18 octobre 2012
Les deux âmes de l'Europe
Mardi 16 octobre a été projeté devant les pères synodaux le film intitulé Bells of Europe ("les cloches de l'Europe"), traitant du lien entre l'Europe et le christianisme, la culture européenne et l'avenir du continent. Il propose des extraits d'interview des chefs chrétiens que sont notamment Benoît XVI, le Patriarche oecuménique de Constantinople, le Patriarche orthodoxe russe, l'Archevêque anglican de Canterbury,... Le Pape y déclare notamment :
"Il est évident que l'Europe a un poids important dans le monde d'aujourd'hui, économique, culturel et intellectuel. Et, en correspondance avec ce poids, elle a une grande responsabilité. Mais l'Europe doit encore, comme vous l'avez dit, trouver sa pleine identité pour être en mesure de parler et d'agir en conformité à cette responsabilité. Le problème, aujourd'hui, selon moi, ce ne sont plus les différences nationales. Grâce à Dieu, il s'agit maintenant de diversité et non plus de divisions. Les nations demeurent, avec leur diversité culturelle et ce trésor mis en commun donne naissance à une grande symphonie de cultures. Il s'agit fondamentalement d'une culture commune.
Le problème de l'Europe, de trouver son identité, me semble consister dans le fait qu'en Europe, aujourd'hui, nous avons deux âmes: une âme est une raison abstraite, anti-historique, qui pense tout dominer parce qu'elle se sent au-dessus de toutes les cultures. Elle pense être une fin en elle-même qui entend s'émanciper de toutes les traditions et valeurs culturelles en faveur d'une rationalité abstraite. La première sentence de Strasbourg sur le crucifix était un exemple de la volonté de la raison abstraite de se libérer de toutes les traditions, de l'histoire. Mais ainsi on ne peut pas vivre. Et puis, même la raison pure est conditionnée par une situation historique spécifique, et seulement dans ce sens elle peut exister.
L'autre âme est celle que nous pourrions appeler chrétienne, qui est ouverte à tout ce qui est raisonnable, qui a créé l'audace de la raison et la liberté de la raison critique, mais reste encore ancrée aux racines qui ont donné leur origine à cette Europe, qui l'ont construite dans ses grandes valeurs, ses grandes intuitions, dans la vision de la foi chrétienne. Comme vous l'avez dit, c'est en particulier dans le dialogue œcuménique entre protestants, catholiques et orthodoxes que cette âme doit trouver une expression commune, et puis se rencontrer sur cette raison abstraite, c'est-à-dire accepter et conserver la liberté critique de la raison pure envers tout ce qu'elle peut faire et a fait, mais la pratiquer, la concrétiser dans le fondement, dans la cohésion avec les grandes valeurs qui nous ont été données par le christianisme. Ce n'est que dans cette synthèse que l'Europe peut avoir un poids dans le dialogue interculturel de l'humanité d'aujourd'hui et de demain, parce qu'une raison qui se serait émancipée de toutes les cultures ne saurait prendre part au dialogue interculturel. Seule une raison qui a une identité historique et morale peut parler aux autres, chercher une interculturalité dans laquelle chacun puisse entrer et trouver une unité fondamentale des valeurs ouvrant la voie vers l'avenir, vers un nouvel humanisme qui doit être notre but. Et pour nous, cet humanisme croît justement de cette grande idée de l'homme créé à l'image et ressemblance de Dieu".
Posté le 18 octobre 2012 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
07 septembre 2012
Une Europe masochiste en perte d'identité
L’Observateur permanent du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe, Mgr Aldo Giordano, déclare à l'Osservatore romano :
«L’Europe ne sait plus bien quel est son rôle dans le monde», «elle est retranchée» dans une perspective qui, dans une optique historique, est «perdante», « elle souffre d’une crise d’identité culturelle» et elle est parfois «masochiste», surtout lorsque la nécessaire autocritique «tourne à l’effondrement de nos valeurs», à «l’incapacité de saisir la grande vocation» du continent. Et certains signaux qui viennent aussi des récentes sentences de la Cour européenne des droits de l’homme «font soupçonner un cheminement, peut-être à petits pas, vers un libéralisme éthique dangereux».
Posté le 7 septembre 2012 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent
14 juin 2012
Suisse : Une alliance pour combattre le travail dominical
Entendu ici cet exemple de combat commun pour préserver le repos dominical :
"Une large coalition se mobilise contre le travail dominical. Syndicats, églises, organisations féminines et médecins du
travail se sont en effet unis au sein d'une alliance pour le dimanche sans travail. Ils ont présenté ce mercredi matin leurs arguments contre la libéralisation des heures et jours d'ouverture des magasins, proposée en votation à Zurich et Lucerne ce week-end, et bientôt débattue au niveau fédéral. L'interview de Vania Aleva, vice-présidente de l'Union syndicale suisse".
Posté le 14 juin 2012 à 21h45 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)
06 février 2012
Civilisation supérieure ? Encore faut-il reconnaître ses racines
Lu sur Itinerarium, à propos de la déclaration de Claude Guéant sur l'ingalité des civilisations :
"Lorsqu’on regarde ce qui a été fait sur le travail le dimanche, l’éthique personelle et collective, le sens du bien commun, voir l’inscription des racines chrétiennes dans la Constitution européenne, il est évident que le quinquennat qui s’est écoulé ne semble pas avoir défendu concrètement ce qu’il défend dans le discours. C’est là toute l’ambiguïté avec laquelle jouent les extrêmes : “ils parlent, mais nous on agit”. À moins que les actes ne rejoignent un jour le discours. Nous n’en serions que plus ravis."
Posté le 6 février 2012 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
25 janvier 2012
Hongrie : l'UE veut une Europe sans mémoire, sans racines chrétiennes
Posté le 25 janvier 2012 à 19h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
27 décembre 2011
La Turquie, cette pseudo-amie de la France qui se croit européenne
La France s'est donné les moyens légaux de condamner la négation du génocide arménien. Loin du légitime débat sur la problématique de l'histoire encadrée par la loi que lève réellement cette décision, l'attitude des Turcs qui piratent le site de l'auteur de cette proposition de loi, qui se trouve du même coup menacée de viol et de mort, en dit long sur le sens des responsabilités des édiles politiques turques qui, avant même le vote de l'Assemblée française, s'étaient fendues de communiqués de menaces et de risques de représailles (cliquez sur les images pour les agrandir) :
"Dimanche, le site Internet de la député a été victime d'un piratage par des militants pro-Turquie, qui dénoncent anonymement l'aspect électoraliste du texte voté jeudi par l'Assemblée nationale. L'adresse www.valerie-boyer.fr renvoyait automatiquement vers un écran noir affichant le drapeau de la Turquie et un message non signé en deux langues, en turc et en anglais, s'en prenant au gouvernement français et à la communauté arménienne de France.
"Vous, la diaspora arménienne, êtes de tels lâches que vous n'avez pas le cran d'ouvrir les archives arméniennes et de faire face à la vérité", écrivent les auteurs du message, pour qui "la vérité" est qu'on ne peut pas parler de "génocide arménien". "Vous, les Français, êtes tellement pitoyables et pathétiques que vous méconnaissez les vérités pour des voix", ajoutent-ils, faisant allusion aux élections présidentielle et législatives à venir en France".
Patrick Devedjian, député UMP, n'y est pas allé par quatre chemins :
"La Turquie est un pays qui menace tout le monde (...) La Turquie, j'ai compté, en moins d'une année, a menacé plus de sept pays: est ce que vous croyez que c'est une bonne manière de conduire les relations internationales ? (...)
Je crois beaucoup dans la société civile turque. Malheureusement, quand la Turquie a un prix Nobel brillant comme Orhan Pamuk (ndlr: littérature, 2006), elle le poursuit parce qu'il dit que le génocide arménien est une évidence" (...)
"Dans notre pays, nous demandons que la Turquie cesse de diffuser sa propagande négationniste (...) Deux quotidiens nationaux ont publié des appels et des dénégations qui viennent évidemment de la Turquie (...) la démonstration de violence que l'Etat turc a organisée sur notre territoire à l'occasion de ce débat".
"La loi n'est pas mémorielle (...) C'est un acte politique : au moment où la Turquie veut entrer dans l'Union européenne et apparaître comme un pays qui défend les droits de l'homme, cette loi permet de révéler l'attitude de la Turquie sur la scène internationale et montre bien que la Turquie n'est pas le pays des droits de l'homme".
Posté le 27 décembre 2011 à 11h30 par Lahire | Lien permanent
07 décembre 2011
Crise : au-delà des pseudo-solutions techniques, le retour à l'essentiel s'impose
D'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :
"C’est grâce au succès de la fameuse règle de saint Benoît que l’Europe a construit son unité et s’est civilisée, lentement et patiemment, au milieu de l’anarchie causée par les invasions barbares. Au point que Cluny et Cîteaux ont compté, à leur apogée, environ mille cinq cents monastères chacune dans toute l’Europe, défrichant la terre et insufflant le sens de Dieu par leur rayonnement, selon les deux principes de la règle bénédictine : « Ora et labora – Prie et travaille ».
Pour sortir de la crise traversée aujourd’hui par l’Europe et la France, le chef de l’État a repris à Toulon son antienne sur le travail et l’effort. Voilà pour le second terme de cette règle d’or bénédictine – labora. Pour le premier en revanche – ora –, nous en sommes loin, et pour cause : depuis 2005, l’Union européenne a refusé d’inscrire la reconnaissance de ses racines chrétiennes dans le projet de Constitution. Il y a là non seulement un déni historique, mais également une erreur stratégique pour l’avenir : en fermant les yeux sur ce qui a constitué l’un des « ressorts cachés », selon le mot d’un bénédictin, de notre civilisation, l’Europe en panne se prive d’une source d’inspiration pour demain.
Les monastères ont une fonction très précieuse affirmait ainsi récemment Benoît XVI dans un discours à la chartreuse italienne de Serra, précisant que nous en avons « tant besoin » à notre époque : de même qu’ils ont jadis purifié les marécages, ils servent aujourd’hui à « bonifier l’environnement » dans nos sociétés où manque « une dimension spirituelle », polluées qu’elles sont par une « mentalité dominée par les intérêts économiques » et par l’absence du souci du prochain et du bien commun."
Posté le 7 décembre 2011 à 09h33 par Michel Janva | Lien permanent
03 décembre 2011
Refonder l'Europe autour des points non négociables
Grégoire Renaud, directeur adjoint de l'OSP :
"Une foule nombreuse - et curieuse - était hier au rendez-vous de Toulon, pour écouter le président de la République s’adresser aux Français sur les conséquences que la France et l’Europe, je cite, doivent tirer des crises. Je ne vous ferai pas l’injure de décrypter le contenu de ce discours, ou les mesures qui y furent annoncées. [...] Hier soir en effet, le président a offert à ses auditeurs son regard sur la crise, expliquant longuement comment, pour lui, la France devait l’affronter pour en sortir grandie. Pour que la France retrouve la maîtrise de son destin, nous dit-il, c’est l’idée de l’Europe qu’il nous faut refonder…
Mais de quelle Europe voulons-nous ? Refonder, d’accord, mais sur quels fondements ? Sur quelles valeurs, et sur quel socle ? Car cette Europe rêvée, respectueuse des peuples, démocratique, unie, attentive au développement humain, responsable, construisant les moyens de son avenir, qui ne la voudrait pas ? Chacun peut donc proposer – ou appliquer – ses mesures miracles... et certaines me semblent (plus que d’autres) personnellement si évidentes qu’impatiemment je ne comprends pas – entre nous - , pourquoi cela fait des années qu’elles semblent comme ignorées.
Mais s’il manque l’âme, que sera cette Europe, sinon cette éternelle coquille vide, insolente et qui fuit ? Rappelons-nous qu’autrefois la France et l’Europe furent chrétiennes. Elles le seront demain. A l’occasion de la campagne présidentielle qui s’est ouverte hier soir, et à laquelle les catholiques doivent participer, sachons garder à l’esprit que le cœur doit d’abord se nourrir de prière, et que, chrétiens en politique, c’est bien le Christ qui doit nous guider.
Car nous ne choisissons pas les mêmes options, mais c’est le Christ qui nous rassemble. Il nous rassemble sur le principal, même en politique… Benoît XVI nous le rappelle, qui nous demande de discerner nos choix en prenant appui sur ces trois points non négociables :
- la protection de la vie et de la dignité de la personne, à toutes ses étapes, de sa conception jusqu'à sa mort naturelle;
- la reconnaissance et la promotion de la famille, basée sur l’union entre un homme et une femme fondée sur le mariage ;
- la défense du droit des parents d'éduquer librement leurs enfants.
Ce n’est pas en effet le Christ qui nous ordonne de refonder l’Europe, mais bien l’Europe qui doit être refondée dans le Christ."
Posté le 3 décembre 2011 à 19h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
30 octobre 2011
Le christianisme a-t-il encore sa place en Europe ?
L'AED organise un colloque mercredi 9 novembre 2011 de 9h à 18h30 sur le thème "Le christianisme aura-t-il encore sa place en Europe ? Liberté de pensée, de conscience et de religion", Espace Charenton 327, rue de Charenton 75012 Paris.
Les Chrétiens sont aujourd’hui les croyants les plus persécutés dans le monde : 75 % des cas d’atteinte à la liberté religieuse concernent les chrétiens. Au sein même d’une civilisation qui a développé les concepts chrétiens de personne humaine, de liberté, de fraternité et de laïcité, un rejet du christianisme s’exprime en Europe, sous des formes diverses. Dans la bioéthique, l’éducation, la culture, les médias, la foi chrétienne et l’Eglise sont régulièrement ridiculisées ou ostracisées. C’est la liberté de penser et d’agir en chrétiens, et en tant que chrétiens, qui est mise à mal. Extraits de la déclaration du cardinal Erdö, président des conférences épiscopales européennes réunies en Assemblée plénière à Tirana.
« Il suffit de parcourir les faits mentionnés par l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination à l’encontre des chrétiens en Europe pour être déconcertés du nombre de cas présents en Europe de personnes discriminées, de manière voilée ou évidente, sur leurs lieux de travail ou dans les différents milieux de la vie sociale seulement parce qu’elles sont chrétiennes (...) L’influence d’une certaine attitude antichrétienne se diffuse systématiquement dans les moyens de communication sociale, dans les manuels scolaires ou dans l’opinion publique… Dans tous ces cas, la foi chrétienne ou l’Eglise sont souvent traitées de manière injuste et désinformatrice (...) » Tirana, 30 septembre 2011
PROGRAMME
- 9h : Accueil et introduction Marc Fromager, directeur de l’AED
- 9h30 – 10h : « Malheur à moi si je n’annonce l’Evangile (1 Co 9,16) » Mgr Alain Castet, évêque de Luçon
- 10h – 10h30 : « L’héritage chrétien de l’Europe : enjeux anthropologiques » Gérard Leclerc, journaliste, philosophe
- 10h30 – 11h : pause 11h – 11h30 : « Les discriminations contre les chrétiens en Europe occidentale » Martin Kugler, directeur de l’Observatoire de l’intolérance et de la Discrimination contre les Chrétiens
- 11h30 – 12h : « Regards de l’Eglise orthodoxe russe sur la liberté religieuse en Europe occidentale » Père Alexandre Siniakov, recteur du séminaire orthodoxe russe de Paris
- 14h30 – 15h : « Une Europe sans Dieu ? » Chantal Delsol, philosophe
- 15h – 15h30 : « Le Cyborg ou l’homme augmenté, nouvelle frontière de la bioéthique ? » Tugdual Derville, Délégué général de l’Alliance pour les Droits de la Vie
- 15h30 – 16h15 : Table ronde : « Christianophobie : peut-on vraiment en parler en Europe occidentale ? » Participants : Alexandre Del Valle, journaliste et géopolitologue, Gérard Leclerc, Grégor Puppinck Modérateur : Marc Fromager
- 16h15 – 16h45 : Pause 16h45 – 17h15 : « L’objection de conscience : ultime arme des chrétiens ? » François de Lacoste Laraymondie, vice-président de l’Association pour la Fondation de Service Politique
- 17h15 – 17h45 : « Des droits de l’Homme contre les religions ? » Gregor Puppinck, directeur de l’European Center for Law and Justice
Posté le 30 octobre 2011 à 08h45 par Michel Janva | Lien permanent
15 septembre 2011
On ne peut pas accueillir des immigrés en reniant ses racines chrétiennes
Mgr Antonio Maria Veglio, président du Conseil pontifical pour les migrants et les personnes en déplacement, est intervenu lors d’une table ronde sur le thème « immigration : destinés à vivre ensemble », le 12 septembre.
"dans l’intention d’accueillir des personnes de différentes cultures et/ou religions et d'établir un dialogue constructif avec eux, l’Europe a étouffé les principes et les valeurs qui ont marqué sa naissance et l’ont modelée. Ainsi le continent européen a passé sous silence et, peut-être, a méconnu ses racines chrétiennes. Cela empêche un accueil adapté et une réelle intégration des immigrés qui viennent d’autres contextes culturels puisqu’il est impossible d’établir un dialogue avec une terre qui semble dépourvue de physionomie et d’histoire, sans principes communs ni valeurs fondamentales".
"A une identité fanée s’ajoute une acceptation des migrants réalisée de manière passive et justifiée par un désir irénique de tolérance".
Posté le 15 septembre 2011 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
04 juillet 2011
Manifestation contre la Christianophobie devant le Parlement européen
Le mercredi 22 juin, la Fédération Pro Europa Christiana a organisé une manifestation devant le Parlement européen pour lancer sa campagne de signatures en faveur de la reconnaissance d’une Journée mondiale de lutte contre la Christianophobie. La place du Luxembourg, à Bruxelles, a vu pendant deux heures une trentaine de militants distribuer quelques milliers de dépliants aux passants. Pour attirer l’attention du public, les distributeurs portaient des capes et un étendard rouge frappé d’un lion rampant. Le 2 mars, Shahbaz Bhatti, ministre pakistanais des minorités, a été tué pour sa foi. La FPEC propose de choisir cette date pour la Journée mondiale de lutte contre la Christianophobie. Selon les promoteurs de cette initiative, toutes les 5 minutes un chrétien est tué à cause de sa foi, faisant de la christianophobie le plus grand mal social de notre temps. Ils regrettent que les autorités mondiales ne fassent rien pour l’éradiquer.
Pour arrêter le massacre de ces milliers d’innocents, la Fédération Pro Europa Christiana a rédigé un appel international au Secrétaire général de l’ONU accessible par Internet.
La Journée mondiale de lutte contre la Cristianophobie a pour mission d’attirer l’attention de l’opinion publique, des mouvements associatifs, des autorités politiques et des médias sur ce sujet passé sous silence et pour offrir aux chrétiens chaque année une opportunité pour défendre leurs droits dans la société.
Information mentionnée sur l'Observatoire de la christianophobie.
Posté le 4 juillet 2011 à 10h32 par Michel Janva | Lien permanent
23 mai 2011
L'unité de l'Europe sera solide si elle est basée sur les racines chrétiennes
C'est ce qu'a affirmé le pape en recevant la présidente du parlement bulgare, Tsetska Tsacheva, à l’occasion de la fête des saints Cyrille et Méthode, co-patrons de l’Europe. Le pape a jugé que ces grands saints rappellent aux peuples européens que « leur unité sera plus solide si elle est basée sur les racines chrétiennes communes ».
Benoît XVI effectuera début juin un voyage en Croatie, où une partie importante de la classe politique voudrait que l’Europe fasse davantage état de ses racines chrétiennes.
Le pape a aussi rencontré le président de l’ex-République yougoslave de Macédoine. auquel il a précisé que «l’accueil du dessein salvifique de Dieu» permettrait aux peuples de «retrouver les bases sur lesquelles construire une civilisation et une société emplies par l’esprit de réconciliation et de cohabitation pacifique».
Posté le 23 mai 2011 à 17h51 par Michel Janva | Lien permanent
22 avril 2011
Agenda européen : les fêtes chrétiennes seront dans l’édition 2011-2012
Christine Boutin était le 20 avril à Bruxelles pour rencontrer John Dalli, le Commissaire européen en charge de l’agenda Europa Diary qui avait fait scandale en janvier. Dans cet agenda, distribué à trois millions d’exemplaires par la Commission européenne, figuraient de nombreuses fêtes religieuses, à l’exception des fêtes chrétiennes. La pétition lancée par le Parti Chrétien-Démocrate a récolté dans toute l’Europe plus de 54 000 signatures en quelques semaines, obligeant José Manuel Barroso à prendre des mesures pour stopper la diffusion de l’agenda en question et faire effectuer un rectificatif.
Christine Boutin, Présidente du Parti Chrétien-Démocrate, a remis solennellement la liste des signataires au Commissaire John Dalli. Celui-ci a réaffirmé son engagement à faire figurer les fêtes chrétiennes dans la prochaine édition de l’agenda. Il a rappelé à Christine Boutin qu’il faisait partie de ceux qui avaient souhaité faire inscrire les racines chrétiennes de l’Europe dans le préambule du traité constitutionnel, inscription à laquelle la France s’était particulièrement opposée…
Posté le 22 avril 2011 à 19h15 par Michel Janva | Lien permanent
11 avril 2011
Dans l'UE, ne pas avoir peur de revendiquer avec détermination le respect de son identité
Le Saint-Père a reçu ce matin les lettres de créances du nouvel Ambassadeur de Croatie, M.Filip Vucak. La Croatie intégrera bientôt pleinement l'Union européenne.
"Cette intégration devra se faire dans le plein respect des spécificités croates, de sa vie religieuse et de sa culture. Il serait illusoire de vouloir renier sa propre identité pour en rejoindre une autre qui est née dans des circonstances si différentes de celles qui ont vu naître et se construire celle de la Croatie. En entrant dans l'Union européenne, votre pays ne sera pas uniquement récipiendaire d'un système économique et juridique qui a ses avantages et ses limites, mais il pourra également apporter une contribution propre et typiquement croate. Il ne faudra pas avoir peur de revendiquer avec détermination le respect de sa propre histoire et sa propre identité religieuse et culturelle. Des voix chagrines contestent avec une stupéfiante régularité la réalité des racines religieuses européennes. Il est devenu de bon ton d'être amnésique et de nier les évidences historiques. Affirmer que l'Europe n'a pas de racines chrétiennes, équivaut à prétendre qu'un homme peut vivre sans oxygène et sans nourriture... Je suis certain que votre pays saura défendre sa propre identité avec conviction et fierté en évitant les nouveaux écueils qui se présenteront et qui, sous prétexte d'une liberté religieuse mal comprise, sont contraires au droit naturel, à la famille, et à la morale tout simplement".
Addendum : retrouvez l'intégralité de cette intervention, qui a été prononcée en français par le Saint-Père. Le Pape doit se rendre les 4 et 5 juin en Croatie.
Posté le 11 avril 2011 à 15h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
22 mars 2011
Les valeurs communes de l'Europe sont chrétiennes
Le cardinal Mauro Piacenza, préfet de la Congrégation pour le clergé, a déclaré dans son homélie de la messe qu'il a célébrée, le 21 mars dernier à l'abbaye du Mont Cassin, en l'honneur de saint Benoît, patron de l'Europe, que l'Europe est actuellement au centre d'un «défi dramatique» :
"ou elle retrouve son identité, nécessairement chrétienne, ou elle risque simplement de ne plus exister comme Europe".
A propos des crucifix dans les écoles publiques, il a rappelé qu'ils ne constitue pas un «endoctrinement» mais «manifestent l'identité culturelle et nationale des pays de tradition chrétienne».
"Le crucifix, qui est le principe vivifiant de l'immense œuvre bénédictine, a non seulement été reconnu comme un principe unificateur de l'Italie, en coïncidence avec le 150e anniversaire de son unité politique, mais aussi comme un principe identitaire vers lequel les pays européens peuvent se tourner !".
«Pour pouvoir vivre et fonctionner», la démocratie en Europe
"a besoin d'une plate-forme solide de valeurs partagées, sans laquelle il est simplement impossible que les systèmes sociaux fonctionnent. En Europe, cette plate-forme de valeurs partagées est indiscutablement fournie par le christianisme, d'un point de vue historique comme d'un point de vue social".
"L'homme ne peut et ne doit en aucun cas être instrumentalisé à des fins économiques, politiques ou de pouvoir. Il est une fin, et non un moyen, et donc l'économie, le droit et la politique doivent être conçus comme des instruments indispensables au service de l'homme, de son bien véritable, de son progrès réel, qui coïncide toujours avec le bien commun".
Posté le 22 mars 2011 à 21h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
19 mars 2011
On ne peut pas opposer les droits de l'homme aux racines chrétiennes
Le Saint-Siège a accueilli avec satisfaction la sentence rendue vendredi par la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l'homme sur la présence du crucifix dans les salles de classe des écoles publiques en Italie. Le P. Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, déclaré :
"Il s'agit là en effet d'une sentence très importante et historique, comme le montre le résultat auquel la Grande Chambre est parvenue au terme d'un examen approfondi de la question. La Grande Chambre a en effet retourné une sentence de premier degré sous tous ses aspects, adoptée à l'unanimité par une Chambre de la Cour qui avait suscité non seulement le recours de l'Etat italien mais aussi son appui par de nombreux autres Etats européens, dans une mesure jusque-là jamais advenue, et l'adhésion de plusieurs organisations non gouvernementales, expressions d'un vaste sentiment des populations.
Il est donc reconnu à un niveau juridique très important et international, que la culture des droits de l'homme ne doit pas être mise en contradiction avec les fondements religieux de la civilisation européenne à laquelle le christianisme a donné une contribution essentielle.
Il est également reconnu que, selon le principe de subsidiarité, il est juste de garantir à chaque pays une marge d'appréciation quant à la valeur des symboles religieux dans sa propre histoire culturelle et dans son identité nationale, et quant au lieu de leur exposition (comme cela, du reste, a été rappelé ces derniers jours par la sentence de la Cour suprême de certains pays européens).
Dans le cas contraire, au nom de la liberté religieuse, on tendrait paradoxalement, à limiter, voire à nier cette liberté, finissant par en exclure toute expression de l'espace public. Et ainsi faisant, on violerait la liberté même, assombrissant les identités spécifiques et légitimes. La Cour dit donc que l'exposition du crucifix n'est pas un endoctrinement, mais l'expression de l'identité culturelle et religieuse des pays de tradition chrétienne."
Posté le 19 mars 2011 à 19h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
04 mars 2011
UE : pétition pour la reconnaissance des racines chrétiennes
Le Parti-Chrétien Démocrate lance une pétition officielle auprès de la Commission des Pétitions du Parlement Européen pour la reconnaissance des racines chrétiennes de l’Europe dans la Constitution européenne :
"La pétition concernant les agendas de la Commission européenne ne mentionnant aucune fête chrétienne a récolté plus de 51 000 signatures à ce jour. C’est le signe que de nombreuses personnes en Europe souhaitent que notre héritage chrétien soit reconnu : nous avons donc décidé de pousser plus loin notre action. L’Europe doit sortir du déni et de l’idéologie pour rétablir la vérité sur son histoire. La culture européenne a été marquée principalement par le sceau du christianisme pendant deux millénaires : les valeurs européennes comme la dignité de l’être humain, les droits de l’homme, la paix, la liberté, la démocratie, la prééminence du droit, les principes de solidarité et de subsidiarité sont issus de cet héritage chrétien.
Trois voies de droit sont envisageables pour faire inscrire les racines chrétiennes de l’Europe dans notre Constitution ; l’initiative d’un ou plusieurs Etats membres, l’initiative parlementaire ou l’initiative populaire. Puisque ni les gouvernements des différents Etats membres, ni le Parlement européen n’ont engagé de démarches dans ce sens, il revient aujourd’hui aux peuples européens de se mobiliser pour demander la reconnaissance de leur héritage, de leur culture, de leurs valeurs, conclut Christine Boutin. Nous devons atteindre le million de signatures pour que notre voix soit réellement entendue ! A l’échelle européenne, c’est possible."
Posté le 4 mars 2011 à 16h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)
25 février 2011
La Fondation de service politique regrette la modestie de la condamnation des violences antichrétiennes
Dans un communiqué, la FSP écrit :
"Ce lundi 21 février 2011, le Conseil de l’Union européenne a adopté un texte sur l’intolérance, la discrimination et la violence fondées sur la religion ou la conviction, mentionnant expressément les chrétiens. L’Association pour la Fondation de Service politique se réjouit du ralliement des 27 Etats-membres à une position commune prenant en compte ses recommandations adressées le 16 février 2011 dans son Appel à la reconnaissance du « fait chrétien » par l’Union européenne. [...]
Cependant, ce compromis a souligné les réelles dissensions des Etats-membres en ce qui concerne la reconnaissance du « fait chrétien » en Europe et dans le monde. Ces conclusions sont modestes et il est juste de penser que leur portée, d’abord politique, risque de ne pas être suivie d’effets concrets immédiats. [...]
Pour faire entendre sa voix, l’Association pour la Fondation de Service Politique participera au séminaire de l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens « Intolérance et discrimination contre les chrétiens en Europe », le mardi 16 mars 2011 au Parlement européen, autour de Joseph Weiler (USA), New York University, Massimo Introvigne (Italie), représentant de l’OSCE pour la lutte contre « le racisme, la xénophobie et la discrimination » et Gudrun Kugler (Autriche), directeur de l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens."
Posté le 25 février 2011 à 10h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
22 février 2011
"L’Europe se perd si elle n’assume pas son identité et ses valeurs"
Laurent Wauquiez répond à Famille chrétienne :
"Comment entendez-vous agir pour que la liberté de conscience soit défendue par l’Europe auprès de ses partenaires extérieurs ?
Cette question s’inscrit dans une problématique européenne plus large, qui est la même que lorsque je me suis battu quand la Commission a sorti l’agenda dans lequel elle avait oublié les fêtes chrétiennes. La défense des chrétiens d’Orient est du même ressort. L’enjeu est de secouer une langue de bois politiquement correcte qui nous empêche d’assumer notre identité européenne et nos valeurs. Nous n’avons pas à marcher la tête basse et à nous excuser d’être ce que nous sommes.
De mon point de vue, l’ouverture aux autres ne se construit pas sur une identité refoulée, mais sur une identité assumée. Ce n’est pas brusquer l’islam que d’affirmer les racines chrétiennes de l’Europe. Ce n’est pas encourager un conflit de civilisations que de prôner le maintien de la tolérance en Orient. L’Europe se perd si elle n’assume pas son identité et ses valeurs, qui sont sa raison d’être dans le monde. [...]
Êtes-vous prêt à rappeler aux gouvernements de ces pays que les chrétiens sont discriminés chez eux et qu’ils n’ont pas les mêmes droits que les autres citoyens ?
Il va de soi que nous devons pouvoir dénoncer ces sujets. De la même manière, d’ailleurs, que certains pays arabes ne se privent pas de défendre leurs positions lorsque le respect dû à la religion musulmane est en jeu en Europe ! Pourquoi n’accepteraient-ils pas la même chose, au nom de la défense de la diversité des religions, lorsque les minorités, chrétiennes ou autres, sont opprimées chez elles ? [...]
Prenons un exemple. Est-ce que l’UE peut faire comprendre au Pakistan qu’il se met au ban des nations civilisées avec la loi anti-blasphème ?
La loi anti-blasphème au Pakistan est du ressort des Nations unies. Notamment au regard de ce que peut entreprendre le Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Dans cette enceinte, la France, l’Union européenne et d’autres pays mènent depuis plusieurs années un combat contre le concept de diffamation des religions, inspiré de la criminalisation du blasphème. C’est un concept dangereux qui peut servir de façade légale pour justifier des atteintes aux libertés fondamentales."
Posté le 22 février 2011 à 20h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)
15 février 2011
Laurent Wauquiez veut reconnaître les racines chrétiennes de l'Europe
Le ministre en charge des affaires européennes, Laurent Wauquiez, a lancé aujourd'hui une réflexion sur l’identité de l’Europe :
"Que l’Europe ait des racines chrétiennes, que le mouvement de christianisation ait joué un rôle majeur dans la construction européenne, qui peut contester ça ? Au nom de quoi aurais-je des complexes à assumer ce fait historique ?".
Cette prise de position marque une rupture alors que la France, sous la présidence de Jacques Chirac, s’est opposé, avec la Belgique, à la reconnaissance de «l’héritage chrétien» dans le préambule du traité constitutionnel européen. Pour Laurent Wauquiez, ce silence a pesé lourd dans l’échec du référendum français sur ce traité en 2005.
Laurent Wauquiez a exhorté l’Europe à « assumer ses valeurs et son histoire ».
"L’Europe n’est pas une juxtaposition d’institutions administratives et de politiques publiques".
Posté le 15 février 2011 à 18h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)
01 février 2011
"Les institutions européennes risquent de perdre toute crédibilité"
C'est le titre choisi par Radio Vatican, après l'échec des 27 à voter un texte pour défendre les chrétiens d'Orient. En effet, Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, regrette la polémique à Bruxelles autour de la mention du terme « chrétien » dans un document officiel. Il a souligné qu’on ne pouvait balayer d’un revers de main les sentiments de la population. Il s’en est pris en particulier au Haut Représentant pour la politique étrangère de l’Union, Catherine Ashton :
"Le contrôle du langage est devenu insupportable et je ne veux plus respecter un langage qui refuse de reconnaître le fait chrétien".
Posté le 1 février 2011 à 21h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)
30 janvier 2011
La liberté religieuse dans l'époque patristique
Dans Chrétienté de l'Europe, Fondations juridiques, Gérard Guyon étudie les fondations du droit occidental et montre que l'Europe s'est construite et a rayonné lorsque la religion chrétienne, la loi et la culture juridique qui en sont issues ont été le socle de son progrès matériel et de son développement spirituel. On lit notamment :
"Dès les premiers siècles des auteurs chrétiens se mettent à l'oeuvre pour défendre la liberté religieuse. Ils le font dans des textes marqués par le langage et les méthodes juridiques en usage devant les tribunaux : le plus important d'entre eux est le juriste africain Tertullien, à partir de la deuxième moitié du IIe sicèle et jusqu'en 220, dans son Apologétique. Il est suivi par un philosophe de langue grecque, Origène, puis par d'autres écrivains grecs ou latins (Clément d'Alexandrie, Minucius Felix, Arnobe, Lactance) qui ne cessent de se relayer jusqu'au IVe siècle. Ces défenseurs de la foi posent en des termes clairs le problème juridique et politique initial de la liberté dans une société romaine, constituée à partir de l'unité d'un corpus politique fondée sur les cultes publics (y compris le culte impérial). Ils réclament la liberté de croire pour tous, quelle que soit la croyance. Ils postulent la nécessité, dans un Etat, de la liberté de religion. Il faut bien être conscient qu'il s'agit d'une véritable révolution dans l'Antiquité. Ces chrétiens ne veulent pas seulement la liberté intérieure de la conscience, mais également celle du culte public. Là encore, c'est une grande audace dans une Rome politique et culturelle établie sur une religion civique, devenue certes syncrétiste, mais où toutes les religions légales (religiones licitae) consentent à adhérer aux valeurs communes de la Cité (mos maiorum). Ils mettent en forme juridique une citoyenneté morale nouvelle éloignée du stoïcisme et refusent un communautarisme fondé simplement sur la foi. [...]
Dans son oeuvre, Tertullien rappelle d'abord que la liberté de religion est une des conditions majeures du fonctionnement de toute société et que, une fois les armes déposées, l'Empire romain s'est construit sur cette base, en rassemblant des cultes divers, qu'il fallait bien admettre pour réussir à faire coexister des peuples étrangers [...] Mais en même temps, Tertullien dégage l'idée que la foi chrétienne est différente des religions traditionnelles ; qu'elle est avant tout la Révélation de Dieu [...] Non seulement les autres religions sont inférieures ou peut être des embryons de la seule vraie foi, mais le christianisme est radicalement critique. Il libère l'homme du monde politique qui le tient en esclavage [...] et de l'angoisse de vivre et de mourir. [...] Tous les Pères de l'Eglise tiennent pour absolue cette vérité qui est inscrite dans le Credo de la foi chrétienne.
Il est clair que la liberté, pour le chrétien, ne peut aller jusqu'à reconnaître aux autres croyances une totale et parfaite complétude avec sa foi. Ce qui empêche hostoriquement, et empêchera toujours, le catholicisme de s'accorder avec l'idée d'une vérité totalement libre."
Posté le 30 janvier 2011 à 09h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
29 janvier 2011
Bonne nouvelle : la Turquie refuse le "club chrétien"
Faut-il croire que ce pays musulman va enfin cesser vouloir quitter son continent pour continuer à forcer une entrée contre nature dans une terre qui n'a jamais été et n'est pas la sienne, l'Europe?
"L'Union européenne tend à devenir un "club chrétien" qui est "tourné vers lui-même", a déploré aujourd'hui à Davos le vice-premier ministre turc Ali Babacan, en regrettant l'absence de progrès dans le processus d'adhésion de la Turquie à l'UE.
S'exprimant lors d'un panel au Forum économique mondial à Davos, Ali Babacan a jugé que "la politique de la porte ouverte [n'existait] plus" dans l'UE. "Nous avons toujours pensé que l'Union européenne était un grand projet de paix, et puis le processus d'élargissement s'est purement et simplement bloqué", a-t-il dit.
"L'une des grandes raisons pour lesquelles la Turquie ne peut devenir membre de l'Union européenne est que celle-ci est un club chrétien. C'est à nos yeux très dangereux", a-t-il remarqué.
Ankara a commencé en 2005 les négociations d'adhésion mais le processus est bloqué en raison de l'opposition de plusieurs pays clé comme la France et l'Allemagne qui préfèrent un partenariat privilégié, mais aussi en raison du conflit de Chypre et du manque de progrès dans les réformes intérieures".
Posté le 29 janvier 2011 à 15h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (29)
28 janvier 2011
Barroso encourage ceux qui veulent la disparition de l'Europe
Cette accusation vient du sénateur André Lardeux (source : Ouest France du 27 janvier) :
Posté le 28 janvier 2011 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
27 janvier 2011
Denis Tillinac publie un Dictionnaire amoureux de catholicisme
Interrogé par Le Monde, Denis Tillinac en dit plus :
"(...) il me semblait opportun de revenir aux sources mêmes de notre identité, de notre spiritualité, de nos bases intellectuelles, esthétiques et morales. En fait, nous sommes, beaucoup plus que les Français ne l'imaginent, captifs de notre héritage catholique. La civilisation occidentale est l'enfant du catholicisme, un enfant ingrat et infidèle aujourd'hui. J'ai écrit ce livre pour que l'on reprenne conscience de nos racines et confiance dans l'avenir.
Je pense qu'un renouveau est probable, parce que l'on prend de plus en plus conscience qu'il est impossible d'affronter la modernité sans une référence transcendante (...)
L'honneur de l'Église est de se définir systématiquement contre l'air du temps ; d'autant plus dans une société de spectacle et mercantile comme la notre, où le culte de l'innovation semble être la seule idéologie, et qui de façon compensatoire produit une espèce de paganisme polythéiste avec cette profusion d'idoles du sport, du showbiz, du cinéma ou de la politique. Cela illustre bien un manque ; on invente des divinités, puis on les oublie. Cette mode passera, et si l'Église temporelle est faillible, l'Église spirituelle est sainte, et ce référant va paraître de plus en plus nécessaire (...)
C'est en fait une nostalgie culturelle plus large d'une Europe rurale et chrétienne qui est en train de mourir. Quand je vois que les dirigeants européens ont la lâcheté de ne pas vouloir mettre en préambule des textes institutionnels nos racines chrétiennes, je trouve qu'il s'agit là d'une amnésie doublée d'une pathologie grave. Sans églises et sans monastères, il n'y a pas d'Europe (...)"
Posté le 27 janvier 2011 à 17h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)
26 janvier 2011
"L’Europe ne peut pas oublier ses racines chrétiennes"
Toujours dans Famille chrétienne, Michèle Alliot-Marie revient sur l'affaire de l'Agenda de la commission européenne :
"Je suis ministre d’État d’une république laïque, qui n’oublie pas pour autant que la première Europe fut celle des monastères et des cathédrales. Dans l’affaire de l’agenda européen dans lequel les fêtes chrétiennes étaient omises alors qu’étaient mentionnées celles d’autres religions, Laurent Wauquiez, ministre en charge à mes côtés des Affaires européennes, a saisi immédiatement le commissaire européen responsable de cette publication. Celui-ci a reconnu qu’il s’agissait d’une erreur qui ne se renouvellerait pas.
L’Europe ne peut pas oublier ses racines chrétiennes, c’est une évidence. Elle ne doit pas oublier non plus ce qu’elle doit à l’apport des juifs et des musulmans. L’Europe est et doit demeurer une terre de tolérance."
Que doit l'Europe aux musulmans ? Plusieurs siècles d'occupation de l'Espagne ? La menace constante de l'empire ottoman ?
Posté le 26 janvier 2011 à 08h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)
19 janvier 2011
La commission européenne édite un supplément pour les fêtes chrétiennes
Lu sur Veille éducation, ce qu'écrit l'éditeur :
"Une action immédiate est en cours pour rectifier l’omission de certains jours fériés chrétiens dans l’Agenda Europa 2010/2011. Pour remédier à cette erreur regrettable, un corrigendum va être envoyé à tous les professeurs qui ont commandé cette édition de l’Agenda dans tous les Etats membres concernés. Il n’y a jamais eu d’intention de discriminer la religion chrétienne dans cette publication. [...]
La future édition (2011/2012), actuellement en cours de préparation, inclura les principaux jours fériés y compris les fêtes religieuses célébrées dans chaque Etat membre."
La mobilisation n'aura pas été inutile.
Posté le 19 janvier 2011 à 16h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
Agenda europa : une propagande à 5 millions d'euros
Minute nous en dit plus sur l'Agenda édité par la Commission européenne :
"L’Agenda Europa a été validé en haut lieu, préfacé par les commissaires, et même par José Manuel Barroso, le président de la Commission. Sa présentation affirme qu’il est «une parfaite mine d’information sur l’Union Européenne». En effet. On y trouve beaucoup de choses sauf notre propre identité: la vie de Gandhi, la tomate chez les Incas, la beauté de l’Antarctique… On y trouve aussi des informations très utiles et très citoyennes sur le sexe sans risque ou les nuisances du tabac. On peut même y parfaire sa culture religieuse: Ramadan, Aïd, Hanoukka, Nouvel An chinois, fêtes hindouistes et sikhs, rites tamouls et malabars, rien n’y manque, pas même Halloween et tout y est abondement expliqué. Tout sauf les fêtes chrétiennes… A la date 25 décembre: rien, ou presque. En bas de page figure ce message: «Un véritable ami est quelqu’un qui partage vos préoccupations et votre joie.» Seule consolation, en date du 13 juin (Pentecôte), les enfants peuvent apprendre la définition de… la xénophobie. [...]
La commission a réagi en expliquant dans un premier temps que le but de l’agenda était d’informer les jeunes Européens en tant que «consommateurs et citoyens» (sic) sur les «questions de droits, de choix des consommateurs, sur le changement climatique». Il s’agit donc d’un «outil éducatif, pas d’un calendrier événementiel». On avait bien compris: c’est d’abord d’un outil de propagande. Et cette propagande comprend la suppression des fêtes chrétiennes. [...] Bruxelles a fini par reconnaître désormais «une bourde». «Les auteurs sont partis du principe que tous les enfants européens connaissaient Noël», plaide sans rire Frédéric Vincent, le porte-parole de la Commission, précisant qu’une lettre «reconnaissant l’erreur» serait bientôt envoyée aux chefs d’établissements concernés. [...] La Commission, qui comprend que l’on soit sensible «au problème» (re-sic) regrette cet «incident». Mais elle confie entre-temps que les prochaines éditions de cet agenda ne mentionneront plus aucune fête religieuse! Selon une de nos sources: «Ce ne sont pas des bénévoles ou des débutants qui conçoivent cet agenda. Ce sont des professionnels. Ils sont tous salariés de Generation Europe Foundation.» La Generation Europe Foundation l’une de ces multiples structures privées qui gravitent autour de la Commission et qui en vivent (l’agenda a coûté 5 millions d’euros). C’est elle qui assure depuis 1995 la conception, la fabrication et la diffusion de l’agenda, «produit phare» de cette officine. La volonté de rayer les fêtes religieuses chrétiennes du calendrier n’est donc pas un oubli d’amateurs, elle a été pensée [...]
Un autre fonctionnaire, tout aussi anonyme évidemment mais qui parle sans aucune langue de bois nous fait cette intéressante confidence: «Le schéma mental ici est le suivant: l’Europe doit s’extraire du passé, il faut voir l’avenir. […] L’Europe que nous réalisons doit rassembler du monde, beaucoup plus de monde; des mondes différents. Alors il ne faut pas trop qu’elle parle du passé parce que le passé ça divise.» Il ajoute: «Et puis enfin, toutes ces fêtes chrétiennes sont bien connues. Et notre priorité dans l’Europe de demain, c’est d’ouvrir nos jeunes à d’autres cultures.» Et de préciser: «Car demain, ne l’oubliez pas, le tiers de la population de l’Union sera sans aucun lien avec cette “Europe des clochers “dont parle votre M. Wauquiez». Bigre.
Posté le 19 janvier 2011 à 10h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)
13 janvier 2011
Sarkozy et l'Irlande : l'hôpital qui se fiche de la Charité
Le Chef de l'Etat, dans ses voeux aux forces économiques... françaises, a déclaré :
"Je respecte profondément l'indépendance de nos amis irlandais [C'est nouveau... NDL] et nous avons tout fait pour les aider. Mais ils ne peuvent durablement nous dire «venez nous aider» et continuer à garder un impôt sur les bénéfices des sociétés moitié moindre".
Arrêt sur image et un peu de maths : la moyenne européenne est de 25%, celle de l'Irlande de 12, 5%, celle de la France de 33% (le plus haut d'Europe). La France et l'Irlande ont une moyenne de 22,75%... il y a pire comme écart avec la moyenne européenne.
Et Nicolas Sarkozy de s'enfoncer tout seul :
"On ne peut pas parler d'intégration économique sans convergence des systèmes fiscaux".
La suite est évidente :
"La réponse irlandaise à l'intervention de Nicolas Sarkozy n'a pas tardé. Le maintien à 12,5% du taux de l'impôt sur les sociétés est «un élément clé» et son abandon entraînerait «une incertitude accrue pour l'économie irlandaise et une perte d'attractivité pour les investissements étrangers», a indiqué un porte-parole du ministère des Finances jeudi en fin d'après-midi".
Attractivité économique : voilà qui n'est pas le fort de la France; mais quand on donne le bâton pour se faire battre...
Posté le 13 janvier 2011 à 22h31 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)
Agendas amnésiques de l'UE : Jacques Chirac responsable
Dans Valeurs actuelles, Guillaume Roquette revient sur les agendas édités par la Commission européenne :
"La Commission européenne vient de faire imprimer 3 millions d’agendas pour les offrir aux lycéens des 27 pays membres. Cet aimable présent mentionne les fêtes hindoues, juives, musulmanes, sikhes… mais pas chrétiennes.
On aurait tort d’en faire le reproche à nos amis de Bruxelles : ils ne font après tout qu’appliquer les consignes des chefs d’État (Chirac en tête), qui ont récusé en 2004 les racines chrétiennes de l’Europe. Ce déni de racines est d’ailleurs une marque de fabrique de l’Union : même nos billets de banque sont couverts de ponts virtuels et de monuments imaginaires. Au nom d’un multiculturalisme de bon aloi, l’Europe a fait table rase de son passé sans réaliser qu’elle se vidait du même coup de sa substance pour ne plus être aujourd’hui, aux yeux des peuples du continent, qu’une grande épicerie qui fait de moins en moins crédit."
Posté le 13 janvier 2011 à 09h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
06 janvier 2011
Devins, astrologues, sorcières : métiers reconnus en Roumanie
Oui, notre Europe est en plein vide spirituel et ne sait comment y répondre. Pourtant l'Eglise enseigne :
"Il s'agit d'une initiative intéressante, qui unit les fidèles catholiques et orthodoxes de ce pays [la Roumanie. NDL] qui, par sa situation géographique et sa longue histoire, par sa culture et sa tradition, conserve comme inscrite dans ses racines une vocation œcuménique singulière. Le souhait que je formule de tout cœur est que les croyants dans le Christ conservent non seulement le souvenir vivant de ces journées inoubliables, mais aussi que, recueillant les enseignements de mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II, tous s'engagent à rechercher des voies courageuses pour affronter ensemble avec confiance les grands défis de notre époque. Je pense, en particulier, à la défense de la vie de l'homme à toutes ses étapes, à la protection de la famille, au respect de la création, à la promotion du bien commun. (Benoît XVI - 2009).
"Tant de personnes vivent dans le désert. Et il y a de nombreuses formes de désert. Il y a le désert de la pauvreté, le désert de la faim et de la soif ; il y a le désert de l’abandon, de la solitude, de l’amour détruit. Il y a le désert de l’obscurité de Dieu, du vide des âmes sans aucune conscience de leur dignité ni du chemin de l’homme. Les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands. C’est pourquoi, les trésors de la terre ne sont plus au service de l’édification du jardin de Dieu, dans lequel tous peuvent vivre, mais sont asservis par les puissances de l’exploitation et de la destruction" (Benoît XVI - 2006).
Posté le 6 janvier 2011 à 13h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
02 janvier 2011
L'Europe doit renforcer ses racines chrétiennes
Benoît XVI a écrit une lettre à Mgr Julián Barrio Barrio, archevêque de Saint-Jacques de Compostelle, à l’occasion de la conclusion de l’année sainte le 31 décembre 2010. Dans cette lettre, le pape a souhaité que
"le pardon et l’aspiration à la sainteté qui ont éclot durant cette année sainte à Compostelle aident à rendre plus présent, sous la direction de saint Jacques, la Parole rédemptrice de Jésus-Christ dans cette Eglise particulière et en tous lieux de l’Espagne, et que sa lumière soit aussi perçue en Europe, comme une invitation incessante à renforcer ses racines chrétiennes et à intensifier ainsi son engagement en faveur de la solidarité et de la défense ferme de la dignité de l’homme".
Posté le 2 janvier 2011 à 15h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
30 décembre 2010
Dans vingt ans, les musulmans seront majoritaires en Europe
Voici les propos tenus par le prédicateur égyptien Amr Khaled sur la chaîne égyptienne Dream2 TV, le 10 mai 2008 pour expliquer comment les musulmans doivent s'y prendre face aux mouvements anti-islamistes qui se développent en Europe :
"Le fait important, c'est qu'il y a en Europe entre 25 et 30 millions de musulmans. Ce chiffre a beaucoup d'implications (...) et ils continuent d'avoir des enfants, ce qui n'est pas le cas des Européens (rire). Ca veut dire que dans vingt ans, les musulmans seront majoritaires et auront une influence extraordianire sur les prises de décisions (...) Ce dont nous avons besoin, c'est que les 30 millions de musulmans infiltrent leur société, et qu'ils montrent à l'Europe comme ils sont respectables et réussissent. Les mots clés sont : je suis respectable et je réussis. Si les 30 millions de mususlmans arrivent à ignorer les provocations et à canaliser leur colère en support de Mahomet et l'islam, ils deviendront des machines de propagande vivantes. Chacun d'eux dira je suis un ambassadeur de l'Islam et ils pourront tous agir et à tous les niveaux : dans les entreprises, les clubs de sport, dans chaque endroit où ils pourront se mêler aux Européens et où ils pourront leur montrer leurs valeurs morales et leurs succès. Ca ferait capoter leurs plans et les musulmans resteraient en Europe. Tout ce dont on a réellement besoin, c'est de 10 ans et les musulmans européens seront fermement établis et pleins de réussite."
Ces propos sont à mettre en perspectives avec ceux de Mgr Cattenoz (voir ici) :
"Nous sommes à un tournant de l’histoire religieuse de notre pays. Les familles “gauloises”, traditionnellement chrétiennes, ont en moyenne deux enfants. Dans les familles musulmanes vivant en France, on approche plus souvent quatre, cinq, voire six enfants. Partant de là, on peut penser que la France sera à majorité musulmane dans vingt ou trente ans. J'ai déjà vécu quinze ans en terre d’islam. Je suis donc prêt à vivre dans une France à majorité musulmane. Simplement, je m’interroge sur les conditions de notre cohabitation ".
et du cardinal Vingt-Trois (voir ici):
"Le danger d’islamisation, il est en nous. Le danger d’islamisation, c’est si, nous, nous ne savons pas ce que nous voulons. C’est pas le problème de savoir si les musulmans veulent être musulmans, ça c’est clair qu’ils veulent être musulmans. Le problème, c’est de savoir si nous, on veut être quelque chose (...)si on n’a pas de conviction et si on ne sait pas à quoi on croit, évidemment que ceux qui ont des convictions fortes deviennent un péril."
Posté le 30 décembre 2010 à 13h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)
Une école catholique reprise par une mosquée
Cela se passe en Grande-Bretagne :
"Une école catholique risque la prise de contrôle par une mosquée après qu’il a été révélé que 95 % de ses élèves sont musulmans.
L’école catholique du Sacré-Cœur ne compte plus que six élèves chrétiens. On pense que c’est la première situation de ce type en Grande-Bretagne. Les cadres de l’église ont indiqué qu’il ne convenait plus qu’ils dirigent l’école primaire catholique du Sacré-Cœur. Elle ne compte en effet plus que six élèves chrétiens (...)"
(Merci à SD)
Posté le 30 décembre 2010 à 12h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)
29 décembre 2010
Le MNR critique l'agenda anti-chrétien de la commission européenne
Ainsi donc, cette "Europe" montre, d'une manière caricaturale, qu'elle se situe aux antipodes des vraies racines de l'Europe. Qu'on soit croyant ou non, il est évident que le christianisme fait partie du socle de la civilisation européenne. Mais les institutions européennes ne veulent en aucun cas promouvoir cette civilisation. D'ailleurs, s'il s'était agi d'une bourde, il eût été possible de la réparer en éditant une nouvelle version comprenant les fêtes chrétiennes.
A l'occasion de ce scandale, le MNR affirme son opposition à cette vision de l'Europe totalement coupée de ses racines."
Posté le 29 décembre 2010 à 15h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)
16 décembre 2010
La France sous une laïcité de "nettoyage par le vide"
L'abbé Poinard, vicaire du diocèse aux Armées, écrit :
"Lentement mais sûrement le judéo-christianisme se fait balayer vers la porte de sortie. Oh bien sûr il ne s’agit pas d’une franche persécution bien tranchante et bien sanglante comme nos pères en connurent sous d’autres cieux en d’autres temps mais enfin, qu’on le veuille ou non, on nous prie de disparaître vers les arrière-cuisines en nous demandant de n’en plus bouger. Années après années le bannissement se fait de plus en plus pressant. Les crèches disparaissent de l’espace public sous le prétexte qu’elles blessent le regard du non chrétien : les santons sont jugés indésirables sur les places des villes et même des villages. [...]
Comme nous le répète souvent Mgr Ravel, notre évêque, nous sommes entrés depuis quelques années dans un régime de laïcité qui ignore ou gomme tout ce qui est religieux. Et comme le dit Jean-Pierre Denis, le rédacteur en chef de « La Vie » : «Le christianisme n’est pas violemment éjecté de la sphère publique mais tranquillement banni de tous les espaces de la mémoire collective, de tout notre inconscient culturel. Nous vivons une entreprise de reniement paisible, insidieux, et politiquement correct en diable.»
Les idéologues pervers qui promeuvent une telle laïcité de renoncement, de déni et de nettoyage par le vide montrent par là leur ignorance crasse de la nature humaine et font le lit de futures guerres civiles. Tout d’abord la population française issue de l’immigration, comme tous les étrangers vivant dans notre pays, assimilent ce rejet du religieux à un refus de Dieu et renforcent encore le mépris profond dans lequel ils tiennent l’occident, terre d’athéisme. Et cela justifie encore davantage toutes les formes de « guerres saintes » qui se livrent sur notre sol contre une Europe devenue terre païenne d’où Dieu est banni.
Voilà comment nous fournissons avec la plus grande complaisance les bâtons qui nous rosseront et les bombes qui nous frapperont ! L’Europe, dans un masochisme irrationnel et suicidaire, refuse de reconnaître ses racines judéo-chrétiennes. Sa fin est donc inéluctable car, c’est une certitude, ceux qui renient leurs racines sont sans avenir."
Posté le 16 décembre 2010 à 08h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)
02 décembre 2010
L'Europe ne serait plus l'Europe sans le mariage entre un homme et une femme
Extrait du discours de Benoit XVI au nouvel ambassadeur de Hongrie près le Saint-Siège :
"Le mariage et la famille constituent un fondement décisif pour un sain développement de la société civile, des pays et des peuples. Le mariage, en tant que forme juridique de base du rapport entre un homme et une femme, et, en même temps, comme cellule fondamentale de la communauté de l'Etat, a été façonné aussi à partir de la foi biblique.
De cette façon, le mariage a donné à l'Europe son aspect particulier et son humanisme, et c'est aussi justement parce qu'elle a dû apprendre et réaliser continuellement la caractéristique de fidélité et de renoncement tracée par lui. L'Europe ne serait plus l'Europe si cette cellule fondamentale de la construction sociale disparaissait ou venait substantiellement transformée.
« Nous savons tous combien le mariage et la famille sont aujourd'hui en danger, d'un côté du fait de l'érosion de leurs valeurs plus intimes de stabilité et d'indissolubilité - en raison d'une libéralisation croissante du droit au divorce, et de l'habitude, toujours plus répandue, de la cohabitation d'un homme et d'une femme sans la forme juridique ni la protection du mariage -, de l'autre du fait de différents types d'union qui n'ont aucun fondement dans l'histoire de la culture et du droit en Europe.
L'Eglise ne peut pas approuver des initiatives législatives qui impliquent une mise en valeur des modèles alternatifs de la vie de couple et de la famille. Ils contribuent à l'affaiblissement des principes du droit naturel et ainsi à la relativisation de toute la législation, ainsi que de la conscience des valeurs de la société."
Posté le 2 décembre 2010 à 20h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)
29 novembre 2010
Mgr Cattenoz : "on peut penser que la France sera à majorité musulmane dans vingt ou trente ans"
Rapportés par Famille Chrétienne dans un article sur les profanations dont est victime l’église Saint-Jean-Baptiste d’Avignon, les propos de Mgr Cattenoz montrent que l'islamisation de la France n'est pas un mythe et que l'avenir risque d'être plutôt sombre :
"Nous sommes à un tournant de l’histoire religieuse de notre pays. Les familles “gauloises”, traditionnellement chrétiennes, ont en moyenne deux enfants. Dans les familles musulmanes vivant en France, on approche plus souvent quatre, cinq, voire six enfants. Partant de là, on peut penser que la France sera à majorité musulmane dans vingt ou trente ans. J'ai déjà vécu quinze ans en terre d’islam. Je suis donc prêt à vivre dans une France à majorité musulmane. Simplement, je m’interroge sur les conditions de notre cohabitation ".
Mgr Cattenoz a notamment vécu pendant 6 ans comme prêtre "Fidei donum" à N'Djaména au Tchad.
Posté le 29 novembre 2010 à 20h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)
11 novembre 2010
Saint Martin et les racines chrétiennes de l'Europe
Une réalité à découvrir à partir de ce site qui prépare 2016, 1700ème anniversaire de la naissance de Saint Martin. On peut (doit?) aller très loin tant Saint Martin a marqué la Chrétienté - donc l'Europe - d'une empreinte que l'on ne doit pas oublier. Même (et surtout) un 11 novembre.
Posté le 11 novembre 2010 à 16h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)
10 novembre 2010
Le silence des pélerins de Compostelle
Après le post de Michel, voici d'autres extraits de l'audience du jour qui ne laisseront pas de marbre les routiers et les autres qui ont parcouru la route Saint Jacques. Elle est tellement belle qu'elle mérite d'être publiée en intégralité :
"Dans les moments difficiles ou lorsqu'on désire renforcer sa foi et vivre de manière plus cohérente, le pèlerinage de Compostelle devient un chemin de conversion au Christ, lui qui a assumé la faiblesse et le péché de l'humanité, toute la misère du monde, en les portant là où le mal est impuissant et où le bien éclaire toute chose. Les pèlerins, peuple de tous horizons, cheminent en silence en retrouvant la tradition chrétienne médiévale, traversant villes et villages marqués au signe du catholicisme... C'est la foi dans le Christ qui donne son sens au lieu extraordinairement spirituel qu'est Compostelle, qui continue d'être une référence pour l'Europe contemporaine... Maintenir et relancer la transcendance et le dialogue entre foi et raison, entre éthique et économie, permettra de bâtir une Europe qui, fidèle à ses racines chrétiennes, puisse répondre efficacement à sa vocation. Certain des immenses ressources du continent, confiant dans son avenir, j'ai invité l'Europe à mieux s'ouvrir à Dieu en favorisant la rencontre, respectueuse et solidaire, avec populations et cultures d'autres continents (...)
j'ai invité à élever nos âmes vers Dieu. Elle évoque les grandes cathédrales médiévales qui marquent encore le paysage des villes d'Europe". Cette immense sculpture, riche de symboles religieux, "nous renvoie au sanctuaire véritable, au lieu de culte qu'est le Ciel, où le Christ est entré pour prendre place à côté de Dieu et intercéder en notre faveur". Antoni Gaudì, "architecte génial, a su représenter dans ce monument magnifique le mystère de l'Eglise, dont les fidèles deviennent spirituellement les pierres vivantes par le baptême... La Sagrada Familia a été conçue comme "un grand catéchisme sur le Christ, comme une louange au Créateur... La grande expressivité symbolique, alliée à des formes et des techniques innovantes, évoque la source de toute beauté... Dès que Gaudí eut accepté de construire cette église, sa vie connut un grand changement...et il ressentit le besoin de se préparer spirituellement afin d'exprimer matériellement l'insondable mystère de Dieu".
A Barcelone, a-t-il poursuivi, j'ai aussi visité l'institut Nen Déu, "où sont soignés avec professionnalisme et amour des enfants et adolescents handicapés. Aux yeux de Dieu, leurs vies sont précieuses et elles nous invitent à sortir de notre égoïsme... A Barcelone, j'ai également prié pour les familles, cellules vitales et espérance de la société et de l'Eglise, et pour tous ceux qui souffrent aujourd'hui, notamment les personnes en difficulté économique... Il convient de découvrir la beauté, la valeur et le rôle fondamental du mariage, dans lequel un homme et une femme fondent une famille pour accueillir la vie et l'accompagner de sa conception à sa fin naturelle. Tout ce qui est fait pour aider la famille, le mariage et les personnes dans le besoin, tout ce qu'on fait en faveur de la dignité humaine, rend la société meilleure. Aucun effort n'est vain".
Posté le 10 novembre 2010 à 20h14 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
27 octobre 2010
Sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l'Europe
La catéchèse de Benoît XVI a consisté en un portrait de Brigitte de Suède (1303-1373), proclamée co-patronne de l'Europe par Jean-Paul II. On distingue deux périodes dans sa vie, a d'emblée souligné le Pape. D'abord une femme mariée et la mère de 8 enfants, qui s'initia à l'étude de l'Ecriture et l'adopta comme règle de vie avec son époux comme tertiaires franciscains. Elle fut d'une charité généreuse et fonda un hôpital. Cette première période
"permet d'apprécier ce qu'on pourrait appeler une spiritualité conjugale, les époux chrétiens suivant un cheminement de sainteté dans la grâce sacramentale du mariage... Puisse l'Esprit susciter aujourd'hui encore cet élan à la sainteté des époux chrétiens, afin de montrer au monde la beauté d'une union vécue selon les valeurs évangéliques, l'amour et la tendresse, l'entraide et l'éducation des enfants, l'ouverture aux autres et la solidarité, la participation à la vie de la communauté".
La seconde vie de Brigitte commença après son veuvage et son refus de se remarier afin d'approfondir
"son union avec le Seigneur dans la prière, la pénitence et la charité... Après avoir distribué ses biens aux pauvres, elle se retira au monastère cistercien d'Alvastra, sans devenir moniale".
C'est là que se manifestèrent les révélations divines, de type et de contenu varié, qui l'accompagnèrent jusqu'à la fin.
"La grande tradition chrétienne reconnaît à la femme une dignité particulière, à l'exemple de Marie, reine des apôtres, et une place spéciale au sein de l'Eglise qui, s'il ne coïncide pas avec le sacerdoce ordonné, a une grande importance pour la vie spirituelle de la communauté".
Sa sainteté et ses multiples qualités en firent une figure remarquable de l'histoire européenne,
"qui montre comment le christianisme a profondément imprégné la vie des peuples du continent... En la proclamant co-patronne de l'Europe, Jean-Paul II exprima le voeu que Brigitte, qui vivait dans une chrétienté occidentale non encore blessée par la division, intercède en faveur de la pleine unité des chrétiens".
Benoît XVI a conclu en demandant son intercession afin que l'Europe continue de puiser à ses racines chrétiennes.
Posté le 27 octobre 2010 à 16h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
13 octobre 2010
A l'avenir, l'Europe sera musulmane
Dans Paris-Match de cette semaine, on peut lire un entretien avec «le Guide» du régime libyen, le colonel Muammar Kadhafi. Il déclare :
"Comme vous le savez, la Turquie est un pays musulman de 75 millions d’habitants. Si l’on ajoute les populations de l’Albanie , de la Bosnie et du Kosovo, toutes les communautés islamiques des autres pays européens -qui se comptent par millions- plus les Européens convertis à l’islam, dont le nombre est en constante augmentation, compte tenu du vieillissement de la population et du fait que le nombre de chrétiens a tendance à stagner, pour moi, il apparaît clairement que, à l’avenir, l’Europe ne sera plus ce qu’elle est aujourd’hui. On ne peut pas dire qu’elle sera chrétienne, mais musulmane. Voilà ce que j’ai dit. Et je persiste et signe !"
Posté le 13 octobre 2010 à 20h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)
02 août 2010
2010 année jacquaire
Lu ici:
Chaque année, des dizaines de milliers de pèlerins venus du monde entier font à pied ou à bicyclette tout ou partie des chemins qui mènent à la cathédrale de Compostelle, dans le nord-ouest de l'Espagne, où se trouve la tombeau de l'apôtre Jacques.
Selon une enquête menée en juin, 55% des personnes interrogées effectuent le pèlerinage pour des raisons religieuses, 5% pour motifs culturels et 40% pour les deux.
Est dit pèlerin celui qui fait au moins 100 km à pied ou 200 km à vélo ou à cheval vers Compostelle, certificats à l'appui.
Ce pèlerinage est un des trois plus importants de la chrétienté, avec Rome et Jérusalem. Il remonte au début du IXe siècle quand fut découvert le tombeau attribué à Jacques le Majeur, un des douze apôtres de Jésus Christ.
Le chemin de Compostelle a connu son apogée aux XIIe et XIIIe siècles. Il fut ensuite moins fréquenté avant de redevenir populaire à la fin du XXe siècle.
C'est notamment le cas lors des années dites « jubilaires », quand le 25 juillet, jour de la Saint Jacques, patron de l'Espagne, tombe un dimanche, comme en 2010. En 2004, dernière « année sainte », quelque 190 000 pèlerins s'étaient pressés vers Compostelle.
La prochaine année jubilaire, qui permet aux catholiques d'obtenir une "indulgence plénière" sera en 2021. L'Eglise catholique stipule que, pour obtenir l'indulgence plénière (effaçant toutes les peines après la confession des péchés), il faut visiter la cathédrale de Compostelle et le tombeau de l'apôtre, prier pour le pape, se confesser et communier pendant quinze jours avant ou après le pèlerinage.
Parmi les itinéraires les plus fréquentés figure le « chemin français » qui conduit à Compostelle à partir de Roncevaux ou du col du Somport. Mais des pèlerins partent de plus loin, parfois de Tours, de Vezelay, du Puy-en-Velay ou d'Arles.
En 2004, dernière année jubilaire, six millions de touristes ont visité Saint-Jacques-de-Compostelle. La ville en attend dix millions en 2010.
Posté le 2 août 2010 à 08h14 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (2)
22 juillet 2010
La mascarade de l'UE à l'égard des religions
Lu dans Daoudal Hebdo :
"Comme chaque année en juillet, les présidents des institutions de l’UE ont tenu, lundi dernier à Bruxelles, une réunion avec les représentants des religions. Il y avait là, d’un côté, le président (du Conseil européen) Herman Van Rompuy, le président (de la Commission européenne) José Manuel Barroso, et le président (du Parlement européen) Jerzy Buzek. Les deux premiers se disent catholiques, le troisième s’affirme protestant. Et de l’autre côté, 24 « dignitaires religieux », qui après s’être pressés derrière les présidents pour la « photo de famille » eurent chacun droit à… deux minutes pour exposer leurs idées sur le thème européen de l’année: la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. L’Eglise catholique et les autres confessions chrétiennes étaient représentées, ainsi que le judaïsme et l’islam. Et, pour la première fois, il y avait des représentants des communautés hindoue et sikh. Ce qui a tout de même fait tiquer du côté catholique, car cela «pose la question du poids respectif de ces confessions en Europe au regard de celles plus ancrées sur tout le continent», comme dit La Croix. Le conseiller ès religions de Van Rompuy a répondu que les sikhs sont une communauté importante en Grande- Bretagne, et a ajouté que l’an prochain il pourrait y avoir un bouddhiste…
En fait, il s’agit d’une mascarade diplomatique, destinée à montrer que les institutions européennes ne sont pas hostiles aux religions, quelles qu’elles soient. Et les trois présidents n’ont pas été avares de compliments. Lors de la conférence de presse finale, ils ont souligné à l’envi que la foi, les religions et les oeuvres de charité jouent un rôle primordial pour surmonter les conséquences de la crise économique et financière, et que l'Europe devait s'inspirer de l'expérience des Eglises et communautés religieuses dans la lutte contre la pauvreté…
Posté le 22 juillet 2010 à 13h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
La France ne défend toujours pas le crucifix
La sentence contre le crucifix dans les écoles italiennes a suscité l'opposition la plus grande de toute l'histoire de la Cour européenne des droits de l'homme : 20 pays s'y sont opposés et ont apporté officiellement leur soutien à l'Italie. Cette affaire est devenue un symbole dans le conflit actuel relatif à l'avenir de l'identité culturelle et religieuse de l'Europe. Ce conflit oppose les partisans de la sécularisation complète de la société et les tenants d'une Europe ouverte et fidèle à son identité profonde.
Dans un premier temps, 10 pays sont entrés dans l'affaire comme « tiers intervenants ». Chacun de ces pays - l'Arménie, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Lituanie, Malte, Monaco, la Roumanie, la Fédération de Russie et Saint-Marin - a remis à la Cour un mémoire écrit l'invitant à revenir sur sa première décision. A ces dix pays, 10 autres se sont à ce jour ajoutés. En effet, les gouvernements de l'Albanie, de l'Autriche, de la Croatie, de la Hongrie, de la Macédoine (ARYM), de la Moldavie, de la Pologne, de la Serbie, de la Slovaquie et de l'Ukraine ont publiquement mis en cause le jugement de la Cour et demandé que les identités et traditions religieuses nationales soient respectées. Plusieurs gouvernements ont insisté sur le fait que cette identité religieuse est à la source des valeurs et de l'unité européenne.
Ainsi, avec l'Italie, c'est déjà près de la moitié des Etats membres du Conseil de l'Europe (21/47) qui s'est publiquement opposée à cette tentative de sécularisation forcée des écoles et qui a affirmé la légitimité sociale du christianisme dans la société européenne. Mais toujours pas la Fille aînée de l'Eglise, qui a mis à la poubelle les promesses de son baptême.
Posté le 22 juillet 2010 à 10h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
30 juin 2010
L'Europe chrétienne
Lu ici :
"Plusieurs ministres du gouvernement italien ont signé une convention pour soutenir le projet "Halal Italia" qui certifiera des produits Made in Italy, conformes aux lois coraniques, dans les secteurs alimentaire, cosmétique, et pharmaceutique".
Posté le 30 juin 2010 à 19h17 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)
18 juin 2010
Pour les évêques d'Europe, le crucifix est un "symbole d'identité et de tradition"
A quelques jours de la première audience de la Cour européenne des droits de l'homme sur le recours présenté par l'Italie qui revendique le droit d'exposer le crucifix dans les lieux publics (...), les évêques d'Europe continuent de rappeler l'importance du respect des sentiments religieux des populations et des traditions des nations (...)
Pour les évêques bulgares :
"personne ne met en doute le fait que les racines d'Europe soient chrétiennes et que la civilisation européenne existe grâce au christianisme (...) Le crucifix est l'expression du plus profond amour, de la solidarité authentique avec tous les hommes, indépendamment de leur foi, race ou nationalité (...)"
Les évêques grecs affirment quant à eux que :
"La condamnation de l'Italie par la Cour Européenne, pays historiquement et culturellement chrétien, de tradition catholique, ayant comme capitale Rome, où se trouve le siège de l'Evêque de Rome et le centre de l'Eglise catholique, est le début d'une série de procédures qui se dessinent à l'horizon et se réfèrent au refus de certains chefs politiques et de représentants des pays de la communauté européenne, de reconnaître à la Constitution européenne les racines chrétiennes du continent européen (...)"
Le cardinal Keith O'Brien, président des évêques catholiques d'Ecosse a expliqué quant à lui :
"La croix n'est pas une imposition de la religion mais plutôt une invitation et un signe de solidarité chrétienne avec tous les peuples. L'Europe est un continent multiculturel et pluraliste dans lequel l'Etat et l'Eglise sont nettement séparés et où les droits des croyants et des non croyants sont respectés. Le respect de ces distinctions n'implique pas l'obligation de rejeter la tradition culturelle de nos nations. Le précieux héritage religieux de nombreuses personnes et nations dans toute l'Europe, ainsi que les valeurs de la tolérance et de la liberté de foi pour lesquelles on se bat dans les sociétés démocratiques, sont en danger."
(...) Les évêques albanais affirment :
"Toute nation a le droit-devoir de sauvegarder les signes religieux et les symboles typiques de sa culture. Dans la culture et la tradition chrétienne, la croix manifeste le salut commun et la liberté de l'humanité, une expérience qui n'est pas imposée, le plus haut degré d'altruisme et de générosité uni à une profonde solidarité offerte à tous."
Posté le 18 juin 2010 à 19h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)
20 mai 2010
La Foi chrétienne, ossature essentielle de la culture européenne
Le pape Benoît XVI a affirmé, lors d'un concert pour l'anniversaire de ses 83 ans et de ses cinq ans de pontificat offert au Vatican par le patriarcat orthodoxe de Moscou, que
"La culture contemporaine, et particulièrement celle de l'Europe, court le risque de l'amnésie, de l'oubli et donc de l'abandon de l'extraordinaire patrimoine suscité et inspiré par la foi chrétienne, qui constitue l'ossature essentielle de la culture européenne".
"Aujourd'hui encore, ces racines sont vivaces et fécondes, en Orient et en Occident, et doivent inspirer un nouvel humanisme (...) pour répondre efficacement aux défis nombreux et parfois cruciaux que nos communautés chrétiennes et nos sociétés ont à affronter".
Il a mis "au premier rang" de ces défis la
"sécularisation, qui non seulement pousse à se passer de Dieu (...) mais finit par nier la dignité humaine elle-même, en vue d'une société uniquement régie par des intérêts égoïstes".
«Une rencontre entre le chef de l'Eglise catholique et le Patriarche orthodoxe russe est, je pense, possible aujourd'hui», a affirmé le Métropolite Hilarion, chargé des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Il a même souhaité que cette rencontre se fasse entre l'actuel Pape Benoît XVI et l'actuel chef de l'Eglise orthodoxe russe Kirill 1er.
Posté le 20 mai 2010 à 22h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
15 février 2010
L'Evangile du Christ reste un fondement de l'unité de l'Europe
Autre extrait de l'angélus du Pape hier :
"Ce dimanche est aussi la fête des saints Cyrille et Méthode, patrons de l'Europe. Les valeurs qu'ils ont propagées sur notre continent, c'est-à-dire le signe de la Croix, l'Evangile du Christ, et la vie selon l'Evangile, reste un fondement solide de la force spirituelle des peuples et de l'unité de l'Europe. Ce sont des valeurs importantes aussi pour nous, contemporains. Demandons aux saints apôtres des Slaves de continuer à nous conduire sur les voies de la foi.
Posté le 15 février 2010 à 08h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
12 février 2010
Le dialogue catholiques-orthodoxes, ferment d'unité pour l'Europe
Benoît XVI a reçu la Conférence épiscopale roumaine en conclusion de la visite Ad Limina. Le Saint-Père a souligné la nécessité de
"s'engager avec décision dans la défense des valeurs chrétiennes au sein de la société, en créant des centres de formation où les jeunes peuvent découvrir les vraies valeurs et la culture nationale, et ensuite témoigner dans les différents milieux de vie. Un témoignage fraternel catholiques orthodoxes est particulièrement important, qui dépasse divisions et désaccords en ouvrant les coeurs à la réconciliation".
Evoquant le dixième anniversaire de la visite de Jean-Paul II en Roumanie, Benoît XVI a dit son espoir de voir
"le désir d'unité suscité par l'évènement alimenté par la prière et le dialogue dans la charité et la vérité, par des initiatives communes".
Un domaine crucial de la collaboration oecuménique est
"la défense des racines chrétiennes de l'Europe, un témoignage commun des valeurs chrétiennes que sont la famille, la bioéthique, les droits humains, l'honnêteté sociale, l'écologie... Un dialogue constructif entre orthodoxes et catholiques sera ferment d'unité et de concorde pour le pays comme pour l'Europe".
Posté le 12 février 2010 à 16h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)










