04 décembre 2016

Téléthon : à défaut de soigner, les scientifiques trient les bébés

Dans son journal de vendredi, TV Libertés évoque le Téléthon (à partir de 20mn25), sans complexe :

Posté le 4 décembre 2016 à 18h36 par Michel Janva | Lien permanent

03 décembre 2016

Un peu de folie prométhéenne

Un comité d'experts britanniques vient de donner son feu vert à la conception de bébés issus d'une fécondation à trois parents. Cette technique de conception médicalement assistée avait été approuvée par les députés britanniques en février 2015. La décision doit encore recevoir l'aval de l'Human fertilisation and embryology authority (HFEA), l'organisme chargé de bioéthique, dont une réponse positive est attendue le 15 décembre.

Cette fécondation consiste à transférer l'ADN du noyau de l'ovule maternel dans l'ovule énucléé d'une donneuse "saine". Le nouvel ovocyte est ensuite fécondé par le sperme paternel et réimplanté chez la future mère. 

Que ne ferait-on pas pour avoir des bébés parfaits...

Posté le 3 décembre 2016 à 19h50 par Michel Janva | Lien permanent

25 novembre 2016

De la contraception à l'utérus artificiel : que va devenir la femme ?

Laetitia Pouliquen, auteur de Femme 2.0, Féminisme et Transhumanisme : quel avenir pour la femme ?, répond au Salon Beige :

Femmes2-OLe Défenseur des droits Jacques Toubon s'est prononcé lors d'un colloque à Paris pour la reconnaissance par la France de la filiation du parent non biologique d'un enfant né d'une mère porteuse à l'étranger. Malgré les diverses déclarations gouvernementales, nous voyons bien que rien n'est fait contre pratique. Croyez-vous que, in fine, la légalisation de la Gestation pour autrui soit inéluctable ?

Inéluctable non, certainement pas. D’ailleurs, la population française n’adhère pas à cette forme d’instrumentalisation du corps de la femme et encore moins, à la vente d’un enfant. La GPA n’est autre qu’un esclavage des temps modernes pour produire des enfants dans l’appareil productif de femmes pauvres. Et l’esclavage a bien été aboli !

Pour lors, ce qui est évoqué est la reconnaissance de filiation, ce qui encourage honteusement la GPA, explicitement interdite en France. Cependant, des faisceaux convergents d’initiatives politiques tendant vers l’obligation de la reconnaissance de la filiation ont de quoi nous inquiéter : 

  • la Circulaire Taubira
  • les récents arrêts de la CEDH condamnant la France
  • le rapport législatif du Parlement Européen In’t Veld pour imposer une définition européenne des droits fondamentaux
  • le règlement Cavada pour une coopération européenne sur les régimes matrimoniaux et patrimoniaux
  • les travaux de la Conférence de la Haye sur les Conventions Internationales de Maternité de Substitutions. 

Pourtant, comme La Manif Pour Tous n’a cessé de l’affirmer, les enfants « fantômes de la République française » n’existent pas. Ils ont un état de naissance qui est le pays où ils sont nés de mère porteuse. Le parcours administratif pour naturaliser cet enfant ramené illégalement en France n’est pas simple, et c’est bien normal pour décourager les parents acheteurs de l’enfant.  Ce qui est sûr c’est que pour interdire les filiations « bidons », comme les appelle Ludovine de la Rochère, le plus efficace serait l’abrogation de la loi Taubira ! Le marché de la GPA est juteux et international : on s’inscrit dans un mouvement de mondialisation de l’économie de marché que rien n’arrête.  Et les enfants et les mères porteuses sont les premières à en pâtir. Comment un enfant peut-il se construire avec six parents (deux parents commanditaires, deux éventuels parents donneurs de gamètes, et la mère porteuse et son compagnon ou mari) déclaré dans deux pays à l’état civil : son état de naissance et son état de résidence, comme le préconise la Conférence de La Haye pour contourner la difficulté juridique de la reconnaissance de filiation? 

L’enfant sans parent et sans pays ne pourra être qu’un déraciné, un déshérité, un hors-sol. De la maternité éclatée naît l’enfance éclatée.

Vous évoquez dans votre ouvrage l'arrivée de l'utérus artificiel. Croyez vous en la généralisation de cette pratique qui relève encore aujourd'hui de la science-fiction ?

J’aimerais pouvoir vous affirmer avec certitude que l’embryon puis le fœtus ne survivraient pas à une gestation hors du corps de la mère, par manque de liens psychologiques mais je ne le peux. 

L’ectogénèse (grossesse dans un utérus artificiel) est souhaitée par les lobbys féministes et homosexuels pour d’évidentes raisons : pour les uns, la maternité est un joug insupportable et une inégalité en termes d’épanouissement personnel et professionnel et pour les autres, une discrimination à l’égard de l’homme qui souhaite avoir son enfant à lui, pour le materner, l’allaiter etc. Au-delà des revendications, nous savons que certains laboratoires de recherche américains, entre autres, sont assidus dans la mise en œuvre de cette pratique pour la prouesse technologique, la notoriété et le chiffre d’affaires qui en découleraient. Barbara Coello, économiste à la Banque Mondiale, a fait des recherches après avoir été le témoin d’expériences illégales d’utérus artificiel sur des bébés, ainsi que des rats de laboratoire. Elle a observé que des laboratoires de recherche font du recrutement par internet, en toute illégalité, pour « disposer » de bébés sur le point d’être expulsé de l’utérus maternel et menacés de mort pour diverses raisons médicales. Exploitant le désarroi des mères, ils leur promettent de tout faire pour sauver leur enfant et a minima, de faire avancer la science. Ces enfants sont tous morts sans explication.

La recherche sur l’embryon est autorisée jusqu’à 14 jours de développement en laboratoires dans la plupart des pays. À l’autre bout de la « chaîne de production », l’enfant prématuré survit de plus en plus tôt. L’enfant le plus jeune ayant survécu à une naissance accidentelle prématurée avait 17 semaines. De plus, une petite fille a récemment passé 20 minutes hors du corps de sa mère pour subir une opération chirurgicale durant laquelle on lui enlevé une grosse tumeur qui présentait une menace pour sa vie. Elle a, à l’issue de l’opération, été replacée dans le sein maternel et est née en pleine santé. Cette externalisation de la grossesse paraît donc de plus en plus palpable et faisable. 

Pour finir, le Professeur Atlan dans son ouvrage de référence L’Utérus Artificiel, avance le fait que chaque grossesse est particulière et s’ajuste à une variété infinie de conditions, ce qui démontrerait la capacité du fœtus à s’adapter rapidement aux nouveaux environnements, sans conséquence. Il affirme aussi que la machine pourrait produire des mouvements, des sons, que les parents pourraient parler et chanter à l’enfant et qu’ainsi l’interaction psychologique et sensorielle avec les deux parents serait assurée.

Je crois au contraire qu’aussi bien dans la GPA qu’avec l’utérus artificiel, la séparation biologique, psychologique, cognitive et spirituelle profonde entre la mère et l’enfant produit de très lourdes conséquences sur l’enfant lui-même et pour les générations à venir. 

Pour conclure, j’aimerais donner le mot de la fin à Helen Hung-Ching Liu. Professeur de Médecine Reproductive à la Clinique d’Obstétrique et de Gynécologie de l’Université Médicale de Weill Cornell, elle testa en laboratoire l’implantation d’embryons surnuméraires dans un utérus externe pendant de nombreuses années, et parvint finalement à en implanter et les faire vivre pendant cinq jours dans un endomètre artificiel. Elle finit par arrêter ses expériences pour des raisons éthiques, reconnaissant que ces expériences posaient des questions morales. Elle justifiera sa décision ultérieurement, par le fait qu’elle observait que le dialogue mère-enfant n’était pas seulement hormonal ou circulatoire. Selon elle, il repose sur les expériences psychologiques et sensorielles de deux êtres humains. Après avoir cherché la réussite technique, elle nous pose finalement les questions essentielles : « Les humains sont-ils uniques ? Sans relation avec sa mère, un être humain sera-t-il encore une personne ? » 

A l'origine de toutes ces dérives, vous évoquez la contraception et le caractère considérable du marché de la pilule contraceptive. Pensez-vous que l'encyclique de Paul VI, Humanae Vitae, sur ce sujet reste d'actualité et si oui, comment pouvons-nous lutter pour redonner à la sexualité sa véritable finalité ?

La contraception est en effet le premier élément du chaînon « procréatique ». Il m’a semblé intéressant de mettre en lien, dans mon livre Femme 2.0, entre le refus du jaillissement d’une vie potentielle de manière cyclique qui prélude à l’usage d’un contraceptif chimique et le refus de l’infertilité justifiant le recours à la PMA et la GPA. Dans Femme 2.0, je mets en lumière la progression historique, culturelle et technique de la pilule vers l’eugénisme et l’externalisation de la grossesse. 

Oui, l’encyclique Humanae Vitae fut prophétique car le pape Paul VI entrevoyait déjà les méfaits du tout contraception ; et oui, sa position reste d’actualité car on constate bien que le nombre d’IVG (40% des françaises avorteront une fois dans leur vie, deux fois plus qu’en Allemagne) ne baissent pas malgré l’usage massif de la pilule (contraception, pilule sans règle, pilule du lendemain…).

De la même manière, Saint Jean Paul II fut lui aussi prophète en dénonçant dans Evangelium Vitae la dissociation causée par la création d’embryon sur une paillasse de laboratoire de l’acte sexuel fécondant et l’eugénisme qu’elle permet. J’avoue qu’à l’époque, je ne comprenais pas les fondements de sa pensée mais aujourd’hui, tout s’éclaire : les parents deviennent externes au processus de fécondation, les biologistes « produisent » 19 embryons pour donner naissance à un enfant conçu in vitro et le nombre d’embryons cryogénés et en attente de leur sort dans les congélateurs du CECOS français est en constante augmentation. 

Et le pire reste à venir : l’eugénisme de conformité pour donner naissance à un enfant parfait et correspondant à la norme social et sanitaire, ainsi que la modification du génome nous mènent à un monde où la femme ne sera plus qu’une productrice de gamètes et n’aura plus besoin de se donner ni de « payer directement le prix de cet engendrement commun où se consomment littéralement les énergies de son corps et de son âme », comme le dit Saint Jean Paul II dans sa lettre aux femmes, Mulieris Dignitatem.

L’avenir de la femme est-elle la Femme 2.0 ? Espérons que non et protégeons la maternité biologique, « djihad » d’amour de la femme.

Posté le 25 novembre 2016 à 10h05 par Michel Janva | Lien permanent

21 novembre 2016

L’expo photo «Extraordinaires» réunit les portraits d’enfants et adultes trisomiques

A Toulouse. Elle ne sera visible que le samedi 26 novembre, date de la Journée mondiale de la trisomie 21, à la salle San subra (Saint-Cyprien). 

Posté le 21 novembre 2016 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

17 novembre 2016

Qui sera le Mike Pence français ? 96% des enfants détectés trisomiques avant leur naissance sont avortés

Posté le 17 novembre 2016 à 23h21 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2016

Lundi 21 novembre à 20h30 : soirée Jérôme Lejeune à Orléans

Les Veilleurs d'Orléans communiquent ce qui suit :

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Posté le 7 novembre 2016 à 10h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 octobre 2016

Nantes : bientôt un restaurant tenu par des personnes trisomiques

Ce restaurant s'appellera Le Reflet et ouvrira avant Noël dans le centre de Nantes. Ce restaurant emploiera six personnes handicapées. Flore Lelièvre, 26 ans, initiatrice du projet, a répondu aux questions de Ouest-France :

P1D3068294G_px_640_Comment est né ce projet ?

C'était mon idée de travail de fin d'étude à l'école Pivaut où j'ai obtenu mon diplôme d'architecte d'intérieur. J'avais imaginé un lieu où les trisomiques puissent travailler et être intégrés dans la société, comme tout le monde. Mon grand frère est handicapé. Lors des portes ouvertes de l'école, beaucoup de gens m'ont dit : faut y aller ! L'idée a fait son chemin, mon prof est devenu mon associé. Un an et demi plus tard, on a créé l'association Trinôme 44 et puis la société anonyme Le Reflet, qui sera le nom du restaurant.

Comment fonctionnera cet établissement ?

Au début, il emploiera deux cuisiniers et quatre serveurs trisomiques. On les appelle nos salariés extra-ordinaires. Ils travailleront avec un chef cuisinier et un gérant, ordinaires. Ils ne feront pas plus d'un service par jour et auront un contrat de 24 heures par semaine, avec un salaire comme tout le monde, au minimum le Smic. Une fois par mois, un chef cuisinier de la région viendra créer son menu dans le restaurant, qui aura 36 couverts midi et soir.

Vous avez prévu tout de même quelques adaptations ?

J'ai inventé des assiettes où sont moulées des empreintes qui assurent une plus grande stabilité et une meilleure assurance au serveur avec une motricité fine peu développée. Sur les tables, des visuels avec des codes couleurs permettront aux clients de tamponner leur choix. Cela facilitera la prise de commande des employés qui ne savent pas forcément lire ou écrire. En cuisine, il y aura des postes aménagés assis et on prévoit aussi une salle de repos à l'arrière. Il faut qu'on prenne soin d'eux (...°

Ça n'existe nulle part ailleurs ?

En France, non. Mais à Rome, une pizzeria qui emploie dix-huit personnes dont treize trisomiques fait un carton. En parlant de cet établissement, quelqu'un a dit c'est un resto comme les autres... sauf que tous les serveurs sont sympas !

En France, plus de 95% des enfants diagnostiqués trisomiques sont avortés...

Posté le 18 octobre 2016 à 12h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

28 septembre 2016

Le bébé OGM : un enfant-otage à 3 parents

Unknown-15Le premier bébé « à trois parents » est né au Mexique. Il s’appelle Abrahim (sic) Hassan. Les parents sont jordaniens. Les Dr Frankenstein sont une équipe internationale menée par le Dr John Zhang du Centre New Hope Fertility (nouvel espoir de fertilité) de New York. Les parents jordaniens ont voyagé au Mexique où ils ont été pris en charge par une équipe américaine. Pourquoi le Mexique ? A proximité des Etats-Unis, c’est un pays où aucun cadre réglementaire n’a encore été mis en place pour interdire cette technique. 

Il serait né dans le plus grand secret en avril 2016.

L’objectif de la FIV-3 parents est de faire naître un enfant exempt d’une maladie mitochondriale au sein d’un couple présentant des risques de transmission. Les mitochondries sont de petits organites fonctionnant comme des micro usines énergétiques au sein de chaque cellule, y compris dans les ovules. Les mitochondries contiennent de l’ADN, et c’est par cet ADN que la transmission génétique d’une maladie est possible, par la mère. Très rares, les maladies mitochondriales sont graves. 

L’embryon humain est donc conçu à partir de l’ADN de 3 personnes :

  • celui de son père biologique (par le spermatozoïde),
  • celui de sa mère biologique (par le noyau cellulaire de l’ovule)
  • celui issu des mitochondries d’une autre femme, une donneuse d’ovule. L’ovule de la donneuse est « énucléé » (son noyau a été retiré) et le noyau de la mère biologique y est inséré à la place.

La FIV-3 parents a été légalisée au Royaume-Uni en 2015, mais jusqu'à présent, aucun autre pays n'a adopté de lois pour l’autoriserIl est probable qu’un tri embryonnaire ait été mis en œuvre, pour sélectionner un enfant à naître masculin et non féminin. En effet, une fille présenterait le risque de transmission aux générations suivantes de ce triple héritage génétique. 

Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, dénonce :

« Les biologistes qui assument cette première la légitiment par un mobile thérapeutique, comme si la fin justifiait les moyens. En réalité, cette naissance qui a un prix en vies humaines conçues et rejetées à l’état embryonnaire, inaugure une transgression sans précédent. Toute l’humanité est concernée. Alors que, jusqu’à ce jour, tout être humain était né d’un homme et d’une femme, la naissance du bébé « à trois parents biologiques » transgresse ce principe universel d’une parité originelle homme-femme dans l’engendrement. Des revendications insensées vont immédiatement s’engouffrer derrière cet effondrement d’un précieux mur porteur de notre anthropologie. Il est urgent d’enrayer cette dérive au plan mondial, si nous ne voulons pas que les êtres humains à venir soient conçus et manipulés comme des objets. » 

Pour Blanche Streb, directrice des études d’Alliance VITA :

« Il s’agit d’une multiple prise d’otages. Tout d’abord sur l’information elle-même. D’abord tenue secrète, cette pratique a été mise en œuvre dans le secret d’un laboratoire, en dehors de tout radar réglementaire et éthique. Puis, elle a été révélée en grande pompe, en mettant en avant l’enfant ainsi né. Il est présenté comme « étant en bonne santé », ce que chacun espère, mais la communauté internationale se retrouve mise devant le fait accompli. Et ainsi contrainte à ne plus pouvoir contester cette technique puisque son « résultat » est un enfant. L’enfant est donc lui-même un otage, cobaye de la technique qui l’a conçu. Il sera, à vie, le test « grandeur nature » de la FIV-3 parents. De nombreuses inconnues pèsent déjà sur lui, quelles seront les potentielles conséquences sur son développement, sur sa santé ? Quelle sera l’empreinte psychologique de cette « triple filiation » et de ces conditions de naissance ?

Et enfin le couple est, lui-même, otage de cet impérieux et respectable désir d’avoir un enfant biologique, mais auquel des apprentis sorciers n’ont pu répondre que d’une seule manière : en fabriquant in vitro un bébé « plus si biologique que ça ». Un bébé OGM. 

Cette annonce est très grave. Elle montre qu’aujourd’hui des scientifiques bafouent toute règle éthique, s’arrogent le droit de franchir des lignes rouges pour « bricoler » un être humain de toute pièce ! Il ne s’agit ni d’un soin, ni d’une guérison. Pour Alliance VITA, qui a lancé une alerte nationale et internationale pour informer la communauté internationale des risques de dérives liés à la modification génétique des embryons humains, Stop Bébé OGM, il est temps que les politiques prennent la mesure de ces enjeux éthiques. »

Posté le 28 septembre 2016 à 22h05 par Michel Janva | Lien permanent

20 septembre 2016

L’Europe est entrée dans un hiver démographique par un nihilisme fertile

Extraits de l’éditorial de Jean-Marie le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, dans la Lettre de la Fondation de septembre 2016 :

Test-2« A la question, "la vie vaut-elle encore la peine d'être donnée ?" les différentes politiques conduites depuis cinquante ans répondent clairement « non » ! D’où la succession ininterrompue jusqu’à ce jour de lois mortifères sur la famille, la contraception, l’avortement, la procréation artificielle, l’eugénisme et ces nouvelles formes de sacrifices humains que constituent les expériences sur l’embryon. Pour ne parler que des agressions contre le début de la vie, des dérives analogues s’ingéniant à hâter la fin de vie. L’Europe est entrée dans une sorte "d’hiver démographique", non plus à cause d’une guerre mais par un nihilisme fertile en raison de non-vivre (malthusianisme, hédonisme, écologisme, etc.). La « disparition » française de 10 millions d’enfants depuis plus de quarante ans est l’objet d’une célébration permanente et fait notre fierté nationale. Toute critique publique de cette hécatombe est formellement interdite au profit d’un masochisme auquel succombent les meilleurs. Il faudrait même se repentir, au nom d’un terrorisme de la bienveillance, d’évoquer ce cortège de morts, par égard à l’idéologie féministe et à ses prêtresses, c’est-à-dire que ce sont bel et bien les victimes qui sont devenues les bourreaux.

Les fruits de cette tragédie pour la France sont gravement sous-estimés : « nous sortons de l’Histoire parce que nous sortons de la vie ! ». La fondation Jérôme Lejeune est la seule institution à combattre l’avortement (et ses avatars, y compris la GPA) non seulement en tant qu’acte individuel mais parce qu’il entraîne aussi des conséquences collectives, morales, juridiques, financières, démographiques et géopolitiques dévastatrices. Pour le Pr Jérôme Lejeune « un pays qui tue ses enfants tue son âme ».

Nous en sommes là, anémiés spirituellement et physiquement face aux nouvelles menaces. Par son action concrète, inlassable et unique, la Fondation ne se résigne pas à voir la France renoncer à protéger ses propres enfants et perdre son âme. Elle n’accepte pas que l’on sacrifie la victime pour ne pas avoir à affronter l’agresseur, que l’on ne livre pas bataille par peur de déplaire aux grandeurs d’établissement, que l’on cède pour ne pas perdre. Le salut de la France dépend de ses raisons de vivre. C’est le trésor que nous voulons partager. D’urgence, aidez la Fondation à redonner à nos compatriotes le goût de cette « incroyable signification de la vie humaine ». Pour ne pas sortir de l’Histoire. »

Posté le 20 septembre 2016 à 14h26 par Michel Janva | Lien permanent

16 septembre 2016

Détournement de la campagne du gouvernement

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Posté le 16 septembre 2016 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

08 septembre 2016

Le Conseil d’Etat face au bonheur des enfants trisomiques

Communiqué de La Fondation Jérôme Lejeune :

"La Fondation Jérôme Lejeune se félicite des éloges entendus au Conseil d’Etat sur la qualité de sa vidéo Dear future Mom de la part de tous les intervenants. Le rapporteur public, Mme Marion, a tenu à saluer ce film « réconfortant pour les parents d’enfants handicapés, utile et pédagogique pour la société ». Elle a précisé : « Il s’agit dans ce film de donner des arguments positifs à une maman qui attend un enfant trisomique 21. Cette posture ne paraît pas condamnable. »

La Fondation Jérôme Lejeune est d’autant plus surprise par les conclusions de Mme le rapporteur qui rejette la demande de la Fondation (demande de réparation pour préjudice moral). Son argumentation : le message de Dear future Mom n’a pas de portée d’intérêt général car il s’adresse à une femme enceinte. La naissance serait une frontière. Curieusement, pour Mme Marion, parler des personnes trisomiques est d’intérêt général après leur naissance, mais pas avant.

Mais les magistrats ne seront pas insensibles à l’intervention des avocats. Me Boré pour la Fondation Jérôme Lejeune a dénoncé le message sous-jacent du CSA « Cachez moi ces mères que je ne saurais voir ». Me Sureau pour les jeunes trisomiques et le Collectif Les Amis d’Eléonore a souligné avec ironie l’infantilisation des femmes par le CSA dont l’argumentation conduit à les présenter comme écrasées par un simple message positif de jeunes trisomiques dès lors qu’elles sont enceintes.

La décision du Conseil d’Etat est attendue d’ici deux à trois semaines."

Posté le 8 septembre 2016 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent

06 septembre 2016

La Fondation Jérôme Lejeune veut faire condamner le CSA

Mercredi 7 septembre, le Conseil d’Etat examinera le recours de la Fondation Jérôme Lejeune (avec celui du collectif Les amis d’Eléonore et celui de sept jeunes adultes porteurs de trisomie 21), visant à condamner le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) qui a censuré la vidéo Dear Future Mom (Chère future maman).

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Jean-Marie le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, a consacré un chapitre entier à cette censure du CSA dans son dernier livre Les premières victimes du transhumanisme (éd. Pierre-Guillaume de Roux). Extrait :

« Le CSA n’est absolument pas ambigu quand il souligne, à deux reprises, que le bonheur des personnes trisomiques ne peut pas être montré au public. C’est très clair et même vertigineux de clarté : le bonheur des trisomiques ne peut pas être montré pour la seule et unique raison qu’il culpabilise les femmes qui ont fait « un choix de vie différent », c’est-à-dire celui de donner la mort à leur enfant trisomique. Voilà l’argument central du CSA. Ce faisant, le conseil supérieur de l’audiovisuel fait expressément le choix de privilégier le droit des femmes à avorter par rapport à celui des trisomiques de vivre et de dire qu’ils vivent heureux. »

Pour la Fondation Lejeune, ce recours est l’occasion d’une interpellation : aujourd’hui en France il est possible de tenir à la radio des propos eugénistes et handiphobes à l’encontre des personnes trisomiques, sans que le CSA ne s’en émeuve.

  • le 5 octobre 2012, sur France Inter, dans l’émission La tête au carré, le Pr Jean-Didier Vincent hurlait à l’antenne : « Mais pourquoi faut-il conserver les trisomiques qui sont quand même un poison dans une famille, il faut bien le dire ! ». Aucune réaction du CSA.
  • Le 5 mars 2016, sur Europe 1, la journaliste Anne Sinclair déclarait que l’eugénisme des enfants trisomiques était « un eugénisme protecteur, pour éviter des drames ». Aucune réaction du CSA.
  • Le Dr Laurent Alexandre se réfère à l’élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance pour faire la promotion du transhumanisme.
  • Le philosophe Luc Ferry, dans son dernier livre et les entretiens qu’il a donnés, acte également de l’éradication des porteurs de trisomie sans émettre une once d’interrogation.

Posté le 6 septembre 2016 à 16h54 par Michel Janva | Lien permanent

Discrimination des personnes trisomiques : recours devant le Conseil d'Etat

Le Conseil d’Etat examinera le 7 septembre le recours formé par sept jeunes adultes porteurs de trisomie 21 lui demandant d’annuler une décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) censurant leur libre expression. En 2014, à l’occasion de la journée mondiale de la trisomie 21, TF1, M6, Canal+ et D8 avaient diffusé gracieusement un clip intitulé « Dear Future Mom » (Chère future maman). Ce clip mettait en scène plusieurs jeunes français et étrangers porteurs de trisomie 21 où ils expliquaient que, malgré leur handicap, ils pouvaient vivre, travailler et aimer comme tout le monde. Ce clip avait connu un succès foudroyant : il a été vu par plus de 7 millions de personnes. Le revoici :

 

En juillet 2014, le CSA a reproché aux chaînes la diffusion de ce clip estimant qu’il pouvait générer un trouble chez les femmes qui pourraient décider de ne pas garder le fœtus porteur de trisomie.

7 jeunes porteurs de trisomie 21, majeurs non protégés (c'est-à-dire dans le plein exercice de leurs droits d’adultes) ont formé, en septembre 2014, un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’Etat. Ces jeunes n’ont pas pris d’avocat. C'est une première dans l’histoire de la Justice. Le Conseil d’Etat examinera leur requête en séance publique à 14h.

Posté le 6 septembre 2016 à 07h04 par Michel Janva | Lien permanent

23 août 2016

Eugénisme : la Fondation Lejeune pose un recours devant le Conseil d’État

Lu sur Famille chrétienne :

Unknown-7"La Fondation Jérôme Lejeune a déposé un recours devant le Conseil d’État pour faire annuler le décret et l’arrêté qui organisent, par un fichier national, le diagnostic prénatal (DPN). Celui-ci permet de détecter les anomalies morphologiques ou une maladie chromosomique chez le fœtus, et en particulier la trisomie 21. Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation, qualifie ce fichage d’« eugénisme d’État ».

Posté le 23 août 2016 à 18h56 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2016

Clause de conscience des pharmaciens : Stop à la pression idéologique

Logo-vita-16Communiqué d'Alliance Vita :

"Alliance VITA dénonce très fermement la pression idéologique mise sur les pharmaciens qui souhaitent à une large majorité introduire une clause de conscience dans leur Code de déontologie. Elle appelle à un débat serein et en vérité pour respecter la liberté de conscience des professionnels face aux actes « susceptibles d’attenter à la vie humaine ».

Alors qu’une enquête coordonnée par le CSA révèle que 85% des pharmaciens souhaitent une clause de conscience dans leur Code de déontologie, une polémique s’est déclenchée, relayée par la ministre Laurence Rossignol. Sont évoqués tour à tour, dans une grande confusion, les questions de la contraception, des pilules du lendemain, de l’avortement médicamenteux et les kits d’euthanasie ou de suicide assisté.

L’objection de conscience des pharmaciens est devenu un sujet incontournable, pour trois raisons au moins :

1/ Notre droit de la santé recèle une contradiction majeure qui constitue une injustice : alors que la clause de conscience est reconnue très largement en cas d’IVG – pour les médecins, les sages-femmes, mais aussi tous les auxiliaires médicaux moins directement concernés par les atteintes à la vie, comme par exemple les orthophonistes ou les kinésithérapeutes – cette clause n’est pas encore reconnue aux pharmaciens, qui sont de ce fait discriminés.

2/ Des changements récents dans la pratique du métier de pharmacien aggravent cette injustice : l’évolution des techniques et de la législation les met désormais en première ligne, quand il est question de délivrer des produits éthiquement sensibles, spécialement ceux qui provoquent l’« IVG médicamenteuse », comme le RU 486. Ces IVG sont de plus en plus réalisées « en ville », hors du cadre hospitalier (environ 40.000 par an*). Seul le pharmacien peut délivrer le produit abortif, dont on ne peut nier qu’il a pour seul but « de mettre fin à une vie humaine ».

3/ Par ailleurs, comme l’a indiqué la présidente de l’Ordre des pharmaciens, cette profession craint légitimement d’être confrontée à la question des produits létaux destinés à l’euthanasie ou au suicide assisté. Les situations de déni du droit à l’objection de conscience observées dans les rares pays où ces pratiques sont légales légitiment une telle crainte, de même que l’ambiguïté de la récente loi fin de vie sur l’intention présidant à la sédation terminale.

Alliance VITA en appelle au respect de la liberté de conscience de tous les professionnels de santé face aux actes « susceptibles d’attenter à la vie humaine ». 

Pour Tugdual Derville, son délégué général : « La liberté de conscience, ainsi que le droit à l’objection de conscience qui en découle, sont des principes essentiels relevant des droits universels de l’homme. Rien ne peut les occulter. La reconnaissance d’une clause de conscience est d’autant plus nécessaire aux pharmaciens aujourd’hui que leur métier induit une responsabilité personnelle croissante vis-à-vis de la santé publique et des usagers. La campagne de dénigrement lancée ces dernières heures demandant au gouvernement de supprimer, à l’occasion de cette polémique, les clauses de conscience existant pour d’autres métiers de santé est d’autant plus indigne que des ministres y répondent avec complaisance. Si les pharmaciens demandent très majoritairement une clause de conscience, c’est parce qu’ils sont en prise directe avec des souffrances sociales qui réclament du dialogue et de l’humanité. Exercer sa liberté de conscience est un besoin majeur dans ces situations. Les pharmaciens ne doivent pas être considérés comme des robots distributeurs. C’est pourquoi il faut laisser les membres de cette profession de proximité réfléchir, sans pression extérieure, à ce qu’il leur paraît souhaitable dans l’exercice de leur précieuse mission. »

  * Pour information : Les IVG médicamenteuses représentent 57% des 220 000 IVG réalisées chaque année en France. En 2015, 40 000 d’entre elles ont été effectuées en ville par des médecins ou des centres de santé conventionnés (depuis la dernière loi santé du 26 janvier 2016, les sages-femmes peuvent également réaliser cet acte, ce qui va augmenter encore le nombre de prescripteurs). Ainsi, l’an dernier, environ 110 IVG par jour ont nécessité qu’un pharmacien délivre les produits nécessaires, ce qui l’associe directement au processus d’avortement."

Pour comprendre les enjeux du débat : La clause de conscience pour les pharmaciens

Posté le 21 juillet 2016 à 13h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 juillet 2016

15 juillet : conférence de Jean-Marie Le Méné à Kergonan

La 3ème édition des Journées du livre chrétien en Bretagne a lieu à l'abbaye de Kergonan les 15, 16 et 17 juillet 2016 (Morbihan). Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune y participe cette année par une conférence le vendredi 15 juillet à 17h30, autour du thème : "Faut-il être beau pour avoir le droit de vivre ?". Une séance de dédicace pour son dernier livre, Les premières victimes du transhumanisme, est prévue à l’issue de cette conférence et le lendemain samedi 16 juillet.

CONF

Posté le 14 juillet 2016 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2016

Non au fichage des femmes enceintes et des enfants trisomiques par l’Etat

Communiqué de la Fondation Lejeune :

CP-07-07-16-depistageLe gouvernement a créé un fichage national relatif au dépistage prénatal de la trisomie 21, à l’insu des femmes. Cette initiative doit être dénoncée car elle porte atteinte à la vie privée des femmes, à l’indépendance des médecins, et à la dignité des enfants trisomiques. Pour les protéger, la Fondation Jérôme Lejeune, soutenue par 20 parties, vient de déposer un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’Etat.

Quel fichage ?

Par deux dispositions réglementaires*, le gouvernement a confirmé la création d’un fichier national relatif au dépistage prénatal de la trisomie 21. Ces dispositions placent ce fichage dans les mains de l’Agence de Biomédecine (ABM), et donnent obligation aux professionnels de la grossesse de transmettre à l’ABM les données sur les femmes enceintes qui ont fait le dépistage : les résultats des marqueurs sériques, le caryotype, s’il a été fait, et les issues de grossesse c'est-à-dire le devenir de l’enfant en gestation (naissance ou avortement).

Protéger les femmes, les enfants et les professionnels de la grossesse

Malgré une première suspension de ce dispositif par le Conseil d’Etat, déjà saisi par la Fondation Jérôme Lejeune qui signalait un défaut de base juridique, le gouvernement a persisté.

Avec 20 autres parties (Collectif contre l’handiphobie, gynécologues, obstétriciens, sages-femmes, médecins généralistes, femmes enceintes ayant fait le dépistage), la Fondation Jérôme Lejeune est déterminée à faire annuler le décret et l’arrêté* qui organisent ce fichage.

En effet, ce fichage porte gravement atteinte à la liberté et à la dignité de nombreuses personnes.

a. Le fichage stigmatise et discrimine les enfants trisomiques

La trisomie 21 est la seule pathologie expressément visée par ce décret. Ceci est contraire aux principes de la bioéthique française : depuis les premiers débats bioéthiques, la France a toujours refusé d’établir une liste des « affections d’une particulière gravité » pouvant faire l’objet d’une Interruption Médicale de Grossesse (IMG). Car une telle liste est par nature stigmatisante et discriminante pour les personnes concernées par ces pathologies.

Par ailleurs un recensement national de toutes les naissances d’enfants en fonction de leur patrimoine génétique, induit l’idée d’une norme hygiéniste que les personnes qui ont un génome « déviant » ne respecteraient pas.

Enfin un tel dispositif de surveillance laisse à penser que les êtres ciblés constituent une menace qu’il faut épargner aux familles et à la société.

b. Le fichage porte atteinte à la vie privée des femmes

D’abord le fichage constitue pour l’Etat un outil de surveillance des femmes, à leur insu, dans le domaine sensible de la santé, ce qui devrait en soi suffire pour susciter une indignation forte.

Par ailleurs Me Antoine Beauquier précise deux manquements graves : « Le décret attaqué ne fait aucune mention d’un avis de la CNIL et l’arrêté ministériel qui reprend celui précédemment annulé par le Conseil d’Etat vise un avis de la CNIL qui est inaccessible.

Le dispositif ne prévoit pas d’informer la femme enceinte quant à l’utilisation de ses données personnelles, lorsqu’elle accepte le dépistage prénatal. Or le respect de sa vie privée nécessite que lui soit laissée la possibilité de s’opposer à l’enregistrement de ses données dans le fichier national, comme le demande la CNIL. »

c. Le fichage porte atteinte à l’indépendance des médecins

L’obligation pour les praticiens de transmettre à l’Etat les données privées des femmes qu’ils suivent va à l’encontre de leur liberté professionnelle et aux convictions de ceux pour qui l’objectif de la médecine est de soigner, guérir les malades, et en aucun cas de les sélectionner pour les éliminer.

Un fichage qui aggrave l’eugénisme d’Etat et sert l’industrie des tests génétiques

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune :

« Un eugénisme d’Etat peut être une réalité sans qu’il y ait une volonté d’un gouvernement d’éradiquer. C’est la situation de la France dont les responsables politiques depuis 20 ans ont créé des obligations qui prises dans leur ensemble dessinent une intention et des réflexes collectifs conduisant à l’élimination en masse des enfants trisomiques. Aujourd’hui la mise en place d’un fichage national pour la trisomie 21, pathologie dont le diagnostic revêt une gravité particulière (décision de vie ou de mort) relève de cette même logique.

Par ailleurs ce dispositif est destiné à préparer l’adoption des tests de dépistage prénatal non invasifs (DPNI) de la trisomie 21 qui doivent prouver la performance de leur pouvoir sélectif avant d’être inséré dans le système actuel et remboursé par la sécurité sociale (Voir mon dernier livre Les Premières victimes du transhumanisme - Edition Pierre-Guillaume de Roux, février 2016). »

Posté le 7 juillet 2016 à 17h44 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2016

« Nous ne faisons pas de l’eugénisme hitlérien mais de l’eugénisme libéral »

Comme c'est bien dit par nos apprentis Dr Mengele :

"La Société Française de Médecine prédictive et personnalisée (SFMPP), réunie à Montpellier les 16 et 17 juin dernier, a tenu à laisser une petite place au questionnement éthique lors de son congrès organisé sur le thème du dépistage non invasif de la trisomie 21. Une place toutefois secondaire : Guy Vallancien a expliqué aux participants que « l’éthique n’est que le miroir de l’évolution d’une société, elle vient après, elle n’est pas le fer de lance » car « si on la plaçait avant la science froide et amorale, on stopperait tout ». René Frydman et Pierre Le Coz ont démenti cette « idée d’une éthique qui n’arriverait qu’après », mais le ton était donné. Le communiqué de la SFMPP sera très clair : « Il ne s’agit pas de relancer le débat sur le dépistage de la trisomie 21 ou du diagnostic prénatal ».

Sans mener plus loin la réflexion et après avoir bien spécifié que « la loi française est très stricte » en matière de procréation, René Frydman a négligemment lancé quelques questions: «La PMA est-elle du domaine médicale ? N’apportons nos pas une réponse médicale à une question sociétale ? La connaissance des possibles justifie-t-elle de les réaliser ? N’agissons nous pas au détriment d’une autre personne ? ».

L’évolution de la médecine est placée au cœur des échanges. Pour l’économiste Gregory Katz, « la médecine curative devient une médecine qui éditerait les génomes pour ne plus avoir à soigner et ne plus avoir à payer des traitements dispendieux ». Damien Sanlaville décrit le passage de l’IMG,« génétique reproductive d’élimination » au DPN, « génétique reproductive de sélection » pour imaginer demain une génétique reproductive du « choix », avant la conception. « Choisir d’avoir un bébé ou choisir le bébé que l’on va avoir ? », interroge Gregory Katz.

Evoquant les possibilités ouvertes avec la technique CRISPR, il se projette dans la« décontamination gamétique », la « dépollution génétique », qui conduit inévitablement à une« eugénisme libéral », « démocratique » car laissé au libre choix des individus. Cet eugénisme libéral, Bernard Baertschi le baptise « autonomie procréative » et le décline sous deux formes : « Eliminer les embryons malades » et « favoriser les embryons sains ». Il l’oppose à l’ «eugénisme classique », qui« limite la procréation des individus dégénérés » et « favorise la procréation des individus supérieurs », en ayant recours au pouvoir de l’état. Mais « trier les géniteurs ou trier les embryons », quelle différence ? Il s’interroge ensuite : « Est-ce moins bien de manipuler le génome de l’enfant plutôt que de manipuler son caractère par l’éducation ? Nous choisissons beaucoup de choses pour nos enfants, pourquoi pas son génome ? »

Cet eugénisme libéral est assumé par les autres intervenants : Pierre Le Coz se dit d’ailleurs« optimiste, ce n’est pas demain que l’on obligera une femme à avorter d’un enfant atteint d’une anomalie ». Il s’interroge paradoxalement sur la « vision instrumentale de l’enfant qui aura été calculé, optimisé ». Luc Ferry salue le « formidable progrès » réalisé en matière de DPN.« Evidemment, ne soyons pas hypocrites, c’est de l’eugénisme », déclare-t-il, puisque « 97% des fœtus trisomiques 21 sont avortés ». Il estime que le réflexe français qui relie « eugénisme et nazisme est ‘idiot'». Et rejoignant les propos de Bernard Baertschi, il ajoute : «  Nous ne faisons pas de l’eugénisme hitlérien mais de l’eugénisme libéral » assume-t-il, sans permettre de comprendre les contours de ces différences supposées. [...]"

Posté le 28 juin 2016 à 17h32 par Michel Janva | Lien permanent

27 juin 2016

Un porteur de la trisomie, mannequin

Tumblr_inline_o9dunzzI6h1the7sl_1280Dimitri Painçon, 22 ans, porteur de la trisomie, mais aussi et surtout, fan de mode, se lance dans le mannequinat. Le jeune homme, originaire de l'Essonne vient d'ouvrir des comptes sur Instagram  et Facebook  et un site internet pour diffuser ses photos. Ses parents indiquent :

“Depuis tout petit, Dimitri soigne son style, l’entourage de ses deux sœurs le pousse à bien s’habiller. Il aime la mode et porte une attention particulière à l’esthétisme. Enfin, Dimitri aime être admiré !”

La semaine, Dimitri travaille dans le conditionnement. Le week-end, il peut s'adonner à sa passion pour le shopping avec ses soeurs aînées. 

En France, 96% des porteurs de la trisomie sont exterminés avant leur naissance.

Posté le 27 juin 2016 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent

23 juin 2016

Le dépistage prénatal est eugéniste

Jean-Marie Le Méné a été interrogé dans Présent :

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Posté le 23 juin 2016 à 11h10 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2016

Nouveau test pour traquer la trisomie 21 : ça rapporte

16-06-21-CP-DPNIBDUne société de médecine prédictive, créée en 2014, exhorte la France à valider un nouveau test de dépistage prénatal des enfants trisomiques. La Fondation Jérôme Lejeune invite les pouvoirs publics à s’interroger sur les intérêts financiers qui sous-tendent cette démarche et sur la dimension eugénique qu’elle véhicule.

A l’occasion d’un colloque à Montpellier vendredi dernier, la société française de médecine prédictive et personnalisée (SFMPP) a demandé aux pouvoirs publics d’adopter un nouveau test dans le dispositif actuel de dépistage prénatal. Ce test permet l’évaluation du risque de trisomie 21 avec une capacité de ciblage supérieure à celle des outils actuels, ce qui conduirait à diminuer le recours à l’amniocentèse, sans cependant la remplacer, contrairement à ce qui est avancé dans les messages simplistes des promoteurs du test. La SFMPP demande aussi son remboursement par la sécurité sociale.

Lancée sur le marché américain depuis 2010, cette technique arrive en Europe et draine avec elle des intérêts financiers colossaux, comme le démontre Jean-Marie le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, dans son dernier livre Les premières victimes du transhumanisme (éditions Pierre-Guillaume de Roux).

DÉPISTER LA TRISOMIE 21 : ÇA RAPPORTE

La Fondation Jérôme Lejeune s’interroge sur les conflits d’intérêts en jeu, en remarquant la présence à ce congrès d’intervenants et de sponsors liés à la commercialisation du nouveau test :

  • le laboratoire Roche, sponsor du congrès, est propriétaire d’Ariosa Diagnostics qui commercialise le test de dépistage prénatal HarmonyTM.
  • Multiplicom, sponsor du congrès, commercialise Clarigo, un nouveau test de DPNI « low-cost » (250 €). Le docteur Hanna Aïssaoui, intervenante au congrès, est directrice de l’équipe Multiplicom en France.
  • Illumina, sponsor du congrès, est une société spécialisée dans le séquençage de l’ADN. Et détient une grande part du marché des machines de séquençage.
  • Dr François Jacquemard : intervenant au congrès, gynécologue-obstétricien, coordonnateur du centre pluridisciplinaire de Diagnostic Prénatal de l’Hôpital américain de Paris, a déjà pratiqué plus de 5 000 DPNI avec les firmes Sequenom et Cerba qui commercialisent le test.

Dans son communiqué du 17 juin, la SFMPP indique que « les enjeux économiques sont très importants ». C’est peu de le dire : Jean-Marie le Méné souligne dans son livre que le « marché » du dépistage de la trisomie 21 a été estimé à 1 milliard d’euros / an par le CCNE (Avis du 25 avril 2013).

Pour Jean-Marie Le Méné :

« On comprend pourquoi les promoteurs des tests déploient un lobbying actif. On comprend moins l’engouement avec lequel cette information a été relayée, alors que cette nouvelle technique va achever l’éradication des enfants trisomiques avant leur naissance. C’est le véritable enjeu de cette nouvelle technique : elle aggrave la dimension eugénique du dépistage prénatal de masse pratiqué en France depuis 20 ans. L’humanité des personnes atteintes de trisomie n’a pas de prix. Mais en France, elle n’a plus aucun prix ».

Posté le 22 juin 2016 à 16h24 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2016

Nantes a collé pour la Vie

Les photos du dernier collage pour la Vie à Nantes :

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Posté le 21 juin 2016 à 17h23 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 juin 2016

Détection prénatale de la trisomie 21 : urgence, oui mais laquelle ?

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De la Fondation Jérôme Lejeune :

"Le professeur Israël Nisand prend la parole ce matin dans Le Parisien pour demander l’insertion d’un nouveau test de détection prénatale de la trisomie 21 (à partir du sang de la mère) dans le dispositif de suivi de grossesse français. Le journal annonce aussi l’officialisation de cette même demande par un collectif de médecins réunis par la Société française de médecine prédictive et personnalisée depuis hier en congrès à Montpellier.

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune a révélé récemment les intérêts financiers qui conduisent la promotion de ces tests, dans un livre « Les premières victimes du transhumanisme » (Février 2016 Editions Pierre-Guillaume de Roux). Il répond au Pr. Israël Nisand :

« En s’appuyant sur l’argument selon lequel le nouveau test va diminuer le nombre d’amniocentèses, le Professeur Nisand sert un argument marketing, de nature à faire vendre, mais stigmatisant pour les personnes atteintes de trisomie 21.

Il justifie sa demande en invoquant une baisse des amniocentèses qui provoquent l’élimination d’enfants sains. Il utilise un raisonnement eugéniste, qui tend à discriminer les « fœtus trisomiques » des « fœtus sains ». Comment un médecin ose-t-il valoriser la vie d’un enfant sain (épargné grâce au test non invasif) plus que la vie d’un enfant trisomique (inévitablement éliminé) ? A-t-il conscience de la violence du rejet que son message délivre aux 60 000 personnes atteintes de trisomie en France et à leur famille ?

Je dénonce ces propos chargés de discrimination qui vont conduire à aggraver l’élimination en masse, déjà en cours, des enfants trisomiques avant leur naissance. Israël Nisand connait bien la situation de la France, pays leader en matière d’eugénisme. Il l’a souvent exposée. Ainsi dans un documentaire diffusé sur France 5 :

« Le dépistage de la trisomie 21 est sûrement le moins légitime et le plus discutable de ce qu’on fait en médecine foetale. Comment faut-il que les médecins que nous sommes, mandatés par l’Etat, réagissent par rapport à ce que l’on est obligé d’appeler un projet eugénique, c’est-à-dire un projet de tri des enfants à naître dans notre pays. C’est tellement entré dans les moeurs, c’est tellement normal qu’on fasse la chasse au handicap et aux handicapés qu’il n’y a plus personne qui se pose de questions là-dessus. (« Naître ou ne pas naître » –23 mars 2010)

Ce scandale exige un réveil des consciences de la société et de ses responsables politiques, mais aussi des médecins. Ce scandale exige qu’ils gardent la tête froide et prennent du recul face à l’arrivée de cette nouvelle méthode de dépistage prénatal.

L’urgence n’est pas dans l’insertion du nouveau test mais de repenser collectivement le bien-fondé d’une offre de soins qui conduit à rendre mortelle une pathologie – la trisomie 21 – qui ne l’est pas."

Posté le 17 juin 2016 à 18h34 par Marie Bethanie | Lien permanent

L'illusoire "GPA altruiste", cheval de Troie de la GPA commerciale

Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du European Centre for Law and Justice, s'exprime dans le FigaroVox et dénonce le conflit d'intérêts autour de la personne de Petra De Sutter, ainsi que le manque de transparence entourant les débats sur la GPA :

"Le 21 juin prochain, le Dr Petra De Sutter, députée belge et gynécologue spécialisée en GPA et PMA, tentera une nouvelle fois de faire accepter la GPA par la Commission des affaires sociales de l'Assemblée du Conseil de l'Europe, alors même que son précédent rapport a été rejeté en mars et qu'elle est accusée de conflit d'intérêts.

L'ECLJ dénonce une initiative qui bafoue les valeurs du Conseil de l'Europe, tant par son contenu que par sa procédure d'élaboration.

Le 28 janvier 2015, l'Assemblée du Conseil de l'Europe désignait le Dr Petra De Sutter pour rédiger un projet de rapport et de Résolution sur les «Droits de l'homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui».

Alors qu'une majorité des députés de la Commission chargée du dossier a heureusement voté, le 15 mars à Paris, contre un premier projet de rapport favorable à la gestation par autrui, la rapporteur va tenter une nouvelle fois de le faire passer le 21 juin. Certes, ce ne sera pas exactement le même texte, mais le but reste le même: faire accepter la GPA.

Le projet, selon toute probabilité, condamnera fortement la GPA commerciale pour mieux faire passer une prétendue «GPA altruiste» qui n'existe pas. Tout aussi hypocritement, il invoquera la protection des droits des enfants pour, dans les faits, mieux garantir les droits des adultes sur les enfants nés par GPA.

La rapporteur, qui est une professionnelle de la GPA et de la PMA à l'hôpital de Gand et qui collabore avec une entreprise de GPA commerciale en Inde (Seeds of innocence) a tout intérêt à faire accepter la GPA. Accusée de conflit d'intérêts par plusieurs députés, la Commission des affaires sociales aurait dû trancher cette question par vote à bulletin secret comme le règlement le prévoit. Or, le 27 janvier 2016 les députés furent invités à voter non pas sur le conflit d'intérêt, mais sur la question de savoir s'il fallait voter sur le conflit d'intérêt! Cette entourloupe permit d'imposer un vote à mains levées qui décida, par une courte majorité, de ne pas examiner la question du conflit d'intérêts qui reste donc ouverte et sans réponse!

Après le vote du 15 mars rejetant le rapport De Sutter, plusieurs députés ont demandé que la procédure soit abandonnée ou qu'elle soit confiée à un autre rapporteur ; il y allait de la crédibilité du Conseil de l'Europe et de la sérénité des débats sur un sujet aussi sensible. Cette demande fut aussi refusée. Une pression considérable est exercée au sein de l'institution pour permettre l'adoption d'un texte favorable à la GPA.

Cela se ressent aussi sur la conduite des travaux parlementaires dont la confidentialité a été renforcée. Un comble pour une instance qui devrait être un exemple de transparence et de «démocratie ouverte»: le projet de rapport et de résolution est confidentiel, les discussions sont à huis clos, les personnes défavorables à la GPA n'ont pas été auditionnées, et les comptes rendus de séances sont laconiques. Ainsi, chose rare, le 21 avril le Secrétaire général de l'Assemblée s'est adressé à la Commission des affaires sociales pour faire un exposé «concernant un point de procédure» puis tenir «un échange de vues», à propos, paraît-il, du Rapport De Sutter. C'est tout ce que relate le compte rendu officiel. Ne cherchez pas à en savoir plus, c'est strictement confidentiel…

Point positif: l'accumulation de problèmes entourant ce rapport aurait, paraît-il, convaincu le Président de l'Assemblée de saisir la Commission du règlement, en charge de veiller à la déontologie et au respect du règlement. Mais là encore, ne cherchez pas, c'est confidentiel…

Pourquoi l'offensive pour faire accepter la GPA est-elle menée au sein du Conseil de l'Europe, alors que celui-ci, qui a pour mission la promotion des droits de l'homme, devrait être à la pointe du combat contre cette forme d'exploitation de l'être humain?

L'une des raisons est d'opportunité politique: le courant «progressiste» est majoritaire au sein de la Commission des affaires sociales. Une autre raison, plus délicate, tient à la composition de l'assemblée: une portion de ses députés vient de pays où l'industrie de la GPA prospère (Roumanie, Ukraine, Russie, Bulgarie, etc) et qui ne sont pas des démocraties exemplaires. Ainsi, en est-il par exemple de la Roumanie qui est affectée par une forte corruption. De nombreux députés de ces pays disent ne pas voir quels problèmes cause la GPA, au contraire…

A l'opposé, le Parlement européen de Bruxelles, a adopté une position claire en condamnant fermement toute forme de gestation par autrui comme contraire aux droits des femmes et à la dignité humaine. Par un vote du 17 décembre 2015, le Parlement européen: «condamne la pratique de la gestation pour autrui qui va à l'encontre de la dignité humaine de la femme, dont le corps et les fonctions reproductives sont utilisés comme des marchandises; estime que cette pratique, par laquelle les fonctions reproductives et le corps des femmes, notamment des femmes vulnérables dans les pays en développement, sont exploités à des fins financières ou pour d'autres gains, doit être interdite et qu'elle doit être examinée en priorité dans le cadre des instruments de défense des droits de l'homme».

Espérons que l'Assemblée du Conseil de l'Europe saura faire prévaloir les valeurs pour lesquelles le Conseil a été institué contre cette nouvelle forme de dégradation et de servitude."

Posté le 17 juin 2016 à 08h43 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 juin 2016

L’Europe s’attaque aux enfants de Pologne

Dc73d9a0e97f8fcc2a97a2a1d1c84633Grégor Puppinck, Docteur en droit, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, montre sur Boulevard Voltaire que le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'acharne sur les enfants polonais :
"On se souvient qu’en 2014, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muižnieks, avait refusé de condamner la pratique des infanticides néonatals des enfants nés vivants lors d’avortements tardifs, au motif que cela ne ferait pas partie de son mandat. Il avait même refusé de recevoir les ONG désireuses de le sensibiliser et de lui remettre un dossier complet.

Pourtant, aujourd’hui même, ce Commissaire s’attaque aux lois polonaises en matière d’avortement. Dans son rapport d’inspection sur la Pologne rendu public le 15 juin, il « appelle les autorités polonaises à supprimer tous les obstacles qui continuent d’empêcher des femmes de bénéficier de méthodes d’avortement légales et sûres » et les encourage « à dépénaliser davantage l’avortement ».

Il s’inquiète aussi qu’une grande proportion des médecins polonais exercent leur liberté de conscience et refusent de collaborer à l’avortement. Selon le Commissaire, le gouvernement polonais devrait les y contraindre davantage. Il déplore aussi que la procédure de dépistage et d’avortement des enfants handicapés ne soit pas plus aisée. Enfin, il s’inquiète de l’initiative de démocratie directe portée par plusieurs centaines de milliers de Polonais qui ont entrepris de proposer une loi visant à limiter le recours à l’avortement.

Faciliter l’avortement des petits Polonais n’est pas suffisant, le Commissaire recommande aussi de développer l’accès et le recours à la contraception. C’est aussi sans surprise qu’il promeut l’éducation sexuelle dans une perspective de « genre » dès le plus jeune âge.

La Pologne tire sa force de sa culture traditionnelle et de sa démographie ; c’est précisément cela qui est visé par ce rapport qui promeut une conception morbide et suicidaire des droits de l’homme et de l’Europe."

Posté le 16 juin 2016 à 17h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

Les Gavroches contre la GPA

Un communiqué des Gavroches :
Gavroches GPA
"Bonjour,
Les Gavroches étaient ce matin à l'Assemblée Nationale pour montrer leur opposition à la #GPA et soutenir la mise en examen ce jeudi 16 juin de deux propositions de lois, respectivement déposées par Valérie Boyer et Philippe Gosselin, et co-signées par de nombreux députés.
GPA = Maternité Marchandisée.
Gestation pour autrui, Filiation de qui ?"
 

Les Gavroches

www.LesGavroches.org

 
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Posté le 16 juin 2016 à 16h49 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 juin 2016

La GPA de nouveau débattue au Conseil de l'Europe

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Communiqué de la FAFCE (Fédération des Associations familiales catholiques en Europe) :

"Bruxelles, le 14 juin 2016
 
Un nouveau projet de rapport sur la gestation pour autrui (GPA) sera présenté à la Commission sur les questions sociales, la santé et le développement durable par le sénateur belge Petra De Sutter (Groupe Socialiste, De Vlaamse groene partij) pendant la session plénière de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) la semaine prochaine à Strasbourg. Selon le projet d’ordre du jour, les membres de la Commission seront appelés à débattre du projet de rapport et éventuellement à l’adopter les 21 et 22 juin.
 
Le 15 mars dernier cette même Commission a rejeté une proposition qui ouvrait la voie à certaines formes de GPA. Toutefois, le Docteur De Sutter, qui a aussi été accusée de conflit d’intérêts à cause de liens directs avec des cliniques qui pratiquent la GPA, a décidé de ne pas démissionner en tant que rapporteur. Par conséquent ce sujet est de nouveau à l’ordre du jour avec le même rapporteur. "Nous courons le risque de voir revenir par la fenêtre ce que nous avons rejeté à la porte", comme l'a dit un Membre de la Commission.

Le Président de la FAFCE, Antoine Renard, déclare que "nous sommes très inquiets par le manque de clarté et de transparence dans la procédure qui entoure le rapport. C'est pourquoi nous appelons tous les membres de la Commission à agir en accord avec leur devoir de représentants élus, d'une façon qui ne remettrait pas en cause la crédibilité de l'institution (le Conseil de l'Europe) elle-même". 

Mr Renard attire également l'attention sur la vulnérabilité des enfants concernés par la GPA: "Nous sommes également inquiets par le risque que le principe très noble de l'intérêt supérieur de l'enfant soit exploité en vue de légitimer la gestation pour un tiers qui est par ailleurs interdite dans bon nombre de pays européens."

110.000 citoyens ont déja demandé à l'APCE de condamner toute formes de GPA par l'intermédiaire de la pétition No Maternity Traffic qui a récemment été transmise par le Bureau de l'APCE à la Commission des Affaires sociales. 

Le débat au Conseil de l'Europe n'est aucunement théorique, ni détaché des débats nationaux à l'instar de la France où une forte mobilisation contre la GPA aura lieu le 16 juin à travers le pays, avec l'appui des Associations familiales catholiques françaises, entre autres. 

La FAFCE, membre de la Conférence des OING du Conseil de l'Europe, invite les membres de la Commission des Affaires sociales à mettre en oeuvre la procédure liée au rapport sur Les Droits de l'Homme et les questions éthique liées à la GPA en respectant scrupuleusement le règlement. Elle appelle également les membres à condamner toute forme de GPA, et non pas de légitimer certaines formes."

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Posté le 14 juin 2016 à 18h31 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 juin 2016

Dons d’organes : vers des chimères homme-porc ?

Un article d'Alliance-Vita, complété par cet article  de Gènéthique, qui fait froid dans le dos :

"Des chercheurs américains proposent de développer des organes humains dans des chimères animales pour permettre davantage de greffes.

Afin de pallier la pénurie de don d’organes, des scientifiques californiens ont développé une méthode pour créer des organes humains dans le corps d’un porc. L’animal chimérique ainsi créé ne serait alors qu’un réservoir d’organes, un incubateur. Pour parvenir à ce résultat, ils utilisent la technique CRISPR-Cas 9 qui permet, entre autres, de corriger des morceaux du génome.

Fotolia_porc_XSDans le cas présent, la partie de l’ADN permettant au pancréas de se former est retirée pour être remplacée par des cellules souches humaines. Le pancréas va ainsi se développer avec des cellules humaines. L’embryon est ensuite implanté dans la truie jusqu’à l’interruption de la gestation au 28ème jour. Pablo Ross, un biologiste de la reproduction, explique leur espoir “que l’embryon porcin se développe normalement tout en ayant un pancréas presque entièrement composé de cellules humaines et compatible avec un patient pour une transplantation.”

Cependant cette technique soulève plusieurs questionnements éthiques, tant vis à vis de l’homme que de l’animal. En effet, l’implantation de cellules souches humaines dans l’embryon porcin nécessite la destruction d’embryons humains. Il y a également un risque, mais qui reste minime, de transmission de virus animaux au receveur. Du point de vue médical, la principale difficulté concerne le risque de rejet immunitaire par le receveur de l’organe greffé.

Une des craintes majeures reste de voir se développer dans le cerveau de l’animal des cellules humaines qui changeraient son comportement. “Si vous aviez des cochons avec un cerveau partiellement humain, vous pourriez obtenir des animaux qui développeraient une conscience comme l’homme” s’inquiète Suart Newman.

Pour ces différentes raisons, l’Institut national de la santé américain (US National Institutes of Health) a établi un moratoire en septembre 2015 sur la recherche sur ces “chimères”, en attendant d’en savoir davantage sur les implications.

« L’une des préoccupations, que beaucoup de gens ont, est cet aspect sacré de l’homme que manifeste l’ADN, explique Jason Robert , bioéthicien à l’Arizona State University . “En insérant cette partie d’ADN dans d’autres animaux et en leur donnant potentiellement une partie des capacités de l’homme, ce pourrait être une sorte de violation, voire même une manière de se prendre pour Dieu.”

Posté le 11 juin 2016 à 19h54 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 juin 2016

Portugal : veto du président sur une loi autorisant la GPA, mais élargissement de la PMA aux couples lesbiens

Lu ici :

"Le président portugais de centre-droit, Marcelo Rebelo de Sousa, a mis, mardi 7 juin, son veto à une loi autorisant la gestation pour autrui (GPA) dans certains cas d’infertilité, approuvée mi-mai par le Parlement. Selon lui, la proposition de loi « n’est pas conforme aux conditions formulées par le Conseil national d’éthique et des sciences de la vie », qui demandait un encadrement plus strict de la gestation pour autrui. [...]

Le texte était passé à une courte majorité et grâce à des voix de partis de gauche comme de droite. Le plus haut prélat de l’Eglise catholique portugaise, Dom Manuel Clemente, avait condamné cette décision le lendemain.

Selon la Constitution portugaise, le Parlement peut passer outre le veto présidentiel à condition de faire confirmer la loi par la majorité absolue de l’ensemble des députés.

Le président portugais a en revanche promulgué, mardi, une loi élargissant aux couples homosexuels féminins et aux femmes seules le recours à la procréation médicalement assistée (PMA), ainsi que le retour aux 35 heures hebdomadaires pour les salariés du secteur public."

Posté le 8 juin 2016 à 18h07 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 mai 2016

Portugal : le Parlement autorise les mères porteuses dans certains cas

Lu ici :

"Le Parlement portugais a adopté ce vendredi à une courte majorité une loi autorisant la gestation pour autrui (GPA) limitée aux cas d'infertilité féminine liés notamment à l'absence ou au dysfonctionnement de l'utérus, et sans contrepartie financière pour la mère porteuse.

Posté le 14 mai 2016 à 10h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

09 mai 2016

[ALERTE SENTINELLES] J-1 - Mobilisation contre la GPA à Nantes

Les Sentinelles de Nantes communiquent :

"À ceux qui disent ou qui croient que la GPA (Gestation Par Autrui) c'est altruiste, que ça peut être éthique, que c'est humain... À ceux qui disent ou qui croient que la France combat la GPA et ne la reconnaîtra jamais. À ceux qui disent ou qui croient que La Manif Pour tous exagère et se bat toute seule, qu’ils regardent cette vidéo.

 

Informez vos amis, invitez-les à nous rejoindre demain, mardi, à 12:30 devant le palais de justice de Nantes, si nous n'y allons pas, qui défendra nos idées ? Cette journée d'action se doit d'être visible et elle sera utile.

Posté le 9 mai 2016 à 23h39 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 mai 2016

Avortement, Eugénisme, Euthanasie : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

Après La Manif pour Tous au sujet de la GPA, c'est la fédération Un de Nous qui détourne la campagne de la SPA pour dénoncer la culture de mort en France :

Alors que la SPA vient de lancer une campagne (La torture… c’est légal ?) sur la souffrance animale dénonçant des situations de cruauté existant dans des abattoirs, des laboratoires de recherche ou encore les corridas, la fédération UN DE NOUS entend faire porter le questionnement sur des situations de cruauté imposée à des êtres humains. UN DE NOUS attire l’attention sur 3 scandales : l’eugénisme des bébés porteurs de trisomie 21, l’euthanasie de grands handicapés, et le sort des enfants nés vivants malgré un avortement.

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Posté le 3 mai 2016 à 18h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

16 avril 2016

GPA : du "droit à l'enfant" à l'enfant-kleenex

ImagesMarie-Anne Frison-Roche est professeur d’université, membre fondateur du "Collectif pour le Respect de la Personne" (CoRP, un collectif où l'on trouve tout et son contraire), elle fait partie de ces gens de gauche opposés à la GPA. Sur son blog, elle revient sur un reportage effectué aux Etats-Unis, qui montre que 25.000 enfants adoptés et/ou fabriqués ad hoc par GPA sont remis "sur le marché" chaque année parce qu'ils ne conviennent plus à leurs "parents".Les enfants-kleenex, que l'on jette après usage.

L'auteur montre qu'il y a une inversion du droit : l'adoption, qui consiste à l'origine à donner des parents à un enfant qui n'en a pas, opération entérinée par le droit public, devient par la notion de "projet parental", de "projet d'enfant", un phénomène de droit privé, qui consiste à donner un enfant à des "parents d'intention" : c'est le "droit à l'enfant". Ce glissement du droit, qui a cours depuis longtemps aux Etats-Unis, s'affiche de plus en plus dans nos pays occidentaux, où le "droit à l'enfant" est devenu la norme : d'où le succès de la PMA, incontournable actuellement pour la plupart des couples stériles et des homosexuelles, et de plus en plus souvent, de la GPA, notamment pour les paires d'homosexuels, pourtant toujours officiellement illégale (en France).

ImagesSi l'adoption ressortit au droit privé, il va de soi que la suite donnée par les parents adoptifs ne concerne que le droit privé. C'est ainsi que l'on retrouve sur le net quantité d'annonces de "parents" qui "cèdent" leur enfant, "[c]ar ce que la volonté fait nouer, la volonté peut le dénouer" :

"[...]C'est exactement ce que signifie l'expression inventée aux États-Unis, promue aux États-Unis, puis exportée dans le monde entier : "parents d'intention". Cela serait l'intention d'être parent qui instituerait le lien de filiation.

Dès lors, un marché extraordinaire va s'ouvrir : en effet, il est fréquent que la volonté d'avoir un enfant se concrétise par la venue d'un enfant. Mais l'enfant ne vient pas, parce que la personne n'a pas de relation sexuelle avec une personne adéquate à produire l'enfant voulu, alors des entreprises vont proposer des "moyens" pour concrétiser cette volonté : par exemple plateformes numériques pour trouver un enfant à adopter qui correspondra au "projet d'enfant" ou plateformes numériques pour commander un enfant à faire fabriquer par une femme (GPA) qui correspondra au "projet d'enfant".

Le marché des filiations peut s'ouvrir. Les adultes achètent des filiations en croyant disposer de leur vie privée sans avoir aucune conscience d'attaquer la structure même de la société.

Va s'en suivre le massacre des enfants.[...]

Parce que l'enfant a été adopté en application d'un "projet d'enfant" élaboré dans la vie privée de l'individu, seul ou en couple, l'enfant étant ainsi un prolongement de lui-même, il convient que ce projet "réussisse".

En effet, le "parent" se définit d'une façon plus générale par l'intention qu'il a d'être parent : c'est un "parent d'intention". Mais c'est une "intention continuée". L'enfant n'est lui-même que la concrétisation du projet.

Or, l'enfant se révèle être un être humain. Avec des qualités, mais aussi des défauts. Non seulement, il ne peut que décevoir, mais encore et tout simplement parce que : il existe.

C'est-à-dire qu'il n'est pas que le "prolongement" de son "parent d'intention".

L'on remarque que les parents remettent les enfants à disposition à l'âge où l'enfant, cessant d'être "mignon",  commence à exister dans l'opposition, cesse d'être le "prolongement" de ses parents. Bref, où le projet échoue car l'enfant veut s'évader et que l'adulte doit admettre qu'il faut aimer l'enfant pour lui-même et non pas pour soi.

Et c'est à ce moment-là que 25.000 enfants sont remis dans la nature, car ils sont si décevants lorsqu'ils prétendent être des êtres humains et non pas des peluches ou des petits chats, lorsqu'ils prétendent n'être pas que des mini-moi.[...]

L'enfant qui n'est pas conforme au projet d'enfant ne peut pas être admis : en effet, l'enfant ayant été engendré par le projet que l'adulte a eu de lui, s'il ne correspond pas à ce projet, alors il ne peut pas demeurer.

L'adulte remet donc l'enfant en circulation en disant que l'enfant rencontrera ainsi un projet auquel il sera plus adéquat et qu'ainsi un lien de bonheur sera noué entre l'enfant et ses nouveaux "parents d'intention", puisqu'il correspondra au projet que ceux-ci ont.

Dans cette façon de penser, les adultes se pensent innocents.

Ils sont aussi totalement infantiles et ne pensent pas un instant que l'enfant est une personne. Personne qui est massacrée par un tel comportement.[...]

Il ne faut pas s'étonner que dans la pratique de marché qu'est la GPA les enfants qui naissent avec une malformation soient rejetés par les "parents d'intention", puisqu'ils ne correspondent pas au projet que ceux-ci avaient.

Il ne faut pas s'étonner que l'adoption définie d'une façon marchande comme le moyen pour des adultes de concrétiser leur "projet d'enfant" aboutisse exactement au même comportement.

On comprend mieux pourquoi les pro-GPA soutiennent qu'il faudrait admettre le principe de la GPA en la pensant sur le modèle de l'adoption, car pour eux l'adoption n'est qu'un moyen de satisfaire son désir de concrétiser son projet d'enfant.

Le marché des enfants peut concrétiser tout cela. Le marché secondaire est déjà en place.

Ce sont des enfants massacrés qui sont la matière première échangés sur ce marché secondaire.

Chacun sait que sur ce marché de l'adoption, ainsi dévoyée, comme dans la pratique de la maternité de substitution, comme l'a dit le Tribunal fédéral suisse dans son arrêt du 15 septembre 2015, ce sont les droits fondamentaux de l'enfant qui sont atteints, car il a cessé d'être considéré comme une personne."

Posté le 16 avril 2016 à 15h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

06 avril 2016

Trisomie 21 : le mannequin et le philosophe

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Dans le Figaro Magazine du 2 avril 2016 consacré au transhumanisme, Luc Ferry acte l’élimination massive des enfants détectés trisomiques (97%), qu’il semble considérer comme un acquis de l’avancée des technosciences et du "progrès" :

« Qui pourra sérieusement s'y opposer ? Ne fût-ce que par amour pour nos proches, par souci du bien-être de nos futurs enfants, par sympathie pour ceux qui souffrent, nous irons dans le sens du "progrès".

Il y aura quelques résistances, bien sûr, à commencer par celles des religions, qui sont d'ores et déjà hostiles aux simples procréations médicalement assistées (), mais elles seront vite balayées par la volonté de fuir la souffrance, la maladie et la mort. En veut-on un indice ? 97% des femmes enceintes qui apprennent qu'elles pourraient accoucher d'un enfant trisomique décident d'avorter - ce qui montre à quel point une certaine forme d'eugénisme libéral n'est plus taboue (si tant est qu'elle l'ait jamais été). »

L’élimination massive des enfants détectés trisomiques s’expliquerait, selon M. Ferry par la « sympathie envers ceux qui souffrent » et le « bien-être ». On peut voir là une convergence de M. Ferry avec les récentes prises de position d’Anne Sinclair sur Europe 1 (l’élimination des trisomiques avant leur naissance est « un eugénisme protecteur pour éviter des drames effroyables ») et de Jacqueline Herremans, présidente de l’ADMD Belgique qui trouve « fabuleux que l'on puisse ainsi éviter de créer du malheur » (voir le communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune).

Le transhumanisme repose sur le désir de créer des hommes « augmentés », ce qui suppose donc la suppression des hommes « diminués ». En ce sens, les personnes trisomiques sont les premières victimes du transhumanisme. C’est exactement ce que dénonce Jean-Marie le Méné dans son dernier livre : Les Premières victimes du transhumanisme.

Posté le 6 avril 2016 à 09h55 par Michel Janva | Lien permanent

05 avril 2016

Epargnée par l'eugénisme, elle devient égérie de beauté

Unknown-51Katie Meade, atteinte de la trisomie 21, âgée de 32 ans, ancienne athlète paralympique, vient d'être choisie par la marque américaine de cosmétiques Beauty & Pin-Ups pour prêter son image à leur dernier masque capillaire.

La sportive n'en est pas à son coup d'essai. Katie Meade comptait déjà parmi les ambassadrices de Best Buddies International, une association de lutte contre l'isolement physique et social des personnes souffrant de déficience mentale. 

En France, 96% des enfants atteints de la trisomie 21 sont éliminés avant leur naissance.

Posté le 5 avril 2016 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2016

Conférence de Jean-Marie Le Méné

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Posté le 2 avril 2016 à 11h02 par Paula Corbulon | Lien permanent

01 avril 2016

Transhumanisme : si l’on accepte l’idée de l’homme « augmenté », on est obligé d’accepter celle d’homme « diminué »

Jean-Marie Le Méné est interrogé dans La Nef. Extrait :

"Le transhumanisme part du constat que l’homme est une expérience ratée. Il se donne comme but de le faire évoluer et de dépasser sa nature en parvenant à « augmenter » l’homme par la convergence de différentes technosciences : les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique et les sciences cognitives. On entrera dans le transhumanisme effectivement le jour où l’intelligence artificielle prendra le pas sur l’intelligence humaine. Évidemment, si l’on accepte l’idée de l’homme « augmenté », on est bien obligé d’accepter celle d’homme « diminué ». C’est pourquoi en attendant l’homme « augmenté », on gagne du temps à commencer par éliminer l’homme « diminué », ce que nos législations autorisent déjà avec succès. En réalité l’industrie procréatique est une anticipation du transhumanisme, de même que les programmes eugénistes d’avortement et d’euthanasie. Le dépistage de la trisomie est lui-même une matrice du transhumanisme. Il s’agit d’une régression consternante et peu originale qui verra des surhommes s’imposer à des sous-hommes."

Posté le 1 avril 2016 à 16h44 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2016

Il devient plus difficile d'acheter des bébés, de nos jours

IndexDeux affaires ces jours-ci mettent en cause le procédé abject de la vente d'enfants. L'une à Mexico :

"Venu de Nouvelle-Zélande pour recourir aux services de deux mères porteuses mexicaines qui ont reçu les ovocytes d’une donneuse argentine, un couple d’homosexuels se trouve finalement bloqué à Mexico avec trois bébés.

La situation de David et Nicky Leonard Beard est compliquée. Comme les mères porteuses étaient déjà enceintes, ils ne seront peut-être pas inquiétés par la loi mexicaine entrée en vigueur l’année dernière, qui interdit aux homosexuels l’accès aux services d’une mère porteuse sur le territoire. Mais c’est un autre problème qui les retient et promet de « leur faire dépenser une fortune pour rentrer » : l’agence d’adoption de Cancun, qui a jouer les intermédiaires pour régler les frais médicaux, juridiques et la prise en charge des mères porteuses, a disparu avec leur argent.

Depuis, « échoués » à Mexico avec les trois bébés, ils réclament des passeports néo-zélandais pour ne pas avoir à attendre des papiers mexicains, et font appel à ces deux gouvernements pour qu’ils mettent un terme à ces démarches administratives et les laisse rentrer chez eux."

L'autre à Bangkok

"Bangkok - Un couple homosexuel hispano-américain est bloqué en Thaïlande avec son bébé de 14 mois, dont la mère porteuse thaïlandaise conteste en justice le départ, dans un pays qui a durci l'an dernier les conditions de recours aux mères porteuses."[...]

Posté le 31 mars 2016 à 13h40 par Marie Bethanie | Lien permanent

30 mars 2016

31 mars : Jean-Marie Le Méné à Bordeaux

A l’occasion de la sortie de son dernier livre « Les premières victimes du transhumanisme », Jean-Marie Le Méné sera à Bordeaux le jeudi 31 mars.

Invité par l’association, « Amitiés Françaises », le président de la Fondation Lejeune, qui a fait de la défense des personnes trisomiques le combat de sa vie, donnera une conférence à l’Athénée municipal de Bordeaux (Place Saint Christoly).

Posté le 30 mars 2016 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2016

La complaisance des médias pour l'illégalité

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune et auteur du livre Les Premières victimes du transhumanisme, est interrogé par Anne Isabeth dans Présent. Extrait : 

"130 médecins ont clamé, dans un journal, qu’ils avaient enfreint la loi. Que pensez-vous de ce manifeste ?

J’ai trouvé très choquant que des médecins agissent de la sorte : ils posent, ils revendiquent une transgression, un viol de la loi, en ayant aidé ces femmes à bénéficier d’une PMA alors que la loi française l’interdit. Cette prise de position a été comparée à ce qui s’est fait dans les années 70 par rapport à l’avortement. L’esprit est le même : je viole la loi. L’illégalité est posée comme point de départ.

C’est choquant parce que Le Monde, qui a publié cette tribune, a donc relayé cette illégalité. Dès le lendemain matin, deux médecins signataires s’exprimaient à la radio. Leur discours a été repris dans les médias avec beaucoup de complaisance et sans le moindre esprit critique. On pouvait comprendre, en outre, à travers ce qu’ils disaient, qu’ils avaient demandé un rendez-vous au gouvernement pour faire évoluer les choses. Vous voyez, c’est très facile, quand on porte leur nom, que l’on bénéficie de cette aura et de cette médiatisation, quand on vote comme eux – à gauche – de se faire entendre du gouvernement. Le processus est simple : ils commencent par violer la loi, ensuite ils s’en vantent, sont relayés par les médias, aucune contestation ne se fait entendre du côté de l’opposition et le processus est enclenché pour faire modifier la loi

Quant à la forme utilisée, elle est révolutionnaire et très peu démocratique ! [...]

Face à cette évolution qui semble inéluctable, que faut-il faire ?

Il faut parler, dire ce qui ne va pas avec ce genre d’initiatives. Il y a eu au moins deux prises de paroles critiques par rapport à ce manifeste. La première est celle d’Hervé Mariton, interrogé sur RMC par Jean-Jacques Bourdin, qui demande à ce que les 130 signataires soient poursuivis en justice. C’est très courageux de sa part, car c’est un sujet sur lequel il peut se brûler les ailes. L’autre réaction est celle du biologiste Jacques Testard, qui est l’ancien compère de Frydman mais qui a suivi un chemin opposé. Il trouve que l’on va trop loin et a un discours très ferme. [...]"

Posté le 23 mars 2016 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2016

Défendre le droit des médecins de ne pas pratiquer l'eugénisme

Communiqué de Grégor Puppinck :

"Vendredi 11 mars, avec le soutien de l’ECLJ, un médecin espagnol a déposé à la Cour européenne des droits de l’homme une requête visant à faire reconnaître la violation de sa liberté de conscience. Le requérant a toujours refusé de participer à des avortements, pour motif de conscience. En 2008, tandis qu’un programme de dépistage des anomalies congénitales était mis en place en Andalousie, son chef de service l’a obligé à assurer quotidiennement la consultation de diagnostic prénatal. Pourtant, ce diagnostic constitue la première étape dans le processus qui conduit, si une maladie ou une malformation sont dépistées, à un avortement en raison du patrimoine génétique ou de l’état de santé de l'enfant. La procédure prévoit que le diagnostic doit être établi par deux médecins, et l’avortement exécuté par un troisième.

Le lien entre le dépistage et l’avortement est établi à la fois dans la loi et dans la pratique : 90 % des fœtus atteints détectés étant avortés. L’éthique médicale exigeant du médecin qu’il agisse toujours selon sa conscience, le requérant a demandé à la justice espagnole de faire reconnaître son droit à l’objection de conscience, sans succès. Il refuse non seulement de participer à un avortement, fût-ce à la première étape de la procédure, mais aussi de procéder à la sélection eugénique des enfants à naître.

Si le refus de participer directement à un avortement est globalement admis, la Cour européenne ne s’est encore jamais prononcée sur l’objection de conscience au diagnostic prénatal à but eugénique.

Cette requête arrive alors que l’ECLJ vient d’organiser à Genève une conférence sur l’objection de conscience en matière médicale. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté de religion et de conviction s’est prononcé en faveur d’un large droit à l’objection de conscience dans le domaine médical."

Posté le 21 mars 2016 à 18h24 par Michel Janva | Lien permanent

#JournéeInternationaleDeLaTrisomie21 : L'appel des 21 mères

FigaroVox : 21 mères d'enfants porteurs de trisomie 21 témoignent dans le cadre de la campagne internationale Stop Discriminating Down :

"Clotilde Noël est mère de Marie et auteur du succès de librairié Tombée du nid.

Marie des Déserts, mère de Camille, 3,5 ans.

Véronique Bourgninaud, mère de Timothée, 6 ans.

Marie-Flore Le Roy, mère d'Isaure, 5 ans.

Mayté Varaut, mère de François, 17 ans.

Stéphanie Roland Gosselin, mère d'Aymeric, 19 ans.

Chantal Dang, mère de Marie, 2,5 ans.

Laurence Giard, mère de Rodolphe.

Chantal Halahigano, mère de Marine, 27 ans.

Laure Alphonsi, mère de Philippine, 11 ans.

Anne-Sophie du Besset, mère de Matthieu, 2,5 ans.

Thérèse Vidal, mère de Sophie, 14 ans.

Patricia Blunier, mère d'Eliott, 14 mois.

Anne-Françoise Deledalle, mère de Ségolène, 28 ans.

Anne Guennec, mère d'Yves-Emmanuel, 5 ans.

Véronique Toubin, mère d'Inès, 16 ans.

Clotilde des Garets, mère de Constantin, 10 ans.

Caroline de Bussac, mère de Bertille 9 ans.

Hniya Wong-ku, mère de Shérine et Lyna, jumelles d'1,5 an.

Nicole de Maistre, mère d'une fille de 50 ans.

Karine Lanusse, mère d'Anne-Joséphine, 4 ans.

Comme toutes les mères, notre priorité absolue est d'assurer le bonheur de nos enfants. Or il se trouve qu'un enfant porteur de trisomie a davantage de prédisposition au bonheur qu'un autre.

Oui, le handicap est une réalité douloureuse. L'annonce anténatale ou à la naissance est vécue comme un tsunami et un tremblement de terre pour les parents et pour la famille. Aujourd'hui, prenons collectivement conscience que ce chromosome peut devenir une source de richesse, une chance, un bonheur inattendu. Nous en sommes la preuve vivante. A tel point que notre question fondamentale devient: «Mais comment pourrions-nous vivre sans cet enfant?». Finalement, il s'avère que le plus «handicapant» dans nos vies n'est pas la trisomie de nos enfants, mais le regard que la société porte sur eux.

Ce regard est variablement teinté de pitié, de gêne, de peur, voire de reproches culpabilisants. Notre mission est donc double: celle d'éduquer nos enfants comme tous les parents, mais aussi celle d'éduquer le regard des autres sur cette fameuse différence. Oui, c'est sur nos épaules que pèse la lourde charge de «ré-humaniser» la société. C'est comme si on nous demandait d'être des héroïnes, de nous substituer au service public.

Savez-vous que le plus souvent, nous sommes seules pour trouver des solutions aux problèmes de scolarisation ou de suivi médical de nos enfants? Savez-vous que nous avançons à contre-courant pour leur inclusion sociale?

Savez-vous que la recherche sur la trisomie 21 est financée seulement par des dons privés? Que les efforts de nos gouvernants, en matière de recherche et de médecine, portent sur l'optimisation de nouveaux dépistages de plus en plus fiables et quasi systématiques, dont le but revendiqué est d'atteindre le «zéro naissance trisomique»? N'est-ce pas implacablement discriminant?

Ce n'est pas de cela dont nous avons besoin. Nous avons besoin que la société devienne accueillante, qu'elle intègre la différence. Nous avons besoin que nos gouvernants investissent dans des actions humaines, justes et positives. Sur ce plan, la Suède montre une voie, suivons-là… Peut-on envisager collectivement le potentiel humain de ces êtres non-ordinaires?

Ensemble, rejoignons l'initiative mondiale Stop Discriminating Down!"

Pour aider ces mamans courageuses et engagées, pour que cesse la discrimination à l'égard des enfants porteurs de trisomie 21, nous pouvons signer la pétition internationale en ligne.

Posté le 21 mars 2016 à 16h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

Journée Mondiale de la trisomie 21 le 21 mars 2016

Posté le 21 mars 2016 à 12h32 par Michel Janva | Lien permanent

Tous unis contre la haine subie par l'enfant trisomique

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Posté le 21 mars 2016 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

Eugénisme : l'enfant, cet oublié

Sur RMC, Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous, a débattu avec le Professeur François Olivennes, gynéco obstétricien, qui fait partie des signataires de la tribune eugéniste publiée dans Le Monde.

"J'ai été stupéfaite à la lecture de cette tribune: pas une seule fois, la tribune ne parle de l'enfant. On est dans les droits à l'enfant, et les droits de l'enfant ne sont absolument pas questionnés".

Posté le 21 mars 2016 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2016

GPA - PMA : la phrase du jour

De Marion Maréchal-Le Pen :

"La réalité est peut-être fasciste, mais il faut un homme et une femme pour faire un enfant".

Posté le 20 mars 2016 à 21h06 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (13)

19 mars 2016

PMA : Hervé Mariton veut attaquer en justice les médecins qui violent la loi

Enfin quelqu'un qui appelle la justice à faire son travail à l'encontre des 130 médecins qui ont violé la loi :

Posté le 19 mars 2016 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars : Café Histoire Actualité, de l’eugénisme historique au transhumanisme

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Posté le 19 mars 2016 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent

18 mars 2016

PMA : la tribune des 130 médecins est fausse, discriminante, déshumanisante

La Fondation Lejeune réagit à la tribune des 130 médecins et biologistes :

"A trois jours de la Journée mondiale de la trisomie, lundi 21 mars, visant à faire connaître la réalité de la trisomie 21 et le potentiel positif des personnes porteuses de cette particularité génétique, la Fondation Jérôme Lejeune dénonce le message eugéniste véhiculé par le manifeste des scientifiques transgresseurs portant sur la procréation médicalement assistée.

Réunis autour du gynécologue René Frydman, plus de 130 médecins et biologistes de la reproduction ont publié, dans Le Monde de ce jour un manifeste pour « mettre fin aux incohérences de la politique d’aide à la procréation ».

Dans ce manifeste ils ne se contentent pas d’avouer d’avoir « aidé des couples homosexuels à avoir des enfants, même si la loi l’interdit ». Ils s’offusquent du fait que la trisomie 21 ne soit pas dépistée dans le cadre d’une PMA : « aujourd’hui, la trisomie 21, par exemple, n’est pas dépistée en cas de fécondation in vitro, car ces embryons peuvent donner naissance à des enfants viables ».

Ce qui laisse penser que les personnes porteuses de trisomie 21 seraient des monstres, des poisons, un danger dont il faut se protéger pour éviter le malheur.

Ce qui est faux, discriminant, déshumanisant.

A quelques jours du 21 mars, la Fondation Jérôme Lejeune rappelle l’importance des messages positifs à exprimer aux personnes trisomiques et les initiatives qu’elle conduit dans cette intention :

> Vidéo How do you see me, déjà vue plus de 120 000 fois, élaborée par un collectif d’associations européennes et l’agence de communication Saatchi Saatchi

> Pétition Stop Discriminating Down (près de 30 000 signatures)

> « Les Premières victimes du transhumanisme », nouveau livre de Jean-Marie Le Méné sur l’éradication des enfants trisomiques"

Posté le 18 mars 2016 à 15h47 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2016

Le savant fou René Frydman emmène 130 médecins dans l'eugénisme

Unknown-21Le gynécologue René Frydman a réuni plus de 130 médecins et biologistes de la reproduction pour signer une tribune dans le journal Le Monde, dans laquelle ils avouent avoir violé la loi en fabriquant des bébés dans des éprouvettes aux profits de femmes célibataires ou d'homosexuels. Cette tribune militante, comparable au manifeste des 343 salopes (dont beaucoup n'avaient pas avorté) destinée à légaliser l'avortement, est destinée à changer la loi sur la procréation médicalement assistée.

René Frydman est le « père » du premier bébé-éprouvette français, la petite Amandine. C'est un partisan convaincu des techniques de procréation artificielle et il n'a jamais hésité à rendre publique la transgression pour faire avancer les lois bioéthiques vers encore plus de licence pour les chercheurs. C’est lui qui, à la veille des premiers débats sur la révision des lois bioéthiques en novembre 2011, annonçait déjà avoir enfreint la loi pour faire naître des enfants en utilisant des ovocytes congelés, selon une technique illégale en France. Lui encore qui, en février 2011 annonçait la naissance du premier «bébé-médicament» en France : un enfant sélectionné parmi d’autres embryons conçus in vitro parce qu’il était «donneur compatible» avec un de ses aînés qui avait besoin d’une greffe.

L'appel de ces médecins est clairement eugéniste puisqu'ils militent pour :

  • Le don d’ovocytes ou la chosification du corps humain
  • L’analyse génétique de l’embryon pour avoir un bébé zéro défaut : "Connaître le statut chromosomique de l’embryon par la technique du diagnostic préimplantatoire (DPI) dans des situations à risques reconnues est devenu courant [...] constitue une règle de bonne pratique médicale"
  • L’autoconservation ovocytaire avec la technique de vitrification
  • Le don de sperme pour une femme célibataire : pratique allègrement eugéniste existante outre-Manche

On en vient à s'étonner que ces savants-fous ne demandent pas en même temps la GPA...

Comme le souligne l'Eglise, ces revendications manifestent le désir de puissance du médecin à l'égard de la personne humaine :

"elle remet la vie et l'identité de l'embryon au pouvoir des médecins et des biologistes, et instaure une domination de la technique sur l'origine et la destinée de la personne humaine. Une telle relation de domination est de soi contraire à la dignité et à l'égalité qui doivent être communes aux parents et aux enfants. La conception in vitro est le résultat de l’action technique qui préside à la fécondation ; elle n’est ni effectivement obtenue, ni positivement voulue, comme l’expression et le fruit d’un acte spécifique de l’union conjugale».

En fait, on a l’impression que certains chercheurs, dépourvus de toute référence éthique et conscients du potentiel inhérent au progrès technologique, cèdent à la logique des seuls désirs subjectifs et à la pression financière, particulièrement forte en ce domaine. Face à l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire, il faut réaffirmer que « l'amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d'être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l'enfant, ou le jeune, ou bien encore l'homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d'eux il voit l'empreinte de sa propre image et ressemblance […] C'est pourquoi le Magistère de l'Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu'à son terme naturel »."

Posté le 17 mars 2016 à 21h37 par Michel Janva | Lien permanent


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