25 mai 2015

Pause silence

Trouvé sur Twitter : la salle capitulaire de l'abbaye royale de Fontevraud.

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Ne manquent plus que les moniales...

Posté le 25 mai 2015 à 22h59 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

La "troisième voie"

Edouard Tétreau, enseignant à HEC,  estime dans Le Figaro du 22 mai 2015 que notre système économique est au bord d’une crise majeure, et voit dans le recours à la doctrine sociale de l’Eglise une "troisième voie", un moyen de s’en sortir (Ichtus) :

[...]"Ce nouveau modèle économique et social, nous allons le trouver du côté de la troisième voie. Cette troisième voie est celle de la doctrine sociale de l’ Eglise, qui rejette autant le socialisme empreint de lutte de classes et de haine de l’autre (le « riche »), que le capitalisme d’aujourd’hui. Un capitalisme où « tout entre dans le jeu de la compétitivité et de la loi du plus fort, où le puissant mange le plus faible.(…)(Où) on considère l’être humain en lui-même comme un bien de consommation ,qu’on peut utiliser et ensuite jeter. » Ce capitalisme-là, celui de la «culture du déchet » humain, qu’exacerbent la financiarisation et la digitalisation de nos économies, est dénoncé en ces termes par le pape François, dans son encyclique Evangelii Gaudium. De la recherche et la mise en œuvre du bien commun à l’option préférentielle pour les pauvres ; du principe de subsidiarité (priorité aux actions concrètes et locales, plutôt qu’aux Léviathan bureaucratiques, privés comme publics) à celui de participation (participation de tous aux fruits du travail – et au capital), cette doctrine montre une extraordinaire modernité, et propose des solutions concrètes pour sortir des impasses. Ces solutions passent par la priorité absolue à donner aux éléments les plus fragiles de nos sociétés : qu’il s’agisse de l’enfant à naître comme de chacun de nous qui peut connaître la maladie, le handicap, les accidents de la vie – contrairement à un algorithme. Elles passent aussi par « une réforme financière qui n’ignore pas l’éthique ».

Lors de son voyage, historique, aux Etats-Unis en septembre 2015, le Pape aura l’occasion d’aborder frontalement ces questions, avec le Congrès américain à Washington, mais aussi à l’ONU à New York. Il y est très attendu. Vingt-cinq ans après Jean-Paul II qui a fait chuter le mur de Berlin et le communisme, le pape François réussira-t-il à ouvrir une brèche dans le mur implacable, et de plus en plus déshumanisant, de Wall Street ?

Voilà un espoir que peuvent partager et contribuer à mettre en œuvre, non seulement tous les acteurs catholiques de nos économies, mais aussi tous ceux, croyants ou non, qui espèrent voir vite émerger un capitalisme plus humain que le système mortifère que nous laissons se déployer sous nos yeux."

Posté le 25 mai 2015 à 22h47 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 mai 2015

L'Irlande catholique : c'est fini

Le titre de l'article d'Yves Daoudal sur son blog résume en trois mots les conséquences du choix des Irlandais lors du référendum sur le pseudo "mariage" homosexuel : "Feu l'Irlande catholique", ajoutant que le préambule de la Constitution irlandaise en devient presque blasphématoire, car désormais l'Irlande se place en contradiction complète avec ce texte :

"« Au nom de la Très Sainte Trinité, de laquelle découle toute autorité et à laquelle toutes les actions des hommes et des États doivent se conformer, comme notre but suprême, Nous, peuple de l'Irlande, Reconnaissant humblement toutes nos obligations envers notre seigneur, Jésus Christ… »"

Jeanne Smits revient elle aussi sur ce qu'elle qualifie à juste titre de "journée noire", soulignant que le "oui" ne l'emporte pas de si loin que ça :

"La fiction du « mariage » homosexuel et celle de l’« homoparentalité » font ainsi leur entrée dans un des derniers pays où l’on aurait cru la chose possible, et qui plus est par un vote populaire, ce qui ne s’est produit nulle part au monde jusqu’à ce jour.

Mais dire que « deux Irlandais » sur trois ont approuvé le « mariage » gay constitue une distorsion des faits. Le référendum n’a mobilisé que 60 % de l’électorat : sur les quelque 3,2 millions de votants potentiels, 1,2 millions ont voté « oui », soit 37,5 % des électeurs. Quelque 750.000 personnes se sont déplacées pour dire « non », malgré l’opprobre associé à ce choix.
Et c’est donc, en fait, d’une courte majorité que les « je ne sais pas » et les « je m’en moque » ont véritablement remporté ce référendum."
Néanmoins, que la majorité soit courte ou généreuse, le choix des Irlandais les éloigne de la loi de l'Eglise. L'Irlande catholique n'est plus. Elle qui avait su résister à l'avortement (qui reste illégal sauf en cas de danger pour la vie de la mère, ce qui est déjà trop), n'a pas su défendre le mariage. Le dernier bastion catholique en Europe vient de tomber.

Posté le 24 mai 2015 à 19h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

21 mai 2015

Mobilisation pour les Serbes prisonniers au Kosovo

Le colonel Jacques Hogard, Slobodan Despot (éditeur et écrivain), Nikola Mirkovic (auteur) appellent à signer la pétition en ligne ici.

"Oliver Ivanovic est un ingénieur et résistant serbe au Kosovo. Il est injustement incarcéré dans une prison de l'EULEX depuis le 27 janvier 2014 et soudainement accusé de crimes de guerre 15 ans après les faits imputés. Son procès ressemble de plus en plus à un procès politique où des politiciens albanais cherchent à éliminer de la scène politique serbe un de ses membres les plus respectés et influents. Oliver Ivanovic a déjà reçu le soutien des personnalités suivantes : Javier Solana, le général William Nash, James Fitt, Anthony Welch, Gerard Gallucci, Joe Napolitano, Caroline Mc Cool, Michael Keats, Beatrice la Coste et nous demandons maintenant à l’Union Européenne, garante du retour à un état de droit au Kosovo, de s'assurer que le procès politique d'Oliver Ivanovic prenne fin immédiatement et qu'il soit relâché."

Posté le 21 mai 2015 à 07h03 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

17 mai 2015

La justice serbe réhabilite le général Mihailovic

Le Général Mihailovic fut le chef de la résistance chrétienne et monarchiste serbe aux envahisseurs italiens et allemands pendant la deuxième guerre mondiale. Il fut combattu par les occupants comme par la résistance communiste de Tito. Abandonné par les Anglo-saxons, il fut condamné par la "justice" des libérateurs communistes, et fusillé.

Draza Mihailovic

Il vient d'être réhabilité par la justice serbe.

"La Cour supérieure à Belgrade a réhabilité le commandant de l’Armée royale dans la patrie le général Draza Mihailovic et lui a restitué les droits civiques qui lui ont été levés en 1946 dans le procès politique et idéologique du régime communiste. La Cour a annulé le verdict condamnant Mihailovic le 15 juillet 1946 à mort et Mihailovic a été fusillé deux jours plus tard. La Cour a constaté que le verdict litigieux avait été prononcé dans un procès illégal pour des raisons politiques et idéologiques. La première demande de réhabilitation a été soumise par le grand-fils de Mihailovic Vojsilav Mihailovic en 2006 et plusieurs associations et individus éminents ont rejoint la demande. La décision de la Cour a confirmé les allégations de ceux qui proposaient la réhabilitation que Mihailovic n’a pas eu le droit à la défense au cours du procès, qu’il n’avait pas vu son avocat jusqu’au début du procès, qu’il n’avait pas le droit à un tribunal impartial, alors que l’acte d’accusation lui a été remis sept jours avant le procès. Il n’avait pas de droit à la plainte au verdict et il a été fusillé deux jours plus tard."

Posté le 17 mai 2015 à 20h06 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (13)

16 mai 2015

Quel monde après les sanctions contre la Russie ?

L'institut pour la démocratie et la coopération, dont nous avons déjà plusieurs fois relaté les activités de soutien aux combats pour la vie et aux causes chrétiennes (ici et , et par exemple), communique:

Sanctions, traité transatlantique, crise de confiance ... 

Quelles nouvelles règles pour le commerce

et les relations internationales? 

 mercredi 20 mai 2015 de 9h à 18h

Salle de l’Horticulture 84 rue de Grenelle, Paris 7e.

Les détails du programme et la liste des intervenants, ainsi que les modalités d'inscription, sont sur ce site.

Posté le 16 mai 2015 à 08h59 par Paula Corbulon | Lien permanent

04 mai 2015

Le 8 mai, Angers fête Sainte Jeanne d'Arc

Fête nationale de Jeanne d'Arc instituée par la loi du 10 juillet 1920 

L'association angevine des amis de Sainte Jeanne d'Arc  

vous convie au dépôt de gerbe qui aura lieu à Angers 

Avenue Jeanne d'Arc le vendredi 8 mai à 9h30

Sans-titre

la cérémonie sera suivie

d'une messe célébrée à 10h15 à l'église Notre Dame des Victoires à Angers

puis d'une conférence donnée à 11h30 par le Professeur Philippe Pichot

au Presbytère de Notre Dame des Victoires sur

 "l'ancienne constitution monarchique"

Posibilité de rester après la conférence pour partager un repas tiré du sac

 _ _ _

Loi du 10 juillet 1920 instituant une fête nationale de Jeanne d'Arc

"Fête du patriotisme"

JORF du 14 juillet 1920 p. 10 018 Bulletin des lois, 1er semestre 1920, n° 277, p. 2810

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(cliquer pour agrandir)

Posté le 4 mai 2015 à 10h41 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 avril 2015

Les racines de la France sont catholiques depuis le baptême de Clovis

Extrait de la tribune de Denis Tillinac dans Valeurs Actuelles :

"(...) L’islam prétend enraciner le multiculturalisme confessionnel dans notre pays. Or, le nombre ne saurait suppléer l’absence de racines historiques. Les confessions sont évidemment égales devant la loi, laïcité oblige ; elles ne le sont pas à l’aune de la mémoire. Quinze siècles d’accointances intimes avec la catholicité ont profilé notre paysage intérieur, façonné notre spiritualité, notre sentimentalité, notre sociabilité, notre esthétique, notre ludisme, notre scansion du temps, notre érotisme même (...)

La séparation des Églises et de l’État a émancipé le citoyen de la tutelle d’un cléricalisme tantôt gallican, tantôt vaticanesque : c’était opportun et nul ne le conteste. Reste l’héritage d’une architecture mentale bâtie, étayée, enluminée par la catholicité romaine. L’âme de la France plane au-dessus des clochers de Notre-Dame qui a solennisé les hautes heures de son histoire, y compris le Te Deum de la Libération avec de Gaulle et Leclerc. L’“identité” de la France est insaisissable si l’on occulte la symbolique liée à la cathédrale de Reims, à la crypte de Saint-Denis — et à ces monastères bénédictins et cisterciens qui ont transmis le savoir et défriché nos arpents (...)

J’ai le plus sincère respect pour la piété d’un musulman ou d’un hindouiste : toute invocation d’une transcendance vaut mieux que le culte du fric et de l’ego. Mais ces confessions n’ont aucun ancrage dans notre inconscient collectif, aucune résonance dans nos coeurs. En accréditant sournoisement l’illusion d’une équivalence, nos dirigeants assèchent les sources de notre patriotisme et humilient les fidèles catholiques (...)

Il y a beaucoup de musulmans en France, ils ont droit au respect de leur foi et à la possibilité d’exercer dignement leur culte. Mais on ne décrète pas des racines : les nôtres sont catholiques au sens large depuis le baptême de Clovis, point final."

Posté le 23 avril 2015 à 12h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

15 avril 2015

"La Commission européenne est consciente que l'intolérance contre les chrétiens existe dans l'UE"

Suite au post de Michel sur le colloque de la Commission européenne « Tolérance et respect : empêcher et combattre la haine antisémite et anti-musulmane en Europe », un lecteur du Salon beige a écrit pour protester : 

"A propos du colloque européen ici récemment évoqué, j'ai écrit à l'UE :

"Un colloque européen est prévu les 1er et 2 octobre 2015, consacré à la "haine" (sic) antisémite et antimusulmane. Quand est prévu le colloque traitant de la "haine" antichrétienne ? "

Voici la réponse :

Monsieur,

Nous vous remercions de nous avoir contactés. La Commission européenne est consciente des critiques exprimées par certaines organisations chrétiennes par rapport au fait que la première édition du Colloque annuel sur les droits fondamentaux du 1er /2ème octobre 2015 portera sur le thème suivant: « Tolérance et respect : Prévention et lutte contre l’antisémitisme et la haine anti-islam en Europe ».

Alors que la Commission européenne est déterminée à lutter contre toute forme de racisme et de xénophobie, y compris des manifestations ou incitations à la haine fondée sur la religion et les convictions, elle reconnait aussi que la haine antisémite et anti-Islam a augmentée (sic) considérablement au cours des derniers mois à travers l’UE. Nous avons remarqué une hausse de la discrimination, ainsi que des attaques violentes, voire mortelles. C’est pour cela que la Commission a décidé de consacrer le colloque de cette année à ces deux phénomènes inquiétants et de réunir tous les acteurs concernés pour examiner leurs causes profondes et pour définir les actions futures à différents niveaux, afin d’y remédier.

Le colloque vise à améliorer la coopération et à renforcer l'engagement politique commun pour la promotion et la protection des droits fondamentaux en Europe. Notre objectif est de discuter avec tous les groupes concernés et de réunir les institutions internationales, les décideurs politiques, les universitaires et la société civile afin d’approfondir la compréhension des défis concernant les droits fondamentaux.

Ceci dit, la Commission européenne est consciente que l'intolérance contre les chrétiens existe dans l'UE. Le fait que le colloque de cette année se focalise sur l'antisémitisme et l’islamophobie ne signifie pas que la Commission veut ignorer ou minimiser l’intolérance rencontrée par les chrétiens ou par des gens d’autre confession en Europe. Les dirigeants chrétiens, juifs et musulmans seront invités au colloque et pourront nourrir la réflexion sur ces questions, sur la base de leurs expériences. Nous espérons que ces informations vous seront utiles et restons à votre disposition pour toute question complémentaire. Meilleures salutations."

"La Commission européenne est consciente que l'intolérance contre les chrétiens existe dans l'UE." Jolie petite phrase visant à reléguer au rang d'anecdote cette fameuse "intolérance".

Alors qu'il ne se passe pas de semaine, en France et dans toute l'Europe, sans vandalisme et profanations d'églises, cimetières, chapelles, que l'on interdit dans le métro parisien une mention aux chrétiens d'Orient tout en faisant la promotion de l'islam, alors qu'une campagne en faveur du baptême doit être retirée de toute urgence en Vendée, que fait l'UE ? Un colloque sur l'antisémitisme et la haine anti-islam. Quel sens de l'à propos !

Posté le 15 avril 2015 à 19h17 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (17)

26 mars 2015

Eglises et chapelle à vendre

C'est la patrimoine religieux de la France que l'on est en train de dilapider. Dans le Morbihan, c'est une chapelle qui est mise en vente sur le Bon Coin entraînant des réactions d'incompréhension :

Une-chapelle-a-vendre-sur-le-site-leboncoin-com-11380656nudtl"Les Filles de Jésus de Kermaria ont décidé de passer par cette véritable agence immobilière 2.0 qu'est devenu Le Bon Coin pour vendre leur chapelle de 130 m² (...). Eflamm Caouissin, l’auteur de l'article, dénonce une décision peu compatible avec la vocation apostolique de la congrégation : « Cette chapelle, se trouvant dans une enceinte d'école, peut très bien rayonner pour les générations futures. Vendre un édifice religieux pour en faire un commerce ou une habitation, on fait mieux dans le genre missionnaire ».

Eflamm Caouissin explique faire « son possible » pour éviter la vente de cette chapelle qui pourrait connaître une autre destinée :« Nous proposons que les religieuses cèdent la chapelle pour un euro symbolique à l'Œuvre Saint-Joseph, créée par Philippe Abjean, ou à d'autres structures qui travaillent à conserver la vocation spirituelle de ces édifices religieux et à en faire des tremplins de nouvelle évangélisation »."

A Rouen, ce sont deux églises "désacralisées" qui cherchent acquéreurs :

"L'église Saint Nicaise, située près des Jardins de l’Hôtel de ville, à Rouen, est une église du 15ème siècle qui a brûlé en mars 1934. Elle a été partiellement reconstruite et bénie en 1940. C’est l’une des premières églises de France à être construite en béton armé. Depuis plus de 15 ans, aucune messe, aucun sacrement n’y a été célébré. L’archevêché a donc décidé de désacraliser ce lieu pour en rendre la totale responsabilité à la ville.Il en va de même avec l’église Saint Paul, située non loin du CHU.

A l’inverse de l’église Saint Paul, l’église catholique Saint Nicaise est un monument classé. Le béton armé se désagrège et les murs sont étayés. Elle nécessite des travaux très importants. Par ailleurs, la municipalité de Rouen, qui souhaite donc vendre ces 2 églises ne le fera que si les projets respectent les lieux, le quartier, le monument. Elles ne deviendront donc pas des discothèques ou des pubs, comme cela se pratique en Angleterre."

Posté le 26 mars 2015 à 10h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

19 mars 2015

21 ans et autiste, il raconte sa « prison intérieure »

Voici la belle histoire, rapportée par Aleteia, de Federico, ce jeune Romain de 21 ans, autiste, qui réussit à communiquer en écrivant d'un doigt sur son ordinateur :

"« Mon nom est Federico, je suis né en 1993 et alors que j'écris ces lignes j'entre dans ma vingt-et-unième année. » Federico est autiste et ne parle pas. Âgé d'un an, ses parents Paola et Oreste remarquent que leur fils, un magnifique petit garçon aux cheveux blonds et bouclés, très vif, commence à fuir leur regard, à refuser tout contact, à ne pas se retourner quand on l'appelle. À 3 ans, le diagnostic tombe : il s'agit d’autisme. Suivent des années et des années de thérapie, pendant lesquelles Frederico s'accroche à l'amour de ses parents, de sa soeur Arianna et de son frère Leonardo.

Aller à l’école est une panacée et, à 8 ans, il se met à l'ordinateur pour communiquer. En effet, devant un clavier, son syndrome semble reculer. Une lueur enfin dans sa « prison ». Il écrit avec l'index de sa main droite : des mots, des phrases commencent à prendre forme, puis des pensées et des sentiments agrémentés d'une forte dose d'ironie. Il découvre l'amitié, l'amour, la foi. C'est ainsi que naît son autobiographie intitulée Ce que je n'ai jamais dit (Éd. San Paolo), riche d'observations profondes, rares et précieuses sur son syndrome.[...]

Les lignes où il met à nu sa foi sont particulièrement denses. Sur l'Eucharistie, par exemple, il confie : « Quand je reçois la communion, je sens que j'entre dans une relation avec Dieu et je trouve la paix dans mon cœur ». À propos de la Passion du Christ, il ajoute : « Jésus atteint chaque personne qui souffre. Il est là, tout près, aime et souffre avec nous ». Et encore : « Dieu se laisse trouver petit à petit, par celui qui Le cherche sincèrement ».[...]

[...]« Si vous pensez que nous autistes sommes des handicapés, alors laissez tomber, s'il vous plaît ». Si c'est votre idée, ne perdez pas de temps, semble-t-il dire. « Pas trop de stress sur mes facultés perceptives qui sont fines, je déteste les ambiances bruyantes, avec beaucoup de lumières et beaucoup de gens qui parlent. Pour une promenade, je préfère l'atmosphère feutrée d'une forêt que le chaos d'un centre commercial.[...]

[...]« Combien d'autistes mentalement perdus auraient pu être d'autres Federico, si le diagnostic avait été précoce, s'ils avaient été bien soutenus à l'âge de leur développement et très aimés ? ». Mais il a un désir, plus fort que les autres : « Je vais faire le tour du monde pour voir les femmes enceintes et comprendre si leurs enfants sauront parler, et pour traiter l'autisme. Je jouerai avec leurs enfants pour les aider à grandir et à apprendre à parler. Quand un enfant aura besoin de moi, je serai là pour l'aider ». [...]

Autiste, et heureux.

Posté le 19 mars 2015 à 14h50 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

09 mars 2015

Cardinal Sarah : "même certains évêques disent des choses abominables"

Le cardinal Sarah a été interrogé sur Atlantico. Extraits :

"Eminence, le livre d’entretien avec Nicolas Diat que vous publiez s'appelle « Dieu ou rien ». Etant donné que l'Europe a largement perdu le sens de Dieu, diriez-vous donc que l'Europe est dans le rien ?

Je ne peux que répondre oui. Sans Dieu, c'est le néant. Sans Dieu, il n'y a rien. Sans Dieu, qu'est-ce que je suis, qu'est-ce qui me maintient en vie ? Et après cette vie, qu'y-a-t-il ? Si Dieu n'est rien, il n'y a pas de vie éternelle. [...]

Ce que j'essaye de dire dans ce livre, c'est qu'il faut aider l’Europe à retrouver Dieu, l'aider à retrouver son identité. Il est absurde de nier que l'Europe a des racines chrétiennes. De la même manière, on ne peut pas fermer les yeux et dire qu'il n'y a pas de soleil ! Cette Europe qui refuse la vie, qui n’engendre pas la vie, qui vieillit, qui affirme aussi qu'un homme n'a pas de sexe et qu'il pourrait choisir, cette Europe là se met elle-même en position de faiblesse. [...]

Comment redonner le sens de la vie a des gens qui l’ont perdu, comme en Europe ? On le voit avec les djihadistes convertis : peut-être le sont-ils en réaction à une vacuité spirituelle de l’Europe ?

Ils partent d’ici parce qu’ils ne trouvent rien. Il n’y a plus de valeurs, de religion, il n’y a plus rien. Ils cherchent là-bas quelque chose à défendre, à laquelle donner leur vie. J’étais aujourd’hui à la paroisse Saint-Germain-des-Prés, où l’on m’a dit que beaucoup de jeunes venaient s’instruire à la foi chrétienne. C’est un espoir.

Mais personnellement, je pense qu’il ne faut pas minimiser la croissance de la présence islamique dans votre pays.

[...] Je veux rappeler aux Français qu'ils sont chrétiens, même s'ils ne veulent pas le savoir. Ils ont leur histoire, leur culture, leur musique, leurs œuvres d'art… Le rappeler en priant, en manifestant contre une interprétation irréaliste de la nature humaine, c'est-à-dire la théorie du genre... Le dire d'une manière respectueuse et ferme, c'est une œuvre de charité. Si vous laissez votre ami se détruire, vous ne l'aimez pas vraiment. Même s'ils n'aiment pas l'entendre, ils sont chrétiens.

Pire, même chez ceux qui le sont, on n’ose pas se déclarer chrétien. J’ai une famille qui m’a adopté, j’ai trois sœurs adoptives en France, et quand je me présentais avec mon habit de prêtre, on me disait « enlève ça ». Mais c’est ma tenue. Quand un médecin va à l’hôpital, il n’est pas habillé n’importe comment. Mais il est vrai, et c’est Jean-Paul II qui le disait, que des chrétiens sont apostats. Ils ne le disent pas. Ils se prétendent encore chrétiens. Mais leur manière de vivre, leurs idées, font comme s’ils n’étaient pas chrétiens.

Est-ce parce qu’on a renoncé à la discipline de vie qui doit accompagner la foi ?

Pas seulement à la discipline. Mais à la doctrine. On a renoncé à un enseignement qui fait l’homme. Cet enseignement, bien sûr, engendre la discipline. Mais avant la discipline, il y a l'enseignement que l'on rejette, et le pire, c’est que même certains évêques - certes minoritaires - disent des choses abominables.

Dans quelle mesure l’Eglise de France n’est-elle pas responsable de cette situation ? On a l'impression que le catéchisme est parfois devenu un atelier de coloriage…

On a renoncé à enseigner le catéchisme. On a créé quelque chose qui n’est pas un catéchisme, en n'intégrant pas par exemple certains éléments doctrinaux. Le refus d’enseigner le catéchisme, ou d’apprendre par cœur, fait que lorsque les enfants ont fini le catéchisme, ils ne savent rien du tout, ni les prières ni les évangiles. Je pense que notre responsabilité existe, car nous n’avons pas fait tout notre travail.

C’est d’autant plus vrai quand des évêques interprètent la parole de Dieu à leur manière. Je viens de relire la déclaration de l’évêque d’Oran sur le mariage (NDLR : Dans son ouvrage « Tout amour véritable est indissoluble », Mgr Jean-Paul Vesco, affirme que l’Église peut changer la discipline sur les divorcés remariés sans remettre en cause la doctrine de l’indissolubilité du mariage). Dans l’évangile de Saint-Marc, chapitre 10, Jésus dit : « Ce que dieu a uni, l’homme ne le sépare pas. » Si l’homme renvoie sa femme et en épouse une autre, il est adultère. La femme aussi. C’est très clair. Mais certains évêques disent « non, on peut se remarier ». [...]

Que répondez-vous à ceux qui disent que l’Eglise a perdu ses fidèles car elle ne serait plus en phase avec les préoccupations de la société actuelle, qu’elle devrait s’adapter plus aux sociétés européennes sur des sujets tels que la contraception ou le divorce ?

Un médecin qui a un malade, que fait-il ? S’adapte-t-il au malade ou bien essaye-t-il de lutter contre la maladie ? L’église ne peut pas dire « vous êtes malade, c’est très bien, je vais vous suivre comme cela ». Elle doit au contraire dire « je vais vous donner un idéal, une ligne de conduite ». L’Eglise n’invente rien, elle dit ce que Dieu lui a dit de dire. L’Eglise ferait du tort à l’humanité si elle abandonnait le message chrétien en s’adaptant. L’Eglise parait dure, mais quand je me fais opérer, j’ai besoin d’avoir mal pour qu’on m’enlève la maladie. [...]"

Posté le 9 mars 2015 à 09h42 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2015

Le Mont Saint-Michel est redevenu une île

 à l'occasion des grandes marées...

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Posté le 24 février 2015 à 16h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

22 février 2015

De l’Europe mariale à l’Europe des marchands : l’Europe au bord de la guerre

L'émission de midi annoncée hier est en ligne :

Posté le 22 février 2015 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent

21 février 2015

De l’Europe mariale à l’Europe des marchands : l’Europe au bord de la guerre

Ce sera le thème de l'émission de Grégoire Boucher sur Radio courtoisie, dimanche 22 février à 12h.

Invités :

L’Europe est malade. Très malade. Celle qui est née aux couleurs des douze étoiles de la Sainte Vierge est aujourd’hui un bateau ivre, qui coule sous nos yeux, en se reniant chaque jour un peu plus. Cette Europe technocrate a été livrée par des marchands du temple sans scrupules à la folie des hommes. On ne compte plus les renégats, banquiers apatrides, politiciens véreux et dhimmis socio-démocrates qui s’acharnent sur les dernières fondations. La belle Europe est aujourd’hui en guerre, rongée par des maux qui la détruisent irrémédiablement : promotion de la mort, destruction de la famille, soumission au diktat américain, islamisation généralisée, invasion galopante, crise monétaire, chômage endémique, profanations, attentats, guerres… la fin de cette Europe a sonné. Du Donbass à Athènes, du Kosovo-Métochie à Paris, l’Europe de Bruxelles est morte. Pour que vive l’Europe des Nations ?

Posté le 21 février 2015 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2015

En gommant les racines chrétiennes, nous faisons le lit du fondamentalisme

Extrait de l'éditorial de Mgr Marc Aillet :

"[...] En gommant les racines chrétiennes de notre culture, en faisant l’apologie d’une conception matérialiste, hédoniste et relativiste de l’existence qui conduit à ce que le pape François a appelé « le grand vide d’idées auquel nous assistons en Occident », nous faisons le lit du fondamentalisme religieux et de tous les extrémismes. En effet, comme le Saint-Père le rappelait devant le Parlement européen, en citant le Pape émérite, « c’est l’oubli de Dieu, et non pas sa glorification, qui engendre la violence ».

Ceux que l’on appelle les « islamistes radicaux », qui semblent rallier de plus en plus d’adeptes tant dans les pays à majorité musulmane qu’en France, où le nombre de conversions à l’Islam grandit, ont décidé de punir cette conception du monde qu’ils identifient de manière sommaire avec la civilisation chrétienne : c’est pourquoi les chrétiens, comme nous le constatons au Moyen Orient, au Nigéria ou au Pakistan, sont des cibles privilégiées de leurs exactions. Il s’agit pour eux de conquérir le monde à l’Oumma, en recourant à la violence la plus aveugle pour servir un idéal à la fois politique et religieux.

Nous ne saurions répondre à cette grave crise par le seul recours à une laïcité qui accompagne ce que saint Jean Paul II a appelé « une apostasie tranquille et silencieuse ». Aujourd’hui, après les attentats du mois de janvier à Paris, on semble même avoir oublié les victimes désarmées au profit d’idées que l’on appelle pompeusement les « valeurs de la République » : « Maintenir vivante la démocratie en Europe demande d’éviter les « manières globalisantes » de diluer la réalité : les purismes angéliques, les totalitarismes du relativisme, les fondamentalismes anhistoriques, les éthiques sans bonté, les intellectualismes sans sagesse » (Pape François devant le Parlement européen). Aveuglés sur les vrais enjeux, on s’obstine à idolâtrer la liberté d'expression. Mais une liberté d’expression qui n'est pas au service de l'affirmation des droits humains les plus fondamentaux, comme le droit à la vie et le droit à la liberté religieuse, peut devenir destructrice : en sombrant dans l'insulte et la dérision, elle attise la haine, engendre la violence et érige le manque de respect de l'autre en principe du vivre ensemble! Les événements récents en ont apporté la navrante démonstration.

Ni la violence, ni le laïcisme ne sont une réponse adéquate à la crise que nous vivons. La réponse des chrétiens est tout autre : c'est la grâce de l'Esprit Saint reçue au baptême ! Ce don est seul capable, en nous unissant réellement au Christ mort et ressuscité, de changer radicalement notre cœur, c'est-à-dire de le transformer à la racine, où se cachent les pensées perverses dont Jésus parle dans l'Evangile. On a beaucoup évoqué les islamistes radicaux ou radicalisés, qui exercent une violence inouïe au nom de leur croyance ou de leur religion. La radicalité du baptême se situe à un autre niveau, au plus intime de nous-même, dans la seule contestation qui soit efficace, celle qui s'attaque non aux autres, mais à la racine du mal qui est tapi dans les cœurs : une révolte d'amour contre l'esclavage des passions. En nous établissant dans une relation d'amitié avec le Christ, constamment nourrie par la Parole et les sacrements, la foi nous donne de vaincre le monde ! Alors, nous pourrons avec le Christ transformer l’histoire."

Posté le 16 février 2015 à 14h52 par Michel Janva | Lien permanent

13 février 2015

La vision de Poutine, c'est une Europe chrétienne

Extrait de l'entretien accordé par Frédéric Pons à Famille Chrétienne :

"Il entend restaurer la puissance russe en s’appuyant sur les deux piliers traditionnels de la Russie : l’Église orthodoxe du patriarcat de Moscou d’une part et les forces armées d’autre part.

578231_patriarche_kirill_vladimir_poutine_fevrierSur la foi orthodoxe, on sait qu’il fréquente depuis dix ans, discrètement – sans caméras – les monastères. Il va régulièrement au mont Athos, en Grèce. Et il fréquente le monastère de Varlaam, en Carélie russe. C’est un monastère typique de la nouvelle orthodoxie russe, avec des moines de combat. Il aime y méditer, les retrouver, parler avec eux. Par ailleurs, il fonctionne largement en accord avec le patriarche Cyrille, qui est un jeune patriarche. Ensemble, ils défendent les racines chrétiennes de la Russie, à commencer par le soutien au mariage traditionnel, et la lutte contre la pornographie. C’est un exemple assez unique de fonctionnement harmonieux entre l’Église et l’État, selon un modèle traditionnel en Russie. Bien sûr, on ne peut sonder les reins et les cœurs, mais on ne peut dénier à Poutine d’avoir une vision. Et sa vision, c’est une Europe chrétienne – disons de Fatima à Vladivostok !"

Posté le 13 février 2015 à 17h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Très forte augmentation de la population musulmane en Grande-Bretagne

 Lu ici :

"En une décennie le nombre d’enfants musulmans en Angleterre et Pays de Galles a doublé, un élève sur 12 est éduqué dans la foi islamique.

Un tiers des musulmans en Angleterre et au Pays de Galles sont âgés de 15 ans et moins. Une analyse de recensement de 2011 déclare que la population musulmane a augmenté de 75 %. Le nombre de musulmans au Royaume-Uni a augmenté de 1,5 millions en 2001 à 2,7 millions en 2011. Cette étude a été effectuée par le Muslim Council of Britain (MCB). Dans certaines parties de Birmingham plus de 80 % des élèves sont musulmans" (Source en anglais)

Et en France ?

Posté le 13 février 2015 à 14h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

10 février 2015

L'aveuglement idéologique prépare, sinon la guerre civile, du moins le suicide de l'Europe

Fabrice Hadjadj est intervenu en Italie à la Fondation de Gasperi devant les ministres italiens de l'Intérieur et des Affaires étrangères, le président de la communauté juive de Rome, le vice-président des communautés religieuses islamiques de la ville. Extrait du texte publié par le Figarovox :

"Chers Djihadistes -c'est le titre d'une lettre ouverte publiée par Philippe Muray- un de nos plus grands polémistes français- peu après les attentats du 11 septembre 2001. Cette lettre s'achève par une série d'avertissements aux terroristes islamiques, mais ceux qu'elle vise en vérité, par ricochet et par ironie, ce sont les Occidentaux fanatiques du confort et du supermarché. Je vous cite un passage dont vous allez tout de suite capter l'heureuse et cinglante raillerie: «[Chers Djihadistes], craignez la colère du consommateur, du touriste, du vacancier descendant de son camping-car! Vous nous imaginez vautrés dans des plaisirs et des loisirs qui nous ont ramollis? Eh bien nous lutterons comme des lions pour protéger notre ramollissement. […] Nous nous battrons pour tout, pour les mots qui n'ont plus de sens et pour la vie qui va avec.» Et l'on peut ajouter aujourd'hui: nous nous battrons spécialement pour Charlie Hebdo, journal hier moribond, et qui n'avait aucun esprit critique -puisque critiquer, c'est discerner, et que Charlie mettait dans le même sac les djihadistes, les rabbins, les flics, les catholiques, les Français moyens- mais nous en ferons justement l'emblème de la confusion et du néant qui nous animent!

Voilà à peu près l'état de l'État français. Au lieu de se laisser interpeler par les événements, il en remet une couche, il en profite pour se payer sa bonne conscience, remonter dans les sondages, se ranger du côté des victimes innocentes, de la liberté bafouée, de la moralité outragée, pourvu qu'on ne reconnaisse pas le vide humain d'une politique menée depuis plusieurs décennies, ni l'erreur d'un certain modèle européocentrique selon lequel le monde évoluerait fatalement vers la sécularisation, alors qu'on assiste presque partout ailleurs, et au moins depuis 1979, à un retour du religieux dans la sphère politique. Mais voilà: cette trop bonne conscience et cet aveuglement idéologique sont en train de préparer pour bientôt, sinon la guerre civile, du moins le suicide de l'Europe.

La première chose qu'il faut constater, c'est que les terroristes des récents attentats de Paris sont des Français, qu'ils ont grandi en France et ne sont pas des accidents ni des monstres, mais des produits de l'intégration à la française, de vrais rejetons de la République actuelle, avec toute la révolte que cette descendance peut induire. [...]"

Posté le 10 février 2015 à 20h46 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2015

Vagney (88) : requiem pour l’église Sainte-Cécile

L’église Sainte-Cécile de Vagney-Zainvillers, construite au XIXe siècle et intégrée à une maison de retraite, est en cours de démolition.

"La démolition de cette chapelle permettra l’extension de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendante.

Quand on commence à démolir les églises, c’est aussi l'Homme que l'on détruit. C'en est fini du respect de l’être humain."

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(2e Photo David Jeangeorges)

Posté le 8 février 2015 à 15h04 par Marie Bethanie | Lien permanent

4 mars : débat sur le Christianisme et l'Europe entre Alain de Benoist et Rémi Brague

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Posté le 8 février 2015 à 07h13 par Michel Janva | Lien permanent

05 février 2015

L'Europe colonisée

Selon Yvan Blot, l'Europe subit 3 colonisations :

"[...] L’une est économique. La structure des marchés est influencée historiquement par des relations de pouvoir ; or, les centres de décision économiques sont de moins en moins chez nous. On assiste à un transfert. Je rappelle que la valorisation du CAC 40 dans son ensemble n’équivaut qu’au tiers des sommes détenues par le plus grand fonds au monde, l’américain Blackrock.

La seconde est physique. Elle découle de l’immigration incontrôlée qui s’installe actuellement sur le territoire européen. La dernière, la plus importante, est culturelle et spirituelle : l’Europe est gagnée par l’utilitarisme américain, qui met la fonction marchande au sommet avec comme valeurs suprêmes les droits et l’argent. [...]

Comment l’Europe pourrait-elle se décoloniser, selon vous ?

L’une des clés de sortie de cette colonisation est culturelle. Nos énarques ont perdu tout repère humaniste. Ils ne sont guidés que par les deux premières causes, la matérielle et la formelle, c’est-à-dire le droit et l’économie. Nous avons des hommes politiques desséchés et cela joue énormément sur le manque de représentativité. Pour sortir de notre arraisonnement utilitaire actuel, il serait possible de se baser sur deux institutions fortes : l’Église et l’Armée. C’est ce qu’a fait la Russie au sortir du communisme. De manière générale, tout redressement ne pourra se faire sans une démocratisation de nos pays qui vivent en réalité en régime oligarchique."

Posté le 5 février 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

14 janvier 2015

Pourquoi nous ne serons JAMAIS Charlie!

Charlie Hebdo n266Le Charlie Hebdo n° 266.

donc, en solidarité avec les chrétiens persécutés et assassinés par les islamistes au Proche et au Moyen-Orient, en solidarité avec les chrétiens persécutés et assassinés par les islamistes en Afrique en général, au Cameroun, en Centre-Afrique et au Nigéria en particulier, en solidarité avec les chrétiens persécutés et assassinés par les islamistes au Pakistan et en Inde, en solidarité avec les chrétiens persécutés et assassinés par les islamistes dans le Golfe Persique, et en solidarité avec tous les chrétiens persécutés par les islamistes:

Donc : PAS D'AMALGAME!

 

Posté le 14 janvier 2015 à 18h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (41)

06 janvier 2015

Conférence de Michel de Jaeghere sur la fin de l'Empire romain

Michel de Jaeghere a publié en 2014 un livre sur la fin de l'Empire Romain qui fait d'ores et déjà référence. Il l'a présenté lui-même en video. Et il donne prochainement une conférence sur le sujet.

Conf 13 janvier PM

 

Posté le 6 janvier 2015 à 21h27 par Paula Corbulon | Lien permanent

02 janvier 2015

Le Parlement européen est-il fondé sur le roc ?

Les voeux du député au Parlement européen Bruno Gollnisch valent le détour. Cliquer sur l'image pour l'agrandir (et pouvoir lire les petits caractères en bas...) :

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Posté le 2 janvier 2015 à 20h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

19 décembre 2014

Le Parlement européen vous souhaite un Joyeux Noël

Avec une crèche !

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Posté le 19 décembre 2014 à 15h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

10 décembre 2014

Travail dominical : le bien-être des uns ne doit pas devenir l’esclavage des autres

Mgr Robert Poinard, vicaire général du diocèse aux armées, revient dans un long texte sur ce que représente le dimanche pour les chrétiens. Extraits :

Sans-titre"« Le dimanche apparaît donc, dès les origines, comme une institution typiquement chrétienne, originale et autonome » (G. Jacquemet). Jésus s’était montré vivant à ses disciples un dimanche. Ils prirent l’habitude de se réunir ainsi les dimanches suivants, comme en attestent l’évangéliste saint Jean puis les Actes des Apôtres. Jésus ressuscité revint ainsi les visiter plusieurs fois les dimanches suivants jusqu’à son Ascension, durant quarante jours. Et l’effusion de l’Esprit Saint a bien lieu un dimanche au milieu de la communauté réunie pour fêter la Pentecôte. A partir de là on comprend que l’Eglise naissante ait voulu s’organiser autour de ce jour (...)

Contrairement à ce que certains ont prétendu, le dimanche, comme jour de fête chrétienne, n’est pas né d’une sorte de conflit entre le culte juif et le culte chrétien puisque les disciples du Christ ont continué à marquer le shabbat durant quatre siècles, parallèlement au dimanche ! Il n’y a donc jamais eu d’opposition entre le samedi et le dimanche mais un accent nouveau, et plus fortement marqué, sur le dimanche comme jour spécifiquement chrétien (...) Finalement, ce qui semble vraiment avoir donné le coup de grâce au samedi c’est la décision de l’empereur Constantin de promulguer le repos dominical pour tout l’Empire. Désormais le dimanche devient le jour officiellement chômé partout et il le restera en occident jusqu’à nos jours (...)

Pour le chrétien le dimanche est d’abord le jour du Seigneur : c’est le dimanche que le Christ a triomphé de la mort (...) Le dimanche est aussi le jour consacré à Dieu : héritiers de la tradition biblique, nous savons qu’il nous faut mettre à part des temps pour Dieu qui lui soient gratuitement consacrés (...) Le dimanche est le jour de l’homme : dans l’empire romain christianisé les esclaves travaillent jusqu’au vendredi soir. Le samedi et le dimanche ils appartiennent à l’Eglise qui en profite pour les catéchiser et humaniser quelque peu leur condition misérable. Le dimanche s’imposera dans l’Eglise comme le jour à consacrer aux plus petits, à inviter des pauvres à sa table par exemple, ou à leur porter un repas (...)

Le principe, depuis Augustin jusqu’à nos jours, est toujours le même. Le repos dominical ne peut être rompu qu’à une seule condition : la nécessité de pratiquer la caritas c’est-à-dire lorsque le devoir m’oblige à secourir mon frère, à lui venir en aide. Ainsi, toutes les professions qui sont vouées au soutien matériel, médical, moral de l’homme ne sont pas concernées par les obligations du repos dominical (...)

Le bien-être des uns ne doit pas devenir l’esclavage des autres…En toute chose c’est le bien commun qui doit primer. Or, le bien commun est de pouvoir se reposer le dimanche et se livrer aux activités que l’on a librement choisies.

L’ordre économique ne doit pas écraser l’homme sous des fardeaux qu’il ne puisse plus supporter. Or il y a un grave danger à rompre des équilibres que la sagesse divine et la sagesse humaine ont établis dans l’ordre naturel. En tout état de cause, un abandon quasi général du repos dominical qui viendrait totalement bouleverser l’ordre économique et social, pourrait causer une désorganisation profonde de la vie de nos sociétés et, en particulier, de la cellule familiale. On comprend que la polémique autour du travail du dimanche soit importante non seulement pour la vie chrétienne mais pour la vie sociale en général."

Posté le 10 décembre 2014 à 19h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

08 décembre 2014

Des crèches partout ! (page mise à jour)

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Votre municipalité a installé une crèche dans un endroit public : plébiscitez cette décision identitaire de vos élus en prenant cette crèche en photo, et en la postant, sans omettre de préciser d'où elle vient, à

mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr

Préservez l'héritage reçu en proposant à vos élus de faire installer une crèche dans votre municipalité, et envoyez la photo à l'adresse ci-dessus.

Car "[...] la France est un vieux pays, et elle ne se laissera pas ainsi dépouiller de cela seul qui lui reste aujourd'hui : son héritage" (Claire Bouglé - Le Roux). 

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Le "circuit des crèches de Lucéram" (06) dans tout le village. Ici, la Crèche provençale de 10 m de long à la chapelle St Pierre

 

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A Landogne (Puy-de-Dôme), la plus importante expo de crèches du Centre de la France

 

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A Pleucadeuc, dans le Morbihan, une expo géante de crèches

 

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Une crèche vivante "résistante" à La Roche-sur-Yon (Ouest France du 07/12/14 page 18)

 

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En attendant les photos des crèches de Sanary et Cogolin, dont les maires respectifs ont décidé d'en installer une, la crèche empruntée à la page Facebook "Touche pas à ma crèche". C'est donc possible de convaincre son maire, et il est encore temps de le faire.

 
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A Calais, une crèche magnifique dans une forêt de sapins, sur la place de la mairie.

 

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Crèche de la ville de Montpellier, à l'entrée du marché de Noël

 

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Sur la Grand Place de Bruxelles (bon, ce n'est pas en France, mais l'Europe entière doit garder son identité chrétienne, alors, merci les Belges !)

Posté le 8 décembre 2014 à 09h09 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (21)

05 décembre 2014

Un jour, un texte ! La Patrie selon Charles Maurras

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. »

Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (5)

La patrie

Une patrie, ce sont des champs, des murs, des tours et des maisons; ce sont des autels et des tombeaux; ce sont des hommes vivants, père, mère et frères, des enfants qui jouent au jardin, des paysans qui font du blé, des jardiniers qui font des roses, des marchands, des artisans, des ouvriers, des soldats, il n'y a rien au monde de plus concret.

Le patriotisme n'est pas seulement un devoir. C'est un plaisir. "Pour ma part, disait Ulysse aux bons Phéniciens, je ne sais rien de plus agréable à l'homme que sa patrie." Il le disait d'un pauvre rocher sur la mer. Comment parlerons-nous de la nôtre? En est-il de plus belle, plus digne d'être défendue? Qui, un jour se penchant dans l'embrasure d'une haute colline ou vers quelque vallon ouvrant sur le fleuve et la mer, ne s'est pas arrêté, suspendu, presque sidéré par un chœur imprévu de couleurs et de formes demi-divines ?...

La patrie est une société naturelle ou, ce qui revient absolument au même, historique. Son caractère décisif est la naissance. On ne choisit pas plus sa patrie - la terre de ses pères - que l'on ne choisit son père et sa mère. On naît Français par le hasard de la naissance.

C'est avant tout un phénomène d'hérédité.

Les Français nous sont amis parce qu'ils sont Français; ils ne sont pas Français parce que nous les avons élus pour nos amis. Ces amis sont reçus de nous; ils nous sont donnés par la nature... Rien ne serait plus précieux que d'avoir des Français unis par des liens d'amitié. Mais, pour les avoir tels, il faut en prendre le moyen et ne pas se borner à des déclarations et à des inscriptions sur les murs.

Certes, il faut que la patrie se conduise justement. Mais ce n'est pas le problème de sa conduite, de son mouvement, de son action qui se pose quand il s'agit d'envisager ou de pratiquer le patriotisme; c'est la question de son être même, c'est le problème de sa vie ou de sa mort... Vous remercierez et vous honorerez vos père et mère parce qu'ils sont vos père et mère, indépendamment de leur titre personnel à votre sympathie. Vous respecterez et vous honorerez la patrie parce qu'elle est elle, et que vous êtes vous, indépendamment des satisfactions qu'elle peut donner à votre esprit de justice ou à votre amour de la gloire. Votre père peut être envoyé au bagne : vous l'honorerez. Votre patrie peut commettre de grandes fautes : vous commencerez par la défendre, par la tenir en sécurité et en liberté.

Le patriotisme n'a pas besoin d'un idéal, socialiste ou royaliste, pour s'enflammer; car il naît de lui-même, du sang et du sol paternels. Ce qu'il faut saluer, c'est le suprême sacrifice de la vie fait sur le sol qu'il s'est agi de défendre. Ce sol sacré serait moins grand, moins cher, moins glorieux, moins noble et moins beau si les Français de toute origine et de toute obédience n'y payaient pas en toute occasion nécessaire la juste dette de leur sang.

Plus haut que l'armée et que le drapeau, plus haut que la plus fière conscience de la patrie, vit la patrie même, avec les saintes lois du salut public. Ce sont elles qui font consentir à de durs sacrifices pour défendre l'intégrité du reste et préserver son avenir. Qu'elle vive d'abord !

Charles Maurras

Extrait de : « Votre bel aujourd'hui ».

Ed. Arthème Fayard - 1953.

Posté le 5 décembre 2014 à 06h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

02 décembre 2014

L'UE et les personnes handicapées

Communiqué de CitizenGo dans le cadre d'une démarche réunissant plus de 100 associations européennes :

"A l'occasion de la Journée internationale des personnes handicapées (3 décembre), plus de 100 organisations représentant plusieurs millions de citoyens des États membres de l’UE invitent le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à retirer la proposition de Cinquième Directive sur l’Egalité de traitement.

Initialement destinée à offrir un recours en cas de discrimination spécifique envers les personnes handicapées, elle est désormais utilisée à d’autres fins pour faire avancer divers autres objectifs politiques. Les signataires de la lettre ouverte craignent que la proposition de directive, si elle est adoptée, ne vienne restreindre les droits civils fondamentaux de tous les citoyens européens d'une manière grave et dangereuse – en particulier en ce qui concerne la liberté d'effectuer diverses activités ciblées professionnelles, commerciales ou de service, sans craindre d’être accusé de discrimination.

Dans une lettre ouverte adressée au Président Juncker et conformément à son engagement  "d'examiner, dans les trois premiers mois de son mandat, avec le Parlement européen et le Conseil, la liste des propositions législatives en instance pour déterminer s'il convient de les poursuivre ou non, conformément au principe de «discontinuité politique »", les signataires exhortent le Président et son vice-président Frans Timmermans, à abandonner cette Directive polémique, qui n'est jamais parvenue au cours des six dernières années à recueillir l'unanimité requise pour son approbation.

L'intention originale de la Commission en proposant cette Directive était d’offrir un recours en cas de  discriminations visant spécifiquement les personnes handicapées dans leur vie quotidienne – et pas seulement dans le cadre de leur travail. Cependant, en 2008, cédant à des pressions politiques, la Commission a ajouté à cette proposition d’autres types de discrimination visant la religion ou les convictions, l’âge et l'orientation sexuelle. Depuis lors, la Directive a été instrumentalisée pour faire avancer plusieurs autres objectifs. Il en résulte que la proposition finale de la Commission est un document lourd et mal rédigé, qui réglemente le comportement privé des citoyens d'une manière sans précédent – sans nécessité démontrée – et multiplie les possibilités de conflits et de confusion.

Particulièrement troublante est l’utilisation dans la Directive d’un vocabulaire flou, imprécis et mal défini (avec des expressions telles que " discrimination", "harcèlement, » « un traitement moins favorable", etc.), qui pourrait éventuellement donner lieu à des interprétations imprévisibles – et produire des conséquences défavorables et négatives. En outre, l'adoption de la Directive dans sa forme actuelle aurait un impact profond sur le travail d’institutions fondées sur des valeurs éthiques , notamment les églises et les écoles et associations confessionnelles.

L’offre de services professionnels et la possibilité de contracter librement et sans contrainte constituent d’importants moyens d’interaction entre les personnes dans la société. Les citoyens doivent rester libres de le faire – et doivent avoir le droit de faire des choix différents et d’avoir des convictions et des visions du monde différentes. Or, la Directive proposée créerait des obligations juridiques abstraites, qui auraient un impact  considérable sur ce type d’accords volontaires entre personnes. Cela pourrait porter sérieusement atteinte à l'autonomie individuelle et à la diversité sociale et mettrait chaque citoyen européen sous une chape de suspicion générale pour cause de comportement discriminatoire envers d’autres concitoyens.

Les signataires de la lettre ouverte au Président Juncker sont convaincus que l'UE ne devrait pas avaliser une proposition aussi sévère, aussi restrictive en matière de libertés, d’autant plus que ses nombreux effets négatifs – restrictions des libertés civiles fondamentales, contrôle bureaucratique de toute l'activité économique privée, charges administratives et financières disproportionnées imposées aux citoyens – sont beaucoup plus prévisibles que ses éventuels résultats positifs. Il existe, en revanche, des instruments plus adaptés et moins restrictifs de la liberté qui peuvent être utilisés afin de traiter les injustices perçues et les inégalités sociales. C’est pourquoi les signataires de la lettre ouverte exhortent la Commission européenne à abandonner définitivement cette proposition de directive et à élaborer des recours plus adaptés, mieux ciblés, pour résoudre les problèmes réels et avérés auxquels sont confrontés les citoyens de l'Union européenne.

#  #  #

Pour plus d'informations, contacter Sophia Kuby, directeur exécutif de European Dignity Watch

tel +32 477 57 00 46 ou courriel: skuby@europeandignitywatch.org

Posté le 2 décembre 2014 à 20h31 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

27 novembre 2014

Le pape a remis l'Europe face à sa vocation

Grégor Puppinck, directeur du Centre Européen pour les droits de l'homme et la justice, a assisté aux deux interventions du vicaire du Christ à Strasbourg. Extraits de son analyse :

G"[...] Je pense qu’aujourd’hui cette visite a un sens particulier parce que l’Europe a fait un virage, elle est sur le point critique de son histoire avec une concomitance de plusieurs crises actuelles : une crise de confiance dans le mécanisme européen, dans le processus institutionnel et de développement de l’Union européenne. C’est une crise importante parce que nous avons vu les résultats des élections qui ont montré que maintenant, il y a beaucoup de scepticisme à l’égard des institutions européennes. Vient ensuite une crise économique très forte, même financière également, il y a beaucoup de chômage, surtout parmi les jeunes. S’y ajoute une crise culturelle : l’Europe ne sait plus très bien quelles sont ses valeurs. Et puis, une crise géopolitique avec le conflit ukrainien qui traverse actuellement l’Europe. Toutes ces crises sont importantes, elles mettent en cause l’avenir du continent européen, de notre civilisation. Lorsque l’Europe est en crise, c’est le moment extrêmement important où l’Eglise catholique peut venir parler pour resituer l’Europe, notre projet politique, notre société dans une perspective beaucoup plus longue afin d’essayer de sortir de cette crise, de voir au-delà des événements à court terme. C’est le moment où l’Eglise peut venir repositionner l’Europe, nous resituer dans le temps long, dans le temps de l’Eglise qui atteint bimillénaires. Dès le départ, l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe ont toujours accompagné l’histoire du continent européen. Donc, lorsque le continent est en crise, il est important que les chrétiens s’adressent et remontrent aux peuples européens quelles sont les vraies valeurs et les priorités. Plus précisément, le sens du message du Pape François était d’essayer de dépasser la crise pour remontrer aux peuples européens quelles sont les vraies valeurs qu’il faut rechercher, qu’il faut poursuivre au-delà des valeurs purement mercantiles et individualistes qui, trop souvent, déterminent notre politique.

[...] Il a invité les institutions de l’Europe occidentale à refonder notre projet politique non plus sur l’économie, sur les finances ou sur la technologie, mais sur la personne, sur la dignité transcendante de la personne humaine. C’est une question de hiérarchie de valeurs. Trop souvent, la politique européenne est déterminée uniquement par les intérêts économiques et technologiques. Et le Pape a dit : cette approche-là, individualiste, rend stérile notre culture. Il faut réussir à dépasser ces valeurs économiques, financières et techniques en plaçant au-dessus un point de référence bien plus élevé et important qui est issu de la personne humaine et de sa transcendance, c’est-à-dire de la capacité, de la spécificité de la personne humaine qui la distingue de tout le reste qui est à la fois son enracinement dans la réalité et son ouverture au spirituel. Alors, tout le propos du Pape a été de dire : au-dessus de l’économie, au-dessus de la finance, il doit y avoir d’abord la recherche de la protection et de l’affirmation de la dignité transcendante de la personne humaine. C’est uniquement si on refonde notre politique, notre projet politique sur cette dignité qu’elle peut retrouver un sens et être réhumanisée. Finalement, ce que le Pape a dit, c’est que l’Europe souffre aujourd’hui d’être déshumanisée, d’avoir perdu le sens de l’humain. [...]

Par contre, le deuxième discours qu’il a fait devant le Conseil de l’Europe, institution qui regroupe 47 Etats dont, notamment, toute l’Europe centrale, l’Europe orientale, la Russie, l’Ukraine, la Turquie, etc. Le deuxième discours du Pape a été également très important. Il s’est concentré essentiellement sur la paix. Il a rappelé que la finalité du Conseil de l’Europe a toujours été d’être au service de la paix en Europe et qu’aujourd’hui encore cette institution doit maintenir cette œuvre, cette recherche d’instauration de la paix en Europe. Cette paix, il l’a dit, il l’a défendait d’abord, doit être fondée sur une juste compréhension de l’homme et de la société. Mais il a ajouté deux éléments qui me paraissent très importants et nouveaux dans le discours de l’Eglise catholique. L’Europe doit renoncer à une approche purement monolithique, elle ne doit pas chercher à constituer un ensemble politique monolithique mais doit se considérer elle-même comme un ensemble multipolaire. La multipolarité c’est la reconnaissance qu’il peut y avoir légitimement plusieurs centres de pouvoir politique en Europe. Le but n’est pas de construire une Europe uniforme mais de reconnaître que l’Europe est un organisme vivant, est une culture, une société, une civilisation qui a une diversité. [...]"

Posté le 27 novembre 2014 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent

25 novembre 2014

Bruno Gollnisch souhaite que le pape soit écouté

Communiqué de Bruno Gollnisch, député français eu Parlement européen et membre du bureau politique du FN :

G"Le Pape François a tenu ce jour un discours riche et élevé devant les parlementaires européens réunis en session à Strasbourg. Il a exposé les causes de la désaffection d’une part croissante des peuples à l’égard de l’Union Européenne. Il a rappelé que les droits humains, que l’on invoque ici à tout instant, ne sauraient être l’expression d’une revendication individualiste et hédoniste, mais qu’ils découlaient de la nature et de la destinée spirituelle de l’Homme. Il s’est élevé contre ce que son prédécesseur Jean-Paul II appelait la culture de mort, et a réaffirmé la nécessité du respect de la vie humaine de son origine à son terme naturel. Pour lui, de même, la véritable écologie ne se conçoit que comme le respect de la Création. Il a pareillement rappelé l’importance de la famille comme cellule de base de la société, protection des faibles et remède contre le drame de la solitude. Il a stigmatisé à juste titre les effets dévastateurs d’une économie mondialisée purement matérialiste.

Sur l’immigration, qui ne souscrirait à l’affirmation selon laquelle nous ne pouvons nous résigner à ce que la Méditerranée devienne un cimetière ? Mais là encore le message, ferme sur le devoir d’accueil, est extrêmement équilibré : plus encore qu’aux effets, a-t-il dit, il faut s’attaquer aux causes, dont le sous-développement, et les conflits en méditerranée, qui ont (avec hélas notre concours) déstabilisé les Etats d’origine.

Le pape a aussi défini la culture des peuples d’Europe en rappelant l’héritage de Rome et d’Athènes, l’influence du christianisme, en mentionnant la diversité des nations slaves, latines, germaniques, etc., et en appelant au maintien des identités diverses.

Que les promoteurs de la culture de mort, les immigrationistes ou les fossoyeurs des nations, trop souvent majoritaires dans ce Parlement ne se méprennent pas. Les appels du Pape à un juste équilibre cherchent avant tout à remettre l’homme et sa nature au centre de nos débats politiques. Ces réalités tranchent avec la destruction méthodique des valeurs traditionnelles ou les vœux pieux utopistes, trop souvent dominants dans cet hémicycle. Il a été entendu. Souhaitons qu’il soit écouté."

Soulignons que cela n'en prend pas le chemin : la visite du pape a été quasiment absente des jounraux télévisés de ce soir. Il y a bien sûr le JT de TV Libertés (vers la 7e mn).

Posté le 25 novembre 2014 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Strasbourg : les Femen condamnées par le code pénal alsacien ?

C'est le Figaro-Vox qui soulève cette intéressante question, car l'Alsace bénéficie, outre le Concordat napoléonien, de reliquats législatifs datant de l'occupation par l'empire allemand :

"En grimpant sur l'autel de la cathédrale de Strasbourg pour protester contre la venue du Pape François au Parlement européen, la Femen se serait-elle jeté dans la gueule du loup? En effet, si les actions du fameux groupe à Notre-Dame de Paris sont restées impunies devant les tribunaux, le code pénal local alsacien condamne fermement les troubles à l'encontre des cultes.

Son article 166 prévoit ainsi un délit de blasphème: «Celui qui aura causé un scandale en blasphémant publiquement contre Dieu par des propos outrageants, ou aura publiquement outragé un des cultes chrétiens ou une communauté religieuse établie sur le territoire de la Confédération (…) ou les institutions ou cérémonies de ces cultes ou qui, dans une église ou un autre lieu consacré à des assemblées religieuses, aura commis des actes injurieux et scandaleux, sera puni d'un emprisonnement de trois ans au plus.» L'article 167 précise la même peine pour les perturbations d'offices religieux."[...]

Un peu plus sérieux que les "fermes condamnations" de Bernard Cazeneuve. Encore faudrait-il profiter de l'exception alsacienne qui, bien qu'elle ne serve que rarement, demeure toujours en vigueur.

Posté le 25 novembre 2014 à 15h34 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

Discours du pape au Conseil de l'Europe : pour marcher vers l’avenir, de profondes racines sont nécessaires

Le discours du pape François au Conseil de l'Europe (47 pays), qui siège également à Strasbourg, est à lire ici. Extraits :

0"[...] Au cours de son histoire, [l'Europe ] a toujours tendu vers le haut, vers des objectifs nouveaux et ambitieux, animée par un désir insatiable de connaissance, de développement, de progrès, de paix et d’unité. Mais l’élévation de la pensée, de la culture, des découvertes scientifiques est possible seulement à cause de la solidité du tronc et de la profondeur des racines qui l’alimentent. Si les racines se perdent, lentement le tronc se vide et meurt et les branches – autrefois vigoureuses et droites – se plient vers la terre et tombent. Ici, se trouve peut-être l’un des paradoxes les plus incompréhensibles pour une mentalité scientifique qui s’isole : pour marcher vers l’avenir, il faut le passé, de profondes racines sont nécessaires et il faut aussi le courage de ne pas se cacher face au présent et à ses défis.  Il faut de la mémoire, du courage, une utopie saine et humaine.

[...] Les racines s’alimentent de la vérité, qui constitue la nourriture, la sève vitale de n’importe quelle société qui désire être vraiment libre, humaine et solidaire.  En outre, la vérité fait appel à la conscience, qui est irréductible aux conditionnements, et pour cela est capable de connaître sa propre dignité et de s’ouvrir à l’absolu, en devenant source des choix fondamentaux guidés par la recherche du bien pour les autres et pour soi et lieu d’une liberté responsable.

Il faut en suite garder bien présent à l’esprit que sans cette recherche de la vérité, chacun devient la mesure de soi-même et de son propre agir, ouvrant la voie à l’affirmation subjective des droits, de sorte qu’à la conception de droit humain, qui a en soi une portée universelle, se substitue l’idée de droit individualiste. Cela conduit à être foncièrement insouciant des autres et à favoriser la globalisation de l’indifférence qui naît de l’égoïsme, fruit d’une conception de l’homme incapable d’accueillir la vérité et de vivre une authentique dimension sociale.

1Un tel individualisme rend humainement pauvre et culturellement stérile, puisqu’il rompt de fait les racines fécondes sur lesquelles se greffe l’arbre. De l’individualisme indifférent naît le culte de l’opulence, auquel correspond la culture de déchet dans laquelle nous sommes immergés. Nous avons, de fait, trop de choses, qui souvent ne servent pas, mais nous ne sommes plus en mesure de construire d’authentiques relations humaines, empreintes de vérité et de respect mutuel. [...]

Je pense particulièrement au rôle de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, qui constitue en quelque sorte la ‘‘conscience’’ de l’Europe pour le respect des droits humains. Je souhaite que cette conscience murisse toujours plus, non par  un simple consensus entre les parties, mais comme fruit de la tension vers ces racines profondes, qui constituent les fondements sur lesquels les Pères fondateurs de l’Europe contemporaine ont choisi de construire. [...]

Dans la vision chrétienne, raison et foi, religion et société sont appelées à s’éclairer réciproquement, en se soutenant mutuellement et, si nécessaire, en se purifiant les unes les autres des extrémismes idéologiques dans lesquelles elles peuvent tomber. La société européenne tout entière ne peut que tirer profit d’un lien renouvelé entre les deux domaines, soit pour faire face à un fondamentalisme religieux qui est surtout ennemi de Dieu, soit pour remédier à une raison « réduite », qui ne fait pas honneur à l’homme.

Les thèmes d’actualité, dans lesquels je suis convaincu qu’il peut y avoir un enrichissement mutuel, où l’Église catholique – particulièrement à travers le Conseil des Conférences Épiscopales d’Europe (CCEE) – peut collaborer avec le Conseil de l’Europe et offrir une contribution fondamentale, sont très nombreux. Avant tout, à la lumière de tout ce que je viens de dire, il y a le domaine d’une réflexion éthique sur les droits humains, sur lesquels votre Organisation est souvent appelée à se pencher. Je pense particulièrement aux thèmes liés à la protection de la vie humaine, questions délicates qui ont besoin d’être soumises à un examen attentif, qui tienne compte de la vérité de tout l’être humain, sans se limiter à des domaines spécifiques médicaux, scientifiques ou juridiques. [...]"

Posté le 25 novembre 2014 à 13h56 par Michel Janva | Lien permanent

La crise que traversent les nations européennes est d'abord existentielle

A l'occasion de la venue du pape à Strasbourg, le philosophe Thibaud Collin s'interroge sur la place de Dieu, de l'Eglise et de la prière dans les sociétés européennes. Extraits :

S"[...] Jean-Paul II, dans un discours magistral, un an jour pour jour avant la chute du mur de Berlin dressait la carte de ce que serait un ordre politique juste pour une Europe des nations libres. Le pape philosophe affirmait ainsi avec force: «La vie publique, le bon ordre de l'Etat reposent sur la vertu des citoyens, qui invite à subordonner les intérêts individuels au bien commun, à ne se donner et à ne reconnaître pour loi que ce qui est objectivement juste et bon. Déjà les anciens Grecs avaient découvert qu'il n'y a pas de démocratie sans assujettissement de tous à la loi, et pas de loi qui ne soit fondée sur une norme transcendante du vrai et du juste. Dire qu'il revient à la communauté religieuse, et non à l'Etat, de gérer «ce qui est à Dieu», revient à poser une limite salutaire au pouvoir des hommes, et cette limite est celle du domaine de la conscience, des fins dernières, du sens ultime de l'existence, de l'ouverture sur l'absolu, de la tension vers un achèvement jamais atteint, qui stimule les efforts et inspire les choix justes. Toutes les familles de pensée de notre vieux continent devraient réfléchir à quelles sombres perspectives pourrait conduire l'exclusion de Dieu de la vie publique, de Dieu comme ultime instance de l'éthique et garantie suprême contre tous les abus du pouvoir de l'homme sur l'homme.» Jean-Paul II parlait donc l'Europe à partir de son expérience des deux totalitarismes et des défis inédits que la démocratie avait à relever dans une époque marquée par «la mort de Dieu».

[...] Les nations européennes sont traversées par le doute. Doute sur leur identité, c'est-à-dire sur leurs racines mais peut-être plus encore sur leur finalité. [...] La crise que traversent les nations européennes est d'abord existentielle et les institutions de l'UE n'ont pas les moyens de les aider à en sortir car leur critère de diagnostic est fermé à la vie de l'esprit. Que peut donc signifier la venue du Pape dans une telle enceinte? Elle est en elle-même la révélation que l'Europe a encore quelque chose à recevoir de cette vieille religion dont elle est issue [...]".

Posté le 25 novembre 2014 à 09h52 par Michel Janva | Lien permanent

24 novembre 2014

Résolution en faveur de la libération d'Asia Bibi au Parlement de l'UE

Le député français au Parlement européen Rachida Dati se réjouit de la venue du pape à Strasbourg demain :

R"[...] Je suis pour une laïcité positive, ou le dialogue entre les autorités religieuses et les autorités publiques est encouragé. Le Pape François est le Chef spirituel de millions d'Européens. Le Christianisme est une religion qui a irrigué les Histoires des Nations européennes, de sorte que nous avons en Europe des racines chrétiennes. C'est un fait historique ! Il serait bon que l'Europe le reconnaisse enfin de manière officielle.

Vous aviez déjà rencontré le pape, l’année dernière à Rome. Quel souvenir en gardez-vous ?

J'ai été reçue avec un petit groupe de parlementaires en audience au Vatican. Nous avions été sélectionnés compte tenu de nos engagements pour la famille et plus globalement pour les questions éthiques. C'était une rencontre extrêmement émouvante, inoubliable. Le Pape François a pris le temps de nous parler tous individuellement. Il était à l'écoute. J'ai été frappée par sa sagesse, sa simplicité et sa disponibilité.

Deux jours après la venue du Pape, le Parlement votera - jeudi - une résolution que vous avez initiée avec Michèle Alliot-Marie pour dénoncer le sort qui est fait à Asia Bibi cette Chrétienne pakistanaise condamnée à mort pour "blasphème"...

Le Parlement européen a une longue tradition de défense des droits de l'Homme, j'ai souhaité que tous les Députés européens envoient un message de soutien à Asia Bibi et prennent une initiative pour demander aux autorités pakistanaises de la libérer. Le "crime" de cette femme est d'avoir bu à une fontaine réservée aux musulmans ! Au nom du droit des femmes, au nom de la liberté religieuse, nous ne pouvons pas le tolérer ! Avec Michèle Alliot-Marie, nous avons tout d'abord mobilisé notre groupe, le PPE, en faisant signer en deux jours à 51 autres Députés une question écrite à la Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, lui demandant d'intervenir auprès de l'UE. Nous avons également rédigé une tribune appelant le Président Hollande à prendre une initiative auprès du Président pakistanais, ce qu'il a fait depuis. Puis nous avons demandé à ce que tout le Parlement se mobilise par le vote de cette résolution. Le temps presse et tout ce que nous pourrons faire pour libérer Asia Bibi, lutter contre les persécutions des Chrétiens partout dans le monde, nous le ferons."

Posté le 24 novembre 2014 à 20h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Pape François : "Aujourd’hui l'Europe est envahie. Est-ce la seconde invasion des barbares ?"

Le pape François sera demain à Strasbourg où il prononcera 2 discours : l'un au Parlement de l'UE, l'autre au Conseil de l'Europe.

Mais comme le note Sandro Magister, ce n'est pas la première fois qu'il s'adresse à l'Europe. Le 3 octobre, le pape a reçu en audience à Rome les participants à l’assemblée plénière du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE - 33 conférences épiscopales d’Europe) qui avait pour thème : “Famille et avenir de l’Europe”. Il a prononcé un discours improvisé. Extraits :

F"[...] Que se passe-t-il, aujourd’hui, en Europe ? Qu’y a-t-il dans le cœur de notre mère l’Europe ? Est-ce qu’elle continue à être notre mère l’Europe ou bien est-elle devenue notre grand-mère l’Europe ? Est-elle encore féconde ? Est-elle tombée dans la stérilité ? Est-ce qu’elle ne parvient plus à faire naître de nouvelles vies ? D'autre part, cette Europe a commis quelques péchés. Il faut bien le dire, avec amour : il y a une de ses racines qu’elle n’a pas voulu reconnaître. Voilà pourquoi elle se sent chrétienne sans se sentir chrétienne. Ou alors, elle se sent chrétienne un peu en cachette, mais elle ne veut pas la reconnaître, cette racine européenne.

Aujourd’hui l'Europe est envahie. Est-ce la seconde invasion des barbares ? Je n’en sais rien. Mais ses portes sont ouvertes en premier lieu au profit des travaux. Mais maintenant elle ressent cette "invasion", entre guillemets, de gens qui viennent chercher du travail, qui fuient leur patrie et recherchent la liberté et une vie un peu meilleure. [...]

Le cardinal Erdö nous a parlé de l’exclusion des enfants et des personnes âgées. Et ce qu’il a dit est vrai. Mais maintenant on constate également l’exclusion de toute une génération de jeunes. Je ne sais pas si cela concerne seulement l’Europe, ou bien l’Europe et les pays développés, mais on parle de 75 millions d’individus âgés de 25 ans et moins. Cela fait toute une génération. En tant qu’évêques européens, que devons-nous faire pour les jeunes ? Leur donner à manger ? Oui, c’est la première chose. Mais cela ne donne pas de dignité à un jeune, à un être humain. Ce qui donne de la dignité, c’est d’offrir du travail. Et les enfants de cette mère l’Europe, qui est presque une grand-mère aujourd’hui, risquent de perdre leur dignité parce qu’ils n’ont pas de travail et qu’ils ne peuvent pas rapporter de pain à la maison. L'Europe a exclu les enfants. Un peu triomphalement. Je me rappelle que, à l’époque où j’étais étudiant dans un certain pays, les cliniques qui pratiquaient l'avortement s’arrangeaient pour tout envoyer à des unités de fabrication de produits cosmétiques. La beauté du maquillage produite avec le sang des innocents. C’était une raison pour se vanter d’être progressiste : les droits de la femme, la femme qui a droit à son corps.

Aujourd’hui l'Europe est pleine de personnes âgées. Je ne sais pas ce qu’il en est ici, en Italie, je ne veux pas en parler parce que je ne suis pas sûr. Mais que va-t-il se passer lorsque l’État ne pourra pas payer les retraites, parce qu’il n’y aura pas suffisamment de jeunes qui travailleront de manière légale, parce qu’il y a des gens qui travaillent travail au noir, pas toujours, mais... Et les personnes âgées – cela, je l’ai dit à propos de l'Amérique Latine, de mon pays, mais je crois que c’est un problème universel, ou de beaucoup de pays, ou de certains autres continents – les personnes âgées, on se débarrasse d’elles au moyen d’une euthanasie dissimulée. La sécurité sociale rembourse les médicaments jusqu’à un certain point et ensuite il faut se débrouiller !

[...] Je crois que l'Europe a beaucoup de ressources pour aller de l’avant. C’est comme si l’Europe avait aujourd’hui une maladie. Une blessure. Et sa plus grande ressource, c’est la personne de Jésus. Europe, reviens à Jésus ! Reviens à ce Jésus dont tu as dit qu’il n’était pas dans tes racines ! [...]"

Posté le 24 novembre 2014 à 14h45 par Michel Janva | Lien permanent

"Christianophobie": Moscou invite l'Europe à se pencher sur le problème

Lu ici. Extrait.

"Il y a quelques années, à l'initiative des Européens, il y a eu, au sein de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), des actions contre l'islamophobie. Nous allons proposer d'analyser les processus menant à la christianophobie. Nous formulerons une telle initiative lors de la réunion ministérielle de Bâle dans une semaine", a déclaré le ministre lors d'une assemblée, à Moscou, du Conseil russe pour la politique extérieure et de défense.

Et d'ajouter que la plupart des membres de l'UE préféraient éviter ce problème, ayant "honte d'en parler". "Comme ils ont également eu honte d'écrire dans la Constitution de l'Union européenne que l'Europe a des origines chrétiennes", a rappelé M.Lavrov.

Posté le 24 novembre 2014 à 07h32 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

23 novembre 2014

"La visite du Pape François n’est pas une atteinte à la laïcité des institutions européennes"

Lu ici, la prise de position de Martin Schulz en faveur de la visite du Pape François au Parlement européen :

"Une fois n’est pas coutume, l’Allemand Martin Schulz, président du Parlement européen, a signé l’éditorial de L’Osservatore Romano daté du 23 novembre 2014. Prenant la plume contre les opposants à la visite du pape François au Parlement européen et au Conseil de l'Europe, deux jours plus tard, Martin Schulz explique qu’elle n’est pas “une attaque contre la laïcité des institutions européennes“. Au contraire, écrit-il, elle pourra “réveiller la vieille Europe de sa torpeur“."

Posté le 23 novembre 2014 à 22h38 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

12 novembre 2014

L’écopopulation, ou comment retrouver le sens du « chez-soi »

Quelques réflexions intéressantes de Vivien Hoch :

"L'initiative suisse baptisée « Ecopop » est extrêmement intéressante pour nous, Français. D'une part parce que nous nous considérons comme bien plus affectés par les remous de l'immigration massive qu'en Suisse (à tel point qu'on utilise désormais le concept de « grand remplacement ») ; d'autre part parce que ce concept fait référence à l'expression « écologie humaine » (de S.S Jean-Paul II), qui est devenue un slogan et un mouvement à part entière à la suite des grandes manifestations contre la loi Taubira, qui a institué le Mariage pour tous.

[...]Il s'agit pour nous de déceler en quoi le remplacement de population et le remplacement de civilisation sont corrélatifs, et comment lutter contre ce que d'aucuns ont pu appeler un « génocide » (Bernard Antony) ou encore un « suicide » (Eric Zemmour), pour qualifier ce qui se passe en France.

L'idée d'une « écologie des populations » vise à lutter contre ce double danger. « Eco » vient du grec οἶκοςoîkos (la « maison »). L'éco-logie est donc la science ou la logique de l'habitation. L'éco-population désigne donc la « maison de la population ». De même que l'économie, (οἰκονομίαoikonomía) désigne la « gestion de la maison ». Rien de plus écologique et économique, donc, qu'une « écologie des populations ». 

On ne saurait résister au double déracinement de l'immigration massive et du basculement de civilisations sans comprendre et exploiter cette référence à la « maison », à l'habitation et au concept fondamental du « chez-soi ». Le chez-soi, c'est le lieu où l'on vit, où l'on mange, où l'on dort. C'est un lieu que nous connaissons, et, surtout, que nous reconnaissons. La déconstruction des normes morales, dans laquelle l'européen se reconnait, fait qu'il ne peut plus être « chez-soi », chez lui : il ne s'y reconnait plus. De même que l'importation de nouvelles normes, de nouvelles religions et de nouvelles modalités de vivre, à cause de l'immigration, nous fait perdre le sens du « chez-soi ».

Voilà pourquoi il faut entreprendre une grande action sur le ré-enracinement. L'enracinement, écrivait la grande philosophe Simone Weil, est « le besoin le plus important et le plus méconnu de l'âme humaine » (L'enracinement, Gallimard, Paris, 1943). Le philosophe Jan Patockà a défini l'homme Européen comme « celui qui a le souci de son âme » (Platon et l'Europe) : l'âme est effectivement ce qui nous est le plus intime, là où nous sommes le plus enracinés, et là où l'on est le plus « chez-soi ».

L'écopopulation est cette manière intelligente de dire deux choses : nous sommes chez nous, et notre pays a une âme. Donc nous avons le droit de nous soucier de l'âme de notre pays. Un pays qui a une âme, a une conscience et une mémoire : il est une patrie, c'est-à-dire la terre des pères. [...] Patrie, tradition, enracinement, exactement ce que l'on veut nous enlever, et donc exactement ce sur quoi il faut insister, pour résister..."

Posté le 12 novembre 2014 à 22h07 par Marie Bethanie | Lien permanent

Entretien avec Mgr Ravel, évêque aux armées

Mgr Luc Ravel, évêque aux armées, était interrogé hier sur KTO dans le contexte du 11 novembre et des commémorations de la Grande Guerre :

 

Posté le 12 novembre 2014 à 13h18 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 novembre 2014

Amour et service de la patrie

Une chronique de l'abbé Christian Venard, aumônier militaire, sur nos morts de 14-18 et la figure de l'aumônier militaire incarnée par le Bx Père Brottier :

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"Ce n’est pas détourner la figure de ce mois, le bienheureux Père Brottier que d’évoquer ici nos morts de 14-18 ; et d’autant plus en ce mois de novembre, consacré dans l’Église à la prière pour les défunts et, dans notre pays, à la commémoration de la victoire de 1918. Le bienheureux lui-même n’a-t-il pas écrit : " Si j'ai fait quelque chose de bien dans ma vie, c'est sur les champs de bataille " ? De fait, l’aumônier militaire ne se sent jamais aussi utile auprès de ses frères d’armes, que dans les dures circonstances des opérations extérieures. On nous rabâche ici ou là les massacres inutiles, la boucherie humaine de la Grande Guerre. Il y a sûrement à remettre en cause les folles politiques européennes qui ont conduit à un tel déferlement de violences. Il est certain que nombre de chefs militaires français n’ont pas été à la hauteur (qu’on se rappelle le « limogeage » par Joffre des officiers généraux nuls). Mais les immense sacrifices de tant et tant de Français pour le salut de notre Patrie doivent avant tout requérir notre reconnaissance. Quelle famille française n’a-telle pas été touchée ? Quel village n’a-t-il pas perdu une part de sa jeunesse aux combats ? Si aujourd’hui, le sens du patriotisme semble s’être dissous (même chez les chrétiens parfois) dans un hédonisme pacifiste et un vulgaire individualisme, c’est oublier que la Patrie est la terre reçue de nos pères et qu’en tant que catholiques si notre Patrie céleste est ultime, la médiation de la Patrie terrestre est nécessaire (cf. CEC 2239) « L’amour et le service de la Patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l'ordre de la charité »). Pour reprendre les mots d’un confrère du Père Brottier, le père Doncoeur parlant des héros de 14-18 : « Nos morts ont des droits sur nous. Ils exigent autre chose qu’une démarche : un engagement et un don […] Une main vigoureuse nous entraîne au sacrifice, en des modes différents mais également impérieux, et –qui sait ?- peut-être demain à une mort analogue. »

Posté le 11 novembre 2014 à 07h56 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (15)

10 novembre 2014

Un cursus en finance islamique à l'université Paris-Dauphine

L'islamisation, qui a l'air d'être très "tendance" depuis quelque temps, s'étend jusque dans le domaine de la finance (vous savez, l'ennemie personnelle de François Hollande, qui disait : "l'ennemi c'est la finance" pendant sa campagne présidentielle). La finance islamique, qui se veut plus "éthique" que la finance traditionnelle, a le vent en poupe, et séduit de plus en plus de gens et d'institutions. A Paris, l'université Dauphine propose donc un master de finance islamique depuis quelques années. Il n'en existe que deux de ce genre en France.

 
Il est temps de rappeler qu'il existe en France une finance basée sur l'éthique chrétienne, comme cela a été initié en 2010 avec la création du « Stoxx Europe Christian Index », le premier indice d'actions européennes fondé sur les valeurs chrétiennes, et auquel ont souscrit des sociétés comme  les banques BNP Paribas et HSBC, le groupe agroalimentaire Nestlé et les opérateurs télécom France Télécom et Vodafone, qui ont d’ores et déjà intégré le Stoxx Europe Christian Index. Il serait d'ailleurs intéressant de vérifier que ces diverses sociétés signataires sont en accord avec la doctrine sociale de l'Eglise...     

Posté le 10 novembre 2014 à 13h05 par Marie Bethanie | Lien permanent

09 novembre 2014

Viktor Orban : l'Union Européenne peut devenir une expérience utopique

L'Union Européenne peut devenir une expérience utopique, c'est notre responsabilité que cela ne se produise pas - déclare le premier ministre Hongrois, M. Viktor Orban. L'homme politique a écrit un article publié sur le site du gouvernement hongrois suite à l'apparition du livre de l'ancien chancelier allemand, M. Helmuth Kohl intitulé "Par souci de l'Europe".

Selon M. Orban, la question aujourd'hui pour l'UE est la suivante : Va-t-elle entrer dans l'histoire de l'humanité comme une nouvelle utopie ou non, et il ajoute: si nous ne faisons pas attention, elle peut devenir un nouvel exemple d'expérience utopique ratée. Selon le premier ministre, le livre de M. Kohl montre bien que les petits membres de l'UE sont aussi importants que les grands.

"Avec M. Kohl je suis convaincu que les valeurs les plus importantes de l'Europe sont les nations... En Europe les nations sont la réalité, les États-Unis de l'Europe c'est l'utopie. (...) Car il y a des racines nationales millénaires, et les couper équivaudrait à un suicide."

Viktor Orban est persuadé qu'il faut mieux intégrer les nations dans le travail de l'UE, car des institutions créées il y a quelques décennies ne peuvent pas remplacer les cadres de vies multiséculaires des gens. Il est voué à l' échec si nous voulons créer une Europe sans les caractères nationaux. Orban écrit également que les Hongrois sont d'accord avec Helmuth Kohl quand il dit que "nous ne voulons pas une institution mammouth indépendante, bureaucratique et centralisée".

Orban estime que l'UE institutionnalisée ne peut pas s'éloigner des Etats membres et de citoyens, car nous sommes tous les membres d'une communauté de valeurs issue d'une culture aux racines chrétiennes. Il poursuit :

"la construction de l'Europe n'est pas une utopie, c'est quelque chose très concret qui veut préserver la paix. L'idée de l'unité européenne est née justement en réponse à des utopies dangereuses qui ont fait faillite au XX. siècle".

Posté le 9 novembre 2014 à 15h45 par Michel Janva | Lien permanent

08 novembre 2014

La contribution de l'Eglise à l'Europe consiste dans la restauration des fondements naturels de la vie humaine

Le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, s'exprimait à l'occasion de la journée de commémoration du 50e anniversaire de la proclamation de saint Benoît patron de l'Europe, qui s'est tenue le samedi 25 Octobre à Nurcie. Extraits de la traduction de Benoît-et-moi :

"Depuis qu'a commencé - initié par les grands Européens et catholiques Adenauer, De Gasperi et Schuman - le processus d'unification européenne, dans les conférences, les publications, et ainsi de suite, on évoque les racines chrétiennes de l'Europe, de cette Europe dont l'identité spirituelle et culturelle, qui s'est développée durant ces deux millénaires, remonte à un héritage garanti par les noms d'Athènes, Jérusalem et Rome. La Mecque et Médine, on n'en parlera pas dans ce contexte.

Mais ce n'est pas de cela que nous allons traiter aujourd'hui. Nos yeux se tournent plutôt vers l'avenir, et nous nous demandons : quelle contribution peut donner l'Eglise catholique - qui nous a transmis cet héritage et continue de nous le transmettre encore aujourd'hui - pour façonner l'Europe de demain, afin qu'elle devienne digne de l'homme, humaine, et corresponde donc ainsi à la volonté du Créateur?

N'oublions pas non plus que l'Eglise est non seulement annonciatrice de l'Évangile de Jésus-Christ, mais elle s'est toujours également considérée comme la gardienne du patrimoine spirituel naturel, du vrai, du beau et du bon. La grâce présuppose la nature. C'est pourquoi avant même l'annonce de l'Évangile de Jésus-Christ, la contribution de l'Eglise à l'avenir de l'Europe consiste dans la restauration - pour ainsi dire - des fondements naturels de la vie humaine, de la société humaine. [...]

L'heure de l'Église, des catholiques, a donc sonné

Au centre il y a tout d'abord la loi morale naturelle, dont l'Église catholique se considère et se montre depuis toujours protagoniste. La loi morale naturelle n'est nullement une spécialité catholique, une règle qui existe seulement pour les catholiques. Ceci est la raison pour laquelle l'annonce éthique des pontifes s'adresse à «tous les hommes de bonne volonté», puisque les règles et les principes énoncés ne résultent pas seulement de la révélation biblique, mais de l'essence de l'homme et du monde, de leur nature même. C'est dans ce sens que nous parlons aussi de loi naturelle. Contre elle s'élève bien sûr la protestation énergique de l'école du positivisme juridique, qui reconnaît comme droit uniquement ce qui a été déclaré comme norme et loi, et par une autorité législative, quelle qu'elle soit. [...]

Si la première contribution que l'Église peut donner pour l'avenir de l'Europe est la référence à l'importance fondamentale de la loi naturelle, la seconde est de faire comprendre à la société ce que cela signifie pour elle la vérité.  Que la simple mention de ce terme provoquera une tempête d'objections, nous l'acceptons tranquillement. Pilate a trouvé de nombreux successeurs, à la fois dans l'antiquité, et plus récemment. Et il n'y a pas de fin aux définitions de la vérité. Cependant: les courants - appelons-les ainsi - de pensée philosophiques hostiles à la vérité - puisqu'on ne peut certainement pas parler de systèmes - qui se sont fait entendre, surtout depuis la fin du XVIIe siècle, devront aussi accepter qu'on leur demande quels fruits sociaux, culturels et politiques ont donné leur oubli de la vérité. [...]

Il faut donc placer l'accent sur la redécouverte de l'importance de la vérité pour notre pensée et notre action. Les questions décisives ne doivent pas être «à quoi cela sert-il» ou «est-ce faisable?», mais plutôt: «Est-ce vrai?», «cela correspond-il à la vérité?». Poser de telles questions, rien qu'en relation à la vie ecclésiale donnerait une première contribution à ce que Benoît XVI a appelé «libération des formes de mondanité», et que le Pape François exige.

La réponse présuppose nécessairement l'existence et la reconnaissance d'une vérité supra subjective. Sans elle, la communication entre les personnes ou les communautés est impossible. Sans elle, on arrive à l'atomisation de la société, dans laquelle ensuite les «atomes» individuels, à savoir les personnes, se tiennent l'une à côté de l'autre, ou l'une contre l'autre, ce qui ne peut que produire le 'bellum omnium contra omnes' et le 'homo homini lupus' de Thomas Hobbes. [...]

Tout comme la vie humaine ne peut réussir sans la loi morale naturelle et l'enracinement dans la vérité, de même l'existence du monde et de l'homme ne peut être conçue sans Dieu. Il s'agit donc de rendre la société européenne d'aujourd'hui et de demain consciente de sa référence transcendante fondamentale. Un individu, une société, qui ne reconnaît pas ou même nie délibérément cette relation essentielle avec la transcendance, exclut la dimension décisive de l'existence humaine. Le fait qu'à cela soit lié, par principe, une renonciation à ce qui est vrai, bon, beau et saint apparaît évident si l'on considère que la source de tout le verum, bonum, pulchrum et sacrum – qui sont finis - est le Créateur infini et éternel de chaque être. [...]"

Posté le 8 novembre 2014 à 19h35 par Michel Janva | Lien permanent

UE : c’est non une question d’union, mais une question d’identité

Citation de Chesterton trouvée sur le blog des amis de Chesterton, avec cette question en titre :

"Un regard sur l’Europe… actuelle ?

"Il peut arriver qu’il soit aussi facile de réunir dix nations en un empire que de changer dix shillings en un demi-souverain. Mais cela peut être aussi insensé que de changer dix terriers en un dogue. En tout cas, c’est non une question d’union ou d’absence d’union, mais une question d’identité ou de manque d’identité."

Posté le 8 novembre 2014 à 09h47 par Michel Janva | Lien permanent

09 octobre 2014

Un faux site pour dénoncer les mariages d’enfants : désinformation

Afin de dénoncer le mariage forcé des petites filles dans le monde, l'ONG norvégienne Plan a mis en ligne un faux site, le blog de Thea, 12 ans, qui raconte qu'elle doit épouser samedi un homme de 25 ans plus âgé qu'elle. Bien sûr tout le monde s'indigne. Normal. Sauf que voici la photo de Théa avec son "fiancé" : 

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L'article de "20 minutes" raconte que

"Sur la page d’accueil, l’enfant annonce la couleur: «Bonjour, je m’appelle Thea, j’ai 12 ans et je vais me marier». Elle y raconte les préparatifs de la noce, le choix de l’église, de la robe, la liste d’invités, elle qui n’aura pas le droit d’inviter ses amies. Elle y confie aussi ses interrogations sur son avenir, réalisant qu’elle ne pourra pas devenir vétérinaire comme elle en rêve. «Ma mère m’a expliqué que je n’aurais pas à travailler, que mon mari gagnera de l’argent pour nous deux», écrit-elle.[...]

Et c'est là que la petite lumière rouge familière se met à clignoter dans votre esprit : oui, vous avez bien vu, la mariée est bien blonde aux yeux bleus, vêtue à l'européenne ainsi que son "fiancé", et oui vous avez bien lu, "Théa" mentionne l'EGLISE où elle doit se marier.

Ce qui fait que vous avez compris qu'on se moque de vous une fois de plus, car dans notre Europe chrétienne on ne marie pas les enfants, même avec leur consentement, car l'Eglise ne le permet pas. Nous sommes donc en présence d'une vaste opération d'enfumage et de désinformation. L'esprit est le même que lors de la sortie du clip de Julie Gayet en mars 2014, sauf qu'ici ils sont allés plus loin en mentionnant l'église.

Bien entendu, si la fillette avait été "musulmane d'apparence", et le fiancé couronné d'un turban et portant la barbe, et si le faux site avait mentionné la mosquée au lieu de l'église, collant en cela beaucoup plus à la réalité, les chantres du racisme éternel auraient tous braillé en choeur à la stigmatisation de la religion de paix et d'amour. Donc, pour faire facile et sans risque, on choisit une enfant blonde, on l'habille à l'européenne et on la marie à l'église. Auto-dénigrement et mensonge : notre société est décidément bien malade ...

Posté le 9 octobre 2014 à 23h32 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (20)

07 octobre 2014

Les Sentinelles italiennes veillent aussi

Une très belle photo de la dernière veillée des Sentinelles italiennes, dimanche à Vérone.

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Posté le 7 octobre 2014 à 23h39 par Marie Bethanie | Lien permanent

05 octobre 2014

Les Texans sont avec nous

Les Français du Texas sont là aussi et eux non plus ne lâcheront rien, jamais !

  LMPT Texas 10-4

Posté le 5 octobre 2014 à 00h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

04 octobre 2014

Poussettes vides en Italie pour protester contre le matraquage fiscal

"Les enfants sont le futur du pays" : à Rome, des centaines de poussettes vides manifestent au Capitole pour dire non au matraquage fiscal des familles.

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Posté le 4 octobre 2014 à 20h24 par Marie Bethanie | Lien permanent


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