27 novembre 2009
Témoignages pro-vie
Edifiant !
Posté le 27 novembre 2009 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent
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26 novembre 2009
"Magnifique la deuxième naissance de Rom Houben ! Vous avez dit euthanasie ?"
C'est le message envoyé sur le site de microblogging Tweeter par Christine Boutin après l'annonce du faux coma de 23 ans (voir ici) :
"Pour la présidente du parti chrétien-démocrate, l'exemple de Rom Houben, qui était bel et bien conscient alors que les médecins avaient diagnostiqué un coma, illustre les dérives du droit à mourir. Comment être tout à fait sûr qu'une personne dans un coma profond ne va jamais se réveiller ? Comment juger son activité cérébrale ? Cette affaire belge soulève d'autant plus de questions que, selon le docteur Steven Laureys, un neurologue spécialisé dans la recherche sur le coma à l'université de Liège, "41 % des patients en état de conscience minimale" sont actuellement "diagnostiqués de manière erronée comme étant en état végétatif"."
Posté le 26 novembre 2009 à 19h44 par Philippe Carhon | Lien permanent
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24 novembre 2009
L'euthanasie rejetée à l'Assemblée
Les députés français ont rejeté mardi par 326 voix contre 202 une
proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie dans certaines
conditions.
Vous trouverez ici le détail des votes. Relevons (parmi l'UMP) ceux à faire battre aux prochaines élections :
- Députés UMP ayant votés pour : Emile Blessig, René Couanau, Olivier Dassault, Alain Ferry, Jean-Pierre Grand, Henriette Martinez, Axel Poniatowski, Michel Sordi, Georges Tron et André Wojciechowski.
- Députés UMP s'étant abstenus : Patrice Debray, Lionnel Luca, Bérengère Poletti, Christophe Priou, Jean-Marc Roubaud et Yves Vandewalle
Posté le 24 novembre 2009 à 21h01 par Michel Janva | Lien permanent
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La personne vulnérable, trésor d'humanité
Extrait de la déclaration de Mgr d'Ornellas, archevêque de Rennes, et de Mgr James, évêque de Nantes, le 23 novembre 2009 suite à l'avis n° 107 du Comité consultatif national d'éthique et au projet de loi sur l'euthanasie.
Quelle est notre attitude à l'égard des personnes les plus vulnérables ? La question se pose devant les deux propositions, du Comité Consultatif National d'Ethique et d'une loi sur l'euthanasie. D'une part, on étendrait la détection aux embryons humains atteints de la trisomie 21 pour ne pas les réimplanter dans le corps de la femme. D'autre part, on ouvrirait la voie à la suppression de personnes désirant ne plus vivre par une « aide active à mourir ». Ces deux propositions semblent s'appuyer sur une vision tronquée de la liberté.Actuellement, la sélection eugéniste et l'euthanasie sont interdites. Ces interdictions manifestent le respect de la dignité humaine intangible.
Les situations de handicap et de vieillesse sont complexes, souvent douloureuses, et ne se résolvent pas par des solutions simplistes. Elles font appel à la solidarité et cet appel est parfois un cri. Les citoyens l'ont entendu lors des Etats Généraux de la bioéthique en écrivant : « la maladie et le handicap n'altèrent pas l'humanité. » Reconnaître la dignité humaine des plus vulnérables passe par les interdits de l'eugénisme et de l'euthanasie. Il est indigne de l'homme et d'une société d'y consentir. Cela ne suffit pas. La dignité s'exprime aussi et surtout dans la solidarité effective. [...]
Chaque personne vulnérable est un trésor d'humanité, pourvu qu'elle soit accueillie pour elle-même. La vulnérabilité fait peut-être peur. Elle sollicite tant de ressources d'humanité ! Les personnes vulnérables ont besoin de relations emplies de respect, d'écoute, de patience, de temps, etc. Devant l'impuissance ressentie, certains proposent de les supprimer. N'est-ce pas une insulte à leurs parents et aux personnes engagées auprès d'elles ? Si ces suppressions devenaient légales, ne remettraient-elles pas en cause le principe de solidarité qui fait vivre nos communautés humaines ?
Face à ces propositions, comme une insurrection silencieuse et éloquente, se dresse l'action ample, humble et fidèle de ceux et celles qui aiment les personnes handicapées ou âgées, et dont l'amour ne se paye pas de mot. Leur solidarité n'est pas une théorie. Elle exprime le sursaut de la dignité humaine consciente d'elle-même. Elle manifeste l'authentique compassion, ingénieuse pour ouvrir les chemins de vie adaptés à chacun. Elle est une force qui se propose à ceux qui blessent leur propre dignité en blessant l'humanité. Puissent ceux-là écouter cette force amie, si vive en notre société, et l'encourager.
Posté le 24 novembre 2009 à 17h52 par François Caussart | Lien permanent
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23 novembre 2009
"Je criais, mais on ne pouvait pas m'entendre"
Un Belge de 46 ans a passé 23 années allongé dans un lit d'hôpital dans un état qualifié de végétatif. Des analyses menées en 2006 ont montré qu'il était conscient depuis le début. Un cas qui ne serait pas isolé.
«Je criais, mais on ne pouvait pas m'entendre». C'est par cette formule que Rom Houben résume l'incroyable épreuve qu'il a vécue. En 1983, un accident de voiture plonge ce Belge de 20 ans, il en a 46 aujourd'hui, dans ce qu'on considère à l'époque comme un coma profond. Rom est paralysé, hospitalisé dans un état qualifié de végétatif. Or, il y a trois ans, de nouvelles analyses menées à l'université belge de Liège par le docteur Steven Laureys ont montré que Rom était en fait pleinement conscient de ce qui se passait autour de lui, bien que paralysé.
Comme l'explique le Daily Mail, cet événement pourrait également relancer le débat sur l'opportunité de mettre fin à la vie de personnes plongées dans le coma depuis des années et dont on estime qu'elles ne recouvriront jamais leurs facultés. Un mensonge de plus des militants de l'indignité qui tombe.
Posté le 23 novembre 2009 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent
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21 novembre 2009
Ayez le coeur bien accroché
Pour lire ces nouvelles sur l'euthanasie des vieux et des bébés, pas très loin de chez nous.
Voilà ce que certains tentent de légaliser chez nous.
Posté le 21 novembre 2009 à 15h20 par Michel Janva | Lien permanent
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19 novembre 2009
Compte-rendu du débat sur l'euthanasie : parallèle avec l'avortement
Le débat qui s'est déroulé aujourd'hui à l'Assemblée nationale est en ligne. On y trouve quelques perles :
"Jean Leonetti :Cette proposition est en rupture avec une pratique médicale. Vous
pourriez me répondre que c’est une vision archaïque des choses et que
la médecine doit s’adapter. Mais la médecine est faite pour soigner,
guérir, soulager, consoler, accompagner : elle n’est pas faite pour
tuer.
M. Jacques Desallangre (gauche) : Et l’avortement ? [...]
Mme Marie-Odile Bouillé (socialiste) : Je suis frappée de voir combien les arguments avancés aujourd’hui par
certains contre l’aide à mourir ressemblent à s’y méprendre aux
arguments donnés par d’autres, en leur temps, contre la loi sur
l’avortement (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR) : la sacralité de la vie, l’interdit du meurtre, la dignité humain [...] Pas plus que la loi sur l’avortement, cette proposition de loi ne remet
en cause les fondements républicains de notre démocratie. Bien au
contraire, elle vise à donner un cadre légal à des pratiques que de
nombreux soignants avouent connaître et que les tribunaux jugent
parfois avec bienveillance."
Posté le 19 novembre 2009 à 21h41 par Michel Janva | Lien permanent
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Manifestation de l'ADV devant l'Assemblée
Voir ici.
Posté le 19 novembre 2009 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent
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Débat sur l'euthanasie
Intervention de Christian Vanneste.
Posté le 19 novembre 2009 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent
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Débat sur l'euthanasie à l'Assemblée : c'est aujourd'hui
Véronique Besse, député MPF, va intervenir dans quelques instants dans l'hémicycle. Elle va notamment déclarer :
"[P]ermettez-moi de le dire, l’appellation même de cette proposition de loi est parfaitement cynique. En réalité, le débat est doublement tronqué dès le départ : · Il l’est tout d’abord sur les termes. Certains parlent de « finir sa vie dans la dignité ». D’autres parlent de « suicide assisté ». D’autres encore « d’aide active à mourir ». D’autres enfin, comme c’est le cas dans l’avant dernier article de cette proposition de loi, « d’euthanasie ». [...]
Deuxième point : le débat est tronqué sur la dignité humaine. Et c’est bien là le fond du sujet. En conjuguant les termes de dignité et d’euthanasie, c’est une conception bien basse de l’être humain qui est ici défendue. Notre dignité et l’usage de notre liberté nous imposent au contraire de prendre en charge les patients qui souffrent pour qu’ils n’en viennent pas à souhaiter mourir. C’est cela que nous dicte la dignité de l’être humain. C’est cela qui nous distingue de l'espèce animale. Mettre fin à la vie d’une personne souffrante a toujours été la limite éthique que les civilisations occidentales se sont interdites de franchir. C’est d’ailleurs toujours interdit en temps de guerre. Devons-nous aujourd’hui l’autoriser en temps de paix ? [...]
En réalité, accepter de bafouer ainsi la dignité humaine serait un triple échec : - Ce serait d’abord un échec législatif La loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie a été unanimement votée. [...] Ce serait ensuite un échec médical La recherche médicale avance. Elle a besoin d’être soutenue et encouragée. Nous devons proposer aux malades non pas une solution pour mourir mais des remèdes pour guérir ! [...] Ce serait enfin un échec social Accepter l’euthanasie, cela reviendrait à consacrer au rang de valeur suprême l’individualisme dont notre société souffre tant. Cela signifierait prendre acte que notre société est incapable de se mobiliser pour accompagner les malades jusqu’à leur mort naturelle. Ce serait surtout injuste pour toutes les associations et les milliers de bénévoles qui soutiennent au quotidien les malades et qui ont besoin que les pouvoirs publics les accompagnent. [...]
L’acharnement thérapeutique n’est pas une solution. L’euthanasie non plus. En demandant à la représentation nationale de débattre sur cette proposition de loi, on ne fait qu’instrumentaliser des drames humains, qu’instrumentaliser les milliers de malades qui sont attachés à la vie. On se sert d’eux pour franchir de nouvelles portes parmi lesquelles un nouveau droit pour eux, celui de mourir à la demande. Ce n’est pas ce que les Français attendent des élus de la République. Ce n’est certainement pas une proposition responsable. Ni sur le fond, ni sur la forme."
Posté le 19 novembre 2009 à 10h14 par Michel Janva | Lien permanent
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18 novembre 2009
Contre l'euthanasie : rendez-vous jeudi 19 novembre à 9h00 devant l'Assemblée Nationale
Le 19 novembre, de 9h à 10h30, en présence de Tugdual Derville, délégué général de l'association, l'Alliance pour les Droits de la Vie manifestera son opposition à l'euthanasie et à sa légalisation devant l'Assemblée Nationale.
Le rendez-vous est place Edouard Herriot (Métro Assemblée nationale ou Invalides), à partir de 9h00.
Posté le 18 novembre 2009 à 20h58 par Philippe Carhon | Lien permanent
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La France légalisera-t-elle la chasse aux vieux ?
Face à la proposition de loi socialiste pro-euthanasie, Pierre-Olivier Arduin fait ce rappel :
"l’Ordre des médecins allemands fait état de l’installation croissante
de personnes âgées de nationalité néerlandaise outre-Rhin, notamment
dans le Land frontalier de Westphalie. S’y sont ouverts des
établissements spécialisés dans l’accueil des Hollandais qui disent se
méfier de la médecine de leur propre pays alors même que la
dépénalisation de l’euthanasie est théoriquement fondée sur
l’autodétermination du malade. Faudra-t-il donc que les Nations-unies
créent une nouvelle catégorie des réfugiés pour les personnes malades,
handicapées ou âgées qui s’exilent par crainte d’être euthanasiées ?"
Faut pas pousser les personnes âgées dans la tombe.
Posté le 18 novembre 2009 à 06h19 par Michel Janva | Lien permanent
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16 novembre 2009
Euthanasié à 13 mois
La Cour suprême de Grande-Bretagne a autorisé qu'il soit mis fin aux jours de "Baby RB", un petit garçon de 13 mois. La maman et les médecins estimaient qu'il serait dans l'intérêt du bébé qu'on interrompe les soins d'assistance vitale. Son père, en revanche, luttait pour qu'on le laisse en vie.
Des vidéos montraient que Baby RB s'amusait avec ses jouets, écoutait de la musique et interagissait avec ses parents.
Le respirateur de "Baby RB" sera donc débranché.
Posté le 16 novembre 2009 à 21h51 par Michel Janva | Lien permanent
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15 novembre 2009
Pétition contre l'euthanasie : encore 4 jours
L'Alliance pour les Droits de la Vie se félicite des 30 000 signatures recueillies aujourd'hui. Il reste encore 4 jours pour se faire entendre. Signez et faites signer. Une proposition de loi émanant du groupe socialiste doit être débattue le 19 novembre prochain.
Posté le 15 novembre 2009 à 22h04 par Michel Janva | Lien permanent
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12 novembre 2009
De la non-assistance à personne en danger à l'acharnement thérapeutique
Où se situe la limite ?
Le centre hospitalier d'Orange a été
condamné par le tribunal de Nîmes pour "acharnement thérapeutique". Les
faits remontent à 2002 : les médecins avaient réanimé un enfant né en
état de mort apparente. Aujourd'hui âgé de 7 ans, l'enfant présente de
lourds handicaps physiques et mentaux. Une expertise doit maintenant
déterminer le montant des dommages financiers, les parents réclamant
500 000 euros.
C'est une affaire délicate. En effet, l'Eglise condamnne l'acharnement thérapeutique. L'encyclique Evangelium Vitae
rappelle :
"Il faut
distinguer de l'euthanasie la décision de renoncer à ce qu'on appelle l'«acharnement
thérapeutique», c'est-à-dire à certaines interventions médicales qui ne
conviennent plus à la situation réelle du malade, parce qu'elles sont désormais
disproportionnées par rapport aux résultats que l'on pourrait espérer ou encore
parce qu'elles sont trop lourdes pour lui et pour sa famille [Il semble ici que c'est le cas, NDMJ]. Dans ces situations,
lorsque la mort s'annonce imminente et inévitable, on peut en conscience «
renoncer à des traitements qui ne procureraient qu'un sursis précaire et
pénible de la vie, sans interrompre pourtant les soins normaux dus au malade en
pareil cas». Il est certain que l'obligation morale de se soigner
et de se faire soigner existe, mais cette obligation doit être confrontée aux
situations concrètes; c'est-à-dire qu'il faut déterminer si les moyens
thérapeutiques dont on dispose sont objectivement en proportion avec les
perspectives d'amélioration. Le renoncement à des moyens extraordinaires ou
disproportionnés n'est pas équivalent au suicide ou à l'euthanasie; il traduit
plutôt l'acceptation de la condition humaine devant la mort." (n°65)
Le risque, c'est que, condamner un hôpital pour cela, peut encourager les médecins à ne pas sauver un patient qui pourrait l'être. Il ne faudrait pas que des médecins prétextent de cette décision judiciaire pour euthanasier des malades. La limite est bien difficile à trouver et, au final, il revient bien à la responsabilité du médecin de décider si, en son âme et conscience, il convient de poursuivre les soins ou de les cesser.
Le député des Alpes-Maritimes Jean Léonetti, a rappelé jeudi que
"Les
règles du non-acharnement thérapeutique font partie de la déontologie
médicale mais rien n'est plus difficile que de définir le juste soin,
surtout dans un contexte de réanimation. Il serait très grave que cette décision soit prise comme une décision qui empêche de donner la chance à la vie".
S'exprimant
par ailleurs au titre de président par intérim de la Fédération
Hospitalière de France (FHF), M. Léonetti a jugé
"que
l'équipe médicale qui a réanimé un enfant en état de mort apparente à
sa naissance, a eu dans le contexte de l'urgence une attitude légitime".
Posté le 12 novembre 2009 à 21h24 par Michel Janva | Lien permanent
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La proposition de loi sur l'euthanasie a été rejetée en commission
Lu dans Présent :
"Les députés de la majorité ont rejeté mardi, en commission, deux propositions de loi socialistes, l’une pour « finir sa vie dans la dignité », l’autre sur la régulation de la concentration dans les médias. Les deux textes devraient par conséquent être rejetés lors de leur examen en séance publique, le 19 novembre. Le premier texte, cosigné par les députés PS, apparentés et PRG, prévoit que « toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu’elle juge insupportable, peut demander à bénéficier d’une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité »."
Posté le 12 novembre 2009 à 13h46 par Michel Janva | Lien permanent
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07 novembre 2009
Mobilisation : retour d'une loi sur l'euthanasie
On peut la qualifier avec les mots que l'on veut, l'emballer dans les plus belles expressions, la plus grande émotivité, l'euthanasie n'est ni plus ni moins que le meurtre, la mort donnée à une personne jugée indigne de poursuivre sa vie. Lire ici la définition de l'euthanasie : "l’élimination de « vies indignes d’être vécues »". Les critères de ce jugement de dignité de la vie peuvent varier : les nazis, fondateurs de cette idéologie décretant que des êtres ne méritaient plus de vivre, les qualifiaient de "sous-hommes".
Qu'ils soient des "sous-hommes" raciaux (comme le jugeaient les nazis), des "sous-hommes" politiques (idées jugées mauvaises), des "sous-hommes" économiques (ils coûtent trop cher - lisez ce petit problème de maths posé dans les écoles nazies, on se croirait en France aujourd'hui! - ), des "sous-hommes" sociaux (leur vie est inutile à la société), etc, ils sont toujours victimes de la même idéologie : il est décrété que leur vie est indigne. L'image à gauche provient de ce site est n'est ni plus ni moins que la loi nazie sur l'euthanasie des enfants.
Malgré cet éclairage souvent rappelé, la France veut poursuivre dans cette voie et rendre ce meurtre légal. (l'image de droite tirée de ce site qui en fourmille évoque la "vie sans espoir" - toujours les mêmes recettes - pour justifier l'euthanasie des nazis). La mobilisation est possible, urgente... et peut-être obligatoire en conscience :
"Une proposition de loi sur l’euthanasie vient d’être déposée par 120 députés socialistes à l’Assemblée nationale. Elle sera discutée le 19 novembre prochain. Ces dernières semaines, certains députés de la majorité se sont déclarés favorables à une légalisation de l’euthanasie.
Il est urgent de se mobiliser pour manifester une forte opposition contre toute tentative de légalisation de l’euthanasie.
Signez l’appel contre l’euthanasie et pour la charte des droits des personnes en fin de vie
Cette pétition sera adressée dès le 17 novembre à tous les partis politiques et responsables des groupes parlementaires. Nous devons agir très vite pour obtenir le plus de signatures possible.
Mobilisez autour de vous : découvrez les 10 clés du débat.
Alliance pour les Droits de la Vie - www.adv.org
Site de la campagne : www.fautpaspousser.com
Sur cette photo on voit des militants pour la vie jouant une scénographie amusante sur le thème de l’euthanasie : il faut bien attirer l’attention d’une opinion tout à fait endormie sur ce sujet où les partisans d’une loi sur l’euthanasie lui mentent grossièrement…"
Posté le 7 novembre 2009 à 14h42 par Lahire | Lien permanent
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06 novembre 2009
Nouvelle mobilisation contre l'euthanasie
ADV communique :
"Une proposition de loi sur l'euthanasie vient d’être déposée par 120 députés socialistes à l’Assemblée nationale. Elle sera discutée le 19 novembre prochain. Ces dernières semaines, certains députés de la majorité se sont déclarés favorables à une légalisation de l'euthanasie. Il est urgent de se mobiliser pour manifester une forte opposition contre toute tentative de légalisation de l’euthanasie.
Signez l’appel contre l’euthanasie et pour la charte des droits des personnes en fin de vie
Cette pétition sera adressée dès le 17 novembre à tous les partis politiques et responsables des groupes parlementaires"
Posté le 6 novembre 2009 à 11h38 par Michel Janva | Lien permanent
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29 octobre 2009
Euthanasie en Suisse : marche arrière
Chaque année les organisations suisses pro-mort comme Dignitas ou Exit reçoivent 400 personnes étrangères qui viennent se suicider. C'est pourquoi le gouvernement suisse prépare un projet de loi visant à endiguer "ce tourisme de la mort" :
-
2 médecins, étrangers aux organisations pro-mort, devront attester que la personne souhaitant mourir est capable de discernement et atteinte d'une maladie incurable "dont l'issue sera fatale à brève échéance".
-
exclusion de l'assistance au suicide pour les personnes atteintes de maladie chronique ne menant pas à la mort ou atteintes d'une affection psychique.
-
promotion des alternatives, dont les soins palliatifs
-
interdiction à l'assistance organisée au suicide de devenir une activité orientée vers le profit.
Ce projet de loi sera examiné en mars. Ou comment faire simple quand on peut faire compliqué : pourquoi ne pas directement abroger l'euthanasie.
Posté le 29 octobre 2009 à 16h27 par Michel Janva | Lien permanent
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23 octobre 2009
Le droit à l'objection de conscience pour les pharmaciens doit être reconnu
Suivant les propos du Pape, Mgr Mariano Crociata, secrétaire général de la CEI (Conférence épiscopale italienne), a déclaré lors de la convention nationale de l'Union catholique des pharmaciens :
"L'objection de conscience est un droit qui doit être reconnu aussi aux pharmaciens pour leur permettre de ne pas collaborer directement ou indirectement à la fourniture de produits qui servent des choix directement immoraux comme l'avortement ou l'euthanasie".
Posté le 23 octobre 2009 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent
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19 octobre 2009
L'euthanasie de nouveau condamnée
Lu sur Gènéthique :
"La Cour de Cassation de Lyon [en fait il s'agit de la Cour d'assises, NDMJ] a condamné vendredi 16 octobre 2009 une femme de 52 ans pour avoir étouffé sa mère grabataire sous une couverture en mai 2005. Josiane Humbert a écopé de 8 ans de prison ferme pour "meurtre avec préméditation", son époux, Guy Humbert à 2 ans de prison avec sursis pour "s'être abstenu volontairement d'empêcher sa femme" de commettre ce crime. Celle-ci s'occupait depuis de nombreuses années de sa mère, atteinte d'une sclérose en plaques."
Posté le 19 octobre 2009 à 16h30 par Michel Janva | Lien permanent
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14 octobre 2009
Les catholiques et l'euthanasie
Sur le site du diocèse de Paris, le Père Brice de Malherbe revient sur ce sondage que nous avions décrypté et qui annonçait que 45% des catholiques étaient favorables à "l'euthanasie lorsque des personnes atteintes d’une maladie incurable en phase terminale le réclame" :
"Evidemment la pratique du sondage est une pratique qui attend une réaction spontanée plus que le fruit d’une réflexion approfondie. Il me semble que des mots comme « maladie incurable en phase terminale » font peur et peuvent ainsi expliquer cette réaction a priori favorable à l’euthanasie (...) Et puis, une autre explication : peut-être le fait que les membres de l’Eglise catholique, comme tout le monde sont influencés par notre société. Une société dans laquelle la mort est évacuée, la mort ne fait plus partie de la vie et on en a peur (...)
D’abord que c’est très difficile de se projeter dans l’avenir. La réalité de la fin de vie ne correspond pas à ce que l’on peut imaginer derrière, encore une fois, des termes comme « maladie incurable en phase terminale. » La réalité c’est qu’en France il y a des efforts considérables qui ont été faits pour soulager la douleur en fin de vie et s’est développé comme chacun sait ou devrait le savoir, tout un réseau de soins palliatifs (...) Donc aujourd’hui, d’une part je dirais que les équipes médicales n’attendent pas une situation de détresse terrible pour traiter la douleur et pour s’assurer du confort autant que possible de la personne en fin de vie. Aujourd’hui, il y a tout un travail d’accompagnement, de prévention pour éviter des situations de détresse en phase terminale de maladie incurable (...)
Ensuite au-delà de traiter la souffrance physique, il y a la souffrance morale. La souffrance morale on ne pourra jamais complètement la supprimer (...) La question est de savoir si pour supprimer cette souffrance morale, nous pouvons réclamer de nos proches cette solution inhumaine qui est de demander finalement un permis de tuer, un permis de mettre fin à la vie volontairement (...)
Et puis, pour notre Eglise Catholique, nous avons sans doute à retrouver ou à chercher, parce que c’est un sujet qui n’est pas facile à aborder, à continuer à chercher à replacer la mort comme un élément normal de notre vie que nous avons du mal à affronter. Le Christ lui-même a été angoissé face à la mort et en même temps, il a courageusement affronté la mort. Heureusement chacun d’entre nous n’est pas appelé à vivre les mêmes souffrances que le Christ, mais nous devrions affronter notre mort dans la même espérance que Lui en son Père qui lui fera traverser la mort et le conduira à la résurrection. Je pense que nous avons à redécouvrir comment cette étape de la mort est un passage vers la Vie."
Posté le 14 octobre 2009 à 13h00 par Philippe Carhon | Lien permanent
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L'euthanasie, c'est la chasse aux vieux !
La nouvelle affaire Humbert qui va être jugée à la cour d’assises du Rhône à partir d'aujourd'hui est prémonitoire de ce qui se passerait si l'euthanasie était légalisée en France :
" La cour d’assises du Rhône devra juger à partir de demain, mercredi, une femme de 52 ans, aux contours psychologiques complexes (...) Celle-ci se confie en effet à des infirmières, déclarant avoir étouffé sa mère avec une couverture. “La maladie ne justifiait pas l’euthanasie. La décision a été prise de façon discrétionnaire, autoritaire. Comme tout ce que cette femme faisait dans cette famille”, explique Eric Braillon, avocat des filles de Josiane Humbert (...)
Josiane porte le même nom de famille que Marie Humbert, connue pour avoir porté le débat public sur l’euthanasie, après le décès “aidé” de son fils tétraplégique, sourd et muet. Josiane aurait demandé à une association soutenant le combat de Marie Humbert de témoigner en sa faveur. Usure psychique et morale, ou volonté de régenter la vie de famille au point de choisir le moment de la mort de sa mère, et d’entraîner son époux avec elle ? Les questions restent suspendues. “J’espère dans tous les cas que la sanction ne sera pas trop lourde, il y a une sorte de mythomanie chez cette femme”, déclare Eric Braillon. Josiane Humbert comparaîtra libre à partir de ce mercredi, tout comme son époux, Guy Humbert, accusé de complicité d’assassinat pour avoir assisté à la scène."
Les partisans de l'euthanasie ne sont pas sereins car cette affaire montre la nature profonde, perverse et criminelle de l'euthanasie. Arguer de la faiblesse psychologique de cette femme est l'arbre qui cache la forêt. L'ONU a récemment montré du doigt la politique d'épuration des vieux qui se déroule aux Pays-Bas sous pretexte d'euthanasie. Les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses à venir s'installer dans l'Allemagne voisine craignant que leur entourage profite de leur vulnérabilité pour les éliminer...
Il ne faut pas se tromper. Ce procès n'est celui d'un assassinat familial mais bien celui de l'euthanasie !
Posté le 14 octobre 2009 à 11h30 par Philippe Carhon | Lien permanent
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12 octobre 2009
Luxembourg : obligation de pratiquer l'euthanasie dans les hôpitaux catholiques ?
Lu sur Gènéthique :
"Au Luxembourg, un patient, atteint d'un cancer très avancé, aurait vu sa demande d'euthanasie refusée par la direction de l'hôpital d'une congrégation catholique .Le député Jean Huss, co-auteur de la loi du 16 mars 2009 dépénalisant l'euthanasie, s'est insurgé. De son côté, la direction de l'hôpital, qui était en désaccord avec l'avis du médecin du malade, a invoqué "l'avis d'un deuxième médecin qui était plus critique. Suite à cet avis, le patient a retiré sa demande d'euthanasie". Le ministre de la Santé a affirmé qu'au cas où le refus de la direction se confirmerait, il ne ferait preuve "d'aucune compréhension" et refuserait qu'il y ait "deux types d'hôpitaux". Jean Huss (photo) a, lui, déposé une question parlementaire à l'intention du ministre de la Santé, afin que soit menée une enquête sur les faits et des mesures destinées à garantir l'application de la loi dans tous les hôpitaux."
Posté le 12 octobre 2009 à 22h02 par Michel Janva | Lien permanent
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Ste Jeanne Jugan et la dignité de la personne âgée
Tandis qu'une proposition de loi sur l'euthanasie a, de nouveau, été déposée, Benoît XVI a déclaré hier, lors de la messe de canonisation de sainte Marie de la Croix (Jeanne Jugan), fondatrice des Petites Soeurs des Pauvres :
"Née en 1792 à Cancale, en Bretagne, Jeanne Jugan a eu le souci de la dignité de ses frères et de ses sœurs en humanité, que l'âge a rendus vulnérables, reconnaissant en eux la personne même du Christ. «Regardez le pauvre avec compassion, disait-elle, et Jésus vous regardera avec bonté, à votre dernier jour». Ce regard de compassion sur les personnes âgées, puisé dans sa profonde communion avec Dieu, Jeanne Jugan l'a porté à travers son service joyeux et désintéressé, exercé avec douceur et humilité du cœur, se voulant elle-même pauvre parmi les pauvres. Jeanne a vécu le mystère d'amour en acceptant, en paix, l'obscurité et le dépouillement jusqu'à sa mort. Son charisme est toujours d'actualité, alors que tant de personnes âgées souffrent de multiples pauvretés et de solitude, étant parfois même abandonnées de leurs familles. L'esprit d'hospitalité et d'amour fraternel, fondé sur une confiance illimitée dans la Providence, dont Jeanne Jugan trouvait la source dans les Béatitudes, a illuminé toute son existence. Cet élan évangélique se poursuit aujourd'hui à travers le monde dans la Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres, qu'elle a fondée et qui témoigne à sa suite de la miséricorde de Dieu et de l'amour compatissant du Cœur de Jésus pour les plus petits. Que sainte Jeanne Jugan soit pour les personnes âgées une source vive d'espérance et pour les personnes qui se mettent généreusement à leur service un puissant stimulant afin de poursuivre et de développer son œuvre !"
Posté le 12 octobre 2009 à 13h43 par Michel Janva | Lien permanent
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07 octobre 2009
La vie humaine, c'est plus que le corps
Alors qu'un débat a lieu en ce moment au Québec sur l'euthanasie, c'est de cette "province" lointaine que nous vient ce beau texte intitulé "La plus belle contradiction" :
"J'ai lu dernièrement un texte de Mireille Proulx (...) qui disait ceci: Nous sommes en 2009 et nous ne pouvons toujours pas décider ce qu'il adviendra de notre corps. Elle disait aussi un peu plus loin : Je suis croyante pratiquante.
Voilà (...) la plus belle contradiction de notre société québecoise. On tient à notre foi en Dieu, mais du même souffle, on se dépêche de lui dire: Ne me dis pas ce que je dois faire de mon corps. Il me semble que Dieu pourrait nous répondre: Je t'ai prêté un corps pour envelopper ton âme immortelle et Je t'ai dit clairement de ne pas le tuer, car tu risques de faire mourir ton âme.
Je vois aussitôt les petits Québecois répondre :Seigneur, tu nous as créés libres, donc laisse-nous faire ce que nous voulons de ce corps (...)
J'ai vécu dernièrement la mort d'une mère, atteinte d'un cancer, à l'âge de 88 ans. Dans ses dernières années, elle nous posait souvent la question : Est-ce que le bon Dieu m'aurait oublié ? Je souffre et je suis prête à mourir, pourquoi ne vient-Il pas me chercher ? Et finalement, lorsqu'elle nous a quittés, après plusieurs journées de souffrance, nous avons réalisé tout le bien qu'elle avait fait à ses enfants et petits-enfants dans les derniers moments de sa vie. Nous savons aujourd'hui que chacune de ces journées nous a permis de convertir nos valeurs sur la vie et nous a changé spirituellement. Nous aurions perdu tout cela en optant pour l'euthanasie.
Qu'il comprenne celui qui veut comprendre ; la vie humaine c'est plus que le corps."
Posté le 7 octobre 2009 à 22h36 par Philippe Carhon | Lien permanent
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05 octobre 2009
Belgique : "vous serez comme des Dieux"
Lu ici :
"Laurette Onkelinx, la ministre belge des Affaires sociales, a rapporté vendredi 25 septembre 2009 que 10 799 citoyens auraient déposé une déclaration anticipée relative à l'euthanasie, 98% ont plus de quarante ans et 61% sont des femmes. Rappelons que depuis septembre 2008, tout citoyen adulte a la possibilité de faire enregistrer auprès de sa commune une "déclaration anticipée relative à l'euthanasie" au cas où il se trouverait dans un état d'inconscience irréversible".
Or on lit dans Saint Matthieu : "Veillez, car vous ne saurez ni le jour ni l'heure". Le mépris de la vie, de sa propre vie, don de Dieu dont l'homme s'est tant éloigné, atteint son paroxisme : on peut choisir légalement de se faire tuer et plusieurs milliers de personnes ont déjà franchi le pas dans un pays où le meurtre, s'il n'est pas légal, est puni.
Qui d'autre que le Prince de la Mort peut inspirer de telles lois et amener les hommes à un tel mépris de soi?
Posté le 5 octobre 2009 à 12h35 par Lahire | Lien permanent
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28 septembre 2009
Encore une proposition de loi sur l'euthanasie
Comme tous les ans. Romero veut-il faire la chasse aux vieux, comme la pratiquent les Pays- Bas ?
Posté le 28 septembre 2009 à 15h51 par Michel Janva | Lien permanent
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25 septembre 2009
Chasse aux vieux aux Pays-Bas
Le Comité des droits de l’homme de l’Onu s’inquiète de la progression de l’euthanasie aux Pays-Bas. Sur place, des députés français ont constaté que la pratique euthanasique s’est emballée et que le pouvoir des médecins est devenu incontrôlable. Les membres du Comité s’inquiètent notamment que «la loi permette à un médecin d’autoriser de mettre fin à la vie d’un patient sans recourir à l’avis d’un juge» et que le «deuxième avis médical requis puisse être obtenu au travers d’une ligne téléphonique d’urgence».
Pire, l'Ordre des médecins allemands fait état de l’installation croissante de personnes âgées néerlandaises en Allemagne. Ces personnes craignent en effet que leur entourage ne profite de leur vulnérabilité pour abréger leur vie. N’ayant plus totalement confiance dans les praticiens hollandais, soit elles s’adressent à des médecins allemands, soit elles s’installent en Allemagne.
Faudra-t-il que les Nations-unies fassent rentrer dans la catégorie des réfugiés les personnes malades, handicapées ou âgées qui émigrent par crainte d’être euthanasiées ?
La réalité néerlandaise suffit à discréditer sévèrement la démarche idéologique des députés français qui déposent des projets de loi en ce sens.
Posté le 25 septembre 2009 à 15h54 par Michel Janva | Lien permanent
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Comment le lobby de l'euthanasie avance en France
Etape n°1 : l'Association pour le Droit de Mourir dans le Dignité (ADMD) commande un sondage à BVA sur l'euthanasie.
Ce sondage est rendu public le 24 septembre et montre que 75% des Français seraient "favorables" à l'euthanasie.
Etape n°2 : le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero, présente son nouveau livre dont l'objet est la défense de l'euthanasie (Les voleurs de liberté) .
Le décryptage du sondage est intéressant :
- Tout d'abord, la question posée n'est pas celle que les médias reprennent (favorable ou non à l'euthanasie) mais elle est plus complexe :
"Lorsque des personnes atteintes d’une maladie incurable en phase terminale le réclame, êtes-vous favorable ou opposé à ce que des euthanasies soient pratiquées, même si elles ne sont pas autorisées par la loi ?"
Cette formulation (maladie incurable en phase terminale, réclame) permet de réveiller immédiatement la pitié et la compassion chez la personne interrogée d'autant plus efficacement qu'elle n'est pas confrontée à ce problème et qu'elle n'a pas le temps d'y réfléchir.
- Ensuite, il faut noter l'introduction du terme "euthanasie clandestine", qui est le titre du sondage sur le site de BVA : "Les Français et l'euthanasie clandestine". Nous sommes là au coeur de la manipulation des esprits. La méthode est la même que pour l'avortement : il ne s'agit pas de légaliser l'euthanasie mais de la dépénaliser puisque l'on évoque son existence clandestine.
- Enfin, le seul point positif de ce sondage est qu'il montre que, chez les catholiques, plus la pratique est importante moins ils y sont favorables. Ainsi les catholiques seraient favorables à l'euthanasie à 79% lorsqu'ils sont non pratiquants, à 76% lorsqu'ils sont pratiquants occasionnels et "seulement" à 45% lorsqu'ils sont pratiquants réguliers. En outre, l'ADMD montre clairement sa cible car le premier graphique du sondage qui détaille les résultats est justement celui concernant les catholiques, les considérations régionales et politiques venant ensuite.
Les chiffres concernant les catholiques ne sont pas pour autant satisfaisants et montrent une présence insuffisante des catholiques sur ce terrain. Il ne faut donc pas hésiter à faire lire ou relire à vos proches ce que dit le catéchisme de l'Eglise catholique au sujet de l'euthanasie :
"2276 Ceux dont la vie est diminuée où affaiblie réclament un respect spécial. Les personnes malades ou handicapées doivent être soutenues pour mener une vie aussi normale que possible.
2277 Quels qu’en soient les motifs et les moyens, l’euthanasie directe consiste à mettre fin à la vie de personnes handicapées, malades ou mourantes. Elle est moralement irrecevable.
Ainsi une action ou une omission qui, de soi ou dans l’intention, donne la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur. L’erreur de jugement dans laquelle on peut être tombé de bonne foi, ne change pas la nature de cet acte meurtrier, toujours à proscrire et à exclure.
2278 La cessation de procédures médicales onéreuses, périlleuses, extraordinaires ou disproportionnées avec les résultats attendus peut être légitime. C’est le refus de " l’acharnement thérapeutique ". On ne veut pas ainsi donner la mort ; on accepte de ne pas pouvoir l’empêcher. Les décisions doivent être prises par le patient s’il en a la compétence et la capacité, ou sinon par les ayant droit légaux, en respectant toujours la volonté raisonnable et les intérêts légitimes du patient.
2279 Même si la mort est considérée comme imminente, les soins ordinairement dus à une personne malade ne peuvent être légitimement interrompus. L’usage des analgésiques pour alléger les souffrances du moribond, même au risque d’abréger ses jours, peut être moralement conforme à la dignité humaine si la mort n’est pas voulue, ni comme fin ni comme moyen, mais seulement prévue et tolérée comme inévitable. Les soins palliatifs constituent une forme privilégiée de la charité désintéressée. A ce titre ils doivent être encouragés."
On pourra aussi se reporter à l'encyclique de Jean-Paul II, Evangilium Vitae, 64 à 67.
Posté le 25 septembre 2009 à 01h28 par Philippe Carhon | Lien permanent
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Cent médecins contre l'euthanasie (Québec)
Au Québec, le conseil d'administration du Collège des médecins doit se prononcer en octobre sur la position du Groupe de travail en éthique clinique qui, en mai, avait recommandé que l'euthanasie puisse faire partie des soins appropriés dans certains cas. Le comité avait été mandaté en 2006 et sa recommandation porte uniquement sur l'euthanasie et non sur le suicide assisté.
C'est dans ce contexte que cent médecins ont remis un mémoire contre l'euthanasie au Collège des médecins le 31 août. Le docteur André Bourque s'en explique dans une lettre ouverte intitulée "L'euthanasie n'est pas une solution humaine" :
"Faire mourir le patient n'est pas une solution humaine pour soulager les situations dramatiques de douleur ou de souffrance terminales: le médecin a toujours le devoir et le pouvoir de faire mourir la douleur, et non pas de faire mourir le patient (...)
Il y aura toujours dans nos sociétés des personnes atteintes de maladies terminales ou dégénératives sévères, qui voient venir les complications ou la durée de leur maladie, qui bénéficient de beaucoup de support et de soins mais qui voudraient mettre fin à leurs jours en un temps et un lieu, et qui ne sont pas capables de le faire seules.
Ces personnes ne sont pas nécessairement déprimées et ne voient plus de sens à ce qui leur reste à vivre naturellement. La demande est généralement liée à la personnalité de l'individu et au besoin qu'il ressent de contrôler sa vie... et sa mort. C'est principalement la voix de ces personnes, qui représentent un très petit nombre d'individus qui se fait entendre en faveur de la dépénalisation de l'euthanasie et du suicide assisté. Ces personnes doivent être entendues et aidées à trouver un sens à la vie qui reste, plutôt que de trouver un raccourci vers la mort (...)
L'expérience des quelques pays qui se sont aventurés dans cette voie démontre que les pratiques deviennent ingérables malgré la mise en place de contrôles et de balises : les protocoles ne sont pas respectés, les consentements non obtenus, les pressions des familles fortes et difficiles à gérer. Des personnes qui ne le demandaient pas sont mises à mort. Survient un glissement.
Dès qu'on accepte de faire mourir les patients dans un état terminal et qui le demandent, on devient confronté à la demande des personnes avec des handicaps et des atteintes chroniques qui les minent, puis à celle des patients avec des atteintes psychologiques. Des personnes même jeunes, avec des atteintes « chroniques » invoqueront les chartes pour qu'on ne discrimine pas envers elles dans leur demande d'euthanasie ou de suicide assisté. L'euthanasie deviendra une issue thérapeutique vers laquelle des personnes se tourneront pour soulager leurs souffrances, alors qu'il y a beaucoup d'autres options.
Il en résultera des pressions indues sur les personnes âgées, celles ayant des handicaps sévères, ou recevant des traitements coûteux: elles apprendront subtilement qu'elles représentent un fardeau pour la société (...) La solution pour assurer le « mourir dans la dignité » demeure dans l'approche palliative compétente, le respect, l'accompagnement et la tendresse.
La dépénalisation de l'euthanasie et du suicide assisté repose entièrement sur une participation de la profession médicale : c'est le médecin qui est appelé à porter un jugement sur l'utilité de préserver la vie ou d'y mettre fin. Pour donner un « droit à la mort » au patient, on doit donner un « droit de tuer » au médecin. Il s'ensuit une érosion de la relation médecin-patient : le médecin n'est plus seulement celui qui guérit, soulage ou réconforte, mais aussi celui qui donne la mort. La mise à mort devient une « option thérapeutique » de la profession médicale. Cela érode le lien de confiance envers toute la profession médicale (...)
La proposition d'euthanasie et de suicide assisté marque un refus de confiance à l'égard des progrès de la science médicale et de l'organisation des soins. Elle est aussi irrecevable au plan de la solidarité sociale et du bien commun."
Posté le 25 septembre 2009 à 00h42 par Philippe Carhon | Lien permanent
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03 septembre 2009
"Nous ne pouvons pas embrasser la culture de la vie si nous ne mettons pas nos racines en Jésus"
Le cardinal Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires et primat d'Argentine, a invité à défendre la vie humaine de sa conception jusqu'à sa fin naturelle, à l'occasion de la fête de saint Raimondo Nonnato :
" (...) Chaque enfant doit être accompagné pour toute la vie (...) Il faut veiller à ce que les enfants grandissent sainement, soient suffisamment nourris, reçoivent une bonne éducation fondée sur de solides principes moraux.
C'est une bataille à soutenir contre les nombreux attentats à la vie humaine, contre la diffusion de la culture de mort. Une bataille, qui doit être soutenue aussi pour les personnes âgées, qui sont la sagesse de la vie, et quand la vie humaine est proche de s'éteindre. Cela, évidemment, demande des dévouements et du sacrifice (...)
Nous ne pouvons pas embrasser la culture de la vie si nous ne mettons pas nos racines en Jésus, si nous ne sommes pas unis à lui comme le sarment de la vigne au tronc. Parce que Jésus est le patron de la vie. Il s'est défini comme le chemin, la vérité et la vie. Ce n'est qu'avec Jésus que nous pouvons répandre cette ardeur, que nous pouvons avoir cette ferveur pour proclamer le message de la vie (...)"
Posté le 3 septembre 2009 à 00h32 par Philippe Carhon | Lien permanent
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21 juillet 2009
L'Occident se meurt
Lu dans Présent :
"Selon une étude d’envergure mondiale publiée lundi aux Etats-Unis par le National Institute on Aging (Institut national d’études sur le vieillissement), le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus passera de 506 millions en 2008 à 1,3 milliard en 2040 : une augmentation de 233% en trente ans ! Leur proportion dans la population mondiale passera quant à elle de 7% à 14%. [...]
Dans moins de 10 ans, le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus dépassera celui des enfants de moins de 5 ans, une première mondiale [...]. Aujourd’hui, 62% des plus de 65 ans (313 millions de personnes) habitent ces pays ; d’ici à 2040, les projections de l’institut américain annoncent que la proportion passera à 76% du total mondial pour dépasser le milliard de personnes. [...] L’Europe dans son ensemble devrait compter un habitant sur quatre de plus de 65 ans en 2040 (et même 1 sur 7 de plus de 75 ans) : le record. Et l’âge médian y sera dans l’ensemble plus près de 50 que de 40 ans."
L'étude n'en tire pas les leçons nécessaires : la relance de la natalité. Non, on voit plutôt poindre une autre "solution".
Posté le 21 juillet 2009 à 17h55 par Michel Janva | Lien permanent
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02 juillet 2009
Ferme opposition des médecins anglais à l'euthanasie
A la fin de la conférence annuelle des médecins anglais qui se tient à Liverpool jusqu'à aujourd'hui, les médecins ont réaffirmé fortement leur opposition au suicide assisté, se déclarant pour le maintien de poursuites judiciaires contre les proches qui organisent un voyage aller-simple à l'étranger dans ce but morbide.
Posté le 2 juillet 2009 à 15h43 par Michel Janva | Lien permanent
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20 mai 2009
Sondage orienté
Les Echos reviennent sur le récent sondage commandité par l'ADMD selon lequel 86% des personnes interrogées seraient favorables à l'euthanasie lorsqu'une personne atteinte d'une maladie incurable en phase terminale le réclame. Pour le journaliste, si la question était posée autrement, par exemple sous la forme suivante : "Êtes-vous favorable à ce que toute personne en fin de vie reçoive les soins lui permettant de vivre ses derniers jours sans souffrir ?", il y aurait 99% ou 100% de réponse positive. Le journaliste affirme que
"la question centrale, s'agissant de la fin de vie, n'est (...) pas celle de l'euthanasie, mais celle de la capacité de toutes les structures médicales de prodiguer des soins palliatifs susceptibles d'apporter l'apaisement". "C'est sur ce point que toutes les associations et tous les responsables parlementaires et gouvernementaux devraient faire porter leurs efforts."
Posté le 20 mai 2009 à 16h43 par Michel Janva | Lien permanent
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11 mai 2009
L'euthanasie, une arme pour exterminer les faibles
Jeanne Smits, citant une étude d'un universitaire israélien basé au Royaume-Uni, qui n'est pas par principe opposé à l'euthanasie et qui pointe les insuffisances du suivi de l'euthanasie légale en Belgique, note que la tendance générale en Belgique est à l'extension de l'euthanasie légale aux inconscients, aux déments, aux mineurs, aux personnes présentant un «état végétatif persistant».
Michel Janva
Posté le 11 mai 2009 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent
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07 avril 2009
Mourir en bonne santé
Le fondateur de Dignitas - association suisse organisant des suicides assistés -, Luigi Minelli a déclaré qu'être malade n'était pas une condition pour recourir aux "services" proposés par Dignitas. Considérant le suicide comme une "merveilleuse opportunité", il estime que cette possibilité ne devrait pas être réservée aux personnes handicapées ou malades.
Et après que va-t-il proposer ? Les femmes et les enfants d'abord ?
Michel Janva
Posté le 7 avril 2009 à 15h40 par Michel Janva | Lien permanent
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28 mars 2009
Réflexion : Darwin et l'eugénisme
Lu
ici une traduction (de l'italien) d'un passage
de ce texte de l'Académie pontificale pour la vie sur la loi sur l'euthanasie en Hollande :
"Il faut penser sérieusement à l'apparition d'un darwinisme social, qui
entend faciliter l'élimination des êtres humains accablés de souffrance
et de défaut pour "anestésier" toute la société. C'est précisément Darwin qui a considéré comme un obstacle à l'évolution humaine la construction d'hopitaux pour malades mentaux, pour les infirmes et les malades, ainsi que l'élaboration de lois pour soutenir les indigents (cf. Darwin, "La descendence de l'homme et la sélection sexuelle", cité par Guillebaud, le "Principe d'humanité" [les titres des ouvrages dont en français dans le texte traduit] Editions
du Seuil, 2001, p. 368) parce que ces errements de la société
empêcheraient l'élimination naturelle des sujets défectueux.
Ce n'est
pas sans raison que certains commentateurs, même laïques, ont parlé
d'"eugénisme masqué", à propos de la loi hollandaise, sur l'euthanasie".
Lahire (merci à DM pour cette traduction)
PS : Pour plus de clarté, seuls les commentaires sur ce passage seront mis en ligne ici. Ceux qui portent sur la question levée par le blog cité sont à déposer sur ce même blog.
Posté le 28 mars 2009 à 12h08 par Lahire | Lien permanent
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17 mars 2009
Le Luxembourg a légalisé l'euthanasie
Le Luxembourg est devenu aujourd'hui le 3e pays de l'Union européenne à légaliser l'euthanasie, après les Pays-Bas et la Belgique. La loi, promulguée hier par le chef de l'Etat, le grand duc Henri, et publiée aujourd'hui au journal officiel luxembourgeois, stipule :
"N'est pas sanctionné pénalement et ne peut donner lieu à une action civile en dommage et intérêts le fait par un médecin de répondre à une demande d'euthanasie ou d'assistance au suicide".
Adoptée en seconde lecture par les députés luxembourgeois le 18 décembre, le texte avait suscité l'opposition du grand duc, qui avait menacé de ne pas le signer. Pour contourner les réticences du monarque et éviter une crise institutionnelle majeure, le parlement luxembourgeois a modifié la Constitution et réduire les pouvoirs du souverain. Celui-ci n'a plus comme par le passé à "sanctionner" les lois pour les valider, mais il se contente de les "promulguer", sans que cela ait valeur d'assentiment. Cette réforme a fait évoluer le Luxembourg vers une monarchie purement protocolaire, ce à quoi le grand duc lui-même aspirait. Tel Pilate, celui qui aurait pu arrêter cette loi pro-mort a baissé les bras.
Michel Janva
Posté le 17 mars 2009 à 13h31 par Michel Janva | Lien permanent
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16 mars 2009
"Franchement euthanasique"
La loi Leonetti sur la fin de vie autorisant l'arrêt de l'alimentation, certains patients mettent 6 à 11 jours à mourir... Une agonie sur laquelle refuse de revenir Jean Leonetti car, aller plus vite et
"abréger le processus d'agonie serait franchement euthanasique".
Mais couper l'alimentation, c'est aussi tuer.
Michel Janva
Posté le 16 mars 2009 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent
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24 février 2009
Ils ont failli le "débrancher"...
Aux Etats-Unis, un homme de 56 ans dans le coma s'est réveillé juste avant d'être "débranché". D'après les médecins, il n'aurait jamais dû se remettre de l'état dans lequel l'a plongé son arrêt cardiaque de 35 minutes et le fait que son cerveau n'ait pas été oxygéné pendant 10 minutes environ.
MJ
Posté le 24 février 2009 à 15h56 par Michel Janva | Lien permanent
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23 février 2009
Pas d'opposant à l'euthanasie au Luxembourg
Lu sur le blog d'Yves Daoudal :
"Seulement 796 électeurs du Luxembourg se sont inscrits sur les listes déposées dans les mairies pour demander un référendum. Il en fallait 25.000 pour que soit organisé un référendum sur le projet de révision de la Constitution. La révision voulue par le grand-duc pour se déposséder de son dernier pouvoir va donc suivre son cours. Le projet de loi sur l'euthanasie aussi."
MJ
Posté le 23 février 2009 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent
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18 février 2009
Euthanasie : nouvelle proposition de loi UMP
Le vote de la loi sur le congé d'accompagnement de la fin de vie ne les décourage pas : des députés UMP veulent toujours légaliser l'euthanasie. Voici les députés pro-mort qui ont déposé une nouvelle proposition de loi : André Wojciechowski, Olivier Dassault, Patrice Debray, Alain Ferry, Philippe Armand Martin, Christophe Priou, Didier Quentin, Francis Saint-Léger et Bruno Sandras.
Des députés à faire battre aux élections.
Michel Janva
Posté le 18 février 2009 à 22h58 par Michel Janva | Lien permanent
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17 février 2009
Vote unanime d'une loi pro-vie à l'Assemblée
L'Assemblée a adopté ce matin à l'unanimité la proposition de loi cosignée, fait rarissime, par la droite et la gauche et créant une allocation journalière de 49 euros limitée à trois semaines qui permet à un proche d'accompagner à domicile une personne en fin de vie. Ce texte reprend une des mesures-phares de la mission d'évaluation de la loi Leonetti sur le droit des malades et la fin de vie. Le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a déclaré à l'issue du vote :
"C'est un texte de civilisation, qui veut resituer l'homme dans son parcours de dignité [pied-de-nez aux militants d'une pseudo-'dignité' NDMJ]. Notre société a décidé d'ignorer la mort et, en ignorant la mort, elle ignore la vie. Un certain nombre d'entre nous prendront ce congé d'accompagnement. Je remarque qu'il y a bien peu de nos compagnons qui sont là au moment du grand départ. Je les invite aussi, à faire ce chemin".
Nous avions évoqué ce projet ici. Ce vote est vraiment une bonne nouvelle et une claque pour les promoteurs de l'euthanasie.
Michel Janva
Posté le 17 février 2009 à 14h05 par Michel Janva | Lien permanent
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14 février 2009
La mort d'Eluana : un acte d'euthanasie
Pierre-Olivier Arduin revient sur la mort d'Eluana le 9 février dernier :
" En l’espèce, le jugement éthique apporté par le Magistère n’a strictement aucun caractère confessionnel mais repose sur une argumentation rationnelle très précise, prenant en compte les dernières données de la science et de la clinique sur l’état végétatif ainsi que le statut de soin proportionné de l’alimentation assistée médicalement. Rappelons quelques éléments (...) :
(...) Les personnes en état végétatif ne sont pas dans une situation de fin de vie comme l’attestent tous les spécialistes des malades cérébro-lésés. Leurs grandes fonctions vitales se soutiennent d’elles-mêmes. La respiration est parfaitement autonome, la personne présente des cycles veille/sommeil réguliers, le métabolisme est normal. Eluana rentrait dans ce tableau clinique bien connu des neurologues, nécessitant seulement de soins de kinésithérapie pour entretenir sa tonicité musculaire ainsi que la pose d’une sonde nasogastrique à chaque repas pour lui administrer des nutriments fluides et enrichis. En effet, on comprend que chez ces patients inconscients, l’alimentation assistée ne fait que pallier, de manière totalement efficace et proportionnée, un défaut de déglutition en répondant à un besoin de base de l’organisme. Elle relève du « prendre soin », ce que pratiquaient avec attention et compassion au quotidien les sœurs de la Miséricorde qui l’ont soignée pendant 14 ans.
Il n’y a qu’un seul moyen de faire mourir cette catégorie de patients. Leur retirer toute alimentation, leur administrer des épileptiques pour éviter qu’ils convulsent et les sédater au cas où ils souffriraient. La cause de leur mort n’est donc pas l’état végétatif dans lequel ils sont plongés mais l’acte intentionnel de suspendre le seul soin qui est indispensable pour soutenir leur vie. Nous avons donc affaire à un acte euthanasique délibéré dont l’issue est parfaitement anticipée par le médecin qui le réalise. À aucun moment on ne peut parler d’acharnement thérapeutique.
Retirer la sonde d’alimentation d’un patient dont l’état est stable constitue en définitive une euthanasie qui ne dirait pas son nom. Le raisonnement est fondé en dernier ressort sur le fait que la vie de ces personnes nous apparaît insupportable et que leur existence ne vaut pas la peine d’être vécue : elle porte en germe une logique de discrimination et de dérive euthanasique qu’a parfaitement perçue le gouvernement italien (...)"
Philippe Carhon (via Liberté Politique)
Posté le 14 février 2009 à 13h45 par Philippe Carhon | Lien permanent
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12 février 2009
L'assassinat d'Eluana nous concerne
Ainsi que le fait remarquer Yves Daoudal dans son hebdomadaire :
"Contrairement à ce que l’on dit souvent, Eluana n’a pas été «débranchée», car elle n’était «branchée» à aucun appareil. En dehors de son cerveau, ses organes fonctionnaient normalement. Elle était seulement nourrie par sonde. Les spécialistes font remarquer qu’il ne s’agit même pas d’«alimentation artificielle», mais d’«alimentation assistée», puisque le système digestif fonctionne normalement et qu’il s’agit seulement de pallier le défaut de déglutition.
L’affaire nous concerne, car le problème de la loi Leonetti est précisément qu’elle permet cette forme d’euthanasie. On se souvient que cette loi avait été votée à l’unanimité, et sous les applaudissements des évêques. A ma connaissance, Jeanne Smits, de Présent, et moi-même, avions été les seuls à remarquer que dans l’exposé des motifs l’alimentation et l’hydratation faisaient partie des «soins», donc pouvaient être arrêtés si l’on décidait d’arrêter toute thérapie. Un an plus tard, Mgr Vingt-Trois et le grand rabbin de Paris signaient un texte commun où ils attiraient l’attention sur ce point…
La question qu’on peut se poser est que l’on ne serait pas confronté à un tel problème s’il n’y avait au départ un «acharnement thérapeutique» pour sauver de la mort quelqu’un qui va ensuite rester dans un coma végétatif. Les médecins répondent à cela que leur rôle est de sauver des vies, et qu’ils ne savent pas ce que sera le résultat de leur «acharnement». Or on ne les critique jamais quand la personne grièvement blessée, maintenue en vie par des moyens exceptionnels, se rétablit : ce qui arrive souvent mais ne fait jamais la une des journaux…"
MJ
Posté le 12 février 2009 à 14h02 par Michel Janva | Lien permanent
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11 février 2009
Jean-Claude Martinez contre une Europe de la mort
Jean-Claude Martinez, député européen, s'insurge contre l'assassinat d'Eluana :
"Eluana Englaro [...] sciemment privée d'alimentation et d'hydratation depuis plusieurs jours, est morte de faim et de soif. Dans les souffrances des profondeurs que l'on imagine.
Je m'insurge contre ce nouveau cas d'obscurantisme, travesti en élan d'humanité. Comme Vincent Humbert en France et bien d'autres, Eluana, à 38 ans, avait les forces mystérieuses de la vie devant elle. A condition qu'on lui laisse le temps d'attendre. Comme on laisse depuis des années à Ariel Sharon, lui aussi dans le coma, le temps de récupérer d'un accident vasculaire.
Je me félicite que le Premier ministre de l'Italie, Silvio Berlusconi, ait eu la même réaction d'intelligence et de cœur que Jacques Chirac face à l'épreuve de Vincent Humbert.
Je trouve là une raison de plus de mettre à profit l'élection européenne du 7 juin 2009, pour présenter face aux tenants de l'obscurantisme d'une Europe pharisienne et malthusienne, imaginant qu'au banquet de l'humanité il n'y a pas assez de place pour les malades et les personnes âgées, les listes électorales des combattants d'une Europe de la Vie."
MJ
Posté le 11 février 2009 à 06h03 par Michel Janva | Lien permanent
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09 février 2009
Eluana est décédée
Eluana Englaro est décédée peu après 20 heures ce soir un peu plus de trois jours après l'arrêt de son alimentation et de son hydratation, beaucoup plus rapidement que ses médecins ne le laissaient prévoir. M. Berlusconi, qui avait depuis vendredi dernier mené une action tous azimuts pour tenter d'empêcher l'application de la décision de la cour de Cassation autorisant la fin de l'alimentation d'Eluana a déclaré :
"L'amertume est grande que l'action du gouvernement n'ait pu sauver une vie"
De son côté, le cardinal Javier Lozano Barragan, ministre de la santé du Vatican, a déclaré :
"Que le Seigneur l'accueille et pardonne à ceux qui l'ont conduit là"
RIP
Philippe Carhon
Posté le 9 février 2009 à 22h20 par Philippe Carhon | Lien permanent
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05 février 2009
Euthanazie ? On ne croit pas si bien dire
Lu dans Daoudal Hebdo :
"Soraya Wernli est infirmière, spécialisée dans les soins aux personnes âgées. Son mari était (parce qu’il ne l’est plus) un ami de Ludwig Minelli, ancien journaliste qui en 1998 a fondé Dignitas, entreprise d’«aide au suicide» en Suisse, à Zurich. La devise de Dignitas est "Vivre dignement, mourir dignement". Pour Minelli, l’euthanasie est un droit de l’homme, et il permet d’appliquer ce droit. Théoriquement dans la légalité, puisque la loi suisse permet l’aide au suicide, à la seule condition que ce soit «sans motifs égoïstes». Soraya Wernli baigne elle aussi dans l’idéologie du « droit de mourir dans la dignité ». [...]
Soraya Wernli fut engagée pour accomplir des tâches administratives, et pour tenir la main des candidats au suicide dans leurs derniers instants, pour un salaire de 5000 euros par mois. Mais, quelques jours après sa prise de fonctions, Minelli lui a demandé de trier ce qu’il y avait dans de gros sacs poubelle qui encombraient l’escalier.
"Minelli m’a demandé de vider les sacs sur une longue table – ils étaient énormes – et tout trier. J’en ai ouvert un et je fus horrifiée en voyant ce qu’il contenait: des téléphones portables, des sacs à main, des collants de femme, des chaussures, des lunettes, de l’argent, des porte-monnaie, des portefeuilles, des bijoux…
J’ai compris que cela était les biens laissés derrière elles par les personnes qui étaient mortes. Ils n’avaient jamais été renvoyés à leurs familles. Minelli faisait signer à ses “patients” des formulaires disant que leurs biens étaient désormais la propriété de Dignitas, et il vendait tout dans des boutiques d’occasion.
J’étais dégoûtée. Vous voyez ces photos de personnes, dans les camps de la mort nazis, triant ce qui avait appartenu à ceux qui avaient été gazés. Eh bien j’avais l’impression de faire exactement la même chose."
MJ
Posté le 5 février 2009 à 14h37 par Michel Janva | Lien permanent
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13 janvier 2009
Euthanasie au Luxembourg (suite)
Les personnes à l’origine de la demande de référendum ont ouvert un site (en luxembourgeois et en allemand). Le défi consiste à réunir 25.000 signatures. Si cet objectif est atteint, l’Etat devra organiser un référendum à la place de la seconde lecture par la Chambre des députés du projet de réforme constitutionnelle. Si le référendum ne peut se tenir – il faut souligner que le chiffre de 25.000 signatures est très élevé -, la deuxième lecture interviendra le 11 mars 2009.
Au sujet de la collecte des signatures, une personne, ressortissante de l’Union européenne, mais inscrite sur les listes électorales luxembourgeoises pour les municipales et les européennes, a demandé si elle pouvait signer la demande de référendum. La réponse a été positive. Cette disposition devrait permettre d’augmenter le nombre de signataires, étant donné l’importance de la population étrangère résidant au Grand-Duché (les étrangers sont dans leur très grande majorité des ressortissants de l’Union européenne).
Pour rappel, la proposition de loi dépénalisant l’euthanasie et le suicide assisté a été adoptée le 18 décembre dernier. Le Grand-Duc a normalement trois mois pour signer – le délai court donc jusqu’au 18 mars 2009. Jusqu’à présent, le souverain n’a pas signé. En d’autres termes, la loi n’est pas en vigueur.
Autre information qui en dit long sur le caractère chrétien du parti du Premier ministre. Avant le vote du 18 décembre 2008, le Parti de M. Juncker (Parti chrétien-social) avait déposé une motion avec des amendements, dont l’un prévoyait l’exception d’euthanasie. Un seul député du Parti a voté contre cette proposition. Ce député a failli être sanctionné, lors d’un comité national du Parti dans une séance particulièrement houleuse.
Hier soir 12 janvier, a commencé la Semaine pour la vie au Luxembourg. Il y a eu une séance inaugurale, présidée par l’Archevêque, Mgr Fernand Franck. L’assistance était composée de 150 personnes, ce qui est à la fois peu et beaucoup. Il semble qu’une volonté de résistance et d’action se manifeste.
Michel Janva
Posté le 13 janvier 2009 à 22h06 par Michel Janva | Lien permanent
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