16 octobre 2017

L'euthanasie dans la future loi bioéthique ?

Images-2C'est le menteur professionnel Jean-Luc Roméro, président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), qui le dit :

«La ministre de la Santé m’a confirmé que la question de la fin de vie sera abordée dans la loi sur la bioéthique. Il faut cette loi de liberté». «Il y a quelques mois, le président de la République s’est prononcé pour le droit à mourir dans la dignité». «Le Premier ministre Edouard Philippe a dit avoir évolué sur la question et la ministre de la Santé a déclaré qu’elle comprenait Anne Bert». «Je rencontre chaque semaine deux à trois parlementaires qui me disent avoir envie d’avancer dans cette voie. Au Parlement, deux propositions de loi ont été déposées».

Posté le 16 octobre 2017 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

14 octobre 2017

25 novembre : formation aux professionnels de santé sur la fin de vie

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Posté le 14 octobre 2017 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent

08 octobre 2017

Veillées pour la vie à la veille du 1er dimanche de l'Avent

Du site des veillées pour la vie :

"La protection de la Vie est une exigence du Chrétien. « Le Christ est le Chemin, la Vérité, et la Vie ». Il nous appelle à soutenir nos frères, et particulièrement les plus faibles et les plus vulnérables. « Ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Se préoccuper de la Vie menacée des enfants à naître et des personnes âgées est une exigence de l’Amour et une urgence. C’est ainsi que Saint Jean-Paul II conclu son encyclique Evangelium Vitae par sa grande prière pour la Vie. « Ô Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la Vie… ».

Benoît XVI s’est fait l’écho du saint pape Jean Paul II qui souhaitait dans son encyclique qu’une grande prière pour la Vie traverse le monde (Evangelium Vitae n°100) : En 2010, il lança les veillées pour la vie à la veille de l’Avent. A travers le monde, ce fut les prémices d’une nouvelle vague qui lentement mais sûrement, rogne les murs idéologiques de la culture de mort… Donnons un « témoignage ecclésial commun pour une civilisation de la Vie et de l’amour » (lettre de demande du Pape Benoît XVI aux évêques du monde entier en 2010)

À l’heure où la Vie est menacée de toute part, il est urgent et indispensable de prier pour la Vie et ainsi répondre à l’appel de notre Pape François en faisant tomber les barrières de la « mondialisation de l’indifférence » par le remède qu’il nous invite à prendre : la fraternité : « Un des défis les plus urgents est celui de la mondialisation de l’indifférence. » Répondre à cette urgence devrait être une préoccupation de tout Chrétien qui se préoccupe de ses frères. Mais comment y répondre ?

Ces paroles peuvent choquer…  Elles visent pourtant à obtenir la paix ! Lors du discours de remise du Prix Nobel de la Paix en décembre 1979, la Bienheureuse Mère Térésa n’a pas hésité à nous interroger sur ce nouveau massacre des saints innocents, des tout-petits… En France ? 220 000 avortements par an… 1,2 million en Europe et 50 millions de part le monde… chaque année… Comment pouvons-nous rester inactif ?

Alors comment agir ?

Souvenons-nous des bons conseils de Mère Térésa : « Plus nous recevons dans le silence de la prière, plus nous donnerons dans la vie active. » Nous voulons nous donner activement pour protéger la vie, alors commençons par prier !

A l’image de Notre Dame de Guadalupe, des saints apôtres, du vénérable professeur Lejeune, de Ste Mère Térésa, devenons des Missionnaires de l’Evangile de la Vie : réveillons les forces spirituelles qui sommeillent en France en participant à la création d’une veillée dans notre paroisse. 200 veillées en moyenne les années passées : 300 veillées pour la Vie sont attendues en 2017 !"

Organiser une veillée pour la vie

Veillée pour la Vie - Fond

Posté le 8 octobre 2017 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent

06 octobre 2017

L’ECLJ a remis au Comité des droits de l'homme son Mémoire en défense du respect de la vie

Ce Comité révise actuellement la définition internationale du « droit à la vie » et envisage d’imposer à tous les États la légalisation de l’avortement, du suicide assisté et de l’euthanasie au nom même du droit à la vie ! Pour contrer cette tentative, l’ECLJ a donné l’alerte, rédigé un Mémoire détaillé (consultable ici) et l’a remis au Comité en son nom et au nom des 132.710 personnes qui ont signé la pétition.

Dans son Mémoire, l’ECLJ alerte sur le fait que sous les apparences d’un progrès de l’autonomie individuelle, l’affirmation de la « liberté de mourir » et du « droit de tuer » est une régression des droits de l’homme portée par une conception inégalitaire de l’homme qui admet, voire encourage le sacrifice des plus faibles. Ce sont les femmes pauvres et isolées, les personnes âgées, malades, handicapées et les enfants à naître qui vont en être les victimes, comme en témoignent déjà les statistiques de l’avortement et de l’euthanasie. Si une telle interprétation devait prévaloir, le respect de la vie humaine ne serait plus garanti qu’aux seuls êtres nés et en bonne santé, abandonnant la vie des plus fragiles au pouvoir des plus forts et ouvrant la voie à l’eugénisme et au transhumanisme. Cette conception de l’humanité est précisément celle qui a été condamnée en 1948. Ce n’est pas un hasard si l’avortement et l’euthanasie ont d’abord été légalisés en U.R.S.S. et dans l’Allemagne nazie.

Le dépôt de ce Mémoire est une étape importante, mais la « bataille » continue !

Le Comité des droits de l’homme a reçu de nombreuses contributions. Certaines sont excellentes, d’autres font l’apologie du « droit à la mort ». Les membres du Comité vont à présent les lire puis se réunir à Genève entre le 27 octobre et le 2 novembre pour réviser leur projet d’observation générale sur « le droit à la vie ».

L'ECLJ, en tant qu’ONG ayant le statut consultatif auprès des Nations Unies, assistera activement à ces discussions du Comité et vous tiendra informés de l'évolution de ses travaux. L’ECLJ reste mobilisé avec ses organisations partenaires, à New-York comme à Genève.

Jusqu’au 2 novembre, nous vous invitons à poursuivre et à accroître la mobilisation, en informant le plus grand nombre de personnes de cette tentative de créer un « droit à la mort », en signant et en faisant signer la pétition, en partageant l’information.

Posté le 6 octobre 2017 à 13h44 par Michel Janva | Lien permanent

03 octobre 2017

Rachida Dati : il ne faut pas légiférer sur l'euthanasie

Posté le 3 octobre 2017 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent

29 septembre 2017

La petite Marwa va bientôt rentrer chez elle

C'est la fin d'une longue affaire juridique, au cours de laquelle les parents s'étaient opposés à l'arrêt des soins recommandé par l'équipe médicale de l'hôpital de la Timone à Marseille. La petite fille de bientôt deux ans, avait été victime en septembre 2016 d'une infection virale foudroyante ayant entraîné de graves lésions cérébrales, une paralysie des membres et une dépendance à une respiration et une alimentation artificielles. À l'issue d'une procédure collégiale, l'équipe médicale avait proposé d'arrêter l'appareil respiratoire, jugeant ses troubles neurologiques «sévères et irréversibles». Ce à quoi la famille s'était vivement opposée. 

  1. Les parents avaient saisi le tribunal de Marseille qui avait ordonné la poursuite des soins.
  2. En retour, l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) avait fait appel au Conseil d'État.
  3. En mars 2017, la plus haute juridiction administrative française avait estimé que la poursuite des traitements ne relevait pas de l'obstination déraisonnable. 

Depuis, la fillette a changé d'hôpital et est suivie dans un centre spécialisé à Hyères. Ses parents se sont confiés sur l'état de santé de Marwa:

«Si on avait écouté l'hôpital, elle serait partie depuis longtemps. Mais Marwa va bien, son état est stable. Elle s'accroche, et nous avec, même si on doit sacrifier notre vie pour elle.» 

La fillette est néanmoins maintenue sous respiratoire artificiel. Si elle s'apprête à rentrer chez ses parents, sa chambre a dû être aménagée pour accueillir tous les soins médicalisés liés à sa trachéotomie. Ses parents ont également suivi une formation afin d'être bien préparés au retour de leur fille. Ils envisagent de partir à l'étranger :

«Des médecins parisiens nous ont conseillé de nous tourner vers la Chine, bien plus avancée que nous en neurologie. On a envoyé son dossier médical, on attend une réponse».

Posté le 29 septembre 2017 à 08h29 par Michel Janva | Lien permanent

28 septembre 2017

Le CHU de Reims prendra-t-il contact avec le médecin qui a sorti un patient d'un "état végétatif" après 15 ans ?

Le CHU de Reims a averti dans un courrier daté du 22 septembre la famille de Vincent Lambert de l'engagement prochain d'une quatrième procédure collégiale pouvant mener, ou non, à un arrêt de son traitement. Cette procédure sera enclenchée « à la demande de François Lambert », le neveu de Vincent Lambert, favorable à la mort de son oncle.

Me Jean Paillot, l'avocat des parents, engagés dans une bataille juridique pour obtenir le transfert de leur fils vers un établissement spécialisé, a indiqué :

« Quoi qu'il arrive, nous souhaitons être entendus par le Dr Sanchez »

Il estime que l'état de santé de Vincent Lambert, 41 ans, « a évolué depuis 2014 ».

Dans le même temps, nous apprenons qu'un médecin a sorti un patient d'un état végétatif après 15 ans. Il raconte cette "victoire scientifique".

"J'étais chargé, avec mon collègue Pierre Bourdillon, de poser une électrode au contact du nerf vague du patient, sous anesthésie générale, accessible grâce à une petite incision au niveau de son cou. Ce gros nerf crânien, qui influence le rythme cardiaque, la dilatation des bronches, les sécrétions de l'estomac, est le plus facilement accessible et remonte directement dans le cerveau. On a ensuite relié l'électrode, sorte de petit ressort, à un boîtier à pile installé en dessous de la clavicule. Il envoie au cerveau des stimulations électriques douces et programmées toutes les cinq minutes. [...] Au bout de quelques mois, on a repéré quelques indices satisfaisants. Il pouvait sourire en entendant la voix de quelqu'un qu'il aimait, tourner la tête à gauche ou à droite en fonction de l'ordre donné. On a alors conclu qu'il avait une meilleure capacité à interagir. Je ne sais pas si cela a fait du bien à la famille, cette situation peut aussi alourdir leur peine. Dans tous les cas, c'est une victoire scientifique. On a montré qu'il était possible de remettre en marche des circuits neuronaux. C'est fort. Ce patient est passé d'un «état végétatif» à ce qu'on appelle «un état de conscience minimale»."

Posté le 28 septembre 2017 à 21h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

23 septembre 2017

4 heures avant qu'on le débranche... il se réveille du coma

Lu ici :

"Les médecins étaient formels. Après son accident vasculaire cérébral et la lourde opération qui l'avait suivi, Martin Jervis avait des chances infimes de s'en sortir. Une terrible nouvelle pour ses proches qui, refusant l'acharnement thérapeutique, s'apprêtaient à le laisser partir. Mais alors qu'il n'y restait plus que quatre heures avant le scan final qui devait déterminer quand il serait temps de débrancher la machine qui le maintenait artificiellement en vie, le Britannique de 61 ans, que tous pensaient condamné, a soudain ouvert les yeux. « C'était un choc complet » se souvient sa femme, Barbara « Nous devions lui faire nos adieux le jour même.» Une surprise d'autant plus grande que les équipes médicales avaient prévenu la malheureuse épouse : suite à sa chute inexpliquée dans leur maison de Bignall End, dans le Staffordshire, et au caillot de sang qui avait obstrué les veines de son cerveau, Martin Jarvis présentait un état de mort cérébrale.

« On nous avait conseillé de débrancher la machine qui le maintenait en vie le lendemain. Il ne restait plus qu'à attendre le dernier examen médical. » explique Dean Jervis, son fils « C'est alors que « Martin Miracle », comme je le surnomme maintenant a décidé qu'il avait encore son mot à dire ! Il a décidé de se réveiller à 4 heures du matin et il a souri à l'infirmière. Il a serré sa main, bougé sa jambe gauche sur commande et suivi les doigts de l'infirmière avec ses yeux ! Son chirurgien n'arrivait pas à le croire, il n'avait jamais vu un patient se réveiller après un accident cérébral si horrible" Le frère de Martin, Stephen, 65 ans, quant à lui, a d'abord cru à une « mauvaise blague » quand les médecins lui ont annoncé que son frère venait de se réveiller après deux semaines de coma."

Posté le 23 septembre 2017 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

22 septembre 2017

Le mouvement LGBT passe son temps à mentir pour arriver à ses fins

Jean-Luc Roméro l'avait avoué à propos du Pacs, qui ne devait pas aboutir à la dénaturation du mariage, qui ne devait pas aboutir à la fabrication d'enfants pour les LGBT, par PMA ni par GPA... Ce même Roméro milite pour l'euthanasie qui ne concerne, bien entendu, que les cas exceptionnels, comme on le voit en Belgique ou aux Pays-Bas, où il ne suffit plus d'être dans des souffrances atroces pour demander la mort, mais qu'un mineur peut être euthanasié, comme un dépressif, un malade mental. Ces gens passent leur temps à mentir, comme leur père, pour arriver à leurs fins.

Posté le 22 septembre 2017 à 18h42 par Michel Janva | Lien permanent

21 septembre 2017

ONU : Garantir le "droit à la mort" ?

L'ECLJ est intervenu le 18 septembre lors du débat général (point 3) du Conseil des droits de l'homme (Session 36) pour dénoncer la tentative du Comité des droits de l'homme d'imposer l'avortement et l'euthanasie à tous les pays.

Posté le 21 septembre 2017 à 11h22 par Michel Janva | Lien permanent

20 septembre 2017

Nouvelle proposition de loi pour obliger les médecins à tuer

le député Jean-Louis Touraine, vice-président de la commission des affaires sociales, soutenu par cinquante-trois de ses collègues, a déposé une proposition de loi

« visant à permettre au patient ‘en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable’ de demander à un collège de trois médecins un geste actif pour mettre fin à sa vie ».

Une « aide médicalisée active à mourir » qui serait pratiquée « soit par le patient lui-même, en présence du médecin, soit par ce dernier ».

En 2015, lors des débats sur la future loi Claeys-Leonetti, Jean-Louis Touraine avait déjà déposé un amendement similaire.

Le député « ignore dans quel délai son texte pourra être examiné », et « s’il a une chance d’aboutir ».

Cette information intervient après la médiatisation du suicide d'Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot. Une médiatisation qui a provoqué tristesse et indignation chez les patients atteints, comme elle, de la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Avec cette proposition de loi, ces députés leur disent qu'ils sont de trop...

Posté le 20 septembre 2017 à 13h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

16 septembre 2017

30 septembre : programme du colloque "Nos mains ne tueront pas"

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Posté le 16 septembre 2017 à 08h35 par Michel Janva | Lien permanent

13 septembre 2017

Le Comité des droits de l'homme veut imposer la légalisation universelle de l’avortement et de l’euthanasie

Le Comité des droits de l’homme de l’ONU révise actuellement la définition du « droit à la vie » en droit international. Il envisage d’imposer à tous les États la légalisation de l’avortement, du suicide assisté et de l’euthanasie au nom même du droit à la vie !

Les lobbys de la culture de mort sont en passe de remporter une victoire décisive, dans la plus grande discrétion. Le texte final sera adopté dans les prochains mois. Il est encore possible de stopper cette manœuvre. Soutenez l’action de l’ECLJ auprès du Comité en cosignant le mémoire qu’il va lui remettre et en partageant cette alerte.

Ce Comité, qui rassemble 18 experts, est chargé de rédiger une interprétation officielle des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966). Cette interprétation, appelée « observations générales », a une grande autorité sur les législateurs et les juridictions nationales car ce Comité a aussi le pouvoir de « juger » les États quant à leur respect de ce traité. Le projet d’observations générales affirme que l’accès à l’avortement est un droit au titre de l’article 6 du Pacte, alors même que celui-ci stipule que « le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie ».

Ce faisant, le projet d’observations générales dénie toute protection à la vie humaine avant la naissance et pousse les 168 États-parties au Pacte à légaliser l’avortement à la demande. Le texte ne pose aucune condition réelle ni délai au « droit » d’accès à l’avortement qui devrait être disponible dès lors que la poursuite de la grossesse « causerait pour la femme une douleur ou une souffrance considérable » de nature « physique ou mentale ». Plus encore, le projet condamne, sans les préciser, les critères que les États posent à l’accès légal à l’avortement en ce qu’ils seraient « humiliants ou déraisonnablement contraignants ». Le projet estime en outre que les États ont l’obligation de former les adolescents à l’usage de la contraception afin de préserver la santé des femmes contre les risques causés par l’avortement.

Il faut cependant noter que ce texte ne reflète pas les convictions de tous les membres du Comité, loin de là ! Les discussions au sein du Comité montrent au contraire que ce projet est plutôt l’œuvre d’une minorité active. Il est donc possible d’en obtenir la modification.

Ce que l’ECLJ en pense

Ces observations générales sont une tentative manifeste d’imposer des obligations que la majorité des États a constamment refusées. Plus encore, ces « obligations » nouvelles s’opposent au texte du Pacte et à l’intention des États qui l’ont rédigé et adopté.

Contre ce projet : signez la pétition ici

En 1947, les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) dont découle le Pacte de 1966 ont discuté du commencement du droit à la vie. Alors qu’il était proposé de garantir « le droit à la vie et à l’intégrité physique de toute personne dès le moment de la conception, quel que soit son état de santé physique ou mentale », la République populaire de Chine, soutenue par le Royaume-Uni et l’URSS ont obtenu que la pratique de l’avortement soit tolérée. Depuis lors, la majorité des États a constamment repoussé les tentatives occidentales visant à affirmer l’existence d’un droit universel à l’avortement, notamment durant le cycle des conférences du Caire et de Pékin sur la population, le développement et sur les droits des femmes.

Comment peut-on en effet déduire logiquement un droit à la mort du droit à la vie ? La Cour européenne des droits de l’homme a déjà déclaré cela impossible en 2002. Comment peut-on ignorer la vie et l’humanité d’un enfant à naître ? Même la Cour européenne n’a jamais déclaré l’existence d’un droit à l’avortement ni dénié totalement à l’enfant à naître la qualité de personne humaine et la protection qui y est attachée.

Ce projet est gravissime car il renonce à reconnaître l’existence même de la vie humaine avant la naissance, la laissant sans protection face à l’avortement et à toutes les formes de manipulation et d’exploitation, notamment biotechnologiques. Il est aussi tristement révélateur de constater que le projet d’observations ne dit rien, ou presque, de la protection des femmes qui souhaitent donner naissance à leur enfant, ni de la santé infantile et encore moins de l’obligation des États de prévenir le recours à l’avortement.

Ce texte marque un recul grave de la protection du droit à la vie.

Posté le 13 septembre 2017 à 12h33 par Michel Janva | Lien permanent

Euthanasie pour cause de maladie de Charcot : France Inter donnera-t-elle la parole à la défense de la vie ?

France Inter (émission de Léa Salamé) a interrogé une femme atteinte de la maladie de Charcot. Celle-ci compte se suicider en Belgique et milite pour l'euthanasie en France.

Axelle Huber aimerait donner sa conception de "mourir dans la dignité" - assez différente, puisqu'elle a accompagné jusqu'au bout son mari, alors qu'ils étaient parents de quatre jeunes enfants (retrouvez son témoignage ici). Mais sera-t-elle invité par France Inter ?

Vous pouvez interpeller Léa Salamé pour lui demander d'inviter Axelle Huber :

"Léa Salamé Page, relèverez-vous ce défi : êtes-vous "cap" de m'inviter sur votre émission de radio sur France Inter avec Nicolas Demorand pour m'écouter vous donner, à travers mon témoignage, un autre point de vue sur l'euthanasie que celui d'Anne Bert. Joie, au coeur de notre souffrance, d'avoir accompagné mon mari jusqu'à sa mort naturelle. Mon mari Léonard est mort de la maladie de Charcot en 2013. Il venait d'avoir 41 ans. Nos 4 enfants étaient alors âgés de 4 à 9 ans. Axelle Huber, auteur de Si je ne peux plus marcher, je courrai, Éditions MAME, préfacé par Philippe Pozzo di Borgo. Vous pouvez me découvrir lors de mon passage dans l'émission "1001 vies" sur FRANCE 2 avec Frédéric LOPEZ."

Posté le 13 septembre 2017 à 11h36 par Michel Janva | Lien permanent

12 septembre 2017

Belgique : les Frères de la Charité se mettent en marge de l'Eglise

L’organisation des Frères de la Charité en Belgique ne reviendra pas sur sa décision, prise en mars dernier, d’autoriser la pratique de l’euthanasie au sein de la quinzaine d’établissements psychiatriques placés sous sa responsabilité. Cette prise de position a été prise la veille lors d’une réunion exceptionnelle du conseil d’administration. L’organisation belge a donc choisi de ne pas suivre les recommandations de Rome et du supérieur général de l’ordre lui demandant de revenir sur sa décision, jugée contraire à l’enseignement de l’Église catholique.

« Cet avis d’éthique a été rédigé de manière conforme à la pensée chrétienne que nous appliquons dans notre organisation. Nous tenons à cet effet toujours compte des changements et des évolutions de notre société ». « Nous cherchons à protéger la vie et assurons que l’euthanasie n’est pratiquée que lorsqu’il n’y a pas d’autre solution et ce, dans le but d’offrir au patient un traitement raisonnable ».

Début août, Rome avait donné suffisamment de temps à l’organisation pour réviser sa position. Dans le cas contraire, elle risquait l’exclusion de l’ordre comme l’a répété à plusieurs reprises le frère Stockman, le supérieur des Frères de la Charité.

Posté le 12 septembre 2017 à 14h36 par Michel Janva | Lien permanent

09 septembre 2017

30 septembre : Sédation terminale et dérive euthanasique ?

FB-HeaderChoisir la Vie et sa nouvelle antenne Nos mains ne tueront pas organisent pour la seconde fois une journée exceptionnelle de formation adressée à des étudiants et professionnels de santé en activité qui cherchent des réponses concrètes dans le quotidien de leur exercice.

Le nom des intervenants sera communiqué ultérieurement. 

Le nombre de places est réduits: inscrivez-vous le plus rapidement possible!

Programme

Informations complémentaires :

Lieu : 70 bd Saint Germain 75005 Paris

Inscriptions avant le 27 septembre.

Posté le 9 septembre 2017 à 10h45 par Michel Janva | Lien permanent

04 septembre 2017

Suicide assisté d'un Italien en Suisse : la justice italienne enquête

Le procureur de Côme, en Italie, a ouvert une enquête sur la mort d’un ingénieur de 62 ans originaire d’Albavilla, dans le nord de l’Italie. Ce dernier, souffrant de dépression, s’est rendu en Suisse pour avoir recours au suicide assisté. D’après le quotidien La Repubblica, le sexagénaire « n’était atteint d’aucune pathologie au stade terminal, ni d’aucun handicap majeur ». Ce dernier a été accompagné par un ami jusqu’à la frontière italienne à Chiasso, puis il s’est rendu seul à Zurich pour se donner la mort.

Au moment du rapatriement du corps du défunt, le certificat de décès mentionnait des « causes non naturelles ». Le suicide assisté étant interdit en Italie, le parquet de la province de Côme a ouvert une enquête et à demander une autopsie.

La justice italienne devrait lancer une commission rogatoire auprès des autorités judiciaires suisses pour préciser les conditions d’accès au suicide assisté. En effet, à  ce jour, l’article 115 du Code Pénal suisse stipule que « quiconque, pour des raisons personnelles, incitant ou aidant quelqu’un à se suicider est puni, si le suicide est tenté ou consommé, par une amende ou une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 ans ».  Cette peine ne s’applique pas si « la personne qui veut mourir prend et exprime librement » la décision de se suicider.

Par ailleurs, la justice italienne cherche également à savoir si l’ami ayant accompagné l’ingénieur était au courant des intentions de ce dernier, auquel cas, suivant les lois italiennes, il pourra être inculpé pour « provocation au suicide ».  

Posté le 4 septembre 2017 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent

28 août 2017

Serial killer en blouse blanche

C'est ce que l'on nomme 'euthanasie' :

"Un infirmier allemand, Nils Högel, déjà condamné pour avoir tué deux patients, est désormais soupçonné d'avoir commis au moins 84 meurtres en Allemagne entre 2000 à 2005, ont annoncé les enquêteurs, lundi 28 août. 

En juin 2016, les enquêteurs avaient formellement établi la responsabilité du soignant dans 33 décès, des patients hospitalisés dans plusieurs établissements de soins où il travaillait. Niels Högel leur administrait des surdoses médicamenteuses, souvent lorsqu'ils étaient en réanimation.

Posté le 28 août 2017 à 14h49 par Michel Janva | Lien permanent

16 août 2017

Euthanasie : Herman Van Rompuy appelle à désobéir au pape

Lu sur Riposte catholique

"Ancien Premier ministre belge (2008-2009) puis premier président du Conseil européen (2010-2014), Herman Van Rompuy n’est pas d’accord avec la récente mise au point disciplinaire du pape François envers les quinze centres psychiatriques belges administrés par la congrégation des Frères de la Charité, et dans lesquels l’euthanasie peut être pratiquée sans doute au nom de la charité chrétienne… Van Rompuy, membre du Christen-Democratisch en Vlams, parti démocrate-chrétien néerlandophone de Belgique, a publié, le 13 mai dernier, un tweet critiquant ouvertement le pape François : « Le temps du Roma locuta, causa finita [Rome a parlé, l’affaire est close] est passé depuis longtemps ». Ce qui est inviter les religieux à résister au pape ! Il est vrai qu’on vient d’apprendre que Van Rompuy est membre du conseil d’administration de la structure des Frères de la Charité de Belgique gérant ces centres psychiatriques. Ceci doit expliquer cela…"

Posté le 16 août 2017 à 07h02 par Michel Janva | Lien permanent

11 août 2017

Proposition de loi sur l'euthanasie

39 députés de la République en marche et du groupe Nouvelle Gauche viennent d'annoncer la préparation d'une proposition de loi « portant sur la fin de vie dans la dignité ».

Le groupe est mené par Jean-Louis Touraine, qui avait proposé de légaliser l’ « aide médicale à mourir » lors des débats sur la loi Claeys-Leonetti.

Le « calendrier législatif de cette proposition de loi n’est pas encore fixé » : elle pourrait être débattue lors de la révision des lois de bioéthique, où à part.

Posté le 11 août 2017 à 22h40 par Michel Janva | Lien permanent

Euthanasie : vers l'excommunication de religieux belges ?

D'Antoine Pasquier dans Famille chrétienne :

"La branche belge des Frères de la Charité dispose d’un mois pour se mettre en conformité avec le magistère de l’Eglise catholique sur la prohibition de l’euthanasie, a annoncé le supérieur général de l’ordre, le frère René Stockman, dans un communiqué publié le 5 août. En mai dernier, la communauté basée en Belgique avait décidé d’autoriser la pratique de l’euthanasie sous certaines conditions au sein des établissements psychiatriques placés sous sa responsabilité, et ce malgré l’opposition de l’administration générale de la congrégation. « Le texte qui nous est présenté est non seulement moralement condamnable, mais montre par ailleurs de sérieuses contradictions juridiques internes », avait alors déclaré le frère Stockman en juin dernier. « Il nuit aux positions juridiques correctes de l’Église ».

Saisie par le supérieur des Frères de la Charité, Rome vient de faire connaître la procédure à suivre. A l’issue de nouvelles concertations entre la Secrétairerie d’Etat, la Congrégation pour la doctrine de la foi et la Congrégation pour les instituts de vie consacrée, ainsi que d’une consultation finale avec le pape François, le préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée, le cardinal Braz de Aviz, mandate le frère René Stockman pour prendre de nouvelles mesures à l’encontre de la communauté belge. « Le supérieur général mettra tout en œuvre pour conformer l’organisation à la vision de l’Église catholique », assure ce dernier dans son communiqué, « et – à défaut de cela -, prendra les mesures juridiques nécessaires pour sauvegarder l’identité catholique, ainsi que la position, les intérêts et les structures des Frères de la Charité ». Dans la missive qu’il lui avait adressée en juin, le cardinal Müller, alors encore préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, rappelait au frère Stockman que « celui qui nierait cette doctrine [de l’illicéité de l’euthanasie] se trouverait dans la position de celui qui rejette les vérités de la doctrine catholique et ne serait donc plus en pleine communion avec l’Église catholique ».

Rome exige également de la part des religieux (trois sur quatorze) membres du conseil d’administration des Frères de la Charité en Belgique « de rédiger une lettre officielle dans laquelle ils déclarent au supérieur général qu’ils suivent entièrement la vision du Magistère de l’Église catholique, affirmant depuis toujours que la vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue ». L’organisation belge devra, évidemment, revoir son texte autorisant la pratique de l’euthanasie dans ses centres médicaux. Les frères belges ont jusqu’au 5 septembre pour se conformer aux exigences de Rome."

Posté le 11 août 2017 à 22h09 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2017

Avec l'affaire Vincent Lambert, toute la loi Leonetti s’est trouvée applicable aux personnes handicapées

Maître Jean Paillot, l’un des avocats des parents de Vincent Lambert, explique dans Famille chrétienne, à propos du docteur Sanchez, nouveau médecin de Vincent Lambert depuis février 2017 :

"Nous ne connaissons pas la position du docteur Sanchez. Il a peu de contacts avec la famille. Je crois qu’une médiation a été suggérée par l’Ordre des médecins entre lui et les parents. Il faut être conscient que les parents de Vincent sont ce qu’on appelle des « aidants familiaux » dans cette affaire. Ce sont ceux qui, parmi les membres de la famille, sont au quotidien auprès de Vincent. C’est donc anormal qu’il ne puisse pas y avoir une relation entre des aidants familiaux et le médecin de Vincent ! Tout le monde sait que les relations sont inexistantes entre eux et l’épouse de Vincent, ce qu'ils regrettent profondément. Mais c’est ainsi. En revanche, que l’équipe médicale fasse comme si les parents n’existaient pas ou comme s’ils étaient de simples visiteurs bénévoles de Vincent au quotidien, cela ne suffit pas : les parents de Vincent sont véritablement des aidants familiaux ! Il faut donc les accueillir tel qu’ils sont ! Or actuellement ce n’est pas le cas. Les parents de Vincent seraient toutefois très favorables à une médiation organisée avec le docteur Sanchez."
"Il y a environ 1500 personnes en France dans cet état. La plupart sont bien traités dans des établissements spécialisés. La difficulté c’est que Vincent est dans un service au CHU de Reims qui s’occupe de personnes en fin de vie avec des médecins qui sont tous gériatres et qui passent leur temps à gérer les fins de vie. Le docteur Kariger, premier médecin de Vincent, a ainsi proposé à l’épouse de Vincent que soit mis en place pour Vincent un « chemin de fin de vie. Mettre en place un chemin de fin de vie, pour une personne qui n'est pas en fin de vie, pour une personne qui ne souffre pas, et pour une personne dont on ne peut pas dire qu'elle est réduite à une simple vie organique, puisque Vincent a une activité cérébrale, c'est une euthanasie qui ne dit pas son nom. C’est une véritable euthanasie qui a été mise en œuvre sous couvert des dispositions nouvelles de la loi Leonetti !
C’est-à-dire ?
La loi Leonetti était prévue pour les personnes malades et en fin de vie. Avec cette affaire Vincent Lambert, toute la loi Leonetti s’est trouvée applicable aux personnes handicapées. C’est un scandale gigantesque, et c’est pour cela que l’union nationale des familles de traumatisés crâniens et cérébrolésés, s'est rangée du côté des parents de Vincent. On n’est pas dans l’application de la loi Leonetti telle qu’elle a été votée à l’origine. C’est pour cela que c’est une affaire d’État : certains députés, dont M. Leonetti, n’avaient pas réussi à obtenir devant l’Assemblée nationale la possibilité d'arrêts d'alimentation dite artificielle.
L'affaire Vincent Lambert est venue leur permettre de « compléter cette loi, sur le terrain judiciaire, avec la complicité évidente du Conseil d’État, tandis que la Cour européenne a détourné le regard et s'est assise sur ses principes. Le jour où toute cette affaire sera terminée, Jérôme Triomphe et moi nous écrirons un livre sur toute cette histoire. Et vous verrez que cela ressemble étrangement aux plus sinistres affaires judiciaires et politiques que notre pays ait connu. Pour moi, cette affaire relève de l’affaire Dreyfus. On est ici dans une affaire politique parce que l’on veut faire passer une législation sans en dire le mot. L’affaire Lambert, c’est la porte ouverte à l’euthanasie par omission."
"Si j’avais la moindre hésitation sur le fait que nous serions peut-être en situation d’obstination déraisonnable, j’arrêterai du jour au lendemain de me battre pour Vincent. Moi qui enseigne le droit de la santé, je suis le premier à faire comprendre à mes étudiants qu’arrêter un traitement dans le cas d’une obstination déraisonnable ce n’est pas de l’euthanasie. C’est quelque chose de parfaitement légitime et normal. En revanche, quand on n’est pas dans une situation d’obstination déraisonnable, on peut se trouver en présence d’une demande d’euthanasie. Pourquoi est-ce qu’il serait déraisonnable de continuer à prendre soin de Vincent ? Personne n’a jamais répondu à cette question. Je dis qu’il n’est pas déraisonnable de s’occuper d’une personne handicapée, quand bien même elle est gravement handicapée, parce que c’est l’honneur de notre société de s’occuper des plus faibles."

Posté le 26 juillet 2017 à 16h36 par Michel Janva | Lien permanent

Lors de l'hommage au père Hamel, Mgr Lebrun dénonce les crimes de l'avortement et de l'euthanasie

Ce matin, Monseigneur Dominique Lebrun, archevêque de Rouen a prononcé un discours pour l’inauguration de la Stèle républicaine pour la paix et la fraternité et à la mémoire du Père Jacques Hamel – Saint-Etienne du Rouvray. Devant le Président de la République, le Premier ministre, le ministre de l’intérieur, le Président du Conseil constitutionnel, des parlementaires, le député, le Maire, les hautes autorités civiles, judiciaires et militaires, il a déclaré :

"Des attentats, hier, la profanation de tombe ou de lieux de culte, aujourd’hui encore, même accomplie par des adolescents, sont une ombre pour toute notre société. Notre société qui ne sait plus où elle va après la mort, et se croit libre de faire tout ce que chaque individu souhaiterait, y compris abréger sa vie ou l’empêcher de naître ; c’est une ombre pour notre société qui met de côté des ressources spirituelles en chargeant la loi d’établir la morale alors que celle-ci, la loi, ne peut qu’être qu’une aide et que la morale, elle vient du profond de notre humanité."

Posté le 26 juillet 2017 à 14h31 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2017

Les parents du petit Charlie Gard acceptent le transfert de leur fils en soins palliatifs

Les parents du petit Charlie Gard, bébé de 11 mois atteint d’une maladie génétique rare, ont annoncé lundi 24 juillet la fin de leur procédure judiciaire pour le maintien en vie de l’enfant. La Cour devait déterminer le 25 juillet si l’enfant pouvait recevoir un traitement expérimental aux Etats-Unis. Cette décision aurait confirmé ou infirmé les avis précédents des différentes institutions de justice interrogées sur l’affaire. La décision a été prise après qu’un médecin américain, venu examiner l’enfant quelque jours plus tôt ait dit aux parents qu’il était trop tard pour lui donner le traitement prévu. D’après leur avocat,

« il n'est plus dans l'intérêt de Charlie de poursuivre le traitement » car « Charlie a souffert d’atrophie musculaire grave » et « les dégâts pour ses muscles [sont] irréversibles ». « Charlie a patiemment attendu un traitement. En raison de ce délai, cette opportunité a été perdue ».

Les parents se sont dit prêts à accepter que Charlie soit transféré au service de soins palliatifs et qu'il soit « autorisé à mourir avec dignité ». Ils envisagent de fonder une association afin que la voix de Charlie « continue à être entendue ».

Posté le 25 juillet 2017 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

20 juillet 2017

Vincent Lambert entre les mains du Docteur Sanchez

Du Comité de soutien à Vincent Lambert :

Capture d’écran 2017-07-20 à 18.39.03"Hier, le Conseil d’Etat s’est, une nouvelle fois, prononcé sur l’affaire Vincent Lambert. Sa décision porte sur l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation prononcée le 11 janvier 2014 par le Docteur Kariger (1er médecin de Vincent au CHU de Reims) et sur la suspension de la seconde procédure collégiale prononcée en juillet 2015 par le Docteur Simon (2ème médecin, qui a quitté le CHU en décembre dernier).

Le Conseil d’Etat a considéré que le nouveau médecin de Vincent Lambert, le Docteur Sanchez, n’était pas tenu par les décisions prises par ses prédécesseurs. En conséquence, le Docteur Sanchez n’a pas l’obligation d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent. C’est une première bonne nouvelle, mais il y a mieux : ce médecin n’est également pas tenu de relancer une autre procédure collégiale. Et ce contrairement aux effets de manchettes de certains médias.

C’est pourquoi les avocats de Vincent Lambert considèrent que la décision rendue publique hier est une petite victoire. Concrètement le Conseil d’Etat laisse les mains libres au Docteur Sanchez. Théoriquement il devrait se garder d’initier une nouvelle procédure collégiale. En effet :

Cependant, nous devons, avec les avocats et les parents, rester très prudents. Vous le savez, Vincent a déjà fait l’objet de décisions médicales et judiciaires irrationnelles.

Vincent Lambert est un grand handicapé, il n’est pas en fin de vie. Notre demande n’a pas varié depuis le début de notre mobilisation : son transfert dans un établissement spécialisé pour son handicap, qui lui donnera, comme aux 1 700 autres personnes comme lui en France, les soins que son état requiert. Les avocats ont lancé d’autres actions pour faire échapper Vincent Lambert de cet « enfer carcéral »."

Posté le 20 juillet 2017 à 18h41 par Michel Janva | Lien permanent

Vincent Lambert : Le Conseil d’État juge illégale la suspension de la deuxième procédure d’examen de l’interruption des traitements

Le 11 janvier 2014, le médecin chargé de Vincent Lambert au centre hospitalier universitaire de Reims avait pris la décision de mettre fin à l’alimentation et à l’hydratation artificielles de ce patient. Cette décision avait été jugée légale par une décision du Conseil d’État du 24 juin 2014, rendue après expertise médicale. Par un arrêt du 5 juin 2015, la Cour européenne des droits de l’homme a ensuite jugé qu’il n’y aurait pas violation de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales en cas de mise en œuvre de la décision du Conseil d’État.

Après l’intervention de cet arrêt, M. François Lambert, neveu de M. Vincent Lambert, a demandé, en juin 2015, au CHU de Reims de mettre en œuvre la décision qui avait été prise par le médecin. Le nouveau médecin en charge l’a alors informé, ainsi que les autres membres de la famille, de sa décision d’engager une nouvelle procédure collégiale. Toutefois, le CHU a annoncé la décision de ce médecin de suspendre la procédure collégiale en indiquant que « les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite de cette procédure tant pour Vincent Lambert que pour l’équipe soignante ne sont pas réunies ». François Lambert a contesté cette décision devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, qui a rejeté sa demande par un jugement du 9 octobre 2015. Saisie en appel, la cour administrative d’appel de Nancy a infirmé ce jugement : elle a annulé la décision de suspension de la procédure collégiale et a enjoint au CHU de Reims de mettre le médecin en charge de M. Vincent Lambert, ou tout autre praticien susceptible de lui succéder, en mesure de répondre aux obligations lui incombant vis-à-vis du patient. Mais elle a refusé d’enjoindre au CHU de mettre en œuvre la décision prise le 11 janvier 2014 par le médecin alors en charge de M. Vincent Lambert.

Les deux parties de cet arrêt ont été contestées devant le Conseil d’État :

Par la décision d'hier, le Conseil d’État rejette les deux requêtes dont il est saisi.

1. Il juge tout d’abord que la décision prise le 11 janvier 2014 par le médecin chargé de M. Vincent Lambert ne peut plus recevoir application. Il déduit du code de la santé publique que les décisions de limiter ou d’arrêter les traitements dont la poursuite traduirait une obstination déraisonnable, qui ne peuvent intervenir que dans le cadre d’une procédure collégiale, sont prises par le médecin chargé du patient et ne peuvent être mises en œuvre que par ce même médecin ou sous sa responsabilité. Par suite, dans le cas où le médecin qui a pris une telle décision n’est plus chargé du patient à la date où cette décision peut commencer à être mise en œuvre, la décision en cause cesse de produire effet et ne peut plus légalement recevoir application. Le nouveau médecin doit alors prendre lui-même une décision.

2. Le Conseil d’État juge ensuite que le médecin chargé de Vincent Lambert, qui avait précisément engagé une nouvelle procédure collégiale pour examiner la question de l’arrêt des traitements, ne pouvait pas décider d’interrompre cette procédure pour les raisons qu’il a retenues. Selon le communiqué, ces raisons tenaient à ce que « les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite de cette procédure tant pour Vincent Lambert que pour l’équipe soignante [n’étaient] pas réunies », étant précisé que « les conditions d’un échange serein [devaient] absolument être rétablies dans l’intérêt de Vincent Lambert et de son accompagnement ». Le Conseil d’État juge que l’existence d’éventuelles menaces pour la sécurité de Vincent Lambert et de l’équipe soignante n’est pas un motif légal pour justifier l’interruption d’une procédure engagée en vue d’évaluer si la poursuite de l’alimentation et de l’hydratation artificielles traduit une obstination déraisonnable.

Le Conseil d’État rejette donc les pourvois dont il est saisi. Il en résulte que le médecin nouvellement chargé de Vincent Lambert devra se prononcer sur l’engagement d’une procédure d’examen du maintien de son alimentation et son hydratation artificielles.

Rien n’interdit au CHU d’entamer une nouvelle procédure collégiale, depuis le début. Mais il sera obligé de tenir compte de la plainte pénale que les parents de Vincent ont lancé contre le docteur Kariger et contre le CHU pour maltraitances et tentative d’assassinat.

Posté le 20 juillet 2017 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

17 juillet 2017

Le tuteur de Charlie Gard est une militante pro euthanasie

Nouveau rebondissement :

Unknown-9"On se souvient que les juridictions britanniques et européennes ont récemment donné raison à un hôpital qui voulait, contre la volonté de ses parents, "débrancher" Charlie Gard, un enfant de 11 mois atteint d'une maladie grave.

Un tuteur avait été nommé par les juridictions pour contourner le refus des parents et représenter l'enfant en justice. Ce tuteur était censé être un professionnel impartial, garant de l’intérêt de l’enfant. Il avait - au nom de l'enfant - donné son accord à l'arrêt de la respiration artificielle et à sa mort.

Or les médias britanniques révèlent ce jour que ce tuteur, l’avocate Victoria Butler-Cole, est membre du conseil d’administration de l'organisation "Compassion In Dying", issue de la "Voluntary Euthanasia Society" qui fait campagne pour la légalisation de l’euthanasie au Royaume Uni. Me Butler-Cole s’était déjà illustrée en défendant une femme qui demandait qu'on laisse mourir son mari, par déshydratation et sédation.

Cette révélation est grave et remet en cause la procédure. Elle intervient quelques jours après qu'une dizaine de scientifiques a écrit à l'hôpital pour témoigner, en soutien aux parents, de la possibilité de tenter un traitement expérimental offrant, environ, 10% de chances de guérison à l'enfant."

De tuteur à tueur...

Posté le 17 juillet 2017 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet 2017

Les parents de Vincent Lambert sont les seuls à rester à son chevet tous les jours

Me Jérôme Triomphe, qui était devant le Conseil d’État lundi 10 juillet, fait le point de la situation scandaleuse de maltraitance dans laquelle se trouve depuis quatre ans Vincent Lambert. Le combat juridique pour que Vincent puisse bénéficier des soins nécessaires, notamment de kinésithérapie, et être transféré dans un autre hôpital se poursuit.

Posté le 12 juillet 2017 à 21h47 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2017

Vincent Lambert devant le Conseil d’Etat : vers une petite victoire ?

Le Comité de soutien à Vincent Lambert communique :

DEcXPOsXUAQMiV4"Hier, 10 juillet 2017, le Conseil d'Etat a examiné une nouvelle fois la situation de Vincent Lambert, saisi après l’arrêt rendu par la Cour d’appel administrative de Nancy du 16 juin 2016. Son examen portait sur la triple question de :

Le rapporteur public a estimé qu’un médecin, y compris dans le cadre d’une procédure collégiale, n’est jamais tenu d’exécuter les décisions prises par son prédécesseur, mais doit prendre lui-même une décision médicale, à la suite d’une nouvelle procédure collégiale. Cette proposition de réponse était soutenue par les avocats des parents de Vincent, mais aussi par le CHU. Elle est en réalité la simple application du principe bien connu d’indépendance du médecin.

Il a également considéré que la décision du docteur SIMON de suspendre la procédure collégiale le 23 juillet 2015 constituait bien une décision administrative susceptible d’être déférée devant un tribunal, qu’il peut être légitime de suspendre une procédure collégiale, laquelle doit tenir compte des facteurs humains et des circonstances particulières de chaque situation, mais que cette suspension ne pouvait pas être indéfinie.

Enfin, il a considéré qu’une demande d’astreinte (formulée ici par François Lambert à l’encontre du CHU) ne pouvait pas être acceptée, en raison du principe d’indépendance médicale. Tout au plus était-il possible d’enjoindre un hôpital à mettre un médecin en mesure de remplir ses devoirs vis-à-vis de son patient. 

Il a également admis que cette procédure est désormais largement théorique, dans la mesure où le docteur Simon a à son tour démissionné du CHU de Reims, remplacée en février 2017 par le docteur Sanchez. Mais il a indiqué que cette procédure, pour laquelle il a conclu au rejet des pourvois, pouvait avoir un intérêt pédagogique.

En pratique, la procédure collégiale du Dr Simon ne s’impose pas au docteur Sanchez et celui-ci ne peut arrêter l’alimentation et l’hydratation entérales de Vincent que dans l’hypothèse où il prend lui-même une nouvelle décision médicale en ce sens, à la suite d’une procédure collégiale.

Si le Conseil d’Etat suit les recommandations du rapporteur, ce qui est la cas généralement, ce sera une petite victoire pour les amis de Vincent.

Dans les faits, rien n’interdit au CHU d’entamer une nouvelle procédure collégiale, depuis le début. Mais il sera obligé de tenir compte de la plainte pénale que les parents de Vincent ont lancé contre le docteur Kariger et contre le CHU pour maltraitances et tentative d’assassinat. Nous espérons que le Dr Sanchez optera pour la sagesse et le bien de Vincent. Et nous souhaitons que la procédure initiée par les parents de Vincent pour obtenir son transfert trouvera enfin un écho favorable. En attendant la décision à venir du Conseil d’Etat, restons vigilants et mobilisés !"

Posté le 11 juillet 2017 à 20h00 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2017

Une vidéo fait le point sur l’affaire Charlie Gard

La justice a décidé d'arrêter le respirateur, l'alimentation et l'hydratation de Charlie Gard, bébé de 10 mois atteint d’une maladie génétique, ce qui va le faire mourir. Il n'appartient pas à un État de décider de la vie et de la mort des personnes humaines.

Des centaines de milliers de personnes soutiennent les parents de Charlie Gard qui se battent pour que Charlie puisse vivre sa vie ! Soutenez-les aussi en signant cette pétition.

Posté le 10 juillet 2017 à 19h33 par Michel Janva | Lien permanent

08 juillet 2017

Le petit Charlie va finalement être maintenu en vie

L’hôpital pour enfants de Great Ormond street à Londres a annoncé vendredi qu’il allait examiner de nouvelles possibilités pour traiter un bébé atteint d’une maladie rare, quelques jours après les interventions du Pape et du président américain Donald Trump.

L’hôpital devait cesser de maintenir en vie le bébé, Charlie Gard, à la suite d’une décision de justice, mais contre l’avis de ses parents.

«Deux hôpitaux internationaux et leurs chercheurs nous ont indiqué ces dernières 24 heures qu’ils avaient de nouveaux éléments pour le traitement expérimental qu’ils avaient proposé». «Nous estimons, tout comme les parents de Charlie, qu’il est juste d’explorer ces éléments».

Le Vatican s'est dit prêt à lui accorder la nationalité vaticane et faciliter son transfert dans les services de l’hôpital pédiatrique du Saint siège, Bambino Gesu.

Posté le 8 juillet 2017 à 14h58 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2017

Cardinal Sgreccia : 10 points critiques concernant le cas du petit Charlie Gard

Analyse du Cardinal Elio Sgreccia, publiée en italien sur http://www.ildonodellavita.it et traduite en français par Aude Dugast :

Alors que le dernier recours en justice, auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) des parents de Charlie Gard vient de donner raison aux différentes cours britanniques qui ont décidé de suspendre la vie de leur enfant, le Cardinal Elio Sgreccia, ancien président de l’Académie pontificale pour la vie, publie une analyse soulignant les points d’interrogations qui demeurent dans cette affaire. Gènéthique en publie l’intégralité. Dans le même temps, la présidente de l'hôpital pédiatrique Bambino Gesù (Enfant Jésus) qui dépend du Vatican, Mme Mariella Enoc, s'est déclarée prête à « accueillir Charlie Gard à Rome, si ses parents le souhaitent et si son état le permet ».

En ces heures dramatiques nous assistons, avec douleur et impuissance, aux derniers développements et aux funestes contours de l’affaire du petit Charlie Gard, ce nouveau-né de 10 mois, affecté par le syndrome de l’encéphalopathie mitochondriale de forme infantile, lequel, sur la base de différentes décisions judiciaires émises par trois différentes Cours anglaises, de degré divers, et finalement par la Cour européenne des Droits de l’Homme elle-même, devrait être accompagné à la mort par le débranchement de la machine qui assure sa ventilation mécanique et par l’interruption de l’alimentation et l’hydratation artificielles, après lui avoir administré une sédation profonde.

Dans les décisions judiciaires des différents degrés, les Cours anglaises ont répété (souligné) que le processus de dégradation générale des conditions cliniques de Charlie, et en même temps, la détérioration progressive et inexorable du fonctionnement des organes nécessaires aux fonctions vitales, dont les premières sont celles de la respiration, conduisent à croire que tout décision relative à une action ultérieure qui pourrait prolonger de semblables conditions de vie, devrait être jugée illégitime, à partir du moment où elle n’est pas engagée pour le plus grand intérêt du petit, mais plutôt qu’elle conduit à augmenter, dans le temps et l’intensité, la douleur et la souffrance de l’enfant. Ce qui surprend le plus c’est que l’idée de soumettre  Charlie à un protocole expérimental de thérapie nucleosidique qui est en train d’être mis au point aux Etats-Unis, proposé à plusieurs reprises par les parents, a été considérée irréalisable, encore mieux « futile », par les conseillers médicaux questionnés par les juges, par rapport à l’exigence, celle-là qui s’impose, de vouloir donner une exécution  immédiate et définitive aux dispositions unanimes des sentences prononcées jusqu’à maintenant.

Il semble que tout ait concouru, dans les six derniers mois, à réaliser une sorte « d’acharnement thanatologique » (mort illicite) contre le petit Charlie, une  compétition, de la part des juges et des médecins, visant à s’assurer de la solution la plus rapide dans son cas, faisant taire tout élan d’espérance des parents, écrasant toute lueur provenant d’une possibilité de succès d’une thérapie, qui, bien qu'expérimentée seulement sur les souris et pour quelques autres maladies différentes de celle de Charlie, selon les mots du Professeur responsable des essais en cours aux Etats-Unis, interrogé ad hoc par les parents de Charlie, aurait pu, au moins théoriquement, apporter des bénéfices à ses conditions générales de santé. Il est vrai qu’après la demande d’autorisation de procéder à l’essai thérapeutique sur Charlie, en janvier dernier, l’encéphalopathie épileptique dont il souffre a créé, par des crises successives, des dommages cérébraux supplémentaires et graves ; cependant, ce qui doit être discuté ici concerne plutôt, et toujours, la possibilité de décider quand et comment mettre fin à la vie d’un être humain sans défense. A cet effet, il semble opportun de considérer quelques points critiques qui apparaissent dans  l’étude globale de ce dossier, sous de nombreux aspects paradigmatiques.

1/ L’incurabilité ne peut jamais être confondue avec l’impossibilité de soin : une personne affectée d‘un mal, en l’état actuel de la médecine, incurable, est, paradoxalement, le sujet qui, plus que tout autre, a le droit de demander et d’obtenir assistance et soin, attention et dévouement continus : il s’agit du principal fondement de l’éthique de soin, qui vise justement d’abord ceux qui sont en état de vulnérabilité, de minorité, de fragilité majeure. Et Charlie est l’exemple vivant paradigmatique de qui a le droit d’être assisté à toutes les phases de sa maladie, en raison de son état de nécessité, lié à l’âge et la maladie. Le visage humain de la médecine se manifeste justement dans la pratique clinique du ‘prendre soin’ de la vie de la personne souffrante et malade.

2/ Le droit d’être continuellement objet, ou mieux encore, sujet des attentions et des soins de la part de la famille et des tiers, réside dans la dignité dont toute personne humaine, même nouvellement née, même malade et souffrante, ne cesse jamais d’être titulaire. C’est l’être substantiel de l’homme, et ses puissances, qui fondent cette dignité, pas seulement son actualisation concrète et accidentelle. C’est ce qui s’entend par ‘dignité purement ontologique de la personne’, un statut qui est complètement indépendant de la capacité d’utiliser activement les facultés éminemment propres à l’être raisonnable, il suffit que ces mêmes facultés de cet être raisonnable, existent comme potentialités actuelles, et éventuellement réalisables.

3/ L’alimentation-hydratation artificielle, par sonde nasogastrique, ne pourra en aucun cas être considérée comme un traitement. Elle ne l’est pas en raison du moyen utilisé pour l’administrer, puisque n’est pas considéré thérapeutique le fait de donner du lait à un nouveau-né à l’aide d’un biberon. Elle ne l’est pas en raison des procédés de production de ces aliments, puisque n’est pas considéré thérapeutique le lait en poudre, par exemple, dont la production suit un procédé industriel long et complètement mécanisé. Elle ne l’est pas au motif que la poche parentérale est prescrite par un spécialiste médical, puisque le même achat de lait artificiel est soumis à la prescription médicale du pédiatre. L’eau et la nourriture ne deviennent pas des prescriptions médiales par le seul fait qu’elles sont administrées artificiellement, par conséquent, les interrompre n’est pas comme suspendre un traitement, mais c’est laisser mourir de faim et de soif qui n’est simplement pas en état de s’alimenter de façon autonome.

4/ L’idée maîtresse qui fonde le consentement éclairé a à voir avec le principe par lequel le patient n’est jamais un individu anonyme à qui on applique des connaissances techniques déterminées, mais un sujet conscient et responsable qui doit être appelé à participer à la mise au point de ce qui est nécessaire pour améliorer sa propre santé et, éventuellement, pour atteindre un objectif de guérison et de soin. Cela nécessite qu’il soit impliqué dans les processus décisionnels qui le regardent, dans une relation de dialogue afin d’éviter qu’il ne se trouve dans des conditions de devoir subir passivement des décisions et des choix pris par des tiers. L’affaire du petit Charlie, prouve au contraire que s’est installée, au cours du temps, une dynamique qui a grandement détaché l’équipe médicale de la volonté des parents, comme on voit à l’évidence avec cet ultime interdit qui leur a été imposé, face à leur désir de pouvoir transporter, pour voir mourir, dans leur maison, leur propre fils.

5/ L’interdiction du traitement expérimental pour Charlie ne peut, en aucun cas, être justifiée en faisant appel à l’état de souffrance dans lequel il vit actuellement. Il est bien possible que la thérapie expérimentale n’aurait pas donné les résultats médicaux attendus, mais il est tout aussi vrai que les souffrances de Charlie demandent une approche palliative intégrale et systématique qui aurait pu, hypothétiquement, accompagner l’expérimentation elle-même. L’exclusion d’accès à cette thérapie a été motivée tant au nom du pronostic de leur inutilité - dont l’aléa rentre dans les paramètres d’incertitude, absolument et ordinairement propres à chaque essai thérapeutique - tant au nom de la nécessité de lui éviter les souffrances ultérieures que le prolongement d’une vie en de telles conditions aurait pu générer : de ce fait, la perspective, même lointaine, de laisser en vie Charlie, voire de prolonger le temps de sa vie au moyen d’une thérapie expérimentale, a été considérée a priori comme une solution inenvisageable, au nom de la nécessité de lui éviter des souffrances ultérieures, et cela, non grâce à une solution palliative adéquate mais par le moyen d’une mort provoquée.

6/ Le principe de l’intérêt supérieur du mineur, que les documents internationaux posent au centre des mécanismes de tutelle des mineurs, que les Cours anglaises elles-mêmes ont invoqué comme justification majeure de leurs décisions, nous croyons qu’il implique, ou mieux, qu’il légitime une forme d’euthanasie passive comme celle qu’on a décidé de pratiquer sur le petit Charlie. Nous croyons que son intérêt supérieur va dans le sens d’une prise en charge qui lui assure une existence la plus digne possible, à l’aide d’une opportune stratégie antalgique qui lui permette de maîtriser la douleur, si vraiment, on devait tenir pour impossible de parcourir le chemin menant au protocole expérimentale déjà en cours aux Etats-Unis. Ce qui est exactement ce que les parents de Charlie ont demandé sans arrêt jusqu’à maintenant.

7/ La Cour européenne des Droits de l’Homme, a incroyablement glissé sur tous ces aspects de fonds détaillés ici et même, elle semble être allée plus loin, assumant une posture purement procédurale, au nom du principe de ‘la marge d’appréciation’. Si d’un côté elle fait observer, dans la sentence du 28 juin dernier, que les décisions des Cours nationales anglaises, ne violaient pas les articles 2, 6, 8, de la Convention européenne des Droits de l’Homme, confirmant de fait l’exactitude formelle de leur action, d’un autre côté elle a retenu ne pas devoir étudier le fond de la question de la suspension de l’alimentation-hydratation-respiration artificielles au nom de l’autonomie souveraine des Etats membres ce qui l’autoriserait à réglementer à son gré des thèmes plus compliqués sur le plan éthique, comme le cas d’une euthanasie passive sur un nouveau-né. Et ceci en dépit du fait que les dispositions combinées des articles 2 et 8 de la Convention statuent très clairement l’interdit de priver délibérément qui que ce soit du bien fondamental de la vie.

8/ A personne n’échappe le fait que derrière toute cette affaire, se cache, bien que jamais mentionnée, l’idée d’efficacité de gestion des ressources sanitaires, efficacité qui conduit à en disposer d’une façon qui ne peut pas ne pas générer une sournoise culture du déchet. Dans une société qui devra faire face à un phénomène croissant de médicalisation des maladies en même temps  qu’à un nombre croissant de personnes âgées, avec le suivi des maladies dégénératives liés à ces personnes âgées, la limitation toujours croissante des ressources destinées au système sanitaire par les gouvernements nationaux, alimente une culture d’entreprise qui fait de l’efficacité à tout prix son premier objectif vital et exclusif, élargissant de fait le nombre de ceux qui, marginalisés en raison de leur faible espérance de vie, sont identifiés comme des déchets à éliminer, si possible.

9/ Encore plus inquiétante est la légèreté avec laquelle on accepte le paradigme de ‘qualité de vie’, autrement dit, ce modèle culturel qui conduit à reconnaître la non dignité de certaines existences humaines, complètement identifiées et confondues avec la maladie dont elles sont porteuses et la souffrance qui l’accompagne. Jamais un malade ne peut être réduit à sa pathologie, puisque aucun être humain ne cesse un seul instant et en dépit de sa condition de malade et/ou sa souffrance, d’être un univers incommensurable de sens qui mérite à chaque instant, l’attention délicate de qui veut inconditionnellement son bien sans se résoudre à la considérer comme une existence de série B par le seul fait d’être dans le besoin, dans la nécessité, ou en souffrance. Une existence à laquelle on ferait une faveur en la supprimant définitivement. Et ceci vaut d’autant plus dans le cas de ceux qui ne peuvent pas, ou ne peuvent plus, exprimer ce qu’ils sont et ce qu’ils sentent, comme dans le cas du petit Charlie.

10/ A travers les postures schizophréniques liées à ces nouveaux paradigmes culturels, on peut saisir l’ambivalence de ceux qui tout en revendiquant la liberté d’accès totale et sans discrimination à l’euthanasie, sur la base de la prépondérance exclusive de l’autonomie individuelle, nient en même temps cette autonomie de décision pour les autres cas, comme celui-ci, où l’on estime que seuls les médecins sont légitimes à prendre la décision, sans aucune participation des parents. L’ambivalence de ceux qui pensent qu’il est juste que les médecins soient en condition de pouvoir donner un peu plus de temps aux parents pour les aider à se détacher de leur fils, en leur consentant de rester en sa compagnie, mais qui ne pensent pas à quel point ce serait nécessaire pour les mères porteuses qui seront privées de leur fœtus, immédiatement après la naissance, pour satisfaire les désirs des ‘loueurs de ventre’. L’ambivalence de ceux qui pensent à protéger la dignité de la vie d’un sujet en lui niant la vie même, qui est l’assise du principe non seulement de la dignité humaine mais de tout autre reconnaissance qui pourrait être faite en sa faveur. L’ambivalence de ceux qui se battent pour la défense judiciaire, institutionnelle, internationale des droits des plus faibles, dans le cadre des régimes démocratiques, et puis accepte de bon gré de voir légalisée ou judiciarisée l’euthanasie, pratiquée sur les plus petits, les plus faibles, les plus nécessiteux.

Posté le 4 juillet 2017 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2017

Donald Trump propose son aide aux parents de Charlie Gard

Donald Trump a offert aujourd'hui d'aider les parents de Charlie Gard, ce bébé britannique de dix mois atteint d'une maladie génétique rare et dont la justice a autorisé la fin du maintien en vie.

"Si nous pouvons aider le petit #CharlieGard, comme le demandent nos amis britanniques et le pape, nous serions ravis de le faire".

Posté le 3 juillet 2017 à 20h23 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2017

Euthanasie de Charlie Gard : «Nous sommes arrivés au terminus de la culture de mort. Les tribunaux décident si un bébé a ou non le droit de vivre»

0ptLe petit Charlie Gard, victime d'une maladie orpheline, doit être « débranché » avec la bénédiction de la Cour européenne des droits de l'homme, contre l'avis de ses parents. Voici ce qu'en a dit le cardinal Carlo Caffarra dans une très forte déclaration à Il Giornale (traduction de Jeanne Smits) :

« Nous sommes arrivés au terminus de la culture de mort. Ce sont les institutions publiques, les tribunaux qui décident si un bébé a ou non le droit de vivre. Y compris en allant contre la volonté des parents. Nous avons touché le fond de la barbarie. Sommes-nous les enfants des institutions, et leur devons-nous la vie ? Pauvre Occident : il a rejeté Dieu et sa paternité est aujourd'hui baillée à la bureacratie ! L'ange de Charlie voit toujours la Face du Père. Arrêtez, au nom de Dieu. Sans quoi je vous dirai, avec Jésus : “Il vaudrait mieux que l'on vous attache une meule autour du cou et qu'on vous jette au plus profond de la mer.” »

Posté le 1 juillet 2017 à 10h51 par Michel Janva | Lien permanent

La limite du droit des parents au respect de la vie de leur enfant

De Gregor Puppinck à propos de l’affaire Charles Gard et autres contre Royaume-Uni (CEDH, 27 juin 2017, n° 39793/17) :

"Par une décision du 27 juin 2017, la Cour européenne des droits de l’homme vient de donner tort à un couple britannique qui se bat pour que son enfant de 10 mois, atteint d’une maladie mortelle, ne soit pas « débranché » et puisse bénéficier d’un traitement expérimental « de la dernière chance » aux Etats-Unis.

La Cour de Strasbourg a jugé, à la majorité, que les juridictions britanniques pouvaient légitimement estimer, au vu des rapports d’experts médicaux, qu’il n’est pas dans l’intérêt de l’enfant de continuer à vivre sous respiration artificielle, ni de recevoir un nouveau traitement expérimental. Selon les juges britanniques, ces soins ne lui procureraient aucun bienfait et l’enfant souffrirait considérablement.

En conséquence, l’hôpital britannique dans lequel Charlie est hospitalisé va pouvoir le garder contre la volonté de ses parents et arrêter sa respiration artificielle, jusqu’à sa mort naturelle.

L’identification de « l’intérêt supérieur de l’enfant » est au cœur de cette affaire. Pour l’hôpital et les juges britanniques, son intérêt est de mourir pour ne plus souffrir. Pour ses parents, il est de tout tenter pour vivre. Sur ce point, les juges de Strasbourg estiment « évident » que l’intérêt des parents s’oppose à celui de leur fils (§ 67). En d’autres termes, selon la Cour, c’est avec raison que les autorités britanniques ont estimé que les parents faisaient preuve d’une obstination déraisonnable préjudiciable à leur fils.

Une autre question est de savoir qui est le meilleur garant et juge de l’intérêt de l’enfant ? En principe, ce sont ses parents. Mais pour contourner leur refus de l’arrêt des soins, les autorités britanniques ont désigné un tuteur pour représenter l’enfant. De façon surréaliste, la Cour a imaginé que le bébé ait une « volonté » propre, celle de mourir, et qu’elle est exprimée par le tuteur. La Cour note en effet avec satisfaction que, « comme [Charlie] ne pouvait pas exprimer ses volontés, les juridictions internes ont veillé à ce que ses volontés soient exprimées par le biais de son tuteur, un professionnel indépendant nommé expressément par les juridictions internes dans ce but »(§ 92). Ce serait là une garantie du respect des droits des parents et de l’enfant !

S’agissant de l’atteinte au droit au respect de la vie, la Cour s’est une nouvelle fois abritée derrière le constat de l’absence de consensus en Europe en matière de fin de vie et d’euthanasie pour accorder au Royaume-Uni une large marge d’appréciation quant à la protection de la vie des personnes malades, comme dans l’arrêt Lambert contre France du 5 mai 2015.

Ainsi, les parents du petit Charles qui l’accompagnent courageusement dans cette épreuve auront eu la tristesse de voir la Cour confirmer, en substance, qu’ils sont de mauvais parents, et qu’ils doivent se résoudre à laisser leur fils mourir, dans son propre intérêt.

Plus généralement, la Cour souligne que cette affaire est « exceptionnelle », cependant, le précédent qu’elle pose est grave, car elle accepte le principe que la mort d’un enfant soit décidée, contre la volonté de ses parents, en raison de son état de santé. Ce principe pourrait conduire à l’acceptation de l’euthanasie des nourrissons, qui est déjà pratiquée et tolérée dans certains pays européens. Il suffirait pour cela de l’appliquer à d’autres enfants porteurs de handicaps graves mais non mortels et qui, comme dans l’affaire de Vincent Lambert, pourraient être abandonnés à la mort par déshydratation et sédation."

Posté le 1 juillet 2017 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2017

Gardons nous du péché de sédition! Et luttons sans relâche contre ceux qui le commettent.

Extrait de la Somme de théologie, 2a-2ae, question 42.

[…]  la guerre se fait à proprement parler contre les ennemis du dehors, comme une lutte de peuple à peuple. La rixe, elle, se fait d’un particulier à un autre particulier, ou d’un petit groupe à un autre. La sédition, au contraire, se produit à proprement parler entre les parties d’un même peuple qui ne s’entendent plus ; lorsqu’une partie de la cité, par exemple, se soulève contre une autre. Voilà pourquoi la sédition, parce qu’elle s’oppose à un bien spécial, à savoir l’unité et la paix de la multitude, est un péché spécial.

[…] On appelle séditieux celui qui excite la sédition. Et parce que la sédition implique une certaine discorde, le séditieux est celui qui cause non pas une discorde quelconque, mais celle qui divise les parties d’un même peuple. […] 

* * * * * * * *

L’Apôtre [saint Paul] (2 Co 12, 20) interdit les séditions ; et les place parmi d’autres péchés mortels. La sédition est donc un péché mortel.

[…] la sédition s’oppose à l’unité de la multitude, c’est-à-dire à l’unité du peuple, de la cité ou du royaume. Or, S. Augustin dit que le peuple, selon le témoignage des sages, désigne « non point l’ensemble de la multitude, mais le groupement qui se fait par l’acceptation des mêmes lois et la communion aux mêmes intérêts ». Il est donc manifeste que l’unité à laquelle s’oppose la sédition est l’unité des lois et des intérêts. La sédition s’oppose ainsi à la justice et au bien commun. C’est pourquoi elle est, de sa nature, péché mortel, et d’autant plus grave que le bien commun auquel s’attaque la sédition est plus grand que le bien privé auquel s’attaquait la rixe.

[…] Le péché de sédition appartient d’abord et à titre de principe à ceux qui excitent la sédition. Ceux-là pèchent très gravement. Secondairement, à ceux qui les suivent, et qui troublent le bien commun. Quant à ceux qui défendent le bien commun en leur résistant, ils ne doivent pas être appelés séditieux ; pas plus que ceux qui se défendent ne sont coupables de rixes, nous l’avons dit.

[…]  Le combat qui est permis se fait pour l’utilité commune […]. La sédition, au contraire, se fait contre le bien commun du peuple. C’est pourquoi elle est toujours un péché mortel.

Posté le 25 juin 2017 à 12h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

21 juin 2017

La franc-maçonnerie travaille sur l'euthanasie et le transhumanisme

Capture d’écran 2017-06-21 à 21.59.22En 2017, la franc-maçonnerie fête ses 300 ans. Afin de célébrer ce tricentenaire, le Grand Orient de France organise plusieurs événements. Dans son dossier de presse, la secte indique :

"Chaque année, les Loges travaillent sur une « question à l’étude » dont l’obédience réalise la synthèse. Le Grand Maître présente ces analyses assorties de propositions aux pouvoirs publics dans les cadres prévus par nos institutions: commissions parlementaires, consultation des représentants de la société civile...

La franc-maçonnerie intervient surtout sur les questions de société : hier l’IVG ou la dépénalisation de l’homosexualité, aujourd’hui le droit de mourir dans la dignité. Elle a ainsi été très impliquée dans l’élaboration des lois sur la bioéthique. En s’appuyant sur ses experts et sur le travail, plus philosophique, de ses Loges, Le Grand Orient a pu proposer aux pouvoirs publics des améliorations à la loi, notamment sur la difficile question de l’encadrement de l’expérimentation. En ce moment les francs-maçons travaillent notamment sur les défis que nous pose le transhumanisme. Par ailleurs, un thème qui leur est cher, la laïcité, est revenu au centre des préoccupations des Français.

Posté le 21 juin 2017 à 22h04 par Michel Janva | Lien permanent

16 juin 2017

Elle refuse de pratiquer l'euthanasie : elle doit démissionner

Lu sur Réinformation.tv :

"Mary Jean Martin a été contrainte à la démission dans l’Ontario pour la simple raison qu’elle refuse toute participation à l’euthanasie, devenue légale dans le pays l’an dernier. C’est une grave atteinte à l’objection de conscience, dira-t-on. C’est surtout une intolérable pression pour obliger des personnes à participer non pas à ce qu’elles jugent subjectivement mauvais, mais à ce qui est objectivement criminel.

Mary Jean Martin s’occupait principalement de personnes âgées et très malades. C’était sa vocation : entrée dans la profession à la fin des années 1980, elle voulait avant tout aider les plus « vulnérables », ceux qui sont en difficulté. Elle était chargée de coordonner les soins à domicile pour le compte du Local Health Integrated Network (Réseau local intégré pour la santé), organisme public parfaitement aligné sur l’idéologie du gouvernement socialiste de l’Ontario. [...]"

Posté le 16 juin 2017 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

15 juin 2017

Des assurance refusent le remboursement là où... l'euthanasie est légale

Lu sur Réinformation.tv :

"L’une des motivations fondamentales, et bien entendu peu souvent mises en avant des partisans de l’euthanasie et du suicide assisté, est économique. Il n’aura pas fallu attendre longtemps, en définitive, pour que cela soit montré au grand jour. Selon le quotidien Washington Times, des assurances santé dans l’Etat du Nevada, où le suicide assisté est légal, ont récemment refusé des traitements onéreux et nécessaire à la survie de leurs clients, proposant de les aider plutôt à mettre fin à leurs jours.

Posté le 15 juin 2017 à 08h40 par Michel Janva | Lien permanent

07 juin 2017

Nos mains ne tueront pas : Médecins et soignants face à la sédation profonde

De Choisir la Vie :

"Près d'une année de pratique de la sédation profonde semble déjà confirmer le potentiel euthanasique de cette mesure, en l'absence de jugement éclairé. L'antenne d'écoute et d'accompagnement des professionnels de santé de l'association Choisir la Vie a organisé son premier WE de formation sur ce thème. Elle n'est applicable que depuis le 3 aout 2016, dans le cadre de la loi sur la fin de vie (Claeys-Léonetti), et déjà son usage pose de nombreuses interrogations et cas de conscience. La sédation profonde a alimenté formations et échanges, les 27 et 28 mai dernier, dans le cadre de la nouvelle cellule dédiée à l'écoute et à la formation des professionnels de santé : Médecins, infirmières, aides-soignants, pharmaciens mais aussi aumôniers… une quinzaine de participants au total, pour cette première session de l'antenne "Nos mains ne tueront pas", créée sous l'égide de l'association Choisir la Vie. Un nom évocateur alors que des hommes et femmes de terrain déplorent déjà une dérive euthanasique de la sédation.

"De nombreux témoignages concordent et font état d'une extension de cette pratique, en gériatrie, en cancérologie et parfois en soins palliatifs. Les sédations sont posées, sans mauvaise intention exprimée, mais en l'absence de questionnements profonds. Un abandon du discernement qui pousse ces professionnels à échanger, réfléchir et chercher des solutions concrètes", explique Odile Guinnepain, infirmière en soins palliatifs et responsable de l'antenne. La mort passive, comateuse et parfois accélérée des personnes en fin de vie peut-elle se généraliser ? Pas d'objection de conscience possible La situation est d'autant plus complexe pour les professionnels que l'objection de conscience ne s'applique, en droit Français, qu'à trois cas particuliers (IVG, stérilisation et manipulations embryonnaires). Selon maître Jean Paillot, membre de l'association pour la liberté de conscience en France, seul l'article 16 du Code Civil peut être invoqué (primauté de la personne et interdit de toute atteinte à sa dignité). Mais encore faut-il l'argumenter ! Sans solution pratique ni juridique évidente, les participants à cette formation, guidés par Monseigneur Aupetit, médecin de formation et Evêque de Nanterre, ont adopté une autre posture. "L'objection de conscience n'est pas d'abord un droit, mais un devoir", a encouragé le pasteur. Priorité à l'action donc, en évitant l'écueil du "sentimentalisme", contrebalancé par l'alliance de la réflexion, de la volonté et de la raison, selon les propos de Laurence Leménager, enseignante en philosophie. Troisième piste évoquée par Hugues de Saint Vincent, chef d'entreprise : celle du leadership selon la méthode Havard " Ayons du tempérament, développons les vertus cardinales, soyons leaders là où nous sommes, soyons de ceux qui définissent les méthodes palliatives, qui guident et entraînent les équipes", résume Odile Guinnepain, responsable de la formation. Face à la fin de vie : se poser les bonnes questions L'infirmière en unité de soins palliatifs au sein d'un Ehpad a, elle aussi, donné des pistes concrètes pour l'action. "Au sein de notre structure, dans l'Indre, 95 personnes sont mortes les six dernières années. Nous n'avons eu besoin de sédater personne et avons toujours trouvé les solutions. Il faut se poser les bonnes questions, et notamment celle de la souffrance spirituelle au moment de la fin de vie, généralement évacuée".

Le corps médical est souvent désarmé face aux réalités intérieures, de plus en plus méconnues, qui se manifestent à travers des symptômes et comportements physiques identifiables. Il semble urgent de réintroduire ces notions, pour éviter de régler de manière plus ou moins expéditive ce qu'on ne parvient plus à comprendre."

Posté le 7 juin 2017 à 21h24 par Michel Janva | Lien permanent


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