26 juin 2015

Il s’agit moins de devenir « écologiste » que d’être plus intégralement chrétien

Gaultier Bès, 26 ans, est professeur agrégé de Lettres modernes et l’auteur de Nos Limites - Pour une écologie intégrale (Le Centurion, 2014). Il répond aux questions du R&N. Extraits :

"« Catho écolo » ? Je comprends l’expression, mais je récuse l’étiquette. Il faut s’entendre sur les mots. Je suis chrétien, catholique - ou du moins je m’efforce de l’être, par la grâce de Dieu - ce qui implique de chérir et de servir la Création toute entière. Nous n’en sommes ni les propriétaires ni les souverains, nous en sommes les gardiens. Mériterons-nous cette parole de bénédiction que le maître adresse au « serviteur bon et fidèle » dans la parabole des talents : «  tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître » (Matthieu, 25) ? Au fond, je n’apprécie guère le mot « catho » qui me semble être une réduction culturelle, sociologique, et donc caricaturale, de ce que signifie, fondamentalement, professer la foi catholique. Il s’agit justement de s’affranchir de certains codes et réflexes, d’un certain vocabulaire (celui des « valeurs » notamment, qu’on finit par confondre avec la vérité de notre foi), pour devenir plus radicalement disciple du Christ. De même, le mot « écolo » est ambigu, charriant avec lui un ensemble de représentations que je ne fais pas toujours miennes. Le slogan « sauver la planète (ou le climat) », par exemple, formule emphatique qui participe d’une sorte de néo-pélagianisme selon lequel l’humanité pourrait obtenir par elle-même, par sa seule créativité technique, le salut du monde. Ou encore les idées de « croissance verte » ou de « consommation éco-responsable » qui me semblent ne pouvoir mener qu’à un amendement superficiel de nos modes de vie, là où il faudrait une révolution – une conversion si vous préférez. L’écologie ayant été définie à l’origine comme « sciences des conditions d’existence », il s’agit moins de notre point de vue de devenir « écologiste » que d’être plus intégralement, plus radicalement chrétien, en favorisant la vie sous toutes ses formes. Beaucoup d’entre nous font donc de l’écologie, comme Monsieur Jourdain de la prose, sans le savoir ! [...]

[A] l’instar de « chrétiens sociaux », l’expression de « catho écolo » est pléonastique. Je ne pense pas qu’on puisse dire que les chrétiens auraient particulièrement négligé la Création. Il y a quand même une tradition judéo-chrétienne profonde, ininterrompue, qui commence avec les psaumes et dont Laudato Si est le dernier jalon, d’émerveillement et de veille face à la Création. Dans tous les combats pour le respect de la vie, on trouve en première ligne des chrétiens, de manière plus ou moins visible, certes. [...]"

Posté le 26 juin 2015 à 14h19 par Michel Janva | Lien permanent

24 juin 2015

"Désinvestir les énergies fossiles" ?

Tel est  l'appel lancé par un groupe de leaders chrétiens. Ils appellent à  "désinvestir les énergies fossiles (sic)" et à convertir les portefeuilles d'actions dans des entreprises plus "durables". Stanislas de LARMINAT décrypte l'information.

"L’initiative n’est que la copie d’une campagne internationale lancée par un américain, Bill McKibben.…., un méthodiste malthusien notoire …, auteur d'un livre « May be one - Personal and Environmental Argument for Single Child Families »… Il souhaite une « réforme de l'immigration - pour le climat », les États-Unis ayant besoin des immigrés pour concevoir plus facilement les politiques  nécessaires à lutter contre le changement climatique."

L'auteur dénonce trois méprises:

- La méprise scientifique

Le postulat scientifique de la cause humaine des variations climatiques est loin d’être partagé… Pourquoi cette concomitance entre l'encyclique et l'appel au désinvestissement carbonique ? …C'est oublier l’appel du Pape à continuer le dialogue scientifique : « L’Église n’a pas la prétention de juger des questions scientifiques ni de se substituer à la politique, mais j’invite à un débat honnête et transparent, pour que les besoins particuliers ou les idéologies n’affectent pas le bien commun » (Laudato si § 188)

- La méprise économique

Le concept de durabilité ne se résume pas à un désinvestissement du secteur des énergies fossiles. Jouer la « croissance verte » n’est pas un but en soi. Que deviendront les milliards investis dans des fonds financiers verts, s’il advenait que le réchauffement climatique s’est inversé ? Depuis 15 ans, le Giec lui-même a reconnu ce plateau dans l’évolution des températures. Ne prépare-t-on pas une « green crise », après la « subprime crise »?

- La méprise éthique

La campagne américaine recommande  d'investir dans des entreprises considérées comme éthiques au motif qu’elles ne seraient pas actives dans les énergies fossiles. Mais c’est oublier que les réalités ne sont pas aussi simples. Parmi les entreprises considérées comme "durables", sont citées :
- Google, très active dans le transhumanisme
- IBM, connue pour ses engagements managériaux favorables au Gender
- Rolls-Royce Holding, 14ème fabricant d’armes au monde,
- Johnson Controls Inc.,  fabriquant mondial n°1 des batteries électrochimiques contestées pour leur pollution.
Tous ceux qui ont une expérience du monde économique savent qu’il n’y a rien de plus délicat que de prétendre définir les critères éthiques pour juger une entreprise. Les signataires, en lançant l’appel à « désinvestir les énergies fossiles » ont une vision techno-centrique des problèmes, comme si  « le bien et la vérité surgissaient spontanément du pouvoir technologique et économique lui-même » (Laudato si § 105) !

Les signataires se rendent-ils compte qu'ils apportent une caution à la démarche écomalthusienne de Bill McKibben ? Le Pape a pourtant bien exclu tout amalgame éco-malthusien accusant la croissance démographique d’être la cause des désordres planétaires :

« Au lieu de résoudre les problèmes des pauvres et de penser à un monde différent, certains se contentent seulement de proposer une réduction de la natalité. Les pressions internationales sur les pays en développement ne manquent pas, conditionnant des aides économiques à certaines politiques de “santé reproductive”... Il faut reconnaître que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire » (Laudato si § 50).

Posté le 24 juin 2015 à 18h07 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2015

23 juin : conférence sur Laudato Si à Paris

Annonce histoire actualité encyclique écologie

Posté le 22 juin 2015 à 18h22 par Michel Janva | Lien permanent

27 septembre : voiture interdite à Paris

Le dimanche 27 septembre aura lieu une journée sans voiture sur le territoire parisien. Cette journée concernera tout le territoire parisien hors périphérique, sur une plage horaire de 7h (10h/17h ou 11h/18h, en cours de discussion).

Tous les automobilistes seront invités à ne pas utiliser leur véhicule ce jour-là. Une zone centrale ainsi que les bois feront l’objet d’un contrôle renforcé de la Préfecture de Police. Les transports en commun, les taxis, les commerçants ou encore les véhicules d’urgence pourront néanmoins circuler. Tous les arrondissements sont ainsi directement concernée par cette journée.

Tout le monde est invité à aller s'empoisonner dans le métro, où l'indice de pollution est le plus élevé : en moyenne annuelle, la station Châtelet atteint plus de 150 microgrammes de PM 10 (particules en suspension dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres). Aux heures de pointe, des pics à plus de 1000 microgrammes ont été enregistrés. Et ce alors qu'en en France, le seuil d'alerte aux particules en extérieur est situé à 80 microgrammes... Aucune information n'est indiquée aux usagers. Sophie Mazoué, responsable de la qualité de l'air à la RATP, avait justifié :

 «Ca semblerait très alarmiste d'apporter l'information. Afficher une alerte amènerait la crainte»

Posté le 22 juin 2015 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

18 juin 2015

L'idéologie du gender ne respecte pas la nature

N°155 de l'encyclique :

"L’écologie humaine implique aussi quelque chose de très profond : la relation de la vie de l’être humain avec la loi morale inscrite dans sa propre nature, relation nécessaire pour pouvoir créer un environnement plus digne. Benoît XVI affirmait qu’il existe une “écologie de l’homme” parce que « l’homme aussi possède une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut manipuler à volonté ». Dans ce sens, il faut reconnaître que notre propre corps nous met en relation directe avec l’environnement et avec les autres êtres vivants. L’acceptation de son propre corps comme don de Dieu est nécessaire pour accueillir et pour accepter le monde tout entier comme don du Père et maison commune ; tandis qu’une logique de domination sur son propre corps devient une logique, parfois subtile, de domination sur la création. Apprendre à recevoir son propre corps, à en prendre soin et à en respecter les significations, est essentiel pour une vraie écologie humaine. La valorisation de son propre corps dans sa féminité ou dans sa masculinité est aussi nécessaire pour pouvoir se reconnaître soi-même dans la rencontre avec celui qui est différent. De cette manière, il est possible d’accepter joyeusement le don spécifique de l’autre, homme ou femme, œuvre du Dieu créateur, et de s’enrichir réciproquement. Par conséquent, l’attitude qui prétend « effacer la différence sexuelle parce qu’elle ne sait plus s’y confronter », n’est pas saine."

Posté le 18 juin 2015 à 23h21 par Michel Janva | Lien permanent

Ces "écologistes" qui ne respectent pas l'embryon humain

N° 136 de l'encyclique :

"D’autre part, il est préoccupant que certains mouvements écologistes qui défendent l’intégrité de l’environnement et exigent avec raison certaines limites à la recherche scientifique, n’appliquent pas parfois ces mêmes principes à la vie humaine. En général, on justifie le dépassement de toutes les limites quand on fait des expérimentations sur les embryons humains vivants. On oublie que la valeur inaliénable de l’être humain va bien au-delà de son degré de développement. Du reste, quand la technique ignore les grands principes éthiques, elle finit par considérer comme légitime n’importe quelle pratique. Comme nous l’avons vu dans ce chapitre, la technique séparée de l’éthique sera difficilement capable d’autolimiter son propre pouvoir."

Posté le 18 juin 2015 à 23h19 par Michel Janva | Lien permanent

Laudato Si dénonce le malthusianisme

Voici le n°50 de l'encyclique :

"Au lieu de résoudre les problèmes des pauvres et de penser à un monde différent, certains se contentent seulement de proposer une réduction de la natalité. Les pressions internationales sur les pays en développement ne manquent pas, conditionnant des aides économiques à certaines politiques de “ santé reproductive ”. Mais « s’il est vrai que la répartition inégale de la population et des ressources disponibles crée des obstacles au développement et à l’utilisation durable de l’environnement, il faut reconnaître que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire ». Accuser l’augmentation de la population et non le consumérisme extrême et sélectif de certains est une façon de ne pas affronter les problèmes. On prétend légitimer ainsi le modèle de distribution actuel où une minorité se croit le droit de consommer dans une proportion qu’il serait impossible de généraliser, parce que la planète ne pourrait même pas contenir les déchets d’une telle consommation. En outre, nous savons qu’on gaspille approximativement un tiers des aliments qui sont produits, et « que lorsque l’on jette de la nourriture, c’est comme si l’on volait la nourriture à la table du pauvre ». De toute façon, il est certain qu’il faut prêter attention au déséquilibre de la distribution de la population sur le territoire, tant au niveau national qu’au niveau global, parce que l’augmentation de la consommation conduirait à des situations régionales complexes, à cause des combinaisons de problèmes liés à la pollution environnementale, au transport, au traitement des déchets, à la perte de ressources et à la qualité de vie, entre autres."

Posté le 18 juin 2015 à 23h15 par Michel Janva | Lien permanent

Laudato si : une vision eschatologique de toute la création

Liberté Politique est un des premiers blogs à publier une analyse complète de l'encyclique sortie aujourd'hui. Elle est due à Stanislas de Larminat, auteur de "L'écologie chrétienne n'est pas ce que vous croyez" (Salvator- 2014). 

Alors que tous les commentateurs ne parlent que de la reconnaissance par le pape François de la cause humaine du réchauffement climatique, l'analyse reprend les paragraphes 60 et 61 dans lesquels, le pape François admet que,

"sur beaucoup de questions concrètes, en principe, l’Église n’a pas de raison de proposer une parole définitive et elle comprend qu’elle doit écouter puis promouvoir le débat honnête entre scientifiques, en respectant la diversité d’opinions" (61).

L’encyclique appelle donc au dialogue entre les diverses visions :

"Cela donnerait lieu à divers apports qui pourraient entrer dans un dialogue en vue de réponses intégrales". (§ 60)

Trois points doctrinaux méritent, selon cet article, d’être mis en exergue dans cette encyclique.

Le premier tourne autour de l’anthropocentrisme chrétien. Le pape démontre que l’Église en est souvent accusée à tort.

Par ailleurs, le pape François en répétant que « tout est lié » montre son attachement à une anthropologie de la relation. Il y a là une approche qui n’est pas nouvelle pour l’Église mais qui montre l’importance que le Pape y attache. 

Enfin, le Pape met tout dans la perspective d’une vision eschatologique de toute la création.

Posté le 18 juin 2015 à 22h21 par Michel Janva | Lien permanent

"La défense de la nature n’est pas compatible avec la justification de l’avortement"

Extrait de l'encyclique (pour vous donner envie d'en lire l'intégralité) :

"Si la crise écologique est l’éclosion ou une manifestation extérieure de la crise éthique, culturelle et spirituelle de la modernité, nous ne pouvons pas prétendre soigner notre relation à la nature et à l’environnement sans assainir toutes les relations fondamentales de l’être humain. Quand la pensée chrétienne revendique une valeur particulière pour l’être humain supérieure à celle des autres créatures, cela donne lieu à une valorisation de chaque personne humaine, et entraîne la reconnaissance de l’autre. L’ouverture à un “ tu ” capable de connaître, d’aimer, et de dialoguer continue d’être la grande noblesse de la personne humaine. C’est pourquoi, pour une relation convenable avec le monde créé, il n’est pas nécessaire d’affaiblir la dimension sociale de l’être humain ni sa dimension transcendante, son ouverture au “ Tu ” divin. En effet, on ne peut pas envisager une relation avec l’environnement isolée de la relation avec les autres personnes et avec Dieu. Ce serait un individualisme romantique, déguisé en beauté écologique, et un enfermement asphyxiant dans l’immanence.

Puisque tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement. Un chemin éducatif pour accueillir les personnes faibles de notre entourage, qui parfois dérangent et sont inopportunes, ne semble pas praticable si l’on ne protège pas l’embryon humain, même si sa venue cause de la gêne et des difficultés : « Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil d’une nouvelle vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent »." [n°119-120]

Posté le 18 juin 2015 à 18h03 par Michel Janva | Lien permanent

Nos préoccupations uniquement écologiques ne pourront pas obtenir des effets significatifs

Instrument pour une première lecture de l’encyclique, le texte qui suit publié par le VIS aide à en comprendre la dynamique d’ensemble et à en extraire les lignes de force. 

Un regard d’ensemble:

"Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent? Cette interrogation est au cœur de Laudato Si’, l’encyclique attendue du Pape François sur le soin de notre maison commune. Le Pape poursuit: Cette question ne concerne pas seulement l’environnement de manière isolée, parce qu’on ne peut pas poser la question de manière fragmentaire, et ceci conduit à s’interroger sur le sens de l’existence et de ses valeurs à la base de la vie sociale: Pour quoi passons-nous en ce monde, pour quoi venons-nous à cette vie, pour quoi travaillons-nous et luttons-nous, pour quoi cette terre a-t-elle besoin de nous? Si cette question de fond n'est pas prise en compte, dit le Souverain Pontife, je ne crois pas que nos préoccupations écologiques puissent obtenir des effets significatifs. L’encyclique prend le nom de l’invocation de saint François Loué sois-tu mon Seigneur du Cantique des Créatures, qui rappelle que la terre, notre maison commune, est « comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts. Nous-mêmes sommes terre. Notre corps est lui-même constitué des éléments de la planète, son air nous donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure. Aujourd’hui, cette terre, maltraitée et saccagée, pleure, et ses gémissements rejoignent ceux de tous les laissés-pour-compte dans le monde. Le Pape François invite à les écouter, en sollicitant chacun de nous, individus, familles, collectivités locales, nations et communauté internationale à une conversion écologique, selon l’expression de Jean-Paul II, c’est-à-dire changer de cap, en assumant la beauté et la responsabilité d’un engagement pour le soin de notre maison commune. Dans le même temps, le Pape François reconnaît une sensibilité croissante concernant aussi bien l’environnement que la protection de la nature, et une sincère et douloureuse préoccupation qui grandit pour ce qui arrive à notre planète, légitimant ainsi un regard d’espérance qui ponctue toute l’encyclique, et envoie à tous un message clair et plein d’espérance: L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune- L'être humain est encore capable d'intervenir positivement, tout n’est pas perdu, parce que les êtres humains, capables de se dégrader à l'extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer. 

Le Pape François s’adresse bien sûr aux fidèles catholiques, en reprenant les paroles de Jean-Paul II: Les chrétiens, notamment, savent que leurs devoirs à l’intérieur de la création et leurs devoirs à l’égard de la nature et du Créateur font partie intégrante de leur foi, mais propose spécialement d’entrer en dialogue avec tous au sujet notre maison commune. Le dialogue parcourt tout le texte, et dans le chapitre 5, devient un instrument pour affronter et résoudre les problèmes. Depuis toujours, le Pape François rappelle que d’autres Eglises et communautés chrétiennes, comme aussi d’autres religions, ont nourri une grande préoccupation et une précieuse réflexion sur le thème de l’écologie. Il en assume même explicitement la contribution, en citant amplement le cher Patriarche oecuménique Barthélémy. A plusieurs reprises, le souverain pontife remercie les protagonistes de cet engagement que ce soient des individus, des associations ou des institutions, en reconnaissant que la réflexion d’innombrables scientifiques, philosophes, théologiens et organisations sociales qui ont enrichi la pensée de l’Eglise sur ces questions, et invite chacun à reconnaître la richesse que les religions peuvent offrir pour une écologie intégrale et pour et pour un développement plénier de l’humanité. 

L’itinéraire de l’encyclique est tracé au paragraphe 15, et s’articule en six chapitres. On passe d’une écoute de la situation à partir des meilleurs données scientifiques disponibles (chapitre 1), à la confrontation avec la Bible et la tradition judéo-chrétienne (chapitre 2), en identifiant les racines des problèmes (chapitre 3) posés par la technocratie et un repli auto-référentiel excessif de l’être humain. La proposition de l’encyclique (chapitre 4) est celle d’une écologie intégrale, qui a clairement des dimensions humaines et sociales, inséparablement liée à la question environnementale. Dans cette perspective, le Pape François propose (chapitre 5) d’avoir, à chaque niveau de la vie sociale, économique et politique, un dialogue honnête qui structure des processus de décision transparents, et rappelle (chapitre 6) qu’aucun projet ne peut être efficace s’il n’est pas animé d’une conscience formée et responsable, en donnant des pistes éducatives, spirituelles, ecclésiales, politiques et théologiques pour croître dans cette direction. Le texte s’achève par deux prières, l’une s’adressant à ceux qui croient en un Dieu Créateur et Tout Puissant, et l’autre proposée à ceux qui professent la foi en Jésus-Christ, rythmée par la ritournelle du Laudato Si’ qui ouvre et ferme l’encyclique. L’encyclique est traversée par plusieurs axes thématiques, traités selon diverses perspectives, qui lui donnent une forte unité: L’intime relation entre les pauvres et la fragilité de la planète, la conviction que tout est lié dans le monde, la critique du nouveau paradigme et des formes de pouvoir qui dérivent de la technologie, l’invitation à chercher d’autres façons de comprendre l’économie et le progrès, la valeur propre de chaque créature, le sens humain de l’écologie, la nécessité de débats sincères et honnêtes, la grave responsabilité de la politique internationale et locale, la culture du déchet et la proposition d’un nouveau style de vie. 

Chapitre 1 Ce qui se passe dans notre maison 

(i. pollution et changement climatique, pollution, ordure et culture du déchet, le climat comme bien commun, ii. La question de l'eau, iii. la perte de biodiversité, iv. détérioration de la qualité de la vie humaine et dégradation sociale, v. inégalité planétaire, vi. la faiblesse des réactions, vii. diversité d’opinions) 

Le chapitre reprend les meilleurs données scientifiques en matière d’environnement, comme outil pour écouter le cri de la création, transformer en souffrance personnelle ce qui se passe dans le monde, et ainsi reconnaître la contribution que chacun peut apporter. Différents aspects de la crise écologique actuelle sont ainsi confrontés. 

Les mutations climatiques: Le changement climatique est un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives ainsi que politiques, et constitue l’un des principaux défis actuels pour l’humanité. Si le climat est un bien commun, de tous et pour tous, l’impact le plus fort de son altération retombe sur les plus pauvres, mais beaucoup de ceux qui détiennent plus de ressources et de pouvoir économique ou politique semblent surtout s’évertuer à masquer les problèmes ou à occulter les symptômes: Le manque de réactions face à ces drames de nos frères et sœurs est un signe de la perte de ce sens de responsabilité à l’égard de nos semblables, sur lequel se fonde toute société civile. 

La question de l’eau: Le Souverain Pontife affirme de façon claire que l’accès à l’eau potable et sûre est un droit humain primordial, fondamental et universel, parce qu’il détermine la survie des personnes, et par conséquent il est une condition pour l’exercice des autres droits humains. Priver les pauvres de l’accès à l’eau c’est leur nier le droit à la vie, enraciné dans leur dignité inaliénable. La perte de la biodiversité: Chaque année, disparaissent des milliers d’espèces végétales et animales que nous ne pourrons plus connaître, que nos enfants ne pourront pas voir, perdues pour toujours. Ce ne sont pas seulement des ressources exploitables, mais elles ont une valeur pour elles-mêmes. Dans cette perspective, les efforts des scientifiques et des techniciens, qui essaient d’apporter des solutions aux problèmes créés par l’être humain, sont louables et parfois admirables, mais l’intervention humaine, fréquemment au service des finances et du consumérisme, fait que la terre où nous vivons devient en réalité moins riche et moins belle, toujours plus limitée et plus grise.

La dette écologique : dans le cadre d’une éthique des relations internationales, l’encyclique indique qu’il existe une vraie dette écologique, surtout du Nord envers le Sud. Face aux mutations climatiques, les responsabilités sont diverses, et celles des pays développées sont les plus importantes.

En ayant conscience des profondes divergences en ce qui concerne ces problèmes, le Pape François se montre profondément touché par la faiblesse des réactions face aux drames de tant de personnes et de populations. Malgré des exemples positifs, il signale un certain assoupissement et une joyeuse irresponsabilité. Il manque une culture adéquate qui permette de transformer nos styles de vie, de production et de consommation, tandis qu’il devient indispensable de créer un système normatif qui implique des limites infranchissables et assure la protection des écosystèmes. 

Chapitre 2- L’Evangile de la Création (i. la lumière qu’offre la foi, ii. la sagesse des récits bibliques, iii. le mystère de l’univers, iv. le message de chaque créature dans l’harmonie de toute la création, v. une communion universelle, vi. la destination commune des biens, vii. le regard de Jésus)

Pour illustrer les problématiques illustrées dans le chapitre précédant, le pape François relit les récits de la Bible, offre une vision globale qui vient de la tradition judéo-chrétienne et évoque la terrible responsabilité de l’être humain dans son rapport avec la Création, le lien intime entre toutes les créatures et le fait que « L’environnement est un bien collectif, patrimoine de toute l’humanité, sous la responsabilité de tous. Dans la Bible, le Dieu qui libère et sauve est le même qui a créé l’univers, en lui affection et vigueur se conjuguent. Le récit de la création est central pour réfléchir sur le rapport entre l’homme et les autres créatures, et sur comment le péché rompt l’équilibre de toute la création dans son ensemble: Ces récits suggèrent que l’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées, la relation avec Dieu, avec le prochain, et avec la terre. Selon la Bible, les trois relations vitales ont été rompues, non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de nous. Cette rupture est le péché.

Pour cela, s’il est vrai que, parfois, nous les chrétiens avons mal interprété les Écritures, nous devons rejeter aujourd’hui avec force que, du fait d’avoir été créés à l’image de Dieu et de la mission de dominer la terre, découle pour nous une domination absolue sur les autres créatures explique le Pape. A l’homme incombe la responsabilité de cultiver et protéger le jardin du monde, en sachant que la fin ultime des autres créatures, ce n’est pas nous. Mais elles avancent toutes, avec nous et par nous, jusqu’au terme commun qui est Dieu. Que l’homme ne soit pas le patron de l’univers, ne signifie pas que tous les êtres vivants sont égaux ni ne retire à l’être humain sa valeur particulière, qui le caractérise, cela ne suppose pas non plus une divinisation de la terre qui nous priverait de l’appel à collaborer avec elle et à protéger sa fragilité. Dans cette perspective, toute cruauté sur une quelconque créature est contraire à la dignité humaine, mais un sentiment d’union intime avec les autres êtres de la nature ne peut pas être réel si en même temps il n’y a pas dans le cœur de la tendresse, de la compassion et de la préoccupation pour les autres êtres humains. Il faut développer la conscience d’une communion universelle: Créés par le même Père, nous et tous les êtres de l’univers, sommes unis par des liens invisibles, et formons une sorte de famille universelle, qui nous pousse à un respect sacré, tendre et humble. Le chapitre se conclut sur le cœur de la révélation chrétienne, Jésus terrestre dans sa relation si concrète et aimable avec le monde est ressuscité et glorieux, présent dans toute la création par sa seigneurie universelle. 

Chapitre 3- La racine humaine de la crise écologique (i. la technologie: créativité et pouvoir, ii.la globalisation du paradigme technocratique, iii.crise et conséquences de l’anthropocentrisme moderne, le relativisme pratique, la nécessité de préserver le travail, l’innovation biologique à partir de la recherche)

Ce chapitre présente une analyse de la situation actuelle, pour que nous ne considérions pas seulement les symptômes, mais aussi les causes les plus profondes, dans un dialogue avec la philosophie et les sciences humaines. Un des premiers points d’appui du chapitre sont les réflexions sur la technologie: l’amélioration des conditions de vie au cours de l’histoire est salué, mais toutes ces capacités et avancées donnent à ceux qui ont la connaissance, et surtout le pouvoir économique d’en faire usage, une emprise impressionnante sur l’ensemble de l’humanité et sur le monde entier. Ce sont précisément les logiques de domination technocratiques qui mènent à la destruction de la nature et à l’exploitation des personnes et des populations les plus faibles. Le paradigme technocratique tend aussi à exercer son emprise sur l’économie et la politique, et empêche de reconnaître que le marché ne garantit pas en soi le développement humain intégral ni l’inclusion sociale. L’époque moderne se caractérise par une grande démesure anthropocentrique. L’être humain ne reconnaît plus sa juste position par rapport au monde et prend une position auto-référentielle, exclusivement centrée sur elle-même et son propre pouvoir. En dérive ainsi une logique du jetable, qui justifie tout type de déchet, qu’il soit environnemental ou humain, qui traite l’autre et la nature comme un simple objet et conduit à une myriade de formes de domination. La culture du relativisme est la même pathologie qui pousse une personne à exploiter son prochain et à le traiter comme un pur objet, l’obligeant aux travaux forcés, ou en faisant de lui un esclave à cause d’une dette. C’est la même logique qui pousse à l’exploitation sexuelle des enfants ou à l’abandon des personnes âgées qui ne servent pas des intérêts personnels. C’est aussi la logique intérieure de celui qui dit: Laissons les forces invisibles du marché réguler l’économie, parce que ses impacts sur la société et sur la nature sont des dommages inévitables. S’il n’existe pas de vérités objectives ni de principes solides hors de la réalisation de projets personnels et de la satisfaction de nécessités immédiates, quelles limites peuvent alors avoir la traite des êtres humains, la criminalité organisée, le narcotrafic, le commerce de diamants ensanglantés et de peaux d’animaux en voie d’extinction ? N’est-ce pas la même logique relativiste qui justifie l’achat d’organes des pauvres dans le but de les vendre ou de les utiliser pour l’expérimentation, ou le rejet d’enfants parce qu’ils ne répondent pas au désir de leurs parents? Sous cette lumière, l’encyclique affronte deux problèmes cruciaux pour le monde d’aujourd’hui. Avant tout en ce qui concerne le travail: Dans n’importe quelle approche d’une écologie intégrale qui n’exclue pas l’être humain, il est indispensable d’incorporer la valeur du travail, tout comme cesser d’investir dans les personnes pour obtenir plus de profit immédiat est une très mauvaise affaire pour la société. Le second point concerne les limites du progrès scientifique, avec une référence claire aux OGM, une question d’environnement complexe. Même si, dans certaines régions, leur utilisation est à l’origine d’une croissance économique qui a aidé à résoudre des problèmes, il y a des difficultés importantes qui ne doivent pas être relativisées, comme une concentration des terres productives entre les mains d’un petit nombre. Le Pape François pense en particulier aux petits producteurs et travailleurs ruraux, à la biodiversité, au réseau des écosystèmes. Pour cela, il est nécessaire de garantir une discussion scientifique et sociale qui soit responsable et large, capable de prendre en compte toute l’information disponible et d’appeler les choses par leur nom, à partir de diverses lignes de recherche, autonomes et interdisciplinaires.

Chapitre 4- Une écologie intégrale (i. l’écologie environnementale, économique et sociale, ii.l’écologie culturelle, iii.l’écologie de la vie quotidienne, iv. le principe du bien commun, v. la justice entre générations.

Le cœur de la proposition de l’encyclique est l’écologie intégrale comme nouveau paradigme de justice, une écologie qui incorpore la place spécifique de l’être humain dans ce monde et ses relations avec la réalité qui l’entoure. En effet, nous ne pouvons concevoir la nature comme séparée de nous ou comme un simple cadre de notre vie. Ceci est valable pour divers champs, de l’économie à la politique, dans les différentes cultures, et de façon plus particulière dans celles qui sont les plus menacées, mais aussi dans chaque moment de notre vie quotidienne.

La perspective de l’écologie intégrale met également en jeu une écologie des institutions: Si tout est lié, l’état des institutions d'une société a aussi des conséquences sur l’environnement et sur la qualité de vie humaine. Toute atteinte à la solidarité et à l’amitié civique provoque des dommages à l’environnement. Avec de nombreux exemples concrets, le Pape François ne fait que répéter sa propre pensée: Il y a un lien entre les questions environnementales et les questions sociales et humaines qui ne peut pas être rompu. Ainsi l'analyse des problèmes environnementaux est inséparable de l'analyse des contextes humains, familiaux, de travail, urbains, et de la relation de chaque personne avec elle-même, ou il n'y a pas deux crises séparées, l'une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Cette écologie intégrale est inséparable de la notion de bien commun, mais est à comprendre de manière concrète, dans le contexte contemporain où il y a tant d'inégalités et où sont toujours plus nombreuses les personnes marginalisées, privées des droits humains fondamentaux. S’engager pour le bien commun signifie faire des choix qui privilégie une option préférentielle pour les plus pauvres. C’est aussi le meilleur moyen pour laisser un monde durable aux générations futures, à travers un engagement à prendre soin des pauvres d’aujourd’hui, comme le soulignait déjà Benoît XVI: Au-delà d’une loyale solidarité intergénérationnelle, l’urgente nécessité morale d’une solidarité intra-générationnelle renouvelée doit être réaffirmée. L’écologie intégrale investit aussi la vie quotidienne, à laquelle l’encyclique consacre une attention spécifique, en particulier dans un environnement urbain. L’être humain a une grande capacité d’adaptation et « la créativité et la générosité sont admirables de la part de personnes comme de groupes qui sont capables de transcender les limites de l'environnement en apprenant à orienter leur vie au milieu du désordre et de la précarité. Un développement authentique présuppose une amélioration intégrale de la qualité de la vie humaine, espaces publics, logements, transports, etc. Dans ce sens, il faut reconnaître que notre propre corps nous met en relation directe avec l’environnement et avec les autres êtres vivants. L'acceptation de son propre corps comme don de Dieu est nécessaire pour accueillir et pour accepter le monde tout entier comme don du Père et maison commune, tandis qu'une logique de domination sur son propre corps devient une logique, parfois subtile, de domination sur la création. 

Chapitre 5- Quelques lignes d’orientation et d’action (i.le dialogue sur l’environnement dans la politique internationale, ii.le dialogue en vue de nouvelles politiques nationales et locales, iii. dialogue et transparence dans les processus de prise de décisions, iv.politique et économie en dialogue pour la plénitude humaine, v.les religions dans le dialogue avec les sciences)

Ce chapitre pose la question de ce que nous pouvons et devons faire. Les analyses ne peuvent suffire, il faut des propositions de dialogue et d’action qui concernent aussi bien chacun de nous que la politique internationale et qui nous aident à sortir de la spirale d’autodestruction dans laquelle nous nous enfonçons. Pour le Pape François, il est essentiel que la construction de chemins concrets ne soit pas abordée de manière idéologique, superficiel ou réductionniste. Pour cela, le dialogue est indispensable, un terme présent dans le titre de chaque section de ce chapitre. Dans certaines discussions sur des questions liées à l’environnement, il est difficile de parvenir à un consensus. L’Eglise n’a pas la prétention de juger des questions scientifiques ni de se substituer à la politique, mais j’invite à un débat honnête et transparent, pour que les besoins particuliers ou les idéologies n’affectent pas le bien commun. Sur cette base, le Pape François ne craint pas de formuler un jugement sévère sur les récentes dynamiques internationales: Les sommets mondiaux de ces dernières années sur l’environnement n’ont pas répondu aux attentes parce que, par manque de décision politique, ils ne sont pas parvenus à des accords généraux, vraiment significatifs et efficaces, sur l’environnement. Et de se demander pourquoi veut-on préserver aujourd'hui un pouvoir qui laissera dans l’histoire le souvenir de son incapacité à intervenir quand il était urgent et nécessaire de le faire? Comme l’a rappelé plusieurs fois le Souverain Pontife, à partir de l’encyclique Pacem in Terris, il faut des formes et des instruments efficaces de gouvernance globale. En définitive, il faut un accord sur les régimes de gestion, pour toute la gamme de ce qu’on appelle les biens communs globaux, vu que « la protection de l’environnement ne peut pas être assurée uniquement en fonction du calcul financier des coûts et des bénéfices. L’environnement fait partie de ces biens que les mécanismes du marché ne sont pas en mesure de défendre ou de promouvoir de façon adéquate, qui reprend le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise. Toujours dans ce chapitre, le Pape François insiste sur le développement de processus de décision honnêtes et transparents, pour pouvoir discerner quelles politiques et initiatives entrepreneuriales pourront mener vers un développement intégral. En particulier, l’étude de l’impact environnemental d’un nouveau projet requiert des processus politiques transparents et soumis au dialogue, alors que la corruption, qui cache le véritable impact environnemental d’un projet en échange de faveurs, conduit habituellement à des accords fallacieux au sujet desquels on évite information et large débat. L’appel adressé à tout responsable politique est particulièrement incisif, afin qu’il ne cède pas à la logique d’efficacité et d’immédiateté qui domine aujourd’hui. S’il ose le faire, cela le conduira à reconnaître la dignité que Dieu lui a donnée comme homme, et il laissera après son passage dans l’histoire un témoignage de généreuse responsabilité. 

Chapitre 6- Education et spiritualité écologiques

Le chapitre final va au cœur de la conversion écologique à laquelle invite l’encyclique. Les racines de la crise culturelle agissent en profondeur et il n’est pas facile de redessiner les habitudes et les comportements. L’éducation et la formation restent des défis majeurs. Tout changement a besoin de motivations et d’un chemin éducatif. Sont ainsi mentionnés tous les milieux éducatifs, en premier lieu l'école, la famille, les moyens de communication, la catéchèse. La première section, le point de départ est miser sur autre style de vie, qui ouvre aussi la possibilité d’« exercer une pression saine sur ceux qui détiennent le pouvoir politique, économique et social. C’est ce qui arrive quand les choix des consommateurs réussissent à modifier le comportement des entreprises, en les forçant à considérer l'impact environnemental et les modèles de production. On ne peut sous-évaluer l’importance des parcours d’éducation environnementale capables d’incidences sur les gestes de la vie quotidienne, de la réduction de la consommation d’eau, au tri sélectif des déchets, éteindre les lumières inutiles. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l'égoïsme. Tout cela sera plus simple à partir d’un regard contemplatif qui vient de la foi: Pour le croyant, le monde ne se contemple pas de l’extérieur mais de l'intérieur, en reconnaissant les liens par lesquels le Père nous a unis à tous les êtres. En outre, en faisant croître les capacités spécifiques que Dieu lui a données, la conversion écologique conduit le croyant à développer sa créativité et son enthousiasme. Revient ainsi la proposition d’Evangelii Gaudium: La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice, et le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie, de manière à ce qu’il soit possible de reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres et du monde, que cela vaut la peine d’être bons et honnêtes. Les Saints nous accompagnent sur ce chemin. Saint François, plusieurs fois cité, est l’exemple par excellence de la protection de ce qui est faible et d’une écologie intégrale, vécue avec joie et authenticité, un modèle dans lequel on voit combien sont inséparables la préoccupation pour la nature, la justice envers les pauvres, l’engagement pour la société et la paix intérieure. Mais l’encyclique rappelle aussi les figures de saint Benoît, sainte Thérèse de Lisieux et le bienheureux Charles de Foucauld. Après Laudato Si’, l’examen de conscience, l’instrument que l’Eglise a toujours recommandé pour orienter sa propre vie à la lumière de la relation avec le Seigneur, devra inclure une nouvelle dimension, en considérant non seulement comment est vécue la communion avec Dieu, avec les autres et avec nous-même, mais aussi avec toutes les créatures et la nature.

Posté le 18 juin 2015 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2015

Environnement : l'Eglise tiendra-t-elle un discours clair contre le malthusianisme ?

Alors que Sandro Magister s'est ému de la présence de Jeffrey Sachs, un néo-malthusien conseiller de Ban Ki Moon, au symposium  sur le climat et le développement durable au Vatican, l'ancien patron de la banque du Vatican Ettore Gotti Tedeschi a adressé au pape François, fin mai, une lettre dans laquelle il fait du malthusianisme l'origine de la crise actuelle de l'environnement. Jeanne Smits l'a traduite :

"(...) comment le PIB (produit intérieur brut) peut-il croître réellement et de manière « durable » si la population de grandit pas ? En réalité, toute illusion mise à part, cela ne peut se produire qu'en faisant augmenter la consommation individuelle. C'est bien pour corriger et pour compenser les risques de l'effondrement proportionnel de la croissance du PIB que l'on a adopté ce qu'on appelle le modèle consumériste. Dans une société mûre, avec une morale relativiste, nihiliste, il n'a pas été difficile de proposer à l’homme occidental, en tant que véritable et principale satisfaction, cette satisfaction matérielle et consumériste. Mais pour satisfaire à l'exigence d'un consumérisme largement répandu on a créé en même temps les conditions de la pauvreté et de l'exploitation de l'environnement. Cela s'est fait au moyen de la désindustrialisation de pays occidentaux, où la production coûte trop cher, et en délocalisant, c'est-à-dire en transférant la production vers des pays à bas coûts de main-d'œuvre, qui n'étaient pas prêts pour les technologies qui protègent l'environnement.

Pour faire consommer davantage on a aussi favorisé la transformation de l'épargne en consommation, en soustrayant au système bancaire une base monétaire pour le crédit et surtout en privant les familles de leurs moyens d'autoprotection. La croissance zéro de la population, souhaitée par les néo-malthusiens (deux enfants par couple), a ensuite provoqué le phénomène du vieillissement de la population, avec la croissance consécutive des coûts fixes, (santé et retraites), compensé par une croissance en proportion des taxes, qui ont entraîné une réduction des revenus, des investissements et la croissance de la dette.
Pour éviter l’effondrement subséquent de la croissance économique, on a forcé toujours plus sur la croissance de la consommation, toujours plus à crédit. Mais on a aussi forcé la progression de la production délocalisée, moins attentive à l'exploitation de l'environnement. L'origine de la crise économique, de la pauvreté qui lui est liée et des déséquilibres de l'environnement, est la conséquence de cette doctrine néo-malthusienne.
 
Comment donc cette même doctrine pourrait-elle résoudre le problème qu’il a créé ? (...)
Le risque que nous courons, en tolérant la mise en place de solutions malthusiennes environnementaliste, est de permettre à l'environnementalisme de s'affirmer comme religion universelle dans un monde globalisé où coexistent différentes cultures religieuses. Cet environnementalisme malthusien risque de créer une plus grande pauvreté, de plus grands déséquilibres socio-économiques, et une moindre protection véritable de l'environnement."

Posté le 1 juin 2015 à 17h26 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

12 mai 2015

Vous aussi sauvez le climat !

Vous avez sans doute vu passer cette photo (il y en a plein comme celle-là) :

K

Vous aussi soyez écolo :

S
Tout ceci n'a aucun rapport, mais on s'amuse drôlement.

Posté le 12 mai 2015 à 11h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

27 mars 2015

La doctrine sociale de l'Eglise et l'écologie

Stanislas de Larminat a été sollicité pour analyser l’approche du Compendium en matière d’écologie chrétienne par l’« Observatoire international Cardinal van Thuan ». Cet organe a été fondé par Mgr Crepaldi, Archevêque de Trieste et ancien secrétaire du Conseil Pontifical Justice et Paix. A ce titre, son fondateur a été un des principaux rédacteurs du Compendium de la Doctrine sociale de l’Église. Une version française est accessible ici. Ecologie humaine, écologie sociale, croissance, développement durables, OGM, nucléaire, le problème de la gouvernance mondiale..., l'article aborde un certain nombre de sujets d'actualité sous l'angle du Compendium de la doctrine sociale de l'Eglise. En voici la conclusion :

"La modernité du Compendium et le concret de son contenu donnent à toute personne, ayant une sensibilité écologique, des éléments de réponse aux questions qu'elle peut se poser.

Le Compendium ne rentre pas dans les détails techniques qui ne sont pas de sa compétence. En effet, le Concile recommandait déjà aux laïcs de ne pas attendre de leurs pasteurs -ni donc du Compendium- qu’ils « aient une compétence telle qu’ils puissent leur fournir une solution concrète et immédiate à tout problème, même grave, qui se présente à eux ».

Jean-Paul II ne souhaitait pas que l'éducation à la responsabilité écologique s'appuie sur le « désir vague d’un retour au "paradis perdu"». C'est pourquoi le Compendium rappelle la promesse divine « d'une demeure nouvelle ». Cette espérance doit stimuler notre travail relatif aux réalités présentes (§ 56). Le Compendium insiste alors sur les grands principes qui doivent guider l'action humaine en matière écologique comme en matière sociale ou économique : le bien commun, la destination universelle des biens et l'économie du don. Ces principes nous permettent de nous tourner vers la Jérusalem céleste et de vivre, ici bas, ce royaume de justice, de vérité, de paix et d'amour auquel nous sommes déjà promis."

Posté le 27 mars 2015 à 17h47 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2015

Douche froide au GIEC

Rajendra Kumar Pachauri, 74 ans, le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), visé par une plainte pour harcèlement sexuel, a remis sa démission. Son retrait a lieu alors que les négociations sur le climat sont en cours et doivent se conclure par la conférence de Paris en décembre 2015.

Son ancienne employée, 29 ans, l’accuse de contacts physiques forcés, et de l’avoir inondée d’e-mails, d’appels téléphoniques et de SMS pendant presque deux ans, alors qu’elle lui avait fait part à plusieurs reprises de son « inconfort ».

Le scientifique avait dû annuler son déplacement au Kenya, où il devait présider, à partir de du 24 février, une session de ce groupe d’experts.

Pachauri a reçu en 2007 le prix Nobel de la paix, au nom du GIEC, avec l’ancien vice-président américain Al Gore et a été décoré de la légion d’honneur.

Posté le 24 février 2015 à 17h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Le Mont Saint-Michel est redevenu une île

 à l'occasion des grandes marées...

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Posté le 24 février 2015 à 16h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

21 février 2015

Mgr Rey appelle à une conversion écologique

MgrRey_BenoitXVIDans un discours prononcé aux Etats-Unis, Mgr Rey a rappelé que depuis saint Jean-Paul II, nos papes nous appellent à une réelle conversion écologique - ce sera d'ailleurs le thème de la prochaine encyclique du pape François. En quoi s'agit-il d'un domaine d'application de la Doctrine sociale de l'Eglise ? En quoi les Verts, les idolâtres de la terre ou les malthusiens par exemple, ont-ils une conception erronée de l'écologie ? Qu'est-ce que l'écologie humaine, dont Benoît XVI a proposé les fondements ? Comment relier écologies humaine, environnementale et spirituelle ? Comment nous convertir ?

Le discours peut-être lu dans son intégralité ici (avec les sources). Voici quelques extraits de la partie "Défis spirituels et crise écologique", qui s'inspire notamment des travaux de Benoît XVI et Jean-Paul II.

  • Consumérisme ou attitude eucharistique

"L’exploitation abusive des ressources du monde n’est que la répétition du péché originel. Elle est le résultat de l’égoïsme et de l’avidité. L’exploitation illimitée des ressources naturelles conduit au consumérisme qui est si caractéristique de notre monde contemporain ainsi transformé en société de convoitise. Il ne s’agit plus de satisfaire les besoins vitaux de l’homme, mais ses désirs sans cesse grandissants et sans fin. L’exploitation des richesses naturelles qui découle de l’avarice et non de besoins vitaux, crée un déséquilibre dans la nature qui n’arrive plus à se renouveler, comme en témoigne les problèmes de la surpêche, de la surproduction agricole, de la déforestation et de la désertification.

Nous oublions trop souvent que l’homme n’est pas seulement un être rationnel, social ou politique, mais qu’il est avant tout une créature eucharistique, capable de gratitude et dotée du pouvoir de bénir Dieu pour le don de la création. Parmi toutes les « attitudes écologiques », la plus urgente est sûrement celle de l’adoration. Revenir à Dieu, vivre de manière radicale en relation avec lui, le mettre à la première place, c’est commencer ce travail de restauration de toute la création.(...)"

  • Ascèse et sobriété

"Face à la restriction des biens de la terre, il sera impossible de trouver une solution au problème écologique si nous ne révisons pas sérieusement nos modes de vie « L’austérité, la tempérance, la discipline et l’esprit de sacrifice doivent marquer la vie de chaque jour, afin que tous ne soient pas contraints de subir les conséquences négatives de l’incurie d’un petit nombre. » [St Jean-Paul II] Une ascèse est nécessaire, liée à l’exercice de la vertu de tempérance. Le patriarche Ignace IV d’Antioche affirme : « Si la nature n’est pas transfigurée, elle est défigurée… L’ascèse est indispensable pour assurer la limitation des besoins qui permettra et de respecter davantage la terre, ses rythme, la vie qui lui est propre, et d’opérer un indispensable partage à l’échelle planétaire. »

Ce style de vie peut se caractériser par la sobriété et la simplicité dans la manière de consommer. Et pourquoi ne pas retrouver le sens du jeûne ou de la simple frugalité ? Il ne suffit pas d’acheter les produits qui ont un label attestant leur impact faible sur l’environnement, mais bien de réformer complètement la course effrénée à la consommation, la débauche des transports, les gaspillages en tous genre… Mais pour échapper aux impératifs de la mode ou à l’obsession de la publicité, au culte du désir et de sa satisfaction immédiate, il est indispensable d’apprendre la maîtrise de soi et de ses instincts… Cela suppose une véritable conversion écologique ! (...)"

  • Partage et solidarité

"Une véritable écologie, consciente de l’interdépendance de tous les êtres et de la destination universelle des biens de la terre, passe par une solidarité renouvelée et un partage authentique (entre les personnes, les pays et les peuples, les générations). Dans l’enseignement des Pères de l’Église, donner de son superflu n’est pas un acte de charité, mais de justice. Donner au pauvre, c’est lui restituer ce qui lui appartient déjà. La charité commence lorsque je donne de mon nécessaire (Cf. Mc 12, 41-44). L’écologie nous invite à non seulement à ne pas nous enrichir au détriment des générations futures, mais même à nous priver pour eux. On peut l’appeler écologie sociale ou écologie de communion.

Cette solidarité est particulièrement importante dans le domaine énergétique. « Une redistribution planétaire des ressources énergétiques est nécessaire afin que les pays qui n’en ont pas puissent y accéder. Leur destin ne peut être abandonné aux mains du premier venu ou à la logique du plus fort. » [Benoît XVI] Ne fixons cependant pas de limites à la créativité humaine et à son audace. Les hommes ont une capacité d’invention indéfinie et indéfinissable, par exemple en matière de pétrole où l’homme est capable de découvrir et d’exploiter de nouvelles sources d’énergie (...)"

Posté le 21 février 2015 à 16h15 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (4)

03 février 2015

Pilleurs de sable

Quand il n’est pas, de façon « légale », ramassé à la pelle, quand il n’est pas aspiré dans la mer au moyen de bateaux-dragueurs, le sable est pillé. Depuis quelques années, les fabricants de béton, les cimentiers, les entreprises de l’industrie agro-alimentaire, les fabricants de verre se ruent vers le sable. Les pays émergents, la Chine, construisent partout, les demandes explosent. 

Les carrières ont pour la plupart été exploitées. Parce qu’on les ferme les unes après les autres, le sable de mer est devenu « l’or jaune » facile à prendre. En dehors des coûts de « ramassage », le sable est donné. La disparition de millions de tonnes de sable chaque année menace le littoral car les dunes de sable en mer disparaissent. Tout le littoral français est concerné. Dans les côtes d’Armor, en Bretagne, un projet d’extraction de sable fait hurler la population toute entière.

Reportage Armel Joubert des Ouches

Posté le 3 février 2015 à 13h45 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier 2015

Les rigolos du réchauffement

40 chefs d'État et environ 2500 chefs d'entreprise convergent vers Davos pour le Forum économique mondial qui se tient depuis mercredi et jusqu'à dimanche dans la très chic station de ski. Ces invités seront responsables d'un trafic aérien intense, avec 1 700 trajets en jet privé au-dessus de la région.

Le forum est cette année consacré au climat et aux moyens d'enrayer le réchauffement climatique.

Le prix du billet d'entrée est fixé à 19 000 dollars. Mais il faut ajouter 52 000 dollars pour la cotisation annuelle à la fondation organisatrice.

Enfin, les pays émergents sont sous-représentés par rapport aux pays riches, Européens de l'Ouest (1 037) et Nord-Américains (833) en tête. Seuls 56 Chinois sont invités.

C'est un peu comme si on invitait Bernard Madoff pour parler des règles bancaires.

Posté le 23 janvier 2015 à 08h46 par Michel Janva | Lien permanent

16 janvier 2015

Prochaine encyclique sur l'écologie humaine pour cet été

Dans l'avion qui l'emmenait aux Philippines, le pape a révélé aux journalistes qu’il publierait son encyclique sur l’écologie humaine en juin ou juillet prochain.

Il a indiqué l’avoir récemment soumise à la Congrégation pour la doctrine de la foi et au théologien de la Maison Pontificale, histoire d’être sûr de ne pas dire “des bêtises“ (sic).

Le pape a confié qu’il souhaitait que ce document magistériel sorte avant le sommet mondial sur le climat prévu à Paris en décembre

Posté le 16 janvier 2015 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

07 décembre 2014

Laissez-nous nos cheminées

Citizengo lance une pétition pour que les Franciliens (et dans la foulée, l'ensemble des Français) puissent continuer à utiliser leurs cheminées. L'Etat teste la docilité des Français, et le degré de totalitarisme qu'ils peuvent supporter. Le feu de cheminée en est un exemple supplémentaire :

"Nous avons la police des mœurs, la police des jeux, la police des eaux. Nous refusons la police des cheminées qui viendra à la première dénonciation de voisins ! Laissez-nous tranquilles dans nos foyers. Il ne nous reste plus que cela !"

Pour signer, c'est ici :http://www.citizengo.org/fr/signit/14473/view

Posté le 7 décembre 2014 à 00h46 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (33)

04 décembre 2014

Le mensonge doré des éoliennes, flottantes ou non

Lu sur Réinformation-tv :

"Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé hier, lors de son discours aux Assises de l’économie de la mer, à Nantes, que l’Etat lancerait en juin prochain un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour l’implantation d’un parc pilote d’éoliennes flottantes, qui sera assorti d’une aide financière de 150 millions d’euros. Une somme qui prouve que le commerce des éoliennes flottantes, dont le modèle économique reste à confirmer, pour dire le moins, ne saurait fonctionner sans subventions.[...]

La peinture dorée du socialisme de marché pour mieux cacher la misère…
Cette inauguration se veut synonyme de création d’emplois : 300 personnes travailleront dans cette nouvelle usine dont les 19.000 m2 seront dédiés à l’assemblage des nacelles des futures éoliennes qui équiperont notamment les champs éoliens offshore français de Guérande, Courseulles et Fécamp.

Il reste à s’interroger sur le bénéfice économique que ces emplois « fictifs » produiront. La transition énergétique ne correspond à aucune nécessité climatique ou écologique, comme nous l’avons rappelé à de nombreuses reprises. Et les énergies « renouvelables », « non-polluantes », ne peuvent survivre que grâce à des injections massives de fonds publics. La transition énergétique et le tissu « économique » et « industriel » qu’elle créé s’inscrivent donc dans l’idéologie de la décroissance écologique. Travailler plus pour produire beaucoup moins."[...]

On peut lire en parallèle cet article sur une étude britannique ayant pour but de déterminer les nuisances des parcs éoliens, au niveau sonore notamment.

Posté le 4 décembre 2014 à 16h08 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (14)

Inondations : « Appeler M. Hulot »

Un article très intéressant de Stanislas de Larminat (L'écologie chrétienne n'est pas ce que vous croyez (Salvator, 2014), paru sur le site de Liberté politique, au sujet des inondations qui ont récemment dévasté le sud de la France. Où l'auteur pointe du doigt tout le système "écolo", qui fait beaucoup de mal, et qui, selon ses propres mots, voudrait "mettre l’environnement sous cloche et en faire un écomusée au mépris de l’homme."  

  Inondations-Appeler-M.-Hulot-III_visuel

"À la suite des inondations de janvier 2014, le catastrophiste éclairé Nicolas Hulot tirait la sonnette d’alarme : « Les derniers événements... nous rappellent s'il en était encore besoin les conséquences dramatiques et quotidiennes du changement climatique sur notre planète. » Dans la série « Une catastrophe, il faut appeler M. Hulot », après la transition énergétique (I) et le barrage de Sivens (II), ne faudrait-il pas attirer son attention sur les responsabilités de l’écologisme dans les drames qui se répètent régulièrement dans le sud de la France ? Comme les forêts, les rivières s’entretiennent. Sinon, elles meurent, ou elles tuent.

DE NOUVELLES INONDATIONS ont causé des morts dramatiques le 30 novembre 2014. Il est urgent de prendre du recul et d’analyser les événements à tête reposée.

S’agissant des conséquences, il est clair que les constructions qui se sont développées anarchiquement dans les zones à risques, ont aggravé le risque de drames humains et alourdi le montant financier des dégâts.

Mais il faut aussi remonter aux causes. Or les médias, avec une complaisance coupable, ont l’œil rivé sur les seules prévisions météorologiques. On fait des allusions insidieuses au réchauffement climatique, alors que celui-ci n’a rien à voir dans cette affaire. En effet, la pluie n’est pas la cause première de telles calamités naturelles. Elle n’est que le facteur déclenchant de causes bien connues et qui ont été complètement négligées au fil du temps.

Dans l’analyse des catastrophes, on réalise toujours qu’il y a un enchaînement de causes. Quelles sont-elles ? En amont, il y a un déficit d’investissement dans les retenues d’eau destinées à réguler les cours d’eau. Plus en aval, de graves défauts d’entretien des berges et du profil des rivières freinent l’écoulement. À l’embouchure, l’accumulation des alluvions sans travaux de dragage empêche les eaux de s’évacuer vers les océans.

Or les ONG écologistes portent une grave responsabilité dans cet état de fait. Pourquoi ?" (suite sur le site de Liberté politique).

Posté le 4 décembre 2014 à 14h35 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

02 décembre 2014

Le Giec aurait exagéré le nombre de morts prévus dûs au réchauffement climatique

... d'après l'aveu de l'un de ses membres fondateurs, le professeur Indur Goklany :

"Un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé prévoyait récemment une série de morts causée par le réchauffement global dans les années à venir : un quart de million de morts entre les années 2030 et 2050, dont 95.000 personnes à cause de la malnutrition, 60.000 à cause de la malaria, 48.000 personnes par des diarrhées et 38.000 personnes âgées incapables de supporter la chaleur. Quelle précision ![...]

Ce rapport est vivement contesté par un ancien conseiller sur le changement climatique auprès du gouvernement américain et membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le professeur Indur Goklany, membre fondateur du GIEC. Pour celui-ci, la conclusion ne prend pas en compte l’adaptation dont est capable l’homme et exagère au moins 10 fois les prédictions…"[...]

A noter que lui-même se place dans un contexte où le réchauffement global aurait lieu, ce qu’aucune mesure de température ne peut aujourd’hui prouver."

Posté le 2 décembre 2014 à 18h52 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

01 décembre 2014

L'affaire du Jardin des serres d'Auteuil

"Le Jardin des serres d’Auteuil, situé dans le Bois de Boulogne, est l’un des quatre pôles du jardin botanique de la Ville de Paris. Sa création remonte à l’année 1761, sous le règne du monarque Louis XV."(Paris info)

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"Aujourd’hui, l’élégant jardin est organisé autour d’un vaste parterre à la française. Les cinq serres principales, à l’architecture de la fin du XIXe siècle, donnent sur cet espace central. Le jardin abrite des collections de plantes rares et d’arbres remarquables, un palmarium et une belle volière…pour le plaisir des amateurs de botanique et d’horticulture.[...]

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(Plan du jardin des serres d'Auteuil-Wikipedia)

Jusque là, tout va bien. Sauf que

"En 2010, la Fédération Française de Tennis a émis le souhait d’étendre son espace sportif en annexant les Serres d’Auteuil. S’élevant contre la dénaturation d’un domaine historique protégé, certaines associations contestent ce projet; l’une de ses représentantes, Agnès Popelin, (Vice-Présidente d’Ile-de-France Environnement et administratrice à France Nature Environnement) [...] considère que « la Fédération Française de Tennis est en train de détruire un bien commun et de le détourner à des fins mercantiles ». (Les tenants et aboutissants de l'affaire sont ici).

Alors, le sport ou la préservation de l'héritage d'un patrimoine historique ?

Posté le 1 décembre 2014 à 00h30 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

28 novembre 2014

Ecologie humaine : une société n’est pas une collection d’individus

Le Courant pour une écologie humaine tient ses premières Assises les 6 et 7 décembre à Paris. Tugdual Derville est interrogé par Famille chrétienne. Extraits :

E"[...] L’écologie humaine est la prise en compte de l’homme dans son environnement, de tout l’homme dans toutes ses dimensions (physiques, psychiques, spirituelles) et de tous les hommes, du plus fragile au moins fragile, dans son environnement familial, social, culturel, et physique. C’est prendre soin de l’homme dans son écosystème qui le dépasse. De cette écologie humaine, nous avons bénéficié du seul fait de notre survie. [...] Personnellement, le déclic m’est venu au contact des progrès de la biotechnologie. Ces questions fondamentales sont nées : ne sommes-nous pas en train de redéfinir l’homme, par de nouveaux fantasmes prométhéens, avec la négation de l’altérité sexuelle et la quête de l’immortalité ? Ne devons-nous pas léguer aux générations futures les précieux repères anthropologiques hérités de nos ancêtres ? [...]

Quatre cents personnes sont déjà engagées dans des équipes, des milliers de personnes sont abonnées à la newsletter. Et nous attendons beaucoup des Assises. Elles sont très préparées et organisées, mais nous serons sans doute surpris. Ce qui va en sortir nous dépassera ! [...] Pour certains, ces solutions sont simples ; pour d’autres, elles sont radicales. Par exemple, certains dans le groupe agriculture réfléchissent à la perspective de quitter la Pac d’ici quinze ans. Pour échapper, par exemple, à ce système qui veut qu’ils pilotent leur tracteur en fonction des primes qui leur sont « imposées ». [...]

La famille est cet écosystème de base qui est le creuset naturel de notre origine, précieux entre tous, quels que soient les ruptures et les deuils qui ont pu nous marquer. La société, comme une famille de familles, porte cette nécessité de protéger l’être humain dans son environnement, à la fois naturel et culturel. Si la nature de l’homme est d’accueillir sa culture, le défi de l’écologie humaine est d’accueillir l’articulation entre nature et culture. [...] Tout part de la famille, rampe de lancement vers la liberté. Chaque personne naît d’abord d’une interdépendance dans l’engendrement, puis se déploie, jusqu’à prendre sa place, unique, dans la société. C’est le parti pris de l’anthropologie du Courant pour une écologie humaine : une société n’est pas une collection d’individus subissant des normes nationales ou supranationales, mais elle est constituée de personnes interdépendantes dans leur environnement personnel, géographique, d’activité ou de métier. Toute personne a le légitime désir politique de participer à l’édification de la société. [...]

La bienveillance, clé des relations interpersonnelles dans la société, s’apprend d’abord dans la famille avec des parents qu’on n’a pas choisis. La première école de la bienveillance est la famille, l’unité de la personne s’y forme. Certes, nous sommes confrontés à deux visions de la société qui sont incompatibles. Soit l’homme est un loup pour l’homme, soit il est fait pour se donner. [...]

L’un des enjeux majeurs de nos Assises est la production d’initiatives. Pour moi, l’avenir, c’est : l’écologie humaine ou rien. Revenir au réel, à l’être humain, à sa beauté, son déploiement, ses forces et ses limites. Il est précieux d’écouter ceux qui théorisent et d’être éclairés par des témoins. [...]

Jean-Paul II disait que l’éclipse du sens de Dieu et l’éclipse du sens de l’homme sont corrélées. Trouver le sens de l’homme est une des belles manières d’ouvrir la société au sens de Dieu. C’est peut-être ce que Paul VI appelait la « pré-évangélisation », pourquoi pas ? [...]

L’écologie fondamentaliste est trop culpabilisatrice. Nous ne sommes pas adeptes de la décroissance : l’homme est fait pour se développer. Mais nous respectons les adeptes d’une juste frugalité… Nous réfléchissons aussi sur la technologie : est-ce que l’usage des progrès technologiques nous aliène ou nous libère ? C’est à chacun de s’en libérer. Faisons en sorte que cette écologie humanise le progrès, qu’il soit au service de l’homme au lieu d’un progrès qui tourne sur lui-même."

Posté le 28 novembre 2014 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

13 novembre 2014

Soirées « congélation d’ovules » : la soirée Tupperware façon Silicon Valley

Le blog de Jeanne Smits :

"On apprenait à la mi-octobre que Facebook et Apple ont décidé de financer la congélation d’ovules pour leurs employées pour leur permettre de mieux « gérer » leur carrière. A Silicon Valley, une « experte de la fertilité » a lancé des réunions en soirée, autour d’un verre de vin et de petits fours salés, pour inciter les femmes à franchir le pas. On appelle cela des « egg-freezing parties », ou soirées « congélation d’ovules », où – à la manière d’une réunion Tupperware ou Flexipan – ces dames peuvent obtenir les renseignements nécessaires et poser toutes les questions qui leur viendraient à l’esprit.[suite]

Quand on ne les paie pas pour les stériliser, on incite les femmes à retarder au maximum leurs grossesses, ce qui participe d'une même logique de lutte contre la surpopulation de la terre, dans un évident dessein de consumérisme déréglé. Quand l'homme se prend pour Dieu...

Posté le 13 novembre 2014 à 08h35 par Marie Bethanie | Lien permanent

Stérilisations mortelles en Inde : ils ont continué !

Des informations supplémentaires sur la mort de ces femmes indiennes incitées par des sommes d'argent à se faire stériliser (ligature des trompes, dans des conditions...mortelles), sur le blog de Jeanne Smits :

"On en sait un peu plus sur les stérilisations mortelles en Inde. Depuis mardi, le bilan s’est alourdi pour passer à au moins douze morts, voire treize selon les sources, et il semble établi que ce soient à la fois les mauvaises conditions d’hygiène et le recours à des médicaments périmés qui ont causé des septicémies graves et souvent mortelles chez la plupart des victimes.[...]

On apprend que le médecin qui a opéré à la chaîne 83 femmes samedi, avec l’aide de deux assistants, s’était installé dans un hôpital désaffecté et sale, et utilisait des instruments rouillés. [...]

Les opérations de samedi étaient réalisées par un médecin expérimenté, le Dr Gupta ; en soi le camp de stérilisation – avec « rémunération » des femmes à la clef, l’équivalent de 23 $ US – n’a rien d’illégal puisque l’exercice répond aux dispositions de contrôle de la population mises en place par le gouvernement indien.[...]

C’est bien le mépris des pauvres qui guide cette politique.

Mère Teresa et à sa suite les Missionnaires de la charité ont choisi d’enseigner aux femmes indiennes à connaître leur propre corps et à pratiquer la régulation naturelles des naissances, qui permet de promouvoir ou d’éviter une naissance dans le plein respect de la nature – et de la loi naturelle. Et gratuitement en outre. Une étude sur ces pauvres en Inde a montré que les couples qui pratiquaient l’abstinence pendant les périodes fertiles a montré l’extraordinaire efficacité de la méthode : le taux de grossesse des 19.483 femmes participant à l’étude était de moins de 1 %."

Posté le 13 novembre 2014 à 08h12 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

12 novembre 2014

Merveilles de la Création

Les premières photos de la comète 67P.

Rs

Posté le 12 novembre 2014 à 19h51 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

La terre peut nourrir plus de 9 milliards d’habitants

Marc Dufumier, expert auprès des Nations Unies et de la Banque mondiale, calcule que l’on pourrait nourrir les habitants de la planète bien au-delà de la population actuelle.

"Nous sommes actuellement 7,2 milliards d’habitants dans le monde, dont 842 millions souffrent d’une faim chronique. Pourtant, l’agriculture fournit bien plus que les 2 200 calories nécessaires en moyenne par habitant. Marc Dufumier décortique ce paradoxe et donne des solutions iconoclastes…"[...]

Chercher à nourrir la totalité des habitants de la terre est certainement beaucoup plus positif que de chercher par tous les moyens (avortement, contraception, stérilisation, incitation à l'homosexualité) à réduire la population mondiale.

Posté le 12 novembre 2014 à 15h51 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (10)

04 novembre 2014

Merveilles de la Création

Quand on saisit l'infiniment petit : 20 photos à couper le souffle.

Of

l'oeil d'une fourmi.

Posté le 4 novembre 2014 à 21h14 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

29 octobre 2014

Faut-il avoir peur d'Ebola ?

Albert Barrois, directeur d’une équipe de recherche en science bio-médicale, sur Liberté politique :

"La tragique expansion du virus Ebola aurait-elle pu être maîtrisée ? L’expérience épidémiologique montre qu’une prévention adaptée avec une intervention médicale classique mais conséquente est plus efficace que le recours massif à l’hypothétique espoir du vaccin miracle."

[Lire l'article ici]

Posté le 29 octobre 2014 à 14h45 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (5)

13 octobre 2014

Tchernobyl, Ebola : On ne passe pas !

Avec un T comme dans : T'as qu'à croire !

Merci à Ice Station Zebra de nous proposer cette pause détente, genre "responsable mais pas coupable".

Ebolafrontiere

Posté le 13 octobre 2014 à 07h24 par Paula Corbulon | Lien permanent

15 septembre 2014

Ecologie et haine de soi

Un danger dénoncé par Mgr Batut, évêque auxiliaire de Lyon :

"[...] « Croyants et incroyants sont généralement d’accord sur ce point : tout sur terre doit être ordonné à l’homme comme à son centre et à son sommet ». Cette conviction, énoncée dans la Constitution Gaudium et Spes (12) du Concile Vatican II, est maintenant bien loin de faire l’objet d’un « accord général ». Ce qu’on a appelé la deep ecology n’est que l’expression caricaturale d’une lame de fond beaucoup plus ample selon laquelle défendre la nature revient toujours à la protéger de l’homme, et non à la préserver pour protéger l’homme de sa propre destruction.

Cet anti-anthropocentrisme qui a marqué la « deuxième vague » écologiste n’est qu’un avatar du phénomène de haine de soi qui se traduit souvent dans notre culture occidentale par un rapport pathogène à notre propre passé : si l’humanité est responsable du fait que la Terre est en danger de devenir invivable, et si l’Occident s’est longtemps attribué le rang et le rôle de représentant de l’humanité la plus achevée, c’est logiquement l’ensemble de ce qui, au long des siècles, a constitué la pensée occidentale qui est responsable de « la catastrophe ». Au premier rang des accusés se trouvera l’anthropocentrisme philosophique et biblique, fédéré dans le dessein pervers d’« emplir et soumettre » la terre (Genèse 1, 28).

L’écologie est donc sous le signe de l’ambiguïté, oscillant entre la tentation d’un panthéisme naturalisme et celle d’une vision nihiliste de l’homme. Mais cette ambiguïté ne rend que plus urgente une parole chrétienne. [...]

Il nous faut enfin, comme nous y invitait Benoît XVI, développer une réflexion sur la notion d’écologie humaine, alliée à celle de développement intégral :

« Si le droit à la vie et à la mort naturelle n’est pas respecté, si la conception, la gestation et la naissance de l’homme sont rendues artificielles, si des embryons humains sont sacrifiés pour la recherche, la conscience commune finit par perdre le concept d’écologie humaine et, avec lui, celui d’écologie environnementale. Exiger des nouvelles générations le respect du milieu naturel devient une contradiction, quand l’éducation et les lois ne les aident pas à se respecter elles-mêmes. Le livre de la nature est unique et indivisible, qu’il s’agisse de l’environnement comme de la vie, de la sexualité, du mariage, de la famille, des relations sociales, en un mot du développement humain intégral. » (Caritas in Veritate, 51) [...]"

Posté le 15 septembre 2014 à 22h21 par Michel Janva | Lien permanent

08 juillet 2014

La destination eschatologique de la création

Critiqué par ceux qui ont tendance à réduire le respect de l'environnement à l'hypothèse du réchauffement climatique dû à l'homme, pour avoir osé préfacer l'ouvrage de Stanislas de Larminat (qui avait en 2012 déjà envoyé un pavé dans la mare écolo-bobo, et que certains voudraient faire taire), Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles se défend en rappelant l'importance de la dimension eschatologique de la création, dimension souvent passée sous silence par les nostalgiques du jardin d'Eden, ayant oublié que la nature a aussi fait les frais du péché originel :

"Je me sens peu concerné par cette polémique. J’ai fait la connaissance de Stanislas de Larminat lors d’une brillante causerie qu’il a faite pour une sous-commission de la CCEE qui s’occupe des questions concernant la sauvegarde de la création. Une causerie qui remettait en question certaines positions dominantes en la matière, mais qui, surtout, abordait la problématique en resituant l’état présent de la création par rapport à sa condition originelle et, de manière magistrale, par rapport à sa destination eschatologique. Ce qui correspond tout à fait à ma propre approche et n’est pratiquement jamais pris en considération par les chrétiens qui réfléchissent à l’écologie.

C’est pourquoi, ayant rapidement parcouru les principaux chapitres de son livre, j’ai écrit une préface qui était, en fait, la simple reprise résumée de ma propre intervention lors de ce colloque. Certes, il y a, dans ce livre, comme dans l’exposé à la CCEE, des pointes polémiques et sans doute des prises de positions mal fondées, voire non fondées. Mais depuis quand la rédaction d’une préface signifierait-elle que son auteur ratifie toutes les thèses du livre préfacé ? On aura d’ailleurs remarqué que je ne cite le nom de Stanislas de Larminat qu’à propos du regard eschatologique qu’il propose sur la Jérusalem céleste, précisément parce que je la tiens pour prophétique et généralement absente de la théologie de la création.

Pour le reste, je suis demeuré dans les généralités, me limitant de mettre en garde contre une écologie qui perdrait de vue l’état déchu de l’Univers présent et me gardant bien d’aborder les sujets qui fâchent dans lesquels je suis incompétent. Pour moi, préfacer un livre qui suscite le débat n'est pas du tout un problème, car ce débat doit avoir lieu. Mais, parmi les thèses soutenues par Mr de Larminat, je n'ai pris personnellement position que sur l'importance d'une approche de l'écologie qui intègre la dimension eschatologique. C'est, de mon point de vue, la thèse la plus importante et la plus novatrice de l'ouvrage."

Posté le 8 juillet 2014 à 20h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

27 juin 2014

Ebola: réunion de crise en perspective

L'épidémie d'Ebola actuelle semble la plus virulente jamais connue à ce jour. L'OMS ayant alerté l'opinion internationale, convoque une réunion de crise avec 11 pays directement concernés. Selon le spécialiste de la maladie à l'OMS, Pierre Formenty, la recrudescence du nombre de cas s'explique en partie par un "relâchement" de la mobilisation.

"Il ne s'agit plus d'une épidémie spécifique à un pays mais d'une crise sous-régionale qui requiert une action ferme des gouvernements et des partenaires".

Au vu de la gravité de l'épidémie, l'OMS veut organiser la concertation entre les pays touchés par la maladie ou susceptibles de l'être, et a donné rendez-vous aux ministres de la santé de 11 pays d'Afrique les 2 et 3 juillet à Accra, au Ghana:

"Guinée, Liberia, Sierra Leone, Côte d'Ivoire, République démocratique du Congo, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Mali, Sénégal et Ouganda -- et différents partenaires de l'organisation impliqués dans la riposte à la flambée d'Ebola, dont des représentants de l'industrie minière, de MSF, de l'Institut Pasteur et de l'Union européenne.

Ils seront chargés d'élaborer un plan complet de riposte opérationnel inter-pays."

Carte ebola

Posté le 27 juin 2014 à 20h39 par Marie Bethanie | Lien permanent

26 juin 2014

Virus Ebola: nouvelle irresponsabilité gouvernementale?

C'est media-press-info qui nous alerte sur l'extension du fléau, et sur la mollesse des réactions étatiques pour limiter les possibilités d'importation en France de celui-ci.

"L’organisation Médecins Sans Frontières a annoncé vendredi que l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest était désormais « hors de contrôle« .

Le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée sont contaminés par cette « deuxième vague » de l’épidémie. Des cas suspects sont également signalés au Mali. Mais Bart Janssens, directeur des opérations médicales de MSF, constate l’inefficacité des gouvernements africains ainsi que de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) devant ce fléau.

Sur les 528 malades recensés ces deux dernières semaines dans cette partie de l’Afrique, au moins 337 sont déjà morts. Ce ne sont là que des chiffres provisoires. La fièvre Ebola commence généralement de façon anodine, par des symptômes comme la toux et une fatigue intense qui sont souvent négligés, puis se manifeste rapidement par des vomissements, des diarrhées et d’effrayantes hémorragies. Dans 9 cas sur 10, la mort survient en une semaine. A ce jour, il n’existe aucun vaccin contre ce terrible virus extrêmement contagieux. De simples changements de draps ont, par le passé, entraîné la contamination mortelle de membres du personnel médical.

Equipes médicales françaises sur place

Des équipes de l’Institut Pasteur et des médecins de différentes ONG sont arrivées fin mars à l’aéroport de Conakry, capitale guinéenne, avec pour mission de « limiter au maximum » le risque de transmission de l’épidémie sur le sol européen.

Pourtant, les vols entre les pays contaminés et la France ne sont toujours pas interrompus. Le Sénégal est plus efficace : il a fermé depuis plusieurs semaines ses frontières terrestres avec la Guinée. Et l’Arabie saoudite a interrompu l’octroi de visas aux Guinéens. Mais à Conakry, on continue à embarquer à destination de Roissy…

Il faut cesser de manger des chauves-souris ainsi que les viandes de brousse

Les consignes médicales aux populations africaines sont essentiellement orientées vers les question d’alimentation. Selon divers épidémiologistes, les chauves-souris seraient en grande partie responsables de la transmission du virus à divers animaux sauvages comme, notamment, les singes. Il est donc recommandé avec insistance aux Africains de ne plus consommer ni chauves-souris ni viandes de brousse. Mais faute de contrôles, ces recommandations ont un effet très limité, et singes, rats et autres rongeurs se retrouvent encore sur les étals.

Or, le consommateur de ces nourritures à haut risque, une fois contaminé, devient ultra-contagieux à la fois par le sang, le sperme, la sueur, la salive ainsi que les selles.

Viandes de brousse importées clandestinement en France

Le grand souci, c’est notamment le trafic de viandes de brousse entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe. Une enquête publiée en 2010, sur base du travail des services de douane ainsi que de la société zoologique de Londres, avait estimé que cinq tonnes de nourriture « potentiellement contaminée » débarquaient chaque semaine à l’aéroport Charles de Gaulle en provenance du Cameroun, de Centrafrique, du Congo,…

Ces estimations inquiétantes se voyaient confirmées en octobre 2012, lors de l’Opération Hope menée par les douanes. « En France ont été saisis près de 813 kg de viandes d’origines diverses (dont 318 kg provenant d’animaux sauvages), plus d’une tonne de poissons et mollusques, 1,2 tonne de fruits et légumes et plus de 70 kg de chenilles. Les agents des douanes ont trouvé de la viande de serpent, de crocodile, de chèvre, de bœuf, de mouton, d’éléphant, d’antilope, de porc-épic, de pangolin, de singe,… La grande majorité de ces produits ont été saisis à Roissy sur des passagers en provenance d’Afrique de l’Ouest.« 

A l’époque déjà, les douanes insistaient sur le risque sanitaire que faisait courir cette importation clandestine de nourriture transportée dans des conditions d’hygiène inqualifiables. Les douanes mettaient en garde contre l’intrusion en France de maladies comme la grippe aviaire, la fièvre aphteuse et… le virus Ebola.

Plus récemment encore, en décembre 2013, la police et les services sanitaires avaient fait une descente dans le quartier Château-Rouge (XVIIIe arrondissement de Paris), connu pour ses boutiques et restos africains. Les découvertes avaient été significatives : morceaux de viandes de singes, de gazelles, de rongeurs et… de chauves-souris.

Il faut interrompre les vols en provenance des pays contaminés

Les hôpitaux français ont reçu toutes les indications concernant le protocole à suivre en cas d’urgence liée à un malade porteur du virus Ebola. Mais lorsqu’on sera arrivé à ce stade, il sera trop tard.

Il faut que les gouvernements européens prennent rapidement des mesures courageuses. Il faut, bien sûr, continuer à tenter de vaincre le virus en Afrique. Mais il faut sans tarder interrompre les vols en provenance des pays contaminés et renforcer les contrôles douaniers sur tous les vols en provenance de l’Afrique de l’Ouest.

C’est urgent !

Posté le 26 juin 2014 à 23h06 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (5)

25 juin 2014

Les « réchauffistes » nient l’existence des cycles naturels

D'un lecteur des 4 Vérités :

"Dans le n° 948, vous avez écrit: « La revue “Earth’s future” estime que plus de 2 millions de milliards de m3 de glace vont fondre dans l’Arctique au cours des 10 prochaines années. » Vous devriez pourtant savoir que personne n’a de modèle correct pour prédire l’avenir et, en particulier, pas le GIEC. Ce genre de formulation est typique des méthodes employées par les « réchauffistes » : donner un chiffre inimaginable et surtout sans élément de comparaison dans le but d’affoler le bon peuple. Les mesures par satellite de la banquise arctique, entre 1978 et 2014, montrent une surface variant de 2 millions de km2 à 15 millions. On voit mal comment, avec une surface de cet ordre de grandeur, un tel volume de glace pourrait fondre. Sachant que nous n’avons pas de modèle fiable, tous ceux qui font des prédictions à partir de modèles sont des charlots.

Nous avons toutefois la chance d’avoir des satellites qui font des mesures correctes. Et nous pouvons constater que la surface globale de l’Antarctique augmente depuis environ 1985. Pour l’Arctique, nous constatons une diminution depuis 1985. Un maximum est visible autour de 1970. Mais, si vous regardez bien les variations saisonnières, vous noterez que, depuis 6 ans environ, les glaces ne diminuent plus en moyenne. De même que, depuis 15 ans environ, la moyenne des températures terrestres n’augmente plus. Les modèles du GIEC sont donc faux. L’état d’esprit de ces charlots est révélé par le vocabulaire qu’ils emploient. Ils appellent ça un « hiatus ». Pour eux, les modèles ont la même valeur que les mesures. Les « réchauffistes » nient l’existence des cycles naturels que personne ne sait modéliser. Le GIEC est d’ailleurs pris la main dans le sac avec la « pause » actuelle qu’il n’avait pas prévue. Pour ce qui est du pôle nord, si, comme par le passé, les glaces suivent un cycle de 60 ans environ, la pause actuelle de 6 ans pourrait être le creux et les glaces pourraient augmenter bientôt. Il faudra attendre 4 ans pour le savoir exactement. Mais, si cela s’avérait, le GIEC devrait être supprimé !"

Posté le 25 juin 2014 à 13h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

24 juin 2014

Les données météo utilisées pour« prouver » le réchauffement ont été fabriquées

Lu sur Boulevard Voltaire :

"[U]ne découverte absolument hallucinante vient d’être faite aux États-Unis par les sceptiques des théories du réchauffement. Accrochez-vous, c’est du lourd !

Les données météo américaines du XXe siècle qui ont été utilisées pour« prouver » le réchauffement ont été… fabriquées de toutes pièces !!!

Oui, vous avez bien lu !

Arguant que « les données mesurées ne sont pas fiables et qu’il faut les corriger par un modèle informatique » (!!! – probablement comme les données de l’immigration en France…), les « scientifiques » du GISS ont un beau jour (trop ensoleillé ?) décidé de directement EFFACER les données capturées sur des THERMOMÈTRES pendant un siècle, pour les remplacer par des« données » issues d’un algorithme sorti de leurs mains ! Ça vous paraît énorme ? C’est pourtant exactement ce qui s’est passé ! [...]"

Posté le 24 juin 2014 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

15 juin 2014

"L'écologie : impasse ou espérance ?"

Conférence-débat entre Stanislas de Larminat et Gaultier Bès de Berc, soirée animée par François Billot de Lochner, président de "Liberté Politique". Mercredi 18 juin 2014 de 19:00 h à 21:00 h - Espace Bernanos, 4 rue du Havre, Paris IXe. Entrée libre (Participation aux frais suggérée : 5 €)

STANISLAS DE LARMINAT, 

agronome et diplômé de bioéthique (IPLH), mène depuis plusieurs années une recherche approfondie sur la question écologique,  auteur de L’écologie chrétienne n’est pas ce que vous croyez

Préface de Mgr André-Joseph Léonard  (Salvator, mai 2014, 384 p., 23€).

On ne peut croire qu’en un seul Dieu, et Gaïa, la déesse de la Terre, est en trop. Tel est le propos de Stanislas de Larminat qui met en garde les chrétiens contre un certain syncrétisme qui risque de s’infiltrer dans l’Église si les fidèles comprennent mal les enjeux véritables de l’écologie, mais aussi les fondements de leur foi.

GAULTIER BÈS DE BERC,

professeur agrégé de lettres modernes, normalien, bien connu de tous puisqu'il est un des fondateurs des Veilleurs, pour son livre Nos limites - Pour une écologie intégrale
Avec Axel Rokvam et Marianne Durano (Centurion, juin 2014, 112 p., 3.95 €).

"Toujours plus!" promet notre société aux foules globalisées, comme si le réel devait se plier à nos caprices. Mais ce qui est illimité est évanescent : émanciper l'individu de gré ou de force, l'arracher à ses déterminismes, c'est le soumettre aux marchands de chimères. S'opposer à cette fuite en avant destructrice, c'est revenir à la mesure de l'homme.

Posté le 15 juin 2014 à 09h51 par Michel Janva | Lien permanent

09 juin 2014

Obama est agacé par les climatosceptiques. Et pourtant...

Il a basé une grande partie de sa politique économique et idéologique sur les causes humaines du réchauffement climatique. Forcément, il l'a mauvaise en ce moment et veut redonner un coup d'élan et s'en prend très durement à ceux qui ne pensent pas comme lui... 

TreLoin des luxueux bureaux de la Maison blanche, un guide de haute montagne travaille depuis 3 ans sur les causes de ce réchauffement qu'il constate aussi. Et pour lui, la situation est claire

"Vous affirmez que l’homme n’a rien à voir avec le réchauffement. Pourquoi?

Précisons tout d’abord que je ne conteste pas le réchauffement lui-même. Je l’ai d’ailleurs constaté en tant que guide de montagne en voyant les glaciers reculer. Celui qui nous fait face par exemple a perdu 100 m depuis que j’ai acheté cet appart en 1989. En 2005, le pilier Bonatti des Drus s’est effondré à cause du réchauffement du permafrost. Ce que je remets en cause, ce sont les causes de ce réchauffement. Elles n’ont rien à voir avec l’homme ou avec le CO2 comme on nous le serine. Je suis arrivé à cette conclusion pour trois raisons.

Quelles sont ces raisons?

La première, c’est tout simplement l’analyse des données climatiques reconstituées sur des millions d’années. Rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent à des cycles naturels. Au Moyen Age, il était par exemple possible d’aller en vallée d’Aoste depuis Arolla avec les troupeaux car le glacier n’existait plus. Lors des deux premiers optima, le Sahara était une savane avec des lacs, des arbres et des éléphants. Avant cela, pendant des centaines de milliers d’années, il a fait plus chaud qu’aujourd’hui. Et parfois jusqu’à 7 degrés plus chaud! Or le GIEC se concentre sur les 150 dernières années. Autant dire qu’il regarde autour de son nombril. Les reconstructions paléoclimatiques montrent aussi que, pendant des centaines de millions d’années, il n’y a pas eu de corrélations entre le CO2 dans l’atmosphère et la température sur terre.

Votre second argument?

La concentration de CO2 – qui est soit dit en passant un gaz vital et non pas un poison – dans l’atmosphère est négligeable. Il y en a un peu moins de 0,5‰ dans l’atmosphère, et au maximum 5% de cette quantité est imputable à l’homme. Pour un million de molécules d’air, il y a seulement 20 molécules de CO2 produites par l’homme. Et chaque année, notre industrialisation rajoute 4 molécules de CO2 pour chaque million de molécules d’air, mais la moitié est absorbée par les océans et les plantes. Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe? J’ai beaucoup de peine à le croire (rires).

Pourquoi dès lors la thèse officielle fait quasi consensus? Vos collègues scientifiques ne sont pas tous des imbéciles!

Ces théories visent à nous culpabiliser. Quand des scientifiques comme ceux du GIEC disent qu’ils veulent sauver la planète, je dis qu’ils ne sont pas crédibles. Ils mentent pour préserver des intérêts économiques dont les leurs. Car il y a tout un business derrière la lutte contre le réchauffement. Il y a une volonté de faire peur aux gens par exemple en dramatisant la montée des océans, alors que ceux-ci ne s’élèvent que de 2 à 3 mm par an! C’est aussi une manipulation intellectuelle de parler de CO2 en tonnes plutôt qu’en proportion. Des tonnes, ça impressionne, mais rappelons que l’atmosphère pèse 5 000 000 000 000 000 tonnes!" (suite).

Posté le 9 juin 2014 à 22h42 par Le Salon Beige | Lien permanent

05 juin 2014

18 juin - Ecologie : impasse ou espérance ?

Liberté politique et le collectif France Audace organisent le 18 juin une grande soirée-débat sur le thème : "L’ÉCOLOGIE : IMPASSE OU ESPERANCE ?"

Pour cette soirée exceptionnelle, deux personnalités qui viennent de publier deux essais percutants sur cette question :

  • STANISLAS DE LARMINAT, agronome, qui mène depuis plusieurs années une recherche approfondie sur l’écologie : L’écologie chrétienne n’est pas ce que vous croyez (préface de Mgr André-Joseph Léonard, Salvator, mai 2014). Son site est très intéressant.
  • GAULTIER BES DE BERC, professeur agrégé de lettres modernes, normalien, il est l'un des fondateurs des Veilleurs : Nos limites - Pour une écologie intégrale(avec Axel Rokvam et Marianne Durano, Centurion, juin 2014).

Cette conférence aura lieu à l'Espace Georges-Bernanos le mercredi 18 juin à 19 heures.

Posté le 5 juin 2014 à 11h29 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2014

21 mai : étape à Paris du Tour de France pour une Ecologie Humaine

A l’espace Boissière, mercredi 21 mai à 20h30, Espace Boissière, 69 bis rue Boissière 75116 PARIS, se tient l’étape parisienne du Tour de France pour une écologie humaine, autour de Tugdual Derville, Pierre-Yves Gomez et Gilles Hériard Dubreuil.

Ce Tour de France est le premier évènement public du Courant pour une écologie humaine depuis son lancement, le 22 juin 2013. Chaque soirée du Tour de France se déroule en 3 parties :

  • présentation de l’intuition des initiateurs et du développement actuel du Courant ;
  • brèves interventions de témoins locaux de l’écologie humaine, membres ou non du Courant ;
  • échanges avec la salle.

Depuis mars 2013, partout en France, de nombreuses personnes s’impliquent dans 16 thèmes de société proposés par le Courant afin d’en renouveler l’approche et les pratiques à la lumière de l’écologie humaine : finance ; consommation ; développement économique ; gouvernance démocratique ; engagement politique ; nature et environnement ; habitat et architecture ; sciences et technologies ; médecine ; éducation et enseignement ; travail ; droit et justice ; famille ; solidarités et société ; art et culture ; média et communication.

Les membres du Courant rédigent des « cahiers de bienveillance », observent les « bonnes pratiques » dans tous ces domaines d’activité, afin de les faire connaitre et rayonner ; s’engagent dans des alvéoles pour « observer, comprendre, agir », et inventer de nouvelles pratiques, respectueuses de la personne humaine.

L’écologie humaine est fondée sur la conviction que l’être humain doit être la mesure de toute chose. Le Courant pour une écologie humaine est né d’une prise de conscience et d’un désir d’agir pour faire progresser l’écologie humaine au cœur de notre société. Son but est de créer et d’encourager les conditions de l’engagement de chacun, dans tous les domaines d’activité et à partir d’initiatives locales dont la valeur est inestimable.

A Famille chrétienne, Tugdual Derville précise :

"Nous ne sommes donc pas un parti ou un think tank. La logique politique est belle, mais toute logique écologique dépasse les partis. Nous partageons l’humble ambition de changer la société. Et pour la changer, il faut accepter de changer soi-même."

Posté le 20 mai 2014 à 14h51 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2014

L'écologie n'est pas ce que vous croyez

L

Posté le 10 mai 2014 à 09h21 par Michel Janva | Lien permanent

07 mai 2014

"C’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation nous avons changé le climat"

Voilà un Suisse qui ne craint pas de contredire le GIEC :

"Précisons tout d’abord que je ne conteste pas le réchauffement lui-même. Je l’ai d’ailleurs constaté en tant que guide de montagne en voyant les glaciers reculer. Celui qui nous fait face par exemple a perdu 100 m depuis que j’ai acheté cet appart en 1989. En 2005, le pilier Bonatti des Drus s’est effondré à cause du réchauffement du permafrost. Ce que je remets en cause, ce sont les causes de ce réchauffement. Elles n’ont rien à voir avec l’homme ou avec le CO2 comme on nous le serine. Je suis arrivé à cette conclusion pour trois raisons.

Quelles sont ces raisons?

La première, c’est tout simplement l’analyse des données climatiques reconstituées sur des millions d’années. Rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent à des cycles naturels. Au Moyen Age, il était par exemple possible d’aller en vallée d’Aoste depuis Arolla avec les troupeaux car le glacier n’existait plus. Lors des deux premiers optima, le Sahara était une savane avec des lacs, des arbres et des éléphants. Avant cela, pendant des centaines de milliers d’années, il a fait plus chaud qu’aujourd’hui. Et parfois jusqu’à 7 degrés plus chaud! Or le GIEC se concentre sur les 150 dernières années. Autant dire qu’il regarde autour de son nombril. [...]

Votre second argument?

La concentration de CO2 – qui est soit dit en passant un gaz vital et non pas un poison – dans l’atmosphère est négligeable. Il y en a un peu moins de 0,5‰ dans l’atmosphère, et au maximum 5% de cette quantité est imputable à l’homme. Pour un million de molécules d’air, il y a seulement 20 molécules de CO2 produites par l’homme. Et chaque année, notre industrialisation rajoute 4 molécules de CO2 pour chaque million de molécules d’air, mais la moitié est absorbée par les océans et les plantes. Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe? J’ai beaucoup de peine à le croire (rires).

Pourquoi dès lors la thèse officielle fait quasi consensus? Vos collègues scientifiques ne sont pas tous des imbéciles!

Ces théories visent à nous culpabiliser. Quand des scientifiques comme ceux du GIEC disent qu’ils veulent sauver la planète, je dis qu’ils ne sont pas crédibles. Ils mentent pour préserver des intérêts économiques dont les leurs. Car il y a tout un business derrière la lutte contre le réchauffement. [...]

Votre dernier argument est que la thèse officielle contredit les lois de la physique. C’est-à-dire?

Celle de la thermodynamique en particulier. Pour faire simple: la terre fait 15° en moyenne. L’atmosphère censément polluée de CO2 est grosso modo à -30° à 10 km d’altitude. Qu’elle réchauffe la Terre qui est bien plus chaude qu’elle est une aberration. La thermodynamique nous dit que la chaleur va toujours vers le froid et jamais dans le sens inverse, ce que correspond à notre expérience quotidienne.

Alors au final, comment expliquez-vous ce fichu réchauffement?

Je n’ai pas de réponse car trop de facteurs entrent en jeu.  Par contre, j’ai des hypothèses. Je soupçonne par exemple les variations de l’intensité du rayonnement solaire – qui répondent à des cycles – de jouer un rôle central, tout comme les processus nucléaires complexes et méconnus qui sont à l’œuvre au centre de notre Terre. Quoi qu’il en soit, c’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation nous avons changé le climat. La nature est bien plus forte que l’homme, nous ne sommes pas les maîtres de la Terre !"

Posté le 7 mai 2014 à 07h13 par Michel Janva | Lien permanent

24 janvier 2014

Merveilles de la Création

Une nouvelle espèce de dauphin découverte.

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Posté le 24 janvier 2014 à 23h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

15 janvier 2014

Consensus scientifique autour du réchauffisme ? Pas si sûr

Lu sur Liberté Politique :

""Peut-on vraiment être climato-sceptique aujourd’hui?" C’est la question posée par Guillaume Emin sur le site Ecologiehumaine.eu L’auteur parle de « l’obscurantisme » dont seraient atteints ceux qui refusent le « solide consensus » scientifique sur ce sujet. Répondons à cette accusation si peu… scientifique par une autre question : comment peut-on dénoncer des consensus aussi mensongers comme celui portant sur les cellules souches embryonnaires, et ne pas s’interroger sur l’éthique du pseudo-consensus entourant la responsabilité humaine du réchauffement climatique ? Les écologistes chrétiens doivent pour leur part lever cette ambiguïté. [...]

Ainsi, l’INSERM affiche sur son site une pétition de principe sur une hypothétique vision consensuelle de la communauté scientifique : « Ces dernières décennies ont vu les recherches sur les cellules souches embryonnaires (ES) se développer considérablement. En effet, ces cellules ne cessent de susciter l’intérêt des chercheurs, notamment pour leur immense potentiel thérapeutique. »

La recherche embryonnaire : un mensonge mondial

Ce genre d’optimisme incantatoire ferait l’objet d’un consensus apparent des chercheurs du monde entier qui affirment que le miracle de la thérapie génique embryonnaire est pour demain. Tous les médias n’arrêtent pas de le répéter en boucle.

L’Académie pontificale des Sciences, la Fondation Jérôme-Lejeune ou VITA en France savent depuis longtemps que ces cellules indifférenciées ont la propriété de se multiplier, à l’infini, en cellules identiques à elles-mêmes et ont donc un grand potentiel cancérigène, bien supérieur à celui des cellules souches adultes.

Seuls les organes bien informés et proches des mouvements sensibilisés par « l’écologie humaine » savent pertinemment qu’il s’agit d’un mensonge éhonté. Ils sont maintenant un peu plus entendus. Pourquoi ? Parce que leur souci de la culture de vie les a incités à s’investir dans une recherche concurrente — les cellules souche adulte — sans danger, éthiquement irréprochable et… qui obtient des résultats.

Consensus ne donc rime pas nécessairement avec veritas ! [...]"

Posté le 15 janvier 2014 à 20h03 par Michel Janva | Lien permanent

Ecotaxe : attention, ce n'est pas fini !

04_11-portique-ecotaxe-de-Lanrodec-Bretagne-930620_scalewidth_630En annonçant la suppression de 30 milliards d'euros de cotisations patronales pour la politique famiale, François Hollande a forcément inquiété Bernard Cazeneuve, ministre délégué au budget, qui a mis en garde aujourd'hui les députés contre l'abandon de l'Ecotaxe :

"Elle nécessite sans doute des corrections mais en ayant à l'esprit sa raison d'être. Considérer qu'on puisse conduire la politique des transports que nous avions co-élaborée avec vous de manière inchangée sans mettre en oeuvre une contribution qui permettra d'avoir le rendement attendu n'est pas réaliste dans le contexte budgétaire que nous connaissons."

Elle nécessite sans doute des corrections mais en ayant à l'esprit sa raison d'être", a-t-il dit.

"Considérer qu'on puisse conduire la politique des transports que nous avions co-élaborée avec vous de manière inchangée sans mettre en ÷uvre une contribution qui permettra d'avoir le rendement attendu n'est pas réaliste dans le contexte budgétaire que nous connaissons


En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/france-des-projets-seraient-menaces-par-l-abandon-de-l-ecotaxe_424025.html#ktuseBdhRHkpGEui.99

Mais que Bernard Cazeneuve se rassure, la politique familiale n'est pas une priorité de François Hollande, bien au contraire...

Posté le 15 janvier 2014 à 18h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

13 décembre 2013

Réchauffement climatique au Proche-Orient

En Israël, il n'avait pas autant neigé en décembre depuis 1953 :

1

Syrie :

2

Posté le 13 décembre 2013 à 13h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

28 novembre 2013

Pour les insomniaques et les passionnés du ciel, suivez la destinée de Ison

Ison est une comète qui ne va pas tarder à froler le soleil. Y survivra t-elle? Les spécialistes le souhaitent vivement car cet astre mobile venu du fond du système solaire n'a pas livré tous ses secrets.

 Quelques articles : ici, ici et .

Le site de la NASA qui suit la comète en direct.

Posté le 28 novembre 2013 à 23h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

22 novembre 2013

Beauté de la Création

Une nouvelle île vient de "faire surface"... Pour combien de temps? (photos).

Ile

Posté le 22 novembre 2013 à 21h39 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)


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