19 septembre 2014

L'Europe est morte à Pristina

Jacques Hogard, auteur du livre L'Europe est morte à Pristina, que nous avons mentionné ici et , évoquera son ouvrage le vendredi 19 septembre de 15.00 à 15.30, sur Radio Notre Dame (FM 100.7) dans l'émission "Planisphère". 

Posté le 19 septembre 2014 à 07h14 par Paula Corbulon | Lien permanent

10 septembre 2014

Clunypedia : les sites clunisiens à portée de clic

Un ambitieux projet pour "renforcer une certaine identité culturelle européenne" :

"Clunypedia.com [est] un site Internet censé centraliser tous les documents sur le sujet : gravures, articles scientifiques, extraits sonores, films, plans, photos, modélisations 3D d’éléments architecturaux. Le tout validé par un comité scientifique d’une vingtaine de chercheurs. Car malgré son nom, Clunypedia ne sera pas un Wikipedia sur Cluny. Si volet collaboratif il y a, il restera l’apanage de la communauté scientifique, non du grand public.

Initié en 2010 et programmé sur dix ans, le projet ne se limite pas à l’abbaye bénédictine fondée en 910. C’est l’ensemble des sites clunisiens qui est concerné. (...) Une carte interactive localise pour l’heure à 160 des 1200 sites du réseau clunisien. Chacun dispose d’un descriptif, d’une vue aérienne, et, à terme, de plans et de modélisations 3D manipulables avec la souris, comme actuellement pour le prieuré de Castle Acre, en Angleterre, l’abbaye de Paisley en Ecosse ou l’abbaye de Cluny elle-même. La réalisation technique est assurée par une start-up locale, Paztec, fondée par de jeunes diplômés de l’école des Arts et Métiers.

01-Moissac - Chapiteau à décor végétal from Clunypedia on Vimeo.

Elle combine plusieurs techniques. Des drones pour les vues d’ensemble, le scan par faisceau laser qui effectue des mesures ultra-précises à 360° afin de restituer les volumes, et la photogrammétrie, pour plaquer des images photographiques correspondantes sur les modèles 3D. En ce moment, toutes les semaines, un des 76 chapiteaux du cloître de l’abbaye de Moissac est mis en ligne."

La suite ici.

Posté le 10 septembre 2014 à 13h59 par Louise Tudy | Lien permanent

07 septembre 2014

Reconquista à l'envers

Un article de Nouvelles de France relaie une menace de l'Etat islamique qui veut faire une "Reconquista à l'envers" en Espagne, considérée par les islamistes comme une terre historiquement musulmane (on (re)lira d'ailleurs avec profit le chapitre consacré au mythe d'al Andalus par Alexandre Del Valle dans son dernier livre, "Le complexe occidental - Petit traité de déculpabilisation"). Voici l'article de NDF :

Nous rétablirons l’islam par la coercition, en vous rouant la face de coups et en vous coupant la tête».

C’est ainsi que le sinistre «État islamique» menace l’Espagne, annonçant la reconquête de ce que ses partisans appellent la terre de leurs ancêtres, puisque la péninsule Ibérique a été sous domination musulmane de 711 à 1492. Au moins on peut dire qu’ils annoncent la couleur et ne cachent pas comment ils comptent s’y prendre pour convertir les «infidèles». Il est extrêmement curieux que les médias français ne parlent pas de cette annonce proférée en espagnol il y a quelque semaines dans une vidéo où l’on voit deux musulmans de l’EI dont l’un est un Franco-Marocain du nom de Salahedine Ghaitun, alias Abou Abdallah Guitone. Cette vidéo peut être vue par exemple sur le site du journal espagnol El Mundo ici.

En Espagne même, des musulmans font circuler sur les médias sociaux des photos de monuments connus avec des drapeaux de l’État islamique et des slogans du type «Nous sommes tous l’État islamique». De leur côté les autorités marocaines ont prévenu la police espagnole que certains des djihadistes partis commettre leurs exactions barbares en Syrie et en Irak sont sur le chemin du retour et pourraient chercher à pénétrer en Espagne par les frontières de Ceuta et Melilla, ces enclaves espagnoles en Afrique du Nord dont les clôtures sont régulièrement prises d’assaut par des groupes de plusieurs centaines de migrants. Un des auteurs des menaces à l’encontre de l’Espagne, un Marocain du nom de Mohamed Hamduch qui répond également au doux pseudonyme de «Kokito», marié à une Espagnole et ex-résident de Ceuta, s’est aussi distingué en postant sur les réseaux sociaux une photo où il pose avec cinq têtes de soldats syriens.

Kokito[1]

Dans une nouvelle vidéo signalée par le journal ABC comme ayant été repérée par les services antiterroristes espagnols après avoir été distribuées dans les forums djihadistes du monde entier et également sur les réseaux sociaux, les islamistes clament qu’ils ne cesseront pas de combattre tant qu’ils n’auront pas récupéré Jérusalem, conquis Al Andalus (les terres de la péninsule Ibérique qui ont été à un moment ou à un autre sous domination musulmane, avec aussi un petit bout de France près de la frontière espagnole) et pris possession de Rome.

«Nous établirons l’État islamique avec des bombes et des explosions. Avec des soldats qui ne voient pas de difficultés dans la difficulté et qui dans la bataille sont des lions qui boivent le sang des infidèles. Le califat est de retour.»

«L’État islamique, par la grâce d’Allah, s’étend de jour en jour. Nous ne nous arrêterons pas, par la volonté d’Allah. Les bombardements ne cesseront pas tant que la croix n’aura pas été détruite, les porcs assassinés et la loi islamique établie. Nous rétablirons l’islam par la coercition, en vous rouant la face de coups et en vous coupant la tête.»

Pour revenir à cet Abou Abdallah Guitone, une recherche sur Google permet de tomber sur des forums musulmans hébergés en France et où l’on écrit en français, où l’on apprenait à la fin du mois de juillet que cet islamo-fasciste, «qu’Allah l’accepte», est mort en martyr."

Posté le 7 septembre 2014 à 11h27 par Marie Bethanie | Lien permanent

02 septembre 2014

Il y a cent ans, la Sainte Vierge sauvait Paris !

Lu dans le bulletin paroissial de la paroisse Notre-Dame des armées :

"Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France. Le 22 août 1914 fut, pour la France, le jour le plus meurtrier de toute son histoire : 27000 soldats français furent tués. Le 2 septembre, le gouvernement quitte Paris pour Bordeaux: les Allemands sont à Senlis, à 45 km de la capitale, lorsque, soudain, tout changea. Le courrier de la Manche fait le récit de ce retournement inespéré de la bataille de la Marne qui s'est produit le8 septembre 1914 et raconte que, le 3 janvier 1915, un prêtre allemand blessé avait été fait prisonnier pendant la bataille de la Marne :

«Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d’être refoulés car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris... elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous  repousser... Cela je l’ai vu et un grand nombre des nôtres aussi.»

Un monument a été inauguré en 1923 à Barcy dans la Marne, pour marquer cet évènement. En souvenir de cette apparition et surtout de la protection maternelle de la France par la Sainte Vierge et pour lui demander de nous aider encore aujourd’hui, nous célèbrerons particulièrement ce 8 septembre à Notre-Dame des Armées.

Lundi 8 septembre à Notre-Dame des armées à Versailles : chapelet à 18h15, messe chantée à 19h."

Posté le 2 septembre 2014 à 07h07 par Paula Corbulon | Lien permanent

14 juillet 2014

Les McArthus, courageux pâtissiers chrétiens d'Irlande

Jeanne Smits sur son blog nous raconte l'histoire ahurissante de ces courageux pâtissiers irlandais :

"Une pâtisserie d’Irlande du Nord [Ashers Bakery] est sous le feu de la Commission de l’égalité du gouvernement pour avoir refusé de fournir un gâteau faisant la promotion du « mariage » gay. On lui demandait de garnir la pâtisserie du logo « Soutenez le mariage gay », avec un identifiant « QueerSpace » et les figurines de deux personnage emblématiques du programme pour enfants, Sesame Street, Bert et Ernie.
Les propriétaires de la boulangerie – une affaire familiale – sont chrétiens. Et à ce titre, rapporte John Henry Westen de LifeSiteNews, les McArthus ont refusé d’honorer cette commande, de même que par le passé ils avaient refusé des demandes de « décoration » avec des images pornographiques ou des mots grossiers.
La Commission de l’égalité vient donc d’engager une procédure accusant Ashers Bakery de « discrimination illégale » après que Daniel McArthur, 24 ans, responsable et désormais porte-parole de l’entreprise, eut refusé une négociation.
L’affaire démarre le 9 mai, date à laquelle le client, Gareth Lee, passe sa commande et paie le gâteau. Deux jours plus tard, l’Ashers Bakery le contacte pour lui expliquer qu’elle ne peut honorer sa commande au motif des convictions chrétiennes de ses propriétaires et lui proposent un remboursement intégral, que Gareth Lee accepte quelques jours plus tard.
Gareth Lee et son groupe vont trouver un autre pâtissier pour leur faire le gâteau conformément à leurs désirs, comme en atteste une photo postée par QueerSpace sur les événements organisés au mois de mai citée par The Christian Institute, qui aide l’entreprise à faire face aux coûts de sa défense. Car le militant LGBT bien connu en cette qualité à Belfast a néanmoins porté plainte.
L’affaire est d’autant plus ahurissante que le législateur d’Irlande du Nord a toujours rejeté la légalisation du « mariage » gay. Les règlements relatifs à la loi d’égalité britannique concernant l’« orientation sexuelle » ont été introduits dans la loi locale en 2006 alors que l’Irlande du Nord était sous l’autorité directe de Westminster, mais de nombreux élus locaux ont toujours dénoncé ce type de règlements, affirmant qu’ils constituent une menace pour la liberté religieuse.
C’est d’autant plus paradoxal que la Commission de l’égalité en Irlande du Nord avait eu pour premier objectif de défendre les droits de la minorité catholique, notamment en matière de discrimination à l’emploi. Situation que Liam Gibson, représentant local de la société pour la protection des enfants à naître, SPUC, a qualifiée d’« ironique » dans un entretien avec LifeSite.
Quant à la famille McArthur, elle reste ferme dans ses convictions. « Nous sommes chrétiens et notre christianisme remplit chaque aspect de nos vies, que ce soit à la maison ou dans la gestion quotidienne de l’entreprise », affirme McArthur dans une vidéo. Ils restent convaincus que leur attitude était justifiée."
 

Posté le 14 juillet 2014 à 09h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

30 juin 2014

A Padoue, des crucifix obligatoires dans les bâtiments d'Etat (suite)

Un post d'hier mentionnait ce maire de la ville de Padoue en Italie, qui

"[...] a annoncé sur son compte Facebook qu’il était désormais obligatoire pour les écoles et les établissements d’état dépendants de la municipalité d’accrocher aux murs de toutes les salles un crucifix. Il a par ailleurs annoncé que ceux qui ne se consentiraient pas à accrocher les crucifix, payés par la municipalité, seraient punis.[...]

Pour bien comprendre la décision de ce maire, qui compte engager des poursuites judiciaires envers les contrevenants, il est nécessaire de se reporter quelques années en arrière. En 2002, une Finlandaise mariée à un Italien, sollicita auprès de la direction de l'école publique d'Abano Terme (Italie - Vénitie) où étaient inscrits ses deux enfants le retrait des crucifix exposés dans chaque salle de classe. 

Le refus de la direction, justifié par deux décrets de 1926 et 1928 prévoyant la présence des crucifix dans chaque salle de classe, fut déféré devant le tribunal administratif de Vénitie. A cette occasion, le tribunal accepta de transmettre une question de constitutionnalité à la Cour constitutionnelle italienne mais celle-ci se déclara incompétente au motif que les dispositions litigieuses sont de nature règlementaire - décrets - et non législative. Le recours fut finalement rejeté par le tribunal administratif, solution confirmée ensuite par le Conseil d'État italien [...] 

En novembre 2009, et suite à la plainte déposée par la mère des deux enfants, un arrêt de la Cour européenne de justice oblige l'Italie à retirer les crucifix des bâtiments publics car

"la présence des crucifix dans les salles de classe des écoles publiques italiennes violait le droit à l'instruction (Art. 2 du Protocole n° 1) examiné conjointement avec la liberté de religion (Art. 9) des élèves. "

Nouveau rebondissement de l'affaire en mars 2011 : suite à la mobilisation des Italiens, la Cour Européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg réexamine l'affaire et contredit l'arrêt de novembre 2009:

"Certainement soucieuse de ne pas souffler sur les braises, la Cour de Strasbourg renverse la solution dégagée par la Chambre. Elle admet donc le 18 mars 2011 que « le crucifix est avant tout un symbole religieux », et qu’en principe « la décision de perpétuer ou non une tradition relève en principe de la marge d’appréciation de l’État défendeur ». En particulier, selon la Cour, « les États contractants jouissent d'une marge d'appréciation lorsqu'il s'agit de concilier l'exercice des fonctions qu'ils assument dans le domaine de l'éducation et de l'enseignement et le respect du droit des parents d'assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques ». Dès lors, « la Cour se doit […] en principe de respecter les choix des États contractants dans ces domaines, y compris quant à la place qu'ils donnent à la religion, dans la mesure toutefois où ces choix ne conduisent pas à une forme d'endoctrinement ».

Suite à ce nouvel arrêt, plus rien n'interdit donc aux crucifix de revenir à leur place initiale sur tous les murs des bâtiments publics italiens, selon une tradition bien ancrée en Italie:

"Le crucifix a fait son apparition dans les écoles du pays avec l'unité de l'Italie, en 1861. En 1924 et en 1928, deux décrets royaux ont confirmé son droit d'exister dans les établissements scolaires. Droit réaffirmé en février 2006 par décision du Conseil d'État. Au-delà du symbole religieux, les Italiens voient dans le crucifix un élément qualifiant de leur histoire, de leur culture et de leur identité nationale."

Le maire de Padoue a donc pris une décision qui ne fait qu'entériner un droit existant de longue date. Il applique rigoureusement la loi en vigueur en Italie.

Posté le 30 juin 2014 à 11h48 par Marie Bethanie | Lien permanent

29 juin 2014

A Padoue, des crucifix obligatoires dans les bâtiments d'Etat

Lu sur Riposte Catholique:

"Le maire de Padoue, Massimo Bitonci, membre de la Ligue du Nord, parti indépendantiste des régions industrielles de l’Italie, a annoncé sur son compte Facebook qu’il était désormais obligatoire pour les écoles et les établissements d’état dépendants de la municipalité d’accrocher aux murs de toutes les salles un crucifix. Il a par ailleurs annoncé que ceux qui ne se consentiraient pas à accrocher les crucifix, payés par la municipalité, seraient punis. Une initiative courageuse lorsque l’on sait que c’est dans le nord de l’Italie que la sécularisation du XXe siècle avait été la plus forte et la plus rapide, et que jusqu’à récemment, c’était plutôt aux plaintes de laïcards angoissés par le crucifix qu’étaient confrontés les citoyens italiens."

Une initiative encourageante, dont on espère qu'elle sera suivie de beaucoup d'autres, et pas seulement en Italie. 

Posté le 29 juin 2014 à 17h05 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 juin 2014

En Italie aussi, les Sentinelles veillent

Vérone vue du ciel. Immobiles et en silence, les Sentinelles veillent pour la famille et la liberté.

Vérone vue du ciel-sentinelles

Posté le 16 juin 2014 à 17h39 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 avril 2014

(Dés) intégration européenne

Dans la perspective des élections européennes, intéressante introduction intellectuelle, historique et philosophique par Christophe Réveillard. Nous attendons la suite, annoncée plus concrète, avec impatience.


Pensée et pratique du processus d'intégration... par realpolitiktv 

Posté le 24 avril 2014 à 14h35 par Paula Corbulon | Lien permanent

23 avril 2014

Kosovo: le témoignage choc d'un officier français

Jacques Hogard est le créateur et le directeur d'une entreprise de conseil spécialisée en intelligence stratégique et en diplomatie d’entreprises à l’international, EPEE. Colonel en retraite, il était au Kosovo le patron des forces spéciales françaises lors de l'invasion de cette province serbe par l'OTAN en 1999. Il y a donc tout vu de cette forfaiture. Il livre aujourd'hui son témoignage dans un livre à paraitre le 22 mai: l'Europe est morte à Pristina.

JH1

Posté le 23 avril 2014 à 15h01 par Paula Corbulon | Lien permanent

10 avril 2014

UE : Laurent Wauquiez regrette l'absence des racines chrétiennes

Lu ici :

"Dans Europe: il faut tout changer, l'essai qu'il publie dans les prochains jours chez Odile Jacob, Laurent Wauquiez, vice-président de l'UMP, qui a toujours regretté que la mention faite aux racines chrétiennes de l'Europe ait été supprimée en 2004 du projet de Constitution européenne, revient sur les circonstances qui ont conduit à son abandon.

Au passage, il tacle un Jacques Chirac, «volontiers rad-soc dans son approche» qui s'est laissé convaincre par les «tenants d'une laïcité poussée jusque dans ses excès» et évoque une rencontre avec Bernadette Chirac. L'épouse du chef de l'État, de son côté, fulminait de cette renonciation.

«Mon mari a peut-être des conseillers très intelligents, aurait-elle confié à celui qui n'était alors qu'un jeune député UMP, mais tous ces braves gens ne comprennent pas grand-chose aux Français. Moi, bien sûr, on ne m'écoute pas! Ils ont juste perdu leur référendum sur la Constitution européenne avec leurs racines chrétiennes et ils ne le savent pas encore».

Laurent Wauquiez conclut: «Elle avait évidemment raison, les Français n'ont pas pardonné cette trahison et ont rejeté le projet de Constitution»."

Posté le 10 avril 2014 à 10h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

06 avril 2014

"Mémoire et identité" de Jean-Paul II

A l'approche de la canonisation de Jean-Paul II, Laurent de Woillemont nous propose de redécouvrir cette ouvrage du pape Jean-Paul II, ouvrage personnel que nous avions déjà évoqué ici :

JCe livre a la particularité d’être le Testament personnel de Jean-Paul II et d'avoir été publié environ 2 mois avant sa mort. Est-ce pour ne pas perturber son pontificat, ni troubler l’Église qu'il a préféré attendre sa fin avant de rendre publique cet ultime témoignage, qui pourtant n'a rien de secret ou de très surprenant. Pas de confession publique, pas de révélation croustillante, désolé, cela il faut le chercher ailleurs. Pas de secret d'Etat révélé ou de tractation secrète mise au grand jour, non rien de tout cela pas plus que de dénonciation millimétrée, non, pas davantage.

Alors pourquoi ne pas l'avoir publié plus tôt ? Peut-être parce que le pape s'exprime à titre privé et qu'il ne veut pas engager les catholiques par un texte très personnel mais parfaitement catholique au demeurant ?

Peu importe. Ce livre a été dicté dans les derniers mois de l'existence de Jean Paul II et le pape n'avait sans doute pas l’énergie pour le présenter et en débattre. Il estimait sans doute aussi que son son appréciation personnelle ne devait pas porter de trouble quant à sa fonction.

Le titre est énorme et il montre là encore le caractère  prophétique de cet homme. Car de quoi meurt l’Occident si ce n'est d'avoir perdu sa mémoire et donc de ne plus être en mesure de définir son identité. Ce qui a généré en lui cette effrayante mauvaise conscience, qui permet à tous ses prédateurs de le dépecer sans trop de difficultés, ainsi que l'a rappelé Alexandre Del Valle dans «Le complexe occidental» (que votre blog évoquera prochainement). 

On sait la rage antichrétienne qui règne à Bruxelles mais aussi à Paris de Valls à Taubira, la mémoire volée de nos peuples d'Europe au profit d'un consumérisme obligatoire et nihiliste, et l’identité bafouée, moquée, voire «extrême-droitisée», l'assassinat en règle de nos traditions. Et le pape, tranquillement,  indique combien cela est mauvais pour nous. Avec beaucoup de calme de force et de certitude. Certes, il voit cela de son point de vue catholique,  normal pour le Pape. Mais on sait que sa  vision du monde est un peu plus large que celle tous les éclairés, fils de la Lumière ou de la Veuve et qu'elle s'inscrit dans la durée et l’histoire des peuples comme dans le destin surnaturel de chacun. 

Sa confrontation avec le Mal, tout au long de sa vie l’amène à le dénoncer clairement tout en nous rappelant : N'ayez pas peur ! Il ne faut pas avoir peur du mal, du péché, des idéologies du mal et ne pas hésiter à lutter contre  cette  civilisation du mal, une vraie culture de mort.

Ce qui est très émouvant c'est le témoignage de  son secrétaire particulier Stanislas Dziwisz qui l'a reçu dans ses bras au moment de l'attentat de la place de Saint Pierre. Il rappelle qu'Ali Agca est un tueur professionnel, qui ne s'est jamais expliqué comment il avait pu rater sa mission. Le pape a longtemps voulu lier cet événement avec les apparitions de Fatima, extraordinaire épiphanie mariale avec la vision de l’enfer par les jeunes enfants et qui se termine par la danse du soleil. Devant 70 000 personnes, dont de nombreux francs-maçons qui ne purent le nier,  l'astre lumineux exerça une extraordinaire volte dans l'espace que tout le monde pu constater. Pour le pape, une main avait tiré et une autre avait dévié la balle. De peu. Car le pape, en arrivant à la clinique Gemmeli, avait perdu tout son sang. Une première perfusion s’avéra désastreuse et fut à l'origine des très nombreux problèmes de santé du pape par la suite. Ce que l'on sait moins c'est que devant l'urgence, ce sont les médecins eux mêmes qui donnèrent leur sang pour sauver le pape. Quant à Ali Agça, personne n'entendit de lui cette phrase «Je demande pardon».  Il cherchait du coté du secret de Fatima la raison de son échec (p 197) ...

Les grands thèmes de ce livre sont la limite imposée au mal, la liberté et la responsabilité, la patrie, l'Europe et les possibilités et risques de la démocratie. Chacun de ces sujet sont abordés sous l'angle de la liberté et du bien des peuples comme du salut personnel des hommes ; on est loin des calculs d’apothicaire de nos irresponsables «politiques».

« A ceux qui sont soumis à l'action programmée du mal il ne reste que le Christ et sa croix comme source d’autodéfense spirituelle comme  promesse de victoire». Face au Mal, il reconnaît que « le mal dont on a fait une expérience directe ne s'oublie pas facilement. On peut seulement le pardonner. Et que signifie pardonner sinon en appeler au bien, qui est plus grand que n'importe quel mal.» Pour cela, le pape observe (p 19) que

« l'homme n'est pas capable de se remettre debout tout seul; il a besoin de l'aide de l'Esprit saint. S'il refuse cette aide il commet le péché que le Christ a appelé «blasphème contre l'Esprit» le déclarant en même temps irrémissible (cf Matthieu 12,31). Pourquoi irrémissible ? Parce qu'il exclut en l'homme le désir même du pardon.»

Le pape développe une vision très «orientale» du catholicisme ce qui ne manque pas de nous surprendre. C'est un patriote polonais intraitable ! Il rappelle, par exemple, qu'en Pologne il n'y a pas eu de guerre de religion et il admirait chez ses petits camarades juifs un vrai patriotisme polonais. Il ne peut oublier, en outre, que c'est bien «Jean III Sobiesky qui sauva l'Europe du danger ottoman à la bataille de Vienne (1683)» (p168)Le pape du dialogue avec les musulmans savait aussi dire la vérité.

S'il rappelle l'importance des laïcs c'est aussi pour réitérer l'impératif missionnaire et affirmer à nouveau qu'«il n'a pas été donné sous le ciel d'autre nom que celui du Christ par lequel les hommes puissent être sauvés» (p 141).

Le pape indique enfin que «le risque principal que court l'Europe de l'Est me semble être un obscurcissement de son identité». La tentative de déstabilisation de l'Ukraine par les forces obscures de l’Occident semble bien le confirmer. Mais le drame est que c'est bien plutôt la partie occidentale de l'Europe à qui s’adresse cette  inquiétude.

Voilà un livre qui pourrait s'intituler «bréviaire pour une Europe déracinée». Un livre d'une cruelle actualité et qu'un éditeur intelligent se devrait de rééditer en urgence.  Avec la certitude de trouver beaucoup de lecteur. 

Posté le 6 avril 2014 à 07h46 par Michel Janva | Lien permanent

03 mars 2014

Ukraine: mise au point de Sergeï Lavrov

Déclaration du ministre russe des Affaires étrangères :

"Je réitère que nous parlons ici de la protection de citoyens et de compatriotes, de la protection du plus fondamental des droits de l'homme - le droit de vivre, et rien de plus".

"Ceux qui essaient d'interprêter la situation comme un acte d'agression, nous menacent de sanctions et de boycott, sont les mêmes partenaires qui ont constamment et vigoureusement encouragé les pouvoirs politiques qui leur sont proches, à lancer des ultimatums et à renoncer au dialogue, à ignorer les préoccupations du Sud et de l'Est de l'Ukraine, et en conséquence à polariser la société Ukrainienne."

Lavrov a précisé que la Russie n'utiliserait pas ses forces militaires pour obtenir des gains géopolitiques sous prétexte de protéger les droits de l'homme. Toute allusion à certaines politiques, des champions auto proclamés de la démocratie universelle, et à un certain nombre de campagnes en conséquence (Bosnie, Kosovo, Irak, Libye, Syrie, au suivant, tiens justement, parlons de l'Ukraine, ...) serait  purement fortuite.

"Les droits de l'homme sont trop importants pour en faire un outil de marchandage dans les affrontements géopolitiques, pour imposer sa propre volonté aux autres; encore moins pour instiller un changement de régime."

"Une intervention en force sous le prétexte de protéger les civils entraine le contraire, multiplie les souffrances des citoyens pacifiques, et les prive du droit humain fondamental: le droit à la vie."

D'autres éléments ici, en anglais.

Par ailleurs, cet article peut aider à comprendre comment la Russie perçoit son environnement, et notamment ses "partenaires" occidentaux.

Posté le 3 mars 2014 à 12h35 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (20)

19 février 2014

Ukraine: le jeu trouble des Etats-Unis et de "l'Europe"

Partant de la situation dramatique de l'Ukraine, l'analyste Xavier Moreau, qui parle de "neo-Komintern", dénonce l'offensive libérale-libertaire étatsunienne pour juguler toute résurgence d'Etats souverains se référant officiellement à une Eglise chrétienne, catholique ou orthodoxe. Extrait.

"Pour BHL ou pour Médiapart, qui appelle en renfort un aréopage d’intellectuels ukrainiens américanophiles (nous n’allons pas vérifier les noms de ces illustres inconnus mais nous constatons d’emblée que sur 41 signataires, 19 sont basés aux États-Unis où dans leurs « dominions »), le recul de la Russie vaut bien une alliance avec des milices néo-nazies et un parti fasciste. Nous ne sommes pas étonnés de les voir soutenir « les héros de Maïdan » (et la fraternité blanche ?) au côté de l’extrême droite française. Les ennemis sont désormais la Russie de Vladimir Poutine, la Hongrie de Viktor Orban, la Croatie catholique, tous ces maudits pays d’Europe de l’Est qui n’ont pas subi depuis les années 50 la longue et insidieuse propagande américaine, issue des rapports Kinsey. La renaissance des Églises orthodoxe et catholique en Europe, leur réconciliation inéluctable, le rejet consécutif du modèle libertaire américain, c’est ce qui justifie le soutien atlantiste aux fascistes ukrainiens. C’est aussi et enfin un avertissement des États-Unis vis-à-vis des nations européennes, sur ce qu’ils sont capables de faire et d’organiser en cas de velléité d’indépendance. Le sort de l’Europe ne se joue pas à Maïdan, en revanche une bataille pour la liberté et la souveraineté des peuples européens se déroule bien en Ukraine."

Posté le 19 février 2014 à 22h55 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (14)

31 janvier 2014

Immanquable 5: Farida Belghoul à Asnières

Un lecteur de notre brève d'hier nous a transmis le lien: nous jugeons très utile d'en mettre le contenu en ligne.

C'est magistral, notamment sur la France, Fille aînée de l'Eglise (6è minute et au-delà). D'aucuns regrettent que nos évêques ne parlent pas de la France comme cette musulmane.

  D'autres videos sur le site de la "journée de retrait de l'école" (JRE).

A toutes fins utiles, suite à plusieurs interrogations de lecteurs, nous rappelons que les parties de phrase en bleu souligné amènent sur des liens qui donnent des détails sur les sujets évoqués.

Posté le 31 janvier 2014 à 22h48 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (35)

24 janvier 2014

Les Hongrois ont osé, pourquoi pas nous ?

Suite au succès indéniable de la marche pour la vie, Claude Wallaert nous propose quelques réflexions sur l'Espérance en politique, sur le site de Politique Magazine. Extraits sur l'exemple hongrois.

"Et puis, venant de l'autre bout de l'Europe, voici une autre lueur : connaissez-vous la profession de Foi nationale qui prélude à la Loi fondamentale de la Hongrie ? Elle commence ainsi : « Isten, aldd me a maggyart ! Bénis les Hongrois, ô Seigneur ! ». Vous imaginez la figure « moisie » des fonctionnaires européens à cette lecture, et à ce qui suit ? Car les législateurs magyars n'en restent pas là comme les américains avec leur « in God we trust » inscrit sur les billets de banque ! Jugez-en plutôt par ce petit florilège :

« Nous sommes fiers que notre roi Saint Etienne ait placé l'Etat hongrois sur des fondations solides en faisant entrer notre patrie dans l'Europe chrétienne ».

« Nous reconnaissons la vertu unificatrice de la chrétienté pour notre nation. Nous respectons les différentes traditions religieuses de notre pays ».

« Nous affirmons que les cadres essentiels de notre vie en communauté sont la famille et la nation et que les valeurs fondamentales de notre unité sont la fidélité, la foi et l'amour »

« Nous affirmons notre devoir d'aider les pauvres et les démunis ».

 Vous imaginez une constitution française célébrer le souvenir de Saint Louis et rendre hommage au socle familial de la nation ? De quoi faire baver de rage Voltaire et Rousseau dans leurs sépulcres !

Les Hongrois ont osé, eux ; pourquoi pas nous, un jour ?"

Posté le 24 janvier 2014 à 14h08 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (13)

27 décembre 2013

Aymeric Chauprade pour la souveraineté, l'identité, la vie

C'est le contenu de son message de Noël, accessible sur son carnet de bord. Nous le reproduisons volontiers.

"Joyeux Noël !

L’année 2013 nous a prouvé, grâce à la formidable ampleur du combat français contre la destruction du mariage, grâce à la magnifique résistance russe contre le nihilisme occidental, grâce à la divine surprise espagnole de restriction de l’avortement, que le camp de la vie pouvait reprendre du terrain sur le camp de la mort.

Parce qu’une souveraineté privée de son substrat identitaire, vidée de sa civilisation, au service du matérialisme et de la haine de Dieu ne serait que néant, je formule le vœu qu’en 2014, les Français se mobilisent pour défendre la souveraineté, l’identité et la vie.

Les sujets essentiels ne sont pas dans les enjeux matériels mais dans la conception de l’homme et du monde."

Ce message clair et porteur d'espoir, qui rejoint les préoccupations de votre blog préféré, est tout à l'honneur de son auteur. Nous espérons qu'il est la preuve que le FN n'a pas basculé dans le camp de la culture de mort. Les électeurs catholiques conséquents, comme tous les électeurs ayant à cœur la vie, vie des personnes, vie des familles, vie des petites républiques et vie des patries, seront particulièrement vigilants aux prises de position officielles de ce parti - comme des autres d'ailleurs - sur ces sujets essentiels.

Posté le 27 décembre 2013 à 20h19 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (20)

16 décembre 2013

Une relation interreligieuse vraie ?

C'est ce que tend à montrer, avec prudence, l'Abbé de Tanouarn, interrogé suite au colloque "catholiques musulmans : partenaires ou adversaires ?", auquel il a participé. Extraits.

"La rencontre publique entre un imam et un prêtre catholique manifeste une volonté de se connaître, de ne pas rester, dans la même société, les uns à côté des autres, en s’ignorant, en entretenant toutes sortes de préjugés sur des personnes que l’on jugerait de manière purement abstraite, uniquement à travers leur doctrine."

"Pascal ne parlait pas des musulmans qu’il ne côtoyait pas, mais il parlait des juifs en disant : il y a une plus grande différence entre un chrétien spirituel et un chrétien non spirituel qu’entre un juif spirituel et un chrétien spirituel. Je crois que les auditeurs de notre débat ont ressenti cela d’une manière ou d’une autre."

"L’intégrisme coranique s’appuie sur les textes violents du Coran (en particulier ceux de la sourate 9). L’intégrisme catholique (que l’on devrait appeler plutôt intégralisme quand il est non violent) ne peut pas s’appuyer sur une quelconque recommandation de violences envers les autres religions qui serait dans l’Évangile : il n’y en a pas."

"Je ne crois pas à un front du sacré, car je ne crois pas à une unité du sacré. (...) Non, toutes les formes de sacré ne se valent pas. Un front ? Où est le front ? J’aurais tendance à invoquer les anges qui chantent dans la nuit de Noël : « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté… » Le front, il est le fait de tous ceux qui aiment le bien."

Posté le 16 décembre 2013 à 22h09 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

07 octobre 2013

442ème anniversaire de la victoire de Lépante, le 7 octobre 1571, grâce au Rosaire

1570...Une situation de crise

Les pays d'Europe, principalement à cause des suites de la révolte de Luther et des débuts du protestantisme, se disputent et se jalousent. Les "Ottomans", c'est‑à‑dire les Turcs (musulmans), en profitent pour devenir de plus en plus agressifs. Ils prennent ville après ville et port après port. Cela devient très inquiétant.

Seul le pape de ce temps-là, le pape saint Pie V, voit vraiment le danger. Il sonne l'alarme : tout l'occident risque d'être envahi par l’Islam, ennemi de la Croix et des chrétiens.

Septembre 1570... L'île de Chypre presque conquise

 Le sultan Sélim écrase la ville de Nicosie, capitale de Chypre et assiège Famagouste, l'autre grande ville de l'île. Pendant ce temps‑là, les amiraux de la flotte chrétienne se disputent... et certains font marche arrière. Ils n'ont pas du tout le moral… et ont peur de la puissance meurtrière des Ottomans...

S'unir et s'organiser

Le pape réagit. Avec beaucoup de courage et d'énergie, il multiplie les démarches auprès des gouvernants. D'abord pour que, en tant que princes chrétiens, ils se décident à faire face. Seules l'Espagne et la République de Venise répondront à l'appel du pape.

 Ensuite, il faut que ces deux pays acceptent de se ranger sous une autorité unique, sinon ce serait la pagaille dans les combats : finalement, avec l'accord de tous, le pape nomme le fils de Charles-Quint, Don Juan, seul et unique général des armées de terre et de mer.

Décembre 1570… "Au nom du Christ, vous vaincrez"

La guerre est déclarée aux Turcs pour leur reprendre "toutes les places qu'ils ont usurpées aux chrétiens". Don Juan se voit remettre un magnifique étendard pour l'armée confédérée : 

  •  d'un côté, Notre-Seigneur en croix ;
  • de l'autre, les armes de l'Église entre les armes du roi d'Espagne et celles de Venise.

"Allez, lui dit le pape, allez, au nom du Christ, combattre son ennemi, vous vaincrez".

Toute l'Église se met en prière et recourt à la Vierge

Et le pape ordonne immédiatement que, à Rome et dans toute la chrétienté, on prie beaucoup pour attirer sur les soldats et les marins chrétiens la protection de Dieu. Dans tout le monde chrétien, les confréries du Rosaire sont mobilisées pour supplier le Ciel.

Saint Pie V avait un grand amour pour le chapelet.

N'oublions pas que le Rosaire avait été révélé au monde par saint Dominique. Or saint Pie V, avant d'être élu pape, était dominicain (c’est depuis, à la suite de saint Pie V, que tous les papes se sont habillés en blanc, la couleur de l'habit des dominicains).

Août 1571... Chypre asservie

Famagouste est prise. Tous les chrétiens survivants sont enchaînés. La cathédrale est transformée en mosquée. Toute l'île est maintenant conquise par les Turcs. Ils se vantent de vastes projets auxquels ils n'entrevoient plus d'obstacles !

À nous, I'Italie ! À nous, l'Europe !

15 septembre 1571... Messine... le grand départ

Environ 200 galères chrétiennes, pontificales, espagnoles et vénitiennes lèvent l'ancre et quittent le port de Messine, en Sicile. Dix galères se détachent pour aller découvrir l'ennemi.

7 octobre 1571... dans le golfe de Lépante

Dès le matin, c'est le contact. Don Juan arbore l'étendard donné par le Saint Père. Les Turcs sont surpris. Ils ont 300 galères. Ils sont sûrs de gagner. Premiers boulets de canon. Fumée partout… Gigantesque mêlée !

Erreur de manœuvre pour une partie des galères turques qui se voient coincées par les galères vénitiennes. Le moral des Turcs commence à tomber.

 A l'abordage !

Don Juan a une idée géniale : il fait libérer les galériens enchaînés à leur poste de rameurs. Ivres de joie, ceux-ci se précipitent sur les galères ennemies pour aider les soldats à massacrer les Turcs.

A leur tour, les chefs turcs libèrent leurs rameurs.

Mais… beaucoup sont des chrétiens : ils ne vont pas se battre contre d'autres chrétiens ! Ils se retournent au contraire contre ceux qui les avaient faits prisonniers ! Trois heures après le début, il n'y a plus de doute : les chrétiens vont gagner. A la fin de la journée, 130 galères turques tombent au pouvoir des confédérés, 90 se brisent contre terre ou sont coulées.
30000 turcs morts et seulement 8000 chrétiens.
C'est la victoire complète.

7 octobre 1571... à Rome, dans le bureau du pape

Don Juan pense tout de suite à prévenir le pape. Mais le téléphone n'existe pas encore...  La bonne nouvelle n'arrivera à Rome que dans les derniers jours d'octobre.

Mais cette nouvelle, le pape la connaît déjà ! Le 7 octobre, à 5 heures de l'après-midi, absorbé par une réunion importante, il s'arrête tout à coup, impose silence à ceux qui sont là, se lève brusquement, se dirige vers la fenêtre, I'ouvre et y demeure quelques minutes dans une profonde contemplation.

Son visage, son attitude décèlent une profonde émotion. Puis, il se retourne et dans un grand mouvement de joie, il s'écrie :"Courez rendre grâces à Dieu, notre armée remporte la victoire"

"Secours des chrétiens, priez pour nous"

Saint Pie V pense tout de suite à remercier le Ciel et à mettre en valeur le mérite et la puissance de la prière à Dieu et à Notre Dame. Et pour célébrer à perpétuité l'assistance spéciale de Marie, il ajoute aux litanies de la Sainte Vierge l'invocation "Secours des chrétiens, priez pour nous".

 Il institue pour le 7 octobre la fête de Notre Dame de la Victoire.

Son successeur, le pape Grégoire XIII, Ia transformera en fête de Sainte Marie du Rosaire.

Elle sera étendue à toute l'Église par le pape Clément XI, à la suite d'une autre extraordinaire intervention de Notre Dame pour la délivrance de Vienne en 1716… encore une fois menacée par les musulmans.

Posté le 7 octobre 2013 à 21h19 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (16)

25 septembre 2013

Croissance de l'euroscepticisme à l'égard de la construction de l'UE

Analyse de Guillaume Bernard, qui indique que l'euroscepticisme ne naît pas seulement de la crise économique, mais aussi de la négation de l'identité de l'Europe et du principe de subsidiarité :

"Depuis une vingtaine d’années, les forces politiques eurosceptiques apparaissaient régulièrement à l’occasion des élections européennes mais, dans la plupart des cas, elles disparaissaient quasiment de l’espace politique lors des autres élections. Ce qui semble désormais acquis, c’est que, désormais, elles sont susceptibles d’exister et même de progresser à toutes les élections, nationales et locales. Un cas récent et significatif est celui de l’UKIP outre-manche qui concurrence les Conservateurs britanniques pourtant peu enthousiastes de la construction européenne (ceci ayant été manifesté par leur départ du groupe PPE au Parlement européen).

La crise économique qui frappe l’Europe explique sans doute la progression de l’euroscepticisme. N’avait-on pas expliqué aux citoyens des Etats qu’il fallait accepter des abandons de souveraineté pour obtenir la prospérité ? Celle-ci n’étant pas au rendez-vous, il est logique qu’il y ait une déception. Cela dit, l’euroscepticisme se développe dans tous les Etats européens, y compris ceux qui apparaissent comme étant les « gagnants » de la construction européenne (c’est le cas de l’Allemagne avec l’apparition de l’AfD). Il progresse aussi dans des Etats qui, sur certains points non négligeables, sont en marge de l’Union : alors que le Royaume-Uni n’est pas membre de la zone euro et a négocié des clauses particulières dans le cadre de Schengen, l’UKIP progresse. Il serait donc réducteur de n’attribuer l’euroscepticisme qu’à la crise économique. Il serait illusoire de croire (comme sur d’autres sujets d’ailleurs, comme l’insécurité) que le facteur économique puisse résorber tous les problèmes.

La crise qui frappe l’Union européenne est aussi institutionnelle et identitaire. Sur le premier point, il faut notamment noter l’incompréhension quasi générale de la nature juridique de l’UE et du processus interne de décision. L’UE est une organisation internationale mais dont le fonctionnement interne se rapproche de celui d’un Etat fédéral (d’un certain type d’ailleurs). Le pouvoir législatif est certes de plus en plus co-exercé par le Parlement européen, mais le principal décideur en la matière est le Conseil de l’Union, c’est-à-dire les ministres des Etats membres. Le fonctionnement démocratique de l’UE est donc difficilement palpable. A l’inverse, l’aspect technocratique de la Commission (l’exécutif de l’UE), bien réel, n’est un mystère pour personne. Tout cela ne contribue pas à donner confiance.

Sur le second point, l’identité de l’UE apparaît comme extrêmement floue. Elle est à géographie plus que variable. Tous les Etats membres de l’UE ne font pas partie de la zone euro. Des Etats participant à Schengen (la Suisse, la Norvège) ne sont pas membres de l’UE. En outre, celle-ci envisage d’intégrer un Etat, la Turquie, qui a occupé militairement, pendant plusieurs siècles, toute une partie de l’Europe historique en ne laissant pas, c’est moins que l’on puisse dire, un souvenir radieux ! [...]

[L]es peuples ne comprennent pas que l’Union puisse être, à la fois, extrêmement contraignante (harmonisation des droits que, pourtant, le fédéralisme ne nécessite nullement comme en témoignent les Etats-Unis) et sans aucune puissance diplomatique et militaire d’envergure (ne serait-ce que pour assurer la défense de son propre territoire). Il y a, là, une incohérence que les peuples pourraient ne plus supporter. L’euroscepticisme ne traduit pas une opposition à l’idée européenne, une négation de l’Europe en tant que civilisation, mais une contestation de plus en plus hostile de l’Union européenne. [...]"

Ajoutons aussi que le mépris outrancier des européistes pour les peuples qui avaient rejeté le Traité Constitutionnel Européen en 2005 n'a pu que faire croître la défiance à l'égard de la construction européenne et des institutions supranationales.

Posté le 25 septembre 2013 à 11h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

23 septembre 2013

Suisse : votes pour la conscription et contre la burqa

Comme disait une pub: le bon sens près de chez nous! Lu sur l'AFP :

"Les Suisses ont très largement voté dimanche pour le maintien de la conscription, un vote perçu comme une confirmation identitaire pour cette nation de huit millions d'habitants.

La surprise est venue d'une autre question posée dans le seul canton du Tessin, voisin de l'Italie, où les électeurs devaient approuver une interdiction de se cacher le visage dans les lieux publics, une initiative considérée comme une loi contre le port de la burqa.

Au niveau fédéral, 73,2% des votants ont dit non à la proposition du Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA), formé notamment de socialistes, d'écologistes et de féministes.

Les électeurs du canton du Tessin ont voté à 66% (46% de votants) pour une interdiction de se dissimuler le visage dans les lieux publics. Ce canton de 350.000 habitants deviendrait ainsi le premier canton suisse à interdire le port du voile islamique intégral dans les lieux publics".

Finalement, nos "grands démocrates européens" vont finir par ne plus donner la parole au peuple car c'est trop dangereux. Quand on regarde l'UE, on voit que c'est le cas depuis longtemps et cela arrive à grands pas en France.

Posté le 23 septembre 2013 à 11h55 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

11 septembre 2013

28 septembre : colloque sur l'Europe à Saint-Raphaël

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Posté le 11 septembre 2013 à 16h18 par Michel Janva | Lien permanent

19 août 2013

Une pièce de 2 euros commémorant les dernières JMJ

VLe Vatican va émettre une pièce de 2 euros commémorant les dernières JMJ, avec le Christ Rédempteur de Rio.

L'UE va-t-elle ruer dans les brancards comme elle l'a fait à l'égard d'Andorre ?

Posté le 19 août 2013 à 16h52 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2013

Pétition espagnole pour obtenir la libération de Nicolas

Ce site, qui souligne que ce qui arrive à Nicolas pourrait arriver à toute personne défendant la famille, semble suivre de très près les évènements en France. On y trouve une pétition adressée au gouvernement espagnol pour qu'il fasse pression sur le gouvernement français: participez ici

"A ce jour, plus de 15000 Espagnols ont signé une pétition en ligne pour obtenir de Mr José Manuel García-Margallo, ministre des Affaires Etrangères espagnoles, une demande formelle d'explication, à adresser au gouvernement français, au sujet de l'arrestation du prisonnier politique, Nicolas Bernard, dont l'unique délit fut de manifester pacifiquement en faveur de la défense de la famille naturelle. Cette pétition demande que le gouvernement espagnol exige du gouvernement Hollande la libération immédiate de Nicolas, afin qu'il n'y ait pas de prisonnier de conscience en Europe."

On y trouve aussi un article sur M. Jean-Michel Colo, maire d'Arcangues, qui reste ferme sur sa décision de ne pas appliquer la loi Taubira, ce qui peut entraîner pour lui jusqu'à 5 années de prison.

Posté le 2 juillet 2013 à 07h52 par Lois Spalwer | Lien permanent

18 octobre 2012

Les deux âmes de l'Europe

Mardi 16 octobre a été projeté devant les pères synodaux le film intitulé Bells of Europe ("les cloches de l'Europe"), traitant du lien entre l'Europe et le christianisme, la culture européenne et l'avenir du continent. Il propose des extraits d'interview des chefs chrétiens que sont notamment Benoît XVI, le Patriarche oecuménique de Constantinople, le Patriarche orthodoxe russe, l'Archevêque anglican de Canterbury,... Le Pape y déclare notamment :

"Il est évident que l'Europe a un poids important dans le monde d'aujourd'hui, économique, culturel et intellectuel. Et, en correspondance avec ce poids, elle a une grande responsabilité. Mais l'Europe doit encore, comme vous l'avez dit, trouver sa pleine identité pour être en mesure de parler et d'agir en conformité à cette responsabilité. Le problème, aujourd'hui, selon moi, ce ne sont plus les différences nationales. Grâce à Dieu, il s'agit maintenant de diversité et non plus de divisions. Les nations demeurent, avec leur diversité culturelle et ce trésor mis en commun donne naissance à une grande symphonie de cultures. Il s'agit fondamentalement d'une culture commune.

Le problème de l'Europe, de trouver son identité, me semble consister dans le fait qu'en Europe, aujourd'hui, nous avons deux âmes: une âme est une raison abstraite, anti-historique, qui pense tout dominer parce qu'elle se sent au-dessus de toutes les cultures. Elle pense être une fin en elle-même qui entend s'émanciper de toutes les traditions et valeurs culturelles en faveur d'une rationalité abstraite. La première sentence de Strasbourg sur le crucifix était un exemple de la volonté de la raison abstraite de se libérer de toutes les traditions, de l'histoire. Mais ainsi on ne peut pas vivre. Et puis, même la raison pure est conditionnée par une situation historique spécifique, et seulement dans ce sens elle peut exister.

L'autre âme est celle que nous pourrions appeler chrétienne, qui est ouverte à tout ce qui est raisonnable, qui a créé l'audace de la raison et la liberté de la raison critique, mais reste encore ancrée aux racines qui ont donné leur origine à cette Europe, qui l'ont construite dans ses grandes valeurs, ses grandes intuitions, dans la vision de la foi chrétienne. Comme vous l'avez dit, c'est en particulier dans le dialogue œcuménique entre protestants, catholiques et orthodoxes que cette âme doit trouver une expression commune, et puis se rencontrer sur cette raison abstraite, c'est-à-dire accepter et conserver la liberté critique de la raison pure envers tout ce qu'elle peut faire et a fait, mais la pratiquer, la concrétiser dans le fondement, dans la cohésion avec les grandes valeurs qui nous ont été données par le christianisme. Ce n'est que dans cette synthèse que l'Europe peut avoir un poids dans le dialogue interculturel de l'humanité d'aujourd'hui et de demain, parce qu'une raison qui se serait émancipée de toutes les cultures ne saurait prendre part au dialogue interculturel. Seule une raison qui a une identité historique et morale peut parler aux autres, chercher une interculturalité dans laquelle chacun puisse entrer et trouver une unité fondamentale des valeurs ouvrant la voie vers l'avenir, vers un nouvel humanisme qui doit être notre but. Et pour nous, cet humanisme croît justement de cette grande idée de l'homme créé à l'image et ressemblance de Dieu".

Posté le 18 octobre 2012 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

07 septembre 2012

Une Europe masochiste en perte d'identité

L’Observateur permanent du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe, Mgr Aldo Giordano, déclare à l'Osservatore romano :

G«L’Europe ne sait plus bien quel est son rôle dans le monde», «elle est  retranchée» dans une perspective qui, dans une optique historique, est «perdante», « elle souffre d’une crise d’identité culturelle» et elle est parfois «masochiste», surtout lorsque la nécessaire autocritique «tourne à l’effondrement de nos valeurs», à «l’incapacité de saisir la grande vocation» du continent. Et certains signaux qui viennent aussi des récentes sentences de la Cour européenne des droits de l’homme «font soupçonner un cheminement, peut-être à petits pas, vers un libéralisme éthique dangereux».

Posté le 7 septembre 2012 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent

14 juin 2012

Suisse : Une alliance pour combattre le travail dominical

Entendu ici cet exemple de combat commun pour préserver le repos dominical :

"Une large coalition se mobilise contre le travail dominical. Syndicats, églises, organisations féminines et médecins du
travail se sont en effet unis au sein d'une alliance pour le dimanche sans travail. Ils ont présenté ce mercredi matin leurs arguments contre la libéralisation des heures et jours d'ouverture des magasins, proposée en votation à Zurich et Lucerne ce week-end, et bientôt débattue au niveau fédéral. L'interview de Vania Aleva, vice-présidente de l'Union syndicale suisse".

Posté le 14 juin 2012 à 21h45 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

06 février 2012

Civilisation supérieure ? Encore faut-il reconnaître ses racines

Lu sur Itinerarium, à propos de la déclaration de Claude Guéant sur l'ingalité des civilisations :

"Lorsqu’on regarde ce qui a été fait sur le  travail le dimanche, l’éthique personelle et collective, le sens du bien commun, voir l’inscription des racines chrétiennes dans  la Constitution européenne, il est évident que le quinquennat qui s’est écoulé ne semble pas avoir défendu concrètement ce qu’il défend dans le discours. C’est là toute l’ambiguïté avec laquelle jouent les extrêmes : “ils parlent, mais nous on agit”. À moins que les actes ne rejoignent un jour le discours. Nous n’en serions que plus ravis."

Posté le 6 février 2012 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

25 janvier 2012

Hongrie : l'UE veut une Europe sans mémoire, sans racines chrétiennes

Article de Présent (via) :

H

Posté le 25 janvier 2012 à 19h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

27 décembre 2011

La Turquie, cette pseudo-amie de la France qui se croit européenne

TurLa France s'est donné les moyens légaux de condamner la négation du génocide arménien. Loin du légitime débat sur la problématique de l'histoire encadrée par la loi que lève réellement cette décision, l'attitude des Turcs qui piratent le site de l'auteur de cette proposition de loi, qui se trouve du même coup menacée de viol et de mort, en dit long sur le sens des responsabilités des édiles politiques turques qui, avant même le vote de l'Assemblée française, s'étaient fendues de communiqués de menaces et de risques de représailles (cliquez sur les images pour les agrandir) :

"Dimanche, le site Internet de la député a été victime d'un piratage par des militants pro-Turquie, qui dénoncent anonymement l'aspect électoraliste du texte voté jeudi par l'Assemblée nationale. L'adresse www.valerie-boyer.fr renvoyait automatiquement vers un écran noir affichant le drapeau de la Turquie et un message non signé en deux langues, en turc et en anglais, s'en prenant au gouvernement français et à la communauté arménienne de France.

"Vous, la diaspora arménienne, êtes de tels lâches que vous n'avez pas le cran d'ouvrir les archives arméniennes et de faire face à la vérité", écrivent les auteurs du message, pour qui "la vérité" est qu'on ne peut pas parler de "génocide arménien". "Vous, les Français, êtes tellement pitoyables et pathétiques que vous méconnaissez les vérités pour des voix", ajoutent-ils, faisant allusion aux élections présidentielle et législatives à venir en France".

Patrick Devedjian, député UMP, n'y est pas allé par quatre chemins :

Tur2"La Turquie est un pays qui menace tout le monde (...) La Turquie, j'ai compté, en moins d'une année, a menacé plus de sept pays: est ce que vous croyez que c'est une bonne manière de conduire les relations internationales ? (...)

Je crois beaucoup dans la société civile turque. Malheureusement, quand la Turquie a un prix Nobel brillant comme Orhan Pamuk (ndlr: littérature, 2006), elle le poursuit parce qu'il dit que le génocide arménien est une évidence" (...)

"Dans notre pays, nous demandons que la Turquie cesse de diffuser sa propagande négationniste (...) Deux quotidiens nationaux ont publié des appels et des dénégations qui viennent évidemment de la Turquie (...) la démonstration de violence que l'Etat turc a organisée sur notre territoire à l'occasion de ce débat".

"La loi n'est pas mémorielle (...) C'est un acte politique : au moment où la Turquie veut entrer dans l'Union européenne et apparaître comme un pays qui défend les droits de l'homme, cette loi permet de révéler l'attitude de la Turquie sur la scène internationale et montre bien que la Turquie n'est pas le pays des droits de l'homme".

Posté le 27 décembre 2011 à 11h30 par Lahire | Lien permanent

07 décembre 2011

Crise : au-delà des pseudo-solutions techniques, le retour à l'essentiel s'impose

D'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

"C’est grâce au succès de la fameuse règle de saint Benoît que l’Europe a construit son unité et s’est civilisée, lentement et patiemment, au milieu de l’anarchie causée par les invasions barbares. Au point que Cluny et Cîteaux ont compté, à leur apogée, environ mille cinq cents monastères chacune dans toute l’Europe, défrichant la terre et insufflant le sens de Dieu par leur rayonnement, selon les deux principes de la règle bénédictine : « Ora et labora – Prie et travaille ».

Pour sortir de la crise traversée aujour­d’hui par l’Europe et la France, le chef de l’État a repris à Toulon son antienne sur le travail et l’effort. Voilà pour le second terme de cette règle d’or bénédictine – labora. Pour le premier en revanche – ora –, nous en sommes loin, et pour cause : depuis 2005, l’Union européenne a refusé d’inscrire la reconnaissance de ses racines chrétiennes dans le projet de Constitution. Il y a là non seulement un déni historique, mais également une erreur stratégique pour l’avenir : en fermant les yeux sur ce qui a constitué l’un des « ressorts cachés », selon le mot d’un bénédictin, de notre civilisation, l’Europe en panne se prive d’une source d’inspiration pour demain.

Les monastères ont une fonction très précieuse affirmait ainsi récemment Benoît XVI dans un discours à la chartreuse italienne de Serra, précisant que nous en avons « tant besoin » à notre époque : de même qu’ils ont jadis purifié les marécages, ils servent aujourd’hui à « bonifier l’environnement » dans nos sociétés où manque « une dimension spirituelle », polluées qu’elles sont par une « mentalité dominée par les intérêts économiques » et par l’absence du souci du prochain et du bien commun."

Posté le 7 décembre 2011 à 09h33 par Michel Janva | Lien permanent

03 décembre 2011

Refonder l'Europe autour des points non négociables

Grégoire Renaud, directeur adjoint de l'OSP :

E"Une foule nombreuse - et curieuse - était hier au rendez-vous de Toulon, pour écouter le président de la République s’adresser aux Français sur les conséquences que la France et l’Europe, je cite, doivent tirer des crises. Je ne vous ferai pas l’injure de décrypter le contenu de ce discours, ou les mesures qui y furent annoncées. [...] Hier soir en effet, le président a offert à ses auditeurs son regard sur la crise, expliquant longuement comment, pour lui, la France devait l’affronter pour en sortir grandie. Pour que la France retrouve la maîtrise de son destin, nous dit-il, c’est l’idée de l’Europe qu’il nous faut refonder…

Mais de quelle Europe voulons-nous ? Refonder, d’accord, mais sur quels fondements ? Sur quelles valeurs, et sur quel socle ? Car cette Europe rêvée, respectueuse des peuples, démocratique, unie, attentive au développement humain, responsable, construisant les moyens de son avenir, qui ne la voudrait pas ? Chacun peut donc proposer – ou appliquer – ses mesures miracles... et certaines me semblent (plus que d’autres) personnellement si évidentes qu’impatiemment je ne comprends pas – entre nous - , pourquoi cela fait des années qu’elles semblent comme ignorées.

Mais s’il manque l’âme, que sera cette Europe, sinon cette éternelle coquille vide, insolente et qui fuit ? Rappelons-nous qu’autrefois la France et l’Europe furent chrétiennes. Elles le seront demain. A l’occasion de la campagne présidentielle qui s’est ouverte hier soir, et à laquelle les catholiques doivent participer, sachons garder à l’esprit que le cœur doit d’abord se nourrir de prière, et que, chrétiens en politique, c’est bien le Christ qui doit nous guider.

Car nous ne choisissons pas les mêmes options, mais c’est le Christ qui nous rassemble. Il nous rassemble sur le principal, même en politique… Benoît XVI nous le rappelle, qui nous demande de discerner nos choix en prenant appui sur ces trois points non négociables :

  1. la protection de la vie et de la dignité de la personne, à toutes ses étapes, de sa conception jusqu'à sa mort naturelle;
  2. la reconnaissance et la promotion de la famille, basée sur l’union entre un homme et une femme fondée sur le mariage ;
  3. la défense du droit des parents d'éduquer librement leurs enfants.

Ce n’est pas en effet le Christ qui nous ordonne de refonder l’Europe, mais bien l’Europe qui doit être refondée dans le Christ."

Posté le 3 décembre 2011 à 19h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

30 octobre 2011

Le christianisme a-t-il encore sa place en Europe ?

AL'AED organise un colloque mercredi 9 novembre 2011 de 9h à 18h30 sur le thème "Le christianisme aura-t-il encore sa place en Europe ? Liberté de pensée, de conscience et de religion", Espace Charenton 327, rue de Charenton 75012 Paris.

Les Chrétiens sont aujourd’hui les croyants les plus persécutés dans le monde : 75 % des cas d’atteinte à la liberté religieuse concernent les chrétiens. Au sein même d’une civilisation qui a développé les concepts chrétiens de personne humaine, de liberté, de fraternité et de laïcité, un rejet du christianisme s’exprime en Europe, sous des formes diverses. Dans la bioéthique, l’éducation, la culture, les médias, la foi chrétienne et l’Eglise sont régulièrement ridiculisées ou ostracisées. C’est la liberté de penser et d’agir en chrétiens, et en tant que chrétiens, qui est mise à mal. Extraits de la déclaration du cardinal Erdö, président des conférences épiscopales européennes réunies en Assemblée plénière à Tirana.

« Il suffit de parcourir les faits mentionnés par l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination à l’encontre des chrétiens en Europe pour être déconcertés du nombre de cas présents en Europe de personnes discriminées, de manière voilée ou évidente, sur leurs lieux de travail ou dans les différents milieux de la vie sociale seulement parce qu’elles sont chrétiennes (...) L’influence d’une certaine attitude antichrétienne se diffuse systématiquement dans les moyens de communication sociale, dans les manuels scolaires ou dans l’opinion publique… Dans tous ces cas, la foi chrétienne ou l’Eglise sont souvent traitées de manière injuste et désinformatrice (...) » Tirana, 30 septembre 2011

PROGRAMME

  • 9h : Accueil et introduction Marc Fromager, directeur de l’AED
  • 9h30 – 10h : « Malheur à moi si je n’annonce l’Evangile (1 Co 9,16) » Mgr Alain Castet, évêque de Luçon
  • 10h – 10h30 : « L’héritage chrétien de l’Europe : enjeux anthropologiques » Gérard Leclerc, journaliste, philosophe
  • 10h30 – 11h : pause 11h – 11h30 : « Les discriminations contre les chrétiens en Europe occidentale » Martin Kugler, directeur de l’Observatoire de l’intolérance et de la Discrimination contre les Chrétiens
  • 11h30 – 12h : « Regards de l’Eglise orthodoxe russe sur la liberté religieuse en Europe occidentale » Père Alexandre Siniakov, recteur du séminaire orthodoxe russe de Paris
  • 14h30 – 15h : « Une Europe sans Dieu ? » Chantal Delsol, philosophe
  • 15h – 15h30 : « Le Cyborg ou l’homme augmenté, nouvelle frontière de la bioéthique ? » Tugdual Derville, Délégué général de l’Alliance pour les Droits de la Vie
  •  15h30 – 16h15 : Table ronde : « Christianophobie : peut-on vraiment en parler en Europe occidentale ? » Participants : Alexandre Del Valle, journaliste et géopolitologue, Gérard Leclerc, Grégor Puppinck Modérateur : Marc Fromager
  • 16h15 – 16h45 : Pause 16h45 – 17h15 : « L’objection de conscience : ultime arme des chrétiens ? » François de Lacoste Laraymondie, vice-président de l’Association pour la Fondation de Service Politique
  • 17h15 – 17h45 : « Des droits de l’Homme contre les religions ? » Gregor Puppinck, directeur de l’European Center for Law and Justice

Posté le 30 octobre 2011 à 08h45 par Michel Janva | Lien permanent

15 septembre 2011

On ne peut pas accueillir des immigrés en reniant ses racines chrétiennes

Mgr Antonio Maria Veglio, président du Conseil pontifical pour les migrants et les personnes en déplacement, est intervenu lors d’une table ronde sur le thème « immigration : destinés à vivre ensemble », le 12 septembre.

V "dans l’intention d’accueillir des personnes de différentes cultures et/ou religions et d'établir un dialogue constructif avec eux, l’Europe a étouffé les principes et les valeurs qui ont marqué sa naissance et l’ont modelée. Ainsi le continent européen a passé sous silence et, peut-être, a méconnu ses racines chrétiennes. Cela empêche un accueil adapté et une réelle intégration des immigrés qui viennent d’autres contextes culturels puisqu’il est impossible d’établir un dialogue avec une terre qui semble dépourvue de physionomie et d’histoire, sans principes communs ni valeurs fondamentales".

"A une identité fanée s’ajoute une acceptation des migrants réalisée de manière passive et justifiée par un désir irénique de tolérance".

Posté le 15 septembre 2011 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

04 juillet 2011

Manifestation contre la Christianophobie devant le Parlement européen

C Le mercredi 22 juin, la Fédération Pro Europa Christiana a organisé une manifestation devant le Parlement européen pour lancer sa campagne de signatures en faveur de la reconnaissance d’une Journée mondiale de lutte contre la Christianophobie. La place du Luxembourg, à Bruxelles, a vu pendant deux heures une trentaine de militants distribuer quelques milliers de dépliants aux passants. Pour attirer l’attention du public, les distributeurs portaient des capes et un étendard rouge frappé d’un lion rampant. Le 2 mars, Shahbaz Bhatti, ministre pakistanais des minorités, a été tué pour sa foi. La FPEC propose de choisir cette date pour la Journée mondiale de lutte contre la Christianophobie. Selon les promoteurs de cette initiative, toutes les 5 minutes un chrétien est tué à cause de sa foi, faisant de la christianophobie le plus grand mal social de notre temps. Ils regrettent que les autorités mondiales ne fassent rien pour l’éradiquer.

Pour arrêter le massacre de ces milliers d’innocents, la Fédération Pro Europa Christiana a rédigé un appel international au Secrétaire général de l’ONU accessible par Internet.

La Journée mondiale de lutte contre la Cristianophobie a pour mission d’attirer l’attention de l’opinion publique, des mouvements associatifs, des autorités politiques et des médias sur ce sujet passé sous silence et pour offrir aux chrétiens chaque année une opportunité pour défendre leurs droits dans la société.

Information mentionnée sur l'Observatoire de la christianophobie.

Posté le 4 juillet 2011 à 10h32 par Michel Janva | Lien permanent

23 mai 2011

L'unité de l'Europe sera solide si elle est basée sur les racines chrétiennes

C'est ce qu'a affirmé le pape en recevant la présidente du parlement bulgare, Tsetska Tsacheva, à l’occasion de la fête des saints Cyrille et Méthode, co-patrons de l’Europe. Le pape a jugé que ces grands saints rappellent aux peuples européens que « leur unité sera plus solide si elle est basée sur les racines chrétiennes communes ».

Benoît XVI effectuera début juin un voyage en Croatie, où une partie importante de la classe politique voudrait que l’Europe fasse davantage état de ses racines chrétiennes.

Le pape a aussi rencontré le président de l’ex-République yougoslave de Macédoine. auquel il a précisé que «l’accueil du dessein salvifique de Dieu» permettrait aux peuples de «retrouver les bases sur lesquelles construire une civilisation et une société emplies par l’esprit de réconciliation et de cohabitation pacifique».

Posté le 23 mai 2011 à 17h51 par Michel Janva | Lien permanent

22 avril 2011

Agenda européen : les fêtes chrétiennes seront dans l’édition 2011-2012

Christine Boutin était le 20 avril à Bruxelles pour rencontrer John Dalli, le Commissaire européen en charge de l’agenda Europa Diary qui avait fait scandale en janvier. Dans cet agenda, distribué à trois millions d’exemplaires par la Commission européenne, figuraient de nombreuses fêtes religieuses, à l’exception des fêtes chrétiennes. La pétition lancée par le Parti Chrétien-Démocrate a récolté dans toute l’Europe plus de 54 000 signatures en quelques semaines, obligeant José Manuel Barroso à prendre des mesures pour stopper la diffusion de l’agenda en question et faire effectuer un rectificatif.

Christine Boutin, Présidente du Parti Chrétien-Démocrate, a remis solennellement la liste des signataires au Commissaire John Dalli. Celui-ci a réaffirmé son engagement à faire figurer les fêtes chrétiennes dans la prochaine édition de l’agenda. Il a rappelé à Christine Boutin qu’il faisait partie de ceux qui avaient souhaité faire inscrire les racines chrétiennes de l’Europe dans le préambule du traité constitutionnel, inscription à laquelle la France s’était particulièrement opposée…

Posté le 22 avril 2011 à 19h15 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2011

Dans l'UE, ne pas avoir peur de revendiquer avec détermination le respect de son identité

Le Saint-Père a reçu ce matin les lettres de créances du nouvel Ambassadeur de Croatie, M.Filip Vucak. La Croatie intégrera bientôt pleinement l'Union européenne.

C "Cette intégration devra se faire dans le plein respect des spécificités croates, de sa vie religieuse et de sa culture. Il serait illusoire de vouloir renier sa propre identité pour en rejoindre une autre qui est née dans des circonstances si différentes de celles qui ont vu naître et se construire celle de la Croatie. En entrant dans l'Union européenne, votre pays ne sera pas uniquement récipiendaire d'un système économique et juridique qui a ses avantages et ses limites, mais il pourra également apporter une contribution propre et typiquement croate. Il ne faudra pas avoir peur de revendiquer avec détermination le respect de sa propre histoire et sa propre identité religieuse et culturelle. Des voix chagrines contestent avec une stupéfiante régularité la réalité des racines religieuses européennes. Il est devenu de bon ton d'être amnésique et de nier les évidences historiques. Affirmer que l'Europe n'a pas de racines chrétiennes, équivaut à prétendre qu'un homme peut vivre sans oxygène et sans nourriture... Je suis certain que votre pays saura défendre sa propre identité avec conviction et fierté en évitant les nouveaux écueils qui se présenteront et qui, sous prétexte d'une liberté religieuse mal comprise, sont contraires au droit naturel, à la famille, et à la morale tout simplement".

Addendum : retrouvez l'intégralité de cette intervention, qui a été prononcée en français par le Saint-Père. Le Pape doit se rendre les 4 et 5 juin en Croatie.

Posté le 11 avril 2011 à 15h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

22 mars 2011

Les valeurs communes de l'Europe sont chrétiennes

Le cardinal Mauro Piacenza, préfet de la Congrégation pour le clergé, a déclaré dans son homélie de la messe qu'il a célébrée, le 21 mars dernier à l'abbaye du Mont Cassin, en l'honneur de saint Benoît, patron de l'Europe, que l'Europe est actuellement au centre d'un «défi dramatique» :

P "ou elle retrouve son identité, nécessairement chrétienne, ou elle risque simplement de ne plus exister comme Europe".

A propos des crucifix dans les écoles publiques, il a rappelé qu'ils ne constitue pas un «endoctrinement» mais «manifestent l'identité culturelle et nationale des pays de tradition chrétienne».

"Le crucifix, qui est le principe vivifiant de l'immense œuvre bénédictine, a non seulement été reconnu comme un principe unificateur de l'Italie, en coïncidence avec le 150e anniversaire de son unité politique, mais aussi comme un principe identitaire vers lequel les pays européens peuvent se tourner !".

«Pour pouvoir vivre et fonctionner», la démocratie en Europe

"a besoin d'une plate-forme solide de valeurs partagées, sans laquelle il est simplement impossible que les systèmes sociaux fonctionnent. En Europe, cette plate-forme de valeurs partagées est indiscutablement fournie par le christianisme, d'un point de vue historique comme d'un point de vue social".

"L'homme ne peut et ne doit en aucun cas être instrumentalisé à des fins économiques, politiques ou de pouvoir. Il est une fin, et non un moyen, et donc l'économie, le droit et la politique doivent être conçus comme des instruments indispensables au service de l'homme, de son bien véritable, de son progrès réel, qui coïncide toujours avec le bien commun".

Posté le 22 mars 2011 à 21h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

19 mars 2011

On ne peut pas opposer les droits de l'homme aux racines chrétiennes

Le Saint-Siège a accueilli avec satisfaction la sentence rendue vendredi par la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l'homme sur la présence du crucifix dans les salles de classe des écoles publiques en Italie. Le P. Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège,  déclaré :

C "Il s'agit là en effet d'une sentence très importante et historique, comme le montre le résultat auquel la Grande Chambre est parvenue au terme d'un examen approfondi de la question. La Grande Chambre a en effet retourné une sentence de premier degré sous tous ses aspects, adoptée à l'unanimité par une Chambre de la Cour qui avait suscité non seulement le recours de l'Etat italien mais aussi son appui par de nombreux autres Etats européens, dans une mesure jusque-là jamais advenue, et l'adhésion de plusieurs organisations non gouvernementales, expressions d'un vaste sentiment des populations.

Il est donc reconnu à un niveau juridique très important et international, que la culture des droits de l'homme ne doit pas être mise en contradiction avec les fondements religieux de la civilisation européenne à laquelle le christianisme a donné une contribution essentielle.

Il est également reconnu que, selon le principe de subsidiarité, il est juste de garantir à chaque pays une marge d'appréciation quant à la valeur des symboles religieux dans sa propre histoire culturelle et dans son identité nationale, et quant au lieu de leur exposition (comme cela, du reste, a été rappelé ces derniers jours par la sentence de la Cour suprême de certains pays européens).

Dans le cas contraire, au nom de la liberté religieuse, on tendrait paradoxalement, à limiter, voire à nier cette liberté, finissant par en exclure toute expression de l'espace public. Et ainsi faisant, on violerait la liberté même, assombrissant les identités spécifiques et légitimes. La Cour dit donc que l'exposition du crucifix n'est pas un endoctrinement, mais l'expression de l'identité culturelle et religieuse des pays de tradition chrétienne."

Posté le 19 mars 2011 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

04 mars 2011

UE : pétition pour la reconnaissance des racines chrétiennes

Le Parti-Chrétien Démocrate lance une pétition officielle auprès de la Commission des Pétitions du Parlement Européen pour la reconnaissance des racines chrétiennes de l’Europe dans la Constitution européenne :

U "La pétition concernant les agendas de la Commission européenne ne mentionnant aucune fête chrétienne a récolté plus de 51 000 signatures à ce jour. C’est le signe que de nombreuses personnes en Europe souhaitent que notre héritage chrétien soit reconnu : nous avons donc décidé de pousser plus loin notre action. LEurope doit sortir du déni et de l’idéologie pour rétablir la vérité sur son histoire. La culture européenne a été marquée principalement par le sceau du christianisme pendant deux millénaires : les valeurs européennes comme la dignité de l’être humain, les droits de l’homme, la paix, la liberté, la démocratie, la prééminence du droit, les principes de solidarité et de subsidiarité sont issus de cet héritage chrétien.

Trois voies de droit sont envisageables pour faire inscrire les racines chrétiennes de l’Europe dans notre Constitution ; l’initiative d’un ou plusieurs Etats membres, l’initiative parlementaire ou l’initiative populaire. Puisque ni les gouvernements des différents Etats membres, ni le Parlement européen n’ont engagé de démarches dans ce sens, il revient aujourd’hui aux peuples européens de se mobiliser pour demander la reconnaissance de leur héritage, de leur culture, de leurs valeurs, conclut Christine Boutin. Nous devons atteindre le million de signatures pour que notre voix soit réellement entendue ! A l’échelle européenne, c’est possible."

Posté le 4 mars 2011 à 16h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

25 février 2011

La Fondation de service politique regrette la modestie de la condamnation des violences antichrétiennes

Dans un communiqué, la FSP écrit :

"Ce lundi 21 février 2011, le Conseil de l’Union européenne a adopté un texte sur l’intolérance, la discrimination et la violence fondées sur la religion ou la conviction, mentionnant expressément les chrétiens. L’Association pour la Fondation de Service politique se réjouit du ralliement des 27 Etats-membres à une position commune prenant en compte ses recommandations adressées le 16 février 2011 dans son Appel à la reconnaissance du « fait chrétien » par l’Union européenne. [...]

Cependant, ce compromis a souligné les réelles dissensions des Etats-membres en ce qui concerne la reconnaissance du « fait chrétien » en Europe et dans le monde. Ces conclusions sont modestes et il est juste de penser que leur portée, d’abord politique, risque de ne pas être suivie d’effets concrets immédiats. [...]

Pour faire entendre sa voix, l’Association pour la Fondation de Service Politique participera au séminaire de l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens « Intolérance et discrimination contre les chrétiens en Europe », le mardi 16 mars 2011 au Parlement européen, autour de Joseph Weiler (USA), New York University, Massimo Introvigne (Italie), représentant de l’OSCE pour la lutte contre « le racisme, la xénophobie et la discrimination » et Gudrun Kugler (Autriche), directeur de l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens."

Posté le 25 février 2011 à 10h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

22 février 2011

"L’Europe se perd si elle n’assume pas son identité et ses valeurs"

Laurent Wauquiez répond à Famille chrétienne :

"Comment entendez-vous agir pour que la liberté de conscience soit défendue par l’Europe auprès de ses partenaires extérieurs ?

W Cette question s’inscrit dans une problématique européenne plus large, qui est la même que lorsque je me suis battu quand la Commission a sorti l’agenda dans lequel elle avait oublié les fêtes chrétiennes. La défense des chrétiens d’Orient est du même ressort. L’enjeu est de secouer une langue de bois politiquement correcte qui nous empêche d’assumer notre identité européenne et nos valeurs. Nous n’avons pas à marcher la tête basse et à nous excuser d’être ce que nous sommes.

De mon point de vue, l’ouverture aux autres ne se construit pas sur une identité refoulée, mais sur une identité assumée. Ce n’est pas brusquer l’islam que d’affirmer les racines chrétiennes de l’Europe. Ce n’est pas encourager un conflit de civilisations que de prôner le maintien de la tolérance en Orient. L’Europe se perd si elle n’assume pas son identité et ses valeurs, qui sont sa raison d’être dans le monde. [...]

Êtes-vous prêt à rappeler aux gouvernements de ces pays que les chrétiens sont discriminés chez eux et qu’ils n’ont pas les mêmes droits que les autres citoyens ?

Il va de soi que nous devons pouvoir dénoncer ces sujets. De la même manière, d’ailleurs, que certains pays arabes ne se privent pas de défendre leurs positions lorsque le respect dû à la religion musulmane est en jeu en Europe ! Pourquoi n’accepteraient-ils pas la même chose, au nom de la défense de la diversité des religions, lorsque les minorités, chrétiennes ou autres, sont opprimées chez elles ? [...]

Prenons un exemple. Est-ce que l’UE peut faire comprendre au Pakistan qu’il se met au ban des nations civilisées avec la loi anti-blasphème ?

La loi anti-blasphème au Pakistan est du ressort des Nations unies. Notamment au regard de ce que peut entreprendre le Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Dans cette enceinte, la France, l’Union européenne et d’autres pays mènent depuis plusieurs années un combat contre le concept de diffamation des religions, inspiré de la criminalisation du blasphème. C’est un concept dangereux qui peut servir de façade légale pour justifier des atteintes aux libertés fondamentales."

Posté le 22 février 2011 à 20h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

15 février 2011

Laurent Wauquiez veut reconnaître les racines chrétiennes de l'Europe

Le ministre en charge des affaires européennes, Laurent Wauquiez, a lancé aujourd'hui une réflexion sur l’identité de l’Europe :

W "Que l’Europe ait des racines chrétiennes, que le mouvement de christianisation ait joué un rôle majeur dans la construction européenne, qui peut contester ça ? Au nom de quoi aurais-je des complexes à assumer ce fait historique ?".

 

Cette prise de position marque une rupture alors que la France, sous la présidence de Jacques Chirac, s’est opposé, avec la Belgique, à la reconnaissance de «l’héritage chrétien» dans le préambule du traité constitutionnel européen. Pour Laurent Wauquiez, ce silence a pesé lourd dans l’échec du référendum français sur ce traité en 2005.

Laurent Wauquiez a exhorté l’Europe à « assumer ses valeurs et son histoire ».

"L’Europe n’est pas une juxtaposition d’institutions administratives et de politiques publiques".

Posté le 15 février 2011 à 18h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

01 février 2011

"Les institutions européennes risquent de perdre toute crédibilité"

F C'est le titre choisi par Radio Vatican, après l'échec des 27 à voter un texte pour défendre les chrétiens d'Orient. En effet, Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, regrette la polémique à Bruxelles autour de la mention du terme « chrétien » dans un document officiel. Il a souligné qu’on ne pouvait balayer d’un revers de main les sentiments de la population. Il s’en est pris en particulier au Haut Représentant pour la politique étrangère de l’Union, Catherine Ashton :

"Le contrôle du langage est devenu insupportable et je ne veux plus respecter un langage qui refuse de reconnaître le fait chrétien".

Posté le 1 février 2011 à 21h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

30 janvier 2011

La liberté religieuse dans l'époque patristique

Dans Chrétienté de l'Europe, Fondations juridiques, Gérard Guyon étudie les fondations du droit occidental et montre que l'Europe s'est construite et a rayonné lorsque la religion chrétienne, la loi et la culture juridique qui en sont issues ont été le socle de son progrès matériel et de son développement spirituel. On lit notamment :

G "Dès les premiers siècles des auteurs chrétiens se mettent à l'oeuvre pour défendre la liberté religieuse. Ils le font dans des textes marqués par le langage et les méthodes juridiques en usage devant les tribunaux : le plus important d'entre eux est le juriste africain Tertullien, à partir de la deuxième moitié du IIe sicèle et jusqu'en 220, dans son Apologétique. Il est suivi par un philosophe de langue grecque, Origène, puis par d'autres écrivains grecs ou latins (Clément d'Alexandrie, Minucius Felix, Arnobe, Lactance) qui ne cessent de se relayer jusqu'au IVe siècle. Ces défenseurs de la foi posent en des termes clairs le problème juridique et politique initial de la liberté dans une société romaine, constituée à partir de l'unité d'un corpus politique fondée sur les cultes publics (y compris le culte impérial). Ils réclament la liberté de croire pour tous, quelle que soit la croyance. Ils postulent la nécessité, dans un Etat, de la liberté de religion. Il faut bien être conscient qu'il s'agit d'une véritable révolution dans l'Antiquité. Ces chrétiens ne veulent pas seulement la liberté intérieure de la conscience, mais également celle du culte public. Là encore, c'est une grande audace dans une Rome politique et culturelle établie sur une religion civique, devenue certes syncrétiste, mais où toutes les religions légales (religiones licitae) consentent à adhérer aux valeurs communes de la Cité (mos maiorum). Ils mettent en forme juridique une citoyenneté morale nouvelle éloignée du stoïcisme et refusent un communautarisme fondé simplement sur la foi. [...]

Dans son oeuvre, Tertullien rappelle d'abord que la liberté de religion est une des conditions majeures du fonctionnement de toute société et que, une fois les armes déposées, l'Empire romain s'est construit sur cette base, en rassemblant des cultes divers, qu'il fallait bien admettre pour réussir à faire coexister des peuples étrangers [...] Mais en même temps, Tertullien dégage l'idée que la foi chrétienne est différente des religions traditionnelles ; qu'elle est avant tout la Révélation de Dieu [...] Non seulement les autres religions sont inférieures ou peut être des embryons de la seule vraie foi, mais le christianisme est radicalement critique. Il libère l'homme du monde politique qui le tient en esclavage [...] et de l'angoisse de vivre et de mourir. [...] Tous les Pères de l'Eglise tiennent pour absolue cette vérité qui est inscrite  dans le Credo de la foi chrétienne.

Il est clair que la liberté, pour le chrétien, ne peut aller jusqu'à reconnaître aux autres croyances une totale et parfaite complétude avec sa foi. Ce qui empêche hostoriquement, et empêchera toujours, le catholicisme de s'accorder avec l'idée d'une vérité totalement libre."

Posté le 30 janvier 2011 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

29 janvier 2011

Bonne nouvelle : la Turquie refuse le "club chrétien"

Faut-il croire que ce pays musulman va enfin cesser vouloir quitter son continent pour continuer à forcer une entrée contre nature dans une terre qui n'a jamais été et n'est pas la sienne, l'Europe?

Tue "L'Union européenne tend à devenir un "club chrétien" qui est "tourné vers lui-même", a déploré aujourd'hui à Davos le vice-premier ministre turc Ali Babacan, en regrettant l'absence de progrès dans le processus d'adhésion de la Turquie à l'UE.

S'exprimant lors d'un panel au Forum économique mondial à Davos, Ali Babacan a jugé que "la politique de la porte ouverte [n'existait] plus" dans l'UE. "Nous avons toujours pensé que l'Union européenne était un grand projet de paix, et puis le processus d'élargissement s'est purement et simplement bloqué", a-t-il dit.

"L'une des grandes raisons pour lesquelles la Turquie ne peut devenir membre de l'Union européenne est que celle-ci est un club chrétien. C'est à nos yeux très dangereux", a-t-il remarqué.

Ankara a commencé en 2005 les négociations d'adhésion mais le processus est bloqué en raison de l'opposition de plusieurs pays clé comme la France et l'Allemagne qui préfèrent un partenariat privilégié, mais aussi en raison du conflit de Chypre et du manque de progrès dans les réformes intérieures".

Posté le 29 janvier 2011 à 15h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (29)

28 janvier 2011

Barroso encourage ceux qui veulent la disparition de l'Europe

Cette accusation vient du sénateur André Lardeux (source : Ouest France du 27 janvier) :

L 

Posté le 28 janvier 2011 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

27 janvier 2011

Denis Tillinac publie un Dictionnaire amoureux de catholicisme

Interrogé par Le Monde, Denis Tillinac en dit plus :

Denis tillinac "(...) il me semblait opportun de revenir aux sources mêmes de notre identité, de notre spiritualité, de nos bases intellectuelles, esthétiques et morales. En fait, nous sommes, beaucoup plus que les Français ne l'imaginent, captifs de notre héritage catholique. La civilisation occidentale est l'enfant du catholicisme, un enfant ingrat et infidèle aujourd'hui. J'ai écrit ce livre pour que l'on reprenne conscience de nos racines et confiance dans l'avenir.

Je pense qu'un renouveau est probable, parce que l'on prend de plus en plus conscience qu'il est impossible d'affronter la modernité sans une référence transcendante (...)

Dico catho L'honneur de l'Église est de se définir systématiquement contre l'air du temps ; d'autant plus dans une société de spectacle et mercantile comme la notre, où le culte de l'innovation semble être la seule idéologie, et qui de façon compensatoire produit une espèce de paganisme polythéiste avec cette profusion d'idoles du sport, du showbiz, du cinéma ou de la politique. Cela illustre bien un manque ; on invente des divinités, puis on les oublie. Cette mode passera, et si l'Église temporelle est faillible, l'Église spirituelle est sainte, et ce référant va paraître de plus en plus nécessaire (...)

C'est en fait une nostalgie culturelle plus large d'une Europe rurale et chrétienne qui est en train de mourir. Quand je vois que les dirigeants européens ont la lâcheté de ne pas vouloir mettre en préambule des textes institutionnels nos racines chrétiennes, je trouve qu'il s'agit là d'une amnésie doublée d'une pathologie grave. Sans églises et sans monastères, il n'y a pas d'Europe (...)"

Posté le 27 janvier 2011 à 17h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

26 janvier 2011

"L’Europe ne peut pas oublier ses racines chrétiennes"

Toujours dans Famille chrétienne, Michèle Alliot-Marie revient sur l'affaire de l'Agenda de la commission européenne :

E "Je suis ministre d’État d’une république laïque, qui n’oublie pas pour autant que la première Europe fut celle des monastères et des cathédrales. Dans l’affaire de l’agenda européen dans lequel les fêtes chrétiennes étaient omises alors qu’étaient mentionnées celles d’autres religions, Laurent Wauquiez, ministre en charge à mes côtés des Affaires européennes, a saisi immédiatement le commissaire européen responsable de cette publication. Celui-ci a reconnu qu’il s’agissait d’une erreur qui ne se renouvellerait pas.
L’Europe ne peut pas oublier ses racines chrétiennes, c’est une évidence. Elle ne doit pas oublier non plus ce qu’elle doit à l’apport des juifs et des musulmans. L’Europe est et doit demeurer une terre de tolérance."

Que doit l'Europe aux musulmans ? Plusieurs siècles d'occupation de l'Espagne ? La menace constante de l'empire ottoman ?

Posté le 26 janvier 2011 à 08h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)


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