20 octobre 2014

Le Grand-Orient de France demande la légalisation de l'euthanasie

Le Grand Maître du Grand-Orient de France Daniel Keller répond à L’Express. Extrait :

"Qu’avez-vous apporté le 8 octobre à la mission parlementaire sur la fin de vie conduite par les députés UMP Jean Léonetti et PS Alain Claeys ?

J’ai déclaré que le droit de mourir dans la dignité doit être davantage reconnu. La question centrale, c’est : « A qui appartient la vie ? » A l’individu, au corps médical ou à une entité transcendante ? Pour nous, francs-maçons, la vie appartient à chacun. Dès lors, la prise en compte de la volonté du patient mériterait une évolution, afin qu’elle soit opposable au corps médical. Je suis favorable à la légalisation du recours à des pratiques sédatives ayant pour objectif d’abréger la vie, dans le respect de la volonté de la personne souffrante."

Posté le 20 octobre 2014 à 07h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

18 octobre 2014

Euthanasie : Jean-Luc Roméro à Matignon le 12 novembre

Le promoteur de l'euthanasie a rendez vous avec Gilles Gâteau, directeur adjoint de cabinet de Manuel Valls.

Posté le 18 octobre 2014 à 14h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

17 octobre 2014

Euthanasie : le PRG obtient satisfaction

Le Parti radical de gauche dit avoir obtenu de Manuel Valls l'assurance qu'un texte sur la fin de vie serait déposé au Parlement. Cette assurance a été donnée par le Premier ministre dans une lettre de sept pages transmise jeudi au parti. M. Baylet précise :

"Le document que m'a fait parvenir le Premier ministre va dans le bon sens et je dirais même dans le très bon sens dans la mesure où nous obtenons satisfaction sur un grand nombre de nos demandes [...] Sur la fin de vie, il nous confie qu'un texte sera déposé au Parlement".

Posté le 17 octobre 2014 à 16h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Les parents de Vincent Lambert demandent son transfert dans un «centre de soins respectueux»

Jeudi soir, les avocats des parents de Vincent Lambert déposaient un mémoire rassemblant leurs conclusions devant la CEDH afin que son alimentation ne soit pas stoppée et qu'il soit laissé en vie.

D'autre part, dans ce mémoire, ses parents estiment qu'en dépit de son coma dit "pauci-relationel", Vincent Lambert est encore susceptible de profiter de la vie, d'être "levé, habillé et placé dans un fauteuil, et sorti de sa chambre". Dans un entretien accordé à "20 minutes", Madame Lambert précise qu'elle projette de l'emmener passer les vacances d'été dans leur maison familiale de la Drôme.

Dans la conclusion du rapport, les parents de Vincent Lambert estiment que leur fils ne bénéficie pas de soins "normaux" et demandent qu'il soit transféré immédiatement, en attendant la décision de la CEDH, dans un établissement de soins "plus respectueux", car, disent-ils, «Le seul horizon de Vincent, depuis plus d’un an, est le plafond de sa chambre…»

On espère qu'ils seront entendus.

Posté le 17 octobre 2014 à 10h38 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (7)

16 octobre 2014

Le PRG négocie avec l’exécutif son maintien contre une loi sur l'euthanasie

Lu sur Gènéthique :

"Le PRG (parti radical de gauche) négocie avec l’exécutif son maintien au sein du Gouvernement et de la majorité au Parlement. Jean-Michel Baylet, président du PRG et battu aux dernières sénatoriales, a rencontré Manuel Valls en début de semaine.

Parmi les sujets de la négociation, « un certain nombre de totems des radicaux, comme la laïcité, une loi sur la fin de vie et une reparlementarisation de la vie politique ». Le député radical de gauche Alain Tourret (Calvados) a laissé entendre que Manuel Valls confierait au PRG « l’élaboration du projet de loi sur la fin de vie promise par François Hollande ». Et de rappeler que les radicaux de gauche sont « associés à des lois de société comme la loi sur les cellules souches ou la loi sur la révision des condamnations pénales ».

Le Gouvernement présente en ce moment devant l’Assemblée son Projet de Loi de Finances 2015. Il n’est pas assuré de le voir être adopté et cherche donc des soutiens parmi ses alliés."

Posté le 16 octobre 2014 à 16h40 par Michel Janva | Lien permanent

14 octobre 2014

Une infirmière italienne accusée d'avoir tué 38 patients

Toute la presse mondiale en parle.

Mais pour avoir l'information en français, il faut viser la presse francophone non française :

"Daniela Poggiali, 42 ans, de Lugo, dans le nord de l’Italie, a été arrêtée au cours du week-end à la suite de la mort inattendue de Rosa Calderoni, 78 ans, décédée à cause d’une injection de potassium. Le potassium en dose importante peut provoquer des crises cardiaques. L’enquête de la police a permis de relier l’infirmière à toute une série de morts suspectes. Selon le quotidien Corriere di Bologna, Poggiali avait conservé dans son téléphone des photos sur lesquelles on la voyait triomphante, le pouce en l’air, à côté d’une de ses victimes décédées. «Dans toute ma carrière, je n’ai jamais vu de photos aussi choquantes», a souligné le procureur chargé de la poursuite, Alessandro Mancini. Certains de ses collègues ont décrit Poggiali comme étant une femme insensible. Celle-ci donnait des laxatifs à des patients à la fin de son quart pour que les infirmières sur le quart suivant soient débordées de travail. Plusieurs sites web ont rapporté que Poggiali avait décidé de tuer ces patients parce qu’elle trouvait leurs familles dérangeantes."

Posté le 14 octobre 2014 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

12 octobre 2014

"Soins palliatifs. Mettre en oeuvre les lois"

C'est le titre d'un article paru hier dans Ouest France, intéressant car explicite et mesuré : 

"« Ajouter de la vie aux jours, plus que des jours à la vie », c'est l'esprit des soins palliatifs.

Créés voici une vingtaine d'années en France pour soulager la douleur au long de la maladie comme à l'approche de la mort, ils restent méconnus du grand public. Un Français sur deux n'a toujours pas accès à des soins palliatifs de qualité, constate Vincent Morel, président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs.

Pourtant les lois sont claires. Elles protègent les êtres : « Toute personne malade dont l'état le requiert a le droit d'accéder aux soins palliatifs et à un accompagnement », votaient les députés en... 1999 ! Puis, la Loi Léonetti rappela aux soignants ce qu'il reste à faire quand on ne peut guérir : accompagner, consoler, apaiser la douleur.

Cette loi tient en trois principes, explique Jean Léonetti : « Je ne t'abandonnerai pas. Je ne te laisserai pas souffrir. Je ne te prolongerai pas de manière anormale. » Elle condamne l'acharnement thérapeutique, cause de tant de souffrances. Elle demande que la volonté du patient soit écoutée quand il souhaite arrêter un traitement. Elle invite les soignants à travailler ensemble, à ne pas rester seuls. Mais cette loi aussi est ignorée par sept Français sur dix !

Des efforts considérables ont été menés en vingt ans, mais par un petit nombre de médecins, de soignants, de cadres de santé, de bénévoles, des Agences régionales de santé. À eux seuls, ils ont soulevé des montagnes. Ils aident les soignants, soutiennent les patients, insufflent un travail d'équipe, dispensent des formations... « Les soins palliatifs, c'est un outil utilisé à 10 % ! On pourrait faire beaucoup plus », dit Anne-Marie Colliot, de l'Hospitalisation à domicile.

Accompagner, former, organiser

Unités et lits de soins palliatifs se sont développés en milieu hospitalier, mais on manque souvent de places ! Des équipes mobiles ont vu le jour, mais elles ne sont pas assez nombreuses pour sillonner les campagnes et aller vers les plus vulnérables : les personnes handicapées et âgées en maisons de retraite, souvent démunies à l'approche de la fin de vie.

Là où souffrants et soignants sont isolés, épuisés, la situation est parfois très préoccupante, en particulier pour les personnes handicapées si seules dans leurs appartements et pour les habitants des campagnes reculées. On fait même état d'euthanasies déguisées, sous pression de familles, parce que des soignants ne savent pas apaiser la souffrance. Comment le sauraient-ils ? On ne le leur a pas appris !

Former tous les soignants, permettre à toutes les maisons de retraite de recourir aux services d'une infirmière de nuit, multiplier les équipes mobiles de soins palliatifs et l'hospitalisation à domicile, travailler en équipe : voilà les urgences de nos territoires. Plutôt que de faire encore de nouvelles lois, appliquons celles qui existent. Car leur mise en oeuvre est inégale et insuffisante : est-il normal que les deux tiers des lits de soins palliatifs soient concentrés dans cinq régions ? Peut-on abandonner des pans entiers du pays, les zones rurales isolées ? Il est grand temps de passer à la vitesse supérieure pour que tous, en France, puissent bénéficier de ces soins, le moment venu."

Les trois principes de Léonetti,  "Je ne t'abandonnerai pas. Je ne te laisserai pas souffrir. Je ne te prolongerai pas de manière anormale" , très humains et intéressants à première vue, sont cependant très ambigüs, car ne pas prolonger quelqu'un "de manière anormale" est suffisamment vague pour être  interprété comme une invitation à "soulager" définitivement la personne qui souffre et donc servir d'alibi aux semeurs de mort de l'euthanasie. Replacer la personne humaine dans l'axe de sa relation avec Dieu permettrait de réviser intégralement la vision utilitariste que l'on a actuellement de la personne; il faut (re)lire l'encyclique "Evangelium vitae" de Saint Jean-Paul II pour s'en convaincre.

Posté le 12 octobre 2014 à 17h28 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 octobre 2014

La banalité du mal, c’est maintenant

Voici quelques extraits d'un excellent article rédigé par Yves Meaudre, directeur général d’Enfants du Mékong pour Liberté politique. Il y décrypte la banalité du mal selon Hannah Arendt :

"[...]La banalité du mal m’est apparue évidente en retenant seulement cinq exemples d’inégale densité dramatique mais révélateurs de la problématique soulevée par la philosophe allemande [Hannah Arendt].

  • Le néo-antisémitisme d’une très large partie de la jeunesse des banlieues largement toléré par l’élite médiatique et politique.
  • L’avortement des enfants handicapés notamment trisomiques jusqu’à la veille de leur terme complètement assumé par le corps médical et par l’opinion publique.
  • L’euthanasie des enfants votée par une assemblée et ratifiée par un jeune monarque chrétien en Belgique
  • Les arrestations massives et illégales, le gazage d’un peuple inoffensif qui exprime pacifiquement son opposition dans le cadre de la loi. Fait complètement nouveau.
  • La Gestation pour autrui (GPA) qui est la banalisation de l’exploitation du corps des pauvres pour la jouissance narcissique des très riches.[...]

[...] Le statut d’homme est nié à ces enfants [les enfants trisomiques] comme les médecins des camps niaient à tout juif sa nature humaine. Cette négation d’humanité est si forte que lorsque le lumineux film Dear future Mom diffusé sur les télévisions présentait l’extrême délicatesse et la joie de ces enfants, le CSA a tenté de le faire interdire[PSG1]  au prétexte que cela pourrait déstabiliser des personnes qui n’auraient plus leur liberté psychologique suffisante pour accepter un enfant atteint de ce handicap.[...]

[...] Il est symptomatique que l’ancien ministre des Affaires étrangères de M. Sarkozy ait voulu interdire le terme euthanasie parce qu’il faisait irrévocablement penser à « État nazi ». Comme quoi un mot peut rapprocher opportunément une référence historique avec la pratique caractéristique d’un État ! Je ne crois pas au hasard, ni notre ancien ministre non plus, sans doute.

La banalité du mal invoque toujours une raison d’État, une raison compassionnelle, un bien commun supérieur au bien de l’enfant, du malade voire le bien et du malade, et le bien de la société. Pour excuser les dérapages de ce qu’on peut appeler un crime légal, on considère les très nombreuses personnes euthanasiées pourtant guérissables ou l’ayant refusée comme « des dégâts collatéraux » inhérents à la pratique d’un bon principe ! Le mal a toujours son excuse. [...]

Le quatrième exemple serait considéré comme outrancier s’il ne révélait pas l’acclimatation progressive à un totalitarisme qui refuse de plus en plus ouvertement toute pensée critique autonome.[...] En effet, j’ai en mémoire les multiples aveux des CRS lors des manifestations contre la loi Taubira. Après avoir copieusement arrosé de gaz des enfants et des vieilles personnes, ils se justifiaient : « Vous savez, beaucoup d’entre nous sont d’accord avec vous, mais on a reçu des ordres ! »

Ils auraient reçu l’ordre de tirer à balles réelles, ils auraient tiré. Je n’ai aucun doute. L’histoire le prouve. Sans doute auraient-ils été affectivement désolés mais le soir devant la soupe qu’ils auraient partagée avec leurs enfants, ils n’auraient eu aucun remord, pas plus que les policiers qui ont emmené en leur tenant la main les enfants juifs au Vel d’hiv : « … On a reçu des ordres ».

Comment oser faire une telle comparaison ? Parce que malheureusement, les CRS d’aujourd’hui sont dans les mêmes dispositions mentales que les policiers sous l’Occupation. Ils ne sont pas plus méchants, tout aussi banaux et aussi scrupuleusement obéissants aux ordres de leurs officiers qui, eux, sont tout aussi obéissants à leur préfet qui, lui, est tout aussi obéissant au ministre de l’Intérieur.[...]

Que je fasse hurler ceux qui m’accuseront d’amalgame, je suis pourtant convaincu de l’unité de référence entre ceux qui pratiquent l’obéissance par compassion, par référence à l’ordre ou par décision administrative. La frontière des consciences est infime… l’abdication de la pensée est considérable.[...]

[sur la GPA] L’asservissement et l’instrumentalisation des corps pour l’assouvissement de la perversité des riches appartiennent à la même culture idéologique que celle dont le nazisme se réclamait pour le confort des übermensch.

Il s’agit de nier à certaines personnes sous prétexte de race ou de niveau de vie leur dignité intrinsèque d’être humain et donc le droit à l’intégrité de leur corps. Vouloir les éliminer dans un cas parce qu’ils pèsent sur une société ou vouloir transformer les pauvres adolescentes en chair à reproduire appartient à la même philosophie que celle qui a présidé à « l’Aktion T4 ».[...] Le crime d’État est sous la protection de textes réglementaires, votés par des bourgeois compassionnels pour les riches. Il est inculturé dans la conscience populaire. Nos peuples sont hypnotiquement sous contrôle. Ils admettent que c’est par esprit de justice que des saphistes américaines puissent suborner des filles pauvres afin que celles-ci livrent leur corps pour leur jouissance personnelle.[...]

Le mouvement considérable qui s’est soulevé le 13 janvier 2014 est d’ordre philosophique et bien sûr anthropologique ; il amorce une résistance eschatologique qui aura raison de ces pratiques dont la théorisation est née au milieu du XXe siècle.[...]

L'article est long mais vaut vraiment la peine d'être lu en entier.

Posté le 10 octobre 2014 à 20h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

09 octobre 2014

Rétablissons des tabous !

Les quelques lignes qui suivent, signées Guillaume de Prémare, concluent une chronique consacrée au dangereux ouvrage Médecin catholique, pourquoi je pratique l'euthanasie, déjà présenté dans ce post. Elles ont l'intérêt en outre de pouvoir être appliquées à d'autres sujets d'actualité...

"En effet, compassion contre compassion, expérience contre expérience, tout est relatif. C’est pourquoi la dialectique de [l'auteur] est nettement plus insidieuse que celle du « droit à choisir sa mort », développée par les militants de l’euthanasie.

A ce stade, que faire ? S’opposer à la sacralisation des droits individuels, certes. (...) Mais nous ne pouvons faire l’impasse sur le rappel de la fonction morale, sociale et culturelle de l’interdit. Notre société veut "faire tomber les tabous". Il convient de relever le défi et de refonder la fonction structurante et protectrice du tabou, de l’interdit. C’est peut-être un peu froid, mais c’est nécessaire, indispensable."

Posté le 9 octobre 2014 à 21h57 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (3)

08 octobre 2014

La loi Leonetti étant mal formulée, le risque est grand que la CEDH suive l'avis du Conseil d'Etat

Sur l'affaire Lambert et le jugement du Conseil d'Etat, le risque est grand selon Pierre-Olivier Arduin que les juges européens approuvent à leur tour  les magistrats français :

"Cette décision a beau être épouvantable avec son jugement de valeur sur la vie des personnes dépendantes, elle était en réalité prévisible puisque inscrite dans la loi Leonetti adoptée à l’unanimité en 2005. On oublie ainsi que le Conseil d’État, déjà lui, avait acté dans un rapport de 2009 examinant les nouveautés introduites par cette loi que la nutrition médicale était un traitement et non un soin toujours dû relevant de l’assistance élémentaire à personne vulnérable et qu’en conséquence son retrait chez les patients en état végétatif était tout à fait légal.(...)

Que fera la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui a offert un nouveau sursis à Vincent Lambert en suspendant l’application de la décision du Conseil d’État après la saisine en urgence par ses parents ? Le risque n’est pas négligeable que les juges européens appelés à se prononcer dans les mois qui viennent – ils ont reçu le 3 septembre les conclusions du gouvernement français qui reprennent à l’identique l’argumentaire du Conseil d’État –, délaissant eux aussi les enjeux éthiques de l’affaire, confortent la France en jugeant que la loi n’a pas été enfreinte, loi qui relève de toute façon de la « marge d’appréciation des États » selon la formule consacrée par le droit européen. Ce serait alors un signal catastrophique envoyé à nos voisins dont les gouvernements ou parlements s’estimeraient à leur tour en droit de faire évoluer leur législation dans le sens de la France, l’extrême dépendance et vulnérabilité des malades justifiant leur suppression pure et simple".

Posté le 8 octobre 2014 à 11h28 par Michel Janva | Lien permanent

Jean Leonetti recevra les représentants de 3 loges maçonniques

Ce matin dans le cadre de ses travaux sur la fin de vie.

Posté le 8 octobre 2014 à 08h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

07 octobre 2014

Affaire Lambert : la CEDH transmet le recours à la Grande Chambre

Communiqué de la CEDH, saisie par les défenseurs de la vie de Vincent Lambert à l'issue de l'arrêt du Conseil d'Etat qui l'avait condamné à mort :

"Le 7 octobre 2014, la chambre de la Cour européenne des droits de l’homme à laquelle la requête Lambert et autres c. France (requête n° 46043/14) avait été attribuée a annoncé son intention de se dessaisir en faveur de la Grande Chambre (article 30 de la Convention européenne des droits de l’homme et article 72 du règlement de la Cour)."

Posté le 7 octobre 2014 à 20h50 par Michel Janva | Lien permanent

De la manif pour tous à la la lutte contre le TAFTA/TTIP

Ha oui, ça n'a rien à voir ? Certains ne voient pas le rapport ?

Votre blog préféré a régulièrement relayé des présentations sur le TAFTA/TTIP, venant des différentes écoles qui s'opposent à cette quintessence de trahison. La dernière en date est celle-ci, mais il y a aussi ici, ici, encore ici et .

Une idée clé à retenir, c'est que ce traité de trahison, s'il est signé, réduira tout, de ce qui fait nos existences, à l'état de marchandise vendable et consommable sur le sacrosaint marché, sans que les peuples ni les Etats, ou ce qui en tient lieu en Europe, aient leur mot à dire, pour la plus grande gloire de Mamon et de ses séides.

Il en sera donc ainsi des ventres des mères, et de tout ce qui a rapport à la vie ! Et nos gouvernants auront beau jeu de se replier derrière la "signature du TAFTA, ou du TTIP", et derrière leur éviction des décisions, remises à des tribunaux arbitraux, pour refuser toute responsabilité en la matière, et de ce fait échapper même à la sanction des urnes que voudrait faire peser sur eux la forte minorité LMPT.

Eric Zemmour, dans une intervention récente relayée ici, a fort opportunément rappelé que le libéralisme professé par la partie "droite" de l'UMPS n'était pas absolument incompatible avec cette marchandisation libre sur le marché libre :

"pour certains esprits libéraux qui se veulent cohérents, la PMA et surtout la GPA sont des marchés comme les autres, et fort rentables de surcroît"

So what ? Et alors ?

Alors il serait temps de prendre conscience du danger effroyable que le tsunami TAFTA/TTIP fait peser sur la famille, la France, la vie en général, et de faire de ce sujet un élément essentiel du combat, des argumentaires.

Posté le 7 octobre 2014 à 16h01 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (14)

01 octobre 2014

Toujours plus d'euthanasies aux Pays Bas

D'après le blog de Jeanne Smits, le nombre d'euthanasies a quasiment doublé entre 2009 et 2013, passant de 2 636 à 4 829 cas en 4 ans, en dépit des lois obligeant à un encadrement "sévère" de l'acte d'euthanasie.

"On se souviendra cependant des assurances néerlandaises selon lesquelles les conditions légales pour la dépénalisation de l’acte d’euthanasie étaient particulièrement sévères et rigoureuses. Cela n’a pas empêché la rapide explosion du recours à cette pratique et le rapport lui-même souligne que l’« acceptabilité » de l’euthanasie va croissant dans la société et, surtout, parmi les médecins qui la mettent en œuvre, dont il est aussi souligné qu’ils connaissent de mieux en mieux la loi. Ils hésitent donc moins à passer à l’acte."[...]

Ce qui est nouveau, c'est l'augmentation des euthanasies de personnes démentes :

"Mais les chiffres les plus significatifs sont les suivants, modestes seulement en apparence : 97 personnes souffrant de démence, commençante ou déclarée, ont été « régulièrement » piquées, ce qui représente une grosse progression par rapport aux quelques dizaines des années précédentes, ainsi que 42 personnes souffrant de maladies mentales, contre 14 en 2012 et 13 l’année précédente." [...]
L'euthanasie est devenue si banale que les désagréments liés à la vieillesse ou les troubles dépressifs ou mentaux sont suffisants pour justifier une euthanasie aux yeux des médecins et du public, largement préparés par des campagnes médiatiques.
"Cela fait plusieurs années déjà que les médias néerlandais se sont fait l’écho d’arguments suscités par le lobby de l’euthanasie selon lesquels les « suicides illégaux » des malades mentaux ou des déprimés font désordre, sont gênants et traumatisants : il faudrait donc les médicaliser (comme l’avortement) pour éviter un surcroît de souffrance et de troubles. La propagande a été efficace et aujourd’hui bien des Néerlandais sont persuadés qu’il vaut mieux « aider » ces gens à mourir plutôt que de prendre le risque qu’ils se jettent sous un train. C’est douloureux pour eux, et source d’ennuis pour les voyageurs…"
Tout cela, on l'observe chez nos voisins qui ont déjà légalisé l'euthanasie : dès que la loi est votée dans un pays, le nombre de personnes tuées légalement chaque année augmente, mais cela ne nous servira pas de leçon et malgré nous, la loi a de fortes chances d'être votée en France :
 
"Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur coeur." (Ephésiens 4:18).

Posté le 1 octobre 2014 à 01h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

27 septembre 2014

Soins refusés pour un enfant, son père fait la grève de la faim

Reportage de TV Libertés sur la grève de la faim de Bruno Richard, père de famille qui réclame l'accès au soins pour son fils que le corps médical a voulu débrancher il y a 7 ans :

 

Posté le 27 septembre 2014 à 19h17 par Michel Janva | Lien permanent

24 septembre 2014

Non, l'euthanasie n'est pas "catho-compatible" !

Cyril Douillet, rédacteur-en-chef de la revue Ombres et lumière, s'inquiète de la parution d'un ouvrage au titre racoleur (Médecin catholique, pourquoi je pratique l'euthanasie), qui a donné lieu à quelques recensions bienveillantes dans la presse dite chrétienne. Son article, paru dans les Cahier libres, s'achève ainsi :

"Si l’on doit éviter de juger la personne, un jugement sévère s’impose sur cet ouvrage qui sonne comme un plaidoyer, une justification.  Parce qu’il laisse entendre que l’euthanasie est compatible avec la médecine ( !), avec les soins palliatifs (!!), et avec la foi chrétienne (!!!), ce livre peut faire beaucoup de mal parmi le public chrétien, auquel, de toute évidence, il est destiné. Il risque de semer le doute, de créer la division, d’abaisser la vigilance, voire de faire basculer des hommes de bonne volonté qui se laisseront séduire par la « sincérité » de l’auteur, l’oscillation permanente entre la transgression et la bienveillance, les exemples parfois poignants, les réflexions pertinentes, les références spirituelles.

En même temps, parce qu’il est un témoignage parvenu d’un pays où l’interdit a sauté [ndlt : la Belgique], il offre une édifiante démonstration des conséquences morales de la légalisation de l’euthanasie dans une société, y compris dans ses sphères les plus immunisées en apparence contre ce poison. De toute évidence, l’euthanasie légale pervertit la dynamique d’accompagnement de la fin de vie ; elle encourage la toute-puissance médicale ; elle pousse les professionnels et les familles à des compromissions terribles ; elle accoutume insidieusement à la barbarie. Tout cela a de quoi, en France, nous mobiliser avec la plus grande énergie contre toute évolution comparable de la loi, et pour d’authentiques soins palliatifs. C’est peut-être le seul mérite de ce livre."

Plutôt que la lecture de cet ouvrage, on recommandera plutôt la (re)lecture de la lettre encyclique de Saint Jean-Paul II, Evangelium Vitae (§ 65 et suivants). Notamment (§ 66) :

"Partager l'intention suicidaire d'une autre personne et l'aider à la réaliser, par ce qu'on appelle le « suicide assisté », signifie que l'on se fait collaborateur, et parfois soi-même acteur, d'une injustice qui ne peut jamais être justifiée, même si cela répond à une demande. « Il n'est jamais licite — écrit saint Augustin avec une surprenante actualité — de tuer un autre, même s'il le voulait, et plus encore s'il le demandait parce que, suspendu entre la vie et la mort, il supplie d'être aidé à libérer son âme qui lutte contre les liens du corps et désire s'en détacher; même si le malade n'était plus en état de vivre cela n'est pas licite ». Alors même que le motif n'est pas le refus égoïste de porter la charge de l'existence de celui qui souffre, on doit dire de l'euthanasie qu'elle est une fausse pitié, et plus encore une inquiétante « perversion » de la pitié: en effet, la vraie « compassion » rend solidaire de la souffrance d'autrui, mais elle ne supprime pas celui dont on ne peut supporter la souffrance. Le geste de l'euthanasie paraît d'autant plus une perversion qu'il est accompli par ceux qui — comme la famille — devraient assister leur proche avec patience et avec amour, ou par ceux qui, en raison de leur profession, comme les médecins, devraient précisément soigner le malade même dans les conditions de fin de vie les plus pénibles."

Posté le 24 septembre 2014 à 15h25 par Louise Tudy | Lien permanent

22 septembre 2014

"Et le peuple a ardemment désiré la mort d'un être fragile..."

Tugdual Derville revient sur l'engouement médiatique morbide déclenché par les confidences des malheureux parents du petit Titouan, alors en plein désarroi :

"Est-ce la vox populi qui doit décider du sort d’un être humain ? Comme la justice, la médecine a besoin de sérénité pour ne pas tomber dans l’arbitraire. Assimiler le handicap à une vie « foutue », comme je l’ai entendu d’un auditeur d’Europe1, c’est d’une grande violence pour les personnes handicapées. Prétendre qu’il appartient aux parents de décider de la vie ou de la mort de leur enfant selon son état de santé, c’est aussi faire peser sur eux une responsabilité inhumaine. On finit par envoyer le message à tout parent frappé par l’épreuve du handicap de naissance : « C’est de votre faute, vous l’avez voulu, à vous d’assumer ! » (...) C’est ainsi que monte la pression pour l’euthanasie néonatale."

Tugdual Derville se montre en revanche très rassurant sur la façon dont l'équipe du CHU de Poitiers a pris la décision d'arrêter la réanimation du grand prématuré :

"Le professeur Pierre a pris soin de préciser que ce n’était ni la demande des parents ni sa médiatisation qui avait provoqué la fin de vie du petit bébé, le 19 septembre. La respiration autonome n’était plus envisageable et la réanimation était donc devenue inutile ou disproportionnée. Il reste que le déséquilibre entre l’écho donné à la colère irrationnelle des parents et le silence sur le travail discret des soignants interroge."

A lire également, cette tribune d'un chirurgien pédiatre en néonatologie, parue sur FigaroVox, qui éclaire aussi la décision de l'équipe de Poitiers.

Posté le 22 septembre 2014 à 21h09 par Louise Tudy | Lien permanent

L’euthanasie, une alternative au vieillissement en masse

Le Ministère de la Justice belge autorisa lundi 15 septembre que  pour la première fois soit appliquée l’euthanasie à un prisonnier condamné pour plusieurs crimes, y compris l’assassinat de sa victime. Frank Van Den Bleeken, âgé de 50 ans, est depuis 30 ans en prison et réclama le suicide assisté alléguant des « souffrances psychiques insupportables », et déclarant que s’il sortait de prison il récidiverait car le système pénitentiaire belge ne lui offrait aucun traitement.

En même temps, également en Belgique, s’est répandue la nouvelle que l’euthanasie a été appliquée il y a plusieurs mois à un prisonnier gravement malade, un acte sans précédent depuis la légalisation de l’euthanasie il y a 10 ans.

Effet domino : ayant pris connaissance de ces deux faits, un effet domino ne tarda pas à se produire et une quinzaine de prisonniers belges ont demandé la mort assistée.

Il est important de mentionner qu’en 2012 ont été autorisées en Belgique 1432 demandes de suicide assisté, le double par rapport à 2008 et pour la plupart des personnes âgées. En 2013 un total de 1807 personnes optèrent pour l’euthanasie en Belgique, ce qui revient à 27% de plus qu’en 2012.

De plus, douze ans après la légalisation de l’euthanasie sous conditions pour les adultes, la Belgique est devenue en février le premier pays du monde à autoriser l’euthanasie pour des enfants malades en phase terminale.

La question est de savoir si cette tendance croissante à légaliser l’euthanasie, comme solution pour des patients subissant d’extrêmes souffrances, ne finira pas par devenir une alternative pour « sauver » l’Etat du Bien être avant l’imparable vieillissement de la population dans le monde, et plus concrètement en Occident.

En 2009 la Commission Européenne avait déjà averti que si on ne prenait pas de mesures rapides contre ce phénomène de vieillissement, la capacité de l’Union Européenne à satisfaire les besoins basiques de la population diminuerait. Elle annonçait qu’il nous restait 10 ans pour rectifier la solution et adopter ces mesures, et ainsi pallier aux dommages du vieillissement, notamment avec des politiques actives d’encouragement des naissances.

Maintenant il ne nous reste plus que cinq ans, et sauf exceptions, pratiquement aucun gouvernement n’a agi pour changer les choses. Si nous n’agissons pas de façon imminente, à partir de 2020 ou 2025 la charge économique que représentera la croissance progressive des personnes âgées, pour couvrir les retraites et la dépendance, pour subvenir aux maladies chroniques, sera impossible à assumer.

Les choses étant ainsi, si l’on étend la légalisation de l’euthanasie en Europe, avant combien de temps les Etats verront l’euthanasie comme une alternative « humanitariste » à la souffrance de tant et tant de vieillards avec des problèmes dans les derniers jours ou mois de leurs vies ? ou la souffrance de ces patients de graves maladies chroniques qui entrent et sortent constamment des urgences des hôpitaux ?

Pour tous ces cas en effet, l’euthanasie pourrait être une « solution finale », quelque chose que mit déjà en marche Adolf Hitler avec son programme Aktion T4, et que semble avoir imité la Lituanie avec son programme d’euthanasie pour les pauvres.

Posté le 22 septembre 2014 à 13h02 par Le Salon Beige | Lien permanent

19 septembre 2014

Le CHU de Poitiers aurait-il dû maintenir Titouan en vie ?

Annoncé par des proches de la famille, le décès de ce petit bout de chou de 900g, né quatre mois trop tôt, n'a pas encore été confirmé. Mais le CHU de Poitiers avait annoncé hier :

"L’état de santé du nouveau-né s'est dégradé ces dernières heures et les modalités d'accompagnement de fin de vie ont été définies en associant la famille."

Un communiqué qui soulève des questions éthiques, comme le relève Adélaïde Poujol :

"Pour le corps médical, plusieurs fois réuni pour étudier la situation, un temps était nécessaire pour la réflexion. Pour les parents, en revanche, la décision était prise : ils ne veulent pas d’un enfant handicapé. Plus encore, ils dénonçaient l’attitude des médecins coupables [à leurs yeux] d’acharnement thérapeutique… Alors que ces derniers affirment que les soins dont bénéficie Titouan n’entrent pas dans la catégorie des soins dits « intensifs ». (...)

Peu de détails ont été donnés sur l’état de santé de Titouan, peu de choses ont été révélées par l’équipe médicale sur les séquelles dont il aurait été victime : les médecins le savaient-ils vraiment ? On sait seulement que son état s’était fortement dégradé ces derniers jours. Est-ce la réaction des parents qui aurait influencé la prise de décision ?

Telles que les choses ont été présentées, l’arrêt des soins a été décidé non pas parce qu’il s’agissait d’obstination déraisonnable mais parce que le handicap aurait été « trop lourd ». « Derrière le regard que l’on porte sur les personnes vulnérables, il y a un enjeu de civilisation », commente encore Tugdual Derville. Nul ne peut nier la difficulté que représente l’accueil d’un enfant handicapé, mais comment accepter que le corps médical laisse mourir un enfant parce que ses parents n’en veulent pas ?"

Il y a quelques années, la revue Ombres et lumière avait consacré un numéro à la grande prématurité. Faut-il systématiquement réanimer ? Quelle différence entre soin et traitement ? Qu'est-ce qui relève de l'acharnement thérapeutique ? Peut-on laisser mourir un enfant parce qu'il sera handicapé ?  Extrait de ce numéro, l'interview du Père Mattheeuws donnera un éclairage chrétien aux médecins et aux familles confrontés à toutes ces questions.

Ajoutons que l'OCH, qui édite cette revue, propose une ligne d'écoute pour soutenir et conseiller ceux qui en ont besoin.

Posté le 19 septembre 2014 à 20h12 par Louise Tudy | Lien permanent

17 septembre 2014

Bruno Le Roux lie "fin de vie" et "dépense publique"

Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée à hier soir, à l'issue du discours de politique générale de Manuel Valls, a évoqué la question de l'euthanasie. Cette question n'avait pas été abordée par le Premier ministre dans son discours. Le plus inquiétant est le contexte dans lequel Bruno Le Roux l'a abordé, liant la "fin de vie" à la "dépense publique" du pays :

"Il convient de même, comme vous l’avez dit, monsieur le Premier ministre, que chaque Français puisse bénéficier du progrès [...] qu’il s’agisse des jeunes, dans le système éducatif, des salariés, des étudiants, des retraités ou des personnes en fin de vie, car ces dernières occupent une place importante dans le travail que nous allons accomplir dans le domaine du vieillissement et aussi – nous l’espérons, monsieur le Premier ministre – de la fin de vie, dans les prochains mois : vous le savez, c’est un sujet qui revêt à nos yeux une grande importance. Toutes ces questions appellent une réflexion de notre part sur la dépense publique, afin qu’elle soit, demain, mieux orientée et plus efficace pour les Français."

Bruno Le Roux

Pour rappel quelques notes de l'Institut France Renaissance sur la question :

Posté le 17 septembre 2014 à 15h54 par Michel Janva | Lien permanent

"Il n'y a jamais urgence à tuer, d'autant que c'est irréversible"

Ce n'est pas Monsieur de La Palisse qui a prononcé ces mots, mais le chef de l'unité de néonatologie-Bloc Maternité au CHU de Bordeaux, se prononçant sur le douloureux cas d'un nourrisson grand prématuré, dont les parents, craignant des handicaps lourds, souhaitent que l'on cesse de lui prodiguer des soins :

"Les parents d'un bébé grand prématuré, soigné au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers, réclament la fin des soins prodigués à leur enfant, né près de quatre mois avant terme, alors que le corps médical réfute tout acharnement.

"Depuis plus d'une semaine, on a pris cette décision. Qui veut une vie de handicap pour son fils? S'il y a des familles qui le souhaitent, nous, nous ne le souhaitons pas", a déclaré à un correspondant de l'AFP le couple de trentenaires, originaire de Charente-Maritime, près de Saintes, qui, tout en gardant l'anonymat, souhaite alerter l'opinion sur cette question.

Leur petit Titouan est né le 31 août, à 25 semaines et demie de grossesse, soit près de quatre mois avant le terme. Le bébé, né à Saintes, a été transféré au CHU de Poitiers. Il ne pesait que 900 grammes à la naissance, mais surtout, selon les parents, a subi une hémorragie cérébrale. Une lésion ne s'est pas résorbée et il est impossible pour les médecins, pour l'instant, de prédire avec exactitude le degré de son handicap. "On ne nous assurera jamais qu'il va vivre par la suite. Nous savons qu'il a de graves séquelles." "On l'a vu pleurer, il s'agite et on nous dit "Ne vous inquiétez pas, il ne souffre pas, on le sédate." C'est très difficile", a ajouté mardi, en pleurs, Mélanie, la mère. "Ils veulent maintenir cette vie-là, mais à quel prix pour lui ?"

Le CHU a dissocié mardi le cas de Titouan d'une situation d'acharnement thérapeutique ou du débat récurrent sur l'euthanasie, évoquant le besoin de prendre du temps.

"Nous ne sommes pas dans une réanimation intensive, pas dans un acharnement, mais dans un accompagnement, le temps de l'évaluation, pour être certains d'apporter les meilleures informations possibles", a expliqué sur France Bleu le Pr Fabrice Pierre, chef du service gynécologie-obstétrique.

"Il faut être sûr qu'un enfant est séquellaire et pouvoir appréhender le type de séquelles, donc pouvoir informer les parents et qu'ils prennent leur décisions en ayant le meilleur éclairage (...), on ne peut pas le faire de façon précipitée", a-t-il plaidé. Cette évaluation peut nécessiter "de l'ordre de quelques sermaines", a ajouté le Pr Pierre, assurant que le corps médical comprend que les parents sont "dans un parcours de souffrance".

"Mais, dans de telles situations médicales, impliquant des notions de vie et de mort, on a besoin de ce recul, et les parents autant que tout le monde", a-t-il dit à l'AFP. "Mais s'il survient un évènement aigu, il n'y a pas d'acharnement", a-t-il assuré.

Face à l'insistance des parents, l'équipe de néonatalogie du CHU de Poitiers a sollicité l'avis d?un groupe de réanimateurs de l'Hôpital Antoine-Beclère de Clamart (Hauts-de-Seine). S'ensuivra dans les prochains jours un débat éthique avec des professionnels et non-professionnels de santé, procédure assez courante en néonatalogie, mais aussi pour les urgences ou pathologies graves.

Des spécialistes de néonatalogie soulignaient mardi la complexité, pour les grands prématurés, de prédire les séquelles, pas nécessairement liées aux lésions cérébrales, et ce plus les enfants, donc leurs cerveaux, sont petits, avec des évolutions rapides dans un sens ou l'autre. D'où une prudence assez courante.

"Le fait de bien se poser, pour être sûr qu'on ne fait pas de bêtises, et de réanimer en attendant, est une procédure habituelle, demandée et conseillée par tous les organismes professionnels qui traitent de ce sujet. De temps en temps, il est urgent de ne pas agir. Il n'y a jamais urgence à tuer, d'autant que c'est irréversible", observe le Dr Christophe Elleau, chef de l'unité de néonatologie-Bloc Maternité au CHU de Bordeaux. Selon lui, une absence de consensus comme à Poitiers est relativement rare: "On a obligation d'essayer de réanimer si les parents le veulent et aussi la possibilité de ne pas réanimer et de passer dans ce que prévoit la loi Léonetti, l'accompagnement vers la fin de vie. Cela veut dire qu'on a obtenu une adhésion de l'équipe et de la famille en ce sens."

Sans porter de jugement hâtif sur la décision des parents, on se doit de souligner que si l'option de l'euthanasie n'était pas dans l'air du temps, ils n'auraient jamais évoqué la possibilité de tuer ce bébé, handicapé ou non. On constate une fois de plus le flou de la loi Léonetti, qui laisse la porte ouverte aux interprétations variées de la notion de "fin de vie". En attendant, il y a surtout urgence à accompagner et aider les parents en détresse face au handicap d'un enfant, à les épauler au quotidien pour qu'ils se sentent moins seuls dans la tâche difficile d'élever un enfant handicapé. Ce serait beaucoup plus utile que de les laisser dans un sentiment d'échec et d'abandon, qui les pousse sans aucun doute à prendre de mauvaises décisions.

Posté le 17 septembre 2014 à 12h10 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

16 septembre 2014

L'ADMD veut tuer ses adhérents à la tâche

En 2011, l'âge médian des adhérents de l'ADMD se situait entre 75 et 79 ans. Voici comment Jean-Luc Roméro s'est adressé à eux lors de la dernière assemblée générale de l'association :

"Permettez-moi de vous dire la colère et l’incompréhension qui est parfois la mienne lorsque je reçois des lettres demandant l’organisation de manifestations nationales et que nous ne sommes que 500 sur la place de la République, à Paris, le 24 mars 2012, alors que nous avons trois fois plus d’adhérents en région parisienne.

Bien sûr, notre Journée mondiale tombe le 2 novembre, en automne ; un dimanche cette année, de surcroît. Allons-nous chaque année nous plaindre du calendrier ? Ou bien allons-nous mettre enfin nos bottes et nos manteaux pour donner deux heures de notre temps pour montrer, pacifiquement, notre désaccord avec la façon de faire de François Hollande ?"

Et ainsi de suite. Cet autre extrait donne une idée de sa conception de la "dignité"... et du respect de la loi :

"Permettez-moi aussi de vous dire ma frustration lorsque je reçois des lettres exigeant de moi que je trouve des personnes qui accepteraient de témoigner d’une euthanasie à venir et que, lorsque nous aidons des personnes, celles-ci – je le comprends, néanmoins – veulent protéger cette ultime intimité et mourir cachées

Nous devons tous, chacune et chacun des adhérents de l’ADMD, qu’il ait un titre ou pas, chacune et chacun dans cette salle, faire de notre combat individuel un combat collectif."

Un "combat" contre la vérité. Sur son blog, l'association s'est vantée d'avoir obtenu les excuses du rédacteur-en-chef adjoint du Midi libre et la promesse d'une enquête interne, à la suite de la publication de cet article :

Midi libreRemarquons, soit dit en passant, que l'utilisation, y compris par votre blog, du terme "euthanasie", constitue en soi une victoire des partisans de la culture de mort puisque étymologiquement, "eu-thanatos" signifie "bonne mort."

Posté le 16 septembre 2014 à 10h20 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (6)

14 septembre 2014

Prisonnier euthanasié, une première en Belgique

L'interné qui a attaqué en justice la ministre de la Justice pour obtenir son transfert pour être euthanasié, pourra finalement être transféré vers un hôpital en vue d'y être euthanasié. Le ministère de la Justice et l'avocat ont en effet conclu un accord en ce sens.

Posté le 14 septembre 2014 à 19h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

08 septembre 2014

Elle craint d'aller dans une maison de retraite, il l'euthanasie

La boîte de Pandore a été ouverte il y a douze ans aux Pays Bas.

Posté le 8 septembre 2014 à 15h14 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

05 septembre 2014

Euthanasie : plainte devant la CEDH contre la Belgique

Outre l'affaire Lambert, la CEDH devra juger une affaire d'euthanasie ayant eu lieu en Belgique, ainsi que l'écrit Gènéthique :

"Le 20 avril dernier, M. Tom Mortier apprenait qu'une injection létale avait été administrée à sa mère, à l'hôpital universitaire néerlandophone UZ Brussel. La patiente souffrait d'une dépression chronique. L'euthanasie a été pratiquée par le Dr Wim Distelmans, médecin et président de la commission de contrôle de l'euthanasie en Belgique.

L'affaire se poursuit aujourd'hui devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). L'Alliance Defending Freedom (ADF) vient en effet d'annoncer qu'une requête a été déposée devant la CEDH par M. Tom Mortier, le fils. Ce dernier n'a en effet été avisé du décès de sa mère que le lendemain, au cours d'une conversation téléphonique. Il dépose donc un recours pour violation des 

"des articles 2 (droit à la vie), 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) et 13 (droit à un recours effectif) de la Convention européenne des droits de l'homme"."

Posté le 5 septembre 2014 à 22h17 par Michel Janva | Lien permanent

Les proches de Vincent Lambert demandent de vrais soins

Lu dans le Figarovox :

"Depuis près d'un an et demi, nous avons souhaité rester le plus discrets possible mais aujourd'hui, nous ne pouvons plus nous taire.

Nous sommes profondément meurtris par l'état de Vincent, par les défauts et refus de soins dont il est la victime depuis bientôt deux ans, et par la volonté délibérée et les manœuvres pour l'euthanasier à toute force, y compris par certains membres de sa propre famille.

C'est pourquoi nous souhaitons lancer cet appel du cœur et de la raison et rectifier les contrevérités qui courent.

Non, Vincent n'est pas un légume. L'état dit végétatif qu'on lui a collé est un terme péjoratif qui est contesté par certains spécialistes, car il ne correspond pas à la réalité. Ils lui préfèrent le terme cliniquement exact «d'état d'éveil sans réponse». Vincent dort, se réveille, suit parfois son entourage des yeux, réagit à certaines sollicitations, n'est branché à aucune machine, ne reçoit aucun traitement qui le maintiendrait en vie. Vincent n'a besoin que d'être nourri et hydraté.

Au bout de cinq ans, le Dr Éric Kariger a décidé de lui supprimer sa nourriture en prétendant qu'il s'agissait d'un traitement médical… Quelque explication que l'on puisse donner,cesser de nourrir et d'hydrater n'a d'autre but que de provoquer délibérément la mort de Vincent qui, faut-il le rappeler, n'est pas en fin de vie.

Nous étions une famille unie, autour de Vincent. Un homme l'a fait éclater en avril 2013: le Dr Éric Kariger, lorsqu'il a convaincu Rachel de mettre fin à la vie de Vincent par arrêt de son alimentation. Devant nos oppositions et nos supplications, il pouvait tout arrêter mais il était au contraire déterminé malgré des oppositions formelles, ce qui constitue une première dans l'histoire médicale de notre pays. Aujourd'hui comme hier, malgré l'aspect douloureux de cette affaire, il répond volontiers aux médias pour parler de lui, sans faire cas de la famille brisée qu'il laisse derrière lui. Il a été largement aidé par ceux qui, sous couvert d'humanité, ont utilisé le cas de Vincent, soit pour faire leur promotion personnelle, soit pour en faire un enjeu politique et législatif. Tous ceux-là oublient que Vincent, notre frère, est un être humain.

Comme vous, nous sommes infiniment navrés de voir notre frère dans son état. Comme vous, nous saluons Rachel qui s'est occupée de son mari pendant quatre longues années avant de décider de partir vivre en Belgique. Comme vous certainement, nous sommes admiratifs de voir à quel point nos parents, qui depuis plus d'un an ont pris le relais de Rachel, s'occupent de lui au quotidien à Reims et lui dévouent leur vie.

Aucun d'entre nous n'a envie de se retrouver dans une telle situation, c'est évident, de même que la situation de Vincent est un fardeau que nous ne souhaitons à personne.

Mais ce n'est pas parce que le fait d'entourer Vincent est pénible pour son entourage que Vincent, qui ne demande rien à personne, doit être mis à mort.

Ce n'est pas parce que Vincent a une conscience altérée qu'il n'est plus un homme. À ce compte, il faudrait se débarrasser des handicapés mentaux et des déments au lieu d'en prendre soin.

Vincent est peut-être le «maillon faible» de notre société, mais contrairement au jeu télévisé, une société vraiment humaine est celle qui accompagne ses «maillons faibles», qui les porte, qui les soigne. Une société qui met à mort ceux qui ne peuvent pas se défendre renie tous ses principes et est appelée à sombrer dans la barbarie.

Personne ne peut dire ce que voudrait Vincent aujourd'hui. Il n'a laissé aucun écrit, aucun témoignage enregistré, aucun élément digne de foi, susceptible de confirmer qu'il souhaiterait qu'on le fasse mourir. Rachel a parlé de ses prétendus souhaits verbaux pour la première fois en cinq ans quand il s'est agi de valider la décision de mort du Dr Éric Kariger. Qui accepterait d'être ainsi à la merci d'un témoignage aussi tardif et contestable?

Nous sommes au contraire témoins de la volonté de vivre de notre frère: nous avons vu qu'après 31 jours passés sans manger, sa force de vie l'a emporté: il n'a pas lâché psychologiquement, alors qu'il serait mort en dix jours en avril 2013 s'il s'était laissé aller.

Qui a le pouvoir, sous prétexte qu'il est bien portant, de décider de la mort d'une personne parce qu'elle serait gravement handicapée? Ni vous, ni nous.

Qui peut dire que Vincent veut mourir? Personne.

Alors pourquoi lui infliger toutes ces maltraitances, pourquoi lui refuser depuis deux ans la kinésithérapie de confort qui constitue une exigence de soin de base, pourquoi ne lui faire aucune stimulation sensorielle, pourquoi ne lui donner comme seul horizon que le plafond de sa chambre sans le mettre chaque matin dans un fauteuil moulé sur mesure, comme l'exigent les bonnes pratiques? Pourquoi refuser qu'il puisse sortir et le laisser enfermé sous clé, dans sa chambre, comme un prisonnier dans le couloir de la mort?

1 700 personnes comme Vincent sont traitées dans quelque 300 unités spécialisées ou à domicile, comme des êtres humains et ont droit à ces soins quotidiens.

1 700 personnes y ont droit sauf une! Vincent Lambert. Notre frère. Qui est traité comme un mort-vivant.

C'est pourquoi nous réclamons désormais publiquement, comme nous le faisons depuis presque deux ans, qu'il cesse d'être considéré comme un mort en sursis et qu'il bénéficie enfin d'un projet de vie, et des soins appropriés à son état conformément à la circulaire n° 2002-288 du 3 mai 2002, bafouée depuis deux ans par le CHU de Reims."

Posté le 5 septembre 2014 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent

04 septembre 2014

CEDH : le gouvernement invoque l’exception française jusqu’à la mort

Poursuivie devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme par les parents de Vincent Lambert, La France vient de rendre ses observations à la Cour : le gouvernement y réclame une exception française pour déroger à la Convention européenne des Droits de l’Homme. Communiqué de la Fondation Lejeune :

"Selon les parents de Vincent Lambert, en validant la procédure d’arrêt de vie en application de la loi Leonetti, la France a porté atteinte à plusieurs droits fondamentaux du patient garantis par la Convention européenne des droits de l’Homme: le droit à la vie (article 2), l’interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants (art. 3) et l’interdiction de porter atteinte à l’intégrité physique (art. 8). La France répond donc aux 6 questions posées par la CEDH. Gènéthique (www.genethique.org) s’est procuré le document. Plusieurs points intéressent particulièrement la Fondation Lejeune.

  • Alors que la CEDH impose (art. 2 de la Convention) aux Etats de « s’abstenir de donner la mort intentionnellement » à la France botte en touche affirmant qu’il ne s’agit pas « d'une décision visant à provoquer la mort, mais (…) de l'attitude à adopter à l'égard de la vie d'un patient »
  • Alors que la jurisprudence de la CEDH rappelle aux Etats « l'obligation positive de protéger la vie » à la France invoque l’exception du cas français arguant que « ces arrêts ne sont pas transposables au cas en l'espèce »
  • Alors que l’article 2 de la Convention implique d’« assurer la protection de la vie de leurs malades » à La France oppose la prétendue « obstination déraisonnable » dont Vincent Lambert serait l’objet, un « acharnement » qui se limite pourtant concrètement à l’hydratation et à l’alimentation d’un homme qui n’est pas en fin de vie.
  • Alors que la France elle-même interdit l’euthanasie, les observations de la France font valoir qu’en supprimant les « suppléances vitales » (alimentation, hydratation), le médecin « n’agit pas dans l’intention de donner la mort ».
  • Alors que la CEDH (art. 3) « interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de sa juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants » à la France répond que « toutes les dispositions seront prises pour éviter l’inconfort et la souffrance éventuelle du patient ».
  • Alors que la CEDH (art. 8) interdit de « porter atteinte à l’intégrité physique » à la France admet qu’elle le fera mais « dans des conditions de nature à respecter sa dignité ».

Le gouvernement travestit la réalité : donner la mort n’est plus tuer."

Posté le 4 septembre 2014 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent

02 septembre 2014

80% des personnes favorables à l'euthanasie

... dans l'Allemagne nazie :

"L’Allemagne inaugure le 2 septembre 2014 à Berlin un monument consacré aux victimes des crimes d’euthanasie commis par le régime hitlérien. Le programme d’euthanasie de ce dernier, qui entendait supprimer «des vies indignes d’être vécues», a fait plusieurs centaines de milliers de victimes : handicapés, malades mentaux, personnes âgées… Des massacres qui ont précédé et testé la «solution finale».

Le 1er septembre 1939, Adolf Hitler signe un décret autorisant le lancement du programme T4 (abréviation renvoyant à l’adresse de l’organisation qui s’en occupe, installée au Tiergartenstrasse 4 à Berlin). L’opération est évidemment classée secret d’Etat. T4 étant un euphémisme, habituel chez les nazis, pour masquer la réalité d’un programme d’euthanasie, en clair l’extermination systématique des handicapés physiques et mentaux, enfants et adultes placés dans des institutions. Une opération en lien avec l’orientation idéologique d’un régime qui entend favoriser la «pureté» de la «race aryenne» par la «suppression de vies indignes d’être vécues» (expression citée par Léon Poliakov, Le Bréviaire de la haine, Calmann-Lévy, 1951). [...]

Résultat : de janvier 1940 à août 1941, quelque 70.000 personnes furent assassinées dans le cadre de T4, selon les chiffres de l’administration hitlérienne (cités par Poliakov) elle-même. [...] l’opinion semblait en phase avec ses dirigeants : «80%» des proches de malades mentaux assassinés «sont d’accord, 10% protestent et 10% sont indifférents». [...]"

Posté le 2 septembre 2014 à 12h14 par Michel Janva | Lien permanent

01 septembre 2014

Didier Sicard adepte de l'euthanasie ?

Si l'on en croit ce tweet :

Addendum : pour rappel, en juillet 2012, Didier Sicard a été désigné par François Hollande en tant que coordinateur d'une Commission chargée de réfléchir sur les modalités d'assistance au décès pour les personnes en fin de vie. La commission a rendu le 18 décembre 2012 un rapport intitulé par les médias « rapport Sicard ». 

Posté le 1 septembre 2014 à 21h48 par Michel Janva | Lien permanent

31 août 2014

Les handicapés mentaux et physiques euthanasiés par les nazis ont leur monument

Eh oui, l'euthanasie n'est pas une folie récente :

"Berlin inaugure un mémorial pour les handicapés physiques ou mentaux massacrés par les nazis

Entre janvier 1940 et août 1941, les médecins ont gazé plus de 70.000 personnes - handicapés physiques et mentaux, enfants qui avaient des troubles d'apprentissage, et des gens désignés comme "inadaptés" sociaux.

Les protestations des membres des cliniques et des dirigeants de l'Église catholique ont mis un terme au programme de T4, mais les exterminations ont continué.

D'août 1941 à la fin de la guerre, en 1945, des dizaines de milliers d'autres sont morts par la famine, la négligence ou des doses mortelles d'analgésiques comme la morphine administrées par des soi-disant aides-soignants.

Rares ont été les meurtriers traduits en justice après la guerre, en dépit de procès très médiatisés comme ceux de médecins à Nuremberg de 1946 à 1947. Un grand nombre de professionnels de la santé impliqués ont tout simplement continué leur carrière.

Pendant ce temps l'Allemagne de l'Ouest et de l'Est communiste ont peu fait pour reconnaître ou compenser les survivants.

Le quotidien Der Tagesspiegel de Berlin a noté que, contrairement à d'autres groupes, les victimes "d'euthanasie" n'avaient pas de "lobby puissant."

"Beaucoup ont été oubliés depuis des décennies et le sont encore, même par leurs propres familles".

Posté le 31 août 2014 à 22h51 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

27 août 2014

Michel Onfray dit avoir "aidé" sa compagne à mourir

Les adeptes de la culture de mort ont trouvé un précieux soutien.

Posté le 27 août 2014 à 23h52 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

24 août 2014

Faut-il pousser du 6e étage celui qui en ferait la demande ?

Jean Fontant, président-fondateur de Soigner Dans la Dignité, écrit dans Le Figaro :

"Il n'est pas dans nos habitudes de nous arrêter sur des cas particuliers. Quelle qu'elle soit, la maladie est toujours une étape douloureuse dans la vie d'une personne et d'une famille, et elle ne doit pas être exposée aux yeux de tous. Nous ne pouvons que déplorer la publicité accordée sans retenue à certains cas difficiles, qui relève parfois de tentatives de manipulation de l'opinion publique. Madame Boucheton, vice-présidente de l'ADMD, a voulu toutefois, dans ce qui semble être un ultime acte de militantisme, donner à sa propre maladie un caractère public. Tout en regrettant cet état de fait, nous nous devons de réagir à ce billet, quelque pénible que soit le commentaire d'un tel cas.

La liberté d'une personne malade doit être respectée. Le droit français encadre et protège cette liberté, renforcé par les lois de 1999 et 2002. Le médecin se doit d'écouter, de prendre en compte et de respecter la volonté d'une personne malade, même lorsque celle-ci va à l'encontre de sa santé. À la lecture du billet de Madame Boucheton, on comprend qu'elle a pu faire usage de cette liberté, puisqu'elle a refusé le traitement chirurgical qui lui a été proposé, et que les conséquences ont été douloureuses. On a du mal à saisir la teneur du reproche fait aux médecins, qui semblent avoir respecté la volonté de la patiente, en conformité avec la loi et selon l'étendue de leurs connaissances médicales, limitées quand il s'agit de déterminer un pronostic. Ceux-ci se retrouvent alors dans l'impossibilité de donner des réponses précises à ces questions douloureuses.

Ayant fait le choix d'aller mourir en Suisse, profitant de la flexibilité des lois helvétiques sur le cas du «suicide assisté», Madame Boucheton s'emporte à l'encontre de cette inégalité qui ne permet qu'aux plus riches de profiter de ce dispositif, eu égard à son coût certain. Il est utile de rappeler que l'égalité entre les citoyens que garantit la constitution française est une égalité devant la loi, et non devant la transgression. Qu'il soit plus facile aux plus aisés de se mettre au-dessus des lois n'est pas nouveau, ce n'est pas pour autant qu'il faille autoriser en France tout ce qui est permis dans l'un ou l'autre pays étranger. Que l'on s'avise par exemple de transposer en droit français certaines dispositions législatives mauritaniennes ou saoudiennes relatives aux droits des femmes…

Pour en rester sur des bases juridiques, la fraternité affirmée par notre constitution et portée au fronton de nos monuments ne peut s'appliquer lorsqu'il s'agit de justifier ou de faciliter une transgression de la loi. Si la France fait preuve de fraternité dans ces situations de fin de vie, c'est en facilitant l'accès aux soins palliatifs, qui soulagent les douleurs physiques et les souffrances morales. Cette même fraternité est au cœur du devoir d'assistance à personne en danger, qui régit notamment la prévention du suicide. Comment qualifier de fraternelle l'attitude d'un homme qui, en réponse à l'appel à l'aide d'un ami traversant une passe difficile, le pousserait de sa fenêtre du sixième étage? La fraternité s'exerce également au sein des services hospitaliers où, chaque jour, l'équipe soignante met ses compétences et qualités humaines au service du patient.

C'est avec des regrets que nous observons cette affaire inutilement médiatisée, et s'il ne nous appartient pas d'en juger les protagonistes, nous devons faire savoir que le principe et les enseignements qui en sont tirés nous semblent fallacieux."

Posté le 24 août 2014 à 19h05 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2014

Suisse : le "tourisme de la mort" a doublé depuis 2009

Le suicide assisté est un secteur d'activité en nette progression. Le nombre d'étrangers se rendant en Suisse pour se donner la mort a été multiplié par deux entre 2009 et 2012, selon une étude parue dans la revue Journal of Medical Ethics. Les Allemands et les Britanniques arrivent largement en tête. Les Français sont troisième. 611 étrangers non résidents originaires de 31 pays avaient bénéficié d'une assistance à mourir en Suisse entre 2008 et 2012. Parmi lesquels figurent 268 Allemands et 126 Britanniques, 66 Français, 44 Italiens.

Les meurtres sont provoqués par l'absorption de pentobarbital de sodium - également utilisé à fortes doses dans l'euthanasie vétérinaire -, à l'exception de quatre personnes qui ont inhalé de l'helium. Parmi les raisons invoquées, les problèmes neurologiques arrivaient en tête (près de la moitié des cas) devant les cancers et les affections rhumatismales. Un tiers indiquait souffrir de plus d'une pathologie.

Mais l'étude relève aussi une tendance à l'augmentation des maladies non mortelles ou des maladies qui ne sont pas arrivées en phase terminale. L'âge des personnes concernées s'étalait de 23 à 97 ans, avec un âge moyen de 69 ans.

Posté le 22 août 2014 à 10h59 par Michel Janva | Lien permanent

21 août 2014

« Doit-on nourrir Grand Père ? ça dépend, le monde en pense quoi ? »

Traduction du Salon Beige de cet article :

"Une conversation de tous les jours entre de bons amis:

« Comment va ton grand-père ? »dit Marci

Le grand-père de Trey avait été hospitalisé pendant deux mois après une infection qui l’avait gravement affaibli.

“Eh bien il n’est pas en très bonne forme” répondit Trey. Et là, sur un ton nonchalant, il ajouta : « Mais ils ont arrêté de le nourrir la semaine dernière. Le docteur dit qu’il mourra de mort naturelle, de lui-même, à un moment ou un autre dans la semaine. »

« C’est quoi ce délire ? Cesser de l’alimenter pour qu’il meure ??» fut la réponse.

« C’est quoi le problème ? répondit Trey, c’est comme ça que le monde voit les choses. »

Que signifie “l’opinion du monde” ?

L’opinion du monde est le filtre à travers le quel nous voyons le monde ; elle est ancrée aux vérités auxquelles nous croyons et se reflète dans nos décisions. C’est la fenêtre à travers laquelle nous interprétons notre monde, trouvons du sens, et faisons de bons ou mauvais choix. Des décisions comme savoir ou non si on doit continuer à nourrir Grand-père.

Vision du monde chrétienne ou profane ?

La division brutale entre ces deux visions du monde commence à leurs sources. Tandis que la vision du monde chrétienne est centrée sur Dieu (et reconnaît que c’est Dieu qui est à la tête et pas nous), le monde séculier exalte « moi et mon bonheur ». C’est un message facile à faire passer. Tous les jours  les médias, les loisirs, les consultants, les médecins, même certains croyants, renforcent la vision profane du monde à savoir «c’est d’abord moi qui compte ». Des idées qui auparavant semblaient impensables se fondent dans les mœurs culturelles, à peine remarquées, rarement remises en question, mais imprimées dans l’esprit et la mémoire.

Des idées telles que..

“On ne peut pas vraiment savoir ce qui est vrai. Vous avez votre vérité, j’ai la mienne. »

« Ce qui est mauvais pour moi peut être bon pour toi. »

« Ce qui compte surtout c’est que tu sois heureux. »

 “Tu as le droit d’avoir ce que tu veux. Maintenant. »

“Tu dois d’abord penser à toi.”

“La qualité de vie est plus importante que la vie en tant que telle.”

“Certaines vies ne valent pas le coup d’être vécues.”

Si elles ne sont pas consciemment rejetées, ces idées entraînent une vision du monde par défaut, même parmi ceux qui se disent chrétiens.

Le résultat ? une conscience morale faussée. Les résultats peuvent être mortels, comme Grand-père en a fait l’expérience.

La morale chrétienne commence avec la question « qu’est-ce que Dieu dit à ce sujet ? » ; la culture du monde demande « comment tu le sens ? ».

Essayer de décider si on continue à nourrir Grand-père avec la question “comment tu le sens” ne marche pas. Notre raisonnement moral de chrétien part de la vérité révélée par Dieu, « Que Dieu dit ? » pour arriver à « Qu’est-ce que l’Eglise enseigne ? », cadre définissant les solutions possibles. Les solutions incompatibles avec l’enseignement de Dieu sont rejetées dès le départ, bien avant que l’on se demande « comment on ressent la chose ».

Ironiquement, les catholiques qui rejettent les enseignements moraux de l’Eglise se privent d’une grâce divine particulière, précisément ces enseignements qui offrent clarté, prudence et paix en face de la volonté de Dieu.

Donc, affamer Grand Père n’est pas une option. Saint Jean-Paul II l’avait ainsi formulé : «La nourriture et la boisson, même données artificiellement, représentent toujours un moyen naturel de préserver la vie, et non pas un acte médical. »

Tout le monde a une vision du monde – les docteurs qui proposent la solution « ne plus alimenter », les philosophes utilitaristes et les employés d’hôpitaux. La famille de Trey aussi a une vision du monde. Et vous aussi. La question étant « mais laquelle ? » La vie de quelqu’un peut en dépendre."

Posté le 21 août 2014 à 20h06 par Michel Janva | Lien permanent

18 août 2014

Euthanasie : Ouest-France vs Jean-Luc Roméro

Les marchands de mort sont à la manoeuvre espérant que leurs envies morbides soient léaglisées à la rentrée prochaine :

"Par souci de « neutralité », le quotidien régional Ouest-France s’est opposé à la parution de l’avis de décès de Nicole Boucheton, vice-présidente de l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), qui mentionnait la « contrainte de s’exiler en Suisse, pays humaniste, pour y mourir selon sa volonté le 7 août 2014 ». Atteinte d’un cancer en phase terminale, la défunte a eu recours en Suisse au suicide assisté. François-Xavier Lefranc, le rédacteur en chef, rappelle avoir donné la parole à Nicole Boucheton, en publiant un article citant des extraits de son texte posthume. L’inénarrable Jean-Luc Romero, président de l’ADMD et conseiller régional PS d’Ile-de-France, a qualifié le refus de Ouest-France de « discrimination » et annoncé qu’il allait renvoyer l’avis de décès au quotidien. En cas de nouveau refus, « on saisira le Défenseur des droits et on s’orientera vers une action au civil pour refus de vente », a-t-il menacé…"

François-Xavier Lefranc précisait aussi que la rubrique nécrologique n'est pas un espace de publication de tribunes libres.

Posté le 18 août 2014 à 16h25 par Michel Janva | Lien permanent

Non à l'euthanasie !

Nous, citoyens français, déclarons avec force et solennité que toute vie vaut la peine d'être vécue. Nous sommes scandalisés par le mépris que manifestent trop de politiciens et trop de journalistes pour la vie de vieillards ou d'handicapés.

La vieillesse, le handicap ou la maladie ne peuvent jamais faire qu'une personne humaine mérite d'être considérée - comme, naguère, par les totalitarismes - comme un "sous-homme".

Il n'est pas admissible que, sous couvert de lutte contre la souffrance, la dignité humaine soit ainsi violée et bafouée. Nous refusons tout droit au pouvoir politique ou à quiconque de traiter une personne en sous-homme.

Toute vie mérite d'être vécue. Tout homme a droit au respect de sa dignité.

Vous savez peut-être que le principal lobby pro-mort, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (sic!), affirme que plus de 40 000 personnes lui ont envoyé une directive demandant l'euthanasie.

Soyons au moins autant à déclarer que nous choisissons la vie ! 

L'équipe du Salon Beige 

Posté le 18 août 2014 à 14h32 par Le Salon Beige | Lien permanent

02 août 2014

L'euthanasie rapporte

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"La Clinique de fin de vie qui fonctionne depuis 2012 aux Pays-Bas se porte bien : après des débuts difficiles, elle annonce pour 2013 un résultat positif voisin de 300.000 euros, alors qu’avant l’ouverture de l’exercice elle tablait encore sur une perte de près de 125.000 euros.

La Levenseindekliniek à La Haye a su tirer profit de ses négociations avec les compagnies d’assurance-maladie qui se partagent le marché néerlandais au sein d’un système en grande partie socialisé. Après une intense campagne de publicité, le fournisseur d’euthanasie a réussi à convaincre l’ensemble des gros assureurs. Cela n’allait pas de soi puisque l’euthanasie est une mort organisée et qu’elle aurait pu, au même titre que le suicide, empêcher le versement de primes. [...]

Posté le 2 août 2014 à 11h41 par Michel Janva | Lien permanent

31 juillet 2014

Les médecins canadiens contre l'euthanasie

Lu sur Gènéthique :

L'Association médicale canadienne (AMC), porte-parole national des médecins au Canada vient de rendre publique les résultats d'un sondage réalisé en ligne sur l'euthanasie, le suicide assisté et les soins de fin de vie. Il en résulte que 71,5% sont d'accord avec la position de l'AMC, opposée à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté. 25,8% désapprouvent cette position, et 2,6% ne se prononcent pas. 

Les principales raisons avancées pour justifier leur opposition à toute légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté sont les suivantes: 
- "légaliser l'aide médicale à mourir affecterait profondément la confiance que les patients ont dans les médecins et compromettrait la relation médecin-patient". 
- "le rôle des médecins est de guérir, pas de mettre fin à la vie".
- "la légalisation est une 'pente glissante' et conduirait à un élargissement des conditions et des populations de patients pour qui la mort médicalement assistée peut être appliquée, particulièrement concernant les populations les plus vulnérables"
- "la légalisation de l'aide médicale à mourir pourrait être utilisée afin de faire des économies au sein du système de santé". 

Selon le rapport de l'AMC, si la société en arrivait un jour à une légalisation de l'euthanasie, les médecins devraient être exclus de toute procédure visant à réaliser un tel acte."

Posté le 31 juillet 2014 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent

28 juillet 2014

Euthanasie-GPA un marchandage "gagnant-gagnant" ?

Communiqué de Laissez-les-Vivre SOS-Futures mères :

"Les gesticulations sur la GPA masqueraient-elles la volonté d'imposer l'euthanasie ? Jean LEONETTI, le député sociétal de l'UMP, qui ne se préoccupait jusqu'à présent que de savoir comment il aurait "la peau" de Vincent LAMBERT, s'intéresse brusquement à la GPA. Le voilà qui s'indigne le 23 juin 2014 à l'Assemblée : pas question d'autoriser la GPA et puisque des hommes politiques tant de droite que de gauche dont le sénateur Alain CLAEYS travaille avec le député UMP sur l'euthanasie sont contre pourquoi ne pas déposer dès la rentrée une proposition de loi interdisant strictement cette dernière en France et renforçant les sanctions à l'encontre de ceux qui y ont recours.

Le gouvernement ne pourrait pas le lui refuser en échange d'une nouvelle loi faisait avancer l'euthanasie, par exemple sous forme de possibilités d'aide à mourir dans certains cas "extrêmes" bien entendu forcément "très limités"! L'urgence économique de l'euthanasie est tellement forte, ainsi que l'ont récemment rappelé les déclarations de la toute nouvelle ministre de la Santé de Lituanie Rimanté SALASEVICIUTE. "L'euthanasie sera le mode de gouvernement des sociétés futures" prédisait dès 1982 Jacques Attali, alors sherpa du Président Mitterrand dans l'ouvrage de Michel SALOMON. Face au défi démographique, les pays européens plongés dans le marasme économique sont de plus en plus confrontés à la tentation de l'euthanasie. En France, plus particulièrement y aurait-il un accord tacite entre une grande partie de la classe politique de droite comme de gauche pour y accéder maintenant assez rapidement quitte à laisser tomber au moins en apparence la GPA. Certaines signatures de l'appel à François HOLLANDE du 14 juillet 2014 lui demandant dans le quotidien "Libération" de résister à la GPA sont à cet égard quelque peu étonnantes. Lionel JOSPIN, qui s'il est l'ex mari de Sylviane AGACINSKI, certes sincérement hostile à la GPA est aussi le fils de Mireille JOSPIN, grande égérie de l'ADMD qui avait mis en scène le 6 décembre 2002 son propre suicide. La plupart des ministres sont très favorables à la GPA mais seraient sans doute prêts à laisser de côté leurs revendications si les circonstances économiques l’exigeaient et ce n’est pas le premier d’entre eux, dont le revirement vis-à-vis de la cause palestinienne en faveur d’Israël a été si spectaculaire, qui en est à un reniement près.

La reconnaissance de la loi LEONETTI, comprise d’ailleurs sous sa forme maximaliste, assimilant alimentation et hydratation à des traitements ainsi que le Conseil d’Etat l’a interprêté le 14 février 2014 semble constituer, ainsi que l’allégeance à la loi Veil, "le minimum démocratique" auquel tous les chefs des grands partis veulent désormais être soumis sous peine, s’imaginent-ils, de ne plus être fréquentables. Il en sera vraisemblablement de même d’une législation sur l’euthanasie surtout si elle était soutenue, voire présentée par une personnalité politique aussi consensuelle que Jean LEONETTI.

17 milliards d’euros sont dépensés chaque année pour les personnes âgées et les handicapés. Comme le déplore Jean-Claude MARTINEZ dans "Euthanasie, Stade Suprême du Capitalisme", il est temps pour les gestionnaires qui nous gouvernent d’ouvrir le filon en or des euthanasies possibles. Et cela est beaucoup plus urgent pour l’équilibre budgétaire imposé par l’Union Européenne que la GPA que de toute façon la CEDH arrivera à imposer progressivement et subrepticement. Que la CEDH ait eu à traiter la même semaine (fin juin 2014) à la fois du recours contre le refus d’inscription sur les registres français d’état-civil des enfants conçus par GPA à l’étranger et du référé concernant la décision de mise à mort de Vincent LAMBERT paraît certes être une coïncidence, mais cela a pu suggérer un marchandage facilité par des sondages favorables à l'euthanasie et hostiles à la GPA."

Posté le 28 juillet 2014 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2014

L'euthanasie pour ceux qui n'ont pas les moyens de se payer les soins

Le nouveau ministre de la Santé en Lituanie, Mme Rimantė Šalaševičiūtė, ancienne membre du Parti communiste lituanien à l'époque soviétique, a fait une déclaration claire, liant euthanasie et économie. Elle a expliqué que la Lituanie n’est pas un Etat-providence où les soins palliatifs seraient accessibles à tous, suggérant que l’euthanasie pourrait être une option pour ceux qui ne désirent pas tourmenter leurs proches en leur imposant le spectacle de leurs souffrances.

Elle a également suggéré que la Lituanie puisse légaliser l’euthanasie pour les enfants.

Qu'en pense l'ADMD ?

Posté le 26 juillet 2014 à 19h18 par Michel Janva | Lien permanent

17 juillet 2014

L'Ordre des médecins maintient la radiation du Dr Bonnemaison

L'Ordre des médecins reste pour le maintien de la radiation du Dr Nicolas Bonnemaison et rappelle cette position dans un mémoire transmis au Conseil d'Etat auprès duquel l'urgentiste a fait appel. Le Dr Patrick Bouet, président du CNOM, déclare :

"Le Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM), au nom de la chambre nationale disciplinaire, a mandaté un avocat auprès du Conseil d'Etat pour présenter un mémoire sur la position de l'Ordre". "Cette position est connue, elle n'a pas varié : il convient que la sanction de radiation du Dr Bonnemaison prononcée par cette juridiction indépendante soit exécutée".

Cette radiation, qui lui interdit d'exercer la médecine, est effective depuis le 1er juillet.

Posté le 17 juillet 2014 à 21h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

La prochaine étape après l'euthanasie

Aux Pays-Bas, de nombreux malades en phase terminale n'ont plus droit aux soins, jugés trop chers. Mais bien sûr, s'ils réclament d'être euthanasiés, ce sera li-bre-ment.

Posté le 17 juillet 2014 à 16h53 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

Angleterre : l'Eglise catholique s'oppose au projet de loi sur l'euthanasie

La Chambre des Lords du Royaume-Uni s’apprête à débattre en deuxième lecture le projet de légalisation du suicide assisté.

L’évêque de Portsmouth, Mgr Philip Egan, a demandé à tous les prêtres de son diocèse d’« ouvrir les églises la veille » du débat, le jeudi 17 juillet au soir, « pour une heure d’oraison devant le Saint Sacrement ». Le site du diocèse précise 

« Il encourage chaque paroisse à s’unir dans la prière pour la protection de la vie, spécialement la vie finissante. Même si vous ne pouvez pas vous rendre à l’Heure sainte ce soir-là, vous êtes invités à passer quelque temps en prière devant le Saint Sacrement. »

« Après la prière, la chose la plus importante que nous puissions faire est d’écrire à l’un des pairs de la Chambre de Lords. Veuillez faire cela avant le 18 juillet, vraiment au plus tard. »

Posté le 17 juillet 2014 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

Une loi sur l'euthanasie est comme un mauvais génie sorti de sa bouteille

Theo Boer est professeur d’éthique à l’Université théologique protestante de Groningue. Il a fait partie pendant neuf ans d’une commission régionale de contrôle de la loi sur l'euthanasie aux Pays-Bas. Au nom du gouvernement néerlandais, cinq commissions de ce type déterminent si une euthanasie a été réalisée conformément à la loi. L'euthanasie et le suicide assisté sont légaux aux Pays-Bas depuis 2002. Mais leur nombre ne cesse de croître. Et c'est pourquoi Theo Boer s'interroge, lui qui était favorable à cette loi :

T"J’étais autrefois favorable à la législation. Mais aujourd’hui, avec douze ans d’expérience, mon point de vue est autre. A tout le moins, qu’on attende une analyse honnête et intellectuellement satisfaisante des raisons qui ont provoque l’augmentation explosive des statistiques. Est-ce parce que la loi devrait avoir de meilleurs garde-fous ? Ou est-ce parce que la simple existence d’une telle loi est une invitation à considérer le suicide assisté et l’euthanasie comme une normalité plutôt qu’une solution de dernier recours ? Avant que ces questions aient reçu une réponse, n’y allez pas. Une fois le génie sorti de sa bouteille, il y a peu de chance qu’il y retourne jamais."

Traduction complète par Jeanne Smits.

Posté le 17 juillet 2014 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent

15 juillet 2014

Après être passée pour morte, Angèle Lieby témoigne

Juillet 2009. Angèle Lieby est hospitalisée au service des urgences du nouvel hôpital civil de Strasbourg pour une forte migraine. Quelques heures plus tard, elle devient comme une tétraplégique, incapable de bouger, ni même de respirer. Mais son cœur bat toujours. On l’intube. Angèle Lieby est en fait victime du syndrome de Bickerstaff qui paralyse le système nerveux ; quatre jours après son hospitalisation, tout le monde la croit « morte ». Le médecin chef de service veut la « débrancher ». Son mari, sa famille se battent pour la garder en vie. Les faits leur donneront raison. Plusieurs mois plus tard, son état s’améliore et Angèle retrouve peu à peu l’usage de ses membres. Elle rouvre les yeux. Elle a raconté son « expérience » dans un livre, « pour toutes ces personnes incapables de parler, c’est le cas des personnes âgées notamment… » explique-t-elle. Son livre Une larme m’a sauvée s’est déjà vendu à plus de 200.000 exemplaires et a été traduit dans une quinzaine de langues. Armel Joubert des Ouches est allé à sa rencontre pour reinformation.tv

Posté le 15 juillet 2014 à 08h34 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2014

Le Conseil de l’Ordre des Médecins refuse de lever la sanction contre Bonnemaison

Lu dans Présent :

"le Conseil de l’Ordre des Médecins avait maintenu la sanction de radiation prononcée contre le Dr Bonnemaison. Elle était en effet politiquement incorrecte, allant à contre-courant du délire idéologico-euthanasique ambiant dont on voit les résultats effroyables en Belgique et en Hollande. Pourtant, l’Ordre avait cédé sur tout depuis des années face au pouvoir politique, notamment en matière d’avortement. Cette fois-ci, il se tient droit dans ses bottes. Le Dr Patrick Bouet, président national, refuse absolument de lever cette sanction, bien que Bonnemaison ait été relaxé pour avoir donné la mort à sept de nos contemporains au motif que leur état lui inspirait de la « compassion ». « Nous avons jugé une infraction au code de déontologie », a déclaré le Dr Bouet. « Nous n’avons ni le pouvoir, ni la volonté de revenir sur cette décision » prise « dans l’intérêt des malades »."

Posté le 10 juillet 2014 à 13h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

Tuer légalement des enfants de moins de 12 ans

Des pédiatres néerlandais viennent de suggérer la légalisation de l’euthanasie des enfants de moins de 12 ans souffrant de manière importante et sans espoir d’amélioration. 

Aux Pays-Bas, la loi actuelle n’autorise l’euthanasie que sur les mineurs plus âgés : entre 12 et 16 ans, ils ont besoin de l’accord de leur parents ; au-delà, ils peuvent demander l’euthanasie de manière autonome.
L’euthanasie a déjà été dépénalisée aux nouveau-nés et aux enfants à partir de 12 ans. Entre les deux, les médecins n'ont pas encore le pouvoir de vie et de mort. Alors, surfant sur les habituels "cas extrêmes", ils militent pour l'euthanasie pour tous.
En France, une fois l'euthanasie légalisée, l'ADMD continuera de militer pour en élargir les conditions. A l'instar de ce qui a été fait pour l'avortement.

Posté le 10 juillet 2014 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

08 juillet 2014

S’il faut arrêter de soigner ceux qui n’ont « pas d’espoir de guérison », cela va faire du monde

Nouvelle affaire d'euthanasie, relatée par Jeanne Smits :

"Conformément à l’ordonnance de référé rendue vers 23 h vendredi soir par le tribunal administratif de Paris, l’homme de 73 ans condamné à ne plus recevoir les soins nécessaires à son maintien en vie a été entendu ce lundi après-midi pour dire ce qu’il en pensait, lui.

En présence Me Jérôme Triomphe, avocat de la femme et des filles du malade, et du directeur juridique de l’hôpital parisien où il se trouve en réanimation depuis deux mois, le patient a répondu très clairement à la double question qui lui était posée par le juge Rouvière : voulait-il être soigné ? Voulait-il être soigné dans un autre hôpital, en Israël, près des siens ? Oui !

On peut souffrir de problèmes respiratoires, avoir besoin de dialyses, avoir le cœur fragile, risquer l’infarctus – et pourtant ne pas avoir envie de se « laisser partir » avec des soins palliatifs, si professionnels et efficaces soient-ils…

Les faits. Cet homme de 73 ans avait subi une première hospitalisation de deux mois en réanimation au début de l’année. Il avait été question d’arrêter les soins à ce moment-là, mais le patient avait non seulement une forte envie de vivre, mais aussi une chance de s’en sortir. Ses proches plaidèrent pour qu’on le soigne. Il fit des progrès, et put être installé en maison de rééducation où il récupérait petit à petit.

Une rechute le conduisit de nouveau en réanimation. Cette fois, au bout de deux mois, il fut décidé par l’équipe médicale de ne plus le dialyser, cette procédure pouvant entrainer une hypotension et un infarctus. Le chef de service assure avoir obtenu l’adhésion du patient à son projet de cesser les soins devenus inutiles dans le cadre d’une absence de « projet thérapeutique ». On allait installer les soins palliatifs. Il mourrait dans la dignité. L’arrêt des dialyses allait en effet immanquablement entraîner le décès du patient dont le sang ne serait plus purifié.

Une des filles du patient, accourue en urgence depuis Israël – sa femme et ses enfants se sont installés là-bas, pas lui – et entourée d’une femme médecin et d’une infirmière amies qui l’ont soigné, est venue dire le refus de la famille face à cette décision d’abandon. C’était une parole contre l’autre : celle des responsables de l’hôpital qui ont pris la décision définitive d’en rester là, contre celle des proches de cet homme qui n’est pas si vieux, et qui devant elles avait dit vouloir être soigné.

D’où le référé-liberté, organisé dans l’extrême urgence parce que le patient risquait de mourir.

En ordonnant que le malade soit entendu de manière « contradictoire » en quelque sorte, le juge lui a donné un sursis. [...]

En fait, l’arrêt de soins a été dicté par cette appréciation : « Pas d’espoir de guérison. »"

Posté le 8 juillet 2014 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2014

Les plus de 75 ans sont de plus en plus seuls

La solitude subie, durable, objective, touche 5 millions de Français, selon l'étude annuelle de la Fondation de France. C'est un million de Français isolés de plus qu'en 2010, parmi lesquels, la proportion des plus de 75 ans est passée de 16 % en 2010 à 27 %.

Francis Charhon, le directeur général de l'organisme, déclare :

« On pourrait penser que la cause est démographique : ils sont plus nombreux, donc ils sont mathématiquement plus seuls. Mais c'est plus grave que cela. Il y a un vrai délitement du lien social, notamment en ville. Il y a de plus en plus de personnes âgées qui n'attendent plus que le facteur, qui n'apporte que des factures. »

Mettez en parallèle à ce constat le militantisme actuel pour la légalisation de l'euthanasie et vous allez comprendre beaucoup de choses.

Posté le 7 juillet 2014 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

05 juillet 2014

Euthanasie : une loi injuste qu'aucune souveraineté ne justifie

Interrogée dans l'Action française 2000, Jeanne Smits revient sur les affaires Lambert et Bonnemaison. Extraits :

Peut-on regretter, comme Marine Le Pen, que les parents de Vincent Lambert aient fait appel à une instance supranationale ?

Ce "regret", exprimé publiquement, est d'une violence inouïe à l'égard de parents qui réclament simplement que leur fils ne soit pas tué, d'autant qu'il n'est tempéré par aucune expression de sympathie, d'humanité. La Cour européenne des droits de l'homme – qui n'a rien à voir, institutionnellement, avec l'Union européenne – examine la conformité des décisions judiciaires rendues au sein des quarante-sept pays membres du Conseil de l'Europe avec la Convention européenne des droits de l'homme. Certes, il s'agit d'une instance supranationale statuant sur le respect d'une convention internationale à laquelle la France a adhéré en tant que nation souveraine. Le "nationaliste à la française" peut le déplorer. Mais, en l'occurrence, il s'agit de se battre contre une loi injuste qu'aucune souveraineté ne justifie. La souveraineté n'est-elle pas d'abord service et protection, transcendée par une loi qui n'est pas "supranationale", mais, précisément, transcendante parce que commune à toute l'humanité ? On sait que la CEDH n'est pas au service de cette loi transcendante, même si certaines de ses décisions ont pu surprendre en ne suivant pas aveuglément la tendance lourde vers toujours plus de "culture de mort". Mais il se trouve qu'elle existe et qu'elle offre une possibilité de résistance à la tyrannie de cette dernière.

Les "pro-mort" se sont réjouis de l'acquittement du docteur Bonnemaison. Doit-on faire un parallèle entre ce procès et celui de Bobigny en 1972, dont les pro-avortement firent un acte militant ? D'autant que, contrairement à 1972, le pouvoir est acquis à la cause qu'ils défendent...

Oui, on peut bien sûr faire ce parallèle : c'est souvent au moyen de causes célèbres, très médiatisées, aptes à faire pleurer Margot, que les modifications législatives mortifères sont rendues acceptables par "l'opinion". Mais ici, la manipulation fonctionne a contrario. Nicolas Bonnemaison a été acquitté de l'empoisonnement avéré de sept personnes qui sont mortes sans l'avoir demandé et sans que leur famille ait été consultée. L'euthanasie est toujours "vendue" comme une réponse à la demande du malade. Ici, il ne s'agit donc aucunement d'une euthanasie. L'acquittement de Nicolas Bonnemaison servira à montrer combien il est "nécessaire" et "urgent" de légaliser et d'encadrer l'euthanasie, afin d'assurer que la volonté du patient et de ses proches soit toujours respectée."

Posté le 5 juillet 2014 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent


     Archives > Culture de mort : Euthanasie

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Culture de mort : Euthanasie