22 août 2014

Bill Gates au service de la culture de mort

Le fondateur de Microsoft et son épouse mettent leur fortune au service de la propagation de la culture de mort, notamment aux Philippines (le blog de Jeanne Smits) :

"Le ministère de la Santé aux Philippines n'attend que le feu vert de la « Food and Drug Administration» locale attestant que les implants contraceptifs ne provoquent pas d'avortement en inhibant la nidation pour mettre en œuvre un plan de distribution de 600.000 de ces contraceptifs hormonaux efficaces pendant trois ans.

Ils seront proposés à autant de femmes de 25 à 49 ans (les mineures devront obtenir le consentement parental) de manière totalement gratuite : un dixième du coût sera à la charge des pouvoirs publics, les 90 % restants étant financés par la Fondation Bill & Melinda Gates. Le patron de Microsoft et son épouse sont prêts à « aider » le programme jusqu'en 2016.
Leur Fondation ne fait pas mystère de sa volonté de promouvoir le contrôle des naissances, et les Philippines sont une cible de choix : l'avortement y demeure hors la loi et ce n'est qu'au terme d'années de mobilisation, de pression internationale et de propagande que la contraception officiellement distribuée y est devenue légale. On met en avant les 100 millions d'habitants des Philippines – chacun doit-il se sentir de trop ? – et des images de maternités qui débordent pour recommander la contraception chimique. Au lieu de promouvoir de meilleurs soins pour tous…
Janette Garin, sous-secrétaire du département de la Santé, a déclaré que le seul inconvénient de l'implant contraceptif sous-cutané est l'apparition éventuelle de boutons ou de maux de tête."

Posté le 22 août 2014 à 15h58 par Marie Bethanie | Lien permanent

21 août 2014

Richard Dawkins demande l'extermination des personnes trisomiques

Athée, spécialiste de l’évolution et de l’éthologie, professeur émérite de l’université d’Oxford, néo-nazi sans le savoir, Richard Dawkins vient de déclarer qu’il serait « immoral » de ne pas avorter un enfant atteint de trisomie 21.

Posté le 21 août 2014 à 00h01 par Michel Janva | Lien permanent

12 août 2014

Les “acheteurs” de Gammy auraient préféré qu’il soit avorté

Lire en intégralité sur le blog de Jeanne Smits :

"Le couple d’Australiens accusés d’avoir abandonné Gammy, leur fils trisomique, porté à terme par une Thaïlandaise dans le cadre d’une « gestation pour autrui », a avoué ce week-end qu’il aurait mieux valu selon lui que l’enfant soit avorté.

David Farnell a déclaré au cours de la première interview publique donnée par le couple au journal australien 60 Minutes : « S’il avait été possible de faire “terminer” l’embryon en toute sécurité, nous l’aurions probablement “terminé”. » Je choisis délibérément le terme anglais, violent mais juste, de « terminer » au lieu d’écrire avorter, même si ce dernier mot est plus exact. Car il s’agit bien d’une fin violente. Non d’une « interruption ».
« Je ne crois pas qu’il y ait de parent qui désire un fils ayant un handicap », a-t-il poursuivi, flanqué de son épouse Wendy. « Les parents veulent que leurs enfants soient heureux et en bonne santé et qu’ils puissent faire tout ce que font les autres enfants. »
Mieux : le couple a révélé qu’ils ont demandé à l’agence de gestation pour autrui opérant à Bangkok de leur faire une ristourne parce que l’un des deux enfants portés s’est révélé atteint de trisomie 21. « Je leur ai dit : “Rendez-nous notre argent. Tout cela est de votre faute. » Le couple accuse l’agence d’avoir mal fait son travail parce que le diagnostic de trisomie 21 n’a été fait qu’à un stade avancé de la grossesse, et ils ont donc été avertis très tard. « Nous étions très désemparés et nous leur avons dit : “C’est de votre faute. Vous devez maintenant assumer au moins une part de la responsabilité. »[...]
 
[...]Le tollé international autour de l’affaire Gammy a quelque chose de surréaliste. Tout le monde sait que la GPA, c’est de la location de ventre : même Pierre Bergé. 96 % des enfants à naître diagnostiqués porteurs (ou plutôt probables porteurs) de trisomie 21 sont avortés en France ; la proportion est semblable dans d’autres pays dits civilisés. La « réduction embryonnaire » – l’élimination d’un bébé malformé ou juste de trop au cours d’une grossesse multiple – est elle aussi monnaie courante. L’existence de contrats relevant de l’esclavage dans le cadre de la GPA est elle aussi connue de tous, ou peut l’être avec un minimum de curiosité.
 
On sait déjà quelle sera la retombée de cette tragédie pour la France : on réclamera l’encadrement légal de la pratique de la GPA afin que les femmes et les couples n’aillent pas l’organiser à l’étranger dans des conditions épouvantables…"

Posté le 12 août 2014 à 10h11 par Marie Bethanie | Lien permanent

06 août 2014

Affaire du bébé trisomique : la Manif pour Tous communique

Suite au scandale suscité par l'affaire de Gammy, le petit jumeau trisomique "commandé" puis abandonné par ses commanditaires, La Manif Pour Tous communique :


Affaire Gammy : La Manif Pour Tous dénonce une polémique qui dissimule le véritable scandale des mères porteuses (GPA) en général.
L’abandon de Gammy, petit garçon trisomique abandonné à sa mère (porteuse) par le couple l’ayant commandé, soulève à travers le monde une vague d’émotion et de solidarité pour aider sa véritable mère à l’élever dans les meilleures conditions.
Cette affaire sordide révèle à ceux qui l’ignoraient la triste réalité des mères porteuses et de son business : un couple souhaitant avoir un enfant le commande à une femme qui est alors priée de le livrer neuf mois plus tard !
Mais la polémique actuelle qui va jusqu’à s’afficher en une des quotidiens prend une tournure dramatique car le cas de Gammy fait progressivement l’objet d’une manipulation de la part des promoteurs de la GPA (Gestation ou Grosssesse Pour Autrui, donc les mères porteuses). On commence à voir de plus en plus de « commentaires » liés à l’affaire Grammy dénonçant « les dérives » des mères porteuses et de ce business qui repose sur l’asservissement de la femme, la marchandisation de l’enfant et la destruction volontaire et programmée du lien Père-Mère-Enfant ! « La polémique qui entoure cette affaire est en train de faire fausse route » s’inquiète Ludovine de La Rochère, Présidente de La manif Pour Tous. « Alors que la sort de Gammy devrait inciter la France et la communauté internationale à lutter de toute urgence contre cette traite humaine qu’est la GPA (mères porteuses), les partisans de cette pratique inhumaine cherchent à pointer les « dérives » de la GPA pour encadrer la pratique et donc la légaliser : c’est écœurant mais nous ne sommes pas prêts de baisser les bras ! » prévient-elle.
La Manif Pour Tous demande le retrait de la circulaire Taubira qui permet à des couples français (homosexuels comme hétérosexuels) de "régulariser" les enfants issus de GPA réalisées à l’étranger dans des pays où les mères porteuses sont tolérées. Le Conseil d’Etat - dont on peut se demander s il a volontairement attendu les arrêts de la CEDH sur la GPA - se prononcera vraisemblablement à la rentrée sur cette circulaire qui facilite de fait le développement des mères porteuses. Depuis un an, on estime à une centaine le nombre de bébés fabriqués à l’étranger et arrachés à leur mère au profit de couples français.
La France, patrie des droits de l’Homme, opposée de longue date à la traite des humains et défendant la dignité de la femme, doit adresser à la communauté internationale un signal fort en retirant la circulaire Taubira, en agissant au niveau national pour dissuader et au niveau international pour faire adopter des protocoles additionnels aux conventions internationales qui interdisent la GPA. Ainsi, l’article de la Convention internationale des droits de l ’enfant (CIDE) interdisant la traite des enfants doit inclure au plus vite la mention complémentaire "y compris par la GPA".

La familiphobie visant à déconstruire le lien Père-Mère-Enfant et à fragiliser l’identité sexuelle Homme-Femme doit cesser ! C’est le message qui sera porté le dimanche 5 octobre à Paris et Bordeaux à l’occasion des prochaines Manifs Pour Tous. « La naissance de Gammy et de sa soeur touche chacun d’entre nous. Ne laissons pas les partisans de la GPA utiliser son sort et le manipuler : aucune polémique ne doit aujourd’hui dissimuler le véritable scandale des mères porteuses en général. Nous allons continuer notre action de sensibilisation dans les prochaines semaines et jusqu’au 5 octobre. Nous ne resterons pas passifs devant cette nouvelle menace qui pèse sur l’intérêt supérieur de l’enfant » conclut Ludovine de La Rochère.

Pour en savoir plus : http://www.lamanifpourtous.fr/fr/

Posté le 6 août 2014 à 18h11 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le vrai visage de la GPA

La vente par une jeune maman thaïlandaise de ses jumeaux a défrayé la chronique ces derniers jours. Un couple d'Australiens avait "passé commande" d'un bébé par GPA en Thaïlande, mais voilà que non seulement le bébé était en fait des jumeaux, mais qu'en plus, l'un des deux, un petit garçon, était trisomique. La mère, malgré les pressions, n'avait pas voulu avorter du jumeau trisomique, et les Australiens étaient repartis avec seulement la petite fille, laissant le jumeau handicapé à sa mère biologique. Entre temps, la justice australienne s'est penchée sur le passé du père adoptif, soupçonnant un passé violent et pédophile

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Pour Jean-Marie Le Méné, cette histoire montre à quel point la GPA est une pratique inhumaine, et qu'il n'existe pas de "GPA éthique" :

" D'un coup de baguette magique, la GPA quitte les strass et les paillettes qui la présentaient en bonne fée pourvoyeuse de Bébés-Cadum pour gentils couples en mal d'enfants. Voilà que «le-couple-à-qui-nul-ne-saurait-imposer-une-souffrance» se transforme en client-roi parfaitement odieux qui bouffe ce qui lui plait et laisse le reste sur le bord de l'assiette.

Voilà que le refus par la mère porteuse de l'avortement du jumeau handicapé devient un acte de résistance.

Voilà que l'enfant trisomique devient une victime symbolique qui déclenche un élan international de générosité et le rend bénéficiaire - pour l'aider à vivre - d'une somme dix fois supérieure à celle promise à sa mère infortunée.
Bref, c'est l'horreur pour les promoteurs de la GPA qui sont pris à contre-pied. Les stéréotypes se retournent, la logique de la GPA s'inverse, Pierre Bergé peut se remettre à la couture.

Pourtant, rien ne devait poser de problème. Le couple était bien comme il faut, à l'ancienne, composé d'un homme et d'une femme, et frappé d'infertilité. Il s'agissait donc d'une indication quasiment médicale pour laquelle certaines bonnes âmes seraient tentées d'être accommodantes (le fameux «cas où» le GPA serait acceptable). La mère porteuse avait plus qu'honoré son contrat puisqu'elle avait donné naissance non pas à un, mais à deux enfants. N'était-ce pas une bonne nouvelle, pour tout couple en mal d'enfants, que d'être comblés par une surabondance imprévue?
Nul complot n'a été ourdi pour faire dérailler ce train d'une transgression si bien partie. Mais la nature humaine (qui, rappelons-le, ne devrait plus exister) a subrepticement repris ses droits. La réalité de la GPA a montré son vrai visage, à savoir qu'il s'agit d'une vraie grossesse dans le ventre d'une vraie femme.
 
D'abord, la biologie nous enseigne que la procréation assistée occasionne davantage de grossesses gémellaires. Ce genre de situation risque donc d'être fréquent. Ainsi, on rencontrera des couples qui, sans même que l'un de leurs jumeaux soit malade, refuseront tout simplement d'avoir deux enfants parce qu'ils n'en avaient commandé qu'un seul auprès de la mère porteuse. Qu'à cela ne tienne, nous dira-t-on, il y a l'avortement sélectif portant sur l'un des jumeaux, comme cela a été proposé à la jeune Thaïlandaise? Ce n'est pas si simple. L'acte consiste en une injection létale sur l'un des fœtus qui, une fois mort, restera in utero jusqu'au terme du développement de l'autre fœtus. Et la mère accouche à la fois d'un bébé vivant et d'un bébé mort. Faut-il préciser qu'il s'agit d'une pratique extrêmement contestée…

Ensuite, la mère porteuse reste une femme. Et l'appartenance à la nature humaine, qu'on le veuille ou non, se caractérise par la liberté. En l'occurrence, la parturiente s'est vue immédiatement proposer l'avortement du jumeau atteint dès que le diagnostic prénatal de la trisomie a été posé. Mais manque de «chance» pour ses clients, cette jeune maman de 21 ans, qui avait déjà deux enfants, a refusé d'avorter, fût-ce sélectivement, assumant les risques qui en découleraient pour elle et sa famille.

L'industrie de la GPA se retrouve bien mal en point. Si elle devait se développer, il lui faudrait trouver des parades à ces retours intempestifs de la nature.
D'une part, il conviendrait de renforcer encore l'eugénisme des procréations assistées pour être certain que l'embryon transféré sera exempt de toute maladie, donc lui faire subir toute la batterie des tests génétiques du diagnostic préimplantatoire. D'autre part, il faudra se résoudre à pratiquer des réductions embryonnaires pour ne laisser subsister qu'un seul embryon. Ces exigences d'eugénisme sécuritaire ne seront pas gratuites.

 


Mais surtout, il sera indispensable de prévoir au contrat que la mère porteuse devra avorter en cas de surproduction, de malfaçon ou défectuosité du bébé produit, ou qu'elle rembourse l'acheteur si celui-ci n'est pas satisfait, ou qu'elle reprenne l'achat si le produit lui est retourné.
Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour imaginer qu'il sera difficile, dans le contrat de GPA qui la lie à ses clients, d'obliger une femme à avorter (ou à ne pas avorter d'ailleurs) sauf à ce que le contrat soit nul.

Au final, on peut se demander si la naissance providentielle de cet enfant trisomique qui suscite un émoi dans le monde entier, n'est pas de nature à nous sauver, au moins pour un temps, de toute précipitation dans la légalisation de la GPA. "

Posté le 6 août 2014 à 09h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

01 août 2014

Le CSA, l’éradication des trisomiques et l’intérêt général

Jean-Marie Le Méné réagit au communiqué du CSA :

"Le CSA ne dit pas n’importe quoi, hélas on en vient presque à le regretter.

Dans l’affaire qui l’a conduit à semoncer des chaines de TV pour avoir diffusé un spot de sensibilisation à la trisomie 21, le CSA considère qu’il s’agit d’un message qui n’est ni consensuel ni d’intérêt général. Le malheur, c’est que le CSA a en partie raison ! Il a raison dans la mesure où l'élimination de masse des enfants trisomiques, fruit du dépistage programmé, budgété, systématisé et remboursé par la sécurité sociale, c’est cela qui est aujourd’hui présenté comme relevant de l’intérêt général. La trisomie, c’est l’histoire d’une maladie qui n’a jamais été mortelle mais que la technique et le marché ont rendu mortelle. Prodige de la modernité. Dès lors, un message de sensibilisation à la vie heureuse d’une personne atteinte de trisomie n’est effectivement pas consensuel.

Au cas où nous n’aurions pas bien compris, le CSA précise qu’il s’agit de « ne pas troubler la conscience des femmes qui, dans le respect de la loi, ont fait des choix de vie personnelle différents ». Confusion d’anthologie oublieuse des leçons du passé, où la conscience morale ne s’en réfère qu’à la loi. Euphémisme d’anthologie où le « choix de vie personnelle » consiste à supprimer un enfant et conduit collectivement à l’éradication des personnes trisomiques.

Le CSA ne dit pas n’importe quoi. Mais c’est plus grave. Il se tait devant l’eugénisme. Il refuse de poser une limite à cette folie inédite dans l’histoire qu’est l’extermination quasi complète – par compassion fallacieuse - d’une population stigmatisée par son génome. Non seulement les trisomiques n’ont plus le droit de vivre, mais on n’a même plus le droit d’en parler. A l’euthanasie fœtale, s’ajoute désormais une restriction de la liberté d’expression. Le chiffre d’affaire de l’exploitation des tests de dépistage de la trisomie 21, dont les laboratoires américains nous inondent, par pure philanthropie, s’élève à 10 milliards $ dans le monde. La France enregistre, avec 96 % de trisomiques avortés, le taux le plus élevé. Cette politique mortifère lui coûte la bagatelle de 250 millions € chaque année avant de lui coûter encore davantage quand l’assurance maladie achètera sous peu les nouveaux tests de dépistage non invasifs. Mais silence ! Le jour n’est pas loin où il faudra une imprimatur avant de tourner des images qui évoquent le bonheur de vivre des personnes handicapées dans des familles qui les aiment.

Le CSA ne dit pas n’importe quoi. Il ment. Il tient pour acquis que cette traque des enfants trisomiques avant leur naissance est partagée par tous. Que l’on peut hypocritement afficher une solidarité nationale avec les personnes handicapées et tout mettre en œuvre pour qu’elles ne naissent pas. Il feint d’ignorer que de plus en plus de femmes en ont assez de cette focalisation compulsive sur leur grossesse, de ce harcèlement, de ces pressions, de cette offre de dépistage qui, pour créer la demande, déshumanise l’enfant qu’elles portent et les somme de poser un choix inhumain : supprimer cet enfant ou encourir le reproche de l’avoir gardé. Il fait comme si les familles n’étaient pas capables d’aimer leurs enfants différents. Il traite celles qui ont donné la vie ou adopté un enfant handicapé comme si elles n’existaient pas, ne comptaient pour rien et n’avaient pas reçu un coup de poing dans le ventre avec cette mise au ban de la société. Il faut quand même savoir que les fameuses plaintes brandies par le CSA pour fonder son avis se comptent sur les doigts d’une seule main … La honte ! Deux ou trois plaintes valent donc une vidéo qui a été vue plus de 5,5 millions de fois avec une émotion incroyable, qui a été primée à Cannes, diffusée à l’ONU, soutenue et encouragée par des responsables politiques… à l’étranger ?

Je pose solennellement la question : qui, aujourd’hui, envoie un message positif, d’accueil, de bienvenue, aux enfants trisomiques ? Qui en est capable, qui en a l’envie, qui en a le courage ? Qui fait quelque chose pour leur rendre justice, pour mettre la recherche et la médecine de leur côté, pour qu’ils retrouvent un jour les pleines capacités cognitives dont ils sont privés à cause de leur chromosome en plus ? Qui reçoit ces patients et les familles en consultation, les écoute et leur délivre autre chose qu’une prophétie de malheur ? Oui, nous sommes fiers la Fondation Jérôme Lejeune, le Collectif des Amis d’Eléonore et CoorDown et d’autres associations européennes, d’avoir obtenu - et avec quel succès - qu'une fois, une fois seulement, et publiquement, soit évoqué le bonheur auquel ont droit les personnes trisomiques et de leurs familles. Le clergé du CSA peut nous mettre à l’index, tout ce qu’il pourra nous retirer n’éteindra jamais la mèche d’espoir désormais allumée et qui parcourt le monde."

Posté le 1 août 2014 à 14h23 par Michel Janva | Lien permanent

Trisomie 21 : le CSA confirme son opposition à la diffusion de messages positifs

Harcelé depuis quelques jours en raison de sa mise en garde des chaînes qui avaient osé diffuser un message en faveur de l'accueil des personnes atteintes de la trisomie 21, le CSA publie un communiqué de presse. Le dernier paragraphe est juste hallucinant :

"Dans le cadre de ses missions, le Conseil ne cesse de soutenir toute initiative de lutte contre la stigmatisation des personnes handicapées et en faveur de leur insertion dans la société. A ce titre, il encourage l’ensemble des médias audiovisuels à donner une image profondément respectueuse de leur vie personnelle et sociale.

Concernant le message « Chère future maman » qui met l’accent sur les possibilités offertes grâce à leur entourage aux enfants trisomiques, le Conseil n’a nullement entendu gêner sa diffusion à la télévision. En effet, il a constaté que ce message présente un point de vue positif sur la vie des jeunes trisomiques et encourage la société à œuvrer à leur insertion et à leur épanouissement. 

Cependant, le Conseil a observé au vu de plaintes que, pour autant, ce message était susceptible de troubler en conscience des femmes qui, dans le respect de la loi, avaient fait des choix de vie personnelle différents. Il s’est borné à en tirer la conséquence que son insertion au sein d’écrans publicitaires était inappropriée."

Bref, le CSA respecte les personnes trisomiques, mais il ne faut pas pousser, si on peut continuer à les exterminer avant leur naissance, sans se poser trop de question...

Posté le 1 août 2014 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

31 juillet 2014

Le coup de poing dans le ventre du CSA

Véronique, maman d’un bébé atteint de trisomie 21, a vécu sa grossesse en même temps que la diffusion de la campagne « Chère Future Maman ». Face à l’avis du CSA qui dénonce l’ « ambigüité » de cette vidéo, cette mère de famille témoigne :

"Nous avons appris que notre bébé était atteint de trisomie 21, suite à la première échographie des 12 semaines qui vérifie la clarté nucale, juste avant les fêtes de fin d'année 2013. Nous nous préparions à accueillir cette petite fille du mieux possible, en pleurant mais aussi en continuant à vivre.

Je commençais à chercher des renseignements sur cette maladie sur Internet lorsque je suis tombée sur cette vidéo #DearFutureMom. Cette vidéo m'a évidemment bouleversée : voir tous ces enfants, adolescents, adultes me dire ce que ma petite fille serait capable de faire, c'était incroyable et très émouvant, tout comme voir toutes ces mamans si complices avec leur enfant trisomique. J'avais l'impression que la vidéo avait été faite pour moi.

Quels sont les éléments qui vous ont particulièrement touchée dans cette vidéo?

Ce qui m'a aussi beaucoup touchée, c'est de voir les différentes associations à l'origine de cette vidéo, de savoir que c'était une grande agence de pub qui l'avait réalisée, de la voir diffusée sur Internet et applaudie par des millions de personnes, puis de la voir sur des grandes chaînes de télévision.

J'étais rassurée pour ma petite fille et pour le regard de la société sur elle. D'ailleurs, depuis sa naissance (elle a 2 mois), non seulement nos familles et amis, mais aussi nos collègues, les médecins, les infirmières qui s'occupent d'elle à Necker (elle a subi plusieurs interventions), l'entourent et l'accompagnent remarquablement.

Le CSA dans sa décision du 25 juillet considère que cette vidéo n’est pas d’intérêt général. Comment avez-vous reçu cette dé? Qu’aimeriez-vous transmettre comme message au CSA et aux autres ?

J’ai pris la décision du CSA comme un énorme coup de poing dans le ventre. Des gens s'étaient plaints de cette vidéo ? Pourquoi? Le CSA avait réprimandé les chaînes de télévision qui l'avaient diffusée? Mais pourquoi?

C'était la première fois que j'avais le sentiment que le handicap de ma fille posait un problème à certains et j'ai trouvé cela d'une violence inouïe.

Puis, je me suis consolée...parce que j'ai trouvé la décision du CSA tellement à côté de la plaque ! Des millions de personnes avaient aimé cette vidéo, l'avaient diffusée, les récompenses se multipliaient, elle était même diffusée à l'ONU,....et le CSA ne souhaitait pas la voir sur les écrans télé....mais qu'ont-ils compris du monde, tous ces esprits raffinés ?

Ma fille ne fera sans doute pas de grandes études, elle n'aura sans doute pas une belle carrière professionnelle, elle n'épousera sans doute pas un beau parti, riche et distingué. Et alors? Est-ce vraiment très grave? Elle aura sa vie, peut-être un peu différente mais peut-être pas si différente. Et puis, c'est ma fille et je l'aime et je vous demande de la respecter. Comme disait le Général de Gaulle à propos de sa fille Anne, elle aussi trisomique : "c'est une de Gaulle, elle aussi!"

Alors, merci à l'association des amis d'Eléonore, à la Fondation Lejeune, merci à Satchi & Satchi, merci à TF1, M6, D8, Canal+, merci aux acteurs du film! Merci à vous tous !

Et Mesdames et Messieurs les membres du CSA, préparez-vous, pour la prochaine Journée mondiale de la Trisomie 21, nous allons tous recommencer!"

Posté le 31 juillet 2014 à 13h11 par Michel Janva | Lien permanent

30 juillet 2014

Trisomie 21 : écrivez au CSA

Communiqué des Amis d'Eleonore :

"S’adresser à une femme enceinte sur la trisomie 21 ne relève pas de l’intérêt général !

C’est ce que semble penser le CSA qui vient de reprocher aux chaines M6, Canal + et D8 d’avoir diffusé la campagne « Chère future maman » en mars 2014 à l’occasion de la journée mondiale de la trisomie 21. Une campagne qui selon le CSA ne serait pas d’intérêt général, car « ambigu et ne suscitant une adhésion spontanée et consensuelle ».

Cette vidéo s’adresse à une future maman qui s’interroge sur l’avenir de son enfant diagnostiqué trisomique 21, délivre un message positif sur la vie des personnes ayant une trisomie 21, montrant en image qu’il est possible d’être heureux, de s’insérer dans la société et de réussir sa vie malgré les difficultés qui ne sont pas occultées.

Le collectif les Amis d’Eléonore remercie les chaines TF1, M6, D8 et Canal + de contribuer par cette diffusion à lutter contre la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les personnes ayant une trisomie 21 et de s’inscrire dans le grand élan mondial d’adhésion qui a accueilli cette vidéo : vue par plus de 5 millions de personnes, la plus partagée du web durant 24h, diffusée dans l’enceinte de l’ONU le 21 mars, saluée et encouragée par le Premier ministre italien Matteo Renzi, et primée à Cannes au Festival International de la Créativité.

Alors que la télévision s’est ouverte enfin à cette diversité là, le CSA veut censurer les messages sur la trisomie 21, contribuant à la politique étatique de stigmatisation qui conduit à l’élimination avant leur naissance de la quasi-­‐totalité des enfants ayant une trisomie 21.

Le Collectif les Amis d’Eléonore invite toutes les personnes qui ont vu et apprécié cette vidéo à écrire au CSA pour manifester leur désaccord.

Conseil supérieur de l’audiovisuel

Monsieur Olivier Schrameck

Tour Mirabeau

39-­‐43, quai André-­‐Citroën

75739 Paris cedex 15 

Ou en ligne. Référence : Décision du 25/07/ 2014, Message de sensibilisation sur la trisomie 21 : intervention auprès de M6 et de Canal+.

Posté le 30 juillet 2014 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2014

Quand la FIV discrimine les garçons

Lu ici :

"Parce que la pratique est interdite au Royaume-Uni, les couples anglais sont de plus en plus nombreux à se rendre aux États-Unis pour choisir le sexe de leur enfant [ndlt : en recourant à une fécondation in vitro]. Selon le Dr Daniel Potter, à la tête d’une clinique de fertilité en Californie, leur nombre aurait augmenté de 20 % en un an. (...) Surprise : au sein de sa clinique, ce sont les filles qui sont majoritairement demandées  par les couples britanniques. Près de 80% d’entre eux choisissent en effet de ne pas avoir de garçon. Un chiffre qui pourrait étonner  au vu des arguments des détracteurs qui craignaient un choix massif de descendance mâle, notamment pour des patients originaires de certaines parties du monde où la naissance d’un garçon est synonyme de prospérité et de chance."

Posté le 23 juillet 2014 à 14h06 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

02 juillet 2014

Ils ne sont vraiment pas "normaux"

Alors que la France élimine, dans un eugénisme à peine voilé, 96% des enfants à naître porteurs de la trisomie 21, 99% des personnes porteuses de trisomie 21 se déclarent heureuses de leur vie, selon une étude menée par le Dr. Brian Skotko, co-directeur du programme Trisomie 21 à l’Hôpital général du Massachusetts :

  • 99% des personnes porteuses de trisomie 21 sont heureuses de leur vie.
  • 97% des personnes porteuses de trisomie 21 aiment ce qu’ils sont devenus.
  • 99% des parents affirment aimer leur enfant porteur de trisomie 21.
  • 5% des parents se sentent embarrassés par leur enfant.
  • 97% des frères et sœurs, âgés entre 9 et 11 ans, affirment aimer leur frère ou leur sœur porteur de trisomie 21. 

Voilà qui devrait interpeller nos eugénistes qui estiment que la vie des personnes porteuses de la trisomie 21 ne mérite pas d'être vécue.

Posté le 2 juillet 2014 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent

05 juin 2014

Sénat : Philippe Darniche dénonce la culture de mort

Le sénateur Philippe Darniche a déclaré aujourd'hui (version vidéo) :

"En septembre, je ne briguerai pas un nouveau mandat de sénateur. Une question me taraude : quel monde sommes-nous en train de transmettre à nos enfants ? Au fil des décennies, je vois s'écrouler les repères qui ont façonné ma vie. Où est la fidélité qui soudait le mariage ? Où est la protection des faibles ? Que deviennent les liens familiaux ?

Aujourd'hui, le Gouvernement remet en cause la nature, rien de moins, avec les ABCD de l'égalité par exemple en refusant la complémentarité entre hommes et femmes.

Pas moins de 96 % des foetus porteurs d'une trisomie 21 sont euthanasiés. Pourquoi dissocier avortement et détresse ? Pourquoi avoir rendu la pilule gratuite dès 15 ans ? C'est faire croire que la liberté, c'est assouvir tous les désirs, alors qu'ils peuvent vous rendre esclaves.

Votre loi a bousculé les codes multiséculaires. Le bateau France part à la dérive ! Face à la hausse du chômage, vous faites diversion avec votre réforme territoriale. Face à l'explosion de l'insécurité, vous répondez par le laxisme pénal. Que diront les générations futures ? Quand le Gouvernement cessera-t-il d'abimer la France ?"

Réponse débile Mme Laurence Rossignol, secrétaire d'État auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée de la famille, des personnes âgées et de l'autonomie :

"Je tiens à vous rassurer. Non, les androgynes ne reviendront pas sur terre, déchaînant la colère de Zeus. Non, l'indifférenciation des sexes ne menace pas la perpétuation de l'espèce humaine. L'humanisme moderne, c'est de penser que la nature est tout sauf une norme morale. Notre modèle autorise chacun à vivre selon ses convictions. Ce que la loi permet n'est pas une obligation. Quelle société voulons-nous transmettre à nos enfants ? Une société construite sur les valeurs qui sont les nôtres, celles de cette maison, celles de la République, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Ce sont celles qui ont permis aux femmes de conquérir des libertés nouvelles que la nature ne nous avait pas données : les droits procréatifs, la contraception, le droit à l'IVG."

Posté le 5 juin 2014 à 23h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

01 juin 2014

Mgr Suaudeau sur Radio courtoisie

Dans le Libre journal de Jean-Marie Le Méné, sur le thème : la trisomie, un eugénisme d'Etat. Invités :

  • Bruno Deniel-Laurent,
  • Mgr Jacques Suaudeau

 

Posté le 1 juin 2014 à 10h02 par Michel Janva | Lien permanent

30 avril 2014

Mgr Castet rappelle le devoir des catholiques dans la défense de la vie

Extraits d'une lettre aux catholiques de Vendée de Mgr Alain Castet, publiée le dimanche des Rameaux :

Castet"En recevant le message de Pâques où Dieu fait toute chose nouvelle, nous prenons la mesure de notre responsabilité de chrétiens au cœur du monde. Nous prenons particulièrement conscience de la valeur inexprimable que Dieu le Père confère à l’homme qu’il a créé à son image et à sa ressemblance et qui est relevé par la résurrection de Jésus le Christ. Cette conscience nous a poussés à nous engager et à témoigner de notre foi, aux moments où, des choix sociétaux idéologiques contraires à la vérité, à l’intégrité de la famille, à la différence fondamentale et complémentaire entre l’homme et la femme, au don de la vie et à la procréation, ont été faits ou sont en voie d’être promus dans notre pays.

C’est le moment de dire ma reconnaissance à tous ceux qui, individuellement, en famille et en association, au nom de leur foi au Christ ressuscité pour le relèvement de l’homme et de tout l’homme, n’ont pas ménagé le temps et des moyens pour que le témoignage chrétien ne soit pas absent de la sphère publique et politique. Le temps de la vigilance, de la veille et du témoignage n’est pas révolu. Il est plus que jamais actuel. Il l’est au nom de la vérité de l’Evangile qui nous demande d’être prêts à rendre compte de l'espérance qui est en nous (1P 3, 15). Nous devons ainsi sans cesse, au nom de l’interpellation de l’Evangile avoir la conscience aiguisée sur les différents choix sociétaux qui sont faits dans notre pays. Notre monde a plus que jamais besoin de notre témoignage. Malgré notre faiblesse et nos fragilités, nous savons qu’en enseignant « Vous êtes le sel de la terre … Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13-15), le Christ décrivait par avance la grâce de son Esprit qu’il a mise en nous pour donner à notre monde sa saveur et sa lumière. Nous ne pouvons donc à cause de l’exigence de notre témoignage et des difficultés de notre mission, fuir ou nous enfermer dans une sorte de sécurité sclérosante comme le fit le prophète Jonas (Jon 1, 1-16). Au contraire, nous devons avec enthousiasme aller vers tous les hommes de notre temps pour leur exposer notre espérance. Notre monde a les moyens et la capacité de nous entendre, de nous comprendre et de s’engager encore avec nous. [...]

Au nombre des multiples champs qui requièrent notre vigilance et une conscience aiguisée par l’Evangile, je voudrais, aujourd’hui rappeler le soin et le respect dus à la personne humaine. Mon adresse sur la question ne veut pas être exhaustive. Elle a pour but de rappeler à tous, l’exigence que nous devons avoir d’une conscience aiguisée et d’une détermination plus forte tant les questions qui touchent à l’éthique et au respect de la personne subissent les aléas d’un relativisme lié au sécularisme. Sur le respect dû à la personne humaine et à son intégrité corporelle, l’enseignement le plus récent de notre Église est, on ne peut plus clair, sur l’intégrité et l’inviolabilité de la vie et de la personne humaine crée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Grâce à la lumière de la révélation divine, nous avons une certitude : l’homme est le fruit de la création de Dieu. L’homme est la seule créature que Dieu ait voulue pour elle-même. La vie que l’homme tient de Dieu son Créateur est ainsi sacrée. La vie de l’homme et l’intégrité de son corps ne peuvent en aucun cas être ravies ou mutilées. Dans la Bible, le premier meurtre est un fratricide. A Caïn qui venait, par jalousie de tuer son frère Abel, Dieu dit: « Où est ton frère Abel ? » Caïn répondit : « Je ne sais pas. Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? » Le Seigneur reprit : « Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi ! Maintenant donc, sois maudit et chassé loin de cette terre qui a ouvert la bouche pour boire le sang de ton frère, versé par ta main (Gn 4, 9-11).

Tout homme, toute vie est le fruit de la création libre et généreuse de Dieu. Dieu seul peut donc susciter la vie et lui seul peut la reprendre. Dans le Décalogue donné par Dieu au peuple, il est dit : « tu ne tueras pas » (Ex 20, 13). Sûre de ce que Dieu commande, l’Église catholique, maîtresse de vérité n’a pas cessé d’enseigner le respect absolu dû à l’intégrité de la vie et de la personne humaine depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle. L’instruction Donum Vitae de la Congrégation pour la Doctrine de la foi est à ce sujet, claire et mérite d’être ici rappelée :

« Dès le moment de sa conception, la vie de tout être humain doit être absolument respectée, car l'homme est sur terre l'unique créature que Dieu a « voulue pour elle-même » et l'âme spirituelle de tout homme est « immédiatement créée » par Dieu ; tout son être porte l'image du Créateur. La vie humaine est sacrée parce que, dès son origine, elle comporte « l'action créatrice de Dieu » et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. Dieu seul est le Maître de la vie, de son commencement à son terme. Personne, en aucune circonstance, ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent » [...]"

Posté le 30 avril 2014 à 23h12 par Michel Janva | Lien permanent

21 mars 2014

« Chère future maman » vue 2,3 millions de fois

Lancée il y a une semaine la vidéo « Chère future maman » rencontre un très grand succès !

Elle vient de dépasser les 2,3 millions de vues et la diffusion continue. Le 18 mars c’est même la vidéo la plus partagée dans le monde.

En Italie, le Vanity Fair Italie consacre une couverture intérieure à la jeune française Inès.

En France de nombreuses chaînes TV diffusent un court spot de 30’’ réalisé à partir de la vidéo de 2’30’’ : TF1, Stylia, Canal +, D8, Planète, Jimmy, Comédie, M6, W9, M6TER, LCP et KTO. Un succès populaire immédiat Un message simple et fort, attendu par de nombreuses familles, concernées par ce handicap, quel que soit leur pays. Elles ont besoin de savoir que le bonheur de leur enfant atteint de trisomie est possible, et que cela dépend de nous tous.

Posté le 21 mars 2014 à 12h35 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2014

Eugénisme : la hiérarchisation des fœtus

Le 21 mars sera la troisième journée internationale de la trisomie 21. A cette occasion, Bruno Deniel-Laurent, journaliste, publie une ouvrage intitulé "Eloge des phénomènes - Trisomie: un eugénisme d'Etat", aux éditions Max Milo. Il répond à Gènéthique

"J’ai simplement la conviction que le sort réservé aujourd’hui aux fœtus porteurs d’un chromosome surnuméraire, massivement victimes d’interruptions médicales de grossesse (IMG), annonce la généralisation des ravages eugénistes de demain. D’une certaine façon, l’hypocrite aversion dont ils sont aujourd’hui les victimes n’est que le prototype des gigantesques procès en légitimité qui seront demain dressés contre tous les humains génétiquement "imparfaits".

96 % des fœtus trisomiques détectés sont éliminés dans le ventre de leur mère. C’est un chiffre qui devrait tous nous ébranler. Ce processus mortifère n’ayant – à ma connaissance – pas tendance à diminuer, il est un scandale de chaque jour, et il est donc « urgent », en ce sens, de le dénoncer ou au minimum de l’interroger.

Mais il y a "urgence" pour une autre raison : vous savez que l’ADN tisse maintenant sa toile dans le champ du dépistage prénatal, justifiant son emploi par le fait que les tests génétiques dits "non-invasifs" sont moins brutaux que l’amniocentèse, responsable chaque année de nombreuses fausses-couches. Mais il me semble qu’il convient de ne pas s’ébahir naïvement devant ce "progrès" puisque par lui la hiérarchisation des fœtus va devenir chaque jour plus subtile et, qui sait, ce seront peut-être dans un futur plus ou moins proche les malentendants, les hémophiles, les sclérosés, les becs-de-lièvre ou les diabétiques que l’on décidera d’éliminer dans les utérus. J’ai la faiblesse de croire que sans l’affirmation radicale de certains principes éthiques, nos descendants seront obligés de vivre à Gattaca ou dans un cauchemardesque "meilleur des mondes".

"J’ai parfaitement conscience que l’utilisation de ce mot, "eugénisme", peut paraître excessive pour certaines personnes. Mais dans un pays – le nôtre – où j’ai l’impression que nous vivons sous la contrainte permanente d’une novlangue qui nous empêche de nommer les choses, il faut bien redonner aux mots leur véritable sens : quel autre nom sinon celui d’eugénisme peut-on donner à une politique qui provoque la suppression de 96 % des fœtus trisomiques dépistés ? Quels que soient les termes utilisés pour nommer ce processus – "infanticides" pour certains, "interruptions médicales de grossesse" pour d’autres –, on ne peut nier qu’une population humaine distincte, caractérisée par l’existence d’une particularité chromosomique, est expressément l’objet en France d’une politique de sélection et d’élimination pré-natales. Je ne peux m’y résoudre. [...]"

Posté le 19 mars 2014 à 22h46 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2014

« Chère future maman » : la vidéo qui fait du bruit et du bien pour la journée de la trisomie 21

Pour la journée mondiale de la trisomie 21, vendredi 21 mars, la Fondation Jérôme Lejeune s’est associée avec 10 entités européennes, pour organiser une campagne « Chère future maman ». Dans une vidéo, 15 jeunes trisomiques, italiens, espagnols, français et anglais rassurent une mère enceinte qui vient d’apprendre que son enfant a une trisomie 21. Elle délivre un message à la fois fort simple et émouvant (plus d’un ont pleuré !). Cette vidéo peut réconforter des parents, sauver des enfants de la sélection prénatale, et restaurer la dignité des personnes trisomiques. Elle peut contribuer à lutter contre la « culture du déchet » dénoncée par le pape François. Lancée le 14 mars, cette campagne a déjà été vue 1 demi-million de fois. Objectif : atteindre 1 million d’ici le 21 mars.

 

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Posté le 17 mars 2014 à 15h22 par Michel Janva | Lien permanent

11 mars 2014

DPI : la Suisse débat de l'eugénisme

Le débat s’ouvre en Suisse, au Conseil des Etats (chambre haute). Les sénateurs débattent d’un projet du Conseil fédéral (gouvernement) visant à autoriser le diagnostic préimplantatoire (DPI). Celui-ci est interdit en Suisse depuis l’entrée en vigueur le 1er janvier 2001 de la loi sur la procréation médialement assistée (PMA). Le projet prévoit de lever l’interdiction du DPI et modifie, à cette fin, l’art. 119 de la constitution fédérale "fixant les principes relatifs à la procréation médicament assistée et au génie génétique dans le domaine humain"

Lors des débats il est attendu qu'une minorité lancera la proposition d'autoriser le DPI pour sélectionner des "bébés médicaments".

Posté le 11 mars 2014 à 22h32 par Michel Janva | Lien permanent

07 mars 2014

Journée de la femme : qui dénoncera l'eugénisme en fonction du sexe ?

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Posté le 7 mars 2014 à 17h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

03 mars 2014

Jacques Testart : avec la PMA, les êtres humains sont sélectionnés comme des bovins

Le "père" du premier "bébé-éprouvette" est "athée et de gauche". Il le rappelle fort opportunément dans son interview parue dans le JDD d'hier. Si cela l'empêche de développer une pensée totalement cohérente, Jacques Testart ne reste pas moins l'un des principaux scientifiques à mettre régulièrement en garde contre les dérives eugénistes qui découlent des progrès techniques, et notamment de sa propre découverte. Quelques extraits :

  • La fécondation in vitro :

"Presque un tiers des FIV sont pratiquées sans indications médicales et sont donc abusives. À condition d'attendre un peu, beaucoup de couples pourraient fabriquer un enfant dans leur lit. (...) Les FIV coûtent cher car les labos qui commercialisent les hormones de synthèse injectées aux femmes pour booster l'ovulation les facturent à un prix exorbitant pour notre Sécu surendettée."

  • L'insémination artificielle :

"Au-delà de la détresse de ces enfants sans origine, la médicalisation de l'insémination artificielle a ouvert la porte à l'eugénisme. Cet "appariement des couples reproducteurs", selon les mots de ses promoteurs, rappelle la sélection pratiquée sur les bovins. Dans le secret, sur des critères non transparents, les médecins choisissent le donneur qui convient pour chaque receveuse avec une obsession de la qualité de l'enfant qui rappelle l'eugénisme, une vieille pulsion humaine. Il ne s'agit pas d'une politique d'État, mais d'un eugénisme mou et démocratique, sans souffrance."

  • Le diagnostic préimplantatoire

"Un jour, vos petits seront choisis pour éviter la myopie", ai-je écrit en 1986 alors que la génétique était balbutiante. La réalité a dépassé mes craintes. Au Royaume-Uni, on peut faire un DPI sur un embryon conçu par FIV pour éviter le strabisme, aux États-Unis pour choisir le sexe de son futur enfant. (...) [En France], on peut désormais éliminer non seulement des embryons porteurs du gène de telle pathologie mais aussi ceux avec des risques statistiques de cancer. Or nous portons tous des facteurs de risque pour plusieurs maladies graves."

  • L'eugénisme ou le clonage social

"Je suis de gauche et athée. L'embryon n'est pas ma préoccupation. Ce qui m'inquiète, c'est la fabrication à venir d'un enfant sur mesure. Avec de possibles dégâts psychologiques. Comment le meilleur des bébés, bientôt choisi grâce à des calculs de probabilité complexes, pourrait-il ne pas avoir mention très bien au bac ? Plus grave, tous les enfants vont finir par se ressembler puisque leurs génomes seront de plus en plus normalisés. C'est du clonage social. On s'oriente vers une perte de diversité qui peut s'avérer dangereuse à très long terme. Comme l'a montré Darwin, l'espèce ne survit que par la diversité, car il y a toujours des individus capables de résister à un sort malheureux. De plus, certaines pathologies qu'on élimine sont couplées à des gènes de résistance à d'autres maladies. En voulant se prémunir de tout, on va au-devant de catastrophes. Surtout si ce tri est pratiqué à grande échelle quand on disposera d'ovules en abondance."

  • Les risques à venir

"Les travaux sur les cellules souches reprogrammées permettent de prévoir la création prochaine d'ovules par centaines à partir de cellules de peau. Avec la fin de la pénurie d'ovules, le coût des FIV baissera et leur nombre augmentera. Surtout, il n'y aura plus d'épreuves médicales pénibles pour limiter l'accès à la FIV et au DPI. En prime, les femmes pourront se faire stériliser pour s'affranchir de la contraception… Au moment voulu, il leur suffira de commander au laboratoire un enfant, et pourquoi pas sur mesure, après sélection par les biogénéticiens. Les bébés fabriqués dans des lits seront moins nombreux que ceux issus des éprouvettes."

Posté le 3 mars 2014 à 19h25 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

22 février 2014

Le transhumanisme, un eugénisme prométhéen

De Jeanne Smits dans Présent :

"Voici quelques années que la Conférence des évêques de France publie sous forme de brochures thématiques – imprimées et non disponibles actuellement sur internet – une série renouvelée de « Documents épiscopat », destinée à éclairer les évêques, responsables religieux et le public intéressé sur des thèmes qui vont de La liturgie et l’avenir de la liturgie à La religion des ancêtres en Afrique.

Mais la série aborde aussi des thèmes plus étonnants, ainsi que le prouve l’heureuse parution du n° 9 de 2013, Le transhumanisme, ou quand la science-fiction devient réalité. Publié sous l’égide éditoriale du secrétariat général de la Conférence des évêques, il porte la signature de Jean-Guilhem Xerri, biologiste médical et président d’honneur d’« Aux captifs la libération », une double casquette de scientifique et de militant pour l’assistance aux plus faibles qui est au cœur du sujet.

A vrai dire la brochure est étonnante dans son aspect tranchant et la netteté de sa dénonciation d’un « progrès » voulu pour lui-même : très loin de l’optimisme de la « foi en l’homme », l’auteur dénonce le transhumanisme comme une perspective dangereuse qui n’a rien d’une utopie, les avancées actuelles de la science rendant vraisemblables ses rêves prométhéens. [...]

Le transhumanisme, c’est une vieille histoire. On ignore généralement – mais Fabrice Hadjadj l’avait rappelé en plein amphithéâtre de l’UNESCO, au printemps 2011, pour l’ouverture du « Parvis des gentils » – que le premier directeur de cet organisme onusien n’était autre que Julian Huxley, frère d’Aldous et surtout inventeur du terme qui vise une idéologie et une pratique d’une amélioration de la qualité des individus de l’espèce humaine. C’était au moment même où « Hitler gazait les malades mentaux en 1941 », rappelait l’écrivain.

Jean-Guilhem Xerri voit les débuts effectifs du mouvement du transhumanisme dans les années 1980, il le définit comme une recherche de « l’augmentation de l’humain » qui « recouvre une double réalité, technique et philosophique ». L’association transhumaniste a déclaré en 1999 qu’elle prône « le droit moral, pour ceux qui le désirent, de se servir de la technologie pour accroître leurs capacités physiques, mentales ou reproductives et d’être davantage maîtres de leur propre vie ».

Comment cela sera-t-il possible ? Eh bien, par la « grande convergence » par laquelle différentes sciences – nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information, technologies du cerveau, les « NBIC » – permettront à vues humaines de transformer totalement l’homme, couplé à l’intelligence artificielle, doté de perceptions virtuelles quasi réelles, transcendant son propre corps et siège d’une conscience modifiée qui pourra être transférée vers des supports moins fragiles, moins malades, moins mortels. Débarrassé enfin du mal et de la souffrance. Fiché par son ADN – un ADN amélioré bien sûr.

Et pour quand sera cette mutation de l’homme ? Au vu des découvertes actuelles, on l’attend vers 2030, 2050. Pour Xerri, il ne s’agit nullement là de perspectives de science-fiction mais d’une réalité qui commence déjà à prendre corps : « L’hybridation homme/animal ou homme/machine par exemple, ne pose plus de difficultés techniques », observe-t-il.

Transformer le cerveau humain en ordinateur à mémoire extensible et aux souvenirs programmables paraît de l’ordre des projets réalisables ; de même que les ordinateurs pourront devenir « intelligents » sur le modèle d’une intelligence humaine – augmentée, évidemment – cassant les frontières entre la matière inerte et le vivant, de même qu’on a nié la différence de nature entre l’homme et l’animal (ça, pour le coup, c’est déjà fait). Les partisans du transhumanisme envisagent l’installation dans les corps humains de milliards de « nanorobots » chargés de corriger, de réparer, mais aussi de permettre de nouvelles sensations, de nouvelles perceptions, des émotions toujours plus agréables et « paradisiaques ». Le bien et le mal étant réduits à des productions biologiques du cerveau.

Nous y voilà : avec raison, Xerri voit dans le transhumanisme un eugénisme, certes – comme dans Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley, la procréation artificielle jouera un rôle clef dans la fabrication de « l’homme augmenté » – mais encore et peut-être surtout une religion à part entière, où l’homme ne vit plus en tant qu’individu pour lui-même, capable de chercher son plaisir et d’être comblé dans le virtuel. [...]

Posté le 22 février 2014 à 12h21 par Michel Janva | Lien permanent

18 février 2014

Et maintenant, l'enfant avec 3 parents

Lu sur Gènéthique :

"Les 25 et 26 février prochain, la Food and Drug Administration (FDA) se penchera sur la question de la légalisation, aux Etats-Unis, de la pratique de "l'embryon à trois parents". Une pratique déjà débattue en Grande-Bretagne et qui consiste à remplacer l'ADN mitochondrial défectueux d'un oeuf fécondé par celui de l'embryon d'une autre femme."

Posté le 18 février 2014 à 19h34 par Michel Janva | Lien permanent

Eugénisme moderne : votre enfant est-il parfait ?

Lu sur Gènéthique :

"Le Wall Street Journal a tenu à mettre en avant la vie d'une femme, Katie Dowdy, 34 ans, qui, pour éviter le risque de transmission du gène à l'origine du cancer du sein à ses enfants, a décidé de recourir au diagnostic préimplantatoire (DPI). Une procédure à laquelle son mari ne souhaitait pas recourir initialement, "inquiet de jouer à Dieu" précise-t-elle. Elle ajoute: "je pense que si je pouvais avoir un bébé en bonne santé qui n'a pas à s'inquiéter de la même chose que moi, pourquoi pas? ". Ainsi, bien que la jeune femme n'ait pas eu le cancer, ses deux filles sont nées à la suite d'un diagnostic préimplantatoire. 

Aujourd'hui, de nombreuses cliniques spécialisées dans la fertilité disent que le nombre de femmes choisissant de recourir au diagnostic préimplantatoire pour éviter que leur enfant ne naisse avec les gènes BRCA (BRCA 1 et BRCA 2) qui accroissent le risque de cancer du sein ou de l'ovaire, est en constante augmentation. Cette inquiétude engendre aussi l'accroissement de la sélection à raison du sexe.

Face au développement d'une telle pratique, de nombreuses voix se font entendre. Tout d'abord parce que ce n'est pas parce que l'embryon est porteur du gène BRCA que celui-ci, une fois adulte, développera le cancer. En effet les mutations des gènes BRCA sont rares, elles ne représentent que 5% à 10% des cancers. Ensuite parce que l'utilisation du DPI donne lieu à la création de bébés sur mesure et que les embryons porteurs d'anomalies sont jetés."

Posté le 18 février 2014 à 19h27 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2014

Avortement : le cardinal Barbarin dénonce la dérive eugéniste

Le cardinal Barbarin était l'invité de RTL vendredi 24 janvier. Il a dénoncé la loi Veil :

"Je trouve que cela est un refus de la génération suivante. Et puis pire encore : par derrière vous avez quelque chose qui va faire la suppression des petites filles. Je me rappelle d'un dialogue public avec Axel Kahn. Il a dit : 'ce qui m'horrifie dans cette disposition, c'est que l'on va supprimer des petites filles rien que parce qu'elles sont des petites filles'. C'est déjà le cas en Grande-Bretagne, en Inde ; la France n'est pas au-dessus des pays voisins. Et cela, tout le monde le voit venir. Alors on fait un grand silence, mais c'est quelque chose qui est véritablement une horreur".

Interrogé par Jean-Michel Aphatie, pour savoir s'il pense que les femmes françaises avorteront plus fréquemment lorsqu'elles attendent des filles, le cardinal a répondu :

"Vous avez une dérive eugéniste risquée qui est grave, et que vous constatez en Inde, en Chine, en Grande-Bretagne. C'est quelque chose qui m'horrifie. Ce qui est fondamental, c'est qu'une vie, lorsqu'elle est là, on la respecte. D'ailleurs c'est un principe de la République française. Dans le code civil il est écrit que la République s'engage à protéger la vie dès son commencement".

"Et bien je dis non : on n'est pas maître de son corps, on na va pas dire à un enfant de se mutiler".

Posté le 24 janvier 2014 à 15h11 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier 2014

L'eugénisme par décret

Vous pouvez lire dans le Journal Officiel le décret n° 2014-32 du 14 janvier 2014 relatif aux diagnostics anténataux.

"Le présent décret tire les conséquences de ces dispositions. Il définit l'échographie obstétricale et fœtale, met à jour la liste des examens de biologie médicale et d'imagerie appartenant aux explorations pratiquées pendant la grossesse, décrit plus précisément les modalités d'information et de consentement de la femme enceinte et précise la nature des règles de bonnes pratiques qui devront être établies. Enfin, il complète la composition des équipes pluridisciplinaires qui se prononcent sur l'interruption de grossesse au motif que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme."

Comment ? Ce n'est pas un droit ? Il faut justifier d'un péril grave pour commettre l'avortement ? Ah oui mais c'est pour avorter après le délai légal. Le PS a encore du boulot...

Posté le 23 janvier 2014 à 09h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

18 janvier 2014

Conférence de Jean-Marie Le Méné

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Posté le 18 janvier 2014 à 22h45 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

21 janvier : conférence de Jean-Marie Le Méné à Paris

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Posté le 18 janvier 2014 à 09h17 par Michel Janva | Lien permanent

17 janvier 2014

Conseil de l’Europe : « Les avortements sélectifs en fonction du sexe doivent être criminalisés »

Communiqué présentant une déclaration du Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe condamnant les avortements sélectifs selon le sexe :

"L’ECLJ se réjouit de la déclaration de Nils Muižnieks, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe*, condamnant les avortements sélectifs selon le sexe.

Alors que le débat sur l’avortement fait rage actuellement en Europe, M. Nils Muižnieks prend l’initiative de déclarer que « les avortements sélectifs en fonction du sexe sont discriminatoires et doivent être interdits ». Il dénonce ces avortements qui se pratiquent aussi en Europe, car il est facile de connaître le sexe du fœtus et il déplore, qu’à ce jour, le cadre international n’apporte qu’une faible protection au fœtus féminins.

Alliant les revendications des défenseurs des femmes et de la vie prénatale, il ajoute : « Que l’on choisisse de considérer l’avortement sélectif comme une violence à l’encontre du fœtus ou de la femme, il constitue à l’évidence une forme de discrimination fortement marquée par le recours à la violence physique et psychologique. »

A la suite d’autres institutions, le Commissaire aux droits de l’homme invite les gouvernements à adopter des « mesures fortement dissuasives (…) pour éliminer cette pratique, qui tend aussi à entretenir et renforcer un climat de violence à l’encontre des femmes. » Il conclut « Les avortements sélectifs en fonction du sexe doivent être criminalisés. »

Quant au cadre juridique national de l’avortement, le Commissaire rappelle que « les Etats membres, qui disposent d’une grande marge d’appréciation en la matière, devraient trouver des moyens de se doter de lois, de politiques et de pratiques permettant de tenir compte des différents intérêts légitimes en jeu. Dans la grande majorité des Etats membres du Conseil de l’Europe, où l’avortement est légal, il s’agit d’établir un cadre qui concilie la possibilité de se faire avorter et la lutte contre la discrimination. »

L’ECLJ souscrit à cette analyse, qui rejoint celle développée dans l’étude Abortion and the European Convention on Human Rights publiée en juillet 2013."

Une enquête menée par le journal The Independant témoigne d'une sélection du sexe de l'enfant qui concernerait des milliers de foetus. L'Angleterre n'est pas le seul pays européen concerné.

Posté le 17 janvier 2014 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

14 janvier 2014

Une jeune fille trisomique devient mannequin

Lu ici :

K"Karrie est trisomique et rien ne laissait penser à sa mère que la jeune fille atteindrait son but dans la vie : poser pour des magazines de mode. C'est pourtant ce qui est arrivé, comme en témoigne cette photo, postée sur Facebook ce lundi. 

La photo qui a transformé la jeune trisomique en mannequin

L'histoire remonte à l'été dernier, lorsque la mère de Karrie a publié sur Facebook une photo de sa fille, souriante à souhait, heureuse, devant leur maison, aux États-Unis. De nombreux internautes, touchés par la grâce de l'instant capturé par la maman, lui demandent alors où a-t-elle acheté les vêtements portés par Karrie. 

Il se trouve que la jeune trisomique porte des vêtements de sa marque préférée, Wet Seal, qui a développé une ligne pour jeunes filles rondes. La marque est devenue la préférée de Karrie, qui a même son groupe Facebook pour montrer comment elle porte bien ses collections. Et figurez-vous que Wet Seal a bien rendu à Karrie son amour.

Shooting et... Miss Teen Celebrity 

La mère de Karrie a été contactée par la marque de mode qui a proposé à la jeune fille de devenir son égérie pour un shooting qui a été couronné par la première place des ados célèbres décernée par le magazine américain J-14."

Et en France 96% des enfants porteurs de la trisomie sont exterminés légalement avant leur naissance.

Posté le 14 janvier 2014 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

20 décembre 2013

La disparition de la notion de détresse revient à légitimer l'eugénisme

Le professeur de droit constitutionnel Bertrand Mathieu déclare dans le journal La Croix du 20/12/13 sur la banalisation de l'avortement en cours :

« Sur le plan des principes, c’est un véritable bouleversement. Car ce qui est en jeu, c’est la place que notre société accorde à la protection de la vie. Il n’y aurait ainsi plus aucune condition mise au droit de recours à l’avortement au cours des douze premières semaines, un délai durant lequel on dispose d’un nombre croissant d’informations sur le fœtus au travers du diagnostic prénatal. Autrement dit, la disparition de la notion de détresse revient à légitimer la logique de l’avortement eugénique. »

« En outre, reléguer au second plan le respect de la protection de la vie n’est pas sans conséquence dans d’autres domaines. Si l’on devait s’acheminer vers une dépénalisation de l’euthanasie, la logique risquerait d’être la même au bout de quelques années : passer d’une “exception”, justifiée par des conditions très particulières de souffrance et d’incurabilité, à un droit à part entière. »

Vous pouvez écrire de manière courtoise à votre député. Vous trouverez l’adresse électronique de votre député en cliquant ici (recherche par nom), ou ici (recherche par région).

Exemple de courrier électronique :

Madame, Monsieur le député,

J’ai appris que le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes (n°1380) serait débattu en séance plénière à partir du 20 janvier 2014. Figurent dans ce projet de loi différents amendements qui conduisent à banaliser l’avortement.

Le respect de la vie de l’être humain est une valeur qui est antérieure à la loi. Ce n’est pas parce que l’avortement a été dépénalisé dans certains cas que cet acte peut être érigé en droit. Au nom de quoi le non respect du principe de protection de l’être humain dès le commencement de sa vie (article 16 du code civil) quitterait le régime d’exception sinon pour instaurer un droit de vie et de mort ?

De mon point de vue, il s’agit d’enjeux trop importants qui ne peuvent être votés sans un vrai débat national, c’est pourquoi je vous demande de voter contre ces amendements concernant l’avortement.

Confiant dans votre souci de l’intérêt général, je vous prie de croire, Madame, Monsieur le député à l'expression de ma considération,

Posté le 20 décembre 2013 à 19h43 par Michel Janva | Lien permanent

12 décembre 2013

2013 : une année noire pour la médecine prénatale

Le docteur Patrick Leblanc, coordinateur du Comité pour sauver la médecine prénatale (CSMP) qui regroupe plus d'un millier de professionnel de la grossesse, publie une tribune dans le Quotidien du Médecin "2013 : une année noire pour la médecine prénatale". Extrait :

T"À l’occasion des journées du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), réunies du 11 au 13 décembre au CNIT-la Défense, le Comité pour sauver la médecine prénatale affirme que 2013 est à marquer d’une pierre noire. Cette année a vu le développement du dispositif qui conduit à l’élimination de masse des enfants trisomiques avant leur naissance. Aucun professionnels, institutionnels, responsables politiques n’a eu le courage de dénoncer la commercialisation d’une nouvelle technique et l’instauration d’un fichage de données personnelles relatives à ce dépistage. Ces évolutions, qui comme les précédentes sont présentées, bien entendu, comme des progrès, vont contribuer à la fuite en avant des dérives eugénistes touchant les bébés trisomiques avant leur naissance. Pour rappel, en France 96 % des enfants détectés trisomiques pendant la grossesse sont éliminés. [...]

Grâce à ces soutiens institutionnels, un industriel français vient de lancer en novembre la commercialisation de ce test. Et depuis plusieurs mois les médecins spécialistes de la grossesse font l’objet de sollicitations électroniques et téléphoniques répétitives de la part de prestataires de service vantant la technique de DPNI. On les sollicite pour les faire entrer dans des enquêtes d’opinion (contre rémunération !) utiles pour déterminer le coût de ces tests acceptable par leurs patientes. Plus de 820 000 femmes enceintes par an, un système de santé structuré autour de la notion d’égal accès, et une mentalité eugéniste ancrée depuis 20 ans : le marché français s’annonce particulièrement juteux pour les firmes de génie génétique.

Le 3ème acte déterminant de l’année émane du ministère de la Santé. Il n’est pas anodin car il témoigne de la future administration comptable du diagnostic prénatal. Par arrêté ministériel du 27 mai 2013, un fichier national a été mis en place pour recueillir l’ensemble des données du dispositif de détection prénatale de la trisomie 21. Ce fichage a pour objectif d’évaluer annuellement le système. Ainsi chaque foetus diagnostiqué trisomique sera fiché au niveau national. Un tel recensement renforce l’idée que la naissance des enfants atteints de cette pathologie est due à une erreur de la technique ou à la volonté des parents. On ne peut pas faire plus inhumain et culpabilisant.

[...] Le Comité pour sauver la médecine prénatale espère que 2014 sera l’année de l’acceptation de la trisomie comme pathologie médicale et non comme malédiction sociétale. Il ne ménagera pas sa peine pour le faire savoir. C’est une question d’humanité."

Les professionnels de la grossesse, qui vivent au quotidien la détection prénatale de la trisomie 21, s’inquiètent de son développement et de la mentalité eugéniste qui en résulte. Ils dénoncent le silence des autorités professionnelles et politiques sur la recherche scientifique visant à améliorer la vie des personnes trisomiques. Ils espèrent que l’année 2014 sera l’année de l’acceptation médicale de la trisomie 21 et non plus le déni d’une malédiction sociétale. Le ministre, Najat Vallaud-Belkacem, qui devrait être présente vendredi 13 décembre aux journées du CNGOF, entendra-t-elle cette voix ?

Posté le 12 décembre 2013 à 17h28 par Michel Janva | Lien permanent

11 décembre 2013

L'avortement sélectif des filles n'est pas le propre de l'Asie

C'est ce que constate une étude de l'Ined.

L'eugénisme c'est maintenant.

Posté le 11 décembre 2013 à 17h59 par Michel Janva | Lien permanent

10 décembre 2013

RCF s'explique sur le Téléthon

Suite à mon post, la radio répond :

"Nous avons bien reçu votre message concernant le Téléthon et notre radio. Nous tenons à vous rassurer : en aucun cas RCF ne soutient cette opération. Si nous l’avons mentionnée dans nos programmes ou sur notre site internet c’est uniquement en se situant dans notre rôle de media d’information. Cependant, conscient de notre responsabilité et de notre identité, nous avons à l’antenne rappelé la position de la Fondation Lejeune et ses réserves pour permettre à chaque chrétien d’agir avec une conscience éclairée."

Posté le 10 décembre 2013 à 16h38 par Michel Janva | Lien permanent

09 décembre 2013

Téléthon : pas de fléchage = moins de dons

Le Téléthon refuse le fléchage des dons.Il semble pourtant que les Français attendent plus de transparence concernant l'utilisation de leurs dons.

En 2011, le Téléthon avait récolté 94 millions d'euros. Après une baisse en 2012 (81M€), la somme a de nouveau été revue à la baisse ce week-end : 78 millions d'euros. Autrement dit, une baisse de 20 % en 2 ans, soit 10 % en moyenne par an.

Posté le 9 décembre 2013 à 16h42 par Michel Janva | Lien permanent

06 décembre 2013

Le vrai visage du Téléthon : l'eugénisme

Communiqué de Choisir La Vie :

"Les 6 et 7 décembre prochains se tiendra la 27e édition du Téléthon, manifestation largement promue et encouragée par les médias et le milieu du showbiz. Sans condamner la générosité de milliers de donateurs et de bénévoles engagés dans la lutte légitime contre les maladies génétiques, Choisir la Vie ne peut que renouveler ses mises en garde contre les orientations de l’AFM (Association française contre la myopathie) qui :

  • d’une part, finance, par le biais d’une partie des dons du Téléthon, certaines recherches utilisant des embryons humains, sacrifiés ainsi pour la science !

  • et d’autre part, utilise le mensonge pour arriver à ses fins (financières !). Les "bébéthons" mis en effet en avant et présentés comme un succès thérapeutiques n’ont en aucun cas guéri à proprement parlé mais ne sont, en fait, que le fruit d’une odieuse sélection par diagnostic prénatal. Ils sont les seuls survivants des membres de leur fratrie éliminés avant leur naissance parce que diagnostiqués myopathes.

Enfin, depuis 2006, il a été demandé aux responsables du Téléthon une parfaite transparence financière, afin d’éviter aux donateurs d’être complices d’actes que leur conscience réprouve. Celle-ci a été refusée. C’est pourquoi Choisir la Vie, fidèle à son combat pour le respect de la vie de chaque être humain ne peut que, cette année encore, dénoncer ces dérives et demander à ses adhérents et sympathisants de tirer les conséquences de celles-ci."

Posté le 6 décembre 2013 à 16h59 par Michel Janva | Lien permanent

05 décembre 2013

Le monstre du transhumanisme inquiète jusqu'aux apprentis sorciers

Jacques Testart, le "père" du premier bébé éprouvette signe un article alarmant sur le projet transhumaniste (qu'il avait déjà qualifié d'eugéniste), sans réaliser qu'il a lui-même alimenté le chaudron,  tombé aujourd'hui dans les mains d'apprentis sorciers plus "ambitieux". Le raisonnement, qui est discutable à certains égards, est intéressant, venant de ce genre de personnalité :

"Le projet transhumaniste est vieux comme le monde humain : depuis toujours les hommes ont rêvé de géants, de sorciers, de héros invincibles ou immortels. Ce qui est nouveau c’est que l’accélération récente des capacités techniques apporte de l’eau au moulin transhumaniste dans la plupart des domaines, faisant crédibles des délires jusqu’ici à peine pensables. Et ce mouvement profite de deux phénomènes inédits : d’une part la mort de Dieu qui crée un vide à occuper par d’autres puissances issues de l’homme, d’autre part les catastrophes environnementales qui obligent à réagir au nom de la survie. Les réponses transhumanistes à ces défis dessinent, de façon encore très imprécise, un monde où l’homme (certains ? la plupart ? tous ?) bénéficierait de nouveaux pouvoirs grâce à des technologies en progrès exponentiel et illimité. L’humanité accéderait alors à la stature des héros rêvés depuis toujours, ce qui lui permettrait d’ échapper au sort funeste que ses propres actions ont préparé. Le transhumanisme se veut donc aussi une réponse à la crise écologique, mais c’est par la négation, voire l’exacerbation, des phénomènes qui ont créé la crise. Logiquement, il rencontre la sympathie de tous les acteurs irresponsables qui nient ces évènements (négationnistes) ou qui en profitent (investisseurs en quête éperdue de croissance infinie). C’est dire que ce qui pourrait passer pour délire infantile venu du pays de Dysney est à prendre au sérieux.

Il est impossible d’analyser ou seulement d’énumérer tous les projets lancés par les théoriciens du transhumanisme. L’élevage des embryons in vitro tel que décrit par Aldous Huxley , dans des conditions supposées capable d’influencer des fonctionnalités futures, est dépassé par la volonté plus radicale de modifier le génome grâce à la transgenèse. Outre des prothèses intégrées au corps pour lui donner des pouvoirs décuplés ou carrément nouveaux, on nous promet de nouvelles capacités d’intelligence, et bien sûr des machines intelligentes (dont des robots bientôt dans les foyers) ainsi que des connexions entre le cerveau et la machine. Car le transhumanisme pense le vivant comme une mécanique sophistiquée mais très imparfaite, dont chaque rouage doit être repensé en supprimant toute rupture conceptuelle entre l’inerte et le vivant ou entre l’animal et l’homme. La phase de recherche utilise largement les handicapés (y compris la compétition aux jeux paralympiques ) car augmenter l’homme handicapé pour lui conférer la normalité est accepté depuis longtemps. Le problème est quand la correction du handicap permet de dépasser la norme…

Toute personne qui dispose d’un smartphone est déjà un homme augmenté. Pourvu qu’il prévoit le rechargement de sa machine, il pourrait s’isoler sur la montagne tout en disposant de pouvoirs inédits dans l’histoire de l’humanité: se géolocaliser, converser avec la planète entière, consulter toutes les bibliothèques et connaître l’actualité du monde physique ou politique instantanément… Beaucoup ont déjà cette possibilité sans se douter qu’ils sont entrés en transhumanité… Nos prothèses vont se cumuler à un rythme accéléré, s’accompagnant de séductions largement partagées. Ce qu’on refuserait aujourd’hui, parce que la proposition fait violence, on le demandera demain et on ne saura plus s’en passer après demain. C’est la force du « progrès » que d’annuler les interrogations éthiques ou prudentielles par la vertu de l’accoutumance. Alors, c’est bien en amont qu’il faut décider de ce qu’on acceptera, c’est à dire qu’il faut poser des limites à la toute puissance.

Chacune des promesses des transhumanistes mériterait examen, non seulement pour sa faisabilité mais aussi pour sa capacité de nuisance. Car la période récente a montré que, bien souvent, l’important dans l’innovation n’est pas l’innovation elle même mais l’instabilité qui l’accompagne comme naturellement, depuis le risque jusqu'au danger, et parfois la catastrophe. Nous avons été capables de construire d’énormes barrages et des centrales nucléaires, de multiplier le rendement des cultures, de nous déplacer à des vitesses incroyables, d’inventer des molécules surpuissantes, de tripler l’espérance de vie, etc… Mais en même temps nous avons inventé ou aggravé les inondations, la dissémination radioactive, la disparition des abeilles, les accidents de transport, les maladies chroniques et neurodégénératives, etc… Il semble plus difficile de maîtriser les effets de chaque innovation que d’en inventer toujours de nouvelles. Or, les transhumanistes nous promettent des bouleversements complets qui concernent nos corps, leurs relations entre eux et leurs relations au monde. Et ces propositions exaltent l’exploit en ignorant la complexité et l’aléatoire. Par exemple, il serait irresponsable d’un seul point de vue technique de fabriquer des humains génétiquement modifiés alors qu’on ne maîtrise toujours pas les interférences au sein du génome ou entre le génome et l’environnement, comme le révèlent les plantes ou animaux transgéniques. On dira que l’addition de prothèses est moins problématique car elles ne sont pas transmises par l’hérédité, si bien que leur abandon demeurerait ultérieurement possible. C’est oublier l’héritage social et culturel qui inscrit l’acquis comme une nouvelle norme, un « avantage acquis ». Sinon, il serait clair pour tous qu’il existe des grands projets inutiles et on aurait déjà éliminé toutes les centrales nucléaires, la Bourse ou l’idéal de compétition ! Nos dirigeants nous ont promis toujours plus de bien-être tout en augmentant la proportion de chômeurs, de sans logement, sans papiers, sans racines, sans avenir… Quelques rares penseurs (Illich, Anders, Ellul, Gorz, Charbonneau…) avaient prévu cette issue du « progrès » et proposé l’autolimitation de la puissance pour que l’homme ne soit pas soumis à la technique et conserve son autonomie qui est une condition de la liberté. De quels drames seront payés les bouleversements transhumains ? Ceux qui les proposent ne s’intéressent pas à la précaution mais seulement à la performance.

La mouvance transhumaniste n’est pas homogène mais la plupart de ses théoriciens se désintéressent de l’impact politique de leurs propositions. D’autres seraient tentés par l’élitisme, une conséquence logique d’un mouvement qui vise la performance plutôt que le bien-être. Alors, le mépris des « ratés », des indésirables ou des résistants au système transhumain ouvre la voie déshumanisante de sociétés à plusieurs vitesses, inégalitaires si ce n’est totalitaires. Mais il existe aussi des transhumanistes soucieux du respect des personnes (j’allais écrire des transhumanistes humanistes !…), comme si cette profession de foi pouvait être conciliable avec le but d’effacer les frontières entre l’humain et l’animal, entre le vivant et la machine. La démocratie est menacée quand une hiérarchie apparaît entre les hommes selon le degré et l’efficacité de leur « augmentation », quand les cyborgs et même les robots sont hiérarchisables sur une échelle d’efficacité dans l’artifice. La confusion des genres éclate quand certains chercheurs proposent de donner des droits aux robots… Pour l’ensemble des transhumanistes, l’homme n’est qu’un agrégat d’organites à toutes les échelles biologiques (molécules, cellules, organes), bien loin de la conception humaniste et donc en recul sur les droits acquis pour les personnes.

Des moyens financiers importants sont attribués aux recherches des transhumanistes , surtout aux USA (universités, armée, industrie de l’informatique…) mais aussi en Europe (par exemple le programme européen Human brain project). Les prophètes nous annoncent l’intelligence artificielle pour 2029 et l’homme immortel pour 2045, même si cet événement désigne seulement le téléchargement de l’esprit dans une machine… Il n’est pas certain que toutes les propositions des transhumanistes dépassent le stade théorique. Ainsi, plutôt que par des bidouillages génétiques (transgenèse), c’est vraisemblablement par l’identification de caractéristiques abondantes que les humains seront sélectionnés dans l’œuf ou orientés dans leurs activités, puis prévenus des risques individuels et soignés en continu (médecine personnalisée) . La question n’est pas de parier sur la faisabilité des projets mais, prenant en compte l’accoutumance et les pressions des lobbies scientistes et industriels, de décider bien en amont (tout de suite) ce que nous souhaitons, c’est à dire de quoi nous avons besoin. Mon opinion est que l’homme nouveau (celui dont rêvait Che Guevara) vaut mieux que cet homme augmenté que calculent avec arrogance les ordinateurs. Plutôt que de technologies envahissantes nos sociétés ont besoin de justice, de convivialité et aussi de sobriété pour la survie d’un monde fragilisé."

Posté le 5 décembre 2013 à 22h39 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (9)

Le fléchage des dons du Téléthon : mission impossible?

Chaque année, la polémique au sujet de l'utilisation des dons du Téléthon repart de plus belle.  Investissements immobiliers hasardeux, notes de frais étonnantes, salaires exhorbitants et achat d'une maison pour la direction ont été pointés en 2004 par la Cour des comptes ; des chercheurs ont accusé l'association de donner de faux espoirs aux patients en misant excessivement sur la thérapie génique, en dépit de ses résultats décevants, quand des évêques rappellent, eux, chaque année, qu'une partie des dons finance la recherche sur l'embryon. Famille chrétienne pose donc la question : pourquoi ne pas flécher les dons ?

"L’Association française contre les myopathies (AFM) pourrait pourtant mettre fin à cette polémique en prenant exemple sur la Fondation maladies rares. Que ce soit pour les dons ou les legs, cette structure créée en 2012 accepte le ciblage des contributions financières de ses donateurs. « Vous pouvez faire une donation, un legs, donner le bénéfice d’une assurance vie, en l’adressant particulièrement à la cause qui vous touche. Dans ce cas, sur le formulaire de don en ligne, indiquez là simplement dans la case « commentaires ». En cas de legs ou d’assurance vie sans indication particulière sur la cause choisie, votre patrimoine pourra financer un programme d’intervention ou le fonctionnement de la Fondation maladies rares », peut-on lire sur le site Internet de ladite fondation. L’AFM pourrait d’autant plus s’en inspirer qu’elle fait partie des membres fondateurs de la Fondation maladies rares Pourquoi le fléchage serait-il possible chez l’une et pas chez l’autre ?"

Réponse de l'AFM :

« Cela risquerait de remettre en cause la stratégie de l’association »

... qui compte bien continuer à choisir elle-même la façon dont elle dépense les dons.

Posté le 5 décembre 2013 à 20h52 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (13)

RCF soutient le Téléthon

Malgré le message très clair de Mgr Aillet sur le Téléthon, RCF, Radios chrétiennes francophones, fait la promotion de cet évènement, en passant sous silence l'eugénisme promu par l'AFM, et rappelé récemment par la Fondation Lejeune.

Pour les contacter, c'est ici.

Posté le 5 décembre 2013 à 09h38 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2013

Eléments d'information sur le Téléthon

Chaque année de nombreuses personnes s’adressent à la Fondation Jérôme Lejeune afin d’être renseignées sur la nature de certaines recherches financées par l’AFM-Téléthon. Pour répondre à cette demande, la Fondation édite en 2013 un livret de 10 pages contenant des éléments de décryptage à la fois éthique et scientifique.

Ce livret expose deux mises en garde importantes relatives à :

  • la recherche sur l’embryon, et
  • les diagnostics avant la naissance.

Pour rappel, les demandes de fléchage des dons, qui permettrait de donner sans s’associer à ces pratiques contestables, ont toujours été refusées par l’association.

Ces 10 pages peuvent également être utiles pour échanger avec des élèves, professeurs, parents, interpellés par l’opération « 1000 chercheurs dans les écoles » (opération conduite dans les collèges et lycées en novembre par l’AFM et l’APBG).

Extrait en page 8 :

"L’AFM-Téléthon soutient les pratiques du DPI et du DPN qui conduisent, par l’élimination d’embryons ou de foetus porteurs des pathologies ciblées, à ne faire naître que des enfants sains, qui n’ont jamais été atteints."

Posté le 4 décembre 2013 à 18h12 par Michel Janva | Lien permanent

22 novembre 2013

L'eugénisme c'est maintenant

TSource : Fondation Lejeune.

Posté le 22 novembre 2013 à 18h47 par Michel Janva | Lien permanent

Canal+ milite contre l'avortement

Vous ne me croyez pas ? Et pourtant :

CBon, cela ne concerne que les femmes, mais c'est déjà ça !

Posté le 22 novembre 2013 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

19 novembre 2013

Trisomie 21 et eugénisme : les 4 questions de Jacques Bompard

Le député de la Ligue du sud interroge :

  1. M. Jacques Bompard attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche concernant les orientations de son ministère en matière de recherche à visée thérapeutique sur la trisomie 21. La journée nationale de la trisomie 21, le 17 novembre 2013, pose non seulement la question de l'intégration sociale des personnes trisomiques mais aussi de l'intérêt que portent les pouvoirs publics sur les avancées en matière de recherche thérapeutique. En effet, depuis 20 ans, la recherche privée, tant au niveau national qu'international, fournit des résultats prometteurs. En témoignent notamment les travaux récemment publiés par les professeurs Roger Reeves (Baltimore-États unis d'Amérique), Yann Hérault (directeur de recherche au CNRS-France), ou encore de Mara Dierssen (Barcelone-Espagne). Parallèlement, les techniques de diagnostic prénatal (DPN) ne cessent d'affiner leur performance quant à la détection ciblée de la trisomie 21, à l'instar du DPNI, proposé en France dans le courant du mois de novembre de cette année. Dans la mesure où 96 % des foetus diagnostiqués trisomiques 21 sont éliminés, il s'interroge sur la finalité recherchée du perfectionnement des méthodes de dépistage. L'enjeu éthique requiert l'affichage clair d'une politique rééquilibrée par des investissements consacrés à la recherche à visée thérapeutique et non plus uniquement au dépistage d'une population de plus en plus stigmatisée. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer les montants budgétaires de la politique de santé qu'elle conduit: d'une part, ceux affectés au développement de la recherche thérapeutique sur la trisomie 21, et d'autre part, le budget annuel consacré au DPN et enfin, le budget dépensé pour la recherche sur le DPNI.

  2. M. Jacques Bompard attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé à l'occasion de la journée nationale de la trisomie 21, le 17 novembre. La trisomie 21 est une maladie d'origine chromosomique qui touche environ 60 000 personnes en France. Elle concerne aussi les 820 000 femmes enceintes chaque année depuis la généralisation du diagnostic prénatal de la trisomie 21. De ce fait il s'agit d'un enjeu de santé publique important. Depuis 15 ans le dépistage prénatal de la trisomie 21 généralisé puis systématisé s'amplifie considérablement. Un arrêté du 27 mai 2013 met en place par voie réglementaire un fichage national et exhaustif de la quasi-totalité des femmes enceintes, des tests de détection de la trisomie 21 effectués ou non, de leurs résultats, des issues de grossesse Cet arrêté impose à tous les praticiens concernés par le diagnostic prénatal de transmettre leurs résultats à l'ABM qui produira une évaluation nationale du diagnostic prénatal de la trisomie 21. Tous les praticiens se voient donc mobilisés sur la trisomie 21 de manière toujours plus insistante. Cette politique de santé publique qui se concentre sur la performance de la détection prénatale de la trisomie 21 accessible à toutes les femmes enceintes interroge. Aujourd'hui, 96 % des foetus trisomiques 21 diagnostiqués sont éliminés. Le dispositif français aboutit déjà à l'éradication des personnes trisomiques 21. Par ailleurs la stigmatisation, la discrimination et le rejet des personnes trisomiques 21 s'en trouvent renforcés car cet hyper dépistage sous-entend qu'il vaut mieux qu'une personne trisomique 21 ne naisse pas plutôt qu'elle vive, qu'elle est destinée à être malheureuse et qu'elle génère le malheur pour sa famille. Or le contraire est démontré par les familles qui ont un enfant trisomique 21. L'ancien président du Comité consultatif national d'éthique a alerté depuis plusieurs années : « Osons le dire : la France construit pas à pas une politique de santé qui flirte de plus en plus avec l'eugénisme. La vérité centrale de l'activité de dépistage prénatal vise à la suppression et non au traitement : ainsi ce dépistage renvoie à une perspective terrifiante : celle de l'éradication ». Plus récemment, il insistait encore sur le fait que « le dépistage prénatal ne doit pas être un automatisme ». Il souhaiterait donc l'interroger sur la finalité de ce nouveau dispositif et sur le coût du fichage national du diagnostic prénatal de la trisomie 21 mis en oeuvre par l'arrêté du 27 mai 2013, et sa finalité. Compte tenu de la situation d'éradication des personnes trisomiques 21, il serait temps de faire une pause dans la course à la performance du diagnostic prénatal de la trisomie 21 qui aboutit à l'éradication des foetus détectés, et de mener une réflexion nationale sur l'eugénisme des personnes trisomiques 21.

  3. M. Jacques Bompard attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé à l'occasion de la journée nationale de la trisomie 21, le 17 novembre. [...]  Le CCNE, dans son avis 120 du mois d'avril dernier, s'inquiète des conséquences du DPNI, non pas pour les foetus trisomiques 21 dont l'éradication semble actée et non remise en cause, mais pour toutes les autres pathologies d'origine génétique. Un tel avis n'est pas recevable. L'eugénisme touchant les enfants trisomiques 21 avant leur naissance exige un débat national.

  4. M. Jacques Bompard attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur à l'occasion de la journée nationale de la trisomie 21, le 17 novembre. [...] Il souhaiterait tout d'abord l'interroger sur le coût de la mise en place du diagnostic prénatal combiné de la trisomie 21 depuis 2009 ainsi que sur le budget du diagnostic prénatal non invasif de la trisomie 21 si jamais il était décidé de l'intégrer au système actuel.

Posté le 19 novembre 2013 à 14h57 par Michel Janva | Lien permanent

18 novembre 2013

Question de Yannick Moreau à propos de la Trisomie 21

Question officielle du député UMP de Vendée :

"M. Yannick Moreau attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur les orientations de son ministère en matière de recherche à visée thérapeutique sur la trisomie 21.

La journée nationale de la trisomie 21, le 17 novembre 2013, pose non seulement la question de l'intégration sociale des personnes trisomiques mais aussi de l'intérêt que portent les pouvoirs publics sur les avancées en matière de recherche thérapeutique. En effet, depuis 20 ans, la recherche privée, tant au niveau national qu'international, fournit des résultats prometteurs. En témoignent notamment les travaux récemment publiés par les professeurs Roger Reeves (Baltimore-USA), Yann Hérault (directeur de recherche au CNRS-France), ou encore de Mara Dierssen (Barcelone-Espagne).

Parallèlement, les techniques de diagnostic prénatal (DPN) ne cessent d'affiner leur performance quant à la détection ciblée de la trisomie 21, à l'instar du DPNI, proposé en France dans le courant du mois de novembre de cette année. Dans la mesure où 96% des fœtus diagnostiqués trisomiques 21 sont éliminés, il s'interroge sur la finalité recherchée du perfectionnement des méthodes de dépistage. L'enjeu éthique requiert l'affichage clair d'une politique rééquilibrée par des investissements consacrés à la recherche à visée thérapeutique et non plus uniquement au dépistage d'une population de plus en plus stigmatisée. Il cherche à connaître les montants budgétaires de la politique de santé qu'elle conduit. D'une part, ceux affectés au développement de la recherche thérapeutique sur la trisomie 21, et d'autre part, le budget annuel consacré au DPN et enfin, le budget dépensé pour la recherche sur le DPNI."

La réponse du ministre est attendue avec impatience.

Posté le 18 novembre 2013 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

16 novembre 2013

17 novembre : journée nationale de la trisomie 21

A l’occasion de la journée nationale de la trisomie 21, dimanche 17 novembre, la Fondation Jérôme Lejeune rappelle le paradoxe dramatique propre à cette pathologie : la généralisation du dépistage avant la naissance dont elle fait l’objet ne conduit pas à guérir les patients qui en sont atteints mais à éliminer 96% d’entre eux.

"En 2013, ce constat est d’autant plus inacceptable : alors que la recherche thérapeutique marque des avancées significatives, des nouveaux tests sanguins de dépistage prénatal de la trisomie 21 sont mis sur le marché français.

Un diagnostic qui élimine le patient plutôt que la maladie

Dans le domaine médical, le dépistage est l’outil nécessaire pour poser un diagnostic, préalable indispensable pour mettre en œuvre le soin adapté en vue de guérir un patient. Une exception vient noircir le tableau : le diagnostic prénatal de la trisomie 21. Pour cette pathologie, le mécanisme du duo gagnant dépistage+traitement est enrayé depuis 30 ans : le diagnostic pendant la grossesse est généralisé, remboursé, promu par les politiques de santé publique quand la recherche thérapeutique est uniquement privée, sous-financée et mal considérée.

Une politique de santé publique qui privilégie l’industrie technoscientifique

Les arbitrages politiques ont systématiquement fait pencher la balance en faveur du dépistage aux dépends de la recherche thérapeutique. L’arrivée du diagnostic prénatal non-invasif (DPNI) de la trisomie 21 creuse encore l’écart (coût estimé pour l’Assurance Maladie : 1 milliard d’euros par an selon le CCNE). En mai dernier, un arrêté pris par la Ministre de la Santé oblige les professionnels de la santé à utiliser un logiciel qui centralise les données sur le dépistage prénatal de la trisomie 21. Dans la perspective de l’arrivée du DPNI, tout porte à croire qu’il vise à améliorer la performance quantitative et rationalisée des tests de détection prénatale. Ce fichage des femmes enceintes porte atteinte à la vie privée et stigmatise la trisomie 21. Aussi la Fondation Jérôme Lejeune a-t-elle formé un recours en justice contre cet arrêté.

Pourtant, la recherche thérapeutique progresse !

Rassemblés à Paris à l’occasion du Prix international Sisley-Jérôme Lejeune 2013, les co-lauréats Pr Yann Hérault et Pr Lynn Nadel accompagnés du lauréat 2012, Pr Roger Reeves, ont fait part de leur enthousiasme quant aux progrès accomplis et aux perspectives qui s’ouvrent. Ainsi, en janvier 2014, la Fondation Jérôme Lejeune lancera un appel à projet sur le lien entre trisomie 21 et maladie d’Alzheimer."

Posté le 16 novembre 2013 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

12 novembre 2013

Le prix Nobel de médecine 2012 nommé à l'Académie pontificale des sciences

Le Pr Shinya Yamanaka a été récompensé du prix Nobel de médecine en 2012 pour avoir mis au point une méthode révolutionnaire de reprogrammation cellulaire, qui ouvre de très grandes perspectives à la recherche sans recourir à l'embryon. Contrairement aux scientifiques spécialisés dans la recherche embryonnaire, il a déjà obtenu des résultats probants. Le voilà donc nommé par le pape François à l'Académie pontificale des sciences, qui s'intéresse autant à la recherche fondamentale qu'à l'éthique de la communauté scientifique.

Posté le 12 novembre 2013 à 14h28 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (1)

06 novembre 2013

Enquête au coeur de l'eugénisme

HnExcellent dossier du numéro hors série de l'Homme nouveau

"Et s’il y avait neuf milliards d’hommes sur terre en 2050, pourrions-nous nourrir tout le monde ?

La terre aurait-elle encore suffisamment de ressources exploitables ?

L’inquiétude est contagieuse, celle de voir les habitants de la terre devenir ses envahisseurs gagne du terrain, nourrie à dessein par ceux qui savent que la peur est un moyen de coercition terriblement efficace.

Comment cette idée de surpopulation a-t-elle émergé ? Quels sont ses vecteurs aussi bien culturels que politiques ? Qui sont les grandes figures de cette idéologie ?

L’Homme Nouveau a sollicité des spécialistes de la question qui analysent le fantasme de la surpopulation avec l’intelligence de la science et la sagesse de la foi. On découvre au fil des pages les liens qui semblaient obscurs, entre une écologie dévoyée et la promotion de l’eugénisme portée notamment par l’Onu et affiliés.

On y apprend comment cette idée que l’homme est un nuisible imprègne la culture occidentale jusque dans les manuels scolaires.

Mais au-delà du décryptage, il s’agit aussi de proposer des pistes en vue d’une véritable reconstruction. C’est pourquoi ce hors-série n’analyse pas seulement le fantasme de la surpopulation ou le détournement de l’aspiration écologique. Il entend aussi donner des indications, à la fois justes sur le plan politique et conformes à la doctrine sociale de l’Église, pour mettre l’homme et la terre à leur juste place".

 

Posté le 6 novembre 2013 à 22h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

02 novembre 2013

Béatrice Bourges : "Il faut résister sur tous les sujets"

Béatrice Bourges répond longuement à la Voix de la Russie, à propos de l'avenir du Printemps français et des dangers qui menacent notre humanité. Extraits :

  • L'avenir du Printemps français

"LMPT est devenue une association, spécialisée sur le gender, la PMA, la GPA. Le printemps français, quant à lui, a étendu le combat à d'autres sujets. A tout ce qui touche à la dignité de la personne humaine, quel que soit le domaine. Pour le début 2014, nous avons prévu de passer à une action de masse. [On a des chances d'obtenir un résultat] si on réunit les gens autour du mécontentement que génère la politique de François Hollande et de son gouvernement. (...) François Hollande va multiplier les bévues et le peuple français est mûr pour crier sa révolte."

  • Le rôle du Front national

"Marine Le Pen est la seule à avoir dit qu'elle annulerait cette loi Taubira. Je lui en sais gré. Mais à l'intérieur du FN, ils sont assez divisés sur cette question. J'attends du FN qu'il se mette très au clair sur ces questions là. (...) Cela va au delà du mariage. Le FN doit se prononcer sur la rupture anthropologique qu'on nous impose actuellement."

  • La rupture anthropologique

"La politique découle de la place que l'on veut faire à l'homme. (...) L'homme, pour être un être responsable, doit pouvoir toujours agir avec son libre arbitre, selon son autonomie et sa conscience, sa connaissance et sa sensibilité d'être humain. L'homme est un maillon, qui fait partie d'une chaîne qui s'appelle l’humanité. Il a besoin que sa transcendance soit reconnue et respectée et il a aussi besoin des autres. Ce que le régime veut nous imposer actuellement, sans aucun respect pour ceux qui pensent différemment, c’est une société nihiliste, un homme exclusivement producteur consommateur, un homme qui n'a ni besoin d'un dieu, ni des hommes, à tel point qu'il n'aura bientôt même, si l’on n’y met fin, plus besoin des hommes pour procréer et pour assurer sa descendance. (...)

On veut couper l’homme de la nature mais la nature l’emportera toujours car c’est dans la nature que réside la Vérité et la Vérité est toujours la plus forte."
  • Le transhumanisme, nouveau totalitarisme

"Avec le trans-humanisme, le mythe de l'homme parfait, qui a pour but de transformer l'homme en un homme « sans défaut », sans faiblesse et sans fragilité, (...) on arrive dans le totalitarisme. (...) L’objectif est de transformer la nature intrinsèque de l'homme en mettant des puces dans son corps, en augmentant le volume de son cerveau, en palliant à toutes faiblesses et à toutes fragilités et éliminant ceux qui ne correspondent pas à ce standard. Lorsqu’une société ne sait pas prendre soin de ses plus fragiles, elle tombe dans la barbarie car elle se déshumanise."

  • La théorie du genre

"Ils n'en parlent plus maintenant car ils ont lancé un pavé colossal dans la mare. Le but est de faire rentrer cette théorie dans les esprits. Le matraquage de ce sujet est subversif ou passe par des messages subliminaux.

Sans évidemment tomber dans l'idée de grand complot, on peut observer des connexions internationales dans cette idéologie : l’ONU, l’UNESCO, Bilderberg, les Francs-Maçons, et on peut également observer que les grosses entreprises se sont également emparées de ce sujet. Ce n'est pas un hasard.

Le but est d'avoir un monde nihiliste, composé d’hommes coupés de leurs origines, des producteurs consommateurs, défragmentés, en bref, un monde sans âme."

  • Le "Grand remplacement"

"Ce métissage permet de couper les gens de leurs origines. On arrive ainsi à défragmenter les sociétés. Il faut analyser les différents phénomènes dans leur globalité et non de manière isolée. Quand Renaud Camus dit que le « Grand Remplacement » participe à cette défragmentation de nos sociétés et de nos familles, il a raison. Tous les sujets touchant à notre vie, à nos familles, à nos enfants, à notre société, forment un tout."

  • Que faire ?
"Il faut s'organiser. Il faut résister sur tous les sujets. Tout d’abord, il ne faut pas lâcher sur la loi Taubira, sinon on nous fera passer d'autres mesures mortifères pour notre civilisation.

Je suis pour la désobéissance civile. Un maire doit accepter d'aller jusqu'à la prison pour ne pas célébrer de mariage si sa conscience le lui impose. Les parents doivent retirer leurs enfants des cours sur le Gender... Il faut être prêt à aller jusqu’au bout de nos convictions, même au prix de très grands sacrifices."

Article complet : partie 1 et partie 2.

Posté le 2 novembre 2013 à 17h15 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (18)

01 novembre 2013

Renvoi du rapport Estrela : ce qu'ont voté vos députés européens

Lu ici :

"Grâce à la mobilisation d’un grand nombre d’associations partout en Europe, le rapport d’initiative Estrela sur les droits sexuels et génésiques a été renvoyé en commission des droits des femmes et de l’égalité des genres.

La commission des Femmes doit se saisir à nouveau de la question. En aura-t-elle le temps et la possibilité, alors que les travaux parlementaires seront clos en avril 2014 et que le dépôt de nouveaux rapports d‘initiative n’est plus autorisé ? Rien n’est moins sûr !

Sur le fond, aucun groupe politique, PPE (dans lequel siègent les députés UMP et UDI), PS, PC, Libéraux (Modem), n’ont soutenu la résolution alternative du Groupe Europe des Libertés et Démocratie (EFD). Rappelons que cette résolution respectait le principe de subsidiarité ET la dignité de tout être humain.   

Il ne restait aux députés français qu’une seule possibilité : voter sur le renvoi du texte en commission des Femmes pour ne pas avoir à se prononcer sur le fond…

Pour votre information, voici le résultat des votes :

  • Les députés français socialistes, communistes et verts ont voté contre le renvoi en commission. Ce qui traduit leur accord sur le rapport Estrela.
  • Les députés français du MODEM, Mmes Goulard et Griesbeck, Mr Rochefort ont voté pour le renvoi en commission. Mr Benhamias et Mme Lepage ont voté contre ce renvoi.
  • Les députés français du PPE (UMP et UDI) ont presque tous voté le renvoi en commission des Femmes, sauf Mmes Le Brun et Le Grip qui ont voté contre.
  • Les députés FN ont voté pour le renvoi."

Rachida Dati, Brice Hortefeux et Philippe Juvin ont clairement pris position contre le rapport Estrela. Ils s'expliquent sur ce même site. Nous avions déjà relayé l'opposition de Philippe de Villiers, Bruno Gollnisch et Philippe Boulland. Agnès Brun en a fait autant ici.

Posté le 1 novembre 2013 à 18h31 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (3)

31 octobre 2013

Les premiers êtres humains génétiquement modifiés sont nés aux Etats-Unis

C'est ce que révèle cet article du Daily Mail à traduire.

Affaire à suivre.

Posté le 31 octobre 2013 à 10h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

23 octobre 2013

Lettre de Mgr Aillet à des diocésains soutenant le Téléthon

Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, explique à des membres de son diocèse, dont certains sont très impliqués dans le Téléthon, en quoi l'Association française de lutte contre les myopathies, qui organise l'évènement, fait des choix qui posent de graves problèmes éthiques. Extraits :

  • "Première difficulté : certaines recherches financées par le Téléthon concernent l’utilisation de cellules souches embryonnaires qui se traduit nécessairement par la destruction d’embryons humains.

D’un point de vue strictement médical, l’utilisation de cellules souches embryonnaires est d’autant plus discutable que leur efficacité thérapeutique n’a jamais été démontrée, contrairement aux espoirs que font naître l’utilisation de cellules souches issues du sang de cordon ombilical, ou depuis deux ans, le recours aux cellules pluripotentes induites (dites cellules iPS) issues de la reprogrammation de cellules souches adultes.

Mais quoi qu’il en soit, la destruction d’embryons humains est éthiquement inacceptable. Certes, la loi française autorise aujourd’hui l’expérimentation sur les embryons humains, mais faut-il rappeler que le « légal » n’est pas nécessairement « moral » ? Pour sa part, l’Eglise catholique défend, comme elle l’a toujours fait, le respect de la vie humaine de la conception jusqu’à la mort naturelle, en insistant particulièrement sur le fait que l’embryon humain doit être considéré comme une personne humaine.

  • Seconde difficulté : le Téléthon revendique la mise en œuvre de pratiques d’inspiration eugéniste :

Le diagnostic prénatal est utilisé pour repérer les fœtus atteints de myopathie qu’une « interruption médicale de grossesse » permet ensuite d’éliminer. Dans le même esprit, la technique du « diagnostic pré-implantatoire » consiste à sélectionner puis à supprimer tous les embryons conçus in vitro porteurs de la myopathie. Ainsi, et comme le soulignait dès 2006 le spécialiste en éthique médicale qu’est Mgr Michel Aupetit, aujourd’hui évêque auxiliaire de Paris, dans une note publiée sur le site internet du diocèse de Paris, « les "bébéthons" qui sont présentés comme un grand succès thérapeutique ne sont pas le fruit d’une guérison due à la recherche sur le génome, comme on aurait pu l’espérer, mais le fruit d’une sélection embryonnaire. On pratique une fécondation in vitro de plusieurs embryons et on sélectionne l’embryon sain en éliminant les autres. Ce n’est donc pas un bébé "guéri" mais un bébé "survivant" ».

  • Troisième et dernière difficulté : les responsables du téléthon refusent obstinément la mise en place d’un système de fléchage des dons qui permettrait à de nombreux donateurs d’affecter leurs dons aux recherches de leur choix, en évitant de contribuer au financement de programmes impliquant l’utilisation et la destruction d’embryons."

Article complet ici.

Posté le 23 octobre 2013 à 22h51 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (8)


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