02 février 2016

Plus c'est gros, plus ça passe... (Add.)

Dans une tribune intitulée "La France sans les musulmans ne serait pas la France", Abdelkader Abderrahmane sert aux lecteurs du Monde une soupe insipide d'idées convenues et politiquement correctes. Voici l'extrait le plus hallucinant :

"Alors que l’Europe médiévale était entourée de superstition, de fanatisme, de fatalisme, et d’autres irrationalités, le monde arabo-musulman, sous l’impulsion des dynasties Omeyyade et Abbasside, représentait au contraire la bayt al hikma, ou la « maison de la sagesse et du savoir ». Et c’est ce savoir qui a permis aux Européens de sortir des ténèbres de l’ignorance dans laquelle ils étaient plongés, débouchant ainsi sur la Renaissance et les Lumières."

Il faut relire en toute urgence "Pour en finir avec le Moyen Age" de Régine Pernoud et "Historiquement correct. Pour en finir avec le passé unique" de Jean Sévilla...

Addendum :  En 2011, Abdelkader Abderrahmane soutenait les islamistes :

"Il est donc particulièrement difficile de voir un quelconque danger dans leurs propos et position (...) Les Islamistes sont destinés à jouer un rôle politique actif dans cette phase de transition démocratique des pays arabes. Respectons enfin le résultat des urnes (...) Et faisons confiance à la clairvoyance des Islamistes arabes (...) Ils méritent amplement une chance de démontrer qu’ils peuvent, dans un système électoral pluriel et démocratique, être, eux aussi, compétents dans la gestion de leurs pays. Il est urgent de laisser aux Islamistes la possibilité de diriger et de s’affronter aux réalités et logiques politico-économiques séculières de la gouvernance d’un Etat."

On attend avec impatience de savoir s'il condamne l'Etat islamique ou s'il le considère comme une nouvelle "maison de la sagesse et du savoir"...

Posté le 2 février 2016 à 06h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (25)

17 janvier 2016

L'Autriche décide de restreindre temporairement le traité de Schengen

Vive l'Autriche !

"Les autorités autrichiennes ont décidé de restreindre temporairement l'accord de Schengen et imposent une surveillance accrue à toutes les personnes arrivants dans le pays, a déclaré le chancelier autrichien Werner Faymann.

"Le contrôle de toute personne venant dans notre pays, a été renforcé", a-t-il déclaré dans un entretien au journal autrichien Oesterreich.

D’après M. Faymann, les autorités du pays ont l’intention de suivre l’exemple de l’Allemagne qui "a renforcé le contrôle de ses frontières et qui refoule des réfugiés". Ainsi, selon le chancelier, les gens qui ne possèdent pas le statut officiel de réfugié, ou qui ne font pas de demandes appropriées en Autriche, seront expulsés.

"Chaque personne qui passe le contrôle aux frontières doit avoir une carte d'identité valide et doit la présenter à la demande des autorités autrichiennes. Et si l’UE ne le fait pas, si elle ne protège pas les frontières extérieures de (l’espace) Schengen, c’est l’existence de l’accord, lui-même, qui est caduc", a-t-il ajouté."

Posté le 17 janvier 2016 à 10h55 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (1)

12 janvier 2016

Qui a dit : "Sans les catholiques, la France ne serait pas la France"

Personne jusqu'à présent. En revanche,

Manuel Valls, premier ministre, le 9 janvier 2016 :

"Sans les Juifs de France, la France ne serait pas la France"

Mustapha Cherif, philosophe et islamologue algérien, le 11 janvier 2016 :

"Sans les citoyens de confession musulmane, la France ne serait plus la France à l’avant-garde de la modernité, de la fraternité humaine et de la démocratie"

Posté le 12 janvier 2016 à 11h11 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (28)

« Bruxelles bafoue la souveraineté des Etats »

C'est le propos du ministre de la justice du gouvernement hongrois, qui a accordé un entretien à Politique Magazine. Extrait.

Les pays de l’Europe centrale s’opposant aux décisions unilatérales des institutions européennes… N’y-a-t-il pas là les prémices d’un conflit à venir au sein de l’Europe ?

Cette crise a ouvert un conflit entre quelques-uns des états membres et les institutions bruxelloises sur la question de l’intégration européenne. D’un côté, la Commission entend assumer davantage de pouvoir. De l’autre, des pays comme la Hongrie souhaitent que les nations conservent leur souveraineté tout en reconnaissant qu’il faut travailler ensemble sur certaines compétences. J’irai même plus loin en affirmant que la démocratie en Europe sortirait grandie d’un renforcement du rôle des états dans les institutions européennes. Car que fait-on des parlements nationaux dans le cadre actuel ? Deux visions s’opposent donc. Et dans ce grand débat sur l’avenir de l’Europe, la Hongrie compte bien faire entendre sa voix qui est celle de l’Europe des Nations.

Posté le 12 janvier 2016 à 10h13 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (9)

22 décembre 2015

Une crèche au Parlement européen

Le 8 décembre, la crèche de Noël du Parlement Européen a été inaugurée en présence du Père Patrick Daly, secrétaire général de la Conférence des Evêques de l'Union Européenne (COMECE). Des Députés, des ONG et des représentants de la société civile ont été invités à prendre part à cette manifestation. La FAFCE a participé avec une prise de parole par sa Secrétaire générale, Maria Hildingsson.

Le Père Patrick Daly, Secrétaire général de la COMECE, a fait part d'une brève réflexion théologique sur la valeur de l'accueil. Il a déclaré que l'Union Européenne était appelée à redécouvrir les valeurs sur lesquelles elle avait été fondée : pardon et réconciliation.Evoquant les immigrés (1 million en 2015), il a déclaré :

« Dans le même temps, nous avons le droit de partager avec eux notre identité, comme un privilège, comme un cadeau : ces personnes, une fois arrivées en Europe vont voir ce petit Enfant dans la crèche dans nos musées, dans nos maisons, dans nos églises...Et ils se demanderont : Qui est cet Enfant ? »

A l'issue de la conclusion, les participants se sont dirigés vers la zone d'exposition du Parlement Européen où le Père Patrick Daly a béni la crèche, après quelques mots d'encouragement pour le travail des députés européens et de tous ceux qui œuvrent en faveur de la dignité humaine.

Posté le 22 décembre 2015 à 14h54 par Michel Janva | Lien permanent

05 décembre 2015

La Russie, la laïcité et la famille

Analyse intéressante.

 

Posté le 5 décembre 2015 à 08h31 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

03 décembre 2015

Centenaire du Génocide arménien : concert le 5 décembre à Angers

 

XVM94ef1cb0-e9ca-11e4-9ce2-c96488cbd7ff[4]Dans le cadre de la commémoration du Centenaire du Génocide des Arméniens, un concert est organisé par le Conservatoire de Musique d’Angers dirigé par Elisabeth CHAVERDIAN, pianiste, le samedi 5 décembre à 17 heures dans le Foyer du Grand Théâtre d’Angers.

Des œuvres des compositeurs arméniens : KHATCHATOURIAN, BABADJANIAN, DELLALIAN et KOMITAS seront interprétées par des élèves du conservatoire d’Angers (Piano, violon, clarinette, chant…).

Entrée gratuite

Posté le 3 décembre 2015 à 10h52 par Marie Bethanie | Lien permanent

Unissons-nous contre notre ennemi commun [Add : en français]

C'est en substance le message de ces jeunes Russes aux jeunes d'Europe de l'Ouest. L'occasion de rappeler un certain nombre de vérités, sans animosité.

De la propagande d'Etat ? Certes, mais "nous" (l'oligarchie occupante) avons la nôtre, et pas franchement avec ce type de messages, ...

 

C'est sous-titré en français, merci à "dafe" et "p de c" pour leurs contributions !

Posté le 3 décembre 2015 à 07h55 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

23 novembre 2015

Lutte contre l'islam radical : les bonnes raisons pour la France d'assumer son héritage chrétien

Quoiqu'en veuille L'Association des maires de France, qui a récemment publié un manifeste pour la laïcité, à la page 16 duquel il est écrit : "La présence de crèches de Noël dans l’enceinte des mairies n’est pas, du point de vue de l’AMF, compatible avec la laïcité ", la France, et plus largement l'Europe, s'est fondée sur des principes chrétiens.

Le très haut développement de l'Europe chrétienne et l'idée même de laïcité de la sphère publique, essentiellement dûs au sain principe du "rendez à César", n'aurait pas vu le jour si l'Europe chrétienne n'avait pas constamment repoussé les invasions islamiques et préservé ainsi son identité. Ce sujet est développé de façon très intéressante sur Atlantico par Jean-Louis Harouelprofesseur d'histoire du droit et des institutions à l'Université de Paris II. Auteur d’ouvrages de droit, d’économie, d’histoire et notamment de Culture et contre-culture (1994), Jean-Louis Harouel vient de publier Le vrai génie du christianisme. 

"Atlantico : Pourquoi viser ainsi des héritages du christianisme alors que c’est avec une partie de l’islam que la laïcité semble rencontrer actuellement une remise en question ?

Jean-Louis Harouel : Si on vise ainsi des héritages du christianisme alors même que l’islamisme vient encore de tuer en France, c’est tout simplement parce que le christianisme ne fait absolument pas peur et que l’islam fait très peur.

Si on voulait vraiment protéger efficacement la laïcité – ou plus précisément la sécularisation de la société –, on s’en prendrait au foulard islamique (hidjab) qui inonde l’espace publique et apporte ainsi une immense visibilité à l’islam.

L’islam fait peur, et c’est en premier chef aux musulmans qu’il fait peur. Sauf rarissimes exceptions, des intellectuels d’origine musulmane n’ont pas osé se dresser ouvertement contre l’islam. C’est trop dangereux. Le Coran (XVI, 108) et plusieurs hadiths frappent les coupables d’apostasie de sanctions pouvant aller jusqu’à la mort. Or le musulman qui refuse de s’acquitter de l’obligation légale de la prière est réputé apostat et donc passible de la mort. On ne peut, sans risquer sa vie, rejeter l’islam et encore moins l’insulter, comme l’ont fait tant d’Européens avec les dogmes et les rites chrétiens. Une mécanique répressive de nature terroriste protège l’islam contre la liberté de l’esprit.[...]

Or, maintenant qu’il est très implanté en Europe et un peu aux États-Unis, l’islam prétend imposer aux Occidentaux cette interdiction de la liberté de pensée et d’expression. Car la loi divine – la charia – ordonne aux non-musulmans de parler de l’islam avec respect. Lourde de menaces, cette injonction s’adressait jadis aux dhimmi, aux chrétiens et aux juifs tolérés dans le monde islamique sur le mode de l’infériorité juridique et de l’humiliation. Aujourd’hui, l’islam prétend intimider les pouvoirs publics et les médias occidentaux. Il les contraint à une forte auto-censure afin de ne pas offusquer les musulmans. C’est ainsi que la municipalité d’Oxford a abandonné l’usage du mot "Noël" dans les documents émanant d’elle. Ce faisant, les Occidentaux se comportent en dhimmi, en inférieurs qui s’inclinent devant l’islam. Il est décidément moins dangereux de s’en prendre aux vestiges pittoresques et inoffensifs de notre civilisation chrétienne.

Est-ce une bonne stratégie de réduire l’influence de la tradition chrétienne sur la société pour faire rentrer l’islam dans la laïcité ?

C’est une stratégie catastrophique. C’est une erreur de considérer l’islam seulement comme une religion. C’est une erreur de définir sa place dans les sociétés occidentales du point de vue de la seule liberté religieuse. À la fois religion et régime politique, l’islam forme un ensemble de règles prétendument divines dont beaucoup sont de nature juridique. Contenu dans la charia, ce code de droit institue l’infériorité juridique des femmes ainsi que celle des non-musulmans, et il cautionne l’esclavage.[...]

Système total, l’islam rejette l’idée de la disjonction du politique et du religieux, principe d’origine chrétienne né du fameux : "Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu". Fondatrice de ce qui est appelé en France la laïcité, cette disjonction a été la source d’où a pu naître la liberté de l’individu, avec toutes ses conséquences positives : esprit critique et liberté de l’esprit, tolérance, progrès intellectuel et pensée scientifique, progrès technique et enrichissement de la société. Tout cela est issu de la dualité chrétienne entre les pouvoirs temporel et spirituel. Au contraire, pour l’islam, le sacré englobe le profane. La légitimité de l’État résulte exclusivement de son action au service de l’islam. Et dans les pays musulmans où a été instaurée une sécularisation de l’État – Turquie, Indonésie –, elle est aujourd’hui menacée par une forte réislamisation des esprits.

Les religions ont des effets très différents sur la sécularité de la société. Celle-ci n’est nullement menacée par les clochers et les croix des cimetières, les pardons bretons et les bénédictions de navires, les saintes vierges et les calvaires des villages, ni par les jours fériés correspondant à des fêtes chrétiennes. D’ailleurs, la disjonction du politique et du religieux étant une invention chrétienne, la croix pourrait légitimement être revendiquée comme un emblème de la laïcité, et plus généralement de la sécularité des sociétés occidentales. On ne peut que souhaiter le maintien de la prédominance en Europe des signes religieux chrétiens. Ce sera l’indice que la sécularisation de la société engendrée par le christianisme y résiste encore. En revanche, tout est à craindre d’un islam rendu redoutable à l’Europe par son poids démographique. La multiplication des signes islamiques dans l’espace public et la satisfaction des revendications vestimentaires, alimentaires et autres des musulmans sont lourdes de menaces pour la laïcité de l’État et la préservation de sociétés sécularisées.

Qu’avons-nous à perdre à gommer toutes les spécificités culturelles de notre société liées au christianisme ? Dans quelle mesure l’imprègnent-elles ?

Nous avons tout à perdre à gommer ces spécificités, d’autant que le vide qui en résulterait serait immédiatement investi par l’islam. Nier ces spécificités reviendrait à nier ce que nous sommes.  Dans la très longue durée, ce qui caractérise fondamentalement l’Europe, c’est son refus de l’islam pour rester un continent chrétien. Si l’Europe était devenue musulmane, le cours de l’histoire en eût été totalement changé. Le monde serait resté sous-développé, le progrès scientifique et technique ne serait jamais intervenu, il n’y aurait pas eu de développement économique ni intellectuel de l’humanité. Il n’y aurait pas eu de liberté individuelle, de liberté de l’esprit. Car tout cela a résulté de la dualité chrétienne entre les pouvoirs temporel et spirituel, et c’est en Europe occidentale que cette dualité s’est le plus pleinement accomplie. Si l’Europe était devenue musulmane, il n’y aurait certainement jamais eu de Révolution industrielle et d’invention du développement.[...]

C’est parce que l’Europe a su rester chrétienne qu’elle a construit des sociétés laïques, libres, tolérantes, économiquement développées, à haut niveau de vie moyen et socialement généreuses. Ces sociétés sont le produit historique de la civilisation chrétienne européenne.[...] 

Nous autres, Européens, nous sommes tous – athées, agnostiques, anti-cléricaux et anti-chrétiens compris – le produit historique de près de deux millénaires de chrétienté. Pour ce qui est de l’histoire, de la civilisation, des valeurs, il est bien évident que l’Europe est un héritage chrétien et ne peut le nier à peine de se renier entièrement, de perdre totalement son sens. Si l’Union européenne s’était souciée de la réalité, elle aurait placé, au centre du cercle d’étoiles de son drapeau, une croix pareille à celle du drapeau suisse : une croix qui, pas plus que celle-ci ne serait un signe religieux, mais bien l’emblème de l’histoire et de la civilisation de l’Europe."

 

Posté le 23 novembre 2015 à 14h43 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

19 novembre 2015

Vous faites une erreur fondamentale en pensant que Paris n’est attaquée que pour ses valeurs charnelles et libertines

Tribune pleine de vie et de foi d'une jeune étudiante catholique adressée aux journalistes de Libération que le hashtag #PrayforParis indispose :

ImagesCher journaliste,

Vous avez certainement la plume plus habile que la mienne et l’esprit plus aiguisé à cet exercice, mais l’envie de répondre est bien trop forte. Lorsque les attentats ont frappé la France, lorsque Daesh a revendiqué cet acte, vous oubliez de petites choses anodines. Vous oubliez que ce prétendu « État islamique » a visé Paris, symbole de la France, qui « porte la bannière de la croix ». Vous oubliez également qu’il n’est nullement fait mention de « Français », de « jeunes », mais de « croisés », comme une réponse aux croisades menées dans des temps anciens contre les « hérétiques » d’alors.

Si vous pensez que « la croix » est une faucille et un marteau, je vous invite à rouvrir vos livres d’Histoire. Pas ceux d’aujourd’hui qui sont affligeants tant ils sont pauvres, mais un vieux Lagarde et Michard qui traîne sûrement dans une bibliothèque. Car vous parlez de la France laïque, depuis 1905, depuis 1789. Vous semblez penser que la France a toujours été laïque. Mais vous semblez oublier que ceci n’est pas la France qui s’est construite en 1789, mais simplement une idée de la République. Vous oubliez aussi qu’avant 1905, des prêtres ont éduqué les Français, car il n’y avait pas autant d’instituteurs que de nos jours. Ils leur ont appris à lire, écrire, compter et penser suffisamment pour qu’un jour ils rejettent la main qui les avait nourris. Et la République de 1789… Vous semblez également oublier qu’elle fut fondée par de nombreux déistes, lorsqu’ils n’étaient pas chrétiens. Le culte de l’Être Suprême vous parle-t-il ? Le « Grand Horloger » de Voltaire également ? Robespierre lui-même était déiste, quel culot ! En 1793, la guillotine vous aurait tendu les bras pour avoir tenu de pareils propos !

En parlant de « votre » France de 1789, vous rasez près de 1 789 années d’Histoire, pendant lesquelles la religion chrétienne, catholique, a guidé un peuple et un Royaume. Reniez-les si cela vous rassure, elles existeront toujours. Tant que Fontainebleau, Versailles, le Louvre et les châteaux de la Loire existeront, tant que la crème Chantilly existera, tant que Notre-Dame et la Sainte Chapelle se dresseront, tant que la France aura ces frontières géographiques. Reniez cette France aux racines catholiques, mais elle perdure. Des milliers d’Asiatiques déferlant l’été en Île-de-France le comprennent mieux que vous. Vous oubliez que la France n’est un pays laïque que depuis 110 ans. Une Jeanne Calmant. C’est tout. Avant, ne vous en déplaise, la France a grandi dans un giron chrétien. En reniant cette France, votre texte rejette le patrimoine français et pour aller plus loin, il rejette les Français dans ce qu’ils ont de plus profond : leur culture, leurs racines, leur Histoire. C’est grave.

En reniant cette France, vous reniez la France. Même si aujourd’hui le culte est moins prépondérant, ce hashtag prouve le besoin de spiritualité des hommes, ce désir qu’ils ont de s’élever bien plus haut que notre basse terre, et qu’ils savent qu’il y a, quelque part, un « Grand Horloger » que l’on peut prier lorsqu’on ne se sent pas bien, lorsqu’on est triste, lorsqu’on a perdu des amis. En refusant leurs prières, vous refusez leur tristesse, leur deuil. Vous oubliez également, dans votre petit laïcardisme forcené, que « prier » n’est pas réservé aux catholiques et aux chrétiens qui ont fondé la France moderne. Prier est aussi valable pour les juifs, les bouddhistes, les païens de toutes sortes. Les rejeter, c’est rejeter des cultures, des identités, des valeurs qui font notre civilisation actuelle, et cette France cosmopolite que vous aimez tant. Et qu’ils viennent d’ici ou d’ailleurs, vous insultez tous ceux pour qui la religion est une culture, une liberté, des racines, un avenir.

Vous faites une erreur fondamentale en pensant que Paris n’est attaquée que pour ses valeurs charnelles et libertines. Vous avez certainement oublié que l’on dit de la France qu’elle est « Fille aînée de l’Église » et qu’en cela, elle est une ennemie pour Daesh. Vous oubliez que c’est la France chrétienne qui est partie en croisades et non une France libertine, prônant le sexe et l’alcool.

Enfin, vous commettez une dernière erreur : aucun croyant n’est obligé de prier. C’est votre cécité laïcarde qui vous empêche de voir cet acte gratuit, bienveillant, généreux, amical de la prière. Laissez-nous prier, comme on vous laisse aller boire un verre en terrasse, pensant qu’il s’agit là d’un acte de bravoure. Cela ne changera rien à votre vie : la preuve, nous n’avez pas changé vos habitudes. Laissez-nous prier… Vous ne ressentirez rien, sauf peut-être un jour la grâce de comprendre ce que signifie la prière pour des millions de croyants dans le monde, toutes religions confondues. Donc je ne suis pas d’accord, je n’arrête pas mes prières.

Cela vous fait mal au bide de penser que des milliers de personnes prient pour les victimes ? Cela ne va pas s’arrêter, car la prière est inusable. Il y a même des gens qui ne font que cela toute la journée ! Cela doit être terrible pour vous d’y penser ! Mais ceci fait des millénaires qu’on le fait, et on n’est pas prêts d’arrêter.

J’ai prié pour Paris, pour les victimes, pour la France, pour les terroristes. Maintenant je vous rajoute à ma liste. Ne râlez pas, cela me fait vraiment plaisir et personne ne m’y oblige !

Occupez-vous de votre foie, laissez-moi gérer ma foi. Baisez, buvez, moi je prie."

Posté le 19 novembre 2015 à 10h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (41)

18 novembre 2015

Alors, islamisme radical, ou juste... islam ?

Cette vidéo est sortie il y a 6 mois. Un journaliste suédois, ancien musulman, prend un appel téléphonique au cours d'une émission : au bout du fil, un musulman convaincu, vivant en Suède, explique pourquoi les agissements de l'Etat islamique sont parfaitement conformes au coran et à la loi islamique et pourquoi il les soutient. A diffuser sans modération.

 

Posté le 18 novembre 2015 à 21h01 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (23)

10 novembre 2015

Revoilà "ce long manteau d'églises et cathédrales"

Nicolas Sarkozy (re)fait l'éloge des racines chrétiennes de la France.

"J'ai été de ceux qui ont dit que ce fut une grave erreur de ne pas rappeler les racines chrétiennes dans la Constitution européenne. Les racines chrétiennes, ce n'est pas qu'un mot, pas qu'un slogan".

Rappelons que c'est aussi lui qui a fait adopter de force le Traité Constitutionnel européen, malgré le non des Français, et qu'il n'y a pas ajouté de mention sur les racines chrétiennes de la France.

Posté le 10 novembre 2015 à 16h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

05 novembre 2015

Une commémoration juste et utile, mais sans médias ni gouvernants

Cet article lu sur Boulevard Voltaire revient sur une commémoration passée inaperçue des journalistes et des politiques : celle du massacre de 58 chrétiens irakiens pendant la messe, en 2010, par des islamistes voulant éradiquer le christianisme en Irak.

Chretiens-orient

"Ce samedi 31 octobre à 17 h 00, en la petite église Saint-François-de-Sales de la rue Brémontier du XVIIe arrondissement de Paris, il n’y avait pas de journalistes. Il n’y avait pas non plus de membres du gouvernement. Pourtant, il y avait du monde, beaucoup de monde, cinq ans plus tôt, dans une autre église, celle de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Bagdad : deux centaines de fidèles ; 78 d’entre eux ont été blessés, 58 d’entre eux ont été assassinés, en pleine messe. Pour eux, la paroisse parisienne a organisé une commémoration de la prise d’assaut de la cathédrale syriaque catholique de la capitale irakienne, en présence de son recteur émérite Monseigneur Raphaël Kuteimi.

Le 31 octobre 2010, pendant la messe, des terroristes ceinturés d’explosifs, se revendiquant d’Al-Qaïda, ont attaqué le lieu sacré. Ils ont fait irruption, ils n’ont rien demandé, ils ont tiré. Ils ont tué, il faut le répéter, 58 personnes dont les deux jeunes vicaires, le père Wasim Sabieh, âgé tout juste de 28 ans, et le père Thaier Saad Abdal, qui célébrait la cérémonie. Le père Thaier, 32 ans, s’est adressé aux terroristes : « Tuez-moi, mais épargnez cette famille qui a des enfants ! » Il s’est interposé, transformant son propre corps en bouclier. Il a été abattu à bout portant. Les islamistes ont massacré, 5 heures durant, des hommes, des femmes, des bébés de 3 ans.

Pourquoi ? Parce que c’étaient des chrétiens. C’est inimaginable mais c’est la vérité ; il y a des individus, salafistes pour la plupart, qui ne veulent plus de chrétiens en Irak. Que veulent-ils, alors ? Les faire disparaître, définitivement.

Pourtant, ce pays a reçu la Bonne Nouvelle dès le Ier siècle, par saint Thomas, vous savez, l’incrédule, celui qui ne croit que ce qu’il voit. Les chrétiens sont donc chez eux en Irak. C’est la terre de leurs pères, de leurs ancêtres. L’islam n’est arrivé que bien plus tard, des siècles plus tard. [...]

La réalité tragique de nos frères d’Orient laisse, en France, honteusement indifférent. Pour preuve : la presse a gardé au sujet de cette commémoration un silence insupportable. Quant au gouvernement, toujours prompt à se répandre en larmoiements et à organiser des cérémonies pour le devoir de mémoire, il n’a fait, à ma connaissance, aucune déclaration. Il devrait pourtant avoir toujours à l’esprit que le fanatisme musulman a voué aussi notre France, cette mécréante, à la mort."

Notre France, Fille aînée de l'Eglise, cette apostate...

Posté le 5 novembre 2015 à 08h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

04 novembre 2015

"Quand la peste islamiste inonde l’Europe, levons-nous pour défendre la chrétienté"

Sur son blog, Yves Daoudal décrit une banderole déployée lors d'un match de football en Pologne entre les équipes de Wroclaw et de Poznan :

"L’inscription (qui commence en haut de l'image et continue sur la banderole en bas) dit : « Quand la peste islamiste inonde l’Europe - levons-nous pour défendre la chrétienté ».

Le bateau central porte l’inscription USS ISIS : autrement dit l’Etat islamique (...) avec l’indication des navires américains (USS : United States Ship) "USS Hussein" et "USS Ben Laden"."

  01-slask_wroclaw_lech_poznan_31_10_2015

Posté le 4 novembre 2015 à 11h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

19 octobre 2015

L'islam n'a jamais appartenu à l'Europe, il s'y est invité

Ce sont les propos du premier ministre hongrois Viktor Orban :

"(...) L'islam n'a jamais appartenu à l'Europe, il s'y est invité (...) Spirituellement, l'islam n'appartient pas à l'Europe. C'est un corpus de règles d'un autre monde (...)

Nous, en Hongrie, décidons nous-mêmes si nous en voulons ou pas. Nous n'en voulons pas"

Posté le 19 octobre 2015 à 12h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

Philippe de Villiers : "Le moment est venu pour les Français de se rebeller contre cette classe politique"

Extrait du long interview accordé par Philippe de Villiers au Figaro :

Villiers2"(...) Le rêve européen des élites post-nationales, le rêve d'une fusion des nations européennes s'est évanoui dans le cœur des peuples. Il s'est désintégré parce qu'il était tramé dans un tissu de mensonges: la prospérité, la sécurité, la puissance, la protection. Aujourd'hui, les Français constatent qu'on leur a menti en leur promettant un super-État, une super-puissance. Derrière cette architecture apolitique, il s'agissait bien de détruire les vieilles nations d'Europe mais il n'y avait aucunement l'idée d'en faire naître une nouvelle. Le projet véritable était d'abolir les nations pour installer en leur lieu et place un marché planétaire de masse qui viendrait un jour faire la jonction avec le marché américain: c'était l'idée de Jean Monnet.

L'histoire de cette utopie politique est celle de la rencontre de Monnet et des démocrates-chrétiens de l'Europe de l'après-guerre. Monnet, salarié de la banque Lazard, un Américain dans l'âme, était le factotum de l'Amérique. Les Américains lui ont demandé de créer ce «machin» pour affaiblir définitivement les Européens et profiter de la culpabilité européenne après la guerre. Monnet a eu l'intelligence diabolique de s'allier avec les démocrates-chrétiens, Gasperi, Schuman et Adenauer, pour concocter son projet. L'homme qui était à l'initiative de la Commission trilatérale née en 1973 - commission qui avait pour objet de réunir les deux libéralismes, le libéralisme économique et le libéralisme sociétal - , a proposé aux idiots utiles social-sacristains, en contrepartie, un symbole, le drapeau. «J'aurai le contenu, et vous le symbole», leur a-t-il dit. Les trois grandes consciences, ces trois grands naïfs, sont revenus dans une nappe d'encens vers leurs cléricatures en mettant en avant la conquête du drapeau, la couronne mariale. De ce troc est né un grand malentendu: toute la bourgeoisie anationale fait la génuflexion oblique du dévôt pressé devant les gnomes de Bruxelles parce que la couronne mariale est sur le drapeau. Cette Europe qui finance les LGBT et la Gay Pride, qui célèbre Conchita Wurst la femme à barbe, est censée incarner le progrès parce qu'elle affiche les étoiles à la Madone (...)

Beaucoup de chrétiens ont pensé que les portes de Maastricht ouvraient sur la terre de promission. Ceux-là identifient l'universalisme chrétien au dépassement des nations qui seraient un obstacle à la fraternité cosmique. Dans les grands textes bibliques, il y a une harmonie qu'on retrouve chez Aristote et Saint Thomas, entre l'accueil de l'autre et l'enracinement. Le droit d'aimer ses paysages n'est pas un égoïsme mais une oblation, on a le droit de construire là où on a vécu et de transmettre à ses enfants ce que l'on a aimé. Nous sommes comme les plantes, nous avons besoin d'humus et de lumière. C'est le droit naturel.

En mariant les deux impératifs, la charité individuelle se concilie avec la nécessité de garder ses racines. Quand on entend aujourd'hui des autorités morales et spirituelles qui sont prêtes à vider l'Orient de toute sa population, à déporter les chrétiens d'Orient qui sont chez eux depuis 2000 ans, bien avant l'islam et les nouvelles nations que sont le Liban et la Syrie, on est pris de vertige. Tous ces chrétiens qui expliquent que la société multiculturelle va nous permettre d'organiser une coexistence harmonieuse avec des religions qui ne sont pas les nôtre sont irréfléchis. Ils ont perdu le fil de l'unité du vivant. Existe-t-il à travers l'histoire un seul exemple d'une société dans laquelle l'islam a fait irruption sans être conquérant? (...)

Aujourd'hui on a deux Europe ; celle qui se définit comme chrétienne à l'Est, et la multiculturelle à l'Ouest qui a renié ses racines chrétiennes, qui ferme la porte à Dieu pour mieux l'ouvrir à Allah (...)"

Posté le 19 octobre 2015 à 12h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

13 octobre 2015

Et chez nous? Se posent-ils la question?

Immigration - Des policiers autrichiens se préparent aux pires émeutes -

"Nous craignons tous le moment où on nous ordonnera de marcher contre notre propre peuple"

Le magazine autrichien Info-Direkt publie un entretien avec un membre de la police autrichienne en charge de la question des "réfugiés". Son expérience quotidienne l'amène à pronostiquer des conséquences dévastatrices et prévoit que des émeutes vont bientôt commencer. (...) le système d'asile ne fonctionne plus. (...) Chaque jour arrivent plusieurs milliers de réfugiés en Autriche et en Europe, dont seulement quelques centaines peuvent être enregistrés, …

Posté le 13 octobre 2015 à 00h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)

05 octobre 2015

Les Européens doivent avoir le courage d’être chrétiens, de retourner à l’église

Unknown-10C'est une déclaration de la chancelière allemande. Angela Merkel participait à une discussion publique à l’université de Berne en Suisse au début du mois. Confrontée à une question sur le risque d’une « islamisation » de l’Europe, elle a rappelé que la meilleure réponse était  d’avoir

« le courage d’être chrétiens, de savoir susciter le dialogue [avec les musulmans], de retourner à l’église, de se replonger dans la Bible ».

Puis elle a ajouté avec regret que

« si vous demandez à des  écoliers ce qu’est la Pentecôte, les réponses seront surement très décevantes ».

Une femme du public lui avait en effet demandé comment elle s’y prendrait pour « protéger l’Europe et notre culture de l’islamisation ». 

Posté le 5 octobre 2015 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (36)

20 septembre 2015

A poil dans les rues, ils appellent ça de l'art, "la nudité urbaine"

Et on s'étonne que notre "modèle de société" soit de plus en plus rejeté, refusé, renié. Décadence de l'Occident

"Briser un tabou", voici l'objectif principal de la manifestation qui s'est déroulée en Suisse pendant deux jours. Jusqu'au 22 août dans la ville de Bienne, de nombreux performeurs d'un genre méconnus se sont produits gratuitement dans les rues, à l'initiative de Thomas Zollinger, un artiste local. Leur mode d'expression : la nudité comme œuvre artistique. 

"Aujourd'hui, l'art est le bienvenu dans toutes les villes, mais pas la nudité", regrette l'homme pour expliquer son projet. Pour faire accepter cette forme d'art et combattre la résistance à la nudité, il a donc invité une partie de la troupe avec laquelle il travaille au quotidien à montrer leurs performances au public suisse et aux touristes". 

Posté le 20 septembre 2015 à 14h26 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

17 septembre 2015

Vos enfants prieront Allah ou mourront

Photo prise en Allemagne (via Yves Daoudal)

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Posté le 17 septembre 2015 à 11h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (23)

14 septembre 2015

Les Suisses retirent Dieu de leur hymne national [Erratum]

Comparez la version française du nouvel hymne national suisse, adopté par les internautes (parce que, oui, même des citoyens d'autres pays pouvaient donner leur avis)...

La Strophe suisse

"Hissé là-haut dans le vent,
notre drapeau rouge et blanc
nous appelle à l’unité, à la paix.
Soyons forts et solidaires,
que la liberté nous éclaire, 
ouverts et indépendants,
pour le bien de nos enfants,
devant le drapeau d’antan,
renouvelons nos engagements."

... et l'ancien hymne, jugé "lourd de style" et "dépassé par la réalité" :

Le Cantique suisse

"Sur nos monts, quand le soleil
Annonce un brillant réveil,
Et prédit d'un plus beau jour le retour,
Les beautés de la patrie
Parlent à l'âme attendrie ;
Au ciel montent plus joyeux (bis)
Les accents d'un cœur pieux,
Les accents émus d'un cœur pieux.

Lorsqu'un doux rayon du soir
Joue encore dans le bois noir,
Le cœur se sent plus heureux près de Dieu.
Loin des vains bruits de la plaine,
L'âme en paix est plus sereine,
Au ciel montent plus joyeux (bis)
Les accents d'un cœur pieux,
Les accents émus d'un cœur pieux.

Lorsque dans la sombre nuit
La foudre éclate avec bruit,
Notre cœur pressent encore le Dieu fort;
Dans l'orage et la détresse
Il est notre forteresse ;
Offrons-lui des cœurs pieux : (bis)
Dieu nous bénira des cieux,
Dieu nous bénira du haut des cieux.

Des grands monts vient le secours ;
Suisse, espère en Dieu toujours !
Garde la foi des aïeux, Vis comme eux !
Sur l'autel de la patrie
Mets tes biens, ton cœur, ta vie !
C'est le trésor précieux (bis)
Que Dieu bénira des cieux,
Que Dieu bénira du haut des cieux."

[Erratum] : un lecteur suisse me signale que la presse française, qui présente le changement comme acquis, m'a induite en erreur :

"L'hymne n'a pas été modifié quoique puisse en dire l'article que vous citez en référence ! [ndlt : le Figaro - d'autres articles de la presse française sont concordants]. Il y a simplement eu un concours dans lequel a été sélectionné un "hypothétique" remplaçant de notre cantique suisse. C'est un peu comme si la Star Academy proposait de remplacer la Marseillaise...

Ce n'est pas la première fois qu'un tel changement est proposé (ni la dernière). Déjà en 2014, le conseil fédéral a rejeté la proposition d'un nouvel hymne.
 
Le système politique suisse est justement fait pour que ce genre de chose n'arrive pas sur une proposition de quelques personnes, mais il faut un véritable processus consensuel entre les citoyens. Une telle proposition nécessiterait encore au minimum 7 ans avant de pouvoir être adoptée.
 
Je vous renvoie vers cet article de la presse suisse.
 
Merci de ne pas propager la belle désinformation orchestrée par les média français, décidément prompts à se réjouir de la disparition de toute notion de Dieu dans la société pour promouvoir la laïcité "à la française""

Posté le 14 septembre 2015 à 23h39 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

10 septembre 2015

L'Eglise nous enseigne que nous devons faire respecter le patrimoine matériel et spirituel du pays d'accueil

L'éditorial d'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

"La force des images presque insoutenables vues ces derniers jours ne pourra trouver son sens que si elle conduit à sortir des discours et de l’émotion pour mettre en place une vraie politique migratoire. « Pour passer du cœur à la raison », en somme, comme l’a justement dit Mgr Dominique Rey.

Car on ne peut que constater que l’appel à une générosité sans limites de la part de responsables politiques se heurte au scepticisme des Français, dont la moitié ne souhaite pas que ces réfugiés soient accueillis en France. Il faut l’entendre, car une politique d’immigration cohérente implique aussi l’exigence de justice. Et si la vertu d’hospitalité remonte loin dans l’histoire biblique et dans celle de la France, il serait tout aussi irresponsable de ne pas tenir compte de nos capacités d’accueil. C’est toute l’articulation, nuancée et précise, de la doctrine sociale de l’Église en la matière.

Le cardinal hondurien Oscar Maradiaga, conseiller du pape et ancien président de la Caritas, la résumait ainsi en mars dernier : « On ne peut fermer toutes les portes, mais il n’est pas pensable d’ouvrir tout ce qu’on peut ouvrir. La migration est un droit, mais il y a aussi un droit d’un pays à régulariser la migration. Si l’on disait : que tous ceux qui le peuvent viennent, ce serait un désastre ». Le Liban a été dans son Histoire récente le témoin de ce qu’une population nouvelle – les Palestiniens – pouvait déséquilibrer le pays, jusqu’à la guerre civile.

Dieu merci, nous n’en sommes pas là, mais le chemin à parcourir reste long… La nécessaire régulation par l’État de l’immigration implique en effet de faire respecter également le « patrimoine matériel et spirituel » du pays d’accueil (Catéchisme de l’Église catholique, 2241). Or, nous sommes loin du compte, tant les belles âmes qui font appel à la générosité des Français ont pendant des années contribué à les faire douter d’eux-mêmes, de leur Histoire et de leur culture chrétiennes, par une culpabilisation sans fin.
Au fond, la crise actuelle impose à l’Europe, plus que jamais, de s’interroger sur ses valeurs, et sur ce qui fonde pour elle la dignité de la personne humaine.

La dignité consiste à reconnaître que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais aussi de culture et de religion, faisait remarquer Jean-Paul II à l’Unesco, en 1980. À nier la dimension spirituelle de l’être humain, mais aussi la religion d’un pays, on prive les immigrés de toute possibilité réelle d’intégration – car enfin on n’intègre pas à un ensemble vide, à une conception de l’homme tellement universaliste qu’elle en devient abstraite.

Face à cet enjeu, l’État ne peut pas être neutre. Il lui faudra un jour reconnaître, comme en Allemagne ou en Grande-Bretagne, que le christianisme est la religion de la majorité des Français. Là se trouve la vraie générosité, celle qui donne non seulement ce que l’on a, mais surtout ce que l’on est. "

Posté le 10 septembre 2015 à 13h58 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (2)

08 septembre 2015

"Ce ne sont pas des réfugiés. C’est une invasion" [Add.]

HongrieCes propos, rapportés par le Washington Post, ont été tenus par Mgr Laszlo Kiss-Rigó, évêque de Szeged dans le sud de la Hongrie où ont transité des dizaines de milliers d'immigrés clandestins ces dernières semaines :

"Ce ne sont pas des réfugiés. C’est une invasion. Ils viennent ici en criant ‘Allah Akbar’. Ils veulent nous envahir. La plupart d’entre eux se comportent de manière très arrogante et cynique. Ils représentent en réalité une grave menace pour les valeurs chrétiennes et universelles du continent. Je suis totalement d’accord avec le Premier ministre (...) Le pape, en revanche ne connaît pas la situation." 

La Hongrie est en première ligne dans la crise migratoire que traverse l'Europe et son premier ministre, Viktor Orbán, s'oppose à la Commission européenne sur ce sujet.

Addendum : Yves Daoudal a retrouvé une déclaration de ce même évêque le 28 juillet dernier sur Radio-Vatican, propos plus détaillés mais tout autant explicites :

"(...) Environ la moitié sont de fait des réfugiés, persécutés, des personnes menacées et vraiment dans le besoin, mais l'autre moitié sont des gens qui lorsqu’ils sont arrêtés on trouve qu'ils ont des téléphones portables  et au moins 4 à 5.000 euros. C’est pourquoi nous devons être très prudents. Nous sommes obligés, en particulier l'Eglise, bien sûr, de donner toute l’aide humanitaire possible aux réfugiés et aux personnes dans le besoin, mais nous devons aussi réfléchir: la prudence doit toujours aller avec la charité, on ne doit pas les opposer (...) Mais nous devons aussi penser et chercher à nous protéger d'une certaine façon. Ce n’est pas un problème hongrois, c’est un problème européen! Si personne ne fait rien, la situation va devenir de plus en plus dangereuse de jour en jour."

Posté le 8 septembre 2015 à 12h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

01 septembre 2015

"Dans l’Europe actuelle, je ne vois aucune volonté de survie. Les murs ne suffiront pas"

La lecture de ces trois posts successifs sur le blog d'Yves Daoudal fait froid dans le dos :

"Un quart d’enfants musulmans à Strasbourg. Entre 65 et 70 % des enfants qui mangent quotidiennement dans les cantines municipales strasbourgeoises optent pour le menu standard, 25 % pour le menu hallal (...) selon Françoise Buffet, adjointe au maire en charge de la vie scolaire."

"Des communautés musulmanes qui ont déjà doublé. En raison du nombre élevé de réfugiés, les communautés musulmanes en Allemagne s’attendent cette année à une très forte croissance. « Le nombre de musulmans en Allemagne va grandir de façon considérable », a confié au Tagesspiegel Aiman Mazyek, président du Conseil central des musulmans en Allemagne. Il prévoit que « au moins 80 % » des réfugiés attendus cette année seront des musulmans. Et il a ajouté : » Dès à présent, nous avons des communautés qui avec les réfugiés ont doublé en un mois. » 

"La vérité sur l'islamisation. Interview du politologue américain Edward Luttwak dans Il Giorno, traduit par Fdesouche : 

L’Italie a le Pape. Et ce Pape croit qu’ils doivent accueillir tous les migrants. Depuis le début il a envoyé un mauvais message lorsqu’il fit un pèlerinage à Lampedusa. Et il ne se rend pas compte qu’il collabore, je suppose involontairement, à un suicide historique de l’Europe chrétienne. L’Italie devrait bombarder les navires vides des passeurs (…) et sans attendre l’autorisation de l’Onu. Elle en a la force mais pas la volonté (...)

Mais à l’invasion de la Libye s’ajoute l’invasion à travers les Balkans et celle-ci est encore plus imposante « parce qu’elle est tolérée, sinon encouragée par le président turc Erdogan qui œuvre pour l’islamisation progressive de l’Europe. L’immense majorité des migrants est musulmane. Et les communautés musulmanes, comme on sait, sont réfractaires à l’intégration (…). À la longue ce sera l’Europe chrétienne qui devra s’adapter à leurs valeurs et pas le contraire. Ce Pape ferait bien de réviser l’histoire. Luttwak rappelle la fin de la civilisation romaine : « Les barbares arrivèrent du nord maintenant ils viennent du sud. » (…) « Dans l’Europe actuelle, je ne vois aucune volonté de survie. Les murs ne suffiront pas. Il faut des interventions directes et la première à le faire, devrait être l’Italie."

Rappelons tout de même les propos exacts que le pape François a tenu devant le parlement européen le 25 novembre 2014 :

"De même, il est nécessaire d’affronter ensemble la question migratoire. On ne peut tolérer que la Mer Méditerranéenne devienne un grand cimetière ! Dans les barques qui arrivent quotidiennement sur les côtes européennes, il y a des hommes et des femmes qui ont besoin d’accueil et d’aide. L’absence d’un soutien réciproque au sein de l’Union Européenne risque d’encourager des solutions particularistes aux problèmes, qui ne tiennent pas compte de la dignité humaine des immigrés, favorisant le travail d’esclave et des tensions sociales continuelles. L’Europe sera en mesure de faire face aux problématiques liées à l’immigration si elle sait proposer avec clarté sa propre identité culturelle et mettre en acte des législations adéquates qui sachent en même temps protéger les droits des citoyens européens et garantir l’accueil des migrants ; si elle sait adopter des politiques justes, courageuses et concrètes qui aident leurs pays d’origine dans le développement sociopolitique et dans la résolution des conflits internes – cause principale de ce phénomène – au lieu des politiques d’intérêt qui accroissent et alimentent ces conflits. Il est nécessaire d’agir sur les causes et non seulement sur les effets"

Posté le 1 septembre 2015 à 06h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

25 août 2015

Des réfugiés exclusivement chrétiens pour la Slovaquie

Lu ici :

"Oui à l'accueil (modeste) de réfugiés chrétiens, mais non aux musulmans : c'est en substance le message envoyé par les autorités slovaques, mercredi, alors que l'Europe fait face à un afflux croissant de migrants originaires d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Afghanistan (...)

Face à cette crise de grande ampleur, la Commission européenne fait pression depuis plusieurs mois sur les pays d'Europe centrale et orientale afin qu'ils participent davantage à l'effort humanitaire. Sans grand succès. La Slovaquie a néanmoins accepté de recevoir 200 syriens (...). Mais à une seule condition : qu'ils soient chrétiens et non musulmans, a pris soin de préciser le gouvernement slovaque. Au risque de provoquer une levée de boucliers en Europe.

Se défendant d'accusations de racisme et de discriminations, le porte-parole du ministre de l'Intérieur, Ivan Metik a vite réagi au micro de la BBC : « Nous voulons vraiment aider l'Europe face à cette vague migratoire, mais non sommes seulement un pays de transit et les migrants ne veulent pas rester en Slovaquie. » Et d'ajouter : « Nous pourrions prendre 800 musulmans, mais nous n'avons pas de mosquées en Slovaquie. Comment les musulmans pourraient-ils se sentir intégrés s'ils ne se sentent pas bien ici ?                

Cette décision fait écho aux propos du Premier ministre slovaque, le social-démocrate Robert Fico, qui avait déclaré en janvier : « La Slovaquie est un pays chrétien depuis toujours, nous ne pouvons accepter une arrivée de 300.000 ou 400.000 migrants musulmans qui construiraient des mosquées partout dans le pays et tenteraient de changer la nature, la culture et les valeur de notre Etat. »" 

Posté le 25 août 2015 à 20h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

24 août 2015

Philippe de Villiers et le "refus de l'innommable"

Voici un extrait de l'interview accordé à Jeanne Smits par Philippe de Villiers à propos du Puy-du-Fou et en particulier du don fait à la fondation Jérôme Lejeune :

Philippe de Villiers, la Fondation Puy-du-Fou Espérance vient de doter la Fondation Jérôme-Lejeune d’un chèque de 50.000 euros (...). Pourquoi avez-vous choisi la Fondation Jérôme-Lejeune ?

Pour deux raisons. La première : c’est par fidélité à un homme qui connaissait bien le Puy-du-Fou, et qui l’aimait, et qui m’a profondément marqué personnellement, le professeur Jérôme Lejeune. La deuxième raison, c’est que la Fondation Lejeune, magistralement emmenée par Jean-Marie Le Méné, son président, fait un travail considérable et qui mérite d’être encouragé, pour protéger les enfants trisomiques qui sont souvent abandonnés par la société médiatique, et qui trouvent face à eux une difficulté nouvelle : la tentation de la société de fabriquer un modèle d’enfant sur catalogue.

En effet, lorsque les petits trisomiques sont dépistés avant leur naissance – on sait que 96 % d’entre eux sont éliminés. Spontanément, j’ai fait le lien entre le rappel que fait le Puy-du-Fou du génocide des Vendéens avec ce nouveau génocide des imparfaits. Le faites-vous aussi ?

Au moment de la remise du chèque de la Fondation Puy-du-Fou Espérance à la Fondation Jérôme-Lejeune, j’ai souligné la communauté d’esprit et de démarche du Puy-du Fou et de la Fondation Lejeune, et le lien entre le beau que nous cultivons ici, et le bien que cultive la Fondation Lejeune. J’ai ajouté une évidence : il y a une communauté d’attitude dans ce que j’ai appelé « le refus de l’innommable ». La laideur qui défigure le beau et l’atteinte au principe même de la vie qui défigure la civilisation… (...)

La réussite du Puy-du-Fou a une cause, une seule. C’est la gloire passée que nous rappelons, de toutes ces générations qui ont défendu la France et la chrétienté. Qui ont vécu par la France et la chrétienté. Et qui ont porté haut les valeurs de la France et de la chrétienté. Qui les ont vécues, qui les ont défendues, qui les ont incarnées : du mouvement le plus naturel du monde. Par-delà la réussite, l’aventure du Puy-du-Fou doit demeurer dans son dépouillement initial, et ne jamais sacrifier à l’esprit de richesse. L’esprit de richesse, ce serait de succomber à l’hubris des Grecs, à l’orgueil, et croire que notre réussite vient de nous-mêmes. Or notre réussite vient du fait que nous nous sommes comportés comme des héritiers et non pas comme des enfants démiurges et thaumaturges de la table rase. Donc l’esprit de pauvreté du Puy-du-Fou, c’est l’esprit de fidélité à tous les pauvres de l’histoire de France qui ont donné leur immense richesse à la France – et qui était justement la pauvreté de leur cœur."

Posté le 24 août 2015 à 06h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

14 août 2015

#ChristianBells : une lame de fond

L'opération qui consiste à sonner les cloches le 15 août en signe de soutien aux chrétiens d'Orient persécutés prend de l'ampleur, en France, initiatrice du mouvement, où vient s'ajouter le diocèse d'Angoulême, mais aussi dans l'Europe entière.

L'Osservatore Romano mentionnait l'opération hier, ajoutant aux diocèses français tous ceux qui, en Europe, seront présents :

"Deux diocèses espagnols, tous les diocèses de Belgique, ainsi que ceux de Luxembourg et de Genève-Lausanne-Fribourg, ont annoncé leur intention de s'associer à l'opération. A Rome, la basilique Sainte-Marie-in-Cosmedin, qui dépend du patriarcat grec-melkite catholique, fera elle aussi sonner ses cloches au même moment."[...]

Le diocèse de Reykjavik, capitale de l'Islande, qui est aussi le diocèse situé le plus au nord, fera sonner ses cloches le 15 août.

Il est encore temps d'alerter les diocèses de France qui n'ont rien manifesté...

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Posté le 14 août 2015 à 09h25 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 août 2015

Il y a 7 ans s'éteignait Alexandre Soljenitsyne

... un géant, et un voyant, d'après Aleteia, qui propose à ses lecteurs un bel article consacré au grand écrivain russe.

Solzhenitsyn

On pourra également (re)lire cet article du 19 janvier 2015 sur Liberté Politique, écrit par Axel Rokvam juste après l'attentat contre Charlie Hebdo, qui montre que Soljenitsyne dénonçait déjà les capacités de la presse dans la perversion de l'opinion.

Posté le 3 août 2015 à 22h53 par Marie Bethanie | Lien permanent

27 juillet 2015

Dangereux post-christianisme

Nouvelles de France propose ce matin à ses lecteurs la traduction d'une tribune de Paweł Wawrzyński, publiée dans l’hebdomadaire conservateur polonais Do Rzeczy, qui montre efficacement ce qu'il advient d'une civilisation comme la nôtre, qui fait fi de ses racines chrétiennes. Quelques extraits :

[...]"Le fondement de chaque culture, ce sont les valeurs et les croyances que les adultes transmettent aux enfants et qu’ils propagent dans leur entourage. Les comportements non conformes à ces valeurs sont considérés comme inappropriés et la société exerce des pressions pour que les personnes qui ont de tels comportements modifient leur attitude. Les valeurs d’une culture sont transmises de génération en génération et c’est ce qui lui permet de perdurer de siècle en siècle. En ce sens, l’islam est une culture.

L’Europe a néanmoins vu se développer une culture atypique, que l’on peut qualifier de culture post-chrétienne. Cette culture est fondée sur quelques grands axiomes : les valeurs et les croyances sont l’affaire privée de chacun, personne ne doit imposer ses valeurs aux autres car ce serait porter atteinte à leur liberté et les post-chrétiens n’ont d’estime que pour les valeurs qui découlent directement des besoins biologiques, comme la sécurité, le confort, la satisfaction, l’aspect, etc. Le principal ennemi des post-chrétiens, ce sont les Églises chrétiennes dont la mission est de propager des valeurs qui ne découlent pas directement des pulsions biologiques.[...]

Les apôtres du post-christianisme croient au multiculturalisme où les représentants de différentes cultures vivent harmonieusement les uns à côté des autres, conduisant un dialogue fructueux. Le concept de multiculturalisme n’est pourtant pas logique. En effet, si une personne a des valeurs, elle considérera comme nuisibles les comportements non conformes à ces valeurs, et aura donc de fortes réserves vis-à-vis des représentants des autres cultures. C’est pourquoi les melting-pots ne fonctionnent pas ou bien ils génèrent de fortes tensions.

Un exemple de melting-pot, ce sont paraît-il les États-Unis. Seulement la grosse majorité des Américains sont des chrétiens très religieux. La présence de représentants d’autres religions est très limitée. Ainsi, près de la moitié des Américains considèrent avoir une mission personnelle qui leur a été confiée par Jésus-Christ. Si donc les États-Unis sont un melting-pot, les constituantes de ce creuset de cultures se ressemblent beaucoup. L’exemple d’Israël, où les populations juive et palestinienne vivent en état de guerre civile depuis tant d’années, montre bien ce qui se passe lorsque les constituantes d’un tel creuset ne se ressemblent pas. On peut aussi citer l’exemple du melting-pot yougoslave qui a terminé son existence dans le sang.

Chaque culture humaine définit le rôle des femmes et des hommes et aussi les tâches qui leur incombent en matière de procréation et d’éducation des enfants.[...] Dans le monde post-chrétien par contre, depuis les années 1960, la natalité a chuté, passant de 2,5 enfants par femme environ à 1,5 enfant par femme, un niveau resté stable depuis 10 ans. Il est souvent dit que cela serait dû aux difficultés économiques des parents potentiels et à la faiblesse des politiques familiales. Il faudrait donc en conclure que depuis la Deuxième guerre mondiale l’Europe est devenue une région pauvre, ce qui est absurde. En réalité, les post-chrétiens se fixent des objectifs liés au confort et à la satisfaction personnelle et ils préfèrent dépenser leur argent pour vivre dans un domicile plus spacieux ou s’acheter une meilleure voiture plutôt que pour élever des enfants. Ce n’est pas un hasard si la natalité s’est mise à chuter fortement à partir des années 60 : c’est à ce moment-là qu’a commencé la marche victorieuse de la gauche progressiste, la révolution hippie, etc.[...]

Par une mégalomanie grotesque, on s’imagine qu’il existe une culture européenne qui serait particulièrement attrayante pour les représentants des autres cultures, mais c’est faux. Ce qui les attire, c’est uniquement la richesse créée il y a déjà longtemps par les chrétiens.

En réalité, il existe en Europe un besoin brûlant d’un retour au christianisme, à une religiosité vivante, à une défense active de sa propre identité et à une propagation de ses propres valeurs. Des cultures semblables à notre post-christianisme ont déjà existé dans le passé et elles n’ont jamais duré longtemps. Elles ont été repoussées par d’autres cultures qui savaient mieux défendre leurs valeurs. Des valeurs qui mettaient plus l’accent sur la famille et la procréation. Le post-christianisme européen voit grandir sur son territoire un puissant concurrent qui s’apprête à dominer le continent en quelques générations.

La domination de l’islam aura les conséquences que l’on peut observer au Moyen-Orient : une démocratie de façade, la terreur, le déclassement économique par rapport aux pays développés et un rôle de second ordre pour les femmes.[...]

Posté le 27 juillet 2015 à 08h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 juillet 2015

Ce n'est pas l'euro qui nous réunit mais les racines chrétiennes

Posté le 18 juillet 2015 à 23h55 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet 2015

Appel pour "sauver nos églises" : Jacques Bompard et Aymeric Chauprade ont signé !

Malgré la tentative d'OPA tentée par Nicolas Sarkozy, 10 élus de la ligue du Sud emmenés par Jacques Bompard ont signé l'appel de Denis Tillinac pour sauver les églises et communiquent :

"La Ligue du Sud se félicite que ses élus aient massivement signé l’appel de Denis Tiliniac dans Valeurs Actuelles «  pour sauver nos Eglises » (...) Nos clochers sont des témoignages de notre identité et du baptême de la France comme fille aînée de l’Eglise. Si nous vivons dans une République laïque, nous existons grâce à des siècles de monarchie et de politique catholiques. Dans nos villes, et dans la quatrième circonscription de Vaucluse nous faisons tout notre possible pour soutenir l’animation, la réhabilitation et l’entretien des lieux de culte et des témoignages de la foi chrétienne. Sans cela, nous ne serions pas dignes des devoirs de tout élu vis-à-vis de l’Histoire et du destin de son pays."

De son côté, Aymeric Chauprade (FN) encourage sur son compte twitter à signer l'appel : 

Posté le 12 juillet 2015 à 15h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

08 juillet 2015

L'Unesco reconnaît nos racines chrétiennes

D'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

Numero-1956-samedi-11-juillet-2015-liban-voyage-au-centre-de-la-terre-maronite_large"Bel acte de reconnaissance de l’Unesco, qui vient d’inscrire les terres viticoles de Champagne et de Bourgogne au patrimoine de l’humanité ! Cet hommage aux « coteaux, maisons et caves de Champagne », et aux « climats de Bourgogne », est d’autant plus réjouissant qu’il honore – sans le savoir ? – les racines chrétiennes de l’Europe ! En effet, cette tradition séculaire n’existerait pas sans le travail des moines, qui ont défriché la terre tout autant que les âmes de ces régions fertiles : combien d’illustres domaines ont été créés par de grandes abbayes ? C’est l’une des marques de la civilisation chrétienne que cette incarnation dans le temporel, jusque dans les moindres détails de son terroir, de ses maisons, et dans l’art d’y vivre et d’y manger le mieux possible. « Ce n’est pas d’abord à la façon dont quelqu’un me parle de Dieu que je vois s’il a connu le feu de l’amour, disait Simone Weil, c’est à la manière dont il me parle des réalités humaines. » Il y a de la sagesse dans cette affirmation, celle de porter attention à ce que rien de la vie terrestre n’échappe à la douce tutelle divine.

C’est ainsi que la religion catholique s’est rendue aimable, par ce lent travail de civilisation accompli notamment par les moines bénédictins au cours des siècles, à travers un savant équilibre entre vie de prière et travail. « Ces domaines monastiques, écrivait La Varende, avec leurs fermes, leurs écoles, leurs hôpitaux, créaient une immense poétique humaine, une candeur, une bonhomie, une paix, un bonheur contre lesquels rien ne pouvait prévaloir. » La « paix bénédictine » en somme…

Même la famille, première com­munauté naturelle, a fait l’objet d’attentions de ces jardiniers de la Création, puisque les monastères eux-mêmes ont été bâtis sur le modèle de la famille romaine : le Père abbé remplaçant le pater familial qui organisait la vie communautaire avec, en son cœur, un autel domestique. Voilà qui éclaire cette affirmation paradoxale d’un historien de l’ordre bénédictin, pour qui « le moine est un enfant qui chante et qui joue ». Une des plus belles fleurs de la civilisation chrétienne réside dans cet esprit d’enfance, fait de confiance en la Providence divine. [...]"

Posté le 8 juillet 2015 à 21h44 par Michel Janva | Lien permanent

23 juin 2015

L'Hospitalité désormais interdite sur les Chemins de Compostelle ?

C'est l'histoire de trois anciens pèlerins qui avaient décidé de se consacrer à cette belle tradition qu'est l'Hospitalité au profit des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle dans leur maison située à l'entrée de Saint-Privat d'Allier, première étape vers Compostelle, après Le Puy :

"Nous étions avant tout une famille qui recevions dans notre maison les pèlerins à pieds qui marchent vers Saint-Jacques de Compostelle. Nous recevions des amis et non des clients, aussi nous ne parlions jamais de tarif, de prix minimum ou conseillé ; une boîte laissée à disposition permettait de laisser un don pour ceux qui le souhaitait"

Et voilà que tout d'un coup, les jalouseries et les tracasserie de la "concurrence" ont poussé la Communauté d’Agglomération du Puy en Velay, dont fait partie le village de Saint-Privat d’Allier, de leur interdire de continuer cette œuvre bénévole :

"A la demande contraignante de la Communauté d’Agglomération du Puy en Velay dont fait partie le village de Saint-Privat d’Allier et devant l’impossibilité de faire valoir notre bon droit, nous décidons de fermer définitivement notre porte à l’accueil bénévole des pèlerins de Saint-Jacques, nos frères et sœurs en Christ

A Saint-Privat, personne ne souhaite vraiment voir perdurer un accueil non commercial ; chacun pourra donc dorénavant mesurer ce qu’une telle décision représente pour l’Esprit du Chemin et comprendra combien cette première étape de marchandisation du Chemin laisse augurer de difficultés à l’avenir pour tous ceux qui croient encore à l’existence d’une humanité dans notre pays.
   
Bon chemin quand même à tous. Nous arrêtons la tête haute en ayant, au vu des centaines de témoignages reçus ces derniers jours, le sentiment d’avoir accompli au long de ces dix années d’accueil, ce pourquoi nous avions été placé là."

Vous pouvez leur apporter votre soutien sur cette page.

Quand à la Communauté d’Agglomération du Puy en Velay, elle est dirigée par Michel Joubert (NC), réélu en 2014 et dont la candidature avait été proposée et soutenue par Laurent Wauquiez (LR ex-UMP), maire du Puy- en-Velay. Vous pouvez demander des explications au maire de Saint-Privat d'Allier (ici) ou aux adresses suivantes : contact@agglo-lepuyenvelay.fr ou laurent@wauquiez.net 

Posté le 23 juin 2015 à 20h15 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

L'Europe

L’Institut Iliade a décidé de célébrer son premier anniversaire par l’action, en produisant et en diffusant une vidéo originale : « Ni Lampedusa, ni Bruxelles : être européen ».

 

Posté le 23 juin 2015 à 20h13 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

19 juin 2015

Destruction progressive et programmée de notre patrimoine national

Communiqué de Lise Caillaud, assistante parlementaire d'Aymeric Chauprade, à propos de la déclaration de Dalil Boubaker :

"La perte de notre identité nationale ne se reflète malheureusement pas que dans les mentalités, mais également dans la destruction progressive et programmée de notre patrimoine national.

Ce lundi 15 juin 2015, le président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur, fait dans l’écologie et a proposé, le plus sérieusement du monde, de recycler les églises vides en Mosquée.

Il faut dire que ce qui reste de notre civilisation chrétienne est petit à petit envoyé par notre gouvernement et par ses grands prêtres à la décharge : statue de Jean-Paul II sommée d’être retirée à Ploërmel, interdiction d’affichage public pour aider les chrétiens d’Orient dans le métro parisien – les pubs pour le Ramadan sont tellement plus politiquement correctes – sans parler de l’effacement progressif de notre récit national dans les programmes scolaires ; finalement, la proposition de M. Boubakeur a été patiemment préparée par nos élites déracinées.

Ces élites qui préfèrent McDonalds et les kebabs à la poule au pot de nos ancêtres. Ces élites qui vendent nos intérêts stratégiques, bradent nos entreprises, abandonnent nos territoires au profit de l’autre ; l’autre meilleur, plus beau, plus moral, plus victime, parce que autre.

Quand les chrétiens seront définitivement devenus une minorité en France, peut-être auront-ils alors le droit au respect – on en arrive presque à souhaiter que le communautarisme soit acté.

Mais ce que la déclaration de M. Boubakeur a de dangereux, c’est qu’elle ne suscite aucun commentaire de la classe politique qui – à l’exception des responsables du Front National"

Posté le 19 juin 2015 à 09h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (20)

16 juin 2015

Je suis tout à fait opposé à ce que les églises soient cédées aux musulmans

Déclaration de Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise et représentant de la conférence des évêques de France ce matrin sur RTL :

"Je suis tout à fait opposé à ce que les églises soient cédées aux musulmans et transformées en mosquées. En même temps je perçois bien leur besoin de bénéficier de lieux de culte pour se réunir pour la prière... C'est une vraie question mais la proposition de monsieur Boubakeur était une mauvaise réponse (...)

"Les églises construites avant 1905 sont affectées au culte catholique, deuxièmement même si certaines églises, surtout en monde rural, ne servent pas tous les dimanches, elles sont utilisées par les communautés chrétiennes pour les célébrations de mariage, de baptême ou d’obsèques (...) Troisièmement, on ne doit pas jouer avec les symboles (...) Les lieux ont de la mémoire, ce sont des générations et des générations qui sont venues prier...

La liberté de culte doit être assurée et garantie. Il faut trouver des solutions. La question est une vraie question et il faut y réfléchir (...) Je pense que nous avons à travailler ensemble pour que les liens fraternels, d'amitié et de confiance mutuelle s'approfondissent entre différentes communautés et qu'il faut trouver des solutions"

Posté le 16 juin 2015 à 13h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (22)

15 juin 2015

"Il y a aujourd’hui en Europe un risque d’une nouvelle dictature"

L’archevêque catholique de Riga, Mgr  Zbignevs Stankevics, a été reçu par le pape François à Rome la semaine dernière. Famille Chrétienne l’a rencontré. Extraits : 

"Beaucoup de catholiques restent inquiets à l’approche de la deuxième phase du Synode, en octobre. Ne partagez-vous pas cette inquiétude ?

Au début du christianisme, quand il y a eu l’hérésie arianiste, tout le monde n’était pas d’accord dans l’Église sur ce sujet… Aujourd’hui, il y a des cercles qui veulent imposer des changements qui sont en contradiction avec la Sainte doctrine. Or, nous n’avons pas le droit de la changer, car ce n’est pas quelque chose d’inventé par les hommes, c’est une révélation de Dieu. Nous ne pouvons que l’expliquer au monde. Nous avons à faire tout ce qui est possible pour ne rejeter personne, homosexuels ou divorcés, sans trahir la doctrine. C’est tout l’enjeu du débat du Synode, et la réponse est encore en construction.

Il ne faut pas s’inquiéter. À la fin de la première phase, le pape François nous a dit : « Ne vous inquiétez pas, Pierre est avec vous, Pierre est responsable, il ne permettra pas d’aller dans la mauvaise direction. » C’était le cœur de son message, et j’ai trouvé ça encourageant. L’Esprit Saint agit dans l’Église, et je crois à cette promesse de Jésus qui nous a dit que la force du mal ne le vaincrait pas. Je serai au Synode en octobre et j’espère pouvoir contribuer le plus efficacement possible à défendre la doctrine.

Pensez-vous que l’intense couverture, inédite, du Synode par les médias soit responsable de la confusion qui l’entoure ?

Certains médias essayent en effet d’imposer leurs propres solutions au Synode, en manipulant ou en isolant certains éléments du débat. Mais ils ne sont pas les seuls responsables de l’inquiétude des catholiques. Il y a vraiment des personnes dans l’Église qui poussent ces idées, introduisent des formulations ambivalentes, ce qui est un problème bien plus grave que les médias. Des formulations qui ont d’ailleurs été rejetées par tous les groupes de langues. Tous ! [...]

Je suis optimiste pour l’avenir, même s’il faut rester vigilant, car je crois qu’il y a aujourd’hui en Europe un risque d’une nouvelle dictature de la démocratie corrompue et des droits de l’homme mal compris. Il faut pointer du doigt les choses négatives, mais si on parle du point de vue de la foi, de la Vérité et de l’amour, on reste toujours positif, et c’est comme cela qu’on touche les gens."

Posté le 15 juin 2015 à 22h00 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2015

Prochaines conférences du général Tauzin les 20 et 25 juin

  • le Général Tauzin participe à la fête de la Courtoisie le 14 juin de 10 h 00 à 18 h 00 à Paris, Porte de Champerret. 
  • il est l'invité du Libre journal de l'indépendance de Radio Courtoisie le 15 juin de 12 h à 13 h 00, avec également Nicolas Dupont-Aignan.
  • Par ailleurs, l'université de Fils de France durant laquelle le général Tauzin était invité à intervenir sur le thème "Quelle France pour quelles valeurs ?" a été annulée par les organisateurs.

Le samedi 20 juin 2015, rencontre-dédicace à Toulouse de 10 h à 12h30 et conférence-débat à Saint-Orens (31) à 20 heures.

Le jeudi 25 juin 2015, conférence à Brest à 20 heures en compagnie de François Billot de Lochner, sur le thème "Quel chemin pour la France ?"

Posté le 12 juin 2015 à 16h16 par Marie Bethanie | Lien permanent

11 juin 2015

Petite leçon de géopolitique: actualités balkaniques

par Alexis Troude, sur realpolitik.tv.


Actualité balkanique, par Alexis Troude par realpolitiktv 

pour compléter ce quart d'heure audio-visuel, n'hésitez pas à lire l'étude "vers un nouveau front islamiste dans les Balkans Occidentaux" (en trois parties), du même Alexis Troude.

Au programme: l'irresponsabilité des dirigeants européens dans les années 90-2000, le nettoyage ethnique du Kosovo (le vrai, celui des serbes, mais d'autres minorités aussi, sous "gauleiter" NATO-EU), un islamisme wahhabite importé disposant maintenant d'une véritable implantation géographique, les connexions très proches avec Al Qaida (Ben Laden faisant antichambre chez Izetbegovic), le jeu trouble des Etats-Unis, ...

Posté le 11 juin 2015 à 22h51 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (5)

04 juin 2015

Viktor Orban veut épargner à la Hongrie le multiculturalisme

Déclaration de Viktor Orban, premier ministre hongrois, dans un entretien accordé à un journal hongrois :

"Le multiculturalisme, cela veut dire la coexistence de l'islam, des religions asiatiques et du christianisme. Nous ferons tout notre possible pour épargner cela à la Hongrie (...) Les investisseurs, artistes et scientifiques non chrétiens sont les bienvenus mais nous ne voulons pas de mélange à grande échelle

Faut-il l'interner ?

Posté le 4 juin 2015 à 12h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

25 mai 2015

Pause silence

Trouvé sur Twitter : la salle capitulaire de l'abbaye royale de Fontevraud.

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Ne manquent plus que les moniales...

Posté le 25 mai 2015 à 22h59 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (3)

La "troisième voie"

Edouard Tétreau, enseignant à HEC,  estime dans Le Figaro du 22 mai 2015 que notre système économique est au bord d’une crise majeure, et voit dans le recours à la doctrine sociale de l’Eglise une "troisième voie", un moyen de s’en sortir (Ichtus) :

[...]"Ce nouveau modèle économique et social, nous allons le trouver du côté de la troisième voie. Cette troisième voie est celle de la doctrine sociale de l’ Eglise, qui rejette autant le socialisme empreint de lutte de classes et de haine de l’autre (le « riche »), que le capitalisme d’aujourd’hui. Un capitalisme où « tout entre dans le jeu de la compétitivité et de la loi du plus fort, où le puissant mange le plus faible.(…)(Où) on considère l’être humain en lui-même comme un bien de consommation ,qu’on peut utiliser et ensuite jeter. » Ce capitalisme-là, celui de la «culture du déchet » humain, qu’exacerbent la financiarisation et la digitalisation de nos économies, est dénoncé en ces termes par le pape François, dans son encyclique Evangelii Gaudium. De la recherche et la mise en œuvre du bien commun à l’option préférentielle pour les pauvres ; du principe de subsidiarité (priorité aux actions concrètes et locales, plutôt qu’aux Léviathan bureaucratiques, privés comme publics) à celui de participation (participation de tous aux fruits du travail – et au capital), cette doctrine montre une extraordinaire modernité, et propose des solutions concrètes pour sortir des impasses. Ces solutions passent par la priorité absolue à donner aux éléments les plus fragiles de nos sociétés : qu’il s’agisse de l’enfant à naître comme de chacun de nous qui peut connaître la maladie, le handicap, les accidents de la vie – contrairement à un algorithme. Elles passent aussi par « une réforme financière qui n’ignore pas l’éthique ».

Lors de son voyage, historique, aux Etats-Unis en septembre 2015, le Pape aura l’occasion d’aborder frontalement ces questions, avec le Congrès américain à Washington, mais aussi à l’ONU à New York. Il y est très attendu. Vingt-cinq ans après Jean-Paul II qui a fait chuter le mur de Berlin et le communisme, le pape François réussira-t-il à ouvrir une brèche dans le mur implacable, et de plus en plus déshumanisant, de Wall Street ?

Voilà un espoir que peuvent partager et contribuer à mettre en œuvre, non seulement tous les acteurs catholiques de nos économies, mais aussi tous ceux, croyants ou non, qui espèrent voir vite émerger un capitalisme plus humain que le système mortifère que nous laissons se déployer sous nos yeux."

Posté le 25 mai 2015 à 22h47 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 mai 2015

L'Irlande catholique : c'est fini

Le titre de l'article d'Yves Daoudal sur son blog résume en trois mots les conséquences du choix des Irlandais lors du référendum sur le pseudo "mariage" homosexuel : "Feu l'Irlande catholique", ajoutant que le préambule de la Constitution irlandaise en devient presque blasphématoire, car désormais l'Irlande se place en contradiction complète avec ce texte :

"« Au nom de la Très Sainte Trinité, de laquelle découle toute autorité et à laquelle toutes les actions des hommes et des États doivent se conformer, comme notre but suprême, Nous, peuple de l'Irlande, Reconnaissant humblement toutes nos obligations envers notre seigneur, Jésus Christ… »"

Jeanne Smits revient elle aussi sur ce qu'elle qualifie à juste titre de "journée noire", soulignant que le "oui" ne l'emporte pas de si loin que ça :

"La fiction du « mariage » homosexuel et celle de l’« homoparentalité » font ainsi leur entrée dans un des derniers pays où l’on aurait cru la chose possible, et qui plus est par un vote populaire, ce qui ne s’est produit nulle part au monde jusqu’à ce jour.

Mais dire que « deux Irlandais » sur trois ont approuvé le « mariage » gay constitue une distorsion des faits. Le référendum n’a mobilisé que 60 % de l’électorat : sur les quelque 3,2 millions de votants potentiels, 1,2 millions ont voté « oui », soit 37,5 % des électeurs. Quelque 750.000 personnes se sont déplacées pour dire « non », malgré l’opprobre associé à ce choix.
Et c’est donc, en fait, d’une courte majorité que les « je ne sais pas » et les « je m’en moque » ont véritablement remporté ce référendum."
Néanmoins, que la majorité soit courte ou généreuse, le choix des Irlandais les éloigne de la loi de l'Eglise. L'Irlande catholique n'est plus. Elle qui avait su résister à l'avortement (qui reste illégal sauf en cas de danger pour la vie de la mère, ce qui est déjà trop), n'a pas su défendre le mariage. Le dernier bastion catholique en Europe vient de tomber.

Posté le 24 mai 2015 à 19h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

21 mai 2015

Mobilisation pour les Serbes prisonniers au Kosovo

Le colonel Jacques Hogard, Slobodan Despot (éditeur et écrivain), Nikola Mirkovic (auteur) appellent à signer la pétition en ligne ici.

"Oliver Ivanovic est un ingénieur et résistant serbe au Kosovo. Il est injustement incarcéré dans une prison de l'EULEX depuis le 27 janvier 2014 et soudainement accusé de crimes de guerre 15 ans après les faits imputés. Son procès ressemble de plus en plus à un procès politique où des politiciens albanais cherchent à éliminer de la scène politique serbe un de ses membres les plus respectés et influents. Oliver Ivanovic a déjà reçu le soutien des personnalités suivantes : Javier Solana, le général William Nash, James Fitt, Anthony Welch, Gerard Gallucci, Joe Napolitano, Caroline Mc Cool, Michael Keats, Beatrice la Coste et nous demandons maintenant à l’Union Européenne, garante du retour à un état de droit au Kosovo, de s'assurer que le procès politique d'Oliver Ivanovic prenne fin immédiatement et qu'il soit relâché."

Posté le 21 mai 2015 à 07h03 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

17 mai 2015

La justice serbe réhabilite le général Mihailovic

Le Général Mihailovic fut le chef de la résistance chrétienne et monarchiste serbe aux envahisseurs italiens et allemands pendant la deuxième guerre mondiale. Il fut combattu par les occupants comme par la résistance communiste de Tito. Abandonné par les Anglo-saxons, il fut condamné par la "justice" des libérateurs communistes, et fusillé.

Draza Mihailovic

Il vient d'être réhabilité par la justice serbe.

"La Cour supérieure à Belgrade a réhabilité le commandant de l’Armée royale dans la patrie le général Draza Mihailovic et lui a restitué les droits civiques qui lui ont été levés en 1946 dans le procès politique et idéologique du régime communiste. La Cour a annulé le verdict condamnant Mihailovic le 15 juillet 1946 à mort et Mihailovic a été fusillé deux jours plus tard. La Cour a constaté que le verdict litigieux avait été prononcé dans un procès illégal pour des raisons politiques et idéologiques. La première demande de réhabilitation a été soumise par le grand-fils de Mihailovic Vojsilav Mihailovic en 2006 et plusieurs associations et individus éminents ont rejoint la demande. La décision de la Cour a confirmé les allégations de ceux qui proposaient la réhabilitation que Mihailovic n’a pas eu le droit à la défense au cours du procès, qu’il n’avait pas vu son avocat jusqu’au début du procès, qu’il n’avait pas le droit à un tribunal impartial, alors que l’acte d’accusation lui a été remis sept jours avant le procès. Il n’avait pas de droit à la plainte au verdict et il a été fusillé deux jours plus tard."

Posté le 17 mai 2015 à 20h06 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (13)

16 mai 2015

Quel monde après les sanctions contre la Russie ?

L'institut pour la démocratie et la coopération, dont nous avons déjà plusieurs fois relaté les activités de soutien aux combats pour la vie et aux causes chrétiennes (ici et , et par exemple), communique:

Sanctions, traité transatlantique, crise de confiance ... 

Quelles nouvelles règles pour le commerce

et les relations internationales? 

 mercredi 20 mai 2015 de 9h à 18h

Salle de l’Horticulture 84 rue de Grenelle, Paris 7e.

Les détails du programme et la liste des intervenants, ainsi que les modalités d'inscription, sont sur ce site.

Posté le 16 mai 2015 à 08h59 par Paula Corbulon | Lien permanent

04 mai 2015

Le 8 mai, Angers fête Sainte Jeanne d'Arc

Fête nationale de Jeanne d'Arc instituée par la loi du 10 juillet 1920 

L'association angevine des amis de Sainte Jeanne d'Arc  

vous convie au dépôt de gerbe qui aura lieu à Angers 

Avenue Jeanne d'Arc le vendredi 8 mai à 9h30

Sans-titre

la cérémonie sera suivie

d'une messe célébrée à 10h15 à l'église Notre Dame des Victoires à Angers

puis d'une conférence donnée à 11h30 par le Professeur Philippe Pichot

au Presbytère de Notre Dame des Victoires sur

 "l'ancienne constitution monarchique"

Posibilité de rester après la conférence pour partager un repas tiré du sac

 _ _ _

Loi du 10 juillet 1920 instituant une fête nationale de Jeanne d'Arc

"Fête du patriotisme"

JORF du 14 juillet 1920 p. 10 018 Bulletin des lois, 1er semestre 1920, n° 277, p. 2810

Sans-titre (2)

(cliquer pour agrandir)

Posté le 4 mai 2015 à 10h41 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 avril 2015

Les racines de la France sont catholiques depuis le baptême de Clovis

Extrait de la tribune de Denis Tillinac dans Valeurs Actuelles :

"(...) L’islam prétend enraciner le multiculturalisme confessionnel dans notre pays. Or, le nombre ne saurait suppléer l’absence de racines historiques. Les confessions sont évidemment égales devant la loi, laïcité oblige ; elles ne le sont pas à l’aune de la mémoire. Quinze siècles d’accointances intimes avec la catholicité ont profilé notre paysage intérieur, façonné notre spiritualité, notre sentimentalité, notre sociabilité, notre esthétique, notre ludisme, notre scansion du temps, notre érotisme même (...)

La séparation des Églises et de l’État a émancipé le citoyen de la tutelle d’un cléricalisme tantôt gallican, tantôt vaticanesque : c’était opportun et nul ne le conteste. Reste l’héritage d’une architecture mentale bâtie, étayée, enluminée par la catholicité romaine. L’âme de la France plane au-dessus des clochers de Notre-Dame qui a solennisé les hautes heures de son histoire, y compris le Te Deum de la Libération avec de Gaulle et Leclerc. L’“identité” de la France est insaisissable si l’on occulte la symbolique liée à la cathédrale de Reims, à la crypte de Saint-Denis — et à ces monastères bénédictins et cisterciens qui ont transmis le savoir et défriché nos arpents (...)

J’ai le plus sincère respect pour la piété d’un musulman ou d’un hindouiste : toute invocation d’une transcendance vaut mieux que le culte du fric et de l’ego. Mais ces confessions n’ont aucun ancrage dans notre inconscient collectif, aucune résonance dans nos coeurs. En accréditant sournoisement l’illusion d’une équivalence, nos dirigeants assèchent les sources de notre patriotisme et humilient les fidèles catholiques (...)

Il y a beaucoup de musulmans en France, ils ont droit au respect de leur foi et à la possibilité d’exercer dignement leur culte. Mais on ne décrète pas des racines : les nôtres sont catholiques au sens large depuis le baptême de Clovis, point final."

Posté le 23 avril 2015 à 12h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

15 avril 2015

"La Commission européenne est consciente que l'intolérance contre les chrétiens existe dans l'UE"

Suite au post de Michel sur le colloque de la Commission européenne « Tolérance et respect : empêcher et combattre la haine antisémite et anti-musulmane en Europe », un lecteur du Salon beige a écrit pour protester : 

"A propos du colloque européen ici récemment évoqué, j'ai écrit à l'UE :

"Un colloque européen est prévu les 1er et 2 octobre 2015, consacré à la "haine" (sic) antisémite et antimusulmane. Quand est prévu le colloque traitant de la "haine" antichrétienne ? "

Voici la réponse :

Monsieur,

Nous vous remercions de nous avoir contactés. La Commission européenne est consciente des critiques exprimées par certaines organisations chrétiennes par rapport au fait que la première édition du Colloque annuel sur les droits fondamentaux du 1er /2ème octobre 2015 portera sur le thème suivant: « Tolérance et respect : Prévention et lutte contre l’antisémitisme et la haine anti-islam en Europe ».

Alors que la Commission européenne est déterminée à lutter contre toute forme de racisme et de xénophobie, y compris des manifestations ou incitations à la haine fondée sur la religion et les convictions, elle reconnait aussi que la haine antisémite et anti-Islam a augmentée (sic) considérablement au cours des derniers mois à travers l’UE. Nous avons remarqué une hausse de la discrimination, ainsi que des attaques violentes, voire mortelles. C’est pour cela que la Commission a décidé de consacrer le colloque de cette année à ces deux phénomènes inquiétants et de réunir tous les acteurs concernés pour examiner leurs causes profondes et pour définir les actions futures à différents niveaux, afin d’y remédier.

Le colloque vise à améliorer la coopération et à renforcer l'engagement politique commun pour la promotion et la protection des droits fondamentaux en Europe. Notre objectif est de discuter avec tous les groupes concernés et de réunir les institutions internationales, les décideurs politiques, les universitaires et la société civile afin d’approfondir la compréhension des défis concernant les droits fondamentaux.

Ceci dit, la Commission européenne est consciente que l'intolérance contre les chrétiens existe dans l'UE. Le fait que le colloque de cette année se focalise sur l'antisémitisme et l’islamophobie ne signifie pas que la Commission veut ignorer ou minimiser l’intolérance rencontrée par les chrétiens ou par des gens d’autre confession en Europe. Les dirigeants chrétiens, juifs et musulmans seront invités au colloque et pourront nourrir la réflexion sur ces questions, sur la base de leurs expériences. Nous espérons que ces informations vous seront utiles et restons à votre disposition pour toute question complémentaire. Meilleures salutations."

"La Commission européenne est consciente que l'intolérance contre les chrétiens existe dans l'UE." Jolie petite phrase visant à reléguer au rang d'anecdote cette fameuse "intolérance".

Alors qu'il ne se passe pas de semaine, en France et dans toute l'Europe, sans vandalisme et profanations d'églises, cimetières, chapelles, que l'on interdit dans le métro parisien une mention aux chrétiens d'Orient tout en faisant la promotion de l'islam, alors qu'une campagne en faveur du baptême doit être retirée de toute urgence en Vendée, que fait l'UE ? Un colloque sur l'antisémitisme et la haine anti-islam. Quel sens de l'à propos !

Posté le 15 avril 2015 à 19h17 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (17)

26 mars 2015

Eglises et chapelle à vendre

C'est la patrimoine religieux de la France que l'on est en train de dilapider. Dans le Morbihan, c'est une chapelle qui est mise en vente sur le Bon Coin entraînant des réactions d'incompréhension :

Une-chapelle-a-vendre-sur-le-site-leboncoin-com-11380656nudtl"Les Filles de Jésus de Kermaria ont décidé de passer par cette véritable agence immobilière 2.0 qu'est devenu Le Bon Coin pour vendre leur chapelle de 130 m² (...). Eflamm Caouissin, l’auteur de l'article, dénonce une décision peu compatible avec la vocation apostolique de la congrégation : « Cette chapelle, se trouvant dans une enceinte d'école, peut très bien rayonner pour les générations futures. Vendre un édifice religieux pour en faire un commerce ou une habitation, on fait mieux dans le genre missionnaire ».

Eflamm Caouissin explique faire « son possible » pour éviter la vente de cette chapelle qui pourrait connaître une autre destinée :« Nous proposons que les religieuses cèdent la chapelle pour un euro symbolique à l'Œuvre Saint-Joseph, créée par Philippe Abjean, ou à d'autres structures qui travaillent à conserver la vocation spirituelle de ces édifices religieux et à en faire des tremplins de nouvelle évangélisation »."

A Rouen, ce sont deux églises "désacralisées" qui cherchent acquéreurs :

"L'église Saint Nicaise, située près des Jardins de l’Hôtel de ville, à Rouen, est une église du 15ème siècle qui a brûlé en mars 1934. Elle a été partiellement reconstruite et bénie en 1940. C’est l’une des premières églises de France à être construite en béton armé. Depuis plus de 15 ans, aucune messe, aucun sacrement n’y a été célébré. L’archevêché a donc décidé de désacraliser ce lieu pour en rendre la totale responsabilité à la ville.Il en va de même avec l’église Saint Paul, située non loin du CHU.

A l’inverse de l’église Saint Paul, l’église catholique Saint Nicaise est un monument classé. Le béton armé se désagrège et les murs sont étayés. Elle nécessite des travaux très importants. Par ailleurs, la municipalité de Rouen, qui souhaite donc vendre ces 2 églises ne le fera que si les projets respectent les lieux, le quartier, le monument. Elles ne deviendront donc pas des discothèques ou des pubs, comme cela se pratique en Angleterre."

Posté le 26 mars 2015 à 10h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)


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