23 juillet 2016

2 lesbiennes essaient d’obliger un enfant à devenir intersexuel

Diabolique.

Posté le 23 juillet 2016 à 16h33 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2016

La France à nouveau condamnée par la CEDH : le gouvernement le fait-il exprès ?

Communiqué de l'Association des Juristes pour l'enfance :

"La France est de nouveau condamnée par la cour européenne des droits de l’homme pour un refus de transcription des actes de naissance des enfants nés de GPA à l’étranger, alors même que la cour de cassation accepte aujourd’hui, comme la cour européenne, de fermer les yeux sur la GPA pour autoriser la transcription dans des cas identiques à ceux ayant suscité cette nouvelle condamnation.

Cette nouvelle condamnation n’ajoute rien à la précédente du 26 juin 2014. En revanche, elle confirme le message désastreux adressé aux enfants selon lequel leurs droits ne pèsent rien lorsqu’ils entravent le désir tout puissant des adultes. La Cour européenne en effet, comme désormais la cour de cassation française, appréhendent la situation sans tenir compte de la GPA, comme si cette pratique ne faisait rien subir aux enfants. Comment une cour, dite de sauvegarde des droits de l’homme, peut-elle ainsi passer outre le fait pour un enfant d’être commandé, fabriqué, facturé, livré, séparé de sa mère de naissance, privé définitivement de mère lorsque les clients sont des hommes, comme dans le cas des affaires jugées hier ?

Le raisonnement de la Cour ne peut manquer de susciter l'indignation car, comme en 2014, elle fonde sa condamnation sur le postulat erroné que la filiation étrangère des enfants ne serait pas reconnue en France, ce qui est FAUX : la filiation qui découle des actes étrangers est et a toujours été reconnue en France, et la Cour de cassation l’a précisé dès ses premières décisions en la matière en 2011. C'est à ce titre que les parents désignés par ces actes peuvent exercer l’autorité parentale. Cette filiation produit TOUS les effets de la filiation et, en particulier, elle confère aux enfants la nationalité française et leur vocation successorale. D’ailleurs, la transcription n’est pas obligatoire et de nombreux Français d’origine étrangère n’ont pas demandé la transcription de leur acte de naissance étranger avec lequel ils exercent pleinement tous leurs droits.

La filiation est bel et bien reconnue, seulement elle n’était pas transcrite, mesure administrative dont le défaut ne porte aucun préjudice aux enfants et n’entraine de contrainte administrative que pour les parents, seuls responsables de la situation. L'absence de transcription exprimait en revanche le refus des juridictions françaises de cautionner les violations des droits des enfants.

L’association Juristes pour l’enfance a exposé au représentant du gouvernement français le fait que la condamnation européenne est fondée sur un postulat erroné, autrement dit privée de tout fondement. Mais le gouvernement français, qui déjà avait omis de faire appel en 2014, n’a pas voulu, cette fois-ci encore, défendre les enfants dont les droits sont bafoués par la GPA et s’est laissé condamner une nouvelle fois. Il n'est pas illégitime de s'interroger sur ses véritables intentions qui pourraient bien consister à voir s'installer ainsi la GPA ans le paysage français et européen.

L’association Juristes pour l’enfance alerte sur le fait que ces affaires ne sont pas closes. Les enfants concernés, dont les droits ont été méconnus dans l’impunité et avec la complicité des juridictions européennes et françaises, demanderont justice, un jour ou l’autre. Mais, en attendant, que de maux pourraient être évités aux enfants si la loi française était appliquée !"

Posté le 22 juillet 2016 à 22h18 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : La CEDH ferme les yeux sur l'esclavage moderne

Communiqué de No Maternity traffic :

"La Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) vient de condamner à nouveau la France pour avoir refusé de transcrire à l'état civil les actes de naissances d'enfants nés de mères porteuses à l'étranger. En juin 2014, la France avait déjà été condamnée dans les affaires Labassée etMennesson pour les mêmes raisons.

Si la CEDH reconnaît aussi à la France le droit d'interdire la Gestation pour le compte d'autrui (GPA) sur son territoire, elle lui retire, en réalité, la capacité à faire appliquer cette interdiction.

La GPA, pourtant, viole le droit européen et international, en particulier la convention européenne des droits de l'homme, que la CEDH vise à faire respecter et dont l'article 4 interdit l'esclavage.

Or la GPA, à l'évidence, est une forme d'esclavage puisqu'il consiste à louer des femmes et à acquérir un enfant, qu'il soit donné ou vendu, ce qui correspond à la définition de l'esclavage telle que l'indique l'article 1 de la Convention relative à l'esclavage : « L'esclavage est l'état ou condition d'un individu sur lequel s'exercent les attributs du droit de propriété ou certains d'entre eux ».

La CEDH est malheureusement incohérente puisqu'elle ne prend pas toute disposition pour lutter contre l'esclavage : s'arrêtant au cas particulier, elle omet que son arrêt conduira, comme l'atteste la décision de la cour de cassation du 3 juillet 2015, à des effets en cascade et qu'elle suscitera la multiplication des cas de GPA.

En outre, même en s'arrêtant au cas particulier d'un enfant, la non-retranscription de son acte de naissance établi à l'étranger ne pose pas de problème : dans tous les Etats-membres du Conseil de l'Europe, un grand nombre de personnes vivent dans un pays alors que leur acte de naissance a été établi dans un autre.

La pratique de la GPA est également contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme puisqu'elle ne respecte pas la vie privée de la femme, dont l'intimité physique et psychique est bouleversée au profit d'un commerce lucratif, ni de l'enfant, arraché à sa mère et, le cas échéant, à son pays.

En demandant à la France d'indemniser les deux pères qui ont eu recours à la GPA, No Maternity Traffic constate que  la CEDH ne respecte pas la convention européenne des droits de l'homme et abandonne sa mission de protéger toutes les catégories de citoyens."

Posté le 22 juillet 2016 à 12h27 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : la CEDH valide l’achat d’enfants pour tous

De Gregor Puppinck :

"Le 21 juillet 2016, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu public un arrêt consternant dans les affaires Foulon et Bouvet contre France (nos 9063/14 et 10410/14) mettant en cause le refus par les autorités françaises de transcrire la filiation établie en Inde d’enfants nés de GPA commerciale. Appliquant sa jurisprudence établie dans les affaires Mennesson et Labassée de 2014, la Cour a conclu à la violation par la France du droit au respect de la vie privée des enfants, tout en rejetant l’allégation d’une violation de la vie familiale des adultes commanditaires.

Dans l’affaire Foulon, une fille est née le 31 juillet 2009 à la clinique Hiranandani spécialisée en GPA, à Mumbaï, en Inde. Son acte de naissance indique qu’elle a pour mère Minakshi Shirodkar, une indienne sans profession née en 1980, et pour père Didier Foulon, un architecte français né en 1971, vivant aux Etats-Unis. Le certificat médical de la clinique précise que cette fille est née par césarienne, ce qui est fréquent s’agissant d’enfants nés par GPA. En effet, les cliniques indiennes imposent souvent une césarienne sans raison médicale trois semaines avant terme, afin que le bébé ne soit pas marqué par la naissance, qu’il ait une tête bien ronde. Cela réduit aussi les frais d’entretien de la mère et permet à l’acquéreur de prendre à l’avance son billet d’avion à date fixe. Les mères ne reçoivent pas les soins adéquats après la naissance, entrainant un taux élevé de mortalité maternelle.

Un mois après la naissance, par un document écrit, Didier Foulon a déclaré « sur l’honneur prendre en charge les coûts financiers de la grossesse, des frais d’hôpitaux, du logement… De plus, avoir remis la somme de 100.000 roupies pour le meilleur confort de la mère et d’une bonne alimentation et qu’elle puisse engager des frais durant[son] absence ». 100.000 roupies (environ 1.300 €) correspondent à trois ans de salaire d’une ouvrière. De même, quelques jours après la naissance, il a versé 60.000 roupies à la clinique.
Par un acte notarié, Mme Shirodkar, la mère, a ensuite renoncé à sa fille en autorisant M. Foulon à « emmener ma fille en France ». Interrogée par les services consulaires français, Minakshi Shirodkar a indiqué qu’elle ne savait ni l’âge, ni l’adresse de M. Foulon, ni même s’il était marié ou célibataire, et qu’elle n’avait pas le projet de garder des contacts avec lui. L’adresse des parents indiquée sur l’acte de naissance était celle de la clinique.

Dans l’affaire Bouvet, deux enfants sont nés le 26 avril 2010 dans la même clinique que la fille Foulon, à Mumbaï. Leurs actes de naissance indiquent qu’ils ont pour mère Pushpa Kharat, une indienne sans profession née en 1982, et pour père Philippe Bouvet, un Français, âgé alors de 45 ans. Les faits sont ainsi identiques à l’affaire Foulon, à la différence que M. Bouvet vivait en couple avec un autre homme ayant déjà employé la filière indienne pour obtenir des jumeaux.

MM. Foulon et Bouvet sont probablement les pères des enfants, et tout indique que Minakshi Shirodkar et Pushpa Kharat en sont aussi les mères génétiques, et pas seulement les mères porteuses. La clinique Hiranandani précise sur son site internet qu’elle pratique la GPA par insémination artificielle de sperme dans la mère porteuse et par implantation d’embryon après fécondation in vitro. Dans le premier cas, beaucoup moins onéreux, la mère « porteuse » est la véritable mère génétique de l’enfant : c’est vraiment son propre enfant qu’elle vend pour vivre. Les termes des renonciations des mères indiquent d’ailleurs qu’elles considèrent les enfants comme les leurs. Dans l’affaire Foulon, la Cour d’appel a d’ailleurs noté que « il ne s'agit pas seulement en l'espèce d'un contrat de mère porteuse prohibé par la loi française, mais encore d'un achat d'enfant, évidemment contraire à l'ordre public ».

Ce nouvel arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme marque une étape supplémentaire de la libéralisation de la GPA et de « l’achat d'enfant ». Alors que par les affaires Mennesson et Labassée, la Cour avait donné droit à des couples hétérosexuels mariés ayant obtenu des enfants aux Etats-Unis, par l’arrêt Foulon et Bouvet elle donne à présent raison à des hommes célibataires ou homosexuels, ayant « loué une femme » pour obtenir des enfants en Inde.

Certes, il est de l’intérêt de ces enfants de voir établie leur filiation avec leurs parents biologiques, et donc a fortiori avec leur père, mais à aucun moment la Cour ne met en cause la moralité de la pratique de la GPA qui est pourtant contraire aux droits fondamentaux des enfants et des femmes. La Cour ne daigne pas davantage accorder la moindre attention aux circonstances de la naissance des enfants, à la honteuse et inhumaine exploitation de leurs mères.

Ce faisant, la Cour européenne, avec toute son autorité, entérine la « GPA low-cost » et la « GPA GAY » ; elle encourage de fait le recours aux mères porteuses pour toutes les personnes en mal d’enfant, et ouvre, qu’elle le veuille ou non, un « droit à l’enfant pour tous ».

Le plus triste est qu’à aucun moment la Cour ne s’interroge sur les faits en cause, sur la situation des mères porteuses, sur leur exploitation, et ce qu’il faut bien appeler le commerce des enfants. Elle ne s’interroge pas davantage sur les conséquences pour ces enfants d’avoir été commandés, payés, abandonnés par leurs mères, élevés par un homme seul ou en couple avec un autre homme. A moitié indiens, ils ne pourront pas oublier leur origine. Un jour, ces enfants  se révolteront, et ils auront raison.
L’aveuglement moral de la Cour, prisonnière de son idéologie libertaire, est pathétique.

La France est condamnée à payer 45.000 euros de dommages, frais et dépens."

Posté le 22 juillet 2016 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

13 juillet 2016

PMA : la transgression par étapes

Pascale Morinière, Vice-présidente de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques, donne son analyse sur la PMA :

"La méthode est éprouvée : lorsqu’un sujet ne fait pas consensus, plutôt que de lancer un débat de société visant à atteindre une position partagée par une majorité de manière apaisée –ce qu’on pourrait attendre de ceux qui gouvernent notre pays, en particulier sur les sujets qui interrogent les consciences – on procède par glissements successifs qui rendent inéluctable la transgression finale.

La circulaire Taubira du 25 janvier 2013 demandait qu’un certificat de nationalité française soit délivré aux enfants nés à l’étranger d’un père français et d’une mère porteuse. Première étape.

Aujourd’hui, madame Rossignol annonce qu’elle va abroger une, prétendue, circulaire du 21 décembre 2012 rappelant les sanctions encourues par les gynécologues qui orientent les femmes vers l’étranger pour une PMA pratiquée en violation de la loi française: un risque de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. On remarquera que les 130 médecins ayant publié le 19 mars dernier une tribune dans un grand quotidien pour clamer qu’ils contreviennent à la Loi ne sont visiblement pas inquiétés. Ni par la Justice, ni par l’Ordre des Médecins, ni par l’opinion publique. Deuxième étape.

Les ressorts sont connus : victimisation « On complique la vie des couples lesbiens», dans le cas actuel ; « On prive un enfant de nationalité », dans le cas précédent. On fait pleurer dans les chaumières, on fait honte à ceux qui discriminent-le grand mot est lâché- et la plupart des Français se disent : « en fait, ça ne me dérange pas». Les chiffres des sondages évoluent doucement.

L’autre ressort consiste à fustiger ceux qui pensent différemment et donc mal. Mais est-il encore décent, au regard des dernières manifestations, de qualifier le mouvement d’opposition à la loi Taubira de « violent » ?

Il est d’ores et déjà facile de tracer les étapes suivantes : si les couples lesbiens peuvent facilement pratiquer une PMA à l’étranger, pourquoi l’interdire en France ? Troisième étape. La dernière sera celle de la GPA : pourquoi serait-il juste de priver les couples homosexuels de ce dont bénéficient les couples lesbiens? Dernière étape.

Nous ne pouvons pas jouer la surprise puisque cette attitude irresponsable s’inscrit en toute logique dans la perspective de 2017. A défaut de réflexion en vue d’un véritable projet de société, l’équipe au pouvoir utilise la transgression en guise de méthode de pensée et de programme.

Où est le débat de fond sur ce sujet ? Où est la réflexion posée, honnête, ouverte, étayée, pluraliste? Où est le débat démocratique?

Quelle que soit la manière dont on conçoit un enfant, il faut toujours à un moment donné un homme et une femme, un père et une mère qui permettent une nouvelle vie ; nouvelle vie qui va s’appuyer et s’enraciner dans la vie, la chair et l’amour de ceux dont il est issu. Oui, en prenant ces positions nous sommes « conservateurs », selon les propos de la ministre. Nous voulons conserver pour l’enfant ce qu’il y a de meilleur : grandir entre son père et sa mère. Qui se préoccupera des plus petits, des plus faibles, des « sans-voix » que sont les enfants ? Qui se demandera s’il est juste, de priver ainsi délibérément un enfant de son père ? N’est-ce pas là que réside vraiment la discrimination ?"

Posté le 13 juillet 2016 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent

La propagande transsexuelle bat son plein

Alors que les parlementaires discutent de la facilité de changer de sexe à l'état-civil, Arte a diffusé un reportage sur les troubles de l'identité de genre et le changement de sexe chez les enfants.

Il s'agit bien d'une opération de propagande savamment orchestrée. Le changement de sexe à l'état civil était une revendication de la dernière Gay Pride.

Posté le 13 juillet 2016 à 09h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

12 juillet 2016

Marine Le Pen confirme sa volonté d'abroger la loi Taubira dénaturant le mariage

Après l'intéressant article du club idées Nation (présidé par Louis Aliot) rédigé par Sabine de Villeroché, à l'encontre de l'extension du droit de filiation et rappelant l'importance d'abroger la Loi Taubira, Marine Le Pen confirme dans un entretien exclusif à Valeurs Actuelles sa volonté d'abroger la loi Taubira dénaturant le mariage :

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Posté le 12 juillet 2016 à 14h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Foire aux mères porteuses

Pour la deuxième fois, un marché aux esclaves  salon pour la gestation pour autrui va avoir lieu à Bruxelles, les 24 et 25 septembre. 

Cela n'inquiète pas nos grands complices de la vente d'enfants.

Posté le 12 juillet 2016 à 09h59 par Michel Janva | Lien permanent

Malgré tout ce qu'il a obtenu, le lobby LGBT pourrait-il se détourner d'Hollande ?

Le lobby LGBT n'est jamais content. L’ouverture sous condition du don du sang aux personnes homosexuelles et l’abrogation de la circulaire anti-PMA ne semblent pas suffire à regagner ce micro-électorat hystérique. La vice-présidente de SOS Homophobie, Virginie Combes, est sceptique :

« Je dois avouer que je me suis interrogée sur le timing de ces annonces ».

Pour Alexandre Eyries, chercheur en communication politique à l’université de Nice : 

« Hollande est dans une logique de promesses pré-électorales. La communauté LGBT a plutôt tendance à voter à gauche, et là elle risque de faire pencher la balance à droite, alors il lâche du lest. »

Pas sûr que l’opération fonctionne. Toutefois, on ne voit pas ce micro-lobby appeler à voter à droite (que les candidats dits de droite ne se fassent pas d'illusion...). Alexandre Eyries poursuit :

« Sa communication a été désastreuse envers les personnes lesbiennes, gay, bi, transgenre, pendant toute la durée de son mandat. Le risque est fort qu’elles se sentent flouées une nouvelle fois. Ce que fait François Hollande, c’est de la drague maladroite, en écrasant les pieds de la personne avec qui il danse ».

Virginie Combes n'est pas satisfaite :

« Son bilan n’est pas totalement positif. Il doit aller plus loin sur la formation des fonctionnaires contre l’homophobie et l’extension de la PMA, comme promis. » « Le quinquennat n’est pas fini, nous avons toujours quelques revendications »

Marie-Josèphe Devillers, coprésidente de la Coordination lesbienne en France, ajoute :

« L’accès à la PMA pour les couples de lesbiennes relève encore d’une vision que nous jugeons trop restrictive du droit. Il s’agit, selon nous, d’un droit individuel et non un droit relevant d’un statut de conjugalité quel qu’il soit ».

Quand on voit dit que le lobby LGBT ne sera jamais satisfait. L'homosexualisme engendre l'insatisfaction puisque c'est une relation désordonnée. Mais cela, il est interdit homophobe de le dire.

Posté le 12 juillet 2016 à 07h52 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2016

Don du sang ouvert pour les homosexuels... abstinents

Ce lundi marque officiellement l’ouverture du don du sang aux personnes homosexuelles, promise par le ministre de la Santé Marisol Touraine en novembre 2015.

Toutefois, ce don du sang ne s’ouvre qu’aux homosexuels abstinents depuis 12 mois. Virginie Combes, vice-présidente de SOS Homophobie, y voit de la discrimination.

En avril 2015, l’Association Française des Hémophiles prévenait :

"les études épidémiologiques concluent que les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) représentent un risque 200 fois supérieur d’être contaminés par le VIH et de transmettre la maladie durant la fenêtre de contamination silencieuse [...]. Cette affirmation n’est pas discriminatoire, c’est une réalité scientifique.

En matière de santé publique toute mesure portant sur l’évaluation d’un risque doit être examinée avec une grande rigueur scientifique. L’Association française des hémophiles (AFH) refuse toute mesure qui ne s’appuierait pas sur ce principe et qui pourrait augmenter les risques de contamination pour les malades bénéficiaires du don du sang.

Ce principe s’applique notamment au VIH, aux hépatites B et C, aux agents infectieux récemment découverts et à ceux jusqu’ici inconnus et donc indétectables. En effet, l’apparition de nouveaux agents pouvant se transmettre par transfusion sanguine n’est pas rare. Au cours des années récentes, sont apparus, en autre, des virus comme le virus du Nil occidental, l’hépatite E ou la maladie de Chagas.

L’AFH rappelle que le don du sang n’est pas un droit, seule la sécurité des bénéficiaires des traitements issus du don du sang en est un.

Jusqu’à présent, plusieurs groupes de personnes étaient exclus en raison d’observations statistiques et épidémiologiques d’un risque accru d’infection. Les HSH en faisaient partie. Ils n’étaient pas les seuls. Ainsi, sont exclus du don du sang notamment, les personnes qui ont séjourné dans les pays où la malaria est endémique, les personnes hémophiles et leurs partenaires et les individus ayant séjourné au Royaume-Uni entre 1980 et 1996 en raison du risque de transmission du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

En aucun cas ces exclusions ne doivent être regardées comme des mesures discriminatoires. [...]"

Posté le 11 juillet 2016 à 18h10 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2016

PMA : il faut parler de l'IAD, «insémination artificielle avec donneur», et précisons, «donneur anonyme»

Marie-Josèphe Bonnet, femme de gauche engagée depuis longtemps dans les milieux féministes, ayant participé à la fondation du mouvement des «Gouines rouges» dans les années 1970, répond au Figarovox à propos de la PMA :

"Le mot «discrimination» ici ne convient car on ne peut pas comparer les couples hétérosexuels dont un membre est stérile avec les couples de femmes qui ne le sont pas. Pour parler discrimination il faudrait que les deux situations soient comparables, ce qui n'est pas le cas ici.

Par ailleurs, parler de «PMA» pour les couples de lesbiennes n'a pas de sens et la plupart des gens ne savent pas ce que ce sigle recouvre. Il faudrait en fait parler de l'IAD, c'est à dire d' «insémination artificielle avec donneur», et précisons, «donneur anonyme». Or c'est l'anonymat qui me pose problème, pour les couples de femmes comme pour les couples hétérosexuels. On a décidé de ne pas regarder la stérilité en soi, mais «l'infertilité» des couples. Du coup, on masque le fait que dans le cas des couples hétérosexuels c'est l'homme qui est stérile. Il n'est pas le père de l'enfant. Toute cette histoire est batie sur un mensonge dont la première victime est l'enfant. De quel droit est-ce que je m'autoriserais à priver l'enfant de la connaissance de ses origines? [...]

Comment expliquez-vous que le droit à avoir des enfants soit devenu une revendication homosexuelle? Etait-ce déjà le cas dans les années 1970 quand vous militiez avec les Gouines rouges? 

A l'époque, on ne voulait pas d'enfants! Et celles qui en voulaient avaient recours à des moyens classiques c'est à dire qu'elles demandaient de l'aide à des amis et faisaient ça chez elles à l'aide d'une seringue! Ca se passait très bien. On était obligés de s'entendre. Autrement dit, la relation sociale entre les genres était maintenue. L'IAD fait éclater cette relation sociale. Parler de droit ou de discrimination sur ce terrain est un abus de langage. Car l'enfant n'est pas plus un droit qu'il n'est un devoir. On a trop tendance à l'oublier aujourd'hui.

La technicisation de la grossesse ne pose-t-elle pas fondamentalement le problème de la «reproduction artificielle de l'humain» (Alexis Escudero)? 

Je crois en effet que la médicalisation de la grossesse pose un problème en soi. Ce qu'on nous présente comme un progrès est en réalité une reprise en main par le pouvoir médical des acquis de ces quarante dernières années par les femmes avec la maitrise de notre fécondité. Car L'IAD suppose des consultations, un bilan sanitaire et génétique, avec parfois une stimulation ovarienne, toujours très dangereuse à long terme. Et cerise sur le gâteau, un traitement médical pour fixer la grossesse. C'est beaucoup de soucis pour une grossesse qui peut se faire dans des conditions plus conviviales et plus simples.

Posté le 10 juillet 2016 à 15h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

09 juillet 2016

Si la CEDH légalise le recours à la GPA, Alain Juppé prendra les dispositions qui s’imposent

Samuel Pruvot pose la bonne question à Alain Juppé dans Famille chrétienne :

"Vous êtes désormais favorable au mariage homosexuel et à l’adoption « homoparentale ». Comment être certain que vous ne souhaiterez pas de même autoriser la GPA un jour, au nom de « l’évolution des mœurs » ? 

Fût-ce au nom de l’évolution des mœurs, rien ne permettra jamais de transiger avec des principes aussi fondamentaux que l’indisponibilité du corps de la femme, la prohibition de la marchandisation du corps humain et le respect de la dignité humaine : l'être humain ne peut être ainsi réduit à l'état de matière première.

Si les jurisprudences de la Cour de Cassation et de la CEDH viennent légaliser de fait le recours à la GPA, nous devrons alors prendre les dispositions qui s’imposent. J’ai vivement regretté à ce titre que les dernières propositions de loi de Philippe Gosselin et Valérie Boyer destinées à rendre plus effective la lutte contre le recours à la GPA n’aient pas fait l’objet d’un consensus transpartisan au Parlement."

Posté le 9 juillet 2016 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

08 juillet 2016

Tensions autour de Laurent Wauquiez sur les questions LGBT

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C'est une manie chez les pro-LGBT de mettre leur démission dans la balance... : ils ont bien compris que la politique partisane est un rapport de force

Posté le 8 juillet 2016 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

Le Front National s'oppose au soutien de la ville de Metz au lobby LGBT

Communiqué de Couleurs Gaies:

"L'association Couleurs Gaies remercie la ville de Metz pour son soutien réaffirmé à la lutte contre l'homophobie. La municipalité à l'occasion du vote de la deuxième programmation de son contrat de ville a en effet décidé de renforcer la subvention du Centre LGBT de Metz, saluant au passage son action contre les discriminations. Grace à ses moyens supplémentaires le Centre LGBT de Metz continuera donc à mobiliser activement contre le rejet dont sont encore trop souvent victimes les lesbiennes, les gays, les bis et les trans.

Alors que l'ensemble des groupes politiques présents lors du conseil municipal ont approuvé le vote des moyens supplémentaires alloués à Couleurs Gaies, le Front National a tenu spécifiquement à voter contre la subvention du Centre LGBT de Metz. C'est en qualifiant Couleurs Gaies "d'organisation communautariste d'extrême gauche qui dessert la cause des homosexuels" que le conseiller municipal et conseiller régional Thierry Gourlot a justifié le vote de son groupe. [...]"

Posté le 8 juillet 2016 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2016

Abrogation de la circulaire de la PMA aux gynécologues : le gouvernement dévoile son double jeu

Véronique Besse, député de la Vendée et porte-parole du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, a interpellé le Ministre des affaires sociales et de la santé et de la santé au sujet de « l'abrogation de la circulaire de 2013 rappelant aux gynécologues leur devoir de ne pas conseiller à leur patient de détourner la loi en allant à l'étranger pour une PMA ».

« Pourquoi le gouvernement a-t-il donc rédigé cette circulaire, si c’est pour l’abroger seulement trois ans plus tard ? ».

« A l’époque, nous étions en plein débat sur le mariage des personnes de même sexe. Des millions de Français s’opposaient à cette loi et en dénonçaient les conséquences : PMA et GPA. Ce document a donc simplement servi de simple leurre, afin de « calmer » les manifestants ».

«En abrogeant cette circulaire, le gouvernement dévoile son double-jeu : hier il faisait semblant de s’opposer à la PMA pour tous. Aujourd’hui, il avoue qu’il y est favorable ».

«C'est un véritable parjure du gouvernement socialiste et un nouveau bras d’honneur aux millions de Français qui se sont opposés contre le mariage pour tous ».

Posté le 6 juillet 2016 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent

L’abrogation de la Loi Taubira est liée à la nécessité de protéger l’intérêt supérieur de l’enfant

Sabine de Villeroché, ancienne avocate au Barreau de Paris, membre du Comité Central du FN, a rédigé pour le Club Idées nation une petite synthèse expliquant pourquoi l'abrogation de la loi Taubira est nécessaire :

"En autorisant les couples de même sexe à se marier, la loi Taubira a légalisé leur droit à adopter des enfants. C’est un véritable bouleversement de notre droit de la filiation auquel on assiste depuis que ce désir d’enfant est accessible à ceux qui ne peuvent naturellement procréer. Avons-nous bien réalisé qu’au-delà du mariage pour tous, c’est bien le droit à l’enfant pour tous qui a été sacralisé ?

Pour les couples de même sexe, devenir parents d’intention peut se réaliser de 4 manières : l’adoption au sens classique, la GPA ou gestation pour autrui, la PMA ou procréation médicalement assistée, ou encore la co-parentalité. Parmi ces procédés, certains comme l’adoption sont légaux, d’autres sont illicites.

L’adoption « classique » est autorisée de fait par la loi Taubira mais se révèle peu efficace voire anecdotique compte tenu du faible nombre d’enfants adoptables (depuis 2013, moins d’une dizaine de couples se sont vus attribuer un enfant par le biais de cette procédure). D’où la nécessité pour les couples de même sexe de recourir aux procédés de fabrication d’enfants à l’étranger : GPA pour les couples d’hommes, ou PMA pour les couples de femmes.

Les pratiques de GPA et de PMA sont formellement interdites en France, comme le stipulent l’article 16-7 du Code Civil et la loi de bioéthique de 1994. La GPA est sanctionnée par le Code Pénal (article 227-12). L’article L2141-2 du Code de Santé Publique interdit le recours à la PMA pour les couples de femmes et les célibataires (la PMA est réservée aux couples hétérosexuels souffrant d’infertilité).

Pourtant nos gouvernants et nos juges reconnaissent des effets juridiques à ces procédés illégaux.

La circulaire Taubira de Janvier 2013 et les décisions jurisprudentielles en matière de GPA et de PMA (pour la seule année 2013, moins d’un an après la promulgation de la loi, 295 jugements d’adoptions au profit de la conjointe de la femme ayant eu recours à la PMA ont été prononcés contre 9 décisions de rejet) valident de fait ces pratiques.

La PMA et la GPA donnent lieu à un véritable commerce sur internet. De nombreuses sociétés proposent la vente d’ovocytes et la location de « mères porteuses » et autres dons de gamètes. Ces intermédiaires ne sont pas sanctionnés.

Pour pallier l’image désastreuse de telles ventes dans l’opinion publique, certains courants de pensée sont déjà à la manœuvre. L’émergence d’une volonté de légaliser une GPA « altruiste » est révélatrice. La ministre de la famille a annoncé son intention d’abroger le texte qui pénalise les médecins ayant orienté leurs patientes vers une PMA à l’étranger. Et ce n’est pas Alain Juppé qui reviendra sur ce genre de décision puisqu’il vient de se déclarer favorable à l’adoption homoparentale. NKM s’est prononcée en faveur de la légalisation de la PMA.

Notre société française se trouve, en matière d’homoparentalité, dans une situation paradoxale voire schizophrène qui nous renvoie à cette question cruciale :

- doit-on satisfaire à n’importe quel prix les désirs d’adultes au détriment de droits fondamentaux de l’enfant ? Comme celui de n’être pas traité comme une marchandise ou d’avoir un père et une mère.

Les limites sont sans cesse repoussées puisqu’émerge désormais un énième modèle familial qui ne repose même plus sur la notion de couple : la co-parentalité. Processus totalement gratuit, des parents d’intention et biologiques via de petites annonces sur internet s’entendent à 3 ou 4 pour programmer la conception d’un enfant. Une charte dite de co-parentalité règle à l’avance les droits et devoirs de chacun sur l’enfant, objet du contrat.

En supprimant l’altérité sexuelle du couple parents, la Loi Taubira consacre un désir d’adulte : celui de l’enfant à tout prix. D’où l’amplification des recours aux processus d’échange, d’achat, de location de femmes et d’enfants. L’état de notre droit sur le sujet est paradoxal et confus. Les propositions d’adaptation des textes pour renforcer les sanctions contre les GPA à l’étranger sont louables mais incomplètes.

Les pratiques pour se procurer « un enfant à tout prix » structurent notre société autour de nouveaux modèles incongrus, les chartes de co-parentalité font de l’enfant le produit d’un pacte social privé aux conséquences aventureuses.

L’abrogation de la Loi Taubira est directement liée à la nécessité de protéger l’intérêt supérieur de l’enfant et au respect du droit des femmes. C’est un enjeu majeur pour 2017."

Posté le 6 juillet 2016 à 13h52 par Michel Janva | Lien permanent

A quand le désaveu du FN Sciences Po par Florian Philippot ?

Suite au tweet du FN de Sciences Po, évoqué ici, Minute précise :

"Le président du FN Sciences Po s’appelle Thomas Laval. Il est assistant parlementaire de Sophie Montel, décidément entourée d’une fine équipe, et conseiller régional dans le Grand Est, où il est même vice-président du groupe FN-Les Patriotes présidé par Florian Philippot".

Posté le 6 juillet 2016 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent

05 juillet 2016

Toulouse ne lâche rien

Posté le 5 juillet 2016 à 15h01 par Michel Janva | Lien permanent

La dénaturation du mariage conduit à la légalisation de la polygamie

De Elie Collin sur Le Prisme :

"[...] Auparavant, le mariage était l’institution dotée du rôle essentiel de fonder la famille, cellule de base, irréductible, de l’homme. Désormais, alors que, le plus souvent, c’est la famille qui précède le mariage, on n’a réduit ce dernier à un simple contrat entre deux individus. Dès lors que le mariage a été réduit à un contrat, qu’est-ce qui retient de l’ouvrir à plus de deux personnes ? Cette dénaturation évidente du mariage ne peut manquer de conduire à son ouverture à tout type d’union. Si la condition nécessaire au mariage est de le vouloir, d’avoir un “projet parental”, d’être consentant - sans forcément de promesses d’amour d’ailleurs -, alors la revendication des polygames n’est pas infondée. Même l’argument de l’enfant n’est pas bien solide. Dire que les enfants seraient moins bien élevés dans une famille composée de plus de deux parents peut être accusé d’être discriminatoire. Comme pour le mariage gay, il pourrait tout à fait y avoir des enfants plus heureux dans une famille polygame que dans une famille traditionnelle. La loi Taubira était appelée “mariage pour tous”. Alors, pourquoi exclure les polygames ?

La difficulté aujourd’hui réside dans l’habileté déployée par les libertaires qui ont imposé un nouveau paradigme : la neutralité éthique de l’État. Écoutons Daniel Borrillo, juriste et militant LGBT, nous l’expliquer dans un article au titre plus qu’explicite “Mettre fin à la morale au profit des libertés individuelles” : “L’idéal moral des sociétés modernes se fonde ainsi sur le postulat suivant : toutes les relations sexuelles entre adultes consentants sont légitimes [...] L’État n’a plus à dire le bien ou le mal sous peine de tomber lui-même dans une attitude immorale. L’individu libre est le seul capable de déterminer ce qui lui convient.” Et encore : “En tant que manifestation de la vie privée, la liberté sexuelle implique la possibilité d’avoir des relations sexuelles avec qui nous souhaitons et dans les conditions convenues avec nos partenaires”. Chef d’oeuvre de relativisme, mais qui a le mérite d’éclairer sur les mécanismes rhétoriques mis en avant et extrêmement difficilement réfutables. Comment s’opposer à une revendication qui se réfugie derrière les Droits de l’Homme ? Comment défendre une morale qui impliquerait de limiter les libertés individuelles, à l’heure où les Droits de l’Homme ont été sanctuarisés ?

Vous m’objecterez peut-être que la polygamie est une pratique culturelle intolérable et moralement repoussante. Néanmoins, l’homosexualité n’était-elle pas tout aussi mal considérée il y a un siècle et demi ? Le relativisme culturel - que j’ai traité dans Relativisme, nihilisme et autres maux de notre société - ne manquera pas de faire son oeuvre, de légitimer la polygamie puis, probablement, nous empêchera même de juger les polygames, se réfugiant derrière l’accusation d’ethnocentrisme. La gauche islamophile n’osera peut-être pas s’opposer aux revendications islamiques.

Il est certain qu’une petite minorité d’immigrés d’Afrique subsaharienne pratique la polygamie, chiffrée à 10 000 selon une étude de l’INED en 1995/ Si il est très difficile d’avoir des chiffres précis, la polygamie n’est pas négligeable. En témoignent les déclarations de l'académicienne Hélène Carrère d’Encausse : “Tout le monde s'étonne : pourquoi les enfants africains sont dans la rue et pas à l'école ? Pourquoi leurs parents ne peuvent pas acheter un appartement ? C'est clair, pourquoi : beaucoup de ces Africains, je vous le dis, sont polygames. Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.” et de Nicolas Sarkozy :  “Il y a plus de problèmes pour un enfant d'un immigré d'Afrique noire ou d'Afrique du Nord que pour un fils de Suédois, de Danois ou de Hongrois. Parce que la culture, parce que la polygamie, parce que les origines sociales font qu'il a plus de difficultés.”

Cependant, si ni le relativisme culturel, ni la logique libertaire ne vous ont convaincu de la légitimité de la polygamie, vous vous demandez sûrement comment la réfuter et s’y opposer.

Il est fondamental de revenir à l’intuition première qui nous pousse à considérer la polygamie comme repoussante et illégitime : celle de notre corps sexué. Notre propre expérience - que rien ne peut venir contredire - porte sur le donné biologique : je suis homme, ou je suis femme. Je ne suis pas un être indéterminé, neutre, fluctuant, comme Foucault et Butler ont cherché à nous le faire croire. Notre corps et notre esprit ont vocation à s’accorder, tout comme le naturel et le culturel devraient converger pour réaliser pleinement l’homme, dans toute son unicité. De cette différence des sexes, naît la complémentarité qui se réalise pleinement uniquement dans l’union des corps - sur un plan physique mais aussi psychique. Notre corps nous incline à nous tourner vers un individu du sexe opposé, c’est sa finalité naturelle. L’impasse des théoriciens du gender réside dans la négation du donné biologique. Pour Butler, tout n’est que construit, rien n’est naturel. Si c’est construit, pourquoi ne pas déconstruire pour reconstruire ensemble ?, demande-t-elle, avec la visée certaine de créer des êtres humains androgynes, neutres, de pures potentialités, en somme. Dès lors, ces pures potentialités, “libérées” des assignations biologiques, contraignantes et déterminantes, pourront s’adonner à tous leurs plaisirs, union à partenaires inclue. On est bien dans le projet libertaire, tel que Daniel Borrillo le décrit. [Lire la suite]"

Posté le 5 juillet 2016 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2016

Alain Juppé : "Je suis favorable à l'adoption par les couples de même sexe"

Alain Juppé a présenté aujourd'hui ses propositions pour la famille :

"Pour la gauche, la politique familiale est une variable d'ajustement. J'entends lui redonner toute sa place pour au moins deux raisons: la cohésion sociale, car la famille reste un repère central dans une société en quête de sens; la démographie, puisqu'il existe une étroite corrélation entre dynamisme démographique et dynamisme économique. Relever dès 2017 le plafond du quotient familial de 1.500 à 2.500 euros par demi-part pour toutes les familles, rétablir le versement de la prime à la naissance dès le 7e mois de grossesse, augmenter le plafond des donations des grands-parents pour leurs petits-enfants (...)

Après avoir bien entendu vérifié que les conditions d'épanouissement de l'enfant sont réunies, je suis favorable à l'adoption par les couples de même sexe (...)"

Il n'est bien évidemment pas question d'abroger la loi Taubira...

Posté le 4 juillet 2016 à 20h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

PMA « sans père » : tolérer serait synonyme d’autoriser

La Manif Pour Tous dénonce l’hypocrisie du gouvernement qui d’un côté affiche sa fermeté pour lutter contre le droit à l’enfant et qui de l’autre ferme les yeux sur le contournement de la loi en supprimant les sanctions :

"Ce qui n’est pas interdit… est autorisé ! Cette évidence doit visiblement être rappelé au gouvernement. La Ministre de la famille, Laurence Rossignol, a en effet confirmé ce matin la volonté du gouvernement de supprimer une circulaire qui punissait les gynécologues orientant les femmes célibataires ou homosexuelles à l’étranger pour y subir une PMA « sans père ». « C’est stupéfiant. Le gouvernement veut donc supprimer un outil qui permet de faciliter le respect de la loi » réagit Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous.« La loi protège l’enfant en évitant et en sanctionnant la fabrication délibérée d’orphelins de père » poursuit-elle. De fait, la PMA, c’est à dire l’Assistance Médicale à la Procréation, est un acte médical destiné à apporter une réponse aux couples confrontés à une infertilité durable et médicalement constatée. Puisqu’il faut un père et une mère pour faire un bébé, la PMA est bien évidemment réservée aux couples homme/femme.

Devant la pression exercée par les associations LGBT reçues jeudi dernier par François Hollande à l’Elysée, le gouvernement fait preuve de faiblesse. Sans remettre en cause l’interdiction de la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires, le gouvernement entend commencer à faciliter le contournement de cette interdiction, c’est-à-dire faciliter le non respect de la loi. Si la circulaire est supprimée, rien n’empêchera les gynécologues d’orienter les femmes vers des centres de PMA à l’étranger pour y réaliser une PMA « sans père ».

« N’en déplaise à Mme Rossignol, Ministre des familles l’expression PMA « sans père » définit parfaitement la réalité car il s’agit d’écarter délibérément le père de la conception de l’enfant qui sera victime de ce droit à l’enfant. Le désir d’enfant d’une femme ou d’un couple de femmes ne justifiera jamais de priver un enfant de son père en programmant de le rendre orphelin avant même sa naissance » explique Ludovine de La Rochère.

Pour La Manif Pour Tous, la suppression de cette circulaire reviendrait à mettre le doigt dans un engrenage qui risquerait de mener à la PMA « sans père » puis à la GPA, autre revendication des militants radicaux LGBT qui marquerait le triomphe du droit à l’enfant. Raison de plus pour Laurence Rossignol, ministre en charge des familles, mais aussi de faire preuve de fermeté pour défendre les droits les plus élémentaires des enfants et ce, en cohérence avec la Convention internationale des droits de l’enfant dont la France est l’un des 197 pays signataires."

Posté le 4 juillet 2016 à 16h37 par Michel Janva | Lien permanent

"J'en veux un peu aux homosexuels de ne pas s'être contentés du Pacs"

Dans le concert de louanges qui fait suite au décès de Michel Rocard, rappelons ce que déclarait l'ancien Premier ministre en 2013 :

Unknown-6"le Pacs était une idée formidable [qui] aurait pu suffire". "J'en veux un peu aux communautés homosexuelles de ne pas s'être contentées du Pacs et d'avoir poussé leur revendication jusqu'à des symboles, recherchant un peu une revanche ou la victoire sur les hétéros". "La communauté homosexuelle a tort de pousser jusqu'aux symboles qui appartiennent objectivement aux hétéros à raison de ce qu'ils sont".

Néanmoins, il s'était déclaré favorable à la dénaturation du mariage, mais hostile à l'adoption pour les LGBT.

Posté le 4 juillet 2016 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2016

Du boulot pour les "décodeurs" du Monde

En effet, il s'agit de décoder les désinformations cachées dans cet article du Monde consacré à l'accouchement sous X, et notamment ceci :

"Une des rares fois où j’ai pris la parole de manière publique à ce propos, c’était lors des manifestations contre le mariage pour tous. Les opposants à la gestation pour autrui et à la procréation médicalement assistée prétendaient que si des homosexuels adoptaient un enfant, sans qu’on sache qui était le géniteur, cela reviendrait à lui ­voler son identité, ce qu’ils jugeaient inacceptable. Mais c’est déjà le cas pour les ­enfants nés sous X, ça n’a rien à voir avec l’homosexualité… Ça m’a ulcérée d’entendre ça, du coup j’ai publié un texte sur mon profil Facebook, où je racontais mon histoire."

Les "décodeurs" du Monde n'auront pas beaucoup de mal pour montrer que cet argument de vol d'identité n'apparaît pas dans les argumentaires de La Manif Pour Tous.

En revanche, l'auteur de ce témoignage aurait pu encourager les jeunes filles enceintes à recourir à l'accouchement sous X plutôt qu'à l'avortement.

"J’ai très peu d’informations sur ma mère naturelle. Je sais simplement qu’elle était très jeune quand je suis née, autour de 15 ans, et qu’elle m’a confiée aux services de la DDASS. Quand je suis arrivée chez mes parents, j’avais trois prénoms, qu’elle m’a sans doute donnés : ­Sophie Graciane Murielle. Comme je réagissais déjà à ce dernier – probablement celui qui était utilisé à la pouponnière –, mes parents l’ont gardé. Voilà. En tant que femme, je respecte le choix que ma mère naturelle a fait lors de ma naissance, qui était sans doute un choix difficile. Si j’entreprenais de vraies recherches, j’ai le sentiment que, d’une certaine manière, je trahirais sa décision. Je ne le souhaite pas."

Posté le 3 juillet 2016 à 16h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Une fois de plus, François Hollande méprise les familles

Alors que, dans un courrier du 6 juin invoquant un agenda chargé, François Hollande a refusé de recevoir les dirigeants de La Manif Pour Tous à propos de la GPA, pratique scandaleuse de location de femmes, le Président de la République a trouvé du temps pour recevoir l’Inter-LGBT à la veille de la Gay pride et céder à de nombreuses revendications de ce lobby. 

La Manif Pour Tous écrit dans un communiqué :

"[...] Comme le montrent les échanges d’hier entre François Hollande et l’inter-LGBT, le Président de la République souhaite à nouveau céder au chantage d’une ultra-minorité pour laquelle toutes personnes s’opposant à la moindre de ses revendications, quelles qu’en soient les conséquences pour l’enfant et pour la société, est immédiatement coupable d’homophobie, de lesbophobie, de transphobie et, plus largement, de LGBTphobie.

La menace de ce procès en homophobie sert aux associations de l’Inter-LGBT à faire passer toutes sortes de revendications communautaires qui, sous couvert de lutte contre un manque de respect, sont en réalité des bouleversements de société graves et profonds.  

Au cours de ce rendez-vous, François Hollande a promis la suppression d’une circulaire sur les grossesses liées à des PMA « sans père ». Cette circulaire est la mise en œuvre de la loi (code pénal 511-24) visant à lutter contre la conception d’enfants délibérément conçus orphelins de père. La suppression de cette circulaire reviendrait à encourager les gynécologues à oublier le respect de la légalité et à poursuivre dans la voie du droit à l’enfant. 

Après avoir dit et répété qu’il attendrait l’avis du CCNE, François Hollande s’apprête une fois de plus à faire le contraire de ce qu’il a annoncé. Reste à savoir si les Français s’en étonneront encore ?

Sur la question du changement d’identité sexuelle, un basculement majeur se profile, qui consisterait à accorder le changement d’identité sexuelle sans constat médical. Confondant volontairement les questions transsexuelles et transgenres – on parle désormais des « personnes trans » -, le lobby LGBT a jeté le trouble afin d’obtenir le changement d’identité sexuelle sur la base de simples attestations de l’entourage personnel, professionnel ou associatif.  En réalité, faciliter à l’extrême le changement d’identité sexuelle n’est pas conforme à la protection des personnes et de la société.

Qu’il s’agisse de la procréation à n’importe quelle condition, de la pluri-parentalité (pour le lobby LGBT, un enfant peut avoir 3, 4, 5 parents, voire plus !) ou de la remise en cause des identités sexuelles homme-femme, l’enfant sera encore et toujours la victime de ces mesures acceptées par François Hollande, lequel a pour unique objectif sa réélection en 2017."

Posté le 3 juillet 2016 à 12h25 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2016

"La région Ile de France est le 1er financeur de la marche (des fiertés) et elle en est fière"

Valérie Pécresse semble complètement en phase avec la "marche des fiertés", qu'elle subventionne à hauteur de 25 000 euros. Elle instrumentalise la tuerie d'Orlando, derrière laquelle elle s'abrite pour expliquer pourquoi elle n'a pas osé dire non à un lobby qui représente si peu de Français mais sait si bien terroriser les autres. De quoi Madame Pécresse a-t-elle peur, maintenant qu'elle est élue ?

 

Posté le 2 juillet 2016 à 18h13 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le FN Sciences Po en roue libre

Recadré immédiatement par Louis Aliot :

Il n'y a qu'une ligne au Front national...

Posté le 2 juillet 2016 à 15h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (33)

01 juillet 2016

Jean-Frédéric Poisson réitère sa volonté d'abroger la loi Taubira

Posté le 1 juillet 2016 à 16h20 par Michel Janva | Lien permanent

Le totalitarisme LGBT fait un pas de plus à l'ONU

Le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies a adopté hier soir à Genève la résolution sur la protection contre la violence et la discrimination en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Par cette résolution, l'ONU

"Décide de nommer, pour une période de trois ans, un expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, qui aura pour mandat :

a) D’évaluer la mise en œuvre des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme en ce qui concerne les moyens de surmonter la violence et la discrimination envers des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, et de recenser les meilleures pratiques et les lacunes ;

b) De sensibiliser le public à la violence et à la discrimination envers des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, de recenser les causes profondes de la violence et de la discrimination et de s’y attaquer ;

c) D’instaurer un dialogue et de tenir des consultations avec les États et les autres acteurs concernés, notamment les organismes, programmes et fonds des Nations Unies, les mécanismes régionaux des droits de l’homme, les institutions nationales des droits de l’homme, les organisations de la société civile et les établissements universitaires ;

d) De travailler en coopération avec les États afin d’encourager l’adoption et l’application de mesures propres à contribuer à la protection de toutes les personnes contre la violence et la discrimination en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre ;

e) De remédier aux formes multiples, conjuguées et aggravées de violence et de discrimination dont sont victimes des personnes en raison de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre ;

f) D’organiser, de faciliter et de soutenir la fourniture de services consultatifs, l’assistance technique, le renforcement des capacités et la coopération internationale à l’appui des efforts déployés au niveau national pour combattre la violence et la discrimination dont sont victimes des personnes en raison de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre"

Cette résolution a été initiée par sept pays d’Amérique latine (Brésil, Mexique, Argentine, Chili, Uruguay, Costa Rica, Colombie). 23 pays ont voté pour, 18 pays contre et 6 se sont abstenus. 

Parmi les nations favorables à ce poste figurent principalement des pays d’Europe et d’Amérique latine ; les États-Unis ne siégeaient pas au Conseil lors du vote. À l’inverse, la Russie a voté contre la création du poste, tout comme le Pakistan qui menait l’opposition à cette résolution au nom de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Au sein de l’OCI, seul l’Albanie a voté pour cette résolution. Enfin, l’Inde, l’Afrique du Sud, les Philippines et d’autres se sont abstenues.

Cet Expert, mandaté pour 3 ans, aura pour mission de documenter et de dénoncer les discriminations et les violations des droits humains que subissent les personnes lesbiennes, gays, bies, trans et interesexuées (LGBTI) partout dans le monde. Les États membres des Nations Unies devront coopérer avec cet expert, faciliter ses visites et examiner toutes les recommandations qu’il formulera.

Nul doute qu'il dénoncera les pays qui refusent de dénaturer le mariage.

Posté le 1 juillet 2016 à 12h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Pétition pour que Les Républicains s'engagent à abroger la loi Taubira

Signez la pétition pour que la remise en cause de la loi Taubira sur le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe figure dans le programme des Républicains pour 2017.

Cet article indique :

"68 % des électeurs de droite se prononcent pour la remise en cause de la loi Taubira sur le mariage pour tous, mais aucun des principaux candidats des primaires ne les représente. La droite est-elle condamnée à ne jamais mettre en pratique ses valeurs ?"

 

Posté le 1 juillet 2016 à 12h02 par Michel Janva | Lien permanent

Le lobby LGBT à l'Elysée

Cela se passe comme cela en Hollandie

Le chef de l’Etat a reçu en personne de l’Inter-LGBT, SOS homophobie et le centre LGBT d’Île-de-France en présence du ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, et de la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité réelle, Ericka Bareigts.

6 points ont été abordés :

  • PMA : Le chef de l’Etat s’est engagé à supprimer la circulaire de 2013 qui fait encourir une peine de cinq ans d’emprisonnement et 75000 euros d’amende aux gynécologues qui conseillent et orientent les femmes qui ne peuvent pas recourir à une PMA en France car n’étant pas en couple avec un homme. Cette circulaire a entraîné une frilosité de certains professionnels à suivre la grossesse de ces femmes.
  • Couples binationaux : Le président de la République s’engage à émettre une circulaire qui permettra de faire prévaloir le droit français sur les accords binationaux. Ainsi, onze nationalités (Maroc, Algérie, Pologne, Croatie…) exclues jusqu’à présent de la possibilité de faire reconnaître les mariages homosexuels contractés en France pourront y prétendre.
  • le projet de loi « Autorité Parentale et Intérêt de l’Enfant » (APIE) : François Hollande s’engage à travailler avec les associations sur la loi APIE afin de mieux sécuriser les familles homoparentales.
  • Possession d’état : Notion juridique liée à la filiation nonobstant le lien biologique entre le parent et l’enfant. Le chef de l’Etat a pris note que la mention suivante figurait sur des sites du gouvernement : « la filiation établie par possession d’état ne concerne pas les couples homosexuels ». Le président s’est engagé à supprimer cette mention.
  • le projet de loi « égalité et citoyenneté » : Il doit à nouveau passer devant l’Assemblée nationale le 11 juillet devrait permettre une démédicalisation du parcours de changement d’état civil. La déjudiciarisation du changement d’état civil a fait l’objet d’une écoute attentive de la part du président de la République, mais pas d’un engagement ferme.
  • Le chef de l’Etat souhaite également engager tous les corps de l’Etat dans la lutte contre l’homophobie et les discriminations en définissant une politique de formation et de prévention à l’attention des fonctionnaires.

Posté le 1 juillet 2016 à 11h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Luxembourg : dénaturation du mariage et déni de démocratie

Communiqué de l'initiative Schutz fir d’Kand-Défense de l’enfant :

Unknown-3"Après avoir été condamnée en novembre 2015 pour violation du droit de pétition, la Chambre des Députés du Luxembourg récidive en refusant le débat public sur le mariage des personnes de même sexe. L’Initiative Schutz fir d’Kand¸ qui défend les droits de l’enfant, ne laissera pas passer ce nouveau déni de démocratie.

UN PEU D’HISTOIRE : En avril 2014, l’Initiative Schutz fir d’Kand initiait, dans l’intérêt de l’enfant, une pétition publique n°343 sur le mariage des personnes de même sexe et la procréation médicalement assistée (PMA). Cette pétition, qui rassembla en 6 semaines plus de 4700 signatures papiers et électroniques (l’équivalent de 540.000 signatures en France), ouvrait droit à une audition publique télévisée des pétitionnaires à la Chambre des Députés, en présence du ministre compétent.

Toutefois, le 16 juin 2014, la Chambre des Députés rejeta cette pétition pour défaut d’atteinte du seuil de 4500 signatures. Le motif ? Seules les signatures électroniques de la pétition seraient admises, pas les signatures papier… (NB : Pourtant, le Règlement de la chambre ne comportait aucune exclusion des signatures papier)

Puis sans organiser l’audition publique pourtant due, la Chambre des Députés adopta la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe.

Saisi d’un recours contre cette décision qui discriminait les citoyens non internautes, le Tribunal administratif annula la décision de la Chambre en novembre 2015 et renvoya l’affaire à la Chambre des Députés pour suite à donner.

AUJOURD’HUI : Sept mois d’inaction plus tard et plusieurs fois relancée, la Chambre des Députés, le 16 juin 2016, a décidé qu’une audition publique sera organisée, mais pas sur le mariage des personnes de même sexe (pourtant l’objet central de la pétition publique n°343). Le motif ? le mariage des personnes de même sexe ayant été voté, il n’y aurait, selon la Chambre, plus lieu à audition publique sur ce sujet. Seul resterait en débat la question de la PMA.

Par cet argument du fait accompli, la Chambre des Députés, pourtant censée respecter la loi et les décisions de justice, méconnait à nouveau le droit de pétition et la démocratie.

Premièrement, elle s’auto-accorde une prime à la violation du droit. Ayant voté le mariage des personnes de même sexe sans audition préalable, elle se prévaut de cette circonstance pour refuser ensuite le débat. Pourtant nul ne peut invoquer sa propre faute pour échapper à ses obligations.

Deuxièmement, elle laisse entendre qu’une loi sociétale, une fois votée, ne pourrait plus faire l’objet de débat, de modification, d’abrogation. Pourtant, ce qu’une loi fait, une autre peut le défaire. Or, le mariage gay affecte le droit de l’enfant d’avoir un père et une mère. Revenir dessus n’est pas déraisonnable.

Troisièmement, elle méconnait le jugement du Tribunal administratif de novembre 2015, qui a déjà examiné et rejeté l’argument tiré du fait accompli.

L’Initiative Schutz fir d’Kand dénonce ces agissements de la Chambre des Députés. L’Initiative entreprendra toutes les actions utiles pour faire respecter le droit de pétition et pour défendre le droit de l’enfant à connaître et à être élevé par ses parents, conformément à l’article 7 de la Convention internationale sur les droits de l’enfant, qui lie le Luxembourg."

Posté le 1 juillet 2016 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

30 juin 2016

Nouvelles subventions pour le lobby LGBT et le Planning familial dans les Pays de la Loire ?

Voici quelques propositions qui seront examinées en commission du Conseil Régional des Pays de la Loire, lundi 4 juillet, issues du rapport 376 : Egalité, solidarité, lutte contre les discriminations. 9 projets en faveur de l’égalité des droits pour un total de 220 000 euros. 

  • Image001Ligue de l’enseignement dans les Pays de la Loire : Dans le cadre des semaines d’éducation contre le racisme (SECR), elle sollicite 30 000 euros de la Région pour développer des outils de communications, organiser des temps de formation, déployer des centres de ressources et d’éducation à la citoyenneté des Fédérations des Amicales Laïques (FAL) et des Fédérations des Œuvres laïques (FOL). En annexe, les associations partenaires : AIDES, Centre LGBT, Ligue des droits de l’Homme, l’Autre Cercle, Babel 44, MRAP, LICRA, Espace Simone de Beauvoir, Planning familial, SOS Discrimination, ELTER-EGAUX, Tissé Métisse, CONTACT Vendée. Ils demandent une subvention de 10 000 € sur une dépense subventionnable de 69 574 € TTC. 
  • Union régionale des centres d’informations des droits des femmes et des familles (URCIDFF) Union régionale Solidarité Femmes (URSF)/ Planning familial des Pays de la Loire : Attribution d’une subvention forfaitaire de 18 000 euros, pour la poursuite, en 2016, du dispositif expérimental « Violence/sexisme » - dont 6 449 euros pour le Planning. 

Posté le 30 juin 2016 à 22h24 par Michel Janva | Lien permanent

Propagande LGBT au sein d'un lycée catholique à Angers

Capture d’écran 2016-06-30 à 21.37.18Le lycée Saint-Martin est un lycée catholique à Angers. Enfin, c'est ce qui est indiqué sur le site. Car au lycée, ce n'est pas le catéchisme qui guide les convictions, mais le sens du vent. Ainsi, en est-il du journal réalisé par des lycéens, mais dont le directeur de la publication est François Roseray, le directeur.

Capture d’écran 2016-06-30 à 21.37.01

Et dans ce journal, on trouve les habituelles intox LGBT sur l'homophobie et la Gay Pride :

Capture d’écran 2016-06-30 à 21.37.59 Capture d’écran 2016-06-30 à 21.37.29
Il est possible d'écrire poliment à secretariat@lyceesaintmartin.org ou de téléphoner au 02 41 88 09 00.

Posté le 30 juin 2016 à 21h46 par Michel Janva | Lien permanent

Loi Taubira : pour François Fillon pas d'abrogation mais une réécriture

Le candidat à la primaire LR déclare à La Croix :

Unknown-2"J’ai toujours eu l’honnêteté de dire qu’une simple abrogation, c’est-à-dire un pur et simple retour en arrière, n’était pas possible. Mais j’ai aussi toujours dit que, sans remettre en cause le principe du mariage des couples de même sexe, les règles concernant la filiation devraient être réexaminées, car il y va de l’intérêt de l’enfant et cela prévaut pour moi sur toute autre considération.

Dans cette perspective, je pense qu’il est souhaitable qu’un enfant ait, autant que possible, un père et une mère. Je sais que le monde d’aujourd’hui amène à une grande diversité de situations. Je sais aussi que des couples homosexuels accueillent des enfants avec amour. Mais il ne me paraît pas légitime que la loi permette de considérer qu’un enfant est fils ou fille, de manière exclusive, de deux parents du même sexe. Sa filiation au sens biologique du terme à l’égard d’un père et d’une mère ne doit donc plus pouvoir être effacée par une adoption plénière.

C’est la raison pour laquelle je propose, évidemment sans caractère rétroactif, une réécriture de la loi Taubira sur ce point, en concertation avec toutes les associations concernées. En revanche, les parents de même sexe pourront toujours recourir aux adoptions simples qui, selon l’appréciation du juge, peuvent correspondre à l’intérêt de l’enfant."

Posté le 30 juin 2016 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

L'Eglise doit demander pardon aux homosexuels... pour leur avoir caché la vérité

Alors que le cardinal Marx, et à sa suite, le pape François lui-même ont publiquement demandé que l’Eglise catholique demande pardon pour la manière dont elle a traité les personnes homosexuelles, un jeune homme au lourd passé LGBT vient d’exprimer de manière poignante ce dont il accuse réellement l’Eglise sur ce chapitre. Joseph Sciambra (que nous avons déjà évoqué ici et a eu affaire tout au long de sa jeunesse à des hommes d’Eglise qui lui ont dit de ne pas renoncer à son style de vie homosexuel. Il lui a fallu attendre des années avant qu’on lui dise la vérité. Réinformation.tv rapporte une tribune publiée par LifeSiteNews :

Joseph_Sciambra_645_363_55"Joseph Sciambra, la quarantaine, a grandi dans la confusion adolescente du gamin qui s’est laissé happer par l’obsession pornographique après avoir mis la main sur des numéros de Playboy de son grand frère. Recherchant sans cesse de nouvelles expériences, il s’est essayé au « porno gay », pour en adopter rapidement le style de vie, avant de sombrer dans des pratiques de plus en plus extrêmes. Ses recherches d’un plaisir qui laissait un goût de vide l’ont finalement conduit à un pacte démoniaque : la « star » du porno gay sado-masochiste est allé au bout de sa logique – après avoir couché avec un millier d’hommes… Se retrouvant à l’hôpital entre la vie et la mort à la suite d’un acte d’une violence horrible, il se souvient de s’être senti happé par une immense bouche dégoulinant de salive qui pour lui représentait clairement l’enfer. Mais sa mère, catholique, priait auprès de lui. Sciambra demande pardon à Dieu, Le suppliant de lui accorder la délivrance. C’est à ce moment-là qu’il a senti qu’il réintégrait son corps – et qu’il a entamé son chemin de conversion à la religion de son enfance, obtenant miséricorde à travers la confession et paix grâce à un exorcisme.

Aujourd’hui, il se sent toujours très proche de tous ces jeunes hommes « gays » qui se laissent séduire par un style de vie qu’ils imaginent plein de satisfactions mais qui les laisse le plus souvent dans le désarroi après avoir été la cible des attentions des plus âgés ravis de trouver de la chair fraîche. Mais sa préoccupation est de les amener au vrai Bien.

C’est un soutien qu’il n’a pas reçu de la part des prêtres catholiques qu’il a côtoyés pendant son adolescence et sa jeunesse. Comme il l’explique dans sa tribune, il a rencontré des hommes qui lui présentaient Jésus comme un ami, et non comme le Rédempteur – son Rédempteur. « J’étais terrifié et j’avais besoin d’aide », raconte-t-il : il savait que les choses allaient de travers. Mais en face, rien : ou plutôt un « relativisme pandémique ».

« J’étais sur le point d’accepter mon homosexualité lorsqu’un prêtre catholique m’a dit que je ne devais pas m’inquiéter parce que chaque homosexuel est né ainsi, gay ; il m’a envoyé sur mon chemin en me faisant des recommandations socialement responsables sur les dangers du sexe à découvert » – c’était au moment où éclatait l’épidémie du sida.

Installé à San Francisco, Sciambra ne rencontre dans le quartier gay que les prêtres de la paroisse du Très Saint Sauveur – tous incroyablement dévoués pour « enterrer les corps sans vie et décharnés de nos amis, à une époque où peu acceptaient de le faire », mais ils « confondaient la compassion à l’égard des malades et des morts avec une renonciation totale à toute tentative quelle qu’elle soit d’enseigner la doctrine catholique sur l’homosexualité ». « Ils voulaient être nos amis, pas nos Pères », raconte Sciambra.

Les morts se succédaient et Sciambra voyait le champ de ruines tout en subissant lui-même les conséquences des maladies liées à la pratique gay – il voulait justement y renoncer, après avoir une nouvelle fois rempli de sang la cuvette des toilettes, lorsque le prêtre auquel il demanda conseil l’encouragea à rester là où il était : « C’était ma place, je devais rester gay. » Ce qu’il fit. Pour entrer dans un « cauchemar sans fin ».

C’est alors qu’il a commencé à se rappeler la religion de son enfance. Décida de rompre avec son style de vie. Il s’adressa à une paroisse catholique où, une nouvelle fois, on lui dit que de toute façon, il était gay.

Joseph Sciambra attribue à la Providence et à la bonté du Seigneur Jésus-Christ le fait d’avoir croisé le chemin de « trois prêtres courageux ».

« Ces hommes furent difficiles à trouver – ils étaient parmi ceux qui avaient été à moitié remerciés, voire persécutés à la fois par leurs diocèses et leurs ordres religieux. Mais instinctivement, je savais que c’étaient des hommes bons au cœur vaillant et à l’esprit sans faille. Ils m’ont guidé : ils ont été les Pères d’un homme seul et perdu qui était toujours un garçon seul et perdu », explique Sciambra. Ils ne faisaient pas partie de ces prêtres qui ont découragé bien des gays déçus de renoncer à la pratique de leur homosexualité alors que c’était leur désir. Ces jeunes hommes, Sciambra les connaissait : il a vu comment les prêtres les encourageaient à « se stabiliser en restant avec un seul homme ». « Aujourd’hui, ils sont tous morts »…

Ceux-là, il est trop tard pour leur demander pardon, écrit non sans amertume Joseph Sciambra. Mais l’Eglise peut demander pardon pour avoir laissé des prêtres, des religieuses, présenter l’homosexualité de manière positive, « sans lien nécessaire avec le péché, la maladie ou l’échec, comme un don de Dieu à accepter et à vivre avec gratitude » comme le disait un nommé P. John J. McNeill.

Aux Etats-Unis, poursuit Sciambra, l’Eglise devrait demander pardon pour un document de la Conférence épiscopale, « Toujours nos enfants » qui refuse d’évoquer « ne serait-ce qu’un instant la désespérance et la dépravation intrinsèques du style de vie “gay” moderne » et qui voit l’homosexualité comme une forme de « stabilité » de la personne, un « donné » voire un « don » – un document rédigé après la consultations de trois prêtres « experts » qui avaient tous fait leur « coming out ».

Ces prêtres, accuse Joseph Sciambra, ont poussé d’innombrables personnes à « confirmer » leur homosexualité et à reconnaître qu’elle faisait partie de leur identité – « Ils me l’ont bien fait ! » « Ce ne sont que les figures de premier plan de cette sinistre Eglise pro-gay au sein de l’Eglise catholique – mais il y a bien d’autres ministères et programmes pastoraux, opérant dans chacun des plus importants diocèses des Etats-Unis, qui font ouvertement la promotion de l’homosexualité comme d’un style de vie authentique et viable », s’indigne-t-il. Alors que le vrai bonheur, il atteste de l’avoir trouvé dans la chasteté.

Et il conclut : « Cher pape François : demandez pardon pour la mauvaise catéchèse, pour les mauvais programmes pastoraux, pour les évêques apathiques qui ne font rien pour les corriger. Pour ce qui est des morts qui ont depuis longtemps quitté cette vie, bien trop jeunes, parce personne n’a jamais pris la peine de leur dire la Vérité – même une montagne d’excuses ne suffira jamais à les ramener. »"

Posté le 30 juin 2016 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2016

GPA : Petra de Sutter ne lâche rien, mais nous non plus !

De Ludovine de La Rochère :

Unknown-15Petra de Sutter s’apprête à donner une conférence, ce jeudi 30 juin, dans l’enceinte du Parlement européen. Sénatrice écologiste belge et membre de la Commission des Questions sociales du Conseil de l’Europe, elle est mise en cause dans le cadre d’un conflit d’intérêt : en effet, elle est rapporteur sur la GPA (Gestation Par Autrui) pour ladite commission du Conseil de l’Europe alors qu’elle pratique elle-même des GPA dans son service hospitalier de Gand (Belgique) - elle est gynécologue-obstétricien - et qu’elle conseille même une clinique de GPA en Inde, autrement dit une société commerciale de location de femmes et trafic d’enfants. Rien d’étonnant donc, à ce que Petra de Sutter milite en faveur de la GPA.

Bien introduite là où il faut, elle a déjà tenté deux fois, en quelques mois, de faire avancer le GPA au sein du Conseil de l’Europe. D’après elle, la GPA prétendument « gratuite » serait plus acceptable que la GPA payante. Il faudrait donc encadrer la pratique de la GPA - en clair, la légaliser - pour que les mères porteuses ne soient pas rémunérées, ce qui serait le gage d’une pratique « éthique »… et tant pis si les cliniques touchent, elles, le gros lot, sur le dos des femmes. Et tant pis si cela ouvre la porte à une généralisation et banalisation de la GPA partout dans le monde. Fort heureusement, notre mobilisation collective a permis de faire échouer ces tentatives.

En dépit de ce conflit d’intérêt évident et de ses échecs répétés, Petra de Sutter essaye maintenant de faire avancer le sujet à Bruxelles. Le procédé mérite attention :

  • La conférence proposée s’intitule : « GPA : législation, droits humains et éthique ». Elle se présente donc aussi proprement que possible, faisant mine de prendre en compte les droits humains et l’éthique. Comme si la GPA pouvait aller de pair avec le respect des droits de l’Homme et de l’éthique !
  • Outre la sénatrice belge, les intervenants sont une photographe, également mère porteuse (Pauline van Berkel), une directrice adjointe du Centre for private International Law de l’Université d’Aberdeen (Katarina Trimmings), une spécialiste des droits de l’enfant de l’International Social Service (Mia Dambach) et une membre du European Women’s Lobby (Elina Nilsson).

Autrement dit, un savant mélange des genres comprenant une photographe faisant un très beau travail sur le nouveau-né qui, au passage, l’utilise pour donner une idée positive de la GPA ; une juriste représentant un organisme qui travaille activement à faciliter le trafic d’enfants pour répondre aux désirs des adultes sous couvert de droit international privé et d’intérêt de l’enfant (on connaît la chanson !), une personne représentant un organisme officiel et reconnu de défense de l’enfant (la meilleure des couvertures !) et, enfin, la représentante d’une association internationale féministe opposée, jusqu’à présent, à toutes formes de GPA.

C’est ainsi que, sous des dehors respectueux des apparences et du débat, Petra de Sutter, Pauline de Berkel et Katarina Trimmings, vont longuement pouvoir parler, au sein même du Parlement, du respect des droits humains et de la nécessité – on peut vous écrire leurs discours d’avance – de « régler le problème des enfants nés de GPA » et emmenés par « ces parents qui les aiment » si loin de leur mère et de leur pays que cela pose des problèmes inextricables. Et « ces problèmes sont si compliqués pour l’enfant, qu’il faut absolument, Mesdames-Messieurs, donner… un cadre légal à la GPA ». C’est par exemple tout le combat de Katarina Trimmings et de ses collègues du Centre for Private International Law auprès de la Cour de justice de l’Union européenne, de la Convention de La Haye et autres instances internationales.

Une fois posé le cadre qui permet de faciliter la pratique de la GPA sous prétexte de l’intérêt de l’enfant, reste la question de la GPA payante versus la GPA gratuite. Et là, que dira Petra de Sutter à Elina Nilsson : que louer une femme gratuitement tout en achetant son enfant, c’est formidable ? qu’arracher un enfant à sa mère, c’est le plus beau des gages d’amour de la part de ses futurs « parents » ? Qu’avoir une mère donneuse d’ovocyte et une mère porteuse, c’est le double bonheur, même si l’enfant ne connaîtra jamais ni l’une ni l’autre ? Et tout ça au profit de qui ? De l’acheteur ou de la femme et de l’enfant ?

Voici donc les questions que le Parlement européen accepte de voir débattre en son sein !

Espérons que la représentante féministe sera ferme et déterminée pour défendre les femmes comme les enfants de toute avancée de la GPA, quelle que soit sa forme.

Car la GPA, c’est comme l’esclavage : on ne l’encadre pas, on l’interdit !"

Posté le 28 juin 2016 à 21h32 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2016

1er juillet : accueillez Bruno Le Maire à La Ciotat

Et rappelez lui que l'abrogation de la loi Taubira est non négociable !

LaCiotat

Posté le 25 juin 2016 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent

24 juin 2016

Nicolas Dhuicq : "Vous êtes des meurtriers"

Impressionnante sortie du député LR lors du débat contre la GPA, jeudi 16 juin :

267178"Monsieur le président, mes chers collègues, le vote d’aujourd’hui est particulièrement symbolique. Jamais l’humanité n’a eu autant de connaissances sur la vie. Jamais les puissants n’ont concentré autant d’argent entre leurs mains, monsieur le secrétaire d’État. Vous qui dans votre jeunesse apparteniez à une famille politique où l’on dénonçait le capitalisme êtes aujourd’hui devenu son valet et le premier serviteur des puissants qui s’arrogent le droit et le pouvoir d’acheter de la marchandise humaine. L’étape suivante, c’est en effet l’achat de matériel génétique humain en Californie. Vous pouvez toujours rire, monsieur le secrétaire d’État, mais vous le savez pertinemment. [...]

Monsieur le secrétaire d’État, je vous rassure : nous allons informer un pays, la Russie, que vous avez mentionnée tout à l’heure, afin qu’il suive notre chemin et qu’il vote une loi contre la GPA. Les amis de la Russie qui sont ici aujourd’hui vous saluent, monsieur le secrétaire d’État, et vous font savoir que vous avez tort et que vous finirez dans les poubelles de l’histoire, pour reprendre votre ancien vocabulaire. [...]

Vous pouvez toujours hurler, vous êtes archaïques. Vous êtes les valets du capitalisme, aujourd’hui. Vous êtes les valets de ceux qui détruisent la vie. Je rappelle rapidement que dans le ventre de la mère se crée une dyade élémentaire : celle réunissant la mère et l’enfant. C’est cela que vous brisez. Vous brisez le lien indéfectible entre le biologique et le psychique. Vous êtes des meurtriers."

Posté le 24 juin 2016 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

23 juin 2016

Liberté de conscience : les maires en appellent à la CEDH

Communiqué du collectif des Maires Pour l’Enfance :

"Le 17 juin 2016, Franck Meyer, porte parole du Collectif des maires pour l’enfance et 146 autres élus ont saisi la Cour européenne des droits de l’homme d’une requête dans laquelle ils soutiennent que le régime la loi de « mariage et d’adoption pour tous » du 17 mai 2013 et la circulaire du 13 juin 2013, méconnaît gravement leur liberté de conscience. Ils revendiquent à ce titre le droit de ne pas se soumettre aux obligations qui seraient contraires à leurs convictions personnelles et particulièrement à leur attachement au mariage, qui doit demeurer, pour le bien des enfants, de la famille et de la société, l’union d’un homme et d’une femme, conformément à la lettre des articles 12 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et 16 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

En France, une adjointe au Maire de Marseille a déjà fait l’objet d’une condamnation le 15 septembre 2015, parce qu’elle n’a pas souhaité marier deux femmes.

Le Collectif des Maires Pour l’Enfance, a toujours souligné que la mise en œuvre de la loi Taubira viendrait notamment en confrontation avec l’article 9 de la convention européenne des droits de l’homme si elle ne garantissait pas la liberté de pensée et de conscience promise à tout citoyen européen. Si la loi permet à des personnes de même sexe de se marier, l’Etat peut garantir ce droit tout en respectant la conscience de ses officiers d’Etat-Civil. Des solutions existent.

Le collectif des Maires pour l’Enfance demande à la Cour Européenne de bien vouloir se prononcer en faveur du respect de la liberté de conscience des officiers d’état civil et rappelle à ce sujet les propos tenus par le Président de la République devant le congrès des Maires de France, le mardi 20 novembre 2012 : « La conception de la République vaut pour tous les domaines, et d’une certaine façon, c’est la laïcité, c’est l’égalité : c’est-à-dire que la loi s’applique pour tous, dans le respect, néanmoins, de la liberté de conscience »."

Posté le 23 juin 2016 à 15h46 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2016

La théorie du genre est au minimum une agression psychologique qui concerne le sexe

Peut-être vous souvenez-vous de cette affaire qui avait vu l'intervention à Joué-lès-Tours de Farida Belghoul et Dalila Hassan (vidéo) dans le cadre de la Journée de Retrait de l'Ecole (JRE), après qu'un enfant de 3 ans ait été traumatisé par des "travaux pratiques" en lien avec la théorie du genre.

Toujours est-il que la maman qui avait porté plainte a retiré sa plainte (sous la pression sans doute), et Farida Belghoul et Dalila Hassan se sont retrouvées face à un procès et des amendes très lourdes. Ci-dessous, l'intervention de Patrick Bray, Président de Rivage, sous les fenêtres de la mairie :

 

Patrick Bray écrivait le 27 mai 2016 :

"Farida Belghoul a eu raison, mille fois raison, malgré la tempête judiciaire qui s’abat actuellement sur elle et sur Dalila Hassan. Farida a eu raison lorsqu’elle s’est déplacée, sans attendre, prenant de son temps personnel en tant que porte-parole de la JRE, pour se porter au secours de familles désemparées à Joué-lès-Tours, face au mur de l’Education Nationale. Le parti-pris idéologique du tribunal de Tours, qui n’hésite pas à prétendre que « la théorie du genre n’est pas une agression sexuelle » est tout autant scandaleux que les peines exorbitantes prononcées à l’encontre des deux prévenues.

La théorie du genre EST au minimum une agression psychologique, et une agression psychologique qui concerne le sexe. C’est donc bien une agression sexuelle. Chercher à faire croire à des élèves, qui plus est en bas âge, que leur identité sexuelle n’est pas en rapport avec leur sexe biologique est une infamie. Pas seulement de la bêtise, mais un véritable virus idéologique qui n’a d’autre but que de détruire l’identité profonde des individus dans une société déjà déstructurée. Et les conséquences d’un tel arrêt sont gravissimes, si elles font jurisprudence : demain, quel parent osera protester contre l’inoculation de ce poison idéologique à son enfant, à part quelques résistants courageux ?… Des juges, qui ne sont pas des spécialistes de l’enfance, ont décidé d’adopter un positionnement militant et ont donc rendu un avis partisan. Là est toute l’iniquité de ce jugement. Et, comble du cynisme, ce sont les deux femmes qui ont été dans une démarche de protection de l’enfance qui ont été sanctionnées ! On croit rêver."[...]

Posté le 22 juin 2016 à 23h33 par Marie Bethanie | Lien permanent

La "coopération renforcée" du rapport Cavada : un cheval de Troie pour étendre la dénaturation du mariage en Europe

Les rapports Cavada propose au Conseil Européen d’adopter une coopération renforcée sur deux règlements dans le domaine des régimes matrimoniaux. Dix-huit Etats-membres seraient concernés par cette coopération sur les questions juridiques matrimoniales et patrimoniales pour les mariages et partenariats entre deux citoyens de nationalités différentes.

La Manif Pour Tous dénonce l’ambiguïté générée par la création de cette coopération renforcée qui s’appliquerait à 18 Etats adhérents alors même que les règlements s’appliquent en principe à tous les Etats membres de l’Union Européenne.

D’abord, cela revient à diviser l’Europe en deux avec, d’un côté, ceux qui acceptent cette coopération renforcée et, de l’autre, ceux qui la refusent et que Monsieur Jean-Marie Cavada a dénigré ces derniers jours, oubliant par ailleurs que le sujet de la Famille n’est pas de la compétence de l’Europe, mais de chaque Etat !

D’autre part, cette coopération conduira, inévitablement, à la reconnaissance des effets des mariages de deux hommes ou de deux femmes dans les pays signataires qui ne le reconnaissent pas, comme l’Allemagne, l’Autriche, la Croatie, la Finlande, la Grèce, l’Italie, etc.

Certains de ces peuples ont largement refusé par référendum populaire le mariage de personnes de même sexe : ses habitants sont-ils consultés sur cet accord de « coopération renforcée » ou est-ce un passage en force !?

De fait, le rapport Cavada joue sur les mots en indiquant qu’il ne s’agit pas de faire reconnaître là où il n’est pas légal « le mariage entre personnes de même sexe » mais de faire reconnaître « les effets du mariage » entre personnes de même sexe ! Quelle différence cela fait-il concrètement ?

A ce sujet, La Manif Pour Tous rappelle que les sujets Famille ne sont pas inclus dans les compétences attribuées à l’Union Européenne par le Traité de Lisbonne.

Avant la tenue de la Commission JURI, neuf amendements pertinents avaient été déposés pour clarifier la prédominance des lois nationales en matière de droit de la famille. Le rapporteur, Jean-Marie Cavada, au prétexte que ces amendements ne seraient que « cosmétiques » (sic), a imposé à la Commission de ne pas les examiner et d’adopter le texte en l’état. Ces amendements auraient eu pour avantage de rassurer les onze Etats Membres refusant, en l’état, cette coopération.

Ainsi, en l’état, le texte est inacceptable : La Manif Pour Tous appelle donc les euro-députés, auxquels le texte sera soumis en assemblée plénière le 23 juin, à ne pas laisser passer ce rapport en l’état.

1.    Avis pour la proposition de règlement du Conseil Européen relatif à la compétence, à la loi applicable, à la reconnaissance et à l'exécution des décisions en matière de régimes matrimoniaux - COM(2016)0106 – 2016/0059(CNS)) – JURI http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&mode=XML&reference=A8-2016-0209&language=FR

2.    Avis pour la proposition de règlement du Conseil Européen relatif à la compétence, à la loi applicable, à la reconnaissance et à l'exécution des décisions en matière d'effets patrimoniaux des partenariats enregistrés - COM(2016)0107 – 2016/0060(CNS)) – JURI http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&mode=XML&reference=A8-2016-0208&language=FR

Posté le 22 juin 2016 à 16h41 par Michel Janva | Lien permanent

La Manif Pour Tous continue le combat pour stopper la GPA

Posté le 22 juin 2016 à 16h33 par Michel Janva | Lien permanent

Le tueur d'Orlando serait en réalité un homosexuel frustré et motivé par un sentiment de vengeance

L'interview d'un homme ayant partagé la vie de d'Omar Mateen, le tueur d'Orlando, sème le trouble :

Attentat-d-orlando-la-tour-eiffel-illuminee-aux-couleurs-de-la-communaute-lgbt"Dans une interview exclusive à Univision, le réseau de chaînes américaines diffusées en espagnol, celui qui dit avoir partagé la vie de Mateen le décrit comme un «homosexuel perturbé, qui buvait beaucoup et qui avait un sentiment de rancune envers la communauté hispanique, rencontrée au Pulse (le club gay où la tuerie a eu lieu). L'homme, qui dit avoir été son amant pendant deux mois, explique que Mateen était «en colère et énervé» après qu'un homme avec qui il avait eu des rapports sexuels lui a annoncé qu'il était infecté par le virus du Sida (...)

Cet homme, qui n'a pas souhaité révéler son identité, a accepté l'interview en étant déguisé et en empruntant un faux prénom. Il dit avoir rencontré le terroriste grâce à un site de rencontre homosexuel l'an dernier, juste avant d'entamer une relation. Il décrit Mateen comme un homme «doux». La procureur en charge du dossier n'exclut pas les témoignages qui pourraient suggérer qu'Omar Mateen avait des «intérêts homosexuels».

Au moment de la tuerie, Mateen a composé le numéro d'urgence 911, expliquant avoir prêté allégeance à l'État islamique. Selon l'homme interviewé, Mateen ne lui a jamais révélé sa vraie identité, se faisant passer pour un père de famille marié de 35 ans. Il affirme aussi que sa deuxième femme savait qu'il fréquentait des bars gays et que son mariage était une parade pour cacher son homosexualité. Il aurait agi après s'être senti «utilisé» par une communauté hispanique qui ne l'a jamais vraiment accepté. Sa réponse, «une pure vengeance envers la communauté homosexuelle», comme l'explique celui qui se présente comme son ex-compagnon, était aussi une façon d'exprimer sa frustration.

Cette thèse a déjà été présentée la semaine dernière dans plusieurs médias. Plusieurs sources ont affirmé que Mateen utilisait le réseau social gay Jack'd et l'application de rencontres Grindr depuis une bonne année. L'actuel fiancé de l'ex-femme de Mateen a affirmé aux médias brésiliens que, selon cette dernière, le terroriste avait «des tendances gay refoulées» et que son père l'avait traité d'homosexuel à plusieurs reprises."

Et dire que certains avaient fait un amalgame avec la religion de paix et d'amour qu'est l'islam...

Posté le 22 juin 2016 à 14h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

GPA : malgré de belles déclamations contre l’esclavagisme reproductif, l’hypocrisie politicienne l’a emporté

Le député LR Yannick Moreau dénonce :

"Mardi 21 juin, j’ai voté en faveur des deux propositions de loi de mes collègues Valérie Boyer et Philippe Gosselin dont l’objet était de renforcer les sanctions contre le recours aux « mères porteuses » qui contourne notre droit actuel dépassé par l’évolution des techniques et de constitutionnaliser le principe « d'indisponibilité du corps humain ».

Ces deux propositions de Lois, dont je suis cosignataire, avaient été présentées en Commission des Lois puis en séance publique jeudi dernier. J’étais présent lors de ces deux sessions et suis intervenu pour les défendre.

Malgré de belles déclamations contre l’esclavagisme reproductif, l’hypocrisie politicienne l’a emporté. Après avoir déserté les débats, les socialistes ont fui leurs responsabilités en abandonnant les femmes exploitées.

Alors qu'en théorie, la loi française interdit le recours aux mères porteuses, en pratique le gouvernement et la jurisprudence reconnaissent les effets de GPA conclues à l'étranger, alors même que le Conseil Constitutionnel les caractérise comme des "fraudes à la loi" manifestes. Les arguties et les diversions ne sont pas à la hauteur de notre responsabilité de législateur.

La France doit lutter par tous les moyens contre la GPA, promouvoir la dignité et le respect de toutes les femmes. Nous ne pouvons pas transiger avec le principe d'indisponibilité du corps humain, principe cardinal de la protection de la dignité humaine.

Manuel VALLS n’a pas tenu ses engagements d'octobre 2014 sur la promotion d'une initiative internationale de lutte contre la GPA. Le Premier ministre n’a pas, sur le territoire national, défendu bec et ongle l'interdiction et la non-reconnaissance totale des mères porteuses et de ses effets. C’est ce que nous avons redit avec mes collègues également membres de l’Entente parlementaire pour la Famille dans une Lettre ouverte.

Les services de l'Etat doivent engager des poursuites judiciaires contre les entreprises étrangères qui se livrent à ce commerce illicite dans les grands hôtels parisiens.

Cette pratique pseudo-moderniste est indigne du pays des droits de l'Homme."

Posté le 22 juin 2016 à 11h45 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2016

Pour stopper la GPA, le combat va continuer au Sénat

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La Manif Pour Tous déplore que, prisonnière de ses calculs d'appareils, la majorité parlementaire n'a pas osé voter pour des propositions de loi au motif qu'elles avaient été déposées par des députés de l'opposition. Mais le contenu du débat parlementaire de ce jour montre que le scandale de la GPA (Gestation Par Autrui) est désormais clairement dénoncé par tous les députés, de droite comme de gauche. C'est une véritable avancée dans le combat pour les droits des femmes et des enfants, victimes de ce scandaleux business aussi lucratif qu'intolérable. Enfin, les masques tombent et la réalité sordide de la GPA est aujourd'hui unanimement reconnue. Le soutien du groupe Communistes et de députés du groupe socialistes (détail des votes ici) est un signal fort qui doit être largement entendu. Cette évolution du discours fait écho à l'opinion publique qui rejette fortement la GPA. Selon un sondage Opinion Way pour La Manif Pour Tous réalisé du 3 au 5 mai 2016, 6 Français sur 10 considèrent que la GPA a des conséquences négatives pour la mère, et une nette majorité (52%) dénonce les conséquences sur l'enfant. 

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, déclare :

« Parce que la lutte pour la dignité des femmes et des enfants est une urgence, nous devons poursuivre notre mobilisation. Les signaux sont au vert et le vent tourne. Nous allons travailler avec les sénateurs pour initier une nouvelle proposition de loi pour stopper la GPA non seulement en France mais aussi pour les Français. Il est hypocrite de prétendre que la GPA est interdite en France alors que la circulaire Taubira facilite le recours à la GPA dès lors qu'elle est pratiquée à l'étranger. Plus que jamais, nous sommes déterminés à agir et à nous mobiliser pour l'abolition universelle de la GPA : la dignité des femmes et des enfants n'a pas de frontière ».

Posté le 21 juin 2016 à 21h00 par Michel Janva | Lien permanent

Conseil de l'Europe : suspension du rapport de Sutter sur la GPA

Malgré le rejet des 2 propositions de loi visant à interdire la GPA, 11 députés - sans doute de gauche - n'ont pas voté pour ou contre la PPL Gosselin et 29 n'ont pas voté sur la PPL Boyer. Quant à l'extrême-gauche - en tout cas une partie - elle a voté pour les PPL. La majorité sur les votes a été très nettement moins large que le clivage partisan; le centre et les droites se sont mobilisées. Cependant, ils se tous se sont déclarés opposés à la GPA : la donne a radicalement changé depuis 2012 sur ce sujet.

Par ailleurs, la Commission des Affaires sociales du Conseil de l'Europe a voté la suspension du rapport de Sutter sur la GPA "pour raisons procédurales" !

Commentaire de Gregor Puppinck :

"La Commission des questions sociales, de santé et du développement durable a décidé aujourd'hui, le (21 juin 2016, de suspendre l’'examen du projet de rapport favorable à la gestation par autrui présenté par le Dr Pétra De Sutter dans l’attente des conclusions de la Commission du règlement.

L’ECLJ se félicite de cette décision.

La Commission du règlement aurait, paraît-il, été saisie de la question du conflit d'intérêts de la rapporteur ainsi que d’une question d’interprétation du Règlement relative à la faculté pour une commission de dessaisir un rapporteur avant la fin de son mandat. La question de dessaisir Pétra De Sutter de son mandat de rapporteur se serait en effet posée après le rejet de son projet de rapport le 15 mars dernier, mais n’aurait pas été tranchée en raison de désaccords quant à la procédure.

Le mandat confié à Petra De Sutter pour présenter son rapport s’achèvera le 3 octobre prochain ; cela peut expliquer pourquoi elle a tenté de faire adopter dès cette semaine son nouveau projet de rapport. La décision de suspension rend difficile l’examen de son texte dans le délai imparti et pourrait obliger Petra De Sutter à essayer d’obtenir une éventuelle prolongation de son mandat.

Le nouveau projet de rapport, présenté cette semaine est, paraît-il, particulièrement pernicieux.

Classé confidentiel, les députés et a fortiori les ONG, n’ont malheureusement pas la possibilité de le communiquer au public. Le public devrait pourtant avoir le droit – comme dans tous les parlements- de connaître les travaux parlementaires.

D’après nos informations, le nouveau projet de rapport instrumentalise l’intérêt des enfants au profit des adultes et repose sur une distinction fallacieuse entre GPA à but lucratif (commerciale) et GPA sans but lucratif (altruiste).

En outre, la GPA pose bien d’autres problèmes plus graves que celle de la détermination du montant de la transaction, notamment celui de la situation des mères porteuses sur le rapport ne dit mot."

Posté le 21 juin 2016 à 18h28 par Michel Janva | Lien permanent

Le gouvernement ne veut pas interdire la GPA [Addendum : détail des votes]

La proposition de loi de Valérie Boyer visant à lutter contre le recours à une mère porteuse a été rejetée par 262 voix contre 241, malgré le soutien du Front de Gauche.

G

La proposition de loi constitutionnelle de Philippe Gosselin visant à rendre constitutionnel le principe d'indisponibilité du corps humain a été également rejetée : Pour : 227 Contre : 291.

Addendum sur le détail des votes :

PPL de Valérie Boyer ici. 3 députés socialistes ont voté pour (Richard Ferrand, Michel Françaix, Jean-Michel Villaumé) comme les députés communistes (Bruno Nestor Azérot, Alain Bocquet, Marie-George Buffet, Patrice Carvalho, André Chassaigne, Alfred Marie-Jeanne, Jean-Philippe Nilor, Nicolas Sansu, Gabriel Serville). A droite, aucune défection. N'hésitez pas à remercier tous les députés qui ont voté pour.

PPLC de Philippe Gosselin ici. 1 député UDI a voté contre (Michel Zumkeller) et 2 se sont abstenus (Philippe Folliot, Maina Sage). Toute la gauche a voté contre.

Posté le 21 juin 2016 à 17h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

A Tours, il est interdit de critiquer le centre LGBT

Même si ce centre est favorable à la GPA, comme l'exprime cet extrait d'une assemblée générale :

« Nous avons gagné de nombreux combats mais il y en a encore de nombreux autres à mener : la PMA, la gestation pour autrui, le droit des transgenres, les droits des travailleurs du sexe, etc. Dans ces combats, certains de nos partenaires ne seront pas d'accord. C'est pour cela que nous devons les mener unis. »

La conseillère municipale Cécile Chevillard, proche de La Manif Pour Tous, s'est exprimée lundi lors du conseil municipal de Tours, au détour d'une délibération destinée à voter des subventions pour 65 associations dont 600€ pour le Centre LGBT de Touraine afin de mener des actions de prévention contre le suicide.

"dans ce contexte particulier et tragique j'ai une pensée pour toutes les victimes de cet acte barbare à Orlando. Pour cette raison uniquement je voterai cette subvention. La barbarie et le terrorisme ne doivent pas paralyser toute réflexion, ce serait donner raison à la violence et l'intolérance."

Concernant le Centre LGBT elle le qualifie :

"une association qui est plus qu'un lobby politique défendant des postures politiciennes comme on l'a vu récemment."

Elle ajoute que ce soutien municipal pour la prévention anti-suicide serait plus justifié ailleurs en citant une liste d'autres structures : CHU, SOS Amitié, La Maison des Adolescents... Pour  la socialiste Cécile Jonathan, "C'est scandaleux que le maire la laisse déblatérer des contre-vérités". Sic.

Posté le 21 juin 2016 à 16h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

GPA : lettre ouverte au Premier ministre

L'Entente parlementaire pour la Famille rassemble des députés et des sénateurs soucieux de la promotion de la famille et de la protection de l'enfant. Elle publie dans le Figaro une lettre ouverte au Premier ministre, signée par Xavier Breton, député de l'Ain, Philippe Gosselin, député de la Manche, et Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône :

"Monsieur le Premier Ministre,

Le 2 octobre 2014 vous affirmiez dans une interview accordée au journal La Croix que «la GPA est et sera interdite en France. C'est le choix très ferme du président de la République et de son gouvernement». Vous ajoutiez: «la GPA est une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes.».

Monsieur le Premier Ministre, après le temps des paroles, vient le temps des actes. Par cette lettre ouverte, nous nous adressons solennellement au chef de la majorité actuelle.

Ce mardi 21 juin, deux textes sur l'interdiction de la Gestation pour autrui (GPA) sur le sol français vont être soumis au vote de l'Assemblée nationale:

-la proposition de loi de Valérie Boyer, visant à lutter contre le recours à une mère porteuse,

-et la proposition de loi constitutionnelle de Philippe Gosselin visant à rendre constitutionnel le principe d'indisponibilité du corps humain.

Il est de votre devoir de mobiliser votre majorité sur ces propositions de loi.

Loin d'une quelconque polémique, ce sujet doit nous rassembler. Ensemble, nous devons affirmer notre volonté de lutter contre cette nouvelle forme d'esclavage. La France, pays des Lumières, pays qui a apporté les Droits de l'Homme au monde, doit assumer cet héritage pour transmettre aux générations futures un monde meilleur.

Monsieur le Premier Ministre, en cohérence avec vos propos de 2014, nous vous demandons d'appeler votre majorité à soutenir ces propositions de loi pour la défense de la femme et de l'enfant.

Dans l'attente d'une réponse de votre part, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Premier Ministre, nos respectueuses salutations.

Pour les députés membres de l'Entente Parlementaire pour la Famille."

Posté le 21 juin 2016 à 15h38 par Michel Janva | Lien permanent

Qui veut stopper la GPA ?

La Manif Pour Tous sera attentive aux votes des députés qui ont une occasion historique de faire stopper le scandale de la GPA et des mères porteuses :

"Drapeaux géants et banderoles ont été déployés sur l'esplanade des Invalides lors d'un happening à 12h30 pour encourager les députés à adopter ces propositions de lois.

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Pour lutter contre la GPA (Gestation Par Autrui), les engagements pris par Manuel Valls le 3 octobre 2014, à la veille d'une forte mobilisation de La Manif Pour Tous, sont toujours restés lettre morte. Le Premier Ministre avait pourtant été très clair pour dénoncer le scandale d'une pratique indigne qui réduit l'enfant au rang d'objet et la femme à celui de moyen de production. Interdite en France, la GPA n'est toujours pas interdite aux Français qui peuvent passer commande via des agences qui facturent les enfants plusieurs dizaines de milliers d'euros, et parfois plus. Et grâce à la circulaire Taubira, les faux parents, c'est à dire les commanditaires ou clients, peuvent faire inscrire l'enfant à l'état civil français. Cette circulaire est donc un passeport pour le développement du commerce d'enfants. L'hypocrisie est énorme car si certains cherchent à rassurer l'opinion en expliquant que la GPA est interdite en France, elle demeure en réalité autorisée pour nos ressortissants."

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Ludovine de La Rochère déclare :

« La dignité des femmes et des enfants n'a pas de frontières ». « Ce qui est indigne en France l'est aussi dans les autres pays. C'est pourquoi, il faut se mobiliser pour obtenir l'abolition universelle de la GPA ».

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C'est ce qui est rendu possible avec les propositions de loi de Valérie Boyer et Philippe Gosselin qui seront soumises au vote des députés cet après-midi, vers 17h.

« La mobilisation pour la dignité des femmes et des enfants est au-delà des clivages politiques. Tous ceux qui refusent ce commerce sordide doivent aujourd'hui voter ces propositions de loi. Ceux qui prétendent être opposés à la GPA mais qui voteront contre ces textes ne seront que des hypocrites. Nous serons attentifs à leurs votes qui contribuera à faire prospérer les usines à bébés ».

5

Des députés de la majorité, comme Bruno-Nestor Azérot, ont d'ores et déjà annoncé qu'ils soutiendraient ces propositions de loi.

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Hervé Mariton et Ludovine de La Rochère :

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Posté le 21 juin 2016 à 15h28 par Michel Janva | Lien permanent


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