28 juin 2016

Le Brexit rend « la désintégration » de l’Union européenne « pratiquement irréversible »

Voilà l’analyse faite par le financier George Soros sur le site Internet Project Syndicate, samedi 25 juin, et reprise par Charles Sannat :

"Le magnat estime également qu’à court et moyen terme au moins, la Grande-Bretagne va pâtir sensiblement de la décision prise. « En quittant l’UE, la Grande-Bretagne se retrouvera peut-être au bout du compte, sans que cela soit sûr, plutôt dans une meilleure situation que d’autres pays ; mais son économie et ses habitants vont beaucoup souffrir, à court et moyen terme », avertit-il.

L’UE, continue Soros, est en panne et ne répond plus aux besoins et aspirations de ses habitants. Le financier appelle à une reconstruction complète de l’Union européenne, afin de la sauver. « Après le Brexit, nous tous qui croyons aux valeurs et aux principes que l’UE est censée porter doivent s’unir pour la sauver, en la reconstruisant complètement. » Et il prophétise : « Je suis convaincu qu’à mesure que les conséquences du Brexit se manifesteront dans les semaines et les mois à venir, un nombre de plus en plus grand de gens nous rejoindront. »

On voit poindre ici ce que Naomi Klein a théorisé sous l’appellation de stratégie du « choc » où l’on crée un problème, où on utilise un événement à son profit en apportant une solution que tous les désespérés sont prêts à signer même si cela est mauvais pour eux à long terme. Je pense qu’en dehors des aspects de communication, il y a peu de chance que l’on construise une « autre » Europe tant les grands malades qui nous dirigent sont prisonniers de leur logique mondialiste au service du totalitarisme marchand."

Posté le 28 juin 2016 à 21h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Zemmour : "Nous préférons sacrifier un peu de notre bien-être matériel à la sauvegarde de notre identité"

Posté le 28 juin 2016 à 14h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Le référendum portait sur la question migratoire et non sur l'appartenance à l'UE

Mais qu'aviez-vous cru ? Que sortir de l'Union européenne par la voie démocratique était possible ?

"Lundi soir, le ministre de la Santé, Jérémy Hunt, a affirmé que le Royaume-Uni pourrait organiser un second référendum, pour redemander son avis au peuple après qu'il a choisi de quitter l'UE.

Il justifie cela en expliquant que les citoyens ont surtout voté sur la question migratoire, mais que lorsque ce problème serait réglé, une nouvelle consultation serait bienvenue."

Posté le 28 juin 2016 à 14h40 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Les eurocrates fanatiques n’hésiteront pas à employer tous les moyens pour châtier le peuple britannique

Tribune de Bernard Antony à propos du Brexit :

"Qui ne le voit, à peine l’électorat du Royaume-Uni s’est-il très majoritairement, démocratiquement prononcé pour un retour à sa souveraineté, que tout est mis en œuvre à Bruxelles et à Francfort, à Berlin et à Paris pour le châtier. Avec toutes les grosses ficelles de la désinformation médiatique.

On s’y emploie à susciter toutes les embûches possibles pour empêcher une paisible transition. Il faut en effet terroriser les autres peuples qui veulent aussi se libérer du carcan euro-fédéraliste. C’est d’ailleurs une fréquente caractéristique de l’histoire contemporaine que la répression par les édifices super-étatiques dits fédéraux des nations constitutives voulant retrouver leur liberté et leur souveraineté.

Le fédéralisme invoqué n’est nullement celui permettant au sein d’une nation les décentralisations souhaitables. Il est l’idéologie de soumission des peuples et de leurs États dans un plus vaste ensemble coercitif et, comme aujourd’hui l’Union Européenne, souvent de plus en plus totalitaire.

Car il s’agit non pas de répondre au bien commun des peuples mais de progresser coûte que coûte dans la réalisation de l’utopie constructiviste d’une république universelle rêvée par les sectes socialistes et autres.

Les dirigeants et fonctionnaires de l’Union Européenne, fanatiquement bruxello-centralisateurs, toujours plus avides d’imposer le carcan fédéral eurocratique, sont dans les mêmes perspectives idéologiques que les Jacobins de la Convention en 1793 menant la Terreur contre toutes les populations, vendéennes et autres, voulant préserver leurs libertés et leurs traditions. Il en fut de même au temps de l’Union Soviétique et l’État fédéral russe aujourd’hui n’est pas moins centralisateur. Il en était de même avec l’État fédéral yougoslave si soutenu par les eurocrates, Jacques Delors en tête.

Il y a bien longtemps, à Rome, Caton le censeur ne cessait de réclamer : « Il faut que Carthage soit détruite ! ». Aujourd’hui, les eurocrates fanatiques n’hésiteront pas à employer tous les moyens pour châtier l’orgueilleux peuple britannique. Il faut donc pour eux que la Grande-Bretagne libre soit détruite. Mais c’est une chose que de le souhaiter, une autre que d’y arriver. " 

Posté le 28 juin 2016 à 11h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Et si Londres devenait un paradis fiscal ?

Loin des scénarios catastrophe, cet article du Monde explore une piste qui porrait expliquer les vraies raisons du mécontentement si démonstratif des dirigeants, des ministres des finances et des financiers de l'Union européenne :

"Il ne croyait pas si bien dire, Emmanuel Macron. Mais comme il a fait preuve de clairvoyance, ce 14 avril, en voyage à Londres, deux mois donc avant le « Brexit », en provoquant les Britanniques d’un : « Vous ne voulez quand même pas devenir le “Jersey” ou le “Hongkong” de l’Europe ? »

Car derrière le risque de marginalisation de la puissante City de Londres, qu’entendait dénoncer le ministre français de l’économie, en cas de divorce d’avec l’Union européenne (UE) – une marginalisation coûteuse en emplois et en points de croissance économique – se cache, en réalité, un autre risque. Celui-là est pernicieux, et surtout, lourd de conséquences pour l’ensemble de la communauté internationale, notamment européenne.

Le risque est de voir le Royaume-Uni et son centre financier se lancer dans un dumping fiscal et réglementaire particulièrement agressif, pour s’imposer comme « le » paradis fiscal de l’Europe, plus poreux et complaisant encore qu’il ne l’est aujourd’hui envers l’argent sale, gris ou noir, issu de la fraude fiscale, des trafics ou de la corruption."

Le Monde en profite tout de même pour lancer un procès d'intention en imaginant que seul "l'argent sale, gris ou noir, issu de la fraude fiscale, des trafics ou de la corruption". Et si cela, au contraire, forçait la France a arrêter le matraquage fiscal...

Posté le 28 juin 2016 à 09h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

La Commission européenne déteste la démocratie

Ces gens-là sont de véritables dictateurs. Ils n'accepteront jamais un résultat démocratique qui ne va pas dans leur sens.  Peter Sutherland est l’ancien Commissaire européen à la concurrence, ancien directeur général de l’OMC, actuel président de l’European Policy Center et actuel président de Goldman Sachs InternationalIl déclare que "d’une façon ou d’une autre, ce résultat doit être annulé" et qu'un "deuxième référendum semble inévitable".

Et après, on s'étonne du taux d'abstention dans les élections. Mais c'est peut-être cela qu'ils recherchent...      

Via FDesouche   

Alain Juppé est de la trempe de ces dictateurs lorsqu'il déclare :

"Il faudra un référendum, non pas seulement en France, mais dans tous les pays concernés, à un certain stade de la reconstruction de l'Europe. Si la France et l'Allemagne se mettent d'accord sur un accord de reconstruction de l'UE, et que des partenaires y sont associés, on pourra alors proposer aux peuples de l'approuver. Je ne suis pas contre un référendum - ce serait paradoxal pour un gaulliste - mais je pense qu'une telle consultation populaire se prépare.

Il y a des moments historiques où les hommes d'Etat ne sont pas faits pour suivre l'opinion. Ils sont là pour la guider : voilà ce que nous pensons et ce que nous proposons à nos peuples et, à ce moment-là, il est possible d'organiser un référendum. Pas avant."

En clair, on aurait le choix entre encore plus d'Europe ou le trop plein d'Europe d'aujourd'hui....

Un lecteur nous rapporte cette citation de Voltaire lorsqu'il débattait sur la nécessité ou non d'éduquer le peuple. On constate que la déliquescence de l'Education nationale correspond aux desseins de nos grands démocrates européistes (disparition de la culture classique, de l'apprentissage de l'Histoire de manière chronologique, de la géographie nationale) :

"Il est à propos que le peuple soit guidé et non qu'il soit instruit. Il n'est pas digne de l'être, il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants"

Posté le 28 juin 2016 à 06h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

27 juin 2016

La méthode Sarkozy pour ne pas respecter un vote démocratique fait des émules

Visiblement la méthode Sarkozy pour annuler un référendum donne des espoirs aux mauvais perdants que sont les eurocrates :

"Le Monde explore les pistes apparues sur la question, qui donnent un espoir aux partisans d’un maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne (UE) (...)

Pour que ce retrait soit effectif, le pays qui souhaite quitter l’UE doit d’abord notifier sa décision au Conseil européen. S’ouvre alors une période de négociation qui doit déboucher sur un accord régissant les futures relations entre l’Etat membre et l’Union européenne. Si la concertation échoue, la sortie de l’UE est actée deux ans après la notification de retrait – un délai qui peut être prolongé avec l’approbation de tous les Etats membres.

En résumé, un vrai compte à rebours sera déclenché au moment où Londres va, pour de bon, appuyer sur le bouton « out ». D’où la volonté des autorités britanniques de gagner du temps. Le premier ministre David Cameron, qui a annoncé qu’il quitterait son poste à l’automne, a laissé à son successeur le soin d’activer l’article 50 (...)

« Quel que soit le premier ministre en charge, je crois qu’il ne sera pas assez stupide pour appuyer sur le bouton », résumait dimanche, auprès du Monde, un diplomate bruxellois (...)

Un coup de théâtre est-il à envisager durant cette période ? Un diplomate bruxellois interrogé par Le Monde se prend à espérer : « Avec le temps, les “Brexiters” vont se rendre compte de l’erreur qu’ils ont faite, et le référendum sera annulé. Personne ne s’en plaindrait ici. » (...)

Le référendum de jeudi dernier était consultatif et non contraignant juridiquement (...)

Aussi, certains réclament que le Parlement se saisisse désormais du dossier avant qu’il n’aille à Bruxelles, et vote contre la sortie de l’UE. « Réveillez-vous. Nous n’avons pas à faire cela. Nous pouvons mettre fin à cette folie et faire cesser ce cauchemar par un vote au Parlement », a ainsi réagi le député travailliste David Lammy.

Au moins 479 députés sur les 650 que compte la Chambre des communes s’étaient prononcés pour le « Remain » lors de la campagne. Mais le Parlement peut-il prendre une décision qui irait à l’encontre du choix fait par 17,4 millions d’habitants ? Ce serait possible « en théorie », a résumé auprès de l’agence Associated Press le constitutionnaliste Alan Renwick, de l’University collège de Londres, « mais en pratique, c’est absolument impossible ».

L’avocat Geoffrey Robertson n’est pas de cet avis. « Notre démocratie n’autorise pas la prise de décision par référendum. Ce rôle appartient aux représentants du peuple, et non au peuple lui-même », écrit-il dans une tribune sur le site du Guardian. Selon lui, les députés devraient ainsi être appelés à voter pour ou contre le Brexit, au moment où le futur premier ministre engagera la procédure de sortie."

Posté le 27 juin 2016 à 20h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

L'UE fait preuve (encore une fois) d'un totalitarisme insupportable

Le Royaume-Uni a décidé de sortir de l'Union européenne pour respecter le résultat du référendum, qui reste une consultation interne. Les modalités et le tempo pour déclencher l'article 50, prévu dans le traité de Lisbonne pour permettre à un pays membre de sortir de l'UE, relève des autorités du Royaume-Uni. Les technocrates de Bruxelles, qui ne supportent visiblement pas la liberté et la souveraineté des pays membres, veulent dicter leur loi :

UE-dictature"Le Premier ministre démissionnaire du Royaume-Uni l'avait pourtant annoncé dès son discours de défaite vendredi matin, alors que son pays avait voté à 51,9% en faveur d'une sortie de l'UE : ça ne sera pas à lui de déclencher la procédure de sortie grâce à l'activation de l'article 50 du traité sur l'Union européenne. La lourde charge reviendra à son successeur, qui sera désigné par les conservateurs avant l'automne. A Londres, on craint en effet le déclenchement d'une procédure "qui fait pencher la balance des négociations en faveur de l'UE" estime The Economist.

Pourtant à Bruxelles, on n'apprécie guère que Londres ose encore une fois fixer les règles du jeu. Dès vendredi, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait exhorté le pays

"à lancer les démarches de sortie immédiatement", explique France 24. "Ce n'est pas un divorce à l'amiable, mais après tout ce n'était pas non plus une grande relation amoureuse", a-t-il asséné dans la foulée." Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement britannique a besoin d'attendre jusqu'au mois d'octobre pour décider si oui ou non il envoie la lettre de divorce à Bruxelles. J'aimerais l'avoir immédiatement", a-t-il également déclaré [Le Point].

Martin Schulz, président du Parlement européen, a lui souhaité qu'une demande formelle soit déposée par M. Cameron mardi à Bruxelles, dans le cadre du Conseil européen extraordinaire qui réunit l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE (...)"  

Boris Johnson, membre des conservateurs et ancien maire de Londres, pourrait devenir 1er ministre en tant que chef de file des pro-Brexit de son parti. Il prend à contre-pied la commission européenne et se permet un rappel géographique utile à ceux qui confondent de manière délibérée, campagnes électorales après campagnes électorales depuis 30 ans, Europe et Union européenne :

Sans-titre"Je ne soulignerai jamais assez que la Grande-Bretagne fait partie de l'Europe, et en fera toujours partie. Il y aura toujours une coopération européenne intense et qui s'intensifiera dans de nombreux domaines: arts, sciences, universités, protection de l'environnement (...)

Le seul changement - et il ne viendra pas dans la précipitation- c'est que le Royaume-Uni va s'extraire du système de législation incroyable et opaque de l'UE

Les droits des citoyens européens vivant dans ce pays seront pleinement respectés et il en sera de même pour ceux des Britanniques vivant dans l'UE."

Posté le 27 juin 2016 à 13h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (17)

Encore un argument pour le Brexit !

Présidence de la Commission européenne: Daniel Cohn-Bendit prêt à être candidat

Posté le 27 juin 2016 à 11h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

Brexit : comment les dirigeants européens ont-ils pu être surpris ?

Alexis Brézet rappelle :

"[...] Cela devient une habitude. Car, avant les Anglais, il y avait eu les Danois (en 1992 et 2000). Et les Irlandais (en 2001 et 2008). Et les Suédois (en 2003). Et les Français (en 2005). Et les Hollandais (en 2005 aussi). Et les Grecs (en 2015)… Au point qu'on se demande, après tant de rebuffades - il est vrai souvent, et en France même, superbement ignorées -, comment les dirigeants européens ont pu être surpris quand l'«impossible» est arrivé.

Mais les chefs d'État et de gouvernement en grand désarroi, qui ces jours-ci se pressent au chevet de l'Union, ont-ils vraiment pris la mesure du drame qui se joue?

L'Europe n'est pas malade du Brexit. Elle n'est pas malade non plus de l'égoïsme ou de la xénophobie. Elle se meurt du désamour de ses peuples. Elle crève de ne pas vouloir regarder la vérité en face. La vérité est que cette gigantesque machinerie que l'on dit en panne, et qui pourtant produit à la chaîne des directives, des résolutions, des jurisprudences, des normes et des sanctions, ne sait plus parler au cœur des Européens. La vérité est que la propension de l'Europe à se mêler de tout - la forme des concombres, la fabrication des fromages, la taille des plaques minéralogiques - irrite les citoyens. Et que le souverain mépris des institutions européennes pour leurs difficultés quotidiennes les exaspère plus encore.

La vérité est que les Européens seraient sans doute prêts à pardonner à l'Europe d'être envahissante sur l'accessoire si elle était efficace sur l'essentiel. C'est tout le contraire: son impuissance à régler vraiment la crise de la dette, sa paralysie face à l'afflux de migrants l'ont amplement démontré.

La vérité est que les maux qui sont à l'origine du vote britannique - immigration incontrôlée, chômage persistant, dégringolade des classes moyennes, sentiment de dépossession culturelle, angoisse identitaire - frappent peu ou prou l'Europe entière, et que bien d'autres pays - dont la France - auraient très probablement apporté la même réponse à la même question. 

L'Europe n'est pas la cause de tout, loin s'en faut. Mais, face à la montée de nouveaux périls, elle n'a pas su démontrer qu'elle était un rempart pour les Européens. Pire, elle leur a donné le sentiment (pas toujours faux: qu'on pense à la question des travailleurs détachés, au Traité transatlantique négocié en catimini, aux négociations jamais interrompues avec la Turquie) que son action avait tendance à les aggraver.

Alors que les peuples de l'Union, dans le grand tohu-bohu de la mondialisation, n'ont jamais été si demandeurs de protection, cette Europe de la libre circulation sans limites ni frontières, si peu assurée de son projet et de ses valeurs qu'elle en vient à nier ses racines, les inquiète plus qu'elle ne les rassure. Les peuples, du coup, reviennent à la seule protection qui vaille: celle de la nation. [...]

Moins de fédéralisme, moins de Commission, moins de directives, moins d'angélisme multiculturel, moins de libre-échangisme dogmatique, moins d'universalisme abstrait. Plus de subsidiarité, plus de Conseil, plus de démocratie, plus de frontières, plus de protection de nos industries, plus de respect des identités. L'Europe doit tout changer: de gouvernance, de politique et de philosophie même. [...]"

Posté le 27 juin 2016 à 08h08 par Michel Janva | Lien permanent

Le pape demande à l'UE de donner plus de liberté aux pays

Interrogé sur le Brexit dans l'avion de retour d'Arménie, le pape François déclare :

"Par ailleurs, je suis dans l'Union européenne mais je veux avoir des choses qui soient miennes, qui appartiennent à ma culture. Le pas que l'Union Européenne doit franchir pour retrouver la force qu'elle connut avec ses racines, est un pas de créativité et de «saine désunion» entre guillemets. C'est-à-dire, donner plus d'indépendances, donner plus de liberté aux pays de l'union européenne, penser une nouvelle forme de l'union. Etre créatifs en économie pour des emplois car nous avons une économie liquide: En Italie, par exemple, 40 % des moins de 25 ans n'ont pas de travail! Il y a donc quelque chose qui ne va pas dans une union massive, lourde (massiccia en italien qui signifie, à la fois, massif mais lourd, ndlr). Mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Cherchons à recréer, parce qu'il faut toujours recréer. C'est comme une personne humaine qui passe de l'adolescence à l'âge adulte. Cela donne la vie, cela donne la fécondité. Pour moi donc, les deux paroles clés pour l'union européenne sont fécondité et créativité».

Posté le 27 juin 2016 à 07h47 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2016

Union Européenne : "On va forcément vers un clash majeur"

C'est l'analyse d'Yves Daoudal :

"Jaroslaw Kaczynski, président du PiS, le parti au pouvoir en Pologne, a tenu une conférence de presse sur le Brexit. Pour déplorer le vote britannique, mais aussi pour affirmer que la réponse au Brexit doit être une réforme de l’UE qui serait une nouvelle offre aux Britanniques, à travers un nouveau traité.

« Nous avons besoin d’un nouveau traité européen, nous avons besoin d’une réaction positive, au lieu de nous obstiner dans la même direction en continuant dans le même chemin qui a conduit à la crise. » Il faut clarifier la prise de décision, qui ne doit plus être « arbitraire », il faut redéfinir le concept de subsidiarité, il faut augmenter le nombre des domaines où la décision doit être prise à l’unanimité… Car l’UE est toujours composée d’Etats nations…

Le Premier ministre Beata Szydlo a souligné que la Pologne est en train d’élaborer des propositions sur ce qui doit changer : « Le but de la Pologne est de construire une UE forte, unie, de nations souveraines ».

Ce discours est exactement à l’opposé de celui que l’on entend en France. Tous les dirigeants demandent, éventuellement avec l’appui d’un nouveau traité, qu’on renforce l’UE, qu’on réponde au Royaume Uni par plus d’Europe, et particulièrement qu’on s’occupe de construire une zone euro unifiée, entre les pays qui veulent continuer l’intégration. C’est-à-dire entre dirigeants qui veulent continuer dans la voie de la désastreuse utopie, contre les peuples.

La divergence est donc en train se creuser entre ces deux groupes de pays. Et elle conduit à une impasse.

Car nos dirigeants sont dans la légitimité des traités. Le traité de Maastricht impose une « citoyenneté européenne » supérieure à celle des nations, une monnaie unique à TOUS les Etats de l’UE, et une marche forcée vers toujours plus d’intégration. Et quand ils veulent un nouveau traité c’est pour le souligner encore davantage.

Je me demande si Jaroslaw Kaczynski se rend compte à quel point il va contre le traité européen quand il dit qu’il est contre une tentative de la Pologne de rejoindre l’eurozone pour combattre le Brexit, parce que adopter l’euro conduirait à appauvrir les gens si le pays entrait avec un zloty faible, et briserait les exportations s’il entrait avec un zloty fort…

On va forcément vers un clash majeur."

Posté le 25 juin 2016 à 17h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (28)

Bruno Le Maire veut bien un référendum... mais pas sur une sortie de l'UE

Bruno Le Maire a réclamé vendredi matin :

“Une des leçons fortes de ce scrutin, c’est que lorsque l’Europe ignore les peuples, les peuples se vengent de l’Europe” “[il faut] que nous consultions à nouveau le peuple français sur cette question européenne.” “Il est indispensable de redonner la parole aux Français

Puis il précise que poser la question d’une sortie de l’Union européenne ne serait “pas responsable” mais qu’il faudrait présenter un projet au peuple européens.

Il faut donner la parole aux Français, mais pas trop...

Posté le 25 juin 2016 à 11h05 par Michel Janva | Lien permanent

Brexit : les médias auraient-ils menti par omission ?

Quelques articles écrits après le résultat du référendum ne sont plus, tout à coup, autant "catastrophistes" dans leurs analyses. Surprenant, non ?

Brexit : un impact négatif mais limité pour l’économie française

Le Brexit n’aura guère de conséquences sérieuses sur la défense

Le Brexit ne devrait pas faire chuter la croissance française en 2016

Les journalistes n'ont sans doute pas eu le temps de les écrire pendant la campagne électorale....

Posté le 25 juin 2016 à 11h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

24 juin 2016

Messieurs les Anglais, soyez remerciés !

De Charles Beigbeder :

Images-4"Honnis soient ceux qui ne voulaient pas entendre les aspirations des peuples, le Brexit leur a cruellement montré leur arrogance ;

Honnis soient ceux qui ne souhaitaient pas une consultation des Britanniques par référendum, le Brexit leur a magnifiquement signifié le décalage entre le peuple et ses élites ;

Honnis soient ceux qui diabolisaient les partisans du “out” et qui, à l’instar de BHL, les considéraient comme « des souverainistes, des xénophobes, des racistes » (tweet du 23 juin), il leur faudra désormais composer avec eux et non plus gouverner dans leur dos en les insultant ;

Honnis soient les partisans de la primauté absolue des traités européens sur la souveraineté nationale, à l’exemple de Jean-Claude Juncker pour qui « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens déjà ratifiés » (janvier 2015), ils devront désormais apprendre qu’on ne peut imposer de loi sans qu’elle ne soit consentie et ratifiée par le peuple qu’elle régit ;

Honnis soient les adeptes d’une fuite en avant vers une Europe technocratique toujours plus intégrée, il leur sera nécessaire de comprendre que la seule Union européenne qui vaille est celle qui respecte le principe de subsidiarité et ne traite au niveau communautaire les seules compétences que les peuples acceptent de déléguer de manière toujours réversible ;

Honnis soient les promoteurs de l’indifférenciation culturelle et de la standardisation des modes de vie, ils devront saisir l’éloge de la singularité qui conduit un peuple à ne pas vouloir se fondre dans une masse informe dans laquelle il a le sentiment de perdre son identité au profit d’un multiculturalisme destructeur ;

Honnis soient les affidés du sens de l’histoire, pour qui les nations européennes seraient amenées tôt ou tard à se dissoudre dans un ensemble toujours plus vaste brassant les peuples et les cultures, ils comprendront enfin que l’économie ne peut être le premier fondement du lien social et que s’il existe une identité européenne, il n’y a, à ce jour, ni nation ni peuple européens ;

Honnis soient les idéologues hors-sol qui souhaitent toujours plus abattre les frontières des États-nations, ils apprendront que dans les périodes de turbulence migratoire comme celle que traverse actuellement l’Europe, il vaut mieux permettre à un État souverain de contrôler ses frontières, sans lesquelles son pays devient une passoire ;

Et bénis soient aujourd’hui les sujets de Sa Gracieuse Majesté, qui ont donné à l’Europe entière une formidable leçon de démocratie, en ébranlant les fondements instables sur lesquels boitait jusqu’à présent la construction européenne.

Ce peuple subtil et fier, enraciné dans ses traditions et amoureux de sa liberté, n’a pas fini de nous surprendre. En bien ! Non contents d’avoir sauvé l’Europe de la peste brune en 1940, ils donnent aujourd’hui le coup de grâce au technocratisme bruxellois pour que l’on refonde l’Europe sur des bases saines qui prennent en compte la singularité des peuples et la souveraineté des nations.

Messieurs les Anglais, soyez remerciés !"

Posté le 24 juin 2016 à 20h25 par Michel Janva | Lien permanent

Le Royaume-Uni part en Asie ou aux Amériques ?

Grosse blague du Monde qui confond le continent européen (49 pays) et la construction artificielle dénommée "Union européenne" (28 et bientôt 27 Etats) :

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Posté le 24 juin 2016 à 17h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (26)

Nicolas Sarkozy nous refait le coup du "nouveau traité européen"

SAprès les non français et hollandais au traité constitutionnel européen (TCE), Nicolas Sarkozy avait sorti de son chapeau un "mini traité" qui n'était autre que le TCE, rebaptisé "mini traité" ou "Traité de Lisbonne", qu'il a fait adopter de force, sans consulter les peuples.

A la suite du Brexit, il ressort le même artifice :

"L'heure est à la lucidité, à l'énergie et au leadership [...] la lucidité commande de dire que ce sentiment de rejet est partagé par beaucoup de Français et beaucoup d'autres Européens. Ce qu'a dit le peuple britannique, d'autres peuples en Europe peuvent le dire. Nous ne pouvons, nous ne devons l'ignorer". "L'Europe peut fonctionner sans les Britanniques et nous avons d'ailleurs du temps pour repenser notre relation avec notre voisin. En revanche, l'Europe désormais à 27 ne peut plus fonctionner de cette manière".

Sic : de la manière dont le Traité de Lisbonne la fait fonctionner...

 "La question de sa refondation profonde est donc urgente". "Je demande qu'une réunion de chefs d'État et de gouvernement européens prenne la décision d'élaborer un nouveau traité qui montrera aux peuples de notre continent que l'Europe est décidée à reprendre son destin en main".

Ou comment s'asseoir une nouvelle fois sur ce que veulent les peuples.

Demandons donc un référendum sur ce sujet.

Posté le 24 juin 2016 à 17h27 par Michel Janva | Lien permanent

Brexit, pas de panique !

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Les fabricants du monstre européen avaient inséré dans le traité de Lisbonne un article 50 sur la possibilité de quitter l’UE, parce qu’on leur avait dit que ce n’était pas démocratique qu’on soit obligé de rester dans l’UE, mais ils étaient absolument persuadés que personne n’envisagerait jamais de recourir à cet article…

Il est amusant de voir toutes ces personnalités qui continuent d’annoncer l’apocalypse comme si la campagne continuait… Et les bourses chutent, mais c’est totalement artificiel. Les chefs d’entreprises interrogés par Les Echos ne sont nullement inquiets, et le PDG d’EDF affirme que le Brexit n’aura aucun impact sur la stratégie de l’entreprise ou de sa filiale britannique : « Notre stratégie d'entreprise n'est pas liée à l'appartenance politique de la Grande-Bretagne à l'Union européenne, donc nous n'avons pas de raison de changer cette politique. »

Le vote britannique est évidemment un choc majeur dans l’histoire de la « construction » européenne. On peut dire qu’une nouvelle page s’ouvre. Pour la première fois, alors qu’elle ne cessait de s’agrandir, l’UE rétrécit, et en perdant un de ses trois plus grands pays. Et comme bien évidemment le Royaume-Uni ne va pas sombrer mais va continuer à prospérer (comme la Suisse ou la Norvège), les pressions « populistes » vont être de plus en plus fortes pour que de semblables référendums aient lieu ailleurs. D’abord sans doute aux Pays-Bas, où le parti de Geert Wilders est aujourd’hui en tête des sondages, et au Danemark, qui n’est que nominalement membre de l’UE, puis en Finlande, puis… en France."

Posté le 24 juin 2016 à 16h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Nicolas Sarkozy : le summum de l'hypocrisie

Démasqué par Marion Maréchal-Le Pen :

 

Posté le 24 juin 2016 à 16h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

Pétition pour un référendum sur le maintien ou non de la France dans l’Union européenne

Pétition lancée sur Nouvelles de France :

Monsieur le Président,

Les Britanniques ont eu la chance de pouvoir s'exprimer sur leur avenir dans l'Union européenne. Mais pourquoi seraient-ils les seuls à pouvoir décider de leur sort? Nous vous demandons solennellement de bien vouloir organiser, avant les prochaines échéances électorales, une consultation des Français.

Si le Brexit nous concerne, comme les médias et les politiciens n'ont cessé de nous le dire au cours des dernières semaines, il est évident que le "Frexit" nous concerne encore bien davantage et il nous semble scandaleux que la classe politique prétende savoir mieux que nous ce qui est bon pour nous.

Comptant sur votre attachement à faire ce que le peuple français souhaite et non ce que des élites plus ou moins représentatives souhaitent pour lui, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre très haute considération.

 

Posté le 24 juin 2016 à 15h03 par Michel Janva | Lien permanent

Marine Le Pen : un référendum doit avoir lieu tout de suite dans tous les pays européens

Marine Le Pen déclare à Présent :

" C’est un grand jour pour la liberté en Europe. Je me suis engagée depuis déjà quatre ans à organiser un référendum en France sur ce sujet si je suis élue présidente de la République. Je pense maintenant que ce référendum doit avoir lieu tout de suite. Dans tous les pays européens. La seule décision raisonnable que doit prendre l’Union européenne aujourd’hui même, c’est d’annoncer qu’un référendum aura lieu dans chacun des pays de l’UE. Parce qu’on ne peut plus continuer à forcer des peuples, à les enfermer contre leur volonté. On s’est éloigné au fur et à mesure, gravement, du processus démocratique. Ça a été particulièrement vrai en France il faut le dire, à cause du référendum de 2005 où la parole des Français a été trahie. Maintenant, si l’Union européenne accepte de se regarder dans le miroir, il faut qu’il y ait un référendum dans chacun des pays de l’Union européenne et moi je réclame un référendum en France. [...]"

Posté le 24 juin 2016 à 14h37 par Michel Janva | Lien permanent

Brexit : ce vote traduit la réalité de la subsidiarité

De Philippe Maxence sur le blog de L'Homme Nouveau :

"[...] À sa manière, ce vote traduit la réalité de la subsidiarité qui n’est pas une invention de l’Église catholique, même si c’est elle qui l’a formulée le plus précisément dans l’encyclique Quadragesimo Anno du pape Pie XI :

« On ne saurait changer ce principe si grave de philosophie sociale : de même qu’on ne peut enlever aux particuliers pour les transférer à la communauté, les attributions dont ils sont capables de s’acquitter de leur seule initiative et par leurs propres moyens, ainsi ce serait commettre une injustice en même temps que troubler d’une manière très dommageable l’ordre social que de retirer aux groupements d’ordre inférieur, pour les confier à une collectivité plus vaste d’un rang plus élévé, les fonctions qu’ils sont en mesure de remplir eux-mêmes ». 

Le texte se poursuit par avec ce passage qui révèle tout le problème actuel soulevé par l’Union européenne: 

« L"objet naturel de toute intervention en matière sociale est d’aider les membres du corps social, et non pas de les détruire ni de les absorber. »

Le philosophe anglais Roger Scruton l’avait bien expliqué dans un entretien au Figaro Magazine (13 mai) : dans l’Union européenne ou hors de l’Union européenne, l’avenir est inquiétant. Mais il précisait :

« Être responsable, ce n’est pas évident. Mais finalement, il faut être courageux et saisir l’avenir. Pour cela, il y a un préalable nécessaire, un choix principal : la souveraineté nationale. »

Malgré la terrible pression exercée sur eux, les Britanniques ont choisi courageusement de prendre leur responsabilité, de répondre de leurs actes, de mesurer que la liberté est moins une grande idée que la nécessité d’assumer ses choix jusqu’au bout, en remettant à l’honneur la primauté du bien commun contre tout ce qui le menace.

Si les milieux d’affaires, les banques et les politiques d’Europe et d’une partie du monde réagissent si mal, si violemment pour certains, c’est qu’un moment historique vient de se dérouler sous nos yeux et que l’onde de choc pourrait se répandre. Qu’en sera-t-il ? Difficile de le dire ! Mais il est certain que nos pays doivent impérativement reprendre leur destin en main et débarrasser l’Europe des miasmes financiers et idéologiques qui la pervertissent afin de la reconstruire sur son identité gréco-latine et chrétienne."

Yves Daoudal envisage l'avenir avec optimisme :

"On peut dire qu’une nouvelle page s’ouvre. Pour la première fois, alors qu’elle ne cessait de s’agrandir, l’UE rétrécit, et en perdant un de ses trois plus grands pays. Et comme bien évidemment le Royaume-Uni ne va pas sombrer mais va continuer à prospérer (comme la Suisse ou la Norvège), les pressions « populistes » vont être de plus en plus fortes pour que de semblables référendums aient lieu ailleurs. D’abord sans doute aux Pays-Bas, où le parti de Geert Wilders est aujourd’hui en tête des sondages, et au Danemark, qui n’est que nominalement membre de l’UE, puis en Finlande, puis… en France."

Posté le 24 juin 2016 à 13h56 par Michel Janva | Lien permanent

Du Brexit au Frexit

Communiqué de Bruno Gollnisch, député européen (FN) :

F"Brexit : le peuple britannique a démontré ses capacités de résistance à une campagne de pressions sans précédent, qui jouait sans vergogne de toutes les peurs injustifiées et de prédictions aussi calamiteuses que fantaisistes.

Une majorité inflige aujourd'hui un camouflet sévère et mérité aux Euro-mondialistes qui depuis des années dévoient la coopération européenne, en édifiant méthodiquement la bureaucratie d'un "Super-État", véritable prison des peuples, tout en ouvrant les frontières à tous les flux de personnes, de marchandises et de capitaux, fussent-ils dévastateurs.

Le Front National a été le premier à dénoncer cette évolution et à proposer une autre politique. Puisse-t-il enfin être entendu !"

Véronique Besse, député de la Vendée et porte-parole du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, salue « la détermination du peuple britannique qui a décidé, hier, par référendum de quitter l’Union Européenne »:

  • « Une leçon de courage : face aux élites financières et administratives déracinés et face à une Union européenne sans repères ni frontière, les peuples se réveillent et le font savoir ! »
  • « Une leçon de démocratie : l’Europe, ce n’est pas diriger autoritairement de Bruxelles. C’est respecter les peuples ! Le Royaume-Uni a choisi de laisser le peuple s’exprimer. Celui-ci s’est fait entendre. »
  • « Une leçon d’espoir : le diktat de Bruxelles et l’idéologie mondialiste ne sont pas des fatalités ! Ils ont trouvé leurs limites. Il faut désormais y apporter des remèdes. »

« Du Brexit au « Frexit », il n’y a qu’un pas. Les Français avaient aussi dit non en 2005 au Traité constitutionnel européen. On le leur a imposé quand même. Aujourd’hui, les peuples veulent reprendre la parole. Les Français aussi veulent un référendum et s’exprimer ! »

Posté le 24 juin 2016 à 13h55 par Michel Janva | Lien permanent

Merci aux Anglais d’avoir refusé le « meilleur des mondes » du Big Brother européiste

Communiqué de Bernard Antony :

"L’AGRIF, qui défend comme universelles les valeurs de l’identité et de l’enracinement, socles des libertés réelles, accueille avec une très grande joie le résultat du référendum en Grande-Bretagne.

C’est là une grande victoire de la liberté contre le néo-totalitarisme de plus en plus insupportable de l’inhumaine eurocratie bruxelloise.

La défense et le renouveau de l’identité française et chrétienne passent par la réalisation du cri jadis lancé par nous au Parlement Européen et dans la revue Reconquête : « Sortons de cette Europe-là ! ». Et nous précisions : « Cette Europe sans frontière, à la concurrence sans frein, à l’immigration sans limite ».

L’élection à Londres du maire musulman Sadiq Khan a sans doute joué hier dans le vote de réflexe de liberté du peuple britannique. Très vite, en effet, ce doucereux musulman « patte blanche », soi-disant modéré, a dévoilé par plusieurs gestes symboliques explicites et décisions ramadanesques son désir de conformer la vie de ses concitoyens aux exigences de l’islam.

Ce n’est ni de la xénophobie, ni du racisme que de réagir contre l’avancée déjà très discernable vers une société islamo-conforme telle que la vise pour toute l’Europe le dictateur turc Erdogan. Ce dernier ne pousse-t-il pas des millions de musulmans sur notre Europe, selon les axes des anciennes conquêtes ottomanes ? Ce, avec la complicité objective de madame Merkel dans la continuité des pactes germano-turcs ?

Il faut maintenant œuvrer pour que soit redynamisée une Europe de la paix, de la puissance et des libertés.

Cela passe par une politique d’élaboration empirique de pactes d’intérêts communs, en différents domaines, industriels, économiques et sociaux et surtout de défense et de sécurité ; et de promotion de la culture de vie entre nations dont les racines et valeurs chrétiennes sont porteuses d’avenir.

Rendons grâce au peuple britannique d’avoir aujourd’hui refusé le néo-totalitarisme du « meilleur des mondes » du Big Brother européiste comme il sut jadis résister à l’Allemagne nazie."

Posté le 24 juin 2016 à 11h37 par Michel Janva | Lien permanent

Qui proposera un référendum pour le Frexit ?

ALa primaire LR pourrait bien être agitée par ce sujet. Evidemment, le FN réclame un référendum sur la sortie de l'UE. Mais qui chez LR osera le demander ?

François Bayrou n'en est pas là, mais il ne s'y oppose cependant pas :

"La question de l'Europe et la question d'un référendum va être une des questions centrales de l'élection présidentielle et d'une certaine manière, c'est une exigence que nous devons affronter. J'ai dit que je n'avais pas peur du peuple. Je n'ai pas peur de répondre à la question et de la faire avec mes concitoyens et quelle que soit la situation dans laquelle ils se trouvent parce que, s'il y a un ennemi que nous devons affronter, c'est cette paroi de verre qui s'est avec le temps bâtie entre ceux qui se sentent peuple et ceux qui se croient élite. L'idée que c'est entre gens informés, initiés, que les grandes questions se posent et que pour le peuple on fait de la communication, de la com' comme on dit, mais que les affaires sérieuses se traitent entre grands, ceci est une erreur fondamentale."

Pour Alain Juppé, il est hors de question d'organiser un référendum sur le Frexit :
"Organiser un référendum aujourd'hui en France, c'est offrir une victoire sur un plateau à Madame Le Pen. Le référendum doit être un aboutissement. Il faut que les gouvernements assument leurs responsabilités."

Quant à Nicolas Sarkozy, il est connu pour proposer tout ce qu'il veut ("si ça vous fait plaisir, ça ne coûte pas cher") et faire passer une entourloupe ensuite, comme avec le Traité de Lisbonne.

Posté le 24 juin 2016 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (36)

Le Royaume Uni inflige à la dictature européenne sa première blessure

D'autres pays pourraient suivre l'exemple du Royaume-Uni :

"Et si finalement le Brexit n'était que la première secousse d'un séisme politique qui pourrait ébranler pendant encore longtemps l'Union européenne ? (...) Ce scrutin est aussi le symptôme d'un mal plus profond qu'a parfaitement résumé l'ancien ministre des Affaires Etrangères Hubert Védrine sur Europe 1 : "Le vrai problème en Europe, c'est le décrochage des peuples par rapport à la construction européenne." Car le cas britannique n'est pas isolé.

Les Pays-Bas. Après le "Brexit", aura-t-on droit au "Nexit" (...) ? C'est en tout cas ce que promet Geert Wilders, le sulfureux leader du Parti pour la liberté, classé à l'extrême droite, s'il venait à devenir Premier ministre. Et il n'en est pas si loin, puisqu'il caracole en tête de toutes les enquêtes d'opinion. Après l'annonce de la victoire du "oui" au référendum britannique, il a donc pris la parole renforcé dans ses convictions et demandé la tenue d'un référendum sur le maintien des Pays-Bas dans l'UE : "Si je deviens Premier ministre, il y aura un référendum aux Pays-Bas. Nous voulons être en charge de notre propre pays, notre propre monnaie, nos propres frontières, et avec notre propre politique d'immigration" (...) 

Le Danemark. C'est l'autre place forte de l'euroscepticisme dans le nord de l'Europe. Les Danois ont déjà prouvé qu'ils se méfiaient de l'Union européenne en 2015, en votant à 53% contre le renforcement de leur coopération en matière de police et de sécurité. "C'est un non net. Je respecte totalement la décision des Danois" qui "ont eu peur de perdre le contrôle" de leur destinée, avait déclaré le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen à l'époque. 

La Suède. La Suède, alliée historique du Royaume-Uni au sein de l'UE, est très sensible aux résultats du Brexit. C'est du moins ce que semble indiquer un sondage, publié le 20 avril dernier, et qui affirme que 36% des Suédois voudraient quitter l'UE en cas de Brexit contre 32% partisans d'un maintien (...)

La Finlande. Autre pays nordique concerné : la Finlande. Si Helsinki n'a jamais agité directement la menace d'une sortie de l'UE, le gouvernement a déjà envisagé une sortie de la zone euro en pleine crise de la monnaie unique en 2012. A l'époque, la BCE envisageait d'autoriser l'achat d'obligations par le Mécanisme Européen de Stabilité Financière. Une proposition pas vraiment du goût de la ministre des Finances Jutta Urapilainen : "La Finlande ne s'accrochera pas à l'euro à n'importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie unique."

Selon un sondage paru en février 2016, 53% des Français souhaiteraient être consultés par référendum sur le maintien du pays dans l'UE. Un chiffre significatif quand on sait que de nombreux partis, à la droite de la droite (FN, Debout la France) ou à gauche de la gauche (Front de Gauche) prônent a minima une sortie de l'euro. Ou une sortie complète de l'UE, comme le souhaite Marine Le Pen."

 

Posté le 24 juin 2016 à 08h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (33)

Brexit ou Remain ?

Le suspens est intense mais cette photo (du camp des pro-UE) commence à donner une idée de la tendance...

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Avec 50% des bulletins dépouillés, le Brexit est en tête avec 51,3%. Les marchés s'affolent et la Livre chute de 7%. Alors que les bookmakers ont toujours placé le Remain en tête des probabilités avec 75%, c'est désormais le Brexit qui est donné à 66% chez les parieurs. Nigel Farage (UKIP), a revendiqué la victoire lors d'un discours célébrant "l'independence day" du Royaume-Uni :

"L'aube se lève sur un Royaume-Uni indépendant. C'est la victoire des vraies gens, des gens modestes et dignes. Nous nous sommes battus contre les multinationales, contre les grands partis"

A suivre...

Posté le 24 juin 2016 à 06h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

23 juin 2016

Le Grand Orient De France (GODF) est opposé au Brexit

Etonnant, non ? Daniel Keller, le Grand Maître de cette loge maçonnique déclare :

 "Quelle que soit son issue, ce scrutin fera apparaître un pays divisé, ce qui est très préoccupant. C’est malheureusement un référendum idéologique, sur le choix d’une souveraineté qui méconnaît la nécessité de l’intégration de nos économies. C’est aussi une conséquence du manque de construction politique de l’Union Européenne."

Posté le 23 juin 2016 à 15h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Nicolas Bay (FN) : "On ne peut pas ne pas faire le constat de cet échec total de l'Union européenne"

Nicolas Bay, secrétaire général du FN, à propos du Brexit sur France Info :

"Une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne serait l'occasion d'émettre un signal très fort en direction de tous les peuples d'Europe qui aspirent à une Europe construite totalement différemment. Il ne s'agit pas d'être antieuropéen, il s'agit de constater tous les échecs.

Cela n'empêcherait pas de maintenir le partenariat. La réalité c'est que la France a rayonné à travers le monde bien avant l'Union européenne qui entrave nos libertés. On ne peut pas ne pas faire le constat de cet échec total de l'Union européenne.

Schengen, on nous l'avait vendu comme un espace de libre circulation à l'intérieur des Etats membres, avec une maîtrise des frontières extérieures. Il n'y a aucune maîtrise des frontières extérieures. Les frontières sud de l'Europe sont de véritable passoires. Ce qui est extraordinaire avec Schengen c'est qu'on les [les migrants] laisse entrer librement en France, mais ensuite on les empêche de sortir parce que les Britanniques ont été plus prudents et ne sont pas dans Schengen"

Posté le 23 juin 2016 à 15h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

22 juin 2016

J-1 : Pourquoi la Turquie souhaite la défaite du Brexit ?

Les explications ici :

"La Turquie souhaite plus que tout que le Royaume-Uni, soutien de longue date à son adhésion à l'Europe, reste dans le bloc, a déclaré ce mercredi son chef de la diplomatie.

"Nous voulons que le Royaume-Uni reste à tout prix dans l'Union européenne", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu lors d'une conférence de presse à Ankara, à la veille du référendum devant décider du futur des Britanniques.

"Un retrait aurait sans aucun doute un impact négatif", a estimé Mevlüt Cavusoglu, à la veille d'un référendum extraordinairement indécis mais déterminant pour l'avenir du pays et du reste de l'Europe. Londres a traditionnellement soutenu la demande d'adhésion de la Turquie au sein de l'UE mais la possible entrée d'Ankara dans le bloc européen a été un thème important dans la campagne du référendum britannique. Les tenants du "Brexit" ont assuré que le Royaume-Uni risquait d'être submergé par des millions de Turcs en cas d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Mais le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré que l'adhésion d'Ankara n'était qu'une perspective lointaine, et pourrait même ne pas se concrétiser "avant l'an 3000".

Une raison de plus de souhaiter la victoire du Brexit...

Posté le 22 juin 2016 à 14h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

J-1 : Le Brexit était au plus haut dans les statistiques jusqu'au jour du meurtre de Jo Cox

Un assassinat qui tombe vraiment à pic pour les européistes. Ce n'est pas un site complotiste qui le dit mais Émile Servan-Schreiber co-directeur d'Hypermind.com, société de marchés prédictifs, dans un entretien accordé au Point :

L'assassinat de la députée Jo Cox a-t-il eu un effet sur les courbes ?

Oui, ce drame a brutalement stoppé une remontée du Brexit amorcée depuis quelques semaines. Il faut dire que sur les 18 sondages publiés entre début juin et le meurtre de Jo Cox, les deux tiers étaient favorables au Brexit. Cela commençait à émousser la confiance d'Hypermind dans le Bremain à seulement une semaine du vote ! Le jour de l'assassinat, deux nouveaux sondages donnaient encore le Brexit gagnant. La probabilité du Bremain sur Hypermind est alors descendue jusqu'à 55 %, mais restait encore favorite. La nouvelle de l'assassinat a immédiatement renversé la tendance. Le soir même, la probabilité du Bremain était remontée à 60 %, le lendemain, elle côtoyait 70 %, et elle se situe aujourd'hui autour de 75 %.

À quel moment le Brexit a-t-il été le plus haut dans vos statistiques ?

Jusqu'au jour du meurtre de Jo Cox, la probabilité du Brexit sur Hypermind n'avait jamais dépassé 40 %. Mais elle a culminé ce jour-là à 45 % juste avant le drame. Elle est lourdement retombée depuis, et se situe aujourd'hui autour de 25 %.

Posté le 22 juin 2016 à 09h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

21 juin 2016

J-2 : les opposants au Brexit avancent des arguments de choc

Il n'est visiblement pas facile de défendre de manière rationnelle la dictature européenne :

 "Mon chat est triste à cause du Brexit. Si vous êtes d'accord, retweetez avec votre propre chat"

"David Beckham contre le Brexit. je voterai pour le maintien"

"En cas de Brexit, le scénario noir pour le football anglais et français"

"Augmentation du prix du cheddar en France"

Heureusement, il nous restera le Camenbert, le Roquefort et le Brie...

Posté le 21 juin 2016 à 12h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

20 juin 2016

Canal Plus demande quelle part de responsabilité porte le FN...dans l'assassinat de Jo Cox

On s'y attendait. Réponse de Florian Phillipot (à partir de 14'40'') :

 

Le JT du Grand Journal du 17/06 - Avec Florian Philippot

Posté le 20 juin 2016 à 06h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (22)

19 juin 2016

J-4 : Les sondages sur le Brexit plus incertains que jamais

7aafc7b2e9b5ec72685eda48b10342acL'assassinat de Jo Cox semble néanmoins commencer à produire son effet :

"Les défenseurs du maintien ont une avance de trois points sur les partisans du Brexit dans le premier sondage réalisé depuis le meurtre de l'élue jeudi. L'enquête réalisée par l'institut Survation pour le Mail on Sunday, qui s'est parallèlement déclaré officiellement en faveur du maintien, place le camp du «In» en tête avec 45% des suffrages contre 42% pour le «Out».

Le précédent sondage Survation, effectué pour le compte du cabinet d'analyse financière IG, donnait les mêmes chiffres à l'envers, le «Out» étant crédité de 45% des intentions de vote contre 42% pour le camp du «Remain».

Il a été publié jeudi, quelques heures avant le meurtre de Jo Cox. Le nouveau sondage a été réalisé vendredi et samedi.

Les motivations du tueur restent confuses mais on sait maintenant à qui profite le crime...

Posté le 19 juin 2016 à 15h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

18 juin 2016

J-5 : la proportion d'indécis augmente mais le Brexit reste en tête

Les électeurs britanniques semblent ne pas être sensibles à la propagande des médias exploitant l'assassinat de la députée Joe Cox par un déséquilibré :

"On aurait pu penser que l'assassinat du député travailliste Jo Cox, qui était contre le Brexit, aurait détourné les électeurs britanniques de leur volonté de sortir de l'Union Européenne. Et ce d'autant plus que l'assassin de Jo Cox était un partisan farouche de la sortie.

Cependant, c'est à peu près l'inverse qui s'est produit.  Deux sondages de Qriously sur les intentions de vote montrent que c'est le camp du Remain (pour rester dans l'U.E.) qui souffre en fait de l'événement.  Alors qu'entre le 13 et le 16 juin, 39,7% des Anglais s'opposaient à la sortie, ils ne sont plus que 32,4 au lendemain de l'assassinat de Jo Cox, le 17 juin.

A contrario, le camp pro-Brexit, qui caracolait en tête à 51,7% jusqu'au 16 n'a perdu que 0.2% le 17

En fait, le grand gagnant est le camp des indécis, qui passe de 8% à 16%, les électeurs anti-Brexit étant certainement plus perturbés que les pro-Brexit par la mort du député Cox, au point de remettre en cause leur votes. Et les partisans de la sortie ont donc bien résisté à la tentation de faire le lien entre l'assassinat et leur cause."

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En revanche, ceux qui ont fait leur choix envisagent de moins en moins de changer d'avis.

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L'article en anglais ici.

Posté le 18 juin 2016 à 17h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

17 juin 2016

Comme en Suède, cet assassinat aussitôt médiatisé vient bouleverser les derniers jours du référendum

Article très intéressant de François Asselineau suite à l'assassinat de la députée pro-UE Jo Cox :

Sans-titre"Ayant été interrogé par Radio Sputnik le 8 juin dernier - il y a 8 jours, j'avais mis en garde les auditeurs sur le fait que les partisans du maintien dans l'Union européenne étaient prêts à tout pour terroriser les électeurs. Et j'avais en particulier rappelé ce qui s'était passé dans les jours précédant le référendum du 14 septembre 2003 en Suède, pour ou contre l'adoption de l'euro.

Voici le verbatim de mon entretien sur Radio Sputnik :

"Alors j’espère qu’au Royaume-Uni, il ne va pas se produire la même chose que ce qui s’était produit en Suède.

Puisque je rappelle qu’en Suède, comme les sondages pour l’entrée de la Suède dans l’euro donnaient désespérément le Non gagnant, eh bien la porte-parole du camp du Oui, qui était Mme Ana Lindh, la jeune ministre des affaires étrangères du gouvernement suédois de l’époque, qui avait 42 ans et qui était une jeune femme très photogénique, et qui avait été l’égérie du camp du Oui, eh bien a été assassinée dans une galerie commerciale de Stockholm par un type.

L’affaire a été à moitié élucidée -… c'est une espèce de Serbe sorti d’un hôpital psychiatrique, enfin un type qui a à peu près le profil de Lee Harvey Oswald, si vous voyez ce que je veux dire….

Et elle a été, donc, assassinée deux jours avant la tenue du référendum.

Et au lieu d’arrêter le référendum et de le reporter, eh bien le gouvernement du Premier ministre M. Personn, à l’époque Premier ministre de la Suède, a maintenu le référendum. Et pendant les 48 heures précédant le scrutin, on a chanté les louanges de cette femme qui avait été assassinée pour le triomphe du Oui. Et on a expliqué aux Suédois que cela allait changer probablement la donne, et qu'ils allaient voter Oui.

Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Il y a même eu un sondage Gallup, qui a été le dernier sondage publié, qui avait indiqué que le camp du Oui, miraculeusement, allait triompher, du fait de cet assassinat mystérieux.

En fait, bon, ça n’a pas eu lieu. Le non l’a remporté en Suède. Et puis, ce qui est intéressant, c'est que toutes les prophéties d’Apocalypse qui avaient été faites pour la Suède, eh bien, donc c'était en 2003, eh bien treize ans après, plus personne n’en parle.

Et pourquoi plus personne n’en parle ? Eh bien parce que la Suède, je ne vais pas dire qu’elle se porte merveilleusement bien car elle fait quand même partie de l’Union européenne. Mais elle est, parmi les pays de l’Union européenne, l'un des pays, sinon celui, qui se porte le mieux
[...]  Alors tout ça pour dire, j’espère que le Brexit…, il ne va pas y avoir…, je serais un des plus ardents partisans du camp du Oui au Royaume-Uni, je prendrais des gardes du corps. Parce que vous comprenez, si évidemment il y avait un attentat ou s'il y avait quelque chose comme ça qui se passait au Royaume-Uni, les médias vous expliqueraient aussitôt : « vous voyez, si on sort de l’Union européenne » ; ils feront un amalgame qui n’a aucun rapport entre, par exemple, le terrorisme, le risque d’attentat et puis la sortie de l’UE (...) Si le Royaume-Uni sort de l’Union européenne, ça va inéluctablement avoir un effet de domino parce que tout simplement les peuples d’Europe vont regarder ce qui va se passer et puis ils constateront que ce n’est pas l’Apocalypse promise par les européistes. »

Ce 16 juin, mes propos tenus il y a 8 jours viennent de se révéler tragiquement justes et prémonitoires. On a appris en effet, ce 16 juin 2016 après-midi, que la séduisante députée britannique pro-UE, très en pointe dans la campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'UE, a été blessée par balles et poignardée à mort par un mystérieux assassin.

Les dépêches de presse précisent obligeamment - alors même que l'enquête n'a pas démarré - que l'assassin aurait crié « Britain First ! » (« La Grande-Bretagne d'abord ! »), jeudi, au moment d'accomplir son geste....

Le mystérieux assassinat d'Ana Lindh - porte-parole du Oui à l'euro - était survenu en Suède le 11 janvier 2003, 3 jours avant le référendum pour ou contre l'euro, et alors que tous les sondages donnaient le Non à l'euro gagnant.

Le mystérieux assassinat de Jo Cox - l'une des porte-parole du maintien dans l'UE - survient le 16 juin 2016, 6 jours avant le référendum pour ou contre la sortie de l'UE, et alors que tous les sondages donnaient le Brexit gagnant.

Comme en Suède il y a 13 ans, cet assassinat est aussitôt médiatisé et vient bouleverser les derniers jours du référendum, au moment où tous les sondages donnent le référendum perdu pour le camp européiste. On notera que l'une des premières personnalités à réagir à l'assassinat de Jo Cox a été John Kerry, secrétaire d’État américain, qui s’est inquiété d’une « attaque contre tous ceux qui croient à la démocratie »....

Comme en Suède il y a 13 ans, il est probable que, dans les prochains jours, des sondages miraculeux fassent état d'un soudain renversement de tendance et d'une victoire possible des européistes « par respect pour la défunte »...

Je présente toutes mes condoléances les plus attristées aux proches de la député Jo Cox, et je conjure le grand peuple britannique de faire comme les Suédois il y a 13 ans, c'est-à-dire de ne pas céder à l'émotion provoqué par cet assassinat aussi effroyable que mystérieux."

Posté le 17 juin 2016 à 13h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

16 juin 2016

La campagne sur le Brexit suspendue [Add.]

A cause de la mort d'une députée travailliste tuée par balles en pleine rue :

"Jo Cox, députée du Labour dans le Yorkshire, a été blessée par balle jeudi après-midi à Birstall, près de Leeds, dans le nord de l’Angleterre, près de la bibliothèque où elle tenait régulièrement des permanences. La députée travailliste a été touchée avant de s’effondrer (...) Un homme de 52 ans a été arrêté, ont ajouté les forces de l’ordre.

Elue députée en 2015 dans la circonscription de Batley et Spen, dans le Yorkshire, Mme Cox avait travaillé pour l’ONG Oxfam avant d’entrer à Westminster. Ces dernières semaines, elle militait pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne."

En 1992, lors de la campagne pour le référendum sur Maastricht et lorsque le non semblait pouvoir l'emporter, l'opinion publique avait appris à quelques jours du scrutin que François Mitterrand souffrait d'un cancer. Les analystes politiques estiment que cette révélation avait permis au oui dans l'emporter de la dernière ligne droite...

Addendum : l'assassin s'appelle Thomas Mair. L'Express le présente comme un déséquilibré puisqu'il faisait "du bénévolat dans le parc encouragé par un centre pour adultes ayant des problèmes de santé mentale" et qu'il avait déclaré que ces travaux "lui avaient fait plus de bien que toutes les psychothérapies et tous les médicaments du monde". D'autres médias le présentent comme un militant d'extrême droite (ici et ici).

Posté le 16 juin 2016 à 18h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Souhaitez-vous l’organisation d’un référendum sur la sortie de la France de l’UE ?

Pour voter c'est ici

Posté le 16 juin 2016 à 18h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

J-7 : "Je déteste l'UE qui laisse détruire par des ploutocrates des pays si riches en histoire et culture"

Quand un ancien pilote de la RAF parle avec ses tripes :

Lancaster%20sq%20300%20Hollande%20fin%20de%20la%20guerre"Nous avons résisté seuls en 1940. Nous pouvons le refaire": Bryan Neely, pilote de la RAF pendant la Deuxième guerre mondiale, est persuadé que seul un Brexit rendra sa grandeur au Royaume-Uni aujourd'hui étouffé "par les ploutocrates de Bruxelles".

"On nous bassine avec l'idée qu'on n'y arrivera pas tout seuls. Quel ramassis de conneries! Évidemment qu'on peut y arriver. En 1940 il n'y avait personne pour nous aider. Ayons des tripes, nom de Dieu", s'anime-t-il lors d'un entretien à l'AFP.

Toujours bon pied, bon œil à presque 92 ans, Bryan Neely est un fervent défenseur du Brexit et jette toutes ses forces dans la bataille à l'approche du référendum du 23 juin. Depuis qu'il a rejoint la campagne "Veterans for Britain", son smartphone vibre toutes les cinq minutes et il sillonne le pays pour coordonner les troupes, bannière de l'Union Jack au vent.

"J'aime l'Europe", explique-t-il en se versant une tasse de thé dans le charmant petit jardin de son appartement à Notting Hill, au cœur de Londres en recevant l'AFP. "Mais je déteste l'UE qui laisse détruire par des ploutocrates des pays si riches en histoire et culture", s'étrangle-t-il aussitôt.

"Qui sont ces financiers de Bruxelles ? Attendons de voir qu'ils montent dans un avion et voient les balles siffler dans le cockpit. Ils ne connaissent rien à la vie", enchaîne l'ancien pilote de la Royal Air Force (...)

Il était âgé de 19 ans à peine lorsqu'il a effectué son premier raid aérien au dessus de l'Allemagne aux commandes d'un bombardier Lancaster [photo]. De ces années de guerre, Bryan Neely garde la profonde conviction que les Britanniques ont un caractère unique, mélange de fierté, de force et de résilience. "En 1940 après la bataille de Dunkerque, l'Europe était à plat ventre devant les nazis. Nous avons résisté seuls pendant dix-huit mois avant l'arrivée des Américains. Nous pouvons le refaire aujourd'hui", dit-il.

Que le Premier ministre David Cameron, les chefs d’État étrangers ou les institutions internationales puissent penser le contraire l'énerve au plus haut point. "Ils ne nous parlent que de chiffres, nous annoncent une catastrophe imminente. Ils étaient où en 1940 ? A l'époque, un seul homme s'est levé: Churchill. On ne serait pas dans cette situation s'il était toujours vivant." (...)

Né en Inde, il a vu l'empire britannique s'effondrer. Aujourd'hui, il craint pour l'identité même de l'Angleterre. "Je ne suis pas contre l'immigration mais il faut qu'elle soit contrôlée. Nous perdons, en tant que nation, tout ce qui nous caractérise. L'immigration a complètement submergé notre 'anglitude'. Si l'Europe désire tant l'Angleterre, qu'on laisse l'Angleterre être l'Angleterre", souligne-t-il."

Posté le 16 juin 2016 à 15h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

J-7 : la propagande européiste bat son plein

Alors que les sondages continuent de placer le camp du Brexit en tête, les arguments les plus fous et les plus terrifiants sont lâchés :

Le Brexit, une menace pour les abeilles ?

La Belgique plus durement touchée" par le Brexit

Le Luxembourg perdra gros en cas de Brexit

Le Brexit déprime les promoteurs de concerts

Comme ni les Belges, ni les Luxembourgeois, ni même les abeilles ne voteront, faisons confiance au flegme britannique pour montrer le chemin de la liberté...

Posté le 16 juin 2016 à 15h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

14 juin 2016

Brexit J-9 : "Nous devons nous libérer de la dictature de Bruxelles"

Ck485U0UoAA2LEQAlors que le quotidien The Sun prend ouvertement partie pour le Brexit, plusieurs sondages confirmeraient la victoire possible du Brexit avec 6 points d'avance dans une nouvelle enquête d’opinion d’ICM publiée lundi après-midi par The Guardian et avec 6 point d'avance pour YouGov :

"Dans son éditorial apparaissant également sur sa « une », le Sun soutient qu’une « sortie permettra de réaffirmer notre souveraineté – embrassant un avenir en tant que puissante nation autonome enviée de tous ».

L’avenir de la Grande-Bretagne serait « bien plus sombre » au sein de l’Union européenne et serait absorbé par « l’expansion sans relâche de l’Etat fédéral allemand », poursuit le tabloïd appartenant au magnat des médias Rupert Murdoch. « Nous devons nous libérer de la dictature de Bruxelles », continue le quotidien, qualifiant l’UE de « plus en plus cupide, dépensière et harcelante » :

« Notre pays a une histoire glorieuse. C’est notre chance de rendre la Grande-Bretagne encore meilleure, de reprendre notre démocratie, de préserver les valeurs et la culture dont nous sommes fiers à juste titre. »

Le journal britannique estime que la campagne en faveur du maintien de la Grande-Bretagne au sein de l’UE a été « méchante » et « cynique », et accuse les pro-UE de tenter de « terrifier » en cas de « Brexit ».

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Aux Britanniques de ne pas se faire voler cette victoire probable le soir du scrutin...
 

Posté le 14 juin 2016 à 14h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

11 juin 2016

J-12 : le Brexit donné à 55% dans un nouveau sondage

Un nouveau sondage donne le Brexit en tête à moins de deux semaines du référendum :

"À deux semaines du scrutin, l'écart semble se creuser entre les opposants et les défenseurs du Brexit. Selon un sondage ORB pour le quotidien The Independent publié vendredi 10 juin, 55 % des Britanniques affirment qu'ils voteront pour une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, contre 45% qui se disent pour un maintien.

Cette avance de dix points du camp du "Leave" est la plus marquée depuis le début de cette série de sondages il y a un an, observe le journal, qui précise que les partisans du Brexit ont accru leur avance de quatre points depuis le dernier sondage en avril. Il y a un an, le camp du maintien ("Remain") était en avance de dix points.

L'enquête a été menée en ligne auprès de 2 000 personnes les 8 et 9 juin et il n'était pas possible de cocher la case "ne se prononce pas".

D'autres sondages publiés cette semaine ont conclu à des résultats plus serrés. Selon la moyenne des sondages établie par le site WhatUKThinks, les partisans d'un maintien dans l'UE et les défenseurs d'un Brexit sont au coude-à-coude à 50 %."

Si les prises de position "catastrophistes" sont très médiatisées, comme l'appel de 13 prix Nobel pour le maintien au sein de l'UE, des voix du monde civil et économique se font entendre également pour le Brexit comme l'homme d'affaires britannique James Dyson, célèbre pour ses aspirateurs sans sac :

"Interrogé par le "Daily Telegraph", James Dyson juge que la Grande-Bretagne a plus à gagner qu'à perdre en sortant de l'UE.

"Nous créerons plus de richesses et d'emplois en étant en dehors de l'UE qu'en étant à l'intérieur, et nous serons maîtres de notre destin. Et la maîtrise est, je pense, la chose la plus importante dans la vie comme dans les affaires", dit-il.

James Dyson balaie en outre les mises en garde quant aux conséquences commerciales d'une sortie de l'UE. "Quand le camp du maintien nous dit que personne ne commercera avec nous si nous quittons l'UE, désolé mais ce sont des foutaises absolues", réplique-t-il.

"Si, comme le laisse entendre (le Premier ministre) David Cameron, ils nous imposent des tarifs douaniers de 10%, nous ferons la même chose en retour (...) De toute façon, l'UE commettrait un suicide commercial si elle imposait des tarifs douaniers car nous importons 100 milliards de livres et nous ne lui en exportons que 10 milliards."

Posté le 11 juin 2016 à 15h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

08 juin 2016

Nigel Farage : "Nous avons notre armée de blogueurs"

Nigel Farage au parlement européen en avril 2016 :

 

Posté le 8 juin 2016 à 20h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

J-15 : une possible victoire du Brexit donne des idées au Danemark

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le dernier sondage Epinion réalisé pour la chaine de télévision nationale danoise DR News montre que de plus en plus de Danois souhaitent un référendum sur l’appartenance du pays à l’UE. En février, 37% souhaitaient un référendum du type britannique. Aujourd’hui ils sont 42%.

En novembre de l’an dernier, ils étaient 56% à dire qu’ils voteraient en faveur du maintien dans l’UE s’il y avait un référendum. Aujourd’hui ils sont 44%. Tandis qu’ils étaient 31% à dire qu’ils voteraient pour sortir de l’UE ; aujourd’hui ils sont 42%.

Autrement dit la tendance est en train de s’inverser. Et la classe politicienne danoise tremble de peur devant le référendum britannique. Si le Royaume–Uni vote le Brexit, la pression sera considérable pour qu’il y ait un référendum sur le « DK-exit »."

Et à quand le tour du Franxit ?

Posté le 8 juin 2016 à 19h48 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

J-15 : la BCE se prépare à l'éventualité de la victoire du Brexit

C'est dire si les européistes sont inquiets. En 2005, ils affirmaient haut et fort qu'il n'existait pas de plan B :

«Nous avons une responsabilité qui est de rassurer sur les conséquences possibles d'un Brexit si cela se réalise, ce que nous ne souhaitons pas, notamment sur la confiance des acteurs économiques et sur la stabilité des marchés financiers», a affirmé M. Coeuré dans une interview à la chaîne France24 qui sera diffusée jeudi.

«De ce point de vue là, la BCE se prépare à toutes les éventualités comme elle l'a toujours fait (...) pour agir afin de stabiliser les marchés, notamment en fournissant de la liquidité comme elle l'a toujours fait dans des circonstances comparables», a-t-il ajouté."

Posté le 8 juin 2016 à 19h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

06 juin 2016

Brexit : Des milliers de formulaires de vote par correspondance incitent à voter pour le maintien dans l’UE

Se dirige-t-on vers un scénario à l'autrichienne pour le référendum sur le Brexit du 23 juin prochain ? On se souvient de l'augmentation très suspecte du nombre de votes par correspondance entre les deux tours de l'élection présidentielle en Autriche qui causa la défaite du candidat du FPÖ, Hofer. Une variante du même scénario pourrait se mettre en place outre-manche. Lu sur le site de l'UPR :

Vote-Remain-brexit"Comme récemment pour l’élection présidentielle en Autriche, ce sont plusieurs centaines de milliers d’électeurs britanniques – et sans doute même plusieurs millions – qui s’apprêtent à voter par correspondance au référendum du 23 juin pour ou contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Il faut savoir en effet que le vote par correspondance est très développé outre-Manche, et que les collectivités locales participent à ces opérations.

Or un énorme scandale vient d’éclater hier lundi 30 mai à ce sujet, qui a bénéficié de la couverture du journal « The Telegraph ». Des dizaines de milliers d’électeurs de Bristol ont reçu – inséré dans l’enveloppe électorale comprenant les professions de foi pour ou contre la sortie de l’UE – un « guide » explicatif sur la façon de voter par correspondance ; et ce guide suggère de façon graphique subliminale de voter en faveur du maintien dans l’UE. Le dessin invite en effet sans vergogne les électeurs à cocher la case « Rester dans l’UE » !

Bien entendu, la municipalité de Bristol joue les Sainte-Nitouche et plaide en faveur d’une action purement fortuite et sans conséquences. C’est évidemment un nouveau mensonge. Car nombreux sont les électeurs par correspondance qui sont des personnes âgées dépendantes, en situation de vulnérabilité, et qui peuvent se laisser influencer par un dessin leur indiquant quelle case doit être cochée.

La volonté d’influencer sournoisement les électeurs est d’autant plus patente et grave que le scrutin s’annonce serré. Il suffirait que 2 à 3% des destinataires se laissent prendre au piège pour que cela provoque un surcroît de 120 000 à 180 000 voix en faveur du maintien dans l’UE si le nombre de votes par correspondance atteint les 6 millions, comme ce fut le cas l’an dernier pour les élections générale au Parlement britannique.

Du reste, la municipalité de Bristol a indiqué que c’était sans conséquences mais elle a décidé, devant le tollé provoqué, de mettre au pilon les 5000 formulaires qu’elle n’avait pas envoyés, 47000 ayant déjà été expédiés. Du reste, aussi, il est « curieux » que ces « hasards » fonctionnent toujours dans le même sens…. Le scandale est en train de prendre une ampleur nationale car les électeurs découvrent les uns après les autres que ce formulaire trompeur est en cours de diffusion à travers tout le pays.

Nous avons ici une nouvelle fois la preuve que les européistes sont des tricheurs et des anti-démocrates et que l’européisme est une idéologie pernicieuse, d’essence dictatoriale et totalitaire."

Posté le 6 juin 2016 à 11h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

J-17 : la tendance se confirme pour une victoire du Brexit

Sans-titreIl y a quelques jours, le camp du Brexit passait en tête dans certains sondages. La tendance semble donc se confirmer avec deux nouveaux sondages qui placent à nouveau le camp du Brexit en tête :

"Le Brexit recueillerait 45% et le "maintien" 41%, selon un sondage de l'institut YouGov pour la chaîne ITV. Cette enquête a été réalisée de mercredi à vendredi derniers sur la base d'un échantillon de 3405 personnes.

En outre, selon l'institut TNS, qui fait état lundi d'un sondage réalisé durant la troisième semaine de mai, le Brexit recueillerait 43% des voix tandis que 41% se déclarent pour le maintien. Seize pour cent des sondés se disent encore indécis."

Posté le 6 juin 2016 à 08h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

01 juin 2016

J - 22 : le Brexit passe en tête dans plusieurs sondages

Le Royaume-Uni s'oriente-t-il vers un scénario autrichien pour le résultat du référendum sur le Brexit du 23 juin prochain ? Si certains sondages donnent une égalité parfaite, les 4 derniers donnent le Brexit vainqueur

"Le « Brexit », la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, semble gagner du terrain à un peu plus de trois semaines du référendum du 23 juin prochain. Deux sondages sont venus, mardi 31 mai, confirmer cette tendance qui était à l'œuvre depuis plusieurs jours. L'institut ICM a réalisé pour le Guardian deux sondages, un par téléphone et l'autre en ligne, qui débouchent sur le même résultat : en excluant les indécis, les partisans d'une sortie de l'UE représentent 52% des personnes interrogées.

Dans le détail, 45% des 1.054 personnes interrogées par téléphone ont l'intention de voter le 23 juin en faveur du Brexit, 42% contre ce dernier et 13% sont indécis. Dans le cadre du sondage en ligne, 47% des 2.052 sondés sont favorables au Brexit, 44% y sont opposés et 9% sont indécis. Les positions dépendent donc encore largement des indécis, mais la tendance est claire, car à la mi-mai, le sondage téléphonique avait donné une avance de 10 points aux partisans du maintien dans l'UE et le sondage en ligne avait conclu à une majorité de 52 % en faveur du Brexit.

L'élément le plus intéressant de ce sondage est donc le basculement spectaculaire du sondage par téléphone en faveur du Brexit, alors que cette méthode était traditionnellement favorable au vote en faveur de l'UE. Jusqu'ici, deux sondages téléphoniques seulement avaient placé le Brexit en tête. La tendance semble claire : un sondage téléphonique ORB publié lundi confirmait certes l'avancée du vote en faveur de l'UE par 53% contre 47%, mais avec une nuance : le vote pour le Brexit progresse de 4 points en deux semaines.

Un sondage en ligne de l'institut BMG donne 50% pour les deux camps, avec, là encore, une progression d'un point pour le « Brexit » (...)

Posté le 1 juin 2016 à 19h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

26 mai 2016

Brexit : racisme anti-blancs dans une campagne du gouvernement britannique

Sous prétexte de convaincre les Britanniques de participer au référendum sur la sortie de l'Union Européenne, le gouvernement de David Cameron tombe dans le racisme anti-blancs primaire :

"Un vote est un vote". La photo, lancée par Operation Black Vote, invite tous les Britanniques à participer au vote, quelque soit leur origine. Elle met en scène, sur une balançoire, une femme asiatique âgée et un voyou blanc tatoué et prétend dénoncer "la diabolisation des étrangers et des personnes de couleur". L'homme représente un skinhead, un jeune britannique blond, d'origine sociale modeste et semble très agressif. Face à lui, se tient une femme d'origine asiatique, calme. La balançoire, à l'équilibre, rappelle que le vote de ces deux personnes ont la même importance dans le résultat du référendum."

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Posté le 26 mai 2016 à 15h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

19 avril 2016

Si le Brexit l'emporte, la Grande-Bretagne pourrait disparaître sous les eaux...

La grosse propagande a démarré outre-Manche. Déjà que le gouvernement a dépensé 11 millions de livres pour diffuser une plaquette à tous les foyers britanniques vantant le maintien dans l'Union européenne, violant ainsi le principe d'une campagne équitable, le ministre des Finances vient désormais de publier un rapport alarmant mettant en garde contre le Brexit. Cette étude est jugé "sérieuse et sobre" par le ministre des Finances... Pourtant, même Le Monde souligne l'aspect "controversé" d'une telle étude rédigée... par des partisans du maintien dans l'UE.

En cas de Brexit, le PIB britannique pourrait plonger de 6%

Brexit : les scénarios noirs de Londres

Le Brexit coûterait 4 500 euros par foyer

Cela marche puisque les partisans du Brexit semblent reculer légèrement dans les derniers sondages. Toutefois, la même méthode avait été utilisée en 2005 en France de manière honteuse et le NON l'avait emporté au final... Réponse le 23 juin.

Posté le 19 avril 2016 à 15h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (19)


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