03 mai 2016

La Manif Pour Tous perturbe le meeting de Bruno Le Maire

A Versailles :

"Ils étaient une poignée mais ont réussi à perturber le meeting de Bruno Le Maire, lundi soir, à Versailles. Discrètement installés dans le Palais des Congrès, les partisans de la Manif pour Tous ont attendu leur heure pour prendre la parole. En l’espace de quelques échanges verbaux plutôt musclés, l’affaire a tourné au quasi-pugilat avant que le député de l’Eure ne parvienne à reprendre la parole et le cours de la soirée.

Fabien Bouglé, conseiller municipal d’opposition de Versailles Famille Avenir, proche des anti-mariage gay, a, lui aussi, échangé quelques propos assez vifs avec le candidat. « Bruno Le Maire, c’est un cas particulier. Il a insulté par voie de presse tous ceux qui veulent revenir sur la loi Taubira. Dès que nous avons appris sa venue, nous nous sommes mobilisés pour l’accueillir à notre manière », explique-t-il. [...]"

Posté le 3 mai 2016 à 22h02 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre

A l'heure où la défense de la cause animale semble l'emporter sur la défense de l'embryon et de la vie naissante, le site Génètique a interrogé Ludovine de La Rochère sur la dernière campagne de la Manif pour Tous dénonçant la GPA :

"Alors que la SPA a lancé sa campagne d’affichage dans le métro parisien pour s’insurger contre les mauvais traitements infligés aux animaux, la « Manif pour tous » reprend le flambeau et s’invite sur les réseaux sociaux avec une campagne dénonçant la GPA. A son tour, elle s’adresse à « Monsieur le Président, #JeVousFaisUneLettre…

Pourquoi cette initiative ?

Gpa_3La campagne de la SPA dénonce de façon juste quelque chose de scandaleux. Nous avons voulu détourner cette campagne par ailleurs légitime, parce que ce qui touche la personne humaine est encore plus grave. Interpeler l’opinion publique sur la question des animaux est une bonne chose, mais ce qui se passe pour les être humains est évidement plus important. Aujourd’hui, on parle beaucoup d’écologie, de respect des animaux, des végétaux, mais s’ils sont à respecter, c’est parce que qu’ils sont nécessaires à l’homme. L’homme qui doit respecter la nature pour la transmettre aux générations futures.

Pour nous, il s’agissait de montrer avec humour qu’il est grand temps de s’occuper de l’être humain, le grand oublié de notre société. Sans doute parce que le sujet est trop angoissant, peut-être par pudeur, par timidité ? Il était important d’interpeler sur ces sujets graves, sur un ton qui ne l’était pas, pour aider à se poser des questions, de bonnes questions.

Comment avez-vous organisé cette campagne ?

Gpa_4Nous avons orienté la campagne, exclusivement via les réseaux sociaux, autour des pratiques illégales qui n’existent pas en France, et d’autres qui, sans être légales, se passent en France. Aucune n’est acceptable.

Aujourd’hui, il suffit d’aller faire un tour sur Internet pour se rendre compte qu’il y a des jeunes femmes françaises qui se rendent disponibles pour être mère porteuse. Pour autant, le phénomène reste très minoritaire : la GPA est illégale et n’offre aucune garantie pour les parents d’intention, si la femme veut garder le bébé par exemple… S’il n’existe pas d’usine à bébé en France, la complicité avec ce trafic est tout aussi inacceptable.

Quant à la GPA à l’étranger, le choix se fait sur catalogue. Aux Etats Unis, la donneuse d’ovocytes et la mère porteuse sont différentes. Pour la mère porteuse, les contrats sont très durs, avec des explorations très intrusives : elles sont sélectionnées en fonction de leur patrimoine génétique, on refait leur généalogie jusqu’aux grands parents pour vérifier leur comportement psychique, psychologique. Ce qu’elles mangent est surveillé… De leur côté, les clients moins fortunés se tournent vers le « low cost ». Dans des pays comme l’Inde, la mère porteuse est la mère légale, mais elle abandonnera ses droits sur l’enfant, une des clauses inscrites dans le contrat qu’elle a signé, mais que bien souvent, elle ne comprend pas.

En Angleterre, la GPA est autorisé sous couvert d’« altruisme », même si les femmes reçoivent de l’argent. Si elles sont peu nombreuses à accepter de porter l’enfant d’un autre, la légalité de la pratique dans leur pays donne bonne conscience et les anglais n’hésitent pas à se rendre à l’étranger. Quoiqu’il en soit, qu’elle soit altruiste ou non, la pratique demeure inacceptable.

Quel était votre objectif en reprenant cette campagne ?

Je constate qu’il y a beaucoup de désinformation sur ce sujet et d’ignorance sur ce qui se passe dans la réalité et peu de personnes se sentent peu concernées. Globalement, les Français restent très opposés à la GPA, et l’opinion publique est notre première cible… Les politiques réagissent quand les Français réagissent…

Gpa_5L’objectif de cette campagne est d’abord de rectifier l’information : aujourd’hui la GPA est interdite en France, mais elle est tolérée. Elle remet en cause le statut particulier de l’être humain qui fait, dans ce cas, l’objet d’un contrat, et qui peut être traité comme un produit ou un service.

L’injustice faite aux enfants trouve peu d’écho : les journalistes sont mal à l’aise et parfois coupent le micro. Les animaux sont mieux traités que les hommes, le sujet est plus consensuel, moins polémique, plus facile.

Du côté de la femme, la grossesse est appréhendée dans une dynamique très matérialiste, on parle de location d’utérus, comme s’il s’agissait de la simple mise en location d’un être humain. Or la dignité de cet être humain nous concerne tous ! Et il s’agit de défendre le statut de la femme.

Cette campagne va plus loin que celle de la SPA. Elle va au-delà de la simple question de la légalité, elle porte sur quelque chose de plus fondamental : est-ce qu’on est dans le mauvais traitement de la personne ? Force est de constatée que la violence faite aux femmes et aux enfants est une violence majeure.(...)"

Posté le 3 mai 2016 à 15h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

29 avril 2016

Accueil LMPT pour Bruno Le Maire à Versailles le lundi 2 mai

Bruno Le Maire sera à Versailles lundi 2 mai 2016 à 20 h00 Au Palais des Congrès 

Accueil du candidat à la primaire avec drapeaux, sifflets et bonne humeur… !

Posté le 29 avril 2016 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent

Nicolas Bay : oui, le FN abrogera la loi Taubira

Interrogé par Caroline Parmentier dans Présent (dont le site internet vient d'être renouvelé), Nicolas Bay déclare :

B"[...] Il faut mener une lutte sans faiblesse face aux islamistes ! Et face à TOUS les islamistes, car je remarque que si l’on se focalise beaucoup sur les salafistes, on en oublie trop facilement les autres mouvances qui partagent en réalité la même matrice idéologique. Je pense notamment aux Frères musulmans, représentés dans notre pays par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), organisation avec laquelle des responsables politiques tels que Christian Estrosi ou Alain Juppé entretiennent de cordiales relations dans leurs villes respectives. Pour ma part, je considère que l’on ne doit pas distinguer les islamistes selon la longueur de leur barbe ou l’épaisseur du voile qu’ils imposent aux femmes. [...]

Les déclarations de Florian Philippot notamment sur le « mariage » homo sur lequel il a ironisé, laissant entendre qu’il ne s’agit pas pour lui d’un sujet majeur, ont provoqué une vive polémique. Est-ce que vous confirmez que vous abrogerez la loi sur le mariage pour tous si le FN arrive au pouvoir ?

Sur ce sujet, la position adoptée à l’unanimité par notre Bureau politique (dont Florian Philippot fait bien sûr partie) est claire et je la rappelle : oui, le FN abrogera la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Je n’ai pas lu où que ce soit que Florian Philippot aurait changé d’avis à ce sujet.

Comme dans tout groupe humain, il y a au FN des personnalités avec des parcours et des sensibilités différentes, mais chacun se retrouve dans le corpus commun tel que défini par notre présidente et par nos instances. Ces nuances font que l’on peut être plus sensible à tel ou tel sujet. Pour ma part, je considère que les enjeux et combats sont multiples mais liés et doivent être menés de front. C’est à mes yeux le même mouvement de globalisation et d’indifférenciation qui s’attaque aux nations, aux frontières, aux identités, et à la famille.

A droite on entend beaucoup de défiance contre Marine Le Pen. Elle a gagné beaucoup de voix à gauche mais elle n’arriverait pas à rassembler à droite. C’est un peu le sens des Rendez-vous de Béziers organisés par Robert Ménard fin mai. Il le dit lui-même : « L’incapacité du FN à prendre une région en décembre dernier, la place de Juppé très haut dans les sondages, tout concourt à décourager certains de nos amis, à penser que 2017 est déjà perdu. » Seul contre tous, le FN peut-il encore gagner ?

— Il me semble qu’une partie de votre analyse est erronée : lors des élections régionales, un grand nombre d’électeurs issus de la « droite » se sont portés sur les listes du Front national. Pas suffisamment pour que nous l’emportions, je vous le concède, mais la poussée a cependant été très forte. Et c’est justement pour cela que certains – dont les prébendes et places sont directement menacées par cette érosion électorale – tentent de caricaturer notre programme, nos positions et propositions. Face à cela, il s’agit pour nous de continuer à parler plus haut, plus clair et plus fort, notamment dans le domaine économique. En rappelant que l’Etat protecteur et la liberté d’entreprendre ne sont pas antinomiques, bien au contraire, ou encore que notre projet défend tout autant le protectionnisme qu’une politique fiscale tournée vers la défense des petites et moyennes entreprises qui constituent l’essentiel du tissu économique de la France. Et pour évoquer les rencontres organisées à Béziers par Robert Ménard, je trouve sain et vivifiant que le débat intellectuel soit foisonnant au sein ou à la périphérie de notre mouvement. Tout ce qui permettra que le rassemblement des patriotes sincères se poursuive et s’amplifie autour du Front afin d’assurer la victoire de Marine Le Pen en 2017 doit être encouragé.

Posté le 29 avril 2016 à 16h55 par Michel Janva | Lien permanent

LGBT : le département compensera la subvention supprimée par la région

Le Département de Loire-Atlantique annonce qu'il augmentera sa contribution au festival de films Cinépride, suite à la suppression de la subvention de la région Pays de la Loire.

Le département de Loire-Atlantique soutient donc la légalisation des mères porteuses et de la vente d'enfants, promues par ce centre LGBT.

Posté le 29 avril 2016 à 16h54 par Michel Janva | Lien permanent

Après l'accueil des ministres, l'accueil des candidats

Dans la suite de La Manif Pour Tous et de l'accueil des ministres de François Hollande, harcelés par les défenseurs de la famille dans tous leurs déplacements, nous vous proposons une nouvelle activité ludique au cours de l'année qui vient : l'interpellation des candidats à la présidentielle sur la question du mariage.

Voici par exemple l'agenda de François Fillon, qui a renoncé à vouloir abroger la loi Taubira (et qui considère par ailleurs l'avortement comme un droit fondamental) :

  • Mardi 3 mai : 18h30 à 20h30 : Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux (92)
  • Lundi 9 mai : 19H00 : Salle des Fêtes, Avenue de la 2ème Division Blindée, Schiltigheim (67300)

Pour Jean-François Copé :

  • Lundi 2 mai à 18h00 : Centre André Malraux 112, rue de Rennes, 75006 Paris

Pour Alain Juppé :

Et ainsi de suite pour les autres candidats afin de leur rappeler l'importance de l'institution familiale, fondée sur l'union entre un homme et une femme.

Envoyez ensuite vos photos et vidéos, nous nous ferons un plaisir de les mettre en ligne.

ONLR.

Posté le 29 avril 2016 à 10h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

La Colombie dénature le mariage

La Cour constitutionnelle de Colombie a définitivement (jusqu'à réaffirmation de la loi naturelle) légalisé jeudi le mariage entre personnes du même sexe. 

Posté le 29 avril 2016 à 10h29 par Michel Janva | Lien permanent

28 avril 2016

La gauche et les LGBT refusent de condamner la pratique des mères porteuses

Précisions de Bruno Retailleau, président du Conseil régional, suite à l'annonce par Laurence Garnier de l'arrêt des subventions à une association LGBT :

Unknown-7"Le Conseil régional ne peut subventionner une association qui refuse de s’engager sur le respect de la loi républicaine en faisant la promotion de la GPA.

  • Cette position, je l’assume entièrement, tant sur le fond que sur la forme.
    • Sur le fond car c’est la décision du respect de la loi : la GPA est interdite et ceux qui favorisent le recours à cette pratique peuvent être sanctionnés sur la base du « délit d’entremise » visé à l’article 227-12 du Code Pénal. Organiser une réunion pour donner « un maximum d’informations » sur le recours à la GPA, comme l’a fait le centre LGBT le 27 novembre dernier, n’a donc rien d’un acte anodin. Le centre LGBT doit en assumer les conséquences, y compris sur le plan financier car en tant qu’institution républicaine, le Conseil régional ne peut financer une association faisant la promotion d’une pratique interdite par les lois de la République
    • Quant à la forme, nous avons cherché à établir un dialogue constructif avec les responsables du centre LGBT en leur assurant que nous étions prêts à revoir notre position s’ils s’engageaient formellement à ne plus promouvoir la GPA. Comment une association qui demande une subvention sur fonds publics peut-elle refuser de s’engager sur le respect de la loi ?
  • S’agissant des attaques de la gauche régionale évoquant un « chantage à la subvention », je les trouve véritablement scandaleuses.
    • En quoi le fait de demander à une association subventionnée par la Région de respecter la loi serait du « chantage à la subvention » ? Je refuse d’accorder des passe-droits à quiconque : la République ce sont des règles qui s’appliquent à tous et auxquelles chacun doit se conformer.
    • En réalité, ces propos illustrent l’état de confusion et même de démission de toute une partie de la gauche face à la GPA : tout en affirmant que cette pratique restera interdite, les socialistes refusent de la dénoncer clairement et de la combattre concrètement, quand ils ne favorisent pas dans les faits son développement. On l’a vu avec la circulaire de Christiane Taubira. Je trouve lamentable cette attitude politicienne qui au final, fait le jeu de ceux qui organisent la marchandisation du corps des femmes et utilisent la misère de dizaines de milliers de « mères porteuses » dans le monde entier, dans le seul but de faire du profit. Dans le combat contre la GPA, je ne lâcherai rien car je considère que c’est un combat de civilisation.

Posté le 28 avril 2016 à 21h47 par Michel Janva | Lien permanent

27 avril 2016

Le Conseil régional des Pays de la Loire suspend une subvention d'un festival LGBT

Communiqué de Laurence Garnier, présidente de la commission culture au Conseil régional :

ChEpg3aWUAE--MY.jpg-large

Posté le 27 avril 2016 à 22h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

26 avril 2016

UE : le lobby LGBT veut empêcher l'initiative Mum Dad & Kids

La pétition internationale destinée à définir la famille comme l'union d'un homme et d'une femme est redoutée par le lobby LGBT, qui tente de la faire rejeter par la Commission de l'UE.

Mum Dad & Kids a déjà plus de 30 000 signatures. Pour signer c'est ici.

Posté le 26 avril 2016 à 16h49 par Michel Janva | Lien permanent

295 adoptions acceptées pour des LGBT contre 9 refus

Lu ici :

"Interpellée sur la question de l'adoption plénière de l'enfant biologique par l'épouse de la mère, la Chancellerie précisait, il y a quelques jours, que les divergences jurisprudentielles observées entre les familles concernées étaient moins nombreuses qu'il n'y paraissait. En effet, au 1er juillet 2014, et depuis l'entrée en vigueur de la loi n° 2013-404 du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux personnes de même sexe, seules neuf décisions de rejet avaient été prononcées, pour deux cent quatre-vingt-quinze décisions favorables aux demandes d'adoption de l'enfant par l'épouse de la mère, lequel est né d'une assistance médicale à la procréation réalisée à l'étranger."

Posté le 26 avril 2016 à 12h07 par Michel Janva | Lien permanent

25 avril 2016

Le président de l'association des gays et lesbiennes sous les verrous

Dans le Haut-Valais :  l'homme a été condamné pour avoir tenté de favoriser des relations sexuelles sans protection avec un porteur du virus HIV.

Le président du tribunal est très certainement un homophobe, il n'y a pas d'autre explication. En effet, ce charmant père de famille (le président de l'association des gays et lesbiennes, pas le président du tribunal) avait déjà été condamné en 2008 à une peine pécuniaire de 16000 francs pour avoir consulté des images pornographiques mettant en scène des enfants et des animaux. En 2007, il avait photographié nus sous la douche ses deux enfants, âgés de 5 et 8 ans au moment des faits, et avaient transmis les clichés à des pédophiles. Pas d'amalgame, n'est-ce pas...

Posté le 25 avril 2016 à 17h31 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2016

L'argumentaire de Mark Regnerus face aux mensonges LGBT

Un lecteur, que je remercie, nous a traduit l'article de Mark Regnerus évoqué ici pour les lecteurs du Salon Beige :

Les médias s’extasient sur une nouvelle étude, qui montre seulement que les parents de même sexe sont plus irrités avec leurs enfants.

Par Mark Regnerus, le 15 avril 2016

Unknown-67La science sociale sur les ménages de même sexe n’est pas tranchée (réglée). Elle est tout simplement en suspens.

Une nouvelle étude sur les enfants de 6 à 17 ans des ménages de même sexe féminin a été publiée et fait actuellement la une des magazines spécialisés, qui proclament que les études sociales [sur le sujet] sont désormais totalement, entièrement, véritablement et définitivement fixées. Le problème est que cette étude n’a pas vraiment accomplit ce que ses admirateurs en disent. En réalité, cette étude porte même atteinte à leur désir d’un consensus reconnu. 

Voici ce que la nouvelle étude proclame : Aucune différence n’a été observée entre les différentes formes de familles sur les relations familiales ou les résultats des enfants.

Et voici ce que cette même étude signale vraiment (et il n’est pas besoin d’un doctorat (PhD) pour le voir) : les parents de même sexe féminins font état de plus grandes colère, irritation et de plus de frustration vis-à-vis de leurs enfants (lorsque ceux-ci semblent mal se comporter) en comparaison avec les parents de sexe opposé.

L’étude en question a été publiée récemment dans le Journal of Developmental and Behavioral Pediatrics, et est basée sur des données du National Survey of Children’s Health récoltées entre 2011 et 2012 à partir d‘enquêtes menées auprès de 96 000 parents en ménages avec un ou plusieurs enfants en dessous de l’âge de 18 ans. 

Parmi les bonnes qualités des études, cette étude-ci en présente plusieurs, et je suis heureux de les reconnaître là où elles sont présentes. Premièrement, l’étude se focalise sur les ménages en « couples stables », qui étaient très rares dans mon étude de 2012 (lien vers l’étude en format pdf : http://www.markregnerus.com/uploads/4/0/6/5/4065759/regnerus_july_2012_ssr.pdf) sur les réponses d’adultes entre 18 et 39 ans aux réponses données aux questions sur les ménages où ils avaient grandis. C’est optimal [les données de la nouvelle étude], aucun doute là-dessus.

Deuxièmement, elle se base sur des échantillons représentatifs au niveau national – un autre plus. Toutefois, lorsque vous commencez avec des données récoltées sur des dizaines de milliers de cas éligibles [pour l’étude] puis que vous en sélectionnez un certain nombre afin de pouvoir comparer 95 ménages de même sexe féminin avec 95 cas de ménages de sexes opposés, vous arrivez rapidement à un point où la signification statistique est assez compliquée à trouver. (En effet, réduire toujours et toujours plus la taille de l’échantillon en provenance de mon étude est exactement la manière par laquelle les analystes en sont venus à proclamer [lien : http://www.thepublicdiscourse.com/2015/05/14978/] qu’il n’y avait, après tout, aucune différence statistique réelle). Fondamentalement, la taille (de l’échantillon) compte. Ici, la taille de cet échantillon est plus de deux fois supérieure à celui de l’étude sur les modèles appariés de Charlotte Patterson et Jennifer Wainwright (liens vers deux études: http://www.the7eye.org.il/wp-content/uploads/2015/07/lgbt-parents4.pdf et http://people.virginia.edu/~cjp/articles/wp08.pdf) qui étudiaient 44 ménages de même sexe en comparaison avec 44 ménages de sexes opposés.

Localiser un vaste échantillon de ménages de même sexe avec enfant(s) dans les études basées sur la population reste un défi, même en mettant à part les estimations gonflées sur leur nombre réel au sein de la population. Par conséquent, il est encore compliqué de trouver à peu près partout et au hasard des ménages de même sexe stables et avec enfant(s), sauf dans les journaux et à la télévision. Malgré ces limitations, cette étude semble constituer une amélioration. En revanche, elle échoue lamentablement à prouver ce qu’elle proclame, et il n’est pas exagéré de le dire ainsi. Pourquoi ? Il y a plusieurs raisons, dont la première est assez étonnante.

 

Bien qu’affirmant le contraire, les mères des couples de même sexe présentent un problème sur un facteur de l’étude que les auteurs ont bizarrement décidé d’appeler « stress parental ». Ainsi (probablement), les mères de même sexe présentent, de manière notable, un « stress parental » supérieur aux couples de sexes opposés. La bizarrerie dont je parle est la décision d’appeler ce facteur « stress parental » en premier lieu. Ce n’est pas une mesure du stress, et il n’est nul besoin de faire appel à un psychomotricien pour le voir. Chaque parent répondant s’est vu demander combien de fois durant le mois précédant ils ont :

  • Ressenti qu’il était plus difficile de s’occuper (de prendre soin) de leur enfant qu’il ne l’est pour la plupart des enfants du même âge
  • Ressenti que leur enfant faisait des choses les dérangeant particulièrement
  • Ressenti de la colère à l’encontre de leur enfant.

Les auteurs ont donc appelé « stress » ce qu’il convient d’appeler un index à trois facteurs sur l’irritation et la colère. Pourquoi les mères de même sexe sont-elles plus en colère contre leurs enfants que les parents de sexes opposés ? Je l’avoue : je l’ignore. Mais cette étude révèle involontairement qu’elles le sont [plus en colère]. La différence, d’ailleurs, est « modérée », ce qui signifie qu’elle n’est pas insignifiante.

Les auteurs font même une ouverture en blâmant l’absence du père comme cause de l’irritation que les parents de même sexe féminin ressentent envers le comportement de leurs enfants. Ils ne citent pas ouvertement son absence, cependant. (Cela ne peut pas compter, n’est-ce pas ?). Néanmoins, ils questionnent ses gènes inconnus [ceux du père] et leur possible influence sur le comportement des enfants.

Le NSCH (National Survey of Children’s Health) n’a pas collecté d’informations sur la provenance du sperme utilisé dans la conception des enfants des mères de même sexe. Il est possible qu’il puisse y avoir des différences dans les relations familiales, dans le stress parental et les résultats des enfants suivant que le donneur de sperme soit connu (qu’il soit un ami ou une connaissance de la mère) ou inconnu.

En réalité, nous ignorons complètement si ces enfants sont issus d’une technologie de reproduction assistée. Pas plus que nous ne savons si les femmes s’identifient elles-mêmes comme des lesbiennes ou même si elles sont dans une relation amoureuse de même sexe. (Au moins, mon étude a vérifié ce dernier point). Nous devons présumer qu’elles sont dans ce cas.

Plutôt que de reconnaître que les parents de même sexe sont plus souvent irrités et en colère contre leurs enfants que ne le sont les parents de sexes opposés, les auteurs ont présenté cette découverte en notant simplement que les parents de même sexe reconnaissent plus de « stress parental » que les parents de sexes opposés. Cela sonne plus noblement. 

Additionnellement, les auteurs emploient des modèles régressifs, cherchant à affranchir les ménages de même sexe de toute responsabilité dans les problèmes de santé, les difficultés émotionnelles, les comportements d’adaptation et les habitudes pour le travail à la maison de leurs enfants. Pour être sûr, ils n’ont trouvé aucun effet direct selon le « type » de ménage. Ce qu’ils trouvent, bien qu’ils n’en expliquent aucunement les implications, est un fort effet délétère de « stress parental » sur chacun de ces sujets [comportements des enfants] excepté les problèmes de santé. Cela, dans le monde des sciences sociales, est appelé un effet indirect (négatif) des ménages de même sexe féminins sur le bien-être de l’enfant par l’influence [traduction incertaine ici : former’s influence] du prétendu « stress parental ».

Voilà le résultat clé d’un effort d’amélioration modeste dans l’évaluation des effets des ménages de même sexe sur leurs enfants. Plusieurs autres choses sont aussi à retenir.

Premièrement, le reste des mesures qu’ils emploient semblent tout sauf soigneusement sélectionnées. Le rapport du NSCH, disponible en ligne (lien : http://www.cdc.gov/nchs/data/slaits/2011nschquestionnaire.pdf) sur le site du CDC (Center for Disease Control and Prevention), présente un grand nombre de mesures pour évaluer le bien-être des enfants. Mais la lecture de cette étude ne se fait qu’à travers un petit nombre, incluant une mesure sur la santé générale (Pourquoi la moyenne des enfants de 8 ans des ménages de même sexe serait-elle en mauvaise santé ? Je n’en ai pas la moindre idée. Ni même de ce qui ferait sens pour l’évaluer.) Les auteurs négligent les mesures sur le progrès scolaires, les problèmes à l’école, la participation aux sports et aux activités récréatives, le volontariat, le sommeil, l’exercice [physique], la consommation des médias, la lecture, la dépression, les comportements d’intimidation, et toutes sauf une des cinq mesures de l’épanouissement. Une bonne question est : pourquoi donc n’ont-ils pas inclus toutes ces mesures dans l’étude ?

Deuxièmement, malgré les améliorations l’étude reste du petit côté, présentant des résultats de « non différences » sur les comportements d’adaptations (quand, selon les parents, l’enfant reste calme et sous contrôle devant une situation de défi).qui sont, si vous regardez la Table 3 de l’étude, assez différentes de valeurs nominales. Mais quand vous n’avez que 95 sujets d’études [95 couples], le « pouvoir » [comprendre « capacité »] de détecter des différences significatives dans la population est limité. En d’autres termes, vous pouvez voir qu’il y a une différence (et dans presque toutes les études que je connaisse, cela va dans des directions bien plus nuisibles). Mais tant que vous ne disposez pas d’un échantillon suffisamment important, vous êtes impuissant, capable seulement d’affirmer qu’il n’existe pas de différence statistiques significative.

Les observateurs des études sur les ménages de même sexe ont été martelés depuis une dizaine d’année par ce stratagème intelligent. Les juges et les législateurs ont été nourris à la cuillère avec [cette recette] et ont été amenés à croire que les statistiques ne pouvaient pas se tromper. Or, elles le peuvent, et c’est pourquoi je signale toujours en premier les associations de base. (Il faut porter au crédit des auteurs de l’étude qu’ils l’ont eux aussi fait.)

Troisièmement, la pratique de longue date de discerner les résultats des enfants en parlant à leurs parents se fait vieille. Plutôt que de questionner les enfants eux-mêmes (ainsi que je le fis dans mon étude de 2012, et en dehors de la présence de leurs parents), nous [comprendre « les chercheurs »] continuons à aller voir leurs parents comme leurs référents. Je suis un fervent partisan de l’interrogation des sources indépendantes – soit, en l’occurrence, des enfants – et de le faire de manière anonyme. 

Les enfants d’un ménage divorcé, le divorce étant légal aux Etats-Unis depuis maintenant plusieurs décennies, n’ont jamais parus comparables – en moyenne – aux enfants d’un ménage stable et intact. (Il en va de même pour l’adoption). Leurs avocats [défenseurs] n’ont pas insistés pour que nous reconnaissions qu’ils soient comparables. En réalité, il y a des enfants qui passent par toute sorte de diversité et de bouleversements familiaux et qui finissent par vivre une vie productive et émotionnellement saine en tant qu’adultes. Ces enfants ont vécus dans des ménages hétérosexuels et homosexuels, tout aussi bien que dans des ménages riches et pauvres, blancs et noirs.

Aucun érudit assidu que je connaisse n’a jamais soutenu que les parents de même sexe fassent uniformément de mauvais parents dont les efforts d’éducation étaient voués à l’échec. Non, ce qui est nouveau ici n’est pas la révélation de la différence ni qu’un couple marié, stable, aimant et composé d’un père et d’une mère reste un scénario optimal. Ce qui est nouveau, c’est que nous apprenons ici que la légalisation du mariage civil des personnes de même sexe n’est pas suffisante. Nous devons [note du traducteur : en anglais, l’expression « have to » a une valeur très forte, équivalente à une obligation] reconnaître que « les enfants vont bien ». 

Les gens pensent que j’ai des griefs contre la (les) communauté(s) LGBT. Il n’en est rien. J’ai des griefs contre une science qui refuse de procéder honnêtement, et contre les groupes privilégiés et protégés – comme cela se fait aujourd’hui – avec une coquille protectrice d’administrateurs, de décideurs et d’éditeurs. Par conséquent, le « bashing anti-Regnerus » (lien : http://www.slowlyboiledfrog.com/2016/04/yet-another-study-demonstrates-that.html) continuera jusqu’à nouvel ordre. Il doit en être ainsi. Je serais peut-être impopulaire – il y a bien des choses plus importantes dans la vie – mais je ne me trompe pas sur les avantages comparatifs des couples mariés et stables formés d’un père, d’une mère et d’enfants. Il faudra plus que de la fumée, des miroirs et de la rhétorique sournoise pour défaire cette vérité empirique.

Posté le 22 avril 2016 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

21 avril 2016

FN : Florian Philippot hostile à un collectif sur la famille

Revenant sur les propos de Florian Philippot concernant la loi Taubira («La culture du bonsaï compte aussi beaucoup, ce n’est pas pour autant qu’on va lancer un collectif sur le sujet.»), Minute révèle :

2767_page_01"[...] Tout a été dit ou presque sur cette affaire, sauf que Philippot n’a pas parlé par hasard de « collectif sur le sujet ». Depuis plusieurs mois, Marie-Christine Arnautu, tout aussi vice-présidente du FN que l’est Philippot, manœuvre pour essayer de susciter la création d’un Collectif Famille au sein du Rassemblement Bleu Marine. Ce dont Philippot, qui a réussi à avoir la haute main sur la quasi-totalité de ces collectifs, ne veut pas entendre parler, ainsi que tous ceux qui appartiennent à ce lobby gay qui n’existe pas.

[...] A travers cette polémique infantile, ce sont bien deux lignes qui s’affrontent, et deux camps : ceux pour qui le « mariage pour tous » est un sujet mineur et ceux pour qui il est une « réforme de civilisation » comme l’avait reconnu Christiane Taubira ; ceux pour qui les « questions sociétales » sont secondaires et ceux pour qui les « questions de civilisation » sont primordiales.

[...] Au sein du FN, la ligne civilisationnelle est clairement majoritaire. Marion Maréchal–Le Pen, qui l’incarne, intervenait le 10 avril devant les 358 conseillers régionaux du parti réunis à Paris. Alors qu’elle venait de réitérer sa volonté de se battre pour ces idées-là, et non pour des sondages, la quasi-totalité des élus présents s’est levée pour l’ovationner. On n’a jamais vu un bonsaï se redresser d’émotion devant Philippot."

Posté le 21 avril 2016 à 14h55 par Michel Janva | Lien permanent

20 avril 2016

Pour 2017, la gauche s'engagera sur l'élargissement de la PMA pour les homosexuels

Nous voilà prévenus :

Invitée mercredi dans Questions d'Info, Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes a défendu la mise en place de la procréation médicalement assistée (PMA) à destination des homosexuels à l'issue de l'élection présidentielle de 2017.

"Je n'ai pas changé de position, cela fait cinq ans que j'aie la même. Dès lors que la procréation médicalement assistée, le recours à l’insémination artificielle est ouvert aux couples hétérosexuels je ne comprends pas pourquoi on le refuse aux couples homosexuels", explique la ministre des Familles, et d'assurer : "Le candidat de gauche qui sera candidat en 2017, et élu en 2017, portera incontestablement cet engagement."

Posté le 20 avril 2016 à 16h15 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

17 avril 2016

Pour Marion Maréchal-Le Pen, l'abrogation de la loi Taubira est un sujet fondamental

Marion Maréchal-Le Pen a réagi avec justesse au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI aux propos de Florian Philippot :

CgPa9D3WwAAIzs5"Je trouve la phrase de Florian Philippot maladroite.  Si la culture du bonsaï entraînait des millions de gens dans la rue, cela vaudrait le coup de s'y intéresser.

Cela reste pour moi un sujet fondamental.  Je crois en effet, et après tout c'est son droit, qu'il considère que ce n'est pas un sujet majeur.

Je trouve que Ludovine de La Rochère a été un peu excessive sur ce sujet là, c'est légitime de demander des éclaircissements à Florian Philippot, mais qu'elle aille jusqu'à demander des excuses publiques à Marine Le Pen, qui a toujours été très claire sur la ligne officielle du FN qui est celle de l'abrogation votée à l'unanimité en bureau politique"

Posté le 17 avril 2016 à 16h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

17 mai : rassemblement contre la loi Taubira

Le SIEL appelle les Français à se rassembler à partir de 18h00 le 17 mai à Paris, aux abords de l'Assemblée nationale, pour exiger l'abrogation de la loi Taubira. Trois après, On Ne Lâche Rien !

943778_526797930825384_3162179616536202234_n
 

Posté le 17 avril 2016 à 07h32 par Michel Janva | Lien permanent

16 avril 2016

#NuitDebout LGBTIQPA : "Nous attendons que les personnes non bienvenues s'excluent d'elles-mêmes"

Par LGBTIQPA, entendez Lesbienne Gay Bi Trans Intersexe Queer Pansexuel Assexuel. Certaines réunions de Nuire Debout sont "non mixtes", c'est-à-dire qu'elles n'accueilleront que ceux qui leur ressemblent et qui pensent, et vivent comme eux : c'est le cas des LGBTQetc..., qui "attendent que les personnes non bienvenues s'excluent d'elles-mêmes" : "c'est à dire que les hommes cisgenres (1) sont priés de ne pas y assister" (hommes/garçons cisgenres : personnes assignées garçons à la naissance et s'identifiant comme tel). L'exclusion et le totalitarisme LGBT c'est pour maintenant :

CgLOwP8WQAAWytr.jpg large

 

Posté le 16 avril 2016 à 22h12 par Marie Bethanie | Lien permanent

La patience de Mark Regnerus face aux mensonges LGBT

Mark Regnerus, professeur de sociologie à l'Université d'Austin au Texas, est l'auteur d'une excellente étude sociologique, très sérieuse, qui montre qu'élevés par des homosexuels, les enfants font moins d'études, se droguent plus, vivent plus de l'assistanat, ont plus de chances d'être homosexuels, etc.

Depuis, il est régulièrement la cible de tous les sociologues bien-pensants des Etats-Unis et, patiemment, il répond en disant: certes, mais, dans votre étude, vous oubliez ceci, vous ne prenez pas les bons échantillons, etc. Voir notamment ici, ici.

Il vient de publier un nouvel argumentaire (en anglais) pour montrer l'inanité d'une étude LGBT.

 

Posté le 16 avril 2016 à 11h10 par Michel Janva | Lien permanent

15 avril 2016

Florian Philippot confirme que l'abrogation du "mariage pour tous" n'est pas un sujet prioritaire

Suite du feuilleton Philippot/bonsaï ce matin sur Europe 1. Le vice-président du FN ne semble pas vouloir comprendre que revenir sur un "changement de civilisation" aussi grave devrait être prioritaire en politique :

"Marine Le Pen n'a d'excuses à rendre qu'à ses électeurs et aux Français et certainement pas à des gens qui feraient bien de dégonfler la tête. Un peu d'humilité. Ludovine de La Rochère se bat pour ce qu'elle veut, je le respecte parfaitement. Mais on a tout dit sur ce sujet non ?

Moi, je suis dans la ligne du FN, nous remplacerons ce mariage par un pacs amélioré. Ça n'a jamais changé. Pour le reste, je me permets de dire que ce sujet n'est pas prioritaire."

Posté le 15 avril 2016 à 11h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (41)

Loi Taubira : Florian Philippot doit être recadré

Merci à Boulevard Voltaire de m'avoir interrogé suite aux propos de Florian Philippot sur la loi Taubira et "les torchons d'extrême-droite" :

Posté le 15 avril 2016 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent

14 avril 2016

Jacques Bompard et la culture du bonsaï

Jacques Bompard réagit à la provocation de Florian Philippot à propos de la loi Taubira (source) :

Jacquers_bompard_afp"Cette semaine, le vice-président du Front National a osé comparer la préservation du mariage avec la culture du bonsaï prouvant par la même une étrange confusion entre le socle de la société française et une sympathique passion allogène. Chacun sait que le Front National a largement évolué dans sa direction, comme l’acte d’ailleurs un récent ouvrage : « Rose Marine ».

Au-delà de l’aspect anecdotique des luttes internes de Nanterre, il faut remarquer l’extrême gravité du propos, lequel dénote une méconnaissance profonde du code civile et un mépris affiché pour la réforme la plus dramatique d’un quinquennat qui n’en manque pourtant pas. L’énarque Philippot doit certainement connaître les immanquables implications de la Loi Taubira. Il était d’ailleurs parfaitement exprimé par le collectif de juristes « Famille et République » : la dénaturation i mariage a engendré « un champ d’insécurité juridique à perte de vue »

Un champ d’insécurité qui va jusqu’à la tension sur la question de la Gestation Pour Autrui, c’est-à-dire la location du ventre d’une mère porteuse, souvent à l’étranger. La plus pure barbarie de retour au XXI ème siècle. Dans un récent ouvrage intitulé Les Dernières Heures du Féminisme, Gabrielle Cluzel rappelle même comment des entreprises américaines démarchent les femmes françaises sur notre territoire. Mais cela, visiblement, n’est pas un sujet de campagne pour le chouchou de Marine Le Pen.

L’excellent hebdomadaire Valeurs Actuelles publie cette semaine un reportage édifiant sur les maltraitances des femmes indiennes asservies par l’industrie de la GPA. Les échanges sont édifiants. Ainsi une marchande y répond : « L’important c’est que vous ayez un enfant », l’éthique n’est après tout qu’accessoire. Dans le « Fertility Centre », le message est glaçant : « Poussez ici la porte de l’espoir », une publicité bien oublieuse des femmes mortes mutilées par cette odieuse exploitation. Injections d’hormones, geôliers, punitions physiques, le quotidien des femmes exploitées est odieux.

Une problématique directement liée au mariage homosexuel que Florian Philippot ne devrait pas avoir oublié, puisqu’il a récemment débattu d’un rapport odieux au parlement européen, le rapport « de Sutter », ostensiblement commandé par l’industrie de la GPA. Mais bon, la bioéthique ce n’est pas un cheval de bataille chevènementiste."

Posté le 14 avril 2016 à 21h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Mariage et bonsaï : Gilbert Collard remet Philippot à sa place

Interrogé par Le Figaro hier sur la petite phrase de Florian Philippot dénigrant la lutte contre la loi Taubira, le député Gilbert Collard déclare (vers 9mn15) :

Capture d’écran 2016-04-14 à 07.43.35"Le mariage gay, dans le respect des droits acquis, sera abrogé.

Ce n'est pas ce que dit Florian Philippot

Oui mais je ne sais pas dans quel congrès d'horticulteurs il a a pu dire ça. Je ne l'ai pas eu au téléphone, il ne me l'a pas confirmé... Ce qui m'intéresse c'est la position de Marine [...] Au passage, je fais remarquer que le bonsaï, il ne grandit pas parce qu'on lui a coupé les racines. La famille c'est une racine."

Posté le 14 avril 2016 à 07h45 par Michel Janva | Lien permanent

13 avril 2016

Nous sommes des malades mentaux

Le député robespierriste Catherine Lemorton (signer la lettre ouverte à son intention) avait déclaré en 2013, lors des fameux débats sur la loi Taubira, que les opposants à la dénaturation du mariage sont, ni plus ni moins, des malades mentaux :

L"Cela porte-t-il préjudice à ces enfants ou les met-il en danger ? Bien sûr que non, du moment qu’ils sont élevés dans l’amour par ces couples. Les enfants de ces familles ne sont ni plus ni moins épanouis ou équilibrés que les autres. Ce qui se révèle difficile à vivre pour ces familles, c’est quelque chose qui ne leur est pas imputable, c’est le regard que la société porte sur elle.

Sartre écrivait dans Huis clos : l’enfer, c’est les autres, c’est le regard que posent les autres. Alors, évitons d’être ces autres. Je crois profondément que le vote de ce projet de loi contribuera à faire évoluer dans le bon sens ce regard et à combattre les préjugés véhiculés par ses adversaires. En réfléchissant ces derniers jours à ce débat, je me demande si la société ne s’est pas profondément trompée dans son approche de l’homosexualité, je me demande si, lorsque celle-ci a été retirée de la liste des maladies mentales, il n’aurait pas fallu lui substituer l’homophobie."

Posté le 13 avril 2016 à 15h51 par Michel Janva | Lien permanent

Barbara Mazières rappelle que le FN souhaite abroger la loi Taubira, sujet majeur

Suite aux propos de Florian Philippot dans le Monde sur la loi Taubira, Barbara Mazières, chargée de mission FN du Maine-et-Loire, communique :

"Les réseaux sociaux, fort utiles pour défendre notre liberté d'expression si malmenée, ont parfois tendance à s'enflammer. Il faut alors savoir raison garder. Je tiens à rappeler simplement et fermement que la loi Taubira, qui a entraîné, aux dires mêmes de sa principale rédactrice, un "changement de civilisation", est, par conséquent, un sujet majeur. Mais il faut rappeler aussi qu'il n'est nul besoin de réunir un collectif ou un comité Théodule sur ce sujet, sur lequel l'ensemble du FN est clair: nous souhaitons clairement l'abrogation de cette loi inutile et dangereuse. La clarté du FN sur ce sujet - qui, hélas, n'est pas partagée par l'ensemble de l'opposition au pouvoir socialiste actuel - a d'ailleurs été l'occasion de l'entrée au FN de bon nombre de cadres, militants et électeurs."

Posté le 13 avril 2016 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2016

Le "mariage pour tous" serait-il un point de détail pour Florian Philippot ?

Novopress a lu l'article du Monde (réservé aux abonnés) intitulé "Le FN capte l’attention d’une partie de l’électorat gay" et commente :

"Le « mariage pour tous » ? Un détail. C’est ce qu’on comprend à la lecture des propos tenus par Florian Philippot, vice-président du Front national, à Olivier Faye du journal Le Monde. Dans un article mis en ligne ce matin sur le site du Monde (« Le FN capte l’attention d’une partie de l’électorat gay »), Faye écrit : « Quand on demande à M. Philippot, bras droit de la présidente du FN, s’il estime que l’abrogation du mariage pour tous est un sujet important, il répond :

“La question de la culture du bonsaï compte aussi beaucoup, ce n’est pas pour autant que l’on va lancer un collectif sur le sujet.“ »

Le dernier collectif en date lancé par le Rassemblement Bleu Marine est le Collectif Belaud-Argos, consacré à la protection animale. Chacun ses priorités…"

Les millions de manifestants qui sont descendus dans la rue pour protester contre ce que Christiane Taubira avait elle-même qualifié de "réforme de civilisation" apprécieront...

Posté le 12 avril 2016 à 13h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (27)

09 avril 2016

Face aux LGBT, le gouverneur du Mississippi a signé une loi de liberté

Le lobby LGBT est furax : la loi destinée à « Protéger la liberté de conscience de la loi de discrimination du gouvernement », déclarant que les croyances religieuses ou convictions morales sont désormais protégées, vient d'être signée par le gouverneur.

Cette loi est une réaction au flicage opéré par des militants LGBT ayant cherché à faire condamner d'honnêtes commerçants refusant de travailler pour des parodies de mariage. De même, les officiers d’état civil ne seront pas poursuivis s’ils refusent de délivrer les fameuses licences de mariage, et l’Etat ne prendra aucune mesure discriminatoire envers des agents qui usent de leur liberté de conscience, de parole et d’expression pour dire ce qu’ils pensent de ce qui est condamnable selon leurs croyances… 

Posté le 9 avril 2016 à 17h17 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2016

Hollande et Merkel accueillis par La Manif Pour Tous à Metz

Dans une ville en état de siège :

M

Posté le 7 avril 2016 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent

Jean-Frédéric Poisson pour une absence de reconnaissance institutionnelle de l'union de deux personnes de même sexe

Le 30 mars, Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire LR, tenait une conférence de presse. Elle est accessible ici. Extrait :

"[...] Ma conviction est que la seule raison d’être, le seul enjeu du scrutin de 2017, c’est de refaire de la Nation une entité qui rassemble les Français et de redonner à l’Etat la puissance protectrice qui est la sienne. [...]

Nous avons un problème de fractionnement de la France en communautés ; la question de la relation entre l’islam et la République française se pose. Je poserai cette question de la relation entre les musulmans de France et la République, jusqu’au point de savoir s’il ne faut pas trouver un mode de contrat avec les musulmans de France. Et ce, afin de mettre fin au radicalisme, ou en tous cas d’endiguer sa progression. Je poserai la question de savoir quelle est la culture de référence à laquelle nous devons nous rattacher. J’ai défendu il y a quelques semaines à l’Assemblée nationale l’idée d’inscrire les racines chrétiennes de la France dans la Constitution. La France est un pays de tradition chrétienne. C’est à cette tradition qu’elle doit ses valeurs d’universalité, le respect de la personne humaine qui a toujours été le socle de son droit. Je suis convaincu que si nous ne nous renouons pas avec cette tradition, nous perdrons à la fois en cohésion interne et en capacité de respect de la part de nos interlocuteurs étrangers. [...]

Comment imaginer retrouver sa liberté de décision en restant dans l’Europe du Traité de Maastricht alors que c’est certainement le plus grand étouffoir d’initiatives que nous ayons connu dans l’histoire occidentale récente ? Rester dans l’Europe, oui. Rester dans Maastricht, non. C’est une première orientation qu’il faudra absolument engager. Il faut sortir de Maastricht pour ne pas sortir définitivement de l'Europe, parce que je crois en la nécessité d'un projet européen. [...]"

Ensuite, lors de la séance de questions, il a précisé :

"Quels seraient vos potentiels alliés en tant que Président de la République ? On connait plusieurs partis qui partagent ce point de vue sur Maastricht.

Certes, mais ces partis sont très fervents d'une sortie de l'Europe et de l'euro, ce qui n'est pas mon cas. Avec Debout la France, je n'ai pas de divergence idéologique telle qu'une alliance puisse être empêchée. Je constate qu'il me reste des divergences idéologiques profondes avec le Front national sur la question du respect de la vie et notamment de la peine de mort, de la sortie de l'euro, de la préférence nationale qui me parait antinomique du mérite, alors que je suis pour une république du mérite. Je constate aussi qu'il y a des fractures idéologiques profondes au sein du Front national. La survie de ce parti politique n'est pas assurée, il n'a pas les promesses de la vie éternelle."

Enfin sur ses divergences avec Hervé Mariton :

"Enfin, sur la question du mariage, Hervé Mariton a porté l'amendement sur l'union civile lors des débats, ce qui n'est pas mon cas. Je suis pour une absence pure et simple de reconnaissance institutionnelle de l'union de deux personnes de même sexe, qui entraînera nécessairement à terme une reconnaissance légale des mères porteuses. Ça, ce n'est pas possible. L'union civile porte en son germe ce très grand risque."

Posté le 7 avril 2016 à 15h08 par Michel Janva | Lien permanent

Pape François 1 - 0 Hollande

François Hollande a cédé face à la détermination du pape. La France a abandonné l'idée de nommer Laurent Stefanini ambassadeur auprès du Saint-Siège. Une véritable provocation car l'individu, connu pour son homosexualité, a été nommé pour cette raison par François Hollande.

Ce n'est pas encore la fin de crise entre le Saint-Siège et la France car il n'y a toujours pas d'ambassadeur français auprès du Saint-Siège.

Laurent Stefanini, refusé par le Saint-Siège, a finalement été nommé au poste d'ambassadeur auprès de l'Unesco. Lors du Conseil des ministres, le président de la République a fini par comprendre et admettre que le Vatican ne donnerait jamais son agrément à ce diplomate qu'il avait pourtant nommé à l'ambassade de France près le Saint-Siège, le 5 janvier 2015.

Posté le 7 avril 2016 à 11h57 par Michel Janva | Lien permanent

06 avril 2016

7 avril : Manif Pour Tous à Metz

Ce jeudi 7 avril, aura lieu à l'Arsenal à Metz une rencontre exceptionnelle : le conseil des ministres franco-allemand. Seront présents : Angela MERKEL et son gouvernement, et FRANCOIS HOLLANDE et de nombreux ministres français.

C'est l'occasion pour La Manif Pour Tous de faire entendre sa voix, encore et toujours. Redisons notre ferme volonté de défendre les enfants et les familles : NON à la GPA, NON à la PMA, NON au Gender, OUI à une vraie politique familiale et abrogation du "Mariage pour tous".

Cette manifestation déclarée se tiendra place Philippe de Vigneulles, sur le parvis de l'église Sainte Thérèse à Metz, à 12h.

Posté le 6 avril 2016 à 11h01 par Michel Janva | Lien permanent

02 avril 2016

Face à la persécution des LGBT : le Mississippi défend la liberté

Unknown-42La presse relaie le vote d'une loi "contre" les homosexuels votée par le Mississippi. C'est un parti pris qui sous-entend que les personnes homosexuelles vont être persécutée. En fait cette loi est intitulée « Protéger la liberté de conscience de la loi de discrimination du gouvernement ». Ce qui est assez différent. Il s'agit en fait d'une réaction des parlementaires de cet Etat face à la volonté fédérale de dénaturer le mariage. La loi déclare que les croyances religieuses ou convictions morales protégées par la présente loi sont la croyance ou la conviction que

  1. le mariage est ou doit être reconnu comme l’union d’un homme et d’une femme.
  2. les relations sexuelles sont réservées à un tel mariage.
  3. les mots “homme” et “femme” se réfèrent au sexe biologique immuable d’un individu objectivement déterminé par l’anatomie et la génétique au moment de la naissance.

Les articles détaillent tout ce qui ne peut pas être puni dans l’Etat du Mississippi nonobstant la législation fédérale : célébrer ou non tel ou tel mariage et de procurer ou non tel ou tel service : fourniture de fleurs, de pâtisseries, de vêtements, de photographies, de poèmes, de DJ, de limousines, de logements, de services psychologiques ou sexologiques ou reproductifs, d’adoption…

Cette loi est une réaction au flicage opéré par des militants LGBT ayant cherché à faire condamner d'honnêtes commerçants refusant de travailler pour des parodies de mariage.

De même, les officiers d’état civil ne seront pas poursuivis s’ils refusent de délivrer les fameuses licences de mariage, mais il est précisé aussi que l’Etat ne prendra aucune mesure discriminatoire envers des agents qui usent de leur liberté de conscience, de parole et d’expression pour dire ce qu’ils pensent de ce qui est condamnable selon leurs croyances… On se souvient de cette fonctionnaire qui avait, au nom de sa liberté de conscience, refusé de délivrer une licence de mariage à des homosexuels, et qui avait fait un séjour en prison.

Le texte est à la signature du gouverneur.

Le Mississippi n'est pas seul : l’Indiana a déjà fait de même il y a un an. En Géorgie, le gouverneur vient d’opposer son veto à une loi plus limitée.

Posté le 2 avril 2016 à 14h14 par Michel Janva | Lien permanent

01 avril 2016

A propos des affaires touchant le diocèse de Lyon

Mon post d'hier a suscité un certain nombre de réactions. Et il est certain que la sortie de Manuel Valls appelant quasi-ouvertement le cardinal Barbarin à la démission n'avait pas arrangé les choses. Mais en matière de communication, il n'y a pas que le Premier ministre qui est fautif. On peut en effet s'étonner du communiqué de presse du cardinal Barbarin daté du 14 mars, commentant une plainte, qui n'a finalement été déposée que le 29 mars. Car il s'agit bien de la même affaire, et pas exactement pour le même motif. Le communiqué de l'archevêché évoque :

"une plainte avait été déposée à son encontre pour « mise en danger de la vie d’autrui et provocation au suicide »."

Or la plainte concerne «Mgr Barbarin» mais aussi «toute personne n'ayant pas pris les mesures nécessaires vis à vis de Jérôme Billioud». Et cette plainte concerne la « non-dénonciation » d’agressions sexuelles et « mise en danger de la vie d’autrui ». On peut se demander si la communication autour du cardinal n'a pas été un peu trop réactive, dans son souci de défendre Mgr Barbarin.

La défense légitime de l'Eglise dans un pays de plus en plus christianophobe ne doit pas nous masquer le fait qu'il existe, et pas seulement dans le diocèse de Lyon, de réels problèmes dans la gestion d'affaires scandaleuses impliquant des prêtres. Aujourd'hui encore, un autre prêtre lyonnais est soupçonné d'agressions sexuelles. Une autre affaire implique actuellement le diocèse du Mans.

Si Benoît XVI a voulu faire toute la vérité sur ces crimes, ce n'est pas pour que nous y jetions le manteau de Noé :

"Nous devons accueillir cette humiliation comme une exhortation à la vérité et un appel au renouvellement. Seule la vérité sauve. Nous devons nous interroger sur ce que nous pouvons faire pour réparer le plus possible l’injustice qui a eu lieu. Nous devons nous demander ce qui était erroné dans notre annonce, dans notre façon tout entière de configurer l’être chrétien, pour qu’une telle chose ait pu arriver. Nous devons trouver une nouvelle détermination dans la foi et dans le bien. Nous devons être capables de pénitence. Nous devons nous efforcer de tenter tout ce qui est possible, dans la préparation au sacerdoce, pour qu’une telle chose ne puisse plus arriver. C’est aussi le lieu pour remercier de tout cœur tous ceux qui s’engagent pour aider les victimes et pour leur redonner la confiance dans l’Église, la capacité de croire à son message. [...]

Nous sommes conscients de la gravité particulière de ce péché commis par des prêtres et de notre responsabilité correspondante. Mais nous ne pouvons pas taire non plus le contexte de notre temps dans lequel il est donné de voir ces événements. Il existe un marché de la pornographie concernant les enfants, qui en quelque façon, semble être considéré toujours plus par la société comme une chose normale. La dévastation psychologique d’enfants, dans laquelle des personnes humaines sont réduites à un article de marché, est un épouvantable signe des temps. [...]

Pour nous opposer à ces forces nous devons jeter un regard sur leurs fondements idéologiques. Dans les années soixante-dix, la pédophilie fut théorisée comme une chose complètement conforme à l’homme et aussi à l’enfant. Cependant, cela faisait partie d’une perversion de fond du concept d’ethos. On affirmait – jusque dans le cadre de la théologie catholique – que n’existerait ni le mal en soi, ni le bien en soi. [...]" 

Ceci pour dire que, au-delà de l'infâme récupération politico-médiatique, il y a de réels problèmes, bien souvent issus des prédécesseurs de nos évêques actuels, qui ont laissé des situations parfois désastreuses. Et il ne s'agit pas seulement de pédophilie. Il y a un réel problème lié à l'homosexualité de certains prêtres. Nous en parlions il y a quelques jours dans deux articles successifs. La responsabilité des évêques n'est donc pas à relativiser :

"La question est plutôt de savoir comment un évêque doit-il gérer ce type de déviance au sein même de son clergé. Un prêtre affecté de ce mal peut-il encore exercer un ministère ? Jusqu’où un évêque a-t-il le droit de le nommer à une charge pastorale ? Les intéressantes études de Mgr Anatrella sur le sujet montrent la complexité de ces personnes et, souvent, leur double visage.

Rappelons qu’entre pédophilie et homosexualité, il y a l’éphébophilie, c’est-à-dire l’attirance pour les jeunes pubères. Les affaires qui secouent le diocèse de Lyon ne sont pas anodines. Si le cas de la pédophilie est généralement traité efficacement, il existe une véritable jachère dans l’Eglise autour de la question homosexuelle.

Le Conseil Famille et Société a récemment organisé une rencontre sur ce thème sans qu’aucune fois ne soit exprimé l’enseignement de l’Eglise concernant l’homosexualité. Tout a été dit hormis l’essentiel. Mgr Brunin et consort n’ont eu de cesse de parler d’accompagnement sans jamais évoquer la question de la conversion intérieure et morale. La relativisation de l’homosexualité conduit au type d’impasse que nous vivons actuellement. Le diocèse de Lyon et bien d’autres n’ont pas su le gérer. Résultat : nous en sommes là. Et à quel prix…

Combien de prêtres, l’immense majorité, se voit insultée par l’irresponsabilité de certains évêques. A Lille, à Gap, à Paris aussi, on ne fait pas tellement cas de cela… et des postes très importants sont confiés à de drôles de types… Quelle honte.

La posture des médias ordinairement pro LGBT devient tout à coup assez surprenante. Sans le savoir, ils ont mis le doigt sur cette question cruciale et dramatique de l’homosexualité dans l’Eglise et imposent cet ordre du jour. Au scandale de la pédophilie de quelques prêtres s’ajoute celui de la négligence face à la tendance homo.

Rassurons-nous, ceux-ci sont minoritaires dans le clergé, mais bien actifs… la preuve. L’apaisement viendra de la prière, des sacrifices et de la responsabilisation."

Posté le 1 avril 2016 à 12h04 par Michel Janva | Lien permanent

31 mars 2016

La Manif PourTous accueille Nicolas Sarkozy à Sées

DSCN0174

DSCN0235

Posté le 31 mars 2016 à 20h48 par Michel Janva | Lien permanent

Fort taux de séparation chez les homosexuelles

Lu sur Réinformation.tv :

"Quinze ans après la légalisation du « mariage » gay aux Pays-Bas, on a aujourd’hui un peu de recul sur la durabilité de ces unions. Des statistiques sur le devenir de tous les mariages conclus dans le pays en 2005 révèlent que le divorce est le plus fréquent chez les paires de femmes : dix ans plus tard, plus de 30 % des « mariages » de lesbiennes se sont soldés par une séparation légale. C’est ce que vient d’annoncer l’organisme public Bureau central de la statistique (CBS).

Le nombre de « mariages » de paires de femmes conclus en 2005 s’élève à 580 – à comparer aux 72.000 mariages conclus cette année-là, le nombre le plus bas depuis 1945 encore marqué par l’occupation et la fin de la guerre. Après le pic des années 1960 à 1980 (plus de 120.000 en 1970), la courbe des unions décroît de manière irrégulière, avec une forte accélération depuis la fin des années 1990, partiellement imputable à la baisse du nombre de personnes en âge de se marier, à l’augmentation de l’âge au moment du premier mariage et à la possibilité d’opter pour un partenariat civil ouverte en 1998, notamment au bénéfice des paires homosexuelles. C’est ainsi que la reconnaissance légale des paires de même sexe produit des effets profonds sur la société dans son ensemble.

La fragilité des « mariages » de deux femmes est frappante. Sur les dizaines de milliers de mariages conclus en 2005 par un homme et une femme, 18 % « seulement » se sont soldés par un divorce, soit près d’un sur cinq alors que chez les lesbiennes la proportion atteint près d’un sur trois.

Sur les 570 « mariages » conclus cette année-là entre deux hommes, 15 % s’étaient achevés par un divorce dix ans plus tard. Mais il faut noter que les divorces sont plus fréquents lorsque les partenaires se sont mariés plus jeunes : chez les hommes homosexuels, ils étaient en moyenne nettement plus âgés en 2005, 45 % ayant 45 ans et plus, et 19 % ayant même plus que 55 ans. L’écart d’âge entre partenaires est également nettement plus élevé : 7,5 ans en moyenne contre 4,3 ans chez les époux homme et femme. [...]"

Posté le 31 mars 2016 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent

30 mars 2016

Des évêques catholiques condamnent l’ambassadeur américain en République Dominicaine pour son homosexualisme militant

Bob-Satawake-Ambassador-James-Wally-Brewster-1600x500Les évêques catholiques de la République dominicaine ont publié une lettre mettant en cause l'activisme homosexualiste de l'ambassadeur des Etats-Unis dans leur pays, James « Wally » Brewster (Austin Ruse) :

[...]"Ils accusent Brewster d’approcher « (…) nos enfants dans les écoles publiques et privées, à des tournois sportifs et autres activités pour la jeunesse, présentant M. Bob Satawake comme son époux. Cela a suscité un profond sentiment de malaise chez les parents, qui ont le droit de décider comment élever leurs enfants, et qui se perçoivent cette visite comme une interférence de valeurs contraires à celles qu’ils veulent inculquer à leurs enfants ».

Les évêques reprochent en outre à Brewster d’avoir dépassé les limites de son autorité en se mêlant des affaires sociales internes de la République dominicaine, « violation à la fois la Constitution de la République dominicaine et la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques… ».

Brewster a un mandat clair pour son comportement, parce que l’administration d’Obama a fait de l’agenda homosexuel et transsexuel un élément central de sa politique étrangère. En fait, dans un récent discours adressé à l’anti-chrétienne « Human Rights Campaign », l’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Powers a déclaré que l’agenda LGBT avait été « tissé dans l’ADN même de la politique étrangère américaine ». Cela a entrainé des effets tels que la présence de partis homosexuels aux les ambassades américaines dans les pays musulmans, le drapeau arc-en-ciel homosexuel flottant au-dessus des ambassades américaines, et l’ingérence directe par les ambassadeurs américains dans les affaires internationales des pays étrangers. Les États-Unis ont même annulé des exercices militaires capitaux avec un allié d’Afrique parce que son gouvernement n’était pas assez « homosexualiste ».

Les évêques sont tout particulièrement outré que l’Agence des États-Unis pour le Développement International ait proposé de l’argent aux candidats à des postes de la fonction publique qui étaient favorables à la cause homosexuelle. « Proposer de l’argent pour financer les candidats désireux de faire avancer leur agenda est une violation de la souveraineté nationale et de ses lois électorales, et cela revient à faire du chantage grave sur les hommes politiques locaux », ont souligné les évêques.

Les évêques insistent sur le fait que leur plainte n’est pas dirigée contre Brewster ou son partenaire – qu’ils respectent – ni contre leur attirance pour le même sexe. « Ce que nous rejetons est l’abus de pouvoir dans sa manière d’agir, ce qui est contraire à son mandat d’ambassadeur, et, comme nous l’avons déjà dit, il viole les lois nationales du pays et les lois diplomatiques internationales ».

La lettre fait parler d’elle alors que la question de l’homosexualité est un sujet de plus en plus sensible à l’ONU."[...]

Posté le 30 mars 2016 à 11h20 par Marie Bethanie | Lien permanent

31 mars : rassemblement LMPT à Sées

A 14 h30 à Sées, devant le restaurant LE NORMANDY.

Le message à faire passer est "LA POLITIQUE GIROUETTE, CA SUFFIT". Venez avec vos drapeaux et .... vos girouettes !

Posté le 30 mars 2016 à 07h38 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2016

PMA et GPA : Et l’intérêt supérieur de l’enfant dans tout cela ?

De Catherine Troendle, Déléguée générale des Républicains à la Famille et aux questions de société :

"Une semaine après le rejet, par la commission des questions sociales et de santé de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, du rapport sur la GPA intitulé « Droits de l’Homme et questions éthiques liées à la Gestation Pour Autrui », deux affaires ont été mises sous le feu des projecteurs.

Jeudi dernier, Le Monde publiait ainsi un manifeste dans lequel 130 médecins et biologistes français reconnaissaient « avoir aidé, [et] accompagné certains couples ou femmes célibataires dans leur projet d’enfant dont la réalisation n’est pas possible en France ». « Ce manifeste a montré à quel point il est facile de détourner la loi, au profit d’un désir d’enfant, pour des célibataires ou couples ne pouvant pas procréer », selon Catherine TROENDLE, Déléguée générale des Républicains à la famille et aux questions de société.

En Italie ensuite, le tribunal des mineurs de Rome a définitivement validé, lundi dernier, l’adoption d’un enfant par le compagnon de son père. L’enfant, âgé de 6 ans, est né au Canada d’une mère porteuse. Cette affaire survient, en Italie, après le débat parlementaire sur le contrat d’union civile. Au cours des travaux, les députés avaient pourtant fait retirer la possibilité pour l'un des membres d'un couple homosexuel d'adopter l'enfant de son partenaire.

Mais qu’en est-il de l’intérêt supérieur de l’enfant et de son « droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux » (article 7 de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant, dont la France et l’Italie sont signataires) ? Qu’en est-il du principe de filiation biologique, au regard duquel l’enfant pourra s’inscrire, en grandissant ?

Pour la Déléguée générale à la famille, « les conséquences à long terme sur la construction psychologique de ces enfants est difficilement évaluable, mais il est nécessaire de les prendre en compte et plus généralement de revoir notre façon de penser la famille en mettant l’intérêt supérieur de l’enfant avant tout et surtout avant le désir d’enfant des adultes, qui parfois amène à des situations inacceptables de marchandisation du corps de la femme et de l’enfant, avec toutes les conséquences physiques et psychologiques que cela implique ».

Posté le 29 mars 2016 à 16h29 par Michel Janva | Lien permanent

26 mars 2016

Valérie Pécresse a reçu les associations LGBT

Unknown-34Mardi 22 Mars, Valérie Pécresse a reçu les principales associations LGBT. Les associations LGBT ont rappelé leurs revendications en lien avec les prérogatives de la Région : lutte contre les LGBTphobies, au quotidien, dans l'espace public, dans l'enseignement, au travail, l'accès aux soins, la formation des personnels (Police, Ratp...), la sensibilisation aux comportements à risques... GayLib a rappelé la nécessité d'améliorer le quotidien des franciliens LGBT, notamment dans les lieux publics, les transports en commun mais aussi au travail comme à l'école (on a l'impression que GayLib parle d'handicapés).

Dans le cadre du milieu professionnel GayLib demande à la Région d'engager des démarches de promotion de la diversité et de lutte contre les discriminations. Bref : de la propagande homosexuelle.

Valérie Pécresse s'est engagée à soutenir les associations LGBT. Elle a indiqué préparer une charte des valeurs de la République incluant la lutte contre les LGBTphobies dans le sport.

Posté le 26 mars 2016 à 18h16 par Michel Janva | Lien permanent

24 mars 2016

Une association d’adoptés asphyxiée financièrement par la Cour de cassation

Communiqué de l'Agence européenne des adoptés :

Cropped-Logo-AEA21"La Cour de Cassation a rendu le 16 mars 2016 un arrêt de rejet d’un pourvoi fait par l’AEA sur une déclaration d’irrecevabilité de l’association, prononcée par la Cour d’appel de Versailles dans une affaire d’adoption suite à PMA faite à l’étranger par un couple de femmes.

Pendant les débats de la loi dite mariage pour tous, le gouvernement avait promis que la PMA ne faisait pas partie des objectifs de la loi et que les « bébés Thalys » étaient hors champ d’application. Force est de constater qu’il n’en est rien. Aujourd’hui, en contournant délibérément la loi française, des couples de femmes vont à l’étranger se faire fabriquer un enfant privé de père. Au retour, la conjointe de la mère biologique demande l’adoption de l’enfant devant les juridictions.

L AEA vise à protéger les intérêts des enfants adoptés. Comme la loi l’y autorise, elle est intervenue en justice dans des affaires d’adoption pour faire entendre la voix des sans voix. La Cour de Cassation vient d’approuver la décision l’ayant jugée irrecevable, ainsi qu’une autre association, Juristes pour l’enfance, et prononce à leur encontre une condamnation exorbitante au titre de l’article 700, soit 12000 euros.

Cette décision vise à asphyxier financièrement les défenseurs des enfants et ainsi que l’association soit dissoute.

Les juges refusent d’entendre la vérité sur l’adoption : l’adoption n’est pas faite pour fabriquer un enfant sans père et le priver de ses origines mais vise à réparer un accident de la vie. Dans ces procédures, les adoptés sont méprisés et écrasés. Aujourd’hui, le but de cette condamnation est que notre association ferme boutique après avoir refusé de l’entendre.

L’heure est grave : nous comptons donc sur vous pour relayer ces informations auprès du plus grand nombre, sans cela nous devrons procéder au plus vite à la liquidation de notre association. C’est ce qu’attendent ceux à qui nous nous opposons depuis le début ceux qui ont des clients dans ces détournements de l’adoption ceux pour qui l’enfant est un droit.

Notre sort est entre vos mains.

Vous pouvez faire un don via notre site ou chèque à l’ordre de AEA à adresser sous pli affranchi à AEA 13 Ter, rue Louis Cellier, 59300 Valenciennes. Recu fiscal adressé sur simple demande."

Posté le 24 mars 2016 à 09h19 par Michel Janva | Lien permanent

Thaïlande : Mère porteuse contre homosexuels

Lu sur Gènéthique :

Images-5"En apprenant que les parents d’intention étaient homosexuels, Madame Kusolsang, la mère porteuse, a changé d’avis et n’a pas signé les papiers pour que l’enfant, qu’elle avait déjà remis au couple, obtienne un passeport. Depuis, Gordan Lake, le père biologique américain, et Manuel Valero, son mari espagnol, n’ont pas pu quitter la Thaïlande avec Carmen, et attendent l’issue du procès qui devrait arriver fin mars. Gordan Lake quant à lui affirme qu’il n’a jamais caché son homosexualité auprès de New Life, leur agence de mères porteuses qui a des filières dans de nombreux pays."

Posté le 24 mars 2016 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent

23 mars 2016

Escroquerie en matière de vente d'enfant : à quand le code de la consommation ?

Communiqué de l'Association des Juristes pour l'enfance :

"Le tribunal correctionnel de Blois a condamné ce jour, à un an de prison avec sursis, une femme qui a vendu, via Internet, deux de ses enfants. Pour autant, la femme n’est pas condamnée pour avoir vendu les enfants mais pour avoir escroqué les acheteurs, auxquels elle a prétendu que les enfants étaient morts, après avoir empoché leur prix, pour les revendre à de nouveaux acheteurs.

L’association Juristes pour l’enfance, partie civile dans ce procès, est consternée par la qualification d’escroquerie retenue à l’encontre de la mère, vendeuse d’enfants. L’enfant serait-il une marchandise sur le marché pour que ses acheteurs osent saisir la justice pour se plaindre d’avoir été roulés, et soient déclarés victimes ? Les juges appliqueront-ils la prochaine fois le droit de la consommation pour régler les litiges entre acheteurs et vendeurs d’enfants ?

Les Juristes pour l’enfance constatent que les enfants, seules victimes de ces sombres affaires, n’étaient pas représentés à l’instance et qu’il ne fut nullement question d’eux dans les débats. L’association s’est constituée partie civile et a demandé la requalification des faits comme ce qu’ils sont, une vente d’enfant qui relève de la traite des êtres humains.

Elle déplore de n’avoir pas été entendue par les juges qui n’ont prononcé qu’une amende de 2000 euros avec sursis à l’encontre des différents acheteurs des enfants.

L’association Juristes pour l’enfance va donc saisir le Comité des droits de l’enfant des nations Unies, qui a recommandé plusieurs fois à la France d’incriminer la vente d’enfant. Le gouvernement a répondu en 2012 que, si la vente d’enfant n’est pas spécifiquement visée par le code pénal, elle est tout de même sanctionnée. Cette affaire prouve le contraire.

L’association saisira aussi le Rapporteur spécial sur la vente d’enfant."

Posté le 23 mars 2016 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent

22 mars 2016

Les histoires de famille deviennent compliquées

La présidente du tribunal correctionnel d’Alençon jugeait un dossier de violences en réunion commises le 15 octobre 2015 à Mortagne-au-Perche et pour lesquelles deux femmes de 21 ans étaient convoquées jeudi 10 mars. La présidente a déclaré :

« La bagarre est née après la révélation de la victime sur la maternité de la femme de sa sœur. Il aurait dit qu’il était le père de l’enfant qu’elle porte ».

Vous suivez ? Non ? Alors vous êtes certainement homophobe.

Les deux prévenues ont reconnu les violences lors de leur garde à vue « et ne les ont pas regrettés », précise la présidente. L'avocat a précisé :

 « Les faits sont d’une extrême violence car mon client a reçu des coups de pied à la nuque. Les conséquences auraient pu être dramatiques ».

L’avocate de la défense met en exergue « une structure familiale totalement dégradée pour l’une comme pour l’autre ». Cela c'est certainement une déclaration homophobe.

Le tribunal a condamné chacune des deux prévenues à six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans comportant les obligations de soins, de travail et d’indemnisation de la victime à qui elles devront conjointement verser 1 000 € de dommages et intérêts.

Posté le 22 mars 2016 à 18h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Un juge destitué pour avoir dit qu'il valait mieux un papa et une maman à un enfant adopté

Lu ici :

"(...) Le juge anglais, Richard Page (...) vient d’être licencié pour avoir, à nouveau, soutenu qu’il vaut mieux confier un enfant « à un papa et une maman » plutôt qu’à deux personnes du même sexe.

L’acte de renvoi de ce magistrat de 69 ans, depuis plus de 15 ans membre du Tribunal des familles du Kent, a été autorisé la semaine dernière par le ministre de la Justice, Michael Gove, et par le président de la Cour Suprême, Lord Thomas of Cwmgiedd.

L’histoire de ce juge courageux, père de trois enfants, débute en 2014 quand il émet une sentence de placement d’enfant qui déclenche immédiatement  une enquête disciplinaire. Qui se conclue avec l’obligation pour Page de suivre des cours de rééducation ! En effet, selon les enquêteurs, lors du procès « le juge s’est laissé influencer par son credo religieux plutôt que par l’évidence. » Quelle évidence ?

Dans une interview à la BBC, au printemps 2015, Richard Page expliqua sa position : « Ma responsabilité comme magistrat est de faire ce que je considère le mieux pour les enfants et mon appréciation était que le mieux pour lui fut que ces parents adoptif soient un homme et une femme. »

Cet entretien a coûté au juge une nouvelle enquête qui a débouché sur son licenciement définitif avec l’accusation de « partialité et sectarisme » envers les couples homosexuels. Le ministre de la justice et le président de la cour Suprême ont estimé que « cette sérieuse inconduite entraîne une déconsidération envers la magistrature. »

Le magistrat s’est défendu de ces accusations :

« Concernant les adoptions par des couples de même sexe, il n’y a pas encore eu de temps pour une analyse correcte sur les effets de tels placements sur l’éducation des enfants, leur bien-être émotionnel et lié à leur développement. Comme magistrat je dois agir sur la base de preuves. Et, très simplement, je crois qu’il n’y a pas de preuves suffisantes pour me convaincre que confier un enfant aux soins d’un couple de même sexe puisse être, du point de vue holistique, un bien pour l’enfant plutôt que de le confier à un papa et une maman, comme Dieu et la nature le veulent."

Posté le 22 mars 2016 à 17h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

Escroquerie à la vente d'enfants : condamnation de la vendeuse et des acheteurs

La mère porteuse, qui avait vendu deux de ses enfants à quatre couples homosexuels, et n'avait jamais remis les enfants "commandés" à deux d'entre eux a été condamnée à seulement un an de prison avec sursis.

Les quatre couples, jugés pour provocation à l'abandon d'enfant, ont été également été condamnés. Ils ont écopé d'une amende de 2 000 euros avec sursis, conformément aux réquisitions du parquet.

Posté le 22 mars 2016 à 16h26 par Michel Janva | Lien permanent

Vendre des enfants, ça va, mais interdiction d'escroquer les acheteurs ?

Communiqué de l'Association Juristes pour l'enfance suite à ce fait évoqué hier :

Unknown-26"Le tribunal correctionnel de Blois se prononce aujourd’hui sur le sort d’une femme ayant vendu deux de ses enfants. A ceci près que ce n’est pas la vente de ses enfants qui lui est reprochée mais la tentative d’escroquerie des acheteurs, auxquels elle a prétendu que les enfants étaient morts avant de les vendre à d’autres candidats. Les acheteurs d’enfant, eux, se présentent comme victimes.

Certes, il est à déplorer que le droit pénal français n’incrimine pas spécifiquement l’achat d’enfant, qui pourrait cependant relever de l’infraction de traite des êtres humains. En tout état de cause, les acheteurs des enfants sont coupables d’infractions qui, si elles ne rendent pas compte totalement de la gravité de l’acte, l’achat d’enfant, n’en sont pas moins caractérisées : incitation à abandon d’enfant, insémination artificielle illégale et atteinte à l’état civil de l’enfant.

L’association Juristes pour l’enfance s’est constituée partie civile dans cette sombre affaire afin de défendre les droits des enfants, non représentés à l’instance alors qu’ils sont les seules victimes et que tous les protagonistes, vendeuse et acheteurs, sont coupables envers eux. En retenant l’escroquerie comme chef de poursuite contre la mère, la justice se soucie seulement de protéger d’imaginaires droits des acheteurs d’enfant à obtenir l’objet payé, un enfant, petite victime innocente et grande absente de ce procès."

Posté le 22 mars 2016 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent

19 mars 2016

LGBT : rififi chez les franc-maçons

Les Grandes Loges de Georgie et du Tennessee ont exclu tous les frères homosexuels de leurs obédiences.

Aussi, les Grandes Loges de Californie et de Washington D.C ont rompu leurs relations avec ces deux obédiences, suivie par la Grande Loge Régulière de Belgique. Jean-Pierre Servel, Grand Maître de la GLNF (Grande Loge Nationale Française), a décidé de mettre la question à l’ordre du jour du prochain Souverain Grand Comité.

Posté le 19 mars 2016 à 10h36 par Michel Janva | Lien permanent

18 mars 2016

Mariage LGBT et polygamie : il n'y a pas de dérapage

Selon Thibaud Collin, qui prend la défense de Marion Maréchal Le Pen, en montrant les conséquences de la loi Taubira :

"[...] Non seulement le propos de Marion Maréchal-Le Pen n’est pas un dérapage mais il exprime fort bien la logique sous-jacente aux législations redéfinissant le mariage civil. Que cette logique ne soit pas perçue ou qu’elle soit l’objet d’un déni ne change rien à son existence.

En effet, quelle était, avant la loi Taubira, la référence dont on déduisait les conditions objectives du mariage civil: différence des sexes, interdit de l’inceste, monogamie, âge des conjoints ? La transmission de la vie humaine ; celle-ci ne pouvant être assurée que par l’union d’un homme et d’une femme, ce qui fait… deux personnes et non pas trois ou quatre! Or puisque la revendication homosexuelle veut à tout prix maintenir le lien entre mariage et filiation (« sociale »), il faut trouver un substitut à cette référence. Par quoi la remplacer ? Les volontés contractuelles d’individus, quelle que soit leur orientation sexuelle.

Triomphe de la volonté

Mais si la seule volonté suffit à légitimer l’articulation entre mariage et filiation, au nom de quoi continuer à rendre obligatoires les autres conditions, elles aussi déduites de l’étayage sur la procréation naturelle ? Pourquoi, par exemple, conserver la monogamie ? Pourquoi ne pas enfin reconnaître que jusqu’à maintenant seuls les monogames ont pu se marier et qu’ainsi les polygames ont été injustement discriminés puisqu’ils n’ont pu se marier qu’en niant leur désir polygame ? A cette question, que j’ai posée lors de mon audition à la Commission des lois de l’Assemblée nationale (13 décembre 2012), il m’a été répondu, en la personne du député EELV Sergio Coronado, que le peuple français n’était pas (encore) prêt à accepter cette grande réforme sociétale. Il est donc évident que la loi Taubira reste « polyphobe » et qu’aucun argument sérieux ne peut être opposé à la revendication de l’ouverture du mariage civil aux individus voulant contracter un mariage à n partenaires. S’ils s’aiment et qu’ils veulent vivre ensemble, s’ils désirent assumer un projet parental à trois, quatre ou cinq, au nom de quoi les clercs officiant dans leur chaire médiatique pourraient-ils leur interdire le bonheur ?

Polyamour et polygamie

On pourrait m’accuser de chipotage ou d’aveuglement, car enfin comment mettre sur un pied d’égalité le « polyamour » d’habitants de Belleville ou de Montreuil  vivant en « trouple » et le huis-clos sordide de femmes musulmanes contraintes de vivre avec leur potentat de mari? Outre son caractère « nauséabond », une telle différenciation des situations oublie que la revendication des droits de l’individu = x fait, par définition, abstraction des contenus de vie concrets.

Il y a donc bien une alliance objective entre les libertaires réclamant à la suite de Jacques Derrida un mariage à n partenaires et les partisans traditionnels de la polygamie. Les cris d’orfraie poussés en réaction aux propos de Marion Maréchal Le-Pen manifestent l’inconséquence des progressistes béats qui pensent que la volonté peut, à elle seule, déterminer une limite infranchissable. L’arbitraire de la volonté est potentiellement sans limite.  Pour une fois, Sergio Coronado est d’accord avec Marion Maréchal-Le Pen."

Posté le 18 mars 2016 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent

17 mars 2016

Marine Le Pen répète son opposition à la loi Taubira

Déclaration de Marine Le Pen ce matin sur RTL :

Toujours ? Il fut un temps où le FN était également opposé au PACS. Pourquoi vouloir maintenant un PACS amélioré ? L'effet de cliquet ?

Par ailleurs Marine Le Pen a pris ses distances avec les propos de sa nièce. Dans un premier temps, la présidente du FN a refusé de répondre, expliquant que le sujet avait suffisamment été débattu en France pour ne pas en rajouter. Wallerand de Saint Just expliquait ainsi pourquoi il ne parle plus d'avortement: "Marine Le Pen nous dit que, dans une structure politique, la seule chose à faire, c'est de prendre en considération les problèmes des contemporains." "Sur la question des valeurs (mariage, vie, euthanasie), Marine Le Pen a fait le choix de ne pas se positionner. Cela pourrait contredire sa stratégie de rassembler et d'aborder les sujets qui clivent le moins", analyse un de ses soutiens

Et puis, relancée par Yves Calvi, Marine Le Pen a déclaré :

"On est très très loin de la reconnaissance de la polygamie dans notre pays, Dieu merci."

Elle a parlé, en revanche, d'autres débats sur lesquels il faut rester attentif, "comme la PMA ou la GPA", sujets sur lesquels elle se dit "extrêmement opposée".

Posté le 17 mars 2016 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Communautarisme LGBT en entreprise : BNP Paribas sanctionnée par ses clients

Capture d’écran 2016-03-17 à 07.16.01En signant la "Charte LGBT de l'Autre Cercle" le 6 octobre dernier, la direction de BNP Paribas espérait probablement améliorer son image et s'assurer le soutien d'un lobby réputé puissant. C'était sans compter sur la réaction des particuliers, pour partie clients du groupe, qui ont exprimé massivement leur mécontentement.

En témoigne la vidéo, disponible sur youtube (en anglais), d'une conférence qui s'est tenue dans les locaux de BGL, filiale luxembourgeoise de BNP Paribas. A la 48ème minute, le porte parole du réseau LGBT France de BNP Paribas révèle ainsi qu'après l'annonce de la signature de la charte LGBT par BNP Paribas, la messagerie électronique de son directeur général (Jean-Laurent Bonnafé) et de son directeur des ressources humaines (Yves Martrenchar) ont été bloquées par plus de 12 000 courriels de personnes mécontentes. Il reconnaît également que 95% des réactions des clients de la banque ont été négatives.

Céder au communautarisme et à des mesures qui ne répondent pas à la vocation de l'entreprise peut s'avérer très coûteux en terme d'image, BNP Paribas en a manifestement fait les frais.

De quoi faire réfléchir d'autres groupes qui envisageraient de prendre ce genre d'initiatives.

Posté le 17 mars 2016 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent


     Archives > France : Politique en France , Homosexualité : revendication du lobby gay

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > France : Politique en France , Homosexualité : revendication du lobby gay