21 juin 2018

Grand remplacement : aux Etats-Unis aussi

Capture d’écran 2018-06-20 à 21.13.45Les démographes ont constaté que les décès sont désormais plus nombreux que les naissances chez les Blancs dans plus de la moitié des États du pays, qui effectue une transition plus rapide que prévu vers un avenir où les Blancs ne constitueront plus la majorité de la population américaine.

Le Census Bureau (Bureau du recensement des États-Unis) avait prévu que les Blancs pourraient tomber sous la barre des 50% de la population vers 2045. Mais un nouveau rapport de cette semaine a révélé que les Blancs sont en train de mourir plus vite dans 26 États et les démographes disent que ce changement pourrait même arriver plus tôt.

La chute a commencé il y a près de deux décennies dans une poignée d'Etats avec des populations blanches vieillissantes comme la Pennsylvanie et la Virginie Occidentale. Mais la liste des États où les décès blancs sont plus nombreux que les naissances inclut maintenant la Caroline du Nord et l'Ohio. Ce changement a de vastes implications pour l'identité et pour la vie politique et économique du pays, transformant une société de baby-boomers essentiellement blanche en un patchwork multiethnique et racial. La majorité des Américains les plus jeunes sont déjà non-blancs et ressemblent moins aux vieilles générations qu'à n'importe quel moment de l'histoire américaine moderne. En Californie, 52% de tous les enfants vivent dans des maisons avec au moins un parent immigré.

Certains experts affirment que ces changements démographiques sont devenus un problème majeur lors de la course présidentielle de 2016 - et ont aidé les électeurs blancs à soutenir Donald J. Trump. Sur les 26 États où les décès dépassent maintenant les naissances pour les Blancs, 13 ont voté pour M. Trump et 13 ont voté pour Hillary Clinton. Quatre États sont passés du président Barack Obama en 2012 à M. Trump en 2016 - Ohio, Michigan, Pennsylvanie et Floride.

La Floride a été le premier Etat où les décès blancs ont dépassé les naissances autour de 1993, en grande partie parce qu'il attirait beaucoup de retraités. Les décès ont commencé à dépasser les naissances pour les blancs dans tout le pays en 2016. Mais dans de nombreux États, comme en Floride, les Blancs qui se sont installés ont compensé les pertes. Cependant, dans 17 États, dont la Californie, le Michigan, le New Jersey et l'Ohio, ces migrants n'étaient pas suffisants et les populations blanches ont diminué entre 2015 et 2016. Cinq de ces États ont enregistré des baisses dans leurs populations totales cette année: le Vermont, la Virginie Occidentale, la Pennsylvanie, le Mississippi et le Connecticut.

Posté le 21 juin 2018 à 09h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

09 mai 2018

L’élection d’Emmanuel Macron n’a provoqué aucun sursaut démographique

D'Alain Paillard et Jacques Bichot dans les 4 Vérités :

Capture d’écran 2018-05-08 à 16.44.01"La réussite (ou l’échec) d’un président de la République est souvent mesurée à l’aune de l'évolution d'indicateurs économiques: PIB, chômage, niveau de vie, investissements des entreprises, finances publiques, etc. Des indicateurs plus « sociaux » sont également utilisés: taux de criminalité et de délinquance, taux de pauvreté, indices d’inégalité de revenus, classements internationaux en matière de performances scolaires, et ainsi de suite. Et, bien entendu, des enquêtes d’opinion sont menées en grand nombre sur l’action et la personne du Président.

En revanche, il n’entre absolument pas dans les habitudes de recourir à un indicateur démographique. Ceci est regrettable pour au moins deux raisons.

La première est l’importance de la démographie, et particulièrement des naissances: c’est d’elles que dépend, au premier chef, l’avenir à long terme de notre pays. À la Libération, le général de Gaulle a très justement lancé un avertissement : s’il devait s’avérer, malgré la victoire, que la natalité reste faible,insuffisante pour assurer le renouvellement des générations, « la France ne serait plus qu’une grande lumière qui s’éteint ». Et, de fait, si la France a retrouvé une place honorable dans le concert des nations, c’est bien, dans une large mesure, parce que les « trente glorieuses » ont été pour notre pays une période de forte natalité.

La seconde raison qui pousse à recourir aux données démographiques, c’est que la « mise en route» des futurs citoyens est un indicateur important de confiance dans l’avenir, et donc dans les personnes qui gouvernent le pays.

D’un point de vue objectif, si la vitalité démographique n’est pas retenue comme l’un des critères de réussite de nos gouvernants, alors il n’y a pas davantage de raison de prendre comme critère la production ou l’investissement. Non seulement l’homme est plus important que les biens et services, mais il est vrai aussi que, pour ce qui est du futur à long terme de la production, l’investissement dans la jeunesse est le plus décisif de tous les investissements.

Les naissances de mars 2018 fournissent un tout premier test démographique de la présidence Macron. La naissance d’un enfant survient en moyenne 9 mois après sa conception. Emmanuel Macron ayant été élu le 7 mai 2017, le nombre des naissances du mois de mars 2018, qui correspondent aux conceptions réalisées en juin 2017, constitue la première information disponible pour apprécier, sinon l’action de nos dirigeants, du moins l’impact que leur accession aux postes de commande a eu sur le moral des couples en âge de procréer.

L’INSEE fournissant généralement le nombre des naissances du mois N à la n du mois N+1, du moins pour la France métropolitaine, le chiffre du mois de mars vient d’être publié: 56300 naissances vivantes. Ce test est négatif: l’élection d’Emmanuel Macron n’a provoqué aucun sursaut démographique. En effet, l’orientation baissière perdure et s’accentue. Cette baisse a débuté en 2010, et s’est accélérée en 2015. Depuis quelques mois, une nouvelle accélération de la baisse en cours, est particulièrement visible, comme le montre ce tableau:

Capture d’écran 2018-05-08 à 16.42.09

Durant les 6 derniers mois, la chute du nombre journalier des naissances est effrayante: en cinq mois (puisqu’octobre 2017 est le mois de référence), ce nombre diminue de 11,9 %! Mais tout aussi inquiétante est l’accélération de la chute en mars 2018: 3,5 % en moins, d’un mois sur l’autre, est un pourcentage tellement élevé qu’on pourrait se demander si le chiffre indiqué (à titre provisoire) par l’INSEE n’est pas légèrement entaché d’erreur.

En tout cas, dans l’état actuel des statistiques de naissances, on ne saurait dire que les jeunes ménages français ont été rendus plus optimistes par l’élection d’Emmanuel Macron. La désespérance observée à travers la lunette démographique pour les trois dernières années de la Présidence Hollande, et tout particulièrement pour ses quatre derniers mois, chargés en inquiétudes électorales, ne semble nullement avoir été enrayée par l’élection de notre jeune Président."

Posté le 9 mai 2018 à 08h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

16 avril 2018

L'hiver démographique est une urgence silencieuse qui concerne tous les pays européens

Le Conseil de Présidence de la Fédération des Associations familiales catholiques en Europe réuni la semaine dernière à Vienne pour sa réunion de printemps a publié la résolution suivante.

L'hiver démographique est une urgence silencieuse qui concerne tous les pays européens. Pour cette raison, rassemblés à Vienne pour notre réunion de printemps, nous les Présidents et les délégués du Conseil de Présidence de la Fédération des Associations familiales catholiques en Europe (FAFCE) souhaitons attirer l'attention sur cette situation qui est au cœur de problèmes financiers et sociaux qui doivent être traités. Il n'y a pas le temps d'attendre. Il n'y a plus d'excuses à invoquer. Nous devons agir pour le bien des personnes âgées, les droits de notre jeunesse et le futur de nos enfants.

  • Rappelant la déclaration à l'occasion de son XXe Anniversaire : Les familles sont le trésor de l'Europe et la pierre angulaire du futur (Rome le 31 mai 2017), demandant aux Gouvernements des Etats européens de créer et promouvoir des politiques familiales au niveau national et de promouvoir des politiques favorable à la famille au niveau européen tout en respectant le principe de subsidiarité;
  • Considérant la résolution du Parlement européen du 4 juillet 2017 sur les normes européennes pour le XXIe siècle (2016/2274 (INI)) soulignant la nécessité de prendre en compte le vieillissement démocratique de l'Europe;
  • Considérant le pronostic démographique pour l'Union européenne (Décembre 2017) qui reconnait que l'Europe vieillit de manière dramatique ;
  • Considérant le document de politique publié par la Fondation Schuman sur Europe 2050 : le suicide démographique (27 février 2018) ;

La FAFCE demande aux dirigeants de l'Union européenne et de ses Etats membres de :

  1. Elever le niveau de prise de conscience sur l'hiver démographique et l'urgence d'agir en ce domaine par des initiatives internationales ;
  2. Mettre en œuvre une politique qui reconnaisse la place unique, fondamentale et irremplaçable de la famille dans la société et qui la considère comme la première « entreprise », par qui le désir de vie pour notre continent s'exprime non seulement par des initiatives économiques mais spécialement par le fait d'élever des enfants puisque « l'esprit d'entreprise reste étroitement lié à l'esprit de famille » (Cf. Europe 2050 : le suicide démographique, p. 6) ;
  3. Considérer qu'une véritable politique familiale n'est pas qu'un simple soutien social, mais représente une politique tournée vers l'avenir pour le bien commun dans une société vieillissante ;
  4. Soutenir activement la demande des jeunes gens qui envisagent de prendre leurs responsabilités et de construire une famille avec plusieurs enfants, mais sont souvent découragés par des politiques inadéquates et individualistes qui sont hostiles à la famille ;
  5. Soutenir des soins palliatifs et des politiques de soins à domicile avancés, qui protègent la dignité de chaque personne jusqu'à la mort naturelle ;
  6. Mettre la famille au centre des politiques nationales afin que l'hiver démographique puisse devenir un printemps démographique pour donner sa forme au futur de l'Europe.

Posté le 16 avril 2018 à 20h06 par Michel Janva | Lien permanent

04 avril 2018

Une employée japonaise réprimandée pour ne pas avoir respecté le calendrier de grossesse de son entreprise

Et après ils nous parlent de "liberté de choix" :

"Une employée d'une crèche privée de la préfecture d'Aichi dans le nord du Japon a été réprimandée par son patron pour ne pas avoir respecté le calendrier de grossesse de son entreprise. En effet, la crèche a un système de rotation au nom duquel chaque salariée bénéficie d'une période pendant laquelle elle peut se marier ou tomber enceinte. Normalement... chacune doit attendre son tour. Le mari de l'employée réprimandée, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a écrit une lettre ouverte dans le journal Mainichi Shimbun pour dénoncer cette situation:

«Le directeur de la crèche où elle travaille avait déterminé un ordre dans lequel les travailleuses pouvaient se marier ou tomber enceinte, et selon une règle tacite, chacune devait attendre et ne pas prendre la place d'une employée plus haut placée.»

Le couple a eu un entretien avec le directeur au cours duquel il s'est excusé de cette grossesse. Le mari révèle que sa femme a malgré tout été réprimandée sur son lieu de travail pour son supposé «égoïsme». Selon lui, cet incident montre à quel point la société japonaise demeure «rétrograde». [...]"

Posté le 4 avril 2018 à 15h51 par Michel Janva | Lien permanent

29 mars 2018

La baisse des naissances s'accélère en février 2018

Depuis 2016, il y a plus de naissances en Allemagne qu'en France. En effet, en 2016, l'Allemagne a enregistré 792 000 naissances. Or, selon les chiffres officiels de l'INSEE, il y a eu en France 783 640 naissances en 2016.

L’INSEE a attiré l’attention sur la diminution du nombre des naissances en France durant l’année 2017, phénomène qui se répète d’année en année depuis 7 ans, avec une accélération depuis 3 ans. Le graphique ci-dessous, fourni par l’INSEE, montre l’évolution depuis la Libération. La chute se poursuit en ce début d’année 2018 :

Capture d’écran 2018-03-27 à 21_47_54

Les chiffres des naissances annoncés pour janvier 2018 sont en baisse de 1,2 % par rapport au même mois de 2017, et surtout la chute est vertigineuse pour février : 52 700 naissances au lieu de 55 000, c’est-à-dire 4,2 % de moins. Un mauvaise nouvelle au moment où certains proposent de supprimer le quotient familial.

Au Salon Beige, nous luttons avec nos petits moyens contre le suicide démographique... La famille Janva vient encore de s'agrandir...

 

Posté le 29 mars 2018 à 10h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (30)

28 février 2018

Démographie et récession

16446457Selon trois chercheurs américains, les trois dernières récessions aux Etats-Unis ont été précédées d'une chute de la fécondité des femmes. Dans un article publié lundi par le National bureau of economic research [PDF, payant]  ils établissent une corrélation entre la fertilité des femmes et les cycles économiques. Daniel Hungerman, Kasey Buckles (tous deux à Université de Notre-Dame, dans l’Indania) et Steven Lugauer (de l’Université du Kentucky) ont étudié les trois dernières récessions et constatent que dans les six mois qui les ont précédées, le nombre de conceptions a commencé à se contracter.

Jusque-là, un lien entre fertilité et crise avait été établi, la confiance en l’avenir favorisant à la fois les naissances et la croissance. La nouveauté de leur étude, c’est de montrer pour la première fois que le déclin de la fertilité précède celui du PIB.

En janvier dernier, Les Echos constataient :

"La baisse de la natalité s'accentue dangereusement en France"

Posté le 28 février 2018 à 19h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

18 janvier 2018

Les actualités se suivent et se remplacent...

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Posté le 18 janvier 2018 à 22h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

16 janvier 2018

Nouvelle baisse du nombre des naissances en France

Infog_bilan_demo_2017_redim2Selon l'INSEE, au 1ᵉʳ janvier 2018, la France compte 67,2 millions d’habitants. Au cours de l’année 2017, la population a augmenté de 233 000 personnes, soit une hausse de 0,3 %. Comme les années précédentes, cette progression est principalement due au solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, bien que ce solde soit historiquement bas.

En 2017, 767 000 bébés sont nés en France, soit 17 000 de moins qu’en 2016. Il s’agit de la troisième année consécutive de baisse. L’indicateur conjoncturel de fécondité est également en recul pour la troisième année et s’établit à 1,88 enfant par femme en 2017 (contre 1,92 en 2016). Le renouvellement des générations nécessite 2,1 enfant par femme.

Le solde migratoire est estimé à + 69 000 personnes en 2017. Mais c'est un résultat provisoire...

En 2017, 603 000 personnes sont décédées, soit 9 000 de plus qu’en 2016. L’espérance de vie à la naissance reste stable pour les femmes et progresse pour les hommes. Elle s’établit à 85,3 ans pour les femmes et 79,5 ans pour les hommes.

En 2017, 228 000 mariages ont été célébrés, dont 7 000 simulacres entre personnes de même sexe. Le nombre de Pacs continue d’augmenter en 2016 et atteint 192 000 (dont 7000 entre personnes de même sexe). Le nombre de mariages entre personnes de sexe différent continue de baisser (– 5 000).

Posté le 16 janvier 2018 à 18h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

12 janvier 2018

Nos voisins européens osent des campagnes natalistes

En Belgique, le Vlaams Belang : "Les nouveaux arrivants ? Nous les faisons nous-mêmes !"

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En Allemagne, l'AFD : "De nouveaux Allemands ? Faisons-les nous-mêmes. Ose l'Allemagne !" 

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Posté le 12 janvier 2018 à 15h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

09 janvier 2018

Suicide démographique en Espagne

De Jeanne Smits sur Réinformation.tv :

Avortement-Espagne-chiffres-suicide-démographique1"Les données officielles du ministère de la santé parlent de 93.131 avortements volontaires en Espagne en 2016, ce qui représente un taux d’avortements de 10,36 pour 1.000 femmes entre 15 et 44 ans, une proportion en hausse à la suite de l’adoption de la loi Aido qui a institué l’avortement libre jusqu’à 14 semaines de grossesse.

A raison de plus de 255 interventions par jour, le massacre a touché près de 65.000 enfants à naître au cours des 8 premières semaine de grossesse, 22.407 entre la 9e et la 14e semaine, et 5.533 entre la 15e et la 22e semaine. 216 « IVG » ont frappé des tout-petits âgés de 23 semaines ou davantage. On apprend aussi que près de 800 femmes en étaient en 2016 à leur 6e avortement ou davantage. Et plus de 33.000 femmes avaient subi entre deux et cinq avortements. Par ailleurs la majorité des avortées de 2016 – 42.520 femmes – n’avaient jamais mené de grossesse à terme. [...]

Pendant ce temps la crise démographique en Espagne atteint les abysses : les dernières statistiques officielles, pour le premier semestre de 2017, affichent une chute des naissances de 6,3 % par rapport à la même période en 2016, le total, 187.703 se situant largement en-dessous du nombre de morts chiffré de janvier à juin 2017 à 219.834, 4,5 % de plus qu’au premier semestre de l’année précédente. Ce qui donne un solde négatif de 32.132 âmes sur cette seule moitié de l’année – près de trois fois plus qu’à pareille époque en 2016."

Posté le 9 janvier 2018 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

08 janvier 2018

France : hausse importante du nombre de demandeurs d'asile en 2017

Le grand remplacement se poursuit inexorablement avec la complicité des gouvernements qui se succèdent en France depuis plus de 40 ans :

"La France a enregistré un peu plus de 100.000 demandes d'asile en 2017, un niveau "historique", avec une forte hausse des dossiers déposés par des ressortissants d'Albanie et d'Afrique de l'Ouest, a indiqué lundi à l'AFP Pascal Brice, le directeur général de l'Ofpra (...) cela confirme que la France est dans les tout premiers pays de la demande d'asile en Europe", notamment derrière l'Allemagne qui s'attend à un peu moins de 200.000 dossiers cette année.

Sachant qu'il n'y a quasiment aucune expulsion des dossiers refusés (64%), la demande d'asile est donc bien une nouvelle filière d’immigration clandestine qui augmente de 100 000 la population étrangère en France chaque année. Ceux qui disent que le solde de l'immigration en France est nul sont des menteurs...

Notons aussi que le mythe des "migrants" venant de pays en guerre est également un énorme mensonge quant on regarde les pourcentages de demandes en fonction des pays : "L'an dernier, le premier pays d'origine des demandeurs d'asile a en effet été l'Albanie (...) forte progression des ressortissants de pays d'Afrique de l'Ouest, notamment des Ivoiriens dont le nombre a plus que doublé (...) Algériens (+24%)"

Pour réfléchir sur cette question en tant que catholique, nous vous recommandons de lire le livre de Laurent Dandrieu paru en 2017 (à commander ici) :

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Posté le 8 janvier 2018 à 11h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

07 décembre 2017

Vladimir Poutine lance une nouvelle politique familiale

759012PopulationofRussiarusLe président russe Vladimir Poutine a annoncé la nécessité de « réinitialiser » la politique démographique du pays à partir du 1er janvier 2018. En particulier, il a suggéré d’étendre le programme de financement de la maternité jusqu’en 2022, en approuvant un paiement mensuel pour le premier enfant et en aidant les jeunes familles.

Vladimir Poutine a annoncé le lancement d’un programme de soutien aux familles nombreuses à partir du 1er janvier 2018. 

« Aujourd’hui, nous devons prendre une série de mesures qui vont stabiliser, empêcher un déclin de la population de la Russie dans la prochaine décennie … En fait, nous devons relancer notre politique de développement démographique ».

Il est nécessaire d’introduire une allocation mensuelle pour le premier enfant avant l’âge d’un an et demi. En outre, le président a offert de soutenir les jeunes familles, dans lequel le deuxième ou le troisième enfant est né

« Je sais que la demande pour cette mesure est très importante, en particulier, la mère sera en mesure soit de continuer à travailler soit de se consacrer à l’éducation après la naissance de l’enfant ».

Le président russe, qui a fait de la croissance démographique l'une des priorités de ses trois mandats, avait mis en place ces dernières années un programme de subventions familiales pour inciter les Russes à avoir plus d'enfants. 

Les mères recevront en moyenne 10.500 roubles (autour de 150 euros) par mois durant 18 mois après la naissance. 

La Russie, qui compte actuellement 146,9 millions d'habitants, en a perdu plus de cinq millions depuis la chute de l'URSS en 1991. Le pays avait alors été plongé dans un cercle vicieux démographique, la détérioration des conditions de vie ayant entraîné une hausse de la mortalité et une crise de la natalité. 

Posté le 7 décembre 2017 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

30 novembre 2017

Le Grand Remplacement n'existe pas mais la proportion de musulmans en France pourrait atteindre 18% en 2050

... selon une étude américaine :

"Selon une étude du Pew Research Center publiée jeudi, la population musulmane en Europe va croître d'ici à 2050, même si l'immigration est nulle. La communauté musulmane représentait en 2016 4,9 % des habitants des 28 pays membres de l'Union européenne (Royaume-Uni compris), mais aussi la Norvège et la Suisse. En se basant sur trois scénarios, l'institut américain indépendant, reconnu pour ses recherches en matière de démographie religieuse, estime que les musulmans pourraient représenter entre 7,4 et 14 % de la population européenne à l'horizon 2050 (...)

Les musulmans de France, évalués par Pew à 5,7 millions en 2016 (8,8 % de la population), continueraient de former la première communauté musulmane d'Europe dans l'hypothèse d'une « immigration zéro » (8,6 millions, 12,7 %). Ils seraient 12,6 millions (17,4 %) avec le scénario médian et 13,2 millions (18 %) dans l'hypothèse d'une forte immigration (...)"

Et qui est assez naïf pour croire à l'immigration zéro ?

Posté le 30 novembre 2017 à 22h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

16 novembre 2017

Et revoilà les scientifiques malthusiens

Ceux qui veulent réduire la population mondiale :

Images-2"Il y a vingt-cinq ans, l’Union of Concerned Scientists et plus de 1500 scientifiques indépendants, y compris la majorité des lauréats du prix Nobel dans les sciences, ont écrit l’Avertissement des scientifiques du monde à l’humanité, de 1992. Ces professionnels concernés ont appelé l’humanité à réduire la destruction de l’environnement et ont insisté qu’ »un changement radical dans notre intendance de la Terre et de la vie sur elle s’avère nécessaire pour éviter la misère humaine à grande échelle». Dans leur manifeste, ils ont montré que les humains étaient sur un cours de collision avec le monde naturel."

Dans leur nouvel appel, ils demandent de :

Le démographe Hervé Le Bras réagit en expliquant que la transition démographique a déjà eu lieu dans la plupart des pays et qu’un contrôle de la population peut difficilement s’imaginer :

"[...] Aujourd’hui, la plupart des grands pays ont achevé leur transition démographique, le Brésil et la Chine sont à 1,7 enfants par femme, l’Inde et l’Indonésie à 2,3. Les problèmes de démographie restent localisés à 2 régions. Une part de l’Afrique comprise entre le Sahel et l’Angola, où les femmes peuvent avoir plus de 6 enfants, et l’Afghanistan et le nord de l’Inde et le nord du Pakistan où la moyenne est à 3,5 enfants par femme. 6 enfants, avec une faible mortalité infantile, conduisent au triplement de la population en une génération. Dans ces zones, la fécondité ne diminue pas vraiment, c’est là qu’il faut intervenir. Ces régions concentreront les ¾ de la croissance démographique mondiale en 2050. Pourtant, des pays comme le Kenya sont parvenus en une génération à diviser par 2 leur fécondité.

Ne s’agit-il pas plutôt une question de richesses, d’inégalités et de modes de vie ?

Absolument, la démographie est certes une question de nombre, mais il faut voir comment le nombre se comporte. Un Nigérien a une empreinte sur la planète 20 à 30 fois moins importante qu’un occidental. Les 15 000 scientifiques ont raison d’alerter sur les problèmes écologiques, mais sur la démographie, ils en disent rien de plus que ce que disait Paul R. Ehrlich dans les années 1960. Aujourd’hui, la généralisation du mode de vie occidental avec le recours aux énergies, la voiture, les biens de consommation, ou encore la consommation de viande pose problème.  Selon la FAO, la consommation de viande en Chine a été multipliée par 20 en 3 décennies. Bref, la consommation induite par le développement pèse sur la biosphère. Les principaux coupables des excès de consommation et des émission de CO2 sont les pays développés. Ils sont rejoint par les classes moyennes des pays émergents.

Les scientifiques préconisent de « estimer une taille de population humaine scientifiquement défendable et durable à long terme tout en rassemblant les nations et les dirigeants pour soutenir cet objectif vital », que pensez-vous de cette proposition ?

Proprement ridicule, je les renvoie aux travaux du professeur Joel Cohen de la Rockefeller University qui a listé 70 estimations scientifiques de la population que la Terre peut supporter réalisées au cours des 4 derniers siècles. Elles remontent à la fin du XVIIe siècle. Elles s’échelonnent entre 1 milliard et 50 milliards avec à chaque fois des arguments scientifiques sérieux. Il y a y a 30 ans, l’écologiste Paul R. Ehrlich affirmait un milliard de personnes tandis qu’un responsable du département agronomie d’Harvard envisageait possible une population de 50 milliards d’êtres humains. Cela dépend de tellement de paramètres, à chaque niveau de consommation et mode de vie détermine un optimum mondial.

Est-ce réaliste de vouloir réguler la population ?

Déjà pour une chose simple comme les réfugiés en Europe, les pays ne parviennent pas à s’accorder sur le nombre de réfugiés à accueillir et les conditions. Dès lors, comment vouloir mettre en place des quotas de population ? Il est illusoire d’imaginer des quotas de population, il faudrait un contrôle total des frontières, de la natalité et la mortalité. Cela irait aussi à l’encontre des Droits de l’Homme comme celui de disposer de son corps, de fonder une famille ou même d’émigrer. [...]"

Posté le 16 novembre 2017 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

10 octobre 2017

UE : le nombre de décès a dépassé le nombre de naissances

Selon un article d’Euractiv sur les disparités économiques qui s’accroissent entre régions européennes :

"En 2015, pour la première fois, l’évolution démographique naturelle dans l’UE était négative, c’est-à-dire que le nombre de décès a dépassé le nombre de naissance. Un phénomène qui accentue l’impact des migrations au sein de l’UE et depuis l’extérieur."

La nature a horreur du vide...

Posté le 10 octobre 2017 à 17h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Québec : vers la disparition du peuple acadien ?

Ilyes Zouari, Secrétaire général adjoint de la revue "Population & Avenir" (démographie et géographie humaine) et ex-administrateur de l'association Paris-Québec, écrit sur Acadie Nouvelle :

Acadie"Le dernier recensement fédéral à une nouvelle fois mis en évidence la baisse lente mais certaine de la présence acadienne au Nouveau-Brunswick. Alors que les francophones, en se basant sur le critère de la langue maternelle, représentaient 35,9 % de la population provinciale en 1951, ils en représentent aujourd’hui 32,4 %, voire 31,8 % selon le critère de la première langue officielle parlée (qui inclut également les allophones privilégiant le français).

Cette constante diminution s’explique par trois principales raisons. La première est la très faible fécondité du peuple acadien, qui se situe au-dessous du niveau de fécondité des anglophones de la province depuis le début des années 1980. Selon les dernières statistiques disponibles, publiées en 2011 dans le « Portrait des minorités de langue officielle au Canada : les francophones du Nouveau-Brunswick », l’indice synthétique de fécondité (ISF) se situait en moyenne à seulement 1,34 enfant par femme sur la période 2001-2006 (un des taux les plus faibles au monde), contre 1,54 pour les anglophones, soit un écart défavorable de 15%. Les derniers chiffres relatifs au nombre de naissances dans la province ainsi qu’à leur répartition par comté, indiquent que la situation est toujours à peu près la même aujourd’hui. Pour rappel, l’ISF des francophones était de 6 enfants par femme au milieu des années 1950.

La seconde raison réside dans le niveau significatif d’assimilation dont sont victimes les francophones. Toujours selon le même document, seuls 79,5% des enfants de moins de 18 ans en 2006 et ayant au moins un parent de langue maternelle française se sont vu à leur tour transmettre le français comme langue maternelle. Ceci correspond donc à un taux d’assimilation de 20,5% pour la nouvelle génération, puisque les jeunes concernés par cette non-transmission ne parlent plus le français qu’en tant que langue secondaire, au mieux et après l’anglais, et qu’ils ne peuvent donc être considérés comme francophones. Ce taux historiquement élevé résulte à la fois de l’assimilation naturellement inévitable à long terme de la majorité des francophones vivant dans des localités où ils sont minoritaires, de l’augmentation du nombre de francophones vivant justement dans ces zones majoritairement anglophones, et enfin de la montée en puissance du nombre de couples exogames français-anglais et de la hausse parallèle de la part des enfants issus de ces couples, passée de 16,0% en 1971 à 31,7% en 2006. Or, et à cette même date, seuls 35% de ces enfants étaient comptés comme francophones.  

Enfin, la troisième raison étant à l’origine de la baisse continue du poids des francophones réside dans le caractère très majoritairement anglophone de l’immigration internationale reçue par la province. En effet, et d’après les derniers chiffres disponibles en la matière, seuls 20% environ des nouveaux arrivants peuvent être considérés comme francophones (c’est-à-dire qui le sont à leur arrivée ou qui choisissent de le devenir).

Afin d’enrayer cette évolution défavorable, de nombreux responsables acadiens proposent justement de recourir à l’immigration tout en fixant pour objectif d’avoir un tiers de francophones parmi l’ensemble des immigrants reçus par la province, afin d’en respecter les équilibres linguistiques actuels. Pourtant, et même s’il devait être un jour atteint, cet objectif sera toujours insuffisant pour la simple raison qu’il est impératif de tenir compte de l’assimilation dont seront victimes certains des descendants de ces immigrants eux-mêmes, notamment en fonction de leur répartition géographique. Dans le cas, sans doute utopiste, où les immigrants francophones suivraient la même répartition géographique que les Acadiens, ainsi que le même comportement familial, qui en découle dans une large mesure (notamment en matière d’exogamie), leur taux d’assimilation à la seconde génération serait alors probablement d’environ 20%, tout comme pour les Acadiens de la nouvelle génération. En d’autres termes, il faudrait que la part des immigrants francophones soit alors non pas de 33%, mais de 41% de l’immigration totale reçue par la province. Chose que la majorité anglophone n’acceptera probablement jamais...

Or, il est pratiquement impossible que ces nouveaux arrivants se répartissent géographiquement de la même manière que les Acadiens, puisque les principaux pôles d’activité économique et d’emploi se situent dans le sud-est, partiellement anglophone, et autour de Fredericton et de Saint-Jean, toutes deux anglophones. Par conséquent, et si l’on considère plus raisonnablement que les deux tiers de immigrants s’établissent autour de ces pôles économiques, au moment de leur arrivée ou dans les quelques années qui suivent (par exemple à hauteur de 40% dans le sud-est, de 26,6% dans le sud-ouest, les 33,3% restants allant dans le nord), leur taux d’assimilation global à la seconde génération serait alors de près de 25% si l’on se base sur le niveau actuel d’assimilation des francophones en fonction de leur répartition géographique. En d’autres termes, cela signifie que la part des immigrants francophones dans l’immigration totale devrait donc être de près de 44%, et non pas de 33%, ni même de 41%. [...]"

Posté le 10 octobre 2017 à 08h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

21 septembre 2017

Crise démographique : la France devrait compter entre 110 et 150 millions d’habitants

Selon une analyse de Ilyes Zouari, Secrétaire général adjoint de la revue "Population & Avenir" (La revue des populations et des territoires). La démographie, ça na pardonne pas. Extrait :

"La France demeure un pays relativement sous-peuplé, qui n’est toujours pas parvenu à rattraper un retard de deux siècles qui lui a coûté cher. Encore imprégnée des idées malthusiennes, elle se doit aujourd’hui de contribuer davantage à limiter le déclin démographique du continent européen.

Selon les dernières données démographiques fournies par Eurostat en juillet dernier, la France demeure un pays relativement sous-peuplé par rapport à ces grands voisins européens, comme l’avait déjà déploré le célèbre ouvrage « Paris et le désert français » publié en 1947, et qui avait inspiré la classe politique de l’après-guerre. Se classant de nouveau au-delà de la dixième place (15e, hors Turquie) en matière de croissance démographique en Europe, qui souffre elle-même d’une quasi-stagnation de sa population, la situation n’est donc pas prête de s’inverser. Pourtant, la France devrait contribuer davantage à limiter le déclassement du continent.

Avec une densité de population de 118 hab./km2, début 2017, la comparaison entre la France métropolitaine et les autres grandes puissances européennes est sans appel. Le Royaume-Uni présente une densité de 271 hab./km2, ce qui lui permet d’être davantage peuplé pour un territoire pourtant 56% moins étendu (65,8 millions contre 64,9). De leur côté, l’Allemagne et l’Italie présentent, respectivement, une densité de 232 hab. /km2 et de 201 hab. /km2. En d’autres termes, l’Hexagone aurait dû compter, à la même date, 149,7 millions d’habitants pour être aussi populeux que le Royaume-Uni, 127,8 millions pour être au même niveau que l’Allemagne, et seulement 110,9 millions pour être comparable à l’Italie. [...]

La situation démographique actuelle puise ses origines dans la très lente progression démographique connue par l’Hexagone deux siècles durant, de 1750 à 1945, alors que le reste de l’Europe connaissait un véritable essor démographique (à la seule et tragique exception de l’Irlande). Au terme de cette période, la population de la France n’a ainsi été multipliée que par 1,6, passant d’environ 24,5 millions d’habitants à 40,1 millions début 1946. Dans le même temps, l’Italie et l’Allemagne multipliaient par trois leur population, passant respectivement, et dans leurs frontières actuelles, de 14 à 45,1 millions, et d’un peu moins de 20 millions à environ 68 millions d’habitants (ou 58 millions sans l’entrée d’à peu près dix millions d’Allemands, chassés de leurs anciens territoires et du reste de l’Europe orientale au lendemain de la seconde guerre mondiale). Même chose pour l’Espagne, qui passait de 9,4 à 26,9 millions d’habitants. De leur côté, les Pays-Bas faisaient plus que quadrupler leur population, passant de 1,9 à 9,3 millions, tandis que le Royaume-Uni, dans ses frontières actuelles, sextuplait la sienne en passant de 8,1 à 49 millions début 1946. Cette forte croissance démographique de l’Europe se fit pourtant en dépit de lourdes pertes humaines, dues aux nombreux conflits ayant ensanglanté le continent et, surtout, à l’importante hémorragie migratoire en direction du Nouveau Monde qu’ont subie tous les pays, à l’exception de la France. Sur cette période de deux siècles, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie ont eu pour point commun d’avoir ainsi perdu, chacun, entre 20 et 25 millions de personnes, tandis que la France ne subissait qu’une « modeste » saignée d’environ 4 millions de personnes. La France a donc longtemps été l’homme malade de l’Europe et du monde, elle qui était, en 1750, trois fois plus peuplée que le futur Royaume-Uni et 2,6 fois plus peuplée que l’Espagne, et qui était aussi peuplée que le Japon au début des années 1800.

Le léger baby-boom ayant suivi la seconde guerre mondiale (avec un indicateur conjoncturel de fécondité - ICF - qui n’a jamais dépassé les 3,04 enfants par femme) ne permit de rattraper qu’une petite partie d’un terrible retard accumulé pendant deux siècles. Ce déclin démographique ne fut naturellement pas sans conséquences sur l’influence de la France en Europe, et contribua dans une large mesure au déclenchement des deux grandes guerres mondiales, qui coûtèrent cher à l’Hexagone. Si les équilibres démographiques étaient restés inchangés, l’Allemagne, moins sûre d’elle, n’aurait probablement jamais été aussi belliqueuse. Et la France, non effrayée par une écrasante infériorité numérique, n’aurait sans doute jamais cherché à mettre à genoux l’Allemagne après 1918, favorisant ainsi l’émergence du nazisme.

Cet affaiblissement de la France a résulté d’une déchristianisation précoce ainsi que d’une propagation bien plus importante que partout ailleurs des biens trop simplistes idées malthusiennes. Idées qui ne cessent d’être infirmées à travers le monde, génération après génération. Il est d’ailleurs intéressant de constater que 12 des 14 pays européens à avoir connu une croissance démographique supérieure à celle de la France en 2016, ont à la fois terminé l’année avec une croissance économique supérieure (tous sauf la Norvège) et un taux de chômage inférieur (tous sauf Chypre). Ce qui n’a pourtant pas empêché bon nombre de nos responsables politiques d’insister sur l’existence d’un lien entre la persistance d’un chômage élevé en France et la croissance de la population du pays. [...]

La France a pourtant un rôle à jouer dans une Europe en déclin démographique, et qui ne parviendra à maintenir son niveau actuel de population que grâce aux apports migratoires. En dehors de la France, l’UE, à elle seule, a de nouveau affiché un solde naturel négatif en 2016, de 215 000 personnes. L’Allemagne (qui a connu une croissance démographique deux fois supérieure à celle de la France) et l’Italie perdent chaque année autour de 150 000 « autochtones », chacune, soit davantage que le nombre total des victimes de la bombe d’Hiroshima. Avec une importante et grandissante immigration, en réponse à un ICF constamment inférieur à 1,55 enfant par femme dans l’UE, hors France, il y aura donc toujours autant d’habitants en Europe, mais les Européens y seront progressivement minoritaires. Et ce qui est mathématique est incontestable.

Forte de sa taille, et toujours handicapée par un retard de deux siècles, la France doit donc mettre en place une politique familiale particulièrement volontariste. Ceci est d’autant plus nécessaire que le nombre de naissances en métropole a baissé pour la sixième année consécutive, pour s’établir à 747 000 en 2016, soit un ICF égal à 1,89. Ce niveau correspond ainsi à un déficit de 71 000 naissances par rapport au seuil de renouvellement des générations (2,07). D’ailleurs, il est à noter que le nombre idéal d’enfants souhaités est estimé en moyenne à 2,4 par famille, les femmes en désirant même légèrement davantage que les hommes. Or, un ICF de 2,4 enfants par femme correspondrait actuellement à un surcroît d’un peu plus de 200 000 naissances par année [à noter que cela correspond au nombre d'avortements annuels... NDMJ], ce qui permettrait à la France de rattraper progressivement son retard, et sans avoir recours à une immigration importante. Mais ceci contribuerait également à limiter le déclin démographique de l’Europe dans le monde, dont la multipolarité doit être préservée. [...]"

Posté le 21 septembre 2017 à 14h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

14 septembre 2017

La presse autrichienne évoque le grand remplacement

De "moins en moins de Chrétiens à Vienne. Un habitant sur 3 sera bientôt musulman."

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Etude : à Vienne, un habitant sur 3 est musulman. 1 sur 5 dans toute l'Autriche.

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Posté le 14 septembre 2017 à 19h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

11 septembre 2017

"Si les Européens veulent rester entre eux, qu’ils fassent des enfants !"

Posté le 11 septembre 2017 à 18h16 par Michel Janva | Lien permanent

08 septembre 2017

Dans 40 ans, la majorité de la population française deviendra inéluctablement « d’origine musulmane »

De Charles Gave sur Causeur :

"Pour une fois, je ne vais pas parler d’économie mais de démographie, la beauté avec cette science humaine étant que l’on n’a pas besoin de faire des prévisions : ceux qui sont nés aujourd’hui seront là dans trente ans et ceux qui ne sont pas nés ne seront pas là. Cela est certain. Je ferai abstraction de l’immigration nouvelle qui va continuer sans doute dans les 30 ans qui viennent, et je ne prendrai donc en compte que les réalités connues aujourd’hui c’est-à-dire les naissances. [...]

Ma première remarque est que je ne peux pas m’empêcher de penser que celui qui n’a pas d’enfant n’a pas la même notion du futur que celui qui en a eu. Pour celui qui n’a pas d’enfant, le futur s’arrête sans doute à la prochaine élection ou à sa mort. Après moi, le déluge… En Allemagne, 30 % des femmes de plus de 45 ans et 40 % de celles qui ont eu des diplômes universitaires sont sans enfant et le taux de fécondité (nombre d’enfants par femme) des populations locales hors immigrants est d’environ 1,4. La situation est la même en Italie, en Espagne, en Grèce au Benelux… Ainsi, en Italie ou en Grèce, 100 grands-parents ont en moyenne 42 petits-enfants, offrant ainsi l’exemple même d’une pyramide démographique inversée reposant non pas sur la base mais sur la pointe. Et tout le monde sait que si l’on met une pyramide sur la pointe, elle a une fâcheuse tendance à se casser la figure.

Ce qui m’amène à ma deuxième remarque : les grands parents et les parents ont émis une dette étatique gigantesque lorsqu’ils étaient cent. S’imaginer que leurs petits enfants seront capables de rembourser cette dette alors même qu’ils ne seront plus que 42 relève de l’optimisme le plus béat, à mon humble avis. Poussons plus loin : ces 100 grands-parents sont tous logés, et parfois fort bien. Penser que l’immobilier va monter quand il n’y aura que 42 acheteurs pour 100 vendeurs est une idée intéressante mais dont j’ai du mal à comprendre la logique. Et c’est tout aussi vrai des voitures, des frigidaires, des chambres d’hôtel, des places de professeurs ou d’obstétriciens, ou que sais-je encore…

Venons-en maintenant aux calculs actuariels. Imaginons que dans un pays les femmes liées à la population de « souche » aient en moyenne 1,3 ou 1,4 enfant/ femme tandis que la population d’origine immigrée (ce qui veut dire en Europe, principalement musulmane) ait un taux de fécondité de 3,4 à 4 enfants par femme. Postulons qui plus est que cette population nouvelle ne représente que 10 % de la population totale… Chacun va penser que « bien du temps » va se passer avant que la majorité ne bascule en direction de la population immigrée et que d’ici là tous ces enfants feront comme dans la chanson « et tout cela ça fait d’excellents français », après être passés par notre remarquable système éducatif. Tout dépend en fait de ce que l’on recouvre par la formule « bien du temps ». En fait, et si l’on retient mes hypothèses, le basculement se produira au bout de 30 à 40 ans. Dans 40 ans, il y aura autant de petits enfants issus des 90% que de petits enfants issus des 10%.  Et à ce moment-là, la majorité de la population française deviendra inéluctablement « d’origine musulmane ».

Je ne dis pas que cela sera mal, ou que cela sera bien. Je dis simplement que cela sera fort différent et que nécessairement cela aura de l’influence sur le système politique. Et donc, dans 40 ans au plus tard, il est à peu près certain que la majorité de la population sera d’origine musulmane, en Autriche, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Belgique, en Hollande. Encore une fois, il ne s’agit pas de prédictions mais de calculs et je ne fais même pas appel à l’arrivée de nouveaux immigrants. Je ne verrai pas ce basculement, mais mes enfants le verront sans doute et certainement mes petits-enfants. Ce qui est arrivé à l’Espagne ou à l’Asie mineure aux Xe et XIe siècles va arriver à l’Europe au XXIe siècle, c’est une certitude.

Quelques exemples : à Anvers, la majorité des enfants dans les classes du primaire aujourd’hui sont musulmans. C’est donc dire que dans 15 ans, la majorité des nouveaux entrants sur le marché du travail sera musulmane. A Bruxelles, la capitale de l’Europe, 25 % des nouvelles naissances sont musulmanes, au Pays de Galles, en Ecosse le nom le plus populaire à la naissance est Mohamed, et ainsi de suite.

Venons-en à notre pays. Nos élites se congratulent tous les jours au prétexte que notre taux de fécondité par femme en France serait d’environ 2 enfants par femme, assurant ainsi le remplacement des générations, ce qui est une très bonne chose. Cependant, et pour des raisons que je n’ai pas à expliquer, il est interdit en France de recenser les différentes populations en fonction de leurs croyances religieuses et donc nul ne sait quel est le taux de fertilité des femmes françaises « arrivées récemment », comme il est convenu de les appeler. Habitant une partie de l’année dans la région d’Avignon et allant fréquemment pour des raisons professionnelles à Roubaix, à Toulouse ou dans l’est de Paris, j’ai du mal à croire que nous ne soyons pas déjà à 10 % de citoyens d’origine musulmane, et que ces 10 % auraient une fécondité par femme de seulement 1,4.

La réalité est probablement que nous en sommes déjà à 90% de la population ayant un taux de fécondité des femmes de 1,4, comme partout ailleurs en Europe et que les 10% restantes doivent être à 4 ou à 5 enfants par femme (ce que je peux constater dans les zones commerciales autour d’Avignon), ce qui nous amène aux alentours de 1,8 pour le taux de fécondité « national » (1,4×0.9+4×10). Nous serions dans ce cas dans la même situation que nos voisins, la seule différence étant que nous aurions plus d’immigrés et/ou que ces immigrés auraient plus d’enfants. Et donc, le basculement arriverait plus tôt chez nous que chez eux.

Une possibilité existe pour atténuer ce phénomène : que 10 % des jeunes femmes françaises depuis longtemps et en âge d’avoir des enfants décident, sans que personne ne comprenne pourquoi, un peu comme leurs grands-mères à partir de 1942, d’avoir quatre, cinq, six enfants, ce qui maintiendrait l’équilibre des populations. J’en vois quelques signes ici ou là dans les milieux très catholiques… [...]"

 

Posté le 8 septembre 2017 à 20h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (34)

07 septembre 2017

Nouvelle baisse de la natalité en France

Lu dans Famille chrétienne :

"D’après une enquête de l’Insee parue le 30 août, 784 000 bébés sont nés en France en 2016, soit 15 000 de moins qu’en 2015 (- 1,9  %). C'est la deuxième année consécutive de diminution de la natalité. Cette tendance s’explique en partie par la baisse du nombre de femmes en âge de procréer. Début 2017, l’Insee annonçait que la fécondité atteignait 1,93 enfant par femme. L’étude indique par ailleurs que moins de 1 % des naissances ont lieu hors d’une structure de soins."

Posté le 7 septembre 2017 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent

19 juillet 2017

M. Macron : la démographie n'est pas un problème pour l'Afrique

IndexSuite à aux propos surprenants de M. Macron sur la fécondité des femmes africaines (7 ou 8 enfants par femme...), Ilyes Zouari, spécialiste du Monde francophone, auteur du "Petit dictionnaire du Monde francophone" (L'Harmattan, avril 2015), x-Administrateur de l'association Paris-Québec, nous a envoyé les trois premiers paragraphes d’un article - bien plus long - rédigé en 2016 pour la revue Géopolitique africaine.

Ces quelques lignes démontrent bien que les propos de M. Macron n’ont pas lieu d’être. Intéressons-nous plutôt à la catastrophe démographique et écologique du sous-continent indien (où l’Inde continue encore à gagner près 20 millions d’habitants par an), et laissons les Africains tranquilles, au nom de nos intérêts communs sur le long terme. Les irrationnelles idées malthusiennes ont déjà coûté terriblement cher à la France, qui en fut, de loin, la première victime. Quant aux questions migratoires, c'est à nous d'avoir le courage de prendre les mesures qui s'imposent, en s'inspirant, par exemple, du Japon, du Brésil, des pays du Golfe ou encore des pays du Maghreb...

Les grands défis de l’Afrique francophone (revue Géopolitique africaine, n°58/59, novembre 2016) 

Tirée par une double mutation démographique et économique, l’Afrique francophone s’affiche désormais comme l’un de principaux relais de croissance dans le monde. Certaines menaces fragilisent toutefois ce vaste ensemble, qui souffre, par ailleurs, d’une perception encore injustement négative et handicapante.

Une mutation démographique considérable

Depuis le milieu du 20e siècle, les 25 pays d’Afrique francophone ont connu un formidable essor démographique, passant d’un total de 73 millions d’habitants en 1950 à 370 millions début 2016. Cet ensemble croît à un rythme annuel de 2,5%, désormais essentiellement dû à sa partie subsaharienne (2,8%). S’étendant sur 14 millions de km2 (soit 3,1 fois l’Union européenne - UE - tout entière), il commence donc à compter sur la scène internationale, lui qui dépassait à peine la population de l’Allemagne en 1950 (69 millions) (1).

Par ailleurs, l’Afrique subsaharienne (ASS) francophone a globalement entamé sa transition démographique, puisque seuls 4 des 22 pays de la zone n’ont pas encore connu de baisse significative de leur natalité depuis 1970 (Niger, Tchad, République centrafricaine, et République démocratique du Congo - RDC (2)). Ailleurs, la baisse est d’environ 20%, et même de près de 40% en Côte d’Ivoire (passée d’un taux de fécondité de 7,9 enfants par femme à 4,9) et à Madagascar (de 7,3 à 4,4).

Toutefois, l’Afrique demeure dans son ensemble un continent relativement peu peuplé, comparée, par exemple, à l’Inde. Celle dernière, qui parvient à nourrir sa population, est plus populeuse alors qu’elle est 6,6 fois moins étendue que l’Afrique hors Sahara. Sur le continent, le Nigéria est un des très rares pays à être assez surpeuplé, avec 210 hab./km2, soit exactement deux fois plus que le Bénin limitrophe. La pression migratoire grandissante en provenance de l’hinterland francophone sur les pays francophones côtiers sera donc accentuée par celle venant du Nigeria, qui pourrait compter une diaspora de 40 millions de personnes dans les pays de la sous-région d’ici 2050, soit 10% de sa population à cette date (taux atteint ou dépassé par de nombreux pays en voie de développement et non surpeuplés). Certains pays de la CEDEAO devraient donc peut-être songer à revoir certaines clauses de leur accords, et en particulier celle relative à la liberté de résidence.    

(1) commençant à atteindre, ainsi, une masse critique nécessaire au développement de l'industrie et de nombreuses activités économiques.

(2) de ces quatre pays, seul le Niger franchit la barre des 7 enfants par femme (les trois autres: entre 6,2 et 6,6).

Posté le 19 juillet 2017 à 16h40 par Michel Janva | Lien permanent

13 juillet 2017

Avec le réchauffement, tout devient très simple

Si vous avez suivi Emmanuel Macron, s'il y a du terrorisme, c'est parce qu'il y a du réchauffement climatique.

En voici une autre du même ordre : avoir moins d'enfants permet de combattre le réchauffement... Selon des chercheurs en Suède, qui ont identifié les quatre mesures individuelles les plus efficaces pour réduire l'empreinte carbone et lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique, dans leur étude publiée dans la revue Environmental Research Letters. Seth Wynes de l'Université Lund en Suède les détaille :

  1. adopter un régime alimentaire végétarien : une alimentation sans viande permet de ne pas émettre 0,8 tonne de CO2 annuellement.
  2. éviter de voyager par avion : cela se traduit par une réduction de 1,6 tonne de CO2 par voyage
  3. ne pas avoir de voiture : cela évite environ d'émettre l'équivalent de 2,4 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an. 
  4. 4) faire moins d'enfant : c'est visiblement la mesure la plus efficace pour combattre le réchauffement. Le fait d'avoir un enfant de moins revient à diminuer les émissions de CO2 de 58,6 tonnes par an, ont calculé les auteurs.

Avoir moins d'enfants permet surtout d'accélérer le grand remplacement et avec celui-ci, les envahisseurs peuvent se passer du terrorisme : CQFD !

Posté le 13 juillet 2017 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

11 juillet 2017

Malthus Macron reproche à l'Afrique d'avoir des enfants

Samedi 8 juillet, le président de la République donnait une conférence de presse lors du G20 à Hambourg. Interrogé sur l'Afrique, il se lâche :

"Le défi de l'Afrique", "il est civilisationnel". "Quels sont les problèmes de l'Afrique ?" "Les Etats faillis, les transitions démocratiques complexes, la transition démographique qui est (...) l'un des défis essentiels de l'Afrique". "Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien".

La conclusion logique, ce serait de dire aussi : "vous pouvez décider d'accueillir des millions d'immigrés, vous ne stabiliserez rien"..., mais c'est sans doute une pensée un peu trop complexe pour notre président malthusien.

Cette idée, selon laquelle la démographie est un problème, est celle de Malthus, suivant lesquelles la population augmente selon une progression géométrique, alors que les ressources naturelles ne croissent qu'en progression arithmétique. Il proposait de modérer la fécondité des pauvres afin qu'ils puissent nourrir leurs enfants ! C'est une vision de riches au détriment des pauvres.

Posté le 11 juillet 2017 à 18h54 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2017

"Dans la Grande Bretagne, tout le monde semble pétrifié de dire officiellement ce que nous disons tous en privé"

Steven Morrissey, le célèbre chanteur de rock britannique, dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas :

1e6c2335« Célébrant mon anniversaire à Manchester alors que la nouvelle de l’attentat à la bombe de Manchester a éclaté. La colère est monumentale.Pour quelle raison cela s’arrêtera-t-il ?

Theresa May dit que de telles attaques «ne nous briseront pas», mais sa propre vie est vécue dans une bulle à l’épreuve des balles et, évidemment, ce n’est pas elle qui identifiera les jeunes corps dans les morgues de Manchester. En outre, « ne nous briser » signifie que la tragédie ne la brisera pas, ni ses politiques en matière d’immigration. Les jeunes de Manchester sont déjà brisés – merci tout de même, Theresa.

Sadiq Khan dit que « Londres est unie à Manchester », mais il ne condamne pas l’Etat islamique – qui a revendiqué la responsabilité de la bombe. La reine reçoit des éloges absurdes pour ses «mots forts» contre l’attaque, mais elle n’annule pas la fête de jardin d’aujourd’hui au palais de Buckingham – pour laquelle aucune critique n’est autorisée en Grande-Bretagne dans la presse. Le maire de Manchester, Andy Burnham, dit que l’attaque est le travail d’un «extrémiste». Un extrême quoi ? Un lapin extrême ?

Dans la Grande Bretagne, tout le monde semble pétrifié de dire officiellement ce que nous disons tous en privé. Les politiciens nous disent qu’ils n’ont pas peur, mais ils ne sont jamais les victimes. Quelle est la facilité de ne pas avoir peur lorsque l’on est protégé de la ligne de tir. Les gens n’ont pas de telles protections. »

Une chose est vraie, c'est que beaucoup de dirigeants européens ne risquent pas de perdre un enfant dans un concert...

Posté le 24 mai 2017 à 06h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

17 mai 2017

La politique pro-famille de Poutine porte ses fruits

Après 70 ans de communisme, l'affaire n'est pas simple. De Sabine de Villeroché sur Boulevard Voltaire :

"[...] depuis les années 2000, les élites russes font un tout autre choix pour redresser le pays menacé par une catastrophe démographique sans précédent. La mise en place de mesures natalistes fortes, la promotion d’un retour aux valeurs patriotiques et spirituelles et la mise en avant d’un modèle familial vertueux sont proposées aux Russes pour reconstruire le pays.

Dix-sept ans après l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, la dynamique porte ses fruits : le taux de fécondité des Russes est passé de 1,17 enfant par femme en 1999 à 1,89 (plus que dans l’Union européenne) et, depuis 2012, la population augmente de nouveau en continu.

L’effort financier fourni par l’État a été exceptionnel : création d’un capital maternel (9.000 roubles pour la naissance du 2eenfant) et autres mesures incitatives fortes ont permis aux familles de voir leurs revenus multipliés par 2,2 en 10 ans.

Parallèlement, Vladimir Poutine mène une intense campagne de communication patriotique à rebours de ses voisins. Et pour cause ! Il cerne parfaitement et dénonce les risques mortifères que prennent les démocraties modernes « en renonçant à leurs racines spirituelles, traditionnelles et même sexuelles ». (réunion du club de Valdaï, 19/9/2013).

A contrario, pour les Russes, le modèle idéal de famille est composé de plusieurs générations vivant sous le même toit, avec un père, une mère et trois enfants nés au sein du mariage.

L’homosexualité n’est guère encouragée dans le pays au grand dam des Occidentaux qui, dans le même temps légalisent le mariage pour les couples de même sexe. En interdisant la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs, Vladimir Poutine envoie un message fort à ses concitoyens : les homosexuels russes ont les mêmes droits que leurs concitoyens mais l’État ne leur reconnaît aucun droit spécifique car ils ne produisent pas d’enfants – ce dont le pays a tant besoin. Avec l’appui du clergé orthodoxe, le gouvernement prend également des mesures pour limiter le nombre d’avortements, qui reste extrêmement élevé. En revanche, la législation russe est assez libérale vis-à-vis des techniques de médecines reproductives. La Russie demeure une destination privilégiée pour les clients de gestation pour autrui. Mal comprises par nos démocraties modernes, les grandes orientations russes en matière de politique familiale sont la démonstration que d’autres choix réalistes et efficaces sont possibles en ce XXIe siècle."

Posté le 17 mai 2017 à 13h54 par Michel Janva | Lien permanent

Suicide de l'Europe : Les principaux dirigeants européens n’ont pas d’enfants

Ne pas avoir d'enfant peut être involontaire, subi et constitue souvent une vraie souffrance à laquelle l'Eglise sait apporter son aide et sa consolation. Les couples concernés peuvent s'orienter vers l'adoption ou discerner une autre vocation. En revanche, lorsque l'on constate que la plupart des dirigeants européens n'ont pas d'enfant, il est légitime de douter de leur capacité à diriger et à protéger leur propre peuple (sauf s'il s'agir d'un pur hasard statistique). 

C'est ce qu'a constaté Phil Lawer :

Emmanuel Macron, le nouveau président français, n’a pas d’enfants (il a épousé son ancienne prof, de 25 ans son aînée)

La chancelière allemande Angela Merkel n’a pas d’enfants

Le Premier ministre britannique Theresa May n’a pas d’enfants

Le Premier ministre italien Paolo Gentiloni n’a pas d’enfants

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte n’a pas d’enfants

Le Premier ministre suédois Stefan Löfven n’a pas d’enfants

Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel n’a pas d’enfants

Le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon n’a pas d’enfants

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker n’a pas d’enfants

Le premier ministre belge, Charles Michel, a deux enfants, une moyenne haute dans cette Europe qui ne se reproduit plus. Mais son prédécesseur, Élio di Rupo, était un homosexuel sans enfant.

Un rapport de recherche de l'Union européenne intitulé "No kids, no problem" (Pas d'enfants, pas de problème) soulignait (encourageait?) cette tendance suicidaire de l'Europe. Il est intéressant de lire l'analyse de Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio en Italie :

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"Jamais l’Europe n’a été dirigée par autant de politiciens sans enfants. Ils sont modernes, ouverts, multiculturels et savent que « tout finira avec eux ». À court terme, être sans enfant est un soulagement car cela implique zéro dépense pour la famille, aucun sacrifice et personne pour se plaindre d’un avenir mal préparé (...)

Etre mère ou père vous oblige à vous projeter dans l’avenir du pays dont vous avez la charge. Mais les dirigeants les plus importants d’Europe ne laisseront aucun enfant derrière eux (...) N’ayant pas d’enfants, les dirigeants d’Europe donnent le sentiment de n’avoir aucune raison de s’inquiéter de l’avenir de leur continent. Le philosophe allemand Rüdiger Safranski a écrit:

"Pour les personnes sans enfants, penser en termes de générations futures n’est guère pertinent. Par conséquent, ils se comportent de plus en plus comme s’ils étaient les derniers, le dernier maillon de la chaîne".

« L’Europe se suicide. Ou du moins ses dirigeants ont décidé de se suicider », a écrit Douglas Murray dans The Times. « L’Europe aujourd’hui n’a pas envie de se reproduire, de se défendre, ni même de prendre parti pour elle-même dans un débat ». Murray, dans son nouveau livre, intitulé The Strange Death of Europe, baptise le phénomène : « une fatigue civilisationnelle existentielle ».

Angela Merkel a pris la décision fatidique d’ouvrir les portes de l’Allemagne à un million et demi de migrants pour enrayer l’hiver démographique de son pays. Ce n’est pas un hasard si Merkel, qui n’a pas d’enfants, a été appelée « la mère compatissante » des migrants. Merkel se moque de savoir si cet afflux massif de migrants ne risque pas modifier la société allemande en profondeur, et pour toujours.

Dennis Sewell a récemment écrit dans le Catholic Herald :

"Cette idée de « civilisation occidentale » rend plus épineuse la panique démographique. Sans elle, la réponse serait simple : l’Europe n’a aucune inquiétude à avoir sur le nombre de jeunes qu’il faut trouver pour soutenir ses personnes âgées dans leurs années de déclin. Plein de jeunes migrants cognent aux portes, grimpent sur les barbelés ou s’embarquent sur des fragiles esquifs pour atteindre nos rives. La seule chose à faire est les laisser entrer."

Le statut de femme sans enfant d’Angela Merkel est le reflet de la société allemande : 30% des femmes allemandes n’auront pas d’enfants indiquent les statistiques de l’Union européenne, et ce ratio passe à 40% chez les diplômées de l’Université. La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, a déclaré que, sauf à redresser le taux de natalité, le pays devra « éteindre la lumière ».

Selon une nouvelle étude publiée par l’Institut national d’études démographiques, un quart des femmes européennes nées dans les années 1970 n’auront pas enfants. Les leaders européens ne sont pas différents. En 1940, une femme sur neuf née en Angleterre et au Pays de Galles était sans enfant à l’âge de 45 ans, mais en 1967, ce pourcentage est passé à une femme sur cinq.

Selon le philosophe Mathieu Bock-Coté, Macron, âgé de 39 ans, marié à son ancien professeur de théâtre elle-même âgée de 64 ans, est le symbole d’une « bonne mondialisation libérée de la mémoire de la gloire française perdue». Ce n’est pas un hasard si « Manif Pour Tous », un mouvement qui a lutté contre la légalisation du mariage homosexuel en France, a appelé à voter contre Macron en tant que « candidat antifamille ». Le slogan de Macron, « En Marche ! », incarne les élites mondialisées qui réduisent la politique à un exercice, une performance.

C’est pour conquérir l’Europe que le leader turc Erdogan exhorte les musulmans à avoir « cinq enfants » et que les imams musulmans exhortent leurs fidèles à « élever des enfants ». Les suprémacistes islamiques travaillent à produire un conflit de civilisations au cœur de l’Europe ; ils dépeignent les pays qui les accueillent en Occident comme des civilisations sur le point de s’effondrer, sans population, sans valeurs et ne portant plus aucun intérêt à leur propre culture.

A voir Merkel, Rutte, Macron et tous les autres, les suprémacistes islamiques auraient tort de se gêner. Nos dirigeants européens nous mènent comme des somnambules vers la catastrophe. Que peut bien leur faire qu’à la fin de leur vie, l’Europe ne soit plus l’Europe ? L'essayiste Joshua Mitchell l'a très bien expliqué, « se trouver » devient plus important que construire un monde. La longue chaîne des générations a déjà fait le travail. Maintenant, jouons ! ».

Posté le 17 mai 2017 à 08h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

13 avril 2017

Le grand remplacement n’est ni un fantasme ni un complot, c’est le secret le mieux gardé de la mondialisation

Extrait de la chronique d'Eric Zemmour :

«Le grand remplacement» n’est ni un fantasme ni un complot ; c’est le secret le mieux gardé de la mondialisation ; son principe, son moteur, son âme. Ce n’est pas Renaud Camus, l’auteur de cette formule aussi brillante que sulfureuse, qui l’affirme ; ni un militant «identitaire», ni même un de ces intellectuels «réactionnaires» voués aux gémonies par la bien-pensance. C’est l’un des plus célèbres démographes français, l’un des piliers des pages idées de la presse de gauche, le compère d’Emmanuel Todd, le contempteur du Front national et des «fantasmes d’invasion»: Hervé Le Bras. Bien sûr, notre auteur continue de pourfendre cette notion de «grand remplacement», mais le paradoxe est qu’il en démontre l’implacable réalité mieux que quiconque. Il rejette le mot pour mieux en faire accepter la chose. Jamais il n’a été aussi clair, aussi limpide. Comme s’il tombait le masque. Comme s’il pouvait décrire la réalité sans fard car il était trop tard pour l’arrêter.

Que nous dit son dernier opuscule? Que la mondialisation, d’abord déménagement d’usines dans les pays pauvres, est désormais déménagement d’hommes dans les pays riches. Que ce ne sont pas les plus pauvres qui émigrent, mais les moins pauvres des pays pauvres. Que les stratégies d’aide au développement sont donc un leurre comme les réfugiés climatiques. Que «la croissance de la population française dépend des migrations… Sans l’entrée d’étrangers, le solde migratoire de la France deviendrait négatif et la croissance démographique cesserait rapidement…»

Que les politiques devraient s’intéresser autant à l’immigration qu’à l’émigration. Que «200.000 départs par an représentent presque le quart d’une génération». Que les immigrés d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec ceux d’hier, car «les migrations à longue distance qui viennent du monde entier ont remplacé les déplacements de proximité» (…)

Les uns remplaceront les autres, mais le grand remplacement n’existe pas. Le Bras est le Pangloss des migrations. Tout est bien dans le meilleur des mondes. Le grand remplacement est un grand déménagement du monde et Hervé Le Bras est son agent immobilier."

Posté le 13 avril 2017 à 07h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Mélenchon veut matraquer fiscalement les familles nombreuses

Lu ici :

Chine"Jean-Luc Mélenchon aurait-il un problème avec les familles nombreuses? Le candidat de la France insoumise qui en appelle à une révolution fiscale vient en effet de mettre en ligne un simulateur d'imposition qui permet de mieux comprendre quels en seraient les effets. Sur cette page, en entrant le salaire net mensuel de votre foyer (en réalité il faut entrer le revenu imposable) et votre situation familiale (marié, pacsé ou célibataire et nombre d'enfants à charge), chaque contribuable peut calculer ce qu'il paierait comme impôt sur le revenu si Jean-Luc Mélenchon devait emporter l'élection présidentielle. 

Son projet prévoit de faire passer le nombre de tranches d'imposition de 5 à 14 avec un taux maximal à 90%. On pense donc d'abord que le candidat de gauche, pourfendeur des inégalités sociales, s'attaque en priorité aux plus aisés. Mais, en testant ce simulateur on constate qu'une autre catégorie de la population est visiblement dans son collimateur: les familles de 3 enfants et plus.

Globalement, si vous êtes célibataire et sans enfant, la "révolution fiscale" vous sera favorable jusqu'à un revenu imposable de 4.000 euros par mois. À ce niveau de rémunération, vous paierez un peu plus d'impôt sur le revenu mais un peu moins de CSG, puisque celle-ci deviendrait progressive. Au final, ce sera pour vous une opération blanche.

En revanche, pour les ménages ayant encore de nombreux enfants à charge, le programme de Jean-Luc Mélenchon est rapidement bien moins avantageux. Avec des résultats même très étonnants. Vos impôts explosent avec 2 enfants de plus.

Prenons par exemple un célibataire qui déclarerait des revenus très confortables de 3.700 euros net par mois, soit plus de deux fois le salaire médian en France. S'il n'a pas d'enfants à charge, ce contribuable aurait, sur le plan fiscal, tout à gagner d'une victoire du candidat de gauche puisqu'il paierait au total 390 euros d'impôt en moins qu'aujourd'hui. En revanche, s'il élève seul deux enfants, il devrait lâcher au fisc 1.991 euros d'impôt de plus qu'aujourd'hui! "Vous faites partie des 10% les plus riches", se justifie le simulateur. Oui, mais au même salaire et sans enfant, vous ne faites plus partie de cette catégorie invitée à contribuer davantage "à la solidarité nationale"..."

Vers une politique forcée de l'enfant unique comme ce fût le cas dans le Chine communiste ?

Posté le 13 avril 2017 à 07h01 par Philippe Carhon | Lien permanent

27 février 2017

Des partisans de l'avortement et du contrôle des naissances en séminaire au... Vatican

Capture d’écran 2017-02-27 à 09.18.01L'Académie Pontificale des Sciences organise un Séminaire sur l'extinction biologique («Comment sauver l'environnement naturel dont nous dépendons») à Rome du 27 février jusqu'au mercredi 1er mars. Plusieurs experts et journalistes avaient demandé au président de l'APS, Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, la possibilité de participer, mais tous se sont vu opposer un refus ferme: «La conférence est réservée aux orateurs et à leurs invités»...

Pourquoi cette discrétion ? Parce que sont invités les principaux représentants du mouvement anti-nataliste (programme). 

Comme John Bongaarts, vice-président du Population Council, qui, il y a tout juste un an, le 24 février 2016, écrivait dans la revue Nature que l'augmentation de la population dans les régions les plus pauvres du monde «est un obstacle à leur développement qui rend difficile d'être optimiste quant à leur avenir». Plus encore: la croissance de la population «a des effets négatifs galopants sur la société et sur les écosystèmes de la planète». John Bongaarts prononcera son exposé au Vatican le mardi 28 février, titre: «Population: situation actuelle et perspectives futures».

Il y aura aussi un autre champion de l'anti-natalisme, Mathis Wackernagel, «inventeur» de l'empreinte écologique. L'empreinte écologique est définie comme

«la superficie de terres et d'eau dont une population humaine a besoin pour produire les ressources qu'elle consomme et pour éliminer ses déchets».

C'est un moyen subtil pour établir scientifiquement l'idée que le monde est surpeuplé. Si nous voulons sauver la planète, il faut contrôler les naissances...

Mais les plus fortes protestations des associations pro-vie ont été enregistrées à propos de la présence au séminaire du Vatican du biologiste américain Paul Ehrlich qui parlera sur le thème «Sixième extinction». Ehrlich est le principal penseur de la propagation du mythe de la surpopulation, avec son livre The population Bomb, si bien que pour lui, stérilisations et avortements forcés sont des thérapies évidentes. 

(via Benoît-et-moi).

Posté le 27 février 2017 à 09h21 par Michel Janva | Lien permanent

15 février 2017

Famille et démographie

L'association Famille et Liberté a publié un Livre Blanc Pour une nouvelle politique familiale. L'objectif est précisé au début :

Capture d’écran 2017-02-14 à 22.31.26"[...] Il nous a cependant semblé qu’en ces temps d’effervescence électorale sur fond de pessimisme et de remise en question désabusée de ce qui fonde notre société, il était plus que jamais nécessaire de redéfinir la place de la famille dans la société et dans la vie politique. Surtout, des orientations précises et concrètes nous ont semblé utiles pour fournir propositions et arguments aux hommes et aux femmes politiques qui ont vraiment le souci, de quelque bord qu’ils soient, de comprendre et de répondre aux légitimes préoccupations des électeurs et d’assurer la pérennité de la France.

Les tentatives de redressement du pays ont échoué parce qu’elles ont toutes négligé le ressort principal de la cohésion sociale, celle où chacun occupe sa place et toute sa place, c’est-à-dire la famille. Nous entendons donner ainsi tout un arsenal d’argumentaires pour montrer qu’il n’y a pas de justice sociale sans la notion toute familiale de ce qui est dû et demandé à chacun, dans le souci prioritaire du plus petit mais en fonction de l’intérêt de la famille entière ; pas de développement économique durable sans le modèle du père qui entreprend et construit pour sa famille, dans la vision à long terme dessinée par la succession des générations ; pas de rayonnement culturel sans le désir de transmettre ce que l’on a reçu et développé, désir constitutif de la famille ; pas de paix sans la médiation de la mère, porteuse de vie et arbitre entre autorité et tendresse.

Quand les familles se délitent, la nation décline, mais que les familles rayonnent à nouveau et la nation se ressaisira. L’une des préoccupations majeures des Français est devenue la lutte contre le terrorisme islamiste. Les medias relayent la stupeur éprouvée devant de si nombreux cas de radicalisation de gens apparemment normaux. Là aussi, les réflexions développées dans les pages suivantes laissent à penser que la désagrégation familiale est le meilleur terreau de ce genre de réaction, et plus particulièrement la féminisation de la société et la disparition de l’autorité paternelle et du modèle masculin en général. Soucieux d’échapper à tout slogan électoraliste, nous avons cherché, dans un incessant va et vient, à étayer des propositions les plus concrètes et réalistes possible par une argumentation de fond. De fil en aiguille, de nouvelles questions sont suscitées par les réponses elles-mêmes et nous ne prétendons pas avoir réponse à tout. Il nous a seulement semblé que la tâche de Famille et Liberté était bien de remettre la famille au centre des enjeux politiques qui vont prendre une place prépondérante dans les mois à venir. Si, comme nous le pensons, la famille comme institution est le coeur et le maillon incontournable dans l’évolution et le renouvellement de nos existences comme dans l’épanouissement de nos cultures, si elle est le seul ciment qui peut donner cohésion et force à la société, alors nous devons le prouver, en convaincre les hommes politiques et tous ceux qui exercent des responsabilités, chacun à son échelon, dans la société civile, et en tirer les conséquences pratiques. C’est à quoi devrait servir ce Livre Blanc."

A noter que ce Livre Blanc développe peu les sujets liés à la loi Tauibira (dénaturation du mariage et de la filiation, PMA et GPA) puisque cela ferait double emploi avec le travail de La Manif pour tous. En revanche, on y trouve tout un tas de sujet liés à la famille, comme la démographie et l'immigration :

"[...] C’est pourquoi, pour les migrants eux-mêmes, la solution du départ est un pis-aller qui ne saurait être encouragé comme la solution idéale. Dans leur intérêt et dans celui de leur pays, les efforts devraient consister en premier lieu à faire en sorte qu’ils puissent rester sur leur terre et contribuer à la développer.

Ceci a été parfaitement exprimé par Charlotte Höhn, directeur de l’Institut fédéral allemand de recherche sur la population. Représentant l’Allemagne à la Commission des Nations Unies sur la Population et le Développement, elle était interrogée par la revue de recherche de la commission européenne sur l’immigration comme moyen de résoudre le déficit démographique ; elle répondit ceci :

« Ce n’est pas correct, en tous cas, pas au-delà d’un niveau où l’intégration ne sera plus possible. Si, par déficit démographique, on entend faible taux de fécondité, les immigrés ne remplaceront jamais les bébés. Pour compenser le faible taux de natalité d’un pays, il faudrait qu’ils deviennent majoritaires dans ce pays. En outre, une fois installés dans ce pays, leur taux de natalité baissera à son tour. Si, par déficit démographique, on entend population vieillissante, là non plus l’immigration n’est pas la solution. Les immigrés vieillissent aussi et acquièrent des droits sociaux. Recruter le nombre d’immigrants nécessaires pour arrêter le vieillissement démographique signifierait l’immigration sur une échelle qui serait difficile à gérer. Une étude des Nations Unies sur une “immigration de remplacement“a attiré l’attention sur ce fait »

L’étude à laquelle Charlotte Höhn fait référence ici date des années 2000, mais elle n’a jamais été démentie par les faits. Et pourtant, malgré ces avertissements, « l’’immigration est devenue, dans l’esprit des dirigeants de l’Union européenne, la solution pour éviter un déclin démographique et limiter la régression économique et sociale. » Elle prévoit que parmi les pays d’Europe, seuls le Royaume Uni et la France pourraient conserver leur nombre d’habitants « avec moins d’immigrants que ce qu’ils ont reçu dans un passé récent ». Qu’est-ce qui explique cette singularité du Royaume-Uni et de la France et qu’est devenue leur démographie depuis les années 2000 ? Nous y reviendrons mais non sans avoir souligné, à la suite de tout ce qui précède, qu’au « suicide démographique » de l’Europe, la solution de « l’immigration de remplacement », de l’aveu même des instances onusiennes, ne saurait être satisfaisante et serait même lourde de conséquences pour l’avenir des peuples d’Europe, la cohésion nationale, la sécurité et l’avenir de la civilisation tout entière. Surtout dans la mesure où l’Europe a dilué son identité jusqu’à n’avoir à offrir aucun facteur d’intégration aux peuples qui frappent à ses portes, voire même, qui les forcent. C’est l’avertissement du général du Verdier qui mettait en garde, dans un ouvrage bien documenté sur l’avenir démographique de l’Europe, contre la tentation de « prôner le métissage, forme plus progressive, mais pas plus indolore de la disparition»."

Cas de la Russie, citée parmi d'autres :

"La Russie a connu le même effondrement des naissances dans les années 90 ainsi qu’une crise sanitaire entraînant une augmentation des décès. Démentant toutes les prévisions, les naissances ont augmenté de façon spectaculaire (+ 58%) entre 1999 et 2014. Le taux de fécondité a grimpé de 1,17 enfant par femme à 1,75, tandis que le nombre d’avortements officiels est passé dans la même période de 4.103.000 à 940 00018. Il faut dire qu’en 2006, Poutine a déclaré que la démographie était le problème le plus urgent du pays et a pris les mesures qui s’imposaient pour encourager et soutenir les familles. Depuis 2009, la population de Russie augmente grâce à un solde migratoire positif. Mais depuis 2013, elle n’a même plus besoin pour augmenter, de tenir compte de l’immigration : en 2013 et 2014, les soldes naturels positifs étaient respectivement de 24 013 et 33 688 habitants. Néanmoins tout n’est pas réglé : depuis 2008, en conséquence du creux démographique des années 90, le nombre des femmes en âge de procréer diminue, ce qui entraînera mathématiquement une diminution des naissances qui devra être compensée par un taux de fécondité encore accru."

Posté le 15 février 2017 à 09h28 par Michel Janva | Lien permanent

10 février 2017

La baisse du taux de natalité n'est pas seulement liée à la crise économique

Jean-Pierre Maugendre rétablit quelques vérités, à propos de la crise démographique que la France connaît :

"[...] « C’est d’abord parce que les Français sont inquiets sur l’évolution de leur niveau de vie » (Yves de Kerdrel Valeurs Actuelles du 26 janvier) que la natalité chuterait. L’éditorialiste du célèbre hebdomadaire semble créer un lien direct de cause à effet entre les perspectives de prospérité matérielle et la fécondité. S’il n’est pas question de nier que les difficultés matérielles peuvent être un frein à la natalité il n’est pas non plus légitime de lier la natalité uniquement à des questions économiques. Les pays les plus riches d’Europe (Allemagne, Suisse, Autriche, Norvège, Suède, etc.) ne sont pas ceux à la natalité la plus élevée. Citons les taux de fécondité de l’Allemagne (1,44 enfants par femme), la Suisse (1,55), la Norvège (1,86), l’Autriche (1,46), etc.

La vérité sur le « baby boom »

C’est au général De Gaulle et à la politique nataliste impulsée par le Conseil National de la Résistance que serait dû le redressement démographique de la France après la seconde guerre mondiale, le fameux « baby boom ». Il se trouve que c’est à la IIIe République confortée par les mesures de l’État Français que l’on doit le redressement de notre natalité à partir de …1943 et cela malgré l’absence de 1 850 000 prisonniers. En effet l’année 1943 enregistre 589 000 naissances contre 576 000 en 1938 et 580 000 en 1939. Que s’est-il passé ? Tout d’abord de nombreuses mesures législatives ont été adoptées : loi Landry du 11 mars 1932 qui instaure des sursalaires familiaux pour les familles de plus de deux enfants, décret-loi du 12 novembre 1938 qui crée des Allocations Familiales progressives et indépendantes du salaire, code de la famille du 29 juillet 1939 qui promeut une prime à la naissance et une allocation de mère au foyer. L’inspirateur de ces mesures est un démographe fondateur de l’Institut National d’Études Démographiques, Alfred Sauvy, membre du cabinet de Paul Reynaud en 1940. À ces mesures matérielles vient s’adjoindre la promotion, que l’on qualifierait aujourd’hui de médiatique, par l’État français de la femme de France comme épouse et comme mère. Le maréchal Pétain ne cesse d’exalter ce rôle dans de très nombreux discours conformément à la devise « Travail, Famille, Patrie ». La mesure emblématique de cet état d’esprit sera, bien sûr, l’institution de la Fête des Mères en 1941. Les lois sur le divorce deviennent plus restrictives. Le CNR ne fera que prolonger et conforter cette politique qui sera au fil du temps réduite à néant. D’une part financièrement, les Allocations Familiales devenant un instrument de redistribution sociale contrairement à leurs intuitions d’origine, et d’autre part médiatiquement par la dévalorisation constante de la maternité et de la femme qui se consacre à l’éducation de ses enfants. Logiquement le taux de natalité commence à fléchir au milieu des années 1970 qui sont encore une période de forte croissance et de prospérité. Les conséquences de l’esprit de mai 68 sont également perceptibles dans ce domaine et ce n’est pas en proposant, plus ou moins consciemment, Brigitte Bardot comme modèle de la femme moderne et libérée que la droite se montre capable de redresser la barre. Tout cela pour aboutir à la situation ubuesque où s’occuper des enfants des autres est admirable mais s’occuper des siens est l’objet d’un profond mépris de la part de la classe politico médiatique. Comme le notait justement Alfred Sauvy : « La seule qui n’ait pas droit à une retraite normale est la mère de plusieurs enfants ».

Notons enfin, avec tristesse, que l’Église qu’il est maladroit mais commode de qualifier de conciliaire est dans une position pour le moins ambiguë sur le sujet. Mise à part l’Irlande les pays où la pratique religieuse reste significative ou importante : Espagne, Italie, Pologne sont aussi ceux qui ont des taux de natalité particulièrement bas, entre 1,3 et 1, 5 enfants par femme. On aura du mal à croire que ces chiffres sont la conséquence d’une maîtrise particulièrement remarquable des méthodes de régulation naturelle des naissances promues par l’encyclique de Paul VI Humanae Vitae à l’exclusion de l’avortement et de la contraception artificielle…

Une expérience à suivre

Il semble donc que le redressement de la natalité française, condition de la survie de la France, soit à la conjonction de deux facteurs. D’une part des soutiens financiers qui permettent à chaque naissance de ne pas se concrétiser, comme aujourd’hui, par une baisse de l’ordre de 20% du niveau de vie de la famille concernée. D’autre part un climat général de valorisation de la maternité mais aussi de stabilisation des unions. Pour des raisons évidentes l’instabilité des couples ne facilite pas la transmission de la vie. La seule expérience d’envergure aujourd’hui menée dans ce domaine a lieu dans la Russie de Vladimir Poutine. Il sera intéressant d’en observer les résultats. Quant à la France ce sujet ne semble guère intéresser les actuels prétendants à la magistrature suprême."

Posté le 10 février 2017 à 18h44 par Michel Janva | Lien permanent

25 janvier 2017

Le théoricien de la bombe démographique et de l’avortement forcé au Vatican

Pas vraiment "Laudato si" :

Images-7"L’homme, figure phare du contrôle des naissances, vient donner des leçons au Vatican sur la façon de sauver la planète en sacrifiant les hommes. Cela semble incroyable et pourtant c’est vrai. Nous parlons de Paul R. Ehrlich, biologiste américain devenu célèbre en 1968 avec le livre « The Population Bomb », la bombe démographique. Ce fut le début d’une gratifiante (pour leurs auteurs) saison de publications éco-catastrophique dans lesquelles l’homme était la véritable cible.

En instillant la peur d’une explosion démographique incontrôlée, Ehrlich et combien d’autres qui l’ont suivi ont incité les gouvernements et les organisations internationales à prendre des mesures drastiques de contrôle de la population : la stérilisation et l’avortement forcé sont depuis devenus normaux dans les pays en voie de développement. Pour ne citer qu’un exemple, on estime à 400 millions le nombre des enfants qui ne sont pas nés en Chine grâce aux suggestions d’Ehrlich et compagnie, et des dizaines de millions de filles ont été victimes d’avortements sélectifs (étant donné le choix, en Chine mais aussi en Inde et dans d’autres pays, où, pour des raisons culturelles et économiques, les familles donnent la préférence aux garçons).

S’il y avait une justice, le Dr Ehrlich devrait être jugé pour crimes contre l’humanité mais bien au contraire, 39 ans après, il reçoit l’honneur d’entrer en grandes pompes au Vatican, invité par les Académies pontificales des Sciences et des Sciences Sociales guidées par Mgr Marcelo Sanchez Sorondo. L’occasion est un symposium au sujet de l’extinction biologique : « Comment sauver le monde naturel dont nous dépendons » tel est le titre de ce symposium qui aura lieu du 27 février au 1 mars.

Tout naturellement, la présence de Ehrlich au Vatican a déjà suscité des protestations de la part de groupes pro-vie et d’associations américaines pro-famille, et pas seulement pour des raisons morales, mais aussi pour des raisons scientifiques : que pourrait jamais dire de si intéressant un Ehrlich qui a eu tout faux dans toutes les prévisions faites à l’époque avec tant de complaisance ? « La bataille pour nourrir l’humanité tout entière est définitivement perdue », ainsi commençait le livre « The Population Bomb », qui annonçait dix millions de décès dûs à la faim, chaque année, aux États-Unis dès les années 70 du siècle dernier, ainsi que des centaines de millions qui auraient dû se produire en Chine et en Inde en raison de l’explosion démographique. Pourtant, si la population mondiale était à cette époque d’environ 3 milliards d’êtres humains, cette population a plus que doublé depuis près de quarante ans ; non seulement ces sombres prédictions ne se sont pas vérifiées, mais on observe également que la population souffrant de malnutrition et de sous-alimentation a diminué en termes absolus et en pourcentage.

Un charlatan donc, mais aux yeux des Académies pontificales évoquées ci-dessus, c’est un scientifique qui peut apporter une contribution importante à la sauvegarde de la planète, chose qui semble être maintenant la principale préoccupation des instances du Vatican. Il est donc juste – comme le demande une pétition lancée aux Etats-Unis – d’exiger que le Saint-Siège retire l’invitation adressée à ce sinistre personnage.

Mais nous devons reconnaître que le vrai problème n’est pas la présence d’Ehrlich : il est normal qu’il soit sous le feu des critiques en raison de sa notoriété et du fait qu’il est le symbole de certaines batailles menées pour éliminer les hommes de la face de la terre. Mais le vrai problème réside dans le colloque lui-même, dans son approche des problèmes de la création : de telle façon que les autres intervenants sont – plus ou moins – sur la même ligne d’Ehrlich. Certains sont même célèbres au-delà du milieu universitaire, comme Mathis Wackernagel, inventeur avec William Rees de l’empreinte écologique (Ecological Footprint), une tentative pour établir scientifiquement la nocivité de l’homme pour la Terre. [...]"

Posté le 25 janvier 2017 à 20h28 par Michel Janva | Lien permanent

18 janvier 2017

Pas de politique familiale, pas d'enfant

Marine Le Pen s'inquiète de la baisse de la natalité et souhaite que la France se dote d'une vraie politique familiale. Mais elle n'a pas un seul mot sur l'avortement :

P"La baisse de la natalité observée en 2016 semble poursuivre une tendance déjà relevée en 2015. Si la fécondité des femmes françaises reste plus élevée que celles de la plupart des pays d’Europe, ce mouvement inquiète légitimement.

De nombreuses raisons sont avancées pour expliquer cette diminution du nombre de naissances et en particulier la baisse de la fécondité aux âges jeunes (qui n’est pas cette année compensée par une augmentation de la fécondité des femmes plus âgées). Parmi les causes les plus fréquemment admises par les démographes, on note l’allongement de la durée des études, une insertion plus difficile sur le marché du travail, et plus généralement une situation économique défavorable. Et il est vrai que les familles françaises sont les premières à souffrir de l’absence de croissance et de l’explosion du chômage. Comment se projeter dans l’avenir pour un jeune couple quand la conjoncture est à ce point dégradée et que les perspectives financières du foyer sont plus qu’incertaines ? Pour parler plus concrètement, il est difficile d’envisager d’avoir un premier enfant, ou d’agrandir la famille, quand on n’est tout simplement pas assuré de pouvoir travailler, ou d’avoir des revenus décents, et ainsi de subvenir aux besoins de tout le foyer.

Mais il existe également en France un lien fort entre la politique familiale menée par l’Etat et le niveau de la natalité. C’est le rôle dans notre pays de la politique familiale que d’assurer aux hommes et femmes qui souhaitent avoir des enfants un soutien financier, matériel et moral. Ce soutien témoigne de la solidarité de la Nation avec ses familles et répond à un objectif politique fort auquel j’adhère totalement : pour continuer de jouer son rôle et de gagner en puissance, la France se doit d’avoir beaucoup d’enfants et de tout mettre en œuvre pour faciliter les naissances dans les familles françaises.

La politique familiale étant régulièrement convoquée pour expliquer la bonne tenue de la démographie française, il est tout à fait légitime de souligner aujourd’hui que son affaiblissement entraîne des conséquences négatives sur le taux de fécondité. De ce point de vue, un bilan s’impose.

Dès lors, je ne peux que regretter les attaques graves menées par les gouvernements français successifs depuis une dizaine d’années contre la politique familiale.

De ce point de vue, les quinquennats Sarkozy-Fillon et Hollande-Valls ont eu des conséquences dramatiques sur la vie des familles françaises. Affaiblissement des revenus des familles des classes moyennes et populaires, promesses de revalorisation des prestations non tenues, déscolarisation des enfants de l’école maternelle, réduction des avantages fiscaux liés au fait d’avoir eu un ou des enfants, baisse du plafond des allocations familiales, modulation des allocations familiales et de la prestation d’accueil du jeune enfant en fonction des revenus… : la liste est longue, et ce sont autant d’éléments incombant à ces gouvernements qui expliquent aujourd’hui la moindre fécondité des femmes françaises et qui continueront d’affecter négativement la natalité sur le moyen-terme.

Il est par ailleurs illusoire de penser que c’est par un nouveau renforcement de l’immigration que sera compensée la baisse des naissances. Les deux sujets ne sont pas du tout à mettre sur le même plan.

La politique familiale en France a toujours eu pour vocation d’aider la natalité des familles françaises. C’est à cet objectif fondamental qu’il faut revenir. Je ne surprendrai personne en réaffirmant ma volonté, dans le cadre de mon projet présidentiel pour le prochain quinquennat, de renforcer considérablement l’action de l’Etat en faveur de la politique familiale et de la réserver aux Français."

Posté le 18 janvier 2017 à 15h47 par Michel Janva | Lien permanent

17 janvier 2017

Après 5 années d'attaques contre la famille, la baisse de la natalité se poursuit

En 2016, la fécondité a diminué pour la deuxième année d’affilée, selon les chiffres rendus publics mardi 17 janvier. L’année dernière, 785 000 bébés sont nés. Soit 14 000 de moins qu’en 2015, qui avait déjà connu 20 000 naissances de moins que l’année précédente. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,93 enfant par femme, contre 1,96 en 2015, et 2 en 2014.

La France ne remplace plus sa population. Mais d'autres le font puisque la population globale est en hausse. Au cours de l'année 2016, la population a augmenté de 265 000 personnes, soit une hausse de 0,4%. Le solde migratoire est estimé à 67 000 personnes supplémentaires en 2016. Le nombre de décès a atteint 587 000 en 2016. Après avoir augmenté en 2015, il baisse légèrement en 2016 (-7000).

La population française continue de vieillir : au 1er janvier 2017, "les personnes de 65 ans ou plus représentent 19,2% de la population, soit trois points de plus que dix ans auparavant".

En 2016, 235 000 mariages ont été célébrés, dont 7 000 parodies entre personnes de même sexe.

Posté le 17 janvier 2017 à 14h40 par Michel Janva | Lien permanent

11 janvier 2017

Suicide démographique en Italie

Lu dans Les Echos :

"Pour la première fois les naissances sont tombées en 2015 sous le seuil psychologique des 500.000, à peine 400.000 si les deux parents sont italiens. Le taux de fécondité est l'un des plus bas du monde avec 1,37 enfant par femme. Ce n'est pas le record de 1,19 atteint en 1995, mais le même chiffre qu'en 1986. Pour la première fois depuis 1919, la population de la péninsule a diminué l'année dernière. Selon les prévisions de l'ISTAT, pas plus de 495.000 nouveaux nés verront le jour dans la péninsule en 2016. 8 naissances pour mille habitants, contre 10 naissances pour mille dans l'Union Européenne. Une chute de la natalité qui fait écho à une hausse de 10% de la mortalité en 2015 par rapport à 2014. 

Une véritable démographie de temps de guerre pour le pays le plus âgé du monde après le Japon. Et alors même que les jeunes diplômés italiens quittent toujours davantage le pays. Elle produit en effet des classes creuses et les femmes en âge de procréer sont aujourd'hui beaucoup moins nombreuses qu'il y a vingt, trente, ou quarante ans. Environ 25% des Italiennes n'ont pas d'enfant, tandis que 25% n'en ont qu'un seul. Une spirale de la dénatalité dont l'Italie aura bien du mal à s'extraire. D'autant plus que les immigrés sur lesquels elle comptait sont de plus en plus nombreux à partir et font eux aussi de moins en moins d'enfants. Certains évoquent d'ailleurs un « suicide démographique », puisque 2% des femmes et 4% des hommes âgés entre 18 et 40 ans déclarent ne pas vouloir fonder une famille."

Posté le 11 janvier 2017 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent

Crise démographique en Europe

La proportion de femmes sans enfant ne cesse d'augmenter en Europe selon une étude de l'Institut national des études démographiques (Ined). Cette recherche compare les taux d'infécondité des femmes européennes nées entre 1900 et 1972. Une femme sur quatre née dans la première décennie du XXe siècle n'a pas eu d'enfant. Pour les femmes nées après 1970, la proportion est d'environ une sur sept (14%), selon l'Institut national d'études démographiques.

La Première Guerre mondiale, qui a entraîné de très nombreux décès de jeunes hommes en âge de se marier, et la crise économique des années 1930, qui a forcé ceux des pays les plus pauvres à émigrer vers les pays les plus riches, expliquent majoritairement ce « retard massif de maternités » du début du XXe siècle.

A la faveur de la croissance économique et de la mise en place de la protection sociale, le taux de fécondité a ensuite fortement augmenté. Jusqu'en 1975, c'est le « baby-boom » : les femmes ont en moyenne 2,1 enfants, et parmi celles nées au début des années 1940, par exemple, seule une sur dix en moyenne est restée sans enfant.

Mais depuis, la fécondité n'a cessé de baisser, atteignant des niveaux très bas en Europe : 1,7 enfant en moyenne pour les femmes nées en 1974. Soit en dessous du seuil de renouvellement des générations, qui est établi à un peu plus de 2 enfants par femme. Parmi les causes :

« Une contraception efficace, une arrivée des enfants plus tardive, une instabilité plus grande des unions, le souhait d'avoir avant tout un emploi alors qu'ils sont de plus en plus instables et l'incertitude économique croissante ».

C'est en Europe du Sud que le nombre d'enfants par femme a diminué le plus rapidement - jusqu'à une femme sur quatre née dans les années 1970 pourrait rester sans enfant en Espagne, Grèce et Italie.

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Posté le 11 janvier 2017 à 08h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

29 décembre 2016

Suicide

Extraordinaire que Le Figaro publie cette citation de Malthus au lendemain des saints Innocents :

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Posté le 29 décembre 2016 à 09h53 par Michel Janva | Lien permanent

22 décembre 2016

La fécondité et l’espérance de vie ont baissé en France

L’Ined a publié mardi son analyse annuelle de la situation démographique en France : en 2015, la fécondité a légèrement baissé, et l’espérance de vie a reculé de manière significative.

Posté le 22 décembre 2016 à 17h15 par Michel Janva | Lien permanent

03 novembre 2016

La croissance démographique tient en réalité aux progrès qui ont permis le recul de la mortalité et non à une natalité excessive

Le numéro de novembre de La Nef est consacré à la démographie. Loin des prévisions catastrophiques des malthusiens qui nous dirigent, le professeur Dumont explique :

Couverture286"[...] Con­trairement à l’usage fréquent et irrationnel de l’expression « explosion démographique », l’évolution moyenne de la population dans le monde se caractérise, depuis la fin des années 1960, par une continuelle décélération, conforme à la logique de la transition démographique. Celle-ci comprend deux étapes. La première est celle pendant laquelle les progrès économiques, sanitaires, hygiéniques... permettent d’enregistrer une baisse très importante de la mortalité des nouveau-nés, des enfants et des adolescents, et des femmes en couche. La seconde étape est de nature différente. Là, le changement provient de la natalité qui se met à baisser parce que les couples ont réalisé l’amélioration considérable des taux de survie de leurs nouveau-nés, il n’y a donc plus besoin d’autant de naissances pour satisfaire la descendance espérée.

Ce mécanisme de la transition démographique est essentiel car il explique la croissance démographique inédite dans le monde depuis deux siècles. Il dément ainsi une croyance fréquente selon laquelle cette multiplication par six de la population mondiale durant cette période serait due à une tendance des couples à une fécondité débridée. La croissance démographique tient en réalité aux progrès qui ont permis le recul de la mortalité et non à une natalité excessive. En effet, entre 1950 et 2015, la fécondité moyenne dans le monde est passée de 5 enfants par femme à 2,5, soit une baisse de 50 %.

Si l’on examine maintenant l’évolution démographique par continent, le plus grand changement structurel de la géographie des populations qui s’opère au cours du XXIe siècle concerne l’Europe et l’Afrique. [...] D’une part, l’Europe est, depuis le milieu des années 1970, entrée dans ce que j’ai appelé un « hiver démographique », soit une fécondité nettement et durablement en dessous du seuil de remplacement des générations. Sa population a néanmoins légèrement augmenté en raison d’une longévité accrue et des apports migratoires. [...] D’autre part, l’Afrique, qui connaît à son tour le processus de transition démographique, enregistre une forte croissance. Le continent africain est devenu plus peuplé que l’Europe en 1995. Sa population dépasse celle de l’Amérique entière vers 2000 et, au milieu des années 2000, l’Afrique devient milliardaire en nombre d’habitants. La projection moyenne indique 1,6 milliard d’habitants en Afrique en 2030 et près de 2,4 en 2050. [...]"

Posté le 3 novembre 2016 à 09h56 par Michel Janva | Lien permanent


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