21 février 2018

Mgr Aupetit : "Je veux bien être conservateur, comme celui du Louvre, qui ne garde que les belles choses et les partage avec tous"

Extrait de l'entretien donné par Mgr Aupetit, archevêque de Paris, dans La Vie :

Maxresdefault-2"[...] Comment définir le progrès ? Est-il technique, humain ? Quand on a trouvé la fission nucléaire, c’était un progrès technique. Mais deux bombes ont fait plus de 200.000 morts au Japon. La technique doit toujours être évaluée par l’éthique. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », écrivait Rabelais. Un marteau est un progrès, mais s’il sert à défoncer le crâne de son voisin, ce n’en est plus un. Un autre exemple : le diagnostic préimplantatoire ou prénatal. Il permet à des bébés d’être opérés in utero ou à la naissance pour leur permettre de vivre. Mais si ce diagnostic sert à détecter une anomalie qui va conduire à une interruption médicale de ­grossesse, il y a bien une différence éthique.

...] Aujourd’hui, réveiller la conscience, c’est le rôle de l’Église. Il y a un enjeu de civilisation, la nécessité d’ouvrir les cœurs à l’attention aux plus faibles. Or, on revient peu à peu à la loi de la jungle, à cet homme en bonne santé, riche, bien portant, qui pourra se payer tout ce qu’il veut, faire du « trans­humanisme » pour lui-même, mettre une puce dans sa tête, mais aux dépens de qui ? De la majorité des gens qui crèveront de faim. [...]

L’Église est convaincue de parler et d’agir pour le bien commun, mais elle est souvent perçue comme un lobby ou un groupe de pression qui défendrait sa propre vision du monde. Comment y remédier ?

Le « bien commun » est une expression de la doctrine sociale de l’Église. Le monde politique parle surtout de « l’intérêt général », ce qui est différent. Le bien commun est le bien de chacun pour se mettre au service de tous. L’intérêt général est celui de la majorité. Mais qu’est-ce que cela rapporte à l’Église de défendre ses convictions, sinon de se faire mépriser, de se faire insulter et de se faire mettre de côté ? Nous ne sommes pas un lobby qui cherche quoi que ce soit. Nous ne gagnons ni argent ni considération. Nous pensons qu’il faut parler, car c’est un devoir de conscience, quitte à être à contretemps. Si nous étions un lobby, nous serions beaucoup plus efficaces.

N’y a-t-il pas de la part de l’Église une prudence sur ces sujets bioéthiques pour ne pas paraître ringarde ?

Quand on est ringard à une époque, on devient moderne à une autre. Ce que nous disons est-il juste, oui ou non ? Nous abordons ces questions en raison, et pas seulement sous l’éclairage de la foi. C’est ainsi que nous travaillons sur les questions bioéthiques. La Bible peut nous donner un éclairage supplémentaire, car il n’y a pas de contradiction entre la raison et la foi. Je ne pense pas que l’Église soit prudente au sens de timorée, puisqu’elle s’exprime librement et que cela lui vaut d’être traitée de ringarde. On m’a traité de conservateur, pourquoi pas ? Je veux bien être conservateur, comme celui du Louvre, qui ne garde que les belles choses et les partage avec tous. « Progressiste » veut dire que l’on suit un progrès. Qu’est-ce qui nous fait progresser en humanité ? C’est le regard que l’on pose sur les plus faibles. J’ai appris cela quand j’étais médecin et que des handicapés sont venus s’installer à côté de mon cabinet. Je les soignais. Ils m’ont appris bien plus sur l’humanité de l’homme que n’importe quel manuel.

Comment mobiliser les catholiques, qui ont eu le sentiment au moment du débat bioéthique en 2009-2010 de ne pas être écoutés par les politiques ?

Mobiliser, c’est éclairer la conscience. La plupart des gens se disent : « Pourquoi pas, qu’est-ce que ça change ? » Nous voulons qu’ils se disent : « Oui, il y a un problème. » Nous avons établi des fiches sur chacun des sujets bioéthiques traités, y compris l’intelligence artificielle et la question du transhumanisme. Est-ce intéressant de courir plus vite qu’Usain Bolt grâce à des puces fichées dans nos muscles ? À quoi bon ? Cela va nous permettre d’augmenter nos performances. Mais l’homme doit-il avoir un seuil de performance ? Le biologiste britannique Francis Crick (1916-2004) – qui a découvert la structure en double hélice de l’ADN – a dit que tout enfant à la naissance devrait subir des tests en deçà desquels il n’aurait pas le droit de vivre. Va-t-on créer des seuils d’humanité ? C’est exactement ce qu’ont fait les nazis, qui reprenaient les idées de certains scientifiques américains, comme l’a décrit Jean-Claude Guillebaud en 2001 dans son livre le Principe d’humanité (Seuil).

Vous redoutez une pente vers l’eugénisme ?

C’est déjà fait ! On ne laisse pas naître les enfants trisomiques. Le week-end dernier, je fêtais les 29 ans de ma filleule qui est trisomique. Je peux vous dire qu’elle a plus de joie de vivre que bien des gens que je côtoie tous les jours. Pourquoi n’aurait-elle pas le droit de vivre sous prétexte qu’elle ne va pas faire du calcul intégral ? Moi, je l’ai appris, cela ne m’a servi à rien ! Dans les relations interpersonnelles, cette jeune fille m’a appris beaucoup de choses : ne pas porter un masque, ne pas faire semblant.

Vous évoquez souvent votre exercice de la médecine. Avez-vous été confronté à des dilemmes éthiques ?

Bien sûr. Je me souviens d’une jeune femme de 30 ans qui souffrait d’un cancer du sein avec des métastases osseuses extrêmement douloureuses. On la soulageait avec un dérivé de la morphine, mais cela restait dur. J’étais impressionné de voir qu’elle m’accueillait toujours avec le sourire, avec gentillesse, en me demandant de mes nouvelles. Un proche me disait : « Mais qu’attendez-vous pour la faire passer ? » Au début, j’étais choqué, car ma patiente, elle, ne me demandait rien. En réfléchissant, j’ai compris pourquoi un membre de la famille proche peut demander cela : c’est insupportable de voir les gens que l’on aime souffrir en étant dans l’impuissance. Avec les soins palliatifs à domicile, on apprend à la famille à déposer une pipette de morphine sous la langue ou à actionner une pompe à morphine, ou encore à désobstruer le malade quand il étouffe, cela change tout. Il n’y a presque plus de demandes d’euthanasie. Le proche peut faire un geste qui soulage et qui exprime son affection. Être dans l’impuissance, c’est insupportable. Donner la mort est une mauvaise réponse. [...]

L’anthropologie chrétienne s’oppose à une autre anthropologie plus courante dans la société. Peuvent-elles encore se comprendre ?

Je crois qu’en face il n’y a pas d’anthropologie cohérente. S’il y a des conceptions différentes de l’homme, on ne sait pas trop sur quoi elles reposent. Quelles sont les bases de la dignité de l’homme ? Pourquoi quelqu’un de jeune, riche et beau serait-il plus digne qu’un vieillard cacochyme qui bave ? Celui-ci peut gêner, il ne sert à rien. On prend prétexte qu’il ne faut pas qu’il souffre pour lui donner la mort. Un peu comme les chevaux qu’on achevait autrefois quand ils se cassaient une patte sur un obstacle. Une personne très âgée, une personne handicapée, ce n’est pas rentable ! Mais ils nous apprennent l’humanité. [...]"

Posté le 21 février 2018 à 18h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Semi-marathon de Paris : 1 000 personnes courent pour les personnes trisomiques

Ss4wxPrès de  1 000 coureurs ont décidé de “Courir pour la Vie” au semi-marathon de Paris le 4 mars en portant les couleurs de la fondation Jérôme Lejeune. Leur objectif est d’affirmer auprès de l’opinion publique que toute vie mérite d’être vécue et respectée, et particulièrement celle des personnes les plus fragiles.

La levée de fonds servira à soutenir les 3 missions de la fondation Jérôme Lejeune :

Courir et lever des fonds pour les personnes trisomiques, c'est aussi une manière de s'engager et de rendre visible cette cause. L'engagement de ce millier de coureurs prouve que cette cause mobilise encore. L’un des organisateurs de l’évènement, Enguerrand Boissonnet, déclare :

« notre société est tenté par le transhumanisme, par un homme augmenté et performant. Dans ce monde, les plus faibles n’auraient pas leur place ! » « Il faut à la fois tenir bon sur nos convictions, et être ouvert au dialogue… Le semi-marathon de Paris permet de nous rendre visible et de communiquer face à face ».

La fondation Jérôme Lejeune se réjouit de cette initiative :

« Nous sommes touchés par la mobilisation de ce millier de personnes pour la cause de la vie. Jérôme Lejeune disait que “la qualité d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles de ses membres”. Courir pour la vie, c’est courir pour les 9 000 patients que l’Institut Jérôme Lejeune accueille. Les bénéfices de cette course aideront notamment à financer les programmes de recherche, »

Posté le 21 février 2018 à 17h05 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2018

Lancement de l’espace eglise-bioethique.fr

Capture d’écran 2018-02-19 à 18.34.49À l’occasion des États généraux de la bioéthique lancés le 18 janvier, la Conférence des évêques de France, ouvre un nouvel espace sur son site : eglise-bioethique.fr. La CEF publie des fiches rédigées par le groupe de travail « Église et bioéthique » pour expliquer les enjeux des sujets abordés lors des États généraux.

Le groupe de travail propose donc aujourd’hui 10 fiches apportant chacune des éclairages sur les enjeux éthiques et scientifiques posés par les différents thèmes de ces États généraux de la bioéthique. Sont en ligne :

D’autres fiches sont à venir.

Posté le 19 février 2018 à 18h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Le Conseil consultatif national d'éthique (CCNE) invite à donner son avis : profitez-en !

Capture d’écran 2018-02-19 à 19.04.03Vous pensez que l’enfant a besoin d’un père et d’une mère ? Vous pensez que les droits du plus vulnérable doivent être respectés ? Vous souhaitez défendre l’intérêt supérieur de l’enfant ? Vous êtes inquiets à l’idée que l’Etat institue et organise la conception volontaire d’enfants orphelins de père ?

Alors faites-vous entendre : profitez du questionnaire du CCNE pour donner votre avis !

Première étape : 

Inscrivez-vous ici 

Deuxième étape :

Les explications du Comité Consultatif National de Bioéthique sont ici

Troisième étape : 

Remplissez le questionnaire ici

Par ailleurs, La Manif Pour Tous a regroupé l'ensemble de l'agenda des débats ici. Vous pouvez aussi les trouver sur le site officiel, qui centralisera les enregistrements des conférences (toujours pas mis en ligne par les différents espaces éthiques).

Enfin, La Manif Pour Tous vous invite à signer la pétition demandant au Président de respecter nos engagements internationaux eu égard aux droits de l'enfants :

Pétition

Posté le 19 février 2018 à 18h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Le sort de l’embryon humain… entre la poire et le fromage

Jean-Marie Le Méné s'étonne d'un dîner à l'Elysée sur les thèmes de bioéthique :

"Un premier dîner sur la bioéthique s’est tenu à l’invitation du Président de la République. Rien de tel qu’un bon repas pour reprendre goût à la vie. C’est le contraire qui s’est passé à l’Elysée. Il s’agissait d’évoquer une possible légalisation de la mort par euthanasie avec les professionnels Agnès Buzyn, Jean-Louis Touraine, Jean-Luc Romero, favorables à ce « progrès », avec Jean Léonetti auteur des deux lois sur la fin de vie, avec la sœur de Lionel Jospin qui a raconté comment sa mère avait choisi de « mourir dans la dignité », avec la ministre belge de la santé, Christiane Vienne, fière d’avoir réussi à dépénaliser l’acte dans son pays, et avec les inévitables seconds rôles confits dans la bienveillance et persuadés qu’en agitant les droits du patient on pouvait régler la question. Ce dîner était-il nécessaire ?

L’hôpital mué en nécropole

L’euthanasie n’est pas un point qui devrait relever des lois de bioéthique, au sens où ces lois ont été votées jusqu’à présent. Le fait d’abréger volontairement la vie des patients n’est l’expression d’aucun conflit entre les avancées de la biotechologie et la morale. La médecine réanime de mieux en mieux, tout le monde s’en félicite. Elle n’est pas tenue à l’acharnement thérapeutique, tout le monde en est d’accord. Mais elle ne doit jamais délibérément précipiter la mort, c’est un principe hippocratique (400 av JC). Mettre sur le dos de la médecine ce qui ne relève pas de sa mission est une facilité démagogique qui transforme les soignants en prestataires de services pour satisfaire les désirs d’une société désespérée. Et qui fabrique trois sortes de victimes : les patients, les médecins et l’hôpital mué en nécropole.

Il y a plus préoccupant. Dans plusieurs pays occidentaux, la chosification de la vie humaine pousse à établir un lien entre l’euthanasie et les prélèvements en vue de greffes. Peu de personnes savent que la loi Leonetti de 2005 a rendu juridiquement possible une nouvelle activité consistant à prélever des organes chez des donneurs décédés après arrêt cardiaque contrôlé. En effet, auparavant, l’arrêt volontaire des traitements chez des personnes en fin de vie étant interdit, cet enchainement douteux n’était pas envisageable. Un amendement de Jean-Louis Touraine à la loi santé a renforcé le principe du consentement présumé au don d’organes au point d’en faire une obligation contre la volonté des familles. Fin 2014, un premier hôpital a été autorisé à réaliser des prélèvements selon cette procédure. En 2015, deux autres ont suivi. Fin 2017, 18 centres étaient habilités. Aujourd’hui, la majorité des donneurs décédés le sont à la suite de la limitation ou l’arrêt des thérapeutiques. L’avenir est cousu de fil blanc. Donner la mort deviendra un acte d’amour sublime. Dès lors, comment s’opposer à des demandes ou propositions d’euthanasies « altruistes » pour fournir des organes capables de sauver des vies ? La sémantique faussement généreuse du « don » stérilise l’opposition à l’appropriation du corps humain et interdit l’évocation d’inévitables conflits d’intérêts.

Le sort de l’embryon humain… entre la poire et le fromage

Face au spectre de l’euthanasie, pour calmer les craintes, la tentation commune est d’inviter au développement des soins palliatifs. Certes, mais les partisans de l’euthanasie sont les premiers à le demander. Ce n’est donc pas la réponse adaptée. Les soins palliatifs n’empêcheront pas plus l’euthanasie que la médecine périnatale n’empêche l’avortement. Lors du dîner de l’Elysée, le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, a opportunément rappelé les grands jugements de l’Histoire récente aux termes desquels « toute l’éthique médicale est basée sur le refus absolu de ce qui s’est passé dans les camps de la mort et plus particulièrement à Auschwitz ». Que dire de plus ou de moins que le code de Nüremberg ? La réaffirmation du principe de l’interdit de tuer est la seule réponse efficace à l’euthanasie. Sera-t-elle entendue ?

Deux autres dîners devraient suivre. Le prochain se tiendra autour du thème de la procréation médicalement assistée. Il y sera question du sort de l’embryon humain… entre la poire et le fromage.

Et c’est ainsi que le transhumanisme est grand."

Posté le 19 février 2018 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Révision de la loi de bioéthique : les doutes s'expriment

A l’occasion d’une première journée de débat à Rennes dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, beaucoup de « doutes » se sont exprimés quant à l’élargissement des conditions d’accès à la PMA :

  • « Ce qu’on nous propose de traiter, c’est le mal-être lié à un besoin d’enfant, mais on peut mettre ce mal être en parallèle avec celui des chômeurs, des agriculteurs, et leurs nombreux suicides (…) Au niveau d’une société, il faut choisir ses priorités. »
  • « Derrière les enjeux médicaux, il y a des enjeux financiers énormes dont les plus faibles dans le monde subissent le prix. »
  • « 10% des donneurs [de gamètes] ont ensuite des difficultés psychologiques (…) ça posera aussi des problèmes aux propres enfants biologiques de celui qui a donné son sperme. »
  • « Pour pallier à la souffrance que constitue le fait de ne pas avoir d’enfants, il ne faut pas risquer de créer d’autres souffrances chez les enfants à naitre par PMA ou GPA. »
  • « Le train [des progrès] va de plus en plus vite. Qui veut-on servir ? »

Ces remarques, dont les auteurs sont pour la plupart restés anonymes, devraient remonter au Comité Consultatif National d’Ethique qui en fera un rapport « censé éclairer les parlementaires ». Mais là aussi, les participants se sont révélés sceptiques, certains demandant plutôt un « référendum ».

Source : Gènéthique

Posté le 19 février 2018 à 16h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Le débat sur la PMA et la GPA cache certains enjeux des prochaines lois de bioéthique

Témoignage suite à l'une des conférences sur la bioéthique à la Cour de cassation :

18h, Paris, Grand’salle de la Cour de Cassation. Conférence sur les embryons in-vitro, AMP, le DPI (diagnostic préimplantatoire) et la recherche. L’ambiance est tamisée, les lumières feutrées. La salle est principalement remplie de jeunes étudiants, de juristes ou personnes plus âgées. Les deux intervenants se succèdent pendant deux heures dans un constat très dur et pessimiste qui sonne comme un appel au secours. La PMA n’est que l’arbre qui cache le baobab. Mais au-delà de réflexions scientifiques et juridiques, s’impose une seule conclusion : il est nécessaire d’agir sans tarder.

Ne nous laissons pas confisquer le débat.

Le débat sur la PMA et la GPA cache certains enjeux des prochaines lois de bioéthique : DPI, séquençage du génome humain, expériences sur les embryons, dons de gamètes. Notre société est déjà rongée par un eugénisme latent. Il cache aussi d’autres questions qui ne sont pas abordées pour le moment mais qui dans quatre ans seront d’actualité et pour lesquelles il sera déjà trop tard : greffe d’utérus, utérus artificiel, clonage, création de gamètes à partir de cellules banales. Des expériences ont déjà été menées sur les animaux ou des travaux sont en cours. Il s’agit donc d’une concertation générale, d’une réflexion globale sur la personne humaine qui doit être menée et une éthique qui doit se réfléchir en amont pour freiner une recherche médicale devenue folle.

S’engager, une responsabilité partagée

Il est vrai que nous ne pourrons stopper cette course vers le vide qu’en ayant une action globale à l’échelle internationale. Nos voisins sont souvent plus avancés en matière de recherche et ne parlons même pas des Etats-Unis, de la Chine ou des grandes entreprises de nouvelles technologies. Nous devons dénoncer de manière internationale les mécanismes d’un transhumanisme qui est déjà à nos portes. Mais nous portons tous la responsabilité politique de l’action de nos gouvernements ce qui nous donne d’ailleurs la légitimité pour parler, dénoncer et résister. Ce qui est en train de se passer sous nos yeux, ne va pas se contenter de se cantonner à des salles d’hôpital aseptisées. Personne n’en sortira indemne.

Nous sommes tous concernés

Ce n’est pas la génération future qui réglera le problème, ni la génération d’avant qui aurait du y penser. C’est ici et maintenant. Il est grand temps de refermer la boite de Pandore. Chaque année qui passe amène ses nouveaux progrès scientifiques, de nouvelles questions. Chaque année qui passe est une année de perdue. Dans une vingtaine, peut-être une dizaine d’années, le séquençage du génome et le médecine prédictive seront peut être obligatoires, et de toutes façons démocratisées par le biais de modèle économique visant à ouvrir ce type d’actes à tous. Nous verrons un temps où le nombre de grossesses déclenchées artificiellement dépassera le nombre des grossesses naturelles. Ou les assurances refuseront de couvrir les grossesses naturelles. Il est temps de ne pas laisser notre quotidien nous aveugler. Il est temps de comprendre que nous vivons déjà dans le monde de GATTACA. Il est temps de se lever, de bousculer nos habitudes, de nous engager. Nous savons de quel côté se trouve la vérité, la dignité, et nous ne pouvons privilégier la politique du canapé.  Et ne pas se dissimuler derrière le ‘les inscriptions sont déjà closes’ alors que l’on a pas fait les démarches pour s’inscrire. Il est temps de s’informer, de construire une opposition et de partir au combat. Avoir des convictions ne suffit pas, il est temps de mettre la réflexion en action.

Bébés à la carte :

Conférence de la Cour de Cassation disponible sur internet : 

Posté le 19 février 2018 à 13h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Juristes pour l’enfance auditionné par le Comité consultatif national d’éthique

Communiqué :

Xrohk"L’Association Juristes pour l’enfance sera prochainement auditionnée à l’invitation du Comité consultatif national d’éthique pour faire part de ses observations sur les questions à l’ordre du jour des états généraux de la bioéthique.

L’Association souhaite alerter le législateur et les citoyens sur la nécessité de replacer l’intérêt de l’enfant au cœur de notre législation, tant du point de vue de sa conception (PMA et GPA) que de sa fin de vie.
L’Association attire l’attention du CCNE sur les risques d’une reconnaissance d’un véritable « droit à l’enfant » qui satisferait des désirs d’adultes en méconnaissance de l’intérêt et des droits de l’enfant, glissement annoncé notamment par les projets suivants :

  • La PMA pour les femmes qui aurait pour effet de priver l’enfant, délibérément et définitivement, de père, au mépris de son droit à connaître ses parents et à être élevé par eux, en contradiction avec la Convention internationale des droits de l’enfant
  • La GPA (qu’elle soit ou non qualifiée de pseudo « éthique ») qui entraînerait une méconnaissance des droits fondamentaux de l’enfant.

En outre, l’Association Juristes pour l’enfance demande au législateur de modifier certaines dispositions de la loi actuelle afin d’assurer un meilleur respect des droits de l’enfant que la France s’est engagée à respecter :

Posté le 19 février 2018 à 11h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

18 février 2018

Création d'hybrides hommes-moutons

Unknown-33Des scientifiques de l'Université Stanford ont créé des chimères hommes-moutons. L'équipe a fait grandir des embryons contenant des ovins et des cellules humaines, et a gardé l'animal de substitution qui les portait vivants pendant trois semaines.

L'équipe prévoit maintenant d'implanter des cellules souches humaines dans des embryons de mouton et espère que l'ADN humain sera en mesure de développer des organes tels que le pancréas.

Pourtant des hommes qui se comportent comme des moutons, il y en a déjà pléthore.

Posté le 18 février 2018 à 15h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

17 février 2018

Le racisme chromosomique battu en brèche

De Sabine de Villeroché :

Lucas"Ce n’est pas la première fois qu’un enfant ou un jeune atteint du syndrome de trisomie 21 vole la vedette aux autres. Cette année, c’est au jeune Lucas Warren que revient l’honneur de représenter la marque mondialement connue Gerber, filiale américaine de Nestlé spécialisée dans la fabrique d’aliments pour enfants. Grand gagnant des 140.000 bébés candidats au « Gerber Baby Photo Search », ce blondinet au sourire craquant sera présent toute l’année 2018 sur les réseaux sociaux de la marque et ses fans pourront suivre ses premiers pas. Le PDG de l’entreprise assume parfaitement son choix : « Chaque année, nous choisissons le bébé qui correspond parfaitement à notre marque et, cette année, Lucas correspond parfaitement. »

Message explicite pour promouvoir une plus grande diversité ? Certainement, à en croire les parents de Lucas qui, le premier effet de surprise passé, avouent leur espoir de « faire changer le regard des gens sur le handicap ».

Gerber n’est pas la première entreprise à donner une chance aux personnes atteintes de trisomie : Seb en 2012, Clara en 2015, Asher en 2016 et d’autres ont, eux aussi, été choisis pour représenter de grandes marques en Angleterre, en Espagne et ailleurs, comme Marks & Spencer, Bel & Soph et OshKosh B’Gosh.

Chez nous, le 14 mars dernier, Mélanie Ségard présentait la météo sur France 2, histoire de prouver aux téléspectateurs « qu’une personne porteuse d’un handicap peut réaliser son rêve dans notre société ». Avant elle, il y avait eu Laura Hayoun, 19 ans, jeune trisomique sur BFM TV.

Belle revanche pour la fondation Jérôme-Lejeune, connue pour son action en faveur des personnes atteintes de déficiences intellectuelles d’origine génétique. Victime de la censure du CSA en juillet 2014 pour son clip « Chère future maman » coupable d’être « susceptible de troubler la conscience des femmes enceintes », la frimousse de jeunes trisomiques déclarant à leur mère tout le bonheur d’être au monde n’a plus eu le droit de paraître sur les chaînes de télé.

Et le voilà bien là, le fil rouge à ne pas franchir en France, leader européen de l’élimination des fœtus diagnostiqués trisomie 21. Quelques « coups de com’ » médiatiques pour donner la parole à de jeunes handicapés ne suffiront pas à masquer la réalité. Chez nous, le dépistage systématique des femmes enceintes s’intensifie chaque année grâce au nouveau « dépistage prénatal non invasif »(DPNI) destiné à détecter la moindre anomalie du fœtus, et particulièrement celle de la trisomie. Or, détecter, c’est éliminer, puisque plus de 96 % des fœtus soupçonnés d’être porteurs de la trisomie sont ainsi avortés… Il faut lire et relire l’ouvrage de Jean-Marie Le Méné Les Premières Victimes du transhumanisme pour bien comprendre que les laboratoires pharmaceutiques sont les grands gagnants de cette élimination programmée par les pouvoirs publics sous couvert d’humanisme. Curieuse trahison, pour ces médecins et chercheurs qui ont fait le serment d’Hippocrate et choisissent d’éradiquer plutôt que de soigner. Lors des débats parlementaires pour la révision des lois de bioéthique de 2011, le triste sire Noël Mamère se payait le culot de déclarer : « La mère et la famille sont libres de considérer qu’un enfant trisomique est un cadeau du ciel. »

Aux États-Unis, il n’y a pas que la famille de Lucas qui a pris cette liberté, même de grandes marques montrent l’exemple, avec quelques années d’avance sur la France, semble-t-il. D’autres pays reviennent sur leur politiques eugéniste ; le Japon en 1996 et, ces jours-ci, c’est au tour de la Pologne de prévoir d’interdire l’avortement des bébés porteurs de handicap. De quoi redonner un peu d’espoir."

Posté le 17 février 2018 à 15h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

15 février 2018

17 février à Lille : rassemblement de pères indignés par le projet d'extension de la PMA

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Posté le 15 février 2018 à 11h58 par Michel Janva | Lien permanent

14 février 2018

"Fake new" : encore une intox des Décodeurs du Monde

Thumbnail-3En 2014, Samuel Laurent des Décodeurs du Monde expliquait qu'il n'y avait pas de lien entre la loi Taubira et la PMA pour tous.

En 2018, c'est Erwan Binet, rapporteur de la loi Taubira, qui fait la promotion de l'extension de la PMA, la fabrication d'enfants en éprouvette, chez les franc-maçons.

Posté le 14 février 2018 à 19h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

13 février 2018

Faudra-t-il continuer à organiser la prévention du suicide ?

Avec la volonté du gouvernement et des forces dites "progressistes" de légaliser l'euthanasie et le suicide assisté, c'est la question très pertinente que pose l’Observatoire national du suicide. Philosophie Magazine a lu le rapport et en fait une synthèse sous la lumière de la philosophie. Extraits  :

"8 885 décès par suicide ont été enregistrés en 2014, selon un état de lieux publié par l’Observatoire national du suicide dont le troisième rapport vient de paraître.

Dans un premier rapport en 2014, les membres de l’Observatoire évoquaient Albert Camus, pour qui le suicide serait le seul « problème philosophique vraiment sérieux » suscité par la « confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde ». S’appuyant sur l’intuition du philosophe, ils contestaient que le suicide puisse être simplement considéré comme « un acte mûrement réfléchi, qu’il serait illégitime de tenter d’empêcher ». Sur la base de cette étude, ils prévoyaient un plan d’action visant à prévenir le suicide.

Le second rapport de l’Observatoire répondait en partie à cette ambition, en identifiant les facteurs de risques et de protection et en créant les moyens de la prévention. Il pointait que « depuis de nombreuses années, le suicide se pose comme objet d’étude scientifique. Un terme, la suicidologie, est même apparu à la fin des années 1960 pour définir la recherche scientifique sur le suicide et dont l’objectif est double : comprendre et prévenir ». Cependant, la création de l’Observatoire national du suicide ne date que de 2013.

Le troisième rapport se penche plus particulièrement sur le suicide des jeunes, qui est en France la deuxième cause de mortalité parmi les 15-24 ans (soit 16 % des décès de cette tranche d’âge), et il s’applique à identifier les enjeux éthiques liés au suicide – notamment, la nécessité de concilier la bienveillance et le libre arbitre. « Il s’agit d’éclairer les principes sous-jacents aux différentes options et d’aider les acteurs, confrontés à des situations toujours singulières, à s’orienter, dans le dialogue avec la personne souhaitant mettre fin à ses jours, vers la meilleure ligne de crête possible entre respect de l’autonomie, bienfaisance et justice. »

Les rapporteurs de ce texte font sensiblement pencher l’équilibre du côté de la bienveillance, en doutant depuis leur premier rapport que le suicide puisse être « un acte mûrement réfléchi, qu’il serait illégitime de tenter d’empêcher ». Ils s’inquiètent ainsi d’un possible « droit à mourir », précisant que « dans la loi française, le droit de mourir constitue un droit-liberté (on est libre de se donner la mort) mais pas un droit-créance (on ne peut exiger une aide à mourir). Il est important de s’intéresser aux implications d’un droit-créance à mourir, dans les pays qui l’ont mis en place, sur la prévention du suicide. En effet, dans les pays où l’aide médicale au suicide ou le suicide assisté, voire l’euthanasie, sont légalement autorisés ou en débat, des inquiétudes apparaissent quant à la difficulté d’organiser la prévention du suicide dans ce cadre. Le suicide risque alors d’être plus facilement envisagé comme une option possible, sans véritable exploration des autres issues » (...)"

Posté le 13 février 2018 à 16h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

12 février 2018

La cour d’appel de Nantes reconnaît que la GPA viole l’indisponibilité du corps humain

Pour combien de temps encore ?

Images-4"Le 20 août 2013, le ministre de l’Intérieur avait rejeté la demande de naturalisation d’un Russe qui avait eu recours dans son pays d’origine à la gestation pour le compte d’autrui. Cet homme a contesté cette décision devant le juge administratif qui a rejeté sa demande, en première instance, puis en appel.

La cour administrative d’appel de Nantes a répondu par l’affirmative à la question de savoir si une demande de naturalisation peut être refusée au motif que le demandeur avait eu recours à la GPA à l’étranger. Le motif est que le recours à la GPA méconnaît un principe essentiel du droit français : l’indisponibilité du corps humain, de sorte que Les conventions de GPA sont interdites en France et sont sanctionnées pénalement.

« Pour refuser à M. E... l’acquisition de la nationalité française, le ministre chargé des naturalisations a pu, dans son large pouvoir d’appréciation et compte tenu des dispositions du code civil et du code pénal prohibant le recours à la gestation pour autrui, prendre en compte, sans commettre d’erreur de droit, ni d’erreur manifeste d'appréciation, le fait que le postulant avait eu recours dans son pays d’origine à la gestation pour le compte d’autrui ; que la circonstance que cette procédure serait autorisée dans le pays d’origine du postulant est sans incidence à cet égard. »

Posté le 12 février 2018 à 20h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Lancement du site d’information sur les états généraux de la bioéthique : bioethique2018.fr

On me communique :

Capture d’écran 2018-02-12 à 19.27.12« Quel monde voulons-nous pour demain ? » ; c’est la question difficile et fondamentale posée par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) dans le cadre des états généraux de la bioéthique 2018, lesquels préparent la révision de la loi de bioéthique prévue en 2019.

Alors que les réunions de débat ont commencé depuis plusieurs semaines, le site internet officiel des états généraux de la bioéthique n’est toujours pas fonctionnel, ce qui complique l’accès aux informations, et donc le suivi des débats.

Le site www.bioethique2018.fr, en ligne depuis le début du mois de février 2018, répond donc aux besoins des citoyens français qui sont tous appelés par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, à participer à ces états généraux.

Lancé par un médecin, le site bioethique2018.fr indique les thèmes, dates, lieux et modalités d’inscription aux débats-citoyens.

Ce site est manifestement fiable et conçu pour une participation maximale. Vous pourrez trouver sur cette page l'agenda de toutes les réunions des Etats généraux.

Posté le 12 février 2018 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

11 février 2018

12 février : conférence de Ludovine de La Rochère à Marseille

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Posté le 11 février 2018 à 15h03 par Michel Janva | Lien permanent

09 février 2018

Bioéthique et Ehpad

Posté le 9 février 2018 à 12h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

La procréation est-elle un marché comme les autres ? avec Marianne Durano

Posté le 9 février 2018 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

08 février 2018

Coup d'arrêt européen à la PMA sans père

Les Juristes pour l'enfance se réjouissent de ce revers du lobby LGBT :

Capture d’écran 2018-02-08 à 17.42.26"La Cour européenne des droits de l’homme vient de rendre ce jour sa décision dans l’affaire Charron and Merle-Montet v. France. Deux femmes mariées s’étant vues refuser une insémination artificielle par un hôpital français ont saisi la Cour européenne des droits de l’homme. L’hôpital n’avait fait qu’appliquer la loi française qui ne prévoit la PMA que pour compenser un problème d’infertilité pathologique, médicalement diagnostiquée selon les termes de l’article L 2141-2 du Code de la santé publique. Elles invoquaient une prétendue atteinte à leur vie privée et une prétendue discrimination subie par rapport aux couples homme/femme ayant accès à la PMA. La Cour européenne n’examinera pas leur requête car les intéressées n’ont pas épuisé les voies de recours internes. Mais, en tout état de cause, ni la vie privée des intéressées, ni l’égalité ne sont en cause ici.

Vie privée des femmes ? 

Les femmes revendiquent leur autonomie à avoir des enfants de la manière qu’elles choisissent ; pourtant, dès lors qu’elles sollicitent le législateur, elles cessent d’être autonomes et le comité d’éthique ne peut que constater l’évidence : ce qui est revendiqué comme une « libre disposition de soi requiert d’impliquer les autres (corps médical, tiers donneur, enfants, société) » (CCNE, Avis n° 126 du 15 juin 2017 sur les demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP), p. 6). En effet, les femmes qui invoquent leur prétendue autonomie, en réalité exigent de la société qu’elle leur fournisse du sperme. Comme le relève encore le comité d’éthique, la liberté des femmes de procréer, ou non, « lorsqu’elle s’exerce dans la sphère privée, que les femmes soient seules ou en couple, n’autorise pas de droit de regard de la société […]. Mais, lorsqu’il est demandé à la société de reconnaître une possibilité d’accès à des techniques médicales jusqu’à présent réservées aux infertilités de nature pathologique, il est de sa responsabilité de mettre en question les intérêts de ces femmes en les confrontant à d’autres intérêts » (avis p. 18). Or, l’organisation légale de l’insémination de femmes seules ou en couples de femmes priverait, de droit, les enfants concernés de père. Une telle loi, organisant l’effacement du père, méconnaîtrait les droits de l’enfant garantis par la Convention internationale des droits de l’enfant selon laquelle l’enfant a, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux.

Discrimination ? 

Il faut rappeler que les couples homme/femme n’ont pas droit à la PMA, mais n’y ont accès que s’ils souffrent d’une infertilité médicalement diagnostiquée. Les couples homme/femme fertiles, qui n’ont pas accès à la PMA, ne subissent de ce fait aucune inégalité, pas plus que les femmes seules ou les couples de femmes. L’égalité ne signifie pas de traiter tout le monde de la même manière mais seulement ceux qui sont dans la même situation ou des situations équivalentes. Or, une femme seule ou en couple de femmes ne sont pas dans une situation équivalente, au regard de la procréation, à celle d’un couple homme/femme, vivant et en âge de procréer.

C’est pourquoi la Cour européenne des droits de l’homme a déjà validé la loi française sur la PMA, dans la décision du 15 mars 2012, Gas et Dubois c/ France (n° 25951/07, § 63). Alors que deux femmes se plaignaient de ce que la loi française réserve la PMA aux cas de d’infertilité pathologique, la Cour européenne a clairement jugé que la loi française n’était en rien discriminatoire de ce fait : « si le droit français ne prévoit l’accès à ce dispositif que pour les couples hétérosexuels, cet accès est également subordonné à l’existence d’un but thérapeutique, visant notamment à remédier à une infertilité dont le caractère pathologique a été médicalement constaté ou à éviter la transmission d’une maladie grave. Ainsi, pour l’essentiel, l’IAD n’est autorisée en France qu’au profit des couples hétérosexuels infertiles, situation qui n’est pas comparable à celle des requérantes [couple de femmes]. Il s’ensuit, pour la Cour, que la législation française concernant l’IAD ne peut être considérée comme étant à l’origine d’une différence de traitement dont les requérantes seraient victimes ».

L’association Juristes pour l’enfance se réjouit de cette décision d’aujourd’hui par laquelle la Cour européenne refuse d’examiner une requête en faveur de la PMA sans père : il existe en effet suffisamment d’enfants privés de père par les malheurs de la vie, ce n’est pas à la loi d’organiser cette privation et cette souffrance."

Posté le 8 février 2018 à 17h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Lucas, bébé trisomique de 18 mois, choisi par la marque « GERBER » pour être le bébé de l'année 2018

Pourtant 96% des enfants porteurs de la trisomie 21 sont avortés avant la naissance...

Posté le 8 février 2018 à 16h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

La CEDH juge à l’unanimité la requête de deux femmes en faveur de la PMA sans père définitivement irrecevable

La Manif Pour Tous se réjouit (et nous aussi) :

"Deux femmes mariées qui n’avaient pu bénéficier d’une assistance médicale à la procréation auprès du CHU de Toulouse en vertu de la loi française avaient déposé en 2015 une requête auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme en s’appuyant sur l’article 8 (qui concerne le droit au respect de la vie privée et familiale) et l’article 14 (portant sur l’interdiction de la discrimination).

Finalement, la CEDH a déclaré, à l’unanimité, la requête irrecevable et ce, de manière définitive.

Cette affaire appelle plusieurs remarques sur ce sujet de la PMA sans père qui divise profondément la société française :

La Manif Pour Tous souligne d’abord que l’article L. 2141-2 du code de la santé publique français, contrairement à ce qui est souvent dit, ne fait aucunement référence à l’orientation sexuelle du couple demandeur. La condition indiquée est que le couple demandeur doit être un couple homme-femme, celui-ci étant de fait le seul susceptible de concevoir un enfant. Il s’agit là d’une règle générale, même si elle souffre d’exceptions en raison de problèmes d’origine médicale, ceux pour lesquels la médecine intervient. A l’inverse, dans un couple de personnes de même sexe, la règle universelle est qu’il ne peut concevoir un enfant, et que cette règle ne souffre pas d’exception.

Certes le couple homme-femme est a priori hétérosexuel, mais il pourrait par exemple être bisexuel : cela ne regarderait pas le corps médical qui n’a pas à l’interroger là-dessus : ce qui le regarde, c’est de savoir si le couple a des difficultés d’ordre médical pour concevoir un enfant, auquel le corps médical intervient. Cela signifie que tous les couples souffrant de problèmes d’ordre médicaux pour concevoir un enfant ont bien accès à la PMA. Quant aux personnes seules ou aux couples, y compris hétérosexuels, qui ne souffrent pas d’une pathologie de la fertilité ou d’une maladie d’une particulière gravité susceptible d’être transmise à l’enfant ou au conjoint, ils ne peuvent y recourir quel que soit le motif (âge trop avancé, décès après conservation du sperme, absence d’homme, etc). Cela signifie qu’il n’y a pas de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle contrairement à ce qui est sans cesse répété par les militants de la PMA sans père.

Par ailleurs, en ce qui concerne « la vie privée et familiale », le flou de cette expression ne devrait pas faire oublier aux requérantes et à leur avocate auprès de la CEDH que « le respect de la vie privée et familiale » est aussi et d’abord dû au plus vulnérable, l’enfant. Or priver sciemment un enfant de père, l’amputer de sa filiation paternelle, serait à l’évidence un manque de respect sans équivalent à l’égard de sa vie privée et familiale. Bien au-delà, ce serait une immense violence et injustice faites à l’enfant.

Enfin, les requérantes et leur avocate, oubliant de penser à l’enfant qui naîtrait d’une PMA en l’absence de père, déclarent lutter pour l’égalité : mais que font-elles de la nouvelle et immense inégalité créée entre des enfants sciemment privés de père et les autres qui ont un père et une mère, qu’ils vivent ou non avec les deux ? Comme la CEDH l’a fait précédemment remarquer, le « droit à l’enfant » n’existe pas, quels que soient les motifs invoqués."

Posté le 8 février 2018 à 16h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

07 février 2018

Malgré la neige les Sentinelles veillent à Montpellier

Malgré la neige et la bourrasque peu habituelles à Montpellier, des braves Sentinelles ont tenu à interpeller le gouvernement en marche et les passants le mardi 6 février soir devant la Préfecture afin de dénoncer les projets de la PMA Sans Père dans les cartons de la loi bioéthique soi disant débattue.

MPL 06 02 2018

Il est des principes non négociables et garantir à un enfant le droit d'avoir un père et une mère tant au niveau de la conception que de l'éducation en fait partie. Ce type d'action digne et symbolique sera reconduit régulièrement. Ne Rien Lâcher reste plus que jamais d'actualité.

Posté le 7 février 2018 à 10h02 par Le Salon Beige | Lien permanent

06 février 2018

Les chrétiens de gauche ouvriraient-ils les yeux sur Emmanuel Macron ?

C'est l'impression qui se dégage de cet éditorial de Jean-Pierre Denis dans La Vie :

Desc_282378-0.img"Emmanuel Macron a-t-il berné les chrétiens ? Les a-t-il cajolés à coup de laïcité positive ou inclusive, d’honneur rendu au père Hamel, de déclarations ricœuriennes et autres réunions Théodule à l’Élysée ? A-t-il flatté leur besoin de reconnaissance pour mieux les ignorer ensuite ? Si je pose la question de manière volontairement choquante, c’est pour soulever un peu de cette ouate « bienveillante » qui s’abat comme manteau neigeux, assourdissant tout. Pour le dire plus poliment, la façon dont démarrent les États généraux de la bioéthique « interroge ». Le remue-méninges n’est-il que l’habillage du remue-ménage ? Tout se passe comme si un scénario maximaliste était écrit, bien qu’il ne soit jamais assumé.

Un scénario maximaliste, c’est l’adoption de toutes les réformes sociétales restées dans les tuyaux du précédent quinquennat : PMA, gestation pour autrui, suicide assisté… Les indices se multiplient, même s’il reste difficile de savoir jusqu’où l’histoire est écrite. Prenez le malaise d’Édouard Philippe devant la rédaction de La Vie quand nous avions interrogé sa volonté d’interdire l’exploitation de mères porteuses. Prenez le programme des États généraux de la bioéthique, étendu à l’euthanasie, ce qui n’était pas prévu. Prenez, sans attendre ces débats, la création d’un groupe d’études parlementaire sur la fin de vie, présidé avec la bénédiction de l’exécutif par Jean-Louis Touraine, immunologiste réputé et franc-maçon assumé. [...]"

Posté le 6 février 2018 à 22h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Mgr Aillet : si le dialogue est nécessaire, on ne saurait mettre la Vérité entre parenthèses

Extrait de l'éditorial de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, à propos de la révision des lois de bioéthique :

Unknown-6"[...] Sans doute l’Eglise doit-elle s’engager dans le débat au nom du dialogue et y faire entendre sa voix sur des questions dont les enjeux sont largement ignorés de nos concitoyens, à la faveur de campagnes médiatiques bien orchestrées et qui savent si bien surfer sur l’émotion. Mais si le dialogue est nécessaire, on ne saurait mettre la Vérité entre parenthèses. Et nous ne pourrons jamais taire la Vérité sur la dignité de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle. Ainsi, c’est en vertu du caractère sacré et inviolable de toute vie humaine, à tous les stades de son développement, que la PMA n’est jamais licite et ce, indépendamment de l’orientation sexuelle, précisément parce qu’elle sépare l’union et la procréation, peut brouiller la filiation quand le donneur est extérieur et suppose le plus souvent la congélation ou la destruction d’embryons surnuméraires. Sans doute le dialogue est le premier moyen de faire entendre la Vérité avec toute la pédagogie qui convient. Il reste que nous ne devons pas nous faire d’illusion sur son efficacité et sous-estimer la part de combat dans lequel nous sommes engagés sur ces enjeux éthiques. Les Etats généraux de la bioéthique de 2011 ont certes permis à l’Eglise catholique de dialoguer de manière remarquable, à tel point que le site dédié de la Conférence des évêques de France a été largement plus visité que celui du gouvernement. Mais pour quel résultat ?

C’est que nous assistons, impuissants depuis des années, à l’avancée programmée d’un véritable « rouleau compresseur législatif », à travers une succession de lois à effet cliquet. Pour cette nouvelle révision et comme à chaque fois, l’orientation est donnée au préalable : le Président de la République s’est dit ouvert à la PMA pour toutes ; le CCNE lui-même a rendu un avis favorable ; il n’est pas jusqu’aux sondages, dont les questions sont orientées de manière douteuse, pour nous dissuader de marcher à contre-courant. Sans compter la diabolisation récurrente de ceux que l’on considère comme les adversaires du progrès. Comme le soulignait le Pape François : « Fréquemment, pour ridiculiser allègrement la défense que l’Église fait des enfants à naître, on fait en sorte de présenter sa position comme quelque chose d’idéologique, d’obscurantiste et de conservateur » (La joie de l’Evangile n. 213) ; et d’ajouter : « Précisément parce qu’il s’agit d’une question qui regarde la cohérence interne de notre message sur la valeur de la personne humaine, on ne doit pas s’attendre à ce que l’Église change de position sur cette question. Je veux être tout à fait honnête à cet égard. Cette question n’est pas sujette à de prétendues réformes ou à des “modernisations” » (Ibid. n. 214). Pour obtenir des avancées, tout en rassurant l’opinion, on prétend même éviter le pire : dans un premier temps, on a dit oui au PACS, mais non au mariage entre personnes de même sexe ; puis on a dit oui au mariage entre personnes de même sexe, mais non à la PMA ; puis encore on a dit oui à la PMA pour toutes, mais non à la GPA … et on imagine aisément la suite. Il s’agit bien d’une stratégie de combat sur le moyen et le long terme, et non d’une invitation au dialogue irénique !

Comme nous y invitait naguère le Pape saint Jean Paul II, nous devons instaurer « un dialogue ouvert, respectueux et cordial, accompagné toutefois d’un discernement attentif et d’un témoignage courageux rendu à la Vérité » (A l’aube du 3e millénaire n. 36). Nous ne pourrons donc pas faire l’économie de ce témoignage courageux qui en appelle à la conscience des gens, laquelle pourrait bien avoir besoin d’être éclairée voire réveillée. Et c’est la mission prophétique de l’Eglise, qui se situe toujours du côté de la conscience. Comme le disait le Cardinal Jean-Pierre Ricard : « L’évangélisation n’est pas qu’une joyeuse campagne de communication. C’est un temps d’épreuve, un combat spirituel où il faut s’attendre à prendre des coups » (Visite ad limina septembre 2012). Pour autant, ce n’est pas notre combat mais le combat de Dieu ! Sachons donc le remettre entre ses mains par notre propre conversion et par la prière."

Posté le 6 février 2018 à 19h29 par Michel Janva | Lien permanent

05 février 2018

On n'encadre pas la GPA, on l'abolit !

Communiqué de La Manif Pour Tous :

Images"Alors que le fait d'abuser de la femme scandalise et mobilise enfin la planète entière, la France laissera-t-elle la Conférence de La Haye faciliter cette nouvelle forme d'aliénation qu'est la pratique des mères porteuses ?

Quelle position défendra la France, patrie des droits de l'Homme, lors de la réunion organisée par la Conférence de La Haye sur la pratique des mères porteuses du 6 au 9 février 2018 ? Le Bureau Permanent de la Conférence de La Haye de droit international privé travaille depuis plusieurs années sur « les questions de droit international privés liées à la filiation juridique des enfants en particulier dans le cadre de conventions de maternité de substitution ». La France fait partie des Etats représentés au sein du groupe de travail dédié.

Annonçant une nouvelle réunion sur ce sujet, prévue du 6 au 9 février 2018, la Conférence de La Haye présente de manière ambiguë la problématique de la gestation pour autrui (GPA, ou pratique des mères porteuses). Soulignant la diversité des législations nationales et les conséquences difficiles créées par la GPA, la Conférence de La Haye ne semble pas consciente de l'aliénation de la femme et de la réification de l'enfant inhérent à la pratique des mères porteuses, problèmes humains majeurs qu'elle n'évoque même pas.

La Manif Pour Tous note d'ailleurs que parmi les 4 questionnaires réalisés par la Conférence de La Haye pour travailler sur ce sujet, pas un seul ne s'adresse aux associations et ONG - pourtant très nombreuses - qui défendent les femmes, les enfants et la famille. C'est au contraire aux agences de GPA, celles qui font du profit sur le dos des femmes et des enfants, que s'adresse l'un des questionnaires de la Conférence de La Haye (les autres s'adressant aux Etats, aux professionnels de la santé et aux civilistes). Comme ne cessent de le dire de très nombreuses associations et personnalités de tous bords philosophiques et politiques, le problème posé par la GPA est avant tout l'exploitation des femmes et le fait d'arracher des enfants à leur mère. Qu'elle soit gratuite ou payante n'y change rien : la pratique des mères porteuses réduit la femme au statut d'incubatrice et fait de l'enfant l'objet d'un contrat. Du point de vue de la dignité humaine, de la psychologie de la mère et de l'enfant, de la filiation transformée en puzzle ou encore de la marchandisation de l'humain, la GPA est une pratique contre laquelle tous les moyens possibles doivent être mise en œuvre pour la faire cesser.

Ancien Premier ministre aujourd'hui député LREM, Manuel Valls déclarait le 3 octobre 2014 dans une interview de référence accordée au quotidien La Croix, « autoriser la transcription automatique des actes étrangers équivaudrait à accepter et normaliser la GPA. » Et il ajoutait : « il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée... tout en affirmant qu'ils sont responsables de l'éducation des enfants, c'est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs. Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l'étranger. »

Le processus en cours à la Conférence de La Haye est dangereux parce qu'il est susceptible de conduire à avaliser les effets des contrats de GPA. Alors que depuis quelques semaines, les langues se délient et que le monde entier se mobilise contre les abus et violences faites aux femmes, la France laissera-t-elle la Conférence de La Haye faciliter cette nouvelle forme d'aliénation de la femme sous le mauvais prétexte de résoudre des questions de filiation créées par cette pratique ? Avant et après son élection à la présidence de la République française, Emmanuel Macron s'est à maintes reprises déclaré opposé à la GPA. Quelle intervention prévoit-il donc pour faire entendre une voix forte et assumée au sein du processus en cours à La Haye ?"

Posté le 5 février 2018 à 17h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

A son tour, LMPT dénonce la fumisterie des débats de bioéthique

Dans La Croix, une tribune signée de Bruno Dary, conseiller, Albéric Dumont, vice-président, et Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous, plaide en faveur de débats bioéthiques équilibrés et transparents :

Images"[...] Depuis le début des préparatifs, nous avons constaté de grandes difficultés à trouver les informations, qu’il s’agisse des questionnaires que certains espaces éthiques régionaux ont mis en place, ou des réunions de « débats citoyens » : savoir sur quel thème, en quel lieu et quel jour ces réunions ont lieu nécessite encore, en ce début de mois de février, une véritable enquête, et ce d’autant plus que le site Internet officiel des états généraux de la bioéthique n’est toujours pas fonctionnel à ce jour.

D’autres difficultés rencontrées sont liées, très concrètement, aux modalités de participation. Un premier retour d’expérience sur les événements organisés depuis le début de l’année montre que les salles sont bien souvent trop petites comme ce fut le cas à Lyon où une réunion a été organisée dans une salle de 80 places. Aussitôt annoncées, certaines réunions sont déclarées fermées aux inscriptions. Et quand la réunion de « débats citoyens » est en accès libre, il est déjà arrivé à plusieurs reprises qu’il n’y ait plus de places et que les portes soient fermées.

Autrement dit – et c’est une très bonne nouvelle ! –, les états généraux de la bioéthique 2018 intéressent beaucoup nos concitoyens ! L’envers de la médaille, c’est qu’ils ne peuvent pas tous participer comme ils le souhaiteraient, loin s’en faut. En outre, les horaires (par exemple des matinées en semaine) sont parfois impossibles pour ceux – et ils sont très nombreux – qui ont des contraintes professionnelles, étudiantes, familiales ou autres.

Nous avons également vu que certains participants à des « débats citoyens » en font des commentaires dans les médias qui suscitent de vives réactions, d’autres participants aux mêmes débats estimant ces comptes rendus fallacieux. Étant donné la haute tenue des échanges et des interventions, de telles polémiques sont évidemment désolantes et contraires à l’état d’esprit publiquement souhaité par Emmanuel Macron et que nous partageons.

Afin que tous ceux qui le souhaitent puissent au moins suivre les débats, afin que ces « états » soient réellement « généraux » et afin d’éviter toute polémique indigne des enjeux humains dont il s’agit, nous demandons que tous les débats, partout en France, puissent être suivis en direct par tous, c’est-à-dire diffusés en ligne. Nous demandons aussi que tous les débats puissent être revus ensuite, c’est-à-dire mis à la disposition du public, dans leur intégralité, en replay. Nous demandons également, dans un souci de transparence pour tous et de suivi par tous, que les synthèses des réunions tout comme la synthèse des synthèses que fera le Comité consultatif national d’éthique soient également publiés au fur et à mesure. [...]"

Posté le 5 février 2018 à 11h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

03 février 2018

PMA et GPA : le Gouvernement nous précipite vers un marché de la procréation

Posté le 3 février 2018 à 08h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

6 février : les Sentinelles à Montpellier

Une nouvelle action "Sentinelles" visant à dénoncer la PMA Sans Père dans les cartons de la loi bioéthique du gouvernement en marche aura lieu le mardi 6 février, de 21h à 22h, devant la Préfecture de Montpellier (place des martyrs de la Résistance la bien nommée).

Venir avec un livre, un ami. Il est important d'être en nombre au moment où les débats sur ladite loi bioéthique ont démarré. On Ne Lâche Rien !

Posté le 3 février 2018 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

02 février 2018

De l'utilité de participer aux états-généraux de la bioéthique

ImagesUn lecteur du Salon beige m'a demandé ce que je pensais de la mobilisation de nombreux catholiques sympathisants de LMPT pour les états généraux de la bioéthique, ajoutant qu'il estimait que les jeux étaient faits, que la loi était déjà prête et que, par conséquent, ces "débats" ne servaient à rien.

C'est aussi mon avis. Je doute fort que les états généraux soient l'occasion d'écouter la sagesse populaire. D'ailleurs, le nom lui-même est éloquent pour tous ceux qui ont lu Augustin Cochin et François Furet, puisqu'il renvoie évidemment à la première assemblée de 1789. Or, à cette époque, sans qu'il y ait eu le moindre besoin de bourrer les urnes ou de truquer les élections (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y eut aucune fraude!), la révolution était faite dès le mois de mai 1789. Le système même de désignation des élus donnait une sur-représentation  aux plus asociaux du royaume (et aux plus anti-catholiques qui étaient souvent les mêmes): avocats sans cause, prêtres sans vocation ou écrivaillons ratés qui trouvèrent dans le théâtre des événements à venir une occasion inespérée de briller - mais au prix de la tranquillité et souvent de la vie de leurs concitoyens. Et, de toute évidence, ils étaient à des années-lumière de représenter le pays, viscéralement catholique et royaliste (se souvient-on qu'il fallut cacher le roi et souvent rouler de nuit sur le chemin de retour de Varenne car les Français acclamaient encore leur roi, prétendument traître à la patrie?).

En un mot comme un cent, ce n'est pas parce que l'on fait des "états généraux citoyens" (selon le jargon en vigueur qui doit ignorer l'adjectif civique) que l'on écoutera le peuple. En général, ce genre de fumisteries est précisément fait pour enfumer le peuple, non pour lui donner la parole.

Pour autant, est-il inutile de se mobiliser pour ces états généraux? Certainement pas. Et, personnellement, je ne saurais trop vous encourager à participer.

Cela permettra beaucoup de choses.

D'abord, se rendre compte par soi-même des trucages (car, je le disais, même si les trucages ne sont pas nécessaires, ils peuvent fort bien être utilisés). Ainsi m'a-t-on déjà rapporté plusieurs cas de réunions qui étaient soi-disant combles dès leur annonce et leur mise en ligne. Je ne vois qu'une seule interprétation possible de ce surprenant engouement: les "bien-pensants" ont fait leur salle et ne voulaient certainement pas y convier des "indésirables" comme nous; avec les invitations et les cooptations, la salle était pleine, inutile donc de s'embarrasser avec des personnes inconnues et donc nécessairement suspectes.

Ensuite, voir comment la gauche libertaire s'y prend - et apprendre d'elle. Nous commémorons cette année la funeste révolution de mai 68: c'est peut-être une bonne occasion de rappeler qu'avec un tout petit peu de préparation, trois ou quatre personnes bien décidées et bien formées, réparties adroitement dans un amphi, peuvent tenir sous leur coupe mille naïfs qui croient alors être seuls à penser ce qu'ils pensent. N'oublions jamais ce que nous ont magnifiquement montré les cortèges des grandes manifestations depuis 2012: "ils" voudraient que nous nous croyions seuls et isolés. Nous sommes légions, déterminés… et la jeunesse est de notre côté, tandis que l'oligarchie libertaire a sans doute le pouvoir, mais elle est vieillissante et sur son déclin.

Participer massivement à ces états généraux est aussi une bonne occasion de "tester" nos arguments. Ce n'est pas parce que nous avons raison que nous pouvons nécessairement convaincre: il faut que nos arguments soient bons. Voyons ceux qui font mouche sur les adversaires; voyons aussi ceux qui touchent les braves gens qui n'ont pas d'idée précise sur les sujets débattus (il y en a beaucoup).

IndexEt participer est aussi une excellente occasion de se compter et de commencer à mettre en place un rapport de force. Il suffit de regarder un peu les réseaux sociaux ou d'écouter ce que disent les journalistes de la "große presse" ou les parlementaires: ils "pétochent". Pardon de cette trivialité, mais c'est la réalité. Partout, on s'interroge sur "ce que va faire la Manif pour tous". Partout, on se demande si les "cathos" ne vont pas "pourrir les débats". (Evidemment, personne ne se demande si ce n'est pas un peu une façon de pourrir les débats que d'inviter comme "expert" un militant LGBT!)

Comme au moment de la présidentielle, nos questions sont au coeur du débat. Encore une fois, cela ne suffit pas à gagner (nous ne l'avons que trop bien vu au printemps 2017!). Mais c'est un atout important.

Bien sûr que ces débats sont biaisés, bien sûr que la microscopique minorité de fanatiques de l'euthanasie et d'hurluberlus LGBT est sur-représentée parmi les prétendus "experts" qui enseignent au bon peuple la voie du "Progrès" aussi sacré que majusculaire.

Mais bien sûr aussi que cela enquiquine fort le CCNE et le gouvernement que 60 à 80% des salles soient hostiles à l'euthanasie, à la PMA sans père et à la vente d'enfants.

Et puis surtout, le principal intérêt de ces états généraux est de nous organiser localement et de préparer l'étape ultérieure de la mobilisation. Car que se passera-t-il quand il sera clair que le gouvernement n'a tenu aucun compte des remarques de prudence et de sagesse qui viennent de tant de secteurs de la société? Eh bien, nous irons à l'affrontement politique, naturellement. Dans la rue et ailleurs. Faites juste une règle de trois élémentaire en rapprochant 3 chiffres: à la Marche pour la vie 2012, nous étions environ 10 000. Un an plus tard, pour la première grande Manif pour tous nationale, nous étions environ un million. Cette année, nous étions 40 000 à la Marche pour la vie, plus déterminés et plus dynamiques qu'il y a 6 ans - avec, en particulier, un record historique de 1000 bénévoles magnifiques, courageux et bien formés. Après un an de débats bioéthiques, après des mois de mépris gouvernemental pour la dignité de la femme, pour la dignité de toute vie humaine de sa conception à sa mort naturelle, pour le simple débat démocratique, combien croyez-vous que nous serons?

Bien sûr, je ne parierais pas (pas tout de suite…) sur les 4 millions que donnerait la règle de trois que j'évoquais. Mais ce qui compte, c'est que le gouvernement, en ce moment même, fait le même calcul que moi. Et M. Macron est en train de se dire que finir comme le peu regretté Hollande n'est pas forcément son rêve de carrière.

Alors, pour ce qui me concerne, je ne saurais trop conseiller une mobilisation aussi large que possible pour les états généraux. Nous ferons peut-être changer d'avis quelques indécis. Et ce sera loin d'être inutile. D'autant que ces indécis, une fois convaincus, seront peut-être les cadres pro-vie de demain. Mais, surtout, nous préparerons la suite qui sera autrement plus importante que des débats dont les conclusions sont sans doute déjà sur le bureau du ministre.

Si avec nos modestes moyens, nous voyons des dizaines de groupes locaux se former, des dizaines de prêtres se mobiliser, des milliers de catholiques s'engager dans ces débats, avec la même abnégation et le même enthousiasme qu'en 2012 (bien loin de la résignation et de la morosité que l'on nous annonce encore dans les sondages et que je craignais, pour ma part, jusqu'à la fin de l'année 2017), nécessairement le pouvoir le voit aussi. Et il commence à paniquer. Et, pour nous, la partie commence à devenir intéressante…

Guillaume de Thieulloy, directeur du Salon beige

Posté le 2 février 2018 à 10h54 par Le Salon Beige | Lien permanent

Débat sur la bioéthique à Angers : tous les participants contre la réforme, sauf les intervenants

Compte-rendu d'un "débat" organisé dans le cadre des états généraux de la bioéthique, mardi soir, à Angers, sur le thème : « L’Assistance Médicale à la Procréation pour tou•te•s ? »

DU1GKRfWsAAQrTu"Comprendre : « pour toutes et tous »… on ne philosophera pas sur l’utilisation de l’écriture inclusive 🇫🇷

J’avoue m’être rendu à ce débat avec un peu d’appréhension et avec deux objectifs :

  • prendre part au débat et donner mon avis sur ce sujet : pour une fois que l’État nous donne la parole dans un débat ouvert, on ne va se priver.
  • écouter les arguments des défenseurs de la procréation médicalement assistée (des pro-PMA et / ou pro-GPA, comme on les appelle).

Il faut reconnaitre qu’on ne savait pas trop à quoi s’attendre puisque ce genre de débat n’a lieu que tous les 5 ans. L’ambiance d’avant-débat était d’ailleurs intéressante : tout le monde s’observe, se toise, sans savoir qui pense quoi, qui va dire quoi.

18h30, début de la soirée.

“Va-t-on vraiment débattre de ça ?”

Après une courte introduction du journaliste-médiateur (Thierry Lardeux) de la soirée, le Dr. Miguel Jean, directeur de l’Espace de Réflexion Éthique (ERE) des Pays de la Loire, nous précise une chose : “Mon souhait ce soir, c’est que vous ayez la parole, que vous parliez et donniez votre avis. Ce soir, c’est votre soirée !”

Les 4 intervenants ont été présentés :

  • Dr. Pascale May-Panloup, Responsable de l’Unité Fonctionnelle de Biologie de la Reproduction du CHU d’Angers ;
  • Magali Bouteille-Brigant, Maitre de conférences en droit privé ;
  • Caroline Delavoux, du collectif BAMP ;
  • Dr. Miguel Jean, Maître de conférences des Universités (Biologie de la reproduction) et directeur de l’Espace de Réflexion Ethique des Pays de la Loire.

Et après une courte présentation de ce qu’est la procréation médicalement assistée aujourd’hui d’un point de vue médical (par le Dr. May-Panloup) puis juridique (par Mme Bouteille-Brigant), Caroline Delavoux a présenté le collectif BAMP. Le décor était planté.

Est alors ré-intervenu le Dr. Jean pour nous re-dire que cette soirée était pour nous, les personnes présentes, puis il a conclu : “La première question que l’on peut se poser sur la procréation médicalement assistée est celle de la limite d’âge : doit-on en fixer une minimale ? Une maximale ?”

Le journaliste-médiateur reprend alors la parole et nous indique que cette question est la première de notre débat du soir, et que nous avons 20 minutes pour en débattre. 20 minutes…

Stupeur dans la salle : va-t-on vraiment débattre de cette question avant de se demander pourquoi et comment mettra-t-on en place la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes et les femmes seules ? Nous avons cru pendant de longues minutes que le débat allait se concentrer sur des questions de détails comme celle-ci, sans poser les vrais questions de fond.

Quelques interventions sortent du thème de la première question pour aborder – avec raison – la procréation médicalement assistée, coeur du débat du jour. En vain, le journaliste médiateur nous ramène toujours à cette première question, pendant 20 minutes.

Le ton est un peu monté entre certaines personnes du public et les intervenants. Nous avons cru, un instant, que le débat allait nous être confisqué. Puis, après 20 minutes d’un débat aux allures de mascarade, nous voilà enfin dans le coeur du sujet : la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes (deuxième thème de la soirée), pour les femmes seules(troisième thème) et, enfin, la procréation médicalement assistée pour les couples d’hommes (plus clairement appelée “les mères porteuses” ou “la GPA”)(quatrième question).

Un débat plein d’inquiétudes et de réserves

Disons-le clairement : la salle étaient assez largement remplie de personnes défavorable à ce projet. Le débat a été plutôt apaisé et toutes les personnes qui ont pris la parole ont développés des arguments tous plus divers les uns que les autres. Sur une trentaine de questions, une petite dizaine ont été posées par des jeunes, ce qui est une excellente chose. Il y avait des exemples, des témoignages et surtout des arguments de fond. Bref, cela tenait la route. De nombreuses inquiétudes ont pu être soulevées, beaucoup de réserves émises, et évidemment pas de consensus sur ces questions… contrairement au souhait du président de la République, Emmanuel Macron.

Après 1h30 de débat, aucune intervention (j’insiste : aucune !) n’avait été faite en faveur de ces réformes. Je tiens à insister sur le fait que jusqu’à ce moment toutes les interventions avaient développées des arguments de fond, et qu’aucune attaque n’avait été émise à l’encontre de qui que ce soit, et encore moins à l’encontre des couples de mêmes sexe.

Un évènement important à mentionner : au milieu du débat, alors qu’un médecin venait de poser une question au sujet de l’eugénisme que pouvait entrainer la procréation médicalement assistée, la représentante du collectif BAMP a pris le micro pour dire : “Non il n’y a pas d’eugénisme. C’est inadmissible d’entendre des arguments pareils. Ce n’est pas le débat. Je m’en vais !”… et a tout bonnement quitté la salle.

Mais quels sont les arguments de fond ?

C’est alors que le micro est donné à une personne entourée d’un groupe qui l’accompagnait. Cette dame donne alors le micro à l’une de ses consœurs qui crie dans le micro : “Les sondages disent que 60% des français sont POUR la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes. Mais ils sont où les 60% ce soir ?” Sourires dans la salle : à vrai dire, c’est une excellente question. Puis le micro revient à la dame qui l’avait initialement. Elle commence par expliquer que la salle est “clairement défavorable au projet présenté” et que le débat est biaisé. Elle enchaine en expliquant qu’elle est la présidente du Centre LGBT d’Angers puis conclut : “La Manif Pour Tous occupe le terrain de nos débats, cette même Manif Pour Tous qui colle des autocollants partout dans Angers.” Elle rend le micro et se rassoit. Voilà : c’en est terminé pour son intervention.

Le seul moment où une représente du “camp du POUR”, théoriquement formée sur ces questions et qui pourrait développer un véritable argumentaire en faveur du projet de procréation médicalement assistée pour les couples de femmes et les femmes seules, ce seul moment où elle avait la parole et une tribune ouverte pour s’exprimer librement… a été utilisé pour attaquer plutôt que pour développer de véritables arguments, des arguments de fond.

L’intervention suivante a enfin apporté un élément de fond en faveur de l’élargissement de la procréation médicalement assistée. Un jeune a pris la parole pour expliquer que, ces femmes, “si elles veulent un enfant, pourquoi n’auraient-elles pas le droit d’en avoir ? Si c’est leur désir, leur souhait ! Elle font ce qu’elles veulent, tout comme moi, hétéro, je fais ce que je veux ! En plus, je suis un homme, alors ça ne me concerne pas.” Même si l’argument contient de nombreux biais et qu’on peut assez facilement y répondre, il a le mérite de poser les questions du droit, du désir et de la liberté. Après environ 1h45 de débat, il était temps d’avoir un semblant d’argument.

Et pour finir…

Nous avons abordé le sujet de la pratique des mères porteuses (dite aussi gestation pour autrui ou GPA). Aborder est un bien grand mot. Nous l’avons plutôt survolé, en 10 minutes, puisque nous n’avions plus assez de temps : quand on a passé 20 minutes sur l’âge limite de la procréation médicalement assistée en début de débat, avouez que c’est très frustrant. En sortant de ce débat, une chose est frappante, voir criante : l’absence de véritable argument de fond pour défendre l’extension de la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes et les femmes seules. On note aussi que les partisans de ces réformes ne se déplacent absolument pas pour défendre leurs idées. Peut-être en réalité sont-ils très peu nombreux ? C’est en tout cas une preuve assez évidente que cette question ne les intéresse pas… et qu’il y a plus important aujourd’hui à régler en France.

Une question demeure en revanche, même deux jours après ce débat : “Mais ils sont où les 60% qui sont pour ?”

Posté le 2 février 2018 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

01 février 2018

Bioéthique à la Cour de cassation

L’entrée est libre, sur inscription.

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Posté le 1 février 2018 à 14h42 par Michel Janva | Lien permanent

Gisèle Halimi contre les mères porteuses

Trouvé dans Minute :

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Posté le 1 février 2018 à 10h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

31 janvier 2018

La PMA a fait sortir du bois des personnes qui ne s’étaient pas exprimées contre la loi Taubira

Témoignage désabusé d'une militante LGBT à qui il est demandé si elle croit à l'élargissement de la fabrication d'enfants en éprouvette :

Index"Moi, sur cette question de la PMA, je ne crois plus à rien. On nous a tellement baladées qu’il est impossible d’avoir confiance dans la parole politique sur ce sujet. Mais je redoute que nos adversaires soient plus nombreux et les débats plus violents encore. C’est cela qui me préoccupe vraiment. La PMA a fait sortir du bois des personnes qui ne s’étaient pas exprimées contre le mariage pour tous : par exemple la rédaction de Charlie Hebdo, Michel Onfray ou des gens qui ne sont pas nécessairement pro-Manif Pour Tous. Ceux-là voient avec terreur se profiler ce qu’ils perçoivent comme la disparition de la figure paternelle. Ce sujet soulève d’autres questions que celui du mariage pour tous, et d’abord celle-ci, qui semble effrayer beaucoup de monde : «qui sont ces femmes qui prétendent vivre leur vie sans les hommes ?».

Plus globalement, on constate une absence totale de conviction profonde en faveur de la PMA pour toutes au sein de la classe politique française. Le gouvernement actuel, comme ceux de François Hollande d’ailleurs, se montre extrêmement timoré et mal à l’aise sur cette question. Au moment des débats sur le mariage pour tous, il a fallu attendre fin janvier 2013 pour que s’exprime enfin une parole politique enthousiaste et favorable à la PMA, celle de Christiane Taubira.

En France, très peu de responsables politiques osent afficher leur soutien à la PMA pour toutes et j’y vois la conséquence d’un vieux fond de lesbophobie. Il y a heureusement des exceptions, comme Laurence Vanceunebrock-Mialon (députée LREM de la 2ème circonscription de l’Allier, NdlR). [...]"

Posté le 31 janvier 2018 à 10h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

30 janvier 2018

Perversion de la médecine : 7000 cartons rouges remis à Marlène Schiappa

Par l'association Droit de naître :

Index"Ce mardi 30 janvier 2018, Droit de Naître a remis à Mme Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, plus de 7000 cartons rouges envoyés par les amis de l’association afin de protester contre son projet de rendre légale la PMA pour les couples de lesbiennes et les femmes seules.

Le même jour, Droit de Naître a déposé près de 10 000 pétitions au Conseil national de l’Ordre des Médecins, afin que son président, le docteur Patrick Bouet, prenne position contre le souhait du Haut conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes et du Planning familial de voir supprimée la clause de conscience qui permet aux médecins de refuser de pratiquer des avortements.

Ces deux projets, s’ils se réalisaient, conduiraient à une perversion insupportable de la profession de médecin. Dans le premier cas, il ferait de ce dernier le complice de la privation délibéré d’un enfant de son père et dans l’autre il conditionnerait l’exercice de la médecine à l’acceptation de supprimer une petite vie innocente ! Une telle dérive n’est pas une fatalité pour notre pays. Afin d’empêcher le pire il faut poursuivre sans relâche et sans compromis la mobilisation pour la vie. C’est ce que fera Droit de Naître tout au long de l’année 2018."

Posté le 30 janvier 2018 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

29 janvier 2018

Participer aux "débats" sur la bioéthique

Capture d’écran 2018-01-29 à 19.48.41La participation de tous ceux qui veulent protéger les droits de l’enfant et la dignité humaine aux « débats-citoyens » des états généraux de la bioéthique est fondamentale pour les générations à venir.

Les dates, lieux et modalités de participation étant difficiles à connaître et multiples, La Manif Pour Tous rassemble pour vous toutes ces informations sur cette page.

Le mouvement vous invite à consulter régulièrement cet espace dédié, les espaces éthiques régionaux, organisateurs des « débats-citoyens », rajoutant régulièrement des réunions ici ou là.

Si vous souhaitez entrer en contact avec l’équipe LMPT de votre région pour préparer votre participation aux états généraux de la bioéthique, merci d'envoyer un mail à l’adresse reseau.national@lamanifpourtous.fr

Posté le 29 janvier 2018 à 19h49 par Michel Janva | Lien permanent

Le marché des « enfants jetables » que la famille d’adoption a décidé de rendre

De Sabine de Villeroché sur Boulevard Voltaire :

Capture d’écran 2018-01-29 à 18.24.13"Ils s’appellent Alina, Lola ou Franck et défilent à la manière de mannequins sur un tapis rouge comme à un défilé de mode. Ils espèrent accrocher le regard des adultes… Dans le public, des candidats à l’adoption, ou plutôt à la ré-adoption (« rehoming », en anglais). Tous ces enfants-adolescents qui déambulent ont vécu plus ou moins la même histoire : une expérience ratée au point que leur famille d’adoption a décidé de les rendre.

La journaliste Sophie Przychodny a enquêté aux États-Unis sur ce marché des « enfants jetables » réalisé ce reportage sidérant diffusé à plusieurs reprises dans nos médias.

Selon les services sociaux américains, chaque année, 25.000 enfants sont ainsi remis sur le marché de l’adoption, soit un quart des enfants adoptés. Aux États-Unis, il n’y a pas de loi pour interdire à des adoptants de rendre l’enfant qui n’aurait pas donné toute satisfaction.

Pour tenter de retrouver une autre famille, ces enfants « rendus » sont récupérés par des agences d’adoption et remis sur le marché. Pas tous, car les moins chanceux sont échangés via de petites annonces postées sur Internet avec tous les risques que cela comporte dans un monde où les prédateurs de tous ordres se multiplient.

À l’autre bout de la planète, en 2014, en Thaïlande, Gammy a subi le même sort. Enfant-objet d’un contrat de GPA conclu entre une mère porteuse thaïlandaise et un couple d’Australiens, il est venu au monde atteint de trisomie 21. À sa naissance, ses commanditaires n’en ont subitement plus voulu ; ce n’était pas « l’enfant parfait » comme ils l’avaient commandé. Au contraire de sa sœur jumelle qui, elle, a été acceptée par ses parents-clients. [...]"

Posté le 29 janvier 2018 à 18h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Bioéthique : est-ce qu’une loi n’est pas faite pour sortir de la loi du plus fort et défendre le plus faible ?

De Jean-Pier Delaume-Myard dans L'Incorrect :

Unknown-2"[...] Mais au fait, est-ce qu’une loi n’est pas faite pour sortir de la loi du plus fort et défendre le plus faible ? mettre fin à une discrimination ? favoriser l’égalité ?

Une loi pour défendre les plus faible : Qui est le plus faible ? L’enfant ou l’adulte ?

Mettre fin à une discrimination : Que dirait-on si demain on faisait une loi afin que les roux, et uniquement les roux, obtiennent tel ou tel droit et pas les blonds ni les bruns ?

En tant qu’homosexuel, si une loi permettait à un couple de femmes d’avoir un enfant et pas aux couples d’hommes, je serais discriminé. Je ne suis pas en train de dire que je suis pour la GPA, je dis seulement que si une loi permet à un homme et une femme d’avoir un enfant (naturel, adoption, PMA), si une loi permet à un couple d’hommes et à un couple de femmes d’avoir un enfant (adoption), si une nouvelle loi permet à un couple de femmes ou à une femme seule d’avoir un enfant (adoption, PMA) … pourquoi moi, en tant qu’homosexuel homme, je n’aurais pas les mêmes droits ? Si je me suis engagé contre le « Mariage pour tous » c’est justement pour ne pas en arriver à cela et pour dire haut et faut que si on accepte la PMA demain, on acceptera évidemment la GPA après-demain et ce, au nom du principe de non-discrimination. Dois-je le redire : un enfant a besoin d’un père et d’une mère !

Permettre une égalité : en réalité, la seule égalité universelle, que nous connaissons depuis la nuit des temps et partout dans le monde et peu importe le milieu social, est qu’un enfant naît d’un homme et d’une femme qui de ce fait même sont ses parents !

À juste titre, les médias, les réseaux sociaux s’emballent lorsqu’un animateur de télévision fait une plaisanterie de mauvais goût sur le sort des femmes battues ou lorsqu’une humoriste fraîchement élue « Incroyable Talent » se fait capter – pour un reportage du journal télévisé -,  une phrase plus que malheureuse de son spectacle. On n’hésite pas alors à les jeter à la vindicte populaire et à les renvoyer, du moins pour le premier.

Dans le même temps – concours de circonstance -, personne ne s’émeut quand, dans les média ou sur les réseaux sociaux, des hommes et des femmes osent réclamer un droit à l’enfant, lequel piétinerait les droits de l’enfant… ou  osent considérer la femme comme un simple moyen, un réceptacle pour conduire à maturation un enfant.

Nous vivons un étrange début de millénaire où l’on écrit des kilomètres sur des blagues très fâcheuses, mais que l’on ne s’émeut pas d’une nouvelle forme d’esclavage humain, qu’on tente au contraire, sans vergogne, d’imposer à la société."

Posté le 29 janvier 2018 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

27 janvier 2018

Conférence à la Celle Saint Cloud d'Aude Mirkovic le 31 janvier sur les bébés éprouvettes

Capture

Posté le 27 janvier 2018 à 10h23 par Michel Janva | Lien permanent

26 janvier 2018

27 janvier à Versailles - PMA/GPA: Prenons le temps de la réflexion et du débat

Débat à 16h à l'église St Michel de Porchefontaine à Versailles avec 

Posté le 26 janvier 2018 à 18h29 par Michel Janva | Lien permanent

Des personnes homosexuelles contre l'extension de la PMA et la légalisation de la GPA

Ces personnes signent une tribune dans Le Figaro. Extrait :

Images-8"[...] C'est en tant qu'homosexuels que nous souhaitons aujourd'hui prendre position contre ce que nous estimons être de graves dérives, réalisées au nom d'un individualisme exacerbé et contre ce qui n'est rien d'autre qu'une tentative de briser l'interdit entourant la réification du corps humain. Notre démarche s'inscrit par ailleurs dans une volonté de briser le monopole des associations dites LGBT, représentantes autoproclamées des personnes homosexuelles, dans leur prétention à incarner l'ensemble des voix de celles-ci. Face à la gravité de la situation et des enjeux éthiques soulevés, nous estimons qu'il est de notre devoir de citoyens et de notre responsabilité morale de prendre publiquement position afin de faire entendre une voix alternative et raisonnable. 

Le désir d'enfant chez les personnes homosexuelles est éminemment légitime, mais ne peut cependant se réduire à une question d'accès à l'égalité, à des droits, et à la lutte contre les discriminations. Une telle vision simpliste implique en effet qu'il existerait une inégalité dans l'accès à la procréation pour les homosexuels, que cette inégalité serait le fruit d'une discrimination, et qu'il appartiendrait donc à l'État de corriger cette situation en ouvrant la PMA aux couples de femmes et en légalisant la GPA. Or, cet argument est fallacieux. En effet, deux hommes ou deux femmes ensemble ne peuvent intrinsèquement concevoir un enfant et cette impossibilité de procréer est une donnée objective qui n'est pas le fruit d'une quelconque action discriminante de la société ou de l'État ; elle est de nature, et propre à la condition homosexuelle. En ce sens, les personnes homosexuelles ne peuvent prétendre à une réparation de l'État afin de pallier une discrimination puisque cette dernière n'existe pas. Dire cela n'est pas de l'homophobie, mais simplement un rappel objectif des faits. Ce constat est peut-être difficile à entendre pour certains, mais nous pensons pour notre part qu'assumer pleinement son homosexualité revient aussi à accepter les limites qui en découlent.

Dans ce débat, nous remarquons que la plupart des arguments avancés par les défenseurs de ces pratiques sont du registre du subjectif et de l'émotion (désir d'enfant, souffrance de ne pas pouvoir en avoir, sentiment de discrimination, etc.). Or, nous pensons que face à l'ampleur des enjeux, l'État ne devrait pas fonder son action sur les émotions et les inclinaisons subjectives de chacun, mais devrait au contraire la fonder en raison. Or, celle-ci appelle clairement au maintien de l'interdiction de la PMA pour les couples de femmes et de la GPA, que cette dernière s'adresse aux couples hétérosexuels ou homosexuels. [...]"

Posté le 26 janvier 2018 à 16h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)


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