07 juillet 2015

Quand le Défenseur des droits se fait représenter par l'avocat du lobby pro-GPA

L'information, publiée sur le Salon beige il y a trois semaines, commence à être relayée. Ici dans le FigaroVox, une tribune de trois "féministes" opposées à la GPA, notamment Marie-Jo Bonnet, militante du MLF et fondatrice des "gouines rouges" :

"La Cour de Cassation a décidé la transcription de l'état civil d'enfants nés de mères porteuses à l'étranger.

Le public présent à l'audience plénière de la Cour de cassation du 19 juin dernier dans les deux affaires de transcription d'actes d'état civil d'enfants nés de mères porteuses à l'étranger a pu découvrir avec stupéfaction que le Défenseur des droits, dont la mission est de défendre les droits de tous, notamment les droits des femmes, était représenté par Me Spinosi, avocat du lobby pour la légalisation de la «GPA».

De la part d'un avocat, c'est un conflit d'intérêts. De la part d'une institution publique, c'est soit une incompréhensible maladresse, soit une collusion choquante.

Me Spinosi est en effet l'avocat de M. et Mme Mennesson devant la Cour européenne des droits de l'homme, pour lesquels il a obtenu en juin 2014 la condamnation de la France, et l'avocat de leur association militante, le «Comité de soutien pour la légalisation de la gestation pour autrui (GPA) et l'aide à la reproduction», plus connue sous son acronyme CLARA. Il est intervenu à ce titre devant le Conseil d'État.

Il est donc l'avocat de la principale association qui promeut la légalisation de la GPA en France et qui conseille les Français désireux de recourir à une mère porteuse à l'étranger. Cette association a tissé des liens étroits avec des agences et des avocats américains spécialisés dans le business lucratif de la «GPA», qui la soutiennent et interviennent régulièrement à ses colloques.

Ayant endossé, malgré ces intérêts privés, le costume de représentant du Défenseur des droits, Me Spinosi a sans surprise soutenu devant la Cour de cassation une position maximaliste consistant à réclamer une transcription intégrale des actes d'état civil rattachant l'enfant à l'égard de ses deux commanditaires, sans la moindre considération pour la femme qu'ils ont utilisée ni se soucier des conséquences d'une telle transcription sur le droit français.

On a pu ainsi entendre le représentant du Défenseur des droits affirmer devant les plus hauts magistrats français qu'il n'existait aucun lien maternel entre l'enfant et la femme qui le porte et valoriser le recours à la «GPA».

Autrement dit, le représentant de M. Toubon, «Défenseur des droits» devant la Cour de cassation, n'a pas défendu les droits de l'Homme, mais l'intérêt des promoteurs de la GPA.

Le Défenseur des droits aurait-il décidé d'abandonner les droits fondamentaux des femmes?"

Posté le 7 juillet 2015 à 10h48 par Louise Tudy | Lien permanent

Contre la GPA, il est obligatoire d'abroger la loi Taubira

Suite à l'arrêt de la cour de cassation sur la GPA, Jean-Frédéric Poisson déclare à Famille chrétienne :

"La première conséquence immédiate et directe est l’instauration de l’esclavage. En effet, la gestation pour autrui relève ni plus ni moins de cette pratique barbare qui fait de l’homme un instrument au profit d’un autre. Il faut être honnête avec les Français et leur expliquer que la pratique des mères porteuses consiste à louer un ventre pour assouvir le désir – compréhensible – d’un couple d’avoir des enfants.

Quelle mère accepterait de porter un enfant d’un autre pendant 9 mois puis qu’on lui arrache ce lien construit in utero en échange d’argent ? Quel père accepterait que sa fille se fasse payer pour la même pratique ? Que fait-on des préconisations médicales (ne pas fumer, ne pas boire d’alcool, se reposer) envers la femme enceinte si on considère la grossesse comme une marchandise ? Enfin, dit-on bien aux Français que le recours à la GPA coûte des dizaines de milliers d’euros et que cela n’est accessible qu’à une caste aisée ?

Le recours à cette pratique engendre échange d’argent et location du corps de la mère porteuse, elle-même en situation de besoin économique. Mettre à sa disposition un être humain pour assouvir son propre désir contre de l’argent, c’est bien une forme d’esclavage. Les riches se payent le ventre des pauvres. Je condamne ce recul de civilisation et je le combattrai car je l’estime contraire à la dignité de la personne.

La seconde conséquence est la fin de l’état de droit en France. En effet, les personnes recourant aux mères porteuses violent volontairement et objectivement le droit en vigueur. Ainsi, elles s’excluent elles-mêmes de la communauté nationale. De facto, la cour de cassation légitime la violation du droit national. Il y a là un paradoxe notable qui m’indique que la haute juridiction a des visées politiques.

[...] En fondant l’Entente parlementaire, j’avais alerté mes collègues députés puis les Français lors de mes présences aux Manifs pour tous contre cette dérive inscrite au cœur même de la loi Taubira.

En cassant le lien d’ordre public régissant les engagements et obligations du couple envers l’enfant à naître, la majorité socialiste a fait du mariage un espace de consommation et d’individualisme« On s’aime, on doit se marier », cette expression, fausse au plus haut point, engendre le recours aux mères porteuses. Je le répète avec force, la personne naît de la rencontre entre un spermatozoïde et un ovule. Les premiers éducateurs d’un enfant sont ses géniteurs. La suite logique à la GPA sera désormais les utérus artificiels et l’apogée du scientisme. Le Parti chrétien-démocrate à temps et contretemps continuera à plaider pour un respect de la nature de l’homme dans l’intégralité de ses dimensions et dans l’harmonie de son essence.

[...] Pour battre en brèche cette décision, il est absolument obligatoire d’abroger la loi Taubira. Elle porte en germe toute cette métamorphose des relations interpersonnelles. De relations entre égaux, entre personnes uniques, nous passons à un temps utilitariste où l’homme asservit l’homme, où l’homme est contre l’homme."

Posté le 7 juillet 2015 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2015

Marine Le Pen : "Un enfant ça ne s'achète pas, ce n'est pas un paquet de beurre"

Posté le 6 juillet 2015 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

05 juillet 2015

Vous pouvez acheter aussi un bébé au stade embryonnaire

Aux Etats-Unis, des institutions mettent en vente, pour 20 000 $, les embryons congelés non "utilisés" par les familles ayant eu recours à une fécondation in vitro. Le Dr Henrion Claude, directrice de recherche à l'Inserm, dénonce sur Atlantico une nouvelle forme d'esclavage (article payant) :

"En tant que scientifique co-responsable au nom de ma communauté, mais aussi en tant que mère, je souffre de notre indifférence vis-à-vis de ces millions d’embryons dont la vie est cryo-conservée. Ces vies ne sont-elles donc pas notre responsabilité? Ne devons-nous pas réfléchir à ces vies mises artificiellement en "pause". On pourrait les décrire dans une sorte de "coma réfrigéré". (...)

Un nouveau produit est donc sur le marché : il s’appellera Emma, Lucas, Chloé ou Hugo. Il, ou elle, est très jeune et totalement vulnérable. Cette fois, nous le comprenons : il s’agit d’une nouvelle forme d’esclavage permettant de monnayer la vie de millions d’hommes et de femmes, dès un stade très précoce de leur développement. Les esclaves connaissaient leurs origines. Ceux-là ne les connaitront probablement même pas."

Posté le 5 juillet 2015 à 17h30 par Louise Tudy | Lien permanent

04 juillet 2015

Le Puy du Fou offre 50 000 € à la Fondation Jérôme Lejeune

C'était hier :

 

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CJAu9fNWUAAtbng
CJAxoK-WoAAwW54
CJAxpIBWEAAGOeU
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Posté le 4 juillet 2015 à 18h59 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : Le Front National s’engage à rétablir l’ordre naturel de la vie

Communiqué de Mylène Troszczynski, Député français FN au Parlement Européen, Membre de l’intergroupe famille :

"La Cour de cassation vient de prendre aujourd’hui la décision d’autoriser la transcription de l’acte de naissance sur les registres français d’état civil d’un enfant né d’une Gestation Pour Autrui à l’étranger, en violation de la loi française qui interdit encore cette pratique et en violation de la loi naturelle et des valeurs humanistes qui en découlent et qui constituent l’ADN de notre civilisation.

Les juges se substituent donc aux législateurs et forcent la mise en œuvre de leurs projets sociétaux obscurantistes en autorisant un trafic d’êtres humains d’une toute nouvelle nature. Le premier ministre Manuel Valls a très lâchement « pris acte » de cette décision. Le silence des autres est assourdissant.

Ont-ils seulement conscience des conséquences que vont entraîner leurs décisions ?
Ont-ils anticipé les effets de l’effroyable commerce qui va se développer ?
Ont-ils conscience du chaos qu’ils installent au sein de la société française ?
Ont-ils ne serait-ce qu’une idée des conséquences psychologiques que cela peut engendrer chez l’enfant ?

Le dérèglement organisé de notre société millénaire est à son paroxysme.

Le Front National s’engage à rétablir l’ordre naturel de la vie et s’oppose de toutes ses forces à toute nouvelle forme d’esclavage moderne pour prendre la défense de la France et des français, en commençant par les plus faibles et les plus vulnérables."

Posté le 4 juillet 2015 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent

La Cour de Cassation vient de rétablir l'esclavage en France

Selon le député Jean-Frédéric Poisson :

"Aujourd'hui, la Cour de Cassation vient de rétablir l'esclavage en France en reconnaissant la transcription des enfants nés de GPA dans l'Etat Civil français.

Cette décision nous place au coeur du débat sur le "mariage gay" et la question du "droit à l'enfant".

Retrouvez mon entretien à Famille Chrétienne, en cliquant ici.

Le corps de la femme peut-il être instrumentalisé au bénéfice du désir d'une autre personne ?

C'est l'heure de vérité !

Pour battre en brèche cette décision, il est absolument obligatoire d'abroger la loi Taubira.

Le Parti Chrétien-Démocrate continuera à temps et contre temps ce combat pour la dignité humaine.

Je compte sur vous, on ne lâche rien !"

Posté le 4 juillet 2015 à 09h45 par Michel Janva | Lien permanent

La Manif Pour Tous en appelle au législateur

Suite à l’avis rendu hier par la Cour de cassation, Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

« L’analyse de la décision montre que les juges reconnaissent bien l’identité de la mère de l’enfant, c’est à dire la mère porteuse. En autorisant la retranscription à l’état civil, ils reconnaissent donc qu’un enfant peut faire l’objet d’un contrat avant même sa conception, le réduisant ainsi à une chose qui peut être donnée ou vendue : c’est une décision très grave, c’est une régression sociale comme on n’en a sans doute jamais connue dans notre société ». « Face au risque croissant de légalisation progressive de la GPA en France, il y a urgence à ce que les politiques prennent leurs responsabilités pour sortir la justice de l’impasse ». 

La Manif Pour Tous entend soutenir des initiatives législatives comme celle de Valérie Boyer auteur d’une proposition de loi visant à requalifier l’utilisation d’une mère porteuse comme un délit spécial. Cette proposition devrait être discutée à le rentrée à l’Assemblée nationale. Il est temps de passer de la parole aux actes, comme avec les propositions formulées par Manuel Valls en octobre dernier, à la veille des mobilisations de grande ampleur organisées par La Manif Pour Tous. L’objectif partagée par des voix chaque jour plus nombreuses est clair : c’est l’abolition universelle de la GPA, seule moyen efficace de mettre un arrête définitif à une pratique odieuse. 

« S’il le faut, nous sommes prêts à redescendre dans la rue car nous sommes déterminés à remporter ce combat pour la justice, la liberté, l’égalité et la fraternité ».

Posté le 4 juillet 2015 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2015

Une grave régression des droits de l’enfant

Communiqué des juristes pour l'enfance :

"La Cour de cassation vient d’autoriser la transcription de l’acte de naissance de l’enfant né d’une GPA à l’étranger dès lors que l’acte désigne comme parents le père biologique et la mère porteuse, autrement dit les parents biologiques.

En autorisant la transcription de l’acte de naissance d’un enfant acheté à sa mère biologique en Russie, la Cour de cassation valide en France une pratique obscurantiste.

Cette décision constitue une régression majeure des droits de l’homme et des droits de l’enfant. Il a fallu des années pour faire reconnaître que l’enfant est un sujet de droit, non un objet, pour en arriver à la consécration d’un contrat qui fait de lui un objet de propriété. La GPA est une pratique obscurantiste, et cette décision met un coup d’arrêt aux progrès en matière de droit des enfants.

Les juges n’ont pas réglé un problème rencontré par les enfants, qui ont un statut, une filiation, une nationalité, une vocation successorale etc. Ils ont consacré une avancée majeure de la GPA en France, au mépris de la loi française. Au-delà de la question de la GPA, cette décision est très préoccupante pour notre démocratie puisque les lois applicables ne sont plus respectées par les juges qui créent désormais eux-mêmes de nouvelles normes.

Maintenant que la Justice a démissionné, l’intervention du Législateur devient indispensable et urgente car la Cour de Cassation autorise de fait la GPA. Le législateur doit intervenir au plus vite pour sanctionner le recours par des Français à la GPA, que ce soit en France, comme c’est déjà le cas, mais aussi à l’étranger, faits qui relèvent aujourd’hui d’une impunité judiciaire inexplicable.

Le conseil constitutionnel avait indiqué, en validant la loi sur le mariage des personnes de même sexe, qu’il appartiendrait au juge de priver d’effet et de réprimer le recours aux mères porteuses à l’étranger ; les juges n’ont respecté ni la loi française, ni la décision du conseil constitutionnel, ce qui est très préoccupant pour notre système judiciaire français."

Posté le 3 juillet 2015 à 15h37 par Michel Janva | Lien permanent

Un cheval de Troie judiciaire qui force la France à cautionner le trafic d'enfants

Pour Tugdual Derville, délégué général d'Alliance VITA : 

« Ce passage en force des magistrats dans ce sujet bio-politique majeur relève à la fois du déni de démocratie, d'un abus de pouvoir et d'un abandon de souveraineté. C'est d'autant plus choquant que le Premier ministre avait récusé cette transcription pour ne pas avaliser la GPA. Mais il n'a rien fait pour éviter cette nouvelle dérive, alors que des voix multiples se sont élevées, dans toute la classe politique, pour maintenir la position française de non-marchandisation des êtres humains et du corps de la femme. En considérant que désormais, les actes d’état civil  peuvent être transcrits dans certains cas malgré la fraude à la loi et la nullité d’ordre public de la convention de GPA, les juges encouragent inévitablement les revendications de ceux qui veulent imposer la légalisation de la GPA sur notre territoire. »

Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA,  qui accompagne des femmes et des couples en difficulté, rappelle que

« les adultes ayant recours en toute connaissance de cause à la gestation pour autrui portent une atteinte grave au droit des femmes et des enfants. Il faut bien se rendre compte ce que cette pratique signifie : utiliser des femmes pour porter un enfant puis provoquer son abandon. C’est nier les interactions entre l’enfant et celle qui le porte, occulter le fait qu’il soit objet de contrat, qu’il y ait ou pas rémunération. C’est une véritable maltraitance originelle ». 

Posté le 3 juillet 2015 à 15h07 par Michel Janva | Lien permanent

Validation du trafic d'enfants : le coup d'état des juges

Yannick Moreau,député de la Vendée littorale et membre de l'entente parlementaire pour la Famille, s'inquiète :

« Alors même que la pratique de la GPA est légalement interdite en France, la Cour de cassation ne peut orchestrer elle-même le contournement de la loi. Cette décision s’apparente à un coup d'état des juges qui prennent la place du législateur. Un sondage OpinionWay paru hier relevait que pour 65% des Français, une retranscription à l’état civil des naissances à l’étranger par GPA ouvrirait la voie à une légalisation. Cette décision légitime malheureusement l'exploitation de mères porteuses et la marchandisation du corps humain. ».

« Un signal extrêmement préoccupant est donné par la Cour de cassation. C'est une forme de tentative de légalisation masquée d'une pratique contraire aux droits de l'Homme et de l'Enfant ».

Posté le 3 juillet 2015 à 14h54 par Michel Janva | Lien permanent

La Cour de cassation vient de donner son aval à la chute de notre société vers la barbarie et l’esclavage

Communiqué de la Ligue du sud :

"La décision de la Cour de cassation était attendue ce vendredi 3 juillet au sujet de la transcription sur les registres français d’état civil des actes de naissance d’enfants nés de GPA à l’étranger. Force est de constater que la juridiction la plus élevée de l’ordre judiciaire français vient de donner son aval à la chute de notre société vers la barbarie et l’esclavage. Elle encourage de fait, et sans considération aucune pour les effets induits sur le trafic d’êtres humains, le recours aux mères porteuses.

Si les médias ont voulu abreuver les Français de belles histoires de GPA, la réalité est tout autre : la GPA est un colonialisme abject qui ne s’en prend plus aux territoires mais exclusivement aux personnes. Des usines à bébés fleuriront donc encore davantage au Nigéria ou en Inde. En ces périodes de soldes on attend bientôt des actions de groupes de duos, homosexuels ou non, participant à cette phase ultime de réification de l’Homme.

En France, ce n’est plus ni le droit, ni l’éthique, ni l’ordre naturel, ni l’organisation sociale qui dirigent mais les avidités obscènes de quelques patrons de presse ou de coteries.

L’Association des Juristes pour l’Enfance rappelait hier dans un communiqué que : « Les Juristes pour l’enfance rappellent que l’absence de transcription ne préjudicie pas aux enfants. Elle ne les prive d’aucun droit. »

Comme Jacques Bompard le rappelait au sujet de la banalisation de l’avortement : « Une société qui érige de tels principes ne peut pas se plaindre des divers maux qui la traverse. ». Le témoignage des femmes anciennement prisonnières de ce commerce odieux est d’ailleurs tout à fait bouleversant : http://www.lamanifpourtous.fr/fr/toutes-les-actualites/1746-soldes-bebes-au-rabais-la-gpa-en-question. Rappelons que La Manif Pour Tous, à laquelle la Ligue du Sud n’a jamais cessé de s’associer, avait parfaitement expliqué que le saccage du mariage traditionnel s’accompagnerait de la PMA généralisée (comme préconisé récemment par Jacques Toubon), et de la légitimation de facto de la GPA.

Des personnalités de gauche avaient signé une belle tribune d’opposition au trafic de bébés en juillet de l’année dernière, on pouvait notamment y lire : « est concevable de trouver des solutions techniques pour améliorer la situation juridique des enfants présents sur le sol français, sans succomber à ce qui est un triomphe de l’industrie de l’enfantement sur commande, et sans que cela leur coûte le statut d’être humain par la reconnaissance de l’efficacité du contrat de mère porteuse qui les a désignés comme une chose. ». Nous y souscrivons pleinement.

La Ligue du Sud vous invite à vous engager chez vous en défense de l’ordre naturel. Il n’est plus temps pour les faux combats et les idylles politiciennes, place à l’action concrète !"

Posté le 3 juillet 2015 à 14h42 par Michel Janva | Lien permanent

La Cour de cassation reconnaît l'esclavage

La Cour de cassation valide l'inscription à l'état civil des enfants nés par mère porteuse à l'étranger.

Posté le 3 juillet 2015 à 14h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

40 députés PS contre la location d'utérus

Lu sur Alliance Vita :

"Lors d’une conférence de presse le 1er juillet 2015, Anne-Yvonne Le Dain, députée PS de l’Hérault, a déclaré à propos d’un arrêt que la Cour de Cassation va rendre sur la gestation pour autrui (GPA) : “Nous sommes inquiets avant cette étape importante et nous voulons que la Cour de Cassation entende que des parlementaires souhaitent une interdiction explicite de la GPA dans la loi ».

Une quarantaine de députés PS partagent la même inquiétude concernant la décision de la Cour de cassation sur l’inscription à l’état civil d’enfants nés par GPA à l’étranger, qui doit intervenir ce vendredi 3 juillet. Dominique Potier a rappelé que « des personnes d’horizons très divers à gauche mènent ce combat, qui en rejoint d’autres sur la dignité de la personne humaine », et pour Odile Saugues, « il y a quelque chose d’extrêmement malsain dans cette exploitation de femmes les plus pauvres ».

Aujourd’hui, la gestation pour autrui est interdite en France et dans la majorité des Etats de l’Union européenne. Et demain ? « Demain, il n’y aura pas de raisons d’aller ailleurs et payer pour avoir ce droit-là… », a expliqué Anne-Yvonne Le Dain, si l’État reconnaissait la filiation des enfants nés de GPA."

Posté le 3 juillet 2015 à 12h31 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2015

65% Français estiment que la retranscription à l'état civil des naissances GPA = légalisation

Posté le 2 juillet 2015 à 21h47 par Michel Janva | Lien permanent

La PMA instrumentalise l’être humain au stade embryonnaire

Le sénateur Pierre Charon interroge le ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la procréation médicalement assistée :

"M. Pierre Charon interroge Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les récentes prises de positions du Défenseur des droits ainsi que du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, en faveur de l’ouverture de l’accès de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux célibataires sur le fondement de l’égalité des droits. De telles prises de position ne font que brouiller le débat sur la question. Elles accréditent l’idée que la PMA n’est plus là pour répondre à une infertilité de nature accidentelle, mais qu’elle aurait pour objet de satisfaire un désir d’enfant, conçu comme un droit inconditionnel. L’expression projet parental est, à cet égard, inquiétante car elle risque de banaliser une technique de procréation, dont la finalité est de remédier à une infertilité et non de satisfaire tel besoin individuel. La PMA est là pour répondre à des difficultés liées à la procréation : cette finalité doit être maintenue, faute de quoi tout progrès médical serait entraîné dans des dérives aux conséquences incalculables. Il lui demande donc ce qu’elle envisage pour couper court aux ambiguïtés et autres prises de position qui parasitent le débat."

En posant ainsi la question, le combat est perdu d'avance. C'est la PMA, par principe, qui doit être interdite, car elle porte atteinte à la dignité de la personne humaine :

"L’Eglise considère aussi comme inacceptable au plan éthique la dissociation de la procréation du contexte intégralement personnel de l’acte conjugal : la procréation humaine est un acte personnel du couple homme-femme qui n’admet aucune forme de délégation substitutive. L’acceptation tranquille du taux très élevé d’avortement que comportent les techniques de fécondation in vitro démontre de manière éloquente que la substitution de l’acte conjugal par une procédure technique - outre sa non-conformité au respect dû à la procréation, laquelle n’est pas réductible à la seule dimension de reproduction - contribue à affaiblir la conscience du respect dû à tout être humain. La reconnaissance de ce respect est au contraire favorisée par l’intimité des époux, animée par l’amour conjugal.

L’Eglise reconnaît la légitimité du désir d’avoir un enfant, et comprend les souffrances des conjoints éprouvés par des problèmes d’infertilité. Ce désir ne peut cependant passer avant la dignité de la vie humaine, au point de la supplanter. Le désir d’un enfant ne peut justifier sa «production», de même que celui de ne pas en concevoir ne saurait en justifier l’abandon ou la destruction.

En fait, on a l’impression que certains chercheurs, dépourvus de toute référence éthique et conscients du potentiel inhérent au progrès technologique, cèdent à la logique des seuls désirs subjectifs et à la pression financière, particulièrement forte en ce domaine. Face à l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire, il faut réaffirmer que « l'amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d'être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l'enfant, ou le jeune, ou bien encore l'homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d'eux il voit l'empreinte de sa propre image et ressemblance […] C'est pourquoi le Magistère de l'Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu'à son terme naturel »." [Dignitas personae n°16]

Posté le 2 juillet 2015 à 17h57 par Michel Janva | Lien permanent

Le bébé d'homme n'est pas une espèce protégée en France

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Posté le 2 juillet 2015 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2015

La Ligue du Sud s'oppose à la PMA pour tous

Communiqué :

"La Ligue du Sud est particulièrement défavorable à la réforme de la Procréation Médicalement Assistée de 2011 permettant aux couples hétérosexuels d’avoir un enfant par fécondation in vitro sans condition de vie commune. Si l’infertilité est une souffrance dont il est louable que la science soit parvenue à amoindrir les duretés, le mythe du Progrès ne doit pas ouvrir la possibilité à toutes les dérives.

Lors du débat ayant entrainé la destruction du modèle naturel du mariage lors des premières années du quinquennat de François Hollande, les opposants au saccage du mariage rappelaient que les coteries LGBT chercheraient à imposer l’extension universelle de la GPA. C’est chose faite avec le concours du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, tout un programme, qui demande la libéralisation complète de ces solutions en principe réservées à des cas limites. Rappelons que grâce à la belle mobilisation de La Manif Pour Tous, l’ouverture de la GPA aux couples de femmes était retirée de la loi famille en janvier 2014.

L’approche utilisée dans le rapport est paradoxale : elle est issue exclusivement des fameuses théories du genre. Rappelons que le Haut Conseil est dépendant du premier ministre qui rappelait vertement, comme sa chère amie Belkacem, que ces théories n’existaient pas. Pourtant on lit en introdu ction : « Ainsi, les personnes homosexuelles transgressent les normes du genre et sont disqualifiées dans leur identité d’homme « masculin » et de femme « féminine » ». D’ailleurs la PMA reposant sur l’anonymité du donneur et le rapport préconisant d’instaurer une « déclaration commune anticipée de filiation » la société en arriverait à créer une filiation ignorant volontairement la différence des sexes, l’équilibre dans l’éducation par un père et une mère. La PMA pour les duos lesbiens reviendrait au couronnement d’un totalitarisme idéologique ignorant complètement et la nature humaine et la Nature elle-même.

L’argumentaire utilisé note bien les objectifs réels de forces à l’œuvre depuis des décennies maintenant en faveur du saccage du mariage. Ainsi la Haute Cour prétend justifier le passage à la PMA pour les duos lesbiens au motif que le nombre de divorces aurait explosé et que les femmes seules élevant les enfants de leur précédente union est très majoritaire. Il ne viendrait donc pas à l’idée de ce groupe sans légitimité que c’est justement à un approfondissement des engagements qu’il faudrait procéder pour retrouver ordre et équilibre dans notre société ? Les souffrances des enfants de familles éclatées n’intéressent visiblement pas ces pseudos féministes qui prônent la coexistence d’autres normes à côté de la famille nucléaire, fruit de millénaires de civilisation.

La Ligue du Sud répète qu’elle défend une conception traditionnelle de la famille. Par pragmatisme et souci du bien commun, elle considère que la Politique se doit de soigner les situations sociales intolérables, en rupture de l’ordre naturel. La moraline LGBT cependant n’a rien à faire en politique : elle utilise les individus au service de son idéologie et veut remplacer les familles par des atomes, les enfants par des projections hédonistes insoucieuses de l’avenir de notre société."

Posté le 1 juillet 2015 à 20h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

GPA : 2 personnes LGBT condamnées pour provocation à l'abandon d'enfant

Lu sur Infos Bordeaux :

"Le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné aujourd’hui un « couple » homosexuel à 7500 euros d’amende chacun, pour « provocation à l’abandon d’enfant ».

Ces homosexuels, « mariés » ont eu recours à une mère porteuse pour donner naissance à une petite fille, âgée aujourd’hui de 6 mois. Ils avaient trouvé une agence basée à Chypre, qui les avait mis en relation avec une femme de nationalité bulgare. Celle-ci était venue en famille à Bordeaux début 2015 afin d’accoucher.

Cette pratique illégale a donc été condamnée, et ce jugement pourrait faire jurisprudence dans le débat actuel sur la GPA (Gestation pour Autrui)."

Posté le 1 juillet 2015 à 15h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Le Haut conseil à l'égalité femmes-hommes veut des enfants privés de père

Le Haut conseil à l'égalité femmes-hommes rend ce 1er juillet un avis favorable à l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux paires de femmes.

Dans un document intitulé "Contribution au débat sur l'accès à la PMA", cette instance créée en janvier 2013 sous l'égide du Premier ministre et chargée "d'animer le débat politique sur la question de l'égalité" recommande "d'étendre l'accès à la PMA à toutes les femmes sans discrimination".

L'instance souhaite également que les actes de PMA soient pris en charge par la sécurité sociale. Le Haut conseil recommande enfin d'instaurer la possibilité d'une "déclaration commune anticipée de filiation" pour les homosexuelles, actant ainsi le fait que l'enfant n'ait pas de père.

Cet avis arrive au même moment que celui du Défenseur des droits. Jacques Toubon devrait exprimer un avis favorable sur le sujet ce 1er juillet lors de son audition au Sénat.

Posté le 1 juillet 2015 à 15h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

GPA : la fin du mythe des « fantômes de la République »

Communiqué de La Manif Pour Tous :

"La Cour de cassation doit rendre ce vendredi un avis très attendu sur la reconnaissance des GPA réalisées à l’étranger pour des ressortissants français. L’argumentation des partisans de la légalisation de la GPA et de son business abject repose sur l’existence supposée des « fantômes de la République », ces enfants nés de GPA à l’étranger mais non reconnus par la France. « C’est un mensonge : il faut mettre fin à ce mythe des « fantômes de la République » s’indigne Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. A la veille de manifestations de grande ampleur organisées en octobre dernier par La Manif Pour Tous, le Premier Ministre lui-même le rappelait dans une interview accordée au journal La Croix : « Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l’étranger. »

Cet argument fallacieux se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une décision de justice. Il est clair que les militants pro-GPA cherchent à détourner le regard d’une opinion publique de plus en plus choquée par la réalité sordide d’une pratique qui conduit à  l’arrachement volontaire et programmé de l’enfant à sa mère dès sa naissance et à l’asservissement des femmes réduites à la valeur de leur utérus. Chaque jour, de nouvelles vois s’élèvent pour appeler à mettre un terme à cette pratique odieuse de la GPA qui utilise et exploite la misère humaine comme une matière première.

Les partisans de la légalisation de la GPA sont devenus ces spécialistes pour transformer des inexactitudes voire des mensonges en vérité auto-proclamée. Ainsi, contrairement à ce qu’ils affirment, la CEDH n’a jamais condamné la France pour refus de retranscrire à l’état civil français des enfants nés de GPA à l’étranger. La CEDH s’est contenté de demander que la vie privée de ces enfants soit respectée par la République française. « Personne ne sait exactement ce que cela signifie concrètement et les juristes s’arrachent les cheveux pour essayer d’analyser cette décision dont les conclusions ont été manipulées par des groupes de pression en faveur de la GPA » dénonce Ludovine de La Rochère.

Alors que l’avis de la Cour de cassation sera rendu ce vendredi, La Manif Pour Tous tient à rappeler les risques des conséquences des recommandations du Procureur général. Si, conformément au souhait de Jean-Claude Marin, l’état civil mentionne le lien de filiation biologique de l’enfant à l’égard de son père, rien ne s’opposera à ce que le conjoint du père engage une procédure d’adoption qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel (grâce à la loi Taubira) qui aura pour résultat la reconnaissance totale par la France des GPA réalisées à l’étranger. « Il y a un choix de société qui s’impose à la conscience collective. Toute forme de reconnaissance de la GPA est incompatible avec les valeurs de la République » conclue Ludovince de La Rochère."

Posté le 1 juillet 2015 à 14h26 par Michel Janva | Lien permanent

30 juin 2015

GPA : les Juristes pour l’enfance devant la Cour d’appel de Rennes

Par jugement du 13 mai 2015, le Tribunal de Grande Instance de Nantes a ordonné la transcription sur les registres d’état civil français des actes de naissance d’enfants nés de la GPA à l’étranger. Le Procureur a fait appel de ces décisions devant la Cour d’appel de Rennes. L’association Juristes pour l’enfance intervient volontairement dans cette procédure afin de défendre devant la cour les intérêts et les droits des enfants bafoués par l’ordre de transcription.  

Contrairement à ce qu’a dit le tribunal de Nantes, il n’existe plus aujourd’hui aucune obligation européenne de transcrire puisque les reproches faits par la Cour européenne ont été réparés :

  • les enfants acquièrent la nationalité française, la circulaire du 25 janvier 2013 ayant été validée par le Conseil d’Etat le 12 décembre 2014 ;
  • les enfants sont bien héritiers à l’égard des parents figurant sur les actes étrangers comme l’a précisé une note du ministère de la justice du 13 avril 2015 à l’intention des notaires (n° C1/499-2013/1.8.7/ML/MGD).

La filiation des enfants, établie à l’étranger, est parfaitement reconnue en France, y compris en l’absence de transcription :

  • l’autorité parentale exercée par ces parents n’a jamais été remise en cause, ce qui manifeste que la filiation étrangère produit ses effets en France ;
  • cette filiation suffit à transmettre la nationalité française aux enfants et à les instituer comme héritiers à l’égard des parents figurant sur ces actes, y compris en l’absence de transcription ;
  • d’ailleurs, de nombreux Français d’origine étrangère, bien qu’ayant la nationalité française, ont conservé un état civil étranger, la transcription n’ayant rien d’obligatoire et ne leur portant aucun préjudice.

Le respect des droits des enfants, lui, s’oppose toujours à la transcription.

Pour l’enfant, la GPA signifie d’être commandé, conçu, porté puis livré. Les bonnes intentions ne changent pas le contenu du contrat de GPA, lequel consiste à commander l’enfant pour les uns, le fabriquer pour l’autre et le remettre aux premiers contre la remise de la somme convenue. Autrement dit, l’enfant est traité sinon voulu comme un bien, une marchandise commandée pour satisfaire un désir.

Peu importe ensuite que l’enfant soit donné ou vendu, car donner ou vendre l’enfant, c’est se comporter à son égard comme un propriétaire. Or, la réduction en esclavage consiste précisément à traiter une personne comme un individu sur lequel s’exerce l’un des attributs du droit de propriété (art. 224-1 A du code pénal) même si ledit individu n’est pas exploité.

Transcrire l’acte de l’enfant réaliserait un déni de la violation de ses droits, autrement dit un déni de justice, que la transcription soit totale ou partielle.

Posté le 30 juin 2015 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2015

Une initiative partisane du ministère de la Justice en faveur de la GPA ?

Suite à l'information publiée ici, Marion maréchal Le Pen interpelle le ministre de la justice :

"La Mission de recherche scientifique Droit et Justice, créée à l’initiative du ministère de la Justice, a sélectionné une étude de droit comparé entre les dispositifs juridiques nationaux en matière de procréation assistée.

Cette étude, menée par des universitaires, s’inscrit dans le cadre d’un appel d’offres concernant « le droit à l’enfant et la procréation en France et dans le monde » censé étudier les difficultés juridiques françaises engendrées par le tourisme procréatif. Un rapport final doit synthétiser l’ensemble des conclusions émanant de la recherche. Ainsi, un groupe d’universitaires mène une série d’entretiens auprès de magistrats ayant traité d’affaires relatives à la reconnaissance d’une configuration familiale issue de techniques de reproduction assistées.

Dans ce cadre, une circulaire envoyée à des tribunaux de grande instance demande au personnel judiciaire « de bien vouloir réserver le meilleur accueil » aux chercheurs. Cette mission intervient alors que deux décisions de justice remettent en cause un des principes phares de l’ordre public français interdisant la marchandisation de la femme : l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme du 26 juin 2014 ainsi que la « circulaire Taubira » en date du 25 juin 2013 et approuvée par plusieurs décisions du Conseil d’Etat.

C’est pourquoi elle demande si cette mission de recherche concernant le droit à l’enfant et la filiation ne constitue pas une initiative partisane du ministère de la Justice en faveur de la PMA et de la GPA."

Posté le 29 juin 2015 à 21h42 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin : La Manif Pour Tous à Rennes

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Posté le 29 juin 2015 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

27 juin 2015

LMPT dénonce l’instrumentalisation de deux institutions par des lobbies

Deux éminentes institutions, Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes et Le Défenseur des droits, s’apprêteraient, d’après le quotidien Le Monde, à rendre des avis favorables sur l'ouverture de la PMA aux femmes et aux célibataires, c’est à dire la PMA « sans père ».

On ne peut que regretter que ces éminentes institutions soient ainsi instrumentalisées : laisser fuiter dans la presse la publication prochaine d’avis de cette nature à la veille de la gay pride parisienne décrédibilise l'objectivité de ces organismes, à moins qu’ils ne soient victimes d’une manipulation. Les gay pride sont organisées par le lobby LGBT, organisation ultra minoritaire et radicale qui ne représente pas l’ensemble des personnes homosexuelles, très loin s’en faut. En dépit des scandaleuses subventions et soutiens divers à leurs revendications extrémistes (comme lors de la gay pride de Rouen qui a défrayé la chronique en appelant ouvertement à la légalisation de la GPA !), les gay pride restent des évènements d’ampleur modeste comme le souligne également le quotidien Le Monde (« Deux ans après le mariage pour tous, les militants peinent à se remobiliser »).  Alors, pourquoi se laisser impressionner et céder ?

L’annonce de ces rapports du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes et du  Défenseur des droits est d’autant plus choquante que le rôle du Défenseur des droits est explicitement de défendre les droits de l’enfant. Or, comme l’énonce dans son article 7 la Convention internationale des droits de l'enfant (convention la plus signée dans le monde et notamment par la France), "l’enfant a le droit d'être élevé, dans la mesure du possible, par ses parents." Nous sommes tous nés d’un homme et d’une femme ! Il est manifestement nécessaire de rappeler cette évidence. Aussi, deux femmes ou deux hommes ne peuvent être les parents d'un enfant.

La PMA « sans père » revient à nier la réalité de notre humanité en privant délibérément des enfants de leur père. Pourtant, tous les psychothérapeutes ne cessent de dire et de répéter que la première cause, en France, des graves difficultés des enfants et des jeunes, est l'absence du père ! Il est par ailleurs notoire que les enfants nés de don anonyme de sperme souffrent de ne pas connaitre leur origine et leur père, comme les orphelins privés de parents par un accident de la vie. Les témoignages sont extraordinairement nombreux et nier cette réalité est aussi irresponsable qu’injuste pour les enfants à venir.

Ludovine de La Rochere, Présidente de La Manif Pour Tous et elle-même mère de famille, rappelle qu’"un père et une mère sont irremplaçables et ne sont pas interchangeables : deux femmes, quelles que soient leurs qualités - ce n’est pas la question -, ne remplaceront jamais un père." Faire fi de l’intérêt de l’enfant, oublier nos responsabilités d’adultes vis-à-vis des enfants, n’est pas envisageable pour notre civilisation.

La Manif Pour Tous anime actuellement un « Tour de France pour la famille » pour informer sur les dangers de la PMA sans père et de la GPA qui mettent gravement en cause la dignité des femmes et des enfants. Si d’aventure le projet de PMA « sans père » devait avancer à nouveau, de nouvelles manifestations d’ampleur seront organisées. Comme ils le démontrent régulièrement depuis l’automne 2012, les Français sont immensément nombreux à dénoncer sur les pavés de ces provocations que sont ces projets de déconstruction de la filiation et donc la famille et de la société.

Courage, Monsieur le Défenseur des droits ! Osez défendre les droits des enfants à avoir un père et une mère !

Posté le 27 juin 2015 à 09h42 par Michel Janva | Lien permanent

30 juin : LMPT à Rouen

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Posté le 27 juin 2015 à 09h42 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2015

Photo volée d'un enfant trisomique : le PDG du labo répond

Suite à la découverte par une Canadienne, maman d'un fillette atteinte de trisomie 21, qu'une photo volée de son enfant servait à faire la promotion de tests de dépistage, la campagne a été retirée.

Cette phot aurait été acquise auprès d'une banque d'images peu scrupuleuse qui l'aurait volée en ligne. Elle illustrait une affiche déployée par le laboratoire suisse Genoma, spécialisée dans les biotechnologies, la génétique, la médecine prédictive et les tests de dépistage. 

Le PDG du laboratoire Genoma a réagi officiellement dans un courrier du 12 juin : il confirme que le service de communication de la société pensait que la photo était libre de droits. Il a néanmoins indiqué que son utilisation de le cadre d'un affichage était une erreur d'appréciation. Mais il s'est néanmoins défendu de toute démarche eugéniste alors que 95% des tests positifs débouchent sur une élimination de l'enfant :

Ceostatement

Posté le 25 juin 2015 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

24 juin 2015

Le tour de France de La Manif pour Tous se poursuit

Des nouvelles du Tour de France de LMPT : à chaque ville son article dans la presse régionale. Cette fois dans La Montagne :

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Posté le 24 juin 2015 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent

5 autorisations de recherche sur l’embryon reconnues illégales

La Fondation Jérôme Lejeune annonce le succès en 1ère instance de plusieurs recours initiés en 2012 pour contester la légalité de cinq autorisations de recherche sur l’embryon par l’Agence de la biomédecine (ABM).

1) Les raisons de l’illégalité

Les cinq décisions sont déclarées illégales car l’ABM a autorisé ces travaux conduisant à la destruction d’embryons sans s’être assurée du respect des obligations légales suivantes:

a. consentement des parents des embryons concernés,
b. consentement « libre et éclairé », c'est-à-dire donné après avoir été informé sur :

i. les possibilités d’accueil des embryons par un autre couple,
ii. la nature des recherches projetées,
iii. l’obligation de confirmer le consentement 3 mois après.

Ce succès vient conforter celui du 1er recours que la Fondation Jérôme Lejeune a initié en 2008. Le 23 décembre 2014 le Conseil d’Etat a en effet annulé une 1ère autorisation de l’ABM au motif qu’elle n’avait pas suffisamment motivé sa décision au regard des obligations légales.

2) Des légèretés à l’égard de la loi inacceptables, inquiétantes et significatives

Le jugement du Tribunal administratif aujourd’hui, comme celui du Conseil d’Etat en décembre dernier, devraient inviter l’ABM, qui vient de célébrer ses 10 ans, à s’interroger sur son bilan en matière de contrôle de la recherche sur l’embryon.

Ces légèretés à l’égard de la loi sont d’autant plus inacceptables que l’encadrement des recherches destructrices d’embryons relevait, entre 2004 et 2013, d’un régime d’interdiction.

Elles sont d’autant plus inquiétantes que depuis 2013 la loi française a mis en place un régime d’autorisation, par nature encore plus destructeur des vies humaines au stade embryonnaire.

Elles sont d’autant plus significatives que la transgression suivante est déjà en cours d’élaboration au Parlement : un amendement au projet de loi santé a été voté en catimini (le 14 avril) pour instaurer un régime spécial de recherche sur l’embryon destiné à satisfaire les besoins de la procréation médicalement assistée (PMA).

Posté le 24 juin 2015 à 11h46 par Michel Janva | Lien permanent

Etude juridique sur le recours à la pratique des mères porteuses

La Mission de recherche Droit et Justice est un groupement d’intérêt public (GIP) créé, à l’initiative conjointe du ministère de la Justice et du CNRS, par un arrêté du 11 février 1994. La Mission œuvre au développement d’une activité scientifique de recherche dans les domaines du droit et de la justice.

Actuellement, la mission de recherche Droit et Justice enquête sur le recours par des Français à des mères porteuses à l'étranger, ainsi qu'en témoigne cet extrait de courrier adressé à un président de tribunal :

GCe projet de recherche s’intéresse aux situations dans lesquelles des Français recourent à l’étranger à des techniques de reproduction assistées qui leur sont interdites sur le territoire national et entendent ensuite voir reconnaître leur pratique grâce à une transcription à l’état civil. Il s’agit de se demander si ce recours constitue une fraude à la loi française.

Posté le 24 juin 2015 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

22 juin 2015

Quel lien entre le défenseur des droits et le lobby de la vente d'enfants ?

Trouvé sur les réseaux sociaux (cliquer pour agrandir) :GPA

 

Posté le 22 juin 2015 à 18h17 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

20 juin 2015

27 juin : LMPT à Saint-Brieuc

TDF stbrieuc

Posté le 20 juin 2015 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent

19 juin 2015

La Manif Pour Tous regrette la position provocatrice du procureur général

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, estime :

« La décision de la cour de cassation attendue pour le 3 juillet est un faux débat même si ses conséquences pour la dignité des femmes et des enfants n’en seront pas moins dramatiques ». « La seule et véritable question est toute simple : est-on pour ou contre la GPA ? Est-on pour ou contre une « pratique intolérable  de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes » comme le rappelait il y a quelques mois Manuel Valls ».

Si Jean-Claude Marin, procureur général de la Cour de cassation, se déclare opposé à une retranscription automatique de l'acte de naissance étranger qui  reviendrait selon lui « à une reconnaissance automatique de la gestation pour autrui », il n’en demeure pas moins qu’il préconise un pas supplémentaire en faveur d’une tolérance de cette pratique. 

« Nous avons une responsabilité historique. Nous avons un choix de société qui est lourd de conséquences : accepter que des enfants soient fabriqués et arrachés à leur mère le jour de leur naissance, accepter que des femmes soient loués, asservies telles des esclaves des temps modernes, accepter qu’un bébé ait un prix (de 20.000 dollars pour les bébé low cost en Thaïlande à 120.000 dollars pour les bébés de luxe aux Etats-Unis), ou s’engager en faveur de l’abolition universelle de la Gestation Par Autrui ! ». 

Posté le 19 juin 2015 à 18h43 par Michel Janva | Lien permanent

Esclavage par GPA : décision de la cour de cassation le 3 juillet

Le procureur général a recommandé vendredi à la Cour de cassation d'autoriser l'inscription des enfants nés à l'étranger de gestation pour autrui (GPA) sous la condition d'un test de filiation. Jean-Claude Marin a indiqué :

« La retranscription automatique de l'acte de naissance étranger sur l'acte civil français reviendrait à une reconnaissance automatique de la gestation pour autrui ».

La décision de la Cour de cassation sera rendue le 3 juillet.

Posté le 19 juin 2015 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Christiane Taubira est favorable à l'esclavage

Le garde des Sceaux, Christiane Taubira, a estimé que les enfants nés à l'étranger de gestation pour autrui (GPA) avaient le droit à leur inscription à l'état civil. A quelques heures de l'examen du sujet par la Cour de Cassation, le ministre de la Justice encourage donc la marchandisation des corps et l'esclavage moderne, à l'étranger pour commencer.

Posté le 19 juin 2015 à 10h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

18 juin 2015

La veillée se poursuit devant le bureau de Christiane Taubira

IMG_5528En présence de Ludovine de La Rochère.

Posté le 18 juin 2015 à 23h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Ces "écologistes" qui ne respectent pas l'embryon humain

N° 136 de l'encyclique :

"D’autre part, il est préoccupant que certains mouvements écologistes qui défendent l’intégrité de l’environnement et exigent avec raison certaines limites à la recherche scientifique, n’appliquent pas parfois ces mêmes principes à la vie humaine. En général, on justifie le dépassement de toutes les limites quand on fait des expérimentations sur les embryons humains vivants. On oublie que la valeur inaliénable de l’être humain va bien au-delà de son degré de développement. Du reste, quand la technique ignore les grands principes éthiques, elle finit par considérer comme légitime n’importe quelle pratique. Comme nous l’avons vu dans ce chapitre, la technique séparée de l’éthique sera difficilement capable d’autolimiter son propre pouvoir."

Posté le 18 juin 2015 à 23h19 par Michel Janva | Lien permanent

Manifestation contre la vente d'enfants par GPA

Ludovine de La Rochère interrogée :

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La manifestation :

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Le discours de Ludovine :

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Devant le palais de justice :

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Et l'inévitable directeur du Salon Beige :

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Ludovine annonce une surprise le 29 juin.

Le sénateur FN David Rachline est intervenu : "la GPA est une des conséquences de la Loi Taubira. Nous ne devons pas lâcher !"

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Egalement Charles Beigbeder :

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Matthieu Colombani (PCD) lit une lettre de Jean-Frédéric Poisson :

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Hervé Mariton :

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Jean-Christophe Fromantin :

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D'autres élus :

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Posté le 18 juin 2015 à 22h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Le parti Les Républicains s'exprime contre la vente d'enfants par GPA

Communiqué des Républicains :

"Demain, la Cour de Cassation devra trancher sur la transcription, dans notre droit, de l'arrêt de la Cour Européenne des Droits de l'Homme de juin 2014

Cet arrêt impose à la France d'inscrire sur ses registres d'état civil l'acte de naissance des enfants nés de mères porteuses à l'étranger. Il dispose ni plus ni moins la reconnaissance des gestations pour autrui réalisées à l'étranger pour des Français.

La loi française interdit la GPA au nom de nos principes fondamentaux : il en va de l'interdiction de la marchandisation du corps humain et donc de la marchandisation du corps de la femme.

Reconnaître la filiation d'un enfant issu d'une GPA à l'étranger vide de son sens notre droit et revient à détourner la loi.

Bien plus, ce que nous ne tolérons pas sur le territoire national, nous l'accepterions ailleurs, loin de nous : une femme française ne peut procréer pour autrui, mais une femme étrangère le pourrait dans n'importe quelle situation de contrainte indirecte ou directe… Le lien de la mère à l'enfant qu'elle aurait porté et fait naître pourrait être définitivement effacé. Cette transgression insidieuse du respect de la dignité humaine est révoltante.

Le silence du Gouvernement, qui n'a pas fait appel de l'arrêt de la CEDH, est assourdissant !"

Posté le 18 juin 2015 à 18h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Ludovine de La Rochère à Rivesaltes

Les élus FN des Pyrénées-Orientales se sont rendus à la conférence de Ludovine de la Rochère à Perpignan :

20150617_134958Marie-Thérèse Fesenbeck et Irina Kortanek : Conseillers Régionaux du Languedoc-Roussillon. Mohamed Bellebou, Catherine Pujol, Jean-Claude Pinget et Xavier Baudry Conseillers Communautaires et Municipaux de Perpignan avec Louis Aliot. Ludovine a annoncé à l'assistance qu'une rencontre avec Marine Le Pen aurait lieu très prochainement.

L'article dans l'Indépendant du jour :

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Posté le 18 juin 2015 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin 2015

Voulez-vous une bonne raison d'aller manifester demain ?

Posté le 17 juin 2015 à 23h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Alain Juppé contre la GPA

Même lui :

"[...] La Cour européenne des droits de l’homme, dans son arrêt du 26 juin 2014, Mennesson c/ France, a en effet exigé de la France qu’elle modifie son droit et qu’elle reconnaisse la filiation d’un enfant issu d’une GPA à l’étranger, au nom de « l’intérêt supérieur de l’enfant », même si cela méconnaît directement le droit national. Le gouvernement français aurait pu faire appel de cette décision. Il a choisi de ne rien faire. Je le regrette très vivement.

Car la décision de la CEDH est une atteinte directe à l’équilibre que nous avions trouvé dans notre droit national entre l’interdiction de principe de la GPA et la nécessité de protéger juridiquement les enfants nés de GPA à l’étranger. Mais l’étape que la CEDH impose à la France de franchir est d’une autre nature : elle est une invitation à la transgression et un encouragement à la fraude.

La question revient aujourd’hui devant la Cour de cassation. Celle-ci va-t-elle réaffirmer sa jurisprudence ou va-t-elle se ranger à la décision rendue par la CEDH ?

Il appartient à la Cour de cassation de rendre un arrêt de principe, réaffirmant l’interdiction fondamentale de la GPA. Les mères ne sont pas des « couveuses » sur le marché de l’enfant, et ce dernier n’est pas à vendre. L’enfant n’est pas une chose qui se vend ou s‘achète. Au seul motif du « désir d’enfant », le droit français ne saurait admettre, voire organiser un nouveau marché des « liens de filiation ».

Le droit a pour fonction d’empêcher que les êtres humains en situation de faiblesse ne soient la proie des rapports de forceAccepter la décision de la CEDH reviendrait à « légaliser » de fait la GPA. Ce serait une rupture anthropologique que je n’accepte pas.

Si les tribunaux ne viennent pas garantir la dignité humaine, je proposerai alors que le Législateur dont c’est la responsabilité prenne les dispositions qui le permettront."

Posté le 17 juin 2015 à 22h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

La justice refuse qu'une Anglaise de 59 ans porte l'enfant de sa fille décédée

Une mère qui veut accomplir les dernières volontés de sa fille décédée en se faisant implanter un embryon né des gamètes congelés de sa fille, c'est aujourd'hui envisageable, mais pour l'instant, la justice s'y oppose, Dieu merci :

"Au Royaume Uni, la Haute cour de justice vient de rendre sa décision: monsieur et madame «M» ne pourront pas utiliser les ovocytes de leur fille décédée pour devenir grands-parents. Depuis des mois, ce couple de Britanniques se bat pour récupérer les ovocytes congelés de sa fille «A». La mère, âgée de 59 ans, veut même aller plus loin et demande à porter l'enfant de sa propre fille. Comment? En fécondant les ovocytes de la jeune femme avec le sperme d'un donneur anonyme avant d'implanter l'embryon dans son utérus. Autrement dit, elle veut avoir recours à la procréation médicalement assistée (PMA) et à la gestation pour autrui (GPA), toutes deux autorisées outre-Manche.

Face à l'étonnement des médecins, les parents ont expliqué qu'ils voulaient juste réaliser les dernières volontés de leur fille, décédée d'un cancer du côlon en 2011. Selon ses parents, elle aurait demandé à ce que ses ovocytes prélevés soient fertilisés par un donneur anonyme et implanté dans l'utérus de sa mère. En 2008, la jeune femme alors âgée de 23 ans avait en effet fait congeler ses gamètes au moment où on lui avait diagnostiqué son cancer, espérant malgré tout pouvoir devenir mère un jour. Vaincue par la maladie, elle aurait alors demandé à ses parents qu'ils «portent ses bébés». «Je n'ai pas fait tout ça pour rien, je veux que vous les éleviez, ils seront en sécurité avec vous», leur aurait-elle dit. «Il était clair qu'elle voulait que ses gènes soient transmis après sa mort», ont affirmé les parents, dont les propos ont été rapportés dans plusieurs médias anglo-saxons." [...]

Posté le 17 juin 2015 à 20h42 par Marie Bethanie | Lien permanent

GPA : non, la personne n'est pas un objet de commerce !

Une tribune de Joseph Brussan, magistrat, porte-parole du collectif CoRP ( Collectif pour le Respect de la Personne qui réunit chercheurs, universitaires et philosophes pour la promotion des droits de la personne humaine) dans le FigaroVox :

[...] "Tout le monde est d'accord pour garantir les droits de l'enfant, qui ne sont pas responsables des conditions de leur naissance. Reste à savoir comment. Rappelons que les enfants ne sont ni «sans papiers» ni des «petits fantômes de la République»: ils ont des actes de naissance étrangers qui sont pris en compte dans la vie quotidienne. Aucun problème d'autorité parentale, d'accès à la sécurité sociale, etc. La question de la nationalité a été réglée en pratique par la circulaire Taubira. Elle aurait pu l'être autrement, le code civil permettant de donner la nationalité à tout enfant élevé depuis 5 ans par des Français. Si les enfants ont besoin d'une protection supplémentaire, cela peut être fait par des mesures spécifiques décidées démocratiquement par le législateur. C'est cela, la démocratie.

La transcription, cela va beaucoup plus loin: c'est la transformation en un acte de droit français d'un acte étranger qui résulte d'un processus de maternité de substitution contraire à l'ordre public. Ce que savent très bien ceux qui y recourent et viennent ensuite s'indigner devant les tribunaux et ceux qui les conseillent. Transcrire, c'est dire: faites ce que vous voulez hors de France, vous aurez la bénédiction des autorités au retour. Après quoi, l'interdiction ne tiendra pas longtemps en France. Au demeurant, cela témoigne d'une parfaite indifférence au sort des femmes exploitées à l'étranger, indigne d'une Europe qui promeut partout les droits de l'Homme.

Les juges ont donc une énorme responsabilité dans cette affaire. Ils ne peuvent faire l'économie d'une réflexion sur ce qui est en jeu dans la GPA et sur les conséquences de leurs décisions non seulement en France mais dans toute l'Europe. Il ne suffit pas de prendre des décisions pour s'en laver les mains. Cette réflexion n'a nullement été menée jusqu'à présent par la CEDH, qui s'est bornée à concéder du bout des lèvres le droit de la France à interdire la GPA sur son sol au nom d'un «choix éthique du législateur».[...]

Il est effarant que la CEDH ne dise pas un mot de la mère porteuse, «effacée» de ses arrêts comme elle l'est des actes d'état civil dont on réclame la transcription. Qu'elle ose reprocher à l'État un prétendu problème «d'identité» des enfants du fait d'une absence d'inscription de leur filiation biologique paternelle en ignorant l'autre versant de cette identité, la filiation entre l'enfant et la mère qui l'a porté et mis au monde. Qu'elle ne se pose pas même la question de la possibilité pour la mère porteuse de faire valoir si elle le souhaite dans l'avenir son statut de mère, et pour l'enfant de rétablir la vérité.

Ce sont les commanditaires qui créent la confusion pour l'enfant par la création d'une filiation tronquée ou mensongère et portent atteinte à son intérêt en le soumettant à un abandon programmé et tarifé. Osera-t-on montrer à l'enfant le contrat qui a prévu dans ses moindres détails sa fabrication et le prix qu'il a coûté?

Ce à quoi nous assistons est la transformation de la personne (femme, enfant) en objet de commerce, dans le cadre d'un marché qui «pèse» déjà plusieurs milliards d'euros. C'est la négation de l'humanisme sur lequel est fondée notre civilisation.[...]

Depuis un an, une décision de 7 juges insuffisamment réfléchie prend en otage les 820 millions de citoyens européens et les États qui refusent de s'insérer dans le marché international des corps et des personnes. Puisse la CEDH saisir l'occasion de se rattraper et prendre enfin, en pleine conscience et connaissance de cause, ses responsabilités.[...]

Posté le 17 juin 2015 à 10h06 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

16 juin 2015

Mis en examen pour abandon d'un enfant handicapé

Triste histoire qui se passe en France :

"Le garçonnet de cinq ans, souffrant d'autisme, a été découvert seul dans un appartement de la Seyne-sur-Mer. Sa mère et son beau-père ont été mis en examen (...) C'est un petit garçon apeuré, "à l'hygiène déplorable", que les policiers de la Seyne-sur-Mer ont découvert ce week-end, seul dans un appartement (...)
 
La mère et le beau-père de l'enfant se sont présentés d'eux-mêmes, quelques heures plus tard, au commissariat. Ils ont été mis en examen lundi pour "privation de soins, abandon moral et matériel de mineur"
 
Les parents de Vincent Lambert se battent de leur côté pour justement éviter "la privation de soins et l'abandon moral et matériel" de leurs fils Vincent, grand handicapé...
 
Que fait donc la justice française ?
 

Posté le 16 juin 2015 à 18h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

15 juin 2015

En Belgique, des milliers de patients sont tués contre leur gré par la loi d’euthanasie

Voici ce qui risque d'arriver en France :

"En Belgique, un nouveau rapport révèle que des milliers de patients sont tués contre leur gré par la loi d’euthanasie. Selon le Daily Mail, du 13 juin, une étude explique qu’un décès sur soixante (1,7 %) concerne des personnes qui ne veulent pas mourir. La moitié d’entre elles était âgées de plus de 80 ans. Les deux tiers des personnes euthanasiées n’étaient pas atteintes d’une maladie mortelle. La famille ne se voyait pas informée dans la mesure où celle-ci estimait que la décision était à mettre entre les mains du personnel médical.

L’étude a été publiée dans le Journal of Medical Ethics ; cette publication voit là un véritable scandale dans la mesure où la famille n’est plus mise au courant des dispositions prises. Son auteur, le Pr Raphaël Cohen- Almagor de l’Université de Hull, a déclaré:

"La décision selon laquelle la vie ne vaut plus la peine d’être vécue n’est pas dans les mains du patient, mais dans celles du médecin. Il convient également de noter que la fin délibérée de la vie des malades sans demande explicite de leur part, est appliquée en Belgique plus que dans tous les autres pays qui souscrivent à ces pratiques, y compris les Pays-Bas. Il est inquiétant que certains médecins prennent sur ​​eux la responsabilité de raccourcir délibérément la vie des patients sans une indication claire donnée sur ce que ces derniers veulent eux-mêmes. Ce sont donc désormais les médecins qui ont droit de vie ou de mort sur les malades."

Ainsi la Belgique est devenue le « paradis de la mort ». Depuis 2002 des milliers de malades ont été exterminés. En 2014 une autre loi a permis d’éliminer les enfants atteints de maladies incurables ou handicapés (...)"

Posté le 15 juin 2015 à 11h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Pas d'amalgame...sauf quand il s'agit de s'en prendre aux catholiques

Le groupe facebook "Laissons partir Vincent Lambert, OUI à la décision de la CEDH" prétend rassembler anonymement 49 amis de Vincent Lambert appartenant tous aux deux promotions fréquentées de 1996 à 2000 par  Vincent Lambert. Ils prétendent être les vrais amis de Vincent et dénient à d'autres de l'être aussi. Ils disent avoir encontré la famille mais jamais les parents de Vincent. Drôles d'amis... Un des responsable du groupe témoigne anonymement :

" Nous sommes actuellement 49 anciens étudiants réunis dans un groupe privé sur Facebook (il n’est pas possible de rejoindre ce groupe si vous n’êtes pas un ancien étudiant de ces 2 promotions) (...) Certains membres ont déjà eu un contact avec Rachel, l’épouse de Vincent. Ils sont allés voir Vincent quelques mois après son accident à la demande de Rachel [il y a donc 7 ans, ndpc] (...)

Connaissez-vous les « Amis de Vincent » du comité de soutien qui a publié la vidéo ?

« Non pas du tout ! Vincent n’a jamais parlé d’eux. Tout ce qui touche de près ou de loin à la religion catholique est tout ce que Vincent détestait par-dessus tout. Il nous le répétait souvent. Comment osent-ils prétendre qu’ils sont les « amis de Vincent » après avoir fait cela ? Les soi-disant amis de Vincent ont connu le « gamin », celui qui n’avait pas le choix d’aller en colonies de vacances catholiques ou chez les Scouts. Nous, nous avons connu l’homme : émancipé, adulte parfois rebelle. Le vrai Vincent Lambert ».

Après avoir prétendu, sans aucune preuve, que Vincent Lambert aurait souhaité mourir, ses "amis" veulent désormais le transformer en "libre penseur hostile à l'Eglise catholique". Pourquoi cet amalgame ?

Même si l'Eglise catholique est experte en humanité et défend la vie de la conception à la fin naturelle, il n'est pas besoin d'être catholique défendre contre vents et marées la vie innocente de son enfant. Même si les parents de Vincent Lambert ne cachent pas leur foi catholique, ils ne défendent pas la vie de leur fils au nom de la foi catholique mais tout simplement parce que c'est leur fils, leur enfant...

Posté le 15 juin 2015 à 08h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Dans le coma pendant 12 ans, il était conscient de tout

C'est l'histoire de Martin Pistorius tombé dans le coma à la fin des années 80. Une mystérieuse maladie l'a plongé dans un état végétatif pendant douze ans. Il a progressivement perdu l'usage de la parole, puis la capacité de se mouvoir. L'article précise que "30% des patients avec des troubles de la conscience seraient mal évalués". 

"Ses parents, Rodney et Joan, pensaient que sa fin était proche. Ils ont installé leur fils à la maison, attendant sa mort. "Mais Martin a tout simplement continué à vivre", confiait Joan, récemment. Pendant douze ans, il a fallu s'occuper de lui, l'emmener à des centres de soins spécialisés et le changer de position toutes les deux heures pour éviter les escarres.

Joan se souvient avoir un jour murmuré à l'oreille de son fils: "J'espère que tu vas mourir." Elle pensait qu'il n'était déjà plus là pour l'entendre. Sauf que... Martin est un jour sorti de son état végétatif. "J'ai commencé à me réveiller", confie-t-il dans la presse britannique. "J'étais au courant de tout, comme n'importe quelle personne normale." L'homme qui a écrit un livre retraçant ce périple douloureux raconte: "La dure réalité m'a frappé: je me suis dit que j'allais passer le reste de ma vie comme ça, totalement seul. Personne ne me montrera plus jamais de la tendresse, personne ne m'aimera plus jamais."

Intitulé "Ghost Boy", le livre est paru en français sous le titre "Quand j'étais invisible" :

Sans-titre"A douze ans, Martin tombe inexplicablement malade. Il devient muet, en fauteuil roulant, et incapable du moindre mouvement. Les médecins affirment que son cerveau est totalement détruit. En réalité, si le corps de Martin est inerte, son esprit fonctionne parfaitement. Littéralement prisonnier, il ne peut même pas cligner des yeux pour se manifester. Le pire, ce sont ces infirmières qui le traitent désormais comme une chose, au point de lui faire subir des abus inimaginables... Jusqu'au jour où, après onze années de cauchemar, un thérapeute entrevoit de la vie chez Martin. Et peu à peu, le jeune homme se "réveille" à la vie. Un formidable combat, une extraordinaire renaissance. Martin recommence à marcher, parler et finit par se marier. Avant de raconter son histoire... Le témoignage bouleversant d'un enfant prisonnier 11 ans dans son propre corps."

Paradoxalement, j'ai déniché cette information un peu ancienne sur le site facebook "Laissons partir Vincent Lambert" avec le commentaire suivant "Ma question: la certitude scientifique dans le domaine de l'état de conscience est-elle possible? Peut-on être sûr?" Ceci montre bien que même ceux qui veulent la mort de Vincent Lambert doutent...

Voir aussi l'article de Jeanne Smits daté de janvier dernier avec les photos avant et après.

Posté le 15 juin 2015 à 08h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

14 juin 2015

16 juin : LMPT à Saint-Gilles-du-Gard

Affiche St-Gilles - 16jun15.Jjpg

Posté le 14 juin 2015 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent

13 juin 2015

15 juin : LMPT à Montpellier

Affiche Montpellier - 15jun15

Posté le 13 juin 2015 à 22h09 par Michel Janva | Lien permanent


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