31 mars 2015

Le marché du bébé et des ventres à louer

L'industrie commerciale des mères porteuses (source) :

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Posté le 31 mars 2015 à 07h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

27 mars 2015

L'enfant, cet objet de consommation

Alors que certains avocats français font ouvertement la promotion de la GPA, des articles vantent la congélation d'ovocytes en Espagne. Coïncidence incroyable : la femme de 38 ans qui témoigne est... journaliste !

"Cette pratique n'étant autorisée en France que pour des raisons médicales, ce qui n'est pas le cas de Catherine, elle n'a pas été remboursée. Son suivi, les examens (prise de sang, échographie...) comme la stimulation ovarienne réalisés à Paris ont été à sa charge. Ce à quoi s'ajoutent les deux ponctions réalisées à la clinique de Valence à 2600 euros chacune -la première n'ayant permis la congélation que de quatre ovocytes matures-, les trois allers-retours accompagnée en Espagne... pour un coût total au final de 10 000 euros."

Elle a été voir son banquier pour faire un crédit à la consommation. C'est le cas de le dire : un enfant est désormais un objet de consommation.

Posté le 27 mars 2015 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

26 mars 2015

Né à 19 semaines, il a vécu plusieurs instants au sein de sa famille

BbLe récit.

Les photos.

"Amas de cellules" qu'ils disent...

Posté le 26 mars 2015 à 17h32 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

23 mars 2015

Don d'organes : un amendement pour empêcher les familles de s'y opposer [add]

Les familles ne pourront plus s'opposer au dépeçage de leurs défunts si cet amendement de Jean-Louis [et non Marisol, comme écrit précédemment] Touraine au projet de loi Santé était adopté :

"Ce prélèvement peut être pratiqué dès lors que la personne majeure n’a pas fait connaître, de son vivant, son refus d’un tel prélèvement. Ce refus est exprimé par l’inscription sur un registre national automatisé prévu à cet effet. Il est révocable à tout moment.

Les proches du défunt sont informés des prélèvements envisagés et de la finalité de ces prélèvements. ".

Vous n'avez pas eu connaissance, de votre vivant, du registre en question ? Vous êtes candidat, par défaut, au don d'organes. C'est déjà le cas actuellement, mais souvent les familles s'y opposent. Avec cet amendement, elles n'auront plus voix au chapitre.

Coïncidence ? Le ministre a déposé cet amendement seulement deux jours après le vote, en première lecture, de la proposition de loi Clayes-Leonnetti permettant l'euthanasie sous couvert de sédation.

[Addendum] : une précision d'Alliance Vita qui s'inquiète d'un tel amendement

"Dans le Code de la santé publique actuel, ce refus peut être exprimé « par tout moyen », pas uniquement par ce registre unique."

Posté le 23 mars 2015 à 11h29 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (19)

Trafic d’ovules et GPA : l’ONU apprend comment ne pas faire d’enfants

Une conférence à l'ONU, organisée par l’Archevêque Auza, représentant du Vatican à l’ONU, et rapportée par le Fiday Fax de C-FAM, donnée par Jennifer Lahl, une infirmière pédiatrique reconvertie en réalisatrice de films, qui a réalisé des documentaires sur les nouvelles méthodes de procréation assistée, utilisant des méthodes "qui défient la dignité humaine" :

[...]"La procréation assistée ou à travers une tierce personne utilise les ovules, le sperme ou l’utérus d’une autre personne pour créer un enfant. Bien que cela s’appelle une donation que l’on caractérise d’altruiste (une manière pour les couples qui ne peuvent pas concevoir ou porter un bébé de pouvoir avoir une famille), en général il y a un échange d’argent, pour susciter un encouragement qui peut être coercitif.[...]

Lahl a décidé d’observer les femmes dont les corps étaient utilisés pour créer et donner naissance à des enfants.

En tant qu’infirmière, Lahl a vu des patientes prises au piège dans les conséquences réelles de la procréation assistée. Certaines femmes ont fait l’expérience de risques graves pour leur santé. Lalh a produit le documentaire « Eggspoltation » pour montrer une industrie qui « cherche des jeunes femmes fertiles, qui de façon téméraire mettent en danger leur vie pour obtenir une matière première… leurs ovules ».

«J’ai eu un haut le cœur tellement fort que je pouvais à peine respirer » dit une femme lors d’une séquence montrée au public. « J’ai pris la décision de vendre mes ovules. Cela a affecté ma capacité de reproduction », dit une autre femme.

Il n’existe pas de statistiques, et on ne faut pas d’études médicales sur les complications dont font l’expérience les femmes qui vendent leurs ovules.

Un autre documentaire, « Eleveuses, une sous-classe de femmes » fait l’interview de femmes qui se sont subrogées de façon intentionnelle et aussi de façon non intentionnelle.

Les femmes furent attirées par la subrogation comme une façon d’aider un membre de leur famille, un ami ou un couple à « construire » une famille. Bien que cette pratique soit bourrée de danger et qu’elle puisse devenir une tragédie par le fait de gérer la grossesse comme un service payé et le bébé comme un produit.

Certains cas de subrogation ont été plus que coercitifs, ils sont allés jusqu’à l’exploitation. Une femme décrit comment on lui a enlevé ses jumeaux pour les donner à leur père. Jusque-là elle pensait élever ses enfants à travers un accord de partage avec le père, avec lequel elle entrainait une amitié platonique. Elle n’était pas au courant qu’elle avait été utilisée comme une « éleveuse » pour lui et son conjoint masculin.[...]

Pour les couples qui luttent contre la stérilité, les méthodes naturelles peuvent soigner les problèmes subjacents. La docteur Mary Martin a parlé au public des patientes qui essayent des méthodes hors de prix avant d’aller la consulter. En très peu de temps beaucoup d’entre elles tombent enceintes.

“Pour que la science nous serve et qu’elle ne se retourne pas contre nous, nous devons toujours faire la relation entre ce que nous pouvons faire et ce que nous devons faire », dit l’Archevêque Auza, représentant du Vatican à l’ONU."[...]

Posté le 23 mars 2015 à 08h37 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (1)

21 mars 2015

4e journée mondiale de la Trisomie 21 : allô Hollande ?

Emmanuel Laloux est le président du Collectif des Amis d'Éléonore. Il écrit dans Le Figarovox :

"La France tient-elle vraiment ses engagements à l'égard des personnes handicapées? Pas vraiment, si l'on en croit le tout récent rapport du commissaire européen aux droits de l'homme. Après une visite dans notre pays en septembre dernier, Nils Muižnieks y déplore de nombreuses discriminations liées au handicap. Il se déclare notamment «préoccupé par les milliers de personnes handicapées se voyant contraintes de quitter la France pour chercher à l'étranger, en particulier en Belgique, des solutions adaptées à leur situation.» Plus grave encore, il déplore «les difficultés d'accès à l'emploi et les conditions discriminatoires réservées aux travailleurs handicapés dans certaines structures spécialisées.» Le commissaire européen aux droits de l'homme invite donc les autorités françaises à «redoubler d'efforts pour remplir leurs obligations tirées, notamment, de la Charte sociale européenne en matière d'accompagnement des personnes handicapées et d'accès à l'emploi, faute de quoi ces personnes resteront marginalisées et exclues de la société.»

Faire en sorte, sans attendre tout d'en haut, que les personnes atteintes de handicap soient heureuses au milieu de ceux qui n'en souffrent pas, c'est pourtant possible. Et pas seulement en Italie, où la cohabitation des uns avec les autres fonctionne très bien!

La preuve par la très étonnante expérience que vivent au cœur de la ville d'Arras (62), plusieurs personnes porteuses de Trisomie 21. Chacune dans son appartement y vit en pleine autonomie, aux côtés des autres résidents, familles traditionnelles ou personnes âgées. La majorité de ces personnes trisomiques travaille et pratique des loisirs à l'extérieur, emprunte seule les transports en commun. Dans cette résidence «Îlot Bon Secours», la personne porteuse de Trisomie 21 n'est jamais perçue comme handicapée ou anormale, mais tout simplement «extraordinaire». Sa singularité intellectuelle, émotionnelle ou relationnelle la distingue des personnes dites «ordinaires». C'est tout.

Des démarches comme celles-ci, où l'utopie est devenue réalité, pourraient se multiplier en France, grâce notamment à la législation européenne qui les encourage fortement. Les fonds structurels et d'investissement pour la période 2014-2020 constituent en effet «une opportunité historique, pour protéger les droits des personnes les plus exclues de l'Europe, celles vivant dans des institutions» selon le Groupe Européen d'Experts sur la transition des institutions vers les services à base communautaire (déclaration du 4 février 2014).

Ces experts estiment donc que les fonds européens doivent désormais être prioritairement utilisés pour développer des «alternatives à base communautaire» et non pas à perpétuer une sorte de ghettoïsation dans les établissements spécialisés, aussi qualitatifs soient-ils.

Ce n'est donc pas un hasard si le collectif «Les amis d'Éléonore», très impliqué dans la réussite de la résidence «Îlot Bon Secours» d'Arras a élaboré 21 propositions de nature à favoriser l'inclusion des personnes porteuses de trisomie 21. Celles-ci seront débattues dans la matinée de ce samedi 21 mars au CESE (conseil économique, social et environnemental) à l'occasion du 2e Printemps de l'Optimisme. Avec l'espoir que 21 personnes trisomiques puissent les présenter l'après-midi même au Président de la République. La demande a été faite à l'Élysée. À ce jour, elle est restée sans réponse.

Cher François Hollande, 21 minutes devraient suffire à vous convaincre qu'il ne manque peut-être pas grand chose pour que les personnes trisomiques soient plus heureuses en France."

Posté le 21 mars 2015 à 11h45 par Michel Janva | Lien permanent

PMA pour les lesbiennes : le Comité d'éthique repousse encore son avis

Lu sur Mediapart :

"Le Comité d’éthique, saisi par François Hollande en janvier 2013, avait prévu de donner son avis sur l’ouverture de l’assistance médicale à la procréation (AMP, ou PMA) aux lesbiennes en 2014, puis début 2015. Il repousse encore sa décision. Le gouvernement n’est de toute façon pas pressé : il a enterré la mesure depuis longtemps."

Encore un succès de La Manif Pour Tous.

Posté le 21 mars 2015 à 10h50 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2015

"Jérôme Lejeune - Aux plus petits d'entre les miens" (teaser 3)

Diffusion demain 20 mars à 20h40 sur KTO. DVD par Aloest Productions.

 

La page Facebook du film.

Posté le 19 mars 2015 à 18h59 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 mars 2015

Trisomie 21 : la vidéo « Etre différent, c’est normal » fait le buzz

Communiqué de la Fondation Lejeune :

"A l’approche de la journée mondiale de la trisomie 21 (21 mars), la Fondation Jérôme Lejeune a lancé sur les réseaux sociaux une vidéo à partager : « Etre différent, c’est normal ». En 2 jours, plus de 30 000 personnes ont visionnée le clip, qui en un week-end s’est hissé à la 30ème place des plus populaires en France.

En interpellant sur la norme et la différence, cette vidéo rappelle que la diversité est la seule « norme » digne de l’humanité. L’appréhension de l’anormalité et de la normalité est subjective et dépend du regard de chacun. Dans la réalité, chacun peut se sentir « normal » ou « anormal » selon le contexte dans lequel il se trouve.

La diffusion de cette vidéo poursuit la mobilisation de la Fondation Jérôme Lejeune pour la journée mondiale de la trisomie 21. Elle prolonge la journée exceptionnelle consacrée à cette pathologie au Parlement européen le 10 mars. Cette journée a été marquée par l’intervention du commissaire européen à la recherche, M. Carlos Moedas qui a exprimé un engagement personnel pour que l’Europe soutienne la recherche au bénéfice des personnes atteintes de déficience intellectuelle. Très ému, le commissaire s’est adressé à Eléonore et Robin, deux jeunes Français atteints de trisomie 21 qui co-animaient la journée : « Vous êtes extraordinaires » « La seule déficience dans la vie, c’est la mauvaise vision de l’autre »."

Posté le 16 mars 2015 à 12h10 par Michel Janva | Lien permanent

13 mars 2015

"Jérôme Lejeune - Aux plus petits d'entre les miens" (teaser 2)

Diffusion le 20 mars à 20h40 sur KTO. DVD Aloest Productions.

Teaser 2 - "Jérôme Lejeune - Aux plus petits d'entre les miens" from Aloest on Vimeo.

La page Facebook du film.

Posté le 13 mars 2015 à 18h53 par Marie Bethanie | Lien permanent

Être différent c'est normal

Posté le 13 mars 2015 à 15h53 par Michel Janva | Lien permanent

ONU : “plainte individuelle” auprès du Rapporteur Spécial sur la GPA

Pour faire suite au post de Marie sur la dénonciation à l'ONU par l'ECLJ de la vente d'enfants par GPA, voici le communiqué

"Le 11 mars 2015, durant le débat aux Conseil des Droits de l’Homme (ONU, Genève) consacré à la lutte contre la vente d’enfants, Grégor Puppinck, Directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), est intervenu oralement pour dénoncer le développement du marché international de la vente d’enfants par gestation par autrui (GPA).

Il a invité le Rapporteur Spéciale des Nations Unies sur la vente d’enfants, Mme Maude de Boer Buquicchio, « à promouvoir une action internationale de lutte déterminée contre toute forme de vente d’enfants, y compris par la gestation par autrui, afin que cette pratique soit effectivement abolie. »

L’ECLJ, organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif auprès des Nations Unies, est membre du collectif européen d’associations “No Maternity Traffic” qui milite en faveur de l’abolition de la gestation par autrui.

En parallèle, l’ECLJ introduit une “plainte individuelle” auprès du Rapporteur Spécial pour dénoncer la participation des autorités russes à un cas avéré de vente d’enfant par une entreprise muscovite spécialisée en GPA. Cet enfant a été produit sur commande et vendu 49.000 euros à un couple d’italiens n’ayant aucun lien génétique avec lui; il a été l’enjeu du récent jugement de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dans l’affaire Paradiso et Campanelli contre Italie.

La plainte auprès des Nations Unies reproche aux autorités russes de n’avoir pas engagé de poursuites contre la société en cause, et le fait que la législation russe rend possible un tel commerce. Ces pratiques sont  contraires au droit international, et en particulier à la Convention relative aux droits de l’enfant, et à son protocole additionnel contre le vente d’enfant. En ratifiant ce protocole, la Russie s’est engagé à interdire la vente d’enfants définie comme “tout acte ou toute transaction en vertu desquels un enfant est remis par toute personne ou de tout groupe de personnes à une autre personne ou un autre groupe contre rémunération ou tout autre avantage” (art. 2). Ce protocole impose aux États de qualifier de crime de tels actes et transactions, d’en poursuivre les auteurs et de venir en aide aux enfants victimes.

Dans l’arrêt Paradiso, le CEDH avait estimé que le fait que le couple ait acheté l’enfant n’était pas en soi un motif suffisant pour justifier la décision des autorités italiennes de le leur retirer, validant ainsi le processus de vente d’enfant commis en fraude au droit international. L’arrêt Paradiso est susceptible d’appel. Mme de Boer Buquicchio était précédemment Secrétaire Générale adjoint du Conseil de l’Europe dont dépend la CEDH.

Les citoyens européens sont invités à signer massivement la pétition demandant  l’abolition de la GPA en Europe".

Posté le 13 mars 2015 à 09h31 par Michel Janva | Lien permanent

12 mars 2015

ONU : L'ECLJ dénonce la vente d'enfants par GPA

Le 11 mars 2015, lors d'un dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants, Grégor Puppinck, directeur de l'ECLJ [ European Centre for Law and Justice - Centre Européen pour le Droit et la Justice] a dénoncé le trafic de la vente d'enfants par gestation par autrui (GPA).

 

Posté le 12 mars 2015 à 15h07 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

10 mars 2015

GPA : mère porteuse et grand-mère à la fois

À 46 ans, Anne-Marie Casson a accepté de porter l'enfant de son fils Kyle, 24 ans. Elle n'est donc pas seulement la grand-mère de Miles, 8 mois, mais aussi la femme qui lui a donné naissance.

La semaine dernière, un tribunal a jugé que Kyle pouvait adopter Miles. Auparavant Kyle était enregistré à la fois comme le frère et le père de Miles.

Homosexuel, Kyle déclare :

«L'adoption, c'est super, mais pourquoi choisir l'adoption alors que je pourrais avoir mon propre enfant?» «Je me fiche de ce que les gens pensent. Il est soigné. Il est aimé. J'ai tout payé moi-même».

Posté le 10 mars 2015 à 07h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

09 mars 2015

Tous contre la GPA

Posté le 9 mars 2015 à 21h36 par Michel Janva | Lien permanent

08 mars 2015

GPA : « Grossesse Pour Abandon », « Génération Par Autrui »

Communiqué de La Manif Pour Tous :

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"C’est dans un Palais Brongniart bondé que plus de 700 personnes, dont une soixantaine de représentants d’associations internationales, ont participé au 1er Forum International pour l’Abolition de la GPA (Gestation Pour Autrui, c’est à dire le recours aux mères porteuses). Symboliquement, il s’est tenu au Palais Brongniart, symbole d’un nouveau marché lucratif que nous dénonçons, celui de la femme et de l’enfant, et il s’est déroulé en cette journée internationale des droits de la femme. Pendant 3 heures, des intervenants venant de France, mais aussi des Etats-Unis, de Belgique et d’Italie, se sont succédés à la tribune pour dénoncer la GPA et appeler à tout mettre en œuvre pour l’interdire dans l’hexagone et partout dans le monde. Les tristement célèbres usines à bébé en Inde ou en Thaïlande doivent cesser d’exister et toute forme de GPA doit être interdite, et cette interdiction doit être effective. Autrement dit, il est temps de dénoncer et de mettre un terme définitif à la tolérance dont fait preuve la France en autorisant au cas par cas la reconnaissance des enfants nés de GPA à l’étranger suite à une commande par un couple de Français (hétérosexuel ou homosexuel).

 Une batterie d’actions pour interdire réellement la GPA

Cet événement de La Manif Pour Tous est le coup d’envoi d’une vaste campagne de mobilisation. En effet, comme l’a rappelé dans son discours de clôture Ludovine de La Rochère, Présidente du mouvement, Manuel Valls a fermement condamné la GPA, une « pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes » selon ses propres mots. Mais les actes annoncés par le Premier ministre ne sont toujours pas au rendez-vous. C’est pourquoi La Manif Pour Tous lance une vaste campagne :

Veiller et alerter : en lançant un observatoire de la GPA et du transhumanisme pour renforcer son rôle de lanceur d’alerte. 

Informer et mobiliser : en organisant un Tour de France au printemps puis un Tour d’Europe, La Manif Pour Tous souhaite mobiliser ses militants région par région pour expliquer les enjeux et la réalité de la GPA, cette « Grossesse Pour Abandon », cette « Génération Par Autrui », cette pratique indigne de la femme. Cette tournée en régions et dans d’autres pays d’Europe (Italie, Allemagne, Finlande…) sera l’occasion de rencontrer et sensibiliser les parlementaires et les élus locaux. Une campagne d’affichage va accompagner cette importante mobilisation en région.

Concevoir et proposer : réfléchir, élaborer, proposer des solutions concrètes aux responsables politiques présents et à venir.

Enfin, La Manif Pour Tous se réjouit du dépôt, la semaine prochaine, d’une proposition de loi par Valérie Boyer, député de Marseille et secrétaire nationale à l’égalité homme-femme à l’UMP. Elle donnera les moyens de ses ambitions pour lutter efficacement contre la GPA et donc sortir enfin de l’hypocrisie autour de la tolérance dont font preuve les pouvoirs publics. Les droits de la femme et de l’enfant n’ayant pas de frontières, la détermination de La Manif Pour Tous est forte : réussir à interdire toute forme de GPA partout dans le monde, ce qui supposera à l’évidence une convention internationale."

Posté le 8 mars 2015 à 19h59 par Michel Janva | Lien permanent

Esclavage des femmes, encore aujourd'hui

Diffusion d'un documentaire sur la GPA à l'étranger : reportage glaçant d'une usine à bébés diffusé au forum pour l'abolition de la GPA : 

Posté le 8 mars 2015 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent

Il faut abolir la pratique détestable des mères porteuses

Programme du forum international contre la GPA qui se déroule actuellement à Paris, organisé par La Manif Pour Tous :

  • Accueil et ouverture, Ludovine de la Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous
  • Pourquoi La Manif Pour Tous se mobilise contre la GPA ? Albéric Dumont, Vice-président de La Manif Pour Tous
  • La loi  & la jurisprudence pour la GPA, Maître Adeline Le Gouvello, avocate de l’association « Juristes pour l’Enfance »
  • La GPA dans le monde, Franck Meyer, porte parole du collectif des Maires pour l’Enfance et de La Manif Pour Tous
  • « Breeders », bande-annonce & intervention de la réalisatrice, Jennifer Lahl, réalisatrice du film documentaire (Etats Unis)
  • GPA et prostitution, Jean-Marc Oswald, Association Aux captifs la libération
  • Permanence des structures familiale, Gérard François-Dumont, géographe, économiste et démographe
  • Le corps féminin et la technique : quel avenir pour la GPA ? Marianne Durano, philosophe
  • Gestation par/pour Autrui ? Peut-on parler de traumatisme de la conception ? Approche psycho-éthique autour de l’enfant, Anne Schaub, psychologue (Belgique)
  • La GPA en Europe, Grégor Puppinck, Directeur de l’European Centre for Law and Justice (ECLJ) et expert auprès du Conseil de l’Europe
  • Les agences de GPA, Jean-Pier Delaume Myard, écrivain, réalisateur et porte-parole de La Manif Pour Tous
  • La GPA en Italie, Eugenia Rocella, ancienne ministre de la Famille (Italie), député européen
  • Les politiques et la GPA, Lionel Lumbroso, porte-parole de La Gauche pour le mariage Homme-Femme et de La Manif Pour Tous
  • Clôture par Ludovine de la Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous,  demande solennelle d’abolition de la GPA dans le monde et annonce des actions à venir pour mettre un terme définitif à cette pratique indigne et intolérable qu’est la GPA.

Extrait d'un article du Figaro :

"En cette Journée de la femme, « il y a beaucoup à dire sur la pratique des mères porteuses », avertit Ludovine de La Rochère. Interdire la GPA dans le monde entier, n’est-ce pas un peu utopique ? « Quand des mouvements se sont battus pour l’abolition de la peine de mort ou de l’apartheid, répond-elle, leur cause était juste, et ils ont eu gain de cause. Nous passerons par le Conseil de sécurité de l’ONU, par la Convention de La Haye, par toutes les instances s’il le faut. »

Inscrire cet interdit dans la Convention européenne des droits de l’homme ? « On fait du lobbying, et il faut des politiques qui se saisissent de ce sujet, affirme-t-elle. La Cour européenne des droits de l’homme est en complète contradiction avec sa mission et sa raison d’être ! Ou alors elle pense que la femme et l’enfant ne sont pas concernés par les droits de l’homme… » Aux quelques pays européens - comme la Grèce ou la Grande-Bretagne - qui pratiquent la GPA, ou à la Belgique, qui est en train de réfléchir à son encadrement, la Manif pour tous dit « qu’ils doivent impérativement arrêter »« Beaucoup de voix de gauche, de droite, de toutes religions, d’athées, de lesbiennes… s’expriment contre la GPA, poursuit Ludovine de La Rochère. 

« Nous combattons la GPA quel que soit le client et quelle que soit la forme - certains prétendent qu’elle peut être altruiste, rappelle la présidente de la Manif pour tous. La GPA par essence est un asservissement de la femme et une marchandisation de l’enfant : l’effet pour la femme, inséminée comme une jument, examinée comme une esclave, est le même. L’effet pour l’enfant aussi : la suppression du lien charnel avec la mère crée pour l’avenir un vide immense pour les enfants concernés. »

L’interdit, qui existe en France, « le gouvernement ne le fait pas respecter », s’offusque la Manif pour tous. Avant de penser à une éventuelle abrogation de la loi sur le mariage pour tous par la droite en 2017, « on demande à la gauche au pouvoir de respecter la femme !, insiste Ludovine de La Rochère. Mme Taubira parle d’esclavage, mais de la GPA jamais. Bien au contraire, elle la facilite avec sa circulaire » sur la reconnaissance des enfants nés de mères porteuses.« Si les gens savent qu’ils ne seront pas reconnus comme parents, conclut-elle, ils renonceront à recourir à la GPA. »"

Posté le 8 mars 2015 à 15h03 par Michel Janva | Lien permanent

07 mars 2015

"Jérôme Lejeune - Aux plus petits d'entre les miens" (teaser 1)

Voici le premier "teaser" du documentaire de François Lespés "Jérôme Lejeune - Aux plus petits d'entre les miens", qui sera diffusé le 20 mars à 20h40 sur KTO, puis proposé en DVD par Aloest Productions.

Teaser 1 - "Jérôme Lejeune - Aux plus petits d'entre les miens" from Aloest on Vimeo.

Posté le 7 mars 2015 à 18h52 par Marie Bethanie | Lien permanent

06 mars 2015

21 mars, journée mondiale de la trisomie 21

La Fondation Lejeune se mobilise :

"Cet intérêt, une première sur le plan scientifique et institutionnel, arrive à point. En effet, la trisomie 21, comme les autres déficiences intellectuelles d’origine génétique, sont oubliées des programmes de santé publique et de recherche à visée thérapeutique. Pas assez rares pour rentrer dans les plans maladies rares, pas assez grand public pour être inscrites à l’agenda politique. Le constat vaut sur les plans nationaux et européens.

Pourtant, une dynamique récente dans le domaine de la recherche exige une prise de conscience et une mobilisation des responsables politiques. L’urgence est d’autant plus aiguë qu’un enjeu éthique double l’enjeu scientifique : certains pays européens privilégient depuis des années une politique de détection prénatale qui conduit à l’élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance (en France par exemple 96% des fœtus détectés trisomiques sont avortés). Sur le plan scientifique, si l’Europe  marque une volonté politique forte, par la mise en place d’une stratégie, une organisation, un budget, elle peut jouer un rôle déterminant pour accélérer l’élaboration d’un traitement. C’est l’objectif de la journée du 10 mars.

A l’invitation du député européen slovaque Dr Miroslav MIKOLASIK, la FONDATION JEROME LEJEUNE et la WORLD YOUTH ALLIANCE proposent ce mardi 10 mars, 3 évènements auxquels participent le commissaire européen à la recherche Carlos MOEDAS, et plusieurs parlementaires parmi lesquels la vice-présidente de la commission recherche ITRE Mme Patrizia TOIA (Italie) et la vice-présidente de l’intergroupe handicap Rosa ESTARAS FERRAGUT (Espagne).

  1. Une table-ronde  TRAITER LA TRISOMIE 21 : UN DEFI SCIENTIFIQUE POUR L’EUROPE
    L’objectif est de sensibiliser les responsables politiques européens aux attentes des personnes atteintes de trisomie 21 en matière de recherche, et les informer sur les avancées de la recherche thérapeutique. L’évènement est introduit par le commissaire européen à la recherche M. Carlos Moedas. Des chercheurs de renommée internationale seront présents, parmi lesquels le Dr Mara Dierssen et le Dr Rafaël de la Torre, de Barcelone, qui présenteront leur essai clinique visant un traitement de la trisomie 21. Des résultats sont annoncés pour les mois à venir.

  2. La remise du 5ème PRIX SISLEY-JEROME LEJEUNE et du 5ème prix Jérôme Lejeune Jeunes chercheurs, afin d’encourager la RECHERCHE THERAPEUTIQUE pour la trisomie 21 et les autres déficiences intellectuelles d’origine génétique. Le Prix de la Fondation Sisley veut récompenser un chercheur de renommée internationale pour l’ensemble de ses travaux. Cette année, le Prix est décerné au Pr Randi Hagerman, de l’Université de Californie, dont les recherches sur la déficience intellectuelle sur l’X fragile sont déterminantes.  La dotation s’élève à 30 000 euros. Les jeunes chercheurs récompensés sont Julien Thévenon (Dijon), Jilian Iafrati (Californie), et Ricardos Tabet (Strasbourg). La dotation s’élève pour chacun à 10 000 euros. L’évènement se déroule au cœur de l’exposition « Jérôme Lejeune une découverte pour la vie » présente dans le Parlement les 10, 11 et 12 mars.
  3. Une mobilisation ludique sur les réseaux sociaux est proposée depuis le 4 mars et jusqu’au 21 mars: « Etre différent c’est normal ! ». Chaque citoyen est invité à s’y associer :

    Twitter : @Fondlejeune / @WYAeurope  #socksbattle4DS

    Facebook: Fondation Jérôme Lejeune / World Youth Alliance Europe

Posté le 6 mars 2015 à 15h11 par Michel Janva | Lien permanent

04 mars 2015

Le député Azérot, invité mystère de La Manif Pour Tous dimanche ?

Ce matin lors de sa conférence de presse pour présenter le forum international pour l'abolition de la GPA qui se tiendra dimanche prochain, La Manif Pour Tous a annoncé la venue d'un invité mystère, en plus de Jennifer Lahl et de Grégor Puppinck :

D'après nos informations, il s'agirait du député de gauche, de la 2e circonscription de Martinique Bruno-Nestor Azérot. Il s'était fait remarquer en 2013 en votant contre la loi Taubira et en appelant à manifester avec la Manif Pour Tous. En février dernier, il twittait encore :

Posté le 4 mars 2015 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Chronique de la GPA : elle veut devenir grand-mère porteuse

La légalisation des mères porteuses, voilà ce que ça peut donner :

"En Angleterre, une femme voudrait faire siens les ovocytes de sa fille, décédée il y a quatre ans, dans le cadre d’un « projet de grossesse » impliquant une FIV et un donneur de sperme. Selon elle, sa fille avait accepté que ses ovocytes soient utilisés si elle ne survivait pas au cancer dont elle était atteinte.

Mais voilà : bien que ce soit en Angleterre, où l’on en est à légiférer sur les bébés à trois parents, aucune clinique n’a accepté de réaliser ce que le Dr Mohammed Taranissi, vedette britannique de la FIV, décrit comme une « première mondiale ». Et l’autorité ad hoc a refusé l’exportation des ovocytes à New York où une clinique est disposée à mettre en œuvre le « projet de grossesse » pour la modeste somme de 83.000 €.

C’est la troisième fois que cette femme voit sa demande d’exportation rejetée ; elle envisage désormais d’en appeler à la Cour suprême…"

Après la Cour Suprême, elle ira voir la CEDH qui lui donnera raison, car il est plus grave de donner une fessée à un enfant que de le concevoir par éprouvette et grand-mère porteuse.

Posté le 4 mars 2015 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

03 mars 2015

En mars 2015, un mois avec le professeur Lejeune

Lu sur Zenit.org :

"Par des citations accompagnant son service quotidien, Zenit propose à ses lecteurs de passer un mois, en mars, avec le professeur Jérôme Lejeune (1926-1994), en préparation au 21eanniversaire du rappel à Dieu de ce grand scientifique du XXème siècle, pionnier de la génétique moderne, et ardent défenseur de la dignité de toute vie humaine.

Une messe pour la Vie sera célébrée à l’occasion de cet anniversaire, le 10 avril prochain [à 19h30], en l’église Saint-Augustin, à Paris, par Mgr Jean-Marie Mpendawatu, Secrétaire – « numéro deux » - du Conseil pontifical pour la santé.

Soigner et guérir

Le Professeur Lejeune a marqué l’histoire en mettant son immense intelligence et sa Foi profonde au service de ses patients trisomiques qu’il appelait «les pauvres parmi les pauvres», avec le souci inlassable de les soigner et de les guérir.

Aussitôt après la découverte de la trisomie 21 en 1958, qui n’est qu’une étape dans sa vie, il se lance immédiatement dans la recherche d’un traitement pour ses patients et pour tous ceux qui, porteurs d’une maladie génétique, viennent à sa consultation dans l’espoir d’un diagnostic et d’un traitement.

Devenu chef de l'unité de cytogénétique à l'Hôpital Necker Enfants Malades à Paris, il étudie avec son équipe plus de 30 000 dossiers chromosomiques et soigne plus de 9 000 patients atteints d'une maladie de l'intelligence.

A force de patience et de recherche, il identifie d’autres maladies chromosomiques, comme la Maladie du cri du chat, en 1963, à laquelle il refuse de donner son nom.

Un regard d’espérance et d’amour

Ses titres français et internationaux manifestent la qualité de ses travaux pionniers en génétique mais ce qui frappe surtout chez le Professeur Lejeune c’est le regard qu’il porte sur chacun de ses patients, un regard d’espérance et d’amour inconditionnel, qui redonne force aux parents.

Aussi, quand des lois injustes menacent la vie de ses patients, il n’a pas peur de prendre publiquement leur défense, et devient bientôt leur infatigable avocat à travers le monde.

Témoin passionné de la Charité et de la Vérité, il a su réconcilier aux yeux du mondecontemporain, la Foi et la science, c’est pourquoi Saint Jean-Paul II, qui l’appelait frère Jérôme et vint se recueillir sur sa tombe lors des JMJ en 1997, lui confia la création de l’Académie pontificale pour la Vie.

Aujourd’hui, l’exemple de cet homme qui a eu le courage de suivre sa conscience de médecin fidèle au serment d‘Hippocrate et de chrétien fidèle à son Baptême, inspire et fortifie les Serviteurs de la vie humaine à travers le monde.

Cause de canonisation

Son procès de canonisation ouvert à Paris en 2007, se poursuit aujourd’hui à Rome, par la rédaction de la Positio (l’étude sur l’héroïcité de ses vertus théologales et cardinales). Les très nombreux messages et intentions de prière qui parviennent du monde entier au postulateur manifestent l’espérance et l’impatience grandissantes de le voir un jour canonisé par l’Eglise."[...]

Retrouvez ici les évènements pour "un mois avec le Professeur Lejeune".

Posté le 3 mars 2015 à 09h27 par Marie Bethanie | Lien permanent

02 mars 2015

Grégor Puppinck : 2e intervenant du Forum pour l'abolition de la GPA

Avec Jennifer Lahl, Grégor Puppinck interviendra au Forum international pour l'abolition de la GPA , organisé paar La Manif Pour Tous.

PDirecteur du European Centre for Law and Justice, organisation non gouvernementale agissant auprès des institutions européennes, Grégor Puppinck est en outre conseiller pour plusieurs Etats membres du Conseil de l’Europe, en particulier pour le Saint-Siège qu’il représente dans plusieurs comités d’experts du Conseil de l’Europe.

De 2003 à 2009, Grégor Puppinck a enseigné les droits de l’homme, le droit international et le droit constitutionnel à la faculté de droit de Mulhouse. Grégor Puppinck est  diplômé de l’Université de Paris II-Assas, de l’Institut des Hautes Etudes Internationales (IHEI), et il  est titulaire d’un doctorat en droit pour une thèse portant sur le processus de formation de la norme bioéthique.

Il est Chevalier de la République d’Italie et Commandeur de l’Ordre de Saint Grégoire le Grand

Posté le 2 mars 2015 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

26 février 2015

Propagande pour l'esclavage des femmes

Femme actuelle fait l'apologie d'une pratique illégale : le recours aux mères porteuses, à travers un témoignage dégoûlinant de bons sentiments et d'absence de réflexion. Et une belle désinformation : la mère porteuse est « l’être le plus altruiste de la terre. Elle voulait depuis longtemps porter un enfant pour qu’une autre femme puisse, comme elle, connaître le bonheur de la maternité ».

N'empêche que "l'être le plus altruiste de la terre" a pris un avocat pour sceller le contrat et a commencé par se mettre d'accord avec la mère biologique sur la somme d’argent échangée... En matière d'altruisme, on a connu mieux...

Il y a 2 jours, Christiane Taubira tenait un discours sur la traite des êtres humains et l’esclavage « moderne ». Elle a oublié de dénoncer la pratique des mères porteuses.

Posté le 26 février 2015 à 22h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

La LMPT sur tous les fronts : GPA, salon de l'agriculture, élections

Le 8 mars, La Manif Pour Tous organise un forum international pour l'abolition de la GPA. Tout le monde peut y assister.

Sur le même sujet, Ludovine de La Rochère interpelle France 5, qui diffusera le 10 mars une émission consacrée à la pratique des mères porteuses. Dans sa lettre à Bruno Patino, Directeur général délégué aux programmes de France Télévisions, Ludovine de La Rochère écrit que, malgré l'interdiction de la GPA :

"On observe pourtant que les émissions consacrées à la gestation pour autrui se multiplient. Et loin de dénoncer cette pratique, elles abordent la GPA sous l’angle du débat, comme s’il pouvait être envisageable d’accepter la marchandisation du corps des femmes ! Cet asservissement des femmes, ainsi que le trafic d’enfants, y sont en général à peine évoqués et les réalisateurs osent donner le champ libre aux partisans de la GPA pour argumenter en faveur de l’encadrement de cette pratique, c’est-à-dire de sa légalisation !

Or, la GPA, comme l’esclavage, on ne l’encadre pas : on l’interdit et on fait respecter cet interdit ! La responsabilité du service public est de faire respecter cette interdiction, et non de promouvoir la GPA ! [...]

C’est pourquoi un nombre immense de Français, et surtout de Françaises, comptent sur vous pour que cette émission du 10 mars dénonce la réalité et les implications de la gestation pour autrui et soit sans concession, tolérance ni complicité vis-à-vis de cette pratique et de ses promoteurs. Nous y serons bien entendu très attentifs.

Et puisque le groupe France télévisions semble si intéressé par ce sujet, j’ai le plaisir de joindre au présent courrier des invitations, pour vous-même, les dirigeants de France télévisions et l’équipe de l’émission « Les Maternelles », pour le 1er « Forum international pour l’abolition de la GPA » qui se tiendra au Palais Brongniart (Bourse de Paris) dimanche 8 mars prochain à l’occasion de la Journée de la femme. Nous serions très heureux de votre et de leur présence à cet événement qui réunira les intervenants les plus qualifiés sur ce sujet et des invités du monde entier."

Toujours contre la GPA, donc pour des bébés bio, la LMPT s'est invitée au salon de l'agriculture pour promouvoir No Maternity Traffic, une initiative collective pour l'abolition de la Gestation Pour Autrui.

T

Enfin ce matin, La Manif Pour Tous a présenté sa charte adressé aux candidats aux élections départementales de fin mars pour défendre la famille au sein des conseils départementaux.

On ne lâche rien.

Posté le 26 février 2015 à 14h23 par Michel Janva | Lien permanent

8 mars : Jennifer Lahl interviendra au forum pour l'abolition de la GPA

Jennifer_LahlJennifer Lahl est fondatrice et présidente du Center for Bioethics and Culture Network (Etats-Unis).

Elle a eu de nombreuses responsabilités au cours des 25 années d'expérience comme infirmière pédiatrique de soins critiques, administratrice d’hôpital et gestionnaire de soins infirmiers de haut niveau avec toujours une passion profonde pour parler au nom de ceux qui sont sans voix. 

Jennifer Lahl a publié de nombreux articles et tribunes, notamment dans le San Francisco ChronicleDallas Morning News et l'American Journal of Bioethics. Comme experte de terrain, elle est régulièrement interviewée à la radio et la télévision (ABC, CBS, PBS et NPR). Elle a également pris la parole devant les législateurs et les membres de la communauté scientifique. Elle a été invitée à s’exprimer au Parlement européen au sujet du traffic des embryons. Elle a produit plusieurs documentaires, notamment le Jour du père anonyme, un film explorant les histoires de femmes et d'hommes qui sont nés de dons de spermes anonymes. Son dernier film The Breeders, A Subclass of Women ("Les éleveurs : une sous-classe de femmes ?") sur la gestation pour autrui est sorti en janvier 2014.

Pour rencontrer Jennifer Lahl, n'oubliez pas de vous inscrire au Forum.

Posté le 26 février 2015 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

25 février 2015

Toutes formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine

Communiqué de la Commission des épiscopats de la communauté européenne :

"La gestation pour autrui est un sujet de préoccupation croissant dans le débat politique et juridique à travers toute l’Union européenne. Dans ce contexte, le Groupe de travail de la COMECE sur l’éthique dans la recherche et les soins de santé a publié un “Avis sur la gestation pour autrui: la question de sa régulation au niveau européen et international” qui est présenté ce lundi 23 février au Parlement européen lors d’un conférence sous le patronage de l’eurodéputé Miroslav Mikolasik.

L’avis explique pourquoi toutes formes de gestation pour autrui constituent une atteinte grave à la dignité humaine de ceux qui sont impliqués dans cet échange ; en particulier le fait  que cette pratique instrumentalise la mère porteuse (souvent piégée dans la pauvreté et trafiquée sans scrupules) et traite l’enfant comme un objet. C’est pourquoi on ne peut en aucune circonstance consentir à une telle pratique. Tout en prenant en considération les compétences de l’Union européenne en la matière, l’avis recommande, comme une première étape envisageable, d’évaluer la faisabilité du refus de transcrire les certificats de naissance établis dans les pays de naissance. Cela permettrait de juguler une pratique qui, comme l’avis le démontre dans une argumentation en 3 étapes, va à l’encontre des valeurs fondamentales auxquelles adhère l’Union européenne."

Lire l'avis : format pdf, 22 pages.

Posté le 25 février 2015 à 20h42 par Michel Janva | Lien permanent

3 parents pour un enfant : c'est possible en Grande-Bretagne

Après la Chambre des communes au début du mois, la Chambre des Lords britannique a approuvé la technique de fécondation in vitro qui permet de faire naître des bébés dont l'ADN provient de deux femmes et d'un homme.

Pour David King, directeur de l’association Human Genetics Alert

« une fois cette frontière éthique franchie […], il deviendra difficile de ne pas franchir les étapes suivantes pour aboutir à un monde de bébés fabriqués sur mesure ».

Posté le 25 février 2015 à 09h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

24 février 2015

Bompard demande à Valls de rappeler l'interdiction de la GPA

Question écrite du député Jacques Bompard concernant la légalisation de la GPA par le biais de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

"M. Jacques Bompard attire l'attention de M. le Premier ministre sur les droits accordés aux enfants nés de GPA par la Cour Européenne des Droits de l'homme. En juin 2014, la Cour Européenne des droits de l'Homme légalisait la GPA par la reconnaissance des enfants nés d'une mère porteuse à l'étranger. Toutefois, cette reconnaissance abjecte, qui marchandise le corps de la femme, autorise la vente d'enfant, transforme la procréation en objet de commerce techno-industriel, n'est normalement pas imposée à un état membre de la Cour Européenne des Droits de l'homme. Or, LA CEDH vient de condamner, en janvier 2015, l'Italie qui avait séparé un enfant né de GPA, des personnes qui l'avaient commandé et payé par virement sur internet. L'horreur de la GPA ne doit pas être tolérée en France et doit faire l'objet d'une interdiction radicale. La CEDH n'impose pas à la France d'interdire la GPA mais lui refuse le droit de ne pas reconnaître les enfants nés d'une GPA à l'étranger. A ce titre, la GPA est légalisée en France. Négocier le prix d'un enfant, calculer la qualité de la mère qui va le porter, établir un contrat de fabrication, sont autant de points ignobles qui ne peuvent être acceptés. M. Jacques Bompard demande à M. le premier ministre de rappeler l'interdiction vigoureuse de la GPA en France et de la reconnaissance d'enfants nés d'une mère porteuse à l'étranger."

Posté le 24 février 2015 à 21h47 par Michel Janva | Lien permanent

Quand le Sénat belge débat de la GPA

Ce n'est pas pour l'interdire, mais pour "l'encadrer". On a vu ce que donnait l'encadrement de l'avortement ou de l'euthanasie...

Les débats sont on ne peut plus glauques :

L'une des trois propositions de loi visant à encadrer la GPA "s'intéresse à l'organisation des « centres de maternité de substitution ». Il permettrait l’accès à la GPA à tous les couples. Il distingue« la maternité de substitution de haute technologie », qui consiste en l'implantation chez la mère porteuse d'un embryon dont les gamètes proviennent des parents demandeurs, et « la maternité de basse technologie », où la mère porteuse est inséminée artificiellement avec le sperme du père demandeur."

Proposition d'un expert en droit, lors des auditions :

"Un dossier serait déposé et étudié par le centre de fertilité avant que le tribunal de la famille donne un agrément au projet. Au terme d'un délai de réflexion, on passerait alors à l'étape de la procréation. L'échevin de l'Etat civil procéderait ensuite à l'enregistrement de l'enfant et de ses parents avant que ne s'ouvre une période de contestation.

La juriste en droit familial suggère que le matériel génétique puisse également être transmis par la mère porteuse."

Vient la question suprême : l'éthique exige-t-elle d'obliger les parents à dire la vérité à leur enfant, ou est-ce contraire à la liberté ?

Posté le 24 février 2015 à 16h07 par Louise Tudy | Lien permanent

23 février 2015

La CEDH « impose progressivement » la gestation pour autrui

Gregor-puppinck-directeur-de-l-european-centre-for-law-and-justice-eclj_articleGregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, était interrogé aujourd'hui par Antoine Pasquier pour Famille chrétienne sur les différentes affaires de GPA sur lesquelles s'est penchée la CEDH, dont des affaires mettant en cause des Français. Il estime que cette succession d'affaires vise à établir la libéralisation de la GPA par la CEDH, qui passe au-dessus des droits des Etats, avec leur accord tacite. En France par exemple, où la GPA a rencontré un accueil plutôt négatif dans l'opinion publique, Gregor Puppinck dit que le gouvernement français

"est consentant : il accepte que le droit français soit « violé » jusque dans ses principes d’ordre public. Il ne parvenait pas à imposer lui-même la GPA : des juges de la Cour de Strasbourg le font à sa place, conscients que cette décision sera bien accueillie par l’actuel gouvernement."[...]

Parlant du pouvoir de la CEDH :

"[S]on pouvoir dépasse celui des États, mais avec leur consentement. Elle se dit « conscience de l’Europe », c’est-à-dire arbitre du juste et du bien, autorité morale. Il faut bien comprendre que les « droits de l’homme » ne sont pas du droit mais de la morale, et que la CEDH n’est pas vraiment une juridiction, mais effectivement une « conscience » : le lieu où s’exerce le jugement moral. Sa jurisprudence est d’ailleurs largement structurée sur la philosophie morale et constitue un véritable magistère, autoréférencé, en quête de cohérence et d’universalité. Cette morale entend corriger et encadrer la démocratie politique en ce qu’elle a de contingent.

La supériorité de la Cour n’est autre que celle de la vérité sur le nombre, de la justice sur la politique. On ne sort pas de la théocratie : l’ordre politique doit être sommé, couronné, par un ordre moral, fût-il matérialiste et athée. Le matérialisme et l’athéisme promettent aussi un absolu de liberté, mais à l’encontre des déterminismes, de la vie, de la mort, et finalement de Dieu, pour la plus grande gloire de « l’homme ». Ce rêve surhumain conduit notamment au chlorure de potassium et à la vente d’enfant."

Lire l'article entier ici.

Posté le 23 février 2015 à 22h32 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

20 février 2015

Thaïlande : location d'utérus interdite pour les étrangers

La Thaïlande a adopté une loi qui interdit à un couple d'étrangers d'avoir recours au service d'une mère porteuse thaïlandaise. Ce texte devrait entrer en vigueur en juin. Pour qu'un couple puisse avoir recours à une mère porteuse en Thaïlande, au moins l'un des deux doit avoir la nationalité du pays et ils doivent être mariés depuis au moins trois ans. La Thaïlande a également voté en faveur d'un texte interdisant toute publicité de cette pratique.

Posté le 20 février 2015 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2015

Accepter sa stérilité : la dernière provocation de Jacques Testard

Dans une tribune parue dans Libération, Jacques Testard, biologiste de la procréation, condamne la "création" d’enfants à trois parents, manipulation qui vient de recevoir le feu vert des députés britanniques. Jean-Yves Nau commente l'argument ultime de "cette personnalité scientifique venue des horizons de l’extrême gauche, admirateur de Jean Rostand – cet athée revendiqué à qui il arrive d’être en communion avec les positions du Vatican" :

" L’enfant à venir, explique-t-il, est de plus en plus fréquemment  conçu de plus en plus par combinaison d’éléments biologiques variés (gamètes étrangers au couple, location d’utérus, remplacement de mitochondries). Et il pose la question dans laquelle on perçoit sa réponse :

« Quand le «produit enfant» ne peut pas réellement être celui du couple, ne serait-il pas préférable d’accepter le fait de la stérilité, en s’abstenant de procréer ou en recourant à l’adoption, plutôt que chercher toujours à contourner les handicaps à force d’acrobaties de plus en plus problématiques ? »

Reprenons : « accepter le fait de la stérilité ». La proposition ne manque pas de sel quand elle émane d’un homme qui n’a eu de cesse de trouver des solutions pour, précisément, faire que les couples n’acceptent pas la stérilité dont ils souffraient. Faire de la stérilité non plus une pathologie mais bien une fatalité au nom des dangers supérieurs, pour notre espèce, inscrits dans les manipulations actuelles des cellules sexuelles humaines ? Voilà bien un propos contre-révolutionnaire. Le propos d’un homme libre qui mériterait, dans Libération notamment, des développements complémentaires."

Posté le 16 février 2015 à 12h04 par Louise Tudy | Lien permanent

13 février 2015

GPA : Le Front National dénonce la décision de la CEDH

Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen, dénonce l'arrêt de la CEDH en faveur de la location d'utérus :

"Le 27 janvier dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné l’Italie pour avoir retiré à un couple l’enfant qu’il a acheté 49 000 euros auprès d’une société spécialisée dans la gestation pour autrui (GPA), terme froid derrière lequel est masqué la réalité des mères porteuses. L’Italie a même été condamnée à verser 30 000 euros au couple en réparation du préjudice…

Cet arrêt, présupposant qu’il est conforme à l’intérêt d’un enfant né sous GPA d’être élevé par ses « acheteurs » constitue un nouveau bond en avant vers l’imposition progressive de la libéralisation de la GPA, et donc par conséquent de toutes les graves dérives mercantiles y étant liées, de l’exploitation du corps de la femme à la commercialisation de l’enfant.

En outre, la CEDH, en jugeant que l’interdiction d’ordre public de la GPA et de la vente d’enfants ne peuvent être invoqués comme des motifs suffisants pour retirer au couple l’enfant en question, porte directement atteinte à la liberté des États de ne pas reconnaître les conséquences juridiques à la gestation pour autrui et les dépossède des moyens de s’y opposer.

Le Front National dénonce cette nouvelle décision de la CEDH qui fait de l’enfant un simple produit interchangeable que l’on peut commander ou vendre à sa guise. En incitant au trafic international d’enfants, la Cour européenne des droits de l’homme prouve qu’elle se soucie bien plus de trouver des réponses aux caprices individuels de minorités revendicatives que de défendre l’intérêt de l’enfant et des plus fragiles."

Posté le 13 février 2015 à 15h06 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2015

Science prométhéenne

Dans Science et vie de février :

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Posté le 10 février 2015 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent

Trisomie 21: une fillette fait mentir les statistiques

Lu ici :

"Selon la Down Syndrome Education International, très peu de gens trisomiques arrivent effectivement à chanter. Pour être en mesure de produire du son et d'activer leurs cordes vocales, ils doivent fournir deux fois plus d’efforts. Leur voix est souvent décrite comme «rauque et grave»."

Madison Tevlin, 12 ans, atteinte de trisomie 21, fait mentir cette statistique :

Posté le 10 février 2015 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent

09 février 2015

L'avortement, une douloureuse réalité...

7skh24gizbe"Choisir la vie" communique : 

"À l'occasion des 40 ans de la loi sur l'avortement, Choisir la Vie lance une campagne de sensibilisation sur ce sujet en diffusant le plus largement possible un livret de 12 pages abordant les grandes lignes et la réalité de cl'avortement (législation, conséquences, témoignages…). Rappelons combien cette loi du 17 janvier 1975 fut une véritable "boîte de Pandorre", qui a initié toutes les dérives éthiques et morales actuelles en autorisant qu'il puisse être portée atteinte à la vie du plus faible, du plus innocent : l'enfant à naître dans le sein de sa mère.

40 ans plus tard, cette loi dite "d'exception" a fait plus de 8 millions de victimes, enfants à naître et femmes dont le traumatisme post-avortement, bien que volontairement nié par les partisans de l'avortement, est une douloureuse réalité.

Ce livret sera également envoyé à tous les parlementaires ainsi qu'aux présidents des conseils régionaux.

Le commander gratuitement :
- Par voie postale : Choisir la Vie - 6 square du Trocadero 75116 Paris 
- Par e-mail : info@choisirlavie.fr"

Posté le 9 février 2015 à 19h10 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Le courage du papa d'un bébé trisomique émeut la Toile

Aleteia : Léo est né d'un père Néo-Zélandais et d'une mère Arménienne. Il est porteur de Trisomie 21. Sa mère voulait l'abandonner et avait prévenu son mari : s'il le gardait, elle divorcerait. Ce qu'elle a fait, car le père a voulu garder le bébé :

" « Ils m’ont laissé le voir et j’ai regardé ce petit garçon et j’ai dit : "Il est beau, il est parfait" »"

N'ayant plus désormais de raison de rester en Arménie, le père de l'enfant a lancé une souscription sur internet, afin de réunir les fonds lui permettant de rentrer avec Léo dans son pays d'origine.

Unnamed"Le papa connecté décide de raconter son histoire et de lancer une collecte via le site  GoFundMe, « Bring Leo Home » (« Ramener Leo chez lui »). Alors qu’il souhaitait récolter 60 000 dollars (environ 53 000 euros), en une dizaine de jours, les internautes lui offrent plus de 400 000 dollars. « Mon but est de réunir suffisament d'argent pour pouvoir travailler à mi-temps et éviter à Leo d'aller dans un centre », expliquait-il, émouvant le monde entier. Il approche désormais du demi million de dollars, et le Web ne cesse de partager cette belle histoire d'amour entre un père et son fils."

Le but atteint, le reste des fonds collectés servira à venir en aide aux enfants trisomiques dans le monde, et notamment en Arménie, où les bébés trisomiques sont mal acceptés, et où il n'existe qu'un seul orphelinat pour les accueillir.

Posté le 9 février 2015 à 12h40 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

08 février 2015

Le bébé conçu avec l'ADN de 3 parents repose le problème des bébés-éprouvettes

Pour empêcher la transmission de certaines maladies rares, l’Angleterre vient de se prononcer en faveur d’une technique qui permet la conception d’un bébé à partir de trois ADN différents. Pierre-Olivier Arduin, directeur de la commission bioéthique de l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon, explique à Famille chrétienne :

Images-2"Il existe des maladies génétiques humaines qui sont transmises via l’ADN inclus dans de petits organites présents dans toutes nos cellules, les mitochondries. Pour éviter la transmission de cet ADN mitochondrial de la mère à l’enfant, la FIV dite « à 3 parents » utilise l’ovule d’une donneuse qui a des mitochondries saines. L’ovule est préalablement débarrassé de son noyau dans lequel on intègre le patrimoine génétique d’un second ovule, prélevé chez la future mère, sans les mitochondries malades. On obtient donc un ovule avec de l’ADN issu de deux femmes : 99% de la future mère et 1% de l’ADN mitochondrial de la donneuse. La cellule qui en résulte est ensuite fécondée avec le spermatozoïde du père : il s’agit donc bien d’un embryon conçu avec l’ADN de trois parents.

[...] Mais, pour moi, il s’agit avant tout d’une étape dans la logique d’instrumentalisation et d’eugénisme déjà en germe dans la Fécondation in Vitro (FIV). La grande transgression date de la fin des années 70 avec la naissance de Louise Brown, en Angleterre justement, le premier bébé-éprouvette dans l’espèce humaine. Robert Edwards qui a mis au point la technique chez l’homme en 1978 l’avait annoncé sans le moindre état d’âme : « Nous avons le droit d’éviter la naissance d’enfants porteurs de maladies et je suis favorable à l’usage de ce qui pourrait conférer de meilleures aptitudes aux embryons fécondés et cultivés in vitro. Il ne devrait pas y avoir de limite à ces recherches… ». La FIV établit un rapport de domination entre sujets producteurs – les porteurs du projet parental et les médecins – et l’objet produit, l’enfant à naître. A partir du moment où l’embryon est livré à la puissance biotechnique, aucun argument ne peut s’opposer à la fuite en avant : diagnostic préimplantatoire, vitrification des ovules, bébé-médicament, conception d’embryons avec des gamètes étrangers et maintenant FIV à trois parents.

Pourrait-elle être autorisée en France ?

Cette logique de fabrication d’enfant exempt de maladie, on l’oublie, est déjà implicitement inscrite dans notre loi de bioéthique. Avec le diagnostic préimplantatoire, bien sûr, qui permet de fabriquer en série des embryons pour éliminer ceux qui porteraient un gène défectueux. Mais également avec le don d’ovule qui est non seulement autorisé pour les femmes infertiles, mais aussi en cas de susceptibilité de transmission par la mère d’une maladie génétique. C’est exactement l’indication avancée par le Parlement britannique pour autoriser la FIV à trois parents. Cette transgression correspond donc à l’esprit qui est déjà à l’œuvre dans notre propre législation. Qui s’opposera à ce qu’elle soit validée prochainement en France ? [...]

Rassurez-nous, cette technique restera réservée à quelques cas rares ?

Hélas, toutes ces techniques s’accordent parfaitement avec l’idéologie transhumaniste. Elles peaufinent le raffinement eugénique en attendant de créer un être humain sans défaut. Ce droit de regard sur l’embryon conçu est un risque majeur de nos sociétés. La norme pourrait même être une reproduction artificielle pour tous. Quand le très honorable Collège national des gynécologues et obstétriciens réclame la légalisation de l’« autoconservation sociétale des ovules » pour toutes les Françaises à l’instar des firmes californiennes du transhumanisme comme Google, on peut craindre que les fécondations in vitro deviennent dans le futur le mode normalisé de fabrication de la vie humaine. [...] 

Je suis inquiet car l’opinion publique semble prête à tout. Même au sein de l’Eglise, chez certains catholiques, l’enseignement du Magistère est parfois mal accepté. Il y a un vrai travail de formation à faire, d’éclairage des consciences dans nos milieux. Il y a un vrai défi éducatif à relever avec les établissements scolaires catholiques où l’éthique doit être enseignée dans le respect de la loi naturelle et des directives du Magistère. J’espère également beaucoup en la formation d’une nouvelle génération de jeunes médecins et sages-femmes qui seront des avocats résolus du début de la vie humaine. Collectivement, pasteurs et laïcs, nous devons réfléchir à la création d’une Université libre en France exclusivement dédiée à la formation des professionnels de santé qui soit en mesure de leur offrir un cursus rigoureux sur le plan académique et conforme aux enseignements de l’Eglise. L’université catholique du Sacré-Cœur en Italie, qui dépend du Saint-Siège, pourrait nous apporter une expertise sur ce dossier. Je crois que ce serait un beau et grand projet pour l’Eglise de France. Aujourd’hui, les catholiques sont quasiment contraints de se censurer et d’éviter les études d’obstétrique pour ne pas avoir à blesser leur conscience. Cette situation n’est plus acceptable. Le renouveau pourrait venir de personnalités respectées par leur science et courageuses quant à leurs convictions, capables de faire entendre leur voix sur les sujets de société et de bâtir une nouvelle culture de vie dans des lieux où la vie humaine serait accueillie, protégée et accompagnée. Nous avons besoin de nouveaux professeurs Lejeune !"

Posté le 8 février 2015 à 20h47 par Michel Janva | Lien permanent

07 février 2015

8 mars : forum pour l'abolition de la GPA

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Posté le 7 février 2015 à 07h41 par Michel Janva | Lien permanent

06 février 2015

GPA : « Le Cadre législatif en Inde consacre la loi de la jungle ». La Belgique sur le même chemin ?

Une lectrice belge du Salon Beige nous informe :

Un colloque sur la GPA (Grossesse Pour Autrui) organisé par les partis Ecolo et Groen, s’est tenu à Bruxelles le 30 janvier, dans l’enceinte du Sénat belge.

Le député Benoit Hellings annonce la couleur : il était contre la GPA mais ce n’est plus le cas maintenant. Il précise en introduction que ce colloque est là pour éclairer les députés Ecolo-Groen de Belgique. Prétendant nous présenter un panel équilibré et impartial dans ses opinions, nous voilà confrontés à un plaidoyer pour la GPA.

Ainsi la première oratrice est Candice Autin, Médecin responsable du service PMA-GPA du CHU Saint Pierre à Bruxelles. Elle assure que tout se passe pour le mieux lors des GPA qu’elle pratique.

La seconde oratrice, Véronique Van Asch est juriste. Parmi ses clients des couples qui ont réalisé des GPA en Belgique et à l’étranger. Pour simplifier la vie de sa clientèle, elle souhaite « sans parti pris » une nouvelle loi sur la filiation. 

Le troisième orateur, Patrick Wautelet est juriste. Il nous décrit les situations qu’il juge quasi idylliques, là où des pays ont légalisé la GPA (Nouvelle Zélande et Afrique du Sud), et selon lui, c’est très compliqué pour les pays comme la France ou l’Italie qui ont interdit civilement et pénalement la GPA. « Le Cadre législatif en Inde consacre la loi de la jungle » et ceci justifie que la Belgique se dote d'une loi sur la GPA. Le raccourci intellectuel du juriste est saisissant car justement c’est avec des lois sur la GPA comme en Inde ou aux Etats-Unis sur la GPA que les marchés se sont structurés. Ces nouveaux marchés sont une jungle où des hôpitaux et des intermédiaires exploitent des femmes-porteuses.

Après ces quatre nuances de gris sur les nécessités de légiférer sur la GPA, un philosophe le professeur Guido Pennings nous assène le coup final. Tout d’abord, il laisse l’éthique au Comité Consultatif de bioéthique de Belgique. Selon lui, pas besoin de loi. Et laissons tomber l'adage "La mère est celle qui accouche". Cela serait plus simple de changer ce concept dépassé!  Et ainsi se règlerait de nombreuses  questions qui ferait qu'on n'a plus besoin d'une loi sur la GPA. Il nous fournit un exemple de législation intéressante : avant l’accouchement, la mère d’intention aurait tous les droits, elle ferait ce qu’elle veut quand elle veut : avortement, style de vis… Mais après l’accouchement, les parents d’intention seraient devant la loi les seuls parents, ayant tous les droits sur l’enfant. La loi ne doit avoir aucune restriction. Les hôpitaux sont des structures merveilleuses, il faut leur faire confiance (comme en Inde à l’écouter?). Les centres de PMA décident eux-mêmes de ce qui acceptable ou pas. Tout est possible dans le contrat avec la mère porteuse, et bien entendu la rémunération de la mère porteuse doit être à la hauteur de son travail.

Après une telle argumentation,  la conclusion est claire : les députés écolos belges  sont sûrement pro-GPA, pro-marchandisation du corps et chosification de l’enfant. 

Un débat de 90minutes est prévu, et là surprise. Dès la première intervention, le ton est donné :

« je suis féministe lesbienne et ce que j’ai entendu ici est incroyable. Comment après tous nos combats pour l’émancipation des femmes, peut-on faire de telles propositions de marchandisation du corps des femmes et de chosification des enfants ? ».

Les surprises continuent :

«  j’appartiens à  Femme Socialiste Prévoyante (section féminine du PS belge). Nous sommes opposés à la GPA qui ne respecte pas la dignité de la mère porteuse, ni ses droits fondamentaux de disposition de son corps pendant toute la grossesse, ni ses droits futurs vis à vis de l’enfant. »

Panique du côté des assistants parlementaires qui ont organisé le colloque, il faut vite envoyer la contre attaque. La Médecin chef du service de l’hôpital de Gand qui pratique des PMA/GPA pour duos de même sexe, vient à la rescousse pour témoigner aussi de sa pratique, « jamais aucun problème ». Un couple commanditaire est venu pour témoigner, la mère porteuse qui est la sœur de la mère d’intention est présente à ses côtés. L’effet sentimental permet de remobiliser la moitié de l’assemblée qui semble plus sensible aux arguments pro GPA.

Les témoignages se succèdent :

« on peut être contre la GPA et souffrir de ne pas avoir d’enfant témoigne une lesbienne, la vie offre d’autres forme de fécondité. Etre Gay n'implique pas que pour se réaliser, il faille un enfant ! »

Autre témoignage poignant  de la présidente d’une association belge qui milite pour la fin de l’anonymat de don de sperme ou d’ovocyte en Belgique :

"L’anonymat des origines est contraire aux droits de l’homme".

Deuxième joker des organisateurs : un homme avec son compagnon raconte qu’il a fait un enfant aux Etats-Unis et l’a ramené en Belgique. Son compagnon a fait la demande d’adoption. « Je vais très bien merci », répète-t-il deux fois comme une incantation. 

Mais les questions fusent, les féministes, juristes, femmes, hommes, étudiants prennent la parole à tour de rôle pour pointer du doigt les impasses de la GPA. Par exemple :

  • L’apparition de contrat abusif pour la mère porteuse, le risque de déclencher un cancer avec cette grossesse. 
  • Comment garantir que l’enfant aura toujours accès à ces origines ? 
  • Les risques de développement du tourisme procréatif ou de dérapage avec des mères porteuses étrangères.
  • Les conséquences de l’attachement entre l’enfant et la mère porteuse. Les conséquences dans la famille de la mère porteuse. 

Une femme qui représente une association de personnes ayant tenté sans succès des PMA/GPA témoigne. 

« On ne parle que des succès, idéalisés ! Mais Avez-vous évalué un jour les dégâts pour tous ces couples traités comme des malades plutôt que des amants ? Nous écoutons près de 35.000 personnes qui sont en grande souffrance des conséquences de ces traitements invasifs."

Ces témoignages sont autant de raisons pour une loi qui interdirait la GPA. 

Le Prof Petra de Sutter, député Européen Ecolo est gynécologue dans le centre de PMA/GPA de Gand. Ce service pratique des PMA/GPA pour couples, personnes seules, ou duo de personnes de même sexe. Petra de Sutter clôture ce colloque tout en annonçant sa nomination dans un rôle de Rapporteur d’un groupe pour le Conseil de l’Europe. Elle souhaite entendre les arguments pour mieux encadrer la GPA en Belgique. Nous voilà rassuré, le business de la GPA se charge de s’étudier lui-même, en vue de le réglementer pour mieux le développer.

Pourquoi ne pas nommer un directeur de Philip Morris comme rapporteur au conseil de l’Europe pour lutter contre le tabagisme ?

Posté le 6 février 2015 à 11h53 par Michel Janva | Lien permanent

05 février 2015

Trois ADN pour un bébé à la carte : eugénisme

Le parlement britannique a approuvé mardi le projet de «fécondation in vitro avec remplacement mitochondrial», soit la fécondation in vitro «à trois parents». La journaliste Anne-Laure Debaecker y voit un procédé de manipulation de l'ADN comme dans le film "Bienvenue à Gattaca", qui met en scène un monde futuriste où les enfants sont fabriqués systématiquement in vitro, après sélection de l'ADN, afin de donner des individus les plus performants possibles. Du fait des manipulations projetées, l'embryon

[...] "va posséder un ADN hybride qu'il transmettra aux générations suivantes. Ce procédé va à l'encontre de l'article 13 de la Convention sur les Droits de l'Homme et la biomédecine du Conseil de l'Europe qui stipule que «toute intervention ayant pour objet de modifier le génome humain ne peut être entreprise que pour des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques et seulement si elle n'a pas pour but d'introduire une modification dans le génome de la descendance.»

Cette «avancée médicale» soulève de nombreux problèmes éthiques: usage et statut du don d'ovules, droits à accorder à la donneuse dont une partie -certes infime- du patrimoine génétique sera transmise à l'enfant à naître, manque de recul quant aux conséquences psychologique et physiologique sur l'enfant, mais aussi risque de dérive eugénique.

Cette technique n'est, en effet, pas utilisée à des fins thérapeutiques mais préventives: il s'agit de créer un être humain auquel on aura neutralisé et remplacé un gène malade précis, grâce à un bricolage à partir de trois donneurs. Le résultat de ce ménage à trois est transmissible à la descendance et constitue un premier pas vers le «bébé à la carte»".[...]

Posté le 5 février 2015 à 14h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 février 2015

La CEDH incite au trafic international d’enfant

La CEDH a jugé – par cinq voix contre deux — que le retrait d'un enfant né à l'étraanger par GPA a porté atteinte à la vie privée et familiale du couple l'ayant acheté. L’achat d’un enfant confère ainsi aux acquéreurs un droit sur cet enfant au nom de l’intérêt de l’enfant tel que déterminé par les juges strasbourgeois (qui n’ont consulté aucun expert). Pour Gregor Puppinck :

"D’un crime naît un droit. Ainsi la Cour valide-t-elle la vente d’enfant. Il faut le dire lucidement : le prétendu « intérêt de l’enfant » cache en réalité celui des juges à imposer la libéralisation de la GPA.

À aucun moment, la Cour ne s’interroge sur la moralité de la GPA, sur l’origine de l’enfant, sur l’exploitation des vendeurs de gamètes et de la mère porteuse à l’origine de son existence. La vente d’enfant ne la choque pas, elle ne sourcille pas, elle précise que ce n’est pas son affaire. Elle ne s’interroge pas davantage sur la violence irrémédiable infligée aux enfants nés de GPA : condamnés « pour leur bien », selon sa logique, à vivre avec ceux-là même qui les ont privé de leurs vrais parents et les ont achetés. [...]

Cet arrêt est dévastateur, et les deux juges dissidents l’ont souligné : il réduit à néant la liberté des États de ne pas reconnaître d’effets juridiques à la gestation pour autrui, et même la légitimité du choix de l’État en ce sens. Plus encore, cet arrêt est une incitation au trafic international d’enfant ; il retire aux États les motifs et les moyens de s’y opposer.

[...] Il faut espérer que le gouvernement italien fera appel, et que d’autres gouvernements le soutiendront ; mais la Cour a le pouvoir de rejeter cette demande sans justification. Cependant, peut-être que le gouvernement ne fera pas appel, car la Cour a assorti son jugement d’une mention qui semble réduire à néant sa propre argumentation : il n’est pas nécessaire de « rendre » l’enfant à ses acquéreurs car il vit depuis 2013 dans une famille.

Ainsi, la véritable obligation concrète qui résulte de cet arrêt est celle pour l’Italie et les 46 autres États européens de ne plus s’opposer à l’avenir à la vie de telles « familles »."

Posté le 3 février 2015 à 14h15 par Michel Janva | Lien permanent

Royaume Uni : 43 députés contre la FIV "à trois parents"

Lu sur Gènéthique : 43 députés européens s'inquiètent que certains scientifiques veuillent jouer aux apprenti-sorciers avec la vie humaine. Puissent-ils être entendus.

[...] "43 députés européens, au premier rang desquels le Docteur Miroslav Mikolášik, ont signé une lettre ouverte au secrétaire d’Etat à la Santé du Royaume-Uni, pour l’alerter sur les dérives éthiques que suppose une telle pratique. Les 43 députés soulignent le manque important de données scientifiques, précisant qu’il faudrait entre deux et cinq ans supplémentaires pour aller au bout de la recherche clinique. De plus, ils rappellent que la Chine a abandonné cette pratique, faute de connaissance scientifique aboutie sur le transfert d'ADN."

 

Posté le 3 février 2015 à 14h06 par Marie Bethanie | Lien permanent

Promotion du planning familial au Nigeria : "la majorité des Nigerians obéissent à leurs pasteurs et à leurs imams"

C'est donc la mission que se sont donnés les pasteurs et les imams du Nigeria à l'appel de la Nigerian Urban Reproductive Health Inititave (NURHI), sponsorisés par la Fondation Bill & Melinda Gates : faire accepter par leurs fidèles, qui leur obéissent aveuglément, non pas la régulation naturelle des naissances (gratuite et qui fonctionne si elle est bien expliquée et appliquée), mais une contraception en bonne et due forme (payante : à qui le "crime" profite-t-il ?). Article complet à lire sur le Blog de Jeanne Smits.

Islam et protestantisme, unis pour une fois dans une même idéologie. On se demande pour quelle raison, si ce n'est financière, les imams et les pasteurs ne profitent pas de leur ascendant sur leurs fidèles pour promouvoir plutôt les méthodes naturelles de régulation des naissances, qui ne coûtent rien à personne. 

Posté le 3 février 2015 à 11h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

31 janvier 2015

Que dit l'Eglise sur la FIV

Cette note d'hier a soulevé auprès de nombreux lecteurs le problème douloureux de l'infertilité et des solutions actuellement proposées par la science pour y remédier. Qu'il soit bien clair que nul ici ne se permettrait de porter quelque jugement que ce soit sur qui que ce soit, étant donné que la douleur de ne pas pouvoir être parents, on ne peut que s'y associer, mais on ne peut pas en porter le fardeau à la place des personnes concernées.

Ces préliminaires ayant été posés, il convient maintenant d'établir clairement ce qu'il est possible ou non de faire en matière de procréation, à la lumière de l'enseignement de l'Eglise. L'Eglise, en Mère soucieuse du bien de ses enfants, ne perd jamais de vue leur bien suprême, qui est d'aller au Ciel. C'est pourquoi c'est sous cet angle qu'elle a examiné tous les moyens scientifiques et leurs conséquences, proposés par la science pour pallier au manque d'enfant. Sa réflexion n'a pas pour objectif de juger les personnes, mais d'éclairer leurs esprits pour leur permettre de choisir en toute connaissance de cause les moyens les plus aptes à les conduire au Ciel. Deux documents majeurs, Dignitas personae et Donum vitae, expriment le fruit de cette réflexion, et sont synthétisées de façon très efficace dans cet article de Stanislas de Larminat.

  • L'Eglise entend l'impérieux désir des personnes d'avoir des enfants. Néanmoins, plaçant au plus haut la dignité de la personne, créée à l'image et ressemblance de Dieu, elle considère que l'on ne saurait utiliser les cellules composant l'être humain comme du matériel, les fins ne justifiant pas les moyens. L'Eglise ne veut pas confondre le droit A l'enfant, qui n'est ni un dû ni un objet de propriété mais le Don gratuit et libéral de Dieu, avec le droit DE l'enfant, qui est le fruit de l'acte spécifique des parents dans l'union conjugale.

« Un droit véritable et strict à l'enfant serait contraire à sa dignité et à sa nature. L'enfant n'est un pas dû et il ne peut être considéré comme objet de propriété: il est plutôt un don « le plus grand », et le plus gratuit du mariage, témoignage vivant de la donation réciproque de ses parents. A ce titre, l'enfant a le droit - comme on l'a rappelé - d'être le fruit de l'acte spécifique de l'amour conjugal de ses parents, et aussi le droit d'être respecté comme personne dès le moment de sa conception ». (Donum Vitae B-§8)

  • Pour les différentes formes d'aide médicale à la procréation (AMP), on se reportera à la synthèse de Stanislas de Larminat, afin de se concentrer ici sur la FIV (fécondation in vitro) :

"Elle est précédée du prélèvement préalable d’un ou de plusieurs ovocytes chez la femme. Ces ovocytes surnuméraires peuvent être congelés ou, dans certains pays, congelés après fécondation in vitro. Ce sont alors des « embryons surnuméraires ».

La Fivete (Fécondation in Vitro ou pipette)  peut être effectuée :

♦ par voie classique : les ovules sont mis au contact des spermatozoïdes en   attendant la fécondation spontanée

♦ par injection de spermatozoïde à l’intérieur du cytoplasme d’un ovule (ICSI). Cette injection se distingue des fécondations naturelles par un spermatozoïde dont le flagelle tombe au moment de sa pénétration dans l’ovule ; dans ce cas les caractéristiques génétiques « cytoplasmique » (génome mitochondrial) du père ne sont donc pas transmises[1]. Dans le cas de l’ICSI, l’injection contre nature du flagelle, transmet des caractéristiques génétiques « cytoplasmiques » du père qui sont considérés par quelques experts comme pouvant expliquer certaines malformations congénitales[2].

♦ par spermatide. La spermatide est la cellule séminale masculine qui précède immédiatement le stade du spermatozoïde.

♦ par cellules sexuelles « artificielles », c'est-à-dire différenciées à partir de cellules souches adultes. Certains laboratoires préparent cette technique pour ne plus avoir à effectuer de prélèvements préalables d’ovocytes ou de spermatozoïdes. Axel Kahn parle d’acharnement procréatique : « la dangerosité potentielle qu’engendre cette méthode n’est pas acceptable ».

Une fois fécondés in vitro, ces embryons sont implantés dans l’utérus de la mère (biologique ou « porteuse »). Certains pays autorisent les implantations multiples pour palier aux difficultés de nidification dans le placenta utérin. En cas de succès, il est alors souvent proposé une « réduction embryonnaire » par avortement sélectif pour ne laisser se développer qu’un ou deux fœtus."

  • La pratique de la FIV ouvre la porte à de nombreuses possibilités de dérives :
    • Le risque d’eugénisme du fait du tri des embryons
    • La dissociation de l’acte conjugal et de la procréation : la fécondation a lieu hors de l'acte conjugal et de plus fait intervenir une tierce personne au sein de cet acte qui doit rester exclusivement conjugal.
    • La pratique illicite de la réduction embryonnaire (« La fécondation in vitro implique l’élimination volontairement acceptée d’un nombre conséquent d’embryons. Certains pensaient que cela était dû à une technique encore imparfaite. Il est très préoccupant de voir que…la recherche ne semble pas porter un réel intérêt au droit à la vie de chaque embryon, mais vise surtout à obtenir de meilleurs résultats en termes de pourcentage d’enfants nés par rapport aux femmes qui initient un traitement ».  (Dignitas Personae - 2nde partie § 14).
    • La question des embryons surnuméraires (« Dans de nombreux cas, l’abandon, la destruction ou les pertes d’embryons sont prévus et voulus. Les embryons produits in vitro qui présentent des défauts sont systématiquement écartés. La technique de transfert comporte en réalité un traitement purement instrumental des embryons. Ni la déontologie professionnelle commune, ni les autorités sanitaires n’admettraient, dans aucun autre domaine de la médecine, une technique comportant un taux global aussi élevé d’insuccès et de pertes. Les techniques de fécondation in vitro en fait sont acceptées, car on présuppose que l’embryon ne mérite pas, ici, un plein respect dans la mesure où il entre en concurrence avec un désir qu’il faut satisfaire ». (Dignitas Personae - 2nde partie § 15).
    • Les risques d’extension de la Fivete aux personnes homosexuelles.

En bref : L’Eglise sait que les « Fivete » représentent dans certains pays près de 5% des naissances et se développent rapidement pour des raisons d’infertilité, mais aussi de « convenance personnelle ». Ce pourcentage ayant une tendance à augmenter rapidement, que deviendra une société dont un grand nombre de ses enfants aura été conçu en dehors du lien charnel ? Les positions de l’Eglise, en matière d’aide à la fertilité, sont donc prophétiques parce que fondées sur trois valeurs fondamentales:

a) l’intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu’à la mort naturelle;
b) l’unité du mariage, … respect mutuel du droit des conjoints à devenir père et mère seulement l’un à travers l’autre;
c) les valeurs …de la sexualité : procréation,  fruit de l’acte conjugal spécifique de l’amour des époux ». (Dignitas Personae- § 12).

Pour conclure :

L’Eglise ne juge pas les personnes: même dans l’erreur, chaque conscience conserve sa dignité, si elle a cherché la Vérité -et à cette condition expresse- nul ne peut décider à sa place. C’est pourquoi l’Eglise éclaire les consciences en expliquant pourquoi la Fécondation in Vitro ne répond pas à la nature profonde de l’homme. Elle offre aux personnes  souffrant de troubles médicaux de la procréation un réconfort, mais aussi la lumière et l’espérance, à travers lesquelles la maladie retrouve un sens.

Posté le 31 janvier 2015 à 10h48 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

30 janvier 2015

Mères à l'âge d'être grand-mères

La multiplication des remariages et des femmes voulant "faire carrière", sans compter celles qui sont atteintes de "jeunisme" et refusent de vieillir, aboutit à un phénomène nouveau : les femmes de 50 ans et plus sont de plus en plus nombreuses à être enceintes :

"C'est le Centers for Disease Control and Prevention britannique qui l'a révélé : le nombre de femmes à tomber enceintes alors qu'elles sont âgées de plus de 50 ans a augmenté de 165 % entre 2000 et 2013 au Royaume-Uni. Certaines ont réussi à avoir leur enfant de manière naturelle, mais la grande majorité a eu recours à la fécondation in vitro. Au total, plus de 700 enfants sont nés de mères quinquagénaires en 2013, contre moins de 300 en 2000.[...]

Cette attitude est jugée irresponsable - et passablement égoïste - puisque faisant passer l'envie de maternité avant le bien de l'enfant, qui se retrouve avec une mère ayant l'âge d'être sa grand-mère (sans compter les risques pour la santé de la "jeune" mère). René Frydman, gynécologue-obstétricien à l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) et premier à avoir réussi une fécondation in vitro avec un embryon congelé, n'est pas très favorable à ces grossesses tardives. Il explique que la FIV est interdite passé 49 ans, et que les frais de santé liés à une grossesse ne sont plus remboursés après 43 ans, et ce dans la majeure partie des pays d'Europe, car les risques pour la santé de la mère sont multipliés lorsque son âge est plus élevé.

Ma foi, si l'on accepte le principe de congeler des embryons et des ovocytes, et de fabriquer des bébés sur mesure et à la demande, on doit assumer le fait que des femmes de 50 ans et plus réclament une grossesse passé l'âge canonique. "Un enfant, si je veux, quand je veux" : y aurait - il donc un revers de la médaille à ce bon vieux slogan soixante-huitard ? 

Posté le 30 janvier 2015 à 13h58 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

La survie des grands prématurés s'améliore en France

Une étude française de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) montre que le sort des grands prématurés en France s'est considérablement amélioré ces 15 dernières années, offrant un taux de survie (et qui plus est, de survie sans séquelles sévères) beaucoup plus élevé en fonction du degré de prématurité :

[...]"Tout enfant né avant 37 semaines d'aménorrhée, soit au 8e mois de grossesse, est considéré comme prématuré. La grande (et la très grande) prématurité se situant schématiquement entre la 22e semaine (5 mois) et la 31e semaine (7 mois).

C'est à partir de la 25e semaine que les chercheurs constatent une amélioration significative de la survie des prématurés ces 15 dernières années, et par comparaison avec la 1ère étude Epipage.

Plus les enfants sont prématurés, plus le taux de survie diminue: la survie est de 94% chez les grands prématurés, nés entre la 27e et la 31e semaine, de 60% à 25 semaines et de moins de 1% avant 24 semaines."[...]

On peut attribuer ces beaux résultats à une meilleure prise en charge de la grossesse et du prématuré, à des traitements moins agressifs, plus adaptés et généralisés, notamment dans les techniques de ventilation respiratoire. Il subsiste néanmoins une "zone grise" pour les prématurés nés à 24-25 semaines, dont le taux de survie sans pathologie néonatale sévère est beaucoup plus faible. La prise en charge de ces très grands prématurés n'est pas systématique et est traitée au cas par cas.

La science, capable du meilleur pour sauver les très grands prématurés, est aussi capable du pire avec l'avortement.

Posté le 30 janvier 2015 à 13h15 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

29 janvier 2015

Location d'utérus : la CEDH perd toute crédibilité

Communiqué de l'Association Juristes pour l’enfance :

"Le 27 janvier 2015, la cour européenne a condamné l’Italie dans une nouvelle affaire de GPA. Un couple italien avait obtenu - acheté - un enfant issu d’une GPA en Russie, l’enfant n’étant relié génétiquement à aucun des membres du couple. La justice italienne avait refusé de transcrire le certificat de naissance russe, ordonné l’éloignement de l’enfant de ce couple et qu’il soit placé en vue de son adoption par une famille italienne.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme a statué sur la question de la conformité du placement de cet enfant aux dispositions de la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Elle estime que l’éloignement et la mise sous tutelle de l’enfant portent atteinte à la vie familiale existant de fait entre le couple et l’enfant, pendant les 6 mois passés ensemble. En effet, l’éloignement d’un enfant du contexte familial est une mesure extrême qui ne peut se justifier qu’en cas de danger immédiat pour lui, non caractérisé en l’espèce.

La Cour condamne ainsi l’Italie à payer 20 000 € au couple commanditaire de la GPA.

Ce raisonnement, appliqué à un rapt d’enfant, permettrait d’en déduire que, dès lors que les voleurs se sont comportés envers l’enfant comme des parents et ont passé du temps avec lui, ne serait-ce que 6 mois, il a pu s’établir entre eux une vie familiale de fait qui interdit de séparer l’enfant de ceux qui l’ont enlevé !

Le respect de la vie familiale de l’enfant qui fonde la condamnation devient ainsi difficile à manier : d’une part, cette vie familiale a été imposée à l’enfant par des personnes l’ayant acheté à une femme russe ; d’autre part, depuis 2013, sa vie familiale est vécue avec une autre famille, sa famille d’accueil, et bénéficie tout autant du principe de respect.

La contradiction est telle que la Cour ne peut en déduire aucune issue cohérente, et précise que sa décision « ne saurait être compris(e) comme obligeant l’État italien à remettre l’enfant aux requérants, ce dernier ayant certainement développé des liens affectifs avec la famille d’accueil chez laquelle il vit depuis 2013 ». L’enfant demeure donc avec sa famille d’accueil.

Or, de deux choses une :

  • soit l’enfant a été séparé à tort de ses acheteurs/parents, et il doit pouvoir les retrouver ;
  • soit il a été séparé d’eux à raison, et il ne saurait leur être rendu, qu’il ait noué de nouveaux liens affectifs ou non !

Le sort de l’enfant dépend finalement de savoir avec qui il aura passé le plus de temps… et peu importe que les ceux-là l’aient acheté ou, la prochaine fois, volé…

De façon inespérée, les contradictions accumulées finissent en l’espèce par rendre service à l’enfant puisque, en définitive, il ne sera pas restitué à ses acheteurs mais adopté en bonne et due forme et dans le respect de sa personne et de sa dignité d’être humain.

Mais le problème de fond demeure dans la décision de la Cour, qui façonne les principes suivants : l’achat d’un enfant ne donne pas de droit sur lui mais il suffit de développer une vie familiale avec lui (dont le critère de temps n’est pas défini) pour obtenir la reconnaissance des liens effectifs comme caractérisant une vie familiale de fait.

Avec un tel raisonnement, le voleur ou le trafiquant d’enfant qui aura vécu une vie familiale avec lui peut sereinement conserver la garde de l’enfant au nom du respect de la vie privée et familiale.

Les Juristes pour l’enfance sont très inquiets pour l’avenir de l’intérêt de l’enfant. On craignait que la Cour européenne soit devenue un obstacle au respect des droits de l’enfant. C’est, hélas, confirmé."

Posté le 29 janvier 2015 à 21h44 par Michel Janva | Lien permanent


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