11 août 2017

Israël : la Cour suprême favorable à la GPA

La décision finale de la Cour a toutefois été repoussée à dans six mois.

Posté le 11 août 2017 à 22h49 par Michel Janva | Lien permanent

05 août 2017

Cinq nominations au Conseil de direction de l’Académie pontificale pour la Vie

Deux prélats et trois laïcs ont été nommés ce matin :

"Le Pape François a nommé ce samedi 5 août 2017 cinq personnalités appelées à siéger au Conseil de direction de l’Académie pontificale pour la Vie.

Parmi eux figurent deux prélats : il s’agit de Mgr Alberto Germán Bochatey, évêque auxiliaire de La Plata, en Argentine, professeur de Bioéthique et vice-chancelier de l’Université catholique de La Plata, de Mgr Carlos Simón Vázquez, de nationalité espagnole, qui est délégué pour la Section "Famille et Vie" au sein du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie.

Les trois autres membres sont des experts laïcs. Il s’agit d’un Italien, Adriano Pessina, professeur de philosophie morale et directeur du Centre d’Athénée de l’Université catholique du Sacré-Cœur de Milan, d’une Espagnole, Mónica López Barahona, directrice académique générale du Centre d’Études sur les Biosciences, présidente de la délégation espagnole de la Fondation Jérôme Lejeune et directrice de la chaire de bioéthique Jérôme Lejeune à Madrid, et x".

Posté le 5 août 2017 à 13h58 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

01 août 2017

La Manif pour Tous intervient à l'ONU pour l'abolition de la GPA

Posté le 1 août 2017 à 16h54 par Le Salon Beige | Lien permanent

24 juillet 2017

Bruno Nestor Azerot : "C’est très difficile d’être chrétien à l’Assemblée nationale"

Député de la Martinique depuis 2012, Bruno Nestor Azerot se revendique de gauche et catholique. Il est interrogé par Fabrice Madouas sur Aleteia. Extrait :

Unknown-21"Vous vous êtes distingué, à gauche, en vous opposant au « mariage pour tous ». Selon vous, beaucoup de députés y étaient hostiles mais n’ont pas voulu le dire. Pourquoi ?

Par discipline de groupe. Certains ont craint d’être sanctionnés, de ne pas conserver leur investiture aux prochaines élections. Moi, je ne fais partie d’aucune écurie politique, j’ai toujours été un homme libre, et un homme libre des outremers. J’ai porté la voix de celles et ceux qui m’ont confié des responsabilités politiques, mes concitoyens. La Martinique est un département qui est à 80 % croyant. J’ai moi-même été élevé dans la foi chrétienne, et c’est pourquoi j’ai tenu ce discours à l’Assemblée nationale, sans peur ni crainte. J’ajoute qu’il y avait à l’époque bien d’autres priorités (la lutte contre le chômage, contre le « mal-logement »…) et que ces priorités demeurent.

Vous aviez dit aussi qu’après le mariage se poserait la question du recours à la procréation médicalement assistée…

…et à la « gestation pour autrui ». À l’époque, beaucoup ont nié que tout était lié. Mais on voit bien aujourd’hui que j’avais raison, surtout après l’avis du Comité consultatif national d’éthique sur la PMA. Je le dis très nettement : s’il arrivait devant le Parlement un projet visant à étendre la PMA, je m’y opposerai. De même que je m’opposerai à la GPA. Parce qu’on ne peut pas disposer à sa guise du corps d’une femme, ni d’un enfant. Un enfant est un être humain, ce n’est pas une chose ; c’est un don de Dieu et le fruit d’un amour entre un homme et une femme. On ne peut pas nier cette différence sexuée. Que se passerait-il avec la GPA ? On irait négocier la location du ventre d’une femme dans un pays pauvre ; cela se voit d’ailleurs aujourd’hui. Et l’on voudrait l’autoriser ? C’est une forme d’esclavage moderne. Moi qui suis issu d’un peuple naguère réduit en esclavage, je ne peux pas l’admettre.

Vous avez été reçu par le Pape le 1er mars 2016, avec des membres de l’association dont vous faites partie, les Poissons roses. Que vous a-t-il dit ?

Les Poissons roses, ce sont des socialistes cathos qui revendiquent leur foi. François nous a reçus à la résidence Sainte-Marthe. Un grand moment : il devait nous accorder 30 minutes, la rencontre a duré deux heures ! Nous avons parlé notamment de la laïcité. Il considère que la société doit être laïque mais que les chrétiens ne doivent pas « rester au balcon » : ils doivent occuper le terrain, descendre dans la rue, être « là où ça se passe ». Il nous a dit aussi que la France était l’enfant de l’Église… mais pas la plus fidèle !

Est-ce qu’il est facile d’être chrétien à l’Assemblée nationale ?

Pas du tout ! C’est très difficile, mais c’est dans les difficultés qu’on se révèle, que l’on sait de quel bois on est vraiment fait. J’ai été élevé par des parents catholiques, je me suis construit au sein d’associations catholiques, comme le Mouvement rural de jeunesse chrétienne, je sais ce que je dois à l’Église. Quand vous avez plus de 50 ans, ce n’est pas parce que vous êtes député que vous allez changer ! Au contraire, je veux être toujours habité par ces valeurs et ces repères. L’essentiel pour moi, c’est de pouvoir les transmettre à mes enfants. À l’Assemblée comme ailleurs, je revendique mon appartenance catholique.

Comment vos collègues réagissent-ils à l’affirmation de vos convictions ? Par de l’intérêt ou par de l’incompréhension ?

Plutôt par de l’intérêt. Parfois même, je crois, par une certaine admiration. Il faut toujours témoigner de sa foi, où que l’on soit. Rappelez-vous ce qu’il est dit dans la Bible : « Quiconque aura honte de moi, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui. » Et c’est le Seigneur qui parle ! Je vais à la messe chaque dimanche, je lis la Bible, j’essaie de me nourrir de cette parole. Je suis fier d’être catholique, pratiquant, et fier d’être catholique pratiquant à l’Assemblée nationale."

Posté le 24 juillet 2017 à 19h00 par Michel Janva | Lien permanent

En rouge et noir : un roman sur la location d'utérus

TemplateshadowtransparentAude Mirkovic vient de publier un roman qui traite de la GPA :

"Carole Pastorel, jeune avocate, souhaite porter plainte contre des sociétés américaines qui démarchent en France les clients potentiels en vue de réaliser des gestations pour autrui aux Etats-Unis. Elle sollicite l’aide de Jane Fontenay, maitre de conférences en droit privé, rencontrée à un colloque.

Les deux deviennent rapidement amies et affrontent ensemble l’enquête sur les activités des sociétés américaines, les méandres de la procédure et la réticence du parquet à poursuivre des faits pourtant avérés.

Elles découvrent encore l’hostilité de leurs mondes professionnels et une notoriété soudaine qui les propulse sur le devant de la scène où elles doivent affronter les débats d’idées dans des contextes souvent hostiles.

Elles puisent dans leur amitié et la certitude d’agir pour un enjeu qui les dépasse l’humour et la détermination nécessaires pour aller jusqu’au bout."

Posté le 24 juillet 2017 à 13h25 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2017

Le sort d’un petit peuple est entre vos mains…

ClemenceLAVRUT-2Tandis que l’attention du pays se concentrait sur les résultats de l’élection présidentielle, un décret important fut publié, incognito, au journal officiel du 7 mai 2017 : l’introduction du dépistage prénatal non invasif. Le DPNI doit permettre de diagnostiquer in utero la trisomie 21 de l’enfant à naître par simple analyse de l’ADN fœtal présent dans le sang de la mère.

Ce nouveau dépistage présenté comme l’alternative au recours à l’amniocentèse et son risque de fausse couche, veut mettre fin aux dernières naissances d’enfants trisomiques.

Aujourd’hui en France, 96% des enfants diagnostiqués trisomiques sont avortés – contre 65% aux Etats-Unis. Demain, c’est 100% d’entre eux qui seront ces victimes.

Si le geste permettant de dévoiler la présence du chromosome indésirable devient non invasif, rapide et peu coûteux, s’il s’accompagne d’un discours médical d’encouragement et d’un discours social de culpabilisation en cas de refus, combien d’enfants trisomiques verront encore la lumière du jour dans les mois à venir ?

Il est urgent d’intervenir

C’est le sort d’un petit peuple qui est entre nos mains : traqué et éliminé sur le critère de son génome. D’aucuns vous diront que ces enfants seront malheureux, et leur famille avec. Ils vous mentent délibérément ou se trompent naïvement. La meilleure solution est celle qui se bat contre la maladie, non celle qui élimine le malade.

Car c’est possible ! De nombreux programmes de recherche sont en cours comme l’étude Perseus menée par l’Institut Jérôme Lejeune en collaboration avec le Centre de génomique de Barcelone. Poursuivre ces projets thérapeutiques, est donc désormais une urgence de 1er ordre.

La Fondation Jérôme Lejeune doit également occuper le terrain de la défense juridique de la vie à naître face aux positions ultra-libérales des autorités de santé.

Pour que toutes ces actions portent leurs fruits, il nous faut les prolonger et les diffuser largement autour de nous.
La Fondation Jérôme Lejeune a besoin de vous !

Ces enjeux, ces défis ne sont pas les nôtres. Ils ne sont pas non plus seulement ceux des familles touchées par le handicap intellectuel. Ils sont aussi les vôtres.

Parce que la Fondation doit être la voix des sans-voix contre ce mépris flagrant du bien-commun Parce qu’il est urgent de réaffirmer la valeur fondamentale de toute vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle Parce que nous ne vivons que de votre soutien, nous faisons appel à vos dons !Pour soutenir la Fondation : Je fais un don.

Posté le 22 juillet 2017 à 08h23 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2017

Appel aux médecins pour s'opposer à la PMA

Le Docteur Raphaël Nogier est Président de l'association Cosette et Gavroche. Il vient de lancer un appel aux médecins pour s'opposer à la PMA pour femmes seules. Il explique dans L'Homme Nouveau :

Capture d’écran 2017-07-20 à 20.53.42"Cet appel  a un enjeu double. Le premier concerne la Médecine en général. Nous, médecins, voulons rappeler les fondements de notre métier. Nous sommes là pour servir et soigner les malades. Nous ne sommes pas là pour servir une idéologie, ou un État. Les techniques de PMA qui consistent à inséminer des femmes seules ou des femmes en couple lesbien n'appartiennent pas à la médecine, puisqu'elles ne traitent pas des maladies. On pourrait appeler cela de la pseudomédecine. Les médecins doivent avoir le courage de dénoncer ce genre de pratique et rappeler quel est leur véritable rôle. 

Le deuxième concerne la protection des enfants. Comment, en France, pays des Droits de l'Homme, peut-on imaginer une loi qui permettrait de "fabriquer des orphelins" ? Ouvrir la PMA pour femmes seules, c'est oublier délibérément qu'un enfant a besoin d'un père et d'une mère pour se construire. C'est admettre que le droit à l'enfant passe avant le droit des enfants.

Mais pourquoi s'adresser spécifiquement aux médecins ?

Les médecins sont ceux qui sont responsables des actes médicaux. Ce sont aux médecins à qui l'on demande de pratiquer l'avortement, l'euthanasie, la PMA etc... Ce sont eux qui peuvent et qui doivent dire non. Les infirmières, le personnel para-médical exécute, le médecin ordonne. Tous les médecins doivent réfléchir sur leur métier. Veulent-ils devenir des techniciens de santé au service de l'État ou veulent-ils rester des hommes libres au service de leurs patients ? En matière de PMA, il serait souhaitable que l'Ordre des Médecins prenne une position courageuse.

Avez-vous déjà reçu le soutien de médecins ? Le monde médical est-il inquiet par les perspectives concernant la PMA ?

Oui les médecins sont inquiets sur la direction que prend la Médecine. Ils ne comprennent pas pourquoi on veut les utiliser dans un but économique ou idéologique. Je suis président d'une association qui compte environ 300 médecins. La majorité d'entre eux est contre la PMA pour toutes. Le manifeste que j'ai lancé il y a quelques semaines a été signé par 230 confrères. Il a été publié il y a deux mois dans le Quotidien du Médecin mais n'a suscité aucune réaction de la part de la presse. Je continue de récolter des signatures et me fixe l'objectif d' en recueillir au moins mille pour être en mesure d'alerter les médias, le moment venu.

De son côté, le Comité consultatif national d'éthique s'est prononcé en faveur de la pratique de l'insémination artificielle médicalisée avec sperme de donneur anonyme. Quel est le poids de cet avis ?

Le Comité Consultatif est un organisme orienté. Ses membres, pour la plupart, ont été nommés par le pouvoir socialiste. Les avis qu'il rend me font penser aux procès staliniens. C'est purement du théâtre, tout est joué d'avance. Un simulacre d'éthique...Pourquoi n'a-t-on pas demandé l'avis de l'Académie Nationale de Médecine et du Conseil de l'Ordre des Médecins ? [...]"

 

Posté le 21 juillet 2017 à 13h08 par Michel Janva | Lien permanent

20 juillet 2017

Les difficultés juridiques sont bien dérisoires au regard du préjudice principal subi par l'enfant issu de la GPA

Suite à l'article scandaleux du Progrès de Lyon faisant la promotion de la GPA, La Manif Pour Tous Auvergne Rhône-Alpes a réagi :

Capture d’écran 2017-07-20 à 07.21.38

Lettre adressée à Pierre FANNEAU , Directeur Général de Le Progrès lprrhone@leprogres.fr

Monsieur le Directeur Général du PROGRES

Le Progrès a évoqué – en pleine page de son édition du 11 juillet - l'histoire d'un garçon né d'une GPA en Inde, et les difficultés juridiques liées à sa situation. La Manif Pour Tous rappelle que la situation des enfants de la GPA a été provoquée par ceux-là même qui ensuite la dénoncent, le père et son conjoint qui invoquent l'intérêt de l'enfant de sortir de cette situation qu'ils ont eux-mêmes créée pour parvenir à leurs fins.

Les difficultés juridiques évoquées apparaissent bien dérisoires au regard du préjudice principal subi par l'enfant issu de la GPA : sa mère a été délibérément écartée pour permettre la réalisation du désir d'enfant d'autrui. Une carte d'identité ne remplacera jamais la mère dont l'enfant commandé par GPA est privé.

La Manif Pour Tous regrette -par ailleurs-la complaisance avec laquelle Le Progrès évoque la location du ventre d'une femme indienne et sa rémunération en vue de livrer un enfant.

La Manif Pour Tous vous remercie de faire part de ce courrier à vos lecteurs

Recevez , Monsieur le Directeur Général, nos meilleures salutations

La Manif Pour Tous Auvergne Rhône Alpes"

Posté le 20 juillet 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent

19 juillet 2017

Le tri embryonnaire engendre des troubles pour le survivant

Anne Schaub-Thomas, psychothérapeute belge qui s’est spécialisée dans les mémoires précoces, vient de publier un livre intitulé Un cri secret d’enfant. En partant de son expérience professionnelle, elle détaille les conséquences médicales et psychologiques que peut avoir cet abandon programmé d’un enfant par sa mère qu’est la GPA. Elle répond à Anne Isabeth dans Présent :

41SDyB1G7FL"Lors de mes consultations, j’ai eu des enfants en souffrance dont l’histoire de vie, évoquée avec ses parents, révélait qu’ils étaient issus d’une PMA. Ces enfants montraient des troubles de l’attachement. Or, toute GPA est précédée d’une PMA : c’est-à-dire ce tri embryonnaire, avec la perte d’embryons, avec les troubles que cela peut engendrer.

Quels sont les principaux risques qu’encourent les enfants nés de GPA ?

Il y en a toute une série que j’ai repérés ou repris dans mon livre, à partir des situations que j’ai pu voir à mon cabinet. Le principal est la blessure et le trouble identitaire dus à ce morcellement sur le plan de la filiation. S’il y a morcellement à l’origine de la vie, on peut craindre que la personnalité soit morcelée. La quête d’identité devient très complexe, lorsque l’on utilise un ovocyte venant d’une personne, du sperme d’une autre et un ventre pour porter un enfant commandé par des parents d’intention. Même avant l’adolescence cela peut déboucher sur un langage somatique ou psychologique que l’on ne comprend pas à moins de connaître l’histoire de la personne depuis sa conception. Il y a un grand risque de décompensation psychotique. Avec la GPA on quitte le réel de ce qui a fait de tout temps l’être humain : l’union charnelle d’un homme et d’une femme qui donne la conception d’un enfant, porté par sa mère biologique. Cette dissociation du corps à la base, en utilisant des gamètes comme du matériel scientifique, peut mener à une dissociation psychologique. Ce traumatisme de la filiation peut devenir une blessure transgénérationnelle. Certains troubles psychiatriques trouvent leur origine deux voire trois générations avant. Il y a un effet boule de neige que l’on peut craindre dans le cadre de la GPA.

J’ai la conviction profonde que lorsque l’on désordonne ce qui est bien ordonné (la conception naturelle, le jaillissement de la vie tel qu’il a été voulu par la nature) on arrive au chaos. [...]

Vous expliquez par ailleurs que depuis les années soixante la psychologie se penche sur le berceau et conduit à dire que l’enfant nouveau-né est déjà véritablement une personne. Or, en parallèle, se sont développées des pratiques comme l’avortement et la PMA, où l’on nie que l’embryon soit un être humain, ou encore la GPA. N’est-ce pas de la schizophrénie ?

Oui notre société est dans un état schizophrénique. C’est comme si la connexion ne se faisait pas entre le cerveau gauche et le cerveau droit. On déconnecte ces réalités de tout ce que nous ont apporté les découvertes en neurosciences, en psychologie, en biologie, en génétique. Mais il y a une autre facette à ce problème : ce sont les grands intérêts financiers qu’il y a derrière la pratique de la GPA. Il y a un déni certain au niveau de la population qui se laisse prendre par le plan affectif et émotionnel des parents en mal d’enfants mais il y a aussi tous les enjeux financiers qui ont tout intérêt à masquer toutes ces conséquences. Le corps médical a une très grande responsabilité là-dedans. Il est normal d’avoir un désir d’enfant mais à partir du moment où la société répond à cela, à n’importe quel prix et l’autorise on ouvre la boîte de Pandore et l’on plonge dans le Meilleur des Mondes."

Posté le 19 juillet 2017 à 13h40 par Michel Janva | Lien permanent

Le transhumanisme à grands pas

I-Grande-30856-la-fin-de-l-espece-humaine.netEdouard Philippe a officiellement annoncé l’installation des deux premières plateformes françaises d'analyse de l'ADN à très haut débit dans un but médical. Ces deux plateformes commenceront à fonctionner fin 2018. Ce seront les deux premières plateformes d’une série de douze, première étape du déploiement du plan « France Médecine Génomique 2025 ». Cette médecine est « porteuse de grands espoirs », a déclaré le premier ministre, car elle doit permettre de mieux soigner les cancers qui résistent aux traitements, les maladies rares et des affections comme le diabète. Elles feront l’objet, dès le début 2018, de projets pilotes lancés « sous l'égide de l'Inserm ».

Depuis 2003, date du premier décryptage complet du génome humain, les améliorations dans ce domaine de la recherche médicale a permis une chute des coûts :

« Il est possible d'avoir en quelques jours, pour moins de mille euros, l'analyse de la partie "codante" (celle qui commande la production de protéines) des 23.000 gènes humains ».« Ces deux plateformes, qui recevront des prélèvements sanguins et de tissus en provenance de toute la France, pourront séquencer et interpréter l'équivalent de 18.000 génomes par an. »

Vertigineux.

Dans La Fin de l'espèce humaine, le Dr Dickès dresse un état des lieux des avancées scientifiques sur les plans bioéthiques, biologiques, génétiques, bioniques, robotique... Ceux-ci aboutissent à transformer profondément la nature de l'homme et le font évoluer vers une post-humanité dont les contours sont inquiétants ; dans la mesure où ils seront issus de transgressions permanentes de l'ordre naturel. Les transhumanistes appellent notamment à une nouvelle humanité détruisant par là notre espèce en la transformant en machines.

Pour se plaindre de la fin de l’espèce humaine, encore faudrait-il croire en une espèce humaine ! L'un des buts de ces incroyables avancées médicales est de modifier l’homme, comme un vulgaire OGM.

Posté le 19 juillet 2017 à 08h52 par Michel Janva | Lien permanent

17 juillet 2017

Lettre de Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, au sujet de la PMA

Longue de 8 pages, elle est en ligne sur le site du diocèse. Extrait :

201509092265-full"[...] On peut s’interroger par ailleurs sur la pérennité des conclusions du CCNE qui déclarait dans son avis n°90 de novembre 2005 :

« L’AMP a toujours été destinée à résoudre un problème de stérilité d’origine médicale et non à venir en aide à une préférence sexuelle ou à un choix de vie sexuelle. L’ouverture de l’AMP à l’homoparentalité ou aux personnes seules ouvrirait de fait ce recours à toute personne qui en exprimerait le désir et constituerait peut-être alors un excès de l’intérêt individuel sur l’intérêt collectif. La médecine serait simplement convoquée pour satisfaire un droit individuel à l’enfant. » (§ I.3.5).

En 2005, donc, le comité d’éthique proscrit la légalisation de l’AMP pour les couples homosexuels ou pour les personnes seules, en soulignant qu’on ne peut pas utiliser la médecine pour satisfaire un droit à l’enfant. En 2017 le même comité autorise l’AMP en estimant que le désir des femmes de procréer passe avant toutes les questions relatives à l’enfant.

Les fondements de la réflexion éthique changent donc en quelques années. Cela pose un problème de méthode. Recourir à l’éthique, c’est nous inviter à prendre du recul, de la hauteur, nous extraire des modes et des polémiques pour distinguer ce qui est durable, permanent, et ce qui est provisoire, passager ; c’est faire reposer la réflexion sur des principes qui dépassent les intérêts particuliers et les désirs individuels. A moins, bien sûr, que cette éthique ne repose plus que sur la satisfaction des attentes de chacun. Il suffit alors qu’un groupe réclame ce qu’il considère comme un nouveau droit pour le justifier moralement. Si la technique le permet, si le financement est assuré, si des demandes sont faites en nombre suffisant, pourquoi ne pas légaliser ?

Ce qui est légal devient moral

Une autre question se pose : faire travailler un comité d’éthique avant de voter une loi est tout à l’honneur de nos institutions. Mais on renforce alors l’idée que ce qui est légal est moral ; il l’est d’autant plus qu’un comité d’éthique a donné son aval. On passe alors d’un droit accordé à des groupes extrêmement minoritaires à la reconnaissance et à la banalisation de comportements qu’on jugeait jusque-là contraires au bien de la personne humaine. On passe de la légalisation de désirs particuliers à la normalisation morale de ces désirs. Légaliser revient à moraliser. On présente alors sans discernement aux générations les plus jeunes des pratiques extrêmement contestables moralement et que les familles n’ont pas du tout envie de proposer comme modèle à leurs enfants.

Voter de telles lois aura des conséquences sur la manière dont on va ensuite envisager les relations familiales, le regard sur l’enfant à naître, l’humanisation du désir, la place du père, la différence sexuelle. La légalisation de telles pratiques a une portée culturelle. [...]

Posté le 17 juillet 2017 à 19h58 par Michel Janva | Lien permanent

13 juillet 2017

16-17 septembre : université de La Manif Pour Tous

Alors que la France est de nouveau confrontée à la menace de la PMA sans père et de la GPA, suite au nouvel avis du Comité national d'éthique (CCNE) et aux récents arrêts de la Cour de cassation, l'heure est à l'anticipation, pour se préparer à débattre, agir, mobiliser...

La Manif Pour Tous vous invite donc à participer à son Université d'été, les 16 et 17 septembre. Elle aura lieu à Etiolles (sud de Paris), dans un cadre propice à la réflexion, à l'échange et à la prise de recul. Nous aurons le plaisir de voir ensemble, en Avant-première, le documentaire sur la GPA en Asie du Sud-Est réalisé par les équipes de La Manif Pour Tous à l'issue de plusieurs mois d'enquête.

Des personnalités exceptionnelles interviendront, parmi lesquelles :

Laurent LafforguesLaurent Lafforgue, mathématicien, décoré de la Médaille Fields de Mathématiques, membre de l'Académie des sciences, ancien membre du Haut Conseil de l'Education, auteur de "La débâcle de l'école"

Jérôme FourquetJérôme Fourquet, directeur du département opinion publique de l'Ifop

Bérénice LevetBérénice Levet, philosophe, universitaire et essayiste, auteur du "Crépuscule des idoles progressistes" (2017) et de "La théorie du genre ou le monde rêvé des anges"

Anne Schaub-ThomasAnne Schaub-Thomas, psychothérapeute, maître praticienne en programmation neuro-linguistique, auteur de "Un cri secret d'enfant - Attachement mère-enfant" (2017)

Aude MirkovicAude Mirkovic, maître de conférences en Droit privé, spécialiste du Droit de la Famille, auteur de "En rouge et noir" (2017) et "PMA-GPA. Quel respect pour les droits de l'enfant ?"

Philippe OswaldPhilippe Oswald, journaliste et écrivain, ancien directeur de la rédaction de Famille chrétienne, collaborateur de Aleteia, auteur de "Debout les pères"

Posté le 13 juillet 2017 à 09h25 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2017

L’ouverture de la PMA débattue en 2018

Probablement au moment de la révision des lois de bioéthique, a indiqué la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, interrogée mardi 11 juillet sur France Inter.

"Nous allons voir quand il convient d’ouvrir ce sujet, sachant qu’en 2018 nous devrons de façon systématique rouvrir les lois de bioéthique. Donc, il est probable que cette discussion aura lieu lors des états généraux de la bioéthique qui se tiendront l’année prochaine ». "J’attends de voir ce que donnent les états généraux. Je n’ai pas d’avis personnel à donner sur les sujets de société. Il faut qu’une société soit prête pour avancer. J’attends de voir ce que disent les Français". "Le Comité consultatif national d’éthique contient en son sein toutes les sensibilités. Donc, s’il a rendu un avis favorable, je pense que la société est prête".

Parallèlement, Agnès Buzyn a fait de la lutte contre le tabagisme un cheval de bataille :

Visiblement, elle veut aussi faire de la génération d'enfants qui naissent aujourd'hui la première génération sans père.

Posté le 11 juillet 2017 à 19h23 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2017

L’adoption de la « PMA pour toutes » serait le couronnement de l’égoïsme d’adultes institutionnalisé au mépris du droit élémentaire des enfants

De Mylène Troszczynski, député FN au Parlement européen :

"Ce Mardi 27 Juin, le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) a rendu un avis positif concernant l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Emmanuel Macron s’était personnellement prononcé durant la campagne en faveur de la « PMA pour toutes », emboitant le pas de François Hollande qui attendait la publication de cet avis pour ouvrir le débat. Ce qui est désormais chose faite. Parmi les personnalités auditionnées figurent 4 représentants d’associations liées au combat LGBT et aucun membre d’association de défense de la famille.

Coïncidence ?

Cet avis favorable du CCNE est une nouvelle victoire pour les promoteurs du « droit à l’enfant ». L’adoption de la « PMA pour toutes » serait le couronnement de l’égoïsme d’adultes institutionnalisé au mépris du droit élémentaire des enfants « de connaître ses parents et d’être élevé par eux […] » consacré par la Convention internationale des droits de l’enfant ratifiée par la France en 1990.

La « PMA pour toutes » constitue la suite logique du « mariage pour tous » en ce qu’elle contribue à détruire méthodiquement le principe de filiation et la famille, cellule de base de notre société, encore une fois au nom d’un « droit à l’enfant » !

Elle est également le point de départ de la marchandisation du corps humain et la création d’un marché lucratif, profondément immoral des gamètes mâles et annonce l’autorisation prochaine de la « Gestation Pour Autrui », encore condamnée par le CCNE, mais pour combien de temps ?

Mylène TROSZCZYNSKI, député français au Parlement européen, membre de la commission FEMM et le Front National :

  • Dénoncent l’avis favorable rendu par le CCNE sur l’ouverture de la PMA aux couples de femmes,
  • Rappellent que le droit de l’enfant est de connaitre son père et sa mère et de grandir avec eux,
  • Rappellent que ce droit doit être protégé et rester supérieur à toute autre revendication communautariste,
  • Rappellent que la PMA doit rester une intervention médicale réservée aux couples stériles."

Posté le 10 juillet 2017 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2017

Aujourd’hui, toutes les étapes pour la sélection humaine sont désormais réalisées ou en voie de réalisation

Selon le biologiste Jacques Testard, dans Le Monde diplomatique via Gènéthique :

"Le terme « eugénisme » a été inventé à la fin du XIXe siècle par Francis Galton, un anthropologue cousin de Charles Darwin, pour définir la « science de l’amélioration des races ». L’infanticide, la gestion des mariages, la stérilisation, l’extermination ou l’avortement risquent bientôt d’apparaître comme de bien piètres moyens pour améliorer la qualité humaine au regard des apports de la génétique moléculaire, alliée à l’informatique et à la biologie cellulaire.

La période récente a vu l’irruption de technologies génétiques complexes dont les pouvoirs, fascinants et redoutables, ont été popularisés par les médias : le Crispr-Cas9, « ciseau génétique », et le gene drive, ou « forçage génétique ». Un premier essai chinois ayant utilisé la technologie Crispr en 2015 pour réparer des embryons humains anormaux a accéléré l’autorisation de projets de recherche dans plusieurs autres pays dont le Royaume-Uni et les États-Unis. La perspective eugénique est largement évoquée, comme s’il était acquis que cette « édition du génome » (lire « Nous sommes tous des mutants ») puisse être parfaitement maîtrisée, une condition impérativement préalable à toute application humaine. Or un spécialiste l’explique : « Les techniques d’édition entraînent des dommages collatéraux. D’autres portions du génome que celles ciblées sont ainsi modifiées, sans que l’on comprenne toujours pourquoi ou que l’on puisse toujours en prédire l’existence. [De plus], les vecteurs utilisés, qu’il s’agisse de bactéries, de particules ou même d’une micro-injection, sont destructifs comme un bulldozer qui essaierait de venir faire de la dentelle dans votre cuisine : le stress induit laisse des traces incontrôlées, sous forme de mutations et d’épimutations » D’autres rares critiques modèrent les annonces d’une amélioration prochaine du génome humain.

À l’automne 2016 paraissait un résultat scientifique qui nous semble au moins aussi important, mais qui fut largement ignoré. Cette recherche démontre qu’il est possible de fabriquer des cellules « reproductrices » [...]"

Posté le 7 juillet 2017 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2017

GPA : «La Décision de la Cour de Cassation sur la GPA incite à contourner la loi»

Posté le 6 juillet 2017 à 20h02 par Michel Janva | Lien permanent

PMA : que va faire le député Philippe Gosselin ?

Etrange information de La Lettre de l'Expansion (Hervé Mariton n'est plus député). Néanmoins, quelle sera l'attitude de Philippe Gosselin sur la PMA ? Soutien d'Alain Juppé durant la primaire, il n'a pas réagi à l'avis du CCNE ni au jugement de la Cour de cassation hier et il s'est abstenu lors du vote de confiance à Edouard Philippe :

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Posté le 6 juillet 2017 à 09h36 par Michel Janva | Lien permanent

Nouveau pas vers la légalisation de la GPA

Réaction d’Alliance VITA aux arrêts de la Cour de cassation du 5 juillet 2017 sur la Gestation pour autrui (GPA) réalisée à l’étranger et la transcription d’acte de naissance et adoption simple.

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« Plutôt que de cautionner a posteriori les pratiques de GPA, ce qui revient à les encourager, la France devrait avoir le courage de les contester formellement, y compris dans leurs conséquences en termes d’état civilSeule une position abolitionniste déterminée de la France peut éviter le basculement vers le marché mondialisé ultra-libéral des êtres humains. Seule une ferme réprobation sociale et judiciaire de la GPA peut en protéger l’humanité. Car il s’agit, ni plus ni moins, de trafics d’êtres humains. La GPA est une maltraitance originelle préméditée : elle programme un abandon d’enfant, la séparation brutale d’une femme de celui qu’elle a porté ; elle impose à ce dernier une maternité éclatée entre plusieurs « mères». Elle est donc contraire à l’intérêt de l’enfant comme à la dignité des femmes, qu’on utilise comme « productrices » d’êtres humains. Il est donc urgent de pénaliser en France les actes qui transgressent à l’étranger nos principes éthiques fondamentaux. Qui osera reconnaître que les enfants nés d’une GPA sont victimes de leurs commanditaires ? Qui osera leur accorder le droit de demander réparation de la violence inhérente à ces pratiques ? Devraient-ils être contraints de cautionner une pratique qui les a maltraités au prétexte qu’ils sont sincèrement aimés par ceux qui les ont ainsi obtenus ? »

Tugdual Derville répond à Charlotte d'Ornellas :

Pour Caroline Roux, directrice de VITA International, membre du Collectif international No Maternity Traffic :

« Cette décision constitue un nouveau pas vers la reconnaissance de la GPA, en fermant les yeux sur la fraude à la loi. La Cour de cassation instrumentalise l’adoption, en cautionnant une filiation trafiquée de manière délibérée. Comment passer sous silence que l’enfant né par mère porteuse a subi une maltraitance, en étant conçu pour être abandonné ? Rappelons que l’interdiction française de la GPA est avant tout protectrice des droits des femmes et des enfants. Cette décision met profondément en cause le droit français et sa fonction de justice. Il est urgent que le président de la République et son gouvernement engagent une politique déterminée et audacieuse visant à une interdiction effective de toute GPA, au niveau national et international. »

Posté le 6 juillet 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

05 juillet 2017

Le marché des enfants se porte bien, merci à la Cour de cassation

Communiqué des Juristes pour l'enfance :

"La Cour de cassation a rendu ce jour, mercredi 5 juillet, quatre décisions en matière de gestation pour autrui.

Deux des affaires concernaient une demande de transcription de l’acte de naissance de l’enfant né d’une GPA à l’étranger, dressé dans le pays de naissance de l’enfant. L’acte de naissance désigne comme parents l’homme français ayant fourni son sperme pour la conception de l’enfant et son épouse qui, par définition, n’a pas mis l’enfant au monde. La Cour de cassation approuve le refus de transcription de la mention de la maternité : seule peut donc être transcrite la mention de la maternité qui désigne comme mère la mère porteuse. En revanche, elle ordonne d’autoriser la transcription de la mention de la paternité désignant l’homme français, père biologique. L’association Juristes pour l’enfance se félicite que la mère de naissance de l’enfant ne puisse être effacée par le contrat de GPA passé par des adultes en violation des droits de l’enfant. En revanche, l’association regrette que ce seul aspect soit pris en considération par la Cour de cassation car les dommages causés par la GPA à l’enfant vont bien au-delà de la mention de la filiation maternelle dans l’acte de naissance. La transcription, fut-elle partielle, de la paternité, méconnait l’intérêt de l’enfant et ne rend service qu’aux adultes qui sont responsables de la situation de l’enfant.

Plus grave encore est la décision rendue dans l’autre affaire où le conjoint d’un homme ayant reçu un enfant d’une mère porteuse demandait à adopter l’enfant : alors que la Cour de cassation a toujours refusé cette adoption, lorsqu’elle était demandée par la conjointe du père, pour détournement de l’adoption, voici qu’elle l’admet maintenant que la demande est formulée par le conjoint du père ! Le détournement de l’adoption est pourtant toujours caractérisé : si l’enfant est adoptable, parce qu’il n’a pas de mère, c’est parce qu’il a été délibérément privé de mère par la GPA dont le principe est d’écarter la mère porteuse de la vie de l’enfant. Or, l’adoption n’a pas pour but de priver un enfant d’un de ses parents : elle a pour objet de réparer le fait qu’un enfant a été privé, par les malheurs de la vie, d’un de ses parents ou des deux. La GPA, au contraire, prive délibérément l’enfant de mère, de manière à laisser la place libre à un candidat à la parenté. L’enfant est privé d’un de ses parents, en l’occurrence sa mère, et la Cour de cassation ferme les yeux sur cette méconnaissance de ses droits.

L’association Juristes pour l’enfance appelle de ses vœux une intervention du législateur pour faire échec à ces trafics et protéger efficacement les enfants, en sanctionnant le recours à la GPA, y compris à l’étranger."

Posté le 5 juillet 2017 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent

La Manif Pour Tous appelle à passer de la parole aux actes pour renforcer l'interdiction de la GPA en France et dans le monde

Communiqué de La Manif Pour Tous :

"Les arrêts publiés par la Cour de cassation ce 5 juillet accordent l'adoption simple au conjoint du père biologique d'un enfant né d'une mère porteuse à l'étranger. Ce faisant, la Cour de cassation fait preuve d'une immense hypocrisie. Alors que l'intérêt supérieur de l'enfant suppose avant tout autre chose de ne pas l'arracher à sa mère et de ne pas en faire l'objet d'une transaction, la Cour publie des arrêts qui conduiront au développement de cette pratique et non au renforcement de sa prohibition partout dans le monde, ce que le CCNE (Comité Consultatif National d'Ethique) appelle de ses vœux dans son avis rendu le 27 juin dernier.

Ces arrêts interviennent dans un contexte où certains prônent l'idée qu'un enfant pourrait être conçu sans père, donc avec un seul parent pour l'élever, tandis que d'autres, dont la Cour de cassation, estiment que l'enfant né de GPA doit avoir un parent adoptif en plus de sa mère et de son père. Cette incohérence s'ajoute au détournement de l'adoption : institution créée pour redonner des parents à un enfant orphelin qui a perdu les siens par accident de la vie, l'adoption accordée par la Cour de cassation aux parents d'intention fait de cet acte d'amour et de générosité un moyen d'obtenir un enfant, consacrant ainsi l'existence du droit à l'enfant, au détriment des droits de l'enfant.

Ces arrêts sont un pas supplémentaire vers la marchandisation de l'humain, y compris en France, pays des droits de l'Homme. Ces décisions sont d'autant plus aberrantes que les pouvoirs publics français ne cessent d'invoquer l'égalité homme-femme mais laissent proliférer l'exploitation de femmes générées par le développement de la pratique indigne des mères porteuses. « Non, la grossesse n'est pas un business. La dignité des femmes n'a pas de frontière. Interdite en France au nom de la dignité de la femme et du refus de la marchandisation des enfants, la GPA doit être interdite partout dans le monde. Cela commence par une mesure de bon sens : éviter tout ce qui facilite le recours à cette pratique d'un autre âge » déclare Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

Quant aux parents d'intention auxquels la cour de cassation veut reconnaître le statut de parent adoptif, La Manif Pour Tous rappelle que Manuel Valls soulignait en octobre 2014 qu' « il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée... tout en affirmant qu'ils sont responsables de l'éducation des enfants, c'est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs."

Ces arrêts montrent qu'il donc est plus qu'urgent de passer de la parole aux actes et de lancer enfin une grande initiative internationale pour mettre un terme à ce business sordide des usines à bébés."

Posté le 5 juillet 2017 à 19h53 par Michel Janva | Lien permanent

PMA : l'Eglise dénonce une réforme grave qui accréditerait l'idée d'un droit à l'enfant

Posté le 5 juillet 2017 à 11h25 par Michel Janva | Lien permanent

De même que nous étions passés du Pacs au « mariage », nous allons passer de la loi Taubira à la « GPA pour tous »

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

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Posté le 5 juillet 2017 à 08h58 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2017

Scrogneugneu : le lobby LGBT se plaint encore

Finalement ils n'ont pas apprécié l'avis du CCNE sur la PMA :

"La joie aura été de courte durée. Le Comité Consultatif National d'Etique (CCNE) a rendu hier le 27 juin son avis sur la PMA. Si l'on ne regarde que la conclusion, l'avis recommande l'ouverture de la PMA. C'est donc positif, non? Mais quand on lit l'avis en détail, les choses se gâtent...

Le Pr Jean-François Delfraissy, président du CCNE, et deux des rapporteurs du texte avaient invité hier quelques associations après la publication de l'avis, parmi lesquelles Act Up-Paris, Fières, les Enfants d'Arc en ciel, le Planning Familial ou l'APGL. Celles-ci ont fait part de leur mécontentement.

"On a d'abord commenté la méthode, rapporte Veronica Noseda du Planning Familial. Le comité n'a pas consulté d'association lesbienne pour rendre un avis sur la PMA. " En effet, une seule lesbienne a été auditionnée. Il s'agit de la très réactionnaire historienne Marie-Jo Bonnet, qui est opposée à la PMA, comme elle l'affirmait en 2016 au Figaro. En revanche, feue Colette Chiland, honnie par les militant.e.s trans (Lire Décès de la très controversée Colette Chiland, la «psychiatre la plus transphobe de France»), ou les psys homophobes Jean-Pierre Winter ou Pierre-Levy Soussan ont pu s'exprimer sur le sujet. Si des personnalités ou associations favorables à la PMA ont bel et bien été auditionnées, aucune n'est à notre connaissance lesbienne.

"J'ai dit au Pr Delfraissy que c'était comme si on rendait un avis sur le VIH sans avoir consulté les associations de séropositifs.  Il a semblé surpris.", explique la Veronica Noseda.

GAGES A LA MANIF POUR TOUS

Les associations ont également critiqué le ton et les mots employés dans le document. "Le ton général de l'avis donne des gages au vocabulaire de la Manif pour tous. Si la Manif pour tous se plaint de l'avis, elle se voit légitimée avec tous les poncifs homophobes, les familles sans père, le besoin d'altérité..." Veronica Noseda note d'ailleurs que si les lesbiennes sont stigmatisées, les familles monoparentales le sont tout autant.

Parmi les autres points qui posent problème, la question du remboursement: "Il y a le désir d'enfant légitime des familles hétéros et il y a celui des autres, qui ne doit pas peser sur la Sécu.", relève amèrement la militante du Planning Familial. "2,5% des enfants naissent par PMA. Et ce ne sont pas toujours en raison de problème d'infertilité, c'est aussi parce que le temps a passé et qu'avec l'âge il peut y avoir besoin d'une aide extérieure", note Veronica Noseda, qui ajoute: "Et c'est discriminant pour les femmes seules et les couples de lesbiennes qui sont en moyenne plus pauvres que les couples hétéros."

"La question de la filiation n'est pas réglée. Un couple de femmes non mariées peuvent avoir accès à la PMA mais pour que la mère soit sociale soit reconnue comme l'une des deux mères, il faut passer devant le maire.", signale-t-elle aussi. "Sur la question du remboursement, ils ont eux-mêmes reconnus qu'il n'étaient pas clairs", note Delphine Aslan, porte-parole de l'association lesbienne et féministe Fières.

AMBIGUÏTÉS DU CCNE

Cette dernière pointe également les autres ambiguïtés du Comité. "Ils nous ont assuré qu'avec la révision de la loi bioéthique en 2018, rien n'est figé." "Mais On attend une loi", balaie-t-elle d'un revers de main . La plupart de ces questions ne relèvent pas de l'éthique, à part peut-être le don d'ovocyte. On leur a délégué ça histoire de nous faire attendre pendant quatre ans. "Nous avons passé beaucoup de temps à répondre aux questions d'une rapportrice qui nous demandait notre avis sur tout un tas de sujets, qui n'avaient pas forcément grand chose à avoir avec la choucroute", s'agace Delphine Aslan. La rapportrice a fini par se faire renvoyer dans les cordes. "Je lui ai répondu qu'ils ont eu quatre ans et demi pour nous demander notre avis et que maintenant, c'était à eux de répondre à nos questions.", lâche Veronica Noseda.

"Mon impression est que l'avis était prêt depuis longtemps et qu'il était négatif. Il y a eu un revirement à un moment donné", avance Veronica Noseda. Un point de vue que partage Delphine Aslan:  "On a l'impression que cela a été écrit en 2013 et qu'ils ont rajouté une conclusion plus tard". "La Manif pour tous va pouvoir s'appuyer dessus, c'est catastrophique" se désole Veronica Noseda. Et maintenant, quoi? "Avec les associations qui étaient présentes, il va falloir lister les député.e.s qui voudraient se saisir du sujet, identifier celles et ceux qui peuvent nous aider, conclut Delphine Aslan. Un travail qu'il serait bon de faire ensemble."

Dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Édouard Philippe, s'il a évoqué Simone Veil, n'a pas parlé de la PMA. Voici le passage sur la famille :

"Le changement de civilisation et majeur, il ne me paraît pas suffisamment pris en compte ; la baisse de la natalité de son côté, réelle depuis deux ans, doit nous alerter. Nous cesserons donc de considérer les familles comme de simples variables d'ajustement fiscal. La ministre de la Santé et des Solidarités présentera des mesures améliorant le congé maternité et les solutions de garde d'enfant ; c’est aussi une mesure qui s'inscrit dans la grande cause nationale de l'égalité entre les femmes et les hommes."

Posté le 4 juillet 2017 à 19h51 par Michel Janva | Lien permanent

Terres de mission : la Fondation Lejeune et la bioéthique

Cette semaine, L’émission religieuse de TV Libertés, Terre de missions, reçoit, Aude Dugast, directrice du centre de bioéthique de la fondation Lejeune. Elle vient présenter ce tout nouveau centre et la masterclass de bioéthique que la fondation lance à la rentrée prochaine.

La séquence consacrée à l’Eglise universelle permet à Daniel Hamiche, rédacteur en chef de l’Observatoire de la christianophobie, de faire le point sur la haine antichrétienne dans le monde, et tout spécialement dans notre pays, à l’occasion de la publication de la synthèse mensuelle de la christianophobie en France.

Enfin, Philippe Maxence, directeur de l’Homme nouveau, présente un livre important que sa maison d’édition a récemment réédité par l’Homme nouveau : “L’intelligence en péril de mort” du philosophe belge Marcel De Corte.

Posté le 4 juillet 2017 à 10h44 par Michel Janva | Lien permanent

Louis Aliot (FN) : "Je suis contre la PMA, cette marchandisation de l'enfant"

Posté le 4 juillet 2017 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2017

De Simone Veil à la PMA

Philippe Maxence rapproche deux évènements récents :

"Ce début d’été a associé deux événements que l’on n’a peut-être pas assez rapprochés. Le premier est l’annonce de l’extension du domaine de la procréation médicalement assistée (PMA). Le second est le décès de Simone Veil, personnalité morale du système dans lequel nous vivons. À l’occasion de sa disparition, les grands médias et l’ensemble de la classe politique ont rendu des hommages appuyés à Simone Veil, vantant principalement son action en faveur de l’avortement. C’est à elle que revint, en effet, au début du septennat de Valery Giscard d’Estaing, comme ministre de la Santé, de porter devant l’Assemblée nationale la loi dépénalisant l’avortement, qui fut adoptée le 29 novembre 1974 avant d’entrer en vigueur le 17 janvier 1975.

Des hommages paradoxaux

À l’annonce de sa mort, les réseaux sociaux ont bruissé dans tous les sens à propos de Simone Veil. Nombre de défenseurs de la vie et quelques personnalités de droite ont souligné que pour l’ancienne ministre de la Santé, l’avortement « restera toujours un drame » et que sa loi, bien qu’elle le dépénalise, « ne crée aucun droit à l’avortement ». Dans le même sens, son opposition à la loi Taubira a été rappelée pour montrer qu’il n’était pas si simple de classer celle qui avait porté la terrible loi qui porte désormais son nom. À ce sujet, il est vrai que nous sommes devant une certaine injustice. Plutôt que « loi Veil », ce texte dépénalisant l’avortement, devrait porter le nom de tous ces promoteurs et s’intituler : « Loi Giscard-Chirac-Veil ».

Ce n’est évidemment pas ce rappel qui a été fait ces jours derniers, devant l’émotion qu’a suscitée la mort de Simone Veil, émotion avec laquelle il convient de prendre du recul. De manière étonnante, on a vu, au contraire, des défenseurs de la vie révéler des paroles privées de Simone Veil regrettant les conséquences de la loi qu’elle avait défendue. D’autres ont insisté sur ses qualités personnelles ou sur le reste de son parcours. La logique générale était d’affirmer qu’il ne fallait pas réduire Simone Veil à la loi sur l’avortement, que de toute façon elle en aurait regretté les conséquences et qu’elle était favorable à la famille vu son opposition au dit « mariage pour tous ». Faut-il vraiment insister ? Le problème n’est absolument pas là.

Simone Veil ou Jane Roe ?

Nous ne pouvons pas juger des intentions et de la personne de Simone Veil. Cela n’appartient qu’à Dieu et nous souhaitons le plus possible et sincèrement qu’elle a regretté d’avoir porté et défendu la loi sur l’avortement. Même s’il faut rappeler, là aussi, qu’à péché public, contrition et réparation publiques. Aux États-Unis, Jane Roe, qui a été instrumentalisé pour faire passer la loi sur l’avortement, a regretté publiquement d’avoir contribué à cette loi mortifère et a consacré le reste de son existence (difficile) à lutter publiquement contre l’avortement. Mais encore une fois, le problème n’est pas d’abord dans la personne de Simone Veil et/ou dans ses éventuels regrets. Ce n’est pas elle que nous jugeons, mais la politique mortifère qu’elle a portée.

Cette loi sur l’avortement illustre une fois de plus la fameuse théorie du cliquet. Comme l’a démontré Yves-Marie Adeline, non seulement la droite porte les projets sociétaux de la gauche, mais une fois que le cliquet s’est refermé, il est impossible de revenir en arrière. Et c’est ainsi que l’on avance à chaque fois, un peu plus, passant de la dépénalisation de l’avortement (loi Veil) à la disparition de la notion de « situation de détresse » prévue par la loi Veil (elle n’est plus exigée depuis 1980 et supprimée depuis 2014), la possibilité pour les mineures d’avorter sans autorisation parentale (2001) en passant par son remboursement par l’assurance-maladie (1982/2013), la création du délit d’entrave à l’avortement (1993) et la sanction de tout délit d’entrave à l’information sur l’avortement.

La théorie du cliquet en acte

Simone Veil, c’est la théorie du cliquet en acte. Plus exactement, avec loi Neuwirth sur la contraception, c’est le début de la mise en place d’un processus, qui a conduit logiquement à un droit de l’avortement, à la répression des opposants à la loi sur l’avortement, à la (fausse) loi sur le « mariage pour tous ». Et, demain, à la PMA et à la GPA. S’il faut reconnaître le souci de la vérité et de la justice vis-à-vis d’une personne, que manifestent les jugements parfois étonnants de certains défenseurs de la vie, il convient aussi de s’étonner sur leur ignorance de la logique des institutions et des lois. Le pape Pie XII l’avait pourtant déjà signalé :

« De la forme donnée à la société, conforme ou non aux lois divines, dépend et découle le bien ou le mal des âmes » (discours du 1er juin 1941).

Ce sont les lois qui informent la société. Ce sont elles qui l’orientent, et parfois durablement. La personne de Simone Veil n’appartient qu’à Dieu. Lui seul sonde les cœurs. La politique qu’elle a portée et qui a ouvert la porte à la situation dramatique dans laquelle nous sommes appelle le jugement de l’Histoire et le combat politique."

N'oublions pas non plus que la loi légalisant la pilule contraceptive, sous le général de Gaulle, préparait celle sur l'avortement.

A l'occasion des obsèques de Simone Veil, mercredi, appelons les catholiques à prier le chapeler et les prêtres à célébrer des messes, pour le salut de son âme.

Posté le 3 juillet 2017 à 19h06 par Michel Janva | Lien permanent

Les enfants issus de la PMA de confort en sauront plus sur ce qu'ils mangent que sur leur propre origine

Du Président d'une association familiale :

"Avec l'avis rendu par le CCNE, la PMA "de confort" met fin au culte du droit à la transparence et à la tracabilite exigée par les citoyens et les consommateurs. Il sera plus facile de connaitre l'origine, la provenance de son steack haché que celle des gamètes mâles qui auront permis son arrivée sur terre. La fabrique des orphelins de père est une bénédiction financière pour les psychologues, pedopsychiatres et autres psychanalistes: ils auront des générations à soigner du manque et de l'absence de père. "leur souffrance" sera palliée par des repères masculins ? Pas beaucoup dans l'éducation nationale ou la proportion d'enseignants masculins est largement minoritaire. Dans la famille ? Vu l'éclatement et la mobilité géographique des familles, ces enfants ne verront pas souvent leurs cousins, tontons, ou papis.

Ces enfants risquent d'en vouloir à beaucoup de monde à l'adolescence: à leur mère célibataire, à leur couple de mères et à la société qui aura permis ce "progrès sociétal". L'avis du CCNE ouvre la porte à de futurs enfants en souffrance psychologique, qu'il faudra rassurer à grandes doses d'antidépresseurs ou d'anxiolitiques, ou présentant des risques de comportement violents ou associaux.

Les élites et les experts pourront se pencher sur ce nouveau "problème" social.

Il suffit de connaitre les résultats scolaires des enfants vivant en famille monoparentale pour deviner ce qu'il va advenir de cette généralisation de la privation du père. "Né, nourri, élevé en France" disent les étiquettes de nos steacks hachés. Les enfants issus de la PMA de confort en sauront plus sur ce qu'ils mangent que sur leur propre origine. Et il faudrait trouver cela "moderne" ? En temps de paix, ou de telles situations seront la conséquences de choix délibérés, contractualisés, assumés, revendiqués...La barbarie terroriste a de beaux jours devant elle...Le chanteur Stromae a fait danser toute la France avec son hit "papa où t'es ?"... sur l'abandon des familles par certains pères, le CCNE a résolu le problème: il seront abandonnés dès la conception, par contrat, et avec l'aval du droit et de la loi...et vous pensez qu'ils remercieront la société ? Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" et "on ne peut déplorer les effets dont on chérit les causes" (Bossuet). L'Occident n'a pas fini d'attiser contre lui le mépris, la déconsidération, l'incompréhension, voir le rejet ou la haine d'une bonne partie du reste de l'humanité, avec de telles "évolutions societales". Etes vous prêts au choc des nouvelles barbaries ? La barbarie technophile ultra-libérale et libertaire du transhumanisme versus la barbarie obscurantiste et moyenâgeuse du terrorisme islamiste ? Suite au prochain épisode...Et nous, assisterons nous, effarés et les bras ballants, à ce duel de "titans" sans réagir ?

Posté le 3 juillet 2017 à 18h40 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2017

PMA aujourd'hui, GPA demain : l'homme en flagrant délit de rébellion contre Dieu

De l'Abbé Hubert Lelièvre, Délégué épîscopal à la Famille du diocèse d'Avignon :

"Il y a des éléments de la nature avec lesquels nous ne pouvons pas jouer. Il y a des réalités de la vie de l’homme avec lesquels nous ne pouvons pas jouer ; qui que nous soyons en ce que nous pouvons vivre ou désirer personnellement. Il y a des lignes rouges que nous ne pouvons pas franchir sans quoi nous en connaitrions des conséquences désastreuses pour la nature, l’environnement, la création toute entière et tout particulièrement pour l’homme et la femme.

Les Etats s’engagent en faveur de la planète en demandant à chacun de respecter ce qui est écrit dans la nature. Mais en même temps, on veut  codifier et défier la nature en brouillant des données naturelles au sujet de l’homme et de la femme dès sa conception. L’exemple nous en est donné avec la PMA aujourd’hui et la GPA demain. Elles déracinent l’homme de la nature et crée une fracture jusque dans l’harmonie elle-même entre les hommes : quels liens désormais entre la sexualité et la maternité ? Entre la sexualité et procréation ? Procréation et filiation ? Entre filiation et paternité ?  L’amour humain se trouve morcelé, humilié. La « mère de location » (Commission familiale de l’épiscopat français 1984) peut-elle oublier le lien qu’elle tisse avec l’enfant qu’elle porte en elle ? Qu’en est-il pour le père qui donne la semence humaine, portant un patrimoine génétique, sans en assumer la responsabilité de l’éducation future de l’enfant ? » (cf. Commission familiale de l’épiscopat français 1984 ) La « manipulation de la nature que nous déplorons pour l'environnement devient ici le choix fondamental de l’homme à l’égard de lui-même". (Benoit XVI, le 21 décembre 2012) En effet, « Des processus biogénétiques en viennent à briser la filiation naturelle » (Jean Paul II au Conseil de l’Europe en 1988).

Aussi avec la PMA, « l’homme n’est plus le résultat d’un amour par le processus si mystérieux de la procréation et de la naissance : il est un produit industriel » Il se trouve ainsi « déshonoré et privé de son propre éclat de créature ». Oui, "Il y a des limites que nous ne pouvons pas franchir sans devenir des destructeurs de la création.

Il est incontournable que la vie humaine doit rester ce dont on ne dispose pas. Il faut une limite à ce que nous faisons, à ce que nous pouvons, à ce que nous avons le droit de faire, d’expérimenter. L’homme n’est pas une chose à notre disposition mais chaque homme particulier représente la présence même de Dieu dans le monde » (Cad Ratzinger, Voici quelle est notre Dieu. Ed Plon Mame p 92-93).

Face à cette logique de véritable rébellion de l’homme contre Dieu-Créateur (Cf Jean Paul II, le 14 mars 1988), nous ne pouvons et devons pas accepter les projets de lois qui s’annoncent au nom même de la vérité sur la personne humaine telle que Dieu Créateur et Père l’a inscrite dans la conscience de chaque personne depuis le matin du monde. Dans l’Histoire des hommes, des civilisations entières ont disparu pour avoir fait un mauvais usage de la liberté, en avançant la main sur l’arbre de Vie.

C’est pourquoi, nous avons la responsabilité d’aider les jeunes dans leur formation à se préparer à accepter et assumer la responsabilité du don de l’amour et de la vie, dans l’unité de leur être.

Il y va de la survie de l’Humanité."

Posté le 2 juillet 2017 à 20h25 par Michel Janva | Lien permanent

30 juin 2017

L'avis du CCNE est nul et non avenu

François Billot de Lochner commente l'avis du Comité consultatif national d'éthique relatif à la PMA et les suites prévisibles du maintien de la loi Taubira dénaturant l'institution du mariage.

Posté le 30 juin 2017 à 18h14 par Michel Janva | Lien permanent

« Droit à l’enfant » ou « Droit de l’enfant » ?

De Anne Merlin-Chazelas :

"Quand mon mari et moi avons adopté nos enfants, il y a environ un demi-siècle, tous les intervenants, médecins, psychologues, travailleurs sociaux, personnels de la DASS que nous avons dû rencontrer avant d’obtenir l’agrément nécessaire ont insisté sur un point : Nous n’avions aucun « droit à l’enfant », notre souffrance devant nos cœurs et nos bras vides d’enfants n’avaient aucune importance et nous pouvions fort bien, malgré l’agrément, ne jamais pouvoir adopter. Seul comptait le « droit de l’enfant » à trouver dans une famille prête à l’accueillir un père et une mère dont il avait besoin pour, à défaut de ses parents naturels, construire sa personnalité dans un monde rassurant. Et nous avions trouvé que c’était tout naturel.

En France, jusqu’ici, la Procréation médicalement assistée ou PMA (comportant très fréquemment une insémination artificielle avec donneur) n’est permise que pour des raisons médicales : ne peuvent y recourir que des femmes vivant en couple stable (mariées, pacsées ou vivant en concubinage permanent) dont la stérilité (ou celle du conjoint) est médicalement constatée. Il s’agit de réserver un traitement médical à des cas le justifiant.

Mais le lobby LGBT... exige, sous prétexte d’égalité et au nom du « droit à l’enfant », que la PMA soit autorisée pour toutes les femmes, même célibataires ou vivant avec une partenaire de même sexe, même si elles sont parfaitement aptes à procréer naturellement, si elles éprouvent pour l’autre sexe une telle répugnance qu’elles ne veulent pas avoir recours à cette méthode éprouvée. Ce lobby exige d’ailleurs aussi que les hommes aient eux aussi « droit à l’enfant » et puissent donc avoir recours à la Gestation pour autrui ou GPA, c’est-à-dire à la location du vendre d’une femme qui leur vend l’enfant qu’elle a conçu, porté et mis au monde.

Jusqu’ici, le fait incontestable qu’un enfant peut être bien élevé par une célibataire ou une femme vivant en couple avec une autre femme ne justifiait pas que l’on prive définitivement des enfants de la présence et de l’éducation d’un père. Les statistiques prouvent, hélas, que les enfants élevés par leur mère seule (quelle qu’en soit la cause) et n’ayant pu bénéficier de la présence d’un père de substitution ont souvent de grandes difficultés à l’adolescence et plus tard.

Mais cela n’a pas empêché le Comité consultatif national d’Éthique (CCNE) de préconiser la PMA pour toutes les femmes qui le souhaitent, sans condition.

Si le Président Macron et son gouvernement donnent suite à cette préconisation, ils créeront donc, en France, un « droit à l’enfant », au détriment des « droits de l’enfant » à être élevé par son père et sa mère, comme le portent d’ailleurs les traités internationaux signés par la France.

Quant à la GPA pour tous, la formulation emberlificotée de l’avis du CCNE permet toutes les manipulations.

En Allemagne, en 2013, Mme Merkel avait refusé d’inscrire dans la loi le mariage homosexuel, arguant que le « droit de l’enfant » à être élevé par son père et sa mère en serait violé. Mais la politique est la politique et le soutien des partis de gauche aux prochaines élections lui semble bien nécessaire, alors adieu au « droit de l’enfant » et bonjour, sans doute, au « droit à l’enfant ». Le prétexte : elle a rencontré des (ou un ?) ménage(s) de deux femmes élevant parfaitement leurs enfants, ce qui l’a émue et convaincue. Le lobby LGBT exige qu’elle fasse entrer le mariage homosexuel dans la loi dans les tout prochains jours, sans doute dès vendredi. Résistera-t-telle ? aura-t-elle peur de perdre en Bavière les voix qu’elle trouverait ailleurs ?

En France, M. Macron a beau être personnellement favorable à la PMA pour toutes, il se peut qu’il retarde la soumission au lobby LGBT, de peur de réveiller des oppositions ouvertes contraires à sa politique d’apaisement, qui ne lui permettraient pas de se consacrer aux réformes importantes qu’il projette. Espérons-le."

Posté le 30 juin 2017 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

Le CCNE confond injustice et frustration

Analyse du Centre européen pour le droit et la justice de la décision du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) :

"Dans ces revendications « d’égalité » en matière de procréation portées par les mouvements LGBT, le grand oublié et lésé est l’enfant. De la même manière dans cet avis, si les « conséquences pour l’enfant » figurent parmi les « points de butée », le CCNE se déclare néanmoins favorable à la PMA pour les femmes célibataires et lesbiennes, en évoquant notamment une injustice à leur égard. C’est toutefois confondre injustice et frustration. Permettre aux femmes célibataires et lesbiennes de procréer par PMA crée un véritable « droit à l’enfant ». Plus encore, il s’agit d’un « droit à l’enfant sans père ». L’enfant se voit infliger une grave injustice en étant intentionnellement privé de père, de filiation paternelle, de référent masculin pourtant nécessaires à la construction de sa personnalité, cela dans l’unique but de satisfaire le désir individuel d’adultes. Les droits les plus fondamentaux de l’enfant sont bafoués et les pères sont méprisés et relégués au rang de donneurs de sperme.

Après le « Mariage pour tous », la « PMA pour toutes », puis…

Le CCNE fait ainsi un pas supplémentaire vers l’admission de la gestation par autrui (GPA), bien qu’il se déclare dans ce même avis en faveur de sa prohibition. En effet, si la PMA constitue le seul moyen pour les femmes célibataires ou lesbiennes de réaliser leur désir d’ « avoir » un enfant partiellement issu de leur sang, les hommes célibataires ou homosexuels ne peuvent avoir recours qu’à la GPA pour satisfaire ce même désir. Or si la PMA est admise pour les femmes, comment refuser aux hommes la GPA, c’est-à-dire un « droit à l’enfant sans mère » ? Au delà, on peut se demander si, dans l’esprit d’un tel « droit à l’enfant sans père ou sans mère », le « progrès » ne consistera pas à l’avenir à concevoir et faire naître des enfants hors de toute famille, car la famille n'est plus nécessaire à la procréation, ni d'ailleurs à l'éducation. Cet avis favorable au « droit à l'enfant sans père » pose ainsi la question du rôle de la technique et de la médecine : accepter l’usage de la PMA en l’absence d’indication médicale revient à considérer que la technique remplace l’homme et que la médecine ne sert plus à soigner l’homme mais à l’augmenter. Cela relève de la pure logique transhumaniste.

L'autorité perdue du CCNE

L'autorité de cet avis est autant discutable que la légitimité de l’instance qui l’a rendu : en effet, le CCNE apparaît de plus en plus comme un interlocuteur factice contrôlé par la majorité pour faire avancer ses idées, plutôt que comme une instance d'expertise éthique. Sur le papier, le CCNE était censé être indépendant. Dans les faits, le gouvernement en a modifié la composition en 2013 et 2016 afin que la majorité de ses membres soit favorable à ses positions. Dès lors, il est hypocrite de la part du gouvernement de feindre de s’en remettre à l’avis de cette instance : ce n'est qu'une façon de ne pas assumer ouvertement ses choix et responsabilités politiques.

 « PMA pour toutes » et agendas parlementaire et européen

La publication de cet avis coïncidant avec la rentrée parlementaire, il est à craindre que le gouvernement n'inscrive cette réforme à l'ordre du jour du Parlement, sans attendre la révision des lois de bioéthique prévue en 2018. Cet avis pourrait encore trouver un écho auprès de la Cour européenne des droits de l’homme qui est saisie de l’affaire Charron et Merle-Montet contre France (n° 22612/15) dans laquelle deux femmes lesbiennes se plaignent de ce que la législation française réserve la PMA aux couples souffrant d'une infertilité pathologique médicalement diagnostiquée ou d’une maladie grave dont il s’agit d’éviter la transmission."

Posté le 30 juin 2017 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2017

La loi Taubira mène naturellement à la légalisation d’une PMA sans père et par la suite de la GPA

Ludovine de la Rochère déclare à Anne Isabeth dans Présent :

Chard-19"[...] Comme La Manif pour tous l’avait annoncé dès le début, la loi Taubira mène naturellement à la légalisation d’une PMA sans père et par la suite de la GPA. Les revendications portées par La Marche des fiertés sont stupéfiantes. Ils veulent la redéfinition de la filiation, quel que soit le genre, le mode de conception ou même le nombre de parents ! La PMA sans père n’est autre chose qu’un détournement de la médecine pour des revendications sociétales ; une négation de la nature humaine qui veut que pour concevoir un enfant il faille un homme et une femme.

[...] nous appelons Emmanuel Macron à être raisonnable et à abandonner cette idée. Car nous n’hésiterons pas à aller manifester dans les rues contre la PMA sans père. Et je pense que nous serons très nombreux.

Vous parlez de défiler mais, malgré le succès des précédentes Manif pour tous, la loi Taubira n’en est pas moins passée. Cela sert-il vraiment à quelque chose de descendre dans la rue ?

Il est vrai que la loi Taubira est passée mais notre mobilisation a permis le recul du gouvernement sur des lois comme la PMA sans père, le projet de loi familles, l’adoption ouverte aux couples pacsés ou concubins. Il y a donc eu un impact. Ce sont des victoires. Si nous persévérons et que nous maintenons la pression nous pouvons avoir gain de cause. Cette idéologie que nous combattons ne peut que s’écrouler à la longue parce qu’elle est absurde et contraire à l’humain. Mais cela demande que nous soyons actifs. Il ne faut pas nous laisser impressionner, c’est fondamental. Par ailleurs, PMA et GPA sont intimement liées : si l’on prétend qu’un enfant peut avoir deux mères, pourquoi n’aurait-il pas deux pères ? Et même si ce mode de conception pose de nombreuses questions quant à l’aliénation de la femme et la marchandisation d’enfants, on invoquera la question de l’égalité entre les couples d’hommes et les couples de femmes. C’est pourquoi on ne lâche rien !"

Posté le 29 juin 2017 à 11h00 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2017

Après le Mariage pour tous, voici l’Enfant pour tous

De Ivan Rioufol :

"L’avis du Comité consultatif national d’éthique, favorable à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes et non plus aux seuls couples hétérosexuels stériles, a été annoncé mardi. Dimanche dernier, la Gay Pride parisienne avait fait de cette reconnaissance son mot d’ordre politique, au nom de l’égalitarisme et de la non-discrimination. S’inclinant devant cette procession foutraque et vulgaire désormais institutionnalisée, Emmanuel Macron avait salué par tweet "la France arc-en-ciel. Nous sommes riches de nos diversités, soyons-en fiers ! #MarcheDesFiertes #LoveisLove". Peu auparavant, la mairie de Paris avait fait savoir qu’elle entendait être "la ville phare de l’inclusion et de la diversité". L’élu parisien Jean-Luc Romero, à la pointe du militantisme homosexuel, avait rappelé que "Paris, ville des droits de l’Homme", était déjà "LGBTIQ-friendly", c’est-à-dire copine avec les homos, les lesbiennes, les transsexuels et autres. La capitale recevra d’ailleurs les Gay Games en 2018. Elle compte aussi développer le tourisme homosexuel. Ce vendredi, le Bundestag allemand devrait pour sa part légaliser à son tour le mariage homosexuel, accusant un net retard dans la "modernité" revendiquée par les minorités sexuelles. Elles sont prêtes à brandir l’homophobie en riposte à la moindre critique, comme les exaltés islamistes le font en utilisant l’islamophobie pour clouer le bec.

Observer le Comité d’éthique emboiter le pas de la Gay Pride en lui offrant ce qu’elle réclamait deux jours auparavant dans les rues de Paris n’est peut-être qu’un hasard de calendrier. Cette concordance des temps souligne néanmoins la puissance acquise par le militantisme gay, capable d’embrigader de fins esprits au nom d’idéologies saugrenues. L’obsession de la non-discrimination, qui est à la base des exigences des minorités sexuelles ou religieuses, est une instrumentalisation des droits de l’Homme qui les dénature. Elle en vient, ici, à ignorer les droits de l’Enfant. La Croix de ce mercredi rappelle que la Convention internationale des droits de l’Enfant, ratifiée par la France, prévoit (article 7) que l’enfant a "dans la mesure du possible le droit de connaître ses parents". Ce droit lui est enlevé dans le cas de PMA sans père puisque le donneur reste anonyme. A cette première possible violence existentielle imposé par des femmes ou couples de femmes n’écoutant que leurs désirs s’ajoute cette autre violence consistant à supprimer la place du père dans la conception et l’éducation de l’enfant. Ce droit à l’enfant, vers quoi ouvre en fait l’avis du Comité d‘éthique, est une porte ouverte à la marchandisation des fœtus, des grossesses, des naissances. Au nom d’une non-discrimination absurde (la femme et l’homme sont dissemblables par nature), le pouvoir gay se montre dans sa dangereuse tyrannie. Macron, qui dit vouloir une société apaisée, osera-t-il y résister ?"

Posté le 28 juin 2017 à 20h51 par Michel Janva | Lien permanent

PMA : Ludovine de la Rochère face à l'agressivité du militant LGBT Dominique Boren

Posté le 28 juin 2017 à 20h48 par Michel Janva | Lien permanent

Marine Le Pen : fabriquer des enfants sans père est éminemment négatif

Posté le 28 juin 2017 à 20h45 par Michel Janva | Lien permanent

« Le CCNE se contredit et navigue au gré des événements - il n’a plus aucune crédibilité. »

La présidente de la Manif pour tous réagit à l’avis rendu par le CCNE :


Ludovine de La Rochère : "Le CCNE se contredit... par bvoltaire

Posté le 28 juin 2017 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent

PMA : l'Ubérisation de notre reproduction humaine

Historienne spécialiste de la Seconde guerre mondiale et homosexuelle, Marie-Jo Bonnet est farouchement opposée à la loi Taubira, à la procréation médicalement assistée (PMA) et à la gestation pour autrui (GPA). Dans Famille chrétienne, elle s’insurge contre l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) :

"Il semblerait que le Comité ait accepté l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires pour pouvoir maintenir l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA). C’est une stratégie à courte vue ! Je ne suis pas certaine que cela sauvegarde la prohibition des mères porteuses. Car, derrière les revendications du mouvement LGBT en faveur de la PMA, il y a des hommes qui militent pour la GPA, et qui instrumentalisent les lesbiennes et les femmes seules pour parvenir à leurs fins. En outre, le lobby médico-financier sort renforcé de cet avis."

Laetitia Pouliquen, fondatrice de WomanAttitude, cofondatrice et ex-Directrice d'Europe for Family, écrit dans Le Figarovox :

"Si l'Ubérisation est une pratique économique permettant la mise en contact direct de professionnels et de clients pour l'utilisation de services internationaux, la pratique économique mondiale de la procréation artificielle y ressemble beaucoup par son aspect «plate-forme internationale» mettant en contact direct de nombreux intervenants de plusieurs pays grâce à internet. Concrètement, l'enfant peut être «fabriqué» par plusieurs «parents» provenant de plusieurs pays que les personnes soient fertiles ou pas. Ne soyons donc pas naïfs: derrière les modes progressistes et les prétendues évolutions sociétales qui désirent affranchir l'Homme de sa contingence, se trouve un marché juteux. L'enfant, lui, sera le grand oublié de l'affaire, ce que nous pourrions tous reconnaître, quelles que soient nos positions éthiques.

[...] La réponse médicale de la surmédicalisation de la procréation est-elle adéquate ou serait-elle manipulée par des intérêts financiers majeurs? On dénombre aujourd'hui plus de cinq millions d'enfants dans le monde et 1,4 million en Europe, nés de fécondation In Vitro depuis 1978. En Espagne, 2% des enfants naissent par fécondation in Vitro et en France, 3% des enfants sont des «bébés éprouvette». Le European Journal of Obstetrics and Gynecology and Reproduction Biology fait état d'une hausse conséquente des demandes de fécondations In Vitro alors que le taux d'infertilité, lui, est stable depuis 20 ans.

L'Ubérisation de la procréation humaine est symbolique d'un marché mondialiste libéral qui contourne les lois nationales. Le marché des technologies de reproduction assistée englobe de nombreuses industries et tiers-parties: laboratoires pharmaceutiques et biomédicaux, personnels de santé mentale, cliniques spécialisées en procréation artificielle, laboratoires de séquençage génomique pour dépistage préimplantatoire, banques de gamètes, agences et cliniques spécialisées en GPA, experts juridiques, réseaux mafieux de trafic d'enfants etc… À titre d'exemple, mentionnons que le Danemark est un gros pourvoyeur de sperme anonyme, permettant ainsi aux Suédois et Norvégiens de contourner leurs lois qui interdisent, elles, l'anonymat. L'achat de sperme, sélectionné sur catalogue et livré par courrier express international, varie 250 et 23 000 dollars en fonction des diplômes et des caractéristiques génétiques du donneur. Les projections de croissance du marché sont de 4.4% par an de 2016 à 2023 pour atteindre les 31,4 milliards de dollars en 2023. La procréation humaine artificielle constitue donc un marché international conséquent, alimenté par un écosystème très vaste."

Dans la décision du CNE il est avancé que "les études ont montré que les enfants élevés par des couples de même sexe ne font ni mieux, ni moins bien que les autres". Or, la méthodologie de ces études est volontairement mauvaise pour obtenir ce résultat, comme cela avait été mis en évidence ici. Et bizarrement, ici la méthodologie et les résultats sont tout autres.

Jean-René Binet, professeur à la Faculté de droit de l'Université de Rennes 1, déclare à Eugénie Bastié :

"Un enfant sait bien qu'il ne peut être issu de deux femmes. Une fois ce verrou levé, on ne voit pas bien ce qui empêcherait de supprimer la condition d'âge ou la condition de vie. Inéluctablement, par effet de système, ces questions se poseront avec acuité et il sera bien difficile de ne pas y répondre par l'affirmative. À tout prendre, il semble que les raisons qui ont conduit le législateur de 1994, puis ceux de 2004 et 2011 à façonner puis maintenir ce modèle, conservent toute leur pertinence. [...] Il est difficile d'anticiper l'avenir juridique. Toutefois, si l'on reprend les débats de 2011, on constate que ce qui a conduit au rejet de la PMA dans les couples de femmes est qu'elle risquait d'entraîner quasi automatiquement et sous peine de discrimination, l'ouverture du recours aux mères porteuses - la GPA - dans les couples d'hommes. Le législateur de 2011 ne souhaitant pas s'engager dans cette voie avait donc considéré que cela devait obligatoirement le conduire à refuser l'ouverture de la PMA aux couples de femmes." 

Posté le 28 juin 2017 à 18h34 par Michel Janva | Lien permanent

Sur les 18 députés qui avaient signé la pétition de l'Inter-LGBT en faveur de la PMA Pour Toutes, seuls 3 sont aujourd'hui députés

En 2015-2016, l'Inter-LGBT avait fait signer une pétition aux élus en faveur de la PMA pour les femmes homosexuelles (pétition d'élus ouverte du 23/10/15 au 01/04/16). Sur les 18 députés qui avaient signé cette pétition, seuls 2 sont aujourd'hui réélus :

  • Brigitte Allain, Député (EELV), Aquitaine (Mandat clos)
  • Christian Assaf, Député (PS), Hérault (Mandat clos)
  • Isabelle Attard, Député (Sans étiquette), Basse-Normandie (Mandat clos)
  • Serge Bardy, Député (PS), Maine et Loire (Mandat clos)
  • Patrick Bloche, Député (PS), Île-de-France (Mandat clos)
  • Marie-Françoise Clergeau, Député (Parti Socialiste), Pays Loire (Mandat clos)
  • Sergio Coronado, Député (EELV), Hors-de-France (Mandat clos)
  • Valérie Corre, Député du Loiret (PS), Centre Val de Loire (Mandat clos)
  • Cécile Duflot, Député, Co-présidente du groupe Écologiste (EELV), Île-de-France (Mandat clos)
  • Laurence Dumont, Député. Vice-présidente de l'Assemblée nationale (Parti Socialiste), Normandie (réélue)
  • Olivier Dussopt, Député (PS), Rhone-Alpes (réélu)
  • Aurélie Filippetti, Député (PS), Moselle (Mandat clos)
  • Joël Giraud, Député (PRG), PACA (réélu)
  • Chaynesse Khirouni, Député de Meurthe-et-Moselle (Parti socialiste), Grand Est (Mandat clos)
  • Audrey Linkenheld, Député (Parti Socialiste), Nord (Mandat clos)
  • Véronique Massonneau, Député (Écologistes! ), Vienne (Mandat clos)
  • Maud Olivier, Députée (PS), Essonne (Mandat clos)
  • Bernard Roman, Député (PS), Nord (Mandat clos)

Sans vouloir faire de relation de cause à effet, si les députés de la nouvelle mandature veulent être réélus en 2022, il doivent se poser quelques questions...

Posté le 28 juin 2017 à 18h04 par Michel Janva | Lien permanent

Le porte-parole du gouvernement veut museler la presse et créer une injustice envers les enfants

Unknown-3Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a estimé qu’une évolution de la législation était envisageable après l’avis rendu par le CCNE sur la PMA, ouvrant la voie à la fabrication d'enfants privés de père.

Il a aussi demandé à la presse de "ne pas chercher à affaiblir" le ministre du Travail Muriel Penicaud, ancienne responsable de Business France visé par une enquête, "car nous sommes dans un moment important pour la réforme du travail".

Le ministre va défendre le projet de loi d'habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances. Selon Libération, elle a "validé" certaines dépenses relatives à l'organisation d'une soirée à Las Vegas où Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, avait rencontré des dirigeants de start-up françaises, un "contournement des règles" de l'agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. Elle aurait ensuite tenté d'étouffer l'affaire, selon le quotidien. Selon Le Canard enchaîné, le coût de l'opération réalisée par Havas pour Business France, sans appel d'offres, aurait été de 381.759 euros, dont 100.000 euros pour frais d'hôtel. Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte notamment pour favoritisme, les sièges de Business France et d'Havas ont été perquisitionnés le 20 juin.

Posté le 28 juin 2017 à 17h42 par Michel Janva | Lien permanent

Le Cercle Fraternité (FN) dénonce l'ouverture de la PMA et appelle à une écologie intégrale

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Par ailleurs Nicolas Bay a aussi réagi :

Posté le 28 juin 2017 à 17h31 par Michel Janva | Lien permanent


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