25 août 2016

Jean-Frédéric Poisson : l'abrogation pure et simple de la loi Taubira doit être une priorité.

Le député Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire LR écrit sur Boulevard Voltaire :

Images-12"[...] je suis convaincu qu’un retour de la droite aux plus hautes responsabilités en 2017 avec des orientations uniquement sécuritaires et gestionnaires, serait au mieux sans effet en profondeur, au pire aussi catastrophique que le mandat de François Hollande. Je le prône depuis l’annonce de ma candidature à la primaire ouverte de la droite : 2017 doit être l’occasion d’un débat de société, et surtout d’une prise de conscience générale des enjeux de civilisation pour lesquels nous devons nous mobiliser et réagir avec vigueur.

Alors la Primaire… C’est l’occasion d’offrir aux Français un débat de fond : qu’est-ce qu’être français ? Comment unir le peuple de France ? Comment permettre à chaque membre de notre communauté nationale d’être en confiance avec un Etat protecteur, pleinement accueilli ? Quels sont les repères que nous souhaitons transmettre à nos enfants ? Quel est notre modèle social ?…

Trop de candidats à la primaire de la droite et du centre font de l’activisme et de la communication sur des sujets sérieux mais annexes : le cumul des mandats en est l’exemple. Cherchent-ils ainsi à esquiver les questions qui fâchent parce que nécessitant du courage, et surtout des convictions ancrées et donc invariantes dans le temps ? Avec la prise de risque de réponses qui ne font pas toujours plaisir aux lobbies et à la pensée unique ? Cela n’est pas mon registre : je suis là pour faire gagner une conception de la France et de son devenir, pas pour me faire gagner moi tout court. C’est ainsi que, candidat à primaire de la droite, je réaffirme haut et fort que l’abrogation pure et simple de la loi Taubira doit être une priorité. 

La contestation de la loi dite du mariage pour tous a été le plus grand mouvement social que la France d’après-guerre ait connu, ce que vient de reconnaître François Hollande dans son dernier livre en évoquant enfin la réalité du « million ». Malgré l’énergie de cette mobilisation, le débat démocratique a été confisqué, la vérité la plus élémentaire censurée. Cette loi inique et dangereuse porte atteinte à notre unité nationale et fragilise sa cohésion, parce qu’elle instrumentalise l’enfant, tripatouille la filiation, démantèle le mariage, monte les Français les uns contre les autres. 

Si une loi doit être abrogée, et bien avant celle du cumul des mandats, c’est celle de Taubira dite du mariage pour tous. Sinon, l’alternance, attendue par tant de Français, décevra une nouvelle fois, sera vaine une nouvelle fois. Ce que notre pays fragilisé ne pourra plus supporter. Ce que je me refuse à imaginer, à subir surtout."

Posté le 25 août 2016 à 13h14 par Michel Janva | Lien permanent

24 août 2016

Le combat engagé il y a 3 ans n’est pas terminé tant que la loi Taubira ne sera pas abrogée

Début août, l'association LGBT Mousse s'en est pris à Marie-Claude Bompard, maire de Bollène, qui refuse de célébrer des mariages entre personnes de même sexe. Minute de ce jour souligne que 

2784_page_017"Mousse cherche, tout simplement, à empêcher les élus de revendiquer leur liberté de conscience. Pas même de mettre en œuvre la liberté de conscience, mais simplement d’y prétendre ! C’est dire si le jugement de Carpentras sera important..."

Et Marie-Claude Bompard explique :

« Au moment de la discussion de la loi, nous disions que les maires “mal pensant“ étaient des cibles. Aujourd’hui, ce que veut cette association, c’est non seulement empêcher la liberté de conscience des maires qui ne veulent pas participer à cette dénaturation pure et simple du mariage, mais les priver même de demander cette objection de conscience. »

« Les chiens de garde du lobby LGBT procèdent comme à leur habitude par le harcèlement et l’intimidation pure et simple. Que le moindre groupuscule fantomatique puisse faire comparaître un maire devant la justice en moins d’un mois est tout simplement hallucinant quand on connaît l’encombrement des tribunaux à l’heure où notre pays connaît des problèmes d’une gravité autrement plus importante ».

« le combat formidable que nous avons engagé il y a maintenant trois ans n’est pas terminé. Il reste et restera à mener tant que la funeste loi Taubira ne sera pas abrogée ! “On ne lâche rien“ ne doit pas se cantonner à un slogan, mais doit être vécu jour après jour et retentir comme le signe de ralliement des dissidents du nouvel ordre immoral et totalitaire ! »

Posté le 24 août 2016 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

22 août 2016

Hollande avoue que La Manif Pour Tous a rassemblé un million de manifestants

Dans Conversations privées avec le président, récit des 32 entretiens qu'ont eu Antonin André, chef du service politique d'Europe 1, et Karim Rissouli avec le chef de l'Etat, entre le 17 février 2012 et le 24 mai 2016, on peut lire cette confession qui vient contredire la propagande de la Préfecture de police :

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Posté le 22 août 2016 à 20h50 par Michel Janva | Lien permanent

16 août 2016

François Fillon veut "réécrire" la loi Taubira

Alors que La Manif Pour Tous a annoncé une nouvelle journée de mobilisation le 16 octobre, François Fillon, candidat à la primaire LR, publie un manifeste pour la famille. Il souhaite notamment supprimer les conditions de ressources appliquées au versement des allocations familiales pour leur rendre leur caractère universel, et annonce qu'il accompagnera cette réforme d'un relèvement du plafond du quotient familial à 3 000 euros.

Ce projet "Famille et solidarités" a été présenté lundi matin. Il y déclare :

"Je propose de réécrire la loi Taubira et de refonder notre politique familiale".

Il entend revenir partiellement sur ce texte. S'il juge qu'il n'est pas "opportun, ni souhaitable de rouvrir un débat mal engagé en 2012 (...) qui a eu pour effet de fracturer la société", débat qui n'a jamais vraiment eu lieu, il entend néanmoins s'opposer fermement à une extension de l'assistance médicale à la procréation pour l'interdire "aux couples de femmes et aux femmes seules". François Fillon ajoute qu'il refuse d'ouvrir la voie à la gestation pour autrui et souhaite même mener une "action au niveau international en faveur de l'abolition de la GPA".

Il veut réécrire le texte sur la question de l'adoption plénière.

"Il ne me paraît pas légitime que la loi permette de considérer qu'un enfant est fils ou fille, de manière exclusive, de deux parents du même sexe. Sa filiation au sens biologique du terme, à l'égard d'un père et d'une mère, ne doit donc plus pouvoir être effacée par une adoption plénière".

Posté le 16 août 2016 à 10h18 par Michel Janva | Lien permanent

13 août 2016

La Manif pour Tous de retour dans la presse

Depuis son annonce d'une nouvelle manifestation nationale, à Paris le 16 octobre, les articles de presse se multiplient sur La Manif Pour Tous, preuve qu'elle ne laisse pas indifférente et qu'elle peut bousculer le jeu politicien.

16 octobre, juste avant le vote pour désigner le candidat des Républicains à l'élection présidentielle, voilà aussi qui va permettre de remettre la loi Taubira au coeur de l'enjeu électoral.

Challenges indique :

"Les dirigeants de la Manif pour tous espèrent ainsi contraindre les candidats à la primaire de la droite à se positionner clairement sur le mariage homosexuel. Un sujet sur lequel les cadres LR n’ont cessé de faire évoluer leur position. Nicolas Sarkozy, après s'être prononcé pour l'abrogation de la loi Taubira en novembre 2014, a expliqué dans son livre La France pour la vie qu’il ne reviendrait pas sur le mariage gay. Bruno Le Maire, qui demandait une réécriture de la partie filiation du texte, a déclaré qu’il ne toucherait plus à la loi. Quant à Alain Juppé, il a fait le chemin inverse, se déclarant dans un premier temps favorable à l’adoption des couples homosexuels, avant de concéder une « question compliquée » lors d’un déplacement récent au Maroc.

Nicolas Sarkozy discrédité

« C'est le plus grand flou », résume le vice-président de la Manif pour tous, Albéric Dumont. « Les avis divergent. Ils ne sont pas au clair avec eux-mêmes sur le sujet. » Hormis Hervé Mariton et Jean-Frédéric Poisson, candidats naturels de la Manif pour tous car « à la pointe du combat parlementaire contre la loi Taubira », et François Fillon « qui a fait une proposition intéressante de réécriture de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe », les militants contre le mariage homosexuel auront bien du mal à faire leur choix parmi les impétrants. Seule certitude, « ce sera difficile de trouver des points communs avec Alain Juppé », pourtant grand favori de la compétition.

Quant à son plus sérieux concurrent, Nicolas Sarkozy, les cadres de la Manif pour tous lui accordent à peine plus de crédit. « Son cas est difficilement compréhensible, dit Albéric Dumont. On l’a rencontré à plusieurs reprises. Ils nous avait dit droit dans les yeux qu’il reviendrait sur le texte s’il était élu président de la République. Et un an plus tard il change d’avis. Depuis, on a essayé de le contacter… Il ne nous a jamais donné d’explications de vive voix sur son livre. La confiance est rompue. »"

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Posté le 13 août 2016 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

11 août 2016

Hervé Mariton répète qu'il reviendra sur la loi Taubira

La Manif Pour Tous venant d'annoncer une mobilisation pour le 16 octobre, le sujet de la loi Taubira revient aussitôt dans le débat politique. Hervé Mariton, candidat à la primaire LR, entend bien revenir sur la loi :

"Nous avons été des millions à dire que c'est un mauvais texte. Quand un texte est mauvais il ne suffit pas que 2 ou 3 années passent pour le rendre bon. Mes convictions ne sont pas variables. J'ai eu un collègue parlementaire qui me disait combien, pour lui, j'étais le seul à être solide dans le projet. Il avait l'impression que mes concurrents étaient alternativement et constamment démago à mesure que les sujets tournaient".

Parmi ses concurrents, il y a tout de même Jean-Frédéric Poisson, qui réclame l'abrogation de la loi sans alternative. Hervé Mariton, lui, plaide pour un contrat d'union civile :

"Sur la loi Taubira, je suis clair, je suis pour le contrat d'union civil. Un couple de même sexe engagé dans la durée doit être reconnu mais pas le mariage car le mariage entraîne la filiation, la filiation ce sont les mères porteuses et je n'en veux pas". "Personne n'imagine démarier des gens marier ou désadopter des enfants adoptés, mais pour l'avenir je ne veux pas des mères porteuses (...) car comme il n'y a pas d'enfants à adopter, c'est la PMA et les mères-porteuses. J'en veux pas."

Posté le 11 août 2016 à 10h55 par Michel Janva | Lien permanent

09 août 2016

Manif Pour Tous le 16 octobre à Paris

Le mouvement annonce une manifestation à Paris le 16 octobre. À la rentrée, sweat-shirts, sifflets et fanions roses et bleus vont à nouveau envahir les rues de Paris: devant la «succession d'offensives du gouvernement contre la famille», la Manif pour tous annonce une grande démonstration de force, le dimanche 16 octobre.  Ludovine de La Rochère, la présidente du mouvement, explique au Figaro :

«La remise en cause de la filiation, les atteintes à la liberté éducative et la politique familiale: trois thématiques qui choquent nos sympathisants, trois motifs majeurs de redescendre dans la rue!».

«Au premier rang desquelles la PMA sans père. Il y a aussi la GPA qui avance à petits pas, alors que la France vient à nouveau d'être condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour avoir refusé de retranscrire à l'état civil les actes de naissance d'enfants nés de mères porteuses en Inde. Sans parler du changement d'identité sexuelle sur simple déclaration… En matière de politique familiale - congé parental, allocations, quotient familial, prélèvement à la source en vue de l'individualisation de l'impôt -, là aussi les Français veulent dire “Stop, ça suffit!” Il faut non seulement mettre un terme à la casse sociétale, mais aussi poser les bases d'une politique de reconstruction de la famille.»

Yvan, coordinateur adjoint du réseau national, ajoute :

«On ne sera peut-être pas un million, mais on sent un gros ras-le-bol dans les régions. Cela fait des mois que les gens nous demandent: “Quand est-ce qu'on monte à Paris?”»

À l'approche de la primaire de la droite, la Manif pour tous compte bien amener les différents candidats à se positionner. Selon un sondage publié en juin, 68 % des électeurs de la primaire souhaitent une réécriture de la loi Taubira pour réserver l'adoption aux couples hommes-femmes, «on va voir si les candidats comptent accorder une place réelle à la famille dans leurs programmes», souligne Ludovine de La Rochère.

En attendant, les militants se retrouveront pour leur université d'été, les 17 et 18 septembre, à Étiolles, dans l'Essonne.

Posté le 9 août 2016 à 21h47 par Michel Janva | Lien permanent

Harcèlement LGBT contre Marie-Claude Bompard

En août 2013, Marie-Claude Bompard, maire de Bollène, avait refusé de célébrer le "mariage"  entre deux femmes car cela lui posait un douloureux problème de conscience, laissant une de ses adjointes accomplir cette parodie.  Alors qu'une enquête préliminaire pour « discrimination dans l’application de la loi en raison de l’orientation sexuelle » avait été  classée sans suite par le parquet, une association LGBT pompeusement baptisée "Mousse : les justiciers LGBT" relance cette affaire devant le tribunal correctionnel dans le but précis de s'en prendre à la liberté de conscience des maires : 

"Aujourd’hui, l’association Mousse (qui se donne comme surnom « Les justiciers LGBT ») décide d’exercer les droits de la partie civile à l’encontre de la maire de Bollène. L’avocat de Mousse, Etienne Deshoulières, nous explique :

On dispose de trois ans pour agir en justice. Il fallait agir avant le 23 août, autrement Marie-Claude Bompard n’aurait plus pu être jugée. Elle devait sans doute compter les jours.

La voilà donc citée devant le Tribunal correctionnel de Carpentras « du fait de son refus de marier un couple homosexuel et de sa déclaration indiquant qu’elle ne marierait aucun couple homosexuel en sa qualité d’officier d’état civil ». L’enjeu du procès repose d’ailleurs en grande partie sur ce second point. Selon Etienne Deshoulières, « il va pousser les autres maires qui brandissent leur liberté de conscience à se demander s’ils ne commettent pas un délit qui relève du pénal ».

Marie Claude Bompard avait justifié ses choix à l'époque via un communiqué de presse :
 
Sans-titre-1-Récupéré"Je leur ai donc affirmé que j’étais moi-même dans l’impossibilité de procéder à cette cérémonie, et qu’il m’est également impossible de déléguer mon pouvoir et ma responsabilité à un conseiller municipal.

Je leur ai réaffirmé mon attachement au mariage, union d’un homme et d’une femme, qui a pour première finalité l’accueil et l’éducation d’enfants, dont la conception relève, naturellement de l’altérité sexuelle des époux.

Avec la loi Taubira, les maires réfractaires sont aujourd’hui sous la menace de sanctions lourdes, disproportionnées et illégitimes. Pourtant, la liberté de conscience est garantie par notre Constitution. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que François Hollande avait déclaré « il y a toujours la liberté de conscience », lors du congrès des maires, à l’automne 2012, porte de Versailles. C’est en ce sens que j’ai écrit, ce matin, à Manuel Valls, ministre de l’intérieur.

Aujourd’hui, le respect de mon droit constitutionnel est bafoué. Depuis samedi dernier, les pressions se succèdent : pression médiatique, pression politique (notamment de la part du parti au pouvoir), pression administrative, pression judiciaire, puisque j’ai appris qu’une enquête préliminaire avait été ouverte, à la demande de la Chancellerie. Des gendarmes se sont d’ailleurs présentés en mairie de Bollène cette après-midi, exigeant une copie du dossier de mariage.

Ne pouvant m’opposer à l’application de la loi sur le territoire de ma commune, j’ai, par ailleurs, demandé à monsieur le Préfet de Vaucluse, en tant que représentant de l’État, de procéder lui-même à cette cérémonie ou de désigner une personne de son choix, comme le prévoit l’article L2122-34 du Code Général des Collectivités Territoriales.

Cette proposition a été refusée, montrant ainsi que l’État préfère que les cérémonies n’aient pas lieu, afin de mieux trainer les maires réfractaires devant les tribunaux ! Outre la destruction du mariage et de la famille, un des objectifs de la loi Taubira est clairement d’écarter les maires libres, réfractaires au Système. Nous en avons un exemple flagrant aujourd’hui, à Bollène (...)

Pour ma part, et avec les nombreuses personnes qui m’ont soutenue, avec de nombreux élus, je continuerai à prendre une part active aux actions organisées afin que la liberté de conscience soit reconnue et mise en œuvre."

Posté le 9 août 2016 à 16h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

08 août 2016

Le Figaro favorable à la dénaturation du mariage ?

Ceux qui pensaient que le Figaro était un peu plus à droite que les autres et moins politiquement correct se sont trompés. Le Figaro a trouvé "5 raisons qui font d'Obama le meilleur président des États-Unis". Non seulement Le Figaro vante l'Obamacare et le fait qu'il dise tout haut ce qu'il pense de Donald Trump mais il ne trouve rien de mieux comme 4ème raison que le fait d'avoir "ouvert la voie à la légalisation du mariage pour tous" .

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S'il suit le même raisonnement, Le Figaro risque de soutenir Hillary Clinton en 2016 et militer pour François Hollande en 2017. C'est ce qu'on appelle en France un journal de "droite"...

Posté le 8 août 2016 à 14h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (41)

06 août 2016

Pendant les vacances : les attaques contre la famille se poursuivent

Message des Juristes pour l'enfance :

"L’été n’apporte hélas guère de trêve dans le combat pour les droits des enfants que vous et nous nous efforçons ensemble de défendre. Vous savez sans doute que, le 21 juillet dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné une nouvelle fois la France en raison du refus de transcription des actes de naissance des enfants nés à l’étranger de GPA, alors que l’absence de transcription ne portait aucun préjudice aux enfants et exprimait le refus de la justice française de fermer les yeux sur les violations de leurs droits qui résultent de la GPA. Dans un contexte de déni général de ce que l’enfant a vécu, l’état civil non transcrit offrait à l’enfant un espace de vérité et une possibilité de compréhension de sa propre histoire.

Notons que, depuis les faits portés devant la cour européenne, la cour de cassation a déjà largement renoncé à la protection de l’enfant et autorise la transcription lorsque l’acte de naissance indique la mère porteuse comme mère, comme si cela suffisait à réparer la privation de sa mère que la GPA entraine de toute façon pour lui. La condamnation européenne n’apporte donc rien de nouveau mais elle conforte l’approche complaisante avec laquelle les juridictions envisagent la GPA, dans un contexte de déni des violations des droits des enfants, autrement de déni de justice à leur égard.

C’est ensuite le Conseil d’Etat qui, le 3 août, vient d’ordonner une nouvelle fois au ministre des affaires étrangères de délivrer un titre de voyage à un enfant né de la GPA en Arménie, afin que la femme qui l’a obtenu par ce moyen puisse entrer en France avec lui. Cette question avait déjà été tranchée par le Conseil d’Etat dans une décision du 4 mai 2011. Elle n’apporte elle non plus rien de nouveau mais ne résout rien non plus, tant la solution n’en était déjà pas une en 2011. [...]

Afin de promouvoir une prise de conscience sur les préjudices que la GPA entraine pour les enfants, l’association Juristes pour l’enfance lance en septembre une vaste campagne auprès des politiques et des professionnels de santé (députés, sénateurs, CECOS, Agences sanitaires, directeurs d’hôpitaux). Nous allons leur adresser l’ouvrage d’Aude Mirkovic consacré à la PMA et à la GPA envisagées dans la perspective du respect des droits de l’enfant, afin de les sensibiliser et les alerter sur l’impact qu’elles peuvent avoir sur les enfants. Nous allons leur proposer, pour eux-mêmes comme pour les membres de leurs structures, une formation sur le sujet.

Le récent débat à l’assemblée sur la répression de la GPA, qui n’a pas pu être adoptée tant les tensions sont vives, montre en effet à quel point les conséquences pour les enfants de ces pratiques sont méconnues, volontairement ou de bonne foi, de nos parlementaires et par la société en général.

Si vous pensez cette initiative utile, vous pouvez collaborer à cette campagne en aidant notre association (reçu fiscal adressé pour tout don).

Vous pouvez faire un don en ligne sur le site: juristespourlenfance.com ou envoyer un chèque à l’adresse suivante : Juristes pour l’enfance, BP 32, 69591 L’Arbresle cedex

Pour finir avec une bonne nouvelle, nous avons le plaisir de vous annoncer que Juristes pour l’enfance a obtenu, le 16 juillet dernier, le statut spécial de consultant auprès du conseil économique et social de l'ONU. Cette reconnaissance internationale nous ouvre des horizons et des perspectives que nous ne manquerons pas d’explorer et d’exploiter pour le bénéfice des enfants !"

Posté le 6 août 2016 à 10h47 par Michel Janva | Lien permanent

Agressions homosexuelles dans les séminaires

C'est une bombe que lance Mgr Diarmuid Martin, archevêque de Dublin et Primat d’Irlande, qui retire ses séminaristes du séminaire national de Maynooth, en raison des agressions homosexuelles.

"[C]e nouveau scandale irlandais replace au centre de l’attention – grâce au courage de l’évêque de Dublin –le grave problème de l’homosexualité dans le clergé, et pas seulement en Irlande. Il nous oblige à nous rappeler de cette vérité dérangeante devenue aujourd’hui un tabou, à savoir que le soi-disant « scandale de la pédophilie » dans l’Église concerne bien davantage l’homosexualité que la pédophilie proprement dite.

Je voudrais rappeler à ce sujet l’interview donnée à La Bussola par le psychothérapeute Gérard Van den Aardwegà propos des deux rapports du John Jay College of Criminal Justice (JJR) de 2004 et 2011, où il commentait la recherche entreprise aux États-Unis sur ces phénomènes. Il expliquait : « 82 % de tous les actes commis entre 1950 et 2002 avaient pour cible des personnes de sexe masculin. 12 % étaient âgées de moins de 11 (âge supposé de la puberté), le reste, 70 %, entre 11 et 17 ans. Ceci veut dire que la grande majorité des cas concerne l’homosexualité “ordinaire”. De manière générale, les pédophiles ne s’intéressent pas à des enfants du même sexe, et pas davantage les hétérosexuels. En outre, il est indéniable qu’une bonne partie des hommes ayant des orientations homosexuelles sont attirés par les adolescents et les préadolescents ». Puis, commentant, la diminution drastique des cas de pédophilie après les années 80, Van den Aardweg notait que la tendance homosexuelle n’avait pas diminué parmi les prêtres, mais que « l’âge des partenaires sexuels des séminaristes et des prêtres augmente au fur et à mesure que le comportement homosexuel est de plus en plus toléré ouvertement et normalisé ».

Il n’est donc pas surprenant que l’on puisse parler aujourd’hui d’un véritable lobby gay, consolidé au cours des années passées, et qui a acquis des positions importantes aux sommets de l’Église, au point d’influencer y compris le dernier Synode sur la Famille, et qui, sous prétexte d’accueil vise clairement à changer de facto la doctrine catholique sur le thème de la sexualité.

L’attitude très accommodante de nombreux évêques (y compris italiens) ne peut donc pas surprendre sur la question de la reconnaissance des unions entre personnes de même sexe. La défense de la famille naturelle (fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme) n’est plus qu’une feuille de vigne. Revendiquer la différence entre famille naturelle et union homosexuelle ne sert plus ainsi à défendre le mariage, mais à légitimer ces unions homosexuelles dont la reconnaissance par l’État est clairement contraire au magistère de l’Église. […]

Une dernière remarque à propos du rapport entre tolérance et promotion affichée des comportements homosexuels et les déviations par rapport au Magistère. Maynooth College est connu non seulement pour la “culture gay” qui y règne, mais aussi pour ses tendances libérales en matière de théologie, surtout morale. On ne compte plus de nombre de cas de séminaristes qui ont été “virés” depuis des années pour leur supposée “rigidité doctrinale”, c’est-à-dire parce qu’ils étaient fidèle à ce que l’Église enseigne depuis deux mille ans. Ceci arrive, hélas, aussi dans tant de séminaires et de congrégations religieux, autre indice de la situation actuelle de l’Église. Des vocations authentiques au sacerdoce sont détruites par des prédateurs sexuels ou des docteurs du relativisme théologique qui règnent en maîtres dans les séminaires et ailleurs. Il est scandaleux que, d’une part, on se plaigne de la chute des vocations, et que, de l’autre, on détruise ceux qui y sont appelés.

En ce sens, l’initiative de Mgr Diarmuid Martin devrait être considérée comme un cri d’alarme pour que quelqu’un intervienne à Rome afin de rendre à leur véritable vocation tant de séminaires – pas seulement Maynooth […]."

Posté le 6 août 2016 à 10h46 par Michel Janva | Lien permanent

04 août 2016

Les enfants soumis à la propagande LGBT même pendant les vacances

Centre de loisirs (1)

Posté le 4 août 2016 à 21h15 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

29 juillet 2016

Déviants

Actuellement se déroule à Barcelone un séminaire du Conseil de l’Europe sur la lutte contre le racisme, la xénophobie, l’homophobie et la transphobie.

Posté le 29 juillet 2016 à 11h03 par Michel Janva | Lien permanent

25 juillet 2016

Diktat LGBT en Caroline du Nord

La loi fédérale "HB2"promulguée en Caroline du Nord le 23 mars stipule que "les individus transgenres doivent utiliser les toilettes publiques qui correspondent à leur identité sexuelle assignée à la naissance". Le texte, surnommé "loi toilettes" aux États-Unis où elle a provoqué un débat national, exclut par ailleurs la protection de l'identité de genre et de l'orientation sexuelle de sa définition de la non-discrimination.

En réaction à l'adoption de cette loi qu'elle juge contraire aux intérêts de la communauté LGBT, la puissante ligue de basket nord-américaine, la NBA, a décidé de retirer l'organisation en février 2017 du "All-Star Week-End" à Charlotte, plus grande ville de Caroline du Nord. Le All-Star week-end, vitrine de la ligue, réunit chaque année dans une ville différente l'élite des basketteurs NBA pour plusieurs rencontres amicales et diverses festivités. Pour la ville de Charlotte, les pertes économiques sont estimées à 100 millions de dollars

Dans un email interne, un actionnaire minoritaire du club des Hornets conteste la décision de la NBA, en  : 

"Si vous voulez changer de genre, faîtes-le, c’est un pays libre mais ne forcez pas un enfant de huit ans à partager des toilettes avec des gens qui n’ont pas les organes avec lesquels ils sont nés, ce n’est pas acceptable".

Posté le 25 juillet 2016 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent

23 juillet 2016

2 lesbiennes essaient d’obliger un enfant à devenir intersexuel

Diabolique.

Posté le 23 juillet 2016 à 16h33 par Michel Janva | Lien permanent

22 juillet 2016

La France à nouveau condamnée par la CEDH : le gouvernement le fait-il exprès ?

Communiqué de l'Association des Juristes pour l'enfance :

"La France est de nouveau condamnée par la cour européenne des droits de l’homme pour un refus de transcription des actes de naissance des enfants nés de GPA à l’étranger, alors même que la cour de cassation accepte aujourd’hui, comme la cour européenne, de fermer les yeux sur la GPA pour autoriser la transcription dans des cas identiques à ceux ayant suscité cette nouvelle condamnation.

Cette nouvelle condamnation n’ajoute rien à la précédente du 26 juin 2014. En revanche, elle confirme le message désastreux adressé aux enfants selon lequel leurs droits ne pèsent rien lorsqu’ils entravent le désir tout puissant des adultes. La Cour européenne en effet, comme désormais la cour de cassation française, appréhendent la situation sans tenir compte de la GPA, comme si cette pratique ne faisait rien subir aux enfants. Comment une cour, dite de sauvegarde des droits de l’homme, peut-elle ainsi passer outre le fait pour un enfant d’être commandé, fabriqué, facturé, livré, séparé de sa mère de naissance, privé définitivement de mère lorsque les clients sont des hommes, comme dans le cas des affaires jugées hier ?

Le raisonnement de la Cour ne peut manquer de susciter l'indignation car, comme en 2014, elle fonde sa condamnation sur le postulat erroné que la filiation étrangère des enfants ne serait pas reconnue en France, ce qui est FAUX : la filiation qui découle des actes étrangers est et a toujours été reconnue en France, et la Cour de cassation l’a précisé dès ses premières décisions en la matière en 2011. C'est à ce titre que les parents désignés par ces actes peuvent exercer l’autorité parentale. Cette filiation produit TOUS les effets de la filiation et, en particulier, elle confère aux enfants la nationalité française et leur vocation successorale. D’ailleurs, la transcription n’est pas obligatoire et de nombreux Français d’origine étrangère n’ont pas demandé la transcription de leur acte de naissance étranger avec lequel ils exercent pleinement tous leurs droits.

La filiation est bel et bien reconnue, seulement elle n’était pas transcrite, mesure administrative dont le défaut ne porte aucun préjudice aux enfants et n’entraine de contrainte administrative que pour les parents, seuls responsables de la situation. L'absence de transcription exprimait en revanche le refus des juridictions françaises de cautionner les violations des droits des enfants.

L’association Juristes pour l’enfance a exposé au représentant du gouvernement français le fait que la condamnation européenne est fondée sur un postulat erroné, autrement dit privée de tout fondement. Mais le gouvernement français, qui déjà avait omis de faire appel en 2014, n’a pas voulu, cette fois-ci encore, défendre les enfants dont les droits sont bafoués par la GPA et s’est laissé condamner une nouvelle fois. Il n'est pas illégitime de s'interroger sur ses véritables intentions qui pourraient bien consister à voir s'installer ainsi la GPA ans le paysage français et européen.

L’association Juristes pour l’enfance alerte sur le fait que ces affaires ne sont pas closes. Les enfants concernés, dont les droits ont été méconnus dans l’impunité et avec la complicité des juridictions européennes et françaises, demanderont justice, un jour ou l’autre. Mais, en attendant, que de maux pourraient être évités aux enfants si la loi française était appliquée !"

Posté le 22 juillet 2016 à 22h18 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : La CEDH ferme les yeux sur l'esclavage moderne

Communiqué de No Maternity traffic :

"La Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) vient de condamner à nouveau la France pour avoir refusé de transcrire à l'état civil les actes de naissances d'enfants nés de mères porteuses à l'étranger. En juin 2014, la France avait déjà été condamnée dans les affaires Labassée etMennesson pour les mêmes raisons.

Si la CEDH reconnaît aussi à la France le droit d'interdire la Gestation pour le compte d'autrui (GPA) sur son territoire, elle lui retire, en réalité, la capacité à faire appliquer cette interdiction.

La GPA, pourtant, viole le droit européen et international, en particulier la convention européenne des droits de l'homme, que la CEDH vise à faire respecter et dont l'article 4 interdit l'esclavage.

Or la GPA, à l'évidence, est une forme d'esclavage puisqu'il consiste à louer des femmes et à acquérir un enfant, qu'il soit donné ou vendu, ce qui correspond à la définition de l'esclavage telle que l'indique l'article 1 de la Convention relative à l'esclavage : « L'esclavage est l'état ou condition d'un individu sur lequel s'exercent les attributs du droit de propriété ou certains d'entre eux ».

La CEDH est malheureusement incohérente puisqu'elle ne prend pas toute disposition pour lutter contre l'esclavage : s'arrêtant au cas particulier, elle omet que son arrêt conduira, comme l'atteste la décision de la cour de cassation du 3 juillet 2015, à des effets en cascade et qu'elle suscitera la multiplication des cas de GPA.

En outre, même en s'arrêtant au cas particulier d'un enfant, la non-retranscription de son acte de naissance établi à l'étranger ne pose pas de problème : dans tous les Etats-membres du Conseil de l'Europe, un grand nombre de personnes vivent dans un pays alors que leur acte de naissance a été établi dans un autre.

La pratique de la GPA est également contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme puisqu'elle ne respecte pas la vie privée de la femme, dont l'intimité physique et psychique est bouleversée au profit d'un commerce lucratif, ni de l'enfant, arraché à sa mère et, le cas échéant, à son pays.

En demandant à la France d'indemniser les deux pères qui ont eu recours à la GPA, No Maternity Traffic constate que  la CEDH ne respecte pas la convention européenne des droits de l'homme et abandonne sa mission de protéger toutes les catégories de citoyens."

Posté le 22 juillet 2016 à 12h27 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : la CEDH valide l’achat d’enfants pour tous

De Gregor Puppinck :

"Le 21 juillet 2016, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu public un arrêt consternant dans les affaires Foulon et Bouvet contre France (nos 9063/14 et 10410/14) mettant en cause le refus par les autorités françaises de transcrire la filiation établie en Inde d’enfants nés de GPA commerciale. Appliquant sa jurisprudence établie dans les affaires Mennesson et Labassée de 2014, la Cour a conclu à la violation par la France du droit au respect de la vie privée des enfants, tout en rejetant l’allégation d’une violation de la vie familiale des adultes commanditaires.

Dans l’affaire Foulon, une fille est née le 31 juillet 2009 à la clinique Hiranandani spécialisée en GPA, à Mumbaï, en Inde. Son acte de naissance indique qu’elle a pour mère Minakshi Shirodkar, une indienne sans profession née en 1980, et pour père Didier Foulon, un architecte français né en 1971, vivant aux Etats-Unis. Le certificat médical de la clinique précise que cette fille est née par césarienne, ce qui est fréquent s’agissant d’enfants nés par GPA. En effet, les cliniques indiennes imposent souvent une césarienne sans raison médicale trois semaines avant terme, afin que le bébé ne soit pas marqué par la naissance, qu’il ait une tête bien ronde. Cela réduit aussi les frais d’entretien de la mère et permet à l’acquéreur de prendre à l’avance son billet d’avion à date fixe. Les mères ne reçoivent pas les soins adéquats après la naissance, entrainant un taux élevé de mortalité maternelle.

Un mois après la naissance, par un document écrit, Didier Foulon a déclaré « sur l’honneur prendre en charge les coûts financiers de la grossesse, des frais d’hôpitaux, du logement… De plus, avoir remis la somme de 100.000 roupies pour le meilleur confort de la mère et d’une bonne alimentation et qu’elle puisse engager des frais durant[son] absence ». 100.000 roupies (environ 1.300 €) correspondent à trois ans de salaire d’une ouvrière. De même, quelques jours après la naissance, il a versé 60.000 roupies à la clinique.
Par un acte notarié, Mme Shirodkar, la mère, a ensuite renoncé à sa fille en autorisant M. Foulon à « emmener ma fille en France ». Interrogée par les services consulaires français, Minakshi Shirodkar a indiqué qu’elle ne savait ni l’âge, ni l’adresse de M. Foulon, ni même s’il était marié ou célibataire, et qu’elle n’avait pas le projet de garder des contacts avec lui. L’adresse des parents indiquée sur l’acte de naissance était celle de la clinique.

Dans l’affaire Bouvet, deux enfants sont nés le 26 avril 2010 dans la même clinique que la fille Foulon, à Mumbaï. Leurs actes de naissance indiquent qu’ils ont pour mère Pushpa Kharat, une indienne sans profession née en 1982, et pour père Philippe Bouvet, un Français, âgé alors de 45 ans. Les faits sont ainsi identiques à l’affaire Foulon, à la différence que M. Bouvet vivait en couple avec un autre homme ayant déjà employé la filière indienne pour obtenir des jumeaux.

MM. Foulon et Bouvet sont probablement les pères des enfants, et tout indique que Minakshi Shirodkar et Pushpa Kharat en sont aussi les mères génétiques, et pas seulement les mères porteuses. La clinique Hiranandani précise sur son site internet qu’elle pratique la GPA par insémination artificielle de sperme dans la mère porteuse et par implantation d’embryon après fécondation in vitro. Dans le premier cas, beaucoup moins onéreux, la mère « porteuse » est la véritable mère génétique de l’enfant : c’est vraiment son propre enfant qu’elle vend pour vivre. Les termes des renonciations des mères indiquent d’ailleurs qu’elles considèrent les enfants comme les leurs. Dans l’affaire Foulon, la Cour d’appel a d’ailleurs noté que « il ne s'agit pas seulement en l'espèce d'un contrat de mère porteuse prohibé par la loi française, mais encore d'un achat d'enfant, évidemment contraire à l'ordre public ».

Ce nouvel arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme marque une étape supplémentaire de la libéralisation de la GPA et de « l’achat d'enfant ». Alors que par les affaires Mennesson et Labassée, la Cour avait donné droit à des couples hétérosexuels mariés ayant obtenu des enfants aux Etats-Unis, par l’arrêt Foulon et Bouvet elle donne à présent raison à des hommes célibataires ou homosexuels, ayant « loué une femme » pour obtenir des enfants en Inde.

Certes, il est de l’intérêt de ces enfants de voir établie leur filiation avec leurs parents biologiques, et donc a fortiori avec leur père, mais à aucun moment la Cour ne met en cause la moralité de la pratique de la GPA qui est pourtant contraire aux droits fondamentaux des enfants et des femmes. La Cour ne daigne pas davantage accorder la moindre attention aux circonstances de la naissance des enfants, à la honteuse et inhumaine exploitation de leurs mères.

Ce faisant, la Cour européenne, avec toute son autorité, entérine la « GPA low-cost » et la « GPA GAY » ; elle encourage de fait le recours aux mères porteuses pour toutes les personnes en mal d’enfant, et ouvre, qu’elle le veuille ou non, un « droit à l’enfant pour tous ».

Le plus triste est qu’à aucun moment la Cour ne s’interroge sur les faits en cause, sur la situation des mères porteuses, sur leur exploitation, et ce qu’il faut bien appeler le commerce des enfants. Elle ne s’interroge pas davantage sur les conséquences pour ces enfants d’avoir été commandés, payés, abandonnés par leurs mères, élevés par un homme seul ou en couple avec un autre homme. A moitié indiens, ils ne pourront pas oublier leur origine. Un jour, ces enfants  se révolteront, et ils auront raison.
L’aveuglement moral de la Cour, prisonnière de son idéologie libertaire, est pathétique.

La France est condamnée à payer 45.000 euros de dommages, frais et dépens."

Posté le 22 juillet 2016 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

13 juillet 2016

PMA : la transgression par étapes

Pascale Morinière, Vice-présidente de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques, donne son analyse sur la PMA :

"La méthode est éprouvée : lorsqu’un sujet ne fait pas consensus, plutôt que de lancer un débat de société visant à atteindre une position partagée par une majorité de manière apaisée –ce qu’on pourrait attendre de ceux qui gouvernent notre pays, en particulier sur les sujets qui interrogent les consciences – on procède par glissements successifs qui rendent inéluctable la transgression finale.

La circulaire Taubira du 25 janvier 2013 demandait qu’un certificat de nationalité française soit délivré aux enfants nés à l’étranger d’un père français et d’une mère porteuse. Première étape.

Aujourd’hui, madame Rossignol annonce qu’elle va abroger une, prétendue, circulaire du 21 décembre 2012 rappelant les sanctions encourues par les gynécologues qui orientent les femmes vers l’étranger pour une PMA pratiquée en violation de la loi française: un risque de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. On remarquera que les 130 médecins ayant publié le 19 mars dernier une tribune dans un grand quotidien pour clamer qu’ils contreviennent à la Loi ne sont visiblement pas inquiétés. Ni par la Justice, ni par l’Ordre des Médecins, ni par l’opinion publique. Deuxième étape.

Les ressorts sont connus : victimisation « On complique la vie des couples lesbiens», dans le cas actuel ; « On prive un enfant de nationalité », dans le cas précédent. On fait pleurer dans les chaumières, on fait honte à ceux qui discriminent-le grand mot est lâché- et la plupart des Français se disent : « en fait, ça ne me dérange pas». Les chiffres des sondages évoluent doucement.

L’autre ressort consiste à fustiger ceux qui pensent différemment et donc mal. Mais est-il encore décent, au regard des dernières manifestations, de qualifier le mouvement d’opposition à la loi Taubira de « violent » ?

Il est d’ores et déjà facile de tracer les étapes suivantes : si les couples lesbiens peuvent facilement pratiquer une PMA à l’étranger, pourquoi l’interdire en France ? Troisième étape. La dernière sera celle de la GPA : pourquoi serait-il juste de priver les couples homosexuels de ce dont bénéficient les couples lesbiens? Dernière étape.

Nous ne pouvons pas jouer la surprise puisque cette attitude irresponsable s’inscrit en toute logique dans la perspective de 2017. A défaut de réflexion en vue d’un véritable projet de société, l’équipe au pouvoir utilise la transgression en guise de méthode de pensée et de programme.

Où est le débat de fond sur ce sujet ? Où est la réflexion posée, honnête, ouverte, étayée, pluraliste? Où est le débat démocratique?

Quelle que soit la manière dont on conçoit un enfant, il faut toujours à un moment donné un homme et une femme, un père et une mère qui permettent une nouvelle vie ; nouvelle vie qui va s’appuyer et s’enraciner dans la vie, la chair et l’amour de ceux dont il est issu. Oui, en prenant ces positions nous sommes « conservateurs », selon les propos de la ministre. Nous voulons conserver pour l’enfant ce qu’il y a de meilleur : grandir entre son père et sa mère. Qui se préoccupera des plus petits, des plus faibles, des « sans-voix » que sont les enfants ? Qui se demandera s’il est juste, de priver ainsi délibérément un enfant de son père ? N’est-ce pas là que réside vraiment la discrimination ?"

Posté le 13 juillet 2016 à 09h15 par Michel Janva | Lien permanent

La propagande transsexuelle bat son plein

Alors que les parlementaires discutent de la facilité de changer de sexe à l'état-civil, Arte a diffusé un reportage sur les troubles de l'identité de genre et le changement de sexe chez les enfants.

Il s'agit bien d'une opération de propagande savamment orchestrée. Le changement de sexe à l'état civil était une revendication de la dernière Gay Pride.

Posté le 13 juillet 2016 à 09h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

12 juillet 2016

Marine Le Pen confirme sa volonté d'abroger la loi Taubira dénaturant le mariage

Après l'intéressant article du club idées Nation (présidé par Louis Aliot) rédigé par Sabine de Villeroché, à l'encontre de l'extension du droit de filiation et rappelant l'importance d'abroger la Loi Taubira, Marine Le Pen confirme dans un entretien exclusif à Valeurs Actuelles sa volonté d'abroger la loi Taubira dénaturant le mariage :

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Posté le 12 juillet 2016 à 14h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Foire aux mères porteuses

Pour la deuxième fois, un marché aux esclaves  salon pour la gestation pour autrui va avoir lieu à Bruxelles, les 24 et 25 septembre. 

Cela n'inquiète pas nos grands complices de la vente d'enfants.

Posté le 12 juillet 2016 à 09h59 par Michel Janva | Lien permanent

Malgré tout ce qu'il a obtenu, le lobby LGBT pourrait-il se détourner d'Hollande ?

Le lobby LGBT n'est jamais content. L’ouverture sous condition du don du sang aux personnes homosexuelles et l’abrogation de la circulaire anti-PMA ne semblent pas suffire à regagner ce micro-électorat hystérique. La vice-présidente de SOS Homophobie, Virginie Combes, est sceptique :

« Je dois avouer que je me suis interrogée sur le timing de ces annonces ».

Pour Alexandre Eyries, chercheur en communication politique à l’université de Nice : 

« Hollande est dans une logique de promesses pré-électorales. La communauté LGBT a plutôt tendance à voter à gauche, et là elle risque de faire pencher la balance à droite, alors il lâche du lest. »

Pas sûr que l’opération fonctionne. Toutefois, on ne voit pas ce micro-lobby appeler à voter à droite (que les candidats dits de droite ne se fassent pas d'illusion...). Alexandre Eyries poursuit :

« Sa communication a été désastreuse envers les personnes lesbiennes, gay, bi, transgenre, pendant toute la durée de son mandat. Le risque est fort qu’elles se sentent flouées une nouvelle fois. Ce que fait François Hollande, c’est de la drague maladroite, en écrasant les pieds de la personne avec qui il danse ».

Virginie Combes n'est pas satisfaite :

« Son bilan n’est pas totalement positif. Il doit aller plus loin sur la formation des fonctionnaires contre l’homophobie et l’extension de la PMA, comme promis. » « Le quinquennat n’est pas fini, nous avons toujours quelques revendications »

Marie-Josèphe Devillers, coprésidente de la Coordination lesbienne en France, ajoute :

« L’accès à la PMA pour les couples de lesbiennes relève encore d’une vision que nous jugeons trop restrictive du droit. Il s’agit, selon nous, d’un droit individuel et non un droit relevant d’un statut de conjugalité quel qu’il soit ».

Quand on voit dit que le lobby LGBT ne sera jamais satisfait. L'homosexualisme engendre l'insatisfaction puisque c'est une relation désordonnée. Mais cela, il est interdit homophobe de le dire.

Posté le 12 juillet 2016 à 07h52 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2016

Don du sang ouvert pour les homosexuels... abstinents

Ce lundi marque officiellement l’ouverture du don du sang aux personnes homosexuelles, promise par le ministre de la Santé Marisol Touraine en novembre 2015.

Toutefois, ce don du sang ne s’ouvre qu’aux homosexuels abstinents depuis 12 mois. Virginie Combes, vice-présidente de SOS Homophobie, y voit de la discrimination.

En avril 2015, l’Association Française des Hémophiles prévenait :

"les études épidémiologiques concluent que les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) représentent un risque 200 fois supérieur d’être contaminés par le VIH et de transmettre la maladie durant la fenêtre de contamination silencieuse [...]. Cette affirmation n’est pas discriminatoire, c’est une réalité scientifique.

En matière de santé publique toute mesure portant sur l’évaluation d’un risque doit être examinée avec une grande rigueur scientifique. L’Association française des hémophiles (AFH) refuse toute mesure qui ne s’appuierait pas sur ce principe et qui pourrait augmenter les risques de contamination pour les malades bénéficiaires du don du sang.

Ce principe s’applique notamment au VIH, aux hépatites B et C, aux agents infectieux récemment découverts et à ceux jusqu’ici inconnus et donc indétectables. En effet, l’apparition de nouveaux agents pouvant se transmettre par transfusion sanguine n’est pas rare. Au cours des années récentes, sont apparus, en autre, des virus comme le virus du Nil occidental, l’hépatite E ou la maladie de Chagas.

L’AFH rappelle que le don du sang n’est pas un droit, seule la sécurité des bénéficiaires des traitements issus du don du sang en est un.

Jusqu’à présent, plusieurs groupes de personnes étaient exclus en raison d’observations statistiques et épidémiologiques d’un risque accru d’infection. Les HSH en faisaient partie. Ils n’étaient pas les seuls. Ainsi, sont exclus du don du sang notamment, les personnes qui ont séjourné dans les pays où la malaria est endémique, les personnes hémophiles et leurs partenaires et les individus ayant séjourné au Royaume-Uni entre 1980 et 1996 en raison du risque de transmission du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

En aucun cas ces exclusions ne doivent être regardées comme des mesures discriminatoires. [...]"

Posté le 11 juillet 2016 à 18h10 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2016

PMA : il faut parler de l'IAD, «insémination artificielle avec donneur», et précisons, «donneur anonyme»

Marie-Josèphe Bonnet, femme de gauche engagée depuis longtemps dans les milieux féministes, ayant participé à la fondation du mouvement des «Gouines rouges» dans les années 1970, répond au Figarovox à propos de la PMA :

"Le mot «discrimination» ici ne convient car on ne peut pas comparer les couples hétérosexuels dont un membre est stérile avec les couples de femmes qui ne le sont pas. Pour parler discrimination il faudrait que les deux situations soient comparables, ce qui n'est pas le cas ici.

Par ailleurs, parler de «PMA» pour les couples de lesbiennes n'a pas de sens et la plupart des gens ne savent pas ce que ce sigle recouvre. Il faudrait en fait parler de l'IAD, c'est à dire d' «insémination artificielle avec donneur», et précisons, «donneur anonyme». Or c'est l'anonymat qui me pose problème, pour les couples de femmes comme pour les couples hétérosexuels. On a décidé de ne pas regarder la stérilité en soi, mais «l'infertilité» des couples. Du coup, on masque le fait que dans le cas des couples hétérosexuels c'est l'homme qui est stérile. Il n'est pas le père de l'enfant. Toute cette histoire est batie sur un mensonge dont la première victime est l'enfant. De quel droit est-ce que je m'autoriserais à priver l'enfant de la connaissance de ses origines? [...]

Comment expliquez-vous que le droit à avoir des enfants soit devenu une revendication homosexuelle? Etait-ce déjà le cas dans les années 1970 quand vous militiez avec les Gouines rouges? 

A l'époque, on ne voulait pas d'enfants! Et celles qui en voulaient avaient recours à des moyens classiques c'est à dire qu'elles demandaient de l'aide à des amis et faisaient ça chez elles à l'aide d'une seringue! Ca se passait très bien. On était obligés de s'entendre. Autrement dit, la relation sociale entre les genres était maintenue. L'IAD fait éclater cette relation sociale. Parler de droit ou de discrimination sur ce terrain est un abus de langage. Car l'enfant n'est pas plus un droit qu'il n'est un devoir. On a trop tendance à l'oublier aujourd'hui.

La technicisation de la grossesse ne pose-t-elle pas fondamentalement le problème de la «reproduction artificielle de l'humain» (Alexis Escudero)? 

Je crois en effet que la médicalisation de la grossesse pose un problème en soi. Ce qu'on nous présente comme un progrès est en réalité une reprise en main par le pouvoir médical des acquis de ces quarante dernières années par les femmes avec la maitrise de notre fécondité. Car L'IAD suppose des consultations, un bilan sanitaire et génétique, avec parfois une stimulation ovarienne, toujours très dangereuse à long terme. Et cerise sur le gâteau, un traitement médical pour fixer la grossesse. C'est beaucoup de soucis pour une grossesse qui peut se faire dans des conditions plus conviviales et plus simples.

Posté le 10 juillet 2016 à 15h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

09 juillet 2016

Si la CEDH légalise le recours à la GPA, Alain Juppé prendra les dispositions qui s’imposent

Samuel Pruvot pose la bonne question à Alain Juppé dans Famille chrétienne :

"Vous êtes désormais favorable au mariage homosexuel et à l’adoption « homoparentale ». Comment être certain que vous ne souhaiterez pas de même autoriser la GPA un jour, au nom de « l’évolution des mœurs » ? 

Fût-ce au nom de l’évolution des mœurs, rien ne permettra jamais de transiger avec des principes aussi fondamentaux que l’indisponibilité du corps de la femme, la prohibition de la marchandisation du corps humain et le respect de la dignité humaine : l'être humain ne peut être ainsi réduit à l'état de matière première.

Si les jurisprudences de la Cour de Cassation et de la CEDH viennent légaliser de fait le recours à la GPA, nous devrons alors prendre les dispositions qui s’imposent. J’ai vivement regretté à ce titre que les dernières propositions de loi de Philippe Gosselin et Valérie Boyer destinées à rendre plus effective la lutte contre le recours à la GPA n’aient pas fait l’objet d’un consensus transpartisan au Parlement."

Posté le 9 juillet 2016 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

08 juillet 2016

Tensions autour de Laurent Wauquiez sur les questions LGBT

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C'est une manie chez les pro-LGBT de mettre leur démission dans la balance... : ils ont bien compris que la politique partisane est un rapport de force

Posté le 8 juillet 2016 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

Le Front National s'oppose au soutien de la ville de Metz au lobby LGBT

Communiqué de Couleurs Gaies:

"L'association Couleurs Gaies remercie la ville de Metz pour son soutien réaffirmé à la lutte contre l'homophobie. La municipalité à l'occasion du vote de la deuxième programmation de son contrat de ville a en effet décidé de renforcer la subvention du Centre LGBT de Metz, saluant au passage son action contre les discriminations. Grace à ses moyens supplémentaires le Centre LGBT de Metz continuera donc à mobiliser activement contre le rejet dont sont encore trop souvent victimes les lesbiennes, les gays, les bis et les trans.

Alors que l'ensemble des groupes politiques présents lors du conseil municipal ont approuvé le vote des moyens supplémentaires alloués à Couleurs Gaies, le Front National a tenu spécifiquement à voter contre la subvention du Centre LGBT de Metz. C'est en qualifiant Couleurs Gaies "d'organisation communautariste d'extrême gauche qui dessert la cause des homosexuels" que le conseiller municipal et conseiller régional Thierry Gourlot a justifié le vote de son groupe. [...]"

Posté le 8 juillet 2016 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2016

Abrogation de la circulaire de la PMA aux gynécologues : le gouvernement dévoile son double jeu

Véronique Besse, député de la Vendée et porte-parole du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, a interpellé le Ministre des affaires sociales et de la santé et de la santé au sujet de « l'abrogation de la circulaire de 2013 rappelant aux gynécologues leur devoir de ne pas conseiller à leur patient de détourner la loi en allant à l'étranger pour une PMA ».

« Pourquoi le gouvernement a-t-il donc rédigé cette circulaire, si c’est pour l’abroger seulement trois ans plus tard ? ».

« A l’époque, nous étions en plein débat sur le mariage des personnes de même sexe. Des millions de Français s’opposaient à cette loi et en dénonçaient les conséquences : PMA et GPA. Ce document a donc simplement servi de simple leurre, afin de « calmer » les manifestants ».

«En abrogeant cette circulaire, le gouvernement dévoile son double-jeu : hier il faisait semblant de s’opposer à la PMA pour tous. Aujourd’hui, il avoue qu’il y est favorable ».

«C'est un véritable parjure du gouvernement socialiste et un nouveau bras d’honneur aux millions de Français qui se sont opposés contre le mariage pour tous ».

Posté le 6 juillet 2016 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent

L’abrogation de la Loi Taubira est liée à la nécessité de protéger l’intérêt supérieur de l’enfant

Sabine de Villeroché, ancienne avocate au Barreau de Paris, membre du Comité Central du FN, a rédigé pour le Club Idées nation une petite synthèse expliquant pourquoi l'abrogation de la loi Taubira est nécessaire :

"En autorisant les couples de même sexe à se marier, la loi Taubira a légalisé leur droit à adopter des enfants. C’est un véritable bouleversement de notre droit de la filiation auquel on assiste depuis que ce désir d’enfant est accessible à ceux qui ne peuvent naturellement procréer. Avons-nous bien réalisé qu’au-delà du mariage pour tous, c’est bien le droit à l’enfant pour tous qui a été sacralisé ?

Pour les couples de même sexe, devenir parents d’intention peut se réaliser de 4 manières : l’adoption au sens classique, la GPA ou gestation pour autrui, la PMA ou procréation médicalement assistée, ou encore la co-parentalité. Parmi ces procédés, certains comme l’adoption sont légaux, d’autres sont illicites.

L’adoption « classique » est autorisée de fait par la loi Taubira mais se révèle peu efficace voire anecdotique compte tenu du faible nombre d’enfants adoptables (depuis 2013, moins d’une dizaine de couples se sont vus attribuer un enfant par le biais de cette procédure). D’où la nécessité pour les couples de même sexe de recourir aux procédés de fabrication d’enfants à l’étranger : GPA pour les couples d’hommes, ou PMA pour les couples de femmes.

Les pratiques de GPA et de PMA sont formellement interdites en France, comme le stipulent l’article 16-7 du Code Civil et la loi de bioéthique de 1994. La GPA est sanctionnée par le Code Pénal (article 227-12). L’article L2141-2 du Code de Santé Publique interdit le recours à la PMA pour les couples de femmes et les célibataires (la PMA est réservée aux couples hétérosexuels souffrant d’infertilité).

Pourtant nos gouvernants et nos juges reconnaissent des effets juridiques à ces procédés illégaux.

La circulaire Taubira de Janvier 2013 et les décisions jurisprudentielles en matière de GPA et de PMA (pour la seule année 2013, moins d’un an après la promulgation de la loi, 295 jugements d’adoptions au profit de la conjointe de la femme ayant eu recours à la PMA ont été prononcés contre 9 décisions de rejet) valident de fait ces pratiques.

La PMA et la GPA donnent lieu à un véritable commerce sur internet. De nombreuses sociétés proposent la vente d’ovocytes et la location de « mères porteuses » et autres dons de gamètes. Ces intermédiaires ne sont pas sanctionnés.

Pour pallier l’image désastreuse de telles ventes dans l’opinion publique, certains courants de pensée sont déjà à la manœuvre. L’émergence d’une volonté de légaliser une GPA « altruiste » est révélatrice. La ministre de la famille a annoncé son intention d’abroger le texte qui pénalise les médecins ayant orienté leurs patientes vers une PMA à l’étranger. Et ce n’est pas Alain Juppé qui reviendra sur ce genre de décision puisqu’il vient de se déclarer favorable à l’adoption homoparentale. NKM s’est prononcée en faveur de la légalisation de la PMA.

Notre société française se trouve, en matière d’homoparentalité, dans une situation paradoxale voire schizophrène qui nous renvoie à cette question cruciale :

- doit-on satisfaire à n’importe quel prix les désirs d’adultes au détriment de droits fondamentaux de l’enfant ? Comme celui de n’être pas traité comme une marchandise ou d’avoir un père et une mère.

Les limites sont sans cesse repoussées puisqu’émerge désormais un énième modèle familial qui ne repose même plus sur la notion de couple : la co-parentalité. Processus totalement gratuit, des parents d’intention et biologiques via de petites annonces sur internet s’entendent à 3 ou 4 pour programmer la conception d’un enfant. Une charte dite de co-parentalité règle à l’avance les droits et devoirs de chacun sur l’enfant, objet du contrat.

En supprimant l’altérité sexuelle du couple parents, la Loi Taubira consacre un désir d’adulte : celui de l’enfant à tout prix. D’où l’amplification des recours aux processus d’échange, d’achat, de location de femmes et d’enfants. L’état de notre droit sur le sujet est paradoxal et confus. Les propositions d’adaptation des textes pour renforcer les sanctions contre les GPA à l’étranger sont louables mais incomplètes.

Les pratiques pour se procurer « un enfant à tout prix » structurent notre société autour de nouveaux modèles incongrus, les chartes de co-parentalité font de l’enfant le produit d’un pacte social privé aux conséquences aventureuses.

L’abrogation de la Loi Taubira est directement liée à la nécessité de protéger l’intérêt supérieur de l’enfant et au respect du droit des femmes. C’est un enjeu majeur pour 2017."

Posté le 6 juillet 2016 à 13h52 par Michel Janva | Lien permanent

A quand le désaveu du FN Sciences Po par Florian Philippot ?

Suite au tweet du FN de Sciences Po, évoqué ici, Minute précise :

"Le président du FN Sciences Po s’appelle Thomas Laval. Il est assistant parlementaire de Sophie Montel, décidément entourée d’une fine équipe, et conseiller régional dans le Grand Est, où il est même vice-président du groupe FN-Les Patriotes présidé par Florian Philippot".

Posté le 6 juillet 2016 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent

05 juillet 2016

Toulouse ne lâche rien

Posté le 5 juillet 2016 à 15h01 par Michel Janva | Lien permanent

La dénaturation du mariage conduit à la légalisation de la polygamie

De Elie Collin sur Le Prisme :

"[...] Auparavant, le mariage était l’institution dotée du rôle essentiel de fonder la famille, cellule de base, irréductible, de l’homme. Désormais, alors que, le plus souvent, c’est la famille qui précède le mariage, on n’a réduit ce dernier à un simple contrat entre deux individus. Dès lors que le mariage a été réduit à un contrat, qu’est-ce qui retient de l’ouvrir à plus de deux personnes ? Cette dénaturation évidente du mariage ne peut manquer de conduire à son ouverture à tout type d’union. Si la condition nécessaire au mariage est de le vouloir, d’avoir un “projet parental”, d’être consentant - sans forcément de promesses d’amour d’ailleurs -, alors la revendication des polygames n’est pas infondée. Même l’argument de l’enfant n’est pas bien solide. Dire que les enfants seraient moins bien élevés dans une famille composée de plus de deux parents peut être accusé d’être discriminatoire. Comme pour le mariage gay, il pourrait tout à fait y avoir des enfants plus heureux dans une famille polygame que dans une famille traditionnelle. La loi Taubira était appelée “mariage pour tous”. Alors, pourquoi exclure les polygames ?

La difficulté aujourd’hui réside dans l’habileté déployée par les libertaires qui ont imposé un nouveau paradigme : la neutralité éthique de l’État. Écoutons Daniel Borrillo, juriste et militant LGBT, nous l’expliquer dans un article au titre plus qu’explicite “Mettre fin à la morale au profit des libertés individuelles” : “L’idéal moral des sociétés modernes se fonde ainsi sur le postulat suivant : toutes les relations sexuelles entre adultes consentants sont légitimes [...] L’État n’a plus à dire le bien ou le mal sous peine de tomber lui-même dans une attitude immorale. L’individu libre est le seul capable de déterminer ce qui lui convient.” Et encore : “En tant que manifestation de la vie privée, la liberté sexuelle implique la possibilité d’avoir des relations sexuelles avec qui nous souhaitons et dans les conditions convenues avec nos partenaires”. Chef d’oeuvre de relativisme, mais qui a le mérite d’éclairer sur les mécanismes rhétoriques mis en avant et extrêmement difficilement réfutables. Comment s’opposer à une revendication qui se réfugie derrière les Droits de l’Homme ? Comment défendre une morale qui impliquerait de limiter les libertés individuelles, à l’heure où les Droits de l’Homme ont été sanctuarisés ?

Vous m’objecterez peut-être que la polygamie est une pratique culturelle intolérable et moralement repoussante. Néanmoins, l’homosexualité n’était-elle pas tout aussi mal considérée il y a un siècle et demi ? Le relativisme culturel - que j’ai traité dans Relativisme, nihilisme et autres maux de notre société - ne manquera pas de faire son oeuvre, de légitimer la polygamie puis, probablement, nous empêchera même de juger les polygames, se réfugiant derrière l’accusation d’ethnocentrisme. La gauche islamophile n’osera peut-être pas s’opposer aux revendications islamiques.

Il est certain qu’une petite minorité d’immigrés d’Afrique subsaharienne pratique la polygamie, chiffrée à 10 000 selon une étude de l’INED en 1995/ Si il est très difficile d’avoir des chiffres précis, la polygamie n’est pas négligeable. En témoignent les déclarations de l'académicienne Hélène Carrère d’Encausse : “Tout le monde s'étonne : pourquoi les enfants africains sont dans la rue et pas à l'école ? Pourquoi leurs parents ne peuvent pas acheter un appartement ? C'est clair, pourquoi : beaucoup de ces Africains, je vous le dis, sont polygames. Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants.” et de Nicolas Sarkozy :  “Il y a plus de problèmes pour un enfant d'un immigré d'Afrique noire ou d'Afrique du Nord que pour un fils de Suédois, de Danois ou de Hongrois. Parce que la culture, parce que la polygamie, parce que les origines sociales font qu'il a plus de difficultés.”

Cependant, si ni le relativisme culturel, ni la logique libertaire ne vous ont convaincu de la légitimité de la polygamie, vous vous demandez sûrement comment la réfuter et s’y opposer.

Il est fondamental de revenir à l’intuition première qui nous pousse à considérer la polygamie comme repoussante et illégitime : celle de notre corps sexué. Notre propre expérience - que rien ne peut venir contredire - porte sur le donné biologique : je suis homme, ou je suis femme. Je ne suis pas un être indéterminé, neutre, fluctuant, comme Foucault et Butler ont cherché à nous le faire croire. Notre corps et notre esprit ont vocation à s’accorder, tout comme le naturel et le culturel devraient converger pour réaliser pleinement l’homme, dans toute son unicité. De cette différence des sexes, naît la complémentarité qui se réalise pleinement uniquement dans l’union des corps - sur un plan physique mais aussi psychique. Notre corps nous incline à nous tourner vers un individu du sexe opposé, c’est sa finalité naturelle. L’impasse des théoriciens du gender réside dans la négation du donné biologique. Pour Butler, tout n’est que construit, rien n’est naturel. Si c’est construit, pourquoi ne pas déconstruire pour reconstruire ensemble ?, demande-t-elle, avec la visée certaine de créer des êtres humains androgynes, neutres, de pures potentialités, en somme. Dès lors, ces pures potentialités, “libérées” des assignations biologiques, contraignantes et déterminantes, pourront s’adonner à tous leurs plaisirs, union à partenaires inclue. On est bien dans le projet libertaire, tel que Daniel Borrillo le décrit. [Lire la suite]"

Posté le 5 juillet 2016 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2016

Alain Juppé : "Je suis favorable à l'adoption par les couples de même sexe"

Alain Juppé a présenté aujourd'hui ses propositions pour la famille :

"Pour la gauche, la politique familiale est une variable d'ajustement. J'entends lui redonner toute sa place pour au moins deux raisons: la cohésion sociale, car la famille reste un repère central dans une société en quête de sens; la démographie, puisqu'il existe une étroite corrélation entre dynamisme démographique et dynamisme économique. Relever dès 2017 le plafond du quotient familial de 1.500 à 2.500 euros par demi-part pour toutes les familles, rétablir le versement de la prime à la naissance dès le 7e mois de grossesse, augmenter le plafond des donations des grands-parents pour leurs petits-enfants (...)

Après avoir bien entendu vérifié que les conditions d'épanouissement de l'enfant sont réunies, je suis favorable à l'adoption par les couples de même sexe (...)"

Il n'est bien évidemment pas question d'abroger la loi Taubira...

Posté le 4 juillet 2016 à 20h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

PMA « sans père » : tolérer serait synonyme d’autoriser

La Manif Pour Tous dénonce l’hypocrisie du gouvernement qui d’un côté affiche sa fermeté pour lutter contre le droit à l’enfant et qui de l’autre ferme les yeux sur le contournement de la loi en supprimant les sanctions :

"Ce qui n’est pas interdit… est autorisé ! Cette évidence doit visiblement être rappelé au gouvernement. La Ministre de la famille, Laurence Rossignol, a en effet confirmé ce matin la volonté du gouvernement de supprimer une circulaire qui punissait les gynécologues orientant les femmes célibataires ou homosexuelles à l’étranger pour y subir une PMA « sans père ». « C’est stupéfiant. Le gouvernement veut donc supprimer un outil qui permet de faciliter le respect de la loi » réagit Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous.« La loi protège l’enfant en évitant et en sanctionnant la fabrication délibérée d’orphelins de père » poursuit-elle. De fait, la PMA, c’est à dire l’Assistance Médicale à la Procréation, est un acte médical destiné à apporter une réponse aux couples confrontés à une infertilité durable et médicalement constatée. Puisqu’il faut un père et une mère pour faire un bébé, la PMA est bien évidemment réservée aux couples homme/femme.

Devant la pression exercée par les associations LGBT reçues jeudi dernier par François Hollande à l’Elysée, le gouvernement fait preuve de faiblesse. Sans remettre en cause l’interdiction de la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires, le gouvernement entend commencer à faciliter le contournement de cette interdiction, c’est-à-dire faciliter le non respect de la loi. Si la circulaire est supprimée, rien n’empêchera les gynécologues d’orienter les femmes vers des centres de PMA à l’étranger pour y réaliser une PMA « sans père ».

« N’en déplaise à Mme Rossignol, Ministre des familles l’expression PMA « sans père » définit parfaitement la réalité car il s’agit d’écarter délibérément le père de la conception de l’enfant qui sera victime de ce droit à l’enfant. Le désir d’enfant d’une femme ou d’un couple de femmes ne justifiera jamais de priver un enfant de son père en programmant de le rendre orphelin avant même sa naissance » explique Ludovine de La Rochère.

Pour La Manif Pour Tous, la suppression de cette circulaire reviendrait à mettre le doigt dans un engrenage qui risquerait de mener à la PMA « sans père » puis à la GPA, autre revendication des militants radicaux LGBT qui marquerait le triomphe du droit à l’enfant. Raison de plus pour Laurence Rossignol, ministre en charge des familles, mais aussi de faire preuve de fermeté pour défendre les droits les plus élémentaires des enfants et ce, en cohérence avec la Convention internationale des droits de l’enfant dont la France est l’un des 197 pays signataires."

Posté le 4 juillet 2016 à 16h37 par Michel Janva | Lien permanent

"J'en veux un peu aux homosexuels de ne pas s'être contentés du Pacs"

Dans le concert de louanges qui fait suite au décès de Michel Rocard, rappelons ce que déclarait l'ancien Premier ministre en 2013 :

Unknown-6"le Pacs était une idée formidable [qui] aurait pu suffire". "J'en veux un peu aux communautés homosexuelles de ne pas s'être contentées du Pacs et d'avoir poussé leur revendication jusqu'à des symboles, recherchant un peu une revanche ou la victoire sur les hétéros". "La communauté homosexuelle a tort de pousser jusqu'aux symboles qui appartiennent objectivement aux hétéros à raison de ce qu'ils sont".

Néanmoins, il s'était déclaré favorable à la dénaturation du mariage, mais hostile à l'adoption pour les LGBT.

Posté le 4 juillet 2016 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent

03 juillet 2016

Du boulot pour les "décodeurs" du Monde

En effet, il s'agit de décoder les désinformations cachées dans cet article du Monde consacré à l'accouchement sous X, et notamment ceci :

"Une des rares fois où j’ai pris la parole de manière publique à ce propos, c’était lors des manifestations contre le mariage pour tous. Les opposants à la gestation pour autrui et à la procréation médicalement assistée prétendaient que si des homosexuels adoptaient un enfant, sans qu’on sache qui était le géniteur, cela reviendrait à lui ­voler son identité, ce qu’ils jugeaient inacceptable. Mais c’est déjà le cas pour les ­enfants nés sous X, ça n’a rien à voir avec l’homosexualité… Ça m’a ulcérée d’entendre ça, du coup j’ai publié un texte sur mon profil Facebook, où je racontais mon histoire."

Les "décodeurs" du Monde n'auront pas beaucoup de mal pour montrer que cet argument de vol d'identité n'apparaît pas dans les argumentaires de La Manif Pour Tous.

En revanche, l'auteur de ce témoignage aurait pu encourager les jeunes filles enceintes à recourir à l'accouchement sous X plutôt qu'à l'avortement.

"J’ai très peu d’informations sur ma mère naturelle. Je sais simplement qu’elle était très jeune quand je suis née, autour de 15 ans, et qu’elle m’a confiée aux services de la DDASS. Quand je suis arrivée chez mes parents, j’avais trois prénoms, qu’elle m’a sans doute donnés : ­Sophie Graciane Murielle. Comme je réagissais déjà à ce dernier – probablement celui qui était utilisé à la pouponnière –, mes parents l’ont gardé. Voilà. En tant que femme, je respecte le choix que ma mère naturelle a fait lors de ma naissance, qui était sans doute un choix difficile. Si j’entreprenais de vraies recherches, j’ai le sentiment que, d’une certaine manière, je trahirais sa décision. Je ne le souhaite pas."

Posté le 3 juillet 2016 à 16h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Une fois de plus, François Hollande méprise les familles

Alors que, dans un courrier du 6 juin invoquant un agenda chargé, François Hollande a refusé de recevoir les dirigeants de La Manif Pour Tous à propos de la GPA, pratique scandaleuse de location de femmes, le Président de la République a trouvé du temps pour recevoir l’Inter-LGBT à la veille de la Gay pride et céder à de nombreuses revendications de ce lobby. 

La Manif Pour Tous écrit dans un communiqué :

"[...] Comme le montrent les échanges d’hier entre François Hollande et l’inter-LGBT, le Président de la République souhaite à nouveau céder au chantage d’une ultra-minorité pour laquelle toutes personnes s’opposant à la moindre de ses revendications, quelles qu’en soient les conséquences pour l’enfant et pour la société, est immédiatement coupable d’homophobie, de lesbophobie, de transphobie et, plus largement, de LGBTphobie.

La menace de ce procès en homophobie sert aux associations de l’Inter-LGBT à faire passer toutes sortes de revendications communautaires qui, sous couvert de lutte contre un manque de respect, sont en réalité des bouleversements de société graves et profonds.  

Au cours de ce rendez-vous, François Hollande a promis la suppression d’une circulaire sur les grossesses liées à des PMA « sans père ». Cette circulaire est la mise en œuvre de la loi (code pénal 511-24) visant à lutter contre la conception d’enfants délibérément conçus orphelins de père. La suppression de cette circulaire reviendrait à encourager les gynécologues à oublier le respect de la légalité et à poursuivre dans la voie du droit à l’enfant. 

Après avoir dit et répété qu’il attendrait l’avis du CCNE, François Hollande s’apprête une fois de plus à faire le contraire de ce qu’il a annoncé. Reste à savoir si les Français s’en étonneront encore ?

Sur la question du changement d’identité sexuelle, un basculement majeur se profile, qui consisterait à accorder le changement d’identité sexuelle sans constat médical. Confondant volontairement les questions transsexuelles et transgenres – on parle désormais des « personnes trans » -, le lobby LGBT a jeté le trouble afin d’obtenir le changement d’identité sexuelle sur la base de simples attestations de l’entourage personnel, professionnel ou associatif.  En réalité, faciliter à l’extrême le changement d’identité sexuelle n’est pas conforme à la protection des personnes et de la société.

Qu’il s’agisse de la procréation à n’importe quelle condition, de la pluri-parentalité (pour le lobby LGBT, un enfant peut avoir 3, 4, 5 parents, voire plus !) ou de la remise en cause des identités sexuelles homme-femme, l’enfant sera encore et toujours la victime de ces mesures acceptées par François Hollande, lequel a pour unique objectif sa réélection en 2017."

Posté le 3 juillet 2016 à 12h25 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2016

"La région Ile de France est le 1er financeur de la marche (des fiertés) et elle en est fière"

Valérie Pécresse semble complètement en phase avec la "marche des fiertés", qu'elle subventionne à hauteur de 25 000 euros. Elle instrumentalise la tuerie d'Orlando, derrière laquelle elle s'abrite pour expliquer pourquoi elle n'a pas osé dire non à un lobby qui représente si peu de Français mais sait si bien terroriser les autres. De quoi Madame Pécresse a-t-elle peur, maintenant qu'elle est élue ?

 

Posté le 2 juillet 2016 à 18h13 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le FN Sciences Po en roue libre

Recadré immédiatement par Louis Aliot :

Il n'y a qu'une ligne au Front national...

Posté le 2 juillet 2016 à 15h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (33)

01 juillet 2016

Jean-Frédéric Poisson réitère sa volonté d'abroger la loi Taubira

Posté le 1 juillet 2016 à 16h20 par Michel Janva | Lien permanent

Le totalitarisme LGBT fait un pas de plus à l'ONU

Le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies a adopté hier soir à Genève la résolution sur la protection contre la violence et la discrimination en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Par cette résolution, l'ONU

"Décide de nommer, pour une période de trois ans, un expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, qui aura pour mandat :

a) D’évaluer la mise en œuvre des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme en ce qui concerne les moyens de surmonter la violence et la discrimination envers des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, et de recenser les meilleures pratiques et les lacunes ;

b) De sensibiliser le public à la violence et à la discrimination envers des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, de recenser les causes profondes de la violence et de la discrimination et de s’y attaquer ;

c) D’instaurer un dialogue et de tenir des consultations avec les États et les autres acteurs concernés, notamment les organismes, programmes et fonds des Nations Unies, les mécanismes régionaux des droits de l’homme, les institutions nationales des droits de l’homme, les organisations de la société civile et les établissements universitaires ;

d) De travailler en coopération avec les États afin d’encourager l’adoption et l’application de mesures propres à contribuer à la protection de toutes les personnes contre la violence et la discrimination en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre ;

e) De remédier aux formes multiples, conjuguées et aggravées de violence et de discrimination dont sont victimes des personnes en raison de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre ;

f) D’organiser, de faciliter et de soutenir la fourniture de services consultatifs, l’assistance technique, le renforcement des capacités et la coopération internationale à l’appui des efforts déployés au niveau national pour combattre la violence et la discrimination dont sont victimes des personnes en raison de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre"

Cette résolution a été initiée par sept pays d’Amérique latine (Brésil, Mexique, Argentine, Chili, Uruguay, Costa Rica, Colombie). 23 pays ont voté pour, 18 pays contre et 6 se sont abstenus. 

Parmi les nations favorables à ce poste figurent principalement des pays d’Europe et d’Amérique latine ; les États-Unis ne siégeaient pas au Conseil lors du vote. À l’inverse, la Russie a voté contre la création du poste, tout comme le Pakistan qui menait l’opposition à cette résolution au nom de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Au sein de l’OCI, seul l’Albanie a voté pour cette résolution. Enfin, l’Inde, l’Afrique du Sud, les Philippines et d’autres se sont abstenues.

Cet Expert, mandaté pour 3 ans, aura pour mission de documenter et de dénoncer les discriminations et les violations des droits humains que subissent les personnes lesbiennes, gays, bies, trans et interesexuées (LGBTI) partout dans le monde. Les États membres des Nations Unies devront coopérer avec cet expert, faciliter ses visites et examiner toutes les recommandations qu’il formulera.

Nul doute qu'il dénoncera les pays qui refusent de dénaturer le mariage.

Posté le 1 juillet 2016 à 12h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Pétition pour que Les Républicains s'engagent à abroger la loi Taubira

Signez la pétition pour que la remise en cause de la loi Taubira sur le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe figure dans le programme des Républicains pour 2017.

Cet article indique :

"68 % des électeurs de droite se prononcent pour la remise en cause de la loi Taubira sur le mariage pour tous, mais aucun des principaux candidats des primaires ne les représente. La droite est-elle condamnée à ne jamais mettre en pratique ses valeurs ?"

 

Posté le 1 juillet 2016 à 12h02 par Michel Janva | Lien permanent

Le lobby LGBT à l'Elysée

Cela se passe comme cela en Hollandie

Le chef de l’Etat a reçu en personne de l’Inter-LGBT, SOS homophobie et le centre LGBT d’Île-de-France en présence du ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, et de la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité réelle, Ericka Bareigts.

6 points ont été abordés :

  • PMA : Le chef de l’Etat s’est engagé à supprimer la circulaire de 2013 qui fait encourir une peine de cinq ans d’emprisonnement et 75000 euros d’amende aux gynécologues qui conseillent et orientent les femmes qui ne peuvent pas recourir à une PMA en France car n’étant pas en couple avec un homme. Cette circulaire a entraîné une frilosité de certains professionnels à suivre la grossesse de ces femmes.
  • Couples binationaux : Le président de la République s’engage à émettre une circulaire qui permettra de faire prévaloir le droit français sur les accords binationaux. Ainsi, onze nationalités (Maroc, Algérie, Pologne, Croatie…) exclues jusqu’à présent de la possibilité de faire reconnaître les mariages homosexuels contractés en France pourront y prétendre.
  • le projet de loi « Autorité Parentale et Intérêt de l’Enfant » (APIE) : François Hollande s’engage à travailler avec les associations sur la loi APIE afin de mieux sécuriser les familles homoparentales.
  • Possession d’état : Notion juridique liée à la filiation nonobstant le lien biologique entre le parent et l’enfant. Le chef de l’Etat a pris note que la mention suivante figurait sur des sites du gouvernement : « la filiation établie par possession d’état ne concerne pas les couples homosexuels ». Le président s’est engagé à supprimer cette mention.
  • le projet de loi « égalité et citoyenneté » : Il doit à nouveau passer devant l’Assemblée nationale le 11 juillet devrait permettre une démédicalisation du parcours de changement d’état civil. La déjudiciarisation du changement d’état civil a fait l’objet d’une écoute attentive de la part du président de la République, mais pas d’un engagement ferme.
  • Le chef de l’Etat souhaite également engager tous les corps de l’Etat dans la lutte contre l’homophobie et les discriminations en définissant une politique de formation et de prévention à l’attention des fonctionnaires.

Posté le 1 juillet 2016 à 11h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Luxembourg : dénaturation du mariage et déni de démocratie

Communiqué de l'initiative Schutz fir d’Kand-Défense de l’enfant :

Unknown-3"Après avoir été condamnée en novembre 2015 pour violation du droit de pétition, la Chambre des Députés du Luxembourg récidive en refusant le débat public sur le mariage des personnes de même sexe. L’Initiative Schutz fir d’Kand¸ qui défend les droits de l’enfant, ne laissera pas passer ce nouveau déni de démocratie.

UN PEU D’HISTOIRE : En avril 2014, l’Initiative Schutz fir d’Kand initiait, dans l’intérêt de l’enfant, une pétition publique n°343 sur le mariage des personnes de même sexe et la procréation médicalement assistée (PMA). Cette pétition, qui rassembla en 6 semaines plus de 4700 signatures papiers et électroniques (l’équivalent de 540.000 signatures en France), ouvrait droit à une audition publique télévisée des pétitionnaires à la Chambre des Députés, en présence du ministre compétent.

Toutefois, le 16 juin 2014, la Chambre des Députés rejeta cette pétition pour défaut d’atteinte du seuil de 4500 signatures. Le motif ? Seules les signatures électroniques de la pétition seraient admises, pas les signatures papier… (NB : Pourtant, le Règlement de la chambre ne comportait aucune exclusion des signatures papier)

Puis sans organiser l’audition publique pourtant due, la Chambre des Députés adopta la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe.

Saisi d’un recours contre cette décision qui discriminait les citoyens non internautes, le Tribunal administratif annula la décision de la Chambre en novembre 2015 et renvoya l’affaire à la Chambre des Députés pour suite à donner.

AUJOURD’HUI : Sept mois d’inaction plus tard et plusieurs fois relancée, la Chambre des Députés, le 16 juin 2016, a décidé qu’une audition publique sera organisée, mais pas sur le mariage des personnes de même sexe (pourtant l’objet central de la pétition publique n°343). Le motif ? le mariage des personnes de même sexe ayant été voté, il n’y aurait, selon la Chambre, plus lieu à audition publique sur ce sujet. Seul resterait en débat la question de la PMA.

Par cet argument du fait accompli, la Chambre des Députés, pourtant censée respecter la loi et les décisions de justice, méconnait à nouveau le droit de pétition et la démocratie.

Premièrement, elle s’auto-accorde une prime à la violation du droit. Ayant voté le mariage des personnes de même sexe sans audition préalable, elle se prévaut de cette circonstance pour refuser ensuite le débat. Pourtant nul ne peut invoquer sa propre faute pour échapper à ses obligations.

Deuxièmement, elle laisse entendre qu’une loi sociétale, une fois votée, ne pourrait plus faire l’objet de débat, de modification, d’abrogation. Pourtant, ce qu’une loi fait, une autre peut le défaire. Or, le mariage gay affecte le droit de l’enfant d’avoir un père et une mère. Revenir dessus n’est pas déraisonnable.

Troisièmement, elle méconnait le jugement du Tribunal administratif de novembre 2015, qui a déjà examiné et rejeté l’argument tiré du fait accompli.

L’Initiative Schutz fir d’Kand dénonce ces agissements de la Chambre des Députés. L’Initiative entreprendra toutes les actions utiles pour faire respecter le droit de pétition et pour défendre le droit de l’enfant à connaître et à être élevé par ses parents, conformément à l’article 7 de la Convention internationale sur les droits de l’enfant, qui lie le Luxembourg."

Posté le 1 juillet 2016 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

30 juin 2016

Nouvelles subventions pour le lobby LGBT et le Planning familial dans les Pays de la Loire ?

Voici quelques propositions qui seront examinées en commission du Conseil Régional des Pays de la Loire, lundi 4 juillet, issues du rapport 376 : Egalité, solidarité, lutte contre les discriminations. 9 projets en faveur de l’égalité des droits pour un total de 220 000 euros. 

  • Image001Ligue de l’enseignement dans les Pays de la Loire : Dans le cadre des semaines d’éducation contre le racisme (SECR), elle sollicite 30 000 euros de la Région pour développer des outils de communications, organiser des temps de formation, déployer des centres de ressources et d’éducation à la citoyenneté des Fédérations des Amicales Laïques (FAL) et des Fédérations des Œuvres laïques (FOL). En annexe, les associations partenaires : AIDES, Centre LGBT, Ligue des droits de l’Homme, l’Autre Cercle, Babel 44, MRAP, LICRA, Espace Simone de Beauvoir, Planning familial, SOS Discrimination, ELTER-EGAUX, Tissé Métisse, CONTACT Vendée. Ils demandent une subvention de 10 000 € sur une dépense subventionnable de 69 574 € TTC. 
  • Union régionale des centres d’informations des droits des femmes et des familles (URCIDFF) Union régionale Solidarité Femmes (URSF)/ Planning familial des Pays de la Loire : Attribution d’une subvention forfaitaire de 18 000 euros, pour la poursuite, en 2016, du dispositif expérimental « Violence/sexisme » - dont 6 449 euros pour le Planning. 

Posté le 30 juin 2016 à 22h24 par Michel Janva | Lien permanent

Propagande LGBT au sein d'un lycée catholique à Angers

Capture d’écran 2016-06-30 à 21.37.18Le lycée Saint-Martin est un lycée catholique à Angers. Enfin, c'est ce qui est indiqué sur le site. Car au lycée, ce n'est pas le catéchisme qui guide les convictions, mais le sens du vent. Ainsi, en est-il du journal réalisé par des lycéens, mais dont le directeur de la publication est François Roseray, le directeur.

Capture d’écran 2016-06-30 à 21.37.01

Et dans ce journal, on trouve les habituelles intox LGBT sur l'homophobie et la Gay Pride :

Capture d’écran 2016-06-30 à 21.37.59 Capture d’écran 2016-06-30 à 21.37.29
Il est possible d'écrire poliment à secretariat@lyceesaintmartin.org ou de téléphoner au 02 41 88 09 00.

Posté le 30 juin 2016 à 21h46 par Michel Janva | Lien permanent

Loi Taubira : pour François Fillon pas d'abrogation mais une réécriture

Le candidat à la primaire LR déclare à La Croix :

Unknown-2"J’ai toujours eu l’honnêteté de dire qu’une simple abrogation, c’est-à-dire un pur et simple retour en arrière, n’était pas possible. Mais j’ai aussi toujours dit que, sans remettre en cause le principe du mariage des couples de même sexe, les règles concernant la filiation devraient être réexaminées, car il y va de l’intérêt de l’enfant et cela prévaut pour moi sur toute autre considération.

Dans cette perspective, je pense qu’il est souhaitable qu’un enfant ait, autant que possible, un père et une mère. Je sais que le monde d’aujourd’hui amène à une grande diversité de situations. Je sais aussi que des couples homosexuels accueillent des enfants avec amour. Mais il ne me paraît pas légitime que la loi permette de considérer qu’un enfant est fils ou fille, de manière exclusive, de deux parents du même sexe. Sa filiation au sens biologique du terme à l’égard d’un père et d’une mère ne doit donc plus pouvoir être effacée par une adoption plénière.

C’est la raison pour laquelle je propose, évidemment sans caractère rétroactif, une réécriture de la loi Taubira sur ce point, en concertation avec toutes les associations concernées. En revanche, les parents de même sexe pourront toujours recourir aux adoptions simples qui, selon l’appréciation du juge, peuvent correspondre à l’intérêt de l’enfant."

Posté le 30 juin 2016 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

L'Eglise doit demander pardon aux homosexuels... pour leur avoir caché la vérité

Alors que le cardinal Marx, et à sa suite, le pape François lui-même ont publiquement demandé que l’Eglise catholique demande pardon pour la manière dont elle a traité les personnes homosexuelles, un jeune homme au lourd passé LGBT vient d’exprimer de manière poignante ce dont il accuse réellement l’Eglise sur ce chapitre. Joseph Sciambra (que nous avons déjà évoqué ici et a eu affaire tout au long de sa jeunesse à des hommes d’Eglise qui lui ont dit de ne pas renoncer à son style de vie homosexuel. Il lui a fallu attendre des années avant qu’on lui dise la vérité. Réinformation.tv rapporte une tribune publiée par LifeSiteNews :

Joseph_Sciambra_645_363_55"Joseph Sciambra, la quarantaine, a grandi dans la confusion adolescente du gamin qui s’est laissé happer par l’obsession pornographique après avoir mis la main sur des numéros de Playboy de son grand frère. Recherchant sans cesse de nouvelles expériences, il s’est essayé au « porno gay », pour en adopter rapidement le style de vie, avant de sombrer dans des pratiques de plus en plus extrêmes. Ses recherches d’un plaisir qui laissait un goût de vide l’ont finalement conduit à un pacte démoniaque : la « star » du porno gay sado-masochiste est allé au bout de sa logique – après avoir couché avec un millier d’hommes… Se retrouvant à l’hôpital entre la vie et la mort à la suite d’un acte d’une violence horrible, il se souvient de s’être senti happé par une immense bouche dégoulinant de salive qui pour lui représentait clairement l’enfer. Mais sa mère, catholique, priait auprès de lui. Sciambra demande pardon à Dieu, Le suppliant de lui accorder la délivrance. C’est à ce moment-là qu’il a senti qu’il réintégrait son corps – et qu’il a entamé son chemin de conversion à la religion de son enfance, obtenant miséricorde à travers la confession et paix grâce à un exorcisme.

Aujourd’hui, il se sent toujours très proche de tous ces jeunes hommes « gays » qui se laissent séduire par un style de vie qu’ils imaginent plein de satisfactions mais qui les laisse le plus souvent dans le désarroi après avoir été la cible des attentions des plus âgés ravis de trouver de la chair fraîche. Mais sa préoccupation est de les amener au vrai Bien.

C’est un soutien qu’il n’a pas reçu de la part des prêtres catholiques qu’il a côtoyés pendant son adolescence et sa jeunesse. Comme il l’explique dans sa tribune, il a rencontré des hommes qui lui présentaient Jésus comme un ami, et non comme le Rédempteur – son Rédempteur. « J’étais terrifié et j’avais besoin d’aide », raconte-t-il : il savait que les choses allaient de travers. Mais en face, rien : ou plutôt un « relativisme pandémique ».

« J’étais sur le point d’accepter mon homosexualité lorsqu’un prêtre catholique m’a dit que je ne devais pas m’inquiéter parce que chaque homosexuel est né ainsi, gay ; il m’a envoyé sur mon chemin en me faisant des recommandations socialement responsables sur les dangers du sexe à découvert » – c’était au moment où éclatait l’épidémie du sida.

Installé à San Francisco, Sciambra ne rencontre dans le quartier gay que les prêtres de la paroisse du Très Saint Sauveur – tous incroyablement dévoués pour « enterrer les corps sans vie et décharnés de nos amis, à une époque où peu acceptaient de le faire », mais ils « confondaient la compassion à l’égard des malades et des morts avec une renonciation totale à toute tentative quelle qu’elle soit d’enseigner la doctrine catholique sur l’homosexualité ». « Ils voulaient être nos amis, pas nos Pères », raconte Sciambra.

Les morts se succédaient et Sciambra voyait le champ de ruines tout en subissant lui-même les conséquences des maladies liées à la pratique gay – il voulait justement y renoncer, après avoir une nouvelle fois rempli de sang la cuvette des toilettes, lorsque le prêtre auquel il demanda conseil l’encouragea à rester là où il était : « C’était ma place, je devais rester gay. » Ce qu’il fit. Pour entrer dans un « cauchemar sans fin ».

C’est alors qu’il a commencé à se rappeler la religion de son enfance. Décida de rompre avec son style de vie. Il s’adressa à une paroisse catholique où, une nouvelle fois, on lui dit que de toute façon, il était gay.

Joseph Sciambra attribue à la Providence et à la bonté du Seigneur Jésus-Christ le fait d’avoir croisé le chemin de « trois prêtres courageux ».

« Ces hommes furent difficiles à trouver – ils étaient parmi ceux qui avaient été à moitié remerciés, voire persécutés à la fois par leurs diocèses et leurs ordres religieux. Mais instinctivement, je savais que c’étaient des hommes bons au cœur vaillant et à l’esprit sans faille. Ils m’ont guidé : ils ont été les Pères d’un homme seul et perdu qui était toujours un garçon seul et perdu », explique Sciambra. Ils ne faisaient pas partie de ces prêtres qui ont découragé bien des gays déçus de renoncer à la pratique de leur homosexualité alors que c’était leur désir. Ces jeunes hommes, Sciambra les connaissait : il a vu comment les prêtres les encourageaient à « se stabiliser en restant avec un seul homme ». « Aujourd’hui, ils sont tous morts »…

Ceux-là, il est trop tard pour leur demander pardon, écrit non sans amertume Joseph Sciambra. Mais l’Eglise peut demander pardon pour avoir laissé des prêtres, des religieuses, présenter l’homosexualité de manière positive, « sans lien nécessaire avec le péché, la maladie ou l’échec, comme un don de Dieu à accepter et à vivre avec gratitude » comme le disait un nommé P. John J. McNeill.

Aux Etats-Unis, poursuit Sciambra, l’Eglise devrait demander pardon pour un document de la Conférence épiscopale, « Toujours nos enfants » qui refuse d’évoquer « ne serait-ce qu’un instant la désespérance et la dépravation intrinsèques du style de vie “gay” moderne » et qui voit l’homosexualité comme une forme de « stabilité » de la personne, un « donné » voire un « don » – un document rédigé après la consultations de trois prêtres « experts » qui avaient tous fait leur « coming out ».

Ces prêtres, accuse Joseph Sciambra, ont poussé d’innombrables personnes à « confirmer » leur homosexualité et à reconnaître qu’elle faisait partie de leur identité – « Ils me l’ont bien fait ! » « Ce ne sont que les figures de premier plan de cette sinistre Eglise pro-gay au sein de l’Eglise catholique – mais il y a bien d’autres ministères et programmes pastoraux, opérant dans chacun des plus importants diocèses des Etats-Unis, qui font ouvertement la promotion de l’homosexualité comme d’un style de vie authentique et viable », s’indigne-t-il. Alors que le vrai bonheur, il atteste de l’avoir trouvé dans la chasteté.

Et il conclut : « Cher pape François : demandez pardon pour la mauvaise catéchèse, pour les mauvais programmes pastoraux, pour les évêques apathiques qui ne font rien pour les corriger. Pour ce qui est des morts qui ont depuis longtemps quitté cette vie, bien trop jeunes, parce personne n’a jamais pris la peine de leur dire la Vérité – même une montagne d’excuses ne suffira jamais à les ramener. »"

Posté le 30 juin 2016 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2016

GPA : Petra de Sutter ne lâche rien, mais nous non plus !

De Ludovine de La Rochère :

Unknown-15Petra de Sutter s’apprête à donner une conférence, ce jeudi 30 juin, dans l’enceinte du Parlement européen. Sénatrice écologiste belge et membre de la Commission des Questions sociales du Conseil de l’Europe, elle est mise en cause dans le cadre d’un conflit d’intérêt : en effet, elle est rapporteur sur la GPA (Gestation Par Autrui) pour ladite commission du Conseil de l’Europe alors qu’elle pratique elle-même des GPA dans son service hospitalier de Gand (Belgique) - elle est gynécologue-obstétricien - et qu’elle conseille même une clinique de GPA en Inde, autrement dit une société commerciale de location de femmes et trafic d’enfants. Rien d’étonnant donc, à ce que Petra de Sutter milite en faveur de la GPA.

Bien introduite là où il faut, elle a déjà tenté deux fois, en quelques mois, de faire avancer le GPA au sein du Conseil de l’Europe. D’après elle, la GPA prétendument « gratuite » serait plus acceptable que la GPA payante. Il faudrait donc encadrer la pratique de la GPA - en clair, la légaliser - pour que les mères porteuses ne soient pas rémunérées, ce qui serait le gage d’une pratique « éthique »… et tant pis si les cliniques touchent, elles, le gros lot, sur le dos des femmes. Et tant pis si cela ouvre la porte à une généralisation et banalisation de la GPA partout dans le monde. Fort heureusement, notre mobilisation collective a permis de faire échouer ces tentatives.

En dépit de ce conflit d’intérêt évident et de ses échecs répétés, Petra de Sutter essaye maintenant de faire avancer le sujet à Bruxelles. Le procédé mérite attention :

  • La conférence proposée s’intitule : « GPA : législation, droits humains et éthique ». Elle se présente donc aussi proprement que possible, faisant mine de prendre en compte les droits humains et l’éthique. Comme si la GPA pouvait aller de pair avec le respect des droits de l’Homme et de l’éthique !
  • Outre la sénatrice belge, les intervenants sont une photographe, également mère porteuse (Pauline van Berkel), une directrice adjointe du Centre for private International Law de l’Université d’Aberdeen (Katarina Trimmings), une spécialiste des droits de l’enfant de l’International Social Service (Mia Dambach) et une membre du European Women’s Lobby (Elina Nilsson).

Autrement dit, un savant mélange des genres comprenant une photographe faisant un très beau travail sur le nouveau-né qui, au passage, l’utilise pour donner une idée positive de la GPA ; une juriste représentant un organisme qui travaille activement à faciliter le trafic d’enfants pour répondre aux désirs des adultes sous couvert de droit international privé et d’intérêt de l’enfant (on connaît la chanson !), une personne représentant un organisme officiel et reconnu de défense de l’enfant (la meilleure des couvertures !) et, enfin, la représentante d’une association internationale féministe opposée, jusqu’à présent, à toutes formes de GPA.

C’est ainsi que, sous des dehors respectueux des apparences et du débat, Petra de Sutter, Pauline de Berkel et Katarina Trimmings, vont longuement pouvoir parler, au sein même du Parlement, du respect des droits humains et de la nécessité – on peut vous écrire leurs discours d’avance – de « régler le problème des enfants nés de GPA » et emmenés par « ces parents qui les aiment » si loin de leur mère et de leur pays que cela pose des problèmes inextricables. Et « ces problèmes sont si compliqués pour l’enfant, qu’il faut absolument, Mesdames-Messieurs, donner… un cadre légal à la GPA ». C’est par exemple tout le combat de Katarina Trimmings et de ses collègues du Centre for Private International Law auprès de la Cour de justice de l’Union européenne, de la Convention de La Haye et autres instances internationales.

Une fois posé le cadre qui permet de faciliter la pratique de la GPA sous prétexte de l’intérêt de l’enfant, reste la question de la GPA payante versus la GPA gratuite. Et là, que dira Petra de Sutter à Elina Nilsson : que louer une femme gratuitement tout en achetant son enfant, c’est formidable ? qu’arracher un enfant à sa mère, c’est le plus beau des gages d’amour de la part de ses futurs « parents » ? Qu’avoir une mère donneuse d’ovocyte et une mère porteuse, c’est le double bonheur, même si l’enfant ne connaîtra jamais ni l’une ni l’autre ? Et tout ça au profit de qui ? De l’acheteur ou de la femme et de l’enfant ?

Voici donc les questions que le Parlement européen accepte de voir débattre en son sein !

Espérons que la représentante féministe sera ferme et déterminée pour défendre les femmes comme les enfants de toute avancée de la GPA, quelle que soit sa forme.

Car la GPA, c’est comme l’esclavage : on ne l’encadre pas, on l’interdit !"

Posté le 28 juin 2016 à 21h32 par Michel Janva | Lien permanent


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