17 août 2017

Extermination d'une partie de la population, diagnostiquée non conforme avant la naissance

CBS news constate :

« A mesure que les tests de dépistage prénatal se répandent dans le monde, le nombre d’enfants nés atteints de trisomie 21 ou d’autres pathologies diminue, car lorsque le dépistage révèle une anomalie, beaucoup de parents choisissent de mettre fin à la grossesse ».

Certains pays tiennent à jour des statistiques et leurs résultats sont significatifs :

  • les Etats-Unis ont un taux d’avortement pour la trisomie 21 estimé de 67% (1995-2011), et 6 000 enfants naissent atteints de trisomie 21 chaque année ;
  • en France le taux d’avortement pour la trisomie 21 est de 77% (2015) ;
  • au Danemark de 98% (2015).
  • En Islande, plus de 4 femmes sur cinq ont recours au dépistage prénatal et près de 100% de celles qui reçoivent un résultat positif avortent.

L’Islande est donc proche « d’éradiquer les naissances d’enfants atteints de trisomie 21 ». Avec une population d’environ 330 000 habitants, seul un à deux enfants atteints de trisomie 21 naissent chaque année, « à cause d’une erreur de dépistage »...

Posté le 17 août 2017 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet 2017

Diagnostiqué handicapé, un bébé "avorté" naît vivant

A huit mois de grossesse, le couple apprend que leur bébé souffre d’une malformation très grave du cerveau. L’hôpital Duchenne de Boulogne leur prescrit alors une interruption médicale de grossesse (IMG), un avortement, délicat à 8 mois de grossesse, mais bien légal en France (il y en a environ 6000 chaque année).

Lundi 24 juillet, l'intervention est pratiquée. Les médecins annoncent après une piqûre à double dose (normalement fatale) que la mère va accoucher quelques heures plus tard d’un bébé mort. Or quand l’enfant naît, il est vivant… Annoncé gravement handicapé, il boit, il bouge mieux qu’espéré.

Et personne pour leur prédire l’avenir, le degré de handicap de l’enfant. Ni pour leur dire si les piqûres ont aggravé son état.

Le couple en colère, veut porter plainte et il a bien raison.

Pour la direction de l’hôpital Duchenne,

« aucune erreur n’a été commise. C’est une situation rare et désolante, la première fois que l’on voit ça. Mais c’est déjà arrivé à Lille. »

C’est à l’Agence régionale de santé de décider d’une enquête.

Posté le 27 juillet 2017 à 13h35 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2017

Le sort d’un petit peuple est entre vos mains…

ClemenceLAVRUT-2Tandis que l’attention du pays se concentrait sur les résultats de l’élection présidentielle, un décret important fut publié, incognito, au journal officiel du 7 mai 2017 : l’introduction du dépistage prénatal non invasif. Le DPNI doit permettre de diagnostiquer in utero la trisomie 21 de l’enfant à naître par simple analyse de l’ADN fœtal présent dans le sang de la mère.

Ce nouveau dépistage présenté comme l’alternative au recours à l’amniocentèse et son risque de fausse couche, veut mettre fin aux dernières naissances d’enfants trisomiques.

Aujourd’hui en France, 96% des enfants diagnostiqués trisomiques sont avortés – contre 65% aux Etats-Unis. Demain, c’est 100% d’entre eux qui seront ces victimes.

Si le geste permettant de dévoiler la présence du chromosome indésirable devient non invasif, rapide et peu coûteux, s’il s’accompagne d’un discours médical d’encouragement et d’un discours social de culpabilisation en cas de refus, combien d’enfants trisomiques verront encore la lumière du jour dans les mois à venir ?

Il est urgent d’intervenir

C’est le sort d’un petit peuple qui est entre nos mains : traqué et éliminé sur le critère de son génome. D’aucuns vous diront que ces enfants seront malheureux, et leur famille avec. Ils vous mentent délibérément ou se trompent naïvement. La meilleure solution est celle qui se bat contre la maladie, non celle qui élimine le malade.

Car c’est possible ! De nombreux programmes de recherche sont en cours comme l’étude Perseus menée par l’Institut Jérôme Lejeune en collaboration avec le Centre de génomique de Barcelone. Poursuivre ces projets thérapeutiques, est donc désormais une urgence de 1er ordre.

La Fondation Jérôme Lejeune doit également occuper le terrain de la défense juridique de la vie à naître face aux positions ultra-libérales des autorités de santé.

Pour que toutes ces actions portent leurs fruits, il nous faut les prolonger et les diffuser largement autour de nous.
La Fondation Jérôme Lejeune a besoin de vous !

Ces enjeux, ces défis ne sont pas les nôtres. Ils ne sont pas non plus seulement ceux des familles touchées par le handicap intellectuel. Ils sont aussi les vôtres.

Parce que la Fondation doit être la voix des sans-voix contre ce mépris flagrant du bien-commun Parce qu’il est urgent de réaffirmer la valeur fondamentale de toute vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle Parce que nous ne vivons que de votre soutien, nous faisons appel à vos dons !Pour soutenir la Fondation : Je fais un don.

Posté le 22 juillet 2017 à 08h23 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet 2017

L'eugénisme affiché d'une banque de sperme

XVM0c79e8be-61a1-11e7-8eb8-e1cec1c7e2c5Une banque de sperme danoise, Cryos, compte « déjà plus de 60.000 naissances dans le monde. En France, 246 grossesses ont été déclarées en 2016 ». 

Selon son directeur, la réussite est due au « sérieux de l’enquête familiale concernant les antécédents génétiques des donneurs, les maladies possiblement héréditaires et, d’une manière plus générale, l’excellence des donneurs ». Les donneurs sont triés sur le volet, ils contribuent selon la banque, à un « un eugénisme positif ».

Les acheteurs peuvent sélectionner le donneur selon de nombreux critères : couleur des yeux mais aussi, « droitier », « sportif », qui « ne porte pas de lunettes »…

« Toute notre société est fondée sur la sélection naturelle, il est normal que les parents puissent choisir un géniteur selon leurs critères », souligne Ole Schou. Même conviction chez les donneurs : Feary, par exemple, se réjouit de pouvoir participer à l’élaboration « d’enfants parfaits ».

Posté le 12 juillet 2017 à 21h50 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2017

Marseille : l'hôpital Nord à la pointe dans l'extermination des personnes porteuses de la trisomie 21

Les maternités de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille et de la région Paca disposeront d'ici à la fin de l'année d'un accès à un test de dépistage non invasif de la trisomie 21 (le Dpni). Un dépistage par simple prise de sang lors du premier trimestre de grossesse. Plus besoin de pratiquer une amniocentèse avec une piqûre dans le ventre de la mère pour retirer du liquide amniotique nécessaire à la détection de la chaîne chromosomique et de la trisomie 21.

L'hôpital s'en félicite. Pourtant, il ne fait pas ce test dans un but thérapeutique, mais dans un but eugéniste, même si ce terme est tabou.

Posté le 11 juillet 2017 à 18h37 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2017

Aujourd’hui, toutes les étapes pour la sélection humaine sont désormais réalisées ou en voie de réalisation

Selon le biologiste Jacques Testard, dans Le Monde diplomatique via Gènéthique :

"Le terme « eugénisme » a été inventé à la fin du XIXe siècle par Francis Galton, un anthropologue cousin de Charles Darwin, pour définir la « science de l’amélioration des races ». L’infanticide, la gestion des mariages, la stérilisation, l’extermination ou l’avortement risquent bientôt d’apparaître comme de bien piètres moyens pour améliorer la qualité humaine au regard des apports de la génétique moléculaire, alliée à l’informatique et à la biologie cellulaire.

La période récente a vu l’irruption de technologies génétiques complexes dont les pouvoirs, fascinants et redoutables, ont été popularisés par les médias : le Crispr-Cas9, « ciseau génétique », et le gene drive, ou « forçage génétique ». Un premier essai chinois ayant utilisé la technologie Crispr en 2015 pour réparer des embryons humains anormaux a accéléré l’autorisation de projets de recherche dans plusieurs autres pays dont le Royaume-Uni et les États-Unis. La perspective eugénique est largement évoquée, comme s’il était acquis que cette « édition du génome » (lire « Nous sommes tous des mutants ») puisse être parfaitement maîtrisée, une condition impérativement préalable à toute application humaine. Or un spécialiste l’explique : « Les techniques d’édition entraînent des dommages collatéraux. D’autres portions du génome que celles ciblées sont ainsi modifiées, sans que l’on comprenne toujours pourquoi ou que l’on puisse toujours en prédire l’existence. [De plus], les vecteurs utilisés, qu’il s’agisse de bactéries, de particules ou même d’une micro-injection, sont destructifs comme un bulldozer qui essaierait de venir faire de la dentelle dans votre cuisine : le stress induit laisse des traces incontrôlées, sous forme de mutations et d’épimutations » D’autres rares critiques modèrent les annonces d’une amélioration prochaine du génome humain.

À l’automne 2016 paraissait un résultat scientifique qui nous semble au moins aussi important, mais qui fut largement ignoré. Cette recherche démontre qu’il est possible de fabriquer des cellules « reproductrices » [...]"

Posté le 7 juillet 2017 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2017

1er juin : conférence de Me Jérôme Triomphe à Lyon

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Posté le 20 mai 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

17 mai 2017

Le ministre de la Santé Agnès Buzyn favorable à l’euthanasie et à la chasse aux trisomiques

Unknown-40Nommée ministre des Solidarités et de la Santé dans le gouvernement d'Emmanuel Macron et Édouard Philippe, Agnès Buzyn s’était déclarée personnellement favorable à l’euthanasie des enfants, lors d’un colloque au Grand Orient de France en 2015, sur la « fin de vie des enfants ».

« À titre personnel, je suis en faveur de l’espace de liberté belge ».

Pourtant, quand on lui demandait si des enfants en fin de vie émettaient le souhait de mourir, Agnès Buzyn, qui a fait toute sa carrière de médecin à l’hôpital Necker, était catégorique :

« À la lumière de mon expérience, je peux affirmer que les enfants en fin de vie ne demandent pas à mourir. Ils n’ont pas peur de la mort. Ce qui les rend malheureux, c’est de décevoir leurs parents, et de leur faire de la peine ».

Agnès Buzyn intervenait sous les arcanes du Temple Groussier, rue Cadet, siège du Grand Orient, aux côtés du sénateur socialiste belge Philippe Mahoux, auteur de la loi dépénalisant l’euthanasie en 2002. Il est également auteur de la loi qui a étendu l’euthanasie aux enfants, en 2014.

Autre invité, le député du Rhône Jean-Louis Touraine, alors membre du Parti socialiste, qui plaidait pour l’euthanasie des adultes, et des enfants. Conseiller d’Emmanuel Macron pendant la campagne, il brigue un nouveau mandat législatif à Lyon,  sous l’étiquette La République En Marche (LREM).

Agnès Buzyn, présidente du Collège de la Haute Autorité de santé (HAS), a rendu publiques de nouvelles recommandations en matière de dépistage de la trisomie 21. Elle suggère également que ce dépistage soit remboursé par le ministère de la Santé.

La Fondation Jérôme Lejeune a immédiatement réagi :

Capture d’écran 2017-05-17 à 18.52.211er point : l’urgence n’est pas d’éradiquer à 100 %, mais de mettre un terme à l’élimination en masse

La France, où déjà 96% des fœtus détectés trisomiques sont avortés, est un pays leader en matière d’élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance. Plus on dépiste, plus on élimine. C’est un fait : la généralisation du dépistage prénatal nous a rendus intolérants au handicap. Depuis 20 ans en France, le système de santé qui pousse à la détection prénatale des enfants trisomiques a développé les pratiques mais aussi les mentalités eugénistes.

La HAS souligne que dans les pays ayant développé le nouveau test, le nombre de fœtus détectés trisomiques a augmenté. Puisque la détection prénatale conduit à l’élimination, l’insertion du nouveau test dans le système de santé va conduire à augmenter le nombre de bébés trisomiques supprimés. A quel niveau d’anesthésie des consciences sommes-nous arrivés en France, pour que ce scandale ne soit pas pris en compte ?

2ème point : l’argument de la baisse du nombre d’amniocentèses est discriminant et eugéniste

L’argument du baisse du nombre d’amniocentèses est un argument de vente. La fondation Jérôme Lejeune rappelle le caractère eugéniste de cet argument :

« Les médecins qui s’appuient sur l’argument selon lequel le nouveau test va diminuer le nombre d’amniocentèses servent un argument marketing, de nature à faire vendre, mais stigmatisant pour les personnes atteintes de trisomie 21. Ils justifient leur demande en invoquant une baisse des amniocentèses qui provoquent l’élimination d’enfants sains. Ils utilisent un argument eugéniste, qui tend à discriminer les « fœtus trisomiques » des « fœtus sains ». En valorisant la vie des enfants non atteints, à épargner grâce au test non invasif, ces médecins nient la valeur de la vie des enfants atteints de trisomie 21. Ce faisant ils activent une discrimination, ils délivrent un message de rejet violent aux personnes trisomiques et à leurs proches. » (Jean-Marie Le Méné, président de la fondation, in Les premières victimes du transhumanisme).

3ème point : le nouveau test développe angoisse et culpabilisation

L’insertion du nouveau test dans le système de santé ajoute une étape à  l’ensemble du dispositif actuel : dépistage classique + nouveau test + diagnostic (ICI une INFOGRAPHIE pour comprendre). Il rallonge le processus. Par ailleurs l’élargissement du seuil déterminant la catégorie « à risque » (hier 1/250 aujourd’hui 1/1000) va augmenter le nombre des couples qui seront angoissés. Tous les tableaux du monde, les stratégies de dépistages et recommandations des sociétés les plus savantes devraient être relativisés face à cette réalité de l’angoisse des couples. La fondation rappelle que le système impose aux femmes enceintes un choix culpabilisant. Quand elles apprennent que leur enfant est porteur de la trisomie 21 elles sont sommées de choisir entre éliminer leur enfant ou le faire naître (avec le risque de se sentir responsable du handicap).

Conclusion

La fondation Jérôme Lejeune est habituée à ce qu’en France, les responsables de la santé et les responsables politiques décident dans le sens du développement de la traque des enfants trisomiques avant leur naissance. Ce rapport de la HAS, précédé de la publication le 7 mai d’un décret le matérialisant, ne fait pas exception.

L’importance des trois missions de la fondation Jérôme Lejeune s’en trouve soulignéeaujourd’hui :

  • Développer la recherche à visée thérapeutique au bénéfice des personnes atteintes d’une déficience intellectuelle d’origine génétique
  • Développer sa consultation médicale spécialisée pour ces patients et leur famille
  • Être leur avocat en défendant leur vie et leur dignité

Posté le 17 mai 2017 à 18h53 par Michel Janva | Lien permanent

11 mai 2017

Vidéo Dear Future Mom devant la CEDH : pour la liberté d’expression des personnes trisomiques

La Fondation Jérôme Lejeune, assistée par l’ECLJ, vient de déposer une requête auprès de la cour européenne des droits de l’homme (CEDH) contre la décision du conseil d’État qui avait approuvé la censure du clip Dear Future Mom par le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) :

010"Diffusée à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21 en 2014, la vidéo Dear Future Mom adresse un message fort et réconfortant aux femmes enceintes qui attendent un enfant trisomique et s’inquiètent sur son avenir possible. Des enfants trisomiques exprimaient, en des termes émouvants, leur aptitude au bonheur, leurs capacités et leur amour pour leurs parents. Cette expression n’a pas été considérée comme étant d’ « intérêt général » pour le CSA, qui a censuré sa diffusion en France.

La requête, déposée le 9 mai, s’appuie sur l’atteinte à la liberté d’expression, qui est garantie par l’article 10 de la convention européenne des droits de l’homme. En leur interdisant d’apparaître ainsi à la télévision, le CSA est allé à l’encontre des efforts que la société doit faire pour intégrer les plus faibles de ses membres. Il a signifié directement aux personnes trisomiques que leur visibilité, leur existence même, posent un problème à la société.

Outre l’atteinte à la liberté d’expression, ces enfants ont également subi une discrimination manifeste en raison de leur génome, condamnée par l’article 14 de la convention européenne des droits de l’homme.

Censure et discrimination des personnes trisomiques : une exception française ?

La liberté d’expression et le respect des plus fragiles constituent une règle d’or des institutions européennes. Nul doute que la cour européenne des droits de l’homme saura s’interroger sur cette triste « exception française » et casser la censure de l’expression du bonheur en France."

Posté le 11 mai 2017 à 21h13 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2017

Avant de partir Hollande signe un décret contre les enfants trisomiques

Communiqué de la Fondation Lejeune :

0s9"L’AP-HP vient d’annoncer (le 5 mai) la mise en place d’une plate-forme de dépistage automatisé des aneuploïdies fœtales (au premier rang desquelles la trisomie 21). Par ailleurs, un décret vient d’être publié (le 7 mai) pour insérer dans le système de santé un nouveau test de détection prénatale (non invasif, contrairement à l’amniocentèse).

Pour la fondation Jérôme Lejeune ces deux informations illustrent l’enfermement de nombreux responsables de la santé et politiques dans le système installé en France depuis 20 ans, et qui conduit aujourd’hui à l’élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance.

1. L’argument trompeur de la baisse des amniocentèses

Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune dénonce depuis des mois cette approche, plus particulièrement dans son dernier livre « Les premières victimes du transhumanisme » (Edition PGdR 2016).

« Les médecins qui s’appuient sur l’argument selon lequel le nouveau test va diminuer le nombre d’amniocentèses servent un argument marketing, de nature à faire vendre, mais stigmatisant pour les personnes atteintes de trisomie 21. Ils justifient leur demande en invoquant une baisse des amniocentèses qui provoquent l’élimination d’enfants sains. Ils utilisent un argument eugéniste, qui tend à discriminer les « fœtus trisomiques » des « fœtus sains ». En valorisant la vie des enfants non atteints, à épargner grâce au test non invasif, ces médecins nient la valeur de la vie des enfants atteints de trisomie 21. Ce faisant ils activent une discrimination, ils délivrent un message de rejet violent aux personnes trisomiques et à leurs proches.»

Par ailleurs, la fondation Jérôme Lejeune s’interroge sur la réalité de l’argument selon lequel ce test diminuerait, via la baisse du nombre d’amniocentèses, le nombre de fœtus sains éliminés.

2. Un décret pris dans la précipitation

Depuis des mois la fondation Jérôme Lejeune alerte les responsables politiques sur l’urgence d’un réveil des consciences et la nécessité de prendre du recul face à l’arrivée de la nouvelle technique de dépistage prénatal non invasif. Loin de cette attitude, le gouvernement sur le départ a précipité la décision. Et ce alors même que l’enjeu fait débat dans plusieurs pays, et que le rapport de la HAS qui devait exposer une réflexion générale n’a pas été publié. Pour Jean-Marie Le Méné :

« Un pays qui élimine déjà en masse les enfants trisomiques avant leur naissance (96% des enfants détectés in utero), doit d’abord repenser collectivement le bien-fondé d’une offre de soins qui conduit à rendre mortelle une pathologie, la trisomie 21, qui ne l’est pas. L’heure n’est pas à éradiquer mieux mais à accueillir et soigner plus. »

Posté le 10 mai 2017 à 18h26 par Michel Janva | Lien permanent

01 mai 2017

Ne confondons pas la paix avec l’anesthésie de nos consciences

Face à l'hystérie de certains, qui croient entendre les bottes des heures les plus sombres..., Tugdual Derville met en avant les bonnes priorités :

Capture d’écran 2017-05-01 à 18.09.33"[...] Sur les sujets de VITA, nous avons conçu cette série de baromètres, dès les primaires des grands partis. Leurs dix points sont essentiels, car il n’y a pas de politique digne de ce nom sans conception ajustée de l’homme. Nous actualisons ces tableaux à partir des informations de plus en plus riches sur le passé des candidats, leurs programmes et leurs déclarations. A l’heure où nous sommes, il nous paraît objectif de constater qu’Emmanuel Macron propose, sur plusieurs points majeurs, d’aggraver ce que nous avons appelé la « casse sociétale » du quinquennat Hollande. Je pense surtout à son projet d’ouvrir la PMA aux femmes célibataires ou homosexuelles. Son intervention auprès des collégiens leur demandant si certains « ont deux papas ou deux mamans », assortie d’une instruction civique particulièrement intrusive, confirme son état d’esprit. Sur ce sujet, Marine Le Pen affirme vouloir rétablir l’intégrité du mariage et de la filiation. Dont acte. Mais nous prenons soin de préciser que ces critères, pour importants qu’ils soient (on dit parfois de certains qu’ils sont « non négociables »), ne sont pas exclusifs. À chacun de les relier aux autres points qui lui semblent essentiels avant de faire son choix. Je précise que, sur le sujet de l’avortement, aucun des onze candidats n’a exprimé une position générale acceptable à nos yeux. Or, il faudrait relever ce défi douloureux, par une politique tranchant vraiment avec celle qu’a encore aggravée François Hollande à quatorze reprises…

Que répondez-vous à ceux qui estiment qu’avec Marine Le Pen adviendrait une guerre civile ?

On agite des deux côtés la peur du chaos. Justement, je pense souvent à cette « paix factice » dans laquelle nous croyons vivre en France quand nous oublions les atteintes à la vie. Je ne veux jeter la pierre à personne, parce que j’aime, comme chacun, vaquer paisiblement à mes occupations parfois futiles. Mais je me souviens de mère Teresa qui nous alertait à propos de nos pays qu’elle disait « plus pauvres encore que l’Inde » en constatant la banalisation des atteintes à la vie dont parlait aussi son « ami » Jean-Paul II à chacune de ses visites dans cette France qu’il aimait tant ! Je pense aussi à Emmanuel Mounier qui se disait plus choqué par l’injustice que par le désordre, ou à René Girard évoquant ces boucs émissaires que toute société aime désigner et éliminer dans l’inconscience générale.

Avons-nous conscience, pour citer un seul exemple, de l’ampleur de l’eugénisme « démocratique » qui blesse déjà notre société ? Quelle est cette paix que nous voulons préserver si nous fermons les yeux sur ces « étrangers » rejetés par centaines de milliers aux frontières de la vie que sont ces fœtus trisomiques, et autres êtres humains jugés non conformes, indésirables ? Le migrant aussi est très vite traité en bouc émissaire… C’est ce que dit à sa façon le pape François dans Laudato si’ : la personne âgée, la personne handicapée, l’étranger, celui qui vit dans la misère ou sans domicile, et aussi l’embryon humain livré aux laboratoires, tous sont des pauvres à considérer et protéger. Un tel constat douloureux renvoie sans doute dos à dos les deux finalistes et leurs challengers du premier tour de cette élection présidentielle. Mais il interroge aussi chacun d’entre nous sur les critères qui définissent à nos yeux la paix. Nous la confondons trop vite avec la tranquillité et l’anesthésie de nos consciences, voire la protection de nos biens matériels. Or la paix découle de la justice, qui elle-même émerge de la vérité, à oser regarder en face. Ainsi, même notre légitime souci de sécurité face à la menace terroriste devrait nous éveiller à l’insécurité subie par d’autres êtres humains, dont l’humanité est occultée…"

Posté le 1 mai 2017 à 18h10 par Michel Janva | Lien permanent

27 avril 2017

Condamnation pour n'avoir pas détecté un trisomique à abattre : Jacques Bompard interroge le garde des sceaux

Jacques Bompard interroge le garde des sceaux, ministre de la justice sur la condamnation du CHU de Limoges, accusé de ne pas avoir dépisté un cas de trisomie 21 chez une petite fille. Le CHU de Limoges a été condamné à verser 50 000 euros de dommages et intérêts à la mère et 30 000 euros au père d'une petite fille atteinte d'une trisomie 21 non détectée avant sa naissance au motif que la mère n'a pas pu « exercer son choix de recourir à une interruption médicale de grossesse ni se préparer à l'arrivée d'un bébé atteint de trisomie 21 ».

"Cette affaire fait écho à l'affaire Perruche des années 1990. En effet, à l'époque, Nicolas Perruche est né avec de graves handicaps. Sa mère avait contracté pendant sa grossesse la rubéole, ce qui avait eu des conséquences sur la santé de son enfant. Le diagnostic n'avait pas pu être posé, empêchant la mère de recourir à un avortement, ainsi qu'elle l'aurait souhaité. Le tribunal de grande instance d'Évry a jugé le 13 janvier 1992 que le laboratoire et le médecin sont responsables de l'état de santé de Nicolas Perruche et les condamne in solidum avec les assureurs à l'indemnisation de Nicolas et ses parents. Cette affaire avait, à l'époque, provoqué de vives réactions dans l'opinion publique. En réponse à ces contestations, la loi Kouchner du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, avait permis l'adoption de l'article L. 114-5 du code de l'action sociale et des familles. Depuis, il n'est plus possible d'être indemnisé pour « le préjudice d'être né ». L'alinéa 3 de l'article précité dispose : « lorsque la responsabilité d'un professionnel ou d'un établissement de santé est engagée vis-à-vis des parents d'un enfant né avec un handicap non décelé pendant la grossesse à la suite d'une faute caractérisée, les parents peuvent demander une indemnité au titre de leur seul préjudice. Ce préjudice ne saurait inclure les charges particulières découlant, tout au long de la vie de l'enfant, de ce handicap. La compensation de ce dernier relève de la solidarité nationale ». À travers l'affaire du CHU de Limoges, la cour donne plus de valeur à une absence de choix, celui des parents, qu'elle indemnise en l'espèce à hauteur de 80 000 euros, qu'à la vie humaine en elle-même qui ne peut naturellement être indemnisée au motif que la vie ne peut avoir un prix. C'est pourquoi il lui demande s'il trouve normal que la vie d'un enfant trisomique puisse être considérée comme un préjudice quantifiable pour ses parents. Plus encore, il lui demande si le motif de la décision, en, l'occurrence « l'absence de choix des parents », ne porte pas en lui de possible graves déviances qui contreviendraient à l'éthique."

Posté le 27 avril 2017 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

20 avril 2017

Ne pas avoir pu tuer son bébé vaut donc une indemnité de 80 000 €

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le CHU de Limoges a été condamné hier par le tribunal administratif de la ville a verser respectivement 50.000 € et 30.000 € à la mère et au père d’une petite fille pour une « erreur de diagnostic » qui a empêché son avortement il y a 7 ans.

Le CHU n’ayant pas détecté la trisomie du futur bébé, la mère « n’a pas eu la possibilité d’exercer son choix de recourir à une interruption médicale de grossesse ». Choix qui est celui de 95 à 99% des parents, souligne le tribunal. Ne pas avoir pu tuer son bébé vaut donc une indemnité de 80.000 €. Le père et la mère de ce pauvre enfant espéraient gagner encore davantage en demandant réparation aussi pour leurs deux autres enfants traumatisés eux aussi de ne pas voir disparaître leur petite sœur dans une poubelle. Mais la loi ne prévoit de donner de l’argent qu’aux « parents »…"

Posté le 20 avril 2017 à 19h18 par Michel Janva | Lien permanent

13 avril 2017

La Fondation Jérôme Lejeune publie le bilan des dérives bioéthiques du quinquennat

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Source

Posté le 13 avril 2017 à 15h23 par Le Salon Beige | Lien permanent

30 mars 2017

Une pétition de militants pour neutraliser la fondation Lejeune

Dans une tribune au « Monde », 146 scientifiques dénoncent les prises de position de la fondation Jérôme Lejeune contre les recherches destructrice d'embryons humains et contre l’avortement et appellent à supprimer son statut de d’utilité publique. Réponse de la Fondation :

Capture d’écran 2017-03-30 à 18.46.12"La fondation Jérôme Lejeune a été créée pour poursuivre après la mort du généticien Jérôme Lejeune ses travaux scientifiques médicaux et éthiques. Elle assume cette mission à travers ses actions statutaires connues depuis sa création :

Cette 3ème mission conduit la fondation à soumettre au juge administratif la question de la légalité de certaines décisions de l’Agence de la biomédecine (ABM) autorisant des travaux de recherche sur l’embryon. Sur plus de 200 décisions de l’ABM concernant l’embryon depuis 2004, la fondation a contesté la légalité de 39 d’entre elles. Le Conseil d’Etat a reconnu l’intérêt à agir de la fondation dans ce domaine.

Les pétitionnaires

La pétition est lancée par des personnalités qui contestent le refus de la fondation Jérôme Lejeune de subordonner la vie d’un nouvel être humain à la qualité de son génome et de donner à la médecine le pouvoir de déterminer la valeur des vies humaines. On y trouve des militants de la désobéissance à la loi. Ainsi le professeur René Frydman a emmené en 2016 un collectif de 130 médecins (comme Patricia Fauque) qui ont déclaré avoir bravé la loi en recourant à la PMA pour des couples homosexuels. Depuis, certains ont dénoncé une instrumentalisation.

La pétition rassemble aussi des scientifiques très impliqués dans la médecine de la reproduction, le recours aux CECOS et la recherche sur l’embryon humain. Aux scientifiques déjà cités s’associent Jean-Paul Renard, John de Vos, Bernard Jégou, Alfred Spira, Cécile Martinat et Marc Peschanski. Ce dernier est notamment l’auteur de la recherche embryonnaire dont l’autorisation a été jugée illégale par le Conseil d’Etat en 2014.

Jacques Milliez, pour sa part, dans son livre L’euthanasie du fœtus, compare l’avortement eugénique des enfants trisomiques à un « eugénisme génocidaire » et justifie un « ordre établi » qui s’imposerait aux parents concernés.

Israël Nisand reconnaît dans le Journal Vivre Ensemble de l’UNAPEI que « quand on choisit les enfants à naître, on est dans un programme eugénique » et ajoute « cela ne m’offense pas de l’accepter ».

Jean-Didier Vincent a déclaré au président de la fondation dans l’émission scientifique « La tête au carré » le 12 octobre 2012 : « Allez au fond de votre idéologie : vous êtes contre l’eugénisme qui élimine les trisomiques. C’est tout. C’est clair. Ne biaisez pas là-dessus ! » avant de conclure : « Pourquoi faut-il conserver les trisomiques qui sont quand même un poison dans une famille, il faut bien le dire ! ».

Quant à Yehezekel Ben Ari, il fait l’objet d’une procédure en diffamation après avoir comparé le président de la fondation Jérôme Lejeune au stalinien Lyssenko.

Les enjeux

La pétition a été lancée peu après la requête de la fondation contre une autorisation de l’ABM autorisant des travaux de recherche sur une nouvelle technique de FIV (FIV dite « à 3 parents » ou fabrication de « bébé OGM »), délivrée par l’ABM. Cette nouvelle technique comporte une phase de clonage (transfert de noyau), la création d’un embryon pour la recherche et une modification du génome de l’être humain ainsi fabriqué. Il est légitime de s’interroger sur cette triple violation de la loi de bioéthique et des normes internationales en vigueur.

Cette pétition manifeste une volonté de neutraliser la fondation Lejeune qui non seulement ne reçoit aucune subvention mais soutient une recherche publique (malheureusement déshéritée) au profit des déficients intellectuels à partir de fonds privés en provenance de petits donateurs.

Une question se pose : comment des scientifiques qui revendiquent volontiers des « illégalités fécondes » se permettent-ils de jeter en pâture médiatique une institution qui aurait le tort d’invoquer le secours de la loi pour défendre les plus fragiles contre l’eugénisme et le transhumanisme ?"

Posté le 30 mars 2017 à 18h48 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2017

L'hommage du cardinal Sarah à Jérôme Lejeune


Cardinal Sarah : du transhumanisme à la GPA... par bvoltaire

Posté le 28 mars 2017 à 21h25 par Michel Janva | Lien permanent

25 mars 2017

L’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie aseptisée en laboratoire

Le cardinal Sarah célèbre aujourd'hui samedi 25 mars la messe anniversaire de la mort du professeur Lejeune en l'église Saint-Augustin (Paris), après avoir donné une conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19). Rendez-vous à 17 heures à l’église Saint-Augustin pour la conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19) et à 18h30 pour la messe. À cette occasion, Aleteia publie une tribune du cardinal : 

Unknown-21"Face à l’arrogance des puissances financières et médiatiques (Goliath), lourdement armées et protégées par la cuirasse de leurs fausses certitudes et par les nouvelles lois contre la vie, l’Église catholique du XXIe siècle, au moins en Occident, ressemble au petit reste dont parlent les Saintes Écritures. En effet, l’Église catholique, tel David, dispose seulement du petit caillou de l’Évangile de la Vie et de la Vérité, et pourtant elle va frapper le géant, Goliath en pleine tête et l’abattre. En effet, nous le savons bien, il s’agit d’une bataille, à la fois très âpre et décisive, qui sera longue et s’apparente à celle des fins dernières décrites dans le dernier livre de la Bible. Ainsi, il en va de la survie de l’humanité elle-même. Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort dénoncée par saint Jean Paul II dans son enseignement, se tient devant la femme enceinte, prêt à dévorer l’enfant à sa naissance, et à « nous » dévorer également (Ap 12, 4).

Soyons conscients que, une nouvelle fois, et c’est arrivé bien souvent dans sa longue histoire bimillénaire, l’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie : il ne s’agit plus d’Attila et de ses Huns, que sainte Geneviève arrêta devant Paris en 451, ni du combat des papes du XXe siècle — de Pie XI à saint Jean Paul II — contre les divers totalitarismes qui ont ensanglanté l’Europe et le reste du monde, il s’agit d’une barbarie aseptisée en laboratoire, terriblement efficace, que l’opinion publique ne perçoit pratiquement pas, puisqu’elle est anesthésiée par les Goliath des puissances financières et médiatiques. Oui, il s’agit bien d’un combat… à la vie et à la mort : si ce n’était pas le cas, les pouvoirs publics, en France, tenteraient-ils en ce moment de faire taire les sites internet dits « pro-vie », en inventant un délit d’entrave numérique à l’avortement ? Lors de la discussion de ce projet de loi aberrant au Parlement français, les défenseurs de la vie ont été verbalement lynchés pour avoir osé rappeler que l’avortement n’est pas un droit, mais un crime, et donc le plus grand drame de notre temps…

La puissance dramatique du refus de la vie

Aujourd’hui, personne ne peut se montrer insensible et indifférent devant l’obligation impérieuse de défendre l’enfant à naître. Au-delà de l’aspect moral qui nous interdit de porter atteinte à toute vie humaine, surtout lorsqu’elle est innocente et sans défense, la protection de l’embryon est la condition sine qua non pour sortir toute civilisation de la barbarie et assurer l’avenir de notre humanité. Le signe clinique le plus impressionnant, indiquant que nous allons vers l’abîme et un gouffre sans fond, c’est la puissance dramatique du refus de la vie. L’homme de la société de consommation devient toujours plus insensible au respect sacré de la vie humaine. Il ne comprend plus que la personne humaine puisse être un absolu que nous n’avons pas le droit de manipuler à notre guise.

Si le professeur Jérôme Lejeune était encore de ce monde, il ne ferait que suivre la ligne intangible de la défense de la dignité de la personne humaine, qui fut la sienne d’une manière constante. Il se serait donc opposé au faux et scandaleux « mariage » homosexuel, à ces aberrations que sont la PMA et la GPA, et il aurait combattu avec une énergie sans pareille la théorie proprement délirante et mortifère dite du « genre » ou « gender ». D’ailleurs, le professeur Lejeune avait vu et compris les conséquences de la légalisation de l’avortement en 1975, qui est devenu, avec le temps, un pseudo « droit de la femme » : ainsi, il tremblait déjà pour le sort de « ses » enfants trisomiques, qui, de fait, actuellement, sont en voie d’extermination, car, comme vous le savez, les pouvoirs publics eux-mêmes reconnaissent, comme une victoire funeste, que 96 % d’entre eux sont mis à mort par l’avortement. C’est vraiment horrible, criminel et sacrilège !

Une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine

Jérôme Lejeune avait aussi compris, lui, le grand généticien, à quelles dérives prométhéennes nous conduiraient les manipulations génétiques en tous genres, à commencer par la recherche sur les embryons, qui sont menacés « a priori » de destruction, puisque la nouvelle loi, votée récemment le 6 mai 2013 dans une indifférence quasi-générale, autorise expressément la recherche sur l’embryon, et ne met donc pratiquement plus de limite à la destruction des embryons dits surnuméraires, alors que, la loi précédente du 6 août 2004 prévoyait encore un régime d’interdiction avec dérogations accordées par l’Agence de biomédecine…  et ne parlons pas du transhumanisme, qui est proprement terrifiant : jusqu’où va-t-on aller dans cette course à l’enfer ? En effet, avec le transhumanisme, cela signifie que « l’humanité augmentée » sera le triomphe de l’eugénisme et de la sélection du meilleur capital génétique parmi tous les êtres afin de créer le surhomme idéal. Le transhumanisme va réaliser, grâce aux techno-sciences, le rêve prométhéen du nazisme. Comme dans le nazisme, y aura-t-il une race des seigneurs ? Si oui, sur quels critères ? Et, dans ce cas, que fera-t-on des « sous-hommes », selon la terminologie nazie, dont le travail aura été remplacé par les robots ? Ces questions sont terrifiantes et nous glacent jusqu’au sang.

Le refus d’accueillir et de laisser vivre ceux qui gênent, c’est-à-dire non seulement l’enfant conçu et « non désiré », comme le martèlent les partisans de l’avortement, mais aussi la personne handicapée, le malade en phase terminale, la personne âgée devenue impotente, ce refus manifeste une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine créée et donc voulue par Dieu.

Le pape François nous appelle à une mobilisation générale pour la Vie : quand il évoque l’Église qui, dit-il, est comme un lazaret ou un « hôpital de campagne » après la bataille, il pense en premier lieu à cette bataille pour la survie de l’humanité terriblement blessée dans sa chair et dans son âme, au chevet de laquelle se tient la Mère Eglise."

Posté le 25 mars 2017 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2017

« La trisomie 21 devient une condamnation à mort »

20170320_down-syndrome-event_1A la veille de la Journée mondiale de la trisomie 21, la Fondation Jérôme Lejeune, la représentation permanente de l’Ordre de Malte auprès de l’ONU et ADF International ont organisé un événement parallèle lors de la 34e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies. Les conférenciers avaient pour objectif de sensibiliser au ciblage systématique des enfants à naître atteints de trisomie 21 et ont déclaré que la sélection systématique des embryons constituait une violation du droit international. Rubén Navarro, Conseiller de l’ONU pour ADF International, qui a animé l’événement à Genève, a déclaré :

« Demain, nous célébrerons la Journée mondiale de la trisomie 21. Cela devrait nous rappeler que les droits de l’Homme appartiennent à juste titre à tous les membres de la famille humaine, quelle que soit leur condition physique ou mentale. Malheureusement, en 2017, le diagnostic de la trisomie 21 devient une condamnation à mort. Le ciblage et même l’homicide de personnes parce qu’elles “diffèrent” n’est rien d’autre que de l’eugénisme. Comme société, nous interdisons la discrimination fondée sur le handicap et la maladie, alors pourquoi l’autoriser dans l’utérus ? »

Le test de dépistage prénatal « non invasif » devrait donner aux parents une indication précise à 99 % du diagnostic de trisomie de leur bébé. Il est fortement promu dans le monde entier. De nombreux gouvernements ont commencé à le proposer dans les soins de santé publique. Cette évolution est problématique compte tenu des critères éthiques définis par l’OMS en 1968. Ils affirment que le dépistage à l’échelle de toute une population est seulement « acceptable » si un « traitement pour les patients atteints de la maladie » est disponible. Or le test ne guérit pas et aucun traitement satisfaisant n’est encore mis sur le marché pour la trisomie 21.

Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune et auteur de nombreuses publications sur la trisomie 21, a souligné l’ironie du fait que

« cette focalisation sur le dépistage se produit alors même que les personnes souffrant de la trisomie 21 s’intègrent mieux que jamais dans le corps social. Nous devons passer de l’exclusion à l’inclusion. Les enfants atteints de trisomie 21 sont les premières victimes du transhumanisme. Le ventre de chaque mère qui devrait être un espace de sécurité devient un lieu de danger. Une terre sans trisomie 21 signifie l’élimination de l’empathie et de l’humanité. Ce serait notre perte, et non la leur. En vérité, nous ne protégeons pas leur monde. Ils protègent le nôtre. »

Les droits de l’Homme s’appliquent également aux personnes atteintes de trisomie

Kathleen Humberstone, une jeune femme atteinte de trisomie 21, a fait une déclaration forte quand elle a rappelé à l’auditoire qu’elle a aussi des libertés fondamentales :

« J’apprécie ma vie. Je veux me marier bientôt. Mon futur mari est merveilleux et nous irons de l’avant ensemble. Je suis très reconnaissante pour le soutien de ma mère, qui m’a aidée à venir ici pour parler à l’ONU. »

Sa maman, qui s’est également adressée au public, a expliqué combien Kathleen a enrichi la vie de leur famille :

« Elle est unique, tout comme nos deux autres enfants sont aussi uniques. Elle a toujours été une merveilleuse partie de notre famille. Je défie quiconque faisant actuellement la promotion de ce dépistage de rencontrer des adultes atteints de trisomie 21, comme ma fille Kathleen. Qu’ils osent regarder dans ses yeux et lui dire en face que sa vie est moins précieuse que la leur ».

Posté le 21 mars 2017 à 19h08 par Michel Janva | Lien permanent

Le président du Parlement européen encourage les spécialistes de la recherche pour les personnes trisomiques

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

"Après l’ONU hier (Genève), c’est au Parlement européen (Bruxelles) que la Fondation Jérôme Lejeune organise aujourd’hui une conférence à l’occasion de la journée mondiale de la trisomie 21.

Cet évènement visait à faire connaître les enjeux et les besoins des programmes de santé et de recherche au bénéfice des personnes atteintes de trisomie 21.

Le président du Parlement européen Antonio Tajani a précédé les prises de parole des jeunes intervenants trisomiques (pour la France Paul, Laura, Ségolène, Charlotte). Il a souligné une caractéristique la plupart du temps rencontrée chez leurs semblables mais souvent ignorée : « les jeunes trisomiques donnent plus d’amour que les autres. Ils sont meilleurs que les autres. Ceux qui donnent plus d’amour sont ceux qui gagnent » faisant allusion aux succès de Mélanie en présentatrice de météo.

Le président du Parlement a également insisté sur l’importance du soutien financier « il faut mettre plus d’argent dans la recherche et l’innovation c’est une évidence », puis a transmis la parole aux scientifiques et aux chercheurs pour qu’ils présentent leurs travaux les plus récents."

Posté le 21 mars 2017 à 18h55 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2017

Les porteurs de la trisomie 21 présentés positivement à la télévision

A l'approche de la journée de la trisomie 21, le 21 mars, les initiatives se multiplient.

Mardi 14 mars, Mélanie a présenté la météo sur France 2, après le journal de 20 heures :


VIDEO. Regardez la météo présentée par Mélanie Ségard, une jeune femme trisomique

L'émission de LCI du samedi 18 mars "Au cœur de nos différences"à 14h portera sur la vie avec un chromosome en plus, avec des témoignages de parents d'enfants porteurs de cette trisomie.

Voilà qui nous change de l'ostracisme exercé par le CSA, avec l'affaire de Dear future Mom.

Mais cela ne doit pas nous faire oublier que 96% des enfants à naître détectés porteurs de la trisomie 21 sont éliminés avant leur naissance. La Fondation Jérôme Lejeune (qui a présenté son rapport d'activité 2016organise le mardi 21 mars à 15 h 30, une conférence ouverte à tous au Parlement européen de Bruxelles sur la recherche au bénéfice des personnes porteuses de trisomie 21.

Posté le 16 mars 2017 à 09h08 par Michel Janva | Lien permanent

14 mars 2017

Elle dénonce leur eugénisme, ils la traitent de raciste

Inversion accusatoire typique des gauchistes : dans l’émission Le Club 28′ diffusée le 3 mars sur Arte, la porte-parole du réseau politique l’Avant-Garde, Julie Graziani, a suscité une vive controverse lors d’un débat sur l’avortement, en comparant les personnes atteintes de trisomie et les noirs. Sur Aleteia, elle entend préciser son propos et poursuivre la réflexion sur l’eugénisme :

"Le 3 mars, sur un plateau télé, j’ai dénoncé l’horreur du racisme chromosomique en demandant s’il semblerait normal à quiconque « d’avorter un enfant parce qu’il est noir » tandis qu’on avorte tous les jours, dans l’indifférence générale, des enfants trisomiques à des stades avancés de la grossesse.

Par un de ces raccourcis baroques dont la pensée unique a le secret, certains ont eu l’idée de prétendre que j’avais « comparé les noirs avec les trisomiques », dans une intention dépréciative pour les premiers, comme s’il pouvait venir sérieusement à l’idée de quelqu’un d’assimiler la pigmentation de la peau à un handicap…

Il ne s’agissait évidemment pas de comparer deux personnes, mais deux époques et deux persécutions. Qu’est-ce que le racisme d’ailleurs, sinon une construction intellectuelle qui utilise des différences perçues pour exclure et discriminer ? Car il n’y a pas de races dans l’espèce humaine qui est une et indivisible.

De nos jours, le racisme fondé sur la couleur de la peau répugne ; il est acquis pour la majorité que de telles pratiques sont abominables. Pourtant, pendant quelques siècles, la bonne morale bien-pensante considérait tout à fait normal de réduire nos prochains en esclavage, puisque, comme ironisait Montesquieu en parodiant les ignares de l’époque, « les noirs n’ont pas d’âme ».

De nos jours, un « racisme chromosomique », bien ancré, vit sa vie tranquillement dans la bonne conscience, pétri de ces préjugés selon lesquels un enfant trisomique va gâcher la vie de ses parents, sera nécessairement malheureux, dépendant et rejeté par tous, et qu’il vaut mieux, pour lui et pour les autres, qu’il ne vienne pas au monde. Ces enfants sont éliminés sur la base d’un test génétique, avant même de connaître l’ampleur du handicap dont ils seront, ou pas, affectés.

Ceux-là même qui n’ont pas compris que mon propos visait à réclamer des droits équivalents pour les personnes trisomiques manifestent, sans en avoir conscience, les préjugés qui les animent à l’égard d’une population humaine considérée comme un repoussoir, sans comprendre que les mêmes mécanismes d’exclusion sont à l’œuvre.

Et si, dans quelques siècles, nos descendants avaient compris l’horreur des avortements tardifs ? Si nos descendants pleuraient de honte en sachant que leurs ancêtres agissaient ainsi parce que ces enfants-là étaient différents, parce qu’ils gênaient, parce qu’ils n’avaient pas envie d’en prendre soin ?

J’en suis pour ma part convaincue et, au risque de choquer, j’ai jugé nécessaire, pour secouer les esprits, de télescoper deux époques, celle où le racisme fondé sur la couleur de la peau suscite spontanément la révolte et celle où l’eugénisme fondé sur une particularité génétique apparaîtra comme une barbarie d’un autre âge.

J’avais sous-estimé à quel point cela gênerait la bonne conscience de ceux qui pensent être des autorités morales, mais ferment les yeux sur les discriminations d’aujourd’hui et leur lot d’atrocités. J’avais sous-estimé la proportion de ceux qui pensent que les enfants trisomiques sont trop différents et qu’il n’est pas question, bien entendu, de se sentir solidaire d’eux.

Parce qu’il n’y a qu’un genre humain, parce que personne ne devrait être mis au ban de l’humanité, j’appelle de mes vœux le jour où la France, première parmi les nations à avoir proclamé l’égalité des droits, interdira, comme l’a fait en 2016, l’État de l’Indiana, l’avortement sélectif des fœtus, pour cause de « couleur, race, origine, sexe, diagnostic ou potentiel diagnostic d’une maladie »."

Posté le 14 mars 2017 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent

06 mars 2017

Les vérités qui dérangent sur un plateau TV : 96% des enfants trisomiques sont avortés

Posté le 6 mars 2017 à 13h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

04 mars 2017

Texas : une loi pour lutter contre l'eugénisme

Unknown-4Le Texas a voté à l'unanimité fin février un texte permettant aux médecins de ne plus informer leurs patientes de l'état de santé de leur foetus.

Ces derniers se justifient par crainte d'un procès :les médecins texans seraient tentés de pousser les mères à avorter dès que le foetus présente un soupçon de handicap. Dans cet état du Sud des États-Unis, les parents d'un nouveau-né peuvent actuellement porter pleine contre les praticiens si la naissance est «non-conforme». C'est sur ce point que les législateurs tentent de revenir.

Le texte doit encore être adopté par le Sénat et la Chambre des représentants de l'État.

Posté le 4 mars 2017 à 17h26 par Michel Janva | Lien permanent

02 mars 2017

Un enfant trisomique n’est pas un « risque » !

La campagne participative de Stop Discriminating Down, lancée à l’occasion de la Journée internationale de la trisomie 2017, fait un tabac sur les réseaux sociaux !  

Pour en savoir plus sur cette campagne

4-(2)   LEOÀ vous d’agir ! 

Pour participer à la CAMPAGNE DE PHOTOS « Je ne suis pas un risque, je suis un frère, un fils, un ami » en envoyant une photo de votre enfant atteint de trisomie 21 seul ou entouré à l’adresse suivante contact@stopdiscriminatingdown.com

Quelques consignes pour sélectionner une photo : esthétique/positive/ meilleure qualité possible/grand format (HD). Nous ne pouvons pas, pour des questions de temps et de coût, retravailler vos photos.

Signez et diffusez la campagne mondiale « Stop Discriminating Down » pour défendre les enfants trisomiques devant l’ONU !

Posté le 2 mars 2017 à 19h20 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2017

Stop à l'extermination des personnes trisomiques

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Aujourd’hui dans de nombreux pays, plus de 90% des enfants trisomiques sont déjà avortés. Le consensus est général pour dénoncer le Gendercide et personne n’argumenterait pour promouvoir un « libre choix » des parents d’avorter d’une fille parce qu’elle ne serait pas un garçon. Etrangement, quand on applique ce raisonnement à la trisomie 21, la logique change. Discriminer un enfant sur la base d’une variation génétique devient un « choix libre » individuel et c’est même valorisé. Comment ce basculement est-il possible ?

Aujourd’hui, les bébés nés avec une trisomie 21 peuvent espérer une vie longue et de bonne qualité. La recherche montre que les personnes atteintes de trisomie 21 et leurs familles ont une meilleure appréciation de la vie que les autres. La sélection organisée et encouragée par les gouvernements, sans avantages pour la santé ou allègement des souffrances, est un crime social et moral envers les personnes handicapées, qui ont de nombreuses possibilités, et leurs familles. Ces programmes sabotent les progrès réalisés au cours des 40 dernières années pour promouvoir une société égalitaire et inclusive. Alors que dans le monde entier, chacun signe des pétitions, marche et organise des conférences pour lutter contre les discriminations et protéger la planète et sa biodiversité, personne ne devrait avoir à défendre sa vie menacée en raison de son patrimoine génétique. Dans un monde humain, les personnes atteintes du syndrome de trisomie 21 seraient les bienvenues.

Demandons au Secrétaire général des Nations UniesM. António Guterres, à son Haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Prince Zeid Ra’ad Al Hussein, au Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, M. Nils Muižnieks et au Commissaire européen à la Charte des Droits fondamentaux, M. Frans Timmermans, qu’ils formulent 3 exigences aux gouvernements des Etats :

Posté le 24 février 2017 à 14h01 par Michel Janva | Lien permanent

13 février 2017

Eugénisme : l'assurance maladie décide de ne plus rembourser des soins destinés aux enfants handicapés

Comment l'Etat incite à l'extermination des handicapés : vous avez voulu les avoir, vous assumerez seuls les dépenses afférentes ! Extrait d'un article du JDD :

"C'est une "maman courage" à la colère domptée, aussi souriante que résolue. Anne*, Parisienne de 35 ans qui élève seule son garçon de 3 ans, vient de saisir le défenseur des droits pour attirer son attention sur les difficultés de remboursement des frais de suivi de son fils. "Je me demande si on n'est pas en train de faire un plan d'économies sur le dos des enfants handicapés", soupire-t-elle.

Depuis plus d'un an, son fils est pris en charge par un centre d'action médico-sociale précoce (CAMSP). Pour la jeune femme, ce sigle barbare, qui désigne des structures le plus souvent associatives créées à partir de 1976 pour aider les enfants de 0 à 6 ans handicapés ou à risque de handicap, sonne comme un mot magique. "Mon fils, qui souffre notamment d'hypotonie musculaire, se traînait péniblement, allongé sur le sol de la crèche, sans même savoir se tenir assis. Aujourd'hui, grâce à un kiné formidable, il marche malgré un léger déséquilibre. C'est un miracle.

Pour préparer l'entrée du petit garçon à la maternelle en septembre, le médecin du CAMSP a prescrit 50 séances d'orthophonie. À cause de son manque de tonus musculaire, l'enfant bave sans arrêt et baragouine un français que seules ses oreilles de mère arrivent à décrypter. Or depuis quelques semaines, un nouveau petit miracle se produit : "Mon fils sent sa salive couler et l'essuie. Il se fait de mieux en mieux comprendre", décrit-elle.

Mais la jeune mère a eu la mauvaise surprise de voir la Sécurité sociale refuser de financer la rééducation, environ 170 euros par mois, une somme non négligeable pour cette secrétaire payée 1.500 euros. Raison invoquée par sa caisse d'assurance maladie : l'enfant est épaulé par une orthophoniste… libérale. "C'est incompréhensible, dénonce la jeune femme. Le CAMSP nous a lui-même adressés à elle car il y avait une liste d'attente trop longue et urgence pour mon fils!"

"C'est désolant", abonde Marcel Hartmann, vice-président de l'ANECAMSP, association nationale qui fédère les CAMSP. Avec le soutien de députés et de plusieurs grandes associations, ce responsable sonne l'alerte depuis deux ans auprès de Ségolène Neuville, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, et de Marisol Touraine, ministre de la Santé. "Nous sommes très inquiets. Ce genre de rupture de prise en charge conduisant à des suivis incomplets est de plus en plus fréquent."

En principe, les CAMSP, établissements pluridisciplinaires où interviennent de nombreux praticiens (neurologues, psychologues, psychomotriciens, orthophonistes, kinés, etc.), suivent eux-mêmes les enfants ; il leur arrive cependant de missionner des professionnels hors les murs quand un lien a déjà été noué avec une famille, quand celle-ci vit très loin du centre ou quand ils manquent de place. Ces soins étaient traditionnellement remboursés par la Sécurité sociale. Pourtant, dans certains départements, les caisses primaires d'assurance maladie remettent en cause leur financement. "Cette évolution, fruit d'une interprétation restrictive des textes, est formellement légale. Mais elle nous semble d'autant plus choquante qu'il ne s'agit pas de créer de nouvelles dépenses", attaque Marcel Hartmann. [...]"

Posté le 13 février 2017 à 17h51 par Michel Janva | Lien permanent

16 janvier 2017

Pression pour la fabrication de bébés en éprouvette

Unknown-19René Frydman, le savant-fou du premier bébé-éprouvette français, réclame dans son livre Le Droit de choisir l’ouverture de la PMA aux lesbiennes et aux femmes célibataires :

"Nous sommes devenus des agents de la circulation obligés d’orienter les couples vers l’étranger."

Ces pays se font donc de l'argent sur ces pratiques, consistant à dissocier l'amour humain et la procréation. Un manque à gagner intolérables pour nos savants-fous. René Frydman réclame l’autorisation encadrée de l’analyse génétique de l’embryon, une technique eugéniste autorisée au Royaume et en Espagne.

Une dérive contre laquelle l'Eglise mettait en garde dès 2007 :

"En fait, on a l’impression que certains chercheurs, dépourvus de toute référence éthique et conscients du potentiel inhérent au progrès technologique, cèdent à la logique des seuls désirs subjectifs et à la pression financière, particulièrement forte en ce domaine. Face à l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire, il faut réaffirmer que « l'amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d'être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l'enfant, ou le jeune, ou bien encore l'homme mûr ou âgé. Il ne fait pas de différence, car en chacun d'eux il voit l'empreinte de sa propre image et ressemblance […] C'est pourquoi le Magistère de l'Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu'à son terme naturel ». [Dignitas personae n°16]

Posté le 16 janvier 2017 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent

11 janvier 2017

Racisme chromosomique à l’égard des personnes trisomiques 21

La 17ème chambre correctionnelle de Paris a prononcé hier son jugement dans l'affaire qui opposait le Collectif contre l'handiphobie, association de parents d’enfants handicapés, à Charlie hebdo. La Fondation Jérôme  Lejeune communique :

Xtk"Le Collectif contre l'handiphobie avait poursuivi Charlie hebdo pour « injure publique » et « provocation à la haine envers un groupe de personnes à raison de leur handicap » à la suite de la publication de la Unedu 7 octobre 2015 représentant Nadine Morano en bébé trisomique 21 dans les bras du général de Gaulle.

Le tribunal a finalement suivi les réquisitions du ministère public qui avait requis la relaxe de Charlie Hebdo, considérant que la cible du dessin n’était pas les personnes trisomiques 21 mais Nadine Morano.

Ce faisant, le tribunal cautionne, au nom de la satire, le racisme chromosomique à l’égard des personnes trisomiques 21.

La fondation Jérôme Lejeune peine à comprendre en quoi il était nécessaire de représenter la fille trisomique du général de Gaulle, si ce n’est pour faire passer l’idée que Mme Morano ne comprenait rien. Autrement dit d’insister sur le fait qu’elle serait idiote. Le dessinateur Laurent Sourisseau l’a avoué lui-même à l’audience.

En France, les personnes handicapées bénéficient d’une protection particulière, assurée par la loi, qui impacte notamment la liberté d’expression. La fondation est choquée par le fait que le tribunal ait négligé l’importance de cette disposition. Cette négligence marque un retour en arrière, elle contribue à développer la discrimination des personnes atteintes d’un handicap mental. Elle nourrit la stigmatisation des enfants porteurs de trisomie 21, et le rejet collectif qu’ils subissent en raison de leur patrimoine génétique.

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune déplore cette décision : 

« Certaines officines ou institutions font feu de tout bois pour soutenir leurs combats. Pour eux, la fin justifie les moyens, y compris d'enfermer les personnes trisomiques dans l'aversion sociale et médicale dont elles sont l'objet puisqu'elles sont victimes d'une politique d'éradication radicale (96 % ne survivent pas au dépistage). Ce jugement est un triomphe du droit et une défaite de la justice ».

Posté le 11 janvier 2017 à 18h58 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2016

Téléthon : à défaut de soigner, les scientifiques trient les bébés

Dans son journal de vendredi, TV Libertés évoque le Téléthon (à partir de 20mn25), sans complexe :

Posté le 4 décembre 2016 à 18h36 par Michel Janva | Lien permanent

03 décembre 2016

Un peu de folie prométhéenne

Un comité d'experts britanniques vient de donner son feu vert à la conception de bébés issus d'une fécondation à trois parents. Cette technique de conception médicalement assistée avait été approuvée par les députés britanniques en février 2015. La décision doit encore recevoir l'aval de l'Human fertilisation and embryology authority (HFEA), l'organisme chargé de bioéthique, dont une réponse positive est attendue le 15 décembre.

Cette fécondation consiste à transférer l'ADN du noyau de l'ovule maternel dans l'ovule énucléé d'une donneuse "saine". Le nouvel ovocyte est ensuite fécondé par le sperme paternel et réimplanté chez la future mère. 

Que ne ferait-on pas pour avoir des bébés parfaits...

Posté le 3 décembre 2016 à 19h50 par Michel Janva | Lien permanent

25 novembre 2016

De la contraception à l'utérus artificiel : que va devenir la femme ?

Laetitia Pouliquen, auteur de Femme 2.0, Féminisme et Transhumanisme : quel avenir pour la femme ?, répond au Salon Beige :

Femmes2-OLe Défenseur des droits Jacques Toubon s'est prononcé lors d'un colloque à Paris pour la reconnaissance par la France de la filiation du parent non biologique d'un enfant né d'une mère porteuse à l'étranger. Malgré les diverses déclarations gouvernementales, nous voyons bien que rien n'est fait contre pratique. Croyez-vous que, in fine, la légalisation de la Gestation pour autrui soit inéluctable ?

Inéluctable non, certainement pas. D’ailleurs, la population française n’adhère pas à cette forme d’instrumentalisation du corps de la femme et encore moins, à la vente d’un enfant. La GPA n’est autre qu’un esclavage des temps modernes pour produire des enfants dans l’appareil productif de femmes pauvres. Et l’esclavage a bien été aboli !

Pour lors, ce qui est évoqué est la reconnaissance de filiation, ce qui encourage honteusement la GPA, explicitement interdite en France. Cependant, des faisceaux convergents d’initiatives politiques tendant vers l’obligation de la reconnaissance de la filiation ont de quoi nous inquiéter : 

Pourtant, comme La Manif Pour Tous n’a cessé de l’affirmer, les enfants « fantômes de la République française » n’existent pas. Ils ont un état de naissance qui est le pays où ils sont nés de mère porteuse. Le parcours administratif pour naturaliser cet enfant ramené illégalement en France n’est pas simple, et c’est bien normal pour décourager les parents acheteurs de l’enfant.  Ce qui est sûr c’est que pour interdire les filiations « bidons », comme les appelle Ludovine de la Rochère, le plus efficace serait l’abrogation de la loi Taubira ! Le marché de la GPA est juteux et international : on s’inscrit dans un mouvement de mondialisation de l’économie de marché que rien n’arrête.  Et les enfants et les mères porteuses sont les premières à en pâtir. Comment un enfant peut-il se construire avec six parents (deux parents commanditaires, deux éventuels parents donneurs de gamètes, et la mère porteuse et son compagnon ou mari) déclaré dans deux pays à l’état civil : son état de naissance et son état de résidence, comme le préconise la Conférence de La Haye pour contourner la difficulté juridique de la reconnaissance de filiation? 

L’enfant sans parent et sans pays ne pourra être qu’un déraciné, un déshérité, un hors-sol. De la maternité éclatée naît l’enfance éclatée.

Vous évoquez dans votre ouvrage l'arrivée de l'utérus artificiel. Croyez vous en la généralisation de cette pratique qui relève encore aujourd'hui de la science-fiction ?

J’aimerais pouvoir vous affirmer avec certitude que l’embryon puis le fœtus ne survivraient pas à une gestation hors du corps de la mère, par manque de liens psychologiques mais je ne le peux. 

L’ectogénèse (grossesse dans un utérus artificiel) est souhaitée par les lobbys féministes et homosexuels pour d’évidentes raisons : pour les uns, la maternité est un joug insupportable et une inégalité en termes d’épanouissement personnel et professionnel et pour les autres, une discrimination à l’égard de l’homme qui souhaite avoir son enfant à lui, pour le materner, l’allaiter etc. Au-delà des revendications, nous savons que certains laboratoires de recherche américains, entre autres, sont assidus dans la mise en œuvre de cette pratique pour la prouesse technologique, la notoriété et le chiffre d’affaires qui en découleraient. Barbara Coello, économiste à la Banque Mondiale, a fait des recherches après avoir été le témoin d’expériences illégales d’utérus artificiel sur des bébés, ainsi que des rats de laboratoire. Elle a observé que des laboratoires de recherche font du recrutement par internet, en toute illégalité, pour « disposer » de bébés sur le point d’être expulsé de l’utérus maternel et menacés de mort pour diverses raisons médicales. Exploitant le désarroi des mères, ils leur promettent de tout faire pour sauver leur enfant et a minima, de faire avancer la science. Ces enfants sont tous morts sans explication.

La recherche sur l’embryon est autorisée jusqu’à 14 jours de développement en laboratoires dans la plupart des pays. À l’autre bout de la « chaîne de production », l’enfant prématuré survit de plus en plus tôt. L’enfant le plus jeune ayant survécu à une naissance accidentelle prématurée avait 17 semaines. De plus, une petite fille a récemment passé 20 minutes hors du corps de sa mère pour subir une opération chirurgicale durant laquelle on lui enlevé une grosse tumeur qui présentait une menace pour sa vie. Elle a, à l’issue de l’opération, été replacée dans le sein maternel et est née en pleine santé. Cette externalisation de la grossesse paraît donc de plus en plus palpable et faisable. 

Pour finir, le Professeur Atlan dans son ouvrage de référence L’Utérus Artificiel, avance le fait que chaque grossesse est particulière et s’ajuste à une variété infinie de conditions, ce qui démontrerait la capacité du fœtus à s’adapter rapidement aux nouveaux environnements, sans conséquence. Il affirme aussi que la machine pourrait produire des mouvements, des sons, que les parents pourraient parler et chanter à l’enfant et qu’ainsi l’interaction psychologique et sensorielle avec les deux parents serait assurée.

Je crois au contraire qu’aussi bien dans la GPA qu’avec l’utérus artificiel, la séparation biologique, psychologique, cognitive et spirituelle profonde entre la mère et l’enfant produit de très lourdes conséquences sur l’enfant lui-même et pour les générations à venir. 

Pour conclure, j’aimerais donner le mot de la fin à Helen Hung-Ching Liu. Professeur de Médecine Reproductive à la Clinique d’Obstétrique et de Gynécologie de l’Université Médicale de Weill Cornell, elle testa en laboratoire l’implantation d’embryons surnuméraires dans un utérus externe pendant de nombreuses années, et parvint finalement à en implanter et les faire vivre pendant cinq jours dans un endomètre artificiel. Elle finit par arrêter ses expériences pour des raisons éthiques, reconnaissant que ces expériences posaient des questions morales. Elle justifiera sa décision ultérieurement, par le fait qu’elle observait que le dialogue mère-enfant n’était pas seulement hormonal ou circulatoire. Selon elle, il repose sur les expériences psychologiques et sensorielles de deux êtres humains. Après avoir cherché la réussite technique, elle nous pose finalement les questions essentielles : « Les humains sont-ils uniques ? Sans relation avec sa mère, un être humain sera-t-il encore une personne ? » 

A l'origine de toutes ces dérives, vous évoquez la contraception et le caractère considérable du marché de la pilule contraceptive. Pensez-vous que l'encyclique de Paul VI, Humanae Vitae, sur ce sujet reste d'actualité et si oui, comment pouvons-nous lutter pour redonner à la sexualité sa véritable finalité ?

La contraception est en effet le premier élément du chaînon « procréatique ». Il m’a semblé intéressant de mettre en lien, dans mon livre Femme 2.0, entre le refus du jaillissement d’une vie potentielle de manière cyclique qui prélude à l’usage d’un contraceptif chimique et le refus de l’infertilité justifiant le recours à la PMA et la GPA. Dans Femme 2.0, je mets en lumière la progression historique, culturelle et technique de la pilule vers l’eugénisme et l’externalisation de la grossesse. 

Oui, l’encyclique Humanae Vitae fut prophétique car le pape Paul VI entrevoyait déjà les méfaits du tout contraception ; et oui, sa position reste d’actualité car on constate bien que le nombre d’IVG (40% des françaises avorteront une fois dans leur vie, deux fois plus qu’en Allemagne) ne baissent pas malgré l’usage massif de la pilule (contraception, pilule sans règle, pilule du lendemain…).

De la même manière, Saint Jean Paul II fut lui aussi prophète en dénonçant dans Evangelium Vitae la dissociation causée par la création d’embryon sur une paillasse de laboratoire de l’acte sexuel fécondant et l’eugénisme qu’elle permet. J’avoue qu’à l’époque, je ne comprenais pas les fondements de sa pensée mais aujourd’hui, tout s’éclaire : les parents deviennent externes au processus de fécondation, les biologistes « produisent » 19 embryons pour donner naissance à un enfant conçu in vitro et le nombre d’embryons cryogénés et en attente de leur sort dans les congélateurs du CECOS français est en constante augmentation. 

Et le pire reste à venir : l’eugénisme de conformité pour donner naissance à un enfant parfait et correspondant à la norme social et sanitaire, ainsi que la modification du génome nous mènent à un monde où la femme ne sera plus qu’une productrice de gamètes et n’aura plus besoin de se donner ni de « payer directement le prix de cet engendrement commun où se consomment littéralement les énergies de son corps et de son âme », comme le dit Saint Jean Paul II dans sa lettre aux femmes, Mulieris Dignitatem.

L’avenir de la femme est-elle la Femme 2.0 ? Espérons que non et protégeons la maternité biologique, « djihad » d’amour de la femme.

Posté le 25 novembre 2016 à 10h05 par Michel Janva | Lien permanent

21 novembre 2016

L’expo photo «Extraordinaires» réunit les portraits d’enfants et adultes trisomiques

A Toulouse. Elle ne sera visible que le samedi 26 novembre, date de la Journée mondiale de la trisomie 21, à la salle San subra (Saint-Cyprien). 

Posté le 21 novembre 2016 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

17 novembre 2016

Qui sera le Mike Pence français ? 96% des enfants détectés trisomiques avant leur naissance sont avortés

Posté le 17 novembre 2016 à 23h21 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2016

Lundi 21 novembre à 20h30 : soirée Jérôme Lejeune à Orléans

Les Veilleurs d'Orléans communiquent ce qui suit :

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Posté le 7 novembre 2016 à 10h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 octobre 2016

Nantes : bientôt un restaurant tenu par des personnes trisomiques

Ce restaurant s'appellera Le Reflet et ouvrira avant Noël dans le centre de Nantes. Ce restaurant emploiera six personnes handicapées. Flore Lelièvre, 26 ans, initiatrice du projet, a répondu aux questions de Ouest-France :

P1D3068294G_px_640_Comment est né ce projet ?

C'était mon idée de travail de fin d'étude à l'école Pivaut où j'ai obtenu mon diplôme d'architecte d'intérieur. J'avais imaginé un lieu où les trisomiques puissent travailler et être intégrés dans la société, comme tout le monde. Mon grand frère est handicapé. Lors des portes ouvertes de l'école, beaucoup de gens m'ont dit : faut y aller ! L'idée a fait son chemin, mon prof est devenu mon associé. Un an et demi plus tard, on a créé l'association Trinôme 44 et puis la société anonyme Le Reflet, qui sera le nom du restaurant.

Comment fonctionnera cet établissement ?

Au début, il emploiera deux cuisiniers et quatre serveurs trisomiques. On les appelle nos salariés extra-ordinaires. Ils travailleront avec un chef cuisinier et un gérant, ordinaires. Ils ne feront pas plus d'un service par jour et auront un contrat de 24 heures par semaine, avec un salaire comme tout le monde, au minimum le Smic. Une fois par mois, un chef cuisinier de la région viendra créer son menu dans le restaurant, qui aura 36 couverts midi et soir.

Vous avez prévu tout de même quelques adaptations ?

J'ai inventé des assiettes où sont moulées des empreintes qui assurent une plus grande stabilité et une meilleure assurance au serveur avec une motricité fine peu développée. Sur les tables, des visuels avec des codes couleurs permettront aux clients de tamponner leur choix. Cela facilitera la prise de commande des employés qui ne savent pas forcément lire ou écrire. En cuisine, il y aura des postes aménagés assis et on prévoit aussi une salle de repos à l'arrière. Il faut qu'on prenne soin d'eux (...°

Ça n'existe nulle part ailleurs ?

En France, non. Mais à Rome, une pizzeria qui emploie dix-huit personnes dont treize trisomiques fait un carton. En parlant de cet établissement, quelqu'un a dit c'est un resto comme les autres... sauf que tous les serveurs sont sympas !

En France, plus de 95% des enfants diagnostiqués trisomiques sont avortés...

Posté le 18 octobre 2016 à 12h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

28 septembre 2016

Le bébé OGM : un enfant-otage à 3 parents

Unknown-15Le premier bébé « à trois parents » est né au Mexique. Il s’appelle Abrahim (sic) Hassan. Les parents sont jordaniens. Les Dr Frankenstein sont une équipe internationale menée par le Dr John Zhang du Centre New Hope Fertility (nouvel espoir de fertilité) de New York. Les parents jordaniens ont voyagé au Mexique où ils ont été pris en charge par une équipe américaine. Pourquoi le Mexique ? A proximité des Etats-Unis, c’est un pays où aucun cadre réglementaire n’a encore été mis en place pour interdire cette technique. 

Il serait né dans le plus grand secret en avril 2016.

L’objectif de la FIV-3 parents est de faire naître un enfant exempt d’une maladie mitochondriale au sein d’un couple présentant des risques de transmission. Les mitochondries sont de petits organites fonctionnant comme des micro usines énergétiques au sein de chaque cellule, y compris dans les ovules. Les mitochondries contiennent de l’ADN, et c’est par cet ADN que la transmission génétique d’une maladie est possible, par la mère. Très rares, les maladies mitochondriales sont graves. 

L’embryon humain est donc conçu à partir de l’ADN de 3 personnes :

La FIV-3 parents a été légalisée au Royaume-Uni en 2015, mais jusqu'à présent, aucun autre pays n'a adopté de lois pour l’autoriserIl est probable qu’un tri embryonnaire ait été mis en œuvre, pour sélectionner un enfant à naître masculin et non féminin. En effet, une fille présenterait le risque de transmission aux générations suivantes de ce triple héritage génétique. 

Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, dénonce :

« Les biologistes qui assument cette première la légitiment par un mobile thérapeutique, comme si la fin justifiait les moyens. En réalité, cette naissance qui a un prix en vies humaines conçues et rejetées à l’état embryonnaire, inaugure une transgression sans précédent. Toute l’humanité est concernée. Alors que, jusqu’à ce jour, tout être humain était né d’un homme et d’une femme, la naissance du bébé « à trois parents biologiques » transgresse ce principe universel d’une parité originelle homme-femme dans l’engendrement. Des revendications insensées vont immédiatement s’engouffrer derrière cet effondrement d’un précieux mur porteur de notre anthropologie. Il est urgent d’enrayer cette dérive au plan mondial, si nous ne voulons pas que les êtres humains à venir soient conçus et manipulés comme des objets. » 

Pour Blanche Streb, directrice des études d’Alliance VITA :

« Il s’agit d’une multiple prise d’otages. Tout d’abord sur l’information elle-même. D’abord tenue secrète, cette pratique a été mise en œuvre dans le secret d’un laboratoire, en dehors de tout radar réglementaire et éthique. Puis, elle a été révélée en grande pompe, en mettant en avant l’enfant ainsi né. Il est présenté comme « étant en bonne santé », ce que chacun espère, mais la communauté internationale se retrouve mise devant le fait accompli. Et ainsi contrainte à ne plus pouvoir contester cette technique puisque son « résultat » est un enfant. L’enfant est donc lui-même un otage, cobaye de la technique qui l’a conçu. Il sera, à vie, le test « grandeur nature » de la FIV-3 parents. De nombreuses inconnues pèsent déjà sur lui, quelles seront les potentielles conséquences sur son développement, sur sa santé ? Quelle sera l’empreinte psychologique de cette « triple filiation » et de ces conditions de naissance ?

Et enfin le couple est, lui-même, otage de cet impérieux et respectable désir d’avoir un enfant biologique, mais auquel des apprentis sorciers n’ont pu répondre que d’une seule manière : en fabriquant in vitro un bébé « plus si biologique que ça ». Un bébé OGM. 

Cette annonce est très grave. Elle montre qu’aujourd’hui des scientifiques bafouent toute règle éthique, s’arrogent le droit de franchir des lignes rouges pour « bricoler » un être humain de toute pièce ! Il ne s’agit ni d’un soin, ni d’une guérison. Pour Alliance VITA, qui a lancé une alerte nationale et internationale pour informer la communauté internationale des risques de dérives liés à la modification génétique des embryons humains, Stop Bébé OGM, il est temps que les politiques prennent la mesure de ces enjeux éthiques. »

Posté le 28 septembre 2016 à 22h05 par Michel Janva | Lien permanent

20 septembre 2016

L’Europe est entrée dans un hiver démographique par un nihilisme fertile

Extraits de l’éditorial de Jean-Marie le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, dans la Lettre de la Fondation de septembre 2016 :

Test-2« A la question, "la vie vaut-elle encore la peine d'être donnée ?" les différentes politiques conduites depuis cinquante ans répondent clairement « non » ! D’où la succession ininterrompue jusqu’à ce jour de lois mortifères sur la famille, la contraception, l’avortement, la procréation artificielle, l’eugénisme et ces nouvelles formes de sacrifices humains que constituent les expériences sur l’embryon. Pour ne parler que des agressions contre le début de la vie, des dérives analogues s’ingéniant à hâter la fin de vie. L’Europe est entrée dans une sorte "d’hiver démographique", non plus à cause d’une guerre mais par un nihilisme fertile en raison de non-vivre (malthusianisme, hédonisme, écologisme, etc.). La « disparition » française de 10 millions d’enfants depuis plus de quarante ans est l’objet d’une célébration permanente et fait notre fierté nationale. Toute critique publique de cette hécatombe est formellement interdite au profit d’un masochisme auquel succombent les meilleurs. Il faudrait même se repentir, au nom d’un terrorisme de la bienveillance, d’évoquer ce cortège de morts, par égard à l’idéologie féministe et à ses prêtresses, c’est-à-dire que ce sont bel et bien les victimes qui sont devenues les bourreaux.

Les fruits de cette tragédie pour la France sont gravement sous-estimés : « nous sortons de l’Histoire parce que nous sortons de la vie ! ». La fondation Jérôme Lejeune est la seule institution à combattre l’avortement (et ses avatars, y compris la GPA) non seulement en tant qu’acte individuel mais parce qu’il entraîne aussi des conséquences collectives, morales, juridiques, financières, démographiques et géopolitiques dévastatrices. Pour le Pr Jérôme Lejeune « un pays qui tue ses enfants tue son âme ».

Nous en sommes là, anémiés spirituellement et physiquement face aux nouvelles menaces. Par son action concrète, inlassable et unique, la Fondation ne se résigne pas à voir la France renoncer à protéger ses propres enfants et perdre son âme. Elle n’accepte pas que l’on sacrifie la victime pour ne pas avoir à affronter l’agresseur, que l’on ne livre pas bataille par peur de déplaire aux grandeurs d’établissement, que l’on cède pour ne pas perdre. Le salut de la France dépend de ses raisons de vivre. C’est le trésor que nous voulons partager. D’urgence, aidez la Fondation à redonner à nos compatriotes le goût de cette « incroyable signification de la vie humaine ». Pour ne pas sortir de l’Histoire. »

Posté le 20 septembre 2016 à 14h26 par Michel Janva | Lien permanent

16 septembre 2016

Détournement de la campagne du gouvernement

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Posté le 16 septembre 2016 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

08 septembre 2016

Le Conseil d’Etat face au bonheur des enfants trisomiques

Communiqué de La Fondation Jérôme Lejeune :

"La Fondation Jérôme Lejeune se félicite des éloges entendus au Conseil d’Etat sur la qualité de sa vidéo Dear future Mom de la part de tous les intervenants. Le rapporteur public, Mme Marion, a tenu à saluer ce film « réconfortant pour les parents d’enfants handicapés, utile et pédagogique pour la société ». Elle a précisé : « Il s’agit dans ce film de donner des arguments positifs à une maman qui attend un enfant trisomique 21. Cette posture ne paraît pas condamnable. »

La Fondation Jérôme Lejeune est d’autant plus surprise par les conclusions de Mme le rapporteur qui rejette la demande de la Fondation (demande de réparation pour préjudice moral). Son argumentation : le message de Dear future Mom n’a pas de portée d’intérêt général car il s’adresse à une femme enceinte. La naissance serait une frontière. Curieusement, pour Mme Marion, parler des personnes trisomiques est d’intérêt général après leur naissance, mais pas avant.

Mais les magistrats ne seront pas insensibles à l’intervention des avocats. Me Boré pour la Fondation Jérôme Lejeune a dénoncé le message sous-jacent du CSA « Cachez moi ces mères que je ne saurais voir ». Me Sureau pour les jeunes trisomiques et le Collectif Les Amis d’Eléonore a souligné avec ironie l’infantilisation des femmes par le CSA dont l’argumentation conduit à les présenter comme écrasées par un simple message positif de jeunes trisomiques dès lors qu’elles sont enceintes.

La décision du Conseil d’Etat est attendue d’ici deux à trois semaines."

Posté le 8 septembre 2016 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent

06 septembre 2016

La Fondation Jérôme Lejeune veut faire condamner le CSA

Mercredi 7 septembre, le Conseil d’Etat examinera le recours de la Fondation Jérôme Lejeune (avec celui du collectif Les amis d’Eléonore et celui de sept jeunes adultes porteurs de trisomie 21), visant à condamner le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) qui a censuré la vidéo Dear Future Mom (Chère future maman).

C

Jean-Marie le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, a consacré un chapitre entier à cette censure du CSA dans son dernier livre Les premières victimes du transhumanisme (éd. Pierre-Guillaume de Roux). Extrait :

« Le CSA n’est absolument pas ambigu quand il souligne, à deux reprises, que le bonheur des personnes trisomiques ne peut pas être montré au public. C’est très clair et même vertigineux de clarté : le bonheur des trisomiques ne peut pas être montré pour la seule et unique raison qu’il culpabilise les femmes qui ont fait « un choix de vie différent », c’est-à-dire celui de donner la mort à leur enfant trisomique. Voilà l’argument central du CSA. Ce faisant, le conseil supérieur de l’audiovisuel fait expressément le choix de privilégier le droit des femmes à avorter par rapport à celui des trisomiques de vivre et de dire qu’ils vivent heureux. »

Pour la Fondation Lejeune, ce recours est l’occasion d’une interpellation : aujourd’hui en France il est possible de tenir à la radio des propos eugénistes et handiphobes à l’encontre des personnes trisomiques, sans que le CSA ne s’en émeuve.

Posté le 6 septembre 2016 à 16h54 par Michel Janva | Lien permanent


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