31 juillet 2014

Les médecins canadiens contre l'euthanasie

Lu sur Gènéthique :

L'Association médicale canadienne (AMC), porte-parole national des médecins au Canada vient de rendre publique les résultats d'un sondage réalisé en ligne sur l'euthanasie, le suicide assisté et les soins de fin de vie. Il en résulte que 71,5% sont d'accord avec la position de l'AMC, opposée à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté. 25,8% désapprouvent cette position, et 2,6% ne se prononcent pas. 

Les principales raisons avancées pour justifier leur opposition à toute légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté sont les suivantes: 
- "légaliser l'aide médicale à mourir affecterait profondément la confiance que les patients ont dans les médecins et compromettrait la relation médecin-patient". 
- "le rôle des médecins est de guérir, pas de mettre fin à la vie".
- "la légalisation est une 'pente glissante' et conduirait à un élargissement des conditions et des populations de patients pour qui la mort médicalement assistée peut être appliquée, particulièrement concernant les populations les plus vulnérables"
- "la légalisation de l'aide médicale à mourir pourrait être utilisée afin de faire des économies au sein du système de santé". 

Selon le rapport de l'AMC, si la société en arrivait un jour à une légalisation de l'euthanasie, les médecins devraient être exclus de toute procédure visant à réaliser un tel acte."

Posté le 31 juillet 2014 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent

28 juillet 2014

Euthanasie-GPA un marchandage "gagnant-gagnant" ?

Communiqué de Laissez-les-Vivre SOS-Futures mères :

"Les gesticulations sur la GPA masqueraient-elles la volonté d'imposer l'euthanasie ? Jean LEONETTI, le député sociétal de l'UMP, qui ne se préoccupait jusqu'à présent que de savoir comment il aurait "la peau" de Vincent LAMBERT, s'intéresse brusquement à la GPA. Le voilà qui s'indigne le 23 juin 2014 à l'Assemblée : pas question d'autoriser la GPA et puisque des hommes politiques tant de droite que de gauche dont le sénateur Alain CLAEYS travaille avec le député UMP sur l'euthanasie sont contre pourquoi ne pas déposer dès la rentrée une proposition de loi interdisant strictement cette dernière en France et renforçant les sanctions à l'encontre de ceux qui y ont recours.

Le gouvernement ne pourrait pas le lui refuser en échange d'une nouvelle loi faisait avancer l'euthanasie, par exemple sous forme de possibilités d'aide à mourir dans certains cas "extrêmes" bien entendu forcément "très limités"! L'urgence économique de l'euthanasie est tellement forte, ainsi que l'ont récemment rappelé les déclarations de la toute nouvelle ministre de la Santé de Lituanie Rimanté SALASEVICIUTE. "L'euthanasie sera le mode de gouvernement des sociétés futures" prédisait dès 1982 Jacques Attali, alors sherpa du Président Mitterrand dans l'ouvrage de Michel SALOMON. Face au défi démographique, les pays européens plongés dans le marasme économique sont de plus en plus confrontés à la tentation de l'euthanasie. En France, plus particulièrement y aurait-il un accord tacite entre une grande partie de la classe politique de droite comme de gauche pour y accéder maintenant assez rapidement quitte à laisser tomber au moins en apparence la GPA. Certaines signatures de l'appel à François HOLLANDE du 14 juillet 2014 lui demandant dans le quotidien "Libération" de résister à la GPA sont à cet égard quelque peu étonnantes. Lionel JOSPIN, qui s'il est l'ex mari de Sylviane AGACINSKI, certes sincérement hostile à la GPA est aussi le fils de Mireille JOSPIN, grande égérie de l'ADMD qui avait mis en scène le 6 décembre 2002 son propre suicide. La plupart des ministres sont très favorables à la GPA mais seraient sans doute prêts à laisser de côté leurs revendications si les circonstances économiques l’exigeaient et ce n’est pas le premier d’entre eux, dont le revirement vis-à-vis de la cause palestinienne en faveur d’Israël a été si spectaculaire, qui en est à un reniement près.

La reconnaissance de la loi LEONETTI, comprise d’ailleurs sous sa forme maximaliste, assimilant alimentation et hydratation à des traitements ainsi que le Conseil d’Etat l’a interprêté le 14 février 2014 semble constituer, ainsi que l’allégeance à la loi Veil, "le minimum démocratique" auquel tous les chefs des grands partis veulent désormais être soumis sous peine, s’imaginent-ils, de ne plus être fréquentables. Il en sera vraisemblablement de même d’une législation sur l’euthanasie surtout si elle était soutenue, voire présentée par une personnalité politique aussi consensuelle que Jean LEONETTI.

17 milliards d’euros sont dépensés chaque année pour les personnes âgées et les handicapés. Comme le déplore Jean-Claude MARTINEZ dans "Euthanasie, Stade Suprême du Capitalisme", il est temps pour les gestionnaires qui nous gouvernent d’ouvrir le filon en or des euthanasies possibles. Et cela est beaucoup plus urgent pour l’équilibre budgétaire imposé par l’Union Européenne que la GPA que de toute façon la CEDH arrivera à imposer progressivement et subrepticement. Que la CEDH ait eu à traiter la même semaine (fin juin 2014) à la fois du recours contre le refus d’inscription sur les registres français d’état-civil des enfants conçus par GPA à l’étranger et du référé concernant la décision de mise à mort de Vincent LAMBERT paraît certes être une coïncidence, mais cela a pu suggérer un marchandage facilité par des sondages favorables à l'euthanasie et hostiles à la GPA."

Posté le 28 juillet 2014 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2014

L'euthanasie pour ceux qui n'ont pas les moyens de se payer les soins

Le nouveau ministre de la Santé en Lituanie, Mme Rimantė Šalaševičiūtė, ancienne membre du Parti communiste lituanien à l'époque soviétique, a fait une déclaration claire, liant euthanasie et économie. Elle a expliqué que la Lituanie n’est pas un Etat-providence où les soins palliatifs seraient accessibles à tous, suggérant que l’euthanasie pourrait être une option pour ceux qui ne désirent pas tourmenter leurs proches en leur imposant le spectacle de leurs souffrances.

Elle a également suggéré que la Lituanie puisse légaliser l’euthanasie pour les enfants.

Qu'en pense l'ADMD ?

Posté le 26 juillet 2014 à 19h18 par Michel Janva | Lien permanent

17 juillet 2014

L'Ordre des médecins maintient la radiation du Dr Bonnemaison

L'Ordre des médecins reste pour le maintien de la radiation du Dr Nicolas Bonnemaison et rappelle cette position dans un mémoire transmis au Conseil d'Etat auprès duquel l'urgentiste a fait appel. Le Dr Patrick Bouet, président du CNOM, déclare :

"Le Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM), au nom de la chambre nationale disciplinaire, a mandaté un avocat auprès du Conseil d'Etat pour présenter un mémoire sur la position de l'Ordre". "Cette position est connue, elle n'a pas varié : il convient que la sanction de radiation du Dr Bonnemaison prononcée par cette juridiction indépendante soit exécutée".

Cette radiation, qui lui interdit d'exercer la médecine, est effective depuis le 1er juillet.

Posté le 17 juillet 2014 à 21h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

La prochaine étape après l'euthanasie

Aux Pays-Bas, de nombreux malades en phase terminale n'ont plus droit aux soins, jugés trop chers. Mais bien sûr, s'ils réclament d'être euthanasiés, ce sera li-bre-ment.

Posté le 17 juillet 2014 à 16h53 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

Angleterre : l'Eglise catholique s'oppose au projet de loi sur l'euthanasie

La Chambre des Lords du Royaume-Uni s’apprête à débattre en deuxième lecture le projet de légalisation du suicide assisté.

L’évêque de Portsmouth, Mgr Philip Egan, a demandé à tous les prêtres de son diocèse d’« ouvrir les églises la veille » du débat, le jeudi 17 juillet au soir, « pour une heure d’oraison devant le Saint Sacrement ». Le site du diocèse précise 

« Il encourage chaque paroisse à s’unir dans la prière pour la protection de la vie, spécialement la vie finissante. Même si vous ne pouvez pas vous rendre à l’Heure sainte ce soir-là, vous êtes invités à passer quelque temps en prière devant le Saint Sacrement. »

« Après la prière, la chose la plus importante que nous puissions faire est d’écrire à l’un des pairs de la Chambre de Lords. Veuillez faire cela avant le 18 juillet, vraiment au plus tard. »

Posté le 17 juillet 2014 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

Une loi sur l'euthanasie est comme un mauvais génie sorti de sa bouteille

Theo Boer est professeur d’éthique à l’Université théologique protestante de Groningue. Il a fait partie pendant neuf ans d’une commission régionale de contrôle de la loi sur l'euthanasie aux Pays-Bas. Au nom du gouvernement néerlandais, cinq commissions de ce type déterminent si une euthanasie a été réalisée conformément à la loi. L'euthanasie et le suicide assisté sont légaux aux Pays-Bas depuis 2002. Mais leur nombre ne cesse de croître. Et c'est pourquoi Theo Boer s'interroge, lui qui était favorable à cette loi :

T"J’étais autrefois favorable à la législation. Mais aujourd’hui, avec douze ans d’expérience, mon point de vue est autre. A tout le moins, qu’on attende une analyse honnête et intellectuellement satisfaisante des raisons qui ont provoque l’augmentation explosive des statistiques. Est-ce parce que la loi devrait avoir de meilleurs garde-fous ? Ou est-ce parce que la simple existence d’une telle loi est une invitation à considérer le suicide assisté et l’euthanasie comme une normalité plutôt qu’une solution de dernier recours ? Avant que ces questions aient reçu une réponse, n’y allez pas. Une fois le génie sorti de sa bouteille, il y a peu de chance qu’il y retourne jamais."

Traduction complète par Jeanne Smits.

Posté le 17 juillet 2014 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent

15 juillet 2014

Après être passée pour morte, Angèle Lieby témoigne

Juillet 2009. Angèle Lieby est hospitalisée au service des urgences du nouvel hôpital civil de Strasbourg pour une forte migraine. Quelques heures plus tard, elle devient comme une tétraplégique, incapable de bouger, ni même de respirer. Mais son cœur bat toujours. On l’intube. Angèle Lieby est en fait victime du syndrome de Bickerstaff qui paralyse le système nerveux ; quatre jours après son hospitalisation, tout le monde la croit « morte ». Le médecin chef de service veut la « débrancher ». Son mari, sa famille se battent pour la garder en vie. Les faits leur donneront raison. Plusieurs mois plus tard, son état s’améliore et Angèle retrouve peu à peu l’usage de ses membres. Elle rouvre les yeux. Elle a raconté son « expérience » dans un livre, « pour toutes ces personnes incapables de parler, c’est le cas des personnes âgées notamment… » explique-t-elle. Son livre Une larme m’a sauvée s’est déjà vendu à plus de 200.000 exemplaires et a été traduit dans une quinzaine de langues. Armel Joubert des Ouches est allé à sa rencontre pour reinformation.tv

Posté le 15 juillet 2014 à 08h34 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2014

Le Conseil de l’Ordre des Médecins refuse de lever la sanction contre Bonnemaison

Lu dans Présent :

"le Conseil de l’Ordre des Médecins avait maintenu la sanction de radiation prononcée contre le Dr Bonnemaison. Elle était en effet politiquement incorrecte, allant à contre-courant du délire idéologico-euthanasique ambiant dont on voit les résultats effroyables en Belgique et en Hollande. Pourtant, l’Ordre avait cédé sur tout depuis des années face au pouvoir politique, notamment en matière d’avortement. Cette fois-ci, il se tient droit dans ses bottes. Le Dr Patrick Bouet, président national, refuse absolument de lever cette sanction, bien que Bonnemaison ait été relaxé pour avoir donné la mort à sept de nos contemporains au motif que leur état lui inspirait de la « compassion ». « Nous avons jugé une infraction au code de déontologie », a déclaré le Dr Bouet. « Nous n’avons ni le pouvoir, ni la volonté de revenir sur cette décision » prise « dans l’intérêt des malades »."

Posté le 10 juillet 2014 à 13h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

Tuer légalement des enfants de moins de 12 ans

Des pédiatres néerlandais viennent de suggérer la légalisation de l’euthanasie des enfants de moins de 12 ans souffrant de manière importante et sans espoir d’amélioration. 

Aux Pays-Bas, la loi actuelle n’autorise l’euthanasie que sur les mineurs plus âgés : entre 12 et 16 ans, ils ont besoin de l’accord de leur parents ; au-delà, ils peuvent demander l’euthanasie de manière autonome.
L’euthanasie a déjà été dépénalisée aux nouveau-nés et aux enfants à partir de 12 ans. Entre les deux, les médecins n'ont pas encore le pouvoir de vie et de mort. Alors, surfant sur les habituels "cas extrêmes", ils militent pour l'euthanasie pour tous.
En France, une fois l'euthanasie légalisée, l'ADMD continuera de militer pour en élargir les conditions. A l'instar de ce qui a été fait pour l'avortement.

Posté le 10 juillet 2014 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

08 juillet 2014

S’il faut arrêter de soigner ceux qui n’ont « pas d’espoir de guérison », cela va faire du monde

Nouvelle affaire d'euthanasie, relatée par Jeanne Smits :

"Conformément à l’ordonnance de référé rendue vers 23 h vendredi soir par le tribunal administratif de Paris, l’homme de 73 ans condamné à ne plus recevoir les soins nécessaires à son maintien en vie a été entendu ce lundi après-midi pour dire ce qu’il en pensait, lui.

En présence Me Jérôme Triomphe, avocat de la femme et des filles du malade, et du directeur juridique de l’hôpital parisien où il se trouve en réanimation depuis deux mois, le patient a répondu très clairement à la double question qui lui était posée par le juge Rouvière : voulait-il être soigné ? Voulait-il être soigné dans un autre hôpital, en Israël, près des siens ? Oui !

On peut souffrir de problèmes respiratoires, avoir besoin de dialyses, avoir le cœur fragile, risquer l’infarctus – et pourtant ne pas avoir envie de se « laisser partir » avec des soins palliatifs, si professionnels et efficaces soient-ils…

Les faits. Cet homme de 73 ans avait subi une première hospitalisation de deux mois en réanimation au début de l’année. Il avait été question d’arrêter les soins à ce moment-là, mais le patient avait non seulement une forte envie de vivre, mais aussi une chance de s’en sortir. Ses proches plaidèrent pour qu’on le soigne. Il fit des progrès, et put être installé en maison de rééducation où il récupérait petit à petit.

Une rechute le conduisit de nouveau en réanimation. Cette fois, au bout de deux mois, il fut décidé par l’équipe médicale de ne plus le dialyser, cette procédure pouvant entrainer une hypotension et un infarctus. Le chef de service assure avoir obtenu l’adhésion du patient à son projet de cesser les soins devenus inutiles dans le cadre d’une absence de « projet thérapeutique ». On allait installer les soins palliatifs. Il mourrait dans la dignité. L’arrêt des dialyses allait en effet immanquablement entraîner le décès du patient dont le sang ne serait plus purifié.

Une des filles du patient, accourue en urgence depuis Israël – sa femme et ses enfants se sont installés là-bas, pas lui – et entourée d’une femme médecin et d’une infirmière amies qui l’ont soigné, est venue dire le refus de la famille face à cette décision d’abandon. C’était une parole contre l’autre : celle des responsables de l’hôpital qui ont pris la décision définitive d’en rester là, contre celle des proches de cet homme qui n’est pas si vieux, et qui devant elles avait dit vouloir être soigné.

D’où le référé-liberté, organisé dans l’extrême urgence parce que le patient risquait de mourir.

En ordonnant que le malade soit entendu de manière « contradictoire » en quelque sorte, le juge lui a donné un sursis. [...]

En fait, l’arrêt de soins a été dicté par cette appréciation : « Pas d’espoir de guérison. »"

Posté le 8 juillet 2014 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2014

Les plus de 75 ans sont de plus en plus seuls

La solitude subie, durable, objective, touche 5 millions de Français, selon l'étude annuelle de la Fondation de France. C'est un million de Français isolés de plus qu'en 2010, parmi lesquels, la proportion des plus de 75 ans est passée de 16 % en 2010 à 27 %.

Francis Charhon, le directeur général de l'organisme, déclare :

« On pourrait penser que la cause est démographique : ils sont plus nombreux, donc ils sont mathématiquement plus seuls. Mais c'est plus grave que cela. Il y a un vrai délitement du lien social, notamment en ville. Il y a de plus en plus de personnes âgées qui n'attendent plus que le facteur, qui n'apporte que des factures. »

Mettez en parallèle à ce constat le militantisme actuel pour la légalisation de l'euthanasie et vous allez comprendre beaucoup de choses.

Posté le 7 juillet 2014 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

05 juillet 2014

Euthanasie : une loi injuste qu'aucune souveraineté ne justifie

Interrogée dans l'Action française 2000, Jeanne Smits revient sur les affaires Lambert et Bonnemaison. Extraits :

Peut-on regretter, comme Marine Le Pen, que les parents de Vincent Lambert aient fait appel à une instance supranationale ?

Ce "regret", exprimé publiquement, est d'une violence inouïe à l'égard de parents qui réclament simplement que leur fils ne soit pas tué, d'autant qu'il n'est tempéré par aucune expression de sympathie, d'humanité. La Cour européenne des droits de l'homme – qui n'a rien à voir, institutionnellement, avec l'Union européenne – examine la conformité des décisions judiciaires rendues au sein des quarante-sept pays membres du Conseil de l'Europe avec la Convention européenne des droits de l'homme. Certes, il s'agit d'une instance supranationale statuant sur le respect d'une convention internationale à laquelle la France a adhéré en tant que nation souveraine. Le "nationaliste à la française" peut le déplorer. Mais, en l'occurrence, il s'agit de se battre contre une loi injuste qu'aucune souveraineté ne justifie. La souveraineté n'est-elle pas d'abord service et protection, transcendée par une loi qui n'est pas "supranationale", mais, précisément, transcendante parce que commune à toute l'humanité ? On sait que la CEDH n'est pas au service de cette loi transcendante, même si certaines de ses décisions ont pu surprendre en ne suivant pas aveuglément la tendance lourde vers toujours plus de "culture de mort". Mais il se trouve qu'elle existe et qu'elle offre une possibilité de résistance à la tyrannie de cette dernière.

Les "pro-mort" se sont réjouis de l'acquittement du docteur Bonnemaison. Doit-on faire un parallèle entre ce procès et celui de Bobigny en 1972, dont les pro-avortement firent un acte militant ? D'autant que, contrairement à 1972, le pouvoir est acquis à la cause qu'ils défendent...

Oui, on peut bien sûr faire ce parallèle : c'est souvent au moyen de causes célèbres, très médiatisées, aptes à faire pleurer Margot, que les modifications législatives mortifères sont rendues acceptables par "l'opinion". Mais ici, la manipulation fonctionne a contrario. Nicolas Bonnemaison a été acquitté de l'empoisonnement avéré de sept personnes qui sont mortes sans l'avoir demandé et sans que leur famille ait été consultée. L'euthanasie est toujours "vendue" comme une réponse à la demande du malade. Ici, il ne s'agit donc aucunement d'une euthanasie. L'acquittement de Nicolas Bonnemaison servira à montrer combien il est "nécessaire" et "urgent" de légaliser et d'encadrer l'euthanasie, afin d'assurer que la volonté du patient et de ses proches soit toujours respectée."

Posté le 5 juillet 2014 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2014

Demande d'intercession de Jérôme Lejeune en faveur de Vincent Lambert

L'Association des amis du Professeur Jérôme Lejeune, à ne pas confondre avec la Fondation Jérôme Lejeune, est en charge du procès de canonisation du Pr Lejeune. A la demande de nombreuses personnes, cette association confie spécialement la vie de Vincent Lambert au Pr Jérôme Lejeune.

Dieu qui as créé l’homme à Ton image et l’as destiné à partager Ta Gloire, nous Te rendons grâce pour avoir fait don à Ton Eglise du Professeur Jérôme Lejeune, éminent Serviteur de la Vie.

Il a su mettre son immense intelligence et sa foi profonde au service de la défense de la vie humaine, tout spécialement de la vie à naître, dans le souci inlassable de soigner et guérir.

Témoin passionné de la vérité et de la charité, il a su réconcilier, aux yeux du monde contemporain, la foi et la raison.

Par son intercession, accorde-nous, selon Ta volonté, les grâces que nous implorons, dans l’espérance qu’il compte bientôt au nombre de Tes saints. Amen

Merci d’envoyer un mail si possible, pour prévenir l’Association que vous vous associez à la chaîne de prière pour Vincent : contact@amislejeune.info

Posté le 4 juillet 2014 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

Affaire Lambert : le Dr Kariger démissionne

Ce gériatre membre du PCD (délégué départemental du Parti Chrétien-Démocrate dans la Marne et conseiller régional de la Marne), médecin de Vincent Lambert et auteur de la mise en route de son euthanasie à deux reprises, en violation du droit, a donné sa démission. Et il l'a fait avant le délibéré du Conseil d'Etat du 24 juin ! Alors que, après la décision des sages, il a osé déclaré «pouvoir procéder à l'arrêt de la nutrition et de l'hydratation artificielles dans les meilleurs délais»...

Lle Dr Kariger quitterait son poste de chef de service des soins palliatifs du pôle gérontologie en septembre pour aller dans le privé, diriger une maison de retraite. Il y a du souci à se faire.

Posté le 4 juillet 2014 à 07h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

03 juillet 2014

Vincent Lambert : une société à l'agonie qui condamne à faire mourir de faim

Intervention de Bruno Gollnisch (à 5mn30) :

 

Posté le 3 juillet 2014 à 18h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Retour du blog de Jeanne Smits

Après un long silence, Jeanne Smits reprend ses activités sur son blog. Avec un article sur l'euthanasie :

"L’affaire Vincent Lambert s’inscrit au sein d’une tendance lourde au sein de la communauté des bioéthiciens. Le refus de manger et de boire en vue d’obtenir la mort, lorsque la procédure est choisie par le patient, est en train de devenir une option communément acceptée dans certains pays, à telle enseigne qu’aux Pays-Bas on estime qu’entre 4 et 10 % des décès surviennent à la suite d’un tel « jeûne » délibéré. Ne s’agissant ni d’une euthanasie, ni d’un suicide assisté, il n’y a pas de statistiques certaines. Comme la sédation palliative, la mort par dénutrition se situe dans une zone grise où la frontière entre un arrêt de soins légitime ou l’administration de médicaments pour soulager la douleur et un processus dont l’objectif est de faire mourir ne peut s’apprécier qu’au cas par cas. [...]"

Posté le 3 juillet 2014 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2014

Affaire Bonnemaison : un jugement inique

Luc Ferry écrit dans Le Figaro :

"Le jugement rendu cette semaine dans l'affaire Bonnemaison me paraît ouvrir une boîte de Pandore pleine de mauvais présages. [...] Il a de son propre aveu pris la décision de mettre fin à la vie de certains patients sans consulter ceux qu'il aurait dû entendre, les proches, les aides-soignantes, les infirmières, les confrères. Si tel est bien le cas - je mets des conditions de prudence, elles sont nécessaires car je ne connais le dossier que par ouï-dire -, le jugement d'acquittement est à proprement parler inique.

Que par humanité, en tenant compte des circonstances, le jury ait opté pour une grande clémence, pour des peines assorties de sursis, voire pour une dispense de peine, on peut le concevoir. Mais pourquoi acquitter purement et simplement si la loi n'a pas été respectée?"

Posté le 2 juillet 2014 à 21h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Acquittement du Dr Bonnemaison : le parquet fait appel

Un peu de bon sens :

Le parquet général de Pau a décidé mercredi de faire appel de l'acquittement du docteur Nicolas Bonnemaison. Il avait été jugé non coupable par le jury populaire de la cour d'assises des accusations d'« empoisonnement » sur sept patients âgés, malades et en fin de vie. Lors du procès, le parquet avait requis cinq ans de prison avec sursis possible"

Posté le 2 juillet 2014 à 15h47 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

01 juillet 2014

On fait semblant de découvrir que la loi Leonetti permet l'euthanasie

Jean-Marie Le Méné est interrogé dans Famille chrétienne à propos des affaires d'euthanasie. Sur la décision du Conseil d'Etat visant à achever Vincent Lambert, il déclare :

L"Cette décision est conforme à une loi, portée par le député UMP Leonetti, qui date de 2005. On fait semblant de découvrir aujourd’hui qu’elle permet l’euthanasie. En 2005, la Fondation Jérôme-Lejeune a compté parmi les rares observateurs à déplorer que cette loi, dont tout le monde se félicitait, permette l’euthanasie, en assimilant arrêt de l’hydratation et de la nutrition à un refus d’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire en confondant des soins qui sont toujours dus avec des traitements qui peuvent être suspendus. À l’époque, cette observation n’était pas politiquement correcte, mais elle était juste, on le voit aujourd’hui. S’il y a renoncement, il ne date donc pas d’aujourd’hui mais de 2005.

En revanche, je ne crois pas que la société, dans son ensemble, soit solidaire de ce renoncement. Si on lui explique mal, elle comprend mal et elle répond mal aux sondages qui nous diront invariablement que l’euthanasie est une demande sociale. En laissant croire à l’opinion, comme s’y emploient la majorité et l’opposition, que dans l’affaire Lambert, il n’est pas question d’euthanasie mais de refus de l’acharnement thérapeutique, on ment. L’effet de ce mensonge est qu’on peut désormais donner la mort sans tuer.

En s’appliquant à des personnes lourdement handicapées, la loi Leonetti ne montre-t-elle pas ses limites ?

La loi Leonetti ne montre pas ses limites aujourd’hui, elle avait des faiblesses congénitales. Elle a introduit des imprécisions et des confusions, alors que le code de déontologie médicale était suffisant. Ainsi elle ne donne pas de définition précise de l’euthanasie ; elle n’établit pas de distinction claire entre le refus d’un traitement disproportionné et l’euthanasie par omission, pas plus qu’entre soin et thérapie ; elle ne donne pas de définition des traitements, laissant entendre que l’alimentation peut être considérée comme un traitement.

Dans la culture contemporaine qui évacue la souffrance et la mort parce qu’elle n’en comprend plus le sens, le juge hérite d’une marge d’interprétation réduite. C’est ce que montre le cas de Vincent Lambert qui n’est pas en fin de vie et dont personne ne dit qu’il est en proie à des souffrances intolérables. Vincent Lambert est devenu handicapé, avec un degré de conscience diminué, à la suite d’un accident. Il vit d’une vie qui n’est pas petite, mais qui est la sienne. La société, nous dit-on, n’est plus prête à poser son regard sur des vies qui, à ses yeux, ne valent pas la peine d’être vécues."

Et à propos de l'affaire Bonnemaison :

"Je ne pense pas que la décision des jurés reflète le fond du cœur des gens. Il faut bien voir que nous sommes tous plus ou moins victimes d’un terrorisme compassionnel permanent qui inhibe la faculté d’appréhender la vérité. On nous recommande abusivement de pratiquer une sorte d’irénisme en décalage avec la violence qui nous est imposée. Autant ces injonctions sont pertinentes s’agissant des personnes, autant elles sont dangereuses s’agissant des principes.

À l’évidence, il doit être dénoncé qu’un empoisonneur ait fait l’objet d’un soutien aussi obscène que celui de Bernard Kouchner et aussi pathétique que celui de Jean Leonetti. Si l’appréciation morale d’actes homicides n’est plus possible, n’est plus exprimée, n’est plus reçue, et cela au nom d’une pitié fallacieuse, comment voulez-vous que l’opinion s’y retrouve ? Elle obéit par peur et par commodité à la pensée dominante.

Mais que nos contemporains soient en accord avec une justice qui, dans le même temps, condamne un malade et acquitte un homicide, cela, je ne puis l’imaginer.

[...] Voir Jean Leonetti former un attelage avec Alain Claeys pour légiférer sur l’euthanasie nous donne une information très inquiétante sur les courants de pensée auxquels ils s’abreuvent l’un et l’autre.

Nous arriverons avec eux à boucler le cycle révolutionnaire classique, dont l’avortement a été l’archétype, caractérisé par :

  • les « illégalités fécondes » qui mettent en échec une loi morale (sur le modèle des « 343 ») ;
  • la « réflexion sans tabou » qui évacue le principe du respect de la vie ;
  • l’« encadrement des dérives » qui légalise une pratique criminelle ;
  • le « lifting sémantique » qui fait disparaître le mot « euthanasie » pour dissimuler la chose… Ainsi le crime est parfait."

Posté le 1 juillet 2014 à 21h41 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Ginoux dénonce la marche forcée vers l'euthanasie

Ancien aumônier d’hôpital de 1994 à 2000, l’évêque de Montauban Mgr Ginoux est interrogé dans Famille chrétienne :

"Le Conseil d’État a ordonné le 24 juin l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert. Cette décision ne signe-t-elle pas une forme de renoncement, voire de violence, face à la vulnérabilité humaine ?

Cet arrêt constitue une forme inouïe de violence : au lieu d’accompagner humainement, on préfère voir mourir. Alors que l’on pouvait attendre de leur part un avis prudentiel, les juges amorcent une ouverture grave vers une décision de mort pour toute personne qui ne pourra pas se manifester comme communicante ou comme répondant à des appels de l’extérieur. L’interdit de tuer l’autre est franchi, et cette décision ouvrira à des cas semblables.

En tant qu’ancien aumônier d’hôpital, cette ordonnance du Conseil d’État m’a profondément peiné et révolté. Les personnes en état végétatif chronique vivent réellement, personne ne peut dire le contraire. Vincent Lambert vit, tout le monde l’a constaté, mais il ne peut pas être nourri naturellement. Comment peut-on dire que des soins excessifs sont pratiqués sur sa personne ? Répondre à la satisfaction du besoin premier de boire et de manger n’a rien d’anormal. On oublie trop souvent de rappeler que Vincent Lambert est avant tout un être humain, qui vit certes dans conditions exceptionnelles, mais qui n’est pas fin de vie et dont la pathologie ne conduit pas à la mort.

Là où est la vie humaine, le Seigneur est présent. Une relation mystérieuse perdure entre les personnes qui ne communiquent plus et Dieu, car Lui continue toujours de communiquer avec elles.

La cour d’assises de Pau a acquitté, le 25 juin, le Dr Bonnemaison poursuivi pour empoisonnement à l’encontre de sept de ses patients. Que vous inspire ce verdict ?

Le Dr Bonnemaison a totalement oublié sa mission première qui est de soigner, et non de tuer. Car si toutes les personnes en fin de vie peuvent être tuées de manière inconsidérée, la médecine deviendrait alors un danger public. Ce serait là le contraire de la confiance et de la proximité que doit donner un soignant. Les applaudissements entendus à la lecture du verdict sont ignobles et constituent une insulte envers les familles qui ont perdu un être cher. Quand une cour d’assises acquitte un médecin qui tue délibérément, la direction est donnée pour une loi légalisant l’euthanasie.

La décision des jurés ne reflète-t-elle pas l’état d’esprit de nos concitoyens sur la question de la fin de vie ?

Assurément. Notre société a peur de la mort et du vieillissement. Le jeunisme ambiant fait que tout ce qui se dégrade inquiète. Mon expérience d’aumônier d’hôpital m’a montré à quel point les réactions humaines devant la mort étaient à la fois étranges et émotionnelles. Face à une situation physique ou mentale qui se dégrade gravement, la famille désire que tout s’arrête pour garder une image sereine de la personne qui va disparaître.

Nos contemporains ne veulent plus voir la mort faire son œuvre. L’idéal du bien-mourir, c’est de mourir dans son sommeil, le plus discrètement possible et ne rien avoir à souffrir. On n’accepte plus l’idée du passage, cette naissance à une nouvelle vie avec toutes les difficultés que comporte, bien entendu, ce passage.

Cette vision de la mort est contraire à ce que les siècles de christianisme avaient donné à la civilisation occidentale, c’est-à-dire la mort entourée des siens. Cette conception du bien-mourir nous conduit à donner la mort par un phénomène prétendu de compassion, car l’image dégradée de la personne en fin de vie ou handicapée est devenue insupportable. Notre société n’est plus capable de voir en elle l’image de Dieu.

Comment en est-on arrivé là ?

Dans une société, où l’idée de progrès des sciences et des techniques est assimilée à ce qui est utile, performant et rentable, la mort est devenue incongrue. Il existe une sorte de quête éperdue d’une vie indéfinie de l’être humain, une vie sans fin. N’était-ce pas au fond le credo des positivistes du XIXe siècle ? Cette mentalité matérialiste ne donne plus de place à la vie spirituelle. Sa dimension transcendante a disparu. C’est la conséquence directe de la sécularisation croissante de notre société.

Curieusement, lorsque la mort devient inéluctable, plutôt que de l’affronter et de la dépasser, on la crée comme pour se donner l’impression de la dominer. Or, cette conception correspond à un individualisme profond de la société. Nous avons entendu, il y a trente ans : « Mon corps est à moi ». C’est toujours le même slogan qui est brandi de nos jours.

90% des Français se disent favorables à l’euthanasie. Comment résister à ce rouleau compresseur ?

Commençons par dire la vérité. Nous sommes marqués par le désir que tout acte médical fasse le mieux et au mieux. Alors, lorsqu’une personne accidentée ou foudroyée par un AVC est emmenée aux urgences, elle est réanimée, car c’est la logique médicale de faire triompher la vie sur la mort. Quels proches – lorsqu’ils sont présents ou arrivent à temps – diraient aux médecins : ne faites rien ? Personne. Or, souvent, les conséquences de cette réanimation s’avèrent tragiques. C’est à ce moment-là que tout commence. Cette réalité nouvelle de la personne nous contraint et nous oblige à l’humilité et à la prudence. Elle nous oblige à poser un regard différent sur l’être souffrant. Malgré sa faiblesse, cette vie blessée garde toujours un sens et, moi, chrétien, comme dans la parabole du Bon Samaritain, je dois m’en faire proche ; car dans chaque personne souffrante, dans chaque malade défiguré, je vois le visage du Christ torturé et abîmé par la Passion et la Croix.

Les chrétiens doivent donc prendre conscience – et c’est une nécessité – que leur devoir est d’être auprès de toutes ces personnes. Sans eux, ces malades ne pourront pas être reconnus comme portant l’image du Christ.

Le gouvernement a demandé à Jean Leonetti et Alain Claeys de travailler sur une modification de la loi du 22 avril 2005. À force de légiférer, ne risque-t-on pas de franchir le pas de trop vers la légalisation dusuicide assisté et de l’euthanasie ?

Ne nous leurrons pas. L’objectif de cette mission parlementaire est de faire passer, à terme, la loi sur l’euthanasie. Nous le savons. Notre sens de chrétien – et d’homme avant tout – est de nous y opposer : on ne met pas fin à une vie, quelle que soit sa situation, car toute vie a un sens. L’être qui meurt est celui qui a vécu, aimé, et il a droit au respect inconditionnel jusqu’à son terme. C’est un fondement anthropologique. L’émotionnel et le sensible ne peuvent remplacer cette vérité de l’être. Personne n’a le droit de penser qu’une vie est inutile, qu’elle coûte cher ou qu’elle ne vaut plus la peine d’être vécue.

Les parlementaires saisis affirment qu’ils n’iront pas jusqu’à l’euthanasie. François Hollande lui-même semble y être très réticent.

Si nous regardons tout ce qui s’est fait depuis 1975, ce discours nous a été resservi à chaque nouvelle loi, et à chaque fois la transgression a été franchie. Je ne veux pas être complètement pessimiste. Des mobilisations comme celles de l’an dernier ralentiront le processus, mais comme le disait Bernadette Soubirous : « Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire ».

Même si l’issue ne fait guère de doute, il est impossible de nous taire. Et nous devons avoir bien en tête que nous sommes plongés dans un véritable combat de société où l’homme veut se faire maître de la vie et la mort. Il veut devenir son propre Dieu. Cette idéologie est fortement enracinée dans une opposition frontale à la foi chrétienne. C’est une évidence."

Posté le 1 juillet 2014 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

30 juin 2014

Désintox : les Français favorables à l'euthanasie ?

Michel Debout est médecin et déclare à Marianne suite à un sondage révélant que 9 Français sur 10 sont favorables à l'euthanasie :

"[...] Ceux qui se disent favorables à l’euthanasie veulent souvent dire que s'il s'agit de mourir, autant mourir accompagné et sans douleur, plutôt que seul et dans la douleur. Il est évident que 100% des Français pourraient le dire ! Mais s'il s’agit d’accompagner un proche en fin de vie, c'est tout autre chose. On est alors traversé par un double souhait contradictoire : celui que ça s’arrête, pour lui, pour qu’il ne continue plus à souffrir. Dans le même temps, le souhait que jamais il ne parte, c'est la marque de l'attachement qu'on lui porte. Accompagner quelqu’un en fin de vie est extrêmement difficile, les familles sont très éprouvées psychologiquement et affectivement."

Posté le 30 juin 2014 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Marion Maréchal-Le Pen dénonce l'acquittement du Dr Bonnemaison

Le député FN écrit dans un communiqué :

"La décision de la cour d’acquitter le docteur Bonnemaison est aussi surprenante que scandaleuse. Ce médecin, présenté en héros des temps modernes, était poursuivi pour avoir « abréger la vie », autrement dit tuer, 7 personnes par empoisonnement. Le tout de sa propre initiative, sans en parler dans certains cas ni aux familles ni au personnel soignant. L’une des personnes assassinées se trouvait dans un coma stable contredisant ainsi l’argument avancé par la défense de la volonté du médecin d’abréger la souffrance.

L’affaire est si grave que l’ordre des médecins, connu pour rechigner à ce type de mesure disciplinaire, l’a radié de son ordre en raison d’une violation manifeste de la loi Léonetti sur l’obligation d’une prise de décision collégiale.

Pour autant, la confusion du jury entre le mobile, à savoir la volonté d’abréger la souffrance et de « préserver la dignité », et l’élément intentionnel, celui de donner la mort, a permis de laisser le meurtre impuni voire même salué par une partie de la classe politique et des médias en vue de promouvoir la prochaine loi sur l’euthanasie.

Cette décision de Justice consacre la toute-puissance du médecin sur toute autre considération éthique, qu’elle soit sociale, le meurtre est interdit dans notre société, ou déontologique avec le serment d’Hippocrate « je ne provoquerai jamais la mort délibérément ».

Le statut de médecin doit-il permettre de décider seul qui doit vivre ou mourir ? Qui est suffisamment digne de bénéficier encore du soutien de la société ou qui ne l’est plus ? Etre âgé, dépendant, handicapé ou même sur le point de mourir est-il une raison suffisante pour que la société matérialiste se débarrasse plus rapidement de ces éléments trop peu.

L’humanité à elle-seule est une dignité à défendre jusqu’au bout par le soutien, la compassion et la solidarité de la société jusque dans les murs feutrés des chambres d’hôpital surpeuplées…"

Posté le 30 juin 2014 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2014

Neuvaine de prières pour Vincent Lambert

Le conseil d'Etat vient de décider la mise à mort, par privation de nourriture et de boisson, de Vincent Lambert. Ce dernier n'est pas un malade pour lequel les parents demanderaient un "acharnement thérapeutique" déraisonnable. Nous ne pouvons pas abandonner ce malheureux à une "justice" indigne, qui confond nourriture et soins médicaux et refus de l'acharnement thérapeutique avec assassinat.

Nous commençons donc une neuvaine de prières (reconductible jusqu'à ce que justice soit rendue à Vincent Lambert et à ses parents) pour le sauver d'une mort atroce. Cette neuvaine, c'est tout naturellement que la faisons par l'intercession de saint Maximilien Kolbe, ce prêtre polonais qui fut condamné par les nazis à mourir de faim et de soif dans les camps de la mort.

Nous proposons donc à tous nos lecteurs de réciter chaque jour : 

  • une dizaine de chapelet à cette intention 
  • de réciter à l'issue de cette dizaine l'invocation « Saint Maximilien Kolbe, priez pour lui ».

Vous pouvez vous inscrire ici en laissant votre courriel.

Nos lecteurs prêtres qui accepteraient de célébrer la messe à cette intention sont invités à le signaler à tous les participants sur cet agenda des messes

Posté le 29 juin 2014 à 08h32 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2014

Quand les nazis pratiquaient la «mort miséricordieuse»

Tribune parue dans Le Figarovox :

"Stupeur à la lecture de vos quotidiens en cette fin de semaine, partout le même titre: «Kouchner veut bannir le terme “euthanasie” à cause du mot “nazi”». A première vue on s'étonne, on sourit, puis, voyant qu'il ne s'agit pas d'un canular, on lit l'article. Y sont alors retranscrites les déclarations de Bernard Kouchner, prononcées sur France Inter ce jeudi 26 juin au sujet de l'affaire Bonnemaison. Selon lui, il faut arrêter d'employer le mot d' «euthanasie» parce qu'il «y a le mot nazi, ce qui n'est pas gentil» (sic)… Pour l'ancien ministre de la Santé il convient plutôt d'«employer des mots doux parce que sinon, on a tout de suite l'impression qu'il y a une agression, qu'on va forcer les gens».

Pourtant, en rejetant l'emploi du mot euthanasie, Bernard Kouchner pointe du doigt, involontairement, un fait historique sur lequel on ne pourra faire l'impasse si un projet de loi sur l'euthanasie et le suicide assisté venait à voir le jour... Ne vous en déplaise Monsieur Kouchner, il existe bien une résonnance historique avec une pratique de l'état nazi appelée l'aktion T4. Evidemment, les sentinelles du “point Godwin” ne manqueront pas de s'élever face à cette référence, hurlant à une “reductio ad hitlerum” pourtant en l'occurrence tristement réelle.

Il convient pourtant de ne pas oublier ce que nous enseigne notre histoire et d'en tirer les leçons adéquates.

L'aktion T4, appelé aussi «programme d'euthanasie» est un véritable protocole d'élimination des handicapés physiques et mentaux mis en œuvre dès 1939 à la demande expresse d'Adolph Hitler. Pour qualifier cette entreprise, le führer employa lui aussi un mot plus doux, celui de «gnadentod» qui peut se traduire par «mort infligée par pitié» ou «mort miséricordieuse». Loin de ne concerner que les assassinats par le moyen des chambres à gaz, de nombreux auteurs y incluent l'élimination des malades mentaux par des injections médicamenteuses létales et d'autres méthodes. Ces opérations étaient effectuées sans avertir les proches des patients concernés. L'Etat nazi voyait ces personnes comme une charge pour la société n'ayant aucune utilité pour la nation. Les personnes à exterminer étaient sélectionnées par les médecins et répartis en trois groupes: celles souffrant de maladie psychologique, de sénilité, ou de paralysie incurable; celles hospitalisées depuis au moins cinq ans ; et enfin celles internées comme aliénés criminels, les étrangers et celles qui étaient visées par la législation raciste nationale-socialiste. Ce programme de mise à mort préfigurait l'extermination systématique des Juifs mise en œuvre à partir de 1942. Lors du procès de Nuremberg (1945- 1946), le nombre de 275 000 victimes fut retenu. [...]"

Posté le 28 juin 2014 à 15h58 par Michel Janva | Lien permanent

Les impostures de l'ADMD

Extrait d'une tribune de Charles Beigbeder sur l'euthanasie.

"[...] le plus souvent c’est la peur de l’acharnement thérapeutique ou d’une souffrance indicible qui conduit les Français à se déclarer majoritairement en faveur de la légalisation de l’euthanasie, à la différence des lobbyistes de l’ADMD qui invoquent le droit à l’euthanasie comme « l’ultime liberté » à conquérir, au nom du droit de chacun à disposer de sa propre vie, quel que soit son niveau de santé. L’imposture de l’ADMD consiste donc à jouer sur les craintes légitimes de toute personne devant la douleur, pour légitimer une position philosophique ultra minoritaire.

Sa deuxième imposture, c’est de passer sous silence la possibilité de soulager la douleur par le développement des soins palliatifs. [...]

Posté le 28 juin 2014 à 15h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

27 juin 2014

La décision du conseil d’État inquiète les familles des personnes vulnérables

La sœur d’un jeune homme en état pauci-relationnel déclare à Ombres et lumière (Revue chrétienne des personnes malades et handicapées) :

"La décision du conseil d’État d'arrêter l'alimentation et l'hydratation de Vincent Lambert me désole profondément.

Dans un cas comparable à celui de Vincent Lambert, mon frère Jean-Baptiste est à 25 ans dans un état pauci-relationnel depuis neuf ans.

Le 12 octobre 2005, Jean-Baptiste s'effondre subitement lors d'un cross de lycée. Un manque d'oxygène au cœur, quelques secondes de trop, le plonge dans le coma pendant plus d'un mois. Il en ressort dans un état neurovégétatif qui implique une dégénérescence neurologique et la perte de ses facultés motrices.

Il a besoin de nous, comme nous de lui

Bien que son état soit "irréversible" et qu'il relève des soins palliatifs, Jean-Baptiste n'est pour autant pas en fin de vie. Ses parents et nous, ses six frères et sœurs, l'entourons de notre mieux et tentons de lui transmettre tout notre amour et toute notre affection : voilà notre mission. Il fait partie des aînés de la famille, et pourtant nous aimons à le choyer comme un petit frère. Depuis son accident, quelques petits progrès sont apparus, comme le recouvrement de la déglutition après avoir été nourri par sonde gastrique pendant plusieurs mois. L'action de manger reste un des seuls plaisirs que Jean-Baptiste conserve encore, et que nous essayons de satisfaire ! Jean-Baptiste ne peut pas s'exprimer par des mots, il ne peut pas se plaindre lorsqu’il souffre, mais son regard, ses sourires et ses câlins sont les seuls moyens pour lui de communiquer et de nous transmettre sa paix. Il vit dans l'instant présent, dans une espèce d'atemporalité qui nous laisse goûter chaque instant à ses côtés. Jean-Baptiste nous apporte aussi une joie qui nous unit profondément les uns aux autres. Nous l'aimons comme il est, comme un petit frère touchant par sa fragilité. Il a besoin de nous, mais nous aussi avons besoin de lui. Cela m'attriste alors de voir que d'autres familles se déchirent autour d'un lit d'hôpital. Je pense que les malades, mais aussi les familles ont un réel besoin d'accompagnement dans des souffrances parfois trop lourdes à porter.

Est-il indigne de vivre ?

Qu’y a-t-il de déraisonnable et d'obsessionnel à nourrir et hydrater une personne comme Vincent Lambert ? La décision prise par le Conseil d’État me glace. J'ai eu la désagréable impression d'assister à ce qui me semble être ni plus ni moins la condamnation à mort d'un homme. Il devient la victime d'une phrase qu'il aurait prononcé avant son accident, désormais seul argument justifiant la décision du Conseil d’État qui a tranché en faveur du "respect de la volonté de Vincent". Cette phrase, n'importe qui pourrait la prononcer au cours de sa vie, mais sans réellement savoir de quoi l'avenir sera fait. Car au fond, qui désire se retrouver dans son état ? Personne. Alors comment et surtout qui peut décider à la place d'un homme, certes dans un état de "conscience minimale", mais qui conserve toute sa dignité ? Serait-il indigne de vivre ? Les 1700 personnes dans le même cas que lui seraient-elles aussi indignes ? Apparemment certains le pensent. Et, heureusement pour ces derniers, les "indignes" – à la différence des "indignés" – ne peuvent pas descendre dans la rue pour contester cette injustice!"

Posté le 27 juin 2014 à 16h20 par Michel Janva | Lien permanent

Le TVG de la mort est lancé

Voici le communiqué de presse de Droit de Naître du 27 juin:

"En moins de 24h, la France vient d’accomplir deux enjambées funestes.  Ce mardi, Vincent Lambert, jeune tétraplégique, a été condamné par le Conseil d’Etat à mourir de faim et de soif à l’hôpital. Le lendemain – mercredi 25 juin – le docteur Bonnemaison, reconnu directement responsable de l’empoisonnement de sept de ses patients, a été totalement acquitté par la « Justice » sous prétexte qu’il aurait agi avec sincérité ! Les avocats du médecin urgentiste ont immédiatement saisi l’occasion pour exiger au plus vite une loi autorisant le meurtre des personnes en fin de vie.

Ces décisions scandaleuses qui font honte à l’Humanité s’inscrivent de toute évidence dans un agenda mortifère dont l’aboutissement logique sera la légalisation prochaine du suicide assisté. L’hypothèse d’une offensive gouvernementale durant l’été – alors que les Français sont en vacances -devient de plus en plus probable.

« Droit de Naître » appelle donc dès aujourd’hui l’ensemble des citoyens à se mobiliser en vue de la terrible bataille qui s’annonce. Si nous devions perdre cette guerre la France atteindrait de facto un dangereux point de non-retour dans sa fuite en avant vers la barbarie."

Posté le 27 juin 2014 à 15h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

Euthanasie : attention aux dons d'organes

Un lecteur me fait suivre le message adressé ce matin à la FFDOT (Fédération Francaise Don Organes Tissus Humains) :

"Il y a 25 ans, alors âgé de 19 ans, j'ai accepté l'idée de prélèvement d'organes après ma mort et ai adhéré à la FFDOT. La carte que je détiens depuis le XXX porte le numéro XXX.

Malheureusement, la législation actuelle veut imposer l'euthanasie en France et donc la possibilité de prélever des organes sur des corps sains. Père de 5 enfants, je m'oppose fermement à cette idéologie qui lentement va autoriser la mise à mort de patients encombrants pour pouvoir profiter de ses organes et les redistribuer. Où est passé le serment d'Hypocrate ?

En définitive, j'ai décidé de résilier ma carte et de m'opposer à tout prélèvement. Merci de me confirmer par mail ma résiliation."

Posté le 27 juin 2014 à 13h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

C’est notre société qui est en état pauci-relationnel

Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, défend la vie :

2"L’injection létale pourrait bien devenir légale. C’est ce que laisse entendre le message délivré par l’acquittement du docteur Nicolas Bonnemaison. 

Comment laisser passer un tel aveu de non-assistance à personne en danger ? Comment ne pas entendre la soif de mourir vivants et aimés ? Oui, il s’agit bien de cela : c’est notre société qui est en état pauci-relationnel et non les personnes comme Vincent Lambert qui attendent au contraire un sursaut d’amour.

Je m’adresse aux médecins, aux soignants, à tous ceux qui font partie de cette chaîne solidaire qui nous unit les uns aux autres, surtout au terme de notre existence. Soyez des témoins de la vie, évaluez avec prudence les limites de l’acharnement thérapeutique et procédez à la mise en place de justes soins palliatifs. La question de la mort ne se résout pas par la mort, mais par la vie !

Qu’as-tu fait de ton frère ? Telle est la question que nous pourrions entendre à notre tour au jour dernier…

Osons la solidarité ! Osons l’espérance ! Osons la compassion, la vraie, celle qui dit je t’aime en disant oui à la vie."

Posté le 27 juin 2014 à 07h49 par Michel Janva | Lien permanent

26 juin 2014

L'idéologie qui cherche à amalgamer l’hydratation à de l’acharnement

Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre, médecin et membre du Conseil Famille et Société, analyse la décision (suspendue par la CEDH) du Conseil d’Etat d’arrêter le traitement de Vincent Lambert :

"M. Vincent Lambert est un homme de 38 ans victime d’un traumatisme crânien à la suite d’un accident. Son état correspond à ce que les médecins appellent l’état pauci-relationnel qu’on appelle aussi état de conscience minimale qui est à distinguer d’un état végétatif permanent.M. Lambert n’est pas en fin de vie. Il s’agit seulement de savoir si on arrête sa vie en supprimant l’alimentation et l’hydratation. La première question qui se pose est de savoir si le fait de nourrir et de faire boire constitue un traitement ou un soin.

Certains affirment que, s’il s’agit d’un traitement, l’alimentation et l’hydratation peuvent être considérées comme un acharnement thérapeutique si elles sont maintenues. En revanche, s’il s’agit d’un soin, le fait de lui donner à boire et à manger n’entre pas dans le cadre une obstination déraisonnable mais d’une attention à autrui qui est le propre de l’humanité. Certes, M. Lambert ne peut pas boire et manger tout seul étant donné son état de conscience voilà pourquoi le médecin qui le suit avait décidé d’arrêter.

La deuxième question est de savoir si ce que l’on fait en donnant à manger et à boire est vraiment au bénéfice de la personne soignée. Par exemple, il arrive que certains patients puissent faire une fausse route à la suite d’une alimentation invasive. Dans ce cas, cette alimentation lui est plus nuisible qu’utile. Tant que la personne n’est pas en fin de vie et que son alimentation et son hydratation lui sont plus bénéfiques que nuisibles, le fait de l’arrêter devient alors un acte grave puisqu’il entrainera inéluctablement et délibérément sa mort.

Il est impossible actuellement de dire ce qu’un patient peut vivre encore de relations interpersonnelles dans un état de conscience minimale. Celles qui se tissent encore révèlent la profondeur de notre humanité qui est à l’origine de sa dignité. 

L’Académie Nationale de Médecine a rappelé que le droit des patients d’avoir accès à l’alimentation ne peut être conditionné par leurs capacités relationnelles. Cette position rejoint celle de l’Église qui persiste à défendre la dignité immuable de l’homme. Cette dignité ne vient pas d’un droit octroyé par un tiers : la société, les médecins ou les juges.

Enfin, il faut savoir que le cas de M. Vincent Lambert est un cas particulier à partir duquel il est difficile de légiférer. Il y a plus de 1500 personnes qui sont dans le même état. Ce que l’on va décider pour lui va-t-il impacter sur les autres patients ? On a voulu donner aux juges la décision finale. Or, s’il appartient aux juges de dire le droit, ils n’ont pas autorité pour définir le bien ou le mal. 

L’Église, protectrice de la vie et de la dignité, estime qu’« un patient en « état végétatif permanent » est une personne, avec sa dignité humaine fondamentale, à laquelle on doit donc procurer les soins ordinaires et proportionnés, qui comprennent, en règle générale, l’administration d’eau et de nourriture, même par voies artificielles »."

Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, réagit de son côté :

"Qu’est-donc cette idéologie qui cherche à amalgamer l’hydratation d’un frère souffrant à de l’acharnement ? Un trait de civilisation élémentaire n’est-il pas depuis toujours de prodiguer le verre d’eau à autrui, humecter ses lèvres, serait-il notre pire ennemi ? En quoi serait-il inconvenant de le faire à un proche en état « pauci-relationnel »? Ce que l’on nomme  « l’affaire Lambert » fait, hélas, dire de nombreuses aberrations. L’essentiel est d’être près de celui que l’on aime jusqu’au bout. Présence humble et aimante. Les mains vides en offrande d’une affection partagée. Le plus fragile serait-il devenu indigne d’être accompagné ? Le fait que les proches de Vincent se déchirent, le fait qu’une instance supérieure ne se suffise pas à en discerner et juger, tout cela doit rendre humble devant la complexité et la douleur. Ces limites humaines et institutionnelles attestent que la vie est toujours plus grande que ce que nous en disons. Elle est un don ! Ne vouloir ni acharnement, ni suicide assisté, consiste à choisir la voie étroite d’une fidélité palliative. Redisons-le avec la force de l’amour."

Posté le 26 juin 2014 à 23h26 par Michel Janva | Lien permanent

Vincent Lambert n'a pas demandé là mourir

Maître Triomphe, l'un des avocats de Vincent Lambert, est interrogé par Reinformation.tv :

"Le Conseil d'Etat a dit qu'il [Vincent Lambert] devait mourir parce que on a prétendu que tels auraient été ses souhaits antérieurs exprimés auprès de sa femme de manière verbale ; alors que, comme je l'ai souligné, sa femme en a parlé pour la première fois au bout de cinq ans simplement pour justifier la décision du docteur Kariger et qu'elle s'est contredite de manière spectaculaire à huit mois d'intervalle sur le contenu de ces prétendus souhaits."

Vincent Lambert n'a pas demandé à mourir

Posté le 26 juin 2014 à 23h02 par Michel Janva | Lien permanent

Un aumônier d'hôpital s'adresse au Conseil d'Etat

Lettre signée par le Père Jean-Régis Fropo, prêtre catholique, aumônier d’hôpital :

"Aujourd’hui, en France, ce sont les innocents qui sont condamnés à mort et les assassins qui sont acquittés ! Vincent Lambert, un innocent, est condamné à mort. Le Dr Bonnemaison qui a lâchement assassiné sept personnes vulnérables en fin de vie est pratiquement acquitté et va retrouver la possibilité d’exercer de nouveau ses activités criminelles en toute impunité !

Lettre ouvert à Messieurs les Juges du Conseil d’Etat

Par votre décision prise par vous, les 17 juges du Conseil d’Etat, vous avez condamné à mort Vincent Lambert, un handicapé qui n’est ni malade ni en fin de vie ! (24 juin 2014). Vous qui n’êtes que des hommes et créatures de Dieu, vous vous êtes arrogés le droit de vie et de mort sur un de vos frères en humanité. « Tu ne tuera pas » est un interdit fondateur de toute société civilisée. Par cette décision, vous montrez que vous n’avez aucun sens de la dignité de tout être humain et du respect sacré de sa vie : vous êtes des barbares ! « Es-tu l’allié d’un tribunal perverti qui engendre la mort au mépris des lois, qui s’attaque à la vie du juste et condamne à mort l’innocent ? » Psaume 93, 20-21

Toute personne humaine, quelque soit sa condition, à le droit de respirer, de manger et de boire… Même au pire des criminels dans sa prison, on ne refuse pas ces « soins » nécessaires à sa vie. En préconisant l’interruption de la nourriture et de l’hydratation de Vincent, vous le condamnez à mourir de faim et de soif, même les barbares n’en ont pas fait autant, eux qui exécutaient leurs ennemis par la pendaison ou la décapitation. Au Journal Télévisé du lundi 23 juin (TF 1), un député de la Knesset (Israël) a déclaré : « Il y a 75 ans, le gouvernement nazi de Monsieur Hitler déclarait qu’il fallait se débarrasser des inutiles, en l’occurrence, infirmes, handicapés, malades mentaux… » C’est sur ce chemin que vous mettez la France !

N’oubliez pas cependant que si vous échappez à la justice des hommes, vous n’échapperez pas à la Justice de Dieu devant laquelle tout homme, croyant ou non, baptisé ou athée, se trouvera au jour de sa Mort ! Il est écrit : « Le sort de l’homme est de mourir une seule fois et après vient le Jugement de Dieu » Hébreux 9, 27 « De toute parole mensongère que les hommes auront prononcée, ils en rendront compte au jour du Jugement » Matthieu 12, 36 « Les lâches, les impies, les dépravés, les assassins, les impurs,, les idolâtres, leur sort se trouve dans l’étang brûlant de feu et de soufre, c’est la seconde mort éternelle » Ap 21, 8 Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous !"

Posté le 26 juin 2014 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent

Apprenez à dire : "je vais éliminer les impotents"

K

Posté le 26 juin 2014 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (36)

Fin de vie : Yannick Moreau appelle à la plus grande prudence

Communiqué du député Yannick Moreau :

"Yannick Moreau, Député de la Vendée littorale réagit à la décision du Conseil d’Etat d’interrompre l’alimentation et l’hydratation de Vincent LAMBERT et à la suspension de cette décision par la Cour Européenne des droits de l’homme. Selon lui, les magistrats ne peuvent se prononcer sur une question qui les dépasse : la vie ou la mort d’un homme. Vincent LAMBERT est une personne. Il ne doit pas devenir l’otage d’affrontements idéologiques et médiatiques. Au-delà de cette situation personnelle extraordinairement complexe qui voit certains se réjouir de la mort annoncée d'un homme quand d'autres s'effondrent à la perspective de la suspension de la décision conduisant à la mort de l'intéressé, c’est, en réalité, la vie des quelque 1.600 patients pauci-relationnels qui se trouve suspendue aux décisions des juges.

Yannick Moreau réaffirme clairement son attachement au principe selon lequel toute vie mérite d’être vécue, et son opposition à une évolution législative qui travestirait l'esprit et l'équilibre de la loi LEONETTI pour aboutir à une autorisation plus ou moins déguisée et assumée de l'euthanasie. L’autorisation d’enlever la vie ne saurait en aucun cas figurer dans la loi. Il appelle le Gouvernement socialiste à faire preuve de sagesse et de responsabilité sur cette question qui pourrait, une nouvelle fois, fracturer les Français et ouvrir la voie aux plus graves dérives."

L'équilibre de la loi Leonetti est quand même à revoir puisque cette loi, en assimilant alimentation et soin, permet de couper l'alimentation et l'hydratation d'un patient.

Posté le 26 juin 2014 à 16h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Novlangue : Bernard Kouchner veut supprimer le mot "euthanasie"

L'ancien ministre de Sarkozy a déclaré :

"«D'abord, n'employons plus jamais le mot “euthanasie”. Déjà, il y a le mot “nazi” dedans, ce qui n'est pas très gentil. Et puis deuxièmement, on a tout de suite l'impression qu'il y a une agression et qu'on va forcer les gens.» «Oui, il faut employer des mots qui sont doux. La fin de vie doit être quelque chose que l'on partage avec les siens. C'est un témoignage d'amour plus que de brutalité.»

Déjà, le terme euthanasie remplace les termes "meurtres" ou "assasinat" (voire "exécution"). Que veut-il employer pour désigner le meurtre des personnes dont on veut se débarrasser ? Demain, si votre médecin vous dit qu'il vous aime, vous avez intérêt à vous méfier...

Posté le 26 juin 2014 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (48)

Le Conseil d'Etat a inventé l'assassinat compassionnel

Extrait d'une tribune de Thibaud Collin dans Le Figaro :

"[...] L'arrêt du Conseil d'Etat du 24 juin reprend l'article R.4127-37 du code de la santé publique exigeant du médecin qu'il s'efforce «de soulager les souffrances du malade par des moyens appropriés à son état et l'assister moralement. Il doit s'abstenir de toute obstination déraisonnable dans les investigations ou la thérapeutique et peut renoncer à entreprendre ou poursuivre des traitements qui apparaissent inutiles, disproportionnés ou qui n'ont d'autre objet ou effet que le maintien artificiel de la vie.» Le problème se concentre ici sur la question de l'artificiel. C'est bien sûr en créant une analogie avec l'acharnement thérapeutique que le maintien de la nutrition et de l'hydratation artificielles apparaît comme déraisonnable parce que disproportionné et inutile. Mais disproportionné et inutile au regard de quel critère ? Le Conseil d'Etat répond que «l'alimentation et l'hydratation artificielles constituent un traitement inutile dès lors qu'il a pour seul but, en l'espèce, de maintenir artificiellement la vie». Phrase extraordinaire qui aurait ravi Molière! Si le but de l'artifice est l'artifice, dit en substance le Conseil d'Etat, il est alors inutile. Bien sûr, puisque la même chose est alors moyen et fin! Or l'utilité est un rapport entre un moyen et autre chose que lui-même, à savoir la fin. Cette phrase en raison de sa circularité est donc en réalité absurde, inconsistante ; mais elle révèle en creux le déni de la vie qu'opère la raisonnement du Conseil d'Etat.

En effet, l'hydratation et la nutrition artificielles relèvent simplement de l'assistance à personne dépendante. Mon bébé non plus ne peut se nourrir tout seul. Certes, il a devant lui la promesse d'une vie autonome, riche de potentialités ce qui ne semble pas être le cas de Vincent Lambert.

Quelle est la mesure de la pratique médicale? Il est bien évident que la médecine est un art ordonné au recouvrement de la santé qui en elle-même est naturelle. La médecine pallie donc les manques de la nature. Que se passe-t-il lorsque la médecine est confrontée à ses propres limites dans les cas de maladies incurables, de handicaps etc.? Ne pouvant plus agir directement sur l'état de santé, la médecine prend alors comme repère un nouveau critère: le confort du patient et/ou sa volonté mais aussi le coût financier pour la société, l'état psychique des proches etc. Dans cette logique, la vie d'une personne humaine n'apparaît plus comme en soi indisponible ; puisqu'elle est jugée en fonction de critères extrinsèques, dès lors en concurrence. Mais qui ne voit que l'on plonge alors dans l'arbitraire le plus radical? La matrice calculatrice s'abat alors inéluctablement sur la vie humaine pour décréter que la dépendance, la fragilité, la non-productivité autorisent sa suppression.

Cette logique s'est installée dans notre société depuis 1975 puisque c'est elle qui gouverne l'interruption dite «médicale» de grossesse. On peut en effet tuer un fœtus atteint d'une maladie incurable ou d'un handicap, et ce jusqu'à la veille de sa naissance, pour lui éviter une vie que l'on juge insupportable, indigne, bref non-conforme aux standards d'une vie humaine épanouie. Cette exclusion des personnes dépendantes et handicapées de la communauté humaine se retrouve aujourd'hui. A quoi sert la vie de Vincent Lambert? A rien, répond le Conseil d'Etat. Puisqu'elle est inutile, il s'agit par «compassion» de le libérer lui-même de cette inutilité. Le Conseil d'Etat trente-trois ans après l'abolition de la peine de mort a ainsi inventé l'assassinat compassionnel. Oser rappeler que l'honneur d'une société réside dans sa capacité à assister les personnes en grande dépendance, c'est alors faire preuve d'obstination déraisonnable. Cet arrêt est un signal supplémentaire à toute la société française qu'un être humain n'a pas un droit inaliénable à la vie en tant que tel. Ce droit est conditionné à toutes sortes de facteurs. Cet effroyable rétrécissement de la raison humaine n'est que la réactualisation d'une logique bien connue de fabrication de rebut humain. Belle illustration de la barbarie en costume!"

Posté le 26 juin 2014 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent

Vincent Lambert est traité comme un mort vivant

Maître Jérôme Triomphe, avocat des parents de Vincent Lambert, livre à “Présent” ses premières impressions concernant les décisions rendues par le Conseil d’Etat et la Cour européenne des droits de l’homme :

"C’est un véritable coup de massue pour ses parents mais également pour ces milliers de familles se dévouant jour après jour auprès des patients qui sont dans le même état que Vincent Lambert. Cette journée est à marquer d’une pierre noire dans l’histoire de la justice française. Elle a prononcé l’arrêt de mort d’un homme, 33 ans après l’abolition de la peine de mort. [...] La décision de la CEDH, qui a été rendue moins de six heures après celle du Conseil d’Etat, est une délivrance. Et une consolation. Les larmes de la mère de Vincent Lambert, qui a éclaté en sanglots en apprenant l’avis du Conseil d’Etat, ont été séchées par la CEDH. Cette Cour constitue le dernier rempart à une décision arbitraire. [...]

Nous avons bon espoir. Dans cette affaire, il y a eu violation du principe d’impartialité. Le Dr Kariger avait annoncé dans la presse sa décision d’arrêter tout soin sur son patient avant de mener une prétendue réflexion collégiale qui, de ce fait, n’a été qu’une pure mascarade. Qui accepterait de passer devant un juge qui a déjà rendu son verdict avant même la tenue du procès ? C’est inadmissible. Ensuite il y a véritablement atteinte au droit à la vie. Le traitement que l’on fait subir à Vincent Lambert est inhumain et dégradant : depuis 20 mois, on ne lui donne plus les soins prodigués habituellement aux personnes constamment alitées, comme des séances de kiné par exemple. On le traite comme s’il était un mort vivant."

Posté le 26 juin 2014 à 11h41 par Michel Janva | Lien permanent

Bonnemaison : un procès qui nous met face à la mort

Famille et Liberté a publié les notes et réflexions prises journellement au cour du procès Bonnemaison par Françoise Delclaud. Extraits :

"70% des Français meurent à l’hôpital, on ne veut plus prendre en charge les mourants chez soi pour la plupart, sous des prétextes divers mais qui en réalité ne sont que l’expression de notre lâcheté, de notre égoïsme. L’hôpital a été considéré par les intervenants comme un lieu qui n’est pas accueillant pour une fin de vie.

une agonie pour les Français doit être rapide et ne pas s’éterniser, on ne supporte plus et on fuit, comme si la vie n’était ou ne devait être faite que de joies, de bonheur et non de souffrances.

la mort est occultée pour ne pas dire bannie de la société, on en a peur, on ne s’occupe que des vivants et pourtant la mort fait partie de la vie comme cela a été dit à plusieurs reprises au cours de ce procès.

On se décharge des derniers moments d’un mourant sur le corps médical, le médecin plus particulièrement. [...] 

la transgression de l’interdit est montrée comme un progrès, une modernité notamment avec la déclaration de Krouchner “il est des illégalités fécondes”  [...]

Nous sommes dans la continuité de “mai 68”, “il est interdit d’interdire”, la recherche à tout prix du bonheur ou l’hédonisme, de l’éternelle jeunesse, l’individualisme forcené pour aboutir finalement à la solitude notamment en fin de vie, à l’heure de la mort. Il n’existe plus aucune référence à la notion du bien et du mal, de l’interdit qui s’effacent devant la recherche du bonheur. Le relativisme dénoncé par le pape Benoît XVI est présent aussi, ainsi il a été proposé de faire une loi pour légaliser l’euthanasie, l’aide active au suicide, ceux qui ne veulent pas se faire euthanasier le peuvent; au fond tout se vaut, il n’y a plus de recherche du bien commun pour une société. [...]

Etonnant, aucun membre du clergé n’assiste à ce procès alors que la défense de Bonnemaison espère faire passer dans l’opinion l’euthanasie et l’aide au suicide! Heureusement qu’il y a des laïcs pour suivre ce procès et remonter les compte rendus à Alliance Vita, la Manif pour tous et les Veilleurs! [...]

J’ ai assisté ce matin à un véritable numéro d'acteur de Krouchner au procès Bonnemaison. Le plus grave c'est qu'il fut très applaudi par les salles d'audience à plusieurs reprises et à sa sortie. Des manifestants vêtus de blouse blanche manifestaient devant le tribunal à l’occasion de la venue de Krouchner. Je pense que les deux salles d’audience sont remplies de militants de l’ADMD. [...]

Ce matin j’étais à la lecture du verdict, le docteur Bonnemaison est acquitté, nous avons attendu un peu plus de 2 heures pour les délibérés. Un tonnerre d’applaudissement dans les deux salles. Je vais faire un compte rendu car les journaux télévisés ont tronqué le jugement du président. Je suis allée voir les infirmières qui étaient à la source de l’accusation du docteur Bonnemaison, elles étaient attéerrées, je leur ai manifesté mon soutien. En repartant, j’ai vu cachée de l’entrée une femme de la partie civile, appuyée sur le mur du tribunal qui pleurait."

Posté le 26 juin 2014 à 10h57 par Michel Janva | Lien permanent

L'affaire Vincent Lambert met au jour la faille de la loi Leonetti

Extraits d'un article de Padreblog, à propos de la loi Leonetti :

"Mais il y avait une faille dans cette loi : la question de l’alimentation et de l’hydratation. Celles-ci étaient considérées comme des traitements qu’on pouvait du coup interrompre si on les jugeait disproportionnés. Alors que beaucoup pensent que l’alimentation et l’hydratation sont à considérer comme des besoins vitaux et non des soins, à commencer par le Magistère de l’Eglise qui s’est prononcé sur ce point (voir ici et ici). Combien de malades, mais aussi de personnes handicapées, ne peuvent se nourrir tout seuls ? Comment les priver de cet essentiel ? Mis à part ce point précis, la loi Leonetti avait fait consensus. Elle avait eu le mérite de poser un adage : « ni acharnement, ni euthanasie »."

Cette faille a été exploitée dans l'affaire Vincent Lambert :

"Ne jouons pas sur les mots : en affirmant que l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert sont des traitements disproportionnés – qu’on peut donc stopper en conformité avec la loi Leonetti – le Conseil d’Etat n’accepte pas seulement qu’on « laisse partir Vincent » (il n’est pas en train de mourir) ou qu’on « cesse de le maintenir en vie » (il est en vie, sans soins ou traitements particuliers) mais bien qu’on le tue. Le Conseil d’Etat accepte qu’on ne nourrisse plus Vincent, qu’on ne l’hydrate plus, avec comme conséquence voulue et recherchée qu’il meurre. Pour la première fois depuis l’abolition de la peine de mort, une juridiction française vient de décider la mort d’un homme, un homme incapable de se défendre. On peut retourner les mots dans tous les sens, la réalité froide, glaçante et terrible est celle-là. Voilà pourquoi il faut habiller cette réalité. Cette décision a depuis été suspendue pour être examinée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. « Un recours de trop » selon le médecin, qui déclarait hier « vouloir qu’on aille vite maintenant ». Mais un peu de vie en plus pour Vincent."

Posté le 26 juin 2014 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2014

Vincent Lambert est en vie, il n'est pas d'ailleurs en situation de « fin de vie »

Ce sont les journalistes du Monde eux-même, qui le disent...

Posté le 25 juin 2014 à 23h36 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (1)

Marine Le Pen approuve la décision du Conseil d'Etat

Marine Le Pen a regretté ce matin que la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme l’ait emporté sur celle du Conseil d’État, concernant la mise à mort de Vincent Lambert. Elle a ajouté approuver la loi Léonetti par laquelle il est possible de priver des personnes d'alimentation et d'hydratation (pour rappel sur le sujet de la loi Leonetti) (à 7mn22).


Marine Le Pen sans groupe au Parlement européen... par FranceInfo 

Posté le 25 juin 2014 à 21h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (63)

Les économies à tout prix

Vu sur Fromage+ :

C

Posté le 25 juin 2014 à 21h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Le "recours de trop" de Jean Léonetti

Jean Léonetti, le "père" de la loi éponyme, estime que le recours à la CEDH est "le recours de trop". Il s'est montré "désolé" paraît-il, à l'antenne de France Inter, de la décision de la CEDH, qui sans doute s'est fourvoyée en exigeant le maintien de l'alimentation et de l'hydratation de Vincent Lambert. Il s'agit selon lui d'"acharnement judiciaire" et  demande :

"Est-ce qu'on est pas arrivé dans le cas de Vincent Lambert, de manière tout à fait légale, dans quelque chose qui est tout à fait déraisonnable ? "

Et l'acquittement du "docteur" Bonnemaison, empoisonneur impuni de 7 personnes, n'est-ce pas quelque chose de tout-à-fait déraisonnable ?

Posté le 25 juin 2014 à 19h04 par Marie Bethanie | Lien permanent

Révélations explosives sur l'état de Vincent Lambert

Le Professeur Ducrocq, professeur de neurologie, est l'un des experts qui ont examiné Vincent Lambert pour le Conseil d'Etat. Il a en particulier déclaré :

  • "Vincent communique."
  • "L'état de Vincent ne s'est pas dégradé."
  • "Vincent a récupéré la déglutition."
  • "Vincent a survécu à 31 jours de privation de nourriture."
  • "Comment prendre une telle décision qui ne va pas mettre fin a l'acharnement thérapeutique, qui ne va pas le laisser mourir, mais qui va le faire mourir ?"

Ces propos confirment ceux de la mère de Vincent qui a déclaré que son fils a tourné la tête en la voyant. Dans cet entretien exclusif, la mère de Vincent Lambert révèle que, avant de partir pour Paris, le père et la mère de Vincent Lambert sont allés lui rendre visite et lui ont dit "Papa et Maman sont à côté de toi." Vincent Lambert a alors tourné la tête vers eux. Par ailleurs, dans le dossier médical, le docteur Kariger a écrit qu'il ne voulait pas que la famille soit au courant. Une affaire très différente de la version médiatique.

Posté le 25 juin 2014 à 18h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Si le Dr Bonnemaison avait empoisonné une autruche...

Capture d'écran sur le site d'Europe 1 montrant l'incohérence de la justice :

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Posté le 25 juin 2014 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Fin de vie : le Mouvement Juif Libéral de France rejoint la position de l'Eglise

Une tribune a été publiée sur le site de Libération, émanant du Mouvement Juif Libéral de France à propos de l'affaire Lambert. Extraits :

"En tant que représentant du MJLF (Mouvement Juif Libéral de France), exprimant la sensibilité libérale au sein du judaïsme, il est bon de rappeler ici quelques convictions fortes issues de la tradition juive, actualisées par une pratique d’ouverture à la Cité, celle d’un judaïsme dont la tradition n’est pleinement digne que s’il lui est donné une traduction actuelle.

Au sein d’une tradition qui tient la pratique médicale comme une obligation religieuse, nous considérons la personne en fin de vie, dont la mort est raisonnablement imminente, comme un être vivant à tous égards, dont la vie doit être respectée.

Un patient est en droit de refuser une thérapie si celle-ci ne poursuit plus une optique de guérison, ne faisant que prolonger sa souffrance. L’expression des volontés du malade – quand elle est possible – doit être suscitée et respectée.

De même, un protocole médical peut être interrompu s’il ne remplit plus de fonction thérapeutique et consiste uniquement à prolonger la vie. Nous considérons la poursuite de chirurgies invasives sans espoir de guérison comme une «destruction» (‘habalah), le fait d’infliger une souffrance physique inutile au corps humain.

Nul ne peut rester indifférent devant un autre être en état d’agonie physique ou psychologique. Il est de notre devoir absolu de tout faire pour soulager la douleur d’un patient, et nous déplorons que la culture palliative soit insuffisamment développée dans notre pays.

Nous considérons qu’un médecin est en droit d’administrer une médication anti-douleur puissante à un patient mourant, même s’il existe un risque d’abréger sa vie – et si cet effet n’est pas l’intention première.

La nourriture et la boisson étant des besoins humains fondamentaux et universels, nous considérons la nutrition et l’hydratation artificielles comme distinctes des autres formes de réponse médicale à la maladie. Parce qu’il serait étrange de considérer leur prolongation comme de l’acharnement thérapeutique, nous inclinons à les poursuivre de telle manière que, si la mort survient, la cause de celle-ci ne puisse être imputée exclusivement à la déshydratation ou la dénutrition.

L’homme contemporain entretient volontiers le fantasme de maîtriser sa propre mort. Faire de sa mort un acte volontaire est parfois associé à la notion de dignité, et le suicide assisté présenté comme la plus haute expression de l’idéal d’autonomie.

Nous nous élevons contre ces définitions simplificatrices, et contre l’idée selon laquelle la vieillesse, la perte d’autonomie seraient nécessairement des expressions symétriques d’une situation d’indignité, suffisante pour décréter que la vie aurait alors une moindre valeur.

Affirmant la sainteté et l’inviolabilité de la vie humaine, ainsi que la vocation de la médecine comme tentative de susciter la guérison chez un patient, nous soutenons qu’un malade en phase terminale est en droit d’exiger de son entourage et du personnel soignant de la compassion. Celle-ci, toutefois, n’est pas synonyme de suppression de la vie comme réponse à une demande volontaire à mourir, ni de la possibilité d’être actif dans un processus de suicide assisté ou d’euthanasie active.

Observant que l’indignité de certaines situations provient le plus souvent d’une extrême solitude et d’une souffrance morale, nous plaidons pour un développement accru de la culture palliative et, en prolongement de la loi du 22 avril 2005, dite «loi Leonetti», pour l’élaboration de dispositions plus précises concernant la nécessaire collégialité des prises de décisions, l’expression des volontés du malade, ou encore la médiation d’une personne de confiance.

Affirmer des principes ne signifie pas pour la tradition juive formuler une position dogmatique. Toute prise de décision ne se conçoit que par rapport à une personne précise, dans une situation précise, et comme le fruit d’un constant dialogue entre le malade et sa famille, le pôle médical et le rabbin.

Beaucoup de voix s’élèvent, par ailleurs, contre une supposée «hypocrisie» de telle ou telle disposition légale parce qu’elle ne résoudrait pas tous les problèmes, et laisserait la conscience du praticien à sa solitude décisionnelle. Ce reproche, pensons-nous, tient souvent d’un fantasme déçu, celui du «technicisme» : l’illusion qu’une loi, parce qu’elle serait raisonnable et habilement rédigée, pourrait de son imparable logique couvrir toutes les situations, bannir les «zones grises», voire la possibilité de tout cas de conscience. S’il est une richesse que peut porter la parole religieuse, c’est le rappel, d’une part, que la vie bat constamment la loi au jeu de la complexité, et d’autre part, celui d’une notion essentielle, certes ineffable, à qui reconnaît la légitimité de la dimension spirituelle : l’importance majeure de l’intention dans les questions humaines."

Posté le 25 juin 2014 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

La Justice peut-elle condamner une personne à mourir ?

Communiqué des AFC :

"Le Conseil d’Etat vient de trancher aujourd’hui, mardi 24 juin 2014, s’il était légal et opportun d’arrêter la vie de Vincent Lambert, tétraplégique, dont les capacités physiques et mentales n’ont pas été jugées suffisantes pour justifier de continuer à l’hydrater et à l’alimenter. Cette décision ouvre des perspectives très inquiétantes : qu’en sera-t-il de l’avenir des 1 700 patients – connus – qui souffrent des mêmes pathologies que Vincent Lambert ?

Au nom de qui et de quels critères – capacités physiques, mentales, de souffrance... – et sur quelles bases juridiques la Justice peut-elle décider si une personne a le droit ou non de continuer à vivre ? Pour les AFC, une telle décision remet gravement et profondément en cause l’humanité de notre société et altère durement la confiance que les Français pourraient avoir dans la Justice, dont ils attendent qu’elle les protège quel que soit leur état de santé.

L'expérience montre, dans d'autres pays qui ont ouvert des possibilités analogues, toujours présentées comme « exceptionnelles » et « isolées », que la demande d'euthanasie n'a pas reculé et s'est au contraire développée, jusqu'à envisager aujourd'hui que des personnes démentes ou des jeunes en grande souffrance puissent être concernés. Certains de ces pays (Pays-Bas, Belgique...) connaissent même un exode de leur population âgée vers d’autres pays, signe de l’inquiétude qui est la sienne.

Les AFC rappellent que la prise en charge des personnes en fin de vie appelle d'abord des actions de proximité et d’accompagnement et certainement pas de nouvelles lois qui instaureraient un « droit à mourir ».

Posté le 25 juin 2014 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent

Alliance VITA contre la culture de mort

Reportage de TV Libertés sur l'action d'Alliance Vita :

Posté le 25 juin 2014 à 14h39 par Michel Janva | Lien permanent

Empoisonner des malades, c'est possible en France

La Cour d'Assises de Pau a acquitté le docteur Bonnemaison jugé pour sept empoisonnements de patients.

Posté le 25 juin 2014 à 12h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (26)


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