04 mai 2016

Aujourd'hui, le corps des femmes est encore soumis aux lois du marché

Posté le 4 mai 2016 à 20h34 par Michel Janva | Lien permanent

03 mai 2016

Avortement, Eugénisme, Euthanasie : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

Après La Manif pour Tous au sujet de la GPA, c'est la fédération Un de Nous qui détourne la campagne de la SPA pour dénoncer la culture de mort en France :

Alors que la SPA vient de lancer une campagne (La torture… c’est légal ?) sur la souffrance animale dénonçant des situations de cruauté existant dans des abattoirs, des laboratoires de recherche ou encore les corridas, la fédération UN DE NOUS entend faire porter le questionnement sur des situations de cruauté imposée à des êtres humains. UN DE NOUS attire l’attention sur 3 scandales : l’eugénisme des bébés porteurs de trisomie 21, l’euthanasie de grands handicapés, et le sort des enfants nés vivants malgré un avortement.

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Posté le 3 mai 2016 à 18h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

GPA : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

A l'heure où la défense de la cause animale semble l'emporter sur la défense de l'embryon et de la vie naissante, le site Génètique a interrogé Ludovine de La Rochère sur la dernière campagne de la Manif pour Tous dénonçant la GPA :

"Alors que la SPA a lancé sa campagne d’affichage dans le métro parisien pour s’insurger contre les mauvais traitements infligés aux animaux, la « Manif pour tous » reprend le flambeau et s’invite sur les réseaux sociaux avec une campagne dénonçant la GPA. A son tour, elle s’adresse à « Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre…

Pourquoi cette initiative ?

Gpa_3La campagne de la SPA dénonce de façon juste quelque chose de scandaleux. Nous avons voulu détourner cette campagne par ailleurs légitime, parce que ce qui touche la personne humaine est encore plus grave. Interpeler l’opinion publique sur la question des animaux est une bonne chose, mais ce qui se passe pour les être humains est évidement plus important. Aujourd’hui, on parle beaucoup d’écologie, de respect des animaux, des végétaux, mais s’ils sont à respecter, c’est parce que qu’ils sont nécessaires à l’homme. L’homme qui doit respecter la nature pour la transmettre aux générations futures.

Pour nous, il s’agissait de montrer avec humour qu’il est grand temps de s’occuper de l’être humain, le grand oublié de notre société. Sans doute parce que le sujet est trop angoissant, peut-être par pudeur, par timidité ? Il était important d’interpeler sur ces sujets graves, sur un ton qui ne l’était pas, pour aider à se poser des questions, de bonnes questions.

Comment avez-vous organisé cette campagne ?

Gpa_4Nous avons orienté la campagne, exclusivement via les réseaux sociaux, autour des pratiques illégales qui n’existent pas en France, et d’autres qui, sans être légales, se passent en France. Aucune n’est acceptable.

Aujourd’hui, il suffit d’aller faire un tour sur Internet pour se rendre compte qu’il y a des jeunes femmes françaises qui se rendent disponibles pour être mère porteuse. Pour autant, le phénomène reste très minoritaire : la GPA est illégale et n’offre aucune garantie pour les parents d’intention, si la femme veut garder le bébé par exemple… S’il n’existe pas d’usine à bébé en France, la complicité avec ce trafic est tout aussi inacceptable.

Quant à la GPA à l’étranger, le choix se fait sur catalogue. Aux Etats Unis, la donneuse d’ovocytes et la mère porteuse sont différentes. Pour la mère porteuse, les contrats sont très durs, avec des explorations très intrusives : elles sont sélectionnées en fonction de leur patrimoine génétique, on refait leur généalogie jusqu’aux grands parents pour vérifier leur comportement psychique, psychologique. Ce qu’elles mangent est surveillé… De leur côté, les clients moins fortunés se tournent vers le « low cost ». Dans des pays comme l’Inde, la mère porteuse est la mère légale, mais elle abandonnera ses droits sur l’enfant, une des clauses inscrites dans le contrat qu’elle a signé, mais que bien souvent, elle ne comprend pas.

En Angleterre, la GPA est autorisé sous couvert d’« altruisme », même si les femmes reçoivent de l’argent. Si elles sont peu nombreuses à accepter de porter l’enfant d’un autre, la légalité de la pratique dans leur pays donne bonne conscience et les anglais n’hésitent pas à se rendre à l’étranger. Quoiqu’il en soit, qu’elle soit altruiste ou non, la pratique demeure inacceptable.

Quel était votre objectif en reprenant cette campagne ?

Je constate qu’il y a beaucoup de désinformation sur ce sujet et d’ignorance sur ce qui se passe dans la réalité et peu de personnes se sentent peu concernées. Globalement, les Français restent très opposés à la GPA, et l’opinion publique est notre première cible… Les politiques réagissent quand les Français réagissent…

Gpa_5L’objectif de cette campagne est d’abord de rectifier l’information : aujourd’hui la GPA est interdite en France, mais elle est tolérée. Elle remet en cause le statut particulier de l’être humain qui fait, dans ce cas, l’objet d’un contrat, et qui peut être traité comme un produit ou un service.

L’injustice faite aux enfants trouve peu d’écho : les journalistes sont mal à l’aise et parfois coupent le micro. Les animaux sont mieux traités que les hommes, le sujet est plus consensuel, moins polémique, plus facile.

Du côté de la femme, la grossesse est appréhendée dans une dynamique très matérialiste, on parle de location d’utérus, comme s’il s’agissait de la simple mise en location d’un être humain. Or la dignité de cet être humain nous concerne tous ! Et il s’agit de défendre le statut de la femme.

Cette campagne va plus loin que celle de la SPA. Elle va au-delà de la simple question de la légalité, elle porte sur quelque chose de plus fondamental : est-ce qu’on est dans le mauvais traitement de la personne ? Force est de constatée que la violence faite aux femmes et aux enfants est une violence majeure.(...)"

Posté le 3 mai 2016 à 15h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

01 mai 2016

Son histoire c’est beaucoup d’espoir pour toutes les personnes atteintes de trisomie 21

Lu dans Femme actuelle :

"Noelia a 28 ans et elle est née avec un gène [un chromosome... NDMJ] en plus. Mais pas question de se laisser abattre, cette jeune argentine a réalisé son rêve : devenir maîtresse d’école.

Après avoir obtenu son baccalauréat, Noelia s’est inscrite à la faculté comme beaucoup de ses camarades. Et pas question d’y faire de la figuration, elle a travaillé d’arrache-pied pour décrocher, en 2007, son diplôme de professeur des écoles. Aujourd’hui, la jeune femme s’occupe de trois classes, soit un total de 170 élèves.

Fière de son parcours, Noelia explique à la radio argentine Mitre avoir les mêmes tâches que ses collègues au sein de l’école qui l’a embauchée : “nous leur donnons le repas, je leur lis des contes, nous écoutons un peu de musique et souvent je termine par un peu de dessin”.

Et pour la directrice de l’établissement, María Alejandra Senestrari, la présence de Noelia dans l’école n’est pas une contrainte, au contraire : “Travailler avec elle est une expérience très enrichissante. Noelia est de spéciale non pas à cause de son syndrome, mais parce qu’elle est quelqu’un de vraiment extraordinaire. Elle a toutes les qualités qu’il faut pour être un bon professeur : elle est affectueuse, démonstrative et aimante”."

Posté le 1 mai 2016 à 16h10 par Michel Janva | Lien permanent

29 avril 2016

L’Académie nationale de médecine pour la recherche sur l’embryon humain

Lors du colloque de la Fédération des académies européennes de médecine (FEAM) qui s’est tenu à Paris le 28 avril 2016, l’Académie nationale de médecine française s’est prononcée en faveur du développement des recherches sur l’embryon humain et les cellules reproductrices.

L'Académie de médecine recommande même d'adapter les textes nécessaires au développement de ces recherches en France et en Europe. Pourtant, elle pointe du doigt qu’en l'état actuel des connaissances, il est inconcevable et non souhaitable d’envisager des applications cliniques : c’est-à-dire de faire naître un enfant issu d’un embryon ayant subi in-vitro des modifications de son ADN.

Pour Alliance VITA, promouvoir ces recherches constitue déjà le franchissement d’une ligne rouge, une première étape d’un toboggan aux perspectives eugéniques et transhumanistes. 

Alliance VITA rappelle que c'est l'aval donné aux recherches détruisant l'embryon humain en 2004 qui a ouvert la porte aux dérives hier interdites et aujourd'hui préconisées. L'embryon humain vivant devrait être protégé de toute recherche portant atteinte à son intégrité. Car l’utiliser pour le détruire ensuite est contraire à la dignité de tout être humain.

Posté le 29 avril 2016 à 16h59 par Michel Janva | Lien permanent

28 avril 2016

La gauche et les LGBT refusent de condamner la pratique des mères porteuses

Précisions de Bruno Retailleau, président du Conseil régional, suite à l'annonce par Laurence Garnier de l'arrêt des subventions à une association LGBT :

Unknown-7"Le Conseil régional ne peut subventionner une association qui refuse de s’engager sur le respect de la loi républicaine en faisant la promotion de la GPA.

  • Cette position, je l’assume entièrement, tant sur le fond que sur la forme.
    • Sur le fond car c’est la décision du respect de la loi : la GPA est interdite et ceux qui favorisent le recours à cette pratique peuvent être sanctionnés sur la base du « délit d’entremise » visé à l’article 227-12 du Code Pénal. Organiser une réunion pour donner « un maximum d’informations » sur le recours à la GPA, comme l’a fait le centre LGBT le 27 novembre dernier, n’a donc rien d’un acte anodin. Le centre LGBT doit en assumer les conséquences, y compris sur le plan financier car en tant qu’institution républicaine, le Conseil régional ne peut financer une association faisant la promotion d’une pratique interdite par les lois de la République
    • Quant à la forme, nous avons cherché à établir un dialogue constructif avec les responsables du centre LGBT en leur assurant que nous étions prêts à revoir notre position s’ils s’engageaient formellement à ne plus promouvoir la GPA. Comment une association qui demande une subvention sur fonds publics peut-elle refuser de s’engager sur le respect de la loi ?
  • S’agissant des attaques de la gauche régionale évoquant un « chantage à la subvention », je les trouve véritablement scandaleuses.
    • En quoi le fait de demander à une association subventionnée par la Région de respecter la loi serait du « chantage à la subvention » ? Je refuse d’accorder des passe-droits à quiconque : la République ce sont des règles qui s’appliquent à tous et auxquelles chacun doit se conformer.
    • En réalité, ces propos illustrent l’état de confusion et même de démission de toute une partie de la gauche face à la GPA : tout en affirmant que cette pratique restera interdite, les socialistes refusent de la dénoncer clairement et de la combattre concrètement, quand ils ne favorisent pas dans les faits son développement. On l’a vu avec la circulaire de Christiane Taubira. Je trouve lamentable cette attitude politicienne qui au final, fait le jeu de ceux qui organisent la marchandisation du corps des femmes et utilisent la misère de dizaines de milliers de « mères porteuses » dans le monde entier, dans le seul but de faire du profit. Dans le combat contre la GPA, je ne lâcherai rien car je considère que c’est un combat de civilisation.

Posté le 28 avril 2016 à 21h47 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2016 Journée de mobilisation contre les mères porteuses

Capture d’écran 2016-04-28 à 21.38.37Les lieux de rassemblement sont ici.

Posté le 28 avril 2016 à 21h41 par Michel Janva | Lien permanent

Proposition de loi visant à protéger l'embryon humain

L'excellent député Jacques Bompard vient de déposer cette proposition de loi sur le bureau de l'Assemblée nationale en justifiant (avec citation de Jean-Paul II) :

Unknown-6"[...] La défense du statut de l’embryon participe de la lutte contre la marchandisation de l’Homme. Emergence d’une nouvelle forme d’esclavage : les embryons cryo-conservés font désormais l’office d’un commerce, « vis artificiellement en pause » comme le souligne le docteur Alexandra Caude. La directrice de recherche à l’Inserm à l’Hôpital Necker, généticienne, insiste sur cette nouvelle forme d’esclavage, engendrant des générations d’enfants dépossédés de leur filiation, d’informations quant à leurs origines. Et le marché est vorace : jusqu’à deux mille dollars par enfant. Mais outre l’aspect financier, c’est au problème sous-jacent, éminemment éthique, dont il convient de s’alarmer : car l’inéluctable avancée du marché entraîne une sélection de nature eugéniste, proposant aux acheteurs de choisir la couleur des yeux, le quotient intellectuel des géniteurs : sélection artificielle, fondamentalement antinomique du caractère naturel de l’engendrement d’une vie.

D’autres domaines de la médecine s’en font l’écho : ainsi du plébiscite croissant des tests anténataux visant à « dépister » la trisomie 21 par l’intermédiaire d’une simple prise de sang : peu onéreux, l’émergence de ce type de test sur marché ne doit pas entrer en vigueur, au risque de généraliser un phénomène de sélection de l’homme, éliminé au prétexte d’une malformation chromosomique. Cautionner de telles logiques, aux enjeux financiers latents, revient à pratiquer un eugénisme discret. Jean-Marie Le Méné, directeur de la Fondation Jérôme Lejeune l’indique : « selon le Comité consultatif national d’éthique, diagnostiquer 100 % des enfants trisomiques avant la naissance couterait un milliard d’euros si la sécurité sociale l’achetait pour le proposer à toutes les femmes enceintes. Elle n’est pas contre mais il faut que les prix baissent. C’est ce qui se passe actuellement. La concurrence joue entre plusieurs firmes qui fabriquent ce nouveau test ». Impact d’un libéralisme économique incontrôlé : l’État ne peut se soustraire au rôle éthique dont il se doit d’être le garant. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 s’en fait l’écho, soulignant qu’un handicapé mental dispose des mêmes droits que tous les autres citoyens ; il en va de même pour la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, qui rappelle son droit à fonder une famille.

Pour autant, la banalisation de la marchandisation se fait de plus en plus prégnante : pour exemple, la gestation pour autrui semble connaître une inquiétante légitimation, notamment par certains membres du corps médical peu scrupuleux de se soustraire aux lois. L’argument d’un meilleur contrôle des dérives exceptionnelles ne peut en aucun cas être cautionné : au même titre que le cas de l’avortement, dont les chiffres sont alarmants pour la conservation d’une dynamique démographique concluante, il en ressort davantage une logique de banalisation qu’une véritable mesure prise au service du bien commun. 

Conclusion 

La conception des droits humains, telle qu’elle est définie par le Magistère affirme que « le droit à la vie dont fait partie intégrante le droit de grandir dans le sein de sa mère après la conception, puis le droit de vivre dans une famille unie (…). En un sens, la source et la synthèse de ces droits, c’est la liberté religieuse, entendu comme le droit de vivre dans la vérité de sa foi et conformément à la dignité transcendante de sa personne » La Constitution s’en fait également l’écho, assurant dans son préambule que « La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement ». Et de fait : le droit à la vie est le premier d’entre tous, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle ; il « conditionne l’exercice de tout autre droit et comporte, en particulier, l’illicéité de toute forme d’avortement provoqué. » Le respect de ce droit est un « signe authentique de l’homme en tout régime, dans toute société, système ou milieu ».

La recherche opérée sur l’embryon, constitutif des premiers stades de développement d’un être humain, porte atteinte à la vie. Dans cette perspective, considérer qu’il est possible d’utiliser un être humain, même pour en soigner un autre, ne peut être légitimé ; les fondements de la médecine se font l’écho de ce précepte comme d’une loi universelle."

Posté le 28 avril 2016 à 21h35 par Michel Janva | Lien permanent

27 avril 2016

Manipulation d'embryons humains : la question du député Sylvie Goddyn au Parlement européen

En commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI) du Parlement européen, Sylvie Goddyn (FN) a interpellé le Commissaire sur la technologie CRISPR-cas9 de manipulation de génome. Elle lui a demandé si la Commission envisageait de réglementer l'usage de cette technologie ou d'établir un moratoire sur cette technique et ce, le temps que les questions sanitaires et éthiques soient débattues avec les Etats-membres :

 

Posté le 27 avril 2016 à 19h36 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2016

Nouvelle campagne contre les usines à bébés

Découvrez la nouvelle campagne de visuels destinés aux réseaux sociaux pour dénoncer notamment le scandale des mères porteuses :

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Posté le 24 avril 2016 à 16h38 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2016

GPA : Petra de Sutter veut un nouveau rapport

De Gregor Puppinck dans Valeurs Actuelles :

"Alors que les membres de la Commission rejetèrent le projet de rapport et l’avant-projet de résolution faisant la promotion de la GPA, la présidente a tenu à ce que la commission reste saisie de la question. Aujourd’hui, dans une salle bien remplie et à l’atmosphère tendue, la présidente, Mme Stella Kyriakides (PPE, Grèce) et Mme Pétra de Sutter (Socialiste, Belgique) ont tout fait pour garder la main sur le dossier et faire « avancer » la GPA en Europe.

Mme de Sutter a ainsi proposé à la Commission de faire un nouveau rapport qui pourrait prendre deux orientations : soit un rapport qui se concentrerait sur la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant, ou un rapport contre la gestation pour autrui commerciale. Néanmoins, aucun de ces deux nouveaux rapports ne condamnerait la GPA en elle-même.

[...] Le député moldave, Valériu Ghiletshi a expliqué que la Commission n’avait pas d’obligation de rendre un rapport sur le sujet. C’est alors la présidente qui a affirmé que cela ne serait pas possible car cela indiquerait que le Conseil de l’Europe est incapable de trouver un accord sur le sujet. Comme l’a noté le député britannique J. Donaldson (Conservateur, RU) « nous sommes entre les mains de la rapporteur ». Le député roumain, M. Preda a quant à lui dénoncé un véritable « système stalinien » pour dénoncer les manœuvres pro-GPA de Stella Kyriakides et de Pétra de Sutter.

Acculée, la présidente a une nouvelle fois proposé de reporter le sujet à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la Commission le 2 juin à Paris, invitant Petra de Sutter à y présenter, une nouvelle fois, une nouvelle version de son rapport et de la résolution, suivant ses deux propositions. [...]"

Posté le 21 avril 2016 à 12h40 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril 2016

Jusqu'à 2000 personnes pour la 7e Marche pour la Vie à Bruxelles

Dimanche 17 avril, c'était la Marche pour la Vie, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes à Bruxelles, jusqu'à 2000 participants pour certains, malgré un black-out total de la part de la presse, qui a mentionné la Marche pour la Vie seulement pour signaler la trentaine de contre-manifestants ayant tenté de perturber l'évènement. Un lâcher de ballon a été effectué pour clôturer la 7e édition de la Marche pour la Vie à Bruxelles.

1939470_541159796001597_1016661064_o-1024x679Deux autres articles à lire ici et ici.

Posté le 19 avril 2016 à 13h53 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 avril 2016

GPA : abolition !

Les militants de la manif pour tous ne lâchent rien !

Affiches LMPT

Posté le 18 avril 2016 à 13h26 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 avril 2016

GPA : du "droit à l'enfant" à l'enfant-kleenex

ImagesMarie-Anne Frison-Roche est professeur d’université, membre fondateur du "Collectif pour le Respect de la Personne" (CoRP, un collectif où l'on trouve tout et son contraire), elle fait partie de ces gens de gauche opposés à la GPA. Sur son blog, elle revient sur un reportage effectué aux Etats-Unis, qui montre que 25.000 enfants adoptés et/ou fabriqués ad hoc par GPA sont remis "sur le marché" chaque année parce qu'ils ne conviennent plus à leurs "parents".Les enfants-kleenex, que l'on jette après usage.

L'auteur montre qu'il y a une inversion du droit : l'adoption, qui consiste à l'origine à donner des parents à un enfant qui n'en a pas, opération entérinée par le droit public, devient par la notion de "projet parental", de "projet d'enfant", un phénomène de droit privé, qui consiste à donner un enfant à des "parents d'intention" : c'est le "droit à l'enfant". Ce glissement du droit, qui a cours depuis longtemps aux Etats-Unis, s'affiche de plus en plus dans nos pays occidentaux, où le "droit à l'enfant" est devenu la norme : d'où le succès de la PMA, incontournable actuellement pour la plupart des couples stériles et des homosexuelles, et de plus en plus souvent, de la GPA, notamment pour les paires d'homosexuels, pourtant toujours officiellement illégale (en France).

ImagesSi l'adoption ressortit au droit privé, il va de soi que la suite donnée par les parents adoptifs ne concerne que le droit privé. C'est ainsi que l'on retrouve sur le net quantité d'annonces de "parents" qui "cèdent" leur enfant, "[c]ar ce que la volonté fait nouer, la volonté peut le dénouer" :

"[...]C'est exactement ce que signifie l'expression inventée aux États-Unis, promue aux États-Unis, puis exportée dans le monde entier : "parents d'intention". Cela serait l'intention d'être parent qui instituerait le lien de filiation.

Dès lors, un marché extraordinaire va s'ouvrir : en effet, il est fréquent que la volonté d'avoir un enfant se concrétise par la venue d'un enfant. Mais l'enfant ne vient pas, parce que la personne n'a pas de relation sexuelle avec une personne adéquate à produire l'enfant voulu, alors des entreprises vont proposer des "moyens" pour concrétiser cette volonté : par exemple plateformes numériques pour trouver un enfant à adopter qui correspondra au "projet d'enfant" ou plateformes numériques pour commander un enfant à faire fabriquer par une femme (GPA) qui correspondra au "projet d'enfant".

Le marché des filiations peut s'ouvrir. Les adultes achètent des filiations en croyant disposer de leur vie privée sans avoir aucune conscience d'attaquer la structure même de la société.

Va s'en suivre le massacre des enfants.[...]

Parce que l'enfant a été adopté en application d'un "projet d'enfant" élaboré dans la vie privée de l'individu, seul ou en couple, l'enfant étant ainsi un prolongement de lui-même, il convient que ce projet "réussisse".

En effet, le "parent" se définit d'une façon plus générale par l'intention qu'il a d'être parent : c'est un "parent d'intention". Mais c'est une "intention continuée". L'enfant n'est lui-même que la concrétisation du projet.

Or, l'enfant se révèle être un être humain. Avec des qualités, mais aussi des défauts. Non seulement, il ne peut que décevoir, mais encore et tout simplement parce que : il existe.

C'est-à-dire qu'il n'est pas que le "prolongement" de son "parent d'intention".

L'on remarque que les parents remettent les enfants à disposition à l'âge où l'enfant, cessant d'être "mignon",  commence à exister dans l'opposition, cesse d'être le "prolongement" de ses parents. Bref, où le projet échoue car l'enfant veut s'évader et que l'adulte doit admettre qu'il faut aimer l'enfant pour lui-même et non pas pour soi.

Et c'est à ce moment-là que 25.000 enfants sont remis dans la nature, car ils sont si décevants lorsqu'ils prétendent être des êtres humains et non pas des peluches ou des petits chats, lorsqu'ils prétendent n'être pas que des mini-moi.[...]

L'enfant qui n'est pas conforme au projet d'enfant ne peut pas être admis : en effet, l'enfant ayant été engendré par le projet que l'adulte a eu de lui, s'il ne correspond pas à ce projet, alors il ne peut pas demeurer.

L'adulte remet donc l'enfant en circulation en disant que l'enfant rencontrera ainsi un projet auquel il sera plus adéquat et qu'ainsi un lien de bonheur sera noué entre l'enfant et ses nouveaux "parents d'intention", puisqu'il correspondra au projet que ceux-ci ont.

Dans cette façon de penser, les adultes se pensent innocents.

Ils sont aussi totalement infantiles et ne pensent pas un instant que l'enfant est une personne. Personne qui est massacrée par un tel comportement.[...]

Il ne faut pas s'étonner que dans la pratique de marché qu'est la GPA les enfants qui naissent avec une malformation soient rejetés par les "parents d'intention", puisqu'ils ne correspondent pas au projet que ceux-ci avaient.

Il ne faut pas s'étonner que l'adoption définie d'une façon marchande comme le moyen pour des adultes de concrétiser leur "projet d'enfant" aboutisse exactement au même comportement.

On comprend mieux pourquoi les pro-GPA soutiennent qu'il faudrait admettre le principe de la GPA en la pensant sur le modèle de l'adoption, car pour eux l'adoption n'est qu'un moyen de satisfaire son désir de concrétiser son projet d'enfant.

Le marché des enfants peut concrétiser tout cela. Le marché secondaire est déjà en place.

Ce sont des enfants massacrés qui sont la matière première échangés sur ce marché secondaire.

Chacun sait que sur ce marché de l'adoption, ainsi dévoyée, comme dans la pratique de la maternité de substitution, comme l'a dit le Tribunal fédéral suisse dans son arrêt du 15 septembre 2015, ce sont les droits fondamentaux de l'enfant qui sont atteints, car il a cessé d'être considéré comme une personne."

Posté le 16 avril 2016 à 15h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

15 avril 2016

Pologne : le gouvernement préfère financer la naprotechnologie que l'AMP

Unknown-61En décembre, le nouveau gouvernement polonais avait décidé de mettre fin mi-2016 au programme de financement de la fécondation in vitro (FIV) par l’Etat. Le ministre de la santé, Konstanty Radziwill (photo), a complété : il souhaite que le prochain Programme National pour la Santé comporte un « programme national pour la procréation ». Celui-ci proposera les solutions de naprotechnologie, « qui ne suscitent pas autant d’émois que la fécondation in vitro ».

« Le traitement de l’infertilité ne peut se limiter à proposer la FIV, le gouvernement doit pouvoir proposer d’autres solutions, et les financer à parts égales ».

Konstanty Radziwill a qualifié d’ « abus » le fait de proposer la FIV aux couples infertiles sans rechercher les causes de l’infertilité. Il souhaite développer les naprotechnologies qui sont non seulement moins chères et plus simples mais surtout plus efficaces, sans soulever de questions éthiques.

Là où la PMA contourne les causes de l'infertilité en fabriquant des embryons en éprouvette (avec un taux d'échec très élevé et une destruction de bon nombre d'embryons), la naprotechologie cherche à traiter les causes sous-jacentes de l'infertilité et donne des résultats : les femmes d'environ 35 ans essayant de concevoir un enfant depuis 5 ans ont une probabilité de réussite située entre 40 et 50% grâce à cette méthode. Pour les couples connaissant des fausses couches répétées, 80% peuvent espérer mener une grossesse à terme.

Posté le 15 avril 2016 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2016

PMA : comment les autorités sanitaires peuvent-elles admettre une technique comportant un taux aussi élevé d'échec ?

Gènéthique dévoile les mauvais chiffres de la PMA, que l'Agence de Biomédecine a publié en catimini :

Images-17"La PMA est aujourd’hui omniprésente, banalisée et représente 24 000 naissances par an en France. Promesse de l’enfant désiré, elle tend à devenir l’unique réponse de la profession médicale face à l’infertilité. Pourtant cette promesse n’est pas tenue, en témoigne les « taux de succès » qui ne s’améliorent pas.

Dans ce contexte, l’Agence de Biomédecine (ABM), qui « a pour mission de suivre et d’évaluer les activités cliniques et biologiques d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP)» a publié lundi, en toute discrétion, son évaluation des résultats des centres de FIV et des laboratoires d’insémination pour l’année 2013. Des chiffres, des graphiques, des statistiques pour évaluer le nombre d’enfants « produits » : la froideur et l’indifférence du contrôle de l’efficacité technique.

Ces résultats sont chaque année attendus et redoutés par les centres qui tiennent à leur réputation. Les taux de chaque centre sont comparés à la « moyenne nationale », ayant été au préalable ajustés selon l’âge des femmes, le nombre d’ovocytes recueillis par femme et le contexte viral.

Depuis 2010, l’ABM se félicite d’avoir mis en place un « registre des FIV », qui lui facilite la tâche. Elle y collecte les données des 101 centres d’AMP français. Pour l’année 2013, l’ensemble des centres a réalisé 58 035 ponctions d’ovocytes, chez des femmes de 34,4 ans en moyenne. En moyenne, 8,7 ovocytes sont obtenus par ponction, et 4,5 embryons en sont issus. De là, seul 1,7 embryon en moyenne est transféré. Au final, le « taux d’accouchement issus d’embryons frais » est de 19,7%, et le « taux d’accouchement issus d’embryons congelés » de 14,4%.

Concernant les « laboratoires d’insémination », 163 sont inclus dans les statistiques de l’ABM. Ils ont réalisés 50 324 inséminations artificielles en 2013, et le taux d’accouchement moyen est de 10,6%.

On comprend que ces chiffres n’aient pas fait l’objet d’une campagne dont l’ABM a le secret. Et l’on s’interroge : comment les autorités sanitaires peuvent-elles admettre une technique comportant un taux global aussi élevé d’insuccès et de pertes ?"

Il existe des alternatives à la PMA. Par exemple la naprotechnologie, une technique scientifique utilisée dans le traitement de l’hypofertilité, c’est-à-dire dans une baisse de la fertilité. Cette méthode fait le pari que l’on peut restaurer la fertilité en traitant certains déséquilibres naturels souvent négligés par la gynécologie traditionnelle : problèmes hormonaux, malformations, ou encore déséquilibres nutritionnels. La naprotechnologie se diffère de la procréation médicalement assistée PMA car elle fait précéder le diagnostic avant toute démarche : les personnes qui viennent consulter  font tout de suite une batterie d’examens. Ce n’est que dans un deuxième temps qu’un médecin établit un diagnostic et propose un traitement. Dans une procédure de PMA, les examens médicaux s’effectuent au compte- goutte. Le seul objectif est de réussir la fécondation in vitro (FIV). Par conséquent, le sentiment d’être dépossédé de sa fertilité se double d’un jugement sévère sur le manque de rigueur scientifique pratiquée en PMA .

La naprotechnologie permet ainsi de concilier approche médicale et respect des données naturelles. Car de nombreux couples se voient entraînés dans des parcours médicaux lourds, sans alternative. La médecine classique préfère orienter vers la PMA rapidement, tant on sait que les taux de réussite baissent avec le temps. L’objectif de la naprotechnologie est de comprendre l’hypofertilité avant d’agir : rythme de vie, freins personnels, histoires individuelles. Les médecins prennent donc en considération la personne dans sa totalité. Dans chaque démarche, deux personnes sont à l’écoute des couples : une instructrice pour écouter et enseigner le relevé des données, et un médecin pour traiter. Le parcours dure en moyenne 18 mois. En moyenne, ce sont 50% des couples suivis qui peuvent alors donner la vie naturellement. Le taux de réussite est quand même bien meilleur.

Posté le 14 avril 2016 à 21h51 par Michel Janva | Lien permanent

Doctissimo fait de la propagande pro-GPA

Alors que la GPA reste interdite en France, on ne compte plus les actes de propagande pour sa légalisation, devenue inévitable notamment à cause de la loi Taubira. Le site Doctissimo se livre à une propagande émotionnelle dans un article intitulé "Regarder son fils naître d'une mère porteuse" relatant l'accouchement d'une mère porteuse au Texas en présence du couple demandeur. Nous nous sommes permis d'ajouter des commentaires à une des photos présentées :

Présentation1
Quand on lit l'article en anglais en lien, on découvre que la femme que nous avons désignée comme "l'acheteuse" a eu elle-même un premier enfant à 39 ans par insémination artificielle et sans homme dans sa vie. Aux États-Unis, cela s’appelle les "solo stater" : ce sont des personnes qui atteignent la quarantaine célibataire sans avoir eu d'enfants et qui veulent donc connaître cette joie avant qu'il ne soit trop tard. On découvre également que la mère porteuse n'est autre que la fille d'un de ses cousins. Cerise sur le gâteau, on découvre enfin que "l'acheteuse" n'a rencontré son mari alors que le processus de GPA était commencé, il n'est donc probablement pas le donneur...

Et c'est ce modèle que certains veulent importer en France ? Nous vivons dans un monde de fous !

Posté le 14 avril 2016 à 07h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

13 avril 2016

29 avril : soirée sur Jérôme Lejeune à Cognac

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Posté le 13 avril 2016 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2016

Proposition pro-vie d'un député russe

Lu ici :

Un député du LDPR a fait une proposition de loi suggérant que l'Etat offre 3 700 euro aux femmes qui renoncent à avorter pour les en dissuader. Il récupérerait ensuite ces nourrissons, leur donnant une chance de vivre, tout en boostant la natalité.

«A l'heure actuelle, 20% seulement des femmes qui souhaitent avorter y renoncent. Une stimulation financière pourrait peut-être améliorer ces statistiques», plaide Aleksander Cherine, député du Parti libéral-démocrate (LDPR), au sujet de son projet de loi.

Si certains ne manqueront sans doute pas de dénoncer le risque de marchandisation de la procréation, l'objectif tel que le présente son défenseur est de remplir une noble cause : «Cela permettrait de donner une chance de vivre à ces bébés qui étaient condamnés à ne pas voir le jour et en plus, ça donnerait un coup de pouce à la natalité», soutient le député (...)

Afin de recevoir cette somme, la femme devra néanmoins fournir de nombreux papiers permettant de l'identifier et d'avoir des précisions sur son état. Elle devra ainsi être en mesure de fournir son passeport, un certificat médical attestant de la durée de sa grossesse et la date estimée de son accouchement, ainsi qu'une lettre spéciale de médecins dans laquelle elle s'engage à ne pas avorter. Le projet de loi précise néanmoins que l'Etat n'aura pas de droit de regard sur la façon dont la femme dépensera cet argent.

Selon les calculs d'Aleksander Cherine, entre 150 000 et 200 000 femmes pourraient potentiellement être intéressées par cette offre, ce qui signifierait que le budget annuel d'une telle mesure pourrait ne pas excéder 745 millions de dollars."

Alors qu'en France, depuis le 1er avril, les frais d'un avortement sont entièrement supportés par le contribuable (contrairement à une grossesse) et même si cette proposition peut être discutée éthiquement, elle reste très intéressante et favorise in fine l'accueil de la vie.

Et  bien, pour s'y opposer par principe puisqu'il s'agit de réduire le nombre d'avortements, les féministes n'hésitent pas à utiliser des arguments qu'elles n'osent évoquer quand il s'agit de la GPA ou de l'avortement : marchandisation du corps,"l’utérus des femmes n’est pas une usine", "traumatisme suite à l'abandon d'un enfant"... Et le traumatisme post-avortement, qu'en pensent ces féministes ?

Posté le 12 avril 2016 à 11h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

L'Italie confirme l'interdiction de la recherche sur l'embryon humain

La Cour constitutionnelle italienne a réaffirmé la légitimité de l'interdiction de la recherche sur l'embryon humain. Le généticien Bruno Dallapiccola, de l'Hôpital du Bambino Gesù, a commenté la décision : 

« L'embryon est pas simplement une masse de cellules, mais quelque chose de plus qui mérite d'être respecté. La décision de la Cour constitutionnelle, en maintenant l'interdiction d'utiliser des embryons congelés pour la recherche, confirme ce principe. »

Il a également exprimé son scepticisme quant à l'utilité des cellules souches embryonnaires humaines : 

«On n'a pas obtenu les résultats que beaucoup espéraient. L'idée que la recherche sur cellules souches embryonnaires est utile dans le traitement des maladies graves aujourd'hui est, à mon avis, seul un slogan qui ne se reflète pas dans la réalité. Alors que les cellules souches adultes ont conduit à des résultats tangibles qui sont transférables au travail clinique, et tandis que les cellules pluripotentes induites ont conduit à la création de modèles expérimentaux de maladies, les cellules souches embryonnaires n’ont conduit nulle part ».

Posté le 12 avril 2016 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent

01 avril 2016

Transhumanisme : si l’on accepte l’idée de l’homme « augmenté », on est obligé d’accepter celle d’homme « diminué »

Jean-Marie Le Méné est interrogé dans La Nef. Extrait :

"Le transhumanisme part du constat que l’homme est une expérience ratée. Il se donne comme but de le faire évoluer et de dépasser sa nature en parvenant à « augmenter » l’homme par la convergence de différentes technosciences : les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique et les sciences cognitives. On entrera dans le transhumanisme effectivement le jour où l’intelligence artificielle prendra le pas sur l’intelligence humaine. Évidemment, si l’on accepte l’idée de l’homme « augmenté », on est bien obligé d’accepter celle d’homme « diminué ». C’est pourquoi en attendant l’homme « augmenté », on gagne du temps à commencer par éliminer l’homme « diminué », ce que nos législations autorisent déjà avec succès. En réalité l’industrie procréatique est une anticipation du transhumanisme, de même que les programmes eugénistes d’avortement et d’euthanasie. Le dépistage de la trisomie est lui-même une matrice du transhumanisme. Il s’agit d’une régression consternante et peu originale qui verra des surhommes s’imposer à des sous-hommes."

Posté le 1 avril 2016 à 16h44 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2016

Il devient plus difficile d'acheter des bébés, de nos jours

IndexDeux affaires ces jours-ci mettent en cause le procédé abject de la vente d'enfants. L'une à Mexico :

"Venu de Nouvelle-Zélande pour recourir aux services de deux mères porteuses mexicaines qui ont reçu les ovocytes d’une donneuse argentine, un couple d’homosexuels se trouve finalement bloqué à Mexico avec trois bébés.

La situation de David et Nicky Leonard Beard est compliquée. Comme les mères porteuses étaient déjà enceintes, ils ne seront peut-être pas inquiétés par la loi mexicaine entrée en vigueur l’année dernière, qui interdit aux homosexuels l’accès aux services d’une mère porteuse sur le territoire. Mais c’est un autre problème qui les retient et promet de « leur faire dépenser une fortune pour rentrer » : l’agence d’adoption de Cancun, qui a jouer les intermédiaires pour régler les frais médicaux, juridiques et la prise en charge des mères porteuses, a disparu avec leur argent.

Depuis, « échoués » à Mexico avec les trois bébés, ils réclament des passeports néo-zélandais pour ne pas avoir à attendre des papiers mexicains, et font appel à ces deux gouvernements pour qu’ils mettent un terme à ces démarches administratives et les laisse rentrer chez eux."

L'autre à Bangkok

"Bangkok - Un couple homosexuel hispano-américain est bloqué en Thaïlande avec son bébé de 14 mois, dont la mère porteuse thaïlandaise conteste en justice le départ, dans un pays qui a durci l'an dernier les conditions de recours aux mères porteuses."[...]

Posté le 31 mars 2016 à 13h40 par Marie Bethanie | Lien permanent

29 mars 2016

La misère du néoféminisme contemporain

Lu sur Novopress cette critique du livre d'Eugènie Bastié :

9782204104890-56ebd064a5108"Adieu Mademoiselle, d’Eugénie Bastié, qui sera en librairies le 8 avril, va faire hurler les féministes. Journaliste au Figaro et rédactrice en chef politique de Limite, la « revue d’écologie intégrale », elle avait accédé à la notoriété en crevant l’écran, en septembre dernier, sur le plateau de Ce soir (ou jamais !), lançant à Jacques Attali : « Le vieux monde est de retour Monsieur Attali ! ».

Avec ce premier livre, qui a justement failli s’appeler La Défaite des femmes, la jeune et talentueuse journaliste s’en prend à la « misère du néoféminisme contemporain »et accuse « l’idéologie postmoderne » de travailler « à la défaite des femmes ». La thèse : alors que l’égalité des droits est actée, que le contrôle de la fécondité est acquis, que la parité a été rendue obligatoire, « les nouvelles ayatollettes entendent poursuivre sans fin le combat, et lutter sans relâche pour un monde déjà advenu. Quitte, pour exister, à promouvoir les pires cauchemars d’Orwell ».

Selon Eugénie Bastié, les véritables menaces qui pèsent sur les femmes et, plus largement, sur l’humanité tout entière, sont à rechercher du côté des laboratoires de la Silicon Valley, dans le « tapage des Femen », dans le « déni de Cologne », dans les colloques « queer et trans », bref, dans ce mélange de postmodernité politiquement correcte et d’idéologie « transhumaniste » contre lequel s’étaient déjà dressés Eric Letty et Guillaume de Prémare dans leur ouvrage Résistance au meilleur des mondes."

Posté le 29 mars 2016 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent

PMA et GPA : Et l’intérêt supérieur de l’enfant dans tout cela ?

De Catherine Troendle, Déléguée générale des Républicains à la Famille et aux questions de société :

"Une semaine après le rejet, par la commission des questions sociales et de santé de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, du rapport sur la GPA intitulé « Droits de l’Homme et questions éthiques liées à la Gestation Pour Autrui », deux affaires ont été mises sous le feu des projecteurs.

Jeudi dernier, Le Monde publiait ainsi un manifeste dans lequel 130 médecins et biologistes français reconnaissaient « avoir aidé, [et] accompagné certains couples ou femmes célibataires dans leur projet d’enfant dont la réalisation n’est pas possible en France ». « Ce manifeste a montré à quel point il est facile de détourner la loi, au profit d’un désir d’enfant, pour des célibataires ou couples ne pouvant pas procréer », selon Catherine TROENDLE, Déléguée générale des Républicains à la famille et aux questions de société.

En Italie ensuite, le tribunal des mineurs de Rome a définitivement validé, lundi dernier, l’adoption d’un enfant par le compagnon de son père. L’enfant, âgé de 6 ans, est né au Canada d’une mère porteuse. Cette affaire survient, en Italie, après le débat parlementaire sur le contrat d’union civile. Au cours des travaux, les députés avaient pourtant fait retirer la possibilité pour l'un des membres d'un couple homosexuel d'adopter l'enfant de son partenaire.

Mais qu’en est-il de l’intérêt supérieur de l’enfant et de son « droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux » (article 7 de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant, dont la France et l’Italie sont signataires) ? Qu’en est-il du principe de filiation biologique, au regard duquel l’enfant pourra s’inscrire, en grandissant ?

Pour la Déléguée générale à la famille, « les conséquences à long terme sur la construction psychologique de ces enfants est difficilement évaluable, mais il est nécessaire de les prendre en compte et plus généralement de revoir notre façon de penser la famille en mettant l’intérêt supérieur de l’enfant avant tout et surtout avant le désir d’enfant des adultes, qui parfois amène à des situations inacceptables de marchandisation du corps de la femme et de l’enfant, avec toutes les conséquences physiques et psychologiques que cela implique ».

Posté le 29 mars 2016 à 16h29 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2016

Maternité de substitution: audition au Parlement roumain de Grégor Puppinck

Unknown-27Ce mercredi 23 mars, la Commission des lois et la Commission de la santé de la Chambre des députés de Roumanie se sont réunies pour interroger Grégor Puppinck, directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ), dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la procréation médicalement assistée. L’audition a duré plus d’une heure trente et réunissait les principaux députés en charge de ce dossier. Elle a pris la forme d’un échange de vues.

En Roumanie, la procréation médicalement assistée (PMA) est pratiquée en dehors de tout cadre légal. Un projet législatif est à l’étude depuis plusieurs années et pourrait aboutir dans les prochains mois. L’une des questions soulevées par ce projet concerne la maternité de substitution (GPA) qui est également pratiquée en Roumanie en dehors de tout cadre légal, ce qui favorise son développement et son poids économique.

Les députés semblent convaincus de la nécessité d’une règlementation et doivent au préalable choisir entre l’option de la légalisation et celle de la prohibition de cette pratique.

Gregor Puppinck a présenté aux députés ces deux options, à la lumière de l’expérience des pays ayant choisi l’une ou l’autre voie. Il a noté une tendance actuelle en faveur d’une limitation, voire d’une prohibition totale de la maternité de substitution. En Europe, le Parlement Européen s’est prononcé en décembre 2015 en faveur de l’interdiction de la GPA, et la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée du Conseil de l’Europe s’est également prononcée en mars 2016 contre un projet de rapport favorable à la légalisation de la GPA. Dans le reste du monde, plusieurs pays « producteurs » d’enfants par GPA ont entrepris de limiter, voire d’interdire la GPA, au moins aux étrangers.

En réponse aux députés, qui l’interrogeaient sur les principes et méthodes qui distinguent ces deux options, Grégor Puppinck a indiqué que l’option de la prohibition est fondée sur le principe de dignité humaine et spécialement sur le principe d’indisponibilité du corps humain. La GPA utilise la mère porteuse comme un moyen pour accomplir un désir personnel ; or l’implication la plus universellement admise de la dignité humaine est que la personne humaine ne devrait jamais être utilisée comme un moyen, mais toujours comme une fin en soi. De même s’agissant de l’enfant, avec la GPA, celui-ci devient l’objet d’un contrat, un « bien » ou une « marchandise » : l’objet d’un droit des adultes, ce qui est aussi contraire à la dignité humaine et à de nombreux textes internationaux qui visent à garantir cette dignité.

Différemment, l’option favorable à la légalisation de la GPA se fonde sur l’idée que la « parentalité » est une forme de droit dès lors que l’association de la technique et du droit rendent possible l’obtention d’un enfant. C’est une extension à l’être humain du domaine du « commerce », suivant la logique libérale et individualiste réalisée dans le contrat de maternité de substitution. La légalisation de cette pratique placerait le législateur devant la difficile tâche de déterminer les clauses d’un tel contrat, dont certaines s’opposeraient à des principes essentiels du droit. 

L’enfant n’est plus « reçu », mais « voulu », quitte à priver l’enfant de sa propre mère et de la connaissance de ses origines. La logique de la GPA est ainsi l’inverse de celle de l’adoption qui consiste à donner une famille à un enfant. Gregor Puppinck a indiqué que la promotion de l’adoption est la meilleure réponse aux légitimes désirs d’enfant : la réponse la plus généreuse et la plus respectueuse de chacun.

A la lumière de l’expérience britannique et belge, la voie consistant à ne légaliser que la GPA « non-commerciale » apparaît comme illusoireD’abord parce que l’acceptation de la GPA non-commerciale implique celle, de principe, de la GPA. Ensuite parce que les problèmes causés par cette pratique ne sont pas essentiellement financiers, mais humainsEnfin, parce que l’expérience prouve que pour obtenir une mère porteuse dans le cadre de la GPA non-commercialele plus souvent, il faut tout de même payer une femme (que ce paiement soit dissimulé ou qualifié d’indemnité) ou exercer des pressions sur une proche, par exemple sur une sœur, pour obtenir son accord. Même non-commerciale, les problèmes intrinsèques et les conséquences de cette pratique demeurent.

Enfin, les députés se sont montrés sensibles à la question de l’exploitation des femmes, en particulier à l’abus de vulnérabilité et aux liens entre la GPA et les réseaux de trafic d’organes et de prostitution, très présents dans certains pays d’Europe centrale.

En conclusion, même s’il peut être parfois émotionnellement difficile de refuser à un couple stérile le recours à la maternité de substitution, la prohibition de principe de cette pratique s’impose par respect pour la dignité humaine, les droits des femmes et des enfants. La fin consistant à « avoir » un enfant, même bonne, ne justifie pas les moyens.

A quand l'audition de Grego Puppinck au Parlement français ?

Posté le 23 mars 2016 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

La complaisance des médias pour l'illégalité

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune et auteur du livre Les Premières victimes du transhumanisme, est interrogé par Anne Isabeth dans Présent. Extrait : 

"130 médecins ont clamé, dans un journal, qu’ils avaient enfreint la loi. Que pensez-vous de ce manifeste ?

J’ai trouvé très choquant que des médecins agissent de la sorte : ils posent, ils revendiquent une transgression, un viol de la loi, en ayant aidé ces femmes à bénéficier d’une PMA alors que la loi française l’interdit. Cette prise de position a été comparée à ce qui s’est fait dans les années 70 par rapport à l’avortement. L’esprit est le même : je viole la loi. L’illégalité est posée comme point de départ.

C’est choquant parce que Le Monde, qui a publié cette tribune, a donc relayé cette illégalité. Dès le lendemain matin, deux médecins signataires s’exprimaient à la radio. Leur discours a été repris dans les médias avec beaucoup de complaisance et sans le moindre esprit critique. On pouvait comprendre, en outre, à travers ce qu’ils disaient, qu’ils avaient demandé un rendez-vous au gouvernement pour faire évoluer les choses. Vous voyez, c’est très facile, quand on porte leur nom, que l’on bénéficie de cette aura et de cette médiatisation, quand on vote comme eux – à gauche – de se faire entendre du gouvernement. Le processus est simple : ils commencent par violer la loi, ensuite ils s’en vantent, sont relayés par les médias, aucune contestation ne se fait entendre du côté de l’opposition et le processus est enclenché pour faire modifier la loi

Quant à la forme utilisée, elle est révolutionnaire et très peu démocratique ! [...]

Face à cette évolution qui semble inéluctable, que faut-il faire ?

Il faut parler, dire ce qui ne va pas avec ce genre d’initiatives. Il y a eu au moins deux prises de paroles critiques par rapport à ce manifeste. La première est celle d’Hervé Mariton, interrogé sur RMC par Jean-Jacques Bourdin, qui demande à ce que les 130 signataires soient poursuivis en justice. C’est très courageux de sa part, car c’est un sujet sur lequel il peut se brûler les ailes. L’autre réaction est celle du biologiste Jacques Testard, qui est l’ancien compère de Frydman mais qui a suivi un chemin opposé. Il trouve que l’on va trop loin et a un discours très ferme. [...]"

Posté le 23 mars 2016 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2016

Escroquerie à la vente d'enfants : condamnation de la vendeuse et des acheteurs

La mère porteuse, qui avait vendu deux de ses enfants à quatre couples homosexuels, et n'avait jamais remis les enfants "commandés" à deux d'entre eux a été condamnée à seulement un an de prison avec sursis.

Les quatre couples, jugés pour provocation à l'abandon d'enfant, ont été également été condamnés. Ils ont écopé d'une amende de 2 000 euros avec sursis, conformément aux réquisitions du parquet.

Posté le 22 mars 2016 à 16h26 par Michel Janva | Lien permanent

Vendre des enfants, ça va, mais interdiction d'escroquer les acheteurs ?

Communiqué de l'Association Juristes pour l'enfance suite à ce fait évoqué hier :

Unknown-26"Le tribunal correctionnel de Blois se prononce aujourd’hui sur le sort d’une femme ayant vendu deux de ses enfants. A ceci près que ce n’est pas la vente de ses enfants qui lui est reprochée mais la tentative d’escroquerie des acheteurs, auxquels elle a prétendu que les enfants étaient morts avant de les vendre à d’autres candidats. Les acheteurs d’enfant, eux, se présentent comme victimes.

Certes, il est à déplorer que le droit pénal français n’incrimine pas spécifiquement l’achat d’enfant, qui pourrait cependant relever de l’infraction de traite des êtres humains. En tout état de cause, les acheteurs des enfants sont coupables d’infractions qui, si elles ne rendent pas compte totalement de la gravité de l’acte, l’achat d’enfant, n’en sont pas moins caractérisées : incitation à abandon d’enfant, insémination artificielle illégale et atteinte à l’état civil de l’enfant.

L’association Juristes pour l’enfance s’est constituée partie civile dans cette sombre affaire afin de défendre les droits des enfants, non représentés à l’instance alors qu’ils sont les seules victimes et que tous les protagonistes, vendeuse et acheteurs, sont coupables envers eux. En retenant l’escroquerie comme chef de poursuite contre la mère, la justice se soucie seulement de protéger d’imaginaires droits des acheteurs d’enfant à obtenir l’objet payé, un enfant, petite victime innocente et grande absente de ce procès."

Posté le 22 mars 2016 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2016

Elle vendait ses enfants deux fois

Pas vraiment altruiste :

"Aurore, 37 ans, mère d'une famille de quatre enfants, enceinte d'un cinquième, s'est dit qu'elle pourrait « vendre » ce bébé à un couple en désir d'enfant. Elle ferait ainsi d'une pierre deux coups : éponger ses dettes et satisfaire ceux qui se rêvent parents. D'autant qu'avec Internet, recruter ce type de clients est un jeu… d'enfant. Aurore dépose donc des petites annonces sur le site Auféminin.com et sur divers forums. Marché conclu avec un premier couple. La spirale de l'argent facile tourne la tête de cette femme qui décide de renouveller l'expérience avec d'autres couples. Elle pratiquera ainsi plusieurs inséminations artisanales, en contrepartie de 12 000 à 15 000 euros selon les cas, mue aussi par le désir de « donner du bonheur » aux couples en mal d'enfant, de devenir leur « nounou prénatale » a-t-elle confié au tribunal. Sauf que celle qui a inconsciemment mêlé son destin à celui de la Déesse du jour a rapidement transformé ce business illégal de vente d'enfant en une perfide machinerie diabolique.

Des enfants vendus deux fois

Ainsi, Aurore avait promis un enfant à un couple d'homosexuels de Loire-Atlantique, conçu avec les gamètes de l'un d'eux. Neuf mois plus tard, elle annonce à ce couple que l'enfant est mort-né. Mais la réalité est tout autre : Aurore a entre-temps (re)vendu cet enfant à un autre couple d'homosexuels. Pis, le père biologique de cet enfant s'avérera être le mari d'Aurore.

Un an plus tard, un couple toulousain d'homosexuels passe commande à Aurore, inséminée artisanalement avec les gamètes de l'un d'entre eux. Neuf mois passent et Aurore annonce la mort du nourrisson. Celui-ci a, entre-temps, a été vendu et confié à un couple d'hétérosexuels qui s'était vu refuser l'agrément pour adopter. C'est le père biologique de cet enfant âgé de trois ans, à savoir l'un des Toulousains, qui entend le récupérer, qui fera éclater l'affaire, mettant au jour ces ventes illégales de bébés."

La mère est poursuivie pour escroquerie. Mais tenez-vous bien : aucune incrimination ne vise la vente et l'achat d'enfant. C'est pourquoi l'association Juristes pour l'enfance s'est constituée partie civile dans cette affaire :

"l'association a fait état devant le tribunal de trois autres infractions. La première est le crime de réduction en esclavage, qui est le fait d'exercer à l'encontre d'une personne l'un des attributs du droit de propriété, en l'occurrence l'achat et la vente d'un enfant. « Cette infraction pourrait s'appliquer aussi bien à la mère porteuse qu'aux commanditaires », estime Me Le Gouvello. La loi sanctionne par ailleurs la pratique d'insémination artisanale, punie de deux ans de prison et 300 000 euros d'amende si elle est pratiquée en dehors d'un établissement de santé et d'un encadrement médical. Et le délit de simulation d'enfant, qui consiste à déclarer à l'état civil l'enfant d'une femme autre que celle qui a accouché, aurait pu lui aussi s'appliquer au cas d'espèce a fait valoir l'avocate. Le tribunal rendra son jugement le 22 mars 2016."

Posté le 21 mars 2016 à 22h19 par Michel Janva | Lien permanent

#JournéeInternationaleDeLaTrisomie21 : L'appel des 21 mères

FigaroVox : 21 mères d'enfants porteurs de trisomie 21 témoignent dans le cadre de la campagne internationale Stop Discriminating Down :

"Clotilde Noël est mère de Marie et auteur du succès de librairié Tombée du nid.

Marie des Déserts, mère de Camille, 3,5 ans.

Véronique Bourgninaud, mère de Timothée, 6 ans.

Marie-Flore Le Roy, mère d'Isaure, 5 ans.

Mayté Varaut, mère de François, 17 ans.

Stéphanie Roland Gosselin, mère d'Aymeric, 19 ans.

Chantal Dang, mère de Marie, 2,5 ans.

Laurence Giard, mère de Rodolphe.

Chantal Halahigano, mère de Marine, 27 ans.

Laure Alphonsi, mère de Philippine, 11 ans.

Anne-Sophie du Besset, mère de Matthieu, 2,5 ans.

Thérèse Vidal, mère de Sophie, 14 ans.

Patricia Blunier, mère d'Eliott, 14 mois.

Anne-Françoise Deledalle, mère de Ségolène, 28 ans.

Anne Guennec, mère d'Yves-Emmanuel, 5 ans.

Véronique Toubin, mère d'Inès, 16 ans.

Clotilde des Garets, mère de Constantin, 10 ans.

Caroline de Bussac, mère de Bertille 9 ans.

Hniya Wong-ku, mère de Shérine et Lyna, jumelles d'1,5 an.

Nicole de Maistre, mère d'une fille de 50 ans.

Karine Lanusse, mère d'Anne-Joséphine, 4 ans.

Comme toutes les mères, notre priorité absolue est d'assurer le bonheur de nos enfants. Or il se trouve qu'un enfant porteur de trisomie a davantage de prédisposition au bonheur qu'un autre.

Oui, le handicap est une réalité douloureuse. L'annonce anténatale ou à la naissance est vécue comme un tsunami et un tremblement de terre pour les parents et pour la famille. Aujourd'hui, prenons collectivement conscience que ce chromosome peut devenir une source de richesse, une chance, un bonheur inattendu. Nous en sommes la preuve vivante. A tel point que notre question fondamentale devient: «Mais comment pourrions-nous vivre sans cet enfant?». Finalement, il s'avère que le plus «handicapant» dans nos vies n'est pas la trisomie de nos enfants, mais le regard que la société porte sur eux.

Ce regard est variablement teinté de pitié, de gêne, de peur, voire de reproches culpabilisants. Notre mission est donc double: celle d'éduquer nos enfants comme tous les parents, mais aussi celle d'éduquer le regard des autres sur cette fameuse différence. Oui, c'est sur nos épaules que pèse la lourde charge de «ré-humaniser» la société. C'est comme si on nous demandait d'être des héroïnes, de nous substituer au service public.

Savez-vous que le plus souvent, nous sommes seules pour trouver des solutions aux problèmes de scolarisation ou de suivi médical de nos enfants? Savez-vous que nous avançons à contre-courant pour leur inclusion sociale?

Savez-vous que la recherche sur la trisomie 21 est financée seulement par des dons privés? Que les efforts de nos gouvernants, en matière de recherche et de médecine, portent sur l'optimisation de nouveaux dépistages de plus en plus fiables et quasi systématiques, dont le but revendiqué est d'atteindre le «zéro naissance trisomique»? N'est-ce pas implacablement discriminant?

Ce n'est pas de cela dont nous avons besoin. Nous avons besoin que la société devienne accueillante, qu'elle intègre la différence. Nous avons besoin que nos gouvernants investissent dans des actions humaines, justes et positives. Sur ce plan, la Suède montre une voie, suivons-là… Peut-on envisager collectivement le potentiel humain de ces êtres non-ordinaires?

Ensemble, rejoignons l'initiative mondiale Stop Discriminating Down!"

Pour aider ces mamans courageuses et engagées, pour que cesse la discrimination à l'égard des enfants porteurs de trisomie 21, nous pouvons signer la pétition internationale en ligne.

Posté le 21 mars 2016 à 16h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

Tous unis contre la haine subie par l'enfant trisomique

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Posté le 21 mars 2016 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

Eugénisme : l'enfant, cet oublié

Sur RMC, Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous, a débattu avec le Professeur François Olivennes, gynéco obstétricien, qui fait partie des signataires de la tribune eugéniste publiée dans Le Monde.

"J'ai été stupéfaite à la lecture de cette tribune: pas une seule fois, la tribune ne parle de l'enfant. On est dans les droits à l'enfant, et les droits de l'enfant ne sont absolument pas questionnés".

Posté le 21 mars 2016 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2016

PMA : Hervé Mariton veut attaquer en justice les médecins qui violent la loi

Enfin quelqu'un qui appelle la justice à faire son travail à l'encontre des 130 médecins qui ont violé la loi :

Posté le 19 mars 2016 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent

« C'est un enfant fantastique. Il est trisomique ? Et alors.»

Carole, domiciliée à Rennes, est la maman de Marcel, 4 mois, atteint de la trisomie 21. Pour elle, c'est le plus beau bébé du monde :

« Dès le 1er jour, je me suis dit que ma vie était foutue, que je ne serais jamais grand mère » « Je nous voyais parcourir le monde car on adore voyager, qu'il apprenne plein de langues... »

"Mais je me suis rendu compte que je ne pensais qu'à moi et pas à Marcel ». « C'est un enfant fantastique. Il est trisomique ? Et alors. Il est extraordinaire et je veux le faire savoir à tout le monde. Je veux qu'on le regarde comme il est. Marcel il a envie de dire qu'il aime les gens, il est heureux d'être là, il est facile à vivre et il aimerait être accepté. »

Posté le 19 mars 2016 à 12h49 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars : Café Histoire Actualité, de l’eugénisme historique au transhumanisme

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Posté le 19 mars 2016 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent

18 mars 2016

PMA sans tiers donneur : les règles d’établissement de la filiation paternelle de l’enfant

Intéressant arrêt que vient de rendre la Cour de cassation dont l'intérêt principal est qu'il fait primer la réalité biologique sur les constructions intellectuelles :

"Le 16 mars 2016, la première chambre civile de la Cour de cassation se prononce quant à l'établissement de la filiation paternelle d'un enfant né à la suite d'une procréation médicalement assistée (PMA).

En l'espèce, un homme et une femme, non mariés, avaient signé un protocole de consentement en vue d'une insémination artificielle. À la naissance de l'enfant, seule mention de la filiation maternelle était rapportée sur les registres de l'état civil. Quelques années après, la mère assignait le prétendu père aux fins de voir établir son lien de filiation avec l'enfant.

Le 20 janvier 2015, la cour d'appel de Paris déclare l'homme, père de l'enfant. Les juges du fond motivent leur décision par la relation sentimentale vécue par le couple ainsi que sur sa démarche volontaire engagée dans la mise en œuvre d'une PMA. Elle rappelle, en particulier, que l'« homme avait donné son accord pour la congélation de son sperme ».

L'homme se pourvoit en cassation et invoque, parmi les moyens, l'absence de projet parental. Il ajoute que la filiation hors mariage s'établit, comme se conteste, par tous moyens. Le consentement donné à une PMA interdit toute action aux fins d'établissement ou de contestation de la filiation, sauf à soutenir que l'enfant n'en est pas issu.

La démonstration n'emporte guère l'adhésion de la Haute juridiction, laquelle rejette le pourvoi. Elle précise que l'établissement judiciaire de la filiation à la suite d'une PMA sans tiers donneur obéit aux règles de droit commun édictées par les articles 327 et suivants du Code civil. Sont exclues les dispositions des articles 311-19 et 311-20 du même code, lesquels régissent l'établissement judiciaire de la filiation à la suite d'une PMA avec tiers donneur.

Et si, effectivement, la preuve de la paternité peut être apportée par tous moyens, la Cour de cassation se range derrière la motivation des juges du fond. L'homme ne versait pas aux débats des éléments de preuve de nature à caractériser l'intimité de la mère avec d'autres hommes."

Posté le 18 mars 2016 à 12h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

16 mars 2016

Le Royaume Uni veut utiliser les organes des foetus non viables

Toujours plus loin dans la spirale infernale de la culture de mort : un médecin spécialiste des greffes d'organes au Royaume Uni souhaite obtenir le "matériau humain" dont il manque en laissant les grossesses d'enfants non viables aller à terme afin d'en récupérer les organes.

L'article sur Le Blog de Jeanne Smits

Posté le 16 mars 2016 à 09h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

15 mars 2016

Mobilisations du jour contre la GPA - Addendum 2

De nombreuses manifestations ont eu lieu aujourd'hui contre le rapport du Conseil de l'Europe sur la GPA, qui a été rejeté, à une voix près.

Les veilleurs de Nantes :

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Strasbourg :

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A Paris, le rassemblement juste devant le bâtiment du Conseil de l'Europe a vu plusieurs centaines de personnes, dans un état d'esprit à la fois déterminé et constructif. Se sont exprimées Me Claire de La Hougue, avocate ; Caroline Roux, d'Alliance Vita et vice-Pdte de No Maternity Traffic ; Maria Hilginsson, déléguée générale de la FAFCE et Ludovine de La Rochère (également vice-Pdte de NMT).

Avec le Corp, qui a manifesté en marge de No Maternity Traffic :

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Le député LR Hervé Mariton :

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Chambéry :

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Montpellier :

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Addendum 2 : Angers

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Posté le 15 mars 2016 à 16h20 par Michel Janva | Lien permanent

#HowDoYouSeeMe : 21 mars, journée mondiale de la trisomie 21

Voici la vidéo de lancement de la Journée mondiale de la trisomie 21 (suivre le hashtag #HowDoYouSeeMe ou #Trisomie21 sur Twitter) avec la Fondation Jérôme Lejeune :

 

Posté le 15 mars 2016 à 14h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

GPA : rejet du rapport Sutter

Suite à la formidable mobilisation de ce matin, le projet de rapport sur la Gestation par Autrui présenté par Petra De Sutter a été rejeté ce mardi 15 mars, par la Commission des affaires sociales et de la santé l’Assemblée du Conseil de l’Europe, par 16 voix contre 15 !

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Posté le 15 mars 2016 à 14h01 par Michel Janva | Lien permanent

Forum UN DE NOUS : immense succès pour l’événement de lancement de la Fédération

_MG_5954Samedi 12 Mars, la Fédération UN DE NOUS a organisé son 1er Forum pour la vie à Paris (salle Gaveau). 1 200 participants de 28 pays européens, 31 organisations nationales, 150 bénévoles, 20 intervenants, de hauts responsables politiques, de la santé et des experts juridiques : cette journée fut une véritable réussite. 

Eugénisme, recherche sur l'embryon, gestation pour autrui, euthanasie, transhumanisme : les défis sont nombreux à relever par cette nouvelle force pour la vie en Europe. Pour Jaime Mayor Oreja, Président de la Fédération UN DE NOUS et Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune (membre de la Fédération et organisatrice du Forum),

« la Fédération s’appuie sur l’élan généré par le grand succès populaire de l’Initiative citoyenne européenne UN DE NOUS pour protéger l’embryon, soutenue par 2 millions de citoyens européens. Trop de pressions partisanes et mercantiles pèsent sur les législateurs pour encourager les fan­tasmes de l’homme augmenté, de la maternité sous-traitée, de l’enfant parfait et de la mort de la mort, qui petit à petit tuent notre civilisation judéo chrétienne. Ce Forum est l’acte fondateur d’une nouvelle Europe pour la vie».

Le premier Prix UN DE NOUS a été donné à un « héros ordinaire de la vie » : la lauréate est une jeune femme thaïlandaise, Pattaramon Chabua, ma­man d’un bébé atteint de trisomie 21, qui a bouleversé l’opinion pendant l’été 2014 une émotion internationale suite à la révélation de son histoire : conçu dans le cadre d’un contrat de GPA, il aurait pu être avorté, car le couple commanditaire ne souhaitait garder que sa jumelle. 

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La cérémonie remise du prix de la vie fut d’une intensité émotionnelle inouïe ; une émotion qui s’est prolongée avec la présentation de la première Symphonie de la vie, dédiée à Jérôme Lejeune, qui sera jouée aux prochaines JMJ en Pologne cet été. 

Pour vous approprier pleinement l’événement : les vidéos, les compte-rendus et les photos de l’événement seront mis en ligne d’ici la fin du mois de mars. Pour être informé sur les comptes TwitterFacebook et la lettre d’information de la Fédération

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La Fondation Jérôme Lejeune, qui a porté l’organisation de ce Forum européen, a engagé un lourd budget. Compte tenu de son ampleur, de l’importance des délégations étrangères et de la présence de nombreux responsables politiques, mais aussi pour tous les projets futurs, elle fait appel à votre générosité.

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Posté le 15 mars 2016 à 10h03 par Michel Janva | Lien permanent

70% des gynécologues refusent de pratiquer des avortements

...en Italie :

"En 2005, 59% des gynécologues d’Italie ont refusé de pratiquer l’IVG en invoquant le droit à l’objection de conscience, selon les données du ministère de la Santé italien. Huit ans plus tard, en 2013, ils étaient près de 70%.

Les données collectées par le ministère de la Santé italien sont consternantes. Dans certaines régions du sud du pays, comme le Molise ou la Basilicate, plus de 90% des gynécologues ont eu recours à l’objection de conscience en 2013, soit près du double par rapport à il y a huit ans.

À l’échelle nationale, le nombre d’IVG dans le pays a diminué de moitié en trente ans, passant de 233 976 interventions en 1983 à 102 760 en 2013."

Posté le 15 mars 2016 à 07h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

14 mars 2016

Urgent : les Sentinelles de Nantes contre la GPA

Les Sentinelles de Nantes vous donnent rendez-vous

ce mardi 15 mars

de 12h30 à 13h30

en face du monument des 50 otages

pour montrer à nouveau aux nantais que nous restons mobilisés face au risque de libéralisation de la GPA, à l'échelle européenne!

Nous serons en communion avec de nombreuses ville en France!

La Commission des Questions sociales du Conseil de l'Europe s'apprête à voter en faveur de la GPA.

En 2014, un projet de rapport et de résolution sur la GPA a été déposé au Conseil de l'Europe par sa Commission des Questions sociales.

Depuis son dépôt en 2014, le projet de rapport du Conseil de l'Europe sur la GPA avance étape par étape. Mardi 15 mars, le texte va être débattu par la Commission des Questions sociales du Conseil de l'Europe. S'il est voté, il pourrait être ensuite adopté en Assemblée plénière du Conseil de l'Europe dans la semaine du 18 avril, c'est-à-dire très vite.

La mission du Conseil de l'Europe est de faire respecter les droits de l'Homme ! Un tel rapport pourrait influencer la législation sur la GPA dans 47 pays de l'Europe. Ce rapport reconnaît que la GPA pose problème, mais il considère que, pour éviter ces problèmes, il faut encadrer la GPA. En réalité, « encadrer », cela veut dire « légaliser », c'est-à-dire autoriser.

Si ce rapport est voté le 15 mars en l'état, il pourrait entraîner une libéralisation de la GPA sur le plan international.

Même en posant des conditions, gratuite ou payante, la GPA est inacceptable !

Demain midi, silencieux, résolus, respectueux de l'ordre public, espacés, sans signes distinctifs, bienveillants, nous nous tiendrons debout pour réclamer l'interdiction universelle de la GPA et l'annulation de la circulaire Taubira !

Posté le 14 mars 2016 à 19h26 par Marie Bethanie | Lien permanent

Journée de jeûne contre la GPA

Une annonce de Riposte Catholique :

Pma-gpa-MPI"Chers amis,

« Cette sorte [de démonsne sort que par la prière et par le jeûne » avertit le Christ en dans l’Évangile de saint Matthieu (17, 21).

Demain, mardi 15 mars 2016, la commission des questions sociales du Conseil de l’Europe examinera le rapport de Petra De Sutter sur la « gestation pour autrui ». A côté et en soutien des nombreuses initiatives politiques, de lobbying ou de sensibilisation, il est une arme redoutable que nous pouvons brandir sans modération : le jeûne et la prière auxquels le Christ lui-même nous encourage.

Le combat paraît inégal, mais David a bien vaincu Goliath et Jéricho est tombée au simple son des trompettes. Les forces du Mal se déchaînent et semblent nous submerger. Mais, au fond, elles ne nous submergent qu’à hauteur de notre foi et de notre espérance.

C’est pourquoi, parmi tant d’autres initiatives, et après avoir initié une neuvaine de prière, Riposte Catholique propose de faire de demain un Jéricho de jeûne pour entourer les murailles, en réalité bien fragiles, du Conseil de l’Europe.

N’hésitez pas à prendre votre trompette en vous inscrivant sur ce lien et à transmettre l’invitation autour de vous.

L’équipe de Riposte Catholique"

  

Posté le 14 mars 2016 à 16h16 par Marie Bethanie | Lien permanent

Location d'utérus : Petra De Sutter nous sort la distinction entre la bonne et la mauvaise GPA

Gynécologue, chef du département de médecine reproductive à l’hôpital universitaire de Gand, la sénatrice belge Petra De Sutter est chargée par le Conseil de l’Europe d’un rapport sur la gestation pour autrui (GPA). Accusée de conflit d’intérêts en raison de ses activités cliniques en Belgique et de ses liens scientifiques avec une clinique indienne de GPA, elle est défendue par les médias qui veulent distinguer la bonne de la mauvaise GPA... Elle déclare ainsi à La Libre Belgique :

"Tous les groupes politiques sont opposés à la GPA commerciale, mais le CDH l’est également à la GPA altruiste. [...]

Le vote en commission est prévu le 15 mars à Paris. Son issue dépendra de qui est présent, qui ne l’est pas et ce sera la même chose lors du vote en plénière de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe en avril ou en juin. Il est clair que ça va être difficile, notamment à cause de la pression exercée par des associations telles que "No Maternity Traffic", "La Manif pour tous", la "Federation of Catholic Associations in Europe"… Une manifestation est d’ailleurs prévue le 15 mars à Paris.

[...] On m’a bombardée "championne de la GPA", alors que j’ai toujours été opposée à la GPA commerciale. Au début, cela m’a fait extrêmement mal car, si je me suis engagée en politique, c’est par conviction, pour changer les choses en mieux en m’inscrivant dans la nuance. En tant que scientifique, j’ai toujours travaillé dans l’écoute et le respect des différentes positions, mais j’ai compris que, sur cette question, il s’agissait d’une bataille idéologique. Elle est extrêmement violente, mais je ne renoncerai pas. [...]

Que préconise votre rapport à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe ?

Il est destiné à aider chacun des Etats membres à légiférer. Il condamne la GPA commerciale, met en garde contre la "GPA à basse technologie" pratiquée sans encadrement médical et demande que l’adoption bénéficie d’un soutien plus important. Sa conclusion souligne l’importance de rapprocher les différentes juridictions dans la lignée des travaux menés au niveau mondial par la Conférence de La Haye de droit international privé. Elle l’a fait en matière d’adoption et elle a commencé à le faire pour la GPA.

Ce rapport n’envisage donc pas l’interdiction pure et simple de la GPA comme le réclament certains…

Il ne se prétend pas parfait, car toute maternité de substitution entraîne des risques médicaux et soulève des questions éthiques. Cependant, que cela nous plaise ou non, la GPA existe. Fermer les yeux sur cette réalité ne la fera pas disparaître."

Condamner l'injustice ne la fera pas disparaître, alors règlementons le vol, le crime... Qu’elle soit source de profit commercial ou arrangement entre personnes, la GPA implique de graves conséquences pour les femmes et bafoue les droits les plus élémentaires de l’enfant. La GPA déshumanise la mère « porteuse » et l’enfant. La femme est considérée comme une simple  » gestatrice  » de l’enfant qu’elle doit abandonner à la naissance pour le remettre au commanditaire. Même si c'est gratuit, ce n'est pas vraiment altruiste : la GPA fait en effet de l’enfant un objet de contrat, de vente ou d’échange. Cette pratique transforme l’enfant et le corps de la femme en marchandises.

Les mensonges de Petra de Sutter sont nombreux. Elle déclare par exemple "j’ai toujours travaillé dans l’écoute et le respect des différentes positions". Or la Commission chargée de ce dossier a  refusé de recevoir et d’entendre les représentants de la société civile opposés à la GPA

15mars

Posté le 14 mars 2016 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

15 mars : journée de mobilisation contre la GPA

La mobilisation s'étend :

  • Paris, de 8h30 à 9h30, devant les bureaux du Conseil de l’Europe, 55 avenue Kléber, Paris 16e
  • Strasbourg, de 8h à 9h, devant le Conseil de l’Europe
  • Cognac, de 17h30 à 19h30, avenue d’Angoulême au rond-point entre l’hôpital de Cognac et le centre commercial Lidl
  • Epinal, de 16h30 à 17h, place des Vosges, « opération caddies »
  • Angers, de 17h à 19h, place Michel Debré (RDV devant la préfecture)
  • Montpellier, opération Sentinelles de 17h à 18h devant la préfecture (opération « caddies »)
  • Beauvais, opération Sentinelles de 21h à 22h devant l’Hôtel de Ville, place Jeanne Hachette
  • Bourges, opération Sentinelles de 21h à 22h à côté de la mairie, 11 rue Jacques Rimbault
  • Cherbourg, opération Sentinelles à 20h30 sur les marches du Théatre
  • Cholet, opération Sentinelles de 21h à 22h place Travot
  • Reims, opération Sentinelles à 20h, place Royale
  • Limoges, les Veilleurs fêteront leur 150e veillée, de 20h30 à 21h30, place d’Aine
  • Opérations de collage et tractage à Clermont-Ferrand, Montpellier et dans de très nombreuses villes… (Contactez votre équipe locale)

Posté le 14 mars 2016 à 07h06 par Michel Janva | Lien permanent

13 mars 2016

Mardi 15 mars Journée de mobilisation contre la GPA

La Manif pour Tous alerte sur l'urgence de se mobiliser contre la GPA :

ALERTE : la Commission des Questions sociales du Conseil de l'Europe s'apprête à voter en faveur de la GPA !

Participez aux actions près de chez vous :

  • à Paris, de 8h30 à 9h30, devant les bureaux du Conseil de l'Europe, 55 avenue Kléber, Paris 16e
  • à Strasbourg, de 8h à 9h, devant le Conseil de l'Europe
  • à Cognac, de 17h30 à 19h30, avenue d'Angoulême au rond-point entre l'hôpital de Cognac et le centre commercial Lidl
  • à Epinal, de 16h30 à 17h, place des Vosges, « opération caddies »
  • Opérations de collage et tractage à Clermont-Ferrand, Montpellier et dans de très nombreuses villes... (Contactez votre équipe locale)
La GPA, une seule option : l'abolition !
La GPA, c'est comme l'esclavage,
on ne l'encadre pas, on l'interdit ! 

Posté le 13 mars 2016 à 20h55 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le marché sordide de la GPA est estimé à 4 milliards de dollars par an

Jeudi, Ludovine de la Rochère était à Strasbourg pour intervenir devant les députés de l'intergroupe famille sur le marché de la GPA :

  • La dimension internationale, puisque même si des pays interdisent le recours aux mères porteuses, d’autres autorisent la GPA commerciale (certains Etats des Etats-Unis, Russie, Ukraine…), l’autorisent sous condition (Angleterre, Belgique, Grèce, Canada, Brésil, Argentine, Afrique du Sud, des Etats d’Australie et des Etats-Unis…) tandis que d’autres ne l’interdisent pas et laissent donc faire (Nigéria, Somalie…).

  • Son aspect transfrontalier, qui résulte des différences de législation : des citoyens de pays qui l’interdisent ou posent des conditions vont à l’étranger chercher mères porteuses et bébés avec l’aide d’agences spécialisées. La GPA est à l’origine d’un tourisme procréatif en plein développement. Plusieurs pays, cependant, viennent de fermer leurs portes à la GPA au profit de citoyens d’autres pays, voire même en-dehors du cadre familial : c’est le cas de la Thaïlande et de l’Inde (dont les bébés nés de GPA étaient tous commandés par des non-Indiens). De leur côté, le Mexique et le Népal sont sur la voie de lois contraignantes.

  • La dimension lucrative : le marché sordide de la GPA est aujourd’hui estimé à 4 milliards de dollars annuel, chiffre qui paraît même sous-estimé, une partie importante de ce marché étant officieuse. Un bébé par GPA coûte de 25 000 dollars en Grèce à 100 000 dollars et plus aux USA. Ce ne sont pas les mères porteuses qui coûtent chers (même si, dans les pays en voie de développement, cela peut représenter beaucoup pour elles), mais surtout les intermédiaires (médecins, avocats, agences…).

  • L’écosystème économique : le marché de la GPA génère de nombreuses activités et fait appel à diverses professions : commerciaux et communicants des agences et cliniques ; biologiques (prélèvement des cellules sexuelles, séquençage génomique, sélection et congélations d’embryons…), médicales (fécondation in vitro, suivi de la grossesse, accouchements sous césarienne…), juridique (contrats de gestation pour autrui ; papiers du bébé pour le sortir de son pays…) et assurance (pour les commanditaires, la clinique, les médecins…) ; hébergement (dans certains pays, les mères porteuses sont éloignées de leur famille pendant les 9 mois), etc.

  • Le support web, essentiel au marché de la GPA : quelques secondes sur Google suffisent pour trouver une mère porteuse (y compris grâce à des publicités que des annonceurs payent à Google !) : des femmes proposent leur service (on estime à 200 le nombre annuel de GPA réalisées en France même) et des agences proposent leur service, en garantissant résultats, fiabilité, satisfaction, etc.

  • Les moyens de production et les produits : les femmes – examinées, sélectionnées et traitées comme des outils de production -, et les enfants – eux-même « objets » de contrat et de trafic, arrachés à leur mère, à leur fratrie et à leur pays.

Posté le 13 mars 2016 à 20h16 par Michel Janva | Lien permanent

Projet de résolution européenne sur la GPA : les femmes et les enfants en danger

Lu sur Atlantico, une tribune signée de Gregor Puppinck, Ludovine de La Rochère et Caroline Roux :

"C’est exceptionnellement à huis clos que le Conseil de l’Europe discutera le 15 mars prochain d’un projet de résolution européenne sur la gestation pour autrui, pratique qui constitue une véritable régression pour le droit et la dignité des femmes.

Ce texte, issu de l’instance garante des droits de l’homme, aura une influence sur l’ensemble des législations nationales. Pourtant, il est maintenu secret, et le restera jusqu’à la veille de son adoption définitive par l’Assemblée du Conseil de l’Europe, probablement en avril prochain. Cela contrevient aux usages élémentaires de la transparence des travaux parlementaires, ce qui est particulièrement paradoxal pour une institution qui promeut la démocratie. C’est donc dans le plus grand secret que cette Assemblée, qui représente 47 Etats européens, prétend se prononcer sur la question grave de la maternité de substitution.

La Commission en charge de ce dossier a d’ailleurs refusé de recevoir et d’entendre les représentants de la société civile opposés à la GPA.  Cette procédure parlementaire est non seulement opaque, mais elle heurte aussi les règles éthiques. En effet, le rapporteur en charge de rédiger le projet de rapport et de résolution sur les " Droits de l’homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui " n’est autre qu’une gynécologue, directrice d’un service de médecine reproductive qui pratique la GPA. [Il s'agit du Dr Petra De Sutter, transsexuelle et qui pratique aussi la GPA commerciale, bien qu'elle s'en défende - NDMB] [...]

Qu’elle soit source de profit commercial, ou encore un arrangement entre personnes, cette pratique implique de graves conséquences pour les femmes et bafoue les droits les plus élémentaires de l’enfant. La GPA déshumanise la mère "porteuse" et l’enfant. La femme est considérée comme une simple " gestatrice " de l’enfant qu’elle doit abandonner à la naissance pour le remettre au commanditaire. La GPA fait en effet de l’enfant un objet de contrat, de vente ou d’échange. Cette pratique transforme l'enfant et le corps de la femme en marchandises achetables et louables. Plus encore, toutes les études conduites depuis plusieurs décennies sur la période prénatale montrent l’importance des liens physiologiques et affectifs créés entre la mère et l’enfant pendant la grossesse, ainsi que l’influence de la grossesse sur la mère comme sur l’enfant. L’expérience de l’adoption montre combien la séparation d’un enfant de celle qui l’a porté est une épreuve pour lui comme pour la mère qui doit s’en séparer. Provoquer délibérément cette rupture est une grave atteinte à l’identité de la femme comme de l’enfant.

Prenant conscience de l’exploitation des femmes pauvres de leurs pays, des pays comme l’Inde, la Thaïlande ou encore le Népal sont en train de revoir leurs législations pour limiter cette pratique et l'interdire aux étrangers. En décembre 2015, le Parlement européen a condamné, par une forte majorité, la GPA sous toutes ses formes.  Dans cet élan, plus de cent mille citoyens européens ont déjà rejoint l’appel du collectif No Maternity Traffic (www.nomaternitytraffic.eu) qui demande solennellement au Conseil de l’Europe l’abolition universelle de la GPA.

Le Conseil de l’Europe faillirait à sa mission s’il arrivait à mettre le droit même des femmes et aussi des enfants en danger. 

Les signataires de la tribune sont membres du collectif No Maternity Traffic pour l’abolition de la gestation pour autrui."

Posté le 13 mars 2016 à 20h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

15 mars : manifestation à Strasbourg contre la GPA

UntitledVenez manifester votre opposition au trafic d’enfants et à l’exploitation des femmes : RDV mardi 15 mars de 8h00 à 9h00 devant le Conseil de l'Europe à Strasbourg pelouse du Conseil, derrière les drapeaux - Avenue de l'Europe.

Posté le 13 mars 2016 à 14h46 par Michel Janva | Lien permanent


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