22 décembre 2009

"Jésus seul peut sauver les hommes de leurs détresses"

Extrait du message de Noël de Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron :

Mgr_aillet1 "A l’approche de Noël, je me tourne vers le monde avec ses inquiétudes et ses épreuves présentes qui peuplent ma prière (...)

En contemplant le « nouveau-né de la crèche » que nous nous apprêtons à fêter, je pense à la dépréciation alarmante de la vie humaine dont on cherche parfois à se défendre plutôt que de la protéger, en particulier chez les plus petits et les plus faibles : le drame de l’avortement - et pour les innocents ainsi sacrifiés, et pour les femmes ainsi blessées dans leur maternité -, le dépistage systématique des anomalies génétiques, les recherches hasardeuses et inacceptables sur les cellules souches embryonnaires, comme l’ont rappelé les évêques de France dans le débat récent sur la révision des lois de bioéthique.

Je pense encore aux nouvelles pauvretés plus existentielles, toutes les formes de sous-développement moral et spirituel, la crise du sens qui affecte en particulier les jeunes et qui donne si souvent une tonalité dépressive à nos sociétés dites riches et provoque tant de ruptures du lien social.

En fixant les yeux de la foi sur la sainte famille de Nazareth, je pense très fort à l’éclatement douloureux de la famille, cellule de base et creuset affectif d’une société humaine digne de ce nom (...)"

Posté le 22 décembre 2009 à 12h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

12 décembre 2009

L'eugénisme de masse existe en France

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, est interrogé par Monde & Vie :

"Depuis quinze ans, les lois de bioéthique et leurs promoteurs nous ont rabâché que, pour «progresser», il fallait nécessairement «transgresser». Aussi, les transgressions se sont-elles multipliées au fil des lois : dépistage anténatal généralisé, diagnostic préimplantatoire, autorisation d’expérimenter sur les embryons abandonnés, tentation du clonage… Mais on attend toujours les progrès censés accompagner ces transgressions ! A la vérité, le progrès ne doit rien à la transgression. Dans le domaine de la recherche sur les cellules souches, la découverte récente de la reprogrammation cellulaire le prouve. C’est cette découverte qui est porteuse d’avenir et non l’utilisation des cellules embryonnaires. Un des principaux enjeux de la révision de la loi de bioéthique à venir est là. Avec celui des dérives eugéniques de notre société. [...]

Le professeur Jean-François Mattéi, ancien ministre de la santé, affirme pour sa part qu’il «existe bel et bien en France un eugénisme de masse». [...] Certains objectent que ce qui distingue le dépistage de la trisomie 21 d’une politique eugénique est qu’aucune étape ne serait obligatoire. Rien ne saurait être imposé aux couples. Mais ce n’est pas ce que demande la loi. [...] Il est faux de prétendre qu’aucune des étapes du dépistage de la trisomie 21 n’est obligatoire. Chacun sait que les médecins ont l’obligation, et non pas simplement la faculté, de proposer cette investigation systématique. Il y a donc bien une étape contraignante qui engage la responsabilité des médecins et les place dans une position d’autorité. En effet, ce sont eux qui diagnostiquent la trisomie 21 et ce sont eux qui envisagent l’avortement. [...]

L’eugénisme représente un frein au progrès médical dans la mesure où les 100000000 d’euros investis dans le dépistage généralisé ne le sont pas dans la recherche. En se fermant à toute connaissance d’une maladie aussi importante que la trisomie 21, on se prive de découverte non seulement dans ce domaine, mais aussi ailleurs. [...] Sur le plan des applications thérapeutiques, le constat est simple : les recherches sur les cellules souches embryonnaires, autorisées dans certains pays depuis 20 ans, comme en Grande- Bretagne, n’ont débouché sur aucune application thérapeutique. A l’opposé, les cellules adultes et issues du sang de cordon ombilical ont déjà prouvé leur efficacité thérapeutique. [...]

L’attrait pour les cellules souches embryonnaires peut s’expliquer par deux raisons: la survivance de positions dogmatiques classiques et l’utilitarisme économique. Les positions dogmatiques tiennent en grande partie à la mise en scène de la techno science dans le cadre de la «science spectacle». Loin de la véritable science, qui, par nature, est longue à manifester son succès, cette science adapte son rythme à celui de l’exigence de l’instantané propre à nos sociétés très médiatisées. Quoi de plus tentant que de réduire le processus très complexe de la science à des formules simples, des slogans, parmi lesquels il est nécessaire de transgresser pour progresser. Dans le sillage de ce slogan viennent se nicher principalement des idéologies assez classiques comme le positivisme, le progressisme, et le scientisme. Il s’agit là d’un matelas idéologique de base qui évacue absolument toute référence à la conscience et à la morale. [...] La production de cellules souches à travers les iPS, se fonde sur des techniques nouvelles et qui ne dépendent pas des brevets qui, actuellement, exploitent l’utilisation des cellules embryonnaires humaines et qui ont été déposés il y a déjà des années. Le problème, c’est que ces brevets sont en attente de dividendes, on voudrait bien qu'ils soient rentabilisés et profitables. Or ils ne le sont pas. Un grand nombre de pays ont investi des milliards de dollars ou des millions d’euros dans l’utilisation de l’embryon pour déposer des brevets. Et beaucoup de ces pays ne sont pas prêts, pour des raisons financières, à adopter des techniques différentes, comme les iPS par exemple, uniquement parce qu’elles sont plus efficaces et plus morales."

Posté le 12 décembre 2009 à 11h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

04 décembre 2009

Qui condamne les abus du Téléthon ?

Visiblement, plus personne.

Si, ici.

Posté le 4 décembre 2009 à 12h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

02 décembre 2009

Droit à la vie, principe de dignité, primat de l’éthique, autant d’expressions qui ne trouvent pas grâce aux yeux du CCNE

Suite à l'avis rendu par le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) à propos du dépistage de la trisomie 21, Pierre-Olivier Arduin livre une analyse sans complaisance :

Poa 2 "Derrière la neutralité apparente du discours, l’avis n° 107 du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur les « questions éthiques liées aux diagnostics anténatals » est entièrement bâti sur une doctrine philosophique qui porte un nom : l’utilitarisme (...)

L’utilitarisme s’appuie donc sur un fondement hétéronomique de type naturaliste : éviter la peine et la douleur et/ou rechercher le plaisir (...) à savoir promouvoir le plus grand bien-être du plus grand nombre (...)

Si l’on devait qualifier ce système, on pourrait dire qu’il véhicule une éthique sensualiste, individualiste, égalitariste et universelle (...) Dans l’avis qu’il a rendu le 17 novembre, le CCNE justifie parfaitement ces pratiques en déployant une argumentation spécifiquement utilitariste. Dès l’introduction, il donne le ton en assénant que « les souffrances attendues d’une vie humaine peuvent conduire à des décisions transgressives dans un esprit d’humanité ». À vrai dire, voilà une belle formule utilitariste !

Droit à la vie, principe de dignité, primat de l’éthique, autant d’expressions qui ne trouvent pas grâce aux yeux du CCNE. Si elles apparaissent parfois au détour du texte, ce n’est que pour alimenter un « personnalisme » de façade (...)

Quant au DPI, il est lui aussi légitime au nom de « la compassion ». Formidable instrumentalisation des mots. Faut-il rappeler que l’authentique compassion – compatir, pâtir avec – ne consiste pas à supprimer celui qui est vulnérable mais bien à l’accompagner et à être solidaire avec lui dans son épreuve sans l’abandonner ? En changeant le sens des mots, le CCNE se prend pour Big Brother : « La guerre, c’est la paix ; la liberté, c’est l’esclavage ; l’ignorance, c’est la force. » La suppression des enfants trisomiques et handicapés, c’est la compassion… (L’euthanasie, c’est la dignité, selon le slogan entendu cette semaine sur les bancs de l’Assemblée nationale par l’opposition parlementaire.) Décidément, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », nous redirait Albert Camus (...)

Le postulat essentiel du raisonnement du CCNE, on l’a bien compris, n’est évidemment pas le principe d’humanité ou de compassion mais le fait qu’il existe des vies de moindre qualité qui valent moins que d’autres la peine d’être vécues." 


Posté le 2 décembre 2009 à 15h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

29 novembre 2009

Sidaction vs Téléthon : la fausse querelle

Lu sur Monde et Vie :

"L’hostilité de Bergé et de Line Renaud au Téléthon se fonde essentiellement sur le pactole empoché chaque année par l’Association Française contre les Myopathies (AFM), unique bénéficiaire du Téléthon : soit environ 100 millions d’euros (102,3 en 2007, 95,2 en 2008), quand le Sidaction n’en rapporte que 5. Jaloux, Bergé ? Accusant le Téléthon de « parasiter la générosité des Français d’une manière populiste » – un qualificatif qui sent son Front national et devrait suffire à faire peser de lourds soupçons sur le Téléthon –, il propose sans ambages de « mutualiser » les dons de la recherche – autrement dit de partager le gâteau. C’est se moquer des donateurs, qui sont assez grands pour choisir la cause qu’ils veulent soutenir. Si le Sidaction reçoit moins de dons que le Téléthon, peut-être est-ce en raison des prises de positions politiques voyantes de certaines associations de lutte contre le Sida et des actions provocatrices qu’ont conduites certaines d’entre elles, comme Act-up.

Surtout, les reproches qu’adresse au Téléthon – et, partant, à l’AFM – l’ancien « ami » d’Yves Saint-Laurent ne sont pas les bons. Les vraies critiques qu’encourt cette association doivent être cherchées ailleurs, dans certaines de ses pratiques, que Pierre Bergé n’évoque pas parce qu’elles ne le choquent probablement pas. Ces pratiques concernent en premier lieu les recherches sur les cellules souches embryonnaires que finance l’AFM, et en second lieu les dérives eugénistes dont elle se rend coupable. Dans le premier cas, on utilise des êtres humains vivants à des fins de recherche thérapeutiques. Il s’agit de tout petits êtres, issus de la fécondation in vitro, mais comme le disait le professeur Jérôme Lejeune lors d’un procès resté célèbre, à Maryville, aux Etats-Unis, il est impossible de nier que ces embryons sont humains, et qu’ils sont vivants. Tout le génome (l’inné) est en place, ainsi que le message qui doit leur permettre de se développer jusqu’à la naissance et au-delà. Or après avoir été utilisés comme du matériel de recherche, ces être humains-là sont tués. Cette destruction de vies humaines, réalisée au nom d’un utilitarisme médical et scientifique, n’est même pas utile (ce qui ne suffirait d’ailleurs nullement à la légitimer). Elles n’ont pas permis d’enregistrer de véritables succès contre la maladie, à l’inverse des recherches réalisées à partir de cellules souches adultes ou provenant du sang de cordon ombilical – qui ne tuent donc pas d’embryon humain. Les dérives eugénistes résultent, quant à elles, des diagnostic pré-implantatoires, qui sont réalisés afin de trier les embryons sains et de détruire les autres, ou des diagnostic pré-nataux, qui conduisent à l’avortement des fœtus atteints : on élimine le malade au lieu de le soigner. Les « bébéthons » qui sont présentés comme « guéris » ne le sont pas en réalité, puisqu’ils n’ont jamais été malades ! Ce sont les survivants du tri embryonnaire et de l’avortement prétendument thérapeutique. Ces dérives-là sont beaucoup plus graves que celles dénoncées par Pierre Bergé. Malheureusement, bien peu de Français s’en émeuvent."

Posté le 29 novembre 2009 à 14h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

24 novembre 2009

La personne vulnérable, trésor d'humanité

Extrait de la déclaration de Mgr d'Ornellas, archevêque de Rennes, et de Mgr James, évêque de Nantes, le 23 novembre 2009 suite à l'avis n° 107 du Comité consultatif national d'éthique et au projet de loi sur l'euthanasie.

Mgr-pierre-dornellas-archeveque-de-rennes Quelle est notre attitude à l'égard des personnes les plus vulnérables ? La question se pose devant les deux propositions, du Comité Consultatif National d'Ethique et d'une loi sur l'euthanasie. D'une part, on étendrait la détection aux embryons humains atteints de la trisomie 21 pour ne pas les réimplanter dans le corps de la femme. D'autre part, on ouvrirait la voie à la suppression de personnes désirant ne plus vivre par une « aide active à mourir ». Ces deux propositions semblent s'appuyer sur une vision tronquée de la liberté.Actuellement, la sélection eugéniste et l'euthanasie sont interdites. Ces interdictions manifestent le respect de la dignité humaine intangible.

Les situations de handicap et de vieillesse sont complexes, souvent douloureuses, et ne se résolvent pas par des solutions simplistes. Elles font appel à la solidarité et cet appel est parfois un cri. Les citoyens l'ont entendu lors des Etats Généraux de la bioéthique en écrivant : « la maladie et le handicap n'altèrent pas l'humanité. » Reconnaître la dignité humaine des plus vulnérables passe par les interdits de l'eugénisme et de l'euthanasie. Il est indigne de l'homme et d'une société d'y consentir. Cela ne suffit pas. La dignité s'exprime aussi et surtout dans la solidarité effective. [...]

Chaque personne vulnérable est un trésor d'humanité, pourvu qu'elle soit accueillie pour elle-même. La vulnérabilité fait peut-être peur. Elle sollicite tant de ressources d'humanité ! Les personnes vulnérables ont besoin de relations emplies de respect, d'écoute, de patience, de temps, etc. Devant l'impuissance ressentie, certains proposent de les supprimer. N'est-ce pas une insulte à leurs parents et aux personnes engagées auprès d'elles ? Si ces suppressions devenaient légales, ne remettraient-elles pas en cause le principe de solidarité qui fait vivre nos communautés humaines ?

Face à ces propositions, comme une insurrection silencieuse et éloquente, se dresse l'action ample, humble et fidèle de ceux et celles qui aiment les personnes handicapées ou âgées, et dont l'amour ne se paye pas de mot. Leur solidarité n'est pas une théorie. Elle exprime le sursaut de la dignité humaine consciente d'elle-même. Elle manifeste l'authentique compassion, ingénieuse pour ouvrir les chemins de vie adaptés à chacun. Elle est une force qui se propose à ceux qui blessent leur propre dignité en blessant l'humanité. Puissent ceux-là écouter cette force amie, si vive en notre société, et l'encourager.

Posté le 24 novembre 2009 à 17h52 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (2)

Une critique plus sérieuse du Téléthon que celle de Pierre Bergé

Père et grand-père d’enfants myopathes, le docteur Jean- Pierre Dickès, qui préside l’association caritative Rosa Mystica et l’Association catholique des infirmières et médecins (Acim), dénonce dans Minute les choix « thérapeutiques » financés par l’argent du Téléthon. Extraits :

"La génétique n’a pas permis de progresser du point de vue thérapeutique, mais de diagnostiquer la maladie. La stratégie de l’Association française contre les myopathies, qui organise le Téléthon, faute de pouvoir soigner, a aiguisé les armes qui permettront de repérer le foetus atteint de myopathie dans le ventre de sa mère afin de l’éliminer; sans parler des tris eugéniques faits dans le cadre des fécondations in vitro. [...] Il ne s’agit plus de soigner le malade pour le guérir, mais de le tuer.

Le deuxième reproche que je fais à l’AFM est d’avoir orienté la recherche vers les cellules souches embryonnaires, qui sont utilisées comme matériau de recherche et détruits. Elle a confié ces recherches au Dr Marc Peschanski, qui cumule plusieurs casquettes: il travaille à la fois pour l’Europe, pour l’Inserm et pour l’IStem, qui est le premier centre de recherches sur l’embryon, majoritairement subventionné par les dons du Téléthon. Peschanski a accumulé des échecs dont les médias ont très peu parlé. Il avait par exemple greffé des cellules cérébrales de foetus dans le cerveau de personnes atteintes de la maladie de Huntington, qui sont mortes très rapidement dans d’affreuses souffrances. De même s’est-il trompé en tentant d’implanter des cellules souches embryonnaires dans les muscles de patients atteints par la myopathie pour tenter de les régénérer. Des études réalisées par des chercheurs du Wisconsin ont montré que ce n’était pas possible. Au contraire, les cellules souches provenant du sang de cordon ombilical ont permis de guérir 82 maladies – maladies du sang, des os, des artères – sans pourtant détruire des embryons. On comprend donc mal l’acharnement idéologique de Marc Peschanski qui le conduit à poursuivre obstinément les recherches sur les cellules souches embryonnaires, pas plus que les raisons qui poussent l’AMF à financer ces recherches qui ne mènent nulle part.

Pour résumer, je reproche donc à l’AMF de faire fausse route en comptant sur le génie génétique pour guérir la myopathie, de s’obstiner à privilégier la recherche sur les cellules souches embryonnaires alors que les cellules souches provenant du sang de cordon donnent d’excellents résultats et de promouvoir l’élimination des foetus atteints, autrement dit de rechercher la mort du patient plutôt que sa guérison. Ces erreurs scientifiques et éthiques me paraissent beaucoup plus condamnables que ce que reprochent au Téléthon Line Renaud et Pierre Bergé".

Posté le 24 novembre 2009 à 09h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

19 novembre 2009

Chasse aux trisomiques : la Fondation Lejeune réagit

Suite à l'avis eugéniste du CCNE, la fondation dont le but est la recherche sur la trisomie 21 s'indigne :

"Quatre mois seulement après les arrêtés du ministre de la santé ayant fait passer le dépistage anténatal de la trisomie 21 du deuxième au premier trimestre, la Fondation Jérôme Lejeune dénonce une étape supplémentaire qui confirme la volonté d’éradiquer le plus tôt possible tout être humain atteint de trisomie 21 et renforcera l’eugénisme. 50 ans après la révolution scientifique et humaniste de la découverte de la cause de la trisomie 21 par le chercheur français Jérôme Lejeune, le symbole est lourd de sens.

  • Les chiffres sont significatifs : en France en 2009, 96 % des foetus détectés trisomiques pendant la grossesse sont éliminés avant la naissance.
  • Des voix autorisées comme Didier Sicard, ancien président du CCNE, Jean- François Mattéi, ancien ministre de la santé, ont tiré la sonnette d’alarme face aux graves dérives eugéniques du dispositif de dépistage des foetus trisomiques en France, constat inscrit dans un rapport institutionnel préparatoire à la révision de la loi de bioéthique (étude du Conseil d’Etat 6 mai 2009).
  • Dans les contributions aux Etats Généraux de la bioéthique au printemps dernier, les citoyens ont marqué une contestation quasi unanime de l’eugénisme visant les enfants trisomiques
C’est pourquoi à la veille de la révision de la loi de bioéthique, la Fondation Jérôme Lejeune interpelle solennellement la représentation nationale : 13 ans après l’installation d’un dispositif de dépistage systématique des enfants trisomiques, et le constat qu’il a entraîné un eugénisme radical, les citoyens ne pourront se contenter de bons sentiments sur la nécessité d’accueillir et insérer les personnes handicapées dans notre société. Il sera demandé aux représentants de la nation cohérence et courage et à l’Etat de prendre des mesures fortes et concrètes, sauf à entériner le choix collectif de l’éradication des enfants trisomiques.

Posté le 19 novembre 2009 à 21h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

18 novembre 2009

Attaque contre la vie : réduire les naissances selon l'air du temps

Alarmiste et catastrophiste, cette nouvelle étude de l'ONU est à la limite de la caricature. Mais plus c'est gros, plus ça passe : le "péril climatique" (sic) est du à ses sal.... de pauvres des pays "en développement" qui ont trop d'enfants : 
"Il faut d'urgence aider les femmes à faire moins d'enfants pour lutter contre le péril climatique : c'est le message martelé par le rapport 2009 du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), publié mercredi 18 novembre, selon lequel la natalité galopante des pays en développement est l'un des principaux moteurs du réchauffement et l'un de ses premiers risques".
La suite n'est qu'un tombereau d'inepties : l'idéologie eugéniste et égoïste des pays bien-pensants doit s'imposer à tous les peuples et à tous les esprits et l'ONU est le vecteur de ce colonialisme intellectuel voué à  la dictature de cette anti-culture qui prône la mort.


Posté le 18 novembre 2009 à 22h44 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

Dépistage de la trisomie 21 par diagnostic pré-implantatoire : réactions

Suite à l'avis controversé, rendu hier par le Comité Consultatif National d'Ethique, préconisant la possibilité de dépister la trisomie 21 lors du diagnostic pré-implantatoire (DPI), les réactions ne se sont pas fait attendre :

"Le DPI constitue une transgression éthique grave puisqu'il vise à éliminer des embryons non-conformes. Cette transgression a été acceptée par le législateur, en l'encadrant strictement pour la seule détection de maladies génétiques d'une particulière gravité, reconnues incurables au moment du diagnostic. Le fait d'élargir cette recherche à la trisomie 21 constitue un pas supplémentaire vers une utilisation eugénique du DPI. Rien n'empêchera de l'étendre demain à la recherche d'autres affections, voire à la satisfaction de désirs personnels.

C'est un signal extrêmement négatif adressé aux personnes atteintes de la trisomie 21 et à leurs familles. Sans cacher les difficultés rencontrées par les personnes trisomiques, il faut rappeler qu'il ne s'agit pas d'une anomalie mortelle. Ne sommes-nous pas devant un refus insidieux de nos sociétés modernes de l'accueil des personnes handicapées ?

A l'approche de la révision des lois de bioéthique, l'avis du CCNE ne va pas sans inquiéter sur les risques de dérives eugéniques, risques soulignés à la fois par le rapport du Conseil d'Etat et par celui des Etats généraux de la bioéthique" (Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, intégralité ici)  

La Fondation Jérôme Lejeune dénonce :

"une étape supplémentaire qui confirme la volonté d'éradiquer le plus tôt possible tout être humain atteint de trisomie 21 et renforcera l'eugénisme. La Fondation jérôme Lejeune interpelle solennellement la représentation nationale : 13 ans après l'installation d'un dispositif de dépistage systématique des enfants trisomiques, et le constat qu'il a entraîné un eugénisme radical, les citoyens ne pourront se contenter de bons sentiments sur la nécessité d'accueillir et d'insérer les personnes handicapées dans notre société. Il sera demandé aux représentants de la nation cohérence et courage et à l'Etat de prendre des mesures fortes et concrètes, sauf à entériner le choix collectif de l'éradication des enfants trisomiques."

Posté le 18 novembre 2009 à 20h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

31 octobre 2009

La culture de mort est sans limite

car l'orgueil non plus n'a pas de limite : tuer les enfants ne leur suffit pas. Il faudrait apprendre à les haïr. Au nom de l'idéologie du confort orgueilleux des hommes et des générations à venir, ces mortifères haineux voudraient que soient récompensées par de l'argent les femmes qui deviendraient totalement stériles, car elles perdraient ainsi toute chance de polluer l'environnement par leurs horreurs de rejetons. Quand idéologie écologiste et culture de mort se rejoignent :

"En août, une autre étude, de l'Université d'État de l'Oregon, avait calculé qu'un couple qui choisirait une voiture consommant peu, réduirait son kilométrage, isolerait sa maison et choisirait des électroménagers et des ampoules efficaces verrait tous ses efforts anéantis s'il décidait d'avoir deux enfants - qui représentent une «empreinte de carbone» 40 fois plus importante que tous les gains possibles dans une vie urbaine normale. L'étude calculait qu'un enfant nord-américain avait une empreinte de carbone sept fois supérieure à celle d'un enfant chinois.

Ces études ont amené Andrew Revkin à proposer la vente de crédits de carbone pour les couples sans enfants, ou la contraception. En d'autres mots, les organismes qui facilitent la planification familiale dans les pays pauvres où ces services ne sont pas offerts, ou alors une femme qui s'engagerait à ne pas avoir d'enfants (en ayant une hystérectomie, par exemple), pourraient avoir accès à des sommes d'argent. Ces crédits récompensent habituellement la protection des forêts ou l'utilisation de technologies moins polluantes (par exemple une centrale au charbon plus efficace)."

(Merci à IB)

Posté le 31 octobre 2009 à 14h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

14 octobre 2009

Bébé-médicament : dangers psychiques ?

Pierre-Olivier Arduin poursuit sa réflexion sur les bébés-médicaments. Après avoir posé la question de savoir si il ne fallait pas abroger tout simplement le dispositif, il souligne l'instrumentalisation dont pourrait être victimes ces enfants et, surtout, les risques psychiques dont ils pourraient souffrir tout au long de leur vie :

Poa "Outre les enjeux éthiques, le principe du bébé-médicament soulève des interrogations sur un plan strictement psychologique, entachant les relations parents-enfants et celles au sein de la fratrie.

Quelle sera l’attitude des parents vis-à-vis du bébé conçu ? En cas d’échec, quel sera le poids de culpabilité que devra porter l’enfant venu au monde dans le seul but de « sauver » son frère malade ? Dans l’éventualité d’un succès, quel sera le poids de la dette morale éprouvée par celui qui a été « sauvé » ? (...)

La psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval, très favorable par ailleurs au DPI, marque à ce propos sa réserve avec une formule lapidaire dont la signification est lourde de sens : « En termes analytiques, on peut présumer qu’il s’agira d’un enfant à risque psychique. » (...) Malgré cet arsenal impressionnant de mesures de contrôle, on peut déplorer l’attitude curieuse qui consiste tout de même à autoriser une pratique biomédicale dont on semble redouter plus ou moins ouvertement les conséquences néfastes sur la santé psychique des enfants concernés et leurs parents. On a beau nous démontrer que tout est fait pour encadrer le dispositif, il n’en demeure pas moins que se pose la question du principe élémentaire de précaution qui devrait ici valoir quand il s’agit de répercussions psychologiques mettant en jeu des enfants. Les principes hippocratiques de bienfaisance et de non-malfaisance ne sont-ils pas bafoués (...)

Au vu des dilemmes éthiques tangibles qu’elle soulève et de l’inanité biomédicale dont elle est entachée, il serait tout à l’honneur du législateur qu’il revienne sur une pratique qu’il a peut-être autorisée trop hâtivement (...) Politiquement, suspendre le dispositif expérimental du DPI-HLA serait bien au contraire le signe d’une capacité affûtée du législateur, témoignant qu’il peut tenir compte quand il le faut d’un affinement de la réflexion morale pour infléchir des choix qui s’avèrent en définitive excessivement problématiques. Faisant preuve d’une réserve salutaire en la matière, le Conseil d’État a ainsi estimé qu’il appartenait au législateur de « reconsidérer le double DPI » : « Les questions posées par le double DPI et le fait qu’il ait été peu utilisé pourraient justifier que le législateur envisage de mettre un terme à cette pratique ». Ce genre de remarque est suffisamment rare pour que la mission d’information parlementaire de révision de la loi bioéthique du 6 août 2004 examine sérieusement la question avant de rendre son rapport final."

Posté le 14 octobre 2009 à 12h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

08 octobre 2009

Obstétrique : éthique médicale et loi de bioéthique

Le site Gènéthique a lu et analysé un article dans le Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la reproduction intitulé "L'éthique médicale à l'épreuve de la loi de bioéthique. Point de vue d'un obstétricien" rédigé par le Dr Patrick Leblanc et Pierre-Olivier Arduin :

Obst "(...) Au coeur de leur réflexion, une question : la loi laisse-t-elle toujours l'obstétricien libre d'agir conformément à l' éthique médicale propre à sa spécialité ?

"Y aurait-il des choix de société qui nous seraient imposés ? (...) Sommes-nous au service d'une médecine non plus vitaliste mais utilitariste ? (...) Enfin, la définition de notre spécialité demeure-t-elle toujours valide ? Nous faudra-t-il changer son nom ?"

Car, comme le rappellent les auteurs, l'obstétricien (ob-stare) est étymologiquement celui qui se tient debout devant la femme afin de l'accompagner et l'aider à donner la vie. Or, c'est cette vocation elle-même que les aspects irrationnels de la pratique obstétrique contemporaine semblent remettre en cause (...) l'obstétricien est en effet directement confronté à la question du statut de l'être "pas-encore-né". Alors même que le foetus et l'embryon sont de facto les patients de l'obstétricien (...), le médecin se trouve confronté à la possibilité de les détruire (...) L'article interroge alors sur la latitude que la loi laisse au praticien notamment dans les questions de dépistage prénatal :

"Le seul droit accordé à un être intra-utérin, sans statut légal clairement défini, serait-il son obligation de démontrer qu'il est indemne de tout handicap...même seulement suspecté ?"

De fait, le dépistage de la trisomie 21 tel qu'il a été instauré en France pose un certain nombre de questions éthiques (...) Ces procédures défaillantes sont confirmées par les choix financiers de l'Etat qui dépense bien plus dans les programmes de dépistage - 100 millions d'euros par an - que dans ceux destinés à la recherche. Ces choix financiers et ces dispositions légales incomplètes entraînent un eugénisme implicitement organisé par l'Etat alors même que l'article 16.4 du Code Civil stipule : "Toute pratique eugénique tendant à l'organisation de la sélection des personnes est interdite". Le Professeur Sicard l'affirme sans ambiguïté : "Osons le dire : la France construit pas à pas une politique de santé qui flirte de plus en plus avec l'eugénisme (...) Je suis profondément inquiet devant le caractère systématique des dépistages, devant un système de pensée unique. (...)  La vérité centrale est que l'essentiel de l'activité de dépistage vise à la suppression et non pas au traitement. Ainsi, ce dépistage renvoie à une perspective terrifiante : celle de l'éradication". (...)

Devant toutes ces questions, les auteurs appellent donc les obstétriciens à s'interroger sur les missions qui sont les leurs, afin que leur voix de spécialiste puisse être entendue dans la révision des lois de bioéthique."


Posté le 8 octobre 2009 à 11h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

01 octobre 2009

Claude Allègre parle aussi d'eugénisme

Dans l'entretien où il a traité Nicolas Hulot d'imbécile, Claude Allègre répond également à une question sur l'eugénisme :

Vous dénoncez aussi le danger de l'eugénisme et l'avènement d'une industrie de la procréation...

"On en prend le chemin. Les mères porteuses, c'est interdit en France mais autorisé en Ukraine et, aux États-Unis, c'est une pratique clandestine pour certaines stars du cinéma qui veulent garder le ventre plat ! On détecte aujourd'hui la trisomie et certaines maladies sur le foetus, parfait. Mais demain oui, on choisira la couleur des cheveux ou des yeux. Je ne donne pas de solutions. Je dis simplement qu'il est temps d'en parler avant qu'il ne soit trop tard."

Dommage que Claude Allègre n'aille pas au bout de sa réflexion. Il devrait appliquer  la même méthode de raisonnement sur la bioéthique que sur l'écologie. Car c'est déjà "trop tard" pour 220 000 enfants, chaque année, en France tués dans le ventre de leur mère. Si il trouve "parfait la détection de la trisomie et certaine maladies sur le foetus" dans le but de les guérir, alors tant mieux. En revanche si il trouve normal d'avorter dans ces cas et anormal pour la couleur des cheveux ou des yeux, alors il est déjà lui aussi dans l'eugénisme le plus cruel.

Posté le 1 octobre 2009 à 01h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

25 septembre 2009

D'Auschwitz aux manipulations embryonnaires

Le rapprochement est fait par Christine Boutin :

A

"Auschwitz-Birkenau, l’abîme du mal, de la haine, de la folie. [...] Pourtant l’interrogation sourde d’être vraiment certaine que «non, plus jamais cela» ne se reproduirait restait tapie au fond de mon cœur. En effet, à observer avec recul les évolutions du monde d’aujourd’hui, peut-on être vraiment sûr que la barbarie des hommes du XXe siècle est définitivement éradiquée pour le XXIe ? [...]

A

Pourtant, en ce début de XXIe siècle, la question de la dignité inaltérable de tout homme quels que soient sa race, sa religion, son état de santé, ou son niveau social, subit les coups de boutoir de nouveaux enjeux économiques et scientifiques. Ils conduisent à envisager comme tolérables certaines formes de marchandisation de l’être humain. Le commerce des organes dans les pays en voie de développement en est un signe terrifiant. Les enjeux éthiques posés par les mères porteuses, la recherche sur l’embryon, ou les « bébés médicaments », viennent à nouveau interroger l’universalité de la dignité humaine. [...]

Certes, il ne s’agit pas de brandir le nazisme et les camps pour aborder les difficiles questions éthiques, scientifiques et économiques de notre société. Mais, participant à cette profession unanime d’un « plus jamais ça » universel, je ne parviens pas à ne pas m’interroger sur les enjeux qui sont devant nous et les germes idéologiques éventuels d’une relativisation de la dignité humaine et d’une subreptice graduation dans la valeur d’une catégorie d’êtres humains par rapport à une autre."

Posté le 25 septembre 2009 à 22h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

03 septembre 2009

"Nous ne pouvons pas embrasser la culture de la vie si nous ne mettons pas nos racines en Jésus"

Le cardinal Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires et primat d'Argentine, a invité à défendre la vie humaine de sa conception jusqu'à sa fin naturelle, à l'occasion de la fête de saint Raimondo Nonnato :

Bergoglio " (...) Chaque enfant doit être accompagné pour toute la vie (...) Il faut veiller à ce que les enfants grandissent sainement, soient suffisamment nourris, reçoivent une bonne éducation fondée sur de solides principes moraux.

C'est une bataille à soutenir contre les nombreux attentats à la vie humaine, contre la diffusion de la culture de mort. Une bataille, qui doit être soutenue aussi pour les personnes âgées, qui sont la sagesse de la vie, et quand la vie humaine est proche de s'éteindre. Cela, évidemment, demande des dévouements et du sacrifice (...)

Nous ne pouvons pas embrasser la culture de la vie si nous ne mettons pas nos racines en Jésus, si nous ne sommes pas unis à lui comme le sarment de la vigne au tronc. Parce que Jésus est le patron de la vie. Il s'est défini comme le chemin, la vérité et la vie. Ce n'est qu'avec Jésus que nous pouvons répandre cette ardeur, que nous pouvons avoir cette ferveur pour proclamer le message de la vie (...)"

Posté le 3 septembre 2009 à 00h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

24 août 2009

La pilule contraceptive contamine l'eau potable

De l’archevêque de Denver, Mgr Charles Chaput, lors d'une allocution d’ouverture d'un colloque sur «Foi et environnement : questions et défis» :

"Lorsque, voici quelques années, des scientifiques de l’Université du Colorado se livrèrent à une étude sur la truite de la rivière Boulder en aval de l’usine de traitement des eaux usées de la ville de Boulder [Colorado], ils découvrirent que sur 123 truites, 101 étaient des femelles, 12 des mâles et que 10 manifestaient des signes curieux de mutation et présentaient des aspects mâles et des aspects femelles. Le biologiste John Woodling, l’un des défenseurs les plus connus de la pureté de l’eau dans les rivières du Colorado et dans les zones urbanisées, et David Norris, professeur de physiologie à l’Université du Colorado (…), découvrirent que les antibiotiques, la caféine et principalement les hormones contenues dans les pilules contraceptives pouvaient gravement contaminer l’eau potable de toute une région. [...]

Quand l’histoire de ces découvertes fut lancée dans les journaux de Denver et de Boulder, Norris s’attendait à une réaction rapide des écologistes. Il fut surpris de l’absence totale de tintamarre. En fait, un des portes parole du milieu écologiste local à qui l’on demandait de commenter cette affaire de poissons génétiquement malformés et du lien avec l’eau potable contaminée, haussa les épaules en disant que personne ne devait être inquiet qu’on diminue la consommation de pilules contraceptives afin d’éviter de polluer l’eau du robinet. “Personne n’est à blâmer pour ça, et, de toute manière, je n’ai pas de solution”.

On me permettra de ne pas être d’accord. Et le pourquoi est évident. Nous, les êtres humains, dans nos choix et dans nos actes nous sommes responsables de tous les gâchis que nous faisons de nos mains à la nature, depuis les produits chimiques de Love Canal 1, en passant par l’irradiation de Tchernobyl, pour arriver aux hormones de la rivière Boulder. Et nous devons trouver une solution. Une solution morale. Je veux dire une solution qui découle d’une rencontre respectueuse de la foi avec la raison, d’une réponse qui nous aidera, collectivement, à procéder aux changements de comportement nécessaires pour protéger le monde si beau que nous partageons, pour garantir non seulement l’harmonie voulue par Dieu, mais notre propre bien être."

Posté le 24 août 2009 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

01 juillet 2009

Chasse aux trisomiques

T Le Centre Catholique des Médecins Français a adressé une lettre à Roselyne Bachelot pour dire leur inquiétude concernant la prochaine signature de l'arrêté concernant le dépistage de la trisomie 21, et

"contraignant les médecins et les sages-femmes à proposer le dépistage à toutes les femmes enceintes".

Jusqu'ici, "le dépistage n'a pas été organisé mais encadré", explique le CCMF, qui rappelle que "les mots utilisés dans l'arrêté doivent laisser la place dans notre société aux personnes porteuses de ce handicap".

Il s'agit d'un eugénisme : mort aux handicapés.

Posté le 1 juillet 2009 à 18h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

21 avril 2009

Trop cher, handicapé : il doit mourir

Excellente analyse de Pierre Olivier Arduin sur Liberté Politique intitulée "Trisomie 21 : dérapages eugénistes à l’Assemblée nationale".
Sa conclusion :

"L’impératif économique serait-il donc le moteur de notre politique de dépistage ? Israël Nisand brandit l’argument pour faire peur aux politiques : « Du fait du déplacement de l’âge des mères de 4 ans en 20 ans, on féconde 1600 trisomiques en plus par an avec une espérance de vie de 75 ans. Il y en a déjà 30 000 dans notre pays ; si les 1600 qui sont fécondés en plus par an naissaient, l’argent de l’État n’y suffirait pas. » La violence qui se dégage de ce discours n’aurait-elle pas dû susciter des réactions d’indignation et de condamnation [7] ?

Devant le teneur insupportable de ces propos, point de Halde, point de réquisitoire diligenté par nos médias à l’encontre de ceux qui désignent les personnes trisomiques comme les indésirables de nos temps modernes. Aujourd’hui une attitude de discrimination a bel et bien conquis les mentalités, laissant de marbre les élites morales de notre pays. Nous nous contentons d’attendre les progrès technoscientifiques qui nous permettront de concrétiser politiquement ce que nous avons intériorisé collectivement depuis longtemps.

« Il est nécessaire de répéter que toute discrimination exercée par n’importe quel pouvoir à l’égard des personnes sur la base de différences pouvant être ramenés à des facteurs génétiques, réels ou présumés, est un attentat contre l’humanité entière [8] », disait Benoît XVI à l’issue du congrès international organisé par l’Académie pontificale pour la Vie autour du thème « Les nouvelles frontières de la génétique et le risque d’eugénisme ». Son cri d’alarme peut-il être encore entendu ?"

Lahire

Posté le 21 avril 2009 à 18h51 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

31 mars 2009

"Le rêve de l'enfant parfait"

Monseigneur d'Ornellas, archevêque de Rennes et président du groupe de travail des évêques sur la bioéthique, s'adresse aux internautes par ce blog de la Conférence des évêques de France sur la question du diagnostic prénatal et préimplantatoire :

Dns "Le progrès de la médecine doit être salué. Il permet de guérir des maladies autrefois inguérissables et de les prévenir. Il nous accorde de vivre plus longtemps. On ne peut qu’encourager le progrès de la médecine qui est un vrai service rendu à l’humanité, comme l’a souligné le pape Jean-Paul II.
Cependant, ce progrès a son revers. Il a fortifié un rêve qui a sans doute toujours existé, au moins de façon latente : l’enfant parfait, sans défaut ou sans risque.

Quel couple ne désire pas à juste titre un enfant beau et rempli de qualités ? La naissance d’un enfant avec un handicap est une telle blessure pour les parents qui l’ont imaginé bien autrement ! Mais aujourd’hui, ne met-on pas face à face l’enfant parfait et l’enfant vulnérable, le premier étant seul acceptable tandis que le second, bien sûr indésirable, est devenu inacceptable?

Le progrès est tel tant dans le dépistage que dans les tests génétiques, qu’il semble acquis aujourd’hui comme une évidence normale de désirer et demander un « enfant parfait » ou un « enfant sans risque ». Mais ce progrès ne contribue-t-il pas à faire croire qu’il est légitime de désirer un « enfant parfait » au point de faire en sorte que naissent seulement ceux qui sont tels ?

Et si ces tests permettaient au contraire aux parents d’être accompagnés et préparés le mieux possible pour accueillir un enfant handicapé ? Cela n’est possible que si l’indésirable est acceptable. Et il est acceptable si ces parents ne sont pas seuls à en porter le poids. De fait, les tests sont proposés sans que soit vraiment mis en place un accompagnement au cas où ils s’avéreraient positifs. Dès lors, force est de constater que l’on a cédé à la tentation de l’enfant parfait. Elle a été dénoncée de nombreuses fois ainsi que la pratique eugéniste de ces tests.

Il semble qu’un eugénisme silencieux soit plus grave que le tri des enfants à naître, quand il devient une simple attitude, celle qui rejette la vulnérabilité comme inacceptable".

Vient ensuite le très beau témoignage d'une mère de famille, dont une fille souffre d’une malformation cérébrale gravissime détectée pendant la grossesse.

Lahire

Posté le 31 mars 2009 à 20h13 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

04 mars 2009

L'enfant à la carte ou le retour de l'eugénisme nazi

Une clinique de fertilité de Los Angeles propose d'offrir aux futurs parents la possibilité de choisir le sexe de leur enfant ou certains traits physiques comme la couleur de leurs cheveux ou de leurs yeux. Pour avoir un enfant ‘à la carte', la clinique se fonderait sur le diagnostic génétique préimplantatoire (DPI), qui consiste à sélectionner des embryons. Jusqu'ici, il avait été appliqué pour sélectionner des embryons qui n'avaient pas de maladies héréditaires ; les autres embryons étaient éliminés. Maintenant, cette technique s'applique aussi aux goûts esthétiques. Mgr Elio Sgreccia s'insurge contre cet eugénisme digne de l'Allemagne nazie :

S "Ce n'est pas la première fois que l'on voit ce type d'annonces qui ont pour but de multiplier la clientèle. Il s'agit en tous cas d'une opération éthiquement incorrecte et préjudiciable à la dignité de l'être humain, parce qu'elle cherche à manipuler le corps, et à le transformer selon ses goûts. Tout comme il est illicite qu'un enfant qui présente ou pourrait présenter des défauts, soit éliminé par une sélection négative, il est aussi illicite de faire une sélection qui obéisse uniquement aux souhaits des parents [...] Il est désormais possible de constater que l'instinct de manipulation - qui était réalisable jusqu'à un certain point durant la période du nazisme, ne connaissant pas ce qui, aujourd'hui au contraire, est connu - est passé outre l'abolition des régimes absolus. Malheureusement, ce type d'instinct de domination est inhérent à l'homme s'il n'est pas freiné par la morale et la loi, et survit aussi dans des régimes qui ne sont pas absolus".

Michel Janva

Posté le 4 mars 2009 à 22h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

27 février 2009

Un enfant "comme je veux"

De Mgr Michel Aupetit, vicaire général du diocèse de Paris et médecin :

A "La naissance d’octuplés chez une femme seule de 33 ans, ayant déjà 6 enfants, pose en termes crus et cruels la question du droit à la parentalité. Ces grossesses multiples accompagnent les traitements de l’infertilité en raison de la stimulation ovarienne et des implantations multiples d’embryons conçus en éprouvette. Quand une famille ou une mère se trouve naturellement dans cette situation, la société leur vient en aide au nom de la solidarité. Mais pourquoi créer artificiellement de telles conditions familiales ? Quel respect des enfants et de leur avenir cela suggère-t-il ? D’un côté on supprime avec l’IVG des enfants par centaines de mille, d’un autre on crée des situations aberrantes sans aucune prudence en fabriquant des embryons dont une grande partie sera détruite sans égard pour leur humanité (embryons surnuméraires).

Or, l’enfant n’est pas un droit comme le manger, le boire ou le logement. Il n’est pas un dû. Sinon il devient une marchandise monnayable, manufacturable et qui devra correspondre parfaitement au désir des parents, faute de quoi il sera supprimé (l’exemple des enfants trisomiques éliminés dans 90% des détections anténatales ou cet exemple révélé par un pédiatre d’un couple de pianiste ayant demandé une interruption «médicale» de grossesse au prétexte que leur enfant avait le 5è doigt plus court l’illustrent tristement). A la revendication des années 1960 «un enfant si je veux, quand je veux», il faut ajouter désormais : «comme je veux».

Aujourd’hui, les adultes, parents, médecins, politiques, s’octroient le droit de vie et de mort qui ne peut appartenir à personne, sinon à Dieu. [...] Que ce soit dans l’amitié, dans l’amour conjugal ou dans la filiation, l’accueil bienveillant et respectueux est le principe fondamental de ce qui peut alors être qualifié d’humain. Nous savons par le Christ qu’il trouve sa source dans cette relation fondatrice entre Dieu et les hommes issue de l’Amour."

MJ

Pour rappel : tout le monde peut apporter sa contribution aux Etats-généraux de la bioéthique.

Posté le 27 février 2009 à 09h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

21 février 2009

Un tendance bien réelle vers l'eugénisme

Le Vatican a inauguré cette semaine un congrès intitulé "les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme". Le président de l'Académie pontificale pour la vie a prononcé le discours d'introduction. Extraits commentés par Zenit :

Il n'est pas « de la responsabilité exclusive du scientifique d'établir les critères qui permettent » de définir le caractère « licite » des expérimentations qu'il accomplit, a affirmé Mgr Fisichella. « Si, d'une part, il est appelé à vérifier les possibilités techniques qu'il utilise, il ne peut d'autre part rester neutre vis-à-vis des expérimentations qu'il accomplit ». « Il doit toujours être conscient que tout ce qui est scientifiquement et techniquement possible n'est pas également licite ».  

Pour le président de l'Académie pour la vie, « le scientifique ne peut donc pas être seul à tracer la frontière entre ce qui est licite » ou ce qui ne l'est pas dans ses expérimentations. « Il a besoin, il doit ressentir le besoin de se confronter aux autres » disciplines scientifiques pour « vérifier les limites et l'objectivité de la demande éthique soutenue ». 

« Nous serons toujours des défenseurs de la science dans son aspiration légitime à enquêter sur l'immense mystère de la création », a poursuivi le prélat. « Et nous devrons toujours avoir une attention particulière pour ceux qui mettent leur intelligence au service du progrès et du développement à travers différentes technologies qui permettent d'entrer dans les méandres de la création pour aboutir à une solution qui permet de vivre toujours mieux dans un environnement au service de l'homme ».  

Il a toutefois précisé que « le risque d'une dérive de la génétique n'est pas seulement un rappel théorique » mais « appartient malheureusement à une mentalité qui tend lentement mais inexorablement à se répandre ». « Comme cela arrive souvent, un subtil formalisme linguistique, uni à une bonne publicité soutenue par de grands intérêts économiques, fait perdre de vue les dangers véritables et tend à créer une mentalité qui n'est plus en mesure de reconnaître le mal objectif présent dans certaines formes d'expérimentation ni de réussir à formuler un jugement éthique correspondant ». 

Ainsi, l'eugénisme pourrait « réapparaître dans la pratique en toute bonne conscience », se cachant « sous le masque du visage consolant de celui qui voudrait améliorer physiquement l'espèce humaine », a mis en garde Mgr Fisichella. « Dans tous les cas, cette mentalité réductive (...) tend à considérer qu'il y a des personnes qui ont moins de valeurs que d'autres ». 

« Ce qui compte pour nous, c'est de maintenir l'attention sur le principe fondamental de l'inviolabilité de la personne, de l'indisponibilité de son existence parce qu'elle est fruit d'un don dont elle dépend », a-t-il affirmé. « Face à une vision souvent réductrice de la personne et de sa dignité, face à des formes anthropologiques qui créent des divisions et des dualismes qui en minent l'intégrité et en humilie donc la dignité, il est urgent et important d'entendre la voix de l'Eglise réaffirmer l'enseignement de toujours ».

« L'homme est redevable de sa vie », a-t-il conclu.

Lahire

Posté le 21 février 2009 à 10h47 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

16 février 2009

Réussiront-ils là où Hitler a échoué ?

De Jean-Michel Beaussant dans L'Homme Nouveau :

"Les Lebensborn étaient, sous Hitler, des foyers où naissaient les enfants de couples choisis sur des critères physiques comme dignes représentants de la « race aryenne ». De 1936 à la fin de la Seconde Guerre mondiale, une vingtaine d’établissements ad hoc se seraient ainsi créés en Allemagne, en Autriche, en Pologne, aux Pays- Bas, au Luxembourg, en Belgique… et même en France (à Lamorlaye dans l’Oise). Plus de 17 000 enfants seraient nés de ces unions maîtrisées. Nés dans le plus grand secret, ils étaient ensuite arrachés à leur mère et expédiés en Allemagne. La Croix du 5 janvier dernier rapporte le témoignage de l’une d’entre elles, Katherine : «Et dire que j’étais destinée à être une pouliche procréatrice si Hitler avait réussi. Cela me fait peur…»

De nouveaux Lebensborn sont cependant apparus ces dernières années, qui nous font tout autant peur. Ils ne sont pas nazis mais soi-disant scientifiques à prétention thérapeutique. Ils n’opèrent plus par la sélection des couples géniteurs mais par celle des enfants eux-mêmes à l’occasion de leur procréation médicalement assistée ! C’est le tri eugénique des embryons par et après leur fabrication in vitro… Le dernier bulletin de l’Ined indiquait que 200 000 enfants avaient été ainsi conçus en France par fécondation in vitro en trois décennies. Mais combien sont morts ou congelés ? Actuellement 20 à 25 % des tentatives mènent à la naissance d’au moins un enfant vivant : à chaque essai, de nombreux embryons sont « créés », triés, puis certains sont détruits, certains réimplantés, d’autres congelés, d’autres utilisés à des fins de recherche. En dissociant ainsi la sexualité de l’amour et de la procréation (à l’aide d’une science sans conscience), on s’achemine vers le triste songe d’Attali qui pousse le crime contre l’humanité à son paroxysme, faisant de l’être humain «un artefact fabriqué sur mesure». Autrement dit un objet de consommation achetable et… jetable, selon son caprice ! [...] D’un côté, on avorte massivement, de l’autre, on sélectionne et «crée» à tout prix des êtres d’exception artificielle dans de nouveaux «Lebensborn», comme le nazisme entendait donner naissance à la supposée «race aryenne»… Cela ne vous fait pas peur ?"

MJ

Posté le 16 février 2009 à 17h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

30 janvier 2009

Ils portent plainte car les médecins refusent de tuer l'enfant

Après s’être vu refuser la possibilité de recourir à une interruption médicale de grossesse (IMG), un couple va saisir le tribunal administratif pour «préjudice moral». Le couple, dont le bébé doit naître vers la fin mars, avait, en effet, demandé une IMG en novembre, après avoir appris que cet enfant serait handicapé. La décision du juge sera regardée de très près dans la mesure où, à l’heure actuelle, aucune liste n’établit le type et le nombre de handicaps susceptibles de donner lieu à une IMG.

I Début novembre 2008, la deuxième échographie (réalisée à la 22e semaine) révèle aux parents que leur bébé naîtra sans avant-bras gauche et avec une clavicule plus longue que l’autre. Ne pouvant plus pratiquer d’avortement (permis jusqu’à la 14e semaine), les parents demandent au centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal une IMG, justifiant :

"Nous ne voulions pas imposer ce handicap à notre enfant. On a fait ce choix parce qu’on l’aime"

Le 29 décembre, la demande est rejetée. Le directeur du centre explique :

"Je reconnais, comme tous mes collègues, l’extrême difficulté qu’il y a eu à trancher ce cas. Toutefois, après avoir accueilli à plusieurs reprises les parents, puis recueilli l’avis d’une vingtaine d’experts, nous avons estimé la demande irrecevable [...] seules les anomalies d’une particulière gravité reconnues comme incurables [peuvent donner lieu à une IMG]"

Les médecins ont estimé que la malformation ne justifiait pas l'avortement et, par ailleurs, qu’elle n’était pas incurable, étant donné les innovations récentes en matière de prothèses. Par-delà ce cas d’espèce, c’est plus largement la question des critères susceptibles d’être retenus par le corps médical face à une demande d’IMG qui se trouve posée. Pour Claude Sureau, ancien gynécologue-obstétricien et ancien président de l’Académie de médecine, il n’est pas souhaitable d’établir une «liste» des malformations susceptibles d’ouvrir droit à un avortement.

Nous avions la mentalité contraceptive, nous avons désormais la mentalité eugéniste.

Michel Janva

Posté le 30 janvier 2009 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

28 janvier 2009

L'eugénisme, une réalité en France

T Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, vient de publier un ouvrage intitulé La trisomie est une tragédie grecque. En 1959, Jérôme Lejeune a découvert la cause du mongolisme, appelé aujourd'hui trisomie 21. Cette révolution scientifique a ouvert la voie à la génétique moderne en créant une nouvelle discipline : la cytogénétique (étude des chromosomes). C'est une grande fierté de la médecine et la recherche françaises. C'est aussi une révolution humaniste qui change le regard sur les personnes handicapées mentales. Dès lors on ne parle plus de mongolisme mais de trisomie 21. Après cette découverte, Jérôme Lejeune n'a eu plus qu'une seule ambition : trouver un médicament pour guérir les personnes trisomiques.

Nous sommes en 2009 et la France dépense 100 millions d'euros par an pour le dépistage et rien pour traiter la trisomie 21. Rien pour traiter ? En France, aujourd'hui, il n'y a aucune politique publique de recherche thérapeutique sur la trisomie 21. Seule existe une politique publique de dépistage. 96% des enfants trisomiques dépistés sont avortés.

L Ainsi, la découverte du Professeur Lejeune s’est retournée contre ceux qu’elle devait servir. Elle est utilisée pour diagnostiquer durant la grossesse les foetus atteints de trisomie 21. Aujourd’hui en France, le dépistage est généralisé, aucune politique publique de recherche thérapeutique n’est mise en place, une dérive eugéniste est amorcée. Jean-Marie Le Méné interpelle les responsables et les citoyens de notre pays et propose des solutions pour changer la situation, à l’aube du débat national sur la bioéthique. Le cinquantième anniversaire de la découverte de la trismoie 21 ne doit pas être seulement une commémoration mais surtout l’invocation d’un avenir tourné vers la découverte du traitement d’une maladie qui touche chaque année 1 naissance sur 700.

Michel Janva

Posté le 28 janvier 2009 à 11h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

08 décembre 2008

Résultats provisoires du Téléthon

Les promesses de dons s'élèvent à 95,2 millions d'euros contre 96,2 millions d'euros promis en 2007. Pour l'instant, ce ne sont que des promesses. L'an dernier, les 96.228.136 euros de promesses de dons avaient abouti à une collecte finale de 102,3 millions d'euros, contre 106,7 millions en 2006. Une baisse sans doute due à l'objection de conscience.

MJ

Posté le 8 décembre 2008 à 11h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

21 novembre 2008

Le Téléthon chez Hervé Mariton

Le Téléthon 2008 se déroulera à Crest, dans la Drôme, dont le maire est l'ancien ministre UMP, Hervé Mariton. Le Dr Doublier-Villette, qui appelle à se rassembler le vendredi 5 décembre à 13 H, sur la place du champ de Mars de Crest, a écrit une lettre ouverte à Hervé Mariton. Extraits :

M Monsieur le Ministre, Je ne peux croire que vous refusiez le débat que je vous propose depuis le mois de septembre à propos des dérives du Téléthon que vous couvrez en acceptant que la ville de Crest soit "ville ambassadrice" du Téléthon pour les régions Auvergne et Rhône-Alpes, les 5 et 6 décembre prochain. Déjà, cet été, dès que j'ai appris la candidature de Crest à ce rôle, je vous avais mis en garde [...]. Les dérives du Téléthon sont maintenant bien connues:

  • expérimentation humaine sur embryons pour obtenir des cellules souches embryonnaires
  • eugénisme par DPI (Diagnostic pré-implantatoire) et DPN (Diagnostic Pré-Natal)

Des savants et des évêques catholiques se sont levés l'an dernier pour dénoncer ces dérives [...]. Le procès que l'AFM (Association Française contre les Myopathies) m'a intenté en diffamation devant la 17ème Chambre correctionnelle de Paris a abouti à ma relaxe [...]

[L]a loi relative à la bioéthique du 6 août 2004 pose solennellement le principe de l’interdiction des recherches sur l’embryon et n’y déroge qu’à la condition expresse que deux dispositions cumulatives soient réunies:«Lorsqu’elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs et à la condition de ne pouvoir être pour- suivies par une méthode alternative d’efficacité comparable, en l’état des connaissances scientifiques » (Art.L. 2151- 5 al. 3 du code de la santé publique). On a compris qu’il est aujourd’hui bien difficile de satisfaire ces deux exigences: aucun résultat probant n’est en vue du côté des études sur l’embryon pendant que la recherche sur les cellules souches induites ou de cordon vole de succès en succès. [...] La concordance frappante entre le respect de l’être humain dans sa phase embryonnaire d’une part et les progrès enregistrés dans le champ des cellules souches adultes d’autre part appelle à une réconciliation entre l’éthique et la science. Le législateur ne saurait l’ignorer au moment de réviser la loi de bioéthique. Bref: le résultat de mon procès comme ces recours gracieux et contentieux sont la preuve que la ville de Crest et donc vous son Maire, s'engagent dans une galère au moment où le vent tourne et où il est indéniable que l'on ne peut soutenir le Téléthon tant que ses dérives continueront. Il faut sauver le Téléthon de ses dérives. Vous ne pouvez pas refuser le débat que je vous propose le 5 décembre à l'heure et au lieu qu'il vous conviendra et avec les conseils que vous choisirez. Le refuser serait une démission de vos responsabilités."

Michel Janva (lettre publiée dans l'hebdomadaire local Le Crestois)

Posté le 21 novembre 2008 à 08h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

18 novembre 2008

Le bien-être est-il une mesure de la vie ?

Lu dans Le Choc du Mois :

"Certains ont des en fants doués et faciles (qu’ils sont énervants !), d’autres des enfants capricieux et lents, ou, plus grave, des enfants handicapés. Jean-Louis Fournier a décidé d’en rire parce que pleurer, ça n’est pas son genre, et qu’il manie le désespoir avec un humour tendrement cynique. D’autant qu’il n’a pas un, mais deux enfants lourdement handicapés [...] Ce livre est un hommage, une déclaration d’amour, d’humour, de tendresse et de regret aus si. Car si les parents ne s’estiment jamais parfaits, les parents d’enfants handicapés n’ont guère que deux choix : devenir des saints, ce qui n’est pas donné à tout le monde, ou se culpabiliser de ne pas donner assez à ces bambins innocents qui ont de la «paille dans la tête». [...]

F Jamais Fournier ne cite la maladie dont sont atteints ces fils qui bavent, qui ne se tiennent pas droit, et qui, à l’arrière de la voiture, répètent indéfiniment : «Où on va papa?». Deux fils qui embrassent tout le monde dans les magasins et prennent chaque jour des tranquillisants. Quel est donc le sens de la vie de ces enfants cabossés et bossus ? Car c’est bien cette question que soulève Où on va papa? une question qui doit se poser à chaque parent d’enfant handicapé, malgré lui. Mais chercher ce sens, c’est simplement chercher le sens de la vie car : «Mathieu n’a pas beaucoup de distractions. Il ne regarde pas la télévision, il n’a pas eu besoin d’elle pour être handicapé mental

La vie a-t-elle un sens pour des enfants handicapés quand le monde tourne autour de l’utilité, de l’argent, de la performance, de la quête du bonheur ? Vous souvenez-vous de Lydie Debaine, acquittée endé but d’année pour avoir noyé sa fille handicapée de 26 ans? Quand elle sortit libre de son procès, sous les applaudissements, c’est bien parce qu’on considère qu’une vie d’handicapé ne vaut pas une vie « normale », car quel juge acquitterait une mère qui a noyé sa fille alors que celle-ci n’a rien à se reprocher? La vie d’un être intelligent vaut-elle plus que la vie d’un con? La vie d’un sprinter contre la vie d’un paresseux? Dans le cas de Lydie Debaine, le magistrat a jugé sous le regard du bonheur, du bien-être: si une vie est un enfer, elle ne vaut rien. Pourtant déjà ou très bientôt, les parents d’enfants handicapés seront regardés comme des coupables, des monstres qui ont donné la vie à des êtres qui n’en profiteront pas, qui vont souffrir. Mais le bien-être est-il une mesure de la vie ?

Un jour, Mathieu est mort, c’était après une opération. Jean-Louis Fournier fut étonné par la douleur qu’il ressentit. Perdre un enfant handicapé n’est pas moins douloureux que de perdre un enfant «normal» [...] Dès qu’un médecin a un doute, il vous propose, non, il vous recommande d’avorter. Peu importe si ce bébé à naître est le fruit d’un amour ; ça n’est pas l’amour qui compte mais bien le bonheur de cet être et, si possible, sa perfection. [...] Une société qui fuit l’imperfection est une société qui fuit l’humanité. [...] A quand une apologie de la faiblesse, de l’innocence, de l’inutile ? [...] Ce livre bouleversant met chacun devant la question fondamentale du sens de la vie. Les faibles nous rappellent que nous sommes des arrogants. Et que tout le monde a sa place sur terre car cette place n’est pas à gagner, elle est et c’est tout."

MJ

Posté le 18 novembre 2008 à 11h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

17 novembre 2008

Le procès de l'Association Française contre les Myopathies

Le Dr Dickès relate le procès intenté par l'AFM au Dr Villette. Extraits :

"Le Dr Christian Doublier Villette a été inculpé pour avoir tenté de dissuader les dons au Téléthon qui d’ailleurs a fait une recette en recul de 4 % cette année. Il avait dénoncé la présentation d’un enfant appelé Bébéthon, comme possiblement guéri alors qu’il était le résultat d’une sélection par le diagnostic préimplantatoire. La partie civile représentée par le directeur de l’Association de la lutte contre la myopathie (AFM) lui reprochait la phrase suivante : «L’AFM ne soigne pas ses malades : elle les élimine…Hitler, dès 1933, ne faisait pas autre chose avec les malades mentaux…». Elle citait en diffamation l’auteur des ces mots diffusés par le site Internet de l’intéressé. Toute vérité n’est certes pas bonne à dire. [...]

Je connaissais à peine Villette quand il m’a demandé de témoigner en sa faveur. Je n’ai pas voulu me défiler. Il fallait que soient réellement dites un certain nombre de réalités concernant l’AFM. C’était le 10 avril 2008. Villette voulait faire de cet épisode judiciaire le procès de l’eugénisme [...] Ceci en tant que médecin, père de myopathe et grand-père de myopathe. Bien sûr je ne représentais que moi-même face aux juges. Mon fils aurait eu 30 ans en juillet prochain. [...] Et l’arrivée du Téléthon a été pour notre famille un immense espoir. A coup sûr, les médecins qui s’occupaient de lui à Necker pensaient et affirmaient qu’un traitement de la maladie allait être trouvé dans les deux ans. Et ceci par la thérapeutique génétique. Or, 13 ans plus tard, notre enfant mourrait. [...] En réalité, le Téléthon avait tout misé sur la recherche génétique. C’était une erreur stratégique. [...] C’est alors que survient l’eugénisme. L’AFM, devant cet échec partait vers la dérive eugénique dénoncée par Villette. Chaque année elle proclamait à grand arroi des « virages fondamentaux » dans la connaissance de la maladie. Et à force de virer elle tournait en rond. La solution pour sortir de ce cercle vicieux était donc la suppression des malades ; laquelle rendrait inutile toute recherche sur la maladie. Ceci se faisant sur trois axes.

  • Le premier était le diagnostic préimplantatoire (DPI) [...] Progrès qui consistait à tamiser les embryons en se débarrassant de ceux qui auraient pu porter la maladie.
  • Mais aussi en affinant le diagnostic prénatal (DPN) qui permet au nom de la loi de supprimer l’enfant dans le sein de la mère y compris la veille de l’accouchement. Lequel est déclenché. Dès que l’on peut, la fontanelle de l’enfant est crevée, le cerveau aspiré, la tête écrasée au forceps. Une boucherie dont l’AFM était désormais le régulateur.
  • Le troisième axe était la recherche sur les cellules souches embryonnaires qui tue des embryons pour en extraire des cellules censées guérir un jour les myopathes. Or cette recherche ne mène à rien. [...] Or l’AFM continuait de les subventionner. Pourquoi ? Ceci au nom de l’idéologie « génétique ». [...] Cette idéologie qui stérilisait les recherches en France. Cette idéologie qui avait mené des recherches sur les gènes et qui maintenant s’orientait vers d’autres recherches qui ne menaient à rien.

Ma conviction était qu’il convenait de chercher des traitements de cette terrible maladie non pas en amont, mais en aval. La mucoviscidose, maladie génétiquement proche de la myopathie était soignée désormais par des antidépresseurs. Deux myopathies étaient soignées désormais par la cyclosporine, immunodépresseur anti rejet, utilisé notamment lors des transplantations d’organes. L’AFM se trompait et nous trompait. Et à la clé de ces erreurs, il y aurait la mort de notre petit fils Antoine. Un grand silence se fait alors de nouveau dans l’aula judiciaire. La Présidente pose alors une question.

- Sans doute voulez-vous dire que l’orientation des recherches de l’AFM aboutira à la mort de votre petit fils ?

- Oui, madame la Présidente. De lui et de tous les enfants qui ont été présentés lors du dernier Téléthon sur les plateaux de télévision et qui servent d’appelants à l’argent du contribuable.

- La partie civile a-t-elle quelque chose à demander au témoin ?

La partie civile baisse la tête. Ne répond rien. Une heure et demie plus tard, le Procureur plaidait la relaxe pour le prévenu, le Dr Doublier-Villette."

MJ

Posté le 17 novembre 2008 à 10h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

07 novembre 2008

Le Diagnostic Pré-Implantatoire (DPI) ou l'eugénisme en marche

Pierre-Olivier Arduin s'inquiète d'une probable extension de la pratique du DPI qui "sera à moyen terme l’instrument technique qui rendra effectifs nos rêves fous de pureté génique" :

0GOOCA1N46YFCA4D2501CA816TEACAET38SJCAUP27W1CA2U44TWCALKN1LZCA2DO183CAX4G15BCAZ2M6EACANQ7HBXCAOCM30KCAQ066NBCAU0OY7CCA0P0YWYCA2JT307CAVICPW0CASFDSLFCA8KYL1R Le diagnostic pré-implantatoire (DPI) est une technique qui permet de dépister des anomalies chromosomiques ou génétiques sur des embryons humains in vitro dans le but de n’implanter dans l’utérus des futures mères que celui ou ceux qui en sont indemnes (...) le DPI intervient de manière très précoce in vitro. Pour l’enfant à naître, il n’y a pas de différence éthique quant à son devenir. En cas de maladie avérée, il est passible dans le premier cas d’interruption médicale de grossesse (IMG) (...). Dans le contexte du DPI, c’est une destruction à plus ou moins brève échéance qui l’attend. En effet, le décret du 6 février 2006 stipule que les embryons rejetés par DPI peuvent être livrés aux équipes scientifiques qui en font la demande auprès de l’Agence de biomédecine (...)

Un document de travail publié en octobre par le Sénat veut faire le point sur le DPI avant la révision de la loi de bioéthique en passant au crible les dispositions législatives de neuf pays européens. On y apprend ainsi que cette pratique ne va nullement de soi puisque des États, et non des moindres, à l’instar de l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie ou la Suisse – soit presque la moitié des nations étudiées – la prohibent strictement sur leur territoire. En ce qui concerne la France, les sénateurs rappellent que « la nature du DPI – il entraîne une sélection des embryons – justifie que cette pratique soit encadrée de façon très stricte ». L’eugénisme sous-jacent est ici visé à mots couverts ; mais pour les sages, la situation demeure bien sous contrôle puisque la loi de bioéthique du 29 juillet 1994 l’autorise « à titre exceptionnel » (...)

70AGCASLXOD3CAU899JBCAFHPQ67CADU8GDMCAJKRGSKCAOSAH0UCA9K3IF7CAGUWKD2CA30RGM1CA48HQ0LCAYSW4N7CAG0MSUECAR3W3OVCAEZFOGJCA1SW6ABCAKGUNC6CA066FBKCAYRCLX8CAWD5MWD Or le caractère soi-disant exceptionnel de cette pratique est en train d’être totalement remis en cause par les scientifiques. Et pourrait être rapidement balayé d’un revers de main (...) C’est Jean-Yves Nau, dans l’édition du Monde datée du 26 octobre, qui nous apprend que la quête génétique de l’enfant parfait via le DPI est en train de franchir un nouveau cap. Le professeur londonien Alan Handsyde (...) a révélé la mise au point avec son équipe une nouvelle technique (...) Il assure que cette étude génétique ultraperformante sur une seule cellule prélevée dans un embryon (...) lui permet d’identifier toutes les caractéristiques associées à une prédisposition au diabète, à des maladies cardiovasculaires ou neurodégénératives (...)

On aboutirait ainsi à une mainmise génétique coercitive sans précédent sur l’être humain par la médiation des techniques de procréation artificielle. Comment les responsables publics résisteront aux pressions tout à la fois des scientifiques et des opinions publiques majoritairement favorables à la sélection des enfants naître ? Le verrou réglementaire initial – caractère exceptionnel, maladies gravissimes, certitude de la pathologie,… – qui avait permis de rendre plus acceptable le principe même du DPI, n’est-il pas voué à sauter ?"

Philippe Carhon

 

Posté le 7 novembre 2008 à 00h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

04 novembre 2008

Mettre au monde des enfants sourds, par choix

Voilà un autre aspect tout aussi révoltant de l'eugénisme : sélectionner des embryons, non pas parfaits, mais atteint d'un handicap. Pour qu'il soit comme ses parents.

MJ

Posté le 4 novembre 2008 à 17h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

26 octobre 2008

Le DPI est un eugénisme

Jean-Yves Nau s'inquiète des progrès du diagnostic pré-implantatoire permettant la sélection des futurs embryons qui seront fécondés in vitro :

D "[U]ne équipe de chercheurs britanniques a mis au point une technique permettant de déterminer de multiples caractéristiques de prédispositions à de nombreuses affections à partir de l'analyse d'une seule cellule embryonnaire. [...] Cette perspective vient bouleverser le cadre dans lequel la sélection génétique embryonnaire avait jusqu'à présent été développée et autorisée. Elle relance aussi de manière spectaculaire la controverse éthique sur l'usage qui peut ou non être fait de cette pratique, que certains qualifient d'"eugéniste", et sur la quête de l'"enfant parfait". [...]

En France, le DPI a été mis en oeuvre il y a moins de dix ans au terme d'une longue polémique. En quelques années, le nombre des affections pouvant être identifiées n'a cessé de croître. [...] Seuls trois centres spécialisés en procréation médicalement assistée et en biologie de la reproduction sont autorisés à mettre en oeuvre le DPI, qui aboutit en France à quelques dizaines de naissances par an. La loi de bioéthique de 2004 prévoit en outre que cette technique puisse être mise en oeuvre à titre expérimental en vue de la conception d'un enfant indemne de la maladie génétique recherchée et susceptible de soigner de façon décisive son aîné malade grâce aux cellules souches prélevées à partir du sang de cordon ombilical. Ces derniers temps, une nouvelle question éthique avait commencé à être soulevée : celle de savoir si l'on pouvait ou non élargir cette pratique à la recherche de la prédisposition génétique à certains cancers du côlon, du sein ou de l'ovaire [...]

Un consensus avait ensuite été trouvé, une mission officielle estimant qu'aucune modification de la loi de bioéthique n'était nécessaire pour que cette pratique puisse être mise en oeuvre [...]. Roselyne Bachelot, ministre de la santé, avait toutefois tenu à préciser que la question devrait être abordée sur le fond en 2009, dans le cadre des débats préparatoires à la révision de la loi de bioéthique de 2004."

MJ

Posté le 26 octobre 2008 à 22h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

18 octobre 2008

Les évêques espagnols dénoncent la mise à mort d'enfants innocents

et non seulement la naissance d'un enfant-médicament. La dépêche AFP n'en dit guère plus, voire tombe dans la caricature :

"Les évêques espagnols, qui suivent le ligne conservatrice du Vatican en matière de droit à la vie, estiment que, loin d'être un "progrès scientifique", cette naissance a "réduit la dignité de la personne à une simple valeur utilitaire".

Alors que le monde scientifique se pâme - à juste titre sans doute - devant les 24 premières heures de vie (sic) d'un poisson-zèbre, on tue sans état d'âme des enfants de la même tranche de vie, voire plus âgés. Il faudrait admettre que les poissons vivent dès la conception, mais pas les humains.

L'AFP ne nous livrant presque rien des propos des évêques espagnols, heureusement, jeudi, Benoît XVI nous rappelait l'essentiel des relations entre la foi et la raison dans son discours inaugural du congrès organisé par l'Université pontificale du Latran à l'occasion du dixième anniversaire de l'encyclique de Jean-Paul II "Fides et ratio" :

"La découverte et le développement des sciences mathématiques, physiques, chimiques et des sciences appliquées sont le fruit de la raison et expriment l'intelligence avec laquelle l'homme réussit à pénétrer dans la profondeur de la création. La foi, pour sa part, ne craint pas le progrès de la science et les développements auxquels ses conquêtes conduisent lorsque celles-ci sont finalisées à l'homme, à son bien-être et au progrès de toute l'humanité (...)

Il arrive cependant que les scientifiques n'orientent pas toujours leurs recherches vers ces objectifs. Le gain facile ou, pire encore, l'arrogance de remplacer le Créateur jouent parfois un rôle déterminant. Il s'agit d'une forme d'hybris de la raison, qui peut assumer des caractéristiques dangereuses pour l'humanité elle-même.  La science, par ailleurs, n'est pas en mesure d'élaborer des principes éthiques ; elle peut seulement les accueillir et les reconnaître comme nécessaires pour faire disparaître ses éventuelles pathologies.

La philosophie et la théologie deviennent, dans ce contexte, des aides indispensables avec lesquelles il faut se confronter pour éviter que la science n'avance toute seule sur un sentier tortueux, plein d'imprévus et qui n'est pas dépourvu de risques. Cela ne signifie pas du tout  limiter la recherche scientifique ou empêcher la technique de produire des instruments de développement ; cela consiste plutôt à garder en éveil le sens de responsabilité que la raison et la foi possèdent à l'égard de la science, pour qu'elle demeure dans le sillon de son service à l'homme".

Lahire

Posté le 18 octobre 2008 à 16h16 par Lahire | Lien permanent

17 octobre 2008

Lorsque le Figaro découvre la dérive eugéniste

Dans un article intitulé "L'enfant parfait ou la tentation de l'eugénisme", Martine Perez, chef de service à la rubrique Sciences du Figaro semble (enfin) découvrir les risques de la dérive eugéniste maintes fois dénoncés par l'Eglise, les associations pro-vie et de nombreux médecins et scientifiques :

"La tentation d'eugénisme sur la base de critères génétiques - attisée par des firmes désireuses d'inonder le marché de tests de dépistage -, ne doit pas être négligée (...)

Enfin, il est clair que la possibilité de dépister encore plus simplement les fœtus trisomiques pour tous les couples qui le souhaitent (c'est-à-dire l'immense majorité), pourrait contribuer à réduire un peu plus encore la tolérance de la société vis-à-vis des personnes handicapées, que l'on a déjà tendance à cacher, ignorer, exclure. Il y a des familles qui choisissent d'élever avec amour leurs enfants trisomiques. Il y a des éducateurs qui consacrent beaucoup d'énergie à la socialisation de ces personnes. Il y a des chercheurs qui œuvrent à la mise au point de traitements destinés à la trisomie. Il y a des associations qui se battent pour avoir plus de moyens à leur offrir. Malgré les avancées du dépistage, leur rôle dans la lutte contre l'eugénisme et pour la tolérance, quoiqu'en disent certains, reste exemplaire."

Cet article est une bonne nouvelle. En effet, si c'est écrit dans le Figaro, on va finir par y croire...

Philippe Carhon

Posté le 17 octobre 2008 à 01h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

15 octobre 2008

Eugénisme en Espagne

Le premier bébé-médicament est né en Espagne. Il a été sélectionné génétiquement pour tenter de guérir son frère

MJ

Addendum 20h40 : L'Osservatore Romano a réagit :

"L'Espagne, ces temps-ci est à l'avant-garde de toutes les décisions les plus discutables en matière de bioéthique [...] à partir du moment où la sélection a été faite (...) pour soigner un frère déjà né, beaucoup la considèrent comme éthiquement acceptable. [Mais en acceptant la sélection d'embryons, les parents] ont sacrifié d'autres enfants possibles. Il ne s'agit pas d'une action altruiste, mais, ni plus ni moins, d'un acte d'eugénisme et donc en tant que tel condamnable. [En outre la maladie d'Andrès] n'est pas mortelle, mais le contraint à une vie difficile car on doit lui changer son sang tous les quinze ou trente jours".

Posté le 15 octobre 2008 à 16h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

08 octobre 2008

L’amniocentèse peut compromettre la grossesse

Des chercheurs américains ont mis au point un nouveau test prénatal destiné à détecter la trisomie 21. Cette nouvelle méthode mise au point par des chercheurs de l’Université de Stanford en Californie et de l’Institut médical Howard Hughes, permet de réaliser une analyse génétique à partir d’un simple échantillon de sang de la mère. Et d'accroître l'eugénisme. Mais voici ce que déclare aussi l’obstétricien-gynécologue Yair Blumenfeld, coauteur de cette étude :

"Jusqu’à présent, avec les tests existants, les femmes enceintes risquaient de compromettre leur grossesse."

Les tests prénataux actuels, comme l’amniocentèse, nécessitent en effet d’insérer une aiguille dans l’utérus, ce qui peut déclencher une fausse-couche (50% de risque). Une réalité trop peu rappelée.

Michel Janva

Posté le 8 octobre 2008 à 06h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

20 septembre 2008

Google et Microsoft font de la publicité pour des produits permettant de connaître le sexe d'un bébé

Les géants de l'internet Google et Microsoft ont retiré de leur portail en Inde des publicités vantant des produits et techniques permettant de déterminer le sexe d'un enfant à naître, sur injonction de la justice indienne, qui les avait enjoint en août de retirer de leur portail ces publicités illégales dans le pays. En Inde, les parents préfèrent avorter si c'est une fille.

Google a indiqué dans un communiqué :

"En Inde, nous n'autorisons pas de publicités pour des produits permettant de déterminer le sexe avant la naissance. Nous prenons les lois du pays très au sérieux".

Autrement dit, ces publicités pour l'eugénisme sont visibles ailleurs.

Michel Janva

Posté le 20 septembre 2008 à 14h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

01 septembre 2008

L'eugénisme honoré en Grande-Bretagne

Après le Canada et la France, c'est l'Angleterre qui célèbre ses militants pro-mort.

MJ

Posté le 1 septembre 2008 à 22h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

16 juillet 2008

Horreur

Une femme de 64 ans a étranglé son fils âgé de 33 ans, polyhandicapé moteur et cérébral, dont elle s'occupait seule depuis la mort de son mari. Son avocat explique :

"Elle ne pouvait plus s'occuper de lui, mais elle ne supportait pas l'idée qu'une institution le prenne en charge. Elle s'en était occupé toute sa vie et s'en sentait dépossédée".

MJ

Posté le 16 juillet 2008 à 15h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

11 juillet 2008

Rebondissement dans l'affaire Perruche : préjudice d'être né

Marie-Noëlle Lallement a obtenu de la Cour de cassation, mardi 8 juillet, le bénéfice d'une indemnisation intégrale de son préjudice après la naissance d'un de ses fils, dont le handicap n'avait pas été détecté pendant la grossesse. Dans un arrêt qui devrait faire jurisprudence, la haute juridiction a estimé que les dispositions de la loi dite "anti-Perruche" du 4 mars 2002, qui exclut tout "préjudice du seul fait de la naissance", ne s'appliquent pas aux enfants nés avant son entrée en vigueur. Cette décision devrait conduire d'autres familles à faire valoir leur droit à réparation. Historique des faits :

  • En 1994, Mme Lallement a accouché de jumeaux, l'un mort-né, l'autre atteint d'une malformation cérébrale gravissime. Pendant sa grossesse, les médecins l'avaient prévenue que l'un de ses enfants n'était pas viable, mais ils n'avaient pas détecté le handicap du second, privant ainsi Mme Lallement de la possibilité de tuer son enfant par avortement.
  • En 2000, la Cour de cassation a accordé une indemnisation personnelle à un enfant né handicapé des suites d'une erreur médicale. Cette décision -l'arrêt Perruche- avait créé une vive polémique, créant le préjudice d'être né.
  • Le 4 mars 2002, le Parlement a mis fin à la jurisprudence Perruche par une loi.
  • En 2003, dans l'affaire Lallemant, la justice a reconnu que le gynécologue et l'échographiste avaient commis des "fautes caractérisées". Mais elle n'a indemnisé les époux Lallement qu'en vertu de leur préjudice moral : la compensation du préjudice découlant du handicap, qui donne lieu aux plus fortes indemnités, est interdite depuis la loi dite anti-Perruche.
  • En 2005 La disposition rétroactive de la loi anti-Perruche a été jugée contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, qui a condamné le principe de non-rétroactivité de l'anti-arrêt Perruche.

Aujourd'hui, la Cour estime que toutes les familles dont les enfants sont nés avant l'adoption de la loi, en 2002, pourront demander une réparation intégrale de leur préjudice.

Michel Janva

Posté le 11 juillet 2008 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

08 juillet 2008

Les progrès spectaculaires de l'eugénisme

Voilà un titre un peu violent, non ? Mais il sonne mieux que celui du Figaro, qui se réjouit des "progrès spectaculaires du dépistage" prénatal. Dépistage qui permet d'éliminer sans procès les bébés porteurs de la trisomie 21. Comme Gènéthique, on préfèrerait lire :

"les progrès spectaculaires de la recherche thérapeutique pour les enfants trisomiques"

Ce serait alors de la médecine.

Michel Janva

Posté le 8 juillet 2008 à 17h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

21 juin 2008

Exception d'euthanasie pour les nouveaux nés : le glissement vers l'infanticide!

Une commission parlementaire sous la direction de monsieur Leonetti est chargée d'évaluer la loi de 2005 relative aux droits des malades en fin de vie (appelée aussi Loi Leonetti). Dans le cadre de cette mission d'évaluation, les professeurs Simeoni et Betremieux ont été auditionnés le 11 juin au sujet des nombreux problèmes éthiques se posant dans les services de réanimation en néonatalité. Outre l'intérêt de ces discussions qui n'ont pas éludé les questions des contradictions entre l'avortement thérapeutique et la réanimation des grands prématurés, nous avons pu constater la montée en force de la notion d'intentionnalité qui semble être désormais le critère de jugement éthique par excellence.

Mais ce fut également l'occasion d'entendre monsieur Léonetti affirmer :

"Si je pense, et honnêtement c'est ce que je pense, que cet enfant ne doit pas vivre parce que sa vie est végétative et que mon devoir n'est pas de le remettre dans les mains de sa famille avec un poids, un charge, une vie de qualité tellement médiocre que ce n'est pas une vie humaine."

Réflexion qu'il poursuivra en affirmant que si l'arrêt des traitements n'entraine pas la mort du nouveau né, l'attitude devrait être "d'aller jusqu'au bout de mon intentionnalité et de faire en sorte que cette "mauvaise vie" ne soit pas vécue".

Ou encore de dire que s'il est nourri par sonde gastrique et qu'on s'aperçoit qu'il aura une "qualité de vie tellement médiocre que ce n'est pas un vie humaine" il faut arrêter l'alimentation. Car l'alimentation peut désormais être considéré "comme un soin trop obstiné" ce qui permet au professeur Siméoni d'affirmer que les cas délibérés de mettre fin de manière intentionnelle à la vie de l'enfant se réduisent à l'exception puisqu'arrêter l'alimentation de l'enfant n'est pas une manière délibérée de mettre fin à la vie de l'enfant!... C'est quoi alors??

Entendre celui qui est chargé de mener cette commission d'évaluation tenir de pareils propos (et j'en passe) n'augure rien de bon quant à l'objectivité de son travail et aux résultats de cette mission. Le travail de lobying de l'ADMD porte du fruit et un fruit particulièrement empoisonné!

L'écoute de cette audition montre s'il en était besoin que l'on s'oriente de plus en plus vers l'infanticide en se basant sur le principe "qu'il est possible de défaire ce que j'ai fait si je m'aperçois qu'en réanimant une personne, celle-ci aura de séquelles trés graves". C'est la chosification de la personne humaine. Monsieur Léonetti trés influencé par monsieur Kahn affirmant que finalement cette vie n'a pas commencé que ce n'est donc pas un acte euthanasique!

"Je lui ai donné sa chance d'être une vie humaine, je n'y suis pas parvenu, j'empêche que ce soit une vie inhumaine!"

Et c'est ainsi que le principe eugénique avance, désormais même après la naissance, la vie d'un être humain ne serait plus une vie humaine si elle ne satisfait pas un certain nombre de critères définis par...Par qui d'ailleurs?... L'État?...

François Tievre

Posté le 21 juin 2008 à 13h26 par Veri | Lien permanent | Commentaires (4)

03 juin 2008

Elle aurait préféré sa fille morte : elle est déboutée

Annie Amouriq réclamait 6,5 millions d'euros au CHU de Châteauroux, lequel avait réanimé sa fille Elodie, aujourd'hui âgée de 26 ans et lourdement handicapée, contre son avis et celui de son mari. Conformément à la demande du Commissaire du gouvernement, aucune charge n'a été retenue contre le CHU qui devra seulement payer les frais d'expertise.

Michel Janva

Posté le 3 juin 2008 à 15h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

11 avril 2008

Nouveau pas vers l'eugénisme

Mise en place à l'initiative de l'Agence de la biomédecine et de l'Institut national du cancer, la mission dirigée par le Dr Dominique Stoppa-Lyonnet a publié mercredi son rapport sur les champs d'utilisation du diagnostic ou dépistage préimplantatoire (DPI). Le DPI est une sélection embryonnaire qui se fonde sur l'analyse de certains éléments du patrimoine génétique d'embryons conçus in vitro. Seuls les embryons non porteurs de l'anomalie génétique recherchée sont réimplantés dans l'utérus de la mère. Le recours au DPI est possible pour dépister uniquement des pathologies "d'une particulière gravité" et "incurables au moment du diagnostic".

La question auquel était chargé de répondre ce rapport était de savoir s'il est possible d'étendre l'utilisation du DPI à des prédispositions (comme les cancers du côlon, du sein ou de l'ovaire), c'est-à-dire des pathologies dont il est probable qu'elles surviennent un jour. D'après les auteurs de ce rapport,

"aucune modification de la loi de bioéthique n'est nécessaire pour que cette pratique puisse continuer, dès lors qu'une série de précautions techniques seront prises par les équipes spécialisées et que les couples concernés seront informés et associés à la décision".

L'Agence de la biomédecine a exprimé un "avis favorable".

Michel Janva

Posté le 11 avril 2008 à 16h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Le procès du Téléthon

Yves Daoudal nous livre son compte-rendu du procès intenté par l'AFM au Dr Villette. Très intéressant.

MJ

Posté le 11 avril 2008 à 12h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

08 février 2008

Chronique de l'inhumanité

Des chercheurs britanniques auraient créé un embryon humain en mélangeant l'ADN de deux femmes et d'un homme. Les chercheurs ont utilisé des embryons normaux créés in vitro à partir d'un homme et d'une femme, qui, elle, présentait des anomalies mitochondriales. Puis, ils ont injecté à l'intérieur de cet embryon, une partie du cytoplasme prélevé dans l'ovule d'une autre femme indemne de toute affection mitochondriale.

Les embryons se sont développés pendant 5 jours et ont ensuite été détruits. Tués est le mot juste.

Michel Janva

Posté le 8 février 2008 à 18h06 par Le Salon Beige | Lien permanent

21 novembre 2007

Les bébés médicaments et la destruction des embryons

EmbryonLu sur Génétique.org :

" Au cours du 6ème Congrès espagnol de bioéthique qui se tenait la semaine dernière à Valence, Justo Aznar, directeur de l'Institut des Sciences de la vie de l'université Saint Vincent, a rappelé que pour avoir un "bébé-médicament", plusieurs tentatives étaient inévitables.

Le taux de succès d'obtention d'un "bébé médicament" se situe entre 1 et 3%, ce qui signifie que pour obtenir un, deux ou trois "bébés médicaments", il faut détruire 100 embryons humains.

Pour lui, ce sont des chiffres que les parents doivent connaître avant d'entamer un tel processus."

Philippe Carhon

Posté le 21 novembre 2007 à 19h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

19 novembre 2007

Ian Wilmut renonce au clonage d'embryons humains

CpsGénétique.org et Zénit nous apprenne que le scientifique britannique Ian Wilmut, à l'origine de la brebis Dolly, premier clone de mammifère obtenu à partir d'une cellule d'animal adulte en 1996, abandonne ses recherches sur le clonage au profit de la production de cellules souches sans embryon.

Ian Wilmut renonce à exploiter la licence obtenue il y a deux ans pour cloner des embryons humains afin de suivre les pas du Japonais Shinya Yamanaka, professeur à l'université de Kyoto, qui a créé des cellules souches à partir de morceaux de peau de souris sans embryon. Selon le professeur, la technique de Yamanaka offre une alternative prometteuse, en levant des obstacles techniques et éthiques car il s'agit d'une technique "plus facile à accepter socialement" tout en étant "extrêmement passionnante et étonnante."

L'AFP souligne que " les Etats-Unis ont limité les financements fédéraux pour la recherche sur les cellules souches et le président George W. Bush a apposé son veto sur un projet de loi qui avait pour but de développer cette recherche, au nom de la protection de la vie humaine".

Philippe Carhon

Posté le 19 novembre 2007 à 22h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Quand des militants UMP disent NON au Téléthon...

000000013809Le site Catholiques de l'UMP, qui était apparu durant la campagne présidentielle, s'engage à propos du Téléthon et explique "pourquoi il faut dire non, sans mauvaise conscience":

" Mais nous autres Chrétiens nous savons que ce qui compte, ce qui au final aura de la valeur c'est d'une part la fidélité à ce que nous croyons être Vrai et d'autre part ce que nous aurons fait dans le secret de notre coeur, comme le dit l'Evangile. (Matthieu 6, 2)

Sur ces deux seuls arguments il paraît clair que nous devons résister, sans violence mais avec fermeté. Chacun pourra faire un autre usage de son don, par exemple pour la Fondation Jérôme Lejeune qui oriente, dans le respect de l'être humain, ses recherches sur les maladies de l'intelligence."

Nous ne pouvons que les féliciter d'un tel engagement et les inciter à contacter les milliers de maires UMP qui s'apprêtent à accueillir et financer aux frais de leurs contribuables les manifestations du Téléthon pour les en dissuader...

Philippe Cahon

Posté le 19 novembre 2007 à 19h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)


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