15 avril 2014

Sordide

Lu ici :

"En sept ans, la France a recensé une quinzaine d'erreurs pour quelque 100.000 gestes effectués, qu'il s'agisse d'insémination, de fécondation in vitro ou d'implantation d'embryon. Mais les couples ont pu être informés assez tôt par l'équipe médicale pour que leur soit proposée une interruption de grossesse."

Ah, ouf alors, on a pu éliminer l'enfant avant qu'il naisse...

Posté le 15 avril 2014 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2014

Un de nous : videos en français des interventions de l'audition

Intervention de Grégor Puppinck : Présentation de l'initiative, et réponse aux questions

Intervention de Sophia Kuby sur le financement européen de l'avortement au titre de l'aide au développement (en français).

Intervention du Professeur Filippo Vari sur le cadre juridique du financement européen de la recherche destructrice sur embryons humains (en français).

Posté le 11 avril 2014 à 15h51 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2014

Christine Boutin a apporté son soutien à l’initiative "Un de nous"

Christine Boutin et Xavier Lemoine sont venus soutenir l'initiative "Un de nous". Christine Boutin a déclaré

Bk2EY3PIgAA1iGx"Cette pétition s'inscrit comme le plus grand succès de toutes les initiatives citoyennes européennes depuis qu'elles ont été rendues possibles. C'est une preuve par 1,7 million que la vie est la préoccupation première des européens ! Mon devoir, avec Force Vie et l'échéance des Européennes, est d'y répondre avec conviction et cohérence...".

"Ce sont 50 millions d'euros qui ont déjà été dépensés par l'UE pour ces recherches, autant d'argent prélevé sur les budgets toujours plus modestes des européens qui déclarent ici être bouleversés par une telle manipulation technocratique. L''initiative "Un de nous" demande que l'UE cesse de soutenir et donc d'encourager les associations faisant la promotion de l'avortement de masse !".

"L'exceptionnelle mobilisation des européens et des français autour de cette question, en écho à l'insurrection pacifique des millions de défenseurs de la famille au printemps dernier réprimée scandaleusement par les autorités françaises, François HOLLANDE et Manuel VALLS en tête, renforcent notre conviction que la lutte contre la culture de mort et l'inscription de la vie au centre du jeu politique sont l'urgence pour ces élections européennes ! Puisse ce grand jour préfigurer un vote massif le 25 mai prochain en faveur des sincères défenseurs de l'humain ! Force Vie est à cet égard le seul label politique en vue des élections européennes 2014 à se hisser au niveau de l'exigence citoyenne qu'incarne ce formidable élan démocratique : faire que la Vie, son respect sans concession, en toute situation et tous azimuts, deviennent l'exclusif car essentiel prisme du choix démocratique et de l'action politique au niveau européen."

Posté le 10 avril 2014 à 22h17 par Michel Janva | Lien permanent

Bruno Gollnisch a apporté son soutien à l’initiative "Un de nous"

Au Parlement européen, Bruno Gollnisch a apporté son soutien à l’initiative « One of us » visant à établir une interdiction du financement des programmes qui conduisent à la destruction d’embryons humains.

 

Posté le 10 avril 2014 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent

L'initiative "Un de nous" montrera la crédibilité des institutions européennes en matière démocratique

Conclusion de Grégor Puppinck à la fin de l'audition de l'initiative Un de nous :

"Nous ne sommes pas seulement venus pour témoigner. L’Initiative Citoyenne « Un de Nous » ne s’achève pas aujourd’hui, au contraire, c’est aujourd’hui que commence le processus législatif d’initiative partagée.

Notre initiative place les institutions européennes non seulement devant leur responsabilité morale, mais aussi devant leur responsabilité démocratique.

Le mécanisme d’Initiative Citoyenne Européenne a été créé afin de partager, avec les citoyens européens, l’initiative législative européenne. Cet instrument vise à ouvrir l'Union européenne à la participation des citoyens, et à renforcer sa légitimité démocratique dont la faiblesse est si lourdement ressentie depuis tant d'années. Il est maintenant d'une importance vitale pour la crédibilité des institutions européennes que les attentes et espoirs qui sont liés à cet instrument ne soient pas déçus.

L’Initiative « Un de Nous » est non seulement celle qui a réuni le plus de soutien à travers l’Europe et qui est la plus représentative, mais elle est aussi la première à ce jour à contenir une proposition législative précise qui indique de façon concrète les modifications que nous souhaiterions voir apportées à la législation communautaire.

Lors de l’enregistrement officiel de l’Initiative, cette proposition législative a déjà fait l’objet d’un contrôle préalable par la Commission qui a vérifié et attesté qu'elle est pleinement conforme aux droits fondamentaux et aux valeurs de base tant qu'au droit primaire de l'Union Européenne.

De plus, cette proposition législative est simple et réaliste, et n'engendrera pas de dépenses supplémentaires au budget communautaire. Donc aucun obstacle pratique ou de fond ne peut justifier un refus de la Commission d’introduire une procédure législative basée sur le contenu de notre initiative. Nous attendons donc que la Commission européenne introduise notre proposition législative et la soumette à l’examen du Parlement et du Conseil, avec les modifications purement techniques qui peuvent être nécessaires, mais sans toucher à sa substance.

L’opportunité politique de la proposition législative est démontrée par le soutien populaire de deux millions de citoyens, et il n’appartient pas à la Commission de se prononcer sur ce point à ce stade de la procédure. La Commission n’est pas juge de l’opportunité politique d’une Initiative Citoyenne : c’est le peuple qui l’est, directement, dès lors que plus d’un millions de citoyens soutiennent une Initiative.

C'est très clairement l'objectif de l'article 11 du TUE de donner aux citoyens l’initiative d’une telle procédure législative, sans que cela puisse être bloqué d'une manière arbitraire.

Quelle serait l’utilité du mécanisme d’initiative citoyenne si seules les propositions qui plaisent à la Commission européenne avaient une chance d’être introduites dans le processus législatif ! A quoi bon alors réunir plus d’un millions de signatures ? Le mécanisme d’initiative citoyenne serait alors inutile : pire, ce serait une caricature de démocratie participative qui réduirait plus encore la légitimité populaire des institutions européennes.

Car c’est au prochain Parlement et au Conseil que sont dévolus les pouvoirs législatifs de l'Union européenne, c’est à eux de discuter et de voter sur le projet législatif proposé par l'Initiative « Un de Nous ».

Soyez certains que nous ne lâcherons rien."

Posté le 10 avril 2014 à 15h44 par Michel Janva | Lien permanent

Parce que tout embryon humain est l’un de nous : notre initiative est un témoignage public

Audition Parlement européen de l'initiative citoyenne européenne « Un de Nous », par Grégor Puppinck, représentant de l’ICE. Introduction :

"J'ai l'honneur de m’adresser à vous entant que représentant du comité d'organisation de l'Initiative Citoyenne européenne "Un de nous/One of us", qui est à ce jour l’Initiative Citoyenne qui a réuni le plus grand nombre de soutien à travers toute l’Europe.

L’Initiative Citoyenne « Un de Nous » a recueilli près de deux millions de signatures, ce qui en fait la première initiative à ce jour et la plus grosse pétition dans  l’histoire des institutions européennes.

Notre demande relève de la compétence de l’Union, et sa compatibilité avec le droit européen et les droits fondamentaux a déjà été vérifiée et attestée par la Commission européenne lors de l’examen préalable à l’enregistrement officiel de l’Initiative.

L’Initiative Citoyenne « Un de Nous » a donc rempli toutes les conditions nécessaires pour faire à présent l’objet d’une proposition législative qui sera discutée après les élections par le prochain Parlement et par le Conseil.

L’objet de l’audition de ce jour n’est pas d’anticiper sur les débats qui auront lieu sur la base de notre proposition législative, mais de nous donner la possibilité, nous qui représentons près deux millions de citoyens de vous exposer dans le détail notre demande.

Notre demande est simple et précise, elle s’appuie sur l’acquis européen, plus encore, elle est juste et bénéfique.

Par respect pour la vie et la dignité de tout être humain, nous demandons l’intégration d’une clause éthique dans la réglementation européenne qui exclue explicitement de financement européen toute activité qui détruise ou implique la destruction de vies humaines. Cette clause éthique de portée générale s’applique en particulier au financement de pratiques biotechnologiques impliquant la destruction d’embryons humains, et au financement d’avortements dans le contexte de l’aide au développement.

Ainsi, l’Initiative demande que soit introduit dans le droit européen le principe suivante :

« Aucun fonds de l’Union européenne ne doit être attribué à des activités qui détruisent des embryons humains ou qui présupposent leur destruction »

Pourquoi ?

Parce que tout embryon humain est l’un de nous.

C’est le message de près de deux millions de citoyens européens que nous avons l’honneur et la responsabilité de porter aujourd’hui devant cette Assemblée.

Ce message est difficile à entendre, comme toute vérité. Il va à l’encontre de notre égoïsme.

Pouvoir supprimer les enfants non désirés, pouvoir exploiter les embryons humains à des fins industrielles, pouvoir limiter la croissance démographique de pays pauvres et leur imposer nos styles de vie : ce sont à ces pouvoirs que nous vous invitons à renoncer, par respect pour des êtres humains à peine conçus et en gestation.

Oui, notre initiative s’oppose fondamentalement à tout ce qui détruit des êtres humains. Notre initiative est un témoignage public de la conscience de millions de citoyens européens qui reconnaissent l’humanité et l’individualité de tout être humain dès sa conception.

Ce témoignage, nous savons bien que certaines personnes et organisations ici présentes y sont fondamentalement hostiles ; nous savons bien que ces organisations qui promeuvent l’avortement et la recherche non-éthique sur les embryons humains sont, en apparence, beaucoup plus puissantes que nous. Qui représentent-elles ? De puissants intérêts financiers, des lobbys transnationaux défendant des intérêts minoritaires mais devenus très puissants depuis une vingtaine d’années.

A côté, nous, nous ne sommes rien : pas d’argent, pas de pouvoir. Et pourtant, nous demeurons. Cette initiative a été portée par une foule de bénévoles ; et elle a recueilli le soutien d’une gigantesque foule de citoyens européens, plus nombreuse qu’aucune autre pétition européenne n’en a jamais réunie. Dans cette foule, il n’y a que des volontaires ; aucun n’agit par intérêt personnel ou financier. Tous, nous avons agi parce que nous avons été attentifs à la voix de notre conscience qui nous dit que la vie de tout individu commence dès sa conception, et que par suite tout embryon humain est déjà un individu et qu’il mérite le respect.

La raison fondamentale de ce respect est simple : l’homme est plus qu’une chose ou qu’un animal. Tout être humain a une conscience le prédisposant à reconnaître ce qui est vrai et bien ; et c’est en vertu de cette conscience, que nous vous demandons qu’aucun fonds de l’Union européenne ne soit attribué à des activités qui détruisent des embryons humains ou qui présupposent leur destruction. 

Pour juger autrement, il faut croire que l’être humain n’est qu’un animal.

Ce que nous demandons aux instances européennes, c’est de respecter davantage l’être humain.

Deux millions d’européens demandent aux institutions européennes de rehausser le niveau de ses valeurs, de progresser en humanité, d’élever sa conscience à la reconnaissance de l’humanité de toute vie humaine dès la conception.

Ce progrès nécessite de prendre conscience qu’un être humain bien réel existe dès avant la naissance et depuis la conception. En tant qu’être humain, il est lui aussi détenteur de droits naturels et inaliénables, et il mérite une protection renforcée de la société en raison de sa vulnérabilité.

Nous ne pouvons plus aujourd’hui nous cacher derrière notre ignorance pour justifier la destruction des embryons et fœtus humains. Aujourd’hui nous savons, la science elle-même nous enseigne que toute vie individuelle est un continuum ininterrompu de la conception à la mort. Nous savons que dès la conception, un être humain est pleinement conçu, avec tous ses caractères individuels et uniques.

Détruire les embryons, instituer des politiques publiques en ce sens ne sera jamais accepté. Toujours, des millions de personnes, à l’écoute de leur conscience, viendront accuser ces politiques.

De fait, et le succès de cette Initiative en est l’expression, les citoyens prennent de plus en plus conscience du respect que mérite toute vie humaine. Nous assistons depuis quelques années à un éveil des consciences en ce sens. Regardez l’évolution législative récente dans de nombreux pays européens et américains.

L’Europe, qui se veut fondée sur un socle de valeurs, - en particulier le respect de la vie et de la dignité humaines - pourrait être exemplaire de ce progrès. C’est ce que nous lui demandons. Et cette demande n’est pas inaccessible ; elle est même très raisonnable, mais elle implique de ne pas agir uniquement en fonction d’intérêts financiers de court terme.

Le respect dû à la vie et à la dignité de toute vie humaine, dès la conception est aussi reconnu largement en droit européen et international. La règlementation européenne qui interdit le financement de la destruction d’embryon dans le cadre de la recherche, la directive sur les biotechnologies qui interdit que soit brevetées des pratiques qui impliquent la destruction d’embryons se fondent sur la reconnaissance que tout embryon humain est revêtu de la dignité humaine.

C’est aussi la portée de la Convention d’Oviedo sur les biotechnologies. L’Assemblée du Conseil de l’Europe a aussi clairement affirmé « Les droits de chaque enfant à la vie dès le moment de sa conception » et que « l'embryon et le fœtus humains doivent bénéficier en toutes circonstances du respect dû à la dignité humaine ».

Nous demandons aux instances européennes d’être cohérentes et de tirer les conséquence de l’humanité de toute vie individuelle dès la conception.

Ainsi, ce que les signataires de l’Initiative demandent n’est pas seulement fondé sur une exigence morale fondamentale –le respect de la vie et de la dignité humaines-, mais aussi sur des motifs scientifiques, sociaux et juridiques : des motifs scientifiques qui montrent que la recherche sur les cellules souches embryonnaires est largement dépassée ; des motifs sociaux qui montrent que la pratique de l’avortement ne concoure pas au développement ni à l’amélioration de la santé maternelle ; des motifs juridiques qui montrent que l’action de l’Union européenne est incohérente du point de vue éthique.

Il a fallu des siècles pour que l’humanité renonce à l’esclavage, pour que nous reconnaissions en tout homme notre égal ; pour que nous reconnaissions l’étranger ou le « sauvage » comme « un de nous ». Déjà, à l’époque, des intérêts politiques, économiques et financiers s’opposaient à la reconnaissance de la pleine humanité et égalité en droit des esclaves. Aujourd’hui, il en est de même, et nous entendons les mêmes arguments utilitaristes qui invoquent l’importance pour l’économie de pouvoir supprimer et exploiter ces être humains qui ne seraient pas vraiment humains, en tout cas, pas à égalité avec nous.

Finalement, même d’un point de vue économique, l’abandon de l’esclavage s’est révélé bénéfique puisqu’il a permis la mécanisation de l’agriculture. De même, tout semble indiquer que l’abandon de la recherche destructrice sur les embryons humains sera bénéfique au progrès de la science car il favorise d’autres voies de recherche, en particulier sur les cellules souches adultes inductibles IPS. Depuis la découverte de ces cellules IPS, les investissements financiers privés sur les cellules embryonnaires s’effondrent littéralement. Il est donc non seulement contraire à l’éthique mais aussi à l’évolution scientifique que l’Union européenne continue à financer ces pratiques.

Et il est bien connu qu’aujourd’hui, le principal intérêt de l’utilisation des cellules souches embryonnaires n’est pas scientifique, ni thérapeutique, mais économique : elle permet à l’industrie pharmaceutique de tester à grande échelle ses futurs médicaments, à un coût financier moindre qu’en utilisant des cellules IPS ou animales.

De même, ce serait un grand progrès pour l’humanité si l’Europe, plutôt que de financer et d’encourager massivement l’avortement, s’engageait dans une véritable politique de développement qui lutte contre les causes de la mortalité maternelle et de l’avortement. Ce n’est pas en finançant l’avortement que l’Europe améliorera la santé maternelle, au contraire !

Si l’Europe veut améliorer la santé maternelle dans les pays pauvres, il faut améliorer les infrastructures médicales, la formation du personnel, l’hygiène, les routes ! C’est leur déficience qui cause la mortalité maternelle. Ce n’est pas en faisant de l’accès à l’avortement une priorité que l’on améliorera la santé maternelle, au contraire, car l’avortement –même dans les pays industriels- est une cause importante de mortalité maternelle : la preuve en est que les pays qui limitent fortement le recours à l’avortement sont précisément ceux qui ont les taux de mortalité maternelle les plus faibles; les exemples du Chili, de l’Irlande ou de la Pologne le prouvent. Le taux de mortalité maternelle est largement supérieur aux Etats-Unis qu’en Pologne.

Sous couvert de lutter contre la mortalité maternelle, le but de la politique de santé sexuelle et reproductive est de changer en profondeur la société des pays en développement, en réduisant leur fécondité. Il s’agit ni plus ni moins que d’exporter dans les pays pauvres le prétendu « modèle social occidental », majoritairement contraceptif, et abortif.

Mais cette politique a pour effet de casser la famille, cellule de base de toute société. Par le colonialisme, l’Occident a déjà en partie détruit les équilibres sociaux de ces peuples. L’Europe veut-elle se rendre coupable de néocolonialisme destructeur ? Est-ce cela l’idée européenne du développement ?

Ici aussi, nous demandons aux instances européennes de faire mieux, de renoncer à financer et à promouvoir l’avortement, et à s’engager dans une politique d’aide à un développement qui soit respectueux de ces sociétés et de la vie.

Que ce soit en matière de recherche, d’industrie ou de développement, aucun progrès véritable ne peut être fondé sur la négation, l’exploitation et la destruction de l’homme au commencement de son existence."

Posté le 10 avril 2014 à 15h37 par Michel Janva | Lien permanent

05 avril 2014

10 avril : présentation de l'initiative "Un de nous" devant le Parlement européen

Le jeudi 10 avril se tient de 9h à 12h30, l'audition officielle au Parlement européen à Bruxelles, pour présenter l'initiative citoyenne européenne "Un de Nous".

Venez assister NOMBREUX à cette réunion publique importante. A la même occasion, vous vous familiarisez avec l'ambiance au sein du Parlement européen à l'égard des questions relatives à l'éthique sociale. Participer vous permet de comprendre, de vous former, d'agir et de témoigner par la suite ! (Ce n'est pas inutile à 8 semaines des prochaines élections européennes.) 

"Un de Nous" poursuit l'objectif d'obliger les institutions européennes à mettre en œuvre, l'arrêt C-34/10 de la Cour européenne de justice. La plus haute instance juridique de l'Union s'y prononce sur la définition de l'embryon humain. Elle déclare pour droit de l'Union européenne que la vie humaine commence au moment même de la fécondation, et que l'embryon humain représente une étape précise dans le développement du corps humain, investie de la pleine dignité humaine que le législateur européen doit protéger. Cette jurisprudence fait désormais partie de l'ensemble des règles de l'Union européenne.

Pour sa mise en œuvre, des directives européennes existantes doivent être abrogées pour exclure explicitement la destruction de l'embryon humain par les politiques européennes sectorielles (notamment dans la recherche et les questions liées à l'avortement).  Seulement si l'abrogation des directives aura été votée par le Conseil et par le Parlement, et publiée au Journal officiel, "Un de Nous" est achevé avec succès. 

"Un de Nous" représente à ce jour l'initiative citoyenne européenne la plus importante en termes de signatures de soutien. Mais ce la ne paît à tout le monde, et l'opposition dans les institutions européennes nous fait sentir son mécontentement très ouvertement. C'est pourquoi il est très important de faire preuve d'assiduité, de solidarité et de détermination pour aller jusqu'au bout de la démarche "Un de Nous". 

Concrètement, vous pouvez contribuer au succès "Un de Nous" par votre présence et votre prière. Selon la procédure prévue, l'audition du Parlement européen se tiendra le jeudi 10 avril 2014 de 9h à 12h30 à Bruxelles (salle JAN 4 Q-2). Inscrivez- vous sans plus attendre ici par le formulaire pour assister sur place à Bruxelles à ce moment important.

Posté le 5 avril 2014 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2014

3 avril : conférence sur la Fondation Lejeune à Bouchemaine (49)

C

Posté le 2 avril 2014 à 20h36 par Michel Janva | Lien permanent

26 mars 2014

Enquête de la Brigade de Répression de la Délinquance sur la Personne sur la GPA

Communiqué du sénateur Bruno Retailleau :

"Suite à la plainte déposée par l’association des Juristes pour l’Enfance auprès du Procureur de Paris, visant les agissements illégaux de l’entreprise américaine Extraordinay Conception, une enquête a été confiée à la  Brigade de Répression de la Délinquance sur la Personne

C’est un premier pas dont je me félicite.

  • Un premier pas pour faire respecter la loi et mettre fin à l’impunité totale dont bénéficient les sociétés étrangères qui organisent en France un véritable démarchage commercial sur la GPA.
  • Un premier pas pour faire prendre conscience que la France ne peut plus être complice dans les faits de ce tourisme procréatif qui prospère sur la misère des femmes.

Naturellement, nous devons rester vigilants.

  • Vigilants sur l’issue de cette enquête, qui doit déboucher sur de véritables sanctions pour adresser un signal fort à tous ceux qui font commerce du corps de la femme et de l’enfant.
  • Vigilants sur tous les autres agissements illégaux, et notamment la multiplication des sites internet mettant en relation des couples français avec des mères porteuses. Le défenseur des droits, Dominique Baudis, a  d’ailleurs récemment alerté le Ministère de la Justice sur cette dérive qui s’amplifie très rapidement.
  • Vigilants sur l’attitude du Gouvernement également. Car jusqu’à présent, ce dernier a joué un rôle dangereux : tout en affirmant son opposition à la GPA, il a favorisé dans les faits son développement à travers la circulaire Taubira qui facilite l’obtention des certificats de nationalité pour les enfants issus de la GPA.

Posté le 26 mars 2014 à 18h53 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2014

30 mars : conférence du Docteur Dickès à Bedarrides (84)

Conférence du Docteur Dickès, Président de l’A.C.I.M. – Dimanche 30 mars, 15h00 - Château Saint-Roman à BEDARRIDES (84).

Les spectaculaires progrès des sciences médicales offrent à l’humanité des moyens pour soulager les maux dont elle souffre ; mais en même temps ces nouvelles possibilités deviennent pour l’homme des instruments pour créer ses propres lois morales sans limites, pour se faire lui-même dieu. Quel sera « l’ultime transgression » dont sera capable une humanité ivre d’elle-même ?

Présentation du livre : « L’ultime transgression ». Vidéo sur la Mission-médicale aux Philippines de ACIM-ASIA. Pique-nique sur place possible dès 13h00.

Posté le 23 mars 2014 à 16h12 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2014

« Chère future maman » vue 2,3 millions de fois

Lancée il y a une semaine la vidéo « Chère future maman » rencontre un très grand succès !

Elle vient de dépasser les 2,3 millions de vues et la diffusion continue. Le 18 mars c’est même la vidéo la plus partagée dans le monde.

En Italie, le Vanity Fair Italie consacre une couverture intérieure à la jeune française Inès.

En France de nombreuses chaînes TV diffusent un court spot de 30’’ réalisé à partir de la vidéo de 2’30’’ : TF1, Stylia, Canal +, D8, Planète, Jimmy, Comédie, M6, W9, M6TER, LCP et KTO. Un succès populaire immédiat Un message simple et fort, attendu par de nombreuses familles, concernées par ce handicap, quel que soit leur pays. Elles ont besoin de savoir que le bonheur de leur enfant atteint de trisomie est possible, et que cela dépend de nous tous.

Posté le 21 mars 2014 à 12h35 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2014

GPA : La Cour de cassation confirme sa jurisprudence

Décision de ce jour, refusant la transcription dans l'état-civil d'un enfant conçu par location d'utérus :

"Attendu qu’en l’état du droit positif, est justifié le refus de transcription d’un acte de naissance fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays lorsque la naissance est l’aboutissement, en fraude à la loi française, d’un processus d’ensemble comportant une convention de gestation pour le compte d’autrui, convention qui, fût-elle licite à l’étranger, est nulle d’une nullité d’ordre public selon les termes des deux premiers textes susvisés ;

Attendu, selon l’arrêt attaqué, que l’enfant C est né le 2 juin 2010 à Mumbai (Inde), de Mme Y... et M. X... lequel, de nationalité française et résidant en France, l’a reconnu ; que le 23 juillet 2010, ce dernier a demandé la transcription de l’acte de naissance de l’enfant sur les registres français de l’état civil, demande à laquelle le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Nantes s’est opposé ;

Attendu que, pour ordonner cette transcription, la cour d’appel a énoncé, d’une part, que la régularité de l’acte de naissance n’était pas contestée, ni le fait que M. X... et Mme Y... fussent les père et mère de l’enfant, de sorte que l’acte était conforme aux dispositions de l’article 47 du code civil, d’autre part, que la fraude à la loi invoquée par le ministère public pouvait ouvrir à celui-ci, le cas échéant, l’action en contestation prévue par l’article 336 du code civil, mais ne conduisait pas pour autant à juger que l’acte de naissance était, par lui-même, contraire à l’ordre public ;

Qu’en statuant ainsi, alors qu’elle avait retenu que les éléments réunis par le ministère public établissaient l’existence d’une convention de gestation pour le compte d’autrui entre M. X... et Mme Y..., caractérisant ainsi un processus frauduleux dont la naissance de l’enfant était l’aboutissement, ce dont il résultait que l’acte de naissance de celui-ci ne pouvait être transcrit sur les registres de l’état civil français, la cour d’appel a violé les textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 15 janvier 2013, entre les parties, par la cour d’appel de Rennes ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Paris.

Posté le 19 mars 2014 à 19h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

14 mars 2014

Commerce d'enfants sur internet : Bruno Retailleau dénonce le silence du gouvernement

Après Jean-Frédéric Poisson, le sénateur Bruno Retailleau interpelle à son tour le gouvernement :

"Le défenseur des droits, Dominique BAUDIS, vient d’alerter la Ministre de la Justice sur la multiplication des sites internet mettant en relation de manière illégale des couples avec des donneurs ou des mères porteuses.

- Je me félicite que le combat contre la GPA trouve une oreille attentive auprès du défenseur des droits. Depuis déjà plusieurs mois, j’alerte le Gouvernement sur les agissements illégaux d’entreprises étrangères qui organisent sur le territoire français un véritable démarchage commercial sur la GPA. D’autres élus, mais également des associations, dénoncent avec force ce scandale éthique et juridique.

- Aujourd’hui plus que jamais, le Gouvernement ne peut plus faire comme s’il ne savait pas et comme s’il n’y pouvait rien : il dispose de tous les moyens d’information et de sanction pour poursuivre ceux qui violent la loi française sur la PMA et la GPA. Le droit est très clair et les faits sont établis.

- S’il ne le fait pas, le Parlement devra se saisir de la question dès la rentrée parlementaire. C’est la raison pour laquelle je déposerai, si besoin est, un texte au Sénat pour garantir les sanctions contre ceux qui organisent ces pratiques illégales. L’impunité dont bénéficie l’industrie de la gestation, grâce au silence coupable du Gouvernement, ne peut plus durer."

Posté le 14 mars 2014 à 19h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

12 mars 2014

Cet esclavage dont notre gouvernement se rend complice

"Le 29 janvier, une jeune femme décédait dans une clinique de New Delhi après un prélèvement d'ovocytes. Quelques jours auparavant, la Haute cour de Mumbai demandait à la police d'approfondir ses investigations sur la mort d'une adolescente de 17 ans survenue en 2010, après sa troisième ponction ovocytaire dans une clinique de la capitale économique indienne."

Ainsi débute le reportage de Slate au pays des usines à bébé : l'Inde. Enfermement de mères porteuses pendant toute la durée de leur grossesse, implantation de plusieurs embryons au mépris des risques pour elles, recours à deux mères porteuses pour multiplier les "chances" de réussite, choix des fournisseuses d'ovocytes en fonction de leur race, contrats trois fois plus rémunérateurs pour la clinique que pour la femme-esclave, qui ne comprend de toute façon pas ce qu'elle signe puisqu'elle est illétrée, césarienne systématique en fonction des billets d'avion pour que les parents commanditaires puissent assister à l'accouchement... une nouvelle forme d'esclavage des femmes pauvres se répand en Inde sans que personne ne trouve à y redire.

Le gouvernement indien ? Il n'envisage pas d'interdire ces pratiques, mais s'inquiète de ce que l'enfant soit in fine bel et bien reconnu par les "parents d'intention" et reçoive des papiers en bonne et due forme. Le gouvernement français ? Il est complice : Christiane Taubira n'a-t-elle pas signé une circulaire demandant aux juges de fermer les yeux quand des parents demandent un certificat de nationalité française pour l'enfant qu'ils ont acheté ?

Posté le 12 mars 2014 à 10h09 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

11 mars 2014

Vers le clonage social

Le professeur Testard a accordé un long entretien à Rue 89, dans lequel il dénonce encore les dangers de la fécondation in vitro :

"On fait une FIV, on attend environ trois jours après la fécondation que l’embryon en éprouvette ait suffisamment de cellules, à peu près huit. On en prélève deux qu’on va analyser. Ce n’est pas un problème, cela ne l’empêchera pas de se développer normalement.

Pourquoi deux ? Parce qu’on peut ainsi faire deux fois le test et si la réponse est la même, on est sûrs de ne pas s’être trompés.

Ce sont des généticiens qui vont rechercher la présence du gène indésirable. Et s’ils le trouvent, on va éliminer l’embryon et transférer un embryon sain dans l’utérus puisqu’on en a plusieurs. A ce stade, l’embryon n’est qu’une petite masse qu’on ne voit pas à l’œil nu. Il suffit de vider l’éprouvette dans l’évier. [...]

Mais c’est vrai que pour moi, on risque d’avoir des individus de plus en plus semblables. Parce que si on généralise le tri des embryons, ce sera partout sur les mêmes critères. A terme, on va donc perdre de la diversité.

D’autant que de nouvelles possibilités (production massive d’ovules à partir de cellules banales, sans contrainte pour les géniteurs) devraient mener à la généralisation de la procréation en laboratoire… C’est drôle parce que quand il s’agit des animaux et des plantes, tout le monde s’inquiète mais personne ne se rend compte qu’on est en train de perdre notre diversité humaine en voulant faire des enfants de bonne qualité.

Le génome, c’est tellement compliqué. Même les « mauvais » gènes peuvent avoir un avantage. La plupart des gènes ont plusieurs fonctions contrairement à ce qu’on imaginait avant. On est dans une complexité telle, qu’en fait on agit de façon simpliste, un peu binaire. Avec cette idée qu’un gène égale un effet. Mais un gène, combiné à beaucoup d’autres, c’est peut être 150 effets. En tous cas, si on élimine les embryons qui ont les mêmes « mauvais » gènes, dans quelques générations, on peut imaginer une humanité génétiquement appauvrie par ce « clonage social »."

Posté le 11 mars 2014 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

10 mars 2014

Et pourquoi pas 3, 4 parents ou plus ?

Lu sur Gènéthique :

"Alors que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne s'interrogent sur la possibilité de légaliser la technique de la FIV à trois parents et que des experts alertent sur ses risques, trois auteurs publient un article dans le Journal of Medical Ethics mettant en avant une nouvelle méthode, le "multiplex parenting". Cela consiste à "créer des enfants avec quatre parents génétiques ou plus" précise le site Bioedge.

Pour les auteurs, c'est une des nombreuses conséquences liées à l'utilisation de "gamètes créées in vitro" par le biais de cellules souches. En 2007, il a d'ailleurs été donné naissance à des souris issues de ces gamètes obtenues avec des cellules souches pluripotentes induites (iPS). John Harris et ses collègues croient que le temps où les scientifiques pourront faire la même chose avec des êtres humains n'est pas loin. 

Selon eux, la pratique du "multiplexe parenting" serait éthique puisque les expérimentations effectuées sur les souris n'ont pas révélées de danger."

Posté le 10 mars 2014 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

08 mars 2014

Notre société est-elle sur la voie de l'utopie nazie ?

Dans son ouvrage Crime et Utopie, l'universitaire Frédéric Rouvillois relit le nazisme à travers le prisme de l'utopie de l'homme nouveau. Cela lui permet d'établir d'inquiétantes similitudes avec notre politique contemporaine, qu'il détaille dans un long entretien à Famille chrétienne. Quelques passages :

  • En quoi le nazisme était-il une utopie ?

"Le projet utopique, tel que les nazis le conçoivent, est d’établir une société idéale dans laquelle tout le monde sera heureux en réécrivant l’histoire et en enclenchant un mécanisme de progrès, mais surtout de refaire la nature humaine en bâtissant ce que l’on appelle « l’homme nouveau » dans la rhétorique totalitaire.

Pour construire cet homme nouveau, les nazis vont employer non seulement les méthodes classiques de l’éducation, de la rééducation et du formatage intellectuel, mais aussi celles de l’eugénisme et du darwinisme mis à la mode à partir de la fin du XIXe siècle."

  • Les Lebensborn, l'affaiblissement du mariage et les mères porteuses

"Himmler, [le concepteur des pouponnières dédies à la race aryenne], expliquait par exemple que le mariage chrétien était une des causes du déclin de la civilisation et qu’il fallait donc le remplacer par une polygamie organisée par l’État. Il règne par ailleurs dans ces Lebensborn un égalitarisme totalitaire qui met sur un même niveau toutes les femmes, celles qui sont mariées et celles qui ne le sont pas. Tout le monde s’appelait madame…

Dans le cas allemand, seules les mères génétiquement pures peuvent accoucher et leur enfant est confié à des familles SS qui vont l’élever. C’est la même chose avec les mères porteuses [aujourd'hui], à la différence non négligeable que, dans le cas du nazisme, il s’agit d’une organisation étatique."

  • S'ils avaient pu, les nazis auraient pratiqué la sélection des embryons

"Non seulement les eugénistes nazis de l’époque ne s’en seraient pas privés, mais ils ont regretté de ne pas avoir la capacité de le faire. À défaut, ils ont éliminé les enfants malformés ou handicapés en les euthanasiant."

  • Quel parallèle établir entre le nazisme et notre société ?

"Dans chacun d’eux, il y a une espèce de rationalisation, une "amoralisation", une volonté de rupture avec le passé, avec la tradition et les valeurs chrétiennes. Il y a dans le nazisme de nombreux éléments que l’on retrouve avec effroi dans la politique contemporaine, dans la façon de concevoir les rapports humains, de concevoir le développement. C’est frappant."

  • Est-ce l'Etat français qui organise une société utopique ?

"Une dimension utopique est présente dans la politique contemporaine. On constate une volonté d’arriver à un monde parfaitement égalitaire, où il n’y aurait plus de différences, où tout le monde serait heureux. La démarche utopique autorise ainsi toutes les violences, physiques, mais surtout symboliques. À ce titre, le mariage homosexuel est une violence symbolique faite à la tradition, à la famille, à la société, au nom de l’égalité et de la liberté. De la même façon, la manière dont les programmes scolaires sont conçus constitue aussi une violence faite à la liberté de choix des parents. Cela rejoint l’idée utopique qui considère que l’éducation des générations futures est une chose trop importante pour être laissée aux parents et à la famille.

Toucher à la famille ou à la procréation peut ainsi être considéré comme une entreprise de type utopique, dont la finalité n’a pas de limite dans le temps. D’ailleurs, ce rapport au temps, cette idée qu’un projet s’inscrit dans un temps très long sans retour possible, procède d’une démarche utopique. On avance vers un progrès sur lequel il ne serait pas possible de revenir. Il en va ainsi de la réflexion sur la possibilité ou non de revenir sur la loi Taubira. Le gouvernement et une partie de la droite ont pris acte que la loi était votée, et qu’il n’était plus possible de faire marche arrière en l’abrogeant."

  • Le danger ultime de l'utopie

"Les totalitarismes sont toujours des utopies, et toute utopie, si elle a les moyens de sa réalisation, finit par verser dans le totalitarisme."

Posté le 8 mars 2014 à 08h00 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

02 mars 2014

Les attaques contre le professeur Lejeune continuent

Après l'offensive médiatique, la défection universitaire...

D'après Jean-Marie Le Méné :

L'exposition "Génétique et nature humaine à travers le regard de Jérôme Lejeune" devait être présentée du 5 au 17 mai dans la galerie Saint Germain de l'Université Paris Descartes. En revanche, vous pouvez toujours assister à la conférence-débat "Jérôme Lejeune, une conscience pour la science d'aujourd'hui" qui se tiendra au collège des Bernardins le 8 avril et sera retransmise sur KTO.

Posté le 2 mars 2014 à 12h38 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (3)

28 février 2014

La Commission européenne valide officiellement l'initiative Un de nous

Traduction du communiqué :

« La Commission a officiellement accepté la seconde initiative citoyenne européenne réussie, ayant obtenue le soutien correctement validé d’au-moins un million de citoyens européens dans au-moins sept états membres. Le soutien à l’ICE « Un de nous », dont les organisateurs demandent à l’Union européenne l’interdiction et la fin du financement des activités qui supposent la destruction d’embryons humains, en particulier dans les domaines de la recherche, de l’aide au développement et de la santé publique, a été contrôlé et validé par les autorités nationales des états membres. Le soutien à cette initiative dépasse le soutien accordé à la première ICE réussi, Right2Water (droit à l’eau), à la fois par le nombre d’Etats membres où le seuil minimum de soutien a été atteint, et par le nombre total de de déclarations de soutien obtenues. Le soutien a franchi le seuil minimal dans 18 états membres (Allemagne, Autriche, Chypre, Croatie, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, et Slovaquie). En tout, l’ICE a reçu 1.721.626 déclarations de soutien validées. La balle est maintenant dans le camp de la Commission. Dans les trois prochains mois, celle-ci doit inviter les organisateurs à Bruxelles, afin qu’ils exposent plus précisément leurs idées. Une audition publique se tiendra également au Parlement européen. Ensuite, la Commission devra décider si elle agit en adoptant une loi, si elle agit par d’autres moyens pour atteindre les buts de l’ICE ou si elle n’agit pas du tout. Quelle que soit l’option retenue, la Commission doit expliquer sa réflexion à travers une communication adoptée par l’ensemble du collège des Commissaires. »

Posté le 28 février 2014 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Location d'utérus : et voilà le "droit à la paternité"

L'enfant, c'est un peu comme les congés payés ou la Sécu, tout le monde il en a le droit... Passible d’une peine de 15 ans de prison pour avoir eu recours à une mère porteuse en Ukraine, un couple d’Italiens a été acquitté par le tribunal de Milan. Selon les magistrats,

« la situation du couple est emblématique car malgré l’évolution des techniques médicales et scientifiques, les familles mariées souffrant de problèmes de reproduction, ne peuvent pas concrétiser leur droit à la paternité ».

Les magistrats ont aussi accordé aux deux époux le droit de reconnaître l’enfant.

L’opération a coûté 30 000 euros. Cette décision de justice encourage le recours à la location d'utérs.

Posté le 28 février 2014 à 15h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

21 février 2014

Le transhumanisme, une forme de nihilisme

Jean-Michel Castaing décrit pour Liberté politique en quoi le transhumanisme, cette volonté folle d'augmenter les capacités de l'homme pour en faire un nouveau dieu, est un projet de destruction du corps, de l'esprit, de la morale et in fine, de son principal adversaire, la religion catholique. A lire ici.

Lecture qui peut être complétée par l'interview de Laurent Alexandre, co-fondateur du site Doctissimo et président d'une société de séquençage du génome, pour qui Google est le premier embryon d'intelligence artificielle au monde. Et donc le principal soutien de l'idéologie transhumaniste.

Posté le 21 février 2014 à 15h21 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (7)

18 février 2014

Et maintenant, l'enfant avec 3 parents

Lu sur Gènéthique :

"Les 25 et 26 février prochain, la Food and Drug Administration (FDA) se penchera sur la question de la légalisation, aux Etats-Unis, de la pratique de "l'embryon à trois parents". Une pratique déjà débattue en Grande-Bretagne et qui consiste à remplacer l'ADN mitochondrial défectueux d'un oeuf fécondé par celui de l'embryon d'une autre femme."

Posté le 18 février 2014 à 19h34 par Michel Janva | Lien permanent

13 février 2014

La PMA apporte davantage de problèmes que de bénéfices

La science vient encore confirmer la position de l'Eglise sur la PMA (Dignitas personae n°12). C’est le constat qui émerge des différentes recherches scientifiques, la dernière ayant été publiée dans le British Medical Journal, l'une des revues médico-scientifiques les plus fiables du monde :

"De 1978 à nos jours, on estime environ  à 5 millions le nombre d'enfants nés dans le monde par le biais de la procréation assistée. Mais ces dernières années – pouvait-on lire le 5 février dernier sur ​​Tempi.it - 30% de toutes les demandes de fécondation, présentées et acceptées, émanent de personnes ayant des problèmes d’ « infertilité inexpliquée » et la plupart de ces couples conçoivent naturellement «avant de débuter les cycles ». C'est pour cette raison que les auteurs de la recherche se demandent si dans certains cas, les coûts économiques et psychologiques des traitements ne dépassent pas les «bénéfices » et si la fécondation ne serait pas administrée « sans nécessité ».

PIls mettent en cause un facteur précis : « La fécondation s’est développée dans de nombreuses régions du monde en tant qu'industrie qui génère du profit ( ... ), qui ne s’embête pas à faire des analyses à long terme sur la santé des mères et des enfants. Cela est vrai non seulement pour les cliniques privées, mais aussi pour les institutions académiques, qui ont obtenu des gains économiques substantiels ».

La suite de cette étude ajoute que «les enfants sains conçus par voie de fécondation sont plus susceptibles que les enfants conçus naturellement de souffrir d'hypertension artérielle, d’obésité, de niveaux anormaux de glucose et de dysfonctionnements vasculaires ». Le « manque de volonté » d’aborder ces questions, selon les spécialistes, « est en train d’entraver le progrès de la fécondation ».

Qu’en est-il de la naissance ? Lorsque l’on fait ce choix, il y a un risque de graves complications qui est deux fois supérieur à la conception normale. Parmi ces complications, l'accouchement prématuré, le faible poids à la naissance ou pire, la mort du fœtus ou le décès néonatal. Cette affirmation provient d'une autre recherche – commentée sur le journal La Stampa du 14 Janvier - émanant de chercheurs du University’s Robinson Institute qui ont comparé les résultats de plus de 300 000 naissances en Australie du Sud, pour une période de dix-sept ans environ. Parmi elles, plus de 4300 résultaient de la procréation médicalement assistée.

Même dans la phase de croissance du bébé, la procréation assistée présente de grands risques. On constate en effet un risque accru de cancer chez les enfants nés grâce aux diverses techniques utilisées pour stimuler les grossesses. En témoigne une vaste étude systématique effectuée par des chercheurs du Danish Cancer Society Research Center de Copenhague, sous la direction du Dr Marie Hargreave et rapportée sur Italiasalute.it .

L’analyse comporte l’étude de 25 cas, dont le rapport est publié sur ​​Fertility and Sterility. Les données montrent que les enfants nés après un traitement de fécondation assistée présentent un risque 33 % plus élevé de développer une tumeur pédiatrique, avec une nette tendance aux tumeurs hématologiques (59 % de plus) et du système nerveux central (88 % de plus)."

Ceci sans parler du taux d'échec de la PMA (environ 75-80%), des embryons surnuméraires mis au congélateur, de l'eugénisme inhérent à cette méthode...

Posté le 13 février 2014 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2014

Attaque médiatique contre le professeur Lejeune

Communiqué de la Fondation Lejeune :

"Différents médias ont repris la thèse d’un journaliste tendant à faire croire que :

  • Le Pr Jérôme Lejeune se serait approprié la découverte de la cause de la trisomie 21 à Mme Marthe Gautier qui l’aurait faite seule ;
  • la Fondation Jérôme Lejeune aurait intimidé Mme Gautier et l’aurait empêchée de s’exprimer aux assises de génétique le 31 janvier dernier à Bordeaux.

LQue s’est-il passé aux assises de génétique le 31 janvier 2014 ? Dans les jours précédant les assises, la Fondation Jérôme Lejeune a été prévenue d’une démarche de Mme Marthe Gautier de nature à porter atteinte à la mémoire du Pr Jérôme Lejeune, premier signataire de la découverte de la cause de la trisomie 21, publiée en 1959 (et signée dans l’ordre : Lejeune, Gautier, Turpin). Pour disposer objectivement des propos qui seraient tenus, ce qui est bien la moindre des choses, la Fondation et la famille du Pr Lejeune ont demandé et obtenu l’autorisation du Président du TGI de Bordeaux de faire enregistrer par voie d’huissier l’intervention de Mme Gautier. Les organisateurs des assises ont bien évidemment été informés de cette démarche. Or, après avoir pris connaissance du contenu de l’intervention projetée par Mme Gautier, ils ont choisi d’annuler sa prise de parole. La Fondation dénonce en conséquence la présentation biaisée qui a été faite de son rôle dans cette affaire.

[...] Néanmoins, MM. Turpin et Lejeune ont associé Mme Gautier à la signature de la publication en 1959 et n’ont jamais contesté sa contribution. Quant à la Fondation et à la famille Lejeune, elles ne l’ont pas davantage remise en cause. Les confusions sont excusables chez une personne âgée. Ce qui l’est moins c’est l’instrumentalisation dont Mme Gautier a été victime par certains médias. Leur but serait-il de démontrer que Jérôme Lejeune, en raison de son opposition à l’avortement et de ce qu’ils considèrent comme un « catholicisme intransigeant » (horresco referens), ne saurait être l’auteur d’une découverte scientifique majeure ?

L’indigence de la démonstration que l’on retrouve notamment dans des articles du Monde et de Libération permet de faire des victimes collatérales : la Fondation qui porte le nom de Jérôme Lejeune et le généticien successeur de ce dernier à l’hôpital Necker-Enfants-Malades, tous les deux engagés au service des personnes handicapées mentales et par voie de conséquence associés à un héritage discrédité. Ce terrorisme idéologique, très en vogue actuellement mais dont la traçabilité est patente, ne surprendra personne. La Fondation et la famille du Pr Lejeune réserveront à cette affaire les suites qui conviennent."

Posté le 6 février 2014 à 23h32 par Michel Janva | Lien permanent

Un foetus reconnu comme victime d'homicide, c'est donc bien un enfant ?

Elle apparaît au grand jour, l'injustice de notre jurisprudence. A tel point qu'un tribunal et toutes les parties concernées ont choisi délibérément aujourd'hui de ne pas la suivre. Oui, un enfant, dans le ventre de sa mère, est bien vivant, même s'il n'est pas né. Et donc oui, il peut être victime d'homicide involontaire, n'en déplaise à la Cour de cassation, qui a considéré l'inverse dans un arrêt de juin 2002.

Le tribunal de Tarbes a donc condamné aujourd'hui à trois ans de prison avec sursis, un automobiliste qui avait renversé une femme enceinte de six mois et demi, provoquant la mort du bébé qu'elle attendait :

"Le parquet ne fera pas appel de la décision du tribunal, pas plus que la défense de l'automobiliste. Celle-ci refuse délibérément d'invoquer la jurisprudence de la Cour de cassation dans un souci d'apaisement et d'humanité vis-à-vis de la mère et de son client. "Le droit, c'est aussi traiter les humains, ce n'est pas que l'application des textes", a déclaré sa défense, expliquant avoir fait un "choix philosophique", afin que l'automobiliste qui éprouve depuis un fort sentiment de culpabilité puisse tourner la page et que la victime puisse "faire son deuil". La mère a donné un nom à son enfant et l'a enterré, a souligné cette avocate qui se dit "féministe" et qui n'a pas souhaité que son nom soit publié."

[Correctif] :

Un coup certain porté à la culture de mort, mais dont les conséquences resteront limitées aux seuls cas d'homicides involontaires tant que l'on continuera à faire une distinction entre les grossesses désirées et celles qui ne le sont pas - celles pour lesquelles on reconnaît petit à petit la vie du foetus (mais pas encore le statut d'être humain) et celles pour lesquelles on octroie un "droit" de mort sur son existence.

Posté le 6 février 2014 à 16h58 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (16)

30 janvier 2014

Cellules souches : une nouvelle technique sans avoir à sacrifier d'embryons

Pendant que la France triture des embryons humains pour tenter de faire avancer la science, sans résultat, des chercheurs japonais ont réussi à rajeunir des cellules matures pour les retransformer en «super cellules».

Cette nouvelle approche pourrait changer la donne de la recherche pour une médecine régénératrice dont l'ambition est de réparer ou remplacer des tissus ou organes endommagés, afin de lutter contre toute une série de maladies (Alzheimer, cancers etc) grâce aux cellules souches.

Ce procédé de reprogrammation n'a pas besoin du recours à des embryons pour produire de précieuses cellules souches embryonnaires, capables de se spécialiser en une grande variété de cellules formant les divers organes (coeur, reins, cerveau...). Ce nouveau moyen permettrait aussi de se passer des techniques complexes généralement utilisées (manipulation du gènes...) pour transformer une cellule spécialisée, prélevée sur un adulte, en cellules similaires aux cellules souches embryonnaires, appelées «cellules souches pluripotentes induites (iPS)».

Posté le 30 janvier 2014 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent

Le transhumanisme est une spiritualité matérialiste

Jean-Guilhem Xerri est l'auteur du dossier paru dans le bulletin du Secrétariat général de la Conférence des évêques de France  de septembre dernier sur Le transhumanisme, ou quand la science–fiction devient réalité. Il explique :

"Le transhumanisme est une philosophie qui vise à transformer la nature humaine en s’appuyant sur la technologie. Le début du mouvement transhumaniste remonte aux années 1980 et regroupe des philosophes, scientifiques, mathématiciens et informaticiens, représentés par l’Association internationale de transhumanisme (WTA). L’idée de départ, c’est le constat que la nature humaine est ratée puisque nous tombons malades, vieillissons et mourons. Qu’il faut donc transformer cette humanité. Cette philosophie s’appuie sur quatre techniques qui, après avoir explosé au vingtième siècle, sont devenues suffisamment matures pour converger et devenir très puissantes : les nanotechnologies, les biotechnologies, l’intelligence artificielle et les sciences cognitives. Le transhumanisme passe par trois étapes : l’« homme réparé » d’abord, qui bénéficie de greffes, prothèses ou exosquelettes, l’« homme augmenté » ensuite, dont les performances physiques et mentales sont décuplées, puis l’« homme transformé » : un homme-robot qui vivra plus longtemps, voire ne mourra pas, si l’on en croit les prophéties des transhumanistes."

"C’est le symptôme d’un certain pessimisme, d’une désespérance actuelle sur le sens de la nature humaine. Si le progrès médical qui fait partie de cette philosophie est une bonne chose, le transhumanisme est une spiritualité matérialiste qui ne reconnaît pas l’existence de l’âme au sens chrétien du terme. Leurs penseurs ambitionnent de repousser nos limites biologiques. Ils parlent d’« immortalité numérique » : l’on pourrait transférer les données d’un cerveau dans une machine (on en sera bientôt capable) et pourquoi pas, les transférer à une autre personne. Certes, depuis la Genèse, l’humanité est appelée à une transformation : devenir à la ressemblance de Dieu. Mais cette transformation doit s’effectuer par la grâce, non par la technologie. En fait, le transhumanisme révèle une crise de l’intériorité. Tout cela nous incite à nous interroger sur notre identité profonde. [...]"

Posté le 30 janvier 2014 à 07h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

15 janvier 2014

Consensus scientifique autour du réchauffisme ? Pas si sûr

Lu sur Liberté Politique :

""Peut-on vraiment être climato-sceptique aujourd’hui?" C’est la question posée par Guillaume Emin sur le site Ecologiehumaine.eu L’auteur parle de « l’obscurantisme » dont seraient atteints ceux qui refusent le « solide consensus » scientifique sur ce sujet. Répondons à cette accusation si peu… scientifique par une autre question : comment peut-on dénoncer des consensus aussi mensongers comme celui portant sur les cellules souches embryonnaires, et ne pas s’interroger sur l’éthique du pseudo-consensus entourant la responsabilité humaine du réchauffement climatique ? Les écologistes chrétiens doivent pour leur part lever cette ambiguïté. [...]

Ainsi, l’INSERM affiche sur son site une pétition de principe sur une hypothétique vision consensuelle de la communauté scientifique : « Ces dernières décennies ont vu les recherches sur les cellules souches embryonnaires (ES) se développer considérablement. En effet, ces cellules ne cessent de susciter l’intérêt des chercheurs, notamment pour leur immense potentiel thérapeutique. »

La recherche embryonnaire : un mensonge mondial

Ce genre d’optimisme incantatoire ferait l’objet d’un consensus apparent des chercheurs du monde entier qui affirment que le miracle de la thérapie génique embryonnaire est pour demain. Tous les médias n’arrêtent pas de le répéter en boucle.

L’Académie pontificale des Sciences, la Fondation Jérôme-Lejeune ou VITA en France savent depuis longtemps que ces cellules indifférenciées ont la propriété de se multiplier, à l’infini, en cellules identiques à elles-mêmes et ont donc un grand potentiel cancérigène, bien supérieur à celui des cellules souches adultes.

Seuls les organes bien informés et proches des mouvements sensibilisés par « l’écologie humaine » savent pertinemment qu’il s’agit d’un mensonge éhonté. Ils sont maintenant un peu plus entendus. Pourquoi ? Parce que leur souci de la culture de vie les a incités à s’investir dans une recherche concurrente — les cellules souche adulte — sans danger, éthiquement irréprochable et… qui obtient des résultats.

Consensus ne donc rime pas nécessairement avec veritas ! [...]"

Posté le 15 janvier 2014 à 20h03 par Michel Janva | Lien permanent

12 janvier 2014

Nadine Morano l'envisageait, une Américaine l'a fait

Aux Etats-Unis, une femme de 58 ans, ménopausée, a subi un traitement hormonal pour devenir la mère porteuse de sa propre petite fille. La version soldée de la GPA : le prix a été divisé par deux.

Posté le 12 janvier 2014 à 22h34 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (3)

08 janvier 2014

La dernière trouvaille du "président de la synthèse"

Après les avoir virées du Conseil consultatif national d'éthique, François Hollande aurait annoncé, lors de ses voeux aux autorités religieuses, qu'il les consulterait quand même sur les questions de bioéthique :

 « Quand le président aura les résultats sur la fin de vie et la PMA, dont le CCNE s'est auto saisi, il nous consultera pour avoir notre avis », a précisé Mgr Vingt-Trois.

Un avis qui pèsera autant que celui de l'Ifop et son panel de 18 citoyens ?

Posté le 8 janvier 2014 à 11h35 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (6)

20 décembre 2013

Méfiez-vous de l'enseignement SVT en 4e

Pierre-Olivier Arduin, professeur de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), poursuit la réflexion qu’il avait commencée sur le statut de l’embryon humain dans l’enseignement des SVT au collège :

"Au collège, le chapitre sur « la transmission de la vie chez l’Homme » de la classe de 4e  exige que l’élève acquière des connaissances précises sur le développement embryonnaire : « L’embryon humain résulte de la fécondation, puis des divisions de la cellule œuf (…). La fécondation a lieu dans l’une des trompes. L’embryon s’implante puis se développe dans l’utérus » (BO n. 6 du 28 août 2008, p. 27).

A partir de cet énoncé, certains manuels largement employés dans les établissements opèrent des glissements ambigus qui peuvent se révéler manipulateurs des intelligences lorsque le professeur n’y prend garde.

Ainsi, l’un d’entre eux affirme dans le bilan du cours que « dans les heures qui suivent un rapport sexuel, la cellule œuf se forme lors de la fécondation et se multiplie pour donner un embryon » (Belin, p. 71). Dans le livre du professeur fourni par la même maison d’édition, on lit encore que « la cellule-œuf devient un embryon qui se développe » (p. 18). Le propos scientifique prête à confusion car il laisse penser que le terme embryon correspond à un stade qui viendrait après l’étape de la formation de la cellule œuf, ce qui est scientifiquement erroné. L’embryon est le résultat immédiat de la fécondation et celui-ci est appelé zygote ou embryon unicellulaire lorsqu’il est formé de la première cellule issue de la fusion du spermatozoïde et de l’ovocyte. L’expression de « cellule œuf » est elle-même peu précise car elle désigne dans la littérature anglo-saxonne l’ovocyte ou cellule reproductrice femelle émise par l’ovaire alors que dans le programme ministériel elle définit justement l’embryon au stade d’une cellule ou zygote.

Aussi préconisons-nous de rédiger le cours de SVT sur cet aspect de manière plus précise : La fécondation aboutit à la formation du zygote ou embryon unicellulaire, premier stade de vie d’un nouvel être humain. [Lire la suite]"

Posté le 20 décembre 2013 à 09h35 par Michel Janva | Lien permanent

12 décembre 2013

Européennes : "Un de nous" va interroger les candidats

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, répond à Nouvelles de France, suite au rejet de la résolution Estrela

L"[...] Cette victoire est un signe fort pour la suite d’»Un de nous ». La bataille qui vient d’être conduite est une étape en vue des élections européennes de mai 2014. [...] Cette mise en échec est un encouragement à la mobilisation des citoyens pour défendre l’embryon humain et une démonstration que l’actualité du Parlement européen est suivie par les citoyens, futurs électeurs, qui n’hésitent, et n’hésiteront pas à interpeller leurs représentants en temps voulu !

Vous pensez aux élections européennes ?

En effet, dans le cadre des élections européennes, « Un de nous » France va mettre en place un dispositif permettant aux citoyens de connaître le point de vue de chaque candidat sur les demandes d’ »Un de nous ». Il est indispensable de pouvoir voter correctement et d’appuyer ses convictions à travers des résultats politiques concrets. Les candidats seront interrogés sur la nécessité de désengager l’Europe du soutien (notamment financier) des programmes portant atteinte à l’embryon humain."

Posté le 12 décembre 2013 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2013

Jacques Bompard défend la vie à l’assemblée

Jacques Bompard a interrogé le ministre de l’Enseignement supérieur sur la protection de l’embryon animal supérieure à celle de l’embryon humain. Extrait :

"souhaite comprendre pourquoi la grande précaution dont fait notamment preuve la directive européenne n° 2010-63 au sujet de la recherche sur l'embryon animal n'est pas appliquée à la recherche sur l'embryon humain. Alors que la directive susmentionnée privilégie les méthodes de recherche alternatives permettant d'épargner l'embryon animal, la loi de bioéthique votée il y a peu par le législateur français supprime, en dépit de tout bon sens, cette même incitation concernant la recherche sur l'embryon humain."

La réponse fait froid dans le dos :

"Ainsi, l'article L. 2151-5 du code de la santé publique, modifié par la loi du 6 août 2013, stipule expressément que seuls les embryons issus de fécondation in vitro, ne faisant plus l'objet d'un projet parental et, de ce fait, voués à la destruction peuvent, avec le consentement du couple, faire l'objet d'une recherche et que la recherche doit, par ailleurs, répondre aux critères éthiques et scientifiques imposés par la loi pour être autorisée par l'agence de la biomédecine, seule autorité compétente dans l'évaluation de ces projets."

Posté le 10 décembre 2013 à 17h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

04 décembre 2013

Eléments d'information sur le Téléthon

Chaque année de nombreuses personnes s’adressent à la Fondation Jérôme Lejeune afin d’être renseignées sur la nature de certaines recherches financées par l’AFM-Téléthon. Pour répondre à cette demande, la Fondation édite en 2013 un livret de 10 pages contenant des éléments de décryptage à la fois éthique et scientifique.

Ce livret expose deux mises en garde importantes relatives à :

  • la recherche sur l’embryon, et
  • les diagnostics avant la naissance.

Pour rappel, les demandes de fléchage des dons, qui permettrait de donner sans s’associer à ces pratiques contestables, ont toujours été refusées par l’association.

Ces 10 pages peuvent également être utiles pour échanger avec des élèves, professeurs, parents, interpellés par l’opération « 1000 chercheurs dans les écoles » (opération conduite dans les collèges et lycées en novembre par l’AFM et l’APBG).

Extrait en page 8 :

"L’AFM-Téléthon soutient les pratiques du DPI et du DPN qui conduisent, par l’élimination d’embryons ou de foetus porteurs des pathologies ciblées, à ne faire naître que des enfants sains, qui n’ont jamais été atteints."

Posté le 4 décembre 2013 à 18h12 par Michel Janva | Lien permanent

19 novembre 2013

Fuite en avant pour la PMA

Lu ici :

"L'Agence de la biomédecine ne recule devant rien pour répondre au besoin toujours plus grand de donneuses d'ovocytes. Pour encourager de nouvelles femmes à entreprendre les démarches de don, elle lance une nouvelle campagne d’information multimédia. Ce 18 novembre, sur son site internet, un nouvel espace sera disponible. « Le don d’ovocytes près de chez vous » est destiné aux femmes qui souhaitent aider les couples infertiles mais ne savent pas comment faire."

On ne donne pas un ovocyte comme on donne un rein. Il ne s'agit pas d'aider une personne malade, mais de faire fabriquer un enfant. En 2011, 402 nouvelles femmes se sont manifestées, aboutissant à 800 fécondations in vitro (FIV), qui ont donné 208 naissances. Que sont devenus les autres enfants fécondés ? L'Agence n'ose pas le dire. A la poubelle ou dans le congélateur ?

Posté le 19 novembre 2013 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

18 novembre 2013

Question de Yannick Moreau à propos de la Trisomie 21

Question officielle du député UMP de Vendée :

"M. Yannick Moreau attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur les orientations de son ministère en matière de recherche à visée thérapeutique sur la trisomie 21.

La journée nationale de la trisomie 21, le 17 novembre 2013, pose non seulement la question de l'intégration sociale des personnes trisomiques mais aussi de l'intérêt que portent les pouvoirs publics sur les avancées en matière de recherche thérapeutique. En effet, depuis 20 ans, la recherche privée, tant au niveau national qu'international, fournit des résultats prometteurs. En témoignent notamment les travaux récemment publiés par les professeurs Roger Reeves (Baltimore-USA), Yann Hérault (directeur de recherche au CNRS-France), ou encore de Mara Dierssen (Barcelone-Espagne).

Parallèlement, les techniques de diagnostic prénatal (DPN) ne cessent d'affiner leur performance quant à la détection ciblée de la trisomie 21, à l'instar du DPNI, proposé en France dans le courant du mois de novembre de cette année. Dans la mesure où 96% des fœtus diagnostiqués trisomiques 21 sont éliminés, il s'interroge sur la finalité recherchée du perfectionnement des méthodes de dépistage. L'enjeu éthique requiert l'affichage clair d'une politique rééquilibrée par des investissements consacrés à la recherche à visée thérapeutique et non plus uniquement au dépistage d'une population de plus en plus stigmatisée. Il cherche à connaître les montants budgétaires de la politique de santé qu'elle conduit. D'une part, ceux affectés au développement de la recherche thérapeutique sur la trisomie 21, et d'autre part, le budget annuel consacré au DPN et enfin, le budget dépensé pour la recherche sur le DPNI."

La réponse du ministre est attendue avec impatience.

Posté le 18 novembre 2013 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

17 novembre 2013

C'est arrivé un 17 novembre...

Puisque l'Etat socialiste veut nous couper de nos racines et qu'Otto de Habsbourg a écrit :

« Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir »

Rappelons-nous:

  • le 17 novembre 594 : l'évêque de Tours, Grégoire, y meurt.

Si saint GRÉGOIRE DE TOURS est connu actuellement, c'est grâce à son œuvre, en particulier à son « Histoire des Francs », composée de dix livres d'histoire mais aussi plus accessoirement à ses sept livres de Miracles principalement sur saint JULIEN et saint MARTIN, etc.

Cette « Histoire des Francs » (Historia Francorum) ou « Geste des Francs » (Gesta Francorum) fait de Grégoire de Tours le père d'une « histoire nationale » des Francs, le principal historien des Mérovingiens et la source majeure dont nous disposons sur leurs règnes. C'est à travers l'Histoire des Francs de Grégoire de Tours que nous est parvenue l'histoire du vase de Soissons.

Il s'agit d'une histoire universelle du monde et de l'Église, écrite dans une perspective eschatologique, de la Genèse aux règnes des rois francs, en 572, à laquelle s'ajoute un ensemble de récits de vies de saints gaulois, composés de 574 à la mort de Grégoire et réunis sous le nom de Livre(s) des miracles. St greg

Ardent défenseur de la doctrine chrétienne, GRÉGOIRE DE TOURS combattait les hérésies et l’arianisme, hérésie chrétienne répandue par ARIUS et ses disciples, qui niait la consubstantialité du Fils avec le Père et qui fut condamnée au Concile de Nicée en 325. Bâtisseur, trouvant la basilique Saint-Martin détruite dans un incendie en 559, il la fait reconstruire plus vaste et plus haute puis il la dédie à Saint-Martin, pendant la dix-septième année de son épiscopat (Guy-Marie OURY, La ville de Tours, page 24). Il fit aussi restaurer de nombreuses églises et y apporter des reliques pour en faire des lieux de pèlerinage. Il exalta la mémoire de tourangeaux dont saint MEXME, disciple de saint MARTIN, saint OURS de Loches, saint VENANT, sainte MONEGONDE, les saintes MAURE et BRITTA… Il promut bienheureux l’abbé SENOCH qui accomplit de nombreux miracles de son vivant. Il développe le culte de saint MARTIN et veut en faire une sorte de « Lourdes des temps mérovingiens ». Saint MARTIN est le protecteur de la ville de Tours qui devint capitale religieuse de la Gaule. GRÉGOIRE DE TOURS proclame que saint MARTIN est l’égal des apôtres. Il disposait d’une énorme puissance temporelle et influençait énergiquement les décisions du peuple. (Charles LELONG, Grégoire de Tours, pages 59 et 60).              

  • le 17 novembre 1667: Racine présente « Andromaque ».

Le poète Jean Racine offre à la Cour de Louis XIV la première représentation "d'Andromaque". Il enlève à Molière l'une de ses meilleures actrices, la Du Parc, pour lui offrir le rôle-titre. La pièce est caractéristique de son œuvre. Il entrera à l'Académie française en 1773.

  • le 17 novembre 1767: naissance de Nicolas Appert, père de la conserve

Nicolas Appert naît à Châlons-en-Champagne. Alors grossiste et président de la Section des Lombards, il met au point un procédé permettant la mise en conserve des aliments en 1795. Fort de sa découverte, il lance à Massy la première usine de conserves au monde. En 1809, il publie "L'Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales". En hommage à sa découverte, le procédé de mise en conserve porte le nom d'appertisation.

  • le 17 novembre 1787: Louis XVI

Louis XVI commande à Malesherbes un rapport sur la situation des Juifs de France en vue d'améliorer leur situation : "M. de Malesherbes vous vous êtes fait Protestant, moi maintenant je vous fais Juif".

  • le 17 novembre 1797: cathédrale de Strasbourg.

Le maire Monet annonce que la Cathédrale de Strasbourg servira à la célébration du culte national et portera désormais le nom de "Temple de la Raison".

Commentaire : Suivant l’adage, « on ne détruit bien que ce que l’on remplace… » Encore faut-il se fonder sur la réalité et non sur des utopies, des idéologies, ou des chimères comme l’ont fait les révolutionnaires.

  • le 17 novembre 1797: anéantissement de l’armée autrichienne à Arcole.

L'armée française est victorieuse, après deux jours de combats, et reste solidement accrochée dans le nord de la péninsule italienne. Le siège de Mantoue continue, et la campagne aboutit courant 1797 à l’éviction des Autrichiens d’Italie.

Arcole

  •  le 17 novembre 1808: Napoléon, en Espagne, se plaint des technocrates parisiens qui paralysent son armée.

Napoléon écrit à Dejean : "Mon armée manque de tout. Je suis obligé d'avoir recours à des moyens extraordinaires, ce qui produit toujours un mauvais effet. Votre bureau d'habillement est composé d'imbéciles".

Espa

  •  le 17 novembre 1811: le pape Pie VII refuse d'investir les évêques des États pontificaux annexés à l'Empire.

  Pie

  • le 17 novembre 1812: la Grande Armée de Napoléon fait sauter les murailles et quitte Smolensk vers l'ouest.

  Smoensk

  • le 17 novembre 1858: la France annexe l'atoll inhabité de Clipperton, pour sa position stratégique dans le Pacifique face à l'isthme de Panama.
  • le 17 novembre 1869: inauguration du canal de Suez

 Le 17 novembre 1869, le canal de Suez est inauguré en présence de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, et de l'empereur d'Autriche François-Joseph.

  Au terme des travaux, le canal, d'une longueur de 162 km, sur 54 mètres de largeur et 8 mètres de profondeur, traverse l'isthme de part en part. Lessep 2

Des villes nouvelles naissent dans le désert : Port-Saïd sur la Méditerranée (ainsi nommée en l'honneur du khédive) et Suez sur la mer Rouge, ainsi qu'Ismaïla, entre les deux...

Il a fallu surmonter l'opposition du gouvernement anglais, qui craint pour sa domination sur le trafic Europe-Asie et pour son propre projet d'un chemin de fer entre la Méditerranée et l'Océan Indien. Ferdinand de Lesseps a renoncé à solliciter les banquiers, car ils réclamaient une part de la future société d'exploitation du canal en échange de leurs prêts. Il fit appel à l'épargne publique et multiplia les conférences en Angleterre et en France en vue de séduire les futurs souscripteurs.

Le khédive (vice-roi en arabe), qui gouvernait l'Égypte au nom du sultan d'Istanbul souscrivit lui-même au projet et acheta près de la moitié des actions. Il va aussi engager le crédit de l'Égypte dans la construction du canal... Ses emprunts, à des taux d'intérêt prohibitifs, vont contribuer à ruiner le pays et finalement le faire passer sous la tutelle anglaise.

En attendant, avec l'appui de la jeune impératrice des Français, Eugénie de Montijo, à laquelle sa famille est apparentée, Ferdinand de Lesseps obtint le 25 novembre 1854 une concession de 99 ans. Il fonda le 19 mai 1855 la Compagnie de Suez dont le nom est encore porté par un groupe industriel (Suez Lyonnaise des Eaux).

Ferdinand de Lesseps tentera de renouveler dix ans plus tard son exploit à Panama mais n'aboutira qu'à un désastre financier et politique...

  Lessep 1

  •  le 17 novembre 1917 : Clemenceau forme un gouvernement de choc.

Le 17 novembre 1917, Georges Clemenceau (76 ans) forme un gouvernement de choc pour poursuivre et intensifier la guerre avec l'Allemagne. Dans son discours d'investiture en qualité de nouveau président du Conseil et ministre de la Guerre, il manifeste devant la Chambre des députés sa volonté de conduire une guerre intégrale et de sortir le pays de ses errements.

Par ses visites sur le front, il redresse le moral des troupes. Sa détermination lui vaut les surnoms de « Tigre » et « Père de la Victoire ». Avec affection, les poilus qui combattent dans les tranchées l'appellent plus simplement « Le Vieux »... Il choisira les chefs parmi les gens compétents  et non en fonction des opinions politiques : Foch généralissime.

  • le 17 novembre 1942 : le « frère » Laval «  reçoit » les pleins pouvoirs.

Un quotidien proche de Pierre Laval, Le Moniteur, va titrer la une du 18 novembre 1942 les "Pleins pouvoirs", et explique :

"En raison des circonstances exceptionnelles Et pour lui permettre de faire rapidement Face aux difficultés Le Maréchal Pétain, chef de l'Etat A décidé de donner les pleins pouvoirs Au président Laval."

(Source : Le docteur Ménétrel, Ed. Perrin, 2001, p. 212-213, écrit par Bénédicte Vergez-Chaignon. Note rédigée par Paul Marion, secrétaire d'Etat à l'Information, et destinée à être publiée dans la presse).

Après l'avoir découvert, Pétain laisse éclater sa colère et va même exiger la démission de Marion. Selon Angelo Tasca (Vichy 1940-1944, archives de guerre, CNRS, 1986),

Le garde des sceaux Joseph Barthélemy s’est aussi manifesté ce 17 novembre :

"En vérité, Barthélemy, à la demande du Maréchal qui cherchait tous les moyens et prétextes pour refuser ces pouvoirs à Laval (franc-maçon), avait rédigé un mémorandum où, juridiquement, il prouvait que le maréchal Pétain ne pouvait valablement transmettre de tels pouvoirs à Laval, ce qui avait exaspéré Laval contre le Maréchal et Barthélemy dont il avait dit : “qu’il n’avait fait qu’un papier d’avocat"." (Marc Ferro, Pétain, Hachette, 2009, p. 451). 

  Laval

L'appropriation des pouvoirs de Laval va marquer un changement important dans la manière de collaborer vis-à-vis de l'Allemagne. C’en est fini de la Révolution Nationale, commencée par P. Pétain. Désormais, le Régime de Vichy ne va plus collaborer avec une volonté d'obtenir des contreparties, mais avec une volonté d'adhésion avec le Reich, qui apparaissait davantage comme une nécessité et non comme un souhait aux yeux des collaborationnistes français. Les principales victimes de ce changement vont être les pétainistes et les juifs de France.

Pour approfondir, suivre ce lien  ou encore lire ce livre l'héritage de Vichy, où l'auteur, qui ne cache pas sa malveillance à l'égard de Vichy, doit bien reconnaître la pertinence de cette centaine de mesures législative qu'il présente. Ouvrage agrémenté d'une abondante et excellente iconographie.

Si on prend en compte le fait que ces cent mesures ne représentent qu'une partie de l'oeuvre de Vichy, si l'on prend en copte les conditions dans lesquelles cela fut fait, on constate que Vichy est bien autre chose que ce qu'en raconte les médias.

  • le 17 novembre 1986 : assassinat de Georges Besse.

Le PDG de la Régie Renault, Georges Besse, est assassiné devant son immeuble du Blvd Quinet à Paris, par Action Directe au nom de la lutte contre l'impérialisme capitaliste.

  • le 17 novembre 2013 : Aujourd'hui, la 15ème Commémoration des Noyades de Nantes.
Un crime organisé, une Shoah avant l'heure, ne touchant que des catholiques ou des personnes refusant les "bienfaits" de la révolution, une organisation volontaire de la destruction de personnes telle qu'elle ne s'était jamais vue dans l'Histoire de la France !

La dénonciation de ce crime organisé ne mobilise que dix personnes ! C'est navrant !

Il est bien de dénoncer les crimes commis contre les Chrétiens de Syrie, d'Egypte, du Viêt-Nam, de Chine, etc... Mais quel système politique a donné l'exemple ?
Pour ceux qui le peuvent le SB les encourage à participer à cette journée de commémoration :

Le programme définitif est ainsi fixé:

  • 9 H 30, Messe traditionnelle en l'église Saint Clément
  • 11 H 30, Messe ordinaire en l'église Sainte Croix,
  • 12 H 30, exposé sur l'église siège du Club Vincent La Montagne et la chaire témoin de l'époque : Carrier y annonça la première Noyade et l'évêque Minée son abjuration.
  • 13 H-13 H 15 (vers), Jeté de gerbe du Pont Anne de Bretagne.
  • 13 H 30-13 H 45 (vers), Déjeuner au restaurant "La Taverne du Château" entre la gare et le château.(24€ adhérents SCB, 30 € non adhérents, 15€ pour les moins de 20 ans.
  • 15 H 30, Salle Sainte Cécile du Presbytère de Saint Clément, causerie du Professeur Thierry Piel de l'Université de Nantes, Maître de Conférence qui, en une heure, va, avec son brillant talent, nous parler des Noyades de Nantes et répondra aux questions de l'assemblée.
  • Cidre de l'amitié offert par le Souvenir Chouan de Bretagne.

Avec ceux qui le désireront, il sera possible de se rendre, ensuite, à l'ancien Entrepôt des Cafés, rue général de Lamoricière.

Pour la conférence seule une participation de 2 € est demandée (participation aux frais du conférencier et don à la paroisse pour la salle chauffée).

Posté le 17 novembre 2013 à 09h54 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (6)

16 novembre 2013

17 novembre : journée nationale de la trisomie 21

A l’occasion de la journée nationale de la trisomie 21, dimanche 17 novembre, la Fondation Jérôme Lejeune rappelle le paradoxe dramatique propre à cette pathologie : la généralisation du dépistage avant la naissance dont elle fait l’objet ne conduit pas à guérir les patients qui en sont atteints mais à éliminer 96% d’entre eux.

"En 2013, ce constat est d’autant plus inacceptable : alors que la recherche thérapeutique marque des avancées significatives, des nouveaux tests sanguins de dépistage prénatal de la trisomie 21 sont mis sur le marché français.

Un diagnostic qui élimine le patient plutôt que la maladie

Dans le domaine médical, le dépistage est l’outil nécessaire pour poser un diagnostic, préalable indispensable pour mettre en œuvre le soin adapté en vue de guérir un patient. Une exception vient noircir le tableau : le diagnostic prénatal de la trisomie 21. Pour cette pathologie, le mécanisme du duo gagnant dépistage+traitement est enrayé depuis 30 ans : le diagnostic pendant la grossesse est généralisé, remboursé, promu par les politiques de santé publique quand la recherche thérapeutique est uniquement privée, sous-financée et mal considérée.

Une politique de santé publique qui privilégie l’industrie technoscientifique

Les arbitrages politiques ont systématiquement fait pencher la balance en faveur du dépistage aux dépends de la recherche thérapeutique. L’arrivée du diagnostic prénatal non-invasif (DPNI) de la trisomie 21 creuse encore l’écart (coût estimé pour l’Assurance Maladie : 1 milliard d’euros par an selon le CCNE). En mai dernier, un arrêté pris par la Ministre de la Santé oblige les professionnels de la santé à utiliser un logiciel qui centralise les données sur le dépistage prénatal de la trisomie 21. Dans la perspective de l’arrivée du DPNI, tout porte à croire qu’il vise à améliorer la performance quantitative et rationalisée des tests de détection prénatale. Ce fichage des femmes enceintes porte atteinte à la vie privée et stigmatise la trisomie 21. Aussi la Fondation Jérôme Lejeune a-t-elle formé un recours en justice contre cet arrêté.

Pourtant, la recherche thérapeutique progresse !

Rassemblés à Paris à l’occasion du Prix international Sisley-Jérôme Lejeune 2013, les co-lauréats Pr Yann Hérault et Pr Lynn Nadel accompagnés du lauréat 2012, Pr Roger Reeves, ont fait part de leur enthousiasme quant aux progrès accomplis et aux perspectives qui s’ouvrent. Ainsi, en janvier 2014, la Fondation Jérôme Lejeune lancera un appel à projet sur le lien entre trisomie 21 et maladie d’Alzheimer."

Posté le 16 novembre 2013 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

12 novembre 2013

Inquiétude sur la santé des enfants conçus par PMA

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"L’hôpital universitaire AMC (Centre médical académique) d’Amsterdam lance une grande enquête sur ces enfants nés à la suite d’une fécondation in vitro. Le but de l’étude est de comprendre pourquoi, en moyenne, ces personnes ont de plus gros risques de présenter un diabète ou une maladie cardio-vasculaire sur le long terme.

Pour Tessa Rosenboom, professeur à l’AMC, l’inquiétude à propos de la santé des « bébés FIV » (ou PMA) ne date pas d’aujourd’hui : on sait qu’en grandissant, ces enfants ont une pression artérielle un peu plus élevée que celle des autres enfants de leur classe d’âge, de même que leur taux de glucose est un peu plus important. Dans l’ensemble, ils ont également un poids plus élevé. On parle ici d’enfants en bonne santé générale, « mais présentant un petit déficit de santé pour laquelle il n’existe pas, pour l’heure, d’explication », souligne Mme Rosenboom. « Nous voulons vraiment savoir quelle en est la cause », explique le professeur. [Lire la suite]

Posté le 12 novembre 2013 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2013

Il souffre de troubles psychiatriques

Comme les personnes qui vandalisent les églises et les cimetières, l'individu qui a agressé un religieux à Belley souffre de troubles psychiatriques...

Posté le 7 novembre 2013 à 22h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

06 novembre 2013

Un petit-enfant, si je veux, quand je veux, avec qui je veux

Vous croyiez avoir touché le fond ? On creuse encore :

"Le procureur général de l’Etat d’Israël, Yehuda Weinstein, a autorisé deux parents à  utiliser le sperme de leur fils décédé pour féconder une femme que leur fils n’a jamais connue ! Les parents veulent avoir « un petit enfant », et tant pis s’il sera issu d’une simple manipulation et portée par une « mère » inconnue du « père ». [...]"

Posté le 6 novembre 2013 à 16h09 par Michel Janva | Lien permanent

04 novembre 2013

Alerte, vagabondage sexuel en liberté

Tribune de Politique Magazine qui veut maintenir en éveil les consciences qui devraient être heurtées par cette publicité

"La diffusion d'une publicité vantant l'intérêt du préservatif n'a aujourd'hui plus rien de choquant. Ce qui exaspère le peuple souverain, en revanche, c'est que l'Eglise catholique, malgré son nouveau pape pourtant surprenant, refuse toujours de cautionner la chose... En fait, diront les libres penseurs pour se dédouaner à propos de l'usage du préservatif, il ne s'agit pas tant d'inciter les hommes à copuler que de leur offrir la possibilité de le faire en toute sécurité. Nous vivons dans une société vraiment très éclairée...

Mais en diffusant ce genre de publicité, on ne se rend même plus compte à quel point le vagabondage sexuel est devenu un acquis. Plus grave, sur les affiches ad usum populi qui font l'apologie du condom, on exhibera de préférence deux hommes s'embrassant à bouche que veux-tu. Ainsi, banalise-t-on l'homosexualité en la plaçant au même rang que les relations hétérosexuelles. On observera, par ailleurs, que dans chaque émission populaire, il est convenu à présent de placer un couple homo. C'est par ce type d'imposture que l'on fait évoluer les mœurs.

Ces procédés sournois se manifestent, hélas, dans bien d'autres domaines. Annonce-t-on une sévère vague de froid à travers l'Europe ? Il vous sera présenté, pour illustrer le reportage, des images montrant l'état des routes... à Istanbul ! D'ailleurs, les cartes de l'Europe que l'on voit à la télévision ne manquent jamais d'inclure la Turquie. La Turquie fait évidemment partie de l'Europe, vous ne le saviez donc pas ?

Enfin, les héros des films policiers qui inondent de plus en plus le petit écran sont tous divorcés et assument cette condition avec philosophie. Quant aux enfants de ces sympathiques personnages, ils sont parfaitement heureux, équilibrés, et souvent brillants. Ils s'accommodent fort bien d'une situation qu'ils ont comprise et sagement acceptée. Ainsi le divorce entre-t-il à son tour dans la normalité. Comment n'y rentrerait-il pas d'ailleurs puisque le Président de la République actuel, après avoir conçu quatre enfants avec une femme, la quitte aujourd'hui pour vivre avec sa maîtresse, elle-même en rupture avec son mari, et à qui on donne pompeusement le titre de « première dame de France » ? Un camouflet de plus pour les Français qui restent majoritairement, même dans le secret, respectueux des convenances et de la normalité" (suite).

Posté le 4 novembre 2013 à 21h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

Près d’1,8 million de signatures pour l’Initiative UN DE NOUS

Communiqué de Alliance VITA, Associations Familiales Catholiques, Comité Protestant évangélique pour la dignité humaine & Fondation Jérôme Lejeune:

"La clôture officielle de la collecte de signatures pour l’Initiative citoyenne UN DE NOUS, dont le cadre est établi par la Commission européenne, a eu lieu ce vendredi 1er novembre à minuit. Lancée il y a 1 an, l’initiative UN DE NOUS a rencontré un écho croissant dans toute l’Europe et soulevé une vague de mobilisation inédite sur le sujet de la protection de l’embryon humain grâce aux relais nationaux dont elle a bénéficié.

Non au financement européen de programmes impliquant la destruction d’embryons humains

UN DE NOUS demande à l’Union Européenne de ne plus financer la recherche impliquant la destruction d’embryons humains. Environ 50 millions d’euros ont été consacrés à ce financement dans la période 2007-2013. L’enjeu est le renouvellement de ce budget très controversé, au sein du Programme-cadre pour la recherche et l’innovation « Horizon 2020 », qui va définir les budgets recherche pour la période 2014 – 2020.

L’initiative UN DE NOUS demande également de ne pas attribuer de financement européen à des programmes menaçant l’être humain dès sa conception. En effet, les financements européens de politiques d’aide au développement encourageant l’avortement posent problème. Or, l’avortement relève de la compétence exclusive des États membres et non de l’Union Européenne. Une proposition de résolution « sur la santé et les droits sexuels et génésiques » (SDSG), qui l’envisageait, a été mise en échec au Parlement européen mardi 22 octobre 2013 notamment pour cette raison. C’est une occasion exceptionnelle de promouvoir une approche éthique de la recherche et de donner toute sa valeur à la protection de l’embryon humain.

Un signal fort envoyé aux instances européennes

L’Initiative citoyenne UN DE NOUS (« ONE OF US » dans sa version internationale) est une des toutes premières lancées en Europe à aboutir. Cet outil de démocratie participative a été mis en place par la Commission européenne en 2012. A l’approche des élections européennes, c’est un signal fort qu’envoient les citoyens européens soucieux de la protection de la dignité humaine. Les deux conditions de validité sont remplies haut la main :

  • 1,781 million de signatures sont enregistrées quand le seuil requis était d’1 million (comptage encore en cours) ;
  • 20 Etats membres ont atteint leur quota imposé par la Commission européenne quand 7 étaient nécessaires (ici le tableau complet des résultats par pays).

La Commission et le Parlement européen ont l’obligation de se prononcer dans les prochains mois. En France, le nombre de signataires dépasse 100 000 : c’est le double du minimum requis par l’Union européenne pour notre pays. L’Initiative a été portée par quatre structures qui ont uni leur force."

Posté le 4 novembre 2013 à 16h02 par Michel Janva | Lien permanent

03 novembre 2013

Un de nous : plus de 1,7 million de signatures

La collecte des signatures est terminée depuis le 1er novembre 2013. Le comptage des dernières signatures reçues sur papier est en cours. Un chiffre plus précis sera communiqué le lundi 4 novembre.

Déjà plus de 1,7 million de signatures ont été récoltées en Europe pour protéger l’embryon. 20 Etats membres ont atteint leur quota imposé par la Commission européenne quand 7 étaient nécessaires. La barre des 100 000 signatures a été dépassée en France.

1er objectif atteint pour passer à la seconde phase : présenter l’Initiative contre le financement des programmes qui conduisent à la destruction d’embryons devant la Commission européenne et le Parlement européen dans les prochains mois.

Posté le 3 novembre 2013 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent

31 octobre 2013

Les premiers êtres humains génétiquement modifiés sont nés aux Etats-Unis

C'est ce que révèle cet article du Daily Mail à traduire.

Affaire à suivre.

Posté le 31 octobre 2013 à 10h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

29 octobre 2013

Problème de fertilité : un appel à une prise de conscience

5 millions d'enfants conçus par fécondation in vitro depuis 1978, un couple sur sept concerné par des problèmes de fertilité en France. Face à cette dure épreuve que subissent de plus en plus de couples, que propose notre médecine ? Les chantres de la procréation médicalement assistée vantent les mérites des techniques mises en place depuis quelques dizaines d’années. Parmi elles, l’insémination artificielle ou la fécondation in vitro, souvent présentées, surtout pour la FIV, comme des remèdes « magiques » permettant à des couples de devenir parents dans des délais assez courts. Les considérations éthiques sur ces techniques ont souvent été abordées sur ce blog : dissociation entre l’union conjugale et procréation, création dans le cas de la  FIV d’embryons surnuméraires, « éliminés » ou «congelés » lorsqu’ils ne sont pas réimplantés, forts taux d’échecs, etc. Si 200 000 avortements sont « pratiqués » en France, combien d’embryons ne connaissent la vie que quelques heures dans le cadre de la FIV ? L’intention n’est évidemment pas la même dans les deux cas, mais le résultat est tout aussi désastreux. Et pour ces couples, la « procréation médicalement assistée » est un parcours médicale et psychologique particulièrement difficile : analyses et auscultations multiples, non-respect de l’intimité, traitements hormonaux lourds, très nombreux échecs, etc. Tour cela très souvent sur des années.

Jamais une enquête poussée ne sera faite sur ces processus médicaux. Car on découvrirait tout simplement un scandale : une médecine arc-boutée sur des protocoles qui ne visent qu’à contourner le problème de l’infertilité sans essayer d’en traiter les causes.  On découvrirait aussi qu’un nombre sans doute très élevé de médecins proposent systématiquement des inséminations artificielles ou FIV, sans avoir effectué tous les examens nécessaires à un diagnostic précis. Quant aux nombreuses études sur les problèmes de fertilité, difficile d’en voir la traduction dans l’assistance aux couples infertiles.

Sédentarisation, tabac, cannabis, pilule, manque chronique de vitamine D (dû au manque d’exposition au soleil, largement sous-estimée par les médecins), médicaments prescrits sans tenir compte des effets secondaires sur la fertilité, alimentation pas assez équilibrée, vêtements trop serrés (pour les hommes), stress…  les facteurs sont multiples. Il y a aussi et malheureusement beaucoup de cas où les causes demeurent inconnues. Mais se pencher sur eux est-il rentable pour la médecine moderne?

Et pourtant la souffrance est bien là chez de plus en plus de couples n’ayant pas d’enfant (infertilité primaire) où déjà parents et souhaitant avoir d’autres enfants (infertilité secondaire). A cela s’ajoute très souvent l’incompréhension de l’entourage avec des remarques que beaucoup de couples en attente d’enfant ont déjà entendu, « c’est psychologique » « il faut arrêter d’y penser et ça viendra  » (remarques contre-productives pas excellence). Il y a aussi ces jugements péremptoires et faciles sur des couples ayant déjà tenté des FIV ou insémination artificielle, de la part souvent de personnes n’ayant jamais connu cette épreuve.

Alors que  faire ?

-Tout d’abord se former. Un couple sur sept concerné, cela veut dire que tous, nous  rencontrerons un jour ou l’autre un couple connaissant ces difficultés.

-Savoir rendre grâce à Dieu pour les naissances dans sa propre famille. Pour beaucoup, et surtout dans nos familles catholiques, la naissance d’un enfant semble normale.  C’est dans l’ordre des choses mais la naissance d’un enfant est avant tout un don de Dieu. Ne l’oublions pas !

-Avoir un regard d’une immense charité envers les couples (sans fausse pitié pour autant) en difficultés et éviter les jugements à l’emporte-pièce. Le respect de la vie humaine ne souffre pas de compromis. La FIV est ce qu’elle est : elle sera toujours intrinsèquement mauvaise quelle que soit l’intention.  Des couples disent non, d’autres cèdent. Pour ces derniers, il faut considérer derrière l’attente, le manque d’information, la pression du corps médical et de la famille, et de multiples autres facteurs. Nous ne sommes pas les mieux placés pour dire quoique ce soit. Ce sera en général le rôle du prêtre ! Et les enfants nés par FIV sont tout autant aimés par Dieu que les autres…

-Etre présent et écouter : les couples en attente d’enfant vivent très souvent une immense solitude.

-La prière : rien ne la remplace. Quelques Saints (où Bienheureux) sont  « spécialistes » de la question : Saint Joseph, Bienheureux Jean-Paul II, Saint Colette, Sainte Opportune…

-Pour les prêtres : les couples en attente d’enfant ont besoin d’un accompagnement tout particulier. Ne pas hésiter à le proposer !

-Et lorsque vous le pouvez, indiquez les bonnes adresses. Les couples en attentes d’enfant voient pour beaucoup dans le discours de l’Eglise un « non ! » à toutes techniques médicales. Des médecins ont pourtant pour objectif de restaurer la fertilité des couples pour que ceux-ci puissent concevoir naturellement,. Ils sont rares mais ils existent ! On notera ainsi le programme NaProTechnologie, grâce auquel des couples deviennent parents grâce à une prise en charge en accord avec l’enseignement de l’Eglise Catholique.

Enfin,  il y aura toujours des couples pour qui devenir parents de manière naturelle sera impossible. Tous n’ont pas pour vocation à adopter. Certains vivront leur fécondité de manière différente. Attention là aussi aux suggestions trop rapides : l’adoption, c’est long, compliqué et ce n’est pas automatique ! Là aussi ne pas juger !

Posté le 29 octobre 2013 à 14h41 par Michel Janva | Lien permanent

28 octobre 2013

Elles louent leur ventre : enquête dans l'antre de la marchandisation du corps

Le Nouvel Obs s'est rendu dans cette "usine à bébés" à Anand en Inde que nous avons déjà évoquée ici. Le reportage présente la GPA sous un jour heureux : besoins financiers d'un côté, envie d'enfant de l'autre. Il fait naturellement l'impasse sur le tri des embryons vivants qui précède ces manipulations...

 

Posté le 28 octobre 2013 à 10h25 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

27 octobre 2013

Colloque de Bioéthique du 9 au 11 novembre à Paray-le-Monial

Les débats récents autour des questions de bioéthique conduisent aujourd’hui à s’interroger à nouveau sur la nature de l’homme. Que ce soit la remise en cause de la différence sexuelle dans la théorie du gender ou le mariage homosexuel, ou de la spécificité de l’homme face à l’animal, ce colloque invite à s’interroger sur l’identité de l’homme et sa structuration fondamentale. Cette question essentielle sera abordée sous l’angle de la philosophie, du droit (à travers la législation européenne), de l’anthropologie, de la science et de la révélation chrétienne. Les ateliers ont l’ambition ensuite de proposer un débat et d’apporter un éclairage concret sur les problématiques fréquentes rencontrées au quotidien par les professionnels de santé, les éducateurs, les parents, les jeunes...

Avec la participation de

  • P.Pascal Ide,
  • Dr.Christian Flavigny,
  • E.Montfort,
  • G.Puppinck,
  • Mgr d'ornellas,
  • Jean-Marie Le Méné

Renseignements : bioethique@emmanuel.info

Posté le 27 octobre 2013 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent

26 octobre 2013

Les professeurs de SVT et le respect de la personne humaine

Extrait d'une tribune de Pierre-Olivier Arduin :

"Après la démission morale du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui avait justifié dès 2010 le principe d’une recherche sans entraves sur l’embryon et l’abdication du Conseil constitutionnel qui n’a rien trouvé à redire au texte adopté cet été (voté par la majorité parlementaire de gauche parmi laquelle les écologistes qui n’ont jamais aussi mal porté leur nom) – deux instances qui auraient dû plaider la cause de la vie au regard de ce que la science nous apprend de l’embryon et des exigences éthiques et juridiques découlant du principe fondamental de sauvegarde de la dignité humaine –, l’un des tout derniers espaces de résistance pour promouvoir une écologie de l’homme intégrale conjuguant respect de la vie humaine et de la nature est celui de l’enseignement des sciences de la vie et de la terre (SVT).

Le professeur de SVT peut aujourd’hui beaucoup pour honorer ce que le bienheureux Jean-Paul II appelait « une science libre dépendant uniquement de la vérité» (Discours du 28 octobre 1986 à l’Académie pontificale des sciences) et ainsi éclairer droitement les consciences des élèves qui lui sont confiés. Or, l’un des points essentiels pour défendre une science authentique, ouverte à la question du sens de l’homme, est celui du statut de l’embryon humain. Le CCNE a d’ailleurs reconnu que la France, en se dotant de ses premières lois de bioéthique, s’était affranchie de « considérations scientifiques » pour ne pas avoir à définir l’embryon et ainsi bénéficier du champ libre pour autoriser les premières pratiques transgressives dès 1994 comme la congélation des embryons surnuméraires issus des fécondations in vitro et leur destruction en cas d’abandon du projet parental[2].

Le professeur de sciences de la vie aura à cœur de renverser ce parti-pris irrationnel et de remettre justement au centre de la réflexion les « faits scientifiques » qui auraient dû s’imposer naturellement à nos responsables politiques. Ce travail de vérité peut être entrepris par le professeur notamment en 4e (mais aussi en 3e et en 1ère) où les programmes de l’Education nationale lui enjoignent de traiter les questions de procréation qu’il pourra se faire le défenseur résolu d’une science au service de la vie humaine. Au collège, le chapitre sur « la transmission de la vie chez l’Homme » de la classe de 4e  exige que l’élève acquière des connaissances précises sur le développement embryonnaire : « L’embryon humain résulte de la fécondation, puis des divisions de la cellule œuf (…). La fécondation a lieu dans l’une des trompes. L’embryon s’implante puis se développe dans l’utérus » (BO n. 6 du 28 août 2008, p. 27).

A partir de cet énoncé relativement correct (si ce n’est l’utilisation du terme peu rigoureux de cellule œuf sur lequel nous reviendrons), certains manuels largement employés dans les établissements opèrent des glissements ambigus qui peuvent se révéler manipulateurs des intelligences lorsque le professeur n’y prend garde.  C’est ce que nous nous proposons d’étudier dans notre prochain article."

Posté le 26 octobre 2013 à 14h27 par Michel Janva | Lien permanent

19 novembre : conférence de Jean-Marie Le Méné à Lyon

Une conférence sera donnée par le président de la Fondation Jérôme Leujeune, Jean Marie Le Méné, le mardi 19 novembre 2013 à 20h à la Faculté Catholique de Lyon, 23 place Carnot, Lyon 2ème.

 Thème : «  Quel humanisme pour une science sans conscience ? »

Une vente au profit de cette Fondation aura lieu le vendredi 22 et samedi 23 novembre 2013 de 9h à 20h salle François Sala, 3 rue Saint François de Salles, Lyon 2eme.

H

Posté le 26 octobre 2013 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent


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