23 juin 2017

Conservation d’ovocytes : le but de la science est désormais de satisfaire nos désirs égoïstes

De Anne Isabeth dans Présent :

"[...] L’Académie de médecine a rendu public, lundi 19 juin, un rapport dans lequel elle s’est dite favorable à l’auto-conservation d’ovocytes sans raison médicale. Se faisant, elle tend à reconnaître comme un droit, le fait de pouvoir concevoir un enfant quel que soit son âge (même si la limite est aujourd’hui fixée à 45 ans), envers et contre tout à commencer par la nature.

Pour l’instant, la pratique est interdite en France, la congélation ou la vitrification d’ovocytes n’étant permise qu’aux femmes souffrant d’infertilité, ou atteinte d’une maladie qui pourrait les rendre stériles. Pourquoi en modifier les conditions ? La réponse demeure la même, quel que soit le sujet : suivre l’air du temps qui veut que les femmes aient des enfants plus tard, pour raisons professionnelles ou personnelles, et sont donc de plus en plus touchées par des problèmes de stérilité. Ne pouvant le faire en France, de plus en plus de femmes se rendent en Belgique, Italie ou encore en Espagne. Les membres de l’Académie de médecine mettent aussi en balance le fait que les hommes ne rencontrent pas les mêmes contraintes puisqu’une simple ordonnance leur permet de conserver leur sperme. Pourquoi eux et pas elles ?

Cette décision montre aussi que le but de la science n’est plus de soigner des maladies – ou d’éliminer les malades c’est selon – mais de forcer la nature afin d’accéder aux désirs de femmes qui voyant leur horloge biologique tourner désirent la stopper par tous les moyens. Pour l’instant l’Académie de médecine préconise de ne pas tenter de PMA au-delà de 45 ans, mais jusqu’à quand ? On verra un jour les plus de 45 ans se lever, sous peine de discrimination, pour demander d’avoir le droit aussi de procréer quand elles veulent. Où poser la limite ?

Parlons enfin du coût. L’autoconservation d’ovocytes coûterait entre 3 000 et 6 000 euros. Qui assumerait le coût ? Une Sécurité Sociale croulant déjà sous les remboursements ? Financer des vitrifications quand des soins élémentaires ne sont déjà plus financés ? [...]"

Posté le 23 juin 2017 à 11h58 par Michel Janva | Lien permanent

Le "meilleur des mondes  " c'est maintenant

En octobre 2012, le docteur Jean-Pierre Dickès dévoilait à ses lecteurs l'état et les conséquences des dernières découvertes en médecine, biologie, génétique et bionique qui posent la question de l'avenir de l'homme, et dressait les contours de l'humanité future. Cet ouvrage en est déjà à sa deuxième édition, mais il n’a pas pris une ride. Présentation audio :

Dickès Ultime transgression

I-Moyenne-12556-l-ultime-transgression-refaconner-l-homme.net
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Posté le 23 juin 2017 à 09h48 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2017

S’il y a une volonté de faire passer la PMA, il y aura de nouvelles divisions, de nouvelles manifestations, et sans doute un nouveau mouvement social

Le député réélu (LR) de l’Ain Xavier Breton appelle la nouvelle majorité à ne pas raviver les tensions entre Français en légalisant la procréation médicalement assistée (PMA). Il appelle, dans Famille chrétienne, la droite à être « claire dans ses options ».

Unknown-12"Vous étiez président de l’Entente parlementaire pour la famille (collectif de 135 députés, formé fin 2012 pour résister à la loi Taubira, et défendre les valeurs familiales et d’éducation, Ndlr). Allez-vous refonder ce collectif, y compris avec des députés d’autres formations ?

Déjà sous le mandat précédent, il y avait des députés non-inscrits ou membres de l’Union des démocrates indépendants (UDI), comme Jean-Christophe Fromantin. Ce n’était pas un mouvement lié aux Républicains. Nous allons nous reformer en fonction du calendrier à venir. Avec l’annonce d’une décision imminente du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur la procréation médicalement assistée (PMA) et la révision des lois de bioéthique prévue en 2018, nous allons débattre entre nous pour savoir comment les aborder. Parmi les nouveaux députés, peut-être y en aura-t-il qui se retrouveront dans ce que nous proposons.

Craignez-vous que la nouvelle majorité ne veuille légaliser rapidement la PMA pour les femmes homosexuelles ?

La PMA va être un bon test. Nous allons voir si le sujet fait l’objet d’une consultation plus large que le seul CCNE. Soit la majorité décide de changer de méthode, et de permettre un débat, ou bien elle passe en force. Ce faisant, elle divise à nouveau les Français. Il ne faut pas oublier que la France du quotidien, c’est la France du premier tour des élections présidentielles : avec beaucoup de tensions et de divisions exacerbées. S’il y a une volonté de faire passer la PMA très rapidement, il y aura de nouvelles divisions, de nouvelles manifestations, et sans doute un nouveau mouvement social, pour dire que ce n’est pas l’urgence, et qu’il faut faire preuve de responsabilités. Car derrière la PMA, c’est la gestation pour autrui (GPA) qui se profile. C’est la preuve que nos avertissements lors du « mariage pour tous » en 2013 étaient fondés. Nous serons vite fixés.

Parmi les nouveaux députés, y a-t-il des formations qui seraient rétives à un nouveau bouleversement sociétal ? Est-ce que la gauche radicale pourrait s’y opposer ?

Pendant le mandat précédent, nous avons vu les communistes, qui tenaient pourtant aux valeurs familiales, être emportés. Pour ma part, je suis inquiet face à ce mouvement ultralibéral, en économie comme sur les sujets de société. Mais alors qu’ils devraient le combattre, les communistes ont capitulé devant ce libéralisme sociétal. Est-ce que la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon aura plus de cohérence et de rigueur philosophique ? Cèderont-ils aux sirènes libérales libertaires ? Ce qui est certain, c’est que ces débats sont l’occasion de découvrir des personnalités de tous bords qui se révèlent. Je pense notamment à Bruno Nestor-Azérot (député de Martinique, siégeant de 2012 à 2017 dans le groupe de gauche radicale Gauche démocrate et républicaine, et réélu le 18 juin, Ndlr), et à son magnifique discours lors du « mariage pour tous ».

Après le double échec de la présidentielle et des législatives, comment la droite doit-elle se refonder ?

La droite doit être claire dans ses options. Que ceux qui sont dans le « laisser-aller » économique et sociétal l’assument, que ceux qui s’y opposent l’assument aussi. Nous avons vu la droite partisane du « laisser-aller » être dépassée par le mouvement social de 2013, lors de la Manif Pour Tous, et être obligée de le suivre, tout en étant complice de la gauche pendant les moments de répit ! Il faut en tirer des conclusions. S’il doit y avoir deux droites irréconciliables sur ces sujets, il y aura deux droites irréconciliables. Personnellement, je pense qu’on peut vivre ensemble, car c’est refléter la diversité française. Mais quand j’entends certains s’en prendre à Sens Commun et à des élus pour leurs positions, je leur suggère d’assumer. Qu’ils constatent qu’ils sont en porte-à-faux avec le reste de la société !"

Posté le 21 juin 2017 à 22h21 par Michel Janva | Lien permanent

Entre 40 000 et 200 000 euros pour fabriquer un bébé par mère porteuse

Un rapport dénonce les conventions, proposées par des sociétés étrangères, qui régissent dans le moindre détail la vie de ces femmes, de leur alimentation à leur sexualité.

Et quand bien même ce serait gratuit, la gestation pour autrui serait tout aussi immorale. Un enfant n'est pas un objet.

Posté le 21 juin 2017 à 21h53 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin 2017

Les meilleurs chercheurs sur la trisomie 21 viennent de présenter leurs travaux au Congrès scientifique international

Communiqué de La Fondation Lejeune :

"Un congrès international de la Trisomy Research Society a rassemblé les spécialistes mondiaux de la trisomie 21 à Chicago du 7 au 11 juin 2017. La fondation Jérôme Lejeune y a présenté ses activités de recherche.

Ce deuxième congrès de la T21 Research Society a été un carrefour stratégique pour faire le point sur l’état des recherches fondamentales dans le monde, avec un aperçu des recherches thérapeutiques et des recherches croisées (comme les liens entre la trisomie et Alzheimer ou la trisomie et le cancer). Roger Reeves (lauréat du Prix Sisley-Jérôme Lejeune en 2012) est actuellement le président de la T21 Research Society.

La fondation a présenté ses nouveaux projets de recherche :

  • Perseus, une étude de recherche clinique à destination d’une population d’enfants de 6 à 12 ans. Elle prend la suite de l’étude clinique TESDAD qui a testé l’efficacité de la molécule EGCG sur des adultes atteints de trisomie 21.
  • Horizon 21, un programme européen auprès de 1 000 personnes trisomiques 21. Il vise à mieux caractériser les symptômes de la maladie d’Alzheimer, qui touche deux fois plus les personnes trisomiques, développer des marqueurs de diagnostic et d’évolution, ainsi que des traitements efficaces pour prévenir ou retarder l’apparition de cette maladie. Il est lancé dans les semaines à venir.

Plusieurs acteurs de la fondation Jérôme Lejeune et de l’Institut Jérôme Lejeune ont présenté leurs travaux à Chicago : Catherine Lemonnier (pour la direction de la recherche à la fondation Jérôme Lejeune), ainsi que le docteur Anne-Sophie Rebillat (programme Horizon 21) le docteur Cécile Cieuta-Walti (futur programme Perseus) pour l’Institut Jérôme Lejeune.

Le Congrès confirme la dynamique constructive d’un pôle international de la recherche sur la trisomie 21. Il a permis des échanges, des rencontres et des discussions entre plus de 200 scientifiques sur les derniers projets et des résultats obtenus. La fondation Jérôme Lejeune se félicite de la vitalité des recherches sur les maladies génétiques de l’intelligence et l’intérêt mondial qu’elles suscitent désormais."

Posté le 17 juin 2017 à 14h04 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2017

Emmanuel Macron a les mains libres pour souscrire aux revendications LGBT

Lu dans Libération à propos de l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux paires de femmes :

"La semaine dernière, le nouveau président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), Jean-François Delfraissy a confirmé qu’il allait rendre «avant la fin du mois de juin» un avis, sur le sujet, notamment pour les couples de femmes. [...]

D’abord le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, lors de la campagne, s’est dit «favorable» à une loi ouvrant la PMA «aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires». Expliquant ainsi sa position : «Ma conviction personnelle est qu’il faut étendre la PMA, au nom de l’égalité hommes-femmes et du droit à l’accès à une prestation médicale. Mais je respecterai l’avis attendu du Comité consultatif national d’éthique et je regarderai aussi l’état de la société et des débats qui s’y jouent pour agir de manière apaisée.» «Il y aura des positions claires», a juste lâché Jean-François Delfraissy. «L’avis du Comité sur cette question extrêmement polarisante ne fera sûrement pas l’unanimité. Il pourrait même déclencher des anticorps de part et d’autre», a ajouté, non sans ironie, ce spécialiste du sida et des maladies infectieuses.

Selon nos informations, le groupe de travail du CCNE a pris une position pour l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes. Mais quid des femmes seules ? Parallèlement, ledit groupe s’opposerait à la GPA (gestation pour autrui), comme à l’auto-conservation des ovocytes. On peut supposer – mais ce n’est pas automatique – que l’avis du groupe du travail a été validé en assemblée plénière du CCNE. On peut le supposer d’autant plus que le nouveau président du CCNE, dans ses précédentes fonctions, en particulier à la tête de l’Agence nationale de recherche sur le sida, s’est toujours montré très ouvert sur ces questions. Ensuite ? Il faudra voir si Emmanuel Macron valide le choix du CCNE, puisqu’il a évoqué «l’état de la société et des débats qui s’y jouent pour agir de manière apaisée». [...]"

La première manifestation contre Emmanuel Macron sera-t-elle une Manif Pour Tous ?

Posté le 12 juin 2017 à 22h34 par Michel Janva | Lien permanent

10 juin 2017

Le 18 juin, près de 100 personnes courent pour la trisomie 21

Le dimanche 18 juin aura lieu la Course des Héros à Paris (parc de Saint-Cloud) et à Lyon (Parc de Gerland). La fondation Jérôme Lejeune invite à venir marcher ou à courir pour soutenir ses missions : le soin et la recherche au profit de toute personne atteinte de déficience intellectuelle d’origine génétique (trisomie 21, Williams-Beuren, X-fragile, maladie du cri du chat, Smith Magenis, monosomies, syndromes de Rett et d’Angelman, retards mentaux inexpliqués…) et la défense de la vie.

La Course des Héros est l’un des plus grands événements caritatifs en France. Chaque année, elle réunit de nombreux sportifs engagés pour des causes qui leur tiennent à coeur. Elle permet de courir ou de marcher 2, 6 ou 10 km pour soutenir une cause, en ayant au préalable récolté des fonds sur une page dédiée (sur alvarum.com) qui sont intégralement reversés à l’association choisie. La Course des Héros a déjà permis de collecter plus de 10 millions d’euros au profit de plus de 200 causes grâce à la participation de 4 000 coureurs héroïques chaque année.

La fondation Jérôme Lejeune participe à la Course des Héros pour se mettre au service des 8 500 patients de l’Institut Jérôme Lejeune et de leur famille. Sa mission est financée uniquement par les dons. Cette année la fondation attend déjà près d’une centaine de coureurs, dont beaucoup sont des familles et des proches de personnes trisomiques. Chacun vit une expérience personnelle, un amour pour son enfant différent. Pour courir pour la Fondation Jérôme Lejeune

Posté le 10 juin 2017 à 10h41 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2017

6 juin : soirée dédiée au professeur Jérôme Lejeune à Saint-Maur-des-Fossés (94)

Soirée organisée par l'AFC de Saint-Maur et La Fondation Jérôme Lejeune, dédiée au professeur Jérôme Lejeune sur le thème : "Une conscience pour la science d'aujourd'hui",  le mardi 6 juin 2017 à 20h30.

Maison paroissiale Notre-Dame-du-Rosaire (salle du sous-sol) 11, avenue Joffre 94100 Saint-Maur-des-Fossés

- I ère partie : Projection du film sur Jérôme Lejeune " Aux plus petits d'entre les miens " ( réalisé par François Lespès) ;

- II ème partie : Débat, en présence de Monsieur Nicolas Sévillia, secrétaire général de la Fondation Jérôme Lejeune.

Entrée gratuite. Libre participation au bénéfice de Fondation Jérôme Lejeune.

217 06 06 Soirée J. Lejeune à St-Maur

Posté le 1 juin 2017 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

30 mai 2017

GPA : vers une étape supplémentaire en vue de la reconnaissance de filiations artificielles

Du député Jacques Bompard :

"L’adoption de la loi sur le « mariage » pour tous avait ouvert encore plus avant les voies du viol quotidien du droit naturel. De cette législation inique allait bientôt découler les pires outrages proférés à l’encontre de la famille traditionnelle, dont les enfants seront les premières victimes. La Cour de cassation examinait aujourd’hui six dossiers relatifs à la « reconnaissance légale » de deux parents français pour les enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger. A l’heure actuelle, la France interdit encore la pratique de la gestation pour autrui ; seul le père biologique et la mère porteuse sont désignés comme les parents de l’enfant né de cette « union ». Une union malheureuse, tant l’aspiration proprement commerciale de son origine rend la femme qui porte l’enfant esclave des velléités d’un marché inique…

L’examen de la Cour de cassation soulève des inquiétudes quant à l’avenir de cette pratique. Car si la première chambre civile de la cour rendra ses décisions le 5 juillet, les tentatives répétées des tenants de cette mise en esclavage du corps de la femme redoublent d’efforts pour légaliser cette pratique. Comble de l’ironie, ceux-là s’appuient sur la Cour Européenne des Droits de l’homme, prompte à condamner la France pour son refus de donner un état civil aux enfants nés de GPA, dans le plus pur respect de sa loi.

Les arguments déployés à l’issue de l’audition laissent par ailleurs particulièrement suspicieux. Il va de soi qu’inscrire ces enfants dans à l’état civil français ne fera qu’encourager une pratique particulièrement néfaste pour l’enfant, privée de sa mère naturelle, inscrit dans une identité qui ne peut être nécessairement sienne. Inversant ces axiomes, l’avocat de la partie civile – un couple d’homosexuels élevant un enfant né d’une mère californienne – en appelle pourtant à ne pas faire de ces enfants « les victimes innocentes de la décision de leurs parents ».

En invoquant la cristallisation des noms des parents dits « d’intention » sur le registre d’état civil de l’enfant, la cour de cassation s’apprête sciemment à se faire le responsable de milliers d’enfants orphelins. Une décision que le président de la république ne risque guère de renier ; à l’image de l’avocat de la partie civile, le programme d’Emmanuel Macron soulignait que « les enfants issus de la GPA nés à l’étranger [verraient]leur filiation reconnue à l’état civil français, selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme »."

La Manif Pour Tous dénonce une manipulation des militants pro-GPA et un détournement indigne de la protection de l’enfant. Manuel Valls le soulignait lui-même à la veille d’une Manif’ Pour Tous contre la GPA, le 3 octobre 2014 :

« il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée… tout en affirmant qu’ils sont responsables de l’éducation des enfants, c’est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs. Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l’étranger. »

Ce mardi 30 mai 2017, la Cour de cassation étudiait les demandes d’adultes élevant des enfants obtenus grâce à une mère porteuse et souhaitant être reconnus comme leurs parents légaux. Suite à des arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), dont la France – au contraire d’autres pays – n’a pas fait appel, la Cour de cassation a déjà validé la reconnaissance des parents biologiques des enfants concernés, c’est-à-dire la mère porteuse et le père biologique. Cette reconnaissance lève l’un des principaux freins à la pratique de la Gestation Pour Abandon (GPA).

Au-delà des procédures et de la guérilla juridique menée par les promoteurs du sordide business de la GPA, La France a ainsi omis que la toute première protection due à l’enfant est de ne pas l’arracher à sa mère et de ne pas en faire l’objet d’une transaction.

Suivant une stratégie des petits pas, les célibataires et couples riches qui exploitent des femmes vulnérables souhaitent désormais passer à l’étape suivante : faire disparaître la mère et se faire passer aux yeux de la loi pour des parents qui n’auraient pas acheté leur enfant. Faire disparaître la mère de l’état civil de l’enfant : voilà le comble de l’exploitation de la femme, réduite au statut d’incubatrice. En clair : un simple moyen de production pour obtenir un enfant.

Que l’avocat général de la Cour de Cassation ait recommandé ce matin de ne pas faire disparaître la mère porteuse de la filiation de l’un des enfants concernés – la moindre des choses ! -, mais de passer par l’adoption revient à reconnaître trois parents autour de l’enfant (mère biologique, père biologique, père adoptif), tout en sachant d’ailleurs qu’il est en réalité aussi l’enfant de la mère donneuse d’ovocyte… Bref, cette réquisition ne fait que fragiliser encore davantage la filiation de l’enfant pour en faire une pure construction sociale, une filiation-bidon. Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, précise :

« Il est essentiel de rappeler que la filiation est aussi bien affective, que biologique, psychique, sociale et juridique, et que cette cohérence entre ces dimensions protège l’intérêt de l’enfant, consolide la famille et la société. Si l’aspect « biologique » de la filiation ne se retrouve pas dans l’adoption, c’est parce que celle-ci vient réparer au mieux un accident de la vie qui a rompu le lien biologique. Ce n’est pas pour autant qu’il faut sciemment instaurer cette rupture et mettre en place une filiation dissociée, une filiation puzzle ».

Surtout, une telle recommandation est hypocrite : qui peut croire, à ce stade, que ce n’est pas une étape, après les précédentes (retranscrire l’acte de naissance en France notamment) et avant les suivantes : celles de la disparition pure et simple de la mère de l’enfant pour accorder toutes les caractéristiques légales à une pratique illégale ?

Qui peut croire que cette attitude ne sera pas sans conséquence immense pour celui qui est au centre de cette filiation dissociée, l’enfant ?

Dans un contexte où les pouvoirs publics, aussi bien au niveau national qu’international, se mobilisent pour l’égalité homme-femme, La Manif Pour Tous s’inquiète du développement d’une nouvelle forme d’exploitation de la femme, très lucrative pour les agences spécialisées ? « La grossesse n’est pas un business » dénonce Ludovine de La Rochère.

La France a-t-elle oublié que la plupart des enfants adoptés ne cessent de rechercher leurs origines. Ce sera bien pire dans les cas de GPA puisque ce sont leurs parents adoptifs qui auront provoqué la rupture et la dissociation maternelle, sources inévitables de profondes souffrances.

Posté le 30 mai 2017 à 18h39 par Michel Janva | Lien permanent

27 mai 2017

Quête nationale pour la mère et l'enfant, des associations "pro-vie" privées de dons ?

Cecile Edel , présidente de Choisir la Vie communique :  

2017-CNAFC-Affiche-Journée-pour-la-vie-A3"Déjà visées par le délit d'entrave numérique à l'IVG, certaines associations pro-vie subissent une "discrimination financière", suite à un contrôle renforcé de l'État sur l'affectation de la quête pour la mère et l'enfant.

Dimanche 28 mai, la quête pour la mère et l'enfant sera assurée, sous l'égide de l'UNAF (Union Nationale des Associations Familiales), au bénéfice des structures d'accueil de femmes enceintes et mères en détresse. Grâce à la mobilisation des Associations Familiales Catholiques (AFC), une vingtaine d'associations bénéficiera encore cette année des dons, mais plusieurs autres ont été rayées de la liste des bénéficiaires, considérées comme "non autorisées". Parmi elles, Mère de Miséricorde, La Maison Tom Pouce ou encore l'association Écoute femme enceinte 01 (diocèse de Bellay-Ars), s'ajoutent à l'antenne Choisir la Vie-Isère, déjà indésirable en 2016.

Un document de mars 2017, émanant du ministère des Familles, alors tenu par Mme Rossignol, fait clairement état d'un engagement de l'UNAF à "solliciter l'accord de l'État, en amont du reversement des sommes collectées, quant à la liste de leurs affectataires potentiels, garantissant ainsi la pleine inscription de cet appel dans les orientations partagées de l' État et de I'UNAF en matière de politique familiale et de droits des femmes." Ainsi, pour s'adapter à ce nouveau "droit de regard", l'UNAF avait enjoint, en janvier 2017, ses antennes départementales à "s'assurer du caractère non-polémique et neutre" des actions des bénéficiaires potentiels. Quelques mois plus tard, en avril dernier, le couperet est tombé et sept bénéficiaires au total n'ont pas été agréés.

Après l'adoption par le Parlement du délit d'entrave numérique à l'IVG, cet épisode manifeste plus clairement une volonté de contrôle, notamment sur les associations dites "pro-vie" et en particulier sur celles qui adoptent un positionnement ouvertement opposé à l'avortement.

Une collecte qui reste d'une grande utilité

Malgré ces signaux négatifs, la quête pour la mère et l'enfant sera bien assurée, le 28 mai. Elle permettra de soutenir dans leur mission le reste des associations concernées, qui réalisent un travail de terrain capital, offrant aux mères et à leur enfant en difficulté de réels moyens de construire un avenir. L'éviction de sept bénéficiaires est d'autant plus dommageable que les AFC insistent sur l'intérêt croissant du public pour la cause des femmes en difficulté et l'existence de structures d'écoute et d'accueil, avec des dons passés de 187 176 euros en 2015 à 190 547 en 2016. Ils sont récoltés par une quarantaine de fédérations AFC, pas seulement sous les porches des églises, mais aussi sur les marchés et dans des lieux publics.

Une action concrète dans le cadre de la Journée nationale pour la vie

Pour la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC), comme pour ses partenaires (l'association "Choisir la Vie" et la famille missionnaire "L'Évangile de la Vie"), cette opération s'inscrit aussi dans le cadre de la 17ème journée nationale pour la vie. Cet axe, particulièrement adapté à la fête des mères, développé par l'Église de France depuis 2000, répond à un souhait clairement exprimé du saint pape Jean-Paul II, dans le contexte de la publication de son encyclique "L'Évangile de la vie" (1995). Témoigner de la grandeur de la maternité et de la valeur de la vie humaine : tel est l'objectif des multiples actions organisées le 28 mai : tenues de stand, expositions, veillées de prière, conférences… Autant d'occasions à ne pas manquer pour soutenir cette cause et les acteurs de terrain… Sachant que la quête pour la mère et l'enfant n'exclut nullement d'envoyer directement un chèque à l'une ou l'autre des associations "non autorisées" pour contribuer à son financement et  profiter d'un reçu fiscal (sur demande)."

Posté le 27 mai 2017 à 17h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

17 mai 2017

One of Us face à la Commission européenne : L’avenir de la démocratie en question

Communiqué de One of us :

0l0"L’audience de l’affaire Un de nous (One of us) contre la Commission européenne s’est tenue aujourd’hui devant une chambre de cinq juges de la Cour de justice de l’Union européenne.

L’initiative citoyenne européenne (ICE) Un de nous, qui avait rassemblé près de deux millions de signatures en Europe, demandait l’interdiction des financements européens pour les activités impliquant la destruction d’embryons humains, en particulier dans la recherche et la coopération internationale. Par une simple communication de quelques pages, la Commission européenne avait rejeté l’initiative en mai 2014 et décidé de ne faire aucune proposition.

L’audience de ce matin a permis à l’avocat britannique représentant l’initiative Un de nous, Paul Diamond, de centrer le débat sur la question démocratique. Ainsi que l’a noté Carlo Casini, l’initiateur de cette ICE : « la démocratie dans l’Union européenne et le mécanisme d’initiative citoyenne européenne devaient permettre de rapprocher le citoyen de l’Union européenne. Si la Commission dit non, c’est ce rapprochement qu’on refuse ».

Comment la Commission peut-elle ne pas donner suite à une initiative qui a respecté toutes les conditions et a rassemblé 1,9 millions de signatures (1,7 million validées) ? C’est que, contrairement à l’esprit du traité de Lisbonne et du mécanisme de l’initiative, la Commission européenne a tout simplement refusé de partager son pouvoir d’initiative législative. Elle a refusé de transmettre pour débat l’initiative citoyenne au Parlement européen.

Les représentants de l’initiative dénoncent également la justification de la décision de refus, entièrement politique et non fondée sur des arguments de droit. Sur cette question, la réponse lors de l’audience du représentant légal de la Commission fut surprenante : « toute réponse de la Commission est suffisante dès lors qu’elle contient objectivement quelque chose et qu’elle ne prétend pas qu’il y a des habitants sur la lune ».

Comme l’a rappelé l’avocat d’Un de nous, cette initiative représente des milliers d’heures de travail et d’euros dépensés. Tout cela pour une réponse qui n’aurait pas été différente si la Commission avait répondu à un simple courrier postal. Paul Diamond se dit satisfait au sortir de l’audience : « j’ai le sentiment que tous les arguments ont pu être bien développés et que la Cour est tout à fait consciente que l’avenir de l’ICE est entre ses mains »."

Posté le 17 mai 2017 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent

Le ministre de l'agriculture Jacques Mézard est favorable à la GPA et l'euthanasie

Unknown-42Alors sénateur, Jacques Mézard avait déposé une proposition de loi pour autoriser l’inscription à l’état civil français des enfants nés par GPA à l’étranger, première étape de la légalisation de la GPA. Alliance Vita l'avait souligné en 2014.

Il avait déposé également une proposition de loi relative à l'assistance médicalisée pour mourir.

Et il est l'auteur de la loi relative à la bioéthique en autorisant sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires.

Vous allez me dire que tout ceci n'a pas grand chose à voir avec l'agriculture, mais ce serait méconnaître la capacité d'influence des ministres, en dehors de leurs attributions ministérielles. Par ailleurs, qu'attendre sur l'agriculture d'un homme qui méprise autant la nature humaine ?

Posté le 17 mai 2017 à 20h04 par Michel Janva | Lien permanent

16 mai 2017

PMA pour femmes : Une condamnation de la France constituerait un pas supplémentaire vers la GPA

Communiqué de l'ECLJ :

"La Cour européenne des droits de l’homme a été saisie de la question de l’accès aux techniques de procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes dans l'affaire Charron et Merle-Montet contre France (n° 22612/15). Le Centre européen pour le Droit et la Justice a été autorisé par la Cour à déposer des observations écrites.

Les deux requérantes françaises, Marie Charron et Ewenne Merle-Montet, se sont mariées civilement et voudraient avoir un enfant. Elles se plaignent du rejet de leur demande tendant à bénéficier d’une insémination artificielle du sperme d'un homme anonyme. La loi française réserve en effet les techniques de PMA à un usage médical, au bénéfice des couples de personnes de sexe différent souffrant d'une infertilité pathologique médicalement diagnostiquée ou porteurs d'une maladie grave héréditaire (art. L2141-2 du Code de la santé publique). Ces deux femmes accusent les autorités françaises d'avoir violé le droit au respect de leur « vie privée et familiale » (CEDH art. 8) et de les avoir discriminées injustement en raison de leur « orientation sexuelle » (CEDH art. 8 et 14 combinés) : selon elles, leur situation serait comparable, au regard de l’insémination artificielle, à celle d’un couple hétérosexuel au sein duquel l’homme est infertile.

La jurisprudence de la Cour en matière de PMA a porté jusqu'à présent sur l’accès à ces techniques pour les couples hétérosexuels ; elle devra maintenant se prononcer sur cette question à l’égard des couples de personnes de même sexe. Notons néanmoins que, dans l’arrêt Gas et Dubois c. France (15 mars 2012, n° 25951/07) rendu en matière d’adoption, la Cour a considéré que la France n’avait pas violé la Convention européenne des droits de l’homme en refusant à deux femmes pacsées la faculté de procréer artificiellement par insémination avec tiers donneur anonyme. La Cour avait alors noté que « pour l’essentiel, l’IAD n’est autorisée en France qu’au profit des couples hétérosexuels infertiles, situation qui n’est pas comparable à celle des requérantes » (§ 63). En effet, alors que le principe de non-discrimination exige de traiter de façon comparable des situations comparables, une femme seule ou deux femmes ne sont évidemment pas dans une situation comparable à un couple s'agissant de faire un enfant. Une femme seule ou deux femmes ne souffrent pas de stérilité physiologique, à l'inverse d'un couple hétérosexuel en âge de procréer.

Il s'agit, dans la présente affaire, de savoir si la Cour va maintenir sa jurisprudence réaliste ou reconnaître un « droit à l'enfant pour tous » par procréation artificielle.

Le contexte politique pourrait avoir une certaine incidence. La question de l’ouverture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes avait déjà fait l’objet d’âpres débats lors des discussions entourant l’adoption de la loi n° 2013-404 du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. Cette revendication des mouvements LGBT n’ayant jusque-là pas abouti par la voie législative interne, il était prévisible qu’elle serait portée devant la Cour européenne. Dans ce contexte, la récente élection de M. Emmanuel Macron à la Présidence de la République française aura une certaine influence car il s'est déclaré favorable « à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes », allant jusqu'à soutenir, sur Twitter le 16 février 2017, que « le fait que la PMA ne soit pas ouverte aux couples de femmes et aux femmes seules est une discrimination intolérable ». Or il n’est pas douteux que, dans des affaires sensibles comme celle en l'espèce, la Cour tienne compte dans ses décisions de l’acceptabilité politique de celles-ci par les autorités nationales : elle peut être plus encline à l’audace progressiste lorsqu’elle sait par avance que les autorités nationales accueilleront avec bienveillance un tel choix. De même, il est évident que les autorités nationales peuvent parfois savoir gré à la Cour de leur imposer l’adoption de réformes dans des matières controversées.

 

La présente requête s’inscrit dans la pure logique du droit à l’enfant. Les requérantes invitent la Cour à ne considérer que le seul point de vue d’adultes désirant avoir un enfant, une telle approche laissant de côté l’intérêt de l’enfant. Or si la loi française réserve la PMA aux couples hétérosexuels, c’est pour conserver à cette technique médicale un usage strictement thérapeutique et pour éviter que la médecine devienne un instrument de réalisation de désirs personnels. Plus généralement, il n’appartient pas à la société de corriger les conséquences sociales de comportements individuels librement choisis. En outre, le choix du législateur français ne vise en aucun cas à frustrer les personnes célibataires ou homosexuelles de leur désir d’enfant, mais à respecter autant que possible l’intérêt supérieur et le droit naturel de tout enfant à naître au sein d’une famille, à connaître ses père et mère et à être élevé par eux. Cela repose en particulier sur la conviction, parfois contestée actuellement, qu’il est préférable pour un enfant d’être élevé par ses parents ou au moins un père et une mère, plutôt que par une personne seule ou par deux personnes de même sexe.

Le droit à l’enfant participe de la dynamique transhumaniste, car il repose sur un détournement de la finalité thérapeutique de la médecine pour agir contre et au-delà de la nature, pour satisfaire les désirs individuels.

La présente espèce soulève d’importants questionnements tenant au lien entre le droit, la science et la nature. Le droit trouve son fondement ultime dans la nature humaine qui détermine le bien et le juste. Le désir d’avoir un enfant est profondément humain ; avec le désir de vivre, de vivre en société et d’apprendre, il fait partie des inclinations fondamentales de l’être humain. Il est respectable et universel en ce qu’il est un élément essentiel de la nature humaine. C’est cet enracinement dans la nature humaine du désir de procréer qui fonde le « droit de se marier et de fonder une famille ». Si ce droit n’était que l’expression de la volonté individuelle ou de la volonté générale, il ne serait pas universel et ne serait pas un droit de l’homme. Il n’y a pas de droits de l’homme sans nature humaine.

Cette même nature humaine qui est à l’origine du désir et du droit de se marier et de fonder une famille est aussi à l’origine de la faculté d’accomplir ce désir. Les deux sont inséparables en l’homme. Il est vain d’invoquer la nature humaine pour obtenir la réalisation d’un désir naturel selon des modalités contraires à la nature humaine, car on nie alors le fondement même que l’on prétend donner à sa revendication.

Cette même nature humaine qui fait naître le désir de devenir parent a aussi placé en l’enfant le besoin d’être élevé et aimé par ses véritables parents. Priver volontairement un enfant de ses véritables parents et de la connaissance de sa filiation est toujours une injustice grave, cause de souffrances. C’est le résultat de l’égoïsme d’adultes qui font passer leur désir avant l’intérêt de l’enfant au prétexte qu’ils ont acquis techniquement le pouvoir de décider de sa venue au monde.

Il est primordial d’actualiser la protection des droits des enfants pour répondre aux techniques nouvelles de PMA afin d’éviter qu’elles ne produisent des êtres humains comme des objets. Les enfants sont les êtres humains les plus vulnérables, surtout avant leur naissance, période durant laquelle leur reconnaissance en tant que personne et leur protection dépendent intégralement de la volonté des adultes. Et encore après la naissance, le besoin d’amour des enfants est tel qu’il crée une dépendance envers les adultes, quels qu’ils soient. Cette dépendance est aussi une vulnérabilité qui peut être exploitée par les adultes. A cet égard, comme la Grande chambre de la Cour européenne l’a souligné avec clairvoyance dans l’arrêt Paradiso et Campanelli c. Italie (n° 25358/12 du 24 janvier 2017), la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant doit être comprise de façon large, comme protégeant aussi les enfants en général, et doit être interprétée à la lumière de leur dignité humaine, ce qui implique de traiter les enfants humainement, c’est-à-dire comme une fin en soi et non comme le moyen de satisfaire le désir de tierces personnes d’avoir ou de ne pas avoir d’enfant.

La fonction des droits de l’homme est d’aider la société à préserver notre humanité contre toutes les démesures. Fondés après-guerre pour contrer la démesure idéologique des systèmes totalitaires, ils doivent aujourd’hui faire face à la démesure des désirs individuels qui nourrit l’idéologie transhumaniste. Les désirs individuels perdent toute mesure lorsqu’ils sont détachés de la nature. Le rôle de la Cour est d’aider les Etats à préserver notre humanité, et non pas à les forcer à lever les obstacles moraux à la réalisation des désirs individuels contre-nature.

Cette affaire peut être reliée à l’affaire R.F. et autres contre Allemagne (n° 46808/16), pendante devant la Cour, dans laquelle deux femmes allemandes demandent à être reconnues comme les mères d'un même enfant conçu par GPA, après implantation dans l'utérus de l'une l'ovule de l'autre après fécondation par un père anonyme.

Une condamnation de la France dans l’affaire Charron et Merle-Montet constituerait en outre un pas supplémentaire vers l’admission de la gestation par autrui (GPA), sous couvert d’interdiction de la discrimination, puisqu’il s’agit du seul moyen qui permettrait aux hommes homosexuels d’obtenir un enfant partiellement issu de leur sang.

Posté le 16 mai 2017 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

13 mai 2017

Les délires de la fécondation en éprouvette

23 Néerlandais nés d'une fécondation in vitro dans une éprouvette (pendant que certains de leurs frères et soeurs doivent encore êtres concernés dans des congélateurs) ont réclamé vendredi devant la justice un test ADN de l'ancien directeur d'une banque de sperme récemment décédé, qui pourrait être leur père biologique à tous.

Parents et enfants accusent ce médecin spécialiste décédé début avril d'avoir lui-même donné son sperme au lieu de celui du donneur choisi à la banque de sperme. Jan Karbaat, ancien directeur de cette clinique aurait affirmé être le père biologique de 60 enfants nés de fécondation in vitro.

L'avocat des familles a déclaré devant le tribunal civil :

"C'est une question d'identité, cela aide quelqu'un à former sa personnalité". "C'est un droit fondamental de savoir d'où l'on vient."

Fermé en 2009 en raison d'irrégularités administratives, le centre médical, suite à de nombreuses plaintes, fait l'objet de deux enquêtes de l'inspection de la santé publique. M. Karbaat aurait truqué les données, dépistages et descriptions des donneurs de sperme et dépassé le nombre maximum convenu de six enfants par donneur...

Environ 1,4 million d’enfants sont nés via une fécondation in vitro en Europe depuis 1997. Mais le recours à cette méthode serait parfois précipité, en raison de la manne financière que représente l’accompagnement des patients souffrant d’infertilité mais aussi une tendance à l’alarmisme en matière de qualité du sperme. Des couples pour qui une alternative existait auraient ainsi été dirigés vers la FIV. C’est ce qu’affirme un groupe de chercheurs européens dans une tribune publiée le 17 avril dernier dans l’European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology.

L'instruction Dignitas personae (2008) indique :

"L’expérience a montré, au contraire, que toutes les techniques de fécondation in vitro se déroulent en réalité comme si l’embryon humain était un simple amas de cellules qui sont utilisées, sélectionnées ou écartées.

Certes, environ le tiers des femmes qui ont recours à la procréation artificielle parviennent à avoir un enfant. Cependant, compte tenu du rapport entre le nombre total d’embryons produits et ceux effectivement nés, le nombre d’embryons sacrifiés reste très élevé. Ces pertes sont acceptées par les spécialistes des techniques de fécondation in vitro comme le prix à payer pour obtenir des résultats concluants. Il est très préoccupant de voir qu’en ce domaine, la recherche ne semble pas porter un réel intérêt au droit à la vie de chaque embryon, mais vise surtout à obtenir de meilleurs résultats en termes de pourcentage d’enfants nés par rapport aux femmes qui initient un traitement. [...] 

L’Eglise reconnaît la légitimité du désir d’avoir un enfant, et comprend les souffrances des conjoints éprouvés par des problèmes d’infertilité. Ce désir ne peut cependant passer avant la dignité de la vie humaine, au point de la supplanter. Le désir d’un enfant ne peut justifier sa «production», de même que celui de ne pas en concevoir ne saurait en justifier l’abandon ou la destruction.

En fait, on a l’impression que certains chercheurs, dépourvus de toute référence éthique et conscients du potentiel inhérent au progrès technologique, cèdent à la logique des seuls désirs subjectifs et à la pression financière, particulièrement forte en ce domaine. Face à l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire, il faut réaffirmer que « l'amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d'être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l'enfant, ou le jeune, ou bien encore l'homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d'eux il voit l'empreinte de sa propre image et ressemblance […] C'est pourquoi le Magistère de l'Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu'à son terme naturel »."

Posté le 13 mai 2017 à 09h44 par Michel Janva | Lien permanent

16 mai : soirée Jérôme Lejeune à Strasbourg

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Posté le 13 mai 2017 à 08h36 par Michel Janva | Lien permanent

12 mai 2017

Face à Emmanuel Macron, Alliance Vita appelle à la mobilisation

Voici le communiqué :

Capture d’écran 2017-05-11 à 21.06.28"Nous voilà pour 5 ans sous la présidence d’Emmanuel Macron. Après le déplorable quinquennat de François Hollande, cette perspective appelle à la plus grande vigilance. Nous poursuivons notre mise en garde car, avec Emmanuel Macron, plusieurs menaces sont d’ores et déjà d’actualité.

1. DES PRISES DE POSITION DANGEREUSES OU INCERTAINES

À sa façon de traiter les questions de société, Emmanuel Macron pourrait ressembler au candidat Hollande de 2012, même si nous ignorons le calendrier des réformes qui menacent. Nous en avons alerté fortement les Français, notamment en publiant nos baromètres bioéthiques pendant la campagne : Son soutien affiché à la procréation artificielle "sans père" pour les femmes célibataires ou homosexuelles sans problème d’infertilité ; Sa tolérance accrue à la gestation pour autrui (GPA), au travers de la facilitation de la reconnaissance des enfants conçus à l’étranger par l’état civil français ; Son discours ambigu sur la fin de vie ; Ses positions libertaires sur l’avortement.

2. SON ENTOURAGE TRANSGRESSIF

De Pierre Bergé à Jacques Attali, en passant par Bernard Kouchner et Daniel Cohn-Bendit, plusieurs soutiens emblématiques du nouveau président appartiennent à la nébuleuse libertaire qui a déjà énormément contribué à l’effondrement de notre société. Mais d’autres proches d’Emmanuel Macron ne sont pas sur leur ligne.

3. L'HORIZON CRUCIAL DES LÉGISLATIVES

La première étape de notre action à venir se concentre donc sur les élections législatives. Les équipes VITA rencontrent actuellement les principaux candidats pour les mobiliser et les alerter sur la casse sociétale et les enjeux bioéthiques des prochaines années. C’est notre urgence ! Pendant cinq ans, il faudra peser sur le monde politique, que nous savons fracturé et dispersé, pour éviter les lois transgressives et favoriser les lois de reconstruction ; il faudra aussi être capable de mobiliser dans la rue."

Posté le 12 mai 2017 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent

11 mai 2017

Malgré Macron, les Sentinelles toujours debout

Même à Montpellier où des "Sentinelles" ont rappelé le 10 mai 2017 soir devant la Préfecture que l'esclavage qui avait été aboli en 1848 reste une triste réalité contemporaine avec la Gestation Pour Autrui (GPA), pratiquée, tolérée ou facilitée avec la circulaire Taubira de 2013. La repentance a des limites et la cohérence serait d'abolir la GPA sous toutes ses formes.

MPL 2 10 05 17 (1)

MPL 2 10 05 17 (2)

Posté le 11 mai 2017 à 21h32 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2017

Avant de partir Hollande signe un décret contre les enfants trisomiques

Communiqué de la Fondation Lejeune :

0s9"L’AP-HP vient d’annoncer (le 5 mai) la mise en place d’une plate-forme de dépistage automatisé des aneuploïdies fœtales (au premier rang desquelles la trisomie 21). Par ailleurs, un décret vient d’être publié (le 7 mai) pour insérer dans le système de santé un nouveau test de détection prénatale (non invasif, contrairement à l’amniocentèse).

Pour la fondation Jérôme Lejeune ces deux informations illustrent l’enfermement de nombreux responsables de la santé et politiques dans le système installé en France depuis 20 ans, et qui conduit aujourd’hui à l’élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance.

1. L’argument trompeur de la baisse des amniocentèses

Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune dénonce depuis des mois cette approche, plus particulièrement dans son dernier livre « Les premières victimes du transhumanisme » (Edition PGdR 2016).

« Les médecins qui s’appuient sur l’argument selon lequel le nouveau test va diminuer le nombre d’amniocentèses servent un argument marketing, de nature à faire vendre, mais stigmatisant pour les personnes atteintes de trisomie 21. Ils justifient leur demande en invoquant une baisse des amniocentèses qui provoquent l’élimination d’enfants sains. Ils utilisent un argument eugéniste, qui tend à discriminer les « fœtus trisomiques » des « fœtus sains ». En valorisant la vie des enfants non atteints, à épargner grâce au test non invasif, ces médecins nient la valeur de la vie des enfants atteints de trisomie 21. Ce faisant ils activent une discrimination, ils délivrent un message de rejet violent aux personnes trisomiques et à leurs proches.»

Par ailleurs, la fondation Jérôme Lejeune s’interroge sur la réalité de l’argument selon lequel ce test diminuerait, via la baisse du nombre d’amniocentèses, le nombre de fœtus sains éliminés.

2. Un décret pris dans la précipitation

Depuis des mois la fondation Jérôme Lejeune alerte les responsables politiques sur l’urgence d’un réveil des consciences et la nécessité de prendre du recul face à l’arrivée de la nouvelle technique de dépistage prénatal non invasif. Loin de cette attitude, le gouvernement sur le départ a précipité la décision. Et ce alors même que l’enjeu fait débat dans plusieurs pays, et que le rapport de la HAS qui devait exposer une réflexion générale n’a pas été publié. Pour Jean-Marie Le Méné :

« Un pays qui élimine déjà en masse les enfants trisomiques avant leur naissance (96% des enfants détectés in utero), doit d’abord repenser collectivement le bien-fondé d’une offre de soins qui conduit à rendre mortelle une pathologie, la trisomie 21, qui ne l’est pas. L’heure n’est pas à éradiquer mieux mais à accueillir et soigner plus. »

Posté le 10 mai 2017 à 18h26 par Michel Janva | Lien permanent

La CFTC félicite Emmanuel Macron : des adhérents mettent en garde

La CFTC a félicité Monsieur Macron pour son élection. Cela a agacé certains militants. En effet, au-delà de la formule de courtoisie habituelle, le syndicat CFTC de la métallurgie des Yvelines souhaite ajouter un point d’attention sur

Capture d’écran 2017-05-10 à 17.54.15"les éléments d’idéologie anti-vie qui apparaissent dans le programme du nouveau Président.

Il s’agit de l’instrumentalisation des personnes comme objets de trafics. Qu’est-ce que la GPA sinon un trafic d’être humain vivant, sinon la réduction d’une femme à être une usine à enfant(s) conformes à un cahier des charges ? Qu’est-ce que la légalisation de l’euthanasie si ce n’est la pré-éminence de l’utile ou de l’agréable sur l’être, sur l’existence d’une vie humaine? Qu’est-ce qu’un programme scolaire orienté « efficacité économique » si ce n’est l’instrumentalisation des personnes pour des fins matérielles? Qu’est-ce que la recherche consommatrice d’embryons humains si ce n’est la réduction des personnes à du matériel?

Il y a beaucoup à craindre d’une telle idéologie. Le syndicaliste doit être attentif aux germes antisociaux qu’elle inoculera dans le monde du travail : la vie serait inférieure à ses attributs, ce qui crée une précarité insoutenable (« no future ») au cœur même des entreprises.  Conformité, utilité, plaisir, castes-classes-esclavages, fun and money, panem et circencens (du pain et des jeux) diraient les empereurs romains : ferments de décadence garantie, parce que la nature humaine n’est pas respectée.

La CFTC est immédiatement entrée en résistance face aux matérialismes nazis et communistes, elle doit entrer immédiatement en résistance face au matérialisme qui a pris un pouvoir supplémentaire lors de cette élection présidentielle et aider le nouvel exécutif à ne pas verser dans cette ornière."

Posté le 10 mai 2017 à 17h56 par Michel Janva | Lien permanent

05 mai 2017

Avec Emmanuel Macron, les plus riches pourront s’acheter un enfant en toute légalité

Communiqué du Cercle Fraternité suite aux engagements d’Emmanuel Macron auprès des lobbies LGBT :

"Avec Emmanuel Macron, les plus riches pourront s’acheter un enfant en toute légalité !

La GPA légalisée si les clients paient le juste prix ! Quoiqu’il en dise, Emmanuel Macron a choisi son camp dès le début de ses promesses de campagne : celui des clients de Gestation Pour Autrui contre celui des femmes et des enfants.Il souhaite supprimer les minces difficultés administratives des commanditaires d’une GPA à l’étranger garantissant ainsi la levée du dernier obstacle à l’achat d’enfant.

Depuis le 16 avril dernier son offensive « pro GPA » est clairement assumée : en signant un accord avec les lobbys LGBTI, le candidat Macron s’engage à « lancer une initiative internationale afin de s’attaquer au problème de la GPA très peu payée et subie ».

Sous couvert de protéger les mères porteuses en les rétribuant « au juste prix », il valide le trafic humain en ouvrant le marché à ceux qui ont les moyens de louer des ventres et d’acheterdes enfants : les clients les plus riches !Le Cercle Fraternité s’oppose fermement au diktat de l’argent roi : les femmes et les enfants ne sont pas des biens de consommation. Refusons la légalisation du trafic d’êtres humains ! Non à la GPA! Non à Macron! Avec Marine, pour une société qui défend l’enfance et respecte les femmes!"

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Posté le 5 mai 2017 à 21h42 par Michel Janva | Lien permanent

La Fondation Jérôme Lejeune reçoit le prix « Evangelium Vitae 2017 »

34225431662_016501b7b8_zLe Centre pour l’éthique et la culture de l’université Notre Dame dans l’Indiana, une des plus prestigieuses universités catholiques des États-Unis, a remis officiellement le 29 avril la médaille « Evangelium Vitae 2017 » à la Fondation Jérôme Lejeune. Cette médaille « Evangelium Vitae » est le prix le plus important aux États-Unis, récompensant un acteur de la défense de la vie. Attribué chaque année, ce prix est doté d’une somme de 10 000 $. Lors de la remise de ce prix à Thierry de la Villejégu, directeur de la Fondation Jérôme Lejeune, accompagné de Madame Birthe Lejeune, le professeur Snead a salué

« la Fondation Jérôme Lejeune qui continue de s’exprimer en faveur des déshérités de la société. […] Elle aide le monde à voir avec les yeux du professeur Lejeune, à aimer avec une hospitalité et une charité sans limite, et à apprécier la beauté de nos différences ».

Dans un message envoyé pour l’occasion le pape François s’est félicité :

« Consciente de l’engagement de la Fondation Jérôme Lejeune à aider les enfants atteints de troubles de génétique de l’intelligence, Sa Sainteté prie pour que cette remise de prix puisse mettre en évidence le besoin urgent de soutenir et défendre La dignité de toute vie humaine, de sa conception à sa mort naturelle. Cela comprenant non seulement le service aux enfants ayant des besoins spéciaux, mais aussi la prise en charge et le soutien de leurs familles, qui «rendent à l’Église et la société un témoignage inestimable de fidélité au don de Vie ‘( Amoris Laetitia 47). « 

Posté le 5 mai 2017 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent

04 mai 2017

Un peu plus loin dans l'abominable

Un site Internet australien propose à des femmes d’exécuter des bijoux à partir de leur lait maternel, de placenta, de cellules souches de sang de cordons, ou de cendres des personnes aimées, mais aussi à partir d’embryons humains surnuméraires issus de fécondations in vitro (FIV). Un nouveau business qui exploite sans scrupules les ambiguïtés entretenues concernant le statut de personne de l’embryon humain.

A l’issue d’un parcours de PMA, les personnes ayant pu mettre au monde un ou plusieurs enfants, doivent décider d’un sort pour leurs embryons surnuméraires conservés dans des cuves d’azote. C’est une question qui hante certains parents quand, une fois leur projet parental réalisé, des embryons créés sont encore « disponibles » à l’implantation en vue d’une grossesse. Une femme expliquait que « ces embryons étaient ses enfants. Congelés ». Mais ces parents n’ont pas toujours les moyens, ou l’envie, de les faire adopter, de les donner à la recherche, ni ceux d’assumer dans le temps leurs « coûts de stockage » élevés.

Une ancienne sage-femme, Amy McGlade, a trouvé une « solution » finale : elle propose d’en faire des bijoux.

Posté le 4 mai 2017 à 20h18 par Michel Janva | Lien permanent

4 mai : soirée sur Jérôme Lejeune à Toulouse

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Posté le 4 mai 2017 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

03 mai 2017

Bébés éprouvettes : Deux amis de longue date découvrent qu’ils sont frère et soeur

Deux jeunes Britanniques, Georgia Bond et Jack Bowman, sont meilleurs amis depuis des années. Originaires de Liverpool, ils ont également en commun d’être tous les deux nés d’une fécondation in vitro. Aussi, les deux adolescents s’amusent de la possibilité d’être issus du même donneur de sperme. Mais la plaisanterie va s’avérer exacte.

Georgia a raconté dans un message sur Facebook :

“Il y a quelques semaines, nous avons découvert que nous pouvions accéder à des détails à propos de nos donneurs”.

Jack recueille ainsi l’information qu’il a une sœur née en 1998, l’année de naissance de Georgia. La jeune femme entreprend à son tour la démarche. Après des semaines d’attente anxieuse, les résultats tombent enfin.

“Aujourd’hui, nous avons découvert que nous avions le même donneur de sperme, donc nous sommes réellement frères et sœurs”.

Sur Twitter, certains leur ont fait remarquer que sans cette découverte de parenté, ils auraient pu avoir une relation incestueuse... L’adolescente a aussitôt tweeté qu’il n’en était rien : son frère est LGBT. Sic.

Posté le 3 mai 2017 à 15h26 par Michel Janva | Lien permanent

01 mai 2017

Ne confondons pas la paix avec l’anesthésie de nos consciences

Face à l'hystérie de certains, qui croient entendre les bottes des heures les plus sombres..., Tugdual Derville met en avant les bonnes priorités :

Capture d’écran 2017-05-01 à 18.09.33"[...] Sur les sujets de VITA, nous avons conçu cette série de baromètres, dès les primaires des grands partis. Leurs dix points sont essentiels, car il n’y a pas de politique digne de ce nom sans conception ajustée de l’homme. Nous actualisons ces tableaux à partir des informations de plus en plus riches sur le passé des candidats, leurs programmes et leurs déclarations. A l’heure où nous sommes, il nous paraît objectif de constater qu’Emmanuel Macron propose, sur plusieurs points majeurs, d’aggraver ce que nous avons appelé la « casse sociétale » du quinquennat Hollande. Je pense surtout à son projet d’ouvrir la PMA aux femmes célibataires ou homosexuelles. Son intervention auprès des collégiens leur demandant si certains « ont deux papas ou deux mamans », assortie d’une instruction civique particulièrement intrusive, confirme son état d’esprit. Sur ce sujet, Marine Le Pen affirme vouloir rétablir l’intégrité du mariage et de la filiation. Dont acte. Mais nous prenons soin de préciser que ces critères, pour importants qu’ils soient (on dit parfois de certains qu’ils sont « non négociables »), ne sont pas exclusifs. À chacun de les relier aux autres points qui lui semblent essentiels avant de faire son choix. Je précise que, sur le sujet de l’avortement, aucun des onze candidats n’a exprimé une position générale acceptable à nos yeux. Or, il faudrait relever ce défi douloureux, par une politique tranchant vraiment avec celle qu’a encore aggravée François Hollande à quatorze reprises…

Que répondez-vous à ceux qui estiment qu’avec Marine Le Pen adviendrait une guerre civile ?

On agite des deux côtés la peur du chaos. Justement, je pense souvent à cette « paix factice » dans laquelle nous croyons vivre en France quand nous oublions les atteintes à la vie. Je ne veux jeter la pierre à personne, parce que j’aime, comme chacun, vaquer paisiblement à mes occupations parfois futiles. Mais je me souviens de mère Teresa qui nous alertait à propos de nos pays qu’elle disait « plus pauvres encore que l’Inde » en constatant la banalisation des atteintes à la vie dont parlait aussi son « ami » Jean-Paul II à chacune de ses visites dans cette France qu’il aimait tant ! Je pense aussi à Emmanuel Mounier qui se disait plus choqué par l’injustice que par le désordre, ou à René Girard évoquant ces boucs émissaires que toute société aime désigner et éliminer dans l’inconscience générale.

Avons-nous conscience, pour citer un seul exemple, de l’ampleur de l’eugénisme « démocratique » qui blesse déjà notre société ? Quelle est cette paix que nous voulons préserver si nous fermons les yeux sur ces « étrangers » rejetés par centaines de milliers aux frontières de la vie que sont ces fœtus trisomiques, et autres êtres humains jugés non conformes, indésirables ? Le migrant aussi est très vite traité en bouc émissaire… C’est ce que dit à sa façon le pape François dans Laudato si’ : la personne âgée, la personne handicapée, l’étranger, celui qui vit dans la misère ou sans domicile, et aussi l’embryon humain livré aux laboratoires, tous sont des pauvres à considérer et protéger. Un tel constat douloureux renvoie sans doute dos à dos les deux finalistes et leurs challengers du premier tour de cette élection présidentielle. Mais il interroge aussi chacun d’entre nous sur les critères qui définissent à nos yeux la paix. Nous la confondons trop vite avec la tranquillité et l’anesthésie de nos consciences, voire la protection de nos biens matériels. Or la paix découle de la justice, qui elle-même émerge de la vérité, à oser regarder en face. Ainsi, même notre légitime souci de sécurité face à la menace terroriste devrait nous éveiller à l’insécurité subie par d’autres êtres humains, dont l’humanité est occultée…"

Posté le 1 mai 2017 à 18h10 par Michel Janva | Lien permanent

26 avril 2017

Un professeur sanctionné à l’Université catholique de Louvain pour avoir critiqué l’avortement : une injustice insupportable

Article de Pierre-Olivier Arduin publié sur le blog de la Famille Missionnaire de Notre-Dame :


Pierre-Olivier-ARDUIN_visuel"Le 25 mars 2017, jour anniversaire de la publication d’Evangelium vitae sur l’inviolabilité de la vie humaine par saint Jean-Paul II le 25 mars 1995, les autorités académiques de l’Université catholique de Louvain (UCL) suspendaient le cours de philosophie du professeur Stéphane Mercier en raison de sa prise de position contre l’avortement lors d’une leçon donnée devant des étudiants du baccalauréat canonique à la faculté des sciences appliquées. En conformité avec le cahier de charge du cours de philosophie centré sur la question de l’homme, le professeur a en effet proposé à ses élèves une argumentation philosophique et éthique montrant que l’embryon humain est une personne dès la conception et concluant dès lors que l’avortement constituait un meurtre en mettant fin à la vie d’une personne.

Pour justifier leur décision, les autorités de l’UCL avancent dans un communiqué publié le 21 mars que « le droit à l’avortement est inscrit dans le droit belge et la note dont l’UCL a eu connaissance est en contradiction avec les valeurs portées par l’université. Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable ».

Après la suspension du professeur Mercier, une procédure disciplinaire a été par ailleurs diligentée en vue d’autres sanctions à son égard. Cette décision qui émane des plus hautes autorités universitaires de Louvain constitue une injustice insupportable à plus d’un titre. Aussi souhaiterais-je m’élever fermement contre elle en montrant que ce jugement inique menace certes la liberté d’enseignement mais contredit gravement la législation canonique qui régit les Universités catholiques.

Une liberté académique entravée

Des intellectuels belges ont contesté ce jugement, y voyant une menace contre la « liberté académique et d’expression » à l’instar des professeurs Jean Bricmont et Michel Ghins, professeurs émérites de l’UCL dont le premier se dit athée et pro-choix tandis que le second se définit comme catholique et pro-vie[1]. « Y a-t-il des sujets qui ne peuvent pas être discutés dans un cours de philosophie à l’Université ? Notre réponse est clairement : non. Tous les sujets peuvent être abordés, pourvu qu’ils le soient en conformité avec la rigueur et l’excellence académiques, tout en éveillant l’esprit critique des étudiants ». Ils ajoutent dans leur tribune qu’ « il est pour le moins surprenant de constater l’émergence à l’UCL d’une sorte de néo-cléricalisme de la bienpensance politiquement correcte, d’une forme de nouvelle police de la pensée qui frapperait les positions minoritaires lorsqu’elles sont prises à partie par les médias et qu’elles sont susceptibles de heurter une majorité de l’opinion. L’Université doit rester un lieu de pensée libre et de débats ouverts ». Je partage bien évidemment cette analyse mais voudrais développer un point fondamental à verser au dossier de la défense du professeur Stéphane Mercier : le statut de l’Université catholique de Louvain qui aurait dû conduire à la protection de sa mission au service de la vérité par les dirigeants eux-mêmes.

La législation canonique de l’Eglise bafouée

Les autorités de l’UCL oublient en effet qu’elles ne peuvent se soumettre ainsi aux idéologies du moment et qu’il existe un document ecclésial princeps énonçant les normes régissant les Universités catholiques et qui les obligent gravement : la constitution apostolique Ex Corde Ecclesiae – « Née du Cœur de l’Eglise » –  publiée par saint Jean-Paul II le 15 août 1990 [2]. Lui-même universitaire de renom, le Pape Jean-Paul II a laissé un patrimoine doctrinal très riche sur la question de l’enseignement universitaire couronné par cette constitution apostolique qu’il a longuement méditée avant de la rendre publique. Les normes générales définies dans ce texte intégrées dans le Code de Droit Canon ne sauraient être ignorées par les dirigeants d’Universités catholiques quels qu’ils soient sans faute objective de leur part.

Saint Jean-Paul II affirme que cette constitution représente la « magna charta » des Universités catholiques (n. 8) qui ont pour mission de « se consacrer entièrement à la recherche de tous les aspects de la vérité dans leur lien essentiel avec la Vérité suprême qui est Dieu » (n. 4). Il fait de la fidélité au message chrétien présenté par l’Eglise l’une des caractéristiques essentielles d’une Université catholique (n. 13) et précise en particulier dans le domaine des sciences le primat de l’éthique et de la dignité humaine sur la technique dans un dialogue entre foi et raison (n. 15 et 18).

Le Pape Wojtila insiste on ne peut plus clairement sur le fait qu’une université catholique entretient « un lien spécial avec le Saint-Siège » et que de ce lien « dérivent plusieurs conséquences : la fidélité de l’Université, en tant qu’institution, au message chrétien et la reconnaissance et l’adhésion à l’autorité magistérielle de l’Eglise en matière de foi et de morale » (n. 27). Il ajoute que les « membres catholiques de la communauté universitaire, à leur tour, sont eux aussi appelés à une fidélité personnelle à l’Eglise avec tout ce que cela comporte » tandis que « des membres non catholiques, on attend le respect du caractère catholique de l’institution au sein de laquelle ils travaillent » (n. 27).

Il ressort de ces propos sans ambiguïté que le professeur Mercier avait non seulement le droit de défendre rationnellement la vie humaine dans un cours de philosophie mais qu’il s’agissait même d’un devoir au regard des exigences de sa mission dans une Université catholique. En proposant un argumentaire philosophique contre l’avortement, il a été fidèle au magistère ecclésial sur la protection de la vie humaine développé dans la grande encyclique Evangelium vitae du Pape Jean-Paul II et a répondu à son appel en tant qu’intellectuel : « Les intellectuels peuvent faire beaucoup pour édifier une nouvelle culture de la vie humaine (…). Nourrissant leur inspiration et leur action à la pure sève de l’Evangile, ils doivent s’employer à favoriser une nouvelle culture de la vie, par la production de contributions sérieuses, bien informées et susceptibles de s’imposer par leur valeur à l’attention et au respect de tous (…). Les Universités fourniront aussi un apport spécifique, les Universités catholiques en particulier[3]»

Au contraire, les dirigeants de l’UCL ont gravement bafoué la législation canonique en méconnaissant totalement leurs devoirs. Rappelons ainsi les normes générales d’Ex Corde Ecclesiae : une Université catholique est tenue « d’incorporer ces Normes générales dans les documents relatifs à son gouvernement » (§3 art. 1), « l’identité de l’Université catholique est essentiellement liée à la qualité des professeurs et au respect de la doctrine catholique, l’autorité compétente a la responsabilité de veiller sur ces deux exigences fondamentales selon les indications du Droit canon » (§1, art. 4), « tous les professeurs catholiques doivent accueillir fidèlement et tous les autres professeurs doivent respecter la doctrine et la morale catholiques dans leur recherche et leur enseignement » (§3 art. 4).

Défense du statut des universités catholiques

Cette affaire ne peut donc demeurer en l’état. Le professeur Mercier doit être promptement réintégré à l’UCL et son excellence universitaire réhabilitée. En revanche, ses dirigeants doivent être rappelés à l’ordre, voire blâmés si nécessaire par les autorités ecclésiastiques compétentes. L’alinéa 2 de l’article 5 des Normes générales stipule ainsi que « chaque évêque (…) a le droit et le devoir de veiller à la préservation et au renforcement du caractère catholique des Universités. Si des problèmes relatifs à cette exigence essentielle devaient surgir, l’évêque local serait tenu de prendre des initiatives nécessaires pour les résoudre (…) et si besoin était avec l’aide du Saint-Siège ». L’article 1 rappelle ce « droit d’intervention du Saint-Siège lorsque cela s’avère nécessaire ». La réaction de la Conférence épiscopale belge reste à ce jour timorée, les évêques faisant savoir qu’ils faisaient « confiance à la procédure interne menée par l’UCL » tout en rappelant leur opposition à « l’avortement en raison du respect pour la vie ».

La Congrégation pour l’Education catholique garante du respect de la constitution apostolique Ex Corde Ecclesiae par les Universités catholiques à travers le monde et le nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie institué par le Pape François le 4  juin 2016 [4] pourraient ainsi intervenir en faveur du professeur Mercier et régler une affaire qui dépasse le cadre de l’Université catholique de Louvain. Leur prise de position devrait « faire jurisprudence » et rappeler à tous les professeurs et dirigeants des universités catholiques la mission qu’ils reçoivent de l’Eglise au service de la vérité dans le respect de la doctrine catholique.

Posté le 26 avril 2017 à 18h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

25 avril 2017

Le Pen et Macron face aux enjeux principaux de la défense de la famille et de la filiation

Capture d’écran 2017-04-24 à 21.01.01Le site Boomerang animé par La Manif Pour Tous a été actualisé : les positions des 2 finalistes sur les questions familiales sont en ligne. Extraits

Mariage :

  • Marine Le Pen : Créer une union civile (PACS amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira, sans effet rétroactif.
  • Emmanuel Macron : Nous défendrons le mariage pour tous, qui est un acquis fondamental du quinquennat

Location d'utérus (GPA) : 

  • Marine Le Pen : Face aux pressions d’autorités supranationales, maintenir l’interdiction de la GPA
  • Emmanuel Macron : je m’engage à ce que les enfants issus de la GPA nés à l’étranger voient leur filiation reconnue à l’état-civil français.

Genre :

  • Marine Le Pen : vous avez quelque part, comme les socialistes d’ailleurs, toujours une petite tendance, une petite dérive totalitaire.
  • Emmanuel Macron :  Oui, il convient de mener une réflexion prospective sur l’enregistrement à l’état civil des personnes intersexuées

Natalité :

  • Marine Le Pen : Mettre en œuvre une vraie politique nataliste réservée aux familles françaises, en rétablissant l’universalité des allocations familiales et en maintenant leur indexation sur le coût de la vie.
  • Emmanuel Macron : nous défendrons le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). 

Ecole :

  • Marine Le Pen : Garantir la liberté de scolariser ses enfants selon ses choix
  • Emmanuel Macron : la lutte contre la haine anti-LGBT doit être abordée dans le cadre de l’enseignement moral et civique

Posté le 25 avril 2017 à 13h52 par Michel Janva | Lien permanent

PMA, GPA et don d’ovocytes : Macron veut aller plus loin dans les manipulations

Jacques Bompard alerte les défenseurs de la famille :

"Au lendemain des élections présidentielles, les questions bioéthiques qui fondent notre civilisation sont à nouveau frappées par l’omerta. Jean-François Delfraissy, nouveau président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), se fait remarquer par une déclaration aussi prévisible qu’alarmante. Alors qu’il devait rendre un avis consultatif sur la Procréation médicalement assistée (PMA), Jean-François Delfraissy réserve l’avis du comité et reporte sa publication après les élections présidentielles pour « éviter le risque de manipulation ». Cet avis devrait être rendu public « avant la fin du printemps » et traitera de l’ouverture de la PMA aux femmes homosexuelles et aux femmes célibataire, de la GPA et du don d’ovocytes. Selon le président du CCNE l’avis « ne contentera pas tout le monde ».

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Cette vraie-fausse information laisse planer un pseudo suspens à la lumière de l’idéologie relativiste qui anime le CCNE : « nos réflexions sont valables pour un temps donné, dans un contexte sociétal et international qui est lui-même mouvant et changeant ». Le comité atteint d’un excès de zèle veut s’imposer comme le gourou d’une éthique « renouvelée », au point d’être vidée de sa substance puisqu’ « il n’existe pas de choses intangibles auxquelles il ne faut pas toucher ». Le courant progressiste libertaire peut donc compter sur cette cellule de bureaucrates qui se croient au-dessus de l’ordre naturelle. Inconscients, ils veulent mettre plus encore à genoux notre société en déstructurant les familles, en chosifiant les enfants à naître et en rendant vertueux la marchandisation du corps humain.

Pour lutter contre cette déshumanisation de la société, Jacques Bompard, soucieux de protéger les Français contre les déviances mortifères des gouvernements successifs a préparé une proposition de loi complète visant à protéger la vie de son commencement à son achèvement naturel au service de la bioéthique et du bien commun."

Posté le 25 avril 2017 à 11h51 par Michel Janva | Lien permanent

François Hollande a transgressé les lois de bioéthique selon une logique financière et eugénique

Gènétique a interrogé Jean-Marie Le Méné sur le bilan bioéthique du quinquennat Hollande :

Quelles vous semblent être les principales caractéristiques de ce quinquennat en matière bioéthique ?

Ce qui me semble frappant, c’est l’ampleur de ces réformes : avortement, procréation médicalement assistée, fin de vie, euthanasie, recherche sur l’embryon, GPA, don d’organes, eugénisme, stigmatisation de la trisomie 21. Ces changements ont été votés en dehors du cadre des lois de bioéthiques qui doivent faire l’objet d’une révision en 2018. Ils ont été imposés au calendrier parlementaire par la majorité présidentielle, esquivant le débat public, et souvent votés en catimini, dans l’indifférence, parfois noyés dans des projets de lois fleuve. Un choix dommageable quand on aborde des questions aussi sensibles touchant à la vie humaine, usant de surcroît d’une approche délibérément transgressive, imposant une vision à la fois libérale et libertaire qui fait le lit du transhumanisme.

Quelles vous semblent être les conditions qui ont conduit à l’adoption de ces textes ?

JMLM : Le gouvernement s’est appuyé sur un certain nombre de ressorts.

Le premier moteur qui a légitimé ces réformes « sociétales » est celui de la compassion. La recherche sur l’embryon a été élargie sous prétexte de donner un espoir aux patients qui attendent les traitements de ces recherches. Mais depuis 20 ans en France et presque 40 en Grande-Bretagne, aucun résultat probant n’a été obtenu. Sous prétexte de compassion et de droit des couples stériles à avoir des enfants, la pratique de la PMA reverse la logique : l’enfant n’est plus accueilli, il est produit. C’est aussi au nom de la compassion que le gouvernement a adopté le principe de consentement présumé au don d’organes, porté par une logique utilitariste et une conception du corps comme simple matériau dont la collectivité peut disposer.

Le second ressort est l’autonomie, érigée en valeur absolue. Sous couvert d’autonomie de la femme, le gouvernement s’est attaché à supprimer les derniers garde-fous qui encadraient sa décision d’avorter : suppression du délit d’entrave, suppression du délai de réflexion. Les facilités d’accès ont été favorisées avec notamment l’élargissement de la pratique de l’avortement médicamenteux aux sages-femmes, la fixation de quotas indexés sur le nombre de naissances vivantes… Ces mesures ont conduit à banaliser un acte qui supprime une vie, et dont les conséquences se font douloureusement ressentir. Et parce que la femme est devenue légitime à avorter, sa souffrance n’est plus audible, elle est renvoyée à une solitude infernale.

Mais c’est aussi au nom de l’autonomie que sont condamnés volontaires des malades et des personnes en fin de vie, le gouvernement ayant choisi de légaliser la sédation profonde et continue jusqu’au décès, avec arrêt de l’alimentation et de l’hydratation désormais clairement assimilés à des traitements. Ce pas franchi vers la légalisation de l’euthanasie conduit à inciter à choisir la mort plutôt qu’à accepter l’accompagnement de l’humble humanité des derniers instants. Combien de familles meurtries de s’être fait voler la fin de vie d’un des leurs ? Dans ce contexte, la situation de Vincent Lambert manifeste avec acuité la recomposition sans pitié du rapport de la société à ses membres les plus fragiles.

Quel est la signification sociale de ces changements ?

Sur un plan scientifique, le progrès, dont la finalité devient floue, n’est plus astreint à aucune limite. Est juste ce qui va dans le sens du progrès, est injuste ce qui s’y oppose. Dans ce contexte, toute régulation, vécue comme une contrainte insupportable, se trouve vouée l’échec.

Par ailleurs, il me semble que ces réformes sont assez typiques d’un basculement des valeurs de l’éthique de notre société, remplacées par une logique financière, eugénique et transhumaniste. De fait, sur des enjeux de procréation médicalement assistée, de GPA, de dépistage de la trisomie 21 par exemple, la technique et le marché ont pris le pas sur l’éthique. Les manipulations dans le cadre des techniques de reproduction ont conduit à la chosification de l’embryon humain, qui, trié via la sélection embryonnaire, permet l’eugénisme. C’est un eugénisme de convenance, assumé dans le cas de la trisomie 21, et qui sert le mythe de l’enfant parfait, premier pas vers un post-humain sans défaut et augmenté.

Enfin, des limitations graves de la liberté d’expression remettent en question les fondements même du contrat social quand la parole d’un film défendant les enfants trisomiques est censurée, quand l’information sur l’avortement fait l’objet d’un délit quand elle n’est pas conforme à une « vérité d’Etat »…

Il serait temps de retrouver la cohérence des principes fondateurs que nos sociétés ont oubliés pour tracer un chemin conforme à la dignité de la personne humaine."

Posté le 25 avril 2017 à 09h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

24 avril 2017

Biopolitique : Marine Le Pen vs Emmanuel Macron

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Posté le 24 avril 2017 à 09h11 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2017

« Droits de l’homme et ‘bricolage procréatif’ »: la CEDH saisie par les deux «mères» d’un même enfant

La Cour européenne des droits de l’homme a été saisie d’une affaire ayant trait à la filiation d’un enfant conçu artificiellement par deux femmes vivant en couple. L’une des deux ressortissantes allemandes unies par un partenariat civil a mis au monde un enfant en ayant recours à la PMA en Belgique, car l’Allemagne réserve cette technique aux couples hétérosexuels souffrant d’infertilité.

L’enfant a été conçu au moyen d’un ovocyte prélevé dans l’une des partenaires, fécondé in vitro par un homme anonyme, et implanté dans l’utérus de l’autre femme. Pauvre enfant.

Les deux femmes et l’enfant se plaignent devant la Cour du refus des juridictions allemandes d’enregistrer automatiquement la partenaire de la femme ayant accouché comme mère légale et second parent de l’enfant. 

Une condamnation de l’Allemagne dans cette affaire constituerait un pas supplémentaire vers l’admission de la gestation par autrui (GPA) : la pratique dont ont usé les requérantes adultes est précisément une forme de GPA puisqu’une femme porte un enfant qui a été implanté dans son utérus alors qu’elle lui est génétiquement étrangère, l’enfant ayant été conçu à partir d’un ovule fourni par une autre femme.

Posté le 22 avril 2017 à 13h27 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2017

Macron est dans la droite ligne des gouvernements successifs de François Hollande depuis la loi Taubira

Témoignage d'un haut-fonctionnaire à propos des positions de macron sur les questions éthiques et de société (GPA, PMA, euthanasie...) :

"La position de M. Macron est dans la droite ligne de celle affichée par les gouvernements successifs de M. Hollande depuis la loi Taubira. C'est du progressisme mou qui avance masqué. Cette position consiste à proclamer plus ou moins clairement, suivant les interlocuteurs que l'on veut séduire ou rassurer, que la GPA restera interdite, tout en feignant de ne pas voir qu'elle se met en place dans les faits. C'est exactement ce  qui était annoncé dans la tribune du groupe Cambacérès publiée  en 2013 par Atlantico : comme tout le droit de la filiation est lié au mariage, la loi Taubira ouvre la porte au droit à l'enfant, et donc au trafic d'enfants, bien sûr sans le dire et sous le noble couvert de l'égalité entre les personnes quelle que soit leur orientation sexuelle (...)

Sur le sujet de la PMA pour les couples de femmes et de la GPA pour les couples d'hommes, M. Bergé a parfaitement raison. Si rien n'est fait, si on évite tout débat, si on laisse faire l'ultralibéralisme sociétal au nom duquel tout est permis, on dira dans 5 ans que le droit doit s'adapter aux faits (ce qui est la négation même du droit...) , et la GPA s'imposera d'elle même. Accessoirement, si M. Bergé n'était pas un milliardaire étiqueté à gauche, ses déclarations sur la location d'un utérus comparable à la location des bras d'un ouvrier auraient été unanimement condamnées, en tout premier lieu par quiconque se prétend un tant soit peu féministe, ou un tant soit peu humaniste. 

La position, ou plutôt l'absence de position de M. Macron consiste à éviter tout débat sur ces questions parce que le débat serait clivant, et donc, à n'avoir aucun programme qui pourrait être susceptible de fâcher un électeur. Mais n'est-ce pas le propre d'un débat démocratique que d'opposer des points de vue divergents, et de chercher un compromis acceptable?  dans une dictature il n'y a pas de débats. Cette position traduit en première analyse un mépris de la capacité du corps social et de ses représentants à parvenir à des solutions sages sur des questions essentielles.

Il y a plus grave. Emmanuel Macron estime, dans une interview à La Croix du lundi 13 mars, que les questions éthiques de société "ne sont pas prioritaires sur le plan de l'action politique" (...)

En réalité, cette position s'explique aisément. Pour M. Macron et plus généralement pour les tenants du progressisme sociétal, il n'y a pas de débat sur ces questions éthiques car le sens de l'Histoire est clair: toujours plus de libéralisme, toujours moins d'encadrement, laissons faire et la société évoluera d'elle même vers un avenir radieux débarrassé des encombrants garde-fous hérités d'un passé révolu. Dans ces conditions, il n'y a pas de position à clarifier, il n'y a qu'une proposition de chèque en blanc (...)" 

Posté le 21 avril 2017 à 17h50 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

19 avril 2017

Clientélisme sur la GPA : Sylviane Agacinski épingle Macron qui flatte le lobby LGBT

Emmanuel Macron, hochet sans conviction propre, dit à chacun ce qu'il a envie d'entendre. Mais il y a des sujets où ça ne passe pas, dont la GPA :

"Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle, n’a pas répondu au questionnaire qu’elles lui ont adressé sur la Gestation pour autrui. Contrairement à Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Benoît Hamon qui eux « se sont prononcés en faveur d’initiatives internationales pour l’abolition de la GPA ». Alors Sylviane Agacinski, philosophe ; Ana-Luana Stoicea-Deram, présidente du Collectif pour le respect de la personne et Martine Segalen, ethnologue ont décidé de lui adresser une lettre ouverte, publiée ce mercredi matin dans le Figaro.

Elles estiment que le candidat d’En Marche ! a « pris publiquement des positions ambiguës » sur cette question. Alors qu’il disait « ne pas y être favorable en décembre 2016 », il a envoyé le 16 avril dernier une lettre à la communauté LGBTI (Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexe) disant vouloir « s’attaquer au problème de la GPA très peu payée et subie ». Et les trois femmes de l’interroger : « Est-ce à dire que, supposée « bien payée et consentie », sur le modèle californien, cette pratique vous paraît légitime ? » « Nous ne pouvons admettre que le marché devienne le modèle indépassable des relations humaines et que plus rien ne lui échappe », s’insurgent les trois signataires et demandent au candidat s’il trouve « réellement légitime et progressiste que la loi permette à quiconque de louer le corps d’une femme le temps d’une grossesse et d’acheter un enfant »(...)

Elles concluent : « Nous attendons (d’un candidat à la présidentielle) qu’il défende les droits fondamentaux de la personne humaine figurant dans la Constitution et par conséquent qu’il soit prêt à s’engager, avec d’autres pays européens, vers une abolition universelle de la GPA ».

Posté le 19 avril 2017 à 17h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

13 avril 2017

La Fondation Jérôme Lejeune publie le bilan des dérives bioéthiques du quinquennat

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Source

Posté le 13 avril 2017 à 15h23 par Le Salon Beige | Lien permanent

11 avril 2017

Le Professeur Jean-François Mattei "enseigne" sur KTO

Capture d’écran 2017-04-10 à 22.04.43Le dimanche des Rameaux, KTO diffusait, dans le cadre de l'académie catholique de France, un entretien avec le Pr JF Mattei, ancien Ministre de la santé et président de la Croix Rouge.

Le terme catholique employé par cette académie est-il approprié lorsqu'on sait que cet homme est à l'origine des lois de bioéthique en 1994 (il en était le rapporteur) permettant la congélation des embryons humains issus de la Fiv et non implantés. Le Professeur Jerôme Lejeune avait qualifié cette état imposé aux êtres humains d'enfer concentrationnaire.

Plus gravement encore, il a présidé aux rédactions, conceptions et mises en oeuvres de la loi Bioéthique votée en 2004 dite loi bioéthique de 2004, qui fera l'objet de nombreuses dérogations de recherches (plusieurs centaines autorisées dans le cadre de cette même Loi et de plusieurs révisions dont la dernière, très essentielle, a été publiée en 2013 sans grande publicité ni information : pour cause elle ouvrait à la légalisation de recherche sur les embryons humains disponibles à des fins médicales et de recherche, y compris dégénératives).

Or ces lois de Bioéthiques ouvrent la voie en toute légalité et dépénalisation à des fins thérapeutiques (par dérogation en 2004 pour 5 ans puis leur généralisation ensuite, selon la technique des petits pas), de recherche et scientifique, et plus récemment à des fins médicales ou de procréation (assistance médicale à la), aux manipulations génétiques dès la conception du génome.

Le Pr JF Mattei  le disait d'ailleurs très rapidement dans l'émission le respect de notre corps sur KTO en 2013 (voir à 1 mn 20 s : "il est désormais possible de créer la vie en dehors des processus naturels"). Cela est il cohérent avec l'intitulé de KTO une chaine qui s'affiche clairement comme "catholique"  et de l'émission d'une Académie - fondée en 2009 « pour le rayonnement du savoir et de la foi » ?

Les auditeurs catholiques familiers de KTO seraient heureux de connaitre ce qui justifie de donner la parole à une telle personnalité dont la responsabilité dans ce qu'il est juste d'appeler l'Abomination de la Désolation.

(merci à BV)

 

Posté le 11 avril 2017 à 09h08 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2017

La GPA, "un commerce méprisable, où il y a en germe toutes les conditions d’un esclavage moderne"

AbUne vraie charge d'un évêque catholique contre la GPA : monseigneur Angelo Becciu, substitut de la secrétairerie d’Etat a conclu la troisième édition du Chemin de croix « pour les femmes crucifiées », organisé par l’association « Communauté Pape Jean XXIII », le 7 avril 2017 à Rome.

"En regardant le Crucifix j’entends une voix qui me demande de prononcer au nom de vous tous une simple parole : pardon (...).

Nous voulons demander pardon aux milliers de filles venues en ces terres (…) de droit, et même connues comme terres chrétiennes, sur lesquelles, au contraire, ces sœurs ont expérimenté des souffrances indicibles (…).

Ce soir, nous voulons leur demander pardon pour toutes les fois où nous avons détourné le regard et où nous n’avons rien fait (…) pour faire cesser cette tragédie inacceptable et honteuse(...)

La GPA est un double attentat à la dignité de la vie humaine : contre les enfants, d’une part, parce qu’ils sont condamnés à être orphelins de parents vivants ; contre les mères, de l’autre, dont le corps est instrumentalisé, loué (...) 

Dans la gestation pour autrui, qui ressemble toujours plus à une production d’êtres humains, il y a en germe toutes les conditions d’un esclavage moderne où le corps de la femme est réduit à une marchandise, et l’enfant vu comme un produit (...)

Dans ce commerce méprisable, les plus riches exploitent les plus pauvres et la culture du rebut s’entremêle avec celle de la commercialisation de tout, y compris de la vie et du corps humain, créant un mélange explosif (...)

Dans le visage des femmes victimes de traite, prostitution forcée et violence, et dans toutes les victimes de l’égoïsme humain, nous voyons le visage de Jésus souffrant ; leur chair humiliée, blessée, rejetée, violée, est la chair du Seigneur crucifié (...)

Notre prière (…) doit se transformer en un engagement courageux, afin que ces sœurs qui sont dans l’épreuve puissent sentir l’affection et la solidarité de nos communautés chrétiennes et puissent renaître à une vie nouvelle et digne, en retrouvant la liberté, droit inviolable de toute personne humaine".

Posté le 10 avril 2017 à 17h05 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

06 avril 2017

Jean-Marie Le Méné contre les démiurges

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, publie une tribune dans Famille chrétienne, pour répondre à l'attaque de scientifiques dans Le Monde :

C8u9e2AXoAAzdVf"Une virulente pétition, relayée dans les médias, a été lancée par des personnalités qui demandent à l’État de retirer à la Fondation Jérôme-Lejeune sa reconnaissance d’utilité publique.

On trouve deux sortes de pétitionnaires. Ceux qui enlèvent du ventre des femmes les enfants indésirables, et ceux qui n’y introduisent que des enfants désirés. Deux faces, eugéniste et « démiurgique », de la même médaille transhumaniste. Souvent des militants de longue date : Émile Baulieu (pilule abortive RU), René Frydman (pionnier de la Fiv), Pierre Jouannet (patron des Cecos), Marc Peschanski (utilisateur de l’embryon dans la recherche), François Olivennes (favorable à la GPA)Des auteurs de propos chocs : Jacques Milliez, dans L’Euthanasie du fœtusjustifie un « ordre établi » en faveur de l’avortement des trisomiques. Israël Nisand, dans Vivre ensemble, décrit le choix des enfants comme « un programme eugénique » et ajoute « Cela ne m’offense pas de l’accepter ». Jean-Didier Vincent lance sur France Inter : « Pourquoi faut-il conserver les trisomiques, qui sont quand même un poison dans une famille ? »

Ces routiniers de la transgression ont eu le courage de se liguer contre une institution qui accueille des handicapés mentaux en consultation, finance de la recherche à leur profit, et refuse la lâcheté de supprimer les incurables. Son intérêt à agir pour défendre la vie humaine dès l’origine est reconnu par le Conseil d’État. Coïncidence ? La pétition a été lancée après la requête de la Fondation contre la première autorisation de créer un embryon à trois parents ! Une technique qui allie clonage, création d’un embryon pour la recherche et transgenèse. Une triple violation de la loi et des normes internationales en vigueur.

Le comble est que la Fondation, qui essaie de faire respecter la loi, est accusée par ceux qui se vantent de l’avoir bravée. On se souvient que les premiers signataires de la pétition (Jouannet et Frydman) avaient soutenu – il y a quarante-cinq ans – la stratégie massive de désobéissance à la loi prônée par le Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (« À mort Lejeune. Le MLAC veille », lisait-on sur les murs de la Faculté).

Frydman, qui ne désarme jamais, a récemment pris la tête d’un collectif de cent trente médecins qui ont déclaré avoir contourné la loi en aidant des couples homosexuels à avoir des enfants. Il vient d’être mis en cause devant le Conseil de l’ordre. Cette méthode des « illégalités fécondes » tient pour juste ce qu’elle qualifie de progrès, et injuste tout ce qui s’y oppose.

La guerre faite à la Fondation, qui non seulement ne reçoit rien de l’État mais lui donne des moyens de ne pas abandonner des populations décimées par l’eugénisme, est un moment de la guerre éternelle que les puissants font aux petits. Dans la connivence de la quasi-totalité des autorités politiques et morales.

Ceux qui nous frappent exigent notre silence, craignent notre présence, et redoutent notre conscience. Mais les 8 500 patients de la consultation, en augmentation de 500 nouveaux cas par an, parlent pour nous. Leur vie, diminuée aux yeux du monde, ne mérite plus d’être vécue. La Fondation est leur rempart. Leur faiblesse est notre force."

Posté le 6 avril 2017 à 20h12 par Michel Janva | Lien permanent

Culture de vie culture de mort : position des candidats

Alliance Vita a mis à jour son baromètre biopolitique suite aux dernières prises de position des candidats, notamment celle de François Fillon sur l'embryon :

Barometre-presidentielle-V4

Posté le 6 avril 2017 à 15h27 par Le Salon Beige | Lien permanent

03 avril 2017

Trisomie : une maladie que l'Etat a abandonnée depuis longtemps

Alexandre Varaut, Président du Collectif contre l'Handiphobie et père d'un enfant porteur de trisomie 21, défend dans Le Figaro la Fondation Jérôme Lejeune :

François a dix-huit ans. Il est au Lycée Stanislas, il a des amis, il est heureux. Il est malade aussi, une trisomie 21 qui a blessé son intelligence et marqué son allure. Comme il avait curieusement échappé au radar de la détection in utero, l'accoucheur nous avait obligeamment proposé de ne pas le laisser vivre. Le décor était planté …

Il avance depuis dans sa vie avec le fardeau de son génome, l'insouciance de sa jeunesse et cette question qu'il me repose sans cesse: «Papa, quand est-ce que je ne serai plus handicapé?» Je ne sais pas répondre à cette question. Demain? Jamais? Quel savant trouvera la réponse? Les personnes porteuses de trisomie 21 n'appartiennent pas à une race à part pour l'éternité, ce sont des malades, il n'y pas de maladie que l'intelligence humaine ne puisse vaincre, un jour.

Le journal Le Monde a publié hier une tribune spectaculaire cosignée par cent quarante-six scientifiques qui demandent le retrait de la reconnaissance d'utilité publique de la Fondation Jérôme Lejeune. Ces savants sont contrariés par diverses actions judiciaires de cette Fondation contre les recherches qu'ils mènent sur des embryons. Nous avons grand besoin pour nos enfants de chercheurs, ils portent beaucoup de nos espoirs. Peut-être devraient-ils s'interroger aussi, sans répit, sur les moyens et les fins de leurs travaux ; il n'y a qu'un pas du diagnostic prénatal à l'eugénisme, de la fission de l'atome à Hiroshima …

Mon fils ne peut pas comprendre ces querelles de mandarin, mais il sait une chose ou deux: c'est bien la consultation médicale spécialisée de la Fondation Lejeune qui l'a accueilli avec ses parents il y a dix-huit ans, c'est là qu'il trouve depuis médecins, psychologues ou orthophonistes comme huit mille cinq cent autres familles. Il n'y a pas en France ni en Europe d'autre solution comparable. C'est de cette Fondation que vient aussi la plus grande part de la recherche pour vaincre une maladie que l'Etat a abandonnée depuis longtemps. Cet engagement médical et scientifique de la Fondation s'accommode aisément d'une exigence éthique: la procréation sélective n'est pas la solution, la maladie ne sera pas vaincue parce que l'on aura éliminé les malades.

Quelques procédures menées par cette Fondation pour interroger le juge sur la légitimité de certaines recherches sur l'embryon ont donc conduit à cette pétition insensée demandant de fait la mise à mort de la Fondation. Aucun de ces cent quarante-six signataires n'a de solution alternative à nous proposer, aucun de ces dignes mandarins reclus dans leur laboratoire ne prendra nos enfants sur leurs genoux. Aucun d'entre eux ne devrait se glorifier de cette exigence faustienne de chercher sans limite. Messieurs les savants, acceptez la contradiction éthique et l'arbitrage du juge et SURTOUT, ne réglez pas vos comptes sur le dos de nos enfants. Ils attendent de vous l'espoir d'une guérison, pas un surcroît de malheurs."

Posté le 3 avril 2017 à 21h15 par Michel Janva | Lien permanent

Au nom du progrès, François Fillon accepte de tuer des embryons humains

Le mythe gauchiste du progrès, défendu par le candidat de la droite :

Alors même que la recherche destructrice d'embryons humains ne produit aucun résultat scientifique probant.

Posté le 3 avril 2017 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2017

Jean-Marie Le Méné décrypte l'attaque contre la Fondation Jérôme Lejeune

146 scientifiques et médecins ont signé récemment une tribune dans Le Monde, attaquant la fondation Jérôme-Lejeune en demandant à l’État de lui supprimer sa reconnaissance d’utilité publique. Jean-Marie Le Méné, président de cette fondation, réagit au micro de Boulevard Voltaire.

Posté le 2 avril 2017 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2017

Le Centre de Bioéthique Jérôme Lejeune propose des Master-class en éthique biomédicale

Visuelmasterclasssite-1024x430Le tout nouveau Centre de Bioéthique Jérôme Lejeune propose des Master-class en éthique biomédicale à destination des médecins et étudiants en médecine, des chercheurs, des universitaires et des enseignants (philosophie, biologie, etc.).

Ces Master-class sont des cours d’expertise délivrés à un nombre restreint d’étudiants pour un enseignement de haut niveau personnalisé. Elles s’adressent à un public de niveau études supérieures.

Master-class : ''Printemps de la bioéthique'' | Avril - juin 2017

Master-class : ''Des fondements à la pratique'' | Septembre 2017 - Avril 2018

Plus d'informations.

Posté le 31 mars 2017 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2017

Une pétition de militants pour neutraliser la fondation Lejeune

Dans une tribune au « Monde », 146 scientifiques dénoncent les prises de position de la fondation Jérôme Lejeune contre les recherches destructrice d'embryons humains et contre l’avortement et appellent à supprimer son statut de d’utilité publique. Réponse de la Fondation :

Capture d’écran 2017-03-30 à 18.46.12"La fondation Jérôme Lejeune a été créée pour poursuivre après la mort du généticien Jérôme Lejeune ses travaux scientifiques médicaux et éthiques. Elle assume cette mission à travers ses actions statutaires connues depuis sa création :

  • une consultation médicale pluridisciplinaire de l’Institut Jérôme Lejeune qui compte aujourd’hui 8 500 patients déficients intellectuels (500 nouveaux patients/an).
  • la recherche sur les retards mentaux d’origine génétique dans une perspective thérapeutique grâce au financement ininterrompu d’équipes de l’INSERM, du CNRS ou d’autres laboratoires publics ou privés, français ou étrangers. Les premiers essais cliniques sont en cours.
  • la défense de la vie et de la dignité de l’être humain dans un contexte d’eugénisme où le marché est en connivence avec des progrès technoscientifiques visant à améliorer la procréation sélective.

Cette 3ème mission conduit la fondation à soumettre au juge administratif la question de la légalité de certaines décisions de l’Agence de la biomédecine (ABM) autorisant des travaux de recherche sur l’embryon. Sur plus de 200 décisions de l’ABM concernant l’embryon depuis 2004, la fondation a contesté la légalité de 39 d’entre elles. Le Conseil d’Etat a reconnu l’intérêt à agir de la fondation dans ce domaine.

Les pétitionnaires

La pétition est lancée par des personnalités qui contestent le refus de la fondation Jérôme Lejeune de subordonner la vie d’un nouvel être humain à la qualité de son génome et de donner à la médecine le pouvoir de déterminer la valeur des vies humaines. On y trouve des militants de la désobéissance à la loi. Ainsi le professeur René Frydman a emmené en 2016 un collectif de 130 médecins (comme Patricia Fauque) qui ont déclaré avoir bravé la loi en recourant à la PMA pour des couples homosexuels. Depuis, certains ont dénoncé une instrumentalisation.

La pétition rassemble aussi des scientifiques très impliqués dans la médecine de la reproduction, le recours aux CECOS et la recherche sur l’embryon humain. Aux scientifiques déjà cités s’associent Jean-Paul Renard, John de Vos, Bernard Jégou, Alfred Spira, Cécile Martinat et Marc Peschanski. Ce dernier est notamment l’auteur de la recherche embryonnaire dont l’autorisation a été jugée illégale par le Conseil d’Etat en 2014.

Jacques Milliez, pour sa part, dans son livre L’euthanasie du fœtus, compare l’avortement eugénique des enfants trisomiques à un « eugénisme génocidaire » et justifie un « ordre établi » qui s’imposerait aux parents concernés.

Israël Nisand reconnaît dans le Journal Vivre Ensemble de l’UNAPEI que « quand on choisit les enfants à naître, on est dans un programme eugénique » et ajoute « cela ne m’offense pas de l’accepter ».

Jean-Didier Vincent a déclaré au président de la fondation dans l’émission scientifique « La tête au carré » le 12 octobre 2012 : « Allez au fond de votre idéologie : vous êtes contre l’eugénisme qui élimine les trisomiques. C’est tout. C’est clair. Ne biaisez pas là-dessus ! » avant de conclure : « Pourquoi faut-il conserver les trisomiques qui sont quand même un poison dans une famille, il faut bien le dire ! ».

Quant à Yehezekel Ben Ari, il fait l’objet d’une procédure en diffamation après avoir comparé le président de la fondation Jérôme Lejeune au stalinien Lyssenko.

Les enjeux

La pétition a été lancée peu après la requête de la fondation contre une autorisation de l’ABM autorisant des travaux de recherche sur une nouvelle technique de FIV (FIV dite « à 3 parents » ou fabrication de « bébé OGM »), délivrée par l’ABM. Cette nouvelle technique comporte une phase de clonage (transfert de noyau), la création d’un embryon pour la recherche et une modification du génome de l’être humain ainsi fabriqué. Il est légitime de s’interroger sur cette triple violation de la loi de bioéthique et des normes internationales en vigueur.

Cette pétition manifeste une volonté de neutraliser la fondation Lejeune qui non seulement ne reçoit aucune subvention mais soutient une recherche publique (malheureusement déshéritée) au profit des déficients intellectuels à partir de fonds privés en provenance de petits donateurs.

Une question se pose : comment des scientifiques qui revendiquent volontiers des « illégalités fécondes » se permettent-ils de jeter en pâture médiatique une institution qui aurait le tort d’invoquer le secours de la loi pour défendre les plus fragiles contre l’eugénisme et le transhumanisme ?"

Posté le 30 mars 2017 à 18h48 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2017

Quelle place pour les enjeux bioéthiques dans le programme des principaux candidats ?

Baromètre biopolitique d'Alliance Vita, mis à jour :

Barometre-presidentielle_28-03-2017

Posté le 29 mars 2017 à 08h28 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2017

L'hommage du cardinal Sarah à Jérôme Lejeune


Cardinal Sarah : du transhumanisme à la GPA... par bvoltaire

Posté le 28 mars 2017 à 21h25 par Michel Janva | Lien permanent

25 mars 2017

L’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie aseptisée en laboratoire

Le cardinal Sarah célèbre aujourd'hui samedi 25 mars la messe anniversaire de la mort du professeur Lejeune en l'église Saint-Augustin (Paris), après avoir donné une conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19). Rendez-vous à 17 heures à l’église Saint-Augustin pour la conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19) et à 18h30 pour la messe. À cette occasion, Aleteia publie une tribune du cardinal : 

Unknown-21"Face à l’arrogance des puissances financières et médiatiques (Goliath), lourdement armées et protégées par la cuirasse de leurs fausses certitudes et par les nouvelles lois contre la vie, l’Église catholique du XXIe siècle, au moins en Occident, ressemble au petit reste dont parlent les Saintes Écritures. En effet, l’Église catholique, tel David, dispose seulement du petit caillou de l’Évangile de la Vie et de la Vérité, et pourtant elle va frapper le géant, Goliath en pleine tête et l’abattre. En effet, nous le savons bien, il s’agit d’une bataille, à la fois très âpre et décisive, qui sera longue et s’apparente à celle des fins dernières décrites dans le dernier livre de la Bible. Ainsi, il en va de la survie de l’humanité elle-même. Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort dénoncée par saint Jean Paul II dans son enseignement, se tient devant la femme enceinte, prêt à dévorer l’enfant à sa naissance, et à « nous » dévorer également (Ap 12, 4).

Soyons conscients que, une nouvelle fois, et c’est arrivé bien souvent dans sa longue histoire bimillénaire, l’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie : il ne s’agit plus d’Attila et de ses Huns, que sainte Geneviève arrêta devant Paris en 451, ni du combat des papes du XXe siècle — de Pie XI à saint Jean Paul II — contre les divers totalitarismes qui ont ensanglanté l’Europe et le reste du monde, il s’agit d’une barbarie aseptisée en laboratoire, terriblement efficace, que l’opinion publique ne perçoit pratiquement pas, puisqu’elle est anesthésiée par les Goliath des puissances financières et médiatiques. Oui, il s’agit bien d’un combat… à la vie et à la mort : si ce n’était pas le cas, les pouvoirs publics, en France, tenteraient-ils en ce moment de faire taire les sites internet dits « pro-vie », en inventant un délit d’entrave numérique à l’avortement ? Lors de la discussion de ce projet de loi aberrant au Parlement français, les défenseurs de la vie ont été verbalement lynchés pour avoir osé rappeler que l’avortement n’est pas un droit, mais un crime, et donc le plus grand drame de notre temps…

La puissance dramatique du refus de la vie

Aujourd’hui, personne ne peut se montrer insensible et indifférent devant l’obligation impérieuse de défendre l’enfant à naître. Au-delà de l’aspect moral qui nous interdit de porter atteinte à toute vie humaine, surtout lorsqu’elle est innocente et sans défense, la protection de l’embryon est la condition sine qua non pour sortir toute civilisation de la barbarie et assurer l’avenir de notre humanité. Le signe clinique le plus impressionnant, indiquant que nous allons vers l’abîme et un gouffre sans fond, c’est la puissance dramatique du refus de la vie. L’homme de la société de consommation devient toujours plus insensible au respect sacré de la vie humaine. Il ne comprend plus que la personne humaine puisse être un absolu que nous n’avons pas le droit de manipuler à notre guise.

Si le professeur Jérôme Lejeune était encore de ce monde, il ne ferait que suivre la ligne intangible de la défense de la dignité de la personne humaine, qui fut la sienne d’une manière constante. Il se serait donc opposé au faux et scandaleux « mariage » homosexuel, à ces aberrations que sont la PMA et la GPA, et il aurait combattu avec une énergie sans pareille la théorie proprement délirante et mortifère dite du « genre » ou « gender ». D’ailleurs, le professeur Lejeune avait vu et compris les conséquences de la légalisation de l’avortement en 1975, qui est devenu, avec le temps, un pseudo « droit de la femme » : ainsi, il tremblait déjà pour le sort de « ses » enfants trisomiques, qui, de fait, actuellement, sont en voie d’extermination, car, comme vous le savez, les pouvoirs publics eux-mêmes reconnaissent, comme une victoire funeste, que 96 % d’entre eux sont mis à mort par l’avortement. C’est vraiment horrible, criminel et sacrilège !

Une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine

Jérôme Lejeune avait aussi compris, lui, le grand généticien, à quelles dérives prométhéennes nous conduiraient les manipulations génétiques en tous genres, à commencer par la recherche sur les embryons, qui sont menacés « a priori » de destruction, puisque la nouvelle loi, votée récemment le 6 mai 2013 dans une indifférence quasi-générale, autorise expressément la recherche sur l’embryon, et ne met donc pratiquement plus de limite à la destruction des embryons dits surnuméraires, alors que, la loi précédente du 6 août 2004 prévoyait encore un régime d’interdiction avec dérogations accordées par l’Agence de biomédecine…  et ne parlons pas du transhumanisme, qui est proprement terrifiant : jusqu’où va-t-on aller dans cette course à l’enfer ? En effet, avec le transhumanisme, cela signifie que « l’humanité augmentée » sera le triomphe de l’eugénisme et de la sélection du meilleur capital génétique parmi tous les êtres afin de créer le surhomme idéal. Le transhumanisme va réaliser, grâce aux techno-sciences, le rêve prométhéen du nazisme. Comme dans le nazisme, y aura-t-il une race des seigneurs ? Si oui, sur quels critères ? Et, dans ce cas, que fera-t-on des « sous-hommes », selon la terminologie nazie, dont le travail aura été remplacé par les robots ? Ces questions sont terrifiantes et nous glacent jusqu’au sang.

Le refus d’accueillir et de laisser vivre ceux qui gênent, c’est-à-dire non seulement l’enfant conçu et « non désiré », comme le martèlent les partisans de l’avortement, mais aussi la personne handicapée, le malade en phase terminale, la personne âgée devenue impotente, ce refus manifeste une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine créée et donc voulue par Dieu.

Le pape François nous appelle à une mobilisation générale pour la Vie : quand il évoque l’Église qui, dit-il, est comme un lazaret ou un « hôpital de campagne » après la bataille, il pense en premier lieu à cette bataille pour la survie de l’humanité terriblement blessée dans sa chair et dans son âme, au chevet de laquelle se tient la Mère Eglise."

Posté le 25 mars 2017 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2017

PMA : 200 médecins contre la transgression de la loi

Le 17 mars 2016, le journal Le Monde publiait un article intitulé, « Nous, médecins, avons aidé des couples homosexuels à avoir un enfant même si la loi l’interdit. » Dans la version papier datée du lendemain, le quotidien du soir écrivait :

« Réunis par le gynécologue René Frydman, plus de 130 médecins et biologistes de la reproduction reconnaissent être sortis du cadre de la légalité afin d’aider des couples et des femmes à avoir un enfant. »

Cette action illégale peut valoir à son auteur 5 ans de prison et 75000 euros d’amende. 

Aussi, plus de 200 médecins, parmi lesquels de nombreux pédiatres, généralistes ou psychiatres, ont tenu à rappeler le fondement, donc aussi les limites, de leur métier et de leur science.

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Posté le 23 mars 2017 à 21h04 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2017

Questions autour des réponses de l'ONU à l'exploitation des femmes

Communiqué de La Manif Pour Tous :

"La session 2017 de la Commission de la condition de la femme de l'ONU va-t-elle omettre de traiter les nouvelles formes d'exploitation de la femme ? Production et transfert d'ovocytes, gestation pour autrui, vente de lait maternel, etc... sont pourtant en plein développement.

C'est en sa qualité d'organisme consultatif auprès de l'ECOSOC (Comité des droits économiques, sociaux et culturels), principal organe exécutif de l'Assemblée générale des Nations Unies, qu'une délégation de La Manif Pour Tous Tous participe à la session annuelle de la Commission de la condition de la femme qui se tient actuellement au siège des Nations Unies à New York (13 au 24 mars). Le thème de cette année est « L'autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en évolution ». Emmenée par Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, la délégation participe également aux conférences et débats. La délégation rencontre de nombreuses ONG lors de rendez-vous ou d'événements satellites. Alors que les interventions en séances plénières portent largement sur les discriminations à l'égard des femmes, en particulier sur le plan professionnel, les nouvelles formes de violences et d'exploitations - telles que l'exploitation procréative - qui connaissent actuellement un développement fulgurant, ne sont pas abordées.

L'urgence d'une mobilisation internationale 

En participant à ce sommet mondial de premier plan, le mouvement montre une nouvelle fois sa capacité à s'impliquer efficacement dans les combats majeurs qui sont les siens autour de la famille, de l'intérêt supérieur de l'enfant et de la dignité de l'homme et de la femme. La question de la place des femmes dans la vie professionnelle est essentielle tant la situation de la femme nécessite des mesures urgentes et majeures. En effet, comme l'exposé de la situation pays par pays au cours de cette session le démontre, la discrimination et l'exploitation de la femme dans le monde est plus alarmante que jamais.

Dénoncer sans tabou les nouvelles formes d'exploitation des femmes

Hélas, en dépit des scandales de ces dernières années avec les découvertes d' « usines à bébés » au Népal, au Nigéria, en Thaïlande..., les débats de la session attestent d'un retard considérable de la Commission de la condition de la femme sur les nouvelles formes d'exploitation : l'instrumentalisation de la capacité reproductive de la femme, notamment par la production et le transfert d'ovocytes, la gestation pour autrui, la vente de lait maternel - ne sont toujours pas traitées lors de cette session 2017 !"

 Ludovine de La Rochère déclare :

« Un enjeu majeur est pour le moment totalement mis de côté. Cependant, comme La Manif Pour Tous, des ONG de nombreux pays, dénoncent l'absence criante de ce sujet. Elles insistent en particulier sur la similitude des processus et réseaux d'exploitation sexuelle et d'exploitation reproductive ». « Il faut continuer et amplifier notre travail d'influence et quoi de mieux pour cela que d'être au cœur de l'ONU ? »

Posté le 19 mars 2017 à 19h25 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2017

La vente d'enfants pèse autour de 4 milliards de dollars aux États-Unis

Selon une enquête des Echos :

"Parce qu’ils sont infertiles, gays, concentrés sur leur carrière ou trop âgés, un nombre croissant de couples américains se tournent vers les mères porteuses. De plus en plus de femmes congèlent leurs ovules, voire des embryons. On estime que le « marché des bébés » pèse autour de 4 milliards de dollars aux États-Unis. Et ce n’est qu’un début.

Posté le 17 mars 2017 à 18h03 par Michel Janva | Lien permanent

10 mars 2017

23 mars : conférence de Tugdual Derville à Lourdes

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Posté le 10 mars 2017 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent


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