17 février 2017

Emmanuel Macron s'engage à légaliser la PMA pour les femmes

Emmanuel Macron a déclaré dans la soirée de jeudi à Causette, lors d'une interview en direct sur le compte Facebook du magazine, qu'il était "favorable à la loi du mariage pour tous. Je la protégerai et la défendrai" alors que "d'autres candidats veulent la remettre en cause".

Effectivement Marine Le Pen souhaite l'abroger et François Fillon souhaite revoir une partie de la filiation.

L'entourage d'Emmanuel Macron rappellent qu'il est non seulement favorable à la loi Taubira, mais qu'il est en outre favorable à l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes.

"Le fait que la PMA ne soit pas ouverte aux couples de femmes et aux femmes seules est une discrimination intolérable". 

Surtout pour les enfants que l'on prive de père. Mais ça, la gauche s'en moque.

Posté le 17 février 2017 à 14h34 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2017

Congélation des ovocytes : une libération de la femme ?

De Sabine de Villeroché sur Boulevard Voltaire :

"En cette période électorale imprévisible, le magazine Elle maintient son cap et questionne les candidats à la présidentielle sur leurs engagements en matière d’avancées sociétales.

Tout ce qui touche au mieux-être des femmes est évoqué : santé, IVG, parité, non-discrimination, homosexualité… Prétexte à rappeler aux « présidentiables » que, sur les sujets de procréation médicalement assistée, de congélation d’ovocytes « pour toutes » et aussi de gestation pour autrui, la France a encore du chemin à faire.

Reste à savoir si ces revendications font vraiment avancer la « cause des femmes ». À commencer par la congélation de leurs ovocytes.

Conçu comme « un moyen de s’affranchir du temps », « parce que la liberté veut qu’on puisse mener sa vie comme on l’entend », l’autoconservation des ovocytes pour convenance personnelle permet, c’est bien commode, de reporter son projet de grossesse sans être rattrapée par son horloge biologique.

Pas sûr, pourtant, que les femmes y trouvent une véritable libération.

Les employeurs Facebook et Apple, eux, ont su saisir l’occasion de cette médicalisation de la maternité en proposant de financer les frais de congélation à leurs employées. Ou comment pallier les effets négatifs des grossesses sur la rentabilité de l’entreprise.

Sans parler du fossé d’inégalité que cette méthode moderne de procréation risque bien de creuser entre les femmes qui auront les moyens d’arrêter le temps (à partir de 3.000 euros) et les autres.

Quant aux enfants dont la conception a été remise à plus tard, est-ce vraiment idéal pour eux d’avoir une mère ayant passé la cinquantaine ?

À croire que féministes, experts, médecins tout occupés de complaire aux adultes ont perdu de vue qu’au bout du compte, c’est d’un enfant qu’il s’agit, non d’un produit rajeunissant…

Il est vrai qu’à jouer à s’affranchir à ce point du réel en s’imaginant mère à tout âge de la vie, on perd de vue certaines réalités.

Ces questions d’accès aux techniques reproductives « pour tous » seront réexaminées en 2018 lors de la révision des lois de bioéthique. Dans cette perspective, le tout nouveau président du Comité consultatif national d’éthique, le professeur Delfraissy, vient d’annoncer la publication d’un avis sur ces sujets au printemps. Selon ses déclarations : « L’éthique n’appartient pas qu’aux experts, elle a aussi besoin de s’appuyer sur la société… »

Son intention d’aider le citoyen « à franchir les étapes de réflexion sur les sujets difficiles » laisse présager le pire.

Pas évident que ces « avancées sociétales » fassent le bonheur des femmes et des nourrissons."

Posté le 8 février 2017 à 15h26 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2017

Italie : le spécialiste de la FIV condamné à 3 ans de prison pour extorsion

Severino Antinori, le gynécologue italien spécialisé dans les techniques de fécondation artificielle vient d’être condamné à trois ans et demi de réclusion pour extorsion.

Ce praticien a exigé un dessous-de-table à un couple dans le cadre d’une fécondation artificielle. Dans un premier temps, le gynécologue avait réclamé une première enveloppe de 30 000 euros pour organiser le voyage du couple en Espagne. 

Posté le 7 février 2017 à 12h18 par Michel Janva | Lien permanent

30 janvier 2017

1er février : soirée sur Jérôme Lejeune à Rouen

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Posté le 30 janvier 2017 à 16h47 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2017

Revirement de la CEDH dans l'affaire Paradiso : l’Italie pourrait retirer la garde d'un enfant "vendu" par GPA

ECLJ_LogoUne bonne nouvelle sur le site de l'ECLJ :

"Ce 24 janvier, la formation solennelle de la Cour européenne des droits de l’homme, a rendu publique une décision importante renversant une précédente décision de janvier 2015 en matière de gestation par autrui (GPA) dans l’affaireParadiso et Campanelli c. Italie.

A l’encontre de sa précédente décision, la Grande Chambre de la Cour a jugé, par onze voix contre six, que les autorités italiennes pouvaient légitimement retirer aux adultes commanditaires la garde d’un enfant obtenu illégalement par GPA.Ce faisant, la Cour rend aux États européens une certaine faculté de lutter contre la GPA internationale. [...]

Dans sa nouvelle décision, et c’est un point important, la Grande Chambre a conclu à l’absence de vie familiale, même seulement de facto (§ 157), entre les requérants et l’enfant compte tenu de l’absence de tout lien biologique entre eux, de la courte durée de leur cohabitation et de la « précarité » juridique de leurs liens, et ce « malgré l’existence d’un projet parental et la qualité des liens affectifs ».

La Cour a en revanche estimé que la vie privée des requérants a été affectée par le retrait de l’enfant, mais sans entraîner de violation des droits des requérants. La Cour a en effet jugé que le retrait de l’enfant avait pour but légitime la défense de l’ordre et la protection des droits et libertés d’autrui, en particulier celui de protéger les enfants en matière de filiation.[...]

De façon importante et à l’inverse de la première décision, la Grande Chambre rappelle que « la Convention ne consacre aucun droit de devenir parent » et pose que « l’intérêt général » prime « le désir de parentalité » des requérants. Plus encore, il était légitime de retirer l’enfant car « Accepter de laisser l’enfant avec les requérants (…) serait revenu à légaliser la situation créée par eux en violation de règles importantes du droit italien. » (§ 215)

Par cette décision, la Grande Chambre n’a malheureusement pas saisi l’occasion de condamner la pratique GPA en soi, mais elle rend néanmoins aux États la liberté de refuser le fait accompli et de sanctionner les personnes qui ont recours illégalement à la GPA, cette sanction pouvant aller jusqu’au retrait de l’enfant, comme en l’espèce.[...]

Il faut également souligner l'opinion concordante commune aux Juges De Gaetano, Pinto de Albuquerque, Wojtyczek et Dedov qui déclarent :

« nous estimons que la gestation pour autrui, qu’elle soit ou non rémunérée, n’est pas compatible avec la dignité humaine. Elle constitue un traitement dégradant non seulement pour l’enfant mais également pour la mère de substitution »

L’ECLJ s’est très fortement engagé sur cette affaire depuis 2012 et n’a eu de cesse de dénoncer la décision de 2015.  L’ECLJ se réjouit de cette décision ; il félicite les autorités italiennes pour leur défense."

Mais nous, en France, nous avons la circulaire Taubira, qui nous met devant le fait accompli...

Posté le 24 janvier 2017 à 22h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

20 janvier 2017

Promotion de la GPA : les Juristes pour l'enfance interpellent France 2

15972390_743074372506386_6222055265602957071_oL’argent public ne doit pas servir à la promotion de pratiques illégales qui marchandisent les corps des femmes et des enfants !

L’Association Juristes pour l’enfance écrit à France 2 et au Conseil supérieur de l'audiovisuel pour demander le retrait d'un projet d'émission de promotion de la GPA annoncée sur twitter comme « une émission positive à laquelle il n’y aura pas de personnes s’opposant à la GPA »! 

Vous pouvez vous aussi contacter France 2 :

Vous pouvez contacter le CSA sur le formulaire prévu pour signaler un programme : http://www.csa.fr/Services-en-ligne/Formulaire-pour-signaler-un-programme

Chaque voix compte, alors exprimons-nous ! Pour les enfants et les femmes victimes de la GPA, d’avance, merci !

Lettre adressée par l’association Juristes pour l’enfance à France 2

Monsieur le Directeur,

Vous n’êtes pas sans ignorer que la Gestation Pour Autrui est illégale en France et pénalement punissable.

Cette forme d’esclavage moderne du ventre des femmes ravale l’enfant à l’état d’objet que les adultes commandent, achètent ou rendent à loisir.

Votre chaîne projette une fois de plus de réaliser, de l’aveu même de vos journalistes de l’émission « Mille et unes vies », un reportage présentant la GPA  exclusivement sous ses aspects positifs. Récidive en l’occurrence puisque, en moins de 21 mois, vous avez déjà diffusé pas moins de 4 émissions avec le même parti pris !

L’émission concernée ose annoncer sur twitter « une émission positive à laquelle il n’y aura pas de personnes s’opposant à la GPA » pour chercher des intervenants : comment se fait-il que l’argent public soit ainsi utilisé à des fins illégales et idéologiques contraires aux principes de non disponibilité du corps humain et de dignité de la personne jalousement protégés par notre droit ?

Juristes Pour l’Enfance proteste énergiquement contre cette propagande militante et vous demande de bien vouloir mettre fin à ce projet d’émission, pour le respect des femmes et des enfants.

Nous vous informons que nous saisissons le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de la même demande.

Avec par avance tous nos remerciements pour la dignité des femmes et des enfants que, nous l’espérons, vous aurez à cœur de sauvegarder sur la chaine dont vous avez la responsabilité,

Recevez, monsieur le directeur, l’assurance de notre bien cordiale considération

Posté le 20 janvier 2017 à 18h13 par Michel Janva | Lien permanent

18 janvier 2017

Affaire Paradiso sur la « vente d’enfant par GPA » : la Grande Chambre de la CEDH va se prononcer

Communiqué de Gregor Puppinck :

"Le 24 janvier, la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme rendra public sa décision dans l’affaire Paradiso et Campanelli c. Italie en matière de gestation par autrui (GPA). C’est la première fois que la Grande Chambre, « formation solennelle » de la CEDH, se prononcera sur ce thème controversé ; elle posera alors les principes du régime de la GPA dans le cadre de la Convention européenne des droits de l’homme.

Est en cause dans cette affaire la décision des autorités italiennes de retirer un enfant né par GPA en Russie à un couple d’italiens âgés qui l’avait commandé et acheté (49.000 euros) auprès d’une compagnie russe. Après analyse, il était apparu que l’enfant n’avait aucun lien biologique avec les commanditaires : il a été produit sur commande par fécondation in vitro et GPA pour être vendu. Les juges italiens, constatant la violation des normes internationales et de l’ordre public italien, décidèrent – dans l’intérêt de l’enfant – de le retirer de la garde de ses acquéreurs pour le confier à l’adoption. L’enfant vécut moins de six mois avec ses commanditaires.

Dans un premier jugement rendu le 27 janvier 2015, la Cour avait condamné l’Italie à verser 30.000 euros au couple, estimant que le retrait de l’enfant avait porté atteinte au respect de leur vie privée et familiale, tout en concédant que l’Italie pouvait refuser de reconnaître la filiation établie en Russie (lire le jugement). Pour juger ainsi, la Cour avait estimé que l’achat d’un enfant peut constituer le fondement d’une vie familiale protégée par les droits de l’homme dès lors que les acquéreurs se sont comportés « comme des parents » pendant quelques mois. La Cour en déduisit que la protection de cette « vie familiale » primait le respect de l’ordre public et qu’il était dans l’intérêt de l’enfant d’être élevé par ses acquéreurs. Ce faisant la Cour entérinait une vente d’enfant, paradoxalement au nom de l’intérêt de l’enfant.

Ce premier arrêt avait choqué, et l’ECLJ n’a eu de cesse de le dénoncer, car il entérine la production sur commande et la vente d’un enfant. À aucun moment la Cour ne s’était interrogée sur la moralité de la GPA, sur l’origine de l’enfant, sur l’exploitation des vendeurs de gamètes et de la mère porteuse à l’origine de son existence. Elle ne s’était pas davantage interrogée sur la violence irrémédiable infligée aux enfants nés de GPA : condamnés « pour leur bien », selon sa logique, à vivre avec ceux-là même qui les ont fait venir à l’existence comme une marchandise (commentaire d'arrêt en Anglais).

Comme l’avaient souligné les deux juges dissidents, Guido Raimondi et Robert Spano, cet arrêt réduit à néant la liberté des États de ne pas reconnaître d’effets juridiques à la gestation pour autrui, et même la légitimité du choix de l’État en ce sens.

À la demande du Gouvernement italien, l’affaire a été renvoyée « en appel » devant la Grande Chambre. Comme nous le disions déjà après l’audience, on peut raisonnablement espérer que la Grande Chambre renverse le premier jugement et reconnaisse le bien-fondé de la décision des autorités italiennes. Si tel est le cas, cette décision préserverait la liberté des États de ne pas reconnaître d’effets juridiques à des gestations par autrui réalisées à l’étranger, au moins en l’absence de lien biologique entre enfant et commendataire, comme en l’espèce. En revanche, lorsqu’un tel lien biologique existe, il est fort probable que la Cour maintienne l’exigence de sa reconnaissance juridique, suivant sa jurisprudence antérieure dans les affaires Mennesson et Labassée contre la France du 26 juin 2014."

Posté le 18 janvier 2017 à 15h23 par Michel Janva | Lien permanent

16 janvier 2017

Pression pour la fabrication de bébés en éprouvette

Unknown-19René Frydman, le savant-fou du premier bébé-éprouvette français, réclame dans son livre Le Droit de choisir l’ouverture de la PMA aux lesbiennes et aux femmes célibataires :

"Nous sommes devenus des agents de la circulation obligés d’orienter les couples vers l’étranger."

Ces pays se font donc de l'argent sur ces pratiques, consistant à dissocier l'amour humain et la procréation. Un manque à gagner intolérables pour nos savants-fous. René Frydman réclame l’autorisation encadrée de l’analyse génétique de l’embryon, une technique eugéniste autorisée au Royaume et en Espagne.

Une dérive contre laquelle l'Eglise mettait en garde dès 2007 :

"En fait, on a l’impression que certains chercheurs, dépourvus de toute référence éthique et conscients du potentiel inhérent au progrès technologique, cèdent à la logique des seuls désirs subjectifs et à la pression financière, particulièrement forte en ce domaine. Face à l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire, il faut réaffirmer que « l'amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d'être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l'enfant, ou le jeune, ou bien encore l'homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d'eux il voit l'empreinte de sa propre image et ressemblance […] C'est pourquoi le Magistère de l'Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu'à son terme naturel ». [Dignitas personae n°16]

Posté le 16 janvier 2017 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

Propagande : une émission "positive" c'est quand il n'y a pas de contradicteur

France 2 envisage de réaliser une émission sur la GPA sans opposant à ce nouvel esclavagisme :

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Posté le 16 janvier 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent

12 janvier 2017

Respect de la vie : les principales dérives depuis 2012

Frise réalisée par la Fondation Jérôme Lejeune à l'approche de la primaire de la gauche :

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Vous trouverez en bas de cette page les prises de position des différents candidats à la primaire de gauche sur ces sujets.

Posté le 12 janvier 2017 à 15h59 par Michel Janva | Lien permanent

07 janvier 2017

12 janvier : conférence sur le professeur Lejeune à Pontcalec (56)

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Posté le 7 janvier 2017 à 14h42 par Michel Janva | Lien permanent

26 décembre 2016

12 janvier : soirée sur Jérôme Lejeune à Pontcalec

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Posté le 26 décembre 2016 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

15 décembre 2016

Le Téléthon se vante d'utiliser des cellules souches embryonnaires

Combien d'embryons sacrifiés (source : magazine AFM Téléthon) ?

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Posté le 15 décembre 2016 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent

FIV à 3 parents : un Hiroshima bioéthique

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

FLa Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) vient de valider en Grande-Bretagne la loi qui autorise la FIV à trois parents. C’est une première mondiale à fort impact scientifique, éthique, juridique et financier.

Pour la Fondation Jérôme Lejeune, cette nouvelle technique de PMA avec manipulation du génome implique plusieurs transgressions :
- modification des lignées germinales,
- fabrication d’embryons transgéniques,

et pour l’une des techniques envisagées :
- fabrication d’embryons pour la recherche,
- recours au clonage.

Jean-Marie le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune interpelle les responsables politiques français ainsi que les autorités de la recherche et de la santé sur cette évolution scientifique majeure : « Face à cet Hiroshima bioéthique, que propose la France ? Qu’est-il envisagé pour protéger l’intégrité du patrimoine génétique de chaque être humain ? »

La FIV à 3 parents marque une révolution biotechnologique et éthique que la France ne peut ignorer. La modification du patrimoine génétique humain relève à la fois de l’eugénisme et du transhumanisme.

La campagne présidentielle qui s’ouvre est l’occasion pour les futurs responsables politiques de s’engager sur une question qui ne manquera pas de se poser en France. Il en va du destin de l’humanité.

Posté le 15 décembre 2016 à 16h42 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2016

Un nouveau président pour le CCNE avec 2 sujets majeurs : PMA et fin de vie

Lu sur Infocatho :

Unknown-3"Mercredi 7 décembre, la Commission des affaires sociales du Sénat a auditionné le professeur François Delfraissy, proposé par le Président de la République, en vue d’une nomination comme Président du CCNE [Conseil consultatif national d’éthique]. Il devrait remplacer Jean-Claude Ameisen, qui, à l’issue de 2 mandats, n’a pas souhaité être reconduit dans ses fonctions.

François Delfraissy est professeur d’immunologie clinique, et actuellement directeur de l’Agence nationale de recherches sur le SIDA et les hépatites virales (ANRS) et directeur de l’Institut Microbiologie et maladies infectieuses. Il est spécialisé dans les virus et les crises sanitaires. Il précise, qu’il n’est pas « un bioéthicien professionnel ». Son parcours est davantage celui d’un grand médecin qui a été marqué et façonné par la lutte contre le sida, et un souci de préserver la place nouvelle prise par les patients.

Il estime que le CCNE, qu’il voudrait être à la fois un lieu d’éclairage et de discussion, doit pouvoir « se mouiller » à travers des recommandations un peu plus nombreuses que celles produites par cette instance ces dernières années.

La place du citoyen au sein du CCNE, des personnes, pas des patients, lui semble essentielle. Il regrette qu’ils soient assez peu représentés : « Le CCNE est une élite intellectuelle », aussi il souhaite « faire entrer au sein de cette structure une vision citoyenne. Je considère qu’il est essentiel de donner une visibilité de la société civile plus grande au sein du CCNE ».

Le CCNE s’est emparé de 3 grands sujets qui tournent autour de la procréation, de la fin de vie et des neurosciences et des troubles cognitifs. Pour lui, un certain nombre d’autres sujets de société pourraient progressivement être introduits comme la question du «  bien vieillir »,  de l’innovation thérapeutique qui sont en train de révolutionner l’accès à la médecine … Selon lui, « sans faire du CCNE une instance médicale, la question éthique sur ces questions est importante ». Concernant les données de santé, un équilibre est à trouver entre les données individuelles et le fait que tout peut être traité en big data. « C’est un enjeu majeur pour les années qui viennent », avec une dimension l’éthique encore une fois présente : « Quel équilibre entre le respect individuel de chacun et le besoin ? La France peut être très en avance sur ce sujet ». Il évoque aussi le problème des organes artificiels en 4D : nouveau poumon, nouveau pancréas, nouvelle trachée… Il faut que le CCNE anticipe les questions que les scientifiques et les chercheurs peuvent se poser.

La loi de bioéthique est censée être reprise en 2018 et donnera lieu des états généraux citoyens de bioéthique qui sont à organiser. Il s’interroge : « Comment on fait participer plus le citoyen à cette réflexion éthique ? ».

Aujourd’hui, le CCNE est en train en passe de boucler deux gros rapports : le premier est quasiment achevé, il concerne la PMA. Le second sur la fin de vie est un « des sujets du débat citoyen à monter »."

Posté le 10 décembre 2016 à 11h24 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2016

Téléthon : à défaut de soigner, les scientifiques trient les bébés

Dans son journal de vendredi, TV Libertés évoque le Téléthon (à partir de 20mn25), sans complexe :

Posté le 4 décembre 2016 à 18h36 par Michel Janva | Lien permanent

Mum, Dad & Kids : Prendre la parole, ça prend 3 minutes

http://www.mumdadandkids.eu/

Posté le 4 décembre 2016 à 15h09 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2016

Mum, Dad & Kids : Faites bouger l'Europe

http://www.mumdadandkids.eu/

Posté le 2 décembre 2016 à 18h07 par Michel Janva | Lien permanent

01 décembre 2016

Promotion de la GPA dans Paris Match

Images-26Alex Goude, animateur TV, "marié" à un autre homme, raconte à Paris Match son dernier achat: un enfant, né par mère porteuse aux Etats-Unis. Le tout avec un peu d'émotion et quelques larmes pour faire pleurer dans les chaumières. Et pour faire avancer la propagande en faveur de la location d'utérus. Et cela se termine par un beau mensonge :

"Le débat sur le mariage pour tous était à vomir. Cela n’enlevait aucun droit à personne. Il faudrait vraiment qu’en 2016 les Français apprennent à vivre avec tout le monde»."

Cela a juste enlevé à l'enfant le droit d'avoir une maman. A vomir.

Posté le 1 décembre 2016 à 19h37 par Michel Janva | Lien permanent

27 novembre 2016

Les médecins voulaient "débrancher" la fillette, elle ouvre les yeux !

Encore une incroyable histoire qui montre les dérives éthiques vers lesquelles notre société se dirige :

"Victime d'un entérovirus à la fin du mois de septembre, la petite Marwa a rapidement été placée dans un coma artificiel. Elle était maintenue en vie par un appareil respiratoire depuis le 25 septembre à l'hôpital de La Timone, à Marseille.

«Elle a attrapé un virus qui lui a attaqué le coeur, expliquait récemment le papa de la fillette lors d'une vidéo postée en direct sur Facebook. Son coeur est intact maintenant, mais on a constaté que le virus a attaqué son cerveau, et plus précisément le cervelet. Ca veut dire la partie respiratoire du cerveau, donc Marwa est sous assistante respiratoire.»

Il y a une dizaine de jours, les médecins avaient décidé de débrancher la petite, pensant qu'elle était condamnée. Ils estimaient que le virus qu'elle avait contracté lui avait endommagé de nombreux neurones et organes. Selon ces derniers, la poursuite des soins était assimilable à un acharnement thérapeutique.

En désaccord avec cette décision, le père de la fillette a saisi le tribunal administratif, qui a suspendu l'arrêt des soins dans l'attente d'expertises. Selon un communiqué, le tribunal a prié «l'équipe médicale de poursuivre les soins appropriés» et ordonné «la réalisation d'une expertise médicale sur la situation de la jeune patiente», pour qui une amie du papa a par ailleurs créé une cagnotte.

Le but est de les aider dans les frais juridiques, les frais d'hébergement à Marseille. Mais surtout pour l'avenir si nous serons confrontés aux besoins spécifiques de ma puce, affirme le papa sur une page Facebook créée expressément pour sa fille. Je ne vous oblige à rien, si vous participez merci bcp sinon merci de continuer vos prières pour le rétablissement de ma petite Marwa.» (...)

La petite fille s'est réveillée mardi soir. Son papa a rapidement posté une vidéo sur Facebook, montrant l'enfant le suivre du regard et vraisemblablement réagir à la voix de son père, qui considère cela comme un progrès énorme. La vidéo était accompagnée d'un texte rempli d'espoir, d'amour et de positivité: «Ma Marwa d'amour, tu me manques mon ange. Continue de te battre ma chérie, je t'aime trop».

«Elle ouvre et ferme un oeil, se réjouit-il. Son traitement se poursuit, mais on constate chaque jour des progrès, et ça nous donne beaucoup d'espoir. Quand je lui parle, elle entend ma voix, elle réagit, parfois même elle sourit.»

Posté le 27 novembre 2016 à 08h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

26 novembre 2016

Femme 2.0 : nous assistons à la remise en cause des trois "malédictions" de la Genèse

6a00d83451619c69e201b8d23cee5d970c-250wiRéaction d'un lecteur suite à l'entretien avec Laetitia Pouliquen publié hier :

"En fait, nous assistons aujourd'hui à la remise en cause des trois "malédictions" de la Genèse qui suivent la faute d'Adam et Eve, avec le prince des Ténèbres à la manœuvre pour s'opposer directement au Créateur et refaire aux pauvres humains que nous sommes, le coup de la pomme.

  • tu mourras : nous savons ce qu'il en est aujourd'hui de la progression de l'euthanasie dans nos sociétés, qui vise à donner à l'homme le pouvoir de décider de sa mort;
  • tu gagneras ta vie à la sueur de ton front : nous voyons progresser l'idée que demain, des machines pourraient remplacer l'homme dont le temps de travail ne cesse de diminuer; lequel travail est perçu comme une contrainte de plus en plus insupportable;
  • tu mettras au monde dans la douleur : l'article commenté se passe de commentaires.

Cette attaque de la Genèse montre que la bataille ultime a commencé. Comprendre ce qui se passe sous nos yeux demande, à mon avis, de voir les choses à partir de ce niveau et de bien identifier le véritable adversaire..."

Posté le 26 novembre 2016 à 13h47 par Michel Janva | Lien permanent

25 novembre 2016

De la contraception à l'utérus artificiel : que va devenir la femme ?

Laetitia Pouliquen, auteur de Femme 2.0, Féminisme et Transhumanisme : quel avenir pour la femme ?, répond au Salon Beige :

Femmes2-OLe Défenseur des droits Jacques Toubon s'est prononcé lors d'un colloque à Paris pour la reconnaissance par la France de la filiation du parent non biologique d'un enfant né d'une mère porteuse à l'étranger. Malgré les diverses déclarations gouvernementales, nous voyons bien que rien n'est fait contre pratique. Croyez-vous que, in fine, la légalisation de la Gestation pour autrui soit inéluctable ?

Inéluctable non, certainement pas. D’ailleurs, la population française n’adhère pas à cette forme d’instrumentalisation du corps de la femme et encore moins, à la vente d’un enfant. La GPA n’est autre qu’un esclavage des temps modernes pour produire des enfants dans l’appareil productif de femmes pauvres. Et l’esclavage a bien été aboli !

Pour lors, ce qui est évoqué est la reconnaissance de filiation, ce qui encourage honteusement la GPA, explicitement interdite en France. Cependant, des faisceaux convergents d’initiatives politiques tendant vers l’obligation de la reconnaissance de la filiation ont de quoi nous inquiéter : 

  • la Circulaire Taubira
  • les récents arrêts de la CEDH condamnant la France
  • le rapport législatif du Parlement Européen In’t Veld pour imposer une définition européenne des droits fondamentaux
  • le règlement Cavada pour une coopération européenne sur les régimes matrimoniaux et patrimoniaux
  • les travaux de la Conférence de la Haye sur les Conventions Internationales de Maternité de Substitutions. 

Pourtant, comme La Manif Pour Tous n’a cessé de l’affirmer, les enfants « fantômes de la République française » n’existent pas. Ils ont un état de naissance qui est le pays où ils sont nés de mère porteuse. Le parcours administratif pour naturaliser cet enfant ramené illégalement en France n’est pas simple, et c’est bien normal pour décourager les parents acheteurs de l’enfant.  Ce qui est sûr c’est que pour interdire les filiations « bidons », comme les appelle Ludovine de la Rochère, le plus efficace serait l’abrogation de la loi Taubira ! Le marché de la GPA est juteux et international : on s’inscrit dans un mouvement de mondialisation de l’économie de marché que rien n’arrête.  Et les enfants et les mères porteuses sont les premières à en pâtir. Comment un enfant peut-il se construire avec six parents (deux parents commanditaires, deux éventuels parents donneurs de gamètes, et la mère porteuse et son compagnon ou mari) déclaré dans deux pays à l’état civil : son état de naissance et son état de résidence, comme le préconise la Conférence de La Haye pour contourner la difficulté juridique de la reconnaissance de filiation? 

L’enfant sans parent et sans pays ne pourra être qu’un déraciné, un déshérité, un hors-sol. De la maternité éclatée naît l’enfance éclatée.

Vous évoquez dans votre ouvrage l'arrivée de l'utérus artificiel. Croyez vous en la généralisation de cette pratique qui relève encore aujourd'hui de la science-fiction ?

J’aimerais pouvoir vous affirmer avec certitude que l’embryon puis le fœtus ne survivraient pas à une gestation hors du corps de la mère, par manque de liens psychologiques mais je ne le peux. 

L’ectogénèse (grossesse dans un utérus artificiel) est souhaitée par les lobbys féministes et homosexuels pour d’évidentes raisons : pour les uns, la maternité est un joug insupportable et une inégalité en termes d’épanouissement personnel et professionnel et pour les autres, une discrimination à l’égard de l’homme qui souhaite avoir son enfant à lui, pour le materner, l’allaiter etc. Au-delà des revendications, nous savons que certains laboratoires de recherche américains, entre autres, sont assidus dans la mise en œuvre de cette pratique pour la prouesse technologique, la notoriété et le chiffre d’affaires qui en découleraient. Barbara Coello, économiste à la Banque Mondiale, a fait des recherches après avoir été le témoin d’expériences illégales d’utérus artificiel sur des bébés, ainsi que des rats de laboratoire. Elle a observé que des laboratoires de recherche font du recrutement par internet, en toute illégalité, pour « disposer » de bébés sur le point d’être expulsé de l’utérus maternel et menacés de mort pour diverses raisons médicales. Exploitant le désarroi des mères, ils leur promettent de tout faire pour sauver leur enfant et a minima, de faire avancer la science. Ces enfants sont tous morts sans explication.

La recherche sur l’embryon est autorisée jusqu’à 14 jours de développement en laboratoires dans la plupart des pays. À l’autre bout de la « chaîne de production », l’enfant prématuré survit de plus en plus tôt. L’enfant le plus jeune ayant survécu à une naissance accidentelle prématurée avait 17 semaines. De plus, une petite fille a récemment passé 20 minutes hors du corps de sa mère pour subir une opération chirurgicale durant laquelle on lui enlevé une grosse tumeur qui présentait une menace pour sa vie. Elle a, à l’issue de l’opération, été replacée dans le sein maternel et est née en pleine santé. Cette externalisation de la grossesse paraît donc de plus en plus palpable et faisable. 

Pour finir, le Professeur Atlan dans son ouvrage de référence L’Utérus Artificiel, avance le fait que chaque grossesse est particulière et s’ajuste à une variété infinie de conditions, ce qui démontrerait la capacité du fœtus à s’adapter rapidement aux nouveaux environnements, sans conséquence. Il affirme aussi que la machine pourrait produire des mouvements, des sons, que les parents pourraient parler et chanter à l’enfant et qu’ainsi l’interaction psychologique et sensorielle avec les deux parents serait assurée.

Je crois au contraire qu’aussi bien dans la GPA qu’avec l’utérus artificiel, la séparation biologique, psychologique, cognitive et spirituelle profonde entre la mère et l’enfant produit de très lourdes conséquences sur l’enfant lui-même et pour les générations à venir. 

Pour conclure, j’aimerais donner le mot de la fin à Helen Hung-Ching Liu. Professeur de Médecine Reproductive à la Clinique d’Obstétrique et de Gynécologie de l’Université Médicale de Weill Cornell, elle testa en laboratoire l’implantation d’embryons surnuméraires dans un utérus externe pendant de nombreuses années, et parvint finalement à en implanter et les faire vivre pendant cinq jours dans un endomètre artificiel. Elle finit par arrêter ses expériences pour des raisons éthiques, reconnaissant que ces expériences posaient des questions morales. Elle justifiera sa décision ultérieurement, par le fait qu’elle observait que le dialogue mère-enfant n’était pas seulement hormonal ou circulatoire. Selon elle, il repose sur les expériences psychologiques et sensorielles de deux êtres humains. Après avoir cherché la réussite technique, elle nous pose finalement les questions essentielles : « Les humains sont-ils uniques ? Sans relation avec sa mère, un être humain sera-t-il encore une personne ? » 

A l'origine de toutes ces dérives, vous évoquez la contraception et le caractère considérable du marché de la pilule contraceptive. Pensez-vous que l'encyclique de Paul VI, Humanae Vitae, sur ce sujet reste d'actualité et si oui, comment pouvons-nous lutter pour redonner à la sexualité sa véritable finalité ?

La contraception est en effet le premier élément du chaînon « procréatique ». Il m’a semblé intéressant de mettre en lien, dans mon livre Femme 2.0, entre le refus du jaillissement d’une vie potentielle de manière cyclique qui prélude à l’usage d’un contraceptif chimique et le refus de l’infertilité justifiant le recours à la PMA et la GPA. Dans Femme 2.0, je mets en lumière la progression historique, culturelle et technique de la pilule vers l’eugénisme et l’externalisation de la grossesse. 

Oui, l’encyclique Humanae Vitae fut prophétique car le pape Paul VI entrevoyait déjà les méfaits du tout contraception ; et oui, sa position reste d’actualité car on constate bien que le nombre d’IVG (40% des françaises avorteront une fois dans leur vie, deux fois plus qu’en Allemagne) ne baissent pas malgré l’usage massif de la pilule (contraception, pilule sans règle, pilule du lendemain…).

De la même manière, Saint Jean Paul II fut lui aussi prophète en dénonçant dans Evangelium Vitae la dissociation causée par la création d’embryon sur une paillasse de laboratoire de l’acte sexuel fécondant et l’eugénisme qu’elle permet. J’avoue qu’à l’époque, je ne comprenais pas les fondements de sa pensée mais aujourd’hui, tout s’éclaire : les parents deviennent externes au processus de fécondation, les biologistes « produisent » 19 embryons pour donner naissance à un enfant conçu in vitro et le nombre d’embryons cryogénés et en attente de leur sort dans les congélateurs du CECOS français est en constante augmentation. 

Et le pire reste à venir : l’eugénisme de conformité pour donner naissance à un enfant parfait et correspondant à la norme social et sanitaire, ainsi que la modification du génome nous mènent à un monde où la femme ne sera plus qu’une productrice de gamètes et n’aura plus besoin de se donner ni de « payer directement le prix de cet engendrement commun où se consomment littéralement les énergies de son corps et de son âme », comme le dit Saint Jean Paul II dans sa lettre aux femmes, Mulieris Dignitatem.

L’avenir de la femme est-elle la Femme 2.0 ? Espérons que non et protégeons la maternité biologique, « djihad » d’amour de la femme.

Posté le 25 novembre 2016 à 10h05 par Michel Janva | Lien permanent

21 novembre 2016

« J’aimerais que les gens se rendent compte à quel point ça peut être beau d’avoir un enfant différent. C’est une chance que ça nous soit arrivé… »

Un couple témoigne de sa joie dans La Voix du Nord :

B9710261379Z.1_20161119185858_000+GIM80RNJV.3-0"S’apitoyer sur leur sort ? Pas le genre de la maison. À 25 ans, Aurore affiche une maturité étonnante. Avec son mari, l’an dernier, ils décident d’avoir un troisième enfant. «  Ma grossesse s’est parfaitement déroulée pendant les deux premiers trimestres. Puis j’ai perdu mon papa…  » Le troisième trimestre est beaucoup plus compliqué. Les médecins décèlent un retard de croissance chez le bébé.

L’accouchement est déclenché, Jade naît le 25 juillet. « Avec mon mari, on a tout de suite vu qu’elle avait les yeux bridés. Il m’a dit : «C’est pas grave, c’est notre fille…»  » Trois jours plus tard, un examen confirme que Jade est atteinte de trisomie 21. Aurore et sa fille, qui souffre d’une malformation cardiaque et d’une hyperthyroïdie restent un mois à l’hôpital.

Il a fallu trouver les mots pour expliquer à Lana, 7 ans, et Nolan, 4 ans, que leur petite sœur n’était pas tout à fait comme eux. «  Ils ont mûri très vite. Nolan la surprotège !  » « Dès la naissance, le couple s’est senti « très entouré  » par ses proches : «  On a reçu plein de messages nous souhaitant du courage et du bonheur  ».

La famille a trouvé ses marques. Le quotidien s’organise autour des rendez-vous de Jade : «  Le kiné, l’orthophoniste, le cardiologue à Calais, le pédiatre à Lille, bientôt un suivi à Rennes…  » Lundi, Jade sera opérée à cœur ouvert à Paris. Une intervention que ses parents appréhendent forcément. «  Mais après, on repartira pour des années de bonheur !  »

Aurore et Grégory souhaitent que leur fille vive le plus normalement possible. Qu’elle aille à la crèche, à l’école, travaille, rencontre l’amour…

«  Elle parlera, marchera plus tard que les autres. Mais elle fera tout à son rythme, et n’arrêtera jamais d’apprendre ! s’enthousiasme Aurore. J’ai l’impression qu’elle ressent mes émotions, on est connectées. On ne peut pas expliquer notre amour pour elle. C’est la plus belle surprise que la vie nous ait offerte. Jade nous a ouvert l’esprit, elle nous a fait pousser des ailes… Ce qu’elle nous a apporté, c’est merveilleux. Je pense que c’est un signe envoyé par mon papa…  »

En attendant d’être assez grande pour faire les mêmes bêtises que ses aînés, Jade, «  toujours gaie, adore les câlins. Notre vie sera sans doute menée d’embûches. Mais quand on voit son sourire, ça vaut la peine…  » La jeune maman rêve de faire changer le regard des autres  :

«  J’aimerais que les gens se rendent compte à quel point ça peut être beau d’avoir un enfant différent. C’est une chance que ça nous soit arrivé…  »

Posté le 21 novembre 2016 à 21h26 par Michel Janva | Lien permanent

20 novembre 2016

22 novembre : soirée sur Jérôme Lejeune à Cherbourg

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Posté le 20 novembre 2016 à 16h42 par Michel Janva | Lien permanent

19 novembre 2016

Vente d'enfants : la GPA c'est maintenant

Unknown-51Le Défenseur des droits Jacques Toubon s'est prononcé jeudi pour la reconnaissance par la France de la filiation du parent non biologique d'un enfant né d'une mère porteuse à l'étranger, malgré l'interdiction de la gestation par autrui (GPA) sur le sol français.

"Pour l'instant, la jurisprudence ne porte que sur la filiation biologique. Si l'on veut une reconnaissance de l'identité familiale de l'enfant, il me paraîtrait nécessaire de reconnaître la filiation avec le parent d'intention. Mais sur ce point, le droit n'existe pas". "Ce sera sûrement la prochaine question soumise à la Cour de cassation et à la Cour européenne des droits de l'homme".

Depuis juillet 2015 et un arrêt de la Cour de cassation, un enfant né de mère porteuse à l'étranger peut être inscrit à l'état civil français. Généralement, le parent non biologique adopte ensuite l'enfant pour avoir des droits sur lui.

Petit à petit, la vente d'enfants par mère porteuse devient légale.

Ludovine de La Rochère avait écrit à Jacques Toubon le 12 novembre :

"[...] Nous avons bien noté que votre participation à l’une des tables rondes de ce colloque serait « indépendante ».

Néanmoins, comme vous le savez, certains prétendent que la GPA pourrait être, dans certains cas, « éthique » et « altruiste », alors que, par essence, la GPA utilise des femmes pour obtenir des enfants, lesquels sont acquis en vertu d’un contrat, alors même que, légalement, un contrat ne peut concerner qu’un bien ou un service.

Par ailleurs, les mêmes souhaitent que les actes de naissance des enfants nés de GPA à l’étranger soient retranscrits à l’état civil français. Or, comme l’indiquait Manuel Valls lui-même : « La transcription automatique des actes étrangers équivaudrait à accepter et normaliser la GPA »[1].

Manuel Valls soulignait aussi qu’ «il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l’étranger[2] En effet, il y a clairement une désinformation répandue à ce sujet. Les enfants concernés vivent tout à fait normalement en France. L’autorité parentale de ceux qui les élèvent n’a d’ailleurs jamais été contestée. Et ils peuvent acquérir rapidement la nationalité française en vertu de l’article 21-12 du code civil.

Le problème, surtout, c’est que ces questions d’ordre administratif masquent la question humaine autrement plus grave posée par la pratique des mères porteuses. Elle correspond, de fait, à la définition même de l’esclavage donnée à l’article premier de la Convention relative à l’esclavage de 1926 : « état ou condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux ». La GPA considérant que la femme peut être louée, à titre onéreux ou gratuit, et que l’enfant peut être donné ou vendu, et acquis, cette pratique est une nouvelle forme d’esclavage.

La question essentielle de la GPA n’est donc pas d’ordre administratif, mais d’ordre humain : le respect des droits de la femme et de l’enfant impliquent de condamner sans ambigüité toutes formes de GPA et de lutter très fermement contre cette pratique.

Et, comme nous, vous êtes certainement conscient du fait que la tolérance à l’égard de cette pratique au motif qu’elle révélerait une « évolution de notre société globale » – expression employée dans la présentation officielle du colloque des 17 et 18 novembre – est inacceptable. Doit-on laisser prospérer la guerre au motif qu’elle est depuis toujours très répandue ?

Nos sympathisants demandent avec insistance, notamment sur les réseaux sociaux, si vous rappellerez que cette pratique est illégale et si vous soulignerez clairement, comme défenseur des droits, que la GPA, sous toutes ses formes et modalités, doit être combattue avec détermination. [...]"

Posté le 19 novembre 2016 à 11h59 par Michel Janva | Lien permanent

17 novembre 2016

Qui sera le Mike Pence français ? 96% des enfants détectés trisomiques avant leur naissance sont avortés

Posté le 17 novembre 2016 à 23h21 par Michel Janva | Lien permanent

16 novembre 2016

18 novembre : soirée Jérôme Lejeune à Saint-Brieuc

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Posté le 16 novembre 2016 à 07h54 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2016

Les Sentinelles contre le colloque sur la GPA le 16 novembre

Les Sentinelles veilleront tout spécialement mercredi 16 novembre à partir de 20h place de la Sorbonne, afin de protester contre le colloque dédié à la pratique illégale de la GPA :

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(Evènement Facebook)

 

 

Cette université, la plus prestigieuse de France, co-organise un colloque international sur la gestation pour autrui les 17 et 18 novembre prochain. Tout laisse à penser qu’il est idéologique : les modérateurs et les intervenants sont soigneusement choisis parmi les universitaires favorables à cet esclavage moderne, qui voudraient le repeindre de couleurs éthiques, plus acceptables. L’absence de contradicteur favorisera, nul n’en doute, l’émergence d’une « doxa » qu’ils souhaitent imposer ensuite dans la société. Afin de renforcer l’aura de cet événement, les organisateurs n’ont pas hésité à se prévaloir indûment du soutien d’une autre université parisienne.

L’université n’est pas un lieu de pouvoir à proprement parler. Ou plus exactement, l’université travaille, comme les Sentinelles, sur le temps long. Si l’université ment et refuse le débat contradictoire, la critique, elle participe à la « fabrique du consentement », elle devient l’instrument d’une idéologie, elle asservit alors que les savoirs qu’elle promeut devraient libérer. Les Sentinelles ne peuvent l’accepter.

Pour ces raisons, les Sentinelles se tiendront, pacifiques, silencieuses, respectueuses de l’ordre public et bienveillantes face à la Sorbonne. Vous pouvez les rejoindre. S’inscrire sur l’événement facebook au bout du lien est facultatif.

Des Sentinelles

Posté le 14 novembre 2016 à 09h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 novembre 2016

21 novembre : Tugdual Derville à Bourges

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Posté le 12 novembre 2016 à 20h15 par Michel Janva | Lien permanent

10 novembre 2016

GPA : Valérie Pécresse se moque de nous

Suite à notre appel à signer la lettre ouverte à la présidente de la région Ile-de-France, vous avez été nombreux à recevoir ce courrier (cliquer sur l'image pour l'agrandir):

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Cette histoire de principes républicains qui empêcheraient de remettre en cause le choix scientifique est absurde. On ne lui reproche pas le choix du sujet mais le financement par les contribuables d'un prétendu débat sur une pratique illégale. Voilà tout de même une bonne année que Valérie Pécresse est élue à la tête de la région. Et, surtout, même si elle n'était effectivement pas en mesure d'annuler le financement régional, elle pourrait dénoncer publiquement le scandale de ce colloque. 

Posté le 10 novembre 2016 à 20h04 par Michel Janva | Lien permanent

Le Conseil d’État considère que la liberté d’expression des personnes trisomiques doit s’incliner devant le droit à l’avortement

Le Conseil d’État souligne que le CSA a relevé que le film « Chère future maman » présente un point de vue positif sur la vie des jeunes atteints de trisomie et encourage la société à œuvrer à leur insertion et à leur épanouissement, mais qu’il a aussi une « finalité qui peut paraître ambiguë », dès lors qu’il se présente comme adressé à une femme enceinte, confrontée au « choix de vie personnelle » de recourir ou non à une interruption médicale de grossesse.

Le Conseil d’État relève que la présentation d’un point de vue positif sur la vie personnelle et sociale des jeunes atteints de trisomie répond à un objectif d’intérêt général.

Le Conseil d’État observe toutefois que le CSA a estimé que le film, bien qu’il réponde à un tel objectif d’intérêt général, est, en raison de l’« ambiguïté » relevée, « susceptible de troubler en conscience des femmes qui, dans le respect de la loi, avaient fait des choix de vie personnelle différents ». Le CSA en a conclu que ce film ne constitue pas un « message d’intérêt général » au sens que la réglementation donne à ce terme : il est tout à fait possible de le diffuser à la télévision, et le CSA n’entend pas gêner cette diffusion, mais il est inapproprié de le diffuser au sein de séquences publicitaires. Le Conseil d’État estime qu’en agissant ainsi, et compte tenu de son pouvoir de régulation, le CSA n’a pas commis d’erreur dans l’application de la réglementation. Par ailleurs, puisqu’il s’est borné à indiquer que la diffusion du film dans des séquences publicitaires est inappropriée, le CSA n’a pas porté une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression.

Par conséquent, la Fondation Jérôme Lejeune va défendre sa vidéo devant la CEDH :

Le Conseil d’Etat vient de rejeter la demande de la Fondation Jérôme Lejeune de sanctionner le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour avoir censuré sa vidéo Dear Future Mom.

Le message de la vidéo aurait une finalité ambigüe dès lors qu’il s’adresse à une femme enceinte pour la seule raison que cette dernière a la possibilité de recourir à l’avortement de son enfant trisomique, jusqu’au terme de la grossesse, et qu’il ne saurait être question ni de l’influencer a priori ni de lui donner mauvaise conscience a posteriori."

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune,

« C’est une singulière conception de la vie humaine que de mettre sur le même plan sa préservation et sa destruction, comme si les deux actes avaient la même valeur. En effet, l’expérience montre que les femmes qui ont donné le jour à un enfant avec un handicap ne regrettent pas d’avoir choisi la vie. En revanche, celles qui ont fait le choix contraire souffrent visiblement d’une forme de culpabilité. D’où la décision du CSA de soustraire à leur vue des enfants trisomiques heureux. La décision du Conseil d’Etat prend donc le parti de considérer que la liberté d’expression des personnes trisomiques doit s’incliner devant le droit à l’avortement ».

L’ambition de Dear future Mom était simplement d’apporter un message positif sur les personnes trisomiques dont personne n’a le droit de nier l’aptitude au bonheur.

"C’est pourquoi la Fondation Jérôme Lejeune regrette cette décision qui conduit à aggraver l’anesthésie des consciences sur l’enjeu vital de l’eugénisme puisque 96 % des enfants trisomiques détectés en prénatal ne survivent pas à cette politique d’éradication.

La Fondation Jérôme Lejeune ne baisse pas les bras. A la suite du professeur Jérôme Lejeune, elle poursuit sa mission de défendre la vie et la dignité des personnes atteintes de déficience intellectuelle d’origine génétique. Elle annonce aller devant la Cour européenne des droits de l’homme pour défendre l’expression du bonheur des personnes trisomiques sans censure."

Pour mémoire voici le film qui choque :

Posté le 10 novembre 2016 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

09 novembre 2016

Colloque GPA : lettre ouverte à Valérie Pécresse

La pétition est directement envoyée à la présidente de la région Ile de France :

Posté le 9 novembre 2016 à 16h50 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2016

Lettre à Valérie Pécresse sur le financement du colloque GPA

Suite à l'annonce d'un colloque avec des partisans de la GPA au sein de l'université, La Manif Pour Tous écrit à la présidente de la région Ile-de-France :

CwretsRXcAI3kYS-2"Objet : Financement par la région Île-de-France du colloque sur la GPA des 17 et 18 novembre 2016

Madame la Présidente,

Les 17 et 18 novembre prochains se tiendra au Muséum national d’histoire naturelle à Paris un colloque sur la pratique des mères porteuses, ou gestation par autrui (GPA).

Selon la communication officielle et publique de l’événement, ce colloque « vise à montrer que la pratique est révélatrice des transformations de la société globale, avec ses nouveaux enjeux médicaux, socioculturels et juridiques. Il vise également à créer un nouveau réseau scientifique interdisciplinaire et international de façon à mieux comprendre ces enjeux, en envisageant notamment de mettre en place des études comparatives et des réflexions communes. »

Aurait-on l’idée de conduire un colloque sur l’exploitation sexuelle sans prévoir et annoncer d’emblée un objectif d’éradication d’une telle pratique ? Oserait-on faire des nuances et des différences entre telle et telle manière de constituer des réseaux d’esclavage sexuel, qui plus est sans les dénoncer d’emblée ? Dirait-on que c’est « révélateur des transformations de la société », c’est-à-dire, en clair, acceptable et inéluctable ?

Il est évident, hélas, que l’objectif de ce colloque n’est pas celui d’une lutte sans merci contre toutes les formes de GPA alors que, quelles que soient ses modalités, cette pratique scandaleuse réduit la femme à un outil de production et son enfant à un produit.

La liste des intervenants est révélatrice : Anne-Marie Leroyer, Irène Théry, Martine Gross, Françoise Shenfield, Jennifer Merchant, Laurent Toulemon… Comme l’attestent leurs déclarations et écrits de ces dernières années, tous sont favorables à la GPA dès lors qu’elle serait prétendument « éthique » : comme si la GPA pouvait l’être !

Nous n’avons guère été surpris que l’Institut du genre soit l’un des sponsors de ce colloque. C’est en revanche avec beaucoup d’étonnement que nous avons constaté le soutien de deux prestigieuses universités parisiennes et celui de la région Île-de-France.

La pratique de la GPA est une violence inouïe faite à la femme et à l’enfant, c’est-à-dire au genre humain. Elle est une nouvelle forme d’esclavage, reproductif en l’occurrence, puisqu’elle correspond exactement à la définition indiquée à l’article premier de la Convention relative à l’esclavage de 1926 : « état ou condition d'un individu sur lequel s'exercent les attributs du droit de propriété ou certains d'entre eux ». Et qu’elle soit payante ou prétendument gratuite, cela ne change rien pour les intéressés : la femme n’est pas à louer ou à emprunter, ni l’enfant à donner ou à vendre ! Arracher volontairement un enfant à sa mère quelques secondes après sa naissance est un acte d’une violence intolérable.

La GPA ne saurait donc être un sujet dont on discute comme de n’importe quel autre : la seule finalité possible d’un colloque ou de toute autre réunion consacrée à ce sujet ne peut être que d’étudier les moyens de combattre concrètement cette pratique inhumaine. « La GPA, c’est comme l’esclavage : on ne l’encadre pas, on l’interdit » suivant l’expression de Sylviane Agacinski.

En outre, on sait l’extrême urgence de faire respecter cet interdit puisque certains de nos concitoyens ont recours à des mères porteuses à l’étranger et que le gouvernement français lui-même ne tient pas ses propres engagements de lutte contre la GPA.

Nous avions compris que vous partagiez ce combat contre cet asservissement de la femme et le trafic d’enfants inhérent à cette pratique. Nous ne pouvons que supposer que vous avez été piégée d’une manière ou d’une autre.

Sachant que la GPA est un crime dont nous ne pouvons être complices en aucune manière, nous vous interpellons pour que le financement de ce colloque par la région Île-de-France soit de toute urgence et intégralement supprimé : la GPA étant illégale et le respect de la dignité de la femme et de l’enfant étant en cause, vous avez tous les motifs – y compris juridiques - pour le faire.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Madame la Présidente, à l’expression de ma haute considération.

Madame Ludovine de La Rochère

Présidente de La Manif Pour Tous"

Posté le 7 novembre 2016 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent

Lundi 21 novembre à 20h30 : soirée Jérôme Lejeune à Orléans

Les Veilleurs d'Orléans communiquent ce qui suit :

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Posté le 7 novembre 2016 à 10h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

En 2016, l'Université française organise un colloque sur une pratique illégale

Comment la France peut-elle tolérer un colloque partial, idéologue et piloté par des "chercheurs" pro #GPA ? Lequel est très certainement financé par des fonds publics.

A quand le grand débat sur l'esclavage organisé par des esclavagistes ?

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Posté le 7 novembre 2016 à 08h48 par Michel Janva | Lien permanent

03 novembre 2016

La pilule abortive RU-486 est le premier pesticide anti-humain

Extrait d'un débat télévisé (Duel sur la Cinq) de 1988 entre le Professeur Etienne Beaulieu, promoteur du RU-486 et le Professeur Jérôme Lejeune, défenseur de la Vie :


Prof Jérome Lejeune à propos de la Pilule RU486... by fautpaspousser-malo17

Posté le 3 novembre 2016 à 10h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

02 novembre 2016

Proposition de loi contre la GPA

Le sénateur Jean-Pierre Leleux (LR) et plusieurs de ses collègues ont déposé une proposition de loi visant à lutter contre les démarches engagées à l'étranger par des Français pour obtenir une gestation pour autrui. En voici les motifs :

Leleux_jean_pierre08039a"En matière de bioéthique, notre droit repose sur deux grands principes, fondés sur l'article 16 du code civil et confirmés de manière constante par la jurisprudence : la dignité de la personne et l'indisponibilité du corps humain. 

Ainsi, le corps n'est pas une marchandise et ne peut se vendre, s'acheter ou se louer. 

C'est précisément en vertu du principe d'indisponibilité du corps humain que la gestation pour autrui (GPA) est interdite en France sous l'effet de l'article 16-7 du code civil qui dispose que « toute convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d'autrui est nulle». 

Fin janvier 2013, une circulaire du ministère de la justice a été rédigée afin de faciliter la délivrance de certificats de nationalité française aux enfants conçus par gestation pour autrui à l'étranger. 

La Cour de cassation a rendu de nombreux arrêts qui vont à l'encontre de cette circulaire. La Cour confirme qu'en l'état du droit, il est justifié de refuser la transcription d'un acte de naissance établi à l'étranger « lorsque la naissance est l'aboutissement, en fraude à la loi française, d'un processus d'ensemble comportant une convention de gestation pour le compte d'autrui, convention qui, fut-elle licite à l'étranger, est nulle » en droit français. 

Fin juin 2014, sans se prononcer sur le choix des autorités françaises d'interdire la gestation pour autrui, les juges de la Cour européennes des droits de l'homme (CEDH) ont estimé que le refus de la France de transcrire des actes de filiation réalisés aux États-Unis à la suite de naissance par « mère porteuse » portait atteinte à « l'identité » des enfants. 

Cette nouvelle disposition risque de faciliter le recours à la pratique de la gestation pour autrui. Les couples qui auront, contre rémunération, obtenu une gestation pour autrui à l'étranger, pourront légaliser la situation de l'enfant. Si l'on souhaite s'opposer aux contrats de « mères porteuses », portant atteinte à la dignité humaine et au corps de la femme, et dont l'enfant est l'objet du contrat, niant ainsi son statut de personne humaine, il convient donc de renforcer notre dispositif législatif de lutte contre cette pratique.

Dans le texte présenté, l'article unique poursuit un double objectif.

D'une part, il renforce les sanctions à l'encontre des agences qui organisent ce trafic d'être humain en augmentant les peines actuellement prévues par la loi. D'autre part, il prévoit les sanctions lorsque les délits sont commis à l'étranger par un Français."

Posté le 2 novembre 2016 à 20h05 par Michel Janva | Lien permanent

27 octobre 2016

Bioéthique et respect de la vie : ce que pensent les candidats

La Fondation Jérôme Lejeune se mobilise sur les enjeux bioéthiques. L’année électorale 2017 est l’occasion d’interpeller sur ces enjeux. A l’occasion de la Primaire de la droite et du centre, la Fondation publie une infographie synthétisant, pour chacun des sept candidats, leur participation aux travaux législatifs (essentiellement depuis 2012), et leurs prises de parole sur sept thèmes qui ont marqué l’actualité : avortement, euthanasie, genre en cours de SVT, planning familial, PMA, GPA, et recherche sur l’embryon.

Fidèle à sa méthode de travail scientifique, la Fondation a pris la peine de soumettre à chaque candidat son infographie pour contradiction.

Le document est composé de deux volets : un tableau d’ensemble, une infographie pour chaque candidat. C'est un travail de qualité à découvrir ici.

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Posté le 27 octobre 2016 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

26 octobre 2016

Vente d'enfants par GPA : le silence de l'exécutif est assourdissant

La France avait jusqu'au 21 octobre pour faire appel de deux arrêts de la CEDH sur la retranscription des actes de naissance des enfants nés de GPA à l'étranger. Ludovine de la Rochère dénonce dans Le Figarovox :

"[...] Alors que nous sommes à moins d'un mois du premier tour de la Primaire, presque tous les candidats ont répondu à l'appel de La Manif Pour Tous, les 20 et 21 octobre, pour interpeller François Hollande en ce sens: Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson. Debout la France et le Front National se sont également joints à cet appel.

A gauche, le CoRP (Collectif pour le Respect de la Personne), dirigé par Sylviane Agacinsky, a aussi interpellé publiquement François Hollande en réclamant que la France fasse appel de sa condamnation.

Malheureusement, le silence de l'exécutif est assourdissant: aucune communication officielle. La France a-t-elle fait appel? Le mystère reste entier! François Hollande doit avoir le courage de répondre de ses actes. S'il a fait appel, il a donc été à l'écoute des Français et est passé de la parole aux actes en s'opposant concrètement au scandale de la GPA. Dans le cas contraire, hélas, son renoncement face à une pratique inique pour la femme et pour l'enfant entachera son quinquennat devant l'Histoire. Quant à Manuel Valls, qui espère bien candidater un jour pour la Présidence de la République, il devra s'en expliquer devant les Français. On ne peut plus longtemps dire que la GPA est interdite en France car intolérable, et laisser faire sans réagir. La dignité des femmes et des enfants n'a pas de frontière."

Posté le 26 octobre 2016 à 10h32 par Michel Janva | Lien permanent

25 octobre 2016

Un nouveau droit selon l'OMS : le droit à se reproduire !

Lu sur Gènéthique :

O"L'organisation mondiale de la santé (OMS) souhaite que les personnes qui n’arrivent pas à trouver un « partenaire sexuel » puissent être considérées comme « handicapées ». L’OMS veut ainsi proposer un « droit à se reproduire », pour tous, car cela permettrait de rendre la fécondation in vitro moins chère et plus accessible. Cette proposition fait partie des directives de l'OMS et ne s'impose pas aux Etats.

Josephine Quintavalle, une experte pro-vie britannique a déclaré dans les colonnes du Daily Express : 

«  C'est un non-sens absurde, non seulement de redéfinir l'infertilité, mais aussi de mettre de côté le processus biologique et l'importance des rapports naturels entre un homme et une femme ».

Posté le 25 octobre 2016 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

24 octobre 2016

Le baromètre BIOpolitique d'Alliance Vita

Alliance VITA a créé un Espace « Présidentielle 2017 » dans lequel on peut trouver :

  • Le calendrier électoral, avec les dates des différentes Primaires des partis politiques et celles de l’élection présidentielle elle-même.
  • La liste de tous les candidats officiellement déclarés, classés par tendance politique.
  • Pour chaque candidat(e) de la Primaire de la droite et du centre, en cliquant sur son nom ou sa photo, une page entièrement dédiée à ses prises de position sur une dizaine de thèmes liés à la bioéthique : des citations précises et des liens vers les sources de ces déclarations permettent d’approfondir l’analyse. Des pages similaires par candidat seront prochainement ouvertes pour les étapes ultérieures des autres Primaires.
  • Un baromètre BIOpolitique qui permet une comparaison des prises de position sur les différents thèmes:

Barometre-01-maj

Posté le 24 octobre 2016 à 12h57 par Michel Janva | Lien permanent

21 octobre 2016

GPA : C’est l’heure de vérité pour François Hollande

La France a jusqu’à ce soir minuit pour faire appel de sa condamnation par la CEDH pour refus de transcrire à l’état civil les actes de naissance d’enfants nés à l’étranger d’une GPA.

Unknown-8Les ténors de l’opposition sont unanimes et multiplient les appels à François Hollande. La GPA, ou Gestation Pour Autrui, est synonyme d’exploitation de la femme et de marchandisation de l’enfant. Si elle est interdite en France, elle est autorisée dans certains pays du Sud où des agences peu scrupuleuses profitent de la pauvreté et exploite la misère des femmes. Des couples de Français, hétérosexuels ou homosexuels, font appel à ces agences pour littéralement « commander » un enfant. Comme le rappelait Manuel Valls,

« il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée… tout en affirmant qu’ils sont responsables de l’éducation des enfants, c’est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs. Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l’étranger. »

En condamnant à nouveau la France, la CEDH entend systématiser la transcription des actes étrangers, « ce qui équivaudrait, comme l’indiquait Manuel Valls lui-même, à accepter et normaliser la GPA dans notre pays ». Une pratique inacceptable et intolérable dans l’hexagone l’est aussi aux quatre coins du monde : la dignité des femmes et des enfants n’a pas de frontière.

C’est pourquoi la France doit faire appel de cette condamnation. Les heures sont comptées puisque le délai expire ce soir à minuit. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que tous les ténors sont favorables à cet appel. Presque tous les candidats à la primaire de la droite et du centre se sont prononcés en ce sens : Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Jean-François Copé et Jean Frédéric Poisson ont confirmé ce matin leur position à La Manif Pour Tous après celle de Bruno Le Maire hier soir sur France 2 (en conclusion d’un débat avec Ludovine de La Rochère dans L’Emission politique). Seule Nathalie Kosciusko-Morizet, en déplacement, n’a pas indiqué sa position. Debout la France et le Front National sont également favorables à ce que la France fasse appel de cette condamnation. Dirigé par Sylviane Agacinsky et réunissant des personnalités de gauche, le CoRP (Collectif pour le Respect de la Personne) a également communiqué sur cet arrêt de la CEDH, qu’il conteste également.

Il y a en France une très large majorité opposée à la pratique de la GPA. Au-delà des clivages, la France peut d’ici ce soir retrouver son unité. François Hollande a aujourd’hui l’occasion de passer, enfin, de la parole aux actes. Il serait injustifiable d’accepter cette condamnation par la CEDH. Il n’existe pas de « fantômes de la République ». Au nom de la dignité de la femme et de l’enfant, la France, pays des Droits de l’Homme, doit faire appel. Ne pas le faire, c’est encourager le développement de cette pratique scandaleuse dans des pays tiers. Pour François Hollande, c’est le jour J : les heures sont comptées.

Tic... tac...

Posté le 21 octobre 2016 à 21h04 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : le gouvernement refuse de faire appel de la décision de la CEDH

Huit heures après la fin du délai pour faire appel de la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, les Gavroches dénonçaient ce matin, devant le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé, l’inaction de notre GouverneMENT concernant la GPA.

GPA Cedh

Posté le 21 octobre 2016 à 16h21 par Michel Janva | Lien permanent

La Fondation Jérôme Lejeune à l’ONU : Les personnes trisomiques ont le droit de vivre !

Communiqué de la Fondation :

SDD-FJL-ONU-634x300"« Le dépistage prénatal n’est pas la solution ; accepter et aider les personnes porteuses de trisomie 21 est la solution ! Elles ont le même droit que les autres d’exister. » vient de défendre la Fondation Jérôme Lejeune le mercredi 5 octobre applaudie à l’ONU.

De façon concomitante, dans le cadre de l’Examen Périodique Universel, la Fondation et Downpride, association hollandaise défendant les personnes atteintes de Trisomie 21,  ont déposé une déclaration écrite dénonçant l’introduction du DPNI dans le système de santé public néerlandais. Elles y rappellent le danger de l’introduction du test de Dépistage Prénatal Non invasif (DPNI) alors qu’en France déjà 96% des fœtus diagnostiqués trisomie 21 sont avortés.

Ce nouveau test, à partir d’une prise de sang analyse des bouts d’ADN du bébé présents dans le sang de la mère. Aujourd’hui, son but n’est pas de soigner, mais de détecter la trisomie 21.

En France, la Haute autorité de santé (HAS) a rendu en novembre 2015 un avis favorable à l’intégration du DPNI dans le parcours de dépistage remboursé par les pouvoirs publics. Aux Pays-Bas, le ministre de la santé a annoncé que le DPNI serait mis à disposition des femmes enceintes à partir du 1er avril 2017, et remboursé en grande partie par la sécurité sociale. Comme le dénonce Renate Lindman, présidente du collectif Downpride :

« à l’inverse, peu de programmes de recherche existent pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de trisomie 21. C’est un signal clair de la société qui a choisi la solution de l’exclusion prénatale ».

Lors de son intervention la Fondation Jérôme Lejeune est venue rappeler sa mobilisation internationale depuis janvier 2016 sous la forme d’une pétition Stop Discriminating Down qui formule trois exigences aux Etats :

- Arrêter de proposer par les pouvoirs publics le dépistage prénatal systématique des enfants porteurs de trisomie 21, visant délibérément à la sélection de fœtus « sains »

- Réglementer l’introduction du dépistage génétique prénatal, sur la base des principes définis dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans la Convention d’Oviedo (articles 11 et 12) et dans la Charte européenne des droits fondamentaux de l’Union européenne (articles 2, 3, 21 et 26).

- Permettre l’utilisation des tests génétiques uniquement pour améliorer les soins et le bien-être, et non pour discriminer les personnes en fonction de leurs prédispositions génétiques.

Personne ne devrait avoir à défendre son droit de vivre en raison de son patrimoine génétique.

Pour le dire avec nous, signez la pétition Stop Discriminating Down !"

Posté le 21 octobre 2016 à 12h22 par Michel Janva | Lien permanent

Le juge administratif doit annuler les subventions au associations qui militent pour la GPA

Un cabinet d'avocats s'est penché sur le versement de subventions publiques à des associations militants en faveur de la GPA, laquelle serait, paraît-il, encore interdite, alors que tout est fait pour la rendre possible. Extrait de cette étude très documentée :

Unknown-7"[...] Dans ce contexte légal d’interdiction particulièrement clair, est-il envisageable que de l’argent public soit pioché dans la poche des contribuables pour être distribué par des collectivités à des associations qui ne font pas mystère de leur assentiment à la violation concrète et actuelle de la norme juridique pénalement sanctionnée ?

La réponse parait claire : l’argent des contribuables ne saurait être attribué à des associations qui encouragent la violation du droit civil et pénal.

Malheureusement, le sujet n’a rien de théorique.

En avril 2016, un conseil régional a refusé de subventionner le Festival de cinéma d’une association, au constat de l’organisation par celle-ci d’une réunion faisant la promotion de la GPA, au mépris du droit applicable. L’argent public, provenant de la poche du contribuable, n’a donc pas été accordé.

En réaction, un département de cette même région a alors augmenté sa participation, pour cette même association, pour compenser le désengagement de la région, et donc soutenir, via l’argent du contribuable, une association promouvant une violation de l’état de droit.

Du point de vue du droit des collectivités territoriales, comment cette problématique peut-elle être appréhendée ?

L’article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales, et la jurisprudence prise sur ce fondement, prévoient qu’une association peut recevoir des subventions d’une collectivité territoriale si son intervention présente un intérêt local, d’une part, et si elle ne contrevient pas au principe de neutralité politique, d’autre part.

L’association doit démontrer, in concreto : 

  • avoir mené et mener des actions au service de l’ensemble de la population locale ; 
  • ne pas avoir mené ou ne pas mener d’action partisane.

En 2002, sur ce dernier fondement, le Conseil d’Etat a confirmé l’annulation d’une subvention attribuée à une section locale de la LICRA au constat de la production par la LICRA d’un communiqué de presse, lors de la création de cette nouvelle section, dans lequel elle se proposait de combattre une formation politique : le Conseil d’Etat a considéré que les conditions n’étaient pas réunies pour qu’une subvention lui soit attribuée, en raison de la nature « politique et partisane » de l’action menée par l’association subventionnée.

Une solution différente aurait favorisé le contournement de la loi n°88-227 du 11 mars 1988, relative à la transparence financière de la vie politique, laquelle interdit à une collectivité territoriale de subventionner un parti politique ou un candidat à une élection.

Cette jurisprudence interdit que de l’argent public, pioché dans la poche des contribuables, soit utilisé à des fins politiques par des collectivités sponsorisant des associations sélectionnées sur des critères partisans.

Cette jurisprudence pourrait être appliquée aux associations se proposant de mener un combat pour la violation des lois civiles et pénales en vigueur interdisant la GPA : en effet, l’argent du contribuable ne saurait être distribué dans ce type de situation, dès lors que ces associations mènent un combat partisan en appuyant les propositions d’un parti politique, ou en combattant une ou plusieurs formations politiques.

Curieusement, le juge administratif n’a pas encore annulé l’octroi d’une subvention à une association sur le seul fondement de ce qu’elle ferait la promotion d’une activité manifestement illégale. 

Pourtant, toutes les conditions sont réunies pour que le juge administratif prenne clairement position en faveur du respect des lois civiles et pénales, y compris par les collectivités, sur le fondement du principe de neutralité.

Le principe de neutralité n’est d’ailleurs pas un inconnu du juge administratif.

Par un arrêt en date du 15 octobre 2014, CNAFC (n°369965), le Conseil d’Etat a censuré le soutien, par le Ministère de l’Education Nationale, de la campagne Azur, considérant que l’atteinte au principe de neutralité du service public (de l’Education Nationale) était avéré puisque la ligne Azur faisait la promotion de pratiques illégales.

Dans la lignée de cette jurisprudence, le respect du principe de neutralité ne peut que conduire le juge administratif à interdire le financement, par une collectivité, d’une association faisant la promotion d’une activité illégale, a fortiori lorsqu’elle est sanctionnée par le code pénal. 

Dans les cas les plus graves, lorsque les associations non seulement incitent à violer la Loi mais, en outre, mettent en relation, ou facilitent la mise en relation, des personnes en vue de la réalisation d’une GPA , le juge administratif pourrait aussi se fonder sur la jurisprudence Lambda du 6 décembre 1996 (CE, Lambda, n°167502), dans le cadre de laquelle le Conseil d’Etat a censuré un décret de nomination, sur le fondement des dispositions de l’article 432-13 du code pénalinterdisant le pantouflage, réaffirmant ainsi la possibilité, pour le juge administratif, d’utiliser les règles du code pénal comme norme de référence des décisions administratives.

Or, au regard de l’article L.227-12 du code pénal, le simple fait, pour une association, d’avoir délivré des informations permettant de faciliter des contacts entre des personnes se proposant de recourir à la pratique de la GPA constitue une infraction. 

En finançant des associations qui se livrent à ce genre d’activités, une collectivité paraît bien revêtir le statut de complice de l’infraction ainsi commise, par fourniture de moyens au sens de l’article L.121-7 du code pénal

Dans ce cas de figure, le juge administratif pourrait songer à appliquer les articles L.227-12 et L.121-7 du code pénal en annulant, sur ce fondement, les délibérations octroyant de telles subventions. 

Plus généralement, un renforcement de la jurisprudence CNAFC et Lambda aurait pour effet bénéfique d’obliger les collectivités territoriales à effectuer, en amont, un contrôle régulier des activités menées par les associations qu’elles se proposent de subventionner, pour éviter de débloquer des subventions lorsqu’elles constatent que l’une ou l’autre des orientations et/ou activités contreviennent à la loi.

Il en va du respect de l’Etat de droit et du respect des contribuables, à commencer par les plus pauvres d’entre eux : il serait indécent que de l’argent public, collecté pour le service du bien commun, soit dépensé sans discernement alors qu’il y a tant de besoins à la fois urgents et licites à satisfaire."

Posté le 21 octobre 2016 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

19 octobre 2016

Et de deux

Benbassa_esther11033fAprès le sénateur PS Jean-Pierre Godefroy, c'est au tour du sénateur EELV Esther Benbassa de déposer une proposition de loi relative à

"l'accès égalitaire pour toutes aux techniques d'assistance à la procréation."

Posté le 19 octobre 2016 à 17h56 par Michel Janva | Lien permanent

18 octobre 2016

Proposition de loi pour ouvrir l'assistance médicale à la procréation à tout le monde

Le sénateur PS Jean-Pierre Godefroy a déposé une proposition de loi modifiant l'article L. 2141-2 du code de la santé publique relatif à l'assistance médicale à la procréation. Il explique :

Unknown-2"Les avancées de la recherche et de la médecine ont permis ces dernières décennies à des couples infertiles d'avoir des enfants grâce à la technique de l'assistance médicale à la procréation.

Selon la loi en vigueur, celle-ci est réservée aux couples formés d'un homme et d'une femme, pour pallier leur infertilité ou pour éviter la transmission à l'enfant ou à l'un des membres du couple d'une maladie d'une particulière gravité. Ainsi, les couples de même sexe se trouvent exclus de cette possibilité.La présente proposition de loi a pour objet d'ouvrir l'assistance médicale à la procréation à tous les couples infertiles, qu'il s'agisse d'une infertilité médicale ou « sociale »."

Il précise bien que c'est une conséquence de la loi Taubira, qu'il faut donc abroger :

"Par la loi n° 2013-404 du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, nous avons dépassé un ordre du droit qui se fondait sur une norme sociale majoritaire, un modèle familial ignorant la pluralité des modes de parentalité qui existent. Ce modèle familial, comme tous les autres, ne relève ni de l'évidence ni de la nature. Il n'est qu'une construction sociale et a donc, par son principe même, vocation à évoluer. Mais le droit, entravé par diverses réticences et conservatismes, a tendance à se transformer moins promptement que la société sur les questions qui la concernent.

En ouvrant le droit pour les personnes de même sexe d'adopter, la loi a affirmé que les couples homosexuels peuvent former une famille, être parents et élever des enfants.Cette proposition de loi y fait naturellement suite en élargissant la possibilité pour ces couples d'accéder à la parentalité."

Le reste des mensonges est à l'avenant : un enfant n'aurait pas besoin de papa ou de maman pour son bien être, etc.

 

Rappelons néanmoins que l'assistance médicale à la procréation est injustifiable dans tous les cas. L'Eglise enseigne en effet que ces techniques de fécondation, qui se substituent à l’acte conjugal, sont à proscrire :

"la procréation humaine est un acte personnel du couple homme-femme qui n’admet aucune forme de délégation substitutive. L’acceptation tranquille du taux très élevé d’avortement que comportent les techniques de fécondation in vitro démontre de manière éloquente que la substitution de l’acte conjugal par une procédure technique - outre sa non-conformité au respect dû à la procréation, laquelle n’est pas réductible à la seule dimension de reproduction - contribue à affaiblir la conscience du respect dû à tout être humain. La reconnaissance de ce respect est au contraire favorisée par l’intimité des époux, animée par l’amour conjugal.

L’Eglise reconnaît la légitimité du désir d’avoir un enfant, et comprend les souffrances des conjoints éprouvés par des problèmes d’infertilité. Ce désir ne peut cependant passer avant la dignité de la vie humaine, au point de la supplanter. Le désir d’un enfant ne peut justifier sa «production», de même que celui de ne pas en concevoir ne saurait en justifier l’abandon ou la destruction."

Posté le 18 octobre 2016 à 20h27 par Michel Janva | Lien permanent

Inscrire l'interdiction de la GPA dans la Constitution ?

Au lendemain de La Manif Pour Tous, 8 parlementaires, soutiens d'Alain Juppé,  se prononcent, dans Le Figaro, pour une interdiction de la GPA en France inscrite dans la Constitution. Il s'agit de Hervé Mariton, député de la Drôme, Philippe Gosselin, député de la Manche, Gilbert Bouchet, sénateur de la Drôme, Arlette Grosskost, députée du Haut-Rhin, Robert Laufoaulu, sénateur de Wallis et Futuna, Jacques Lamblin, député de Meurthe-et-Moselle, Laurent Marcangeli, député de la Corse du Sud, Claudine Schmid, députée des Français de Suisse et du Liechtenstein. Extrait :

G"[...] Nous nous réjouissons qu'Alain Juppé ait décidé de nous confier une mission, s'appuyant sur les travaux parlementaires existants, pour identifier les pistes d'une interdiction effective de la GPA en France et promouvoir cette interdiction à l'étranger.

Cette interdiction soulève des enjeux juridiques et politiques complexes qui invitent à creuser plusieurs pistes complémentaires: pénaliser les Français qui ont recours à une GPA en France ou à l'étranger ; ne pas reconnaître dans l'état civil français les GPA réalisées à l'étranger ; interdire, via des conventions bilatérales, les GPA à l'étranger pour les Français ; renforcer l'interdiction de la GPA en France ; promouvoir l'abolition de la GPA à l'étranger. [...]"

Cette initiative est louable, mais, comme l'ont déjà noté de nombreux juristes, sans l'abrogation de la loi Taubira, elle paraît vouée à l'échec.

Posté le 18 octobre 2016 à 12h24 par Michel Janva | Lien permanent

17 octobre 2016

18 octobre : soirée sur Jérôme Lejeune à Marseille

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Posté le 17 octobre 2016 à 21h22 par Michel Janva | Lien permanent

15 octobre 2016

8 novembre : soirée ciné-débat avec la Fondation Jérôme Lejeune à Chantilly

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Posté le 15 octobre 2016 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent


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