20 mai 2013
Mgr Rey encourage la pétition One of us
Extrait de l'entretien du Mgr Rey accordé à Pierre-Olivier Arduin :
"L’Initiative citoyenne européenne « One of us » (Un de nous) est une pétition officielle susceptible d’être décisive pour accroître le respect de l’embryon humain à l’échelle de l’Union européenne. Pourquoi la soutenez-vous ?
Cette Initiative est un nouvel instrument juridique de démocratie participative pour les citoyens des 27 pays de l’Union européenne qui, en l’espèce, a pour objectif de suspendre le financement européen de la recherche sur l’embryon humain pour la période 2014-2020. Pour cela, il faut qu’elle recueille 1 millions de signatures avant le 1er novembre 2013 dans au moins 7 Etats européens. Par ailleurs, chaque pays doit dépasser un certain quota pour que l’Initiative soit agréée : ainsi la France qui vient de rejoindre le projet doit-elle franchir le seuil des 60 000. En cas de succès, l’Initiative « One of us » obligera le Parlement européen à examiner la requête de ses organisateurs en audition publique et la Commission européenne à reconsidérer l’orientation de sa politique de recherche impliquant la destruction d’embryons humains. Cette Initiative me semble d’autant plus cruciale qu’elle conteste également le financement par l’Union européenne d’ONG qui font la promotion de l’avortement dans les pays émergents.
En encourageant la signature de cette pétition, soit par Internet, soit par formulaire papier, je souhaite m’inscrire dans l’appel du Pape émérite Benoît XVI qui a exprimé publiquement à deux reprises son soutien pour ce projet inédit, le jour de son lancement le 20 mai 2012 et lors de l’Angélus du 3 février dernier. « L’embryon humain a dès le commencement la dignité propre à la personne (…). Cette affirmation, de caractère éthique, est reconnue vraie et conforme à la loi morale naturelle par la raison elle-même : elle devrait être le fondement de tout système juridique » (Dignitas personae, 8 septembre 2008, n. 5). L’enjeu est donc majeur : il s’agit de provoquer une prise de conscience au plus haut niveau européen sur la nécessité de protéger la vie de l’être humain au début de sa conception."
Pétition en ligne : http://www.undenous.fr/
Pétition sur papier : http://www.undenous.fr/wp-content/uploads/2013/03/formulaire-papier.pdf
L’Initiative étant officielle, elle nécessite pour tout citoyen de plus de 18 ans d’indiquer son numéro personnel d’un document d’identification (carte d’identité, passeport ou permis de conduire). Pour la version papier, n’oubliez pas de signer. La confidentialité est protégée par les Instances européennes. Une fois complétés, ces formulaires doivent être envoyés à l’adresse suivante :
Fondation Jérôme Lejeune – Opération Un de Nous – 37 Rue des Volontaires – 75015 Paris
Posté le 20 mai 2013 à 15h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)
11 mai 2013
Eugénisme pour tous avec le nouveau diagnostic prénatal
Mgr Rey dénonce l'eugénisme derrière le nouveau diagnostic prénatal :
"Le bienheureux Jean-Paul II parlait d’un « développement abusif du dépistage prénatal » conduisant à « un véritable eugénisme » (15 novembre 2001). Benoît XVI a particulièrement eu à cœur de nous alerter sur cette dérive inquiétante : « Dans les pays développés grandit l’intérêt pour la recherche biotechnologique la plus pointue, pour instaurer des méthodes d’eugénisme, subtiles et étendues, jusqu’à la recherche obsessionnelle de l’enfant parfait avec la diffusion de diverses formes de diagnostics visant à en assurer la sélection » (24 février 2007). La mise à disposition de ces nouveaux tests avec la perspective de les proposer à moyen terme à toutes les femmes enceintes de notre pays fait craindre une accélération massive de cet eugénisme anténatal, disqualifiant toujours plus les enfants qui ne satisfont pas les normes retenues. Un monde dans lequel la compassion et l’amour ne joueraient plus leur rôle dans l’accueil des plus vulnérables serait inhumain."
Posté le 11 mai 2013 à 16h09 par Michel Janva | Lien permanent
13 avril 2013
Jacques Bompard opposé à la recherche embryonnaire
Il s'en expliquait récemment sur Radio Courtoisie. L'émission peut-être écouté ici (durée 15').
Posté le 13 avril 2013 à 14h40 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)
10 avril 2013
Robert Edwards-Prométhée est mort
Robert Edwards, pionnier de la fécondation in vitro et prix Nobel de médecine, est mort, mercredi 10 avril, à l'âge de 87 ans. Robert Edwards avait obtenu en 2010 le prix Nobel de médecine "pour le développement du traitement de la fécondation humaine in vitro". Ses recherches ont permis la naissance du premier bébé-éprouvette, en 1978. Il avait créé deux ans plus tard la première clinique mondiale des fécondations in vitro, à Cambridge. Depuis, plus de quatre millions d'enfants ont été conçus avec à cette technique. Et quelques autres millions croupissent dans des congélateurs.
Dans l'instruction Dignitas personae, en 2008, la Congrégation pour la doctrine de la foi écrivait :
"L’Instruction Donum vitae avait déjà fait observer que la fécondation in vitro implique l’élimination volontairement acceptée d’un nombre conséquent d’embryons. Certains pensaient que cela était dû à une technique encore imparfaite. L’expérience a montré, au contraire, que toutes les techniques de fécondation in vitro se déroulent en réalité comme si l’embryon humain était un simple amas de cellules qui sont utilisées, sélectionnées ou écartées.
Certes, environ le tiers des femmes qui ont recours à la procréation artificielle parviennent à avoir un enfant. Cependant, compte tenu du rapport entre le nombre total d’embryons produits et ceux effectivement nés, le nombre d’embryons sacrifiés reste très élevé. Ces pertes sont acceptées par les spécialistes des techniques de fécondation in vitro comme le prix à payer pour obtenir des résultats concluants. Il est très préoccupant de voir qu’en ce domaine, la recherche ne semble pas porter un réel intérêt au droit à la vie de chaque embryon, mais vise surtout à obtenir de meilleurs résultats en termes de pourcentage d’enfants nés par rapport aux femmes qui initient un traitement. [...]
Les embryons produits in vitro qui présentent des défauts sont systématiquement écartés. De plus en plus de couples non stériles recourent aux techniques de procréation artificielle dans le seul but d’opérer une sélection génétique de leurs enfants. La pratique courante désormais dans de nombreux pays est de stimuler l’ovulation pour obtenir un grand nombre d’ovocytes qui sont alors fécondés. Un certain nombre parmi les embryons ainsi obtenus sont transférés dans l’utérus, tandis que les autres sont congelés pour d’éventuelles interventions reproductives futures. La finalité du transfert multiple est de garantir, dans la mesure du possible, l’implantation d’au moins un embryon. Pour atteindre cet objectif, on implante un nombre d’embryons plus grand que le nombre d’enfants désiré, en prévoyant que certains seront perdus et que l’on évitera dans tous les cas, une grossesse multiple. Ainsi, la technique de transfert comporte en réalité un traitement purement instrumental des embryons. Ni la déontologie professionnelle commune, ni les autorités sanitaires n’admettraient, dans aucun autre domaine de la médecine, une technique comportant un taux global aussi élevé d’insuccès et de pertes. Les techniques de fécondation in vitro en fait sont acceptées, car on présuppose que l’embryon ne mérite pas, ici, un plein respect dans la mesure où il entre en concurrence avec un désir qu’il faut satisfaire. [...]
L’Eglise considère aussi comme inacceptable au plan éthique la dissociation de la procréation du contexte intégralement personnel de l’acte conjugal: la procréation humaine est un acte personnel du couple homme-femme qui n’admet aucune forme de délégation substitutive. L’acceptation tranquille du taux très élevé d’avortement que comportent les techniques de fécondation in vitro démontre de manière éloquente que la substitution de l’acte conjugal par une procédure technique - outre sa non-conformité au respect dû à la procréation, laquelle n’est pas réductible à la seule dimension de reproduction - contribue à affaiblir la conscience du respect dû à tout être humain. La reconnaissance de ce respect est au contraire favorisée par l’intimité des époux, animée par l’amour conjugal.
L’Eglise reconnaît la légitimité du désir d’avoir un enfant, et comprend les souffrances des conjoints éprouvés par des problèmes d’infertilité. Ce désir ne peut cependant passer avant la dignité de la vie humaine, au point de la supplanter. Le désir d’un enfant ne peut justifier sa «production», de même que celui de ne pas en concevoir ne saurait en justifier l’abandon ou la destruction.
En fait, on a l’impression que certains chercheurs, dépourvus de toute référence éthique et conscients du potentiel inhérent au progrès technologique, cèdent à la logique des seuls désirs subjectifs et à la pression financière, particulièrement forte en ce domaine. Face à l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire, il faut réaffirmer que « l'amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d'être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l'enfant, ou le jeune, ou bien encore l'homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d'eux il voit l'empreinte de sa propre image et ressemblance […] C'est pourquoi le Magistère de l'Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu'à son terme naturel »"
Posté le 10 avril 2013 à 16h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
De la génération 68 à la culture de mort
Ce schéma d'un lecteur résume quelques décennies de décadence (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :
Posté le 10 avril 2013 à 00h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)
31 mars 2013
La bataille est avant tout morale, culturelle et spirituelle
Remarquable éditorial de Liberté Politique :
PÂQUES, cela sonne toujours comme une victoire. Le temps pascal de cette année 2013 résonnera, lui, comme le temps d’une renaissance particulière. Il y eut tout d’abord la mobilisation populaire historique du dimanche des Rameaux. Puis il y eut le coup de main réussi à l’Assemblée nationale des parlementaires pro-vie qui contraignirent, dans la nuit du Jeudi saint, les partisans de la recherche sur l’embryon à abandonner leur proposition de loi.
Certes, deux batailles gagnées ne font pas la victoire finale, mais il n’y a jamais de victoire définitive. Les défenseurs du mariage et de la vie humaine savent plus que d’autres que leurs batailles sont des batailles avant tout morales, culturelles, spirituelles. Dans le contexte de culture de mort et de dictature du relativisme que nous connaissons, nos batailles sont des batailles qui s’inscrivent dans la longue lutte de l’homme contre lui-même, et ses propres tentations démiurgiques : se vouloir maître de son destin sans jamais cesser de se posséder comme s’il était son propre créateur et au final, le maître de ceux qui s’opposent à son bon plaisir.
C’est pourquoi nous recevons Pâques comme le signe sans cesse renouvelé de la victoire de l’homme confiant dans la vie donnée sans retour et de l’espérance contre toute espérance.
La manifestation du 24 mars révèle une prise de conscience de la société civile dans la résistance à la décomposition de la politique. Le mariage précède l’État, a dit le pape François. Il est bon que le peuple français le rappelle aussi vigoureusement aux forces gouvernementales. Quant à l’échec de la proposition de loi visant à supprimer l’interdiction de la recherche sur l’embryon humain, elle témoigne surtout de la lente mais sûre reconquête de la communauté parlementaire dans le respect de la vie.
Ces signes sont positifs, et il faut les accueillir comme tels. Ils nous invitent à un double travail : l’enracinement intellectuel de ce renouveau, et l’unité des forces de la résistance pour qu’elle soit reconstruction du bien commun.
Pâques 2013, c’est aussi l’accueil d’un nouveau pape, un pape de guerre véritablement, digne fils spirituel de ses prédécesseurs, voulu par l’Église pour l’aider à sortir d’elle-même, sur tous les fronts, là où l’humanité accuse ses plus grandes pauvretés, pauvreté matérielle et pauvreté spirituelle, pauvreté de l’intelligence et pauvreté du coeur (...)
Heureux, vigoureux, temps pascal à tous."
Posté le 31 mars 2013 à 18h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)
17 février 2013
Christine Boutin : Le principe d'égalité conduira à l'eugénisme
Déclaration de Christine Boutin à propos de la dénaturation du mariage sur M6 :
"Aujourd'hui, nous sommes dans une situation où nous voulons nier la nature. Je trouve ça très étonnant, à un moment où l'écologie se développe tellement, que l'on n'ait pas plus de principes de précaution à l'égard de la personne humaine
"Je vais vous dire quelque chose qui va être énorme et qui va faire du buzz. Je vous le dis dans votre émission. Votre principe d'égalité, tel que vous le voyez, va nous conduire à l'eugénisme. À partir du moment où vous acceptez d'éradiquer la nature, c'est-à-dire que l'on peut construire l'homme selon son propre désir, il y aura des embryons qui seront sélectionnés en fonction des besoins des puissants."
Posté le 17 février 2013 à 19h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)
29 janvier 2013
Chasse aux personnes trisomiques
Les gynécologues-obstétriciens se sont prononcés aujourd'hui en faveur du nouveau test prénatal de diagnostic de la trisomie 21 à travers le sang maternel, actuellement à l'essai en France, et ont souhaité qu'il puisse être rapidement proposé aux patientes à risques.
Malheureusement ce test de diagnostic n'est pas destiné à guérir l'enfant s'il est effectivement trisomique, mais débouche dans la plupart des cas sur son élimination physique.
Posté le 29 janvier 2013 à 14h27 par Michel Janva | Lien permanent
14 octobre 2012
Les enfants trisomiques qualifiés de poisons pour les familles
Vendredi 5 octobre, dans l'émission La Tête au carré sur France Inter, plusieurs intervenants débattaient du nouveau test de dépistage de la trisomie 21, le Prénatest. Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, estimant que le problème de ce test étant son utilisation à des fins eugénistes, a été pris à parti par le biologiste Jean-Didier Vincent, qui lui a demandé d'avouer être opposé à l'avortement des trisomiques. Evidemment, ce n'est pas un scoop. Et Jean-Didier Vincent a alors déclaré que les enfants atteints de trisomie sont des "poisons" pour les familles. Ce qui a le mérite d'être clair. Voici l'extrait :
des enfants trisomiques qualifiés de poisons... par Le_Salon_Beige
Cette intervention a choqué bon nombre d'auditeurs, qui ont appelé France Inter.
Posté le 14 octobre 2012 à 22h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)
02 octobre 2012
Eugénisme industriel high-tech
De Pierre-Olivier Arduin dans la Nef :
"Nom de commercialisation : PrenaTest. Autorisé depuis la fin de l’été au Lichtenstein ainsi qu’en Allemagne, Autriche et Suisse, ce test de dernière génération qui nécessite une simple prise de sang « s’adresse aux femmes enceintes à la 12e semaine de grossesse et au-delà, courant un risque accru de trisomie 21 pour l’enfant en gestation » selon le communiqué publié par son fabricant Lifecodexx. Dans ces pays, le test est déjà proposé aux mères chez lesquelles le dépistage classique du premier trimestre associant une échographie et un dosage sanguin des marqueurs sériques a identifié un risque supérieur à un certain seuil (1 sur 250). Pour le confirmer, il fallait jusqu’ici recourir à un diagnostic invasif, soit une choriocentèse (biopsie du placenta), soit une amniocentèse (ponction de liquide amniotique) selon la date de la grossesse. En repérant une trisomie 21 fœtale avec une sensibilité proche de 100 %, le PrenaTest peut dorénavant se substituer à ces examens. Comment ce que tout le monde encense comme une « prouesse technique » a-t-il été possible ?
[...] Une rapide enquête sur le site Internet de Lifecodexx permet de comprendre le scénario qui a permis le développement de ce test. Cette start-up, dont le siège est en Allemagne, est une filiale du groupe GATC Biotech, lui aussi allemand, dont le laboratoire de séquençage génétique est actuellement leader en Europe. Associée à Sequenom, l’une des firmes américaines les plus en pointe dans ce domaine dont elle exploite d’ailleurs une licence, Lifecodexx affiche l’ambition de révolutionner la pratique de la médecine prénatale par le développement de « nouveaux tests moléculaires innovants ».
[...] En France, nombreux sont les experts comme le professeur Yves Ville à demander la saisine de la Haute Autorité de Santé pour obtenir le feu vert rapide de la mise sur le marché du test « dans le but d’éviter le risque actuel de fausse couche ». Chef de la maternité de l’hôpital Necker à Paris, ce dernier est d’ailleurs à la fois juge et partie puisque son service est l’un des cinq centres mondiaux choisi pour la validation clinique du PrenaTest.
Posté le 2 octobre 2012 à 13h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
01 octobre 2012
La protection de l'être humain deviendra une exception à la règle
A l’occasion de la Conférence Institutionnelle de rentrée de l’Agence de la biomédecine, la Fondation Jérôme Lejeune interroge les responsables politiques français sur des « enjeux préoccupants » concernant la recherche sur l’embryon et le nouveau test de diagnostic prénatal de la trisomie 21. En matière de recherche sur l’embryon, la Fondation estime que « le principe de protection va devenir une exception ». En effet, la commission des affaires sociales du Sénat examinera le mercredi 3 octobre une proposition de loi du groupe RDSE qui entend instaurer « un régime d’autorisation encadrée de la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires ». Ce texte vise à remplacer l’actuel système basé sur un principe d’interdiction de la recherche sur l’embryon, assorti de dérogations. Pour la Fondation, ce serait un « changement de paradigme inédit » aux termes duquel « la protection de l'être humain deviendra une exception à la règle nouvelle de sa non-protection ».
La Fondation demande le respect d’une obligation faite à l’Agence de biomédecine par la loi bioéthique de 2011 de présenter au Parlement un bilan comparatif des avancées des recherches sur les cellules souches (embryonnaires et non embryonnaires).
Posté le 1 octobre 2012 à 21h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
29 septembre 2012
Le Monde aurait pu titrer : un nouveau test pour empêcher cette petite fille de vivre
Le Monde affiche une photo d'une petite fille atteinte de trisomie pour présenter un nouveau test prénatal :
Posté le 29 septembre 2012 à 12h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)
18 septembre 2012
Quand l'eugénisme se fait "homo-ingénierie"
Sur un blog du Monde, un journaliste scientifique rapporte les idées de certains scientifiques, qui proposent de modifier génétiquement l'homme pour lutter contre le réchauffement climatique (le bon prétexte !) :
"[...] Faisons évoluer artificiellement l'être humain pour qu'il consomme moins de ressources et que soit ainsi diminué son impact écologique. Première voie à explorer [...] on peut chimiquement faire en sorte de rendre écœurantes les protéines animales. Exit les élevages intensifs et leur cruauté, les pets et rots de vaches pleins de méthane, le défrichement de la forêt amazonienne pour faire pousser du soja transgénique destiné à nourrir les bêtes, le détournement des cultures et de l'eau au profit des animaux de boucherie. Mais il y a mieux encore...
Le nanisme est l'avenir de l'homme. Le métabolisme de base étant directement proportionnel à la taille, les petits consomment et dépensent moins de calories que les grands. Sélectionnons donc, par le biais du diagnostic pré-implantatoire, les embryons génétiquement prédestinés à devenir de petits adultes. Tu seras un lilliputien végétalien mon fils. Tu conduiras un pot de yaourt, tu vivras dans une maison de poupée, tu boiras moins, tu pisseras moins, tu feras tout moins. [...] Dans leur article, Liao, Sandberg et Roache imaginent aussi des traitements hormonaux destinés à susciter plus d'empathie et de comportements altruistes chez Homo sapiens, ce afin de l'inciter à penser davantage aux êtres vivants, humains ou pas, qui souffrent des agressions qu'il perpètre contre la nature. L'heure serait-elle donc aux hommes et femmes améliorés ? [...]"
Posté le 18 septembre 2012 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)
17 septembre 2012
Eugénisme, avortement et procès : la culture de mort règne
En décembre 2007, un gynécologue de l'hôpital d'Arcachon avait examiné une femme enceinte. À trois semaines d'intervalle, il avait réalisé 2 échographies sans rien remarquer d'anormal. Lors du second examen, il avait barré sur un document l'ensemble des cases correspondant au contrôle morphologique. Notamment celle en face de laquelle il était indiqué : les quatre membres sont présents et comportent trois segments.Trois mois plus tard, l'échographie du deuxième trimestre, pratiquée
cette fois-ci au CHU de Bordeaux, révélait que le fœtus était dépourvu
de ses bras. Au regard de l'importance du handicap, les parents, qui
attendaient leur troisième enfant, ont opté pour un avortement. Un avortement dit "médical" : IMG.
Le gynécologue admet volontiers son erreur, confirmant la chasse eugéniste aux enfants porteurs de la trisomie :
« À l'époque, et je ne suis certainement pas le seul dans la profession, je me focalisais surtout sur la clarté nucale, cette zone située derrière la nuque du fœtus qui permet d'évaluer le risque de la trisomie 21. »
Le tribunal souligne :
"Le fait pour le praticien d'avoir mentionné ces membres comme vus alors qu'ils ne sont pas visibles sur les clichés constitue une faute de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier d'Arcachon".
L'établissement a été condamné à verser à chacun des deux concubins 1 500 euros pour indemniser leur souffrance morale et 1 586 euros au titre du remboursement des frais d'obsèques. Mais ce n'est pas suffisant pour le couple, qui a interjeté appel du jugement. Leur avocat justifie :
"Elles ne sont pas à la mesure de l'épreuve qu'ils ont traversée, du fait notamment du traumatisme imputable au caractère tardif de l'interruption volontaire de grossesse".
Mais qui défend l'enfant tué in utero dans cette affaire ?
Posté le 17 septembre 2012 à 11h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
03 septembre 2012
Ils se réjouissent de pouvoir exterminer les enfants porteurs de la trisomie
Cynique article du Parisien qui titre "Le dépistage de la trisomie 21 bientôt moins dangereux". Pas pour les porteurs de cette trisomie en tout cas !
"Chaque année en France naissent environ 500 enfants porteurs de la trisomie 21."
Il faut lire : 500 enfants de trop. Rappelons que 96% des porteurs de cette trisomie sont déjà éliminés. En effet, Le Parisien poursuit :
"Depuis trente ans, le repérage systématique des grossesses à risque, puis le diagnostic proposé aux femmes concernées, a permis de stabiliser [par élimination ! NDMJ] le nombre de naissances de bébés trisomiques, mais la médecine se heurte toujours à un écueil monumental : le risque de fausse couche entraîné par l’amniocentèse. Or c’est jusqu’à présent la seule technique qui permette de déceler l’ADN défaillant du bébé."
Et voilà le cynisme :
"La bonne nouvelle, c’est qu’il y a désormais une alternative."
L'eugénisme sans risque. Et de surcroît, remboursé !
Contrairement à ce qui est écrit, ce n'est pas une avancée scientifique. Une réelle avancée consiste à soigner les personnes atteintes de trisomie. Pas à les avorter.
Toutefois, l'article se termine sur le risque d'eugénisme, après l'avoir encouragé :
« Il ne doit servir qu’à remplacer l’amniocentèse en cas de risque avéré, et non devenir un kit à faire le caryotype d’un bébé », martèle le professeur Ville. Autrement dit, gare à toute dérive qui consisterait à choisir le profil génétique de son bébé."
Hypocrisie : c'est déjà le cas.
Posté le 3 septembre 2012 à 09h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
22 août 2012
La pratique de l'eugénisme en fonction du sexe se répand
Un lecteur, dont l'épouse attend un enfant, me raconte cette anecdote :
"le gynécologue de ma femme, le plus réputé de ma région, nous a annoncé que le matin de notre visite il y a 2 jours, un futur papa avait donné un coup de poing dans le mur de son cabinet, quand il a appris qu'il allait avoir une fille ; il a aussi insulté sa femme.
Le gynécologue obstétricien était encore sous le coup, et nous a avoué que depuis le début de l'année 2012, c'était son 6ème couple qui allait faire avorter la maman, à Barcelone notamment, à cause du sexe de l'enfant.
Un des papas, cadre dans une grande banque, lui a dit qu'il avait un business plan, et qu'une fille ne rentrait pas dans ses plans.
Lui ne peut malheureusement rien faire, il m'a dit que certains gynécologues ne donnaient plus le sexe de l'enfant, pour des raisons religieuses, de peur que les parents avortent ensuite, et d'avoir cela sur la conscience."
Posté le 22 août 2012 à 13h26 par Michel Janva | Lien permanent
Les eugénistes défendent leurs projets
Le Pr Julian Savulescu, universitaire britannique spécialiste d’éthique pratique et ancien élève de Peter Singer, a écrit que la
création de bébés sur mesure pourrait bien finir par être considérée
comme une « obligation morale » dans la mesure où cela permettrait
d’obtenir des « enfants éthiquement meilleurs ». Selon lui, les parents devraient accéder au tri
embryonnaire pour éliminer les défauts de personnalité chez leurs
enfants.
Savulescu recommande le tri négatif et positif : négatif
pour éliminer les gènes indésirables, positif pour conserver les
embryons porteurs de gènes associés à une bonne personnalité. Et il le justifie ainsi :
« N’est-ce pas que le fait d’assurer que votre enfant aura la meilleure, ou à tout le moins un bon espoir d’une vie excellente, c’est de la paternité responsable ? »
« Dès lors que la sélection génétique cherche à faire ressortir un trait qui peut clairement bénéficier l’individu et la société, nous devrions laisser le choix au parents. Agir autrement consisterait à emprisonner ceux qui viendront après nous par la force de notre aversion et de notre irrationalité. Mieux : s’il s’agit d’éliminer des défauts de personnalité comme l’alcoolisme potentiel, la pyschopathie, la disposition à la violence, on pourrait soutenir que les gens ont une obligation morale de choisir des enfants éthiquement meilleurs. (…) Si nous avons le pouvoir d’intervenir sur la nature de notre progéniture – plutôt que de la confier à la loterie naturelle – alors nous en avons le devoir. »
Savulescu assure que nous acceptons déjà cette pratique à travers le tri génétique qui permet d’éliminer les embryons porteurs de trisomie. En ce sens, il est logique : pourquoi s'arrêter en chemin ?
Rédacteur-en-chef du Journal of Medical Ethics, il estime que nous sommes au cœur d’une révolution génétique où le dépistage embryonnaire, aujourd’hui limité à certaines affections très précises, devrait être accepté de manière large.
De son côté, un autre bioéthicien, Peter Singer, professeur à Princeton, a justifié l’avortement en expliquant que « l’appartenance à l’espèce Homo sapiens n’est pas suffisante pour bénéficier d’un droit à la vie ». Pour lui, conscience et autonomie sont les critères de la personnalité, au nom de quoi il justifie aussi bien l’avortement que l’infanticide précoce et l’euthanasie. Il écrit aussi :
« Nous pouvons soutenir de manière plausible que nous ne devons pas tuer, contre leur volonté, des êtres qui désirent continuer de vivre. Nous pouvons considérer cela comme une violation de leur autonomie, ou comme une entrave à ce qui constitue leur préférence. Mais pourquoi le potentiel d’un être à devenir conscient de soi de manière rationnelle ferait-il qu’il serait mauvais de mettre fin à sa vie avant qu’il n’ait la capacité de la rationalité ou de la conscience de soi ? »
« Si l’on en arrive au conflit entre les intérêts supposés d’êtres potentiellement rationnels mais pas encore conscients et les intérêts vitaux de femmes rationnelles en acte, nous devons donner la préférence aux femmes, sans exception. »
Posté le 22 août 2012 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent
22 juillet 2012
Bébés fabriqués en éprouvette puis avortés
Posté le 22 juillet 2012 à 23h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
03 juillet 2012
Création des premiers bébés génétiquement modifiés
Communiqué de l’Association Catholique des Infirmières et Médecins :
"Le Daily Mail du 3 juillet 2012 annonce la création des premiers bébés génétiquement modifies. Une femme était stérile. Des biologistes ont injecté directement dans ses ovules des gènes d’une autre femme. Puis la fécondation par les spermatozoïdes du conjoint, et la naissance sont intervenues. L’enfant aura ainsi trois parents. Quinze enfants sont nés dans ces conditions au Reproductive Medicine and Science de St Barnabas dans New Jersey. Trente enfants seraient nés aux Etats-Unis de cette manière. Ceux-ci seraient tous en bonne santé. Le programme génétique de ces enfants a bien sûr été vérifié : effectivement on retrouve des gènes des deux mamans et du père. Ce qui se présente comme une prouesse technique au service de l’infertilité pose de très graves problèmes moraux. Car surtout les généticiens craignent que cette méthode ne soit utilisée pour créer de nouvelles races humaines avec des caractéristiques programmées comme par exemple la force physique et une intelligence supérieure. Attali dans son ouvrage Petite histoire de l’avenir avait déjà évoqué la possibilité pour les savants d’arriver à préprogrammer des êtres humains. Nous y sommes."
Posté le 3 juillet 2012 à 12h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)
29 juin 2012
La France est à la pointe de l’eugénisme
Dans son intervention à la table-ronde d'hier, Jean-Marie le Méné a déclaré :
"La France est à la pointe de l’eugénisme parce qu’elle ne se demande plus pourquoi elle élimine 96 % des enfants trisomiques 21 dépistés. [...] D’autre part, les institutions françaises ne se demandent pas davantage pourquoi. [...] De même, la dernière loi de bioéthique française, celle de 2011, a fait dorénavant une obligation à tous les médecins d’informer toutes les femmes enceintes sur un dépistage anténatal de la trisomie 21 qui peut conduire à interrompre la grossesse à tout moment, jusqu’au jour de la naissance. Et qui conduit toujours à l’élimination d’une population entière d’individus sélectionnés sur la base de leur génome, ce qui est la définition même de l’eugénisme.
« Hier ist kein warum » : « Ici, il n’y a pas de pourquoi ». Au contraire, la France se demande même, pour reprendre les propos d’un député de l’Assemblée nationale, pour quoi il reste encore 4 % d’enfants trisomiques qui naissent.
Mais la France est surtout à la pointe de l’eugénisme parce qu’elle se demande comment éliminer 96 % des enfants trisomiques dépistés.
1°) En témoignent les études coûts/bénéfices qui ont été produites en France dans les années 1990 et qui tendent à mettre en avant la nécessité de faire disparaître une source de charges pour la société. Ainsi, « L’analyse coût-bénéfice, quand elle se contente d’opposer le coût collectif des amniocentèses et des caryotypes et celui de la prise en charge des enfants handicapés qui n’auraient pas été dépistés, et sous l’hypothèse qu’un diagnostic positif est suivi systématiquement d’une interruption médicale de grossesse qui évite le handicap, montre que l’activité de diagnostic prénatal est tout à fait justifiée pour la collectivité ». Faire abstraction, dans le raisonnement, de la destruction de foetus sains du fait de l’amniocentèse dans 1% des cas, comme s’ils ne comptaient pour rien, confirme l’exigence économique qui sous-tend la stratégie de dépistage. En effet, « si l’on accorde à la perte d’un foetus sain une valeur équivalente au fait d’éviter un cas de trisomie 21, le résultat de l’analyse coût-bénéfice est inversé ».
2°) En témoignent les arguments qui tendent à mettre en avant la réconciliation avec le bonheur ou l’innocence. Ainsi : « Le diagnostic prénatal a souvent une connotation péjorative, au moins pour ceux qui n’y voient qu’une possible condamnation à mort pour des foetus mal formés. Il est préférable d’y voir une procédure qui a pour objectif de permettre à des parents porteurs d’une tare génétique ou appartenant à un groupe à risque, d’avoir les enfants normaux qu’ils désirent». Ou encore : « L’exercice de l’euthanasie foetale fonde sa décision sur l’appartenance à une catégorie, à un groupe, celui des enfants malformés ou génétiquement malsains. Rien, effectivement, ne distingue dans ses modalités d’exécution ni dans ses modes opératoires un eugénisme médical d’un eugénisme criminel ou génocidaire, sinon la pureté de l’intention, la sincérité de la motivation et la qualité de la finalité poursuivie».
Si l’enfant trisomique porte en lui le principe du malheur et du désordre, ce qui est généralement admis en France puisque notre pays dépense 250 M€/an dans le dépistage anténatal, alors c’est le sacrifice de sa vie qui va rétablir l’ordre et le bonheur. La victime trisomique va d’abord faire l’unanimité contre elle puis autour d’elle. Ainsi s’explique qu’on puisse passer de la détestation à l’admiration. Et que les personnes trisomiques soient plus présentes sur les tréteaux que dans les berceaux. Que faisons-nous pour aider les Hommes à rester des Hommes ?"
Posté le 29 juin 2012 à 14h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
Aujourd’hui c’est l’élimination systématique des enfants trisomiques en Europe qui constitue une vraie violation des droits de l’homme
Suite à la table-ronde qui s’est tenue hier au Conseil de l’Europe sur le thème « Eugénisme et Droits de l’Homme, les enjeux du dépistage prénatal », la mobilisation d’associations « Stop Eugenics Now » - dont la Fondation Jérôme Lejeune fait partie, et mise en place suite à l’Affaire Krüzmane - communique :
"Supprimer son bébé à naitre en raison de sa trisomie 21 doit-il être considéré comme un droit de l’homme ? Tel est le grave enjeu de l’affaire en cours de jugement au niveau de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), qui s’apprête à déterminer si des parents ont un droit fondamental à recourir à la procédure de dépistage et d’élimination prénatale des enfants malades ou handicapés.
Un jugement positif reviendrait à reconnaître un droit fondamental à l’eugénisme à l’encontre des personnes handicapées.
La Cour est appelée à se prononcer sur la plainte (KRUZMANE contre Lettonie) d’une femme contre son médecin qui ne lui aurait pas prescrit durant sa grossesse un test de dépistage de la trisomie, test qui lui aurait appris la trisomie de son enfant et lui aurait permis d’avorter.
Face au danger de voir la procédure de dépistage et d’élimination prénatale systématisée et consacrée comme un droit de l’homme, les signataires de cette déclaration, associations, familles et proches de personnes trisomiques et handicapées, en appellent à la conscience de la Cour et des institutions européennes afin qu’elles reconnaissent l’humanité et protègent le droit à la vie des personnes trisomiques et handicapées.
Reconnaître comme droit de l’homme celui de supprimer la vie des enfants trisomiques avant leur naissance conduit à stigmatiser un groupe humain sélectionné sur la base de son génome, à nier purement et simplement l’humanité des personnes souffrant de cette pathologie, et à instaurer le mécanisme de leur élimination.
Aujourd’hui c’est l’élimination systématique des enfants trisomiques en Europe qui constitue une vraie violation des droits de l’homme, et non que certains d’entre eux aient échappé à cette sélection.
Nous, associations, personnes handicapées et leur famille, nous demandons à la Cour de réaffirmer le principe de l’interdiction de l’eugénisme ainsi que l’obligation des Etats de protéger la vie de toute personne, y compris celle des personnes handicapées avant leur naissance. C’est un enjeu d’humanité pour notre société européenne."
Posté le 29 juin 2012 à 13h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
CEDH : action contre l'eugénisme
La justice européenne ne doit pas reconnaître un droit au dépistage prénatal de la trisomie, car cela laisserait libre cours à l'eugénisme, ont mis en garde jeudi une trentaine d'associations de défense des handicapés, issues de 16 pays. La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) doit "reconnaître l'humanité et protéger le droit à la vie des personnes trisomiques et handicapées", ont plaidé ces associations, venues faire part de leur inquiétude concernant une affaire actuellement pendante devant la CEDH.
Celle-ci concerne une Lettone, Anita Kruzmane, mère d'une fillette trisomique aujourd'hui âgée de 10 ans. Devant les tribunaux de son pays, elle a reproché à ses médecins de ne pas lui avoir proposé de test prénatal, dont elle aurait tiré les conséquences en avortant si elle avait su que son enfant était porteur d'une anomalie génétique. La justice lettone lui ayant donné tort, elle s'est tournée vers la CEDH.
Pour Jean-Marie Le Mené, président de la Fondation Jérôme Lejeune, cette affaire s'inscrit dans un contexte général où "la liberté de choix des parents" de garder ou non leur enfant trisomique est "menacée par une politique eugénique". Cette politique, qui tend à proposer un dépistage quasi-systématique aux familles, se conclut par un avortement dans la quasi totalité des cas où l'enfant est diagnostiqué trisomique.
Posté le 29 juin 2012 à 06h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
15 juin 2012
Recherche destructrice d'embryons humains : nouvelle proposition de loi
Après l'euthanasie et l'école, voici la recherche sur les embryons. Le sénateur Jacques Mézard a déposé une proposition de loi pour modifier la loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique en autorisant sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires. Extraits des motifs :
"Il n'est pas possible de maintenir un régime qui pose un principe d'interdiction d'une part, et les conditions qui permettre de s'y soustraire, d'autre part. L'image de la France et le travail de nos scientifiques souffrent de cette incohérence.
La loi de 2011 a par ailleurs renforcé les contraintes des scientifiques puisque la nouvelle rédaction de l'article L. 2151-5 du code de la santé publique exclut explicitement la recherche sur les lignées de cellules souches embryonnaires. Elle prévoit également que les chercheurs doivent expressément apporter la preuve qu'il est impossible de parvenir au résultat escompté par le biais d'une recherche ne recourant pas à des embryons humains, des cellules souches embryonnaires ou des lignées de cellules souches. Les scientifiques doivent donc engager des programmes de recherche longs et coûteux pour explorer toutes les hypothèses alternatives.
Or, la recherche sur les cellules souches embryonnaires est porteuse d'espoir et ne cesse de susciter l'intérêt des chercheurs en raison de leur potentiel thérapeutique considérable. Les résultats obtenus depuis treize ans dans le monde et depuis six ans en France sont très encourageants [ce qui est totalement faux, NDMJ]. Maintenir un régime d'interdiction, même assorti de dérogations, reviendrait à nier ces avancées.
La présente proposition de loi a donc pour objet de réécrire l'article L. 2151-5 du code de la santé publique afin de substituer au régime actuel d'interdiction assorti de dérogations, un régime d'autorisation encadrée de la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires."
Posté le 15 juin 2012 à 10h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
03 juin 2012
Le Monde s'inquiète du génocide des filles en Asie
En France, 96% des enfants trisomiques dépistés sont avortés. L'eugénisme ce n'est pas seulement chez les autres.
Posté le 3 juin 2012 à 22h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
15 mai 2012
Le diagnostic prénatal engendre-t-il une nouvelle forme d'eugénisme ?
Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, a été l’un des invités de l'émission « Science Publique », consacrée le 4 mai au thème "Le diagnostic prénatal engendre-t-il une nouvelle forme d'eugénisme ?", avec Laurent Alexandre, chirurgien urologue, président de DNAVision, Jean-Yves Nau, médecin et journaliste sur Slate.fr, et Didier Sicard, médecin et ancien président du CCNE.
Pour réécouter l'émission, c'est ici.
Posté le 15 mai 2012 à 21h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)
28 avril 2012
11 mai : conférence de Jean-Marie Le Méné à Grenoble
Posté le 28 avril 2012 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent
22 avril 2012
Pétition : l’eugénisme n’est pas un droit de l’homme
Signez cette initiative de la fondation Lejeune :
"Supprimer son bébé à naitre en raison de sa trisomie 21 doit-il être considéré comme un droit de l’homme ? Tel est le grave enjeu de l’affaire en cours de jugement au niveau de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), qui s’apprête à déterminer si des parents ont un droit fondamental à recourir à la procédure de dépistage et d’élimination prénatale des enfants malades ou handicapés.
Un jugement positif reviendrait à reconnaître un droit fondamental à l’eugénisme à l’encontre des personnes handicapées.
La Cour est appelée à se prononcer sur la plainte (KRUZMANE contre Lettonie) d’une femme contre son médecin qui ne lui aurait pas prescrit durant sa grossesse un test de dépistage de la trisomie, test qui lui aurait appris la trisomie de son enfant et lui aurait permis d’avorter".
Posté le 22 avril 2012 à 14h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)
19 avril 2012
Un pas de plus vers l'eugénisme?
et vers la destruction d'embryons "non conformes"? Jeanne Smits attire notre attention sur cette dérive potentielle : rendre obligatoire le dépistage d'enfants à risques afin de les supprimer pour ne pas voir leur santé peser sur les assurances maladies. Toucher au portefeuille, voilà de quoi justifier quelques crimes supplémentaires, voire les légaliser :
"Obliger les parents à utiliser le diagnostic pré-implantatoire ?
C'est l'idée avancée par deux bioéthiciennes américaines qui verraient bien les parents qui choisissent la fécondation in vitro contraints par la loi de recourir au « DPI » pour assurer le bien-être de leur progéniture, augmenter son autonomie et réduire les inégalités".
Posté le 19 avril 2012 à 17h01 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)
05 avril 2012
Combat autour de l'eugénisme à la CEDH
Parmi les affaires que la Cour européenne (CEDH - 47 Etats membres) doit actuellement juger, un certain nombre sont relatives à l'avortement. Parmi ces affaires, une mère lettone se plaint de ne pas avoir été en mesure d’avorter sa fille trisomique. Invoquant un lien de causalité directe entre l’absence de test de dépistage et la naissance de sa fille trisomique, la requérante prétend avoir subi une atteinte dans le droit au respect de sa vie privée. En résumé, il s’agit de savoir si l’eugénisme est devenu un droit de l’homme.
Cette revendication, selon l'ECLJ (European Centre for Law and Justice - organisme pro-vie qui intervient dans ces affaires), peut paraître folle, mais pas au point de choquer d’emblée la Cour, sans quoi elle l’aurait rejetée pour non respect des critères de recevabilité ou pour abus de droit. Il ne fait pas de doute que cette affaire comme les autres affaires actuellement pendantes sont utilisées de façon stratégique pour essayer de faire avancer les « droits » à l’avortement et à l’eugénisme. L’eugénisme, à la suite de l’avortement, est en voie de normalisation sociale : de plus en plus rares sont ceux qui perçoivent encore l’inhumanité de ces pratiques.
Ces prochains mois, la CEDH aura la responsabilité de définir, pour les 47 Etats membres, une grande partie du cadre juridique de l’avortement et de questions proches telles que l’eugénisme (DPI et DPN) et l’objection de conscience. Ce cadre juridique sera revêtu du prestige moral de la Cour. Ce pouvoir est considérable car la Cour est conduite à élaborer ces règles jurisprudentielles largement en dehors du cadre de la Convention, car l’avortement et l’eugénisme sont contraires à la Convention, telle qu’elle a été pensée, rédigée et voulue par ses auteurs.
Ces prochains mois seront décisifs pour le respect de la vie et de la dignité humaine. La Cour va devoir aussi se prononcer sur des affaires concernant l’euthanasie et les « mères porteuses ».
Posté le 5 avril 2012 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
20 mars 2012
Trisomique. Et alors?
Préparons la journée de demain, journée mondiale de la trisomie 21 :
"Pour la première fois en 2012, la journée internationale de la trisomie 21 du 21 mars a été reconnue par une résolution de l’ONU instituant la "Journée mondiale de la trisomie 21", le 21 mars. Cette date du 21/03 est hautement symbolique en faisant une référence directe aux 3 chromosomes 21 à l'origine du syndrome et de la déficience intellectuelle des patients trisomiques 21. Le but de cette journée est de sensibiliser et d’informer sur la trisomie 21".
Le site dédié est beau et les témoignages magnifiques. Page facebook ici : 1844 personnes inscrites ce soir.
La Fondation Lejeune s'implique : traiter la Trisomie 21 : l'ère des essais cliniques, la Trisomie 21 fait sa campagne.
Demain, grande journée de dignité humaine :
"Pour la Journée mondiale de la Trisomie 21, le mercredi 21 mars 2012, changez la photo de votre profil par l'une de ces photos ... Vous pouvez aussi demander les visuels en haute définition sur trisomiqueetalors@gmail.com, les imprimer et les afficher sur vos vitrines, fenêtres, portes d'entrée".
(cliquez pour agrandir)
Posté le 20 mars 2012 à 23h08 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)
03 mars 2012
Notre société doit reconnaître qu'elle est devenue eugéniste
Didier Sicard, médecin, ancien chef de service de médecine interne de l'hôpital Cochin, professeur émérite à l'Université Paris Descartes, ancien président du Comité consultatif national d'éthique, actuel président d'honneur, membre du conseil scientifique du Forum européen de bioéthique, déclare à Handicap.fr :
"La naissance est de plus en plus vue à travers une grille de représentations, avec un examen de passage biologique, échographique, génétique et social où chaque épreuve est dotée d'une note éliminatoire... La loi française interdit d'avoir une attitude eugéniste mais la société est impitoyable avec l'enfant handicapé dont elle considère la naissance comme une faute médicale. C'est ce que dit la loi Perruche : l'absence de diagnostic du handicap de l'enfant qui n'a donc pas permis sa destruction est une erreur médicale qui mérite réparation ! Certains de nos juges ont une vision de la normalité humaine qui me parait tragique et continuent, malgré la loi dite « anti Perruche », à demander l'application de cette indemnisation pour les enfants nés avant 2002 ! Ce qui est grave, c'est que la société s'habitue à faire de la naissance d'un enfant jugé anormal une erreur à réparer par un procès plutôt que de l'accueillir comme un être qui a besoin de notre aide plus que quiconque. Malgré les lois généreuses sur le handicap, notre société reste bien infirme.... [...]
Aujourd'hui, vu l'ampleur du dispositif mis en place pour détecter les cas de trisomie 21, la naissance d'un enfant trisomique est considéré comme une erreur médicale ! C'est très grave. Cela conduit les parents, dans 96% des cas, à interrompre la grossesse. Les étudiants en médecine ne s'interrogent même plus sur cette question, et la « chasse à la trisomie » est rentrée dans nos mœurs. Or, tout au long de ma carrière, j'ai été bouleversé par des enfants et adultes trisomiques qui m'ont appris tellement de choses sur la vie. [...]
Or quelle est aujourd'hui la part de liberté des femmes pour refuser un avortement lorsqu'elles sont confrontées à un discours médical et légal aussi accablant ? [...] Le principe de précaution s'est glissé dans le domaine de l'obstétrique, et a conduit à une « sélection » des bébés à naître. On refuse l'eugénisme collectif, organisé, mais, dans la pratique, il y a un eugénisme individuel. Notre société a beau scander « Loin de moi l'idée d'une humanité normalisée », il faut qu'elle reconnaisse qu'elle est devenue eugéniste. [...] Nous risquons de nous habituer à ce que les enfants et les « vieux » soient jetables. C'est très préoccupant pour l'avenir."
Posté le 3 mars 2012 à 13h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
17 février 2012
La mise à mort du bébé en direct à la télévision
Lu sur l'Institut Européen de Bioéthique, cette horreur tout à fait légale, en Flandre :
"Durant près de 51 minutes, le téléspectateur partage la souffrance de ces couples apprenant le handicap de leur enfant à naître. Tous ont opté pour l’interruption de la grossesse, se justifiant et rejoignant ainsi l’avis unanime des professionnels de la santé interrogés par la VRT.
La « mise à mort » (entre les minutes 5 et 10) du bébé est livrée aux téléspectateurs, qui suivent les gestes du médecin lorsqu’il introduit à travers le ventre arrondi de la maman, le produit létal dans le cœur du bébé. L’arrêt cardiaque du bébé est audible et visible à l’écran. On peut s'interroger quant à l’impact d’une telle émission sur la population mais aussi chez les personnes handicapées elles-mêmes.
En Belgique, l'IMG (interruption médicale de grossesse) peut être pratiquée jusqu'au terme de la grossesse [comme en France, NDMJ], lorsque la poursuite de celle-ci met en péril grave la santé de la femme ou lorsqu'il est certain que l'enfant à naître sera atteint d'une affection d'une particulière gravité et reconnue comme incurable au moment du diagnostic. (Code pénal, Art. 350, 4°)
Certains professionnels, tout en reconnaissant que cet acte est à la « limite de l’intolérable », le justifient en le décrivant comme un « crime compassionnel » accompli pour le bien de l'enfant à naître afin de lui éviter une vie de souffrance. Suite à l’arrêt de la Cour d’Appel de Courtrai, les « soignants » vont se trouver contraints à un geste actif de fœticide intra utero pour empêcher la naissance d'un enfant vivant qui ne peut légalement être euthanasié (eugénisme anténatal).
Rappelons que certaines propositions de loi sont prêtes à être votées pour dépénaliser l’euthanasie des bébés handicapés. On sait en effet, que suivant la pratique des Pays-Bas, le Protocole de Groningen est déjà en vigueur dans certains hôpitaux, indiquant dans quelles circonstances, un bébé porteur d’un handicap à la naissance devrait recevoir certaines substances dans le but de provoquer sa mort."
Abominable.
Posté le 17 février 2012 à 16h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)
16 février 2012
La sélection prénatale des "handicapés", qu'ils soient trisomiques ou filles
Danielle Moyse, chercheuse associée à l'Iris, au CNRS, à l'Inserm et à l'EHESS, met en parallèle la sélection des naissances en fonction du sexe et la sélection liée à l'état de santé de l'enfant à naître, notamment lorsqu'il est atteint de la trisomie 21. Pour certains, cette comparaison n'a pas lieu d'être puisque la trisomie 21 est un "handicap", tandis que le fait d'être "fille" n'en est pas.
Danielle Moyse répond que ces deux formes de sélection ont en commun d'être des détournements du dépistage prénatal. Elle explique que "la féminité ne suppose aucune [...] altération fonctionnelle", "il n'en demeure pas moins que l'infériorisation très répandue des femmes fait probablement encore [de la féminité] le premier "handicap" dans le monde" puisqu'elle reste un des motifs les plus courants de "restrictions de participation" à la vie sociale. En ce sens, la féminité devient donc un "handicap" quand le contexte lui est contraire.
Pour ce qui est de la trisomie 21, elle reste objectivement une "déficience", mais Danielle Moyse interroge :
"est-ce la "déficience" qui rend la vie invivable ou le rejet, la négligence et la domination qu'elle occasionne ?"
Les femmes et les personnes trisomiques 21 mettent
"pareillement à l'épreuve une humanité qui ne se mesure pas à sa capacité de tout contrôler, mais au sort qu'elle réserve à ceux qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas, ou n'ont plus, le pouvoir".
Posté le 16 février 2012 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
12 février 2012
François, trisomique, diffuse un IRB de 92%
Moi aussi, j'ignorais ce qu'était l'IRB jusqu'à ce que j'ai lu cette très belle histoire jusqu'au bout.
Posté le 12 février 2012 à 09h30 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
10 février 2012
Pour le respect de l'écologie humaine
De Jean-Marie Le Méné sur Liberté Politique :
"Trop de problématiques de santé, sociétales, scientifiques sont encore appréhendées à notre époque à l’aune des repères relatifs à l’avortement qui datent des années 70. Il faut admettre que l’on s’est beaucoup trompé dans les années 70. L’avortement n’est pas un marqueur du progrès de la société. C’est un suicide collectif dont on voit les conséquences, par exemple, dans le déséquilibre du système des retraites. Il serait temps de lever les tabous. L’IVG n’est pas non plus un curseur démocratique mais plutôt une remise en cause permanente de la première règle de base de la société, une infraction continuelle au pacte social : « il est du devoir du souverain de protéger les citoyens ». [...]
En 2012 le paysage a changé, les référents des années féministes ont vieilli :
- Il est urgent de faire émerger et de concrétiser un refus de la banalisation, de la revendication d’un droit, de sa promotion politique et de son affichage médiatique régulier.
- En 2011, la mortalité routière représente 1,8 % de la mortalité due à l’avortement. Pourtant, on ne nous épargne ni les images, ni la culpabilisation, ni une prévention routière coercitive. Pourquoi cette distorsion de traitement ?
- Toutes les études montrent que la contraception ne réduit pas l’avortement. Elle le rend au contraire inéluctable en cas d’échec. Pourquoi se rendre sans réflexion aux arguments commerciaux des firmes pharmaceutiques ?
- Il faut en 2012 afficher une politique d’aide aux femmes enceintes en difficulté dans le but de réduire la prévalence de l’avortement qui augmente notamment chez les femmes jeunes.
- Informer sur la réalité, les conséquences de l’avortement et l’objection de conscience est un devoir moral. Un homme politique français est-il capable de dire « stop » à la contre culture du « Planning » ? [...]
En tout état de cause, l’acte de donner la mort et de disposer de la vie d’un être humain n’est jamais un acte médical ni scientifique, c’est un acte politique que l’on a fait porter par médecins et scientifiques. Dès lors :
- Le Diagnostic Préimplantatoire (DPI), de même que le DPI-HLA (création de bébés médicaments), qui consiste à trier les embryons en gardant les « bons » et en rejetant les « mauvais » devrait être considéré comme une pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes, interdite par l’art. 16-4 du code civil.
- La recherche sur l’embryon est en principe interdite mais la loi de bioéthique de 2011 a élargi les possibilités de déroger à cet interdit pour modéliser des pathologies et cribler des molécules. Cette transgression est injustifiable puisque le besoin des laboratoires peut être satisfait avec l’usage d’autres cellules qui ne posent aucun problème éthique.
- La création d’embryons en nombre supérieur à ce qui sera implanté aurait dû être interdite depuis longtemps pour ne pas tenter les techniciens indélicats.
- L’euthanasie – quelque soit l’âge ou la pathologie du sujet – n’est pas non plus un acte médical. [...]
Il est urgent de revenir sur ces dispositions :
- en libérant le monde de la santé de cette obligation indigne de l’art médical et d’une politique sociale ;
- en consacrant à la recherche et à la prise en charge les sommes consacrées chaque année à ce qu’il faut bien appeler une chasse au faciès.
En matière d’écologie humaine, il n’y a pas de solution technique à la folie des hommes."
Posté le 10 février 2012 à 16h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
05 février 2012
Dépistage prénatal : "L'enfant à venir est présumé coupable, il doit prouver sa normalité"
Lu sur 20 Minutes :
"Le dépistage de maladies ou malformations sur les embryons ou les foetus pourrait conduire à une forme d'eugénisme qui ne dit pas son nom, ont mis en garde des spécialistes en bioéthique lors d'une série de débats organisés cette semaine à Strasbourg. Avec le développement des diagnostics prénatal et pré-implantatoire, et le dépistage quasi systématique de la trisomie 21, par exemple, «on n'est plus dans la médecine de soin, mais dans la traque du handicap», déplore le Dr Patrick Leblanc, gynécologue à Béziers et engagé au sein du Comité pour sauver la médecine prénatale (CSMP).
«L'enfant à venir est présumé coupable, il doit prouver sa normalité», dénonce ce médecin, dont l'association a critiqué une tendance à l'eugénisme dans la loi de bioéthique de l'an dernier, qui, selon elle, «incite» les femmes enceintes à recourir systématiquement au dépistage. Celui-ci conduit les parents, dans 96% des cas où le foetus est diagnostiqué trisomique, à interrompre la grossesse.
[...] pour le Pr Didier Sicard, qui présida pendant neuf ans (1999-2008) le Comité consultatif national d'éthique, les risques de dérives sont réels. «Le principe de précaution s'est glissé dans le domaine de l'obstétrique», et a conduit à une «sélection» des bébés à naître, relève-t-il. «Aujourd'hui, vu l'ampleur du dispositif mis en place pour détecter les cas de trisomie 21, un enfant trisomique est considéré comme une erreur médicale, car on ne l'a pas dépisté et on l'a laissé naître! C'est très grave». «On refuse l'eugénisme collectif, organisé, mais dans la pratique il y a un eugénisme individuel», analyse-t-il. [...]
Pour Didier Sicard, «il y aura forcément une sélection des enfants à naître. L'enfant jetable est à nos portes. C'est très préoccupant pour l'avenir.»"
Posté le 5 février 2012 à 22h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
02 février 2012
Un avortement à 9 mois, c'est possible avec l'IMG
Extrait d'un article de Pierre-Olivier Arduin dans La Nef :
"Une enquête de terrain conduite au sein d’un grand centre hospitalier de province révèle que l’interruption médicale de grossesse (IMG), bien que légale depuis plus de 35 ans, est vécue comme « un geste à la limite du tolérable » par des médecins et des sages-femmes qui en approuvent pourtant le principe et l’effectuent régulièrement dans leurs services respectifs.
L’IMG peut être pratiquée à tout moment de la grossesse et jusqu’au dernier jour avant la naissance si deux médecins membres d’une équipe pluridisciplinaire attestent, soit que « la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme », soit qu’il existe « une forte probabilité que l’enfant à naître soit atteint d’une affection d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic » (Art. L. 2213-1 CSP). En fait, le terme d’IMG désigne imparfaitement un acte que la loi qualifie d’« interruption volontaire de grossesse pour motif médical ». Jusqu’en 1975, l’avortement dit thérapeutique n’était exceptionnellement admis que s’il était le seul moyen de sauver la vie de la mère. Depuis l’adoption de la loi Veil, l’interruption de grossesse procède de la volonté de la mère et dans le cas de l’IMG de son jugement personnel sur le handicap de l’enfant qu’elle attend. Informée de l’état pathologique du fœtus, c’est en effet elle qui fait la demande d’avortement auprès d’un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal. [...]
L’avortement est d’autant plus ressenti par les soignants « comme un acte à la limite du tolérable » que lorsque la grossesse a dépassé 24 semaines le médecin est contraint d’effectuer un geste actif de fœticide intra utero pour empêcher la naissance d’un enfant vivant qui ne peut être légalement euthanasié. Le sentiment de transgression est également très présent lorsque l’enfant n’est pas affecté d’une maladie mortelle comme dans le cas de la trisomie 21. [...]"
Posté le 2 février 2012 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)
01 février 2012
Quand on connaît la trisomie, on peut mieux l'accepter
Président de l'association Les amis d'Éléonore, du nom de sa fille atteinte de trisomie 21, Emmanuel Laloux répond à une interview de Nord Eclair :
"(...) Vous dites vouloir changer le regard de la société sur la trisomie. Qu'y a-t-il à changer selon vous ?
Avec l'association, qui regroupe des parents d'enfants trisomiques, et qui a été créée au moment du débat sur la révision de la loi de bioéthique, on a voulu parler de cette maladie en abordant ses qualités, pas que ses défauts. Ce n'est pas facile, mais il faut voir tout le bien qu'apportent les faibles à la société. Et quand on connaît ce que c'est exactement, je pense qu'on peut mieux l'accepter.
Que dites-vous à ceux qui disent qu'un monde sans trisomiques serait meilleur ?
Je comprends tout à fait qu'on considère qu'il faut éradiquer la trisomie. Mais c'est le principe du zéro danger, du zéro défaut. Or on n'arrivera jamais au zéro défaut, et si on y parvient, c'est très dangereux.
Je ne sais pas ce qu'on aurait fait si on nous avait dit avant la naissance que notre enfant était trisomique. Mais avec le recul, je la garderais. Éléonore a changé ma vie positivement. Ma fille est très sensible au regard qu'on porte sur elle, et je crois que les débats sur le dépistage systématique de sa maladie, elle les a profondément ressentis. Elle prend ça comme une attaque et revendique le droit de vivre.
Comprenez-vous que les parents soient effrayés à l'idée d'avoir un enfant trisomique ?
Je pense que tout dépend de la manière dont la maladie est présentée. Tant qu'on aura cette pression incroyable sur les couples, tant qu'on ne les aidera pas à franchir ce cap, il est compréhensible que les parents soient effrayés, qu'ils veuillent avoir l'enfant le plus beau possible. Il faut s'adapter à une réalité qu'on n'avait pas choisie au départ. En fait, et c'est fondamental, Éléonore, on l'a accueillie comme une enfant, pas comme une handicapée."
Posté le 1 février 2012 à 23h40 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)
En 2012, Einstein aurait été avorté
Article des Dernières Nouvelles d'Alsace (cliquer pour agrandir) :
Posté le 1 février 2012 à 12h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
31 janvier 2012
CEJ : plainte contre la France pour stérilisation forcée
La France devra s'expliquer devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) de Strasbourg à l'initiative de cinq femmes handicapées mentales qui ont été stérilisées à leur insu dans les années 1990 dans l'Yonne. Enclenchée en décembre 2008, la procédure "Gauer et autres contre France" a déjà franchi plusieurs filtres à Strasbourg et approche de son terme.
Salariées d'un centre d'aide par le travail (CAT), ces 5 femmes ont subi, à leur insu, entre 1995 et 1998, des opérations chirurgicales de ligature des trompes, dans un but contraceptif. Pierre Derymacker, vice-président de l'Association de défense des handicapées de l'Yonne (ADHY), ajoute :
"On a dit à ces femmes qu'on les opérait de l'appendicite alors qu'on les stérilisait".
Pour Me Herrmann, ces pratiques illégales procèdent bien plus de considérations économiques que de visées eugénistes.
"Il est plus compliqué et plus cher de distribuer des pilules contraceptives et de s'assurer qu'elle sont bien prises. Et en cas de grossesse, l'absence au travail a un coût".
La cour d'appel de Paris a rendu un non lieu en mars 2007. Après le rejet de leur pourvoi en cassation, les plaignantes se sont tournées vers la justice européenne.
Posté le 31 janvier 2012 à 16h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
20 janvier 2012
Vanessa Paradis, future marraine de la Fondation Jérôme Lejeune ?
Dans son nouveau film qui sort cette semaine, Café de Flore, Vanessa Paradis joue le rôle de la maman d'un enfant trisomique dans le Paris des années 1960 et de nos jours, à Montréal. Voici ce que l'actrice dit de Marin Gerrier, le petit garçon trisomique qui incarne son fils :
"Notre relation a été fabuleuse et intense. C'est un enfant très intelligent et drôle. Il a un sens de l'humour incroyable. Je suis tombée raide dingue de lui! Il a une pureté, une si belle innocence. Il aime sans compter, sans barrière. Il avait envie d'être là.
Il a parfaitement compris le jeu, le fait que nous racontions une histoire qui comportait par moments une certaine dureté. Avant le tournage, j'appréhendais pourtant le fait d'incarner cette mère si forte physiquement et moralement parce que j'avais peur d'effrayer mon petit partenaire. Ma crainte s'est vite dissipée après les répétitions et le temps passé ensemble. A l'arrivée, Marin a rendu nos scènes encore plus magnifiques."
Addendum : afin d'éviter tout malentendu, le titre de ce post est bien évidemment de l'humour. N'ayant pas vu ce film, il ne s'agit absoluement pas d'une critique positive du film ni d'un encouragement à aller le voir. Chacun pourra se faire sa propre opinion. Il s'agit juste de mettre en valeur des propos forts sympathiques sur des enfants trisomiques ce qui est très rare dans le milieu du show business... Si ce film peut servir involontairement à parler de la trisomie 21 et de la politique d'eugénisme qui en découle en France, ce serait une bonne chose.
Posté le 20 janvier 2012 à 19h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)
16 janvier 2012
Trop d'avortements par eugénisme au Canada : une loi?
Information très intéressante qui révèle combien l'enfant est devenu objet, objet de plaisir, objet de l'orgueil humain au point où le corps médical s'inquiète désormais de l'avortement, utilisé comme moyen de se débarrasser des enfants non conformes au désir des parents, actuellement, les filles :
"Il faudrait interdire aux médecins de révéler le sexe de l'enfant à naître avant la 30e semaine de grossesse, afin d'éviter des avortements de foetus féminins, fréquents dans certains groupes d'immigrés asiatiques, a proposé lundi un important journal médical canadien.
Certes, le foeticide en fonction du sexe "touche des millions d'individus en Inde et en Chine", alors qu'il est beaucoup plus rare en Amérique du Nord, mais "ce n'est pas une raison pour l'ignorer", écrit le rédacteur en chef du Journal de l'Association médicale canadienne (CMAJ), le Dr Rajendra Kale.
Il cite des recherches confirmant que ce genre de sélection existe au Canada dans les communautés d'origine indienne, chinoise, coréenne, vietnamienne et philippine.
Après une échographie, "de nombreux couples qui ont deux filles et pas de fils se débarrassent sélectivement de foetus féminins jusqu'à ce qu'ils soient sûrs que leur troisième enfant est un garçon", écrit le médecin né à Bombay".
L'attitude des défenseurs de l'avortement se partage entre mauvaise foi et idéologie :
"Pour Alexia Conradi, présidente de la Fédération des Femmes du Québec, "la sélection selon le sexe est une pratique inacceptable".
"Mais, ajoute-t-elle, il faut se demander si le fait de ne pas donner l'information est une bonne chose quand ce genre de question est posé par les conservateurs aux Etats-Unis et au Canada dans le but de faire tranquillement reculer le droit à l'avortement".
La question de bon sens est quand même posée dans cet article du Point :
"Du côté des anti-avortement, Gwendolyn Landolt, vice-présidente de REAL Women of Canada, exprime une position opposée. "Nous approuverions une telle interdiction". Car, demande-t-elle, "connaître le sexe d'un enfant est-ce un droit, si cette information est utilisée pour le tuer?"
Posté le 16 janvier 2012 à 19h52 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)
20 décembre 2011
La chasse aux bébés trisomiques se poursuit
Près de la moitié des femmes enceintes ont bénéficié en 2011 d'un dépistage précoce de la trisomie 21. L'Agence de la biomédecine - organisme public en charge du suivi du diagnostic prénatal - estime que 400.000 femmes ont bénéficié en 2011 de ce type de dépistage, se déroulant au premier trimestre de la grossesse, sur un total de 850.000 naissances. Ce dépistage se base sur une échographie d'une part et sur une prise de sang afin d'évaluer les marqueurs sériques d'autre part.
Si le risque est considéré comme élevé (plus d'une chance sur 250), un "diagnostic" est proposé à la femme, avec, selon l'état de la grossesse, une amniocentèse ou bien une biopsie des villosités choriales (pour les grossesses les moins avancées). Ces techniques permettent d'analyser les chromosomes du foetus et d'établir s'il est ou non porteur du syndrome de Down, mais elles ont l'inconvénient de présenter un risque non négligeable pour sa survie.
Ensuite, 96% des bébés soupçonnés d'être porteurs de la trisomie 21 sont exécutés.
Posté le 20 décembre 2011 à 07h23 par Michel Janva | Lien permanent
02 décembre 2011
Téléthon : on ne peut pas donner en raison de l'eugénisme de l'AFM
Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, répond au diocèse de Paris :
Le téléthon 2011 s’ouvre aujourd’hui, 2 décembre. La manifestation présente 25 avancées thérapeutiques cette année. De quoi s’agit-il ?
Parmi les 25 points présentés par l’AFM, il y en a qui sont réjouissants : prise en compte du handicap dans notre société, progrès du diagnostic... Certains sont vraiment thérapeutiques. Mais d’autres sont présentés comme des succès alors que ce ne sont que des pistes de recherche, impliquant de graves transgressions éthiques.
Comment faire la distinction entre des initiatives pertinentes au vu de l’éthique chrétienne et d’autres que vous ne pouvez cautionner ?
Discerner leur légitimité relève de l’éthique universelle, et pas spécifiquement chrétienne. Le Téléthon revendique depuis des années la sélection des embryons conçus in vitro (pour éliminer ceux qui portent une myopathie) puis des recherches détruisant les embryons « surnuméraires ». La question est simple : ces pratiques sont-elles respectueuses de la vie humaine ? La science elle-même nous révèle que tout embryon est « quelqu’un ». Chacun a commencé ainsi. Une recherche qui aboutit à détruire le malade ou un autre être humain est contraire aux droits de l’homme.
Que souhaitez-vous concrètement lorsque vous parlez d’affectation des dons ? Peut-on, en attendant, donner au téléthon ?
Quand nos dons risquent de financer des actes injustes – ici la destruction délibérée d’êtres humains – notre devoir est de ne pas cautionner cette pratique. C’est un crève-cœur, car une bonne partie des fonds récoltés par le Téléthon aide concrètement des personnes malades, en complément d’une solidarité nationale insuffisante. C’est pourquoi nous avions proposé, dès 2006, les « dons fléchés », en faisant réaliser un sondage d’opinion qui nous donnait raison (54% des Français y étaient favorables). L’AFM s’y est opposée. Elle refuse qu’on puisse contester l’éthique de certaines de ses dépenses. Il faut donc donner, mais ailleurs. [...]
Présenter le tri des embryons comme une victoire scientifique, c’est comme si on disait aux enfants en fauteuil roulant qui participent aux plateaux de télévision : « Avec le décryptage du génome, on aurait évité ta naissance »."
Posté le 2 décembre 2011 à 18h12 par Michel Janva | Lien permanent
18 novembre 2011
Jeûner et prier pour les enfants à naitre atteints d’un handicap, la 1ère semaine de l'Avent
Initiative proposée par le blogueur Pneumatis :
"Si à la première échographie, avant la 12ème semaine, le médecin qui te reçoit a un minimum d’éthique professionnelle, même s’il connait le sexe de ton futur enfant, il refusera de te le dire, contraint qu’il est par la loi, afin justement de ne pas permettre d’avortement en raison du sexe de l’enfant. Non, en France, on ne fait pas ça. Ce qu’on fait par contre, c’est de te dire si ton enfant a un risque d’être atteint d’une maladie génétique, par exemple la trisomie 21, au hasard, et si oui, t’empresse de te préciser toutes les modalités possibles pour l’avortement, y compris en te rassurant sur le fait que le délai de 12 semaines saute automatiquement dans le cas d’un diagnostic positif : l’avortement dit « thérapeutique » étant autorisé jusqu’au terme de la grossesse. C’est ainsi que, toujours en France, 96% des diagnostics de trisomie 21 conduisent à un avortement. Mais en France, pays où l’on veut respecter les droits de l’homme et la dignité de l’individu, on pousse la contradiction jusqu’à faire de grandes campagnes pour valoriser le respect dû aux personnes handicapées, égales en dignité, ou encore à mettre en place des lois contraignantes pour ne pas les discriminer et pour mieux les intégrer à notre vie sociale, tout en favorisant de l’autre côté un eugénisme massif (96% quand même… dans la résolution du conseil de l’Europe, on parle de 5% de filles en Albanie et dans quelques autres pays d’Europe de l’est). [...]
L’année dernière, nous avons été invités par le pape Benoit XVI à des veillées de prière pour la vie naissante, à l’occasion de l’entrée dans l’Avent. Quelques initiatives se mettent à nouveau en place cette année dans ce sens. Je voudrais t’en proposer une petite. Cette année, il y a une semaine entre l’entrée dans l’Avent, et la journée mondiale des personnes handicapées (samedi 3 décembre). [...] Pour cette première semaine de l’Avent, j’ai choisi de jeûner et de prier, pour les enfants à naitre atteints d’un handicap. Jeûner, c’est se vider pour faire de la place. Pour se mettre en situation d’accueil. Jeûner c’est aussi se laisser plus te temps pour la prière. Puis c’est aussi faire le choix, au moins pendant ce temps, d’une vie plus sobre, et donc plus généreuse, je crois. [...] Ce que je te propose, si tu es dans ma situation, c’est de jeûner dans la journée. Dans le temps d’une pause-déjeuner normale, le midi, il y a à peu près la place pour un rosaire complet. Et pour se préparer à accueillir la vie, qui peut mieux nous aider que la Sainte Vierge Marie ? Jeûner et prier. Pendant une semaine, chaque midi, un rosaire."
Posté le 18 novembre 2011 à 10h06 par Michel Janva | Lien permanent
11 novembre 2011
Le Téléthon : une manipulation de masse ?
Extrait d'un article de Jacques Testart à propos du Téléthon :
Dix cadres à 100 000 euros annuels plus les frais (costumes, taxis ; hôtel 4 étoiles en Polynésie, logement de fonction, etc …), la Cour des comptes a décrit l’AFM comme une association caritative tout à fait à la hauteur d’une charité exceptionnelle.Le Téléthon est une grosse affaire : c’est la plus grosse collecte populaire au monde et il capte 3% de tous les dons des Français chaque année (...)
On notera qu’après une dizaine d’années d’exhibitions d’enfants en fauteuils, condamnés au pire, le Téléthon a été capable de se lancer dans une présentation de « bébéthons » : les bébéthons sont mignons, plutôt blonds, souriants, ils sont des enfants « normaux » pour lesquels on prévoit un futur normal… Faut bien positiver. Car ces bébéthons sont des enfants nés grâce à vos dons, même ceux des grands-mères révoltées par l’avortement…puisque les progrès du diagnostic génétique ont permis d’identifier les embryons ou fœtus « normaux » conçus par des couples « à risque », et ainsi d’éliminer les autres. On ne sait toujours pas soigner mais on apprend à trier efficacement…avec les sous de ceux qui avaient donné pour guérir (...)"
Posté le 11 novembre 2011 à 13h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)
28 octobre 2011
Brèche dans le droit "sans limite" à l'avortement
Lu sur Liberté politique :
"C’est un mini séisme dans le monde des pro avortement. Pour la première fois à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), les promoteurs d’un prétendu droit à l’avortement ont, de leur propre initiative, admis que l’avortement a des répercussions sur la société. Le 3 octobre 2011, rapporte Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, dans France Catholique, la Résolution 1829 (2011) et la Recommandation 1979 (2011) sur la « sélection prénatale en fonction du sexe » ont été adoptés sur la base d’un projet de texte établi par Mme Stump [photo], une socialiste suisse favorable en principe à l’avortement.
« Avec ce texte, l’APCE se penche pour la première fois sur certains effets secondaires de la légalisation de l’avortement » et établit clairement qu’il ne peut pas être autorisé sans limites mais doit être encadré. Il aura fallu une affaire de taille pour convaincre les irréductibles du droit à l’avortement. En l’occurrence, celui de la sélection prénatale en fonction du sexe qui est devenu une pratique courante dans plusieurs pays et notamment en Europe. Une pratique qui se fait au détriment des filles. Il y avait eu la mise en garde des médecins suédois, mais on sait également que ces pratiques ont court en Albanie, en Arménie, en Azerbaïdjan et en Géorgie ; ainsi qu’en Chine, en Inde et en Corée.
« Dans de nombreux pays du monde où l’avortement a été légalisé, ce droit est utilisé à mauvais escient, en conjonction avec l’identification prénatale du sexe, pour réduire les possibilités de naissances féminines » reconnaît Mme Stump. Par conséquent, dans sa Résolution et sa Recommandation, l’Assemblée parlementaire condamne expressément la pratique de la sélection prénatale selon le sexe, en ce qu’elle est contraire aux valeurs fondamentales du Conseil de l’Europe telles que l’égalité et la dignité des êtres humains. Ce qui n’est pas le cas de l’avortement qui ne représente pas un « droit ». « Aucun droit à l’avortement n’a jamais été reconnu en droit international » écrit Grégor Puppinck. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a par contre jugé que la Convention ne garantit pas de droit à l’avortement. L’APCE a donc établi que les pays qui légalisent l’avortement « ont l’obligation d’encadrer strictement cette pratique, notamment en interdisant la sélection prénatale en fonction du sexe » contraire aux intérêts de la société à de nombreux égards."
Posté le 28 octobre 2011 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent
11 octobre 2011
Toute vie est digne d'être vécue
Kyle Maynard est né avec une amputation congénitale - un manque de circulation du sang aux extrémités l'a laissé sans bras sous le coude ni jambe sous le genou. Malgré celà, il a toujours cherché à prouver à lui-même et d'autres que son handicap ne le limite pas (photos).
Agé aujourd'hui de 25 ans, il n'est pas devenu un simple athlète, il est devenu un athlète à succès et est un conférencier très prisé. Il a le projet de partir affronter le Kilimandjaro en Tanzanie.
"La vie est tout ce que vous faîtes et ce que vous voulez en faire. Si vous avez un rêve, une vision, c'est sur vous-même que vous devez compter pour faire bouger les choses".
L'initiative du Kilimandjaro a été lancée en 2010 par ceux qui voulaient changer la perception du public sur les soldats blessés en donnant aux soldats eux-mêmes une nouvelle fierté. Kyle Maynard explique :
"Je veux aller porter le message aux autres, aux anciens combattants et aux enfants handicapés, que ... tout le monde a une certaine montagne à gravir, un objectif à accomplir. Je veux prouver que c'est possible."
«le but est d'avoir un impact sur les deux groupes (anciens combattants et enfants handicapés) qui ont réellement eu un impact énorme sur ma vie."
«Si je peux changer la vie d'une personne, qui revient et me dit en être capable, et que la vie est digne d'être vécue ... pour moi, c'est vraiment la chose la plus importante."
Posté le 11 octobre 2011 à 14h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
Résultat positif au test de la trisomie : il n'est ni avorté... ni trisomique
John-Henry Westen, fondateur et responsable du site pro-vie LifeSiteNews, père de sept enfants, a vécu avec sa femme 3 douloureuses fausses couches de premier trimestre. De nouveau enceinte, ils avaient peur de perdre une nouvelle fois un enfant attendu. John-Henry Westen raconte comment au début de la grossesse sa femme apprit que le petit enfant à naître présentait un résultat positif au test de trisomie 21. Suite à la naissance, il écrit :
"J'ai de la peine pour les pères qui ne vont pas pouvoir tenir leur tout-petit aux petites heures du matin, et pour toutes les mamans qui ne vont pas pouvoir faire taire leurs pleurs de faim. Le petit Zachary n'est pas né trisomique, mais lorsque je réfléchis au fait que 90 % des bébés qui ont un résultat positif au test de la trisomie 21 sont avortés, j'en ai le cœur brisé. Ce précieux petit enfant, si beau, si petit, si faible et pourtant un « ouvrage » si merveilleusement fin, est une création fragile autant qu'étonnante du Dieu Tout-puissant. Le petit Zachary lui-même aurait si facilement pu être une simple statistique de l'avortement… Nous devons mettre fin à cette horreur de l'avortement."
Posté le 11 octobre 2011 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent
06 octobre 2011
Avortements en fonction du sexe du fœtus : demi-condamnation du Conseil de l’Europe
Communiqué de l'ADV :
"L’Assemblée du Conseil de l’Europe a voté le 3 octobre 2011 une résolution condamnant la pratique de sélection prénatale selon le sexe, qui conduit à l’avortement de fœtus essentiellement féminins en Asie. Or, cette pratique touche également, dans des proportions inquiétantes, quatre pays européens.
Prendre en compte l’avortement sélectif selon le sexe comme une violence faite aux femmes, c’est une avancée majeure que tient à saluer l’Alliance pour les Droits de la Vie. Déjà des dizaines de millions de filles n’ont pas vu le jour en Chine et en Inde du fait de cet avortement ; or le rapport du Conseil de l’Europe souligne la présence de ce phénomène dans quatre pays européens : Azerbaïdjan, Albanie, Arménie et Géorgie. Les ratios y sont alarmants : jusqu’à 113 garçons pour 100 filles. [...]
L’Alliance pour les Droits de la Vie regrette cependant qu’à l’occasion de ce rapport soit validée la pratique de la sélection prénatale du sexe visant à éviter un handicap d’origine génétique. Cette pratique représente pour elle une injustice accrue envers des êtres humains déjà conçus, marqués par la fragilité. Pourquoi faudrait-il faire exception au principe d’interdiction de la sélection et les trier ? Pourquoi les empêcher de naître au lieu de les accueillir et leur prodiguer les soins auxquels ils auraient droit ?"
Posté le 6 octobre 2011 à 18h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)










