30 novembre 2017

Le diocèse d'Avignon ne soutiendra pas le Téléthon

Lettre du directeur diocésain de l'enseignement catholique aux Chefs d’Etablissement :

D"Au cours des dernières années, l’Eglise catholique n’a pas manqué d’exprimer, par la voix de plusieurs évêques ou de ses responsables, ses réserves et ses inquiétudes à propos du téléthon. C’est ainsi que le cardinal Ricard, alors président de la conférence des évêques de France, considérait dès le mois de décembre 2006, qu’il était « légitime qu’à l’occasion du téléthon, beaucoup de catholiques s’interrogent sur l’affectation de leurs dons », ou que le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, estimait il y a quelques années, qu’on ne saurait « signer des chèques en blanc » en faveur du téléthon. De même, un communiqué de presse du 2 décembre 2011 disponible sur le site du diocèse de Paris souligne qu’il est nécessaire de « s’engager résolument pour des recherches qui respectent pleinement la vie humaine ».

Nul ne peut en effet ignorer que les orientations et les choix de l’Association Française contre les Myopathies (AFM), qui est à l’origine du téléthon et qui l’organise chaque année, ne font pas l’unanimité et soulèvent de graves problèmes d’ordre éthique.

Première difficulté : certaines recherches financées par le Téléthon concernent l’utilisation de cellules souches embryonnaires qui se traduit nécessairement par la destruction d’embryons humains (1).

D’un point de vue strictement médical, l’utilisation de cellules souches embryonnaires est d’autant plus discutable que leur efficacité thérapeutique n’a jamais été démontrée, contrairement aux espoirs que font naître l’utilisation de cellules souches issues du sang de cordon ombilical, ou depuis deux ans, le recours aux cellules pluripotentes induites (dites cellules iPS) issues de la reprogrammation de cellules souches adultes (2).

Mais quoi qu’il en soit, la destruction d’embryons humains est éthiquement inacceptable. Certes, la loi française autorise aujourd’hui l’expérimentation sur les embryons humains, mais faut-il rappeler que le « légal » n’est pas nécessairement « moral » ? Pour sa part, l’Eglise catholique défend, comme elle l’a toujours fait, le respect de la vie humaine de la conception jusqu’à la mort naturelle, en insistant particulièrement sur le fait que l’embryon humain doit être considéré comme une personne humaine.

Seconde difficulté : le Téléthon revendique la mise en œuvre de pratiques d’inspiration eugéniste :

Le diagnostic prénatal est utilisé pour repérer les fœtus atteints de myopathie qu’une « interruption médicale de grossesse » permet ensuite d’éliminer. Dans le même esprit, la technique du « diagnostic préimplantatoire » consiste à sélectionner puis à supprimer tous les embryons conçus in vitro porteurs de la myopathie. Ainsi, et comme le soulignait dès 2006 le spécialiste en éthique médicale qu’est Mgr Michel Aupetit, aujourd’hui évêque de Nanterre, dans une note publiée sur le site internet du diocèse de Paris, « les "bébéthons" qui sont présentés comme un grand succès thérapeutique ne sont pas le fruit d’une guérison due à la recherche sur le génome, comme on aurait pu l’espérer, mais le fruit d’une sélection embryonnaire. On pratique une fécondation in vitro de plusieurs embryons et on sélectionne l’embryon sain en éliminant les autres. Ce n’est donc pas un bébé "guéri" mais un bébé "survivant" ».

Troisième et dernière difficulté : les responsables du Téléthon refusent obstinément la mise en place d’un système de fléchage des dons qui permettrait à de nombreux donateurs d’affecter leurs dons aux recherches de leur choix, en évitant de contribuer au financement de programmes impliquant l’utilisation et la destruction d’embryons.

Ce fléchage des dons et la transparence financière qui en découlerait sont pourtant réclamés depuis plusieurs années par un certain nombre de personnalités et d’associations ainsi que par plusieurs diocèses.

Si l’Eglise est pleinement dans son rôle lorsqu’elle s’efforce d’éclairer ou d’alerter les consciences vis-à-vis de certaines dérives contraires au respect de la vie et de la dignité de la personne humaine, je ne peux pour ma part qu’inviter les personnes qui s’interrogent sur l’opportunité de soutenir ou non le téléthon, à faire preuve, en la matière, éclairées par mon propos précédent, d’une grande prudence et d’un authentique discernement moral et spirituel. Je vous engage en conséquence à n’avoir d’actions solidaires qu’au bénéfice d’associations ou de fondations en cohérence avec la conception chrétienne de l’homme et respectueuse du magistère de l’Eglise. (Fondation Jérôme Lejeune, AED, l’Œuvre d’Orient…).

La veillée de prière pour la vie se déroulera le samedi 2 décembre à la Chapelle de l’Oratoire à 20h30 (32 rue Joseph Vernet Avignon).

1) L’AFM souligne que le financement de recherches entrainant la destruction d’embryons ne dépasse pas un ou deux millions d’euros par an (soit moins de 2% du total des fonds collectés par le téléthon) ; ces programmes n’en sont pas pour autant plus légitimes...

2) C’est pour cette découverte d’un intérêt scientifique considérable que le japonais Yamanaka a reçu, en 2012, le prix Nobel de médecine.

Posté le 30 novembre 2017 à 15h32 par Michel Janva | Lien permanent

28 novembre 2017

"Mon chromosome supplémentaire me rend beaucoup plus tolérante que vous, Monsieur"

M. Ben Achour, expert au Comité des droits de l'homme de l'ONU, s'est prononcé pour l'élimination prénatale des personnes trisomiques. Choquée par cette intervention, Charlotte, jeune femme porteuse de trisomie 21, répond à M. Ben Achour :

« Je suis un être humain comme vous ! Notre seule différence est un chromosome supplémentaire. Mon chromosome supplémentaire me rend beaucoup plus tolérante que vous, Monsieur. (...) Si n’importe quel autre trait héréditaire comme la couleur de peau était utilisé pour éradiquer un groupe humain, le monde entier serait révolté. Mais pourquoi ne pas être choqué lorsque les personnes comme moi sont menacées d’être éradiquées ? Qu’avons-nous fait pour que vous souhaitiez notre disparition ? Pour autant que je sache, ma communauté ne hait ni discrimine personne et n’a commis aucun crime. (...) Ce que vous proposez est de l’eugénisme (...) Vous devriez être écarté du Comité des droits de l’homme. Vous n’êtes pas un expert de la trisomie. Vous, Monsieur, ne pouvez pas parler au nom de ma communauté. (...) Je me battrais le restant de ma vie pour notre droit d’exister. »

Posté le 28 novembre 2017 à 08h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

27 novembre 2017

9 millions de livres sterling de « dommages-intérêts » pour n'avoir pas avorté

Si elle avait su que son enfant n'était pas conforme aux standards :

"Au Royaume Uni, la Haute Cour s’est prononcée en faveur d’Omodele Meadows, qui affirme qu’elle aurait avorté si elle avait su que l’enfant qu’elle portait souffrait d’hémophilie. Elle recevra 9 millions de livres sterling de « dommages-intérêts ».

Adejuwon est né il y a six ans atteint d’hémophilie ; à quatre ans les médecins lui ont également diagnostiqué une forme d’autisme. Sa mère a intenté un procès envers le médecin qu’elle a consulté en 2006 pour faire des tests génétiques et savoir si elle était porteuse du gène hémophile, son histoire familiale pouvant le laisser supposer. Or lors de cette consultation le médecin a déclaré à Omodele Meadows qu’elle n’était pas porteuse du gène et que ses enfants ne souffriraient pas de la maladie.

Lors de l’audience, le juge a déclaré :

« Madame Meadows a cherché à éviter de mettre au monde un enfant hémophile, sachant la souffrance que cause la maladie. Dire clairement qu’elle aurait mis fin à sa grossesse si elle avait su que le bébé souffrirait d’hémophilie n’a rien à voir avec le fait de dire qu’Adejuwon est un enfant non désiré. Au contraire, il semble qu’il soit très aimé et bien soigné. Toutefois le prendre en charge représente un poids beaucoup plus lourd que d’élever un enfant ‘normal’ et en bonne santé ».

Posté le 27 novembre 2017 à 19h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

26 novembre 2017

Olivier Dussopt, qui veut exterminer les trisomiques, entre au gouvernement

Olivier-dussopt-deputé-756x640Vendredi, le député PS Olivier Dussopt a été nommé au poste de secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique.

En janvier 2011, lors de l'examen du projet de loi sur la bioéthique, il avait demandé pourquoi les 4% des enfants trisomiques naissant n'avaient pas pu être exterminés comme les autres :

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Posté le 26 novembre 2017 à 15h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

18 novembre 2017

Trisomie 21 : La Fondation Jérôme Lejeune obtient en partie satisfaction contre le fichage national

0iwDepuis plus de 4 ans, le ministère de la santé a mis en place le premier système de fichage de l’histoire pour enregistrer les femmes enceintes susceptibles de porter un fœtus atteint de trisomie 21. En juillet 2016, le décret et l’arrêté fondant ce fichage ont été contestés par 21 parties prenantes (la Fondation  Jérôme Lejeune, le Collectif contre l’handiphobie, des professionnels de la santé et des femmes ayant effectué le dépistage). Le Conseil d’État vient de rendre sa décision. Elle est en demi-teinte.

Le fichage aggrave la longue pratique d’élimination systématique des enfants trisomiques, tant dans l’intention que dans les faits. 96% des enfants diagnostiqués trisomiques sont déjà avortés, et il est anormal que l’État ne trouve rien de mieux que de valider la performance du système qui conduit à cet eugénisme national.

Quel fichage ?

Le décret et l’arrêt obligent les professionnels à transmettre de nombreuses données intimes et personnelles des femmes enceintes qui ont fait le dépistage :

Ces données sont mises dans les mains de l’Agence de Biomédecine (ABM), transformée pour l’occasion en organe de « contrôle qualité » des pratiques médicales eugéniques. Les dispositions réglementaires prévoient que l’ABM transmet ces données personnelles à des organisations de santé telles que la Fédération française des réseaux de santé en périnatalité, les organismes agréés par la HAS, les réseaux de périnatalité et à chaque organisme agréé par la HAS. Le Conseil d’Etat vient de reconnaitre l’illégalité de la transmission de ces données à certains de ces organismes. Il conclut donc à l’annulation partielle de l’arrêté du 11 mai 2016 qui en organise les modalités pratiques. L’ABM continuera à récolter et à centraliser ces données mais ne pourra plus les transmettre à des organismes qui n’ont pas à en connaître.

Il est regrettable que le principe même du fichage ne soit pas davantage remis en cause, dans la mesure où il aggrave l’eugénisme. De toute évidence, les conséquences de ce fichage de la trisomie 21 sont bien différentes de celles des statistiques nationales sur d’autres pathologies (type cancer du sein). Alors que pour ces dernières le but est thérapeutique, pour la trisomie 21, elles ont pour objectif de pérenniser et perfectionner un système d’élimination quasi-systématique. Il ne s’agit plus de mieux dépister pour guérir plus, il s’agit de mieux dépister pour éliminer davantage. Jean-Marie le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, écrit dans « Les Premières victimes du transhumanisme » :

« Deux poids, deux mesures : d’un côté les pathologies justiciables d’une solution thérapeutique ou réellement préventive, de l’autre la trisomie 21 pour laquelle la seule alternative à la naissance est l’avortement. Le traitement et l’avortement, ensemble, étant indistinctement qualifiés d’actions de santé ».  

Le sous-entendu est terrifiant. « Une telle traçabilité des fœtus trisomiques 21, organisée par l’État, laisse penser qu’ils sont une menace pour la société », écrit le gynécologue Patrick Leblanc dans le Quotidien du Médecin(18 juillet 2016). L’Etat défend un « ordre établi » dans lequel les personnes trisomiques sont traitées comme un « désordre ». En dénonçant ce système discriminatoire, fidèle à la vocation du généticien dont elle porte le nom, la Fondation Jérôme Lejeune tente de réordonner l’intérêt général autour de ses membres les plus fragiles.

L’Etat fiche les femmes enceintes à leur insu, et se garde de faire la publicité de cette réalité. Pour briser l’omerta sur ce système de fichage, la Fondation Jérôme Lejeune organise une campagne d’information à destination des femmes enceintes, qui sont fichées à leur insu, des professionnels de santé, qui sont touchés dans leur indépendance et des décideurs politiques, qui préparent activement la prochaine révision de la loi bioéthique.

La campagne en ligne

Posté le 18 novembre 2017 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent

05 novembre 2017

Un expert de l'ONU pour l'élimination prénatale des personnes handicapées

Commentaire prononcé par le Professeur Ben Achour, expert du Comité des droits de l'homme des Nations unies, lors de l'examen de l'article 6 dans le cadre du Projet d'observation générale (3439e Meeting de la 121e Session du Comité).

Posté le 5 novembre 2017 à 18h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

02 novembre 2017

Les petits pas de l'Ohio pour abroger le droit à l'avortement

OLa Chambre des représentants de l’Ohio a approuvé le 1er novembre un projet de loi interdisant les avortements basés sur le diagnostic prénatal de trisomie 21. Le texte prévoit des sanctions à l’encontre des médecins qui réaliseraient des avortements dans ces circonstances. Ce texte contre l'eugénisme doit encore être approuvé par le Sénat.

Un second projet de loi est à l’étude dans cet Etat, qui vise à interdire les avortements à partir du premier battement cardiaque fœtal détectable. Il est de nouveau à l’ordre du jour de la Chambre des représentants, malgré l’opposition du gouverneur. Les défenseurs du texte ont pour ambition de remettre en cause l’arrêt de la Cour Suprême Roe v. Wade, qui a légalisé l’avortement aux Etats-Unis.

Posté le 2 novembre 2017 à 15h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

31 octobre 2017

« Je suis un homme porteur de trisomie 21 et ma vie vaut la peine d’être vécue »

Frank Stephens, acteur, sportif des Special Olympics et avocat, a donné son témoignage au Congrès des Etats-Unis :

« Je suis un homme porteur de trisomie 21 et ma vie vaut la peine d’être vécue ».

Plutôt que « de procéder au dépistage prénatal et à l’avortement en feignant que ce soit la meilleure solution d’y remédier », il a souhaité alerter le Congrès sur la nécessité d’allouer des fonds fédéraux à la recherche pour soigner les personnes atteintes de trisomie 21 :

« A ceux qui remettent en question la valeur de la vie des personnes trisomiques, je voudrais dire 3 choses : tout d’abord, nous sommes un cadeau médical pour la société, un champ d’investigation pour la recherche médicale sur le cancer, sur Alzheimer, sur les troubles du système immunitaire ; ensuite, nous sommes une source de bonheur inépuisable - une étude Harvard a montré que les personnes trisomiques et leurs familles sont plus heureuses que le reste de la société ; enfin, nous donnons au monde l’occasion de réfléchir à la valeur éthique du tri entre les hommes qui ont le droit de vivre et ceux qui ne l’ont pas ».

Après avoir rappelé le taux élevé d’avortements des enfants à naître atteints de trisomie 21, il ajoute :

« Agissons en tant qu’Américains, non comme des Islandais ou des Danois. Essayons de trouver des réponses, non des "solutions finales". Soyons dignes de notre pays : aidons-le à être débarrassé d’Alzheimer, et non de la trisomie 21 ».

Posté le 31 octobre 2017 à 14h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

23 octobre 2017

L’avortement en raison d’un handicap chez le fœtus est contraire à la Convention relative aux droits des personnes handicapées

Le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies a officiellement affirmé que l’avortement des enfants en raison d’un handicap chez le fœtus est contraire à la Convention relative aux droits des personnes handicapées. ECLJ se réjouit :

Capture d’écran 2017-10-23 à 07.05.05"Alors qu’une pression importante s’exerce pour imposer la légalisation de l’avortement eugénique, le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies vient de déclarer dans un document officiel que « Les lois qui autorisent explicitement l’avortement en raison d’un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées (Art. 4,5 et 8). » Ce Comité poursuit en expliquant que ce type d’avortement est souvent basé sur des diagnostics erronés, et que « Même s’ils ne sont pas faux, cette affirmation perpétue le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse. »

Par cette déclaration, le Comité des droits des personnes handicapées s’oppose frontalement au Comité des droits de l’homme qui a entrepris de réinterpréter le « droit à la vie » comme comprenant un droit à l’avortement « tout particulièrement lorsque (…) le fœtus présente des malformations mortelles ». Le Comité des droits des personnes handicapées demande le retrait de cette affirmation.

La déclaration du Comité des droits des personnes handicapées est d’une grande importance. Elle rappelle, une nouvelle fois, la nécessité de s’opposer fermement à la tentation eugéniste qui repose sur le mépris de la faiblesse. Déjà, en 1947, les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme durent s’opposer à la tentative visant à permettre la « prévention de la naissance d’enfants handicapés mentalement » et d’enfants « nés de parents souffrant de maladie mentale ». La similitude de ces propositions avec l’idéologie nazie fut alors dénoncée.

L’ECLJ se réjouit de cette déclaration qui va dans le sens de ses nombreuses interventions devant le Conseil des droits de l’homme. L’ECLJ continuera à dénoncer l’eugénisme prénatal ainsi que les avortements tardifs et à rappeler que les droits à la vie et aux soins doivent être garantis à toute personne.

Le Comité des droits des personnes handicapées a également pris position contre un prétendu « droit à l’euthanasie » car, selon lui « cela perpétue les idées reçues selon lesquelles les personnes gravement handicapées souffrent et seraient plus heureuses mortes» Comme les enfants à naître handicapés…

L’ECLJ a également adressé un mémoire au Comité des droits de l’homme au soutien du droit à la vie, soutenu par plus de 130 000 personnes."

Posté le 23 octobre 2017 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent

10 octobre 2017

PMA-GPA : bébés sur mesure ou bébés OGM

Voilà un documentaire diffusé ce soir pour instruire Marlène Schiappa :

"En 1978, le premier bébé-éprouvette voyait le jour au Royaume-Uni, dans une tempête de polémiques. Moins de quarante ans après, la fécondation in vitro représente 3 % des naissances dans les pays occidentaux. Pour assouvir leur désir d'enfant, les couples stériles, homosexuels ou atteints de maladies héréditaires se tournent vers la procréation médicalement assistée, voire la gestation pour autrui. Mais une autre révolution est en cours : il est désormais possible de choisir le sexe de son enfant, et jusqu'à la couleur de ses yeux, en opérant une sélection des embryons avant l'implantation. Parallèlement, en 2015, le Parlement britannique a donné son feu vert à la mise en oeuvre du protocole des bébés à trois ADN, provenant de trois parents, pour lutter contre une maladie génétique."

Posté le 10 octobre 2017 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

09 octobre 2017

Un hôpital ne peut pas être condamné pour avoir laissé naître un enfant trisomique

Lu sur Gènéthique :

"Jeudi 5 octobre, la Cour d’appel de Nantes a annulé le jugement du tribunal administratif qui avait condamné l’hôpital de Chartres ; ce dernier n’ayant pas détecté la trisomie 21 et la malformation cardiaque d’un enfant avant sa naissance. Suivant les conclusions du rapporteur public, les juges ont considéré que l’hôpital « n’est pas responsable de la naissance d’un enfant trisomique ». Les parents, qui avaient engagé la procédure judiciaire estimant avoir été « privés de la possibilité de demander une interruption volontaire de grossesse », pourraient saisir le Conseil d’Etat."

Ils devraient être poursuivis pour eugénisme.

Posté le 9 octobre 2017 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent

21 septembre 2017

Fécondation in vitro et eugénisme

La PMA "pour toutes" est certes à rejeter. Comme toute procréation par fécondation in vitro. Deux actualités scientifiques viennent confirmer cela :

Posté le 21 septembre 2017 à 14h45 par Michel Janva | Lien permanent

18 septembre 2017

Les trisomiques sont des "migrants" ou comment le « Camp du Bien » choisit les causes qu'il soutient

De Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune :

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Posté le 18 septembre 2017 à 21h08 par Michel Janva | Lien permanent

13 septembre 2017

De la PMA à l'eugénisme

En France, un enfant sur 32 est désormais conçu sans rapport sexuel. Depuis l'invention de la procréation médicalement assistée jusqu'à la recherche sur embryons et ses potentialités eugénistes, le biologiste Jean-François Bouvet, auteur de Bébés à la carte, déclare à Eugénie Bastié dans le Figarovox :

"[...] Si, dans les années soixante, l'arrivée de la pilule contraceptive a chimiquement entériné la séparation entre sexualité et reproduction, la décennie soixante-dix et les suivantes ont connu une autre révolution biologique en forme de dissociation. À savoir la possibilité de segmenter la réalisation d'un projet d'enfant, en le fragmentant entre des intervenants multiples: donneuse d'ovocytes, donneur de sperme, plus éventuellement mère porteuse et parents dits «intentionnels» dans le cas de la gestation pour autrui (GPA).

Dernière étape en date, portant à six le nombre de parents potentiels: la fourniture, par une femme autre que les géniteurs, de mitochondries — ces petits organites apportés à l'œuf par l'ovocyte lors de la fécondation, et assurant dans nos cellules des fonctions énergétiques. Fin 2016, le Royaume-Uni a été le premier pays à autoriser un tel mode de conception. Dans quel but exactement? Il faut savoir que les mitochondries disposent de leur propre matériel génétique, de taille certes très limitée par rapport à celle de l'ensemble de l'ADN de la cellule mais dont les mutations peuvent être à l'origine de maladies génétiques rares. D'où l'idée de remplacer si nécessaire ces organites, dans le cadre d'une fécondation in vitro (FIV) entre spermatozoïdes et ovocyte, par ceux de l'ovocyte d'une autre femme, indemnes de telles mutations. Une sorte de «FIV à trois parents», donc. Et un pas de plus vers le morcellement de la reproduction. [...]

Vous évoquez une dérive «eugéniste» potentielle de la PMA, notamment sur la recherche génétique autour de l'intelligence. Quelle est la réalité de cette menace?

Pour débusquer les gènes des capacités intellectuelles, la Chine est en première ligne. Plus précisément, le Cognitive Genomics Lab, un laboratoire lié à l'un des plus grands centres mondiaux de séquençage de l'ADN: le Beijing Genomics Institute (BGI), implanté à Shenzhen, aux portes de Hong Kong. Créé en 2011, ce laboratoire veut explorer la génétique de la cognition humaine. Il s'agit pour les chercheurs de collecter des échantillons d'ADN chez des individus parmi les plus intelligents au monde, du moins considérés comme tels parce que dotés d'un fort QI. Et ce, en vue de comparer leur génome à celui d'individus à QI plus modeste, dans l'espoir d'identifier les variants des gènes qui déterminent l' «intelligence»… Comme si cette dernière ne dépendait que de facteurs génétiques. C'est bien sûr loin d'être le cas, du fait, entre autres, de l'étonnante plasticité du cerveau.

Toujours est-il que le programme du BGI ne laisse pas d'inquiéter la communauté internationale, en raison de possibles dérives eugénistes. Vise-t-il à améliorer le niveau intellectuel de la population chinoise? Permettra-t-il aux couples ayant recours à la FIV de sélectionner par examen génétique les embryons les plus prometteurs sur le plan de l'intelligence? Vu le nombre considérable de gènes impliqués dans les capacités cognitives, on n'en est pas encore là… Un scénario de type Gattaca n'est donc pas pour demain matin.

Reste que la sélection des embryons en fonction de tel ou tel critère n'ayant rien à voir avec une maladie génétique est une perspective à prendre au sérieux. Une telle sélection existe déjà pour le sexe de l'enfant à naître. Dans le cadre de la PMA, nombre de pays offrent en effet la possibilité de choisir entre garçon et fille. C'est par exemple le cas de la Thaïlande, des États-Unis dans la plupart des États ou de la République turque de Chypre du Nord. On peut s'attendre à ce que d'autres critères de sélection — la couleur des yeux en particulier — soient proposés, là ou ailleurs, dans un avenir plus ou moins proche.

Vous évoquez également la modification génétique d'embryons. Où en sont les scientifiques?

Le moins que l'on puisse dire est que la question est d'actualité: la première annonce scientifique sur le sujet remonte à avril 2015 et, depuis, d'autres expérimentations génétiques sur l'embryon humain, ou sur l'œuf dont il est issu, ont été conduites en Chine, en Suède et aux États-Unis. À titre d'exemple, une équipe de Guangzhou, en Chine, est parvenue à doter des embryons d'un gène de résistance au virus du sida… On se souviendra donc de la deuxième décennie du XXIe siècle comme de celle où se sont produites les premières intrusions, avant la naissance, dans le patrimoine génétique de l'espèce humaine. [...]"

Posté le 13 septembre 2017 à 09h55 par Michel Janva | Lien permanent

04 septembre 2017

Le transhumanisme décrypté

Entretien sur la notion du transhumanisme et ses conséquences anthropologiques avec Jean Boboc, médecin, prêtre et théologien orthodoxe, spécialiste de bioéthique, sur France Culture. Définir le transhumanisme :

Posté le 4 septembre 2017 à 17h56 par Michel Janva | Lien permanent

30 août 2017

Une nouvelle technique pour « améliorer la qualité du troupeau » d'embryons

Lu sur Gènéthique :

"Des chercheurs de l’université d’Adélaïde (Australie-Méridionale) ont publié dans le journal Human Reproduction une étude concernant une nouvelle technique de dépistage préimplantatoire consistant à trier les embryons à un stade précoce selon le métabolisme de leurs cellules. Cette technique est actuellement en test sur des bovins.

Si « le dépistage préimplantatoire a lieu habituellement sous un microscope normal », cette nouvelle technique non invasive utilise l’imagerie hyperspectrale. Il s’agit de mesurer la lumière que les cellules embryonnaires produisent naturellement lors de leur activité. En l’analysant, les chercheurs peuvent désormais identifier les processus métaboliques et chimiques de l’embryon, et les trier sur des critères plus « objectifs » qu'auparavant. Selon le Dr. Mel Sutton-McDowall, auteur principal de l'étude, la technique permet de « prédire que les embryons qui ont des cellules avec un profil métabolique homogène (uniforme) sont les plus sains ». Elle parle d'une « discrimination au sein des embryons».

L'équipe de chercheurs espère voir cette technique appliquée autant pour la FIV humaine que pour le secteur de l'élevage ou de l'agriculture, pour « améliorer la qualité du troupeau » et « maximiser la production du secteur agricole». Le Dr. Sutton pense que « cette technique est extrêmement prometteuse » et « cette approche innovante » sera « commercialisée rapidement », puisqu'elle « améliore les chances des femmes » tout en réduisant les coûts."

Posté le 30 août 2017 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2017

Joie contagieuse

Une jeune femme de 21 ans a filmé la réaction de son petit frère à chaque fois qu'elle rentrait à la maison et passait le chercher à l'improviste. David, âgé de 15 ans et atteint de trisomie 21, est tout simplement surexcité lorsqu'il voit débarquer sa grande sœur.

Posté le 22 août 2017 à 18h00 par Michel Janva | Lien permanent

17 août 2017

Extermination d'une partie de la population, diagnostiquée non conforme avant la naissance

CBS news constate :

« A mesure que les tests de dépistage prénatal se répandent dans le monde, le nombre d’enfants nés atteints de trisomie 21 ou d’autres pathologies diminue, car lorsque le dépistage révèle une anomalie, beaucoup de parents choisissent de mettre fin à la grossesse ».

Certains pays tiennent à jour des statistiques et leurs résultats sont significatifs :

  • les Etats-Unis ont un taux d’avortement pour la trisomie 21 estimé de 67% (1995-2011), et 6 000 enfants naissent atteints de trisomie 21 chaque année ;
  • en France le taux d’avortement pour la trisomie 21 est de 77% (2015) ;
  • au Danemark de 98% (2015).
  • En Islande, plus de 4 femmes sur cinq ont recours au dépistage prénatal et près de 100% de celles qui reçoivent un résultat positif avortent.

L’Islande est donc proche « d’éradiquer les naissances d’enfants atteints de trisomie 21 ». Avec une population d’environ 330 000 habitants, seul un à deux enfants atteints de trisomie 21 naissent chaque année, « à cause d’une erreur de dépistage »...

Posté le 17 août 2017 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet 2017

Diagnostiqué handicapé, un bébé "avorté" naît vivant

A huit mois de grossesse, le couple apprend que leur bébé souffre d’une malformation très grave du cerveau. L’hôpital Duchenne de Boulogne leur prescrit alors une interruption médicale de grossesse (IMG), un avortement, délicat à 8 mois de grossesse, mais bien légal en France (il y en a environ 6000 chaque année).

Lundi 24 juillet, l'intervention est pratiquée. Les médecins annoncent après une piqûre à double dose (normalement fatale) que la mère va accoucher quelques heures plus tard d’un bébé mort. Or quand l’enfant naît, il est vivant… Annoncé gravement handicapé, il boit, il bouge mieux qu’espéré.

Et personne pour leur prédire l’avenir, le degré de handicap de l’enfant. Ni pour leur dire si les piqûres ont aggravé son état.

Le couple en colère, veut porter plainte et il a bien raison.

Pour la direction de l’hôpital Duchenne,

« aucune erreur n’a été commise. C’est une situation rare et désolante, la première fois que l’on voit ça. Mais c’est déjà arrivé à Lille. »

C’est à l’Agence régionale de santé de décider d’une enquête.

Posté le 27 juillet 2017 à 13h35 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2017

Le sort d’un petit peuple est entre vos mains…

ClemenceLAVRUT-2Tandis que l’attention du pays se concentrait sur les résultats de l’élection présidentielle, un décret important fut publié, incognito, au journal officiel du 7 mai 2017 : l’introduction du dépistage prénatal non invasif. Le DPNI doit permettre de diagnostiquer in utero la trisomie 21 de l’enfant à naître par simple analyse de l’ADN fœtal présent dans le sang de la mère.

Ce nouveau dépistage présenté comme l’alternative au recours à l’amniocentèse et son risque de fausse couche, veut mettre fin aux dernières naissances d’enfants trisomiques.

Aujourd’hui en France, 96% des enfants diagnostiqués trisomiques sont avortés – contre 65% aux Etats-Unis. Demain, c’est 100% d’entre eux qui seront ces victimes.

Si le geste permettant de dévoiler la présence du chromosome indésirable devient non invasif, rapide et peu coûteux, s’il s’accompagne d’un discours médical d’encouragement et d’un discours social de culpabilisation en cas de refus, combien d’enfants trisomiques verront encore la lumière du jour dans les mois à venir ?

Il est urgent d’intervenir

C’est le sort d’un petit peuple qui est entre nos mains : traqué et éliminé sur le critère de son génome. D’aucuns vous diront que ces enfants seront malheureux, et leur famille avec. Ils vous mentent délibérément ou se trompent naïvement. La meilleure solution est celle qui se bat contre la maladie, non celle qui élimine le malade.

Car c’est possible ! De nombreux programmes de recherche sont en cours comme l’étude Perseus menée par l’Institut Jérôme Lejeune en collaboration avec le Centre de génomique de Barcelone. Poursuivre ces projets thérapeutiques, est donc désormais une urgence de 1er ordre.

La Fondation Jérôme Lejeune doit également occuper le terrain de la défense juridique de la vie à naître face aux positions ultra-libérales des autorités de santé.

Pour que toutes ces actions portent leurs fruits, il nous faut les prolonger et les diffuser largement autour de nous.
La Fondation Jérôme Lejeune a besoin de vous !

Ces enjeux, ces défis ne sont pas les nôtres. Ils ne sont pas non plus seulement ceux des familles touchées par le handicap intellectuel. Ils sont aussi les vôtres.

Parce que la Fondation doit être la voix des sans-voix contre ce mépris flagrant du bien-commun Parce qu’il est urgent de réaffirmer la valeur fondamentale de toute vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle Parce que nous ne vivons que de votre soutien, nous faisons appel à vos dons !Pour soutenir la Fondation : Je fais un don.

Posté le 22 juillet 2017 à 08h23 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet 2017

L'eugénisme affiché d'une banque de sperme

XVM0c79e8be-61a1-11e7-8eb8-e1cec1c7e2c5Une banque de sperme danoise, Cryos, compte « déjà plus de 60.000 naissances dans le monde. En France, 246 grossesses ont été déclarées en 2016 ». 

Selon son directeur, la réussite est due au « sérieux de l’enquête familiale concernant les antécédents génétiques des donneurs, les maladies possiblement héréditaires et, d’une manière plus générale, l’excellence des donneurs ». Les donneurs sont triés sur le volet, ils contribuent selon la banque, à un « un eugénisme positif ».

Les acheteurs peuvent sélectionner le donneur selon de nombreux critères : couleur des yeux mais aussi, « droitier », « sportif », qui « ne porte pas de lunettes »…

« Toute notre société est fondée sur la sélection naturelle, il est normal que les parents puissent choisir un géniteur selon leurs critères », souligne Ole Schou. Même conviction chez les donneurs : Feary, par exemple, se réjouit de pouvoir participer à l’élaboration « d’enfants parfaits ».

Posté le 12 juillet 2017 à 21h50 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2017

Marseille : l'hôpital Nord à la pointe dans l'extermination des personnes porteuses de la trisomie 21

Les maternités de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille et de la région Paca disposeront d'ici à la fin de l'année d'un accès à un test de dépistage non invasif de la trisomie 21 (le Dpni). Un dépistage par simple prise de sang lors du premier trimestre de grossesse. Plus besoin de pratiquer une amniocentèse avec une piqûre dans le ventre de la mère pour retirer du liquide amniotique nécessaire à la détection de la chaîne chromosomique et de la trisomie 21.

L'hôpital s'en félicite. Pourtant, il ne fait pas ce test dans un but thérapeutique, mais dans un but eugéniste, même si ce terme est tabou.

Posté le 11 juillet 2017 à 18h37 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2017

Aujourd’hui, toutes les étapes pour la sélection humaine sont désormais réalisées ou en voie de réalisation

Selon le biologiste Jacques Testard, dans Le Monde diplomatique via Gènéthique :

"Le terme « eugénisme » a été inventé à la fin du XIXe siècle par Francis Galton, un anthropologue cousin de Charles Darwin, pour définir la « science de l’amélioration des races ». L’infanticide, la gestion des mariages, la stérilisation, l’extermination ou l’avortement risquent bientôt d’apparaître comme de bien piètres moyens pour améliorer la qualité humaine au regard des apports de la génétique moléculaire, alliée à l’informatique et à la biologie cellulaire.

La période récente a vu l’irruption de technologies génétiques complexes dont les pouvoirs, fascinants et redoutables, ont été popularisés par les médias : le Crispr-Cas9, « ciseau génétique », et le gene drive, ou « forçage génétique ». Un premier essai chinois ayant utilisé la technologie Crispr en 2015 pour réparer des embryons humains anormaux a accéléré l’autorisation de projets de recherche dans plusieurs autres pays dont le Royaume-Uni et les États-Unis. La perspective eugénique est largement évoquée, comme s’il était acquis que cette « édition du génome » (lire « Nous sommes tous des mutants ») puisse être parfaitement maîtrisée, une condition impérativement préalable à toute application humaine. Or un spécialiste l’explique : « Les techniques d’édition entraînent des dommages collatéraux. D’autres portions du génome que celles ciblées sont ainsi modifiées, sans que l’on comprenne toujours pourquoi ou que l’on puisse toujours en prédire l’existence. [De plus], les vecteurs utilisés, qu’il s’agisse de bactéries, de particules ou même d’une micro-injection, sont destructifs comme un bulldozer qui essaierait de venir faire de la dentelle dans votre cuisine : le stress induit laisse des traces incontrôlées, sous forme de mutations et d’épimutations » D’autres rares critiques modèrent les annonces d’une amélioration prochaine du génome humain.

À l’automne 2016 paraissait un résultat scientifique qui nous semble au moins aussi important, mais qui fut largement ignoré. Cette recherche démontre qu’il est possible de fabriquer des cellules « reproductrices » [...]"

Posté le 7 juillet 2017 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2017

1er juin : conférence de Me Jérôme Triomphe à Lyon

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Posté le 20 mai 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

17 mai 2017

Le ministre de la Santé Agnès Buzyn favorable à l’euthanasie et à la chasse aux trisomiques

Unknown-40Nommée ministre des Solidarités et de la Santé dans le gouvernement d'Emmanuel Macron et Édouard Philippe, Agnès Buzyn s’était déclarée personnellement favorable à l’euthanasie des enfants, lors d’un colloque au Grand Orient de France en 2015, sur la « fin de vie des enfants ».

« À titre personnel, je suis en faveur de l’espace de liberté belge ».

Pourtant, quand on lui demandait si des enfants en fin de vie émettaient le souhait de mourir, Agnès Buzyn, qui a fait toute sa carrière de médecin à l’hôpital Necker, était catégorique :

« À la lumière de mon expérience, je peux affirmer que les enfants en fin de vie ne demandent pas à mourir. Ils n’ont pas peur de la mort. Ce qui les rend malheureux, c’est de décevoir leurs parents, et de leur faire de la peine ».

Agnès Buzyn intervenait sous les arcanes du Temple Groussier, rue Cadet, siège du Grand Orient, aux côtés du sénateur socialiste belge Philippe Mahoux, auteur de la loi dépénalisant l’euthanasie en 2002. Il est également auteur de la loi qui a étendu l’euthanasie aux enfants, en 2014.

Autre invité, le député du Rhône Jean-Louis Touraine, alors membre du Parti socialiste, qui plaidait pour l’euthanasie des adultes, et des enfants. Conseiller d’Emmanuel Macron pendant la campagne, il brigue un nouveau mandat législatif à Lyon,  sous l’étiquette La République En Marche (LREM).

Agnès Buzyn, présidente du Collège de la Haute Autorité de santé (HAS), a rendu publiques de nouvelles recommandations en matière de dépistage de la trisomie 21. Elle suggère également que ce dépistage soit remboursé par le ministère de la Santé.

La Fondation Jérôme Lejeune a immédiatement réagi :

Capture d’écran 2017-05-17 à 18.52.211er point : l’urgence n’est pas d’éradiquer à 100 %, mais de mettre un terme à l’élimination en masse

La France, où déjà 96% des fœtus détectés trisomiques sont avortés, est un pays leader en matière d’élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance. Plus on dépiste, plus on élimine. C’est un fait : la généralisation du dépistage prénatal nous a rendus intolérants au handicap. Depuis 20 ans en France, le système de santé qui pousse à la détection prénatale des enfants trisomiques a développé les pratiques mais aussi les mentalités eugénistes.

La HAS souligne que dans les pays ayant développé le nouveau test, le nombre de fœtus détectés trisomiques a augmenté. Puisque la détection prénatale conduit à l’élimination, l’insertion du nouveau test dans le système de santé va conduire à augmenter le nombre de bébés trisomiques supprimés. A quel niveau d’anesthésie des consciences sommes-nous arrivés en France, pour que ce scandale ne soit pas pris en compte ?

2ème point : l’argument de la baisse du nombre d’amniocentèses est discriminant et eugéniste

L’argument du baisse du nombre d’amniocentèses est un argument de vente. La fondation Jérôme Lejeune rappelle le caractère eugéniste de cet argument :

« Les médecins qui s’appuient sur l’argument selon lequel le nouveau test va diminuer le nombre d’amniocentèses servent un argument marketing, de nature à faire vendre, mais stigmatisant pour les personnes atteintes de trisomie 21. Ils justifient leur demande en invoquant une baisse des amniocentèses qui provoquent l’élimination d’enfants sains. Ils utilisent un argument eugéniste, qui tend à discriminer les « fœtus trisomiques » des « fœtus sains ». En valorisant la vie des enfants non atteints, à épargner grâce au test non invasif, ces médecins nient la valeur de la vie des enfants atteints de trisomie 21. Ce faisant ils activent une discrimination, ils délivrent un message de rejet violent aux personnes trisomiques et à leurs proches. » (Jean-Marie Le Méné, président de la fondation, in Les premières victimes du transhumanisme).

3ème point : le nouveau test développe angoisse et culpabilisation

L’insertion du nouveau test dans le système de santé ajoute une étape à  l’ensemble du dispositif actuel : dépistage classique + nouveau test + diagnostic (ICI une INFOGRAPHIE pour comprendre). Il rallonge le processus. Par ailleurs l’élargissement du seuil déterminant la catégorie « à risque » (hier 1/250 aujourd’hui 1/1000) va augmenter le nombre des couples qui seront angoissés. Tous les tableaux du monde, les stratégies de dépistages et recommandations des sociétés les plus savantes devraient être relativisés face à cette réalité de l’angoisse des couples. La fondation rappelle que le système impose aux femmes enceintes un choix culpabilisant. Quand elles apprennent que leur enfant est porteur de la trisomie 21 elles sont sommées de choisir entre éliminer leur enfant ou le faire naître (avec le risque de se sentir responsable du handicap).

Conclusion

La fondation Jérôme Lejeune est habituée à ce qu’en France, les responsables de la santé et les responsables politiques décident dans le sens du développement de la traque des enfants trisomiques avant leur naissance. Ce rapport de la HAS, précédé de la publication le 7 mai d’un décret le matérialisant, ne fait pas exception.

L’importance des trois missions de la fondation Jérôme Lejeune s’en trouve soulignéeaujourd’hui :

  • Développer la recherche à visée thérapeutique au bénéfice des personnes atteintes d’une déficience intellectuelle d’origine génétique
  • Développer sa consultation médicale spécialisée pour ces patients et leur famille
  • Être leur avocat en défendant leur vie et leur dignité

Posté le 17 mai 2017 à 18h53 par Michel Janva | Lien permanent

11 mai 2017

Vidéo Dear Future Mom devant la CEDH : pour la liberté d’expression des personnes trisomiques

La Fondation Jérôme Lejeune, assistée par l’ECLJ, vient de déposer une requête auprès de la cour européenne des droits de l’homme (CEDH) contre la décision du conseil d’État qui avait approuvé la censure du clip Dear Future Mom par le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) :

010"Diffusée à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21 en 2014, la vidéo Dear Future Mom adresse un message fort et réconfortant aux femmes enceintes qui attendent un enfant trisomique et s’inquiètent sur son avenir possible. Des enfants trisomiques exprimaient, en des termes émouvants, leur aptitude au bonheur, leurs capacités et leur amour pour leurs parents. Cette expression n’a pas été considérée comme étant d’ « intérêt général » pour le CSA, qui a censuré sa diffusion en France.

La requête, déposée le 9 mai, s’appuie sur l’atteinte à la liberté d’expression, qui est garantie par l’article 10 de la convention européenne des droits de l’homme. En leur interdisant d’apparaître ainsi à la télévision, le CSA est allé à l’encontre des efforts que la société doit faire pour intégrer les plus faibles de ses membres. Il a signifié directement aux personnes trisomiques que leur visibilité, leur existence même, posent un problème à la société.

Outre l’atteinte à la liberté d’expression, ces enfants ont également subi une discrimination manifeste en raison de leur génome, condamnée par l’article 14 de la convention européenne des droits de l’homme.

Censure et discrimination des personnes trisomiques : une exception française ?

La liberté d’expression et le respect des plus fragiles constituent une règle d’or des institutions européennes. Nul doute que la cour européenne des droits de l’homme saura s’interroger sur cette triste « exception française » et casser la censure de l’expression du bonheur en France."

Posté le 11 mai 2017 à 21h13 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2017

Avant de partir Hollande signe un décret contre les enfants trisomiques

Communiqué de la Fondation Lejeune :

0s9"L’AP-HP vient d’annoncer (le 5 mai) la mise en place d’une plate-forme de dépistage automatisé des aneuploïdies fœtales (au premier rang desquelles la trisomie 21). Par ailleurs, un décret vient d’être publié (le 7 mai) pour insérer dans le système de santé un nouveau test de détection prénatale (non invasif, contrairement à l’amniocentèse).

Pour la fondation Jérôme Lejeune ces deux informations illustrent l’enfermement de nombreux responsables de la santé et politiques dans le système installé en France depuis 20 ans, et qui conduit aujourd’hui à l’élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance.

1. L’argument trompeur de la baisse des amniocentèses

Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune dénonce depuis des mois cette approche, plus particulièrement dans son dernier livre « Les premières victimes du transhumanisme » (Edition PGdR 2016).

« Les médecins qui s’appuient sur l’argument selon lequel le nouveau test va diminuer le nombre d’amniocentèses servent un argument marketing, de nature à faire vendre, mais stigmatisant pour les personnes atteintes de trisomie 21. Ils justifient leur demande en invoquant une baisse des amniocentèses qui provoquent l’élimination d’enfants sains. Ils utilisent un argument eugéniste, qui tend à discriminer les « fœtus trisomiques » des « fœtus sains ». En valorisant la vie des enfants non atteints, à épargner grâce au test non invasif, ces médecins nient la valeur de la vie des enfants atteints de trisomie 21. Ce faisant ils activent une discrimination, ils délivrent un message de rejet violent aux personnes trisomiques et à leurs proches.»

Par ailleurs, la fondation Jérôme Lejeune s’interroge sur la réalité de l’argument selon lequel ce test diminuerait, via la baisse du nombre d’amniocentèses, le nombre de fœtus sains éliminés.

2. Un décret pris dans la précipitation

Depuis des mois la fondation Jérôme Lejeune alerte les responsables politiques sur l’urgence d’un réveil des consciences et la nécessité de prendre du recul face à l’arrivée de la nouvelle technique de dépistage prénatal non invasif. Loin de cette attitude, le gouvernement sur le départ a précipité la décision. Et ce alors même que l’enjeu fait débat dans plusieurs pays, et que le rapport de la HAS qui devait exposer une réflexion générale n’a pas été publié. Pour Jean-Marie Le Méné :

« Un pays qui élimine déjà en masse les enfants trisomiques avant leur naissance (96% des enfants détectés in utero), doit d’abord repenser collectivement le bien-fondé d’une offre de soins qui conduit à rendre mortelle une pathologie, la trisomie 21, qui ne l’est pas. L’heure n’est pas à éradiquer mieux mais à accueillir et soigner plus. »

Posté le 10 mai 2017 à 18h26 par Michel Janva | Lien permanent

01 mai 2017

Ne confondons pas la paix avec l’anesthésie de nos consciences

Face à l'hystérie de certains, qui croient entendre les bottes des heures les plus sombres..., Tugdual Derville met en avant les bonnes priorités :

Capture d’écran 2017-05-01 à 18.09.33"[...] Sur les sujets de VITA, nous avons conçu cette série de baromètres, dès les primaires des grands partis. Leurs dix points sont essentiels, car il n’y a pas de politique digne de ce nom sans conception ajustée de l’homme. Nous actualisons ces tableaux à partir des informations de plus en plus riches sur le passé des candidats, leurs programmes et leurs déclarations. A l’heure où nous sommes, il nous paraît objectif de constater qu’Emmanuel Macron propose, sur plusieurs points majeurs, d’aggraver ce que nous avons appelé la « casse sociétale » du quinquennat Hollande. Je pense surtout à son projet d’ouvrir la PMA aux femmes célibataires ou homosexuelles. Son intervention auprès des collégiens leur demandant si certains « ont deux papas ou deux mamans », assortie d’une instruction civique particulièrement intrusive, confirme son état d’esprit. Sur ce sujet, Marine Le Pen affirme vouloir rétablir l’intégrité du mariage et de la filiation. Dont acte. Mais nous prenons soin de préciser que ces critères, pour importants qu’ils soient (on dit parfois de certains qu’ils sont « non négociables »), ne sont pas exclusifs. À chacun de les relier aux autres points qui lui semblent essentiels avant de faire son choix. Je précise que, sur le sujet de l’avortement, aucun des onze candidats n’a exprimé une position générale acceptable à nos yeux. Or, il faudrait relever ce défi douloureux, par une politique tranchant vraiment avec celle qu’a encore aggravée François Hollande à quatorze reprises…

Que répondez-vous à ceux qui estiment qu’avec Marine Le Pen adviendrait une guerre civile ?

On agite des deux côtés la peur du chaos. Justement, je pense souvent à cette « paix factice » dans laquelle nous croyons vivre en France quand nous oublions les atteintes à la vie. Je ne veux jeter la pierre à personne, parce que j’aime, comme chacun, vaquer paisiblement à mes occupations parfois futiles. Mais je me souviens de mère Teresa qui nous alertait à propos de nos pays qu’elle disait « plus pauvres encore que l’Inde » en constatant la banalisation des atteintes à la vie dont parlait aussi son « ami » Jean-Paul II à chacune de ses visites dans cette France qu’il aimait tant ! Je pense aussi à Emmanuel Mounier qui se disait plus choqué par l’injustice que par le désordre, ou à René Girard évoquant ces boucs émissaires que toute société aime désigner et éliminer dans l’inconscience générale.

Avons-nous conscience, pour citer un seul exemple, de l’ampleur de l’eugénisme « démocratique » qui blesse déjà notre société ? Quelle est cette paix que nous voulons préserver si nous fermons les yeux sur ces « étrangers » rejetés par centaines de milliers aux frontières de la vie que sont ces fœtus trisomiques, et autres êtres humains jugés non conformes, indésirables ? Le migrant aussi est très vite traité en bouc émissaire… C’est ce que dit à sa façon le pape François dans Laudato si’ : la personne âgée, la personne handicapée, l’étranger, celui qui vit dans la misère ou sans domicile, et aussi l’embryon humain livré aux laboratoires, tous sont des pauvres à considérer et protéger. Un tel constat douloureux renvoie sans doute dos à dos les deux finalistes et leurs challengers du premier tour de cette élection présidentielle. Mais il interroge aussi chacun d’entre nous sur les critères qui définissent à nos yeux la paix. Nous la confondons trop vite avec la tranquillité et l’anesthésie de nos consciences, voire la protection de nos biens matériels. Or la paix découle de la justice, qui elle-même émerge de la vérité, à oser regarder en face. Ainsi, même notre légitime souci de sécurité face à la menace terroriste devrait nous éveiller à l’insécurité subie par d’autres êtres humains, dont l’humanité est occultée…"

Posté le 1 mai 2017 à 18h10 par Michel Janva | Lien permanent

27 avril 2017

Condamnation pour n'avoir pas détecté un trisomique à abattre : Jacques Bompard interroge le garde des sceaux

Jacques Bompard interroge le garde des sceaux, ministre de la justice sur la condamnation du CHU de Limoges, accusé de ne pas avoir dépisté un cas de trisomie 21 chez une petite fille. Le CHU de Limoges a été condamné à verser 50 000 euros de dommages et intérêts à la mère et 30 000 euros au père d'une petite fille atteinte d'une trisomie 21 non détectée avant sa naissance au motif que la mère n'a pas pu « exercer son choix de recourir à une interruption médicale de grossesse ni se préparer à l'arrivée d'un bébé atteint de trisomie 21 ».

"Cette affaire fait écho à l'affaire Perruche des années 1990. En effet, à l'époque, Nicolas Perruche est né avec de graves handicaps. Sa mère avait contracté pendant sa grossesse la rubéole, ce qui avait eu des conséquences sur la santé de son enfant. Le diagnostic n'avait pas pu être posé, empêchant la mère de recourir à un avortement, ainsi qu'elle l'aurait souhaité. Le tribunal de grande instance d'Évry a jugé le 13 janvier 1992 que le laboratoire et le médecin sont responsables de l'état de santé de Nicolas Perruche et les condamne in solidum avec les assureurs à l'indemnisation de Nicolas et ses parents. Cette affaire avait, à l'époque, provoqué de vives réactions dans l'opinion publique. En réponse à ces contestations, la loi Kouchner du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, avait permis l'adoption de l'article L. 114-5 du code de l'action sociale et des familles. Depuis, il n'est plus possible d'être indemnisé pour « le préjudice d'être né ». L'alinéa 3 de l'article précité dispose : « lorsque la responsabilité d'un professionnel ou d'un établissement de santé est engagée vis-à-vis des parents d'un enfant né avec un handicap non décelé pendant la grossesse à la suite d'une faute caractérisée, les parents peuvent demander une indemnité au titre de leur seul préjudice. Ce préjudice ne saurait inclure les charges particulières découlant, tout au long de la vie de l'enfant, de ce handicap. La compensation de ce dernier relève de la solidarité nationale ». À travers l'affaire du CHU de Limoges, la cour donne plus de valeur à une absence de choix, celui des parents, qu'elle indemnise en l'espèce à hauteur de 80 000 euros, qu'à la vie humaine en elle-même qui ne peut naturellement être indemnisée au motif que la vie ne peut avoir un prix. C'est pourquoi il lui demande s'il trouve normal que la vie d'un enfant trisomique puisse être considérée comme un préjudice quantifiable pour ses parents. Plus encore, il lui demande si le motif de la décision, en, l'occurrence « l'absence de choix des parents », ne porte pas en lui de possible graves déviances qui contreviendraient à l'éthique."

Posté le 27 avril 2017 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

20 avril 2017

Ne pas avoir pu tuer son bébé vaut donc une indemnité de 80 000 €

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le CHU de Limoges a été condamné hier par le tribunal administratif de la ville a verser respectivement 50.000 € et 30.000 € à la mère et au père d’une petite fille pour une « erreur de diagnostic » qui a empêché son avortement il y a 7 ans.

Le CHU n’ayant pas détecté la trisomie du futur bébé, la mère « n’a pas eu la possibilité d’exercer son choix de recourir à une interruption médicale de grossesse ». Choix qui est celui de 95 à 99% des parents, souligne le tribunal. Ne pas avoir pu tuer son bébé vaut donc une indemnité de 80.000 €. Le père et la mère de ce pauvre enfant espéraient gagner encore davantage en demandant réparation aussi pour leurs deux autres enfants traumatisés eux aussi de ne pas voir disparaître leur petite sœur dans une poubelle. Mais la loi ne prévoit de donner de l’argent qu’aux « parents »…"

Posté le 20 avril 2017 à 19h18 par Michel Janva | Lien permanent

13 avril 2017

La Fondation Jérôme Lejeune publie le bilan des dérives bioéthiques du quinquennat

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Source

Posté le 13 avril 2017 à 15h23 par Le Salon Beige | Lien permanent

30 mars 2017

Une pétition de militants pour neutraliser la fondation Lejeune

Dans une tribune au « Monde », 146 scientifiques dénoncent les prises de position de la fondation Jérôme Lejeune contre les recherches destructrice d'embryons humains et contre l’avortement et appellent à supprimer son statut de d’utilité publique. Réponse de la Fondation :

Capture d’écran 2017-03-30 à 18.46.12"La fondation Jérôme Lejeune a été créée pour poursuivre après la mort du généticien Jérôme Lejeune ses travaux scientifiques médicaux et éthiques. Elle assume cette mission à travers ses actions statutaires connues depuis sa création :

Cette 3ème mission conduit la fondation à soumettre au juge administratif la question de la légalité de certaines décisions de l’Agence de la biomédecine (ABM) autorisant des travaux de recherche sur l’embryon. Sur plus de 200 décisions de l’ABM concernant l’embryon depuis 2004, la fondation a contesté la légalité de 39 d’entre elles. Le Conseil d’Etat a reconnu l’intérêt à agir de la fondation dans ce domaine.

Les pétitionnaires

La pétition est lancée par des personnalités qui contestent le refus de la fondation Jérôme Lejeune de subordonner la vie d’un nouvel être humain à la qualité de son génome et de donner à la médecine le pouvoir de déterminer la valeur des vies humaines. On y trouve des militants de la désobéissance à la loi. Ainsi le professeur René Frydman a emmené en 2016 un collectif de 130 médecins (comme Patricia Fauque) qui ont déclaré avoir bravé la loi en recourant à la PMA pour des couples homosexuels. Depuis, certains ont dénoncé une instrumentalisation.

La pétition rassemble aussi des scientifiques très impliqués dans la médecine de la reproduction, le recours aux CECOS et la recherche sur l’embryon humain. Aux scientifiques déjà cités s’associent Jean-Paul Renard, John de Vos, Bernard Jégou, Alfred Spira, Cécile Martinat et Marc Peschanski. Ce dernier est notamment l’auteur de la recherche embryonnaire dont l’autorisation a été jugée illégale par le Conseil d’Etat en 2014.

Jacques Milliez, pour sa part, dans son livre L’euthanasie du fœtus, compare l’avortement eugénique des enfants trisomiques à un « eugénisme génocidaire » et justifie un « ordre établi » qui s’imposerait aux parents concernés.

Israël Nisand reconnaît dans le Journal Vivre Ensemble de l’UNAPEI que « quand on choisit les enfants à naître, on est dans un programme eugénique » et ajoute « cela ne m’offense pas de l’accepter ».

Jean-Didier Vincent a déclaré au président de la fondation dans l’émission scientifique « La tête au carré » le 12 octobre 2012 : « Allez au fond de votre idéologie : vous êtes contre l’eugénisme qui élimine les trisomiques. C’est tout. C’est clair. Ne biaisez pas là-dessus ! » avant de conclure : « Pourquoi faut-il conserver les trisomiques qui sont quand même un poison dans une famille, il faut bien le dire ! ».

Quant à Yehezekel Ben Ari, il fait l’objet d’une procédure en diffamation après avoir comparé le président de la fondation Jérôme Lejeune au stalinien Lyssenko.

Les enjeux

La pétition a été lancée peu après la requête de la fondation contre une autorisation de l’ABM autorisant des travaux de recherche sur une nouvelle technique de FIV (FIV dite « à 3 parents » ou fabrication de « bébé OGM »), délivrée par l’ABM. Cette nouvelle technique comporte une phase de clonage (transfert de noyau), la création d’un embryon pour la recherche et une modification du génome de l’être humain ainsi fabriqué. Il est légitime de s’interroger sur cette triple violation de la loi de bioéthique et des normes internationales en vigueur.

Cette pétition manifeste une volonté de neutraliser la fondation Lejeune qui non seulement ne reçoit aucune subvention mais soutient une recherche publique (malheureusement déshéritée) au profit des déficients intellectuels à partir de fonds privés en provenance de petits donateurs.

Une question se pose : comment des scientifiques qui revendiquent volontiers des « illégalités fécondes » se permettent-ils de jeter en pâture médiatique une institution qui aurait le tort d’invoquer le secours de la loi pour défendre les plus fragiles contre l’eugénisme et le transhumanisme ?"

Posté le 30 mars 2017 à 18h48 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2017

L'hommage du cardinal Sarah à Jérôme Lejeune


Cardinal Sarah : du transhumanisme à la GPA... par bvoltaire

Posté le 28 mars 2017 à 21h25 par Michel Janva | Lien permanent

25 mars 2017

L’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie aseptisée en laboratoire

Le cardinal Sarah célèbre aujourd'hui samedi 25 mars la messe anniversaire de la mort du professeur Lejeune en l'église Saint-Augustin (Paris), après avoir donné une conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19). Rendez-vous à 17 heures à l’église Saint-Augustin pour la conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19) et à 18h30 pour la messe. À cette occasion, Aleteia publie une tribune du cardinal : 

Unknown-21"Face à l’arrogance des puissances financières et médiatiques (Goliath), lourdement armées et protégées par la cuirasse de leurs fausses certitudes et par les nouvelles lois contre la vie, l’Église catholique du XXIe siècle, au moins en Occident, ressemble au petit reste dont parlent les Saintes Écritures. En effet, l’Église catholique, tel David, dispose seulement du petit caillou de l’Évangile de la Vie et de la Vérité, et pourtant elle va frapper le géant, Goliath en pleine tête et l’abattre. En effet, nous le savons bien, il s’agit d’une bataille, à la fois très âpre et décisive, qui sera longue et s’apparente à celle des fins dernières décrites dans le dernier livre de la Bible. Ainsi, il en va de la survie de l’humanité elle-même. Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort dénoncée par saint Jean Paul II dans son enseignement, se tient devant la femme enceinte, prêt à dévorer l’enfant à sa naissance, et à « nous » dévorer également (Ap 12, 4).

Soyons conscients que, une nouvelle fois, et c’est arrivé bien souvent dans sa longue histoire bimillénaire, l’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie : il ne s’agit plus d’Attila et de ses Huns, que sainte Geneviève arrêta devant Paris en 451, ni du combat des papes du XXe siècle — de Pie XI à saint Jean Paul II — contre les divers totalitarismes qui ont ensanglanté l’Europe et le reste du monde, il s’agit d’une barbarie aseptisée en laboratoire, terriblement efficace, que l’opinion publique ne perçoit pratiquement pas, puisqu’elle est anesthésiée par les Goliath des puissances financières et médiatiques. Oui, il s’agit bien d’un combat… à la vie et à la mort : si ce n’était pas le cas, les pouvoirs publics, en France, tenteraient-ils en ce moment de faire taire les sites internet dits « pro-vie », en inventant un délit d’entrave numérique à l’avortement ? Lors de la discussion de ce projet de loi aberrant au Parlement français, les défenseurs de la vie ont été verbalement lynchés pour avoir osé rappeler que l’avortement n’est pas un droit, mais un crime, et donc le plus grand drame de notre temps…

La puissance dramatique du refus de la vie

Aujourd’hui, personne ne peut se montrer insensible et indifférent devant l’obligation impérieuse de défendre l’enfant à naître. Au-delà de l’aspect moral qui nous interdit de porter atteinte à toute vie humaine, surtout lorsqu’elle est innocente et sans défense, la protection de l’embryon est la condition sine qua non pour sortir toute civilisation de la barbarie et assurer l’avenir de notre humanité. Le signe clinique le plus impressionnant, indiquant que nous allons vers l’abîme et un gouffre sans fond, c’est la puissance dramatique du refus de la vie. L’homme de la société de consommation devient toujours plus insensible au respect sacré de la vie humaine. Il ne comprend plus que la personne humaine puisse être un absolu que nous n’avons pas le droit de manipuler à notre guise.

Si le professeur Jérôme Lejeune était encore de ce monde, il ne ferait que suivre la ligne intangible de la défense de la dignité de la personne humaine, qui fut la sienne d’une manière constante. Il se serait donc opposé au faux et scandaleux « mariage » homosexuel, à ces aberrations que sont la PMA et la GPA, et il aurait combattu avec une énergie sans pareille la théorie proprement délirante et mortifère dite du « genre » ou « gender ». D’ailleurs, le professeur Lejeune avait vu et compris les conséquences de la légalisation de l’avortement en 1975, qui est devenu, avec le temps, un pseudo « droit de la femme » : ainsi, il tremblait déjà pour le sort de « ses » enfants trisomiques, qui, de fait, actuellement, sont en voie d’extermination, car, comme vous le savez, les pouvoirs publics eux-mêmes reconnaissent, comme une victoire funeste, que 96 % d’entre eux sont mis à mort par l’avortement. C’est vraiment horrible, criminel et sacrilège !

Une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine

Jérôme Lejeune avait aussi compris, lui, le grand généticien, à quelles dérives prométhéennes nous conduiraient les manipulations génétiques en tous genres, à commencer par la recherche sur les embryons, qui sont menacés « a priori » de destruction, puisque la nouvelle loi, votée récemment le 6 mai 2013 dans une indifférence quasi-générale, autorise expressément la recherche sur l’embryon, et ne met donc pratiquement plus de limite à la destruction des embryons dits surnuméraires, alors que, la loi précédente du 6 août 2004 prévoyait encore un régime d’interdiction avec dérogations accordées par l’Agence de biomédecine…  et ne parlons pas du transhumanisme, qui est proprement terrifiant : jusqu’où va-t-on aller dans cette course à l’enfer ? En effet, avec le transhumanisme, cela signifie que « l’humanité augmentée » sera le triomphe de l’eugénisme et de la sélection du meilleur capital génétique parmi tous les êtres afin de créer le surhomme idéal. Le transhumanisme va réaliser, grâce aux techno-sciences, le rêve prométhéen du nazisme. Comme dans le nazisme, y aura-t-il une race des seigneurs ? Si oui, sur quels critères ? Et, dans ce cas, que fera-t-on des « sous-hommes », selon la terminologie nazie, dont le travail aura été remplacé par les robots ? Ces questions sont terrifiantes et nous glacent jusqu’au sang.

Le refus d’accueillir et de laisser vivre ceux qui gênent, c’est-à-dire non seulement l’enfant conçu et « non désiré », comme le martèlent les partisans de l’avortement, mais aussi la personne handicapée, le malade en phase terminale, la personne âgée devenue impotente, ce refus manifeste une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine créée et donc voulue par Dieu.

Le pape François nous appelle à une mobilisation générale pour la Vie : quand il évoque l’Église qui, dit-il, est comme un lazaret ou un « hôpital de campagne » après la bataille, il pense en premier lieu à cette bataille pour la survie de l’humanité terriblement blessée dans sa chair et dans son âme, au chevet de laquelle se tient la Mère Eglise."

Posté le 25 mars 2017 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2017

« La trisomie 21 devient une condamnation à mort »

20170320_down-syndrome-event_1A la veille de la Journée mondiale de la trisomie 21, la Fondation Jérôme Lejeune, la représentation permanente de l’Ordre de Malte auprès de l’ONU et ADF International ont organisé un événement parallèle lors de la 34e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies. Les conférenciers avaient pour objectif de sensibiliser au ciblage systématique des enfants à naître atteints de trisomie 21 et ont déclaré que la sélection systématique des embryons constituait une violation du droit international. Rubén Navarro, Conseiller de l’ONU pour ADF International, qui a animé l’événement à Genève, a déclaré :

« Demain, nous célébrerons la Journée mondiale de la trisomie 21. Cela devrait nous rappeler que les droits de l’Homme appartiennent à juste titre à tous les membres de la famille humaine, quelle que soit leur condition physique ou mentale. Malheureusement, en 2017, le diagnostic de la trisomie 21 devient une condamnation à mort. Le ciblage et même l’homicide de personnes parce qu’elles “diffèrent” n’est rien d’autre que de l’eugénisme. Comme société, nous interdisons la discrimination fondée sur le handicap et la maladie, alors pourquoi l’autoriser dans l’utérus ? »

Le test de dépistage prénatal « non invasif » devrait donner aux parents une indication précise à 99 % du diagnostic de trisomie de leur bébé. Il est fortement promu dans le monde entier. De nombreux gouvernements ont commencé à le proposer dans les soins de santé publique. Cette évolution est problématique compte tenu des critères éthiques définis par l’OMS en 1968. Ils affirment que le dépistage à l’échelle de toute une population est seulement « acceptable » si un « traitement pour les patients atteints de la maladie » est disponible. Or le test ne guérit pas et aucun traitement satisfaisant n’est encore mis sur le marché pour la trisomie 21.

Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune et auteur de nombreuses publications sur la trisomie 21, a souligné l’ironie du fait que

« cette focalisation sur le dépistage se produit alors même que les personnes souffrant de la trisomie 21 s’intègrent mieux que jamais dans le corps social. Nous devons passer de l’exclusion à l’inclusion. Les enfants atteints de trisomie 21 sont les premières victimes du transhumanisme. Le ventre de chaque mère qui devrait être un espace de sécurité devient un lieu de danger. Une terre sans trisomie 21 signifie l’élimination de l’empathie et de l’humanité. Ce serait notre perte, et non la leur. En vérité, nous ne protégeons pas leur monde. Ils protègent le nôtre. »

Les droits de l’Homme s’appliquent également aux personnes atteintes de trisomie

Kathleen Humberstone, une jeune femme atteinte de trisomie 21, a fait une déclaration forte quand elle a rappelé à l’auditoire qu’elle a aussi des libertés fondamentales :

« J’apprécie ma vie. Je veux me marier bientôt. Mon futur mari est merveilleux et nous irons de l’avant ensemble. Je suis très reconnaissante pour le soutien de ma mère, qui m’a aidée à venir ici pour parler à l’ONU. »

Sa maman, qui s’est également adressée au public, a expliqué combien Kathleen a enrichi la vie de leur famille :

« Elle est unique, tout comme nos deux autres enfants sont aussi uniques. Elle a toujours été une merveilleuse partie de notre famille. Je défie quiconque faisant actuellement la promotion de ce dépistage de rencontrer des adultes atteints de trisomie 21, comme ma fille Kathleen. Qu’ils osent regarder dans ses yeux et lui dire en face que sa vie est moins précieuse que la leur ».

Posté le 21 mars 2017 à 19h08 par Michel Janva | Lien permanent

Le président du Parlement européen encourage les spécialistes de la recherche pour les personnes trisomiques

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

"Après l’ONU hier (Genève), c’est au Parlement européen (Bruxelles) que la Fondation Jérôme Lejeune organise aujourd’hui une conférence à l’occasion de la journée mondiale de la trisomie 21.

Cet évènement visait à faire connaître les enjeux et les besoins des programmes de santé et de recherche au bénéfice des personnes atteintes de trisomie 21.

Le président du Parlement européen Antonio Tajani a précédé les prises de parole des jeunes intervenants trisomiques (pour la France Paul, Laura, Ségolène, Charlotte). Il a souligné une caractéristique la plupart du temps rencontrée chez leurs semblables mais souvent ignorée : « les jeunes trisomiques donnent plus d’amour que les autres. Ils sont meilleurs que les autres. Ceux qui donnent plus d’amour sont ceux qui gagnent » faisant allusion aux succès de Mélanie en présentatrice de météo.

Le président du Parlement a également insisté sur l’importance du soutien financier « il faut mettre plus d’argent dans la recherche et l’innovation c’est une évidence », puis a transmis la parole aux scientifiques et aux chercheurs pour qu’ils présentent leurs travaux les plus récents."

Posté le 21 mars 2017 à 18h55 par Michel Janva | Lien permanent

16 mars 2017

Les porteurs de la trisomie 21 présentés positivement à la télévision

A l'approche de la journée de la trisomie 21, le 21 mars, les initiatives se multiplient.

Mardi 14 mars, Mélanie a présenté la météo sur France 2, après le journal de 20 heures :


VIDEO. Regardez la météo présentée par Mélanie Ségard, une jeune femme trisomique

L'émission de LCI du samedi 18 mars "Au cœur de nos différences"à 14h portera sur la vie avec un chromosome en plus, avec des témoignages de parents d'enfants porteurs de cette trisomie.

Voilà qui nous change de l'ostracisme exercé par le CSA, avec l'affaire de Dear future Mom.

Mais cela ne doit pas nous faire oublier que 96% des enfants à naître détectés porteurs de la trisomie 21 sont éliminés avant leur naissance. La Fondation Jérôme Lejeune (qui a présenté son rapport d'activité 2016organise le mardi 21 mars à 15 h 30, une conférence ouverte à tous au Parlement européen de Bruxelles sur la recherche au bénéfice des personnes porteuses de trisomie 21.

Posté le 16 mars 2017 à 09h08 par Michel Janva | Lien permanent

14 mars 2017

Elle dénonce leur eugénisme, ils la traitent de raciste

Inversion accusatoire typique des gauchistes : dans l’émission Le Club 28′ diffusée le 3 mars sur Arte, la porte-parole du réseau politique l’Avant-Garde, Julie Graziani, a suscité une vive controverse lors d’un débat sur l’avortement, en comparant les personnes atteintes de trisomie et les noirs. Sur Aleteia, elle entend préciser son propos et poursuivre la réflexion sur l’eugénisme :

"Le 3 mars, sur un plateau télé, j’ai dénoncé l’horreur du racisme chromosomique en demandant s’il semblerait normal à quiconque « d’avorter un enfant parce qu’il est noir » tandis qu’on avorte tous les jours, dans l’indifférence générale, des enfants trisomiques à des stades avancés de la grossesse.

Par un de ces raccourcis baroques dont la pensée unique a le secret, certains ont eu l’idée de prétendre que j’avais « comparé les noirs avec les trisomiques », dans une intention dépréciative pour les premiers, comme s’il pouvait venir sérieusement à l’idée de quelqu’un d’assimiler la pigmentation de la peau à un handicap…

Il ne s’agissait évidemment pas de comparer deux personnes, mais deux époques et deux persécutions. Qu’est-ce que le racisme d’ailleurs, sinon une construction intellectuelle qui utilise des différences perçues pour exclure et discriminer ? Car il n’y a pas de races dans l’espèce humaine qui est une et indivisible.

De nos jours, le racisme fondé sur la couleur de la peau répugne ; il est acquis pour la majorité que de telles pratiques sont abominables. Pourtant, pendant quelques siècles, la bonne morale bien-pensante considérait tout à fait normal de réduire nos prochains en esclavage, puisque, comme ironisait Montesquieu en parodiant les ignares de l’époque, « les noirs n’ont pas d’âme ».

De nos jours, un « racisme chromosomique », bien ancré, vit sa vie tranquillement dans la bonne conscience, pétri de ces préjugés selon lesquels un enfant trisomique va gâcher la vie de ses parents, sera nécessairement malheureux, dépendant et rejeté par tous, et qu’il vaut mieux, pour lui et pour les autres, qu’il ne vienne pas au monde. Ces enfants sont éliminés sur la base d’un test génétique, avant même de connaître l’ampleur du handicap dont ils seront, ou pas, affectés.

Ceux-là même qui n’ont pas compris que mon propos visait à réclamer des droits équivalents pour les personnes trisomiques manifestent, sans en avoir conscience, les préjugés qui les animent à l’égard d’une population humaine considérée comme un repoussoir, sans comprendre que les mêmes mécanismes d’exclusion sont à l’œuvre.

Et si, dans quelques siècles, nos descendants avaient compris l’horreur des avortements tardifs ? Si nos descendants pleuraient de honte en sachant que leurs ancêtres agissaient ainsi parce que ces enfants-là étaient différents, parce qu’ils gênaient, parce qu’ils n’avaient pas envie d’en prendre soin ?

J’en suis pour ma part convaincue et, au risque de choquer, j’ai jugé nécessaire, pour secouer les esprits, de télescoper deux époques, celle où le racisme fondé sur la couleur de la peau suscite spontanément la révolte et celle où l’eugénisme fondé sur une particularité génétique apparaîtra comme une barbarie d’un autre âge.

J’avais sous-estimé à quel point cela gênerait la bonne conscience de ceux qui pensent être des autorités morales, mais ferment les yeux sur les discriminations d’aujourd’hui et leur lot d’atrocités. J’avais sous-estimé la proportion de ceux qui pensent que les enfants trisomiques sont trop différents et qu’il n’est pas question, bien entendu, de se sentir solidaire d’eux.

Parce qu’il n’y a qu’un genre humain, parce que personne ne devrait être mis au ban de l’humanité, j’appelle de mes vœux le jour où la France, première parmi les nations à avoir proclamé l’égalité des droits, interdira, comme l’a fait en 2016, l’État de l’Indiana, l’avortement sélectif des fœtus, pour cause de « couleur, race, origine, sexe, diagnostic ou potentiel diagnostic d’une maladie »."

Posté le 14 mars 2017 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent

06 mars 2017

Les vérités qui dérangent sur un plateau TV : 96% des enfants trisomiques sont avortés

Posté le 6 mars 2017 à 13h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

04 mars 2017

Texas : une loi pour lutter contre l'eugénisme

Unknown-4Le Texas a voté à l'unanimité fin février un texte permettant aux médecins de ne plus informer leurs patientes de l'état de santé de leur foetus.

Ces derniers se justifient par crainte d'un procès :les médecins texans seraient tentés de pousser les mères à avorter dès que le foetus présente un soupçon de handicap. Dans cet état du Sud des États-Unis, les parents d'un nouveau-né peuvent actuellement porter pleine contre les praticiens si la naissance est «non-conforme». C'est sur ce point que les législateurs tentent de revenir.

Le texte doit encore être adopté par le Sénat et la Chambre des représentants de l'État.

Posté le 4 mars 2017 à 17h26 par Michel Janva | Lien permanent


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