28 mai 2015

Malgré la pression, l'Ecosse rejette l'euthanasie

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Les députés écossais ont rejeté par 82 voix contre 36, hier, la proposition de loi en faveur du suicide assisté, qui a fait couler beaucoup d’encre depuis un an. On faisait pleurer dans les chaumières en soulignant que c’était une proposition du député Margo MacDonald, morte de la maladie de Parkinson… Et certains prenaient leurs désirs pour des réalités. Ainsi peut-on lire sur la fiche Wikipedia concernant la législation sur le suicide assisté par pays : « Le parlement écossais se prépare à adopter un texte en ce sens en 2015. »"

Posté le 28 mai 2015 à 16h38 par Michel Janva | Lien permanent

Sénat - Loi Fin de vie : des ajustements positifs pour Soulager mais pas tuer

Le mouvement Soulager mais pas tuer, qui s’est mobilisé depuis plusieurs mois avec de nombreuses personnalités médicales pour alerter sur les ambiguïtés de la proposition de loi Fin de vie, se félicite de certains ajustements du texte votés hier par la commission des affaires sociales du Sénat.

Ces amendements tendent à clarifier plusieurs dispositions pour atténuer les risques de dérive euthanasique, en particulier :

  • les cas de mise en œuvre de la sédation profonde et continue jusqu’au décès,
  • le statut de la nutrition et de l’hydratation artificielles,
  • certaines expressions controversées, comme « ne pas prolonger inutilement la vie »,
  • les situations inappropriées où le médecin n’est pas tenu de suivre les directives anticipées.

En revanche, Soulager mais pas tuer attend toujours des dispositions concrètes pour rendre les soins palliatifs vraiment accessibles à tous les Français : les promesses du Gouvernement depuis 2012 en faveur d’un grand plan de développement des soins palliatifs doivent d’urgence se traduire par des actes.

Soulager mais pas tuer, qui note avec inquiétude que les amendements pour légaliser l’euthanasie ou le suicide assisté sont systématiquement proposés à chaque vote, reste totalement vigilant et mobilisé pour les prochaines étapes parlementaires.

Posté le 28 mai 2015 à 14h32 par Michel Janva | Lien permanent

27 mai 2015

Euthanasie : proposition de loi au Sénat en séance publique les 16 et 17 juin

La proposition de loi Claeys-Leonetti  été revue par la commission des affaires sociales du Sénat, qui y a apporté quelques amendements, que l'on peut retrouver ici.

Débat en séance publique les 16 et 17 juin.

Posté le 27 mai 2015 à 21h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

26 mai 2015

Cardinal Vingt-Trois : "Faut-il se demander si Jésus est mort dans la dignité ?"

Extrait de l'homélie prononcée par Mgr André Vingt-Trois, lors de la veillée de prière pour la vie en la cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence des évêques d'Ile-de-France :

"Si nous nous limitons à une interprétation historique ou politique des événements qui vont marquer la fin de la vie humaine de Jésus de Nazareth, nous sommes devant un lamentable échec. (...) Faut-il se demander si Jésus est mort dans la dignité ? Faut-il se demander ce qu’il ressentait lui-même ? Ce que ressentaient les gens qui l’apostrophaient ? Ce que ressentaient ceux qui le moquaient ? À vue humaine, c’est une mort ignominieuse, au point que dans beaucoup de cultures qui n’ont pas été évangélisées, le signe de la croix, le signe du crucifix, du Christ sur la croix, était perçu comme un signe négatif. Comment adhérer à une religion ainsi fondée sur l’injustice et la mort ? C’est pourquoi il est tellement important que Jésus, dans sa prière, comme il l’a fait dans le discours après la Cène, donne à ses disciples quelques éléments pour comprendre que l’enjeu de ce qui se déroule devant eux n’est pas ce que voient les yeux, mais ce que discerne la foi. Il est sanctifié par l’offrande qu’il fait de sa vie, et l’offrande qu’il fait de sa vie est une expression de la gloire de Dieu.

Selon le très beau titre du grand livre de théologie de Hans Urs von Balthasar, La gloire et la croix, nous sommes invités à découvrir le mystère de la gloire de Dieu dans le mystère de l’anéantissement de Jésus. Saint Irénée dit que : « la gloire de Dieu c’est l’homme vivant, et que la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu » (Traité contre les hérésies). La gloire de Dieu c’est l’homme vivant : mais que mettons-nous sous la vie de l’homme ? Quelle mesure, quels critères mettons-nous en œuvre pour apprécier si un homme est vivant ? Quels critères mettons-nous en œuvre pour apprécier s’il mérite de vivre ? Quel critère mettons-nous en œuvre pour savoir si sa vie vaut encore la peine d’être vécue ? Dans une culture de la performance et de la compétition, ceux qui n’ont ni la force physique, ni les dons intellectuels, ni l’équilibre psychologique, ni les talents les plus ordinaires de la vie, deviennent comme une sorte de reproche pour ceux qui jouissent de tous ces talents et de tous ces dons. Le Pape François parle souvent d’une culture du déchet, d’une société du déchet, c’est-à-dire d’une société qui ne reconnait de valeur qu’à ceux et à celles qui disposent d’une vie dont la qualité est jugée d’après nos critères.

À travers les deux témoignages du frère de Saint Jean de Dieu et de la Petite Sœur des Pauvres, nous avons eu comme deux exemples -il y en a tant autour de nous- d’hommes et de femmes dont la vie, selon les critères du monde, ne vaudrait pas la peine d’être vécue. L’Église combat avec fermeté et avec détermination pour la dignité de la personne humaine, non pas pour la dignité que chacun se reconnaît à lui-même, ni pour la dignité à laquelle chacun pourrait imaginer qu’il y a droit, mais pour la dignité que chacun et chacune d’entre nous, nous conférons à nos semblables par notre manière d’être avec eux. Il n’y a pas, contrairement à l’idéologie qui a sévi au XXe siècle, de sous-hommes ou de femmes inférieures, il n’y a pas de personnes qui ne méritent pas de vivre, il n’y a que des personnes qui ne reconnaissent pas leur droit à la vie. Aussi, notre prière en cette veillée pour la vie, c’est tout à la fois un acte de foi dans le regard que Dieu porte sur l’humanité, sur toute l’humanité, sur tous les membres de l’humanité, sur chacun des membres de l’humanité.

Le regard d’amour dont l’évangile de saint Luc nous rapporte souvent le témoignage, « il vit, il fut ému, et il s’approcha » (Lc 10,3-34), désigne ce tressaillement des entrailles par lequel Dieu exprime son amour pour l’humanité. Il voit la misère du monde, il est touché par la misère du monde, il vient rejoindre la misère du monde.
Prier pour la vie, s’est supplier Dieu qu’il change nos regards, qu’il change nos critères de jugement, qu’il fortifie notre désir de reconnaître la dignité de nos frères et de nos sœurs, à tel point qu’aucune créature en ce monde puisse soupçonner, ne fut-ce qu’un instant, que son existence n’importe à personne."

Posté le 26 mai 2015 à 22h01 par Louise Tudy | Lien permanent

22 mai 2015

Annonce d’un arrêt de Grande Chambre dans l’affaire Vincent Lambert

Communiqué de la CEDH :

"La Cour européenne des droits de l’homme rendra son arrêt de Grande Chambre dans l’affaire Lambert et autres c. France (requête n° 46043/14) en audience publique le vendredi 5 juin 2015 à 11 heures au Palais des droits de l’homme à Strasbourg."

Posté le 22 mai 2015 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

19 mai 2015

42 ans de coma ? Désinformation

Lu sur le blog de Jeanne Smits suite à cette affaire mal traitée dans les médias :

"Aruna Shanbaug, l’infirmière indienne qui a été au centre d’une demande d’euthanasie lancée par une « amie » partisane du « droit de mourir dans la dignité », est morte de sa mort naturelle à 67 ans ce lundi après 42 ans dans un état dit « végétatif », aimée et soignée jusqu’au bout.

Son cas avait défrayé la chronique en 2011 alors que l’écrivain et militante indienne de l’euthanasie, Pinki Virani, avait saisi la justice pour qu’Aruna cesse de recevoir hydratation et nourriture et qu’on la « laisse mourir »  pour la libérer de ses souffrances au bout de 37 ans de « coma », comme le disent les grands médias anglophones. « Laisser mourir » est en l’occurrence un euphémisme qui cache une réalité violente : on la demande pour des patients qui ne sont pas malades et qui, avec des soins de base, n’ont aucune raison de mourir. C’est la privation de nourriture et de l’hydratation qui provoque la mort : une mort de faim et de soif.

Dans cette affaire qui rappelle celle de Terri Schiavo aux Etats-Unis et celle de Vincent Lambert en France – toujours pendante devant la Cour européenne des droits de l’homme – on a affaire à une personne qui malgré son handicap profond n’est pas abandonnée de ses proches, ou du moins une partie d’entre eux. [...]

Les « proches » d’Aruna auront été ceux qui l’ont défendue et soignée sans relâche, et qui aujourd’hui pleurent sa mort comme celle d’un être cher, et non comme l’arrêt d’une mécanique corporelle qui ne serait qu’une coquille vide depuis l’entrée de la jeune femme dans son « coma » il y a 42 ans – comme l’a déclaré pourtant Pinki Virani à la presse indienne.

Aruna n’avait que 25 ans lorsqu’elle a subi l’agression qui l’a laissée tétraplégique et dans un « état végétatif permanent, comme le dit la presse, ou dans un état de conscience minimale, comme le constatent ceux qui la soignaient. Elle était infirmière au King Edward Memorial Hospital de Mumbai (Bombay) ; elle s’était éclipsée dans un local pour se changer, le soir du 27 novembre 1973. Un balayeur l’avait suivie, l’avait étranglée avec une chaîne pour chiens et l’avait violée en la sodomisant ; puis l’avait laissée pour morte. Lorsqu’elle fut retrouvée – le lendemain seulement – les médecins constatèrent que par manque d’oxygène, son cerveau avait été gravement abîmé, notamment son cortex. [...]

Depuis lors, Aruna Shanbaug est restée au KEM Hospital dans une petite chambre individuelle où le personnel soignant lui prodigua toute l’attention, l’affection et la sollicitude possible. La famille lui rendait souvent visite, mais peu à peu sa présence se fit moins soutenue et la dernière sœur de la patiente mourut en 2013.

Qu’importe : les infirmières, les aides soignantes se succédaient quotidiennement au chevet d’Aruna ; ce sont elles qui se sont mobilisées pour empêcher sa mise à mort en se portant devant la Cour suprême pour contrer l’initiative de Pinki Virani. [...] A-t-elle vécu pendant ces 42 années où elle était clouée dans son lit, incapable de parler, une affreuse « torture » comme le soutiennent les partisans de l’euthanasie ? Pour les infirmières de KEM Hospital, certainement pas. Elles sont nombreuses, encore en activité ou parties à la retraites, qui ont défilé dans la minuscule chambre d’hôpital où elle était restée depuis le début, pour rendre leurs derniers hommages à Aruna, pleurant celle qui avait été pour elles autant une amie qu’une source d’inspiration.

Aruna Shanbaug, “la pierre d'angle de notre vie d'infirmières”

« Elle était la pierre d’angle de notre vie d’infirmières. C’est auprès d’elle que nous cherchions l’inspiration, à travers son combat et à travers sa vie. Nous fêtions ses anniversaires, nous lui donnions du curry de poisson et de la purée de pulpe de mangue, qu’elle aimait bien », raconte l’infirmière en chef, Anuradha Parade. Shanti Tai, qui s’occupait quotidiennement d’Aruna, ajoute comment on lui apportait des fleurs : « Elle souriait et hochait la tête quand elle sentait la fragrance des fleurs. Aruna n’a jamais été une patiente pour nous, mais un membre de la famille, une sœur qui a enfin trouvé le repos. » [...]"

Posté le 19 mai 2015 à 17h53 par Michel Janva | Lien permanent

18 mai 2015

Culture de mort : un choix irréversible ?

François Billot de Lochner, président de la Fondation de Service politique et du collectif France-Audace, a reçu trois spécialistes de la défense de la vie humaine :

  • Julie Graziani, porte-parole du collectif Ensemble pour le bien commun
  • Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé et auteur de PMA-GPA, Après le mariage pour tous, l'enfant pour tous ? (ed. Téqui 2014),
  • Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme-Lejeune.

Posté le 18 mai 2015 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent

16 mai 2015

Les retournements de veste du Conseil de l'Ordre

Du Dr Dickès dans Présent :

"Le Conseil de l’Ordre (CNO) caméléon.

Acte I : il s’oppose à la loi Léonetti 2005, dénoncée comme une forme voilée d’euthanasie, notamment par la suppression de l’hydratation et de l’alimentation aux agonisants.

Acte II : la loi est votée. Le CNO en prend acte. La loi écartait « l’acharnement thérapeutique » – fait rarissime par ailleurs – mais proposait le développement des soins palliatifs et l’arrêt des soins ; ceux-ci comprenant la privation d’hydratation et d’alimentation.

Acte III : la menace d’un vote permettant l’euthanasie se précise : le CNO se positionne contre la « sédation terminale », considérée comme une forme d’euthanasie. Il dénonce, lors des discussions sur la nouvelle loi lancée par Touraine, la possibilité de profiter de ce mode d’action pour accélérer la mort à coup de calmants.

Acte IV : la loi Léonetti-Claeys est votée. Nouveau retournement de veste : le bulletin du Conseil de l’Ordre d’avril titre en première page : « Etre en phase avec le nouveau texte ». Le président, le Dr Faroudja, explique qu’on n’y trouve aucune volonté de mettre fin à la vie des malades. Ce qui est un mensonge manifeste. De fait quand, délibérément, on laisse mourir de faim et de soif un malade (mots que le Conseil de l’Ordre se garde bien d’écrire), n’est-ce pas une forme d’euthanasie (mot de même non-mentionné), ayant comme effet de tuer les gens à petit feu ?"

Posté le 16 mai 2015 à 09h42 par Michel Janva | Lien permanent

12 mai 2015

Vincent Lambert récupère de la mobilité

Présent publie dans son édition de mardi un entretien avec Viviane Lambert à l'occasion de la sortie de son livre. Extrait :

"[...] Notre société a été trompée. Tout le monde pense que Vincent est branché de partout, qu’il est sous respirateur. C’est faux. Notre fils n’est pas en fin de vie. Il ne fait pas l’objet d’un acharnement thérapeutique. Il a, bien sûr, des moments où il est moins présent, mais nous pouvons communiquer avec lui, non pas par la parole, mais par le regard. Seulement, pour le savoir, il faut être à ses côtés. Et c’est ce que nous faisons quotidiennement depuis deux ans. [...]

Vous avez écrit au président de la République, le 22 avril dernier et, en l’absence de réponse de sa part, avez décidé de vous rendre à l’Elysée. [...] Qu’attendiez-vous du Président ?

Un geste d’apaisement. Un minimum d’humanité… Lorsque l’on sait que le ministre de la Santé a appelé le docteur Kariger, ainsi que notre belle-fille, pour leur conseiller d’aller en recours devant le CEDH pour demander l’arrêt des traitements, on ne se fait pas d’illusions."

Quant à Vincent :

"Aujourd’hui, il reçoit uniquement les soins de nursing et la nourriture. Il est enfermé à clé dans sa chambre, a pour seul horizon le plafond de cette pièce. Il n’a pas de fauteuil adapté, pas de kiné. On ne peut même pas le sortir. Il n’a plus du tout de vie sociale. Alors, comment s’étonner qu’il se raidisse, qu’il se porte moins bien ? C’est normal, puisqu’il ne reçoit pas les soins adaptés. Et pourtant, malgré cela, nous nous sommes aperçus, depuis le mois de décembre dernier, qu’il récupérait peu à peu de la mobilité du côté droit. Mobilité qu’il avait totalement perdue. [...]"

Pour lire la suite.

Posté le 12 mai 2015 à 11h22 par Michel Janva | Lien permanent

07 mai 2015

La mère de Vincent Lambert tente de rencontrer Hollande

Avec son livre en mains («Pour la vie de mon fils»), Viviane Lambert est arrivée mercredi matin devant l'Élysée, afin de tenter de rencontrer le président de la République. Sans rendez-vous, un jour de conseil des ministres et le jour du troisième anniversaire du mandat de François Hollande. Elle voulait obtenir  quelques minutes pour «une mère désespérée qui veut simplement parler de l'état actuel de son fils qui n'est pas en fin de vie». Elle avait sollicité cette entrevue dans une lettre adressée le 22 avril mais restée sans réponse.

«J'ai donc décidé de m'inviter à l'Élysée». «Pour défendre l'honneur de mon fils, mais aussi les 1700 personnes qui, en France, sont dans le même état de santé que lui»

«C'est mon enfant, je l'ai porté et nourri, je réclame aujourd'hui au président de pouvoir le faire sortir pour m'occuper de lui».

Son livre «sera remis en mains propres au président de la République», a promis une délégation protocolaire chargée de l'accueillir. Viviane Lambert n'a pu remettre son livre qu'au personnel, entre deux portes extérieures. 

Posté le 7 mai 2015 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

05 mai 2015

Pour que la France ne s'effondre pas d'avortoirs en mouroirs

Conclusion d'un édito de Jean-Marie Le Méné :

"Certains esprits pacifistes estiment qu’il suffirait de montrer le chemin du bien pour mettre le mal en déroute. Cette pusillanimité n’est pas partagée par les victimes des génocides. Sans justice et sans réparation, le crime continue et le droit des gens n’est pas rétabli. Il existe un texte majeur qui constitue un point d’accroche pour notre espoir en lambeaux. C’est l’encyclique Evangelium Vitae que Jean-Paul II a écrite en 1995. Tout y est dit avec une lumière qu’on a perdue, à la fois le caractère résolument novateur de ces forces mortifères mais aussi l’éminente dignité de la valeur de la vie que beaucoup de chrétiens eux-mêmes ont oubliée, à la fois la dimension apocalyptique du combat entre la vie et la mort mais aussi la nécessité de refonder une conception thomiste de la loi. Une loi est une ordonnance de la raison en vue du bien commun… Une loi injuste n’est pas une loi… A l’enchaînement des crimes impunis, il n’y a qu’une réponse, c’est de rompre la chaîne des complicités. Pour que la France, fascinée par la précipitation de sa fin, ne s’effondre pas d’avortoirs en mouroirs, nous devons prendre le risque de dire la réalité, comme Mgr Von Galen en 1941 a dénoncé avec succès le programme Aktion T4, qui éliminait les plus vulnérables."

Posté le 5 mai 2015 à 14h30 par Louise Tudy | Lien permanent

Pour ce régime socialiste, plutôt sédater que soigner

La direction générale du Trésor préconise une réforme du remboursement des affections de longue durée qui pourrait passer par la fin de la prise en charge à 100%. Selon elle, le système mérite une remise à plat complète dans un contexte de restrictions budgétaires.

Et puis le gouvernement est en train de faire passer la loi Clayes-Leonetti qui permettra de sédater sans douleur et à peu de frais les malades.

Posté le 5 mai 2015 à 10h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

6 mai à Paris : conférence sur la culture de mort

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Verra-t-on Act Up ou les Femens ?

Posté le 5 mai 2015 à 06h53 par Michel Janva | Lien permanent

04 mai 2015

La mère de Vincent Lambert rendra visite à Hollande mercredi

Viviane Lambert a écrit à François Hollande :

«La vie de mon fils est devenue une affaire judiciaire et médiatique qui a tout suspendu, mais on ne suspend pas, monsieur le président, un minimum d'humanité».

Depuis novembre 2012, son fils «est emprisonné derrière une porte de chambre d'hôpital fermée à clé» au CHU de Reims et qu'on lui

«refuse les soins de base, et notamment les séances de kiné et un fauteuil adapté pour lui permettre de sortir de son lit».

Posté le 4 mai 2015 à 17h45 par Michel Janva | Lien permanent

L'ex Dr Bonnemaison retrouve un poste à l'hôpital de Bayonne

Voilà à quoi conduit l'acquittement, en première instance, de l'ex urgentiste : Nicolas Bonnemaison est réintégré dans l'hôpital même où il a, de son propre aveu, empoisonné 7 patients "en fin de vie". Il est vrai que son nouveau poste en CDD, au sein d'un service administratif, ne le mettra pas au contact des malades. Mais si l'Ordre des médecins n'avait pas maintenu, en dépit des pressions, la radiation de Nicolas Bonnemaison après son acquittement, quelle décision la direction de l'hôpital de Bayonne aurait-elle prise ?

Lex urgentiste sera jugé en appel à la Cour d'assises d'Angers, du 12 au 23 octobre.

Posté le 4 mai 2015 à 15h18 par Louise Tudy | Lien permanent

28 avril 2015

Pour la vie de mon fils, Vincent Lambert

Viviane lambert, la mère de Vincent lambert, raconte son combat pour sauver la vie de son fils dans un livre qui sortira le 7 mai aux éditions Plon :

Pour-la-vie-de-mon-fils_-la-mere-de-vincent-lambert-parle-enfin_full_guide"Reims, 29 avril 2013. Le plus gros choc de ma vie. Je suis au chevet de mon fils. Mon fils, vous comprenez ? Je le vois mourir sous mes yeux. Vincent n'a rien mangé depuis vingt jours. Il est à peine hydraté. Il est là, devant moi, dans un lit d'hôpital à Reims, amaigri, affaibli, et il va mourir. Dans un jour ? Dans cinq jours ? Je ne sais pas... Mais il va mourir parce que quelqu'un l'a décidé. Un médecin lui a supprimé toute nourriture, presque toute hydratation, pour le mettre sur un chemin de "fin de vie". Je parle à Vincent, mais il ne peut pas me répondre : il est en "état de conscience minimale", comme le disent les spécialistes. Il peut ressentir des émotions, mais il est incapable de s'exprimer. Il me regarde, et il pleure. Des larmes coulent le long de ses joues. Il va mourir, il souffre, je le sais : je suis sa mère ! "

Vous pouvez manifester votre attachement à la vie de Vincent Lambert en rejoignant son comité de soutien qui rassemble déjà plus de  15 000 signataires.

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Posté le 28 avril 2015 à 11h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

27 avril 2015

L'euthanasie au Luxembourg

La commission compétente vient de publier son rapport sur la pratique de l'euthanasie et du suicide assisté au Luxembourg. Depuis l'entrée en vigueur de la loi en 2009, sur les modèles belge et néerlandais, 34 euthanasies ont été pratiquées. Aucune demande d'assistance au suicide n'a été rapportée. En 2013 et 2014, le total est de 15 euthanasies.

Selon les chiffres de l'office statistique luxembourgeois (le STATEC), le nombre total de décès au Luxembourg a été de 3822 en 2013 et de 3841 en 2014, soit 7663. Le nombre d'euthanasies au Luxembourg en 2013 et 2014 correspond donc à 0,196% du total des décès.

La loi qui a autorisé l'euthanasie et le suicide assisté a été voulue par un groupe militant, dont l'ancien député "vert" Jean Huss, qui préside l'Association pour le droit de mourir dans la dignité-Luxembourg, et qui avait présenté la proposition de loi, ensuite adoptée, avec un député socialiste.

Faits à noter :

  • l'initiative du député Jean Huss n'a pas respecté en son temps le principe du mandat représentatif. Il a alors agi suivant un principe non accepté dans les parlements, celui du mandat impératif (il défendait la cause promue par l'association qu'il préside);
  • l'adoption de loi en 2009 avait provoqué une cris constitutionnelle : en effet, le Grand-Duc avait alors refusé de signer la loi, passage obligé pour l'entrée en vigueur du texte. Qu'à cela ne tienne, le chef du Gouvernement de l'époque, Jean-Claude Juncker, qui n'avait que très mollement combattu la proposition de loi, avait fait changer la constitution en un tour de main, retirant au Grand-Duc son très faible pouvoir...;
  • la coalition qui avait fait adopter la loi en 2009 est celle qui est arrivée au pouvoir en 2013. En voici le palmarès : autorisation du mariage entre personnes de même sexe, libéralisation de l'avortement, prise de décisions hostiles à l'Eglise.

Posté le 27 avril 2015 à 13h59 par Michel Janva | Lien permanent

Aux Pays-Bas, le bien et le mal se côtoient

Alors que les Pays-Bas sont aux avant-postes de la culture de mort en matière d'euthanasie, cette initiative de l'association Humanitas est plutôt intéressante : 

"(...) Les seniors continuent à souffrir de la solitude  qui les pèse. Pour lutter contre cela, une association nommée Humanitas a eu la brillante idée de lancer un  programme spécial, qui permet d’aider les retraités à jouir d’une présence  fraîche et motivante, mais aussi de donner un coup de main aux étudiants qui  galèrent pour payer leur loyer tous les mois !

Le principe est simple : 6 étudiants choisis se  voient offrir une chambre « tous frais payés » au sein de la maison de  retraite. En échange, ils doivent passer un peu de leur temps libre (environ 30  heures par mois) avec les anciens. Un procédé vraiment inédit et qui semble plaire à tout le monde ! Les jeunes admettent que ce modèle leur permet de faire  des économies énormes, et également d’apprendre aux côtés des personnes âgées, qui  naturellement sont beaucoup plus expérimentées qu’eux !"

Posté le 27 avril 2015 à 09h55 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

24 avril 2015

Ce sont les "experts" qui décident de la vie et de la mort

Le blog de Jeanne Smits : Aux Pays Bas, une octogénaire a été soustraite par sa famille à l'établissement de soins où elle vivait afin d'être euthanasiée dans un établissement spécialisé. L'établissement de soins estimait que cette femme, dans l'incapacité de réclamer l'euthanasie, ne devait pas la subir, au moins, pas dans l'urgence. La famille, qui voulait l'euthanasier, s'est alors tournée vers la justice, qui a décrété l'obligation de faire euthanasier la patiente, ce qui a été fait tambour battant sur avis éclairé de la "Clinique de fin de vie".

"Deux juges ont ainsi suivi l’opinion de la famille de la victime et de sa famille selon lesquels la femme avait le désir de mourir aux termes d’une décision qu’elle avait prise alors qu’elle était en pleine possession de ses moyens. C’est  la première fois qu’un tel conflit autour d’un refus d’euthanasie aboutit ainsi devant la justice. Et la première fois aussi qu’un juge donne plus de poids à l’avis de la Clinique de fin de vie (Levenseindekliniek) qu’à celui du médecin traitant qui est proche d’une patiente qu’il connaît bien, et d’une institution qui affirme aujourd’hui avoir voulu protéger une personne âgée vulnérable."[...]

L’établissement où elle était soignée avait au contraire tenu compte de sa situation cognitive d’ensemble, faisant appel au médecin traitant, au psychologue « maison » et à l’ensemble du personnel. Le juge d’Utrecht a estimé cela insuffisant, puisqu’il n’était pas apparu qu’ils avaient la connaissance ni l’expérience spécialisées que l’on peut attendre en matière d’évaluation de demandes d’euthanasie. La Clinique de fin de vie estime en effet si bien cibler ses conversations avec des candidats à l'euthanasie qu'une heure d'entretien est bien plus révélatrice que les mois, voire les années d'une relation de soins personnalisée. Steven Pleiter, son directeur ajoute qu'on peut prendre plaisir à boire du chocolat chaud à la chantilly, à chanter dans une chorale et faire des blagues et avoir quand même un désir de mort…"

Dans le cas de Vincent Lambert, sa famille veut le récupérer à la maison non pour l'euthanasier mais pour s'en occuper, mais c'est contraire à l'avis d'une coterie "éclairée" du corps médical. Dans un cas comme dans l'autre, ce sont des "experts" qui décident de la vie et de la mort...

Posté le 24 avril 2015 à 10h36 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

22 avril 2015

La mort de chaque homme interpelle l’ensemble du corps social

Député des Yvelines siégeant au sein du groupe UMP, président du Parti Chrétien Démocrate, Jean-Frédéric Poisson est interrogé dans Présent à propos des soins palliatifs. Extraits :

La mort n’est-elle pas une affaire d’ordre privée, qui ne devrait concerner que le patient, la famille et le corps médical ? Pourquoi vouloir légiférer à tout prix ?

PIl y a dans la mort de chacun d’entre nous une dimension collective. La mort de chaque homme interpelle l’ensemble du corps social, dans la mesure où chaque décès nous replace dans notre condition d’homme mortel et devant un certain nombre de nos obligations à l’égard des mourants. Dans les rites funéraires, la société tout entière rend hommage à ceux qui sont morts. Il est donc normal que la société se saisisse du sujet de la fin de la vie. Elle peut le faire par la loi, car sans loi, les médecins seraient souvent obligés de faire des choix délicats par eux-mêmes et iraient facilement au-devant de poursuites judiciaires.

Malgré tout, je pense même que la législation abusive sur ce sujet est problématique. Je défends pour ma part la possibilité de recourir à une justice qui rétablirait ce que la loi ne peut pas résoudre. Il y a quelques années, un homme de 90 ans a été condamné pour avoir étouffé sa femme qui agonisait depuis des années d’un cancer dans son lit d’hôpital, mais il a été dispensé de peine, car le poids des circonstances atténuantes était terriblement lourd. Dans des cas très compliqués comme celui-là, un équilibre a été trouvé.

Le gouvernement a promis de développer les soins palliatifs, chose qui devait déjà être faite depuis la loi Leonetti de 2005. Mais dans le même temps, une coupe de 10 milliards d’euros est prévue dans le prochain budget de la santé. Ne craignez-vous pas que les soins palliatifs passent à la trappe encore une fois ?

Bien entendu, et le fait que la sédation terminale profonde se généralise et soit facilitée par la nouvelle proposition de loi entraîne le risque que celle-ci s’impose petit à petit au détriment des soins palliatifs. En effet, sédater de façon continue jusqu’au décès ne demandera pas de moyens financiers ou humains supplémentaires, contrairement au développement des soins palliatifs qui en demandera beaucoup !

Si le gouvernement n’a fait aucun effort depuis trois ans pour développer les soins palliatifs, c’est sans doute aussi parce qu’en développant l’offre palliative comme objectif prioritaire de santé publique, il y aurait le « risque » de rendre inutile toute forme de légalisation du suicide assisté, légalisation qui est souhaitée par plusieurs de ses membres.

Ne pensez-vous pas que les soins palliatifs ne sont qu’une solution palliative au déficit d’entraide intergénérationnelle au sein des familles ?

Cela peut parfois être le cas. Mais je tiens tout d’abord à rappeler que des unités de soins palliatifs au domicile des patients se développent lorsque les patients peuvent rester chez eux. Ensuite, il faut prendre acte du fait que certaines personnes ne peuvent pas assumer la souffrance de leurs proches au quotidien et ont besoin d’être aidées. Dans le cas de patients qui souffrent d’Alzheimer, il peut être insupportable pour le conjoint ou les enfants de ne pas être reconnus.

Les soins palliatifs doivent donc absolument être développés : il se trouve là des gisements d’humanité dont notre monde moderne a bien besoin."

Posté le 22 avril 2015 à 13h49 par Michel Janva | Lien permanent

18 avril 2015

23 avril : conférence de Jérôme Triomphe en Mayenne

T

Posté le 18 avril 2015 à 09h46 par Michel Janva | Lien permanent

15 avril 2015

Euthanasie : un médecin dénonce les idéologues qui parlent au nom des patients

L'ex-kinésithérapeute de Vincent Humbert, tétraplégique, que sa mère a tué, a rejoint le comité de soutien à Vincent Lambert. Il explique au Figaro :

«Après quarante ans de métier, dont vingt ans passés à partager le quotidien des traumatisés crâniens, je sais une chose: les patients pauci-relationnels comme Vincent Lambert ne sont pas du tout en fin de vie. Je connais nombre de familles qui ont un enfant comme lui, pris en charge à domicile ou dans un service spécialisé. Si on se met à tuer les gens comme lui, moi j'en ai cinquante sur la place rien que dans mes patients. Que fait-on alors de tous ces accidentés de la vie?»

«Ces états, même si on ne peut les promettre à un avenir meilleur, peuvent évoluer. J'en ai maintes fois fait l'expérience. Dans le cas de Vincent Lambert, il n'est non seulement pas en fin de vie mais il est très résistant, son cœur et son organisme l'ont prouvé après avoir été privés d'alimentation et d'hydratation pendant plus de trente jours.»

«On dit aujourd'hui qu'il n'y a plus d'évolution possible mais, après un tel traitement plus l'arrêt de sa kiné, de son orthophonie et de toutes les autres sollicitations - lever, mise au fauteuil, etc. - comment aurait-il pu évoluer ou aller mieux? Et dans tous les cas, depuis quand l'évolution d'un patient serait-elle une condition pour qu'il vive? On aurait tous du souci à se faire! Si les soins ont une visée rééducative, ils ne sont pas soumis à une obligation de résultat car l'efficience n'existe pas en la matière. En revanche, et c'est la loi qui le dit, tout patient a droit à des soins de confort. Ils sont requis et nécessaires, sur le plan tout simplement humain, même s'il n'engendrent pas de progrès. C'est l'essence même de mon métier. Soigner pour prendre soin, à défaut de ne pas toujours pouvoir guérir.»

Vincent Humbert n'était pas non plus en fin de vie?

«Non, pas du tout. Et il ne souffrait pas physiquement, pas plus qu'il n'avait envie de mourir. Jusqu'à la veille de sa mort, jamais il ne m'a dit qu'il avait songé à en finir. Contrairement à Vincent Lambert, il était complètement éveillé et communiquait de manière tangible. Il était tétraplégique, c'est-à-dire qu'il avait une lésion de la moelle épinière mais le cerveau indemne. Vincent Lambert, lui, a une double hémiplégie, son cerveau est touché. On a donc été très surpris, en décembre 2002, de sa lettre adressée au président de la République pour demander le droit à mourir. Impossible d'y voir autre chose qu'une manipulation de sa maman par le mouvement pro-euthanasie. Une fois ces associations et la médiatisation lancées, l'engrenage était parti et c'était fini. Dans cette affaire, comme dans l'autre, tout a été dit et présenté pour que la mort soit inéluctable. C'est scandaleusement faux et c'est pour cela que je soutiens le comité créé pour Vincent Lambert: pour qu'on arrête la manipulation des familles et de l'opinion, pour qu'on arrête de parler à la place de ces patients qui, faibles et sans défense, au discernement altéré ou sans possibilité de communiquer, servent de terrain de lutte aux idéologues.»

Posté le 15 avril 2015 à 10h16 par Michel Janva | Lien permanent

16 avril : conférence du Dr Dor à Paris

Le Cercle de Réinformation Parisien recevra le Docteur Dor en conférence. Il est le fondateur et président de l'association SOS tout petit.

CRP

Posté le 15 avril 2015 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2015

16 avril : conférence de JF Poisson sur les soins palliatifs

PA l'occasion de la sortie de son livre "Personne ne doit mourir seul" Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines, Président du Parti Chrétien-Démocrate, présentera sa réflexion sur les soins palliatifs et la fin de vie au cours d'une conférence-débat le 16 avril à 20h30 salle n°1 du Pavillon des Bois Blancs, 35 avenue Maurice de Hirsch à La Celle Saint Cloud (78170). Cette rencontre sera la seule organisée dans les Yvelines.

Jean-Frédéric Poisson explique ce qui l’a poussé à écrire ce livre :

« J’ai souhaité retracer l’histoire des soins palliatifs et de leurs références éthiques, et aussi religieuses, en montrant qu’il a toujours été difficile, en tout temps, de faire leur juste place aux mourants. J’ai compris qu’il faut sans cesse rappeler la médecine à ses obligations d’origine, et la science à sa modestie, en particulier lorsqu’elle fait croire à l’homme qu’il peut s’affranchir de la mort. J’ai découvert le formidable trésor d’humanité qui se dévoile dans l’accompagnement des mourants, et tenté de montrer que ce trésor est sans cesse à protéger. Il est essentiel que tous prennent part à la défense et à la promotion des soins palliatifs, comme une des plus belles preuves de fraternité. Puisse ce livre aider tous ceux qui souhaitent travailler à cette belle cause. »

Posté le 11 avril 2015 à 09h22 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2015

La mobilisation contre la loi Taubira : un syndrome pour le GODF

C'est ce que déclare Daniel Keller, grand-maitre du Grand-Orient de France, qui avoue aussi que les loges travaillent activement sur la PMA, la GPA et l'euthanasie (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

Photo

Posté le 10 avril 2015 à 11h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

L'Appel pour Vincent Lambert

Un site a été créé pour soutenir Vincent Lambert. Voici l'appel à signer :

Comitedesoutien-VincentLambert"Nous, hommes et femmes responsables, refusons l’instrumentalisation indécente de la situation de Vincent Lambert. Nous refusons que chaque développement de cette affaire fasse l’objet d’une récupération politique et militante.

Depuis 2002, des unités spécialisées existent. Certaines ont proposé en vain une place à Vincent pour lui prodiguer les soins adaptés à son état et des petits gestes simples : l’asseoir dans un fauteuil, des séance de kiné, le promener dans un parc, lui faire ressentir la fraicheur du soir qui tombe. Nous savons qu’il est insoutenable pour des parents de savoir que leur enfant va mourir, par privation d’eau et de nourriture, même si des médecins disent que c’est mieux comme ça.

C’est pourquoi, quelle que soit la décision de la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme), quelle que soit l’évolution de la législation sur l’euthanasie, quelle que soient les distinctions subtiles que fera le législateur ou les juridictions entre les soins et les traitements, il demeure une réalité incontournable : Viviane Lambert aime son fils et propose même avec son mari et l’aide de certains de ses enfants de recueillir Vincent à la maison. Au nom de quoi le lui refuse-t-on ? Au nom de quel principe faudrait-il que Vincent meure lorsqu’il peut vivre sous le regard aimant de sa famille et avec les soins dont il a besoin ?

Avec Vincent, nous voulons soutenir les 1700 personnes en état de conscience altérée en France mais aussi toutes les personnes atteintes de handicap. En situation de grande vulnérabilité, Vincent est pour nous un intouchable.

Comme nous, rejoignez le Comité de soutien à Vincent Lambert."

Posté le 10 avril 2015 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2015

Elle refuse de débrancher son mari, elle a bien fait

Voilà un fait divers qui tombe bien, alors que la proposition de loi Claeys-Leonetti doit être examinée par le Sénat.

"Matt et Danielle Davis sont un couple heureux. En décembre 2010, ils s’unissent à Savannah aux Etats-Unis mais sept mois plus tard, Matt est victime d’un terrible accident de moto qui le plonge dans le coma. Les séquelles sont lourdes, les médecins recommandent à sa femme de le débrancher. « Ils me disaient que c’est ce qu’ils voudraient s’ils étaient dans le cas de Matt », raconte la jeune femme à la télévision locale américaine.

Mais Danielle s’y refuse catégoriquement. Sept jours sur sept, 24 heures sur 24, la jeune femme va s’occuper de son mari. Un jour, après trois de coma, elle glisse dans la main de Matt un chapeau en lui demandant de le mettre sur sa tête. Miracle, il lui répond « J’essaie ». Matt Davis est sorti du coma. Seul problème, sa mémoire a été touchée, il ne se souvient plus qu’il est marié à Danielle. Aujourd’hui, il en plaisante. Il assure que c’était une surprise agréable quand il a appris les détails de son ancienne vie. [...]"

Posté le 7 avril 2015 à 19h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

03 avril 2015

De Marisol à Jean : loi santé, loi Leonetti, même farine

Communiqué de SOS Tout-Petits :

"Le projet de loi-Santé de Marisol Touraine dresse contre lui, à juste titre, la totalité du corps médical : une prouesse pour le gouvernement ! Mais ce n'est pas pour des raisons morales, c'est la nationalisation "à l'anglaise" du système de santé que refusent - à juste titre -les médecins, car il anéantit leur indépendance et leur liberté d'action. Avec le fameux tiers-payant généralisé, car tout le monde le sait bien : "QUI PAIE COMMANDE", mais aussi quantité d'autres mesures non moins dévastatrices.

La disparition totale du respect de la vie, de la vie des plus faibles et des tout petits, des textes législatifs en France, ne semble pas trop - hélas - inquiéter les médecins, c'est regrettable, car ils ont accepté l'avortement depuis trop longtemps. C'est ainsi qu'il faut notamment  dénoncer dans l'actuel projet du ministre et de ses commanditaires :

  • la suppression du délai de réflexion avant l'avortement : "pas de repentir pour miss Blandisch" !
  • la prescription de la pilule abortive par les sage-femmes : l'avortement c'est bien plus beau que l'accouchement.
  • l'extension des salles "de shoot" : le cannabis pour tous !
  • les prélèvements d'organes systématiques, sans l'avis des familles : il faut bien pallier à la diminution dramatique des accidents de la route ...

C'est le refus de la loi naturelle, reflet de la loi divine, qui imprègne les textes de Marisol Touraine. parce qu'on refuse de reconnaître que la vie n'appartient qu'à Dieu, et que cette vérité s'impose à tous, même aux non chrétiens, même aux incroyants.

On retrouve ce même refus de la loi naturelle - mais plus caché - dans la nouvelle loi Léonetti avec la sédation terminale : "dormez, nous ferons le reste"... Comme si on ne pouvait pas calmer toutes les douleurs - avec l'actuelle pharmacopée - sans abolir la conscience. La sédation terminale chez les mourants va les priver - au moment ultime - de la réconciliation avec Dieu, avec leurs proches, avec eux-mêmes.

De Jean à Marisol c'est la "culture de mort" - si bien dénoncée par Jean-Paul II - qui s'étend das la loi française, pour livrer les âmes à Satan."

Posté le 3 avril 2015 à 14h18 par Michel Janva | Lien permanent

01 avril 2015

La laïcité est devenue une arme de destruction massive de notre identité chrétienne

Marion Maréchal Le Pen est interrogée dans La Nef du mois d'avril. Extraits :

E"En ce moment, certains, notamment des catholiques, craignent que votre parti abandonne toutes les questions « sociétales » comme l’euthanasie. Est-ce le cas selon vous, et y a-t-il un vrai programme du FN vis-à-vis de l’euthanasie et des questions d’éthique ?

C’est une crainte non justifiée. Notre programme établit clairement l’abrogation de la loi Taubira sur le mariage et l’adoption homosexuelle, le refus de l’euthanasie ou la responsabilisation autour de l’avortement.

Les questions éthiques dessinent des lignes de partage qui transcendent largement les partis : cela ne montre-t-il pas la limite de partis politiques trop monolithiques ?

Un parti politique est toujours un choix par défaut. Une personne ne peut jamais adhérer à l’intégralité des mesures d’un programme partisan. Le choix crée toujours des mécontents. Le tout est de s’entendre sur l’essentiel et surtout de voir ce que proposent ou plutôt ne proposent pas ceux d’en face. Car en matière d’abandon sur les questions « sociétales », l’UMP et le PS ne sont pas en reste… [...]

Tout le monde se réclame de la laïcité tout en y mettant un contenu parfois très différent : qu’est-ce que pour vous la laïcité et ce qu’on appelle les « valeurs républicaines » sans cesse invoquées mais rarement explicitées ? Et quelle est la place de Dieu et des religions dans la société ?

Les « valeurs républicaines » sont devenues l’étendard du « camp du bien », le signe de ralliement de la République citoyenne, fraternelle et écoresponsable. Autant de mots galvaudés, dévoyés qui ne sont plus des convictions mais des slogans politiques. Les valeurs républicaines occultent les valeurs démocratiques que l’on ne cite jamais, occultent même la France… La laïcité s’est construite sur un anticléricalisme virulent que l’on perçoit encore aujourd’hui. Elle est ainsi devenue une arme de destruction massive de notre identité chrétienne et le cheval de Troie des revendications politiques de l’islam au nom d’un « droit de rattrapage » pour mettre toutes les religions « à égalité ». Il est temps de revenir à l’esprit réel de la laïcité qui consiste dans la neutralité des pouvoirs publics et des administrations sur la question religieuse. La laïcité est censée nous protéger des revendications communautaristes, en refusant par exemple les repas de substitution à la cantine. Nous savons où ces revendications commencent, nous ne savons pas où elles s’arrêtent. Aujourd’hui, les repas de substitution, demain les horaires de substitution, après-demain les jours fériés de substitution (comme cela est déjà mis en place dans les territoires d’outre-mer) et enfin ce sera les lois de substitution… Cette laïcité ne doit pas retomber dans les excès de la Terreur où nous sommes allés jusqu’à gommer toute référence à la chrétienté (débaptiser les noms des communes, etc.). Or, notre identité est profondément chrétienne et cela se retrouve partout : dans nos paysages, notre patrimoine, notre droit, nos mentalités et même dans notre laïcité qui est le résultat d’un long mûrissement philosophique et politique de la parole de Jésus, « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Il est impossible de gommer toutes ces références sans gommer ce que nous sommes. C’est pourquoi il faut comprendre que mettre une crèche dans une mairie à Noël n’est pas une atteinte à la laïcité mais la perpétuation d’une tradition populaire vieille de plusieurs siècles qui justifie de même les festivités de Noël."

Posté le 1 avril 2015 à 12h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

31 mars 2015

Accélérer la mort pour prélever des organes : les langues se délient

Alliance Vita mettait en garde il y a quelques jours contre l'amendement Touraine, qui figure dans le projet de loi Santé actuellement débattu à l'Assemblée, et qui vise à modifier le Code de la santé publique concernant le don d’organes. A partir de 2018, si de son vivant le défunt n’a signé un registre établissant son refus, ses organes pourront être prélevés sans que ses proches puissent s'y opposer.

Je remarquais dans un précédent post que cet amendement avait été déposé deux jours seulement après l'adoption de la loi sur la fin de vie, qui rend possible des euthanasies déguisées. Cette vidéo ne fait qu'accentuer mes craintes sur une dérive possible du don d'organes :

La pénurie du don d'organes "est probablement due à une législation assez restrictive sur la fin de vie, notamment la loi Leonnetti, qui empêche d’accélérer le processus morbide".


Ma thèse en 2 minutes N°16 - Le don d'organes par LeHuffPost 

 

Posté le 31 mars 2015 à 16h11 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (7)

30 mars 2015

"Heureuse sédation terminale ou insidieuse exécution capitale ?"

Sur le blog de L'Homme Nouveau, le père Daniel-Ange réagit contre la proposition de loi Claeys-Leonetti, dans un texte intitulé :

"Heureuse sédation terminale ou insidieuse exécution capitale ?"

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Extraits :

"[...] « Abrutir » ainsi une personne, c'est la priver de ces derniers adieux aux siens, souvent seulement quelques mots, mais qui prennent une valeur de testament [...] On risque bientôt de ne plus pouvoir recueillir ces merveilleuses ultimes paroles dont l'ensemble forme un trésor d'humanité et de sainteté.

Bien sûr, il faut par ailleurs aussi médicalement me soulager un maximum d’une trop forte souffrance physique, car elle aussi me déshumanise, m’enferme dans le biologique, m’obsède et par là porte atteinte à ma lucidité, trouble ma sérénité, affaiblit ma combativité. (C’est toute la question du dosage des analgésiques). Au mieux, on va minimiser, banaliser, relativiser un max. Oh ! mais ce n’est rien. Un simple petit mauvais moment à passer, qui passe très vite. Faut pas s’en faire !

Alors qu’en réalité, c’est le plus grand moment de toute ma vie !

Ces « disparitions » – comme le disent maladroitement des journaux dits cathos – mine de rien, faits divers parmi d’autres, mais c’est tragique !

Ces pauvres gens partent tels des bêtes ou des larves, complètement amorphes, dans l’ignorance de ce qui se passe : c’est un des plus grands drames d’aujourd’hui. Du même ordre que ces stérilisations forcées, imposées, non seulement sans le consentement de la femme mais sans même qu’elle en ait conscience (simple piqûre sous prétexte d’une grippe !) 

Certaines personnes d’ailleurs préfèrent partir ainsi. Pourquoi ?

Pourquoi ? La plupart du temps, parce que personne n’a osé leur parler du sens profond et des enjeux de ce départ, encore moins les y préparer.

Déposséder une personne de sa mort, n’est ce pas l’amputer de quelque chose d’essentiel à sa vie ? [...]

Demandons à nos prêtres de célébrer régulièrement cette si belle messe « pour la grâce d’une bonne (et donc : belle) mort ». C’est parce que je ne suis jamais sûr que je pourrai vivre cet Instant, en toute conscience et lucidité, que je puis dès maintenant, étant encore pleinement lucide, offrir mon passage, en faire le plus bel acte d’amour de ma vie. [...]

Ma vie m’a été donnée. Je l’ai reçue. Tout au long de mon passage sur terre, je puis en faire ce que je veux : Dieu me l’a confiée, l’a remise aux mains de ma liberté. Mais la fin terrestre de cette vie reçue ne m’appartient pas non plus. Elle est à Celui qui me l’a donnée. C’est à Lui d’en choisir pour moi et le temps, et le lieu, et les circonstances, aussi déroutantes soient-elles. Comme Il a choisi celles de ma venue au monde, aussi déconcertantes puissent-elles être.

La conception comme la « disparition » de l’horizon terrestre, ma naissance sur terre comme ma naissance au Ciel sont les deux moments clefs qui n’appartiennent qu’à Dieu, ne relèvent que de Lui, ne dépendent que de Lui. Bien sûr à nous d’influer sur ce moment par notre manière de vivre, pour que ce soit le plus beau moment de ma vie, mais pour le reste : la balle est dans son camp. [...]

Voici le péché originel actualisé : je refuse net de dépendre d’un autre. Je suis autonome. Je décide de la vie à sa conception. Je mets la main sur gènes, ovocytes, sperme. Logiquement, je décide, moi, de la fin : où, quand, et comment. On manipule les deux seuls moments où Dieu a tout à dire. On les lui arrache. Car il s’agit de « se rendre maître de la mort en la provoquant par anticipation »(Evangelium vitæ n. 64).

La mort est décidée, hâtée, accélérée, provoquée, donnée (mais le mot est trop beau), imposée plutôt.

Paradoxe : on abolit la peine de mort dans le social, et on la promeut à l’hôpital, lucidement voulue, décidée. On se lamente devant le plus déchirant des drames pour familles et proches qu’est un suicide, et on légalise tranquillement le suicide assisté."

Posté le 30 mars 2015 à 22h11 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2015

"Un vieux si je veux et quand je veux !"

Humour cynique de Pasquin dans L'Homme Nouveau, suite au vote de la proposition de loi Claeys-Leonetti :

Une-1587-blog-2"On en arriverait presque à se réjouir en se disant que les quadragénaires qui ont voté l’avortement atteignent les 80 ans. C’est eux qui verront, dans un indicible effroi qu’un cri silencieux n’apaisera pas, le sédateur fatal s’approcher, suivi des enfants survivants. Ils entendront alors, dans une conscience vacillante :

« Un vieux si je veux et quand je veux ! Papa en 74, le Professeur Israël disait : “C’est le projet qui fait l’enfant”. Nous pensons que c’est aussi le projet qui fait le parent et tu n’es plus dans notre projet de vie, au revoir papa. »"

Posté le 28 mars 2015 à 14h26 par Michel Janva | Lien permanent

27 mars 2015

Avortement & euthanasie : des lois pour annihiler la conscience

Extrait d'une tribune de Chantal Delsol dans Valeurs actuelles :

"[...] La loi morale élémentaire, antique et universelle, « Tu ne tueras pas », se donne partout des exceptions. Dans toutes les sociétés, ce sont la guerre et la peine de mort : les sociétés s’estiment fondées à tuer ceux qui les menacent. La modernité tardive, qui rejette avec dégoût la peine de mort et la guerre, et simultanément légitime l’IVG, même à un stade avancé de la grossesse, et l’euthanasie, marque par là la métamorphose des critères. Ce n’est plus la survie ou la sécurité de la société qui peut légitimer une exception au « Tu ne tueras pas », mais le refus de la souffrance individuelle (physique ou psychique).

Les lois sur la fin de vie vont cependant plus loin que ce déploiement de la souveraineté individuelle. Outre qu’elles traduisent un déplacement des critères de valeur, elles traduisent aussi un rabaissement de l’idée de conscience personnelle.

Les principes moraux élémentaires sont surplombants ; et pourtant toujours récusables par la conscience personnelle, dans des cas tragiques et au prix d’un débat intérieur. Les cas d’euthanasie existent et ont toujours existé. Dans des situations si singulières et si graves, des consciences individuelles prennent une décision. Mais on voudrait que cette exception au « Tu ne tueras pas » soit légalisée, qu’elle ne soit plus à la merci de la conscience personnelle. On voudrait que les individus jetés dans ce drame puissent appliquer une loi et ainsi s’exempter de l’angoisse de se prononcer, de la responsabilité et des éventuels remords. Le cas est le même pour l’IVG, pour laquelle nous recherchons toujours plus de loi déterminante, toujours moins de réflexion individuelle. Il y a là une récusation du tragique humain, une volonté de passer à la toise de la loi les situations les plus complexes. Dans les directives anticipées aussi, c’est la conscience personnelle qui se trouve dévalorisée, contrairement à ce que l’on pense : car je ne peux jamais préjuger de ce que je déciderai en situation limite ; dans cette situation, sans doute trouverai-je des ressources dont aujourd’hui je n’ai même pas idée ; une personne n’est pas une essence immuable, mais une entité en perpétuel développement.

La demande de légalisation toujours plus précise indique la persistance du positivisme juridique, déjà si présent au XXe siècle : la morale, ce ne serait rien d’autre que la loi positive, et ce qui est permis par la loi serait forcément bon — que l’État dise le Bien et nous ne nous poserons plus de question ! Au fond, nous voulons peut-être oublier que l’éthique traduit un perpétuel débat intérieur et extérieur — qu’elle engage notre responsabilité de personne libre, bien davantage que notre docilité de citoyen. [...]"

Posté le 27 mars 2015 à 17h13 par Michel Janva | Lien permanent

Dons d’organes systématiques : attention à l’amendement de la loi santé

Analyse de France Renaissance :

"A partir de 2018, si de son vivant le défunt n’a pas fait part de son refus de prélèvement d’organes, ce prélèvement pourra être pratiqué automatiquement. Les proches de personnes décédées ne seront plus consultés, mais seulement « informés des prélèvements [d’organes] envisagés et de la finalité de ces prélèvements ». C’est ce que veut mettre en place un amendement déposé par le député Jean-Louis Touraine et Michèle Delaunay qui a été adopté en Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, lors de l’examen de la loi santé le 19 mars 2015. Passé inaperçu avant qu’il ne soit voté en douce au cours de la nuit, cet amendement vise à modifier le Code de la santé publique concernant le don d’organes.

Présenté comme nécessaire pour faire face à la pénurie d’organes, cet amendement semble être très violent pour les familles privées de leur droit de regard au début de leur deuil. Voté deux jours après la loi « fin de vie » à l’Assemblée nationale, il pourrait faire place à de malheureuses dérives.

Le don d’organes en France : 

La loi Caillavet de 1976 avait déjà instauré le «consentement présumé», qui fait de chaque Français un donneur potentiel à moins qu’il ne se soit opposé à un don d’organes avant son décès. Pour signifier ce refus, une inscription peut être faite de son vivant sur le registre national des refus (qui compte 100.000 inscrits). Mais ce refus peut également être exprimé (depuis 1994) par la voix des proches du défunt qui sont systématiquement interrogés sur ses volontés et majoritairement entendus. La loi veut qu’à partir de 2018 la famille ne puisse plus s’opposer au prélèvement si  le défunt ne l’a pas fait de son vivant. « Changer la loi permettrait de résoudre la pénurie d’organes et d’éviter des milliers de morts illégitimes chaque année », déclare Jean-Louis Touraine.

[...] Alliance Vita s’interroge sur l’exclusion de la famille et des proches de la consultation préalable. « Le don d’organes relève d’une forme de solidarité permettant de sauver de nombreuses vies chaque année. Pour autant, la pénurie d’organes ne doit pas faire dériver un encadrement strictement réglementé : s’assurer du libre consentement (ou du moins du non-refus) et de la finalité thérapeutique ; puis contrôler les conditions de prélèvement d’organes, en particulier ceux sur « donneur à cœur arrêté » ou sur patients chez qui on décide d’arrêter les traitements, car le prélèvement d’organe ne peut se faire au détriment de soins dus à des malades incurables ou à des personnes parvenues à un grand âge ».

Attention aux dérives :

Hasard inquiétant de calendrier,  cet amendement est présenté et adopté deux jours après l’adoption de la loi Claeys-Leonetti sur la « fin de vie » à l’Assemblée nationale, qui introduit une sédation profonde et continue couplée à une interruption de l’hydratation et de la nutrition.

Dès lors il devient légitime de s’inquiéter de possibles dérives, guidées certes par la bonne foi et la volonté de sauver un patient, face à cette pénurie d’organes. Le prélèvement ne peut se faire au détriment des soins dus à des malades incurables ou des personnes âgées.

Surtout la situation de nos voisins belges et hollandais doit nous faire réfléchir. Ces pays dans lesquels l’euthanasie est autorisée pratiquent le prélèvement d’organes après des euthanasies, afin « d’aider les candidats à l’euthanasie à donner du sens  à leur mort »."

Posté le 27 mars 2015 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

25 mars 2015

28 mars : colloque pour la vie à Grenoble

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Posté le 25 mars 2015 à 20h06 par Michel Janva | Lien permanent

24 mars 2015

Il se réveille après huit mois de coma alors que les médecins voulaient le débrancher

Lu ici :

"Bruno Richard est un père désespéré. Cela fait huit ans qu’avec sa femme, ils se battent sans relâche pour que Robin, leur fils, frappé par la foudre à l’âge de 13 ans, bénéficie des soins adaptés à son état. Malgré de nombreux soutiens et de multiples grèves de la faim, les soins qu'ils réclament ne sont pas mis en place (...)

J’ai fait sept grèves de la faim dont cinq depuis l'élection de François Hollande et je n’ai jamais pu rencontrer Marisol Touraine. Elle passait pourtant tous les jours devant moi. Depuis l’accident de mon fils, les médecins se passent son dossier médical de main en main sur la base du bilan initial sans tenir compte des progrès réalisés. Pour le ministère de la Santé, notre fils est dans un état végétatif chronique (...)

C’est la médiatisation de notre histoire et le soutien de quelques personnalités qui nous a permis, au bout de deux ans, d’obtenir un transfert de notre fils dans un centre de rééducation sur Marseille (...)

Je ne suis qu’un petit facteur, mais ça va faire huit ans que j’étudie avec ma femme. On se débrouille comme on peut pour lui faire la rééducation que l’hôpital ne lui fait pas. La nuit et le matin on étudie, et l’après-midi on applique sur Robin (...)  On a quand même de bons résultats ! Notre fils est capable aujourd’hui de lire des SMS, d’écrire son prénom, de tenir debout…  Il comprend des ordres en anglais, fait même des opérations de calcul ! C’est pas mal, pour un état végétatif ! (...)

Nous sommes très fatigués aujourd’hui, sans compter que nous perturbons la vie de nos autres enfants, de nos parents et de nos beaux-parents. Je ne vous parle même pas de la nôtre. Quand Robin nous sourit et fait ce qu’on lui demande et quand on voit qu’il est fier, ça nous booste. Quand on le voit pleurer parce qu’il souffre, on a envie qu’il s’en sorte. On a un seul objectif, le sortir de cette impasse. On y mettra tous les moyens."

Une association existe pour aider Robin.

Posté le 24 mars 2015 à 20h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

23 mars 2015

Don d'organes : un amendement pour empêcher les familles de s'y opposer [add]

Les familles ne pourront plus s'opposer au dépeçage de leurs défunts si cet amendement de Jean-Louis [et non Marisol, comme écrit précédemment] Touraine au projet de loi Santé était adopté :

"Ce prélèvement peut être pratiqué dès lors que la personne majeure n’a pas fait connaître, de son vivant, son refus d’un tel prélèvement. Ce refus est exprimé par l’inscription sur un registre national automatisé prévu à cet effet. Il est révocable à tout moment.

Les proches du défunt sont informés des prélèvements envisagés et de la finalité de ces prélèvements. ".

Vous n'avez pas eu connaissance, de votre vivant, du registre en question ? Vous êtes candidat, par défaut, au don d'organes. C'est déjà le cas actuellement, mais souvent les familles s'y opposent. Avec cet amendement, elles n'auront plus voix au chapitre.

Coïncidence ? Le ministre a déposé cet amendement seulement deux jours après le vote, en première lecture, de la proposition de loi Clayes-Leonnetti permettant l'euthanasie sous couvert de sédation.

[Addendum] : une précision d'Alliance Vita qui s'inquiète d'un tel amendement

"Dans le Code de la santé publique actuel, ce refus peut être exprimé « par tout moyen », pas uniquement par ce registre unique."

Posté le 23 mars 2015 à 11h29 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (20)

21 mars 2015

Belgique : 50 euthanasies par an pour raisons psychiatriques

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Lu ici :

"Tant en 2013 qu'en 2014, une cinquantaine de personnes ont été euthanasiées en Belgique pour des raisons psychiatriques, indique vendredi le professeur Wim Distelmans, président la commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie, dans la magazine Humo. "Ce n'est pas une quantité négligeable", estime-t-il.[...]

Entre 50 et 60 patients ont été euthanasiés tant en 2013 qu'en 2014. "Cela représente 2 à 3% des 1.924 personnes qui ont été euthanasiées l'année dernière. En général, ce ne sont pas des personnes très âgées. Mais elles ne se sentent pas bien dans ce monde", indique le professeur."[...]

On rappellera que le professeur Wim Distelmans est à la fois juge et partie, puisque fervent promoteur de l'euthanasie, il est également président de la commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie. La France suicidaire emboîte désormais le pas à la Belgique.

Posté le 21 mars 2015 à 10h00 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (11)

20 mars 2015

L’Osservatore Romano vs L'Avvenire

Très étonnante divergence : l’Osservatore Romano du 19 mars titre La proposition de loi française sur la fin de vie Une réponse équilibrée

« Nous sommes bien loin d’une optique euthanasique, et les controverses qui ont été soulevées semblent donc décidément contre-productives et souvent superficielles. »  

Tandis que l'Avvenire, le journal de l'épiscopat italien, titre clairement sur "l'euthanasie à la française".

Posté le 20 mars 2015 à 17h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

19 mars 2015

« Gardez la flamme allumée… »

Communiqué de Cécile Edel, présidente de Choisir la vie :

"Un vent de mort a soufflé ces derniers jours sur l’assemblée nationale…

Mardi, la proposition de loi Claeys-Leonetti, a été adoptée, instaurant ainsi le droit à « une sédation profonde et continue jusqu’à la mort », autrement dit, un droit à l’euthanasie qui ne dit pas son nom. Seulement 34 députés ont voté contre ce texte.

Cette nuit, à 2hrs du matin, en catimini, notre même assemblée a décidé de supprimer le délai de réflexion avant avortement…Et pourtant, même pour l’achat d’un bien de consommation, un délai de réflexion et de rétractation est obligatoire. Est inscrit ainsi sur le site de l’ Institut National de consommation : « En principe votre accord vous engage. Mais dans certains situations, vous n'êtes pas en mesure d’apprécier la portée de vos engagements, notamment lorsque vous avez dû vous engager rapidement. C’est pourquoi la loi vous protège en vous accordant, selon les domaines, un délai de réflexion ou un délai de réflexion »

Visiblement, en ce qui concerne la vie et la mort d’un enfant à naître, nos députés considèrent que ce n’est pas un domaine qui nécessite une période de réflexion… 

La France, pays soi-disant des droits de l’homme, dont les dirigeants n’ont de cesse de créer de nouveaux droits en vue d’une soi-disant meilleure protection des citoyens, me « protège » dans l’achat de mon portable ou ma voiture mais ne protégera pas celui qui est le plus faible, le plus fragile : l’enfant à naître . Pire encore, il empêchera ceux qui voudront le protéger de le sauver !

Entre une loi pour choisir sa mort (légalisation de l’euthanasie), et une pour choisir la mort (légalisation de l’avortement,) les gouvernements successifs nous ont prouvé décidément qu’ils étaient tous au service du même parti : le parti de la culture de mort !

Malgré ce tsunami qui s’abat sur la France, je vous appelle à ne pas vous décourager, à ne pas baisser les bras et à rester dans l’Espérance en continuant de semer et de promouvoir en tout et partout la Vie.

Ceux qui entendent diriger notre pays, pourront toujours continuer de légiférer sur la mort, celle-ci ne l’emportera jamais car la Vie restera toujours au dessus des lois et en cela elle est déjà victorieuse !

Courage ! Et surtout, restons le plus unis possible dans ce combat !"

Posté le 19 mars 2015 à 22h06 par Michel Janva | Lien permanent

La proposition de loi Claeys Leonetti bientôt hors-la-loi ?

Le député PS de l’Isère et neurologue au centre hospitalier universitaire de Grenoble, Olivier Véran, veut créer un délit de provocation à la dénutrition.

Cela ne concernerait que les mannequins, souvent anorexiques.

Mais juste après la vote de la proposition de loi Claeys Leonetti qui prévoit de supprimer l'alimentation des personnes avant de les achever via une sédation, c'est un tantinet contradictoire.

Posté le 19 mars 2015 à 16h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Euthanasie : appel des soignants pour une clause de conscience

La pétition, adressée par deux médecins hospitaliers à leurs confrères soignants, peut être signée ici :

"Chers confrères,

La proposition de loi « Fin de vie » doit être amendée pour empêcher toute forme d’euthanasie.

En tant que professionnels de santé, nous exprimons nos plus vives inquiétudes sur les dangers contenus dans la proposition de loi Claeys-Leonetti votée par l’Assemblée nationale en première lecture le 17 mars 2015.

La sédation en phase terminale visant à mettre fin à des douleurs réfractaires constitue un acte médical exceptionnel, mais légitime. Cependant, le « droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès », dans certaines des conditions prévues par ce texte, rend possible une euthanasie qui ne veut pas dire son nom, en liant obligatoirement sédation avec décès, alors que la sédation a pour but de soulager et d’apaiser dans un moment difficile. Par nature, elle est réversible, même si elle est susceptible d’accélérer le décès du patient selon le principe du double effet. Pratiquée à la suite de directives anticipées devenues contraignantes, elle deviendrait dans certains cas une réponse obligée à des demandes de suicide assisté.

Nous déclarons solennellement qu’il n’est pas dans la mission des professionnels de santé de « provoquer délibérément la mort » (cf. article 38 du Code de déontologie médicale).

L’interdit de tuer doit rester le fondement de la relation entre soignants et soignés, à la base du contrat de confiance qui nous lie aux personnes malades ou en fin de vie, en particulier les plus vulnérables d’entre elles.

Nous demandons en conséquence :
– Que le Sénat améliore le contenu de cette loi, pour lever ses ambiguïtés et réaffirmer le principe d’interdiction de donner intentionnellement la mort ;
– Qu’à défaut, une clause de conscience explicite pour l’ensemble des professionnels de santé soit votée.

Merci pour votre soutien.

Professeur Olivier Jonquet,
Médecin réanimateur, professeur à la faculté de médecine de Montpellier, et porte-parole de l’association Convergence soignants-soignés.

Docteur François Bertin-Hugault,
Médecin des hôpitaux en service de neuro-cardio-gériatrie, et porte-parole de l’association Convergence soignants-soignés."

Posté le 19 mars 2015 à 15h37 par Louise Tudy | Lien permanent

Défense de la culture de la vie : mais où va la Droite ?

L'article évoqué hier, intitulé "Protection de la vie : vers une explosion à droite ?" concernant l'UMP, mérite d'être mis en corrélation avec celui ci concernant le FN : "Pourquoi le FN pourrait perdre une partie de l’électorat catholique en 2017" :

"Sur la loi sur la fin de vie, le gouvernement a su habilement manœuvrer, agissant assez rapidement et ne parlant pas d’euthanasie. A part Alliance Vita, le collectif Soulager mais pas tuer et deux ou trois députés UMP, on n’a eu ni débat ni opposition. Les amendements dit euthanasiques, ayant été rejetés, il a été facile à la majorité socialiste de faire passer la loi Claeys/Leonetti dans la plus grande facilité.

Le FN en a été totalement absent non seulement lors des deux votes mais aussi dans le débat. Il faut dire que cela tombe en pleine campagne électorale pour les départementales et que Marion Maréchale-Le Pen est sans doute trop occupée dans le Vaucluse, en pleine guerre avec Jacques Bompard. Ce n’est pas tout de dénoncer les absences des autres, encore faut-il être présent à moins qu’on ne juge que le dossier ne soit pas important. Certes le FN n’a que deux députés mais il a une certaine force de frappe médiatique que n’a pas un Jacques Bompard, par exemple. Résultat l’opposition est venue de députés UMP comme Jean-Frédéric Poisson ou Xavier Breton qui ont voté contre tout comme Hervé Mariton, Nicolas Dhuicq ou bien un certain Gérald Darmarnin, ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de sa campagne pour la présidence de l’UMP. En tout, 25 députés UMP ont voté contre et 25 se sont abstenus. Les 144 autres présents ont voté pour. Ils n’auraient pas pu faire pencher la balance mais ils auraient, cependant, été plus nombreux à se prononcer contre si une véritable campagne avait été menée. Or sur ce sujet, ils ne se sentent pas du tout débordés par leur droite, bien au contraire !

On savait déjà que cette droite bourgeoise et catholique, qui a formé en majorité les rangs de la Manif Pour Tous, n’était pas très encline à voter FN. D’ailleurs, pendant longtemps, les élus FN se sont plaints d’avoir été ostracisés et cachés au détriment de l’UMP. Cela a bien été le cas surtout à l’époque Frigide Barjot et un changement s’est opéré à l’arrivée de Ludovine de la Rochère (...)

Occupé depuis longtemps à sa conquête du pouvoir, le FN n’accorde plus la même importance aux questions sociétales, qui lui ont permis d’attirer un certain électorat catholique conservateur quand le parti était diabolisé. Se voulant défenseur de l’héritage chrétien tout en étant une barrière à l’islamisme plus qu’à l’islamisation, le parti prône une laïcité la plus stricte qu’il soit mais il n’est pas le seul parti à être en porte-à-faux sur ces questions de laïcité républicaine (...) L’électorat catholique est bien sûr loin d’être important au moment des élections mais il apporte toutefois des voix non négligeables. Marine Le Pen pourrait en avoir besoin pour 2017 !"

Posté le 19 mars 2015 à 12h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

18 mars 2015

Directives anticipées : s'ils les avaient suivies, elle serait morte

Voilà une histoire qui remet en cause les directives anticipées telles que nos députés les ont votées hier :

"Les faits remontent à mars 2014. Jenny Bone, 39 ans, se retrouve subitement au sol après avoir chuté sans raison. Cette Britannique ne comprend pas pourquoi elle sent des picotements violents dans ses jambes. Difficilement, elle se rend chez son médecin généraliste qui lui ordonne de se rendre d‘urgence à l’hôpital, relate le Mirror. Après examen, les résultats tombent : elle est atteinte d’une rare maladie nerveuse, le syndrome de Guillain-Barré.

Hospitalisée, les effets s'aggravent. Elle est totalement paralysée et inconsciente. Les médecins la plongent alors dans un coma artificiel. Afin de pouvoir respirer, elle subit une trachéotomie (ouverture chirurgicale de la trachée). Tout pousse à croire que Jenny Bone est dans un état végétatif irréversible. C’est pourquoi le personnel médical convoque son époux de 58 ans afin de prendre une décision.

La débrancher ? John Bone refuse, alors que sa femme lui avait auparavant demandé de le faire si jamais elle se retrouvait dans un tel état. La conversation se passe dans la chambre de la malade censée être dans le coma, qui, en réalité, est tout à fait consciente de ce qu’il se passe autour d’elle. "J’entendais tout, heureusement que John ne m’a pas écouté, je l’en remercie. Comme la plupart des couples, nous en avions déjà parlé mais je suis très heureuse qu’il ne m’ait pas débranchée", confie-t-elle au Mirror.

Finalement, Jenny Bone se réveillera dix jours après. Depuis, son mari regrette d’avoir eu cette conversation avec les médecins à ses côtés : "elle se souvient mot pour mot de ce que nous nous sommes dit." En soins pendant deux mois, elle est rentrée chez elle en juin dernier. Et aujourd'hui, la quadragénaire se porte bien : elle confie au quotidien avoir repris son travail et avoir récemment participé à un marathon caritatif de 5 kilomètres."

Avec les sulfureux Claeys et Leonetti (et les 436 députés qui les approuvent), elle ne serait pas là pour raconter cette histoire.

Posté le 18 mars 2015 à 21h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

17 mars 2015

Le Sénat doit sécuriser la loi fin de vie

Communiqué de Soulager mais pas tuer :

"A l’issue du vote en première lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi fin de vie, plusieurs porte-parole nationaux du mouvement ''Soulager mais pas tuer'' ont fait part de leur réaction commune.

A la sortie des tribunes de l’Assemblée nationale, le mouvement ''Soulager mais pas tuer'' a annoncé les étapes suivantes de sa mobilisation qui vise à sécuriser la loi fin de vie contre toute ambiguïté :

1/ Interventions auprès des sénateurs pour que soit clarifiée et encadrée la pratique de la sédation, afin que soit explicitement exclue toute sédation euthanasique.

Les membres et sympathisants de ''Soulager mais pas tuer'' interviendront ces prochaines semaines, auprès des sénateurs pour leur expliciter l’ambiguïté du texte voté par l’Assemblée nationale : notamment les notions de court terme, de prolongation inutile et de maintien artificiel de la vie. Ils demanderont à la Haute assemblée des ajustements et garanties pour que cette loi ne soit pas utilisée pour pratiquer des euthanasies masquées conduisant à l’exclusion de certains patients, parmi les plus fragiles et dépendants. Cette clarification devrait préciser les conditions de la sédation pour qu’elle ne soit pas banalisée et demeure un traitement de dernier recours en cas de douleurs réfractaires. Le maintien de la relation doit toujours être privilégié.

2/ Soutien à un Appel de soignants pour une clause de conscience leur permettant de ne pas être contraints à effectuer des sédations euthanasiques.

Conçu par anticipation au cas où le texte de loi ne serait pas clarifié, cet appel sera lancé dans les tout prochains jours sous l’égide de l’association Convergences soignants-soignés ; il aura le soutien de ''Soulager mais pas tuer''. Il demande que tout soignant (médecin et infirmiers notamment) soit en droit de refuser toute pratique de sédation qui viserait, notamment par son association à l’absence d’hydratation, à provoquer le décès d’un patient.

3/ Lancement d’un Comité de vigilance pour le développement des soins palliatifs, qui doivent être protégés de toute dérive euthanasique.

Ce Comité de vigilance fait suite aux promesses réitérées mais non tenues du gouvernement en faveur des soins palliatifs. Ces derniers doivent être développés et rendus accessibles dans toutes les régions. Il n’est pas admissible que des paroles sans effet puissent servir d’alibi à une loi inutile et dangereuse, alors que, depuis 2012, le développement des soins palliatifs est en panne. Il n’est pas non plus admissible que l’euthanasie masquée soit pratiquée sous couvert des soins palliatifs.

''Soulager mais pas tuer'' appellera le moment venu à un rassemblement national dont les modalités seront précisées lorsque la date d’arrivée de la proposition de loi au Sénat sera connue."

Posté le 17 mars 2015 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent

Résistance à l'Assemblée suite au vote d'une nouvelle loi criminelle

Lu ici :

"Des opposants à l’euthanasie ont jeté des tracts dans l’hémicycle au moment ou les députés se prononçaient sur le projet de loi. "Non à l’euthanasie", "R comme Résistance", pouvait-on lire sur les petits papiers jetés depuis la tribune du public."

Claude Bartolone, en bon staliniste, a déclaré :

"Ne vous en faites pas, nous engagerons les poursuites que cela mérite".

L'Histoire jugera ces députés qui se sont compromis et ont voté cette loi qui permet de tuer.

Posté le 17 mars 2015 à 17h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Euthanasie : la mécanique est lancée

Le député PCD Jean-Frédéric Poisson indique pourquoi il a voté contre la proposition de loi sur l'euthanasie :

"Je ne soutiendrai aucune évolution de la loi Leonetti sur la fin de vie. Le bon sens commanderait de favoriser une application effective et globale de la loi Leonetti, qui clarifie en particulier le refus de l’acharnement thérapeutique, et un développement réel et concret des soins palliatifs. D’autant plus que la présente loi contient des zones floues qui ouvrent clairement la porte à des dérives euthanasiques.

L’article 1er prévoit la suppression de la référence à l’article L. 1110-10 du code de la santé publique, qui mentionne explicitement les soins palliatifs. Il est au contraire indispensable de rappeler que l’accès aux soins palliatifs est un droit garanti par la loi n° 99 477 du 9 juin 1999 et doit être proposé en priorité au malade en fin de vie.

Ensuite, la qualification de l’hydratation et d’alimentation artificielle comme traitement pouvant donc être interrompus représente un enjeu éthique majeur. En effet, ils constituent un soin essentiel à la vie de toute personne humaine, sans tenir compte de son état de santé.

Le caractère contraignant des directives anticipées pose également problème. Le médecin ne peut être totalement soumis à la volonté de son patient si cette volonté contrevient aux règles de déontologie médicale, et doit pouvoir bénéficier d’une clause de conscience.

Concernant la sédation, les objectifs de la nouvelle forme de sédation introduite par la proposition de loi sont « d’éviter toute souffrance » et « de ne pas prolonger inutilement sa vie ». Cette expression rend confuse l’intentionnalité de la sédation, engendrant clairement un risque euthanasique, et introduit une conception utilitariste de la vie humaine.

Enfin, on ne distingue pas le cas où une personne est en phase terminale d’une maladie incurable et le cas où elle n’est pas en phase terminale : cela ouvre la possibilité d’une dérive vers l’euthanasie.

Nous serions inspirés de regarder l’expérience belge d’un peu plus près. Sur environ 1 400 demandes d’euthanasie en 2012, un quart, en Flandre, ne répond pas aux critères de loi et, en Wallonie, le chiffre atteint près de 40 %. Dès que l’on entre dans une mécanique de « souplesse », entre guillemets, les digues qui préservent la possibilité d’une vie commune risquent de s’effondrer."

Posté le 17 mars 2015 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent

Euthanasie : seuls 34 députés ne sont pas sous sédation du politiquement correct

Les députés viennent de voter la loi sur la fin de vie, qui prévoit une sédation profonde pour tuer les patients. La proposition de loi d'Alain Claeys (PS) et de Jean Leonetti (UMP) a été votée par 436 voix contre 34

Les groupes PS, UMP, UDI et Front de gauche ont massivement voté en faveur de ce texte. Les élus écologistes et du groupe des radicaux de gauche ainsi que plusieurs députés PS se sont abstenus. Ils avaient défendu le suicide létal.

A droite, des députés de l'Entente parlementaire ont pour la plupart voté contre le texte.

Le Sénat devrait l'examiner à son tour en mai ou juin.

Voici les députés qui ont voté contre ce texte :

PS :

  • Hervé Féron
  • Richard Ferrand (dans sa mise au point, il déclare voter pour)

UMP :

  • Patrick Balkany
  • Étienne Blanc
  • Xavier Breton
  • Guillaume Chevrollier
  • Philippe Cochet
  • Gérald Darmanin (dans sa mise au point, il déclare s'abstenir)
  • Nicolas Dhuicq
  • Sophie Dion
  • Bernard Gérard
  • Claude Goasguen (dans sa mise au point, il déclare s'abstenir)
  • Philippe Gosselin
  • Patrick Hetzel
  • Alain Leboeuf
  • Gilles Lurton
  • Hervé Mariton
  • Alain Marleix
  • Olivier Marleix
  • Franck Marlin
  • François de Mazières
  • Damien Meslot
  • Philippe Meunier
  • Yannick Moreau
  • Jean-Frédéric Poisson
  • Frédéric Reiss
  • Michel Voisin

UDI :

  • Thierry Benoit
  • Jean-Christophe Fromantin
  • Meyer Habib
  • François Rochebloine
  • André Santini
  • Jonas Tahuaitu

Gauche démocrate et républicaine :

  • Bruno Nestor Azérot

Aucun député non-inscrit n'a voté contre ce texte (4 présents sur les 9). Ni Jacques Bompard, ni Gilbert Collard n'étaient présent. Néanmoins, Marion Maréchal Le Pen et Véronique Besse, qui étaient présentes au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote, ont fait savoir qu'elles avaient voulu voter contre.

Vous pouvez remercier les députés qui ont voté contre ou, au contraire, faire part à ceux qui ont voté pour que vous ne les oublierez pas dans les urnes (leur adresse courriel est sur leur fiche).

Posté le 17 mars 2015 à 17h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

16 mars 2015

Bruno-Nestor Azérot : "je me battrai contre tout projet de loi légalisant l’euthanasie"

À la veille du vote de la proposition de loi sur la fin de vie, le député-maire divers-gauche de la Martinique Bruno-Nestor Azérot annonce dans Famille chrétienne :

"Toute vie humaine doit être respectée. Si on ne choisit pas d’être malade, on peut désirer être soigné. Un malade doit être soigné jusqu’à la dernière limite. Le fait d’euthanasier me dérange énormément. C’est pour cette raison que je voterai contre cette proposition de loi.

Qu’est ce qui vous dérange dans ce texte ?

Le problème essentiel, c’est le risque de dérives liées à la sédation. On connaît le résultat quand on ne nourrit pas un être humain : il meurt. Pour moi qui a eu à côtoyer de nombreux malades, j’ai souvent pensé, à un moment donné, qu’ils allaient mourir car ils étaient arrivés à la limite. Or, ils sont toujours vivants. Tant qu’il y a vie, il y a de l’espoir. Je crois absolument nécessaire, et c’est le rôle du politique comme celui de la médecine, d’accompagner les personnes et espérer avec elles qu’elles puissent guérir.

Manuel Valls comme Marisol Touraine ont laissé entendre que ce texte ne serait qu’une étape… Faut-il s’en inquiéter ?

Lorsque les ministres s’expriment, on peut considérer que nous sommes déjà dans une étape vers un autre objectif. Cependant, nul ne peut prédire qui sera au gouvernement demain. Si aujourd’hui, il y a une volonté forte de la gauche sur l’euthanasie, rien ne nous dit que demain, la droite ne poursuivra pas ce même objectif ! Pour ma part, je crois que cette question n’est pas un débat de droite ou de gauche. Demain, si je suis toujours élu sur les bancs de la gauche ou sur quel que banc que ce soit, je me battrai contre tout projet de loi légalisant l’euthanasie. Je suis de confession catholique, je crois en des paroles fortes et c’est ma foi qui m’oblige à prendre cette position-là.

Plusieurs amendements ont été déposés par des députés de gauche pour légaliser une aide active à mourir. L’euthanasie n’est-elle pas contradictoire avec les valeurs de la gauche ?

Cette question divise la gauche. C’est pourquoi je fais appel au plus grand nombre de députés, quel que soit leur banc, à faire appel à leur conscience car demain, eux-mêmes peuvent être confrontés à la fin de vie d’un proche. J’ai choisi de siéger au groupe Gauche démocrate et républicaine, car les 15 parlementaires y ont une liberté de parole et de vote. C’est pour cette raison que je peux parler avec autant de liberté.

Ne vous sentez-vous pas seul à porter ce message dans votre camp ? D’autres députés partagent-ils votre sentiment ?

Les choses sont bien plus nuancées que cela. Rappelez-vous le mariage pour tous. J’ai fait un focus sur ce projet de loi à l’époque. Mes propos d’alors ont été salués par un grand nombre de députés de gauche qui ne pouvaient pas tenir ce type de discours du fait de leur appartenance à un groupe parlementaire. Ils subissaient des pressions. Aujourd’hui, nous sommes dans le même cas de figure. Tôt ou tard dans nos circonscriptions, nos populations nous rappellent à l’ordre et nous redisent les valeurs sur lesquelles nous devons asseoir nos politiques. Nous sommes élus par ces populations. Nous devons œuvrer avec elles et pour elles. Lorsque je m’exprime à l’Assemblée, je le fais en toute cohérence avec ma population. C’est d’ailleurs elle qui me demande de parler comme je le fais ici. [...]"

Posté le 16 mars 2015 à 18h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

14 mars 2015

Fin de vie : un débat confus et des ambiguïtés persistantes

Un retour intéressant de Liberté politique sur le débat sur la "fin de vie", qui montre à la fois la volonté euthanasique du gouvernement, et l'acharnement courageux de nombreux députés pour y faire échec. La lutte est loin d'être finie.

"L'Assemblée nationale a rejeté, par 89 voix contre 70, les amendements à la proposition de loi sur la fin de vie qui autorisaient "une assistance médicalisée active à mourir". Mais les députés ont voté la mort par “sédation profonde et continue” et le caractère contraignant des "directives anticipées". Le débat parlementaire a confirmé l’ambiguïté des intentions de la majorité."

[...]Honneur aux députés Breton, Poisson, Gosselin, Dhuicq, Reiss…

Parce qu’ils étaient là, comme l’a rappelé le député de l’Ain Xavier Breton, les amendements euthanasiques ont donc été finalement rejetés. Qu’ils en soient vivement remerciés.

Dans un communiqué, l’association « Soulager mais pas tuer » s’est réjouie du rejet effectif des amendements ouvertement euthanasiques, mais a maintenu un niveau d’alerte absolu, appelant à la plus grande vigilance. 

Comme l’a fait très justement remarquer Xavier Breton, qui intervint dans un amendement de suppression, l’évaluation chaque année de la loi remettra chaque année le débat sur le devant de la scène, avec les mêmes dangers de voir ressurgir les demandes euthanasiques. " [...]

Un article qui vaut le coup d'être lu en intégralité (ici).

Posté le 14 mars 2015 à 10h02 par Marie Bethanie | Lien permanent


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