20 avril 2016

L'Europe a besoin de la Pologne et la Pologne a besoin de l'Europe

Le discours d’Andrzej Duda, président de la République de Pologne, le 15 avril dernier, à l’occasion du 1050ème anniversaire du baptême de Mieszko Ier, le premier souverain polonais est à lire en intégralité sur le blog d'Yves Daoudal. Cela a autrement plus d'allure et de grandeur d'âme que la farce de François Hollande sur France 2. Extrait du discours  :

1793649417"Le baptême de Mieszko Ier est l'événement le plus important de toute l'histoire de l'Etat polonais et de la nation polonaise. Je ne dis pas : ce fut, je dis : c’est, car la décision prise par notre premier souverain historique a prédéterminé tout l'avenir de notre pays. Notre héritage chrétien continue de façonner les destinées de la Pologne et de chacun d'entre nous, nous le peuple polonais, jusqu'à ce jour. C’est ce que le Saint-Père Jean-Paul II avait en tête quand il a observé : « Sans le Christ, on ne peut pas comprendre l'histoire de la Pologne. »

La tradition veut que le baptême du chef des Polanes eut lieu le samedi saint 14 avril 966. Et c’est alors, à ce moment-là, que la Pologne est née. Elle a émergé des eaux baptismales pour une nouvelle vie chrétienne (…)

En se faisant baptiser, nos ancêtres ont défini le noyau autour duquel la magnifique nation polonaise se formerait. Et aux moments les plus sombres, quand nos ennemis essayaient de détruire l'Église pour que s’effondrent les bases de notre identité polonaise, le peuple polonais défiait cet objectif et se massait dans les temples, poursuivant dans son sens de la communauté, et témoignant ainsi de la sagesse éternelle de la décision prise jadis par nos ancêtres.

C’est pourquoi l’année 966 est le point de repère le plus important de notre histoire. Par notre cérémonie solennelle de ce jour, nous célébrons le 1050e anniversaire de la naissance de notre nation et notre patrie. C’est un honneur insigne et une grande joie que nous soyons tous réunis ici à Poznań, le siège du premier évêché sur le sol polonais ; avec les plus hautes autorités de la République, l'épiscopat et le clergé de l'Église catholique et les autres communautés chrétienne (…)

Nous, le peuple polonais, avons lutté pendant 27 ans, d'abord sous un régime imposé par les forces d'occupation allemandes, puis par les communistes après la guerre. Le premier et le second ont travaillé de la même façon à affaiblir et à briser le lien entre notre nation et l'Église. Ils comprenaient que de cette façon, ils ébranleraient les fondements mêmes de notre communauté, qu'une nation privée de son ancrage spirituel serait facilement remodelée en masses asservies. À cette fin, les nazis ont mis en œuvre une terreur sanglante. Les communistes au pouvoir après la guerre ont cherché à ce que le peuple polonais se détourne du christianisme. Ils ont promu une idéologie athée, ont persécuté les prêtres et les fidèles. Ils sont même allés aussi loin que d'emprisonner le Primat de Pologne. Et en ces jours, le cardinal Stefan Wyszynski eut l’inspiration de protéger l'identité polonaise et chrétienne de la nation contre l'endoctrinement et la répression en organisant une grande retraite nationale (…) On peut affirmer avec certitude que, grâce à l'initiative du Primat du Millénaire, l'ensemble de la nation polonaise a renforcé ses liens avec son héritage chrétien (…)

Les-nationalits-13-728Voilà pourquoi rejoindre le domaine de la civilisation chrétienne, dans son rite latin, représentait une véritable avancée pour nous. Les trois piliers de cette civilisation sont également devenus les piliers de l'identité et de la culture polonaises.

Le premier des trois piliers fut et reste la philosophie grecque, ou l'amour de la sagesse (...) Le deuxième pilier fut et reste la pensée juridique romaine et le concept de gouvernement. L'idée de la primauté du droit. L'idée d'une république, à savoir un Etat qui est un bien commun des citoyens qui le régissent (...) Le troisième pilier fut et reste le noyau de la pensée chrétienne : l'Ancien et le Nouveau Testament, le Décalogue et l'Evangile (...)

A la veille de l'adhésion de la Pologne à l'Union européenne, le Pape Jean-Paul II a souligné que c’était une excellente occasion pour notre nation d'enrichir spirituellement l'Occident, le même Occident qui jadis nous avait apporté la foi chrétienne. L'Europe a besoin la Pologne, et la Pologne a besoin de l'Europe, a déclaré le Saint-Père. Voilà pourquoi, pour rendre hommage à nos prédécesseurs prévoyants d'il y a 1050 ans, je voudrais dire catégoriquement aujourd'hui que, conformément aux instructions de notre grand compatriote, la Pologne est et restera fidèle à son héritage chrétien. Car c’est dans cet héritage que nous avons une base solide et éprouvée pour l'avenir.

Posté le 20 avril 2016 à 07h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

19 avril 2016

Mum, Dad & Kids, l'initiative citoyenne européenne pour la famille Père-Mère-Enfant

XVM80f8a06e-0567-11e6-887f-20765dd48cc9Lu ici :

"Composé de représentants de sept pays européens, le comité Mum, Dad & Kids vient de lancer une initiative citoyenne. L'objectif? Faire adopter par l'Union européenne une définition du mariage et de la famille unique, «socle commun» à tous les Etats membres. «Le mariage est l'union durable d'un homme et d'une femme», aimeraient-ils faire apparaître dans la législation communautaire. En décembre dernier, la Commission européenne a validé cette initiative. Mais pour qu'il soit examiné, ce texte doit rassembler, avant avril 2017, au moins un million de signatures dans plus de sept pays différents.

«Les fondateurs de l'Union européenne avaient prévu que le principe de subsidiarité s'applique à tout ce qui concerne la famille: celle-ci est sous l'entière responsabilité des États membres, indique le comité Mum, Dad & Kids sur son site. Pourtant, depuis quelque temps, les textes européens évoquent de plus en plus souvent la famille. Certains textes vont même jusqu'à la définir… mais ces définitions diffèrent d'un texte à l'autre». Autre inquiétude: ces «nombreux rapports votés ces dernières années concernant la filiation: ils traitent, par exemple, des «droits procréatifs».»[...] [I]l ne s'agit pas d'imposer un modèle, mais de s'assurer que le droit de la famille reste du ressort des États membres».[...]

L'idée est donc de «redonner une cohérence à la législation européenne dans le domaine de la famille, souligne Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous. Cela ne changera rien pour les pays qui ont adopté le mariage homosexuel, ni d'ailleurs pour ceux qui ne l'ont pas fait. Cela ne fera que sécuriser le respect, par l'UE et par chaque État membre, des différentes législations nationales»."

La pétition à signer est ici.

Posté le 19 avril 2016 à 14h57 par Marie Bethanie | Lien permanent

Le geste du pape François souligne toute la complexité de la situation

L'acte de charité, à portée évangélique mais aussi politique, posé par le Pape François n'en fini pas d'entraîner des commentaires. Voici le billet de Maxime Tandonnet, spécialiste des questions d'immigration en France :

"Le geste du Pape, qui s’est rendu à l’île de Lesbos à la rencontre des migrants pour en ramener une dizaine dans l’avion  du Vatican, suscite chez moi un océan de perplexité. D’abord, comme chef de l’Eglise catholique, dont le message est fondé sur « l’amour du prochain », son attitude appelle un immense respect. Elle pointe du doigt le sort atroce qui est réservé à des êtres humains sur le sol de l’Europe, enfermés derrière des barbelés. En tant qu’autorité religieuse et morale, François pouvait difficilement faire moins.

Son attitude  souligne cependant toute la complexité de la situation. L’Europe est l’une des régions les plus ouvertes de la planète, accueillant en temps ordinaire, en moyenne annuelle, 1,4 million de personnes, auxquels se sont ajouté plus d’un million de migrants en 2015. Terre de stabilité et de prospérité au milieu d’un monde en pleine ébullition, elle représente un Eldorado, un espoir de bonheur pour des centaines de millions d’hommes qui vivent dans la guerre, la dictature ou la misère et le désœuvrement. Or, elle n’a pas les moyens d’une hospitalité sans limite. Ses capacités de fournir un emploi, un logement, des conditions de vie dignes aux populations venues de l’extérieur ne sont pas indéfiniment extensibles. La psychologie de ses peuples ne se prête pas non plus à un accueil illimité. Sauf à plonger l’Europe dans le chaos de gigantesques poches de détresse et la certitude, à moyen terme, d’un retour aux fureurs nationalistes et racistes sur le continent, il est impératif de marquer des limites à ce flux migratoire.  En outre, encourager les arrivées clandestines en Europe fait le jeu des filières esclavagistes et meurtrières qui accumulent des fortunes gigantesques en envoyant des malheureux soit à la mort par noyade, soit à l’impasse des fils de fer barbelés ou de l’exclusion. L’Europe et de ses Etats ont en revanche une responsabilité cruciale dans la stabilisation des régions en guerre et le développement économique des régions les plus démunies. 

Le Pape François avait-t-il en tête, quand il a accompli son geste médiatique, toutes ces données d’un sujet d’une difficulté inouïe ? Je me le demande en toute sincérité. Une question pour finir:  sa Sainteté ne pourrait-elle se rendre demain à Bagdad pour apporter aussi un soutien symbolique aux chrétiens d’Irak et de Syrie victimes d’un atroce génocide, mais déterminés à rester chez eux dans une région qui est le berceau du christianisme ?"

Posté le 19 avril 2016 à 12h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

18 avril 2016

De l'objection prudentielle à une politique d'acceptation d'une d'immigration massive

Sur son blog, Bernard Antony explique pourquoi il n'apprécie guère la décision du pape François de ramener de Lesbos des immigrés musulmans :

"(...) Son geste consistant à ramener avec lui à Rome 12 quémandeurs d’asile, tous musulmans, s’inscrit évidemment dans sa « praxis », mot jusqu’ici du vocabulaire et de l’idéologie marxiste, signifiant que l’action est supérieure au Verbe. François l’a utilisé dans sa dernière exhortation post-synodale (...). À Lesbos il a voulu accomplir une action à haute portée significative allant en effet au-delà de ses appels et de sa pression politique sur les États européens et leurs institutions pour des mesures d’accueil sans limite et sans aucune discrimination de toutes les populations désireuses de s’installer en Europe.

Or, si les unes fuient la guerre, très nombreuses sont celles aussi qui migrent dans l’espoir de meilleures conditions de vie et de protection sociale. Mais le pape entend manifestement balayer toute objection prudentielle sur les déséquilibres et les nouvelles situations conflictuelles qu’entraîneront toujours plus des implantations massives de populations dont l’assimilation à la culture de ceux qui les reçoivent ne sera pas forcément la préoccupation essentielle.

On sait combien il traite avec impatience ceux qui lui parlent des dangers d’un tel processus pour le présent et l’avenir du bien commun des nations européennes. François d’évidence n’est pas dans la continuité des soucis de saint Jean-Paul II qui lançait son exhortation pressante : « Tenez à l’identité culturelle de vos nations comme à la prunelle de vos yeux !». Et qui, dans son livre testament « Mémoire et identité » exaltait le modèle de « Jean III Sobieski qui sauva l’Europe du danger ottoman à la bataille de Vienne en 1683 – Victoire qui éloigna ce danger pour l’Europe pour une longue période » (ed. Flammarion, p 168).

François, indéniablement, ne veut pas considérer le refus explicite d’accueil de réfugiés musulmans par la plupart des 57 pays d’islam, et notamment les plus riches, tous adhérents à l’OCI (l’Organisation de la Coopération Islamique), institution fondamentale de « l’oumma » islamique. À ceux-là, il ne réclame rien ! Aussi les migrants musulmans, en très grande majorité rejoignent quasi inéluctablement les territoires de forte implantation en Europe de cette « oumma » où s’imposent totalitairement en tous domaines les prescriptions de la loi islamique, la charia.

Même s’il semble qu’il n’ait guère lu le Coran et les Hadîths qui, contrairement à ce qu’il affirme sans savoir, ne sont pas des livres de paix et de tolérance, François ne peut ignorer ce qu’il en est toujours en pays dominés par l’islam des populations non musulmanes dites « gens du livre », chrétiennes, juives, zoroastriennes. Elles sont vouées à un sort oscillant « entre jihâd et dhimmitude » selon l’expression de la grande historienne juive Bat Ye’Or.

La praxis de François non seulement n’incite pas à une politique de solidarité prioritaire pour nos frères chrétiens persécutés mais il pose un acte à des fins d’exemplarité. Veut-il  que soit prépondérante l’implantation en Europe des masses islamiques alors que s’enflent les vagues migratoires des fidèles de l’oumma en un phénomène que nous avons qualifié de « tsunamigration » ?

On pourra toujours débattre pour savoir si François entendait imposer une politique selon sa charité ou une charité selon sa politique. Mais il nous semble que la charité en politique, avait toujours pour le moins consisté à épargner aux peuples des politiques s’étant avérées catastrophiques pour d’autres (...)"

Posté le 18 avril 2016 à 13h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

16 avril 2016

Angers, 22 avril : concert "Splendeurs de la liturgie des défunts"

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Posté le 16 avril 2016 à 13h15 par Marie Bethanie | Lien permanent

10 avril 2016

Chers prêtres, je vous en prie, formez-nous !

Le cri du coeur d'une étudiante aux prêtres :

[...] "Enseignez- nous !

Ce n’est pas que vous n’aimez pas nous former, mais vous estimez que vous n’avez pas le temps, pas la motivation, pas reçu l’appel pour cela, ni le charisme, ni les intuitions nécessaires, que cela n’entre pas dans le périmètre de votre ministère. Les quelques étudiants qui entendent vos homélies le dimanche ne vous entendent que là, pour la plupart. Les professeurs, eux, nous parlent durant des heures et des heures, cinq jours par semaine. Et vous, de combien de temps disposez-vous ? Dix, peut-être quinze minutes à consacrer à chacun ? Une fois par semaine au maximum ? C’est un défi sans doute impossible mais, je vous en prie, pendant ce temps dont vous disposez pour atteindre nos âmes, enseignez-nous quelque chose !

Vous trouvez peut-être que la seule façon d’inciter ces quelques jeunes à continuer d’aller à la messe est d’édulcorer le message : ne pas trop mentionner les règles, les exigences, les engagements… Me permettez-vous de vous dire ce que nous voulons vraiment entendre ? Oui ? Alors dites-nous que les règles sont importantes, proclamez quelles sont ces règles, montrez combien elles peuvent nous structurer et… donnez-nous l’exemple !

Dites-nous que Dieu nous aime. Dites-nous combien Il nous aime !
Dites-nous que Dieu veut que nous nous repentions de nos fautes et aidez-nous à recourir aux sacrements.
Dites-nous que, quoiqu’il arrive que Dieu ne nous abandonne pas.
Dites-nous que nous valons plus que la note que nous obtenons, ou que le nombre de nos amis.
Dites-nous que nous ne sommes pas dignes de l’amour de Dieu, mais que l’amour qu’il nous donne nous rend dignes du meilleur !
Dites-nous qu’en raison de cet amour nous valons mieux que tout ce que nous pourrions même imaginer.
Dites-nous que nous sommes ici pour une raison ; que Dieu a réservé pour nous quelque chose à faire ; qu’Il ne commet pas d’erreur et que, par conséquent, nous ne sommes pas une erreur dans le monde.
Dites-nous que la chose que Dieu désire le plus n’est pas que nous ne nous trompions jamais, mais que nous l’aimions toujours.
Dites-nous pourquoi ont été faits notre corps et notre esprit.
Dites-nous que Dieu nous a créés pour que nous soyons saints – et que nous pouvons être saints.
Dites-nous que les saints sont fascinants, qu’ils sont nos meilleurs exemples et nos amis célestes.
Enseignez-nous la miséricorde divine !
Enseignez-nous sur le ciel. Parlez-nous aussi de l’enfer et dites-nous que l’un et l’autre sont réels.
Enseignez-nous pourquoi ce que nous faisons a de l’importance et dites-nous ce qui est important toujours.
Enseignez-nous à imaginer la grandeur, la hauteur, la largeur et la profondeur de Dieu.
Dites-nous que Dieu est avec nous, toujours !

Nous avons besoin des bases mais pas seulement ! Aucun enfant n’a jamais décidé tout seul de se spécialiser dans les mathématiques après avoir appris que 2 + 2 = 4. Allez au-delà des notions de base. Parlez-nous des mystères à contempler et aidez-nous à réfléchir et à les approfondir ; dîtes-nous comment les mystères éduquent notre pensée, nous apprennent à nous poser des questions, à étudier et à aimer.

Combien de temps avez-vous passé au séminaire ? Parlez-nous un peu de ce que vous y avez appris ! Donnez-nous votre témoignage personnel et soyez nos exemples dans la vie quotidienne !
Nous commençons seulement à découvrir que rien sur terre ne peut nous satisfaire. Dites-nous pourquoi !
S’il vous plaît, enseignez-nous tout cela et beaucoup plus encore ! Je ne pense pas que les autres devraient essayer de découvrir tout cela, tout seuls. S’il vous plaît, enseignez-nous !"

J'en profite pour remercier tous les prêtres (et il y en a, beaucoup, même !) et les religieux qui donnent leur vie pour aider les parents souvent démunis dans l'enseignement religieux de nos enfants : qu'ils sachent que lorsqu'ils ont parlé clair et sans fard à nos enfants de la douce exigence de l'amour de Dieu, ils ont fait oeuvre de miséricorde ! Merci.

Posté le 10 avril 2016 à 10h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

04 avril 2016

Le pont aérien du grand remplacement est activé

Dénoncé par l'auteur du 7ème Scénario et de la 8ème Plaie.

Ce 4 avril le pont aérien migratoire entre l'Asie et l'Europe entre en activité, d'abord à une échelle expérimentale et rassurante.

Communication oblige, les premiers avions ont débarqué les heureux élus à Hanovre, en Allemagne. Discrétion oblige, la presse n'a pas mentionné les aéroports concernés en France, aux Pays-Bas et en Finlande, certainement des aéroports internationaux desservant la Turquie. Communication oblige, les premiers amenés sont des familles avec enfants. Discrétion oblige, les jeunes hommes seuls, qui constituent l'essentiel des flux manoeuvrés par la Turquie, ne commenceront à être amenés qu'après que les journalistes aient fait leur moisson de photos familiales émouvantes et quitté les aéroports.

L'opinion européenne passive a appris la mise en place de ce pont aérien avant-hier 2 avril, bien qu'une nouvelle voie d'entrée "dans l'Union Européenne d'une manière ordonnée" (mémo 15-5777 de la Commission Européenne du 5 octobre commenté par Stratediplo le 15), aux modalités pratiques imprécisées, ait été annoncée dès la signature de l'accord turco-uniopéen du 18 mars, accord dont l'idée avait été évoquée publiquement par la Commission Européenne le 7 mars. Seuls les lecteurs de la Huitième Plaie savaient depuis le 20 janvier qu'un pont aérien serait prochainement mis en place.

On pensait que le prétexte initial en serait un incident humanitaire dans la neige hivernale, cependant les étapes ont pu être brûlées grâce à l'accord léonin proposé par la Turquie après l'annonce, par dix pays de transit, du rétablissement du contrôle de leurs frontières terrestres fin février. C'est dans le cadre de cet accord que l'Union Européenne a officialisé la reconduction de sa subvention de trois milliards d'euros à la Turquie (annoncée par Stratediplo le 29 novembre), la reprise du processus d'admission de la Turquie parmi une Union Européenne réduite aux membres que la Turquie accepte de reconnaître (et n'occupe pas militairement come Chypre), et l'accélération de la levée de l'obligation de visa pour les porteurs de passeport turc.

En échange la Turquie prétendait accepter le retour des clandestins débarqués en Grèce par les Turcs et désormais bloqués en Grèce, ce qui n'est en réalité que l'application du droit international puisque tout intrus clandestin doit être refoulé vers le pays en provenance duquel il vient de s'introduire illégalement, qu'aucun pays ne peut accorder à un étranger un permis de transit (écrit ou tacite) vers un pays tiers qui n'a pas accordé d'autorisation d'entrée, et que tout pays est tenu de contrôler ses frontières et reste responsable des actions (incursions par exemple) menées à partir de son territoire vers les pays tiers. En pratique la Turquie a effectivement accepté aujourd'hui, pour la presse, le raccompagnement de 131 étrangers qui avaient fait intrusion illégalement en Grèce à partir de la Turquie, à la quasi-surprise d'ailleurs du maire et de la capitainerie du port de retour Dikili qui n'ont reçu aucune instruction du gouvernement turc. Les hors-la-loi ramenés étant essentiellement des Pakistanais et des Bengalis dont les pays refusent le retour, la Turquie tentera de les faire accepter par l'Union Européenne, comme tels ou comme prétendus Syriens.

Le chiffre annoncé pour cette première phase du pont aérien est, selon l'accord du 18 mars, de 72000… "dans un premier temps" (selon l'expression désormais habituelle), et sera distribué selon la clef de répartition adoptée définitivement en septembre, en l'occurrence 20% pour la France qui a durement négocié pour obtenir plus que les misérables 14,17% que la Commission Européenne lui avait proposés en mai. Evidemment ces effectifs s'ajoutent à ceux des réinstallations durables et des relocalisations temporaires décidés l'année dernière, à titre essentiellement symbolique puisque portant sur moins d'un dixième du total des volontaires qui ont répondu à l'appel à l'intrusion illégale massive lancé par Angela Merkel et François Hollande le 25 août. Ce chiffre de 72000 sera donc, comme les précédents, rapidement dépassé.

En vérité l'objectif d'un demi-million de Syriens certifiés à transférer directement de Turquie par voie aérienne, évoqué par Stratediplo dès octobre (bien avant la révélation d'un "accord secret" par Viktor Orbán), avait certainement déjà été augmenté en novembre et il n'est pas illogique de déduire qu'il ait été porté à un million et demi. Autant dire que ces vols concernant la fin de l'avant-garde (les primo-arrivants) ne font que commencer .

Mais l'opération a surtout pour objet de familiariser les opinions européennes à la phase aérienne de cette "migration de remplacement", pour reprendre le titre du rapport de l'ONU du 21 mars 2000, par les images de ces familles souriantes qui commencent à descendre en ordre des avions qu'on leur a envoyés, tellement moins inquiétantes que les hordes de jeunes hommes qui enfonçaient de force les barrières frontalières en hurlant Allah Akhbar, l'année dernière.

Car la phase suivante, sans préjudice des accords annoncés ou secrets avec la Turquie, et dès qu'on aura terminé la régularisation des deux millions d'intrus entrés par effraction dans l'espace Schengen l'année dernière, ce sera l'affrètement des vols plus lointains pour la mise en oeuvre de leur regroupement familial, estimé au bas mot à douze millions (six ayants-droit par ex-hors-la-loi). Il ne s'agit là que des douze millions d'ayants-droit au titre des deux millions d'intrus de 2015, pas encore des ayants-droits au titre des transférés aériens directs de 2016.

En faisant le point des événements de 2015 et de leurs conséquences, on annonçait dans la Huitième Plaie le plus gros pont aérien qu'ait connu la courte histoire de l'aviation. Il a été inauguré ce 4 avril.

Posté le 4 avril 2016 à 21h17 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

31 mars 2016

L’indépendance irlandaise et l’Église

Tallandier-2-149e7A l'occasion de la sortie du dernier livre d'Alexandra Slaby, Histoire de l’Irlande. De 1912 à nos jours (éditions Tallandier), Thibault Corsaire du blog Le Rouge et le Noir mène un entretien très intéressant avec l'auteur, sur les liens entre l'indépendance irlandaise et l'Eglise catholique. Quelques extraits :

"(Alexandra Slaby est universitaire. Maître de conférences en anglais à l’Université de Caen Normandie, elle a consacré sa thèse aux politiques culturelles irlandaises. Cette thèse fut à l’origine d’un ouvrage intitulé L’État et la culture en Irlande, préfacé par le Président irlandais Michael D. Higgins. Mme Slaby est également rédactrice en chef de la revue universitaire Études irlandaises.)

[...]Le Rouge & le Noir : En plein milieu de ce conflit mondial, l’insurrection nationaliste éclate à Dublin le 24 avril 1916. Comment réagit l’Église face à ces événements dramatiques ? Observe-t-on des différences entre la hiérarchie et le clergé ordinaire ?

Alexandra Slaby : L’Église avait d’abord excommunié les membres de l’Irish Republican Brotherhood (IRB), l’organisation secrète vouée à l’indépendance de l’Irlande au prix de la lutte armée. Les organisateurs de l’insurrection du lundi de Pâques 1916 appartiennent à l’IRB. Mais la répression disproportionnée par l’armée britannique (6000 soldats face à 1600 insurgés, Dublin bombardée) et l’exécution des leaders de l’insurrection marquent un tournant dans par perception de l’insurrection et des insurgés. Le Vatican appelle au retour au calme et la hiérarchie ne peut soutenir la violence. Elle condamne comme non-orthodoxe l’appropriation du sacrifice christique par Patrick Pearse, le leader de l’insurrection qui lit sur le pas de la Grand-Poste de Dublin la Proclamation de la République irlandaise, texte pétri de son catholicisme mystico-nationaliste. Mais seuls 7 évêques sur 31 condamnent ouvertement l’insurrection de Pâques 1916. Les autres gardent le silence. Pendant ce temps, les prêtres embrassent ouvertement les idéaux de 1916 et disent des messes pour le repos de l’âme des rebelles exécutés. Et on commence à prier « Saint Pearse », en un processus de véritable sanctification populaire des insurgés devenus héros et martyrs. L’Eglise est en première ligne dans le combat contre l’imposition de la conscription en 1918 et dans la presse catholique les prières pour « les braves Tommies irlandais » laissent place insensiblement aux prières « pour nos braves prisonniers du Sinn Féin ».

Le Rouge & le Noir : Parmi les grandes figures de l’insurrection de Pâques, toutes ne sont pas catholiques, mais la plupart le sont. La Proclamation de la République évoque Dieu au début et à la fin. Quelle est la place du catholicisme dans la foi nationale des insurgés, et quelle est leur foi tout court ?

Alexandra Slaby : Le concept de « foi nationale » est très intéressant et fécond tant il s’applique à la situation irlandaise au début du vingtième siècle, et à Patrick Pearse en particulier, le père spirituel des insurgés et le père spirituel de l’IRA des années plus tard dans le Nord... On l’a vu, l’Église condamne la récupération de la doctrine du sacrifice christique par les insurgés républicains en 1916. Patrick Pearse affiche un catholicisme ascético-mystique pas tout à fait orthodoxe. Il incarne véritablement une « foi nationale » dans la mesure où il s’imagine en Christ-Cuchulainn (du nom du héros de la mythologie celtique), défenseur de la race irlandaise. Et à cet égard, la Proclamation qu’il a rédigée peut être vue comme la profession de cette foi nationale. Si les organisateurs du soulèvement ont été excommuniés en tant que membres de l’IRB, ils restent attachés à leur foi catholique et récitent le chapelet dans la Grand Poste de Dublin et dans les autres bâtiments de la capitale qu’ils prennent d’assaut. Parmi eux, on compte un agnostique mais aucun protestant.

Le Rouge & le Noir : Quel rôle l’Église catholique occupera-t-elle dans la politique et la société irlandaises au cours des années suivantes, depuis le traité de Londres (décembre 1921) jusqu’à la Constitution conservatrice de de Valera (1937) ?

Alexandra Slaby : Un rôle prépondérant. Elle dispose de moyens matériels, humains et spirituels. Elle subvient aux besoins d’un nouvel État indépendant et impécunieux en prenant en charge la santé publique et l’éducation nationale. En chaire, les prêtres donnent des consignes de vote et peuvent faire et défaire les réputations. Ils ont un moyen de pression redoutable : l’administration des sacrements. Les tensions récentes, les excommunications et autres condamnations de violences révolutionnaires sont vite oubliées.
Les politiques s’empressent donc de poser auprès des prélats et affichent maintes démonstrations de piété. On le voit notamment lors de la tenue à Dublin du Congrès Eucharistique de 1932. On vient de fêter le centenaire de l’émancipation catholique de 1829. La préparation et les moyens mis en œuvre pour célébrer ce mariage de l’État et de l’Église sont considérables. Un million de participants, plus de 315 millions d’heures de messes, prières et d’adoration… G. K. Chesterton en a été fort impressionné ; il faut lire son Christendom in Dublin et ses Dublin Impressions (non traduits hélas mais qui valent l’effort) dans les œuvres complètes. Par la suite, l’Église catholique tentera de combattre les tentations centralisatrices et dirigistes des gouvernements irlandais notamment lorsqu’ils sont dirigés par Eamon de Valera qui, tout en étant fervent catholique lui-même, est soucieux de montrer qui gouverne. De Valera fonde le parti Fianna Fáil. Le parti d’opposition, Cumann na nGaedhael, qui devient Fine Gael, est plus soucieux de suivre la doctrine sociale de l’Eglise et notamment le corporatisme et la subsidiarité qui limitent le rôle de l’Etat au profit de corps intermédiaires. Ces idées seront bientôt marginalisées, le Fianna Fáil prenant l’ascendant.

Mais sur les questions morales, les deux partis dominants se retrouvent dans la condamnation de la culture matérialiste, sensualiste et décadente en provenance d’Angleterre, la condamnation du divorce, de la contraception et de l’avortement. Il y a un consensus sur la destinée de l’Irlande d’être « un havre de vertu dans une mer de vice ». La contraception ne sera autorisée qu’en 1980 et avec de fortes restrictions, l’homosexualité est décriminalisée en 1993, le divorce est permis en 1995, et l’avortement n’est encore autorisé que si la vie de la mère est en danger. C’est dire si la Constitution de de Valera a façonné la culture irlandaise de manière durable.
De Valera avait soin de ne pas faire du catholicisme la religion d’État, mais les églises sont pleines, les séminaires et les écoles aussi"[...]

[Lire l'article entier sur Le Rouge et le Noir]

Posté le 31 mars 2016 à 12h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

29 mars 2016

Un crucifix viking retrouvé au Danemark

IndexLa trouvaille par un promeneur danois d'un crucifix datant de l'ère Viking pourrait amener à revoir l'histoire de la christianisation de ces contrées :

"Un crucifix viking a été retrouvé au Danemark, rapporte Radio Vatican en italien, le 28 mars 2016 : une découverte qui pourrait faire réécrire une page de l’histoire du christianisme, fait observer le président de l’Académie pontificale des arts et lettres, Rodolfo Papa.

Le danois Dennis Fabricius Holm était sorti se promener avec son détecteur de métaux. Sa passion : chercher les trésors. Il était en train d’explorer un champ aux abords de la ville d’Aunslev (Østfyn, Danemark) quand tout à coup son appareil se mit à sonner. L’objet repéré et déterré est un petit crucifix que l’explorateur a photographié puis posté sur Facebook, attirant l’intérêt d’autres passionnés qui lui ont conseillé de s’adresser à un musée. Selon les experts, Fabricius a fait une découverte extraordinaire : cette croix daterait de la première moitié du Xe siècle, et pourrait prouver que le christianisme était présent au Danemark bien avant qu’on ne le suppose jusqu’à maintenant, fait observer Radio Vatican.

Pour Rodolfo Papa, « l’intérêt dans cette découverte c’est que cette petite breloque – d’environ 4 cm – appartenant probablement à une femme, nous ouvre à l’hypothèse de contacts avec les populations environnantes » : « Nous savons que les Vikings bougeaient énormément par bateaux, naviguant sur leurs eaux mais partant aussi à la conquête progressive des côtes européennes, jusqu’à finir en Méditerranée, environ un siècle plus tard. Il n’est donc pas improbable qu’au cours d’expéditions menées en Angleterre ou en Irlande, voire dans des territoires plus proches, quelqu’un ait réussi à entrer en contact de manière plus profonde. Car, il est vrai que les contacts étaient généralement fugaces : ils arrivaient, prenaient tout ce qu’il y avait à rafler et s’en allaient… Mais, il est possible aussi que quelqu’un soit reparti en emportant avec lui quelque chose ou quelque jeune chrétien fait prisonnier, quelque religieux… bon, ne laissons pas courir notre imagination… Mais, il est clair qu’il a pu se passer beaucoup de choses. »[...]

Nous pourrions donc déplacer de 50 ans en arrière, voire 100 ans les contacts pour une approche de christianisation. Et cela pourrait être extrêmement intéressant, car les signes que l’on voit sur ce petit bijou ont vraiment des liens avec une tradition celte, connue pour ses incisions très marquées. Il n’est donc pas question d’occidentalisation mais de christianisation, d’un début de christianisation culturelle, comme dans la culture viking, bien précise. »"[...]

Pour aller plus loin.

Posté le 29 mars 2016 à 16h00 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

25 mars 2016

Terrorisme: on ne déclare pas la paix ! Face au fondamentalisme islamiste, l’hésitation est fatale

BockMathieu Bock-Côté est sociologue, auteur de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007). L'article "musclé" dont voici des extraits est paru initialement dans Le Journal de Montréal et publié par Causeur :

"Les attentats qui ont frappé la Belgique provoquent chez certains d’étranges sentiments : ils se disent las, ils voudraient que cela cesse par enchantement et ils en appellent surtout à la venue sur terre de la Paix, à la manière d’un principe rédempteur venant civiliser les hommes et les empêchant de s’entretuer. Ils voudraient qu’on déclare la Paix à l’humanité, et que chacun, inspiré par ce grand élan du cœur, range ses fusils et ses bombes. Quand une bombe saute dans un métro, ils publient sur les réseaux sociaux des symboles de paix et chantent Imagine ou Give Peace a Chance. Il y a peut-être quelque chose de beau dans cette conviction sincère que l’amour nous sauvera. Il y a aussi peut-être une forme de naïveté aussi exaspérante que paralysante.

La paix n’aura pas lieu

Car en attendant la parousie, en attendant cette sublime délivrance, ce ne sont pas les déclarations de paix qui sauveront les peuples et les protégeront mais la résolution à faire la guerre à un ennemi intérieur et extérieur, l’islam radical, qui s’est décidé quant à lui à humilier et soumettre la civilisation européenne. Devant le fondamentalisme islamiste, ses militants résolus et ses convertis qui sont manifestement attirés par sa fureur guerrière et sa cruauté revendiquée, il faut d’abord compter sur de bons services de renseignement, sur des policiers aguerris, sur des soldats d’expérience, sur des frontières efficaces et sur une ferme volonté de le combattre. En un mot, il faut avoir les moyens de se défendre, de le combattre et de le vaincre.

La guerre. Pour bien des Occidentaux, c’est un gros mot. Et répondre par la guerre à la guerre, ce serait apparemment une réponse simpliste. Nos bons esprits progressistes qui n’en finissent plus d’admirer leur propre grandeur d’âme voudraient qu’on se penche plutôt vers les racines profondes de l’hostilité entre les hommes et refusent de comprendre, parce que cela offusquerait leurs principes, que la violence est constitutive de l’histoire humaine. On peut la réguler, la contenir, la civiliser même: on ne pourra jamais l’éradiquer et en venir à bout une fois pour toutes.

Nos bons esprits, en un mot, s’imaginent toujours que la réponse militaire à une agression terroriste est une dérive populiste faite pour alimenter les simples d’esprit. Ils souhaiteraient qu’on parle d’exploitation sociale, de lutte à la pauvreté, de dialogue entre les civilisations. Ils s’imaginent que si chacun s’ouvrait à l’Autre, l’humanité se délivrerait des conflits (sans s’imaginer qu’en connaissant mieux l’autre, il se peut qu’on s’en méfie davantage). Ils veulent se réfugier dans la stratosphère des discours généreux et pacifistes pour éviter d’avoir à sortir leurs canons, leurs fusils et leurs blindés. Ils veulent s’extraire du conflit au nom de la conscience universelle  et surplomber les camps en présence. En d’autres mots, ils veulent fuir le réel qui égratigne leurs principes splendides.

La violence, en quelque sorte, est un fait anthropologique irréductible, et il est sot de croire qu’un jour, les hommes vivront à ce point d’amour qu’il n’y aura plus entre les groupes humains des conflits à ce point profonds qu’ils puissent dégénérer en conflits armés. La guerre est l’expression politique de la violence.[...]

Entre le fanatisme des enragés d’Allah et le laxisme mollasson de sociétés occidentales, il y a un contraste fascinant et on ne peut que souhaiter que ces agressions à répétition contre des villes et des pays au cœur de la civilisation européenne réveillent leur instinct civique pour l’instant endormi. L’histoire est une source infinie de méditation et de méditations. Ce n’est pas un drapeau blanc qui a stoppé Hitler mais la ferme résolution des alliés à lui faire la guerre pour le vaincre et éradiquer le nazisme. Ce ne sont pas de belles âmes dissertant sur la paix universelle qui ont empêché l’armée rouge d’occuper l’Europe occidentale mais l’armée américaine qui y avait installé ses bases.

De même, devant l’islamisme, qui bénéficie à la fois de l’appui d’États étrangers et de réseaux bien implantés dans les grandes villes européennes, et qui peut manifestement frapper n’importe quelle cible, qu’elle soit aussi banale qu’une terrasse de café ou stratégique qu’un aéroport, il faudra apprendre à faire la guerre de notre temps. Devant l’ennemi, il faudra moins pleurer et larmoyer qu’être révolté et en colère. Et d’abord et avant tout, il faudra nommer l’ennemi. Non pas « la religion ». Non pas « le fanatisme ». Mais l’islamisme, qui s’est aujourd’hui juré de casser le monde occidental."

Posté le 25 mars 2016 à 07h43 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

15 mars 2016

Immigration : l’Europe est à elle-même son pire danger

Extrait d'une tribune de Thibaud Collin dans l'Homme Nouveau sur la crise migratoire :

Une-1610"[...] le phénomène actuel est effectivement révélateur de la crise de la civilisation européenne atteinte d’angélisme nihiliste. Car peut-on penser qu’il est anodin que des millions de musulmans arrivent en Europe alors même que l’Europe refuse de se dire à elle-même son identité ? Nous voyons ces derniers jours que l’Union européenne se fracasse sur ce sujet car certains pays, eux conscients de leur identité, refusent la solution procédurale et purement économiste que l’Europe de Bruxelles voudrait leur imposer. Comme le dit magnifiquement Rémi Brague dans Europe, la voie romaine il est urgent que l’Europe assume sa romanité, terme par lequel est désignée la manière dont l’Europe se reçoit de sources qui lui sont antérieures et supérieures, symbolisées par les noms d’Athènes et de Jérusalem. Ce n’est qu’en se plongeant dans sa matrice chrétienne que l’Europe pourra relever le défi de ces grandes migrations afin de transmettre à ceux qu’elle aura choisi d’accueillir la vérité sur l’homme qu’elle a elle-même reçue. « Ce qui serait grave ce serait que l’Europe considère l’universel dont elle est porteuse comme une particularité locale ne valant que pour elle, et qui n’a pas à s’étendre à d’autres cultures. » Dans cette affaire, l’Europe est à elle-même son pire danger."

Posté le 15 mars 2016 à 07h11 par Michel Janva | Lien permanent

09 mars 2016

Les supermarchés Aldi expliquent Pâques et le Carême à leurs clients

Lu sur Aleteia :

Logo_nfr"Aldi est en Allemagne un des leaders du secteur de la grande distribution. Ils ont décidé cette année pour Pâques de raconter à leurs clients la signification de cette fête chrétienne. Dans un petit magazine intitulé « La fête de Pâques expliquée simplement », ils décrivent le déroulement des célébrations pascales du jeudi saint au lundi de Pâques et pourquoi cette fête « est pour les chrétiens encore plus importante que Noël ». Ce sont nos confrères du magazine Pro qui ont repéré cette opération.

Le magazine est conçu également pour les enfants. Les 16 pages montrent avec de belles images les différentes manières et traditions de célébrer la Résurrection du Christ : on peut ainsi apercevoir différents pays et cultures qui tous à leur manière célèbrent cet événement. La marque du supermarché n’est en fait identifiable qu’au dos du magazine, sur la quatrième de couverture : l’opération ne semble ainsi pas répondre à des impératifs simplement commerciaux. Le supermarché a également mis en place une action sur son site internet avec une rubrique qui explique et raconte le sens des célébrations pascales.

On peut ainsi lire dans le magazine : « À Pâques, les chrétiens partout dans le monde fêtent la Résurrection de Jésus Christ, le fils de Dieu ». Le magazine explique ensuite ce qui relie cette fête avec le Carême et les « 40 jours sans » : « Les chrétiens méditent pendant ce temps de jeûne sur la vie du Christ, ses souffrances et sa mort ». Et il s’agit d‘abord, précisent-ils, « de se concentrer grâce à ces renoncements de manière plus intense sur la foi en Dieu »."[...]

On ne sait pas si ce petit magazine a été distribué dans les magasins Aldi en France. Nos lecteurs en sauront peut-être plus ?

Posté le 9 mars 2016 à 08h53 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (11)

08 mars 2016

Etre Française

Un hommage de la fondation Polémia à la femme française, que nous reverrons avec plaisir en ce 8 mars, loin du féminisme stupide et stérile qu'on nous ressasse à longueur de temps :

 

Posté le 8 mars 2016 à 19h37 par Marie Bethanie | Lien permanent

05 mars 2016

La chasse à la croix est ouverte

La dhimmitude s'étend et devient pour l'Europe une seconde nature; la croix est progressivement interdite un peu partout pour ne pas "choquer les musulmans", qui ne se font pas faute, eux, d'afficher en toute quiétude leurs barbes et leurs voiles :

Kreuz-ist-trumpf-swiss1-300x114"La croix du drapeau de la Suisse fâche les musulmans. Les grandes marquent cèdent. En suisse alémanique : « Kreuz ist Trumpf ». En français : «La croix est un atout » (Jeu de mot : littéralement « trèfle atout », formule employé quand on joue au « Jass », un jeu typiquement suisse). En réponse à ce slogan publicitaire de la campagne des lignes aériennes Swiss Air, les organisations islamiques ont réagi en demandant que le drapeau suisse avec la croix soit supprimé. Des groupes de musulmans protestent, tant sur Internet que dans les médias helvétiques, au motif que cette publicité serait « une attaque contre l’islam », comme l’était le film sur Mahomet (L’Innocence des Musulmans). [...]

Dans de nombreux cas la croix blanche sur fond rouge a été remplacée par « Swiss Made ». Victorinox, la célèbre marque de couteaux, a remplacé la croix par la lettre « V ». Swatch s’est justifié en disant que « dans les pays musulmans il est interdit de montrer publiquement la croix ». Autocensure donc. Une campagne a débuté pour supprimer la croix du drapeau, surtout après l’interdiction des minarets dans le pays. Ivica Petrusic, présidente de Secondos-Plus, un groupe de pression d’immigrants musulmans de seconde génération avait alors indiqué que : « Le drapeau suisse ne correspond plus à la Suisse multiculturelle actuelle ». Elle propose un drapeau vert, rouge et jaune, qui est celui de la République Helvétique de 1799, pour « une Suisse plus progressiste et ouverte ».

Dans le pays, suite à la bataille et à l’interdiction des minarets, la Commission Pédagogique de Roggwill, en suisse allemande, avait interdit aux étudiants de porter des « gadgets provocateurs », tels que la croix blanche sur fond rouge.

Une mesure semblable, en Angleterre, a porté à la disparition de la Croix de Saint Georges sur plusieurs portes d’embarquement à l’aéroport de Heathrow ou sur les taxis de Blackpool et Cheltenham.

Il y a quelques mois, le Real Madrid en vue de l’ouverture du gigantesque parc hôtelier-musée destiné aux fans du Club à Ras-al-Khaimah dans les Emirats Arabes, a supprimé des armoiries de son logo, la petite croix au-dessus de la couronne. Le Barcelona à son tour, pour une finale de foot à Abu Dhabi, a enlevé sur son écu la croix de Sant Jordi. Il y a deux semaines, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a débouté l’action en dernière instance présentée en Angleterre par Nadia Evedia, licenciée de son poste au check-in de la British Airways où elle travaillait parce qu’elle portait au cou une croix. La même chose est arrivée, toujours au Royaume Uni, à Shirley Chaplin, une infirmière.

Londres s’est donc nettement placé du côté des employeurs, mais la Cour de Strasbourg est allée plus loin, en discriminant la liberté de certaines confessions. Sur ce dossier des licenciements de femmes, le gouvernement anglais a statué déclarant que la religion chrétienne devait y mettre du sien en vertu de son caractère libéral et, dans le même temps, que la religion islamiste doit être respectée dans ses normes qui pour ses fidèles sont obligatoires. En fin de compte, l’on peut interdire les croix, mais pas le voile ni le niqab. (Giulio Meotti)"

Posté le 5 mars 2016 à 14h52 par Marie Bethanie | Lien permanent

19 février 2016

Vers une Europe autoritaire et ghettoïsée?

ImagesRoland Hureaux montre qu'une société multiculturelle est fatalement conflictuelle et signe la mort de la démocratie car elle nécessite un Etat fort voire contraignant pour maintenir un semblant de paix entre les communautés :

[...]"Les tenants de la société multiculturelle pensent que la diversité des communautés allogènes implantées dans les pays européens constituera un enrichissement pour le pays d’accueil par la multiplication des échanges et le croisement des cultures qu’elle suscitera, pouvant aller jusqu’au métissage. Cela est vrai, au moins en partie, quand les dites communautés ne sont qu’une petite minorité, trop réduite pour rester dans l’entre-soi et pour apparaître comme une menace. Chacun de ses membres a de fortes chances de rencontrer à l’école, sur les stades ou au travail des autochtones et de s’assimiler à leur  mode de vie. Les autochtones ne sentant pas leur primauté remis en cause, se montrent accueillants et ouverts aux échanges.

Il n’en est plus de même quand les dites communautés se font nombreuses. Les nationaux ont moins envie d’échanger. Les immigrés ou fils d’immigrés ont moins de chances de les rencontrer notamment dans des classes devenues monocolores. En France, la reprise de la fécondité immigrée depuis quinze ans, laquelle s’était jusque-là plus ou moins normalisée, est un marqueur de la communautarisation, de pair avec la préférence des mâles pour des femmes qu’ils font venir du pays, plus dociles que leurs voisines de palier.

Au terme : une société d’apartheid telle que l’Allemagne en montre l’exemple depuis longtemps. A Berlin, il n’y a pas d’Allemands dans les quartiers turcs et très peu de Turcs dans les quartiers allemands. Plus les populations immigrées seront importantes, plus la séparation sera grande.

Des tensions prévisibles

Les  relations de ces communautés seront, qu’on le veuille ou non, conflictuelles. Sans doute, le nombre de musulmans impliqués dans les actes terroristes est-il infime par rapport à leur nombre total : 1 sur 1 000 si on se réfère au fichier S, lui-même très extensif. Mais ces actes auront statistiquement et toutes choses égales par ailleurs deux fois plus de chances de se produire si la population allogène devient deux fois plus nombreuse. Ils contribuent et contribueront à durcir les relations intercommunautaires,  à entretenir la méfiance et l’hostilité dont les effets seront seulement tempérés par la  séparation des communautés. En outre, le terrorisme n’est pas la seule forme de l’agressivité réciproque des communautés : la délinquance ordinaire, les « incivilités » ou alors les réflexes d’autodéfense des autochtones y contribueront aussi.

Malgré les exemples de pays comme le Liban, la Bosnie, le Sri Lanka qui montrent que des communautés religieuses  d’importance comparable ne peuvent coexister longtemps de manière pacifique, on peut penser que ce n’est pas ce genre de guerre ouverte qui menace immédiatement l’Europe. Mais, comme l’a montré Pierre Manent, la démocratie  ne peut prospérer que dans une communauté relativement homogène. On peut craindre que l’hétérogénéité au contraire lui soit fatale. C’est une loi historique que plus une société est hétérogène, plus il faut un pouvoir fort pour y maintenir la paix civile.

Menaces sur les libertés

On ne voit que trop comment un pouvoir socialiste qui proclame à tout-va son attachement aux valeurs républicaines, conforte chaque jour sa légitimité par une gesticulation sécuritaire qui entretient la psychose de l’attentat et habitue insensiblement les esprits à un régime d’exception.[...]

Il reste qu’avec l’état d’urgence, tout citoyen français peut craindre de voir au milieu de la nuit débarquer la police chez lui pour y effectuer une perquisition sans mandat judicaire. Il est aussi vrai que depuis la loi du 24 juillet 2015  sur le renseignement, des gens font attention au contenu de leurs courriels craignant qu’ils ne soient interceptés et utilisés contre eux. Ces moyens juridiques d’exception ont été notoirement utilisés contre des personnes, écologistes, identitaires ou autres, qui n’avaient rien à  voir avec les réseaux terroristes. Sans aucune nécessité, on veut réformer la Constitution alors même qu’une démocratie forte devrait garder ses lois fondamentales sauves quelles que soient les  circonstances.

S’il est vrai, comme on le dit, que les événements que nous avons vécus ne sont rien à côté de ceux qui nous attendent (il faut espérer le contraire !), alors les restrictions de libertés que nous aurons à connaître dans le futur seront encore plus considérables.

Cela ne concerne pas que la France. Une fois l’euphorie de la politique d’accueil de Merkel passée, qui sait ce que nous réserve ce pays dont les oscillations extrêmes ont déjà ébranlé l’Europe ?

Il est des gens, en France et en Europe, qui imaginent qu’une politique d’accueil large et généreuse rendra les gens meilleurs et la société plus prospère et démocratique, qu’elle fera progresser les droits de tous à commencer par ceux des migrants. Certains sont même prêts à faire émerger cette société vertueuse par la force d’une loi impitoyable au moindre écart de langage. Ils devraient être refroidis par les perspectives qui se dessinent. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire contemporaine que les bons sentiments amènent des catastrophes, c’est même plutôt là la règle que l’exception. Nos anticipations ne découlent de rien d’autre que d’une connaissance objective de la dynamique des sociétés de tous les temps et de l’extrapolation de ce qui se passe sur notre sol depuis quelques mois."

Posté le 19 février 2016 à 10h16 par Marie Bethanie | Lien permanent

15 février 2016

François et Cyrille se sont entendus pour dire tout le mal qu'ils pensaient de l'Union européenne

De l'abbé de Tanoüarn à propos de la rencontre entre le pape François et le patriarche orthodoxe :

"[...] Ce qui est surprenant ? François - est-ce parce qu'ils se sent issu du Nouveau monde ? - et Cyrille se sont entendus pour dire tout le mal qu'ils pensaient de l'Union européenne :

"Nous sommes préoccupés par la situation de tant de pays où les chrétiens se heurtent de plus en plus souvent à une restriction de la liberté religieuse, du droit de témoigner de leurs convictions et de vivre conformément à elles. En particulier, nous voyons que la transformation de certains pays en sociétés sécularisées, étrangère à toute référence à Dieu et à sa vérité, constitue un sérieux danger pour la liberté religieuse. Nous sommes préoccupés par la limitation actuelle des droits des chrétiens, voire de leur discrimination, lorsque certaines forces politiques, guidées par l’idéologie d’un sécularisme si souvent agressif, s’efforcent de les pousser aux marges de la vie publique".

Images-22La liberté religieuse mise en cause par les tenants du sécularisme (ainsi dans les Pays anglo-saxons appellent-ils la sacro-sainte laïcité), c'est une excellente formule, dont on espère qu'on la reverra souvent dans les textes du magistère authentique.

Depuis son passage devant le Conseil de l'Europe, François insiste sur la défense des peuples, de leur identité (il emploie le terme de temps à autre) et de leurs "racines chrétiennes", bref - le mot y est cette fois-ci : de leur civilisation. 

François insiste ici à nouveau avec le Patriarche Cyrille sur l'importance de l'identité des peuples de l'Union européenne :

"Le processus d’intégration européenne, initié après des siècles de conflits sanglants, a été accueilli par beaucoup avec espérance, comme un gage de paix et de sécurité. Cependant, nous mettons en garde contre une intégration qui ne serait pas respectueuse des identités religieuses. Tout en demeurant ouverts à la contribution des autres religions à notre civilisation, nous sommes convaincus que l’Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Nous appelons les chrétiens européens d’Orient et d’Occident à s’unir pour témoigner ensemble du Christ et de l’Evangile, pour que l’Europe conserve son âme formée par deux mille ans de tradition chrétienne".

Jean-Paul II parlait déjà de l'âme de l'Europe. Mais la nouveauté du discours pontifical par rapport à Jean-Paul II est dans cette notion d'"intégration européenne". On l'avait déjà constaté (je l'avais montré dans Monde et Vie à l'époque) : le pape parle des peuples chrétiens de l'Union européenne, il défend les peuples - à la bonne heure - comme il a toujours défendu le peuple argentin, en bon péroniste qu'il est... Il défend aussi (cela va de pair) les "identités", en particulier "religieuses", on peut le constater dans le petit livre de ses sermons aux Argentins, publié chez Parole et silence sous le beau titre : La patrie est un don et la nation un devoir. Mais, cette fois, il a oublié les nations au profit de ce qu'il nomme "l'intégration" dans l'UE., c'est-à-dire l'abandon consenti de souveraineté qui est actuellement en cours au profit de la Superstructure bruxelloise.

Que sont les peuples sans les nations ? Une formule de Jean-Paul II dans son Discours à l'ONU en 1980 le dit très clairement : "Les nations sont les grandes institutrices des peuples". Un peuple sans institutrice est un sauvageon... Gare aux sauvageons par intégration forcée dans un magma sans souveraineté où - au nom du multiculturalisme - on parviendrait encore à reconnaître des peuples (avec éventuellement leurs droits propres) mais plus des nations. L'Union Européenne est en train de faire disparaître ce trésor millénaire de la politique chrétienne, né en France, poursuivi en Angleterre, que l'on appelle la nation. La nation est la seule structure politique qui, dans sa définition même, ne puisse pas prétendre être le tout (contrairement à l'Empire, dont on sait combien les papes ont souffert jusqu'à, inclusivement la prise de Rome en 1527).

L'Empire représente une mystique et l'empire de la mondialisation ne fera pas exception. A cette grande Idée, comme naguère au Moloch, certains sont prêts à tout sacrifier. La nation se veut un service politique du peuple (voir le sacre des rois de France). La politique nationale reste toujours dans l'ordre des moyens, à dimension humaine.

François Mitterrand, jamais vraiment remis de son rêve collaborationniste et toujours fasciné par "l'Europe nouvelle", disait "Les nations c'est la guerre". On s'aperçoit au contraire aujourd'hui que les nations c'est la paix et que là où la nation est ébranlée (Irak, Syrie, Libye, Kosovo, Tunisie and so on), la guerre n'est jamais loin. [...]"

Posté le 15 février 2016 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

14 février 2016

Des livres à lire : La huitième plaie

Par Stratediplo, auteur de l'excellent "Septième scénario", dont nous rendions compte ici.

Son thème, l'invasion légale que nous concoctent les traitres qui nous gouvernent pour notre peine: 300 pages irréfutables préfacées par une autorité du droit et de la sécurité.

8SLes membres de l'Union européenne s'apprêtent à régulariser deux millions de hors-la-loi introduits illégalement par voie de fait en 2015, afin d'inviter leurs douze millions d'ayants-droit au regroupement familial, tout en accueillant encore huit millions (certains disent treize) de nouveaux hors-la-loi en 2016 pour ouvrir la porte au regroupement familial de leurs quarante-huit millions d'ayants-droit en 2017. Le gouvernement français, aussi discret sur les chiffres que pendant la canicule de 2003, a déjà réservé 20 % de ces soixante-dix millions d'hères venus d'un autre monde. Cette régularisation illégale est inacceptable, il n'y a pas d'alternative heureuse à l'application des textes votés. Il fallait exposer les chiffres, enjeux, acteurs, desseins, feintes et pièges, pour que les peuples d'Europe puissent agir avant que l'irréparable ne soit commis. Car s'ils veulent survivre, ils doivent de toute urgence contraindre leurs gouvernements, actuels ou de substitution, à l'obéissance civile.

Posté le 14 février 2016 à 19h36 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

02 février 2016

Plus c'est gros, plus ça passe... (Add.)

Dans une tribune intitulée "La France sans les musulmans ne serait pas la France", Abdelkader Abderrahmane sert aux lecteurs du Monde une soupe insipide d'idées convenues et politiquement correctes. Voici l'extrait le plus hallucinant :

"Alors que l’Europe médiévale était entourée de superstition, de fanatisme, de fatalisme, et d’autres irrationalités, le monde arabo-musulman, sous l’impulsion des dynasties Omeyyade et Abbasside, représentait au contraire la bayt al hikma, ou la « maison de la sagesse et du savoir ». Et c’est ce savoir qui a permis aux Européens de sortir des ténèbres de l’ignorance dans laquelle ils étaient plongés, débouchant ainsi sur la Renaissance et les Lumières."

Il faut relire en toute urgence "Pour en finir avec le Moyen Age" de Régine Pernoud et "Historiquement correct. Pour en finir avec le passé unique" de Jean Sévilla...

Addendum :  En 2011, Abdelkader Abderrahmane soutenait les islamistes :

"Il est donc particulièrement difficile de voir un quelconque danger dans leurs propos et position (...) Les Islamistes sont destinés à jouer un rôle politique actif dans cette phase de transition démocratique des pays arabes. Respectons enfin le résultat des urnes (...) Et faisons confiance à la clairvoyance des Islamistes arabes (...) Ils méritent amplement une chance de démontrer qu’ils peuvent, dans un système électoral pluriel et démocratique, être, eux aussi, compétents dans la gestion de leurs pays. Il est urgent de laisser aux Islamistes la possibilité de diriger et de s’affronter aux réalités et logiques politico-économiques séculières de la gouvernance d’un Etat."

On attend avec impatience de savoir s'il condamne l'Etat islamique ou s'il le considère comme une nouvelle "maison de la sagesse et du savoir"...

Posté le 2 février 2016 à 06h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (25)

17 janvier 2016

L'Autriche décide de restreindre temporairement le traité de Schengen

Vive l'Autriche !

"Les autorités autrichiennes ont décidé de restreindre temporairement l'accord de Schengen et imposent une surveillance accrue à toutes les personnes arrivants dans le pays, a déclaré le chancelier autrichien Werner Faymann.

"Le contrôle de toute personne venant dans notre pays, a été renforcé", a-t-il déclaré dans un entretien au journal autrichien Oesterreich.

D’après M. Faymann, les autorités du pays ont l’intention de suivre l’exemple de l’Allemagne qui "a renforcé le contrôle de ses frontières et qui refoule des réfugiés". Ainsi, selon le chancelier, les gens qui ne possèdent pas le statut officiel de réfugié, ou qui ne font pas de demandes appropriées en Autriche, seront expulsés.

"Chaque personne qui passe le contrôle aux frontières doit avoir une carte d'identité valide et doit la présenter à la demande des autorités autrichiennes. Et si l’UE ne le fait pas, si elle ne protège pas les frontières extérieures de (l’espace) Schengen, c’est l’existence de l’accord, lui-même, qui est caduc", a-t-il ajouté."

Posté le 17 janvier 2016 à 10h55 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (1)

12 janvier 2016

Qui a dit : "Sans les catholiques, la France ne serait pas la France"

Personne jusqu'à présent. En revanche,

Manuel Valls, premier ministre, le 9 janvier 2016 :

"Sans les Juifs de France, la France ne serait pas la France"

Mustapha Cherif, philosophe et islamologue algérien, le 11 janvier 2016 :

"Sans les citoyens de confession musulmane, la France ne serait plus la France à l’avant-garde de la modernité, de la fraternité humaine et de la démocratie"

Posté le 12 janvier 2016 à 11h11 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (28)

« Bruxelles bafoue la souveraineté des Etats »

C'est le propos du ministre de la justice du gouvernement hongrois, qui a accordé un entretien à Politique Magazine. Extrait.

Les pays de l’Europe centrale s’opposant aux décisions unilatérales des institutions européennes… N’y-a-t-il pas là les prémices d’un conflit à venir au sein de l’Europe ?

Cette crise a ouvert un conflit entre quelques-uns des états membres et les institutions bruxelloises sur la question de l’intégration européenne. D’un côté, la Commission entend assumer davantage de pouvoir. De l’autre, des pays comme la Hongrie souhaitent que les nations conservent leur souveraineté tout en reconnaissant qu’il faut travailler ensemble sur certaines compétences. J’irai même plus loin en affirmant que la démocratie en Europe sortirait grandie d’un renforcement du rôle des états dans les institutions européennes. Car que fait-on des parlements nationaux dans le cadre actuel ? Deux visions s’opposent donc. Et dans ce grand débat sur l’avenir de l’Europe, la Hongrie compte bien faire entendre sa voix qui est celle de l’Europe des Nations.

Posté le 12 janvier 2016 à 10h13 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (9)

22 décembre 2015

Une crèche au Parlement européen

Le 8 décembre, la crèche de Noël du Parlement Européen a été inaugurée en présence du Père Patrick Daly, secrétaire général de la Conférence des Evêques de l'Union Européenne (COMECE). Des Députés, des ONG et des représentants de la société civile ont été invités à prendre part à cette manifestation. La FAFCE a participé avec une prise de parole par sa Secrétaire générale, Maria Hildingsson.

Le Père Patrick Daly, Secrétaire général de la COMECE, a fait part d'une brève réflexion théologique sur la valeur de l'accueil. Il a déclaré que l'Union Européenne était appelée à redécouvrir les valeurs sur lesquelles elle avait été fondée : pardon et réconciliation.Evoquant les immigrés (1 million en 2015), il a déclaré :

« Dans le même temps, nous avons le droit de partager avec eux notre identité, comme un privilège, comme un cadeau : ces personnes, une fois arrivées en Europe vont voir ce petit Enfant dans la crèche dans nos musées, dans nos maisons, dans nos églises...Et ils se demanderont : Qui est cet Enfant ? »

A l'issue de la conclusion, les participants se sont dirigés vers la zone d'exposition du Parlement Européen où le Père Patrick Daly a béni la crèche, après quelques mots d'encouragement pour le travail des députés européens et de tous ceux qui œuvrent en faveur de la dignité humaine.

Posté le 22 décembre 2015 à 14h54 par Michel Janva | Lien permanent

05 décembre 2015

La Russie, la laïcité et la famille

Analyse intéressante.

 

Posté le 5 décembre 2015 à 08h31 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

03 décembre 2015

Centenaire du Génocide arménien : concert le 5 décembre à Angers

 

XVM94ef1cb0-e9ca-11e4-9ce2-c96488cbd7ff[4]Dans le cadre de la commémoration du Centenaire du Génocide des Arméniens, un concert est organisé par le Conservatoire de Musique d’Angers dirigé par Elisabeth CHAVERDIAN, pianiste, le samedi 5 décembre à 17 heures dans le Foyer du Grand Théâtre d’Angers.

Des œuvres des compositeurs arméniens : KHATCHATOURIAN, BABADJANIAN, DELLALIAN et KOMITAS seront interprétées par des élèves du conservatoire d’Angers (Piano, violon, clarinette, chant…).

Entrée gratuite

Posté le 3 décembre 2015 à 10h52 par Marie Bethanie | Lien permanent

Unissons-nous contre notre ennemi commun [Add : en français]

C'est en substance le message de ces jeunes Russes aux jeunes d'Europe de l'Ouest. L'occasion de rappeler un certain nombre de vérités, sans animosité.

De la propagande d'Etat ? Certes, mais "nous" (l'oligarchie occupante) avons la nôtre, et pas franchement avec ce type de messages, ...

 

C'est sous-titré en français, merci à "dafe" et "p de c" pour leurs contributions !

Posté le 3 décembre 2015 à 07h55 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

23 novembre 2015

Lutte contre l'islam radical : les bonnes raisons pour la France d'assumer son héritage chrétien

Quoiqu'en veuille L'Association des maires de France, qui a récemment publié un manifeste pour la laïcité, à la page 16 duquel il est écrit : "La présence de crèches de Noël dans l’enceinte des mairies n’est pas, du point de vue de l’AMF, compatible avec la laïcité ", la France, et plus largement l'Europe, s'est fondée sur des principes chrétiens.

Le très haut développement de l'Europe chrétienne et l'idée même de laïcité de la sphère publique, essentiellement dûs au sain principe du "rendez à César", n'aurait pas vu le jour si l'Europe chrétienne n'avait pas constamment repoussé les invasions islamiques et préservé ainsi son identité. Ce sujet est développé de façon très intéressante sur Atlantico par Jean-Louis Harouelprofesseur d'histoire du droit et des institutions à l'Université de Paris II. Auteur d’ouvrages de droit, d’économie, d’histoire et notamment de Culture et contre-culture (1994), Jean-Louis Harouel vient de publier Le vrai génie du christianisme. 

"Atlantico : Pourquoi viser ainsi des héritages du christianisme alors que c’est avec une partie de l’islam que la laïcité semble rencontrer actuellement une remise en question ?

Jean-Louis Harouel : Si on vise ainsi des héritages du christianisme alors même que l’islamisme vient encore de tuer en France, c’est tout simplement parce que le christianisme ne fait absolument pas peur et que l’islam fait très peur.

Si on voulait vraiment protéger efficacement la laïcité – ou plus précisément la sécularisation de la société –, on s’en prendrait au foulard islamique (hidjab) qui inonde l’espace publique et apporte ainsi une immense visibilité à l’islam.

L’islam fait peur, et c’est en premier chef aux musulmans qu’il fait peur. Sauf rarissimes exceptions, des intellectuels d’origine musulmane n’ont pas osé se dresser ouvertement contre l’islam. C’est trop dangereux. Le Coran (XVI, 108) et plusieurs hadiths frappent les coupables d’apostasie de sanctions pouvant aller jusqu’à la mort. Or le musulman qui refuse de s’acquitter de l’obligation légale de la prière est réputé apostat et donc passible de la mort. On ne peut, sans risquer sa vie, rejeter l’islam et encore moins l’insulter, comme l’ont fait tant d’Européens avec les dogmes et les rites chrétiens. Une mécanique répressive de nature terroriste protège l’islam contre la liberté de l’esprit.[...]

Or, maintenant qu’il est très implanté en Europe et un peu aux États-Unis, l’islam prétend imposer aux Occidentaux cette interdiction de la liberté de pensée et d’expression. Car la loi divine – la charia – ordonne aux non-musulmans de parler de l’islam avec respect. Lourde de menaces, cette injonction s’adressait jadis aux dhimmi, aux chrétiens et aux juifs tolérés dans le monde islamique sur le mode de l’infériorité juridique et de l’humiliation. Aujourd’hui, l’islam prétend intimider les pouvoirs publics et les médias occidentaux. Il les contraint à une forte auto-censure afin de ne pas offusquer les musulmans. C’est ainsi que la municipalité d’Oxford a abandonné l’usage du mot "Noël" dans les documents émanant d’elle. Ce faisant, les Occidentaux se comportent en dhimmi, en inférieurs qui s’inclinent devant l’islam. Il est décidément moins dangereux de s’en prendre aux vestiges pittoresques et inoffensifs de notre civilisation chrétienne.

Est-ce une bonne stratégie de réduire l’influence de la tradition chrétienne sur la société pour faire rentrer l’islam dans la laïcité ?

C’est une stratégie catastrophique. C’est une erreur de considérer l’islam seulement comme une religion. C’est une erreur de définir sa place dans les sociétés occidentales du point de vue de la seule liberté religieuse. À la fois religion et régime politique, l’islam forme un ensemble de règles prétendument divines dont beaucoup sont de nature juridique. Contenu dans la charia, ce code de droit institue l’infériorité juridique des femmes ainsi que celle des non-musulmans, et il cautionne l’esclavage.[...]

Système total, l’islam rejette l’idée de la disjonction du politique et du religieux, principe d’origine chrétienne né du fameux : "Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu". Fondatrice de ce qui est appelé en France la laïcité, cette disjonction a été la source d’où a pu naître la liberté de l’individu, avec toutes ses conséquences positives : esprit critique et liberté de l’esprit, tolérance, progrès intellectuel et pensée scientifique, progrès technique et enrichissement de la société. Tout cela est issu de la dualité chrétienne entre les pouvoirs temporel et spirituel. Au contraire, pour l’islam, le sacré englobe le profane. La légitimité de l’État résulte exclusivement de son action au service de l’islam. Et dans les pays musulmans où a été instaurée une sécularisation de l’État – Turquie, Indonésie –, elle est aujourd’hui menacée par une forte réislamisation des esprits.

Les religions ont des effets très différents sur la sécularité de la société. Celle-ci n’est nullement menacée par les clochers et les croix des cimetières, les pardons bretons et les bénédictions de navires, les saintes vierges et les calvaires des villages, ni par les jours fériés correspondant à des fêtes chrétiennes. D’ailleurs, la disjonction du politique et du religieux étant une invention chrétienne, la croix pourrait légitimement être revendiquée comme un emblème de la laïcité, et plus généralement de la sécularité des sociétés occidentales. On ne peut que souhaiter le maintien de la prédominance en Europe des signes religieux chrétiens. Ce sera l’indice que la sécularisation de la société engendrée par le christianisme y résiste encore. En revanche, tout est à craindre d’un islam rendu redoutable à l’Europe par son poids démographique. La multiplication des signes islamiques dans l’espace public et la satisfaction des revendications vestimentaires, alimentaires et autres des musulmans sont lourdes de menaces pour la laïcité de l’État et la préservation de sociétés sécularisées.

Qu’avons-nous à perdre à gommer toutes les spécificités culturelles de notre société liées au christianisme ? Dans quelle mesure l’imprègnent-elles ?

Nous avons tout à perdre à gommer ces spécificités, d’autant que le vide qui en résulterait serait immédiatement investi par l’islam. Nier ces spécificités reviendrait à nier ce que nous sommes.  Dans la très longue durée, ce qui caractérise fondamentalement l’Europe, c’est son refus de l’islam pour rester un continent chrétien. Si l’Europe était devenue musulmane, le cours de l’histoire en eût été totalement changé. Le monde serait resté sous-développé, le progrès scientifique et technique ne serait jamais intervenu, il n’y aurait pas eu de développement économique ni intellectuel de l’humanité. Il n’y aurait pas eu de liberté individuelle, de liberté de l’esprit. Car tout cela a résulté de la dualité chrétienne entre les pouvoirs temporel et spirituel, et c’est en Europe occidentale que cette dualité s’est le plus pleinement accomplie. Si l’Europe était devenue musulmane, il n’y aurait certainement jamais eu de Révolution industrielle et d’invention du développement.[...]

C’est parce que l’Europe a su rester chrétienne qu’elle a construit des sociétés laïques, libres, tolérantes, économiquement développées, à haut niveau de vie moyen et socialement généreuses. Ces sociétés sont le produit historique de la civilisation chrétienne européenne.[...] 

Nous autres, Européens, nous sommes tous – athées, agnostiques, anti-cléricaux et anti-chrétiens compris – le produit historique de près de deux millénaires de chrétienté. Pour ce qui est de l’histoire, de la civilisation, des valeurs, il est bien évident que l’Europe est un héritage chrétien et ne peut le nier à peine de se renier entièrement, de perdre totalement son sens. Si l’Union européenne s’était souciée de la réalité, elle aurait placé, au centre du cercle d’étoiles de son drapeau, une croix pareille à celle du drapeau suisse : une croix qui, pas plus que celle-ci ne serait un signe religieux, mais bien l’emblème de l’histoire et de la civilisation de l’Europe."

 

Posté le 23 novembre 2015 à 14h43 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

19 novembre 2015

Vous faites une erreur fondamentale en pensant que Paris n’est attaquée que pour ses valeurs charnelles et libertines

Tribune pleine de vie et de foi d'une jeune étudiante catholique adressée aux journalistes de Libération que le hashtag #PrayforParis indispose :

ImagesCher journaliste,

Vous avez certainement la plume plus habile que la mienne et l’esprit plus aiguisé à cet exercice, mais l’envie de répondre est bien trop forte. Lorsque les attentats ont frappé la France, lorsque Daesh a revendiqué cet acte, vous oubliez de petites choses anodines. Vous oubliez que ce prétendu « État islamique » a visé Paris, symbole de la France, qui « porte la bannière de la croix ». Vous oubliez également qu’il n’est nullement fait mention de « Français », de « jeunes », mais de « croisés », comme une réponse aux croisades menées dans des temps anciens contre les « hérétiques » d’alors.

Si vous pensez que « la croix » est une faucille et un marteau, je vous invite à rouvrir vos livres d’Histoire. Pas ceux d’aujourd’hui qui sont affligeants tant ils sont pauvres, mais un vieux Lagarde et Michard qui traîne sûrement dans une bibliothèque. Car vous parlez de la France laïque, depuis 1905, depuis 1789. Vous semblez penser que la France a toujours été laïque. Mais vous semblez oublier que ceci n’est pas la France qui s’est construite en 1789, mais simplement une idée de la République. Vous oubliez aussi qu’avant 1905, des prêtres ont éduqué les Français, car il n’y avait pas autant d’instituteurs que de nos jours. Ils leur ont appris à lire, écrire, compter et penser suffisamment pour qu’un jour ils rejettent la main qui les avait nourris. Et la République de 1789… Vous semblez également oublier qu’elle fut fondée par de nombreux déistes, lorsqu’ils n’étaient pas chrétiens. Le culte de l’Être Suprême vous parle-t-il ? Le « Grand Horloger » de Voltaire également ? Robespierre lui-même était déiste, quel culot ! En 1793, la guillotine vous aurait tendu les bras pour avoir tenu de pareils propos !

En parlant de « votre » France de 1789, vous rasez près de 1 789 années d’Histoire, pendant lesquelles la religion chrétienne, catholique, a guidé un peuple et un Royaume. Reniez-les si cela vous rassure, elles existeront toujours. Tant que Fontainebleau, Versailles, le Louvre et les châteaux de la Loire existeront, tant que la crème Chantilly existera, tant que Notre-Dame et la Sainte Chapelle se dresseront, tant que la France aura ces frontières géographiques. Reniez cette France aux racines catholiques, mais elle perdure. Des milliers d’Asiatiques déferlant l’été en Île-de-France le comprennent mieux que vous. Vous oubliez que la France n’est un pays laïque que depuis 110 ans. Une Jeanne Calmant. C’est tout. Avant, ne vous en déplaise, la France a grandi dans un giron chrétien. En reniant cette France, votre texte rejette le patrimoine français et pour aller plus loin, il rejette les Français dans ce qu’ils ont de plus profond : leur culture, leurs racines, leur Histoire. C’est grave.

En reniant cette France, vous reniez la France. Même si aujourd’hui le culte est moins prépondérant, ce hashtag prouve le besoin de spiritualité des hommes, ce désir qu’ils ont de s’élever bien plus haut que notre basse terre, et qu’ils savent qu’il y a, quelque part, un « Grand Horloger » que l’on peut prier lorsqu’on ne se sent pas bien, lorsqu’on est triste, lorsqu’on a perdu des amis. En refusant leurs prières, vous refusez leur tristesse, leur deuil. Vous oubliez également, dans votre petit laïcardisme forcené, que « prier » n’est pas réservé aux catholiques et aux chrétiens qui ont fondé la France moderne. Prier est aussi valable pour les juifs, les bouddhistes, les païens de toutes sortes. Les rejeter, c’est rejeter des cultures, des identités, des valeurs qui font notre civilisation actuelle, et cette France cosmopolite que vous aimez tant. Et qu’ils viennent d’ici ou d’ailleurs, vous insultez tous ceux pour qui la religion est une culture, une liberté, des racines, un avenir.

Vous faites une erreur fondamentale en pensant que Paris n’est attaquée que pour ses valeurs charnelles et libertines. Vous avez certainement oublié que l’on dit de la France qu’elle est « Fille aînée de l’Église » et qu’en cela, elle est une ennemie pour Daesh. Vous oubliez que c’est la France chrétienne qui est partie en croisades et non une France libertine, prônant le sexe et l’alcool.

Enfin, vous commettez une dernière erreur : aucun croyant n’est obligé de prier. C’est votre cécité laïcarde qui vous empêche de voir cet acte gratuit, bienveillant, généreux, amical de la prière. Laissez-nous prier, comme on vous laisse aller boire un verre en terrasse, pensant qu’il s’agit là d’un acte de bravoure. Cela ne changera rien à votre vie : la preuve, nous n’avez pas changé vos habitudes. Laissez-nous prier… Vous ne ressentirez rien, sauf peut-être un jour la grâce de comprendre ce que signifie la prière pour des millions de croyants dans le monde, toutes religions confondues. Donc je ne suis pas d’accord, je n’arrête pas mes prières.

Cela vous fait mal au bide de penser que des milliers de personnes prient pour les victimes ? Cela ne va pas s’arrêter, car la prière est inusable. Il y a même des gens qui ne font que cela toute la journée ! Cela doit être terrible pour vous d’y penser ! Mais ceci fait des millénaires qu’on le fait, et on n’est pas prêts d’arrêter.

J’ai prié pour Paris, pour les victimes, pour la France, pour les terroristes. Maintenant je vous rajoute à ma liste. Ne râlez pas, cela me fait vraiment plaisir et personne ne m’y oblige !

Occupez-vous de votre foie, laissez-moi gérer ma foi. Baisez, buvez, moi je prie."

Posté le 19 novembre 2015 à 10h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (41)

18 novembre 2015

Alors, islamisme radical, ou juste... islam ?

Cette vidéo est sortie il y a 6 mois. Un journaliste suédois, ancien musulman, prend un appel téléphonique au cours d'une émission : au bout du fil, un musulman convaincu, vivant en Suède, explique pourquoi les agissements de l'Etat islamique sont parfaitement conformes au coran et à la loi islamique et pourquoi il les soutient. A diffuser sans modération.

 

Posté le 18 novembre 2015 à 21h01 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (23)

10 novembre 2015

Revoilà "ce long manteau d'églises et cathédrales"

Nicolas Sarkozy (re)fait l'éloge des racines chrétiennes de la France.

"J'ai été de ceux qui ont dit que ce fut une grave erreur de ne pas rappeler les racines chrétiennes dans la Constitution européenne. Les racines chrétiennes, ce n'est pas qu'un mot, pas qu'un slogan".

Rappelons que c'est aussi lui qui a fait adopter de force le Traité Constitutionnel européen, malgré le non des Français, et qu'il n'y a pas ajouté de mention sur les racines chrétiennes de la France.

Posté le 10 novembre 2015 à 16h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (24)

05 novembre 2015

Une commémoration juste et utile, mais sans médias ni gouvernants

Cet article lu sur Boulevard Voltaire revient sur une commémoration passée inaperçue des journalistes et des politiques : celle du massacre de 58 chrétiens irakiens pendant la messe, en 2010, par des islamistes voulant éradiquer le christianisme en Irak.

Chretiens-orient

"Ce samedi 31 octobre à 17 h 00, en la petite église Saint-François-de-Sales de la rue Brémontier du XVIIe arrondissement de Paris, il n’y avait pas de journalistes. Il n’y avait pas non plus de membres du gouvernement. Pourtant, il y avait du monde, beaucoup de monde, cinq ans plus tôt, dans une autre église, celle de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Bagdad : deux centaines de fidèles ; 78 d’entre eux ont été blessés, 58 d’entre eux ont été assassinés, en pleine messe. Pour eux, la paroisse parisienne a organisé une commémoration de la prise d’assaut de la cathédrale syriaque catholique de la capitale irakienne, en présence de son recteur émérite Monseigneur Raphaël Kuteimi.

Le 31 octobre 2010, pendant la messe, des terroristes ceinturés d’explosifs, se revendiquant d’Al-Qaïda, ont attaqué le lieu sacré. Ils ont fait irruption, ils n’ont rien demandé, ils ont tiré. Ils ont tué, il faut le répéter, 58 personnes dont les deux jeunes vicaires, le père Wasim Sabieh, âgé tout juste de 28 ans, et le père Thaier Saad Abdal, qui célébrait la cérémonie. Le père Thaier, 32 ans, s’est adressé aux terroristes : « Tuez-moi, mais épargnez cette famille qui a des enfants ! » Il s’est interposé, transformant son propre corps en bouclier. Il a été abattu à bout portant. Les islamistes ont massacré, 5 heures durant, des hommes, des femmes, des bébés de 3 ans.

Pourquoi ? Parce que c’étaient des chrétiens. C’est inimaginable mais c’est la vérité ; il y a des individus, salafistes pour la plupart, qui ne veulent plus de chrétiens en Irak. Que veulent-ils, alors ? Les faire disparaître, définitivement.

Pourtant, ce pays a reçu la Bonne Nouvelle dès le Ier siècle, par saint Thomas, vous savez, l’incrédule, celui qui ne croit que ce qu’il voit. Les chrétiens sont donc chez eux en Irak. C’est la terre de leurs pères, de leurs ancêtres. L’islam n’est arrivé que bien plus tard, des siècles plus tard. [...]

La réalité tragique de nos frères d’Orient laisse, en France, honteusement indifférent. Pour preuve : la presse a gardé au sujet de cette commémoration un silence insupportable. Quant au gouvernement, toujours prompt à se répandre en larmoiements et à organiser des cérémonies pour le devoir de mémoire, il n’a fait, à ma connaissance, aucune déclaration. Il devrait pourtant avoir toujours à l’esprit que le fanatisme musulman a voué aussi notre France, cette mécréante, à la mort."

Notre France, Fille aînée de l'Eglise, cette apostate...

Posté le 5 novembre 2015 à 08h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

04 novembre 2015

"Quand la peste islamiste inonde l’Europe, levons-nous pour défendre la chrétienté"

Sur son blog, Yves Daoudal décrit une banderole déployée lors d'un match de football en Pologne entre les équipes de Wroclaw et de Poznan :

"L’inscription (qui commence en haut de l'image et continue sur la banderole en bas) dit : « Quand la peste islamiste inonde l’Europe - levons-nous pour défendre la chrétienté ».

Le bateau central porte l’inscription USS ISIS : autrement dit l’Etat islamique (...) avec l’indication des navires américains (USS : United States Ship) "USS Hussein" et "USS Ben Laden"."

  01-slask_wroclaw_lech_poznan_31_10_2015

Posté le 4 novembre 2015 à 11h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

19 octobre 2015

L'islam n'a jamais appartenu à l'Europe, il s'y est invité

Ce sont les propos du premier ministre hongrois Viktor Orban :

"(...) L'islam n'a jamais appartenu à l'Europe, il s'y est invité (...) Spirituellement, l'islam n'appartient pas à l'Europe. C'est un corpus de règles d'un autre monde (...)

Nous, en Hongrie, décidons nous-mêmes si nous en voulons ou pas. Nous n'en voulons pas"

Posté le 19 octobre 2015 à 12h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

Philippe de Villiers : "Le moment est venu pour les Français de se rebeller contre cette classe politique"

Extrait du long interview accordé par Philippe de Villiers au Figaro :

Villiers2"(...) Le rêve européen des élites post-nationales, le rêve d'une fusion des nations européennes s'est évanoui dans le cœur des peuples. Il s'est désintégré parce qu'il était tramé dans un tissu de mensonges: la prospérité, la sécurité, la puissance, la protection. Aujourd'hui, les Français constatent qu'on leur a menti en leur promettant un super-État, une super-puissance. Derrière cette architecture apolitique, il s'agissait bien de détruire les vieilles nations d'Europe mais il n'y avait aucunement l'idée d'en faire naître une nouvelle. Le projet véritable était d'abolir les nations pour installer en leur lieu et place un marché planétaire de masse qui viendrait un jour faire la jonction avec le marché américain: c'était l'idée de Jean Monnet.

L'histoire de cette utopie politique est celle de la rencontre de Monnet et des démocrates-chrétiens de l'Europe de l'après-guerre. Monnet, salarié de la banque Lazard, un Américain dans l'âme, était le factotum de l'Amérique. Les Américains lui ont demandé de créer ce «machin» pour affaiblir définitivement les Européens et profiter de la culpabilité européenne après la guerre. Monnet a eu l'intelligence diabolique de s'allier avec les démocrates-chrétiens, Gasperi, Schuman et Adenauer, pour concocter son projet. L'homme qui était à l'initiative de la Commission trilatérale née en 1973 - commission qui avait pour objet de réunir les deux libéralismes, le libéralisme économique et le libéralisme sociétal - , a proposé aux idiots utiles social-sacristains, en contrepartie, un symbole, le drapeau. «J'aurai le contenu, et vous le symbole», leur a-t-il dit. Les trois grandes consciences, ces trois grands naïfs, sont revenus dans une nappe d'encens vers leurs cléricatures en mettant en avant la conquête du drapeau, la couronne mariale. De ce troc est né un grand malentendu: toute la bourgeoisie anationale fait la génuflexion oblique du dévôt pressé devant les gnomes de Bruxelles parce que la couronne mariale est sur le drapeau. Cette Europe qui finance les LGBT et la Gay Pride, qui célèbre Conchita Wurst la femme à barbe, est censée incarner le progrès parce qu'elle affiche les étoiles à la Madone (...)

Beaucoup de chrétiens ont pensé que les portes de Maastricht ouvraient sur la terre de promission. Ceux-là identifient l'universalisme chrétien au dépassement des nations qui seraient un obstacle à la fraternité cosmique. Dans les grands textes bibliques, il y a une harmonie qu'on retrouve chez Aristote et Saint Thomas, entre l'accueil de l'autre et l'enracinement. Le droit d'aimer ses paysages n'est pas un égoïsme mais une oblation, on a le droit de construire là où on a vécu et de transmettre à ses enfants ce que l'on a aimé. Nous sommes comme les plantes, nous avons besoin d'humus et de lumière. C'est le droit naturel.

En mariant les deux impératifs, la charité individuelle se concilie avec la nécessité de garder ses racines. Quand on entend aujourd'hui des autorités morales et spirituelles qui sont prêtes à vider l'Orient de toute sa population, à déporter les chrétiens d'Orient qui sont chez eux depuis 2000 ans, bien avant l'islam et les nouvelles nations que sont le Liban et la Syrie, on est pris de vertige. Tous ces chrétiens qui expliquent que la société multiculturelle va nous permettre d'organiser une coexistence harmonieuse avec des religions qui ne sont pas les nôtre sont irréfléchis. Ils ont perdu le fil de l'unité du vivant. Existe-t-il à travers l'histoire un seul exemple d'une société dans laquelle l'islam a fait irruption sans être conquérant? (...)

Aujourd'hui on a deux Europe ; celle qui se définit comme chrétienne à l'Est, et la multiculturelle à l'Ouest qui a renié ses racines chrétiennes, qui ferme la porte à Dieu pour mieux l'ouvrir à Allah (...)"

Posté le 19 octobre 2015 à 12h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

13 octobre 2015

Et chez nous? Se posent-ils la question?

Immigration - Des policiers autrichiens se préparent aux pires émeutes -

"Nous craignons tous le moment où on nous ordonnera de marcher contre notre propre peuple"

Le magazine autrichien Info-Direkt publie un entretien avec un membre de la police autrichienne en charge de la question des "réfugiés". Son expérience quotidienne l'amène à pronostiquer des conséquences dévastatrices et prévoit que des émeutes vont bientôt commencer. (...) le système d'asile ne fonctionne plus. (...) Chaque jour arrivent plusieurs milliers de réfugiés en Autriche et en Europe, dont seulement quelques centaines peuvent être enregistrés, …

Posté le 13 octobre 2015 à 00h28 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (9)

05 octobre 2015

Les Européens doivent avoir le courage d’être chrétiens, de retourner à l’église

Unknown-10C'est une déclaration de la chancelière allemande. Angela Merkel participait à une discussion publique à l’université de Berne en Suisse au début du mois. Confrontée à une question sur le risque d’une « islamisation » de l’Europe, elle a rappelé que la meilleure réponse était  d’avoir

« le courage d’être chrétiens, de savoir susciter le dialogue [avec les musulmans], de retourner à l’église, de se replonger dans la Bible ».

Puis elle a ajouté avec regret que

« si vous demandez à des  écoliers ce qu’est la Pentecôte, les réponses seront surement très décevantes ».

Une femme du public lui avait en effet demandé comment elle s’y prendrait pour « protéger l’Europe et notre culture de l’islamisation ». 

Posté le 5 octobre 2015 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (36)

20 septembre 2015

A poil dans les rues, ils appellent ça de l'art, "la nudité urbaine"

Et on s'étonne que notre "modèle de société" soit de plus en plus rejeté, refusé, renié. Décadence de l'Occident

"Briser un tabou", voici l'objectif principal de la manifestation qui s'est déroulée en Suisse pendant deux jours. Jusqu'au 22 août dans la ville de Bienne, de nombreux performeurs d'un genre méconnus se sont produits gratuitement dans les rues, à l'initiative de Thomas Zollinger, un artiste local. Leur mode d'expression : la nudité comme œuvre artistique. 

"Aujourd'hui, l'art est le bienvenu dans toutes les villes, mais pas la nudité", regrette l'homme pour expliquer son projet. Pour faire accepter cette forme d'art et combattre la résistance à la nudité, il a donc invité une partie de la troupe avec laquelle il travaille au quotidien à montrer leurs performances au public suisse et aux touristes". 

Posté le 20 septembre 2015 à 14h26 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

17 septembre 2015

Vos enfants prieront Allah ou mourront

Photo prise en Allemagne (via Yves Daoudal)

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Posté le 17 septembre 2015 à 11h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (23)

14 septembre 2015

Les Suisses retirent Dieu de leur hymne national [Erratum]

Comparez la version française du nouvel hymne national suisse, adopté par les internautes (parce que, oui, même des citoyens d'autres pays pouvaient donner leur avis)...

La Strophe suisse

"Hissé là-haut dans le vent,
notre drapeau rouge et blanc
nous appelle à l’unité, à la paix.
Soyons forts et solidaires,
que la liberté nous éclaire, 
ouverts et indépendants,
pour le bien de nos enfants,
devant le drapeau d’antan,
renouvelons nos engagements."

... et l'ancien hymne, jugé "lourd de style" et "dépassé par la réalité" :

Le Cantique suisse

"Sur nos monts, quand le soleil
Annonce un brillant réveil,
Et prédit d'un plus beau jour le retour,
Les beautés de la patrie
Parlent à l'âme attendrie ;
Au ciel montent plus joyeux (bis)
Les accents d'un cœur pieux,
Les accents émus d'un cœur pieux.

Lorsqu'un doux rayon du soir
Joue encore dans le bois noir,
Le cœur se sent plus heureux près de Dieu.
Loin des vains bruits de la plaine,
L'âme en paix est plus sereine,
Au ciel montent plus joyeux (bis)
Les accents d'un cœur pieux,
Les accents émus d'un cœur pieux.

Lorsque dans la sombre nuit
La foudre éclate avec bruit,
Notre cœur pressent encore le Dieu fort;
Dans l'orage et la détresse
Il est notre forteresse ;
Offrons-lui des cœurs pieux : (bis)
Dieu nous bénira des cieux,
Dieu nous bénira du haut des cieux.

Des grands monts vient le secours ;
Suisse, espère en Dieu toujours !
Garde la foi des aïeux, Vis comme eux !
Sur l'autel de la patrie
Mets tes biens, ton cœur, ta vie !
C'est le trésor précieux (bis)
Que Dieu bénira des cieux,
Que Dieu bénira du haut des cieux."

[Erratum] : un lecteur suisse me signale que la presse française, qui présente le changement comme acquis, m'a induite en erreur :

"L'hymne n'a pas été modifié quoique puisse en dire l'article que vous citez en référence ! [ndlt : le Figaro - d'autres articles de la presse française sont concordants]. Il y a simplement eu un concours dans lequel a été sélectionné un "hypothétique" remplaçant de notre cantique suisse. C'est un peu comme si la Star Academy proposait de remplacer la Marseillaise...

Ce n'est pas la première fois qu'un tel changement est proposé (ni la dernière). Déjà en 2014, le conseil fédéral a rejeté la proposition d'un nouvel hymne.
 
Le système politique suisse est justement fait pour que ce genre de chose n'arrive pas sur une proposition de quelques personnes, mais il faut un véritable processus consensuel entre les citoyens. Une telle proposition nécessiterait encore au minimum 7 ans avant de pouvoir être adoptée.
 
Je vous renvoie vers cet article de la presse suisse.
 
Merci de ne pas propager la belle désinformation orchestrée par les média français, décidément prompts à se réjouir de la disparition de toute notion de Dieu dans la société pour promouvoir la laïcité "à la française""

Posté le 14 septembre 2015 à 23h39 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

10 septembre 2015

L'Eglise nous enseigne que nous devons faire respecter le patrimoine matériel et spirituel du pays d'accueil

L'éditorial d'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

"La force des images presque insoutenables vues ces derniers jours ne pourra trouver son sens que si elle conduit à sortir des discours et de l’émotion pour mettre en place une vraie politique migratoire. « Pour passer du cœur à la raison », en somme, comme l’a justement dit Mgr Dominique Rey.

Car on ne peut que constater que l’appel à une générosité sans limites de la part de responsables politiques se heurte au scepticisme des Français, dont la moitié ne souhaite pas que ces réfugiés soient accueillis en France. Il faut l’entendre, car une politique d’immigration cohérente implique aussi l’exigence de justice. Et si la vertu d’hospitalité remonte loin dans l’histoire biblique et dans celle de la France, il serait tout aussi irresponsable de ne pas tenir compte de nos capacités d’accueil. C’est toute l’articulation, nuancée et précise, de la doctrine sociale de l’Église en la matière.

Le cardinal hondurien Oscar Maradiaga, conseiller du pape et ancien président de la Caritas, la résumait ainsi en mars dernier : « On ne peut fermer toutes les portes, mais il n’est pas pensable d’ouvrir tout ce qu’on peut ouvrir. La migration est un droit, mais il y a aussi un droit d’un pays à régulariser la migration. Si l’on disait : que tous ceux qui le peuvent viennent, ce serait un désastre ». Le Liban a été dans son Histoire récente le témoin de ce qu’une population nouvelle – les Palestiniens – pouvait déséquilibrer le pays, jusqu’à la guerre civile.

Dieu merci, nous n’en sommes pas là, mais le chemin à parcourir reste long… La nécessaire régulation par l’État de l’immigration implique en effet de faire respecter également le « patrimoine matériel et spirituel » du pays d’accueil (Catéchisme de l’Église catholique, 2241). Or, nous sommes loin du compte, tant les belles âmes qui font appel à la générosité des Français ont pendant des années contribué à les faire douter d’eux-mêmes, de leur Histoire et de leur culture chrétiennes, par une culpabilisation sans fin.
Au fond, la crise actuelle impose à l’Europe, plus que jamais, de s’interroger sur ses valeurs, et sur ce qui fonde pour elle la dignité de la personne humaine.

La dignité consiste à reconnaître que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais aussi de culture et de religion, faisait remarquer Jean-Paul II à l’Unesco, en 1980. À nier la dimension spirituelle de l’être humain, mais aussi la religion d’un pays, on prive les immigrés de toute possibilité réelle d’intégration – car enfin on n’intègre pas à un ensemble vide, à une conception de l’homme tellement universaliste qu’elle en devient abstraite.

Face à cet enjeu, l’État ne peut pas être neutre. Il lui faudra un jour reconnaître, comme en Allemagne ou en Grande-Bretagne, que le christianisme est la religion de la majorité des Français. Là se trouve la vraie générosité, celle qui donne non seulement ce que l’on a, mais surtout ce que l’on est. "

Posté le 10 septembre 2015 à 13h58 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (2)

08 septembre 2015

"Ce ne sont pas des réfugiés. C’est une invasion" [Add.]

HongrieCes propos, rapportés par le Washington Post, ont été tenus par Mgr Laszlo Kiss-Rigó, évêque de Szeged dans le sud de la Hongrie où ont transité des dizaines de milliers d'immigrés clandestins ces dernières semaines :

"Ce ne sont pas des réfugiés. C’est une invasion. Ils viennent ici en criant ‘Allah Akbar’. Ils veulent nous envahir. La plupart d’entre eux se comportent de manière très arrogante et cynique. Ils représentent en réalité une grave menace pour les valeurs chrétiennes et universelles du continent. Je suis totalement d’accord avec le Premier ministre (...) Le pape, en revanche ne connaît pas la situation." 

La Hongrie est en première ligne dans la crise migratoire que traverse l'Europe et son premier ministre, Viktor Orbán, s'oppose à la Commission européenne sur ce sujet.

Addendum : Yves Daoudal a retrouvé une déclaration de ce même évêque le 28 juillet dernier sur Radio-Vatican, propos plus détaillés mais tout autant explicites :

"(...) Environ la moitié sont de fait des réfugiés, persécutés, des personnes menacées et vraiment dans le besoin, mais l'autre moitié sont des gens qui lorsqu’ils sont arrêtés on trouve qu'ils ont des téléphones portables  et au moins 4 à 5.000 euros. C’est pourquoi nous devons être très prudents. Nous sommes obligés, en particulier l'Eglise, bien sûr, de donner toute l’aide humanitaire possible aux réfugiés et aux personnes dans le besoin, mais nous devons aussi réfléchir: la prudence doit toujours aller avec la charité, on ne doit pas les opposer (...) Mais nous devons aussi penser et chercher à nous protéger d'une certaine façon. Ce n’est pas un problème hongrois, c’est un problème européen! Si personne ne fait rien, la situation va devenir de plus en plus dangereuse de jour en jour."

Posté le 8 septembre 2015 à 12h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

01 septembre 2015

"Dans l’Europe actuelle, je ne vois aucune volonté de survie. Les murs ne suffiront pas"

La lecture de ces trois posts successifs sur le blog d'Yves Daoudal fait froid dans le dos :

"Un quart d’enfants musulmans à Strasbourg. Entre 65 et 70 % des enfants qui mangent quotidiennement dans les cantines municipales strasbourgeoises optent pour le menu standard, 25 % pour le menu hallal (...) selon Françoise Buffet, adjointe au maire en charge de la vie scolaire."

"Des communautés musulmanes qui ont déjà doublé. En raison du nombre élevé de réfugiés, les communautés musulmanes en Allemagne s’attendent cette année à une très forte croissance. « Le nombre de musulmans en Allemagne va grandir de façon considérable », a confié au Tagesspiegel Aiman Mazyek, président du Conseil central des musulmans en Allemagne. Il prévoit que « au moins 80 % » des réfugiés attendus cette année seront des musulmans. Et il a ajouté : » Dès à présent, nous avons des communautés qui avec les réfugiés ont doublé en un mois. » 

"La vérité sur l'islamisation. Interview du politologue américain Edward Luttwak dans Il Giorno, traduit par Fdesouche : 

L’Italie a le Pape. Et ce Pape croit qu’ils doivent accueillir tous les migrants. Depuis le début il a envoyé un mauvais message lorsqu’il fit un pèlerinage à Lampedusa. Et il ne se rend pas compte qu’il collabore, je suppose involontairement, à un suicide historique de l’Europe chrétienne. L’Italie devrait bombarder les navires vides des passeurs (…) et sans attendre l’autorisation de l’Onu. Elle en a la force mais pas la volonté (...)

Mais à l’invasion de la Libye s’ajoute l’invasion à travers les Balkans et celle-ci est encore plus imposante « parce qu’elle est tolérée, sinon encouragée par le président turc Erdogan qui œuvre pour l’islamisation progressive de l’Europe. L’immense majorité des migrants est musulmane. Et les communautés musulmanes, comme on sait, sont réfractaires à l’intégration (…). À la longue ce sera l’Europe chrétienne qui devra s’adapter à leurs valeurs et pas le contraire. Ce Pape ferait bien de réviser l’histoire. Luttwak rappelle la fin de la civilisation romaine : « Les barbares arrivèrent du nord maintenant ils viennent du sud. » (…) « Dans l’Europe actuelle, je ne vois aucune volonté de survie. Les murs ne suffiront pas. Il faut des interventions directes et la première à le faire, devrait être l’Italie."

Rappelons tout de même les propos exacts que le pape François a tenu devant le parlement européen le 25 novembre 2014 :

"De même, il est nécessaire d’affronter ensemble la question migratoire. On ne peut tolérer que la Mer Méditerranéenne devienne un grand cimetière ! Dans les barques qui arrivent quotidiennement sur les côtes européennes, il y a des hommes et des femmes qui ont besoin d’accueil et d’aide. L’absence d’un soutien réciproque au sein de l’Union Européenne risque d’encourager des solutions particularistes aux problèmes, qui ne tiennent pas compte de la dignité humaine des immigrés, favorisant le travail d’esclave et des tensions sociales continuelles. L’Europe sera en mesure de faire face aux problématiques liées à l’immigration si elle sait proposer avec clarté sa propre identité culturelle et mettre en acte des législations adéquates qui sachent en même temps protéger les droits des citoyens européens et garantir l’accueil des migrants ; si elle sait adopter des politiques justes, courageuses et concrètes qui aident leurs pays d’origine dans le développement sociopolitique et dans la résolution des conflits internes – cause principale de ce phénomène – au lieu des politiques d’intérêt qui accroissent et alimentent ces conflits. Il est nécessaire d’agir sur les causes et non seulement sur les effets"

Posté le 1 septembre 2015 à 06h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

25 août 2015

Des réfugiés exclusivement chrétiens pour la Slovaquie

Lu ici :

"Oui à l'accueil (modeste) de réfugiés chrétiens, mais non aux musulmans : c'est en substance le message envoyé par les autorités slovaques, mercredi, alors que l'Europe fait face à un afflux croissant de migrants originaires d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Afghanistan (...)

Face à cette crise de grande ampleur, la Commission européenne fait pression depuis plusieurs mois sur les pays d'Europe centrale et orientale afin qu'ils participent davantage à l'effort humanitaire. Sans grand succès. La Slovaquie a néanmoins accepté de recevoir 200 syriens (...). Mais à une seule condition : qu'ils soient chrétiens et non musulmans, a pris soin de préciser le gouvernement slovaque. Au risque de provoquer une levée de boucliers en Europe.

Se défendant d'accusations de racisme et de discriminations, le porte-parole du ministre de l'Intérieur, Ivan Metik a vite réagi au micro de la BBC : « Nous voulons vraiment aider l'Europe face à cette vague migratoire, mais non sommes seulement un pays de transit et les migrants ne veulent pas rester en Slovaquie. » Et d'ajouter : « Nous pourrions prendre 800 musulmans, mais nous n'avons pas de mosquées en Slovaquie. Comment les musulmans pourraient-ils se sentir intégrés s'ils ne se sentent pas bien ici ?                

Cette décision fait écho aux propos du Premier ministre slovaque, le social-démocrate Robert Fico, qui avait déclaré en janvier : « La Slovaquie est un pays chrétien depuis toujours, nous ne pouvons accepter une arrivée de 300.000 ou 400.000 migrants musulmans qui construiraient des mosquées partout dans le pays et tenteraient de changer la nature, la culture et les valeur de notre Etat. »" 

Posté le 25 août 2015 à 20h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

24 août 2015

Philippe de Villiers et le "refus de l'innommable"

Voici un extrait de l'interview accordé à Jeanne Smits par Philippe de Villiers à propos du Puy-du-Fou et en particulier du don fait à la fondation Jérôme Lejeune :

Philippe de Villiers, la Fondation Puy-du-Fou Espérance vient de doter la Fondation Jérôme-Lejeune d’un chèque de 50.000 euros (...). Pourquoi avez-vous choisi la Fondation Jérôme-Lejeune ?

Pour deux raisons. La première : c’est par fidélité à un homme qui connaissait bien le Puy-du-Fou, et qui l’aimait, et qui m’a profondément marqué personnellement, le professeur Jérôme Lejeune. La deuxième raison, c’est que la Fondation Lejeune, magistralement emmenée par Jean-Marie Le Méné, son président, fait un travail considérable et qui mérite d’être encouragé, pour protéger les enfants trisomiques qui sont souvent abandonnés par la société médiatique, et qui trouvent face à eux une difficulté nouvelle : la tentation de la société de fabriquer un modèle d’enfant sur catalogue.

En effet, lorsque les petits trisomiques sont dépistés avant leur naissance – on sait que 96 % d’entre eux sont éliminés. Spontanément, j’ai fait le lien entre le rappel que fait le Puy-du-Fou du génocide des Vendéens avec ce nouveau génocide des imparfaits. Le faites-vous aussi ?

Au moment de la remise du chèque de la Fondation Puy-du-Fou Espérance à la Fondation Jérôme-Lejeune, j’ai souligné la communauté d’esprit et de démarche du Puy-du Fou et de la Fondation Lejeune, et le lien entre le beau que nous cultivons ici, et le bien que cultive la Fondation Lejeune. J’ai ajouté une évidence : il y a une communauté d’attitude dans ce que j’ai appelé « le refus de l’innommable ». La laideur qui défigure le beau et l’atteinte au principe même de la vie qui défigure la civilisation… (...)

La réussite du Puy-du-Fou a une cause, une seule. C’est la gloire passée que nous rappelons, de toutes ces générations qui ont défendu la France et la chrétienté. Qui ont vécu par la France et la chrétienté. Et qui ont porté haut les valeurs de la France et de la chrétienté. Qui les ont vécues, qui les ont défendues, qui les ont incarnées : du mouvement le plus naturel du monde. Par-delà la réussite, l’aventure du Puy-du-Fou doit demeurer dans son dépouillement initial, et ne jamais sacrifier à l’esprit de richesse. L’esprit de richesse, ce serait de succomber à l’hubris des Grecs, à l’orgueil, et croire que notre réussite vient de nous-mêmes. Or notre réussite vient du fait que nous nous sommes comportés comme des héritiers et non pas comme des enfants démiurges et thaumaturges de la table rase. Donc l’esprit de pauvreté du Puy-du-Fou, c’est l’esprit de fidélité à tous les pauvres de l’histoire de France qui ont donné leur immense richesse à la France – et qui était justement la pauvreté de leur cœur."

Posté le 24 août 2015 à 06h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

14 août 2015

#ChristianBells : une lame de fond

L'opération qui consiste à sonner les cloches le 15 août en signe de soutien aux chrétiens d'Orient persécutés prend de l'ampleur, en France, initiatrice du mouvement, où vient s'ajouter le diocèse d'Angoulême, mais aussi dans l'Europe entière.

L'Osservatore Romano mentionnait l'opération hier, ajoutant aux diocèses français tous ceux qui, en Europe, seront présents :

"Deux diocèses espagnols, tous les diocèses de Belgique, ainsi que ceux de Luxembourg et de Genève-Lausanne-Fribourg, ont annoncé leur intention de s'associer à l'opération. A Rome, la basilique Sainte-Marie-in-Cosmedin, qui dépend du patriarcat grec-melkite catholique, fera elle aussi sonner ses cloches au même moment."[...]

Le diocèse de Reykjavik, capitale de l'Islande, qui est aussi le diocèse situé le plus au nord, fera sonner ses cloches le 15 août.

Il est encore temps d'alerter les diocèses de France qui n'ont rien manifesté...

CMWh-uKWgAAWmig

Posté le 14 août 2015 à 09h25 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 août 2015

Il y a 7 ans s'éteignait Alexandre Soljenitsyne

... un géant, et un voyant, d'après Aleteia, qui propose à ses lecteurs un bel article consacré au grand écrivain russe.

Solzhenitsyn

On pourra également (re)lire cet article du 19 janvier 2015 sur Liberté Politique, écrit par Axel Rokvam juste après l'attentat contre Charlie Hebdo, qui montre que Soljenitsyne dénonçait déjà les capacités de la presse dans la perversion de l'opinion.

Posté le 3 août 2015 à 22h53 par Marie Bethanie | Lien permanent

27 juillet 2015

Dangereux post-christianisme

Nouvelles de France propose ce matin à ses lecteurs la traduction d'une tribune de Paweł Wawrzyński, publiée dans l’hebdomadaire conservateur polonais Do Rzeczy, qui montre efficacement ce qu'il advient d'une civilisation comme la nôtre, qui fait fi de ses racines chrétiennes. Quelques extraits :

[...]"Le fondement de chaque culture, ce sont les valeurs et les croyances que les adultes transmettent aux enfants et qu’ils propagent dans leur entourage. Les comportements non conformes à ces valeurs sont considérés comme inappropriés et la société exerce des pressions pour que les personnes qui ont de tels comportements modifient leur attitude. Les valeurs d’une culture sont transmises de génération en génération et c’est ce qui lui permet de perdurer de siècle en siècle. En ce sens, l’islam est une culture.

L’Europe a néanmoins vu se développer une culture atypique, que l’on peut qualifier de culture post-chrétienne. Cette culture est fondée sur quelques grands axiomes : les valeurs et les croyances sont l’affaire privée de chacun, personne ne doit imposer ses valeurs aux autres car ce serait porter atteinte à leur liberté et les post-chrétiens n’ont d’estime que pour les valeurs qui découlent directement des besoins biologiques, comme la sécurité, le confort, la satisfaction, l’aspect, etc. Le principal ennemi des post-chrétiens, ce sont les Églises chrétiennes dont la mission est de propager des valeurs qui ne découlent pas directement des pulsions biologiques.[...]

Les apôtres du post-christianisme croient au multiculturalisme où les représentants de différentes cultures vivent harmonieusement les uns à côté des autres, conduisant un dialogue fructueux. Le concept de multiculturalisme n’est pourtant pas logique. En effet, si une personne a des valeurs, elle considérera comme nuisibles les comportements non conformes à ces valeurs, et aura donc de fortes réserves vis-à-vis des représentants des autres cultures. C’est pourquoi les melting-pots ne fonctionnent pas ou bien ils génèrent de fortes tensions.

Un exemple de melting-pot, ce sont paraît-il les États-Unis. Seulement la grosse majorité des Américains sont des chrétiens très religieux. La présence de représentants d’autres religions est très limitée. Ainsi, près de la moitié des Américains considèrent avoir une mission personnelle qui leur a été confiée par Jésus-Christ. Si donc les États-Unis sont un melting-pot, les constituantes de ce creuset de cultures se ressemblent beaucoup. L’exemple d’Israël, où les populations juive et palestinienne vivent en état de guerre civile depuis tant d’années, montre bien ce qui se passe lorsque les constituantes d’un tel creuset ne se ressemblent pas. On peut aussi citer l’exemple du melting-pot yougoslave qui a terminé son existence dans le sang.

Chaque culture humaine définit le rôle des femmes et des hommes et aussi les tâches qui leur incombent en matière de procréation et d’éducation des enfants.[...] Dans le monde post-chrétien par contre, depuis les années 1960, la natalité a chuté, passant de 2,5 enfants par femme environ à 1,5 enfant par femme, un niveau resté stable depuis 10 ans. Il est souvent dit que cela serait dû aux difficultés économiques des parents potentiels et à la faiblesse des politiques familiales. Il faudrait donc en conclure que depuis la Deuxième guerre mondiale l’Europe est devenue une région pauvre, ce qui est absurde. En réalité, les post-chrétiens se fixent des objectifs liés au confort et à la satisfaction personnelle et ils préfèrent dépenser leur argent pour vivre dans un domicile plus spacieux ou s’acheter une meilleure voiture plutôt que pour élever des enfants. Ce n’est pas un hasard si la natalité s’est mise à chuter fortement à partir des années 60 : c’est à ce moment-là qu’a commencé la marche victorieuse de la gauche progressiste, la révolution hippie, etc.[...]

Par une mégalomanie grotesque, on s’imagine qu’il existe une culture européenne qui serait particulièrement attrayante pour les représentants des autres cultures, mais c’est faux. Ce qui les attire, c’est uniquement la richesse créée il y a déjà longtemps par les chrétiens.

En réalité, il existe en Europe un besoin brûlant d’un retour au christianisme, à une religiosité vivante, à une défense active de sa propre identité et à une propagation de ses propres valeurs. Des cultures semblables à notre post-christianisme ont déjà existé dans le passé et elles n’ont jamais duré longtemps. Elles ont été repoussées par d’autres cultures qui savaient mieux défendre leurs valeurs. Des valeurs qui mettaient plus l’accent sur la famille et la procréation. Le post-christianisme européen voit grandir sur son territoire un puissant concurrent qui s’apprête à dominer le continent en quelques générations.

La domination de l’islam aura les conséquences que l’on peut observer au Moyen-Orient : une démocratie de façade, la terreur, le déclassement économique par rapport aux pays développés et un rôle de second ordre pour les femmes.[...]

Posté le 27 juillet 2015 à 08h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

18 juillet 2015

Ce n'est pas l'euro qui nous réunit mais les racines chrétiennes

Posté le 18 juillet 2015 à 23h55 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet 2015

Appel pour "sauver nos églises" : Jacques Bompard et Aymeric Chauprade ont signé !

Malgré la tentative d'OPA tentée par Nicolas Sarkozy, 10 élus de la ligue du Sud emmenés par Jacques Bompard ont signé l'appel de Denis Tillinac pour sauver les églises et communiquent :

"La Ligue du Sud se félicite que ses élus aient massivement signé l’appel de Denis Tiliniac dans Valeurs Actuelles «  pour sauver nos Eglises » (...) Nos clochers sont des témoignages de notre identité et du baptême de la France comme fille aînée de l’Eglise. Si nous vivons dans une République laïque, nous existons grâce à des siècles de monarchie et de politique catholiques. Dans nos villes, et dans la quatrième circonscription de Vaucluse nous faisons tout notre possible pour soutenir l’animation, la réhabilitation et l’entretien des lieux de culte et des témoignages de la foi chrétienne. Sans cela, nous ne serions pas dignes des devoirs de tout élu vis-à-vis de l’Histoire et du destin de son pays."

De son côté, Aymeric Chauprade (FN) encourage sur son compte twitter à signer l'appel : 

Posté le 12 juillet 2015 à 15h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

08 juillet 2015

L'Unesco reconnaît nos racines chrétiennes

D'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

Numero-1956-samedi-11-juillet-2015-liban-voyage-au-centre-de-la-terre-maronite_large"Bel acte de reconnaissance de l’Unesco, qui vient d’inscrire les terres viticoles de Champagne et de Bourgogne au patrimoine de l’humanité ! Cet hommage aux « coteaux, maisons et caves de Champagne », et aux « climats de Bourgogne », est d’autant plus réjouissant qu’il honore – sans le savoir ? – les racines chrétiennes de l’Europe ! En effet, cette tradition séculaire n’existerait pas sans le travail des moines, qui ont défriché la terre tout autant que les âmes de ces régions fertiles : combien d’illustres domaines ont été créés par de grandes abbayes ? C’est l’une des marques de la civilisation chrétienne que cette incarnation dans le temporel, jusque dans les moindres détails de son terroir, de ses maisons, et dans l’art d’y vivre et d’y manger le mieux possible. « Ce n’est pas d’abord à la façon dont quelqu’un me parle de Dieu que je vois s’il a connu le feu de l’amour, disait Simone Weil, c’est à la manière dont il me parle des réalités humaines. » Il y a de la sagesse dans cette affirmation, celle de porter attention à ce que rien de la vie terrestre n’échappe à la douce tutelle divine.

C’est ainsi que la religion catholique s’est rendue aimable, par ce lent travail de civilisation accompli notamment par les moines bénédictins au cours des siècles, à travers un savant équilibre entre vie de prière et travail. « Ces domaines monastiques, écrivait La Varende, avec leurs fermes, leurs écoles, leurs hôpitaux, créaient une immense poétique humaine, une candeur, une bonhomie, une paix, un bonheur contre lesquels rien ne pouvait prévaloir. » La « paix bénédictine » en somme…

Même la famille, première com­munauté naturelle, a fait l’objet d’attentions de ces jardiniers de la Création, puisque les monastères eux-mêmes ont été bâtis sur le modèle de la famille romaine : le Père abbé remplaçant le pater familial qui organisait la vie communautaire avec, en son cœur, un autel domestique. Voilà qui éclaire cette affirmation paradoxale d’un historien de l’ordre bénédictin, pour qui « le moine est un enfant qui chante et qui joue ». Une des plus belles fleurs de la civilisation chrétienne réside dans cet esprit d’enfance, fait de confiance en la Providence divine. [...]"

Posté le 8 juillet 2015 à 21h44 par Michel Janva | Lien permanent

23 juin 2015

L'Hospitalité désormais interdite sur les Chemins de Compostelle ?

C'est l'histoire de trois anciens pèlerins qui avaient décidé de se consacrer à cette belle tradition qu'est l'Hospitalité au profit des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle dans leur maison située à l'entrée de Saint-Privat d'Allier, première étape vers Compostelle, après Le Puy :

"Nous étions avant tout une famille qui recevions dans notre maison les pèlerins à pieds qui marchent vers Saint-Jacques de Compostelle. Nous recevions des amis et non des clients, aussi nous ne parlions jamais de tarif, de prix minimum ou conseillé ; une boîte laissée à disposition permettait de laisser un don pour ceux qui le souhaitait"

Et voilà que tout d'un coup, les jalouseries et les tracasserie de la "concurrence" ont poussé la Communauté d’Agglomération du Puy en Velay, dont fait partie le village de Saint-Privat d’Allier, de leur interdire de continuer cette œuvre bénévole :

"A la demande contraignante de la Communauté d’Agglomération du Puy en Velay dont fait partie le village de Saint-Privat d’Allier et devant l’impossibilité de faire valoir notre bon droit, nous décidons de fermer définitivement notre porte à l’accueil bénévole des pèlerins de Saint-Jacques, nos frères et sœurs en Christ

A Saint-Privat, personne ne souhaite vraiment voir perdurer un accueil non commercial ; chacun pourra donc dorénavant mesurer ce qu’une telle décision représente pour l’Esprit du Chemin et comprendra combien cette première étape de marchandisation du Chemin laisse augurer de difficultés à l’avenir pour tous ceux qui croient encore à l’existence d’une humanité dans notre pays.
   
Bon chemin quand même à tous. Nous arrêtons la tête haute en ayant, au vu des centaines de témoignages reçus ces derniers jours, le sentiment d’avoir accompli au long de ces dix années d’accueil, ce pourquoi nous avions été placé là."

Vous pouvez leur apporter votre soutien sur cette page.

Quand à la Communauté d’Agglomération du Puy en Velay, elle est dirigée par Michel Joubert (NC), réélu en 2014 et dont la candidature avait été proposée et soutenue par Laurent Wauquiez (LR ex-UMP), maire du Puy- en-Velay. Vous pouvez demander des explications au maire de Saint-Privat d'Allier (ici) ou aux adresses suivantes : contact@agglo-lepuyenvelay.fr ou laurent@wauquiez.net 

Posté le 23 juin 2015 à 20h15 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)


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