01 octobre 2014

« Je ne crois pas du tout à une GPA éthique »

Dixit Marie - George Buffet dans L'Humanité. C'est assez rare que Le Salon Beige cite l'Humanité alors profitons-en :

"Opposée à la gestation pour autrui, la députée PCF Marie-George Buffet regrette que la France n’ait pas souhaité envoyer un « signal fort » sur le sujet. Et appelle la gauche à ne pas déserter cette question."

Posté le 1 octobre 2014 à 20h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

Une dizaines de députés déjà annoncés dimanche

Plusieurs députés participeront le 5 octobre à la Manif pour tous. Henri Guaino, Hervé Mariton, Jean-Frédéric Poisson, Philippe Meunier, Jacques Myard, Xavier Breton, «vraisemblablement Laurent Wauquiez», a précisé M. Gosselin, député UMP de La Manche, à l’issue d’une réunion de l’Entente parlementaire pour la famille.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, a indiqué qu’il manifesterait cette fois-ci alors qu’il n’avait pas participé aux précédentes mobilisations de la Manif pour tous.

«La GPA me choque, pas le mariage homosexuel».

Sont annoncés également Jacques Bompard, Marion Maréchal-Le Pen, Gilbert Collard.

Posté le 1 octobre 2014 à 18h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

USA : infiltration LGBT des institutions catholiques

Lu sur Médias-Presse-Infos :

"La nouvelle a fait l’effet d’une bombe parmi les milieux catholiques américains. Le Catholics United Education Fund de Denver (Colorado) a reçu la majeure partie de son budget de fonctionnement 2012 de la part de la Gill Foundation , fondation créée le milliardaire Tim Gill, influent activiste homosexuel."

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(photo : le milliardaire Tim Gill (à droite) et son « mari »)

"En fait, il apparaît clairement que le Catholics United Education Fund, comme d’autres organisations abusivement présentées comme catholiques, ont été créées et financées par le lobby LGBT dans le but d’influencer de l’intérieur l’Eglise catholique en tentant d’y faire entendre les revendications LGBT."[lire la suite]

Posté le 1 octobre 2014 à 17h52 par Marie Bethanie | Lien permanent

Sens Commun appelle à manifester dimanche

Communiqué de Sens Commun :

"Il y a deux ans, Pierre Bergé déclarait, à l’occasion d’une manifestation en faveur de la loi Taubira : « Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l’adoption. Moi je suis pour toutes les libertés.  Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? »

Cette vision de l’être humain et de la société, cette « réforme de civilisation » préparée par la gauche et contenue en germe dans la loi Taubira, nous y arrivons peu à peu. L’avis favorable que la Cour de Cassation a récemment donné à l’adoption d’un enfant issu d’une  PMA réalisée à l’étranger prouve qu’il a toujours été vain de prétendre séparer le mariage de la filiation, et toujours illusoire de ne pas voir dans la loi Taubira la porte ouverte à la légalisation de la PMA, mais aussi, demain, de la GPA.

Nous ne voulons pas de cette civilisation-là. C’est pourquoi nous manifesterons et appelons tous nos adhérents et tous les Français opposés à la marchandisation de l’être humain à manifester le 5 octobre."

Posté le 1 octobre 2014 à 09h12 par Michel Janva | Lien permanent

Les Adoptés pour l'Enfance appellent à manifester

Communiqué des Adoptés pour l'Enfance :

"Le collectif les Adoptés pour l’Enfance invite tous ceux qui le soutiennent à se mobiliser aux côtés de la Manif Pour Tous pour dire que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être respecté.

Quand chaque jour voit sortir son article de presse ou son émission de TV favorable à la GPA.

Quand la France ne fait pas appel de la décision de la CEDH qui oblige l’Etat Français à tirer des conséquences en matière de filiation des conventions de gestation pour autrui faites à l’étranger, et ce alors même que la loi française interdit la GPA !

Quand la circulaire Taubira permet de régulariser des enfants ayant fait l’objet d’un contrat de Gestation Pour Autrui (GPA), alors que la loi française l’interdit.

Quand des tribunaux permettent l’adoption d’enfants nés délibérément privés de père, par PMA, avec tiers donneur à l’étranger, alors que la France réserve la PMA à un couple homme-femme, marié qui lui donnera son nom.

Quand l’enfant devient un objet pour les adultes qui revendiquent un droit à l’enfant.

Quand l’allocation de naissance va être divisée par trois.

Il est important de se lever et de dire NON, pour protéger les enfants, le droit de savoir d’où ils viennent et puissent bénéficier de tous les progrès d’une médecine qui laisse une large place à la génétique. Il est important de se lever pour dire « NON on ne fabrique pas d’enfant pour l’adoption. » L’intérêt supérieur de l’enfant doit être protégé venez le dire le 5octobre à Paris et à Bordeaux."

Posté le 1 octobre 2014 à 09h07 par Michel Janva | Lien permanent

PMA : complicité de médecins français dans le viol de la loi

Lu dans Minute :

"[...] Par un courrier du 21 décembre 2012 le Dr Jean-Yves Grall, alors directeur général de la Santé (département du ministère des Affaires sociales et de la Santé), écrivait au Dr Michel Legmann, alors président du Conseil national de l’ordre des médecins, pour l’alerter sur les conséquences pénales, pour les praticiens français, du « démarchage de plus en plus offensif des praticiens français par des cliniques et des organismes étrangers ». Le Dr Jean-Yves Grall rappelait que la direction des Affaires criminelles du ministère de la Justice, « consultée à deux reprises », est formelle : tout médecin qui transmettrait à ses clients les coordonnées d’un organisme étranger « dont les pratiques ne sont pas conformes à la législation nationale » tombe sous le coup de l’article 511-9 du Code pénal. « Il me semble utile, lui écrivait-il, que vous informiez et mettiez en garde les médecins, particulièrement les gynécologues, contre les risques pénaux qu’ils encourent en donnant suite à des sollicitations en provenance de ces cliniques ou organismes installés dans des pays où la législation en matière de don de gamètes est différente du droit national. » La peine encourue : cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende ! Que le médecin français en ait tiré un avantage financier ou pas, et que ses patients aient fait affaire avec l’organisme étranger ou pas… « La tentative de commettre le délit d’entremise est punissable, en application de l’article 511-26 du Code pénal. »"

Posté le 1 octobre 2014 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

30 septembre 2014

Encore plus éthique : la gestation d'un être humain par une truie

C’est une prouesse troublante et inégalée que vient de réaliser une équipe de scientifiques japonais : la gestation complète d’un humain par une truie. Retrouvez la vraie fausse interview du professeur Tsuki qui dirigeait ce projet depuis sept ans.

GPA

Posté le 30 septembre 2014 à 21h40 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (16)

La "GPA éthique", absurde comme un oxymore

Intéressante prise de position de Jean-Pierre Winter, psychanalyste, dans le Point de la semaine dernière, notamment sur les conséquences d'une GPA pour l'enfant. L'article n'étant pas accessible en ligne, on se contentera de deux formules qui font mouche :

"Pour essayer de se représenter ce qui, peut-être, adviendra, pensons au déni de grossesse. Si ce déni est généralement inconscient, dans le cas de la GPA nous aurions affaire à un déni qui serait non seulement conscient, mais éventuellement cautionné et légalisé par la société."

"Le cas de Gammy, du nom de cet enfant trisomique dont les parents d'"intention" australiens ne voulaient plus (...) en dit long sur la possibilité d'une GPA éthique, impossible à mettre en place et aussi farfelue qu'un esclavage déclaré éthique parce qu'il admettrait certaines règles."

Posté le 30 septembre 2014 à 21h27 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (1)

"L’Église ne peut rester en retrait lorsque l’on entreprend des tentatives de légaliser le péché"

Communiqué de l’Église orthodoxe d’Estonie du Patriarcat de Moscou au sujet du projet de loi du parlement estonien concernant l’enregistrement légal des couples homosexuels :

"Le 7 et 9 octobre, le parlement de la République d’Estonie envisage de procéder à la deuxième et troisième lecture de la loi sur « la cohabitation commune » qui prévoit la possibilité de l’enregistrement légal des couples homosexuels. Si le projet de loi passe en troisième lecture, il sera adopté. L’association à but non lucratif « Pour la défense de la famille et de la tradition » (SA Perekonna ja Traditsiooni Kaitseks) organise une action de protestation contre l’adoption de ladite loi le 5 octobre à 12h devant le bâtiment du parlement. L’Église ne peut rester en retrait lorsque l’on entreprend des tentatives de légaliser le péché. L’adoption de la loi « sur la cohabitation commune », contre laquelle se prononce la majorité des habitants de l’Estonie peut détruire, dans la prochaine génération, les valeurs morales et la conception de la famille comme union de l’homme et de la femme, bénie par Dieu. Aussi, avant les manifestations civiles, une prière aura lieu à 11h45 devant l’entrée principale de la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva. La prière sera présidée par le métropolite de Tallin et de toute l’Estonie Kornily assisté du clergé de la ville.

Nous appelons tous ceux qui ne sont pas indifférents à venir à la cathédrale le 5 octobre et à participer à cette prière".

Posté le 30 septembre 2014 à 19h58 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (2)

Le diocèse de Fréjus-Toulon appelle à manifester le 5 octobre

Reçu par mail :

Chers amis,

Dès le mois d’octobre 2012, l’OSP de Frejus Toulon avait apporté son soutien au grand mouvement citoyen naissant, encourageant la pétition portée par le Collectif Tous pour le Mariage. Si les grandes manifestations de l’année 2013 n’ont pas pu éviter le vote de la loi Taubira, elles ont permis l’éclosion de multiples initiatives et accompagné le premier engagement politique d’une nouvelle génération.

Les conséquences de la Loi Taubira

Une nouvelle Manifestation est organisée le 5 Octobre prochain, à l’appel de La Manif pour Tous. Ce qui a fait la force de ce mouvement tient dans le fait qu’il n’est pas né de la défense d’intérêts ou d’avantages particuliers. Il s’agissait de pouvoir rappeler que le mariage repose bien sur la complémentarité homme/femme et que tout enfant ne pouvait être privé arbitrairement d’un père ou d’une mère. Il était aussi question de signaler les risques d’autorisation de Procréation Médicalement Assistée pour les couples de même sexe et du développement de la pratique des Mères porteuses.

Non à la fabrication d’orphelins par la PMA

Par deux avis rendus le 22 septembre, la Cour de cassation confirme l’idée selon laquelle la loi Taubira autorisant le mariage entre personnes de même sexe n’avait d’autre but que de permettre aux couples de même sexe d’accéder à l’enfant au moyen détourné de l’adoption. Ainsi, « le recours à la PMA à l’étranger n’est pas un obstacle à ce que l’épouse de la mère puisse adopter l’enfant ainsi conçu ». Le contournement de la loi est encouragé et on va délibérément « fabriquer » des orphelins de père vivant.

Le corps de la femme n’est pas à louer : pour l’abolition réelle de la GPA

Comment ne pas réagir vigoureusement à l’encouragement implicite de la GPA (Gestation pour Autrui) à travers la circulaire Taubira, facilitant la naturalisation d’enfants nés à l’étranger par ce moyen. C’est tolérer que le corps de la femme puisse être loué et faire l’objet d’un contrat, c’est accepter que les plus pauvres en soient réduits à cette forme d’esclavage moderne, c’est banaliser la marchandisation du corps humain. La France n’a d’ailleurs pas fait appel de sa condamnation par le CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) sur cette question. Il est urgent de mettre fin à cette pratique !

Non à l’utilisation idéologique du concept de genre à l’école

Comment enfin ne pas être préoccupé face à la volonté du gouvernement de persévérer dans son travail de déconstruction de l’école ? Sous couvert d’une action pour l’égalité garçons-filles, c’est un véritable travail idéologique expérimental qui se met en place. A l’heure où la question de l’identité sexuelle est cruciale, on préfère oublier les différences à l’aide de programmes et de supports pédagogiques discutables. Que l’école retrouve sa vocation première de transmission d’un savoir et qu’elle respecte les convictions des parents, premiers éducateurs de leurs enfants !

Pour toutes ces raisons, l’Observatoire Socio Politique du Diocèse de Frejus Toulon se réjouit de toutes les initiatives destinées à défendre et promouvoir la dignité de la personne humaine et encourage toujours ceux qui, prenant leurs responsabilités de citoyens et de chrétiens, s’engagent au service du bien commun.

Renseignements pratiques sur http://www.lamanifpourtous.fr/

P Louis-Marie GUITTON
Responsable de l'OSP
Coordinateur de « Tous pour le Mariage »

Posté le 30 septembre 2014 à 19h32 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Le 5 octobre, marcherez-vous contre le suicide de notre société ?

Cyril Brun, délégué général de l’Institut éthique et politique Montalembert, appelle, sur Nouvelles de France, à manifester le 5 octobre contre ce qu'il appelle "une mutation anthropo-biologique de l'Homme" menant "au suicide de notre société". Extraits :

"[La loi Taubira] donne un signe fort de cette androïdisation de notre société. En autorisant le mariage entre personnes de même sexe et donc en leur ouvrant tous les droits aux procréations et autres manipulations assistées, le gouvernement du changement fait de cette mutation génétique son modèle de société. Ce qui se confirme par d’autres lois (ou projets) récentes sur la bioéthique, l’euthanasie etc. En promouvant et finançant au même titre que les autres familles ces familles génétiquement artificielles, la société se donne un nouveau sens du bien et de la dignité. Désormais, l’individualisme est porté à son paroxysme au point que la société, dans un suicide aveugle, se condamne à très court terme (voir à ce sujet, l’assassinat ontologique). L’individu n’a que faire des autres. Il les utilise et le fruit du travail commun devient son dû sans contrepartie. (...)

La question du mariage pour tous dépasse donc très largement la question de l’amour entre deux personnes de même sexe. Elle met en lumière le divorce entre l’anthropologie et le droit, entre l’Homme réel et l’Homme virtuel. Plus grave, il consacre cette mutation anthropo-biologique de l’Homme."

Posté le 30 septembre 2014 à 19h02 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (1)

L'abrogation de la loi Taubira au coeur du débat à l'UMP

Guillaume Peltier était invité de BFMTV et RMC ce matin. Interrogé à propos de La Manif Pour Tous, qui fait décidément l'actualité, il a déclaré qu'il serait dimanche auprès des manifestants :

"C'est une conviction profonde chez moi, chaque enfant a droit à une mère et un père". 

A la question de l'abrogation par la droite de la loi Taubira, il a déclaré :

"Il faut avoir le courage d'annuler les mauvaises réformes de la gauche".

Posté le 30 septembre 2014 à 10h28 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : le député Moreau demande des explications au Premier ministre

M. Yannick Moreau, député de la Vendée littorale, alerte M. le Premier ministre de l’urgence qu’il y a à éclaircir la position du gouvernement sur la Gestation par Autrui (GPA) :

"En effet, le 26 juin dernier, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a condamné la France à transcrire à l’état civil français les actes de naissance d'enfants nés à l'étranger de mère porteuse.

En refusant de faire appel de cette décision, le gouvernement semble de fait accepter une situation qu’il assurait, il y a encore quelques mois, ne pas vouloir légaliser.

Le corps de la femme et de l’enfant ne peuvent pas et ne doivent faire l’objet d’une marchandisation.

La position schizophrène du gouvernement réaffirmant d’une part l’interdiction absolue de la GPA tout en refusant de faire appel de cette décision de la CEDH cautionne cependant de façon implicite le recours aux mères porteuses.

Aussi, alors qu’une manifestation de très grande ampleur s’annonce le 5 octobre à Paris et à Bordeaux organisée par le collectif La Manif Pour Tous, il lui demande de bien vouloir éclaircir la position du Gouvernement sur la GPA et les mesures qu’il compte mettre en place pour garantir l’interdiction de cette pratique."

Posté le 30 septembre 2014 à 09h41 par Michel Janva | Lien permanent

29 septembre 2014

Russie : la Cour constitutionnelle valide la loi contre la propagande LGBT

Condamnés à une amende équivalant à 89 € pour avoir fait la "promotion des relations sexuelles non conventionnelles" auprès des enfants, trois militants LGBT avaient fait appel, invoquant la liberté d'expression. D'après le site homosexualiste Yagg, la Cour constitutionnelle russe leur a donné tord, estimant que la loi promulguée en juin 2013 ne contrevenait ni à la Constitution ni aux droits humains. Dans son argumentaire, elle répond point par point à la désinformation des médias français au sujet de cette loi :

"La Cour a cependant jugé que la loi votée par les députés avait été conçue pour «sauver un enfant de l’impact d’une information, qui pourrait le pousser vers des relations sexuelles non conventionnelles, ce qui l’empêchera de pouvoir construire une famille, comme cela est traditionnellement convenu en Russie». Elle a par ailleurs affirmé que la loi ne criminalise pas l’homosexualité en tant que telle, et qu’aucune restriction internationale n’oblige à reconnaître les couples de même sexe.

Toujours d’après la Cour, l’interdiction de parler publiquement des «relations sexuelles non traditionnelles» ne s’apparente pas à une forme de censure. Le juge de la Cour constitutionnelle Nikolay Bondar a déclaré que «les mineurs ne devraient pas être impliqués dans de tels événements, comme des piquets de grèves ou des débats, et que l’information diffusée ne doit pas leur être destinée»: «Les pratiques de certains pays européens, qui sont liées à la déformation des valeurs traditionnelles de la famille et du mariage, ne peuvent être des exemples pour nous, a-t-il ajouté. Chaque pays a la souveraineté de décider comme il l’entend sur ces sujets. C’est naturellement vrai pour la Russie, et nous avons le droit absolu de prendre de telles décisions, en accord avec notre Constitution, et les valeurs morales, éthiques, socio-culturelles de notre société.»

Source. Orthographe LGBT corrigée par mes soins.

Posté le 29 septembre 2014 à 23h02 par Louise Tudy | Lien permanent

Mgr Aupetit : PMA, GPA, "on nous force à accepter l'inacceptable"

L'évêque de Nanterre s'est prononcé, sur Radio Notre Dame, contre la décision de la Cour de cassation, qui a considéré il y a quelques jours qu'une PMA réalisée par une femme à l'étranger ne constituait pas un "obstacle" à l'adoption de l'enfant par sa compagne :

"C'est un avis juridique par rapport à la loi existante. Mais ce n'est pas un avis éthique. Ce n'est pas parce que la loi dit quelque chose que, effectivement, cela a une valeur morale. La question reste entière : [qu'en est-il de] ces enfants, qui sont nés de manière artificielle, dont on ne connaîtra pas le père, qui ne pourront pas grandir dans l'équilibre de l'altérité et de la différence sexuelle ? On met en oeuvre, on reconnaît des choses... mais ce que la cour de cassation dit, c'est le droit, et ce que nous affirmons, c'est l'éthique, c'est à dire "qu'est-ce qui est bon pour l'enfant ?" Tout avis de la cour de cassation ne changera rien à cela. La question reste entièrement posée : qu'en est-il de ces enfants ?

Il y a un cas, dans le diocèse de Nanterre actuellement de deux hommes qui ont fait faire une procréation médicalement assistée aux Etats-Unis, alors que c'est interdit. Puis ils ont fait porter par une mère porteuse, dans un autre Etat, les deux enfants et ils les ont ramenés aujourd'hui en France. On voit bien qu'on force la porte pour forcer la loi française à passer le cap de la PMA et de la GPA. On nous avait dit que le "mariage pour tous" ne conduirait pas à la PMA et à la GPA, on voit bien qu'on force encore la porte, une fois pour toutes, pour nous forcer à accepter l'inacceptable."

Posté le 29 septembre 2014 à 18h36 par Louise Tudy | Lien permanent

Alerte aux pervers de la “théorie du genre” dans les écoles !

Un extrait, lu ici, d'un article écrit par le Dr Thierry Ferjeux Michaud-Nérard, Pédopsychiatre, DEA de Psychologie clinique :

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"[...] Dans ses relations sociales, l’enfant est ingénu et aimable, et par là menacé par les conditions actuelles des “ABCD de l’égalité“. Le sanctuaire de l’école part de l’idée que l’enseignant observe les lois de la vie morale, qu’il est compétent, aimable, serviable et généreux. Tant que sévira la perversion émotionnelle des enfants par les “ABCD de l’égalité“, comme la plus grande menace dans la lutte contre un ordre pédagogique rationnel, il est clair que l’attitude naturelle et la manière de penser des enfants en bonne santé seront menacées. On sait que l’individu pervers attribue aux autres les traits de sa propre manière de penser et d’agir. Au contraire, les enfants imaginent que tout le monde est bienveillant et ils agissent en conséquence, au risque de pédophilie.

Le pervers sait que tout le monde ment, trompe, trahit et convoite le pouvoir sur les plus faibles. On comprend que, dans de telles conditions, la vie émotionnelle des enfants est menacée. Quand l’idéologie du “genre” se montre aussi généreuse pour les pervers, la pédagogie est vidée de tout son sens, ainsi tournée en dérision. C’est pourquoi la confiance des enfants et des familles dans l’école de la république est trahie. Il est temps que la lutte pour la protection des enfants se durcisse, là où la dureté est devenue indispensable.

En agissant ainsi, le mouvement de la “Manif pour tous” ne perdra pas son efficacité, à condition de s’en tenir courageusement à la vérité contre le mensonge de la propagande homosexuelle à l’école. L’espoir est nourri par le fait que des millions de parents actifs et honnêtes s’opposent à la dictature homosexuelle de seulement une poignée de pervers, qui provoquent bien des malheurs dans les familles, en faisant appel aux impulsions obscures et dangereuses des individus les plus faibles et les plus instables émotionnellement, par la propagande homosexuelle politiquement organisée."[...]

Refusons absolument qu'une poignée de pervers abîment nos enfants. Refusons que l'abjecte idéologie du gender soit déclinée insidieusement dans toutes les matières enseignées à nos enfants à l'école. Refusons que les enseignants de nos enfants se voient obligés par des oukazes gouvernementaux de coopérer à la transmission de cette idéologie mortifère, au péril de leur liberté de conscience. Tous à Paris et Bordeaux le 5 octobre, c'est urgent !

Posté le 29 septembre 2014 à 16h39 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

Sur la rocade de Rennes ce matin

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Posté le 29 septembre 2014 à 13h56 par Michel Janva | Lien permanent

5 octobre : manifestation à Paris - Rendez-vous à 13h Porte Dauphine

Pour le départ du cortège, les manifestants sont invités à rejoindre dès 13h la porte Dauphine.

La tête de cortège s’élancera vers 13H par le boulevard Lannes pour passer au Trocadéro puis sur le pont de l’Alma, l’Avenue Bosquet, la Place Vauban et rejoindre Montparnasse (Place du 18 juin 1940) où un podium sera installé.

Un dispositif audio et vidéo sera mis en place autour de la place afin de permettre au plus grand nombre de suivre les interventions et l’animation prévue sur le podium.

Posté le 29 septembre 2014 à 13h55 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : 2 cardinaux encouragent La Manif Pour Tous

Dans Le Figaro, les cardinaux Angelo Scola (Milan) et Christoph Schönborn (Vienne) encouragent les Français à combattre la gestation pour autrui :

S"Il y a cent ans, notre continent s'embourbait dans la guerre, entraînant derrière lui le monde dans un conflit dont il n'a pas fini de mesurer les conséquences.

La guerre de 1914-1918 posait, de façon tragique et nouvelle, la question de la valeur de la vie humaine: combien d'hommes et de femmes allaient payer le prix du sang? Combien de familles pleurèrent un fils, un père, un frère, un ami qui ne reviendrait pas? Combien de parents sans enfants et combien d'enfants sans parents? C'est toute la famille européenne qui était endeuillée.

Aujourd'hui, de nouvelles menaces pèsent sur notre continent. Elles posent la même question de la valeur de la vie humaine, en des termes différents. Dans notre économie libérale, le marché ne peut pas devenir l'ultime norme, le besoin n'est pas l'unique boussole, et l'homme ne doit pas se transformer en variable d'ajustement entre l'offre et la demande.

Dans différents pays d'Europe, des lois ou des réglementations autorisent désormais la gestation pour autrui (GPA). Nous y voyons une double atteinte à la dignité humaine, contre les enfants d'une part, condamnés «à être en fait orphelins de leurs parents vivants» pour reprendre l'expression de Jean-Paul II dans sa Lettre aux familles, et contre les mères, dont le corps se trouve chosifié, instrumentalisé, loué.

Si l'on s'inquiète de la décision récente de la Cour européenne des droits de l'homme d'instaurer des filiations fictives, il faut saluer sur cette question la réaction tonique, créative, jeune et durable de la France. La France a eu le courage de dire non. Le président de la République française lui-même s'est engagé contre la GPA.

SLa Manif pour tous, bien connue de toute l'Europe aujourd'hui, avait prévenu qu'en changeant la nature du mariage viendraient d'autres revendications, qui dénatureraient l'adoption et qui organiseraient la fabrication d'êtres humains.

Il y a là, en effet, en germe toutes les conditions d'un esclavagisme moderne où l'enfant est conçu comme une marchandise, un commerce dans lequel les plus riches exploiteront les plus pauvres, et une accélération de l'eugénisme occidental.

Vu depuis nos différents pays, ce qui nous touche, c'est que le mouvement français incontestablement porté par de nombreux catholiques s'est constitué avec des croyants d'autres confessions, d'autres religions et des non-croyants.

Il ne s'agit donc pas d'une voix ecclésiale mais d'une voix française qui se fait entendre, au plan européen et au plan international. Son expression, populaire et citoyenne, devrait inspirer l'ensemble des peuples occidentaux et permettre à la Convention européenne des droits de l'homme de choisir un dispositif capable de protéger les droits de l'enfant.

Ne serait-ce pas un prolongement logique de la Déclaration universelle des droits de l'homme? Il faut garantir les droits de l'enfant à connaître ses origines et à grandir, autant que faire se peut, entre son père et sa mère, à l'exclusion de toute forme de contrat, financier ou non, le privant de l'un ou de ses deux parents.

La fondation d'une famille ne peut être, en effet, l'expression de la seule volonté de quelques-uns. Si le biologique ne fait pas toute la filiation, la filiation ne peut pas se faire sans le biologique. Elle vient prolonger ce qui est initié dans le corps.

Comme l'ont exprimé nos frères évêques en France, si l'accès à la procréation médicalement assistée (PMA) et à la GPA est ouvert, c'est toute la filiation qui se trouvera désorientée, c'est une génération d'enfants qui se verra privée intentionnellement de l'un de leurs parents.

Le pape François nous appelle sans cesse à sortir de nous-mêmes et à aller aux périphéries: il ne s'agit pas d'abord de géographie mais d'existence. Aux périphéries de notre humanité se trouvent l'extrême fragilité, la petitesse et la pauvreté: celle du très grand âge et celle de la toute petite enfance. C'est notre attention à ces périphéries-là qui a fait le cœur de notre civilisation.

Nous voulons non seulement remercier les Français de leur réveil inattendu et de leur engagement stimulant - il sera très utile, le moment venu, dans nos pays -, mais nous les appelons surtout à rester fidèles à leur histoire.

Il ne s'agit pas là de leurs racines, mais des branches, des bourgeons et des fruits, bref de l'avenir de notre Europe."

Posté le 29 septembre 2014 à 11h44 par Michel Janva | Lien permanent

Les parlementaires FN à La Manif pour Tous

Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen :

"Parlementaires du Front national et du Rassemblement Bleu Marine, nous participerons à la Manif pour Tous dimanche 5 octobre à Paris.

Face aux menaces de la PMA pour les couples homosexuels, de la GPA qui vise à marchandiser le corps humain et à l’avancée de l’enseignement de la théorie du genre à l’école, nous appelons l’ensemble de nos concitoyens à ne pas baisser la garde devant les projets de la Gauche et les jurisprudences récentes. Nous entendons également dénoncer la trahison de l’UMP en général et de Nicolas Sarkozy en particulier sur la question de l’impérative abrogation du mariage homosexuel en 2017.

C’est pourquoi, nous appelons l’ensemble des Françaises et des Français de bonne volonté, attachés au seul modèle familial qui a fait ses preuves, à se rassembler massivement à la Manif pour Tous du 5 octobre prochain. RDV à 13 h 00 devant la gare RER C porte Dauphine face à l’université Paris-Dauphine."

Posté le 29 septembre 2014 à 09h06 par Michel Janva | Lien permanent

La dénaturation du mariage ouvre la voie à une industrie de la procréation

Communiqué de Paul-Marie Coûteaux :

"Le SIEL se joint aux nombreuses associations et personnalités qui, aux côtés de la « Manif pour Tous », appellent les Français à se mobiliser pour l'abrogation de la loi Taubira, adoptée l'an dernier dans des conditions contestables et malgré une mobilisation populaire sans précédent. Semblable mobilisation est plus impérative que jamais tandis que nos plus hautes instances judiciaires reconnaissent l'adoption en France d'enfants étrangers issus d’une « procréation médicalement assistée », et que la « gestation pour autrui » pourrait connaître par le même biais la même reconnaissance.

Apparaît ainsi au grand jour l'enjeu réel du mariage homosexuel, dont le SIEL avait très tôt annoncé qu'il ne posait pas tant la question de la relation homosexuelle qu'il n'ouvrait, avec l'abandon de la loi naturelle, la perspective de la vente et l'achat d’enfants. Comme en tous lieux où fut institué le mariage homosexuel, la généralisation de la PMA et de la GPA ouvre la voie à une véritable industrie de la procréation artificielle et de la commercialisation de l’enfant : il n’est pas une victoire de la liberté une victoire de la marchandise, qui conquiert ainsi le dernier territoire qui lui restait interdit, l’enfant, l’être humain et finalement l’être lui même.

C’est bien à un « changement de civilisation » que nous assistons, comme l’avait dit Madame le Ministre de la Justice : mais ce changement est de plus grande ampleur que les nigauds l'ont cru, car la commercialisation de l’être, faisant écho aux récents développements des techniques génétiques, engage notre monde sur des voies toutes nouvelles où l'être humain devient à son tour un objet commercialisable. Certes, c’est la conception chrétienne de l’homme qui est ainsi engloutie, mais aussi tout l’héritage de l’humanisme européen.

Le SIEL appelle ses membres et sympathisants non seulement à se joindre à la MPT du 5 octobre mais aussi à concourir aux dispositifs qui permettront de lui donner l'ampleur qu'elle mérite : toutes nos forces doivent être mobilisées pour que nous n’atteignons pas le point après lequel notre civilisation basculera dans cette absence de valeurs sacrées qui se nomme, en langue française, la barbarie."

Posté le 29 septembre 2014 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent

28 septembre 2014

Christian Estrosi ne veut pas revenir sur la loi Taubira

Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a estimé que si la droite reprenait le pouvoir en 2017, elle ne devrait pas revenir sur la loi Taubira. Ce fidèle de Nicolas Sarkozy a dit avoir plaidé auprès du candidat à la présidence de l'UMP pour "trancher une fois pour toutes" cette question qui divise le parti, afin de "ne plus en faire une affaire de débat". Pour M. Estrosi, la dénaturation du mariage est "une avancée".

Les électeurs de Christian Estrosi en tireront toutes les conséquences.

Posté le 28 septembre 2014 à 20h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)

27 septembre 2014

L’Onu reconnaît les droits des LGBT parmi les droits humains

Par 25 voix contre 14, le Conseil des droits de l'homme a adopté une résolution présentée par le Chili, l'Uruguay et la Colombie.

"Dans une résolution adoptée hier, vendredi 26 septembre, par le Conseil des droits de l’homme de l’Onu, l’organisation a décidé d’inclure la question de la protection des personnes LGBT contre les violences et les discriminations parmi les sujets dont elle se saisit.[...]

La résolution prend en compte le rapport sur les violences à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre qui avait été réalisé en 2011 après que le même organe de l’Onu a voté une première résolution sur cette question.[...]

Il sera désormais plus aisé pour l’Onu de s’emparer des questions relatives aux personnes LGBT maintenant qu’elles relèvent officiellement de sa compétence.[...]

La France faisait partie des pays qui ont voté en faveur de la résolution.

Mais au fond, quand on y pense, c'est très stigmatisant, ça, de mettre la protection des personnes LGBT en marge du reste de l'humanité en adoptant une résolution à part... Où est l'égalité, là ? Allô Najat ? L'Onu discrimine les LGBT!

Posté le 27 septembre 2014 à 19h36 par Marie Bethanie | Lien permanent

GPA : une pétition qui dérange l'Elysée

Le 20 septembre, La Manif Pour Tous a mis en ligne une pétition pour rappeler à le Président de la République ses engagements contre la GPA et l’encourager à faire appel de la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. En un peu plus de 5 jours, cette pétition a récolté plus de 63 000 signatures !

Vendredi 26 septembre, Albéric Dumont, coordinateur général du mouvement, et Tugdual Derville, porte-parole, se sont rendus à l’Elysée afin de déposer les 63 000 pétitions recueillies. Accompagnés d’une équipe de télévision, ils se présentent à la porte du palais de l’Elysée lorsque les policiers en interdisent l’accès aux journalistes présents. L’équipe du service public, France 2, tente d’expliquer aux policiers qu’ils ont parfaitement le droit de filmer le dépôt des pétitions, en vain. Après 35 min de négociations, les journalistes sont priés de quitter les lieux et sont raccompagnés par des policiers en civil. Il n’est apparemment pas opportun de rendre compte de cette pétition : la liberté de la presse est ainsi, encore une fois, remise en question !

Posté le 27 septembre 2014 à 19h09 par Michel Janva | Lien permanent

L'Etat français complice de trafic d'enfants

Car c'est bien de trafic d'enfants qu'il s'agit en l'occurrence. Benoît Dacre-Wright sur le site d'Alliance Vita :

"L’avis de la cour de cassation rendu le 22 octobre sur l’adoption d’enfants nés de GPA à l’étranger, et le refus  du chef de l’état de faire appel de l’arrêt de la CEDH concernant l’inscription à l’état civil d’enfants nés de GPA, font clairement entrer la France dans une logique de marché procréatif. En effet, la justice accepte le contournement de la loi Française en autorisant l’adoption d’enfant conçus à l’étranger dans des conditions exclues par la loi  car contraires à l’intérêt de l’enfant. En s’inclinant devant le fait accompli, l’Etat français légitime un système de production et de marché où l’enfant subit le jeu de l’offre et de la demande.

Il ne s’agit pas de nier le désir d’enfant, ni la réelle souffrance de voir ce désir insatisfait. Mais cela ne doit pas faire oublier que l’adoption a pour rôle d’offrir une famille à un enfant, et non d’offrir un enfant à un couple. L’insatisfaction des adultes, quelle qu’en soit la cause et aussi pénible qu’elle soit, ne justifie pas de sacrifier l’intérêt premier de l’enfant. Or c’est ce qui se passe lorsqu’une PMA est réalisée non plus pour compenser une infertilité médicale, mais pour satisfaire la revendication d’un droit à l’enfant par un couple qui n’offre pas des conditions d’accueil reconnues par la loi comme conformes à l’intérêt de l’enfant. La suite inéluctable est la GPA qui s’inscrit strictement dans la même logique, si ce n’est qu’elle met en pleine lumière le marchandage dont l’enfant est devenu l’objet, et dont le parent  biologique se trouve délibérément exclu.

C’est pourquoi il est urgent de dénoncer fermement ces pratiques et proclamer solennellement que l’humain n’est pas un objet de tractations. C’est une urgence morale face à la multiplication des transgressions éthiques et à leur impunité délibérée. C’est aussi une urgence politique tant le gouvernement  pourrait être tenté de se servir des revendications sociétales pour redorer son blason passablement terni aux yeux  de sa propre majorité, mais redoute pour la même raison que ne se rouvre un front de contestation sur les sujets sociétaux.

C’est pour toutes ces raisons que nous devons être nombreux à manifester le 5 octobre pour exprimer notre désapprobation tout autant que notre détermination. Notre devoir, aujourd’hui et face aux générations futures, est de nous lever pour mettre un coup d’arrêt au trafic d’enfants et à la marchandisation de l’être humain."

Rendez-vous à Paris et Bordeaux le 5 octobre. Rien n'est jamais perdu.

Posté le 27 septembre 2014 à 18h58 par Marie Bethanie | Lien permanent

GPA : la Suisse résiste

La GPA est interdite en Suisse; néanmoins, le Tribunal administratif fédéral (TAF) avait fait sensation en août dernier en reconnaissant la "paternité" de deux hommes originaires de Saint-Gall, liés par un partenariat enregistré (l'équivalent du PACs), sur un enfant né par GPA en Californie :

"L'Office fédéral de la justice (OFJ) conteste le récent verdict reconnaissant à deux homosexuels la paternité d'un enfant né aux Etats-Unis d'une mère porteuse. Il a annoncé vendredi un recours au Tribunal fédéral (TF).

Liés par un partenariat enregistré, les deux St-Gallois s'étaient heurtés au refus de l'Office d'état civil. Celui-ci n'avait pas voulu reconnaître les deux hommes comme pères de l'enfant, qui est né d'une mère porteuse après fécondation artificielle de l'ovule d'une donneuse anonyme avec le sperme de l'un des deux partenaires.

En août dernier, le Tribunal administratif fédéral (TAF) avait fait sensation. Il avait reconnu la paternité des deux hommes alors que la gestation pour autrui reste interdite en Suisse.

Les deux "papas" se prévalent d'un acte de naissance californien, qui se réfère à une décision judiciaire, selon laquelle la mère porteuse et son mari ne voulaient ni exercer leurs droits parentaux, ni assumer leurs responsabilités.

Une seule inscription

Recourant au Tribunal Fédéral, l'Office Fédéral de la Justice soutient que seul celui des partenaires qui a donné son sperme pour la conception de l'enfant et qui est donc le père biologique doit être inscrit dans le registre de l'état civil. De plus, l'Office demande que le nom de la mère porteuse et celui de son mari, qui était juridiquement le père lors de la naissance, soient aussi inscrits dans le registre, celui-ci devant mentionner qu'il y a eu don d'ovule.

L'OFJ rappelle que la Constitution fédérale garantit à toute personne le droit de connaître son ascendance. Le Tribunal Administratif Fédéral avait expliqué sa décision par l'intérêt à protéger le bien de l'enfant, qu'il a considéré comme prioritaire."

Il est quand même remarquable que le même argument, le "bien supérieur de l'enfant",avancé par ceux qui veulent interdire qu'on en fasse un bien de consommation, soit repris et dévoyé par ceux qui veulent en faire un objet de désir permettant qu'on le négocie et le commercialise comme on le ferait d'un sac de pommes de terre. Pour l'instant, la Suisse semble résister. Jusqu'à quand ?

Posté le 27 septembre 2014 à 12h34 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

Mères porteuses, histoires d’argent et embryons volés

Un article du Guardian lève le sombre voile sur l'industrie des mères porteuses au Mexique.

Cinq jour après sa césarienne, Nancy monta dans un bus de nuit à Villahermosa et rentra chez elle au bout de 10h de voyage. A la place d’un bébé, elle serrait une liasse de billets dissimulée dans un sac à main bleu qu’elle ne perdit jamais de vue. Le cash était le versement final de son salaire (7000£) pour avoir porté le bébé de deux gomosexuels de San Francisco.

Après une année traumatisante pendant laquelle elle fut abandonnée par l’agence censée s’occuper d’elle, et accusée faussement de réclamer un plus gros salaire aux futurs parents, Nancy se demandait vraiment si tout cela avait valu le coup. « Tout ce que je voulais c’était récupérer l’argent, rentrer chez moi, me reposer et oublier tout ça » dit la jeune femme de 24 ans dans un quartier pauvre de Mexico City. « Et maintenant l’argent s’est envolé. »

Cette histoire en dit long sur le contexte au Mexique où les mères porteuses sont de plus en plus nombreuses. On entend de plus en plus d’histoires sordides d’agences malhonnêtes dérobant argent et embryons, soumettant les femmes enceintes à des abus psychologiques, et trafiquant leurs systèmes de paiement. Il s’avère aussi que les mères porteuses sont recrutées sans sérieuse appréciation de leur stabilité mentale et physique. Une histoire relate comment la santé du nouveau-né en a pâti suite à une infection de la mère.

Les agences se prétendent légitimes, mais en réalité elles opèrent pour la plupart à l’insu de la loi qui exige l’altruisme de leur commerce. Il arrive même que la féroce compétition amène les agences à « chiper » les mères porteuses des agences rivales.

Le commerce de mères porteuses a été accepté dans quelques Etats d’Amérique, mais coûte environ 100 000$ ; les agences de tourisme de soins ont donc trouvé une niche profitable en coordonnant ce genre de services pour bien moins cher. Se faisant connaître surtout par Internet, s’adressant par-dessus tout aux homosexuels, les agences offrent des réseaux de donneurs, de cliniques, et de femmes disposées à « louer leur utérus », tout ceci pour moitié moins cher qu’aux US.

Les agences arrivèrent en grand nombre au Mexique, promettant aux clients le sable, la mer, le soleil,... et une mère porteuse. Elles précisaient que l’endroit où avait lieu l’implantation par fécondation in vitro importait peu, du moment que la naissance avait lieu dans leur centre.

Une des agences pionnières, Planet Hospital, est accusée d’avoir détourné les versements d’une douzaine de clients pour des procédures inachevées ou bâclées. L’agence, basée en Californie, fut poussée à la banqueroute et fait face à une investigation du FBI. Quand l’agence ferma, elle laissa 5 femmes enceintes et d’autres en attentes d’implantation.

La vulnérabilité des mères porteuses tient en partie de leur posture délicate face à la loi. Le code civil de la région exige que la procédure ait des fins « altruistes », dans l’idée de miser sur l’affluence des femmes pauvres de la région pour aider des riches étrangers, souvent homosexuels, à devenir parents en échange de peu d’efforts. Beaucoup de mères porteuses viennent aider ces personnes à devenir parents, mais comptent surtout sur la rentrée d’argent, sans comparaison avec les salaires dérisoires des jobs qu’on leur propose. Or, réclamer un salaire les contraint à pénétrer dans ce terrain miné de non-dits et de désinformation.

Une femme porteuse témoigne que le salaire est triple que celui qu’elle reçoit en tant que femme de ménage, et qu’elle le fait pour ses trois enfants. « C’est un boulot dur mais c’est mieux que la prostitution, ce qui est la seule autre chose que l’on vous propose ici pour gagner un peu plus. »

Les agences ne mentionnent pas le salaire sur leurs sites internet, mais en entretien parlent aisément de l’altruisme comme une clause facilement contournable.

Pour éviter des contrôles, l’agence Mexico Surrogacy concocta une aide charitable qui reçoit des « dons » de la part des futurs parents, don qui ensuite est remis à la mère porteuse sous forme d’ « aide ». Cette agence se félicite de tout faire pour prendre soin des mères porteuses, « leur capital le plus important », mais pourtant admet que ces femmes n’ont aucun recours légal pour forcer les agences à honorer leurs promesses. La mère porteuse peut se retrouver avec un enfant qu’elle n’avait pas prévu, si les clients changent d’avis durant la grossesse. Le contrat peut les nommer comme responsable du bébé, mais s’ils ne se présentent pas à la naissance, il n’y a aucune garantie pour la suite.

Ceci étant, même les femmes directement victimes des aléas sombres de ce commerce ont du mal à renoncer aux promesses qu’il représente. Même Nancy, qui a encore du lait car elle n’a pas l’argent nécessaire pour prendre les médicaments nécessaires 4 mois après la naissance, songe à une deuxième tentative. «Je sais comment m’y prendre maintenant. »...

Posté le 27 septembre 2014 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent

26 septembre 2014

La prohibition de la GPA en France devient purement théorique

Le Collectif pour le Respect de la Personne signe une tribune dans Libération pour dénoncer le refus de la France de faire appel devant la haute chambre de la CEDH à propos de la GPA :

"[...] Il s’agirait d’une reconnaissance totale par la France des effets des contrats de mère porteuse à l’étranger, et donc d’une capitulation devant le fait accompli. La prohibition de la gestation pour autrui (GPA) en France deviendrait donc purement théorique, et ne résisterait pas longtemps, contrairement aux engagements pris par le Président de la République.

Le Collectif pour le respect de la personne (CoRP), dont l’appel au Président de la République contre cette reconnaissance des contrats de mère porteuse a reçu le soutien de plusieurs milliers de personnes, notamment de nombreuses personnalités de gauche, dénonce cette décision, contraire à la réponse qui lui avait été faite par l’Elysée.

Le CoRP demande instamment au gouvernement de demander le renvoi en grande chambre de la CEDH et de refuser cette capitulation.

Les arrêts de la CEDH ne sont pas à la hauteur de ce que les citoyens français et européens sont en droit d’attendre d’une cour internationale chargée d’assurer le respect des droits humains. Ils passent totalement sous silence ce qui est en jeu dans le recours aux mères porteuses, dite par euphémisme «gestation pour autrui» (GPA) : l’appropriation, au mépris de son intégrité personnelle, morale et physique, du corps et du psychisme d’une femme, véritable mère fantôme de la GPA, recrutée pour fabriquer un enfant dont des commanditaires viendront prendre livraison après vérification de conformité.

Il s’agit d’une atteinte grave aux droits des femmes, à l’indisponibilité du corps humain et à l’intérêt supérieur de l’enfant – de tout enfant – de ne pas être traité comme un objet que l’on peut acquérir ou faire fabriquer. Il s’agit, en réalité, de trafic d’êtres humains.

[...] La transcription des actes d’état civil étrangers établis en exécution de contrats de mères porteuses aboutirait à la ruine de la prohibition française de la GPA : elle reviendrait à obliger le droit français à avaliser expressément, dans son ordre juridique, la maternité pour le compte d’autrui pour peu qu’elle soit réalisée hors de France. Comment interdire une telle pratique s’il suffit à ceux qui en ont les moyens de se rendre à l’étranger pour s’y livrer et obtenir au retour la bénédiction des autorités ?

Ce serait pour le dispositif français de protection du droit fondamental de la personne à ne pas être traitée comme une chose, une défaite symbolique, doublée d’une incitation manifeste à contourner la loi.

La Cour ne doit pas se laisser instrumentaliser par ceux qui ne poursuivent qu’un seul but : obtenir la légalisation de la GPA sur notre sol. Une fois toutes les barrières levées, les partisans de la légalisation soutiendront comme ils le font déjà qu’il vaut mieux organiser la GPA en France pour mieux la contrôler. Faut-il rappeler que les requérants sont fondateurs et dirigeants de l’association C.L.A.R.A., que l’agence commerciale de mères porteuses Extraordinary Conception dit sponsoriser (cette agence pratique le choix du sexe de l’enfant à naître comme une option possible, chiffrée 4.000 dollars), dont l’objet principal est d’obtenir la légalisation de cette pratique ? [...]"

Posté le 26 septembre 2014 à 17h23 par Michel Janva | Lien permanent

Publié aujourd'hui dans Ouest France

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Posté le 26 septembre 2014 à 16h01 par Michel Janva | Lien permanent

"Gestation pour autrui : faut-il autoriser les mères porteuses ?"

C'était le thème d'un débat sur Arte, hier soir, avec la participation de Me Adeline Le Gouvello, avocat de l'association "Juristes pour l'enfance".  A 11"11

 

Posté le 26 septembre 2014 à 15h28 par Marie Bethanie | Lien permanent

Manif du 5 octobre : lettre d'encouragement de Mgr Aillet

L'évêque de Bayonne écrit à ses diocésains :

"Chers diocésains,

Le 5 octobre prochain, « la Manif pour tous », qui s’est constituée désormais en association, appelle les français à descendre à nouveau dans la rue, à Paris et à Bordeaux, pour faire entendre leur opposition à la Procréation médicalement assistée (PMA) et à la Gestation pour autrui (GPA). Ces rassemblements se situent dans l’exact prolongement des grandes manifestations de l’année 2013 contre la loi Taubira, en en soulignant les conséquences directes pour la dignité de l’enfant.

Au risque de paraître insistant sur ces questions sociétales, je ne peux qu’encourager tous ceux parmi les fidèles du diocèse qui le jugeront opportun, en pleine liberté et en conscience, à répondre favorablement à cette invitation à se mobiliser.

Je sais bien que les prises de parole de nombreux évêques en 2013 pour s’opposer au projet de loi Taubira et encourager les fidèles de leurs diocèses à faire entendre leur voix, n’ont pas toujours été bien reçues et qu’on les a même parfois accusé d’homophobie ou de division. Pour qui a participé à ces manifestations, ces accusations ne sont pas recevables : seule une forme de désinformation a pu rendre compte de ces rassemblements de manière aussi caricaturale. Loin de se situer sur le registre passionnel de la haine et de la condamnation, ces manifestants de tous âges et de toutes conditions, par-delà leurs appartenances religieuses ou politiques, n’ont jamais versé dans le jugement ou l’exclusion mais ont exprimé la voix du bon sens et de la raison de manière pacifique et respectueuse des personnes. Leur objectif était de rappeler que le Bien commun, qui doit profiter à tous, à commencer par les plus faibles et plus fragiles, exige premièrement la protection de l’enfant qui a droit à naître d’un père et d’une mère et ne saurait jamais être considéré comme une simple marchandise.

Quels que soient les moyens choisis pour « se manifester » et du moment que ce soit toujours dans le respect des personnes et sans condamner quiconque, l’essentiel est d’avoir une conscience claire des graves conséquences qu’une telle législation induirait de manière durable dans notre société.

Si la loi Taubira dite « du mariage pour tous » a finalement été approuvée par le Parlement et promulguée par le Gouvernement, je rappelle que devant l’ampleur des manifestations de 2013, la majorité actuelle, qui n’en a manifestement rien gagné dans l’opinion publique, a dû reculer précisément sur la PMA et la GPA. Des voix autorisées, dont celle de madame Taubira, ont même juré leurs grands dieux devant la Nation, que jamais la GPA ne serait légalisée ! Le Conseil constitutionnel, par décision du 17 mai 2013 a même clairement affirmé que le fait de se rendre à l’étranger pour recourir à la PMA ou à la GPA en fraude à la loi française, pour demander ensuite l’adoption en France, constituait un détournement de la loi et « qu’il appartient aux juridictions compétentes d’empêcher, de priver d’effet et, le cas échéant, de réprimer de telles pratiques ».

 

Les événements dramatiques qui ensanglantent aujourd’hui le Moyen Orient et exposent à la barbarie de « l’Etat islamique », non seulement les chrétiens et autres minorités religieuses en Irak ou en Syrie, mais encore les ressortissants français partout dans le monde, sont légitimement passés sur le devant de la scène médiatique. Pendant ce temps, dans l’indifférence générale, la Cour de Cassation, appelée à se prononcer le 23 septembre sur une PMA réalisée par une femme à l’étranger,  a considéré que cela ne constituait pas un obstacle à l’adoption de l’enfant par sa compagne. Autrement dit, en contradiction formelle avec la loi, il pourrait être admis de « fabriquer » un enfant en le privant délibérément de père pour le rendre adoptable en France par un couple de lesbiennes.

C’est le concept même d’adoption qui se voit profondément modifié : là où l’adoption consiste à donner une famille à un enfant que les malheurs de la vie ont rendu orphelin, il s’agit ici pour un couple de femmes de mettre au monde un enfant, en le privant délibérément de père, afin de le rendre adoptable ! Qui ne s’accorderait sur le caractère pernicieux, voire machiavélique, d’une telle manœuvre ? Et qui pourrait empêcher, au nom de l’égalité hommes-femmes, de concéder à des couples d’hommes le droit de recourir à la GPA pour obtenir un enfant en le privant délibérément de mère, afin de le rendre adoptable ? C’est la dignité de l’enfant qui est gravement blessée, et celle de la femme, au nom de la marchandisation du corps.

Le sujet est assez grave pour que je me prononce encore une fois sur cette question. Comme nous y exhortait le Pape François dans sa lettre apostolique « La joie de l’Evangile », nous devons prendre soin de la fragilité, ajoutant : « Fréquemment, pour ridiculiser allègrement la défense que l’Église fait des enfants à naître, on fait en sorte de présenter sa position comme quelque chose d’idéologique, d’obscurantiste et de conservateur. Et pourtant cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. Il est une fin en soi, et jamais un moyen pour résoudre d’autres difficultés. Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment » (n. 213).

Il ne m’appartient pas évidemment de donner des consignes à quiconque, mais je me sens pressé, au nom de la dignité de la personne humaine dont l'Eglise se fait toujours le porte-voix, d’alerter les consciences sur la « rupture de civilisation » qui est ainsi en marche.

La prière et le jeûne restant les armes les plus efficaces, je ne saurais trop encourager les fidèles du diocèse à en user sans modération pour accompagner les actions qu’ils voudront bien entreprendre pour l’intérêt supérieur de l’enfant."

Posté le 26 septembre 2014 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : la France ne contestera pas l'arrêt de la CEDH

Malgré les 62 000 signatures récoltées en peu de temps, la secrétaire d’Etat à la Famille, Laurence Rossignol, a réaffirmé vendredi que la France ne contesterait pas les récents arrêts de la Cour européenne des droits de l’Homme la contraignant à reconnaître les enfants nés d’une mère porteuse à l’étranger.

Paris avait trois mois, soit jusqu’au 26 septembre, pour demander un renvoi de l’affaire devant l’instance suprême de la CEDH, la Grande Chambre.

En refusant de contester cet arrêt, Paris encourage les Français qui le veulent à violer la loi en toute impunité et à aller acheter un enfant dans ce grand business de la mère porteuse.

Posté le 26 septembre 2014 à 14h03 par Michel Janva | Lien permanent

Le rapport de force n’exclut pas le dialogue, mais il le rend nécessaire

La « Manif pour Tous » organise ce 5 octobre – à Bordeaux et à Paris – deux grandes manifestations. Faut-il y aller ? Pourquoi ? Extrait de la réponse de l'abbé Grosjean (diocèse de Versailles) :

"[...] Bien sûr, la manifestation n’est pas la seule forme de mobilisation. Mais elle est utile et même nécessaire, en complément du dialogue, des démarches plus personnelles … et de la prière !

Car le dialogue n’est pas facile avec ceux qui sont sous l’influence d’une forte idéologie sur ces questions sociétales. Certains ministres et leur entourage sont parfois très durs. Ils ne comprennent pas, ne veulent rien entendre et caricaturent leurs opposants. D’autres s’en moquent ou n’ont pas tellement d’opinion, mais vont dans le sens des vents dominants. Ils ne veulent pas de nouveaux conflits. D’autres enfin se montrent plus ouverts, mais se sentent prisonniers de la solidarité gouvernementale. Les uns et les autres, de façon différente, réagissent donc au rapport de force. Il faut accepter d’y entrer, de façon pacifique, ferme et paisible pour rendre ensuite le dialogue possible et trouver ensemble des solutions. Le rapport de force n’exclut pas le dialogue. Mais il est nécessaire pour le rendre à nouveau indispensable et l’encourager. Ce qu’on dit là du gouvernement pourrait s’appliquer aux responsables de l’opposition. Ils travaillent à préparer une alternance. Il est précieux de leur faire entendre que celle-ci ne pourra se fonder que sur un engagement réel en faveur de la famille. La famille ne sera jamais un sujet secondaire … [...]"

Posté le 26 septembre 2014 à 09h20 par Michel Janva | Lien permanent

Abrogation de la loi Taubira : Sarkozy décidera plus tard...

Devant les 4000 personnes réunies près de Lille, pour son premier meeting, Nicolas Sarkozy a promis :

«De nouvelles idées, de nouvelles solutions, de nouvelles perspectives face aux défis du nouveau monde dans lequel nous vivons ».

Lesquelles ? On ne sait pas.

Il a abordé lui-même la question de la loi Taubira :

«J'entends les positions tranchées des uns et des autres. Une fois à la tête de notre famille politique, je réunirai tout le monde et nous déciderons. Que chacun dise ses convictions et me laisse préparer le rassemblement qui ne sera ni fade, ni tiède

Il a explicité ses propositions de référendums : un premier concerne la réduction du nombre de parlementaires, le second la fusion des conseils généraux et régionaux.

Posté le 26 septembre 2014 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (38)

Propagande en musique

Le Rouge et le Noir relayait ce soir le clip d'une chanson d'Hollysiz faisant l'apologie du gender de l'égalité filles-garçons. Un petit garçon qui porte des robes, des camarades de classe odieux qui se moquent de lui, un père qui ne comprend rien, le cocktail habituel de la propagande LGBT. Sauf que là, cela finit bien puisque Papa a enfin compris le message et finit par aller chercher l'enfant avec sur le dos une robe de Maman. Pathétique. Nos enfants vont-ils vraiment subir ce matraquage à l'école ? Vigilance.

 

"6. Mais celui qui scandalisera un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui pendît au cou une meule de moulin et qu'on le jetât au fond de la mer. 7. Malheur au monde à cause des scandales ! Car il est nécessaire qu'il arrive des scandales ; mais malheur à l'homme par qui le scandale arrive" (Saint Matthieu, 18,6-7).

Posté le 26 septembre 2014 à 01h21 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (13)

25 septembre 2014

Éric Zemmour : "En matière de PMA, les masques tombent"


Éric Zemmour : "En matière de PMA, les masques... par rtl-fr

Posté le 25 septembre 2014 à 22h08 par Michel Janva | Lien permanent

Alain Juppé ne reviendra pas sur la loi Taubira

Alain Juppé était l’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV hier soir. Sur la loi Taubira, il a déclaré :

«Je pense qu’il y a dans l’évolution de toute société des étapes. Et aujourd’hui, l’étape du mariage de personnes homosexuelles entre elles est franchie. Et ceux qui racontent qu’on reviendra en arrière et qu’on annulera cette loi racontent des sornettes. On ne le fera pas.»

«Vous n’abolirez pas la loi Taubira?»

«Sur le principe du mariage, non».

«En revanche je suis très ferme en ce qui concerne l’adoption et la parentalité. Vous allez me dire que je vis dans un monde dépassé, mais pour moi un enfant, c’est un homme et une femme et je ne sors pas de cela. C’est la raison pour laquelle, quelles que soient les décisions de la Cour de cassation, la PMA doit pour moi être réservée à des couples hétérosexuels qui ont des problèmes de fertilité.»

«Et la GPA, c’est la marchandisation du corps humain, vous voyez que ça dépasse les clivages politiques, j’ai vu que Monsieur Jospin et Monsieur Delors avaient signé une pétition contre le marché des bébés, parce que c’est ça qui est en train de se passer! On pourra commander à l’étranger, on pourra se faire fabriquer un bébé contre de l’argent! C’est ça la société que l’on veut? Moi, je dis non.»

Ruth Elkrief déclare :

«Christine Boutin qui était chez Olivier Truchot tout à l’heure disait que les candidats de l’opposition qui ne diront pas qu’ils abrogeront la loi Taubira ne pourront pas être élus. Il leur manquera un million de voix, le million de voix de la “Manif pour tous”

«Vous croyez que je vais me présenter aux Français en cédant aux chantages de tous les lobbys possibles et imaginables? J’ai du respect pour tous ceux qui se battent pour la famille. La famille est un fondement essentiel de notre société et pour prendre un exemple bordelais, j’ai pris sur ma liste à la fois des gens favorables au mariage pour tous et des gens qui y étaient hostiles.»

«Je crois qu’il faut apaiser le débat. Donc assez de menaces, on peut gagner d’un côté ce qu’on peut perdre de l’autre. Je ne serais pas sensible à ce genre de menaces. Calmons le jeu, apaisons les esprits. Concentrons nous sur les vrais problèmes. (…) Laissons de côté ces débats qui ne concernent finalement que des minorités.»

Sic. Quant à croire qu'il peut gagner d'un côté ce qu'il risque de perdre de l'autre, c'est un mirage assez commun à l'UMP. Mais c'est un mirage. Surtout avec ses déclarations sur la PMA.

Posté le 25 septembre 2014 à 10h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (58)

Jacques Séguéla : Sarkozy est pour la loi Taubira et pour l'adoption

A voir cette vidéo intéressante dans laquelle Jacques Séguéla, interrogé dimanche par Ruth Elkrief, affirme (vers 10min40), qu'après en avoir parlé à Sarkozy (et à Carla !), il affirme que Sarkozy est pour l'adoption pour les homosexuels.

Posté le 25 septembre 2014 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent

Les affiches de la manifestation du 5 octobre

Elles sont à découvrir ici.

G

Posté le 25 septembre 2014 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent

24 septembre 2014

PMA : la justice française organise le contournement de ses propres lois

La présidente de La Manif Pour Tous réagit à la décision de la Cour de cassation d'autoriser l'adoption d'enfants conçus par PMA à l'étranger :

"[...] Bien sûr, le gouvernement n’a pas littéralement légalisé la PMA pour les couples du même sexe. Nos craintes ne seraient donc pas justifiées : « Circulez, y a rien à voir. »

« Circulez », justement, c’est bien la conclusion de la cour de Cassation : « allez pratiquer hors de France une PMA illégale ici, nous légaliserons au retour ! ». Et voilà la Justice qui organise elle-même une injustice majeure à l’égard de l’enfant : celle de le priver volontairement de père. Et ce, sous l’extraordinaire prétexte de protéger l’enfant : un comble !

La justice française organise ainsi le contournement de ses propres lois : elle encourage la fraude en légalisant le résultat de celle-ci. Voilà une justice bien malade qui se renie elle-même et qui scie du même coup la branche sur laquelle elle est assise. Qui, dorénavant, respectera la justice ? Et pourquoi, alors, poursuivre les Français qui placent de l’argent en Suisse puisque c’est légal en Suisse !?

Et quelle différence, finalement, entre l’interdiction avec récompense à la désobéissance et la légalisation?

C’est ici, pour la PMA, le même raisonnement que celui qui est à l’œuvre avec la circulaire Taubira. Les ministres de M. Hollande agitent le cirque médiatique en jouant des trémolos pour les enfants nés de GPA à l’étranger sous prétexte qu’ils seraient « anonymes » et « apatrides ». Ces enfants, issus de pratiques légalement interdites en France, subiraient les conséquences injustes d’une interdiction injuste. C’est en effet plus facile d’instrumentaliser ces enfants que de s’attarder sur la responsabilité des adultes clients de mères porteuses ! Comme il est plus facile de falsifier la vérité, à savoir que ces enfants sont comme tout le monde : ils ont l’état civil et la nationalité de leur pays de naissance ! Alors pourquoi ce cirque ? A l’évidence, pour éviter le vrai sujet : celui d’entériner une filiation qui n’existe pas et n’est même pas vraisemblable.

L’avis de la cour de Cassation et la circulaire Taubira sont présentés comme des « progrès » pour ces enfants, prétendument « petits fantômes de la République » : mais comment peut-on oublier que c’est leur père (dans le cas de la PMA) ou leur mère (dans le cas de la  GPA) qui sera un fantôme pour eux ? Et comment croire à la possibilité d’avoir une « mère biologique », une « mère sociale », une « mère porteuse », une « mère donneuse d’ovocyte » et que sais-je encore !? Comme si une mère n’était pas tout cela à la fois et qu’il est évidemment impensable d’éclater ainsi la maternité sans dommage grave pour l’enfant !

Autoriser la PMA aux couples de même sexe – puisque cet avis revient à cela -, c’est faire délibérément des orphelins de père. Et sous prétexte qu’ils n’ont qu’un parent – leur mère –, on recourt à l’adoption au profit de la « conjointe ». La vérité, c’est que le sens de l’adoption, c’est de réparer un drame de la vie – abandon ou mort – qui a rendu l’enfant orphelin. On ne peut moralement ni légalement (si la loi était respectée !) fabriquer exprès un orphelin pour ensuite le réclamer à l’adoption. Et celle-ci ne fera, ici, que donner une deuxième « mère » à l’enfant, qui n’est pas orphelin de mère, mais de père !

La cour de Cassation prive ainsi les « bébés Thalys » de ce qui est bien un droit d’après la Convention internationale des droits de l’enfant. Et pourquoi est-ce un droit ? Parce qu’avoir un père et une mère est bien-sûr le besoin le plus élémentaire de l’enfant. Inutile d’avoir fait dix ans d’études de psychologie pour le savoir !

Ignorer ce droit, c’est oublier l’intérêt supérieur de l’enfant et le traiter comme un simple bien de consommation produit hors de nos frontières, qu’il faudrait livrer à ses parents avec tous les certificats nécessaires. Ignorer ce droit, c’est verser du côté de l’invraisemblable, qui poursuivra l’enfant toute sa vie puisqu’il sera inscrit à l’état civil comme étant l’enfant de deux femmes ou de deux hommes. [...]"

Posté le 24 septembre 2014 à 21h56 par Michel Janva | Lien permanent

L'Education nationale a fait preuve de légèreté en soutenant la Ligne Azur

C'est l'avis du rapporteur public du Conseil d'Etat.

Le 4 janvier 2013, Vincent Peillon enjoignait les recteurs de lutter contre l'homophobie et à

"relayer avec la plus grande énergie la campagne de communication relative à la Ligne Azur, ligne d'écoute pour les jeunes en questionnement à l'égard de leur orientation ou de leur identité sexuelle".

Le rapporteur public a estimé que certains aspects du site LigneAzur, géré par Sida Info Service, paraissaient "pour le moins critiquables". Ils étaient en contradiction avec "les principes de neutralité de l'école et de liberté de conscience". Il a évoqué le fait que certaines pratiques illégales (usage de drogues, pédophilie...) aient été mentionnées sans que l'interdit ne soit souligné. Il a également critiqué une brochure intitulée "Tomber la culotte", qui était téléchargeable sur le site.

"Elle fait l'éloge du sado-masochisme, du libertinage (...) dans des termes que nous ne saurions reprendre dans cette enceinte". "Comment ne pas comprendre que des parents ou des enfants puissent être choqués?"

"Le site internet critiqué prend position sur des sujets de société" comme l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes, ce qui n'est pas compatible avec la neutralité de l'école

Mais le mal est fait. Quelle sanction ?

Posté le 24 septembre 2014 à 20h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Nicolas Bay manifestera le 5 octobre

Communiqué de Nicolas Bay, Secrétaire général adjoint du Front National et Député français au Parlement européen :

"Dans mon engagement politique et militant – que cela soit au plan local, national, ou désormais au sein du Parlement européen – j'ai toujours eu à cœur de défendre les familles. C'est pourquoi, le dimanche 5 octobre, comme lors des précédents rendez-vous, je participerai au grand rassemblement organisé par La Manif Pour tous.

Si, loin des tentatives de récupération partisane de l'UMP, le FN a toujours laissé ses élus et sympathisants libres de participer ou non à ces manifestations, je tiens à rappeler qu'il est le seul parti à s'être, sereinement mais fermement, engagé à abroger la loi Taubira lorsqu'il accèdera aux responsabilités. Face aux reculades actuelles de l'UMP, nous abrogerons cette loi et mettrons en place un contrat civil plus protecteur que le PACS pour les personnes homosexuelles mais sans toucher à l’institution du mariage, dans sa dimension symbolique mais aussi dans sa dimension juridique très concrète notamment à travers les questions liées à la filiation.

Le Front National à toujours eu à cœur de défendre les plus faibles, qu'il s'agisse des "sans-dents" ou des enfants. C'est pourquoi je marcherai le 5 octobre aux côtés de nombreux autres élus, cadres, militants de notre mouvement, pour défendre à la fois la famille comme principe et pilier de la nation et les familles comme réalité tangible, agressées par un certain nombre de politiques menées par la majorité socialiste, qu'on pourrait renommer aujourd'hui « sociétaliste » !"

Posté le 24 septembre 2014 à 20h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Abrogation de la loi Taubira : des juristes au travail

Un retour sur la loi Taubira créerait-il une inégalité de statut entre ceux qui ont pu se dire «oui» devant le maire et ceux qui ne le pourront plus ? Le professeur de droit public Guillaume Drago, spécialiste du contentieux constitutionnel, déclare :

«C'est la question fondamentale que pose l'abrogation. D'un point de vue constitutionnel, l'abrogation est tout à fait possible. Ce qu'une loi a fait, une autre peut le défaire même si certains politiques jugent l'exercice périlleux du point de vue sociologique. Le conseil constitutionnel n'a pas inscrit le mariage pour tous dans le marbre».

«La polygamie a été abolie à Mayotte lors de sa transformation en département en 2011. Mais les polygames n'ont pas été démariés et les deux régimes de mariage coexistent».

Autre exemple avec le divorce, instauré en 1792 et supprimé par la loi Bonald de 1816 jusqu'au rétablissement du divorce en 1884. Geoffroy de Vries, avocat du collectif des Maires pour l'enfance, indique :

«La loi Bonald n'a pas eu d'effets rétroactifs, les divorcés n'ont pas été remariés».

Autre obstacle important, celui de la jurisprudence du Conseil constitutionnel, dite du cliquet. Selon cette dernière, un État ne peut pas faire marche arrière en matière de liberté acquise. Pour l'éviter, le député UMP Hervé Mariton, propose de soumettre l'abrogation au référendum. Ce qui permet de s'affranchir de l'avis du Conseil constitutionnel.

Posté le 24 septembre 2014 à 17h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

La Queer Palm, une récompense ghettoïsante

Le réalisateur Xavier Dolan, qui se déclare lui-même homosexuel, se dit "dégoûté" par les prix récompensant les films gay. Dans Télérama du 3 septembre, il évoque la Queer Palm, qui couronne chaque année à Cannes des films questionnant les identités sexuelles :

« Que de tels prix existent me dégoûte. Quel progrès y a-t-il à décerner des récompenses aussi ghettoïsantes, aussi ostracisantes, qui clament que les films tournés par des gays sont des films gays ? On divise avec ces catégories. On fragmente le monde en petites communautés étanches. La Queer Palm, je ne suis pas allé la chercher. Ils veulent toujours me la remettre. Jamais ! L'homosexualité, il peut y en avoir dans mes films comme il peut ne pas y en avoir. »

Posté le 24 septembre 2014 à 17h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

L'effet domino : et maintenant, l'inceste

Si l'on peut épouser qui l'on aime, y compris une personne de même sexe, pourquoi ne pas autoriser la polygamie, l'inceste, la pédophilie et la zoophilie ? Ce raisonnement avait fait pousser des cris d'orfraie aux partisans du "mariage" pour tous, Najat Vallaud-Belkacem en tête, il y a de cela seulement deux ans, alors que la loi Taubira n'avait pas encore été votée. Pourtant la logique, implacable, produit déjà ses effets. En Allemagne (où un "contrat de communauté de vie" permet aux homosexuels de bénéficier d'à peu près tous les avantages du mariage, sans en porter le nom), le conseil d'éthique, qui porte bien mal son nom, propose à présent de dépénaliser l'inceste entre frère et soeur :

""Selon toutes les données disponibles, l'inceste entre frère et sœur est très rare dans les sociétés occidentales" et le risque de sanctions contraint les couples concernés "au secret et à la négation de leur amour", ce que le Conseil d'éthique juge contraire au droit à "l'autodétermination sexuelle"."

Posté le 24 septembre 2014 à 17h36 par Louise Tudy | Lien permanent

Invitez vos élus à la manifestation du 5 octobre

Parce que ce sont vos élus qui portent vos convictions, invitez les à manifester à vos côtés le 5 octobre en cliquant ici.

Inviteelus5octobre

Posté le 24 septembre 2014 à 15h06 par Michel Janva | Lien permanent

Un caillou nommé «Manif pour tous» dans la chaussure de Sarkozy

De Cécile Cornudet, éditorialiste aux Echos :

"Deux ans après avoir fragilisé François Hollande, ils menacent de compliquer la campagne de Nicolas Sarkozy. L’ancien président voulait conquérir l’UMP en ayant surtout en tête la présidentielle de 2017, en étant « rassembleur », au-delà du clivage gauche droite. Cela s’annonce plus compliqué que prévu. Pour l’UMP ce sont les militants qui votent. Ces militants qui avaient été nombreux à battre le pavé contre la loi Taubira."

Posté le 24 septembre 2014 à 14h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Abrogation de la loi Taubira : un mensonge ?

Le patron des députés de l'UDI, Philippe Vigier, a estimé qu'il ne fallait "pas faire croire" que la loi Taubira serait abrogée en cas de retour de la droite au pouvoir :

"Je ne crois pas que le texte sur le mariage pour tous sera annulé demain, il ne faut pas le faire croire aux Français. Maintenant, le texte est là et s'applique". "Comme maire, je l'applique, même si, à titre personnel, je jugeais préférable un contrat d'union civile". "Les Français ne veulent plus qu'on dise quelque chose et qu'on ne le tienne pas". "Je me souviens de quelques voix au moment du Pacs disant +le jour où on reviendra au pouvoir, on reviendra dessus+, il n'en a rien été".

La comparaison avec le Pacs est intéressant puisque en effet seul Christian Vanneste est resté favorable à son abrogation. Il faut souligner que la pression populaire est vite retombée après l'adoption de la loi et c'est essentiellement la raison pour laquelle la droite n'est jamais revenue dessus. Et c'est pourquoi le mot d'ordre est désormais de ne rien lâcher. Et c'est aussi pourquoi il est nécessaire d'être nombreux à manifester le 5 octobre.

Posté le 24 septembre 2014 à 12h07 par Michel Janva | Lien permanent

23 septembre 2014

Loi Taubira : Nicolas Sarkozy ne tranchera pas tout de suite

Le porte-parole de Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin, est revenu sur les projets de Nicolas Sarkozy à l'égard de la loi Taubira. Nicolas Sarkozy ne tranchera pas tout de suite. Il devrait toutefois, s'il est élu président de l'UMP, «discuter entre les différentes options» pour aboutir à une position.

«Nicolas Sarkozy pense que c'est une question trop compliquée pour répondre par oui ou par non».

Nicolas Sarkozy s'interdirait de telles réformes de société «quand il y a une situation de crise économique», «parce que ça crispe les gens».

On risque d'attendre longtemps.

Posté le 23 septembre 2014 à 18h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (35)

PMA et adoption : une injustice pour les enfants

Suite à la décision de la Cour de cassation, les réactions s'enchaînent.

"Cette décision est dans la logique de ce que nous avions expliqué à propos de la loi Taubira : les premiers enfants adoptés en vertu de cette loi ont été conçus artificiellement à l’étranger et ainsi délibérément privés de père. [...]"
"Cette matérialisation de l’enfant en gestation a permis de développer des pratiques de fabrication, de sélection, d’élimination, de vente et de troc d’enfants. Il est donc logique que l’embryon, devenu un objet disponible, puisse être aujourd’hui privé de père avec la PMA et demain privé de mère avec la GPA."
  • L’Agence Européenne des adoptés estime que l’adoption sert aujourd’hui à régulariser des enfants fabriqués délibérément  sans père !

« Non seulement on n’a pas écouté les adoptés pendant les débats mais il parait que cela ne devait rien changer cette loi Taubira ! Or, aujourd’hui il parait normal de fabriquer à l’étranger des enfants sans père pour les faire adopter ! C’est un véritable droit à l’enfant qui s’instaure ! »

« La justice confirme ainsi son encouragement à contourner la législation française. C’est hallucinant ! La PMA pour les couples de femmes aboutit à fabriquer volontairement un orphelin de père : est-ce cela le progrès ? La réponse est non »

"on soumet les enfants aux seuls désirs des adultes et, ce faisant, on les place dans des conditions de vie artificielles, ce qui va totalement à l'encontre de leur intérêt."

"Les juges pensent certainement rendre service aux enfants de la même manière que les femmes qui les privent de père n'ont que des bonnes intentions à leur égard. Mais c'est le genre de bonnes intentions dont l'enfer est pavé: hélas, cette adoption ne répare pas le préjudice principal subi par l'enfant qui été privé délibérément de sa lignée paternelle. Au contraire, une telle décision revient à nier ce préjudice, empêchant d'autres femmes tentées par ces techniques de mesurer le préjudice ainsi causé à l'enfant. Ensuite, une telle adoption est un encouragement à multiplier le nombre d'enfants délibérément amputés de leur lignée paternelle pour pouvoir être adoptés. Enfin, si l'intérêt de l'enfant justifie de prononcer l'adoption demandée, alors il permettra de valider toutes les situations constituées au mépris de ses droits, notamment dans le cadre de l'adoption internationale, et paralysera les règles qui protègent justement les enfants contre les trafics de toute sorte."

Posté le 23 septembre 2014 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent


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