03 décembre 2013

La grande peur des commissaires

Les commissaires de l'UE ne s'inquiètent ni de la crise économique, ni du chômage, ni de la pauvreté, ni des violences, ni de... Non, la commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Cecilia Malmström, a exprimé sa crainte que les élections européennes soient marquées par une progression des partis d'extrême droite, ceux qui sont eurosceptiques, entraînant leur influence croissante sur les décisions du Parlement.

"J'ai vraiment peur que ces partis sortent renforcés des élections au Parlement européen et qu'ils aient ensuite une véritable influence sur les députés". "Certains de ces partis existent depuis longtemps, d'autres sont plus récents et grossissent en profitant de la crise".

Posté le 3 décembre 2013 à 18h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

27 septembre 2013

Christine Boutin demande la suppression du CCNE

Christine Boutin confirme dans Valeurs actuelles qu’elle conduira ses propres listes aux élections européennes, l’an prochain, contrairement à ce qu’a écrit « le Figaro » le 26 septembre :

"Ma détermination est totale. Je suis une femme libre. Je veux porter les valeurs de la démocratie chrétienne, qui sont de plus en plus bafouées en France aujourd’hui. Plus que jamais, la politique doit réaffirmer la valeur de l’homme, la primauté de la personne. Je suis en accord total avec le pape François qui veut que l’intérêt mercantile et financier ne soit pas ce qui détermine la politique. Je porterai en Europe la voix d’une France fidèle à cet héritage, comme le fit Robert Schuman au début de sa création. Une grande partie des décisions politiques se prennent au niveau européen, d’où l’importance d’agir à ce niveau. J’ai envie de me lever, avec mes amis, pour construire une autre Europe.

Avec qui constituerez-vous vos listes ?

Avec des personnalités politiques, comme Jean-Claude Martinez, mais aussi des hommes et des femmes issues de la société civile. Toutes les volontés sont les bienvenues, toutes les personnes qui se reconnaissent dans les valeurs de la démocratie chrétienne peuvent nous rejoindre. [...]

Que pensez-vous des récentes nominations au Comité consultatif national d’éthique ?

Je suis pour la suppression de ce Comité. Ce n’est qu’un écran de fumée anti-démocratique. Le CCNE est composé d’experts qui travaillent sur des sujets techniques. J’ai observé que, depuis sa création, les parlementaires ont tendance à suivre aveuglément ses avis, ce qui fragilise la démocratie. Les décisions en son sein ne sont pas prises à l’unanimité, mais à la majorité des voix. Jusqu’aux dernières nominations, il y avait un semblant de diversité au sein du Comité. Ce n’est plus le cas. François Hollande ne s’embarrasse même plus de l’apparence. Ce pouvoir veut imposer sa propre vision de l’homme. Les représentants des cultes ont été évincés, des personnalités de gauche les ont remplacés. La manipulation est grave, alors que le CCNE doit donner son avis sur l’extension de la procréation médicalement assistée…"

Posté le 27 septembre 2013 à 14h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

22 juin 2011

Dépénalisation du cannabis : ceux qui l'ont fait le regrettent

Lue dans Présent de mercredi cette tribune de Dominique Morin :

V "Un rapport de l’ancien ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant préconise la dépénalisation contrôlée du cannabis, premier pas vers la légalisation. Prétendre lutter contre le trafic par une légalisation encadrée, les socialistes espagnols l’ont fait avant de revenir en arrière car la consommation du cannabis ou d’autres drogues et la criminalité ne diminuaient pas. Le modèle hollandais de légalisation est en pleine remise en cause. De nombreux coffee-shops y ont été fermés, a été diminué la possibilité de consommer et vendre du cannabis, jusqu’à vouloir désormais interdire l’achat de drogue par des étrangers. Car les Pays-Bas, après avoir vu exploser leur consommation grâce aux usagers et dealers des pays voisins, ont entraîné la légalisation dans la Belgique voisine qui alimente désormais le Nord de la France dont les jeunes vont se défoncer dans les boîtes belges, dont l’ecstasy est la spécialité locale.

Le cannabis, le stupéfiant le plus consommé, favorise une appétence pour l’alcool et met en contact direct avec d’autres drogues. Beaucoup qui fument avec nous en consomment et finiront par nous en proposer et les dealers feront tout pour nous en vendre. J’en parle en connaissance de cause. Les trafics, violences et dérives en tout genre n’ont jamais cessé par la dépénalisation. Les charognards prospérant en parasites de la misère humaine, ils s’adaptent en fournissant d’autres produits ou des quantités plus importantes qu’autorisées à la vente. La plupart s’installeront en périphérie voire discrètement dans les lieux de consommation, je l’ai vécu en Hollande. L’Etat français qui est impuissant à libérer les zones occupées par le trafic de drogue pourra-t-il protéger la vente légale et empêcher ce voisinage ?

Avec la « dépénalisation contrôlée », l’Etat donnera l’illusion de « gérer », de faire preuve d’humanité et de réalisme, tout en prélevant impôts et taxes. C’est aussi une insulte envers nos paysans, ruinés et noyés sous les directives européennes, que certains veulent reconvertir en producteurs de cannabis, donc en empoisonneurs. Mais n’est-ce pas le vrai visage de cette « écologie » qui milite contre l’homme ? A moins qu’on ne s’appuie sur l’expérience marocaine pour produire ce qui empoisonnera nos jeunes. Ce qui ne changerait pas vraiment de la situation actuelle.

Le cannabis actuel est de plus en plus puissant et certains usages concentrent son principe actif, décuplant ses propriétés hallucinogènes. [...] Les risques de déclencher une crise sont importants chez des fumeurs qui auraient des prédispositions à la paranoïa, à l’épilepsie ou à la schizophrénie. [...] N’oublions pas la désocialisation, la démotivation, les atteintes à la mémoire, aux réflexes immédiats, la diminution de l’attention et des réflexes immédiats, parmi tant d’autres nuisances ordinaires du cannabis. [...]

Reste le problème de ces quartiers de nos villes où la loi est celle du trafic et de la violence des bandes. Légaliser est l’échappatoire de la lâcheté politique, ou l’aveuglement idéologique de certains pour ne pas regarder en face certains problèmes et prendre les moyens de rendre ces quartiers à la loi et à la paix civile. Libérer ces zones me semble être d’une autre priorité pour l’avenir de notre pays que la répression routière."

Posté le 22 juin 2011 à 12h22 par Michel Janva | Lien permanent

02 mars 2011

Modification du Traité de Lisbonne sans notre accord ?

Communiqué du MPF :

T "La Commission européenne a accepté la semaine dernière que le traité de Lisbonne soit modifié avant 2013 pour permettre l'établissement d'un mécanisme européen de stabilité destiné à préserver la stabilité de la zone euro. Elle estime que la modification proposée de l'article 136 du traité sur le fonctionnement de l'Union ne modifierait en aucune manière les compétences de l'Union européenne. Le Conseil européen propose de modifier l'article 136 du TFUE en introduisant un nouveau paragraphe 3 rédigé comme suit:

« 3. Les États membres dont la monnaie est l'euro sont autorisés à créer un mécanisme de stabilité qui sera activé si cela s'avère indispensable pour garantir la stabilité de la zone euro dans son ensemble. L'accès à toute assistance financière dans le cadre du mécanisme sera soumis à une conditionnalité stricte ».

Dans la mesure où la modification proposée a une incidence sur les politiques et actions intérieures de l'Union, elle estime que cette modification devrait être apportée par la procédure simplifiée de modification du traité. [...]

Cette modification doit être approuvée par les nations, soit par les parlements, soit par référendum... Le MPF demande que l'approbation de cette mesure soit effectuée par référendum.

Posté le 2 mars 2011 à 21h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

13 janvier 2011

Sarkozy et l'Irlande : l'hôpital qui se fiche de la Charité

Le Chef de l'Etat, dans ses voeux aux forces économiques... françaises, a déclaré :

Sir "Je respecte profondément l'indépendance de nos amis irlandais [C'est nouveau... NDL] et nous avons tout fait pour les aider. Mais ils ne peuvent durablement nous dire «venez nous aider» et continuer à garder un impôt sur les bénéfices des sociétés moitié moindre".

Arrêt sur image et un peu de maths : la moyenne européenne est de 25%, celle de l'Irlande de 12, 5%, celle de la France de 33% (le plus haut d'Europe). La France et l'Irlande ont une moyenne de 22,75%... il y a pire comme écart avec la moyenne européenne.

Et Nicolas Sarkozy de s'enfoncer tout seul :

"On ne peut pas parler d'intégration économique sans convergence des systèmes fiscaux".

La suite est évidente :

"La réponse irlandaise à l'intervention de Nicolas Sarkozy n'a pas tardé. Le maintien à 12,5% du taux de l'impôt sur les sociétés est «un élément clé» et son abandon entraînerait «une incertitude accrue pour l'économie irlandaise et une perte d'attractivité pour les investissements étrangers», a indiqué un porte-parole du ministère des Finances jeudi en fin d'après-midi".

Attractivité économique : voilà qui n'est pas le fort de la France; mais quand on donne le bâton pour se faire battre...

Posté le 13 janvier 2011 à 22h31 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

12 janvier 2011

La ratification du traité de Lisbonne revient à l'actualité

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

D "A la surprise générale, la Cour suprême du Danemark a jugé recevable, hier, la plainte déposée par 28 citoyens contre le Premier ministre Lars Lokke Rasmussen pour avoir violé la Constitution en adoptant le traité de Lisbonne sans référendum. C’est un succès inattendu pour les eurosceptiques, même s’il n’y a guère de chance que la Cour suprême juge qu’il y a eu violation de la Constitution.

« Il est peu probable que la Cour suprême trouve que le traité dans son ensemble viole la Constitution danoise, mais, comme dans le cas allemand, ils demanderont probablement des dispositions sur la manière de l’appliquer », dit à EUobserver le député européen Soren Bo Sondergaard, du Mouvement du peuple contre l’UE. En attendant, poursuit ce député, cette affaire en cours pourrait compliquer la ratification par le Danemark du protocole sur le mécanisme d’aide aux Etats en difficulté financière, et surtout bloquer le projet du gouvernement d’organiser un référendum visant à supprimer les exemptions danoises. (Le Danemark avait rejeté le traité de Maastricht par référendum, puis avait accepté lors d’un second référendum le traité totalement vidé de sa substance : le pays était exempté de toute participation à la citoyenneté européenne, à la monnaie unique, à la politique de défense commune, à la coopération policière et judiciaire. Ces exemptions ont été reconduites dans le traité de Lisbonne.)"

Posté le 12 janvier 2011 à 19h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

26 décembre 2010

Espoir : plus facile d'abandonner l'euro qu'on ne le croit

Lu ici , alors que 30% des Français se disent favorables à la sortie de la France de la zone euro :

Fdeu "Non seulement l’euro n’a pas amené la croissance et les emplois promis. Mais on constate tous les jours à quel point il pénalise la croissance des pays qui l’ont adopté comme monnaie unique. Cependant, pour convaincre d’en sortir, il faut aussi proposer une alternative et répondre aux interrogations.

La première chose qu’il faut noter est que le retour aux monnaies nationales est un exercice plus facile que le lancement de l’euro puisqu’il s’agit de revenir à la situation d’il y a une dizaine d’années. En outre, il y a des précédents, en Tchécoslovaquie ou dans l’ancienne URSS qui montrent tous que la chose est à la fois relativement simple et peu coûteuse selon les mots même de partisans de l’intégration européenne. Nous sommes loin des tableaux apocalyptiques présentés par certains (...)

Malgré tout, beaucoup de questions vont subsister car les défenseurs de l’euro recourent aujourd’hui à la peur pour essayer de convaincre que le retour aux monnaies nationales serait un dangereux saut dans le passé ou l’inconnu, dont les conséquences seraient dramatiques.

Certains agitent le spectre d’un retour de l’inflation. Mais si le prix des produits allemands augmenterait, celui des produits italiens, espagnols, portugais ou grecs baisserait. Et même si le franc baissait par rapport au dollar, le regain d’inflation serait tout de même assez limité car plus de la moitié de notre commerce est réalisé en Europe, où le franc serait globalement stable (...)

La dernière question que l’on se pose est la possibilité légale de le faire puisque rien n’est prévu dans les traités européens, qui indiquent même que les pays qui n’en font pas partie sont destinés à le rejoindre un jour. Déjà, il faut souligner que la Grande-Bretagne, la Suède ou le Danemark ne semblent pas pressés de rejoindre la monnaie unique européenne, signe assez évident de ses limites.

Fde Car bien au contraire, ces pays ont profité de leur indépendance pour laisser leur monnaie se déprécier afin de relancer la croissance. La Suède enregistre ainsi une croissance de 4% en 2010 et le Danemark de 2,2%, bien au-delà des 1,6% d’une zone euro tirée par la croissance des exportations allemandes qui s’explique par le krach de 2009... La dépréciation de la livre a permis à la Grande-Bretagne d’amortir une crise qui aurait du être beaucoup plus sévère que sur le continent.

Et malgré les traités européens, la France peut de toutes les façons utiliser la convention de Vienne pour quitter l’euro. Nous aurions alors le même statut que les pays qui n’en sont pas membre. A ceux qui soutiennent qu’il vaut mieux affronter la mondialisation avec une grande monnaie européenne, on pourra rétorquer que la Suède s’en passe très bien, tout comme la Corée du Sud. Il n’a jamais été démontré qu’il fallait avoir une monnaie dépassant le cadre national pour croître.

Bref, le retour aux monnaies nationales ne serait pas si compliqué que cela et les plus sombres des objections ne résistent pas à l’analyse. Si tout ne serait pas simple, les bénéfices économiques feraient rapidement oublier cette parenthèse hasardeuse qu’aura été la monnaie unique".

Posté le 26 décembre 2010 à 16h12 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (32)

25 octobre 2010

La révision du traité de Lisbonne ou la boîte de Pandore

T La volonté de l'Allemagne et de la France de modifier le traité de Lisbonne pour réformer la zone euro suscite des remous avant le sommet de l'UE jeudi. Le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, a estimé que l'accord entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy "donne un très très mauvais sentiment" aux autres pays européens, placés devant le fait accompli :

"Il y a un risque que nous passions encore des mois et des années à être auto-centrés sur nos problèmes".

Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, a mis en garde :

"Dans ce monde, tout est possible, mais ce n'est pas très vraisemblable".

En Grande-Bretagne, le Premier ministre David Cameron risque de se retrouver sous la pression des plus eurosceptiques de son camp, qui pourraient en profiter pour demander d'autres modifications du traité, comme un rapatriement de compétences de Bruxelles vers Londres. Le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, craint le pire :

"Il faut s'assurer qu'on ne va pas créer une nouvelle usine à gaz".

Le Fonds de sauvetage, créé au printemps pour les pays de la zone euro qui connaîtraient de graves difficultés financières, expire dans 3 ans. Pour le pérenniser, l'Allemagne veut passer par une une révision du traité, seul moyen de ne pas se faire censurer par sa Cour constitutionnelle. Angela Merkel veut aussi imposer des sanctions politiques contre les pays trop laxistes sur le plan budgétaire : la privation des droits de vote dans l'UE. La France et l'Allemagne prônent une procédure de révision du traité simplifiée pour éviter des référendums nationaux politiquement risqués, en arguant qu'il s'agit de modifications techniques. Mais d'autres capitales ne sont pas convaincues que ce sera possible.

Posté le 25 octobre 2010 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

25 août 2010

L'excuse facile de Baroin suite au nouvel impôt : c'est la faute à l'UE

Le ministre du budget François Baroin a confirmé le nouvel impôt annoncé hier, tout en se dédouannant :

"Le statu-quo sur le triple play n'est pas possible. On a une injonction de Bruxelles qui nous pousse à bouger. On va bouger suffisamment pour être en ligne sur le plan économique avec Bruxelles".

En 2005, le même Baroin défendait ainsi le Traité constitutionnel :

"Venons-en aux appréhensions liées à notre souveraineté. " Des décisions imposées par des instances supranationales qui s'imposent à nous ; nous ne sommes plus maîtres chez nous... ", voici très brièvement résumé ce sentiment de crainte. [...] Dans la situation actuelle, les décisions sur le plan européen sont prises par les gouvernements et les commissions. Le droit relève d'une interprétation commune de la Cour de justice de l'Union européenne et des juridictions nationales. Les volets des politiques communes sont préparés par les administrations européennes et nationales. Il y avait dans ce système codécisionnaire une absence de taille : celle des parlements nationaux des Etats membres.

Le traité remédie à cette carence en donnant aux parlements nationaux le contrôle de l'application du principe de subsidiarité. En clair, Assemblée nationale et Sénat pourront agir et veiller à ce que les institutions européennes n'étendent pas plus que de raison leurs prérogatives. Le Parlement sera donc directement associé aux décisions européennes. Les limites entre politiques européennes et politiques nationales seront ainsi bien gardées. C'est bel et bien une garantie de souveraineté nationale que, paradoxalement, nous donne la future Europe du traité constitutionnel !"

Posté le 25 août 2010 à 11h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

03 juin 2010

Le traité européen a été modifié sans l'accord des peuples

Pierre Lellouche, secrétaire dʼÉtat aux Affaires européennes, avoue dans un entretien au Financial Times, le 27 mai, à propos du mécanisme de garantie des dettes dans la zone euro qui apporte un changement « sans précédent » aux traités de l'UE :

"C'est un changement énorme. Ce qui explique certaines des réticences. C’est expressément interdit par les traités par la fameuse clause de non-renflouement. De facto, nous avons changé le traité. Ce mécanisme n’est rien de moins que l'importation de la clause de défensemutuelle de l'article 5 de l'OTAN appliquée à la zone euro: quand un membre est attaqué les autres sont obligés de venir à sa défense." (source : YD)

Posté le 3 juin 2010 à 11h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

03 novembre 2009

Le traité de Lisbonne, c'est pour le 1er décembre

C'est officiel.

Posté le 3 novembre 2009 à 19h44 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

Vaclav Klaus a signé le traité à 15h

Le président tchèque Vaclav Klaus a annoncé :

"J'annonce que j'ai signé le traité de Lisbonne aujourd'hui à 15 heures. Je m'attendais à cette décision de la Cour constitutionnelle et je la respecte, bien que je la désapprouve fondamentalement.

Avec l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, la République tchèque cesse d'être un Etat souverain".

Posté le 3 novembre 2009 à 17h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Lisbonne : la Cour tchèque lève le dernier obstacle

La Cour constitutionnelle tchèque a jugé le traité de Lisbonne conforme à la loi fondamentale du pays. Elle a ainsi levé le dernier obstacle à la ratification complète du texte et au choix du futur président de l'Europe.

Le rouleau compresseur aura eu raison de Vaclav Klaus. Il ne démérite en rien.

Posté le 3 novembre 2009 à 10h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

30 octobre 2009

L'UE s'est donc soumise aux desiderata tchèque

L'européiste Jean Quatremer nous en apprend un peu plus sur les négociations nocturnes à Bruxelles :

K "La présidence suédoise de l’Union a estimé, après des contacts avec Prague, qu’une simple déclaration ne suffirait pas et qu’il fallait un « protocole » en bonne et due forme. Cela implique donc une ratification par l’ensemble des États membres. Comme il n’est pas question de recommencer le processus de ratification de Lisbonne, ce protocole sera annexé au prochain traité d’adhésion, sans doute celui de la Croatie, comme l’a expliqué hier soir Fredrik Reinfeldt, le premier ministre suédois. «Le processus de ratification de ce nouveau traité me fait penser à un marathon, mais à un marathon à obstacle», a soupiré le président de la Commission, José Manuel Durao Barroso. [...] En pratique, la Tchéquie va bénéficier du même protocole que le Royaume-Uni et la Pologne qui précise que

"la Charte n’étend pas la faculté de la Cour de justice de l’Union européenne ou de toute juridiction de la Pologne ou du Royaume-Uni, d’estimer que les lois, règlements ou dispositions, pratiques ou actions administratives de la Pologne ou du Royaume-Uni sont incompatibles avec les droits, les libertés et les principes fondamentaux qu’elle réaffirme"."

Posté le 30 octobre 2009 à 15h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

29 octobre 2009

Les dirigeants de l'UE acceptent la dérogation tchèque

Les dirigeants des pays de l'Union européenne ont accepté d'accorder à la République tchèque la dérogation qu'elle demandait sur la charte des droits fondamentaux pour ratifier le traité. Selon des diplomates, les dirigeants présents au Conseil européen ont accédé aux demandes de Prague, ouvrant ainsi la voie à la signature du traité par le président Vaclav Klaus si la Cour constitutionnelle tchèque considère le traité d'un oeil favorable. La cour doit se prononcer mardi prochain sur le sujet.

La dérogation obtenue par la République tchèque est similaire aux dérogations accordées à la Pologne et à la Grande-Bretagne.

Posté le 29 octobre 2009 à 23h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Un sommet européen braqué sur la République tchèque

B Le sommet de Bruxelles d'aujourd'hui et demain devrait permettre aux 27 de s’entendre pour accorder à la République tchèque une dérogation à la Charte des droits fondamentaux, comme en ont déjà obtenu une le Royaume-Uni et la Pologne. La Slovaquie, l’Autriche et la Hongrie seront, pour des raisons historiques, très attentifs à cette décision, et pourraient réclamer la même dérogation. En échange, les 27 veulent l’assurance qu’une fois cette requête satisfaite, Vaclav Klaus signera bien la loi de ratification du traité de Lisbonne.

Mais le président Klaus ne pourra toutefois pas signer tant que la Cour constitutionnelle n’aura pas rendu sa décision sur la conformité du traité européen à la Constitution nationale. Sa décision est attendue le 3 novembre. De source britannique, on mise désormais sur une entrée en vigueur du traité de Lisbonne au 1er janvier prochain.

La Lettre de l'Expansion nous informe que Vaclav Klaus pourrait -pour éviter de signer le traité et sauver la face- déléguer temporairement sa signature à un autre officiel tchèque.

Posté le 29 octobre 2009 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

27 octobre 2009

Le Conseil européen de jeudi ne verra pas l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne

C La Cour constitutionnelle tchèque, qui tient une audition publique aujourd'hui sur la plainte déposée par les sénateurs eurosceptiques de l’ODS contre le traité de Lisbonne ne rendra sans doute pas son arrêt dans la foulée, comme on l’espérait à Bruxelles. C’est en tout cas ce que prévoit le Premier ministre tchèque, Jan Fischer qui vient de faire une déclaration en ce sens. Cela retardera d’autant la signature de la loi de ratification par Vaclav Klaus, le président de la République tchèque, qui devrait obtenir, lors du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement de jeudi et vendredi, la garantie qu’il réclame sur la Charte des droits fondamentaux.

Posté le 27 octobre 2009 à 08h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

26 octobre 2009

La Slovaquie embraye sur la République Tchèque

La Slovaquie insistera sur la même exception au Traité de Lisbonne que la République tchèque, a déclaré lundi le ministre slovaque des Affaires étrangères Miroslav Lajcak. Le chef de la diplomatie slovaque estime que les garanties juridiques accordées à la République tchèque doivent s'appliquer également à la Slovaquie, car les deux pays sont issus du même Etat, la Tchécoslovaquie, et ont hérité de la même législation.

"Nous n'accepterons aucun résultat du processus actuel entre le gouvernement tchèque et les dirigeants de l'UE qui n'assurera pas à la Slovaquie une protection politique et juridique égale à celle de la République tchèque".

Posté le 26 octobre 2009 à 22h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

22 octobre 2009

Il existe un autre Etat qui n'a pas ratifié Lisbonne

Lu dans Daoudal Hebdo :

A "[L]e parlement de l’archipel d’Åland n’a toujours pas ratifié le traité de Lisbonne, et que nul ne sait ce qui peut se passer s’il ne le fait pas. Åland fait théoriquement partie de la Finlande, mais a un statut d’Etat libre associé. En 1994, l’archipel avait âprement négocié son adhésion à l’Union européenne : il avait obtenu, via la Finlande, son exemption des directives fiscales (ce qui fait d’Åland un Etat « duty free »…). [...] Le 5 décembre 2006, la Finlande ratifiait la Constitution européenne, sans attendre le vote d’Åland. Le parlement de l’archipel ne l’avait toujours pas ratifiée lorsque la Constitution fut abandonnée au profit du traité de Lisbonne.

Åland exigeait d’avoir un député européen. La Finlande paraissait finalement prête à céder, mais le traité de Lisbonne fait passer le nombre des députés finlandais de 16 à 13. Il n’en est donc plus question. En 2008, l’euroscepticisme d’Åland (on n’y accepte pas, notamment, que la pêche soit du domaine communautaire) se transforma en colère contre Bruxelles avec l’affaire du snus. Le snus est un tabac à chiquer, interdit par l’Union européenne, mais autorisé en Suède. Et le snus se vend en quantité sur les ferries battant pavillon ålandais. En 2008, donc, la Commission européenne a fait condamner Åland par la Cour de Justice à une amende de 2 millions d’euros, et à édicter une loi interdisant le snus… De ce fait, le parlement d’Åland fait le mort depuis le début du processus de ratification du traité de Lisbonne.

L Le 12 septembre 2008, la Finlande a ratifié le traité, en prétendant que «cette ratification porte sur toute la République», y compris donc Åland, qui est à la fois un Etat libre associé et une province finlandaise. Or la Finlande aurait dû attendre le vote du parlement d’Åland. Ce vote était « à venir », affirmait le gouvernement finlandais, comme s’il s’agissait d’une simple formalité. Puis il fut annoncé pour la mi-novembre. Puis, plus rien. Et, depuis lors, le gouvernement finlandais fait le dos rond… [...] Le site européiste EU-Logos écrivait en mars 2008 (donc au début du processus de ratification) : «Bien que l'accord du Parlement d'Åland ne soit pas juridiquement nécessaire, un refus de sa part pourrait initier une crise institutionnelle et politique susceptible de provoquer des retards.» Des retards dans la ratification du traité. Or la Finlande a ratifié sans attendre l’avis d’Åland. La Commission des lois constitutionnelles avait prévenu que, dans ce cas, elle devrait négocier avec les Ålandais ainsi qu’avec les autres Etats membres sur la situation d’Åland. S’il faut négocier avec les autres Etats membres, il ne s’agit donc pas d’une pure affaire intérieure, comme le prétend le gouvernement finlandais. Pour l’heure on n’entend pas parler de négociations. Or le parlement ålandais dispose bel et bien du droit formel de dire non au traité si une minorité de blocage s’y oppose. Il suffirait que 11 des 30 députés disent non…"

Posté le 22 octobre 2009 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

18 octobre 2009

Traité de Lisbonne : effet boule de neige suite à l'objection de Klaus

S Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a indiqué, dimanche, qu’il n’excluait pas que son pays demande une exception semblable à celle exigée par le président tchèque, Václav Klaus, concernant la Charte des droits fondamentaux, qui figure dans le Traité de Lisbonne.

Robert Fico a précisé que Bratislava envisagerait de réclamer une exception si la République tchèque obtenait ce qu’elle souhaite auprès de la Commission européenne. Le chef du gouvernement slovaque a expliqué que son pays n’avait pas vu aucun problème lors du processus de ratification par rapport aux Décerts Beneš, mais que puisque le président tchèque l’avait soulevé, il convenait d’y consacrer de l’attention. La Slovaquie a ratifié le Traité de Lisbonne en mai de l’année dernière.

(Merci à Y. Daoudal)

Posté le 18 octobre 2009 à 19h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

15 octobre 2009

Vaclav Klaus ne signera "jamais" le traité de Lisbonne

Le président tchèque l'aurait dit ce dimanche selon le Times évoqué par Yves Daoudal. Le chef du Parti conservateur britannique David Cameron aurait écrit à Vaclav Klaus pour lui demander de retarder la signature du traité de Lisbonne afin qu'en cas d'election l'année prochaine, il puisse organiser un referendum en Grande-Bretagne, synonyme de rejet définitif du traité.

Ceci explique t-il cela?

Posté le 15 octobre 2009 à 07h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

14 octobre 2009

Lisbonne : la France sauvée par Vaclav Klaus?

Le président tchèque résiste et reste ferme. Et s'il va jusqu'au bout, la France sera aussi gagnante. En effet Bernard Kouchner a annoncé aujourd'hui que "toute renégociation" du traité de Lisbonne "qui entraînerait une nouvelle ratification des 27 est exclue".

Posté le 14 octobre 2009 à 17h37 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

L'UE méprise les peuples ET les chefs d'Etat

Où quand Barroso met une pression énorme sur les épaules du solide président tchèque.

Posté le 14 octobre 2009 à 15h25 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (1)

Vaclav Klaus persiste et signe

Le président tchèque a déclaré mercredi qu'il n'était pas prêt à revenir sur les objections qu'il a formulées à l'encontre du traité de Lisbonne :

"J'ai expliqué que je crains et que je ne suis pas seul à craindre un approfondissement de l'intégration de l'Union européenne. Pour moi c'est une chose d'importance vitale. A mon avis, les conditions que j'ai formulées pour signer l'accord sont sérieuses et l'idée que je peux oublier mes objections est mal fondée."

Posté le 14 octobre 2009 à 15h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

13 octobre 2009

Lisbonne : les européistes ne sont pas sortis de l'auberge

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Les 17 sénateurs qui ont déposé le 29 septembre un recours devant la Cour constitutionnelle tchèque contre le traité de Lisbonne vont y ajouter des points supplémentaires. «Ce sont des points qui concernent le traité de Rome ou l'amendement de Lisbonne au traité», a déclaré Jiri Oberfalzer, le chef de file de ces sénateurs. Un de ses collègues a précisé que leur teneur sera divulguée quand ils auront été soumis à la Cour. Petite explication de la phrase de Jiri Oberfalzer : il n'y a juridiquement qu'un seul traité européen, à savoir le traité de Rome, modifié par le traité de Maastricht, modifié par le traité d'Amsterdam, modifié par le traité de Nice, modifié par le traité de Lisbonne. D'où l'expression «amendement de Lisbonne au traité». Si les sénateurs en viennent à poser des questions sur le traité de Rome lui-même, on n'est pas sorti de l'auberge. (Et on ne s'en plaindra pas...) Le secrétaire de la Cour constitutionnelle, Tomas Langasek, a déclaré que toute nouvelle démarche, quelle qu'elle soit, complique le travail de la Cour, qui n'a pas d'autre choix que de l'examiner, ce qui retardera d'autant l'examen du recours. Le début de cet examen était initialement prévu la semaine prochaine."

Posté le 13 octobre 2009 à 11h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

12 octobre 2009

Vaclav Klaus a jeté un nouveau pavé dans la mare

D'Yves Daoudal:

K"La demande de Vaclav Klaus d'une exemption de la Charte des droits fondamentaux pour la République tchèque met les eurocrates et leurs affidés verts de rage, et plonge le gouvernement tchèque (qui n'était pas au courant) dans le plus grand embarras. [...]

Certains suggèrent que cette exemption soit incluse dans le traité d'adhésion de la Croatie, comme cela doit théoriquement être le cas pour les prétendues « garanties » accordées à l'Irlande. L'une et l'autre procédure étant juridiquement monstrueuse, puisque le traité d'adhésion d'un pays ne peut concerner que ce seul pays. Quoi qu'il en soit, Vaclav Klaus a jeté un nouveau pavé dans la mare. Comme tout bon stratège, il garde deux fers au feu. Il y avait le recours devant la Cour constitutionnelle, il y a maintenant la demande d'exemption."

Vaclav Klaus craint que la charte puisse permettre de contester les décrets Benes. Ces décrets de l'ancien président tchécoslovaque Edvard Benes prévoient la confiscation des biens des collaborateurs et des traîtres, ainsi que ceux des personnes d'ethnie allemande ou hongroise à l'exception de celles qui avaient souffert sous les nazis. Ces décrets privaient ces personnes de leur citoyenneté tchèque, ce qui avait également permis leur « transfert » hors de Tchécoslovaquie. Vaclav Klaus veut empêcher la réouverture éventuelle de revendications des Allemands qui avaient été ainsi déportés.

Addendum 20h20 : Le gouvernement tchèque s'est rallié à la proposition de Vaclav Klaus, lequel ne se satisfera pas de garanties à l'irlandaise.

Posté le 12 octobre 2009 à 08h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

08 octobre 2009

Lisbonne : nouvelle condition posée par Vaclav Klaus

R Le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, qui exerce la présidence tournante de l'UE, s'est entretenu avec le président tchèque Vaclav Klaus, qui pose une nouvelle condition à la signature du traité de Lisbonne :

"[Il] souhaite ajouter une note en bas de page de deux phrases. Autant que je sache, il lie cela à la Charte des droits fondamentaux".

Le Premier ministre suédois a souligné qu'il avait demandé aux services juridiques de la présidence de l'UE d'étudier cette requête et qu'il en discuterait au cours des prochains jours avec le reste des Vingt-Sept.

Addendum 22h30 : Précisions. Vaclav Klaus veut que le Conseil européen se prononce sur cette note de bas de page. "Il appartient à M. Klaus de préciser ce qu'il compte mettre dans ces deux phrases". Cette demande tchèque nécessiterait un nouvel accord entre pays européens et rouvrirait la boîte de Pandore des débats autour du traité de Lisbonne.

Posté le 8 octobre 2009 à 17h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Lisbonne : la Pologne cède

K Le président Lech Kaczynski signera dimanche le traité de Lisbonne pour sceller sa ratification par la Pologne. Lech Kaczynski sera dimanche au Vatican et devrait ratifier le traité dès son retour dans la soirée". A moins qu'il trouve à Rome de nouvelles forces pour résister.

Addendum 16h00 : Son frère jumeau a démenti ces informations (cf. commentaire).

Addendum1 22h50 : finalement, il signera samedi.

Posté le 8 octobre 2009 à 10h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

07 octobre 2009

Traité de Lisbonne : les Tchèques tiennent bon

Ladislav Jakl, conseiller politique du président de la République tchèque, déclare :

J "Quand vous jouez aux échecs, vous ne dévoilez pas vos prochains coups. Vous ne faites que jouer le suivant. Le président Klaus est en ce moment en train de préparer sa propre analyse du traité, à la demande du président de la Cour constitutionnelle. Il a deux semaines pour le faire. La prochaine étape, c’est celle-là. Et c’est la seule chose qui compte pour nous. [...]

Chez nous, la Cour constitutionnelle s’est prononcée l’an dernier sur six points soulevés par le Sénat tchèque. Ce processus a pris trois ou quatre mois. Et maintenant, un groupe de sénateurs a soulevé la question du traité dans son ensemble. Il est difficile de dire combien de temps cela prendra. Sans doute plus de six mois. Même si, cette fois, il faut noter que notre Cour constitutionnelle se trouve soumise à une forte pression de l’Union européenne et de certains pays en particulier. Ainsi, l’ambassadeur d’Allemagne a effectué une visite, dernièrement, à la Cour constitutionnelle… [...] Le fait qu’un recours soit engagé devant la Cour constitutionnelle nous interdit d’accomplir quelque pas que ce soit, dans un sens comme dans l’autre.

Ne craignez-vous pas, si la ratification devait durer, que la République tchèque perde son commissaire ?

Je pense que le fait d’avoir un commissaire tchèque au sein de la Commission européenne n’est pas très important. Ce serait important s’il représentait bel et bien son pays. Mais ce n’est pas le cas du commissaire actuel qui ne pense pas à son pays en priorité. De plus, la composition de la Commission est décidée par le Conseil européen à l’unanimité, dans le fonctionnement actuel ; et, donc, pour nous priver de commissaire, il faudrait que nous soyons d’accord, ce qui serait tout de même surprenant. [...]

Le traité de Lisbonne a pour nous le tort de transformer ce qui est aujourd’hui une organisation internationale, en une sorte d’entité supranationale. Il veut créer une sorte de super-État. Mais sans les contre-pouvoirs nécessaires tels que le contrôle citoyen ou bien les instruments de démocratie publique indispensables. Pour nous, l’État reste le cadre démocratique par excellence."

Posté le 7 octobre 2009 à 21h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

UE : 20 pays sur 27 ne respectent pas le Pacte de stabilité

P La Commission européenne a enclenché mercredi la première étape de procédures pour déficits excessifs contre 9 nouveaux pays, portant à 20 le nombre de pays épinglés pour dérapage de leurs finances publiques. Les neuf pays concernés sont l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique, le Portugal, l'Autriche, la République tchèque, la Slovénie et la Slovaquie. Les déficits prévus pour ces Etats en 2009 sont supérieurs à la limite de 3% du Produit intérieur brut autorisée par le Pacte de stabilité européen. Bruxelles a déjà lancé cette année des procédures pour déficit excessif contre 9 autres pays, dont la France. Avec le Royaume-Uni et la Hongrie, déjà épinglés avant la crise, ce sont 20 pays sur 27 qui sont concernés.

Une procédure pour déficit excessif vise, via des recommandations précises, à mettre la pression sur les Etats fautifs pour qu'ils ramènent leurs déficits. Elle peut aller jusqu'à l'adoption de sanctions contre les pays concernés.

La crise aura-t-elle raison de cette UE totalitaire ?

En attendant, les pression ont commencé sur Vaclav Klaus pour le forcer à ratifier le traité de Lisbonne. Pour le convaincre, Bruxelles pourrait faire miroiter à Prague un poste de commissaire sur mesure. Si Klaus s'obstinait dans son refus, les Tchèques redoutent d'être alors privés de commissaire. On peut soutenir ici Vaclav Klaus.

Posté le 7 octobre 2009 à 13h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

06 octobre 2009

Le cardinal Bertone contre l'Union européenne : hoax ou réalité ?

E-deo relaye cette déclaration fracassante attribuée au cardinal Bertone, Secrétaire d'Etat du Saint-Siège. Elle n'est visible ailleurs en français que sur le site "l'observatoire de l'Europe" :

"Les pays européens ont chacun leur propre identité. L'Union européenne leur dicte ses lois et ses vues, sans que celles-ci n'aient à respecter leurs traditions et leur histoire. Certains pays sont logiquement en train de résister à cela - par exemple l'Irlande ...- L'Eglise ne peut qu'encourager les Etats dans cette voie".

Le telegraph donne une version plus complète de cette citation où apparaît la phrase suivante en lieu et place des pointillés ci-dessus  :

"Si l'Europe reconnaissait l'union homosexuelle comme égale au mariage, par exemple, cela irait contre sa propre histoire. Il serait juste de se dresser contre cela".

Une version tchèque ou anglaise est disponible pour qui voudra nous donner plus d'éclaircissements sur ces propos datés du 1er octobre et qui auraient été prononcés en République tchèque, ce qui n'est pas innocent pour une telle déclaration. 

En effet, celle-ci n'apparait sur le net qu'après plusieurs jours d'un silence surprenant de la part des agences de presse, des sites officiels, des blogs, etc. : à ce jour, en plus des sites cités ci-dessus, seulement quelques blogs en langue anglaise ont repris cette information...

Info ou intox?

Posté le 6 octobre 2009 à 20h36 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

"La démocratie n'est pas forcément la fille du développement économique"

Le deuxième referendum irlandais ouvre les yeux à beaucoup de monde. C'est aujourd'hui le tour de Marianne :

"Avez-vous remarqué ? Le oui massif des Irlandais au référendum sur le Traité de Lisbonne ne suscite pas vraiment de commentaires trop triomphalistes. On a refait voter un pays en crise grave - le tigre est devenu un chaton craintif en quelques semaines -  par la menace de l'étranglement économique. On a substitué au jeu démocratique des partis l'irruption d'une société civile arrogante emmenée par ne classe patronale qui a su cette fois-ci casser sa tirelire pour la bonne cause. Cette honteuse campagne irlandaise survient après les «putschs parlementaires de Hollande et de France » (comment appeler autrement le fait de demander à  des élus de défaire un vote du peuple ?), acceptés sans broncher par la majorité des partis politiques (...)

Il faut donc regarder le récit du monde d'une autre façon - osons, soyons fou! - que celle proposée par Daniel Cohen. La démocratie n'est pas forcément la fille du développement économique. Ce dernier peut aussi la rendre inopérante, inutile, poussiéreuse (comme en Chine), et accoucher d'un régime post-démocratique dans lequel ses outils - le parlement, la presse, la justice - seront en déshérence. Ce qui n'empêchera pas, comme dans la fiction d'Orwell, les amis du système de nous démontrer par A+B (+C dans le cas d'Alain Duhamel) que la démocratie marque des points un peu partout dans le monde. ".

Posté le 6 octobre 2009 à 10h02 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

05 octobre 2009

Ils ont menti aux Irlandais

... et ils s'en vantent.

Posté le 5 octobre 2009 à 15h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

04 octobre 2009

La phrase du jour

Elle est de Vaclav Klaus :

"Les Irlandais ont eu leur dernière chance de dire quelque chose. Ils l'ont dit. Mais il est évident qu'ils l'ont dit pour la dernière fois, car il n'y aura plus jamais un autre référendum en Europe".

Posté le 4 octobre 2009 à 16h18 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

03 octobre 2009

Le traité de Lisbonne, c'est comme les épinards à l'école

A lire cet excellent article du Post qui déplore la construction d'une Europe sans les peuples. Extraits :

"Aujourd’hui, les Irlandais votent pour ou contre le Traité de Lisbonne. Enfin, ils revotent plutôt. Ils avaient « mal voté » la dernière fois, alors on les refait voter. Et s’ils « revotent mal », et bien ils re revoteront plus tard. Et s’il rerevotent mal, et bien…

J’ai lu des réactions avec lesquelles je me sens en phase sur ce sujet. Je ne peux néanmoins pas parler de simulacre de démocratie, puisque les Irlandais, au moins, ils votent. En France, le Président n’a pas jugé bon de demander l’avis de ce blaireau de peuple pour faire passer le Traité de Lisbonne. Ce blaireau de peuple qui avait déjà mal voté en mai 2005…

« Le traité de Lisbonne, c'est comme les épinards à l'école : même quand vous n'en voulez pas comme en France, en Irlande ou au pays-bas, on vous repasse le plat. Et vous finissez finalement par trouver ça bon au bout du compte !

" Si l'Union européenne était un système démocratique – ce qu'elle n'a jamais été et ne sera jamais –, il serait impensable de faire revoter un peuple souverain alors même que celui-ci vient de donner son verdict. Il ne serait pas davantage envisageable de priver de parole les autres peuples Mais les peuples d'Europe ne vivent que dans une parodie de démocratie ; le verdict des urnes, seul sondage d'opinion légitime, a cessé d'être politiquement contraignant. Il faut en prendre acte avec le plus grand sérieux et mesurer ce que les dirigeants européens sont prêts à faire pour que leur projet aboutisse" (...)

En gros, les cons que nous sommes n’ont pas à donner leurs avis : ils sont trop cons pour qu'on le leur demande... Après ce genre de raisonnement, vous voulez rendre l’Europe populaire ? Ben c’est mal barré…"

Article inattaquable qui rencontrerait un écho quasiment unanime dans la population française... qui resterait néanmoins immobile à subir à quelques exceptions près. On peut se plaindre que le peuple est méprisé, il est avant tout maîtrisé, anesthésié, dominé et s'en contente...

Ceci n'est pas sans me rappeler le titre de ce post des Manants du roi : "Pas de meilleurs esclaves que les esclaves consentants".

Posté le 3 octobre 2009 à 18h58 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

UE - Irlande : oui... mais

Le "oui" l'a emporté en Irlande avec plus de 67% des voix.

Mais le président tchèque vient d'annoncer à propos de sa signature en bas du traité de Lisbonne :

"Ce n'est pas à l'ordre du jour et ce n'est pas non plus à mon ordre du jour de répondre à des questions de ce genre".

Posté le 3 octobre 2009 à 18h17 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

UE : et on refuse de parler de dictature?

De Pierre Lellouche, secrétaire d'État français aux Affaires européennes, qui a déclaré à propos de Vaclav Klaus, dont le pays n'a pas ratifié le Traité de Lisbonne :

"Klaus ne pourra tenir très longtemps (...) La pression sur lui pour qu'il signe sera très forte (...) s'il veut bloquer à lui tout seul le sort institutionnel de 500 millions d'Européens, il y aura des choses désagréables pour la République tchèque".

Klaus doit devenir un esclave consentant.

Posté le 3 octobre 2009 à 18h08 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

Refus du premier vote irlandais : les premiers remords

De la chronique d'Alain Duhamel, pourtant européiste convaincu :

"Si c'est le "oui" qui est victorieux, ce ne sera pas par une méthode particulièrement élégante, et ce ne sera pas avec des arguments qui seront spécialement vertueux. La méthode a été de les faire revoter, parce qu'ils n'avaient pas voté comme le reste de l'Europe aurait voulu qu'ils votent. On ne peut pas dire que ce soit le comble de la démocratie !

Et quand, au fond du ressort d'un éventuel vote "oui", il est simple. Alors que quand tout allait bien, pour les Irlandais, grâce à l'Europe, ils ont voté "non". Maintenant que tout va mal pour les Irlandais, malgré l'Europe, ils sont d'accord, a priori, pour voter "oui", parce qu'ils se rendent compte que les avantages risqueraient de disparaître. Ce n'est pas le comble de l'idéalisme".

Posté le 3 octobre 2009 à 17h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

Irlande : l'UE sûre d'elle. Trop?

Coup sur coup, ces deux annonces :

14h52 : "Merci l'Irlande !", lance Barroso
15h17 :  UE: "oui" à 64% après 16% de décomptage

Rien n'est sûr dans un pays où il n'y a aucun sondage à la sortie des urnes. Un peu de patience...

Posté le 3 octobre 2009 à 15h38 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

Irlande : le oui en tête?

Ce serait la première tendance...

Posté le 3 octobre 2009 à 00h41 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

01 octobre 2009

Demain, les Irlandais votent...

Ireland_votes_no_to_Lisbon_treaty_2

(le blog de Bernard Antony) 

Posté le 1 octobre 2009 à 23h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

29 septembre 2009

Traité de Lisbonne : pression sur Vaclav Klaus

Les idées fleurissent pour faire plier le président tchèque : de la plainte pour inactivité à la privation de ses pouvoirs. Nos grands démocrates européistes ont de l'imagination.

Posté le 29 septembre 2009 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Peu importe que les Irlandais votent OUI ou votent NON au référendum sur le traité de Lisbonne vendredi prochain

C'est en résumé ce que pense le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche :

Lellouche2

"Le sort institutionnel de 500 millions d'européens est entre les mains de 3 ou 4 millions d'Irlandais. C'est une campagne très indécise. Quoi qu'il arrive, l'Europe avancera parce que nous n'avons pas le choix. Nous sommes face à un monde qui va passer à 9 milliards d'hommes (...), il y a énormément de travail à faire en matière énergétique, d'immigration, d'industrie, de social, et on ne va pas s'arrêter. Donc, on trouvera une solution si jamais nous étions devant une situation de ce genre [victoire du non, NDPC]"

Au journaliste qui lui demandait s'il existait un "plan B" en cas de victoire du "non", Pierre Lellouche a répondu: "Je ne veux pas en dire plus".

La bonne nouvelle, c'est que l'hypothèse de la victoire du non vendredi prochain en Irlande est de plus en plus évoquée...

Posté le 29 septembre 2009 à 01h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

27 septembre 2009

Quand un évêque irlandais parle mal et 3 jours trop tôt...

Le 23 septembre, monseigneur Noel Treacy, évêque irlandais, a déclaré  à propos du deuxième referendum sur le traité de Lisbonne:

"Un catholique peut voter oui ou non en bonne conscience. La mise en commun de la souveraineté dans des domaines précis, tout en respectant la subsidiarité, peut renforcer l'intérêt général des européens".

La subsidiarité ne peut s'appliquer qu'avec des acteurs souverains dans leur sphère naturelle. En effet, comment peut s'appliquer ce principe chrétien si déjà l'échelon supérieur piétine une partie du champ d'action de l'échelon inférieur. Quel beau marché de dupe : le supérieur ne reconnaîtrait l'autonomie du subordonné qu'après l'avoir réduite et définie!

Ensuite, l'objectif de la politique est le "bien commun" qui est objectif et non "l'intérêt général" qui est relatif. L'intérêt général d'un pays peut consister à détruire la population de son voisin pour étendre ses marchés, trouver l'alimentation nécessaire, etc., mais ce n'est pas conforme au bien commun. C'est un des piliers de la Doctrine sociale de l'Eglise.

Le 26 septembre, le Pape disait en République tchèque :

" il en fut plus encore ainsi pour les pays d'Europe centrale et de l'est, leur permettant de prendre la place qui leur revient dans le concert des nations en qualité d'acteurs souverains".

Nous savons combien cette notion de souveraineté est aujourd'hui discutée dans bien des chaumières catholiques et combien y est tolérée la dilution des états dans un ensemble plus grand appelé gouvernance mondiale ou fédéralisme européen, etc.

Le Pape est clair sur cette question : lui qui est mélomane emploie à bon escient l'expression de "concert des nations" ou chaque nation joue sa partition unique sur son registre propre, en mettant pleinement en oeuvre ses propres talents au nom du principe de subsidiarité, et dans lequel chaque acteur est souverain.

Ainsi est respecté le principe de subsidiarité en vue de bien commun.

Posté le 27 septembre 2009 à 17h28 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

26 septembre 2009

L'Allemagne a ratifié le Traité de Lisbonne

Hélas.

Posté le 26 septembre 2009 à 14h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

24 septembre 2009

"La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas"

c'est Philippe Seguin qui a dit cela en 1992 dans un discours extraordinaire que sort de l'oubli le site des Manants du roi. Cela n'a pas empêché son auteur de poursuivre une carrière auprès de Jacques Chirac puis de Nicolas Sarkozy, grands pourfendeurs de la France au profit d'une Europe qu'il décrivait pourtant fort bien avec ces mots restés lettre morte :

"En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décidé,

Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de justice.

Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat.

Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile.

A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terrorisme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invective. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur.

Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous.

Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti-1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette République qu'ils encensent dans leurs discours et risquent de ruiner par leurs actes!

Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujourd'hui, de disserter à l'infini sur la signification même du concept de souveraineté, de le décomposer en menus morceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souve­raineté,

Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat.

La méthode est habile. En présentant chaque abandon parcellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se permettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble.

Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même.

Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : «  Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. »

La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas".

Posté le 24 septembre 2009 à 15h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

Blague irlandaise

I

source (via YD)

Posté le 24 septembre 2009 à 13h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

23 septembre 2009

Le Traité de Lisbonne presque ratifié par l'Allemagne

Le président allemand Horst Köhler a signé le texte législatif réformant la Loi fondamentale allemande pour la rendre compatible avec le Traité de Lisbonne sur le fonctionnement des institutions européennes. Après cela, le président devra signer le certificat de ratification, étape qui est désormais une formalité.

Addendum 18h00 : Daoudal (que ferait-on sans lui ?) nous rappelle qu'une autre plainte a été déposée auprès de la Cour constitutionnelle. Le président allemand attendra. Quant aux conservateurs britanniques, ils promettent un référendum sur le Traité s'ils sont élus en mai 2010. Il faut donc tenir.

Posté le 23 septembre 2009 à 12h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

20 septembre 2009

Menace pitoyable de Barroso sur l'Irlande

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a prévenu hier que si les Irlandais votaient « non » au second référendum sur le traité de Lisbonne du 2 octobre, leur pays perdrait son droit automatique à désigner un commissaire européen.

Posté le 20 septembre 2009 à 12h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

18 septembre 2009

Nouvelle contestation du Traité de Lisbonne

Un groupe de sénateurs libéraux et eurosceptiques tchèques va contester le 29 septembre une nouvelle fois le traité de Lisbonne devant la cour constitutionnelle nationale. Ce qui retardera encore sa ratification. Peut-être de 6 mois.

Posté le 18 septembre 2009 à 23h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)


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