14 août 2017

Cameroun : Mgr Bala a-t-il été assassiné par le lobby LGBT ?

Evêque du diocèse de Bafia (Cameroun) depuis 2003, Mgr Jean-Marie Benoit Balla, âgé de 58 ans, avait été signalé comme disparu par les responsables de son diocèse dans la nuit du 30 au 31 mai. Son corps fut retrouvé le lendemain dans la rivière Sanaga, à une quinzaine de km de sa voiture abandonnée, sur un pont enjambant la rivière, et dans laquelle on avait trouvé ses papiers d’identité et un message écrit disant : « Je suis dans l’eau ». On pensa donc que l’évêque avait mis fin à ses jours en se jetant dans l’eau pour se suicider.

Les résultats de l’analyse médico-légale ont infirmé la thèse du suicide. Le corps présente, en effet, de nombreuses lésions qui concluent que l’évêque a été torturé. La justice camerounaise a ouvert une information judiciaire en suspicion d’assassinat. Sans suite.

Mi-juillet, les évêques du Cameroun ont entrepris une action judiciaire afin de rouvrir l’enquête sur la mort de Mgr Jean-Marie Benoît Bala. Le 4 juillet, le Procureur général de la République avait émis un communiqué dans lequel il affirmait considérer « la noyade comme la cause la plus probable de la mort de l’évêque ». Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala et président de la Conférence épiscopale du Cameroun, a réaffirmé que les évêques « ne sont pas satisfaits » par l’enquête jusqu’ici menée sur la mort de Mgr Bala. C’est pourquoi la Conférence épiscopale a déposé plainte pour homicide, se constituant partie civile, « de manière à ce que la vérité soit établie ». Mgr Kleda a ajouté par ailleurs que sera également déposée une plainte contre des fonctionnaires de police, accusés d’avoir mal géré cette affaire.

Mercredi 2 août se sont déroulées les obsèques de Mgr Jean-Marie Benoît Bala. Certaines hypothèses commencent à circuler. Monseigneur Joseph Akonga Essomba, vicaire de la cathédrale Notre-Dame-des-Victoires, de Yaoundé qui a prononcé l’homélie, s’est interrogé : « Qui tue les prêtres dans ce pays ? ». Et il a pointé vers des « suppôts de Satan » et des « faux membres de cette Église […] qui veulent la détruire de l’intérieur ».

L'actuel administrateur apostolique du diocèse de Bala, monseigneur Joseph Akonga Essomba, a déclaré jeudi lors de l'homélie d'une messe commémorative que l'évêque a été tué parce qu'il s'est opposé au lobby LGBT dans l'Église et le sacerdoce. En montrant les premières rangées de l'Église où se trouvaient la plupart des ministres du gouvernement et d'autres personnalités importantes, et jetant un regard radieux sur les prêtres et les évêques, Mgr Essomba a chargé:

"Honte à toutes ces personnes en costumes noirs et lunettes noires toujours assises dans les premières rangées de l'Église". "Honte à tous les prêtres qui sont venus ici, prétendant sympathiser. Ce sont les personnes qui ont tué notre évêque, parce qu'il a déclaré «non» à l'homosexualité perpétrée par ces prêtres ».

Il a dit que ceux qui ont tué l'évêque étaient des personnes occupant des postes de pouvoir, mais ce sont des prêtres homosexuels qui l'ont trahi. Il a rappelé que 14 prélats du Cameroun ont été assassinés dans le passé.

Mgr George Nkuo a ajouté de son côté :

"Les mêmes raisons pour lesquelles Christ a été crucifié s'appliquent au meurtre de l'évêque". "Il a été tué parce qu'il défendait la vérité. Tout pasteur, tout évêque, tout prêtre qui défend la vérité devrait être prêt à faire face à l'épée. C'est une belle façon de mourir."

Posté le 14 août 2017 à 11h00 par Michel Janva | Lien permanent

12 août 2017

Ubu LGBT

De Victor Perez :

"Pierre et Jacques sont deux homosexuels bien dans leur tête. Mariés depuis quelques années, ils décident, enfin, d’avoir des enfants. Le hic étant qu’aucun d’eux ne pouvant en porter, il leur faudra donc trouver une mère porteuse qui s’effacera définitivement après l’accouchement.Chose promise et faite une fois que Pierre ait donné son sperme et quelques centaines de billets pour cela.

L’enfant né est un joli petit garçon dénommé Alain. Il est donc le fils, sur le papier, de Pierre et de Jacques.

Quelques mois passèrent, l’envie d’un nouvel enfant devint de plus en pus ardente. Cette fois-ci, c’est Jacques qui donnera son sperme à une mère couveuse anonyme et différente de la précédente. L’enfant né est une jolie petite fille prénommé Madeleine. Elle est donc, elle aussi, la fille, sur le papier, de Pierre et de Jacques. Et la sœur d’Alain.

Les années passèrent et les deux frères et sœurs devinrent de très beaux adolescents. Tellement, qu’ils se plurent et décidèrent, comme leurs deux papas, de se marier. L’inceste étant encore interdit par la loi, les deux amoureux, pourtant génétiquement étranger l’un à l’autre, pourront-ils se marier ? Rien n’est moins sûr ! Seule une loi, voire une autorisation juridique pourra permettre leur union.

Ceci dit, des hétéros créés par des homos, cela risque de faire désordre !

Le temps faisant son lit, les deux amoureux décidèrent de se séparer. Ils restèrent toutefois amis, et frères vu qu’ils ont les même parents, papa Pierre et papa Jacques.

Quelques mois plus tard, Alain rencontra une superbe asiatique, prénommée Mahina, récemment immigrée et étudiante dans une université de prestige du pays. D’aides linguistiques aux aides administratives, récompensées par des repas en tête à tête dans le campus de la jolie, l’idée d’une union émergea tout naturellement.

Les bans publiés, les parents de Mahina firent, pleins de joie à cette bonne nouvelle, le voyage. Joie intense mais courte si l’on en juge par la rencontre des parents respectifs. Il s’avère que la mère de Mahina n’est autre que la mère porteuse du futur marié Alain. Mahina est donc sa demi-sœur !

Si sur le papier, ces deux enfants sont totalement étrangers l’un à l’autre, par le sang ils ont la même mère ! Faudra t-il les laisser s’unir pour le meilleur et pour le pire comme dit la chanson ?

A examiner le monde en préparation, certains diraient que seul l’amour importe. D’autres, s’indigneraient que l’on ouvre la boîte à pandore à un monde où plus rien n’est maitrisable et où seul le plaisir individuel compte.

Si ces deux exemples décrits plus haut sont totalement imaginaires, et marginaux rapportés à la fantaisie de l’homme, il n’en reste pas moins qu’ils restent dans le domaine du possible dans ce monde en perdition."

Posté le 12 août 2017 à 10h16 par Michel Janva | Lien permanent

11 août 2017

Israël : la Cour suprême favorable à la GPA

La décision finale de la Cour a toutefois été repoussée à dans six mois.

Posté le 11 août 2017 à 22h49 par Michel Janva | Lien permanent

27 juillet 2017

"Ne sois pas gay tu finiras triste"... malade ou suicidé

412890YAZNL._SX312_BO1 204 203 200_C'est le titre du témoignage qui date d'il y a quelques années, d'une personne ayant des penchants homosexuels, livre qui n'a rien perdu de son actualité quand on apprend que :

Selon le lobby gay, c'est parce qu'ils subissent une culture du rejet, alors même qu'ils ont obtenu presque tout ce qu'ils voulaient. Quand ouvriront-ils les yeux ?

Posté le 27 juillet 2017 à 11h18 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2017

Un nouveau quinquennant LGBT : de la PMA à la GPA

Le lobby LGBT GayLib a été reçu hier soir par Madame Constance Bensussan, Conseillère auprès du Président de la République et du Premier Ministre, chargée de l'inclusion, de l'égalité Femmes/Hommes, et de la citoyenneté. Cette réunion de travail a permis d'échanger sur les dossiers suivants :

Posté le 26 juillet 2017 à 15h29 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2017

L'incompétence de Marlène Schiappa

La secrétaire d'État semble être plus compétente pour écrire des romans érotiques que pour s'occuper de médecine... Face à la délégation au droit des femmes jeudi dernier au Sénat, Marlène Schiappa avait affirmé que les trois quarts des femmes subit une épisiotomie dans le cadre de leur accouchement :

«En France, on a un taux d'épisiotomies à 75 %, alors que l'Organisation mondiale de la santé [OMS] préconise, je crois normalement, d'être autour de 20 %-25 %».

Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) a officiellement protesté pour dénoncer de «fausses informations».

Le professeur Israël Nisand a contesté :

«Non, madame la secrétaire d'État, les obstétriciens ne maltraitent pas leurs patientes et entendent à leur tour ne pas l'être par une secrétaire d'État mal informée».

«La dernière évaluation officielle et publique réalisée en 2010 rapportait 27 %, avec une réduction de moitié depuis le décompte précédent qui était de 55 % en 1998».

La secrétaire d'Etat avait fondé ses dires sur les données recueillies par l'association Maman Travaille, qu'elle a fondée en 2008. En 2013, un groupe de 983 mères avaient été interrogées et «75% d'entre elles disaient avoir subi une épisiotomie», assure Marlène Schiappa. Un sondage scientifique...

Par ailleurs, s'il n'y a pas de ministre de la famille dans ce gouvernement, il y a un secrétaire d'Etat aux LGBT. Elle déclare à Têtu :

"J’ai donc demandé au président de la République et au Premier ministre s’il était possible d’ajouter à mes attributions les questions LGBT. Je pense qu’il est important d’avoir un interlocuteur au gouvernement sur ces questions car l’homophobie reste très présente dans les médias et dans la vie quotidienne. Il est important que le gouvernement se donne les moyens de lutter contre la haine envers les personnes homosexuelles. C’est la première fois que ces mots sont écrits dans un décret ministériel.

Le décret préconise de « lutter contre les actes et agissements de haine et de discrimination envers les personnes lesbiennes, gays, bi et trans ». Mais serez-vous aussi en charge des droits LGBT, comme la PMA (Procréation médicalement assistée), les droits des trans ?

Oui. Il faut une sécurisation et une augmentation des droits. L’ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes est un engagement de campagne du président de la République. Je souhaite que la PMA puisse rapidement être autorisée pour toutes les femmes. Il ne faudra pas laisser traîner le débat pour ne pas générer de l’homophobie. Sur les personnes trans, le décret précise bien que ma mission concerne non seulement la lutte contre la haine envers les personnes homosexuelles, mais aussi envers les trans. Je sais quels sont leurs parcours pour m’être occupée de plusieurs personnes trans et intersexes au niveau local. Quand on tient un bureau de vote et qu’une personne intersexe qui s’identifie comme une femme se fait appeler « monsieur » par tout le monde, il y a quelque chose qui ne va pas. On a énormément de choses à faire ne serait-ce que dans la bientraitance des personnes intersexes et trans.

Mais cela n’implique-t-il pas de faire évoluer la loi pour que les personnes puissent changer d’état civil plus facilement ?

Absolument. On a mis des années à considérer que les personnes homosexuelles étaient saines d’esprit, il faudra encore sans doute du temps pour assimiler que les personnes trans méritent d’être considérées comme toutes les autres, mais nous allons y travailler. [...]

Traiter les questions LGBT en ayant commencé par vous occuper des questions d’égalité femmes-hommes, c’est un parcours logique pour vous ?

Oui, cela fait partie de la déconstruction de la domination masculine. Depuis des siècles, on vit dans des formes de patriarcat toujours centrées sur des couples hétérosexuels. Quand on est militante féministe, on se pose la question de l’identité de genre et de l’orientation sexuelle : c’est une prolongation logique des questions du féminisme."

L'idéologie en marche.

Posté le 25 juillet 2017 à 23h53 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2017

Les LGBT ne sont pas contents, Emmanuel Macron obéit

L'absence du président de la République, dimanche à Paris lors de l'ouverture d'une conférence internationale sur le sida, a été vertement critiquée par le lobby LGBT : Coalition Plus, Act-Up Paris et Aides. Pendant la séance d'ouverture de la conférence, quelques activistes ont manifesté au moment où la ministre de la Santé Agnès Buzyn allait prendre la parole, brandissant des pancartes et criant "Shame on Macron!" (Honte à Macron).

Devant la montée des critiques, une rencontre a été décidée in extremis. Elle a été annoncée dimanche par l'Elysée qui a publié un agenda rectifié du président de la République. Il s'entretiendra ce lundi avec Florence Thune, directrice générale de Sidaction, Linda-Gail Bekker, co-présidente de la conférence de Paris et présidente de l'International Aids Society, François Dabis, directeur de l'ANRS, et Yves Levy, directeur de l'Inserm.

Posté le 24 juillet 2017 à 19h06 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2017

Appel aux médecins pour s'opposer à la PMA

Le Docteur Raphaël Nogier est Président de l'association Cosette et Gavroche. Il vient de lancer un appel aux médecins pour s'opposer à la PMA pour femmes seules. Il explique dans L'Homme Nouveau :

Capture d’écran 2017-07-20 à 20.53.42"Cet appel  a un enjeu double. Le premier concerne la Médecine en général. Nous, médecins, voulons rappeler les fondements de notre métier. Nous sommes là pour servir et soigner les malades. Nous ne sommes pas là pour servir une idéologie, ou un État. Les techniques de PMA qui consistent à inséminer des femmes seules ou des femmes en couple lesbien n'appartiennent pas à la médecine, puisqu'elles ne traitent pas des maladies. On pourrait appeler cela de la pseudomédecine. Les médecins doivent avoir le courage de dénoncer ce genre de pratique et rappeler quel est leur véritable rôle. 

Le deuxième concerne la protection des enfants. Comment, en France, pays des Droits de l'Homme, peut-on imaginer une loi qui permettrait de "fabriquer des orphelins" ? Ouvrir la PMA pour femmes seules, c'est oublier délibérément qu'un enfant a besoin d'un père et d'une mère pour se construire. C'est admettre que le droit à l'enfant passe avant le droit des enfants.

Mais pourquoi s'adresser spécifiquement aux médecins ?

Les médecins sont ceux qui sont responsables des actes médicaux. Ce sont aux médecins à qui l'on demande de pratiquer l'avortement, l'euthanasie, la PMA etc... Ce sont eux qui peuvent et qui doivent dire non. Les infirmières, le personnel para-médical exécute, le médecin ordonne. Tous les médecins doivent réfléchir sur leur métier. Veulent-ils devenir des techniciens de santé au service de l'État ou veulent-ils rester des hommes libres au service de leurs patients ? En matière de PMA, il serait souhaitable que l'Ordre des Médecins prenne une position courageuse.

Avez-vous déjà reçu le soutien de médecins ? Le monde médical est-il inquiet par les perspectives concernant la PMA ?

Oui les médecins sont inquiets sur la direction que prend la Médecine. Ils ne comprennent pas pourquoi on veut les utiliser dans un but économique ou idéologique. Je suis président d'une association qui compte environ 300 médecins. La majorité d'entre eux est contre la PMA pour toutes. Le manifeste que j'ai lancé il y a quelques semaines a été signé par 230 confrères. Il a été publié il y a deux mois dans le Quotidien du Médecin mais n'a suscité aucune réaction de la part de la presse. Je continue de récolter des signatures et me fixe l'objectif d' en recueillir au moins mille pour être en mesure d'alerter les médias, le moment venu.

De son côté, le Comité consultatif national d'éthique s'est prononcé en faveur de la pratique de l'insémination artificielle médicalisée avec sperme de donneur anonyme. Quel est le poids de cet avis ?

Le Comité Consultatif est un organisme orienté. Ses membres, pour la plupart, ont été nommés par le pouvoir socialiste. Les avis qu'il rend me font penser aux procès staliniens. C'est purement du théâtre, tout est joué d'avance. Un simulacre d'éthique...Pourquoi n'a-t-on pas demandé l'avis de l'Académie Nationale de Médecine et du Conseil de l'Ordre des Médecins ? [...]"

 

Posté le 21 juillet 2017 à 13h08 par Michel Janva | Lien permanent

20 juillet 2017

Les difficultés juridiques sont bien dérisoires au regard du préjudice principal subi par l'enfant issu de la GPA

Suite à l'article scandaleux du Progrès de Lyon faisant la promotion de la GPA, La Manif Pour Tous Auvergne Rhône-Alpes a réagi :

Capture d’écran 2017-07-20 à 07.21.38

Lettre adressée à Pierre FANNEAU , Directeur Général de Le Progrès lprrhone@leprogres.fr

Monsieur le Directeur Général du PROGRES

Le Progrès a évoqué – en pleine page de son édition du 11 juillet - l'histoire d'un garçon né d'une GPA en Inde, et les difficultés juridiques liées à sa situation. La Manif Pour Tous rappelle que la situation des enfants de la GPA a été provoquée par ceux-là même qui ensuite la dénoncent, le père et son conjoint qui invoquent l'intérêt de l'enfant de sortir de cette situation qu'ils ont eux-mêmes créée pour parvenir à leurs fins.

Les difficultés juridiques évoquées apparaissent bien dérisoires au regard du préjudice principal subi par l'enfant issu de la GPA : sa mère a été délibérément écartée pour permettre la réalisation du désir d'enfant d'autrui. Une carte d'identité ne remplacera jamais la mère dont l'enfant commandé par GPA est privé.

La Manif Pour Tous regrette -par ailleurs-la complaisance avec laquelle Le Progrès évoque la location du ventre d'une femme indienne et sa rémunération en vue de livrer un enfant.

La Manif Pour Tous vous remercie de faire part de ce courrier à vos lecteurs

Recevez , Monsieur le Directeur Général, nos meilleures salutations

La Manif Pour Tous Auvergne Rhône Alpes"

Posté le 20 juillet 2017 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent

19 juillet 2017

Le tri embryonnaire engendre des troubles pour le survivant

Anne Schaub-Thomas, psychothérapeute belge qui s’est spécialisée dans les mémoires précoces, vient de publier un livre intitulé Un cri secret d’enfant. En partant de son expérience professionnelle, elle détaille les conséquences médicales et psychologiques que peut avoir cet abandon programmé d’un enfant par sa mère qu’est la GPA. Elle répond à Anne Isabeth dans Présent :

41SDyB1G7FL"Lors de mes consultations, j’ai eu des enfants en souffrance dont l’histoire de vie, évoquée avec ses parents, révélait qu’ils étaient issus d’une PMA. Ces enfants montraient des troubles de l’attachement. Or, toute GPA est précédée d’une PMA : c’est-à-dire ce tri embryonnaire, avec la perte d’embryons, avec les troubles que cela peut engendrer.

Quels sont les principaux risques qu’encourent les enfants nés de GPA ?

Il y en a toute une série que j’ai repérés ou repris dans mon livre, à partir des situations que j’ai pu voir à mon cabinet. Le principal est la blessure et le trouble identitaire dus à ce morcellement sur le plan de la filiation. S’il y a morcellement à l’origine de la vie, on peut craindre que la personnalité soit morcelée. La quête d’identité devient très complexe, lorsque l’on utilise un ovocyte venant d’une personne, du sperme d’une autre et un ventre pour porter un enfant commandé par des parents d’intention. Même avant l’adolescence cela peut déboucher sur un langage somatique ou psychologique que l’on ne comprend pas à moins de connaître l’histoire de la personne depuis sa conception. Il y a un grand risque de décompensation psychotique. Avec la GPA on quitte le réel de ce qui a fait de tout temps l’être humain : l’union charnelle d’un homme et d’une femme qui donne la conception d’un enfant, porté par sa mère biologique. Cette dissociation du corps à la base, en utilisant des gamètes comme du matériel scientifique, peut mener à une dissociation psychologique. Ce traumatisme de la filiation peut devenir une blessure transgénérationnelle. Certains troubles psychiatriques trouvent leur origine deux voire trois générations avant. Il y a un effet boule de neige que l’on peut craindre dans le cadre de la GPA.

J’ai la conviction profonde que lorsque l’on désordonne ce qui est bien ordonné (la conception naturelle, le jaillissement de la vie tel qu’il a été voulu par la nature) on arrive au chaos. [...]

Vous expliquez par ailleurs que depuis les années soixante la psychologie se penche sur le berceau et conduit à dire que l’enfant nouveau-né est déjà véritablement une personne. Or, en parallèle, se sont développées des pratiques comme l’avortement et la PMA, où l’on nie que l’embryon soit un être humain, ou encore la GPA. N’est-ce pas de la schizophrénie ?

Oui notre société est dans un état schizophrénique. C’est comme si la connexion ne se faisait pas entre le cerveau gauche et le cerveau droit. On déconnecte ces réalités de tout ce que nous ont apporté les découvertes en neurosciences, en psychologie, en biologie, en génétique. Mais il y a une autre facette à ce problème : ce sont les grands intérêts financiers qu’il y a derrière la pratique de la GPA. Il y a un déni certain au niveau de la population qui se laisse prendre par le plan affectif et émotionnel des parents en mal d’enfants mais il y a aussi tous les enjeux financiers qui ont tout intérêt à masquer toutes ces conséquences. Le corps médical a une très grande responsabilité là-dedans. Il est normal d’avoir un désir d’enfant mais à partir du moment où la société répond à cela, à n’importe quel prix et l’autorise on ouvre la boîte de Pandore et l’on plonge dans le Meilleur des Mondes."

Posté le 19 juillet 2017 à 13h40 par Michel Janva | Lien permanent

18 juillet 2017

Le lobby LGBT, par ses mensonges, a contribué à propager le SIDA : il doit être traduit devant la justice

Selon l'étude de l’équipe de chercheurs de Santé publique France, de l'Inserm et de l'équipe nationale d'intervention en prévention et santé pour les entreprises (ENIPSE), publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, la situation de l'épidémie de VIH chez les jeunes hommes homosexuels français serait « extrêmement préoccupante ». L'homophobie insupportable de la science doit-elle être portée devant la justice ?

Extrait du commentaire de Dominique Morin, sous le post d'Yves Daoudal :

"le lobby homosexuel, surtout AIDES et ACT-UP la branche activiste, en mettant la main sur la "lutte contre le SIDA, ont interdit de distinguer les types de rapports particulièrement à risque de transmission, donc à proscrire car trop risqué, au prétexte de "ne pas discriminer." Résultat, la prévention a été imprécise et la propagande homosexuelle, en se victimisant comme victimes du SIDA comme une discrimination, ont fait de la "lutte contre le SIDA" une propagande active pour propager auprès des jeunes, parfois très jeunes, les moeurs homosexuels comme normatifs et interdire toute remise en cause de ces pratiques comme discriminatoire. Ils ont objectivement contribué à propager le SIDA, il suffit de regarder des images de la Gay Pride."

La ville de Paris est aussi responsable. Le 13 juin, Jean-Luc Romero–Michel remettait au Maire de Paris un rapport intitulé « Paris, ville phare de l’inclusion et de la diversité ». 52 recommandations y figurent pour faire de Paris la capitale mondiale des droits LGBT et du tourisme LGBT. La 10e édition des Gay Games se déroulera à Paris du 4 au 12 août 2018.

Posté le 18 juillet 2017 à 19h35 par Michel Janva | Lien permanent

17 juillet 2017

Lettre de Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, au sujet de la PMA

Longue de 8 pages, elle est en ligne sur le site du diocèse. Extrait :

201509092265-full"[...] On peut s’interroger par ailleurs sur la pérennité des conclusions du CCNE qui déclarait dans son avis n°90 de novembre 2005 :

« L’AMP a toujours été destinée à résoudre un problème de stérilité d’origine médicale et non à venir en aide à une préférence sexuelle ou à un choix de vie sexuelle. L’ouverture de l’AMP à l’homoparentalité ou aux personnes seules ouvrirait de fait ce recours à toute personne qui en exprimerait le désir et constituerait peut-être alors un excès de l’intérêt individuel sur l’intérêt collectif. La médecine serait simplement convoquée pour satisfaire un droit individuel à l’enfant. » (§ I.3.5).

En 2005, donc, le comité d’éthique proscrit la légalisation de l’AMP pour les couples homosexuels ou pour les personnes seules, en soulignant qu’on ne peut pas utiliser la médecine pour satisfaire un droit à l’enfant. En 2017 le même comité autorise l’AMP en estimant que le désir des femmes de procréer passe avant toutes les questions relatives à l’enfant.

Les fondements de la réflexion éthique changent donc en quelques années. Cela pose un problème de méthode. Recourir à l’éthique, c’est nous inviter à prendre du recul, de la hauteur, nous extraire des modes et des polémiques pour distinguer ce qui est durable, permanent, et ce qui est provisoire, passager ; c’est faire reposer la réflexion sur des principes qui dépassent les intérêts particuliers et les désirs individuels. A moins, bien sûr, que cette éthique ne repose plus que sur la satisfaction des attentes de chacun. Il suffit alors qu’un groupe réclame ce qu’il considère comme un nouveau droit pour le justifier moralement. Si la technique le permet, si le financement est assuré, si des demandes sont faites en nombre suffisant, pourquoi ne pas légaliser ?

Ce qui est légal devient moral

Une autre question se pose : faire travailler un comité d’éthique avant de voter une loi est tout à l’honneur de nos institutions. Mais on renforce alors l’idée que ce qui est légal est moral ; il l’est d’autant plus qu’un comité d’éthique a donné son aval. On passe alors d’un droit accordé à des groupes extrêmement minoritaires à la reconnaissance et à la banalisation de comportements qu’on jugeait jusque-là contraires au bien de la personne humaine. On passe de la légalisation de désirs particuliers à la normalisation morale de ces désirs. Légaliser revient à moraliser. On présente alors sans discernement aux générations les plus jeunes des pratiques extrêmement contestables moralement et que les familles n’ont pas du tout envie de proposer comme modèle à leurs enfants.

Voter de telles lois aura des conséquences sur la manière dont on va ensuite envisager les relations familiales, le regard sur l’enfant à naître, l’humanisation du désir, la place du père, la différence sexuelle. La légalisation de telles pratiques a une portée culturelle. [...]

Posté le 17 juillet 2017 à 19h58 par Michel Janva | Lien permanent

14 juillet 2017

En faisant comme si les militants LGBT représentaient l’ensemble des homosexuels, on accrédite une prise en otage

Le 1er juin, la sociologue Nathalie Heinich recevait le prix Pétrarque de l’essai 2017, décerné par France Culture et Le Monde. Cette décision n’a pas fait l’unanimité au sein de la communauté des sciences humaines, acquise au lobby LGBT.  Nathalie Heinich répond dans Limite à ses détracteurs. Extraits :

Unknown-4"« Homophobe » : si tous ceux qui s’interrogent sur la légitimité, les fondements et les effets possibles du mariage homosexuel, ainsi que de leurs conséquences prévisibles que sont la légalisation de la PMA et de la GPA, sont « homophobes », alors doivent être aussi considérés comme tels les membres du Comité national d’éthique qui viennent de déclarer leur opposition à la PMA au motif qu’elle fabriquerait institutionnellement deux situations considérées aujourd’hui comme délétères pour les enfants, à savoir les familles mono-parentales (pour les célibataires) et l’impossibilité de connaître ses origines ; homophobes également, les signataires (Caroline Eliacheff, Françoise Héritier, Aldo Naouri, Heinz Wissmann) de la pétition « Ne laissons pas la critique du PACS à la droite » que j’avais initiée dans Le Monde en 1999 pour suggérer des solutions plus satisfaisantes aux problèmes rencontrés par les couples homosexuels ; ainsi que les nombreux intellectuels qui ont salué mon analyse des arguments problématiques à propos de la loi sur le mariage homosexuel, parue dans Le Monde en janvier 2013 ; homophobes enfin, les contributeurs (notamment le pédo-psychiatre Maurice Berger et la psychanalyste Catherine Dolto) du dossier « Les enfants du mariage homosexuel » paru dans Le Débat (n° 180, mai-août 2014). Le refus de débattre manifesté par tous ceux qui réduisent d’emblée la discussion sur ce sujet à de l’homophobie est une forme d’obscurantisme malheureusement très pratiquée dans les milieux militants : à la diffamation s’ajoute une tentative de censure par la stigmatisation publique, qui devrait évoquer à leurs praticiens non pas la démocratie dont ils se réclament mais, bien plutôt, un passé pas si lointain de totalitarisme, de stalinisme et de fascisme, où les « ennemis du prolétariat », les « suppôts du grand capital » ou les « traîtres à la patrie » assumaient la fonction aujourd’hui occupée par les « homophobes ».

[...] En faisant comme si les militants LGBT représentaient l’ensemble des homosexuels, et donc comme si un désaccord avec leurs causes constituait une déclaration de guerre à l’homosexualité en tant que telle, on accrédite une prise en otage, par des militants très radicaux, de la cause, parfaitement légitime, que constitue la lutte contre les discriminations envers les homosexuels. Or tous les homosexuels n’approuvent pas la revendication du « mariage pour tous » et ses conséquences – certains d’entre eux ont d’ailleurs manifesté leur soutien à mes analyses. Comme toujours, ce sont les plus radicaux qui font le plus parler d’eux : cela ne signifie pas qu’ils soient représentatifs de la « communauté » dont ils se réclament. [...]"

 

Posté le 14 juillet 2017 à 08h38 par Michel Janva | Lien permanent

13 juillet 2017

Le lobby LGBT dans toute son horreur

Capture d’écran 2017-07-13 à 18.39.26 Capture d’écran 2017-07-13 à 18.38.56A Montpellier samedi 8 juillet, se déroulait la nouvelle édition de la Gay pride. Haute en couleur avec des caricatures ambulantes qui font passer les personnes homosexuelles pour des cinglés. Est-ce leur but ? On ne sait, mais c'est réussi : les personnes qui respectent le moins les personnes homosexuelles, c'est le lobby LGBT.

Sur Réinformation.tv, Jeanne Smits a repris les propos de que fait Doug Mainwaring parus sur LifeSiteNews. Dans une réflexion sur le lobby LGBT dont il a lui-même fait partie, il évoque ce qui constitue en réalité le ciment de cette mouvance, qui est capable à la fois de proclamer sa « fierté » au cours de Gay Prides où les outrances le disputent aux outrances, et de se poser en perpétuelle victime. Pour Doug Mainwaring, il n’y a pas de doute : il s’agit de la sodomie.

Posté le 13 juillet 2017 à 18h44 par Michel Janva | Lien permanent

16-17 septembre : université de La Manif Pour Tous

Alors que la France est de nouveau confrontée à la menace de la PMA sans père et de la GPA, suite au nouvel avis du Comité national d'éthique (CCNE) et aux récents arrêts de la Cour de cassation, l'heure est à l'anticipation, pour se préparer à débattre, agir, mobiliser...

La Manif Pour Tous vous invite donc à participer à son Université d'été, les 16 et 17 septembre. Elle aura lieu à Etiolles (sud de Paris), dans un cadre propice à la réflexion, à l'échange et à la prise de recul. Nous aurons le plaisir de voir ensemble, en Avant-première, le documentaire sur la GPA en Asie du Sud-Est réalisé par les équipes de La Manif Pour Tous à l'issue de plusieurs mois d'enquête.

Des personnalités exceptionnelles interviendront, parmi lesquelles :

Laurent LafforguesLaurent Lafforgue, mathématicien, décoré de la Médaille Fields de Mathématiques, membre de l'Académie des sciences, ancien membre du Haut Conseil de l'Education, auteur de "La débâcle de l'école"

Jérôme FourquetJérôme Fourquet, directeur du département opinion publique de l'Ifop

Bérénice LevetBérénice Levet, philosophe, universitaire et essayiste, auteur du "Crépuscule des idoles progressistes" (2017) et de "La théorie du genre ou le monde rêvé des anges"

Anne Schaub-ThomasAnne Schaub-Thomas, psychothérapeute, maître praticienne en programmation neuro-linguistique, auteur de "Un cri secret d'enfant - Attachement mère-enfant" (2017)

Aude MirkovicAude Mirkovic, maître de conférences en Droit privé, spécialiste du Droit de la Famille, auteur de "En rouge et noir" (2017) et "PMA-GPA. Quel respect pour les droits de l'enfant ?"

Philippe OswaldPhilippe Oswald, journaliste et écrivain, ancien directeur de la rédaction de Famille chrétienne, collaborateur de Aleteia, auteur de "Debout les pères"

Posté le 13 juillet 2017 à 09h25 par Michel Janva | Lien permanent

Désordre à Malte

Unknown-3Le Parlement de Malte a voté hier à la quasi-unanimité une loi dénaturant le mariage, trois ans après la création d’une union civile. Depuis 2014, 141 couples ont conclu une union civile à Malte et 22 ont fait enregistrer de cette manière un mariage conclu à l’étranger. 

Le Premier ministre travailliste, Joseph Muscat, avait promis que cette loi serait la première de son nouveau mandat, pendant les élections législatives de juin qui l’avaient reconduit malgré des accusations de corruption contre son entourage.

L’Eglise catholique s’est fermement opposée au texte. Mardi soir, des conservateurs avaient organisé une manifestation silencieuse de protestation devant le Parlement à La Valette. 

Posté le 13 juillet 2017 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2017

L’ouverture de la PMA débattue en 2018

Probablement au moment de la révision des lois de bioéthique, a indiqué la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, interrogée mardi 11 juillet sur France Inter.

"Nous allons voir quand il convient d’ouvrir ce sujet, sachant qu’en 2018 nous devrons de façon systématique rouvrir les lois de bioéthique. Donc, il est probable que cette discussion aura lieu lors des états généraux de la bioéthique qui se tiendront l’année prochaine ». "J’attends de voir ce que donnent les états généraux. Je n’ai pas d’avis personnel à donner sur les sujets de société. Il faut qu’une société soit prête pour avancer. J’attends de voir ce que disent les Français". "Le Comité consultatif national d’éthique contient en son sein toutes les sensibilités. Donc, s’il a rendu un avis favorable, je pense que la société est prête".

Parallèlement, Agnès Buzyn a fait de la lutte contre le tabagisme un cheval de bataille :

Visiblement, elle veut aussi faire de la génération d'enfants qui naissent aujourd'hui la première génération sans père.

Posté le 11 juillet 2017 à 19h23 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2017

L’adoption de la « PMA pour toutes » serait le couronnement de l’égoïsme d’adultes institutionnalisé au mépris du droit élémentaire des enfants

De Mylène Troszczynski, député FN au Parlement européen :

"Ce Mardi 27 Juin, le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) a rendu un avis positif concernant l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Emmanuel Macron s’était personnellement prononcé durant la campagne en faveur de la « PMA pour toutes », emboitant le pas de François Hollande qui attendait la publication de cet avis pour ouvrir le débat. Ce qui est désormais chose faite. Parmi les personnalités auditionnées figurent 4 représentants d’associations liées au combat LGBT et aucun membre d’association de défense de la famille.

Coïncidence ?

Cet avis favorable du CCNE est une nouvelle victoire pour les promoteurs du « droit à l’enfant ». L’adoption de la « PMA pour toutes » serait le couronnement de l’égoïsme d’adultes institutionnalisé au mépris du droit élémentaire des enfants « de connaître ses parents et d’être élevé par eux […] » consacré par la Convention internationale des droits de l’enfant ratifiée par la France en 1990.

La « PMA pour toutes » constitue la suite logique du « mariage pour tous » en ce qu’elle contribue à détruire méthodiquement le principe de filiation et la famille, cellule de base de notre société, encore une fois au nom d’un « droit à l’enfant » !

Elle est également le point de départ de la marchandisation du corps humain et la création d’un marché lucratif, profondément immoral des gamètes mâles et annonce l’autorisation prochaine de la « Gestation Pour Autrui », encore condamnée par le CCNE, mais pour combien de temps ?

Mylène TROSZCZYNSKI, député français au Parlement européen, membre de la commission FEMM et le Front National :

  • Dénoncent l’avis favorable rendu par le CCNE sur l’ouverture de la PMA aux couples de femmes,
  • Rappellent que le droit de l’enfant est de connaitre son père et sa mère et de grandir avec eux,
  • Rappellent que ce droit doit être protégé et rester supérieur à toute autre revendication communautariste,
  • Rappellent que la PMA doit rester une intervention médicale réservée aux couples stériles."

Posté le 10 juillet 2017 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent

Le lobby LGBT veut censurer tous ceux qui se sont opposés à la dénaturation du mariage

Product_9782070146406_195x320La sociologue Nathalie Heinich doit recevoir un prix pour son dernier essai, Des valeurs. Une récompense violemment contestée par le lobby LGBT, qui n’attaque pas son livre… mais les valeurs de la chercheuse, selon eux «réactionnaires», «antiféministes», «homophobes»...

Le prix Pétrarque de l’essai, remis chaque année par France culture et le Monde, est revenu cette année à Des valeurs, une approche sociologique, publié chez Gallimard en mars. Dans cet ouvrage, la sociologue Nathalie Heinich, directrice de recherches au CNRS, propose de considérer les valeurs comme des «représentations collectives agissantes». Refusant d’adopter une posture morale triant entre «bonnes» et «mauvaises» valeurs, elle décortique la manière dont une société produit des jugements.

Mais cette thèse n’est pas à l’origine de la violence contre elle. Le lobby LGBT la dénonce comme étant «l’une des idéologues les plus engagés dans la légitimation des idéologies homophobes et des schémas de la Manif pour tous». Il faut dire qu'elle avait pris position contre la loi Taubira (relayée par Le Salon Beige ici et ). En 2014, elle s'était clairement opposée à l’ouverture de la PMA et de la GPA aux homosexuels.

«Revendiquer la prise en compte d’une particularité individuelle, telle que la pratique sexuelle, dans l’allocation des droits civiques et civils constitue une perversion de l’idéal républicain.» «Assimiler un désir à un droit […] relève d’un mode de fonctionnement psychique qui ne connaît d’autre modalité de transaction avec le réel que le fantasme infantile de toute-puissance opposé à une autorité forcément maléfique.»

Nathalie Heinich parle d’un dangereux procès intenté par des intellectuels surenchérissant dans la radicalité :

«Ces accusations d’homophobie sont non seulement diffamatoires - je ne soutiens pas la Manif pour tous ! -, mais elles sont aussi un appel à la censure par la destruction de la réputation intellectuelle. Certaines positions, comme mes interrogations sur le mariage pour tous, sont désormais difficiles à tenir. Cette pensée par slogans, cette confusion des arènes politique et scientifique sont une dérive terrible.»

Jean Birnbaum, le responsable du Monde des Livres, refuse de retirer le prix :

«Notre jury n’a pas couronné une personne ou ses prises de position publiques, il a consacré un livre. S’il y avait des thèses politiquement contestables dans cet essai, nous ne l’aurions pas primé. Le bandeau France culture-Le Monde est posé sur le livre de Nathalie Heinich, non sur des prises de position concernant des enjeux qui ne sont d’ailleurs pas du tout au coeur ni de ses recherches ni de ses interventions dans le débat public.»

L’un des membres du jury, le journaliste Brice Couturier, a ajouté sur l’antenne de France Culture :

«Le livre de Heinich démonte l’idéologisation dont est victime une partie de la sociologie universitaire. Cela a déplu à une bande d’aigris. De manière policière, ils se sont jetés sur les prises de position passées de l’auteur […] pour y trouver matière à l’accuser de tous les péchés de la religion du politiquement correct.»

Posté le 10 juillet 2017 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2017

Loi Taubira : Eric Ciotti abdique devant la gauche morale

Communiqué de Philippe Vardon, Conseiller régional FN de PACA :

Unknown-10"Sur Europe 1, Eric Ciotti a affirmé que sa position face à l'ouverture du mariage et de l'adoption pour les couples de même sexe avait changé, qu'il n'aurait sans doute "pas la même attitude aujourd'hui", et encore qu'il ne fallait plus revenir sur cette loi.

Au-delà de ce sujet précis, Eric Ciotti tombe ici dans les travers de son camp politique qui n'a eu de cesse d'abdiquer face aux injonctions de la gauche morale depuis des décennies. C'est ce genre de renoncements qui ont, par exemple, conduit un certain Nicolas Sarkozy à mettre fin à l'expulsion des criminels étrangers, une mesure de bon sens et de protection des Français combattue par la gauche qui y voyait une "double peine".

Reculant ici, Eric Ciotti s'engage au fond sur la même pente que son (ancien ?) ami Christian Estrosi."

Posté le 7 juillet 2017 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2017

PMA : que va faire le député Philippe Gosselin ?

Etrange information de La Lettre de l'Expansion (Hervé Mariton n'est plus député). Néanmoins, quelle sera l'attitude de Philippe Gosselin sur la PMA ? Soutien d'Alain Juppé durant la primaire, il n'a pas réagi à l'avis du CCNE ni au jugement de la Cour de cassation hier et il s'est abstenu lors du vote de confiance à Edouard Philippe :

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Posté le 6 juillet 2017 à 09h36 par Michel Janva | Lien permanent

Nouvelle trahison LR : Eric Ciotti estime qu'on ne doit pas revenir sur la loi Taubira

Le député LR des Alpes-Maritimes s'est vivement opposé à la GPA, tout en admettant que son parti avait pu "commettre des erreurs" en s'opposant frontalement à la loi Taubira :

"C'est une porte ouverte à la GPA qui m'inquiète. C'est un blanc-seing à une forme de marchandisation du corps", "le législateur doit désormais prendre ses responsabilités, autrement on va aller vers la GPA et personnellement je considère que c'est extrêmement grave." 

Cette opposition est-elle comparable à celle des Républicains au moment du débat sur la loi Taubira ? 

"Chacun a ses choix". "À l'époque, on a pu commettre des erreurs d'appréciation. Sur le mariage pour tous, je n'aurais peut être pas la même attitude aujourd'hui. Aujourd'hui je le dis clairement, je pense que ce texte est dans le droit et qu'on ne doit pas revenir dessus. Par contre, là, c'est d'une autre nature, c'est l'achat d'un enfant." 

Ce n'est pas d'une autre nature, c'en est la suite logique. Impossible de lutter contre la GPA si on ne remet pas en cause la loi Taubira.

Posté le 6 juillet 2017 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent

Nouveau pas vers la légalisation de la GPA

Réaction d’Alliance VITA aux arrêts de la Cour de cassation du 5 juillet 2017 sur la Gestation pour autrui (GPA) réalisée à l’étranger et la transcription d’acte de naissance et adoption simple.

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« Plutôt que de cautionner a posteriori les pratiques de GPA, ce qui revient à les encourager, la France devrait avoir le courage de les contester formellement, y compris dans leurs conséquences en termes d’état civilSeule une position abolitionniste déterminée de la France peut éviter le basculement vers le marché mondialisé ultra-libéral des êtres humains. Seule une ferme réprobation sociale et judiciaire de la GPA peut en protéger l’humanité. Car il s’agit, ni plus ni moins, de trafics d’êtres humains. La GPA est une maltraitance originelle préméditée : elle programme un abandon d’enfant, la séparation brutale d’une femme de celui qu’elle a porté ; elle impose à ce dernier une maternité éclatée entre plusieurs « mères». Elle est donc contraire à l’intérêt de l’enfant comme à la dignité des femmes, qu’on utilise comme « productrices » d’êtres humains. Il est donc urgent de pénaliser en France les actes qui transgressent à l’étranger nos principes éthiques fondamentaux. Qui osera reconnaître que les enfants nés d’une GPA sont victimes de leurs commanditaires ? Qui osera leur accorder le droit de demander réparation de la violence inhérente à ces pratiques ? Devraient-ils être contraints de cautionner une pratique qui les a maltraités au prétexte qu’ils sont sincèrement aimés par ceux qui les ont ainsi obtenus ? »

Tugdual Derville répond à Charlotte d'Ornellas :

Pour Caroline Roux, directrice de VITA International, membre du Collectif international No Maternity Traffic :

« Cette décision constitue un nouveau pas vers la reconnaissance de la GPA, en fermant les yeux sur la fraude à la loi. La Cour de cassation instrumentalise l’adoption, en cautionnant une filiation trafiquée de manière délibérée. Comment passer sous silence que l’enfant né par mère porteuse a subi une maltraitance, en étant conçu pour être abandonné ? Rappelons que l’interdiction française de la GPA est avant tout protectrice des droits des femmes et des enfants. Cette décision met profondément en cause le droit français et sa fonction de justice. Il est urgent que le président de la République et son gouvernement engagent une politique déterminée et audacieuse visant à une interdiction effective de toute GPA, au niveau national et international. »

Posté le 6 juillet 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent

05 juillet 2017

Le marché des enfants se porte bien, merci à la Cour de cassation

Communiqué des Juristes pour l'enfance :

"La Cour de cassation a rendu ce jour, mercredi 5 juillet, quatre décisions en matière de gestation pour autrui.

Deux des affaires concernaient une demande de transcription de l’acte de naissance de l’enfant né d’une GPA à l’étranger, dressé dans le pays de naissance de l’enfant. L’acte de naissance désigne comme parents l’homme français ayant fourni son sperme pour la conception de l’enfant et son épouse qui, par définition, n’a pas mis l’enfant au monde. La Cour de cassation approuve le refus de transcription de la mention de la maternité : seule peut donc être transcrite la mention de la maternité qui désigne comme mère la mère porteuse. En revanche, elle ordonne d’autoriser la transcription de la mention de la paternité désignant l’homme français, père biologique. L’association Juristes pour l’enfance se félicite que la mère de naissance de l’enfant ne puisse être effacée par le contrat de GPA passé par des adultes en violation des droits de l’enfant. En revanche, l’association regrette que ce seul aspect soit pris en considération par la Cour de cassation car les dommages causés par la GPA à l’enfant vont bien au-delà de la mention de la filiation maternelle dans l’acte de naissance. La transcription, fut-elle partielle, de la paternité, méconnait l’intérêt de l’enfant et ne rend service qu’aux adultes qui sont responsables de la situation de l’enfant.

Plus grave encore est la décision rendue dans l’autre affaire où le conjoint d’un homme ayant reçu un enfant d’une mère porteuse demandait à adopter l’enfant : alors que la Cour de cassation a toujours refusé cette adoption, lorsqu’elle était demandée par la conjointe du père, pour détournement de l’adoption, voici qu’elle l’admet maintenant que la demande est formulée par le conjoint du père ! Le détournement de l’adoption est pourtant toujours caractérisé : si l’enfant est adoptable, parce qu’il n’a pas de mère, c’est parce qu’il a été délibérément privé de mère par la GPA dont le principe est d’écarter la mère porteuse de la vie de l’enfant. Or, l’adoption n’a pas pour but de priver un enfant d’un de ses parents : elle a pour objet de réparer le fait qu’un enfant a été privé, par les malheurs de la vie, d’un de ses parents ou des deux. La GPA, au contraire, prive délibérément l’enfant de mère, de manière à laisser la place libre à un candidat à la parenté. L’enfant est privé d’un de ses parents, en l’occurrence sa mère, et la Cour de cassation ferme les yeux sur cette méconnaissance de ses droits.

L’association Juristes pour l’enfance appelle de ses vœux une intervention du législateur pour faire échec à ces trafics et protéger efficacement les enfants, en sanctionnant le recours à la GPA, y compris à l’étranger."

Posté le 5 juillet 2017 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent

La Manif Pour Tous appelle à passer de la parole aux actes pour renforcer l'interdiction de la GPA en France et dans le monde

Communiqué de La Manif Pour Tous :

"Les arrêts publiés par la Cour de cassation ce 5 juillet accordent l'adoption simple au conjoint du père biologique d'un enfant né d'une mère porteuse à l'étranger. Ce faisant, la Cour de cassation fait preuve d'une immense hypocrisie. Alors que l'intérêt supérieur de l'enfant suppose avant tout autre chose de ne pas l'arracher à sa mère et de ne pas en faire l'objet d'une transaction, la Cour publie des arrêts qui conduiront au développement de cette pratique et non au renforcement de sa prohibition partout dans le monde, ce que le CCNE (Comité Consultatif National d'Ethique) appelle de ses vœux dans son avis rendu le 27 juin dernier.

Ces arrêts interviennent dans un contexte où certains prônent l'idée qu'un enfant pourrait être conçu sans père, donc avec un seul parent pour l'élever, tandis que d'autres, dont la Cour de cassation, estiment que l'enfant né de GPA doit avoir un parent adoptif en plus de sa mère et de son père. Cette incohérence s'ajoute au détournement de l'adoption : institution créée pour redonner des parents à un enfant orphelin qui a perdu les siens par accident de la vie, l'adoption accordée par la Cour de cassation aux parents d'intention fait de cet acte d'amour et de générosité un moyen d'obtenir un enfant, consacrant ainsi l'existence du droit à l'enfant, au détriment des droits de l'enfant.

Ces arrêts sont un pas supplémentaire vers la marchandisation de l'humain, y compris en France, pays des droits de l'Homme. Ces décisions sont d'autant plus aberrantes que les pouvoirs publics français ne cessent d'invoquer l'égalité homme-femme mais laissent proliférer l'exploitation de femmes générées par le développement de la pratique indigne des mères porteuses. « Non, la grossesse n'est pas un business. La dignité des femmes n'a pas de frontière. Interdite en France au nom de la dignité de la femme et du refus de la marchandisation des enfants, la GPA doit être interdite partout dans le monde. Cela commence par une mesure de bon sens : éviter tout ce qui facilite le recours à cette pratique d'un autre âge » déclare Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

Quant aux parents d'intention auxquels la cour de cassation veut reconnaître le statut de parent adoptif, La Manif Pour Tous rappelle que Manuel Valls soulignait en octobre 2014 qu' « il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée... tout en affirmant qu'ils sont responsables de l'éducation des enfants, c'est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs."

Ces arrêts montrent qu'il donc est plus qu'urgent de passer de la parole aux actes et de lancer enfin une grande initiative internationale pour mettre un terme à ce business sordide des usines à bébés."

Posté le 5 juillet 2017 à 19h53 par Michel Janva | Lien permanent

De même que nous étions passés du Pacs au « mariage », nous allons passer de la loi Taubira à la « GPA pour tous »

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

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Posté le 5 juillet 2017 à 08h58 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2017

Scrogneugneu : le lobby LGBT se plaint encore

Finalement ils n'ont pas apprécié l'avis du CCNE sur la PMA :

"La joie aura été de courte durée. Le Comité Consultatif National d'Etique (CCNE) a rendu hier le 27 juin son avis sur la PMA. Si l'on ne regarde que la conclusion, l'avis recommande l'ouverture de la PMA. C'est donc positif, non? Mais quand on lit l'avis en détail, les choses se gâtent...

Le Pr Jean-François Delfraissy, président du CCNE, et deux des rapporteurs du texte avaient invité hier quelques associations après la publication de l'avis, parmi lesquelles Act Up-Paris, Fières, les Enfants d'Arc en ciel, le Planning Familial ou l'APGL. Celles-ci ont fait part de leur mécontentement.

"On a d'abord commenté la méthode, rapporte Veronica Noseda du Planning Familial. Le comité n'a pas consulté d'association lesbienne pour rendre un avis sur la PMA. " En effet, une seule lesbienne a été auditionnée. Il s'agit de la très réactionnaire historienne Marie-Jo Bonnet, qui est opposée à la PMA, comme elle l'affirmait en 2016 au Figaro. En revanche, feue Colette Chiland, honnie par les militant.e.s trans (Lire Décès de la très controversée Colette Chiland, la «psychiatre la plus transphobe de France»), ou les psys homophobes Jean-Pierre Winter ou Pierre-Levy Soussan ont pu s'exprimer sur le sujet. Si des personnalités ou associations favorables à la PMA ont bel et bien été auditionnées, aucune n'est à notre connaissance lesbienne.

"J'ai dit au Pr Delfraissy que c'était comme si on rendait un avis sur le VIH sans avoir consulté les associations de séropositifs.  Il a semblé surpris.", explique la Veronica Noseda.

GAGES A LA MANIF POUR TOUS

Les associations ont également critiqué le ton et les mots employés dans le document. "Le ton général de l'avis donne des gages au vocabulaire de la Manif pour tous. Si la Manif pour tous se plaint de l'avis, elle se voit légitimée avec tous les poncifs homophobes, les familles sans père, le besoin d'altérité..." Veronica Noseda note d'ailleurs que si les lesbiennes sont stigmatisées, les familles monoparentales le sont tout autant.

Parmi les autres points qui posent problème, la question du remboursement: "Il y a le désir d'enfant légitime des familles hétéros et il y a celui des autres, qui ne doit pas peser sur la Sécu.", relève amèrement la militante du Planning Familial. "2,5% des enfants naissent par PMA. Et ce ne sont pas toujours en raison de problème d'infertilité, c'est aussi parce que le temps a passé et qu'avec l'âge il peut y avoir besoin d'une aide extérieure", note Veronica Noseda, qui ajoute: "Et c'est discriminant pour les femmes seules et les couples de lesbiennes qui sont en moyenne plus pauvres que les couples hétéros."

"La question de la filiation n'est pas réglée. Un couple de femmes non mariées peuvent avoir accès à la PMA mais pour que la mère soit sociale soit reconnue comme l'une des deux mères, il faut passer devant le maire.", signale-t-elle aussi. "Sur la question du remboursement, ils ont eux-mêmes reconnus qu'il n'étaient pas clairs", note Delphine Aslan, porte-parole de l'association lesbienne et féministe Fières.

AMBIGUÏTÉS DU CCNE

Cette dernière pointe également les autres ambiguïtés du Comité. "Ils nous ont assuré qu'avec la révision de la loi bioéthique en 2018, rien n'est figé." "Mais On attend une loi", balaie-t-elle d'un revers de main . La plupart de ces questions ne relèvent pas de l'éthique, à part peut-être le don d'ovocyte. On leur a délégué ça histoire de nous faire attendre pendant quatre ans. "Nous avons passé beaucoup de temps à répondre aux questions d'une rapportrice qui nous demandait notre avis sur tout un tas de sujets, qui n'avaient pas forcément grand chose à avoir avec la choucroute", s'agace Delphine Aslan. La rapportrice a fini par se faire renvoyer dans les cordes. "Je lui ai répondu qu'ils ont eu quatre ans et demi pour nous demander notre avis et que maintenant, c'était à eux de répondre à nos questions.", lâche Veronica Noseda.

"Mon impression est que l'avis était prêt depuis longtemps et qu'il était négatif. Il y a eu un revirement à un moment donné", avance Veronica Noseda. Un point de vue que partage Delphine Aslan:  "On a l'impression que cela a été écrit en 2013 et qu'ils ont rajouté une conclusion plus tard". "La Manif pour tous va pouvoir s'appuyer dessus, c'est catastrophique" se désole Veronica Noseda. Et maintenant, quoi? "Avec les associations qui étaient présentes, il va falloir lister les député.e.s qui voudraient se saisir du sujet, identifier celles et ceux qui peuvent nous aider, conclut Delphine Aslan. Un travail qu'il serait bon de faire ensemble."

Dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Édouard Philippe, s'il a évoqué Simone Veil, n'a pas parlé de la PMA. Voici le passage sur la famille :

"Le changement de civilisation et majeur, il ne me paraît pas suffisamment pris en compte ; la baisse de la natalité de son côté, réelle depuis deux ans, doit nous alerter. Nous cesserons donc de considérer les familles comme de simples variables d'ajustement fiscal. La ministre de la Santé et des Solidarités présentera des mesures améliorant le congé maternité et les solutions de garde d'enfant ; c’est aussi une mesure qui s'inscrit dans la grande cause nationale de l'égalité entre les femmes et les hommes."

Posté le 4 juillet 2017 à 19h51 par Michel Janva | Lien permanent

Louis Aliot (FN) : "Je suis contre la PMA, cette marchandisation de l'enfant"

Posté le 4 juillet 2017 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

Allemagne : AfD et CDU vont contester sa constitutionnalité de la loi dénaturant le mariage

Posté le 4 juillet 2017 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2017

Les pourritures terrestres

Lu sur Délit d'images :

DDfJJf3XsAA1I9j-1"Officiellement, la France commente et s’esbaudit devant la nouvelle photo présidentielle. Les experts en tout décryptent les symboles…

Les communicants du  Macronix Imperator  ont annoncé, haut et fort, qu’il a choisi avec soin chacun des objets: l’horloge, les deux téléphones et les trois livres. Une vidéo a d’ailleurs été tournée le montrant entrain de procéder à ce qui s’appelle en “art”  contemporain: une installation.

Avec Les Mémoires du général, l’on saisit immédiatement les motivations.

Le Rouge et le Noir de Stendhal ? Un grand classique qui narre l’histoire de Julien Sorel,  trop sensible et surtout,  trop ambitieux, pour suivre l’humble carrière de son père dans la scierie d’une petite ville de province. Il  nourrit une fascination pour Bonaparte et ses mémoires compilées dans Mémorial de Saint-Hélène de Las Cases, rêvant à une ascension similaire à celle de l’empereur. Julien trouve une place de précepteur dans la maison d’un maire, monsieur de Reynal, et a une liaison avec son épouse. Chassé lorsque cette idylle est découverte, il rentre au séminaire de Besançon. Puis, il monte à Paris et devient le secrétaire du marquis de la Mole, dont il séduira la fille Mathilde, pour finir guillotiné après bien des péripéties. Si Macron ne lui a pas préféré La chartreuse de Parme, c’est que cet ouvrage doit lui parler davantage et qu’il tenait à nous le faire savoir.

Le troisième livre turlupine beaucoup de gens mais étrangement, pas un seul journaliste n’en parle clairement, c’est: Les nourritures terrestres de Gide. Dan un article de Causeur,  Alain Nueil, romancier, concluait: “Le choix des Nourritures terrestres ne surprend guère à une époque où la jouissance libre et absolue fait figure pour chacun de règle primordiale. Cette œuvre si sulfureuse à sa parution est parfaitement dans l’air de notre temps, on ne peut même plus s’en servir de drapeau pour la révolution permissive, on aurait vraiment trop l’air d’un mutin de Panurge. Mais Emmanuel Macron prend tout de même un risque. Ce livre a été écrit par Gide dans l’euphorie de son dépucelage homosexuel dans les bras d’un jeune Tunisien. Le risque n’est pas de passer pour gay, mais s’il s’avère qu’il l’est, de ne pas avoir osé son « coming out », devenu aujourd’hui pour toutes les célébrités une sorte de déclaration civique et obligatoire.”

Certes, l’on a pu lire de-ci de-là que Gide était l’un des auteurs préférés de Macron et cet ouvrage, celui auquel il serait très attaché depuis sa jeunesse. Peut-être? Mais alors, sachant à quel point cet ouvrage et son auteur sont sulfureux, pour ne pas ternir son image et provoquer beaucoup de questions… pour l’accompagner sur son portrait officiel, publié sur les réseaux sociaux, exposé dans toutes les mairies de France, le président de la République en aurait choisi un autre. Ce qui nous avait amené précédemment à conclure qu’en fait Macron n’avait pas lu ce livre et à nous y replonger, tant il a laissé de sales souvenirs à nombre d’entre nous. En fait, plus personne ne pensait à ce bouquin et surtout à Gide, né en 1869 et décédé en 1951. Sauf des érudits ou des professionnels de la littérature, rares sont, parmi les quadragénaires ou plus jeunes encore, ceux qui savent que c’est un écrivain et plus rares encore sont ceux qui ont lu l’un de ses très nombreux ouvrages.

Pour ceux qui le connaissent bien, Gide est un écrivain égotique,  érotomane notoire (“jeux de caleçons” sic Gide), et surtout un pédéraste qui a fait l’éloge de cette pratique et de l’homosexualité dans la plupart de ses livres, dont Les faux-monnayeurs, Corydon, Si le grain ne meurt… Il mena une vie dépravée, allant régulièrement se divertir au Maghreb avec des petits garçons… A  quarante-huit ans,  il détourna le fils d’Elie, son ancien précepteur, un pasteur protestant, devenu son  ami, lequel  confia (???) à “l’oncle André” le soin d’épauler sa femme et de veiller sur cette famille de cinq enfants, alors qu’il était parti prêcher la bonne parole au Cameroun pendant plusieurs années. Ce pasteur connaissait Gide depuis qu’il avait seize ans, il n’en avait que quatre de plus…. Donc Gide initia le beau petit Marc, aux pratiques pédérastiques… Leur relation dura nombre d’années puis Marc découvrit les dames, en consomma beaucoup et il eut le choix, puisqu’il devint le très célèbre cinéaste Marc Allegret, dont le frère Yves, lui aussi réalisateur, fut  premier époux de Simone Signoret.

Gide était un adepte de la pédérastie version Grèce antique: un amour entre un amant adulte pédagogue et un aimé adolescent formé à la beauté de l’art  par son amant… Si l’on ne peut contester à Gide, prix Nobel de littérature en 1947, un talent certain, être “Gidolâtre”, c’est toutefois  cautionner des meurs inacceptables et révoltantes, d’ailleurs et heureusement, désormais prohibées. Dans Les nourritures terrestres, Gide prône l’éloignement de la famille, le dénuement, la liberté absolue et exalte le plaisir des sens. Il fut écrit après  trois ans de voyages, ayant savouré toutes  ces nourritures terrestres en Afrique, en Italie ou  dans le Sahel. Selon Gide, on ne voyage en fait que pour des raisons érotiques…. La dimension romanesque du livre se veut dans la thématique du voyage, avec des personnages emblématiques et surtout, dans la pratique  d’un hédonisme qui transgresse la morale, une  sensualité absolue qui cherche à s’affranchir des conventions sociales. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un roman, mais plutôt d’un long poème en prose. Dans la  forme, Les Nourritures terrestres emprunte à divers genres. Il est fait de formes poétiques, ballades, rondes, de fragments de journal intime, de cahiers de bord, de notes vagabondes. La publication, originale de 1897  prenait de grandes libertés sur le plan de la typographie, allant même jusqu’à ressembler aux futurs vers modernistes et autres calligrammes en vogue au début du xxe siècle. C’est à Jean Guéhenno (1890-1978), auteur, critique littéraire et académicien que nous laisserons la conclusion: « La jeunesse intellectuelle française devra guérir du gidisme pour retrouver le mouvement de l’histoire. Comprendra-t-elle qu’être jeune à la manière de Ménalque ou de Nathanaël, c’est être terriblement vieux ? Cette quête des plaisirs, cette jouissance minutieuse et appliquée suppose des rentes, un patrimoine, dénoncerait la fin d’une race. » (Journal des années noires, 5 janvier 1944, Gallimard, 1947)"

Posté le 3 juillet 2017 à 18h56 par Michel Janva | Lien permanent

Les enfants issus de la PMA de confort en sauront plus sur ce qu'ils mangent que sur leur propre origine

Du Président d'une association familiale :

"Avec l'avis rendu par le CCNE, la PMA "de confort" met fin au culte du droit à la transparence et à la tracabilite exigée par les citoyens et les consommateurs. Il sera plus facile de connaitre l'origine, la provenance de son steack haché que celle des gamètes mâles qui auront permis son arrivée sur terre. La fabrique des orphelins de père est une bénédiction financière pour les psychologues, pedopsychiatres et autres psychanalistes: ils auront des générations à soigner du manque et de l'absence de père. "leur souffrance" sera palliée par des repères masculins ? Pas beaucoup dans l'éducation nationale ou la proportion d'enseignants masculins est largement minoritaire. Dans la famille ? Vu l'éclatement et la mobilité géographique des familles, ces enfants ne verront pas souvent leurs cousins, tontons, ou papis.

Ces enfants risquent d'en vouloir à beaucoup de monde à l'adolescence: à leur mère célibataire, à leur couple de mères et à la société qui aura permis ce "progrès sociétal". L'avis du CCNE ouvre la porte à de futurs enfants en souffrance psychologique, qu'il faudra rassurer à grandes doses d'antidépresseurs ou d'anxiolitiques, ou présentant des risques de comportement violents ou associaux.

Les élites et les experts pourront se pencher sur ce nouveau "problème" social.

Il suffit de connaitre les résultats scolaires des enfants vivant en famille monoparentale pour deviner ce qu'il va advenir de cette généralisation de la privation du père. "Né, nourri, élevé en France" disent les étiquettes de nos steacks hachés. Les enfants issus de la PMA de confort en sauront plus sur ce qu'ils mangent que sur leur propre origine. Et il faudrait trouver cela "moderne" ? En temps de paix, ou de telles situations seront la conséquences de choix délibérés, contractualisés, assumés, revendiqués...La barbarie terroriste a de beaux jours devant elle...Le chanteur Stromae a fait danser toute la France avec son hit "papa où t'es ?"... sur l'abandon des familles par certains pères, le CCNE a résolu le problème: il seront abandonnés dès la conception, par contrat, et avec l'aval du droit et de la loi...et vous pensez qu'ils remercieront la société ? Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" et "on ne peut déplorer les effets dont on chérit les causes" (Bossuet). L'Occident n'a pas fini d'attiser contre lui le mépris, la déconsidération, l'incompréhension, voir le rejet ou la haine d'une bonne partie du reste de l'humanité, avec de telles "évolutions societales". Etes vous prêts au choc des nouvelles barbaries ? La barbarie technophile ultra-libérale et libertaire du transhumanisme versus la barbarie obscurantiste et moyenâgeuse du terrorisme islamiste ? Suite au prochain épisode...Et nous, assisterons nous, effarés et les bras ballants, à ce duel de "titans" sans réagir ?

Posté le 3 juillet 2017 à 18h40 par Michel Janva | Lien permanent

30 juin 2017

Pour défendre Sophie Montel, Florian Philippot se contredit

Posté le 30 juin 2017 à 19h22 par Michel Janva | Lien permanent

L'avis du CCNE est nul et non avenu

François Billot de Lochner commente l'avis du Comité consultatif national d'éthique relatif à la PMA et les suites prévisibles du maintien de la loi Taubira dénaturant l'institution du mariage.

Posté le 30 juin 2017 à 18h14 par Michel Janva | Lien permanent

« Droit à l’enfant » ou « Droit de l’enfant » ?

De Anne Merlin-Chazelas :

"Quand mon mari et moi avons adopté nos enfants, il y a environ un demi-siècle, tous les intervenants, médecins, psychologues, travailleurs sociaux, personnels de la DASS que nous avons dû rencontrer avant d’obtenir l’agrément nécessaire ont insisté sur un point : Nous n’avions aucun « droit à l’enfant », notre souffrance devant nos cœurs et nos bras vides d’enfants n’avaient aucune importance et nous pouvions fort bien, malgré l’agrément, ne jamais pouvoir adopter. Seul comptait le « droit de l’enfant » à trouver dans une famille prête à l’accueillir un père et une mère dont il avait besoin pour, à défaut de ses parents naturels, construire sa personnalité dans un monde rassurant. Et nous avions trouvé que c’était tout naturel.

En France, jusqu’ici, la Procréation médicalement assistée ou PMA (comportant très fréquemment une insémination artificielle avec donneur) n’est permise que pour des raisons médicales : ne peuvent y recourir que des femmes vivant en couple stable (mariées, pacsées ou vivant en concubinage permanent) dont la stérilité (ou celle du conjoint) est médicalement constatée. Il s’agit de réserver un traitement médical à des cas le justifiant.

Mais le lobby LGBT... exige, sous prétexte d’égalité et au nom du « droit à l’enfant », que la PMA soit autorisée pour toutes les femmes, même célibataires ou vivant avec une partenaire de même sexe, même si elles sont parfaitement aptes à procréer naturellement, si elles éprouvent pour l’autre sexe une telle répugnance qu’elles ne veulent pas avoir recours à cette méthode éprouvée. Ce lobby exige d’ailleurs aussi que les hommes aient eux aussi « droit à l’enfant » et puissent donc avoir recours à la Gestation pour autrui ou GPA, c’est-à-dire à la location du vendre d’une femme qui leur vend l’enfant qu’elle a conçu, porté et mis au monde.

Jusqu’ici, le fait incontestable qu’un enfant peut être bien élevé par une célibataire ou une femme vivant en couple avec une autre femme ne justifiait pas que l’on prive définitivement des enfants de la présence et de l’éducation d’un père. Les statistiques prouvent, hélas, que les enfants élevés par leur mère seule (quelle qu’en soit la cause) et n’ayant pu bénéficier de la présence d’un père de substitution ont souvent de grandes difficultés à l’adolescence et plus tard.

Mais cela n’a pas empêché le Comité consultatif national d’Éthique (CCNE) de préconiser la PMA pour toutes les femmes qui le souhaitent, sans condition.

Si le Président Macron et son gouvernement donnent suite à cette préconisation, ils créeront donc, en France, un « droit à l’enfant », au détriment des « droits de l’enfant » à être élevé par son père et sa mère, comme le portent d’ailleurs les traités internationaux signés par la France.

Quant à la GPA pour tous, la formulation emberlificotée de l’avis du CCNE permet toutes les manipulations.

En Allemagne, en 2013, Mme Merkel avait refusé d’inscrire dans la loi le mariage homosexuel, arguant que le « droit de l’enfant » à être élevé par son père et sa mère en serait violé. Mais la politique est la politique et le soutien des partis de gauche aux prochaines élections lui semble bien nécessaire, alors adieu au « droit de l’enfant » et bonjour, sans doute, au « droit à l’enfant ». Le prétexte : elle a rencontré des (ou un ?) ménage(s) de deux femmes élevant parfaitement leurs enfants, ce qui l’a émue et convaincue. Le lobby LGBT exige qu’elle fasse entrer le mariage homosexuel dans la loi dans les tout prochains jours, sans doute dès vendredi. Résistera-t-telle ? aura-t-elle peur de perdre en Bavière les voix qu’elle trouverait ailleurs ?

En France, M. Macron a beau être personnellement favorable à la PMA pour toutes, il se peut qu’il retarde la soumission au lobby LGBT, de peur de réveiller des oppositions ouvertes contraires à sa politique d’apaisement, qui ne lui permettraient pas de se consacrer aux réformes importantes qu’il projette. Espérons-le."

Posté le 30 juin 2017 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent

Le CCNE confond injustice et frustration

Analyse du Centre européen pour le droit et la justice de la décision du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) :

"Dans ces revendications « d’égalité » en matière de procréation portées par les mouvements LGBT, le grand oublié et lésé est l’enfant. De la même manière dans cet avis, si les « conséquences pour l’enfant » figurent parmi les « points de butée », le CCNE se déclare néanmoins favorable à la PMA pour les femmes célibataires et lesbiennes, en évoquant notamment une injustice à leur égard. C’est toutefois confondre injustice et frustration. Permettre aux femmes célibataires et lesbiennes de procréer par PMA crée un véritable « droit à l’enfant ». Plus encore, il s’agit d’un « droit à l’enfant sans père ». L’enfant se voit infliger une grave injustice en étant intentionnellement privé de père, de filiation paternelle, de référent masculin pourtant nécessaires à la construction de sa personnalité, cela dans l’unique but de satisfaire le désir individuel d’adultes. Les droits les plus fondamentaux de l’enfant sont bafoués et les pères sont méprisés et relégués au rang de donneurs de sperme.

Après le « Mariage pour tous », la « PMA pour toutes », puis…

Le CCNE fait ainsi un pas supplémentaire vers l’admission de la gestation par autrui (GPA), bien qu’il se déclare dans ce même avis en faveur de sa prohibition. En effet, si la PMA constitue le seul moyen pour les femmes célibataires ou lesbiennes de réaliser leur désir d’ « avoir » un enfant partiellement issu de leur sang, les hommes célibataires ou homosexuels ne peuvent avoir recours qu’à la GPA pour satisfaire ce même désir. Or si la PMA est admise pour les femmes, comment refuser aux hommes la GPA, c’est-à-dire un « droit à l’enfant sans mère » ? Au delà, on peut se demander si, dans l’esprit d’un tel « droit à l’enfant sans père ou sans mère », le « progrès » ne consistera pas à l’avenir à concevoir et faire naître des enfants hors de toute famille, car la famille n'est plus nécessaire à la procréation, ni d'ailleurs à l'éducation. Cet avis favorable au « droit à l'enfant sans père » pose ainsi la question du rôle de la technique et de la médecine : accepter l’usage de la PMA en l’absence d’indication médicale revient à considérer que la technique remplace l’homme et que la médecine ne sert plus à soigner l’homme mais à l’augmenter. Cela relève de la pure logique transhumaniste.

L'autorité perdue du CCNE

L'autorité de cet avis est autant discutable que la légitimité de l’instance qui l’a rendu : en effet, le CCNE apparaît de plus en plus comme un interlocuteur factice contrôlé par la majorité pour faire avancer ses idées, plutôt que comme une instance d'expertise éthique. Sur le papier, le CCNE était censé être indépendant. Dans les faits, le gouvernement en a modifié la composition en 2013 et 2016 afin que la majorité de ses membres soit favorable à ses positions. Dès lors, il est hypocrite de la part du gouvernement de feindre de s’en remettre à l’avis de cette instance : ce n'est qu'une façon de ne pas assumer ouvertement ses choix et responsabilités politiques.

 « PMA pour toutes » et agendas parlementaire et européen

La publication de cet avis coïncidant avec la rentrée parlementaire, il est à craindre que le gouvernement n'inscrive cette réforme à l'ordre du jour du Parlement, sans attendre la révision des lois de bioéthique prévue en 2018. Cet avis pourrait encore trouver un écho auprès de la Cour européenne des droits de l’homme qui est saisie de l’affaire Charron et Merle-Montet contre France (n° 22612/15) dans laquelle deux femmes lesbiennes se plaignent de ce que la législation française réserve la PMA aux couples souffrant d'une infertilité pathologique médicalement diagnostiquée ou d’une maladie grave dont il s’agit d’éviter la transmission."

Posté le 30 juin 2017 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2017

La loi Taubira mène naturellement à la légalisation d’une PMA sans père et par la suite de la GPA

Ludovine de la Rochère déclare à Anne Isabeth dans Présent :

Chard-19"[...] Comme La Manif pour tous l’avait annoncé dès le début, la loi Taubira mène naturellement à la légalisation d’une PMA sans père et par la suite de la GPA. Les revendications portées par La Marche des fiertés sont stupéfiantes. Ils veulent la redéfinition de la filiation, quel que soit le genre, le mode de conception ou même le nombre de parents ! La PMA sans père n’est autre chose qu’un détournement de la médecine pour des revendications sociétales ; une négation de la nature humaine qui veut que pour concevoir un enfant il faille un homme et une femme.

[...] nous appelons Emmanuel Macron à être raisonnable et à abandonner cette idée. Car nous n’hésiterons pas à aller manifester dans les rues contre la PMA sans père. Et je pense que nous serons très nombreux.

Vous parlez de défiler mais, malgré le succès des précédentes Manif pour tous, la loi Taubira n’en est pas moins passée. Cela sert-il vraiment à quelque chose de descendre dans la rue ?

Il est vrai que la loi Taubira est passée mais notre mobilisation a permis le recul du gouvernement sur des lois comme la PMA sans père, le projet de loi familles, l’adoption ouverte aux couples pacsés ou concubins. Il y a donc eu un impact. Ce sont des victoires. Si nous persévérons et que nous maintenons la pression nous pouvons avoir gain de cause. Cette idéologie que nous combattons ne peut que s’écrouler à la longue parce qu’elle est absurde et contraire à l’humain. Mais cela demande que nous soyons actifs. Il ne faut pas nous laisser impressionner, c’est fondamental. Par ailleurs, PMA et GPA sont intimement liées : si l’on prétend qu’un enfant peut avoir deux mères, pourquoi n’aurait-il pas deux pères ? Et même si ce mode de conception pose de nombreuses questions quant à l’aliénation de la femme et la marchandisation d’enfants, on invoquera la question de l’égalité entre les couples d’hommes et les couples de femmes. C’est pourquoi on ne lâche rien !"

Posté le 29 juin 2017 à 11h00 par Michel Janva | Lien permanent

Un évêque interdit les funérailles catholiques pour les personnes ayant conclu un mariage avec une personne de même sexe

Bishop-thomas-paprockiUn évêque américain a publié des lignes directrices pour que les paroisses interdisent aux personnes ayant conclu des "mariages homosexuels" de recevoir la communion et les empêchent d'avoir des funérailles à l'Eglise. Mgr Thomas Paprocki, de Springfield Illinois, a déclaré que ces personnes ne devraient ni chercher à recevoir ni être admises à la sainte communion parce que leurs relations sont d'une nature "objectivement immorale". En ce qui concerne les funérailles, il écrit:

«À moins d'avoir donné des signes de repentir avant leur mort, les personnes décédées qui ont vécu ouvertement dans un mariage homosexuel donnant un scandale public aux fidèles doivent être privées des rites funèbres ecclésiastiques. En cas de doute, le bon pasteur ou administrateur paroissial doit consulter l'évêque ordinaire local, dont le jugement doit être suivi."

Posté le 29 juin 2017 à 10h36 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2017

Après le Mariage pour tous, voici l’Enfant pour tous

De Ivan Rioufol :

"L’avis du Comité consultatif national d’éthique, favorable à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes et non plus aux seuls couples hétérosexuels stériles, a été annoncé mardi. Dimanche dernier, la Gay Pride parisienne avait fait de cette reconnaissance son mot d’ordre politique, au nom de l’égalitarisme et de la non-discrimination. S’inclinant devant cette procession foutraque et vulgaire désormais institutionnalisée, Emmanuel Macron avait salué par tweet "la France arc-en-ciel. Nous sommes riches de nos diversités, soyons-en fiers ! #MarcheDesFiertes #LoveisLove". Peu auparavant, la mairie de Paris avait fait savoir qu’elle entendait être "la ville phare de l’inclusion et de la diversité". L’élu parisien Jean-Luc Romero, à la pointe du militantisme homosexuel, avait rappelé que "Paris, ville des droits de l’Homme", était déjà "LGBTIQ-friendly", c’est-à-dire copine avec les homos, les lesbiennes, les transsexuels et autres. La capitale recevra d’ailleurs les Gay Games en 2018. Elle compte aussi développer le tourisme homosexuel. Ce vendredi, le Bundestag allemand devrait pour sa part légaliser à son tour le mariage homosexuel, accusant un net retard dans la "modernité" revendiquée par les minorités sexuelles. Elles sont prêtes à brandir l’homophobie en riposte à la moindre critique, comme les exaltés islamistes le font en utilisant l’islamophobie pour clouer le bec.

Observer le Comité d’éthique emboiter le pas de la Gay Pride en lui offrant ce qu’elle réclamait deux jours auparavant dans les rues de Paris n’est peut-être qu’un hasard de calendrier. Cette concordance des temps souligne néanmoins la puissance acquise par le militantisme gay, capable d’embrigader de fins esprits au nom d’idéologies saugrenues. L’obsession de la non-discrimination, qui est à la base des exigences des minorités sexuelles ou religieuses, est une instrumentalisation des droits de l’Homme qui les dénature. Elle en vient, ici, à ignorer les droits de l’Enfant. La Croix de ce mercredi rappelle que la Convention internationale des droits de l’Enfant, ratifiée par la France, prévoit (article 7) que l’enfant a "dans la mesure du possible le droit de connaître ses parents". Ce droit lui est enlevé dans le cas de PMA sans père puisque le donneur reste anonyme. A cette première possible violence existentielle imposé par des femmes ou couples de femmes n’écoutant que leurs désirs s’ajoute cette autre violence consistant à supprimer la place du père dans la conception et l’éducation de l’enfant. Ce droit à l’enfant, vers quoi ouvre en fait l’avis du Comité d‘éthique, est une porte ouverte à la marchandisation des fœtus, des grossesses, des naissances. Au nom d’une non-discrimination absurde (la femme et l’homme sont dissemblables par nature), le pouvoir gay se montre dans sa dangereuse tyrannie. Macron, qui dit vouloir une société apaisée, osera-t-il y résister ?"

Posté le 28 juin 2017 à 20h51 par Michel Janva | Lien permanent

PMA : Ludovine de la Rochère face à l'agressivité du militant LGBT Dominique Boren

Posté le 28 juin 2017 à 20h48 par Michel Janva | Lien permanent

Marine Le Pen : fabriquer des enfants sans père est éminemment négatif

Posté le 28 juin 2017 à 20h45 par Michel Janva | Lien permanent


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