25 octobre 2014

Mère porteuse : un couple d'Australien refuse l'enfant, en raison du sexe

Un autre couple d'Asutraliens vient de refuser un enfant acheté et conçu par mère porteuse, car l'enfant n'avait pas le sexe désiré.

Posté le 25 octobre 2014 à 14h52 par Michel Janva | Lien permanent

21 octobre 2014

Le syndicat de la magistrature favorables aux bébés éprouvettes pour homosexuelles

A la suite de la légalisation, de fait, des PMA pour les lesbiennes par la Cour de cassation, le syndicat de la magistrature s’est permis de faire part de son approbation publique, et de son souhait de voir la loi aller plus loin, sur son compte Twitter

Posté le 21 octobre 2014 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

18 octobre 2014

C’est arrivé un 18 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 octobre : décès du Roi Clotaire II.

Son fils Dagobert lui succède. Il sera un très grand Roi.

  • le 18 octobre 1009 : destruction de l'église du Saint Sépulcre.

Par suite des persécutions des Juifs et des Chrétiens dans l'empire fatimide, l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem est détruite sur ordre d'al-Hakim bi-Amr Allah, calife fatimide du Caire.

  • le 18 octobre 1405 : naissance du pape Pie II.

Enea Silvio Piccolomini, généralement connu dans la littérature sous son nom latin Æneas Sylvius est le 210e pape de l'Église catholique.

  • le 18 octobre 1619 : naissance de Jean Armand de Maillé-Brézé, duc de Brézé, duc de Fronsac, pair de France, grand-maître de la navigation.

Jean Armand de Maillé-Brézé nait le à Milly-le-Meugon. Il meurt le 14 juin 1646 à la bataille d'Orbetello (voir la chronique du jour), à l'âge de 27 ans. Colonel à 15 ans, général des galères à 20 ans, grand-maître de la navigation à 24 ans, il participe à huit campagnes de guerre, au cours desquelles il remporte un nombre impressionnant de victoires, qui assurent, à la marine de Louis XIII la maîtrise de la Méditerranée occidentale : Barcelone en 1642, cap de Gate, près de Carthagène en 1643, une double victoire les 9 août et 4 septembre lors de la bataille de Carthagène la même année.

Armand de Maillé-Brézé, anonyme de l'Ecole française, Musée de Versailles.

  • le 18 octobre 1701 : naissance de Charles Le Beau, historien français.
  • le 18 octobre 1622 : la paix de Montpellier.

Elle met fin à un soulèvement des Huguenots, qui ne conservent que deux places-fortes : La Rochelle et Montauban. Le Roi Louis XIII signe à Montpellier avec Rohan, chef des huguenots, un édit : il confirme l'édit de Nantes, impose le démantèlement des fortifications de Montpellier, Nîmes et Uzès. Le Roi et le cardinal Richelieu mettent peu à peu fin à l'existence d'un Etat dans l'Etat avec un certain nombre ; de zone de non droit ou la loi française ne s'appliquait plus sous prétexte de religion. Les défauts de l'Edits de Nantes sont ainsi peu à peu corrigé (sans l'usage de la force cela n'eût pas été possible), pour que l'unité du Royaume soit enfin respectée. Voir les chroniques du 10, du 19 et du 20 octobre.

Toute comparaison avec une situation actuelle est hors de propos …

 

 

  • le 18 octobre 1646 : décès d'Isaac Jogues, martyr français canadien.

Isaac Jogues, nait le 10 janvier 1607 et meurt le 18 octobre 1646. Ce missionnaire jésuite, après avoir été ordonné prêtre, est envoyé en Nouvelle-France pour évangéliser les Premières Nations. Il est capturé par les Iroquois en 1642, alors en guerre avec la France. Après avoir été torturé et réduit à l'esclavage, il est envoyé dans un village près d'Albany. Des marchands calvinistes hollandais l'aident à s'échapper. De retour en France, il demande une autre mission au Canada, et reprend le bateau au printemps de 1644. Vivant alors parmi les tribus iroquoises à Ossernenon dans l'État de New York, il finit assassiné par ces dernières ; sa tête scalpée est mise sur une palissade et son corps est jeté dans la rivière Mohawk. Jean de La Lande subira un sort semblable le lendemain. Il a été canonisé en 1930 par le Pape Pie XI.

  • le 18 octobre 1681 : la Régence d'Alger déclare la guerre à la France.

Alors que plusieurs navires français ont été attaqués et capturés par les maures, la régence déclare la guerre à la France. La mansuétude royale de Louis XIV s'arrête et ce dernier confie à Duquesne la mission de bombarder Alger. À la tête d'une flotte d'une quarantaine de bâtiments, Duquesne quitte Toulon et se présente devant Alger, en juillet 1682, fortement retardé en raison de mauvaises conditions de navigation. Bombardée à plusieurs reprises au mois d'août, la ville subit des dégâts considérables. La paix que le Dey est amené à demander ne peut se concrétiser…

  • le 18 octobre 1685 : le Roi Louis XIV signe l'édit de Fontainebleau, révoquant l'Édit de Nantes.

A Fontainebleau, le Roi Louis XIV révoque l'édit de tolérance signé à Nantes par son grand-père Henri IV le 13 avril 1598. Cette décision est souvent critiquée mais le contexte n'est jamais expliqué. Jean Guiraud, dans Histoire Partiale, Histoire Vraie - Tome 3, page 42 à 47 le rappelle :

« 1). Les protestants avaient voulu se servir de l'Édit de Nantes pour reprendre l'avantage sur les catholiques ; ils s'étaient constitués, au sein de la monarchie française, en un parti puissant, ayant ses assemblées, ses armes, ses chefs politiques et militaires, toujours prêt à se soulever pour revendiquer la suprématie beaucoup plus que la liberté. L'Édit de Nantes qui, dans la pensée de Henri IV, était un acte de pacification, était devenu en leurs mains une arme de guerre contre les catholiques. Continuant les traditions de leurs pères du XVIe siècle, sous Louis XIII, ils avaient été en négociations constantes avec l'étranger qu'ils appelaient perpétuellement à leur secours dans leurs révoltes contre le gouvernement royal.

2). Richelieu avait compris le danger qu'une pareille attitude faisait courir non seulement à la paix publique, mais encore à l'unité nationale et à l'intégrité de la Patrie. Aussi avait-il poursuivi avec énergie et persévérance la destruction du parti huguenot. En agissant ainsi, il avait obéi non aux suggestions du fanatisme religieux, mais aux nécessités de la défense nationale dont il avait la garde ; et ce qui le prouve, c'est que, après avoir vaincu les protestants, alliés des ennemis de la France, il n'exerça contre eux aucunes représailles, leur laissant la pleine liberté de conscience et se contentant de leur enlever les privilèges que leur avait accordés l'édit de Nantes et qui les avait dressés menaçants contre la paix religieuse et l'unité française.

3). Les protestants ne voulurent pas se contenter de la liberté qui leur était laissée, et se résigner à n'être plus un parti ayant son organisation propre. Ils voulurent profiter des conspirations fomentées par Gaston d'Orléans contre Richelieu, des troubles de la Fronde, de la longanimité de Mazarin pour reprendre les privilèges qui leur avaient été enlevés. De 1630 à 1660, ils ne cessèrent de préparer des révoltes, de se tenir sur le pied de guerre en face des catholiques et du gouvernement et de négocier avec l'étranger, particulièrement avec l'Angleterre. Parfois même, ils prirent les armes, essayant de recommencer ces guerres de religion qu'Henri IV avait voulu supprimer à jamais par l'Édit de Nantes.

4). Bien loin de céder à la moindre animosité contre les protestants, le cardinal Mazarin montra à leur endroit une condescendance et une douceur beaucoup plus grandes encore que celles de Richelieu. Feignant d'ignorer les négociations de leurs chefs avec l'Angleterre, il les accabla de prévenances ; et toujours, les révoltes protestantes furent pour lui une occasion nouvelle d'affirmer son intention de faire régner en France la liberté religieuse et de respecter toutes les dispositions de l'édit de Nantes la garantissant aux réformés :

5). Et ainsi, du règne de Henri IV au gouvernement personnel de Louis XIV, nous voyons, d'une part, les huguenots sans cesse en opposition ou en révolte contre la royauté et en négociations avec l'étranger pour préparer l'écrasement du catholicisme en France par de nouvelles guerres de religion, et d'autre part, les divers gouvernements qui se succédèrent leur garantir la liberté de conscience, même quand ils leur enlevaient, après leurs défaites, leurs privilèges politiques.

Ces conclusions, Louis XIV les avait déjà tirées lorsque, à la mort de Mazarin, il décida de gouverner lui-même. Il était persuadé que les protestants ne seraient jamais des sujets soumis et que, sans cesse, ils prépareraient contre lui de nouvelles révoltes. Il pensait encore que l'élément huguenot ne se laisserait jamais assimiler dans l'unité française et que toujours il formerait un parti irréductible appelant de ses vœux l'intervention de ses coreligionnaires étrangers, ennemis de la France 105. C'est cette conviction fortement enracinée dans son esprit qui lui inspira le dessein bien arrêté d'en finir non seulement avec le parti protestant, mais avec le protestantisme lui-même. Estimant que les protestants ne seraient des sujets fidèles et de loyaux Français que lorsqu'ils seraient catholiques, il voulut les ramener à l'Église. L'unité religieuse par le catholicisme lui apparaissait comme l'unique moyen d'établir définitivement l'unité politique et nationale.

Il conçut ce projet dès les premières années de son gouvernement personnel. Il l'exposait lui-même à son fils dans un passage de ses Mémoires, rédigé en 1671, dans lequel il définissait la conduite qu'il tenait à l'égard des protestants depuis 1661. « Je crus, mon fils, que le meilleur moyen pour réduire peu à peu les huguenots de mon royaume était, en premier lieu, de ne les point presser du tout avec une rigueur nouvelle contre eux, de faire observer ce qu'ils avaient obtenu de mes prédécesseurs, mais de ne leur rien accorder au delà et d'en renfermer même l'exécution dans les plus étroites bornes que la justice et la bienséance pouvaient permettre. Mais quant aux grâces qui dépendaient de moi seul, je résolus, et j'ai assez ponctuellement observé depuis de ne leur en faire aucune ; et cela par bonté, non par aigreur, pour les obliger par là à considérer de temps en temps, d'eux-mêmes et sans violence, si c'était par quelque bonne raison qu'ils se privaient volontairement des avantages qui pouvaient leur être communs avec tous mes autres sujets».

Quand il écrivait ainsi, Louis XIV était encore jeune (33 ans) et il définissait une politique qu'il avait mise en pratique dès l'âge de 23 ans. Alors, moins que jamais, « il n'avait pas le tempérament d'un persécuteur». […]

Il est juste aussi d'ajouter 1° à la décharge du roi, que beaucoup de cruautés furent l'effet, non de sa volonté, mais de fonctionnaires courtisans croyant plaire à leur maître en exagérant ses instructions ; 2° à la décharge de l'Église, que plusieurs prélats, et non des moindres, blâmèrent la conversion par la force des huguenots et que presque tous les protégèrent contre les violences des officiers royaux.

L'un des moyens les plus violents qui aient été imaginés pour convertir de force les huguenots fut les dragonnades. Il consistait à loger les troupes de passage chez les protestants et à fermer les yeux sur les excès qu'elles commettraient chez eux, avec l'espoir que pour éviter à l'avenir les désagréments de ces logements, les plus entêtés des réformés finiraient par se convertir ; les missionnaires bottés (c'est ainsi qu'on appelait les soldats logés chez les protestants) commirent en effet des cruautés abominables. Mais il ne faut pas oublier que ces excès furent non seulement désavoués, mais punis par le roi, dès qu'il en eut connaissance.

Les dragonnades avaient été inaugurées en Poitou par l'intendant Marillac en 1681 ; les protestants s'en étaient plaints ; […] Les plaintes ayant été renouvelées, Louvois mandait, le 23 août, à Marillac : « Il n'y a rien de si contraire aux intentions de Sa Majesté que les violences qui sont énoncées (dans les plaintes des protestants) ; elle m'a ordonné de vous les adresser et de vous recommander de prendre de telles mesures qu'elles cessent absolument, désirant même que vous fassiez faire des exemples des cavaliers qui les ont commises, si vous pouvez en avoir des preuves ». Marillac n'ayant pas tenu compte de ces lettres fut révoqué en février 1682. […]

Assurément, l'histoire impartiale ne saurait approuver ni la Révocation de l'édit de Nantes, ni les mesures persécutrices qui la suivirent. En les décrétant, Louis XIV ordonna une série d'actes de violence que la charité chrétienne réprouve ; et l'expérience démontra, une fois de plus, que la foi catholique ne tire pas grand profit de ces moyens répressifs. En forçant un grand nombre de protestants à s'expatrier, le roi appauvrit la France au profit des États protestants ― l'Angleterre, la Hollande et le Brandebourg ― qui reçurent les réfugiés. Historiens protestants, libres penseurs et catholiques ont fait valoir souvent ces considérations ; nous n'y contredirons pas, car elles semblent définitivement scientifiques. »

  • le 18 octobre 1687 : les troupes françaises débarquent au Siam.
  • le 18 octobre 1748 : signature du traité d'Aix-la-Chapelle.

La France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas signent le traité à Aix-la-Chapelle qui met un terme à la guerre de succession d'Autriche. Il aboutit à la restitution quasi-totale des territoires conquis. La Prusse garde la Silésie. Les duchés de Parme et de Plaisance reviennent au gendre de Louis XV, don Philippe. L'Angleterre redonne à la France Louisbourg, en Nouvelle-Écosse (Canada).

  • le 18 octobre 1793 : le pardon de Bonchamps.

Suite à la défaite de la seconde bataille de Cholet (voir la chronique de la veille) face aux troupes républicaines, les Vendéens commandés par Maurice d'Elbée, Henri de La Rochejacquelein et Jean-Nicolas Stofflet, réussissent tout de même à passer sur la rive gauche (sud) de la Loire, avec femmes et enfants. Presque toute l'Armée Catholique et Royale se regroupe à Saint-Florent-le-Vieil avec environ 5 000 prisonniers conventionnels, que la troupe veut exécuter. Or, le Marquis de Bonchamps est mortellement blessé a été transporté à Saint-Florent, où se trouvent 5 000 prisonniers renfermés dans l'église et il s'écrie :

« Grâce ! Grâce aux prisonniers ! Bonchamps le veut, Bonchamps l'ordonne ! ». L'ordre est finalement respecté mais les anciens prisonniers républicains recevront l'ordre de nier le geste du chef vendéen.

Charles de Bonchamps rend l'âme après avoir reçu les derniers sacrements, le 18 octobre. Voici ce qu'écrit son épouse sur l'événement :

« La religion avait jusqu'alors préservé les Vendéens de représailles sanguinaires ; mais lorsqu'on leur annonça que mon infortuné mari était blessé mortellement, leur fureur égala leur désespoir ; ils jurèrent la mort des prisonniers. Monsieur de Bonchamps avait été porté chez Monsieur Duval, dans le bas de la ville. Tous les officiers de son armée se rangèrent à genoux autour du matelas sur lequel il était étendu, attendant avec anxiété la décision du chirurgien. Mais la blessure ne laissait aucune espérance ; monsieur de Bonchamps le reconnut à la sombre tristesse qui régnait sur toutes les figures. Il chercha à calmer la douleur de ses officiers, demanda avec instance que ses derniers ordres fussent exécutés, et aussitôt il prescrivit que l'on donnât la vie aux prisonniers ; puis se tournant, vers d'Autichamp, il ajouta : « Mon ami, c'est sûrement le dernier ordre que je vous donnerai, laissez-moi l'assurance qu'il sera exécuté ». En effet, cet ordre, donné sur son lit de mort, produisit tout l'effet qu'on en devait attendre ; à peine fut-il connu des soldats que de toutes parts ils s'écrièrent : « Grâce ! Grâce ! Bonchamps l'ordonne ! ». Et les prisonniers furent sauvés.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 81

La statue de David d'Angers

Parmi les prisonniers, se trouvait le père du peintre et sculpteur républicain David. En remerciement ce dernier lui sculptera le tombeau Bonchamps dans l'église de Saint-Florent, en 1825.

 

  • le 18 octobre 1797 : traité de Campoformio.

Il met fin à la Campagne d'Italie et partage la république de Venise : l'Autriche récupère l'Istrie, la Dalmatie et les bouches de Cattaro, Venise et ses possessions jusqu'à l'Adige, reconnaît l'indépendance de la République cisalpine ; la France conserve les îles Ioniennes (Corfou, Zante, Céphalonie), la Lombardie et la Belgique par un article secret, l'Autriche concède également la rive gauche du Rhin.

  • le 18 octobre 1810 : Napoléon ordonne que les marchandises anglaises soient brûlées dans les ports de l'Empire.
  • le 18 octobre 1831 : la révolte des Canuts, dernière corporation selon la forme pré révolutionnaire va éclater.

Les chefs d'atelier des soieries demandent au préfet du Rhône Bouvier-Dumolart de réinstaurer un tarif minimum pour les travaux à façons des Canuts. Le tarif fixé est tellement exorbitant que le 21 novembre la révolte éclate.

  • le 18 octobre 1893 : décès de Charles Gounod, à 75 ans.

Charles Gounod est un compositeur français né à Paris le 17 juin 1818 et mort à Saint-Cloud le 18 octobre 1893. Animé d'un profond sentiment religieux, il laisse plusieurs Messes, et surtout son célèbre Ave Maria, d'après un prélude de Bach.

  • le 18 octobre 1945 : création du Commissariat à l'énergie atomique.

Le CEA est institué par le GPRF, sur la proposition de Joliot et Dautry. Le but est alors de poursuivre la recherche nucléaire Le CEA a notamment pour mission de développer les énergies nucléaires et ses méthodes de retraitement, ainsi que de participer aux programmes de Défense nationale.

  • le 18 octobre 1988 : le Français Maurice Allais, reçoit le prix Nobel d'économie pour ses travaux sur la théorie des marchés.

Posté le 18 octobre 2014 à 06h37 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (2)

17 octobre 2014

L'horreur des mères porteuses

illustrée par ce témoignage, reçu d'un lecteur :

"Je voudrais attirer l’attention des lecteurs du Salon Beige sur une histoire vraie qui m'a été racontée récemment par un ami.

Cet ami connaît deux hommes homosexuels à Paris qui ont voulu avoir des enfants par GPA.  Ils ont choisi la donatrice d’ovules sur un catalogue de femmes sud-africaines où on voit leur visage et leurs qualités physiques.  La mère porteuse était en Inde.  Mais une fois les jumeaux nés (les hommes avaient commandé des jumeaux), cet été, le test de paternité requis par (le pays dont l'un des hommes ressortissant) s’est avéré négatif - suite à une bavure dans le laboratoire, sans doute, on a choisi les mauvais spermatozoïdes.  Par conséquent les hommes ont refusé de prendre livraison des jumeaux dont la mère porteuse ne veut pas non plus.  Les enfants nés sur commande sont donc abandonnés comme un achat dont on ne veut plus.  L’homme qui a raconté cette histoire a dit vaguement qu’ils étaient en train de chercher un orphelinat pour eux en Inde … mais qu’ils sont aussi en train d’exiger un remboursement auprès de l’agence.  Pour eux, au moins, tout est bien qui finit bien - ils viennent de passer leur deuxième commande, un petit garçon cette fois, qui est déjà implanté dans l’utérus d’un autre mère porteuse.

Cette histoire horriblement triste incarne à la fois les aspects financier, consumériste, international et profondément cynique de la GPA, ce fléau moderne."

L'apostasie de l'Occident et le culte qu'il rend à Mamon fait régresser l'humanité toute entière !

Posté le 17 octobre 2014 à 09h05 par Paula Corbulon | Lien permanent

16 octobre 2014

GPA et allocations familiales : le rateau du soir pour le gouvernement

Lu sur Twitter : 

"En France, si t'as des enfants, il ne faut pas être riche, mais si tu n'as pas enfants et que tu es riche...tu peux en acheter".

Posté le 16 octobre 2014 à 21h18 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

Pierre Bergé : "La PMA et la GPA existeront un jour"

L'oligarque Pierre Bergé était invité sur France Inter ce matin, pour réaffirmer :

Posté le 16 octobre 2014 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

15 octobre 2014

Mères porteuses : proposition de loi contre les fraudeurs

Une grosse centaine de députés a déposé une proposition de loi

"visant à lutter contre les démarches engagées par des Français pour obtenir une gestation pour autrui".

Extrait de l'exposé des motifs :

"Fin janvier 2013, une circulaire du Ministère de la Justice a été rédigée afin de faciliter la délivrance de certificats de nationalité française aux enfants conçus par GPA à l’étranger.

La Cour de cassation a rendu de nombreux arrêts qui vont à l’encontre de cette circulaire. La Cour confirme qu’en l’état du droit, il est justifié de refuser la transcription d’un acte de naissance établi à l’étranger « lorsque la naissance est l’aboutissement, en fraude à la loi française, d’un processus d’ensemble comportant une convention de gestation pour le compte d’autrui, convention qui, fut-elle licite à l’étranger, est nulle » en droit français.

Fin juin 2014, sans se prononcer sur le choix des autorités françaises d’interdire la gestation pour autrui, les juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ont estimé que le refus de la France de transcrire des actes de filiation réalisés aux États-Unis à la suite de naissance par « mère porteuse » portait atteinte à « l’identité » des enfants.

Cette nouvelle disposition risque de faciliter le recours à la pratique de la gestation pour autrui. Les couples qui auront, contre rémunération, obtenu une GPA à l’étranger, pourront légaliser la situation de l’enfant. Si l’on souhaite s’opposer aux contrats de « mères porteuses » portant atteinte à la dignité humaine et au corps de la femme et dont l’enfant est l’objet du contrat niant ainsi son statut de personne humaine, il convient donc de renforcer notre dispositif législatif de lutte contre cette pratique.

Dans le texte présenté, l’article 1er renforce les sanctions à l’encontre des agences qui organisent ce trafic d’être humain en doublant les peines actuellement prévues par la loi. L’article 2 punit les personnes qui ont recours à cette pratique illicite ainsi que les démarches auprès d’agences organisant la GPA."

Posté le 15 octobre 2014 à 21h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Au boulot ! Les enfants c'est pour plus tard

Facebook et Apple veulent aider leurs employées à congeler leurs ovules afin de permettre aux femmes de se consacrer à leur carrière sans "pression biologique".

Les deux compagnies couvriraient jusqu'à 20 000 dollars les frais d'une telle méthode. Facebook a commencé récemment à comptabiliser la congélation des ovocytes dans la couverture médicale que l'employeur paie aux États-Unis, et Apple commencera à faire de même à partir de janvier.

Posté le 15 octobre 2014 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

“Cherche mère porteuse juive, QI untel”

Trouvé dans Minute :

"Mardi 7 octobre, « C à vous », France 5 Daniel

Cohn-Bendit est favorable à la GPA tout en reconnaissant que son adoption poserait quelques minuscules problèmes: « J’ai fait une conférence dans une université aux Etats-Unis. Elle était annoncée et autour, il y avait des petites annonces: “Cherche mère porteuse juive, QI untel”, ou “Cherche sperme musulman, QI untel”, c’était sur deux pages, c’était effrayant. Avec la GPA, on choisit l’enfant, on choisit le quotient d’intelligence, et c’est un problème. Il faut souhaiter que la GPA soit autorisée mais encadrée. » Par qui? Par le docteur Mengele?

Posté le 15 octobre 2014 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

Suivre l'actualité bioéthique avec Gènéthique

Depuis 2000, Gènéthique veille l’actualité de la bioéthique française et internationale et informe des milliers d’abonnés et de visiteurs sur les enjeux actuels et à venir dans ce domaine sensible. Plus de 10 000 articles, des centaines de lettres d’analyse plus tard, Gènéthique, premier site d’actualité bioéthique, fait peau neuve. 

Conçu en responsive design genethique.org s’adapte aux supports tablettes et mobiles pour faciliter la lecture. La généralisation des photos et des icônes thématiques permet une navigation plus agréable et plus efficace.

Trois services d'informations.

Chaque article appartient à l’une des trois grandes rubriques spécifiques du site :

  • Les synthèses de presse bioéthique présentent quotidiennement une revue de presse synthétique des sujets de bioéthique qui animent la presse française et étrangère.
  • Les articles Gènéthique Vous Informe proposent des décryptages, des analyses, ou des informations exclusives de la rédaction de Génèthique sur un sujet d’actualité.
  • Le Coin des experts rassemble les analyses de spécialistes - généticien, médecin, biologiste, juriste, philosophes – qui éclairent un thème d’actualité bioéthique. Ils permettent de prendre de la hauteur sur des sujets toujours complexes, souvent balayés par la pression de l’actualité.

Ce nouveau site se dote également d’outils pratiques. Ainsi, le moteur de recherche avancée permet de lancer une recherche par mot clef sur une période donnée, mais aussi par thème et par rubrique. Sont également utiles un lexique, une bibliographie, un récapitulatif des textes législatifs nationaux et internationaux en vigueur sur chacun des thèmes, un agenda des événements et des rendez-vous des médias qui rythment l’actualité bioéthique.

De nombreux thèmes de bioéthique

L’organisation est totalement repensée avec la création de grands thèmes de bioéthique. Ils permettent de raccrocher systématiquement une publication à l’ensemble de celles qui abordent le même sujet afin d’approfondir et de faire des recherches spécifiques : clonage, génome, loi de bioéthique, objection de conscience, transhumanisme, don d’organes, recherche sur l’embryon et ses alternatives, fin de vie, DPI, DPN, PMA-GPA, IVG-IMG et enfin OGM. Des dossiers de fond seront mis en ligne dans les mois prochains sur les pages dédiés à chacun d’eux. Plus de 10 000 articles, publiés depuis 2000, sont classés dans chacun des thèmes et chaque jour de nouveaux viennent les alimenter.

Un site, trois façons de le suivre :

Par courriel / papier: Gènéthique propose trois formules toujours gratuites : recevoir tous les jours l’actualité bioéthique (les synthèses de presse), recevoir tous les mois une analyse approfondie d’un ou plusieurs sujets à travers des interviews, des tribunes, chroniques (lettre d’analyse mensuelle courriel ou par courrier postal). Page abonnement de Gènéthique.

• Via le nouveau compte Twitter : Gènéthique anime en direct un fil d’actualité sur la bioéthique à travers une revue de presse permanente, la diffusion de ses synthèses, GVI et Coin des experts. @Genethique ;

• Via la nouvelle page Facebook : tous les jours, Gènéthique y publie tous ses articles. Pour devenir fan, lire et partager les articles : cliquez ici

Posté le 15 octobre 2014 à 07h02 par Michel Janva | Lien permanent

14 octobre 2014

Stérilisation forcée sous couvert de vaccination : l'Eglise s'insurge !

Lu ici

"L’Église catholique du Kenya s’oppose à une campagne de vaccination contre le tétanos des femmes âgées de 19 à 49 ans, alors que celle-ci doit débuter lundi 13 octobre dans 60 districts à haut risque du nord du Kenya, où des cas de décès maternels et néonatals sont extrêmement élevés. Elle craint que cette opération, menée par le ministère de la Santé, ne couvre un plan de stérilisation des femmes et de contrôle de la croissance de la population (...)

Lors d’une conférence de presse au Centre pastoral Saint-Patrick, à Kabula, dans le comté de Bungoma, à l’ouest du pays, le président de la Commission santé de la KEC, Mgr Paul Kariuki Njiru, et son adjoint, Mgr Joseph Mbatia, ont déploré que le ministère de la santé ait lancé cette campagne sans coordination et sans concertation avec les instituts de santé catholiques.

Le communiqué des évêques [Ici en VO.NDL] pose plusieurs questions précises :

  • Y a-t-il une épidémie de tétanos au Kenya ?
  • Si tel est le cas, pourquoi n’a-t-elle pas été déclarée ?
  • Pourquoi la campagne cible-t-elle seulement les femmes de 14 à 49 ans ?
  • Pourquoi la campagne laisse-t-elle de côté les enfants, les garçons et les hommes, même si ces catégories sont aussi exposées au tétanos ?
  • Au milieu de tant de maladies mortelles au Kenya, pourquoi le tétanos a-t-il eu la priorité ? (...)

Selon la commission épiscopale, le vaccin utilisé peut provoquer la stérilité lorsqu’il est injecté à une femme non enceinte. « Les informations accessibles au domaine public indiquent que le vaccin antitétanique additionné de Beta HCG (hormone secrétée par les femmes enceintes NDLR) aurait été utilisé aux Philippines, Nicaragua et Mexique pour vacciner les femmes contre une éventuelle grossesse, écrivent les évêques dans leur communiqué. (…) Lorsque cette hormone est injectée au moyen d’un vaccin à une femme non enceinte, le Beta HCG combiné avec l’anatoxine tétanique provoque le développement d’anticorps contre le tétanos et le HCG, de sorte que si l’ovule d’une femme est fécondé, son HCG naturel sera détruit, la rendant définitivement stérile. »

Les évêques disent craindre une volonté cachée de stérilisation des femmes à large échelle. Une solution qui, selon eux, aurait déjà été utilisée par les partenaires occidentaux aux Philippines, au Nicaragua et au Mexique".

Posté le 14 octobre 2014 à 21h30 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (17)

Transplantation d'utérus depuis des transsexuels

En Suède est né un bébé dont la mère avait reçu l'utérus d'une femme de 61 ans. Vincent a été conçu dans une éprouvette et il est né par césarienne après 32 semaines de grossesse.

L'équipe de l'hôpital Foch, à Suresnes (Hauts-de-Seine), explore la piste de transsexuels, dont l'utérus est retiré lors d'une transformation femme-homme. L'équipe des professeurs Jean-Marc Ayoubi (chef du service de gynéco-obstétrique à l'hôpital Foch) et René Frydman se dit prête à de telles greffes, une fois obtenues l'autorisation du comité d'éthique régional et celle de l'Agence de biomédecine. Trois sources d'utérus sont envisagées  : des donneuses vivantes, décédées (en état de mort cérébrale...), mais aussi des transsexuels femmes devenant hommes.

Interrogé sur le sujet de la transplantation d'utérus, le Comité national d'éthique y répondra dans un avis plus global sur l'AMP, attendu au printemps 2015.

Posté le 14 octobre 2014 à 16h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

13 octobre 2014

Gilbert Collard : la loi Taubira devra être abrogée pour mettre un terme au fric-frac de la famille

De Gilbert Collard, Député du Gard :

"Le 22 septembre 2014, la Cour de cassation, notre plus haute juridiction, a, dans sa solennité, désormais avant-gardiste, émis un avis péremptoire au terme duquel l’épouse d’une femme inséminée à l’étranger par le « don » d’un donneur anonyme peut adopter l’enfant en France !

Elle décide donc, allant plus loin que le Législateur, malgré les décisions contraires de plusieurs juridictions, que l’enfant conçu selon une loi étrangère peut être adopté par la femme de la mère, en contravention à la loi française… Il est tout de même incroyable que la gardienne des lois autorise la fraude à la loi.

Les hypocrites diront qu’il ne s’agit là que d’un avis que la Cour de cassation peut émettre depuis une loi de 1991 et que les juridictions pourraient s’en affranchir. La bonne blague ! La Cour a toujours le dernier mot, à quoi bon s’opposer à un avis qui a valeur d’ultimatum ? Il annonce les arrêts de rigueur qui frapperont les récalcitrants !

Cet avis aux amateurs d’un droit de la famille classique a la gueule d’un arrêt posant un principe qui comble une lacune volontaire de la loi sur le mariage pour tous, lacune politique visant à ne point donner du grain à moudre aux opposants. En un mot, la Cour de cassation fait le sale boulot d’un Législateur qui n’a pas voulu assumer jusqu’au bout les conséquences d’une loi contraire à l’évidence biologique.

Les réactions ravies du ministre de la Justice en sont l’aveu : « Cet avis met fin à plusieurs mois d’insécurité juridique pour les familles homoparentales. » « L’adoption est désormais clairement ouverte, sous toutes ses formes, à tous les couples mariés conformément à la loi du 17 mai 2013. » Tout est dit ! Tout est fait ! Le législateur en trouille avec l’opinion publique n’a pas osé étendre la procréation médicalement assistée aux couples homos, laissant la Cour de cassation, sous couvert d’un avis qui a force de loi, mais qui s’appelle un avis, la pilule -si j’ose dire en ce domaine- passe mieux, accomplir la basse besogne.

En même temps, la France était condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme, au nom du droit de l’enfant au respect de sa vie privée, pour avoir refusé qu’un contrat de mère porteuse licite dans le pays porteur, produise ses effets en France en matière de filiation… Comme quoi la destruction de la famille passe par la fenêtre quand on fait semblant de lui fermer la porte.

Désormais, soyons clair, la marchandisation de l’être humain, au seul bénéfice des égoïsmes procréateurs à tout prix, et il est élevé, est permise sans aucune considération de l’intérêt de l’enfant du siècle de fous qui nous guette. Le respect de tous ne doit-il pas commencer par la réaffirmation que la vie n’est pas un produit achetable, un jeu d’ego en mal de bébé trans-frontière, une explosion exploitable des repères ?

Il n’y a qu’une réponse : cette loi réactionnaire, qui nous renvoie à la chute de l’Empire romain où les locations de ventre existaient, devra être abrogée pour mettre un terme au fric-frac de la famille !"

Posté le 13 octobre 2014 à 22h45 par Michel Janva | Lien permanent

Mères porteuses : Jacques Toubon soutient la décision de la CEDH

Le nouveau Défenseur des droits ne veut pas défendre les enfants ni les femmes rendues en esclavage. Il déclare :

«La Cour européenne des droits de l'homme a dit qu'il était conforme à la convention internationale des droits de l'enfant de donner une identité aux enfants. Nous pensons, nous le Défenseur des droits, qu'il faut effectivement mettre en application en France, et c'est la responsabilité du gouvernement, la transcription à l'état civil, c'est-à-dire donner une identité en France à ces enfants».

Allez violer tranquillement la loi, la France fermera les yeux et fera comme si de rien n'était.

Posté le 13 octobre 2014 à 20h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

09 octobre 2014

"Monsieur le Premier Ministre, nous ne croyons plus aux déclarations d’intention"

Elizabeth Montfort et Nicole Thomas-Mauro, anciens députés au Parlement européen, ont écrit une lettre ouverte à Manuel Valls :

"Monsieur le Premier Ministre,

Vous avez déclaré lors d’une interview dans un quotidien que : « La France est opposée à la légalisation de la GPA qui est, il faut le dire, une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes. »

Mais vous n’en tirez pas toutes les conséquences : votre gouvernement a refusé de faire appel de la condamnation de la CEDH pour le refus de la France d’inscrire à l’état civil des enfants nés de la GPA. Ce qui revient à accepter implicitement cette pratique.

Vous ajoutez : « le gouvernement exclut totalement d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA. J’ajoute qu’il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée… tout en affirmant qu’ils sont responsables de l’éducation des enfants, c’est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs. Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l’étranger. »

Mais c’est précisément le motif de la condamnation de la CEDH qui ne demande pas d’autoriser la GPA en France, mais d’inscrire à l’état civil français des enfants nés de la GPA à l’étranger. Et comme votre gouvernement n’a pas fait appel de cette condamnation, vous serez obligé d’inscrire ces enfants à l’état civil français.

Monsieur le Premier Ministre, n’ayant plus les moyens de vous opposer à la condamnation de la CEDH , allez-vous annuler la circulaire de votre ministre de la Justice qui demande de fournir un certificat de nationalité française aux enfants nés de la GPA ? Cette circulaire Taubira est une première reconnaissance des effets de la GPA en matière de filiation.

Vous continuez : « Nous devons nous attaquer à ces filières, à ces officines qui chassent sur le territoire des États interdisant la GPA pour acquérir des parts de ce marché de l’humain de plus en plus attractif. » Or, depuis plusieurs années des sociétés américaines à buts très lucratifs viennent proposer leurs services dans de grands Hôtels parisiens afin de démarcher des clients potentiels pour un montant avoisinant parfois 100 000 €. Ni vous, en tant que Premier ministre, ni votre Secrétaire d’Etat aux Droits des Femmes n’avez jamais condamné ces pratiques commerciales qui font de la femme, la victime d’un nouvel esclavage moderne et de l’enfant, l’objet d’un contrat.

Monsieur le Premier Ministre, quelle suite comptez-vous donner à la plainte déposée il y a dix mois déjà et qui n’a fait l’objet d’aucune réponse à ce jour ? Vous avancez plus prudemment sur le recours à l’AMP pour des couples de femmes :"La position du gouvernement sur ce sujet est claire : nous n’avancerons pas plus loin sur cette question tant que nous n’aurons pas l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE)."

Monsieur le Premier Ministre, allez-vous faire voter un loi pour que les Tribunaux ne suivent pas l’avis de la Cour de Cassation qui recommande l’adoption de l’enfant né volontairement de père anonyme pour pouvoir être adopté par la « conjointe » de la mère, alors que cette pratique est interdite en France ? Vous terminez vos propos ainsi : « Je crois que, dans ces moments de crise d’identité, la famille est un repère, un pôle de stabilité. Elle a évolué, certes, et c’est notre rôle que de l’accompagner. Mais en même temps, la famille, la filiation et l’intérêt de l’enfant doivent rester des repères fondamentaux. »

Vous n’avez cessé de détruire ces repères, d’abord par la Loi Taubira qui entraîne automatiquement le recours à l’AMP et à la GPA pour des personnes de même sexe et qui brouille les repères fondateurs de la filiation. Maintenant c’est par l’asphyxie de la Politique familiale que vous continuez à remettre en cause le rôle structurant de la famille dans la société.

Monsieur le Premier Ministre, nous ne croyons plus aux déclarations d’intention. Nous vous demandons solennellement des décisions et des actes clairs en accord avec vos propos. Alors vous serez crédible ! Aurez-vous ce courage pour les enfants et pour la France ?"

Posté le 9 octobre 2014 à 17h23 par Michel Janva | Lien permanent

08 octobre 2014

Les mères porteuses en 3 minutes

Posté le 8 octobre 2014 à 21h57 par Michel Janva | Lien permanent

Le Sénat et les mères porteuses

Lu sur le blog d'Yves Daoudal, à propos de Sens Commun :

"[...] Voilà qu’ils « s’étonnent vivement de la nomination du sénateur Alain Milon au poste de président de la commission des Affaires sociales du Sénat ». Une élection « totalement consternante », disent-ils : parce que le sénateur Milon, quoique UMP, est favorable à la loi Taubira, à la PMA et à la GPA.

On a l’impression qu’ils tombent de la lune. Ils ne s’étonnent pas que la socialiste Michèle André soit élue (par la droite) présidente de la commission des Finances. Ni que le questeur soit, bien sûr, l’UMP Bernard Saugey… président d’honneur de la Fraternelle parlementaire… Car c’est par là qu’il faut commencer. La politique, au Sénat, est réglée par la franc-maçonnerie.

C’est pourquoi je n’ai pas bondi d’enthousiasme en apprenant que Bruno Retailleau devenait président du groupe UMP. Pour accéder à ce poste, il lui a fallu donner des gages. Ou pire. En tout cas, parmi les gages, il y a précisément Alain Milon aux affaires sociales. Aux côtés de Michèle André aux Finances. Michèle André, vice-présidente de la Fraternelle parlementaire. Ces deux-là, en janvier 2010, avaient signé conjointement (suivis par bien d’autres naturellement, dont Bernard Saugey) une proposition de loi légalisant la GPA.

C’est un combat de longue date. En 2008, déjà, Michèle André, avec Alain Milon (et Henri de Richemont) avaient pondu un « rapport d’information » favorable à la légalisation de la gestation pour autrui. En octobre 2008, à l’assemblée générale de la Fraternelle parlementaire, la seule intervention, en dehors des allocutions d’usage, avait été l’exposé de la « Sœur Michèle André » sur la GPA. Qui commençait ainsi : « La maternité pour autrui constitue une pratique séculaire permettant de remédier à l’infertilité d’une femme. » Et donc il faut mettre fin à la loi de « prohibition ».

Sur les questions « sociétales », il n’y a aucune différence, dans les instances dirigeantes du Sénat, entre la droite et la gauche. Le programme unique est celui de la franc-maçonnerie. N’en déplaise à Bruno Retailleau et autres leurres (les francs-maçons ayant oublié, hélas, d’être idiots)."

A propos de GPA, voici la dernière Une de Charlie Hebdo :

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Posté le 8 octobre 2014 à 21h28 par Michel Janva | Lien permanent

07 octobre 2014

Mères porteuses : La Manif Pour Tous demande à rencontrer Manuel Valls

Voici la lettre :

"Dimanche 5 octobre, des centaines de milliers de personnes ont à nouveau défilé avec enthousiasme et détermination dans les rues de Paris et de Bordeaux à l’appel du mouvement social initié par La Manif Pour Tous.

Cette immense mobilisation populaire et pacifique est venue, entre autres, demander l’abolition universelle de la Gestation Par Autrui.

Dans un long entretien au journal La Croix, publié deux jours avant notre mobilisation, vous avez eu des propos très fermes contre la pratique des mères porteuses (GPA) que vous avez qualifiée de « pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes ». Nous en prenons acte et saluons l’évolution de votre position sur ce sujet fondamental pour la dignité de la personne humaine.

Cependant, Monsieur le Premier ministre, la prise de conscience de ce fléau que représente la Gestation Par Autrui ne peut s’arrêter à des déclarations.

Vous avez indiqué dans cet entretien que le ministre des Affaires Etrangères s’est vu confié la responsabilité de préparer une initiative internationale pour « aboutir, par exemple, à ce que les pays qui autorisent la GPA n’accordent pas le bénéfice de ce mode de procréation aux ressortissants des pays qui l’interdisent »

Nous nous en réjouissons sincèrement tant cette question touche l’ensemble de l’humanité.

A ce titre, La Manif Pour Tous a proposé que soit décrétée le 5 octobre une « Journée internationale pour l’abolition de la GPA », nouvelle forme d’esclavage qu’aucune conscience éclairée ne peut tolérer. Nous soutiendrons toutes les initiatives qui convergeront dans ce but. Nous appelons en particulier, depuis plusieurs mois, à une action internationale visant à l’élaboration de protocoles additionnels aux conventions internationales, à commencer par celle des Droits de l’enfant : nous demandons notamment que soient ajoutés les mots « y compris sous la forme de la GPA » à l’article 6 interdisant la traite des enfants.

Mais, Monsieur le Premier ministre, quelle crédibilité aura la France à prendre la tête d’une telle initiative si notre pays ne combat pas réellement la pratique de la GPA sur son propre territoire en dissuadant ses citoyens d’y recourir ? Il est déjà très inquiétant que notre pays n’ait pas fait appel des arrêts de la CEDH qui portaient sur l’inscription à l’état civil des enfants concernés. Il y a donc d’autant plus urgence à faire preuve de fermeté sur l’opposition à la GPA.

Les Français qui se sont massivement exprimés et continuent à le faire inlassablement attendent un acte concret : le retrait de la circulaire TAUBIRA de janvier 2013 qui invite les greffiers en chef des tribunaux à délivrer un certificat de nationalité française aux enfants nés à l’étranger de mère porteuse. Cette circulaire est en contradiction avec votre déclaration dans La Croix, où vous indiquez que « le gouvernement exclut totalement d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA ».

Monsieur le Premier ministre, la cohérence de l’action gouvernementale est mise à mal par cette contradiction importante. A l’évidence, cette circulaire revient à rendre licite les effets des contrats signés entre des agences instrumentalisant la femme et commercialisant l’enfant et leurs clients. Son équivalent, en Espagne, est d’ailleurs à l’origine d’une augmentation très importante des recours à la GPA. Ne faisons pas comme ceux qui, il y a quelques centaines d’années, trouvaient toutes sortes de prétextes pour tolérer l’esclavage.

C’est pourquoi nous réitérons notre demande de retrait de cette circulaire. Et ce, dès maintenant, avant que le Conseil d’Etat ne prenne prétexte des arrêts de la CEDH pour la valider.

Pour toutes ces raisons, nous avons l’honneur, Monsieur le Premier ministre, de solliciter un rendez-vous avec vous pour échanger sur la problématique de fond : celle d’un « droit à l’enfant » que tente d’instaurer dans les faits les promoteurs de la GPA et de la PMA au profit des couples de femmes, pratique dont je rappelle qu’elle fait des orphelins de père.

Nous souhaitons également vous porter le cri du cœur des familles de France qui demandent que soient revues les mesures d’économies envisagées : celles-ci les affaibliraient et saperaient leur capacité à tenir leur rôle spécifique d’éducation, de solidarité et de dignité, ce qui, à l’évidence, coûtera ensuite bien plus cher à l’Etat.

Vous remerciant par avance de votre réponse que nous ne pouvons imaginer que positive au regard du nombre de Français qui ont une nouvelle fois fait part de leurs vives inquiétudes pour la famille et l’enfant lors des manifestations organisées dimanche par La Manif Pour Tous que j’ai l’honneur de présider, je vous demande de croire, Monsieur le Premier ministre, à ma haute et respectueuse considération."

Posté le 7 octobre 2014 à 20h44 par Michel Janva | Lien permanent

Bébés-éprouvettes : un militant LGBT crée une association pour violer la loi

Vincent Autin, le premier à avoir profité de la loi Taubira, avec son compagnon Bruno Boileau, 11 jours après sa promulgation, par ailleurs président du groupuscule Gay Pride Languedoc-Roussillon, a lancé une association de récolte de fonds pour aider les femmes à s'offrir une procréation médicale assistée (PMA) à l'étranger, la PMA privant l'enfant de père étant interdite en France.

Baptisée G.P.A. pour Grand projet d'avenir - tout un symbole - l'association vise à

«aider, accompagner, soutenir financièrement toutes les femmes en couple homme/femme femme/femme ou célibataires, qui, par manque de moyens, ne peuvent concrétiser leur projet parental en toute sécurité et sérénité».

Pour se faire fabriquer un «bébé Thalys», les femmes doivent débourser 3000 euros en moyenne par tentative, sans compter les déplacements, l'hôtel, sachant que 80% des fécondations in vitro échouent.

Posté le 7 octobre 2014 à 13h43 par Michel Janva | Lien permanent

Manif Pour Tous : le reportage de TV Libertés

Posté le 7 octobre 2014 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

06 octobre 2014

La dernière fois que vous avez donné 16000€ à des amis, c'était quand ?

Une Française résidant en Floride explique qu'elle touche environ 16 000 € pour faire la mère porteuse. Elle a été payé par deux couples infertiles puis, cette année, par deux personnes homosexuelles françaises qui venaient violer la loi. Comme la mère porteuse n'a aucun lien de sang avec le bébé (la mère génétique est une américaine anonyme qui a fait un don d'ovocytes), elle déclare :

"C'est comme si c'était les enfants d'amis".

Posté le 6 octobre 2014 à 13h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Ils essaient d'accoupler deux mâles... mais en vain!

Dans le contexte de la journée d'aujourd'hui, cette histoire est plutôt cocasse et montre que la nature est coriace !

"La reproduction des animaux en captivité est toujours plus laborieuse que dans leur milieu naturel. Les soigneurs du zooMaruyama de Sapporo, au nord du Japon ne se sont d'abord pas inquiétés outre mesure. Mais quant au bout de quatre ans, leurs deux hyènes, données par un zoo sud-coréen, n'arrivaient toujours pas à procréer, ils se sont interrogés.

Selon itv.com (lien en anglais), vendredi 3 octobre, les soigneurs ont alors fait subir des tests de genre (NDL : sic!) sous anesthésie à Kami et Kamutori, respectivement présentés comme une femelle et un mâle par leur zoo d'origine. Résultat, Kami est en fait également un mâle".

Posté le 6 octobre 2014 à 00h07 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (8)

05 octobre 2014

"La femme la plus laide du monde"

ou quand l'éducation et le caractère permettent de se battre cotnre la maladie et la haine.

Posté le 5 octobre 2014 à 03h52 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)

04 octobre 2014

La manif pour tous a commencé à Mayotte

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Posté le 4 octobre 2014 à 19h26 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

Ventres à vendre : marché des mères porteuses à Paris

Organisé par l'Action française :

Posté le 4 octobre 2014 à 15h06 par Michel Janva | Lien permanent

03 octobre 2014

Ludovine de La Rochère répond à Manuel Valls

Dans La Croix :

"La Manif Pour Tous a découvert ce matin avec le plus grand intérêt l’entretien accordé par Monsieur Valls au quotidien La Croix. Nous sommes bien sûr heureux que le premier ministre s’intéresse enfin aux messages que notre mouvement social, historique dans son ampleur et dans sa durée, adresse depuis des mois au président de la République et aux gouvernements successifs.

Nous nous réjouissons également de constater une évolution positive de Manuel Valls sur la question des mères porteuses : alors qu’il se déclarait publiquement favorable à la légalisation de la GPA, il y a tout juste quelques mois, il a manifestement pris conscience du caractère inacceptable d’une pratique qui utilise la femme et traite l’enfant à l’instar d’une chose qu’on peut commercialiser, vendre, acheter, etc.

Le premier ministre, enfin, reconnaît que tout enfant né de GPA à l’étranger a bien un état civil et la nationalité de son pays de naissance. Les affirmations inexactes, mais réitérées, de certains de ses ministres, qui prétendaient que ces enfants sont « apatrides » et « anonymes », visaient en effet à justifier l’injustifiable : d’une part, la circulaire Taubira, d’autre part, le renoncement de la France à faire appel la semaine dernière des arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) condamnant notre pays sur la question de la GPA.

Mais Manuel Valls se trouve fort embarrassé pour expliquer, justement, ce non-appel des arrêts de la CEDH : une réelle et ferme opposition à cette pratique devait à l’évidence se traduire par un appel !

Nous comprenons bien son embarras puisqu’il est en pleine contradiction : outre ce non-appel, il y a aussi le maintien – en tout cas pour le moment – de la circulaire Taubira, l’absence d’une politique de dissuasion à l’attention des citoyens français pour ce qui est de recourir à une mère porteuse à l’étranger, la tolérance à l’égard de ces contournements de la loi sur la GPA comme sur la PMA, la tolérance à l’égard des agences démarchant en France (l’une d’elle démarchait d’ailleurs à quelques dizaines de mètres de l’Assemblée nationale voici 48 heures à peine…).

La pratique des mères porteuses, comme celle de la PMA quand elle fait des orphelins de père, est une question grave, qui ne supporte ni ambiguïté, ni faux-semblant : si le premier ministre est aussi décidé à agir qu’il le déclare, nous l’appelons à retirer de toute urgence la circulaire Taubira, à mettre en place des moyens dissuasifs, à exprimer auprès de la CEDH qu’elle n’a pas légitimité à dévoyer le sens véritable de la Convention européenne des Droits de l’Homme (texte qui est le fondement de sa mission mais qu’elle traduit systématiquement au profit de l’adulte et au détriment de l’enfant, victime de ses décisions discriminantes à son égard) et, enfin, à initier et conduire une action internationale efficace qui conduise à une convention interdisant la gestation pour autrui.

C’est pourquoi, Monsieur le premier ministre, nous serons à nouveau dans la rue dimanche à Paris et à Bordeaux : nous vous appellerons à être cohérent et à passer de la parole aux actes !"

Posté le 3 octobre 2014 à 21h53 par Michel Janva | Lien permanent

Mères porteuses : le cynisme glaçant des LGBT

Julie Graziani, porte-parole d'Ensemble pour le bien commun, répond au Figaro, suite à son intervention face à Alain Juppé hier :

"Ce dont je suis convaincue c'est qu'il faut maintenir la pression et marteler qu'en l'état de sa rédaction cette loi est une loi de contournement des interdictions de la PMA et de la GPA, qui demeurent interdites en théorie et qui sont désormais autorisées en pratique. L'échange d'hier a montré qu'en révélant ce caractère intrinsèquement frauduleux de la loi Taubira on oblige les hommes politiques à reconnaître qu'il n'est pas envisageable de laisser cette loi en l'état. Vous savez, les hommes politiques n'ont que le courage qu'on leur donne et ne tiennent leurs engagements que si on les leur rappelle régulièrement.

Dans un entretien au journal la Croix, le premier ministre annonce que la GPA sera interdite en France. S'agit-il d'une vraie victoire ou d'un recul temporaire de Manuel Valls avant la Manif de dimanche?

Manuel Valls n'annonce rien de concret ni de neuf, puisqu'en théorie la GPA est déjà interdite et qu'en pratique elle est tolérée. Comment compte-t-il s'y prendre? S'il s'engage lui aussi à réécrire la loi Taubira on avance ; sinon on est dans l'effet d'annonce. Cette déclaration a au moins le mérite de reconnaître que la manifestation de dimanche se tient pour un juste motif. C'est appréciable quand on se rappelle qu'il nous traitait il y a quelques mois encore comme des extrémistes.

Ces propos interviennent après la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour son refus de transcrire les actes de filiation d'enfants nés par GPA à l'étranger, une décision qui n'a pas fait l'objet d'appel. Comprenez-vous cette décision?

Bien sûr je la comprends, et c'est toute la perversité du système mis en place par les LGBT qu'elle met en lumière. Ces gens-là conçoivent des orphelins pour les rendre adoptable, puis placent tout le monde, et l'enfant le premier, devant le fait accompli en invoquant son intérêt à être adopté. C'est d'un cynisme glaçant. Ils piétinent l'intérêt de l'enfant en le privant de son père ou de sa mère, puis invoque l'intérêt de l'enfant pour l'adopter. Un principe fondamental du droit dit que «nul ne peut se contredire au détriment d'autrui». C'est ce que font les LGBT.

Si la France n'a pas fait appel de la décision de la CEDH, c'est parce que «nous pensons que les enfants ne sont pas coupables du mode de conception que leurs parents ont choisi», a argumenté la secrétaire d'Etat à la famille Laurence Rossignol. A-t-elle raison de ne pas vouloir pénaliser les enfants?

Les enfants ne sont jamais coupables d'avoir des parents toxiques. Faire le choix d'un mode de conception qui prive l'enfant de son père ou de sa mère c'est causer une injustice à cet enfant et commettre un abus de pouvoir. La question n'est pas de pénaliser les enfants, les pauvres, mais de sanctionner efficacement ceux qui se permettent ces pratiques. Aujourd'hui la loi Taubira récompense ces pratiques en faisant de la complice de l'infraction la mère adoptive."

Posté le 3 octobre 2014 à 15h24 par Michel Janva | Lien permanent

Mères porteuses : Manuel Valls au théâtre

Selon Jean-Frédéric Poisson :

"Le Premier ministre affirme dans le journal La Croix ce matin que la GPA demeurera interdite en France. Mais le Gouvernement qu’il dirige n’aura rien fait pour contrecarrer les récentes décisions judiciaires qui, sans légaliser la pratique de la GPA en France, en légitiment pourtant les effets.

Ambivalence ? Ambiguïté ? Hypocrisie ? A choisir… Ce qui est certain, c’est que depuis l’origine, ceux qui comme nous ont alerté sur les conséquences inéluctables du mariage pour tous avaient effectivement raison. Les dénégations de Madame Taubira à l’époque, et celles de Monsieur Valls aujourd’hui n’y changent rien. Le Gouvernement est menotté par la nécessité de tenir au calme les éléments les plus libertaires de sa « majorité » : en réalité, la protection des personnes contre la marchandisation du corps humain est le cadet de ses soucis. C’est un renoncement supplémentaire de cette pseudo gauche qui sacrifie de plus en plus souvent ses idéaux aux logiques de marché.

Sans compter que l’opération de « nez rouge » pour tenter de calmer les esprits avant les manifestations de dimanche est un peu grossière. Elle ne retire évidemment rien à notre détermination."

Manuel Valls n'est pas le seul ministre socialiste a avoir demandé la GPA. En décembre 2010, Le Monde publiait une tribune intitulée "Gestation pour autrui: un cadre contre les dérives". Cette tribune permet de voir que 3 autres ministres (actuels ou anciens) de Hollande réclament la GPA : Aurélie Filippetti, ancienne Ministre de la Culture Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation Nationale François Rebsamen, Ministre du Travail.

Aujourd'hui, Juliette Méadel, porte-parole du PS, déclare que le sujet des mères porteuses n'est pas tranché au PS !

Posté le 3 octobre 2014 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

Nouvelle plainte dans une affaire de mères porteuses en France

Des Juristes pour l'enfance :

"Alors que le premier Ministre s’exprime aujourd’hui dans la presse pour exprimer sa volonté de lutter contre les entreprises qui vendent des services de GPA en France, une société américaine, CIRCLE SURROGACY, a fait sa promotion et donné des consultations privées dans un hôtel de luxe, à 300 m de l’Assemblée Nationale.

Toute personne qui met en relation des personnes en vue d’une gestation pour autrui se rend coupable du délit pénal d’entremise : l’article 227-12 alinéa 3 du Code Pénal réprime le fait, dans un but lucratif, de s’entremettre entre une personne désireuse d’adopter un enfant et un parent désireux d’abandonner son enfant née ou à naître.

Les Juristes pour l’Enfance, dont l’objet social est la défense de l’intérêt de l’enfant, ont décidé de porter à nouveau plainte en transmettant au Procureur de la République tous les éléments de preuve établissant les faits : enregistrement de la réunion à Paris, plaquettes de présentation, grilles tarifaires…

L’association des Juristes pour l’Enfance dépose plainte contre X et souhaite que, pour le respect des droits des enfants et de la femme, la loi soit appliquée."

Posté le 3 octobre 2014 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent

A 2 jours de LMPT, Manuel Valls change d'avis sur les mères porteuses

2 jours avant la Manif pour Tous, Valls affirme que la GPA est une pratique intolérable.

Il disait exactement l'inverse auparavant :

"Il juge « tout à fait normal » l'ouverture de la procréation médicalement assistée « à toutes les femmes », c'est-à-dire à la fois aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires. Cette position était alors la ligne officielle du parti socialiste. François Hollande avait d'ailleurs fait la même réponse aux mêmes interlocuteurs, bien qu'il y soit depuis apparu clairement hostile. Plus surprenant, M. Valls prend le contre-pied de son parti en défendant la légalisation en France de la gestation pour autrui (GPA) « Si celle-ci est maîtrisée, elle est acceptable, et j'y suis donc favorable », déclare-il. « Il y a possibilités d'y recourir dans les pays voisins, détaille-t-il. Je considère que cela doit concerner toutes forme de couples, mais il faut qu'il y ait des règles précises qui encadrent la GPA, car elle soulève de nombreuses interrogations. » A ceux qui y sont « par principe hostiles » car il redoutent une« dérive vers une marchandisation des corps », M. Valls répond que c'est « une évolution incontournable » et se déclare favorable à une « évolution législative »."

Son gouvernement aurait fait recours avant le 26 septembre contre l'avis de la CEDH, il serait plus crédible sur ce sujet. Là c'est un peu grossier.

Posté le 3 octobre 2014 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (26)

02 octobre 2014

Aucun politique ne prendra la parole à La Manif Pour Tous dimanche

GL'une des personnes organisatrices précise :

« on ne donne la parole à aucun politique. Ils veulent tous intervenir sur le podium, mais il n’en est pas question. Ils sont les bienvenus dans le cortège. »

30 orateurs sympathisants parleront chacun trois minutes.

Le départ est fixé à 13h de la Porte Dauphine. Le parcours fait 6,5 km jusqu'à la place du 18 juin à Montparnasse. Le lieu du comptage est fixé devant le Monceau fleurs de l’avenue de Villars.

A Bordeaux, rendez-vous à 14h place des Quinconces.

N'hésitez pas à rendre service, LMPT recrute des volontaires.

Posté le 2 octobre 2014 à 16h47 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr de Kérimel ne peut pas se taire concernant les mères porteuses

Communiqué de Mgr de Kerimel :

"Des voix se font entendre pour légaliser la GPA (Gestation pour Autrui), en inventant une soi-disant « GPA éthique » pour couvrir d’une illusion morale une pratique déshumanisante. Avec la GPA, ainsi que la PMA (Procréation Médicalement Assistée) ouverte à tous les couples, notre société reconnaîtrait un droit à l’enfant, au détriment du droit des enfants.

La GPA n’est rien d’autre que l’homme réduit à l’état de marchandise. On peut, dans certains pays, vendre ou acheter de l’humain. Ailleurs, on élimine déjà l’être l’humain. Jusqu’où va-t-on aller dans ces dérives ?

Mesure-t-on le changement que la GPA va introduire dans la relation enfants/parents ? Peut-on concevoir qu’un humain relève du droit de propriété d’un autre humain qui l’a acheté ? C’était le cas du temps de l’esclavage. Est-on en train de régresser en inventant de nouvelles formes de servitude ?

Personnellement, je ne peux pas me taire et je soutiens tous ceux qui œuvrent contre ces dérives, quelle que soit leur sensibilité politique ou religieuse."

K

Posté le 2 octobre 2014 à 15h59 par Michel Janva | Lien permanent

Une société loueuse de mères porteuses fait sa promotion en France

Communiqué des Juristes pour l'enfance :

"10 mois après la première plainte déposée par Juristes pour l’enfance pouvant viser une société américaine organisant le processus de GPA, le business de la vente des bébés continue à s’implanter en France en toute impunité.

Une autre société américaine vendeuse de GPA, Circle Surrogacy, a organisé une réunion et des consultations la semaine dernière en France.

Cette réunion s'est tenue au cœur de Paris dans l'hôtel Westin, 3 rue de Castiglione, à 300 mètres de l'assemblée nationale. Pourtant, Mme Rossignol affirmait encore récemment qu'elle renforcerait le dispositif pénal de lutte contre la GPA.

Si cela avait été vrai, cette réunion n'aurait pas eu lieu, cette réunion parisienne étant planifiée sur le site de la société américaine depuis 6 mois...

Lors de la réunion, étaient présentes une vingtaine de personnes, dont 5 femmes et essentiellement des couples d’hommes ou des hommes seuls. La prestation proposée est assez classique :

-compter en moyenne 100 000 euros tout compris pour un enfant,

-large choix de vendeuses d’ovocytes et de candidates à la gestation,

-dispositions contractuelles débattues en amont prévoyant les obligations réciproques des parties (paiement et prise du bébé par les parents d’intention, remise du bébé par la mère porteuse) et toutes les questions « sensibles » : existence juridique ou non du bébé avant l’accouchement, moment du « transfert de propriété » sur le bébé, avortement en cas de handicap, « réduction » embryonnaire, compensation financière en cas de césarienne, renonciation de ses droits parentaux par la mère sur l’enfant, causes de rupture du contrat (pour la « porteuse » : pratique de sport à haut risque ou sortie hors de son Etat de résidence alors qu’elle est contractuellement interdite par exemple)

-sur le risque que la mère porteuse ne veuille pas remettre l'enfant, la société est rassurante: « Il y a trois fois plus de personnes qui ne prennent pas le bébé que de mères porteuses qui veulent garder l’enfant ». Si les clients sont rassurés, ce n'est pas le cas des enfants.

-préparation du dossier administratif du retour, des anciens clients témoignant, lors de la réunion, de la facilité avec laquelle on quitte le territoire américain avec son ou ses bébés, on entre en France et on règle les problèmes administratifs (immatriculation à la sécurité sociale en 3 semaines, délivrance de la carte d’identité en 2 mois, inscription à la crèche : « une fois que les enfants sont en France, il n’y a pas vraiment de problème, on s’en débrouille, tout se débloque ») ;

-étude du dossier des assurances : bien vérifier que le contrat d’assurance de la mère porteuse ne contient pas d’exclusion de garantie concernant la GPA (3 avocats travaillent en permanence sur ces questions des assurances) ;

La société prévient les clients potentiels que la signature d’un tel contrat est contraire à la loi française, mais qu’il n’est pas nécessaire de traverser l’Atlantique pour si peu ; le contrat est signé en France et envoyé par la poste ou par mail, bien que cela soit illégal.

L’Association Juristes pour l’enfance déplore l’inaction des autorités : l’enquête confiée à la Brigade de Répression de la Délinquance sur la Personne à la suite d’une première plainte déposée le 10 janvier 2014 n’a encore donné lieu à aucune poursuite, alors que les faits dénoncés et contraires à la loi sont de notoriété publique !

Ce démarchage en vue de la GPA constitue l’infraction d’entremise en vue de la GPA, sanctionnée par l’article 227-12 du code pénal qui punit d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende le fait de s'entremettre entre une personne ou un couple désireux d'accueillir un enfant et une femme acceptant de porter en elle cet enfant en vue de le leur remettre. Lorsque ces faits ont été commis à titre habituel ou dans un but lucratif, les peines sont portées au double.

L’association Juristes pour l’enfance constate que :

  • le gouvernement n’a pas fait appel de la condamnation de la CEDH ;
  • le gouvernement ordonne de donner des effets aux contrats de GPA (certificats de nationalité française) ;
  • le gouvernement laisse les entreprises étrangères installer leur marché de la GPA en France en toute impunité.

L’association Juristes pour l’enfance attend du gouvernement qu’il fasse respecter la loi sur le territoire français, et qu’il agisse au niveau international pour mettre fin à cette commercialisation honteuse des femmes et des enfants."

Posté le 2 octobre 2014 à 14h36 par Michel Janva | Lien permanent

2 lesbiennes portent plainte car le bébé obtenu par PMA est ... noir

Dans l'Ohio (Etats-Unis), deux lesbiennes blanches ont fait concevoir un bébé par éprouvette (PMA). Mais à la naissance, le bébé n'est pas de la bonne couleur...

Elles portent plainte contre la banque de sperme qui leur a fourni du sperme d'un donneur noir.

Add : Jeanne Smits a raconté cette affaire.

Posté le 2 octobre 2014 à 13h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

Il faut abolir les mères porteuses comme on a aboli l'esclavage

A l’approche de « La Manif pour Tous » du dimanche 5 octobre à Paris (RDV à 13h Porte Dauphine) et Bordeaux, la présidente du mouvement présente les objectifs de cette mobilisation.

"Les sujets sont en effet nombreux, mais le premier enjeu, vraiment urgent, c’est la GPA.  Nous voulons aboutir à une « abolition universelle de la gestation pour autrui ». Cette expression est une référence explicite à l’esclavage car nous considérons qu’il s’agit d’une forme moderne de la traite des femmes. Comme autrefois, les femmes sont examinées, évaluées, tandis que les enfants sont achetés dans le cadre d’un contrat de vente. La France, patrie des droits de l’homme aurait toute légitimité à agir.

La France est-elle réellement concernée par la question de la GPA ? A l’exception de quelques voix, son rejet semble être l’objet d’un relatif consensus.

Nous sommes réellement inquiets. Le business du bébé se développe aujourd’hui, les citoyens français ayant, à cause de la circulaire Taubira, un moyen de contourner la loi pour recourir à une mère porteuse à l’étranger. Contrairement à ce qui est dit par certains ministres, les enfants nés de GPA ont bien un état civil et ils ont la nationalité de leur pays de naissance. Le véritable enjeu de cette circulaire n’est donc pas de donner un état civil et une nationalité à ces enfants, mais de faire inscrire une filiation bidon.

Les enjeux de la GPA, qui concerne surtout les couples homosexuels masculins, sont donc bien différents de ceux de la PMA qui touche les couples lesbiens ?

Je précise d’abord que la GPA concerne aussi des couples hétérosexuels. C’est d’ailleurs là le risque d’un développement d’ampleur de cette pratique. Pour en revenir à la PMA,  la mécanique est la même. Alors qu’elles ne souffrent d’aucune pathologie, les femmes qui ont recours à la PMA sollicitent une assistance médicale et technique, qui implique l’intervention d’un tiers et une transaction économique. L’avis de la Cour de Cassation, qui entérine la possibilité d’adopter pour la conjointe de la femme qui a bénéficié d’une PMA, valide un contournement de la loi. Dans les deux cas, PMA et GPA, on admet de concevoir délibérément des orphelins de père ou de mère. En sachant que deux femmes, aussi merveilleuses soient-elles, ne remplaceront jamais un père, et réciproquement.

La Manif pour Tous ne fait donc plus du mariage entre personnes de même sexe l’axe majeur de ses revendications ?

Tout est lié. Nous maintenons que deux personnes du même sexe ne peuvent pas fonder ensemble une famille ne serait-ce qu’en raison de considérations biologiques évidentes. Le recours à des tiers - une personne de l’autre sexe ou un médecin - pour procréer est incontournable. Dès lors, nous réclamons toujours l’abrogation du mariage gay, sans rétroactivité bien-sûr. Le mariage, c’est l’amour mais aussi la filiation. [...]

Le rassemblement de dimanche n’a t-il pas aussi pour objectif de faire pression sur les partis politiques en vue des prochaines élections ?

Ces différentes questions seront en effet un enjeu majeur pour 2017. Les Français en ont assez des élus et responsables politiques qui changent d’opinion au gré des sondages. Nous les appelons à l’engagement et à la cohérence : ils ne peuvent pas se comporter comme des girouettes sur des sujets aussi fondamentaux. Le sujet est sur la table. A l’approche des élections des présidents de l’UMP et de l’UDI, nous examinons avec attention les positions des différents candidats. [...]"

Posté le 2 octobre 2014 à 09h13 par Michel Janva | Lien permanent

01 octobre 2014

« Je ne crois pas du tout à une GPA éthique »

Dixit Marie - George Buffet dans L'Humanité. C'est assez rare que Le Salon Beige cite l'Humanité alors profitons-en :

"Opposée à la gestation pour autrui, la députée PCF Marie-George Buffet regrette que la France n’ait pas souhaité envoyer un « signal fort » sur le sujet. Et appelle la gauche à ne pas déserter cette question."

Posté le 1 octobre 2014 à 20h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

30 septembre 2014

GPA : le député Moreau demande des explications au Premier ministre

M. Yannick Moreau, député de la Vendée littorale, alerte M. le Premier ministre de l’urgence qu’il y a à éclaircir la position du gouvernement sur la Gestation par Autrui (GPA) :

"En effet, le 26 juin dernier, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a condamné la France à transcrire à l’état civil français les actes de naissance d'enfants nés à l'étranger de mère porteuse.

En refusant de faire appel de cette décision, le gouvernement semble de fait accepter une situation qu’il assurait, il y a encore quelques mois, ne pas vouloir légaliser.

Le corps de la femme et de l’enfant ne peuvent pas et ne doivent faire l’objet d’une marchandisation.

La position schizophrène du gouvernement réaffirmant d’une part l’interdiction absolue de la GPA tout en refusant de faire appel de cette décision de la CEDH cautionne cependant de façon implicite le recours aux mères porteuses.

Aussi, alors qu’une manifestation de très grande ampleur s’annonce le 5 octobre à Paris et à Bordeaux organisée par le collectif La Manif Pour Tous, il lui demande de bien vouloir éclaircir la position du Gouvernement sur la GPA et les mesures qu’il compte mettre en place pour garantir l’interdiction de cette pratique."

Posté le 30 septembre 2014 à 09h41 par Michel Janva | Lien permanent

29 septembre 2014

"Nous sommes à l’évidence lancés sur un toboggan eugéniste"

Excellente présentation de l'eugénisme d'aujourd'hui à demain : de l'élimination des trisomiques à la destruction des enfants selon des critères de beauté, de QI ou encore décrétés par la dictature l'Etat. Cette tribune a le mérite de décrire très clairement le processus qui menèra inévitablement de l'un à l'autre, avant de conclure sur un délire relativiste.

"Nous sommes entrés dans le siècle de l’eugénisme. Jusqu’à présent, la médecine ne pouvait pas séquencer l’embryon à un coût raisonnable. On regardait seulement s’il avait deux ou trois chromosomes 21, mais personne n’était en mesure de lire le code ADN. Aujourd’hui, une simple prise de sang chez la mère suffit pour séquencer l’ADN, même si cette technique – qui coûte beaucoup moins cher – n’est pas encore utilisée pour dépister autre chose que la trisomie 21. C’est un tournant historique ! Et il est à peu près certain que d’ici trois ou quatre ans, l’amniocentèse, qui provoque encore des fausses couches dans près de 1% des cas, ne sera même plus pratiquée en France. En attendant l’enfant parfait, on va donc déjà être confronté à la disparition de tous les embryons présentant des handicaps mentaux. Après la trisomie, on va également éliminer toutes les maladies qui tuent les enfants avant l’âge de 15 ans, comme les myopathies graves. Cette deuxième phase est inévitable (...)

Pour l’instant, je n’ai parlé que du tri des « mauvais » embryons. Mais l’étape suivante, c’est le choix des « bons » embryons. La disparition des maladies génétiques que j’évoquais est une étape importante, mais qui n’aura pas vraiment de conséquences sur les générations futures puisque les myopathes meurent très jeunes et que les trisomiques sont stériles. Le tri embryonnaire, en revanche, est une étape décisive, qui va notamment permettre de choisir le « meilleur embryon ». On se dirige donc vers un « eugénisme de convenance ». Enfin, la quatrième et dernière étape, c’est la modification de l’embryon lui-même, la possibilité de le modeler à la carte. Pour cela, il faudra passer par la thérapie génique. La revue Nature vient de faire sa une sur le succès d’une expérience ayant permis de multiples modifications génétiques sur des embryons de petits singes. Malgré ces mutations, les primates se portent apparemment comme des charmes… Sans entrer dans des détails techniques trop complexes, tout ça, c’est possible grâce à de nouvelles enzymes qu’on appelle les « crispr » et les « talen ». La thérapie génique, c’est l’étape ultime, puisque le bébé ne dépendra alors plus des ovules et des spermatozoïdes de papa et maman…" (suite).

Posté le 29 septembre 2014 à 20h11 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)

GPA : 2 cardinaux encouragent La Manif Pour Tous

Dans Le Figaro, les cardinaux Angelo Scola (Milan) et Christoph Schönborn (Vienne) encouragent les Français à combattre la gestation pour autrui :

S"Il y a cent ans, notre continent s'embourbait dans la guerre, entraînant derrière lui le monde dans un conflit dont il n'a pas fini de mesurer les conséquences.

La guerre de 1914-1918 posait, de façon tragique et nouvelle, la question de la valeur de la vie humaine: combien d'hommes et de femmes allaient payer le prix du sang? Combien de familles pleurèrent un fils, un père, un frère, un ami qui ne reviendrait pas? Combien de parents sans enfants et combien d'enfants sans parents? C'est toute la famille européenne qui était endeuillée.

Aujourd'hui, de nouvelles menaces pèsent sur notre continent. Elles posent la même question de la valeur de la vie humaine, en des termes différents. Dans notre économie libérale, le marché ne peut pas devenir l'ultime norme, le besoin n'est pas l'unique boussole, et l'homme ne doit pas se transformer en variable d'ajustement entre l'offre et la demande.

Dans différents pays d'Europe, des lois ou des réglementations autorisent désormais la gestation pour autrui (GPA). Nous y voyons une double atteinte à la dignité humaine, contre les enfants d'une part, condamnés «à être en fait orphelins de leurs parents vivants» pour reprendre l'expression de Jean-Paul II dans sa Lettre aux familles, et contre les mères, dont le corps se trouve chosifié, instrumentalisé, loué.

Si l'on s'inquiète de la décision récente de la Cour européenne des droits de l'homme d'instaurer des filiations fictives, il faut saluer sur cette question la réaction tonique, créative, jeune et durable de la France. La France a eu le courage de dire non. Le président de la République française lui-même s'est engagé contre la GPA.

SLa Manif pour tous, bien connue de toute l'Europe aujourd'hui, avait prévenu qu'en changeant la nature du mariage viendraient d'autres revendications, qui dénatureraient l'adoption et qui organiseraient la fabrication d'êtres humains.

Il y a là, en effet, en germe toutes les conditions d'un esclavagisme moderne où l'enfant est conçu comme une marchandise, un commerce dans lequel les plus riches exploiteront les plus pauvres, et une accélération de l'eugénisme occidental.

Vu depuis nos différents pays, ce qui nous touche, c'est que le mouvement français incontestablement porté par de nombreux catholiques s'est constitué avec des croyants d'autres confessions, d'autres religions et des non-croyants.

Il ne s'agit donc pas d'une voix ecclésiale mais d'une voix française qui se fait entendre, au plan européen et au plan international. Son expression, populaire et citoyenne, devrait inspirer l'ensemble des peuples occidentaux et permettre à la Convention européenne des droits de l'homme de choisir un dispositif capable de protéger les droits de l'enfant.

Ne serait-ce pas un prolongement logique de la Déclaration universelle des droits de l'homme? Il faut garantir les droits de l'enfant à connaître ses origines et à grandir, autant que faire se peut, entre son père et sa mère, à l'exclusion de toute forme de contrat, financier ou non, le privant de l'un ou de ses deux parents.

La fondation d'une famille ne peut être, en effet, l'expression de la seule volonté de quelques-uns. Si le biologique ne fait pas toute la filiation, la filiation ne peut pas se faire sans le biologique. Elle vient prolonger ce qui est initié dans le corps.

Comme l'ont exprimé nos frères évêques en France, si l'accès à la procréation médicalement assistée (PMA) et à la GPA est ouvert, c'est toute la filiation qui se trouvera désorientée, c'est une génération d'enfants qui se verra privée intentionnellement de l'un de leurs parents.

Le pape François nous appelle sans cesse à sortir de nous-mêmes et à aller aux périphéries: il ne s'agit pas d'abord de géographie mais d'existence. Aux périphéries de notre humanité se trouvent l'extrême fragilité, la petitesse et la pauvreté: celle du très grand âge et celle de la toute petite enfance. C'est notre attention à ces périphéries-là qui a fait le cœur de notre civilisation.

Nous voulons non seulement remercier les Français de leur réveil inattendu et de leur engagement stimulant - il sera très utile, le moment venu, dans nos pays -, mais nous les appelons surtout à rester fidèles à leur histoire.

Il ne s'agit pas là de leurs racines, mais des branches, des bourgeons et des fruits, bref de l'avenir de notre Europe."

Posté le 29 septembre 2014 à 11h44 par Michel Janva | Lien permanent

27 septembre 2014

Mères porteuses, histoires d’argent et embryons volés

Un article du Guardian lève le sombre voile sur l'industrie des mères porteuses au Mexique.

Cinq jour après sa césarienne, Nancy monta dans un bus de nuit à Villahermosa et rentra chez elle au bout de 10h de voyage. A la place d’un bébé, elle serrait une liasse de billets dissimulée dans un sac à main bleu qu’elle ne perdit jamais de vue. Le cash était le versement final de son salaire (7000£) pour avoir porté le bébé de deux gomosexuels de San Francisco.

Après une année traumatisante pendant laquelle elle fut abandonnée par l’agence censée s’occuper d’elle, et accusée faussement de réclamer un plus gros salaire aux futurs parents, Nancy se demandait vraiment si tout cela avait valu le coup. « Tout ce que je voulais c’était récupérer l’argent, rentrer chez moi, me reposer et oublier tout ça » dit la jeune femme de 24 ans dans un quartier pauvre de Mexico City. « Et maintenant l’argent s’est envolé. »

Cette histoire en dit long sur le contexte au Mexique où les mères porteuses sont de plus en plus nombreuses. On entend de plus en plus d’histoires sordides d’agences malhonnêtes dérobant argent et embryons, soumettant les femmes enceintes à des abus psychologiques, et trafiquant leurs systèmes de paiement. Il s’avère aussi que les mères porteuses sont recrutées sans sérieuse appréciation de leur stabilité mentale et physique. Une histoire relate comment la santé du nouveau-né en a pâti suite à une infection de la mère.

Les agences se prétendent légitimes, mais en réalité elles opèrent pour la plupart à l’insu de la loi qui exige l’altruisme de leur commerce. Il arrive même que la féroce compétition amène les agences à « chiper » les mères porteuses des agences rivales.

Le commerce de mères porteuses a été accepté dans quelques Etats d’Amérique, mais coûte environ 100 000$ ; les agences de tourisme de soins ont donc trouvé une niche profitable en coordonnant ce genre de services pour bien moins cher. Se faisant connaître surtout par Internet, s’adressant par-dessus tout aux homosexuels, les agences offrent des réseaux de donneurs, de cliniques, et de femmes disposées à « louer leur utérus », tout ceci pour moitié moins cher qu’aux US.

Les agences arrivèrent en grand nombre au Mexique, promettant aux clients le sable, la mer, le soleil,... et une mère porteuse. Elles précisaient que l’endroit où avait lieu l’implantation par fécondation in vitro importait peu, du moment que la naissance avait lieu dans leur centre.

Une des agences pionnières, Planet Hospital, est accusée d’avoir détourné les versements d’une douzaine de clients pour des procédures inachevées ou bâclées. L’agence, basée en Californie, fut poussée à la banqueroute et fait face à une investigation du FBI. Quand l’agence ferma, elle laissa 5 femmes enceintes et d’autres en attentes d’implantation.

La vulnérabilité des mères porteuses tient en partie de leur posture délicate face à la loi. Le code civil de la région exige que la procédure ait des fins « altruistes », dans l’idée de miser sur l’affluence des femmes pauvres de la région pour aider des riches étrangers, souvent homosexuels, à devenir parents en échange de peu d’efforts. Beaucoup de mères porteuses viennent aider ces personnes à devenir parents, mais comptent surtout sur la rentrée d’argent, sans comparaison avec les salaires dérisoires des jobs qu’on leur propose. Or, réclamer un salaire les contraint à pénétrer dans ce terrain miné de non-dits et de désinformation.

Une femme porteuse témoigne que le salaire est triple que celui qu’elle reçoit en tant que femme de ménage, et qu’elle le fait pour ses trois enfants. « C’est un boulot dur mais c’est mieux que la prostitution, ce qui est la seule autre chose que l’on vous propose ici pour gagner un peu plus. »

Les agences ne mentionnent pas le salaire sur leurs sites internet, mais en entretien parlent aisément de l’altruisme comme une clause facilement contournable.

Pour éviter des contrôles, l’agence Mexico Surrogacy concocta une aide charitable qui reçoit des « dons » de la part des futurs parents, don qui ensuite est remis à la mère porteuse sous forme d’ « aide ». Cette agence se félicite de tout faire pour prendre soin des mères porteuses, « leur capital le plus important », mais pourtant admet que ces femmes n’ont aucun recours légal pour forcer les agences à honorer leurs promesses. La mère porteuse peut se retrouver avec un enfant qu’elle n’avait pas prévu, si les clients changent d’avis durant la grossesse. Le contrat peut les nommer comme responsable du bébé, mais s’ils ne se présentent pas à la naissance, il n’y a aucune garantie pour la suite.

Ceci étant, même les femmes directement victimes des aléas sombres de ce commerce ont du mal à renoncer aux promesses qu’il représente. Même Nancy, qui a encore du lait car elle n’a pas l’argent nécessaire pour prendre les médicaments nécessaires 4 mois après la naissance, songe à une deuxième tentative. «Je sais comment m’y prendre maintenant. »...

Posté le 27 septembre 2014 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent

26 septembre 2014

La prohibition de la GPA en France devient purement théorique

Le Collectif pour le Respect de la Personne signe une tribune dans Libération pour dénoncer le refus de la France de faire appel devant la haute chambre de la CEDH à propos de la GPA :

"[...] Il s’agirait d’une reconnaissance totale par la France des effets des contrats de mère porteuse à l’étranger, et donc d’une capitulation devant le fait accompli. La prohibition de la gestation pour autrui (GPA) en France deviendrait donc purement théorique, et ne résisterait pas longtemps, contrairement aux engagements pris par le Président de la République.

Le Collectif pour le respect de la personne (CoRP), dont l’appel au Président de la République contre cette reconnaissance des contrats de mère porteuse a reçu le soutien de plusieurs milliers de personnes, notamment de nombreuses personnalités de gauche, dénonce cette décision, contraire à la réponse qui lui avait été faite par l’Elysée.

Le CoRP demande instamment au gouvernement de demander le renvoi en grande chambre de la CEDH et de refuser cette capitulation.

Les arrêts de la CEDH ne sont pas à la hauteur de ce que les citoyens français et européens sont en droit d’attendre d’une cour internationale chargée d’assurer le respect des droits humains. Ils passent totalement sous silence ce qui est en jeu dans le recours aux mères porteuses, dite par euphémisme «gestation pour autrui» (GPA) : l’appropriation, au mépris de son intégrité personnelle, morale et physique, du corps et du psychisme d’une femme, véritable mère fantôme de la GPA, recrutée pour fabriquer un enfant dont des commanditaires viendront prendre livraison après vérification de conformité.

Il s’agit d’une atteinte grave aux droits des femmes, à l’indisponibilité du corps humain et à l’intérêt supérieur de l’enfant – de tout enfant – de ne pas être traité comme un objet que l’on peut acquérir ou faire fabriquer. Il s’agit, en réalité, de trafic d’êtres humains.

[...] La transcription des actes d’état civil étrangers établis en exécution de contrats de mères porteuses aboutirait à la ruine de la prohibition française de la GPA : elle reviendrait à obliger le droit français à avaliser expressément, dans son ordre juridique, la maternité pour le compte d’autrui pour peu qu’elle soit réalisée hors de France. Comment interdire une telle pratique s’il suffit à ceux qui en ont les moyens de se rendre à l’étranger pour s’y livrer et obtenir au retour la bénédiction des autorités ?

Ce serait pour le dispositif français de protection du droit fondamental de la personne à ne pas être traitée comme une chose, une défaite symbolique, doublée d’une incitation manifeste à contourner la loi.

La Cour ne doit pas se laisser instrumentaliser par ceux qui ne poursuivent qu’un seul but : obtenir la légalisation de la GPA sur notre sol. Une fois toutes les barrières levées, les partisans de la légalisation soutiendront comme ils le font déjà qu’il vaut mieux organiser la GPA en France pour mieux la contrôler. Faut-il rappeler que les requérants sont fondateurs et dirigeants de l’association C.L.A.R.A., que l’agence commerciale de mères porteuses Extraordinary Conception dit sponsoriser (cette agence pratique le choix du sexe de l’enfant à naître comme une option possible, chiffrée 4.000 dollars), dont l’objet principal est d’obtenir la légalisation de cette pratique ? [...]"

Posté le 26 septembre 2014 à 17h23 par Michel Janva | Lien permanent

Trisomie 21, la Fondation Lejeune répond au comité d’éthique de l’Inserm

Dans La Croix suite à un avis du Comité d'éthique de l'Inserm qui minimise le rôle du Pr. Lejeune :

"Comme en témoignent les écrits et prises de parole publiques de l’époque, Jérôme Lejeune a toujours reconnu et salué le rôle de Mme Gautier dans la découverte de la trisomie 21 qui est celui de l’apport d’une technique américaine de culture de tissus cellulaires. En oubliant cet hommage, qui ne s’est jamais démenti, Mme Gautier fait preuve de manque de mémoire ou d’ingratitude. Mais l’apport de la technique de culture cellulaire ne constitue pas l’essence de la découverte. Le découvreur est celui qui est parti d’une hypothèse, l’a vérifiée, y a cru et a porté le projet.

Des contre-vérités

Contrairement à ce que soutient aussi Mme Gautier, Jérôme Lejeune ne s’est jamais attribué la découverte lui-même. C’est le Professeur Raymond Turpin, chef du service dans lequel travaillait Gautier et Lejeune, qui a reconnu Jérôme Lejeune comme le découvreur de la trisomie 21 et lui a demandé de signer en tête l’article princeps. En effet, comme le montre son carnet d’analyse de laboratoire, à la date du 22 mai 1958, Jérôme Lejeune a été le premier à décompter les 47 chromosomes et établir scientifiquement, pour la 1re fois, un lien entre une anomalie chromosomique et un retard mental. Mme Gautier qui n’était pas généticienne, ne s’intéressait pas au mongolisme et n’avait rien publié sur le sujet, ne pouvait pas établir ce rapprochement. Au contraire, Lejeune, en charge de la consultation des patients qu’on appelait alors « mongoliens » avait déjà publié plusieurs articles sur le mongolisme, il était déjà chargé de recherche à l’Inserm. Il n’était pas cet inconnu que décrit Mme Gautier.

Nous tenons d’ailleurs à la disposition des historiens la lettre manuscrite adressée le 27 octobre 1958 par le Pr Turpin à Jérôme Lejeune (alors en voyage à l’étranger) qui informe ce dernier que Marthe Gautier en est toujours à compter 46 chromosomes au lieu de 47 chez les enfants mongoliens.

Un parti pris

Le fait que le comité d’éthique de l’Inserm ne tienne pas compte de faits établis et documentés, mais préfère s’en rapporter à la relecture et aux souvenirs de Mme Gautier, vingt ans après la mort de Jérôme Lejeune, doit nous interpeller. La saisine de l’Inserm et le texte de son comité d’éthique laissent transparaître deux explications :

– la volonté de mettre en avant la discrimination sexiste dont auraient fait l’objet les jeunes femmes scientifiques dans le secteur de la recherche de la part des « mandarins » dans les années 60, ce qui est un contresens chronologique puisque Jérôme Lejeune avait 33 ans à l’époque de la découverte, était donc plus jeune que Mme Gautier, et n’était pas le chef de service ;

la volonté de porter atteinte à la réputation d’un scientifique français, de renommée internationale, qui a consacré une partie de sa vie à la défense de la vie humaine menacée par l’avortement (et qui, pour cette raison, aurait fait perdre à l’équipe la possibilité d’obtenir le prix Nobel). »

Posté le 26 septembre 2014 à 14h54 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : la France ne contestera pas l'arrêt de la CEDH

Malgré les 62 000 signatures récoltées en peu de temps, la secrétaire d’Etat à la Famille, Laurence Rossignol, a réaffirmé vendredi que la France ne contesterait pas les récents arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme la contraignant à reconnaître les enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger.

Paris avait trois mois, soit jusqu’au 26 septembre, pour demander un renvoi de l’affaire devant l’instance suprême de la CEDH, la Grande Chambre.

En refusant de contester cet arrêt, Paris encourage les Français qui le veulent à violer la loi en toute impunité et à aller acheter un enfant dans ce grand business de la mère porteuse.

Posté le 26 septembre 2014 à 14h03 par Michel Janva | Lien permanent

Le rapport de force n’exclut pas le dialogue, mais il le rend nécessaire

La « Manif pour Tous » organise ce 5 octobre – à Bordeaux et à Paris – deux grandes manifestations. Faut-il y aller ? Pourquoi ? Extrait de la réponse de l'abbé Grosjean (diocèse de Versailles) :

"[...] Bien sûr, la manifestation n’est pas la seule forme de mobilisation. Mais elle est utile et même nécessaire, en complément du dialogue, des démarches plus personnelles … et de la prière !

Car le dialogue n’est pas facile avec ceux qui sont sous l’influence d’une forte idéologie sur ces questions sociétales. Certains ministres et leur entourage sont parfois très durs. Ils ne comprennent pas, ne veulent rien entendre et caricaturent leurs opposants. D’autres s’en moquent ou n’ont pas tellement d’opinion, mais vont dans le sens des vents dominants. Ils ne veulent pas de nouveaux conflits. D’autres enfin se montrent plus ouverts, mais se sentent prisonniers de la solidarité gouvernementale. Les uns et les autres, de façon différente, réagissent donc au rapport de force. Il faut accepter d’y entrer, de façon pacifique, ferme et paisible pour rendre ensuite le dialogue possible et trouver ensemble des solutions. Le rapport de force n’exclut pas le dialogue. Mais il est nécessaire pour le rendre à nouveau indispensable et l’encourager. Ce qu’on dit là du gouvernement pourrait s’appliquer aux responsables de l’opposition. Ils travaillent à préparer une alternance. Il est précieux de leur faire entendre que celle-ci ne pourra se fonder que sur un engagement réel en faveur de la famille. La famille ne sera jamais un sujet secondaire … [...]"

Posté le 26 septembre 2014 à 09h20 par Michel Janva | Lien permanent

25 septembre 2014

Éric Zemmour : "En matière de PMA, les masques tombent"


Éric Zemmour : "En matière de PMA, les masques... par rtl-fr

Posté le 25 septembre 2014 à 22h08 par Michel Janva | Lien permanent

Près de 60 000 signataires

... pour que la France s'oppose à la GPA.

Posté le 25 septembre 2014 à 21h34 par Michel Janva | Lien permanent

Les affiches de la manifestation du 5 octobre

Elles sont à découvrir ici.

G

Posté le 25 septembre 2014 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

23 septembre 2014

PMA et adoption : une injustice pour les enfants

Suite à la décision de la Cour de cassation, les réactions s'enchaînent.

"Cette décision est dans la logique de ce que nous avions expliqué à propos de la loi Taubira : les premiers enfants adoptés en vertu de cette loi ont été conçus artificiellement à l’étranger et ainsi délibérément privés de père. [...]"
"Cette matérialisation de l’enfant en gestation a permis de développer des pratiques de fabrication, de sélection, d’élimination, de vente et de troc d’enfants. Il est donc logique que l’embryon, devenu un objet disponible, puisse être aujourd’hui privé de père avec la PMA et demain privé de mère avec la GPA."
  • L’Agence Européenne des adoptés estime que l’adoption sert aujourd’hui à régulariser des enfants fabriqués délibérément  sans père !

« Non seulement on n’a pas écouté les adoptés pendant les débats mais il parait que cela ne devait rien changer cette loi Taubira ! Or, aujourd’hui il parait normal de fabriquer à l’étranger des enfants sans père pour les faire adopter ! C’est un véritable droit à l’enfant qui s’instaure ! »

« La justice confirme ainsi son encouragement à contourner la législation française. C’est hallucinant ! La PMA pour les couples de femmes aboutit à fabriquer volontairement un orphelin de père : est-ce cela le progrès ? La réponse est non »

"on soumet les enfants aux seuls désirs des adultes et, ce faisant, on les place dans des conditions de vie artificielles, ce qui va totalement à l'encontre de leur intérêt."

"Les juges pensent certainement rendre service aux enfants de la même manière que les femmes qui les privent de père n'ont que des bonnes intentions à leur égard. Mais c'est le genre de bonnes intentions dont l'enfer est pavé: hélas, cette adoption ne répare pas le préjudice principal subi par l'enfant qui été privé délibérément de sa lignée paternelle. Au contraire, une telle décision revient à nier ce préjudice, empêchant d'autres femmes tentées par ces techniques de mesurer le préjudice ainsi causé à l'enfant. Ensuite, une telle adoption est un encouragement à multiplier le nombre d'enfants délibérément amputés de leur lignée paternelle pour pouvoir être adoptés. Enfin, si l'intérêt de l'enfant justifie de prononcer l'adoption demandée, alors il permettra de valider toutes les situations constituées au mépris de ses droits, notamment dans le cadre de l'adoption internationale, et paralysera les règles qui protègent justement les enfants contre les trafics de toute sorte."

Posté le 23 septembre 2014 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent

10 députés PS contre la GPA demandent un recours devant la CEDH

Les député PS

  • Anne-Yvonne Le Dain, député de l’Hérault
  • Jean-Yves Le Déaut, député de Meurthe-et-Moselle
  • Emilienne Poumirol, député de la Haute-Garonne
  • Jean-Louis Gagnaire, député de la Loire
  • François Loncle, député de l’Eure
  • Bernadette Laclais, député de Savoie
  • Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle
  • Marcel Rogemont, député de l’Ille-et-Vilaine
  • Gilles Savary, député de Gironde
  • Sandrine Hurel, député de Seine-Maritime

ont écrit une lettre ouverte demandant à la France de déposer un recours devant la CEDH :

"Le débat sur la Gestation pour Autrui est désormais sur la place publique après la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) du 26 juin dernier, qui enjoint à la France de donner un statut légal aux enfants nés par GPA à l’étranger. Nous, députés socialistes, demandons que la France porte le débat devant la Grande Chambre de la CEDH, comme le permet l’article 43-1 de la Convention. Le délai expire le 26 septembre.

La GPA pointe une question humaniste, celle de l’utilisation du corps d’autrui au bénéfice d’un tiers, en dehors du risque mortel qui légitime les greffes de vif à vif. La décision de la CEDH ouvre une autre question, celle de l’irruption d’un droit étranger dans notre droit national, au nom de leur “droit à une identité”. Notre droit actuel ne suffit donc plus pour traiter de la situation juridique des enfants déjà nés ou à naître par GPA dans des foyers français. Il faut donc trouver une solution pour ceux qui sont déjà nés. Mais pour l’avenir ? Devons-nous accepter que se construise ainsi, au fil de l’eau, une jurisprudence “cheval de Troie” qui, partant de bonnes intentions à l’égard des enfants nés par GPA à l’étranger, aboutirait de facto à légitimer un marché des mères porteuses, puis à légiférer en France ? [...]

Sur un tout autre plan, devons-nous accepter que des pratiques étrangères (USA, Inde, Canada, etc) s’imposent à nous par l’élégante entremise d’une institution internationale (la CEDH) qui nous demande de statuer en droit pour des enfants nés par GPA à l’étranger, mais laisse pendante la question biologique, psychologique et éthique, celle des mères ? Devrions-nous accepter sans rien faire un tel « Patriot Act » de l’intimité ? [...]

Pourquoi en effet faudrait-il accepter si facilement que, la science aidant, notre société rabaisse les femmes à un rôle de génitrice, de marchandise, comme si le travail d’émancipation conduit de longue date dans et par nos sociétés démocratiques n’avait pas eu lieu ? Comme si avoir un enfant était un droit ... Nous, députés socialistes, demandons que la France fasse appel de cette décision de la CEDH et se mobilise pour combattre toute forme de marchandisation du corps humain."

La pétition de La Manif Pour Tous sur ce sujet a déjà récolté plus de 40 000 signatures.

Posté le 23 septembre 2014 à 12h07 par Michel Janva | Lien permanent

22 septembre 2014

30 240 signatures contre la GPA

On ne lâche rien.

Posté le 22 septembre 2014 à 12h27 par Michel Janva | Lien permanent


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