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24 juillet 2008

Feu traité de Lisbonne : 3 fois non!

Après l'Irlande,

"Moi, j'ai confirmé ma position que ce traité n'existe pas sans l'Irlande mais que la Pologne ne veut pas être un obstacle".

"Je considère le traité de Lisbonne comme une erreur, une chose mauvaise pour l'Europe (...) Nous n'avons pas tenté de nous persuader l'un l'autre. Nous avons nos claires opinions que l'on ne peut pas changer (...)
En ce qui concerne la ratification, je pense qu'aucun de nous n'est obligé d'agir maintenant de manière radicale. A mon avis, sans un changement du résultat irlandais, il est vain d'en parler (...)
Nous avons tous pleuré quand nous avons perdu au cours des deux dernières minutes notre match contre la Turquie au championnat d'Europe de football, mais nul n'a songé que deux heures plus tard un jury pourrait décider que c'était mal joué et qu'un autre résultat serait valable. Et je pense que les règles sont valables dans le football aussi bien que dans les référendums internationaux".

Lahire

Posted on juillet 24, 2008 at 10:13 PM | Permalink | Commentaires (2)

23 juillet 2008

Sarkozy en Irlande

Ap La visite du président de l'UE au pays du refus vue par :

Lahire

Posted on juillet 23, 2008 at 09:58 AM | Permalink | Commentaires (2)

21 juillet 2008

Sarkozy ne veut plus faire revoter les Irlandais

Nicolas Sarkozy a assuré aujourd'hui à Dublin que l'Union européenne ne voulait "pas imposer" une solution à l'Irlande après le non au traité de Lisbonne lors du référendum du 12 juin, démentant avoir souhaité la tenue d'un second vote.

Comme pour la France, il préfère une solution qui passe outre le peuple. CQFD.

MJ

Posted on juillet 21, 2008 at 10:02 PM | Permalink | Commentaires (1)

Nicolas Sarkozy à Dublin

20080721t135253z_01_nootr_rtridsp_2 Nicolas Sarkozy est en visite aujourd'hui à Dublin pour tenter de comprendre le rejet du mini-traité par les Irlandais. Le premier ministre irlandais Brian Cowen se livre à un exercice périlleux qui consiste à ne pas mécontenter celui qui préside actuellement l'Union Européenne sans pour autant se mettre à dos les 53.4% d'Irlandais qui ont rejeté le traité constitutionnel. Face aux protestations que provoque cette visite, il n'est pas question de trouver pour l'instant une solution pratique. Ce qui fait dire à un journaliste du Point:

La visite de Nicolas Sarkozy à Dublin, qui se terminera par une conférence de presse avec Brian Cowen, ne devrait déboucher sur aucune percée notable.

Si: sans doute un trou supplémentaire dans les finances européennes...

François Caussart

Posted on juillet 21, 2008 at 05:08 PM | Permalink | Commentaires (0)

17 juillet 2008

Les Irlandais irrités par Nicolas Sarkozy

C'est une véritable tempête politique que Nicolas Sarkozy a déclenché mardi en Irlande, en affirmant que «les Irlandais devront revoter» sur le traité de Lisbonne. Dans le camp du «oui» comme dans celui du «non», on cache mal sa fureur. L'entourage du premier ministre bouillonne.

Le programme des 5 heures que le chef de l'État passera à Dublin le 21 juillet n'est pas encore définitivement fixé, mais la possibilité d'un grand débat avec les partisans et les opposants au traité de Lisbonne est étudiée. En tout cas, les membres du gouvernement irlandais ont déclaré que le président français sera en «mode écoute» : il vient ici pour écouter, il ne vient pas avec une formule toute prête. Le ministre des Affaires étrangères, Micheal Martin, a déclaré :

"Nous n'avons pas l'intention de nous laisser intimider par qui que ce soit. Nous allons étudier cela d'un point de vue irlandais, en fonction de ce qui sert au mieux les intérêts de l'Irlande."

Le Sinn Féin, seul parti à avoir soutenu le «non», a jugé la position du président français «profondément insultante». Declan Ganley a surenchérit :

"C'est typique de la nature antidémocratique de ce qui se passe à Bruxelles ! Ce traité est mort, et aucune espèce de marchandage ne pourra lui redonner vie."

Même le Parti travailliste, qui a milité pour le «oui», estime que Nicolas Sarkozy a «commis un sérieux faux-pas».

"On nous a expliqué qu'une des raisons principales de la visite du président en Irlande la semaine prochaine était de lui permettre d'entendre les points de vue des Irlandais sur ce qui doit désormais être fait. Cependant, s'il s'est déjà décidé sur ce sujet, ce sera une écoute plutôt creuse…".

Michel Janva

Posted on juillet 17, 2008 at 09:10 AM | Permalink | Commentaires (4)

15 juillet 2008

Non irlandais : Déni de démocratie

C'est un ordre de Nicolas Sarkozy : "les Irlandais devront revoter". Tout simplement!

Lahire

Posted on juillet 15, 2008 at 03:57 PM | Permalink | Commentaires (6)

10 juillet 2008

Sarkozy veut ressusciter un traité mort

Nicolas Sarkozy espère trouver une solution au non irlandais soit en octobre soit en décembre. Il est hors de question de rénégocier le Traité :

"Il n'y aura pas de nouvelle conférence institutionnelle".

Il s'agit «à la fois de ne pas brusquer nos amis irlandais et à la fois de savoir avec quel traité nous allons organiser les élections européennes de 2009». Pas question non plus d'une Europe à deux vitesses, sans certains pays.

MJ

Posted on juillet 10, 2008 at 03:19 PM | Permalink | Commentaires (1)

07 juillet 2008

Non irlandais : l'Autriche en profite et sème la confusion

Nouvel épisode de la débacle européiste ! Le chancelier Alfred Gusenbauer et son ministre des infrastructures, Werner Faymann, qui doit le remplacer à la tête du Parti social-démocrate (SPÖ), viennent de se prononcer en faveur d'un référendum chaque fois que les traités concernent les intérêts de l'Autriche.

Le traité de Lisbonne a été ratifié par le Parlement de Vienne, mais 23 % seulement des Autrichiens se déclarent satisfaits de l'Europe.

Michel Janva

Posted on juillet 7, 2008 at 04:50 PM | Permalink | Commentaires (1)

05 juillet 2008

Sarkozy joue contre le traité de Lisbonne

C'est la vérité ou alors il s'y prendrait autrement. Lue ici cette déclaration du président tchèque :

"Je m’attends à une grande pression “à la française” sur l’édification de l’Union européenne. Notre regard est forcément différent et pour cette raison nous devons tout faire pour que l’évolution au sein de l’UE ne suive pas la direction imposée par la France… L’évolution en Europe ne doit pas suivre le diktat d’une seule opinion et ne doit en aucun cas être accompagnée de menaces".

Guillemette Morena

Posted on juillet 5, 2008 at 03:50 PM | Permalink | Commentaires (0)

04 juillet 2008

Vaclav Klaus vs la France

Lu dans Présent :

"Le président tchèque Vaclav Klaus a souhaité que la Cour constitutionnelle ou le Sénat tchèques bloquent la ratification du traité de Lisbonne [...]. Il a également dénoncé les tentatives de la France, qui préside l’UE pour six mois, de poursuivre le processus de ratification par les pays membres, malgré le rejet du traité par les électeurs irlandais."

MJ

Posted on juillet 4, 2008 at 01:40 PM | Permalink | Commentaires (0)

03 juillet 2008

La fermeté de Lech Kaczynski

Le président polonais Lech Kaczynski a déclaré à l'AFP :

"Même si je heurte de front les autres pays de l'UE, il faut répondre à la question de savoir, que doit être l'UE dans l'avenir ? Une Union dominée par les plus grands où les moins grands ne jouent qu'un rôle complémentaire, ou bien une Union démocratique de 27 pays et davantage dans l'avenir ?"

Donc non au Traité de Lisbonne c'est non. Et si l'UE exerce des pressions sur l'Irlande, le principe de l'unanimité reste bafoué. Et sans unanimité, pas de Traité ! CQFD.

Michel Janva

Posted on juillet 3, 2008 at 11:35 AM | Permalink | Commentaires (0)

Dhimmitude bancaire

Christine Lagarde a annoncé hier :

"J'ai demandé à mon administration d'apporter les clarifications fiscales et juridiques nécessaires pour faciliter l'émission de sukuks, et permettre la structuration d'opérations immobilières de finance islamique, sans frottements fiscaux concernant en particulier les droits d'enregistrement".

Dans la finance issue de la charia, les sukuks sont des obligations qui n'ont pas de taux d'intérêt, mais rapportent à celui qui y souscrit une part des bénéfices générés par les actifs ainsi financés.

"Nous adapterons notre environnement juridique pour que la stabilité et l'innovation de notre place financière puissent bénéficier à la finance islamique".

S'adressant à des investisseurs venus du Golfe, elle a dit :

"Nous allons développer à la fois sur le plan réglementaire et fiscal tout ce qui est nécessaire pour rendre vos activités aussi bienvenues ici à Paris qu'elles le sont à Londres et sur d'autres places. L'Autorité des marchés financiers a déjà mis en place des règles compatibles avec le développement de fonds d'investissement qui remplissent les principes de la charia".

Le président de l'association de promotion de la place financière parisienne, Gérard Mestrallet, a annoncé :

"La loi française offre déjà la meilleure flexibilité et la capacité d'adaptation pour accueillir des opérations de finance islamique. Néanmoins, de nouvelles mesures sont actuellement en préparation, avec l'installation d'un nouveau cadre pour les instruments de gestions d'actifs compatibles avec la charia par l'Autorité des marchés financiers. Des mesures incluant des incitations fiscales sont en voie d'être publiées, visant à faciliter la banque islamique et les produits sukuk ainsi que l'assurance takaful".

Michel Janva

Posted on juillet 3, 2008 at 09:13 AM | Permalink | Commentaires (11)

01 juillet 2008

Lisbonne : l'alliance des non

Le président tchèque Vaclav Klaus soutient la décision de son homologue polonais Lech Kaczynski de ne pas ratifier le traité européen de Lisbonne. Le porte-parole de M. Klaus a expliqué :

"Il considère l'opinion (de M. Kaczynski) sur le traité de Lisbonne comme très raisonnable et très proche de la sienne".

Avec le grain de sable allemand, on peut considérer, comme Henri Védas, que l'un des ressorts principaux que les fédéralistes veulent utiliser contre les Irlandais, une illusion d'unanimité pro-Lisbonne dans les 26 autres pays, est cassé.

Michel Janva

Posted on juillet 1, 2008 at 09:09 PM | Permalink | Commentaires (2)

01 juillet 2008

Le président polonais refuse de ratifier le Traité de Lisbonne

La présidence française commence bien : le président Lech Kaczynski estime que le non irlandais a rendu le traité sans objet et ne veut pas ratifier le traité européen de Lisbonne. Il ajoute dans un entretien que

"l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse".

Le président polonais a mis en garde ses homologues européens contre une tentation d'isoler l'Irlande.

"Si on brise la règle de l'unanimité une fois, elle n'existera plus jamais. Nous sommes trop faibles pour accepter ce genre de solution".

Le parlement polonais a approuvé en avril la ratification du traité. Mais, selon la Constitution polonaise, c'est le président qui ratifie en dernier ressort les traités. Aucune disposition ne l'oblige, même si le Parlement le lui a demandé.

Michel Janva

Posted on juillet 1, 2008 at 07:58 AM | Permalink | Commentaires (2)

Cynique hypocrisie

Lors de son intervention sur France 3, Nicolas Sarkozy a jugé que l'Europe devait "changer". Il a estimé qu'il y avait eu "des erreurs dans la façon de contruire l'Europe".

Comme, par exemple, d'ignorer le non des peuples à la Constitution européenne ?

MJ

Posted on juin 30, 2008 at 09:49 PM | Permalink | Commentaires (1)

Traité de Lisbonne : grain de sable

Le président allemand Horst Köhler a annoncé qu'il attendrait, pour signer le traité européen de Lisbonne, que la plus haute juridiction du pays confirme la constitutionnalité de la loi entérinant le document. Les deux chambres du parlement allemand ont déjà adopté une loi approuvant le traité de Lisbonne, mais le président doit le signer pour que la décision parlementaire soit officiellement ratifiée.

En Allemagne, le conservateur non-conformiste Peter Gauweiler et le parti d'extrême gauche Die Linke ont déposé des recours auprès de la Cour constitutionnelle en vue de bloquer le document. Ils font valoir que le traité est incompatible avec les principes démocratiques de l'Allemagne et empiéterait sur les droits des députés du pays. La Cour constitutionnelle devrait prendre sa décision l'automne prochain.

On peut lui dire que point n'est besoin d'attendre la décision de la Cour : le Traité est caduc depuis le non irlandais.

Michel Janva

Posted on juin 30, 2008 at 08:51 PM | Permalink | Commentaires (0)

La citation du jour

De Fausto Carioti dans les colonnes du quotidien italien Libero le 14 juin :

"Les électeurs européens se divisent en deux catégories : ceux qui ont rejeté les traités européens et ceux à qui il a été interdit de le faire".

MJ (merci à FP)

Posted on juin 30, 2008 at 11:05 AM | Permalink | Commentaires (3)

27 juin 2008

Non c'est non et encore non

Le journal Sud-Ouest a demandé à l’IFOP de procéder à un sondage : Quel aurait été le vote des Français si le traité de Lisbonne avait été soumis à référendum ? Vous trépignez d’envie de connaître le résultat ?

53%  NON !
47% OUI…
33% Abstention…

L’IFOP juge qu'il y a "persistance d'un euro-scepticisme dans l'hexagone".

Michel Janva

Posted on juin 27, 2008 at 11:08 AM | Permalink | Commentaires (9)

25 juin 2008

Ratification du traité de l'UE par la GB : grain de sable balayé

La justice britannique a rejeté aujourd'hui le recours d'un homme d'affaires qui contestait la décision du premier ministre Gordon Brown de ne pas faire ratifier le traité européen de Lisbonne par référendum.

Ni la chambre des Lords ni la Reine n'avaient attendu cette décision de justice et avaient signé le traité le 19 juin. Les instruments de ratification peuvent être désormais envoyé à Rome, ce qui validera la ratification britannique.

Michel Janva

Posted on juin 25, 2008 at 11:25 AM | Permalink | Commentaires (1)

UE : la République Tchèque sera-t-elle le prochain grain de sable ?

C'est ce que tente de décrypter Henri Védas, qui rappelle que les Tchèques succèderont aux Français à la présidence de l'UE au 1er janvier 2009.

MJ

Posted on juin 25, 2008 at 09:02 AM | Permalink | Commentaires (1)

24 juin 2008

Les citoyens ne veulent plus de cette Europe-là

Aujourd'hui, Jean-Marie Le Pen tenait une conférence de presse à propos de la prochaine présidence française de l'UE. Extraits :

"La crise politique et institutionnelle, celle du modèle fédéraliste de l’Union Européenne, est absolument évidente. Après les peuples de France et de Hollande qui avaient manifesté leur refus de la Constitution européenne en 2005, celui de l’Irlande s’est prononcé pour le NON au traité de Lisbonne, il y a quelques jours. Une fois de plus, il apparait clairement qu’une majorité de citoyens de l’union refuse le modèle de « l’EUROPE-TITANIC», celle d’institutions anti-démocratiques qui jouent contre les peuples [...]. Le vote irlandais, c’est la victoire de la liberté et de la raison sur les projets oligarchiques et artificiels de la bureaucratie européenne. C’est aussi un coup d’arrêt politique et juridique définitif au traité de Lisbonne. François Fillon, Premier Ministre en droit sinon en fait, avait d’ailleurs clairement affirmé qu’en cas de refus irlandais, le traité serait caduc.

N’en déplaise au Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso ainsi qu’au secrétaire d’Etat aux Affaires européennes français, Jean-Pierre Jouyet, et à l’écrasante majorité de la classe politique franco-européenne, le traité de Lisbonne est mort. Il rejoint au cimetière des institutions utopiques la Constitution européenne. On me répondra que cela n’empêchera pas, comme d’habitude, les eurocrates de passer outre, ou de faire revoter l’Irlande dans 6 mois, sous la menace de sanctions officielles ou déguisées. Les fédéralistes n’en sont plus, il est vrai, à une forfaiture près. [...] L’hypocrisie et le cynisme ont des limites [...].

Dès lors, les choses sont claires : les citoyens ne veulent plus de cette Europe-là. [...] Si les européistes en doutent, je les mets au défi de soumettre le Traité aux peuples d’Europe par référendum. [...] L'horizon est maintenant dégagé pour une nouvelle Europe des coopérations nationales. [...] Celle-ci est d’autant plus nécessaire qu’un effondrement mondial progressif du système économique, monétaire, bancaire et financier est en cours. [...] Il faut mettre en place un «bouclier anticrise » par une politique créatrice de valeur pour les peuples et rétablir une Europe socialement responsable et politiquement assise sur les nations souveraines. Nicolas Sarkozy en a la possibilité. Grâce aux pouvoirs exécutifs conférés par le Conseil Européen, il a toutes les cartes en mains."

Michel Janva

Posted on juin 24, 2008 at 05:31 PM | Permalink | Commentaires (0)

22 juin 2008

Coupe d'Europe des libertés : l'Irlande en tête

C'est le titre du nouveau numéro d'Aspects de la France en téléchargement libre (pdf).

Lahire

Posted on juin 22, 2008 at 02:08 PM | Permalink | Commentaires (1)

21 juin 2008

Ex-traité de Lisbonne : la France redirait non

à 53% d'après ce sondage. Et si on recommençait un référendum gratuitement maintenant que ce traité est mort?

Lahire

Posted on juin 21, 2008 at 01:36 PM | Permalink | Commentaires (4)

20 juin 2008

Traité de Lisbonne : retard dans la ratification britannique ?

Un citoyen britannique ayant déposé un recours visant à l'organisation d'un référendum pour la ratification du traité de Lisbonne, un juge de la Haute Cour de Londres a demandé au gouvernement britannique de retarder cette ratification.

Encore une personne qui croit sans doute que l'Union Européenne va commencer à écouter la voix des peuples. A suivre malgré tout...

Carole d'Hombelois

Addendum : Le premier ministre britannique Gordon Brown a indiqué qu'il n'y aurait pas de ratification définitive du traité par la Grande-Bretagne tant qu'il n'y aurait pas de jugement de la Cour de Londres.

Posted on juin 20, 2008 at 03:20 PM | Permalink | Commentaires (1)

Enterrez Lisbonne

C'est le cri de The Economist :

E "les dirigeants de l'UE ont pour la plupart réagi [au non irlandais] selon leurs trois étapes habituelles, tout en promettant de "respecter" l'issue du référendum irlandais - ce qui, pour eux, signifie "le contourner". Certains ont eu le culot de prétendre, sans rire, que Lisbonne devait être mis en oeuvre malgré le non irlandais parce qu'il rendra l'UE plus démocratique. C'est l'équivalent bruxellois d'un docteur qui dirait qu'une opération a été un succès, mais que le patient est mort. En vérité, c'est le traité de Lisbonne que l'on devrait laisser mourir. [...]

Même si l'on ne croit pas que les référendums soient toujours désirables, il est à la fois stupéfiant d'arrogance et anti-démocratique de refuser d'accepter la réponse, quand elle est négative. Quelle est donc cette forme de démocratie que pratique l'UE, si Bruxelles n'accepte les votes que s'ils répondent "oui" ? [...]

Certes, l'Irlande est un petit pays. Mais l'UE est une organisation intergouvernementale qui a besoin d'avancer au consensus. Il est dérisoire de prétendre qu'en bloquant ce traité, un million d'électeurs sont en train de mépriser la volonté de 495 millions d'Européens. Si leurs peuples avaient pu s'exprimer, des référendums auraient été perdus dans de nombreux autres pays. A trois reprises, les électeurs ont dit non à ce plat de lentilles. Il est temps que leur verdict soit respecté."

Dans les coulisses de la réunion du Conseil européen à Bruxelles, on élabore la stratégie :

  • Les dirigeants irlandais feront part de leurs propositions pour leur ratification lors de la réunion du Conseil européen le 16 octobre.
  • Le nouveau référendum, dont le principe est acquis, devrait avoir lieu entre mars et octobre 2009. Le plus probable est mars, afin que Lisbonne puisse entrer en vigueur pour la nouvelle législature du Parlement européen après les élections de juin 2009. L'eurosceptique danois Jens-Peter Bonde envisage qu'il pourrait avoir lieu dès novembre 2008.
  • Le référendum serait précédé de déclarations rassurantes sur l'harmonisation fiscale et la défense, et d'une assurance que l'Irlande garderait un poste à la Commission.
  • la question posée aux Irlandais pourrait être modifiée pour virer au chantage : elle pourrait ne pas porter uniquement sur Lisbonne, mais donner le choix entre adopter Lisbonne et quitter l'UE.

Michel Janva

Posted on juin 20, 2008 at 11:58 AM | Permalink | Commentaires (5)

20 juin 2008

L'UE de la défense se passera du non irlandais

Hervé Morin est interrogé dans Le Figaro :

"Comment l'Europe de la Défense, l'une des priorités de la présidence française, peut-elle survivre au non irlandais ?
Le non de l'Irlande ne change rien dans ce domaine, à part ce qui concerne la coopération structurelle permanente. Mais qu'il s'agisse de la stratégie européenne de sécurité, de l'augmentation des capacités opérationnelles de l'Union ou du développement de l'Agence européenne de défense, tout peut être mis en œuvre."

Michel Janva

Posted on juin 20, 2008 at 08:15 AM | Permalink | Commentaires (0)

"Faut-il demander aux Irlandais de revoter ?"

C'est la question du sondage du jour du Figaro. Des résultats intéressants à suivre.

Lahire

Posted on juin 20, 2008 at 08:12 AM | Permalink | Commentaires (1)

Pourquoi les Irlandais ont-ils voté non ?

Les européistes répètent à satiété que les Irlandais n'ont pas voté contre l'UE, qu'ils n'ont pas vraiment rejeté le texte qu'ils n'ont pas lu, etc...

Dans une étude contre cette désinformation, Polémia rapporte l'étude publiée par le « Irish Times », le 6 juin, sur les intentions de vote des Irlandais. Les raisons évoquées pour voter Non concernaient essentiellement les questions européennes :

– Je ne sais pas, je ne comprends pas pourquoi je vais voter : 30%
– Garder à l’Irlande sa puissance et son identité : 24%
– Sauver la neutralité irlandaise : 22%
– Je n’aime pas qu’on me dise ce que je dois faire : 17%
– Les grands pays et les pays de l’Est auront trop de pouvoir : 12%
– Pour aider les fermiers irlandais dans les négociations sur le commerce mondial : 11%
– Pour éviter trop d’immigration à l’Irlande : 8%
– Parce que l’Union européenne est déjà trop grosse : 6%
– Pour maintenir un bas taux à l’impôt sur les sociétés : 5%
Toutes ces motivations sont clairement liées, soit à une incompréhension du Traité de Lisbonne (qui n’a rien de « simplifié », il est vrai), soit à une critique du projet européen tel qu’il fonctionne ; a contrario, les motivations de politiques intérieures sont quasiment absentes : protester contre le gouvernement n’a été une raison invoquée que par 5% des électeurs."

Michel Janva

Posted on juin 20, 2008 at 08:05 AM | Permalink | Commentaires (1)

Irlande : pas de solution rapide

L'Irlande ne pense pas pouvoir proposer de solutions pour surmonter le "non" au traité de Lisbonne lors du prochain sommet européen d'octobre, a indiqué son ministre des Affaires étrangères, Micheal Martin.

MJ

Posted on juin 19, 2008 at 07:15 PM | Permalink | Commentaires (0)

Le Traité : de Londres à Bruxelles sans passer par Prague

La Chambre des Lords a approuvé hier soir le Traité de Lisbonne, qui a été signé ce matin par la Reine d'Angleterre.

De son côté, la République Tchèque a suspendu la ratification du Traité en attendant la réponse de la Cour constitutionnelle (cet automne) sur les conséquences de Lisbonne.

Au sommet du Conseil européen à Bruxelles, on s'est mis d'accord pour ne plus parler de l'Irlande avant le mois d'octobre prochain.

Michel Janva

Posted on juin 19, 2008 at 06:41 PM | Permalink | Commentaires (0)

Non au référendum défouloir, oui au fondateur !

...c'est le titre d'une tribune du Figaro signée par Alain Lamassoure, député européen et secrétaire national de l'UMP à l'Europe. Ce Monsieur, non content d'ignorer la décision du peuple irlandais se permet d'en inverser la signification:

"Comme dans le référendum français de mai 2005, ce qui est en cause dans le référendum irlandais, ce n'est ni le texte soumis au vote — la campagne du non n'a pas critiqué le fond — ni même un soi-disant divorce des peuples avec l'Europe : les Irlandais savent qu'aucun pays n'a autant profité financièrement, économiquement, politiquement et même historiquement de son appartenance au club européen. Tous les sondages le montraient il y a encore trois mois, et le remontreront dans trois mois. Alors ?"

Monsieur Lamassoure est même capable de prédire les sondages dans trois mois ! On n'arrête pas le progrès... ni l'Europe.

Plus loin il ose affirmer:

Est-ce à dire que le référendum est à proscrire à jamais pour construire l'Europe ? Non point, mais il faut s'assurer que les citoyens comprennent qu'ils ont entre leurs mains une décision historique, et non une occasion de se défouler.

Bref, si vous avez voté non, vous êtes idiot. La finesse de la démonstration est remarquable. Je n'ai pas eu le courage de lire la suite...

Rappelons à Monsieur Lamassoure que le traité de Lisbonne est identique au TCE, déjà rejeté par la France en 2005 et qu'on y retrouve les 4 éléments constitutifs d'un état européen, ce que ni les Irlandais, ni les Français ne veulent.

François Caussart

Posted on juin 19, 2008 at 06:12 PM | Permalink | Commentaires (3)

Merkel, Sarkozy et Junker face à l'Irlande

Aujourd'hui s'ouvre à Bruxelles un sommet européen et le dernier conseil européen avant la présidence française aura lieu ce soir. Certains dirigeants se sont exprimés sur le 'non' irlandais :

  • La chancelière allemande veut que le traité soit imposé à tous sans exception;
  • Le Président de la république française veut faire revoter les Irlandais;
  • Le premier ministre luxembourgeois est prêt à exclure l'Irlande.

Pas d'accord apparent sauf sur le fond : le plus grand mépris du peuple et de la nation irlandaise.

Lahire

Posted on juin 19, 2008 at 10:22 AM | Permalink | Commentaires (7)

Le "non" irlandais et la conception de la démocratie selon Giscard

Valéry Giscard d’Estaing s'est exprimé sur RTL ce matin. Sa conception cynique et abjecte de la démocratie fait froid dans le dos.
Il rabaisse le non qui n'a le sens que d'un refus, à "un avertissement" qui devrait conduire à "réfléchir à un calendrier plus raisonnable et à une Europe plus démocratique". Regardons ce qu'est ce "plus démocratique".

Giscard pose un préambule contraire aux lois en vigueurs : "le traité de Lisbonne n’est pas mort".
Sur ce diktat il estime qu'il est "indispensable que les Irlandais revotent" car ils ne peuvent pas "décider pour les autres". Ils n'ont pas décidé pour les autres, mais pour eux. Et ils ne veulent pas de ce traité remixé.
C'est ainsi que fonctionne l'UE : les peuples sont libres de décider pour eux-mêmes quelles que soient les conséquences pour autrui. Et dans ce cas précis, elles sont heureuses : que Giscard demande donc aux thoniers, aux routiers de toute l'Europe!

Ensuite il passe une bonne couche de démagogie : s'ils ont voté "non" à ce projet magnifique, mais "incompréhensible" qui aliène cependant les libertés et supprime la souveraineté des nations, c'est que les Irlandais sont des imbéciles : "il faut regarder si on peut mieux l’expliquer".

Enfin, il endort le bon peuple irlandais en le rassurant sur les craintes qu'il peut avoir sur son identité : "Ils ont tort. Le traité de Lisbonne donne davantage de garanties qu’aujourd’hui".
Ah bon? Quid des racines chrétiennes dans le traité de Lisbonne alors que la constitution irlandaise commence par une invocation à la Sainte Trinité?

Il en déduit une grande menace : si les Irlandais se reprenaient à voter "non" une nouvelle fois, il faudrait les marginaliser dans l'UE et établir un statut spécial pour l’Irlande : pas d'empêcheurs de s'imposer en force!

Devant une telle conception de ce "plus démocratique", l'Irlande devrait être tentée de quitter l'UE au plus vite : elle recouvrerait ou garderait une vraie liberté. Quant aux autres pays, qu'ils méditent :

"Une démocratie authentique n'est possible que dans un Etat de droit et sur la base d'une conception correcte de la personne humaine"  (Jean-Paul II, centesimus annus).

"Face à tout cela on peut légitimement se demander si ce n'est pas une autre forme de totalitarisme, sournoisement caché sous les apparences de la démocratie" (Jean-Paul II, mémoire et identité).

"Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois comme le montre l'histoire" (Jean-Paul II, centesimus annus).

Lahire

Posted on juin 19, 2008 at 09:19 AM | Permalink | Commentaires (11)

18 juin 2008

Le vice de l'UE pour contourner le "non" irlandais

Lu sur Bruges Europe :

"Dans une excellente note de synthèse publiée aujourd'hui (pdf, p5), Open Europe évoque un autre scénario, plus retors : que l'essentiel des éléments de Lisbonne soient mis en place sans traité, par simple vote du Conseil européen; et que les éléments restants, que le Conseil ne peut pas modifier seul, soient incorporés dans le traité d'accession de la Croatie l'année prochaine.
Avantage : les traités d'accession ne sont pas soumis à référendum en Irlande".

Lahire

Posted on juin 18, 2008 at 10:26 PM | Permalink | Commentaires (5)

La citation du jour est de Chesterton

Lue sur le blog des amis de Gilbert Keith Chesterton :

"Nous ne savons pas ce qu'est l'Irlande; et nous ne le saurons jamais tant que l'Irlande ne sera pas libre, comme n'importe quelle nation chrétienne, de créer ses institutions."

Michel Janva

Posted on juin 18, 2008 at 09:45 PM | Permalink | Commentaires (0)

17 juin 2008

La Très Sainte Trinité et les valeurs de l'UE

Dans Présent, Me Trémolet de Villers salue la rébellion irlandaise :

Au nom de la Très Sainte Trinité» : comment veut-on qu’une nation dont la Constitution historique commence par ces mots puisse se couler misérablement dans une union qui est, quoi qu’ils en disent, une constitution, et dont le préambule est un charabia que même un élève de sixième n’oserait pas réciter, pour définir « les valeurs de l’Union » ? Il y a une incompatibilité absolue entre la Très Sainte Trinité et « les valeurs de l’Union ». Les peuples sentent cela. Ce vote nous instruit ainsi sur la vraie démocratie, qui, comme la vraie laïcité, est à l’opposé des caricatures totalitaires qui usurpent les mots et dénaturent les choses. La vraie démocratie est le régime qui organise la consultation des peuples sur les sujets de sa compétence. Généralement, il s’agit, par la voie de la décentralisation, de reconnaître, aux corps intermédiaires qui la constituent, leurs vrais pouvoirs et leurs justes libertés. Pour cela, il n’est besoin que du respect de la nature et de l’histoire, une juste observation de ce qui est. Le mécanisme des élections locales, professionnelles, suffit pour l’organiser… et il n’est pas unique, car d’autres formes d’exercice et de transmission des pouvoirs peuvent exister : cooptation, tirage au sort, hérédité, désignation par l’homme en place de son « dauphin », consensus ou concours…"

Michel Janva

Posted on juin 17, 2008 at 09:56 PM | Permalink | Commentaires (0)

Les européistes inventent le scénario post-référendum irlandais

Bruges-Europe fait le point sur la stratégie adoptée par les européistes suite au non irlandais :

"dès hier, lundi, à la réunion des ministres des affaires étrangères, une ligne commune était trouvée, et devrait aligner les discours de ce petit monde :

  • achever, comme si de rien n'était, la ratification dans les 26 pays n'organisant pas de référendum, en éludant la question irlandaise;
  • ces ratifications étant achevées (d'ici à novembre ?), prendre quelques mesures cosmétiques répondant ponctuellement à un ou plusieurs des arguments les plus porteurs du camp du "non" en Irlande (sur la portée de la Charte en matière de droit de la famille; sur la neutralité irlandaise; sur l'harmonisation fiscale; ou, plus probablement, sur le maintien d'un commissaire par pays);
  • mettre la pression sur l'Irlande pour qu'elle organise un nouveau référendum, où l'on espère que la crainte de l'isolement l'emportera.

Le Herald Tribune détaille cette nouvelle stratégie, et note le net adoucissement du ton des dirigeants (il cite Kouchner) : à partir du moment où l'on se place dans la perspective de faire revoter les Irlandais, les récriminations contre-productives ne sont plus de mise, car la nouvelle campagne référendaire a d'une certaine manière déjà commencé ! Reste que ce plan pourrait se heurter à quelques obstacles :

  • Il n'est pas impossible que l'on n'arrive pas à aligner si facilement les 26 autres pays - les présidents polonais (Kaczynski) et tchèque (Klaus) pourraient faire de la résistance, refusant de signer Lisbonne, prenant appui sur le "non" irlandais;
  • La situation au Royaume-Uni est à suivre [...] ;
  • Enfin, un nouveau référendum irlandais - forcément précipité, cf supra - n'est pas gagné pour le "oui" "

Michel Janva

Posted on juin 17, 2008 at 09:32 PM | Permalink | Commentaires (0)

Le Non irlandais permet un répit dans le viol des peuples

Etienne Chouard était un simple professeur d'informatique en BTS près de Marseille quand, en 2005, il est devenu le catalyseur du rejet du traité constitutionnel européen (TCE). Sur son blog, il avait alors publié une lettre ouverte contre la Constitution européenne intitulée "Une mauvaise Constitution qui révèle un secret cancer de notre démocratie". Ce texte lui valut près de 25 000 connexions par jour et la victoire du "non", à 54,68 % des voix, fut un peu la sienne. Pourtant, trois ans plus tard, alors que l'Irlande a rejeté le traité de Lisbonne, qui devait servir de "plan B" au TCE, Etienne Chouard ne se frotte pas les mains. D'après lui, le résultat du référendum irlandais n'est

"pas pareil que le résultat du référendum français de 2005, mais il est comparable : c'est une bonne nouvelle mais juste un court répit".

Pour M. Chouard, le blocage dans lequel se trouve actuellement l'Union européenne s'explique aisément. Les rédacteurs du TCE et du traité de Lisbonne manquent de légitimité et la Constitution "devrait être écrite par d'autres hommes que les ministres et les parlementaires". Il n'hésite pas à parler de "viol" :

"quand on ne veut pas quelque chose mais qu'on nous l'impose quand même, c'est bien comme ça que cela s'appelle". 

Michel Janva

Posted on juin 17, 2008 at 07:07 PM | Permalink | Commentaires (2)

UE : patience pour l'Irlande, accélération pour la Turquie

Les pays de l'UE ont accepté lundi de donner du temps aux Irlandais pour analyser le rejet du traité de Lisbonne, même s'ils veulent continuer la ratification du texte censé rendre l'UE plus efficace dans les huit autres pays où il doit encore être approuvé. Bernard Kouchner a indiqué :

"Nous devons d'abord donner du temps aux Irlandais pour qu'ils comprennent les raisons de ce non et pour qu'ils nous offrent un certain nombre d'explications".

La Turquie a fait un nouveau petit pas mardi vers l'adhésion à l'UE, en ouvrant deux des 35 chapitres thématiques qui jalonnent ses négociations d'adhésion au bloc européen. Les 27 Etats membres de l'UE et le ministre turc des Affaires étrangères Ali Babacan ont ouvert deux chapitres portant sur le "droit des sociétés" et le "droit de la propriété intellectuelle".

Un véritable rouleau compresseur.

Michel Janva

Posted on juin 17, 2008 at 06:58 PM | Permalink | Commentaires (1)

Le CNI veut une UE respectueuse des nations

Extraits d'un communiqué du CNI :

"Le rejet du traité de Lisbonne par l’Irlande, largement bénéficiaire des aides européennes après le non des Pays-Bas et de la France, constitue un nouveau coup de semonce adressé par le peuple à la technocratie européenne. Il souligne, désormais, le fossé béant qui s’est creusé entre les peuples et les Institutions de l’Europe.

« Plutôt que stigmatiser les Irlandais ou que déplorer le recours au référendum, le monde politique et les responsables des institutions européennes doivent s’interroger sur leurs propres responsabilités » déclare Stéphane BUFFETAUT, ancien député européen, membre du Comité économique et social européen et Président de la Fédération CNI des Yvelines. [...]

Nous voulons une Union Européenne fière de sa civilisation, ambitieuse dans ses projets, pragmatique dans son action, protectrice des intérêts légitimes de chacun, attentive à nos diversités, respectueuse des nations qui la composent et porteuse d’une belle idée, partagée par tous : l’Europe qui gagne."

Michel Janva

Posted on juin 17, 2008 at 06:39 PM | Permalink | Commentaires (1)

Gordon Brown et le traité de Lisbonne : ira, ira pas?

Il se dit dans le sunday times que le Premier ministre britannique hésite :

"Le premier ministre serait en fait prêt à sacrifier le traité de Lisbonne plutôt que de donner naissance à une Europe à deux vitesses, comme certains le préconisent, en demandant de mettre l'Irlande temporairement à l'écart. Selon une source au sein du 10 Downing Street, la position britannique est même très claire : «Le traité ne peut entrer en action que quand les vingt-sept pays de l'UE l'auront ratifié.» Toujours d'après The Sunday Times, les officiels britanniques sont pessimistes sur l'avenir du traité, mais attendent de voir l'issue du sommet de Bruxelles de cette semaine pour prononcer un avis de décès officiel".

Le seul respect des lois et des peuples suffisent à lever toute hésitation !

Lahire

Posted on juin 17, 2008 at 03:45 PM | Permalink | Commentaires (2)

Non irlandais : "enterrement de première classe au traité de Lisbonne"

Les Irlandais veulent être entendus et expliquent les conséquences de leur 'non'. Mary O'Donnell, ingénieur en informatique, opposée au traité de Lisbonne :

"Le fait que des dirigeants européens cherchent un moyen de nous exclure de l'Union européenne pour nous punir parce que nous avons voté non démontre que nous avions raison de ne pas leur faire confiance (...) Nous avons voté non parce que nous voulions un meilleur produit que celui qu'on nous offrait, pas contre l'Europe. Continuer le processus de ratification malgré notre verdict, c'est se moquer de la démocratie et manquer de respect au peuple irlandais".

L'ancien ministre irlandais des Finances Alan Dukes au premier ministre :

"Calmer le jeu pendant les prochains mois, même si cela doit être une pilule amère à avaler pour Nicolas Sarkozy et sa présidence de l'Union (...) Le traité de Nice continue de s'appliquer, et il n'y a aucune clause dans ce traité qui permette aux 26 autres pays de l'Union d'avancer en laissant de côté l'Irlande".

Le politologue Ben Tonra, de l'University College Dublin :

"Prévoir un arrangement constitutionnel spécial pour les Irlandais au sein des Vingt-Sept est légalement impossible. Sans parler des conséquences qu'aurait la rupture de la sacro-sainte règle du consensus pour l'avenir de l'Union".

Lahire

Posted on juin 17, 2008 at 03:36 PM | Permalink | Commentaires (0)

16 juin 2008

Le référendum irlandais révèle le scandale

Arnaud Folch est outré :

"ce qui me scandalise le plus, n’est pas le résultat sorti des urnes, quel qu’il soit, c’est que ces urnes, on ne les ait sorti nulle part ailleurs ! Ni en France, ni dans aucun autre des 27 pays de l’UE. Comme si les « élites » considéraient que les peuples, pourtant les premiers concernés par leur avenir, n’avaient pas le droit de s’exprimer. Par peur de celui-ci ? Ce n’est pas un référendum qu’il fallait organiser, mais vingt-sept."

La France a déjà voté. Elle a dit non. Non c'est non.

Michel Janva

Posted on juin 16, 2008 at 10:59 PM | Permalink | Commentaires (2)

"Une fois de plus la politique européenne a été sacrifiée sur l'autel des interêts nationaux"

Pour une fois, je suis tout à fait d'accord avec le chef du groupe socialiste au Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, sauf que ce dernier déplore cet état de fait et s'est mis dans une rage folle en vociférant qu'il trouvait "scandaleux" ce que le bon sens impose aux peuples européens comme "normal" : le pays prime!
De plus il reconnait sans le vouloir qu'il y a des intérêts nationaux incompatibles avec la politique européenne. Il y a du progrès...

Lahire

Posted on juin 16, 2008 at 07:09 PM | Permalink | Commentaires (2)

Le Non irlandais doit être respecté !

C'est ce que demande le ministre irlandais des Affaires étrangères Micheal Martin. S'exprimant en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, il a rappelé que le "non" irlandais était "une décision démocratique du peuple irlandais", ajoutant qu'il était encore trop tôt pour "commencer à proposer des solutions".

Michel Janva

Posted on juin 16, 2008 at 05:44 PM | Permalink | Commentaires (2)

L'UE met l'Irlande sous pression

Lu ici :

"Les dirigeants de l'UE ont invité le premier ministre irlandais Brian Cowen à "présenter son analyse" de ce vote et à proposer des solutions lors du sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles".

Les premiers éléments de l'analyse sont très simples :

  • non veut dire non : l'Irlande ne veut pas du traité de Lisbonne;
  • ce non n'est pas adressé au Premier ministre irlandais, mais à l'UE : c'est à elle d'analyser ce rejet;
  • il n'y a pas de solutions à proposer : conformément au droit communautaire, le traité de Lisbonne est mort.

Lahire

Posted on juin 16, 2008 at 09:40 AM | Permalink | Commentaires (5)

16 juin 2008

Du non irlandais aux routiers français

Les langues se délient dans la presse, à en croire l'éditorial de Yves Thréard. Extrait :

"Tout le monde en convient, le refus du minitraité européen par les Irlandais aurait pu tout aussi bien provenir des Français, des Belges ou des Allemands si on leur avait demandé leur avis par référendum. Aujourd'hui, l'Europe est malade, car le fossé ne cesse de se creuser entre ce qu'en attendent les peuples et ce qu'en font leurs dirigeants. On a le sentiment que les uns et les autres ne parlent pas la même langue.

À cet égard, le conflit des routiers qui, dès lundi matin, vont perturber les déplacements dans notre pays est exemplaire. Comme leurs collègues espagnols ou portugais, ils protestent contre l'augmentation vertigineuse du prix du gazole. Et que font les autorités européennes ? Elles tergiversent. Pas de solution immédiate en vue".

Lahire

Posted on juin 16, 2008 at 08:29 AM | Permalink | Commentaires (1)

UE : la dictature en route?

Lu ici :

"Les dirigeants européens font le pari risqué d'isoler le "non" irlandais en poursuivant le processus de ratification, ce qui ne laisserait guère d'autre choix aux Irlandais que de revoter".

Comprendre : "Tu t'exprimeras jusqu'à dire ce que je veux que tu dises".

Lahire

Posted on juin 15, 2008 at 07:41 PM | Permalink | Commentaires (6)

Le "non" irlandais grâce à un "couac" français?

Les interventions des politiciens français en particulier auraient peut-être un peu joué en faveur du "non" en Irlande. Mais ne leur faisons pas trop d'honneur! Premier concerné par ce "couac", Bernard Kouchner qui après sa harangue rejetée par le peuple irlandais, fut directement visé :

"L'Irish Sun avait publié en Une une photo du visage de Bernard Kouchner, sur laquelle une grenouille avait été apposée ainsi que ce titre sans ambages : "Va grenouiller ailleurs".

Et la dépêche de poursuivre sur Christine Lagarde dont un leader irlandais du "non" déclara :

"Les commentaires de Christine Lagarde ont été un véritable cadeau".

Lahire (merci à ME)

Posted on juin 15, 2008 at 07:25 PM | Permalink | Commentaires (1)

14 juin 2008

Irlande : une autre exception européenne

Bien vu de la part de Jeanne Smits :

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Lahire

Posted on juin 14, 2008 at 01:31 PM | Permalink | Commentaires (5)

"Non" irlandais : Vanneste appelle au respect du peuple

Le député du Nord communique :

"En juin 2005, j’avais fait campagne pour le « oui » lors du référendum français. Il s’agissait pour moi de permettre à l’Europe d’avancer dans sa construction politique. J’avais néanmoins émis d’importantes réserves quant à certains aspects de ce texte confus notamment quant à sa lourdeur et à sa complexité. Je n’ai jamais en ce qui me concerne adhéré à certaines dispositions tout à fait contestables de la Charte européenne des droits de l’Homme.
Aujourd’hui, en revanche, se pose un problème crucial : les élites, ou ceux qui prétendent appartenir a ces élites politiques, veulent continuer une œuvre qui est rejetée systématiquement par les peuples dès lors qu’on leur pose la question.

Ne pas en tenir compte et continuer un processus pourtant partout rejeté, c’est mettre le peuple entre parenthèse, c’est donc refuser la démocratie.

Sans doute objectera-t-on que les votes sont fondés sur de mauvaises raisons ; il serait plutôt préférable que les responsables politiques s’interrogent sur la manière confuse et technocratique, soumise aux lobbys minoritaires qui les amènent aujourd’hui à faire échouer une œuvre politique essentielle qui devrait davantage être fondée sur des valeurs spirituelles et sur une communication plus fervente".

Lahire

Posted on juin 14, 2008 at 01:18 PM | Permalink | Commentaires (2)

1789-UE : naissance et suite de leur démocratie

Le blog "Christ Roi" établit un parallèle intéressant entre un extrait de historiquement correct de Jean Sevilla et une dépêche de presse :
Jean Sévilla :

"Dès 1789, ce sont des minorités qui s'emparent du pouvoir et se le disputent. Si bien que le moment fondateur de la République française porte en lui une inavouable contradiction. Conduite au nom du peuple, la Révolution s'est effectuée sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple".

L'AP :

"Nicolas Sarkozy et Angela Merkel veulent passer outre le "non" irlandais. Dans un communiqué commun publié vendredi après l'annonce des résultats du référendum, le président français et la chancelière allemande ont appelé à la poursuite de la procédure de ratification du traité de Lisbonne".

Tout est dit... mais que faire?

Lahire

Posted on juin 14, 2008 at 01:14 PM | Permalink | Commentaires (9)

13 juin 2008

Les scénarii européistes

Pour faire entrer en vigueur ce traité de force, les européistes ont maintenant plusieurs options :

  • Faire revoter l'Irlande rapidement : C'est l'option préconisée par la France, qui prendra la présidence de l'UE au 1er juillet. Comme pour le traité de Nice, les Irlandais pourraient dans les prochains mois, peut-être début 2009, revoter sur un texte légèrement aménagé.
  • Poursuivre avec le Traité de Nice : C'est l'option du statu quo.
  • Renégocier le Traité constitutionnel : impensable.
  • L'Irlande se retire de l'UE : Cette option consisterait à négocier avec l'Irlande son retrait des politiques européennes autres que le marché commun et l'Union économique et monétaire (l'euro). C'est un peu ce que le Danemark a fait après son "non" au traité de Maastricht en 1992, puisqu'il a obtenu des dérogations dans le domaine de la Défense, la monnaie unique, etc. Personne n'envisage un retrait pur et simple de l'Irlande de l'UE.
  • Un noyau de pays vont de l'avant : une Union restreinte de pays approfondiraient leur coopération...
  • Rouvrir le grand débat européen : Beaucoup reconnaissent que le "non" irlandais témoigne d'un fossé entre les citoyens et l'élite européenne. Certains veulent donc remettre tout à plat, quitte à convoquer une nouvelle Convention pour s'assurer du soutien de la population à la poursuite de la construction européenne.

Va pour la dernière solution : il faut changer d'Europe. Comme le rappelait Benoît XVI mercredi en évoquant le saint irlandais Colomban, qui

"mit toutes ses énergies dans l'alimentation des racines chrétiennes de l'Europe naissante. Par son énergie spirituelle et sa foi, avec son amour de Dieu et du prochain, il est devenu l'un des Pères de l'Europe qui continue de nous montrer ce que sont les racines d'où le continent peut renaître".

Michel Janva

Posted on juin 13, 2008 at 10:51 PM | Permalink | Commentaires (11)

Il y a bien un chef d'Etat qui estime le traité fini

Et nous retrouvons le sympathique président tchèque, Vaklav Klaus.

Sinon, voici les chiffres définitifs : le non l'a emporté avec 53,41 % des votants (soit 862.000 voix contre 752.000) et une participation de 52,92 %, ce qui pour un référendum irlandais, une forte participation.

MJ

Posted on juin 13, 2008 at 10:28 PM | Permalink | Commentaires (5)

Le retour des dictateurs

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel veulent passer outre le "non" irlandais. Dans un communiqué commun, le président français et la chancelière allemande ont appelé à la poursuite de la procédure de ratification du traité de Lisbonne. L'appel à la poursuite de la ratification traduit la volonté de Paris, comme de toutes les capitales, de continuer malgré tout sur la voie du traité. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel font valoir que

"le traité de Lisbonne a été signé par les chefs d'Etat ou de Gouvernement des 27 Etats membres [et que] la procédure de ratification est déjà achevée dans 18 pays".

Ce qui est faux.

"Nous espérons donc que les autres Etats membres poursuivront le processus de ratification [...] les réformes contenues dans le traité de Lisbonne sont nécessaires pour rendre l'Europe plus démocratique [sic] et plus efficace et qu'elles lui permettront de répondre aux défis auxquels sont confrontés ses citoyens.

Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet a méprisé publiquement les Irlandais :

"Nous sommes déçus mais (...) l'Europe n'est ni en panne ni en crise, c'est un incident. Nous sommes tristes surtout pour nos amis irlandais mais je crois qu'on va aller de l'avant."

L'option qui semble privilégiée par Paris consiste donc à renégocier avec Dublin des adaptations au traité, avant de leur demander de revoter. Comme pour le traité de Nice en juin 2001. Et s'ils votent encore non ? Les dictateurs eurocrates trouveront bien une autre solution. Peu importe leurs manigances : ce soir c'est fête !

Michel Janva

Posted on juin 13, 2008 at 10:19 PM | Permalink | Commentaires (8)

Coup dur pour les ayatollahs de l'eurocratie

Extrait d'un communiqué de Jacques Myard :

"Le Traité de Lisbonne, qui n’est en rien un « mini traité » mais le copié-collé du traité constitutionnel rejeté par les peuples français et néerlandais par référendum est ainsi rejeté pour la troisième fois. Est-ce que les ayatollahs de l’eurocratie vont enfin prendre la mesure de leur échec et des réalités sociologiques et politiques ? Ce nouveau NON est une chance à saisir pour remettre à plat la construction européenne afin de la réconcilier avec la volonté des peuples. [...] arrêtons cette boulimie technocratique : il est urgent d’appliquer le principe de subsidiarité, de placer la Commission sous le contrôle étroit du Conseil, afin de réaffirmer la primauté des Etats, c'est-à-dire des peuples."

Michel Janva

Posted on juin 13, 2008 at 10:09 PM | Permalink | Commentaires (1)

Irlande : Le non a gagné!

Le non est définitif en Irlande : Il manque sur ce tableau le dépouillement d'une région qui compte 105 000 électeurs et le "non" total a plus de 116000 voix d'avance. Élémentaire, mon cher Watson!

Lahire

Posted on juin 13, 2008 at 05:45 PM | Permalink | Commentaires (17)

Le drapeau irlandais flotte sur le paquebot du FN

Communiqué de Jean-Marie Le Pen :

Fn Le Front National salue la magnifique victoire du peuple irlandais qui a rejeté le traité de Lisbonne malgré les pressions, menaces et chantages de toutes sortes émanant tant des autorités nationales qu’européennes. Une fois de plus la valeureuse Irlande a démontré que lorsque les peuples s’expriment directement, ils déjouent tous les pronostics et défendent leurs intérêts nationaux. Le Traité constitutionnel est désormais caduc et la forfaiture de Nicolas Sarkozy, faisant revoter le Congrès français sur un texte identique à celui rejeté par le peuple français, est effacée.

Avec cette victoire du NON, nous commençons la campagne européenne de juin 2009 de belle façon. Que tous les nationalistes d’Europe trouvent dans ce résultat le courage et la détermination pour combattre les eurocrates bruxellois et les tenants du nouvel ordre mondial, ennemis déclarés des Nations et des peuples d’Europe.

Ce soir, nous sommes tous des Irlandais ! Plus que jamais, Nationalistes de tous les pays, unissez-vous !"

De son côté :

"Marine Le Pen, député européen, vice-présidente du FN, exprime sa profonde reconnaissance au peuple irlandais qui en votant massivement NON, est devenu le porte-parole des centaines de millions d’Européens rejetant les politiques totalitaires et anti-nationales de Bruxelles.

Cette victoire éclatante du Non démontre que l’Europe ne peut se faire contre les peuples et les Nations qui la composent. Après les NON Français et néerlandais en 2005, le rejet par les Irlandais du traité européen de Lisbonne, doit mettre fin à la construction d’une Europe supra nationale et mondialiste qui ne respecte pas l’identité, la souveraineté, les libertés, et la prospérité des peuples européens.

Le peuple irlandais vient de surcroît de donner une cinglante leçon de démocratie à Nicolas Sarkozy futur président de l’Union européenne."

Quant à Bruno Gollnisch :

"Le NON au referendum irlandais sur le traité de Lisbonne est une victoire historique d’un peuple héroïquement attaché à ses libertés, contre les manoeuvres des Euro-mondialistes de Bruxelles. Des faussaires qui pensaient pouvoir recycler la Constitution européenne au mépris des referendums français et hollandais de 2005. Et ceci a été obtenu en dépit d’une campagne déséquilibrée et parsemée de mensonges, d'intimidations et de sous-entendus insultants pour les Irlandais.

A la veille de la présidence française de l'Union européenne, M. Sarkozy doit enfin prendre acte de cette décision souveraine, et revenir au respect du « non » clairement exprimé par le peuples français et néerlandais il y a trois ans. Le NON irlandais exprime une volonté : voir la construction européenne prendre une orientation radicalement différente celle d’une Europe des nations, fondée sur la coopération entre des pays libres et souverains, liés par une histoire, une culture, une géographie et des intérêts communs, s’accordant la préférence mutuelle et la légitime protection de leurs nations.

Il faut transformer cet essai démocratique lors des élections européennes de 2009, que le Front National mènera avec d’autres formations partageant les mêmes convictions en Europe. Les patriotes français doivent se mobiliser en faveur du seul parti de France qui n'a jamais trahi, ni menti sur les réelles intentions des Euro-mondialistes."

Michel Janva

Posted on juin 13, 2008 at 05:38 PM | Permalink | Commentaires (8)

Référendum irlandais: premières réactions

La probable victoire du non provoque déjà de nombreuses réactions:

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale
«Il est grand temps de comprendre qu'il faut réconcilier l'Europe et les citoyens. Combien de référendums faudra-t-il perdre pour enfin comprendre le message des citoyens?»

Dermot Ahern, ministre irlandais de la Justice
«Nous devons attendre la confirmation des résultats complets, mais il semble que ce soit le non» qui l'emporte. «C'est évidemment décevant.» Même si la victoire du «non» était confirmée «il est plus que probable que» les 26 autres pays de l'Union européenne «vont poursuivre leur propre processus de ratification».

Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France
«Le peuple irlandais a parlé au nom du peuple français» en rejetant cette «Constitution bis». «C'est pourquoi je dis que nous sommes tous des Irlandais.»

Declan Ganley, homme d'affaires irlandais, figure des «nonistes»
«C'est une grande et belle journée pour tout Irlandais et tout Européen. C'est un grand jour pour la démocratie.» «Ce serait la troisième fois que le même message est envoyé par plusieurs millions de citoyens européens à une élite à Bruxelles non élue et qui n'a pas de comptes à rendre.»

Nicolas Dupont-Aignan, député non-inscrit et président de Debout la République
«Les Irlandais aujourd’hui, comme les Français et les Néerlandais en 2005, ne sont pas hostiles à l’Europe». Le «non» montre qu’ils «rejettent une Union supranationale, bureaucratique et inefficace».

Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen
«Le rejet de la Constitution européenne bis est un service rendu à l’Europe tout entière». «Le vote du peuple irlandais revêt une signification profonde: les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à la fois technocratique et antisociale».

François Caussart

Posted on juin 13, 2008 at 05:25 PM | Permalink | Commentaires (4)

Le "non" irlandais illustré

Exclusivité de son auteur pour le Salon Beige. Merci beaucoup à lui !

Nonirlandais2008_2

Autres illustrations :
Femina Novo
Le Conservateur

Lahire

Posted on juin 13, 2008 at 05:19 PM | Permalink | Commentaires (4)

"Irlande : la victoire des peuples européens contre les eurocrates mondialistes !"

Communiqué de Nicolas Bay, secrétaire général du MNR :

Nb "Nicolas Bay, Secrétaire général du Mouvement national républicain (MNR), se félicite de la victoire du “Non” en République d’Irlande à l’occasion du référendum sur le Traité de Lisbonne. Ce résultat est une gifle sans appel pour ceux qui, en France en particulier, ont voulu contourner la volonté populaire pourtant très nettement exprimée par référendum en 2005.

Le “Non” irlandais montre que les nations européennes sont résolument hostiles aux funestes projets de l’Europe de Bruxelles. La ratification par voie parlementaire, utilisée dans presque tous les autres pays, constitue une manœuvre anti-démocratique.

Il faut maintenant tirer les conséquences de la victoire du “non” irlandais comme M. Fillon s’y est engagé hier en déclarant : "Si le peuple irlandais décide de rejeter le traité de Lisbonne, naturellement il n'y a plus de traité de Lisbonne”. Les eurocrates de Bruxelles et leurs représentants français doivent en effet reconnaître que l’Europe fédérale ouverte à tous les vents de la mondialisation, n’est pas celle dont veulent les peuples.

Pour le MNR, l’Europe doit avoir pour mission essentielle de protéger les pays qui la composent des excès économiques et sociaux de la mondialisation et du libre-échangisme. Elle doit permettre de défendre nos valeurs de civilisation et l’identité de nos nations".

Lahire

Posted on juin 13, 2008 at 05:18 PM | Permalink | Commentaires (0)

"«Le peuple irlandais a parlé au nom du peuple français"

PdvDixit Philippe de Villiers qui ajoute :

"Ce vote sonne comme un rejet massif de la dérive anti-nationale et anti-démocratique de l'Europe de Bruxelles. Chaque fois que les peuples s'expriment directement, leur message est clair, ils ne veulent plus d'un système qui les dépossède de leur souveraineté. (...)

Il revient [désormais à Nicolas Sarkozy qui va assurer pendant six mois la présidence de l'Union européenne] de jeter les bases d'une nouvelle Europe respectueuse des peuples".

Lahire

Posted on juin 13, 2008 at 05:18 PM | Permalink | Commentaires (5)

Référendum irlandais : les premiers résultats officiels

ici : à 14h55, le non est à 53,6%. Mais le dépouillement n'est terminé que pour 7 des 33 circonscriptions*.
Mise à jour en direct.

54,5% à 15h25 (14 circonscriptions sur 33).

53,6% à 15h45 (18 circonscriptions).

53,5% à 16h00 (il reste 9 des 33 circonscriptions).

53,6% à 16h25 (plus que 7 circonscriptions...).

53,7% à 16h40 (encore 6 circonscriptions...).

53,7% à 17h00 (plus que 5...).

53,7% à 17h30 (encore 4, non 3, 2...).

17h40 : c'est gagné!!!

* circonscriptions selon le découpage de cette carte.

Lahire

Posted on juin 13, 2008 at 02:59 PM | Permalink | Commentaires (17)

L'UE a déjà prévu de s'imposer malgré le peuple

Alors que le "non" semble avoir gagné en Irlande (comme le confirme le ministre irlandais de la justice), l'enthousiasme des nations libres devrait être de courte durée. Ce serait en effet omettre le cynisme des technocrates qui nous gouvernent :

"Le Traité de Lisbonne est en passe d'être rejeté par les Irlandais, selon la télévision publique irlandaise. Le décompte court toujours, mais l'écart serait important. Anecdotique, car depuis plusieurs semaines, de hauts responsables irlandais et européens ont déjà trouvé des solutions pour contourner un vote négatif, et ainsi appliquer le texte quoi qu'il arrive. En tout état de cause, le Traité de Lisbonne sera appliqué. La démocratie européenne a quelque chose d'étrange. Lorsqu'on demande son avis au peuple, on ne l'écoute que s'il répond "correctement" à la question. Il ne s'agit plus de poser une question aux citoyens mais de leur demander de voter dans un sens précis. En cas contraire, le ciel gronderait si fort qu'il risquerait de s'effondrer... Etrange conception, qui a de beaux jours devant elle, car l'Europe toute entière en a validé le principe" (suite).

Lahire (merci à JB)

Posted on juin 13, 2008 at 02:37 PM | Permalink | Commentaires (12)

"ça ne se présente pas bien" pour le oui, selon le ministre irlandais chargé des Affaires européennes

Irlande

Posted on juin 13, 2008 at 12:31 PM | Permalink | Commentaires (20)

Irlande : ce serait NON !

Lu sur le filnews de LCI et sur l'Observatoire de l'Europe.

Yves Daoudal a le même écho.

Le non l'emporterait avec une large avance.

La télévision irlandaise annonce 56% de non. Les observateurs politiques estiment que l'Irlande a rejeté le Traité.

A Dublin, le OUI l'emporte (60 %) dans certaines circonscriptions. Mais a CORK (deuxieme ville d'Irlande) le NON l'emporte aussi 60 %.

MJ

Posted on juin 13, 2008 at 12:09 PM | Permalink | Commentaires (10)

42% de participation pour un non ?

Ce sont les premières estimations du référendum irlandais. Cette faible participation de l'électorat pourrait profiter au camp du "non", plus mobilisé. Une première indication du résultat sera donnée en fin de matinée par les "contrôleurs" engagés par les partis politiques pour surveiller le dépouillement avant les résultats définitifs attendus en fin d'après-midi.

Un peu plus de trois millions d'électeurs étaient appelés aux urnes hier pour cet unique référendum tenu sur le traité de Lisbonne dans un pays européen. La perspective d'un rejet du traité par 4,2 millions d'Irlandais, soit moins de 1% des 495 millions d'Européens, ne serait pas sans rappeler celui de la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas, ainsi que de celui du traité de Nice, lors d'un référendum en 2001 en Irlande.

France Info vient d'annoncer la victoire du NON. A confirmer.

François Caussart

Posted on juin 13, 2008 at 11:57 AM | Permalink | Commentaires (3)

En attendant le résultat du référendum irlandais

Yves Daoudal démonte l'opération de propagande destinée à nous faire croire que 18 pays ont déjà ratifié le traité constitutionnel européen. En effet, les européistes confondent adroitement vote par le Parlement d'une loi autorisant la ratification et ratification officielle par le chef de l'Etat. Si, dans 18 pays, les Parlements ont ouvert la voie à la ratification, bon nombre de chefs d'Etat n'ont pas encore ratifié le document.

"le chef de l’Etat, en Pologne, n’a toujours pas apposé sa signature. Et il en est de même en Allemagne. On rappellera du reste que l’Allemagne n’avait toujours pas ratifié la Constitution européenne au moment des référendums en France et aux Pays-Bas. Pour l’heure, on sait que le traité a été ratifié en Slovénie, au Portugal, en France, au Luxembourg, en Slovaquie, à Malte. Outre l’Allemagne et la Pologne, il n’est pas ratifié en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas (avec l'Allemagne, ce sont quatre des six pays fondateurs), au Royaume-Uni, en Espagne, en Autriche, à Chypre, en République tchèque..."

Michel Janva

Posted on juin 13, 2008 at 10:45 AM | Permalink | Commentaires (2)

12 juin 2008

Irlande : Oui ou non?

Selon