Royaume-Uni. Certaines ont réussi à avoir leur enfant de manière naturelle, mais la grande majorité a eu recours à la fécondation in vitro. Au total, plus de 700 enfants sont nés de mères quinquagénaires en 2013, contre moins de 300 en 2000.[...]

Cette attitude est jugée irresponsable - et passablement égoïste - puisque faisant passer l'envie de maternité avant le bien de l'enfant, qui se retrouve avec une mère ayant l'âge d'être sa grand-mère (sans compter les risques pour la santé de la "jeune" mère). René Frydman, gynécologue-obstétricien à l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) et premier à avoir réussi une fécondation in vitro avec un embryon congelé, n'est pas très favorable à ces grossesses tardives. Il explique que la FIV est interdite passé 49 ans, et que les frais de santé liés à une grossesse ne sont plus remboursés après 43 ans, et ce dans la majeure partie des pays d'Europe, car les risques pour la santé de la mère sont multipliés lorsque son âge est plus élevé.

Ma foi, si l'on accepte le principe de congeler des embryons et des ovocytes, et de fabriquer des bébés sur mesure et à la demande, on doit assumer le fait que des femmes de 50 ans et plus réclament une grossesse passé l'âge canonique. "Un enfant, si je veux, quand je veux" : y aurait - il donc un revers de la médaille à ce bon vieux slogan soixante-huitard ? 

Posté le 30 janvier 2015 à 13h58 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

La survie des grands prématurés s'améliore en France

Une étude française de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) montre que le sort des grands prématurés en France s'est considérablement amélioré ces 15 dernières années, offrant un taux de survie (et qui plus est, de survie sans séquelles sévères) beaucoup plus élevé en fonction du degré de prématurité :

[...]"Tout enfant né avant 37 semaines d'aménorrhée, soit au 8e mois de grossesse, est considéré comme prématuré. La grande (et la très grande) prématurité se situant schématiquement entre la 22e semaine (5 mois) et la 31e semaine (7 mois).

C'est à partir de la 25e semaine que les chercheurs constatent une amélioration significative de la survie des prématurés ces 15 dernières années, et par comparaison avec la 1ère étude Epipage.

Plus les enfants sont prématurés, plus le taux de survie diminue: la survie est de 94% chez les grands prématurés, nés entre la 27e et la 31e semaine, de 60% à 25 semaines et de moins de 1% avant 24 semaines."[...]

On peut attribuer ces beaux résultats à une meilleure prise en charge de la grossesse et du prématuré, à des traitements moins agressifs, plus adaptés et généralisés, notamment dans les techniques de ventilation respiratoire. Il subsiste néanmoins une "zone grise" pour les prématurés nés à 24-25 semaines, dont le taux de survie sans pathologie néonatale sévère est beaucoup plus faible. La prise en charge de ces très grands prématurés n'est pas systématique et est traitée au cas par cas.

La science, capable du meilleur pour sauver les très grands prématurés, est aussi capable du pire avec l'avortement.

Posté le 30 janvier 2015 à 13h15 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

29 janvier 2015

Location d'utérus : la CEDH perd toute crédibilité

Communiqué de l'Association Juristes pour l’enfance :

"Le 27 janvier 2015, la cour européenne a condamné l’Italie dans une nouvelle affaire de GPA. Un couple italien avait obtenu - acheté - un enfant issu d’une GPA en Russie, l’enfant n’étant relié génétiquement à aucun des membres du couple. La justice italienne avait refusé de transcrire le certificat de naissance russe, ordonné l’éloignement de l’enfant de ce couple et qu’il soit placé en vue de son adoption par une famille italienne.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme a statué sur la question de la conformité du placement de cet enfant aux dispositions de la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Elle estime que l’éloignement et la mise sous tutelle de l’enfant portent atteinte à la vie familiale existant de fait entre le couple et l’enfant, pendant les 6 mois passés ensemble. En effet, l’éloignement d’un enfant du contexte familial est une mesure extrême qui ne peut se justifier qu’en cas de danger immédiat pour lui, non caractérisé en l’espèce.

La Cour condamne ainsi l’Italie à payer 20 000 € au couple commanditaire de la GPA.

Ce raisonnement, appliqué à un rapt d’enfant, permettrait d’en déduire que, dès lors que les voleurs se sont comportés envers l’enfant comme des parents et ont passé du temps avec lui, ne serait-ce que 6 mois, il a pu s’établir entre eux une vie familiale de fait qui interdit de séparer l’enfant de ceux qui l’ont enlevé !

Le respect de la vie familiale de l’enfant qui fonde la condamnation devient ainsi difficile à manier : d’une part, cette vie familiale a été imposée à l’enfant par des personnes l’ayant acheté à une femme russe ; d’autre part, depuis 2013, sa vie familiale est vécue avec une autre famille, sa famille d’accueil, et bénéficie tout autant du principe de respect.

La contradiction est telle que la Cour ne peut en déduire aucune issue cohérente, et précise que sa décision « ne saurait être compris(e) comme obligeant l’État italien à remettre l’enfant aux requérants, ce dernier ayant certainement développé des liens affectifs avec la famille d’accueil chez laquelle il vit depuis 2013 ». L’enfant demeure donc avec sa famille d’accueil.

Or, de deux choses une :

  • soit l’enfant a été séparé à tort de ses acheteurs/parents, et il doit pouvoir les retrouver ;
  • soit il a été séparé d’eux à raison, et il ne saurait leur être rendu, qu’il ait noué de nouveaux liens affectifs ou non !

Le sort de l’enfant dépend finalement de savoir avec qui il aura passé le plus de temps… et peu importe que les ceux-là l’aient acheté ou, la prochaine fois, volé…

De façon inespérée, les contradictions accumulées finissent en l’espèce par rendre service à l’enfant puisque, en définitive, il ne sera pas restitué à ses acheteurs mais adopté en bonne et due forme et dans le respect de sa personne et de sa dignité d’être humain.

Mais le problème de fond demeure dans la décision de la Cour, qui façonne les principes suivants : l’achat d’un enfant ne donne pas de droit sur lui mais il suffit de développer une vie familiale avec lui (dont le critère de temps n’est pas défini) pour obtenir la reconnaissance des liens effectifs comme caractérisant une vie familiale de fait.

Avec un tel raisonnement, le voleur ou le trafiquant d’enfant qui aura vécu une vie familiale avec lui peut sereinement conserver la garde de l’enfant au nom du respect de la vie privée et familiale.

Les Juristes pour l’enfance sont très inquiets pour l’avenir de l’intérêt de l’enfant. On craignait que la Cour européenne soit devenue un obstacle au respect des droits de l’enfant. C’est, hélas, confirmé."

Posté le 29 janvier 2015 à 21h44 par Michel Janva | Lien permanent

27 janvier 2015

La CEDH cautionne encore la location d'utérus

L'Italie a eu tort de séparer un enfant né d'une mère porteuse à l'étranger de ceux qui souhaitaient en devenir les parents, même si ce couple a agi dans l'illégalité, a tranché aujourd'hui la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

Âgé de huit mois, l'enfant avait été placé sous tutelle dans une maison d'accueil, avant d'être confié, plus d'un an après, à une famille d'accueil.

Posté le 27 janvier 2015 à 16h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Il court pour la Fondation Jérôme Lejeune

Jeune père de Timothée, un charmant petit garçon trisomique, Alexis courra le 8 mars prochain le semi-marathon de Paris pour soutenir la Fondation Jérôme Lejeune :

"Le 8 mars prochain, je courrai le semi-marathon de Paris pour mon fils Timothée, porteur d'une trisomie 21, et pour soutenir la Fondation Jérôme Lejeune qui est à la tête de la recherche médicale sur la trisomie 21 et les autres maladies génétiques de l'intelligence. La Fondation soigne aussi directement mon fils : je peux témoigner de la qualité du suivi médical et de l'attention dont Timothée fait l'objet !
J'ai décidé de collecter des fonds pour financer leurs actions en m'inscrivant au semi-marathon de Paris et en courant à leur profit !"

Vous pouvez encourager Alexis et Timothée, et à travers eux, les recherches de la Fondation Jérôme Lejeune sur la trisomie 21, en faisant un don sur la page dédiée. Les enfants trisomiques vous remercient.

Posté le 27 janvier 2015 à 12h16 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

21 janvier 2015

Désinformation sur les cellules souches embryonnaires

Alors que les médias ont unanimement salué cette "implantation mondiale de cellules cardiaques dérivées de cellules souches embryonnaires humaines" comme un grand succès alors qu'aucune utlisation de cellule souche embryonnaire n'avait jusqu'à présent eu d'effet thérapeutique, Alliance Vita apporte des précisions importantes dans un article :

" Le 16 janvier 2015, lors des 25e Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie, fut annoncée qu’une « première implantation mondiale de cellules cardiaques dérivées de cellules souches embryonnaires humaines » avait été réalisée par le Professeur Philippe Menasché et son équipe du service de chirurgie cardiovasculaire de l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris.

De quoi s’agit-il ? Une patiente de 68 ans souffrait d’insuffisance cardiaque sévère à la suite d’un infarctus, ancien, mais à un stade ne nécessitant ni greffe ni tentative d’implantation de cœur artificiel. En octobre 2014, elle a subi simultanément un pontage coronarien et la greffe d’un « patch » formé d’un gel contenant des cellules dérivées de cellules souches issues d’embryons humains. A ce stade, trois mois après cette greffe, la patiente présente des signes d’amélioration de son état de santé, comme l’a annoncé l’équipe en charge de ces travaux (...)

L’efficacité est-elle démontrée ? En réalité, comme le reconnait le Pr Menasché, responsable du service de chirurgie cardiovasculaire de l’Hôpital Georges Pompidou (AP-HP) qui a réalisé cette opération, il est prématuré de dire si l’amélioration provient de la greffe de cellules ou du pontage. Il ajoute qu’il n’y a aucune preuve ni démonstration que ces cellules fabriquent du tissu cardiaque ou même aient la potentialité de « vivre » éternellement. Leur seul rôle, supposé mais non démontré, viendrait de leur capacité à secréter des substances induisant une forme de réparation des tissus.

Enfin, il reconnait qu’il y a un an, un patient “en bout de course” avait également été traité, mais n’avait pas survécu à ses multiples pathologies, sans que le patch ne soit en cause.

La potentialité thérapeutique des cellules souches embryonnaires humaines est donc encore loin d’avoir fait ses preuves (...)

La recherche sur l’embryon humain, en le chosifiant, soulève de graves problèmes éthiques. Peut-il être considéré comme simple matériau de laboratoire ? L’être humain au premier stade de son développement peut-il être utilisé et détruit à dessein pour tester de potentiels traitements ?"

Posté le 21 janvier 2015 à 12h02 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

18 janvier 2015

Tous à la marche pour la Vie le 25 janvier à 13h30, à la Bastille, à Paris

Posté le 18 janvier 2015 à 00h19 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (3)

14 janvier 2015

Plainte de mères porteuses pour récupérer leurs bébés

Six mères porteuses, au coeur d'un scandale en Thaïlande suite à la découverte de leurs bébés nés d'un même père japonais, ont porté plainte contre l'Etat afin de récupérer leurs enfants, remis aux services sociaux.

Les six femmes, qui ont des droits de visite auprès de leurs neuf bébés (dont trois paires de jumeaux) placés en orphelinat selon le ministère, fondent leur plainte sur le fait que les services sociaux ne prennent pas assez bien soin des enfants... Comme si ceux qui les avaient achetés en prenaient soin...

Posté le 14 janvier 2015 à 14h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

13 janvier 2015

Et maintenant l'utérus pour tous

Un docteur me communique :

"Suite à une première mondiale -la naissance en Suède en octobre dernier d'un enfant né après une transplantation utérine réalisée par l'équipe du Professeur Mats Brannström- les équipes françaises se préparent aussi à effectuer dans les prochains mois et années des greffes d'utérus pour des femmes ayant  une infertilité d'origine utérine : femmes nées sans utérus, ou ayant des malformations ou des maladies de l'utérus, ou ayant subi une ablation de l'utérus pour cancer etc...

Les utérus greffés proviennent souvent de transsexuelles femmes opérés en hommes, ou de patientes décédées (cadre législatif du don d'organes).

On peut penser que des dérives sont à prévoir, avec en toile de fond la transplantation d'utérus chez des transexuels (hommes opérés en femmes, à qui on permettrait donc de devenir mamans...), vu le titre de la conférence du Professeur Frydmann "Utérus pour tous", le 16 janvier entre 14h et 16h au Salon Hoche à Paris 8ème."

Voir le site du CEGOOP (Cercle d'Etudes des Gynécologues de l'Ouest Parisien).

Posté le 13 janvier 2015 à 07h45 par Michel Janva | Lien permanent

09 janvier 2015

Moitié homme, moitié robot : le transhumanisme

Une espèce « nouvelle » arrive dans le monde ! Moitié homme, moitié robot ! Ray Kurzweil (qui prévoit de « ressusciter son père ») est un ingénieur informaticien et futurologue récemment embauché par Google. Il annonce que l’homme qui arrive « sur le marché » sera de moins en moins biologique car « bourré » de composants électroniques. D’autres annoncent déjà que « nous serons comme des Dieux » puisque nous serons capables de connaître les pensées de n’importe quelle personne située dans n’importe quel endroit du monde. Il y a clairement de quoi être terrifié par ce que nous préparent les « maitres magiciens » experts en informatique et biotechnologie. Ces déclarations sont dans la droite ligne du mouvement « transhumaniste », un mouvement qui souhaite « améliorer » l’homme grâce à la technologie et pourquoi pas, le rendre immortel… Un documentaire d’Armel Joubert des Ouches sur reinformation.tv.

Posté le 9 janvier 2015 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

05 janvier 2015

GPA : la réalité sordide de la vente d'enfants

Grégor Puppinck, Directeur du European Centre for Law and Justice, publie dans Valeurs actuelles une tribune contre la location d'utérus :

"[...] Autant les promoteurs de la GPA insistent sur les droits fondamentaux des enfants nés par GPA et de leurs « parents commanditaires », autant ils occultent le plus souvent les circonstances d’une naissance obtenue par la violation des droits fondamentaux des mères porteuses et des enfants.

Quatre affaires actuellement en attente de jugement à la Cour européenne des droits de l’homme permettent, au-delà du discours, d’avoir un aperçu partiel, mais déjà saisissant, des circonstances de la naissance d’enfants nés par GPA en Russie, en Ukraine et en Inde. Dans ces affaires, les adultes commanditaires réclament à la Cour des droits de l’homme de condamner leurs autorités nationales à régulariser la situation administrative de ces enfants. Les faits présentés sont publics, issus des dossiers consultables au greffe de la Cour de Strasbourg. Les prénoms des enfants ont néanmoins été modifiés.

Dans une première affaire contre l’Italie. M. Campanelli était âgé de 44 ans, et Mme Paradiso de 55 ans. Ils se rendirent en Russie pour obtenir un enfant, né en mars 2011, par l’intermédiaire de la société spécialisée « Rosjurconsulting », dont l’un des avocats représente aussi le couple devant la CEDH. L’acte de naissance russe de l’enfant indiquait qu’il était le fils du couple italien. De retour en Italie, la transcription de l’acte de naissance russe dans l’état civil italien fut refusée. Une enquête pour altération d’état civil fut ouverte et un test ADN prouva que l’enfant n’avait aucun lien génétique avec le couple, contrairement à ce qu’ils avaient prétendu. Les juridictions italiennes jugèrent que le couple avait amené un enfant en Italie en violation des normes sur l’adoption internationale. Elles décidèrent – dans l’intérêt de l’enfant – de retirer l’enfant au couple en vue de le confier à l’adoption.

Dans une autre affaire, Emma et Luca sont nés à Kharkov (Ukraine) le 22 novembre 2010 dans une clinique spécialisée en GPA. Leurs actes d’état civil ukrainien indiquent comme parents Monsieur et Madame Laborie, des français nés respectivement en 1972 et 1969. Le couple, installé pour l’occasion en Ukraine, réside habituellement à Dubaï. Entre autres indices établissant la GPA, les autorités consulaires françaises ont constaté que Mme Laborie, qui se prétendait mère des enfants, ignorait jusqu’à leur date de naissance.

Dans une troisième affaire, Noémie est née le 31 juillet 2009 à la clinique Hiranandani spécialisée en GPA, à Mumbaï, en Inde. [...] Un mois après la naissance, par un document écrit, Didier Foulon a déclaré « sur l’honneur prendre en charge les coûts financiers de la grossesse, des frais d’hôpitaux, du logementDe plus, avoir remis la somme de 100.000 roupies pour le meilleur confort de la mère et d’une bonne alimentation et qu’elle puisse engager des frais durant [son] absence ». 100.000 roupies (environ 1300€) correspondent à trois ans de salaire d’une ouvrière. De même, quelques jours après la naissance, il a versé 60.000 roupies à la clinique.

Par un acte notarié, Mme Shirodkar a ensuite renoncé à sa fille autorisant M. Foulon à « emmener ma fille en France ». Interrogée par les services consulaires français, Minakshi Shirodkar a indiqué qu’elle ne savait ni l’âge, ni l’adresse de M. Foulon, ni même s’il était marié ou célibataire, et qu’elle n’avait pas le projet de garder des contacts avec lui. L’adresse des parents indiquée sur l’acte de naissance était celle de la clinique. De retour aux Etats-Unis, M. Foulon fit un test ADN pour vérifier sa paternité.

Enfin, dans la quatrième affaire, Alexandre et Maxence sont nés le 26 avril 2010 dans la même clinique que Noémie, à Mumbaï. Leurs actes de naissance indiquent qu’ils ont pour mère Pushpa Kharat, une indienne sans profession née en 1982, et pour père Philippe Bouvet, un français, âgé alors de 45 ans. Les faits sont ainsi identiques à l’affaire Foulon, à la différence que M. Bouvet était pacsé avec un homme ayant déjà employé la filière indienne pour obtenir des jumeaux.

[...] Dans l’affaire Foulon, la Cour d’appel a d’ailleurs noté que « il ne s'agit pas seulement en l'espèce d'un contrat de mère porteuse prohibé par la loi française, mais encore d'un achat d'enfant, évidemment contraire à l'ordre public ».

[...] Comment expliquer cette acceptation de la vente internationale d’enfants et de l’exploitation de femmes, pourtant interdites en droit français et en droit international ? [...]

Et la justice ? L’interdiction internationale de la vente d’enfant semble être tombée en désuétude. Des avocats spécialisés ne défendent plus l’orphelin, mais en assurent la vente « papiers en mains » et le service après vente, comme la société « Rosjurconsulting ». Me Caroline Mécary, qui représente les adultes commanditaires dans les trois affaires françaises, réclame devant la Cour près de 54.000 euros d’honoraires pour elle et 60.000 euros de préjudice moral pour ses clients, de quoi s’offrir plusieurs enfants…"

Posté le 5 janvier 2015 à 15h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

03 janvier 2015

La Cour fédérale allemande reconnaît la GPA

La légalisation de la location d'utérus avance.

La Cour fédérale de justice (Bundesgerichtshof, BGH), dont le siège est à Karlsruhe, dans une décision rendue le 10 décembre et publiée quelques jours plus tard, estime que si le compagnon du père biologique d’une enfant issu d’une gestation pour autrui (GPA) est reconnu comme parent par la justice du pays où l’enfant a été conçu, cette décision doit aussi être applicable en Allemagne.

Deux habitants de Berlin avait fait concevoir, moyennant finances, un enfant par GPA en Californie en 2010. En 2011, le père biologique avait reconnu l’enfant au consulat allemand et un tribunal californien avait désigné les deux hommes comme parents de l’enfant.

Pour motiver sa décision, la Cour s’est appuyée sur l’arrêt rendu le 26 juin 2014 par la Cour européenne des droits de l’Homme et condamnant la France pour son refus de reconnaître des enfants nés par GPA.

Les LGBT et autres vendeurs d'enfants peuvent remercier la France de n'avoir pas contesté cette décision.

Posté le 3 janvier 2015 à 14h36 par Michel Janva | Lien permanent

01 janvier 2015

Famille, mariage, filiation, droits de l’enfant : en 2015, La Manif Pour Tous ne lâche rien

Communiqué de La Manif Pour Tous :

"Campagne contre la GPA (Gestation Pour Autrui, c’est à dire le recours aux mères porteuses), droits des enfants à être élevés par un père et une mère, solidarité intergénérationnelle, sans oublier l’abrogation de la loi Taubira, la mobilisation pour la famille s’annonce d’ores et déjà très forte en 2015, année qui sera marquée par les élections départementales et régionales.

Après avoir rassemblé des centaines de milliers de manifestants lors des manifestations organisées tout au long de l’année 2014, La Manif Pour Tous entend poursuivre son action en gardant les ingrédients clé de son succès que sont l’enthousiasme, l’audace et la détermination. Le report sine die du projet de loi famille au lendemain des manifestations du 2 février et le changement de position du Premier Ministre, Manuel Valls, sur la GPA à la veille des manifestations du 5 octobre n’ont fait que renforcer la conviction des sympathisants de La Manif Pour Tous de la nécessité de poursuivre leur mobilisation."

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

« L’année 2014 a été riche de succès pour notre mouvement. Une de nos revendication majeure est l’abrogation de la loi Taubira et force et de constater que grâce à la mobilisation constante et pacifique de millions de Français, ce sujet est aujourd’hui sur la table et les ténors de la vie politique se prononcent les uns après les autres pour son abrogation ». « Cette loi Taubira est injuste pour les enfants et hypocrite pour les couples de même sexe. Non seulement elle n’est pas entrée dans les mœurs, mais elle n’y entrera jamais car les Français plébiscitent aujourd’hui la filiation Père-Mère-Enfant et plus généralement la famille, premier lieu de solidarité et refuge des plus vulnérables ».

Aujourd’hui, le gouvernement reste sourd aux appels au dialogue de La Manif Pour Tous. Ainsi, les demandes de rendez-vous adressées à Manuel Valls et à Najat Vallaud Belkacem n’ont toujours pas abouties, provoquant un sentiment d’exclusion pour les centaines de milliers de familles mobilisées depuis plus de 2 ans. Les enjeux sont pourtant nombreux : abolition universelle de la GPA, interdiction de la PMA sans père, arrêt de la diffusion de l’idéologie du genre à l’école, annulation des mesures familiphobes (mises sous condition de ressource des locations familiales, réduction du congé parental…), abrogation de la loi Taubira, préservation de la solidarité intergénérationnelle…

Ludovine de La Rochère prévient :

« Nous sommes déterminés à poursuivre notre action tout au long de l’année 2015 ». « Nous serons présents au quotidien pour faire entendre le plus largement possible la voix des familles. Nous allons notamment porter une attention particulière à l’action de proximité en renforçant la structuration de notre réseau local. Et nous allons également continuer à développer nos relations avec les organisations partenaires à l’échelle européenne et internationale, en particulier pour obtenir l’abolition universelle de la GPA ».

Parmi ses prochains rendez-vous, La Manif Pour Tous travaille à l’organisation de son forum international contre la GPA qui se tiendra à Paris le dimanche 8 mars 2015.

« Ce sera notre manière à nous de célébrer la journée internationale de la femme. On ne peut tolérer plus longtemps cette pratique qui exploite la femme et fait de l’enfant une marchandise ».

Posté le 1 janvier 2015 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

Hollande élève Pierre Bergé à la dignité de Grand officier de la Légion d'honneur

Hollande honore ainsi (voir ici le décret) celui qui avait osé écrire :

"Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ?"

Posté le 1 janvier 2015 à 16h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (52)

20 décembre 2014

Marché du corps féminin : la Cour de Justice de l’UE encourage le lobby pharmaceutique

Lu dans l'Osservatore Romano :

"Le jugement de la cour européenne qui établit qu’est brevetable à des fins de recherche un ovule activé par parthénogenèse ayant entamé un processus de développement bien que n’ayant pas été fécondé ouvre les portes à de nouvelles frontières et de nouvelles possibilités non seulement scientifiques, mais aussi relatives au marché pharmaceutique

Ce n’est pas un hasard, en effet, que la requête soit partie d’une société de recherche pharmaceutique, la Stem Cell Corporation. Pour la première fois, en effet, s’est ouverte la possibilité de breveter une partie du corps humain, comme s’il s’agissait d’un produit manufacturé, et dans le même temps a été mise une limite à la définition d’un embryon, produit humain protégé par les lois. En oubliant volontairement qu’avant d’avoir été des embryons nous aussi avons été des ovules, c’est-à-dire que nous sommes tous des fils et que nous devons quelque chose à qui nous a permis de venir au monde, dès les premières cellules. De cette manière, en revanche, les scientifiques se proclament les maîtres du processus vital, avec la possibilité d’intervenir pour en faire ce que l’on veut. C’est une longue histoire, commencée avec l’avortement, qui étend toujours davantage le pouvoir de l’homme sur un processus qui reste encore, à bien des égards, mystérieux. Et qui, quoi qu’il en soit, n’a pas été inventé par des êtres humains.

Comme d’habitude, tout est justifié par la recherche scientifique, le bien que les malades pourront en retirer. Cela sera-t-il vrai ? Surtout, cela vaut-il la peine de rechercher des thérapies au prix de graves violations du respect de l’être humain ? Cette fois encore les défenseurs de ce jugement disent que c’est aux scientifiques de l’évaluer : mais comment est-il possible de penser laisser entre les mains de personnes qui, évidemment, sont impliqués personnellement dans le problème, une question aussi décisive ? Comment ne pas comprendre que nous sommes face à un problème bien plus vaste, bien plus profond ? Ne réduire donc cette grave question qu’à une argutie judiciaire – c’est-à-dire au fait qu’il ne peut pas être qualifié d’embryon – blesse notre civilisation.

Et ce n’est pas tout : il faut aussi rappeler que, par ce jugement, vient s’ajouter une autre pièce à la commercialisation du corps féminin, déjà à l’œuvre avec le marché des ovules et des utérus. Quelle fin feront les femmes si leur spécificité, à savoir la maternité, est réduite en pièces et mise en vente ?"

Posté le 20 décembre 2014 à 17h11 par Michel Janva | Lien permanent

Le Petit Poucet trisomique

L'écrivain franco-marocain Tahar Ben Jelloun a adapté les contes de Perrault, en les transposant en Orient.

Dans son adaptation, le Petit Poucet est trisomique. Il explique pourquoi dans un entretien accordé à Ouest-France :

Photo

Posté le 20 décembre 2014 à 12h55 par Michel Janva | Lien permanent

19 décembre 2014

Location de mère porteuse : Pierre Charon interpelle Manuel Valls

Le sénateur Pierre Charon interroge le Premier ministre sur l’arrêt rendu par le Conseil d’État le 12 décembre 2014 qui rejette le recours formé par une association contre la circulaire Taubira relative à la délivrance des certificats de nationalité française aux enfants nés à l'étranger de mère porteuse :

"Dans cet arrêt, le Conseil d’État n’hésite pas à valider les conséquences d’une pratique pourtant interdite en France. En effet, invoquant un arrêt rendu par la cour européenne des droits de l’homme (CEDH) le 26 juin 2014, la plus haute juridiction de l’ordre administratif considère que la France ne peut priver un enfant de sa nationalité française sous peine de porter « une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée ». Pourtant, selon l’article 21-12-1 du code civil, la nationalité est acquise pour les enfants nés de GPA à l’étranger de manière automatique au bout de cinq ans de résidence sur le territoire français. Aucune nécessité pratique ou juridique n’impose donc l’obligation d’instituer de nouvelles règles en ce domaine.

Par ailleurs, on ne saurait invoquer une quelconque distinction entre la convention de GPA et ses effets, puisque la naissance de l’enfant constitue l’objet exclusif de cette convention. En validant ses effets, c’est bien la convention de la GPA, pourtant illégale au regard du droit français, que l’on valide. En effet, aux termes de l’article 16-7 du code civil, « toute convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d’autrui est nulle. » La nullité d’une telle convention, inscrite dans notre droit depuis la loi du 29 juillet 1994, fait écho au principe fondamental du respect de la dignité humaine qui constitue ainsi l’un des principes les plus importants du droit français. L’interdiction française de recourir à cette pratique ne devient alors qu’une pure position de principe, alors que cette interdiction est également sanctionnée sur le plan pénal (un an d’emprisonnement et une amende de 15 000 euros aux termes de l’article 227-12 du code pénal).

Il lui demande donc, compte tenu de ses prises de position contre la GPA, s’il entend intervenir concrètement contre cette pratique et en vertu de quelles modalités. Il lui demande également de lui faire part de sa position concernant l’attitude problématique adoptée par le Conseil d’État."

Posté le 19 décembre 2014 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent

La PMA c'est déjà le droit à l'enfant

Lu ici :

"[...] Je ne comprends pas vraiment comment on peut d'un côté combattre la loi Taubira au nom du refus du droit à l'enfant tout en acceptant d'un autre côté ce même droit à l'enfant pour les couples stables hétérosexuels.

Je comprends bien la problématique de l'impossibilité médicale d'avoir des enfants et la souffrance que cela implique, mais cette souffrance est parfaitement identique à celle des homosexuels qui certes par nature et non par accident, ne peuvent avoir d'enfants. Cette souffrance est également la même concernant un célibataire (qui peut d'ailleurs adopter, même si les origines de la loi étaient circonstancielles à l'époque). 

En aucune manière une souffrance ou une incapacité accidentelle ne justifie le maintien de pratiques anormales. C'est d'ailleurs cet argument irrationnel de la souffrance qui nous était opposé lors de la présentation du projet de loi ou dans les débats avec des membres de LMPT.

L'intérêt de l'enfant dans ces différents cas ne se limite pas au seul accès à ses origines. Il serait sinon urgent de supprimer la naissance sous X fort utile pour inciter des femmes à éviter l'avortement.

L'intérêt de l'enfant est de naître d'une union fertile afin d'avoir non seulement accès à ses origines et de garantir sa filiation, mais également et surtout d'avoir la certitude de ne pas être le résultat d'un droit à l'enfant, quelle que soit la situation et quelle que soit la méthode utilisée: médicale pour la PMA/GPA d'un couple homosexuel ou hétérosexuel, juridique pour l'adoption par les célibataires (au moins pour de jeunes enfants, je comprends la possibilité d'adoptions de personnes majeures par des célibataires).

Ayant pu fréquenter une personne ayant eu recours à la PMA, je puis vous affirmer que leur souffrance réelle de ne pas avoir d'enfant se traduit de manière déformée par le droit d'avoir un enfant puisque la technique médicale le permet. Les conséquences pour les enfants sont assez terribles, entre soulagement d'être né par cette technique qu'ils approuvent en conséquence et compréhension d'être le fruit d'un droit à l'enfant, ce qui n'est pas vraiment agréable.

L'apparition de la PMA (en 1994 il me semble) pour les couples stériles a été le point d'entrée principal des renvendications LGBT, et avec un raisonnement fort logique d'ailleurs, pour parvenir à l'élargissement de cette pratique à tous les couples.

On voit mal avec cette position ambigüe sur la PMA pourquoi refuser la GPA aux couples stériles du fait d'une incapacité éventuelle de porter un enfant in utero (rejet, problème génétique, malformation). C'est d'ailleurs cette logique qui prévaut dans de nombreuses législations mortifères à l'étranger.

Soit on interdit la PMA pour tous et il n'y a pas de porte d'entrée pour des revendications argumentées relevant du droit à l'enfant, soit on laisse perdurer des éléments sources d'incohérence.

Sans compter que la PMA soulève, au delà des questions de filiation et de droit à l'enfant, des questions éthiques graves absentes totalement du débat sur ce sujet: quid des embryons surnuméraires, de leur congélation, de leur élimination in utero, de la sélection eugéniste qui commence à apparaître à l'étranger, des naissances multiples (3,4,5 enfants), des problèmes de santé de ces enfants, etc. [...]"

Posté le 19 décembre 2014 à 09h20 par Michel Janva | Lien permanent

17 décembre 2014

La circulaire Taubira est un véritable passeport pour la GPA

Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, déclare à Présent :

"La circulaire Taubira est un véritable passeport pour la GPA. Les défenseurs de cette circulaire brandissent le fait que ces enfants-là sont apatrides. Ce qui est absolument faux. Ils ont la nationalité de leur pays de naissance. Sans compter que, parce qu’ils vivent en France, ils obtiendront la nationalité française au bout de cinq ans.

Le problème est ailleurs : où est l’intérêt supérieur de l’enfant dans tout cela ? Ce que nous voulons pour les enfants, c’est qu’ils aient un père et une mère et soient attendus dans des conditions normales, et non via une GPA qui brisent tout lien familial et toute filiation.

La Manif pour tous dénonce une nouvelle forme d’esclavage à travers cette pratique. Le mot n’est-il pas trop fort ?

La GPA n’est pas autre chose que la commercialisation d’un enfant, un enfant qui est commandé et payé par le couple ou la personne seule qui a recours à cette GPA. Ce n’est rien d’autre qu’un trafic d’êtres humains. Il ne faut avoir aucune tolérance envers de telles pratiques, mais les interdire purement et simplement. La femme rapporteur de la circulaire Taubira devant le Conseil d’Etat a écrit un livre, Réinventer la famille, dans lequel elle aborde le sujet de la GPA. Que dit-elle ? Qu’il faut un débat ouvert sur le sujet. Mais il ne peut pas y avoir de débat sur un sujet aussi scandaleux, sur la commercialisation d’enfants et la marchandisation du corps des femmes.

[...] Nous allons ensuite faire un recours auprès du comité des droits de l’enfant à Genève. Pour que les conseillers reviennent sur cette décision lâche qui va à l’encontre de notre droit français, mais aussi des conventions internationales. [...]"

Posté le 17 décembre 2014 à 08h59 par Michel Janva | Lien permanent

16 décembre 2014

Des experts accusent le gouvernement de légaliser la vente d’êtres humains

A la suite de l’annonce par le ministre de la Justice espagnol de la prochaine approbation de plusieurs amendements à la réforme du registre civil, afin de prendre en compte l’enregistrement des naissances par mères porteuses, des experts en éthique accusent le gouvernement espagnol de légaliser de façon dissimulée les « ventres de location » et la vente d’êtres humains.

Répondant à ce projet du ministère de la Justice espagnol d’inscrire au Registre Civil les naissances générées par « gestation par procuration », connue comme maternité de subrogation ou « ventre à louer », les experts en éthique s’expriment : la gestation par procuration est une pratique illégale en Espagne. Ces dernières années s’est développé un commerce fort lucratif par lequel des couples de sexe identique ou différent, ou bien des personnes célibataires, se rendent dans certains pays afin de « se procurer » des enfants portés par des femmes de là-bas.

En toute logique, les enfants portés par des mères à l’étranger ne sont pas coupables de ne pas êtres enregistrés en Espagne. Ce qui est logique et cohérent si l’on suit l’ordonnance juridique, serait d’inscrire les enfants dans leur pays de naissance et comme enfants de leur mère biologique, puis de faire les démarches d’adoption munie de toutes les garanties.

En tous les cas, le gouvernement espagnol ne doit pas légaliser l’enregistrement de ces enfants s’il veut être cohérent avec la législation interdisant la maternité subrogée. Cette pratique doit être universellement abolie parce qu’elle fragilise la dignité de la femme et convertit l’enfant en un produit de commerce. La maternité est un patrimoine de la femme et sa vente ou location est offensive. L’enfant de premier âge, comme l’affirme la Déclaration des Droits de l’Enfant, ne doit pas se séparer de la mère sauf cas exceptionnels.

Le porte parole de Femme, Mère et Professionnelle déclare :

« Il est paradoxal que le Gouvernement espagnol maintienne une loi qui conduise la femme, face à la plus minime des difficultés, à avorter, sans protection ni aide aucune. Et à la fois de légaliser de façon dissimulée l’achat et la vente de bébés en utilisant la femme comme instrument. L’inscription en Espagne d’enfants provenant de grossesses par procuration est une offense à la dignité de la personne parce qu’elle permet la procréation sans famille. »

Posté le 16 décembre 2014 à 10h58 par Michel Janva | Lien permanent

13 décembre 2014

Mères porteuses : réactions de Ludovine de La Rochère

Posté le 13 décembre 2014 à 10h40 par Michel Janva | Lien permanent

12 décembre 2014

LMPT était devant le Conseil d'Etat contre la GPA

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La Manif Pour Tous, qui estime que la Circulaire Taubira est un passeport pour la GPA, dénonce une décision politique et idéologique contraire à l’intérêt de l’enfant et à la dignité de la femme et étudie d’ores et déjà les conditions du recours à venir devant le Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU basé à Genève (Committe on the Right of the Childs).

Et pour le député Poisson :

"Cette décision est aberrante, et profondément révélatrice de l’hypocrisie absolue de ce gouvernement. En somme, la GPA est interdite, mais rien n’est fait pour l’entraver, bien au contraire ! En fin de compte, la question est simple : cette pratique est-elle ou non ignoble ? Devons-nous ou non consacrer toutes nos forces à l’interdiction, au découragement de cette pratique qui est une manifestation barbare ? Pour ma part, j’estime qu’il faut l'interdiction stricte de cette pratique sur le territoire national. Cela veut dire que les personnes qui sont allées à l'étranger, qui ont recouru à une mère porteuse, c'est à dire qui ont instrumentalisé le corps d'une autre personne pour atteindre leurs objectifs, doivent tirer les conséquences de leur responsabilité. Elles doivent s'établir à l'étranger si elles le souhaitent."

Posté le 12 décembre 2014 à 18h27 par Michel Janva | Lien permanent

Le Conseil d'État valide le recours aux mères porteuses

... à l'étranger, en validant la circulaire Taubira.

Posté le 12 décembre 2014 à 14h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

11 décembre 2014

Mères porteuses : La Manif Pour Tous porte plainte contre X

Après des mois de mobilisation contre la pratique indigne de la GPA (Gestation Pour Autrui) qui asservit la femme et considère l’enfant comme une marchandise, La Manif Pour Tous passe à l’offensive sur le terrain judiciaire. Une plainte contre X a été déposée ce 10 décembre au TGI de Paris.

En effet, une société américaine, spécialisée dans la mise en œuvre de Gestations Pour Autrui et la commercialisation d’ovocytes, avait à nouveau prévu toute la semaine à Paris des réunions d’information. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, dénonce :

« Il s’agit de démarchage commercial. Cette agence propose ses services dans le monde entier, et intervient régulièrement en France, dans la plus grande illégalité et en totale impunité ».

Cette société dispose ainsi d’un site entièrement rédigé en français, permettant de consulter les propositions, leurs conditions et coûts, de procéder à toutes les démarches utiles, de signer et mettre en œuvre le contrat de mère porteuse. Cette agence a annoncé sur son site qu’elle prévoyait une tournée d’information, c’est-à-dire de démarchage commercial, en Europe en décembre 2014. Plusieurs réunions étaient prévues entre le 7 et le 13 décembre dans un grand hôtel luxueux du centre de Paris. Albéric Dumont, coordinateur général de La Manif Pour Tous, explique :

« Nous avons initié des démarches avec la préfecture de police en vue de manifester devant l’hôtel tout au long de la semaine ». « Nous avons également pris contact avec la direction de l’hôtel qui nous a déclaré ne pas être au courant et ne pas cautionner de telles activités ».

Quelques heures plus tard, le site de l’agence annonçait l’annulation des réunions d’information. Ludovine de La Rochère ajoute :

« Contrairement aux engagements de Manuel Valls, le gouvernement n’est pas opposé au fait que des femmes soient utilisées et des enfants vendus puisqu’il tolère ces démarchages. C’est pourquoi, au-delà des manifestations, nous avons décidé de poursuivre notre action sur le plan judiciaire avec le dépôt de cette plainte contre X auprès du Procureur de la République. ».

Posté le 11 décembre 2014 à 20h27 par Michel Janva | Lien permanent

La NaProTechnologie pour les couples en espérance d'enfants : une alternative à l'AMP

Pour répondre à la souffrance des couples ne parvenant pas à avoir des enfants, la médecine propose de nombreuses solutions (insémination artificielle, bébés-éprouvettes...), mais peu qui permettent la conception d'un enfant de manière naturelle, c'est-à-dire dans le cadre d'un rapport sexuel normal. La dissociation entre l'union charnelle et la procréation, l'introduction d'un tiers dans le don de la vie, des méthodes parfois très invasives sont souvent cause de souffrance pour les couples.

Un gynécologue-obstétricien américain, le Dr Thomas Hilgers, a cherché comment aider des couples hypofertiles à concevoir naturellement. La NaProTechnologie (NPT) est issue de ces recherches ; il s'agit d'une véritable médecine restauratrice de la fertilité naturelle. Si la procréation demeure naturelle, le Dr Hilgers utilise cependant toutes les « technologies » de pointe nécessaires, notamment la microchirurgie ou la chirurgie robotique, pour restaurer une fertilité optimale. La NPT traite les pathologies gynécologiques sous-jacentes --pathologies organiques, insuffisances hormonales ou autres déficiences -- à l'aide des tableaux de fertilité établis par le couple et à partir de bilans sanguins et échographiques réalisés à des moments ciblés. Elle propose des solutions tant médicales que chirurgicales : chirurgie des trompes, de l'endométriose, des adhérences, traitements hormonaux et non-hormonaux... Elle permet ainsi aux couples d'optimiser leur potentiel de fertilité naturelle afin de favoriser une conception et de minimiser le risque de fausse-couche.

Les couples pourront trouver par ailleurs dans la NaProTechnologie des méthodes qui se veulent respectueuses de la nature de l'homme et de la femme, qui visent à restaurer une fertilité déficiente sans la contourner, et qui ne les engagent pas dans les limites et les questions éthiques que soulève l'AMP.

Pour en savoir plus sur la NaProTechnologie, rendez-vous sur fertilitycare.fr.

Posté le 11 décembre 2014 à 11h39 par Michel Janva | Lien permanent


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