15 décembre 2009

Notre identité est chrétienne

Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a déclaré, à l'issue d'un congrès faisant suite à la sentence de la CEDH demandant d'enlever les crucifix des écoles italiennes :

"les racines chrétiennes sont un fait parce que la première école, les premières universités ont été fondées par l'Eglise [...] Nous ne pouvons donc pas comprendre l'Europe sans ces éléments qui ne sont pas des concepts mais des faits historiques [...] Ainsi, nous devons avoir une identité pour survivre, sinon, nous n'avons aucune consistance".

Evoquant la sentence de la cour de Strasbourg qui veut retirer les crucifix des lieux publics, il a estimé qu'il s'agit d'« une ingérence dans la culture d'un peuple ».

"C'est une question d'identité. Le crucifix fait partie de la culture en Italie et le peuple italien a donc tout à fait le droit de conserver sa spécificité culturelle".

Sur le rôle des chrétiens en Europe pour favoriser les racines chrétiennes, le cardinal Tauran a enfin affirmé qu'ils doivent « avoir le courage de la différence pour apporter une contribution spécifique du christianisme dans le débat public d'aujourd'hui ».

"Comme je l'ai dit, nous ne demandons pas l'asile, nous faisons partie de cette réalité de la société [...] Dieu nous a plantés dans ce monde, dans la société d'aujourd'hui pour fleurir, et nous ne devons donc avoir aucun complexe : nous faisons partie de ce monde et nous sommes plus que jamais décidés à contribuer au développement intégral des européens".

Posté le 15 décembre 2009 à 11h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

07 décembre 2009

La Suisse prochaine victime d'Al-Qaïda?

Lu ici:

Kadhafi En interdisant la construction de minarets, la Suisse a rendu "le plus grand service à Al-Qaïda" en lui donnant un "argument" pour s'attaquer à l'Europe, a estimé le numéro un libyen Mouammar Kadhafi [...].

Pour Kadhafi, dont le pays avait déjà dénoncé "un référendum raciste", l'interdiction des minarets en Suisse a donné aussi un argument aux pays musulmans pour interdire les constructions des églises. "Je ne pense pas que quiconque dans le monde musulman donnerait désormais une autorisation pour la construction d'une église", a-t-il dit.

Il est vrai que Kadhafi a une vision pacifique de l'expansion de l'Islam en Europe, lui qui déclarait en 2006:

« Nous n’avons pas besoin de sabres ni de bombes pour répandre l’islam », car « nous avons déjà 50 millions de musulmans présents là-bas » qui « dans dix ans transformeront l’Europe en un continent musulman ».

Et d'autre part, la Libye n'a pas attendu le référendum suisse pour empêcher la construction d'églises. Les catholiques ne disposent que d´une seule église à Tripoli, située à l'extrémité de la ville et victime de l'hostilité de la population musulmane:

Les rares automobilistes qui traversent la place devant le lieu de culte catholique roulent à vive allure. "C´est tout comme pour fuir un endroit maudit. Il n´est pas rare de voir un véhicule rouler en trombe vers la foule".

Posté le 7 décembre 2009 à 12h01 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (6)

02 décembre 2009

Pause sourire

Minarets-Eglise
(source)

Posté le 2 décembre 2009 à 00h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

19 octobre 2009

Le Christianisme a joué un rôle de premier plan dans la construction des valeurs de l'Europe

Le Saint-Père a reçu ce matin le Représentant de la Commission des Communautés européennes près le Saint-Siège. Il a prononcé un discours extraordinaire, parfaitement clair et compréhensible. Mais sera t-il entendu? Extraits :

B161 "Vous venez de définir, Monsieur l'Ambassadeur, la réalité de l'Union européenne comme « une zone de paix et de stabilité qui réunit 27 États avec les mêmes valeurs fondamentales ». C'est une heureuse présentation. Il est juste cependant de relever que l'Union européenne ne s'est pas dotée de ces valeurs, mais que ce sont plutôt ces valeurs partagées qui l'ont fait naître et qui ont été comme la force de gravitation qui a attiré vers le noyau des Pays fondateurs les différentes Nations qui l'ont successivement rejointe au fil du temps. Ces valeurs sont le fruit d'une longue et sinueuse histoire dans laquelle, nul ne le niera, le Christianisme a joué un rôle de premier plan.

L'égale dignité de tous les êtres humains, la liberté de l'acte de foi comme racine de toutes les autres libertés civiques, la paix comme élément décisif du bien commun, le développement humain - intellectuel, social et économique - en tant que vocation divine (cf. Caritas in Veritate, n. 16-19) et le sens de l'Histoire qui en découle sont autant d'éléments centraux de la Révélation chrétienne qui continuent de modeler la civilisation européenne. Lorsque l'Église rappelle les racines chrétiennes de l'Europe, elle n'est pas en quête d'un statut privilégié pour elle-même. Elle veut faire œuvre de mémoire historique en rappelant d'abord une vérité - de plus en plus passée sous silence - à savoir l'inspiration décisivement chrétienne des Pères fondateurs de l'Union européenne. Plus profondément, elle désire manifester aussi que le socle de valeurs provient principalement de l'héritage chrétien qui continue encore aujourd'hui de le nourrir.

Ces valeurs communes ne constituent pas un agrégat anarchique ou aléatoire, mais elles forment un ensemble cohérent qui s'ordonne et s'articule, historiquement, à partir d'une vision anthropologique précise.

L'Europe peut-elle omettre le principe organique originel de ces valeurs qui a révélé à l'homme à la fois son éminente dignité et le fait que sa vocation personnelle l'ouvre à tous les autres hommes avec qui il est appelé à ne constituer qu'une seule famille ? Se laisser aller à cet oubli, n'est-ce pas s'exposer au risque de voir ces grandes et belles valeurs entrer en concurrence ou en conflit les unes avec les autres ? Ou bien encore celles-ci ne risquent-elles pas d'être instrumentalisées par des individus et des groupes de pression désireux de faire valoir des intérêts particuliers au détriment d'un projet collectif ambitieux - que les européens attendent - ayant le souci du bien commun des habitants du Continent et de l'ensemble de notre monde ?

Ce danger est d'ores et déjà perçu et dénoncé par nombre d'observateurs appartenant à des horizons très divers. Il est important que l'Europe ne laisse pas son modèle de civilisation se défaire, pan par pan. Son élan originel ne doit pas être étouffé par l'individualisme ou par l'utilitarisme. Les immenses ressources intellectuelles, culturelles, économiques du continent continueront de porter du fruit si elles demeurent fécondées par la vision transcendante de la personne humaine qui constitue le trésor le plus précieux de l'héritage européen. Cette tradition humaniste, dans laquelle se reconnaissent beaucoup de familles de pensée très différentes parfois, rend l'Europe capable d'affronter les défis de demain et de répondre aux attentes de la population. Il s'agit principalement de la quête du juste et délicat équilibre entre l'efficacité économique et les exigences sociales, de la sauvegarde de l'environnement, et surtout de l'indispensable et nécessaire soutien à la vie humaine depuis la conception jusqu'à la mort naturelles et à la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme.

L'Europe ne sera réellement elle-même que si elle sait conserver l'originalité qui a fait sa grandeur et qui est susceptible de faire d'elle, demain, un des acteurs majeurs dans la promotion du développement intégral des personnes que l'Église catholique considère comme l'unique voie susceptible de remédier aux déséquilibres présents de notre monde. Pour toutes ces raisons, Monsieur l'Ambassadeur, le Saint-Siège suit avec respect et grande attention l'activité des Institutions européennes, souhaitant que celles-ci, par leur travail et leur créativité, honorent l'Europe qui est plus qu'un continent, mais une « maison spirituelle » (cf. Discours aux Autorités civiles et au Corps diplomatique, Prague, 26 septembre 2009). L'Église désire « accompagner » la construction de l'Union européenne. C'est pourquoi elle se permet de lui rappeler quelles sont les valeurs fondatrices et constitutives de la société européenne afin qu'elles puissent être promues pour le bien de tous".

Posté le 19 octobre 2009 à 15h44 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

01 octobre 2009

Le Pape ira à Chypre en juin 2010

"Incredible..." c'était le mot de Benoît XVI en 2006 lorsqu'il découvrit en photos les destructions d'églises chypriotes par les Turcs. Et Dieu sait s'il y en a eu...

En 2007, le Pape signait une déclaration commune avec l'archevêque orthodoxe de Chypre Chrysostomos II qui évoque les tensions à Chypre et qui réaffirme les racines chrétiennes de l'Europe.

En 2009, le Pape recevait pour la première fois le président de la République de Chypre, Demetris Christofias. Il a encouragé les négociations en vue de la réunification de l’île de Chypre. De plus :

"Le président Christofias a abordé la question sensible des conditions dans laquelle se trouvent de nombreuses églises, monastères et édifices chrétiens dans le Nord de l’île, occupée par la Turquie. L’islamisation de la partie nord de l’île a provoqué la destruction de tout ce qui était chrétien. De nombreuses églises orthodoxes, mais aussi maronites et arméniennes, ont été transformées par les forces d’occupation en entrepôts militaires, étables, discothèques, mosquées. L’église Sainte-Anastasie, près du village de Lapithos, a été transformée en hôtel avec piscine et casino".

Et ce n'est pas tout... sans aborder la question de l'esclavage dans la partie nord de Chypre.

En juin 2010, le Pape se rendra dans un pays dont il connaît parfaitement la situation. La Turquie sera sans aucune doute à l'affût. Nous aussi.

Posté le 1 octobre 2009 à 22h28 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Le prix Sakharov 2009 pour un prêtre catholique ?

Van_ly

Le Parlement européen a choisi les 10 personnes parmi lesquelles, le 22 octobre prochain, le Prix Sakharov 2009 sera désigné. La cérémonie de remise du Prix aura lieu à la mi-décembre. Parmi les dix personnalités en course, proposées par les groupes politiques ou au moins 40 députés européens, se trouve un prêtre catholique : le père Thaddeus Nguyen Van Ly

Prêtre catholique et dissident vietnamien engagé dans les mouvements pro-démocratiques, ce qui lui a valu près de 15 années derrières les barreaux, il est nominé par Michael Gahler, député PPE allemand et 44 autres députés.

Posté le 1 octobre 2009 à 00h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

30 septembre 2009

Le dernier empereur : Charles d’Autriche (1887-1922)

Sevilla

Jean Sévilla vient de consacrer son dernier livre à Charles de Habsbourg, dernier empereur d'Autriche, qui a été béatifié à Rome, le 3 octobre 2004, par le pape Jean-Paul II. Les raisons de cette béatification tiennent à la fois aux tentatives que Charles fit pour trouver les voies de la paix en 1917 et à ses vertus chrétiennes. Il avait en effet placé sa vie sous le signe de l'Eucharistie et s'était engagé à suivre les enseignements du Christ dans sa vie privée et publique. Il sut également suivre l'enseignement social de l'Église. Il créa notamment, sous l'influence de l'Impératrice Zita, le premier ministère des affaires sociales au monde.

"L'onction du couronnement, reçue à Budapest, l'a investi d'une mission sacrée. Cette conviction ne le quittera jamais. Sans orgueil, mais en toute plénitude, c'est devant Dieu qu'il se sent responsable, et son épouse, Zita de Bourbon-Parme, impératrice à 24 ans, est imprégnée de la même foi" (Jean Raspail)

"Cette biographie (...) raconte un homme profondément inspiré par sa foi chrétienne, qu’il cherche à traduire en actes dans l’exercice de son devoir d’Etat d’empereur, et un père de famille conscient de l’importance vitale de la cellule familiale" (Philippe Maxence)

Posté le 30 septembre 2009 à 23h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

"Quand l'Europe écoute l'histoire du Christianisme, elle entend sa propre histoire"

Lors d'une rencontre avec les différentes communautés chrétiennes de République tchèque, le dimanche 27 septembre à Prague, Benoît XVI a souhaité que les chrétiens se rassemblent "pour rappeler à l'Europe ses racines" :

Benoit XVI prague

"Quand l'Europe écoute l'histoire du Christianisme, elle entend sa propre histoire. Sa notion de justice, de liberté et de responsabilité sociale, en même temps que les institutions culturelles et juridiques établies pour préserver ces idées et les transmettre aux générations futures, sont modelées par l'héritage chrétien. En vérité, sa mémoire du passé anime ses aspirations pour l'avenir.

Dans cette perspective, nous comprenons plus clairement pourquoi les chrétiens sont tenus de se rassembler pour rappeler à l'Europe ses racines. Ce n'est pas parce que ces racines se seraient depuis longtemps desséchées. Tout au contraire ! C'est parce qu'elles continuent - de façon discrète mais néanmoins fructueuses - à alimenter le continent d'une sève spirituelle et morale qui lui permet d'entrer dans un dialogue constructif avec les hommes appartenant à d'autres cultures et à d'autres religions". 

Posté le 30 septembre 2009 à 02h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

10 septembre 2009

Suisse : pour ou contre les minarets ?

Au risque de s'exposer à des critiques, les évêques suisses viennent de prendre position sur une question strictement politique. Les évêques appellent les Suisses à voter le 29 novembre prochain contre l'interdiction de la construction de minarets, objet d'une consultation populaire initiée par l'Union démocratique du centre (UDC). Ils déclarent notamment :

"Nous sommes conscients que les droits inhérents à la liberté religieuse et cultuelle ne sont pas respectés dans certains pays de religion islamique. Les chrétiens en particulier subissent des difficultés dans leur pratique religieuse et des restrictions dans la construction d'édifices sacrés. Nous réaffirmons notre proximité et notre solidarité avec les chrétiens subissant des limitations de tout genre et des persécutions (…) L'interdiction générale de construire des minarets fragiliserait les efforts nécessaires pour établir une attitude d'accueil réciproque dans le dialogue et le respect mutuel."

Si, comme le disent justement les évêques suisses "la peur est mauvaise conseillère", la prudence et le statu quo dans l'attente de jours meilleurs pour les chrétiens qui vivent en terre d'islam et qui ignorent ce qu'est la réciprocité, ne serait-elle pas encore meilleure conseillère ?

En attendant chacun pourra lire ou relire le livre de René Guitton, Ces chrétiens qu'on assassine ou celui de Raphaël Delpard, La persécution des chrétiens aujourd’hui dans le monde, que l'on peut commander sur le site de l'AED.

Posté le 10 septembre 2009 à 20h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

03 septembre 2009

Les Saints Patrons des Nations européennes

Sorti en début d'année, le livre de l'abbé Pierre Molin, aumônier honoraire des armées, est consacré aux saints patrons des nations européennes :

Saints patrons

"G.K Chesterton (...) relève à propos de l'un des personnages : « Il appartenait à cette classe de catholiques négligents qui ne se souviennent de leur religion que lorsqu'ils se trouvent dans l'embarras. » Il en va souvent de même pour les Nations. Ainsi les 27 pays qui constituent actuellement l'Union européenne ne se souviennent guère qu'elles sont placées sous la protection de Saints Patrons. La laïcité modérée ou forcenée, positive ou n'importe quoi n'incite pas à fonder la construction de l'Europe sur le roc de ceux qui manifestent la présence de Dieu au sein des Nations. La pratique de donner des saints comme patrons aux nations est ancienne, mais elle s'est particulièrement développée au XXe siècle sous l'impulsion des papes. Ainsi, pour la France, la Vierge Marie en fut déclarée patronne principale et sainte Jeanne d'Arc patronne secondaire par le pape Pie XI en 1922. Pie XII, en 1944, leur adjoignit sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face."

Posté le 3 septembre 2009 à 00h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

21 août 2009

"les yeux fermés" de l'Occident sur la vérité de l'Homme

Lu sur le FC :

"Le quotidien de l'église italienne a dénoncé "les yeux fermés" de "l'Occident" sur l'immigration clandestine, faisant un parallèle avec l'indifférence face aux convois de déportés par les nazis, après le sauvetage de cinq Erythréens qui affirment que 73 autres sont morts en mer.

Avvenire, le quotidien de la Conférence des évêques italienne, déplore vendredi, dans un éditorial en première page, "la nouvelle loi du non voir" qui est "comme une habitude", en évoquant l'odyssée des migrants aperçus "au moins de loin" par d'autres embarcations durant leur 23 jours de voyage, selon les témoignages des rescapés.

"Quand, aujourd'hui, nous lisons (les récits) sur les déportations des juifs sous le nazisme, nous nous demandons: sûrement, les populations ne savaient pas. Mais ces convois plombés, les voix, les cris dans les gares de transit, personne ne les voyait ou ne les entendait ? A l'époque, c'était le totalitarisme et la terreur qui faisaient fermer les yeux. Aujourd'hui non. Une indifférence tranquille, résignée, peut-être même une aversion gênée, sur la Méditerranée. L'Occident aux yeux fermés", dit-il.

"Cinq naufragés nous parlent de fils et de maris morts de soif après des jours d'agonie", relève-t-il.

Pour le journal, "aucune politique de contrôle de l'immigration ne permet à une communauté internationale de laisser un bateau chargé de naufragés à son destin. Il existe une loi de la mer, bien plus ancienne que celle codifiée par les traités. Et elle ordonne: en mer, on porte secours".

"Après, sur terre, d'autres lois entrent en jeu: droit d'asile, accueil, refus. Mais les vies, cela se sauve", insiste-t-il.

"A l'inverse, ce bateau vide (...) parle (...) d'une autre loi. Ne pas s'arrêter, continuer sa route". Et le fait de "violer" cette "ancienne" loi "menace nos racines fondamentales. L'idée de ce qu'est un homme et de combien il est précieux".

L'indifférence tranquille et le déni de l'homme : quand l'Occident tue ses enfants in utero et ses malades par euthanasie, peu lui importent les lois antérieures à la légalité. Le totalitarisme est aujourd'hui dans les consciences.

Posté le 21 août 2009 à 19h50 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

18 août 2009

La Croatie se prépare à rentrer dans l'UE

C'est du moins ce que l'on peut supposer, aux vus des propos récents du président croate Stipe Mesic qui s'est déclaré hostile à la présence de symboles religieux dans les institutions publiques du pays:

« Seuls les emblèmes de la République et éventuellement le drapeau, et rien d'autre, peuvent être affichés. Puisque nous sommes un Etat laïque, je pense qu'il faut mettre ça en vigueur. » (...)
En fait, la loi n'interdit pas d'afficher des symboles religieux, comme dans tous les pays catholiques qui n'ont pas connu la loi de 1905 et respectent une saine laïcité. Il y a donc des crucifix partout en Croatie.
« La croix est le symbole d'une civilisation et non pas d'une religion ou d'une Eglise », a répondu à la télévision nationale le directeur de l'hebdomadaire de l'archevêché de Zagreb, ajoutant que ce symbole était partie intégrante de l'identité croate.

Posté le 18 août 2009 à 11h56 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (3)

07 août 2009

Une Crucifixion médiévale redécouverte au Château de Prague

Une statue du Christ vieille de 600 ans a été retrouvée au Château de Prague. Une découverte qui est le fruit du hasard, puisque ce Christ en croix avait été perdu dans les années 1970. Jaroslav Sojka, conservateur des collections du Château de Prague :

Christ "Cette statue de bois est polychromée. Elle a des restes de peinture. Du rouge, du bleu... La couronne d’épine était dans les tons noir et vert, les cheveux noirs, les yeux étaient également peints. La couche superficielle de cette polychromie a été abîmée, mais cette sculpture est étonnamment en très bon état. Il faut toutefois la nettoyer de tous les dépôts de poussière. Cette bonne conservation s’explique par deux raisons : l’espace d’une l’église est l’un des environnements les plus stables pour les sculptures en bois et en outre, elle venait juste d’être restaurée dans les années 70"

Posté le 7 août 2009 à 19h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

20 juillet 2009

La citation du jour concerne l'avenir de l'UE

B Trouvée dans Présent (article en accès libre), elle est du patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée Ier, qui s’exprimait dimanche, à Lyon, devant les membres de la Conférence des églises européennes (Konferenz Europäischer Kirchen – KEK, qui regroupe les Eglises orthodoxes et les communautés protestantes, anglicanes et vieilles-catholiques, et dont la 13e assemblée se tenait en la capitale des Gaules) :

"L’avenir de la nouvelle Europe en construction, sans les valeurs spirituelles chrétiennes qui touchent tout ce qui concerne le soutien et la protection de la personne humaine et de sa dignité, est sombre, voire incertain".

Posté le 20 juillet 2009 à 13h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

10 juillet 2009

Les racines chrétiennes de l'Europe par les pieds

Lu ici : 

"Le Prince Jean et la Princesse Philomena viennent de terminer leur voyage de noces. Comme ils l'avaient annoncé, il fut long mais pas très éloigné. Ils ont fait le chemin de Saint Jacques entre Saint-Jean-Pied-de-Port et Compostelle.
La Princesse avait commencé le chemin il y a deux ans au Puy. Le Prince est venu la rejoindre l'année dernière entre Conques et les Pyrénées.Ces quelques jours les ayant fortement marqués, ils ont souhaité le continuer ensemble. Aujourd'hui, ils le terminent pour ainsi dire à trois, ayant la joie d'annoncer un heureux événement".

Posté le 10 juillet 2009 à 23h53 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (11)

06 juillet 2009

Le concept de personne est en danger d'extinction

M Un professeur de l'université pontificale du Latran de Rome, Jarek Mereski, s'est exprimé le 30 juin durant le 1er congrès international de philosophie qui s'est déroulé à Grenade du 30 juin au 3 juillet. Dans son intervention, intitulée Europe et christianisme, le professeur Mereski a rappelé

"la grande tentation du rationalisme moderne, à partir des Lumières, de donner à la vie quotidienne une base pour faire abstraction de la religion".

Il a affirmé qu'avec la législation sur l'avortement et sur l'euthanasie, le concept de personne - «selon lequel tout homme est une personne, indépendamment de son âge, de ses facultés, de sa capacité à faire valoir ses droits» - , «introduit dans la culture européenne du christianisme», «est en danger d'extinction».

"Cette idée de personne survivra difficilement si, dans le cœur des européens, cet amour pour le Christ qui l'a fait naître n'existe plus".

Posté le 6 juillet 2009 à 22h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

25 mai 2009

Que les peuples d'Europe restent fidèles à leurs racines chrétiennes

Lors de la prière du Regina Caeli que le pape Benoît XVI a prononcée dimanche à Cassino, le Saint-Père a déclaré en français :

"Mon pèlerinage en ces lieux marqués par le souvenir de saint Benoît est l'occasion de l'invoquer aux intentions de l'Europe tout entière, dont il est aussi l'un des Patrons. Que son témoignage spirituel aide les peuples qui vivent sur ce continent à demeurer fidèles à leurs racines chrétiennes, et à édifier une Europe unie et solidaire, fondée sur la recherche de la justice et de la paix. Que Dieu vous bénisse ! 

Posté le 25 mai 2009 à 08h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

22 mai 2009

Que l'Europe demeure fidèle à ses racines chrétiennes !

Le jour de la fête des saints Cyrille et Méthode, saints patrons de l’Europe, Benoît XVI a renouvelé le souhait que l’Europe demeure fidèle à ses racines chrétiennes. Le Pape a reçu ce vendredi Georgi Parvanov, président de Bulgarie et Gjeorge Ivanov, président de la République de Macédoine.

"[Je souhaite que] la Bulgarie contribue efficacement à construire une Europe qui demeure fidèle à ses racines chrétiennes. Les valeurs de solidarité et de justice, de liberté et de paix, aujourd'hui constamment réaffirmées, trouvent en effet encore plus de force et de solidité dans l'enseignement éternel du Christ (...) C'est de fait la plus précieuse contribution que les chrétiens peuvent offrir à la construction d'une Europe du troisième millénaire, qui aspire à un avenir de progrès, de justice et de paix pour tous"

Posté le 22 mai 2009 à 16h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

02 mai 2009

En marche pour la France avec l'Archange Saint Michel

Nous relayons bien volontiers cet appel de la "Route de l'Europe chrétienne" en suggérant à nos lecteurs de soutenir au moins par la prière cette belle action de nouvelle évangélisation de notre France et de l'Europe qui en ont bien besoin (feuille de route et renseignements ici) :

 "A l'occasion du 1300ème anniversaire de la dédicace de la Smapremière chapelle au Mont, l'association La Route de l'Europe chrétienne organise du 8 mai au 29 septembre un pèlerinage à pied sur la Route des Anges.
Reliant le Mont Gargan en Italie au Mont Saint Michel en France en passant par le château Saint Ange à Rome, la Sacra di San Michele près de Turin, Saint Michel Mont Aiguilhe au Puy-en-Velay et le Montaigu près de Laval. Cet antique chemin suivi par les deux moines que saint Aubert, évêque d'Avranches envoya au Gargan en 708 pour chercher des reliques, sera réactivé en 2009.
 
But du pèlerinage: prier pour le redressement spirituel et moral de la France, communiquer aux jeunes le sens du pèlerinage et la soif du dépassement
 
Intentions de prière: pour la France, les familles, l'Europe chrétienne, la paix, l'unité de l'Église, notre Saint Père Benoît XVI, notre propre conversion, nos prêtres et nos évêques, les vocations sacerdotales et religieuses, les malades, les personnes seules, les chrétiens persécutés.
 
Départ du Monte Sant'Angelo: 9 mai
Arrivée au Mont en Normandie: 26 septembre
Le parcours à pied représente environ 2500 km, les étapes journalières sont entre 20 et 30 km. Le dimanche les pèlerins sont au repos.
 
Nous demandons la prière des lecteurs du Salon Beige voire même la participation pour une semaine ou plus".

Lahire

Posté le 2 mai 2009 à 08h07 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

30 mars 2009

"L'Europe est de civilisation chrétienne"

Invitée de l'émission Ripostes, Marine Le Pen a répété cette phrase 5 fois face à un Serge Moati sceptique (à 7mn20). Comment faut-il qu'il le comprenne ?

Michel Janva

Posté le 30 mars 2009 à 22h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

04 février 2009

Pourquoi défendre les racines chrétiennes de l'Europe ?

C C'est à cette question que tentera de répondre Frédéric Pichon, avocat à la Cour et Président d'Europae Gentes, ce soir à 21h à Tours (relais St Eloi 8 rue Gireaudau).

MJ

Posté le 4 février 2009 à 06h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

09 décembre 2008

L'Europe trouve son patrimoine dans le christianisme

Aujourd'hui a été publié le message papal au Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, et à Mgr Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, à l'occasion de leur Journée d'études conjointe sur le dialogue des cultures et des religions :

B "L'Europe contemporaine qui point au troisième millénaire est le fruit de deux millénaires de civilisation. Elle trouve ses racines dans le patrimoine immense et antique d'Athènes et de Rome, et surtout, dans la terre féconde du christianisme qui a su créer de nouveaux patrimoines culturels recevant ainsi la contribution originale de chaque civilisation [...] il est très important de réfléchir sur nos racines, source abondante de vie au cours des siècles [...] même si de nombreux Européens semblent ignorer les racines chrétiennes de l'Europe, elles existent, et devraient tracer la route et alimenter l'espérance de millions de citoyens qui partagent les mêmes valeurs".

Puis le pape a invité les croyants à

"promouvoir des initiatives de dialogue interculturel et interreligieux afin de stimuler la collaboration sur des sujets d'intérêt commun comme la dignité de la personne humaine, la recherche du bien commun, la construction de la paix et le développement. [...] pour qu'un tel dialogue soit authentique, il ne doit pas céder au relativisme et au syncrétisme et doit être animé d'un respect sincère pour les autres et d'un esprit généreux de réconciliation et de fraternité.... J'encourage ceux qui se dédient à la construction d'une Europe accueillante, solidaire et toujours plus fidèle à ses racines et, en particulier, j'encourage les croyants afin qu'ils contribuent non seulement à conserver jalousement l'héritage culturel et spirituel qui les distingue et qui fait partie intégrante de leur histoire, mais pour qu'ils s'engagent davantage dans la recherche de voies nouvelles pour relever les grands défis qui marquent l'époque post-moderne. Parmi eux, je me limite à ne citer que la défense de la vie de l'homme à toutes ses étapes, la tutelle de tous les droits de la personne et de la famille, la construction d'un monde juste et solidaire, le respect de la création, le dialogue interculturel et religieux".

MJ

Posté le 9 décembre 2008 à 15h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

19 septembre 2008

"Quant à notre héritage chrétien, il est le fondement et aujourd'hui encore l'originalité de l'identité européenne"

Img_43972528013f6Lors de l'université du MNR qui s'est tenue les 30 et 31 août dernier à Ferrières, Sylvain Gliozzo, membre du bureau national, a traité de l'identité européenne dans un discours où il a abordé l'héritage chrétien contre lequel Jacques Chirac s'est tant battu avec succès pour qu'il n'apparaisse pas dans le projet de constitution. Extraits :

"En préambule des textes, la référence actuelle aux "héritages culturels, religieux et humanistes de l'Europe" n'a rien de spécifiquement européen. C'est une formule universelle vide de sens. L'identité européenne n'est pas une identité universelle. Elle a des caractères spécifiques que les Européens assument et veulent défendre.
Il faut revenir à nos racines grecque et latine mais aussi celte, germanique, scandinave et slave. Et bien sûr à la chrétienté. Et que l'on ne se méprenne pas sur le mot chrétien, c'est le concept de laïcité chrétienne dont il s'agit. On est euro-chrétien non pas de confession mais de culture parce que le christianisme est historiquement fondateur de la culture et de l'identité européennes bref de la civilisation occidentale.
Doit-on rappeler que les sommets inégalés de la création artistique offerts à l'humanité tout entière sont à la gloire de la chrétienté et que ces miracles tant en architecture, en peinture, en sculpture ou en musique sont le fruit de notre génie européen? Citez-moi d'autres sommets dédiés à d'autres religions (...)
Ignorer la chrétienté dans nos textes fondamentaux relève de la forfaiture (...)."

Philippe Carhon

Posté le 19 septembre 2008 à 00h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

23 juillet 2008

Eglise = bâtiment mixte

C'est la logique de ceux qui vendent sur ebay une église de Tournai,vue comme un simple bâtiment sans aucune importance religieuse. L'annonce :

"A VENDRE Tournai, sur le quai rive gauche, dans un quartier très recherché en pleine rénovation, église de style néo-roman, datant de 1861. 600 m² au sol avec projet d'appartements de standing + parkings. Vue imprenable sur la cathédrale et sur l'Escaut. Vendue avec ou sans projet".

De quoi satisfaire une communauté?

Lahire

Posté le 23 juillet 2008 à 09h47 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

18 juin 2008

Il est nécessaire de reconnaître l'identité chrétienne de l'Europe

A quelques jours de la présidence française de l’Union européenne, le Cardinal français Paul Poupard rappelle l'identité chrétienne de l'Europe :

"Cette identité, elle est millénaire, elle a été traversée de beaucoup de courants y compris disons d’antichristianismes, maintenant d’indifférence mais tout ça ne peut pas se comprendre si vous ne faites pas références à cette culture chrétienne. Il s’agit donc d’une nécessité, je dirais, presque ontologique. Cela appartient à notre être même. L’enjeu d’aujourd’hui c’est de l’incarner, c’est de la développer, c’est de la faire croître. [...]
Le matérialisme pratique, le relativisme, l’hédonisme, petit à petit donc, est passé de l’ouest au cœur, au centre, à l’est de l’Europe et maintenant tout le magistère du Pape, des évêques, des conférences épiscopales s’attachent à aider les chrétiens à prendre conscience de l’enjeu et aider aussi dans les institutions européennes, Bruxelles, Strasbourg, à aider tous ceux qui sont en charge, y compris ceux qui ne sont pas chrétiens, à prendre conscience de l’enjeu, de l’héritage de la culture chrétienne si l’Europe veut être fidèle à elle-même et avoir un avenir."

Posté le 18 juin 2008 à 16h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

17 juin 2008

Radio Vatican et le Kosovo

Radio Vatican consacre deux reportages audio au Kosovo :

Deux reportages qui montrent l'intérêt porté par le Vatican à l'indépendance de ce pays, aux troubles qu'elle provoque et aux soldats appelés à agir dans un contexte particulier. Le regard de l'aumônier militaire sur ces hommes qui risquent la mort et qui sont éloignés plusieurs mois de leur famille - quand ils ont eu le temps d'en fonder une - est particulièrement émouvant.

Guillemette Morena

Posté le 17 juin 2008 à 19h35 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

09 avril 2008

Pas d'Europe sans identité chrétienne

Le pape a consacré sa catéchèse à saint Benoît de Nursie, «père du monachisme occidental», proclamé patron de l'Europe par Paul VI en 1964, et qui a eu «une influence fondamentale sur la civilisation et sur la culture européennes».

"l'œuvre du saint et, en particulier sa Règle, se révélèrent détentrices d'un authentique ferment spirituel qui transforma le visage de l'Europe au cours des siècles, bien au-delà des frontières de sa patrie et de son temps, suscitant après la chute de l'unité politique créée par l'empire romain une nouvelle unité spirituelle et culturelle, celle de la foi chrétienne partagée par les peuples du continent. C'est précisément ainsi qu'est née la réalité que nous appelons ‘Europe'".

Ce message est toujours actuel :

"Aujourd'hui, l'Europe - à peine sortie d'un siècle profondément blessé par deux guerres mondiales et après l'effondrement des grandes idéologies qui se sont révélées de tragiques utopies - est à la recherche de sa propre identité. Pour créer une unité nouvelle et durable, les instruments politiques, économiques et juridiques sont assurément importants, mais il faut également susciter un renouveau éthique et spirituel qui puise aux racines chrétiennes du continent, autrement on ne peut pas reconstruire l'Europe".

Michel Janva

Posté le 9 avril 2008 à 22h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

04 avril 2008

L'Europe dit 3 fois non à son avenir

Le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, a souligné :

"L'Europe qui a dit trois fois non à son avenir : en 1968, lorsqu'elle a réfuté l'Humanae Vitae, de même 20 ans après, avec la légalisation de l'avortement et, actuellement, avec le mariage homosexuel".

Michel Janva

Posté le 4 avril 2008 à 15h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Les racines musulmanes de l'Europe...

...ont autant de réalité que ses racines lunaires. Sylvain Gouguenheim met un pavé dans la mare de la pseudo filiation culturelle monde occidental-monde musulman. Ce professeur d'histoire médiévale à l'Ecole normale supérieure de Lyon met à mal ce préjugé : le savoir grec antique (philosophie, médecine, mathématique, astronomie), après avoir tout à fait disparu d'Europe, a trouvé refuge dans le monde musulman, qui l'a traduit en arabe, l'a accueilli et prolongé, avant de le transmettre finalement à l'Occident, permettant ainsi sa renaissance, puis l'expansion soudaine de la culture européenne.

Cette vulgate n'est qu'un tissu d'erreurs. Même devenus ténus et rares, les liens avec Byzance ne furent jamais rompus : des manuscrits grecs circulaient. Durant les prétendus "âges sombres", des connaisseurs du grec n'ont jamais fait défaut, notamment en Sicile et à Rome. De 685 à 752 règne une succession de papes d'origine grecque et syriaque ! En 758-763, Pépin le Bref se fait envoyer par le pape Paul Ier des textes grecs, notamment la Rhétorique d'Aristote. Nombre de Pères de l'Eglise citent Platon et bien d'autres auteurs païens, dont ils ont sauvé des pans entiers. L'Europe est donc demeurée constamment consciente de sa filiation à l'égard de la Grèce antique, et se montra continûment désireuse d'en retrouver les textes.

Ce ne furent pas les musulmans qui firent l'essentiel du travail de traduction des textes grecs en arabe. Même ces grands admirateurs des Grecs que furent Al-Fârâbî, Avicenne et Averroès ne lisaient pas un mot des textes originaux, mais seulement les traductions en arabe faites par les Araméens chrétiens ! Parmi ces chrétiens syriaques, qui maîtrisaient le grec et l'arabe, Hunayn ibn Ishaq (809-873) forgea l'essentiel du vocabulaire médical et scientifique arabe en transposant plus de 200 ouvrages. Arabophone, il n'était en rien musulman, comme d'ailleurs pratiquement tous les premiers traducteurs du grec en arabe. Une vision déformée de l'histoire nous fait gommer le rôle décisif des Arabes chrétiens dans le passage des oeuvres de l'Antiquité grecque d'abord en syriaque, puis dans la langue du Coran.

La réception de la pensée grecque par les musulmans fut sélective, limitée, sans impact majeur sur les réalités de l'islam. Même en disposant des oeuvres philosophiques des Grecs, l'islam ne s'est pas véritablement hellénisé. Les traducteurs du Mont-Saint-Michel ont fait passer presque tout Aristote directement du grec au latin, plusieurs décennies avant qu'à Tolède on ne traduise les mêmes oeuvres en partant de leur version arabe. Au lieu de rêver que le monde islamique du Moyen Age, ouvert et généreux, vint offrir à l'Europe languissante et sombre les moyens de son expansion, il faudrait encore se souvenir que l'Occident n'a pas reçu ces savoirs en cadeau. Il est allé les chercher, parce qu'ils complétaient les textes qu'il détenait déjà. Et lui seul en a fait l'usage scientifique et politique que l'on connaît.

Somme toute, contrairement aux idées politiquement correctes, la culture européenne ne doit rien à l'islam.

Michel Janva (merci à DB)

Posté le 4 avril 2008 à 14h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

30 janvier 2008

Le Traité de Lisbonne est signé et Sarkozy se réveille

...oui mais voilà, il est presque trop tard. Il ne reste plus au Président qu'à demander l'annulation du prochain vote du Parlement le 4 février, afin d'empêcher la ratification du Traité européen. Pourquoi ? Parce qu'il vient de déclarer :

"Ce fut une erreur de tourner le dos à notre passé et de renier d'une certaine façon des racines qui sont évidentes. Qu'on ne vienne pas nous dire qu'on remet en cause la laïcité. Il suffit de survoler la France pour voir son long manteau d'églises. Dire qu'en Europe il y a des racines chrétiennes c'est simplement faire preuve de bon sens. Renoncer à le dire, c'est tourner le dos à une réalité historique".

Le problème de Sarkozy, c'est qu'il ne fait que déclarer... Cet homme est en campagne de façon permanente. La Marianne postale qu'il vient de choisir "à la mode Europe" n'a même pas les 12 étoiles, il n'y en a que 10 : façon de renier le drapeau marial ?

Michel Janva

Posté le 30 janvier 2008 à 18h20 par Le Salon Beige | Lien permanent

29 janvier 2008

Marianne se met à l'Europe

Marianne La Poste a dévoilé le visage de la nouvelle Marianne qui ornera les nouveaux timbres à partir de juillet: le visage encadré d'étoiles et coiffée du bonnet phrygien, la jeune femme veut représenter une France européenne. Ce choix est celui du président de la République.

Ce timbre sera disponible dans tous les bureaux de poste, le 1er juillet 2008, date du premier jour de la présidence française de l'Union européenne.

Que reste-t-il encore comme symbole français à européaniser ? Le drapeau français ? Il est systématiquement accompagné de celui de l'UE. La monnaie ? Elle n'existe plus. Les plaques d'immatriculation ? C'est pour 2009.

Michel Janva

Posté le 29 janvier 2008 à 17h29 par Le Salon Beige | Lien permanent

24 janvier 2008

UE : les humanismes ne sont pas égaux

Benoît XVI a reçu ce matin un groupe de prélats de la Conférence épiscopale slovène. Evoquant l'Union Européenne, que la Slovénie préside actuellement, il a déclaré à propos des traités :

[S'ils] n'ont pas un caractère ecclésial ces changements intéressent l'Eglise puisqu'ils touchent à la vie des personnes, notamment en ce qui relève des valeurs de l'Europe".

"si l'Europe veut rester un espace de paix et maintenir la valeur fondamentale du respect de la personne, elle ne peut en rejeter le fondement éthique et spirituel qui est chrétien... Les humanismes ne sont pas tous égaux ni équivalents au plan moral. Et je ne parle pas ici des aspects religieux, mais des aspects socio-éthiques".

"La vision que l'on a de l'homme implique des effets sur la vie sociale. Ainsi si on le conçoit de manière individualiste comme c'est la tendance aujourd'hui, comment peut-on l'effort de construction d'une société juste et solidaire?".

Le Pape a cité la lettre pastorale où les pasteurs de la Slovénie écrivaient :

"Le christianisme est la religion de l'espérance dans la vie, dans le bonheur sans fin, dans l'élan fraternel envers tous les hommes".

Cette affirmation est partout valable, y compris

"dans une Europe où bien des intellectuels vacillent au moment d'admettre que la raison et la foi sont toutes deux nécessaires pour réaliser pleinement leur mission véritable".

Michel Janva

Posté le 24 janvier 2008 à 15h34 par Le Salon Beige | Lien permanent

07 janvier 2008

L'UE, agréable à vivre "seulement si"...

Ce matin, Benoît XVI a prononcé son discours annuel au Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège. A propos de l'Union européenne, le Pape a assuré ses hôtes qu'il suivait

"attentivement la période qui s'ouvre avec la signature du Traité de Lisbonne. Cette étape relance le processus de construction de la maison Europe, qui sera pour tous un lieu agréable à habiter seulement si elle est construite sur une solide base culturelle et morale, sur les valeurs communes que nous tirons de notre histoire et de nos traditions, et si elle ne renie pas ses racines chrétiennes".

Michel Janva

Posté le 7 janvier 2008 à 15h22 par Le Salon Beige | Lien permanent

17 décembre 2007

Bulletin de Noël du Secours de France

Stmartin L'abbé Pierre Molin, aumônier honoraire des armées, signe un bel éditorial dans le bulletin de Noël du Secours de France. Extrait :

"Il y a un certain nombre d'années on a écrit que l'Europe est un ensemble géopolitique - dont la civilisation a ses racines les plus profondes dans le christianisme - délimité par le phare, le mirador et le minaret.

A l'Ouest, le phare : même si l'Amérique est culturellement apparentée à l'Europe, l'Atlantique crée une coupure géographique entre le vieux et le nouveau monde. Le phare est normalement protecteur mais les oiseaux peuvent venir s'y briser les ailes !

A l'Est, le mirador : les champs de mines, les fils de barbelés, les miradors ont été démantelés (...)

Au Sud, le minaret : cette localisation géographique n'est plus valable aujourd'hui. Le minaret a traversé en force la Méditerranée. Il se dresse dans toutes les capitales européennes et jusqu'à Rome, coeur de la Chrétienté. Il place les vieilles nations européennes devant un choix décisif : retrouver la foi qui les a faites et engendré leur civilisation, ou s'abandonner à un islam conquérant !

A Noël, la Vierge Marie met au monde Jésus, prince de la Paix. En ce Noël 2007, confions au coeur de Jésus et de la Vierge Marie, le Secours de France, nos familles, notre patrie, la France et la vieille Europe, berceau de la civilisation chrétienne."

Philippe Carhon

Posté le 17 décembre 2007 à 21h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

11 décembre 2007

Les rapports Occident/Afrique, selon Benoit XVI

Suite au voyage de Nicolas Sarkozy  en Algérie, à l'arrivée de Robert Mugabe au congrès UE/Afrique, et à la visite de Kadhafi à Paris, rappelons les mots de Benoît XVI dans son "Jésus de Nazareth" à propos des rapports Europe et Afrique:

"Les aides de l'Occident aux pays en voie de développement, fondées sur des principes purement techniques et matériels, qui non seulement ont laissé Dieu de côté, mais ont encore éloigné les hommes de Dieu par l'orgueil de leur prétendu savoir, ont fait du Tiers Monde le Tiers Monde au sens moderne. De telles aides ont écarté les structures religieuses, morales et sociales existantes et elles ont introduit leur mentalité techniciste dans le vide ainsi créé. Elles croyaient pouvoir transformer les pierres en pain, mais elles ont donné des pierres à la place du pain. Or il s'agit du primat de Dieu. Il s'agit de le reconnaître comme réalité, une réalité sans laquelle rien d'autre ne peut être bon. L'histoire ne saurait être gouverné par de simples structures matérielles, faisant abstraction de Dieu. Si le coeur de l'homme n'est pas bon, alors rien d'autre ne pourra le devenir. Et la bonté du coeur ne peut venir que de Celui qui est lui-même la bonté, le Bien." (P53-54 "les Tentations de Jésus" Ed Flammarion)

Brompton

Posté le 11 décembre 2007 à 15h57 par Brompton | Lien permanent | Commentaires (1)

11 novembre 2007

Puisque l'on nous parle de l'Europe...

Puisque, désormais après le 14 juillet, même les commémorations nationales du 11 novembre deviennent des vecteurs de propagande européiste, nous ne pouvons nous empêcher de vous faire partager le dernier éditorial de Christophe Geffroy dans la Nef : une Europe de l'Amour.

" Le traité de Lisbonne (...) a été adopté le 19 octobre lors du Conseil européen dans une indifférence quasi générale (...) Si au moins cette Europe contribuait à nous arracher aux maux qui nous rongent. Même pas. Au contraire, elle contribue à les étendre, à les aggraver : bien qu’elle soit un exemple de bureaucratie absurde digne du socialisme, son idéologie est celle du libéralisme mondialisé régi par la seule loi du marché, du matérialisme mercantile (...) ; elle est également le relais du relativisme vecteur de la culture de mort, faisant notamment pression pour l’instauration universelle de l’avortement et des unions homosexuelles ; enfin, elle concourt à l’amnésie et au suicide culturel en reniant ce qu’elle est historiquement (par le refus de reconnaître ses racines chrétiennes et en s’ouvrant à la Turquie, étrangère par la géographie, l’histoire et la culture à l’Europe). J’ajouterais qu’une telle Europe est foncièrement anti-démocratique et fonctionne sur le mensonge et la dissimulation du but à atteindre qui est celui d’un véritable État fédéral (...)

Cette Europe-là est synonyme de mort. Elle est déjà morte. Un chiffre, hélas ! l’illustre clairement : les nations qui la composent connaissent une chute de la démographie qui, pour beaucoup, ne permet plus le renouvellement des générations. Une civilisation qui n’aime plus les enfants, qui ne protège plus la famille est déjà condamnée à disparaître. N’essayons pas de sauver ce qui ne peut l’être, car cette civilisation de mort n’est pas la nôtre. C’est sur ces ruines qu’il nous faudra bâtir une autre Europe, l’Europe que nous aimons qui pourra s’appuyer sur l’amitié des peuples qui la composent, mais respectueuse des nations qui les portent (...)

Je suis persuadé que cette Europe renaîtra en s’appuyant sur ses racines chrétiennes : ce fut la grande intuition de Jean-Paul II de lancer la nouvelle évangélisation ; comme au début du christianisme, c’est par les armes de l’Amour et de la prière que l’Europe et la France renaîtront à la vie, purifiées par les épreuves. Ayons seulement un peu plus de foi en notre vocation."

Philippe Carhon

Posté le 11 novembre 2007 à 20h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

25 octobre 2007

Le 25 Octobre 732, Charles Martel remporte la bataille de Poitiers....

86518435de2a0a102f40f72d165776b7Le Duc des Francs, Charles Martel, vient au secours de Eudes, le Duc d'Aquitaine, en arrêtant l'avancée des Sarrasins en France. Partis de Pampelune durant l'été, les arabes emmenés par Abd al-Rahman ont envahi le territoire basque et dévasté Bordeaux en quelques mois.

Après avoir rassemblé une armée à la hâte, Charles Martel rejoint les troupes musulmanes à proximité d'une voie romaine reliant Châtellerault à Poitiers et met un terme à leur percée fulgurante. Leur chef est tué pendant la bataille.

La bataille de Poitiers marque la fin de la progression des musulmans et le début de la reconquête par les armées chrétiennes des territoires envahis. C'est pourquoi Voltaire conclut dans son Essai sur les mœurs :

"Sans Charles Martel (...), la France était une province mahométane."

Philippe Carhon

Posté le 25 octobre 2007 à 18h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

18 octobre 2007

Nicolas Sarkozy peut-il divorcer ?

Non, selon deux spécialistes du droit public :

"En vertu du nouvel article 67 de la Constitution, «le président de la République […] ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite. […] ».

L’immunité dont bénéficie le chef de l’Etat vaut ainsi pour tous les domaines juridiques : pénal, mais aussi commercial, administratif ou civil. [...] Même le divorce par consentement mutuel paraît compliqué. [...] Pour que le divorce par consentement mutuel soit possible, il faudrait que le chef de l’Etat renonce au statut [...] qu’a prescrit le pouvoir constituant. [...] Lors des débats parlementaires relatifs à cette réforme constitutionnelle, [...] il avait été proposé de limiter la protection du président de la République à la sphère pénale. Mais finalement la difficulté a été escamotée [...]. N’oublions pas en effet qu’aucune action en justice ne peut forcer le chef de l’Etat à régler ses dettes."

Mais la Constitution est-elle encore respectée ?

Michel Janva

Posté le 18 octobre 2007 à 11h33 par Michel Janva | Lien permanent

09 octobre 2007

Sans l'Eglise, l'Europe n'aurait plus de coeur

C'est ce qu'a déclaré le cardinal Péter Erdö, archevêque de Budapest et président du Conseil des conférences épiscopales d’Europe.

MJ

Posté le 9 octobre 2007 à 13h17 par Michel Janva | Lien permanent

04 octobre 2007

Quand Nicolas Sarkozy rappelle les racines chrétiennes de l'Europe

Voici ce qu'on peut lire dans le communiqué de l'Elysée, suite à la rencontre entre Alexis II et Nicolas Sarkozy :

"Le Président de la République a salué l'importance de cette visite du Patriarche en France, à l'invitation de la conférence des évêques de France. Cette démarche inédite et exceptionnelle est un signe majeur et tangible de la volonté des chrétiens d'Europe de se rapprocher et d'unir leurs efforts, autour des racines chrétiennes de l'Europe, pour construire une société plus humaine dans un monde où les repères s'effacent, les tensions s'accumulent et le sentiment religieux est trop souvent dévoyé pour nourrir la violence. [...] Il a relevé l'importance du renouveau spirituel en Russie et le rôle que joue l'Église orthodoxe russe dans la reconstruction de la société russe."

Michel Janva

Posté le 4 octobre 2007 à 10h22 par Michel Janva | Lien permanent

10 septembre 2007

3ème Rassemblement oecuménique européen (3)

KirillAu 3ème rassemblement oecuménique de Sibiu en Roumanie, il faut noter les propos très forts du métropolite Kirill de Smolensk et Kaliningrad, éminent responsable de l'Eglise orthodoxe russe. Il se montre pessimiste sur l'avenir car, selon lui, les divisions qui affectent le christianisme à propos de questions éthiques mettent en péril le mouvement oecuménique pour l'unité de l'Eglise.

Faisant très clairement allusion aux récents débats qui ont divisé l'église anglicane, il  a notamment déclaré :

" Une lutte pour une seule moralité publique et en faveur des valeurs chrétiennes dans l'Europe d'aujourd'hui est impossible sans actions communes, en premier lieu parmi les chrétiens des principales confessions, quelles que soient les différences doctrinales (...) On peut affirmer avec certitude que jusqu'à encore récemment, tous les chrétiens avaient une conception unanime de l'homme et des normes morales de sa vie. A l'heure actuelle, cette unité s'est aussi brisée. Certaines communautés chrétiennes ont réexaminé ou réexaminent unilatéralement les normes de la vie déterminées par la parole de Dieu. Les croyants ne peuvent pas reconnaître en même temps la valeur de la vie et le droit à la mort, la valeur de la famille et la validité des relations homosexuelles, la protection des droits de l'enfant et la destruction volontaire d'embryons humains à des fins médicales (...) Nous devons avoir une base morale solide pour poursuivre le pèlerinage oecuménique."

Philippe Carhon

Posté le 10 septembre 2007 à 22h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

3ème Rassemblement oecuménique européen (2)

20070829t141933z_01_nootr_rtridsp_2Le président de la commission européenne, José Manuel Barroso, s'est adressé à l'assemblée du rassemblement oecuménique européen à Sibiu en Roumanie le 6 septembre dernier.

Cherchant visiblement à être rassurant dans son discours, il s'est montré ouvert au dialogue avec les religions et a reconnu le rôle qu'elles pouvaient et devaient jouer :

" La Commission européenne a toujours été attentive à l'engagement des Églises chrétiennes, et notamment de la Conférence des Églises européennes, qui, depuis les débuts, ont accompagné et encouragé la grande aventure de la construction européenne.(...) Si on considère que la politique est indissociable de l'éthique – ce qui est mon cas -, il faut écouter avec intérêt le message des religions (...) Les Européens ont des racines profondes, héritées des peuples et des cultures qui les ont précédés. Ces racines, ce sont les valeurs européennes. Cette identité européenne commune a été admirablement résumée par le poète Paul Valéry, qui a défini l'esprit européen comme le résultat d'un triple héritage, s'exprimant dans la triade "Athènes, Rome et Jérusalem" (...)

Néanmoins, il a surtout fait preuve de pédagogie avec en arrière-pensée le souhait de faire adhérer l'auditoire au futur projet de traité constitutionnel :

" Le sens de ma présence ici pour vous parler de l'avenir de l'Union européenne, est aussi lié à la contribution spécifique des Églises et des communautés religieuses, que le traité modificatif reconnaît expressément (...) Il faut que puissent cohabiter ici le chant profane et les cantiques sacrés qui s'élèvent dans les églises, les synagogues, les mosquées et autres temples religieux (...) L'Europe est, et sera de plus en plus, un continent multiethnique, multiculturel et multireligieux. L'Europe unie et élargie est faite de nouvelles réalités, par exemple d'un nombre de plus en plus important de communautés musulmanes, hindoues, bouddhistes et sikhs, qui lui donnent une physionomie nouvelle (...) Parmi les avancées les plus significatives apportées par le futur traité, j’aimerais souligner un meilleur fonctionnement des institutions qui rendra l’Europe plus démocratique, plus transparente et plus efficace (...) Par ailleurs, la Charte des droits fondamentaux aura une valeur contraignante. La dimension religieuse est également présente dans le traité et le dialogue que l'Union européenne a entretenu, surtout par l'intermédiaire de la Commission, avec les Églises et les organisations non confessionnelles acquiert expressément aujourd'hui un caractère "ouvert, transparent et régulier".

En bref, si les religions chrétiennes peuvent être influentes autant qu'elles le soient pour convaincre les peuples chrétiens d'accepter le nouveau traité !

Philippe Carhon

Posté le 10 septembre 2007 à 21h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

3ème Rassemblement oecuménique européen (1)

Le 3ème rassemblement oecuménique européen (ici et ici) s'est tenu du 4 au 9 septembre à Sibiu, en Roumanie, devant 2500 délégués des différentes églises chrétiennes d'Europe. Les deux premiers s'étaient tenus à Bâle (Suisse) en 1986 et à Graz (Autriche) en 1997.

On peut noter certaines déclarations fortes sur l'identité chrétienne de l'Europe comme ces paroles prononcées par le cardinal Walter Kasper, président du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens :

Kasper "Ceux qui remettent en question les racines chrétiennes de l’Europe" n'ont qu'à voyager à travers le continent ; "Ils rencontreraient des peuples très différents et entendraient parler les langues les plus diverses, mais partout, ils trouveraient la croix et, au centre de toutes les villes anciennes, une cathédrale. On ne peut contester les racines chrétiennes de l’Europe que si on ferme les yeux. "

Néanmoins, la déclaration finale est très décevante. Comme toute déclaration collégiale, elle est très consensuelle et sans grande profondeur. On y retrouve pêle-mêle la lutte contre les exclusions, la défense et l'accueil des immigrés, l'attention à l'Afrique ou encore ... la justice écologique et le changement climatique. Rien sur la défense de la vie de la conception à la fin naturelle, rien sur la défense de la famille selon sa forme traditionnelle !

Quel contraste avec les récents propos de Benoît XVI lors de son voyage en Autriche :

"Le droit humain fondamental, le présupposé pour tous les autres droits, est le droit à la vie elle-même. Ceci vaut pour la vie, de la conception à sa fin naturelle. En conséquence, l’avortement ne peut être un droit humain – il est son contraire. C'est une profonde blessure sociale .En disant cela je n’exprime pas un intérêt spécifiquement ecclésial. Je me fais plutôt l’avocat d’une demande profondément humaine et je me sens le porte-parole des enfants qui vont naître et qui n’ont pas de voix (...) Je le dis par souci profond des valeurs humaines (...) Il est à craindre qu’un jour puisse être exercée une pression non déclarée ou même explicite sur les personnes gravement malades ou âgées pour qu’elles demandent la mort ou pour qu’elles se la donnent elles-mêmes."

" L’Europe ne peut pas et ne doit pas renier ses racines chrétiennes. Elles sont une composante dynamique de notre civilisation pour avancer dans le troisième millénaire (...) Nous pouvons constater avec gratitude que les pays européens et l’Union européenne sont parmi ceux qui contribuent le plus au développement international, mais ils devraient aussi faire valoir leur importance politique face, par exemple, aux très urgents défis portés par l’Afrique, aux horribles tragédies de ce continent telles que le fléau du SIDA, la situation au Darfour, l’exploitation injuste des ressources naturelles et le trafic préoccupant des armes."

Philippe Carhon

Posté le 10 septembre 2007 à 21h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

21 juin 2007

Pas de culture ni de liberté en Europe sans morale

La nouvelle Europe doit être édifiée sur la base des valeurs morales chrétiennes millénaires, estiment les responsables des Eglises orthodoxe russe et catholique romaine, réunis mardi pour une conférence internationale intitulée "Christianisme, culture et valeurs morales" à l'Académie des sciences de Russie. Le métropolite Kirill, chef du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a déclaré :

"La culture du mal et de la mort n'est pas viable, c'est pourquoi le lien entre la culture et la morale ne doit pas être rompu par les idées en vogue du post-modernisme".

L'une de ces idées est le relativisme dans le domaine de la morale, des valeurs spirituelles, de la culture et des arts, a-t-il dit. Le danger principal de cette tendance consiste en ce qu'elle efface les limites entre le bien et le mal dans la conscience de l'homme.

"La civilisation contemporaine met l'accent sur la liberté de l'homme. Mais la liberté peut déchaîner les instincts d'un fauve, ce dont témoigne la criminalité. Si les gens ne font que parler de liberté, sans mentionner la responsabilité morale, nous n'aurons pas de perspectives".

Le cardinal Paul Poupard, président du conseil pontifical pour la culture, a déclaré que les valeurs chrétiennes millénaires perdaient du terrain en Europe devant la société de consommation imposée par les médias.

"Notre objectif commun est de rétablir les valeurs morales, sans lesquelles la culture européenne disparaîtra. Nous devons créer une Europe de demain fidèle à ses valeurs morales évangéliques".

Michel Janva (merci à AM)

Posté le 21 juin 2007 à 20h44 par Michel Janva | Lien permanent

17 juin 2007

Unité entre catholiques et orthodoxes pour défendre les racines chrétiennes de l'Europe

Benoît XVI et l'archevêque orthodoxe de Chypre Chrysostomos II ont signé hier une déclaration commune, qui évoque notamment "les tensions" à Chypre, dont le territoire est coupé en deux depuis trois décennies. Benoît XVI et Chrysostomos II ont souligné leur attachement à la promotion des "racines chrétiennes" de l'Europe et se sont engagés à "vivifier les racines chrétiennes de l'Europe qui ont au cours des siècles donné sa grandeur à la civilisation" du continent, et à "reconnaître que les deux traditions chrétiennes, occidentale et orientale, ont une tâche commune à accomplir dans ce sens".

Dans son discours, Mgr Chysostomos a fait appel à la solidarité du pape allemand envers son pays divisé en deux comme le fut naguère l'Allemagne.

"Vous seul pouvez comprendre notre douleur, [évoquant] les droits humains piétinés, les monuments détruits, les oeuvres du patrimoine spirituel devenus objet de commerce international  [ainsi que] la division qui semble se perpétuer de Nicosie".

L'archevêque orthodoxe a remis au pape un album de photographies d'églises détruites dans la partie turque de l'île.

Michel Janva

Posté le 17 juin 2007 à 12h10 par Michel Janva | Lien permanent

14 juin 2007

Romano Prodi mélange laïcité et laïcisme

Romano Prodi est interrogé dans La Croix sur le traité européen. Lui est ensuite demandé s'il regrette "l’abandon de la notion de l’héritage chrétien de l’Europe" :

"J’ai fait tout mon possible pour la conserver. Mais vous savez bien que c’était absolument impossible. [...] [L]e veto aux racines chrétiennes a été pour moi un veto du passé, et non un veto du futur de l’Europe. [...]

En Italie, pourtant, on constate une hostilité grandissante de l’Église catholique contre certains projets de votre gouvernement…

Cela ne me fait pas changer d’avis ! Certes, il est du devoir des catholiques d’ici d’être très vigilants, sensibles à tous les enseignements de l’Église. Mais il faut tenir compte de la laïcité de l’État et sauvegarder cette laïcité.

Comment vous, catholique pratiquant, vivez-vous cette intervention plus forte de l’épiscopat dans la vie politique ?

Il est normal, bien sûr, que l’Église s’exprime et donne son point de vue : personne n’a jamais contesté cela ! De mon côté, comme catholique, j’ai le devoir de tenir compte de la doctrine de l’Église. Sur un plan personnel, comme catholique, j’éprouve une grande souffrance, mais je la garde pour moi. Mais il y a un moment où il faut aussi prendre en considération le compromis de l’État laïc, et admettre la séparation entre Église et société civile. La grande modernité du christianisme, c’est cette séparation. Toute l’histoire de l’État moderne est là. Je suis parfois dans une position inconfortable, mais pour moi, la séparation entre l’Église et l’État est une conséquence de la modernité chrétienne."

La séparation est une idée anti-chrétienne au contraire de la distinction entre Dieu et César, distinction que ne fait pas le laïcisme en refusant la vérité des racines chrétiennes de l'Europe.

Michel Janva

Posté le 14 juin 2007 à 11h43 par Michel Janva | Lien permanent

02 juin 2007

Le Cardinal Bertone et l'Europe chrétienne

Les propos du Cardinal Bertone sur la Turquie ont permis (mais n'était-ce pas le but ?) de passer sous silence l'essentiel de son propos lors du colloque sur Christianisme et sécularisation. Défis pour l’Eglise et pour l’Europe :

"[L]a sécularisation, en se fermant aux valeurs transcendantes, se ferme à la vérité et la remplace par une idéologie, le scepticisme ou le nihilisme [...] tout ceci, à la différence de la vérité, ne nourrit pas mais intoxique ; n’éclaire par l’intelligence mais l’égare ; n’alimente pas la vie intérieure, mais la réprime ou l’étouffe; ne renforce pas les valeurs, mais les rend moins sûres, finissant même par les vider".

Aussi, le secrétaire d’Etat a appelé les chrétiens à

"ne pas se concevoir comme le reste d’une Europe en voie de disparition, mais comme l’avant-garde d’une nouvelle Europe qui – comme le soulignait récemment le pape Benoît XVI – peut être réaliste et non cynique, riche d’idéaux et libre d’innocentes illusions, en s’inspirant de la vérité de l’Evangile, vivifiante et éternelle".

L’archevêque de Tolède, le cardinal Antonio Cañizares Llovera, a ajouté :

"[L]e christianisme en Europe a contribué à forger un ensemble de valeurs universelles centrées sur le concept de la dignité de la personne humaine, acquérant ainsi un rôle fondateur pour ce continent. Il est donc nécessaire, pour construire une authentique maison commune à tous les peuples, que cette identité chrétienne soit respectée".

Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les Relations du Saint-Siège avec les Etats, a estimé :

"la démocratie, qui ne peut être comprise dans un cadre purement procédural, a besoin de valeurs et qu’elle a par conséquent besoin de la religion, dans la mesure où elle peut s’en inspirer en vue d’une coexistence pacifique et respectueuse de la dignité humaine. En Europe, le christianisme offre un ensemble original et irremplaçable d’idées et d’expériences concrètes dont il est historiquement porteur et il revitalise ces valeurs qui ont forgé l’identité du continent."

Michel Janva

Posté le 2 juin 2007 à 14h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

16 mai 2007

Pas de racines chrétiennes pour l'UE

Vingt religieux ont été reçus mardi à Bruxelles par Angela Merkel, José Manuel Barroso et le président du Parlement européen Hans-Gert Poettering pour discuter de la "dignité humaine". La rencontre, à laquelle participaient des représentants des religions chrétiennes, juives et musulmanes en Europe, a porté sur différents thèmes, tels que la liberté de religion ou l'immigration. Mme Merkel a déclaré :

"La dignité humaine est au coeur de nos débats européens. D'où l'importance d'avoir ce genre de dialogue".

La dignité humaine varie tout de même selon les pays, parmi lesquels beaucoup ne la reconnaissent pas avant la naissance...

Mme Merkel a ajouté que le projet de Constitution, qui va être bientôt renégocié par les 27, reconnaissait le statut des églises et consacrait l'ouverture d'un dialogue entre les institutions européennes et les églises. Toutefois, elle a reconnu que la mention des "valeurs chrétiennes de l'UE" dans le préambule de la Constitution, ne sera pas inscrite dans le futur traité.

Michel Janva

Posté le 16 mai 2007 à 11h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

15 mai 2007

Il est important de sauver l'héritage chrétien de l'Europe

Le Cardinal Secrétaire d'Etat a adressé au nom du Saint-Père un message aux 250 mouvements et communautés qui, le 12 mai, se sont retrouvés à Stuttgart : "Ensemble pour l'Europe 2007". Le Cardinal Tarcisio Bertone y rappelle que l'initiative est née de l'intuition ocuménique de multiples organismes de toutes confessions chrétiennes "afin de réaffirmer ensemble la fidélité à l'Evangile dans une Europe qui risque de perdre ses valeurs fondamentales et de renoncer à ses racines chrétiennes".

"Ce que disait Jean-Paul II dans l'Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Europa est toujours vrai. La perte de la mémoire et de l'héritage chrétiens, jointes à une sorte d'agnosticisme pratique et à l'indifférence religieuse, qui semblent caractériser nombre d'européens vivant sans base spirituelle et comme les dilapidateurs d'un vaste héritage historique".

"Benoît XVI, qui s'est fait l'écho d'un tel constat dès le début de son pontificat, ne cesse de rappeler combien il est important de sauvegarder le riche héritage chrétien du continent européen".

"Aucun effort humain ne peut se passer de l'appui de Dieu, car il est dit que les bâtisseurs travaillent en vain si le Seigneur ne construit pas la maison".

Michel Janva

Posté le 15 mai 2007 à 15h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Des racines chrétiennes de l'Europe

Une église du 4ème siècle a été découverte en Serbie. Profitons de l'occasion pour rappeler que l'islam a commencé à s'implanter dans la région à partir de la fin de XIVème siècle, soit près de 1000 ans après. Et ça, ce sont des faits.

Lahire

Posté le 15 mai 2007 à 12h25 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)


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