21 juillet 2015

Vincent Lambert : déclaration commune des 9 évêques de ‪la région Rhone-Alpes

Vincent Lambert est originaire de la Drôme. D'où la réaction des évêques de cette région :

"Dans quelques jours, une décision médicale risque de provoquer délibérément la mort de Vincent Lambert.

Il n’est pourtant pas en fin de vie et il ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné. En lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne.

Les débats auxquels nous assistons prouvent que notre société hésite sur des principes majeurs, comme « Tu ne tueras pas » ou « Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d’autrui ». Ils étaient considérés jusqu’à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble . Et si l’on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d’Hippocrate.

C’est le renoncement à ces principes qui fait peser sur la famille un poids insupportable. Nous voudrions exprimer à tous ses membres notre compassion, en respectant leur souffrance.

A l’issue des travaux menés sur la situation de Vincent Lambert par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, les cinq membres qui se sont opposés de toute leur force à la décision votée par les sept autres ont crié leur révolte. Ils ont déclaré que la Cour ne méritait plus de porter le titre de « conscience de l’Europe » qu’elle s’était donné en 2010.

En union avec beaucoup d’autres, croyants ou non, nous lançons un appel aux autorités politiques, juridiques et médicales. Que ceux qui ont à en juger sachent que derrière la personne de Vincent Lambert, c’est le symbole de la vie la plus fragile qui est en jeu pour l’avenir de notre société.

Si sa mort doit survenir, nous prierons pour que tous puissent accueillir cet événement dans l’espérance. Mais aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche ?

Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise 
Mgr Jean-Louis Balsa, évêque nommé de Viviers 
Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon 
Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy 
Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne 
Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne 
Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon 
Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence 
Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars

Posté le 21 juillet 2015 à 13h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (30)

25 juin 2015

Photo volée d'un enfant trisomique : le PDG du labo répond

Suite à la découverte par une Canadienne, maman d'un fillette atteinte de trisomie 21, qu'une photo volée de son enfant servait à faire la promotion de tests de dépistage, la campagne a été retirée.

Cette phot aurait été acquise auprès d'une banque d'images peu scrupuleuse qui l'aurait volée en ligne. Elle illustrait une affiche déployée par le laboratoire suisse Genoma, spécialisée dans les biotechnologies, la génétique, la médecine prédictive et les tests de dépistage. 

Le PDG du laboratoire Genoma a réagi officiellement dans un courrier du 12 juin : il confirme que le service de communication de la société pensait que la photo était libre de droits. Il a néanmoins indiqué que son utilisation de le cadre d'un affichage était une erreur d'appréciation. Mais il s'est néanmoins défendu de toute démarche eugéniste alors que 95% des tests positifs débouchent sur une élimination de l'enfant :

Ceostatement

Posté le 25 juin 2015 à 07h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

19 juin 2015

Avortement tardif et infanticide : des témoignages bouleversants de médecins et de sages-femmes

De Grégor Puppinck, Directeur de l'ECLJ :

"À l’approche des débats au Conseil de l’Europe sur la Pétition pour les droits des nouveau-nés survivants à leur avortement, signée par plus de 200.000 personnes, des médecins et des sages-femmes osent témoigner de la façon dont ces enfants sont abandonnés à la mort, sans soin, ou tués par injection létale, en toute illégalité. Ils témoignent aussi du malaise du personnel médical. Ils révèlent que le plus souvent les parents ne sont pas informés de la survie de leur enfant et des causes réelles de sa mort. Parfois même le nouveau-né est tué seulement parce que porteur d’un handicape, afin de « préserver » ses parents.

Nous invitons les médecins, sages-femmes et  infirmières à continuer de témoigner de cette réalité pour convaincre les responsables politiques et la société de prendre des mesures pour respecter ces enfants et leur famille.

Un bébé prématuré, même né lors d’une tentative d’avortement tardif, est un être humain et doit bénéficier de soins et du droit à la vie comme tout être humain.

L’ECLJ remettra un rapport contenant témoignages et statistiques aux députés du Conseil de l’Europe. Adressez-nous votre témoignage ; nous pouvons préserver votre anonymat si vous le souhaitez (ecljofficiel@gmail.com )"

Voici un exemple de témoignage qui sera remis au Conseil de l’Europe.

 « Je suis médecin depuis 8 ans. Voici deux témoignages datant de mes études, le premier alors que j’étais étudiante, le deuxième pendant mon internat.

- Lors d’une garde en salle d’accouchement, une femme était en travail dans le cadre d’une ITG à 5 mois de grossesse [interruption thérapeutique de grossesse]. L’accouchement est imminent, l’interne de gynécologie se prépare. Le gynécologue sénior de garde qui s’apprête à regagner son lit, s’approche de l’interne et lui dit à voix basse, mais suffisamment fort pour que je l’entende : «  si l’enfant respire à l’arrivée, tu appuies fort ici sur la trachée jusqu’à ce qu’il arrête totalement de respirer » et se tournant vers moi : «  et toi, tu n’as rien entendu ».

- Nouvelle nuit de garde, mais en pédiatrie cette fois. Je suis interne aux urgences pédiatriques. Le pédiatre sénior de garde me téléphone et me demande de le rejoindre en salle de réanimation néonatale juxtaposée aux salles d’accouchement. Un enfant qui vient tout juste de naître y est intubé et ventilé. Il présente des défaillances multi viscérales et le morphotype d’un enfant porteur de trisomie 21 (aucun de ces signes n’avaient été mis en évidence lors des échographies prénatales). Mon chef me demande de lui dire à quoi me fait penser le faciès de ce bébé. Après ma réponse, il demande à l’anesthésiste présent s’il reste du produit de péridurale de la mère, ce qui est le cas. Il le prend et l’injecte alors à l’enfant qui meurt en une à deux minutes, seul. Pendant qu’il agonisait, les deux médecins discutaient, sans aucune gêne ni aucun regard pour ce bébé. Quant aux parents, ils n’ont été informés de l’état de santé de leur enfant qu’après sa mort ! »

Entre le 23 et le 26 juin, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe se prononcera sur l’opportunité de nommer un rapporteur sur cette question.

La pétition demande à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe :

1. D’enquêter et de faire rapport sur la situation des enfants nés vivants durant leur avortement.

2. De réaffirmer que tous les êtres humains nés vivants ont le même droit à la vie garanti par l'article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme, et que tous les êtres humains devraient bénéficier de soins de santé appropriés et nécessaires sans discrimination fondée sur les circonstances de leur naissance, conformément aux articles 3, 8 et 14 de cette même Convention.

3. De recommander aux États membres de prendre en compte le seuil de viabilité des fœtus humains dans leur législation relative à l’interruption de grossesse.

Consulter ici le texte de la pétition remis à l’Assemblée.

Le dossier complet contenant notamment l’ensemble des témoignages sera disponible en Français le 23 juin.

Posté le 19 juin 2015 à 11h40 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin 2015

La justice refuse qu'une Anglaise de 59 ans porte l'enfant de sa fille décédée

Une mère qui veut accomplir les dernières volontés de sa fille décédée en se faisant implanter un embryon né des gamètes congelés de sa fille, c'est aujourd'hui envisageable, mais pour l'instant, la justice s'y oppose, Dieu merci :

"Au Royaume Uni, la Haute cour de justice vient de rendre sa décision: monsieur et madame «M» ne pourront pas utiliser les ovocytes de leur fille décédée pour devenir grands-parents. Depuis des mois, ce couple de Britanniques se bat pour récupérer les ovocytes congelés de sa fille «A». La mère, âgée de 59 ans, veut même aller plus loin et demande à porter l'enfant de sa propre fille. Comment? En fécondant les ovocytes de la jeune femme avec le sperme d'un donneur anonyme avant d'implanter l'embryon dans son utérus. Autrement dit, elle veut avoir recours à la procréation médicalement assistée (PMA) et à la gestation pour autrui (GPA), toutes deux autorisées outre-Manche.

Face à l'étonnement des médecins, les parents ont expliqué qu'ils voulaient juste réaliser les dernières volontés de leur fille, décédée d'un cancer du côlon en 2011. Selon ses parents, elle aurait demandé à ce que ses ovocytes prélevés soient fertilisés par un donneur anonyme et implanté dans l'utérus de sa mère. En 2008, la jeune femme alors âgée de 23 ans avait en effet fait congeler ses gamètes au moment où on lui avait diagnostiqué son cancer, espérant malgré tout pouvoir devenir mère un jour. Vaincue par la maladie, elle aurait alors demandé à ses parents qu'ils «portent ses bébés». «Je n'ai pas fait tout ça pour rien, je veux que vous les éleviez, ils seront en sécurité avec vous», leur aurait-elle dit. «Il était clair qu'elle voulait que ses gènes soient transmis après sa mort», ont affirmé les parents, dont les propos ont été rapportés dans plusieurs médias anglo-saxons." [...]

Posté le 17 juin 2015 à 20h42 par Marie Bethanie | Lien permanent

15 juin 2015

Et 1 chromosome en plus

France 2 est revenu sur la tribune de la mère de Louise, quatre mois avec un syndrome de trisomie 21 :

Rappelons qu'en France, 96% des bébés porteurs de cette trisomie sont éliminés avant la naissance.

Posté le 15 juin 2015 à 22h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

14 juin 2015

Eugénisme en Suisse

Par 61,9% des voix, la Suisse a autorisé le diagnostic pré-implantatoire permettant de sélectionner un embryon avant son implantation dans l'utérus. Six cantons alémaniques ont marqué leur désaccord. En tête de liste, les Obwaldiens ont dit «non» à 55,8%. Tous les cantons romands ont largement soutenu la levée de l'interdiction du diagnostic préimplantatoire. 

Posté le 14 juin 2015 à 20h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

09 juin 2015

L’industrie de l’avortement Marie Stopes International attaque l’initiative « Un de nous »

De Grégor Puppinck, Président du Comité de citoyens de l’ICE « Un de nous ».

"L’organisation Marie Stopes International (MSI), l’un des leaders mondiaux de l’avortement, a demandé au Tribunal de l’Union européenne l’autorisation d’intervenir contre l’Initiative citoyenne européenne Un de nous (One of Us) dans son recours engagé contre la décision de la Commission européenne.

Un de nous est une Initiative citoyenne européenne qui a rassemblé près de deux millions de signatures. Elle a pour objet « la protection juridique de la dignité, du droit à la vie et à l'intégrité de tout être humain depuis la conception dans les domaines de compétence de l'UE où cette protection s'avère d'une importance particulière ». A cette fin, Un de nous propose l’interdiction de tout financement européen pour les « activités qui détruisent des embryons humains ou qui présupposent leur destruction », en particulier dans les domaines de la recherche et de la coopération au développement.

Devant la Cour de Luxembourg, l’Initiative Un de nous conteste la décision de la Commission (COM (2014) 355 final) refusant de donner suite à l’initiative et d’inscrire cette demande à l’ordre du jour des institutions européennes. Visiblement inquiète de ce recours, Stopes International (MSI) a demandé à pouvoir intervenir contre Un de nous et en soutien de la Commission européenne. MSI indique que leurs intérêts financiers seraient affectés si l’Union européenne cessait de lui verser des subventions (plus de 2 millions de livres sterling en 2012).

Un de Nous s’est opposé à cette demande d’intervention. Dans le mémoire adressé à la Cour, outre les arguments juridiques, Un de nous a exposé non seulement les méthodes mais aussi l’idéologie eugéniste de Marie Stopes.

Les méthodes de Marie Stopes International

Marie Stopes International (MSI) indique procurer « des soins reproductifs à des millions de femmes parmi les plus pauvres et les plus vulnérables du monde ». MSI se vante de pratiquer un nombre d’avortements en croissance continue : 350 000 en 2005, plus de 900 000 en 2009 ; 2,2 millions en 2012 et 3,3 millions en 2014. En 2013, MSI avait un budget annuel de plus de 211 millions de livres sterling.

Parmi les méthodes d’avortement employées, MSI fait l’usage de la méthode connue sous le nom de « régulation menstruelle », ou « Aspiration Manuelle Intra-Utérine » (AMIU) : si le cycle menstruel tarde, le contenu de l’utérus est aspiré au moyen d’une pipette réutilisable.

Cette technique permet de pratiquer des avortements dans les pays où cela est interdit car d’une part l’embryon ou le fœtus aspiré n’est plus identifiable (réduit à de la bouillie), d’autre part cette méthode est employée sans avoir préalablement vérifié la grossesse ce qui permet de contourner l’interdiction [1]. Dans la pratique, ce procédé est utilisé jusqu'à 16 semaines, parfois même plus.

MSI favorise également la stérilisation à grande échelle dans les pays pauvres, que ce soit par la ligature des trompes ou la vasectomie. MSI a même organisé des compétitions de vasectomies réunissant 200 médecins de 25 pays : il s’agit d’effectuer autant de vasectomies que possible en 24 heures. Un médecin de MSI se vante d’avoir réalisé 53 vasectomies en seulement trois jours.

MSI implante et injecte aussi des contraceptifs de longue durée, certains n’étant pas utilisés, voire interdits, dans les pays développés en raison de leurs effets indésirables.

L’idéologie eugéniste de Marie Stopes

Les actions de Marie Stopes International, principalement orientées vers les pays pauvres, peuvent être comprises à la lumière des écrits de Marie Stopes (1880-1958). Cette dernière a ouvert la première clinique de contrôle de naissances dans un quartier pauvre de Londres.

Dans son livre « Radiant Motherhood » publié en 1920, Marie Stopes expose sa pensée eugéniste et son projet à destination de « ceux qui créent le futur ».

Afin d’améliorer la race humaine, elle prétend que seuls les gens beaux, intelligents, sains et riches, devraient être autorisés à avoir des enfants. Ceux-ci ont un « profond devoir et un privilège » et la communauté devrait les encourager à procréer. À l’inverse, la société devrait décourager ceux qui ne possèdent pas ces qualités. Plus encore, la société devrait stériliser « les malades, les négligents envers la race, les dépensiers, les insouciants, les faibles d’esprit et les membres les plus vils de la communauté ». En effet, selon Marie Stopes, ces personnes consomment les ressources des classes supérieures qui, si elles étaient libérées du coût des institutions sociales (hôpitaux, prisons, etc.) principalement remplies par la « caste inférieure », seraient en mesure d’élargir leurs propres familles et de multiplier les richesses de l'État.

Elle prétend être une prophétesse, annonçant une magnifique “race nouvelle et irradiée” : « C’est ma prière de présenter un tel idéal racial, non seulement à mon propre peuple, mais à l’humanité. C’est ma prière que je vive assez pour voir dans la génération de mes petits-enfants une humanité de laquelle presque tous les éléments sombres et pénibles aient été éliminés ». Joignant le geste à la parole, elle a déshérité son fils au profit de la « société eugénique »  pour avoir épousé une femme portant des lunettes, transmettant ainsi des gènes défectueux.

Marie Stopes conclue son livre en appelant de ses vœux la « bonne et splendide race dont aujourd’hui, comme prophète de Dieu, j’ai la vision et qui pourra se matérialiser splendidement sur terre » [2].

Se voulant aussi poète, elle a adressé ses œuvres en 1939 à Adolf Hitler. Elle était une proche de Margaret Sanger, eugéniste et fondatrice du Planning Familial.

C’est en référence à ce personnage que le nom de l’organisation Marie Stopes International a été choisi en 1991. Avant, cette organisation s’appelait « Population Services Family Planning Programme Limited ».

L’Initiative Citoyenne « Un de nous » espère que le Tribunal de l’Union européenne saura faire preuve de discernement.

[1] European Dignity Watch, The Funding of Abortion through EU Development Aid, 2012.

[2] Le livre est disponible sur ce site nazi

Posté le 9 juin 2015 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

18 mai 2015

Culture de mort : un choix irréversible ?

François Billot de Lochner, président de la Fondation de Service politique et du collectif France-Audace, a reçu trois spécialistes de la défense de la vie humaine :

  • Julie Graziani, porte-parole du collectif Ensemble pour le bien commun
  • Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé et auteur de PMA-GPA, Après le mariage pour tous, l'enfant pour tous ? (ed. Téqui 2014),
  • Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme-Lejeune.

Posté le 18 mai 2015 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent

12 mai 2015

Les évêques suisses appellent à voter contre le DPI

Les évêques suisses appellent à voter non le 14 juin à un amendement constitutionnel visant à permettre le diagnostic préimplantatoire :

"Les Suisses s’exprimeront le 14 juin prochain sur une modification de la Constitution fédérale qui est destinée à ouvrir la porte au diagnostic préimplantatoire (DPI). Les évêques suisses refusent fermement cette modification de la Constitution. La situation de départ est tragique : c’est la souffrance d’un couple qui est susceptible de transmettre une maladie génétique grave. La méthode du DPI est présentée comme solution à ce problème.

Or, cette méthode pose plusieurs problèmes graves : par le DPI on ne soigne pas une maladie, mais on l’évite en supprimant le porteur de la maladie, ce qui est injustifiable !

En outre, le DPI nécessite la production volontaire d’embryons afin de faire une sélection, ce que l’on appelle de l’ « eugénisme libéral ».

De plus, le DPI est une technique de sélection où l’on s’octroie le droit de décider qui mérite de vivre, et qui ne le mérite pas. La protection maximale de l’embryon humain qui doit être considéré comme une personne, est assurée au mieux par la Constitution fédérale actuelle qui précise que « ne peuvent être développés hors du corps de la femme jusqu’au stade d’embryon que le nombre d’ovules humains pouvant être immédiatement implantés » (Art. 119) [ce qui est déjà une violation de la vie humaine, NDMJ].

Si cet article de la Constitution est modifié selon ce que propose le Parlement, la congélation d’embryons sera implicitement autorisée. Cette cryoconservation pose de graves problèmes éthiques, car il atteint directement la dignité humaine. Voter NON à la modification de la Constitution et donc au DPI qui suivra signifie donc attester que la dignité humaine de tout être humain doit être respectée et sauvegardée au maximum dans notre pays."

Posté le 12 mai 2015 à 17h17 par Michel Janva | Lien permanent

Trisomie : Eléonore Laloux reçue à l'Elysée

Éléonore Laloux, jeune femme porteuse de la trisomie 21, sera accueillie par un proche de François Hollande à l'Élysée aujourd'hui. Elle y déposera 21 propositions pour offrir une meilleure prise en charge des 65000 autres Français atteints de la maladie.

La jeune femme, qui fête ses 30 ans, s'est toujours montrée battante malgré sa maladie. Elle souhaiterait que ses semblables aient le même courage de vaincre. Pour son père, Emmanuel Laloux, la prise en charge des personnes trisomiques est encore synonyme d'exclusion. Il a félicité la détermination de sa fille à vouloir changer les choses.

En France, 96% des bébés porteurs de cette anomalie génétique sont avortés.

Posté le 12 mai 2015 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

05 mai 2015

6 mai à Paris : conférence sur la culture de mort

Bernanos-6-mai_D_reference

Verra-t-on Act Up ou les Femens ?

Posté le 5 mai 2015 à 06h53 par Michel Janva | Lien permanent

23 avril 2015

Bébés génétiquement modifiés : en Chine comme en France ?

Eugc3a9nisme-avortement1Une équipe de scientifiques chinois affirme avoir procédé à des manipulations génétiques sur des embryons humains. Les résultats de leurs recherches ont été publiés dans la revue médicale Protein & Cell.

Procéder à de tels traitement fait ressurgir le spectre de bébés génétiquement modifiés et donc les  dérives eugénistes. Plusieurs scientifiques ont donc appelé à une grande réflexion à l'échelle internationale afin de réglementer l'ingénierie génétique. 

Le problème, c'est qu'avec l'avortement, l'eugénisme est déjà en vigueur dans de nombreux pays. En France, le projet de loi santé adopté en 1ère lecture à l’Assemblée nationale, libéralise notamment la recherche sur l’embryon humain. Qui s'en émeut dans la communauté scientifique ? 

Pierre Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, met en garde contre les conséquences eugénistes de cet amendement qui permettra « d’identifier les embryons de meilleure qualité » et « d’éliminer ceux qui seront étiquetés déficients ». « La prochaine étape sera (…) l’amélioration du patrimoine génétique des embryons sélectionnés ».

Posté le 23 avril 2015 à 19h00 par Michel Janva | Lien permanent

17 avril 2015

29 trisomiques dépistés sur 30 sont avortés

Les Echos a organisé un débat entre le futurologue Laurent Alexandre et le paléoanthropologue Pascal Picq. Pascal Picq est paléoanthropologue au Collège de France et chroniqueur aux « Echos ». Darwiniste convaincu, il s’intéresse de près aux questions de société les plus actuelles et donne des conférences auprès de cadres d’entreprise. Laurent Alexandre, chirurgien-urologue, est président de la société de séquençage de l’ADN DNAVision. Chroniqueur au « Monde » et au « Huffington Post », invité des Conférences TEDx, cet entrepreneur-intellectuel passé par HEC et l’ENA a publié en 2011 chez Lattès « La mort de la mort : comment la technomédecine va bouleverser l’humanité », et, plus récemment, « La Défaite du cancer ».

Ce dernier déclare :

"Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous sommes capables de changer notre nature biologique et génétique par la technologie. Jusqu’à présent, c’étaient les événements extérieurs qui sélectionnaient certains variants génétiques par le biais de la mortalité infantile. Cette sélection-là aujourd’hui s’est beaucoup réduite et, parallèlement, nous avons désormais les moyens technologiques de changer notre génome. Je signale qu’une pétition a d’ailleurs été lancée le mois dernier par des spécialistes de la génétique, disant qu’il faut faire un moratoire sur les modifications génétiques germinales, c’est-à-dire celles qui touchent la lignée, qui se transmettent d’une génération à l’autre. Est-il licite de faire des modifications génétiques sur l’homme qui se transmettent de génération en génération ? Cette question commence à faire débat.

Croyez-vous que le débat politique va de plus en plus se polariser autour des questions transhumanistes, au point d’abolir les clivages traditionnels ?

C’est déjà le cas. A l’extrême gauche, quelqu’un comme José Bové est beaucoup plus conservateur en matière biologique que Ludovine de La Rochère, présidente de la Manif pour tous. Il est opposé à la fécondation in vitro chez les homosexuels comme chez les hétérosexuels et il est opposé aux thérapies géniques pour les malades. Il pense donc que les couples stériles doivent rester stériles et que les myopathes doivent rester myopathes, au nom d’une non-utilisation de la technologie. En cela, il est encore plus bio-conservateur que les gens traditionnellement très à droite."

Etre opposé à la PMA ce n'est pas vouloir que les gens stériles restent stériles : la médecine devrait plutôt se pencher sur les raisons de cette stérilité plutôt que de fabriquer des enfants dans des éprouvettes.

Plus loin, Laurent Alexandre avoue :

La sélection génétique des bébés, on y est déjà. Vingt-neuf trisomiques dépistés sur trente sont avortés en France. Cela montre que la puissance publique a déjà engagé un grand programme eugéniste. Ce n’est pas un eugénisme d’Etat obligatoire comme sous le IIIe Reich, mais un eugénisme libéral, que les parents peuvent refuser [malgré les pressions, NDMJ]. Le fait nouveau, c’est qu’alors que la technologie ne permettait jusqu’à présent de repérer que la trisomie 21 et quelques rares autres pathologies, et ce en milieu de grossesse, la puissance informatique dont nous disposons désormais permet de lire la totalité des 3 milliards de bases ADN du bébé par simple prise de sang de la maman, sans amniocentèse, en tout début de grossesse, c’est-à-dire à un moment où l’avortement est totalement libre. Toutes les conditions sont réunies pour nous placer sur un toboggan eugéniste. Et l’étape d’après sera de sélectionner les variants génétiques favorisant un QI élevé, que les Chinois sont en train d’identifier dans le cadre de leur programme de séquençage des surdoués. Demain les Chinois fabriqueront plusieurs embryons et choisiront celui qui a la meilleure espérance de QI élevé. [...]"

Bienvenue dans le meilleur des mondes.

Posté le 17 avril 2015 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

21 mars 2015

4e journée mondiale de la Trisomie 21 : allô Hollande ?

Emmanuel Laloux est le président du Collectif des Amis d'Éléonore. Il écrit dans Le Figarovox :

"La France tient-elle vraiment ses engagements à l'égard des personnes handicapées? Pas vraiment, si l'on en croit le tout récent rapport du commissaire européen aux droits de l'homme. Après une visite dans notre pays en septembre dernier, Nils Muižnieks y déplore de nombreuses discriminations liées au handicap. Il se déclare notamment «préoccupé par les milliers de personnes handicapées se voyant contraintes de quitter la France pour chercher à l'étranger, en particulier en Belgique, des solutions adaptées à leur situation.» Plus grave encore, il déplore «les difficultés d'accès à l'emploi et les conditions discriminatoires réservées aux travailleurs handicapés dans certaines structures spécialisées.» Le commissaire européen aux droits de l'homme invite donc les autorités françaises à «redoubler d'efforts pour remplir leurs obligations tirées, notamment, de la Charte sociale européenne en matière d'accompagnement des personnes handicapées et d'accès à l'emploi, faute de quoi ces personnes resteront marginalisées et exclues de la société.»

Faire en sorte, sans attendre tout d'en haut, que les personnes atteintes de handicap soient heureuses au milieu de ceux qui n'en souffrent pas, c'est pourtant possible. Et pas seulement en Italie, où la cohabitation des uns avec les autres fonctionne très bien!

La preuve par la très étonnante expérience que vivent au cœur de la ville d'Arras (62), plusieurs personnes porteuses de Trisomie 21. Chacune dans son appartement y vit en pleine autonomie, aux côtés des autres résidents, familles traditionnelles ou personnes âgées. La majorité de ces personnes trisomiques travaille et pratique des loisirs à l'extérieur, emprunte seule les transports en commun. Dans cette résidence «Îlot Bon Secours», la personne porteuse de Trisomie 21 n'est jamais perçue comme handicapée ou anormale, mais tout simplement «extraordinaire». Sa singularité intellectuelle, émotionnelle ou relationnelle la distingue des personnes dites «ordinaires». C'est tout.

Des démarches comme celles-ci, où l'utopie est devenue réalité, pourraient se multiplier en France, grâce notamment à la législation européenne qui les encourage fortement. Les fonds structurels et d'investissement pour la période 2014-2020 constituent en effet «une opportunité historique, pour protéger les droits des personnes les plus exclues de l'Europe, celles vivant dans des institutions» selon le Groupe Européen d'Experts sur la transition des institutions vers les services à base communautaire (déclaration du 4 février 2014).

Ces experts estiment donc que les fonds européens doivent désormais être prioritairement utilisés pour développer des «alternatives à base communautaire» et non pas à perpétuer une sorte de ghettoïsation dans les établissements spécialisés, aussi qualitatifs soient-ils.

Ce n'est donc pas un hasard si le collectif «Les amis d'Éléonore», très impliqué dans la réussite de la résidence «Îlot Bon Secours» d'Arras a élaboré 21 propositions de nature à favoriser l'inclusion des personnes porteuses de trisomie 21. Celles-ci seront débattues dans la matinée de ce samedi 21 mars au CESE (conseil économique, social et environnemental) à l'occasion du 2e Printemps de l'Optimisme. Avec l'espoir que 21 personnes trisomiques puissent les présenter l'après-midi même au Président de la République. La demande a été faite à l'Élysée. À ce jour, elle est restée sans réponse.

Cher François Hollande, 21 minutes devraient suffire à vous convaincre qu'il ne manque peut-être pas grand chose pour que les personnes trisomiques soient plus heureuses en France."

Posté le 21 mars 2015 à 11h45 par Michel Janva | Lien permanent

Jérôme Lejeune - Aux plus petits d'entre les miens. L'intégrale

Voici en intégralité le documentaire du réalisateur François Lespès sur la vie du Professeur Lejeune, dont nous vous avions proposé ici les "teasers", et qui a été diffusé hier soir sur KTO. Une coproduction Aloest productions/KTO-2015

 

Posté le 21 mars 2015 à 09h42 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

12 mars 2015

Richet : ce médecin jugé eugéniste et raciste était aussi pro-euthanasie

La rue et l'hôpital Charles-Richet de Villiers-le-Bel ne porteront plus le nom de cet «éminent médecin», prix Nobel en 1913. Ses ouvrages et ses thèses sont jugés «eugénistes et racistes».

Ce que ne précisent pas ceux qui s'indignent que ce médecin puisse être honoré, c'est qu'il avait aussi proposé d'euthanasier les « enfants anormaux » (source en 1ère page).

La logique eugéniste et la logique euthanasique se rejoignent en effet dans l'élimination des personnes jugées "anormales" ou "inutiles".

Posté le 12 mars 2015 à 12h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

06 mars 2015

21 mars, journée mondiale de la trisomie 21

La Fondation Lejeune se mobilise :

"Cet intérêt, une première sur le plan scientifique et institutionnel, arrive à point. En effet, la trisomie 21, comme les autres déficiences intellectuelles d’origine génétique, sont oubliées des programmes de santé publique et de recherche à visée thérapeutique. Pas assez rares pour rentrer dans les plans maladies rares, pas assez grand public pour être inscrites à l’agenda politique. Le constat vaut sur les plans nationaux et européens.

Pourtant, une dynamique récente dans le domaine de la recherche exige une prise de conscience et une mobilisation des responsables politiques. L’urgence est d’autant plus aiguë qu’un enjeu éthique double l’enjeu scientifique : certains pays européens privilégient depuis des années une politique de détection prénatale qui conduit à l’élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance (en France par exemple 96% des fœtus détectés trisomiques sont avortés). Sur le plan scientifique, si l’Europe  marque une volonté politique forte, par la mise en place d’une stratégie, une organisation, un budget, elle peut jouer un rôle déterminant pour accélérer l’élaboration d’un traitement. C’est l’objectif de la journée du 10 mars.

A l’invitation du député européen slovaque Dr Miroslav MIKOLASIK, la FONDATION JEROME LEJEUNE et la WORLD YOUTH ALLIANCE proposent ce mardi 10 mars, 3 évènements auxquels participent le commissaire européen à la recherche Carlos MOEDAS, et plusieurs parlementaires parmi lesquels la vice-présidente de la commission recherche ITRE Mme Patrizia TOIA (Italie) et la vice-présidente de l’intergroupe handicap Rosa ESTARAS FERRAGUT (Espagne).

  1. Une table-ronde  TRAITER LA TRISOMIE 21 : UN DEFI SCIENTIFIQUE POUR L’EUROPE
    L’objectif est de sensibiliser les responsables politiques européens aux attentes des personnes atteintes de trisomie 21 en matière de recherche, et les informer sur les avancées de la recherche thérapeutique. L’évènement est introduit par le commissaire européen à la recherche M. Carlos Moedas. Des chercheurs de renommée internationale seront présents, parmi lesquels le Dr Mara Dierssen et le Dr Rafaël de la Torre, de Barcelone, qui présenteront leur essai clinique visant un traitement de la trisomie 21. Des résultats sont annoncés pour les mois à venir.

  2. La remise du 5ème PRIX SISLEY-JEROME LEJEUNE et du 5ème prix Jérôme Lejeune Jeunes chercheurs, afin d’encourager la RECHERCHE THERAPEUTIQUE pour la trisomie 21 et les autres déficiences intellectuelles d’origine génétique. Le Prix de la Fondation Sisley veut récompenser un chercheur de renommée internationale pour l’ensemble de ses travaux. Cette année, le Prix est décerné au Pr Randi Hagerman, de l’Université de Californie, dont les recherches sur la déficience intellectuelle sur l’X fragile sont déterminantes.  La dotation s’élève à 30 000 euros. Les jeunes chercheurs récompensés sont Julien Thévenon (Dijon), Jilian Iafrati (Californie), et Ricardos Tabet (Strasbourg). La dotation s’élève pour chacun à 10 000 euros. L’évènement se déroule au cœur de l’exposition « Jérôme Lejeune une découverte pour la vie » présente dans le Parlement les 10, 11 et 12 mars.
  3. Une mobilisation ludique sur les réseaux sociaux est proposée depuis le 4 mars et jusqu’au 21 mars: « Etre différent c’est normal ! ». Chaque citoyen est invité à s’y associer :

    Twitter : @Fondlejeune / @WYAeurope  #socksbattle4DS

    Facebook: Fondation Jérôme Lejeune / World Youth Alliance Europe

Posté le 6 mars 2015 à 15h11 par Michel Janva | Lien permanent

Un cuisinier trisomique à l'Elysée

Pierre-henri-prepare-un-navarin-au-president_1Pierre-Henri Masson, porteur de la trisomie 21, a gagné le premier prix de l'assiette Gourm'hand. Un concours ouvert à des cuisiniers porteurs de handicap. Sa récompense : passer trois jours dans les cuisines de l'Élysée. Avec le chef, Guillaume Gomez, il a dressé les plats du Président. François Hollande déclare :

« Ce concours montre que tout est ouvert, tout est possible ».

Malgré ces bonnes paroles, 96% des enfants porteurs de la trisomie 21 sont avortés avant leur naissance.

Posté le 6 mars 2015 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

05 mars 2015

"60 000 trisomiques au Maroc. Faut-il autoriser l’avortement ?"

C'est le titre de cet article qui montre bien tout le respect de la vie humaine que peuvent avoir aujourd'hui les journalistes, sans parler de leur ignorance de la trisomie... Pour expliquer la trisomie, le journaliste renvoie à un site dit "médical" avortement.comprendrechoisir.com au cas où le lecteur n'aurait pas bien compris le titre...

En France, 96% des porteurs de la trisomie 21 sont éliminés avant de naître.

Posté le 5 mars 2015 à 18h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

25 février 2015

3 parents pour un enfant : c'est possible en Grande-Bretagne

Après la Chambre des communes au début du mois, la Chambre des Lords britannique a approuvé la technique de fécondation in vitro qui permet de faire naître des bébés dont l'ADN provient de deux femmes et d'un homme.

Pour David King, directeur de l’association Human Genetics Alert

« une fois cette frontière éthique franchie […], il deviendra difficile de ne pas franchir les étapes suivantes pour aboutir à un monde de bébés fabriqués sur mesure ».

Posté le 25 février 2015 à 09h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

12 février 2015

Jamie Brewer devient la première mannequin trisomique à défiler à la Fashion Week

Lu ici :

"Jamie Brewer est connue pour ses différents rôles dans la série "American Horror Story". Cette comédienne s'apprête aussi à devenir la première mannequin atteinte de trisomie 21 à défiler lors de la Fashion Week de New York ce jeudi."[...]

Jamie n'a l'air ni malheureuse, ni inutile pour la société, et pourtant, elle est atteinte de trisomie 21...

Posté le 12 février 2015 à 13h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

10 février 2015

Belle victoire pour la vie en Italie : suspension du décret interdisant l'objection de conscience

Le nombre des médecins objecteurs de conscience s'accroît en Italie, et pour une fois, il semble qu'ils aient obtenu une victoire (le blog de Jeanne Smits). La politique des "petits pas" peut aussi aller quelque fois dans le bon sens :

"Le Conseil d'Etat italien a donné partiellement raison au Movimento per la Vita et aux associations des médecins et des gynécologues  catholiques qui avaient fait appel contre un décret régional contre l'objection de conscience en matière de prescription de contraceptifs et de délivrance de certificats attestant d'une demande d'« interruption volontaire de grossesse ». Les associations pro-vie avaient mis en avant le droit des médecins du réseau public de ne pas participer, directement ou indirectement, à l'avortement : ces médecins voulaient continuer de pouvoir refuser la pilule du lendemain ou les dispositifs intra-utérins qui peuvent fonctionner comme des abortifs précoces. La suspension porte sur la signature des attestations de demande d'avortement.

La décision a été rendue publique par le Movimento per la Vita samedi : le Conseil d'Etat a pour partie suspendu le décret qui avait limité l'objection de conscience des médecins, le 12 mai 2014, à la grande satisfaction des pro-avortement qui se plaignent de plus en plus activement en Italie du nombre croissant de médecins objecteurs, notamment dans le Latium. Le décret portait le nom de Nicola Zingaretti, président de la région.
 
Ce n'est qu'une suspension, et partielle, mais le président du Mouvement italien pour la vie souligne l'importance de cette décision qui « souligne l'importance constitutionnelle de l'objection de conscience »." [...]

Posté le 10 février 2015 à 17h41 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

09 février 2015

10 février : conférence d'Anne Bernet

Anne Bernet 10 février 2015

Posté le 9 février 2015 à 07h04 par Paula Corbulon | Lien permanent

03 février 2015

Recherche du bébé parfait : les Britanniques votent pour

Les députés britanniques ont autorisé la conception de bébés à partir de trois ADN différents. Cette décision, approuvée par 382 députés tandis que 128 ont voté contre, doit encore être validée par la Chambre des Lords le 23 février.

Posté le 3 février 2015 à 17h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

02 février 2015

70 ans après la fin de la guerre, l'eugénisme plus que jamais d'actualité

Le Royaume-Uni pourrait autoriser la conception de bébés à partir de l'ADN de trois parents. Le but  : un enfant sans défaut. Les députés britanniques doivent se prononcer en dernière lecture pour ou contre la fécondation in vitro avec remplacement mitochondrial. Cette technologie consiste à retirer de l'ovule de la mère la mitochondrie -soit le générateur d'énergie des cellules- qui est défectueuse pour la remplacer par une mitochondrie saine provenant d'une autre femme.

Après avoir été fécondé par le sperme du père en laboratoire, l'ovule est implanté dans l'utérus de la mère. Le futur enfant sera alors porteur de toutes les caractéristiques génétiques de son père et de sa mère, mais pas de mitochondries responsables de maladies comme la myopathie ou le diabète.

Selon les défenseurs de cette technique, elle constitue une avancée qui épargnera bien des souffrances aux enfants à naître et à leur famille. Pour ses opposants, cela va trop loin en matière de modification génétique et pourrait aboutir à la sélection des bébés. 

Posté le 2 février 2015 à 20h30 par Michel Janva | Lien permanent

31 janvier 2015

Que dit l'Eglise sur la FIV

Cette note d'hier a soulevé auprès de nombreux lecteurs le problème douloureux de l'infertilité et des solutions actuellement proposées par la science pour y remédier. Qu'il soit bien clair que nul ici ne se permettrait de porter quelque jugement que ce soit sur qui que ce soit, étant donné que la douleur de ne pas pouvoir être parents, on ne peut que s'y associer, mais on ne peut pas en porter le fardeau à la place des personnes concernées.

Ces préliminaires ayant été posés, il convient maintenant d'établir clairement ce qu'il est possible ou non de faire en matière de procréation, à la lumière de l'enseignement de l'Eglise. L'Eglise, en Mère soucieuse du bien de ses enfants, ne perd jamais de vue leur bien suprême, qui est d'aller au Ciel. C'est pourquoi c'est sous cet angle qu'elle a examiné tous les moyens scientifiques et leurs conséquences, proposés par la science pour pallier au manque d'enfant. Sa réflexion n'a pas pour objectif de juger les personnes, mais d'éclairer leurs esprits pour leur permettre de choisir en toute connaissance de cause les moyens les plus aptes à les conduire au Ciel. Deux documents majeurs, Dignitas personae et Donum vitae, expriment le fruit de cette réflexion, et sont synthétisées de façon très efficace dans cet article de Stanislas de Larminat.

  • L'Eglise entend l'impérieux désir des personnes d'avoir des enfants. Néanmoins, plaçant au plus haut la dignité de la personne, créée à l'image et ressemblance de Dieu, elle considère que l'on ne saurait utiliser les cellules composant l'être humain comme du matériel, les fins ne justifiant pas les moyens. L'Eglise ne veut pas confondre le droit A l'enfant, qui n'est ni un dû ni un objet de propriété mais le Don gratuit et libéral de Dieu, avec le droit DE l'enfant, qui est le fruit de l'acte spécifique des parents dans l'union conjugale.

« Un droit véritable et strict à l'enfant serait contraire à sa dignité et à sa nature. L'enfant n'est un pas dû et il ne peut être considéré comme objet de propriété: il est plutôt un don « le plus grand », et le plus gratuit du mariage, témoignage vivant de la donation réciproque de ses parents. A ce titre, l'enfant a le droit - comme on l'a rappelé - d'être le fruit de l'acte spécifique de l'amour conjugal de ses parents, et aussi le droit d'être respecté comme personne dès le moment de sa conception ». (Donum Vitae B-§8)

  • Pour les différentes formes d'aide médicale à la procréation (AMP), on se reportera à la synthèse de Stanislas de Larminat, afin de se concentrer ici sur la FIV (fécondation in vitro) :

"Elle est précédée du prélèvement préalable d’un ou de plusieurs ovocytes chez la femme. Ces ovocytes surnuméraires peuvent être congelés ou, dans certains pays, congelés après fécondation in vitro. Ce sont alors des « embryons surnuméraires ».

La Fivete (Fécondation in Vitro ou pipette)  peut être effectuée :

♦ par voie classique : les ovules sont mis au contact des spermatozoïdes en   attendant la fécondation spontanée

♦ par injection de spermatozoïde à l’intérieur du cytoplasme d’un ovule (ICSI). Cette injection se distingue des fécondations naturelles par un spermatozoïde dont le flagelle tombe au moment de sa pénétration dans l’ovule ; dans ce cas les caractéristiques génétiques « cytoplasmique » (génome mitochondrial) du père ne sont donc pas transmises[1]. Dans le cas de l’ICSI, l’injection contre nature du flagelle, transmet des caractéristiques génétiques « cytoplasmiques » du père qui sont considérés par quelques experts comme pouvant expliquer certaines malformations congénitales[2].

♦ par spermatide. La spermatide est la cellule séminale masculine qui précède immédiatement le stade du spermatozoïde.

♦ par cellules sexuelles « artificielles », c'est-à-dire différenciées à partir de cellules souches adultes. Certains laboratoires préparent cette technique pour ne plus avoir à effectuer de prélèvements préalables d’ovocytes ou de spermatozoïdes. Axel Kahn parle d’acharnement procréatique : « la dangerosité potentielle qu’engendre cette méthode n’est pas acceptable ».

Une fois fécondés in vitro, ces embryons sont implantés dans l’utérus de la mère (biologique ou « porteuse »). Certains pays autorisent les implantations multiples pour palier aux difficultés de nidification dans le placenta utérin. En cas de succès, il est alors souvent proposé une « réduction embryonnaire » par avortement sélectif pour ne laisser se développer qu’un ou deux fœtus."

  • La pratique de la FIV ouvre la porte à de nombreuses possibilités de dérives :
    • Le risque d’eugénisme du fait du tri des embryons
    • La dissociation de l’acte conjugal et de la procréation : la fécondation a lieu hors de l'acte conjugal et de plus fait intervenir une tierce personne au sein de cet acte qui doit rester exclusivement conjugal.
    • La pratique illicite de la réduction embryonnaire (« La fécondation in vitro implique l’élimination volontairement acceptée d’un nombre conséquent d’embryons. Certains pensaient que cela était dû à une technique encore imparfaite. Il est très préoccupant de voir que…la recherche ne semble pas porter un réel intérêt au droit à la vie de chaque embryon, mais vise surtout à obtenir de meilleurs résultats en termes de pourcentage d’enfants nés par rapport aux femmes qui initient un traitement ».  (Dignitas Personae - 2nde partie § 14).
    • La question des embryons surnuméraires (« Dans de nombreux cas, l’abandon, la destruction ou les pertes d’embryons sont prévus et voulus. Les embryons produits in vitro qui présentent des défauts sont systématiquement écartés. La technique de transfert comporte en réalité un traitement purement instrumental des embryons. Ni la déontologie professionnelle commune, ni les autorités sanitaires n’admettraient, dans aucun autre domaine de la médecine, une technique comportant un taux global aussi élevé d’insuccès et de pertes. Les techniques de fécondation in vitro en fait sont acceptées, car on présuppose que l’embryon ne mérite pas, ici, un plein respect dans la mesure où il entre en concurrence avec un désir qu’il faut satisfaire ». (Dignitas Personae - 2nde partie § 15).
    • Les risques d’extension de la Fivete aux personnes homosexuelles.

En bref : L’Eglise sait que les « Fivete » représentent dans certains pays près de 5% des naissances et se développent rapidement pour des raisons d’infertilité, mais aussi de « convenance personnelle ». Ce pourcentage ayant une tendance à augmenter rapidement, que deviendra une société dont un grand nombre de ses enfants aura été conçu en dehors du lien charnel ? Les positions de l’Eglise, en matière d’aide à la fertilité, sont donc prophétiques parce que fondées sur trois valeurs fondamentales:

a) l’intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu’à la mort naturelle;
b) l’unité du mariage, … respect mutuel du droit des conjoints à devenir père et mère seulement l’un à travers l’autre;
c) les valeurs …de la sexualité : procréation,  fruit de l’acte conjugal spécifique de l’amour des époux ». (Dignitas Personae- § 12).

Pour conclure :

L’Eglise ne juge pas les personnes: même dans l’erreur, chaque conscience conserve sa dignité, si elle a cherché la Vérité -et à cette condition expresse- nul ne peut décider à sa place. C’est pourquoi l’Eglise éclaire les consciences en expliquant pourquoi la Fécondation in Vitro ne répond pas à la nature profonde de l’homme. Elle offre aux personnes  souffrant de troubles médicaux de la procréation un réconfort, mais aussi la lumière et l’espérance, à travers lesquelles la maladie retrouve un sens.

Posté le 31 janvier 2015 à 10h48 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

30 janvier 2015

Mères à l'âge d'être grand-mères

La multiplication des remariages et des femmes voulant "faire carrière", sans compter celles qui sont atteintes de "jeunisme" et refusent de vieillir, aboutit à un phénomène nouveau : les femmes de 50 ans et plus sont de plus en plus nombreuses à être enceintes :

"C'est le Centers for Disease Control and Prevention britannique qui l'a révélé : le nombre de femmes à tomber enceintes alors qu'elles sont âgées de plus de 50 ans a augmenté de 165 % entre 2000 et 2013 au Royaume-Uni. Certaines ont réussi à avoir leur enfant de manière naturelle, mais la grande majorité a eu recours à la fécondation in vitro. Au total, plus de 700 enfants sont nés de mères quinquagénaires en 2013, contre moins de 300 en 2000.[...]

Cette attitude est jugée irresponsable - et passablement égoïste - puisque faisant passer l'envie de maternité avant le bien de l'enfant, qui se retrouve avec une mère ayant l'âge d'être sa grand-mère (sans compter les risques pour la santé de la "jeune" mère). René Frydman, gynécologue-obstétricien à l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) et premier à avoir réussi une fécondation in vitro avec un embryon congelé, n'est pas très favorable à ces grossesses tardives. Il explique que la FIV est interdite passé 49 ans, et que les frais de santé liés à une grossesse ne sont plus remboursés après 43 ans, et ce dans la majeure partie des pays d'Europe, car les risques pour la santé de la mère sont multipliés lorsque son âge est plus élevé.

Ma foi, si l'on accepte le principe de congeler des embryons et des ovocytes, et de fabriquer des bébés sur mesure et à la demande, on doit assumer le fait que des femmes de 50 ans et plus réclament une grossesse passé l'âge canonique. "Un enfant, si je veux, quand je veux" : y aurait - il donc un revers de la médaille à ce bon vieux slogan soixante-huitard ? 

Posté le 30 janvier 2015 à 13h58 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

26 janvier 2015

Je suis un OGM

"Là on est plutôt sur du haut fonctionnaire, on est bien d'accord ?" Un excellent court métrage de 2 minutes 20, qui dénonce avec drôlerie l'eugénisme. Le film, à regarder ici, est en lice pour le festival Nikon.

Posté le 26 janvier 2015 à 15h38 par Louise Tudy | Lien permanent

24 janvier 2015

L'euthanasie existe depuis 40 ans : celle des enfants non-nés

Thibaud Collin écrit dans Le Figarovox :

"Quarante ans jour pour jour après la promulgation de la loi Veil, le Parlement s'empare de la question de «la fin de vie». Ce rapprochement pourrait paraître incongru à certains tant ces thèmes semblent poser des problèmes différents, l'un le «droit des femmes», l'autre le «droit de mourir dans la dignité». Il n'en est rien. L'euthanasie existe déjà en droit français, précisément depuis 40 ans. Certes le mot ne se trouve pas dans la loi Veil mais la chose, sans nul doute. En effet, celle-ci dépénalise l'avortement jusqu'à dix semaines mais en cas de malformations graves du fœtus l'autorise jusqu'au terme de la grossesse. Quel est l'argument justifiant une telle différence de traitement? La logique euthanasique. Il s'agit de supprimer l'enfant pour «son bien» ; par «compassion». Comment infliger à un enfant une vie handicapée? Mieux vaut le libérer d'emblée de souffrances futures. Ainsi au commencement et au terme de la vie humaine, le même raisonnement légitime le fait de donner la mort. La mort n'est plus ce qu'il faut éviter à tout prix, la vie étant un bien à sauvegarder quelqu'en soit le coût. A la mort se substitue désormais la souffrance, physique et/ou psychique. En quoi tout cela nous révèle-t-il la manière dont notre société se représente l'homme? Et quelle vision de l'homme de telles pratiques impliquent-elles et favorisent-elles?

Leur présupposé commun est que la vie n'est pleinement humaine que si elle est prise dans un projet lui donnant un sens. La valeur d'une vie dépend de la construction dont elle est l'objet. Il faut que le matériau à partir duquel réaliser cette œuvre soit adéquat au but recherché. Mais le matériau, quel est-il si ce n'est la personne dans son corps et ses diverses potentialités? Et à certains moments, le matériau disponible peut apparaître comme incapable de réaliser le projet de vie. Lorsque la personne subit des maux qui oblitèrent ses forces d'action et de création, la vie peut apparaître comme un fardeau insupportable et désormais insensé. Le handicap, la souffrance, la grande dépendance remettent en cause le projet de vie incapable d'assumer cette passivité envahissante. A l'aune d'un tel critère, de telles conditions de vie peuvent même sembler violer la dignité de la personne. La mort est alors envisagée comme une libération et devient l'objet d'un appel à la bienveillance d'autrui. C'est ici que se met en place le cercle des dispositions sociales influençant les mentalités et par là les attitudes, et réciproquement. (...)"

Posté le 24 janvier 2015 à 16h04 par Michel Janva | Lien permanent

04 janvier 2015

Le SIEL appelle à marcher pour la vie le 25 janvier

Communiqué du SIEL :

"En 2015, le sort des personnes âgées, des malades et des handicapées est clairement menacé.

Les forces libérales-libertaires s’apprêtent à lancer cette année une offensive majeure en direction des personnes vulnérables : François Hollande avait incorporé la promotion de l’euthanasie à son programme présidentiel (proposition 21) et de puissants intérêts se manifestent régulièrement pour modifier la loi Léonetti sur la fin de vie afin de  légaliser insidieusement les gestes euthanasiques.

La Marche pour la vie 2015 appelle les citoyens à manifester le dimanche 25 janvier à Paris de 14 heures à 18 heures pour dire non à l’euthanasie et préserver la dignité des personnes vulnérables.

Le SIEL soutient cette initiative salutaire et invite des adhérents et tous nos compatriotes à y participer massivement afin d’organiser une opposition durable aux dérives bioéthiques (industrie procréatique, recherche sur l’embryon, GPA, euthanasie etc..) inaugurées par la loi sur l’avortement.

Cette manifestation sera une formidable occasion pour les Français de rappeler avec force que le respect de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle, est un principe intangible qui fonde notre civilisation."

Posté le 4 janvier 2015 à 20h21 par Michel Janva | Lien permanent

12 décembre 2014

La mairie d'Asnières demande au Téléthon de flécher les dons

Voici une note lue hier au cours du conseil municipal d'Asnières-sur-Seine, au nom de tous les élus Sens Commun et PCD, avant le vote pour une subvention au Téléthon. Le maire Manuel Aeschlimann s'est engagé à demander que les dons soit fléchés, ce qu'a toujours refusé le Téléthon :

"Le Téléthon améliore considérablement la vie quotidienne et l'autonomie de nombre de malades et de leur famille. L'AFM Téléthon a réussi depuis des années à susciter un élan de générosité hors du commun qui a permis :

  • d’améliorer la qualité de vie des malades neuromusculaires (augmentation de leur espérance de vie de 15 ans en à peine 10 ans pour la myopathie de Duchenne),
  • de créer des produits innovants pour le confort des patients (fauteuils roulants électriques spécifiques, domotique…),
  • et de mettre en place des lieux de vie pour les personnes handicapées.

Mais il convient également pour être tout à fait complet d’ajouter que l’AFM Téléthon finance également des programmes de recherches qui posent des problèmes d’ordre éthique :

Une partie des dons récoltés par le Téléthon financent des recherches sur l’embryon humain par des pratiques qui conduisent à détruire ces embryons. L’AFM Téléthon travaille aussi à détecter des pathologies aux premiers stades de développement embryonnaire de l’être humain, à éliminer ceux qui sont atteints, et à ne faire naître que des enfants non porteurs.

La sélection selon les gènes pose selon nous un problème éthique, qui renvoie aux pratiques eugénistes. Ainsi plutôt que de soutenir la sélection et la recherche embryonnaire, il nous semble préférable d’encourager les chercheurs à orienter leurs recherches exclusivement vers la guérison, y compris à travers la chirurgie du gêne, et à fonder leur travaux à partir de cellules souches non embryonnaires.

Pour cette raison, nous sommes plusieurs élus à demander à ce que la ville demande à l’AFM Téléthon d’affecter ce don à des activités liées à l’amélioration de la qualité de vie des malades et au confort des patients.

Samedi dernier la féérie de Noël organisée à Asnières était un vrai succès, et un  événement de grande qualité, nous saluons et remercions les équipes et les élus qui ont œuvré à la réussite de cet évènement, en impulsant une dynamique collective dans un esprit de solidarité, si précieux dans le contexte actuel.

Comme chacun des élus ici présents, et comme d’ailleurs également chaque citoyen, nous nous efforçons là où nous sommes d’agir en faveur d’un monde meilleur où chacun puisse s’épanouir pleinement ;  Soyons également vigilants à ce que cette recherche d’une société plus juste, d’un monde meilleur ne nous conduise pas un jour au meilleur des mondes."

Posté le 12 décembre 2014 à 10h58 par Michel Janva | Lien permanent

11 décembre 2014

Un rédacteur de l'Obamacare prône l'avortement systématique des "marginaux"

Quand on parle d'"eutha-nazis", en voici un d'un autre genre, le Pr Jonathan Gruber du Massachussetts Institute of Technology, qui a été l’une des chevilles ouvrières de l’Obamacare. (le blog de Jeanne Smits) :

"Le Pr Jonathan Gruber du Massachussetts Institute of Technology a été l’une des chevilles ouvrières de l’Obamacare ; c’est aussi un partisan de l’avortement. Mais pas pour venir en aide à la détresse des femmes, rapporte breitbart.com sous la signature d’Austin Ruse. Ce qui lui paraît intéressant dans l’élimination des enfants à naître, c’est le « ciblage » des enfants de familles ou de mères « marginales » – ceux qui les Américains appellent les « citadins pauvres », the urban poor. Ceux qui en naissant, auraient fait de la graine de criminels. Pour eux, l’avortement est un « bien social », a déclaré Gruber à plusieurs reprises au cours de sa carrière.

Bien entendu, c’est de l’eugénisme pur et dur. De science douteuse, de conscience nulle.
L’architecte de l’Obamacare a ainsi signé, en 1997, une étude tendant à démontrer que l’avortement légal avait à cette date épargné au contribuable américain la somme de 14 milliards de dollars en aides sociales, et évité nombre de crimes. Une position qui allait bientôt être reprise pour le grand public par l’auteur de Freakonomics, Steven Levitt, faisant un lien entre la légalisation de l’avortement et la chute de la criminalité 20 ans plus tard.
C’est cet eugénisme qui est à l’œuvre dans le « ciblage » – oui c’en est un – des quartiers noirs pour l’installation des avortoirs aux Etats-Unis : il se traduit par des taux d’avortement bien plus importants au sein de la population afro-américaine. Génocide ?
Peu de Noirs protestent mais ceux qui le font ne manquent pas de mordant : à quoi sert de se gargariser de la fin de l’esclavage si les enfants à naître noirs sont en tel danger de ne jamais seulement voir le jour ?
 
Jonathan Gruber est actuellement sous le feu de l’actualité pour avoir avoué que la rédaction complexe des  lois régissant l’Obamacare est une sorte de bénédiction, faisant accepter aux Américains ce que jamais ils n’auraient avalé en termes « transparents et clairs »."
 

Posté le 11 décembre 2014 à 08h32 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (12)

"Avortement post-natal" : l'idée fait son chemin

Epargner la souffrance d'un bébé en le tuant, ce raccourci est une idée qui progresse dans les milieux de la pensée médicale. Il serait en effet préférable d'en finir rapidement - et de façon radicale - avec un bébé qui souffre en l'euthanasiant, ce qui permettrait d'abréger la souffrance des parents. Ces "eutha-nazis" préfèrent tuer le bébé tout de suite plutôt que de lui faire subir la "sédation terminale", qui prive la personne d'eau et de nourriture et provoque une mort lente mais certaine. Entre deux maux... (le blog de Jeanne Smits

Et l'idée d'accompagner le bébé vers sa mort naturelle, en faisant tout pour lui épargner autant qu'on peut de souffrir, ce n'est pas possible ? C'est pourtant le but recherché par les soins palliatifs. Mais sans doute est-ce trop contraignant, sans doute cela coûte trop cher, en temps, en attention, en amour, quoi. "Tu ne tueras pas", c'est pourtant facile à comprendre, non ?

Posté le 11 décembre 2014 à 08h09 par Marie Bethanie | Lien permanent

05 décembre 2014

Téléthon : A quand la possibilité de choisir une destination éthique de ses dons ?

Communiqué des AFC :

"Le Téléthon est chaque année l’une de ces manifestations de solidarité encourageantes dont sont capables les Français. Les AFC rappellent cependant l’importance de la transparence vis-à-vis des familles des malades et des Français. En particulier, elles tiennent à souligner que les enfants indemnes présentés aux familles comme un « un espoir » et comme « la vie qui reprend le dessus » quand ils sont sont issus d’un processus de sélection embryonnaire, leurs embryons frères et sœurs handicapés ont, eux, été éliminés.

Elles encouragent en conséquence les chercheurs à orienter leurs recherches exclusivement vers la guérison, notamment de la myopathie, par des thérapies génique ou cellulaire, une chirurgie du gène, de médicaments, etc.

Les AFC réitèrent par ailleurs leur demande que les donateurs du Téléthon aient la possibilité de choisir les programmes de recherche qu’ils désirent soutenir. Préoccupées chaque année par la destination des dons du Téléthon, compte tenu en particulier de la masse des moyens financiers consacrés à la recherche sur les embryons, les AFC poursuivent inlassablement leurs actions dans le domaine éthique à l’heure où ces questions occupent une place de choix dans les réflexions politiques."

Posté le 5 décembre 2014 à 10h53 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2014

L'UE et les personnes handicapées

Communiqué de CitizenGo dans le cadre d'une démarche réunissant plus de 100 associations européennes :

"A l'occasion de la Journée internationale des personnes handicapées (3 décembre), plus de 100 organisations représentant plusieurs millions de citoyens des États membres de l’UE invitent le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à retirer la proposition de Cinquième Directive sur l’Egalité de traitement.

Initialement destinée à offrir un recours en cas de discrimination spécifique envers les personnes handicapées, elle est désormais utilisée à d’autres fins pour faire avancer divers autres objectifs politiques. Les signataires de la lettre ouverte craignent que la proposition de directive, si elle est adoptée, ne vienne restreindre les droits civils fondamentaux de tous les citoyens européens d'une manière grave et dangereuse – en particulier en ce qui concerne la liberté d'effectuer diverses activités ciblées professionnelles, commerciales ou de service, sans craindre d’être accusé de discrimination.

Dans une lettre ouverte adressée au Président Juncker et conformément à son engagement  "d'examiner, dans les trois premiers mois de son mandat, avec le Parlement européen et le Conseil, la liste des propositions législatives en instance pour déterminer s'il convient de les poursuivre ou non, conformément au principe de «discontinuité politique »", les signataires exhortent le Président et son vice-président Frans Timmermans, à abandonner cette Directive polémique, qui n'est jamais parvenue au cours des six dernières années à recueillir l'unanimité requise pour son approbation.

L'intention originale de la Commission en proposant cette Directive était d’offrir un recours en cas de  discriminations visant spécifiquement les personnes handicapées dans leur vie quotidienne – et pas seulement dans le cadre de leur travail. Cependant, en 2008, cédant à des pressions politiques, la Commission a ajouté à cette proposition d’autres types de discrimination visant la religion ou les convictions, l’âge et l'orientation sexuelle. Depuis lors, la Directive a été instrumentalisée pour faire avancer plusieurs autres objectifs. Il en résulte que la proposition finale de la Commission est un document lourd et mal rédigé, qui réglemente le comportement privé des citoyens d'une manière sans précédent – sans nécessité démontrée – et multiplie les possibilités de conflits et de confusion.

Particulièrement troublante est l’utilisation dans la Directive d’un vocabulaire flou, imprécis et mal défini (avec des expressions telles que " discrimination", "harcèlement, » « un traitement moins favorable", etc.), qui pourrait éventuellement donner lieu à des interprétations imprévisibles – et produire des conséquences défavorables et négatives. En outre, l'adoption de la Directive dans sa forme actuelle aurait un impact profond sur le travail d’institutions fondées sur des valeurs éthiques , notamment les églises et les écoles et associations confessionnelles.

L’offre de services professionnels et la possibilité de contracter librement et sans contrainte constituent d’importants moyens d’interaction entre les personnes dans la société. Les citoyens doivent rester libres de le faire – et doivent avoir le droit de faire des choix différents et d’avoir des convictions et des visions du monde différentes. Or, la Directive proposée créerait des obligations juridiques abstraites, qui auraient un impact  considérable sur ce type d’accords volontaires entre personnes. Cela pourrait porter sérieusement atteinte à l'autonomie individuelle et à la diversité sociale et mettrait chaque citoyen européen sous une chape de suspicion générale pour cause de comportement discriminatoire envers d’autres concitoyens.

Les signataires de la lettre ouverte au Président Juncker sont convaincus que l'UE ne devrait pas avaliser une proposition aussi sévère, aussi restrictive en matière de libertés, d’autant plus que ses nombreux effets négatifs – restrictions des libertés civiles fondamentales, contrôle bureaucratique de toute l'activité économique privée, charges administratives et financières disproportionnées imposées aux citoyens – sont beaucoup plus prévisibles que ses éventuels résultats positifs. Il existe, en revanche, des instruments plus adaptés et moins restrictifs de la liberté qui peuvent être utilisés afin de traiter les injustices perçues et les inégalités sociales. C’est pourquoi les signataires de la lettre ouverte exhortent la Commission européenne à abandonner définitivement cette proposition de directive et à élaborer des recours plus adaptés, mieux ciblés, pour résoudre les problèmes réels et avérés auxquels sont confrontés les citoyens de l'Union européenne.

#  #  #

Pour plus d'informations, contacter Sophia Kuby, directeur exécutif de European Dignity Watch

tel +32 477 57 00 46 ou courriel: skuby@europeandignitywatch.org

Posté le 2 décembre 2014 à 20h31 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

28 novembre 2014

"Ce vers quoi tend l’actuelle emprise technologique, c’est une Contre-Annonciation et une Désincarnation"

Ces mots sont de Fabrice Hadjadj, tirés d'une interview qu'il a accordée à la Fondation Jérôme Lejeune à l'occasion de la sortie de sa pièce “ Jeanne et les post-humains ou le sexe de l’ange ”, qui pose la question de la valeur de la vie dans une société tout-technologique. Extraits de l'interview :

[...]"FJL : Cette problématique du transhumanisme conduit à réfléchir sur le sens de l’homme face à la science. Elle a été au cœur de la vie de Jérôme Lejeune. Sa réflexion vous a-t-elle inspiré pour la rédaction de la pièce ?

FH : J’ai été marqué par le texte de " L’enceinte concentrationnaire " et cette affaire qui eut lieu, comme par hasard, dans le Maryland : le pays de Marie. Il y a là de quoi écrire une tragédie et plus encore. Car il me semble que ce vers quoi tend l’actuelle emprise technologique, c’est une Contre-Annonciation et une Désincarnation.

Le produit de la biogénétique doit se substituer au fruit des entrailles, et la chair faite bits, au Verbe fait chair. In vitro veritas, disait Philippe Muray, qu’il s’agisse du verre de l’éprouvette ou de la vitre de l’écran.

FJL : Quel est le lien entre l’eugénisme et le transhumanisme ?

FH : C’est le biologiste Julian Huxley, premier directeur général de l’UNESCO, qui a remplacé un terme par l’autre. Il ne faisait plus bon défendre l’« eugénisme » après la chute du IIIe Reich. Mais Huxley, pour faire croire qu’il abandonnait la chose, s’est contenté de la poursuivre en lui donnant un autre nom, comme il convient quand on dirige une organisation internationale et qu’on est par conséquent aguerri à ce que l’on appelle à tort la « langue de bois » (car le bois est une matière admirable – celui de la Croix – mais alors comment dire ? Peut-être « langue de bits »…).

Cependant le transhumanisme va plus loin. Il ne s’agit plus seulement de sélectionner et d’améliorer les naissances, comme le mot « eugénisme » l’indique encore, mais de passer de la naissance à la pure et simple fabrication. Ray Kurzweil parle ainsi de la quête de supports non-biologiques.

Il rêve d’une immortalité sur disque dur. Ce qu’on peut lui souhaiter : il nous suffira d’appuyer sur le bouton " delete " pour nous débarrasser de sa crétinerie.

FJL : La pièce met en scène une vision de l’homme instrumentalisé par le relativisme technocratique. L’angoisse est-elle le seul avenir de l’homme du XXI e siècle ?

FH : Günther Anders disait que nous étions devenus des « analphabètes de l’angoisse ». Selon lui, après Hiroshima, l’angoisse qui devrait être notre lot est au-delà de nos capacités individuelles d’imagination et de sensibilité. C’est pourquoi, à la place d’une angoisse trop incommensurable pour être éprouvée, nous nous ruons vers le divertissement et la dérision. Mais l’apocalypse n’est pas que catastrophe. Elle est aussi et d’abord révélation. C’est aujourd’hui, à l’heure où ils sont en passe d’être détruits, que nous découvrons mieux le mystère du sexe, de la famille, et le fait que seul un Dieu fait chair peut nous sauver."

Théâtre LYON : « Jeanne et les post-humains ou le sexe de l’ange » de Fabrice Hadjadj - Théâtre de la Solitude - 29 chemin de Montauban, Lyon 5 e

Pour réserver les places : http://www.weezevent.com/jeanne-et-les-post-humains

Posté le 28 novembre 2014 à 12h06 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (1)

25 novembre 2014

La meilleure contraception ? La stérilisation féminine

Un article intéressant, qui montre que de plus en plus, la stérilisation féminine - pardon, la "contraception permanente" féminine - est employée partout dans le monde pour limiter les naissances :

Un blog de National Public Radio, la radio publique nationale des Etats-Unis, a publié un commentaire en défense de la stérilisation après la mort de 13 femmes en Inde des suites d’une campagne d’opérations à la chaîne. Histoire de dissiper un peu cet « éclairage négatif », l’auteur de l’article, Eleanor Klibanoff, préconise la stérilisation féminine en tant que forme la « plus populaire », la plus répandue de contraception – alors que la contraception est supposée réversible, ce que la stérilisation, en règle générale, n’est pas.  

Les morts de Chhattisgarh ne doivent pas faire oublier, écrit-elle, que la stérilisation féminine concernait 223 millions de femmes dans le monde en 2012 : selon un document de l’organisme d’aide au développement américain USAID, cela équivaut à 19 % des femmes en âge de procréer et vivant dans le cadre d’une union maritale. A moins de 4 dollars américains par opération, frais médicaux et de personnel inclus, dans les pays pauvres, c’est une méthode « longue durée » aussi bon marché qu’elle est efficace, assure ce document publié en 2014. Il se félicite de la mise en œuvre croissante des Objectifs du Millénaire de l’ONU et signale qu’aujourd’hui la demande en vue de « limiter les naissances » excède la demande visant à les « espacer » seulement, dans toutes les régions du monde sauf en Afrique centrale et occidentale. La propagande fonctionne bien.[...]

  La sémantique, comme toujours, est importante. Au lieu de parler de stérilisation, on préfère le terme de « contraception permanente », en insistant sur la facilité d’une procédure qu’une femme peut obtenir dès qu’elle a les « deux ou trois enfants » qu’elle désire. Plutôt que d’avoir recours à des méthodes hormonales de courte ou de longue durée, même celles de 25 ans, voire moins, peuvent se faire stériliser définitivement, sans se soucier du coût, des déplacements, des ruptures de stock et autres inconvénients des contraceptifs proprement dits, explique Townsend, qui assure : « Dans la plupart des pays, les femmes ont un ou deux enfants de plus qu’elles ne l’auraient voulu. »   Une affirmation « de choc » que nulle étude sérieuse n’étaye. En France, pour ne prendre que cet exemple, les femmes voudraient en moyenne un enfant de plus que ceux qu’elles ont déjà… Et y renoncent à cause des difficultés économiques, de logement, de travail. [...] 

  Il n’y aurait en définitive qu’un problème par rapport à la stérilisation : le fait que dans certains cas elle soit pratiquée dans des conditions insalubres, ou à la suite un consentement mal éclairé par faute d’un excès de documents incompréhensibles.   Pour le reste, c’est clair : les organisations internationales et les gouvernements de nombreux pays soutiennent la stérilisation de la population féminine. Comme le dit John  Townsend, les femmes obtiennent grâce à elle la vie qu’elles désirent : « Elles peuvent entreprendre d’autres choses en confiance, sûres qu’elles ne tomberont pas enceintes. Elles peuvent accepter un travail (…). Elles ont un sentiment d’autonomie, sous moins sujettes à la violence de genre et de manière générale, elles ont une vie plus pleine et plus riche. »   A ce compte-là, on s’étonne que les hommes ne se bousculent pas aux portillons pour se faire stériliser, eux aussi ! Cela viendra peut-être."

Posté le 25 novembre 2014 à 13h55 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (1)

21 novembre 2014

"Nous sommes déjà des eugénistes"

Deux articles très intéressants de Gènéthique, ici et ici, sur le devenir transhumaniste de nos sociétés par les progrès technologiques, m'ont fait penser à cette vidéo du Dr Laurent Alexandre, postée en octobre, et intitulée "Nos enfants iront-ils demain dans des écoles eugénistes ?" Le Dr Alexandre met en avant l'évidence selon laquelle notre société est déjà eugéniste, en tuant quasiment tous les bébés suspectés de trisomie 21 avant la naissance.

 

Posté le 21 novembre 2014 à 14h06 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

20 novembre 2014

Nouveaux-nés handicapés : des dérives eugénistes en France ?

Dans La Vie, une tribune de Laurence Henry, Jean Vanier et Philippe de Roux sur l'assassinat des nouveau-nés porteurs d'un handicap :

[...]"Avant la loi Leonetti la plupart de ces personnes étaient euthanasiées par injection létale sur décision des médecins, décision dont les parents étaient le plus souvent ignorants (2). De nombreux témoignages montrent que les conséquences de cette « faille éthique » étaient loin d’être neutres sur le moral des équipes soignantes. Ces « euthanasies », qualifiées d’arrêt de vie, existent depuis 1965, date de l’ouverture du premier service de réanimation néonatale en France. La loi Leonetti a permis des clarifications et des avancées très positives dans la prise en charge. Cependant l’arrêt de traitement reste sujet à des interprétations contradictoires. Parfois c’est l’alimentation qui est arrêtée, comme l’a montrée une enquête récente du Centre d’Ethique Clinique de Cochin. Cette situation étant très éprouvante, on demandera à mots couverts l'injection létale, en jouant avec le sens du mot euthanasie, puisque ces enfants ne sont ni en état de faire un choix, ni en fin de vie."[...]

Posté le 20 novembre 2014 à 23h12 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

16 novembre 2014

Avortement, euthanasie, FIV... : le plaidoyer pro-vie du Pape

Le Pape François a mis en garde le corps médical contre la tentation de jouer avec la vie. Il s’agit d’un péché contre Dieu Créateur. Le Saint-Père a reçu samedi matin quelque 5000 médecins catholiques italiens.

« Veillez à ne pas soumettre la vie à des expériences, par exemple en fabriquant des enfants plutôt que de les accueillir comme un don ».

De l'avortement et l'euthanasie, à la fécondation in vitro, le Pape François est formel : la vie est toujours inviolable, il faut l’aimer, la défendre et la soigner et dans certaines circonstances, les médecins catholiques doivent aller jusqu’à l’objection de conscience.

Le Souverain Pontife a souligné que l’avortement n’est pas problème religieux ni même philosophique. C’est un problème « scientifique » parce qu’il est « illicite » de détruire une vie humaine pour résoudre un problème. Et ce principe ne pourra pas changer avec le temps. C'est pourquoi Benoît XVI parlait de principe "non-négociable" : valable partout, en tout lieu, tout temps et toute occasion.

« Tuer a la même signification aujourd’hui que dans le passé. Cela vaut aussi pour l’euthanasie, y compris l’euthanasie cachée dont sont victimes les personnes âgées ».

Le Saint-Père s’en est pris à la pensée dominante qui propage une fausse compassion sur l’avortement, l’euthanasie et la fécondation in vitro (PMA). On veut faire croire que l’avortement est une aide apportée aux femmes, que l’euthanasie est un acte de dignité, que le fait de fabriquer un enfant est une conquête scientifique. L’enfant n’est pas est un droit, a-t-il martelé, mais un don à accueillir. La compassion évangélique est celle qui accompagne dans les moments de besoin, c’est celle du Bon Samaritain qui voit, qui compatit, qui s’approche et qui offre une aide concrète. Le Pape François a également pointé du doigt ceux qui utilisent des vies humaines comme des cobayes sous prétexte d’en sauver d’autres.

La vie humaine est toujours sacrée, elle est toujours de qualité. Il n’y a pas de vie humaine plus sacrée qu’une autre. Le Souverain Pontife a donc exhorté les médecins catholiques à être fidèles à l’Evangile de la vie et respecter la vie comme un don de Dieu, à faire des choix courageux, à contre-courant et à recourir si nécessaire à l’objection de conscience.

Posté le 16 novembre 2014 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

15 novembre 2014

L’Unicef nie l’existence de traces de stérilisants dans les vaccins contre le tétanos

Le "Friday fax" de C-Fam :

"Dans une interview exclusive avec C-Fam, l’UNICEF a nié catégoriquement les allégations des évêques kenyans, selon lesquels des traces de traitement stérilisant auraient été trouvées dans des vaccins contre le tétanos. Le vaccin sponsorisé par l’UNICEF et l’OMS est camoufle un programme de contrôle démographique.

Les agences de l’Onu ont publié cette semaine un communiqué de presse commun, dans lequel ils accusent les évêques kenyans de « désinformation », et d’avoir formulé des accusations « sans preuve ».

Les évêques kenyans font campagne contre un vaccin néonatal contre le tétanos destiné à des femmes en âge de procréer. Il est financé par des agences, qui en ont fait, selon les évêques, un « programme de contrôle démographique camouflé ». Ces derniers appellent les kenyans à n’utiliser que les vaccins contre le tétanos les plus courants.

Selon les évêques, quatre différents laboratoires ont testé le vaccin mis en cause et y ont trouvé l’hormone de la grossesse, la Beta-hCG. Combinée à un vaccin, celle-ci aurait pour effet de produire des anticorps si la femme vaccinée venait à produire cette hormone naturellement en début de grossesse. Le vaccin préviendrait donc l’implantation de l’embryon, pourrait causer des fausses couches, et également des problèmes de stérilité. Les évêques affirment qu’ils se devaient de mettre le public en garde, puisque le gouvernement ne l’avait pas fait.

James Elder, représentant de UNICEF en Afrique, a déclaré au Friday Fax dans une interview exclusive que seules les femmes en âge de procréer avaient été ciblées car le programme protégeant les nouveau-nés et leurs mères vivant dans des régions reculées, où les enfant naissent dans des conditions « non hygiéniques ». La protection des nouveau-nés, a-t-il expliqué, est assurée pendant plusieurs semaines après la naissance.

James Elder explique par ailleurs que le statut juridique du vaccin dans le pays a pour objectif de protéger les nouveau-nés, concernés par la plupart des nouveaux cas de tétanos au Kenya. Il est destiné aux femmes vivant dans des régions rurales, et qui n’ont pas un accès adéquat aux établissements médicaux. Le traitement consiste dans 3 doses de vaccins anti-tétanos, et les protège contre le virus pendant cinq ans. Il a également expliqué que le Kenya recommande la prise de trois doses de vaccin pour les hommes comme pour les femmes, pour assurer une immunité à vie, au lieu de prendre une seule dose valable pour une période de cinq à dix ans.

L’UNICEF et l’OMS ont assuré avoir « pris note » des tests commandés par la Kenya Catholic Doctors Association. Ils suggèrent que ces derniers n’ont pas été accomplis par des laboratoires « appropriés », puisque ces derniers n’ont pas testé le vaccin mais des prélèvements sanguins. Les agences de l’Onu se sont montrées inflexibles sur le fait que la Kenyan National Regulatory Authority avait été mandatée pour étudier la qualité, la sécurité et l’efficacité du vaccin.

 

Pour autant, Elder n’a pas pu rétablir la confiance dans les tests accomplis par le gouvernement. Si les prélèvements sanguins ont été testés, a-t-il affirmé, « aucun laboratoire kenyan n’est équipé pour tester des prélèvements non humains d’hCG ».

Deux doses de vaccins ont déjà été administrées à environ 130 millions de femmes dans le monde. Les agences de l’Onu affirment qu’ils ont acheté le vaccin au Serum Institute en Inde, qualifié officiellement par OMS de « fabriquant pré qualifié », et qui se vante de fournir son vaccin à un enfant sur deux dans le monde.

Alors que l’OMS a effectué des tests à un stade précoce, incluant l’hCG à ses recherches sur la régulation du vaccin, un ancien consultant de l’OMS, ancien directeur de l’équipe de recherche de l’OMS sur la reproduction humaine et consultant pour C-Fam, le Dr Giuseppe Benagiano, explique que ces essais ont été abandonnés par l’OMS. Il ajoute que l’OMS ne conduit aucun test dans le secret.

Dr Giuseppe Benagiano, doyen de la faculté de gynécologie et d’obstétrique à l’Université de Rome, et ancien directeur de la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique, a déclaré à C-Fam que « les vaccins contraceptifs n’existent pas », et que la recherche dans ce domaine n’a fait qu’échouer. Même s’ils existaient, affirme-t-il, pour des « raisons techniques » il serait impossible de d’associer le vaccin contre le tétanos à un inhibiteur de l’hormone hCG.

Benagiano nous a assuré : « Je suis absolument, 100% sûr qu’il n’y rien de dangereux dans les vaccins au Kenya ». Il a suggéré que les évêques « doivent être rassurés sur le fait qu’aucun vaccin contraceptif n’a été mélangé au vaccin contre le tétanos ».

Le Dr Robert Walley de l’organisation MaterCare International, une des associations de charité œuvrant en Afrique, s’est confié à C-Fam jeudi et a déclaré qu’il n’était pas rassuré par le communiqué de presse de l’OMS et de l’UNICEF, même s’il reconnaît qu’il n’existe aucun vaccin contre le tétanos combiné avec un inhibiteur hCG.

Walley était au Kenya ces dernières semaines, et a déclaré que les tests accomplis par les médecins kenyans avaient conclu à un taux « élevé » de hCG. Il n’a pas qualifié ces tests de preuve tangible, mais confirmé que les évêques avaient bien fait de faire tout ce qui étaient dans leur pouvoir pour prévenir les kenyans.

« Il semblerait que quelqu’un l’ait ajouté », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le gouvernement avait joué un rôle passif dans la campagne de vaccination jusqu’à ce que les évêques s’en mêlent. Aujourd’hui le gouvernement menace les médecins qui collaborent à cette enquête.

Le Dr Robert Walley est en chemin pour le Royaume-Uni pour poursuivre les tests du vaccin, et voir si laboratoires britanniques obtiendront les mêmes résultats. « Tout le monde nie tout en bloc et accuse tous les autres, a-t-il dit. Nous voulons être prudents ».

Ce n’est pas la première fois que l’Onu est accusée de stériliser des femmes sans leur consentement. Des allégations similaires concernant un vaccin contre le tétanos et impliquant l’OMS avaient déjà émergé aux Philippines et au Pérou dans les années 1990. Deux cas ont finalement conduit à des poursuites judiciaires jugées non conclusives. Chaque fois, la confiance du public dans les institutions internationales en ressort affaiblie."

 

Posté le 15 novembre 2014 à 18h36 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

24 novembre au 3 décembre : 20 ans de la Fondation Lejeune à Lyon

L

La Fondation Jérôme Lejeune commémore les 20 ans de la mort du Professeur Lejeune et la création de la fondation par des événements scientifiques et culturels. Cela se passe à Lyon du 24 novembre au 3 décembre, autour de 3 événements.

1/ EXPOSITION - Jérôme Lejeune: une découverte pour la vie.

Cette exposition explore l'univers de la génétique et certains des enjeux bioéthiques.

Date: du 24 novembre au 3 décembre de 10h à 18h30

Lieu: Maison des Familles, 52 cours Charlemagne Lyon 2ème

Accès: Métro ligne A arrêt Perrache (400m) ou tram T1 arrêt Ste Blandine

Tarif: Entrée libre.

2/ DÉBAT - Quelle place pour l'homme "diminué" dans une humanité "augmentée" ?

Débat avec Fabrice Hadjaj, écrivain et philosophe et avec Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune.

Date: Mardi 25 novembre de 20h30 à 22h (ouverture des portes à 20h)

Lieu: Université Catholique de Lyon, 23 place Carnot, Lyon 2ème 

Accès: Métro ligne A arrêt Perrache ou Ampère ou Tram T1 et T2 arrêt Perrache.

Tarif: Libre participation aux frais.

3/ THÉÂTRE - "Jeanne et les Post-humains"

Pièce de Théâtre de Fabrice Hadjadj interprétée par la compagnie De Bas en Haut. 

Comme un prolongement des avertissements lancés par Jérôme Lejeune durant sa vie, cette pièce pose la question de la valeur de la vie et de sa transmission, de la place de l’homme dans une société tout-technologique; ce spectacle permettra au public de poursuivre la réflexion sur les défis éthiques et scientifiques qui se profilent.

Public à partir de 15 ans.

Date: les 26, 27, 28 et 29 novembre à 20h30 et le 30 novembre à 17h

Lieu: Théâtre de la Solitude, chez les Maristes, 29 chemin de Montauban, Lyon 5ème

Accès: Parking sur place

Tarif - en prévente: 15€ (plein tarif), 12€ (-18 ans, étudiants, groupe de + de 10 personnes). 

Tarifs - sur place: 18€

Renseignements : 07 85 40 86 68

Posté le 15 novembre 2014 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent

14 novembre 2014

« Tu comptes mes chromosomes ? Moi je compte sur la recherche »

La trisomie 21 fait sa campagne le 16 novembre.

A l’occasion de la journée nationale de la trisomie 21 le 16 novembre, la Fondation Jérôme Lejeune lance une campagne sur les réseaux sociaux pour interpeller le grand public sur l’importance de la recherche thérapeutique.

B

« Pas de petites économies pour la recherche sur la trisomie »

Le but de cette journée est de sensibiliser et d’informer le grand public sur la trisomie 21. La campagne de la Fondation vise à interpeller le grand public sur l’importance de financer la recherche thérapeutique. Lancée le 12 novembre, cette campagne se décline d’abord en plusieurs visuels colorés, représentant chacun un enfant trisomique exhortant à donner pour « vaincre la trisomie ». Sur Facebook, les premiers visuels ont été vus près de 20.000 fois en 24h et partagés 300 fois par les internautes.

« Changer de regard sur la trisomie c’est bien. Changer ma vie, c’est mieux. Soutenez la recherche »

La question du regard porté sur la trisomie 21 est un enjeu de société de première importance. Il est urgent d'y répondre, aussi bien pour les malades, les familles que pour la société tout entière. Mais cela ne suffit pas : depuis sa création, la Fondation Jérôme Lejeune joue un rôle déterminant sur la scène internationale dans le domaine de la recherche thérapeutique pour la trisomie 21. L’objectif principal est la mise au point de traitements améliorant puis normalisant les fonctions intellectuelles des personnes atteintes de trisomie 21. Les progrès réalisés ces dernières années en matière de recherche laissent espérer que des traitements pourraient voir le jour dans une dizaine d’années.

Facebook : Fondation Jérôme Lejeune

Twitter : @fondlejeune

Posté le 14 novembre 2014 à 21h26 par Michel Janva | Lien permanent

13 novembre 2014

Soirées « congélation d’ovules » : la soirée Tupperware façon Silicon Valley

Le blog de Jeanne Smits :

"On apprenait à la mi-octobre que Facebook et Apple ont décidé de financer la congélation d’ovules pour leurs employées pour leur permettre de mieux « gérer » leur carrière. A Silicon Valley, une « experte de la fertilité » a lancé des réunions en soirée, autour d’un verre de vin et de petits fours salés, pour inciter les femmes à franchir le pas. On appelle cela des « egg-freezing parties », ou soirées « congélation d’ovules », où – à la manière d’une réunion Tupperware ou Flexipan – ces dames peuvent obtenir les renseignements nécessaires et poser toutes les questions qui leur viendraient à l’esprit.[suite]

Quand on ne les paie pas pour les stériliser, on incite les femmes à retarder au maximum leurs grossesses, ce qui participe d'une même logique de lutte contre la surpopulation de la terre, dans un évident dessein de consumérisme déréglé. Quand l'homme se prend pour Dieu...

Posté le 13 novembre 2014 à 08h35 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 novembre 2014

Boire pendant la grossesse, un délit ?

Un article très bien vu de François Teutsch, avocat, qui permet de remarquer que là où le droit n'est pas supervisé par la Loi supérieure de Dieu, il s'égare :

"C’est un curieux procès qui se tient actuellement en Angleterre, où une femme est traduite devant un tribunal répressif au motif qu’ayant consommé en excès de l’alcool durant sa grossesse, elle a commis un délit directement à l’origine des malformations de son enfant. La reconnaissance de ce délit pourrait ouvrir droit à des dommages et intérêts au profit de l’enfant.

Le droit anglo-saxon est différent du nôtre, d’origine romano-germanique, et les innovations de nos voisins ne sont pas – grâce au ciel – systématiquement suivies chez nous. Mais ce fait divers doit amener à s’interroger sur l’évolution de nos sociétés qui tend, globalement, à criminaliser un nombre croissant de comportements, et à instaurer le paradigme de la victimisation.

En droit français, il n’est pas possible en l’état actuel de considérer la consommation d’alcool pendant la grossesse comme un délit, en raison du principe fondamental de légalité des infractions et des peines. Un fait n’est poursuivable que si la loi le prévoit. Par ailleurs, les juridictions françaises ont refusé, à plusieurs reprises ces dernières années, de qualifier d’homicide involontaire les actes accidentels ayant entraîné la mort d’un enfant in utero, et ce, pour des raisons plus idéologiques que juridiques : une telle reconnaissance aurait en effet abouti ipso facto à donner la personnalité juridique à l’enfant à naître, ce qui, dans un pays où le « droit à l’avortement » fait quasiment figure de table de la loi, aurait provoqué une petite révolution.

 

En revanche, le droit civil ne semble pas empêcher une telle évolution. L’article 1382 du Code civil dispose en effet que « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer. » L’article 1383 précise quant à lui : « Chacun est responsable du dommage qu’il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence. » En application de ces deux articles, il peut être considéré qu’une mère – dûment informée des risques qu’une consommation abusive d’alcool entraîne pour la santé de son enfant – commet une négligence ou une imprudence en ne réduisant pas sa consommation, faute qui pourrait être invoquée à l’appui d’une demande de réparation du préjudice corporel de l’enfant dès lors que le lien de causalité entre ce préjudice et cette faute est établi.

Il y a là un risque évident. Sur le plan juridique, il ne fait aucun doute qu’un tel raisonnement sera validé par la Cour de cassation qui, il faut le rappeler, a fait bien pire, notamment en reconnaissant dans son célèbre arrêt Perruche (17 novembre 2000) le préjudice d’être né. Sur le plan philosophique, la question de savoir si un enfant peut intenter un procès à ses parents en raison d’un handicap qu’il estimerait lié à une faute commise pendant la grossesse, voire à une simple négligence, doit nécessairement susciter une réflexion et une interrogation sans concession. En effet, il y a quelque chose d’effrayant à ce que la transmission de la vie, qui présente un caractère encore mystérieux, largement sacré, et inscrit profondément au cœur de notre humanité, puisse donner lieu à l’appréciation par un juge de sa qualité, quitte à la sanctionner si elle ne répond pas à des critères dont on voit tout de suite le caractère eugéniste.

Ce n’est pas un cas d’école : la question se posera demain devant les juridictions françaises et il faudra alors que nous soyons prêts à y répondre."

Posté le 8 novembre 2014 à 08h31 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

05 novembre 2014

Interdiction des avortements sélectifs votée au parlement

Il s'agit de la Grande-Bretagne, ce n'est pas si loin.

Posté le 5 novembre 2014 à 18h07 par Michel Janva | Lien permanent

La PMA doit être combattue en tant que telle, et pas seulement pour les homosexuels

Il se dit "simple citoyen", signe sous un pseudo et recense, dans un ouvrage, les risques de la reproduction artificielle. Libération a interrogé "Alexis Escudero" un thésard de gauche au discours écolo-malthusien, mais qui n'hésite pas à aller plus loin que la Manif pour tous, notamment au sujet de la PMA :

Selon vous, la PMA n’a rien à voir avec l’égalité des droits : elle doit être combattue en tant que telle, et non pas pour son extension aux homosexuels…

La PMA soulève des questions politiques de premier ordre, qu’elle soit pratiquée par des hétéros ou des homos : marchandisation du vivant, eugénisme, exploitation du corps des femmes. La question ne se situe pas là. Si l’on considère que les couples homos sont aussi aptes que les couples hétéros à aimer et élever des enfants, on ne peut la refuser aux uns sans la refuser aux autres. C’est la position que je défends dans le livre : la PMA ni pour les homos ni pour les hétéros. Ceci étant dit, il est évident que l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes fertiles signifierait avant tout l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, fertiles ou infertiles, homos ou hétéros. En somme, le passage d’une technique médicale à une technique de «convenance». Bien sûr, les partisans de la PMA n’aiment pas ce mot. Ils ont raison de rappeler que la PMA n’est jamais une partie de plaisir. Et pourtant aux Etats-Unis, où elle est ouverte à tous et à toutes, un nombre grandissant de couples parfaitement fertiles recourt à la fécondation in vitro [FIV]. Certaines cliniques permettent, grâce au diagnostic pré-implantatoire, de sélectionner les embryons porteurs de certaines caractéristiques génétiques. Les parents peuvent ainsi s’assurer que leur progéniture sera exempte de plus de 400 maladies. Ils peuvent également choisir le sexe du bébé. Et demain, la couleur des yeux ? La FIV pour tous et toutes ouvre la voie au «design» de l’enfant parfait.

Votre livre est aussi une attaque en règle de la gauche au pouvoir qui délaisse les questions de société et occupe l’espace public avec un problème qui n’en est pas un…

Je suis très énervé face à cette gauche qui, au motif de défendre la liberté et l’égalité pour tous, fait avancer des idées précisément contraires à ces principes. Historiquement mené par la gauche, le combat pour l’égalité était social, politique, économique et faisait fi des différences biologiques. Dans le débat sur l’extension de la PMA aux couples de lesbiennes, l’égalité défendue devient biologique. Ce qui est demandé, c’est la possibilité pour des personnes de même sexe de faire des enfants ensemble. On parle bien de faire advenir, par la technologie, une capacité biologique identique à celle des couples hétéros. C’est loin d’être un détail. D’abord cette conception de l’égalité est celle des transhumanistes. Elle confie à la technologie le rôle d’effacer les différences biologiques. Selon elle, seules les biotechnologies, les manipulations génétiques et l’hybridation de l’homme avec la machine permettront d’atteindre l’égalité. C’est une forme de pessimisme libéral, un renoncement à la vie politique. Notre société étant incapable de permettre aux hommes et aux femmes de vivre selon leurs différences, on confie cette tâche au marché et à la technologie.

En quoi ces technologies font-elles avancer des idées contraires aux principes d’égalité et de liberté ?

La PMA est avant tout un gigantesque marché. Consécutivement à la baisse de la fertilité due à la pollution industrielle et à nos conditions de vie - obésité, stress, tabagisme -, un supermarché mondialisé de l’enfant a émergé. Il pesait déjà 3 milliards de dollars aux Etats-Unis en 2007. Dans ce supermarché, la liberté si fièrement revendiquée n’est qu’une liberté de consommateurs. Et si le produit acheté ne vous convient pas, vous pouvez toujours déposer une réclamation auprès du service après-vente. Un couple de lesbiennes américaines vient de porter plainte parce que leur fille, née suite à un don de sperme, est métisse. Le sperme d’un homme noir a été confondu avec celui d’un homme blanc.

La PMA, c’est l’irruption des inégalités sociales et économiques dans le ventre des femmes : aux Etats-Unis, les ovules d’une diplômée de Yale sont beaucoup plus onéreux que ceux d’une étudiante de l’université d’Oklahoma. Avec des femmes qui mettent leur ventre à disposition en Inde, en Ukraine ou en Thaïlande, des couples australiens, néerlandais ou français accèdent à un hard-discount reproductif. Avec le diagnostic préimplantatoire, des couples fertiles aisés «sélectionnent» leur futur enfant. Ces inégalités se doublent d’inégalités biologiques.

Si la PMA existe, c’est d’abord et avant tout parce qu’elle engraisse médecins, généticiens, biologistes, patrons de start-up, juristes, avocats, banquiers en sperme ou en ovules. Des centaines d’entreprises prospèrent dans ce secteur, et un nombre grandissant est coté en Bourse. La gauche fait semblant de ne pas le voir.

La critique de la PMA est d’ordinaire réservée à la droite conservatrice et/ou homophobe…

Une partie de la droite défend un ordre social issu d’un ordre naturel fantasmé. Mais nature et ordre naturel ne sont pas la même chose. Pour critiquer - avec raison - ces positions conservatrices, la gauche rejette non seulement l’ordre naturel, mais également toute idée de nature. On ne peut pourtant pas ignorer nos déterminismes biologiques, nos limites naturelles. En matière de reproduction, certains couples hétérosexuels ne pourront jamais avoir d’enfant, deux hommes ou deux femmes ne peuvent concevoir ensemble. Oui, la nature est contraignante. Mais elle n’est ni bonne ni mauvaise.

S’émanciper de la nature n’est pas forcément synonyme de liberté. A l’ère du capitalisme technologique, refuser certaines contraintes naturelles, c’est se soumettre au technocapitalisme, à la médecine et à la génétique. Est-ce si indigne que cela d’accepter des contraintes naturelles ? En revanche, accepter ou non les techniques PMA-GPA [gestation pour autrui] est une question d’ordre politique et moral.

Vous questionnez là le désir d’enfant…

Je pose surtout la question des rôles sociaux que la société accorde à ceux, nombreux, qui n’ont pas d’enfant. Des statuts comme ceux de parrain, marraine, oncle, tante peuvent permettre de jouer un rôle important dans l’éducation, sans pour autant être parent. Ce sont des choses que je voudrais voir creuser. De même que le sort réservé à l’adoption. Si le désir d’enfant titille tant les gens, pourquoi ne pas adopter ? Pourquoi la gauche ne s’attelle-t-elle pas à ce gigantesque chantier qui consisterait à faciliter les procédures afin de donner des parents aux enfants qui en sont privés. (...)

Facebook et Apple ont annoncé qu’ils financeraient la congélation d’ovocytes de leurs employées qui le désirent.

Cette fausse solution ne résout pas le véritable problème : la mise en concurrence des hommes et des femmes sur un marché du travail de plus en plus compétitif. Elle oblige des femmes capables de procréer de manière autonome à recourir à des traitements hormonaux, à la fécondation in vitro, au diagnostic pré-implantatoire : à se soumettre à l’institution médicale. Enfin, je ne crois pas que donner à des enfants des parents toujours plus vieux soit un progrès social. Et cela vaut pour ces pères qui font des enfants après 50 ou 60 ans, tout en sachant que c’est leur femme, plus jeune, qui s’en occupera.

Vous évoquez également des recherches dignes d’un livre de SF : l’utérus artificiel…

C’est l’objet d’un livre d’Henri Atlan, paru en 2005 (1). L’utérus artificiel - ou ectogénèse - fait partie du discours de certaines cyberféministes depuis les années 70. L’horizon de cette technique, c’est la désincarnation, l’affranchissement du corps. On rejoint là le fantasme ultime des transhumanistes : le transfert du cerveau humain dans un ordinateur, ce que l’on appelle aussi la convergence entre sciences cognitives, biologie, informatique et nanotechnologies.

Les transhumanistes ne sont plus ce groupe marginal des années 70. Ils détiennent un réel pouvoir, de l’argent et investissent sans complexes les campus, aux Etats-Unis mais aussi en France. Ainsi, Google a investi dans la célèbre université de la Singularité, fondée par Ray Kurzweil. World Transhumanist Association (WTA) compte près de 6 000 membres, parmi lesquels des académiciens réputés, essentiellement issus de l’informatique, de la robotique ou des nanotechnologies…

Ils répandent l’idée qu’une amélioration génétique de l’humain est inévitable. Après tout, puisque nous subissons déjà tout un tas de déterminations à cause de nos origines, de nos parents, de notre culture, alors qu’est-ce qu’une détermination supplémentaire ? Ils sont la véritable extrême droite de notre époque, celle qui entend créer une race d’humains supérieurs en s’hybridant avec la machine.

Posté le 5 novembre 2014 à 15h27 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (16)

Génétique et bioéthique : des enfants à parents multiples ?

Les parlementaires britanniques pourraient voter une loi autorisant de combiner le "matériel génétique" de deux femmes avec celui d’un homme pour obtenir un seul embryon. Le Royaume-Uni serait alors le premier pays à "créer" des enfants à trois parents.

"Mais pourquoi s’arrêter à trois ? Des enfants à n parents sont possibles.
  
Dans le dernier numéro du Journal of Medical Ethics,  leader dans le monde en matière de bioéthique, un spécialiste de bioéthique bien connu partage sa vision enthousiaste d’enfants à quatre, cinq, six, d’enfants à n parents.
 
John Harris, de l’Université de Manchester et deux de ses collègues affirment en effet qu’il s’agit là d’une conséquence « terriblement tentante » du fait d’utiliser des cellules souches pour créer des ovules synthétiques ou du sperme, des gamètes générées in vitro (IVG).
 
Après la découverte de cellules souches pluripotentes en 2007, n’importe quelle cellule du corps peut être théoriquement créée à partir d’une simple cellule de peau. Des souris sont déjà nées de l’alliance de sperme et d’ovules créés à partir de cellules souches.[...]

Ces scientifiques pensent qu’ils seront bientôt capables de faire la même chose avec les hommes.
 
Est-ce éthique ? Bien sûr répondent-ils, puisque l’expérience sur les souris montre que c’est sans risque… Ils admettent que le risque bioéthique est bien plus grand que pour une « simple » fécondation in vitro mais poursuivent : « Si des seuils infranchissables de précaution étaient décisifs nous n’aurions pas de vaccins, pas de fécondation in vitro, ni aucune autre avancée. Rien n’est entièrement sûr ».
 
Argument ultime pour eux, n’importe quel enfant mis au monde vaut mieux que s’il n’avait jamais existé… (Les enfants avortés applaudissent)."[...]

[suite de l'article]

Posté le 5 novembre 2014 à 10h14 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (4)

03 novembre 2014

Pour l'ONU-femmes, développement durable = contrôle de la population et des femmes

Un rapport de l'agence de l'ONU pour les femmes, qui fait froid dans le dos, préconise le recours à la contraception systématique et à l'avortement comme moyens de réduire la population mondiale, obstacle au "développement durable". Décryptage :

"L’idée qu’il y a trop d’hommes sur terre pour permettre un « développement durable » est au cœur du discours des écologistes radicaux – et au centre d’un rapport de l’agence de l’ONU pour les femmes, « UN Women », publié en octobre. Sous le manteau de l’« égalité de genre », ce sont bien l’accès universel à l’avortement et le travail de sape de la famille traditionnelle qui sont encouragés par l’agence onusienne dans ce rapport quinquennal, le World Survey of Women in Development 2014.

Comme toujours à ce niveau le vrai plan d’action est noyé sous des torrents de bons sentiments : il s’agit de soutenir la croissance, de créer des emplois, de mieux produire et distribuer les biens alimentaires, d’améliorer l’accès à l’eau, aux réseaux d’assainissement et à l’énergie. Mais s’y faufile la question de la « dynamique de population » et de l’« intégrité corporelle des femmes » : deux concepts qui ouvrent la porte au discours sur la légalisation de l’avortement et sur la maîtrise de la population pour permettre le développement durable. Autre objectif : réduire la charge de travail « non payée » supportée par les femmes – en clair, le travail au foyer.

Le rapport de l’institution présidée par Phumzile Mlambo-Ngcuka recommande ainsi au premier rang des solutions nécessaires à la protection de la planète la vérification du respect des droits à la santé sexuelle et reproductive dans le cadre des politiques de « population durable ». L’avortement volontaire est bien là, dans le langage constant des organismes féministes de l’ONU : on cherche à réduire la population mondiale à travers le recours volontaire à la contraception et à l’« IVG ».

Steven Mosher, du Population Research Institute, souligne ainsi le lien étroit entre les programmes de santé reproductive et le contrôle de la population qui en constitue le véritable objectif, « en réduisant le taux de natalité par la mise hors-service d’autant de systèmes reproductifs féminins que possible par des moyens chimiques ou chirurgicaux ».

Le rapport se distingue parmi les productions onusiennes en ce qu’il réclame ouvertement le droit à l’avortement légal (« safe abortion ») en fondant les « politiques de population durable sur les droits à la santé sexuelle et reproductive, notamment par l’accès universel… à une éducation sexuelle complète et à l’avortement sans danger ».

Le rapport recommande également une présence de plus en plus appuyée de l’Etat au sein des familles par « la réduction et la redistribution du travail de soins non payé entre femmes et hommes dans le cadre du foyer, et entre foyers et Etat par l’augmentation des services de base ». En clair, il s’agit de promouvoir le travail des femmes par la multiplication des structures d’accueil pour la petite enfance et de nier le rôle spécifique des femmes au foyer."

Donc, pour "sauver la planète", tuons les bébés.

Posté le 3 novembre 2014 à 22h53 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

95% des enfants diagnostiqués avec la trisomie ont été éliminés

Françoise Muller, membre correspondant de l'Académie nationale de pharmacie, écrit dans Le Figaro :

"En 2010, plus de 55. 500 femmes ont accepté de subir une amniocentèse et l'on a dénombré 2 000 diagnostics de trisomie qui ont débouché, dans près de 95 % des cas, sur une demande d'interruption médicale de grossesse.

Or, le test génomique relance un débat éthique car il permet de faire le diagnostic à un stade précoce. Les avortements pratiqués pour cause de trisomie ne seraient plus des interruptions médicales de grossesse, mais de simples IVG… D'autant que des études sont en cours pour identifier d'autres anomalies du caryotype fœtal. Entre un progrès médical évident et une dérive eugéniste hypothétique, seule une information rigoureuse, scientifiquement pertinente et médicalement utile peut aider les futurs parents à décider librement et en toute connaissance de cause."

5% cela fait 100 survivants sur 2000. L'eugénisme n'est pas hypothétique, il est bien réel.

Posté le 3 novembre 2014 à 22h02 par Michel Janva | Lien permanent


     Archives > Culture de mort : Eugénisme , Pro-vie

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Culture de mort : Eugénisme , Pro-vie