25 novembre 2014

La meilleure contraception ? La stérilisation féminine

Un article intéressant, qui montre que de plus en plus, la stérilisation féminine - pardon, la "contraception permanente" féminine - est employée partout dans le monde pour limiter les naissances :

Un blog de National Public Radio, la radio publique nationale des Etats-Unis, a publié un commentaire en défense de la stérilisation après la mort de 13 femmes en Inde des suites d’une campagne d’opérations à la chaîne. Histoire de dissiper un peu cet « éclairage négatif », l’auteur de l’article, Eleanor Klibanoff, préconise la stérilisation féminine en tant que forme la « plus populaire », la plus répandue de contraception – alors que la contraception est supposée réversible, ce que la stérilisation, en règle générale, n’est pas.  

Les morts de Chhattisgarh ne doivent pas faire oublier, écrit-elle, que la stérilisation féminine concernait 223 millions de femmes dans le monde en 2012 : selon un document de l’organisme d’aide au développement américain USAID, cela équivaut à 19 % des femmes en âge de procréer et vivant dans le cadre d’une union maritale. A moins de 4 dollars américains par opération, frais médicaux et de personnel inclus, dans les pays pauvres, c’est une méthode « longue durée » aussi bon marché qu’elle est efficace, assure ce document publié en 2014. Il se félicite de la mise en œuvre croissante des Objectifs du Millénaire de l’ONU et signale qu’aujourd’hui la demande en vue de « limiter les naissances » excède la demande visant à les « espacer » seulement, dans toutes les régions du monde sauf en Afrique centrale et occidentale. La propagande fonctionne bien.[...]

  La sémantique, comme toujours, est importante. Au lieu de parler de stérilisation, on préfère le terme de « contraception permanente », en insistant sur la facilité d’une procédure qu’une femme peut obtenir dès qu’elle a les « deux ou trois enfants » qu’elle désire. Plutôt que d’avoir recours à des méthodes hormonales de courte ou de longue durée, même celles de 25 ans, voire moins, peuvent se faire stériliser définitivement, sans se soucier du coût, des déplacements, des ruptures de stock et autres inconvénients des contraceptifs proprement dits, explique Townsend, qui assure : « Dans la plupart des pays, les femmes ont un ou deux enfants de plus qu’elles ne l’auraient voulu. »   Une affirmation « de choc » que nulle étude sérieuse n’étaye. En France, pour ne prendre que cet exemple, les femmes voudraient en moyenne un enfant de plus que ceux qu’elles ont déjà… Et y renoncent à cause des difficultés économiques, de logement, de travail. [...] 

  Il n’y aurait en définitive qu’un problème par rapport à la stérilisation : le fait que dans certains cas elle soit pratiquée dans des conditions insalubres, ou à la suite un consentement mal éclairé par faute d’un excès de documents incompréhensibles.   Pour le reste, c’est clair : les organisations internationales et les gouvernements de nombreux pays soutiennent la stérilisation de la population féminine. Comme le dit John  Townsend, les femmes obtiennent grâce à elle la vie qu’elles désirent : « Elles peuvent entreprendre d’autres choses en confiance, sûres qu’elles ne tomberont pas enceintes. Elles peuvent accepter un travail (…). Elles ont un sentiment d’autonomie, sous moins sujettes à la violence de genre et de manière générale, elles ont une vie plus pleine et plus riche. »   A ce compte-là, on s’étonne que les hommes ne se bousculent pas aux portillons pour se faire stériliser, eux aussi ! Cela viendra peut-être."

Posté le 25 novembre 2014 à 13h55 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (1)

21 novembre 2014

"Nous sommes déjà des eugénistes"

Deux articles très intéressants de Gènéthique, ici et ici, sur le devenir transhumaniste de nos sociétés par les progrès technologiques, m'ont fait penser à cette vidéo du Dr Laurent Alexandre, postée en octobre, et intitulée "Nos enfants iront-ils demain dans des écoles eugénistes ?" Le Dr Alexandre met en avant l'évidence selon laquelle notre société est déjà eugéniste, en tuant quasiment tous les bébés suspectés de trisomie 21 avant la naissance.

 

Posté le 21 novembre 2014 à 14h06 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

20 novembre 2014

Nouveaux-nés handicapés : des dérives eugénistes en France ?

Dans La Vie, une tribune de Laurence Henry, Jean Vanier et Philippe de Roux sur l'assassinat des nouveau-nés porteurs d'un handicap :

[...]"Avant la loi Leonetti la plupart de ces personnes étaient euthanasiées par injection létale sur décision des médecins, décision dont les parents étaient le plus souvent ignorants (2). De nombreux témoignages montrent que les conséquences de cette « faille éthique » étaient loin d’être neutres sur le moral des équipes soignantes. Ces « euthanasies », qualifiées d’arrêt de vie, existent depuis 1965, date de l’ouverture du premier service de réanimation néonatale en France. La loi Leonetti a permis des clarifications et des avancées très positives dans la prise en charge. Cependant l’arrêt de traitement reste sujet à des interprétations contradictoires. Parfois c’est l’alimentation qui est arrêtée, comme l’a montrée une enquête récente du Centre d’Ethique Clinique de Cochin. Cette situation étant très éprouvante, on demandera à mots couverts l'injection létale, en jouant avec le sens du mot euthanasie, puisque ces enfants ne sont ni en état de faire un choix, ni en fin de vie."[...]

Posté le 20 novembre 2014 à 23h12 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

16 novembre 2014

Avortement, euthanasie, FIV... : le plaidoyer pro-vie du Pape

Le Pape François a mis en garde le corps médical contre la tentation de jouer avec la vie. Il s’agit d’un péché contre Dieu Créateur. Le Saint-Père a reçu samedi matin quelque 5000 médecins catholiques italiens.

« Veillez à ne pas soumettre la vie à des expériences, par exemple en fabriquant des enfants plutôt que de les accueillir comme un don ».

De l'avortement et l'euthanasie, à la fécondation in vitro, le Pape François est formel : la vie est toujours inviolable, il faut l’aimer, la défendre et la soigner et dans certaines circonstances, les médecins catholiques doivent aller jusqu’à l’objection de conscience.

Le Souverain Pontife a souligné que l’avortement n’est pas problème religieux ni même philosophique. C’est un problème « scientifique » parce qu’il est « illicite » de détruire une vie humaine pour résoudre un problème. Et ce principe ne pourra pas changer avec le temps. C'est pourquoi Benoît XVI parlait de principe "non-négociable" : valable partout, en tout lieu, tout temps et toute occasion.

« Tuer a la même signification aujourd’hui que dans le passé. Cela vaut aussi pour l’euthanasie, y compris l’euthanasie cachée dont sont victimes les personnes âgées ».

Le Saint-Père s’en est pris à la pensée dominante qui propage une fausse compassion sur l’avortement, l’euthanasie et la fécondation in vitro (PMA). On veut faire croire que l’avortement est une aide apportée aux femmes, que l’euthanasie est un acte de dignité, que le fait de fabriquer un enfant est une conquête scientifique. L’enfant n’est pas est un droit, a-t-il martelé, mais un don à accueillir. La compassion évangélique est celle qui accompagne dans les moments de besoin, c’est celle du Bon Samaritain qui voit, qui compatit, qui s’approche et qui offre une aide concrète. Le Pape François a également pointé du doigt ceux qui utilisent des vies humaines comme des cobayes sous prétexte d’en sauver d’autres.

La vie humaine est toujours sacrée, elle est toujours de qualité. Il n’y a pas de vie humaine plus sacrée qu’une autre. Le Souverain Pontife a donc exhorté les médecins catholiques à être fidèles à l’Evangile de la vie et respecter la vie comme un don de Dieu, à faire des choix courageux, à contre-courant et à recourir si nécessaire à l’objection de conscience.

Posté le 16 novembre 2014 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

15 novembre 2014

L’Unicef nie l’existence de traces de stérilisants dans les vaccins contre le tétanos

Le "Friday fax" de C-Fam :

"Dans une interview exclusive avec C-Fam, l’UNICEF a nié catégoriquement les allégations des évêques kenyans, selon lesquels des traces de traitement stérilisant auraient été trouvées dans des vaccins contre le tétanos. Le vaccin sponsorisé par l’UNICEF et l’OMS est camoufle un programme de contrôle démographique.

Les agences de l’Onu ont publié cette semaine un communiqué de presse commun, dans lequel ils accusent les évêques kenyans de « désinformation », et d’avoir formulé des accusations « sans preuve ».

Les évêques kenyans font campagne contre un vaccin néonatal contre le tétanos destiné à des femmes en âge de procréer. Il est financé par des agences, qui en ont fait, selon les évêques, un « programme de contrôle démographique camouflé ». Ces derniers appellent les kenyans à n’utiliser que les vaccins contre le tétanos les plus courants.

Selon les évêques, quatre différents laboratoires ont testé le vaccin mis en cause et y ont trouvé l’hormone de la grossesse, la Beta-hCG. Combinée à un vaccin, celle-ci aurait pour effet de produire des anticorps si la femme vaccinée venait à produire cette hormone naturellement en début de grossesse. Le vaccin préviendrait donc l’implantation de l’embryon, pourrait causer des fausses couches, et également des problèmes de stérilité. Les évêques affirment qu’ils se devaient de mettre le public en garde, puisque le gouvernement ne l’avait pas fait.

James Elder, représentant de UNICEF en Afrique, a déclaré au Friday Fax dans une interview exclusive que seules les femmes en âge de procréer avaient été ciblées car le programme protégeant les nouveau-nés et leurs mères vivant dans des régions reculées, où les enfant naissent dans des conditions « non hygiéniques ». La protection des nouveau-nés, a-t-il expliqué, est assurée pendant plusieurs semaines après la naissance.

James Elder explique par ailleurs que le statut juridique du vaccin dans le pays a pour objectif de protéger les nouveau-nés, concernés par la plupart des nouveaux cas de tétanos au Kenya. Il est destiné aux femmes vivant dans des régions rurales, et qui n’ont pas un accès adéquat aux établissements médicaux. Le traitement consiste dans 3 doses de vaccins anti-tétanos, et les protège contre le virus pendant cinq ans. Il a également expliqué que le Kenya recommande la prise de trois doses de vaccin pour les hommes comme pour les femmes, pour assurer une immunité à vie, au lieu de prendre une seule dose valable pour une période de cinq à dix ans.

L’UNICEF et l’OMS ont assuré avoir « pris note » des tests commandés par la Kenya Catholic Doctors Association. Ils suggèrent que ces derniers n’ont pas été accomplis par des laboratoires « appropriés », puisque ces derniers n’ont pas testé le vaccin mais des prélèvements sanguins. Les agences de l’Onu se sont montrées inflexibles sur le fait que la Kenyan National Regulatory Authority avait été mandatée pour étudier la qualité, la sécurité et l’efficacité du vaccin.

 

Pour autant, Elder n’a pas pu rétablir la confiance dans les tests accomplis par le gouvernement. Si les prélèvements sanguins ont été testés, a-t-il affirmé, « aucun laboratoire kenyan n’est équipé pour tester des prélèvements non humains d’hCG ».

Deux doses de vaccins ont déjà été administrées à environ 130 millions de femmes dans le monde. Les agences de l’Onu affirment qu’ils ont acheté le vaccin au Serum Institute en Inde, qualifié officiellement par OMS de « fabriquant pré qualifié », et qui se vante de fournir son vaccin à un enfant sur deux dans le monde.

Alors que l’OMS a effectué des tests à un stade précoce, incluant l’hCG à ses recherches sur la régulation du vaccin, un ancien consultant de l’OMS, ancien directeur de l’équipe de recherche de l’OMS sur la reproduction humaine et consultant pour C-Fam, le Dr Giuseppe Benagiano, explique que ces essais ont été abandonnés par l’OMS. Il ajoute que l’OMS ne conduit aucun test dans le secret.

Dr Giuseppe Benagiano, doyen de la faculté de gynécologie et d’obstétrique à l’Université de Rome, et ancien directeur de la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique, a déclaré à C-Fam que « les vaccins contraceptifs n’existent pas », et que la recherche dans ce domaine n’a fait qu’échouer. Même s’ils existaient, affirme-t-il, pour des « raisons techniques » il serait impossible de d’associer le vaccin contre le tétanos à un inhibiteur de l’hormone hCG.

Benagiano nous a assuré : « Je suis absolument, 100% sûr qu’il n’y rien de dangereux dans les vaccins au Kenya ». Il a suggéré que les évêques « doivent être rassurés sur le fait qu’aucun vaccin contraceptif n’a été mélangé au vaccin contre le tétanos ».

Le Dr Robert Walley de l’organisation MaterCare International, une des associations de charité œuvrant en Afrique, s’est confié à C-Fam jeudi et a déclaré qu’il n’était pas rassuré par le communiqué de presse de l’OMS et de l’UNICEF, même s’il reconnaît qu’il n’existe aucun vaccin contre le tétanos combiné avec un inhibiteur hCG.

Walley était au Kenya ces dernières semaines, et a déclaré que les tests accomplis par les médecins kenyans avaient conclu à un taux « élevé » de hCG. Il n’a pas qualifié ces tests de preuve tangible, mais confirmé que les évêques avaient bien fait de faire tout ce qui étaient dans leur pouvoir pour prévenir les kenyans.

« Il semblerait que quelqu’un l’ait ajouté », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le gouvernement avait joué un rôle passif dans la campagne de vaccination jusqu’à ce que les évêques s’en mêlent. Aujourd’hui le gouvernement menace les médecins qui collaborent à cette enquête.

Le Dr Robert Walley est en chemin pour le Royaume-Uni pour poursuivre les tests du vaccin, et voir si laboratoires britanniques obtiendront les mêmes résultats. « Tout le monde nie tout en bloc et accuse tous les autres, a-t-il dit. Nous voulons être prudents ».

Ce n’est pas la première fois que l’Onu est accusée de stériliser des femmes sans leur consentement. Des allégations similaires concernant un vaccin contre le tétanos et impliquant l’OMS avaient déjà émergé aux Philippines et au Pérou dans les années 1990. Deux cas ont finalement conduit à des poursuites judiciaires jugées non conclusives. Chaque fois, la confiance du public dans les institutions internationales en ressort affaiblie."

 

Posté le 15 novembre 2014 à 18h36 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

24 novembre au 3 décembre : 20 ans de la Fondation Lejeune à Lyon

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La Fondation Jérôme Lejeune commémore les 20 ans de la mort du Professeur Lejeune et la création de la fondation par des événements scientifiques et culturels. Cela se passe à Lyon du 24 novembre au 3 décembre, autour de 3 événements.

1/ EXPOSITION - Jérôme Lejeune: une découverte pour la vie.

Cette exposition explore l'univers de la génétique et certains des enjeux bioéthiques.

Date: du 24 novembre au 3 décembre de 10h à 18h30

Lieu: Maison des Familles, 52 cours Charlemagne Lyon 2ème

Accès: Métro ligne A arrêt Perrache (400m) ou tram T1 arrêt Ste Blandine

Tarif: Entrée libre.

2/ DÉBAT - Quelle place pour l'homme "diminué" dans une humanité "augmentée" ?

Débat avec Fabrice Hadjaj, écrivain et philosophe et avec Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune.

Date: Mardi 25 novembre de 20h30 à 22h (ouverture des portes à 20h)

Lieu: Université Catholique de Lyon, 23 place Carnot, Lyon 2ème 

Accès: Métro ligne A arrêt Perrache ou Ampère ou Tram T1 et T2 arrêt Perrache.

Tarif: Libre participation aux frais.

3/ THÉÂTRE - "Jeanne et les Post-humains"

Pièce de Théâtre de Fabrice Hadjadj interprétée par la compagnie De Bas en Haut. 

Comme un prolongement des avertissements lancés par Jérôme Lejeune durant sa vie, cette pièce pose la question de la valeur de la vie et de sa transmission, de la place de l’homme dans une société tout-technologique; ce spectacle permettra au public de poursuivre la réflexion sur les défis éthiques et scientifiques qui se profilent.

Public à partir de 15 ans.

Date: les 26, 27, 28 et 29 novembre à 20h30 et le 30 novembre à 17h

Lieu: Théâtre de la Solitude, chez les Maristes, 29 chemin de Montauban, Lyon 5ème

Accès: Parking sur place

Tarif - en prévente: 15€ (plein tarif), 12€ (-18 ans, étudiants, groupe de + de 10 personnes). 

Tarifs - sur place: 18€

Renseignements : 07 85 40 86 68

Posté le 15 novembre 2014 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2014

« Tu comptes mes chromosomes ? Moi je compte sur la recherche »

La trisomie 21 fait sa campagne le 16 novembre.

A l’occasion de la journée nationale de la trisomie 21 le 16 novembre, la Fondation Jérôme Lejeune lance une campagne sur les réseaux sociaux pour interpeller le grand public sur l’importance de la recherche thérapeutique.

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« Pas de petites économies pour la recherche sur la trisomie »

Le but de cette journée est de sensibiliser et d’informer le grand public sur la trisomie 21. La campagne de la Fondation vise à interpeller le grand public sur l’importance de financer la recherche thérapeutique. Lancée le 12 novembre, cette campagne se décline d’abord en plusieurs visuels colorés, représentant chacun un enfant trisomique exhortant à donner pour « vaincre la trisomie ». Sur Facebook, les premiers visuels ont été vus près de 20.000 fois en 24h et partagés 300 fois par les internautes.

« Changer de regard sur la trisomie c’est bien. Changer ma vie, c’est mieux. Soutenez la recherche »

La question du regard porté sur la trisomie 21 est un enjeu de société de première importance. Il est urgent d'y répondre, aussi bien pour les malades, les familles que pour la société tout entière. Mais cela ne suffit pas : depuis sa création, la Fondation Jérôme Lejeune joue un rôle déterminant sur la scène internationale dans le domaine de la recherche thérapeutique pour la trisomie 21. L’objectif principal est la mise au point de traitements améliorant puis normalisant les fonctions intellectuelles des personnes atteintes de trisomie 21. Les progrès réalisés ces dernières années en matière de recherche laissent espérer que des traitements pourraient voir le jour dans une dizaine d’années.

Facebook : Fondation Jérôme Lejeune

Twitter : @fondlejeune

Posté le 14 novembre 2014 à 21h26 par Michel Janva | Lien permanent

13 novembre 2014

Soirées « congélation d’ovules » : la soirée Tupperware façon Silicon Valley

Le blog de Jeanne Smits :

"On apprenait à la mi-octobre que Facebook et Apple ont décidé de financer la congélation d’ovules pour leurs employées pour leur permettre de mieux « gérer » leur carrière. A Silicon Valley, une « experte de la fertilité » a lancé des réunions en soirée, autour d’un verre de vin et de petits fours salés, pour inciter les femmes à franchir le pas. On appelle cela des « egg-freezing parties », ou soirées « congélation d’ovules », où – à la manière d’une réunion Tupperware ou Flexipan – ces dames peuvent obtenir les renseignements nécessaires et poser toutes les questions qui leur viendraient à l’esprit.[suite]

Quand on ne les paie pas pour les stériliser, on incite les femmes à retarder au maximum leurs grossesses, ce qui participe d'une même logique de lutte contre la surpopulation de la terre, dans un évident dessein de consumérisme déréglé. Quand l'homme se prend pour Dieu...

Posté le 13 novembre 2014 à 08h35 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 novembre 2014

Boire pendant la grossesse, un délit ?

Un article très bien vu de François Teutsch, avocat, qui permet de remarquer que là où le droit n'est pas supervisé par la Loi supérieure de Dieu, il s'égare :

"C’est un curieux procès qui se tient actuellement en Angleterre, où une femme est traduite devant un tribunal répressif au motif qu’ayant consommé en excès de l’alcool durant sa grossesse, elle a commis un délit directement à l’origine des malformations de son enfant. La reconnaissance de ce délit pourrait ouvrir droit à des dommages et intérêts au profit de l’enfant.

Le droit anglo-saxon est différent du nôtre, d’origine romano-germanique, et les innovations de nos voisins ne sont pas – grâce au ciel – systématiquement suivies chez nous. Mais ce fait divers doit amener à s’interroger sur l’évolution de nos sociétés qui tend, globalement, à criminaliser un nombre croissant de comportements, et à instaurer le paradigme de la victimisation.

En droit français, il n’est pas possible en l’état actuel de considérer la consommation d’alcool pendant la grossesse comme un délit, en raison du principe fondamental de légalité des infractions et des peines. Un fait n’est poursuivable que si la loi le prévoit. Par ailleurs, les juridictions françaises ont refusé, à plusieurs reprises ces dernières années, de qualifier d’homicide involontaire les actes accidentels ayant entraîné la mort d’un enfant in utero, et ce, pour des raisons plus idéologiques que juridiques : une telle reconnaissance aurait en effet abouti ipso facto à donner la personnalité juridique à l’enfant à naître, ce qui, dans un pays où le « droit à l’avortement » fait quasiment figure de table de la loi, aurait provoqué une petite révolution.

 

En revanche, le droit civil ne semble pas empêcher une telle évolution. L’article 1382 du Code civil dispose en effet que « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer. » L’article 1383 précise quant à lui : « Chacun est responsable du dommage qu’il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence. » En application de ces deux articles, il peut être considéré qu’une mère – dûment informée des risques qu’une consommation abusive d’alcool entraîne pour la santé de son enfant – commet une négligence ou une imprudence en ne réduisant pas sa consommation, faute qui pourrait être invoquée à l’appui d’une demande de réparation du préjudice corporel de l’enfant dès lors que le lien de causalité entre ce préjudice et cette faute est établi.

Il y a là un risque évident. Sur le plan juridique, il ne fait aucun doute qu’un tel raisonnement sera validé par la Cour de cassation qui, il faut le rappeler, a fait bien pire, notamment en reconnaissant dans son célèbre arrêt Perruche (17 novembre 2000) le préjudice d’être né. Sur le plan philosophique, la question de savoir si un enfant peut intenter un procès à ses parents en raison d’un handicap qu’il estimerait lié à une faute commise pendant la grossesse, voire à une simple négligence, doit nécessairement susciter une réflexion et une interrogation sans concession. En effet, il y a quelque chose d’effrayant à ce que la transmission de la vie, qui présente un caractère encore mystérieux, largement sacré, et inscrit profondément au cœur de notre humanité, puisse donner lieu à l’appréciation par un juge de sa qualité, quitte à la sanctionner si elle ne répond pas à des critères dont on voit tout de suite le caractère eugéniste.

Ce n’est pas un cas d’école : la question se posera demain devant les juridictions françaises et il faudra alors que nous soyons prêts à y répondre."

Posté le 8 novembre 2014 à 08h31 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

05 novembre 2014

Interdiction des avortements sélectifs votée au parlement

Il s'agit de la Grande-Bretagne, ce n'est pas si loin.

Posté le 5 novembre 2014 à 18h07 par Michel Janva | Lien permanent

La PMA doit être combattue en tant que telle, et pas seulement pour les homosexuels

Il se dit "simple citoyen", signe sous un pseudo et recense, dans un ouvrage, les risques de la reproduction artificielle. Libération a interrogé "Alexis Escudero" un thésard de gauche au discours écolo-malthusien, mais qui n'hésite pas à aller plus loin que la Manif pour tous, notamment au sujet de la PMA :

Selon vous, la PMA n’a rien à voir avec l’égalité des droits : elle doit être combattue en tant que telle, et non pas pour son extension aux homosexuels…

La PMA soulève des questions politiques de premier ordre, qu’elle soit pratiquée par des hétéros ou des homos : marchandisation du vivant, eugénisme, exploitation du corps des femmes. La question ne se situe pas là. Si l’on considère que les couples homos sont aussi aptes que les couples hétéros à aimer et élever des enfants, on ne peut la refuser aux uns sans la refuser aux autres. C’est la position que je défends dans le livre : la PMA ni pour les homos ni pour les hétéros. Ceci étant dit, il est évident que l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes fertiles signifierait avant tout l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, fertiles ou infertiles, homos ou hétéros. En somme, le passage d’une technique médicale à une technique de «convenance». Bien sûr, les partisans de la PMA n’aiment pas ce mot. Ils ont raison de rappeler que la PMA n’est jamais une partie de plaisir. Et pourtant aux Etats-Unis, où elle est ouverte à tous et à toutes, un nombre grandissant de couples parfaitement fertiles recourt à la fécondation in vitro [FIV]. Certaines cliniques permettent, grâce au diagnostic pré-implantatoire, de sélectionner les embryons porteurs de certaines caractéristiques génétiques. Les parents peuvent ainsi s’assurer que leur progéniture sera exempte de plus de 400 maladies. Ils peuvent également choisir le sexe du bébé. Et demain, la couleur des yeux ? La FIV pour tous et toutes ouvre la voie au «design» de l’enfant parfait.

Votre livre est aussi une attaque en règle de la gauche au pouvoir qui délaisse les questions de société et occupe l’espace public avec un problème qui n’en est pas un…

Je suis très énervé face à cette gauche qui, au motif de défendre la liberté et l’égalité pour tous, fait avancer des idées précisément contraires à ces principes. Historiquement mené par la gauche, le combat pour l’égalité était social, politique, économique et faisait fi des différences biologiques. Dans le débat sur l’extension de la PMA aux couples de lesbiennes, l’égalité défendue devient biologique. Ce qui est demandé, c’est la possibilité pour des personnes de même sexe de faire des enfants ensemble. On parle bien de faire advenir, par la technologie, une capacité biologique identique à celle des couples hétéros. C’est loin d’être un détail. D’abord cette conception de l’égalité est celle des transhumanistes. Elle confie à la technologie le rôle d’effacer les différences biologiques. Selon elle, seules les biotechnologies, les manipulations génétiques et l’hybridation de l’homme avec la machine permettront d’atteindre l’égalité. C’est une forme de pessimisme libéral, un renoncement à la vie politique. Notre société étant incapable de permettre aux hommes et aux femmes de vivre selon leurs différences, on confie cette tâche au marché et à la technologie.

En quoi ces technologies font-elles avancer des idées contraires aux principes d’égalité et de liberté ?

La PMA est avant tout un gigantesque marché. Consécutivement à la baisse de la fertilité due à la pollution industrielle et à nos conditions de vie - obésité, stress, tabagisme -, un supermarché mondialisé de l’enfant a émergé. Il pesait déjà 3 milliards de dollars aux Etats-Unis en 2007. Dans ce supermarché, la liberté si fièrement revendiquée n’est qu’une liberté de consommateurs. Et si le produit acheté ne vous convient pas, vous pouvez toujours déposer une réclamation auprès du service après-vente. Un couple de lesbiennes américaines vient de porter plainte parce que leur fille, née suite à un don de sperme, est métisse. Le sperme d’un homme noir a été confondu avec celui d’un homme blanc.

La PMA, c’est l’irruption des inégalités sociales et économiques dans le ventre des femmes : aux Etats-Unis, les ovules d’une diplômée de Yale sont beaucoup plus onéreux que ceux d’une étudiante de l’université d’Oklahoma. Avec des femmes qui mettent leur ventre à disposition en Inde, en Ukraine ou en Thaïlande, des couples australiens, néerlandais ou français accèdent à un hard-discount reproductif. Avec le diagnostic préimplantatoire, des couples fertiles aisés «sélectionnent» leur futur enfant. Ces inégalités se doublent d’inégalités biologiques.

Si la PMA existe, c’est d’abord et avant tout parce qu’elle engraisse médecins, généticiens, biologistes, patrons de start-up, juristes, avocats, banquiers en sperme ou en ovules. Des centaines d’entreprises prospèrent dans ce secteur, et un nombre grandissant est coté en Bourse. La gauche fait semblant de ne pas le voir.

La critique de la PMA est d’ordinaire réservée à la droite conservatrice et/ou homophobe…

Une partie de la droite défend un ordre social issu d’un ordre naturel fantasmé. Mais nature et ordre naturel ne sont pas la même chose. Pour critiquer - avec raison - ces positions conservatrices, la gauche rejette non seulement l’ordre naturel, mais également toute idée de nature. On ne peut pourtant pas ignorer nos déterminismes biologiques, nos limites naturelles. En matière de reproduction, certains couples hétérosexuels ne pourront jamais avoir d’enfant, deux hommes ou deux femmes ne peuvent concevoir ensemble. Oui, la nature est contraignante. Mais elle n’est ni bonne ni mauvaise.

S’émanciper de la nature n’est pas forcément synonyme de liberté. A l’ère du capitalisme technologique, refuser certaines contraintes naturelles, c’est se soumettre au technocapitalisme, à la médecine et à la génétique. Est-ce si indigne que cela d’accepter des contraintes naturelles ? En revanche, accepter ou non les techniques PMA-GPA [gestation pour autrui] est une question d’ordre politique et moral.

Vous questionnez là le désir d’enfant…

Je pose surtout la question des rôles sociaux que la société accorde à ceux, nombreux, qui n’ont pas d’enfant. Des statuts comme ceux de parrain, marraine, oncle, tante peuvent permettre de jouer un rôle important dans l’éducation, sans pour autant être parent. Ce sont des choses que je voudrais voir creuser. De même que le sort réservé à l’adoption. Si le désir d’enfant titille tant les gens, pourquoi ne pas adopter ? Pourquoi la gauche ne s’attelle-t-elle pas à ce gigantesque chantier qui consisterait à faciliter les procédures afin de donner des parents aux enfants qui en sont privés. (...)

Facebook et Apple ont annoncé qu’ils financeraient la congélation d’ovocytes de leurs employées qui le désirent.

Cette fausse solution ne résout pas le véritable problème : la mise en concurrence des hommes et des femmes sur un marché du travail de plus en plus compétitif. Elle oblige des femmes capables de procréer de manière autonome à recourir à des traitements hormonaux, à la fécondation in vitro, au diagnostic pré-implantatoire : à se soumettre à l’institution médicale. Enfin, je ne crois pas que donner à des enfants des parents toujours plus vieux soit un progrès social. Et cela vaut pour ces pères qui font des enfants après 50 ou 60 ans, tout en sachant que c’est leur femme, plus jeune, qui s’en occupera.

Vous évoquez également des recherches dignes d’un livre de SF : l’utérus artificiel…

C’est l’objet d’un livre d’Henri Atlan, paru en 2005 (1). L’utérus artificiel - ou ectogénèse - fait partie du discours de certaines cyberféministes depuis les années 70. L’horizon de cette technique, c’est la désincarnation, l’affranchissement du corps. On rejoint là le fantasme ultime des transhumanistes : le transfert du cerveau humain dans un ordinateur, ce que l’on appelle aussi la convergence entre sciences cognitives, biologie, informatique et nanotechnologies.

Les transhumanistes ne sont plus ce groupe marginal des années 70. Ils détiennent un réel pouvoir, de l’argent et investissent sans complexes les campus, aux Etats-Unis mais aussi en France. Ainsi, Google a investi dans la célèbre université de la Singularité, fondée par Ray Kurzweil. World Transhumanist Association (WTA) compte près de 6 000 membres, parmi lesquels des académiciens réputés, essentiellement issus de l’informatique, de la robotique ou des nanotechnologies…

Ils répandent l’idée qu’une amélioration génétique de l’humain est inévitable. Après tout, puisque nous subissons déjà tout un tas de déterminations à cause de nos origines, de nos parents, de notre culture, alors qu’est-ce qu’une détermination supplémentaire ? Ils sont la véritable extrême droite de notre époque, celle qui entend créer une race d’humains supérieurs en s’hybridant avec la machine.

Posté le 5 novembre 2014 à 15h27 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (16)

Génétique et bioéthique : des enfants à parents multiples ?

Les parlementaires britanniques pourraient voter une loi autorisant de combiner le "matériel génétique" de deux femmes avec celui d’un homme pour obtenir un seul embryon. Le Royaume-Uni serait alors le premier pays à "créer" des enfants à trois parents.

"Mais pourquoi s’arrêter à trois ? Des enfants à n parents sont possibles.
  
Dans le dernier numéro du Journal of Medical Ethics,  leader dans le monde en matière de bioéthique, un spécialiste de bioéthique bien connu partage sa vision enthousiaste d’enfants à quatre, cinq, six, d’enfants à n parents.
 
John Harris, de l’Université de Manchester et deux de ses collègues affirment en effet qu’il s’agit là d’une conséquence « terriblement tentante » du fait d’utiliser des cellules souches pour créer des ovules synthétiques ou du sperme, des gamètes générées in vitro (IVG).
 
Après la découverte de cellules souches pluripotentes en 2007, n’importe quelle cellule du corps peut être théoriquement créée à partir d’une simple cellule de peau. Des souris sont déjà nées de l’alliance de sperme et d’ovules créés à partir de cellules souches.[...]

Ces scientifiques pensent qu’ils seront bientôt capables de faire la même chose avec les hommes.
 
Est-ce éthique ? Bien sûr répondent-ils, puisque l’expérience sur les souris montre que c’est sans risque… Ils admettent que le risque bioéthique est bien plus grand que pour une « simple » fécondation in vitro mais poursuivent : « Si des seuils infranchissables de précaution étaient décisifs nous n’aurions pas de vaccins, pas de fécondation in vitro, ni aucune autre avancée. Rien n’est entièrement sûr ».
 
Argument ultime pour eux, n’importe quel enfant mis au monde vaut mieux que s’il n’avait jamais existé… (Les enfants avortés applaudissent)."[...]

[suite de l'article]

Posté le 5 novembre 2014 à 10h14 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

03 novembre 2014

Pour l'ONU-femmes, développement durable = contrôle de la population et des femmes

Un rapport de l'agence de l'ONU pour les femmes, qui fait froid dans le dos, préconise le recours à la contraception systématique et à l'avortement comme moyens de réduire la population mondiale, obstacle au "développement durable". Décryptage :

"L’idée qu’il y a trop d’hommes sur terre pour permettre un « développement durable » est au cœur du discours des écologistes radicaux – et au centre d’un rapport de l’agence de l’ONU pour les femmes, « UN Women », publié en octobre. Sous le manteau de l’« égalité de genre », ce sont bien l’accès universel à l’avortement et le travail de sape de la famille traditionnelle qui sont encouragés par l’agence onusienne dans ce rapport quinquennal, le World Survey of Women in Development 2014.

Comme toujours à ce niveau le vrai plan d’action est noyé sous des torrents de bons sentiments : il s’agit de soutenir la croissance, de créer des emplois, de mieux produire et distribuer les biens alimentaires, d’améliorer l’accès à l’eau, aux réseaux d’assainissement et à l’énergie. Mais s’y faufile la question de la « dynamique de population » et de l’« intégrité corporelle des femmes » : deux concepts qui ouvrent la porte au discours sur la légalisation de l’avortement et sur la maîtrise de la population pour permettre le développement durable. Autre objectif : réduire la charge de travail « non payée » supportée par les femmes – en clair, le travail au foyer.

Le rapport de l’institution présidée par Phumzile Mlambo-Ngcuka recommande ainsi au premier rang des solutions nécessaires à la protection de la planète la vérification du respect des droits à la santé sexuelle et reproductive dans le cadre des politiques de « population durable ». L’avortement volontaire est bien là, dans le langage constant des organismes féministes de l’ONU : on cherche à réduire la population mondiale à travers le recours volontaire à la contraception et à l’« IVG ».

Steven Mosher, du Population Research Institute, souligne ainsi le lien étroit entre les programmes de santé reproductive et le contrôle de la population qui en constitue le véritable objectif, « en réduisant le taux de natalité par la mise hors-service d’autant de systèmes reproductifs féminins que possible par des moyens chimiques ou chirurgicaux ».

Le rapport se distingue parmi les productions onusiennes en ce qu’il réclame ouvertement le droit à l’avortement légal (« safe abortion ») en fondant les « politiques de population durable sur les droits à la santé sexuelle et reproductive, notamment par l’accès universel… à une éducation sexuelle complète et à l’avortement sans danger ».

Le rapport recommande également une présence de plus en plus appuyée de l’Etat au sein des familles par « la réduction et la redistribution du travail de soins non payé entre femmes et hommes dans le cadre du foyer, et entre foyers et Etat par l’augmentation des services de base ». En clair, il s’agit de promouvoir le travail des femmes par la multiplication des structures d’accueil pour la petite enfance et de nier le rôle spécifique des femmes au foyer."

Donc, pour "sauver la planète", tuons les bébés.

Posté le 3 novembre 2014 à 22h53 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

95% des enfants diagnostiqués avec la trisomie ont été éliminés

Françoise Muller, membre correspondant de l'Académie nationale de pharmacie, écrit dans Le Figaro :

"En 2010, plus de 55. 500 femmes ont accepté de subir une amniocentèse et l'on a dénombré 2 000 diagnostics de trisomie qui ont débouché, dans près de 95 % des cas, sur une demande d'interruption médicale de grossesse.

Or, le test génomique relance un débat éthique car il permet de faire le diagnostic à un stade précoce. Les avortements pratiqués pour cause de trisomie ne seraient plus des interruptions médicales de grossesse, mais de simples IVG… D'autant que des études sont en cours pour identifier d'autres anomalies du caryotype fœtal. Entre un progrès médical évident et une dérive eugéniste hypothétique, seule une information rigoureuse, scientifiquement pertinente et médicalement utile peut aider les futurs parents à décider librement et en toute connaissance de cause."

5% cela fait 100 survivants sur 2000. L'eugénisme n'est pas hypothétique, il est bien réel.

Posté le 3 novembre 2014 à 22h02 par Michel Janva | Lien permanent

30 octobre 2014

Contre le microscope - voir le plus petit

JLQuelques extraits d'un très beau texte de Fabrice Hadjadj sur le Professeur Lejeune et la Trisomie 21, que les contingences du blog m'obligent hélas à couper, mais que l'on peut lire en entier sur le site de la fondation Jérôme Lejeune :

[...]"Et maintenant je reviens au Cheval de Troie, à ce chromosome de trop, à ce plus qui serait à l’origine d’un moins, à ce trois, donc, qui ne fait plus la paire, et qui sert à réduire la différence : trisomie 21. Il va de soi que c’est une conquête scientifique. Il va de soi que c’est le premier pas d’une thérapie. Mais Jérôme Lejeune n’a pas eu le Prix Nobel. Il ne l’a pas eu parce qu’il pressentait quelque chose, un renversement, une perversion de tout ce qu’il était en train faire. Ce qu’il fallait avant tout, il le répétait sans cesse, ce n’était pas d’abord repousser la trisomie 21, mais accueillir le petit, le faible, le fragile, et voilà – il le pressentait – voilà qu’on allait ne plus accueillir le petit, le faible, le fragile, en repoussant la trisomie 21. On connaît sa phrase fameuse, la seule phrase selon lui, celle qui doit commander tous nos jugements, puisqu’elle est d’après l’Évangile le critère même du Jugement dernier : « Une phrase, une seule dictera notre conduite, le mot même de Jésus : “Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait.” » Le plus petit dont il s’agit ici, ce n’est pas celui qui apparaît au microscope, c’est celui qui apparaît devant soi, qui appelle votre regard, vos soins, votre tendresse. Mais voilà : se préoccuper du plus petit, désormais, ce serait analyser son ADN au microscope, mesurer son corps à l’échographie, et s’en débarrasser s’il n’est pas conforme à la norme bisomique.. Aussi a-t-il pressenti qu’on allait se servir de sa propre découverte comme on s’était servi de la propre loi du Christ – pour le crucifier. Car après cela on a commencé à dire : « C’est un trisomique. » Auparavant on disait : « C’est un mongolien », et l’on versait peut-être dans une certaine anthropométrie, dans la classification des races, dans une assimilation discutable et dangereuse. Du moins nommait-on à partir d’une apparence visible : on voyait encore un visage. On s’étonnait de lui comme d’un descendant de Gengis Khan subitement apparu au beau milieu d’une bonne famille française… À présent l’on nomme à partir du génome. On ne voit plus qu’un code incorrect, une mauvaise pioche au scrabble, une faute de frappe, qu’il faut, par conséquent, éliminer.[...]

Et voici ce que je pense, si nous voulons recouvrer le visible, voici ce que je vois enfin, s’il est permis à l’enfant de faire quelque recommandation à sa Mère : c’est que l’Église pourrait béatifier le professeur Lejeune, et en même temps béatifier un petit mongolien, une petite mongolienne, je ne sais, un de ces dits « trisomiques » qui serait surtout « trinitaire », qu’on aurait prié et qui ferait des miracles, tout aussi bien qu’un de nos grands saints bisomiques, pourquoi pas ? Ce serait rappeler l’évidence du plus petit contre la visée microscopique. Et les grands savants coupeurs de chromosome en quatre, les géniteurs inquiets de réussite future, les chrétiens eux-mêmes qui confondent sainteté et performance spirituelle, auraient un modèle de vie pure et simple, qui leur ouvrirait peut-être enfin les yeux."

Posté le 30 octobre 2014 à 07h44 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

29 octobre 2014

Mères porteuses : un couple australien rejette un jumeau "du mauvais sexe"

Un nouvel exemple de l'esclavagisme moderne et de chosification de la vie humaine :

"Les scandales liés au recours aux mères porteuses se suivent et hélas se ressemblent... Le Daily Mail révèle que des parents souhaitant adopter ont fait appel à une mère porteuse indienne. Celle-ci a donné naissance à des jumeaux, mais le couple est reparti en Australie avec un seul des deux enfants.

Pour le moment, les informations sur ce cas sont peu nombreuses. On sait que l’enfant aurait été abandonné en raison de son sexe, les parents ayant déjà un enfant du même sexe. Mais on ne sait pas encore s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille. L’enfant "de trop" a été donné à un autre couple... Mais les autorités australiennes craignent qu’il y ait eu à cette occasion un transfert d’argent, ce qui pourrait déboucher sur une accusation de trafic d’enfants. Cette nouvelle affaire intervient après celle de Gammy, le bébé trisomique né d’une mère thaïlandaise, abandonné à la naissance par un couple d’Australiens."[...]

Posté le 29 octobre 2014 à 09h47 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 octobre 2014

Les animaux sont-ils des hommes comme les autres ?

Une analyse très pertinente de Théophane Le Méné dans le Figaro Vox :

"[...] Aujourd'hui plus que jamais, l'animal est au centre des préoccupations humaines. Un ours fugue et une ministre imagine qu'il a pu être «assassiné». Un chaton est maltraité, son auteur est condamné à un an de prison. Des bovins ou des volatiles sont abattus pour des raisons sanitaires et on hurle au meurtre. Le zoo de Copenhague pique une girafe à cause d'un risque de consanguinité et c'est l'offuscation planétaire, les pétitions affluent, on parle d'euthanasie. Les plus militants comparent sans vergogne les tortures opérées sur les animaux à celles des camps de la mort [...] 

Il y a une vraie et une fausse manière d'aimer les animaux. La fausse est exclusive, la vraie inclusive. On peut ainsi célébrer l'humanité de l'homme tout en considérant le respect dû à l'animal. Saint François d'Assise lui-même ne rendit-il pas cette dignité volée aux pauvres en même temps qu'il entourait d'une attention toute particulière la création animale? Mais il est plus difficilement concevable de célébrer l'humanité de l'animal tout en considérant le respect dû à l'homme. Or c'est de cela dont se rendent coupables les militants -tels qu'on les connaît -de la cause animale : détruire l' «humanisme humain» pour réclamer l' «humanisme animal» ; renverser la charge que l'on doit à notre prochain pour la reporter sur l'animal qui, lui, au demeurant, ne sera jamais capable de barbarie.

N'est-il pas particulièrement troublant de constater que les revendications d'une humanisation des bêtes se font toujours plus fortes, à mesure que la réification de la personne humaine s'intensifie? N'est-il pas surprenant de découvrir que l'hyper-écologie et l'hyper-technologie - deux courants que l'on pourrait croire ennemis- usent du même vocable pour arriver à leur fin? Les deux ne parlent plus de l'homme mais du «vivant». Le premier veut faire gagner à l'animal ce que le second veut faire perdre à l'homme. Et c'est ainsi que pour éviter la recherche sur l'animal, on utilise l'embryon humain ; que l'on arme des bateaux pour défendre les baleines quand les massacres se poursuivent au Moyen-Orient dans l'indifférence ; que l'on prône -à raison- l'interdiction des manipulations génétiques sur le végétal quand on les multiplie sur l'être humain ; que le biologiste Jean-Didier Vincent n'hésite pas à réclamer des droits aux animaux tout en qualifiant les trisomiques de «poison dans une famille». C'est ainsi aussi qu'en 1933 et en 1935, le régime hitlérien édictait deux lois qui, pour la première fois, reconnaissaient à l'animal sa valeur intrinsèque d' «être naturel», ayant des droits «par lui-même», indépendamment des hommes.

Ces effacements répétés de la frontière fondamentale qui existe entre l'homme et l'animal révèlent une crise de l'humain que nous sommes en train de fabriquer sous couvert de respect de l'animal. Jean de La Fontaine disait se servir des animaux pour instruire les hommes. Nous ne pouvons nous servir des hommes pour instruire les animaux. A moins de donner vie à l'apologue de George Orwell qui, dans «La ferme des animaux», décrivait une ferme dans laquelle les animaux se révoltent puis prennent le pouvoir et chassent les hommes, avec les mêmes arguments que l'on nous sert aujourd'hui. Mais nous y sommes peut-être déjà."

Il suffit d'ouvrir le livre de "SVT" (Sciences de la vie et de la terre) d'un collégien ou lycéen pour s'apercevoir que l'être humain est classifié dans la catégorie "mammifère", et nos enfants étudient la reproduction du chimpanzé et son mode de communication en parallèle avec ceux de l'homme, afin de démontrer que le chimpanzé est très, très proche de l'homme. Réhausser la condition animale tout en rabaissant l'humain au rang d'un animal comme un autre permet de nier que l'homme ait une âme et une finalité supérieure. Cela justifie toutes les abominations dans lesquelles notre époque est pionnière, qui fait de l'humain un consommateur et un "consommable" à 100%.

Posté le 24 octobre 2014 à 20h23 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (19)

"Avec Facebook, partage ta congélation d'ovocytes"

Vues sur Twitter, les photos suivantes, prises devant le siège de Facebook France :

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Posté le 24 octobre 2014 à 00h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

21 octobre 2014

"Trop d'enfants sont privés du droit à la vie"

AMgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New York, a pris la parole devant la troisième commission de la 69e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, sur le thème des Droits des enfants, le 17 octobre 2014. Il a souligné les « énormes défis » de la communauté internationale pour assurer aux enfants « la protection à laquelle ils ont droit » alors que « chaque conflit, chaque épidémie, chaque catastrophe naturelle fait reculer les progrès en matière de réduction de la mortalité infantile et d'accès à la nutrition, à l'eau potable et à l'éducation ».

« Par ailleurs, ma délégation rappelle que trop d'enfants sont privés du droit le plus fondamental : le droit à la vie » déplorant « la sélection prénatale qui élimine les bébés soupçonnés d'être handicapés et les enfants de sexe féminin ».

« L'élimination de la violence contre les enfants exige que les États, les gouvernements, la société civile et les communautés religieuses soutiennent et permettent à la famille de s'acquitter de sa responsabilité propre ».

Posté le 21 octobre 2014 à 08h06 par Michel Janva | Lien permanent

17 octobre 2014

L'horreur des mères porteuses

illustrée par ce témoignage, reçu d'un lecteur :

"Je voudrais attirer l’attention des lecteurs du Salon Beige sur une histoire vraie qui m'a été racontée récemment par un ami.

Cet ami connaît deux hommes homosexuels à Paris qui ont voulu avoir des enfants par GPA.  Ils ont choisi la donatrice d’ovules sur un catalogue de femmes sud-africaines où on voit leur visage et leurs qualités physiques.  La mère porteuse était en Inde.  Mais une fois les jumeaux nés (les hommes avaient commandé des jumeaux), cet été, le test de paternité requis par (le pays dont l'un des hommes ressortissant) s’est avéré négatif - suite à une bavure dans le laboratoire, sans doute, on a choisi les mauvais spermatozoïdes.  Par conséquent les hommes ont refusé de prendre livraison des jumeaux dont la mère porteuse ne veut pas non plus.  Les enfants nés sur commande sont donc abandonnés comme un achat dont on ne veut plus.  L’homme qui a raconté cette histoire a dit vaguement qu’ils étaient en train de chercher un orphelinat pour eux en Inde … mais qu’ils sont aussi en train d’exiger un remboursement auprès de l’agence.  Pour eux, au moins, tout est bien qui finit bien - ils viennent de passer leur deuxième commande, un petit garçon cette fois, qui est déjà implanté dans l’utérus d’un autre mère porteuse.

Cette histoire horriblement triste incarne à la fois les aspects financier, consumériste, international et profondément cynique de la GPA, ce fléau moderne."

L'apostasie de l'Occident et le culte qu'il rend à Mamon fait régresser l'humanité toute entière !

Posté le 17 octobre 2014 à 09h05 par Paula Corbulon | Lien permanent

13 octobre 2014

Eugénisme en Suisse

La Suisse cherche à interdire les avortements liés au sexe de l'enfant, mais il est devenu tellement simple de connaître le sexe de l'enfant que cette restriction apparaît impossible. Si l’on veut vraiment tout faire pour arrêter le génocide des filles ou l’avortement en raison du sexe de l’enfant, il n’y a qu’une solution efficace : interdire l’avortement tout court.

Posté le 13 octobre 2014 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

10 octobre 2014

La banalité du mal, c’est maintenant

Voici quelques extraits d'un excellent article rédigé par Yves Meaudre, directeur général d’Enfants du Mékong pour Liberté politique. Il y décrypte la banalité du mal selon Hannah Arendt :

"[...]La banalité du mal m’est apparue évidente en retenant seulement cinq exemples d’inégale densité dramatique mais révélateurs de la problématique soulevée par la philosophe allemande [Hannah Arendt].

  • Le néo-antisémitisme d’une très large partie de la jeunesse des banlieues largement toléré par l’élite médiatique et politique.
  • L’avortement des enfants handicapés notamment trisomiques jusqu’à la veille de leur terme complètement assumé par le corps médical et par l’opinion publique.
  • L’euthanasie des enfants votée par une assemblée et ratifiée par un jeune monarque chrétien en Belgique
  • Les arrestations massives et illégales, le gazage d’un peuple inoffensif qui exprime pacifiquement son opposition dans le cadre de la loi. Fait complètement nouveau.
  • La Gestation pour autrui (GPA) qui est la banalisation de l’exploitation du corps des pauvres pour la jouissance narcissique des très riches.[...]

[...] Le statut d’homme est nié à ces enfants [les enfants trisomiques] comme les médecins des camps niaient à tout juif sa nature humaine. Cette négation d’humanité est si forte que lorsque le lumineux film Dear future Mom diffusé sur les télévisions présentait l’extrême délicatesse et la joie de ces enfants, le CSA a tenté de le faire interdire[PSG1]  au prétexte que cela pourrait déstabiliser des personnes qui n’auraient plus leur liberté psychologique suffisante pour accepter un enfant atteint de ce handicap.[...]

[...] Il est symptomatique que l’ancien ministre des Affaires étrangères de M. Sarkozy ait voulu interdire le terme euthanasie parce qu’il faisait irrévocablement penser à « État nazi ». Comme quoi un mot peut rapprocher opportunément une référence historique avec la pratique caractéristique d’un État ! Je ne crois pas au hasard, ni notre ancien ministre non plus, sans doute.

La banalité du mal invoque toujours une raison d’État, une raison compassionnelle, un bien commun supérieur au bien de l’enfant, du malade voire le bien et du malade, et le bien de la société. Pour excuser les dérapages de ce qu’on peut appeler un crime légal, on considère les très nombreuses personnes euthanasiées pourtant guérissables ou l’ayant refusée comme « des dégâts collatéraux » inhérents à la pratique d’un bon principe ! Le mal a toujours son excuse. [...]

Le quatrième exemple serait considéré comme outrancier s’il ne révélait pas l’acclimatation progressive à un totalitarisme qui refuse de plus en plus ouvertement toute pensée critique autonome.[...] En effet, j’ai en mémoire les multiples aveux des CRS lors des manifestations contre la loi Taubira. Après avoir copieusement arrosé de gaz des enfants et des vieilles personnes, ils se justifiaient : « Vous savez, beaucoup d’entre nous sont d’accord avec vous, mais on a reçu des ordres ! »

Ils auraient reçu l’ordre de tirer à balles réelles, ils auraient tiré. Je n’ai aucun doute. L’histoire le prouve. Sans doute auraient-ils été affectivement désolés mais le soir devant la soupe qu’ils auraient partagée avec leurs enfants, ils n’auraient eu aucun remord, pas plus que les policiers qui ont emmené en leur tenant la main les enfants juifs au Vel d’hiv : « … On a reçu des ordres ».

Comment oser faire une telle comparaison ? Parce que malheureusement, les CRS d’aujourd’hui sont dans les mêmes dispositions mentales que les policiers sous l’Occupation. Ils ne sont pas plus méchants, tout aussi banaux et aussi scrupuleusement obéissants aux ordres de leurs officiers qui, eux, sont tout aussi obéissants à leur préfet qui, lui, est tout aussi obéissant au ministre de l’Intérieur.[...]

Que je fasse hurler ceux qui m’accuseront d’amalgame, je suis pourtant convaincu de l’unité de référence entre ceux qui pratiquent l’obéissance par compassion, par référence à l’ordre ou par décision administrative. La frontière des consciences est infime… l’abdication de la pensée est considérable.[...]

[sur la GPA] L’asservissement et l’instrumentalisation des corps pour l’assouvissement de la perversité des riches appartiennent à la même culture idéologique que celle dont le nazisme se réclamait pour le confort des übermensch.

Il s’agit de nier à certaines personnes sous prétexte de race ou de niveau de vie leur dignité intrinsèque d’être humain et donc le droit à l’intégrité de leur corps. Vouloir les éliminer dans un cas parce qu’ils pèsent sur une société ou vouloir transformer les pauvres adolescentes en chair à reproduire appartient à la même philosophie que celle qui a présidé à « l’Aktion T4 ».[...] Le crime d’État est sous la protection de textes réglementaires, votés par des bourgeois compassionnels pour les riches. Il est inculturé dans la conscience populaire. Nos peuples sont hypnotiquement sous contrôle. Ils admettent que c’est par esprit de justice que des saphistes américaines puissent suborner des filles pauvres afin que celles-ci livrent leur corps pour leur jouissance personnelle.[...]

Le mouvement considérable qui s’est soulevé le 13 janvier 2014 est d’ordre philosophique et bien sûr anthropologique ; il amorce une résistance eschatologique qui aura raison de ces pratiques dont la théorisation est née au milieu du XXe siècle.[...]

L'article est long mais vaut vraiment la peine d'être lu en entier.

Posté le 10 octobre 2014 à 20h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

07 octobre 2014

De la manif pour tous à la la lutte contre le TAFTA/TTIP

Ha oui, ça n'a rien à voir ? Certains ne voient pas le rapport ?

Votre blog préféré a régulièrement relayé des présentations sur le TAFTA/TTIP, venant des différentes écoles qui s'opposent à cette quintessence de trahison. La dernière en date est celle-ci, mais il y a aussi ici, ici, encore ici et .

Une idée clé à retenir, c'est que ce traité de trahison, s'il est signé, réduira tout, de ce qui fait nos existences, à l'état de marchandise vendable et consommable sur le sacrosaint marché, sans que les peuples ni les Etats, ou ce qui en tient lieu en Europe, aient leur mot à dire, pour la plus grande gloire de Mamon et de ses séides.

Il en sera donc ainsi des ventres des mères, et de tout ce qui a rapport à la vie ! Et nos gouvernants auront beau jeu de se replier derrière la "signature du TAFTA, ou du TTIP", et derrière leur éviction des décisions, remises à des tribunaux arbitraux, pour refuser toute responsabilité en la matière, et de ce fait échapper même à la sanction des urnes que voudrait faire peser sur eux la forte minorité LMPT.

Eric Zemmour, dans une intervention récente relayée ici, a fort opportunément rappelé que le libéralisme professé par la partie "droite" de l'UMPS n'était pas absolument incompatible avec cette marchandisation libre sur le marché libre :

"pour certains esprits libéraux qui se veulent cohérents, la PMA et surtout la GPA sont des marchés comme les autres, et fort rentables de surcroît"

So what ? Et alors ?

Alors il serait temps de prendre conscience du danger effroyable que le tsunami TAFTA/TTIP fait peser sur la famille, la France, la vie en général, et de faire de ce sujet un élément essentiel du combat, des argumentaires.

Posté le 7 octobre 2014 à 16h01 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (14)

29 septembre 2014

"Nous sommes à l’évidence lancés sur un toboggan eugéniste"

Excellente présentation de l'eugénisme d'aujourd'hui à demain : de l'élimination des trisomiques à la destruction des enfants selon des critères de beauté, de QI ou encore décrétés par la dictature l'Etat. Cette tribune a le mérite de décrire très clairement le processus qui menèra inévitablement de l'un à l'autre, avant de conclure sur un délire relativiste.

"Nous sommes entrés dans le siècle de l’eugénisme. Jusqu’à présent, la médecine ne pouvait pas séquencer l’embryon à un coût raisonnable. On regardait seulement s’il avait deux ou trois chromosomes 21, mais personne n’était en mesure de lire le code ADN. Aujourd’hui, une simple prise de sang chez la mère suffit pour séquencer l’ADN, même si cette technique – qui coûte beaucoup moins cher – n’est pas encore utilisée pour dépister autre chose que la trisomie 21. C’est un tournant historique ! Et il est à peu près certain que d’ici trois ou quatre ans, l’amniocentèse, qui provoque encore des fausses couches dans près de 1% des cas, ne sera même plus pratiquée en France. En attendant l’enfant parfait, on va donc déjà être confronté à la disparition de tous les embryons présentant des handicaps mentaux. Après la trisomie, on va également éliminer toutes les maladies qui tuent les enfants avant l’âge de 15 ans, comme les myopathies graves. Cette deuxième phase est inévitable (...)

Pour l’instant, je n’ai parlé que du tri des « mauvais » embryons. Mais l’étape suivante, c’est le choix des « bons » embryons. La disparition des maladies génétiques que j’évoquais est une étape importante, mais qui n’aura pas vraiment de conséquences sur les générations futures puisque les myopathes meurent très jeunes et que les trisomiques sont stériles. Le tri embryonnaire, en revanche, est une étape décisive, qui va notamment permettre de choisir le « meilleur embryon ». On se dirige donc vers un « eugénisme de convenance ». Enfin, la quatrième et dernière étape, c’est la modification de l’embryon lui-même, la possibilité de le modeler à la carte. Pour cela, il faudra passer par la thérapie génique. La revue Nature vient de faire sa une sur le succès d’une expérience ayant permis de multiples modifications génétiques sur des embryons de petits singes. Malgré ces mutations, les primates se portent apparemment comme des charmes… Sans entrer dans des détails techniques trop complexes, tout ça, c’est possible grâce à de nouvelles enzymes qu’on appelle les « crispr » et les « talen ». La thérapie génique, c’est l’étape ultime, puisque le bébé ne dépendra alors plus des ovules et des spermatozoïdes de papa et maman…" (suite).

Posté le 29 septembre 2014 à 20h11 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)

23 septembre 2014

Embryon en 3D : une nouvelle technique utilisée à des fins eugénistes

Communiqué de la Fondation Lejeune :

"La Fondation Jérôme Lejeune réagit à l’annonce du CHRU de Montpellier sur l’impression en 3D d’un embryon utilisé pour les FIV. Elle informe que des travaux de l’auteur de l’annonce, le Pr. Hamamah, expert en sélection d’embryons, ont fait l’objet d’un recours en illégalité par la Fondation Jérôme Lejeune en 2012. Elle condamne l’utilisation de cette nouvelle technique qui n’est orientée que vers la sélection des embryons humains les plus forts et l’élimination des plus faibles.

La Fondation Jérôme Lejeune n’a pas besoin de rappeler que tout embryon humain est un être humain, quel que soit son stade de développement et son état de santé. En revanche, elle rappelle que toute pratique en blouse blanche n’est pas forcément médicale.

Le tri des embryons humains n’est qu’un transfert des techniques vétérinaires d’amélioration des espèces animales. Ce mépris conscient de l’embryon humain dès ses premiers instants connaît des raffinements qui profitent certainement à la nouvelle technique 3D, intéressante en elle-même. Mais, comme le montre l’histoire, les améliorations techniques qui conduisent à détruire l’homme ne font pas progresser la société en humanité."

Posté le 23 septembre 2014 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

09 septembre 2014

Chasse ouverte aux bébés trisomiques en Suisse

La Suisse pourrait autoriser le dépistage de la trisomie 21 lors des fécondations in vitro. Par 27 voix contre 18, le Conseil des Etats s'est finalement rallié lundi au Conseil national dans la révision de la loi sur la procréation médicalement assistée.

Lors du premier examen de la loi, la Chambre des cantons avait refusé cette extension, invoquant le risque des dérives eugéniques.;Ainsi, le diagnostic préimplantatoire ne sera pas pratiqué seulement en cas de maladie génétique grave comme la mucoviscose. Cette technique permettant d'analyser un embryon conçu in vitro avant son implantation dans l'utérus pourra être utilisée pour dépister aussi des maladies chromosomiques comme le syndrome de Dawn.

L'expérience montre que la plupart des embryons dépistés avec une anomalie sont exterminés.

Posté le 9 septembre 2014 à 17h43 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2014

Bill Gates au service de la culture de mort

Le fondateur de Microsoft et son épouse mettent leur fortune au service de la propagation de la culture de mort, notamment aux Philippines (le blog de Jeanne Smits) :

"Le ministère de la Santé aux Philippines n'attend que le feu vert de la « Food and Drug Administration» locale attestant que les implants contraceptifs ne provoquent pas d'avortement en inhibant la nidation pour mettre en œuvre un plan de distribution de 600.000 de ces contraceptifs hormonaux efficaces pendant trois ans.

Ils seront proposés à autant de femmes de 25 à 49 ans (les mineures devront obtenir le consentement parental) de manière totalement gratuite : un dixième du coût sera à la charge des pouvoirs publics, les 90 % restants étant financés par la Fondation Bill & Melinda Gates. Le patron de Microsoft et son épouse sont prêts à « aider » le programme jusqu'en 2016.
Leur Fondation ne fait pas mystère de sa volonté de promouvoir le contrôle des naissances, et les Philippines sont une cible de choix : l'avortement y demeure hors la loi et ce n'est qu'au terme d'années de mobilisation, de pression internationale et de propagande que la contraception officiellement distribuée y est devenue légale. On met en avant les 100 millions d'habitants des Philippines – chacun doit-il se sentir de trop ? – et des images de maternités qui débordent pour recommander la contraception chimique. Au lieu de promouvoir de meilleurs soins pour tous…
Janette Garin, sous-secrétaire du département de la Santé, a déclaré que le seul inconvénient de l'implant contraceptif sous-cutané est l'apparition éventuelle de boutons ou de maux de tête."

Posté le 22 août 2014 à 15h58 par Marie Bethanie | Lien permanent

21 août 2014

Richard Dawkins demande l'extermination des personnes trisomiques

Athée, spécialiste de l’évolution et de l’éthologie, professeur émérite de l’université d’Oxford, néo-nazi sans le savoir, Richard Dawkins vient de déclarer qu’il serait « immoral » de ne pas avorter un enfant atteint de trisomie 21.

Posté le 21 août 2014 à 00h01 par Michel Janva | Lien permanent

12 août 2014

Les “acheteurs” de Gammy auraient préféré qu’il soit avorté

Lire en intégralité sur le blog de Jeanne Smits :

"Le couple d’Australiens accusés d’avoir abandonné Gammy, leur fils trisomique, porté à terme par une Thaïlandaise dans le cadre d’une « gestation pour autrui », a avoué ce week-end qu’il aurait mieux valu selon lui que l’enfant soit avorté.

David Farnell a déclaré au cours de la première interview publique donnée par le couple au journal australien 60 Minutes : « S’il avait été possible de faire “terminer” l’embryon en toute sécurité, nous l’aurions probablement “terminé”. » Je choisis délibérément le terme anglais, violent mais juste, de « terminer » au lieu d’écrire avorter, même si ce dernier mot est plus exact. Car il s’agit bien d’une fin violente. Non d’une « interruption ».
« Je ne crois pas qu’il y ait de parent qui désire un fils ayant un handicap », a-t-il poursuivi, flanqué de son épouse Wendy. « Les parents veulent que leurs enfants soient heureux et en bonne santé et qu’ils puissent faire tout ce que font les autres enfants. »
Mieux : le couple a révélé qu’ils ont demandé à l’agence de gestation pour autrui opérant à Bangkok de leur faire une ristourne parce que l’un des deux enfants portés s’est révélé atteint de trisomie 21. « Je leur ai dit : “Rendez-nous notre argent. Tout cela est de votre faute. » Le couple accuse l’agence d’avoir mal fait son travail parce que le diagnostic de trisomie 21 n’a été fait qu’à un stade avancé de la grossesse, et ils ont donc été avertis très tard. « Nous étions très désemparés et nous leur avons dit : “C’est de votre faute. Vous devez maintenant assumer au moins une part de la responsabilité. »[...]
 
[...]Le tollé international autour de l’affaire Gammy a quelque chose de surréaliste. Tout le monde sait que la GPA, c’est de la location de ventre : même Pierre Bergé. 96 % des enfants à naître diagnostiqués porteurs (ou plutôt probables porteurs) de trisomie 21 sont avortés en France ; la proportion est semblable dans d’autres pays dits civilisés. La « réduction embryonnaire » – l’élimination d’un bébé malformé ou juste de trop au cours d’une grossesse multiple – est elle aussi monnaie courante. L’existence de contrats relevant de l’esclavage dans le cadre de la GPA est elle aussi connue de tous, ou peut l’être avec un minimum de curiosité.
 
On sait déjà quelle sera la retombée de cette tragédie pour la France : on réclamera l’encadrement légal de la pratique de la GPA afin que les femmes et les couples n’aillent pas l’organiser à l’étranger dans des conditions épouvantables…"

Posté le 12 août 2014 à 10h11 par Marie Bethanie | Lien permanent

06 août 2014

Affaire du bébé trisomique : la Manif pour Tous communique

Suite au scandale suscité par l'affaire de Gammy, le petit jumeau trisomique "commandé" puis abandonné par ses commanditaires, La Manif Pour Tous communique :


Affaire Gammy : La Manif Pour Tous dénonce une polémique qui dissimule le véritable scandale des mères porteuses (GPA) en général.
L’abandon de Gammy, petit garçon trisomique abandonné à sa mère (porteuse) par le couple l’ayant commandé, soulève à travers le monde une vague d’émotion et de solidarité pour aider sa véritable mère à l’élever dans les meilleures conditions.
Cette affaire sordide révèle à ceux qui l’ignoraient la triste réalité des mères porteuses et de son business : un couple souhaitant avoir un enfant le commande à une femme qui est alors priée de le livrer neuf mois plus tard !
Mais la polémique actuelle qui va jusqu’à s’afficher en une des quotidiens prend une tournure dramatique car le cas de Gammy fait progressivement l’objet d’une manipulation de la part des promoteurs de la GPA (Gestation ou Grosssesse Pour Autrui, donc les mères porteuses). On commence à voir de plus en plus de « commentaires » liés à l’affaire Grammy dénonçant « les dérives » des mères porteuses et de ce business qui repose sur l’asservissement de la femme, la marchandisation de l’enfant et la destruction volontaire et programmée du lien Père-Mère-Enfant ! « La polémique qui entoure cette affaire est en train de faire fausse route » s’inquiète Ludovine de La Rochère, Présidente de La manif Pour Tous. « Alors que la sort de Gammy devrait inciter la France et la communauté internationale à lutter de toute urgence contre cette traite humaine qu’est la GPA (mères porteuses), les partisans de cette pratique inhumaine cherchent à pointer les « dérives » de la GPA pour encadrer la pratique et donc la légaliser : c’est écœurant mais nous ne sommes pas prêts de baisser les bras ! » prévient-elle.
La Manif Pour Tous demande le retrait de la circulaire Taubira qui permet à des couples français (homosexuels comme hétérosexuels) de "régulariser" les enfants issus de GPA réalisées à l’étranger dans des pays où les mères porteuses sont tolérées. Le Conseil d’Etat - dont on peut se demander s il a volontairement attendu les arrêts de la CEDH sur la GPA - se prononcera vraisemblablement à la rentrée sur cette circulaire qui facilite de fait le développement des mères porteuses. Depuis un an, on estime à une centaine le nombre de bébés fabriqués à l’étranger et arrachés à leur mère au profit de couples français.
La France, patrie des droits de l’Homme, opposée de longue date à la traite des humains et défendant la dignité de la femme, doit adresser à la communauté internationale un signal fort en retirant la circulaire Taubira, en agissant au niveau national pour dissuader et au niveau international pour faire adopter des protocoles additionnels aux conventions internationales qui interdisent la GPA. Ainsi, l’article de la Convention internationale des droits de l ’enfant (CIDE) interdisant la traite des enfants doit inclure au plus vite la mention complémentaire "y compris par la GPA".

La familiphobie visant à déconstruire le lien Père-Mère-Enfant et à fragiliser l’identité sexuelle Homme-Femme doit cesser ! C’est le message qui sera porté le dimanche 5 octobre à Paris et Bordeaux à l’occasion des prochaines Manifs Pour Tous. « La naissance de Gammy et de sa soeur touche chacun d’entre nous. Ne laissons pas les partisans de la GPA utiliser son sort et le manipuler : aucune polémique ne doit aujourd’hui dissimuler le véritable scandale des mères porteuses en général. Nous allons continuer notre action de sensibilisation dans les prochaines semaines et jusqu’au 5 octobre. Nous ne resterons pas passifs devant cette nouvelle menace qui pèse sur l’intérêt supérieur de l’enfant » conclut Ludovine de La Rochère.

Pour en savoir plus : http://www.lamanifpourtous.fr/fr/

Posté le 6 août 2014 à 18h11 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le vrai visage de la GPA

La vente par une jeune maman thaïlandaise de ses jumeaux a défrayé la chronique ces derniers jours. Un couple d'Australiens avait "passé commande" d'un bébé par GPA en Thaïlande, mais voilà que non seulement le bébé était en fait des jumeaux, mais qu'en plus, l'un des deux, un petit garçon, était trisomique. La mère, malgré les pressions, n'avait pas voulu avorter du jumeau trisomique, et les Australiens étaient repartis avec seulement la petite fille, laissant le jumeau handicapé à sa mère biologique. Entre temps, la justice australienne s'est penchée sur le passé du père adoptif, soupçonnant un passé violent et pédophile

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Pour Jean-Marie Le Méné, cette histoire montre à quel point la GPA est une pratique inhumaine, et qu'il n'existe pas de "GPA éthique" :

" D'un coup de baguette magique, la GPA quitte les strass et les paillettes qui la présentaient en bonne fée pourvoyeuse de Bébés-Cadum pour gentils couples en mal d'enfants. Voilà que «le-couple-à-qui-nul-ne-saurait-imposer-une-souffrance» se transforme en client-roi parfaitement odieux qui bouffe ce qui lui plait et laisse le reste sur le bord de l'assiette.

Voilà que le refus par la mère porteuse de l'avortement du jumeau handicapé devient un acte de résistance.

Voilà que l'enfant trisomique devient une victime symbolique qui déclenche un élan international de générosité et le rend bénéficiaire - pour l'aider à vivre - d'une somme dix fois supérieure à celle promise à sa mère infortunée.
Bref, c'est l'horreur pour les promoteurs de la GPA qui sont pris à contre-pied. Les stéréotypes se retournent, la logique de la GPA s'inverse, Pierre Bergé peut se remettre à la couture.

Pourtant, rien ne devait poser de problème. Le couple était bien comme il faut, à l'ancienne, composé d'un homme et d'une femme, et frappé d'infertilité. Il s'agissait donc d'une indication quasiment médicale pour laquelle certaines bonnes âmes seraient tentées d'être accommodantes (le fameux «cas où» le GPA serait acceptable). La mère porteuse avait plus qu'honoré son contrat puisqu'elle avait donné naissance non pas à un, mais à deux enfants. N'était-ce pas une bonne nouvelle, pour tout couple en mal d'enfants, que d'être comblés par une surabondance imprévue?
Nul complot n'a été ourdi pour faire dérailler ce train d'une transgression si bien partie. Mais la nature humaine (qui, rappelons-le, ne devrait plus exister) a subrepticement repris ses droits. La réalité de la GPA a montré son vrai visage, à savoir qu'il s'agit d'une vraie grossesse dans le ventre d'une vraie femme.
 
D'abord, la biologie nous enseigne que la procréation assistée occasionne davantage de grossesses gémellaires. Ce genre de situation risque donc d'être fréquent. Ainsi, on rencontrera des couples qui, sans même que l'un de leurs jumeaux soit malade, refuseront tout simplement d'avoir deux enfants parce qu'ils n'en avaient commandé qu'un seul auprès de la mère porteuse. Qu'à cela ne tienne, nous dira-t-on, il y a l'avortement sélectif portant sur l'un des jumeaux, comme cela a été proposé à la jeune Thaïlandaise? Ce n'est pas si simple. L'acte consiste en une injection létale sur l'un des fœtus qui, une fois mort, restera in utero jusqu'au terme du développement de l'autre fœtus. Et la mère accouche à la fois d'un bébé vivant et d'un bébé mort. Faut-il préciser qu'il s'agit d'une pratique extrêmement contestée…

Ensuite, la mère porteuse reste une femme. Et l'appartenance à la nature humaine, qu'on le veuille ou non, se caractérise par la liberté. En l'occurrence, la parturiente s'est vue immédiatement proposer l'avortement du jumeau atteint dès que le diagnostic prénatal de la trisomie a été posé. Mais manque de «chance» pour ses clients, cette jeune maman de 21 ans, qui avait déjà deux enfants, a refusé d'avorter, fût-ce sélectivement, assumant les risques qui en découleraient pour elle et sa famille.

L'industrie de la GPA se retrouve bien mal en point. Si elle devait se développer, il lui faudrait trouver des parades à ces retours intempestifs de la nature.
D'une part, il conviendrait de renforcer encore l'eugénisme des procréations assistées pour être certain que l'embryon transféré sera exempt de toute maladie, donc lui faire subir toute la batterie des tests génétiques du diagnostic préimplantatoire. D'autre part, il faudra se résoudre à pratiquer des réductions embryonnaires pour ne laisser subsister qu'un seul embryon. Ces exigences d'eugénisme sécuritaire ne seront pas gratuites.

 


Mais surtout, il sera indispensable de prévoir au contrat que la mère porteuse devra avorter en cas de surproduction, de malfaçon ou défectuosité du bébé produit, ou qu'elle rembourse l'acheteur si celui-ci n'est pas satisfait, ou qu'elle reprenne l'achat si le produit lui est retourné.
Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour imaginer qu'il sera difficile, dans le contrat de GPA qui la lie à ses clients, d'obliger une femme à avorter (ou à ne pas avorter d'ailleurs) sauf à ce que le contrat soit nul.

Au final, on peut se demander si la naissance providentielle de cet enfant trisomique qui suscite un émoi dans le monde entier, n'est pas de nature à nous sauver, au moins pour un temps, de toute précipitation dans la légalisation de la GPA. "

Posté le 6 août 2014 à 09h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

01 août 2014

Le CSA, l’éradication des trisomiques et l’intérêt général

Jean-Marie Le Méné réagit au communiqué du CSA :

"Le CSA ne dit pas n’importe quoi, hélas on en vient presque à le regretter.

Dans l’affaire qui l’a conduit à semoncer des chaines de TV pour avoir diffusé un spot de sensibilisation à la trisomie 21, le CSA considère qu’il s’agit d’un message qui n’est ni consensuel ni d’intérêt général. Le malheur, c’est que le CSA a en partie raison ! Il a raison dans la mesure où l'élimination de masse des enfants trisomiques, fruit du dépistage programmé, budgété, systématisé et remboursé par la sécurité sociale, c’est cela qui est aujourd’hui présenté comme relevant de l’intérêt général. La trisomie, c’est l’histoire d’une maladie qui n’a jamais été mortelle mais que la technique et le marché ont rendu mortelle. Prodige de la modernité. Dès lors, un message de sensibilisation à la vie heureuse d’une personne atteinte de trisomie n’est effectivement pas consensuel.

Au cas où nous n’aurions pas bien compris, le CSA précise qu’il s’agit de « ne pas troubler la conscience des femmes qui, dans le respect de la loi, ont fait des choix de vie personnelle différents ». Confusion d’anthologie oublieuse des leçons du passé, où la conscience morale ne s’en réfère qu’à la loi. Euphémisme d’anthologie où le « choix de vie personnelle » consiste à supprimer un enfant et conduit collectivement à l’éradication des personnes trisomiques.

Le CSA ne dit pas n’importe quoi. Mais c’est plus grave. Il se tait devant l’eugénisme. Il refuse de poser une limite à cette folie inédite dans l’histoire qu’est l’extermination quasi complète – par compassion fallacieuse - d’une population stigmatisée par son génome. Non seulement les trisomiques n’ont plus le droit de vivre, mais on n’a même plus le droit d’en parler. A l’euthanasie fœtale, s’ajoute désormais une restriction de la liberté d’expression. Le chiffre d’affaire de l’exploitation des tests de dépistage de la trisomie 21, dont les laboratoires américains nous inondent, par pure philanthropie, s’élève à 10 milliards $ dans le monde. La France enregistre, avec 96 % de trisomiques avortés, le taux le plus élevé. Cette politique mortifère lui coûte la bagatelle de 250 millions € chaque année avant de lui coûter encore davantage quand l’assurance maladie achètera sous peu les nouveaux tests de dépistage non invasifs. Mais silence ! Le jour n’est pas loin où il faudra une imprimatur avant de tourner des images qui évoquent le bonheur de vivre des personnes handicapées dans des familles qui les aiment.

Le CSA ne dit pas n’importe quoi. Il ment. Il tient pour acquis que cette traque des enfants trisomiques avant leur naissance est partagée par tous. Que l’on peut hypocritement afficher une solidarité nationale avec les personnes handicapées et tout mettre en œuvre pour qu’elles ne naissent pas. Il feint d’ignorer que de plus en plus de femmes en ont assez de cette focalisation compulsive sur leur grossesse, de ce harcèlement, de ces pressions, de cette offre de dépistage qui, pour créer la demande, déshumanise l’enfant qu’elles portent et les somme de poser un choix inhumain : supprimer cet enfant ou encourir le reproche de l’avoir gardé. Il fait comme si les familles n’étaient pas capables d’aimer leurs enfants différents. Il traite celles qui ont donné la vie ou adopté un enfant handicapé comme si elles n’existaient pas, ne comptaient pour rien et n’avaient pas reçu un coup de poing dans le ventre avec cette mise au ban de la société. Il faut quand même savoir que les fameuses plaintes brandies par le CSA pour fonder son avis se comptent sur les doigts d’une seule main … La honte ! Deux ou trois plaintes valent donc une vidéo qui a été vue plus de 5,5 millions de fois avec une émotion incroyable, qui a été primée à Cannes, diffusée à l’ONU, soutenue et encouragée par des responsables politiques… à l’étranger ?

Je pose solennellement la question : qui, aujourd’hui, envoie un message positif, d’accueil, de bienvenue, aux enfants trisomiques ? Qui en est capable, qui en a l’envie, qui en a le courage ? Qui fait quelque chose pour leur rendre justice, pour mettre la recherche et la médecine de leur côté, pour qu’ils retrouvent un jour les pleines capacités cognitives dont ils sont privés à cause de leur chromosome en plus ? Qui reçoit ces patients et les familles en consultation, les écoute et leur délivre autre chose qu’une prophétie de malheur ? Oui, nous sommes fiers la Fondation Jérôme Lejeune, le Collectif des Amis d’Eléonore et CoorDown et d’autres associations européennes, d’avoir obtenu - et avec quel succès - qu'une fois, une fois seulement, et publiquement, soit évoqué le bonheur auquel ont droit les personnes trisomiques et de leurs familles. Le clergé du CSA peut nous mettre à l’index, tout ce qu’il pourra nous retirer n’éteindra jamais la mèche d’espoir désormais allumée et qui parcourt le monde."

Posté le 1 août 2014 à 14h23 par Michel Janva | Lien permanent

Trisomie 21 : le CSA confirme son opposition à la diffusion de messages positifs

Harcelé depuis quelques jours en raison de sa mise en garde des chaînes qui avaient osé diffuser un message en faveur de l'accueil des personnes atteintes de la trisomie 21, le CSA publie un communiqué de presse. Le dernier paragraphe est juste hallucinant :

"Dans le cadre de ses missions, le Conseil ne cesse de soutenir toute initiative de lutte contre la stigmatisation des personnes handicapées et en faveur de leur insertion dans la société. A ce titre, il encourage l’ensemble des médias audiovisuels à donner une image profondément respectueuse de leur vie personnelle et sociale.

Concernant le message « Chère future maman » qui met l’accent sur les possibilités offertes grâce à leur entourage aux enfants trisomiques, le Conseil n’a nullement entendu gêner sa diffusion à la télévision. En effet, il a constaté que ce message présente un point de vue positif sur la vie des jeunes trisomiques et encourage la société à œuvrer à leur insertion et à leur épanouissement. 

Cependant, le Conseil a observé au vu de plaintes que, pour autant, ce message était susceptible de troubler en conscience des femmes qui, dans le respect de la loi, avaient fait des choix de vie personnelle différents. Il s’est borné à en tirer la conséquence que son insertion au sein d’écrans publicitaires était inappropriée."

Bref, le CSA respecte les personnes trisomiques, mais il ne faut pas pousser, si on peut continuer à les exterminer avant leur naissance, sans se poser trop de question...

Posté le 1 août 2014 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

31 juillet 2014

Le coup de poing dans le ventre du CSA

Véronique, maman d’un bébé atteint de trisomie 21, a vécu sa grossesse en même temps que la diffusion de la campagne « Chère Future Maman ». Face à l’avis du CSA qui dénonce l’ « ambigüité » de cette vidéo, cette mère de famille témoigne :

"Nous avons appris que notre bébé était atteint de trisomie 21, suite à la première échographie des 12 semaines qui vérifie la clarté nucale, juste avant les fêtes de fin d'année 2013. Nous nous préparions à accueillir cette petite fille du mieux possible, en pleurant mais aussi en continuant à vivre.

Je commençais à chercher des renseignements sur cette maladie sur Internet lorsque je suis tombée sur cette vidéo #DearFutureMom. Cette vidéo m'a évidemment bouleversée : voir tous ces enfants, adolescents, adultes me dire ce que ma petite fille serait capable de faire, c'était incroyable et très émouvant, tout comme voir toutes ces mamans si complices avec leur enfant trisomique. J'avais l'impression que la vidéo avait été faite pour moi.

Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement touchée dans cette vidéo?

Ce qui m'a aussi beaucoup touchée, c'est de voir les différentes associations à l'origine de cette vidéo, de savoir que c'était une grande agence de pub qui l'avait réalisée, de la voir diffusée sur Internet et applaudie par des millions de personnes, puis de la voir sur des grandes chaînes de télévision.

J'étais rassurée pour ma petite fille et pour le regard de la société sur elle. D'ailleurs, depuis sa naissance (elle a 2 mois), non seulement nos familles et amis, mais aussi nos collègues, les médecins, les infirmières qui s'occupent d'elle à Necker (elle a subi plusieurs interventions), l'entourent et l'accompagnent remarquablement.

Le CSA dans sa décision du 25 juillet considère que cette vidéo n’est pas d’intérêt général. Comment avez-vous reçu cette dé? Qu’aimeriez-vous transmettre comme message au CSA et aux autres ?

J’ai pris la décision du CSA comme un énorme coup de poing dans le ventre. Des gens s'étaient plaints de cette vidéo ? Pourquoi? Le CSA avait réprimandé les chaînes de télévision qui l'avaient diffusée? Mais pourquoi?

C'était la première fois que j'avais le sentiment que le handicap de ma fille posait un problème à certains et j'ai trouvé cela d'une violence inouïe.

Puis, je me suis consolée...parce que j'ai trouvé la décision du CSA tellement à côté de la plaque ! Des millions de personnes avaient aimé cette vidéo, l'avaient diffusée, les récompenses se multipliaient, elle était même diffusée à l'ONU,....et le CSA ne souhaitait pas la voir sur les écrans télé....mais qu'ont-ils compris du monde, tous ces esprits raffinés ?

Ma fille ne fera sans doute pas de grandes études, elle n'aura sans doute pas une belle carrière professionnelle, elle n'épousera sans doute pas un beau parti, riche et distingué. Et alors? Est-ce vraiment très grave? Elle aura sa vie, peut-être un peu différente mais peut-être pas si différente. Et puis, c'est ma fille et je l'aime et je vous demande de la respecter. Comme disait le Général de Gaulle à propos de sa fille Anne, elle aussi trisomique : "c'est une de Gaulle, elle aussi!"

Alors, merci à l'association des amis d'Eléonore, à la Fondation Lejeune, merci à Satchi & Satchi, merci à TF1, M6, D8, Canal+, merci aux acteurs du film! Merci à vous tous !

Et Mesdames et Messieurs les membres du CSA, préparez-vous, pour la prochaine Journée mondiale de la Trisomie 21, nous allons tous recommencer!"

Posté le 31 juillet 2014 à 13h11 par Michel Janva | Lien permanent

30 juillet 2014

Trisomie 21 : écrivez au CSA

Communiqué des Amis d'Eleonore :

"S’adresser à une femme enceinte sur la trisomie 21 ne relève pas de l’intérêt général !

C’est ce que semble penser le CSA qui vient de reprocher aux chaines M6, Canal + et D8 d’avoir diffusé la campagne « Chère future maman » en mars 2014 à l’occasion de la journée mondiale de la trisomie 21. Une campagne qui selon le CSA ne serait pas d’intérêt général, car « ambigu et ne suscitant une adhésion spontanée et consensuelle ».

Cette vidéo s’adresse à une future maman qui s’interroge sur l’avenir de son enfant diagnostiqué trisomique 21, délivre un message positif sur la vie des personnes ayant une trisomie 21, montrant en image qu’il est possible d’être heureux, de s’insérer dans la société et de réussir sa vie malgré les difficultés qui ne sont pas occultées.

Le collectif les Amis d’Eléonore remercie les chaines TF1, M6, D8 et Canal + de contribuer par cette diffusion à lutter contre la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les personnes ayant une trisomie 21 et de s’inscrire dans le grand élan mondial d’adhésion qui a accueilli cette vidéo : vue par plus de 5 millions de personnes, la plus partagée du web durant 24h, diffusée dans l’enceinte de l’ONU le 21 mars, saluée et encouragée par le Premier ministre italien Matteo Renzi, et primée à Cannes au Festival International de la Créativité.

Alors que la télévision s’est ouverte enfin à cette diversité là, le CSA veut censurer les messages sur la trisomie 21, contribuant à la politique étatique de stigmatisation qui conduit à l’élimination avant leur naissance de la quasi-­‐totalité des enfants ayant une trisomie 21.

Le Collectif les Amis d’Eléonore invite toutes les personnes qui ont vu et apprécié cette vidéo à écrire au CSA pour manifester leur désaccord.

Conseil supérieur de l’audiovisuel

Monsieur Olivier Schrameck

Tour Mirabeau

39-­‐43, quai André-­‐Citroën

75739 Paris cedex 15 

Ou en ligne. Référence : Décision du 25/07/ 2014, Message de sensibilisation sur la trisomie 21 : intervention auprès de M6 et de Canal+.

Posté le 30 juillet 2014 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2014

Quand la FIV discrimine les garçons

Lu ici :

"Parce que la pratique est interdite au Royaume-Uni, les couples anglais sont de plus en plus nombreux à se rendre aux États-Unis pour choisir le sexe de leur enfant [ndlt : en recourant à une fécondation in vitro]. Selon le Dr Daniel Potter, à la tête d’une clinique de fertilité en Californie, leur nombre aurait augmenté de 20 % en un an. (...) Surprise : au sein de sa clinique, ce sont les filles qui sont majoritairement demandées  par les couples britanniques. Près de 80% d’entre eux choisissent en effet de ne pas avoir de garçon. Un chiffre qui pourrait étonner  au vu des arguments des détracteurs qui craignaient un choix massif de descendance mâle, notamment pour des patients originaires de certaines parties du monde où la naissance d’un garçon est synonyme de prospérité et de chance."

Posté le 23 juillet 2014 à 14h06 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

02 juillet 2014

Ils ne sont vraiment pas "normaux"

Alors que la France élimine, dans un eugénisme à peine voilé, 96% des enfants à naître porteurs de la trisomie 21, 99% des personnes porteuses de trisomie 21 se déclarent heureuses de leur vie, selon une étude menée par le Dr. Brian Skotko, co-directeur du programme Trisomie 21 à l’Hôpital général du Massachusetts :

  • 99% des personnes porteuses de trisomie 21 sont heureuses de leur vie.
  • 97% des personnes porteuses de trisomie 21 aiment ce qu’ils sont devenus.
  • 99% des parents affirment aimer leur enfant porteur de trisomie 21.
  • 5% des parents se sentent embarrassés par leur enfant.
  • 97% des frères et sœurs, âgés entre 9 et 11 ans, affirment aimer leur frère ou leur sœur porteur de trisomie 21. 

Voilà qui devrait interpeller nos eugénistes qui estiment que la vie des personnes porteuses de la trisomie 21 ne mérite pas d'être vécue.

Posté le 2 juillet 2014 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent

05 juin 2014

Sénat : Philippe Darniche dénonce la culture de mort

Le sénateur Philippe Darniche a déclaré aujourd'hui (version vidéo) :

"En septembre, je ne briguerai pas un nouveau mandat de sénateur. Une question me taraude : quel monde sommes-nous en train de transmettre à nos enfants ? Au fil des décennies, je vois s'écrouler les repères qui ont façonné ma vie. Où est la fidélité qui soudait le mariage ? Où est la protection des faibles ? Que deviennent les liens familiaux ?

Aujourd'hui, le Gouvernement remet en cause la nature, rien de moins, avec les ABCD de l'égalité par exemple en refusant la complémentarité entre hommes et femmes.

Pas moins de 96 % des foetus porteurs d'une trisomie 21 sont euthanasiés. Pourquoi dissocier avortement et détresse ? Pourquoi avoir rendu la pilule gratuite dès 15 ans ? C'est faire croire que la liberté, c'est assouvir tous les désirs, alors qu'ils peuvent vous rendre esclaves.

Votre loi a bousculé les codes multiséculaires. Le bateau France part à la dérive ! Face à la hausse du chômage, vous faites diversion avec votre réforme territoriale. Face à l'explosion de l'insécurité, vous répondez par le laxisme pénal. Que diront les générations futures ? Quand le Gouvernement cessera-t-il d'abimer la France ?"

Réponse débile Mme Laurence Rossignol, secrétaire d'État auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée de la famille, des personnes âgées et de l'autonomie :

"Je tiens à vous rassurer. Non, les androgynes ne reviendront pas sur terre, déchaînant la colère de Zeus. Non, l'indifférenciation des sexes ne menace pas la perpétuation de l'espèce humaine. L'humanisme moderne, c'est de penser que la nature est tout sauf une norme morale. Notre modèle autorise chacun à vivre selon ses convictions. Ce que la loi permet n'est pas une obligation. Quelle société voulons-nous transmettre à nos enfants ? Une société construite sur les valeurs qui sont les nôtres, celles de cette maison, celles de la République, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Ce sont celles qui ont permis aux femmes de conquérir des libertés nouvelles que la nature ne nous avait pas données : les droits procréatifs, la contraception, le droit à l'IVG."

Posté le 5 juin 2014 à 23h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

01 juin 2014

Mgr Suaudeau sur Radio courtoisie

Dans le Libre journal de Jean-Marie Le Méné, sur le thème : la trisomie, un eugénisme d'Etat. Invités :

  • Bruno Deniel-Laurent,
  • Mgr Jacques Suaudeau

 

Posté le 1 juin 2014 à 10h02 par Michel Janva | Lien permanent

30 avril 2014

Mgr Castet rappelle le devoir des catholiques dans la défense de la vie

Extraits d'une lettre aux catholiques de Vendée de Mgr Alain Castet, publiée le dimanche des Rameaux :

Castet"En recevant le message de Pâques où Dieu fait toute chose nouvelle, nous prenons la mesure de notre responsabilité de chrétiens au cœur du monde. Nous prenons particulièrement conscience de la valeur inexprimable que Dieu le Père confère à l’homme qu’il a créé à son image et à sa ressemblance et qui est relevé par la résurrection de Jésus le Christ. Cette conscience nous a poussés à nous engager et à témoigner de notre foi, aux moments où, des choix sociétaux idéologiques contraires à la vérité, à l’intégrité de la famille, à la différence fondamentale et complémentaire entre l’homme et la femme, au don de la vie et à la procréation, ont été faits ou sont en voie d’être promus dans notre pays.

C’est le moment de dire ma reconnaissance à tous ceux qui, individuellement, en famille et en association, au nom de leur foi au Christ ressuscité pour le relèvement de l’homme et de tout l’homme, n’ont pas ménagé le temps et des moyens pour que le témoignage chrétien ne soit pas absent de la sphère publique et politique. Le temps de la vigilance, de la veille et du témoignage n’est pas révolu. Il est plus que jamais actuel. Il l’est au nom de la vérité de l’Evangile qui nous demande d’être prêts à rendre compte de l'espérance qui est en nous (1P 3, 15). Nous devons ainsi sans cesse, au nom de l’interpellation de l’Evangile avoir la conscience aiguisée sur les différents choix sociétaux qui sont faits dans notre pays. Notre monde a plus que jamais besoin de notre témoignage. Malgré notre faiblesse et nos fragilités, nous savons qu’en enseignant « Vous êtes le sel de la terre … Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13-15), le Christ décrivait par avance la grâce de son Esprit qu’il a mise en nous pour donner à notre monde sa saveur et sa lumière. Nous ne pouvons donc à cause de l’exigence de notre témoignage et des difficultés de notre mission, fuir ou nous enfermer dans une sorte de sécurité sclérosante comme le fit le prophète Jonas (Jon 1, 1-16). Au contraire, nous devons avec enthousiasme aller vers tous les hommes de notre temps pour leur exposer notre espérance. Notre monde a les moyens et la capacité de nous entendre, de nous comprendre et de s’engager encore avec nous. [...]

Au nombre des multiples champs qui requièrent notre vigilance et une conscience aiguisée par l’Evangile, je voudrais, aujourd’hui rappeler le soin et le respect dus à la personne humaine. Mon adresse sur la question ne veut pas être exhaustive. Elle a pour but de rappeler à tous, l’exigence que nous devons avoir d’une conscience aiguisée et d’une détermination plus forte tant les questions qui touchent à l’éthique et au respect de la personne subissent les aléas d’un relativisme lié au sécularisme. Sur le respect dû à la personne humaine et à son intégrité corporelle, l’enseignement le plus récent de notre Église est, on ne peut plus clair, sur l’intégrité et l’inviolabilité de la vie et de la personne humaine crée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Grâce à la lumière de la révélation divine, nous avons une certitude : l’homme est le fruit de la création de Dieu. L’homme est la seule créature que Dieu ait voulue pour elle-même. La vie que l’homme tient de Dieu son Créateur est ainsi sacrée. La vie de l’homme et l’intégrité de son corps ne peuvent en aucun cas être ravies ou mutilées. Dans la Bible, le premier meurtre est un fratricide. A Caïn qui venait, par jalousie de tuer son frère Abel, Dieu dit: « Où est ton frère Abel ? » Caïn répondit : « Je ne sais pas. Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? » Le Seigneur reprit : « Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi ! Maintenant donc, sois maudit et chassé loin de cette terre qui a ouvert la bouche pour boire le sang de ton frère, versé par ta main (Gn 4, 9-11).

Tout homme, toute vie est le fruit de la création libre et généreuse de Dieu. Dieu seul peut donc susciter la vie et lui seul peut la reprendre. Dans le Décalogue donné par Dieu au peuple, il est dit : « tu ne tueras pas » (Ex 20, 13). Sûre de ce que Dieu commande, l’Église catholique, maîtresse de vérité n’a pas cessé d’enseigner le respect absolu dû à l’intégrité de la vie et de la personne humaine depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle. L’instruction Donum Vitae de la Congrégation pour la Doctrine de la foi est à ce sujet, claire et mérite d’être ici rappelée :

« Dès le moment de sa conception, la vie de tout être humain doit être absolument respectée, car l'homme est sur terre l'unique créature que Dieu a « voulue pour elle-même » et l'âme spirituelle de tout homme est « immédiatement créée » par Dieu ; tout son être porte l'image du Créateur. La vie humaine est sacrée parce que, dès son origine, elle comporte « l'action créatrice de Dieu » et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. Dieu seul est le Maître de la vie, de son commencement à son terme. Personne, en aucune circonstance, ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent » [...]"

Posté le 30 avril 2014 à 23h12 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2014

« Chère future maman » vue 2,3 millions de fois

Lancée il y a une semaine la vidéo « Chère future maman » rencontre un très grand succès !

Elle vient de dépasser les 2,3 millions de vues et la diffusion continue. Le 18 mars c’est même la vidéo la plus partagée dans le monde.

En Italie, le Vanity Fair Italie consacre une couverture intérieure à la jeune française Inès.

En France de nombreuses chaînes TV diffusent un court spot de 30’’ réalisé à partir de la vidéo de 2’30’’ : TF1, Stylia, Canal +, D8, Planète, Jimmy, Comédie, M6, W9, M6TER, LCP et KTO. Un succès populaire immédiat Un message simple et fort, attendu par de nombreuses familles, concernées par ce handicap, quel que soit leur pays. Elles ont besoin de savoir que le bonheur de leur enfant atteint de trisomie est possible, et que cela dépend de nous tous.

Posté le 21 mars 2014 à 12h35 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2014

Eugénisme : la hiérarchisation des fœtus

Le 21 mars sera la troisième journée internationale de la trisomie 21. A cette occasion, Bruno Deniel-Laurent, journaliste, publie une ouvrage intitulé "Eloge des phénomènes - Trisomie: un eugénisme d'Etat", aux éditions Max Milo. Il répond à Gènéthique

"J’ai simplement la conviction que le sort réservé aujourd’hui aux fœtus porteurs d’un chromosome surnuméraire, massivement victimes d’interruptions médicales de grossesse (IMG), annonce la généralisation des ravages eugénistes de demain. D’une certaine façon, l’hypocrite aversion dont ils sont aujourd’hui les victimes n’est que le prototype des gigantesques procès en légitimité qui seront demain dressés contre tous les humains génétiquement "imparfaits".

96 % des fœtus trisomiques détectés sont éliminés dans le ventre de leur mère. C’est un chiffre qui devrait tous nous ébranler. Ce processus mortifère n’ayant – à ma connaissance – pas tendance à diminuer, il est un scandale de chaque jour, et il est donc « urgent », en ce sens, de le dénoncer ou au minimum de l’interroger.

Mais il y a "urgence" pour une autre raison : vous savez que l’ADN tisse maintenant sa toile dans le champ du dépistage prénatal, justifiant son emploi par le fait que les tests génétiques dits "non-invasifs" sont moins brutaux que l’amniocentèse, responsable chaque année de nombreuses fausses-couches. Mais il me semble qu’il convient de ne pas s’ébahir naïvement devant ce "progrès" puisque par lui la hiérarchisation des fœtus va devenir chaque jour plus subtile et, qui sait, ce seront peut-être dans un futur plus ou moins proche les malentendants, les hémophiles, les sclérosés, les becs-de-lièvre ou les diabétiques que l’on décidera d’éliminer dans les utérus. J’ai la faiblesse de croire que sans l’affirmation radicale de certains principes éthiques, nos descendants seront obligés de vivre à Gattaca ou dans un cauchemardesque "meilleur des mondes".

"J’ai parfaitement conscience que l’utilisation de ce mot, "eugénisme", peut paraître excessive pour certaines personnes. Mais dans un pays – le nôtre – où j’ai l’impression que nous vivons sous la contrainte permanente d’une novlangue qui nous empêche de nommer les choses, il faut bien redonner aux mots leur véritable sens : quel autre nom sinon celui d’eugénisme peut-on donner à une politique qui provoque la suppression de 96 % des fœtus trisomiques dépistés ? Quels que soient les termes utilisés pour nommer ce processus – "infanticides" pour certains, "interruptions médicales de grossesse" pour d’autres –, on ne peut nier qu’une population humaine distincte, caractérisée par l’existence d’une particularité chromosomique, est expressément l’objet en France d’une politique de sélection et d’élimination pré-natales. Je ne peux m’y résoudre. [...]"

Posté le 19 mars 2014 à 22h46 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2014

« Chère future maman » : la vidéo qui fait du bruit et du bien pour la journée de la trisomie 21

Pour la journée mondiale de la trisomie 21, vendredi 21 mars, la Fondation Jérôme Lejeune s’est associée avec 10 entités européennes, pour organiser une campagne « Chère future maman ». Dans une vidéo, 15 jeunes trisomiques, italiens, espagnols, français et anglais rassurent une mère enceinte qui vient d’apprendre que son enfant a une trisomie 21. Elle délivre un message à la fois fort simple et émouvant (plus d’un ont pleuré !). Cette vidéo peut réconforter des parents, sauver des enfants de la sélection prénatale, et restaurer la dignité des personnes trisomiques. Elle peut contribuer à lutter contre la « culture du déchet » dénoncée par le pape François. Lancée le 14 mars, cette campagne a déjà été vue 1 demi-million de fois. Objectif : atteindre 1 million d’ici le 21 mars.

 

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Posté le 17 mars 2014 à 15h22 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2014

DPI : la Suisse débat de l'eugénisme

Le débat s’ouvre en Suisse, au Conseil des Etats (chambre haute). Les sénateurs débattent d’un projet du Conseil fédéral (gouvernement) visant à autoriser le diagnostic préimplantatoire (DPI). Celui-ci est interdit en Suisse depuis l’entrée en vigueur le 1er janvier 2001 de la loi sur la procréation médialement assistée (PMA). Le projet prévoit de lever l’interdiction du DPI et modifie, à cette fin, l’art. 119 de la constitution fédérale "fixant les principes relatifs à la procréation médicament assistée et au génie génétique dans le domaine humain"

Lors des débats il est attendu qu'une minorité lancera la proposition d'autoriser le DPI pour sélectionner des "bébés médicaments".

Posté le 11 mars 2014 à 22h32 par Michel Janva | Lien permanent

07 mars 2014

Journée de la femme : qui dénoncera l'eugénisme en fonction du sexe ?

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Posté le 7 mars 2014 à 17h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

03 mars 2014

Jacques Testart : avec la PMA, les êtres humains sont sélectionnés comme des bovins

Le "père" du premier "bébé-éprouvette" est "athée et de gauche". Il le rappelle fort opportunément dans son interview parue dans le JDD d'hier. Si cela l'empêche de développer une pensée totalement cohérente, Jacques Testart ne reste pas moins l'un des principaux scientifiques à mettre régulièrement en garde contre les dérives eugénistes qui découlent des progrès techniques, et notamment de sa propre découverte. Quelques extraits :

  • La fécondation in vitro :

"Presque un tiers des FIV sont pratiquées sans indications médicales et sont donc abusives. À condition d'attendre un peu, beaucoup de couples pourraient fabriquer un enfant dans leur lit. (...) Les FIV coûtent cher car les labos qui commercialisent les hormones de synthèse injectées aux femmes pour booster l'ovulation les facturent à un prix exorbitant pour notre Sécu surendettée."

  • L'insémination artificielle :

"Au-delà de la détresse de ces enfants sans origine, la médicalisation de l'insémination artificielle a ouvert la porte à l'eugénisme. Cet "appariement des couples reproducteurs", selon les mots de ses promoteurs, rappelle la sélection pratiquée sur les bovins. Dans le secret, sur des critères non transparents, les médecins choisissent le donneur qui convient pour chaque receveuse avec une obsession de la qualité de l'enfant qui rappelle l'eugénisme, une vieille pulsion humaine. Il ne s'agit pas d'une politique d'État, mais d'un eugénisme mou et démocratique, sans souffrance."

  • Le diagnostic préimplantatoire

"Un jour, vos petits seront choisis pour éviter la myopie", ai-je écrit en 1986 alors que la génétique était balbutiante. La réalité a dépassé mes craintes. Au Royaume-Uni, on peut faire un DPI sur un embryon conçu par FIV pour éviter le strabisme, aux États-Unis pour choisir le sexe de son futur enfant. (...) [En France], on peut désormais éliminer non seulement des embryons porteurs du gène de telle pathologie mais aussi ceux avec des risques statistiques de cancer. Or nous portons tous des facteurs de risque pour plusieurs maladies graves."

  • L'eugénisme ou le clonage social

"Je suis de gauche et athée. L'embryon n'est pas ma préoccupation. Ce qui m'inquiète, c'est la fabrication à venir d'un enfant sur mesure. Avec de possibles dégâts psychologiques. Comment le meilleur des bébés, bientôt choisi grâce à des calculs de probabilité complexes, pourrait-il ne pas avoir mention très bien au bac ? Plus grave, tous les enfants vont finir par se ressembler puisque leurs génomes seront de plus en plus normalisés. C'est du clonage social. On s'oriente vers une perte de diversité qui peut s'avérer dangereuse à très long terme. Comme l'a montré Darwin, l'espèce ne survit que par la diversité, car il y a toujours des individus capables de résister à un sort malheureux. De plus, certaines pathologies qu'on élimine sont couplées à des gènes de résistance à d'autres maladies. En voulant se prémunir de tout, on va au-devant de catastrophes. Surtout si ce tri est pratiqué à grande échelle quand on disposera d'ovules en abondance."

  • Les risques à venir

"Les travaux sur les cellules souches reprogrammées permettent de prévoir la création prochaine d'ovules par centaines à partir de cellules de peau. Avec la fin de la pénurie d'ovules, le coût des FIV baissera et leur nombre augmentera. Surtout, il n'y aura plus d'épreuves médicales pénibles pour limiter l'accès à la FIV et au DPI. En prime, les femmes pourront se faire stériliser pour s'affranchir de la contraception… Au moment voulu, il leur suffira de commander au laboratoire un enfant, et pourquoi pas sur mesure, après sélection par les biogénéticiens. Les bébés fabriqués dans des lits seront moins nombreux que ceux issus des éprouvettes."

Posté le 3 mars 2014 à 19h25 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

22 février 2014

Le transhumanisme, un eugénisme prométhéen

De Jeanne Smits dans Présent :

"Voici quelques années que la Conférence des évêques de France publie sous forme de brochures thématiques – imprimées et non disponibles actuellement sur internet – une série renouvelée de « Documents épiscopat », destinée à éclairer les évêques, responsables religieux et le public intéressé sur des thèmes qui vont de La liturgie et l’avenir de la liturgie à La religion des ancêtres en Afrique.

Mais la série aborde aussi des thèmes plus étonnants, ainsi que le prouve l’heureuse parution du n° 9 de 2013, Le transhumanisme, ou quand la science-fiction devient réalité. Publié sous l’égide éditoriale du secrétariat général de la Conférence des évêques, il porte la signature de Jean-Guilhem Xerri, biologiste médical et président d’honneur d’« Aux captifs la libération », une double casquette de scientifique et de militant pour l’assistance aux plus faibles qui est au cœur du sujet.

A vrai dire la brochure est étonnante dans son aspect tranchant et la netteté de sa dénonciation d’un « progrès » voulu pour lui-même : très loin de l’optimisme de la « foi en l’homme », l’auteur dénonce le transhumanisme comme une perspective dangereuse qui n’a rien d’une utopie, les avancées actuelles de la science rendant vraisemblables ses rêves prométhéens. [...]

Le transhumanisme, c’est une vieille histoire. On ignore généralement – mais Fabrice Hadjadj l’avait rappelé en plein amphithéâtre de l’UNESCO, au printemps 2011, pour l’ouverture du « Parvis des gentils » – que le premier directeur de cet organisme onusien n’était autre que Julian Huxley, frère d’Aldous et surtout inventeur du terme qui vise une idéologie et une pratique d’une amélioration de la qualité des individus de l’espèce humaine. C’était au moment même où « Hitler gazait les malades mentaux en 1941 », rappelait l’écrivain.

Jean-Guilhem Xerri voit les débuts effectifs du mouvement du transhumanisme dans les années 1980, il le définit comme une recherche de « l’augmentation de l’humain » qui « recouvre une double réalité, technique et philosophique ». L’association transhumaniste a déclaré en 1999 qu’elle prône « le droit moral, pour ceux qui le désirent, de se servir de la technologie pour accroître leurs capacités physiques, mentales ou reproductives et d’être davantage maîtres de leur propre vie ».

Comment cela sera-t-il possible ? Eh bien, par la « grande convergence » par laquelle différentes sciences – nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information, technologies du cerveau, les « NBIC » – permettront à vues humaines de transformer totalement l’homme, couplé à l’intelligence artificielle, doté de perceptions virtuelles quasi réelles, transcendant son propre corps et siège d’une conscience modifiée qui pourra être transférée vers des supports moins fragiles, moins malades, moins mortels. Débarrassé enfin du mal et de la souffrance. Fiché par son ADN – un ADN amélioré bien sûr.

Et pour quand sera cette mutation de l’homme ? Au vu des découvertes actuelles, on l’attend vers 2030, 2050. Pour Xerri, il ne s’agit nullement là de perspectives de science-fiction mais d’une réalité qui commence déjà à prendre corps : « L’hybridation homme/animal ou homme/machine par exemple, ne pose plus de difficultés techniques », observe-t-il.

Transformer le cerveau humain en ordinateur à mémoire extensible et aux souvenirs programmables paraît de l’ordre des projets réalisables ; de même que les ordinateurs pourront devenir « intelligents » sur le modèle d’une intelligence humaine – augmentée, évidemment – cassant les frontières entre la matière inerte et le vivant, de même qu’on a nié la différence de nature entre l’homme et l’animal (ça, pour le coup, c’est déjà fait). Les partisans du transhumanisme envisagent l’installation dans les corps humains de milliards de « nanorobots » chargés de corriger, de réparer, mais aussi de permettre de nouvelles sensations, de nouvelles perceptions, des émotions toujours plus agréables et « paradisiaques ». Le bien et le mal étant réduits à des productions biologiques du cerveau.

Nous y voilà : avec raison, Xerri voit dans le transhumanisme un eugénisme, certes – comme dans Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley, la procréation artificielle jouera un rôle clef dans la fabrication de « l’homme augmenté » – mais encore et peut-être surtout une religion à part entière, où l’homme ne vit plus en tant qu’individu pour lui-même, capable de chercher son plaisir et d’être comblé dans le virtuel. [...]

Posté le 22 février 2014 à 12h21 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2014

Et maintenant, l'enfant avec 3 parents

Lu sur Gènéthique :

"Les 25 et 26 février prochain, la Food and Drug Administration (FDA) se penchera sur la question de la légalisation, aux Etats-Unis, de la pratique de "l'embryon à trois parents". Une pratique déjà débattue en Grande-Bretagne et qui consiste à remplacer l'ADN mitochondrial défectueux d'un oeuf fécondé par celui de l'embryon d'une autre femme."

Posté le 18 février 2014 à 19h34 par Michel Janva | Lien permanent

Eugénisme moderne : votre enfant est-il parfait ?

Lu sur Gènéthique :

"Le Wall Street Journal a tenu à mettre en avant la vie d'une femme, Katie Dowdy, 34 ans, qui, pour éviter le risque de transmission du gène à l'origine du cancer du sein à ses enfants, a décidé de recourir au diagnostic préimplantatoire (DPI). Une procédure à laquelle son mari ne souhaitait pas recourir initialement, "inquiet de jouer à Dieu" précise-t-elle. Elle ajoute: "je pense que si je pouvais avoir un bébé en bonne santé qui n'a pas à s'inquiéter de la même chose que moi, pourquoi pas? ". Ainsi, bien que la jeune femme n'ait pas eu le cancer, ses deux filles sont nées à la suite d'un diagnostic préimplantatoire. 

Aujourd'hui, de nombreuses cliniques spécialisées dans la fertilité disent que le nombre de femmes choisissant de recourir au diagnostic préimplantatoire pour éviter que leur enfant ne naisse avec les gènes BRCA (BRCA 1 et BRCA 2) qui accroissent le risque de cancer du sein ou de l'ovaire, est en constante augmentation. Cette inquiétude engendre aussi l'accroissement de la sélection à raison du sexe.

Face au développement d'une telle pratique, de nombreuses voix se font entendre. Tout d'abord parce que ce n'est pas parce que l'embryon est porteur du gène BRCA que celui-ci, une fois adulte, développera le cancer. En effet les mutations des gènes BRCA sont rares, elles ne représentent que 5% à 10% des cancers. Ensuite parce que l'utilisation du DPI donne lieu à la création de bébés sur mesure et que les embryons porteurs d'anomalies sont jetés."

Posté le 18 février 2014 à 19h27 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2014

Avortement : le cardinal Barbarin dénonce la dérive eugéniste

Le cardinal Barbarin était l'invité de RTL vendredi 24 janvier. Il a dénoncé la loi Veil :

"Je trouve que cela est un refus de la génération suivante. Et puis pire encore : par derrière vous avez quelque chose qui va faire la suppression des petites filles. Je me rappelle d'un dialogue public avec Axel Kahn. Il a dit : 'ce qui m'horrifie dans cette disposition, c'est que l'on va supprimer des petites filles rien que parce qu'elles sont des petites filles'. C'est déjà le cas en Grande-Bretagne, en Inde ; la France n'est pas au-dessus des pays voisins. Et cela, tout le monde le voit venir. Alors on fait un grand silence, mais c'est quelque chose qui est véritablement une horreur".

Interrogé par Jean-Michel Aphatie, pour savoir s'il pense que les femmes françaises avorteront plus fréquemment lorsqu'elles attendent des filles, le cardinal a répondu :

"Vous avez une dérive eugéniste risquée qui est grave, et que vous constatez en Inde, en Chine, en Grande-Bretagne. C'est quelque chose qui m'horrifie. Ce qui est fondamental, c'est qu'une vie, lorsqu'elle est là, on la respecte. D'ailleurs c'est un principe de la République française. Dans le code civil il est écrit que la République s'engage à protéger la vie dès son commencement".

"Et bien je dis non : on n'est pas maître de son corps, on na va pas dire à un enfant de se mutiler".

Posté le 24 janvier 2014 à 15h11 par Michel Janva | Lien permanent


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