12 novembre 2016

17 novembre : conférence à Buc (78) sur l'écologie

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Posté le 12 novembre 2016 à 09h29 par Michel Janva | Lien permanent

11 novembre 2016

Une étude scientifique attribue l’essentiel du réchauffement au soleil

Image001Dans son ouvrage, "Climat: Et si la vérité (nous) rendait libre", préfacé par S.E. le Cardinal George Pell, préfet du Secrétariat à l'Économie du Saint-Siège (Ed. TerraMare - juin 2016), Stanislas de Larminat diffusait les minutes d'un débat entre deux représentants du GIEC et un spécialiste reconnu de systémique qui avait appliqué, au comportement climatique terrestre, ses compétences en identification des systèmes dynamiques.

Ayant exploité des données climatiques disponibles auprès des plus grands instituts internationaux, ce scientifique mettait en question l’origine humaine de la période chaude contemporaine. Une question était apparue dans le débat : les travaux de ce systémicien n’avaient pas été "revus par ses pairs". L'objection n'a plus lieu d'être: L’éditeur scientifique Elsevier B.V. a publié, le 26 octobre 2016, un article scientifique attribuant la majeure partie du réchauffement climatique à l’activité solaire.

Cette publication, intitulée « identification du système climatique vs. détection et attribution » et référencée sur le site « ScienceDirect », a été revue, dans les règles, par les pairs du comité de lecture de Annual Reviews in Control (ARC), une des sept revues scientifiques de l'IFAC, fédération internationale qui regroupe des milliers d'experts en contrôle, automatique et identification des systèmes complexes.

L'article publié par Elsevier B.V. explique la différence entre les deux approches. L’"Identification du système climatique" permet de quantifier les relations de causes à effets qui le régissent, là où le GIEC utilise une méthode dite de "Détection/Atrribution", c'est à dire la Détection d'un effet climatique pour lui Attribuer la cause humaine.

L'auteur clarifie les origines de ces contradictions.

  • La principale tient aux durées retenues pour les observations climatiques : mille ans pour l’Identification, au maximum cent cinquante ans pour la Détection-Attribution du GIEC, ce qui élimine ainsi les évènements millénaires de la période chaude médiévale et du petit âge glaciaire, notoirement corrélés à l’activité solaire. 
  • La seconde tient à une confusion faite par le GIEC entre cause et effet, à propos des courants océanographiques de type El Niño. C’est une « erreur méthodologique lourde, évidente aux yeux de n'importe quel expert en science des systèmes », dit le scientifique.

La COP 22, va entériner un des plus grands gaspillages de l’histoire.

Marrakech prendra acte de la ratification de l’accord du Bourget. La science lui importera peu. Cette publication scientifique remettra-t-elle en cause le consensus dominant sur l’origine humaine des changements climatiques, qui vise à bouleverser les repères économiques mondiaux autant que les repères scientifiques ?  Pourtant :

  • Au plan économique, les dépenses se révéleront vaines : À quoi servira de dépenser des milliards pour modifier, sans succès, le climat puisque le soleil est responsable de l’essentiel de la période chaude contemporaine ? Le principe de précaution ne se justifie que lorsque le risque est avéré ce qui n'est pas le cas!
  • Au plan scientifique, un nouveau consensus va-t-il émerger, celui d’une action prépondérante de l’activité solaire sur le climat ? En réalité, ni les consensus, ni les votes n'ont de place en science ; seules les preuves importent. A l’argument d’autorité, Descartes opposait l’autorité de l’argument. La COP22 risque de se traduire à nouveau par une soumission à l'argument d'autorité, le plus faible qui soit en logique.

S’en tenir aux raisons politiques et morales de réduire notre addiction au pétrole 

Le titre de l’ouvrage « Climat : et si la vérité (nous) rendait libre » n’en n’est que plus pertinent, car c’est bien notre liberté qui est en jeu. Interrogé sur ce point politique et moral, Stanislas de Larminat constate que

« nos principaux fournisseurs financent des stratégies géopolitiques peu soucieuses des droits de l’homme. Ils financent également les dettes de nos déficits publics. Notre dépendance au pétrole est donc suicidaire pour la souveraineté diplomatique et budgétaire de l’Europe ».

Faut-il aussi réduire nos consommations de produits à forte empreinte carbone ? « Oui, mais pas pour un salut illusoire de la planète dû à une "frugalité par précaution". Une autre "frugalité par choix" s’impose ; cette vertu redonne sa liberté à l’âme  et signe le combat entre Avoir plus et Être plus. N’est-ce pas la véritable efficacité de la frugalité ? », s’interroge Stanislas de Larminat.

Posté le 11 novembre 2016 à 15h26 par Michel Janva | Lien permanent

09 novembre 2016

Climat : questions à l'Académie Pontificale des Sciences

Intervention de Stanislas de Larminat à Rome, invité par le Cardinal Turkson, président du Conseil Pontifical Justice et Paix, à participer au  séminaire organisé conjointement par l'Académie Pontificale des Sciences et intitulé  «'Laudato si' and the path to COP22 ».

"Mr et Mme les Présidents, Éminences, distingués participants... Je voudrais d’abord remercier spécialement SE le Cardinal Cardinal Turkson de m’avoir invité aujourd’hui. Je suis très honoré d’avoir l’opportunité de dire quelques mots que je voudrais résumer par deux courtes questions :

1- Considération préalable

SIl n’est pas clair dans mon esprit s’il y a un large consensus dans cette assemblée sur la cause anthropique de la récente période chaude climatique. En climatologie, la complexité est extrême. Beaucoup d’entre vous sont climatologistes, océanographes, thermophysiciens, glaciologues , agronomes, biologistes, mathématiciens, chimistes, astronomes, hélio-sismologies, , etc... Mais qu’y a-t-il de commun entre chacune de ces spécialités, entre la recherche sur les facteurs causaux ou résultants de la variation climatique ? Quelle science est légitime pour quantifier les relations de cause à effet ? Une telle méthodologie existe. Il s’agit de la dite « identification  des systèmes dynamiques et complexes ». Après une étude approfondie, un pionnier de ces techniques a conclu en 2015 que: « L’hypothèse, selon laquelle l’activité humaine n’aurait pas d’effet significatif, ne peut pas être exclue... Avec un taux de certitude significatif de 90%...  on doit considérer comme un fait établi que l’activité solaire, en tant que variable explicative causale, constitue effectivement l’explication première du changement climatique » (p. 126-128). 

Cette conclusion remet-elle en cause le consensus du GIEC et que signifie ce consensus ? Mr. Hans Corell, secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires juridiques, expliquait en 2002 que : « dans la pratique des Nations Unies, les expressions “sans vote”, “par consensus” ... sont... synonymes et donc interchangeables ». Est-ce que le "GIEC travaille par consensus" comme c’est écrit dans le communiqué de presse du GIEC n° 2015/19 ? Le "Résumé pour les décideurs" du GIEC a-t-il été adopté par votes ou non ?

De toutes les façons, ni les votes, ni quelque consensus que ce soit, n’ont la moindre signification pratique en science. En la matière, seules les preuves importent. La méthode par identification peut résoudre le paradoxe de cette affirmation du GIEC : « Les probabilités "Objectives" et "Subjectives"  ne sont pas toujours explicitement distinguées »  (AR5 GT2, § 2.6.2 <http://www.ipcc.ch/ipccreports/tar/wg2/index.php?idp=106>).

Pour attribuer le réchauffement global à des causes humaines, le GIEC utilise une méthode dite « détection et attribution » (D&A), plutôt que l’identification. Il l’a développée dans le seul objectif de la science climatologique. Il en existe moins de dix spécialistes dans le monde, tous menés par la Pr Gabriele Hegerl. Pourtant , les techniques d’identification sont largement reconnues et ont été développées depuis des décades pour identifier les comportements des systèmes complexes dans un très large spectre d’applications, et par des milliers d’exerts dans le monde. C’est pourquoi j’ai une suggestion à proposer, et

2 - C’est ma première question à l’attention de votre Académie Pontificale

L’Académie Pontificale pourrait-elle inviter la communauté scientifique à mener des travaux de recherche utilisant les pratiques internationales de l’identification afin de quantifier les facteurs anthropiques et solaires sur les variations climatiques et de confirmer ou infirmer l’impact humain ? Leur association, l’IFAC (International Federation of Automatic Control), rassemble des milliers de spécialistes de l’identification. L’Académie Pontificale pourrait-elle demander à l’équipe du Professeur Gabriele Hegerl de se confronter à ces spécialistes dans une session spéciale ?  Cela ne contribuerait-il pas à une meilleure compréhension de la science climatique ? Si c’est utile, je serais heureux de participer à la préparation de la  « concept note » appelant à une telle requête.

3- Seconde question destinée au Conseil Pontifical Justice et Paix

Laudato si précise « que l’Église n’ a pas la prétention de juger des questions scientifiques » (Laudato si § 188).

Il y a là une cohérence avec le concile  Vatiacn II : Les laïcs ne doivent pas « attendre de leurs pasteurs qu’ils aient une compétence telle qu’ils puissent leur fournir une solution concrète et immédiate à tout problème, même grave, qui se présente à eux, ou que telle soit leur mission ». (Gaudium et spes § 43.2).

Ma question concerne la perspective de la COP22, dans la mesure où, en science, les débats ne sont jamais clos :  pourquoi ne pas être plus prudent dans nos commentaires scientifiques ? Mon sentiment est que la Doctrine Sociale de l’Église est suffisamment robuste pour appeler le monde à plus de justice, à plus de solidarité avec les pays en voie de développement. De nouveaux éléments de langages pour l’Église dans la perspective de la COP22 ne remettraient pas en cause le merveilleux message doctrinal de Laudato si. Quelques soient les causes des variations climatiques, il reste vrai que : "tout est lié" (§ 137), "tout est don" (§ 76), toute créature est "sacrement" (§ 9) tout est "grâce divine" (§ 233 -236) et tout est "Trinitaire" (§ 239).

Si certains d’entre vous jugent que ces deux questions méritent attention, je reste à votre disposition, après cette session, pour débattre informellement avec vous de ces sujets."

Posté le 9 novembre 2016 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

11 octobre 2016

Octobre 2016 : la glace maritime arctique doit avoir entièrement fondu

Selon les prévisions des réchauffistes. Mais comme les sectes qui vous prévoient la fin du monde, les climatologues aboient et la date passe:

A"Leurs prédictions sont à ce point erronées que l’on constate aujourd’hui une augmentation de l’emprise des classes maritimes arctiques, comme viennent de le prouver les dernières images satellites. Il y a aujourd’hui davantage et même bien davantage de glace dans l’océan Arctique qu’en 2012.

Les dits experts n’en ont pourtant pas démordu. Largement cités par les médias, ils ont continué de faire des annonces catastrophistes soutenues par leur réputation de spécialistes : ainsi le professeur Peter Wadhams, de la prestigieuse université de Cambridge, a publié il y a peu un livre consacré à la perte de glace maritime arctique, Un adieu à la glace, où il réitérait sa prévision selon laquelle l’Arctique n’aurait plus de glace au milieu de cette décennie. Cet été encore, il annonçait un septembre sans glace.

Comment croire que les climatologues sont capables de faire des prédictions à long terme alors que leurs prévisions d’un mois sur l’autre sont à ce point erronées ? Les chiffres présentant le minimum annuel constaté le 10 septembre, atteignent 4,14 millions de km2, soit 21 % de plus que le plus bas constaté en 2012. Globalement sur le mois de septembre, les chiffres publiés par le National Snow and Ice Data Centre font état d’une l’emprise de la glace de 31 % supérieure à celle de septembre 2012.

[...] Les prédictions fausses récemment mises au jour ne manquent pas. Au début de la semaine, les environnementalistes ont été accusés de tromper le public à propos de la « Plaque de déchets du Pacifique » dont des images aériennes viennent de prouver qu’elle n’existe pas : non, il n’y a pas un tas d’ordures au milieu de l’océan comme on nous le racontait. En juin, on apprenait la refermeture du trou de la couche d’ozone, alors que les experts ne cessaient d’affirmer qu’il ne se refermerait jamais.

[...] De nombreux scientifiques annoncent depuis une dizaine d’années que la glace arctique aura fondu d’ici à 2050. Le GIEC continue d’affirmer qu’il y a 66 % de chances d’arriver à un Arctique sans glace en 2050 si les émissions de CO2 continuent de croître. En 2007, Wadhams prédisait l’échéance pour 2013, après que les niveaux eurent chuté de 27 % en une seule année. Mais en 2013, le niveau était au contraire 25 % plus élevé qu’en 2007. En 2012, une nouvelle chute record amenait Wadhams à repousser sa prédiction à 2016, soutenu en cela par d’autres scientifiques prestigieux.

On constate en 2016 que l’Arctique a connu une glaciation extrêmement rapide avec une poussée de la glace qui a atteint 1,05 million de kilomètres carrés en trois semaines seulement depuis le minimum du 10 septembre. Selon l’Institut météorologique danois, la glaciation a connu son record de rapidité depuis la mise en place d’un registre quotidien depuis 1987. [...]"

C'est un fait avéré : les tenants du réchauffisme polluent le discours sur le respect de l'environnement.

Posté le 11 octobre 2016 à 08h39 par Michel Janva | Lien permanent

06 octobre 2016

Un ponte du réchauffisme avoue s'être trompé

Lu sur Réinformation.tv :

Unknown-24"L’inventeur de la théorie de Gaïa, le chimiste britannique James Lovelock qui faisait autorité dans le réchauffement, le prophète vert qui prévoyait une catastrophe climatique provoquant des « milliards » de mort, apostasie : tout cela n’est « pas scientifique » et les écolos ne sont « pas raisonnables ».

La vieillesse serait-elle un naufrage, comme l’ont prétendu aujourd’hui Patrick Timsit à propos des récentes déclarations nationalistes d’Alain Delon, et naguère le général De Gaulle à propos du maréchal Pétain ? En tout cas les écologistes du monde entier sont enclins à le penser après le dernier entretien accordé par leur ancien gourou, James Lovelock, 97 ans aux vendanges. Ce climatologue reconnu, primé, révéré, choyé par la communauté internationale et l’Empire britannique, renie tout dans son apostasie. Il répète, avec beaucoup plus de force, ce qu’il avait commencé à dire voilà quatre ans : « Je me suis trompé ».

James Lovelock, le scientifique qui a lancé la théorie de Gaïa

James Lovelock reste attaché à l’environnement, et à sa sauvegarde. Seulement, il ne croit plus aux dogmes qu’il a plus qu’aucun autre contribué à faire advenir. Oui, par exemple, il y a trop de gaz carbonique dans l’oxygène, mais « la seule solution, c’est le nucléaire ». Et pour bien frapper les esprits, il pose devant une affiche représentant des éoliennes, « afin de (se) rappeler à tout moment combien elles sont absurdes ».

Ce chimiste de formation est pourtant à l’origine de bien des peurs et des certitudes écologistes avec la théorie de Gaïa qu’il a formulé dès les années 80 : elle postule que la terre est un système qui s’autorégule, et que l’intrusion de l’activité humaine industrielle l’a troublé au point de provoquer des catastrophes incommensurables. En 2006, ce prophète de malheur prédisait « des milliards de morts », en 2008, en se fondant sur les données du GIEC, il prévoyait que la population mondiale serait décimée « vers 2040 par les inondations, la sécheresse, la famine ». C’est pourquoi, en 2010, il préconisait de « suspendre la démocratie » pour prendre les décisions urgentes que la situation imposait selon lui.

Le prophète vert a connu le doute avant l’apostasie

Mais à partir de 2012, il a commencé à douter. Reconnaissant avoir été « alarmiste », il a tenu des propos dignes de Sarkozy : « Le problème est que nous ne savons pas où va le climat. Nous pensions le savoir il y a vingt ans. Cela a produit des livres alarmistes – les miens inclus. »

Aujourd’hui, il a carrément viré sa cuti. Et il flingue tous azimuts. « La concentration de CO2 dans l’atmosphère augmente, c’est sûr, mais pas du tout aussi vite que nous croyions qu’elle le ferait. Les modèles mathématiques utilisés par les ordinateurs ne sont juste pas fiables. En réalité je ne suis pas sûr que tout ce truc ne soit pas une folie, le réchauffement climatique. Regardez Singapour. Le taux de gaz carbonique est deux fois et demie celui du pire scénario pour le réchauffement climatique, et c’est une des villes du monde les plus agréables à vivre. » Il compare désormais l’écologisme, avec ses rites, ses dogmes, sa culpabilité, à une « religion ».

Le réchauffement climatique démoli par l’esprit critique

Quant aux émissions de gaz par les humains et leur incidence sur le réchauffement climatique, il a cette comparaison, qui établit les ordres de grandeur : « Il suffit qu’un volcan de bonne taille entre en éruption et tous les modèles, et tout le tralala, ne valent strictement plus rien. » En conséquence, toute prévision climatique « au-delà de cinq ans à l’avance est l’affaire d’un idiot ». Il y a dix ans, il prévoyait encore la fin rapide de l’humanité dans son dernier bouquin du moment, La revanche de Gaïa. Aujourd’hui, il ne croit plus à cette vengeance via le réchauffement climatique : « J’ai grandi »."

Posté le 6 octobre 2016 à 07h13 par Michel Janva | Lien permanent

19 septembre 2016

Aucun effet observable sur le niveau de la mer d’un réchauffement global

Lu sur Réinformation.tv :

M"[...] Le 14 septembre, un reportage de CNS News a collationné les conclusions de quatre études d’équipes spécialisées, ainsi que d’autres travaux, tous concluant qu’il n’existait pas d’effet observable d’un réchauffement global d’origine humaine sur le niveau des mers.

La première étude citée par CNS et reprise par les sites NoTricksZone, spécialiste des sujets sur le climat, et The New American, a pour auteur le spécialiste de l’environnement Kenneth Richard, s’appuyant sur une équipe de géologues menée par Paul Kench, qui étudient les traits de côte à l’Université d’Auckland en Nouvelle-Zélande.

L’importance des oscillations naturelles

« Il est largement admis que le niveau des mers aurait augmenté durant les dernières décennies en raison d’un réchauffement climatique d’origine humaine », écrit Richard. « Néanmoins, en raison de l’importance de l’influence des oscillations naturelles sur les fluctuations du niveau des mers, cette affirmation manque de fondements », critique-t-il. Richard cite ainsi cette étude de six scientifiques, publiée par le site de Nature, qui confirme qu’un curieux phénomène observé dans la zone tropicale du Pacifique – une avancée des terres supérieure à l’augmentation récente du niveau des eaux –, a été observé depuis le milieu des années 1980 dans d’autres régions mais aussi, très nettement, à l’échelle mondiale.

Richard cite aussi le Dr Nils-Axel Mörner, spécialiste renommée du niveau des mers et auteur de quelque 200 publications scientifiques, qui confirme « qu’on note un manque de relation de cause à effet entre le réchauffement climatique et la hausse du niveau des mers dans les régions où de désastreuses montées des eaux ont d’autorité été liées au climat, telles les Maldives ou les côtes du Bangladesh ».

Le CO2 n’a rien à voir

Parmi les conclusions de Richard, issues de ses compilations d’études scientifiques : « Même dans les régions du monde où le niveau des mers augmente objectivement, et rapidement, en particulier le Pacifique tropical, les scientifiques s’accordent à reconnaître que l’origine humaine ne peut pas être soupçonnée. Les oscillations naturelles observées dans les mécanismes internes aux océans sont principalement à l’origine des évolutions des niveaux, et non l’émission de CO2 liée aux activités humaines ». Une autre étude citée par CNS est l’article publié par le Laboratoire d’Etudes en géophysique et océanographie spatiales (Legos) de Toulouse. Ses auteurs : une équipe menée par le Dr Hindumathi Palanisamy, spécialiste en hydrologie, météorologie et climatologie. Ils expliquent que « le niveau des mers est un paramètre climatique intégré qui subit des interactions avec tous les composants du système climatique (océans, banquises, glaciers, atmosphère et grands lacs) sur un large éventail d’échelles temporelles et spatiales. »

Le rôle clé du Pacifique

L’équipe de Palanisamy a ainsi comparé les changements de niveaux de l’Océan Indien, de la mer de Chine méridionale et de la mer des Antilles entre 1950 et 2009. Elle a ainsi établi que « la zone tropicale du Pacifique est à l’origine de la plus grande part de la variation de leur niveau ». Plus encore : « En étudiant les modèles d’évolution spatiale du niveau des eaux dans le Pacifique tropical, et après avoir soustrait le signal correspondant à l’effet climatique interne principal, nous avons montré que la cause résiduelle de l’évolution du niveau des mers ne répond pas à un signal externe d’origine humaine » (c’est nous qui soulignons).

Autre étude encore citée par CNS, celle publiée en avril par un groupe de scientifiques dirigé par Mohammad Hadi Bordbar, du Centre de recherche océanographique Helmholtz de Kiel, en Allemagne. Ils ont conclu que les hausses récentes du niveau des eaux dans le Pacifique tropical « s’inscrivent encore dans la marge de long terme de fluctuation interne décennale ». « Au-delà, une telle variabilité se renforcerait en lien avec l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre, ce qui pourrait dans ce cas entraver la détection de changement climatique d’origine humaine dans cette région », avancent les chercheurs. Les océans sont en effet les principaux consommateurs des gaz à effet de serre, pouvoir croissant en fonction de l’augmentation de leur masse.

Réchauffement et hausse : pas de lien

Bien que toutes ces études soient rédigées dans le langage ésotérique des scientifiques, un autre article cité par CNS, publié en janvier par le Journal of Coastal Research, formule ses conclusions dans un langage directement accessible au non-scientifique.

Dans cet article, l’auteur principal, Jens Morten Hansen, de l’Institut géologique du Danemark et du Groenland, et son équipe, livrent le résultat de leurs travaux menés sur une zone s’étendant de la mer du Nord orientale au centre de la Baltique, pour une période de 160 années (1849-2009). « L’identification des oscillations et des tendances générales sur 160 ans est d’une importance capitale pour distinguer les développements naturels de long terme des changements plus récents d’origine humaine », avertissent les chercheurs. Leur conclusion : « Nous avons établi que sur une période susceptible d’avoir été concernée par l’activité humaine, soit depuis 1970, la hausse du niveau des eaux est entièrement incluse dans les légers effets résiduels, oscillations de long terme et tendance générale. Mieux : nous avons établi qu’il n’y a à ce jour aucun effet observable sur le niveau de la mer d’un réchauffement global d’origine humaine dans cette région du monde la mieux observée » (nous soulignons).

Et les terres gagnent sur les océans !

Pour couronner le tout, les terres ont gagné sur la mer depuis trente ans, indique une autre étude publiée le 25 août dans Nature Climate Change, issue des travaux de Gennadii Donchyts de l’Institut de recherche néerlandais Deltares. Lui et son équipe ont établi que la surface des terres émergées a gagné 36.000 kilomètres-carrés au long des trente dernières années, incluant 21.000 km2 de zones côtières où la « montée des océans » devrait au contraire réduire la surface des terres émergées. « Nous nous attendions à voir le trait de côte reculer en raison de l’augmentation du niveau des mers, mais la grande surprise a été de constater qu’il avance, partout dans le monde », a souligné le co-auteur de l’étude, Fedor Baart, sur la BBC.

Le réchauffement a cessé

Dernier point et non des moindres : outre le fait que les activités humaines pourraient bien ne pas avoir d’effet direct sur le changement climatique, certains scientifiques réaffirment que le réchauffement du climat, quelles que soient ses causes, a bel et bien cessé. S’exprimant devant l’Institut Heartland lors d’une conférence en décembre dernier, le professeur émérite à l’Université de Virginie, le Dr Fred Singer, fondateur du Projet pour une politique de l’environnement (SEPP) et de l’ONG International Panel on Climate Change, a lâché devant son auditoire « qu’il n’y a eu aucun réchauffement statistiquement significatif depuis dix-huit ans ». [...]"

Posté le 19 septembre 2016 à 09h18 par Michel Janva | Lien permanent

08 juillet 2016

Stanislas de Larminat : "la vérité sur le réchauffement climatique"

Posté le 8 juillet 2016 à 16h52 par Michel Janva | Lien permanent

30 mai 2016

Le plus important perturbateur endocrinien c’est la pilule

Le sénateur (LR) de la Manche Jean Bizet, interrogé sur les dangers du glyphosate (un pesticide sur l'utilisation duquel l'Europe tarde à se prononcer), affirme (à la fin) :

"Le plus important perturbateur endocrinien est celui utilisé par toutes les femmes tout au long de leur vie sexuelle, c’est la pilule, mais on n’en parle pas."



Posté le 30 mai 2016 à 14h58 par Marie Bethanie | Lien permanent

02 mai 2016

Merveilles de la Création

A découvrir ici si la vidéo ne fonctionne pas.

 

Posté le 2 mai 2016 à 21h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

19 mars 2016

La Mongolie attend avec impatience le réchauffement climatique

Lu ici :

"Un phénomène climatique exceptionnel caractérisé par un hiver extrêmement rigoureux a déjà décimé dans les steppes mongoles des centaines de milliers d'animaux d'élevage. L'aide internationale reste insuffisante et le bilan catastrophique ne cesse de s'alourdir.

La Mongolie est frappée cette année par un "dzud", phénomène climatique caractérisé par une vague de froid extrême en hiver faisant suite à un été caniculaire, a expliqué la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge (IFRC).

La raréfaction des pâturages pendant les mois estivaux empêche les chèvres, moutons et vaches de se nourrir suffisamment pour supporter ensuite les rigueurs hivernales, lorsque les températures tombent sous les 50 degrés Celsius. Un givre et un enneigement excessifs viennent encore compliquer l'accès des animaux aux couches de verdure."

Posté le 19 mars 2016 à 12h32 par Michel Janva | Lien permanent

05 février 2016

Remonter dans le temps par les cartes

IGN signe une très belle prouesse qui vous permet de juxtaposer les cartes de Cassini du XVIII° siècle ou les cartes d'état-major du XIX° avec les cartes récentes ou les photos aériennes d'hier ou d'aujourd'hui. De quoi (re)découvrir son histoire et ses racines par la toponymie et la géographie. Un voyage dans notre beau pays, qui peut prendre beaucoup de temps...

Posté le 5 février 2016 à 20h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

17 janvier 2016

Les premiers bénéfices de la COP21 : la neige revient après 85 ans d'absence

en Arabie Saoudite, pays des droits de l'homme...

Dro

Posté le 17 janvier 2016 à 21h47 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

12 janvier 2016

"Demain", un film qui confond écologie humaniste et écologie humaine

Rien à voir entre l' "écologie humaniste" et l' "écologie humaine", explique Stanislas de Larminat dans son récent commentaire sur le film "Demain" réalisé par Mélanie Laurent et Cyril Dion:

"L’écologie humaine ne consiste pas à surfer sur une écologie comme les ONG ou l’ONU en font la promotion. Il ne suffit pas de rajouter,  à son sommet, une dose d’humanisme fut-il d’inspiration chrétienne. Si les fondements ne sont pas solides, cette pyramide s’effondrera, et le beau concept d’écologie humaine avec elle !"

Le film donne, une fois de plus dans le catastrophisme puisque la bande annonce se base sur une " information qui annonce la fin possible de notre humanité".

Stanislas de Larminat passe au crible les cinq solutions proposées sur le site "Demain":  Manger bio et peu de viande,  Opter pour un fournisseur d’électricité renouvelable,  Acheter dans des commerces locaux et indépendants,  Changer de banque et  Réduire, réutiliser, recycler, réparer, partager. Stanislas de Larminat ne s'étonne pas que ce film reprenne tous les poncifs de l'écologie dès lors qu'il connait la biographie des réalisateurs:

"Mélanie Laurent est engagée auprès d’ONG comme La Fondation Danielle Mitterrand ou Greenpeace. Rappelons également que François Hollande avait choisie Mélanie Laurent pour l'accompagner pendant son voyage aux Philippines des 27-28 février 2015. Elle était une de ses deux ambassadrices retenue pour "incarner" son plaidoyer en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique."

Quant à Cyril Dion, il est rappelé qu'il a été fondateur de Colibris avec Pierre Rabhi que Stanislas de Larminat compare à un Gandhi moderne:

"Osons dire que Pierre Rhabi est un peu le nouveau Gandhi des écologistes ! Pourquoi cette comparaison avec Gandhi ? Pour comprendre, il faut avoir lu l’essai d’Arthur Koestler "Face au néant" (Calmann-Lévy, Paris, 1975) : « Il faut beaucoup d’argent pour permettre à Bapu de vivre dans la pauvreté » (« bapu » veut dire « père » dans la langue du Gujarât au nord-ouest de l’Inde où Gandhi est né en 1869).

Chez Pierre Rabhi comme chez Gandhi, il faudrait s’isoler du monde, un peu comme Gandhi critiquait le chemin de fer et les hôpitaux. Cyril Dion, malheureusement, trouve de l'écho auprès de certains chrétiens sensibles à l’écologie, qui n'ont pas compris le sens de cette conclusion de Koestler : « on ne peut s’empêcher de penser, aussi blasphématoire que cela puisse paraître, que l’Inde serait aujourd’hui en meilleure voie, et aurait une mentalité plus saine, sans l’héritage de Gandhi ». Le film "demain" ne serait-il pas porteur d'une culture qui fera dire aux générations futures que les 10 milliards d'habitants que nous serons en 2050 auraient été dans une meilleur voie sans cela?"

Dans sa conclusion, le Blog "les2ailes.com" émet un regret:

"Notre analyse ne veut, ni prétendre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, ni contester un regard optimiste du film "Demain" qui montre que des initiatives de terrain permettent de donner de l'espoir pour réformer ce qui doit l'être … … Mais on peut regretter la confusion faite entre "écologie humaine" et "humanisme écologique", surtout si on entend par "humanisme" tout ce qui ressemble aux idéaux dits éclairés qui font la promotion d’un éco-malthusianisme dépassé et d’une gouvernance mondiale dépourvue de toute subsidiarité. A tout mélanger, ce sont à la fois le concept même d'écologie humaine qu'on met en danger et à la fois leurs auteurs qui font, par ailleurs, un magnifique travail en matière de défense de la vie et de bioéthique."

Posté le 12 janvier 2016 à 10h47 par Michel Janva | Lien permanent

07 janvier 2016

Ce que le réchauffisme pollue

NDans sa livraison de janvier, le mensuel La Nef consacre un dossier à la COP21, en en soulignant notamment les limites. Abordant le sujet du réchauffement climatique, Christophe Geffroy souligne que c'est

"loin d’être le seul problème écologique qui menace la planète – et c’est une autre faiblesse des grandes réunions comme la COP21 de polariser l’attention sur ce seul aspect, alors que l’écosystème forme un tout."

Néanmoins, il tombe dans le travers du réchauffisme en ajoutant :

"Dès lors, que veulent prouver les climato-sceptiques en niant l’origine humaine du réchauffement et en se moquant du souci écologique ?"

Mais les climato-sceptiques (et même, pour être plus exact, les CO2-sceptiques) se moquent-ils vraiment de l'écologie ?

Distinguer les sujets

  1. Le réchauffement climatique est-il vraiment global et universel ? Car constater qu'il a fait plus chaud en décembre 2015 en France ou, comme Denis Sureau, que les vignerons français sont confrontés à une évolution du climat, ne prouve certainement pas que le réchauffement soit général ni fatal. Le climat est par nature changeant, cyclique et il faisait plus chaud en Europe au Moyen-Age (les Romains faisaient pousser des vignes et des citronniers jusqu'au nord du Mur d'Hadrien en Angleterre ).
  2. En admettant que ce réchauffement global est réel, il est utile de s'interroger sur sa nocivité. Encore une fois, il faisait plus chaud en Europe au cours du Moyen-Age et cela n'a pas provoqué de catastrophisme angoissant comme aujourd'hui...
  3. Enfin, la cause de ce potentiel réchauffement. Est-ce vraiment l'homme qui est responsable des évolutions du climat ? Sur cette question, la libre réflexion de vos blogueurs, de 2007, est toujours d'actualité.

Et c'est sur ce dernier aspect que le bât blesse le plus. En 2011, Georges Dilliger, qui n'est pas climato-sceptique mais est CO²-sceptique, avait déjà répondu à la question de Christophe Geffroy, dans un ouvrage sur le sujet. S'interrogeant sur les profits réalisés par certains lobbies profitant de la campagne d’enfouissement ou de « séquestration » du CO2, Georges Dillinger mettait en cause la fixation des esprits sur une thèse non prouvée, qui permet de relativiser d’autres en jeux écologiques importants, comme la pollution et le manque d’eau, la détérioration des sols, la déforestation, la régression de la diversité biologique ou, comme on peut le constater dans l’actualité, les ravages de la malbouffe. Pour Stanislas de Larminat, réduire le CO² ne sert à rien... sinon peut-être à maintenir le continent africain en état de dépendance.

En dénonçant l'idéologie du réchauffisme, ce luxe de pays développé, il ne s'agit donc pas de sauver un système, puisque c'est ce même système qui tente de survivre à coups de milliards (avec des taxes en tout genre comme la taxe carbone) tout en voulant empêcher le développement des pays pauvres.

Etre CO²-sceptique, ce n'est pas se moquer de l'environnement.

En 2008 déjà, Benoît XVI plaidait pour "une écologie de l'Homme" fondée sur le respect de la distinction entre hommes et femmes, prenant le contre-pied de l'idéologie du genre. Lorsque l'Eglise catholique prend la défense de la Création, oeuvre de Dieu,

"elle ne doit pas seulement défendre la terre, l'eau et l'air (...) mais aussi protéger l'homme contre sa propre destruction [...] si les forêts tropicales méritent notre protection, l'homme (...) ne la mérite pas moins [...] Une écologie de l'homme, justement comprise, est nécessaire [...] parler de la nature de l'être humain comme homme et femme et demander que cet ordre de la création soit respecté ne relève pas d'une métaphysique dépassée [...] L'homme veut se faire seul et disposer seul de ce qui le concerne, mais en agissant ainsi il vit contre la vérité, il vit contre son créateur".

Et l'encyclique Laudato Si du pape François nous appelle à cette écologie intégrale :

"Une écologie intégrale implique de consacrer un peu de temps à retrouver l’harmonie sereine avec la création, à réfléchir sur notre style de vie et sur nos idéaux, à contempler le Créateur, qui vit parmi nous et dans ce qui nous entoure, dont la présence « ne doit pas être fabriquée, mais découverte, dévoilée»."

Le problème de la COP21 et du réchauffisme en général, c'est de croire encore que l'on peut sauvegarder l'environnement sans respecter la personne humaine. Dans le dernier numéro de L'Homme Nouveau, le père Yannick Bonnet écrit, à propos de la manipulation des médias :

"L’important, bien sûr, c’est de sauver la planète ! La profonde stupidité de ce slogan échappe à l’esprit de nos jeunes, qui ignorent qu’avant la présence des hommes, ladite planète avait subi des percussions violentes de météorites colossaux, des éruptions volcaniques ravageuses et des variations de températures et de niveau des océans, considérables. Et personne ne nous explique comment l’on contrôlera les variations d’émissions énergétiques du soleil, comment on évitera les chocs de météorites et comment on domptera le volcanisme. Comment se fait-il que si peu de nos contemporains ne soient pas frappés par le fait que ce discours dominant « pue » l’orgueil et une volonté sous- jacente de domination mondiale, servie par des moyens financiers incontrôlés ?

En décembre, Stéphanie Bignon, éleveur dans le Brionnais, appelait simplement à respecter les saisons et les personnes :

"Sauver le climat quand on ne respecte pas les saisons c’est du volontarisme révolutionnaire. La réalité de l’échelon local est méprisée au profit de l’idéologie et de la toute-puissance du Régime globalisateur. Le propre de l’idéologie est de s’intéresser à l’universel, au global sans partir du particulier. [...]

Mais il faut aller jusqu’au bout du raisonnement et réaliser que tout de nos vies est décidé à notre place (naissance, éducation, mariage, mort…) par un système de plus en plus jacobin et mondial auquel toute formation politique doit faire allégeance pour exister. [...]"

L'idéologie (monocausale, étatique, révolutionnaire...) du réchauffisme nous empêche de nous pencher sur les vrais sujets environnementaux. Pour en sortir, il faut d'abord retrouver notre liberté, cesser de confier à l'Etat nos faux-problèmes : ce n'est pas la COP21 ni la COP22 qui règleront la température de la Terre... Les idéologues du réchauffisme nous polluent car ils veulent maintenir leur volonté de puissance, leur étatisme, en nous culpabilisant. C'est à nous de changer nos modes de vies. D'être des dissidents dans tous les domaines. Sur le plan médiatique avec ce blog et les autres contre-médias, sur le plan scolaire, en soutenant les écoles libres, nées de l'initiative privée. Et pour lutter contre le gaspillage et apprendre à user avec mesure de chaque chose, rien de mieux qu'une bonne éducation, les familles nombreuses en savent quelques chose. Pas besoin de l'Etat et de son tri sélectif. De façon similaire, il existe déjà de nombreuses initiatives privées et locales dans le domaine de l'alimentation (panier des familles, livraisons directes entre éleveurs/producteurs et consommateurs,...) et même commercial, grâce notamment à l'essor d'internet, qui permet par exemple la vente en direct et le recyclage (adieu les grandes surfaces made in China, bienvenue aux marchés privés -notamment scolaires- et aux Gens de confiance...).

Posté le 7 janvier 2016 à 10h03 par Michel Janva | Lien permanent

20 décembre 2015

Merveille de la nature

Trouvée sur le blog d'Yves Daoudal.

3328055536Lever de terre sur la lune. Photo de la Nasa, prise par la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) qui tourne autour de la Lune depuis 2009.

Posté le 20 décembre 2015 à 19h43 par Michel Janva | Lien permanent

15 décembre 2015

Avant de sauver le climat respectons les saisons

De Stéphanie Bignon :

"« Sauver le climat », voilà la chose la plus ridicule que nous pouvions inventer !

Ridicule parce que ce n’est pas le climat qu’il faut sauver mais la vie, l’intelligence, la civilisation.

AngelusLe climat comme toutes les richesses de ce monde est une grâce, un cadeau qui s’accepte sans condition. Le climat change et il est fait pour changer. Notre travail sur cette terre est de faire au mieux pour aimer la vie, pour remercier le Créateur de ses dons.

S’interroger sur le climat quand des fraises produites en décembre voyagent en camion d’un bout à l’autre de l’Europe, quand la moindre chaussette est fabriquée en Chine à coups de trique et de chômage européen, quand le pacte Transatlantique est signé en secret depuis juillet 2015 nous annonçant pour 2016 sa cohorte de produits alimentaires modifiés et dangereux … c’est se moquer du monde ! Nos gouvernants ne sont pas au service de notre pays…mais alors au service de qui sont-ils ?

Croyez-vous fortuits ces phénomènes de fièvre catarrhale (voir article d’octobre 2015 sur terre-et-famille.fr), de grippe aviaire… à la veille de mettre en place le pacte transatlantique (TAFTA) ? Quand notre agriculture, notre industrie seront anéanties, le TAFTA s’imposera naturellement dans la sidération et la misère. Tout est orienté vers notre perte de souveraineté et notre asservissement et vers les profits toujours plus indécents d’une hyper-classe mondiale.

Sauver le climat quand on ne respecte pas les saisons c’est du volontarisme révolutionnaire. La réalité de l’échelon local est méprisée au profit de l’idéologie et de la toute-puissance du Régime globalisateur. Le propre de l’idéologie est de s’intéresser à l’universel, au global sans partir du particulier. La méthode est toujours la même et nous la retrouvons dans la planification agricole communiste, dans le calendrier révolutionnaire avec ses mois de pluviôse où il était censé pleuvoir ! Sauver le climat sans se soucier des saisons, c’est  nous inventer une guerre pour nous détourner du réel, c’est nous proposer l’abstraction sans l’incarnation, c’est nous imposer le tumulte des élections régionales alors que nos métabolismes à cette saison et par ces courtes journées aspirent naturellement au calme de l’Avent !

Voici des années que j’essaye de vivre plus profondément cette période où la lumière décline doucement, où la vie se meurt provisoirement avant d’entrer dans la gestation hivernale avec l’allongement du jour, le retour de la lumière… Noël se mérite, s’attend, se savoure, s’approfondit… dans l’Avent. Non, Noël n’est pas seulement la vitrine illuminée des grands magasins, c’est Le Cadeau suprême du Créateur à ses créatures : la liberté d’enfant de Dieu, la liberté de cheminer personnellement vers la lumière, de se soustraire à l’arbitraire de régimes illégitimes, par l’esprit d’abord. Noël c’est la possibilité de sortir enfin de la grotte de Platon, celle où nous étions tous enfermés et soumis à une montagne d’images (Bilderberg en allemand…) infantilisantes, aguichantes ou terrorisantes et nous confortant dans l’illusion de vivre… Et au lieu de pouvoir me laisser aller à ces méditations automnales de l’Avent, je suis contraintes de subir les élections régionales et leurs campagnes insignifiantes. Je suis condamnée à redescendre au fond de la grotte, au fond du gouffre de l’illusion démocratique…

Bien sûr nous gardons l’espérance et nous pourrions voir dans ces élections une certaine réaction … Mais il faut aller jusqu’au bout du raisonnement et réaliser que tout de nos vies est décidé à notre place (naissance, éducation, mariage, mort…) par un système de plus en plus jacobin et mondial auquel toute formation politique doit faire allégeance pour exister. Pour la République française, grande inspiratrice de ce système, le Droit remplace la morale et la transcendance. Elle prétend se suffire à elle-même. Elle est compatible avec tout sauf avec ce qui la dépasse et c’est pour cela qu’elle est profondément anti-chrétienne. Ainsi, ce qui la dépasse, ce n’est pas l’abattage halal sanguinaire, violent et dangereux, ce sont les crèches toujours humbles et apaisantes… [...]"

Posté le 15 décembre 2015 à 22h33 par Michel Janva | Lien permanent

12 décembre 2015

Seul le déploiement du nucléaire peut résoudre le problème climatique

D'Aymeric Chauprade, député français au Parlement européen :

Reacteur_eau_pressurisee_zoom"La COP 21 se termine et a été l’occasion d’un immense lavage de cerveau médiatique qui visait à promouvoir le solaire, l’éolien, l’usage de la biomasse et l’efficacité énergétique. On nous a asséné des reportages sur le Costa-Rica ou El Hierro, des exemples en aucun cas transposables aux besoins des pays industriels et des pays émergents. On a oublié de nous révéler la réalité du contre-exemple énergétique allemand : l’Allemagne, même en décroissance démographique, n’arrivera pas à sortir du nucléaire et du charbon pour sa production électrique laquelle devra reposer sur des importations ; elle n’arrivera donc pas à décarboner les secteurs non électrifiés de son économie. Sa production électrique perturbe déjà les réseaux électriques de tous ses voisins.

La vérité est qu’il est impossible de subvenir aux besoins du monde en s’appuyant sur les seules sources définies politiquement comme renouvelables. Paradoxalement, la COP se sera déroulée dans un pays qui a démontré premièrement que le nucléaire pouvait faire diminuer durablement et massivement les émissions de CO2, deuxièmement que le nucléaire est renouvelable lorsque le réacteur Phénix recycle quatre fois son combustible.

Malheureusement, le nucléaire continue de faire l’objet d’une désinformation de la part de nombreux médias en Europe. L’exemple de Fukushima est éclairant : l’accident a été associé aux 20 000 victimes d’un tsunami, alors même que les populations n’ont pas reçu de doses significatives de radiations, seulement quelques millisieverts, c’est à dire bien en-deça du seuil de risque. Les rejets de la centrale japonaise ne perturbent pas la radioactivité naturelle de l’océan, mais ceci n’a pas été audible car la radioactivité naturelle reste un tabou dans nos établissements scolaires. Enfin la surface de la zone évacuée au Japon devrait être comparée à la surface rendue inconstructible par les éoliennes et les mines de lignites. La superficialité du traitement médiatique est trahie aussi par l’amalgame fait entre la centrale de Fukushima et nos réacteurs français. Le simple examen du système physique montre pourtant trois différences importantes : l’écoulement du réfrigérant, la neutralisation de l’hydrogène en l’absence d’électricité, et la filtration des rejets.

La conclusion objective est que nos réacteurs, dont la sécurité a de surcroît évolué depuis leur construction, n’auraient pu provoquer un accident similaire. Si donc des réacteurs datant des années 60 ne provoquent pas de victimes des radiations, on peut être confiant dans les nôtres.

Toute argumentation non antinucléaire reste cependant interdite en France : le remarquable film La promesse de Pandore qui décrit le parcours d’écologistes américains convertis au nucléaire n’a ainsi trouvé aucun distributeur en France.

Quatre grands climatologues sont venus nous rappeler que seul le déploiement du nucléaire peut résoudre le problème climatique. Pratiquement, il s’agirait de construire dans le monde 2000 réacteurs REP et CANDU en 20 ans, puis 12 000 surgénérateurs entre 2040 et 2100. A côté d’un déploiement raisonnable de l’éolien et du solaire, le réchauffement serait ainsi limité à la fourchette 2,4 à 2,8°C. Pour descendre encore plus bas, entre 2,0 et 2,4 °C, il faut des émissions négatives, c’est à dire stocker massivement du CO2 issu de la combustion de la biomasse, approximativement la masse que l’on extrait du combustible fossile aujourd’hui. Et c’est une autre affaire compte-tenu de la croissance de la population mondiale !"

Posté le 12 décembre 2015 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2015

Pour le climat, le Planning familial veut réduire la population

A l’occasion de la conférence sur le climat, le planning familial a publié un communiqué demandant que les « droits des femmes », particulièrement les « droits sexuels et reproductifs »soient « au centre des négociations ». Il y voit « un enjeu majeur pour l’élaboration de stratégies de développement durable ». Gregor Puppinck, docteur en droit et directeur du European Center for Law and Justice réagit à ce communiqué pour Gènéthique.

Unknown-19« Investir pour les droits et la santé sexuelle et reproductive » serait « un pari gagnant pour le climat » ?

Cette déclaration est parfaitement conforme à la pensée du planning familial qui a toujours milité pour la réduction de la population mondiale, de préférence dans les pays en développement.

Cette pensée exprime la volonté de maîtriser, à l’échelle de la planète, les conditions de la vie et de l’évolution de l’espèce humaine. C’est une pensée directement issue de celle de Malthus.

La fondatrice du planning familial, Margaret Sanger, comme son alter ego britannique, Maria Stopes, mais aussi plusieurs des grandes figures historiques du mouvement environnementaliste, comme Sir Julian Huxley, sont des néo-malthusiens notoires, souvent d’ailleurs racistes et eugénistes. Ils envisagent l’humanité comme une espèce animale en compétition pour la maitrise et l’exploitation de son environnement naturel. Une espèce qu’il faut réguler artificiellement, pour juguler la prolifération de ses éléments les « moins évolués » et favoriser les plus civilisés. En limitant la population au bénéfice de ses éléments les plus « évolués », on réduit la concurrence au sein de l’espèce, notamment dans l’accès au ressources et on préserve l’environnement. On agit ainsi pour la paix, le développement et l’environnement. Le fait que le planning familial utilise l’occasion de cette conférence sur le climat pour promouvoir les politiques de limitation des naissances n’a donc rien d’étonnant.

Evolution du discours malthusien du Planning Familial

Aujourd’hui, c’est au nom de l’impact de l’activité humaine sur le climat que le planning familial promeut le contrôle de la population. Hier, c’était au nom d’un danger imminent et catastrophique, celui d’une « surpopulation », que ce même discours était tenu. On nous assurait que, sans plan mondial de limitation de la population, l’explosion démographique provoquerait des famines, des guerres et l’épuisement des ressources naturelles.

Avant la seconde guerre mondiale, c’était au nom de l’eugénisme que ce même discours était tenu. On expliquait alors qu’il fallait absolument stériliser au moins 10% de la population pour sauver l’humanité d’un danger de dégénérescence de l’espèce humaine. Margaret Sanger était favorable à la « ségrégation » des femmes jugées physiquement ou mentalement déficientes et à leur stérilisation forcée, afin de « s’assurer que la parentalité soit absolument interdite aux faibles d’esprit ».

Sir Julian Huxley était à la fois néo-malthusien, eugéniste et environnementaliste. Avant d’être le premier Secrétaire Général de l’Unesco, puis notamment le co-fondateur du WWF, c'était un zoologiste libre-penseur. Il a fondé et géré des parcs naturels en Afrique pour l’Empire britannique et a pensé le monde comme tel. Il a eu une grande influence, avec d’autres, comme Maurice Strong, à la mise en place d’une politique mondiale en matière d’environnement. [...]"

Posté le 2 décembre 2015 à 21h14 par Michel Janva | Lien permanent

Il ne sert à rien de réduire le CO2 pour modifier les variations climatiques

Stanislas de Larminat était, le 2 décembre, un des invités du journaliste Christophe Henning, dans son émission "grand-angle", sur RCF, consacrée au thème "COP21, le Climat et le reste".

Il a développé sa postion "hélio-centriste": le soleil est l'explication des variations climatiques. Il a expliqué que le Giec n'a pas développé de discipline cohérente pour faire la preuve de ses allégations.

L"Comment mettre d'accord des milliers de scientifiques aussi différents que  la thermodynamique, physique, océanographie, glaciologie, biologie, chimie, astronomie, hélio-sismologie, informatique, mathématique, agronomie, pédologie, mathématiciens, informaticiens, et tant d’autres ?  Chacune a sa logique. Les unes traitent des causes, les autres des conséquences. Chacune est indispensable au progrès des connaissances, mais cette diversité nécessite une méthodologie robuste pour vérifier la cohérence  entre la théorie et les observations.

Or cette méthode existe, c’est la théorie des systèmes. Le GIEC a inventé sa propre théorie, la « détection /attribution » (détecter un effet température et l’attribuer à des causes). Les inventeurs de cette méthode sont très peu nombreux dans le monde. Ils ne se sont jamais confrontés à la communauté internationales des systémiciens. Or de véritables travaux d’identification des systèmes existent. Ils arrivent à la conclusion que c’est le soleil qui explique les variations depuis 1000 ans, y compris pendant la période récente."

Aanimateur du Blog, "les2ailes.com", Stanislas de Larminat s'est légèrement démarqué de certains climato-sceptiques qui verraient bien que la société poursuive son "business as usual". Au contraire, il juge impératif de changer de référentiels de comportements sociaux.   

"Oui, il faut s'adapter aux conséquences de toutes catastrophes naturelles (atténuation) et pas seulement celles résultant des variations climatiques, qui tombent toujours sur les plus pauvres. Cela passe par le développement des pays les moins avancées. La voie de "l’aide fatale" n'est pas la bonne:  le modèle de dépendance de l’aide maintient le continent africain dans une perpétuelle enfance.  Il faut au contraire inciter les Pays les Moins Avancés à se protéger par des frais de douane et dénoncer l’Organisation Mondiale du Commerce qui prônent l'abolition des frais de douanes.
Oui, il faut

  • réduire notre addiction aux produits arabes qui utilisent leurs recettes pour financer les islamistes,
  • Réduire le CO2 en investissant dans les techniques rentables du futur pour ne pas conduire les générations futures dans une situation économique insurmontable.
  • Réduire le CO2 qui est un indicateur de la surconsommation de biens artificiels: la multiplicité d’ « avoir » empêche le développement de l’ « être », dans toute sa dimension intégrale
  • Réduire le CO2  qui est l’indicateur de tout ce qui m’empêche de me dépouiller et ainsi d’être à l’écoute de Dieu et des plus pauvres. Pour cela, ne pas être esclave du libéralisme économique mais remettre l’économie au service du développement intégral de l’homme intégral.

Mais il ne sert à rien de réduire le CO2 pour modifier les variations climatiques puisqu'il n'y a pas de relations de causes à effet entre les deux.."

Stanislas de Larminat a terminé son intervention en expliquant que les modèles du Giec n’ont pas prévu l’arrêt du réchauffement depuis 15 ans, arrêt qui n'est pas contesté par le Giec : « La plupart des simulations de la période historique ne reproduisent pas la réduction observée... sur les derniers 10 ou 15 ans » (Chap 9 du dernier rapport du Giec). Or,  depuis 18 ans, les émissions de CO2 se sont poursuivies, et l’activité solaire a plafonné.

Posté le 2 décembre 2015 à 14h13 par Michel Janva | Lien permanent

01 décembre 2015

COP21 : message en l'air

Terrible réponse à l'inefficacité annoncée de la COP21: 

"La fermeture temporaire de plus de 2000 usines n'aura pas suffi : en alerte orange depuis dimanche, pour la première fois de l'année, la capitale chinoise était toujours noyée mardi dans un énorme nuage de pollution.

A la mi-journée, selon les capteurs de l'ambassade américaine, on comptait 621 microgrammes de particules fines par mètre cube dans l'air pékinois - soit plus 24 fois le plafond recommandé par l'OMS et plus de huit fois celui admis par les autorités chinoises. La veille, ce taux avait culminé à 945 microgrammes..."

 

 

Posté le 1 décembre 2015 à 20h14 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

30 novembre 2015

La dérive libertaire de l'écologie, qui conduit à défendre GPA, avortement, relève de l'imposture

Extrait d'une tribune de Paul Piccarreta et Eugénie Bastié dans le Figarovox :

E"Toute écologie véritable prend soin de la création toute entière, et la dérive libertaire de l'écologie, qui conduit certains Verts officiels à défendre pêle-mêle la GPA, l'avortement et la bande de Gaza, relève de l'imposture. Parce qu'elle est «oikos» (foyer) l'écologie permet d'envisager un déplacement de la polis (la cité) vers notre première communauté, la famille, prémunie de son éclatement artificiel.

Contre la loi de Gabor, «tout ce qui sera possible, sera fait, toujours», qui acte l'infinie marche en avant d'un progrès inarrêtable, l'écologie intégrale se veut un retour à une humanité charnelle: «Quand on me présente quelque chose comme un progrès, je me demande avant tout s'il nous rend plus humains ou moins humains.», disait Orwell.

Amis athées, ne vous effrayez pas que des catholiques l'aient employé en premier, l'écologie intégrale ressemble aussi à la «pensée de midi» développée par Camus, celle d'une «juste mesure» contre la folie de l'idéalisme, qui prétendrait régir le réel sous sa coupe.

«Dans la misère commune, la vieille exigence renait alors, la nature à nouveau se dresse contre l'histoire», écrivait encore l'auteur de l'Homme révolté.

La vieille exigence contre l'histoire, Noé contre Prométhée déchainé, tel est le sens profond d'une écologie digne de ce nom."

Posté le 30 novembre 2015 à 12h12 par Michel Janva | Lien permanent

Le réchauffisme présente tous les caractères d'une idéologie

Professeur émérite à l'Université de Paris XII, Rémy Prud'homme déclare au Figarovox :

Unknown-16"[...] La distinction entre réchauffement et réchauffisme est plus importante. Le réchauffement est un phénomène physique, l'élévation des températures sur la terre, qui a été de 0,6-0,8 degrés au cours du XXème siècle, avec alternance d'augmentations et de diminutions, et qui est un objet d'études scientifiques. 

Le réchauffisme est un phénomène social qui s'est construit à partir du réchauffement, et qui comprend une explication, des projections de castastrophes, la désignation d'un coupable - le CO2 - promu au statut d'ennemi public n°1, la mise en œuvre de politiques révolutionnaires. Le réchauffisme présente tous les caractères d'une idéologie identifiés par Hanna Arendt: un système monocausal, une révérence/référence à la science, le contrôle par des Etats, la lutte contre un ennemi unique, l'adhésion des masses. Bien entendu, le réchauffisme n'a pas le bilan abominable des idéologies analysées par Arendt: d'où l'appellation de mini-idéologie.

Selon vous la climatologie est encore une science en formation, aux contours incertains...

Le climat est un objet scientifique très complexe, largement ignoré jusque dans les années 1980. Pour que l'étude de cet objet devienne une science comme les autres, il faut beaucoup de temps (un demi-siècle, peut être) et beaucoup d'indépendance. La climatologie n'a eu ni l'un ni l'autre. Le thème a été pris en main par des organisations internationales et des des politiciens, qui ont créé une organisation à leur main chargée de «montrer le caractère anthropique du réchauffement»; trois ans plus tard, le GIEC remettait sa copie; la science avait parlé. [...]

La COP21 sera évidemment un échec. L'objectif visé, décrété par le G8, est de diminuer de 50% les rejets de CO2 du globe d'ici 2050; c'est ça ou la fin du monde, comme on nous l'a assez seriné. La quasi totalité des pays en développement, qui rejettent actuellement bien plus de CO2 que les pays développés, ont affiché par écrit leur intention d'augmenter de beaucoup plus de 50% leurs émissions de CO2 d'ici 2030. Il sera amusant de voir comment les politiciens, les diplomates, et les médias vont s'y prendre pour présenter cet échec comme un grand succès. 

Comment expliquer les anathèmes lancés sur ce qu'il est convenu d'appeler les «climato-sceptiques»? Le débat est-il encore possible? 

Ces anathèmes sont faciles à comprendre. Les climato-crédules sont absolument persuadés de connaître, de détenir, et de défendre le Vrai et le Bien, et que leur croyance est la clé de la survie de l'humanité. Tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont donc dans le Faux et le Mal, et menacent la survie de l'humanité. Les réchauffistes se font donc un devoir moral de maudire et de faire taire les sceptiques. C'est la logique de l'inquisiteur. Ce n'est pas par méchanceté, qu'il torture le mécréant. C'est par bonté, pour le sauver des flammes éternelles. Evidemment, cette attitude ne prédispose pas au débat. Le climato-crédule n'éprouve pas le besoin de débattre, puisqu'il sait ; il éprouve au contraire l'envie de censurer, pour empêcher le doute et le mal de se répandre. [...]

Pour chacun des rapports quinquenaux du GIEC, le pluriel est de mise. Il y en a en effet trois. Le rapport proprement dit, en trois volumes de 1500 pages chacun, assez indigeste, et que presque personne ne lit, qui est principalement écrit par des scientifiques (même si ceux-ci sont choisis par les gouvernements, et si des militants peu ou pas scientifiques se glissent parmi eux). Un rapport résumé, d'une centaine de pages, préparé conjointement par des bureaucrates et des scientifiques. Et un résumé pour décideurs d'une trentaine de pages, pratiquement rédigé uniquement par des diplomates et des militants, qui est le seul document effectivement lu. Dans ce texte, ce sont les gouvernements qui se parlent à eux-mêmes: ils s'écoutent en effet. Il arrive que ce résumé pour décideur contredise le rapport technique. C'est ainsi, par exemple, qu'un rapport technique écrit que l'aggravation des événements extrêmes n'est généralement pas prouvée ; son résumé sur décideur en parle comme d'une certitude, et c'est ce que médias et gouvernements en retiennent.

[...] Le réchauffisme est une idéologie née, développée et répandue dans les pays riches: États-Unis, Royaume-Uni (Margaret Thatcher fut le premier leader politique converti), Allemagne, France, pays scandinaves. Le spectacle des G8 qui se réunissent, et qui décident - vous avez bien lu: décident - pas seulement pour leurs propres pays, mais bien pour l'ensemble de la planète, la réduction de moitié des émissions de CO2, sent son néo-colonialisme à plein nez. Pendant trop longtemps, le fossé entre pays riches et pauvres a été terrible, effrayant, et croissant. Depuis une trentaine d'années, il a enfin commencé à se combler. Aujourd'hui, les pays pauvres se développent plus vite que les pays riches. Contrairement à ce que beaucoup (le pape par exemple) pensent et disent, la misère, la faim, l'illettrisme, la maladie, la mort reculent partout, y compris au Bangladesh, en Inde, en Afrique. Au cours des 20 dernières années, la mortalité infantile (bon reflet des revenus, de leur répartition, de l'hygiène, de l'accès aux soins, de l'éducation des femmes, de la production de nourriture) a diminué de 70% en Afrique et de 50% en Asie. Si tout s'explique par le réchauffement, comme on veut nous le faire croire, alors: vive le réchauffement! Bien entendu, le combat contre la pauvreté, qui reste encore dramatique pour bien trop de millions de personnes, est loin d'être achevé, et doit rester notre première préoccupation. Il est la priorité des pays pauvres, bien avant le combat contre le CO2. La volonté des pays riches de réduire à tout prix les rejets de CO2 partout est donc en conflit avec la volonté des pays pauvres de se développer. Ce conflit est particulièrement aigu en matière d'électricité. Sans électricité, pas de développement. Et en Afrique ou en Inde, sans centrales à charbon, pas d'électricité. Au nom du CO2, les pays riches prétendent empêcher les pays pauvres de construire des centrales à charbon. Ils ont tous interdit à leurs agences d'aide, et aux banques de développement internationales qu'ils contrôlent, de prêter un sou à cet effet. Et en prime les ONG environnementales des pays riches s'opposent souvent aux barrages hydro-électriques. Laissons la parole à un Africain, Donald Kaberula, président de la Banque Africaine de Développement: «Les gouvernements occidentaux sont hypocrites; eux qui se sont enrichis avec les combustibles fossiles, disent maintenant aux pays africains: vous n'avez pas le droit de construire des barrages, ni des centrales à charbon, contentez-vous de ces renouvelables hors de prix. Les pays africains ne les écouteront pas». Avec d'autres mots, l'Inde dit exactement la même chose. On a là les germes d'un véritable et dramatique conflit qui va éclater dans les prochaines semaines à la COP21 à Paris."

Posté le 30 novembre 2015 à 07h17 par Michel Janva | Lien permanent

26 novembre 2015

COP21 : le pape met en garde contre les manipulations

Extrait du discours du Pape aux Nations Unies à Nairobi :

"[...]Dans quelques jours, commencera à Paris une importante rencontre sur le changement climatique, où la communauté internationale, en tant que telle, se confrontera de nouveau à cette problématique. Ce serait triste et j’ose le dire, catastrophique, que les intérêts particuliers l’emportent sur le bien commun et conduisent à manipuler l’information pour protéger leurs projets.

[...] L’Accord de Paris peut envoyer un signal clair dans cette direction, à condition que, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire à l’Assemblée Générale de l’ONU, nous évitions la «tentation de tomber dans un nominalisme de déclarations à effet tranquillisant sur les consciences. Nous devons veiller à ce que nos institutions soient réellement efficaces» (Ibid.). C’est pourquoi j’espère que la COP21 débouchera sur la conclusion d’un accord global et ‘‘transformateur’’ fondé sur les principes de solidarité, de justice, d’équité et de participation, et qui oriente vers la réalisation de trois objectifs, à la fois complexes et interdépendants: l’allègement de l’impact du changement climatique, la lutte contre la pauvreté et le respect de la dignité humaine. [...]"

Menace bien réelle quand on prend connaissance du communiqué du Planning familial qui milite pour l'avortement pour tous et partout :

"[...] La conférence sur le Climat est une opportunité unique d’intégrer les droits sexuels et reproductifs dans toutes les politiques visant à construire une planète plus saine et vivable pour toutes et tous, un monde plus juste, avec des populations en bonne santé. Il est urgent de reconnaître les droits sexuels et reproductifs ainsi que la participation des femmes à tous les niveaux comme enjeu essentiel dans la lutte contre le dérèglement climatique et la préservation des ressources."

Posté le 26 novembre 2015 à 17h01 par Michel Janva | Lien permanent

23 novembre 2015

Merveilles de la création

Aur

Aurore boréale vue du ciel (source).

Posté le 23 novembre 2015 à 10h15 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

30 octobre 2015

Le réchauffement, c'est mal mais c'est bien aussi

Et les chaînes d'information ne voient pas la contradiction :

S"Premier sujet des informations (sur BFM, mais ils font tous la même chose) : la nécessité absolue d’arriver à ce que la température n’augmente pas de plus de deux degrés. Sinon ce sera effroyable, il y aura des millions de morts, de nombreuses grandes villes disparaîtront, des Etats entiers seront rayés de la carte. Il faut faire entendre raison aux gouvernements criminels qui refusent les contraintes qu’exige la lutte contre le réchauffement climatique…

Dernier sujet : le temps.

Merveilleuse nouvelle pour tous : nous allons avoir un week-end de rêve. Il va faire beau et doux partout. La température va monter de deux degrés demain, et elle va encore monter dimanche. Déjà c’est le bonheur pour cette famille qui est à la plage dans le midi, pour ce plaisancier qui savoure le soleil, pour les professionnels du tourisme qui voient venir un week-end de la Toussaint où les citadins vont aller en masse sur les côtes et qui va être exceptionnellement bon pour les affaires…"

Posté le 30 octobre 2015 à 15h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

19 octobre 2015

La sécheresse fait sortir de l'eau une église du XVIème siècle

Histoire insolite qui se passe au Mexique :

"Les habitants de l'état de Chiapas au Mexique ne sont pas au bout de leurs surprises avec la sécheresse qui touche le sud du pays. Dernière en date: l'absence de précipitations, depuis plusieurs mois, a fait émerger de l'eau le Temple de Santiago, une église vieille de 450 ans. Également connue sous le nom de "Temple de Quechula", la ruine repose en temps normal à 100 pieds (30 mètres) sous l'eau (...)

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Cette vieille église catholique a été bâtie en 1564, au temps de l'évangélisation espagnole de cette partie du Mexique (...). L'église a été abandonnée (...) après une épidémie de peste qui a dévasté la région entre 1773 et 1776. La dernière apparition de cette vieille église catholique de XVIe siècle remonte à 2002. Le site reçoit de nombreux touristes venus admirer ces vestiges sortis des eaux. Les visiteurs sont guidés par des pêcheurs locaux et les plus téméraires n'hésitent pas à grimper sur les ruines (...)"

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Posté le 19 octobre 2015 à 11h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

19 septembre 2015

L'écologie intégrale : une notion née dans les milieux royalistes

Professeur d'histoire, vice-président du Groupe d’action royaliste (GAR), Jean-Philippe Chauvin répond à l'Action française 2000. Extrait :

"Comment aboutir à une écologie intégrale, exigeante dans sa mise en oeuvre ? Car l’organisation du capital et du travail, dans nos sociétés de consommation, rend utopique la réalisation d’un bien commun écologique.

ARemarquons tout d’abord que la notion d’écologie intégrale est née dans les milieux royalistes d’Action française : dans les années quatre-vingt, Masson évoquait à l’Union royaliste provençale « l’écologisme intégral ». Le Groupe d’Action royaliste (GAR) a titré il y a quelques années sur l’écologisme intégral ! Il est intéressant de constater que feu le comte de Paris avait un véritable penseur de l’écologie parmi ses conseillers, Bertrand de Jouvenel… Et aujourd’hui ? Il faut une révolution des esprits – qui ne suffira pas. La société de consommation est une société de séduction qui s’impose à tout le monde, qui propose une logique illimitée et individualiste de jouissance. Il faut donc une conquête des intelligences d’une partie active de l’opinion, qui comprendra que l’écologie n’est pas une tactique partisane mais une éthique, et presque une “civilisation”. Mais politique d’abord, comme disait Maurras ! Je suis aussi très “maurrassien” sur la “révolution par le haut” » dont parlait Maurras : en France, c’est par un État écologique qu’on peut changer véritablement les choses. La République n’en est pas capable, comme l’ont montré les deux derniers siècles. Il faut une politique d’État écologique, et non pas seulement une politique écologique d’État. Un État écologique qui soit par définition du côté de l’enracinement, qui incarne la transmission, et conserve ce que veut conserver l’écologie. Avec la République, l’économique sera toujours mis au-dessus, voire contre l’écologique."

Posté le 19 septembre 2015 à 11h05 par Michel Janva | Lien permanent

31 août 2015

COP21 : manipulation de la cause écologique au profit d'objectifs politiques

Valeurs Actuelles a publié en avant dernière page de son n°4108 du 20 août 2015, une tribune de Stanislas de Larminat. Il décrypte le dernier "Sommet des consciences" que le Président Hollande a réuni le 21 juillet, se faisant entourer de plus de 40 personnalités morales et religieuses.

Logo-cop-21-carr--"Le maître de cérémonie, Nicolas Hulot, avait déjà repris un des qualificatifs du Christ pour prétendre que « rétablir les équilibres climatiques est la "pierre angulaire" de la dignité humaine ». Saluons l’artiste en instrumentalisation, des religions, et de toutes les thématiques associées à la question climatique."

La première instrumentalisation citée est celle de la science:

"Le Giec a reconnu le plafonnement du réchauffement depuis 15 ans. Il qualifie de "hiatus" cet évènement, qu’il n’avait d’ailleurs pas prévu. On parle du consensus de milliers de scientifiques - quelques 50 disciplines sont référencées. Tout cela ne fait que quelques dizaines d’experts pour chacune. Il manque au Giec la cohérence d’ensemble pour apporter une preuve. Or le Giec a ignoré une discipline reconnue dans le monde entier, l’Identification des systèmes complexes. S’y attelant, Philippe de Larminat conclut « que l’hypothèse d’un impact insignifiant de l’activité humaine ne peut pas être écartée et qu’on doit considérer comme un fait établi que l’activité solaire constitue l’explication première du "changement climatique » (Changement climatique -Identification et projections, éditions Iste, 2014)."

Instrumentalisation de l'encyclique également :

"Ils se trompent d’encyclique, ceux qui voient en Laudato si une supplique scientifique de la cause humaine des variations climatiques. Ils ont mal lu : « L’Église n’a pas de raison de proposer une parole définitive et elle comprend qu’elle doit écouter puis promouvoir le débat honnête entre scientifiques, en respectant la diversité d’opinions. »

Le pape, en s’appuyant sur une thèse scientifique, majoritaire médiatiquement, veut surtout démontrer que "tout est lié". Cette phrase lancinante répétée 10 fois, qui l’a entendue ? « Puisque tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement » (§ 120), « les attaques auxquelles [la famille] est exposée », (§ 213), « l’effacement des différences sexuelles » (§ 155), « la culture du relativisme (...), l’exploitation sexuelle des enfants ou l’abandon des personnes âgées » (§ 123). Qui prépare les esprits pour que la COP21 intègre cette "écologie intégrale" ? 

Les 17 objectifs de développement durable qui seront adoptés par l’ONU juste avant la COP21 prévoient « d’autonomiser toutes les femmes et les filles, (…) d’assurer la santé et l’éducation ». Mais, derrière cette bonne conscience, se cache la "santé reproductive" dont on sait qu’elle ambitionne de faire du droit à l’avortement une clef de voute. Le Pape a pourtant condamné, dans l’encyclique, "les pressions internationales (…) conditionnant des aides économiques à certaines politiques de santé reproductive » (§ 50)".

L'auteur décrypte également l'instrumentalisation des opinions publiques manipulées par le "catastrophisme éclairé" de nos gouvernants. Bref: un dévoiement des consciences qui manipule la cause écologique au profit d'objectifs politiques.

Posté le 31 août 2015 à 12h03 par Michel Janva | Lien permanent

16 août 2015

17 août : Patrice de Plunkett à Carnac

17-08

Posté le 16 août 2015 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

01 août 2015

3 août : conférence de Stanislas de Larminat à St Gildas de Rhuys (56)

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Posté le 1 août 2015 à 07h26 par Michel Janva | Lien permanent

15 juillet 2015

Le refroidissement ne provoquera pas de migrations vers le sud ?

Deux nouvelles successives :

Si la Terre connaîtra un âge glaciaire, pourquoi ne pas pronostiquer alors des "migrations géantes" vers les pays chauds ? L'immigration, c'est uniquement vers l'Europe ?

Posté le 15 juillet 2015 à 10h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

01 juillet 2015

Le lien entre création et rédemption

D'un moine de Triors sur l'Homme Nouveau :

"Le Pape vient de publier sa deuxième encyclique sur la sauvegarde de la maison commune. Juste un mot sur la portée doctrinale de l’encyclique.

Comme toujours, il s’agit d’un document du magistère ordinaire solennel du Pontife romain de sorte que tout ce qui y est dit touchant la foi et les mœurs et qui serait déjà défini, est infaillible. C’est le cas pour la doctrine sur la création (nn. 62-100). Le reste bénéficie d’une assistance prudentielle : le Pontife romain ne pouvant induire en erreur grave le lecteur, on est assuré que le contenu dans son ensemble est bon pour les âmes ; ce qui n’exclut pas qu’une meilleure expression soit possible, par exemple pour la première partie concernant les changements climatiques (nn. 11-61). En conformité donc avec le n. 25 de Lumen gentium et la pensée de nombreux théologiens, il faut accueillir cette encyclique avec foi et docilité, en « sachant recueillir des lèvres et du cœur de l’Église la pensée de Dieu », (dom Delatte).

[...] Le Pape s’appuie énormément sur la Révélation. Dès le n. 2, il parle de la création touchée par le péché. Il y revient plusieurs fois, surtout quand il montre le lien, grâce au Christ, entre création et rédemption. C’est un point important que beaucoup voudraient omettre ou repousser en raison des positions du Père Teilhard (d’ailleurs cité à la note 53 du n. 83). Il s’agit pourtant d’une affirmation profondément paulinienne (Rm 8) que défend ici le Pape sans tomber pour autant dans le panthéisme teilhardien. Cette vision de la création qui s’appuie sur les deux premiers chapitres de la Genèse et d’autres textes bibliques (nn. 65-75) est très importante, car, comme le souligne le Pape, il s’agit d’une vision de foi dans le Dieu Créateur et Rédempteur (n. 6). Et l’on peut même dire que tous les points abordés dans l’encyclique s’y rattachent plus ou moins d’une certaine façon.

Le Pape parle longuement d’abord du problème de l’eau, thème biblique par excellence. Sans l’eau l’homme ne peut vivre. Lors de la crise du Sahel, dans les années 1980, Jean-Paul II était intervenu plusieurs fois à ce sujet. Et le problème de l’eau pose à son tour celui de la disposition des biens de la terre. Comme ses prédécesseurs immédiats, le Pape, même s’il défend avec Léon XIII la propriété privée, rappelle que la terre donnée à l’homme pour qu’il la soumette appartient d’abord à Dieu qui l’a créée. Cela entraîne la disposition universelle des biens (nn. 93-95). Et le Pape en profite pour rappeler à deux reprises le grand principe de la doctrine sociale de l’Église : celui de la subsidiarité (nn. 157 et 196).

Vision chrétienne de l’homme

Le mystère de la création intimement lié au mystère de Dieu Créateur engendre une anthropologie qui ne peut être que chrétienne, le Christ seul restaurant le plan originel défiguré par le péché. En conséquence, nous devons rejeter tout ce qui attente à la vraie dignité de l’homme et en premier lieu l’avortement à nouveau condamné (n. 50). Ce n’est en effet que la vision chrétienne de l’homme qui peut conduire à la civilisation de l’amour tant souhaitée par Paul VI (n. 231). Le Pape peut alors avec Benoît XVI affirmer l’existence d’une écologie de l’homme (n. 155), parce que l’homme créé « à l’image de Dieu » ne peut être manipulé contrairement à ce qui se passe sous nos yeux. On ne peut supprimer en l’homme cette capacité de « déification » (à comprendre correctement) qu’il possède de par sa nature. Or, de nos jours deux fléaux dénaturent cette vision de l’homme et le Pape les condamne fortement : le relativisme et l’individualisme (n. 163). Ceux-ci constituent un grave danger, notamment pour l’existence même de la famille, car ils ont pour conséquence la disparition des générations par manque d’enfants. Beaucoup d’autres points mériteraient d’être soulignés : le repos dominical (n. 237), l’écologie artisanale de la pêche et de la chasse (n. 129) et surtout la dimension chrétienne du travail, dans la droite ligne de Laborem exercens. Confions à Marie cette lecture de l’encyclique. Qu’elle nous aide à la recevoir avec docilité pour devenir des semeurs d’espérance."

Posté le 1 juillet 2015 à 12h52 par Michel Janva | Lien permanent

26 juin 2015

Il s’agit moins de devenir « écologiste » que d’être plus intégralement chrétien

Gaultier Bès, 26 ans, est professeur agrégé de Lettres modernes et l’auteur de Nos Limites - Pour une écologie intégrale (Le Centurion, 2014). Il répond aux questions du R&N. Extraits :

"« Catho écolo » ? Je comprends l’expression, mais je récuse l’étiquette. Il faut s’entendre sur les mots. Je suis chrétien, catholique - ou du moins je m’efforce de l’être, par la grâce de Dieu - ce qui implique de chérir et de servir la Création toute entière. Nous n’en sommes ni les propriétaires ni les souverains, nous en sommes les gardiens. Mériterons-nous cette parole de bénédiction que le maître adresse au « serviteur bon et fidèle » dans la parabole des talents : «  tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître » (Matthieu, 25) ? Au fond, je n’apprécie guère le mot « catho » qui me semble être une réduction culturelle, sociologique, et donc caricaturale, de ce que signifie, fondamentalement, professer la foi catholique. Il s’agit justement de s’affranchir de certains codes et réflexes, d’un certain vocabulaire (celui des « valeurs » notamment, qu’on finit par confondre avec la vérité de notre foi), pour devenir plus radicalement disciple du Christ. De même, le mot « écolo » est ambigu, charriant avec lui un ensemble de représentations que je ne fais pas toujours miennes. Le slogan « sauver la planète (ou le climat) », par exemple, formule emphatique qui participe d’une sorte de néo-pélagianisme selon lequel l’humanité pourrait obtenir par elle-même, par sa seule créativité technique, le salut du monde. Ou encore les idées de « croissance verte » ou de « consommation éco-responsable » qui me semblent ne pouvoir mener qu’à un amendement superficiel de nos modes de vie, là où il faudrait une révolution – une conversion si vous préférez. L’écologie ayant été définie à l’origine comme « sciences des conditions d’existence », il s’agit moins de notre point de vue de devenir « écologiste » que d’être plus intégralement, plus radicalement chrétien, en favorisant la vie sous toutes ses formes. Beaucoup d’entre nous font donc de l’écologie, comme Monsieur Jourdain de la prose, sans le savoir ! [...]

[A] l’instar de « chrétiens sociaux », l’expression de « catho écolo » est pléonastique. Je ne pense pas qu’on puisse dire que les chrétiens auraient particulièrement négligé la Création. Il y a quand même une tradition judéo-chrétienne profonde, ininterrompue, qui commence avec les psaumes et dont Laudato Si est le dernier jalon, d’émerveillement et de veille face à la Création. Dans tous les combats pour le respect de la vie, on trouve en première ligne des chrétiens, de manière plus ou moins visible, certes. [...]"

Posté le 26 juin 2015 à 14h19 par Michel Janva | Lien permanent

24 juin 2015

"Désinvestir les énergies fossiles" ?

Tel est  l'appel lancé par un groupe de leaders chrétiens. Ils appellent à  "désinvestir les énergies fossiles (sic)" et à convertir les portefeuilles d'actions dans des entreprises plus "durables". Stanislas de LARMINAT décrypte l'information.

"L’initiative n’est que la copie d’une campagne internationale lancée par un américain, Bill McKibben.…., un méthodiste malthusien notoire …, auteur d'un livre « May be one - Personal and Environmental Argument for Single Child Families »… Il souhaite une « réforme de l'immigration - pour le climat », les États-Unis ayant besoin des immigrés pour concevoir plus facilement les politiques  nécessaires à lutter contre le changement climatique."

L'auteur dénonce trois méprises:

- La méprise scientifique

Le postulat scientifique de la cause humaine des variations climatiques est loin d’être partagé… Pourquoi cette concomitance entre l'encyclique et l'appel au désinvestissement carbonique ? …C'est oublier l’appel du Pape à continuer le dialogue scientifique : « L’Église n’a pas la prétention de juger des questions scientifiques ni de se substituer à la politique, mais j’invite à un débat honnête et transparent, pour que les besoins particuliers ou les idéologies n’affectent pas le bien commun » (Laudato si § 188)

- La méprise économique

Le concept de durabilité ne se résume pas à un désinvestissement du secteur des énergies fossiles. Jouer la « croissance verte » n’est pas un but en soi. Que deviendront les milliards investis dans des fonds financiers verts, s’il advenait que le réchauffement climatique s’est inversé ? Depuis 15 ans, le Giec lui-même a reconnu ce plateau dans l’évolution des températures. Ne prépare-t-on pas une « green crise », après la « subprime crise »?

- La méprise éthique

La campagne américaine recommande  d'investir dans des entreprises considérées comme éthiques au motif qu’elles ne seraient pas actives dans les énergies fossiles. Mais c’est oublier que les réalités ne sont pas aussi simples. Parmi les entreprises considérées comme "durables", sont citées :
- Google, très active dans le transhumanisme
- IBM, connue pour ses engagements managériaux favorables au Gender
- Rolls-Royce Holding, 14ème fabricant d’armes au monde,
- Johnson Controls Inc.,  fabriquant mondial n°1 des batteries électrochimiques contestées pour leur pollution.
Tous ceux qui ont une expérience du monde économique savent qu’il n’y a rien de plus délicat que de prétendre définir les critères éthiques pour juger une entreprise. Les signataires, en lançant l’appel à « désinvestir les énergies fossiles » ont une vision techno-centrique des problèmes, comme si  « le bien et la vérité surgissaient spontanément du pouvoir technologique et économique lui-même » (Laudato si § 105) !

Les signataires se rendent-ils compte qu'ils apportent une caution à la démarche écomalthusienne de Bill McKibben ? Le Pape a pourtant bien exclu tout amalgame éco-malthusien accusant la croissance démographique d’être la cause des désordres planétaires :

« Au lieu de résoudre les problèmes des pauvres et de penser à un monde différent, certains se contentent seulement de proposer une réduction de la natalité. Les pressions internationales sur les pays en développement ne manquent pas, conditionnant des aides économiques à certaines politiques de “santé reproductive”... Il faut reconnaître que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire » (Laudato si § 50).

Posté le 24 juin 2015 à 18h07 par Michel Janva | Lien permanent

22 juin 2015

23 juin : conférence sur Laudato Si à Paris

Annonce histoire actualité encyclique écologie

Posté le 22 juin 2015 à 18h22 par Michel Janva | Lien permanent

27 septembre : voiture interdite à Paris

Le dimanche 27 septembre aura lieu une journée sans voiture sur le territoire parisien. Cette journée concernera tout le territoire parisien hors périphérique, sur une plage horaire de 7h (10h/17h ou 11h/18h, en cours de discussion).

Tous les automobilistes seront invités à ne pas utiliser leur véhicule ce jour-là. Une zone centrale ainsi que les bois feront l’objet d’un contrôle renforcé de la Préfecture de Police. Les transports en commun, les taxis, les commerçants ou encore les véhicules d’urgence pourront néanmoins circuler. Tous les arrondissements sont ainsi directement concernée par cette journée.

Tout le monde est invité à aller s'empoisonner dans le métro, où l'indice de pollution est le plus élevé : en moyenne annuelle, la station Châtelet atteint plus de 150 microgrammes de PM 10 (particules en suspension dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres). Aux heures de pointe, des pics à plus de 1000 microgrammes ont été enregistrés. Et ce alors qu'en en France, le seuil d'alerte aux particules en extérieur est situé à 80 microgrammes... Aucune information n'est indiquée aux usagers. Sophie Mazoué, responsable de la qualité de l'air à la RATP, avait justifié :

 «Ca semblerait très alarmiste d'apporter l'information. Afficher une alerte amènerait la crainte»

Posté le 22 juin 2015 à 17h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

18 juin 2015

L'idéologie du gender ne respecte pas la nature

N°155 de l'encyclique :

"L’écologie humaine implique aussi quelque chose de très profond : la relation de la vie de l’être humain avec la loi morale inscrite dans sa propre nature, relation nécessaire pour pouvoir créer un environnement plus digne. Benoît XVI affirmait qu’il existe une “écologie de l’homme” parce que « l’homme aussi possède une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut manipuler à volonté ». Dans ce sens, il faut reconnaître que notre propre corps nous met en relation directe avec l’environnement et avec les autres êtres vivants. L’acceptation de son propre corps comme don de Dieu est nécessaire pour accueillir et pour accepter le monde tout entier comme don du Père et maison commune ; tandis qu’une logique de domination sur son propre corps devient une logique, parfois subtile, de domination sur la création. Apprendre à recevoir son propre corps, à en prendre soin et à en respecter les significations, est essentiel pour une vraie écologie humaine. La valorisation de son propre corps dans sa féminité ou dans sa masculinité est aussi nécessaire pour pouvoir se reconnaître soi-même dans la rencontre avec celui qui est différent. De cette manière, il est possible d’accepter joyeusement le don spécifique de l’autre, homme ou femme, œuvre du Dieu créateur, et de s’enrichir réciproquement. Par conséquent, l’attitude qui prétend « effacer la différence sexuelle parce qu’elle ne sait plus s’y confronter », n’est pas saine."

Posté le 18 juin 2015 à 23h21 par Michel Janva | Lien permanent

Ces "écologistes" qui ne respectent pas l'embryon humain

N° 136 de l'encyclique :

"D’autre part, il est préoccupant que certains mouvements écologistes qui défendent l’intégrité de l’environnement et exigent avec raison certaines limites à la recherche scientifique, n’appliquent pas parfois ces mêmes principes à la vie humaine. En général, on justifie le dépassement de toutes les limites quand on fait des expérimentations sur les embryons humains vivants. On oublie que la valeur inaliénable de l’être humain va bien au-delà de son degré de développement. Du reste, quand la technique ignore les grands principes éthiques, elle finit par considérer comme légitime n’importe quelle pratique. Comme nous l’avons vu dans ce chapitre, la technique séparée de l’éthique sera difficilement capable d’autolimiter son propre pouvoir."

Posté le 18 juin 2015 à 23h19 par Michel Janva | Lien permanent

Laudato Si dénonce le malthusianisme

Voici le n°50 de l'encyclique :

"Au lieu de résoudre les problèmes des pauvres et de penser à un monde différent, certains se contentent seulement de proposer une réduction de la natalité. Les pressions internationales sur les pays en développement ne manquent pas, conditionnant des aides économiques à certaines politiques de “ santé reproductive ”. Mais « s’il est vrai que la répartition inégale de la population et des ressources disponibles crée des obstacles au développement et à l’utilisation durable de l’environnement, il faut reconnaître que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire ». Accuser l’augmentation de la population et non le consumérisme extrême et sélectif de certains est une façon de ne pas affronter les problèmes. On prétend légitimer ainsi le modèle de distribution actuel où une minorité se croit le droit de consommer dans une proportion qu’il serait impossible de généraliser, parce que la planète ne pourrait même pas contenir les déchets d’une telle consommation. En outre, nous savons qu’on gaspille approximativement un tiers des aliments qui sont produits, et « que lorsque l’on jette de la nourriture, c’est comme si l’on volait la nourriture à la table du pauvre ». De toute façon, il est certain qu’il faut prêter attention au déséquilibre de la distribution de la population sur le territoire, tant au niveau national qu’au niveau global, parce que l’augmentation de la consommation conduirait à des situations régionales complexes, à cause des combinaisons de problèmes liés à la pollution environnementale, au transport, au traitement des déchets, à la perte de ressources et à la qualité de vie, entre autres."

Posté le 18 juin 2015 à 23h15 par Michel Janva | Lien permanent

Laudato si : une vision eschatologique de toute la création

Liberté Politique est un des premiers blogs à publier une analyse complète de l'encyclique sortie aujourd'hui. Elle est due à Stanislas de Larminat, auteur de "L'écologie chrétienne n'est pas ce que vous croyez" (Salvator- 2014). 

Alors que tous les commentateurs ne parlent que de la reconnaissance par le pape François de la cause humaine du réchauffement climatique, l'analyse reprend les paragraphes 60 et 61 dans lesquels, le pape François admet que,

"sur beaucoup de questions concrètes, en principe, l’Église n’a pas de raison de proposer une parole définitive et elle comprend qu’elle doit écouter puis promouvoir le débat honnête entre scientifiques, en respectant la diversité d’opinions" (61).

L’encyclique appelle donc au dialogue entre les diverses visions :

"Cela donnerait lieu à divers apports qui pourraient entrer dans un dialogue en vue de réponses intégrales". (§ 60)

Trois points doctrinaux méritent, selon cet article, d’être mis en exergue dans cette encyclique.

Le premier tourne autour de l’anthropocentrisme chrétien. Le pape démontre que l’Église en est souvent accusée à tort.

Par ailleurs, le pape François en répétant que « tout est lié » montre son attachement à une anthropologie de la relation. Il y a là une approche qui n’est pas nouvelle pour l’Église mais qui montre l’importance que le Pape y attache. 

Enfin, le Pape met tout dans la perspective d’une vision eschatologique de toute la création.

Posté le 18 juin 2015 à 22h21 par Michel Janva | Lien permanent

"La défense de la nature n’est pas compatible avec la justification de l’avortement"

Extrait de l'encyclique (pour vous donner envie d'en lire l'intégralité) :

"Si la crise écologique est l’éclosion ou une manifestation extérieure de la crise éthique, culturelle et spirituelle de la modernité, nous ne pouvons pas prétendre soigner notre relation à la nature et à l’environnement sans assainir toutes les relations fondamentales de l’être humain. Quand la pensée chrétienne revendique une valeur particulière pour l’être humain supérieure à celle des autres créatures, cela donne lieu à une valorisation de chaque personne humaine, et entraîne la reconnaissance de l’autre. L’ouverture à un “ tu ” capable de connaître, d’aimer, et de dialoguer continue d’être la grande noblesse de la personne humaine. C’est pourquoi, pour une relation convenable avec le monde créé, il n’est pas nécessaire d’affaiblir la dimension sociale de l’être humain ni sa dimension transcendante, son ouverture au “ Tu ” divin. En effet, on ne peut pas envisager une relation avec l’environnement isolée de la relation avec les autres personnes et avec Dieu. Ce serait un individualisme romantique, déguisé en beauté écologique, et un enfermement asphyxiant dans l’immanence.

Puisque tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement. Un chemin éducatif pour accueillir les personnes faibles de notre entourage, qui parfois dérangent et sont inopportunes, ne semble pas praticable si l’on ne protège pas l’embryon humain, même si sa venue cause de la gêne et des difficultés : « Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil d’une nouvelle vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent »." [n°119-120]

Posté le 18 juin 2015 à 18h03 par Michel Janva | Lien permanent

Nos préoccupations uniquement écologiques ne pourront pas obtenir des effets significatifs

Instrument pour une première lecture de l’encyclique, le texte qui suit publié par le VIS aide à en comprendre la dynamique d’ensemble et à en extraire les lignes de force. 

Un regard d’ensemble:

"Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent? Cette interrogation est au cœur de Laudato Si’, l’encyclique attendue du Pape François sur le soin de notre maison commune. Le Pape poursuit: Cette question ne concerne pas seulement l’environnement de manière isolée, parce qu’on ne peut pas poser la question de manière fragmentaire, et ceci conduit à s’interroger sur le sens de l’existence et de ses valeurs à la base de la vie sociale: Pour quoi passons-nous en ce monde, pour quoi venons-nous à cette vie, pour quoi travaillons-nous et luttons-nous, pour quoi cette terre a-t-elle besoin de nous? Si cette question de fond n'est pas prise en compte, dit le Souverain Pontife, je ne crois pas que nos préoccupations écologiques puissent obtenir des effets significatifs. L’encyclique prend le nom de l’invocation de saint François Loué sois-tu mon Seigneur du Cantique des Créatures, qui rappelle que la terre, notre maison commune, est « comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts. Nous-mêmes sommes terre. Notre corps est lui-même constitué des éléments de la planète, son air nous donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure. Aujourd’hui, cette terre, maltraitée et saccagée, pleure, et ses gémissements rejoignent ceux de tous les laissés-pour-compte dans le monde. Le Pape François invite à les écouter, en sollicitant chacun de nous, individus, familles, collectivités locales, nations et communauté internationale à une conversion écologique, selon l’expression de Jean-Paul II, c’est-à-dire changer de cap, en assumant la beauté et la responsabilité d’un engagement pour le soin de notre maison commune. Dans le même temps, le Pape François reconnaît une sensibilité croissante concernant aussi bien l’environnement que la protection de la nature, et une sincère et douloureuse préoccupation qui grandit pour ce qui arrive à notre planète, légitimant ainsi un regard d’espérance qui ponctue toute l’encyclique, et envoie à tous un message clair et plein d’espérance: L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune- L'être humain est encore capable d'intervenir positivement, tout n’est pas perdu, parce que les êtres humains, capables de se dégrader à l'extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer. 

Le Pape François s’adresse bien sûr aux fidèles catholiques, en reprenant les paroles de Jean-Paul II: Les chrétiens, notamment, savent que leurs devoirs à l’intérieur de la création et leurs devoirs à l’égard de la nature et du Créateur font partie intégrante de leur foi, mais propose spécialement d’entrer en dialogue avec tous au sujet notre maison commune. Le dialogue parcourt tout le texte, et dans le chapitre 5, devient un instrument pour affronter et résoudre les problèmes. Depuis toujours, le Pape François rappelle que d’autres Eglises et communautés chrétiennes, comme aussi d’autres religions, ont nourri une grande préoccupation et une précieuse réflexion sur le thème de l’écologie. Il en assume même explicitement la contribution, en citant amplement le cher Patriarche oecuménique Barthélémy. A plusieurs reprises, le souverain pontife remercie les protagonistes de cet engagement que ce soient des individus, des associations ou des institutions, en reconnaissant que la réflexion d’innombrables scientifiques, philosophes, théologiens et organisations sociales qui ont enrichi la pensée de l’Eglise sur ces questions, et invite chacun à reconnaître la richesse que les religions peuvent offrir pour une écologie intégrale et pour et pour un développement plénier de l’humanité. 

L’itinéraire de l’encyclique est tracé au paragraphe 15, et s’articule en six chapitres. On passe d’une écoute de la situation à partir des meilleurs données scientifiques disponibles (chapitre 1), à la confrontation avec la Bible et la tradition judéo-chrétienne (chapitre 2), en identifiant les racines des problèmes (chapitre 3) posés par la technocratie et un repli auto-référentiel excessif de l’être humain. La proposition de l’encyclique (chapitre 4) est celle d’une écologie intégrale, qui a clairement des dimensions humaines et sociales, inséparablement liée à la question environnementale. Dans cette perspective, le Pape François propose (chapitre 5) d’avoir, à chaque niveau de la vie sociale, économique et politique, un dialogue honnête qui structure des processus de décision transparents, et rappelle (chapitre 6) qu’aucun projet ne peut être efficace s’il n’est pas animé d’une conscience formée et responsable, en donnant des pistes éducatives, spirituelles, ecclésiales, politiques et théologiques pour croître dans cette direction. Le texte s’achève par deux prières, l’une s’adressant à ceux qui croient en un Dieu Créateur et Tout Puissant, et l’autre proposée à ceux qui professent la foi en Jésus-Christ, rythmée par la ritournelle du Laudato Si’ qui ouvre et ferme l’encyclique. L’encyclique est traversée par plusieurs axes thématiques, traités selon diverses perspectives, qui lui donnent une forte unité: L’intime relation entre les pauvres et la fragilité de la planète, la conviction que tout est lié dans le monde, la critique du nouveau paradigme et des formes de pouvoir qui dérivent de la technologie, l’invitation à chercher d’autres façons de comprendre l’économie et le progrès, la valeur propre de chaque créature, le sens humain de l’écologie, la nécessité de débats sincères et honnêtes, la grave responsabilité de la politique internationale et locale, la culture du déchet et la proposition d’un nouveau style de vie. 

Chapitre 1 Ce qui se passe dans notre maison 

(i. pollution et changement climatique, pollution, ordure et culture du déchet, le climat comme bien commun, ii. La question de l'eau, iii. la perte de biodiversité, iv. détérioration de la qualité de la vie humaine et dégradation sociale, v. inégalité planétaire, vi. la faiblesse des réactions, vii. diversité d’opinions) 

Le chapitre reprend les meilleurs données scientifiques en matière d’environnement, comme outil pour écouter le cri de la création, transformer en souffrance personnelle ce qui se passe dans le monde, et ainsi reconnaître la contribution que chacun peut apporter. Différents aspects de la crise écologique actuelle sont ainsi confrontés. 

Les mutations climatiques: Le changement climatique est un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives ainsi que politiques, et constitue l’un des principaux défis actuels pour l’humanité. Si le climat est un bien commun, de tous et pour tous, l’impact le plus fort de son altération retombe sur les plus pauvres, mais beaucoup de ceux qui détiennent plus de ressources et de pouvoir économique ou politique semblent surtout s’évertuer à masquer les problèmes ou à occulter les symptômes: Le manque de réactions face à ces drames de nos frères et sœurs est un signe de la perte de ce sens de responsabilité à l’égard de nos semblables, sur lequel se fonde toute société civile. 

La question de l’eau: Le Souverain Pontife affirme de façon claire que l’accès à l’eau potable et sûre est un droit humain primordial, fondamental et universel, parce qu’il détermine la survie des personnes, et par conséquent il est une condition pour l’exercice des autres droits humains. Priver les pauvres de l’accès à l’eau c’est leur nier le droit à la vie, enraciné dans leur dignité inaliénable. La perte de la biodiversité: Chaque année, disparaissent des milliers d’espèces végétales et animales que nous ne pourrons plus connaître, que nos enfants ne pourront pas voir, perdues pour toujours. Ce ne sont pas seulement des ressources exploitables, mais elles ont une valeur pour elles-mêmes. Dans cette perspective, les efforts des scientifiques et des techniciens, qui essaient d’apporter des solutions aux problèmes créés par l’être humain, sont louables et parfois admirables, mais l’intervention humaine, fréquemment au service des finances et du consumérisme, fait que la terre où nous vivons devient en réalité moins riche et moins belle, toujours plus limitée et plus grise.

La dette écologique : dans le cadre d’une éthique des relations internationales, l’encyclique indique qu’il existe une vraie dette écologique, surtout du Nord envers le Sud. Face aux mutations climatiques, les responsabilités sont diverses, et celles des pays développées sont les plus importantes.

En ayant conscience des profondes divergences en ce qui concerne ces problèmes, le Pape François se montre profondément touché par la faiblesse des réactions face aux drames de tant de personnes et de populations. Malgré des exemples positifs, il signale un certain assoupissement et une joyeuse irresponsabilité. Il manque une culture adéquate qui permette de transformer nos styles de vie, de production et de consommation, tandis qu’il devient indispensable de créer un système normatif qui implique des limites infranchissables et assure la protection des écosystèmes. 

Chapitre 2- L’Evangile de la Création (i. la lumière qu’offre la foi, ii. la sagesse des récits bibliques, iii. le mystère de l’univers, iv. le message de chaque créature dans l’harmonie de toute la création, v. une communion universelle, vi. la destination commune des biens, vii. le regard de Jésus)

Pour illustrer les problématiques illustrées dans le chapitre précédant, le pape François relit les récits de la Bible, offre une vision globale qui vient de la tradition judéo-chrétienne et évoque la terrible responsabilité de l’être humain dans son rapport avec la Création, le lien intime entre toutes les créatures et le fait que « L’environnement est un bien collectif, patrimoine de toute l’humanité, sous la responsabilité de tous. Dans la Bible, le Dieu qui libère et sauve est le même qui a créé l’univers, en lui affection et vigueur se conjuguent. Le récit de la création est central pour réfléchir sur le rapport entre l’homme et les autres créatures, et sur comment le péché rompt l’équilibre de toute la création dans son ensemble: Ces récits suggèrent que l’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées, la relation avec Dieu, avec le prochain, et avec la terre. Selon la Bible, les trois relations vitales ont été rompues, non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de nous. Cette rupture est le péché.

Pour cela, s’il est vrai que, parfois, nous les chrétiens avons mal interprété les Écritures, nous devons rejeter aujourd’hui avec force que, du fait d’avoir été créés à l’image de Dieu et de la mission de dominer la terre, découle pour nous une domination absolue sur les autres créatures explique le Pape. A l’homme incombe la responsabilité de cultiver et protéger le jardin du monde, en sachant que la fin ultime des autres créatures, ce n’est pas nous. Mais elles avancent toutes, avec nous et par nous, jusqu’au terme commun qui est Dieu. Que l’homme ne soit pas le patron de l’univers, ne signifie pas que tous les êtres vivants sont égaux ni ne retire à l’être humain sa valeur particulière, qui le caractérise, cela ne suppose pas non plus une divinisation de la terre qui nous priverait de l’appel à collaborer avec elle et à protéger sa fragilité. Dans cette perspective, toute cruauté sur une quelconque créature est contraire à la dignité humaine, mais un sentiment d’union intime avec les autres êtres de la nature ne peut pas être réel si en même temps il n’y a pas dans le cœur de la tendresse, de la compassion et de la préoccupation pour les autres êtres humains. Il faut développer la conscience d’une communion universelle: Créés par le même Père, nous et tous les êtres de l’univers, sommes unis par des liens invisibles, et formons une sorte de famille universelle, qui nous pousse à un respect sacré, tendre et humble. Le chapitre se conclut sur le cœur de la révélation chrétienne, Jésus terrestre dans sa relation si concrète et aimable avec le monde est ressuscité et glorieux, présent dans toute la création par sa seigneurie universelle. 

Chapitre 3- La racine humaine de la crise écologique (i. la technologie: créativité et pouvoir, ii.la globalisation du paradigme technocratique, iii.crise et conséquences de l’anthropocentrisme moderne, le relativisme pratique, la nécessité de préserver le travail, l’innovation biologique à partir de la recherche)

Ce chapitre présente une analyse de la situation actuelle, pour que nous ne considérions pas seulement les symptômes, mais aussi les causes les plus profondes, dans un dialogue avec la philosophie et les sciences humaines. Un des premiers points d’appui du chapitre sont les réflexions sur la technologie: l’amélioration des conditions de vie au cours de l’histoire est salué, mais toutes ces capacités et avancées donnent à ceux qui ont la connaissance, et surtout le pouvoir économique d’en faire usage, une emprise impressionnante sur l’ensemble de l’humanité et sur le monde entier. Ce sont précisément les logiques de domination technocratiques qui mènent à la destruction de la nature et à l’exploitation des personnes et des populations les plus faibles. Le paradigme technocratique tend aussi à exercer son emprise sur l’économie et la politique, et empêche de reconnaître que le marché ne garantit pas en soi le développement humain intégral ni l’inclusion sociale. L’époque moderne se caractérise par une grande démesure anthropocentrique. L’être humain ne reconnaît plus sa juste position par rapport au monde et prend une position auto-référentielle, exclusivement centrée sur elle-même et son propre pouvoir. En dérive ainsi une logique du jetable, qui justifie tout type de déchet, qu’il soit environnemental ou humain, qui traite l’autre et la nature comme un simple objet et conduit à une myriade de formes de domination. La culture du relativisme est la même pathologie qui pousse une personne à exploiter son prochain et à le traiter comme un pur objet, l’obligeant aux travaux forcés, ou en faisant de lui un esclave à cause d’une dette. C’est la même logique qui pousse à l’exploitation sexuelle des enfants ou à l’abandon des personnes âgées qui ne servent pas des intérêts personnels. C’est aussi la logique intérieure de celui qui dit: Laissons les forces invisibles du marché réguler l’économie, parce que ses impacts sur la société et sur la nature sont des dommages inévitables. S’il n’existe pas de vérités objectives ni de principes solides hors de la réalisation de projets personnels et de la satisfaction de nécessités immédiates, quelles limites peuvent alors avoir la traite des êtres humains, la criminalité organisée, le narcotrafic, le commerce de diamants ensanglantés et de peaux d’animaux en voie d’extinction ? N’est-ce pas la même logique relativiste qui justifie l’achat d’organes des pauvres dans le but de les vendre ou de les utiliser pour l’expérimentation, ou le rejet d’enfants parce qu’ils ne répondent pas au désir de leurs parents? Sous cette lumière, l’encyclique affronte deux problèmes cruciaux pour le monde d’aujourd’hui. Avant tout en ce qui concerne le travail: Dans n’importe quelle approche d’une écologie intégrale qui n’exclue pas l’être humain, il est indispensable d’incorporer la valeur du travail, tout comme cesser d’investir dans les personnes pour obtenir plus de profit immédiat est une très mauvaise affaire pour la société. Le second point concerne les limites du progrès scientifique, avec une référence claire aux OGM, une question d’environnement complexe. Même si, dans certaines régions, leur utilisation est à l’origine d’une croissance économique qui a aidé à résoudre des problèmes, il y a des difficultés importantes qui ne doivent pas être relativisées, comme une concentration des terres productives entre les mains d’un petit nombre. Le Pape François pense en particulier aux petits producteurs et travailleurs ruraux, à la biodiversité, au réseau des écosystèmes. Pour cela, il est nécessaire de garantir une discussion scientifique et sociale qui soit responsable et large, capable de prendre en compte toute l’information disponible et d’appeler les choses par leur nom, à partir de diverses lignes de recherche, autonomes et interdisciplinaires.

Chapitre 4- Une écologie intégrale (i. l’écologie environnementale, économique et sociale, ii.l’écologie culturelle, iii.l’écologie de la vie quotidienne, iv. le principe du bien commun, v. la justice entre générations.

Le cœur de la proposition de l’encyclique est l’écologie intégrale comme nouveau paradigme de justice, une écologie qui incorpore la place spécifique de l’être humain dans ce monde et ses relations avec la réalité qui l’entoure. En effet, nous ne pouvons concevoir la nature comme séparée de nous ou comme un simple cadre de notre vie. Ceci est valable pour divers champs, de l’économie à la politique, dans les différentes cultures, et de façon plus particulière dans celles qui sont les plus menacées, mais aussi dans chaque moment de notre vie quotidienne.

La perspective de l’écologie intégrale met également en jeu une écologie des institutions: Si tout est lié, l’état des institutions d'une société a aussi des conséquences sur l’environnement et sur la qualité de vie humaine. Toute atteinte à la solidarité et à l’amitié civique provoque des dommages à l’environnement. Avec de nombreux exemples concrets, le Pape François ne fait que répéter sa propre pensée: Il y a un lien entre les questions environnementales et les questions sociales et humaines qui ne peut pas être rompu. Ainsi l'analyse des problèmes environnementaux est inséparable de l'analyse des contextes humains, familiaux, de travail, urbains, et de la relation de chaque personne avec elle-même, ou il n'y a pas deux crises séparées, l'une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Cette écologie intégrale est inséparable de la notion de bien commun, mais est à comprendre de manière concrète, dans le contexte contemporain où il y a tant d'inégalités et où sont toujours plus nombreuses les personnes marginalisées, privées des droits humains fondamentaux. S’engager pour le bien commun signifie faire des choix qui privilégie une option préférentielle pour les plus pauvres. C’est aussi le meilleur moyen pour laisser un monde durable aux générations futures, à travers un engagement à prendre soin des pauvres d’aujourd’hui, comme le soulignait déjà Benoît XVI: Au-delà d’une loyale solidarité intergénérationnelle, l’urgente nécessité morale d’une solidarité intra-générationnelle renouvelée doit être réaffirmée. L’écologie intégrale investit aussi la vie quotidienne, à laquelle l’encyclique consacre une attention spécifique, en particulier dans un environnement urbain. L’être humain a une grande capacité d’adaptation et « la créativité et la générosité sont admirables de la part de personnes comme de groupes qui sont capables de transcender les limites de l'environnement en apprenant à orienter leur vie au milieu du désordre et de la précarité. Un développement authentique présuppose une amélioration intégrale de la qualité de la vie humaine, espaces publics, logements, transports, etc. Dans ce sens, il faut reconnaître que notre propre corps nous met en relation directe avec l’environnement et avec les autres êtres vivants. L'acceptation de son propre corps comme don de Dieu est nécessaire pour accueillir et pour accepter le monde tout entier comme don du Père et maison commune, tandis qu'une logique de domination sur son propre corps devient une logique, parfois subtile, de domination sur la création. 

Chapitre 5- Quelques lignes d’orientation et d’action (i.le dialogue sur l’environnement dans la politique internationale, ii.le dialogue en vue de nouvelles politiques nationales et locales, iii. dialogue et transparence dans les processus de prise de décisions, iv.politique et économie en dialogue pour la plénitude humaine, v.les religions dans le dialogue avec les sciences)

Ce chapitre pose la question de ce que nous pouvons et devons faire. Les analyses ne peuvent suffire, il faut des propositions de dialogue et d’action qui concernent aussi bien chacun de nous que la politique internationale et qui nous aident à sortir de la spirale d’autodestruction dans laquelle nous nous enfonçons. Pour le Pape François, il est essentiel que la construction de chemins concrets ne soit pas abordée de manière idéologique, superficiel ou réductionniste. Pour cela, le dialogue est indispensable, un terme présent dans le titre de chaque section de ce chapitre. Dans certaines discussions sur des questions liées à l’environnement, il est difficile de parvenir à un consensus. L’Eglise n’a pas la prétention de juger des questions scientifiques ni de se substituer à la politique, mais j’invite à un débat honnête et transparent, pour que les besoins particuliers ou les idéologies n’affectent pas le bien commun. Sur cette base, le Pape François ne craint pas de formuler un jugement sévère sur les récentes dynamiques internationales: Les sommets mondiaux de ces dernières années sur l’environnement n’ont pas répondu aux attentes parce que, par manque de décision politique, ils ne sont pas parvenus à des accords généraux, vraiment significatifs et efficaces, sur l’environnement. Et de se demander pourquoi veut-on préserver aujourd'hui un pouvoir qui laissera dans l’histoire le souvenir de son incapacité à intervenir quand il était urgent et nécessaire de le faire? Comme l’a rappelé plusieurs fois le Souverain Pontife, à partir de l’encyclique Pacem in Terris, il faut des formes et des instruments efficaces de gouvernance globale. En définitive, il faut un accord sur les régimes de gestion, pour toute la gamme de ce qu’on appelle les biens communs globaux, vu que « la protection de l’environnement ne peut pas être assurée uniquement en fonction du calcul financier des coûts et des bénéfices. L’environnement fait partie de ces biens que les mécanismes du marché ne sont pas en mesure de défendre ou de promouvoir de façon adéquate, qui reprend le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise. Toujours dans ce chapitre, le Pape François insiste sur le développement de processus de décision honnêtes et transparents, pour pouvoir discerner quelles politiques et initiatives entrepreneuriales pourront mener vers un développement intégral. En particulier, l’étude de l’impact environnemental d’un nouveau projet requiert des processus politiques transparents et soumis au dialogue, alors que la corruption, qui cache le véritable impact environnemental d’un projet en échange de faveurs, conduit habituellement à des accords fallacieux au sujet desquels on évite information et large débat. L’appel adressé à tout responsable politique est particulièrement incisif, afin qu’il ne cède pas à la logique d’efficacité et d’immédiateté qui domine aujourd’hui. S’il ose le faire, cela le conduira à reconnaître la dignité que Dieu lui a donnée comme homme, et il laissera après son passage dans l’histoire un témoignage de généreuse responsabilité. 

Chapitre 6- Education et spiritualité écologiques

Le chapitre final va au cœur de la conversion écologique à laquelle invite l’encyclique. Les racines de la crise culturelle agissent en profondeur et il n’est pas facile de redessiner les habitudes et les comportements. L’éducation et la formation restent des défis majeurs. Tout changement a besoin de motivations et d’un chemin éducatif. Sont ainsi mentionnés tous les milieux éducatifs, en premier lieu l'école, la famille, les moyens de communication, la catéchèse. La première section, le point de départ est miser sur autre style de vie, qui ouvre aussi la possibilité d’« exercer une pression saine sur ceux qui détiennent le pouvoir politique, économique et social. C’est ce qui arrive quand les choix des consommateurs réussissent à modifier le comportement des entreprises, en les forçant à considérer l'impact environnemental et les modèles de production. On ne peut sous-évaluer l’importance des parcours d’éducation environnementale capables d’incidences sur les gestes de la vie quotidienne, de la réduction de la consommation d’eau, au tri sélectif des déchets, éteindre les lumières inutiles. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l'égoïsme. Tout cela sera plus simple à partir d’un regard contemplatif qui vient de la foi: Pour le croyant, le monde ne se contemple pas de l’extérieur mais de l'intérieur, en reconnaissant les liens par lesquels le Père nous a unis à tous les êtres. En outre, en faisant croître les capacités spécifiques que Dieu lui a données, la conversion écologique conduit le croyant à développer sa créativité et son enthousiasme. Revient ainsi la proposition d’Evangelii Gaudium: La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice, et le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie, de manière à ce qu’il soit possible de reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres et du monde, que cela vaut la peine d’être bons et honnêtes. Les Saints nous accompagnent sur ce chemin. Saint François, plusieurs fois cité, est l’exemple par excellence de la protection de ce qui est faible et d’une écologie intégrale, vécue avec joie et authenticité, un modèle dans lequel on voit combien sont inséparables la préoccupation pour la nature, la justice envers les pauvres, l’engagement pour la société et la paix intérieure. Mais l’encyclique rappelle aussi les figures de saint Benoît, sainte Thérèse de Lisieux et le bienheureux Charles de Foucauld. Après Laudato Si’, l’examen de conscience, l’instrument que l’Eglise a toujours recommandé pour orienter sa propre vie à la lumière de la relation avec le Seigneur, devra inclure une nouvelle dimension, en considérant non seulement comment est vécue la communion avec Dieu, avec les autres et avec nous-même, mais aussi avec toutes les créatures et la nature.

Posté le 18 juin 2015 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2015

Environnement : l'Eglise tiendra-t-elle un discours clair contre le malthusianisme ?

Alors que Sandro Magister s'est ému de la présence de Jeffrey Sachs, un néo-malthusien conseiller de Ban Ki Moon, au symposium  sur le climat et le développement durable au Vatican, l'ancien patron de la banque du Vatican Ettore Gotti Tedeschi a adressé au pape François, fin mai, une lettre dans laquelle il fait du malthusianisme l'origine de la crise actuelle de l'environnement. Jeanne Smits l'a traduite :

"(...) comment le PIB (produit intérieur brut) peut-il croître réellement et de manière « durable » si la population de grandit pas ? En réalité, toute illusion mise à part, cela ne peut se produire qu'en faisant augmenter la consommation individuelle. C'est bien pour corriger et pour compenser les risques de l'effondrement proportionnel de la croissance du PIB que l'on a adopté ce qu'on appelle le modèle consumériste. Dans une société mûre, avec une morale relativiste, nihiliste, il n'a pas été difficile de proposer à l’homme occidental, en tant que véritable et principale satisfaction, cette satisfaction matérielle et consumériste. Mais pour satisfaire à l'exigence d'un consumérisme largement répandu on a créé en même temps les conditions de la pauvreté et de l'exploitation de l'environnement. Cela s'est fait au moyen de la désindustrialisation de pays occidentaux, où la production coûte trop cher, et en délocalisant, c'est-à-dire en transférant la production vers des pays à bas coûts de main-d'œuvre, qui n'étaient pas prêts pour les technologies qui protègent l'environnement.

Pour faire consommer davantage on a aussi favorisé la transformation de l'épargne en consommation, en soustrayant au système bancaire une base monétaire pour le crédit et surtout en privant les familles de leurs moyens d'autoprotection. La croissance zéro de la population, souhaitée par les néo-malthusiens (deux enfants par couple), a ensuite provoqué le phénomène du vieillissement de la population, avec la croissance consécutive des coûts fixes, (santé et retraites), compensé par une croissance en proportion des taxes, qui ont entraîné une réduction des revenus, des investissements et la croissance de la dette.
Pour éviter l’effondrement subséquent de la croissance économique, on a forcé toujours plus sur la croissance de la consommation, toujours plus à crédit. Mais on a aussi forcé la progression de la production délocalisée, moins attentive à l'exploitation de l'environnement. L'origine de la crise économique, de la pauvreté qui lui est liée et des déséquilibres de l'environnement, est la conséquence de cette doctrine néo-malthusienne.
 
Comment donc cette même doctrine pourrait-elle résoudre le problème qu’il a créé ? (...)
Le risque que nous courons, en tolérant la mise en place de solutions malthusiennes environnementaliste, est de permettre à l'environnementalisme de s'affirmer comme religion universelle dans un monde globalisé où coexistent différentes cultures religieuses. Cet environnementalisme malthusien risque de créer une plus grande pauvreté, de plus grands déséquilibres socio-économiques, et une moindre protection véritable de l'environnement."

Posté le 1 juin 2015 à 17h26 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

12 mai 2015

Vous aussi sauvez le climat !

Vous avez sans doute vu passer cette photo (il y en a plein comme celle-là) :

K

Vous aussi soyez écolo :

S
Tout ceci n'a aucun rapport, mais on s'amuse drôlement.

Posté le 12 mai 2015 à 11h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

27 mars 2015

La doctrine sociale de l'Eglise et l'écologie

Stanislas de Larminat a été sollicité pour analyser l’approche du Compendium en matière d’écologie chrétienne par l’« Observatoire international Cardinal van Thuan ». Cet organe a été fondé par Mgr Crepaldi, Archevêque de Trieste et ancien secrétaire du Conseil Pontifical Justice et Paix. A ce titre, son fondateur a été un des principaux rédacteurs du Compendium de la Doctrine sociale de l’Église. Une version française est accessible ici. Ecologie humaine, écologie sociale, croissance, développement durables, OGM, nucléaire, le problème de la gouvernance mondiale..., l'article aborde un certain nombre de sujets d'actualité sous l'angle du Compendium de la doctrine sociale de l'Eglise. En voici la conclusion :

"La modernité du Compendium et le concret de son contenu donnent à toute personne, ayant une sensibilité écologique, des éléments de réponse aux questions qu'elle peut se poser.

Le Compendium ne rentre pas dans les détails techniques qui ne sont pas de sa compétence. En effet, le Concile recommandait déjà aux laïcs de ne pas attendre de leurs pasteurs -ni donc du Compendium- qu’ils « aient une compétence telle qu’ils puissent leur fournir une solution concrète et immédiate à tout problème, même grave, qui se présente à eux ».

Jean-Paul II ne souhaitait pas que l'éducation à la responsabilité écologique s'appuie sur le « désir vague d’un retour au "paradis perdu"». C'est pourquoi le Compendium rappelle la promesse divine « d'une demeure nouvelle ». Cette espérance doit stimuler notre travail relatif aux réalités présentes (§ 56). Le Compendium insiste alors sur les grands principes qui doivent guider l'action humaine en matière écologique comme en matière sociale ou économique : le bien commun, la destination universelle des biens et l'économie du don. Ces principes nous permettent de nous tourner vers la Jérusalem céleste et de vivre, ici bas, ce royaume de justice, de vérité, de paix et d'amour auquel nous sommes déjà promis."

Posté le 27 mars 2015 à 17h47 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2015

Douche froide au GIEC

Rajendra Kumar Pachauri, 74 ans, le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), visé par une plainte pour harcèlement sexuel, a remis sa démission. Son retrait a lieu alors que les négociations sur le climat sont en cours et doivent se conclure par la conférence de Paris en décembre 2015.

Son ancienne employée, 29 ans, l’accuse de contacts physiques forcés, et de l’avoir inondée d’e-mails, d’appels téléphoniques et de SMS pendant presque deux ans, alors qu’elle lui avait fait part à plusieurs reprises de son « inconfort ».

Le scientifique avait dû annuler son déplacement au Kenya, où il devait présider, à partir de du 24 février, une session de ce groupe d’experts.

Pachauri a reçu en 2007 le prix Nobel de la paix, au nom du GIEC, avec l’ancien vice-président américain Al Gore et a été décoré de la légion d’honneur.

Posté le 24 février 2015 à 17h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Le Mont Saint-Michel est redevenu une île

 à l'occasion des grandes marées...

Le-mont-saint-michel-et-saint-malo-vus-du-ciel_14

Posté le 24 février 2015 à 16h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

21 février 2015

Mgr Rey appelle à une conversion écologique

MgrRey_BenoitXVIDans un discours prononcé aux Etats-Unis, Mgr Rey a rappelé que depuis saint Jean-Paul II, nos papes nous appellent à une réelle conversion écologique - ce sera d'ailleurs le thème de la prochaine encyclique du pape François. En quoi s'agit-il d'un domaine d'application de la Doctrine sociale de l'Eglise ? En quoi les Verts, les idolâtres de la terre ou les malthusiens par exemple, ont-ils une conception erronée de l'écologie ? Qu'est-ce que l'écologie humaine, dont Benoît XVI a proposé les fondements ? Comment relier écologies humaine, environnementale et spirituelle ? Comment nous convertir ?

Le discours peut-être lu dans son intégralité ici (avec les sources). Voici quelques extraits de la partie "Défis spirituels et crise écologique", qui s'inspire notamment des travaux de Benoît XVI et Jean-Paul II.

  • Consumérisme ou attitude eucharistique

"L’exploitation abusive des ressources du monde n’est que la répétition du péché originel. Elle est le résultat de l’égoïsme et de l’avidité. L’exploitation illimitée des ressources naturelles conduit au consumérisme qui est si caractéristique de notre monde contemporain ainsi transformé en société de convoitise. Il ne s’agit plus de satisfaire les besoins vitaux de l’homme, mais ses désirs sans cesse grandissants et sans fin. L’exploitation des richesses naturelles qui découle de l’avarice et non de besoins vitaux, crée un déséquilibre dans la nature qui n’arrive plus à se renouveler, comme en témoigne les problèmes de la surpêche, de la surproduction agricole, de la déforestation et de la désertification.

Nous oublions trop souvent que l’homme n’est pas seulement un être rationnel, social ou politique, mais qu’il est avant tout une créature eucharistique, capable de gratitude et dotée du pouvoir de bénir Dieu pour le don de la création. Parmi toutes les « attitudes écologiques », la plus urgente est sûrement celle de l’adoration. Revenir à Dieu, vivre de manière radicale en relation avec lui, le mettre à la première place, c’est commencer ce travail de restauration de toute la création.(...)"

  • Ascèse et sobriété

"Face à la restriction des biens de la terre, il sera impossible de trouver une solution au problème écologique si nous ne révisons pas sérieusement nos modes de vie « L’austérité, la tempérance, la discipline et l’esprit de sacrifice doivent marquer la vie de chaque jour, afin que tous ne soient pas contraints de subir les conséquences négatives de l’incurie d’un petit nombre. » [St Jean-Paul II] Une ascèse est nécessaire, liée à l’exercice de la vertu de tempérance. Le patriarche Ignace IV d’Antioche affirme : « Si la nature n’est pas transfigurée, elle est défigurée… L’ascèse est indispensable pour assurer la limitation des besoins qui permettra et de respecter davantage la terre, ses rythme, la vie qui lui est propre, et d’opérer un indispensable partage à l’échelle planétaire. »

Ce style de vie peut se caractériser par la sobriété et la simplicité dans la manière de consommer. Et pourquoi ne pas retrouver le sens du jeûne ou de la simple frugalité ? Il ne suffit pas d’acheter les produits qui ont un label attestant leur impact faible sur l’environnement, mais bien de réformer complètement la course effrénée à la consommation, la débauche des transports, les gaspillages en tous genre… Mais pour échapper aux impératifs de la mode ou à l’obsession de la publicité, au culte du désir et de sa satisfaction immédiate, il est indispensable d’apprendre la maîtrise de soi et de ses instincts… Cela suppose une véritable conversion écologique ! (...)"

  • Partage et solidarité

"Une véritable écologie, consciente de l’interdépendance de tous les êtres et de la destination universelle des biens de la terre, passe par une solidarité renouvelée et un partage authentique (entre les personnes, les pays et les peuples, les générations). Dans l’enseignement des Pères de l’Église, donner de son superflu n’est pas un acte de charité, mais de justice. Donner au pauvre, c’est lui restituer ce qui lui appartient déjà. La charité commence lorsque je donne de mon nécessaire (Cf. Mc 12, 41-44). L’écologie nous invite à non seulement à ne pas nous enrichir au détriment des générations futures, mais même à nous priver pour eux. On peut l’appeler écologie sociale ou écologie de communion.

Cette solidarité est particulièrement importante dans le domaine énergétique. « Une redistribution planétaire des ressources énergétiques est nécessaire afin que les pays qui n’en ont pas puissent y accéder. Leur destin ne peut être abandonné aux mains du premier venu ou à la logique du plus fort. » [Benoît XVI] Ne fixons cependant pas de limites à la créativité humaine et à son audace. Les hommes ont une capacité d’invention indéfinie et indéfinissable, par exemple en matière de pétrole où l’homme est capable de découvrir et d’exploiter de nouvelles sources d’énergie (...)"

Posté le 21 février 2015 à 16h15 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (4)

03 février 2015

Pilleurs de sable

Quand il n’est pas, de façon « légale », ramassé à la pelle, quand il n’est pas aspiré dans la mer au moyen de bateaux-dragueurs, le sable est pillé. Depuis quelques années, les fabricants de béton, les cimentiers, les entreprises de l’industrie agro-alimentaire, les fabricants de verre se ruent vers le sable. Les pays émergents, la Chine, construisent partout, les demandes explosent. 

Les carrières ont pour la plupart été exploitées. Parce qu’on les ferme les unes après les autres, le sable de mer est devenu « l’or jaune » facile à prendre. En dehors des coûts de « ramassage », le sable est donné. La disparition de millions de tonnes de sable chaque année menace le littoral car les dunes de sable en mer disparaissent. Tout le littoral français est concerné. Dans les côtes d’Armor, en Bretagne, un projet d’extraction de sable fait hurler la population toute entière.

Reportage Armel Joubert des Ouches

Posté le 3 février 2015 à 13h45 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier 2015

Les rigolos du réchauffement

40 chefs d'État et environ 2500 chefs d'entreprise convergent vers Davos pour le Forum économique mondial qui se tient depuis mercredi et jusqu'à dimanche dans la très chic station de ski. Ces invités seront responsables d'un trafic aérien intense, avec 1 700 trajets en jet privé au-dessus de la région.

Le forum est cette année consacré au climat et aux moyens d'enrayer le réchauffement climatique.

Le prix du billet d'entrée est fixé à 19 000 dollars. Mais il faut ajouter 52 000 dollars pour la cotisation annuelle à la fondation organisatrice.

Enfin, les pays émergents sont sous-représentés par rapport aux pays riches, Européens de l'Ouest (1 037) et Nord-Américains (833) en tête. Seuls 56 Chinois sont invités.

C'est un peu comme si on invitait Bernard Madoff pour parler des règles bancaires.

Posté le 23 janvier 2015 à 08h46 par Michel Janva | Lien permanent


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