24 juillet 2017

La question principale consiste à savoir si l'Europe pourra rester le continent des Européens

Traduction de quelques extraits du compte rendu officiel du discours de Viktor Orban en clôture de l’université d’été et camp d’étudiants de Tusnádfürdő, le 21 juillet.

Tn496c0"(…) Pour illustrer l'ampleur du changement au cours de la dernière année, il a noté que si le premier discours majeur du président américain Barack Obama à l’étranger avait été au Caire en 2009, le premier discours important de Donald Trump à l'étranger a été à Varsovie, où il a demandé que « tous se battent comme les Polonais - pour la famille, pour la liberté, pour le pays et pour Dieu ». L'émergence de Trump, a-t-il ajouté, a rendu visible la lutte entre l’élite supranationale ou « globale » - et les dirigeants nationaux patriotes. Dans cette lutte, a déclaré M. Orbán, la Hongrie est du bon côté: celui des patriotes. (…)

Il a souligné qu'un pays pour être fort ne peut pas être en déclin démographique, car seuls les pays qui sont biologiquement capables de se maintenir survivront. Pour que la Hongrie devienne un tel pays, le nombre moyen d'enfants par famille devrait être de 2,1. L’Etat ne peut y aboutir qu’en créant un environnement familial, a-t-il expliqué. L'argent que la Hongrie consacre au soutien à la famille est pris de sociétés multinationales sous la forme d'un certain nombre de taxes, a-t-il souligné. (…) « Nous prenons une partie de leurs gros bénéfices pour le donner à ceux qui travaillent et élèvent des enfants, assurant ainsi l'avenir de la nation », a-t-il expliqué. (…)

En ce qui concerne l'avenir de l'Europe, le Premier ministre a déclaré qu'au cours des prochaines décennies, la question principale consistera à savoir si l'Europe pourra rester le continent des Européens - et, dans ce cadre, si la Hongrie restera le pays des Hongrois. (…)

Selon le Premier ministre, l’immigration n'est pas la réponse aux problèmes économiques. Tenter de résoudre les pénuries de main-d'œuvre par l'immigration c’est comme un naufragé qui boit de l'eau de mer, a-t-il déclaré: « C'est aussi de l'eau, mais cela ne fait qu’ajouter au problème. » Il a souligné que les cultures des immigrants contrastent fortement avec la culture européenne; il a cité l'exemple de l’objectif de la culture européenne d'égalité entre les hommes et les femmes, par opposition à la position subordonnée des femmes dans la culture islamique. Le Premier ministre a ajouté que les communautés musulmanes considèrent leur propre culture comme étant plus forte que la culture chrétienne, et une culture plus forte n'améliorera jamais les coutumes de la société plus faible. Par conséquent, la rééducation et l'intégration basée sur la rééducation ne peuvent jamais être couronnées de succès, a déclaré M. Orbán. (…)"

Posté le 24 juillet 2017 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2017

Gardons nous du péché de sédition! Et luttons sans relâche contre ceux qui le commettent.

Extrait de la Somme de théologie, 2a-2ae, question 42.

[…]  la guerre se fait à proprement parler contre les ennemis du dehors, comme une lutte de peuple à peuple. La rixe, elle, se fait d’un particulier à un autre particulier, ou d’un petit groupe à un autre. La sédition, au contraire, se produit à proprement parler entre les parties d’un même peuple qui ne s’entendent plus ; lorsqu’une partie de la cité, par exemple, se soulève contre une autre. Voilà pourquoi la sédition, parce qu’elle s’oppose à un bien spécial, à savoir l’unité et la paix de la multitude, est un péché spécial.

[…] On appelle séditieux celui qui excite la sédition. Et parce que la sédition implique une certaine discorde, le séditieux est celui qui cause non pas une discorde quelconque, mais celle qui divise les parties d’un même peuple. […] 

* * * * * * * *

L’Apôtre [saint Paul] (2 Co 12, 20) interdit les séditions ; et les place parmi d’autres péchés mortels. La sédition est donc un péché mortel.

[…] la sédition s’oppose à l’unité de la multitude, c’est-à-dire à l’unité du peuple, de la cité ou du royaume. Or, S. Augustin dit que le peuple, selon le témoignage des sages, désigne « non point l’ensemble de la multitude, mais le groupement qui se fait par l’acceptation des mêmes lois et la communion aux mêmes intérêts ». Il est donc manifeste que l’unité à laquelle s’oppose la sédition est l’unité des lois et des intérêts. La sédition s’oppose ainsi à la justice et au bien commun. C’est pourquoi elle est, de sa nature, péché mortel, et d’autant plus grave que le bien commun auquel s’attaque la sédition est plus grand que le bien privé auquel s’attaquait la rixe.

[…] Le péché de sédition appartient d’abord et à titre de principe à ceux qui excitent la sédition. Ceux-là pèchent très gravement. Secondairement, à ceux qui les suivent, et qui troublent le bien commun. Quant à ceux qui défendent le bien commun en leur résistant, ils ne doivent pas être appelés séditieux ; pas plus que ceux qui se défendent ne sont coupables de rixes, nous l’avons dit.

[…]  Le combat qui est permis se fait pour l’utilité commune […]. La sédition, au contraire, se fait contre le bien commun du peuple. C’est pourquoi elle est toujours un péché mortel.

Posté le 25 juin 2017 à 12h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

20 juin 2017

Visiblement Macron et Merkel n'aiment pas les chewing-gum

 

Vu sur MPI

 

Posté le 20 juin 2017 à 22h05 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

12 juin 2017

Irlande : un virage "progressiste" à craindre

Le nouveau premier ministre va prendre ses fonctions aujourd'hui et le pire est à craindre :

"Ce lundi 12 juin, le Parlement irlandais doit officiellement approuver le choix du nouveau premier ministre Leo Varadkar. Celui-ci a été élu à la tête du Fine Gael, parti de centre droit majoritaire dans la coalition dirigeante. Il remplace la figure historique d’Enda Kenny, ayant annoncé sa démission le 17 mai pour cause de dissensions au sein de son parti et de critique dans sa gestion d’affaires de corruption.

Responsable politique de 38 ans, d’origine indienne et ouvertement homosexuel, le profil de Leo Varadkar intrigue dans un pays connu pour ses positions conservatrices sur les questions sociétales. Le nouveau leader du Fine Gael promet un renouveau pour l’Irlande, d’où son surnom dans la presse nationale de « Macron irlandais ».

Tout comme le dirigeant français, Leo Varadkar affirme défendre une ligne progressiste. Sur des dossiers tels que l’avortement ou le mariage entre personnes du même sexe, le nouveau premier ministre pourrait bien faire bouger les lignes (...)"

Posté le 12 juin 2017 à 08h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

19 mai 2017

20 mai : La route de l'Europe chrétienne à Briant (71)

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Posté le 19 mai 2017 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent

30 avril 2017

Max Guazzini : "Je suis favorable à une Europe des nations"

Extrait d'un long entretien donné par Max Guazzini dans Le Progrès :

DYKZaAR5_400x400"Aujourd'hui, la foi est redevenue prépondérante pour vous. Pourtant, vous y avez repris goût il y a quelques années, après une longue parenthèse sans. Pourquoi ?

Je n'en sais rien très honnêtement. Un jour, j'ai décidé de retourner à la messe et j'ai continué... Je ne suis pas intégriste mais comme à Paris, il y a des messes en latin, comme celles que j'avais connu durant mon enfance, je m'y suis retrouvé. Donc tous les dimanches, à midi, j'assiste à celle de la paroisse Saint-Jeanne-de-Chantal. Je fais aussi partie de la chorale. Mais comme je le dis dans mon livre, je vais à la messe par foi ou parfois pour défendre des traditions ou une identité chrétienne, dans un pays en voie de déchristianisation.

On sent que ça vous crispe...

Oui. Les gens qui dirigent veulent absolument tout laïciser. Que la religion ne dirige pas un pays, je l'admets aisément. Mais l'Europe est une terre de tradition chrétienne, donc pourquoi le nier ? Pour moi, le remettre en cause, c'est au choix de l'ignorance ou de la malveillance. Ce qui ne veut pas dire qu'on doit tous croire, mais on est en 2017 après Jésus Christ que je sache ! La foi, c'est un combat, une grâce, une sensibilité.

Il y autre chose qui vous crispe, et vous l'écrivez, c'est le discours politiquement correct qui domine, la culpabilisation permanente, la parole confisquée...

Dès qu'on sort de la norme, de suite, cela génère une bronca médiatique. Dès qu'un politique dit quelque chose, on en fait toute une histoire. J'en viens à regretter le temps où la parole était plus libre. De nos jours, Coluche, Desproges ou Le Luron auraient un paquet d'associations sur le dos. Notre société s'est complètement contractée, notre univers se rétrécit et ça en devient pathétique. Je suis très attaché à la liberté de ton, de conscience, d'expression, mais on ne peut plus rien dire et ça prend des proportions inquiétantes.

Les divers messages portés durant la campagne pour l'élection présidentielle ou la qualité des débats vous donnent-ils espoir de voir les choses évoluer dans le bon sens?

La campagne a été pourrie par des affaires et il y a un trop grand nombre de candidats qui ne sont là que pour exister. Cela empêche le vrai débat entre les gens susceptibles d'être élus. Avant le deuxième tour, tout est souvent diffus, ça a un côté un peu télé-réalité. Et la façon dont certaines chaines d'info traitent la chose n'arrange rien, surtout avec des partis-pris sous-jacents. J'irai voter, comme toujours. Des gens sont morts pour ça. La dernière fois que je n'ai pas voté, c'était pour le référendum sur Maastricht. Dans un sens, tant mieux (rires).

Vous êtes contre l'Europe, donc...

Je suis favorable à une Europe des nations, avec chaque pays gardant sa culture, ses régions. Comme au début de la construction européenne. Là, il y a un magma bizarre, avec une commission à Bruxelles dont vous ne connaissez personne et qui décide pour vous. L'un des représentants de la France est Pierre Moscovici. Quelle est sa légitimité ? Je pense que l'Europe est nécessaire du fait du passé belliqueux et pas si lointain. Mais il faut aussi faire respecter nos frontières, tout en aidant plus au développement des pays qui voient des millions de personnes émigrer. Comme l'avait dit un évêque : « Plutôt que de faire les chômeurs ailleurs, construisez votre pays. »

Si vous deviez formuler une demande prioritaire au futur président, le 7 mai, ça serait...

Réinstaurer l'autorité de l'Etat, c'est nécessaire pour tout le monde je crois. C'est à dire ne plus tolérer par exemple que des voitures brûlent le 1er janvier. Ca veut dire que des sanctions ne sont pas prises. Pendant ce temps, ceux qui subissent ça, qui n'ont pas forcément les moyens d'avoir un parking, sont les plus pénalisés. Mais là, il n'y a pas de réponse. Cela induit aussi des questions plus larges, d'éducation ou de civisme. J'aime que les rues soient propres, que les gens soient respectueux et fassent attention. Quand je regarde Paris, c'est devenu une poubelle... J'ai l'impression qu'on vit dans un laisser-aller généralisé, qu'on se fout de tout. Ce n'est pas ça le vivre ensemble, c'est aussi le respect de tout le monde. C'est peut-être réac' de dire ça, mais on manque tellement de respect pour les autres de nos jours... Et ça, c'est ni de gauche, ni de droite comme idée, c'est universel."

Posté le 30 avril 2017 à 19h46 par Michel Janva | Lien permanent

24 avril 2017

Et pendant ce temps-là...

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Posté le 24 avril 2017 à 13h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

15 avril 2017

Colloque "L'Occident contre l'Europe" : les interventions

Guillaume de Thieulloy :

Fabrice Sorlin :

Xavier Moreau :

Yannick Jaffré :

John Laughland :

Colonel Jacques Hogard :

Nikola Mirkovic :

Philippe Migault :

Posté le 15 avril 2017 à 10h57 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2017

Nous sommes devant une tentative d’extermination d’un peuple

Extrait d'une tribune de Mathieu Bock-Côté dans Le Figaro :

"Le monde occidental s’est habitué depuis longtemps à la persécution des chrétiens d’Orient, comme si leur mauvais sort était inévitable et qu’il fallût s’y résoudre. Le christianisme serait destiné à mourir ou à n’avoir plus qu’une existence résiduelle dans ce qui fut pourtant son berceau. Alors qu’ils sont enracinés depuis deux millénaires dans la région, les chrétiens sont présentés par les islamistes comme des envahisseurs ou comme des agents de l’étranger, souillant une terre qui devrait être vouée exclusivement à l’islam. Dans nos sociétés, ceux qui se soucient de leur sort sont même soupçonnés d’accointances avec l’extrême droite, qui serait apparemment parvenue à s’approprier cette cause et à en faire un marqueur idéologique. La passion pour leur cause ne masquerait-elle pas une coupable islamophobie ou une conception identitariste du christianisme ? C’est ainsi qu’on transforme la révolte devant un massacre à grande échelle en lubie réactionnaire.

Mais la frappe sauvage contre deux églises coptes en Égypte ce dimanche rappelle à ceux qui s’en fichent que la guerre d’éradication menée contre les chrétiens d’Orient est bien réelle et n’a rien de fantasmatique. On connaît le bilan : on décompte au moins 43 morts. C’est un carnage. L’attentat a été revendiqué par l’État islamique, qui ne fait pas mystère de ses intentions : éradiquer le christianisme de la région, soit en assassinant les chrétiens, soit en les expulsant massivement. Il faut leur faire comprendre qu’ils ne sont plus chez eux. On a longtemps dit qu’ils avaient besoin d’un protecteur. C’est plus vrai que jamais. Mais qui veut jouer ce rôle ? Longtemps, ce fut la France. Depuis quelques années, la Russie de Poutine a réclamé ce rôle, comme si, devant une Europe reniant ses origines chrétiennes, elle était appelée à prendre le relais. Aujourd’hui, les chrétiens d’Orient se sentent abandonnés, surtout lorsqu’ils refusent de quitter une région du monde dans laquelle ils sont enracinés.

[...] la civilisation européenne ne devrait-elle pas être interpellée dans son identité par la question des chrétiens d’Orient ? Ne devrait-elle pas se dire que c’est une part d’elle-même qui est agressée quand on s’en prend à eux ? À tout le moins, la civilisation européenne devrait entretenir une relation particulière avec les chrétiens d’Orient. Elle devrait se sentir une forme de proximité existentielle avec eux, en sachant qu’une part de ses origines se trouve à l’extérieur d’elle-même. L’élan spirituel qui un jour l’a fécondée et lui a donné son génie spécifique vient d’un monde à peu près englouti dont ils sont les derniers gardiens. Cela implique toutefois que l’Europe reconnaisse enfin sa marque chrétienne ou, plus exactement, qu’elle ne cherche plus à la gommer comme s’il s’agissait d’une tache existentielle l’empêchant de se projeter pleinement dans l’universel. Cela implique que l’Europe n’imagine plus qu’elle doive se construire en se déconstruisant.

Le double attentat du 9 avril n’éveillera probablement pas les consciences : nous sommes désormais insensibilisés contre la barbarie et la violence la plus extrême. Cela ne devrait pas nous interdire de nommer les choses comme elles sont : nous sommes devant une tentative d’extermination d’un peuple et, d’une certaine manière, d’une civilisation. Mais puisque nous avons décidé depuis longtemps que le christianisme est la religion de l’Occident dominant et qu’il ne saurait qu’être persécuteur, et jamais persécuté, on ne peut l’imaginer dans le rôle de la victime. Nos lunettes idéologiques déforment notre rapport au monde : nous refusons d’entendre la douleur de communautés qu’on condamne à la mort, à la soumission la plus humiliante ou à l’exil. Nul ne prétend avoir une solution politique parfaite pour assurer la défense des chrétiens d’Orient : il n’y a pas en politique de baguette magique. Mais la civilisation européenne devrait savoir que dans son rapport aux chrétiens d’Orient et dans sa réaction par rapport à leur persécution, elle joue aussi son âme."

Posté le 11 avril 2017 à 19h58 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2017

La fin de l'Europe

Capture d’écran 2017-04-09 à 16.08.30Pierre de Lauzun (X et ENA) est Directeur général à la Fédération bancaire française et délégué général de l’Association française des marchés financiers. L’observation convergente de nombreux champs de la vie collective montre qu’on est entré dans un système mondial bien moins régulé que celui que nous avons connu encore il y a peu. Il y a moins de références communes et moins de crans d’arrêt. Nous sentons tous que ce monde est instable, et peut aller dans des directions variées et imprévisibles. Ce qui est tout à fait nouveau. Le monde de la première mondialisation avant 1914, dominé par une Europe sûre de soi, était à sa façon considérablement plus régulé qu’aujourd’hui (même si cela ne l’a pas empêché d’exploser en 1914). Le monde d’après-guerre, polarisé par la guerre froide, vivait sous une menace permanente mais était lui aussi relativement régulé dans ce cadre. Avec la fin de l’URSS, on nous a expliqué qu’on avait trouvé dans le triomphe de la démocratie libérale, la formule, la fin de l’histoire, un ordre définitif. C’est le contraire qui s’est produit. Dans son Guide de survie, Pierre de Lauzun nous souhaite la bienvenue dans un monde instable, hétérogène, non régulé... Extrait :

"Dernier centre d'attention ici, cette zone très riche et très molle qu'est l'Europe. Bien que située à l'extrémité du continent eurasiatique, qui est la clef du destin de la planète, bien qu'ayant dominé ladite planète il y a un siècle, elle ne joue plus de rôle actif et structurant. Sa proximité géographique avec le monde arabo-musulman, sa dépendance à l'égard du pétrole, la présence d'une communauté musulmane rapidement croissante avec les migrations, à elles seules devraient la conduire à donner une priorité forte à son action internationale, et à son effort de défense, avec une claire vision de ses objectifs et des moyens en rapport : il n'en est rien. Non seulement ce n'est pas une puissance, et il n'y a plus de nation vraiment puissante malgré son poids économique, mais elle a abdiqué de fait toute pensée collective en la matière."

"La dette publique enfin est non seulement porteuse d'une sécurité en bonne partie illusoire, mais surtout dépourvue en général de sens économique. Fondamentalement en effet, hors guerre et hors projets économiques précis, individualisés et rentables, un Etat ne devrait s'endetter que dans des  cas rares et pour un temps limité. Un calcul simple le montre. Si un Etat décide, comme presque tous les pays développés depuis 40 ans, de laisser filer son déficit budgétaire et de le financer par l'endettement, il rencontrera assez vite un plafond, en regard de la richesse nationale, car on ne peut s'endetter indéfiniment. Où est ce plafond ? Il n'est pas facile de le déterminer. Mais on ne voit pas un endettement monter infiniment. Une fois qu'on y est arrivé, et sauf à recourir au financement monétaire dont on reparlera, cet Etat sera contraint à un excédent budgétaire, et il aura alors perdu toute marge de manoeuvre. La facilité de la dette ne marche donc qu'un temps."

Posté le 10 avril 2017 à 11h08 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2017

Père Boulad : Ma position est d’encourager tous ceux qui ont le courage de résister à l’islamisation de l’Europe

Suite et fin de l'entretien avec le père Boulad (lire les partie 1 et partie 2). Propos recueillis en mars 2017 par Nóra Pozsgai, journaliste à la Radio Catholique Hongroise :

Avez-vous un projet d’action concret dans le combat pour changer l’Europe que vous comptez mener ensemble avec la Hongrie ?

Unknown-32Je ne crois pas que je sois appelé à un combat politique, ce n’est pas mon rôle en tant que prêtre et religieux. Mais en même temps je suis de très près la politique et les actualités, je me rends compte que ce que fait en ce moment la Hongrie, notamment l’accord avec le groupe de Visegrad « V4 » (Hongrie, Slovaquie, Pologne, République tchèque), représente un chemin pour que l’Europe se reconstitue autrement que par le passé pour sauver les identités, respecter les frontières, les cultures, les langues, et ne pas se laisser avaler par la mondialisation. Il était temps.

Mon projet, c’est d’encourager cette prise de distance vis-à-vis de cette mondialisation qui ne profite qu’aux milliardaires et aux banquiers. Ma position est de parler un langage vrai, d’encourager tous ceux qui ont le courage de s’exprimer et de résister à l’islamisation de l’Europe. L’Europe est une culture, une civilisation enracinée dans le judéo-christianisme, dans des valeurs humaines et humanitaires qu’il faut absolument défendre, sinon, où va le monde ! L’Europe a été à la pointe de la civilisation, non seulement sur le plan technique et scientifique, mais aussi sur le plan humain, humaniste et spirituel. Et en tout cela le christianisme est le moteur, même s’il est en perte de vitesse et en crise. L’évangile et la foi chrétienne ont quelque chose d’essentiel à dire, il faut revivifier le christianisme, d’une autre manière qu’autrefois. En cela je dirais que mon rôle est de soutenir toutes ces valeurs spirituelles et humaines dont l’Europe est porteuse.

Le traitement de la crise migratoire par la Hongrie n’est-il pas en contradiction avec l’évangile qui dit qu’il faut accueillir l’étranger ?

Nous avons le devoir d’accueillir l’étranger et de lui donner le maximum de possibilités pour s’intégrer, pour qu’il construise le pays en même temps que lui-même. Mais je pense qu’il y a un seuil de tolérance à l’accueil. On ne peut pas accueillir tout le monde, toute la misère du monde, quand ceci menace votre équilibre intérieur, celui de votre patrie, de votre famille, de votre milieu, de votre culture, de votre héritage, et de vos valeurs. Mon point de vue est qu’il y a des limites au devoir d’hospitalité. Par exemple, si une embarcation qui peut prendre vingt personnes en prend deux cents, tous les deux cents vont couler. J’ai donc le devoir de limiter. Je peux peut-être en prendre dix ou quinze, mais à partir d’un moment, je dois dire stop. Ce n’est pas de l’inhumanité, c’est simplement du bon sens. Surtout s’ils ne veulent pas s’intégrer à l’Europe. Je trouve que Victor Orban est très courageux par sa position très ferme pour sauver l’héritage de son pays et de l’Europe face à cette immigration folle vers l’Europe, position qu’il tient malgré toutes les critiques et la campagne médiatique contre lui. Je salue son courage et sa sincérité.

Le vrai Islam n’est-il pas modéré ?

L’Islam est par définition politique et radical, il s’est défini comme cela depuis 14 siècles. Tous ceux qui ont voulu moderniser et réformer l’Islam se sont heurtés à un mur, un refus, et à des persécutions. Comme Mahmoud Mohamed Taha, un grand chef soudanais qui a voulu justement réformer l’Islam en mettant en avant les versets mecquois, qui sont tolérants et ouverts, contrairement aux versets médinois qui ont été privilégiés par les penseurs de l’Islam au Xème siècle en vertu du principe de l’« abrogation ». Ce chef musulman s’est fait pendre sur la grande place de Khartoum en juillet 1985 pour avoir voulu réformer l’Islam. Donc pour moi l’islamisme, qu’on appelle l’Islam extrémiste, radicale, ou politique, c’est l’Islam dans sa pureté, l’Islam à découvert. J’ai écrit sur ce sujet deux pages très claires, disponibles en plusieurs langues. L’islamisme, c’est l’Islam. Alors, qu’on ne me parle pas d’un Islam modéré qui n’existe que dans l’esprit des intellectuels occidentaux, dans le « wishful thinking » des musulmans modérés qui ne sont pas du tout dans la ligne de l’Islam prôné par l’université al-Azhar au Caire, qui jusqu’à aujourd’hui forme des dizaines de milliers de prédicateurs à travers le monde dans la ligne la plus stricte, la plus rigoureuse, la plus radicale, et la plus intolérante de l’Islam, et ce malgré les appels répétés du président égyptien Sissi pour leur demander de changer leur discours. En d’autres termes, imaginer que l’Islam modéré va l’emporter, c’est une illusion. Le problème n’est pas dans les interprétations de l’Islam - Islam modéré, Islam soufiste - mais le problème est dans l’Islam lui-même, c’est-à-dire dans les textes fondateurs eux-mêmes. Toute interprétation, surtout de la part des occidentaux, c’est du « wishful thinking » : on souhaite quelque chose, mais la réalité est autre. Par ailleurs, il y a dans l’Islam un principe qui s’appelle la « taqiya » en vertu duquel la tromperie est justifiée dans le but de faire avancer l’Islam : quand on ne peut pas avoir raison de l’adversaire parce que on est en position d’infériorité, il faut entrer dans le mensonge et la duplicité. C’est ce qui se passe actuellement : on croit leurs discours tenus en français, mais ils disent exactement le contraire en arabe une heure plus tard à la mosquée. Il existe des enregistrements qui prouvent cela.

L’Occident et l’Eglise sont donc dans l’illusion par rapport à leur vision de l’Islam capable de se réformer.

Que pensez-vous du dialogue avec l’Islam ?

Il faut que l’Europe s’accroche à son identité, que l’Eglise aussi s’accroche à son identité. Pas de compromis, pas de mensonge, pas d’hypocrisie. Soyons ce que nous sommes. Je demande un dialogue franc, ouvert, confronté à l’histoire et à la réalité des faits. On ne peut pas échapper à la vérité. Quand je vous donne des arguments et que votre seule réponse est de m’égorger, c’est que nous ne sommes plus sur le même terrain. Actuellement, c’est la réponse de l’Islam. La semaine dernière, à Alexandrie un musulman converti au christianisme est venu me trouver en me disant : je me suis converti il y a 15 ans, j’ai récemment épousé une musulmane, son père veut me tuer ou me dénoncer à la police. La police va me jeter en prison, me torturer jusqu’à ce que je dise que je suis redevenu musulman. Alors si la seule réponse est la menace et la violence, mettons les choses sur la table, ne continuons pas ce dialogue dans le mensonge !

L’Eglise actuellement refuse la confrontation sous prétexte de paix, mais c’est une fausse paix ! Le psaume 85 dit « amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent ». L’amour sans la vérité ? Non. La vérité sans l’amour ? Non. La justice sans la paix, ou la paix sans la justice ? Non. Il faut un dialogue dans la vérité, pas seulement en se tapant sur l’épaule, en se disant que nous sommes amis, en buvant un bon café ensemble, cela n’aboutit à rien ! Les promoteurs du dialogue ne veulent pas écouter ceux qui ont quatorze siècles d’expérience avec l’Islam. Ma famille a émigré de Damas en 1860 suite au massacre de 20.000 chrétiens. Cela, l’Europe ne veut pas le comprendre, bien qu’ils aient aussi connu cela dans leur histoire, mais ils ne veulent pas lire leur histoire. Sauf les Hongrois qui sont les seuls à avoir un peu compris, car ils ont connu 150 ans d’oppression ottomane il y a relativement peu de temps. Pour les autres, c’est plus lointain, ça fait plus de 1000 ans.

Avez-vous un message d’espérance dans ce contexte de crise profonde ?

Je crois à la force de l’Esprit. Je crois à la force de la Vérité. Je crois que le bien est plus fort que le mal parce que je crois à la rédemption. Parce que je crois que le Christ a triomphé du monde. Il a dit : « j’ai vaincu le monde ». Il l’a vaincu. Actuellement, je perçois quelques signes d’espérance. Pour moi, Donald Trump, qui est un fou, est beaucoup moins dangereux que l’autre candidate qui devait prendre sa place. C’est un signe qu’il y a un basculement qui est en train de se faire. L’effritement de l’Europe est à la fois une mauvaise nouvelle et une excellente nouvelle. Parce que les Européens sont en train de réaliser qu’ils sont trompés, qu’ils ont été trompés. Il était temps de comprendre, de se réveiller ! C’est pour cela que la droite est en train de gagner un peu partout, parce que la droite s’accroche aux valeurs, aux traditions, aux identités, alors que la gauche est en train de dissoudre tout ça dans une idéologie mortifère.

Espérance, bien sûr ! Je suis plein d’espérance. Je suis certain du triomphe. Mais il faut relire l’Apocalypse, il faut voir que ce triomphe n’est pas acquis comme cela, d’un seul coup. C’est à travers des bouleversements terribles et une espèce de défaite apparente, que sera acquise la victoire finale. C’est un suspens continuel, l’histoire n’est pas jouée d’avance. Le mal est à l’œuvre. L’ivraie pousse avec le bon grain, jusqu’à la moisson. Nous sommes appelés à une vigilance continuelle, à un combat acharné contre les puissances du mal et des ténèbres, et contre le péché qui nous habite, qui habite cette société.

Il ne faut pas attendre en se disant : j’ai de l’espérance, je suis optimiste, parce que je suis croyant. Non, la foi nous appelle à un engagement, à un combat. C’est pourquoi cela que moi, j’ai dit à Victor Orban que je suis à sa disposition s’il a besoin de moi, car je me sens interpellé par cette crise de l’Europe. Pour moi l’Europe est essentielle. Actuellement il n’y a que peu de pays qui s’accrochent aux valeurs européennes comme le font les pays du groupe de Visegrad dont fait partie la Hongrie.

A mon avis, tout commence par un « Non » jeté à la face de la fatalité. Il n’y a pas de fatalité. Je ne crois pas à la fatalité. Je crois qu’un seul homme peut changer la face de la terre, et que cet homme, c’est vous, c’est moi. Comment ? par un engagement spirituel d’abord, ensuite par un engagement sociétal et politique. Les deux ensemble, inséparablement. L’aspect spirituel ne nous exempte pas de l’engagement social et politique. Et puis, parler, parler, parler ! On a actuellement un instrument extraordinaire qui s’appelle internet, avec un clic on peut atteindre 30.000, 50.000 personnes. Il y a bien des gens qui le font. Je pense à un homme comme Julian Assange qui a créé WikiLeaks. Un individu avec son Wikileaks et sa technologie de l’informatique est en train de faire trembler Trump, et l’Europe, et tout le monde, parce qu’il a toute une documentation avec laquelle il peut faire tomber des chefs d’état. Un homme ! Cet homme, c’est David contre Goliath, c’est Gandhi contre l’empire britannique, c’est Nelson Mandela contre l’apartheid, c’est mère Theresa. Moi je crois qu’un seul homme peut faire basculer la planète toute entière. Il suffit qu’il soit convaincu et qu’il soit possédé par l’Esprit, l’Esprit de Dieu.

On manque de prophètes aujourd’hui, on manque de prophètes ! Et un prophète, c’est par définition un fou, quelqu’un qui est en marge, un marginal. Un type contre la société, contre tout le monde. C’est la violence selon l’évangile, non pas dans le sens physique ou militaire, mais une violence spirituelle. Actuellement, on nous empêche de parler au nom du politiquement correct, la gauche libérale par le spectre de l’islamophobie vise à « vous la boucler ». Moi je suis un homme qui ne peut pas me taire, et personne ne me fera taire. Si, comme Jean-Baptiste, on me coupe la tête, cela signifiera que ce je disais était vrai !

Posté le 7 avril 2017 à 11h49 par Michel Janva | Lien permanent

06 avril 2017

Vif succès du colloque "l'Occident contre l'Europe"

Image1-2Ce sont près de 300 personnes qui se sont réunies tout au long de l'après-midi du 1er avril pour entendre parler de "l'Occident contre l'Europe", à travers les interventions des différents orateurs français et pour la première fois d'orateurs internationaux réunis à Paris : russe, serbe, ukrainien gréco-catholique, ukrainien orthodoxe, géorgien et américain.

Extraits de la conclusion :

Image3"Car sachant qui nous sommes, nous identifions clairement nos ennemis. Le principal d'entre eux, c'est le mondialisme ou, plutôt, l'immondialisme qui soumet les peuples et enlaidit leurs cultures. Inutile d'y aller au carbone 14 pour dater le phénomène : ses bases sont jetées dans les années 60, et son hégémonie devient sans partage après l'implosion de l'URSS. Il nous faut penser large mais pratique, nerveux, politique, pour agir à hauteur de vie d'homme : pas plus que je ne déplore le passage du paléo au néolithique, je ne considère opérant de rejeter la modernité en bloc. Non, l'ennemi, c'est bien la post-modernité libérale-libertaire. C'est-à-dire l'arme de poing idéologique des forces de l'immondialisme à pilotage anglo-saxon, du moins jusqu'au Brexit et à l'élection de Trump.

Image4Ces forces se sont d'abord dirigées contre la capacité politique des peuples. C'est la fonction de l'Union Européenne dès l'origine, et elle n'en n'a jamais eu d'autres, comme cela a été montré. A travers les abandons de souveraineté, l'européisme a démoralisé les nations en leur injectant une volonté d'impuissance. On a répandu dans les esprits que la France serait incapable de « peser seule » dans la mondialisation et que l’Europe, l’Europe, l’Europe... Apprécié du Pérou ou du Liberia, ce raisonnement doit apparaître pour ce qu'il est : un symptôme de masochisme bourgeois. Et de fait l'euratlantisme détruit les identités, avec les souverainetés, par la repentance et l'immigrationnisme. Exaltant l'appartenance des autres, intimidant par l'antiracisme, il impose le multiculturalisme dans un seul pays – bizarrement pas en Algérie ni en Arabie Saoudite. En supprimant leurs frontières politiques, la doctrine Soros dresse des murs ethniques à l'intérieur de chaque nation européenne. Au bilan, l'immondialisme veut nous faire vivre en xénocratie, sous le pouvoir de l'étranger à l'extérieur comme à l'intérieur. Déchéance ultime pour les Anciens, la xénocratie s’est établie en France quand le gauchisme et Giscard ont liquidé De Gaulle qui, dans les conditions de la modernité, avait repris l'histoire de France monarcho-républicaine, sociale et identitaire (...)

Quant aux effets de l'immondialisme sur le visage éthique de l'homme européen, j'irai vite, le travail ayant été fait aujourd'hui. Mais c'est un véritable effondrement anthropologique et esthétique qui remplace les madones de Raphael par Lady Gaga, Brigitte Bardot par des burkinis, Lino Ventura par Conchita Wurtz, De Gaulle par Sarkozy et Hollande."

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Posté le 6 avril 2017 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent

28 mars 2017

Philippe Migault viendra parler au colloque international « l’Occident contre l’Europe »

MPhilippe Migault est spécialiste des questions stratégiques. Ancien Grand reporter au Figaro, correspondant de guerre, il est auditeur de l'Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale et du Centre des Hautes Etudes de l'Armement. Ancien Directeur de rercherche à l'IRIS en tant que spécialiste des questions stratégiques dans l'espace post-soviétique et des relations franco-russes, il dirige aujourd'hui le Centre Européen d'Analyses Stratégiques. 

Il interviendra au colloque sur le thème « l’Occident : une notion dévoyée ? » et nous explique sa présence :

"En tant que spécialiste des questions stratégiques j'ai pu observer depuis près de vingt ans la mutation des valeurs que nous autres, "Occidentaux", prétendons défendre sur la scène internationale. A l'effacement de certains principes ont succédé de nouveaux dogmes, au nom desquels nous partons de plus en plus en guerre, suscitons de plus en plus de fractures, de violences et de ressentiment, non seulement à l'international, mais aussi au sein de notre opinion publique. Parce que ces principes vont à l'encontre des intérêts de la France, il convient de les dénoncer."

Inscription au colloque

Posté le 28 mars 2017 à 09h02 par Michel Janva | Lien permanent

27 mars 2017

1er avril : Guillaume de Thieulloy au colloque "L'Occident contre l'Europe"

6a00d83451619c69e201b7c8e146f5970bDeux conceptions de l'Europe et des valeurs occidentales se partagent l'espace public. Pour la conception dominante, l'Europe n'a aucune racine et se définit simplement par une "liberté" sans borne - même plus celle de ne pas nuire à autrui, puisque les enfants à naître, les vieillards ou les handicapés sont physiquement menacés par cette conception délirante de la liberté. Pour moi, l'Europe a connu le remarquable destin que nous lui connaissons parce qu'elle a reçu le christianisme et, avant cela, parce qu'elle s'était mise à l'école de la sagesse antique. L'Europe n'est grande que dans la fidélité à ses racines.

Je participerai donc volontiers au colloque "L'Occident contre l'Europe", pour redire mon attachement à la véritable Europe et aux véritables valeurs occidentales et pour redire mon refus de la pseudo Europe technocratique, libertaire et liberticide et des pseudo valeurs occidentales, de mort et de destruction de la nature, de la famille, et de la civilisation.

L'Europe et l'Occident sont aujourd'hui à la croisée des chemins. Les peuples aspirent de toute leur âme à revenir à leurs racines et aux sources de leur civilisation, mais l'oligarchie et, tout spécialement, les médias dominants qui lui sont asservis, ne l'entendent pas de cette oreille…

A nous de nous unir et de trouver les alliances qui nous permettront de l'emporter!

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon beige

Inscriptions

Posté le 27 mars 2017 à 10h05 par Le Salon Beige | Lien permanent

24 mars 2017

Le pape demande aux dirigeants de l'UE d'écouter les requêtes des peuples

Extrait du discours du Pape, prononcé à l'occasion du 60e anniversaire de la signature des Traités de Rome, le 25 mars 1957 :

24.30.2017---10"[...] Les Pères fondateurs nous rappellent que l’Europe n’est pas un ensemble de règles à observer, elle n’est pas un recueil de protocoles et de procédures à suivre. Elle est une vie, une manière de concevoir l’homme à partir de sa dignité transcendante et inaliénable, et non pas seulement comme un ensemble de droits à défendre, ou de prétentions à revendiquer. A l’origine de l’idée d’Europe il y a « la figure et la responsabilité de la personne humaine avec son ferment de fraternité évangélique, […] avec sa volonté de vérité et de justice aiguisée par une expérience millénaire ». Rome, avec sa vocation à l’universalité, est le symbole de cette expérience et pour cette raison fut choisie comme lieu de la signature des Traités, puisque ici – comme le rappela le Ministre des Affaires Etrangères Hollandais Luns – « furent jetées […] les bases politiques, juridiques et sociales de notre civilisation ».

S’il fut clair dès le début que le cœur palpitant du projet politique européen ne pouvait qu’être l’homme, le risque que les Traités restent lettre morte fut aussi évident. Ceux-ci devaient être remplis d’esprit vital. Et le premier élément de la vitalité européenne est la solidarité. «La Communauté économique européenne – a affirmé le Premier Ministre luxembourgeois Bech – ne vivra et ne réussira que si, tout au long de son existence, elle reste fidèle à l’esprit de solidarité européenne qui l’a fait naître et si la volonté commune de l’Europe en gestation est plus puissante que les volontés nationales ». Cet esprit est d’autant plus nécessaire aujourd’hui devant les poussées centrifuges comme aussi devant la tentation de réduire les idéaux fondateurs de l’Union aux nécessités productives, économiques et financières. [...]

Cq5dam.web.800.800J’ai consacré cette première partie de mon intervention aux Pères de l’Europe, pour que nous nous laissions provoquer par leurs paroles, par l’actualité de leur pensée, par l’engagement passionné pour le bien commun qui les a caractérisés, par la certitude de faire partie d’une œuvre plus grande que leurs personnes et par la grandeur de l’idéal qui les animait. Leur dénominateur commun était l’esprit de service, uni à la passion politique et à la conscience qu’ « à l’origine de [cette] civilisation européenne se trouve le christianisme », sans lequel les valeurs occidentales de dignité, de liberté, et de justice deviennent complètement incompréhensibles. « Et encore aujourd’hui – a affirmé saint Jean-Paul II – l’âme de l’Europe demeure unie, parce que, au-delà de ses origines communes, elle vit les mêmes valeurs chrétiennes et humaines, comme celles de la dignité de la personne humaine, du profond sentiment de la justice et de la liberté, du travail, de l’esprit d’initiative, de l’amour de la famille, du respect de la vie, de la tolérance, du désir de coopération et de paix, qui sont les notes qui la caractérisent ». Dans notre monde multiculturel ces valeurs continueront à trouver plein droit de cité si elles savent maintenir leur lien vital avec la racine qui les a fait naître. Dans la fécondité d’un tel lien se trouve la possibilité de construire des sociétés authentiquement laïques, exemptes d’oppositions idéologiques, où trouvent également place le natif et l’autochtone, le croyant et le non croyant. [...]

L’Europe retrouve l’espérance lorsque l’homme est le centre et le cœur de ses institutions. J’estime que cela implique l’écoute attentive et confiante des requêtes qui proviennent aussi bien des individus que de la société et des peuples qui composent l’Union. Malheureusement, on a souvent l’impression qu’est en cours un ‘‘décrochage affectif’’ entre les citoyens et les institutions européennes, souvent considérées comme lointaines et pas attentives aux diverses sensibilités qui constituent l’Union. Affirmer la centralité de l’homme signifie aussi retrouver l’esprit de famille, dans lequel chacun contribue librement selon ses propres capacités et talents à [l’édification de] la maison commune. Il est opportun de se souvenir que l’Europe est une famille de peuples, que – comme dans chaque famille – il y a des susceptibilités différentes, mais que tous peuvent grandir dans la mesure où on est unis. L’Union Européenne naît comme unité des différences et unité dans les différences. Les particularités ne doivent donc pas effrayer, et on ne peut penser que l’unité soit préservée par l’uniformité. Elle est plutôt l’harmonie d’une communauté. Les Pères fondateurs ont choisi justement ce terme comme le pivot des entités qui naissaient des Traités, en mettant l’accent sur le fait qu’on mettait en commun les ressources et les talents de chacun. Aujourd’hui, l’Union Européenne a besoin de redécouvrir le sens d’être avant tout une ‘‘communauté’’ de personnes et de peuples conscients que « le tout est plus que la partie, et plus aussi que la simple somme de celles-ci » et que donc « il faut toujours élargir le regard pour reconnaître un bien plus grand qui sera bénéfique à tous ». Les Pères fondateurs cherchaient cette harmonie dans laquelle le tout est dans chacune des parties, et les parties sont – chacune avec sa propre originalité – dans le tout. [...]"

Posté le 24 mars 2017 à 20h19 par Michel Janva | Lien permanent

15 mars 2017

Xavier Moreau viendra de Russie pour parler au colloque « l’Occident contre l’Europe »

MXavier Moreau est consultant indépendant et homme d’affaires. Il est fondateur du site www.stratpol.com et auteur de « La nouvelle Grande Russie »(2012) et vient de publier « Ukraine. Pourquoi la France s’est trompée ». Il interviendra au colloque sur le thème « De Bolotnaïa à Maïdan, la convergence fasciste, postmoderniste et LGBT » et explique sa présence :

"Pour les gens de ma génération qui ont connu la Guerre Froide, l'Occident incarnait notre Civilisation. Nous écoutions Jean-Pax Méfret, le "chanteur d'Occident", dénonçant les crimes des communistes. Notre Occident était bien sûr chrétien pour protéger ceux du Liban, de ce que nous pensions être une collusion "bolchévico-islamique". Aujourd'hui, l'Occident nous dégoûte. Il n'incarne plus notre Civilisation mais son pire ennemi. Il n'est plus chrétien mais "post-moderne"; cette nouvelle religion totalitaire qui nous impose par la force ses nouveaux sacrements : l'avortement, le mariage homosexuel, l'euthanasie...

Comment en sommes-nous arrivés là ? C'est bien le thème de ce colloque, qui se propose de d'explorer et d'exposer en profondeur les racines du mal post-moderne."

Inscription au colloque

Posté le 15 mars 2017 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

03 mars 2017

Colloque "L'Occident contre l'Europe" : questions à Fabrice Sorlin

Avant le colloque du 1er avril, Le Salon Beige a interrogé l'organisateur Fabrice Sorlin.

Affiche

J’aimerais préciser, en préambule de ces quelques questions, que si je porte le projet de ce colloque, l’idée même de celui-ci est le fruit de longues et productives discussions que nous avons eues entre amis, dont la plupart sont d’ailleurs intervenants lors du colloque. C’est aussi pour cette raison, que si ce colloque est principalement porté par l’association Société Française de Démographie (SOFRADE) que je préside avec Guillaume de Thieulloy comme vice-président, c’est aussi le fruit du travail d’associations amies et partenaires comme la jeune et prometteuse association Ouest-Est dont l’objet est d’œuvrer au rapprochement des peuples européens de l’Ouest et de l’Est ; le dynamique Cercle Pouckine bien connu des russophiles parisiens ; ainsi que ce remarquable média de la réinformation, blog préféré des Français, sur lequel vous me lisez en ce moment. Fabrice Sorlin.

Vous organisez le 1er avril prochain un grand colloque à la Maison de la Chimie à Paris. Pourriez-vous nous dire pour quelles raisons ?

Depuis quelques semaines, nous sommes entrés dans la période de pré-campagne électorale, au bout de laquelle les Français auront à choisir leur nouveau président et leurs députés. Après cinq années de socialisme et son cortège funèbre de cassure identitaire, fracture sociale et déchirure morale qui laissent une France aux abois, il me semble que les Français ont parfaitement compris que les enjeux de la présidentielle de 2017 seront cruciaux non seulement pour le futur de la France mais aussi pour la sauvegarde de sa culture et de son identité. En administrant une correction à la fois méritée et humiliante aux hommes politiques qui ont largement contribué à la situation que nous connaissons aujourd’hui (Sarkozy, Juppé, Valls), les Français ont montré leur volonté de réel changement.

Dans ce climat, le colloque que nous organisons, sera celui de la société civile française. En invitant des professeurs, des spécialistes, des chercheurs et des hommes d’affaires à venir parler à notre tribune, l’idée est de faire entendre, à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles, cette masse de Français, bien trop souvent ignorée et quasi systématiquement trahie par les élites politiques. Nous sommes cette foule de Français décomplexés de droite qui, depuis longtemps déjà, a fait voler en éclat les murs du politiquement correct, et qui ne se sent plus vraiment représentée par aucun parti politique.

Ce colloque s’intitule "L'Occident contre l'Europe". Que voulez-vous dire par là ?

Nous avons choisi d’aborder ce thème, car il nous semble capital et déterminant de remettre des définitions sur ces notions centrales, bien trop souvent galvaudées par des journalistes paresseux, qui se contentent de faire de l'événementiel sans jamais rentrer dans le fond des problèmes.

Ce que nous voulons, c’est dénoncer la politique désastreuse de l’Union Européenne en matière de politique étrangère, de politique économique et de politique sociale et familiale, tout en montrant que l’on peut se sentir profondément européen.

Ce que nous voulons, c’est aussi critiquer librement les instances supra-étatiques comme l’OTAN, véritable fer de lance de la politique étrangère américaine sur notre continent, sans pour autant être anti-américain.

Ce que nous voulons enfin, c’est révéler l’imposture de ce que les médias mainstream appellent les « valeurs occidentales » : ces dernières ne sont devenues qu’un prête-nom pour propager les délires d’une élite politique et artistique hors sol. Et pourtant que l’on ne vienne pas nous taxer d’obscurantistes rétrogrades, car notre redéfinition de ces valeurs prouvera combien nous sommes farouchement tournés vers l’avenir de notre peuple et de notre civilisation.

En bref, nous allons définir ce qu’est l’Occident aujourd’hui, et montrer qu’il est le pire ennemi de la véritable Europe que nous défendons.

Et c’est d’ailleurs dans cet esprit que nous avons invité de nombreux intervenants étrangers qui viendront de Serbie, de Russie, de Géorgie, d’Ukraine et des Etats-Unis. Véritables témoins vivants de ce que je viens de dénoncer, ils se succèderont pour nous faire part de leur expérience de l’influence de l’Occident et des « valeurs » qu’il véhicule dans leur pays.

En dénonçant "l'Occident", ne courez-vous pas le risque de vous inféoder à la Russie qui n'est certainement pas moins impériale que les Etats-Unis?

Tout dabord je ne qualifierai pas la Russie de puissance impériale. Si l’on excepte le conflit syrien où la Russie joue un rôle majeur dans la lutte contre le terrorisme et la défense des chrétiens, la Russie post-soviétique n’est jamais intervenue dans d’autres territoires que ceux de l’ex Union soviétique. La Russie n’a joué aucun rôle dans le dépeçage du Moyen-Orient, ni dans celui des Printemps arabes. Sa puissance militaire est d’ailleurs beaucoup plus tournée vers la défense et la sacralisation du territoire russe, que vers des forces de projection militaire.

Quant au risque d’inféodation, il s'annihile au regard de notre objectif : si nous venons dénoncer ces fameuses valeurs actuelles de l’Occident, n’est-ce pas d’abord notre esprit foncièrement français et européen qui nous l’inspire ? Nous sommes fiers de nos traditions, de notre culture, de notre civilisation et intensément attachés à notre souveraineté. Ce que nous déplorons, c’est justement le délitement des valeurs qui ont bâti notre civilisation, ces valeurs qui ont placé pendant des siècles, l’Europe en général et la France en particulier comme modèle admiré et respecté à travers le monde entier.

 Modèle qui était d’ailleurs celui d’une puissance d’équilibre entre les deux pôles que sont les Etats-Unis et la Russie.

Or aujourd’hui, à la suite des choix hasardeux de gouvernements successifs, non seulement l’Europe s’est brouillée avec la Russie, mais elle s’est de plus, complètement mise sous l’influence étrangère en déléguant sa diplomatie aux Etats-Unis d’Amérique.

Elle sert aujourd’hui de factotum militaire au Département d’Etat Américain dans des conflits qui ne sont pas les nôtres (Lybie, Syrie, Ukraine…) et qui ne servent pas nos intérêts.

Ce que nous voulons bien sûr, c’est que la France d’abord et l’Europe ensuite retrouvent leur souveraineté et recherchent leurs intérêts propres qui passent, comme vous le verrez, par un rapprochement avec la Russie avec qui nous partageons beaucoup de valeurs.

Quel lien faites-vous entre les "valeurs occidentales" et la propagande LGBT ou ce que Jean-Paul II appelait la culture de mort?

Ainsi que nous l’avons dit plus haut, le concept de « valeurs occidentales » a été vidée de son sens au fil du temps par les médias. On parle ici de distorsion, on parle de ce terme associé autrefois à du noble et du beau, et agrégé aujourd’hui à cette fameuse culture de mort dont vous me parlez. Il suffit pour s’en convaincre de regarder quelles sont les valeurs que l’Union Européenne, les instances supra-nationales ou encore la diplomatie américaine cherchent à propager à travers le monde.

Il est intéressant par exemple de constater que l’Union Européenne assujettit systématiquement le droit d’entrée des pays demandeurs en son sein, aux droits des homosexuels. C’est ce qui s’est passé en Serbie, où je me rends souvent pour donner des conférences sur ces sujets, et plus récemment encore en Ukraine.

De même, ce n’est pas un hasard si l’ONU impose comme première condition à l’obtention d’une aide financière aux pays africains, la satisfaction des revendications homosexuelles.

Enfin, il n’est pas anodin que les Etats-Unis aient créé un poste dédié aux droits humains des personnes LGBT au sein de son Département d’Etat.

Alors oui aujourd’hui les « valeurs occidentales » sont devenues le paravent des revendications du lobby LGBT et de la culture de mort.

Et c’est lors de ce prochain colloque ce que nous dénoncerons….entre autres.

Posté le 3 mars 2017 à 15h42 par Michel Janva | Lien permanent

26 février 2017

Deux députés européens FN rencontrent le cardinal Sarah au Vatican

Edouard Ferrand est Vice-président du groupe ENL (Europe des nations et des libertés) et Chef de la Délégation FN/RBM au Parlement européen, et Sylvie Goddyn est Député français du FN au Parlement européen, membre du groupe ENL. Tous deux ont rencontré le cardinal Sarah au Vatican le 24 février, avec qui ils ont évoqué leur attachement à la défense de la famille.

 

Posté le 26 février 2017 à 21h17 par Marie Bethanie | Lien permanent

04 février 2017

Mélenchon salue le Voeu des habitants de Champagney de protéger les Noirs... au nom du christianisme

Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon était à Champagney (Haute-Saône), pour la commémoration de l'abolition de l'esclavage. Champagney est connu pour le Voeu émis par ses habitants en 1789, demandant l'abolition de l'esclavage.

Merci à Pierre Jova de faire remarquer que c'est au nom du christianisme que ce Voeu de la libération des esclaves noirs a été émis, chose qu'aucun média ayant rapporté l'évènement n'a soulignée.

 

 

Posté le 4 février 2017 à 23h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

24 janvier 2017

175 000 € pour un grain de chapelet du XVIe siècle

Une "noix de prière" du XVIe siècle, sculptée aux Pays-Bas dans un grain de buis, a été vendue aux enchères samedi à Nancy. La finesse de la sculpture et l'harmonie de la scène constituent en soi une prière. L'Europe, cette vieille terre chrétienne...

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"On ne connaît qu’une cinquantaine de « noix de prière », dans le monde entier. Beaucoup se trouvent dans des musées et doivent, à leur petite taille (4,3 cm pour celle qui nous concerne), d’avoir échappé à la crise iconoclaste de la Réforme. Celle qui a subi le feu des enchères, ce samedi, est en buis tourné, sculpté et repercé.

Saint-Jacques et saint Georges

Elle ouvre en deux parties, réunies par une charnière, découvrant deux scènes finement sculptées. Sous la demi-sphère formant couvercle, saint Jacques en habit de pèlerin assis, les jambes croisées, tenant un livre ouvert, le bourdon appuyé sur une épaule. Devant lui, est agenouillé un donateur. Dans l’autre demi-sphère, saint Georges terrassant le dragon. A l’arrière-plan, la ville de Trébizonde. L’experte, Laurence Fligny, pense qu’un ou deux ateliers dans les Pays-Bas du sud ont réalisé, durant le premier tiers du XVIe siècle, ces boules de chapelet en buis, objets de dévotion privée."[...]

Posté le 24 janvier 2017 à 14h30 par Marie Bethanie | Lien permanent

09 janvier 2017

La France aujourd'hui demeure chrétienne

Cliquer sur l'image pour l'agrandir ou lire directement ici.

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Posté le 9 janvier 2017 à 20h42 par Michel Janva | Lien permanent

L’Europe est appelée à retrouver son identité

Autre extrait du discours du pape au corps diplomatique :

"L’Europe entière est en train de traverser un moment décisif de son histoire, où elle est appelée à retrouver son identité. Ceci exige qu’elle redécouvre ses propres racines afin de pouvoir modeler son avenir. Face aux poussées qui désagrègent, il est toujours plus urgent de mettre à jour l’“idée d’Europe” pour faire naître un nouvel humanisme basé sur la capacité d’intégrer, de dialoguer et de générer, qui a rendu grand celui qu’on appelle Vieux Continent. Le processus d’unification européenne, commencé après le second conflit mondial, a été et continue d’être une occasion unique de stabilité, de paix et de solidarité entre les peuples. Je ne peux que rappeler ici l’intérêt et la préoccupation du Saint-Siège pour l’Europe et pour son avenir, ayant conscience que les valeurs sur lesquelles ce projet – dont c’est le soixantième anniversaire cette année - tire son origine et se fonde, sont communes à tout le continent et franchissent les frontières même de l’Union Européenne.

Posté le 9 janvier 2017 à 20h37 par Michel Janva | Lien permanent

03 janvier 2017

Bourges, 6 janvier 2017 : conférence "Les rois mages"

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Posté le 3 janvier 2017 à 22h47 par Marie Bethanie | Lien permanent

01 janvier 2017

Romane

Bruno-Lamy-2Bruno Lamy, le chanteur du groupe "Sclérose", nous offre sa dernière chanson en cours d'enregistrement, "Romane ". L'oeuvre aboutie intégrera des violons, des flûtes, des voix... Merci à lui. (Cliquer pour écouter).

Romane


                                Paroles et  musique : Bruno Lamy

1 – Perdue dans la solitude, de son église, Romane,

      M’offrit son visage de pierre …

      Sur le socle de la vie, de son église, Romane,

      Me prit dans ses jeux de lumières… 

2 – Réfugiée dans la profondeur de son église, Romane,

      Que les hommes délaissaient tant…

      Priait longtemps dans les tombes, de son église, Romane, 

      Ressuscitait tous les vivants …                              

3 – Gonflée d’amour dans les voiles, de ton Eglise, Romane,

      Drapée de blanc, de bleu devant…

      Avance dans les nuées, oh, mon Eglise, Romane,

      Volontaire de bleu de blanc…

 4 - Pour réunir les hommes, dans nos églises, Romane,

      Et sauver l’âme des enfants …

      Pour que les cloches sonnent, dans nos musiques, Romane, 

      Chanter l’amour d’être vivant …           

Posté le 1 janvier 2017 à 15h54 par Marie Bethanie | Lien permanent

20 décembre 2016

Suppression d'une crèche publique à Madrid : les Madrilènes résistent

La Maire de Madrid, Podemos, ayant supprimé la traditionnelle crèche de la Puerta de Alcalà, les Madrilènes viennent en nombre déposer leurs crèches personnelles (capture d'écran) :

Capture d’écran (1)Une bonne façon de résister.

Posté le 20 décembre 2016 à 00h01 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 décembre 2016

Marion Maréchal-Le Pen demande à Christian Estrosi une crèche au Conseil régional de PACA

Marion Maréchal-Le Pen, en tant que présidente du groupe FN au conseil régional de PACA, a déposé une motion afin qu'une crèche de Noel soit installée au sein du Conseil régional :

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Posté le 14 décembre 2016 à 13h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

21 novembre 2016

"Je ne pense pas que ce soit un processus naturel, que les jeunes s’éloignent des valeurs chrétiennes"

KyrillLe patriarche Kirill a accordé à RT un long entretien où il s'exprime sur les principaux sujets sociétaux et géopolitiques, et sur les attaques contre le christianisme, le tout dans la perspective de la récente élection de Donald Trump. Extrait final.

Vous avez eu une rencontre avec l'archevêque de Canterbury (chef de l’Eglise d’Angleterre après le monarque Britannique), lors de laquelle vous avez exprimé des préoccupations au sujet de la libéralisation de la doctrine de l'Eglise d’Angleterre sur certaines questions, telles que les femmes prêtres et même de la morale et de la famille. Comment, à votre avis, peut-on rendre ces valeurs chrétiennes traditionnelles attractives pour les jeunes d'aujourd'hui, qui – au moins en Occident – s'éloignent de plus en plus de l'Eglise, et sont tentés par l'athéisme. Comme les faire revenir à l'Eglise ?

Je ne pense pas que ce soit un processus naturel, que les jeunes s’éloignent des valeurs chrétiennes. C’est un résultat d’influences qui sont exercées sur l'esprit des gens, et pas seulement les jeunes. Si vous regardez le cinéma, les émissions de télévision, la littérature, vous constaterez l’existence d’un paradigme idéologique tout à fait clair, visant, entre autres, à détruire les valeurs religieuses et morales, souvent sans confrontation directe. Il faut uniquement créer une image d'une vie prospère et heureuse sans Dieu, sans avoir à faire passer ses actions et les actions des autres par une épreuve de conscience. Que cela signifie-t-il ? Cela signifie que Dieu est sciemment poussé hors de la vie humaine, cette tendance n’est pas une coïncidence. Et à proprement parler, cela doit être ainsi. Nous savons que l'histoire peut évoluer de différentes manières. Et quand le mal occupe de plus en plus de place dans la vie d'un être humain, il commence à l'emporter. Et il se trouve que le bien est en minorité. Aujourd'hui, les chrétiens sont en minorité.

Aujourd'hui, les valeurs que nous prêchons sont soit immédiatement rejetées, soit ignorées. Pourquoi ? Parce que nous appelons à ce que les gens s’élèvent, gravissent la montagne [de l’esprit]. Et tout ce qu’offre la culture populaire aujourd'hui les tire vers le bas. Si une personne suit son instinct, si notre civilisation est basée sur l'instinct, alors bien sûr, la majeure partie de la population vivra de cette façon, car c’est beaucoup plus simple. Pas besoin de se casser la tête, se créer des difficultés. Voilà une vie facile. Mais la même chose est dite dans l'Évangile : le chemin du salut –est le chemin le plus étroit. Et dans un sens, ce chemin est toujours associé à l'exploit. Mais si ce n’est pas le cas, l'humanité, en effet, va glisser dans l'abîme. Car Jésus n'a pas convaincu tout le monde qui l'écoutait. En outre, à la suite de ce sermon, il aurait fini sa vie sur la croix, s’il n'avait pas ressuscité. Donc du point de vue d’un homme étroit d’esprit, le Christ est un perdant. Si les gens ne croient pas à la résurrection, comment se présente sa fin ? Il a été tué, il a été exécuté.

Depuis 2 000 ans, tout ce qu'ont prêché Jésus-Christ et les apôtres inspirent les gens et les artistes, les écrivains, qui en dépit de la pression externe existant aujourd'hui, créent tout de même leurs œuvres. Mais le plus important, c’est que Jésus trouve sa place dans le cœur de tant de gens. Et aujourd'hui en Russie, énormément de gens se tournent vers la foi. C’est vraiment un phénomène d'une importance historique – la restauration de la vie de l'Eglise, la conversion des jeunes. Et quand les gens choisissent le «chemin le plus étroit», ce chemin les mènera vers les étoiles, parce que c’est le chemin vers le ciel, le chemin vers le haut. Il est toujours difficile, mais il est salutaire."

Il dénonce également les législations dénaturant le mariage, issue d'une idéologie, que l'Eglise ne pourra jamais accepter.

Posté le 21 novembre 2016 à 10h05 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

19 novembre 2016

Marion Maréchal-Le Pen à Moscou, pour restaurer l'Europe réelle

 

 

Posté le 19 novembre 2016 à 12h23 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (8)

11 novembre 2016

Sans identité, l’ouverture à l’islam mènera l'Europe à la dissolution

Charlotte d’Ornellas sort un livre d’entretien avec S.B. Grégoire III Laham, patriarche grec-melkite catholique d’Antioche, d’Alexandrie et de Jérusalem. Elle déclare à Christianophobie Hebdo :

FIC123960HAB40"[...] Le Patriarche est Syrien de naissance, il a vécu au Liban, en Palestine, avant de retourner en Syrie quelque temps avant la guerre qui ravage aujourd’hui le pays. Il se rend également régulièrement en Égypte: il a une connaissance parfaite de la région, de ses enjeux, de sa culture et de ses problématiques. Ensuite, il a un franc-parler très intéressant pour aborder sans détours le conflit syrien, mais aussi les responsabilités occidentales, les relations islamo-chrétiennes, le départ des réfugiés vers l’Europe... Ce sont des questions qui préoccupent en Orient bien évidemment, mais également ici, en France.

Et, justement, qu’a-t-il à dire ?

Il termine ces entretiens par cette phrase: « Quand je prie pour les Occidentaux, je demande parfois au Seigneur qu’ils ne se contentent pas de parler de nous, mais qu’ils nous écoutent aussi. » Ce livre est réellement un cri pour la paix, parce que les Occidentaux ont leur rôle à jouer pour qu’elle advienne et demeure dans la région. C’est d’ailleurs pour cette raison que ce livre adressé aux Occidentaux s’intitule « Ne nous laissez pas disparaître ! » Le message qu’il veut absolument faire passer concerne tous les chrétiens de la terre, en réalité : il est vain de vouloir une présence chrétienne pour elle-même, ce qu’il faut, c’est travailler à être des chrétiens pour le monde, à être ce « levain dans la pâte ». Si le Patriarche se bat pour préserver une présence chrétienne dans cette région qui a vu naître le christianisme, c’est – selon ses mots – parce que c’est dans les Ténèbres qu’il y a le plus besoin de la Lumière.

Comment voit-il le christianisme en Occident ?

Il se dit inquiet pour l’Occident, parce qu’il a perdu son âme. Ce sont des mots que l’on retrouve d’ailleurs dans la bouche de très nombreux chrétiens orientaux. Ils ne comprennent pas l’Europe, son matérialisme incroyable, son athéisme militant, sa laïcité parfois liberticide, mais ils comprennent en revanche le danger qu’elle court. Sur la question de l’islam, le Patriarche est particulièrement intéressant : il a une grande connaissance et un immense respect pour les tenants de cette religion qui fait incontestablement partie de sa vie. Mais il voit les choses différemment en Europe et en Occident: la mission d’un chrétien en terre d’islam est de rayonner de l’amour de Dieu autour de lui, de vivre – selon ses mots encore – « avec et pour les musulmans ». La vocation de l’Europe est autre : elle doit faire rayonner le christianisme dans le monde entier. Or, elle est aujourd’hui elle-même apostate... Sans identité, l’ouverture (à l’islam notamment) mènera inévitablement à la dissolution."

Posté le 11 novembre 2016 à 21h01 par Michel Janva | Lien permanent

10 novembre 2016

La France n'a rien a envier au laïcisme de l'Allemagne

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Les élèves de troisième année de l’école élémentaire d’Ebersberg, dans la banlieue de Munich, faisaient chaque année une visite à l’église de la ville. Cette année, le directeur a interdit la visite, parce qu’il n’est pas admissible de faire subir cela à des élèves qui ne sont pas de la foi catholique.

Dans le même temps, à Rendsburg, près de Kiel, des parents ont été condamnés à une amende de 300€ pour avoir refusé que leur enfant participe à la visite de la mosquée, où on leur donnait un cours de prière islamique."

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Posté le 10 novembre 2016 à 08h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

02 novembre 2016

Karim Ouchikh : Il faut reconnaître l’existence d’une prééminence du fait chrétien en France

Extrait de l'interview accordé par Karim Ouchikh, président du SIEL, au site le Rouge et le Noir :

Faut-il faire évoluer la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État ? Si oui, comment ?

"Si la Nation doit consentir des sacrifices inédits pour préserver nos églises, c’est bien parce qu’il nous faut enfin reconnaître l’existence d’une prééminence du fait chrétien dans notre pays. Je veux absolument acclimater cette réalité de civilisation dans le débat des idées pour réenchanter un modèle de société aujourd’hui à bout de souffle.

Nos compatriotes s’interrogent sur la nature du lien profond qui fonde notre appartenance commune : la laïcité qui est un principe d’organisation des pouvoirs publics, a été si mal interprétée dans le débat des idées que l’opinion dominante tend désormais à vouloir reléguer l’expression des religions dans la stricte sphère privée, circonstance de nature à créer un vide spirituel considérable dans lequel prospère par ailleurs un islam décomplexé dont les pratiques de vie sont radicalement contraires à notre modèle de civilisation.

Sans vouloir établir en France un Etat confessionnel, la religion chrétienne doit retrouver à mes yeux un poids de civilisation qui permettra à nos compatriotes de retrouver leurs marques culturelles de toujours. Une telle transformation en profondeur ne peut s’opérer sans une mutation radicale du principe de laïcité, ce qui suppose d’inscrire enfin dans le préambule de notre Constitution l’existence de nos racines chrétiennes et sans doute d’adapter significativement la loi de 1905, laquelle devra en effet imposer à l’avenir une préférence chrétienne dans l’organisation des cultes en France."

Posté le 2 novembre 2016 à 17h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

29 octobre 2016

Pour l'Autriche avec le cœur et l'âme. Avec l'aide de Dieu !

L'affiche de campagne de Norbert Hofer ne plait pas à tout le monde :

Cv36F3BWIAAH5xy"Alors que la course à la Hofburg s’ouvre sous les meilleurs auspices pour Norbert Hofer – il est crédité de 51% des intentions de vote, contre 49% pour Alexandre van der Bellen – les forces mondialistes en Autriche se mettent en ordre de bataille.

Depuis quelques jours, la nouvelle campagne d’affichage du FPÖ soulève polémiques et insultes. Ce sont les « évêques » des Eglises protestantes qui ont ouvert le bal en stigmatisant ses références chrétiennes, tandis que les apparatchiks parlementaires des Verts ont réitéré les insultes vieilles de soixante-dix ans (...)

Le 21 octobre, le FPÖ a présenté sa dernière campagne d’affichage avant le scrutin prévu pour le 4 décembre. Après la Toussaint, deux affiches seront placardées dans toute l’Autriche, sur les thèmes : «Décider dans votre sens» et «Pour l’Autriche avec le cœur et l’âme». Chacune d’elles, en portant la devise «Que Dieu me vienne en aide», affirme ainsi un «fort enracinement dans le système de valeurs de la culture chrétienne occidentale», ce qui le distingue de son rival agnostique van der Bellen. Le secrétaire général du FPÖ et directeur de campagne Herbert Kickl a déclaré que le candidat à la fonction suprême entendait défendre la référence à Dieu. Il a également prévenu que s’il remporte l’élection, Hofer prononcerait lors de sa prestation de serment cette prière chrétienne et prendrait ses décisions à la lumière des principes généraux du christianisme. «Nous voulons une patrie qui conserve et conservera ses spécificités autrichiennes», a-t-il souligné. Par ailleurs, Norbert Hofer aurait une forte conscience personnelle de l’histoire occidentale chrétienne (...)

Le 26 octobre, les représentants des églises protestantes, parmi  lesquels l’évêque luthérien Michael Bünker, lançaient leurs attaques. La prière «Que Dieu me vienne en aide» a provoqué leur indignation qu’ils ont exprimée en une formule magique : «Dieu ne se laisse pas instrumentaliser pour des intérêts personnels ou à des fins politiques.» (...)"

Posté le 29 octobre 2016 à 16h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

20 octobre 2016

Cheyenne Carron : "Rien n'est plus grave qu'un prêtre égorgé dans une église"

Extrait d'une interview accordée par Cheyenne Carron à Sputnik à propos de son dernier film La chute des Hommes :

Sans-titreLucie, la jeune Française qui part au Moyen-Orient semble idéaliste, aventurière. Après avoir été enlevée, en viendra-t-elle à comprendre ses ravisseurs et leurs motivations?

Pas du tout ! Face à ses ravisseurs, elle restera courageuse et digne. Elle refusera d'abjurer sa foi, et préférera la mort que de renier son identité, chrétienne par sa mère et païenne par son père.

On ne s'attend pas du tout à ce qu'elle refuse de se convertir pour sauver sa vie. Est-ce que vous avez voulu dresser un parallèle avec les premiers chrétiens?

Lorsque j'ai écrit le scénario, je n'avais pas pensé aux premiers chrétiens persécutés, mais vous avez raison. Lucie est le miroir de millions de chrétiens dans l'Histoire qui ont préféré la mort que de renier le Christ.

Cet extrait signifie-t-il que vous êtes optimiste pour l'avenir de la France? Pensez-vous que l'héritage chrétien et laïc de la France est une protection pour combattre l'Islam radical ?

Oui, je suis plutôt optimiste. De tout temps, il y a eu des fins de cycles, mais cela implique aussi des renaissances. Les nations d'Europe renaîtront, mais pour cela, il est important de ne pas oublier d'où l'on vient. C'est-à-dire que pour être fort, il faut être capable de porter un héritage et de le léguer à son tour. La question identitaire me semble cruciale. L'Europe porte une âme chrétienne, mais aussi un magnifique héritage païen, il est important qu'elle s'en souvienne. Car c'est en étant forte de ce qu'elle est qu'elle sera respectée et appréciée des gens venus d'ailleurs. Je le dis sans mépris pour ces "gens", car moi-même j'en fais partie.

Vous êtes née de parents kabyles, mais vous êtes opposés au multiculturalisme. Pourquoi ?

Mon histoire a fait que je suis née sur un territoire, la France, que j'ai été pupille de l'État, et que j'ai été élevée par des parents français, alors je sers le pays qui m'a sauvée. C'est la moindre des choses. Si j'avais été adoptée et aimée par des parents russes, j'aurais servi le peuple russe avec la même énergie!

Vous dédiez ce film aux victimes du terrorisme notamment au prêtre qui vous a baptisé et qui a manqué d'être égorgé. Avez-vous pensé au père Hamel assassiné cet été ?

Que l'on égorge un prêtre dans une église, alors qu'il célèbre une messe, a été un événement d'une gravité extrême. Rien n'est plus grave que cela. Trois heures après le crime, je me suis d'ailleurs rendue sur place. Je devrais vous dire qu'en tant que chrétienne, je pardonne, car c'est comme cela qu'on m'a éduquée, mais en réalité il n'en est rien… peut-être ne suis-je pas une très bonne chrétienne ?

Posté le 20 octobre 2016 à 14h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

18 octobre 2016

Journée de Grande Pénitence pour tous les péchés commis en Pologne

C'était le 15 octobre dernier. Yves Daoudal commente :

1994777784Plus de 100.000 personnes se sont retrouvées samedi à Czestochowa pour un événement unique en son genre et peu propice à déplacer les foules : une journée de pénitence publique… Naturellement, alors que nos médias s'étendaient sur quelques milliers de furies en noir gueulant que leur corps leur appartient, ils n'en disent pas un mot.

L’initiative émanait d’une petite fondation intitulée Solo Dios Basta (..) Elle disait ceci :

Nous vous invitons à Jasna Gora à la Grande Pénitence pour tous les péchés commis en Pologne. C’est un événement qui concerne toute l’Eglise. Il rassemble toutes les formes de spiritualité, communautés et organisations. Considérez-vous tous invités. Le Peuple polonais est divisé, il y a beaucoup de méchanceté et de haine. Beaucoup vivent dans la peur, l’incertitude, les addictions. Ce sont les conséquences des pêchés que nous avons commis, nous et nos ancêtres (...))

La fondation avait invité le président de la conférence épiscopale, Mgr Gadecki, archevêque de Poznan. Que croyez-vous qu’il se passa ? Que dans le meilleur des cas l’archevêque a répondu que c’était sympathique et qu’il appuyait l’initiative, mais que son agenda ne lui permettait pas d’être présent ? Pas du tout. L’archevêque y est allé, avec d'autres évêques, il a célébré la grand-messe et il a prononcé un remarquable sermon sur le péché, soulignant que le péché était toujours personnel, mais qu’il y avait des péchés publics qui exigeaient une pénitence publique. On y retrouvait naturellement l’enseignement de Jean-Paul II sur les « structures de péché ».

On lira ci-dessous la lettre de Mgr Gadecki (...)

Varsovie le 6 septembre 2016

Cher Monsieur,

C’est avec une grande joie, que j’ai reçu l’invitation qui m’a été faite à participer à l’initiative de Grande Pénitence organisée par la fondation Solo Dios Basta le 15 octobre de cette année au sanctuaire de la Sainte Mère de Dieu de Jasna Gora à Czestochowa.

La célébration du 1050e anniversaire du baptême de la Pologne cette année nous invite tout d’abord à remercier Dieu pour le don de la Foi et les bienfaits spirituels, culturels et sociaux qui en découlent pour notre Patrie. C’est justement la Foi en Jésus Christ qui a constitué les fondations sur lesquelles, pendant des siècles, des générations de Polonais ont créé l’histoire d’un peuple qui malgré son histoire dramatique a gardé son identité, uni autour des valeurs découlant de l’Evangile. La dignité inaliénable de la personne humaine et le droit à la vie qui en est la conséquence, la solidarité, l’entraide, la liberté et enfin, l’amour et le pardon, voici seulement quelques idées qui assurent le développement sur tous les plans de la société, la paix et la sécurité.

Bien que la fidélité au Christ, à la croix et à l’évangile soit un trait caractéristique de nombreuses générations de Polonais, on peut remarquer ces dernières années une montée de l’indifférence religieuse dans certains groupes sociaux. Cette tendance apparaît non seulement dans notre Patrie mais aussi dans beaucoup de pays d’Europe (...)"

Posté le 18 octobre 2016 à 14h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

04 octobre 2016

Cardinal Burke : "L’islam est une menace car, pour un vrai musulman, Allah doit gouverner le monde"

Traduction d'une interview donnée par le cardinal Raymond Burke, patron de l’Ordre de Malte et membre de la Congrégation pour la cause des saints, au quotidien italien Il Giornale.it :

Cardinal-Raymond-Burke-2014En 2016, les chrétiens sont-ils encore persécutés ?

"Dans certaines parties du monde ils sont persécutés et aussi expulsés de leur terre. Cela advient dans des pays historiquement importants du point de vue religieux, comme l’Irak, où arriva Abraham, terre des Chaldéens. Mais aussi dans des pays du nouveau monde, par exemple dans mon pays (les États-Unis, ndlr), il y a une tentative de nier aux chrétiens le droit de suivre leur propre conscience. Et de résister à l’avortement, à la stérilisation ou à d’autres pratiques médicales qui procurent la mort. Les problèmes pour les chrétiens ne concernent pas seulement le Moyen-Orient mais aussi l’Occident."

L’Union Européenne elle-même, au nom du politiquement correct, souvent ferme les yeux sur les menaces envers les chrétiens. Qu’en pensez-vous ?

"C’est clair que les musulmans ont comme objectif final de conquérir le pouvoir sur le monde. L’islam à travers la charia, leur loi, doit gouverner le monde et il permet des actes de violences contre les infidèles, comme les chrétiens. Mais nous avons peine à reconnaître cette réalité et à réagir en défendant la foi chrétienne."

Pensez-vous que nous fermons les yeux ?

"Oui et je pense que les raisons en sont multiples. Beaucoup ne comprenne pas ce qu’est vraiment l’islam. Et ils créent ces slogans, que nous croyons tous au même Dieu, que nous sommes tous unis par l’amour et ainsi de suite. Ce n’est pas vrai. Une autre raison est que les chrétiens ont beaucoup négligé une vérité fondamentale : il n’y a qu’un Sauveur du monde, Jésus-Christ. Nous ne devons pas faire de prosélytisme en imposant la chrétienté, mais si nous croyons en Jésus c’est notre devoir d’en porter témoignage. Je pense aussi que ce témoignage n’est plus très fort dans les pays qui dans le passé étaient appelés chrétiens, comme les nations européennes."

Vous avez récemment écrit un livre, « Espoir pour le monde : Unir toutes choses en Christ », qui parle aussi de l’islam.

"L’islam est une menace dans le sens, que pour un vrai musulman, Allah doit gouverner le monde. Le Christ dans l’Évangile a dit de rendre à César ce qui est à César. Au contraire la religion islamique qui se base sur le loi du Coran veut gouverner dans le pays où se trouvent les musulmans. Tant qu’ils sont une minorité, ils ne peuvent pas insister, mais quand ils deviennent la majorité ils doivent appliquer la charia. Aujourd’hui il y a des enclaves, des quartiers entiers, en Europe où de fait le régime musulmans s’impose.

Vous vous référez à Molenbeek, aux banlieues, aux quartiers en Angleterre et dans les pays du Nord, à des villages de Bosnie. Est-ce qu’ils représentent l’échec des tentatives d’intégration ?

C’est un échec parce qu’il s’agit d’un État dans l’État. Le problème c’est que les musulmans travaillent à leur expansion. Toute l’histoire de la présence islamique en Europe est une tentative de la conquérir. Nous avons à peine célébré le 8 septembre la victoire des chevaliers de Malte après trois mois de siège par les musulmans en 1565. Malte aurait été leur tremplin de lancement vers l’Europe.

Sur les murs de Syrte, ex-bastion des drapeaux noirs en Libye, il y avait de nombreuses inscriptions sur la conquête de Rome par l’État islamique.

C’est une danger réel. L’islam se réalise dans la conquête. Et quelle est la conquête la plus importante par rapport aux chrétiens ? Rome.

En Syrie et en Irak, les chrétiens risquent-ils de disparaître ?

Certainement. Il existe un plan pour les déraciner. Les pays soi-disant chrétiens insistent sur la liberté religieuse pour toutes les religions, mais dans certaines nations musulmanes on ne peut même pas construire une église ou professer son credo en public.

Contre l’État islamique faut-il intervenir militairement ?

Il faut l’arrêter avec les justes moyens mis à notre disposition en les considérant des criminels de la pire espèce.

Notre journal a lancé une campagne avec le soutien de ses lecteurs pour raconter la tragédie actuelle des chrétiens. Qu’en pensez-vous ?

J’apprécie ce que Il Giornale est en train de faire pour faire connaître la persécution des chrétiens. Le vrai service des médias n’est pas de répéter les choses qui plaisent à la majorité, mais de chercher la vérité des faits. Aux États-Unis, mais pas seulement, les gens n’entendent jamais une voix différentes, à contre-courant.

L’immigration est-elle une ressource ou un danger ?

J’ai entendu plusieurs fois des islamistes qui expliquaient : ce que nous n’avons pas réussi à faire avec les armes dans le passé nous sommes en train de le faire avec la natalité et l’immigration. La population est en train de changer. Si on continue ainsi, dans des pays comme l’Italie, la majorité sera musulmane.

Si c’est ainsi est-ce parce que nous sommes trop faibles ?

Tout cela arrive à cause de la corruption de l’Occident. Il n’y a plus de familles suffisamment nombreuses. De manière passive, nous acceptons des praxis qui sont contraires à la loi naturelle comme l’avortement ou les soi-disant mariage entre personnes de même sexe. C’est la démonstration que nous ne sommes plus forts dans la foi. Et une proie facile pour la conquête.

Vous êtes américain. Vladimir Poutine, le président russe, ex-officier du KGB, est-il une menace ou l’ultime défenseur des valeurs traditionnelles ?

Je suis très satisfait de sa défense de la vie et de la famille, que Dieu a créé dès le début avec un homme et une femme. Nous ne pouvons pas nier à une personne comme Poutine la conversion. C’est possible qu’aujourd’hui il ait compris ce qu’il ne comprenait pas il y a 30 ans (au temps du KGB, ndlr). »

[Via MPI]

Posté le 4 octobre 2016 à 11h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

23 septembre 2016

Mercredi 28 septembre : Café Histoire de Toulon - "Guerres au Proche-Orient, russes et américains face à face ?"

Le Café Histoire de Toulon vous rappelle la prochaine causerie du mercredi 28 septembre 2016 devant les Amis du Pub Le Graal, au Pub associatif des Missionnaires de la Miséricorde -377 avenue de la République , Toulon. Cette septième causerie 2016, animée par Antoine de Lacoste, portera sur le thème : " Guerres au Proche-Orient, russes et américains face à face ? "

Au moment où les chrétiens d'Orient sont menacés de disparition par l'islamisme, cette nouvelle plaie du monde arabe, Antoine de Lacoste nous fera comprendre si Russes et Américains sont entrés dans une seconde guerre froide. Cette question ne peut laisser indifférents les catholiques français, héritiers de la traditionnelle politique capétienne de protection des populations chrétiennes du Levant.

De Lacoste

2) Vous pourrez compléter la causerie d'Antoine de Lacoste en participant à la conférence débat sur la Syrie organisée par SOS Chrétiens d'Orient , avec la journaliste-écrivain Annie Laurent et la responsable des missions Jordanie/Syrie Lucie Bouzard, le 30 septembre, à Gonfaron, à la salle polyvalente (renseignements téléphonique : 06 79 09 17).

3) Le texte de la causerie de Philippe Lallement du 29 juin 2016 sur : La mémoire disparue des catholiques du "Midi blanc " , vous sera communiqué par mail avec notre envoi du mois d'octobre 2016.

4) Nous vous rappelons également qu'il n'y aura pas de causerie le dernier mercredi du mois d'octobre 2016 en raison du pèlerinage du Jubilé de Miséricorde à Rome avec les Missionnaires de la Miséricorde, avec la présence de Mgr REY. Nous vous informons que vous pouvez encore vous inscrire en cliquant sur  Pèlerinage à Rome

5) La Café Histoire de Toulon a le plaisir de vous informer de la contribution d'Alain Vignal à l'ouvrage du CNRS : Histoire des pirates et des corsaires. De l'Antiquité à nos jours sous la direction de Gilbert Buti :( Professeur d’histoire à Aix-Marseille Université et chercheur à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme TELEMME - Aix-en-Provence) et de Philippe Hrodej : (Maître de conférences en histoire à l’université de Bretagne-Sud  et chercheur au CERHIO-Lorient).

Histoire-des-pirates-et-des-cordairesNous vous recommandons cet ouvrage que vous pouvez commander à La Librairie L'Enfant Jésus, 81 rue Orvès - 83000 Toulon (Tél. 04 94 03 06 46).

Posté le 23 septembre 2016 à 11h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 septembre 2016

L'immigration : occasion unique de pouvoir détruire l’Europe, fondée sur la Chrétienté et la nationalité

Viktor-orbanExtrait des propos tenus par Viktor Orban, premier ministre de la Hongrie, à propos des flux d'immigrés clandestins arrivant en Europe :

"Si nous voulons vraiment apporter de l’aide, nous devons vraiment aider là où se situe l’origine du problème. Si l’Europe désire le meilleur pour elle-même et construire une armée unie, elle doit être maîtresse de la mer Méditerranée et – comme le faisaient les anciens empereurs Romains – couler les bateaux vides et non autorisés.

Il est tout simplement évident que si nous invitons les réfugiés à venir : ils viendront. La guerre politique basée sur le thème de la migration est une occasion qui satisfait les 2 parties. Pour eux c’est une occasion unique de pouvoir détruire l’Europe qui est fondée sur la Chrétienté et la nationalité afin de complètement modifier les fondations ethniques de l’Europe.

Ils savent parfaitement que les musulmans ne voteront jamais pour un parti qui a des racines chrétiennes et de fait en raison de l’énorme volume de musulmans en place, les partis conservateurs seront évincés du pouvoir. 

Mais cette guerre est aussi une excellente opportunité pour les partisans des États-nations ayant des racines chrétiennes. Notre grande occasion aujourd’hui est d’empêcher toute discussion sur la crise migratoire à travers ce système obligatoire."

Via FDesouche

ImagesHXYVMS1IEt c'est certainement pour cela que le Luxembourg veut exclure la Hongrie de l'Union européenne :

"Le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, a appelé à exclure au moins temporairement la Hongrie de Viktor Orban de l'Union européenne pour violation de ses valeurs démocratiques fondamentales, dans une interview publiée aujourd'hui en Allemagne.

"Des gens tels qu'Orban ont conduit à ce que l'UE donne l'image d'une Union qui ose à l'extérieur défendre des valeurs qu'elle n'est plus capable de maintenir à l'intérieur" du bloc, a déploré M. Asselborn dans le quotidien Die Welt, à quelques jours d'un sommet des dirigeants européens à Brastilava sur l'avenir du projet européen.

"Ceux qui, comme la Hongrie, bâtissent des clôtures contre des réfugiés de guerre, qui violent la liberté de la presse ou l'indépendance de la justice, devraient être temporairement, voire même définitivement, exclus de l'UE", a-t-il ajouté.

Ce serait probablement une chance pour la Hongrie. Et même pas besoin d'organiser un référendum comme au Royaume-Uni...

Posté le 13 septembre 2016 à 09h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

12 septembre 2016

Cardinal Schönborn : "De nombreux musulmans veulent conquérir l'Europe"

Ce0cfc3fda1783b4359ecbfea1696b04__anhang_jpgLors de la messe du Saint Nom de Marie, dimanche à la cathédrale Saint-Étienne à Vienne, commémorant la libération de la ville en 1683, le cardinal autrichien Christoph Schönborn a averti :

«Dieu ait pitié de l'Europe et de ton peuple, qui est en danger de perdre notre héritage chrétien»

«Il y a une conquête islamique de l'Europe, de nombreux musulmans veulent cela et dire: l'Europe est à la fin".

Posté le 12 septembre 2016 à 21h36 par Michel Janva | Lien permanent

Des évêques se penchent sur les crises : famille, démographie, foi et identité

ImagesCrise de la famille liée à la crise démographique, crise de la foi et crise de l’identité culturelle sont les thèmes abordés par les représentants des Conférences épiscopales de l’Europe centrale et orientale réunis ces 8 et 9 septembre à Bratislava, en Slovaquie.

Vingt-sept ans après la chute des régimes communistes en Europe centrale et orientale, l’Europe doit faire face à de nouveaux défis, ont observé les évêques lors de cette rencontre.

Dans un communiqué, ils ont notamment rappelé l’importance

«d’un véritable partenariat entre les pays européens basé sur la dignité de tous les peuples et le respect réciproque».

Les évêques ont également souligné la nécessité de mener une nouvelle réflexion sur l’identité européenne,

«qui a toujours été liée à la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme».

Malheureusement, ont-ils déploré, un certain nombre de décisions prises par les structures européennes mettent la famille et la protection de la vie en danger. Actuellement, l’Europe a besoin, tout d’abord, de familles stables et d’une politique démographique prudente. Et, l’immigration n’est pas une solution à la crise démographique, indiquent-ils.

Posté le 12 septembre 2016 à 21h20 par Michel Janva | Lien permanent

09 septembre 2016

Aujourd’hui en Europe une contre-révolution culturelle est possible

D'Olivier Bault dans Présent :

K"[...] Organisé depuis 1990, le Forum de Krynica [en Pologne] réunit des dirigeants du monde politique et économique de la région et pas seulement. Cette année, ce sont plus de 3 000 participants de plus de 50 pays différents qui discutent ensemble de la situation politique, économique et sociale en Europe et dans le monde, avec six sessions plénières et 150 débats et conférences. Un des thèmes du 26e Forum économique de Krynica, c’est l’avenir de l’Union européenne après le Brexit.

Lors d’un débat organisé mardi, Jaroslaw Kaczynski et Viktor Orban n’ont pas caché que Pologne et Hongrie s’inspirent mutuellement des réformes entreprises par chacun des deux pays, et le Premier ministre hongrois a ironisé sur le fait que l’hostilité de la presse internationale à l’égard des deux pays est plutôt une preuve de reconnaissance des efforts engagés. Et si les deux pays militaient pour que le Royaume-Uni reste dans l’UE, afin de préserver la liberté de mouvement des travailleurs mais aussi parce que Londres était jusqu’ici le meilleur rempart contre les excès de Bruxelles, Viktor Orban, soutenu en cela par Jaroslaw Kaczynski, a parlé des opportunités créées par la décision du peuple britannique.

« Je vais régulièrement à Bruxelles depuis onze ans », a expliqué Orban, « les élites européennes, les décideurs politiques, les personnes qui dirigent les médias s’imaginent que le développement de l’humanité passe par la liquidation de nos identités, qu’il n’est pas moderne d’être Polonais, Tchèque ou Hongrois, qu’il n’est pas moderne d’être chrétien. Une nouvelle identité est apparue à la place, celle d’Européen. On a voulu presser les choses. Et que nous dit le Brexit ? Les Britanniques ont dit “non”. Ils ont voulu rester Britanniques. […] L’identité européenne n’existe pas, il y a des Polonais et des Hongrois. […] La crise renforce notre argumentation. Tous ces phénomènes observés aujourd’hui en Europe montrent qu’une contre-révolution culturelle est possible. Nous, en Europe centrale, nous pouvons initier cette renaissance. »

Posté le 9 septembre 2016 à 16h34 par Michel Janva | Lien permanent


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