01 février 2016

Louise, un chromosome en plus, "nous rend moins bêtes"

"Je ne suis pas une mère Courage, juste une mère", témoigne dans un livre émouvant et salutaire Caroline Boudet, maman d'une adorable fillette d'un an, porteuse de trisomie 21. Entretien avec l'AFP, pas encore censuré par le CSA :

Addendum : Suite à censure par l'AFP, il faut voir cette viéo directement sur Youtube.

Posté le 1 février 2016 à 20h50 par Michel Janva | Lien permanent

Les premières victimes du transhumanisme

Posté le 1 février 2016 à 20h40 par Michel Janva | Lien permanent

Modification génétique des embryons humains autorisée en Angleterre

C'était l'un des projets phares du nazisme et de son projet de surhomme.

La Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) vient d’autoriser les scientifiques du Francis Crick Institute in London à modifier génétiquement des embryons humains. Cette décision est la première autorisation officielle depuis l’annonce de chercheurs chinois en avril. L’équipe du docteur Kathy Niakan débutera au mois de mars. Elle mènera ses recherches sur 30 embryons  et souhaite désactiver des gènes pour « voir si cela entrave le développement », dans le but de repérer ensuite les « meilleurs embryons » à implanter. 

Posté le 1 février 2016 à 19h18 par Michel Janva | Lien permanent

29 janvier 2016

La Fondation Jérôme Lejeune condamne les propos de Jacqueline Herremans

Communiqué :

"La Fondation Jérôme Lejeune, qui assure le suivi thérapeutique des personnes trisomiques et finance la recherche scientifique sur cette maladie, fait part de son indignation suite aux propos discriminants et méchants de madame Jacqueline Herremans, Présidente de l’Association pour Droit à Mourir dans la Dignité (ADMD) de Belgique.

Le 20 janvier 2016, lors d’une discussion avec le journaliste Antoine Pasquier sur Twitter, madame Herremans a évoqué la « terrible responsabilité des parents qui décident de la naissance d’un enfant trisomique », parlant de « la responsabilité [de ces parents] vis-à-vis de l’enfant, de sa fratrie et de la société. » et suggérant que la personne trisomique est un poids pour l’ensemble de la société et qu’elle ne mérite donc pas de vivre.

Pire encore, en parlant de la naissance des enfants trisomiques, madame Herremans « trouve fabuleux que l’on puisse ainsi éviter de créer du malheur. » En affirmant que mettre au monde un enfant trisomique, c’est « créer du malheur », madame Herremans culpabilise les parents qui ont décidé de garder leur enfant trisomique, et nie la vérité des très nombreux témoignages de familles heureuses qui vivent avec des enfants trisomiques. Alors même que le monde médical débat actuellement à propos de la délicate question du dépistage prénatal non-invasif (DPNI), qui va aggraver l’élimination des enfants trisomiques, la Fondation Jérôme Lejeune condamne ces propos stigmatisants et la logique mortifère qui les sous-tend."

Posté le 29 janvier 2016 à 17h44 par Michel Janva | Lien permanent

Dérapage eugéniste d’une responsable ADMD

Jacqueline Herremans, responsable de l’Association au Droit à mourir dans la dignité (ADMD), a publié une série de tweets parlant de la

"terrible responsabilité des parents qui décident de la naissance d’un enfant trisomique".

96% des enfants porteurs de la trisomie 21 exterminés avant leur naissance, cela ne leur suffit pas.

Posté le 29 janvier 2016 à 17h31 par Michel Janva | Lien permanent

20 janvier 2016

Trisomie 21 : pétition au Secrétaire général des Nations Unies

La Fondation Jérôme Lejeune (France) et Downpride (Pays-Bas et Canada), engagés dans l’accueil, le soin et la recherche thérapeutique pour les personnes trisomiques, lancent une pétition internationale afin d’alerter sur une nouvelle technique de détection prénatale dont la diffusion revient à une violation des Droits de l’Homme.

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2016 : L’ANNÉE DE L’ÉRADICATION DES PERSONNES TRISOMIQUES ?

L’année 2016 annonce la consécration d’une nouvelle technique de détection prénatale de la trisomie 21 avant la naissance (DPNI : dépistage prénatal non invasif, à partir du sang de la mère). Or l’insertion de ce test dans notre système de santé radicalise une discrimination à caractère eugénique.

En Grande-Bretagne, le UK National Screening Committee vient de recommander aux hôpitaux britanniques d’offrir le DPNI aux femmes enceintes à risque. Les enjeux éthiques sont majeurs : un article de The Telegraph titre même sur le risque d’extinction des enfants trisomiques.

En France, la Haute Autorité de santé (HAS) rendait, en novembre 2015, un avis favorable à l’intégration du DPNI dans le parcours de dépistage remboursé par la collectivité, alors même que déjà 96% des enfants diagnostiqués trisomiques avant leur naissance sont éliminés.

Cette situation est exactement une violation des Droits de l’Homme. Aujourd’hui, les personnes trisomiques peuvent espérer une vie longue et de bonne qualité. La sélection organisée et encouragée par les gouvernements, sans bénéfice pour la santé ou allègement des souffrances, est un crime envers les personnes trisomiques et leurs familles. Personne ne devrait avoir à défendre sa vie menacée en raison de son patrimoine génétique.

UNE PÉTITION CONTRE CETTE DISCRIMINATION RADICALE

Sur le site www.stopdiscriminatingdown.com les internautes sont invités à signer la pétition.

Le 21 mars 2016, journée mondiale de la trisomie 21, la pétition sera présentée à des institutions internationales, et notamment au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, afin que soient formulées aux Etats des exigences pour que les personnes trisomiques soient considérées, et non discriminées, par la société. Déjà rejointe par l’association néo-zélandaise Saving Down, la mobilisation est amenée à se diffuser dans de nombreux pays.

Posté le 20 janvier 2016 à 20h13 par Michel Janva | Lien permanent

19 janvier 2016

Le lien entre eugénisme et transhumanisme

Jean François Mattei, membre de l’Institut et de l’Académie nationale de médecine, explique :

« De tout temps l’homme s’est efforcé d’améliorer la qualité de l’espèce humaine. Soit en recourant à une procréation dirigée, soit en supprimant les sujets porteurs de handicaps ou maladies ».

Jean François Mattei estime ainsi qu’il n’y a qu’un pas  entre « le contrôle de natalité » et « l’élimination des personnes considérées comme indésirables ».

«La question revient en force sous la forme d’un eugénisme médical à visage compassionnel avec un diagnostic prénatal qui prend le chemin d’une sélection à grande échelle des enfants à naître ».

« L’idéologie transhumaniste qui, sous de nouveaux habits, se substitue à l’eugénisme classique de mauvaise réputation ».

Posté le 19 janvier 2016 à 16h40 par Michel Janva | Lien permanent

16 janvier 2016

Nouvelle "Bourse aux bébés" à Bruxelles : janvier, mois des soldes ?

Ob_b7afb0_imageLu ici :

"Une nouvelle bourse aux mères porteuses se tiendra à Bruxelles, les 29 et 30 janvier, avant Paris le 31 janvier.
Discrètement : pour connaître le lieu précis et s’inscrire, il faut envoyer un message privé sur la page Baby Bloom Homoparentalité.

C’est la filiale anglaise d’une clinique basée à Las Vegas ("The Fertility Center") qui organise ces "conférences". Baby Bloom Homoparentalité veut apporter une "aide à l’information des couples en recherche de créer une famille", indique la page Facebook.

Baby Bloom promet aux futurs papas gays de sélectionner la mère porteuse ("surrogate", en anglais) "parfaite pour vous", parmi "une large variété de candidates immédiatement disponibles". L’entreprise assure une méthode révolutionnaire avec "des procédures plus rapides" ainsi qu’une "garantie de succès de 100 %".

Appât publicitaire : les candidats parents choisissent la mère porteuse avant de signer un contrat avec une agence qui fera le lien. Baby Bloom annonce aussi un"contrôle total de votre budget".

Quant aux femmes qui souhaitent recourir à des donneurs de sperme, elles sont encouragées à "déterminer exactement" les critères importants à leurs yeux comme l’intelligence, l’apparence physique ou la personnalité...."

Le marché international de l'être humain prend forme.

Posté le 16 janvier 2016 à 17h25 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 janvier 2016

La Belgique soumet ses investissements au Burkina Faso à une avancée des "droits reproductifs" et du planning familial

Arton68986Une délégation conduite par le Vice-Premier ministre de Belgique, Alexander Decroo, a été reçue par le nouveau président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, dans le cadre du renouvellement d'un partenariat entre les deux pays. La Belgique a décidé de focaliser son aide au développement sur les pays les plus pauvres et non plus émergents (retrait d’Asie et d’Amérique latine notamment). 12 pays ont été déclarés prioritaires en Afrique dont le Burkina Faso. Le Vice-Premier ministre belge, Decroo :


« Quand il y a un développement démocratique, je pense qu’on doit s’impliquer et c’est ce que la Belgique veut faire  », a-t-il poursuivi avant de révéler que son pays intervient au Burkina à travers trois domaines. Il s’agit de l’accès à l’eau potable, la démographie (planning familial, santé de la reproduction, violentes faites aux femmes etc.,) et enfin, la sécurité alimentaire à travers le développement agricole.
« L’idée est que pour l’été de cette année-ci, il y aura déjà les premiers projets sur le terrain », a-t-il dit avant de réitérer la volonté des entreprises à investir au Burkina. Et pour preuve, de nombreux chefs d’entreprises étaient de la délégation et pour le ministre du Commerce extérieur, Peter De Crem « beaucoup d’entreprises belges sont venues avec une volonté sérieuse de faire des investissements, des investissements stables et dans lesquels l’ancrage local est très important. Nous avons des entreprises qui ont beaucoup d’expériences dans les pays africains mais aussi dans des secteurs nouveaux tels que l’informatisation, le recensement pour pouvoir participer à la réalisation d’une partie considérable de la politique de ce pays »."

Le chantage à peine masqué n'échappera à personne : investissement des entreprises belges en contrepartie d'une avancée dans les domaines - entre autres - du planning familial et de la "santé de la reproduction". Quand on sait comment les Belges gèrent ces domaines dans leur pays (tout comme nous en France d'ailleurs), on ne peut que frémir d'inquiétude sur ce qui attend le Burkina. Espérons juste que le nouveau président préfèrera la santé morale de sa population aux capitaux belges...

Posté le 8 janvier 2016 à 14h01 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

06 janvier 2016

GPA : comment le sophisme juridique est en train d'installer le marché mondial des esclaves

Mafr_portraitMarie-Anne Frison-Roche est professeur d’université, actuellement professeur titulaire à Sciences Po (Paris). Ses travaux portent principalement sur la régulation mais aussi sur la justice et sur la théorie générale du droit. Elle publiait le 29 décembre sur son blog l'article dont voici des extraits ci-dessous, où elle démontre que les sophistes se sont emparés du droit pour le tordre et lui faire admettre la gestation pour autrui (GPA), en employant le discours de la séduction. Le texte est un peu long, mais il est difficile d'en couper des parties sans nuire à l'articulation de l'argumentation. Pour le lire vraiment in extenso, il vaut mieux aller sur le blog de l'auteur.

[...] "1. La première étape de sophistique juridique a consisté à transformer les auteurs de la violation de la Loi civile et pénale en victimes. Ce ne sont donc pas les agences qui vont saisir les juges mais  des personnes désespérées de n'avoir pas d’enfant alors même qu'elles auraient voulu en avoir, après avoir tout essayé, la voie médicale, puis la voie juridique de l'adoption. Ces demandeurs d'enfants, qui se seront comme "résignées" à faire une maternité de substitution vont saisir le juge "en désespoir de cause". Ces requérants vont apparaître aux yeux des juges, mais aussi aux yeux des médias et de l’opinion publique, non pas comme ceux qui violent la Loi (ce qu’ils font pourtant), non pas même comme des esclavagistes, mais comme des victimes, puisque le cas particulier choisi sera celui d’un couple malheureux ne n’avoir pas d’enfant, frappé d’une infertilité due à une maladie sans espoir de guérison. C’est donc avec le visage de victimes que la demande contrariant la position de la Loi va être faite.

Qui voudrait les blesser une nouvelle fois en leur reprochant la violation qu’ils font du Droit, alors qu’ils souffrent déjà tant ? Ceux qui voudraient contrarier une telle demande apparaîtront comme des "sans-coeur" à l'égard d'une pauvre épouse, déjà si éprouvée d'être frappée d'une maladie incurable.

Le thème de la "dureté de coeur" est ainsi introduit pour que le jugement moral s'inverse [...] Grâce à ce premier sophisme juridique, c'est celui qui veut faire obstacle à la convention de GPA qui "manque de cœur" et non plus celui qui y recourt. 

C’est ainsi que les époux Mennesson obtiennent gain de cause contre la France par l’arrêt CEDH du 26 juin 2014.

2. La deuxième étape de sophistique juridique a consisté à transformer en allié la principale victime de l’opération. En effet, l’enfant « cédé » est en cela traité comme de la matière première, ce qui est contraire à son droit le plus fondamental, lequel consiste à être toujours traité en « personne ». Retourné comme un gant, l’enfant devient argument et c’est au nom de l’enfant que l’on affirme qu’il a un « droit à » avoir un parent. Faisant toujours parler l’enfant cédé, l’on évoque son innocence et son cas particulier pour obtenir que, malgré le fait qu’il n’a été conçu et mené jusqu’à la naissance que pour cédé à ceux qui l’ont commandé, le lien biologique à l’égard de l’homme qui l’accueille, son père donc, suffit à justifier l’obligation du Droit à reconnaitre la filiation. Qui pourrait reprocher de la malice à un nouveau-né ? En outre, que dire contre la réalité factuelle et première du lien biologique ? C’est la ratio decidendi des 2 arrêts d’Assemblée plénière du 3 juillet 2015.

3. La troisième étape de sophistique juridique a consisté à faire disparaître la mère de l’enfant. Cette troisième étape est à la fois requise et très délicate pour les promoteurs du marché des femmes et des enfants. En effet, par le contrat les agences ont dès le départ obtenu que les mères consentent à renoncer à leur statut de mère vis-à-vis de l’enfant qu’elles remettront à la naissance à ceux qui en ont demandé la fabrication. Mais dans la stratégie globale, du fait même que la victoire précédente a été obtenue grâce à l’argument du « lien biologique » entre l’homme qui a demandé à la fabrication de l’enfant et celui-ci, comment ne pas subir un effet boomerang et échapper à reconnaître que ce qui vaut pour l’un (le père biologique) vaut pour l’autre (la mère biologique qui a porté l’enfant) ?

Le contrat qui a pendant quelques années suffi pour prétendre que la mère n’est rien puisqu’elle a consenti à n’être rien, ne peut plus suffire, en raison même de la victoire dans l’étape précédente de cette avancée méthodique. Il faut donc passer à la quatrième étape. Elle est en train d’être franchie.

4. La quatrième étape de sophistique juridique consiste à faire apparaître le « parent » comme seul acteur, jetant ainsi un voile opaque sur le père et la mère, qui disparaissent. La mère doit disparaître pour de bon, et pas seulement par son consentement. Il faut aller plus vite au but.

La mère est en effet à la fois celle dont on ne peut se passer pour obtenir l’enfant biologique tant désiré et celle dont on voudrait tant qu’elle n’ait jamais existé, à l’instant où l’enfant parait, en sortant de son corps. Pour cela, il faut convaincre les juges et l’opinion publique que les enfants ne viennent pas au monde d’un père et d’une mère mais de deux « parents » qui ont un « projet commun d’enfant ». De cette « coparentalité » nait l’enfant. La façon « matérielle » dont celui-ci vient relèverait finalement d’une affaire de cuisine, intendance dont les agences vont se charger. C’est si bien présenté : l’enfant venant au monde par la seule force de l’amour des personnes qui désirent sa venue, le lien biologique devient alors secondaire, voire indifférent. La Cour européenne des droits de l’homme récuse certes ce discours magique, mais il vient d’être admis par une ordonnance du juge des référés de Nantes du 3 décembre 2015, qui demande à l’Etat français de transcrire une filiation à l’égard de l’épouse du père biologique, du seul fait qu’elle a eu l’intention d’avoir l’enfant. La mère qui a porté l’enfant n’existe plus, n’a jamais existé. Pour mieux la destituer, puisque le contrat n’y suffit pas, on lui trouve une nouvelle appellation : face aux « parents », elle serait devenue la « porteuse », la « donneuse ». Comme l’expression de « donneuse d’enfant » révèlerait que l’enfant est cédé comme une chose, pour blanchir la cession d’humain, l’invention sophistique de vocabulaire la fait appeler : « donneuse de gestation », le corps de la femme se scindant par la magie des mots. Mais le ministère public a fait appel de l’Ordonnance. Comment faire taire le Ministère public ? Il faut passer à la cinquième étape.

5. La cinquième étape de sophistique juridique consiste à faire taire le Droit en le constituant comme  « homophobe ».  Le sophiste ne cherche pas la contradiction, il cherche à réduire au silence celui qui contrarie son but.  Alors que les cas choisis pour être portés en justice et attirer la piété sur les demandeurs d’enfants  concernent des couples hétérosexuels frappés par une stérilité médicalement constatée, lorsque des personnes affirment être hostiles à des telles conventions de maternité de substitution, leurs arguments sont discrédités par le discours suivant : les « porteurs de projet d’enfant » sont souvent des couples homosexuels masculins. Du fait de leur type de relations sexuelles, ils sont aussi « comme stériles », puisqu’ils ne peuvent avoir d’enfant. Une fois cela admis, il suffit d’ôter le « comme » : une « stérilité sociale » exercerait la même contrainte que la stérilité physique. C’est alors au titre du principe constitutionnel de « l’égalité », celle entre les couples, que la GPA devrait être envisagée. Toute autre perspective devrait être exclure, car toute autre analyse est … homophobe. En effet, si le Droit contrarie les couples homosexuels masculins dans leur désir d’avoir des enfants, c’est la preuve que le Droit lui-même implicitement mais nécessairement est hostile aux couples homosexuels. Les personnes favorables à l’état actuel du Droit sont elles-mêmes homophobes. L’argument est très puissant car qui voudrait être désigné comme homophobe, agissant pour le maintien d’un principe homophobe ?

Ainsi, de la première à la cinquième étape, l’efficacité sophistique a réussi à faire oublier qu’il s’agit de la dignité des femmes et des enfants, qu’il s’agit de les défendre eux ; le terrain de la discussion a glissé là où les défenseurs des femmes et des enfants ne peuvent que s’enferrer : l’homophobie et l’égalité entre les hommes et les femmes. Si l’on demande : « êtes-vous pour la GPA, c’est-à-dire contre la dignité de la femme et de l’enfant ?», la réponse ne pourra être que « Non ». Mais désormais la question est : « êtes-vous pour la GPA, c’est-à-dire contre l’homophobie ? », la réponse ne pourra être que « Oui ». Tout est dans l’art de poser la question.

6. La sixième étape de la sophistique juridique est dans l’argument de la « dérive ». Il s’agit de soutenir que les « usines à bébés », les ventes d’ovocytes et de gamètes pour n’avoir que des enfants correspondant à des vœux eugéniques, la multiplication des agences, sont des « dérives ». Il convient dès lors d’admettre le principe de licéité de la pratique des conventions et de les encadrer, par une législation confiant cette « régulation » à des régulateurs publics, dans un service public ou à des juges, en exigeant des critères éthiques.  Ainsi, les personnes qui demeurent réticentes à abandonner la prohibition des contrats par lesquels les mères cèdent leur enfant lâchent prise : s’il s’agit d’un « don magnifique » qui offre le bonheur à l’enfant et au couple qui le désire tant, sans que l’argent ne vienne salir cette harmonie, pourquoi pas ? Cette sixième étape permet de rendre admissible l’idée même de fabriquer l’enfant à fin d’être cédé. Elle prépare l’industrialisation de l’humain. L’argent viendra après. Le Législateur britannique envisage d’ailleurs de passer à la GPA « commerciale » car l’idée d’un « droit à l’enfant » a été si bien répandue qu’il convient maintenant de susciter l’offre et de transformer la « compensation financière » en prix pur et simple. Mais cela, cela sera la septième étape.

Voilà comment par une stratégie juridique qui pour l’instant fonctionne, les entreprises, en ne s’appuyant que sur des cas, que sur des juges et sur l’opinion publique, sont en train d’installer le marché mondial des esclaves.

Que doit-faire le Droit ?

Le Droit doit faire face au Sophiste. Le Droit doit en premier lieu « dévoiler », c’est-à-dire montrer le plan servi par cette stratégie, lequel révèle le visage du sophiste, ici les entreprises qui construisent le marché du matériel humain. Puis le Droit qui a pour fonction et légitimité de protéger la dignité humaine, doit parler et dire : Non."

Posté le 6 janvier 2016 à 13h44 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

31 décembre 2015

La plus grande banque de sperme britannique pratique l’eugénisme

Lu sur Gènéthique :

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"La London Sperm Bank, plus grande banque de sperme britannique, refuse les dons de sperme des personnes dyslexiques. Elle distribue une brochure aux donneurs de sperme potentiels qui recommande de « ne pas souffrir de déficit de l'attention, ni d'hyperactivité, ni d'autisme, ni du syndrome d'Asperger, mais aussi ne pas être dyslexique », afin de « minimiser le risque de transmission de maladies génétiques ou de malformations. »[...]

Le Figaro rappelle [...] que la procréation médicalement assistée (PMA) avec des donneurs anonymes soulève de nombreux « problèmes éthiques » : « Dès lors que l'on peut, contrairement à la fécondation naturelle, choisir à discrétion le donneur, la tentation est grande de sélectionner celui ayant les meilleures caractéristiques génétiques. »"

Posté le 31 décembre 2015 à 13h48 par Marie Bethanie | Lien permanent

28 décembre 2015

Chronique de l'eugénisme ordinaire

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Source : La République du Centre du 28/12

Posté le 28 décembre 2015 à 12h55 par Michel Janva | Lien permanent

15 décembre 2015

Les régimes nihilistes suppriment les enfants trisomiques

Le groupe Etat islamique a émis une fatwa donnant l'autorisation à ses militants d'exécuter les enfants atteints de trisomie ou d'un handicap. Plus de 38 enfants âgés entre une semaine et 3 mois et atteints de malformations ou de trisomie ont déjà été tués par injection létale ou par étouffement. Cette fatwa a été émise par un juge du groupe EI faisant appliquer la charia. Un Saoudien nommé Abu Said Aljazrawi. 

L'article en lien ci-dessus fait le rapprochement avec le régime nazi :

"Au moins 5000 personnes de moins de 16 ans avaient été exécutés sous le gouvernement d'Adolf Hitler."

Mais il aurait pu faire le rapprochement avec notre société. Aujourd'hui, en France, 96% des enfants porteurs de la trisomie sont éliminés avant leur naissance.

Addendum : selon quelques experts, ce serait de l'intox. Enfin..., quand un "expert" écrit que

"la doctrine islamiste rigoriste proclamée par l’État islamique enseigne que la vie humaine est sacrée"

...il y a de quoi s'étrangler.

Posté le 15 décembre 2015 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

11 décembre 2015

Chantal Jouanno, favorable à l'avortement, n°2 sur la liste Pécresse, assimile le FN aux nazis

Vu sur le Lab d'Europe 1 :

Chantal-Jouanno-UDI-sur-le-FN-En-1933-on-disait-les-nazis-c-est-pas-grave-vous-verrez-ils-ne-vont-pas-rester-longtemps-et-ils-vont-echouer[...] "Numéro 2 sur la liste LR/UDI/MoDem en Île-de-France, la sénatrice Chantal Jouanno réaffirme son attachement au front républicain. Pour cette membre de l'UDI ,contrairement à Nicolas Sarkozy, le FN n'est pas un parti républicain

Invitée le 11 décembre sur Public Sénat et Sud Radio, elle déclare :

C’est dimanche qu’on vote et que les personnes ne doivent surtout pas penser "après tout, on va essayer". Certains disent "après tout, ils verront bien qu’ils sont incapables de gérer des régions, qu’ils sont incapables de prendre de bonnes décisions".

Je veux juste rappeler qu’en 1933 on disait ça. En 1933 on disait 'les nazis, c’est pas grave, vous verrez, ils ne vont pas rester longtemps et ils vont échouer'. Et ça a mené à la Deuxième Guerre mondiale. Franchement, je n’ai pas du tout envie d’essayer.

Selon Chantal Jouanno, le FN n'est pas un parti républicain. "J’ai toujours prôné le front républicain contre ce parti, contre ses élus. Et oui, en l’occurrence, le front républicain, chez nous ça a un sens", ajoute-t-elle."

Donc, on peut être favorable aux pratiques eugénistes que n'auraient pas renié les nazis et tout à la fois traiter tout un pan de l'électorat français de nazis sans sourciller, tout en étant numéro 2 d'une liste où sont relégués - mais inscrits - des colistiers anti-avortement. Cherchez l'erreur.

Pour rappel, Chantal Jouanno, qui se targue d'ouverture d'esprit au "front républicain", avait estimé en novembre 2014 que Jean-Christophe Fromantin, hostile au texte visant à réaffirmer le "droit fondamental" à tuer son bébé, n'avait "pas vraiment sa place" à l'UDI (ce qui d'ailleurs n'était pas faux). Valérie Pécresse trouve-t-elle donc que Chantal Jouanno a "vraiment sa place" en seconde position sur sa liste ?

Posté le 11 décembre 2015 à 15h53 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (44)

09 décembre 2015

Un homme atteint de trisomie 21 fait l'objet d'un ordre de non-réanimation

937Cet article (en anglais) raconte l'histoire d'Andrew Waters, une cinquantaine d'années (il est aujourd'hui décédé, depuis le mois de mai), atteint de trisomie 21, qui avait été hospitalisé en 2011 à l'hôpital de Margate dans le Kent.

Après son hospitalisation, lors de son retour chez lui, sa famille avait découvert dans son sac un " ordre de ne pas réanimer" (DNR - do not resuscitate) en cas de problèmes cardiaques ou respiratoires. Cet ordre s'appuyait sur les raisons suivantes, énumérées en clair : "syndrome Downs [trisomie 21], incapable d'avaler (...), alité, des difficultés d'apprentissage".

Les parents d'Andrew Waters ont découvert ce document alors qu'ils n'ont jamais été consultés par l'hôpital. Le personnel avait décidé de sa vie ou de sa mort sans aucune consultation préalable, juste parce qu'il était atteint de trisomie 21. Les parents faisaient pourtant quotidiennement des visites à leur fils à l'hôpital et le corps médical pouvait alors en profiter pour leur poser la question.

Le mois suivant sa sortie, Andrew est à nouveau hospitalisé, et un nouvel ordre DNR est émis, toujours sans concertation avec la famille. Le frère d'Andrew, Michael Waters, a donc intenté une action en justice au nom de son frère.

La décision finale de réanimer ou non le patient revient légalement au médecin en Angleterre, néanmoins celui-ci doit au préalable consulter le patient, la famille, et donner les motifs de sa décision. Mais la plupart du temps, les médecins signent l'ordre DNR, qui est placé dans le dossier du patient, sans concertation avec la famille.

L'hôpital a présenté des excuses, sans admettre toutefois avoir commis un acte répréhensible, ni avoir bafoué les droits de l'homme.

Michael Waters, le frère d'Andrew, est toujours en colère, car il estime scandaleux que la trisomie soit répertoriée comme une raison valable pour ne pas réanimer quelqu'un. Il attend toujours les excuses personnelles du médecin qui a signé l'ordre.

Posté le 9 décembre 2015 à 16h20 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (11)

07 décembre 2015

Téléthon : les dons en baisse

Avec plus 80,25 millions d’euros récoltés, l’édition 2015 du Téléthon a engrangé moins de fonds qu’en 2014 (92,9 millions d’euros).

Le refus du Téléthon de donner le choix aux donateurs sur une utilisation morale de leur don y est sans doute pour quelque chose.

Posté le 7 décembre 2015 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2015

Le vrai visage du Téléthon

Communiqué de Choisir la Vie :

Images8LBQ5L48"À partir de ce soir, se tiendra la 29e édition du Téléthon, manifestation largement promue et encouragée par les médias et le milieu du showbiz.

Sans condamner la générosité de milliers de donateurs et de bénévoles engagés dans la lutte légitime contre les maladies génétiques, Choisir la Vie ne peut que renouveler ses mises en garde contre les orientations de l’AFM (Association française contre la myopathie) qui :

- d’une part, finance, par le biais d’une partie des dons du Téléthon, certaines recherches utilisant des embryons humains, sacrifiés ainsi pour la science !

- et d’autre part, utilise le mensonge pour arriver à ses fins (financières !). Les "bébéthons" mis en effet en avant et présentés comme un succès thérapeutique n’ont en aucun cas guéri à proprement parlé mais ne sont, en fait, que le fruit d’une odieuse sélection par diagnostic prénatal. Ils sont les seuls survivants des membres de leur fratrie éliminés avant leur naissance parce que diagnostiqués myopathes.

Enfin, depuis 2006, il a été demandé aux responsables du Téléthon une parfaite transparence financière, afin d’éviter aux donateurs d’être complices d’actes que leur conscience réprouve. Celle-ci a été refusée.

C’est pourquoi Choisir la Vie, fidèle à son combat pour le respect de la vie de chaque être humain ne peut que, cette année encore, dénoncer ces dérives et demander à ses adhérents et sympathisants de tirer les conséquences de celles-ci."

Posté le 4 décembre 2015 à 17h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Téléthon : A quand la possibilité de choisir une destination éthique de ses dons ?

Communiqué des AFC :

A"Le Téléthon est chaque année une manifestation de générosité encourageante pour laquelle de très nombreux Français se mobilisent afin de lutter contre les maladies neuromusculaires telles que la myopathie. Depuis 1987, les fonds récoltés ont notamment contribué à faire progresser la recherche génétique mais aussi à apporter de nombreuses aides aux familles et aux malades qui vivent, au quotidien, avec un lourd handicap évolutif.

Tout en saluant les progrès accomplis, les AFC rappellent cependant l’importance de  la transparence vis-à-vis des familles, des malades et des Français.

Elles tiennent à souligner que les enfants nés sains, présentés par l’AFM-Théléton comme un ‘espoir’ et comme ‘la vie qui reprend le dessus’ sont en réalité issus d’un processus de sélection embryonnaire suite au diagnostic préimplantatoire et que leurs embryons frères et sœurs handicapés ont, eux, été éliminés.

Elles encouragent en conséquence les chercheurs à quitter cette voie eugéniste et à orienter leurs recherches exclusivement vers la guérison, notamment de la myopathie, par des thérapies géniques ou cellulaires, une chirurgie du gène, de médicaments, etc.

Les AFC réitèrent par ailleurs leur demande pour que les donateurs du Téléthon aient la possibilité de choisir les programmes de recherche qu’ils désirent soutenir, en toute connaissance de cause.

Préoccupées chaque année par la destination des dons du Téléthon, compte tenu en particulier de la masse des moyens financiers consacrés à la recherche sur les embryons, les AFC poursuivent inlassablement leurs actions dans le domaine éthique à l’heure où la question de la dignité de la personne humaine est au cœur de l’actualité."

Posté le 4 décembre 2015 à 14h14 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2015

Pour le climat, le Planning familial veut réduire la population

A l’occasion de la conférence sur le climat, le planning familial a publié un communiqué demandant que les « droits des femmes », particulièrement les « droits sexuels et reproductifs »soient « au centre des négociations ». Il y voit « un enjeu majeur pour l’élaboration de stratégies de développement durable ». Gregor Puppinck, docteur en droit et directeur du European Center for Law and Justice réagit à ce communiqué pour Gènéthique.

Unknown-19« Investir pour les droits et la santé sexuelle et reproductive » serait « un pari gagnant pour le climat » ?

Cette déclaration est parfaitement conforme à la pensée du planning familial qui a toujours milité pour la réduction de la population mondiale, de préférence dans les pays en développement.

Cette pensée exprime la volonté de maîtriser, à l’échelle de la planète, les conditions de la vie et de l’évolution de l’espèce humaine. C’est une pensée directement issue de celle de Malthus.

La fondatrice du planning familial, Margaret Sanger, comme son alter ego britannique, Maria Stopes, mais aussi plusieurs des grandes figures historiques du mouvement environnementaliste, comme Sir Julian Huxley, sont des néo-malthusiens notoires, souvent d’ailleurs racistes et eugénistes. Ils envisagent l’humanité comme une espèce animale en compétition pour la maitrise et l’exploitation de son environnement naturel. Une espèce qu’il faut réguler artificiellement, pour juguler la prolifération de ses éléments les « moins évolués » et favoriser les plus civilisés. En limitant la population au bénéfice de ses éléments les plus « évolués », on réduit la concurrence au sein de l’espèce, notamment dans l’accès au ressources et on préserve l’environnement. On agit ainsi pour la paix, le développement et l’environnement. Le fait que le planning familial utilise l’occasion de cette conférence sur le climat pour promouvoir les politiques de limitation des naissances n’a donc rien d’étonnant.

Evolution du discours malthusien du Planning Familial

Aujourd’hui, c’est au nom de l’impact de l’activité humaine sur le climat que le planning familial promeut le contrôle de la population. Hier, c’était au nom d’un danger imminent et catastrophique, celui d’une « surpopulation », que ce même discours était tenu. On nous assurait que, sans plan mondial de limitation de la population, l’explosion démographique provoquerait des famines, des guerres et l’épuisement des ressources naturelles.

Avant la seconde guerre mondiale, c’était au nom de l’eugénisme que ce même discours était tenu. On expliquait alors qu’il fallait absolument stériliser au moins 10% de la population pour sauver l’humanité d’un danger de dégénérescence de l’espèce humaine. Margaret Sanger était favorable à la « ségrégation » des femmes jugées physiquement ou mentalement déficientes et à leur stérilisation forcée, afin de « s’assurer que la parentalité soit absolument interdite aux faibles d’esprit ».

Sir Julian Huxley était à la fois néo-malthusien, eugéniste et environnementaliste. Avant d’être le premier Secrétaire Général de l’Unesco, puis notamment le co-fondateur du WWF, c'était un zoologiste libre-penseur. Il a fondé et géré des parcs naturels en Afrique pour l’Empire britannique et a pensé le monde comme tel. Il a eu une grande influence, avec d’autres, comme Maurice Strong, à la mise en place d’une politique mondiale en matière d’environnement. [...]"

Posté le 2 décembre 2015 à 21h14 par Michel Janva | Lien permanent

23 novembre 2015

L'OMS, succursale de la Fondation Gates

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), tributaire des montagnes de dollars fournis par des organismes tels que la Fondation Gates, conseille dans un rapport publié récemment l'utilisation d'un contraceptif qu'elle jugeait dangereux hier encore, le Depo-Provera, également connu sous le nom de DPMA. Ce contraceptif jugé dangereux surtout pour les femmes en contact avec le VIH, comme dans certains pays d'Afrique, est fabriqué par le laboratoire pharmaceutique Pfizer et son usage est développé par la Fondation Gates. Du jour au lendemain, l'OMS a changé d'avis sur les risques provoqués par ce contraceptif, et ses directives s'alignent désormais sur celles de Pfizer.

Depo-banner"Depo-Provera est un contraceptif de longue durée, distribué aux femmes pauvres aux Etats-Unis et à travers des programmes d’aide extérieure.[...]

L’OMS a corrigé les directives parues le 21 Octobre qui reflètent maintenant celles publiées par le laboratoire pharmaceutique Pfizer, fabricant de Depo-Provera. Elles déclarent qu’il « n’y a pas de preuve qui montre un lien de cause à effet entre l’usage du DPMA et l’augmentation du risque chez les femmes de contracter le VIH ». Ce renversement,[...] malgré 25ans d’études scientifiques mentionnant une augmentation du risque de transmission du VIH parmi les femmes qui l’utilisent, soulève des questions quant à savoir si l’OMS a cessé d’être méfiante en raison d’un « encouragement extérieur » de la part de groupes d’intérêt spécial.

A peu près 40 groupes et défenseurs de la santé sexuelle et en matière de procréation, ont demandé au Directeur Général de l’OMS, le Docteur Margaret Chan, de mettre sur la touche les nouvelles directives et de les retirer du site internet de l’OMS, jusqu’à ce qu’elles puissent subir « un processus consultatif rigoureux » lors d’une réunion clé, programmée en Décembre.

La critique arrive alors que l’OMS fait face à des accusations d’être indûment influencée par ses plus gros contributeurs. Environ 70% des dons de l’OMS sont limités à des programmes spécifiques. « Les priorités de l’OMS ont été « altérées » et « perverties » par ces contributions volontaires », a dit le Docteur Linsey McGoey, qui étudie la philanthropie globale.

La Fondation Bill et Melinda Gates a créé un fond de dotation de 40 milliards de dollars pour l’OMS. Les 3 milliards de dollars versés chaque année à l’OMS, représentent 10% de son budget annuel. Actuellement, aucune grande décision de haut niveau est mise en place par l’OMS sans être “l’air de rien, officieusement vérifiée par la Fondation Gates,” a dit le Docteur McGoey lors d’un évènement récent à Washington DC, sur la parution de son livre No Such Thing as a Free Gift: The Gates Foundation and the Price of Philanthropy.

Comme la Fondation Gates, les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont aussi des contributeurs majeurs de l’OMS et de FP2020, une initiative dirigée par Melinda Gates. Le but de cette initiative est d’apporter la planification familiale, principalement sous la forme de contraceptifs de longue durée, pour un supplément de 120 millions de femmes et de filles surtout en Afrique subsaharienne d’ici à 2020.

Le financement des contraceptifs longue durée, dont le Depo-Provera, a grimpé en flèche depuis que Melinda Gates est devenue la dernière recrue d’une une longue liste de philanthropes qui soutiennent des programmes de contrôle de la population. Le partenariat s’est formé en 2012, après le Sommet sur la Planification Familiale de Londres, qui a réuni des gouvernements, des organismes de l’ONU et des groupes de planification familiale, dont la plupart promeuvent l’avortement. Les Pharmaceutiques Pfizer ont annoncé qu’ils doubleraient la production du Depo-Provera. Les rapports estiment les ventes du contraceptif à 36 milliards de dollars."[...]

La vie des pauvres femmes africaines, et des pauvres en général, ne pèse pas lourd pour ces "philanthropes".

Posté le 23 novembre 2015 à 17h04 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

13 novembre 2015

Le député Collard alerte le ministre sur l'eugénisme

Question du député Collard au Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes :

C"Gilbert Collard alerte Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les progrès rapides de la génétique, qui ouvriraient la voie à la création de « bébés sur mesure ».

En effet, des expériences sont désormais menées avec succès en Grande Bretagne et en Chine sur des embryons humains issus de FIV. Ces embryons humains sont ensuite détruits. Mais, ces techniques de manipulations génétiques progressent rapidement et l’UNESCO a lancé le 5 octobre 2015 un appel à un moratoire international, afin que les manipulations génétiques sur l’embryon humain n’aboutissent pas à des grossesses menées à terme.

M. Gilbert Collard souhaiterait connaître la position du gouvernement français sur cette dérive inquiétante qui risque de déboucher sur une forme nouvelle de l’eugénisme."

Posté le 13 novembre 2015 à 14h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

10 novembre 2015

A propos de l'euthanasie en Allemagne

Lu dans Présent :

"Le Bundestag a voté la semaine dernière une loi légalisant le « suicide assisté », mais uniquement si c’est fait par pur altruisme. Les députés allemands avaient le choix entre quatre projets de loi, dont deux qui auraient légalisé totalement le « suicide assisté passif » et le « suicide assisté actif » et un qui aurait interdit toute forme d’aide au suicide. Le projet de loi, proposé par un député de la CDU et un autre du SPD, a reçu le soutien de 360 parlementaires contre 233. Et donc un proche ou un médecin pourront aider une personne « en fin de vie » à se suicider, à condition que ce ne soit pas pour l’appât du gain. Cette clause est censée exclure les organisations à but lucratif dans le style du Suisse Dignitas qui exploite le marché du suicide à l’échelle industrielle. Les Allemands préfèrent éviter le mot « euthanasie » qui leur rappelle les heures les plus sombres de leur histoire.

Posté le 10 novembre 2015 à 20h36 par Michel Janva | Lien permanent

06 novembre 2015

« Les embryons femelles sont jetés à la poubelle »

C'est à ça que sert le diagnostique pré-implantatoire (DPI) au Pakistan (via Gènéthique) :

Images-18"Un reportage réalisé par Libérationau Pakistan pointe les dérives du dépistage préimplantatoire (DPI) qui entretient le marché de la sélection selon le sexe : le « bébé sur mesure est devenu pour plusieurs cliniques un juteux business ».

Ces cliniques privées agissent au grand jour, utilisant des slogans comme « un garçon ou une fille, c’est vous qui choisissez », ou encore « choisissez le sexe de votre enfant avant votre prochaine grossesse : le DPI, pour des familles équilibrées ! » Proposant le DPI au prix de 3500 à 7000€, elles « attirent de plus en plus de couples » dans une société qui privilégie les garçons. 

Ainsi Nighat Mahmood, embryologiste de la clinique Life constate que depuis 2009, « pas un couple n’a utilisé le DPI pour avoir une fille ». Il explique froidement que « les embryons femelles sont jetés à la poubelle » et se réjouit qu’en six ans « le nombre de DPI a explosé » dans sa clinique. « Quand on s’est lancé, on s’occupait de l’élite. Mais les patients viennent désormais de partout, s’ils arrivent à rassembler l’argent »."

En France, on jette à la poubelle les bébés porteurs de la trisomie 21.

Posté le 6 novembre 2015 à 20h55 par Michel Janva | Lien permanent

03 novembre 2015

Le fichage des fœtus trisomiques pourrait être stoppé

De la Fondation Lejeune :

"Le ministère des affaires sociales et de la santé avait pris, le 27 mai 2013 un arrêté afin de parfaire l’organisation déjà existante du diagnostic prénatal de la trisomie 21.

L’objectif poursuivit par cet arrêté est le suivant : mieux « évaluer le dépistage de la trisomie 21 ».

Ainsi, ce sont toutes les données concernant les femmes enceintes faisant l’objet d’un dépistage prénatal de la trisomie 21 (85% des femmes enceintes ), tous les fœtus dépistés puis diagnostiqués trisomiques 21, et toutes les issues de grossesse, qui sont fichés au niveau national.

Un fichier géré par l’Agence de biomédecine et qui donne obligation aux professionnels du dépistage prénatal de la trisomie 21 (biologistes, gynécologues…) de transmettre toutes leurs données sur les femmes enceintes et les fœtus concernés.

Scandalisée par ce qui s’avère être une discrimination et une atteinte à la dignité des personnes trisomiques 21, une atteinte à la vie privée des femmes enceintes, et un renforcement de l’eugénisme au niveau national, la Fondation Jérôme Lejeune avait immédiatement pris les mesures nécessaires en attaquant l’illégalité manifeste de cet arrêté. 

Les conclusions du rapporteur public

Hier après-midi, le rapporteur public a rendu ses conclusions, qui seront peut être suivies par les juges. 

  • Il a conclu à titre principal à l’annulation complète et rétroactive de l’arrêté au motif que :

- cet arrêté n’a été prévu par aucun texte réglementaire : « le décret est muet » sur un tel fichage,

- le ministère de la santé qui a pris cet arrêté par délégation de pouvoir n’a été ni « encadré » ni « limité » dans son champ d’application.

  • Il a conclu à titre subsidiaire à la suppression d’une mention qui permettrait le transfert de données identifiant la femme enceinte. L’arrêté prévoit en effet que les biologistes sont contraints de transférer « au minimum » une liste de données relatives au dépistage prénatal de la trisomie 21. Or ils sont détenteurs de nombreuses données supplémentaires pouvant porter atteinte à la vie privée de la femme enceinte.
  • En revanche, le rapporteur public a proposé que l’annulation soit différée de 6 mois. Accédant ainsi en partie à la demande du ministère « de laisser le temps au Gouvernement de tirer les conséquences de cette décision et d’adopter les mesures nécessaires permettant de modifier la partie législative et réglementaire du code de la santé publique relative au dépistage de la trisomie 21 ».

Ainsi le rapporteur public affirme que le ministère de la santé a pris un arrêté préjudiciable alors qu’il n’avait ni les bases légales, ni la compétence pour le prendre.

Si la Fondation Lejeune se félicite que le rapporteur public ait conclu à l’annulation de cet arrêté, elle s’étonne qu’il ne tire pas toutes les conséquences de cette illégalité en proposant de différer son annulation de 6 mois.

Pendant cette période, les professionnels pourront lancer en toute impunité le processus de constitution d’un fichier d’évaluation du dépistage prénatal de la trisomie 21.

Ce fichier servira à préparer l’étape suivante, celle de l’arrivée du diagnostic prénatal non invasif qui va révolutionner la pratique médicale. Mais que dire d’une étape où toutes les issues de grossesses seront fichées, où la vie privée des femmes enceintes sera menacée et où il sera porté atteinte à l’indépendance du médecin ?"

Posté le 3 novembre 2015 à 19h47 par Michel Janva | Lien permanent

13 octobre 2015

Paris Match versus Charlie Hebdo

PM

La Une scandaleuse de Charlie Hebdo a donné l'occasion à Paris-Match de rappeler combien Anne,

"morte à 20 ans, dans les bras de son père, a joué un rôle capital dans la vie du général qui lui vouait un amour infini."

Posté le 13 octobre 2015 à 22h29 par Louise Tudy | Lien permanent

09 octobre 2015

Je suis trisomique, je ne suis pas Charlie

Racisme_trisomie_charlie_hebdo

Les personnes soussignées :

  • considérant l’ignoble couverture de Charlie-Hebdo du jeudi 8 octobre 2015 où Nadine Morano est caricaturée et présentée comme « la fille trisomique cachée de De Gaulle »,
  • considérant l’abjection du degré ultime de mépris ricanant que cela constitue pour tous les enfants trisomiques, comme la fille du Général de Gaulle, qui doivent être d’autant plus respectés et aimés qu’ils sont handicapés,
  • sachant la formidable affection particulière pour leur éducation et leur progrès que requiert leur infirmité,
  • manifestant la révolte non seulement des parents et des proches mais aussi de l’immense majorité des gens qui conservent tout simplement le sens humain du respect des plus faibles,
  • rappelant que la dérision, afin de les « déshumaniser », des enfants trisomiques et autres petits handicapés constitua la première étape de la propagande nazie pour justifier leur élimination eugéniste et euthanasique,
  • scandalisés par l’escalade dans le plus authentique racisme anti-humain constitué par cette couverture,
  • rappelant que le racisme, et de surcroît le plus fondamental, ne peut être accepté sous le prétexte d’une liberté de dérision qui ne saurait avoir de limite,
  • révoltés en outre par le fait que le torchon raciste Charlie est grassement subventionné par l’État et aussi d’autres collectivités telles que la mairie de Paris par le biais de nombreux abonnements offerts, et ce, avec les impôts de tous, y compris des parents des enfants trisomiques,

observent que les subventions à Charlie constituent un véritable détournement de l’argent public à des fins habituellement de vomissures scatologiques mais cette fois-ci d’une abjection dans le mépris raciste,

proposent que les sommes indûment versées au périodique raciste soient désormais consacrées aux associations d’aide aux enfants handicapés,

exigent la dissolution du périodique Charlie en application de la lutte contre la forme la plus achevée et la plus méprisable du racisme, le racisme anti-humain contre les handicapés.

PREMIERS SIGNATAIRES :

  • Bernard ANTONY, président de l’AGRIF
  • Jeanne SMITS, vice-présidente de l’AGRIF
  • Cécile MONTMIRAIL, vice-présidente de l’AGRIF
  • Guillaume de THIEULLOY, vice-président de l’AGRIF
  • Vivien HOCH, directeur de la communication de l’AGRIF
  • Myriam BAECKEROOT, trésorier de l’AGRIF
  • Pierre SOLEIL, secrétaire général de l’AGRIF
  • Anne COGNAC, secrétaire de l’AGRIF

Posté le 9 octobre 2015 à 17h16 par Michel Janva | Lien permanent

15 août 2015

Une vie féconde

Né en 1921, Paul Smith souffrait d'une paralysie cérébrale spastique sévère, qui l'empêchait d'accomplir les gestes simples du quotidien, comme se vêtir, manger seul, et encore moins écrire ou dessiner. Et pourtant, avec un seul doigt de sa main droite, assisté de sa main gauche, il est devenu un réel artiste... sur une vieille machine à écrire. Très croyant, Paul Smith ne trouvait pas que sa vie soit inutile, et il rendait gloire à Dieu à travers ses dessins.

 

Il serait né quelques décennies plus tard, il n'aurait peut-être pas eu la chance de pouvoir exercer son art, car on ne l'aurait peut-être pas laissé vivre. Il aurait vraiment manqué à l'humanité...

Posté le 15 août 2015 à 08h43 par Marie Bethanie | Lien permanent

04 août 2015

Pause sourire

X

Posté le 4 août 2015 à 22h04 par Louise Tudy | Lien permanent

02 août 2015

La Maison Blanche aux petits soins du planning familial

Et on vous dit que le lobbying n'existe pas : 

"La Maison Blanche a menacé d'opposer le veto présidentiel à toute initiative républicaine visant à réduire le budget alloué à la plus importante organisation de planning familial des Etats-Unis, qui réalise notamment des avortements. Le porte-parole de l'exécutif américain Josh Earnest a indiqué que tout projet fiscal, "guidé idéologiquement", prévoyant de réduire les financements de l'organisation à but non lucratif Planned parenthood "serait certainement quelque chose qui se heurterait au veto présidentiel".

Planned parenthood est depuis longtemps la bête noire des militants conservateurs américains.  Un groupe d'opposants a récemment diffusé des vidéos enregistrées en caméra cachée, supposées montrer des employés de l'organisation proposant de vendre des tissus de foetus".

Posté le 2 août 2015 à 16h45 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (12)

21 juillet 2015

Vincent Lambert : déclaration commune des 9 évêques de ‪la région Rhone-Alpes

Vincent Lambert est originaire de la Drôme. D'où la réaction des évêques de cette région :

"Dans quelques jours, une décision médicale risque de provoquer délibérément la mort de Vincent Lambert.

Il n’est pourtant pas en fin de vie et il ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné. En lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne.

Les débats auxquels nous assistons prouvent que notre société hésite sur des principes majeurs, comme « Tu ne tueras pas » ou « Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d’autrui ». Ils étaient considérés jusqu’à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble . Et si l’on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d’Hippocrate.

C’est le renoncement à ces principes qui fait peser sur la famille un poids insupportable. Nous voudrions exprimer à tous ses membres notre compassion, en respectant leur souffrance.

A l’issue des travaux menés sur la situation de Vincent Lambert par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, les cinq membres qui se sont opposés de toute leur force à la décision votée par les sept autres ont crié leur révolte. Ils ont déclaré que la Cour ne méritait plus de porter le titre de « conscience de l’Europe » qu’elle s’était donné en 2010.

En union avec beaucoup d’autres, croyants ou non, nous lançons un appel aux autorités politiques, juridiques et médicales. Que ceux qui ont à en juger sachent que derrière la personne de Vincent Lambert, c’est le symbole de la vie la plus fragile qui est en jeu pour l’avenir de notre société.

Si sa mort doit survenir, nous prierons pour que tous puissent accueillir cet événement dans l’espérance. Mais aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche ?

Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise 
Mgr Jean-Louis Balsa, évêque nommé de Viviers 
Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon 
Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy 
Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne 
Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne 
Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon 
Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence 
Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars

Posté le 21 juillet 2015 à 13h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (30)

25 juin 2015

Photo volée d'un enfant trisomique : le PDG du labo répond

Suite à la découverte par une Canadienne, maman d'un fillette atteinte de trisomie 21, qu'une photo volée de son enfant servait à faire la promotion de tests de dépistage, la campagne a été retirée.

Cette phot aurait été acquise auprès d'une banque d'images peu scrupuleuse qui l'aurait volée en ligne. Elle illustrait une affiche déployée par le laboratoire suisse Genoma, spécialisée dans les biotechnologies, la génétique, la médecine prédictive et les tests de dépistage. 

Le PDG du laboratoire Genoma a réagi officiellement dans un courrier du 12 juin : il confirme que le service de communication de la société pensait que la photo était libre de droits. Il a néanmoins indiqué que son utilisation de le cadre d'un affichage était une erreur d'appréciation. Mais il s'est néanmoins défendu de toute démarche eugéniste alors que 95% des tests positifs débouchent sur une élimination de l'enfant :

Ceostatement

Posté le 25 juin 2015 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

19 juin 2015

Avortement tardif et infanticide : des témoignages bouleversants de médecins et de sages-femmes

De Grégor Puppinck, Directeur de l'ECLJ :

"À l’approche des débats au Conseil de l’Europe sur la Pétition pour les droits des nouveau-nés survivants à leur avortement, signée par plus de 200.000 personnes, des médecins et des sages-femmes osent témoigner de la façon dont ces enfants sont abandonnés à la mort, sans soin, ou tués par injection létale, en toute illégalité. Ils témoignent aussi du malaise du personnel médical. Ils révèlent que le plus souvent les parents ne sont pas informés de la survie de leur enfant et des causes réelles de sa mort. Parfois même le nouveau-né est tué seulement parce que porteur d’un handicape, afin de « préserver » ses parents.

Nous invitons les médecins, sages-femmes et  infirmières à continuer de témoigner de cette réalité pour convaincre les responsables politiques et la société de prendre des mesures pour respecter ces enfants et leur famille.

Un bébé prématuré, même né lors d’une tentative d’avortement tardif, est un être humain et doit bénéficier de soins et du droit à la vie comme tout être humain.

L’ECLJ remettra un rapport contenant témoignages et statistiques aux députés du Conseil de l’Europe. Adressez-nous votre témoignage ; nous pouvons préserver votre anonymat si vous le souhaitez (ecljofficiel@gmail.com )"

Voici un exemple de témoignage qui sera remis au Conseil de l’Europe.

 « Je suis médecin depuis 8 ans. Voici deux témoignages datant de mes études, le premier alors que j’étais étudiante, le deuxième pendant mon internat.

- Lors d’une garde en salle d’accouchement, une femme était en travail dans le cadre d’une ITG à 5 mois de grossesse [interruption thérapeutique de grossesse]. L’accouchement est imminent, l’interne de gynécologie se prépare. Le gynécologue sénior de garde qui s’apprête à regagner son lit, s’approche de l’interne et lui dit à voix basse, mais suffisamment fort pour que je l’entende : «  si l’enfant respire à l’arrivée, tu appuies fort ici sur la trachée jusqu’à ce qu’il arrête totalement de respirer » et se tournant vers moi : «  et toi, tu n’as rien entendu ».

- Nouvelle nuit de garde, mais en pédiatrie cette fois. Je suis interne aux urgences pédiatriques. Le pédiatre sénior de garde me téléphone et me demande de le rejoindre en salle de réanimation néonatale juxtaposée aux salles d’accouchement. Un enfant qui vient tout juste de naître y est intubé et ventilé. Il présente des défaillances multi viscérales et le morphotype d’un enfant porteur de trisomie 21 (aucun de ces signes n’avaient été mis en évidence lors des échographies prénatales). Mon chef me demande de lui dire à quoi me fait penser le faciès de ce bébé. Après ma réponse, il demande à l’anesthésiste présent s’il reste du produit de péridurale de la mère, ce qui est le cas. Il le prend et l’injecte alors à l’enfant qui meurt en une à deux minutes, seul. Pendant qu’il agonisait, les deux médecins discutaient, sans aucune gêne ni aucun regard pour ce bébé. Quant aux parents, ils n’ont été informés de l’état de santé de leur enfant qu’après sa mort ! »

Entre le 23 et le 26 juin, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe se prononcera sur l’opportunité de nommer un rapporteur sur cette question.

La pétition demande à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe :

1. D’enquêter et de faire rapport sur la situation des enfants nés vivants durant leur avortement.

2. De réaffirmer que tous les êtres humains nés vivants ont le même droit à la vie garanti par l'article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme, et que tous les êtres humains devraient bénéficier de soins de santé appropriés et nécessaires sans discrimination fondée sur les circonstances de leur naissance, conformément aux articles 3, 8 et 14 de cette même Convention.

3. De recommander aux États membres de prendre en compte le seuil de viabilité des fœtus humains dans leur législation relative à l’interruption de grossesse.

Consulter ici le texte de la pétition remis à l’Assemblée.

Le dossier complet contenant notamment l’ensemble des témoignages sera disponible en Français le 23 juin.

Posté le 19 juin 2015 à 11h40 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin 2015

La justice refuse qu'une Anglaise de 59 ans porte l'enfant de sa fille décédée

Une mère qui veut accomplir les dernières volontés de sa fille décédée en se faisant implanter un embryon né des gamètes congelés de sa fille, c'est aujourd'hui envisageable, mais pour l'instant, la justice s'y oppose, Dieu merci :

"Au Royaume Uni, la Haute cour de justice vient de rendre sa décision: monsieur et madame «M» ne pourront pas utiliser les ovocytes de leur fille décédée pour devenir grands-parents. Depuis des mois, ce couple de Britanniques se bat pour récupérer les ovocytes congelés de sa fille «A». La mère, âgée de 59 ans, veut même aller plus loin et demande à porter l'enfant de sa propre fille. Comment? En fécondant les ovocytes de la jeune femme avec le sperme d'un donneur anonyme avant d'implanter l'embryon dans son utérus. Autrement dit, elle veut avoir recours à la procréation médicalement assistée (PMA) et à la gestation pour autrui (GPA), toutes deux autorisées outre-Manche.

Face à l'étonnement des médecins, les parents ont expliqué qu'ils voulaient juste réaliser les dernières volontés de leur fille, décédée d'un cancer du côlon en 2011. Selon ses parents, elle aurait demandé à ce que ses ovocytes prélevés soient fertilisés par un donneur anonyme et implanté dans l'utérus de sa mère. En 2008, la jeune femme alors âgée de 23 ans avait en effet fait congeler ses gamètes au moment où on lui avait diagnostiqué son cancer, espérant malgré tout pouvoir devenir mère un jour. Vaincue par la maladie, elle aurait alors demandé à ses parents qu'ils «portent ses bébés». «Je n'ai pas fait tout ça pour rien, je veux que vous les éleviez, ils seront en sécurité avec vous», leur aurait-elle dit. «Il était clair qu'elle voulait que ses gènes soient transmis après sa mort», ont affirmé les parents, dont les propos ont été rapportés dans plusieurs médias anglo-saxons." [...]

Posté le 17 juin 2015 à 20h42 par Marie Bethanie | Lien permanent

15 juin 2015

Et 1 chromosome en plus

France 2 est revenu sur la tribune de la mère de Louise, quatre mois avec un syndrome de trisomie 21 :

Rappelons qu'en France, 96% des bébés porteurs de cette trisomie sont éliminés avant la naissance.

Posté le 15 juin 2015 à 22h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

14 juin 2015

Eugénisme en Suisse

Par 61,9% des voix, la Suisse a autorisé le diagnostic pré-implantatoire permettant de sélectionner un embryon avant son implantation dans l'utérus. Six cantons alémaniques ont marqué leur désaccord. En tête de liste, les Obwaldiens ont dit «non» à 55,8%. Tous les cantons romands ont largement soutenu la levée de l'interdiction du diagnostic préimplantatoire. 

Posté le 14 juin 2015 à 20h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

09 juin 2015

L’industrie de l’avortement Marie Stopes International attaque l’initiative « Un de nous »

De Grégor Puppinck, Président du Comité de citoyens de l’ICE « Un de nous ».

"L’organisation Marie Stopes International (MSI), l’un des leaders mondiaux de l’avortement, a demandé au Tribunal de l’Union européenne l’autorisation d’intervenir contre l’Initiative citoyenne européenne Un de nous (One of Us) dans son recours engagé contre la décision de la Commission européenne.

Un de nous est une Initiative citoyenne européenne qui a rassemblé près de deux millions de signatures. Elle a pour objet « la protection juridique de la dignité, du droit à la vie et à l'intégrité de tout être humain depuis la conception dans les domaines de compétence de l'UE où cette protection s'avère d'une importance particulière ». A cette fin, Un de nous propose l’interdiction de tout financement européen pour les « activités qui détruisent des embryons humains ou qui présupposent leur destruction », en particulier dans les domaines de la recherche et de la coopération au développement.

Devant la Cour de Luxembourg, l’Initiative Un de nous conteste la décision de la Commission (COM (2014) 355 final) refusant de donner suite à l’initiative et d’inscrire cette demande à l’ordre du jour des institutions européennes. Visiblement inquiète de ce recours, Stopes International (MSI) a demandé à pouvoir intervenir contre Un de nous et en soutien de la Commission européenne. MSI indique que leurs intérêts financiers seraient affectés si l’Union européenne cessait de lui verser des subventions (plus de 2 millions de livres sterling en 2012).

Un de Nous s’est opposé à cette demande d’intervention. Dans le mémoire adressé à la Cour, outre les arguments juridiques, Un de nous a exposé non seulement les méthodes mais aussi l’idéologie eugéniste de Marie Stopes.

Les méthodes de Marie Stopes International

Marie Stopes International (MSI) indique procurer « des soins reproductifs à des millions de femmes parmi les plus pauvres et les plus vulnérables du monde ». MSI se vante de pratiquer un nombre d’avortements en croissance continue : 350 000 en 2005, plus de 900 000 en 2009 ; 2,2 millions en 2012 et 3,3 millions en 2014. En 2013, MSI avait un budget annuel de plus de 211 millions de livres sterling.

Parmi les méthodes d’avortement employées, MSI fait l’usage de la méthode connue sous le nom de « régulation menstruelle », ou « Aspiration Manuelle Intra-Utérine » (AMIU) : si le cycle menstruel tarde, le contenu de l’utérus est aspiré au moyen d’une pipette réutilisable.

Cette technique permet de pratiquer des avortements dans les pays où cela est interdit car d’une part l’embryon ou le fœtus aspiré n’est plus identifiable (réduit à de la bouillie), d’autre part cette méthode est employée sans avoir préalablement vérifié la grossesse ce qui permet de contourner l’interdiction [1]. Dans la pratique, ce procédé est utilisé jusqu'à 16 semaines, parfois même plus.

MSI favorise également la stérilisation à grande échelle dans les pays pauvres, que ce soit par la ligature des trompes ou la vasectomie. MSI a même organisé des compétitions de vasectomies réunissant 200 médecins de 25 pays : il s’agit d’effectuer autant de vasectomies que possible en 24 heures. Un médecin de MSI se vante d’avoir réalisé 53 vasectomies en seulement trois jours.

MSI implante et injecte aussi des contraceptifs de longue durée, certains n’étant pas utilisés, voire interdits, dans les pays développés en raison de leurs effets indésirables.

L’idéologie eugéniste de Marie Stopes

Les actions de Marie Stopes International, principalement orientées vers les pays pauvres, peuvent être comprises à la lumière des écrits de Marie Stopes (1880-1958). Cette dernière a ouvert la première clinique de contrôle de naissances dans un quartier pauvre de Londres.

Dans son livre « Radiant Motherhood » publié en 1920, Marie Stopes expose sa pensée eugéniste et son projet à destination de « ceux qui créent le futur ».

Afin d’améliorer la race humaine, elle prétend que seuls les gens beaux, intelligents, sains et riches, devraient être autorisés à avoir des enfants. Ceux-ci ont un « profond devoir et un privilège » et la communauté devrait les encourager à procréer. À l’inverse, la société devrait décourager ceux qui ne possèdent pas ces qualités. Plus encore, la société devrait stériliser « les malades, les négligents envers la race, les dépensiers, les insouciants, les faibles d’esprit et les membres les plus vils de la communauté ». En effet, selon Marie Stopes, ces personnes consomment les ressources des classes supérieures qui, si elles étaient libérées du coût des institutions sociales (hôpitaux, prisons, etc.) principalement remplies par la « caste inférieure », seraient en mesure d’élargir leurs propres familles et de multiplier les richesses de l'État.

Elle prétend être une prophétesse, annonçant une magnifique “race nouvelle et irradiée” : « C’est ma prière de présenter un tel idéal racial, non seulement à mon propre peuple, mais à l’humanité. C’est ma prière que je vive assez pour voir dans la génération de mes petits-enfants une humanité de laquelle presque tous les éléments sombres et pénibles aient été éliminés ». Joignant le geste à la parole, elle a déshérité son fils au profit de la « société eugénique »  pour avoir épousé une femme portant des lunettes, transmettant ainsi des gènes défectueux.

Marie Stopes conclue son livre en appelant de ses vœux la « bonne et splendide race dont aujourd’hui, comme prophète de Dieu, j’ai la vision et qui pourra se matérialiser splendidement sur terre » [2].

Se voulant aussi poète, elle a adressé ses œuvres en 1939 à Adolf Hitler. Elle était une proche de Margaret Sanger, eugéniste et fondatrice du Planning Familial.

C’est en référence à ce personnage que le nom de l’organisation Marie Stopes International a été choisi en 1991. Avant, cette organisation s’appelait « Population Services Family Planning Programme Limited ».

L’Initiative Citoyenne « Un de nous » espère que le Tribunal de l’Union européenne saura faire preuve de discernement.

[1] European Dignity Watch, The Funding of Abortion through EU Development Aid, 2012.

[2] Le livre est disponible sur ce site nazi

Posté le 9 juin 2015 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

18 mai 2015

Culture de mort : un choix irréversible ?

François Billot de Lochner, président de la Fondation de Service politique et du collectif France-Audace, a reçu trois spécialistes de la défense de la vie humaine :

  • Julie Graziani, porte-parole du collectif Ensemble pour le bien commun
  • Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé et auteur de PMA-GPA, Après le mariage pour tous, l'enfant pour tous ? (ed. Téqui 2014),
  • Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme-Lejeune.

Posté le 18 mai 2015 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent

12 mai 2015

Les évêques suisses appellent à voter contre le DPI

Les évêques suisses appellent à voter non le 14 juin à un amendement constitutionnel visant à permettre le diagnostic préimplantatoire :

"Les Suisses s’exprimeront le 14 juin prochain sur une modification de la Constitution fédérale qui est destinée à ouvrir la porte au diagnostic préimplantatoire (DPI). Les évêques suisses refusent fermement cette modification de la Constitution. La situation de départ est tragique : c’est la souffrance d’un couple qui est susceptible de transmettre une maladie génétique grave. La méthode du DPI est présentée comme solution à ce problème.

Or, cette méthode pose plusieurs problèmes graves : par le DPI on ne soigne pas une maladie, mais on l’évite en supprimant le porteur de la maladie, ce qui est injustifiable !

En outre, le DPI nécessite la production volontaire d’embryons afin de faire une sélection, ce que l’on appelle de l’ « eugénisme libéral ».

De plus, le DPI est une technique de sélection où l’on s’octroie le droit de décider qui mérite de vivre, et qui ne le mérite pas. La protection maximale de l’embryon humain qui doit être considéré comme une personne, est assurée au mieux par la Constitution fédérale actuelle qui précise que « ne peuvent être développés hors du corps de la femme jusqu’au stade d’embryon que le nombre d’ovules humains pouvant être immédiatement implantés » (Art. 119) [ce qui est déjà une violation de la vie humaine, NDMJ].

Si cet article de la Constitution est modifié selon ce que propose le Parlement, la congélation d’embryons sera implicitement autorisée. Cette cryoconservation pose de graves problèmes éthiques, car il atteint directement la dignité humaine. Voter NON à la modification de la Constitution et donc au DPI qui suivra signifie donc attester que la dignité humaine de tout être humain doit être respectée et sauvegardée au maximum dans notre pays."

Posté le 12 mai 2015 à 17h17 par Michel Janva | Lien permanent

Trisomie : Eléonore Laloux reçue à l'Elysée

Éléonore Laloux, jeune femme porteuse de la trisomie 21, sera accueillie par un proche de François Hollande à l'Élysée aujourd'hui. Elle y déposera 21 propositions pour offrir une meilleure prise en charge des 65000 autres Français atteints de la maladie.

La jeune femme, qui fête ses 30 ans, s'est toujours montrée battante malgré sa maladie. Elle souhaiterait que ses semblables aient le même courage de vaincre. Pour son père, Emmanuel Laloux, la prise en charge des personnes trisomiques est encore synonyme d'exclusion. Il a félicité la détermination de sa fille à vouloir changer les choses.

En France, 96% des bébés porteurs de cette anomalie génétique sont avortés.

Posté le 12 mai 2015 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

05 mai 2015

6 mai à Paris : conférence sur la culture de mort

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Verra-t-on Act Up ou les Femens ?

Posté le 5 mai 2015 à 06h53 par Michel Janva | Lien permanent

23 avril 2015

Bébés génétiquement modifiés : en Chine comme en France ?

Eugc3a9nisme-avortement1Une équipe de scientifiques chinois affirme avoir procédé à des manipulations génétiques sur des embryons humains. Les résultats de leurs recherches ont été publiés dans la revue médicale Protein & Cell.

Procéder à de tels traitement fait ressurgir le spectre de bébés génétiquement modifiés et donc les  dérives eugénistes. Plusieurs scientifiques ont donc appelé à une grande réflexion à l'échelle internationale afin de réglementer l'ingénierie génétique. 

Le problème, c'est qu'avec l'avortement, l'eugénisme est déjà en vigueur dans de nombreux pays. En France, le projet de loi santé adopté en 1ère lecture à l’Assemblée nationale, libéralise notamment la recherche sur l’embryon humain. Qui s'en émeut dans la communauté scientifique ? 

Pierre Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, met en garde contre les conséquences eugénistes de cet amendement qui permettra « d’identifier les embryons de meilleure qualité » et « d’éliminer ceux qui seront étiquetés déficients ». « La prochaine étape sera (…) l’amélioration du patrimoine génétique des embryons sélectionnés ».

Posté le 23 avril 2015 à 19h00 par Michel Janva | Lien permanent

17 avril 2015

29 trisomiques dépistés sur 30 sont avortés

Les Echos a organisé un débat entre le futurologue Laurent Alexandre et le paléoanthropologue Pascal Picq. Pascal Picq est paléoanthropologue au Collège de France et chroniqueur aux « Echos ». Darwiniste convaincu, il s’intéresse de près aux questions de société les plus actuelles et donne des conférences auprès de cadres d’entreprise. Laurent Alexandre, chirurgien-urologue, est président de la société de séquençage de l’ADN DNAVision. Chroniqueur au « Monde » et au « Huffington Post », invité des Conférences TEDx, cet entrepreneur-intellectuel passé par HEC et l’ENA a publié en 2011 chez Lattès « La mort de la mort : comment la technomédecine va bouleverser l’humanité », et, plus récemment, « La Défaite du cancer ».

Ce dernier déclare :

"Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous sommes capables de changer notre nature biologique et génétique par la technologie. Jusqu’à présent, c’étaient les événements extérieurs qui sélectionnaient certains variants génétiques par le biais de la mortalité infantile. Cette sélection-là aujourd’hui s’est beaucoup réduite et, parallèlement, nous avons désormais les moyens technologiques de changer notre génome. Je signale qu’une pétition a d’ailleurs été lancée le mois dernier par des spécialistes de la génétique, disant qu’il faut faire un moratoire sur les modifications génétiques germinales, c’est-à-dire celles qui touchent la lignée, qui se transmettent d’une génération à l’autre. Est-il licite de faire des modifications génétiques sur l’homme qui se transmettent de génération en génération ? Cette question commence à faire débat.

Croyez-vous que le débat politique va de plus en plus se polariser autour des questions transhumanistes, au point d’abolir les clivages traditionnels ?

C’est déjà le cas. A l’extrême gauche, quelqu’un comme José Bové est beaucoup plus conservateur en matière biologique que Ludovine de La Rochère, présidente de la Manif pour tous. Il est opposé à la fécondation in vitro chez les homosexuels comme chez les hétérosexuels et il est opposé aux thérapies géniques pour les malades. Il pense donc que les couples stériles doivent rester stériles et que les myopathes doivent rester myopathes, au nom d’une non-utilisation de la technologie. En cela, il est encore plus bio-conservateur que les gens traditionnellement très à droite."

Etre opposé à la PMA ce n'est pas vouloir que les gens stériles restent stériles : la médecine devrait plutôt se pencher sur les raisons de cette stérilité plutôt que de fabriquer des enfants dans des éprouvettes.

Plus loin, Laurent Alexandre avoue :

La sélection génétique des bébés, on y est déjà. Vingt-neuf trisomiques dépistés sur trente sont avortés en France. Cela montre que la puissance publique a déjà engagé un grand programme eugéniste. Ce n’est pas un eugénisme d’Etat obligatoire comme sous le IIIe Reich, mais un eugénisme libéral, que les parents peuvent refuser [malgré les pressions, NDMJ]. Le fait nouveau, c’est qu’alors que la technologie ne permettait jusqu’à présent de repérer que la trisomie 21 et quelques rares autres pathologies, et ce en milieu de grossesse, la puissance informatique dont nous disposons désormais permet de lire la totalité des 3 milliards de bases ADN du bébé par simple prise de sang de la maman, sans amniocentèse, en tout début de grossesse, c’est-à-dire à un moment où l’avortement est totalement libre. Toutes les conditions sont réunies pour nous placer sur un toboggan eugéniste. Et l’étape d’après sera de sélectionner les variants génétiques favorisant un QI élevé, que les Chinois sont en train d’identifier dans le cadre de leur programme de séquençage des surdoués. Demain les Chinois fabriqueront plusieurs embryons et choisiront celui qui a la meilleure espérance de QI élevé. [...]"

Bienvenue dans le meilleur des mondes.

Posté le 17 avril 2015 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

21 mars 2015

4e journée mondiale de la Trisomie 21 : allô Hollande ?

Emmanuel Laloux est le président du Collectif des Amis d'Éléonore. Il écrit dans Le Figarovox :

"La France tient-elle vraiment ses engagements à l'égard des personnes handicapées? Pas vraiment, si l'on en croit le tout récent rapport du commissaire européen aux droits de l'homme. Après une visite dans notre pays en septembre dernier, Nils Muižnieks y déplore de nombreuses discriminations liées au handicap. Il se déclare notamment «préoccupé par les milliers de personnes handicapées se voyant contraintes de quitter la France pour chercher à l'étranger, en particulier en Belgique, des solutions adaptées à leur situation.» Plus grave encore, il déplore «les difficultés d'accès à l'emploi et les conditions discriminatoires réservées aux travailleurs handicapés dans certaines structures spécialisées.» Le commissaire européen aux droits de l'homme invite donc les autorités françaises à «redoubler d'efforts pour remplir leurs obligations tirées, notamment, de la Charte sociale européenne en matière d'accompagnement des personnes handicapées et d'accès à l'emploi, faute de quoi ces personnes resteront marginalisées et exclues de la société.»

Faire en sorte, sans attendre tout d'en haut, que les personnes atteintes de handicap soient heureuses au milieu de ceux qui n'en souffrent pas, c'est pourtant possible. Et pas seulement en Italie, où la cohabitation des uns avec les autres fonctionne très bien!

La preuve par la très étonnante expérience que vivent au cœur de la ville d'Arras (62), plusieurs personnes porteuses de Trisomie 21. Chacune dans son appartement y vit en pleine autonomie, aux côtés des autres résidents, familles traditionnelles ou personnes âgées. La majorité de ces personnes trisomiques travaille et pratique des loisirs à l'extérieur, emprunte seule les transports en commun. Dans cette résidence «Îlot Bon Secours», la personne porteuse de Trisomie 21 n'est jamais perçue comme handicapée ou anormale, mais tout simplement «extraordinaire». Sa singularité intellectuelle, émotionnelle ou relationnelle la distingue des personnes dites «ordinaires». C'est tout.

Des démarches comme celles-ci, où l'utopie est devenue réalité, pourraient se multiplier en France, grâce notamment à la législation européenne qui les encourage fortement. Les fonds structurels et d'investissement pour la période 2014-2020 constituent en effet «une opportunité historique, pour protéger les droits des personnes les plus exclues de l'Europe, celles vivant dans des institutions» selon le Groupe Européen d'Experts sur la transition des institutions vers les services à base communautaire (déclaration du 4 février 2014).

Ces experts estiment donc que les fonds européens doivent désormais être prioritairement utilisés pour développer des «alternatives à base communautaire» et non pas à perpétuer une sorte de ghettoïsation dans les établissements spécialisés, aussi qualitatifs soient-ils.

Ce n'est donc pas un hasard si le collectif «Les amis d'Éléonore», très impliqué dans la réussite de la résidence «Îlot Bon Secours» d'Arras a élaboré 21 propositions de nature à favoriser l'inclusion des personnes porteuses de trisomie 21. Celles-ci seront débattues dans la matinée de ce samedi 21 mars au CESE (conseil économique, social et environnemental) à l'occasion du 2e Printemps de l'Optimisme. Avec l'espoir que 21 personnes trisomiques puissent les présenter l'après-midi même au Président de la République. La demande a été faite à l'Élysée. À ce jour, elle est restée sans réponse.

Cher François Hollande, 21 minutes devraient suffire à vous convaincre qu'il ne manque peut-être pas grand chose pour que les personnes trisomiques soient plus heureuses en France."

Posté le 21 mars 2015 à 11h45 par Michel Janva | Lien permanent

Jérôme Lejeune - Aux plus petits d'entre les miens. L'intégrale

Voici en intégralité le documentaire du réalisateur François Lespès sur la vie du Professeur Lejeune, dont nous vous avions proposé ici les "teasers", et qui a été diffusé hier soir sur KTO. Une coproduction Aloest productions/KTO-2015

 

Posté le 21 mars 2015 à 09h42 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

12 mars 2015

Richet : ce médecin jugé eugéniste et raciste était aussi pro-euthanasie

La rue et l'hôpital Charles-Richet de Villiers-le-Bel ne porteront plus le nom de cet «éminent médecin», prix Nobel en 1913. Ses ouvrages et ses thèses sont jugés «eugénistes et racistes».

Ce que ne précisent pas ceux qui s'indignent que ce médecin puisse être honoré, c'est qu'il avait aussi proposé d'euthanasier les « enfants anormaux » (source en 1ère page).

La logique eugéniste et la logique euthanasique se rejoignent en effet dans l'élimination des personnes jugées "anormales" ou "inutiles".

Posté le 12 mars 2015 à 12h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

06 mars 2015

21 mars, journée mondiale de la trisomie 21

La Fondation Lejeune se mobilise :

"Cet intérêt, une première sur le plan scientifique et institutionnel, arrive à point. En effet, la trisomie 21, comme les autres déficiences intellectuelles d’origine génétique, sont oubliées des programmes de santé publique et de recherche à visée thérapeutique. Pas assez rares pour rentrer dans les plans maladies rares, pas assez grand public pour être inscrites à l’agenda politique. Le constat vaut sur les plans nationaux et européens.

Pourtant, une dynamique récente dans le domaine de la recherche exige une prise de conscience et une mobilisation des responsables politiques. L’urgence est d’autant plus aiguë qu’un enjeu éthique double l’enjeu scientifique : certains pays européens privilégient depuis des années une politique de détection prénatale qui conduit à l’élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance (en France par exemple 96% des fœtus détectés trisomiques sont avortés). Sur le plan scientifique, si l’Europe  marque une volonté politique forte, par la mise en place d’une stratégie, une organisation, un budget, elle peut jouer un rôle déterminant pour accélérer l’élaboration d’un traitement. C’est l’objectif de la journée du 10 mars.

A l’invitation du député européen slovaque Dr Miroslav MIKOLASIK, la FONDATION JEROME LEJEUNE et la WORLD YOUTH ALLIANCE proposent ce mardi 10 mars, 3 évènements auxquels participent le commissaire européen à la recherche Carlos MOEDAS, et plusieurs parlementaires parmi lesquels la vice-présidente de la commission recherche ITRE Mme Patrizia TOIA (Italie) et la vice-présidente de l’intergroupe handicap Rosa ESTARAS FERRAGUT (Espagne).

  1. Une table-ronde  TRAITER LA TRISOMIE 21 : UN DEFI SCIENTIFIQUE POUR L’EUROPE
    L’objectif est de sensibiliser les responsables politiques européens aux attentes des personnes atteintes de trisomie 21 en matière de recherche, et les informer sur les avancées de la recherche thérapeutique. L’évènement est introduit par le commissaire européen à la recherche M. Carlos Moedas. Des chercheurs de renommée internationale seront présents, parmi lesquels le Dr Mara Dierssen et le Dr Rafaël de la Torre, de Barcelone, qui présenteront leur essai clinique visant un traitement de la trisomie 21. Des résultats sont annoncés pour les mois à venir.

  2. La remise du 5ème PRIX SISLEY-JEROME LEJEUNE et du 5ème prix Jérôme Lejeune Jeunes chercheurs, afin d’encourager la RECHERCHE THERAPEUTIQUE pour la trisomie 21 et les autres déficiences intellectuelles d’origine génétique. Le Prix de la Fondation Sisley veut récompenser un chercheur de renommée internationale pour l’ensemble de ses travaux. Cette année, le Prix est décerné au Pr Randi Hagerman, de l’Université de Californie, dont les recherches sur la déficience intellectuelle sur l’X fragile sont déterminantes.  La dotation s’élève à 30 000 euros. Les jeunes chercheurs récompensés sont Julien Thévenon (Dijon), Jilian Iafrati (Californie), et Ricardos Tabet (Strasbourg). La dotation s’élève pour chacun à 10 000 euros. L’évènement se déroule au cœur de l’exposition « Jérôme Lejeune une découverte pour la vie » présente dans le Parlement les 10, 11 et 12 mars.
  3. Une mobilisation ludique sur les réseaux sociaux est proposée depuis le 4 mars et jusqu’au 21 mars: « Etre différent c’est normal ! ». Chaque citoyen est invité à s’y associer :

    Twitter : @Fondlejeune / @WYAeurope  #socksbattle4DS

    Facebook: Fondation Jérôme Lejeune / World Youth Alliance Europe

Posté le 6 mars 2015 à 15h11 par Michel Janva | Lien permanent

Un cuisinier trisomique à l'Elysée

Pierre-henri-prepare-un-navarin-au-president_1Pierre-Henri Masson, porteur de la trisomie 21, a gagné le premier prix de l'assiette Gourm'hand. Un concours ouvert à des cuisiniers porteurs de handicap. Sa récompense : passer trois jours dans les cuisines de l'Élysée. Avec le chef, Guillaume Gomez, il a dressé les plats du Président. François Hollande déclare :

« Ce concours montre que tout est ouvert, tout est possible ».

Malgré ces bonnes paroles, 96% des enfants porteurs de la trisomie 21 sont avortés avant leur naissance.

Posté le 6 mars 2015 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

05 mars 2015

"60 000 trisomiques au Maroc. Faut-il autoriser l’avortement ?"

C'est le titre de cet article qui montre bien tout le respect de la vie humaine que peuvent avoir aujourd'hui les journalistes, sans parler de leur ignorance de la trisomie... Pour expliquer la trisomie, le journaliste renvoie à un site dit "médical" avortement.comprendrechoisir.com au cas où le lecteur n'aurait pas bien compris le titre...

En France, 96% des porteurs de la trisomie 21 sont éliminés avant de naître.

Posté le 5 mars 2015 à 18h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

25 février 2015

3 parents pour un enfant : c'est possible en Grande-Bretagne

Après la Chambre des communes au début du mois, la Chambre des Lords britannique a approuvé la technique de fécondation in vitro qui permet de faire naître des bébés dont l'ADN provient de deux femmes et d'un homme.

Pour David King, directeur de l’association Human Genetics Alert

« une fois cette frontière éthique franchie […], il deviendra difficile de ne pas franchir les étapes suivantes pour aboutir à un monde de bébés fabriqués sur mesure ».

Posté le 25 février 2015 à 09h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

12 février 2015

Jamie Brewer devient la première mannequin trisomique à défiler à la Fashion Week

Lu ici :

"Jamie Brewer est connue pour ses différents rôles dans la série "American Horror Story". Cette comédienne s'apprête aussi à devenir la première mannequin atteinte de trisomie 21 à défiler lors de la Fashion Week de New York ce jeudi."[...]

Jamie n'a l'air ni malheureuse, ni inutile pour la société, et pourtant, elle est atteinte de trisomie 21...

Posté le 12 février 2015 à 13h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)


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