28 septembre 2016

Le bébé OGM : un enfant-otage à 3 parents

Unknown-15Le premier bébé « à trois parents » est né au Mexique. Il s’appelle Abrahim (sic) Hassan. Les parents sont jordaniens. Les Dr Frankenstein sont une équipe internationale menée par le Dr John Zhang du Centre New Hope Fertility (nouvel espoir de fertilité) de New York. Les parents jordaniens ont voyagé au Mexique où ils ont été pris en charge par une équipe américaine. Pourquoi le Mexique ? A proximité des Etats-Unis, c’est un pays où aucun cadre réglementaire n’a encore été mis en place pour interdire cette technique. 

Il serait né dans le plus grand secret en avril 2016.

L’objectif de la FIV-3 parents est de faire naître un enfant exempt d’une maladie mitochondriale au sein d’un couple présentant des risques de transmission. Les mitochondries sont de petits organites fonctionnant comme des micro usines énergétiques au sein de chaque cellule, y compris dans les ovules. Les mitochondries contiennent de l’ADN, et c’est par cet ADN que la transmission génétique d’une maladie est possible, par la mère. Très rares, les maladies mitochondriales sont graves. 

L’embryon humain est donc conçu à partir de l’ADN de 3 personnes :

  • celui de son père biologique (par le spermatozoïde),
  • celui de sa mère biologique (par le noyau cellulaire de l’ovule)
  • celui issu des mitochondries d’une autre femme, une donneuse d’ovule. L’ovule de la donneuse est « énucléé » (son noyau a été retiré) et le noyau de la mère biologique y est inséré à la place.

La FIV-3 parents a été légalisée au Royaume-Uni en 2015, mais jusqu'à présent, aucun autre pays n'a adopté de lois pour l’autoriserIl est probable qu’un tri embryonnaire ait été mis en œuvre, pour sélectionner un enfant à naître masculin et non féminin. En effet, une fille présenterait le risque de transmission aux générations suivantes de ce triple héritage génétique. 

Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, dénonce :

« Les biologistes qui assument cette première la légitiment par un mobile thérapeutique, comme si la fin justifiait les moyens. En réalité, cette naissance qui a un prix en vies humaines conçues et rejetées à l’état embryonnaire, inaugure une transgression sans précédent. Toute l’humanité est concernée. Alors que, jusqu’à ce jour, tout être humain était né d’un homme et d’une femme, la naissance du bébé « à trois parents biologiques » transgresse ce principe universel d’une parité originelle homme-femme dans l’engendrement. Des revendications insensées vont immédiatement s’engouffrer derrière cet effondrement d’un précieux mur porteur de notre anthropologie. Il est urgent d’enrayer cette dérive au plan mondial, si nous ne voulons pas que les êtres humains à venir soient conçus et manipulés comme des objets. » 

Pour Blanche Streb, directrice des études d’Alliance VITA :

« Il s’agit d’une multiple prise d’otages. Tout d’abord sur l’information elle-même. D’abord tenue secrète, cette pratique a été mise en œuvre dans le secret d’un laboratoire, en dehors de tout radar réglementaire et éthique. Puis, elle a été révélée en grande pompe, en mettant en avant l’enfant ainsi né. Il est présenté comme « étant en bonne santé », ce que chacun espère, mais la communauté internationale se retrouve mise devant le fait accompli. Et ainsi contrainte à ne plus pouvoir contester cette technique puisque son « résultat » est un enfant. L’enfant est donc lui-même un otage, cobaye de la technique qui l’a conçu. Il sera, à vie, le test « grandeur nature » de la FIV-3 parents. De nombreuses inconnues pèsent déjà sur lui, quelles seront les potentielles conséquences sur son développement, sur sa santé ? Quelle sera l’empreinte psychologique de cette « triple filiation » et de ces conditions de naissance ?

Et enfin le couple est, lui-même, otage de cet impérieux et respectable désir d’avoir un enfant biologique, mais auquel des apprentis sorciers n’ont pu répondre que d’une seule manière : en fabriquant in vitro un bébé « plus si biologique que ça ». Un bébé OGM. 

Cette annonce est très grave. Elle montre qu’aujourd’hui des scientifiques bafouent toute règle éthique, s’arrogent le droit de franchir des lignes rouges pour « bricoler » un être humain de toute pièce ! Il ne s’agit ni d’un soin, ni d’une guérison. Pour Alliance VITA, qui a lancé une alerte nationale et internationale pour informer la communauté internationale des risques de dérives liés à la modification génétique des embryons humains, Stop Bébé OGM, il est temps que les politiques prennent la mesure de ces enjeux éthiques. »

Posté le 28 septembre 2016 à 22h05 par Michel Janva | Lien permanent

Scandale : le manuel de bioéthique de la Fondation Lejeune distribué dans un lycée catholique

Mais dans quelle société vit-on ? Où sont nos évêques et nos directeurs diocésains de l'enseignement catholique s'il n'est même plus possible de distribuer dans un lycée privé catholique un manuel de bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune ?

"Elle se dit «sidérée» qu’un tel document puisse être mis à disposition dans son lycée. Ce mardi, Pauline (le prénom a été changé) se rend à la vie scolaire de son établissement privé catholique de l’académie de Montpellier, où se trouvent notamment les bureaux de l’administration et de la direction, avec une camarade. Sur un présentoir, les deux élèves de première tombent nez à nez avec un fascicule, un «Manuel bioéthique», édité par la fondation Jérôme Lejeune. Sur la couverture, un foetus explique qu’il est bien «vivant». «Près de 9 millions d’avortements ont été pratiqués [en France] depuis 1975. Ce sont 9 millions d’enfants uniques, irremplaçables», peut-on notamment lire à l’intérieur de la brochure, ouvertement anti-IVG. «On s’est demandé ce que ça faisait ici», raconte Pauline, contactée par Libération. Tous les camarades à qui elle montre le document sont également «choqués». [Source]

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Jean-Paul-II-sur-la-tombe-du-Prof-Lejeune"Du côté de la fondation, on assure «ne pas être dupe» de «ce coup artificiel bien monté en cette journée du droit à l’avortement voulue par le gouvernement, alors que le manuel a été diffusé à plus de 500 000 exemplaires en plus de dix ans et n’a jamais fait polémique auparavant». Le service de presse explique que le document est disponible sur commande et que la fondation ne distribue pas d’elle-même le manuel, mais ne voit pas de problème à ce que ses publications soient diffusées dans des lycées privés catholiques.

«Nous sommes même plutôt fiers que ce manuel se retrouve dans des lycées privés. Notre position place dans la droite ligne de celle de l’Eglise, quoi d’anormal à ce que ce document soit donc disponible dans un lycée catholique? Peut-on vraiment en être choqué?», s’interroge la fondation, qui conclut en insistant sur le fait qu’il ne s’agit en aucun cas d’un délit d’entrave. «Nous ne faisons qu’exposer notre vision de la vie, nous n’avons aucun rôle dans l’accompagnement de femmes et n’essayons pas de nous dissimuler - la position de la fondation Jérôme Lejeune est connue de tous». [Source]

La photo ci-dessus est bien connue : il s'agit de Jean-Paul II se recueillant sur la tombe du professeur Jérôme Lejeune le 22 août 1997, lors des JMJ à Paris...

Et merci à Mgr Ginoux, évêque de Montauban :

Posté le 28 septembre 2016 à 20h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

3 octobre : soirée sur Jérôme Lejeune au Mans

Affiche tract Soirée J LEJEUNE

Posté le 28 septembre 2016 à 09h48 par Michel Janva | Lien permanent

21 septembre 2016

Conseil de l'Europe : le rapport pro-GPA de nouveau rejeté

Par 19 voix contre 17 au sein de la Commission des questions sociales du Conseil de l'Europe.

Néanmoins, le projet de recommandation annexé à la résolution a été adopté, après amendement. Il sera débattu lors de la prochaine session de l’Assemblée en octobre. Ce projet recommande aux Etats européens d’adopter des lignes directrices visant à préserver les droits des enfants nés dans le cadre d’une GPA.

No Maternity Traffic partage le souci premier de préserver les droits des enfants. Néanmoins, vouloir préserver sincèrement les droits des enfants suppose de poser d’abord le principe de l’interdiction de la GPA sous toutes ses formes. Il est vain, et même malhonnête, de prétendre lutter contre les conséquences de la GPA pour les enfants, sans en condamner d’abord la cause. La GPA, ou maternité de substitution, est une régression absolue du droit des femmes et de l’intérêt supérieur de l’enfant. La GPA, quelle que soit sa forme, exploite des femmes et génère un trafic d’enfants, privés en tout ou partie de leur filiation.

Le collectif international No Maternity Traffic poursuit son engagement et invite tous les députés de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe  à adopter prochainement une recommandation qui, comme l’a fait le Parlement européen en décembre dernier, condamne explicitement toute forme de GPA et recommande aux Etats d’adopter une politique commune en ce sens au plan européen. »

Posté le 21 septembre 2016 à 12h14 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : manifestation devant le Conseil de l'Europe

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Posté le 21 septembre 2016 à 09h22 par Michel Janva | Lien permanent

20 septembre 2016

Manifestation mercredi 21 septembre à Paris devant le Conseil de l'Europe

Commerciale ou pas, la Gestation par autrui (GPA) est inacceptable par principe : Manifestation mercredi 21 septembre à Paris, de 8h15 à 9h15 devant le Conseil de l'Europe - 55 avenue Kléber 75016 Paris (métro Boissière) :

P"Les débats sur la GPA au Conseil de l'Europe ne cessent de rebondir. Un nouveau rapport assorti d'une résolution seront soumis au vote en commission des questions sociales.

Malgré l'évident conflit d'intérêt qui concerne la rapporteur du projet de rapport et de résolution, la parlementaire belge, Petra De Sutter, la Commission des questions sociales du Conseil de l'Europe ne l'a pas démis  de cette responsabilité. Pourtant un premier rapport qu'elle avait présenté, a été rejeté le 15 mars dernier grâce à notre mobilisation.

La rapporteur récidive en proposant un rapport « révisé » qui constitue à nouveau une très dangereuse avancée vers la reconnaissance de la GPA au niveau européen. Les conditions particulièrement inhabituelles dans lesquelles ce rapport resurgit doivent être dénoncées : procédure à huis-clos, manque de transparence des travaux parlementaires, projet de texte maintenu secret.

Quel est l'enjeu ? Si ce texte était voté, il serait le premier document international reconnaissant la validité du principe même de la GPA. Et de facto beaucoup plus difficile la lutte contre cette pratique aux niveaux français et international.

Nous avons besoin de votre mobilisation et de votre soutien jusqu'au bout.

Un premier pas a été franchi avec la validation par le Conseil de l'Europe de notre pétition de No Maternity Traffic qui a rassemblé plus de 100 000 signataires pour demander l'interdiction de la GPA au niveau mondial. Il faut donc montrer notre détermination jusqu'au bout.

La cause des enfants et des femmes a besoin de votre présence le 21 septembre !"

Posté le 20 septembre 2016 à 14h14 par Michel Janva | Lien permanent

19 septembre 2016

Acheter un bébé à Bruxelles

Le salon Men Having Babies (MHB) va de nouveau avoir lieu à Bruxelles les 24-25 septembre ! La GPA fait son salon au Hilton.

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Un Salon pour permettre de choisir une mère porteuse, de s’informer des filières, des coûts (minimum 80.000 euros), des risques. C’est un véritable réseau organisé, soutenu par certains lobbies.

Vous pouvez écrire ou téléphoner à :

Egbert Buursink directeur du Hilton pour demander que le Hilton ne loue pas ses installations à Men Having Babies.

egbert.buursink@hilton.com
reservations.brusselsgrandplace@hilton.com
+32 (0)2 548 40 90

Et aussi à Karlijn Verdellen, en charge des événements :

events.brusselsgrandplace@hilton.com

+32 (0)2 548 48 62

Posté le 19 septembre 2016 à 13h23 par Michel Janva | Lien permanent

16 septembre 2016

La dialectique opposant GPA commerciale et altruiste est un piège

Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, Ludovine de la Rochère, présidente de La Manif pour Tous, et Caroline Roux, déléguée générale d'Alliance Vita, tous les tois membres du collectif «No Maternity Traffic», dénoncent dans Le Figarovox une pseudo distinction entre une GPA esclavagiste et une GPA altruiste :

G"[...] Le piège repose sur une opposition largement fictive entre GPA altruiste et commerciale: la première serait bonne, et la seconde mauvaise. D'altruiste, la GPA deviendrait commerciale lorsque la somme versée à la mère porteuse serait supérieure aux «frais raisonnables» causés par la GPA, or ceux-ci incluent nourriture, logement, perte de revenus, etc, ainsi que l'indemnisation de «l'inconvénient d'être enceinte». Autant dire que, le plus souvent, ces frais raisonnables sont une rémunération déguisée.

La dialectique opposant GPA commerciale et altruiste est un piège qui réduit et enferme l'appréciation morale de la GPA à l'un de ses aspects secondaires: l'argent. De fait, le problème avec la GPA, ce n'est pas tant l'argent que la situation de l'enfant et de la mère qui le porte. Une GPA moins chère n'en serait pas moins préjudiciable et condamnable.

Plus encore, l'opposition entre GPA commerciale et altruiste est fictive: la seule différence porte sur le nom donné à la rétribution de la mère: on parle d'un paiement pour la GPA commerciale et d'une indemnité pour la GPA altruiste. Mais notez que le montant de l'indemnité peut être très supérieur à celui du paiement! Alors qu'une mère porteuse reçoit environ 20 000 € «d'indemnités» au Royaume Uni, elle ne reçoit que 10 000 € de «paiement» en Europe de l'Est et 2 000 € en Asie. Verser 20 000 € «d'indemnités» serait plus éthique que 10 000 € de «paiement»…

En tout état de cause, une GPA dite altruiste génère plus de flux financiers qu'une GPA dite commerciale.

Si l'opposition entre GPA commerciale et altruiste est fictive, elle recouvre en fait une autre distinction, bien réelle: entre la GPA «low cost» d'Europe de l'Est, et la GPA «premium» d'Europe de l'Ouest, telle qu'elle se pratique notamment dans le service de Petra De Sutter. Ainsi, condamner la GPA commerciale, revient en fait à promouvoir la GPA «premium», présentée en outre comme une pratique exemplaire.

En invitant les autres députés à condamner avec elle, de façon véhémente, la GPA lorsqu'elle est commerciale, Petra De Sutter fait porter la condamnation sur le seul caractère commercial de la GPA et épargne ainsi la GPA en elle-même. Elle tend ainsi aux députés un autre piège: celui d'entériner le principe même de la GPA, puis la nécessité de l'encadrer, c'est-à-dire de la légaliser. Il est à craindre que certains députés, heureux de condamner avec force la GPA commerciale ne se rendent pas compte du pot aux roses.

Plus encore, la situation préjudiciable dans laquelle la GPA place l'enfant ne change pas selon qu'elle est qualifiée de commerciale ou d'altruiste. Dans tous les cas, l'enfant est l'objet d'un contrat, donné ou vendu comme un bien, objet d'un droit de propriété, ce qui le place objectivement en situation d'esclavage au sens du droit international. Dans les deux cas, l'enfant est abandonné par la mère porteuse, et les risques de rejet de l'enfant, par exemple en cas de divorce des commanditaires ou de malformation, sont les mêmes. Les conséquences sur la filiation ne sont pas moins graves, mais pires lorsque l'enfant a été porté par une tante ou sa grand-mère!

En réalité, le problème avec la GPA, c'est la GPA elle-même. [...]"

Posté le 16 septembre 2016 à 15h37 par Michel Janva | Lien permanent

Le retour de la GPA au Conseil de l'Europe

GLa GPA c'est comme les traités constitutionnels : tant que vous ne les avez pas acceptés, on vous les ressert.

Un nouveau rapport assorti d’une résolution seront soumis au vote en commission des questions sociales. Malgré l’évident conflit d’intérêt qui concerne le rapporteur du projet de rapport et de résolution, la Belge Petra De Sutter, la Commission des questions sociales du Conseil de l’Europe ne l’a pas démis de cette responsabilité.

Pourtant un premier rapport qu’elle avait présenté, a été rejeté le 15 mars dernier grâce à notre mobilisation.

La rapporteur récidive en proposant un rapport « révisé » qui constitue à nouveau une très dangereuse avancée vers la reconnaissance de la GPA au niveau européen. Les conditions particulièrement inhabituelles dans lesquelles ce rapport resurgit doivent être dénoncées : procédure à huit clos, manque de transparence des travaux parlementaires, projet de texte maintenu secret.

Si ce texte était voté, il serait le premier document international reconnaissant la validité du principe même de la GPA. Et de facto beaucoup plus difficile la lutte contre cette pratique aux niveaux français et international.

No Maternity Traffic appelle à manifester mercredi 21 septembre à Paris, de 8h15 à 9h15 devant le Conseil de l’Europe, 55 avenue Kléber 75016 Paris

Un premier pas a été franchi avec la validation par le Conseil de l’Europe de la pétition de No Maternity Traffic qui a rassemblé plus de 100 000 signataires pour demander l’interdiction de la GPA au niveau mondial. Il faut donc montrer notre détermination jusqu’au bout.

Posté le 16 septembre 2016 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2016

La CEDH défend les plus forts et abandonne les esclaves indiennes

De Gregor Puppinck :

Posté le 25 juillet 2016 à 12h58 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2016

A Florence : jeux olympiques pour trisomiques

Lu dans Le Parisien :

"Au stade athlétique Luigi Ridolfi, à Florence, les applaudissements retentissent dans les tribunes. Mais les stars qu'acclame le public pour le 200m et le relais ne sont ni Usain Bolt ni Shelly-Ann Fraser-Pryce. Ce sont des athlètes atteints de trisomie 21. Avec près d'un millier d'autres sportifs «T21» venus du monde entier, ils participaient jeudi au dernier jour des «Trisome Games», première compétition mondiale qui leur est dédiée, à Florence du 15 au 22 juillet. [...]

«Les Trisome Games sont une occasion internationale unique pour distinguer des sportifs T21 et leur offrir un peu de lumière, explique Marc Truffaut, président de la fédération française du sport adapté. Notre objectif en tant que délégation nationale n'est pas un objectif d'équipe. Ce que l'on veut c'est que des individus puissent être valorisés, pour leur personnalité et leurs compétences ».

Du côté des organisateurs de l'événement, c'est également l'accomplissement personnel des sportifs qui est au coeur de l'initiative. Marco Borzacchini, président de la FISDIR, la fédération italienne du sport adapté, à qui l'on doit la naissance des Trisome Games, estime que ces jeux sont un véritable succès en termes de participation et de performance. Surtout, ils permettent de déconstruire les clichés qui entourent la pratique du sport chez les T21.

«Les Trisome games sont le point d'arrivée d'un long processus né il y a plus de 10 ans pour permettre aux personnes atteintes du syndrome de Down de vivre le sport autrement que comme un simple divertissement. On considérait qu'ils ne pouvaient que jouer ou s'amuser en faisant du sport, en réalité ils sont capables de réaliser des prestations sportives de haute qualité technique, comme des sportifs classiques.»

La question que posent ces Trisome Games est aussi la possibilité de réintégrer les sportifs porteurs du syndrome de Down aux jeux paralympiques, dont ils sont exclus depuis 2004, et cela à quelques semaines de l'ouverture des Jeux de Rio de Janeiro au Brésil."

En France, 96% des bébés porteurs de la trisomie 21 sont exterminés avant leur naissance.

Posté le 23 juillet 2016 à 22h30 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2016

La France à nouveau condamnée par la CEDH : le gouvernement le fait-il exprès ?

Communiqué de l'Association des Juristes pour l'enfance :

"La France est de nouveau condamnée par la cour européenne des droits de l’homme pour un refus de transcription des actes de naissance des enfants nés de GPA à l’étranger, alors même que la cour de cassation accepte aujourd’hui, comme la cour européenne, de fermer les yeux sur la GPA pour autoriser la transcription dans des cas identiques à ceux ayant suscité cette nouvelle condamnation.

Cette nouvelle condamnation n’ajoute rien à la précédente du 26 juin 2014. En revanche, elle confirme le message désastreux adressé aux enfants selon lequel leurs droits ne pèsent rien lorsqu’ils entravent le désir tout puissant des adultes. La Cour européenne en effet, comme désormais la cour de cassation française, appréhendent la situation sans tenir compte de la GPA, comme si cette pratique ne faisait rien subir aux enfants. Comment une cour, dite de sauvegarde des droits de l’homme, peut-elle ainsi passer outre le fait pour un enfant d’être commandé, fabriqué, facturé, livré, séparé de sa mère de naissance, privé définitivement de mère lorsque les clients sont des hommes, comme dans le cas des affaires jugées hier ?

Le raisonnement de la Cour ne peut manquer de susciter l'indignation car, comme en 2014, elle fonde sa condamnation sur le postulat erroné que la filiation étrangère des enfants ne serait pas reconnue en France, ce qui est FAUX : la filiation qui découle des actes étrangers est et a toujours été reconnue en France, et la Cour de cassation l’a précisé dès ses premières décisions en la matière en 2011. C'est à ce titre que les parents désignés par ces actes peuvent exercer l’autorité parentale. Cette filiation produit TOUS les effets de la filiation et, en particulier, elle confère aux enfants la nationalité française et leur vocation successorale. D’ailleurs, la transcription n’est pas obligatoire et de nombreux Français d’origine étrangère n’ont pas demandé la transcription de leur acte de naissance étranger avec lequel ils exercent pleinement tous leurs droits.

La filiation est bel et bien reconnue, seulement elle n’était pas transcrite, mesure administrative dont le défaut ne porte aucun préjudice aux enfants et n’entraine de contrainte administrative que pour les parents, seuls responsables de la situation. L'absence de transcription exprimait en revanche le refus des juridictions françaises de cautionner les violations des droits des enfants.

L’association Juristes pour l’enfance a exposé au représentant du gouvernement français le fait que la condamnation européenne est fondée sur un postulat erroné, autrement dit privée de tout fondement. Mais le gouvernement français, qui déjà avait omis de faire appel en 2014, n’a pas voulu, cette fois-ci encore, défendre les enfants dont les droits sont bafoués par la GPA et s’est laissé condamner une nouvelle fois. Il n'est pas illégitime de s'interroger sur ses véritables intentions qui pourraient bien consister à voir s'installer ainsi la GPA ans le paysage français et européen.

L’association Juristes pour l’enfance alerte sur le fait que ces affaires ne sont pas closes. Les enfants concernés, dont les droits ont été méconnus dans l’impunité et avec la complicité des juridictions européennes et françaises, demanderont justice, un jour ou l’autre. Mais, en attendant, que de maux pourraient être évités aux enfants si la loi française était appliquée !"

Posté le 22 juillet 2016 à 22h18 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : La CEDH ferme les yeux sur l'esclavage moderne

Communiqué de No Maternity traffic :

"La Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) vient de condamner à nouveau la France pour avoir refusé de transcrire à l'état civil les actes de naissances d'enfants nés de mères porteuses à l'étranger. En juin 2014, la France avait déjà été condamnée dans les affaires Labassée etMennesson pour les mêmes raisons.

Si la CEDH reconnaît aussi à la France le droit d'interdire la Gestation pour le compte d'autrui (GPA) sur son territoire, elle lui retire, en réalité, la capacité à faire appliquer cette interdiction.

La GPA, pourtant, viole le droit européen et international, en particulier la convention européenne des droits de l'homme, que la CEDH vise à faire respecter et dont l'article 4 interdit l'esclavage.

Or la GPA, à l'évidence, est une forme d'esclavage puisqu'il consiste à louer des femmes et à acquérir un enfant, qu'il soit donné ou vendu, ce qui correspond à la définition de l'esclavage telle que l'indique l'article 1 de la Convention relative à l'esclavage : « L'esclavage est l'état ou condition d'un individu sur lequel s'exercent les attributs du droit de propriété ou certains d'entre eux ».

La CEDH est malheureusement incohérente puisqu'elle ne prend pas toute disposition pour lutter contre l'esclavage : s'arrêtant au cas particulier, elle omet que son arrêt conduira, comme l'atteste la décision de la cour de cassation du 3 juillet 2015, à des effets en cascade et qu'elle suscitera la multiplication des cas de GPA.

En outre, même en s'arrêtant au cas particulier d'un enfant, la non-retranscription de son acte de naissance établi à l'étranger ne pose pas de problème : dans tous les Etats-membres du Conseil de l'Europe, un grand nombre de personnes vivent dans un pays alors que leur acte de naissance a été établi dans un autre.

La pratique de la GPA est également contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme puisqu'elle ne respecte pas la vie privée de la femme, dont l'intimité physique et psychique est bouleversée au profit d'un commerce lucratif, ni de l'enfant, arraché à sa mère et, le cas échéant, à son pays.

En demandant à la France d'indemniser les deux pères qui ont eu recours à la GPA, No Maternity Traffic constate que  la CEDH ne respecte pas la convention européenne des droits de l'homme et abandonne sa mission de protéger toutes les catégories de citoyens."

Posté le 22 juillet 2016 à 12h27 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : la CEDH valide l’achat d’enfants pour tous

De Gregor Puppinck :

"Le 21 juillet 2016, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu public un arrêt consternant dans les affaires Foulon et Bouvet contre France (nos 9063/14 et 10410/14) mettant en cause le refus par les autorités françaises de transcrire la filiation établie en Inde d’enfants nés de GPA commerciale. Appliquant sa jurisprudence établie dans les affaires Mennesson et Labassée de 2014, la Cour a conclu à la violation par la France du droit au respect de la vie privée des enfants, tout en rejetant l’allégation d’une violation de la vie familiale des adultes commanditaires.

Dans l’affaire Foulon, une fille est née le 31 juillet 2009 à la clinique Hiranandani spécialisée en GPA, à Mumbaï, en Inde. Son acte de naissance indique qu’elle a pour mère Minakshi Shirodkar, une indienne sans profession née en 1980, et pour père Didier Foulon, un architecte français né en 1971, vivant aux Etats-Unis. Le certificat médical de la clinique précise que cette fille est née par césarienne, ce qui est fréquent s’agissant d’enfants nés par GPA. En effet, les cliniques indiennes imposent souvent une césarienne sans raison médicale trois semaines avant terme, afin que le bébé ne soit pas marqué par la naissance, qu’il ait une tête bien ronde. Cela réduit aussi les frais d’entretien de la mère et permet à l’acquéreur de prendre à l’avance son billet d’avion à date fixe. Les mères ne reçoivent pas les soins adéquats après la naissance, entrainant un taux élevé de mortalité maternelle.

Un mois après la naissance, par un document écrit, Didier Foulon a déclaré « sur l’honneur prendre en charge les coûts financiers de la grossesse, des frais d’hôpitaux, du logement… De plus, avoir remis la somme de 100.000 roupies pour le meilleur confort de la mère et d’une bonne alimentation et qu’elle puisse engager des frais durant[son] absence ». 100.000 roupies (environ 1.300 €) correspondent à trois ans de salaire d’une ouvrière. De même, quelques jours après la naissance, il a versé 60.000 roupies à la clinique.
Par un acte notarié, Mme Shirodkar, la mère, a ensuite renoncé à sa fille en autorisant M. Foulon à « emmener ma fille en France ». Interrogée par les services consulaires français, Minakshi Shirodkar a indiqué qu’elle ne savait ni l’âge, ni l’adresse de M. Foulon, ni même s’il était marié ou célibataire, et qu’elle n’avait pas le projet de garder des contacts avec lui. L’adresse des parents indiquée sur l’acte de naissance était celle de la clinique.

Dans l’affaire Bouvet, deux enfants sont nés le 26 avril 2010 dans la même clinique que la fille Foulon, à Mumbaï. Leurs actes de naissance indiquent qu’ils ont pour mère Pushpa Kharat, une indienne sans profession née en 1982, et pour père Philippe Bouvet, un Français, âgé alors de 45 ans. Les faits sont ainsi identiques à l’affaire Foulon, à la différence que M. Bouvet vivait en couple avec un autre homme ayant déjà employé la filière indienne pour obtenir des jumeaux.

MM. Foulon et Bouvet sont probablement les pères des enfants, et tout indique que Minakshi Shirodkar et Pushpa Kharat en sont aussi les mères génétiques, et pas seulement les mères porteuses. La clinique Hiranandani précise sur son site internet qu’elle pratique la GPA par insémination artificielle de sperme dans la mère porteuse et par implantation d’embryon après fécondation in vitro. Dans le premier cas, beaucoup moins onéreux, la mère « porteuse » est la véritable mère génétique de l’enfant : c’est vraiment son propre enfant qu’elle vend pour vivre. Les termes des renonciations des mères indiquent d’ailleurs qu’elles considèrent les enfants comme les leurs. Dans l’affaire Foulon, la Cour d’appel a d’ailleurs noté que « il ne s'agit pas seulement en l'espèce d'un contrat de mère porteuse prohibé par la loi française, mais encore d'un achat d'enfant, évidemment contraire à l'ordre public ».

Ce nouvel arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme marque une étape supplémentaire de la libéralisation de la GPA et de « l’achat d'enfant ». Alors que par les affaires Mennesson et Labassée, la Cour avait donné droit à des couples hétérosexuels mariés ayant obtenu des enfants aux Etats-Unis, par l’arrêt Foulon et Bouvet elle donne à présent raison à des hommes célibataires ou homosexuels, ayant « loué une femme » pour obtenir des enfants en Inde.

Certes, il est de l’intérêt de ces enfants de voir établie leur filiation avec leurs parents biologiques, et donc a fortiori avec leur père, mais à aucun moment la Cour ne met en cause la moralité de la pratique de la GPA qui est pourtant contraire aux droits fondamentaux des enfants et des femmes. La Cour ne daigne pas davantage accorder la moindre attention aux circonstances de la naissance des enfants, à la honteuse et inhumaine exploitation de leurs mères.

Ce faisant, la Cour européenne, avec toute son autorité, entérine la « GPA low-cost » et la « GPA GAY » ; elle encourage de fait le recours aux mères porteuses pour toutes les personnes en mal d’enfant, et ouvre, qu’elle le veuille ou non, un « droit à l’enfant pour tous ».

Le plus triste est qu’à aucun moment la Cour ne s’interroge sur les faits en cause, sur la situation des mères porteuses, sur leur exploitation, et ce qu’il faut bien appeler le commerce des enfants. Elle ne s’interroge pas davantage sur les conséquences pour ces enfants d’avoir été commandés, payés, abandonnés par leurs mères, élevés par un homme seul ou en couple avec un autre homme. A moitié indiens, ils ne pourront pas oublier leur origine. Un jour, ces enfants  se révolteront, et ils auront raison.
L’aveuglement moral de la Cour, prisonnière de son idéologie libertaire, est pathétique.

La France est condamnée à payer 45.000 euros de dommages, frais et dépens."

Posté le 22 juillet 2016 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2016

Le business de la PMA

Lu dans le Journal de la Ligue du sud :

A

Posté le 21 juillet 2016 à 23h34 par Michel Janva | Lien permanent

La CEDH interdit à la France de lutter contre la GPA

Communiqué de La Manif Pour Tous :

"La Cour Européenne des Droits de l'Homme faillit à sa mission en empêchant la France de faire respecter les droits de la femme et de l'enfant

La CEDH vient une nouvelle fois de condamner la France pour avoir refusé de retranscrire à l'état civil français les actes de naissance d'enfants nés de mères porteuses à Bombay (Inde) en 2009 et 2010.

Alors que la mission de la CEDH est de défendre les droits de l'homme, cet arrêt confirme que la Cour accepte le principe de la GPA alors même qu'elle consiste à louer des femmes et à opérer un trafic international d'enfants. Les filières économiques de la GPA sont évidemment à but lucratif pour les nombreux intermédiaires : agences, personnel médical, avocats...

Le 3 octobre 2014, Manuel Valls déclarait au quotidien La Croix que « La GPA est, il faut le dire, une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes ». Et il assurait que « En tout état de cause, le gouvernement exclut totalement d'autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA. »

Constatant que les décisions de retranscriptions commencent à se succéder, La Manif Pour Tous appelle le Premier ministre à mettre enfin en acte ses paroles en faisant appel de cette décision de la CEDH.

Par ses propos, Manuel Valls dénonçait à juste titre l'imposture des "fantômes de la République" : ce mythe développé par les partisans de la GPA consiste à faire croire que les enfants issus de GPA sont condamné à ne pas avoir d'identité civile en l'absence de transcription de leur acte de naissance à l'état civil français. Cette imposture doit cesser car ces enfants - et heureusement - ont bien des actes de naissance. Certes, ils sont établis à l'étranger mais cela n'a rien d'extraordinaire : des dizaines de milliers de personnes vivent en France alors que leur acte de naissance a été établi à l'étranger et ne sont pas retranscrits en France.

Concrètement, seuls les parents d'intention sont gênés administrativement quand ils ont besoin d'obtenir un extrait d'acte de naissance attestant de la filiation de l'enfant. Autrement dit, cette affaire de retranscription à l'état civil français n'est qu'une manière de faire avancer la cause de la GPA pour ceux qui osent y recourir ou la défendre tout en prétendant être favorable à l'égalité homme-femme ! "De telles retranscriptions ne sont en rien une nécessité impérative" dénonce Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. "Ces recours devant la CEDH n'ont pour seul objectif que de faire avancer à petits pas la légalisation de la GPA en France. Ca suffit ! La marchandisation des femmes et des enfants, ça ne s'encadre pas, ça s'abolit" poursuit-elle.

Pour toutes ces raisons, La Manif Pour Tous appellent les candidats à la prochaine échéance présidentielle à considérer la possibilité d'inclure dans leur programme la dénonciation du protocole liant la France à la Cour européenne des droits de l'homme, celle-ci trahissant gravement la mission qui est sa raison d'être.

Quelques jours après les annonces du gouvernement sur la "PMA sans père", le risque d'une reconnaissance progressive du "droit à l'enfant" est une menace pour l'intérêt supérieur de l'enfant et la famille en général. La Manif Pour Tous sera attentive à la réaction du gouvernement qui doit impérativement faire appel de cette décision de la CEDH. Dans le cas contraire, ce serait un signal majeur en faveur du développement de la GPA, pratique sordide et intolérable. "C'est pourquoi nous étudions toutes les formes de mobilisation à la rentée, sans écarter l'hypothèse de nouvelles manifestations massives" conclue Albéric Dumont, Coordinateur général de La Manif Pour Tous."

Posté le 21 juillet 2016 à 20h34 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 juillet 2016

PMA : la transgression par étapes

Pascale Morinière, Vice-présidente de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques, donne son analyse sur la PMA :

"La méthode est éprouvée : lorsqu’un sujet ne fait pas consensus, plutôt que de lancer un débat de société visant à atteindre une position partagée par une majorité de manière apaisée –ce qu’on pourrait attendre de ceux qui gouvernent notre pays, en particulier sur les sujets qui interrogent les consciences – on procède par glissements successifs qui rendent inéluctable la transgression finale.

La circulaire Taubira du 25 janvier 2013 demandait qu’un certificat de nationalité française soit délivré aux enfants nés à l’étranger d’un père français et d’une mère porteuse. Première étape.

Aujourd’hui, madame Rossignol annonce qu’elle va abroger une, prétendue, circulaire du 21 décembre 2012 rappelant les sanctions encourues par les gynécologues qui orientent les femmes vers l’étranger pour une PMA pratiquée en violation de la loi française: un risque de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. On remarquera que les 130 médecins ayant publié le 19 mars dernier une tribune dans un grand quotidien pour clamer qu’ils contreviennent à la Loi ne sont visiblement pas inquiétés. Ni par la Justice, ni par l’Ordre des Médecins, ni par l’opinion publique. Deuxième étape.

Les ressorts sont connus : victimisation « On complique la vie des couples lesbiens», dans le cas actuel ; « On prive un enfant de nationalité », dans le cas précédent. On fait pleurer dans les chaumières, on fait honte à ceux qui discriminent-le grand mot est lâché- et la plupart des Français se disent : « en fait, ça ne me dérange pas». Les chiffres des sondages évoluent doucement.

L’autre ressort consiste à fustiger ceux qui pensent différemment et donc mal. Mais est-il encore décent, au regard des dernières manifestations, de qualifier le mouvement d’opposition à la loi Taubira de « violent » ?

Il est d’ores et déjà facile de tracer les étapes suivantes : si les couples lesbiens peuvent facilement pratiquer une PMA à l’étranger, pourquoi l’interdire en France ? Troisième étape. La dernière sera celle de la GPA : pourquoi serait-il juste de priver les couples homosexuels de ce dont bénéficient les couples lesbiens? Dernière étape.

Nous ne pouvons pas jouer la surprise puisque cette attitude irresponsable s’inscrit en toute logique dans la perspective de 2017. A défaut de réflexion en vue d’un véritable projet de société, l’équipe au pouvoir utilise la transgression en guise de méthode de pensée et de programme.

Où est le débat de fond sur ce sujet ? Où est la réflexion posée, honnête, ouverte, étayée, pluraliste? Où est le débat démocratique?

Quelle que soit la manière dont on conçoit un enfant, il faut toujours à un moment donné un homme et une femme, un père et une mère qui permettent une nouvelle vie ; nouvelle vie qui va s’appuyer et s’enraciner dans la vie, la chair et l’amour de ceux dont il est issu. Oui, en prenant ces positions nous sommes « conservateurs », selon les propos de la ministre. Nous voulons conserver pour l’enfant ce qu’il y a de meilleur : grandir entre son père et sa mère. Qui se préoccupera des plus petits, des plus faibles, des « sans-voix » que sont les enfants ? Qui se demandera s’il est juste, de priver ainsi délibérément un enfant de son père ? N’est-ce pas là que réside vraiment la discrimination ?"

Posté le 13 juillet 2016 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet 2016

Foire aux mères porteuses

Pour la deuxième fois, un marché aux esclaves  salon pour la gestation pour autrui va avoir lieu à Bruxelles, les 24 et 25 septembre. 

Cela n'inquiète pas nos grands complices de la vente d'enfants.

Posté le 12 juillet 2016 à 09h59 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2016

Trafic d'ovules et d'enfants

Lu dans Ouest-France :

"Madhumati avait 22 ans. Cette jeune maman pauvre vivait dans l'ouest de l'Inde quand le drame est survenu : elle a été assassinée et son bébé, volé !

« Selon la police, son assassinat est lié à un réseau de trafiquants d'ovules et de voleurs d'enfants », rapporte Asia News. Madhumati aurait refusé de se vendre et de vendre son bébé, retrouvé depuis.

Ce tragique événement met en lumière le drame des femmes victimes de ces trafics sous-terrains qui se développent dans les pays pauvres : « La rémunération des mères porteuses attire de nombreuses femmes. Il n'est pas rare que ces femmes acceptent, plus ou moins contraintes par leur entourage, de porter un enfant pour rembourser des dettes contractées par ailleurs. »

L'Inde souffrait du trafic d'enfants, volés pour être vendus ou ignominieusement exploités. Un nouveau mal s'y ajoute désormais : « Certaines petites filles sont maintenant vendues pour devenir des « machines à bébé », mettant parfois, une fois devenues pubères, plus de dix enfants au monde pour le compte d'autrui. ».

Les pays autorisant directement ou indirectement le recours aux mères porteuses portent une lourde responsabilité. Ce sont eux qui créent ce « marché » aussi indigne et révoltant que celui de l'esclavage. Chaque année, révélait Asia News, 25 000 couples se rendent en Inde pour cela. Le pays dit préparer une loi pour interdire aux étrangers de recourir aux mères porteuses indiennes. Et déjà, les cliniques qui pratiquent ce trafic s'ouvrent au Cambodge !

Il y a deux ans, Sylviane Agacinski alertait sur les conséquences de la reconnaissance des enfants nés de mères porteuses à l'étranger : « Cela reviendrait à légitimer les « gestations pour autrui » pratiquées hors de nos frontières. Elle inciterait les couples à recourir à cette pratique et nourrirait l'industrie procréative où elle existe. » Mais sa proposition pour le tutorat n'a pas été retenue par la France qui a préféré reconnaître la filiation... ce qu'annonçait la philosophe se produit sous nos yeux. [...]"

Posté le 10 juillet 2016 à 16h39 par Michel Janva | Lien permanent

1,5 million de Chinois tués pour leurs organes

Un rapport publié le 22 juin par une équipe de chercheurs révèle en détail l’écosystème de centaines d’hôpitaux et installations de transplantation, fonctionnant en toute quiétude depuis les années 2000. Selon le rapport, l’ensemble de ces installations a eu une capacité permettant d’effectuer entre 1,5 et 2,5 millions de transplantations au cours des 16 dernières années. Les auteurs estiment que le chiffre réel se situe entre 60 000 et 100 000 greffes par an depuis 2000. L’avocat des droits de l’homme David Matas, co-auteur du rapport, lors de sa présentation au National Press Club de Washington, indique :

« La conclusion finale de cette nouvelle étude, et de tout notre travail antérieur, est que la Chine est engagée dans un massacre de masse d’innocents ».

Le rapport est intitulé Bloody Harvest/The Slaughter : An Update (Prélèvements meurtriers / Le Massacre. Mise à jour).

Posté le 10 juillet 2016 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent

PMA : il faut parler de l'IAD, «insémination artificielle avec donneur», et précisons, «donneur anonyme»

Marie-Josèphe Bonnet, femme de gauche engagée depuis longtemps dans les milieux féministes, ayant participé à la fondation du mouvement des «Gouines rouges» dans les années 1970, répond au Figarovox à propos de la PMA :

"Le mot «discrimination» ici ne convient car on ne peut pas comparer les couples hétérosexuels dont un membre est stérile avec les couples de femmes qui ne le sont pas. Pour parler discrimination il faudrait que les deux situations soient comparables, ce qui n'est pas le cas ici.

Par ailleurs, parler de «PMA» pour les couples de lesbiennes n'a pas de sens et la plupart des gens ne savent pas ce que ce sigle recouvre. Il faudrait en fait parler de l'IAD, c'est à dire d' «insémination artificielle avec donneur», et précisons, «donneur anonyme». Or c'est l'anonymat qui me pose problème, pour les couples de femmes comme pour les couples hétérosexuels. On a décidé de ne pas regarder la stérilité en soi, mais «l'infertilité» des couples. Du coup, on masque le fait que dans le cas des couples hétérosexuels c'est l'homme qui est stérile. Il n'est pas le père de l'enfant. Toute cette histoire est batie sur un mensonge dont la première victime est l'enfant. De quel droit est-ce que je m'autoriserais à priver l'enfant de la connaissance de ses origines? [...]

Comment expliquez-vous que le droit à avoir des enfants soit devenu une revendication homosexuelle? Etait-ce déjà le cas dans les années 1970 quand vous militiez avec les Gouines rouges? 

A l'époque, on ne voulait pas d'enfants! Et celles qui en voulaient avaient recours à des moyens classiques c'est à dire qu'elles demandaient de l'aide à des amis et faisaient ça chez elles à l'aide d'une seringue! Ca se passait très bien. On était obligés de s'entendre. Autrement dit, la relation sociale entre les genres était maintenue. L'IAD fait éclater cette relation sociale. Parler de droit ou de discrimination sur ce terrain est un abus de langage. Car l'enfant n'est pas plus un droit qu'il n'est un devoir. On a trop tendance à l'oublier aujourd'hui.

La technicisation de la grossesse ne pose-t-elle pas fondamentalement le problème de la «reproduction artificielle de l'humain» (Alexis Escudero)? 

Je crois en effet que la médicalisation de la grossesse pose un problème en soi. Ce qu'on nous présente comme un progrès est en réalité une reprise en main par le pouvoir médical des acquis de ces quarante dernières années par les femmes avec la maitrise de notre fécondité. Car L'IAD suppose des consultations, un bilan sanitaire et génétique, avec parfois une stimulation ovarienne, toujours très dangereuse à long terme. Et cerise sur le gâteau, un traitement médical pour fixer la grossesse. C'est beaucoup de soucis pour une grossesse qui peut se faire dans des conditions plus conviviales et plus simples.

Posté le 10 juillet 2016 à 15h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

09 juillet 2016

Si la CEDH légalise le recours à la GPA, Alain Juppé prendra les dispositions qui s’imposent

Samuel Pruvot pose la bonne question à Alain Juppé dans Famille chrétienne :

"Vous êtes désormais favorable au mariage homosexuel et à l’adoption « homoparentale ». Comment être certain que vous ne souhaiterez pas de même autoriser la GPA un jour, au nom de « l’évolution des mœurs » ? 

Fût-ce au nom de l’évolution des mœurs, rien ne permettra jamais de transiger avec des principes aussi fondamentaux que l’indisponibilité du corps de la femme, la prohibition de la marchandisation du corps humain et le respect de la dignité humaine : l'être humain ne peut être ainsi réduit à l'état de matière première.

Si les jurisprudences de la Cour de Cassation et de la CEDH viennent légaliser de fait le recours à la GPA, nous devrons alors prendre les dispositions qui s’imposent. J’ai vivement regretté à ce titre que les dernières propositions de loi de Philippe Gosselin et Valérie Boyer destinées à rendre plus effective la lutte contre le recours à la GPA n’aient pas fait l’objet d’un consensus transpartisan au Parlement."

Posté le 9 juillet 2016 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

08 juillet 2016

Développement d'un tourisme des cellules souches d'embryons humains

Lu dans le Journal de Ligue du Sud :

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Posté le 8 juillet 2016 à 16h46 par Michel Janva | Lien permanent

27 juin 2016

Génération Libre, le think tank de Gaspar Koenig, annonce la publication d'une note sur la GPA

Dans Challenges, Génération Libre, le think tank de Gaspar Koenig, annonce la publication d'une note sur la GPA en septembre.

G

Koenig profite également de l'occasion pour publier une tribune dans les Echos. Avec le slogan "Mon corps m'appartient", il  fait le rapprochement entre l'avortement et la GPA. Ce qui est somme toute très logique. Gaspar Koenig est un grand défenseur de la GPA, au nom du libre-choix de vendre des enfants.

Pierre Jova, pour Causeur avait déjà analysé la pensée du jeune philosophe exilé à Londres. Dans son dernier livre, "Le révolutionnaire, l'expert et le geek", l'homme se demande:

"Pourquoi [les libéraux français] se sont-ils acoquinés avec les catholiques traditionnels et les patrons conservateurs, pull rose noué autour des épaules ? "

"Il y a dans le libéralisme une part assumée d’utopie ; l’idée de poursuivre et d’achever le long processus d’émancipation politique, sociale et culturelle commencé avec les Lumières ; le désir de s’affranchir de toute transcendance, religieuse comme idéologique ; le rêve d’un monde ouvert, où les seules barrières seront celles que chacun se donnera à soi-même, un projet de civilisation fondé sur la libre détermination des existences."

Posté le 27 juin 2016 à 10h14 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2016

Culture de mort : ces sages femmes qui ne le sont plus vraiment

a la une d'un quotidien parisien gratuit :

Sf1

SF2

Posté le 25 juin 2016 à 15h12 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

De magnifiques photos soulignent la beauté d'enfants porteurs de trisomie 21

A découvrir ici.

Original

Posté le 25 juin 2016 à 11h02 par Michel Janva | Lien permanent

24 juin 2016

Nicolas Dhuicq : "Vous êtes des meurtriers"

Impressionnante sortie du député LR lors du débat contre la GPA, jeudi 16 juin :

267178"Monsieur le président, mes chers collègues, le vote d’aujourd’hui est particulièrement symbolique. Jamais l’humanité n’a eu autant de connaissances sur la vie. Jamais les puissants n’ont concentré autant d’argent entre leurs mains, monsieur le secrétaire d’État. Vous qui dans votre jeunesse apparteniez à une famille politique où l’on dénonçait le capitalisme êtes aujourd’hui devenu son valet et le premier serviteur des puissants qui s’arrogent le droit et le pouvoir d’acheter de la marchandise humaine. L’étape suivante, c’est en effet l’achat de matériel génétique humain en Californie. Vous pouvez toujours rire, monsieur le secrétaire d’État, mais vous le savez pertinemment. [...]

Monsieur le secrétaire d’État, je vous rassure : nous allons informer un pays, la Russie, que vous avez mentionnée tout à l’heure, afin qu’il suive notre chemin et qu’il vote une loi contre la GPA. Les amis de la Russie qui sont ici aujourd’hui vous saluent, monsieur le secrétaire d’État, et vous font savoir que vous avez tort et que vous finirez dans les poubelles de l’histoire, pour reprendre votre ancien vocabulaire. [...]

Vous pouvez toujours hurler, vous êtes archaïques. Vous êtes les valets du capitalisme, aujourd’hui. Vous êtes les valets de ceux qui détruisent la vie. Je rappelle rapidement que dans le ventre de la mère se crée une dyade élémentaire : celle réunissant la mère et l’enfant. C’est cela que vous brisez. Vous brisez le lien indéfectible entre le biologique et le psychique. Vous êtes des meurtriers."

Posté le 24 juin 2016 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

21 juin 2016

Pour stopper la GPA, le combat va continuer au Sénat

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La Manif Pour Tous déplore que, prisonnière de ses calculs d'appareils, la majorité parlementaire n'a pas osé voter pour des propositions de loi au motif qu'elles avaient été déposées par des députés de l'opposition. Mais le contenu du débat parlementaire de ce jour montre que le scandale de la GPA (Gestation Par Autrui) est désormais clairement dénoncé par tous les députés, de droite comme de gauche. C'est une véritable avancée dans le combat pour les droits des femmes et des enfants, victimes de ce scandaleux business aussi lucratif qu'intolérable. Enfin, les masques tombent et la réalité sordide de la GPA est aujourd'hui unanimement reconnue. Le soutien du groupe Communistes et de députés du groupe socialistes (détail des votes ici) est un signal fort qui doit être largement entendu. Cette évolution du discours fait écho à l'opinion publique qui rejette fortement la GPA. Selon un sondage Opinion Way pour La Manif Pour Tous réalisé du 3 au 5 mai 2016, 6 Français sur 10 considèrent que la GPA a des conséquences négatives pour la mère, et une nette majorité (52%) dénonce les conséquences sur l'enfant. 

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

« Parce que la lutte pour la dignité des femmes et des enfants est une urgence, nous devons poursuivre notre mobilisation. Les signaux sont au vert et le vent tourne. Nous allons travailler avec les sénateurs pour initier une nouvelle proposition de loi pour stopper la GPA non seulement en France mais aussi pour les Français. Il est hypocrite de prétendre que la GPA est interdite en France alors que la circulaire Taubira facilite le recours à la GPA dès lors qu'elle est pratiquée à l'étranger. Plus que jamais, nous sommes déterminés à agir et à nous mobiliser pour l'abolition universelle de la GPA : la dignité des femmes et des enfants n'a pas de frontière ».

Posté le 21 juin 2016 à 21h00 par Michel Janva | Lien permanent

Acheter pour 25 700 euros via internet un bébé, c’est une réalité aujourd’hui en France

Le député Jean-Frédéric Poisson saisit le procureur de la République :

"Hier, lundi 20 juin 2016, j’ai constaté que le site internet « Canadian Medical Care » fait bien la promotion de la pratique des mères porteuses, en proposant pour la somme de 25 700 euros les services d’une mère incubatrice. Des tarifs plus élevés sont également pratiqués pour des prestations plus « complètes ».

Cette « prestation » est accessible depuis la France, par le biais d’un numéro de téléphone français : le 00 33 1 82 88 56 56.

A l’évidence, ce « service » contrevient gravement à la législation française. En effet, les dispositions de l’article 16 du Code civil prévoient explicitement l’indisponibilité du corps humain, tout en rappelant que ces dispositions, au titre de l’article 16-7 sont d’ordre public.

Au moment même où les députés socialistes refusent de voter les deux propositions de loi de mes collègues Valérie Boyer et Philippe Gosselin visant à renforcer effectivement la lutte contre l’esclavage des femmes des pays pauvres via cette pratique honteuse, il m’a paru nécessaire de saisir le Procureur de la République."

Posté le 21 juin 2016 à 12h16 par Michel Janva | Lien permanent

Mères porteuses et fuite fiscale

Lu dans Les Echos :

"[...] les élites politiques de Pékin seraient désormais de plus en plus nombreuses à opter plutôt pour des mères porteuses au Japon.

S'il ne donne pas de statistiques précises, le quotidien « Mainichi » a réussi à longuement interviewer, dans son édition du week-end, plusieurs familles se déclarant liées au pouvoir communiste, qui ont récemment usé des services d'un intermédiaire basé à Tokyo pour « obtenir » un enfant japonais. Un premier couple explique ainsi qu'il a recruté une mère porteuse chinoise dans l'Archipel, puis réussi à faire inscrire sur le « koseki » - l'équivalent japonais du livret de famille - de son nouveau-né, un père de citoyenneté nippone, ce qui permet à l'enfant de bénéficier automatiquement de la citoyenneté japonaise.

Expliquant les motivations de cette famille, le quotidien rappelle que l'enfant au passeport japonais est un « véhicule » idéal pour faire sortir de Chine des actifs financiers. Sa nationalité est aussi très utile pour acheter de l'immobilier à Tokyo ou pour établir une entreprise dans l'Archipel, que les riches familles chinoises, redoutant toujours l'arbitraire de la dictature de Pékin, identifient traditionnellement comme un Etat de droit sûr, où leur fortune, honnête ou non, pourra être protégée. « Ce serait plus facile pour nous de nous enfuir si la Chine venait à s'écrouler », résume la « mère d'intention », dont l'oncle serait un cadre du gouvernement chinois.

Un autre père chinois interviewé par le « Mainichi » a laissé les journalistes jeter un oeil au compte bancaire, dans l'Archipel, de son « bébé japonais ». A deux ans, il est déjà à la tête d'une fortune de plus de 2 milliards de yens, soit plus de 16 millions d'euros. Des montants que les autorités financières chinoises auront beaucoup de mal à relier à son père, toujours citoyen chinois. L'homme assure d'ailleurs que le Japon se révèle une option plus beaucoup souple que les Etats-Unis pour ces mouvements financiers. Les agences bancaires nippones ne signalant à l'Autorité des services financiers (FSA) que les transactions qu'elles estiment potentiellement liées à des actes délictueux."

Posté le 21 juin 2016 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin 2016

Détection prénatale de la trisomie 21 : urgence, oui mais laquelle ?

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De la Fondation Jérôme Lejeune :

"Le professeur Israël Nisand prend la parole ce matin dans Le Parisien pour demander l’insertion d’un nouveau test de détection prénatale de la trisomie 21 (à partir du sang de la mère) dans le dispositif de suivi de grossesse français. Le journal annonce aussi l’officialisation de cette même demande par un collectif de médecins réunis par la Société française de médecine prédictive et personnalisée depuis hier en congrès à Montpellier.

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune a révélé récemment les intérêts financiers qui conduisent la promotion de ces tests, dans un livre « Les premières victimes du transhumanisme » (Février 2016 Editions Pierre-Guillaume de Roux). Il répond au Pr. Israël Nisand :

« En s’appuyant sur l’argument selon lequel le nouveau test va diminuer le nombre d’amniocentèses, le Professeur Nisand sert un argument marketing, de nature à faire vendre, mais stigmatisant pour les personnes atteintes de trisomie 21.

Il justifie sa demande en invoquant une baisse des amniocentèses qui provoquent l’élimination d’enfants sains. Il utilise un raisonnement eugéniste, qui tend à discriminer les « fœtus trisomiques » des « fœtus sains ». Comment un médecin ose-t-il valoriser la vie d’un enfant sain (épargné grâce au test non invasif) plus que la vie d’un enfant trisomique (inévitablement éliminé) ? A-t-il conscience de la violence du rejet que son message délivre aux 60 000 personnes atteintes de trisomie en France et à leur famille ?

Je dénonce ces propos chargés de discrimination qui vont conduire à aggraver l’élimination en masse, déjà en cours, des enfants trisomiques avant leur naissance. Israël Nisand connait bien la situation de la France, pays leader en matière d’eugénisme. Il l’a souvent exposée. Ainsi dans un documentaire diffusé sur France 5 :

« Le dépistage de la trisomie 21 est sûrement le moins légitime et le plus discutable de ce qu’on fait en médecine foetale. Comment faut-il que les médecins que nous sommes, mandatés par l’Etat, réagissent par rapport à ce que l’on est obligé d’appeler un projet eugénique, c’est-à-dire un projet de tri des enfants à naître dans notre pays. C’est tellement entré dans les moeurs, c’est tellement normal qu’on fasse la chasse au handicap et aux handicapés qu’il n’y a plus personne qui se pose de questions là-dessus. (« Naître ou ne pas naître » –23 mars 2010)

Ce scandale exige un réveil des consciences de la société et de ses responsables politiques, mais aussi des médecins. Ce scandale exige qu’ils gardent la tête froide et prennent du recul face à l’arrivée de cette nouvelle méthode de dépistage prénatal.

L’urgence n’est pas dans l’insertion du nouveau test mais de repenser collectivement le bien-fondé d’une offre de soins qui conduit à rendre mortelle une pathologie – la trisomie 21 – qui ne l’est pas."

Posté le 17 juin 2016 à 18h34 par Marie Bethanie | Lien permanent

Rennes contre la GPA

"Hier soir à 19 heures, Place de la République à Rennes, les manifestants LMPT contre la GPA ont été encerclés par des militants des associations LGBT et des mouvements de l’extrême-gauche radicale. Alors que les enjeux de la GPA dépassent largement les clivages et concerne tous les Français, ces militants ont voulu les empêcher de s’exprimer, ont refusé le débat, proféré de nombreuses insultes, et montré leur haine pour les défenseurs de la famille.

Mais en agissant ainsi, ils ont montré leur vrai visage face au calme et à la détermination des manifestants LMPT, les Rennais sauront de quel côté est l’intolérance. La Manif Pour Tous doit être visible, mission remplie à Rennes !"

Les photos sont ici.

Posté le 17 juin 2016 à 18h26 par Marie Bethanie | Lien permanent

Montpellier contre la GPA le 16 juin

L'action des Montpellierains le 16 juin en soutien aux députés à Paris sur les projets de lois Boyer et Gosselin :

Montpellier1-16jun16

Montpellier2-16jun16

Posté le 17 juin 2016 à 15h18 par Marie Bethanie | Lien permanent

L'illusoire "GPA altruiste", cheval de Troie de la GPA commerciale

Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du European Centre for Law and Justice, s'exprime dans le FigaroVox et dénonce le conflit d'intérêts autour de la personne de Petra De Sutter, ainsi que le manque de transparence entourant les débats sur la GPA :

"Le 21 juin prochain, le Dr Petra De Sutter, députée belge et gynécologue spécialisée en GPA et PMA, tentera une nouvelle fois de faire accepter la GPA par la Commission des affaires sociales de l'Assemblée du Conseil de l'Europe, alors même que son précédent rapport a été rejeté en mars et qu'elle est accusée de conflit d'intérêts.

L'ECLJ dénonce une initiative qui bafoue les valeurs du Conseil de l'Europe, tant par son contenu que par sa procédure d'élaboration.

Le 28 janvier 2015, l'Assemblée du Conseil de l'Europe désignait le Dr Petra De Sutter pour rédiger un projet de rapport et de Résolution sur les «Droits de l'homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui».

Alors qu'une majorité des députés de la Commission chargée du dossier a heureusement voté, le 15 mars à Paris, contre un premier projet de rapport favorable à la gestation par autrui, la rapporteur va tenter une nouvelle fois de le faire passer le 21 juin. Certes, ce ne sera pas exactement le même texte, mais le but reste le même: faire accepter la GPA.

Le projet, selon toute probabilité, condamnera fortement la GPA commerciale pour mieux faire passer une prétendue «GPA altruiste» qui n'existe pas. Tout aussi hypocritement, il invoquera la protection des droits des enfants pour, dans les faits, mieux garantir les droits des adultes sur les enfants nés par GPA.

La rapporteur, qui est une professionnelle de la GPA et de la PMA à l'hôpital de Gand et qui collabore avec une entreprise de GPA commerciale en Inde (Seeds of innocence) a tout intérêt à faire accepter la GPA. Accusée de conflit d'intérêts par plusieurs députés, la Commission des affaires sociales aurait dû trancher cette question par vote à bulletin secret comme le règlement le prévoit. Or, le 27 janvier 2016 les députés furent invités à voter non pas sur le conflit d'intérêt, mais sur la question de savoir s'il fallait voter sur le conflit d'intérêt! Cette entourloupe permit d'imposer un vote à mains levées qui décida, par une courte majorité, de ne pas examiner la question du conflit d'intérêts qui reste donc ouverte et sans réponse!

Après le vote du 15 mars rejetant le rapport De Sutter, plusieurs députés ont demandé que la procédure soit abandonnée ou qu'elle soit confiée à un autre rapporteur ; il y allait de la crédibilité du Conseil de l'Europe et de la sérénité des débats sur un sujet aussi sensible. Cette demande fut aussi refusée. Une pression considérable est exercée au sein de l'institution pour permettre l'adoption d'un texte favorable à la GPA.

Cela se ressent aussi sur la conduite des travaux parlementaires dont la confidentialité a été renforcée. Un comble pour une instance qui devrait être un exemple de transparence et de «démocratie ouverte»: le projet de rapport et de résolution est confidentiel, les discussions sont à huis clos, les personnes défavorables à la GPA n'ont pas été auditionnées, et les comptes rendus de séances sont laconiques. Ainsi, chose rare, le 21 avril le Secrétaire général de l'Assemblée s'est adressé à la Commission des affaires sociales pour faire un exposé «concernant un point de procédure» puis tenir «un échange de vues», à propos, paraît-il, du Rapport De Sutter. C'est tout ce que relate le compte rendu officiel. Ne cherchez pas à en savoir plus, c'est strictement confidentiel…

Point positif: l'accumulation de problèmes entourant ce rapport aurait, paraît-il, convaincu le Président de l'Assemblée de saisir la Commission du règlement, en charge de veiller à la déontologie et au respect du règlement. Mais là encore, ne cherchez pas, c'est confidentiel…

Pourquoi l'offensive pour faire accepter la GPA est-elle menée au sein du Conseil de l'Europe, alors que celui-ci, qui a pour mission la promotion des droits de l'homme, devrait être à la pointe du combat contre cette forme d'exploitation de l'être humain?

L'une des raisons est d'opportunité politique: le courant «progressiste» est majoritaire au sein de la Commission des affaires sociales. Une autre raison, plus délicate, tient à la composition de l'assemblée: une portion de ses députés vient de pays où l'industrie de la GPA prospère (Roumanie, Ukraine, Russie, Bulgarie, etc) et qui ne sont pas des démocraties exemplaires. Ainsi, en est-il par exemple de la Roumanie qui est affectée par une forte corruption. De nombreux députés de ces pays disent ne pas voir quels problèmes cause la GPA, au contraire…

A l'opposé, le Parlement européen de Bruxelles, a adopté une position claire en condamnant fermement toute forme de gestation par autrui comme contraire aux droits des femmes et à la dignité humaine. Par un vote du 17 décembre 2015, le Parlement européen: «condamne la pratique de la gestation pour autrui qui va à l'encontre de la dignité humaine de la femme, dont le corps et les fonctions reproductives sont utilisés comme des marchandises; estime que cette pratique, par laquelle les fonctions reproductives et le corps des femmes, notamment des femmes vulnérables dans les pays en développement, sont exploités à des fins financières ou pour d'autres gains, doit être interdite et qu'elle doit être examinée en priorité dans le cadre des instruments de défense des droits de l'homme».

Espérons que l'Assemblée du Conseil de l'Europe saura faire prévaloir les valeurs pour lesquelles le Conseil a été institué contre cette nouvelle forme de dégradation et de servitude."

Posté le 17 juin 2016 à 08h43 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 juin 2016

GPA : report des votes au 21 juin

L'examen des deux propositions de loi de Valérie Boyer et Philippe Gosselin est terminé. Bruno Le Roux (PS) avait déposé une motion de rejet préalable qui n'a pas été adoptée (documents ci-dessous). Le gouvernement désavoué a demandé le report des votes au 21 juin.

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Posté le 16 juin 2016 à 19h33 par Marie Bethanie | Lien permanent

Invitation de la FAFCE : L’Europe, la politique et la famille – quels enjeux et défis aujourd’hui et demain ?

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Chère Madame,
Cher Monsieur,
 
La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE)
a le plaisir de vous inviter à une conférence débat sur le thème
L’Europe, la politique et la famille – quels enjeux et défis aujourd’hui et demain ?

mercredi 22 juin à 19h30 à Bruxelles
 
Avec la participation de 

S.E. Mgr Alain Lebeaupin, Nonce apostolique auprès de l'Union européenne 

Maria Teuscher Hildingsson, du Comité de citoyens de l’Initiative citoyenne européenne Mum, Dad & Kids

Antoine Renard, Président de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe

Le débat sera animé par Joseph Junker d’Action Famille.
 

Nous vous saurions gré de bien vouloir partager l’invitation avec des familles et personnes autour de vous susceptibles d’être intéressées par cette conférence.
 
En espérant vous voir le 22 juin – malgré le match de foot qui opposera ce soir-là la Belgique à la Suède,
 
Antoine Renard
Président de la FAFCE

Inscription obligatoire avant le 20 juin par mail à info@fafce.org (nombre de places limité).
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Posté le 16 juin 2016 à 17h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

Les Gavroches contre la GPA

Un communiqué des Gavroches :
Gavroches GPA
"Bonjour,
Les Gavroches étaient ce matin à l'Assemblée Nationale pour montrer leur opposition à la #GPA et soutenir la mise en examen ce jeudi 16 juin de deux propositions de lois, respectivement déposées par Valérie Boyer et Philippe Gosselin, et co-signées par de nombreux députés.
GPA = Maternité Marchandisée.
Gestation pour autrui, Filiation de qui ?"
 

Les Gavroches

www.LesGavroches.org

 
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Posté le 16 juin 2016 à 16h49 par Marie Bethanie | Lien permanent

15 juin 2016

GPA à l’Assemblée nationale : J-1 avant l’examen des propositions de loi

Lu sur le site d'Alliance Vita, qui revient sur la genèse de l'introduction en douce de la GPA sur le sol français et rappelle la teneur des deux propositions de loi examinées demain :

"Alliance VITA soutient les deux propositions de loi* qui seront examinées le jeudi 16 juin à l’Assemblée nationale pour renforcer l’interdiction de la GPA en France, fragilisée depuis trois ans.

Alliance VITA a régulièrement exprimé son inquiétude ces derniers mois devant la fragilisation du principe d’interdiction de la GPA. La publication de la circulaire dite « Taubira » en janvier 2013 a d’abord facilité la délivrance de certificats de nationalité française aux enfants nés de mère porteuse à l’étranger. Puis la CEDH a condamné la France en juin 2014 pour avoir refusé de transcrire des actes de filiation réalisés aux Etats-Unis à la suite d’une naissance par mère porteuse, et demandant dans ce cas que la filiation biologique paternelle puisse être prise en compte. La Cour de cassation a ensuite pris en compte en juillet 2015 cette décision de la CEDH, en autorisant désormais la retranscription de la filiation paternelle à l’état civil français, associée au nom de la mère qui a accouché, c’est-à-dire la mère porteuse, si elle est indiquée sur l’acte de naissance rédigé à l’étranger. Enfin, dans un des derniers jugements de la Cour d’appel de Rennes (7 mars 2016), seule la filiation paternelle a fait l’objet d’une retranscription à l’état civil français, alors que l’existence de la mère qui a accouché est totalement occultée.

Ce revirement complet de jurisprudence fragilise considérablement l’effet dissuasif de l’interdiction de la GPA en France, puisque désormais la fraude à la loi, qui reste pourtant établie, n’a plus d’importance  ni de conséquences négatives.

Dans ce contexte, Alliance VITA est intervenue dans le cadre des auditions organisées par la Commission des lois, et a demandé un renforcement de la loi d’interdiction de la GPA." [...]

Alliance VITA est également activement impliquée dans l’appel No Maternity Traffic, rassemblant plus de 100 000 signataires européens qui demandent l’interdiction internationale de la GPA. Cet appel vient d’être jugé admissible par le Conseil de l’Europe, qui l’a transmis pour prise en compte à la Commission des questions sociales dans le cadre du rapport en cours sur la problématique de la GPA et des Droits de l’Homme. Ce rapport, qui sera examiné lors de la session des 21 et 22 juin prochains, est à haut risque et nécessite que l’Etat français et ses élus parlementaires se mobilisent pour obtenir une condamnation explicite et universelle de la GPA.

*Rappel à propos des deux propositions de lois :
·        La première proposition de loi vise à rendre constitutionnel le principe de l’indisponibilité du corps humain.
·        La seconde proposition de loi vise à lutter contre le recours à une mère porteuse. Elle prévoit de renforcer les sanctions, principalement contre les intermédiaires qui favorisent le recours à une mère porteuse, et d’inscrire dans la loi qu’il ne peut y avoir de transcription d’un acte d’état civil étranger à la suite d’une GPA pratiquée à l’étranger. Elle engage aussi la France à proposer l’adoption d’une convention internationale contre la gestation et la procréation par autrui."

Posté le 15 juin 2016 à 16h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 juin 2016

Le mythe du « bébé OGM » sera bientôt réalité

Dans la même veine que les organes humains développés dans des porcs, voici un article de Sylvain Dorient sur les dangers de la méthode du CRISPR-Cas9, censée corriger les défauts de certaines cellules, afin de les "améliorer", mais dont on n'a pas évalué toutes les conséquences éthiques :

"« Quand on a une très forte puissance, il faut avoir beaucoup d’humilité », avertit Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita. Or les possibilités ouvertes par le CRISPR-Cas9 ont de quoi faire tourner les têtes !

CRISPR-Cas9, une découverte fantastique

Ressusciter les mammouths en modifiant génétiquement des éléphants, éradiquer le paludisme ou corriger le gène responsable d’une maladie héréditaire… Toutes ces propositions relèvent de moins en moins de la science-fiction. Pour un coût modique, un scientifique peut désormais couper un brin d’ADN, et « reprogrammer » une cellule. [...]

La méthode CRISPR-Cas9 est encore récente et ses effets sont encore mal connus. Il est par exemple possible qu’elle ne touche pas que le brin d’ADN visé. Or les manipulations génétiques sont héréditaires, et risquent de se répandre avant même que tous leurs effets soient appréhendés. Elle demande donc un contrôle à la hauteur des possibilités thérapeutiques qu’elle ouvre.

Test sur l’embryon humain

D’autres laboratoires vont encore plus loin. En Grande-Bretagne, une équipe de l’Institut Francis-Crick, à Londres, a reçu le 1efévrier de l’Autorité pour l’embryologie et la fertilisation humaine britannique (HFEA) l’autorisation de procéder à des manipulations sur des embryons humains. Au 14e jour de développement de l’embryon génétiquement modifié, elle est tenue de les détruire. En Chine, l’équipe de Junjiu Huang (Université Sun-Yat-sen, Canton) a tenté de corriger, dans des embryons humains, le gêne responsable d’une maladie du sang.

Le transhumanisme en embuscade

Le docteur Xavier Mirabel, ancien président d’Alliance Vita et actuellement conseiller médical de l’association, avertissait lors d’une conférence de presse le 24 mai 2016 : « Le désir de puissance trouve toujours des personnes, des lieux pour s’exprimer. J’entends des partisans du transhumanisme qui s’enthousiasment devant les nouvelles possibilités offertes par la technique ». Certains se défendent en affirmant qu’ils proposent un « bon eugénisme » qui ne supprimerait pas d’individus, mais qui promouvrait de bons gènes. Une argumentation fallacieuse aux yeux du docteur : « Cela reste de l’eugénisme, qui aboutit à hiérarchiser les personnes et induit la tentation de la toute-puissance de l’homme ».

Les scientifiques eux-mêmes demandent des limites

La co-inventrice de l’outil CRISPR-Cas9 Emmanuelle Charpentier déclarait en juin 2014 dans les colonnes du Monde : « Cette technique fonctionne si bien et rencontre un tel succès qu’il serait important d’évaluer les aspects éthiques de son utilisation ». Une préoccupation partagée par l’Alliance Vita, qui demande un moratoire qui permette de sanctuariser l’embryon. Elle a dernièrement mis en ligne une pétition : Oui au progrès thérapeutique, non à l’embryon transgénique."

Posté le 11 juin 2016 à 20h13 par Marie Bethanie | Lien permanent

Dons d’organes : vers des chimères homme-porc ?

Un article d'Alliance-Vita, complété par cet article  de Gènéthique, qui fait froid dans le dos :

"Des chercheurs américains proposent de développer des organes humains dans des chimères animales pour permettre davantage de greffes.

Afin de pallier la pénurie de don d’organes, des scientifiques californiens ont développé une méthode pour créer des organes humains dans le corps d’un porc. L’animal chimérique ainsi créé ne serait alors qu’un réservoir d’organes, un incubateur. Pour parvenir à ce résultat, ils utilisent la technique CRISPR-Cas 9 qui permet, entre autres, de corriger des morceaux du génome.

Fotolia_porc_XSDans le cas présent, la partie de l’ADN permettant au pancréas de se former est retirée pour être remplacée par des cellules souches humaines. Le pancréas va ainsi se développer avec des cellules humaines. L’embryon est ensuite implanté dans la truie jusqu’à l’interruption de la gestation au 28ème jour. Pablo Ross, un biologiste de la reproduction, explique leur espoir “que l’embryon porcin se développe normalement tout en ayant un pancréas presque entièrement composé de cellules humaines et compatible avec un patient pour une transplantation.”

Cependant cette technique soulève plusieurs questionnements éthiques, tant vis à vis de l’homme que de l’animal. En effet, l’implantation de cellules souches humaines dans l’embryon porcin nécessite la destruction d’embryons humains. Il y a également un risque, mais qui reste minime, de transmission de virus animaux au receveur. Du point de vue médical, la principale difficulté concerne le risque de rejet immunitaire par le receveur de l’organe greffé.

Une des craintes majeures reste de voir se développer dans le cerveau de l’animal des cellules humaines qui changeraient son comportement. “Si vous aviez des cochons avec un cerveau partiellement humain, vous pourriez obtenir des animaux qui développeraient une conscience comme l’homme” s’inquiète Suart Newman.

Pour ces différentes raisons, l’Institut national de la santé américain (US National Institutes of Health) a établi un moratoire en septembre 2015 sur la recherche sur ces “chimères”, en attendant d’en savoir davantage sur les implications.

« L’une des préoccupations, que beaucoup de gens ont, est cet aspect sacré de l’homme que manifeste l’ADN, explique Jason Robert , bioéthicien à l’Arizona State University . “En insérant cette partie d’ADN dans d’autres animaux et en leur donnant potentiellement une partie des capacités de l’homme, ce pourrait être une sorte de violation, voire même une manière de se prendre pour Dieu.”

Posté le 11 juin 2016 à 19h54 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 juin 2016

67 Héros pour la Fondation Jérôme Lejeune

La présence de la Fondation Jérôme Lejeune à la Course des Héros sera exceptionnelle cette année : 10 coureurs à Lyon (Parc Gerland) et 57 à Paris (Parc de Saint-Cloud).

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La Course des Héros est l’un des événements caritatifs les plus importants en France (plus de 200 causes représentées). La Fondation Jérôme Lejeune souhaite faire de ce défi sportif et amical une occasion positive de faire connaître au grand public les personnes atteintes de déficience intellectuelle d’origine trisomique.

Les coureurs  de la Fondation sont particulièrement impliqués dans cette démarche : deux jeunes porteurs de trisomie 21, Matthieu et François ; Mme Lejeune, épouse du professeur Jérôme Lejeune ; les directeurs de l’Institut Jérôme Lejeune (Grégoire François-Dainville) et de la Fondation Jérôme Lejeune (Thierry de La Villejégu) ; un médecin de l’Institut, des papas, mamans, frères et sœurs, amis de patients et des salariés de la Fondation Jérôme Lejeune, le groupe Tombée du nid

Pour s’inscrire à la Course des Héros, ces 67 coureurs doivent récolter un minimum de 250 € au profit de la Fondation Jérôme Lejeune, ce que certains ont réussi haut la main, mais il est encore temps d’aider d’autres personnes. FAIRE UN DON

 

Posté le 10 juin 2016 à 16h12 par Michel Janva | Lien permanent

08 juin 2016

La Manif Pour Tous revient le 16 juin contre la GPA

Posté le 8 juin 2016 à 19h11 par Michel Janva | Lien permanent

07 juin 2016

Un composé de thé vert pourrait améliorer l'état de certains trisomiques

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

"A la suite de l’essai de Mara Dierssen sur la trisomie 21 (cofinancé par la Fondation Jérôme Lejeune) et qui a fait l’objet cette nuit d’une dépêche de l’AFP  (« Un composé de thé vert pourrait améliorer l'état de certains trisomiques ») l’Institut Jérôme Lejeune lance un nouvel essai clinique pour poursuivre la recherche dans cette direction."

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Posté le 7 juin 2016 à 18h59 par Marie Bethanie | Lien permanent

Jacques Bompard interpelle le ministère de la Santé sur la recherche sur l'embryon

Question publiée au JO du 7 juin :

Jacquers_bompard_afp"M. Jacques Bompard appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les progrès des nouvelles méthodes émergentes qui remplaceraient à terme les prélèvements d'échantillons humains sur les embryons.

Les organoïdes, cellules artificielles, sont en quelques sortes de mini-organes découverts par le prix Nobel de médecine Shinya Yamanaka et John Gurdon. Cellules pluripotentielles, elles ont la capacité d'opérer une transformation en n'importe quel genre de tissu du corps humain par le fait d'une stimulation adéquate. D'après Thomas Hartung, professeur à l'université américaine Johns-Hopkins de Baltimore « les organoïdes sont les cultures cellulaires du XXIème siècle. Ils peuvent nous en dire plus qu'une simple culture cellulaire in vitro en deux dimensions ». Il suffit d'une cellule adulte différenciée pour que le docteur obtienne une cellule indifférenciée, ou cellule souche, similaire à un noyau du stade embryonnaire. Au plan technique, l'opération consiste à prélever une cellule sur un adulte et y ajouter trois ou quatre facteurs de transcription régulant l'expression des gènes, un rétrovirus sert de facteur de réaction.

Une découverte révolutionnaire, qui suscite l'intérêt scientifique pour ses bienfaits tant scientifiques, médicaux que bioéthiques. Convertir ces organoïdes en tumoroïdes permet de tester rapidement et efficacement les médicaments sur des milliers de tumeurs identiques. Également utilisées pour des recherches sur les infections virales, les traumatismes, ou encore les accidents vasculaires cérébraux, ces cellules pluripotentielles sont porteuses d'espoir. Notamment parce qu'elles laissent envisager une alternative à une recherche sur l'embryon humain, dont on sait qu'elle est pratiquée de façon discrète. L'enjeu est donc de rendre caduques les questions éthiques liées au prélèvement de cellules souche d'embryons.

Outil à la fois rapide et rentable pour les tests pharmacologiques, ces organoïdes constituent d'ores et déjà un objet de commercialisation. Faciles d'accès (par simple biopsie), sans gravité d'ordre éthique, leur découverte pourra permettre, à terme, un remplacement aux prélèvements médicaux sur les embryons. Intérêt supplémentaire majeur pour le domaine de la médecine régénérative : ces cellules pourraient permettre de choisir un donneur compatible avec le receveur à traiter pour éviter un éventuel rejet de greffe. Encourager ces recherches nécessite l'appui du Gouvernement : c'est pourquoi le ministère de la santé aurait vivement intérêt à prendre acte des cellules pluripotentielles et de formuler de façon transparente l'interdiction du prélèvement de tissus humain sur les embryons. L'embryon n'est pas un noyau de cellules, une matière sujette à l'expérimentation scientifique. « Dès le début de la conception, l'embryon est un organisme organisé. Dès la première cellule, l'intégralité de son code génétique est inscrit et restera inchangé jusqu'à sa mort », indique à cet égard le docteur Bléhaut, directeur de recherche à la Fondation Jérôme Lejeune.

La diffusion de ces nouvelles méthodes dans le milieu de l'expérimentation médicale interroge directement l'actualité et le bien-fondé des pratiques en vigueur, qui portent atteintes à la dignité humaine en opérant des expérimentations sur un être en devenir. Cette découverte doit permettre de rendre à l'homme un traitement digne de sa condition en rendant progressivement et légitimement illicite toutes formes de détournement ou d'instrumentalisations médicales et financières de la vie humaine surtout dans sa manifestation la plus vulnérable qu'est le stade prénatal. Aussi, il lui demande si elle compte prendre connaissance de ces récentes découvertes et réaffirmer l'interdiction totale de toute recherche sur l'embryon humain, modifiant ainsi la loi de modernisation récente sur notre système de santé, ambigüe en la matière."

Posté le 7 juin 2016 à 18h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

06 juin 2016

Les sages femmes peuvent désormais procéder seules à des avortements médicamenteux

Le décret officiel date du 2 juin 2016 et vient d'être publié :

"(...) Le médecin ou la sage-femme effectuant des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse, dans le cadre de la convention mentionnée à l'article R. 2212-9, justifie d'une expérience professionnelle adaptée qui est constituée (...) par une pratique suffisante et régulière des interruptions volontaires de grossesse médicamenteuses dans un établissement de santé, attestée par le directeur de cet établissement sur justificatif présenté par le responsable médical concerné (...)

la sage-femme procède à la délivrance à la femme des médicaments nécessaires à la réalisation de l'interruption volontaire de grossesse (...) La première prise de ces médicaments est effectuée en présence du médecin ou de la sage-femme."

Rappel de quelques définitions de une sage-femme :

"Praticien exerçant une profession médicale à compétence limitée au diagnostic et à la surveillance de la grossesse, et à la pratique de l'accouchement"

"Le terme sage-femme désigne une profession médicale qui s'occupe du suivi de la grossesse normale, de l'accouchement et du suivi mère-enfant après l'accouchement."

"La sage-femme a pour mission d'accompagner les femmes enceintes tout au long de leur grossesse, de l’établissement du diagnostic jusqu’au jour de l'accouchement."

Il existe(ait) même, comme pour les médecins, un code de déontologie qui dit notamment :

"La sage-femme exerce sa mission dans le respect de la vie et de la personne humaine (...)

La sage-femme doit traiter avec la même conscience toute patiente et tout nouveau-né quels que soient son origine, ses mœurs et sa situation de famille, son appartenance ou sa non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminées, son handicap ou son état de santé, sa réputation ou les sentiments qu'elle peut éprouver à son égard, et quel que soit le sexe de l'enfant (...)

La sage-femme doit s'interdire dans les investigations ou les actes qu'elle pratique comme dans les traitements qu'elle prescrit de faire courir à sa patiente ou à l'enfant un risque injustifié (...)"

Comme pour les serment d'Hypocrate, ce fait longtemps que notre société s'est assis sur la déontologie et le respect de la vie humaine.

Posté le 6 juin 2016 à 15h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

03 juin 2016

Insémination post-mortem : une suite logique de la chosification de l'enfant

Le Conseil d’Etat a autorisé le transfert du sperme congelé d’un homme défunt vers l’Espagne en vue d’une insémination post-mortem.

Cette décision est « logique », dès lors que « l’enfant est considéré comme le fruit d’un projet personnel, au mépris de tout impératif biologique ».

« Dès lors que le géniteur peut être anonyme, réduit aux dimensions d’une paillette de sperme, pourquoi ne pourrait-il pas également être mort ? »

Aujourd’hui « deux femmes peuvent ‘faire famille’ avec le sperme de leurs ancêtres ». Le« techniquement réalisable » justifie « toutes les incohérences », au motif que « la filiation est un concept archaïque »

Posté le 3 juin 2016 à 16h55 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2016

Contactez votre député pour lui demander de voter la loi anti GPA le 16 juin

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Pour écrire aux députés, tous les éléments sont ici.

Posté le 2 juin 2016 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2016

Une personne trisomique devient député

Cela ne se passe pas en France, où 96% des enfants porteurs de la trisomie sont exterminés avant leur naissance, mais au Québec :

"L’Association de la déficience intellectuelle de la région de Rimouski (ADIRR), qui organise chaque année son concours Rêve d’un jour, obtient cette fois-ci la complicité du député de Rimouski, Harold LeBel.

Grâce à cette collaboration, un des membres de l'ADDIR qui vit avec une trisomie 21, Joël Potvin, âgé de 21 ans, pourra réaliser le rêve dont il parle depuis quelques années, à savoir de devenir député.

« Harold LeBel a pris l’initiative de réaliser le rêve de Joël et de l’inviter à passer une journée avec lui à l’Assemblée nationale comme député d’un jour. Cette journée se déroulera le mardi 24 mai."

Posté le 1 juin 2016 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent

Conseil de l'Europe : la pétition No Maternity Traffic reconnue admissible

Communiqué du Collectif :

"Le collectif No Maternity Traffic se réjouit que la pétition présentée le 10 mars 2016 à la Présidence de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a été reconnue admissible lors de la réunion de Bureau du 26 mai 2016. Le Bureau a décidé de transmettre la pétition à la Commission des questions sociales pour qu’elle soit prise en considération dans le cadre de la préparation du rapport sur les Droits de l’homme et questions éthiques liées à la gestation pour autrui.

Les 107 957 signataires européens de cette pétition appellent les instances du Conseil de l’Europe à s’engager pour l’abolition et l’interdiction effective de la pratique de la gestation par autrui.

No Maternity Traffic considère que cette première étape positive permettra de prendre en compte la position de nombreux citoyens soucieux des droits de l’homme alors que la Commission des questions sociales s’est montrée très divisée. En effet, le rapport et la résolution présentés par la rapporteur, Petra de Sutter, ont été rejetés le 15 mars dernier par Commission des questions sociales. Ce projet envisageait l’encadrement de la GPA, c’est-à-dire son autorisation sous conditions, alors que cette pratique est inacceptable dans son principe. Néanmoins, la rapporteur n’a pas été démise de sa fonction. D’autre part, alors qu’un conflit d’intérêt qui la concernait a été révélé, il n’a pas fait l’objet d’un vote en dépit du règlement du Conseil de l’Europe.

No Maternity Traffic reste mobilisée et demande que la position des signataires soit réellement prise en compte par la Commission, à savoir l’interdiction de toute pratique de gestation par autrui, et s’inquiète de constater que la rapporteur n’a pas été remplacée. Quelle que soit sa forme, la gestation par autrui exploite des femmes et génère un trafic d’enfants, privés en tout ou partie de leur filiation. Cette pratique contrevient gravement aux droits de l’homme dont le Conseil de l’Europe devrait être garant."

Posté le 1 juin 2016 à 08h47 par Michel Janva | Lien permanent

31 mai 2016

Jean-Frédéric Poisson soutient la Journée parlementaire pour la Vie

Posté le 31 mai 2016 à 12h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)


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