01 septembre 2015

"Dans l’Europe actuelle, je ne vois aucune volonté de survie. Les murs ne suffiront pas"

La lecture de ces trois posts successifs sur le blog d'Yves Daoudal fait froid dans le dos :

"Un quart d’enfants musulmans à Strasbourg. Entre 65 et 70 % des enfants qui mangent quotidiennement dans les cantines municipales strasbourgeoises optent pour le menu standard, 25 % pour le menu hallal (...) selon Françoise Buffet, adjointe au maire en charge de la vie scolaire."

"Des communautés musulmanes qui ont déjà doublé. En raison du nombre élevé de réfugiés, les communautés musulmanes en Allemagne s’attendent cette année à une très forte croissance. « Le nombre de musulmans en Allemagne va grandir de façon considérable », a confié au Tagesspiegel Aiman Mazyek, président du Conseil central des musulmans en Allemagne. Il prévoit que « au moins 80 % » des réfugiés attendus cette année seront des musulmans. Et il a ajouté : » Dès à présent, nous avons des communautés qui avec les réfugiés ont doublé en un mois. » 

"La vérité sur l'islamisation. Interview du politologue américain Edward Luttwak dans Il Giorno, traduit par Fdesouche : 

L’Italie a le Pape. Et ce Pape croit qu’ils doivent accueillir tous les migrants. Depuis le début il a envoyé un mauvais message lorsqu’il fit un pèlerinage à Lampedusa. Et il ne se rend pas compte qu’il collabore, je suppose involontairement, à un suicide historique de l’Europe chrétienne. L’Italie devrait bombarder les navires vides des passeurs (…) et sans attendre l’autorisation de l’Onu. Elle en a la force mais pas la volonté (...)

Mais à l’invasion de la Libye s’ajoute l’invasion à travers les Balkans et celle-ci est encore plus imposante « parce qu’elle est tolérée, sinon encouragée par le président turc Erdogan qui œuvre pour l’islamisation progressive de l’Europe. L’immense majorité des migrants est musulmane. Et les communautés musulmanes, comme on sait, sont réfractaires à l’intégration (…). À la longue ce sera l’Europe chrétienne qui devra s’adapter à leurs valeurs et pas le contraire. Ce Pape ferait bien de réviser l’histoire. Luttwak rappelle la fin de la civilisation romaine : « Les barbares arrivèrent du nord maintenant ils viennent du sud. » (…) « Dans l’Europe actuelle, je ne vois aucune volonté de survie. Les murs ne suffiront pas. Il faut des interventions directes et la première à le faire, devrait être l’Italie."

Rappelons tout de même les propos exacts que le pape François a tenu devant le parlement européen le 25 novembre 2014 :

"De même, il est nécessaire d’affronter ensemble la question migratoire. On ne peut tolérer que la Mer Méditerranéenne devienne un grand cimetière ! Dans les barques qui arrivent quotidiennement sur les côtes européennes, il y a des hommes et des femmes qui ont besoin d’accueil et d’aide. L’absence d’un soutien réciproque au sein de l’Union Européenne risque d’encourager des solutions particularistes aux problèmes, qui ne tiennent pas compte de la dignité humaine des immigrés, favorisant le travail d’esclave et des tensions sociales continuelles. L’Europe sera en mesure de faire face aux problématiques liées à l’immigration si elle sait proposer avec clarté sa propre identité culturelle et mettre en acte des législations adéquates qui sachent en même temps protéger les droits des citoyens européens et garantir l’accueil des migrants ; si elle sait adopter des politiques justes, courageuses et concrètes qui aident leurs pays d’origine dans le développement sociopolitique et dans la résolution des conflits internes – cause principale de ce phénomène – au lieu des politiques d’intérêt qui accroissent et alimentent ces conflits. Il est nécessaire d’agir sur les causes et non seulement sur les effets"

Posté le 1 septembre 2015 à 06h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

25 août 2015

Des réfugiés exclusivement chrétiens pour la Slovaquie

Lu ici :

"Oui à l'accueil (modeste) de réfugiés chrétiens, mais non aux musulmans : c'est en substance le message envoyé par les autorités slovaques, mercredi, alors que l'Europe fait face à un afflux croissant de migrants originaires d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Afghanistan (...)

Face à cette crise de grande ampleur, la Commission européenne fait pression depuis plusieurs mois sur les pays d'Europe centrale et orientale afin qu'ils participent davantage à l'effort humanitaire. Sans grand succès. La Slovaquie a néanmoins accepté de recevoir 200 syriens (...). Mais à une seule condition : qu'ils soient chrétiens et non musulmans, a pris soin de préciser le gouvernement slovaque. Au risque de provoquer une levée de boucliers en Europe.

Se défendant d'accusations de racisme et de discriminations, le porte-parole du ministre de l'Intérieur, Ivan Metik a vite réagi au micro de la BBC : « Nous voulons vraiment aider l'Europe face à cette vague migratoire, mais non sommes seulement un pays de transit et les migrants ne veulent pas rester en Slovaquie. » Et d'ajouter : « Nous pourrions prendre 800 musulmans, mais nous n'avons pas de mosquées en Slovaquie. Comment les musulmans pourraient-ils se sentir intégrés s'ils ne se sentent pas bien ici ?                

Cette décision fait écho aux propos du Premier ministre slovaque, le social-démocrate Robert Fico, qui avait déclaré en janvier : « La Slovaquie est un pays chrétien depuis toujours, nous ne pouvons accepter une arrivée de 300.000 ou 400.000 migrants musulmans qui construiraient des mosquées partout dans le pays et tenteraient de changer la nature, la culture et les valeur de notre Etat. »" 

Posté le 25 août 2015 à 20h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

24 août 2015

Philippe de Villiers et le "refus de l'innommable"

Voici un extrait de l'interview accordé à Jeanne Smits par Philippe de Villiers à propos du Puy-du-Fou et en particulier du don fait à la fondation Jérôme Lejeune :

Philippe de Villiers, la Fondation Puy-du-Fou Espérance vient de doter la Fondation Jérôme-Lejeune d’un chèque de 50.000 euros (...). Pourquoi avez-vous choisi la Fondation Jérôme-Lejeune ?

Pour deux raisons. La première : c’est par fidélité à un homme qui connaissait bien le Puy-du-Fou, et qui l’aimait, et qui m’a profondément marqué personnellement, le professeur Jérôme Lejeune. La deuxième raison, c’est que la Fondation Lejeune, magistralement emmenée par Jean-Marie Le Méné, son président, fait un travail considérable et qui mérite d’être encouragé, pour protéger les enfants trisomiques qui sont souvent abandonnés par la société médiatique, et qui trouvent face à eux une difficulté nouvelle : la tentation de la société de fabriquer un modèle d’enfant sur catalogue.

En effet, lorsque les petits trisomiques sont dépistés avant leur naissance – on sait que 96 % d’entre eux sont éliminés. Spontanément, j’ai fait le lien entre le rappel que fait le Puy-du-Fou du génocide des Vendéens avec ce nouveau génocide des imparfaits. Le faites-vous aussi ?

Au moment de la remise du chèque de la Fondation Puy-du-Fou Espérance à la Fondation Jérôme-Lejeune, j’ai souligné la communauté d’esprit et de démarche du Puy-du Fou et de la Fondation Lejeune, et le lien entre le beau que nous cultivons ici, et le bien que cultive la Fondation Lejeune. J’ai ajouté une évidence : il y a une communauté d’attitude dans ce que j’ai appelé « le refus de l’innommable ». La laideur qui défigure le beau et l’atteinte au principe même de la vie qui défigure la civilisation… (...)

La réussite du Puy-du-Fou a une cause, une seule. C’est la gloire passée que nous rappelons, de toutes ces générations qui ont défendu la France et la chrétienté. Qui ont vécu par la France et la chrétienté. Et qui ont porté haut les valeurs de la France et de la chrétienté. Qui les ont vécues, qui les ont défendues, qui les ont incarnées : du mouvement le plus naturel du monde. Par-delà la réussite, l’aventure du Puy-du-Fou doit demeurer dans son dépouillement initial, et ne jamais sacrifier à l’esprit de richesse. L’esprit de richesse, ce serait de succomber à l’hubris des Grecs, à l’orgueil, et croire que notre réussite vient de nous-mêmes. Or notre réussite vient du fait que nous nous sommes comportés comme des héritiers et non pas comme des enfants démiurges et thaumaturges de la table rase. Donc l’esprit de pauvreté du Puy-du-Fou, c’est l’esprit de fidélité à tous les pauvres de l’histoire de France qui ont donné leur immense richesse à la France – et qui était justement la pauvreté de leur cœur."

Posté le 24 août 2015 à 06h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

14 août 2015

#ChristianBells : une lame de fond

L'opération qui consiste à sonner les cloches le 15 août en signe de soutien aux chrétiens d'Orient persécutés prend de l'ampleur, en France, initiatrice du mouvement, où vient s'ajouter le diocèse d'Angoulême, mais aussi dans l'Europe entière.

L'Osservatore Romano mentionnait l'opération hier, ajoutant aux diocèses français tous ceux qui, en Europe, seront présents :

"Deux diocèses espagnols, tous les diocèses de Belgique, ainsi que ceux de Luxembourg et de Genève-Lausanne-Fribourg, ont annoncé leur intention de s'associer à l'opération. A Rome, la basilique Sainte-Marie-in-Cosmedin, qui dépend du patriarcat grec-melkite catholique, fera elle aussi sonner ses cloches au même moment."[...]

Le diocèse de Reykjavik, capitale de l'Islande, qui est aussi le diocèse situé le plus au nord, fera sonner ses cloches le 15 août.

Il est encore temps d'alerter les diocèses de France qui n'ont rien manifesté...

CMWh-uKWgAAWmig

Posté le 14 août 2015 à 09h25 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 août 2015

Il y a 7 ans s'éteignait Alexandre Soljenitsyne

... un géant, et un voyant, d'après Aleteia, qui propose à ses lecteurs un bel article consacré au grand écrivain russe.

Solzhenitsyn

On pourra également (re)lire cet article du 19 janvier 2015 sur Liberté Politique, écrit par Axel Rokvam juste après l'attentat contre Charlie Hebdo, qui montre que Soljenitsyne dénonçait déjà les capacités de la presse dans la perversion de l'opinion.

Posté le 3 août 2015 à 22h53 par Marie Bethanie | Lien permanent

27 juillet 2015

Dangereux post-christianisme

Nouvelles de France propose ce matin à ses lecteurs la traduction d'une tribune de Paweł Wawrzyński, publiée dans l’hebdomadaire conservateur polonais Do Rzeczy, qui montre efficacement ce qu'il advient d'une civilisation comme la nôtre, qui fait fi de ses racines chrétiennes. Quelques extraits :

[...]"Le fondement de chaque culture, ce sont les valeurs et les croyances que les adultes transmettent aux enfants et qu’ils propagent dans leur entourage. Les comportements non conformes à ces valeurs sont considérés comme inappropriés et la société exerce des pressions pour que les personnes qui ont de tels comportements modifient leur attitude. Les valeurs d’une culture sont transmises de génération en génération et c’est ce qui lui permet de perdurer de siècle en siècle. En ce sens, l’islam est une culture.

L’Europe a néanmoins vu se développer une culture atypique, que l’on peut qualifier de culture post-chrétienne. Cette culture est fondée sur quelques grands axiomes : les valeurs et les croyances sont l’affaire privée de chacun, personne ne doit imposer ses valeurs aux autres car ce serait porter atteinte à leur liberté et les post-chrétiens n’ont d’estime que pour les valeurs qui découlent directement des besoins biologiques, comme la sécurité, le confort, la satisfaction, l’aspect, etc. Le principal ennemi des post-chrétiens, ce sont les Églises chrétiennes dont la mission est de propager des valeurs qui ne découlent pas directement des pulsions biologiques.[...]

Les apôtres du post-christianisme croient au multiculturalisme où les représentants de différentes cultures vivent harmonieusement les uns à côté des autres, conduisant un dialogue fructueux. Le concept de multiculturalisme n’est pourtant pas logique. En effet, si une personne a des valeurs, elle considérera comme nuisibles les comportements non conformes à ces valeurs, et aura donc de fortes réserves vis-à-vis des représentants des autres cultures. C’est pourquoi les melting-pots ne fonctionnent pas ou bien ils génèrent de fortes tensions.

Un exemple de melting-pot, ce sont paraît-il les États-Unis. Seulement la grosse majorité des Américains sont des chrétiens très religieux. La présence de représentants d’autres religions est très limitée. Ainsi, près de la moitié des Américains considèrent avoir une mission personnelle qui leur a été confiée par Jésus-Christ. Si donc les États-Unis sont un melting-pot, les constituantes de ce creuset de cultures se ressemblent beaucoup. L’exemple d’Israël, où les populations juive et palestinienne vivent en état de guerre civile depuis tant d’années, montre bien ce qui se passe lorsque les constituantes d’un tel creuset ne se ressemblent pas. On peut aussi citer l’exemple du melting-pot yougoslave qui a terminé son existence dans le sang.

Chaque culture humaine définit le rôle des femmes et des hommes et aussi les tâches qui leur incombent en matière de procréation et d’éducation des enfants.[...] Dans le monde post-chrétien par contre, depuis les années 1960, la natalité a chuté, passant de 2,5 enfants par femme environ à 1,5 enfant par femme, un niveau resté stable depuis 10 ans. Il est souvent dit que cela serait dû aux difficultés économiques des parents potentiels et à la faiblesse des politiques familiales. Il faudrait donc en conclure que depuis la Deuxième guerre mondiale l’Europe est devenue une région pauvre, ce qui est absurde. En réalité, les post-chrétiens se fixent des objectifs liés au confort et à la satisfaction personnelle et ils préfèrent dépenser leur argent pour vivre dans un domicile plus spacieux ou s’acheter une meilleure voiture plutôt que pour élever des enfants. Ce n’est pas un hasard si la natalité s’est mise à chuter fortement à partir des années 60 : c’est à ce moment-là qu’a commencé la marche victorieuse de la gauche progressiste, la révolution hippie, etc.[...]

Par une mégalomanie grotesque, on s’imagine qu’il existe une culture européenne qui serait particulièrement attrayante pour les représentants des autres cultures, mais c’est faux. Ce qui les attire, c’est uniquement la richesse créée il y a déjà longtemps par les chrétiens.

En réalité, il existe en Europe un besoin brûlant d’un retour au christianisme, à une religiosité vivante, à une défense active de sa propre identité et à une propagation de ses propres valeurs. Des cultures semblables à notre post-christianisme ont déjà existé dans le passé et elles n’ont jamais duré longtemps. Elles ont été repoussées par d’autres cultures qui savaient mieux défendre leurs valeurs. Des valeurs qui mettaient plus l’accent sur la famille et la procréation. Le post-christianisme européen voit grandir sur son territoire un puissant concurrent qui s’apprête à dominer le continent en quelques générations.

La domination de l’islam aura les conséquences que l’on peut observer au Moyen-Orient : une démocratie de façade, la terreur, le déclassement économique par rapport aux pays développés et un rôle de second ordre pour les femmes.[...]

Posté le 27 juillet 2015 à 08h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 juillet 2015

Ce n'est pas l'euro qui nous réunit mais les racines chrétiennes

Posté le 18 juillet 2015 à 23h55 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet 2015

Appel pour "sauver nos églises" : Jacques Bompard et Aymeric Chauprade ont signé !

Malgré la tentative d'OPA tentée par Nicolas Sarkozy, 10 élus de la ligue du Sud emmenés par Jacques Bompard ont signé l'appel de Denis Tillinac pour sauver les églises et communiquent :

"La Ligue du Sud se félicite que ses élus aient massivement signé l’appel de Denis Tiliniac dans Valeurs Actuelles «  pour sauver nos Eglises » (...) Nos clochers sont des témoignages de notre identité et du baptême de la France comme fille aînée de l’Eglise. Si nous vivons dans une République laïque, nous existons grâce à des siècles de monarchie et de politique catholiques. Dans nos villes, et dans la quatrième circonscription de Vaucluse nous faisons tout notre possible pour soutenir l’animation, la réhabilitation et l’entretien des lieux de culte et des témoignages de la foi chrétienne. Sans cela, nous ne serions pas dignes des devoirs de tout élu vis-à-vis de l’Histoire et du destin de son pays."

De son côté, Aymeric Chauprade (FN) encourage sur son compte twitter à signer l'appel : 

Posté le 12 juillet 2015 à 15h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

08 juillet 2015

L'Unesco reconnaît nos racines chrétiennes

D'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

Numero-1956-samedi-11-juillet-2015-liban-voyage-au-centre-de-la-terre-maronite_large"Bel acte de reconnaissance de l’Unesco, qui vient d’inscrire les terres viticoles de Champagne et de Bourgogne au patrimoine de l’humanité ! Cet hommage aux « coteaux, maisons et caves de Champagne », et aux « climats de Bourgogne », est d’autant plus réjouissant qu’il honore – sans le savoir ? – les racines chrétiennes de l’Europe ! En effet, cette tradition séculaire n’existerait pas sans le travail des moines, qui ont défriché la terre tout autant que les âmes de ces régions fertiles : combien d’illustres domaines ont été créés par de grandes abbayes ? C’est l’une des marques de la civilisation chrétienne que cette incarnation dans le temporel, jusque dans les moindres détails de son terroir, de ses maisons, et dans l’art d’y vivre et d’y manger le mieux possible. « Ce n’est pas d’abord à la façon dont quelqu’un me parle de Dieu que je vois s’il a connu le feu de l’amour, disait Simone Weil, c’est à la manière dont il me parle des réalités humaines. » Il y a de la sagesse dans cette affirmation, celle de porter attention à ce que rien de la vie terrestre n’échappe à la douce tutelle divine.

C’est ainsi que la religion catholique s’est rendue aimable, par ce lent travail de civilisation accompli notamment par les moines bénédictins au cours des siècles, à travers un savant équilibre entre vie de prière et travail. « Ces domaines monastiques, écrivait La Varende, avec leurs fermes, leurs écoles, leurs hôpitaux, créaient une immense poétique humaine, une candeur, une bonhomie, une paix, un bonheur contre lesquels rien ne pouvait prévaloir. » La « paix bénédictine » en somme…

Même la famille, première com­munauté naturelle, a fait l’objet d’attentions de ces jardiniers de la Création, puisque les monastères eux-mêmes ont été bâtis sur le modèle de la famille romaine : le Père abbé remplaçant le pater familial qui organisait la vie communautaire avec, en son cœur, un autel domestique. Voilà qui éclaire cette affirmation paradoxale d’un historien de l’ordre bénédictin, pour qui « le moine est un enfant qui chante et qui joue ». Une des plus belles fleurs de la civilisation chrétienne réside dans cet esprit d’enfance, fait de confiance en la Providence divine. [...]"

Posté le 8 juillet 2015 à 21h44 par Michel Janva | Lien permanent

23 juin 2015

L'Hospitalité désormais interdite sur les Chemins de Compostelle ?

C'est l'histoire de trois anciens pèlerins qui avaient décidé de se consacrer à cette belle tradition qu'est l'Hospitalité au profit des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle dans leur maison située à l'entrée de Saint-Privat d'Allier, première étape vers Compostelle, après Le Puy :

"Nous étions avant tout une famille qui recevions dans notre maison les pèlerins à pieds qui marchent vers Saint-Jacques de Compostelle. Nous recevions des amis et non des clients, aussi nous ne parlions jamais de tarif, de prix minimum ou conseillé ; une boîte laissée à disposition permettait de laisser un don pour ceux qui le souhaitait"

Et voilà que tout d'un coup, les jalouseries et les tracasserie de la "concurrence" ont poussé la Communauté d’Agglomération du Puy en Velay, dont fait partie le village de Saint-Privat d’Allier, de leur interdire de continuer cette œuvre bénévole :

"A la demande contraignante de la Communauté d’Agglomération du Puy en Velay dont fait partie le village de Saint-Privat d’Allier et devant l’impossibilité de faire valoir notre bon droit, nous décidons de fermer définitivement notre porte à l’accueil bénévole des pèlerins de Saint-Jacques, nos frères et sœurs en Christ

A Saint-Privat, personne ne souhaite vraiment voir perdurer un accueil non commercial ; chacun pourra donc dorénavant mesurer ce qu’une telle décision représente pour l’Esprit du Chemin et comprendra combien cette première étape de marchandisation du Chemin laisse augurer de difficultés à l’avenir pour tous ceux qui croient encore à l’existence d’une humanité dans notre pays.
   
Bon chemin quand même à tous. Nous arrêtons la tête haute en ayant, au vu des centaines de témoignages reçus ces derniers jours, le sentiment d’avoir accompli au long de ces dix années d’accueil, ce pourquoi nous avions été placé là."

Vous pouvez leur apporter votre soutien sur cette page.

Quand à la Communauté d’Agglomération du Puy en Velay, elle est dirigée par Michel Joubert (NC), réélu en 2014 et dont la candidature avait été proposée et soutenue par Laurent Wauquiez (LR ex-UMP), maire du Puy- en-Velay. Vous pouvez demander des explications au maire de Saint-Privat d'Allier (ici) ou aux adresses suivantes : contact@agglo-lepuyenvelay.fr ou laurent@wauquiez.net 

Posté le 23 juin 2015 à 20h15 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

L'Europe

L’Institut Iliade a décidé de célébrer son premier anniversaire par l’action, en produisant et en diffusant une vidéo originale : « Ni Lampedusa, ni Bruxelles : être européen ».

 

Posté le 23 juin 2015 à 20h13 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

19 juin 2015

Destruction progressive et programmée de notre patrimoine national

Communiqué de Lise Caillaud, assistante parlementaire d'Aymeric Chauprade, à propos de la déclaration de Dalil Boubaker :

"La perte de notre identité nationale ne se reflète malheureusement pas que dans les mentalités, mais également dans la destruction progressive et programmée de notre patrimoine national.

Ce lundi 15 juin 2015, le président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur, fait dans l’écologie et a proposé, le plus sérieusement du monde, de recycler les églises vides en Mosquée.

Il faut dire que ce qui reste de notre civilisation chrétienne est petit à petit envoyé par notre gouvernement et par ses grands prêtres à la décharge : statue de Jean-Paul II sommée d’être retirée à Ploërmel, interdiction d’affichage public pour aider les chrétiens d’Orient dans le métro parisien – les pubs pour le Ramadan sont tellement plus politiquement correctes – sans parler de l’effacement progressif de notre récit national dans les programmes scolaires ; finalement, la proposition de M. Boubakeur a été patiemment préparée par nos élites déracinées.

Ces élites qui préfèrent McDonalds et les kebabs à la poule au pot de nos ancêtres. Ces élites qui vendent nos intérêts stratégiques, bradent nos entreprises, abandonnent nos territoires au profit de l’autre ; l’autre meilleur, plus beau, plus moral, plus victime, parce que autre.

Quand les chrétiens seront définitivement devenus une minorité en France, peut-être auront-ils alors le droit au respect – on en arrive presque à souhaiter que le communautarisme soit acté.

Mais ce que la déclaration de M. Boubakeur a de dangereux, c’est qu’elle ne suscite aucun commentaire de la classe politique qui – à l’exception des responsables du Front National"

Posté le 19 juin 2015 à 09h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (20)

16 juin 2015

Je suis tout à fait opposé à ce que les églises soient cédées aux musulmans

Déclaration de Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise et représentant de la conférence des évêques de France ce matrin sur RTL :

"Je suis tout à fait opposé à ce que les églises soient cédées aux musulmans et transformées en mosquées. En même temps je perçois bien leur besoin de bénéficier de lieux de culte pour se réunir pour la prière... C'est une vraie question mais la proposition de monsieur Boubakeur était une mauvaise réponse (...)

"Les églises construites avant 1905 sont affectées au culte catholique, deuxièmement même si certaines églises, surtout en monde rural, ne servent pas tous les dimanches, elles sont utilisées par les communautés chrétiennes pour les célébrations de mariage, de baptême ou d’obsèques (...) Troisièmement, on ne doit pas jouer avec les symboles (...) Les lieux ont de la mémoire, ce sont des générations et des générations qui sont venues prier...

La liberté de culte doit être assurée et garantie. Il faut trouver des solutions. La question est une vraie question et il faut y réfléchir (...) Je pense que nous avons à travailler ensemble pour que les liens fraternels, d'amitié et de confiance mutuelle s'approfondissent entre différentes communautés et qu'il faut trouver des solutions"

Posté le 16 juin 2015 à 13h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (22)

15 juin 2015

"Il y a aujourd’hui en Europe un risque d’une nouvelle dictature"

L’archevêque catholique de Riga, Mgr  Zbignevs Stankevics, a été reçu par le pape François à Rome la semaine dernière. Famille Chrétienne l’a rencontré. Extraits : 

"Beaucoup de catholiques restent inquiets à l’approche de la deuxième phase du Synode, en octobre. Ne partagez-vous pas cette inquiétude ?

Au début du christianisme, quand il y a eu l’hérésie arianiste, tout le monde n’était pas d’accord dans l’Église sur ce sujet… Aujourd’hui, il y a des cercles qui veulent imposer des changements qui sont en contradiction avec la Sainte doctrine. Or, nous n’avons pas le droit de la changer, car ce n’est pas quelque chose d’inventé par les hommes, c’est une révélation de Dieu. Nous ne pouvons que l’expliquer au monde. Nous avons à faire tout ce qui est possible pour ne rejeter personne, homosexuels ou divorcés, sans trahir la doctrine. C’est tout l’enjeu du débat du Synode, et la réponse est encore en construction.

Il ne faut pas s’inquiéter. À la fin de la première phase, le pape François nous a dit : « Ne vous inquiétez pas, Pierre est avec vous, Pierre est responsable, il ne permettra pas d’aller dans la mauvaise direction. » C’était le cœur de son message, et j’ai trouvé ça encourageant. L’Esprit Saint agit dans l’Église, et je crois à cette promesse de Jésus qui nous a dit que la force du mal ne le vaincrait pas. Je serai au Synode en octobre et j’espère pouvoir contribuer le plus efficacement possible à défendre la doctrine.

Pensez-vous que l’intense couverture, inédite, du Synode par les médias soit responsable de la confusion qui l’entoure ?

Certains médias essayent en effet d’imposer leurs propres solutions au Synode, en manipulant ou en isolant certains éléments du débat. Mais ils ne sont pas les seuls responsables de l’inquiétude des catholiques. Il y a vraiment des personnes dans l’Église qui poussent ces idées, introduisent des formulations ambivalentes, ce qui est un problème bien plus grave que les médias. Des formulations qui ont d’ailleurs été rejetées par tous les groupes de langues. Tous ! [...]

Je suis optimiste pour l’avenir, même s’il faut rester vigilant, car je crois qu’il y a aujourd’hui en Europe un risque d’une nouvelle dictature de la démocratie corrompue et des droits de l’homme mal compris. Il faut pointer du doigt les choses négatives, mais si on parle du point de vue de la foi, de la Vérité et de l’amour, on reste toujours positif, et c’est comme cela qu’on touche les gens."

Posté le 15 juin 2015 à 22h00 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2015

Prochaines conférences du général Tauzin les 20 et 25 juin

  • le Général Tauzin participe à la fête de la Courtoisie le 14 juin de 10 h 00 à 18 h 00 à Paris, Porte de Champerret. 
  • il est l'invité du Libre journal de l'indépendance de Radio Courtoisie le 15 juin de 12 h à 13 h 00, avec également Nicolas Dupont-Aignan.
  • Par ailleurs, l'université de Fils de France durant laquelle le général Tauzin était invité à intervenir sur le thème "Quelle France pour quelles valeurs ?" a été annulée par les organisateurs.

Le samedi 20 juin 2015, rencontre-dédicace à Toulouse de 10 h à 12h30 et conférence-débat à Saint-Orens (31) à 20 heures.

Le jeudi 25 juin 2015, conférence à Brest à 20 heures en compagnie de François Billot de Lochner, sur le thème "Quel chemin pour la France ?"

Posté le 12 juin 2015 à 16h16 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 juin 2015

Petite leçon de géopolitique: actualités balkaniques

par Alexis Troude, sur realpolitik.tv.


Actualité balkanique, par Alexis Troude par realpolitiktv 

pour compléter ce quart d'heure audio-visuel, n'hésitez pas à lire l'étude "vers un nouveau front islamiste dans les Balkans Occidentaux" (en trois parties), du même Alexis Troude.

Au programme: l'irresponsabilité des dirigeants européens dans les années 90-2000, le nettoyage ethnique du Kosovo (le vrai, celui des serbes, mais d'autres minorités aussi, sous "gauleiter" NATO-EU), un islamisme wahhabite importé disposant maintenant d'une véritable implantation géographique, les connexions très proches avec Al Qaida (Ben Laden faisant antichambre chez Izetbegovic), le jeu trouble des Etats-Unis, ...

Posté le 11 juin 2015 à 22h51 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (5)

04 juin 2015

Viktor Orban veut épargner à la Hongrie le multiculturalisme

Déclaration de Viktor Orban, premier ministre hongrois, dans un entretien accordé à un journal hongrois :

"Le multiculturalisme, cela veut dire la coexistence de l'islam, des religions asiatiques et du christianisme. Nous ferons tout notre possible pour épargner cela à la Hongrie (...) Les investisseurs, artistes et scientifiques non chrétiens sont les bienvenus mais nous ne voulons pas de mélange à grande échelle

Faut-il l'interner ?

Posté le 4 juin 2015 à 12h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

25 mai 2015

Pause silence

Trouvé sur Twitter : la salle capitulaire de l'abbaye royale de Fontevraud.

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Ne manquent plus que les moniales...

Posté le 25 mai 2015 à 22h59 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

La "troisième voie"

Edouard Tétreau, enseignant à HEC,  estime dans Le Figaro du 22 mai 2015 que notre système économique est au bord d’une crise majeure, et voit dans le recours à la doctrine sociale de l’Eglise une "troisième voie", un moyen de s’en sortir (Ichtus) :

[...]"Ce nouveau modèle économique et social, nous allons le trouver du côté de la troisième voie. Cette troisième voie est celle de la doctrine sociale de l’ Eglise, qui rejette autant le socialisme empreint de lutte de classes et de haine de l’autre (le « riche »), que le capitalisme d’aujourd’hui. Un capitalisme où « tout entre dans le jeu de la compétitivité et de la loi du plus fort, où le puissant mange le plus faible.(…)(Où) on considère l’être humain en lui-même comme un bien de consommation ,qu’on peut utiliser et ensuite jeter. » Ce capitalisme-là, celui de la «culture du déchet » humain, qu’exacerbent la financiarisation et la digitalisation de nos économies, est dénoncé en ces termes par le pape François, dans son encyclique Evangelii Gaudium. De la recherche et la mise en œuvre du bien commun à l’option préférentielle pour les pauvres ; du principe de subsidiarité (priorité aux actions concrètes et locales, plutôt qu’aux Léviathan bureaucratiques, privés comme publics) à celui de participation (participation de tous aux fruits du travail – et au capital), cette doctrine montre une extraordinaire modernité, et propose des solutions concrètes pour sortir des impasses. Ces solutions passent par la priorité absolue à donner aux éléments les plus fragiles de nos sociétés : qu’il s’agisse de l’enfant à naître comme de chacun de nous qui peut connaître la maladie, le handicap, les accidents de la vie – contrairement à un algorithme. Elles passent aussi par « une réforme financière qui n’ignore pas l’éthique ».

Lors de son voyage, historique, aux Etats-Unis en septembre 2015, le Pape aura l’occasion d’aborder frontalement ces questions, avec le Congrès américain à Washington, mais aussi à l’ONU à New York. Il y est très attendu. Vingt-cinq ans après Jean-Paul II qui a fait chuter le mur de Berlin et le communisme, le pape François réussira-t-il à ouvrir une brèche dans le mur implacable, et de plus en plus déshumanisant, de Wall Street ?

Voilà un espoir que peuvent partager et contribuer à mettre en œuvre, non seulement tous les acteurs catholiques de nos économies, mais aussi tous ceux, croyants ou non, qui espèrent voir vite émerger un capitalisme plus humain que le système mortifère que nous laissons se déployer sous nos yeux."

Posté le 25 mai 2015 à 22h47 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 mai 2015

L'Irlande catholique : c'est fini

Le titre de l'article d'Yves Daoudal sur son blog résume en trois mots les conséquences du choix des Irlandais lors du référendum sur le pseudo "mariage" homosexuel : "Feu l'Irlande catholique", ajoutant que le préambule de la Constitution irlandaise en devient presque blasphématoire, car désormais l'Irlande se place en contradiction complète avec ce texte :

"« Au nom de la Très Sainte Trinité, de laquelle découle toute autorité et à laquelle toutes les actions des hommes et des États doivent se conformer, comme notre but suprême, Nous, peuple de l'Irlande, Reconnaissant humblement toutes nos obligations envers notre seigneur, Jésus Christ… »"

Jeanne Smits revient elle aussi sur ce qu'elle qualifie à juste titre de "journée noire", soulignant que le "oui" ne l'emporte pas de si loin que ça :

"La fiction du « mariage » homosexuel et celle de l’« homoparentalité » font ainsi leur entrée dans un des derniers pays où l’on aurait cru la chose possible, et qui plus est par un vote populaire, ce qui ne s’est produit nulle part au monde jusqu’à ce jour.

Mais dire que « deux Irlandais » sur trois ont approuvé le « mariage » gay constitue une distorsion des faits. Le référendum n’a mobilisé que 60 % de l’électorat : sur les quelque 3,2 millions de votants potentiels, 1,2 millions ont voté « oui », soit 37,5 % des électeurs. Quelque 750.000 personnes se sont déplacées pour dire « non », malgré l’opprobre associé à ce choix.
Et c’est donc, en fait, d’une courte majorité que les « je ne sais pas » et les « je m’en moque » ont véritablement remporté ce référendum."
Néanmoins, que la majorité soit courte ou généreuse, le choix des Irlandais les éloigne de la loi de l'Eglise. L'Irlande catholique n'est plus. Elle qui avait su résister à l'avortement (qui reste illégal sauf en cas de danger pour la vie de la mère, ce qui est déjà trop), n'a pas su défendre le mariage. Le dernier bastion catholique en Europe vient de tomber.

Posté le 24 mai 2015 à 19h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

21 mai 2015

Mobilisation pour les Serbes prisonniers au Kosovo

Le colonel Jacques Hogard, Slobodan Despot (éditeur et écrivain), Nikola Mirkovic (auteur) appellent à signer la pétition en ligne ici.

"Oliver Ivanovic est un ingénieur et résistant serbe au Kosovo. Il est injustement incarcéré dans une prison de l'EULEX depuis le 27 janvier 2014 et soudainement accusé de crimes de guerre 15 ans après les faits imputés. Son procès ressemble de plus en plus à un procès politique où des politiciens albanais cherchent à éliminer de la scène politique serbe un de ses membres les plus respectés et influents. Oliver Ivanovic a déjà reçu le soutien des personnalités suivantes : Javier Solana, le général William Nash, James Fitt, Anthony Welch, Gerard Gallucci, Joe Napolitano, Caroline Mc Cool, Michael Keats, Beatrice la Coste et nous demandons maintenant à l’Union Européenne, garante du retour à un état de droit au Kosovo, de s'assurer que le procès politique d'Oliver Ivanovic prenne fin immédiatement et qu'il soit relâché."

Posté le 21 mai 2015 à 07h03 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

17 mai 2015

La justice serbe réhabilite le général Mihailovic

Le Général Mihailovic fut le chef de la résistance chrétienne et monarchiste serbe aux envahisseurs italiens et allemands pendant la deuxième guerre mondiale. Il fut combattu par les occupants comme par la résistance communiste de Tito. Abandonné par les Anglo-saxons, il fut condamné par la "justice" des libérateurs communistes, et fusillé.

Draza Mihailovic

Il vient d'être réhabilité par la justice serbe.

"La Cour supérieure à Belgrade a réhabilité le commandant de l’Armée royale dans la patrie le général Draza Mihailovic et lui a restitué les droits civiques qui lui ont été levés en 1946 dans le procès politique et idéologique du régime communiste. La Cour a annulé le verdict condamnant Mihailovic le 15 juillet 1946 à mort et Mihailovic a été fusillé deux jours plus tard. La Cour a constaté que le verdict litigieux avait été prononcé dans un procès illégal pour des raisons politiques et idéologiques. La première demande de réhabilitation a été soumise par le grand-fils de Mihailovic Vojsilav Mihailovic en 2006 et plusieurs associations et individus éminents ont rejoint la demande. La décision de la Cour a confirmé les allégations de ceux qui proposaient la réhabilitation que Mihailovic n’a pas eu le droit à la défense au cours du procès, qu’il n’avait pas vu son avocat jusqu’au début du procès, qu’il n’avait pas le droit à un tribunal impartial, alors que l’acte d’accusation lui a été remis sept jours avant le procès. Il n’avait pas de droit à la plainte au verdict et il a été fusillé deux jours plus tard."

Posté le 17 mai 2015 à 20h06 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (13)

16 mai 2015

Quel monde après les sanctions contre la Russie ?

L'institut pour la démocratie et la coopération, dont nous avons déjà plusieurs fois relaté les activités de soutien aux combats pour la vie et aux causes chrétiennes (ici et , et par exemple), communique:

Sanctions, traité transatlantique, crise de confiance ... 

Quelles nouvelles règles pour le commerce

et les relations internationales? 

 mercredi 20 mai 2015 de 9h à 18h

Salle de l’Horticulture 84 rue de Grenelle, Paris 7e.

Les détails du programme et la liste des intervenants, ainsi que les modalités d'inscription, sont sur ce site.

Posté le 16 mai 2015 à 08h59 par Paula Corbulon | Lien permanent

04 mai 2015

Le 8 mai, Angers fête Sainte Jeanne d'Arc

Fête nationale de Jeanne d'Arc instituée par la loi du 10 juillet 1920 

L'association angevine des amis de Sainte Jeanne d'Arc  

vous convie au dépôt de gerbe qui aura lieu à Angers 

Avenue Jeanne d'Arc le vendredi 8 mai à 9h30

Sans-titre

la cérémonie sera suivie

d'une messe célébrée à 10h15 à l'église Notre Dame des Victoires à Angers

puis d'une conférence donnée à 11h30 par le Professeur Philippe Pichot

au Presbytère de Notre Dame des Victoires sur

 "l'ancienne constitution monarchique"

Posibilité de rester après la conférence pour partager un repas tiré du sac

 _ _ _

Loi du 10 juillet 1920 instituant une fête nationale de Jeanne d'Arc

"Fête du patriotisme"

JORF du 14 juillet 1920 p. 10 018 Bulletin des lois, 1er semestre 1920, n° 277, p. 2810

Sans-titre (2)

(cliquer pour agrandir)

Posté le 4 mai 2015 à 10h41 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 avril 2015

Les racines de la France sont catholiques depuis le baptême de Clovis

Extrait de la tribune de Denis Tillinac dans Valeurs Actuelles :

"(...) L’islam prétend enraciner le multiculturalisme confessionnel dans notre pays. Or, le nombre ne saurait suppléer l’absence de racines historiques. Les confessions sont évidemment égales devant la loi, laïcité oblige ; elles ne le sont pas à l’aune de la mémoire. Quinze siècles d’accointances intimes avec la catholicité ont profilé notre paysage intérieur, façonné notre spiritualité, notre sentimentalité, notre sociabilité, notre esthétique, notre ludisme, notre scansion du temps, notre érotisme même (...)

La séparation des Églises et de l’État a émancipé le citoyen de la tutelle d’un cléricalisme tantôt gallican, tantôt vaticanesque : c’était opportun et nul ne le conteste. Reste l’héritage d’une architecture mentale bâtie, étayée, enluminée par la catholicité romaine. L’âme de la France plane au-dessus des clochers de Notre-Dame qui a solennisé les hautes heures de son histoire, y compris le Te Deum de la Libération avec de Gaulle et Leclerc. L’“identité” de la France est insaisissable si l’on occulte la symbolique liée à la cathédrale de Reims, à la crypte de Saint-Denis — et à ces monastères bénédictins et cisterciens qui ont transmis le savoir et défriché nos arpents (...)

J’ai le plus sincère respect pour la piété d’un musulman ou d’un hindouiste : toute invocation d’une transcendance vaut mieux que le culte du fric et de l’ego. Mais ces confessions n’ont aucun ancrage dans notre inconscient collectif, aucune résonance dans nos coeurs. En accréditant sournoisement l’illusion d’une équivalence, nos dirigeants assèchent les sources de notre patriotisme et humilient les fidèles catholiques (...)

Il y a beaucoup de musulmans en France, ils ont droit au respect de leur foi et à la possibilité d’exercer dignement leur culte. Mais on ne décrète pas des racines : les nôtres sont catholiques au sens large depuis le baptême de Clovis, point final."

Posté le 23 avril 2015 à 12h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

15 avril 2015

"La Commission européenne est consciente que l'intolérance contre les chrétiens existe dans l'UE"

Suite au post de Michel sur le colloque de la Commission européenne « Tolérance et respect : empêcher et combattre la haine antisémite et anti-musulmane en Europe », un lecteur du Salon beige a écrit pour protester : 

"A propos du colloque européen ici récemment évoqué, j'ai écrit à l'UE :

"Un colloque européen est prévu les 1er et 2 octobre 2015, consacré à la "haine" (sic) antisémite et antimusulmane. Quand est prévu le colloque traitant de la "haine" antichrétienne ? "

Voici la réponse :

Monsieur,

Nous vous remercions de nous avoir contactés. La Commission européenne est consciente des critiques exprimées par certaines organisations chrétiennes par rapport au fait que la première édition du Colloque annuel sur les droits fondamentaux du 1er /2ème octobre 2015 portera sur le thème suivant: « Tolérance et respect : Prévention et lutte contre l’antisémitisme et la haine anti-islam en Europe ».

Alors que la Commission européenne est déterminée à lutter contre toute forme de racisme et de xénophobie, y compris des manifestations ou incitations à la haine fondée sur la religion et les convictions, elle reconnait aussi que la haine antisémite et anti-Islam a augmentée (sic) considérablement au cours des derniers mois à travers l’UE. Nous avons remarqué une hausse de la discrimination, ainsi que des attaques violentes, voire mortelles. C’est pour cela que la Commission a décidé de consacrer le colloque de cette année à ces deux phénomènes inquiétants et de réunir tous les acteurs concernés pour examiner leurs causes profondes et pour définir les actions futures à différents niveaux, afin d’y remédier.

Le colloque vise à améliorer la coopération et à renforcer l'engagement politique commun pour la promotion et la protection des droits fondamentaux en Europe. Notre objectif est de discuter avec tous les groupes concernés et de réunir les institutions internationales, les décideurs politiques, les universitaires et la société civile afin d’approfondir la compréhension des défis concernant les droits fondamentaux.

Ceci dit, la Commission européenne est consciente que l'intolérance contre les chrétiens existe dans l'UE. Le fait que le colloque de cette année se focalise sur l'antisémitisme et l’islamophobie ne signifie pas que la Commission veut ignorer ou minimiser l’intolérance rencontrée par les chrétiens ou par des gens d’autre confession en Europe. Les dirigeants chrétiens, juifs et musulmans seront invités au colloque et pourront nourrir la réflexion sur ces questions, sur la base de leurs expériences. Nous espérons que ces informations vous seront utiles et restons à votre disposition pour toute question complémentaire. Meilleures salutations."

"La Commission européenne est consciente que l'intolérance contre les chrétiens existe dans l'UE." Jolie petite phrase visant à reléguer au rang d'anecdote cette fameuse "intolérance".

Alors qu'il ne se passe pas de semaine, en France et dans toute l'Europe, sans vandalisme et profanations d'églises, cimetières, chapelles, que l'on interdit dans le métro parisien une mention aux chrétiens d'Orient tout en faisant la promotion de l'islam, alors qu'une campagne en faveur du baptême doit être retirée de toute urgence en Vendée, que fait l'UE ? Un colloque sur l'antisémitisme et la haine anti-islam. Quel sens de l'à propos !

Posté le 15 avril 2015 à 19h17 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (17)

26 mars 2015

Eglises et chapelle à vendre

C'est la patrimoine religieux de la France que l'on est en train de dilapider. Dans le Morbihan, c'est une chapelle qui est mise en vente sur le Bon Coin entraînant des réactions d'incompréhension :

Une-chapelle-a-vendre-sur-le-site-leboncoin-com-11380656nudtl"Les Filles de Jésus de Kermaria ont décidé de passer par cette véritable agence immobilière 2.0 qu'est devenu Le Bon Coin pour vendre leur chapelle de 130 m² (...). Eflamm Caouissin, l’auteur de l'article, dénonce une décision peu compatible avec la vocation apostolique de la congrégation : « Cette chapelle, se trouvant dans une enceinte d'école, peut très bien rayonner pour les générations futures. Vendre un édifice religieux pour en faire un commerce ou une habitation, on fait mieux dans le genre missionnaire ».

Eflamm Caouissin explique faire « son possible » pour éviter la vente de cette chapelle qui pourrait connaître une autre destinée :« Nous proposons que les religieuses cèdent la chapelle pour un euro symbolique à l'Œuvre Saint-Joseph, créée par Philippe Abjean, ou à d'autres structures qui travaillent à conserver la vocation spirituelle de ces édifices religieux et à en faire des tremplins de nouvelle évangélisation »."

A Rouen, ce sont deux églises "désacralisées" qui cherchent acquéreurs :

"L'église Saint Nicaise, située près des Jardins de l’Hôtel de ville, à Rouen, est une église du 15ème siècle qui a brûlé en mars 1934. Elle a été partiellement reconstruite et bénie en 1940. C’est l’une des premières églises de France à être construite en béton armé. Depuis plus de 15 ans, aucune messe, aucun sacrement n’y a été célébré. L’archevêché a donc décidé de désacraliser ce lieu pour en rendre la totale responsabilité à la ville.Il en va de même avec l’église Saint Paul, située non loin du CHU.

A l’inverse de l’église Saint Paul, l’église catholique Saint Nicaise est un monument classé. Le béton armé se désagrège et les murs sont étayés. Elle nécessite des travaux très importants. Par ailleurs, la municipalité de Rouen, qui souhaite donc vendre ces 2 églises ne le fera que si les projets respectent les lieux, le quartier, le monument. Elles ne deviendront donc pas des discothèques ou des pubs, comme cela se pratique en Angleterre."

Posté le 26 mars 2015 à 10h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

19 mars 2015

21 ans et autiste, il raconte sa « prison intérieure »

Voici la belle histoire, rapportée par Aleteia, de Federico, ce jeune Romain de 21 ans, autiste, qui réussit à communiquer en écrivant d'un doigt sur son ordinateur :

"« Mon nom est Federico, je suis né en 1993 et alors que j'écris ces lignes j'entre dans ma vingt-et-unième année. » Federico est autiste et ne parle pas. Âgé d'un an, ses parents Paola et Oreste remarquent que leur fils, un magnifique petit garçon aux cheveux blonds et bouclés, très vif, commence à fuir leur regard, à refuser tout contact, à ne pas se retourner quand on l'appelle. À 3 ans, le diagnostic tombe : il s'agit d’autisme. Suivent des années et des années de thérapie, pendant lesquelles Frederico s'accroche à l'amour de ses parents, de sa soeur Arianna et de son frère Leonardo.

Aller à l’école est une panacée et, à 8 ans, il se met à l'ordinateur pour communiquer. En effet, devant un clavier, son syndrome semble reculer. Une lueur enfin dans sa « prison ». Il écrit avec l'index de sa main droite : des mots, des phrases commencent à prendre forme, puis des pensées et des sentiments agrémentés d'une forte dose d'ironie. Il découvre l'amitié, l'amour, la foi. C'est ainsi que naît son autobiographie intitulée Ce que je n'ai jamais dit (Éd. San Paolo), riche d'observations profondes, rares et précieuses sur son syndrome.[...]

Les lignes où il met à nu sa foi sont particulièrement denses. Sur l'Eucharistie, par exemple, il confie : « Quand je reçois la communion, je sens que j'entre dans une relation avec Dieu et je trouve la paix dans mon cœur ». À propos de la Passion du Christ, il ajoute : « Jésus atteint chaque personne qui souffre. Il est là, tout près, aime et souffre avec nous ». Et encore : « Dieu se laisse trouver petit à petit, par celui qui Le cherche sincèrement ».[...]

[...]« Si vous pensez que nous autistes sommes des handicapés, alors laissez tomber, s'il vous plaît ». Si c'est votre idée, ne perdez pas de temps, semble-t-il dire. « Pas trop de stress sur mes facultés perceptives qui sont fines, je déteste les ambiances bruyantes, avec beaucoup de lumières et beaucoup de gens qui parlent. Pour une promenade, je préfère l'atmosphère feutrée d'une forêt que le chaos d'un centre commercial.[...]

[...]« Combien d'autistes mentalement perdus auraient pu être d'autres Federico, si le diagnostic avait été précoce, s'ils avaient été bien soutenus à l'âge de leur développement et très aimés ? ». Mais il a un désir, plus fort que les autres : « Je vais faire le tour du monde pour voir les femmes enceintes et comprendre si leurs enfants sauront parler, et pour traiter l'autisme. Je jouerai avec leurs enfants pour les aider à grandir et à apprendre à parler. Quand un enfant aura besoin de moi, je serai là pour l'aider ». [...]

Autiste, et heureux.

Posté le 19 mars 2015 à 14h50 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

09 mars 2015

Cardinal Sarah : "même certains évêques disent des choses abominables"

Le cardinal Sarah a été interrogé sur Atlantico. Extraits :

"Eminence, le livre d’entretien avec Nicolas Diat que vous publiez s'appelle « Dieu ou rien ». Etant donné que l'Europe a largement perdu le sens de Dieu, diriez-vous donc que l'Europe est dans le rien ?

Je ne peux que répondre oui. Sans Dieu, c'est le néant. Sans Dieu, il n'y a rien. Sans Dieu, qu'est-ce que je suis, qu'est-ce qui me maintient en vie ? Et après cette vie, qu'y-a-t-il ? Si Dieu n'est rien, il n'y a pas de vie éternelle. [...]

Ce que j'essaye de dire dans ce livre, c'est qu'il faut aider l’Europe à retrouver Dieu, l'aider à retrouver son identité. Il est absurde de nier que l'Europe a des racines chrétiennes. De la même manière, on ne peut pas fermer les yeux et dire qu'il n'y a pas de soleil ! Cette Europe qui refuse la vie, qui n’engendre pas la vie, qui vieillit, qui affirme aussi qu'un homme n'a pas de sexe et qu'il pourrait choisir, cette Europe là se met elle-même en position de faiblesse. [...]

Comment redonner le sens de la vie a des gens qui l’ont perdu, comme en Europe ? On le voit avec les djihadistes convertis : peut-être le sont-ils en réaction à une vacuité spirituelle de l’Europe ?

Ils partent d’ici parce qu’ils ne trouvent rien. Il n’y a plus de valeurs, de religion, il n’y a plus rien. Ils cherchent là-bas quelque chose à défendre, à laquelle donner leur vie. J’étais aujourd’hui à la paroisse Saint-Germain-des-Prés, où l’on m’a dit que beaucoup de jeunes venaient s’instruire à la foi chrétienne. C’est un espoir.

Mais personnellement, je pense qu’il ne faut pas minimiser la croissance de la présence islamique dans votre pays.

[...] Je veux rappeler aux Français qu'ils sont chrétiens, même s'ils ne veulent pas le savoir. Ils ont leur histoire, leur culture, leur musique, leurs œuvres d'art… Le rappeler en priant, en manifestant contre une interprétation irréaliste de la nature humaine, c'est-à-dire la théorie du genre... Le dire d'une manière respectueuse et ferme, c'est une œuvre de charité. Si vous laissez votre ami se détruire, vous ne l'aimez pas vraiment. Même s'ils n'aiment pas l'entendre, ils sont chrétiens.

Pire, même chez ceux qui le sont, on n’ose pas se déclarer chrétien. J’ai une famille qui m’a adopté, j’ai trois sœurs adoptives en France, et quand je me présentais avec mon habit de prêtre, on me disait « enlève ça ». Mais c’est ma tenue. Quand un médecin va à l’hôpital, il n’est pas habillé n’importe comment. Mais il est vrai, et c’est Jean-Paul II qui le disait, que des chrétiens sont apostats. Ils ne le disent pas. Ils se prétendent encore chrétiens. Mais leur manière de vivre, leurs idées, font comme s’ils n’étaient pas chrétiens.

Est-ce parce qu’on a renoncé à la discipline de vie qui doit accompagner la foi ?

Pas seulement à la discipline. Mais à la doctrine. On a renoncé à un enseignement qui fait l’homme. Cet enseignement, bien sûr, engendre la discipline. Mais avant la discipline, il y a l'enseignement que l'on rejette, et le pire, c’est que même certains évêques - certes minoritaires - disent des choses abominables.

Dans quelle mesure l’Eglise de France n’est-elle pas responsable de cette situation ? On a l'impression que le catéchisme est parfois devenu un atelier de coloriage…

On a renoncé à enseigner le catéchisme. On a créé quelque chose qui n’est pas un catéchisme, en n'intégrant pas par exemple certains éléments doctrinaux. Le refus d’enseigner le catéchisme, ou d’apprendre par cœur, fait que lorsque les enfants ont fini le catéchisme, ils ne savent rien du tout, ni les prières ni les évangiles. Je pense que notre responsabilité existe, car nous n’avons pas fait tout notre travail.

C’est d’autant plus vrai quand des évêques interprètent la parole de Dieu à leur manière. Je viens de relire la déclaration de l’évêque d’Oran sur le mariage (NDLR : Dans son ouvrage « Tout amour véritable est indissoluble », Mgr Jean-Paul Vesco, affirme que l’Église peut changer la discipline sur les divorcés remariés sans remettre en cause la doctrine de l’indissolubilité du mariage). Dans l’évangile de Saint-Marc, chapitre 10, Jésus dit : « Ce que dieu a uni, l’homme ne le sépare pas. » Si l’homme renvoie sa femme et en épouse une autre, il est adultère. La femme aussi. C’est très clair. Mais certains évêques disent « non, on peut se remarier ». [...]

Que répondez-vous à ceux qui disent que l’Eglise a perdu ses fidèles car elle ne serait plus en phase avec les préoccupations de la société actuelle, qu’elle devrait s’adapter plus aux sociétés européennes sur des sujets tels que la contraception ou le divorce ?

Un médecin qui a un malade, que fait-il ? S’adapte-t-il au malade ou bien essaye-t-il de lutter contre la maladie ? L’église ne peut pas dire « vous êtes malade, c’est très bien, je vais vous suivre comme cela ». Elle doit au contraire dire « je vais vous donner un idéal, une ligne de conduite ». L’Eglise n’invente rien, elle dit ce que Dieu lui a dit de dire. L’Eglise ferait du tort à l’humanité si elle abandonnait le message chrétien en s’adaptant. L’Eglise parait dure, mais quand je me fais opérer, j’ai besoin d’avoir mal pour qu’on m’enlève la maladie. [...]"

Posté le 9 mars 2015 à 09h42 par Michel Janva | Lien permanent

24 février 2015

Le Mont Saint-Michel est redevenu une île

 à l'occasion des grandes marées...

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Posté le 24 février 2015 à 16h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

22 février 2015

De l’Europe mariale à l’Europe des marchands : l’Europe au bord de la guerre

L'émission de midi annoncée hier est en ligne :

Posté le 22 février 2015 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent

21 février 2015

De l’Europe mariale à l’Europe des marchands : l’Europe au bord de la guerre

Ce sera le thème de l'émission de Grégoire Boucher sur Radio courtoisie, dimanche 22 février à 12h.

Invités :

L’Europe est malade. Très malade. Celle qui est née aux couleurs des douze étoiles de la Sainte Vierge est aujourd’hui un bateau ivre, qui coule sous nos yeux, en se reniant chaque jour un peu plus. Cette Europe technocrate a été livrée par des marchands du temple sans scrupules à la folie des hommes. On ne compte plus les renégats, banquiers apatrides, politiciens véreux et dhimmis socio-démocrates qui s’acharnent sur les dernières fondations. La belle Europe est aujourd’hui en guerre, rongée par des maux qui la détruisent irrémédiablement : promotion de la mort, destruction de la famille, soumission au diktat américain, islamisation généralisée, invasion galopante, crise monétaire, chômage endémique, profanations, attentats, guerres… la fin de cette Europe a sonné. Du Donbass à Athènes, du Kosovo-Métochie à Paris, l’Europe de Bruxelles est morte. Pour que vive l’Europe des Nations ?

Posté le 21 février 2015 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent

16 février 2015

En gommant les racines chrétiennes, nous faisons le lit du fondamentalisme

Extrait de l'éditorial de Mgr Marc Aillet :

"[...] En gommant les racines chrétiennes de notre culture, en faisant l’apologie d’une conception matérialiste, hédoniste et relativiste de l’existence qui conduit à ce que le pape François a appelé « le grand vide d’idées auquel nous assistons en Occident », nous faisons le lit du fondamentalisme religieux et de tous les extrémismes. En effet, comme le Saint-Père le rappelait devant le Parlement européen, en citant le Pape émérite, « c’est l’oubli de Dieu, et non pas sa glorification, qui engendre la violence ».

Ceux que l’on appelle les « islamistes radicaux », qui semblent rallier de plus en plus d’adeptes tant dans les pays à majorité musulmane qu’en France, où le nombre de conversions à l’Islam grandit, ont décidé de punir cette conception du monde qu’ils identifient de manière sommaire avec la civilisation chrétienne : c’est pourquoi les chrétiens, comme nous le constatons au Moyen Orient, au Nigéria ou au Pakistan, sont des cibles privilégiées de leurs exactions. Il s’agit pour eux de conquérir le monde à l’Oumma, en recourant à la violence la plus aveugle pour servir un idéal à la fois politique et religieux.

Nous ne saurions répondre à cette grave crise par le seul recours à une laïcité qui accompagne ce que saint Jean Paul II a appelé « une apostasie tranquille et silencieuse ». Aujourd’hui, après les attentats du mois de janvier à Paris, on semble même avoir oublié les victimes désarmées au profit d’idées que l’on appelle pompeusement les « valeurs de la République » : « Maintenir vivante la démocratie en Europe demande d’éviter les « manières globalisantes » de diluer la réalité : les purismes angéliques, les totalitarismes du relativisme, les fondamentalismes anhistoriques, les éthiques sans bonté, les intellectualismes sans sagesse » (Pape François devant le Parlement européen). Aveuglés sur les vrais enjeux, on s’obstine à idolâtrer la liberté d'expression. Mais une liberté d’expression qui n'est pas au service de l'affirmation des droits humains les plus fondamentaux, comme le droit à la vie et le droit à la liberté religieuse, peut devenir destructrice : en sombrant dans l'insulte et la dérision, elle attise la haine, engendre la violence et érige le manque de respect de l'autre en principe du vivre ensemble! Les événements récents en ont apporté la navrante démonstration.

Ni la violence, ni le laïcisme ne sont une réponse adéquate à la crise que nous vivons. La réponse des chrétiens est tout autre : c'est la grâce de l'Esprit Saint reçue au baptême ! Ce don est seul capable, en nous unissant réellement au Christ mort et ressuscité, de changer radicalement notre cœur, c'est-à-dire de le transformer à la racine, où se cachent les pensées perverses dont Jésus parle dans l'Evangile. On a beaucoup évoqué les islamistes radicaux ou radicalisés, qui exercent une violence inouïe au nom de leur croyance ou de leur religion. La radicalité du baptême se situe à un autre niveau, au plus intime de nous-même, dans la seule contestation qui soit efficace, celle qui s'attaque non aux autres, mais à la racine du mal qui est tapi dans les cœurs : une révolte d'amour contre l'esclavage des passions. En nous établissant dans une relation d'amitié avec le Christ, constamment nourrie par la Parole et les sacrements, la foi nous donne de vaincre le monde ! Alors, nous pourrons avec le Christ transformer l’histoire."

Posté le 16 février 2015 à 14h52 par Michel Janva | Lien permanent

13 février 2015

La vision de Poutine, c'est une Europe chrétienne

Extrait de l'entretien accordé par Frédéric Pons à Famille Chrétienne :

"Il entend restaurer la puissance russe en s’appuyant sur les deux piliers traditionnels de la Russie : l’Église orthodoxe du patriarcat de Moscou d’une part et les forces armées d’autre part.

578231_patriarche_kirill_vladimir_poutine_fevrierSur la foi orthodoxe, on sait qu’il fréquente depuis dix ans, discrètement – sans caméras – les monastères. Il va régulièrement au mont Athos, en Grèce. Et il fréquente le monastère de Varlaam, en Carélie russe. C’est un monastère typique de la nouvelle orthodoxie russe, avec des moines de combat. Il aime y méditer, les retrouver, parler avec eux. Par ailleurs, il fonctionne largement en accord avec le patriarche Cyrille, qui est un jeune patriarche. Ensemble, ils défendent les racines chrétiennes de la Russie, à commencer par le soutien au mariage traditionnel, et la lutte contre la pornographie. C’est un exemple assez unique de fonctionnement harmonieux entre l’Église et l’État, selon un modèle traditionnel en Russie. Bien sûr, on ne peut sonder les reins et les cœurs, mais on ne peut dénier à Poutine d’avoir une vision. Et sa vision, c’est une Europe chrétienne – disons de Fatima à Vladivostok !"

Posté le 13 février 2015 à 17h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Très forte augmentation de la population musulmane en Grande-Bretagne

 Lu ici :

"En une décennie le nombre d’enfants musulmans en Angleterre et Pays de Galles a doublé, un élève sur 12 est éduqué dans la foi islamique.

Un tiers des musulmans en Angleterre et au Pays de Galles sont âgés de 15 ans et moins. Une analyse de recensement de 2011 déclare que la population musulmane a augmenté de 75 %. Le nombre de musulmans au Royaume-Uni a augmenté de 1,5 millions en 2001 à 2,7 millions en 2011. Cette étude a été effectuée par le Muslim Council of Britain (MCB). Dans certaines parties de Birmingham plus de 80 % des élèves sont musulmans" (Source en anglais)

Et en France ?

Posté le 13 février 2015 à 14h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

10 février 2015

L'aveuglement idéologique prépare, sinon la guerre civile, du moins le suicide de l'Europe

Fabrice Hadjadj est intervenu en Italie à la Fondation de Gasperi devant les ministres italiens de l'Intérieur et des Affaires étrangères, le président de la communauté juive de Rome, le vice-président des communautés religieuses islamiques de la ville. Extrait du texte publié par le Figarovox :

"Chers Djihadistes -c'est le titre d'une lettre ouverte publiée par Philippe Muray- un de nos plus grands polémistes français- peu après les attentats du 11 septembre 2001. Cette lettre s'achève par une série d'avertissements aux terroristes islamiques, mais ceux qu'elle vise en vérité, par ricochet et par ironie, ce sont les Occidentaux fanatiques du confort et du supermarché. Je vous cite un passage dont vous allez tout de suite capter l'heureuse et cinglante raillerie: «[Chers Djihadistes], craignez la colère du consommateur, du touriste, du vacancier descendant de son camping-car! Vous nous imaginez vautrés dans des plaisirs et des loisirs qui nous ont ramollis? Eh bien nous lutterons comme des lions pour protéger notre ramollissement. […] Nous nous battrons pour tout, pour les mots qui n'ont plus de sens et pour la vie qui va avec.» Et l'on peut ajouter aujourd'hui: nous nous battrons spécialement pour Charlie Hebdo, journal hier moribond, et qui n'avait aucun esprit critique -puisque critiquer, c'est discerner, et que Charlie mettait dans le même sac les djihadistes, les rabbins, les flics, les catholiques, les Français moyens- mais nous en ferons justement l'emblème de la confusion et du néant qui nous animent!

Voilà à peu près l'état de l'État français. Au lieu de se laisser interpeler par les événements, il en remet une couche, il en profite pour se payer sa bonne conscience, remonter dans les sondages, se ranger du côté des victimes innocentes, de la liberté bafouée, de la moralité outragée, pourvu qu'on ne reconnaisse pas le vide humain d'une politique menée depuis plusieurs décennies, ni l'erreur d'un certain modèle européocentrique selon lequel le monde évoluerait fatalement vers la sécularisation, alors qu'on assiste presque partout ailleurs, et au moins depuis 1979, à un retour du religieux dans la sphère politique. Mais voilà: cette trop bonne conscience et cet aveuglement idéologique sont en train de préparer pour bientôt, sinon la guerre civile, du moins le suicide de l'Europe.

La première chose qu'il faut constater, c'est que les terroristes des récents attentats de Paris sont des Français, qu'ils ont grandi en France et ne sont pas des accidents ni des monstres, mais des produits de l'intégration à la française, de vrais rejetons de la République actuelle, avec toute la révolte que cette descendance peut induire. [...]"

Posté le 10 février 2015 à 20h46 par Michel Janva | Lien permanent

08 février 2015

Vagney (88) : requiem pour l’église Sainte-Cécile

L’église Sainte-Cécile de Vagney-Zainvillers, construite au XIXe siècle et intégrée à une maison de retraite, est en cours de démolition.

"La démolition de cette chapelle permettra l’extension de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendante.

Quand on commence à démolir les églises, c’est aussi l'Homme que l'on détruit. C'en est fini du respect de l’être humain."

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(2e Photo David Jeangeorges)

Posté le 8 février 2015 à 15h04 par Marie Bethanie | Lien permanent

4 mars : débat sur le Christianisme et l'Europe entre Alain de Benoist et Rémi Brague

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Posté le 8 février 2015 à 07h13 par Michel Janva | Lien permanent

05 février 2015

L'Europe colonisée

Selon Yvan Blot, l'Europe subit 3 colonisations :

"[...] L’une est économique. La structure des marchés est influencée historiquement par des relations de pouvoir ; or, les centres de décision économiques sont de moins en moins chez nous. On assiste à un transfert. Je rappelle que la valorisation du CAC 40 dans son ensemble n’équivaut qu’au tiers des sommes détenues par le plus grand fonds au monde, l’américain Blackrock.

La seconde est physique. Elle découle de l’immigration incontrôlée qui s’installe actuellement sur le territoire européen. La dernière, la plus importante, est culturelle et spirituelle : l’Europe est gagnée par l’utilitarisme américain, qui met la fonction marchande au sommet avec comme valeurs suprêmes les droits et l’argent. [...]

Comment l’Europe pourrait-elle se décoloniser, selon vous ?

L’une des clés de sortie de cette colonisation est culturelle. Nos énarques ont perdu tout repère humaniste. Ils ne sont guidés que par les deux premières causes, la matérielle et la formelle, c’est-à-dire le droit et l’économie. Nous avons des hommes politiques desséchés et cela joue énormément sur le manque de représentativité. Pour sortir de notre arraisonnement utilitaire actuel, il serait possible de se baser sur deux institutions fortes : l’Église et l’Armée. C’est ce qu’a fait la Russie au sortir du communisme. De manière générale, tout redressement ne pourra se faire sans une démocratisation de nos pays qui vivent en réalité en régime oligarchique."

Posté le 5 février 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent

14 janvier 2015

Pourquoi nous ne serons JAMAIS Charlie!

Charlie Hebdo n266Le Charlie Hebdo n° 266.

donc, en solidarité avec les chrétiens persécutés et assassinés par les islamistes au Proche et au Moyen-Orient, en solidarité avec les chrétiens persécutés et assassinés par les islamistes en Afrique en général, au Cameroun, en Centre-Afrique et au Nigéria en particulier, en solidarité avec les chrétiens persécutés et assassinés par les islamistes au Pakistan et en Inde, en solidarité avec les chrétiens persécutés et assassinés par les islamistes dans le Golfe Persique, et en solidarité avec tous les chrétiens persécutés par les islamistes:

Donc : PAS D'AMALGAME!

 

Posté le 14 janvier 2015 à 18h08 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (41)

06 janvier 2015

Conférence de Michel de Jaeghere sur la fin de l'Empire romain

Michel de Jaeghere a publié en 2014 un livre sur la fin de l'Empire Romain qui fait d'ores et déjà référence. Il l'a présenté lui-même en video. Et il donne prochainement une conférence sur le sujet.

Conf 13 janvier PM

 

Posté le 6 janvier 2015 à 21h27 par Paula Corbulon | Lien permanent

02 janvier 2015

Le Parlement européen est-il fondé sur le roc ?

Les voeux du député au Parlement européen Bruno Gollnisch valent le détour. Cliquer sur l'image pour l'agrandir (et pouvoir lire les petits caractères en bas...) :

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Posté le 2 janvier 2015 à 20h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

19 décembre 2014

Le Parlement européen vous souhaite un Joyeux Noël

Avec une crèche !

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Posté le 19 décembre 2014 à 15h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

10 décembre 2014

Travail dominical : le bien-être des uns ne doit pas devenir l’esclavage des autres

Mgr Robert Poinard, vicaire général du diocèse aux armées, revient dans un long texte sur ce que représente le dimanche pour les chrétiens. Extraits :

Sans-titre"« Le dimanche apparaît donc, dès les origines, comme une institution typiquement chrétienne, originale et autonome » (G. Jacquemet). Jésus s’était montré vivant à ses disciples un dimanche. Ils prirent l’habitude de se réunir ainsi les dimanches suivants, comme en attestent l’évangéliste saint Jean puis les Actes des Apôtres. Jésus ressuscité revint ainsi les visiter plusieurs fois les dimanches suivants jusqu’à son Ascension, durant quarante jours. Et l’effusion de l’Esprit Saint a bien lieu un dimanche au milieu de la communauté réunie pour fêter la Pentecôte. A partir de là on comprend que l’Eglise naissante ait voulu s’organiser autour de ce jour (...)

Contrairement à ce que certains ont prétendu, le dimanche, comme jour de fête chrétienne, n’est pas né d’une sorte de conflit entre le culte juif et le culte chrétien puisque les disciples du Christ ont continué à marquer le shabbat durant quatre siècles, parallèlement au dimanche ! Il n’y a donc jamais eu d’opposition entre le samedi et le dimanche mais un accent nouveau, et plus fortement marqué, sur le dimanche comme jour spécifiquement chrétien (...) Finalement, ce qui semble vraiment avoir donné le coup de grâce au samedi c’est la décision de l’empereur Constantin de promulguer le repos dominical pour tout l’Empire. Désormais le dimanche devient le jour officiellement chômé partout et il le restera en occident jusqu’à nos jours (...)

Pour le chrétien le dimanche est d’abord le jour du Seigneur : c’est le dimanche que le Christ a triomphé de la mort (...) Le dimanche est aussi le jour consacré à Dieu : héritiers de la tradition biblique, nous savons qu’il nous faut mettre à part des temps pour Dieu qui lui soient gratuitement consacrés (...) Le dimanche est le jour de l’homme : dans l’empire romain christianisé les esclaves travaillent jusqu’au vendredi soir. Le samedi et le dimanche ils appartiennent à l’Eglise qui en profite pour les catéchiser et humaniser quelque peu leur condition misérable. Le dimanche s’imposera dans l’Eglise comme le jour à consacrer aux plus petits, à inviter des pauvres à sa table par exemple, ou à leur porter un repas (...)

Le principe, depuis Augustin jusqu’à nos jours, est toujours le même. Le repos dominical ne peut être rompu qu’à une seule condition : la nécessité de pratiquer la caritas c’est-à-dire lorsque le devoir m’oblige à secourir mon frère, à lui venir en aide. Ainsi, toutes les professions qui sont vouées au soutien matériel, médical, moral de l’homme ne sont pas concernées par les obligations du repos dominical (...)

Le bien-être des uns ne doit pas devenir l’esclavage des autres…En toute chose c’est le bien commun qui doit primer. Or, le bien commun est de pouvoir se reposer le dimanche et se livrer aux activités que l’on a librement choisies.

L’ordre économique ne doit pas écraser l’homme sous des fardeaux qu’il ne puisse plus supporter. Or il y a un grave danger à rompre des équilibres que la sagesse divine et la sagesse humaine ont établis dans l’ordre naturel. En tout état de cause, un abandon quasi général du repos dominical qui viendrait totalement bouleverser l’ordre économique et social, pourrait causer une désorganisation profonde de la vie de nos sociétés et, en particulier, de la cellule familiale. On comprend que la polémique autour du travail du dimanche soit importante non seulement pour la vie chrétienne mais pour la vie sociale en général."

Posté le 10 décembre 2014 à 19h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

08 décembre 2014

Des crèches partout ! (page mise à jour)

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Votre municipalité a installé une crèche dans un endroit public : plébiscitez cette décision identitaire de vos élus en prenant cette crèche en photo, et en la postant, sans omettre de préciser d'où elle vient, à

mariebethanie.lesalonbeige@yahoo.fr

Préservez l'héritage reçu en proposant à vos élus de faire installer une crèche dans votre municipalité, et envoyez la photo à l'adresse ci-dessus.

Car "[...] la France est un vieux pays, et elle ne se laissera pas ainsi dépouiller de cela seul qui lui reste aujourd'hui : son héritage" (Claire Bouglé - Le Roux). 

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Le "circuit des crèches de Lucéram" (06) dans tout le village. Ici, la Crèche provençale de 10 m de long à la chapelle St Pierre

 

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A Landogne (Puy-de-Dôme), la plus importante expo de crèches du Centre de la France

 

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A Pleucadeuc, dans le Morbihan, une expo géante de crèches

 

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Une crèche vivante "résistante" à La Roche-sur-Yon (Ouest France du 07/12/14 page 18)

 

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En attendant les photos des crèches de Sanary et Cogolin, dont les maires respectifs ont décidé d'en installer une, la crèche empruntée à la page Facebook "Touche pas à ma crèche". C'est donc possible de convaincre son maire, et il est encore temps de le faire.

 
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A Calais, une crèche magnifique dans une forêt de sapins, sur la place de la mairie.

 

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Crèche de la ville de Montpellier, à l'entrée du marché de Noël

 

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Sur la Grand Place de Bruxelles (bon, ce n'est pas en France, mais l'Europe entière doit garder son identité chrétienne, alors, merci les Belges !)

Posté le 8 décembre 2014 à 09h09 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (21)

05 décembre 2014

Un jour, un texte ! La Patrie selon Charles Maurras

« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. »

Georges Bernanos, La France contre les robots

Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (5)

La patrie

Une patrie, ce sont des champs, des murs, des tours et des maisons; ce sont des autels et des tombeaux; ce sont des hommes vivants, père, mère et frères, des enfants qui jouent au jardin, des paysans qui font du blé, des jardiniers qui font des roses, des marchands, des artisans, des ouvriers, des soldats, il n'y a rien au monde de plus concret.

Le patriotisme n'est pas seulement un devoir. C'est un plaisir. "Pour ma part, disait Ulysse aux bons Phéniciens, je ne sais rien de plus agréable à l'homme que sa patrie." Il le disait d'un pauvre rocher sur la mer. Comment parlerons-nous de la nôtre? En est-il de plus belle, plus digne d'être défendue? Qui, un jour se penchant dans l'embrasure d'une haute colline ou vers quelque vallon ouvrant sur le fleuve et la mer, ne s'est pas arrêté, suspendu, presque sidéré par un chœur imprévu de couleurs et de formes demi-divines ?...

La patrie est une société naturelle ou, ce qui revient absolument au même, historique. Son caractère décisif est la naissance. On ne choisit pas plus sa patrie - la terre de ses pères - que l'on ne choisit son père et sa mère. On naît Français par le hasard de la naissance.

C'est avant tout un phénomène d'hérédité.

Les Français nous sont amis parce qu'ils sont Français; ils ne sont pas Français parce que nous les avons élus pour nos amis. Ces amis sont reçus de nous; ils nous sont donnés par la nature... Rien ne serait plus précieux que d'avoir des Français unis par des liens d'amitié. Mais, pour les avoir tels, il faut en prendre le moyen et ne pas se borner à des déclarations et à des inscriptions sur les murs.

Certes, il faut que la patrie se conduise justement. Mais ce n'est pas le problème de sa conduite, de son mouvement, de son action qui se pose quand il s'agit d'envisager ou de pratiquer le patriotisme; c'est la question de son être même, c'est le problème de sa vie ou de sa mort... Vous remercierez et vous honorerez vos père et mère parce qu'ils sont vos père et mère, indépendamment de leur titre personnel à votre sympathie. Vous respecterez et vous honorerez la patrie parce qu'elle est elle, et que vous êtes vous, indépendamment des satisfactions qu'elle peut donner à votre esprit de justice ou à votre amour de la gloire. Votre père peut être envoyé au bagne : vous l'honorerez. Votre patrie peut commettre de grandes fautes : vous commencerez par la défendre, par la tenir en sécurité et en liberté.

Le patriotisme n'a pas besoin d'un idéal, socialiste ou royaliste, pour s'enflammer; car il naît de lui-même, du sang et du sol paternels. Ce qu'il faut saluer, c'est le suprême sacrifice de la vie fait sur le sol qu'il s'est agi de défendre. Ce sol sacré serait moins grand, moins cher, moins glorieux, moins noble et moins beau si les Français de toute origine et de toute obédience n'y payaient pas en toute occasion nécessaire la juste dette de leur sang.

Plus haut que l'armée et que le drapeau, plus haut que la plus fière conscience de la patrie, vit la patrie même, avec les saintes lois du salut public. Ce sont elles qui font consentir à de durs sacrifices pour défendre l'intégrité du reste et préserver son avenir. Qu'elle vive d'abord !

Charles Maurras

Extrait de : « Votre bel aujourd'hui ».

Ed. Arthème Fayard - 1953.

Posté le 5 décembre 2014 à 06h51 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (1)

02 décembre 2014

L'UE et les personnes handicapées

Communiqué de CitizenGo dans le cadre d'une démarche réunissant plus de 100 associations européennes :

"A l'occasion de la Journée internationale des personnes handicapées (3 décembre), plus de 100 organisations représentant plusieurs millions de citoyens des États membres de l’UE invitent le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à retirer la proposition de Cinquième Directive sur l’Egalité de traitement.

Initialement destinée à offrir un recours en cas de discrimination spécifique envers les personnes handicapées, elle est désormais utilisée à d’autres fins pour faire avancer divers autres objectifs politiques. Les signataires de la lettre ouverte craignent que la proposition de directive, si elle est adoptée, ne vienne restreindre les droits civils fondamentaux de tous les citoyens européens d'une manière grave et dangereuse – en particulier en ce qui concerne la liberté d'effectuer diverses activités ciblées professionnelles, commerciales ou de service, sans craindre d’être accusé de discrimination.

Dans une lettre ouverte adressée au Président Juncker et conformément à son engagement  "d'examiner, dans les trois premiers mois de son mandat, avec le Parlement européen et le Conseil, la liste des propositions législatives en instance pour déterminer s'il convient de les poursuivre ou non, conformément au principe de «discontinuité politique »", les signataires exhortent le Président et son vice-président Frans Timmermans, à abandonner cette Directive polémique, qui n'est jamais parvenue au cours des six dernières années à recueillir l'unanimité requise pour son approbation.

L'intention originale de la Commission en proposant cette Directive était d’offrir un recours en cas de  discriminations visant spécifiquement les personnes handicapées dans leur vie quotidienne – et pas seulement dans le cadre de leur travail. Cependant, en 2008, cédant à des pressions politiques, la Commission a ajouté à cette proposition d’autres types de discrimination visant la religion ou les convictions, l’âge et l'orientation sexuelle. Depuis lors, la Directive a été instrumentalisée pour faire avancer plusieurs autres objectifs. Il en résulte que la proposition finale de la Commission est un document lourd et mal rédigé, qui réglemente le comportement privé des citoyens d'une manière sans précédent – sans nécessité démontrée – et multiplie les possibilités de conflits et de confusion.

Particulièrement troublante est l’utilisation dans la Directive d’un vocabulaire flou, imprécis et mal défini (avec des expressions telles que " discrimination", "harcèlement, » « un traitement moins favorable", etc.), qui pourrait éventuellement donner lieu à des interprétations imprévisibles – et produire des conséquences défavorables et négatives. En outre, l'adoption de la Directive dans sa forme actuelle aurait un impact profond sur le travail d’institutions fondées sur des valeurs éthiques , notamment les églises et les écoles et associations confessionnelles.

L’offre de services professionnels et la possibilité de contracter librement et sans contrainte constituent d’importants moyens d’interaction entre les personnes dans la société. Les citoyens doivent rester libres de le faire – et doivent avoir le droit de faire des choix différents et d’avoir des convictions et des visions du monde différentes. Or, la Directive proposée créerait des obligations juridiques abstraites, qui auraient un impact  considérable sur ce type d’accords volontaires entre personnes. Cela pourrait porter sérieusement atteinte à l'autonomie individuelle et à la diversité sociale et mettrait chaque citoyen européen sous une chape de suspicion générale pour cause de comportement discriminatoire envers d’autres concitoyens.

Les signataires de la lettre ouverte au Président Juncker sont convaincus que l'UE ne devrait pas avaliser une proposition aussi sévère, aussi restrictive en matière de libertés, d’autant plus que ses nombreux effets négatifs – restrictions des libertés civiles fondamentales, contrôle bureaucratique de toute l'activité économique privée, charges administratives et financières disproportionnées imposées aux citoyens – sont beaucoup plus prévisibles que ses éventuels résultats positifs. Il existe, en revanche, des instruments plus adaptés et moins restrictifs de la liberté qui peuvent être utilisés afin de traiter les injustices perçues et les inégalités sociales. C’est pourquoi les signataires de la lettre ouverte exhortent la Commission européenne à abandonner définitivement cette proposition de directive et à élaborer des recours plus adaptés, mieux ciblés, pour résoudre les problèmes réels et avérés auxquels sont confrontés les citoyens de l'Union européenne.

#  #  #

Pour plus d'informations, contacter Sophia Kuby, directeur exécutif de European Dignity Watch

tel +32 477 57 00 46 ou courriel: skuby@europeandignitywatch.org

Posté le 2 décembre 2014 à 20h31 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

27 novembre 2014

Le pape a remis l'Europe face à sa vocation

Grégor Puppinck, directeur du Centre Européen pour les droits de l'homme et la justice, a assisté aux deux interventions du vicaire du Christ à Strasbourg. Extraits de son analyse :

G"[...] Je pense qu’aujourd’hui cette visite a un sens particulier parce que l’Europe a fait un virage, elle est sur le point critique de son histoire avec une concomitance de plusieurs crises actuelles : une crise de confiance dans le mécanisme européen, dans le processus institutionnel et de développement de l’Union européenne. C’est une crise importante parce que nous avons vu les résultats des élections qui ont montré que maintenant, il y a beaucoup de scepticisme à l’égard des institutions européennes. Vient ensuite une crise économique très forte, même financière également, il y a beaucoup de chômage, surtout parmi les jeunes. S’y ajoute une crise culturelle : l’Europe ne sait plus très bien quelles sont ses valeurs. Et puis, une crise géopolitique avec le conflit ukrainien qui traverse actuellement l’Europe. Toutes ces crises sont importantes, elles mettent en cause l’avenir du continent européen, de notre civilisation. Lorsque l’Europe est en crise, c’est le moment extrêmement important où l’Eglise catholique peut venir parler pour resituer l’Europe, notre projet politique, notre société dans une perspective beaucoup plus longue afin d’essayer de sortir de cette crise, de voir au-delà des événements à court terme. C’est le moment où l’Eglise peut venir repositionner l’Europe, nous resituer dans le temps long, dans le temps de l’Eglise qui atteint bimillénaires. Dès le départ, l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe ont toujours accompagné l’histoire du continent européen. Donc, lorsque le continent est en crise, il est important que les chrétiens s’adressent et remontrent aux peuples européens quelles sont les vraies valeurs et les priorités. Plus précisément, le sens du message du Pape François était d’essayer de dépasser la crise pour remontrer aux peuples européens quelles sont les vraies valeurs qu’il faut rechercher, qu’il faut poursuivre au-delà des valeurs purement mercantiles et individualistes qui, trop souvent, déterminent notre politique.

[...] Il a invité les institutions de l’Europe occidentale à refonder notre projet politique non plus sur l’économie, sur les finances ou sur la technologie, mais sur la personne, sur la dignité transcendante de la personne humaine. C’est une question de hiérarchie de valeurs. Trop souvent, la politique européenne est déterminée uniquement par les intérêts économiques et technologiques. Et le Pape a dit : cette approche-là, individualiste, rend stérile notre culture. Il faut réussir à dépasser ces valeurs économiques, financières et techniques en plaçant au-dessus un point de référence bien plus élevé et important qui est issu de la personne humaine et de sa transcendance, c’est-à-dire de la capacité, de la spécificité de la personne humaine qui la distingue de tout le reste qui est à la fois son enracinement dans la réalité et son ouverture au spirituel. Alors, tout le propos du Pape a été de dire : au-dessus de l’économie, au-dessus de la finance, il doit y avoir d’abord la recherche de la protection et de l’affirmation de la dignité transcendante de la personne humaine. C’est uniquement si on refonde notre politique, notre projet politique sur cette dignité qu’elle peut retrouver un sens et être réhumanisée. Finalement, ce que le Pape a dit, c’est que l’Europe souffre aujourd’hui d’être déshumanisée, d’avoir perdu le sens de l’humain. [...]

Par contre, le deuxième discours qu’il a fait devant le Conseil de l’Europe, institution qui regroupe 47 Etats dont, notamment, toute l’Europe centrale, l’Europe orientale, la Russie, l’Ukraine, la Turquie, etc. Le deuxième discours du Pape a été également très important. Il s’est concentré essentiellement sur la paix. Il a rappelé que la finalité du Conseil de l’Europe a toujours été d’être au service de la paix en Europe et qu’aujourd’hui encore cette institution doit maintenir cette œuvre, cette recherche d’instauration de la paix en Europe. Cette paix, il l’a dit, il l’a défendait d’abord, doit être fondée sur une juste compréhension de l’homme et de la société. Mais il a ajouté deux éléments qui me paraissent très importants et nouveaux dans le discours de l’Eglise catholique. L’Europe doit renoncer à une approche purement monolithique, elle ne doit pas chercher à constituer un ensemble politique monolithique mais doit se considérer elle-même comme un ensemble multipolaire. La multipolarité c’est la reconnaissance qu’il peut y avoir légitimement plusieurs centres de pouvoir politique en Europe. Le but n’est pas de construire une Europe uniforme mais de reconnaître que l’Europe est un organisme vivant, est une culture, une société, une civilisation qui a une diversité. [...]"

Posté le 27 novembre 2014 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent

25 novembre 2014

Bruno Gollnisch souhaite que le pape soit écouté

Communiqué de Bruno Gollnisch, député français eu Parlement européen et membre du bureau politique du FN :

G"Le Pape François a tenu ce jour un discours riche et élevé devant les parlementaires européens réunis en session à Strasbourg. Il a exposé les causes de la désaffection d’une part croissante des peuples à l’égard de l’Union Européenne. Il a rappelé que les droits humains, que l’on invoque ici à tout instant, ne sauraient être l’expression d’une revendication individualiste et hédoniste, mais qu’ils découlaient de la nature et de la destinée spirituelle de l’Homme. Il s’est élevé contre ce que son prédécesseur Jean-Paul II appelait la culture de mort, et a réaffirmé la nécessité du respect de la vie humaine de son origine à son terme naturel. Pour lui, de même, la véritable écologie ne se conçoit que comme le respect de la Création. Il a pareillement rappelé l’importance de la famille comme cellule de base de la société, protection des faibles et remède contre le drame de la solitude. Il a stigmatisé à juste titre les effets dévastateurs d’une économie mondialisée purement matérialiste.

Sur l’immigration, qui ne souscrirait à l’affirmation selon laquelle nous ne pouvons nous résigner à ce que la Méditerranée devienne un cimetière ? Mais là encore le message, ferme sur le devoir d’accueil, est extrêmement équilibré : plus encore qu’aux effets, a-t-il dit, il faut s’attaquer aux causes, dont le sous-développement, et les conflits en méditerranée, qui ont (avec hélas notre concours) déstabilisé les Etats d’origine.

Le pape a aussi défini la culture des peuples d’Europe en rappelant l’héritage de Rome et d’Athènes, l’influence du christianisme, en mentionnant la diversité des nations slaves, latines, germaniques, etc., et en appelant au maintien des identités diverses.

Que les promoteurs de la culture de mort, les immigrationistes ou les fossoyeurs des nations, trop souvent majoritaires dans ce Parlement ne se méprennent pas. Les appels du Pape à un juste équilibre cherchent avant tout à remettre l’homme et sa nature au centre de nos débats politiques. Ces réalités tranchent avec la destruction méthodique des valeurs traditionnelles ou les vœux pieux utopistes, trop souvent dominants dans cet hémicycle. Il a été entendu. Souhaitons qu’il soit écouté."

Soulignons que cela n'en prend pas le chemin : la visite du pape a été quasiment absente des jounraux télévisés de ce soir. Il y a bien sûr le JT de TV Libertés (vers la 7e mn).

Posté le 25 novembre 2014 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Strasbourg : les Femen condamnées par le code pénal alsacien ?

C'est le Figaro-Vox qui soulève cette intéressante question, car l'Alsace bénéficie, outre le Concordat napoléonien, de reliquats législatifs datant de l'occupation par l'empire allemand :

"En grimpant sur l'autel de la cathédrale de Strasbourg pour protester contre la venue du Pape François au Parlement européen, la Femen se serait-elle jeté dans la gueule du loup? En effet, si les actions du fameux groupe à Notre-Dame de Paris sont restées impunies devant les tribunaux, le code pénal local alsacien condamne fermement les troubles à l'encontre des cultes.

Son article 166 prévoit ainsi un délit de blasphème: «Celui qui aura causé un scandale en blasphémant publiquement contre Dieu par des propos outrageants, ou aura publiquement outragé un des cultes chrétiens ou une communauté religieuse établie sur le territoire de la Confédération (…) ou les institutions ou cérémonies de ces cultes ou qui, dans une église ou un autre lieu consacré à des assemblées religieuses, aura commis des actes injurieux et scandaleux, sera puni d'un emprisonnement de trois ans au plus.» L'article 167 précise la même peine pour les perturbations d'offices religieux."[...]

Un peu plus sérieux que les "fermes condamnations" de Bernard Cazeneuve. Encore faudrait-il profiter de l'exception alsacienne qui, bien qu'elle ne serve que rarement, demeure toujours en vigueur.

Posté le 25 novembre 2014 à 15h34 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)


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