03 mai 2016

Avortement, Eugénisme, Euthanasie : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

Après La Manif pour Tous au sujet de la GPA, c'est la fédération Un de Nous qui détourne la campagne de la SPA pour dénoncer la culture de mort en France :

Alors que la SPA vient de lancer une campagne (La torture… c’est légal ?) sur la souffrance animale dénonçant des situations de cruauté existant dans des abattoirs, des laboratoires de recherche ou encore les corridas, la fédération UN DE NOUS entend faire porter le questionnement sur des situations de cruauté imposée à des êtres humains. UN DE NOUS attire l’attention sur 3 scandales : l’eugénisme des bébés porteurs de trisomie 21, l’euthanasie de grands handicapés, et le sort des enfants nés vivants malgré un avortement.

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Posté le 3 mai 2016 à 18h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

16 avril 2016

GPA : du "droit à l'enfant" à l'enfant-kleenex

ImagesMarie-Anne Frison-Roche est professeur d’université, membre fondateur du "Collectif pour le Respect de la Personne" (CoRP, un collectif où l'on trouve tout et son contraire), elle fait partie de ces gens de gauche opposés à la GPA. Sur son blog, elle revient sur un reportage effectué aux Etats-Unis, qui montre que 25.000 enfants adoptés et/ou fabriqués ad hoc par GPA sont remis "sur le marché" chaque année parce qu'ils ne conviennent plus à leurs "parents".Les enfants-kleenex, que l'on jette après usage.

L'auteur montre qu'il y a une inversion du droit : l'adoption, qui consiste à l'origine à donner des parents à un enfant qui n'en a pas, opération entérinée par le droit public, devient par la notion de "projet parental", de "projet d'enfant", un phénomène de droit privé, qui consiste à donner un enfant à des "parents d'intention" : c'est le "droit à l'enfant". Ce glissement du droit, qui a cours depuis longtemps aux Etats-Unis, s'affiche de plus en plus dans nos pays occidentaux, où le "droit à l'enfant" est devenu la norme : d'où le succès de la PMA, incontournable actuellement pour la plupart des couples stériles et des homosexuelles, et de plus en plus souvent, de la GPA, notamment pour les paires d'homosexuels, pourtant toujours officiellement illégale (en France).

ImagesSi l'adoption ressortit au droit privé, il va de soi que la suite donnée par les parents adoptifs ne concerne que le droit privé. C'est ainsi que l'on retrouve sur le net quantité d'annonces de "parents" qui "cèdent" leur enfant, "[c]ar ce que la volonté fait nouer, la volonté peut le dénouer" :

"[...]C'est exactement ce que signifie l'expression inventée aux États-Unis, promue aux États-Unis, puis exportée dans le monde entier : "parents d'intention". Cela serait l'intention d'être parent qui instituerait le lien de filiation.

Dès lors, un marché extraordinaire va s'ouvrir : en effet, il est fréquent que la volonté d'avoir un enfant se concrétise par la venue d'un enfant. Mais l'enfant ne vient pas, parce que la personne n'a pas de relation sexuelle avec une personne adéquate à produire l'enfant voulu, alors des entreprises vont proposer des "moyens" pour concrétiser cette volonté : par exemple plateformes numériques pour trouver un enfant à adopter qui correspondra au "projet d'enfant" ou plateformes numériques pour commander un enfant à faire fabriquer par une femme (GPA) qui correspondra au "projet d'enfant".

Le marché des filiations peut s'ouvrir. Les adultes achètent des filiations en croyant disposer de leur vie privée sans avoir aucune conscience d'attaquer la structure même de la société.

Va s'en suivre le massacre des enfants.[...]

Parce que l'enfant a été adopté en application d'un "projet d'enfant" élaboré dans la vie privée de l'individu, seul ou en couple, l'enfant étant ainsi un prolongement de lui-même, il convient que ce projet "réussisse".

En effet, le "parent" se définit d'une façon plus générale par l'intention qu'il a d'être parent : c'est un "parent d'intention". Mais c'est une "intention continuée". L'enfant n'est lui-même que la concrétisation du projet.

Or, l'enfant se révèle être un être humain. Avec des qualités, mais aussi des défauts. Non seulement, il ne peut que décevoir, mais encore et tout simplement parce que : il existe.

C'est-à-dire qu'il n'est pas que le "prolongement" de son "parent d'intention".

L'on remarque que les parents remettent les enfants à disposition à l'âge où l'enfant, cessant d'être "mignon",  commence à exister dans l'opposition, cesse d'être le "prolongement" de ses parents. Bref, où le projet échoue car l'enfant veut s'évader et que l'adulte doit admettre qu'il faut aimer l'enfant pour lui-même et non pas pour soi.

Et c'est à ce moment-là que 25.000 enfants sont remis dans la nature, car ils sont si décevants lorsqu'ils prétendent être des êtres humains et non pas des peluches ou des petits chats, lorsqu'ils prétendent n'être pas que des mini-moi.[...]

L'enfant qui n'est pas conforme au projet d'enfant ne peut pas être admis : en effet, l'enfant ayant été engendré par le projet que l'adulte a eu de lui, s'il ne correspond pas à ce projet, alors il ne peut pas demeurer.

L'adulte remet donc l'enfant en circulation en disant que l'enfant rencontrera ainsi un projet auquel il sera plus adéquat et qu'ainsi un lien de bonheur sera noué entre l'enfant et ses nouveaux "parents d'intention", puisqu'il correspondra au projet que ceux-ci ont.

Dans cette façon de penser, les adultes se pensent innocents.

Ils sont aussi totalement infantiles et ne pensent pas un instant que l'enfant est une personne. Personne qui est massacrée par un tel comportement.[...]

Il ne faut pas s'étonner que dans la pratique de marché qu'est la GPA les enfants qui naissent avec une malformation soient rejetés par les "parents d'intention", puisqu'ils ne correspondent pas au projet que ceux-ci avaient.

Il ne faut pas s'étonner que l'adoption définie d'une façon marchande comme le moyen pour des adultes de concrétiser leur "projet d'enfant" aboutisse exactement au même comportement.

On comprend mieux pourquoi les pro-GPA soutiennent qu'il faudrait admettre le principe de la GPA en la pensant sur le modèle de l'adoption, car pour eux l'adoption n'est qu'un moyen de satisfaire son désir de concrétiser son projet d'enfant.

Le marché des enfants peut concrétiser tout cela. Le marché secondaire est déjà en place.

Ce sont des enfants massacrés qui sont la matière première échangés sur ce marché secondaire.

Chacun sait que sur ce marché de l'adoption, ainsi dévoyée, comme dans la pratique de la maternité de substitution, comme l'a dit le Tribunal fédéral suisse dans son arrêt du 15 septembre 2015, ce sont les droits fondamentaux de l'enfant qui sont atteints, car il a cessé d'être considéré comme une personne."

Posté le 16 avril 2016 à 15h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

06 avril 2016

Trisomie 21 : le mannequin et le philosophe

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Dans le Figaro Magazine du 2 avril 2016 consacré au transhumanisme, Luc Ferry acte l’élimination massive des enfants détectés trisomiques (97%), qu’il semble considérer comme un acquis de l’avancée des technosciences et du "progrès" :

« Qui pourra sérieusement s'y opposer ? Ne fût-ce que par amour pour nos proches, par souci du bien-être de nos futurs enfants, par sympathie pour ceux qui souffrent, nous irons dans le sens du "progrès".

Il y aura quelques résistances, bien sûr, à commencer par celles des religions, qui sont d'ores et déjà hostiles aux simples procréations médicalement assistées (), mais elles seront vite balayées par la volonté de fuir la souffrance, la maladie et la mort. En veut-on un indice ? 97% des femmes enceintes qui apprennent qu'elles pourraient accoucher d'un enfant trisomique décident d'avorter - ce qui montre à quel point une certaine forme d'eugénisme libéral n'est plus taboue (si tant est qu'elle l'ait jamais été). »

L’élimination massive des enfants détectés trisomiques s’expliquerait, selon M. Ferry par la « sympathie envers ceux qui souffrent » et le « bien-être ». On peut voir là une convergence de M. Ferry avec les récentes prises de position d’Anne Sinclair sur Europe 1 (l’élimination des trisomiques avant leur naissance est « un eugénisme protecteur pour éviter des drames effroyables ») et de Jacqueline Herremans, présidente de l’ADMD Belgique qui trouve « fabuleux que l'on puisse ainsi éviter de créer du malheur » (voir le communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune).

Le transhumanisme repose sur le désir de créer des hommes « augmentés », ce qui suppose donc la suppression des hommes « diminués ». En ce sens, les personnes trisomiques sont les premières victimes du transhumanisme. C’est exactement ce que dénonce Jean-Marie le Méné dans son dernier livre : Les Premières victimes du transhumanisme.

Posté le 6 avril 2016 à 09h55 par Michel Janva | Lien permanent

05 avril 2016

Epargnée par l'eugénisme, elle devient égérie de beauté

Unknown-51Katie Meade, atteinte de la trisomie 21, âgée de 32 ans, ancienne athlète paralympique, vient d'être choisie par la marque américaine de cosmétiques Beauty & Pin-Ups pour prêter son image à leur dernier masque capillaire.

La sportive n'en est pas à son coup d'essai. Katie Meade comptait déjà parmi les ambassadrices de Best Buddies International, une association de lutte contre l'isolement physique et social des personnes souffrant de déficience mentale. 

En France, 96% des enfants atteints de la trisomie 21 sont éliminés avant leur naissance.

Posté le 5 avril 2016 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2016

Conférence de Jean-Marie Le Méné

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Posté le 2 avril 2016 à 11h02 par Paula Corbulon | Lien permanent

01 avril 2016

Transhumanisme : si l’on accepte l’idée de l’homme « augmenté », on est obligé d’accepter celle d’homme « diminué »

Jean-Marie Le Méné est interrogé dans La Nef. Extrait :

"Le transhumanisme part du constat que l’homme est une expérience ratée. Il se donne comme but de le faire évoluer et de dépasser sa nature en parvenant à « augmenter » l’homme par la convergence de différentes technosciences : les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique et les sciences cognitives. On entrera dans le transhumanisme effectivement le jour où l’intelligence artificielle prendra le pas sur l’intelligence humaine. Évidemment, si l’on accepte l’idée de l’homme « augmenté », on est bien obligé d’accepter celle d’homme « diminué ». C’est pourquoi en attendant l’homme « augmenté », on gagne du temps à commencer par éliminer l’homme « diminué », ce que nos législations autorisent déjà avec succès. En réalité l’industrie procréatique est une anticipation du transhumanisme, de même que les programmes eugénistes d’avortement et d’euthanasie. Le dépistage de la trisomie est lui-même une matrice du transhumanisme. Il s’agit d’une régression consternante et peu originale qui verra des surhommes s’imposer à des sous-hommes."

Posté le 1 avril 2016 à 16h44 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2016

Il devient plus difficile d'acheter des bébés, de nos jours

IndexDeux affaires ces jours-ci mettent en cause le procédé abject de la vente d'enfants. L'une à Mexico :

"Venu de Nouvelle-Zélande pour recourir aux services de deux mères porteuses mexicaines qui ont reçu les ovocytes d’une donneuse argentine, un couple d’homosexuels se trouve finalement bloqué à Mexico avec trois bébés.

La situation de David et Nicky Leonard Beard est compliquée. Comme les mères porteuses étaient déjà enceintes, ils ne seront peut-être pas inquiétés par la loi mexicaine entrée en vigueur l’année dernière, qui interdit aux homosexuels l’accès aux services d’une mère porteuse sur le territoire. Mais c’est un autre problème qui les retient et promet de « leur faire dépenser une fortune pour rentrer » : l’agence d’adoption de Cancun, qui a jouer les intermédiaires pour régler les frais médicaux, juridiques et la prise en charge des mères porteuses, a disparu avec leur argent.

Depuis, « échoués » à Mexico avec les trois bébés, ils réclament des passeports néo-zélandais pour ne pas avoir à attendre des papiers mexicains, et font appel à ces deux gouvernements pour qu’ils mettent un terme à ces démarches administratives et les laisse rentrer chez eux."

L'autre à Bangkok

"Bangkok - Un couple homosexuel hispano-américain est bloqué en Thaïlande avec son bébé de 14 mois, dont la mère porteuse thaïlandaise conteste en justice le départ, dans un pays qui a durci l'an dernier les conditions de recours aux mères porteuses."[...]

Posté le 31 mars 2016 à 13h40 par Marie Bethanie | Lien permanent

30 mars 2016

31 mars : Jean-Marie Le Méné à Bordeaux

A l’occasion de la sortie de son dernier livre « Les premières victimes du transhumanisme », Jean-Marie Le Méné sera à Bordeaux le jeudi 31 mars.

Invité par l’association, « Amitiés Françaises », le président de la Fondation Lejeune, qui a fait de la défense des personnes trisomiques le combat de sa vie, donnera une conférence à l’Athénée municipal de Bordeaux (Place Saint Christoly).

Posté le 30 mars 2016 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2016

La complaisance des médias pour l'illégalité

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune et auteur du livre Les Premières victimes du transhumanisme, est interrogé par Anne Isabeth dans Présent. Extrait : 

"130 médecins ont clamé, dans un journal, qu’ils avaient enfreint la loi. Que pensez-vous de ce manifeste ?

J’ai trouvé très choquant que des médecins agissent de la sorte : ils posent, ils revendiquent une transgression, un viol de la loi, en ayant aidé ces femmes à bénéficier d’une PMA alors que la loi française l’interdit. Cette prise de position a été comparée à ce qui s’est fait dans les années 70 par rapport à l’avortement. L’esprit est le même : je viole la loi. L’illégalité est posée comme point de départ.

C’est choquant parce que Le Monde, qui a publié cette tribune, a donc relayé cette illégalité. Dès le lendemain matin, deux médecins signataires s’exprimaient à la radio. Leur discours a été repris dans les médias avec beaucoup de complaisance et sans le moindre esprit critique. On pouvait comprendre, en outre, à travers ce qu’ils disaient, qu’ils avaient demandé un rendez-vous au gouvernement pour faire évoluer les choses. Vous voyez, c’est très facile, quand on porte leur nom, que l’on bénéficie de cette aura et de cette médiatisation, quand on vote comme eux – à gauche – de se faire entendre du gouvernement. Le processus est simple : ils commencent par violer la loi, ensuite ils s’en vantent, sont relayés par les médias, aucune contestation ne se fait entendre du côté de l’opposition et le processus est enclenché pour faire modifier la loi

Quant à la forme utilisée, elle est révolutionnaire et très peu démocratique ! [...]

Face à cette évolution qui semble inéluctable, que faut-il faire ?

Il faut parler, dire ce qui ne va pas avec ce genre d’initiatives. Il y a eu au moins deux prises de paroles critiques par rapport à ce manifeste. La première est celle d’Hervé Mariton, interrogé sur RMC par Jean-Jacques Bourdin, qui demande à ce que les 130 signataires soient poursuivis en justice. C’est très courageux de sa part, car c’est un sujet sur lequel il peut se brûler les ailes. L’autre réaction est celle du biologiste Jacques Testard, qui est l’ancien compère de Frydman mais qui a suivi un chemin opposé. Il trouve que l’on va trop loin et a un discours très ferme. [...]"

Posté le 23 mars 2016 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2016

Défendre le droit des médecins de ne pas pratiquer l'eugénisme

Communiqué de Grégor Puppinck :

"Vendredi 11 mars, avec le soutien de l’ECLJ, un médecin espagnol a déposé à la Cour européenne des droits de l’homme une requête visant à faire reconnaître la violation de sa liberté de conscience. Le requérant a toujours refusé de participer à des avortements, pour motif de conscience. En 2008, tandis qu’un programme de dépistage des anomalies congénitales était mis en place en Andalousie, son chef de service l’a obligé à assurer quotidiennement la consultation de diagnostic prénatal. Pourtant, ce diagnostic constitue la première étape dans le processus qui conduit, si une maladie ou une malformation sont dépistées, à un avortement en raison du patrimoine génétique ou de l’état de santé de l'enfant. La procédure prévoit que le diagnostic doit être établi par deux médecins, et l’avortement exécuté par un troisième.

Le lien entre le dépistage et l’avortement est établi à la fois dans la loi et dans la pratique : 90 % des fœtus atteints détectés étant avortés. L’éthique médicale exigeant du médecin qu’il agisse toujours selon sa conscience, le requérant a demandé à la justice espagnole de faire reconnaître son droit à l’objection de conscience, sans succès. Il refuse non seulement de participer à un avortement, fût-ce à la première étape de la procédure, mais aussi de procéder à la sélection eugénique des enfants à naître.

Si le refus de participer directement à un avortement est globalement admis, la Cour européenne ne s’est encore jamais prononcée sur l’objection de conscience au diagnostic prénatal à but eugénique.

Cette requête arrive alors que l’ECLJ vient d’organiser à Genève une conférence sur l’objection de conscience en matière médicale. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté de religion et de conviction s’est prononcé en faveur d’un large droit à l’objection de conscience dans le domaine médical."

Posté le 21 mars 2016 à 18h24 par Michel Janva | Lien permanent

#JournéeInternationaleDeLaTrisomie21 : L'appel des 21 mères

FigaroVox : 21 mères d'enfants porteurs de trisomie 21 témoignent dans le cadre de la campagne internationale Stop Discriminating Down :

"Clotilde Noël est mère de Marie et auteur du succès de librairié Tombée du nid.

Marie des Déserts, mère de Camille, 3,5 ans.

Véronique Bourgninaud, mère de Timothée, 6 ans.

Marie-Flore Le Roy, mère d'Isaure, 5 ans.

Mayté Varaut, mère de François, 17 ans.

Stéphanie Roland Gosselin, mère d'Aymeric, 19 ans.

Chantal Dang, mère de Marie, 2,5 ans.

Laurence Giard, mère de Rodolphe.

Chantal Halahigano, mère de Marine, 27 ans.

Laure Alphonsi, mère de Philippine, 11 ans.

Anne-Sophie du Besset, mère de Matthieu, 2,5 ans.

Thérèse Vidal, mère de Sophie, 14 ans.

Patricia Blunier, mère d'Eliott, 14 mois.

Anne-Françoise Deledalle, mère de Ségolène, 28 ans.

Anne Guennec, mère d'Yves-Emmanuel, 5 ans.

Véronique Toubin, mère d'Inès, 16 ans.

Clotilde des Garets, mère de Constantin, 10 ans.

Caroline de Bussac, mère de Bertille 9 ans.

Hniya Wong-ku, mère de Shérine et Lyna, jumelles d'1,5 an.

Nicole de Maistre, mère d'une fille de 50 ans.

Karine Lanusse, mère d'Anne-Joséphine, 4 ans.

Comme toutes les mères, notre priorité absolue est d'assurer le bonheur de nos enfants. Or il se trouve qu'un enfant porteur de trisomie a davantage de prédisposition au bonheur qu'un autre.

Oui, le handicap est une réalité douloureuse. L'annonce anténatale ou à la naissance est vécue comme un tsunami et un tremblement de terre pour les parents et pour la famille. Aujourd'hui, prenons collectivement conscience que ce chromosome peut devenir une source de richesse, une chance, un bonheur inattendu. Nous en sommes la preuve vivante. A tel point que notre question fondamentale devient: «Mais comment pourrions-nous vivre sans cet enfant?». Finalement, il s'avère que le plus «handicapant» dans nos vies n'est pas la trisomie de nos enfants, mais le regard que la société porte sur eux.

Ce regard est variablement teinté de pitié, de gêne, de peur, voire de reproches culpabilisants. Notre mission est donc double: celle d'éduquer nos enfants comme tous les parents, mais aussi celle d'éduquer le regard des autres sur cette fameuse différence. Oui, c'est sur nos épaules que pèse la lourde charge de «ré-humaniser» la société. C'est comme si on nous demandait d'être des héroïnes, de nous substituer au service public.

Savez-vous que le plus souvent, nous sommes seules pour trouver des solutions aux problèmes de scolarisation ou de suivi médical de nos enfants? Savez-vous que nous avançons à contre-courant pour leur inclusion sociale?

Savez-vous que la recherche sur la trisomie 21 est financée seulement par des dons privés? Que les efforts de nos gouvernants, en matière de recherche et de médecine, portent sur l'optimisation de nouveaux dépistages de plus en plus fiables et quasi systématiques, dont le but revendiqué est d'atteindre le «zéro naissance trisomique»? N'est-ce pas implacablement discriminant?

Ce n'est pas de cela dont nous avons besoin. Nous avons besoin que la société devienne accueillante, qu'elle intègre la différence. Nous avons besoin que nos gouvernants investissent dans des actions humaines, justes et positives. Sur ce plan, la Suède montre une voie, suivons-là… Peut-on envisager collectivement le potentiel humain de ces êtres non-ordinaires?

Ensemble, rejoignons l'initiative mondiale Stop Discriminating Down!"

Pour aider ces mamans courageuses et engagées, pour que cesse la discrimination à l'égard des enfants porteurs de trisomie 21, nous pouvons signer la pétition internationale en ligne.

Posté le 21 mars 2016 à 16h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

Journée Mondiale de la trisomie 21 le 21 mars 2016

Posté le 21 mars 2016 à 12h32 par Michel Janva | Lien permanent

Tous unis contre la haine subie par l'enfant trisomique

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Posté le 21 mars 2016 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

Eugénisme : l'enfant, cet oublié

Sur RMC, Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous, a débattu avec le Professeur François Olivennes, gynéco obstétricien, qui fait partie des signataires de la tribune eugéniste publiée dans Le Monde.

"J'ai été stupéfaite à la lecture de cette tribune: pas une seule fois, la tribune ne parle de l'enfant. On est dans les droits à l'enfant, et les droits de l'enfant ne sont absolument pas questionnés".

Posté le 21 mars 2016 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2016

GPA - PMA : la phrase du jour

De Marion Maréchal-Le Pen :

"La réalité est peut-être fasciste, mais il faut un homme et une femme pour faire un enfant".

Posté le 20 mars 2016 à 21h06 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (13)

19 mars 2016

PMA : Hervé Mariton veut attaquer en justice les médecins qui violent la loi

Enfin quelqu'un qui appelle la justice à faire son travail à l'encontre des 130 médecins qui ont violé la loi :

Posté le 19 mars 2016 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars : Café Histoire Actualité, de l’eugénisme historique au transhumanisme

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Posté le 19 mars 2016 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent

18 mars 2016

PMA : la tribune des 130 médecins est fausse, discriminante, déshumanisante

La Fondation Lejeune réagit à la tribune des 130 médecins et biologistes :

"A trois jours de la Journée mondiale de la trisomie, lundi 21 mars, visant à faire connaître la réalité de la trisomie 21 et le potentiel positif des personnes porteuses de cette particularité génétique, la Fondation Jérôme Lejeune dénonce le message eugéniste véhiculé par le manifeste des scientifiques transgresseurs portant sur la procréation médicalement assistée.

Réunis autour du gynécologue René Frydman, plus de 130 médecins et biologistes de la reproduction ont publié, dans Le Monde de ce jour un manifeste pour « mettre fin aux incohérences de la politique d’aide à la procréation ».

Dans ce manifeste ils ne se contentent pas d’avouer d’avoir « aidé des couples homosexuels à avoir des enfants, même si la loi l’interdit ». Ils s’offusquent du fait que la trisomie 21 ne soit pas dépistée dans le cadre d’une PMA : « aujourd’hui, la trisomie 21, par exemple, n’est pas dépistée en cas de fécondation in vitro, car ces embryons peuvent donner naissance à des enfants viables ».

Ce qui laisse penser que les personnes porteuses de trisomie 21 seraient des monstres, des poisons, un danger dont il faut se protéger pour éviter le malheur.

Ce qui est faux, discriminant, déshumanisant.

A quelques jours du 21 mars, la Fondation Jérôme Lejeune rappelle l’importance des messages positifs à exprimer aux personnes trisomiques et les initiatives qu’elle conduit dans cette intention :

> Vidéo How do you see me, déjà vue plus de 120 000 fois, élaborée par un collectif d’associations européennes et l’agence de communication Saatchi Saatchi

> Pétition Stop Discriminating Down (près de 30 000 signatures)

> « Les Premières victimes du transhumanisme », nouveau livre de Jean-Marie Le Méné sur l’éradication des enfants trisomiques"

Posté le 18 mars 2016 à 15h47 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2016

Le savant fou René Frydman emmène 130 médecins dans l'eugénisme

Unknown-21Le gynécologue René Frydman a réuni plus de 130 médecins et biologistes de la reproduction pour signer une tribune dans le journal Le Monde, dans laquelle ils avouent avoir violé la loi en fabriquant des bébés dans des éprouvettes aux profits de femmes célibataires ou d'homosexuels. Cette tribune militante, comparable au manifeste des 343 salopes (dont beaucoup n'avaient pas avorté) destinée à légaliser l'avortement, est destinée à changer la loi sur la procréation médicalement assistée.

René Frydman est le « père » du premier bébé-éprouvette français, la petite Amandine. C'est un partisan convaincu des techniques de procréation artificielle et il n'a jamais hésité à rendre publique la transgression pour faire avancer les lois bioéthiques vers encore plus de licence pour les chercheurs. C’est lui qui, à la veille des premiers débats sur la révision des lois bioéthiques en novembre 2011, annonçait déjà avoir enfreint la loi pour faire naître des enfants en utilisant des ovocytes congelés, selon une technique illégale en France. Lui encore qui, en février 2011 annonçait la naissance du premier «bébé-médicament» en France : un enfant sélectionné parmi d’autres embryons conçus in vitro parce qu’il était «donneur compatible» avec un de ses aînés qui avait besoin d’une greffe.

L'appel de ces médecins est clairement eugéniste puisqu'ils militent pour :

  • Le don d’ovocytes ou la chosification du corps humain
  • L’analyse génétique de l’embryon pour avoir un bébé zéro défaut : "Connaître le statut chromosomique de l’embryon par la technique du diagnostic préimplantatoire (DPI) dans des situations à risques reconnues est devenu courant [...] constitue une règle de bonne pratique médicale"
  • L’autoconservation ovocytaire avec la technique de vitrification
  • Le don de sperme pour une femme célibataire : pratique allègrement eugéniste existante outre-Manche

On en vient à s'étonner que ces savants-fous ne demandent pas en même temps la GPA...

Comme le souligne l'Eglise, ces revendications manifestent le désir de puissance du médecin à l'égard de la personne humaine :

"elle remet la vie et l'identité de l'embryon au pouvoir des médecins et des biologistes, et instaure une domination de la technique sur l'origine et la destinée de la personne humaine. Une telle relation de domination est de soi contraire à la dignité et à l'égalité qui doivent être communes aux parents et aux enfants. La conception in vitro est le résultat de l’action technique qui préside à la fécondation ; elle n’est ni effectivement obtenue, ni positivement voulue, comme l’expression et le fruit d’un acte spécifique de l’union conjugale».

En fait, on a l’impression que certains chercheurs, dépourvus de toute référence éthique et conscients du potentiel inhérent au progrès technologique, cèdent à la logique des seuls désirs subjectifs et à la pression financière, particulièrement forte en ce domaine. Face à l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire, il faut réaffirmer que « l'amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d'être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l'enfant, ou le jeune, ou bien encore l'homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d'eux il voit l'empreinte de sa propre image et ressemblance […] C'est pourquoi le Magistère de l'Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu'à son terme naturel »."

Posté le 17 mars 2016 à 21h37 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2016

Le Royaume Uni veut utiliser les organes des foetus non viables

Toujours plus loin dans la spirale infernale de la culture de mort : un médecin spécialiste des greffes d'organes au Royaume Uni souhaite obtenir le "matériau humain" dont il manque en laissant les grossesses d'enfants non viables aller à terme afin d'en récupérer les organes.

L'article sur Le Blog de Jeanne Smits

Posté le 16 mars 2016 à 09h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

Eugénisme des trisomiques : réponse à Anne Sinclair

Le 5 mars 2016, sur une radio française commerciale, l’inénarrable Anne Sinclair prônait ouvertement et sans scrupule un « eugénisme protecteur, pour éviter un drame ».

La vie des plus faibles et des plus fragiles des enfants est donc, pour cette dame, un drame qu’il faut éradiquer au nom sans doute d’une race parfaite, pure et forte.

Aujourd’hui, ce sont 97% de ces enfants suspectés d’être atteints de trisomie 21 qui sont pourtant déjà éliminés et écrabouillés dans le ventre de leur mère. Manifestement, cela n’est pas encore assez pour madame Sinclair qui fait donc la promotion d’une solution finale et totale pour exterminer 100% des enfants « imparfaits », selon ses critères subjectifs et matérialistes, que n’aurait pas désavoués le célèbre Docteur Josef Mangele.

L’avortement est déjà responsable d’un génocide légal de plus de 10 millions d’enfants français en 40 ans. Un détail, sans doute, pour madame Sinclair.

Lundi soir, sur  Radio Courtoisie, Henry de Lesquen recevait pour évoquer la question de l’eugénisme et du massacre légal des innocents Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, pour son ouvrage « Les premières victimes du transhumanisme », aux éditions Pierre-Guillaume de Roux  et Clotilde Noël, auteur de Tombée du Nid, best seller publié par les éditions TerraMare, qui raconte l’histoire bouleversante et magnifique de la petite Marie, cette petite fille trisomique adoptée qui est aujourd’hui un soleil pour sa famille, et non un drame. Un « soleil » que madame Sinclair aurait sans doute bien voulu exterminer quand même, au nom du très démocratique et très mondialiste « eugénisme protecteur ».

Madame Sinclair n’est définitivement pas madame Soleil.

Émission à réécouter sur http://www.radiocourtoisie.fr

Pour la défense des plus fragiles et parce que la vie c’est sacré, nous ne lâcherons rien, jamais.

Posté le 16 mars 2016 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

12 mars 2016

La GPA est un véritable condensé, concentré, de tout ce que nous dénonçons

Intervention de Ludovine de La Rochère cet après-midi au Congrès Un de Nous :

CdXDfarXIAA7uAL"La GPA est un véritable condensé, concentré, de tout ce que nous dénonçons, et même au-delà :

1/ La GPA, c’est bien-sûr, l’exploitation de la femme et le trafic d’enfants. Je ne m’étends pas là-dessus, je pense que ces aspects de la GPA sont évidents pour vous tous.

2/ La GPA revient à considérer la femme comme un moyen de production, ceci en précisant que la grossesse ne concerne pas seulement l’utérus contrairement à ce que peut laisser penser l’expression maladroite de « location d’utérus ». La grossesse concerne la femme dans tout son être – corps, mais aussi psychisme -, non seulement dès la conception et durant toute la grossesse, mais aussi l’accouchement et ensuite. Je reviendrai sur ce point.

3/ Avec la GPA, l’enfant, il est considéré comme un produit. Il fait d’ailleurs l’objet d’un contrat.

Ainsi, 4/ dans le contexte de la GPA, l’être humain change de statut.

De fait, se comporter à l’égard d’une personne comme son propriétaire (par exemple en le louant, en le donnant ou en le vendant), c’est le principe même, attesté par le droit, de l’esclavage.

5/ La GPA déconnecte de manière radicale la sexualité et la procréation, mais aussi la grossesse, l’enfantement et l’enfant lui-même. Elle déconnecte aussi le couple et son enfant, les parents et leurs enfants et enfin, l’enfant et sa fratrie (les embryons congelés et les autres enfants de la mère porteuse).

6/ La GPA, c’est également une série de ruptures : du corps de l’homme et de la femme (les cellules sexuelles sont prélevées), du milieu naturel de la conception (FIV), de la mère génétique (qui n’est pas la mère porteuse), de la mère porteuse (à laquelle l’enfant est arraché), du pays de l’enfant (la plupart du temps, les commanditaires sont étrangers au pays de la mère de l’enfant)…

7/ La GPA, c’est bien-sûr aussi l’émiettement de la filiation jusqu’à un point qui a nécessité l’invention de mots nouveaux, comme celui de parent « social ». L’enfant peut en effet avoir jusqu’à 5 « parents » (mère donneuse d’ovocyte, mère porteuse, père donneur de sperme + deux pères « sociaux » ou un père et une mère « sociaux »). Mais, au final, l’enfant né de GPA peut être commandé par un homme seul, donc n’avoir plus qu’un parent « social », autrement dit, même pas de mère du tout. Un comble !

Si vous reportez cette filiation délirante au-delà de la génération des parents, vous verrez que l’enfant peut avoir jusqu’à 10 grands parents. Et vous constaterez aussi, qu’au final, il n’a plus de grand parents, tant la GPA noie la filiation.

Ainsi, la GPA fait de l’enfant un être hors-sol, surgi d’on ne sait plus où. Il ne s’inscrit plus dans une chaîne des générations, ce qui est pourtant le propre de tout être vivant, humain et même animal.

8/ S’ajoute à cela la tragique déconnexion entre le biologique, le psychologique et l’affectif : on fait comme si tout n’était pas étroitement lié : on ne voit la mère que comme une gamète sexuelle, puis comme un utérus nourrisseur, et non comme une personne apportant aussi bien soins et nourritures qu’attention, amour, sécurité, stabilité, histoire de vie et ressemblances – c’est-à-dire identification et identité - à l’enfant ; et on ne voit l’enfant que comme un être inconscient qui, jusqu’après la naissance, n’est pas supposé ressentir, sentir, éprouver, etc.

Or, évidemment, la mère et l’enfant ne peuvent être déconnectés de leur histoire, et en particulier de leur histoire commune : et même si la mère porteuse se met en situation de déni de grossesse – ce qui arrive souvent avec la GPA -, leur chair et leur psychisme à tous les deux sont marqués à tout jamais par ces 9 mois passés ensemble ! Sans parler de l’aspect génétique, qui lie la mère donneuse d’ovocyte et l’enfant – et de l’épigénétique - qui lie la mère porteuse et l’enfant.

9/ La GPA, c’est aussi, hélas, la fin de la maternité – puisqu’on ne sait plus qui est la mère – entre la mère donneuse d’ovocyte et la mère porteuse. A ce sujet, j’ai appris récemment que les pro-GPA souhaiteraient que l’on ne parle plus, désormais, de « mère porteuse », mais plutôt de « femme porteuse » : en effet, d’après eux, la mère porteuse, quoiqu’ayant attendu cet enfant pendant 9 mois et l’ayant mis au monde, n’est pas mère !

Ce fait même est une révolution anthropologique majeure : jusqu’aujourd’hui, pour toutes les sociétés humaines, je dis bien pour toutes les sociétés, sans exception, le lien entre la mère et l’enfant en était le cœur, puisque ce lien – en raison de la grossesse – n’était pas contestable. Le lien avec le père, en revanche, n’est devenu incontestable – juridiquement parlant j’entends - qu’avec le mariage, celui-ci ayant instauré la présomption de paternité… Certes, dans les faits, l’époux n’est peut-être pas toujours le père de l’enfant… mais il est considéré comme tel. Le mariage a pour première finalité de sécuriser l’enfant et la mère, c’est-à-dire d’éviter que le père ne se défile de sa responsabilité. Ce faisant, le mariage protège aussi le père, dans le sens qu’il fait le père !... Mais je m’arrête sur mon éloge du mariage, je reviens à la GPA !

Celle-ci est donc une révolution majeure pour la maternité, d’abord parce qu’elle est tellement émiettée, disloquée qu’elle en est démolie, ensuite parce que lien mère-enfant est nié en tant qu’essentiel, et arraché dans les faits, l’enfant étant séparé de sa mère. C’est donc aussi une révolution de la notion de maternité pour l’ensemble de la société. Révolution aux conséquences vertigineuses, à vrai dire inimaginables pour le moment.

10/ La GPA est également une pratique eugénique puisqu’elle est l’occasion de toutes les sélections, à toutes les étapes : sélection de la donneuse d’ovocyte, de la mère porteuse, le cas échéant du donneur de sperme, de l’embryon (avant l’implantation), du fœtus (quand il y en a plusieurs ou quand il est malade), etc.

On peut d’ailleurs, sans exagération aucune revenir au marché aux esclaves, que j’évoquais tout à l’heure. Sur ce marché, on examinait le corps et l’état de santé des intéressés. L’examen va même encore plus loin avec la GPA puisqu’il remonte à plusieurs générations (jusqu’aux arrières grands-parents des candidates) et qu’il est intrusif : analyses de sang, analyse génétique, tests QI… bref, tout y passe. Quant aux 9 mois de grossesse et à l’accouchement, ils sont tout aussi esclavagistes, la séparation d’avec son conjoint et ses enfants, le confinement pendant 9 mois, puis l’accouchement par césarienne étant imposés à la mère… J’ai d’ailleurs eu l’occasion de dire, il y a quelques mois, sur le Talk du Figaro, que la GPA consistait à inséminer des femmes comme on le fait des juments. Il y a eu un peu de buzz. Mais finalement, personne n’a pu contester ce constat et le début de polémique, comme je m’y attendais, s’est éteint tout seul !

11/ La GPA, enfin, est une pratique éminemment transhumaniste puisqu’elle donne en tout cas l’illusion d’augmenter l’Homme : elle fait croire à des couples de deux hommes ou à des couples infertiles qu’ils peuvent avoir un enfant. Et pire, elle leur fait même croire qu’ils ont droit à l’enfant à tout prix. Ce faisant, elle crée un appel d’air immense, cet appel d’air qui rend la lutte si difficile pour l’abolition de la GPA. En effet, allez dire à un couple en mal d’enfants qu’il y a une solution : aussi mauvaise soit-elle, ils se précipitent, pour la plupart d’entre eux.

A ce propos, un pro-transhumanisme m’a dit récemment : « rassurez-vous, nous aurons bientôt l’utérus artificiel – l’exogénèse -, il n’y aura plus de besoin de mères porteuses ». Et plus besoin de mère non plus ! Eh oui, l’un conduit à l’autre !

La GPA, on le voit, est l’archétype du délire prométhéen, de l’utopie de libéraux-libertaires qui utilisent la technique sans l’ombre d’un discernement, sans jamais réfléchir aux conséquences à court, moyen et long terme.

Le pro-transhumanisme que j’évoquais à l’instant m’a d’ailleurs écrit, il y a quelques jours, dans un sms, « Nous sommes dieu » ! Et le mot dieu, au singulier ! Tout est dit !

Je n’ai pas évoqué la GPA comme conséquence inéluctable du mariage de deux hommes, ce qu’elle est aussi, évidemment.

Et c’est bien pour toutes ces raisons que nous ne voulons ni du mariage de deux hommes ou de deux femmes, ni de la PMA, ni de la GPA ! Et nous ne lâcherons rien, jamais !

C’est pourquoi il faut agir, impérativement et urgemment : je vous donne donc rendez-vous ce mardi 15 mars, à Paris de 8h30 à 9h30, devant les bureaux du Conseil de l’Europe, et dans de nombreuses autres villes : Strasbourg, Clermont Ferrand, Cognac, Epinal, Montpellier…"

Posté le 12 mars 2016 à 19h45 par Michel Janva | Lien permanent

09 mars 2016

Progression du recours à la contraception : « Un espoir pour contenir la population mondiale » selon l'ONU

L'ONU se félicite de la progression du recours aux contraceptifs dans le monde, surtout dans les pays les plus pauvres, ce qui permet de contenir l'accroissement de la population mondiale. Le Blog de Jeanne Smits :

[...] "C’est dans les régions les plus pauvres que le rythme du recours aux « contraceptifs modernes » progresse le plus vite : celles-là mêmes qui sont la cible des efforts des organisations internationales et des grandes fondations.

Au plan global, le rapport estime à 64 % la proportion de femmes mariées ou en couple et en âge de procréer qui utilisent une forme « moderne ou traditionnelle » de planification familiale. En 1970, elle était encore de 36 %.

L’impact de ce recours à la limitation des naissances pourrait être considérable, selon UNDESA : alors que l’ONU estime que la population mondiale atteindra d’ici à 2030 quelque 8 à 9 milliards d’âmes, la contraception généralisée pourrait assurer que l’on reste dans la fourchette basse. « Si d’ici à 2030 la taille moyenne des familles représente seulement un enfant de moins, alors la population mondiale est estimée devoir atteindre environ 8 milliards plutôt que 9 milliards », assure Jagdish Upadhyay, chef du Programme mondial pour améliorer la sécurité d’approvisionnement en produits de santé reproductive au Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).

La contraception, cette panacée qui aux dires de l’ONU permet d’éradiquer la misère, d’améliorer l’instruction et la santé tout en donnant davantage de pouvoir économique aux femmes, permettrait donc aussi d’obtenir « un ralentissement significatif de la croissance de la population mondiale ».

Les programmes d’accès à la contraception sont donc en tête des priorités des organisations internationales, que ce soit au nom du progrès, des Objectifs du Développement (ODD) ou de la lutte contre le réchauffement climatique. Upadhyay, lui, souhaite voir maintenus les efforts d’investissement international dans cette direction."[...]

Les voix sont nombreuses à s'élever contre l'accroissement de la population mondiale, au prétexte que la terre ne pourra jamais nourrir tout ce monde. En réalité, il y a d'immenses parties de la terre qui sont largement sous-peuplées, comme en Afrique par exemple, où certaines zones pourraient être exploitées à condition d'apprendre aux populations les mécanismes d'une agriculture adaptée, et à condition... d'avoir suffisamment de bras pour pratiquer cette agriculture.

Mais l'ONU préfère plaquer sur ces pays le modèle consumériste occidental, où l'on a fait du paysan, français notamment, un prolétaire des temps modernes, qui use sa vie dans la précarité. Les organismes internationaux interviennent dans les pays les plus pauvres avec toute l'autorité que leur donne leur argent, et de très nombreuses femmes, sans instruction, se voient prescrire d'autorité des contraceptifs sans même qu'on leur explique ce que c'est (je pense notamment aux implants contraceptifs que l'OMS impose aux femmes africaines, profitant de leur inexpérience). C'est une nouvelle forme d'exploitation de l'homme par l'homme avec la complicité de ceux-là mêmes qui dénoncent le plus fort l'esclavage.

Posté le 9 mars 2016 à 07h58 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 mars 2016

Anne sinclair a qualifié l'avortement d'enfants trisomiques "comme eugénisme protecteur"

Voici la réaction d'une mère de famille d'un enfant trisomique

Capture(1)Addendum : les propos d'Anne Sinclair sont ici à la minute 7'15. De nombreux parents sont révoltés par ces propos.On n'oserait pas imaginer en dire autant pour un enfant myopathe, un autiste ...eux ils sont bien défendus pas des associations ...mais les trisomiques n'ont que les larmes de leur parents pour se défendre.

Posté le 8 mars 2016 à 13h08 par Michel Janva | Lien permanent

05 mars 2016

Mardi 8 mars, les Sentinelles de Nantes contre la GPA

Les Sentinelles de Nantes communiquent :

Images

Chers amis,

Savez-vous que mardi prochain sera célébrée la Journée de la Femme?
 
Et savez-vous quelles perspectives on propose à la Femme, pilier de notre civilisation, aujourd'hui ? 
 
On lui propose la GPA. Voilà son prochain horizon, voilà comment la cause de la femme "avance" dans le monde aujourd'huiGPA que l'on pourrait renommer la Grossesse Pour Abandon : un double esclavage où le corps des femmes les plus pauvres est exploité pour ses fonctions les plus intimes, et où le bébé à naître devient l'objet d'un commerce, d'un contrat. 
 
En France, quelques lueurs d'espoir existent, mais le Conseil de l'Europe lui ne semble pas encore exempt des jeux des groupes de pression. Un vote à haut risque aura lieu le 15 mars et nous ne devons pas relâcher la pression!
 
Les Sentinelles ne se satisferont jamais d'un monde qui est prêt à instrumentaliser le corps des femmes les plus démunies. Le respect qui est dû a dignité humaine n'est pas compatible avec de telles pratiques, avec cette marchandisation.

Alors à l'occasion de la Journée de la Femme, la première victime de cet odieux trafic, les Sentinelles de Nantes vous donnent rendez-vous :
 
le 8 mars 2016 
de 12h30 à 13h30
en face du monument des 50 otages
 
Silencieux, résolus, respectueux de l'ordre public, espacés, sans signes distinctifs, bienveillants, nous nous tiendrons debout pour réclamer l'interdiction universelle de la GPA et l'annulation de la circulaire Taubira! 
 
A mardi, ONLR JAMAIS!
 
Les Sentinelles de Nantes

Posté le 5 mars 2016 à 09h36 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 février 2016

Les enfants trisomiques sont les Untermensch de notre époque

292.26804123711_450_178Il y avait l'argent des Juifs, il y a désormais La Ruée vers l'or des Mongols, selon le sous-titre de l'ouvrage de Jean-Marie Le Méné, intitulé Les Premières victimes du transhumanisme. Un livre dans lequel il évoque l’eugénisme qui est censé nous débarrasser des êtres « imparfaits », nos nouveaux sous-hommes, avant la naissance. Grâce au dépistage anténatal de la trisomie 21, dépistage suivi de l’avortement dans la plupart des cas (96% des cas en France), on supprime l'ensemble d'une population et, par la même occasion, certains font fortune : on chiffre à 1 milliard € l’achat que pourrait faire la France du nouveau dépistage des trisomiques. Il s'agit d'un scandale moral et financier. Et la France assume pleinement ce choix exterminateur :

"Tandis qu'outre-Rhin, si le moindre risque d'eugénisme pointe à l'horizon, il suscite encore un débat politique inévitable, au moins formel, mais toujours douloureux, la France assume absolument son choix d'un eugénisme qu'elle tient pour acceptable puisque c'est le sien, un eugénisme hexagonal, "encadré", donc sanctuarisé. Elle ne s'en cache pas, elle n'a honte de rien, elle en est fière. Elle n'a même pas l'élégance hypocrite de dire qu'elle ne pratique pas d'eugénisme, ce qui serait un "hommage que le vice rend à la vertu". Il y a dans l'eugénisme de connivence, "à la française", une arrogance et une désinvolture à la fois inquiétantes et insupportables. Car l'attitude de la France signifie très exactement ceci : se poser des questions morales, c'est bon pour les autres, surtout pour les Allemands, en raison de leur passé; mais nous les Français qui avons la conscience tranquille et rien à nous reprocher, cela ne nous regarde pas."

Posté le 17 février 2016 à 11h58 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2016

"Ces enfants là je ne veux pas les tuer"

Posté le 16 février 2016 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent

15 février 2016

La Silicon Valley produit une machine à trier les humains

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, était invité de TV Libertés :

Posté le 15 février 2016 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent

Une pétition contre la discrimination des personnes trisomiques

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Sur le site www.stopdiscriminatingdown.com/fr/  les internautes du monde entier sont invités à soutenir la pétition. Le 21 Mars 2016, journée mondiale de la trisomie 21, la pétition sera présentée aux institutions internationales, et notamment au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, afin qu’ils formulent aux Etats des exigences pour que les personnes trisomiques soient considérées, et non discriminées, par la société. Déjà soutenue par une dizaine d’associations du monde entier, d’autres organisations rejoindront bientôt cette cause en faveur des personnes atteintes de trisomie 21 !

AGISSEZ :

Posté le 15 février 2016 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2016

CRISPR-Cas9 et être humain génétiquement modifié : une question dont la France doit se saisir

Selon Alliance Vita :

"La modification du génome humain est aujourd’hui devenue simple, accessible, rapide et peu coûteuse grâce à la technique du CRISPR-Cas9, ce qui laisse entrevoir de prodigieuses perspectives en matière de recherche et de thérapie génique.

Mais les enjeux éthiques soulevés sont majeurs et la France doit s’en saisir, de manière urgente. Malgré plusieurs demandes de moratoires adressées à la communauté internationale, une ligne rouge vient d’être franchie : le 1er février dernier, la Grande-Bretagne a autorisé une scientifique à modifier le génome d’embryons humains, destinés ensuite à la destruction. Bien que ces techniques ne soient pas encore parfaitement opérationnelles, elles progressent de manière vertigineuse et laissent entrevoir la possibilité de créer, dans l’avenir, des enfants génétiquement modifiés, avec de réels risques de dérives eugéniques et scientistes. Modifier le génome d’un embryon impliquerait aussi sa future descendance, par ces modifications transmissibles de génération en génération, de façon définitive et avec des conséquences imprévisibles.

Bien que la France ait ratifié la convention d’Oviedo*, les instances scientifiques, académiques et éthiques françaises doivent impérativement se saisir du sujet : l’enjeu est de prémunir notre pays du risque identifié par l’Unesco de « mettre en péril la dignité inhérente et donc égale de tous les êtres humains et de faire renaître l'eugénisme, déguisé comme l'accomplissement du désir d’une vie améliorée ».

Alliance VITA vient d’écrire, ce 9 février 2016, à M Jean-Claude AMEISEN, pour que le Comité Consultatif National d’Ethique qu’il préside s’auto-saisisse de cette question d’importance majeure. La France doit assumer son statut de référence éthique contre toute marchandisation du corps et pour le respect de la dignité humaine.

*La convention d’Oviedo, dans son article 13, précise qu’ « une intervention ayant pour objet de modifier le génome humain ne peut être entreprise que pour des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques, et seulement si elle n'a pas pour but d'introduire une modification dans le génome de la descendance. »

Posté le 10 février 2016 à 12h15 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2016

Trisomie : des parents si seuls

CarIRF-W8AAovyIEn France, 96% des bébés trisomiques sont éliminés avant leur naissance. Et l'Etat réfléchit pour que les 4% restant ne passent plus à travers les mailles de ce filet. Alors pensez donc : l'Etat a d'autres préoccupations que d'aider les parents qui ont accepté de garder un enfant porteur de trisomie.

Posté le 8 février 2016 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

01 février 2016

Louise, un chromosome en plus, "nous rend moins bêtes"

"Je ne suis pas une mère Courage, juste une mère", témoigne dans un livre émouvant et salutaire Caroline Boudet, maman d'une adorable fillette d'un an, porteuse de trisomie 21. Entretien avec l'AFP, pas encore censuré par le CSA :

Addendum : Suite à censure par l'AFP, il faut voir cette viéo directement sur Youtube.

Posté le 1 février 2016 à 20h50 par Michel Janva | Lien permanent

Les premières victimes du transhumanisme

Posté le 1 février 2016 à 20h40 par Michel Janva | Lien permanent

Modification génétique des embryons humains autorisée en Angleterre

C'était l'un des projets phares du nazisme et de son projet de surhomme.

La Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) vient d’autoriser les scientifiques du Francis Crick Institute in London à modifier génétiquement des embryons humains. Cette décision est la première autorisation officielle depuis l’annonce de chercheurs chinois en avril. L’équipe du docteur Kathy Niakan débutera au mois de mars. Elle mènera ses recherches sur 30 embryons  et souhaite désactiver des gènes pour « voir si cela entrave le développement », dans le but de repérer ensuite les « meilleurs embryons » à implanter. 

Posté le 1 février 2016 à 19h18 par Michel Janva | Lien permanent

29 janvier 2016

La Fondation Jérôme Lejeune condamne les propos de Jacqueline Herremans

Communiqué :

"La Fondation Jérôme Lejeune, qui assure le suivi thérapeutique des personnes trisomiques et finance la recherche scientifique sur cette maladie, fait part de son indignation suite aux propos discriminants et méchants de madame Jacqueline Herremans, Présidente de l’Association pour Droit à Mourir dans la Dignité (ADMD) de Belgique.

Le 20 janvier 2016, lors d’une discussion avec le journaliste Antoine Pasquier sur Twitter, madame Herremans a évoqué la « terrible responsabilité des parents qui décident de la naissance d’un enfant trisomique », parlant de « la responsabilité [de ces parents] vis-à-vis de l’enfant, de sa fratrie et de la société. » et suggérant que la personne trisomique est un poids pour l’ensemble de la société et qu’elle ne mérite donc pas de vivre.

Pire encore, en parlant de la naissance des enfants trisomiques, madame Herremans « trouve fabuleux que l’on puisse ainsi éviter de créer du malheur. » En affirmant que mettre au monde un enfant trisomique, c’est « créer du malheur », madame Herremans culpabilise les parents qui ont décidé de garder leur enfant trisomique, et nie la vérité des très nombreux témoignages de familles heureuses qui vivent avec des enfants trisomiques. Alors même que le monde médical débat actuellement à propos de la délicate question du dépistage prénatal non-invasif (DPNI), qui va aggraver l’élimination des enfants trisomiques, la Fondation Jérôme Lejeune condamne ces propos stigmatisants et la logique mortifère qui les sous-tend."

Posté le 29 janvier 2016 à 17h44 par Michel Janva | Lien permanent

Dérapage eugéniste d’une responsable ADMD

Jacqueline Herremans, responsable de l’Association au Droit à mourir dans la dignité (ADMD), a publié une série de tweets parlant de la

"terrible responsabilité des parents qui décident de la naissance d’un enfant trisomique".

96% des enfants porteurs de la trisomie 21 exterminés avant leur naissance, cela ne leur suffit pas.

Posté le 29 janvier 2016 à 17h31 par Michel Janva | Lien permanent

20 janvier 2016

Trisomie 21 : pétition au Secrétaire général des Nations Unies

La Fondation Jérôme Lejeune (France) et Downpride (Pays-Bas et Canada), engagés dans l’accueil, le soin et la recherche thérapeutique pour les personnes trisomiques, lancent une pétition internationale afin d’alerter sur une nouvelle technique de détection prénatale dont la diffusion revient à une violation des Droits de l’Homme.

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2016 : L’ANNÉE DE L’ÉRADICATION DES PERSONNES TRISOMIQUES ?

L’année 2016 annonce la consécration d’une nouvelle technique de détection prénatale de la trisomie 21 avant la naissance (DPNI : dépistage prénatal non invasif, à partir du sang de la mère). Or l’insertion de ce test dans notre système de santé radicalise une discrimination à caractère eugénique.

En Grande-Bretagne, le UK National Screening Committee vient de recommander aux hôpitaux britanniques d’offrir le DPNI aux femmes enceintes à risque. Les enjeux éthiques sont majeurs : un article de The Telegraph titre même sur le risque d’extinction des enfants trisomiques.

En France, la Haute Autorité de santé (HAS) rendait, en novembre 2015, un avis favorable à l’intégration du DPNI dans le parcours de dépistage remboursé par la collectivité, alors même que déjà 96% des enfants diagnostiqués trisomiques avant leur naissance sont éliminés.

Cette situation est exactement une violation des Droits de l’Homme. Aujourd’hui, les personnes trisomiques peuvent espérer une vie longue et de bonne qualité. La sélection organisée et encouragée par les gouvernements, sans bénéfice pour la santé ou allègement des souffrances, est un crime envers les personnes trisomiques et leurs familles. Personne ne devrait avoir à défendre sa vie menacée en raison de son patrimoine génétique.

UNE PÉTITION CONTRE CETTE DISCRIMINATION RADICALE

Sur le site www.stopdiscriminatingdown.com les internautes sont invités à signer la pétition.

Le 21 mars 2016, journée mondiale de la trisomie 21, la pétition sera présentée à des institutions internationales, et notamment au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, afin que soient formulées aux Etats des exigences pour que les personnes trisomiques soient considérées, et non discriminées, par la société. Déjà rejointe par l’association néo-zélandaise Saving Down, la mobilisation est amenée à se diffuser dans de nombreux pays.

Posté le 20 janvier 2016 à 20h13 par Michel Janva | Lien permanent

19 janvier 2016

Le lien entre eugénisme et transhumanisme

Jean François Mattei, membre de l’Institut et de l’Académie nationale de médecine, explique :

« De tout temps l’homme s’est efforcé d’améliorer la qualité de l’espèce humaine. Soit en recourant à une procréation dirigée, soit en supprimant les sujets porteurs de handicaps ou maladies ».

Jean François Mattei estime ainsi qu’il n’y a qu’un pas  entre « le contrôle de natalité » et « l’élimination des personnes considérées comme indésirables ».

«La question revient en force sous la forme d’un eugénisme médical à visage compassionnel avec un diagnostic prénatal qui prend le chemin d’une sélection à grande échelle des enfants à naître ».

« L’idéologie transhumaniste qui, sous de nouveaux habits, se substitue à l’eugénisme classique de mauvaise réputation ».

Posté le 19 janvier 2016 à 16h40 par Michel Janva | Lien permanent

16 janvier 2016

Nouvelle "Bourse aux bébés" à Bruxelles : janvier, mois des soldes ?

Ob_b7afb0_imageLu ici :

"Une nouvelle bourse aux mères porteuses se tiendra à Bruxelles, les 29 et 30 janvier, avant Paris le 31 janvier.
Discrètement : pour connaître le lieu précis et s’inscrire, il faut envoyer un message privé sur la page Baby Bloom Homoparentalité.

C’est la filiale anglaise d’une clinique basée à Las Vegas ("The Fertility Center") qui organise ces "conférences". Baby Bloom Homoparentalité veut apporter une "aide à l’information des couples en recherche de créer une famille", indique la page Facebook.

Baby Bloom promet aux futurs papas gays de sélectionner la mère porteuse ("surrogate", en anglais) "parfaite pour vous", parmi "une large variété de candidates immédiatement disponibles". L’entreprise assure une méthode révolutionnaire avec "des procédures plus rapides" ainsi qu’une "garantie de succès de 100 %".

Appât publicitaire : les candidats parents choisissent la mère porteuse avant de signer un contrat avec une agence qui fera le lien. Baby Bloom annonce aussi un"contrôle total de votre budget".

Quant aux femmes qui souhaitent recourir à des donneurs de sperme, elles sont encouragées à "déterminer exactement" les critères importants à leurs yeux comme l’intelligence, l’apparence physique ou la personnalité...."

Le marché international de l'être humain prend forme.

Posté le 16 janvier 2016 à 17h25 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 janvier 2016

La Belgique soumet ses investissements au Burkina Faso à une avancée des "droits reproductifs" et du planning familial

Arton68986Une délégation conduite par le Vice-Premier ministre de Belgique, Alexander Decroo, a été reçue par le nouveau président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, dans le cadre du renouvellement d'un partenariat entre les deux pays. La Belgique a décidé de focaliser son aide au développement sur les pays les plus pauvres et non plus émergents (retrait d’Asie et d’Amérique latine notamment). 12 pays ont été déclarés prioritaires en Afrique dont le Burkina Faso. Le Vice-Premier ministre belge, Decroo :


« Quand il y a un développement démocratique, je pense qu’on doit s’impliquer et c’est ce que la Belgique veut faire  », a-t-il poursuivi avant de révéler que son pays intervient au Burkina à travers trois domaines. Il s’agit de l’accès à l’eau potable, la démographie (planning familial, santé de la reproduction, violentes faites aux femmes etc.,) et enfin, la sécurité alimentaire à travers le développement agricole.
« L’idée est que pour l’été de cette année-ci, il y aura déjà les premiers projets sur le terrain », a-t-il dit avant de réitérer la volonté des entreprises à investir au Burkina. Et pour preuve, de nombreux chefs d’entreprises étaient de la délégation et pour le ministre du Commerce extérieur, Peter De Crem « beaucoup d’entreprises belges sont venues avec une volonté sérieuse de faire des investissements, des investissements stables et dans lesquels l’ancrage local est très important. Nous avons des entreprises qui ont beaucoup d’expériences dans les pays africains mais aussi dans des secteurs nouveaux tels que l’informatisation, le recensement pour pouvoir participer à la réalisation d’une partie considérable de la politique de ce pays »."

Le chantage à peine masqué n'échappera à personne : investissement des entreprises belges en contrepartie d'une avancée dans les domaines - entre autres - du planning familial et de la "santé de la reproduction". Quand on sait comment les Belges gèrent ces domaines dans leur pays (tout comme nous en France d'ailleurs), on ne peut que frémir d'inquiétude sur ce qui attend le Burkina. Espérons juste que le nouveau président préfèrera la santé morale de sa population aux capitaux belges...

Posté le 8 janvier 2016 à 14h01 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

06 janvier 2016

GPA : comment le sophisme juridique est en train d'installer le marché mondial des esclaves

Mafr_portraitMarie-Anne Frison-Roche est professeur d’université, actuellement professeur titulaire à Sciences Po (Paris). Ses travaux portent principalement sur la régulation mais aussi sur la justice et sur la théorie générale du droit. Elle publiait le 29 décembre sur son blog l'article dont voici des extraits ci-dessous, où elle démontre que les sophistes se sont emparés du droit pour le tordre et lui faire admettre la gestation pour autrui (GPA), en employant le discours de la séduction. Le texte est un peu long, mais il est difficile d'en couper des parties sans nuire à l'articulation de l'argumentation. Pour le lire vraiment in extenso, il vaut mieux aller sur le blog de l'auteur.

[...] "1. La première étape de sophistique juridique a consisté à transformer les auteurs de la violation de la Loi civile et pénale en victimes. Ce ne sont donc pas les agences qui vont saisir les juges mais  des personnes désespérées de n'avoir pas d’enfant alors même qu'elles auraient voulu en avoir, après avoir tout essayé, la voie médicale, puis la voie juridique de l'adoption. Ces demandeurs d'enfants, qui se seront comme "résignées" à faire une maternité de substitution vont saisir le juge "en désespoir de cause". Ces requérants vont apparaître aux yeux des juges, mais aussi aux yeux des médias et de l’opinion publique, non pas comme ceux qui violent la Loi (ce qu’ils font pourtant), non pas même comme des esclavagistes, mais comme des victimes, puisque le cas particulier choisi sera celui d’un couple malheureux ne n’avoir pas d’enfant, frappé d’une infertilité due à une maladie sans espoir de guérison. C’est donc avec le visage de victimes que la demande contrariant la position de la Loi va être faite.

Qui voudrait les blesser une nouvelle fois en leur reprochant la violation qu’ils font du Droit, alors qu’ils souffrent déjà tant ? Ceux qui voudraient contrarier une telle demande apparaîtront comme des "sans-coeur" à l'égard d'une pauvre épouse, déjà si éprouvée d'être frappée d'une maladie incurable.

Le thème de la "dureté de coeur" est ainsi introduit pour que le jugement moral s'inverse [...] Grâce à ce premier sophisme juridique, c'est celui qui veut faire obstacle à la convention de GPA qui "manque de cœur" et non plus celui qui y recourt. 

C’est ainsi que les époux Mennesson obtiennent gain de cause contre la France par l’arrêt CEDH du 26 juin 2014.

2. La deuxième étape de sophistique juridique a consisté à transformer en allié la principale victime de l’opération. En effet, l’enfant « cédé » est en cela traité comme de la matière première, ce qui est contraire à son droit le plus fondamental, lequel consiste à être toujours traité en « personne ». Retourné comme un gant, l’enfant devient argument et c’est au nom de l’enfant que l’on affirme qu’il a un « droit à » avoir un parent. Faisant toujours parler l’enfant cédé, l’on évoque son innocence et son cas particulier pour obtenir que, malgré le fait qu’il n’a été conçu et mené jusqu’à la naissance que pour cédé à ceux qui l’ont commandé, le lien biologique à l’égard de l’homme qui l’accueille, son père donc, suffit à justifier l’obligation du Droit à reconnaitre la filiation. Qui pourrait reprocher de la malice à un nouveau-né ? En outre, que dire contre la réalité factuelle et première du lien biologique ? C’est la ratio decidendi des 2 arrêts d’Assemblée plénière du 3 juillet 2015.

3. La troisième étape de sophistique juridique a consisté à faire disparaître la mère de l’enfant. Cette troisième étape est à la fois requise et très délicate pour les promoteurs du marché des femmes et des enfants. En effet, par le contrat les agences ont dès le départ obtenu que les mères consentent à renoncer à leur statut de mère vis-à-vis de l’enfant qu’elles remettront à la naissance à ceux qui en ont demandé la fabrication. Mais dans la stratégie globale, du fait même que la victoire précédente a été obtenue grâce à l’argument du « lien biologique » entre l’homme qui a demandé à la fabrication de l’enfant et celui-ci, comment ne pas subir un effet boomerang et échapper à reconnaître que ce qui vaut pour l’un (le père biologique) vaut pour l’autre (la mère biologique qui a porté l’enfant) ?

Le contrat qui a pendant quelques années suffi pour prétendre que la mère n’est rien puisqu’elle a consenti à n’être rien, ne peut plus suffire, en raison même de la victoire dans l’étape précédente de cette avancée méthodique. Il faut donc passer à la quatrième étape. Elle est en train d’être franchie.

4. La quatrième étape de sophistique juridique consiste à faire apparaître le « parent » comme seul acteur, jetant ainsi un voile opaque sur le père et la mère, qui disparaissent. La mère doit disparaître pour de bon, et pas seulement par son consentement. Il faut aller plus vite au but.

La mère est en effet à la fois celle dont on ne peut se passer pour obtenir l’enfant biologique tant désiré et celle dont on voudrait tant qu’elle n’ait jamais existé, à l’instant où l’enfant parait, en sortant de son corps. Pour cela, il faut convaincre les juges et l’opinion publique que les enfants ne viennent pas au monde d’un père et d’une mère mais de deux « parents » qui ont un « projet commun d’enfant ». De cette « coparentalité » nait l’enfant. La façon « matérielle » dont celui-ci vient relèverait finalement d’une affaire de cuisine, intendance dont les agences vont se charger. C’est si bien présenté : l’enfant venant au monde par la seule force de l’amour des personnes qui désirent sa venue, le lien biologique devient alors secondaire, voire indifférent. La Cour européenne des droits de l’homme récuse certes ce discours magique, mais il vient d’être admis par une ordonnance du juge des référés de Nantes du 3 décembre 2015, qui demande à l’Etat français de transcrire une filiation à l’égard de l’épouse du père biologique, du seul fait qu’elle a eu l’intention d’avoir l’enfant. La mère qui a porté l’enfant n’existe plus, n’a jamais existé. Pour mieux la destituer, puisque le contrat n’y suffit pas, on lui trouve une nouvelle appellation : face aux « parents », elle serait devenue la « porteuse », la « donneuse ». Comme l’expression de « donneuse d’enfant » révèlerait que l’enfant est cédé comme une chose, pour blanchir la cession d’humain, l’invention sophistique de vocabulaire la fait appeler : « donneuse de gestation », le corps de la femme se scindant par la magie des mots. Mais le ministère public a fait appel de l’Ordonnance. Comment faire taire le Ministère public ? Il faut passer à la cinquième étape.

5. La cinquième étape de sophistique juridique consiste à faire taire le Droit en le constituant comme  « homophobe ».  Le sophiste ne cherche pas la contradiction, il cherche à réduire au silence celui qui contrarie son but.  Alors que les cas choisis pour être portés en justice et attirer la piété sur les demandeurs d’enfants  concernent des couples hétérosexuels frappés par une stérilité médicalement constatée, lorsque des personnes affirment être hostiles à des telles conventions de maternité de substitution, leurs arguments sont discrédités par le discours suivant : les « porteurs de projet d’enfant » sont souvent des couples homosexuels masculins. Du fait de leur type de relations sexuelles, ils sont aussi « comme stériles », puisqu’ils ne peuvent avoir d’enfant. Une fois cela admis, il suffit d’ôter le « comme » : une « stérilité sociale » exercerait la même contrainte que la stérilité physique. C’est alors au titre du principe constitutionnel de « l’égalité », celle entre les couples, que la GPA devrait être envisagée. Toute autre perspective devrait être exclure, car toute autre analyse est … homophobe. En effet, si le Droit contrarie les couples homosexuels masculins dans leur désir d’avoir des enfants, c’est la preuve que le Droit lui-même implicitement mais nécessairement est hostile aux couples homosexuels. Les personnes favorables à l’état actuel du Droit sont elles-mêmes homophobes. L’argument est très puissant car qui voudrait être désigné comme homophobe, agissant pour le maintien d’un principe homophobe ?

Ainsi, de la première à la cinquième étape, l’efficacité sophistique a réussi à faire oublier qu’il s’agit de la dignité des femmes et des enfants, qu’il s’agit de les défendre eux ; le terrain de la discussion a glissé là où les défenseurs des femmes et des enfants ne peuvent que s’enferrer : l’homophobie et l’égalité entre les hommes et les femmes. Si l’on demande : « êtes-vous pour la GPA, c’est-à-dire contre la dignité de la femme et de l’enfant ?», la réponse ne pourra être que « Non ». Mais désormais la question est : « êtes-vous pour la GPA, c’est-à-dire contre l’homophobie ? », la réponse ne pourra être que « Oui ». Tout est dans l’art de poser la question.

6. La sixième étape de la sophistique juridique est dans l’argument de la « dérive ». Il s’agit de soutenir que les « usines à bébés », les ventes d’ovocytes et de gamètes pour n’avoir que des enfants correspondant à des vœux eugéniques, la multiplication des agences, sont des « dérives ». Il convient dès lors d’admettre le principe de licéité de la pratique des conventions et de les encadrer, par une législation confiant cette « régulation » à des régulateurs publics, dans un service public ou à des juges, en exigeant des critères éthiques.  Ainsi, les personnes qui demeurent réticentes à abandonner la prohibition des contrats par lesquels les mères cèdent leur enfant lâchent prise : s’il s’agit d’un « don magnifique » qui offre le bonheur à l’enfant et au couple qui le désire tant, sans que l’argent ne vienne salir cette harmonie, pourquoi pas ? Cette sixième étape permet de rendre admissible l’idée même de fabriquer l’enfant à fin d’être cédé. Elle prépare l’industrialisation de l’humain. L’argent viendra après. Le Législateur britannique envisage d’ailleurs de passer à la GPA « commerciale » car l’idée d’un « droit à l’enfant » a été si bien répandue qu’il convient maintenant de susciter l’offre et de transformer la « compensation financière » en prix pur et simple. Mais cela, cela sera la septième étape.

Voilà comment par une stratégie juridique qui pour l’instant fonctionne, les entreprises, en ne s’appuyant que sur des cas, que sur des juges et sur l’opinion publique, sont en train d’installer le marché mondial des esclaves.

Que doit-faire le Droit ?

Le Droit doit faire face au Sophiste. Le Droit doit en premier lieu « dévoiler », c’est-à-dire montrer le plan servi par cette stratégie, lequel révèle le visage du sophiste, ici les entreprises qui construisent le marché du matériel humain. Puis le Droit qui a pour fonction et légitimité de protéger la dignité humaine, doit parler et dire : Non."

Posté le 6 janvier 2016 à 13h44 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

31 décembre 2015

La plus grande banque de sperme britannique pratique l’eugénisme

Lu sur Gènéthique :

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"La London Sperm Bank, plus grande banque de sperme britannique, refuse les dons de sperme des personnes dyslexiques. Elle distribue une brochure aux donneurs de sperme potentiels qui recommande de « ne pas souffrir de déficit de l'attention, ni d'hyperactivité, ni d'autisme, ni du syndrome d'Asperger, mais aussi ne pas être dyslexique », afin de « minimiser le risque de transmission de maladies génétiques ou de malformations. »[...]

Le Figaro rappelle [...] que la procréation médicalement assistée (PMA) avec des donneurs anonymes soulève de nombreux « problèmes éthiques » : « Dès lors que l'on peut, contrairement à la fécondation naturelle, choisir à discrétion le donneur, la tentation est grande de sélectionner celui ayant les meilleures caractéristiques génétiques. »"

Posté le 31 décembre 2015 à 13h48 par Marie Bethanie | Lien permanent

28 décembre 2015

Chronique de l'eugénisme ordinaire

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Source : La République du Centre du 28/12

Posté le 28 décembre 2015 à 12h55 par Michel Janva | Lien permanent

15 décembre 2015

Les régimes nihilistes suppriment les enfants trisomiques

Le groupe Etat islamique a émis une fatwa donnant l'autorisation à ses militants d'exécuter les enfants atteints de trisomie ou d'un handicap. Plus de 38 enfants âgés entre une semaine et 3 mois et atteints de malformations ou de trisomie ont déjà été tués par injection létale ou par étouffement. Cette fatwa a été émise par un juge du groupe EI faisant appliquer la charia. Un Saoudien nommé Abu Said Aljazrawi. 

L'article en lien ci-dessus fait le rapprochement avec le régime nazi :

"Au moins 5000 personnes de moins de 16 ans avaient été exécutés sous le gouvernement d'Adolf Hitler."

Mais il aurait pu faire le rapprochement avec notre société. Aujourd'hui, en France, 96% des enfants porteurs de la trisomie sont éliminés avant leur naissance.

Addendum : selon quelques experts, ce serait de l'intox. Enfin..., quand un "expert" écrit que

"la doctrine islamiste rigoriste proclamée par l’État islamique enseigne que la vie humaine est sacrée"

...il y a de quoi s'étrangler.

Posté le 15 décembre 2015 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

11 décembre 2015

Chantal Jouanno, favorable à l'avortement, n°2 sur la liste Pécresse, assimile le FN aux nazis

Vu sur le Lab d'Europe 1 :

Chantal-Jouanno-UDI-sur-le-FN-En-1933-on-disait-les-nazis-c-est-pas-grave-vous-verrez-ils-ne-vont-pas-rester-longtemps-et-ils-vont-echouer[...] "Numéro 2 sur la liste LR/UDI/MoDem en Île-de-France, la sénatrice Chantal Jouanno réaffirme son attachement au front républicain. Pour cette membre de l'UDI ,contrairement à Nicolas Sarkozy, le FN n'est pas un parti républicain

Invitée le 11 décembre sur Public Sénat et Sud Radio, elle déclare :

C’est dimanche qu’on vote et que les personnes ne doivent surtout pas penser "après tout, on va essayer". Certains disent "après tout, ils verront bien qu’ils sont incapables de gérer des régions, qu’ils sont incapables de prendre de bonnes décisions".

Je veux juste rappeler qu’en 1933 on disait ça. En 1933 on disait 'les nazis, c’est pas grave, vous verrez, ils ne vont pas rester longtemps et ils vont échouer'. Et ça a mené à la Deuxième Guerre mondiale. Franchement, je n’ai pas du tout envie d’essayer.

Selon Chantal Jouanno, le FN n'est pas un parti républicain. "J’ai toujours prôné le front républicain contre ce parti, contre ses élus. Et oui, en l’occurrence, le front républicain, chez nous ça a un sens", ajoute-t-elle."

Donc, on peut être favorable aux pratiques eugénistes que n'auraient pas renié les nazis et tout à la fois traiter tout un pan de l'électorat français de nazis sans sourciller, tout en étant numéro 2 d'une liste où sont relégués - mais inscrits - des colistiers anti-avortement. Cherchez l'erreur.

Pour rappel, Chantal Jouanno, qui se targue d'ouverture d'esprit au "front républicain", avait estimé en novembre 2014 que Jean-Christophe Fromantin, hostile au texte visant à réaffirmer le "droit fondamental" à tuer son bébé, n'avait "pas vraiment sa place" à l'UDI (ce qui d'ailleurs n'était pas faux). Valérie Pécresse trouve-t-elle donc que Chantal Jouanno a "vraiment sa place" en seconde position sur sa liste ?

Posté le 11 décembre 2015 à 15h53 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (44)

09 décembre 2015

Un homme atteint de trisomie 21 fait l'objet d'un ordre de non-réanimation

937Cet article (en anglais) raconte l'histoire d'Andrew Waters, une cinquantaine d'années (il est aujourd'hui décédé, depuis le mois de mai), atteint de trisomie 21, qui avait été hospitalisé en 2011 à l'hôpital de Margate dans le Kent.

Après son hospitalisation, lors de son retour chez lui, sa famille avait découvert dans son sac un " ordre de ne pas réanimer" (DNR - do not resuscitate) en cas de problèmes cardiaques ou respiratoires. Cet ordre s'appuyait sur les raisons suivantes, énumérées en clair : "syndrome Downs [trisomie 21], incapable d'avaler (...), alité, des difficultés d'apprentissage".

Les parents d'Andrew Waters ont découvert ce document alors qu'ils n'ont jamais été consultés par l'hôpital. Le personnel avait décidé de sa vie ou de sa mort sans aucune consultation préalable, juste parce qu'il était atteint de trisomie 21. Les parents faisaient pourtant quotidiennement des visites à leur fils à l'hôpital et le corps médical pouvait alors en profiter pour leur poser la question.

Le mois suivant sa sortie, Andrew est à nouveau hospitalisé, et un nouvel ordre DNR est émis, toujours sans concertation avec la famille. Le frère d'Andrew, Michael Waters, a donc intenté une action en justice au nom de son frère.

La décision finale de réanimer ou non le patient revient légalement au médecin en Angleterre, néanmoins celui-ci doit au préalable consulter le patient, la famille, et donner les motifs de sa décision. Mais la plupart du temps, les médecins signent l'ordre DNR, qui est placé dans le dossier du patient, sans concertation avec la famille.

L'hôpital a présenté des excuses, sans admettre toutefois avoir commis un acte répréhensible, ni avoir bafoué les droits de l'homme.

Michael Waters, le frère d'Andrew, est toujours en colère, car il estime scandaleux que la trisomie soit répertoriée comme une raison valable pour ne pas réanimer quelqu'un. Il attend toujours les excuses personnelles du médecin qui a signé l'ordre.

Posté le 9 décembre 2015 à 16h20 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (11)

07 décembre 2015

Téléthon : les dons en baisse

Avec plus 80,25 millions d’euros récoltés, l’édition 2015 du Téléthon a engrangé moins de fonds qu’en 2014 (92,9 millions d’euros).

Le refus du Téléthon de donner le choix aux donateurs sur une utilisation morale de leur don y est sans doute pour quelque chose.

Posté le 7 décembre 2015 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2015

Le vrai visage du Téléthon

Communiqué de Choisir la Vie :

Images8LBQ5L48"À partir de ce soir, se tiendra la 29e édition du Téléthon, manifestation largement promue et encouragée par les médias et le milieu du showbiz.

Sans condamner la générosité de milliers de donateurs et de bénévoles engagés dans la lutte légitime contre les maladies génétiques, Choisir la Vie ne peut que renouveler ses mises en garde contre les orientations de l’AFM (Association française contre la myopathie) qui :

- d’une part, finance, par le biais d’une partie des dons du Téléthon, certaines recherches utilisant des embryons humains, sacrifiés ainsi pour la science !

- et d’autre part, utilise le mensonge pour arriver à ses fins (financières !). Les "bébéthons" mis en effet en avant et présentés comme un succès thérapeutique n’ont en aucun cas guéri à proprement parlé mais ne sont, en fait, que le fruit d’une odieuse sélection par diagnostic prénatal. Ils sont les seuls survivants des membres de leur fratrie éliminés avant leur naissance parce que diagnostiqués myopathes.

Enfin, depuis 2006, il a été demandé aux responsables du Téléthon une parfaite transparence financière, afin d’éviter aux donateurs d’être complices d’actes que leur conscience réprouve. Celle-ci a été refusée.

C’est pourquoi Choisir la Vie, fidèle à son combat pour le respect de la vie de chaque être humain ne peut que, cette année encore, dénoncer ces dérives et demander à ses adhérents et sympathisants de tirer les conséquences de celles-ci."

Posté le 4 décembre 2015 à 17h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Téléthon : A quand la possibilité de choisir une destination éthique de ses dons ?

Communiqué des AFC :

A"Le Téléthon est chaque année une manifestation de générosité encourageante pour laquelle de très nombreux Français se mobilisent afin de lutter contre les maladies neuromusculaires telles que la myopathie. Depuis 1987, les fonds récoltés ont notamment contribué à faire progresser la recherche génétique mais aussi à apporter de nombreuses aides aux familles et aux malades qui vivent, au quotidien, avec un lourd handicap évolutif.

Tout en saluant les progrès accomplis, les AFC rappellent cependant l’importance de  la transparence vis-à-vis des familles, des malades et des Français.

Elles tiennent à souligner que les enfants nés sains, présentés par l’AFM-Théléton comme un ‘espoir’ et comme ‘la vie qui reprend le dessus’ sont en réalité issus d’un processus de sélection embryonnaire suite au diagnostic préimplantatoire et que leurs embryons frères et sœurs handicapés ont, eux, été éliminés.

Elles encouragent en conséquence les chercheurs à quitter cette voie eugéniste et à orienter leurs recherches exclusivement vers la guérison, notamment de la myopathie, par des thérapies géniques ou cellulaires, une chirurgie du gène, de médicaments, etc.

Les AFC réitèrent par ailleurs leur demande pour que les donateurs du Téléthon aient la possibilité de choisir les programmes de recherche qu’ils désirent soutenir, en toute connaissance de cause.

Préoccupées chaque année par la destination des dons du Téléthon, compte tenu en particulier de la masse des moyens financiers consacrés à la recherche sur les embryons, les AFC poursuivent inlassablement leurs actions dans le domaine éthique à l’heure où la question de la dignité de la personne humaine est au cœur de l’actualité."

Posté le 4 décembre 2015 à 14h14 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2015

Pour le climat, le Planning familial veut réduire la population

A l’occasion de la conférence sur le climat, le planning familial a publié un communiqué demandant que les « droits des femmes », particulièrement les « droits sexuels et reproductifs »soient « au centre des négociations ». Il y voit « un enjeu majeur pour l’élaboration de stratégies de développement durable ». Gregor Puppinck, docteur en droit et directeur du European Center for Law and Justice réagit à ce communiqué pour Gènéthique.

Unknown-19« Investir pour les droits et la santé sexuelle et reproductive » serait « un pari gagnant pour le climat » ?

Cette déclaration est parfaitement conforme à la pensée du planning familial qui a toujours milité pour la réduction de la population mondiale, de préférence dans les pays en développement.

Cette pensée exprime la volonté de maîtriser, à l’échelle de la planète, les conditions de la vie et de l’évolution de l’espèce humaine. C’est une pensée directement issue de celle de Malthus.

La fondatrice du planning familial, Margaret Sanger, comme son alter ego britannique, Maria Stopes, mais aussi plusieurs des grandes figures historiques du mouvement environnementaliste, comme Sir Julian Huxley, sont des néo-malthusiens notoires, souvent d’ailleurs racistes et eugénistes. Ils envisagent l’humanité comme une espèce animale en compétition pour la maitrise et l’exploitation de son environnement naturel. Une espèce qu’il faut réguler artificiellement, pour juguler la prolifération de ses éléments les « moins évolués » et favoriser les plus civilisés. En limitant la population au bénéfice de ses éléments les plus « évolués », on réduit la concurrence au sein de l’espèce, notamment dans l’accès au ressources et on préserve l’environnement. On agit ainsi pour la paix, le développement et l’environnement. Le fait que le planning familial utilise l’occasion de cette conférence sur le climat pour promouvoir les politiques de limitation des naissances n’a donc rien d’étonnant.

Evolution du discours malthusien du Planning Familial

Aujourd’hui, c’est au nom de l’impact de l’activité humaine sur le climat que le planning familial promeut le contrôle de la population. Hier, c’était au nom d’un danger imminent et catastrophique, celui d’une « surpopulation », que ce même discours était tenu. On nous assurait que, sans plan mondial de limitation de la population, l’explosion démographique provoquerait des famines, des guerres et l’épuisement des ressources naturelles.

Avant la seconde guerre mondiale, c’était au nom de l’eugénisme que ce même discours était tenu. On expliquait alors qu’il fallait absolument stériliser au moins 10% de la population pour sauver l’humanité d’un danger de dégénérescence de l’espèce humaine. Margaret Sanger était favorable à la « ségrégation » des femmes jugées physiquement ou mentalement déficientes et à leur stérilisation forcée, afin de « s’assurer que la parentalité soit absolument interdite aux faibles d’esprit ».

Sir Julian Huxley était à la fois néo-malthusien, eugéniste et environnementaliste. Avant d’être le premier Secrétaire Général de l’Unesco, puis notamment le co-fondateur du WWF, c'était un zoologiste libre-penseur. Il a fondé et géré des parcs naturels en Afrique pour l’Empire britannique et a pensé le monde comme tel. Il a eu une grande influence, avec d’autres, comme Maurice Strong, à la mise en place d’une politique mondiale en matière d’environnement. [...]"

Posté le 2 décembre 2015 à 21h14 par Michel Janva | Lien permanent


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