14 janvier 2018

Mauvais signal LR sur la vie : Wauquiez promeut Léonetti

Unknown-3Laurent Wauquiez, président LR, a demandé à Jean Leonetti, auteur de la loi sur la fin de vie, de présider le conseil national LR. Guillaume Peltier, vice-président LR, a salué cette décision :

Contrairement à ce que déclare Guillaume Peltier, la loi Leonetti mécontente tout le monde : et les défenseurs de la vie et les partisans de l'euthanasie. 

Celle de 2005 légitimait une certaine forme d’euthanasie car l’alimentation était considérée comme un traitement. En changeant le statut de l’alimentation d’un malade, qui, de soin ordinaire s’est vue requalifiée en soin thérapeutique, la loi Leonetti permet son arrêt et donc une forme d’euthanasie passive. Les militants favorables à l’euthanasie s’en prennent à l’ambiguïté d’une loi acceptant une euthanasie passive alors qu’ils souhaitaient «une aide active à mourir».

La nouvelle loi sur la fin de vie, votée sous François Hollande, avec la complicité de Jean Leonetti, permet la sédation passive et terminale des malades. En effet, la « sédation profonde, continue jusqu’au décès » telle qu’énoncée dans l’article 3 de la loi Claeys/Léonetti provoque une altération de la conscience maintenue jusqu'au décès. On va plus loin que soulager la douleur ou la souffrance.

Quant à la bioéthique, après avoir été contre la recherche destructrice d'embryons humains, Jean Leonetti s'y est déclarée favorable.

Posté le 14 janvier 2018 à 19h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

13 janvier 2018

Beaucoup de soignants quittent la profession, écœurés des actes mortifères qu’on leur fait commettre

Odile Guinnepain, infirmière en soins palliatifs et responsable de l’antenne « Nos mains ne tueront pas », a bien voulu répondre aux questions du Rouge & le Noir. Extraits :

43_main_rs-8738e"Une délégation de professionnels de santé sera en tête de la marche pour la première fois cette année. Pourquoi ce choix ?

Tout simplement pour faire entendre la voix des soignants sur toutes ces problématiques liées à la vie parce qu’on oublie qu’elles les concernent directement. Qui pratique les IVG, les IMG, qui délivre les MCU (moyens de contraception d’urgence), qui administre les sédations terminales dont beaucoup sont euthanasiques, qui administre les traitements et pratique les actes pour la PMA, … ? Ce sont des professionnels de santé : médecins, sages-femmes, infirmières, pharmaciens, etc... Par la force des choses, tous ces actes nécessitent l’intervention de soignants. Pour autant, cela ne signifie pas qu’ils le font aisément ou dans une consciencieuse indifférence ! Nous n’avons pas choisi ce métier pour détruire la vie. Nous l’avons choisi pour la servir !

C’est la raison pour laquelle nous serons présents en délégation à la MPV ; afin de manifester notre refus de participer et de nous rendre responsables de tous ces actes, et indirectement, de leurs conséquences ; mais aussi pour demander une clause de conscience beaucoup plus libre. Beaucoup de soignants quittent la profession, écœurés des actes mortifères qu’on leur fait commettre.

Quels sont les enjeux pour les professionnels de santé de la révision de la loi de bioéthique qui s’ouvre actuellement ?

Ils sont nombreux car les projets actuels ne visent qu’à transgresser toujours la loi naturelle ou à continuer d’ouvrir les portes de la culture de mort. Par exemple, la PMA, qui, déjà et en soi, transgresse la conception d’un enfant dans la relation homme/femme, va s’ouvrir à des femmes vivant ensembles ou à des célibataires. Les professionnels vont donc se rendre complices de faire « engendrer » des enfants fabriqués et non conçus que l’on fera sciemment orphelins de père ! Oui, dès les premiers actes, soit les injections aux femmes, d’hormones stimulant la production d’ovocytes (prescrites par des médecins et pratiquées par des infirmières hospitalières ou libérales), les soignants se rendront complices de ces « fabrications » d’enfants moralement illicites. Auront-nous l’accès à l’objection de conscience dans la PMA pour toutes ?

Si l’aide médicale à mourir ou l’aide médicale au suicide sont légalisés, qui va injecter les produits létaux ? Ce sont les médecins qui vont les prescrires, ce sont les infirmières qui vont poser les seringues contenant les produits ou les injecter directement et ce sont les aides-soignantes qui poursuivront les soins de nursing et de confort en assistant aux agonies provoquées (pas forcément confortables !) des patients. Et ce sont les pharmaciens qui délivreront les produits létaux ! Comme pour la PMA mais aussi l’IVG, l’IMG etc.. à tous les niveaux de la chaîne, ces actes concernent éthiquement et en conscience tous les professionnels de santé : Sacré responsabilité morale !

Il en sera de même pour la congélation des ovocytes ou des spermatozoïdes effectués par des biologistes, de même pour la GPA qu’elle soit « médicale » ou pour permettre aux hommes vivant ensemble ou célibataires d’avoir des enfants. L’acte et la surveillance médicale des mères porteuses étant faite par des professionnels du soin. Et tant d’autres violations….

Comment jugez-vous la situation actuelle de la liberté de conscience du corps médical ?

Actuellement, sous certaines conditions, les médecins ont accès à l’objection de conscience dans 3 problématiques :

Actuellement, l’objection de conscience est accessible aux médecins pour trois types de situations :

Le refus de stérilisation : « Un médecin n’est jamais tenu de pratiquer cet acte visée contraceptive mais il doit informer l’intéressé de son refus dès la première consultation. » (article L.2123-1 du code de la santé publique).

L’interruption volontaire de grossesse : « Un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse mais il doit informer, sans délai, l’intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention selon les modalités prévues l’article L.2212-2.  » (article L.2212-8 du code de la santé publique)

« Un médecin ne peut pratiquer une interruption volontaire de grossesse que dans les cas et les conditions prévus par la loi ; il est toujours libre de s’y refuser et doit en informer l’intéressée dans les conditions et délais prévus par la loi. » (article R.4127-18 du code de la santé publique).

Cependant, La loi n°2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l’IVG et la contraception a supprimé une disposition de l’ancien article L.2212-8 du code de la santé publique qui reconnaissait aux chefs de services des établissements de santé publics la possibilité de à s’opposer ce que des interruptions volontaires de grossesse soient réalisées dans leur service. Cela signifie donc que le chef de service a le droit de refuser de réaliser personnellement une interruption volontaire de grossesse mais il ne peut imposer ses propres convictions personnelles et professionnelles à l’ensemble de son service.

La recherche sur l’embryon : « (…) aucun médecin ou auxiliaire médical n’est tenu de participer quelque titre que ce soit aux recherches sur des embryons ou sur des cellules souches embryonnaires autorisées en application de l’article L.2151-5. » (article L.2151-7-1 du code de la santé publique) ;

Il est aussi important de préciser que ce n’est pas parce qu’un soignant ne pratique pas directement l’acte « grâce » à son objection de conscience qu’il en est complètement détaché. En effet, en âmont ou en aval, il administre les soins nécessaires aux femmes concernées. Ce n’est pas simple à vivre !

Pour ce qui est de la fin de vie, on assiste à des dérives sérieuses et bien plus fréquentes qu’on ne le croit, au sujet de la sédation à laquelle les soignants ne peuvent rien dire. En effet, la « sédation profonde, continue jusqu’au décès » telle qu’énoncée dans l’article 3 de la loi Claeys/Léonetti, n’est pas « officiellement » un acte euthanasique, donc portant atteinte à une vie humaine ; donc pas de clause de conscience possible dans ces cas-là. Ce souci touche en particulier les infirmières. En effet, les médecins étant prescipteurs et décideurs, ils ne sont pas « obligés » de prescrire une sédation qui, dans l’acte, serait désorsonnée. Par contre, lorsqu’elle est prescrite par un médecin à qui cela ne pose aucun problème de conscience, l’infirmière a obligation d’appliquer la prescription. Beaucoup d’infirmières vivent très mal ces situations et peinent réellement à se faire entendre sur les questions éthiques que posent ces actes et leur multiplicité. [...]"

Posté le 13 janvier 2018 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

12 janvier 2018

Une proposition de loi sur l'euthanasie sera examinée le 1er février

Pion0517-1On me signale l'examen le 1er février d'une proposition de loi sur l'euthanasie, déposée par la France Insoumise. Le 1er février est en effet une journée réservée aux propositions du groupe FI. Il s'agit de la proposition de loi 

relative à l’euthanasie et au suicide assisté, pour une fin de vie digne

présentée par les députés Caroline FIAT, Alexis CORBIÈRE et Danièle OBONO.

A l'heure où le député LREM Jean-Louis Touraine s'apprête à publier une tribune militante pour inclure l'euthanasie dans le projet de loi sur la bioéthique, cette affaire est certainement un ballon d'essai du gouvernement pour évaluer les forces en présence et la capacité de réaction du mouvement pro-vie, voire pour faire passer cette mesure criminelle et l'évacuer du projet de loi sur la bioéthique.

Posté le 12 janvier 2018 à 16h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

22 janvier : conférence de Xavier Mirabel à Lille

Affiche Type A4 ICRSP-2 4

Posté le 12 janvier 2018 à 08h53 par Michel Janva | Lien permanent

10 janvier 2018

Neuvaine de prière à Jérôme Lejeune pour Vincent Lambert

CaptureAprès celui du mois de juillet, voici un nouvel appel, pour sauver Vincent Lambert. 

Le 17 janvier est une date décisive pour Vincent. Vincent est en état pauci-relationnel et n’a pas de soins particuliers ni de traitements qui chercheraient à le maintenir en vie. Il est simplement nourri et hydraté par sonde. Or une quatrième procédure collégiale a été entamée par l’hôpital de Reims : le 17 janvier des médecins experts doivent se réunir. Une décision sera prise de poursuivre ou non l’alimentation et l’hydratation de Vincent. Or arrêter de le nourrir et de l’hydrater, vous le savez, reviendrait à le laisser mourir de faim et de soif. Ce serait d’autant plus terrible que Vincent montre qu’il a retrouvé le réflexe de la déglutition et qu’il peut être nourri par la bouche. Il suffirait qu’on le rééduque à la déglutition pour qu’il puisse à nouveau manger et boire sans sonde. Ses parents, qui le visitent quotidiennement demandent son transfert dans un établissement spécialisé. Plusieurs établissements français sont prêts à accueillir Vincent.

Commençons tous ensemble maintenant une belle neuvaine au Serviteur de Dieu Jérôme Lejeune, pour lui confier cette étape décisive pour Vincent. Prions jusqu’à la victoire complète, le transfert de Vincent et, si Dieu le veut, sa guérison !

Aude Dugast, Postulatrice de la Cause de Canonisation du Serviteur de Dieu Jérôme Lejeune rappelle que si vous souhaitez que la guérison de Vincent serve également à la béatification du Serviteur de Dieu Jérôme Lejeune, il faut prier exclusivement Jérôme Lejeune pour obtenir cette grâce, sinon nous ne saurions à quel ‘saint’ attribuer le miracle. A l’exception de la Sainte Vierge évidemment, le chapelet étant une arme redoutable !

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Posté le 10 janvier 2018 à 15h09 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Louis Touraine va publier une tribune de désinformation pro-euthanasie

334768Jean-Louis Touraine, député LREM du Rhône et Vice-président de la commission des affaires sociales, fait actuellement tourner une tribune en faveur de l'euthanasie, intitulée "Pour une liberté républicaine : le choix de sa fin de vie", afin de la faire signer par un certain nombre de parlementaires, pour la publier la semaine prochaine, en vue d'influencer le débat sur la loi bioéthique. Nous nous la sommes procurée. Il y écrit :

"« On ne meurt pas bien en France ». Aujourd’hui, l’offre de soins palliatifs ne satisfait pas à la multiplicité des situations individuelles et des souffrances des personnes en fin de vie. Des souffrances accentuées par l’impossibilité pour chacun de « choisir sa fin de vie »."

Ce que ne précise pas la tribune : seulement 50des personnes nécessitant des soins palliatifs à l’hôpital en bénéficient intégralement. Les soins palliatifs mériteraient donc d'être développés. Or, depuis 2012, le budget dédié au plan national de développement des soins palliatifs s'est élevé à zéro (contre 230M€ le quinquennat précédent).

"Si quelques progrès ont été enregistrés, force est de constater que la loi Claeys-Leonetti n’a pas permis d’introduire d’innovations significatives. Il s’est essentiellement agi de transcrire dans la loi ce qui était déjà acquis par voie réglementaire. Le problème actuel est qu’il manque – et c’est crucial ! – une liberté, un droit au choix."

Ce que ne précise pas la tribune : Si certains veulent avoir le droit d'être tués, alors la loi doit obliger des médecins à tuer...Capture d’écran 2018-01-09 à 21.52.55

"Attendre une évaluation des textes législatifs antérieurs avant de créer un nouveau droit aux malades en fin de vie aurait-il dès lors un sens ? Non ! Quand une lacune est identifiée, elle doit être comblée sans délai. D’ailleurs, les Français apportent trois preuves de leur désir impatient de l’introduction de ce progrès humaniste.

Dans un très récent sondage, réalisé par IFOP pour La Croix et le Forum européen de bioéthique, 89% des Français considèrent important de légaliser l’euthanasie et/ou le suicide assisté. Seules 11% des personnes interrogées se satisfont de la législation actuelle. En ce domaine, comme généralement dans les diverses questions de bioéthique, nos concitoyens sont plus avancés et plus en phase avec le progrès que certains responsables, qui apparaissent plus conservateurs ou frileux."

Ce que ne précise pas la tribune : s'appuyer sur ce sondage IFOP, dont on a déjà vu qu'il était biaisé, est un peu léger. En quoi les personnes interrogées seraient favorables à l'euthanasie ? Parce qu'on leur a proposé cette solution (finale) ou la mort dans d'horribles souffrances (comme dans ce sondage orienté de l'ADMD) ? Mais qui veut souffrir ? A-t-on demandé et expliqué aux Français ce que sont les soins palliatifs ? Les soins palliatifs sont des soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale, visant à soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi à prendre en compte la souffrance psychologique, sociale ou spirituelle du patient et de ses proches.

"De nombreux Français en phase avancée d’une maladie incurable vont également chercher – et obtenir – la délivrance dans l’un ou l’autre des pays ayant déjà légiféré sur cette possibilité (Belgique, Suisse, Pays-Bas, Luxembourg, Canada, plusieurs Etats américains, etc.)"

Ce que ne précise pas la tribune : au sein des Etats ayant légalisé l'euthanasie, on constate une dérive systématique :

  • En Belgique, on a désormais l'"interruption volontaire de vie sans demande du patient". La Commission de contrôle n’a, après délibération, rien trouvé à redire.
  • Des euthanasies sont pratiquées de plus en plus en cas de souffrances psychiques difficiles à mesurer, liées à la dépression, à Alzheimer... et non pas à la fin de vie.
  • L'euthanasie des enfants se répand : aux Pays-Bas à partir de 12 ans (loi 2001), en Belgique sans limite d’âge (loi mars 2014)
  • Le parlement hollandais subit maintenant des pressions pour élargir l’accès à l’euthanasie aux personnes invoquant la « fatigue de vivre ».

"Un malade en fin de vie, dans une « impasse thérapeutique », peut obtenir une aide active à mourir dans les hôpitaux français. Il faut pour cela connaître un médecin compatissant et courageux, ce qui crée des inégalités entre nos concitoyens. D’après l’INED, entre 2000 et 4000 personnes en phase terminale reçoivent cette aide chaque année dans notre pays. Reconnaissons que ces fins de vie organisées en catimini, du fait de l’absence d’encadrement légal, exposent à toutes les dérives, telles que des décisions par une équipe soignante sans sollicitation de l’avis du malade. A l’opposé, des malades implorent ce soulagement mais ne sont pas entendus. Il est des personnes qui, en raison de convictions personnelles, refusent pour elles-mêmes tout recours à l’aide à mourir. Cela est très respectable. Comme aussi doit être respectée la « clause de conscience » de certains médecins désirant se soustraire à cette activité, laissant ainsi un de leurs confrères opérer à leur place. Pour d’autres personnes et d’autres professionnels soignants, le choix souverain du malade, son désir de maîtriser son destin s’imposent. Ce choix est tout autant respectable et l’exercice de ce droit n’enlève rien à personne. C’est le type même de la liberté personnelle qui ne déborde pas sur la liberté d’autrui. Il n’est plus raisonnable d’attendre davantage, d’observer sans réagir les souffrances physiques et psychiques de nombre de ces Français, de compter les affaires judiciaires qui se multiplient mais n’aboutissent à rien, car on ne peut pas condamner la compassion et la solidarité. Anne Bert clame : « Il me reste une ultime liberté : celle de choisir la façon dont je vais mourir ». Elle a raison ! Elle a également raison d’affirmer que sa « liberté ne s’arrête pas à la porte de l’hôpital ». Elle, comme les autres malades qui lui ressemblent, réclame la correction urgente de la loi française, perçue comme incomplète et non satisfaisante, voire liberticide et inégalitaire. Le choix de la personne doit pouvoir être respecté, quand il est libre, éclairé, soumis à nulle contrainte ou dépression, exprimé de façon réitérée, et que des médecins ont confirmé l’impasse thérapeutique."

6a00d83451619c69e201bb091617bd970d-500wiCe que ne précise pas la tribune : Le respect de la personne, de son choix libre, éclairé, soumis à nulle contrainte ou dépression, exprimé de façon réitérée, est un pieux mensonge, comme nous l'avons vu plus haut. Jean-Luc Roméro, président de l'ADMD, l'avait avoué à propos du Pacs, qui ne devait pas aboutir à la dénaturation du mariage, qui ne devait pas aboutir à la fabrication d'enfants pour les LGBT, par PMA ni par GPA... Ces gens passent leur temps à mentir pour arriver à leurs fins. Outre les dérives que nous avons cité plus haut, on constate également dans les Etats qui ont légalisé l'euthanasie, que la liberté des patients et des médecins s'amenuise :

  • Au Canada, une infirmière a été contrainte à la démission dans l’Ontario pour la simple raison qu’elle refuse toute participation à l’euthanasie, devenue légale dans le pays l’an dernier.
  • Des assurances santé dans l’Etat du Nevada, où le suicide assisté est légal, ont récemment refusé des traitements onéreux et nécessaires à la survie de leurs clients, proposant de les aider plutôt à mettre fin à leurs jours.

"Il en va aujourd’hui de cette question comme il en allait de l’IVG au début des années 1970 : des femmes y recouraient en sollicitant les services de la Suisse ou de la Grande-Bretagne, tandis que d’autres trouvaient des médecins complaisants en France. Malheureusement, celles qui n’avaient pas accès à ces solutions étaient contraintes de faire appel à des « faiseuses d’anges » et s’exposaient alors à des risques considérables. Les décès de jeunes femmes se comptaient par centaines. Il était temps, en 1975, de sortir de l’hypocrisie des avortements clandestins et d’offrir aux femmes la possibilité de disposer librement de leur corps. De même, il est temps maintenant de sortir de l’hypocrisie qui prive certains d’une aide souhaitée et qui impose à tous une agonie pénible. Il convient de donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps et, c’est essentiel, de leur destin."

Ce que ne précise pas la tribune : le rapprochement avec l'avortement est intéressant, au regard de ce que la tribune dit plus haut sur la liberté des médecins et le choix éclairé des patients. L'avortement est aujourd'hui un tabou qui ne peut plus être discuté dans notre société. Les infirmières ne peuvent pas s'y opposer, elles n'ont pas de clause de conscience et les femmes en détresse sont bien souvent poussées à avorter. Comment croire qu'une personne en détresse, par définition en situation de fragilité, pourra poser un acte libre et éclairé, soumis à nulle contrainte ? Elle sera bien au contraire soumise aux désirs de son entourage et/ou du corps médical...

Par ailleurs ce rapprochement avec l'avortement permet de considérer que les gardes-fous évoqués sur l'euthanasie sont des foutaises. L'avortement, légalisé pour des cas extrêmes, des femmes violées, etc., représente aujourd'hui un enfant sur 5. Plus de 200 000 bébés sont avortés chaque année, tous les gardes-fous sont tombés les uns après les autres et ce sont les opposants à l'avortement qui sont poursuivis devant les tribunaux. En effectuant ce rapprochement, le député Touraine indique donc que, comme l'avortement, l'euthanasie deviendra massive.

"C’est pourquoi, nous, députés issus d’horizons différents, proposons de légiférer en ce sens au cours de l’année 2018."

Ce que ne précise pas la tribune : le 29 novembre, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a chargé Jean-Louis Touraine d’une mission sur le prélèvement d’organes. Il devra « comprendre pourquoi le taux de refus varie selon les régions » et identifier les « circonstances dans lesquelles se produisent ces refus ». Les refus sont de 43 % en Ile-de-France contre 22 % dans les Pays de la Loire. Depuis le 1er janvier 2017 la possibilité pour la famille d’un défunt de s’opposer à un prélèvement d’organes a été considérablement réduite. Or 60% des refus venaient de la famille. Jean-Louis Touraine (franc-maçon militant de la culture de mort, qui vient de déposer une nouvelle proposition de loi d’euthanasie), est professeur de médecine au département de transplantation de l'université Claude-Bernard de Lyon, et président de l’association France Transplant… De là à voir un lien entre euthanasie forcée et prélèvement d'organes...

Posté le 10 janvier 2018 à 09h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

07 janvier 2018

"Interruption volontaire de vie, sans demande du patient"

Capture d’écran 2018-01-07 à 16.59.28Il me semble qu'il y a un mot beaucoup plus simple et moins euphémisant, hypocrite et orwellien pour dire "interruption volontaire de vie sans demande du patient"...

Mais non, en Belgique, Jacqueline Herremans, membre de la commission fédérale euthanasie et avocate, explique, suite à la démission d'un médecin qui refusait l'assassinat d'une personne âgée:

"Ce médecin me paraissait être un homme qui avait le souci du bien-être de la patiente. Il a sans doute été un peu dépassé par la situation. Jamais nous n’avons reçu une telle déclaration à la commission. Lorsque nous nous sommes interrogés sur la qualification à donner à cet acte, nous ne l’avons pas qualifié d’euthanasie mais bien d’interruption volontaire de vie, sans demande du patient"

Seul ce cas a fait débat. Mais chaque année, près de 2000 euthanasies ont lieu en Belgique. Légalement.

Posté le 7 janvier 2018 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

05 janvier 2018

Le Conseil d'Etat valide l'arrêt des soins d'Inès, 14 ans

Contre l'avis des parents :

Capture d’écran 2018-01-05 à 17.14.22"Par une décision du 21 juillet 2017, le médecin responsable du service d’anesthésie-réanimation pédiatrique du CHRU de Nancy a décidé, après avoir mis en œuvre la procédure collégiale prévue par la loi du 2 février 2016 dite Claeys-Léonetti, l’arrêt des traitements de suppléance des fonctions vitales administrés à une enfant en raison du caractère végétatif dans lequel elle se trouve et de l’absence de possibilité d’amélioration de son état de santé ou de guérison.

Contestant cette décision au nom notamment du droit au respect de la vie, les parents de l’enfant ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nancy de suspendre cette décision. Au vu des résultats de l’expertise médicale qu’il avait ordonnée préalablement à sa décision, le juge des référés du tribunal administratif de Nancy, statuant en formation collégiale de trois juges, a rejeté la demande des parents. Les parents ont alors fait appel de cette ordonnance devant le Conseil d’État.

Par la décision de ce jour, le juge des référés du Conseil d’État, statuant également en formation collégiale de trois juges, a estimé que la décision médicale du 21 juillet 2017 répond aux exigences prévues par la loi et il a en conséquence rejeté l’appel des parents contre l’ordonnance rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Nancy. Il appartient donc désormais au médecin en charge de l’enfant d’apprécier si et dans quel délai la décision d’arrêt de traitement doit être exécutée." 

Posté le 5 janvier 2018 à 17h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

02 janvier 2018

Inès, en sursis jusqu'au 5 janvier

Unknown-17Le Conseil d’Etat doit décider du sort d’Inès, une adolescente de 14 ans plongée dans le coma depuis 6 mois à l’hôpital des enfants de Nancy. Le tribunal administratif de Nancy avait donné son feu vert à l’arrêt des soins début décembre. Et cela sur la base d’un rapport d’experts estimant que la jeune fille est dans « un état végétatif persistant » et qu’elle « n’a pas et n’aura plus jamais la capacité d’établir le moindre contact » avec son entourage. Mais ses parents refusent l’euthanasie de leur fille et ont fait appel. Leur avocat indique :

« C’est la grande question que pose ce dossier : la justice peut-elle passer outre la volonté des parents alors qu’ils sont les représentants légaux de leurs enfants mineurs ? Pour moi, ce n’est pas possible. Sauf à saisir un juge des enfants pour qu’il leur retire l’autorité parentale ».

Du côté de l’hôpital, Me Bertrand Marrion invoque « l’intérêt de l’enfant » et la loi qui prohibe l’acharnement thérapeutique. Le Conseil d’Etat rendra sa décision le 5 janvier.

L'Acervie (Association des Chrétiens Protestants et Évangéliques pour le Respect de la Vie) prend la défense de la jeune fille :

"Les Chrétiens Protestants et Évangéliques s’inquiètent de la décision prise à l’hôpital de Nancy de faire mourir Inès en lui supprimant la ventilation. La Loi Claeys-Léonetti de 2016, déjà bien orientée vers l’euthanasie, subit ici une de ses premières transgressions, puisque le refus de l’arrêt des soins par la patiente, ici représentée par ses parents, est tenu pour négligeable.

Les médecins, jadis gardiens inconditionnels de la vie, deviennent de plus en plus des gestionnaires de sa durée. Les Chrétiens Protestants et Èvangéliques, tout en étant convaincus que c’est d’abord le Seigneur qui guérit, et que les médecins ne sont que les instruments, élèvent leurs intercessions pour que ces professionnels continuent à prodiguer leurs soins à Inès, comme c’est leur devoir et leur raison d’être. Sur le plan républicain, et en tant que citoyens, nous nous attendons à ce que le Conseil d'Etat fasse droit à l'attente de la famille."

Posté le 2 janvier 2018 à 08h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

29 décembre 2017

Démission au sein de la Commission fédérale de contrôle de l’euthanasie en Belgique

Lu ici :

Unknown-15"Une patiente atteinte de démence et de Parkinson a été euthanasiée sur simple demande de sa famille, sans que la personne n’en ait jamais fait la demande elle-même, et n’ait été entendue sur la question. De plus, il appert que le second médecin à consulter n’a en réalité donné son avis médical qu’une fois le décès intervenu. Ces lourdes atteintes aux conditions posées par la loi euthanasie ont amené le médecin impliqué devant la Commission fédérale de contrôle de l’euthanasie (CFCEE). Une majorité des membres de la Commission ont confirmé qu’il s’agissait là d’une double violation manifeste de la loi. Et pourtant la Commission n’a, après délibération, pas transféré  le dossier au Ministère Public.

En effet, à l’issue d’un débat houleux, la majorité de deux-tiers des membres, nécessaire au transfert d’un cas vers la justice, n’a pu, de justesse, être atteinte. Les 6 membres (sur 16) qui n'ont pas souhaité transférer ce dossier à la justice, ne l’ont pas fait par conviction du respect de la loi dans le cas d’espèce, mais bien, semble-t-il, par volonté politique de défendre l’euthanasie dans n’importe quelle circonstance, y compris dans les cas de démence profonde, et par crainte qu’un renvoi en justice freinerait encore plus la pratique de l’euthanasie en Wallonie.

Un médecin spécialiste et membre de la CFCEE, pourtant pro-euthanasie, a posé sa démission, dégoûté par la tournure des événements : « Cette Commission ne remplit pas son rôle. Elle se prend pour un juge. Elle n’élargit pas l’application de la loi euthanasie, elle la viole ». Ici, l’autonomie du patient, souvent avancée pour défendre une application libérale de la loi, n’a même pas été respectée.

Wim Distelmans, Président de la CFCEE, riposte qu’il ne pouvait s’agir en l’espèce d’un cas d’euthanasie, puisque le consentement du patient n’avait pas été demandé. Malgré les déclarations du médecin, il s’agirait plutôt « d’une sédation terminale décidée par nécessité », acte pour lequel le consentement du patient n’est pas requis. « Si le médecin n’avait pas enregistré sa déclaration, (comme tous les autres médecins), la Commission n’en aurait simplement rien su. », affirme le Président de la Commission euthanasie...

En tout état de cause, la CFCEE, en avalisant un cas reconnu « d’abus de la loi » par la majorité de ses membres, a montré combien un petit noyau dur pro-euthanasie, manoeuvrait les décisions prises par l'organe de contrôle. C’est déjà ce qui venait d’être critiqué par nombre de praticiens et par une partie du Comité Consultatif de Bioéthique (CCBB) dans son tout dernier Avis (Avis n°73, p.74).

Selon Willems Lemmens, professeur de philosophie à l’Université d’Anvers et membre du CCBB, cette affaire confirme la « sacralisation malsaine » de l’euthanasie dans notre société. Ni les médecins, ni la famille de la personne décédée n’ont considéré leur comportement comme répréhensible, et la Commission leur a donné raison, en dépit des conditions légales violées. Certains diront sans doute que ce n’est qu’un « petit abus », un effet secondaire d’une loi que nous sommes socialement priés de considérer comme une « succes story éthique et médicale ». (Article paru dans De Standaard)

Cette affaire n’est que la « pointe de l’iceberg » affirme Willem Lemmens. En 2015, seuls 73 % des euthanasies en Flandre ont été déclarées à la Commission de contrôle, et 58 % en Wallonie. Qu’est-il arrivé dans les autres cas ? interroge-t-il, et quid de toutes les formes camouflées d’euthanasies ?

Mais il y a pire. De plus en plus de médecins témoignent de la pression morale qu’ils ressentent. Puisque l’euthanasie est de plus en plus perçue par la population comme un droit sur sa mort et sur celle de ses proches, c’est leur liberté thérapeutique et de conscience à eux, les praticiens, qui est mise sous pression. 

Lemmens qualifie le lobby d’une « petite minorité de médecins fanatiques », présente au sein de la CFCEE, de « prise d’otage du monde médical »."

Posté le 29 décembre 2017 à 15h34 par Michel Janva | Lien permanent

15 décembre 2017

La Cour de cassation rejette les demandes des parents de Vincent Lambert

Unknown-7Un arrêt du 13 décembre de la Cour de cassation a annulé l’arrêt de la Cour d’appel de Reims, qui statuait sur le transfert de Vincent Lambert vers un autre établissement. Alors que l’épouse de Vincent Lambert est la tutrice par la justice depuis 2016, alors qu'elle souhaite l'euthanasier, la Cour d’appel de Reims avait estimé en mars « que les parents pouvaient demander un transfert vers un autre établissement […] même s’ils n’ont pas le statut de tuteur », mais elle avait cependant conclu au rejet de « cette demande en ne s’estimant pas compétente ».

Pour le juge de cassation a estimé qu' « en raison de l'état de santé de Vincent Lambert, un transfert vers un autre établissement constitue un acte grave » et que seul son tuteur, c’est-à-dire son épouse, « est recevable à présenter une telle requête devant la justice ».

Les parents du patient qui demandaient de surcroît « l’annulation de la règlementation des visites par le juge des tutelles » ont été de même déboutés par la Cour « dans ce même arrêt », au motif des« conflits entre les membres de la famille et les nécessités du service de soins ».

Posté le 15 décembre 2017 à 18h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

La machine à suicide

On n'arrête pas le "progrès" :

Ob_e0d732_sarco-capsule"L'inventeur de la Sarco Capsule en est convaincu : choisir sa mort est un progrès humain qu'il faut soutenir. Surnommé "Dr. Death", Philip Nitschke a fait imprimer en 3D un engin dans lequel s'installer si l'on veut mettre fin à ses jours.

L'appareil diffuse un flux d'azote contenu qui, au bout de 60 secondes rapporte The Next Web, donne à son occupant le même tournis que celui que l'on peut ressentir après quelques verres d'alcool. Au bout de quelques minutes, on perd conscience progressivement à cause du manque d'oxygène. Et dans les cinq minutes, on meurt sans souffrance, pour ensuite ne plus jamais quitter la structure prévue en forme de sarcophage, qu'il est possible de détacher de la machine.

Dans l'État de Victoria, en Australie, l'euthanasie a été légalisée et sera applicable dès 2019. C'est là que Philip Nitschke vit et a fabriqué la Sarco Capsule. Le président de la fondation Exit International prévoit également de partager les plans open source afin de permettre la reproduction de la machine partout dans le monde. Selon l'ancien militaire, la machine permet de changer d'avis à tout moment. Elle offre aussi la possibilité de choisir de mourir dans le noir complet ou avec vue sur l'extérieur. Philip Nitschke lui-même envisage un jour de passer l'arme à gauche en regardant le soleil se coucher sur le désert australien.

Pour l'heure, l'étonnante machine est mise à disposition des personnes dépressives et atteintes d'une maladie mentale, à condition qu'elles passent une évaluation permettant de vérifier qu'elles sont bien conscientes de la nature de leur décision et de son caractère irréversible [sic]."

Posté le 15 décembre 2017 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

13 décembre 2017

Il est désormais permis de tuer sa femme si elle le demande

La Cour de cassation a confirmé la relaxe de Jean Mercier, octogénaire poursuivi pour "non-assistance à personne en péril" après avoir tué sa femme, qui lui avait demandé "d'apporter des médicaments" et de la morphine, et de l'aider à les décapsuler. Il avait attendu alors son dernier souffle et appelé un médecin.

Condamné en première instance en 2015 à un an de prison avec sursis, il avait été relaxé par la cour d'appel de Lyon en novembre 2016.

Sa femme était adhérente à l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) et c'est un avocat de ce mouvement qui défend Jean Mercier.

La même association va pouvoir brandir ce jugement pour dénoncer l'hypocrisie de la loi actuelle et demander la légalisation de l'euthanasie. CQFD.

Posté le 13 décembre 2017 à 16h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

12 décembre 2017

Québec : silence on tue dans les hôpitaux

Le 10 décembre 2015, l’euthanasie a été légalisée au Québec. La loi prévoyait « des balises de sécurité pour empêcher les abus » et des « critères "très stricts" »...

Le Québec a évoqué la première année « une centaine de demandes », alors qu’en réalité « 469 personnes sont mortes par euthanasie en 2015-2016 ».

L’année suivante, 638 sont décédées.

Les "balises de protection" sont inopérantes puisque le même médecin suit toutes les phases du processus.

La Commission sur les soins de fin de vie avait repéré « 21 cas d'abus durant la première année, puis 31 nouveaux cas d'abus l'année suivante ». Cependant, le Collège des médecins a jugé qu’« aucun [de ces] cas ne justifie de mesure punitive »...

Dans ce contexte, cette mesure d'exception pourrait devenir une solution à promouvoir...Aucun suivi effectif sur l'accès aux soins palliatifs n’a été fait ces deux dernières années. Et au lieu de chercher à remédier à cette défaillance, le gouvernement du Québec préconise plutôt d'étudier les refus d'euthanasie ! 

Posté le 12 décembre 2017 à 15h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

11 décembre 2017

Sédation profonde et continue jusqu’au décès : le Conseil d’Etat rejette la requête de deux associations

Lu sur Gènéthique :

"Saisi par l’union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et de cérébro-lésés (UNAFTC) et le groupe polyhandicap France (GPF) au sujet du cadre règlementaire de la sédation profonde et continue jusqu’au décès prévu par la loi Claeys-Leonetti, le Conseil d’Etat a rejeté la requête, validant ainsi les dispositions du code de déontologie médicale dans ce domaine.

Comme le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat refuse l’ « annulation du décret modifiant le code de déontologie médicale relatif aux procédures collégiales et au recours à la sédation profonde et continue » concernant les personnes hors d’état d’exprimer leur volonté.

Pour le Conseil d’Etat, « la procédure collégiale (…) ne contredit pas la loi Claeys-Leonetti » car « en confiant au seul médecin en charge du patient la responsabilité de prendre la décision de limitation ou d’arrêt des traitements à l’issue d’une procédure collégiale, le décret attaqué se borne à expliciter les dispositions législatives pour l’application desquelles il est pris, sans en modifier le sens ou la portée ». Pour les personnes hors d’état d’exprimer leur volonté, « le médecin ne peut mettre en œuvre une décision d’arrêter ou de limiter un traitement avant que les personnes qu’il a consultées et qui pourraient vouloir saisir la juridiction compétente d’un tel recours n’aient pu le faire et obtenir une décision de sa part », assure par ailleurs le Conseil d’Etat."

Posté le 11 décembre 2017 à 13h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

05 décembre 2017

Prélèvement d'organe, euthanasie, trafic d'organes...

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

T"Le 29 novembre, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a chargé Jean-Louis Touraine d’une mission sur le prélèvement d’organes. Il devra « comprendre pourquoi le taux de refus varie selon les régions » et identifier les « circonstances dans lesquelles se produisent ces refus ». Les refus sont de 43 % en Ile-de-France contre 22 % dans les Pays de la Loire. Depuis le 1er janvier 2017 la possibilité pour la famille d’un défunt de s’opposer à un prélèvement d’organes a été considérablement réduite. Or 60% des refus venaient de la famille. On croyait donc avoir réglé la question. Mais ça n’a rien changé. Il y a toujours autant de refus… Alors on va s’attaquer aux disparités régionales, et les « corriger »…

Jean-Louis Touraine (franc-maçon militant de la culture de mort, il vient de déposer une nouvelle proposition de loi d’euthanasie), est professeur de médecine au département de transplantation de l'université Claude-Bernard de Lyon, et président de l’association France Transplant…"

Posté le 5 décembre 2017 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

01 décembre 2017

Même loin du parlement, Jacques Bompard continue son combat pour la vie

L'ancien parlementaire, maire d'Orange et médecin a répondu à l'invitation de l'association Choisir la Vie dans le cadre d'une journée de formation du personnel soignant confronté à la question de l'euthanasie et de la sédation terminale.

Posté le 1 décembre 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

30 novembre 2017

Le nouveau médecin se désintéresse des attestations des neuf spécialistes concernant la rééducation possible de Vincent Lambert

Maître Jérôme Triomphe est interrogé par Anne Le Pape dans Présent, à propos de la nouvelle procédure collégiale à l'encontre de Vincent Lambert. Extrait :

V"[...] contrairement à ce que pensent la majorité des gens, y compris parmi les mieux intentionnés, Vincent Lambert n’est branché à aucune machine, il a seulement besoin qu’on s’occupe de lui et qu’on lui donne à manger et à boire, par le biais d’une sonde gastrique. C’est tout ! Et il n’est pas le « légume » qu’on décrit complaisamment. Il se réveille le matin, s’endort le soir, vous suit des yeux, réagit parfois aux stimuli de son environnement.

Rappelons que Vincent, juste après son accident, a perdu le réflexe de déglutition. La nouveauté est que, depuis quelques mois, il l’a retrouvé en partie, à telle enseigne que sa mère a pu lui donner à manger, qu’il a dégluti sans aucune difficulté. Nous avons soumis la vidéo qui en a été tournée à neuf médecins et orthophonistes spécialistes qui prennent en charge des patients comme Vincent Lambert toute la journée, contrairement aux médecins du CHU de Reims qui sont gériatres (Vincent a 41 ans !), généralistes ou spécialistes de soins palliatifs. Or, ces spécialistes ont été révoltés en voyant cette vidéo et en apprenant qu’on lui avait supprimé la kiné depuis octobre 2012 et qu’il n’était pas mis en fauteuil. Ils ont attesté qu’il n’était pas « dans un état végétatif », mais dans un état pauci-relationnel (avec un minimum de conscience), et qu’il pouvait être rééduqué à remanger par la bouche. On ne pourrait donc plus alors prétexter qu’il ne peut être alimenté par voie naturelle… et appeler cela un traitement, pour le tuer ! Car c’est le prétexte.

Quelle est la nouveauté concernant Vincent Lambert ?

Nous en sommes à la quatrième procédure collégiale, engagée le 22 septembre, réclamée par le demi-neveu François Lambert, avec le nouveau médecin. Nous avons fait un référé de suspension, principalement parce que nous avons une procédure de transfert en cours et que, avant de savoir si un patient doit mourir, il faut savoir dans quel service il doit aller ! Le référé a été rejeté. La procédure collégiale se déroule donc, le médecin entend les parents, le frère et la sœur que nous représentons, lundi et mardi de cette semaine, mais il refuse de voir la vidéo dont je vous ai parlé, et montre son désintérêt pour les attestations des neuf spécialistes concernant la rééducation possible de Vincent pour être nourri naturellement. Attitude manifeste de non-assistance à personne en péril : le fait de ne pas le rééduquer met Vincent à la merci d’une procédure collégiale et d’un arrêt d’alimentation et d’hydratation avec sédation automatique. [...]"

Posté le 30 novembre 2017 à 16h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Avant une loi sur l'euthanasie, le ministre demande un rapport sur la loi Claeys-Leonetti de 2016

Hier lors des questions au gouvernement, Olivier Falorni a demandé l'instauration de l'euthanasie en faisant le rapprochement avec l'avortement :

605694"Madame la ministre des solidarités et de la santé, ici même, il y a quarante-trois ans jour pour jour, était enfin accordé aux femmes le droit de disposer de leur corps ; mais le droit de disposer de leur mort reste encore, aujourd’hui, refusé aux Français. Allons-nous encore accepter longtemps cette logique hypocrite du laisser mourir qui reste inscrite dans la loi et qui prolonge inutilement des souffrances insupportables ? Est-il tolérable que certains Français, ceux qui en ont les moyens physiques et financiers, soient obligés de s’exiler pour bénéficier de l’aide médicalisée au décès, comme autrefois les femmes devaient partir à l’étranger pour pouvoir avorter ? Est-il acceptable, dans notre pays, de devoir s’en remettre à la clandestinité, comme autrefois les femmes devaient s’en remettre au secret des faiseuses d’anges ? Madame la ministre, je vous le demande très respectueusement, ne me répondez pas qu’il faut attendre un large consensus : s’il avait fallu attendre un large consensus, Simone Veil n’aurait jamais fait voter sa loi sur l’interruption volontaire de grossesse.

Elle, la rescapée d’Auschwitz, qui se fit accuser dans cet hémicycle de jeter les embryons au four crématoire ! Ne me répondez pas non plus, madame la ministre, que la loi actuelle suffit, car la sédation profonde entraîne l’arrêt de l’alimentation comme de l’hydratation. Alors où est le progrès, où est la dignité quand une fin de vie devient une mort de faim et de soif ? En 2015, vous aviez personnellement soutenu la loi belge, qui est une belle et bonne loi appliquée depuis maintenant quinze ans. Il faut à la France une loi de cette qualité. Pour cela, il faut du courage. Ma question sera donc directe : madame la ministre, aurez-vous le courage de Simone Veil ?"

Réponse du ministre des solidarités et de la santé :

Unknown-29"[...] Avant d’envisager un nouveau débat sur la fin de vie, la loi actuelle doit à son tour faire l’objet d’une évaluation concernant ses modalités de mise en œuvre dans nos établissements ainsi que son déploiement. J’ai ainsi demandé à l’inspection générale des affaires sociales, l’IGAS, un rapport qui permettra de faire un point d’étape sur la loi Claeys-Leonetti de 2016 ; il devrait m’être remis d’ici le printemps 2018. À ce jour, le Gouvernement n’envisage pas de réforme ni de calendrier spécifique concernant la fin de vie. Vous le savez, il s’agit d’un sujet éminemment compliqué ; nous ne pourrons légiférer que sur la base d’une évaluation des dispositifs mis en place par une loi qui ne date que de dix-huit mois et dont les décrets d’application ont été pris il y a moins d’un an."

 

Posté le 30 novembre 2017 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Vincent Lambert et Asia Bibi, même combat

Selon Guillaume d'Alançon :

"« Tu ne tueras pas l'innocent ». Cette sentence du livre de l'Exode (23, 8), tombe comme un couperet. Tuer la vie innocente c’est se donner la mort à soi-même, spirituellement. C'est sombrer dans le bruit et les cris des démons qui ne supportent pas la paix des profondeurs du cœur humain où Dieu réside.

Le silence de Vincent Lambert est un mystère. Comme le silence du Christ qui choisit de ne pas répondre au doigt accusateur de Pilate. Comme le silence de la prière qui révèle les regards amoureux que s’échangent l’homme et Dieu.

Il a l’air absent, mais il est là, si près.

La nuit de Vincent éclaire notre conscience comme dix mille soleils.

Et nous, connaissons-nous cet homme ? Nos mains tremperont-t-elles pas dans le sang invisible qui signe le retour sinistre de la veuve injuste ?

Non, la Terreur n’est pas loin. La guillotine est installée sur la place de la ville.

Et nous, rejoindrons-nous le cortège des badauds qui n’entendent plus, ne voient plus, ne reconnaissent plus l’homme derrière… l’homme ?

Serons-nous du côté de l’évêque qui condamna Jeanne, de ceux qui laissèrent faire et dire ?

Dans son mutisme, Vincent parle. Il crie même. « J’ai soif ! » Sitio. Comme le Crucifié.

Le pas de Dieu martèle le pavé. « Adam où es-tu ? » Vincent est bien là, lui.

Serons-nous du côté des bien-pensants, qui osaient dire devant Monsieur Vincent, magnifiquement interprété par Pierre Fresnay, « Dieu ne peut pas l’aimer »… ? Ils s’entendirent répondre sur le ton de la colère : « Je ne vous permets pas d’en juger ! Je sais moi que Dieu me demande de sauver cet enfant innocent. »

Allongé, sur son lit, comme un tout-petit qui attend l’aliment secourable, le pauvre bougre n’a que nos mains et nos yeux. « Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. » (Is 53, 3)

Et nous, aurons-nous son cœur pour aimer ? Habiterons-nous son silence pour rejoindre la Parole éternelle qui prêche en souffrant ? Mais alors que faire…

Ce n’est pas le glas qu’il faut sonner, c’est le tocsin !"

Posté le 30 novembre 2017 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

29 novembre 2017

Nouvelle procédure pour faire mourir Vincent Lambert

Le médecin de Vincent Lambert a lancé une quatrième procédure collégiale mi-novembre. L’avocat de ses parents, Me Paillot, dénonce dans Famille chrétienne un acharnement :

V"Une quatrième procédure collégiale vient d’être engagée par le Dr Sanchez, médecin gériatre responsable du pôle soins palliatifs du CHU de Reims où Vincent Lambert se trouve reclus depuis 2013, en dépit du bon sens et des bonnes pratiques médicales applicables aux personnes en état pauci-relationnel ou d’éveil sans réponse. Il n’a rien à faire dans un service de soins palliatifs et devrait être pris en charge par des personnels spécialisés dans l’accompagnement des personnes cérébrolésées. Ce n’est malheureusement pas le cas, ce qui explique en partie l’acharnement qu’il y a aujourd’hui à vouloir le faire mourir.

La demande de procédure collégiale a été formée par le demi-neveu de Vincent, François Lambert. Le médecin aurait pu refuser cette demande, arguant qu’il n’y a, selon lui, pas d’obstination déraisonnable. Il a préféré, pour des motifs qui lui appartiennent et que nous ne connaissons pas, engager cette nouvelle procédure.

Cette procédure est-elle différente des précédentes ?

Cette procédure n’est pas différente des trois premières. Elle se situe toutefois dans un contexte particulier, puisqu’une procédure est en cours pour obtenir le transfert de Vincent dans une unité spécialisée. Elle apparaît donc à tout le moins comme prématurée. Je pense qu’après trois procédures collégiales successives réalisées au CHU de Reims, il y a comme une forme d’acharnement suspect. Perseverare diabolicum, dit le proverbe, avec bon sens. [...]

L’affaire Vincent Lambert est en réalité une affaire politique. Ce n’est plus seulement, et depuis longtemps, un problème simplement médical."

Posté le 29 novembre 2017 à 12h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

27 novembre 2017

Des juristes s'opposent à la révision de l'article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques

De nombreux juristes signent une tribune sur Causeur :

Images-7"René Cassin, un Français, est à l’origine de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. D’une valeur juridique non contraignante mais d’une portée exceptionnelle après la fin de la barbarie nazie, cette Déclaration a été convertie en un instrument juridiquement contraignant : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté à New York en 1966 et ratifié par 168 États.

Ce Pacte a une valeur éminente pour trois raisons : les États qui l’ont ratifié doivent justifier périodiquement de son application ; les victimes de violation du Pacte peuvent s’en prévaloir et voir leur cas examiné par les instances des Nations Unies ; les tribunaux français peuvent examiner directement les griefs de violation du Pacte.

Pour vérifier la bonne application de ce Pacte, un Comité des droits de l’homme, composé de juristes indépendants de haut niveau, siège à Genève. Ce Comité, à intervalle régulier, élabore des « observations générales » sur chaque article du Pacte afin de fournir une grille d’application des droits de l’homme, par une interprétation stable et reconnue par les États. Cette méthode est utile, pour autant que cette interprétation du Pacte demeure universelle, consensuelle, sûre et rigoureuse, et ne se transforme pas en interprétation minoritaire, militante et hasardeuse. Ceci est d’autant plus essentiel que ce Comité ne voit pas ses prises de position validées par l’Assemblée générale de l’ONU, seul concert légitime des États et des Peuples.

Ces principes rappelés, l’opinion publique doit savoir qu’en 2015, le Comité des droits de l’homme a engagé un processus de révision des « observations générales » portant sur l’article 6 du Pacte international qui énonce actuellement : « Le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie ». Article qui est fondamental dans la défense des droits de la personne humaine.

Or, c’est avec stupéfaction que l’on découvre aujourd’hui qu’un projet d’observations, soumis à un processus d’adoption définitive avant fin 2017, prend parti pour le prétendu droit à l’avortement et pour le pseudo droit à l’euthanasie ou, plus exactement, le droit d’euthanasier, en les présentant comme des « droits » individuels proclamés. Bien plus, le projet du Comité insiste sur le « devoir des États » de faciliter ces droits d’avorter et d’euthanasier.

Dans sa version actuelle, le projet d’observations ne craint pas d’affirmer : « Les États parties doivent donner accès à l’avortement » et « les États parties [peuvent autoriser] [ne devraient pas empêcher] les professionnels de la médecine [à] [d’]administrer un traitement médical ou [à] [de] donner d’autres moyens médicaux permettant d’accélérer la fin de vie d’adultes ».

La contrariété avec l’article 6 du Pacte international est flagrante. L’interprétation constructive prend le pas sur le texte et vient nettement le contredire, faisant fi du droit à la vie, dans tous ses aspects.

Ce projet est nettement contraire à l’interprétation des pères de la Déclaration universelle de 1948 comme du Pacte international de 1966, qui n’envisageaient en aucune manière que la proclamation du droit sacré à la vie se retourne en « droits létaux » inverses ! Il ne reflète pas davantage l’état du consensus juridique dans le monde entier en 2017 et ne correspond donc pas à ce que la communauté internationale attend d’organes prestigieux de l’ONU comme le Comité des droits de l’homme.

Les soussignés appellent donc les États, leurs gouvernants, l’opinion publique internationale ainsi que les autres organisations de défense des droits de l’homme, à condamner clairement ce projet d’observations et à demander au Comité des droits de l’homme de l’abandonner, en restant fidèle à l’esprit tant de la Déclaration universelle de 1948 que du Pacte international de 1966 : la valeur de la vie et sa défense absolue, en toutes circonstances."

Posté le 27 novembre 2017 à 20h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

18 novembre 2017

24 novembre : Conférence de Maitre Jérôme Triomphe à Nantes

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Posté le 18 novembre 2017 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

16 novembre 2017

Le CESE qui a mis à la poubelle une pétition de 700 000 signatures, s'intéresse à une pétition de 200 000 signatures

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Topic"Le Conseil économique social et environnemental (CESE) a déclaré hier s’être saisi du sujet de la fin de vie.

Sur ce sujet, le CESE se déclare « à l’écoute des préoccupations de la société » qui lui parviennent par le biais de pétitions citoyennes. Parmi « plusieurs pétitions d’ampleur significative », le CESE a retenu celle intitulée « Battons-nous pour obtenir une loi sur l’aide active à mourir », et signée par un peu plus de 200 000 personnes.

C’est le même CESE qui avait mis à la poubelle une pétition qui avait recueilli 700.000 signatures pour qu’il examine la licéité du soi-disant « mariage pour tous ». Là il n’était pas du tout « à l’écoute des préoccupations de la société »…

Mais quand il s’agit d’aller dans le sens de la culture de mort, on tient compte d’une pétition qui a recueilli plus de trois fois moins de signatures.

Car il s’agit clairement d’aller vers plus d’euthanasie.

La saisine « pourrait » comporter, dans un premier temps, un « état des lieux ». Ensuite, le Conseil « pourrait » préconiser l’ouverture à l’aide médicale à mourir…"

Posté le 16 novembre 2017 à 18h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

10 novembre 2017

Au Parlement européen : célébration de la révolution bolchévique, lobbying LGBT, euthanasie...

EOn me signale par ailleurs qu'une pétition pro-euthanasie a circulé au Parlement dans les boîtes mail des députés et qu'une conférence a lieu sur le sujet. Il ne serait donc pas étonnant que ce sujet soit évoqué, en commission, puis par la Commission.

Posté le 10 novembre 2017 à 13h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

07 novembre 2017

L’arrêt d’alimentation et d’hydratation est un « suicide assisté »

Lu sur Gènéthique :

E"Dans certains pays qui interdisent l’euthanasie ou le suicide assisté, la pratique d’arrêt d’alimentation et d’hydratation est considérée comme « éthiquement et légalement accessible ». Mais un article paru dans BMC Medicine apparente cette pratique au suicide assisté « au moins dans certain cas ». L’un des auteurs, Ralf J Jox de l’université de Munich explique que l’arrêt d’alimentation et d’hydratation comporte non seulement l’intention de provoquer la mort, mais la provoque effectivement. Aussi, un médecin qui la pratique ou l’encourage se fait « instrument de la mort de ses patients », car la mort ne se produirait pas sans eux. Par conséquent, la position largement répandue y compris au sein des sociétés de soins palliatifs de désapprouver le suicide assisté, mais d’approuver l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation est « incohérente », estiment les auteurs."

La France, par la loi Leonetti unanimement encensée par la classe politique, autorise cet instrument de mise à mort qu'est l'arrêt de l’alimentation et de l’hydratation. Et Vincent Lambert a échappé in extremis (pour le moment) à cette mise à mort.

Posté le 7 novembre 2017 à 16h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

16 octobre 2017

L'euthanasie dans la future loi bioéthique ?

Images-2C'est le menteur professionnel Jean-Luc Roméro, président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), qui le dit :

«La ministre de la Santé m’a confirmé que la question de la fin de vie sera abordée dans la loi sur la bioéthique. Il faut cette loi de liberté». «Il y a quelques mois, le président de la République s’est prononcé pour le droit à mourir dans la dignité». «Le Premier ministre Edouard Philippe a dit avoir évolué sur la question et la ministre de la Santé a déclaré qu’elle comprenait Anne Bert». «Je rencontre chaque semaine deux à trois parlementaires qui me disent avoir envie d’avancer dans cette voie. Au Parlement, deux propositions de loi ont été déposées».

Posté le 16 octobre 2017 à 08h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

14 octobre 2017

25 novembre : formation aux professionnels de santé sur la fin de vie

NMNTP-Flyer-Formation_Nov2017 NMNTP-Flyer-Formation_Nov20172

Posté le 14 octobre 2017 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent

08 octobre 2017

Veillées pour la vie à la veille du 1er dimanche de l'Avent

Du site des veillées pour la vie :

"La protection de la Vie est une exigence du Chrétien. « Le Christ est le Chemin, la Vérité, et la Vie ». Il nous appelle à soutenir nos frères, et particulièrement les plus faibles et les plus vulnérables. « Ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Se préoccuper de la Vie menacée des enfants à naître et des personnes âgées est une exigence de l’Amour et une urgence. C’est ainsi que Saint Jean-Paul II conclu son encyclique Evangelium Vitae par sa grande prière pour la Vie. « Ô Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la Vie… ».

Benoît XVI s’est fait l’écho du saint pape Jean Paul II qui souhaitait dans son encyclique qu’une grande prière pour la Vie traverse le monde (Evangelium Vitae n°100) : En 2010, il lança les veillées pour la vie à la veille de l’Avent. A travers le monde, ce fut les prémices d’une nouvelle vague qui lentement mais sûrement, rogne les murs idéologiques de la culture de mort… Donnons un « témoignage ecclésial commun pour une civilisation de la Vie et de l’amour » (lettre de demande du Pape Benoît XVI aux évêques du monde entier en 2010)

À l’heure où la Vie est menacée de toute part, il est urgent et indispensable de prier pour la Vie et ainsi répondre à l’appel de notre Pape François en faisant tomber les barrières de la « mondialisation de l’indifférence » par le remède qu’il nous invite à prendre : la fraternité : « Un des défis les plus urgents est celui de la mondialisation de l’indifférence. » Répondre à cette urgence devrait être une préoccupation de tout Chrétien qui se préoccupe de ses frères. Mais comment y répondre ?

Ces paroles peuvent choquer…  Elles visent pourtant à obtenir la paix ! Lors du discours de remise du Prix Nobel de la Paix en décembre 1979, la Bienheureuse Mère Térésa n’a pas hésité à nous interroger sur ce nouveau massacre des saints innocents, des tout-petits… En France ? 220 000 avortements par an… 1,2 million en Europe et 50 millions de part le monde… chaque année… Comment pouvons-nous rester inactif ?

Alors comment agir ?

Souvenons-nous des bons conseils de Mère Térésa : « Plus nous recevons dans le silence de la prière, plus nous donnerons dans la vie active. » Nous voulons nous donner activement pour protéger la vie, alors commençons par prier !

A l’image de Notre Dame de Guadalupe, des saints apôtres, du vénérable professeur Lejeune, de Ste Mère Térésa, devenons des Missionnaires de l’Evangile de la Vie : réveillons les forces spirituelles qui sommeillent en France en participant à la création d’une veillée dans notre paroisse. 200 veillées en moyenne les années passées : 300 veillées pour la Vie sont attendues en 2017 !"

Organiser une veillée pour la vie

Veillée pour la Vie - Fond

Posté le 8 octobre 2017 à 08h26 par Michel Janva | Lien permanent

06 octobre 2017

L’ECLJ a remis au Comité des droits de l'homme son Mémoire en défense du respect de la vie

Ce Comité révise actuellement la définition internationale du « droit à la vie » et envisage d’imposer à tous les États la légalisation de l’avortement, du suicide assisté et de l’euthanasie au nom même du droit à la vie ! Pour contrer cette tentative, l’ECLJ a donné l’alerte, rédigé un Mémoire détaillé (consultable ici) et l’a remis au Comité en son nom et au nom des 132.710 personnes qui ont signé la pétition.

Dans son Mémoire, l’ECLJ alerte sur le fait que sous les apparences d’un progrès de l’autonomie individuelle, l’affirmation de la « liberté de mourir » et du « droit de tuer » est une régression des droits de l’homme portée par une conception inégalitaire de l’homme qui admet, voire encourage le sacrifice des plus faibles. Ce sont les femmes pauvres et isolées, les personnes âgées, malades, handicapées et les enfants à naître qui vont en être les victimes, comme en témoignent déjà les statistiques de l’avortement et de l’euthanasie. Si une telle interprétation devait prévaloir, le respect de la vie humaine ne serait plus garanti qu’aux seuls êtres nés et en bonne santé, abandonnant la vie des plus fragiles au pouvoir des plus forts et ouvrant la voie à l’eugénisme et au transhumanisme. Cette conception de l’humanité est précisément celle qui a été condamnée en 1948. Ce n’est pas un hasard si l’avortement et l’euthanasie ont d’abord été légalisés en U.R.S.S. et dans l’Allemagne nazie.

Le dépôt de ce Mémoire est une étape importante, mais la « bataille » continue !

Le Comité des droits de l’homme a reçu de nombreuses contributions. Certaines sont excellentes, d’autres font l’apologie du « droit à la mort ». Les membres du Comité vont à présent les lire puis se réunir à Genève entre le 27 octobre et le 2 novembre pour réviser leur projet d’observation générale sur « le droit à la vie ».

L'ECLJ, en tant qu’ONG ayant le statut consultatif auprès des Nations Unies, assistera activement à ces discussions du Comité et vous tiendra informés de l'évolution de ses travaux. L’ECLJ reste mobilisé avec ses organisations partenaires, à New-York comme à Genève.

Jusqu’au 2 novembre, nous vous invitons à poursuivre et à accroître la mobilisation, en informant le plus grand nombre de personnes de cette tentative de créer un « droit à la mort », en signant et en faisant signer la pétition, en partageant l’information.

Posté le 6 octobre 2017 à 13h44 par Michel Janva | Lien permanent

03 octobre 2017

Rachida Dati : il ne faut pas légiférer sur l'euthanasie

Posté le 3 octobre 2017 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent

29 septembre 2017

La petite Marwa va bientôt rentrer chez elle

C'est la fin d'une longue affaire juridique, au cours de laquelle les parents s'étaient opposés à l'arrêt des soins recommandé par l'équipe médicale de l'hôpital de la Timone à Marseille. La petite fille de bientôt deux ans, avait été victime en septembre 2016 d'une infection virale foudroyante ayant entraîné de graves lésions cérébrales, une paralysie des membres et une dépendance à une respiration et une alimentation artificielles. À l'issue d'une procédure collégiale, l'équipe médicale avait proposé d'arrêter l'appareil respiratoire, jugeant ses troubles neurologiques «sévères et irréversibles». Ce à quoi la famille s'était vivement opposée. 

  1. Les parents avaient saisi le tribunal de Marseille qui avait ordonné la poursuite des soins.
  2. En retour, l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) avait fait appel au Conseil d'État.
  3. En mars 2017, la plus haute juridiction administrative française avait estimé que la poursuite des traitements ne relevait pas de l'obstination déraisonnable. 

Depuis, la fillette a changé d'hôpital et est suivie dans un centre spécialisé à Hyères. Ses parents se sont confiés sur l'état de santé de Marwa:

«Si on avait écouté l'hôpital, elle serait partie depuis longtemps. Mais Marwa va bien, son état est stable. Elle s'accroche, et nous avec, même si on doit sacrifier notre vie pour elle.» 

La fillette est néanmoins maintenue sous respiratoire artificiel. Si elle s'apprête à rentrer chez ses parents, sa chambre a dû être aménagée pour accueillir tous les soins médicalisés liés à sa trachéotomie. Ses parents ont également suivi une formation afin d'être bien préparés au retour de leur fille. Ils envisagent de partir à l'étranger :

«Des médecins parisiens nous ont conseillé de nous tourner vers la Chine, bien plus avancée que nous en neurologie. On a envoyé son dossier médical, on attend une réponse».

Posté le 29 septembre 2017 à 08h29 par Michel Janva | Lien permanent

28 septembre 2017

Le CHU de Reims prendra-t-il contact avec le médecin qui a sorti un patient d'un "état végétatif" après 15 ans ?

Le CHU de Reims a averti dans un courrier daté du 22 septembre la famille de Vincent Lambert de l'engagement prochain d'une quatrième procédure collégiale pouvant mener, ou non, à un arrêt de son traitement. Cette procédure sera enclenchée « à la demande de François Lambert », le neveu de Vincent Lambert, favorable à la mort de son oncle.

Me Jean Paillot, l'avocat des parents, engagés dans une bataille juridique pour obtenir le transfert de leur fils vers un établissement spécialisé, a indiqué :

« Quoi qu'il arrive, nous souhaitons être entendus par le Dr Sanchez »

Il estime que l'état de santé de Vincent Lambert, 41 ans, « a évolué depuis 2014 ».

Dans le même temps, nous apprenons qu'un médecin a sorti un patient d'un état végétatif après 15 ans. Il raconte cette "victoire scientifique".

"J'étais chargé, avec mon collègue Pierre Bourdillon, de poser une électrode au contact du nerf vague du patient, sous anesthésie générale, accessible grâce à une petite incision au niveau de son cou. Ce gros nerf crânien, qui influence le rythme cardiaque, la dilatation des bronches, les sécrétions de l'estomac, est le plus facilement accessible et remonte directement dans le cerveau. On a ensuite relié l'électrode, sorte de petit ressort, à un boîtier à pile installé en dessous de la clavicule. Il envoie au cerveau des stimulations électriques douces et programmées toutes les cinq minutes. [...] Au bout de quelques mois, on a repéré quelques indices satisfaisants. Il pouvait sourire en entendant la voix de quelqu'un qu'il aimait, tourner la tête à gauche ou à droite en fonction de l'ordre donné. On a alors conclu qu'il avait une meilleure capacité à interagir. Je ne sais pas si cela a fait du bien à la famille, cette situation peut aussi alourdir leur peine. Dans tous les cas, c'est une victoire scientifique. On a montré qu'il était possible de remettre en marche des circuits neuronaux. C'est fort. Ce patient est passé d'un «état végétatif» à ce qu'on appelle «un état de conscience minimale»."

Posté le 28 septembre 2017 à 21h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

23 septembre 2017

4 heures avant qu'on le débranche... il se réveille du coma

Lu ici :

"Les médecins étaient formels. Après son accident vasculaire cérébral et la lourde opération qui l'avait suivi, Martin Jervis avait des chances infimes de s'en sortir. Une terrible nouvelle pour ses proches qui, refusant l'acharnement thérapeutique, s'apprêtaient à le laisser partir. Mais alors qu'il n'y restait plus que quatre heures avant le scan final qui devait déterminer quand il serait temps de débrancher la machine qui le maintenait artificiellement en vie, le Britannique de 61 ans, que tous pensaient condamné, a soudain ouvert les yeux. « C'était un choc complet » se souvient sa femme, Barbara « Nous devions lui faire nos adieux le jour même.» Une surprise d'autant plus grande que les équipes médicales avaient prévenu la malheureuse épouse : suite à sa chute inexpliquée dans leur maison de Bignall End, dans le Staffordshire, et au caillot de sang qui avait obstrué les veines de son cerveau, Martin Jarvis présentait un état de mort cérébrale.

« On nous avait conseillé de débrancher la machine qui le maintenait en vie le lendemain. Il ne restait plus qu'à attendre le dernier examen médical. » explique Dean Jervis, son fils « C'est alors que « Martin Miracle », comme je le surnomme maintenant a décidé qu'il avait encore son mot à dire ! Il a décidé de se réveiller à 4 heures du matin et il a souri à l'infirmière. Il a serré sa main, bougé sa jambe gauche sur commande et suivi les doigts de l'infirmière avec ses yeux ! Son chirurgien n'arrivait pas à le croire, il n'avait jamais vu un patient se réveiller après un accident cérébral si horrible" Le frère de Martin, Stephen, 65 ans, quant à lui, a d'abord cru à une « mauvaise blague » quand les médecins lui ont annoncé que son frère venait de se réveiller après deux semaines de coma."

Posté le 23 septembre 2017 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

22 septembre 2017

Le mouvement LGBT passe son temps à mentir pour arriver à ses fins

Jean-Luc Roméro l'avait avoué à propos du Pacs, qui ne devait pas aboutir à la dénaturation du mariage, qui ne devait pas aboutir à la fabrication d'enfants pour les LGBT, par PMA ni par GPA... Ce même Roméro milite pour l'euthanasie qui ne concerne, bien entendu, que les cas exceptionnels, comme on le voit en Belgique ou aux Pays-Bas, où il ne suffit plus d'être dans des souffrances atroces pour demander la mort, mais qu'un mineur peut être euthanasié, comme un dépressif, un malade mental. Ces gens passent leur temps à mentir, comme leur père, pour arriver à leurs fins.

Posté le 22 septembre 2017 à 18h42 par Michel Janva | Lien permanent

21 septembre 2017

ONU : Garantir le "droit à la mort" ?

L'ECLJ est intervenu le 18 septembre lors du débat général (point 3) du Conseil des droits de l'homme (Session 36) pour dénoncer la tentative du Comité des droits de l'homme d'imposer l'avortement et l'euthanasie à tous les pays.

Posté le 21 septembre 2017 à 11h22 par Michel Janva | Lien permanent

20 septembre 2017

Nouvelle proposition de loi pour obliger les médecins à tuer

le député Jean-Louis Touraine, vice-président de la commission des affaires sociales, soutenu par cinquante-trois de ses collègues, a déposé une proposition de loi

« visant à permettre au patient ‘en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable’ de demander à un collège de trois médecins un geste actif pour mettre fin à sa vie ».

Une « aide médicalisée active à mourir » qui serait pratiquée « soit par le patient lui-même, en présence du médecin, soit par ce dernier ».

En 2015, lors des débats sur la future loi Claeys-Leonetti, Jean-Louis Touraine avait déjà déposé un amendement similaire.

Le député « ignore dans quel délai son texte pourra être examiné », et « s’il a une chance d’aboutir ».

Cette information intervient après la médiatisation du suicide d'Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot. Une médiatisation qui a provoqué tristesse et indignation chez les patients atteints, comme elle, de la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Avec cette proposition de loi, ces députés leur disent qu'ils sont de trop...

Posté le 20 septembre 2017 à 13h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

16 septembre 2017

30 septembre : programme du colloque "Nos mains ne tueront pas"

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Posté le 16 septembre 2017 à 08h35 par Michel Janva | Lien permanent

13 septembre 2017

Le Comité des droits de l'homme veut imposer la légalisation universelle de l’avortement et de l’euthanasie

Le Comité des droits de l’homme de l’ONU révise actuellement la définition du « droit à la vie » en droit international. Il envisage d’imposer à tous les États la légalisation de l’avortement, du suicide assisté et de l’euthanasie au nom même du droit à la vie !

Les lobbys de la culture de mort sont en passe de remporter une victoire décisive, dans la plus grande discrétion. Le texte final sera adopté dans les prochains mois. Il est encore possible de stopper cette manœuvre. Soutenez l’action de l’ECLJ auprès du Comité en cosignant le mémoire qu’il va lui remettre et en partageant cette alerte.

Ce Comité, qui rassemble 18 experts, est chargé de rédiger une interprétation officielle des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966). Cette interprétation, appelée « observations générales », a une grande autorité sur les législateurs et les juridictions nationales car ce Comité a aussi le pouvoir de « juger » les États quant à leur respect de ce traité. Le projet d’observations générales affirme que l’accès à l’avortement est un droit au titre de l’article 6 du Pacte, alors même que celui-ci stipule que « le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie ».

Ce faisant, le projet d’observations générales dénie toute protection à la vie humaine avant la naissance et pousse les 168 États-parties au Pacte à légaliser l’avortement à la demande. Le texte ne pose aucune condition réelle ni délai au « droit » d’accès à l’avortement qui devrait être disponible dès lors que la poursuite de la grossesse « causerait pour la femme une douleur ou une souffrance considérable » de nature « physique ou mentale ». Plus encore, le projet condamne, sans les préciser, les critères que les États posent à l’accès légal à l’avortement en ce qu’ils seraient « humiliants ou déraisonnablement contraignants ». Le projet estime en outre que les États ont l’obligation de former les adolescents à l’usage de la contraception afin de préserver la santé des femmes contre les risques causés par l’avortement.

Il faut cependant noter que ce texte ne reflète pas les convictions de tous les membres du Comité, loin de là ! Les discussions au sein du Comité montrent au contraire que ce projet est plutôt l’œuvre d’une minorité active. Il est donc possible d’en obtenir la modification.

Ce que l’ECLJ en pense

Ces observations générales sont une tentative manifeste d’imposer des obligations que la majorité des États a constamment refusées. Plus encore, ces « obligations » nouvelles s’opposent au texte du Pacte et à l’intention des États qui l’ont rédigé et adopté.

Contre ce projet : signez la pétition ici

En 1947, les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) dont découle le Pacte de 1966 ont discuté du commencement du droit à la vie. Alors qu’il était proposé de garantir « le droit à la vie et à l’intégrité physique de toute personne dès le moment de la conception, quel que soit son état de santé physique ou mentale », la République populaire de Chine, soutenue par le Royaume-Uni et l’URSS ont obtenu que la pratique de l’avortement soit tolérée. Depuis lors, la majorité des États a constamment repoussé les tentatives occidentales visant à affirmer l’existence d’un droit universel à l’avortement, notamment durant le cycle des conférences du Caire et de Pékin sur la population, le développement et sur les droits des femmes.

Comment peut-on en effet déduire logiquement un droit à la mort du droit à la vie ? La Cour européenne des droits de l’homme a déjà déclaré cela impossible en 2002. Comment peut-on ignorer la vie et l’humanité d’un enfant à naître ? Même la Cour européenne n’a jamais déclaré l’existence d’un droit à l’avortement ni dénié totalement à l’enfant à naître la qualité de personne humaine et la protection qui y est attachée.

Ce projet est gravissime car il renonce à reconnaître l’existence même de la vie humaine avant la naissance, la laissant sans protection face à l’avortement et à toutes les formes de manipulation et d’exploitation, notamment biotechnologiques. Il est aussi tristement révélateur de constater que le projet d’observations ne dit rien, ou presque, de la protection des femmes qui souhaitent donner naissance à leur enfant, ni de la santé infantile et encore moins de l’obligation des États de prévenir le recours à l’avortement.

Ce texte marque un recul grave de la protection du droit à la vie.

Posté le 13 septembre 2017 à 12h33 par Michel Janva | Lien permanent

Euthanasie pour cause de maladie de Charcot : France Inter donnera-t-elle la parole à la défense de la vie ?

France Inter (émission de Léa Salamé) a interrogé une femme atteinte de la maladie de Charcot. Celle-ci compte se suicider en Belgique et milite pour l'euthanasie en France.

Axelle Huber aimerait donner sa conception de "mourir dans la dignité" - assez différente, puisqu'elle a accompagné jusqu'au bout son mari, alors qu'ils étaient parents de quatre jeunes enfants (retrouvez son témoignage ici). Mais sera-t-elle invité par France Inter ?

Vous pouvez interpeller Léa Salamé pour lui demander d'inviter Axelle Huber :

"Léa Salamé Page, relèverez-vous ce défi : êtes-vous "cap" de m'inviter sur votre émission de radio sur France Inter avec Nicolas Demorand pour m'écouter vous donner, à travers mon témoignage, un autre point de vue sur l'euthanasie que celui d'Anne Bert. Joie, au coeur de notre souffrance, d'avoir accompagné mon mari jusqu'à sa mort naturelle. Mon mari Léonard est mort de la maladie de Charcot en 2013. Il venait d'avoir 41 ans. Nos 4 enfants étaient alors âgés de 4 à 9 ans. Axelle Huber, auteur de Si je ne peux plus marcher, je courrai, Éditions MAME, préfacé par Philippe Pozzo di Borgo. Vous pouvez me découvrir lors de mon passage dans l'émission "1001 vies" sur FRANCE 2 avec Frédéric LOPEZ."

Posté le 13 septembre 2017 à 11h36 par Michel Janva | Lien permanent


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