21 juillet 2016

Clause de conscience des pharmaciens : Stop à la pression idéologique

Logo-vita-16Communiqué d'Alliance Vita :

"Alliance VITA dénonce très fermement la pression idéologique mise sur les pharmaciens qui souhaitent à une large majorité introduire une clause de conscience dans leur Code de déontologie. Elle appelle à un débat serein et en vérité pour respecter la liberté de conscience des professionnels face aux actes « susceptibles d’attenter à la vie humaine ».

Alors qu’une enquête coordonnée par le CSA révèle que 85% des pharmaciens souhaitent une clause de conscience dans leur Code de déontologie, une polémique s’est déclenchée, relayée par la ministre Laurence Rossignol. Sont évoqués tour à tour, dans une grande confusion, les questions de la contraception, des pilules du lendemain, de l’avortement médicamenteux et les kits d’euthanasie ou de suicide assisté.

L’objection de conscience des pharmaciens est devenu un sujet incontournable, pour trois raisons au moins :

1/ Notre droit de la santé recèle une contradiction majeure qui constitue une injustice : alors que la clause de conscience est reconnue très largement en cas d’IVG – pour les médecins, les sages-femmes, mais aussi tous les auxiliaires médicaux moins directement concernés par les atteintes à la vie, comme par exemple les orthophonistes ou les kinésithérapeutes – cette clause n’est pas encore reconnue aux pharmaciens, qui sont de ce fait discriminés.

2/ Des changements récents dans la pratique du métier de pharmacien aggravent cette injustice : l’évolution des techniques et de la législation les met désormais en première ligne, quand il est question de délivrer des produits éthiquement sensibles, spécialement ceux qui provoquent l’« IVG médicamenteuse », comme le RU 486. Ces IVG sont de plus en plus réalisées « en ville », hors du cadre hospitalier (environ 40.000 par an*). Seul le pharmacien peut délivrer le produit abortif, dont on ne peut nier qu’il a pour seul but « de mettre fin à une vie humaine ».

3/ Par ailleurs, comme l’a indiqué la présidente de l’Ordre des pharmaciens, cette profession craint légitimement d’être confrontée à la question des produits létaux destinés à l’euthanasie ou au suicide assisté. Les situations de déni du droit à l’objection de conscience observées dans les rares pays où ces pratiques sont légales légitiment une telle crainte, de même que l’ambiguïté de la récente loi fin de vie sur l’intention présidant à la sédation terminale.

Alliance VITA en appelle au respect de la liberté de conscience de tous les professionnels de santé face aux actes « susceptibles d’attenter à la vie humaine ». 

Pour Tugdual Derville, son délégué général : « La liberté de conscience, ainsi que le droit à l’objection de conscience qui en découle, sont des principes essentiels relevant des droits universels de l’homme. Rien ne peut les occulter. La reconnaissance d’une clause de conscience est d’autant plus nécessaire aux pharmaciens aujourd’hui que leur métier induit une responsabilité personnelle croissante vis-à-vis de la santé publique et des usagers. La campagne de dénigrement lancée ces dernières heures demandant au gouvernement de supprimer, à l’occasion de cette polémique, les clauses de conscience existant pour d’autres métiers de santé est d’autant plus indigne que des ministres y répondent avec complaisance. Si les pharmaciens demandent très majoritairement une clause de conscience, c’est parce qu’ils sont en prise directe avec des souffrances sociales qui réclament du dialogue et de l’humanité. Exercer sa liberté de conscience est un besoin majeur dans ces situations. Les pharmaciens ne doivent pas être considérés comme des robots distributeurs. C’est pourquoi il faut laisser les membres de cette profession de proximité réfléchir, sans pression extérieure, à ce qu’il leur paraît souhaitable dans l’exercice de leur précieuse mission. »

  * Pour information : Les IVG médicamenteuses représentent 57% des 220 000 IVG réalisées chaque année en France. En 2015, 40 000 d’entre elles ont été effectuées en ville par des médecins ou des centres de santé conventionnés (depuis la dernière loi santé du 26 janvier 2016, les sages-femmes peuvent également réaliser cet acte, ce qui va augmenter encore le nombre de prescripteurs). Ainsi, l’an dernier, environ 110 IVG par jour ont nécessité qu’un pharmacien délivre les produits nécessaires, ce qui l’associe directement au processus d’avortement."

Pour comprendre les enjeux du débat : La clause de conscience pour les pharmaciens

Posté le 21 juillet 2016 à 13h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 juillet 2016

15 juillet : conférence de Jean-Marie Le Méné à Kergonan

La 3ème édition des Journées du livre chrétien en Bretagne a lieu à l'abbaye de Kergonan les 15, 16 et 17 juillet 2016 (Morbihan). Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune y participe cette année par une conférence le vendredi 15 juillet à 17h30, autour du thème : "Faut-il être beau pour avoir le droit de vivre ?". Une séance de dédicace pour son dernier livre, Les premières victimes du transhumanisme, est prévue à l’issue de cette conférence et le lendemain samedi 16 juillet.

CONF

Posté le 14 juillet 2016 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2016

Non au fichage des femmes enceintes et des enfants trisomiques par l’Etat

Communiqué de la Fondation Lejeune :

CP-07-07-16-depistageLe gouvernement a créé un fichage national relatif au dépistage prénatal de la trisomie 21, à l’insu des femmes. Cette initiative doit être dénoncée car elle porte atteinte à la vie privée des femmes, à l’indépendance des médecins, et à la dignité des enfants trisomiques. Pour les protéger, la Fondation Jérôme Lejeune, soutenue par 20 parties, vient de déposer un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’Etat.

Quel fichage ?

Par deux dispositions réglementaires*, le gouvernement a confirmé la création d’un fichier national relatif au dépistage prénatal de la trisomie 21. Ces dispositions placent ce fichage dans les mains de l’Agence de Biomédecine (ABM), et donnent obligation aux professionnels de la grossesse de transmettre à l’ABM les données sur les femmes enceintes qui ont fait le dépistage : les résultats des marqueurs sériques, le caryotype, s’il a été fait, et les issues de grossesse c'est-à-dire le devenir de l’enfant en gestation (naissance ou avortement).

Protéger les femmes, les enfants et les professionnels de la grossesse

Malgré une première suspension de ce dispositif par le Conseil d’Etat, déjà saisi par la Fondation Jérôme Lejeune qui signalait un défaut de base juridique, le gouvernement a persisté.

Avec 20 autres parties (Collectif contre l’handiphobie, gynécologues, obstétriciens, sages-femmes, médecins généralistes, femmes enceintes ayant fait le dépistage), la Fondation Jérôme Lejeune est déterminée à faire annuler le décret et l’arrêté* qui organisent ce fichage.

En effet, ce fichage porte gravement atteinte à la liberté et à la dignité de nombreuses personnes.

a. Le fichage stigmatise et discrimine les enfants trisomiques

La trisomie 21 est la seule pathologie expressément visée par ce décret. Ceci est contraire aux principes de la bioéthique française : depuis les premiers débats bioéthiques, la France a toujours refusé d’établir une liste des « affections d’une particulière gravité » pouvant faire l’objet d’une Interruption Médicale de Grossesse (IMG). Car une telle liste est par nature stigmatisante et discriminante pour les personnes concernées par ces pathologies.

Par ailleurs un recensement national de toutes les naissances d’enfants en fonction de leur patrimoine génétique, induit l’idée d’une norme hygiéniste que les personnes qui ont un génome « déviant » ne respecteraient pas.

Enfin un tel dispositif de surveillance laisse à penser que les êtres ciblés constituent une menace qu’il faut épargner aux familles et à la société.

b. Le fichage porte atteinte à la vie privée des femmes

D’abord le fichage constitue pour l’Etat un outil de surveillance des femmes, à leur insu, dans le domaine sensible de la santé, ce qui devrait en soi suffire pour susciter une indignation forte.

Par ailleurs Me Antoine Beauquier précise deux manquements graves : « Le décret attaqué ne fait aucune mention d’un avis de la CNIL et l’arrêté ministériel qui reprend celui précédemment annulé par le Conseil d’Etat vise un avis de la CNIL qui est inaccessible.

Le dispositif ne prévoit pas d’informer la femme enceinte quant à l’utilisation de ses données personnelles, lorsqu’elle accepte le dépistage prénatal. Or le respect de sa vie privée nécessite que lui soit laissée la possibilité de s’opposer à l’enregistrement de ses données dans le fichier national, comme le demande la CNIL. »

c. Le fichage porte atteinte à l’indépendance des médecins

L’obligation pour les praticiens de transmettre à l’Etat les données privées des femmes qu’ils suivent va à l’encontre de leur liberté professionnelle et aux convictions de ceux pour qui l’objectif de la médecine est de soigner, guérir les malades, et en aucun cas de les sélectionner pour les éliminer.

Un fichage qui aggrave l’eugénisme d’Etat et sert l’industrie des tests génétiques

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune :

« Un eugénisme d’Etat peut être une réalité sans qu’il y ait une volonté d’un gouvernement d’éradiquer. C’est la situation de la France dont les responsables politiques depuis 20 ans ont créé des obligations qui prises dans leur ensemble dessinent une intention et des réflexes collectifs conduisant à l’élimination en masse des enfants trisomiques. Aujourd’hui la mise en place d’un fichage national pour la trisomie 21, pathologie dont le diagnostic revêt une gravité particulière (décision de vie ou de mort) relève de cette même logique.

Par ailleurs ce dispositif est destiné à préparer l’adoption des tests de dépistage prénatal non invasifs (DPNI) de la trisomie 21 qui doivent prouver la performance de leur pouvoir sélectif avant d’être inséré dans le système actuel et remboursé par la sécurité sociale (Voir mon dernier livre Les Premières victimes du transhumanisme - Edition Pierre-Guillaume de Roux, février 2016). »

Posté le 7 juillet 2016 à 17h44 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2016

« Nous ne faisons pas de l’eugénisme hitlérien mais de l’eugénisme libéral »

Comme c'est bien dit par nos apprentis Dr Mengele :

"La Société Française de Médecine prédictive et personnalisée (SFMPP), réunie à Montpellier les 16 et 17 juin dernier, a tenu à laisser une petite place au questionnement éthique lors de son congrès organisé sur le thème du dépistage non invasif de la trisomie 21. Une place toutefois secondaire : Guy Vallancien a expliqué aux participants que « l’éthique n’est que le miroir de l’évolution d’une société, elle vient après, elle n’est pas le fer de lance » car « si on la plaçait avant la science froide et amorale, on stopperait tout ». René Frydman et Pierre Le Coz ont démenti cette « idée d’une éthique qui n’arriverait qu’après », mais le ton était donné. Le communiqué de la SFMPP sera très clair : « Il ne s’agit pas de relancer le débat sur le dépistage de la trisomie 21 ou du diagnostic prénatal ».

Sans mener plus loin la réflexion et après avoir bien spécifié que « la loi française est très stricte » en matière de procréation, René Frydman a négligemment lancé quelques questions: «La PMA est-elle du domaine médicale ? N’apportons nos pas une réponse médicale à une question sociétale ? La connaissance des possibles justifie-t-elle de les réaliser ? N’agissons nous pas au détriment d’une autre personne ? ».

L’évolution de la médecine est placée au cœur des échanges. Pour l’économiste Gregory Katz, « la médecine curative devient une médecine qui éditerait les génomes pour ne plus avoir à soigner et ne plus avoir à payer des traitements dispendieux ». Damien Sanlaville décrit le passage de l’IMG,« génétique reproductive d’élimination » au DPN, « génétique reproductive de sélection » pour imaginer demain une génétique reproductive du « choix », avant la conception. « Choisir d’avoir un bébé ou choisir le bébé que l’on va avoir ? », interroge Gregory Katz.

Evoquant les possibilités ouvertes avec la technique CRISPR, il se projette dans la« décontamination gamétique », la « dépollution génétique », qui conduit inévitablement à une« eugénisme libéral », « démocratique » car laissé au libre choix des individus. Cet eugénisme libéral, Bernard Baertschi le baptise « autonomie procréative » et le décline sous deux formes : « Eliminer les embryons malades » et « favoriser les embryons sains ». Il l’oppose à l’ «eugénisme classique », qui« limite la procréation des individus dégénérés » et « favorise la procréation des individus supérieurs », en ayant recours au pouvoir de l’état. Mais « trier les géniteurs ou trier les embryons », quelle différence ? Il s’interroge ensuite : « Est-ce moins bien de manipuler le génome de l’enfant plutôt que de manipuler son caractère par l’éducation ? Nous choisissons beaucoup de choses pour nos enfants, pourquoi pas son génome ? »

Cet eugénisme libéral est assumé par les autres intervenants : Pierre Le Coz se dit d’ailleurs« optimiste, ce n’est pas demain que l’on obligera une femme à avorter d’un enfant atteint d’une anomalie ». Il s’interroge paradoxalement sur la « vision instrumentale de l’enfant qui aura été calculé, optimisé ». Luc Ferry salue le « formidable progrès » réalisé en matière de DPN.« Evidemment, ne soyons pas hypocrites, c’est de l’eugénisme », déclare-t-il, puisque « 97% des fœtus trisomiques 21 sont avortés ». Il estime que le réflexe français qui relie « eugénisme et nazisme est ‘idiot'». Et rejoignant les propos de Bernard Baertschi, il ajoute : «  Nous ne faisons pas de l’eugénisme hitlérien mais de l’eugénisme libéral » assume-t-il, sans permettre de comprendre les contours de ces différences supposées. [...]"

Posté le 28 juin 2016 à 17h32 par Michel Janva | Lien permanent

27 juin 2016

Un porteur de la trisomie, mannequin

Tumblr_inline_o9dunzzI6h1the7sl_1280Dimitri Painçon, 22 ans, porteur de la trisomie, mais aussi et surtout, fan de mode, se lance dans le mannequinat. Le jeune homme, originaire de l'Essonne vient d'ouvrir des comptes sur Instagram  et Facebook  et un site internet pour diffuser ses photos. Ses parents indiquent :

“Depuis tout petit, Dimitri soigne son style, l’entourage de ses deux sœurs le pousse à bien s’habiller. Il aime la mode et porte une attention particulière à l’esthétisme. Enfin, Dimitri aime être admiré !”

La semaine, Dimitri travaille dans le conditionnement. Le week-end, il peut s'adonner à sa passion pour le shopping avec ses soeurs aînées. 

En France, 96% des porteurs de la trisomie sont exterminés avant leur naissance.

Posté le 27 juin 2016 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent

23 juin 2016

Le dépistage prénatal est eugéniste

Jean-Marie Le Méné a été interrogé dans Présent :

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Posté le 23 juin 2016 à 11h10 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2016

Nouveau test pour traquer la trisomie 21 : ça rapporte

16-06-21-CP-DPNIBDUne société de médecine prédictive, créée en 2014, exhorte la France à valider un nouveau test de dépistage prénatal des enfants trisomiques. La Fondation Jérôme Lejeune invite les pouvoirs publics à s’interroger sur les intérêts financiers qui sous-tendent cette démarche et sur la dimension eugénique qu’elle véhicule.

A l’occasion d’un colloque à Montpellier vendredi dernier, la société française de médecine prédictive et personnalisée (SFMPP) a demandé aux pouvoirs publics d’adopter un nouveau test dans le dispositif actuel de dépistage prénatal. Ce test permet l’évaluation du risque de trisomie 21 avec une capacité de ciblage supérieure à celle des outils actuels, ce qui conduirait à diminuer le recours à l’amniocentèse, sans cependant la remplacer, contrairement à ce qui est avancé dans les messages simplistes des promoteurs du test. La SFMPP demande aussi son remboursement par la sécurité sociale.

Lancée sur le marché américain depuis 2010, cette technique arrive en Europe et draine avec elle des intérêts financiers colossaux, comme le démontre Jean-Marie le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, dans son dernier livre Les premières victimes du transhumanisme (éditions Pierre-Guillaume de Roux).

DÉPISTER LA TRISOMIE 21 : ÇA RAPPORTE

La Fondation Jérôme Lejeune s’interroge sur les conflits d’intérêts en jeu, en remarquant la présence à ce congrès d’intervenants et de sponsors liés à la commercialisation du nouveau test :

  • le laboratoire Roche, sponsor du congrès, est propriétaire d’Ariosa Diagnostics qui commercialise le test de dépistage prénatal HarmonyTM.
  • Multiplicom, sponsor du congrès, commercialise Clarigo, un nouveau test de DPNI « low-cost » (250 €). Le docteur Hanna Aïssaoui, intervenante au congrès, est directrice de l’équipe Multiplicom en France.
  • Illumina, sponsor du congrès, est une société spécialisée dans le séquençage de l’ADN. Et détient une grande part du marché des machines de séquençage.
  • Dr François Jacquemard : intervenant au congrès, gynécologue-obstétricien, coordonnateur du centre pluridisciplinaire de Diagnostic Prénatal de l’Hôpital américain de Paris, a déjà pratiqué plus de 5 000 DPNI avec les firmes Sequenom et Cerba qui commercialisent le test.

Dans son communiqué du 17 juin, la SFMPP indique que « les enjeux économiques sont très importants ». C’est peu de le dire : Jean-Marie le Méné souligne dans son livre que le « marché » du dépistage de la trisomie 21 a été estimé à 1 milliard d’euros / an par le CCNE (Avis du 25 avril 2013).

Pour Jean-Marie Le Méné :

« On comprend pourquoi les promoteurs des tests déploient un lobbying actif. On comprend moins l’engouement avec lequel cette information a été relayée, alors que cette nouvelle technique va achever l’éradication des enfants trisomiques avant leur naissance. C’est le véritable enjeu de cette nouvelle technique : elle aggrave la dimension eugénique du dépistage prénatal de masse pratiqué en France depuis 20 ans. L’humanité des personnes atteintes de trisomie n’a pas de prix. Mais en France, elle n’a plus aucun prix ».

Posté le 22 juin 2016 à 16h24 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2016

Nantes a collé pour la Vie

Les photos du dernier collage pour la Vie à Nantes :

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Posté le 21 juin 2016 à 17h23 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 juin 2016

Détection prénatale de la trisomie 21 : urgence, oui mais laquelle ?

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De la Fondation Jérôme Lejeune :

"Le professeur Israël Nisand prend la parole ce matin dans Le Parisien pour demander l’insertion d’un nouveau test de détection prénatale de la trisomie 21 (à partir du sang de la mère) dans le dispositif de suivi de grossesse français. Le journal annonce aussi l’officialisation de cette même demande par un collectif de médecins réunis par la Société française de médecine prédictive et personnalisée depuis hier en congrès à Montpellier.

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune a révélé récemment les intérêts financiers qui conduisent la promotion de ces tests, dans un livre « Les premières victimes du transhumanisme » (Février 2016 Editions Pierre-Guillaume de Roux). Il répond au Pr. Israël Nisand :

« En s’appuyant sur l’argument selon lequel le nouveau test va diminuer le nombre d’amniocentèses, le Professeur Nisand sert un argument marketing, de nature à faire vendre, mais stigmatisant pour les personnes atteintes de trisomie 21.

Il justifie sa demande en invoquant une baisse des amniocentèses qui provoquent l’élimination d’enfants sains. Il utilise un raisonnement eugéniste, qui tend à discriminer les « fœtus trisomiques » des « fœtus sains ». Comment un médecin ose-t-il valoriser la vie d’un enfant sain (épargné grâce au test non invasif) plus que la vie d’un enfant trisomique (inévitablement éliminé) ? A-t-il conscience de la violence du rejet que son message délivre aux 60 000 personnes atteintes de trisomie en France et à leur famille ?

Je dénonce ces propos chargés de discrimination qui vont conduire à aggraver l’élimination en masse, déjà en cours, des enfants trisomiques avant leur naissance. Israël Nisand connait bien la situation de la France, pays leader en matière d’eugénisme. Il l’a souvent exposée. Ainsi dans un documentaire diffusé sur France 5 :

« Le dépistage de la trisomie 21 est sûrement le moins légitime et le plus discutable de ce qu’on fait en médecine foetale. Comment faut-il que les médecins que nous sommes, mandatés par l’Etat, réagissent par rapport à ce que l’on est obligé d’appeler un projet eugénique, c’est-à-dire un projet de tri des enfants à naître dans notre pays. C’est tellement entré dans les moeurs, c’est tellement normal qu’on fasse la chasse au handicap et aux handicapés qu’il n’y a plus personne qui se pose de questions là-dessus. (« Naître ou ne pas naître » –23 mars 2010)

Ce scandale exige un réveil des consciences de la société et de ses responsables politiques, mais aussi des médecins. Ce scandale exige qu’ils gardent la tête froide et prennent du recul face à l’arrivée de cette nouvelle méthode de dépistage prénatal.

L’urgence n’est pas dans l’insertion du nouveau test mais de repenser collectivement le bien-fondé d’une offre de soins qui conduit à rendre mortelle une pathologie – la trisomie 21 – qui ne l’est pas."

Posté le 17 juin 2016 à 18h34 par Marie Bethanie | Lien permanent

L'illusoire "GPA altruiste", cheval de Troie de la GPA commerciale

Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du European Centre for Law and Justice, s'exprime dans le FigaroVox et dénonce le conflit d'intérêts autour de la personne de Petra De Sutter, ainsi que le manque de transparence entourant les débats sur la GPA :

"Le 21 juin prochain, le Dr Petra De Sutter, députée belge et gynécologue spécialisée en GPA et PMA, tentera une nouvelle fois de faire accepter la GPA par la Commission des affaires sociales de l'Assemblée du Conseil de l'Europe, alors même que son précédent rapport a été rejeté en mars et qu'elle est accusée de conflit d'intérêts.

L'ECLJ dénonce une initiative qui bafoue les valeurs du Conseil de l'Europe, tant par son contenu que par sa procédure d'élaboration.

Le 28 janvier 2015, l'Assemblée du Conseil de l'Europe désignait le Dr Petra De Sutter pour rédiger un projet de rapport et de Résolution sur les «Droits de l'homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui».

Alors qu'une majorité des députés de la Commission chargée du dossier a heureusement voté, le 15 mars à Paris, contre un premier projet de rapport favorable à la gestation par autrui, la rapporteur va tenter une nouvelle fois de le faire passer le 21 juin. Certes, ce ne sera pas exactement le même texte, mais le but reste le même: faire accepter la GPA.

Le projet, selon toute probabilité, condamnera fortement la GPA commerciale pour mieux faire passer une prétendue «GPA altruiste» qui n'existe pas. Tout aussi hypocritement, il invoquera la protection des droits des enfants pour, dans les faits, mieux garantir les droits des adultes sur les enfants nés par GPA.

La rapporteur, qui est une professionnelle de la GPA et de la PMA à l'hôpital de Gand et qui collabore avec une entreprise de GPA commerciale en Inde (Seeds of innocence) a tout intérêt à faire accepter la GPA. Accusée de conflit d'intérêts par plusieurs députés, la Commission des affaires sociales aurait dû trancher cette question par vote à bulletin secret comme le règlement le prévoit. Or, le 27 janvier 2016 les députés furent invités à voter non pas sur le conflit d'intérêt, mais sur la question de savoir s'il fallait voter sur le conflit d'intérêt! Cette entourloupe permit d'imposer un vote à mains levées qui décida, par une courte majorité, de ne pas examiner la question du conflit d'intérêts qui reste donc ouverte et sans réponse!

Après le vote du 15 mars rejetant le rapport De Sutter, plusieurs députés ont demandé que la procédure soit abandonnée ou qu'elle soit confiée à un autre rapporteur ; il y allait de la crédibilité du Conseil de l'Europe et de la sérénité des débats sur un sujet aussi sensible. Cette demande fut aussi refusée. Une pression considérable est exercée au sein de l'institution pour permettre l'adoption d'un texte favorable à la GPA.

Cela se ressent aussi sur la conduite des travaux parlementaires dont la confidentialité a été renforcée. Un comble pour une instance qui devrait être un exemple de transparence et de «démocratie ouverte»: le projet de rapport et de résolution est confidentiel, les discussions sont à huis clos, les personnes défavorables à la GPA n'ont pas été auditionnées, et les comptes rendus de séances sont laconiques. Ainsi, chose rare, le 21 avril le Secrétaire général de l'Assemblée s'est adressé à la Commission des affaires sociales pour faire un exposé «concernant un point de procédure» puis tenir «un échange de vues», à propos, paraît-il, du Rapport De Sutter. C'est tout ce que relate le compte rendu officiel. Ne cherchez pas à en savoir plus, c'est strictement confidentiel…

Point positif: l'accumulation de problèmes entourant ce rapport aurait, paraît-il, convaincu le Président de l'Assemblée de saisir la Commission du règlement, en charge de veiller à la déontologie et au respect du règlement. Mais là encore, ne cherchez pas, c'est confidentiel…

Pourquoi l'offensive pour faire accepter la GPA est-elle menée au sein du Conseil de l'Europe, alors que celui-ci, qui a pour mission la promotion des droits de l'homme, devrait être à la pointe du combat contre cette forme d'exploitation de l'être humain?

L'une des raisons est d'opportunité politique: le courant «progressiste» est majoritaire au sein de la Commission des affaires sociales. Une autre raison, plus délicate, tient à la composition de l'assemblée: une portion de ses députés vient de pays où l'industrie de la GPA prospère (Roumanie, Ukraine, Russie, Bulgarie, etc) et qui ne sont pas des démocraties exemplaires. Ainsi, en est-il par exemple de la Roumanie qui est affectée par une forte corruption. De nombreux députés de ces pays disent ne pas voir quels problèmes cause la GPA, au contraire…

A l'opposé, le Parlement européen de Bruxelles, a adopté une position claire en condamnant fermement toute forme de gestation par autrui comme contraire aux droits des femmes et à la dignité humaine. Par un vote du 17 décembre 2015, le Parlement européen: «condamne la pratique de la gestation pour autrui qui va à l'encontre de la dignité humaine de la femme, dont le corps et les fonctions reproductives sont utilisés comme des marchandises; estime que cette pratique, par laquelle les fonctions reproductives et le corps des femmes, notamment des femmes vulnérables dans les pays en développement, sont exploités à des fins financières ou pour d'autres gains, doit être interdite et qu'elle doit être examinée en priorité dans le cadre des instruments de défense des droits de l'homme».

Espérons que l'Assemblée du Conseil de l'Europe saura faire prévaloir les valeurs pour lesquelles le Conseil a été institué contre cette nouvelle forme de dégradation et de servitude."

Posté le 17 juin 2016 à 08h43 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 juin 2016

L’Europe s’attaque aux enfants de Pologne

Dc73d9a0e97f8fcc2a97a2a1d1c84633Grégor Puppinck, Docteur en droit, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, montre sur Boulevard Voltaire que le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'acharne sur les enfants polonais :
"On se souvient qu’en 2014, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muižnieks, avait refusé de condamner la pratique des infanticides néonatals des enfants nés vivants lors d’avortements tardifs, au motif que cela ne ferait pas partie de son mandat. Il avait même refusé de recevoir les ONG désireuses de le sensibiliser et de lui remettre un dossier complet.

Pourtant, aujourd’hui même, ce Commissaire s’attaque aux lois polonaises en matière d’avortement. Dans son rapport d’inspection sur la Pologne rendu public le 15 juin, il « appelle les autorités polonaises à supprimer tous les obstacles qui continuent d’empêcher des femmes de bénéficier de méthodes d’avortement légales et sûres » et les encourage « à dépénaliser davantage l’avortement ».

Il s’inquiète aussi qu’une grande proportion des médecins polonais exercent leur liberté de conscience et refusent de collaborer à l’avortement. Selon le Commissaire, le gouvernement polonais devrait les y contraindre davantage. Il déplore aussi que la procédure de dépistage et d’avortement des enfants handicapés ne soit pas plus aisée. Enfin, il s’inquiète de l’initiative de démocratie directe portée par plusieurs centaines de milliers de Polonais qui ont entrepris de proposer une loi visant à limiter le recours à l’avortement.

Faciliter l’avortement des petits Polonais n’est pas suffisant, le Commissaire recommande aussi de développer l’accès et le recours à la contraception. C’est aussi sans surprise qu’il promeut l’éducation sexuelle dans une perspective de « genre » dès le plus jeune âge.

La Pologne tire sa force de sa culture traditionnelle et de sa démographie ; c’est précisément cela qui est visé par ce rapport qui promeut une conception morbide et suicidaire des droits de l’homme et de l’Europe."

Posté le 16 juin 2016 à 17h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

Les Gavroches contre la GPA

Un communiqué des Gavroches :
Gavroches GPA
"Bonjour,
Les Gavroches étaient ce matin à l'Assemblée Nationale pour montrer leur opposition à la #GPA et soutenir la mise en examen ce jeudi 16 juin de deux propositions de lois, respectivement déposées par Valérie Boyer et Philippe Gosselin, et co-signées par de nombreux députés.
GPA = Maternité Marchandisée.
Gestation pour autrui, Filiation de qui ?"
 

Les Gavroches

www.LesGavroches.org

 
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Posté le 16 juin 2016 à 16h49 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 juin 2016

La GPA de nouveau débattue au Conseil de l'Europe

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Communiqué de la FAFCE (Fédération des Associations familiales catholiques en Europe) :

"Bruxelles, le 14 juin 2016
 
Un nouveau projet de rapport sur la gestation pour autrui (GPA) sera présenté à la Commission sur les questions sociales, la santé et le développement durable par le sénateur belge Petra De Sutter (Groupe Socialiste, De Vlaamse groene partij) pendant la session plénière de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) la semaine prochaine à Strasbourg. Selon le projet d’ordre du jour, les membres de la Commission seront appelés à débattre du projet de rapport et éventuellement à l’adopter les 21 et 22 juin.
 
Le 15 mars dernier cette même Commission a rejeté une proposition qui ouvrait la voie à certaines formes de GPA. Toutefois, le Docteur De Sutter, qui a aussi été accusée de conflit d’intérêts à cause de liens directs avec des cliniques qui pratiquent la GPA, a décidé de ne pas démissionner en tant que rapporteur. Par conséquent ce sujet est de nouveau à l’ordre du jour avec le même rapporteur. "Nous courons le risque de voir revenir par la fenêtre ce que nous avons rejeté à la porte", comme l'a dit un Membre de la Commission.

Le Président de la FAFCE, Antoine Renard, déclare que "nous sommes très inquiets par le manque de clarté et de transparence dans la procédure qui entoure le rapport. C'est pourquoi nous appelons tous les membres de la Commission à agir en accord avec leur devoir de représentants élus, d'une façon qui ne remettrait pas en cause la crédibilité de l'institution (le Conseil de l'Europe) elle-même". 

Mr Renard attire également l'attention sur la vulnérabilité des enfants concernés par la GPA: "Nous sommes également inquiets par le risque que le principe très noble de l'intérêt supérieur de l'enfant soit exploité en vue de légitimer la gestation pour un tiers qui est par ailleurs interdite dans bon nombre de pays européens."

110.000 citoyens ont déja demandé à l'APCE de condamner toute formes de GPA par l'intermédiaire de la pétition No Maternity Traffic qui a récemment été transmise par le Bureau de l'APCE à la Commission des Affaires sociales. 

Le débat au Conseil de l'Europe n'est aucunement théorique, ni détaché des débats nationaux à l'instar de la France où une forte mobilisation contre la GPA aura lieu le 16 juin à travers le pays, avec l'appui des Associations familiales catholiques françaises, entre autres. 

La FAFCE, membre de la Conférence des OING du Conseil de l'Europe, invite les membres de la Commission des Affaires sociales à mettre en oeuvre la procédure liée au rapport sur Les Droits de l'Homme et les questions éthique liées à la GPA en respectant scrupuleusement le règlement. Elle appelle également les membres à condamner toute forme de GPA, et non pas de légitimer certaines formes."

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Posté le 14 juin 2016 à 18h31 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 juin 2016

Dons d’organes : vers des chimères homme-porc ?

Un article d'Alliance-Vita, complété par cet article  de Gènéthique, qui fait froid dans le dos :

"Des chercheurs américains proposent de développer des organes humains dans des chimères animales pour permettre davantage de greffes.

Afin de pallier la pénurie de don d’organes, des scientifiques californiens ont développé une méthode pour créer des organes humains dans le corps d’un porc. L’animal chimérique ainsi créé ne serait alors qu’un réservoir d’organes, un incubateur. Pour parvenir à ce résultat, ils utilisent la technique CRISPR-Cas 9 qui permet, entre autres, de corriger des morceaux du génome.

Fotolia_porc_XSDans le cas présent, la partie de l’ADN permettant au pancréas de se former est retirée pour être remplacée par des cellules souches humaines. Le pancréas va ainsi se développer avec des cellules humaines. L’embryon est ensuite implanté dans la truie jusqu’à l’interruption de la gestation au 28ème jour. Pablo Ross, un biologiste de la reproduction, explique leur espoir “que l’embryon porcin se développe normalement tout en ayant un pancréas presque entièrement composé de cellules humaines et compatible avec un patient pour une transplantation.”

Cependant cette technique soulève plusieurs questionnements éthiques, tant vis à vis de l’homme que de l’animal. En effet, l’implantation de cellules souches humaines dans l’embryon porcin nécessite la destruction d’embryons humains. Il y a également un risque, mais qui reste minime, de transmission de virus animaux au receveur. Du point de vue médical, la principale difficulté concerne le risque de rejet immunitaire par le receveur de l’organe greffé.

Une des craintes majeures reste de voir se développer dans le cerveau de l’animal des cellules humaines qui changeraient son comportement. “Si vous aviez des cochons avec un cerveau partiellement humain, vous pourriez obtenir des animaux qui développeraient une conscience comme l’homme” s’inquiète Suart Newman.

Pour ces différentes raisons, l’Institut national de la santé américain (US National Institutes of Health) a établi un moratoire en septembre 2015 sur la recherche sur ces “chimères”, en attendant d’en savoir davantage sur les implications.

« L’une des préoccupations, que beaucoup de gens ont, est cet aspect sacré de l’homme que manifeste l’ADN, explique Jason Robert , bioéthicien à l’Arizona State University . “En insérant cette partie d’ADN dans d’autres animaux et en leur donnant potentiellement une partie des capacités de l’homme, ce pourrait être une sorte de violation, voire même une manière de se prendre pour Dieu.”

Posté le 11 juin 2016 à 19h54 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 juin 2016

Portugal : veto du président sur une loi autorisant la GPA, mais élargissement de la PMA aux couples lesbiens

Lu ici :

"Le président portugais de centre-droit, Marcelo Rebelo de Sousa, a mis, mardi 7 juin, son veto à une loi autorisant la gestation pour autrui (GPA) dans certains cas d’infertilité, approuvée mi-mai par le Parlement. Selon lui, la proposition de loi « n’est pas conforme aux conditions formulées par le Conseil national d’éthique et des sciences de la vie », qui demandait un encadrement plus strict de la gestation pour autrui. [...]

Le texte était passé à une courte majorité et grâce à des voix de partis de gauche comme de droite. Le plus haut prélat de l’Eglise catholique portugaise, Dom Manuel Clemente, avait condamné cette décision le lendemain.

Selon la Constitution portugaise, le Parlement peut passer outre le veto présidentiel à condition de faire confirmer la loi par la majorité absolue de l’ensemble des députés.

Le président portugais a en revanche promulgué, mardi, une loi élargissant aux couples homosexuels féminins et aux femmes seules le recours à la procréation médicalement assistée (PMA), ainsi que le retour aux 35 heures hebdomadaires pour les salariés du secteur public."

Posté le 8 juin 2016 à 18h07 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 mai 2016

Portugal : le Parlement autorise les mères porteuses dans certains cas

Lu ici :

"Le Parlement portugais a adopté ce vendredi à une courte majorité une loi autorisant la gestation pour autrui (GPA) limitée aux cas d'infertilité féminine liés notamment à l'absence ou au dysfonctionnement de l'utérus, et sans contrepartie financière pour la mère porteuse.

Posté le 14 mai 2016 à 10h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

09 mai 2016

[ALERTE SENTINELLES] J-1 - Mobilisation contre la GPA à Nantes

Les Sentinelles de Nantes communiquent :

"À ceux qui disent ou qui croient que la GPA (Gestation Par Autrui) c'est altruiste, que ça peut être éthique, que c'est humain... À ceux qui disent ou qui croient que la France combat la GPA et ne la reconnaîtra jamais. À ceux qui disent ou qui croient que La Manif Pour tous exagère et se bat toute seule, qu’ils regardent cette vidéo.

 

Informez vos amis, invitez-les à nous rejoindre demain, mardi, à 12:30 devant le palais de justice de Nantes, si nous n'y allons pas, qui défendra nos idées ? Cette journée d'action se doit d'être visible et elle sera utile.

Posté le 9 mai 2016 à 23h39 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 mai 2016

Avortement, Eugénisme, Euthanasie : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

Après La Manif pour Tous au sujet de la GPA, c'est la fédération Un de Nous qui détourne la campagne de la SPA pour dénoncer la culture de mort en France :

Alors que la SPA vient de lancer une campagne (La torture… c’est légal ?) sur la souffrance animale dénonçant des situations de cruauté existant dans des abattoirs, des laboratoires de recherche ou encore les corridas, la fédération UN DE NOUS entend faire porter le questionnement sur des situations de cruauté imposée à des êtres humains. UN DE NOUS attire l’attention sur 3 scandales : l’eugénisme des bébés porteurs de trisomie 21, l’euthanasie de grands handicapés, et le sort des enfants nés vivants malgré un avortement.

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Posté le 3 mai 2016 à 18h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

16 avril 2016

GPA : du "droit à l'enfant" à l'enfant-kleenex

ImagesMarie-Anne Frison-Roche est professeur d’université, membre fondateur du "Collectif pour le Respect de la Personne" (CoRP, un collectif où l'on trouve tout et son contraire), elle fait partie de ces gens de gauche opposés à la GPA. Sur son blog, elle revient sur un reportage effectué aux Etats-Unis, qui montre que 25.000 enfants adoptés et/ou fabriqués ad hoc par GPA sont remis "sur le marché" chaque année parce qu'ils ne conviennent plus à leurs "parents".Les enfants-kleenex, que l'on jette après usage.

L'auteur montre qu'il y a une inversion du droit : l'adoption, qui consiste à l'origine à donner des parents à un enfant qui n'en a pas, opération entérinée par le droit public, devient par la notion de "projet parental", de "projet d'enfant", un phénomène de droit privé, qui consiste à donner un enfant à des "parents d'intention" : c'est le "droit à l'enfant". Ce glissement du droit, qui a cours depuis longtemps aux Etats-Unis, s'affiche de plus en plus dans nos pays occidentaux, où le "droit à l'enfant" est devenu la norme : d'où le succès de la PMA, incontournable actuellement pour la plupart des couples stériles et des homosexuelles, et de plus en plus souvent, de la GPA, notamment pour les paires d'homosexuels, pourtant toujours officiellement illégale (en France).

ImagesSi l'adoption ressortit au droit privé, il va de soi que la suite donnée par les parents adoptifs ne concerne que le droit privé. C'est ainsi que l'on retrouve sur le net quantité d'annonces de "parents" qui "cèdent" leur enfant, "[c]ar ce que la volonté fait nouer, la volonté peut le dénouer" :

"[...]C'est exactement ce que signifie l'expression inventée aux États-Unis, promue aux États-Unis, puis exportée dans le monde entier : "parents d'intention". Cela serait l'intention d'être parent qui instituerait le lien de filiation.

Dès lors, un marché extraordinaire va s'ouvrir : en effet, il est fréquent que la volonté d'avoir un enfant se concrétise par la venue d'un enfant. Mais l'enfant ne vient pas, parce que la personne n'a pas de relation sexuelle avec une personne adéquate à produire l'enfant voulu, alors des entreprises vont proposer des "moyens" pour concrétiser cette volonté : par exemple plateformes numériques pour trouver un enfant à adopter qui correspondra au "projet d'enfant" ou plateformes numériques pour commander un enfant à faire fabriquer par une femme (GPA) qui correspondra au "projet d'enfant".

Le marché des filiations peut s'ouvrir. Les adultes achètent des filiations en croyant disposer de leur vie privée sans avoir aucune conscience d'attaquer la structure même de la société.

Va s'en suivre le massacre des enfants.[...]

Parce que l'enfant a été adopté en application d'un "projet d'enfant" élaboré dans la vie privée de l'individu, seul ou en couple, l'enfant étant ainsi un prolongement de lui-même, il convient que ce projet "réussisse".

En effet, le "parent" se définit d'une façon plus générale par l'intention qu'il a d'être parent : c'est un "parent d'intention". Mais c'est une "intention continuée". L'enfant n'est lui-même que la concrétisation du projet.

Or, l'enfant se révèle être un être humain. Avec des qualités, mais aussi des défauts. Non seulement, il ne peut que décevoir, mais encore et tout simplement parce que : il existe.

C'est-à-dire qu'il n'est pas que le "prolongement" de son "parent d'intention".

L'on remarque que les parents remettent les enfants à disposition à l'âge où l'enfant, cessant d'être "mignon",  commence à exister dans l'opposition, cesse d'être le "prolongement" de ses parents. Bref, où le projet échoue car l'enfant veut s'évader et que l'adulte doit admettre qu'il faut aimer l'enfant pour lui-même et non pas pour soi.

Et c'est à ce moment-là que 25.000 enfants sont remis dans la nature, car ils sont si décevants lorsqu'ils prétendent être des êtres humains et non pas des peluches ou des petits chats, lorsqu'ils prétendent n'être pas que des mini-moi.[...]

L'enfant qui n'est pas conforme au projet d'enfant ne peut pas être admis : en effet, l'enfant ayant été engendré par le projet que l'adulte a eu de lui, s'il ne correspond pas à ce projet, alors il ne peut pas demeurer.

L'adulte remet donc l'enfant en circulation en disant que l'enfant rencontrera ainsi un projet auquel il sera plus adéquat et qu'ainsi un lien de bonheur sera noué entre l'enfant et ses nouveaux "parents d'intention", puisqu'il correspondra au projet que ceux-ci ont.

Dans cette façon de penser, les adultes se pensent innocents.

Ils sont aussi totalement infantiles et ne pensent pas un instant que l'enfant est une personne. Personne qui est massacrée par un tel comportement.[...]

Il ne faut pas s'étonner que dans la pratique de marché qu'est la GPA les enfants qui naissent avec une malformation soient rejetés par les "parents d'intention", puisqu'ils ne correspondent pas au projet que ceux-ci avaient.

Il ne faut pas s'étonner que l'adoption définie d'une façon marchande comme le moyen pour des adultes de concrétiser leur "projet d'enfant" aboutisse exactement au même comportement.

On comprend mieux pourquoi les pro-GPA soutiennent qu'il faudrait admettre le principe de la GPA en la pensant sur le modèle de l'adoption, car pour eux l'adoption n'est qu'un moyen de satisfaire son désir de concrétiser son projet d'enfant.

Le marché des enfants peut concrétiser tout cela. Le marché secondaire est déjà en place.

Ce sont des enfants massacrés qui sont la matière première échangés sur ce marché secondaire.

Chacun sait que sur ce marché de l'adoption, ainsi dévoyée, comme dans la pratique de la maternité de substitution, comme l'a dit le Tribunal fédéral suisse dans son arrêt du 15 septembre 2015, ce sont les droits fondamentaux de l'enfant qui sont atteints, car il a cessé d'être considéré comme une personne."

Posté le 16 avril 2016 à 15h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

06 avril 2016

Trisomie 21 : le mannequin et le philosophe

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Dans le Figaro Magazine du 2 avril 2016 consacré au transhumanisme, Luc Ferry acte l’élimination massive des enfants détectés trisomiques (97%), qu’il semble considérer comme un acquis de l’avancée des technosciences et du "progrès" :

« Qui pourra sérieusement s'y opposer ? Ne fût-ce que par amour pour nos proches, par souci du bien-être de nos futurs enfants, par sympathie pour ceux qui souffrent, nous irons dans le sens du "progrès".

Il y aura quelques résistances, bien sûr, à commencer par celles des religions, qui sont d'ores et déjà hostiles aux simples procréations médicalement assistées (), mais elles seront vite balayées par la volonté de fuir la souffrance, la maladie et la mort. En veut-on un indice ? 97% des femmes enceintes qui apprennent qu'elles pourraient accoucher d'un enfant trisomique décident d'avorter - ce qui montre à quel point une certaine forme d'eugénisme libéral n'est plus taboue (si tant est qu'elle l'ait jamais été). »

L’élimination massive des enfants détectés trisomiques s’expliquerait, selon M. Ferry par la « sympathie envers ceux qui souffrent » et le « bien-être ». On peut voir là une convergence de M. Ferry avec les récentes prises de position d’Anne Sinclair sur Europe 1 (l’élimination des trisomiques avant leur naissance est « un eugénisme protecteur pour éviter des drames effroyables ») et de Jacqueline Herremans, présidente de l’ADMD Belgique qui trouve « fabuleux que l'on puisse ainsi éviter de créer du malheur » (voir le communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune).

Le transhumanisme repose sur le désir de créer des hommes « augmentés », ce qui suppose donc la suppression des hommes « diminués ». En ce sens, les personnes trisomiques sont les premières victimes du transhumanisme. C’est exactement ce que dénonce Jean-Marie le Méné dans son dernier livre : Les Premières victimes du transhumanisme.

Posté le 6 avril 2016 à 09h55 par Michel Janva | Lien permanent

05 avril 2016

Epargnée par l'eugénisme, elle devient égérie de beauté

Unknown-51Katie Meade, atteinte de la trisomie 21, âgée de 32 ans, ancienne athlète paralympique, vient d'être choisie par la marque américaine de cosmétiques Beauty & Pin-Ups pour prêter son image à leur dernier masque capillaire.

La sportive n'en est pas à son coup d'essai. Katie Meade comptait déjà parmi les ambassadrices de Best Buddies International, une association de lutte contre l'isolement physique et social des personnes souffrant de déficience mentale. 

En France, 96% des enfants atteints de la trisomie 21 sont éliminés avant leur naissance.

Posté le 5 avril 2016 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2016

Conférence de Jean-Marie Le Méné

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Posté le 2 avril 2016 à 11h02 par Paula Corbulon | Lien permanent

01 avril 2016

Transhumanisme : si l’on accepte l’idée de l’homme « augmenté », on est obligé d’accepter celle d’homme « diminué »

Jean-Marie Le Méné est interrogé dans La Nef. Extrait :

"Le transhumanisme part du constat que l’homme est une expérience ratée. Il se donne comme but de le faire évoluer et de dépasser sa nature en parvenant à « augmenter » l’homme par la convergence de différentes technosciences : les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique et les sciences cognitives. On entrera dans le transhumanisme effectivement le jour où l’intelligence artificielle prendra le pas sur l’intelligence humaine. Évidemment, si l’on accepte l’idée de l’homme « augmenté », on est bien obligé d’accepter celle d’homme « diminué ». C’est pourquoi en attendant l’homme « augmenté », on gagne du temps à commencer par éliminer l’homme « diminué », ce que nos législations autorisent déjà avec succès. En réalité l’industrie procréatique est une anticipation du transhumanisme, de même que les programmes eugénistes d’avortement et d’euthanasie. Le dépistage de la trisomie est lui-même une matrice du transhumanisme. Il s’agit d’une régression consternante et peu originale qui verra des surhommes s’imposer à des sous-hommes."

Posté le 1 avril 2016 à 16h44 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2016

Il devient plus difficile d'acheter des bébés, de nos jours

IndexDeux affaires ces jours-ci mettent en cause le procédé abject de la vente d'enfants. L'une à Mexico :

"Venu de Nouvelle-Zélande pour recourir aux services de deux mères porteuses mexicaines qui ont reçu les ovocytes d’une donneuse argentine, un couple d’homosexuels se trouve finalement bloqué à Mexico avec trois bébés.

La situation de David et Nicky Leonard Beard est compliquée. Comme les mères porteuses étaient déjà enceintes, ils ne seront peut-être pas inquiétés par la loi mexicaine entrée en vigueur l’année dernière, qui interdit aux homosexuels l’accès aux services d’une mère porteuse sur le territoire. Mais c’est un autre problème qui les retient et promet de « leur faire dépenser une fortune pour rentrer » : l’agence d’adoption de Cancun, qui a jouer les intermédiaires pour régler les frais médicaux, juridiques et la prise en charge des mères porteuses, a disparu avec leur argent.

Depuis, « échoués » à Mexico avec les trois bébés, ils réclament des passeports néo-zélandais pour ne pas avoir à attendre des papiers mexicains, et font appel à ces deux gouvernements pour qu’ils mettent un terme à ces démarches administratives et les laisse rentrer chez eux."

L'autre à Bangkok

"Bangkok - Un couple homosexuel hispano-américain est bloqué en Thaïlande avec son bébé de 14 mois, dont la mère porteuse thaïlandaise conteste en justice le départ, dans un pays qui a durci l'an dernier les conditions de recours aux mères porteuses."[...]

Posté le 31 mars 2016 à 13h40 par Marie Bethanie | Lien permanent

30 mars 2016

31 mars : Jean-Marie Le Méné à Bordeaux

A l’occasion de la sortie de son dernier livre « Les premières victimes du transhumanisme », Jean-Marie Le Méné sera à Bordeaux le jeudi 31 mars.

Invité par l’association, « Amitiés Françaises », le président de la Fondation Lejeune, qui a fait de la défense des personnes trisomiques le combat de sa vie, donnera une conférence à l’Athénée municipal de Bordeaux (Place Saint Christoly).

Posté le 30 mars 2016 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2016

La complaisance des médias pour l'illégalité

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune et auteur du livre Les Premières victimes du transhumanisme, est interrogé par Anne Isabeth dans Présent. Extrait : 

"130 médecins ont clamé, dans un journal, qu’ils avaient enfreint la loi. Que pensez-vous de ce manifeste ?

J’ai trouvé très choquant que des médecins agissent de la sorte : ils posent, ils revendiquent une transgression, un viol de la loi, en ayant aidé ces femmes à bénéficier d’une PMA alors que la loi française l’interdit. Cette prise de position a été comparée à ce qui s’est fait dans les années 70 par rapport à l’avortement. L’esprit est le même : je viole la loi. L’illégalité est posée comme point de départ.

C’est choquant parce que Le Monde, qui a publié cette tribune, a donc relayé cette illégalité. Dès le lendemain matin, deux médecins signataires s’exprimaient à la radio. Leur discours a été repris dans les médias avec beaucoup de complaisance et sans le moindre esprit critique. On pouvait comprendre, en outre, à travers ce qu’ils disaient, qu’ils avaient demandé un rendez-vous au gouvernement pour faire évoluer les choses. Vous voyez, c’est très facile, quand on porte leur nom, que l’on bénéficie de cette aura et de cette médiatisation, quand on vote comme eux – à gauche – de se faire entendre du gouvernement. Le processus est simple : ils commencent par violer la loi, ensuite ils s’en vantent, sont relayés par les médias, aucune contestation ne se fait entendre du côté de l’opposition et le processus est enclenché pour faire modifier la loi

Quant à la forme utilisée, elle est révolutionnaire et très peu démocratique ! [...]

Face à cette évolution qui semble inéluctable, que faut-il faire ?

Il faut parler, dire ce qui ne va pas avec ce genre d’initiatives. Il y a eu au moins deux prises de paroles critiques par rapport à ce manifeste. La première est celle d’Hervé Mariton, interrogé sur RMC par Jean-Jacques Bourdin, qui demande à ce que les 130 signataires soient poursuivis en justice. C’est très courageux de sa part, car c’est un sujet sur lequel il peut se brûler les ailes. L’autre réaction est celle du biologiste Jacques Testard, qui est l’ancien compère de Frydman mais qui a suivi un chemin opposé. Il trouve que l’on va trop loin et a un discours très ferme. [...]"

Posté le 23 mars 2016 à 07h35 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2016

Défendre le droit des médecins de ne pas pratiquer l'eugénisme

Communiqué de Grégor Puppinck :

"Vendredi 11 mars, avec le soutien de l’ECLJ, un médecin espagnol a déposé à la Cour européenne des droits de l’homme une requête visant à faire reconnaître la violation de sa liberté de conscience. Le requérant a toujours refusé de participer à des avortements, pour motif de conscience. En 2008, tandis qu’un programme de dépistage des anomalies congénitales était mis en place en Andalousie, son chef de service l’a obligé à assurer quotidiennement la consultation de diagnostic prénatal. Pourtant, ce diagnostic constitue la première étape dans le processus qui conduit, si une maladie ou une malformation sont dépistées, à un avortement en raison du patrimoine génétique ou de l’état de santé de l'enfant. La procédure prévoit que le diagnostic doit être établi par deux médecins, et l’avortement exécuté par un troisième.

Le lien entre le dépistage et l’avortement est établi à la fois dans la loi et dans la pratique : 90 % des fœtus atteints détectés étant avortés. L’éthique médicale exigeant du médecin qu’il agisse toujours selon sa conscience, le requérant a demandé à la justice espagnole de faire reconnaître son droit à l’objection de conscience, sans succès. Il refuse non seulement de participer à un avortement, fût-ce à la première étape de la procédure, mais aussi de procéder à la sélection eugénique des enfants à naître.

Si le refus de participer directement à un avortement est globalement admis, la Cour européenne ne s’est encore jamais prononcée sur l’objection de conscience au diagnostic prénatal à but eugénique.

Cette requête arrive alors que l’ECLJ vient d’organiser à Genève une conférence sur l’objection de conscience en matière médicale. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté de religion et de conviction s’est prononcé en faveur d’un large droit à l’objection de conscience dans le domaine médical."

Posté le 21 mars 2016 à 18h24 par Michel Janva | Lien permanent

#JournéeInternationaleDeLaTrisomie21 : L'appel des 21 mères

FigaroVox : 21 mères d'enfants porteurs de trisomie 21 témoignent dans le cadre de la campagne internationale Stop Discriminating Down :

"Clotilde Noël est mère de Marie et auteur du succès de librairié Tombée du nid.

Marie des Déserts, mère de Camille, 3,5 ans.

Véronique Bourgninaud, mère de Timothée, 6 ans.

Marie-Flore Le Roy, mère d'Isaure, 5 ans.

Mayté Varaut, mère de François, 17 ans.

Stéphanie Roland Gosselin, mère d'Aymeric, 19 ans.

Chantal Dang, mère de Marie, 2,5 ans.

Laurence Giard, mère de Rodolphe.

Chantal Halahigano, mère de Marine, 27 ans.

Laure Alphonsi, mère de Philippine, 11 ans.

Anne-Sophie du Besset, mère de Matthieu, 2,5 ans.

Thérèse Vidal, mère de Sophie, 14 ans.

Patricia Blunier, mère d'Eliott, 14 mois.

Anne-Françoise Deledalle, mère de Ségolène, 28 ans.

Anne Guennec, mère d'Yves-Emmanuel, 5 ans.

Véronique Toubin, mère d'Inès, 16 ans.

Clotilde des Garets, mère de Constantin, 10 ans.

Caroline de Bussac, mère de Bertille 9 ans.

Hniya Wong-ku, mère de Shérine et Lyna, jumelles d'1,5 an.

Nicole de Maistre, mère d'une fille de 50 ans.

Karine Lanusse, mère d'Anne-Joséphine, 4 ans.

Comme toutes les mères, notre priorité absolue est d'assurer le bonheur de nos enfants. Or il se trouve qu'un enfant porteur de trisomie a davantage de prédisposition au bonheur qu'un autre.

Oui, le handicap est une réalité douloureuse. L'annonce anténatale ou à la naissance est vécue comme un tsunami et un tremblement de terre pour les parents et pour la famille. Aujourd'hui, prenons collectivement conscience que ce chromosome peut devenir une source de richesse, une chance, un bonheur inattendu. Nous en sommes la preuve vivante. A tel point que notre question fondamentale devient: «Mais comment pourrions-nous vivre sans cet enfant?». Finalement, il s'avère que le plus «handicapant» dans nos vies n'est pas la trisomie de nos enfants, mais le regard que la société porte sur eux.

Ce regard est variablement teinté de pitié, de gêne, de peur, voire de reproches culpabilisants. Notre mission est donc double: celle d'éduquer nos enfants comme tous les parents, mais aussi celle d'éduquer le regard des autres sur cette fameuse différence. Oui, c'est sur nos épaules que pèse la lourde charge de «ré-humaniser» la société. C'est comme si on nous demandait d'être des héroïnes, de nous substituer au service public.

Savez-vous que le plus souvent, nous sommes seules pour trouver des solutions aux problèmes de scolarisation ou de suivi médical de nos enfants? Savez-vous que nous avançons à contre-courant pour leur inclusion sociale?

Savez-vous que la recherche sur la trisomie 21 est financée seulement par des dons privés? Que les efforts de nos gouvernants, en matière de recherche et de médecine, portent sur l'optimisation de nouveaux dépistages de plus en plus fiables et quasi systématiques, dont le but revendiqué est d'atteindre le «zéro naissance trisomique»? N'est-ce pas implacablement discriminant?

Ce n'est pas de cela dont nous avons besoin. Nous avons besoin que la société devienne accueillante, qu'elle intègre la différence. Nous avons besoin que nos gouvernants investissent dans des actions humaines, justes et positives. Sur ce plan, la Suède montre une voie, suivons-là… Peut-on envisager collectivement le potentiel humain de ces êtres non-ordinaires?

Ensemble, rejoignons l'initiative mondiale Stop Discriminating Down!"

Pour aider ces mamans courageuses et engagées, pour que cesse la discrimination à l'égard des enfants porteurs de trisomie 21, nous pouvons signer la pétition internationale en ligne.

Posté le 21 mars 2016 à 16h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

Journée Mondiale de la trisomie 21 le 21 mars 2016

Posté le 21 mars 2016 à 12h32 par Michel Janva | Lien permanent

Tous unis contre la haine subie par l'enfant trisomique

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Posté le 21 mars 2016 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

Eugénisme : l'enfant, cet oublié

Sur RMC, Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous, a débattu avec le Professeur François Olivennes, gynéco obstétricien, qui fait partie des signataires de la tribune eugéniste publiée dans Le Monde.

"J'ai été stupéfaite à la lecture de cette tribune: pas une seule fois, la tribune ne parle de l'enfant. On est dans les droits à l'enfant, et les droits de l'enfant ne sont absolument pas questionnés".

Posté le 21 mars 2016 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2016

GPA - PMA : la phrase du jour

De Marion Maréchal-Le Pen :

"La réalité est peut-être fasciste, mais il faut un homme et une femme pour faire un enfant".

Posté le 20 mars 2016 à 21h06 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (13)

19 mars 2016

PMA : Hervé Mariton veut attaquer en justice les médecins qui violent la loi

Enfin quelqu'un qui appelle la justice à faire son travail à l'encontre des 130 médecins qui ont violé la loi :

Posté le 19 mars 2016 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars : Café Histoire Actualité, de l’eugénisme historique au transhumanisme

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Posté le 19 mars 2016 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent

18 mars 2016

PMA : la tribune des 130 médecins est fausse, discriminante, déshumanisante

La Fondation Lejeune réagit à la tribune des 130 médecins et biologistes :

"A trois jours de la Journée mondiale de la trisomie, lundi 21 mars, visant à faire connaître la réalité de la trisomie 21 et le potentiel positif des personnes porteuses de cette particularité génétique, la Fondation Jérôme Lejeune dénonce le message eugéniste véhiculé par le manifeste des scientifiques transgresseurs portant sur la procréation médicalement assistée.

Réunis autour du gynécologue René Frydman, plus de 130 médecins et biologistes de la reproduction ont publié, dans Le Monde de ce jour un manifeste pour « mettre fin aux incohérences de la politique d’aide à la procréation ».

Dans ce manifeste ils ne se contentent pas d’avouer d’avoir « aidé des couples homosexuels à avoir des enfants, même si la loi l’interdit ». Ils s’offusquent du fait que la trisomie 21 ne soit pas dépistée dans le cadre d’une PMA : « aujourd’hui, la trisomie 21, par exemple, n’est pas dépistée en cas de fécondation in vitro, car ces embryons peuvent donner naissance à des enfants viables ».

Ce qui laisse penser que les personnes porteuses de trisomie 21 seraient des monstres, des poisons, un danger dont il faut se protéger pour éviter le malheur.

Ce qui est faux, discriminant, déshumanisant.

A quelques jours du 21 mars, la Fondation Jérôme Lejeune rappelle l’importance des messages positifs à exprimer aux personnes trisomiques et les initiatives qu’elle conduit dans cette intention :

> Vidéo How do you see me, déjà vue plus de 120 000 fois, élaborée par un collectif d’associations européennes et l’agence de communication Saatchi Saatchi

> Pétition Stop Discriminating Down (près de 30 000 signatures)

> « Les Premières victimes du transhumanisme », nouveau livre de Jean-Marie Le Méné sur l’éradication des enfants trisomiques"

Posté le 18 mars 2016 à 15h47 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2016

Le savant fou René Frydman emmène 130 médecins dans l'eugénisme

Unknown-21Le gynécologue René Frydman a réuni plus de 130 médecins et biologistes de la reproduction pour signer une tribune dans le journal Le Monde, dans laquelle ils avouent avoir violé la loi en fabriquant des bébés dans des éprouvettes aux profits de femmes célibataires ou d'homosexuels. Cette tribune militante, comparable au manifeste des 343 salopes (dont beaucoup n'avaient pas avorté) destinée à légaliser l'avortement, est destinée à changer la loi sur la procréation médicalement assistée.

René Frydman est le « père » du premier bébé-éprouvette français, la petite Amandine. C'est un partisan convaincu des techniques de procréation artificielle et il n'a jamais hésité à rendre publique la transgression pour faire avancer les lois bioéthiques vers encore plus de licence pour les chercheurs. C’est lui qui, à la veille des premiers débats sur la révision des lois bioéthiques en novembre 2011, annonçait déjà avoir enfreint la loi pour faire naître des enfants en utilisant des ovocytes congelés, selon une technique illégale en France. Lui encore qui, en février 2011 annonçait la naissance du premier «bébé-médicament» en France : un enfant sélectionné parmi d’autres embryons conçus in vitro parce qu’il était «donneur compatible» avec un de ses aînés qui avait besoin d’une greffe.

L'appel de ces médecins est clairement eugéniste puisqu'ils militent pour :

  • Le don d’ovocytes ou la chosification du corps humain
  • L’analyse génétique de l’embryon pour avoir un bébé zéro défaut : "Connaître le statut chromosomique de l’embryon par la technique du diagnostic préimplantatoire (DPI) dans des situations à risques reconnues est devenu courant [...] constitue une règle de bonne pratique médicale"
  • L’autoconservation ovocytaire avec la technique de vitrification
  • Le don de sperme pour une femme célibataire : pratique allègrement eugéniste existante outre-Manche

On en vient à s'étonner que ces savants-fous ne demandent pas en même temps la GPA...

Comme le souligne l'Eglise, ces revendications manifestent le désir de puissance du médecin à l'égard de la personne humaine :

"elle remet la vie et l'identité de l'embryon au pouvoir des médecins et des biologistes, et instaure une domination de la technique sur l'origine et la destinée de la personne humaine. Une telle relation de domination est de soi contraire à la dignité et à l'égalité qui doivent être communes aux parents et aux enfants. La conception in vitro est le résultat de l’action technique qui préside à la fécondation ; elle n’est ni effectivement obtenue, ni positivement voulue, comme l’expression et le fruit d’un acte spécifique de l’union conjugale».

En fait, on a l’impression que certains chercheurs, dépourvus de toute référence éthique et conscients du potentiel inhérent au progrès technologique, cèdent à la logique des seuls désirs subjectifs et à la pression financière, particulièrement forte en ce domaine. Face à l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire, il faut réaffirmer que « l'amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d'être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l'enfant, ou le jeune, ou bien encore l'homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d'eux il voit l'empreinte de sa propre image et ressemblance […] C'est pourquoi le Magistère de l'Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu'à son terme naturel »."

Posté le 17 mars 2016 à 21h37 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2016

Le Royaume Uni veut utiliser les organes des foetus non viables

Toujours plus loin dans la spirale infernale de la culture de mort : un médecin spécialiste des greffes d'organes au Royaume Uni souhaite obtenir le "matériau humain" dont il manque en laissant les grossesses d'enfants non viables aller à terme afin d'en récupérer les organes.

L'article sur Le Blog de Jeanne Smits

Posté le 16 mars 2016 à 09h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

Eugénisme des trisomiques : réponse à Anne Sinclair

Le 5 mars 2016, sur une radio française commerciale, l’inénarrable Anne Sinclair prônait ouvertement et sans scrupule un « eugénisme protecteur, pour éviter un drame ».

La vie des plus faibles et des plus fragiles des enfants est donc, pour cette dame, un drame qu’il faut éradiquer au nom sans doute d’une race parfaite, pure et forte.

Aujourd’hui, ce sont 97% de ces enfants suspectés d’être atteints de trisomie 21 qui sont pourtant déjà éliminés et écrabouillés dans le ventre de leur mère. Manifestement, cela n’est pas encore assez pour madame Sinclair qui fait donc la promotion d’une solution finale et totale pour exterminer 100% des enfants « imparfaits », selon ses critères subjectifs et matérialistes, que n’aurait pas désavoués le célèbre Docteur Josef Mangele.

L’avortement est déjà responsable d’un génocide légal de plus de 10 millions d’enfants français en 40 ans. Un détail, sans doute, pour madame Sinclair.

Lundi soir, sur  Radio Courtoisie, Henry de Lesquen recevait pour évoquer la question de l’eugénisme et du massacre légal des innocents Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, pour son ouvrage « Les premières victimes du transhumanisme », aux éditions Pierre-Guillaume de Roux  et Clotilde Noël, auteur de Tombée du Nid, best seller publié par les éditions TerraMare, qui raconte l’histoire bouleversante et magnifique de la petite Marie, cette petite fille trisomique adoptée qui est aujourd’hui un soleil pour sa famille, et non un drame. Un « soleil » que madame Sinclair aurait sans doute bien voulu exterminer quand même, au nom du très démocratique et très mondialiste « eugénisme protecteur ».

Madame Sinclair n’est définitivement pas madame Soleil.

Émission à réécouter sur http://www.radiocourtoisie.fr

Pour la défense des plus fragiles et parce que la vie c’est sacré, nous ne lâcherons rien, jamais.

Posté le 16 mars 2016 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

12 mars 2016

La GPA est un véritable condensé, concentré, de tout ce que nous dénonçons

Intervention de Ludovine de La Rochère cet après-midi au Congrès Un de Nous :

CdXDfarXIAA7uAL"La GPA est un véritable condensé, concentré, de tout ce que nous dénonçons, et même au-delà :

1/ La GPA, c’est bien-sûr, l’exploitation de la femme et le trafic d’enfants. Je ne m’étends pas là-dessus, je pense que ces aspects de la GPA sont évidents pour vous tous.

2/ La GPA revient à considérer la femme comme un moyen de production, ceci en précisant que la grossesse ne concerne pas seulement l’utérus contrairement à ce que peut laisser penser l’expression maladroite de « location d’utérus ». La grossesse concerne la femme dans tout son être – corps, mais aussi psychisme -, non seulement dès la conception et durant toute la grossesse, mais aussi l’accouchement et ensuite. Je reviendrai sur ce point.

3/ Avec la GPA, l’enfant, il est considéré comme un produit. Il fait d’ailleurs l’objet d’un contrat.

Ainsi, 4/ dans le contexte de la GPA, l’être humain change de statut.

De fait, se comporter à l’égard d’une personne comme son propriétaire (par exemple en le louant, en le donnant ou en le vendant), c’est le principe même, attesté par le droit, de l’esclavage.

5/ La GPA déconnecte de manière radicale la sexualité et la procréation, mais aussi la grossesse, l’enfantement et l’enfant lui-même. Elle déconnecte aussi le couple et son enfant, les parents et leurs enfants et enfin, l’enfant et sa fratrie (les embryons congelés et les autres enfants de la mère porteuse).

6/ La GPA, c’est également une série de ruptures : du corps de l’homme et de la femme (les cellules sexuelles sont prélevées), du milieu naturel de la conception (FIV), de la mère génétique (qui n’est pas la mère porteuse), de la mère porteuse (à laquelle l’enfant est arraché), du pays de l’enfant (la plupart du temps, les commanditaires sont étrangers au pays de la mère de l’enfant)…

7/ La GPA, c’est bien-sûr aussi l’émiettement de la filiation jusqu’à un point qui a nécessité l’invention de mots nouveaux, comme celui de parent « social ». L’enfant peut en effet avoir jusqu’à 5 « parents » (mère donneuse d’ovocyte, mère porteuse, père donneur de sperme + deux pères « sociaux » ou un père et une mère « sociaux »). Mais, au final, l’enfant né de GPA peut être commandé par un homme seul, donc n’avoir plus qu’un parent « social », autrement dit, même pas de mère du tout. Un comble !

Si vous reportez cette filiation délirante au-delà de la génération des parents, vous verrez que l’enfant peut avoir jusqu’à 10 grands parents. Et vous constaterez aussi, qu’au final, il n’a plus de grand parents, tant la GPA noie la filiation.

Ainsi, la GPA fait de l’enfant un être hors-sol, surgi d’on ne sait plus où. Il ne s’inscrit plus dans une chaîne des générations, ce qui est pourtant le propre de tout être vivant, humain et même animal.

8/ S’ajoute à cela la tragique déconnexion entre le biologique, le psychologique et l’affectif : on fait comme si tout n’était pas étroitement lié : on ne voit la mère que comme une gamète sexuelle, puis comme un utérus nourrisseur, et non comme une personne apportant aussi bien soins et nourritures qu’attention, amour, sécurité, stabilité, histoire de vie et ressemblances – c’est-à-dire identification et identité - à l’enfant ; et on ne voit l’enfant que comme un être inconscient qui, jusqu’après la naissance, n’est pas supposé ressentir, sentir, éprouver, etc.

Or, évidemment, la mère et l’enfant ne peuvent être déconnectés de leur histoire, et en particulier de leur histoire commune : et même si la mère porteuse se met en situation de déni de grossesse – ce qui arrive souvent avec la GPA -, leur chair et leur psychisme à tous les deux sont marqués à tout jamais par ces 9 mois passés ensemble ! Sans parler de l’aspect génétique, qui lie la mère donneuse d’ovocyte et l’enfant – et de l’épigénétique - qui lie la mère porteuse et l’enfant.

9/ La GPA, c’est aussi, hélas, la fin de la maternité – puisqu’on ne sait plus qui est la mère – entre la mère donneuse d’ovocyte et la mère porteuse. A ce sujet, j’ai appris récemment que les pro-GPA souhaiteraient que l’on ne parle plus, désormais, de « mère porteuse », mais plutôt de « femme porteuse » : en effet, d’après eux, la mère porteuse, quoiqu’ayant attendu cet enfant pendant 9 mois et l’ayant mis au monde, n’est pas mère !

Ce fait même est une révolution anthropologique majeure : jusqu’aujourd’hui, pour toutes les sociétés humaines, je dis bien pour toutes les sociétés, sans exception, le lien entre la mère et l’enfant en était le cœur, puisque ce lien – en raison de la grossesse – n’était pas contestable. Le lien avec le père, en revanche, n’est devenu incontestable – juridiquement parlant j’entends - qu’avec le mariage, celui-ci ayant instauré la présomption de paternité… Certes, dans les faits, l’époux n’est peut-être pas toujours le père de l’enfant… mais il est considéré comme tel. Le mariage a pour première finalité de sécuriser l’enfant et la mère, c’est-à-dire d’éviter que le père ne se défile de sa responsabilité. Ce faisant, le mariage protège aussi le père, dans le sens qu’il fait le père !... Mais je m’arrête sur mon éloge du mariage, je reviens à la GPA !

Celle-ci est donc une révolution majeure pour la maternité, d’abord parce qu’elle est tellement émiettée, disloquée qu’elle en est démolie, ensuite parce que lien mère-enfant est nié en tant qu’essentiel, et arraché dans les faits, l’enfant étant séparé de sa mère. C’est donc aussi une révolution de la notion de maternité pour l’ensemble de la société. Révolution aux conséquences vertigineuses, à vrai dire inimaginables pour le moment.

10/ La GPA est également une pratique eugénique puisqu’elle est l’occasion de toutes les sélections, à toutes les étapes : sélection de la donneuse d’ovocyte, de la mère porteuse, le cas échéant du donneur de sperme, de l’embryon (avant l’implantation), du fœtus (quand il y en a plusieurs ou quand il est malade), etc.

On peut d’ailleurs, sans exagération aucune revenir au marché aux esclaves, que j’évoquais tout à l’heure. Sur ce marché, on examinait le corps et l’état de santé des intéressés. L’examen va même encore plus loin avec la GPA puisqu’il remonte à plusieurs générations (jusqu’aux arrières grands-parents des candidates) et qu’il est intrusif : analyses de sang, analyse génétique, tests QI… bref, tout y passe. Quant aux 9 mois de grossesse et à l’accouchement, ils sont tout aussi esclavagistes, la séparation d’avec son conjoint et ses enfants, le confinement pendant 9 mois, puis l’accouchement par césarienne étant imposés à la mère… J’ai d’ailleurs eu l’occasion de dire, il y a quelques mois, sur le Talk du Figaro, que la GPA consistait à inséminer des femmes comme on le fait des juments. Il y a eu un peu de buzz. Mais finalement, personne n’a pu contester ce constat et le début de polémique, comme je m’y attendais, s’est éteint tout seul !

11/ La GPA, enfin, est une pratique éminemment transhumaniste puisqu’elle donne en tout cas l’illusion d’augmenter l’Homme : elle fait croire à des couples de deux hommes ou à des couples infertiles qu’ils peuvent avoir un enfant. Et pire, elle leur fait même croire qu’ils ont droit à l’enfant à tout prix. Ce faisant, elle crée un appel d’air immense, cet appel d’air qui rend la lutte si difficile pour l’abolition de la GPA. En effet, allez dire à un couple en mal d’enfants qu’il y a une solution : aussi mauvaise soit-elle, ils se précipitent, pour la plupart d’entre eux.

A ce propos, un pro-transhumanisme m’a dit récemment : « rassurez-vous, nous aurons bientôt l’utérus artificiel – l’exogénèse -, il n’y aura plus de besoin de mères porteuses ». Et plus besoin de mère non plus ! Eh oui, l’un conduit à l’autre !

La GPA, on le voit, est l’archétype du délire prométhéen, de l’utopie de libéraux-libertaires qui utilisent la technique sans l’ombre d’un discernement, sans jamais réfléchir aux conséquences à court, moyen et long terme.

Le pro-transhumanisme que j’évoquais à l’instant m’a d’ailleurs écrit, il y a quelques jours, dans un sms, « Nous sommes dieu » ! Et le mot dieu, au singulier ! Tout est dit !

Je n’ai pas évoqué la GPA comme conséquence inéluctable du mariage de deux hommes, ce qu’elle est aussi, évidemment.

Et c’est bien pour toutes ces raisons que nous ne voulons ni du mariage de deux hommes ou de deux femmes, ni de la PMA, ni de la GPA ! Et nous ne lâcherons rien, jamais !

C’est pourquoi il faut agir, impérativement et urgemment : je vous donne donc rendez-vous ce mardi 15 mars, à Paris de 8h30 à 9h30, devant les bureaux du Conseil de l’Europe, et dans de nombreuses autres villes : Strasbourg, Clermont Ferrand, Cognac, Epinal, Montpellier…"

Posté le 12 mars 2016 à 19h45 par Michel Janva | Lien permanent

09 mars 2016

Progression du recours à la contraception : « Un espoir pour contenir la population mondiale » selon l'ONU

L'ONU se félicite de la progression du recours aux contraceptifs dans le monde, surtout dans les pays les plus pauvres, ce qui permet de contenir l'accroissement de la population mondiale. Le Blog de Jeanne Smits :

[...] "C’est dans les régions les plus pauvres que le rythme du recours aux « contraceptifs modernes » progresse le plus vite : celles-là mêmes qui sont la cible des efforts des organisations internationales et des grandes fondations.

Au plan global, le rapport estime à 64 % la proportion de femmes mariées ou en couple et en âge de procréer qui utilisent une forme « moderne ou traditionnelle » de planification familiale. En 1970, elle était encore de 36 %.

L’impact de ce recours à la limitation des naissances pourrait être considérable, selon UNDESA : alors que l’ONU estime que la population mondiale atteindra d’ici à 2030 quelque 8 à 9 milliards d’âmes, la contraception généralisée pourrait assurer que l’on reste dans la fourchette basse. « Si d’ici à 2030 la taille moyenne des familles représente seulement un enfant de moins, alors la population mondiale est estimée devoir atteindre environ 8 milliards plutôt que 9 milliards », assure Jagdish Upadhyay, chef du Programme mondial pour améliorer la sécurité d’approvisionnement en produits de santé reproductive au Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).

La contraception, cette panacée qui aux dires de l’ONU permet d’éradiquer la misère, d’améliorer l’instruction et la santé tout en donnant davantage de pouvoir économique aux femmes, permettrait donc aussi d’obtenir « un ralentissement significatif de la croissance de la population mondiale ».

Les programmes d’accès à la contraception sont donc en tête des priorités des organisations internationales, que ce soit au nom du progrès, des Objectifs du Développement (ODD) ou de la lutte contre le réchauffement climatique. Upadhyay, lui, souhaite voir maintenus les efforts d’investissement international dans cette direction."[...]

Les voix sont nombreuses à s'élever contre l'accroissement de la population mondiale, au prétexte que la terre ne pourra jamais nourrir tout ce monde. En réalité, il y a d'immenses parties de la terre qui sont largement sous-peuplées, comme en Afrique par exemple, où certaines zones pourraient être exploitées à condition d'apprendre aux populations les mécanismes d'une agriculture adaptée, et à condition... d'avoir suffisamment de bras pour pratiquer cette agriculture.

Mais l'ONU préfère plaquer sur ces pays le modèle consumériste occidental, où l'on a fait du paysan, français notamment, un prolétaire des temps modernes, qui use sa vie dans la précarité. Les organismes internationaux interviennent dans les pays les plus pauvres avec toute l'autorité que leur donne leur argent, et de très nombreuses femmes, sans instruction, se voient prescrire d'autorité des contraceptifs sans même qu'on leur explique ce que c'est (je pense notamment aux implants contraceptifs que l'OMS impose aux femmes africaines, profitant de leur inexpérience). C'est une nouvelle forme d'exploitation de l'homme par l'homme avec la complicité de ceux-là mêmes qui dénoncent le plus fort l'esclavage.

Posté le 9 mars 2016 à 07h58 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 mars 2016

Anne sinclair a qualifié l'avortement d'enfants trisomiques "comme eugénisme protecteur"

Voici la réaction d'une mère de famille d'un enfant trisomique

Capture(1)Addendum : les propos d'Anne Sinclair sont ici à la minute 7'15. De nombreux parents sont révoltés par ces propos.On n'oserait pas imaginer en dire autant pour un enfant myopathe, un autiste ...eux ils sont bien défendus pas des associations ...mais les trisomiques n'ont que les larmes de leur parents pour se défendre.

Posté le 8 mars 2016 à 13h08 par Michel Janva | Lien permanent

05 mars 2016

Mardi 8 mars, les Sentinelles de Nantes contre la GPA

Les Sentinelles de Nantes communiquent :

Images

Chers amis,

Savez-vous que mardi prochain sera célébrée la Journée de la Femme?
 
Et savez-vous quelles perspectives on propose à la Femme, pilier de notre civilisation, aujourd'hui ? 
 
On lui propose la GPA. Voilà son prochain horizon, voilà comment la cause de la femme "avance" dans le monde aujourd'huiGPA que l'on pourrait renommer la Grossesse Pour Abandon : un double esclavage où le corps des femmes les plus pauvres est exploité pour ses fonctions les plus intimes, et où le bébé à naître devient l'objet d'un commerce, d'un contrat. 
 
En France, quelques lueurs d'espoir existent, mais le Conseil de l'Europe lui ne semble pas encore exempt des jeux des groupes de pression. Un vote à haut risque aura lieu le 15 mars et nous ne devons pas relâcher la pression!
 
Les Sentinelles ne se satisferont jamais d'un monde qui est prêt à instrumentaliser le corps des femmes les plus démunies. Le respect qui est dû a dignité humaine n'est pas compatible avec de telles pratiques, avec cette marchandisation.

Alors à l'occasion de la Journée de la Femme, la première victime de cet odieux trafic, les Sentinelles de Nantes vous donnent rendez-vous :
 
le 8 mars 2016 
de 12h30 à 13h30
en face du monument des 50 otages
 
Silencieux, résolus, respectueux de l'ordre public, espacés, sans signes distinctifs, bienveillants, nous nous tiendrons debout pour réclamer l'interdiction universelle de la GPA et l'annulation de la circulaire Taubira! 
 
A mardi, ONLR JAMAIS!
 
Les Sentinelles de Nantes

Posté le 5 mars 2016 à 09h36 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 février 2016

Les enfants trisomiques sont les Untermensch de notre époque

292.26804123711_450_178Il y avait l'argent des Juifs, il y a désormais La Ruée vers l'or des Mongols, selon le sous-titre de l'ouvrage de Jean-Marie Le Méné, intitulé Les Premières victimes du transhumanisme. Un livre dans lequel il évoque l’eugénisme qui est censé nous débarrasser des êtres « imparfaits », nos nouveaux sous-hommes, avant la naissance. Grâce au dépistage anténatal de la trisomie 21, dépistage suivi de l’avortement dans la plupart des cas (96% des cas en France), on supprime l'ensemble d'une population et, par la même occasion, certains font fortune : on chiffre à 1 milliard € l’achat que pourrait faire la France du nouveau dépistage des trisomiques. Il s'agit d'un scandale moral et financier. Et la France assume pleinement ce choix exterminateur :

"Tandis qu'outre-Rhin, si le moindre risque d'eugénisme pointe à l'horizon, il suscite encore un débat politique inévitable, au moins formel, mais toujours douloureux, la France assume absolument son choix d'un eugénisme qu'elle tient pour acceptable puisque c'est le sien, un eugénisme hexagonal, "encadré", donc sanctuarisé. Elle ne s'en cache pas, elle n'a honte de rien, elle en est fière. Elle n'a même pas l'élégance hypocrite de dire qu'elle ne pratique pas d'eugénisme, ce qui serait un "hommage que le vice rend à la vertu". Il y a dans l'eugénisme de connivence, "à la française", une arrogance et une désinvolture à la fois inquiétantes et insupportables. Car l'attitude de la France signifie très exactement ceci : se poser des questions morales, c'est bon pour les autres, surtout pour les Allemands, en raison de leur passé; mais nous les Français qui avons la conscience tranquille et rien à nous reprocher, cela ne nous regarde pas."

Posté le 17 février 2016 à 11h58 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2016

"Ces enfants là je ne veux pas les tuer"

Posté le 16 février 2016 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent

15 février 2016

La Silicon Valley produit une machine à trier les humains

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, était invité de TV Libertés :

Posté le 15 février 2016 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent

Une pétition contre la discrimination des personnes trisomiques

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Sur le site www.stopdiscriminatingdown.com/fr/  les internautes du monde entier sont invités à soutenir la pétition. Le 21 Mars 2016, journée mondiale de la trisomie 21, la pétition sera présentée aux institutions internationales, et notamment au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, afin qu’ils formulent aux Etats des exigences pour que les personnes trisomiques soient considérées, et non discriminées, par la société. Déjà soutenue par une dizaine d’associations du monde entier, d’autres organisations rejoindront bientôt cette cause en faveur des personnes atteintes de trisomie 21 !

AGISSEZ :

Posté le 15 février 2016 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2016

CRISPR-Cas9 et être humain génétiquement modifié : une question dont la France doit se saisir

Selon Alliance Vita :

"La modification du génome humain est aujourd’hui devenue simple, accessible, rapide et peu coûteuse grâce à la technique du CRISPR-Cas9, ce qui laisse entrevoir de prodigieuses perspectives en matière de recherche et de thérapie génique.

Mais les enjeux éthiques soulevés sont majeurs et la France doit s’en saisir, de manière urgente. Malgré plusieurs demandes de moratoires adressées à la communauté internationale, une ligne rouge vient d’être franchie : le 1er février dernier, la Grande-Bretagne a autorisé une scientifique à modifier le génome d’embryons humains, destinés ensuite à la destruction. Bien que ces techniques ne soient pas encore parfaitement opérationnelles, elles progressent de manière vertigineuse et laissent entrevoir la possibilité de créer, dans l’avenir, des enfants génétiquement modifiés, avec de réels risques de dérives eugéniques et scientistes. Modifier le génome d’un embryon impliquerait aussi sa future descendance, par ces modifications transmissibles de génération en génération, de façon définitive et avec des conséquences imprévisibles.

Bien que la France ait ratifié la convention d’Oviedo*, les instances scientifiques, académiques et éthiques françaises doivent impérativement se saisir du sujet : l’enjeu est de prémunir notre pays du risque identifié par l’Unesco de « mettre en péril la dignité inhérente et donc égale de tous les êtres humains et de faire renaître l'eugénisme, déguisé comme l'accomplissement du désir d’une vie améliorée ».

Alliance VITA vient d’écrire, ce 9 février 2016, à M Jean-Claude AMEISEN, pour que le Comité Consultatif National d’Ethique qu’il préside s’auto-saisisse de cette question d’importance majeure. La France doit assumer son statut de référence éthique contre toute marchandisation du corps et pour le respect de la dignité humaine.

*La convention d’Oviedo, dans son article 13, précise qu’ « une intervention ayant pour objet de modifier le génome humain ne peut être entreprise que pour des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques, et seulement si elle n'a pas pour but d'introduire une modification dans le génome de la descendance. »

Posté le 10 février 2016 à 12h15 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2016

Trisomie : des parents si seuls

CarIRF-W8AAovyIEn France, 96% des bébés trisomiques sont éliminés avant leur naissance. Et l'Etat réfléchit pour que les 4% restant ne passent plus à travers les mailles de ce filet. Alors pensez donc : l'Etat a d'autres préoccupations que d'aider les parents qui ont accepté de garder un enfant porteur de trisomie.

Posté le 8 février 2016 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

01 février 2016

Louise, un chromosome en plus, "nous rend moins bêtes"

"Je ne suis pas une mère Courage, juste une mère", témoigne dans un livre émouvant et salutaire Caroline Boudet, maman d'une adorable fillette d'un an, porteuse de trisomie 21. Entretien avec l'AFP, pas encore censuré par le CSA :

Addendum : Suite à censure par l'AFP, il faut voir cette viéo directement sur Youtube.

Posté le 1 février 2016 à 20h50 par Michel Janva | Lien permanent

Les premières victimes du transhumanisme

Posté le 1 février 2016 à 20h40 par Michel Janva | Lien permanent


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