05 juillet 2015

Les patriotes se réjouissent du non à l'UE

Posté le 5 juillet 2015 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Référendum en Grèce : le Non en tête

La question était :

"Faut-il accepter le plan d'accord soumis par la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) lors de l'Eurogroupe du 25 juin, qui est composé de deux parties : Reforms for the completion of the current program and beyond (Réformes pour l'achèvement du programme en cours et au delà, en anglais dans le texte sur les bulletins) et Preliminary debt sustainability analysis (Analyse préliminaire de la soutenabilité de la dette, en anglais dans le texte sur les bulletins)"

A 20h, le non est largement en tête à 60% avec plus de 53% de participation. Il en fallait 40% pour que le résultat du référendum soit considéré comme valable.

Posté le 5 juillet 2015 à 19h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Phénomène des « migrants » africains : Bernard Lugan parle vrai

Lu sur son blog :

"La vague migratoire africaine que subit actuellement l'Europe se fait par l'entonnoir libyen.

- Ce dernier fut créé par ceux qui déclenchèrent une guerre insensée contre le colonel Kadhafi qui avait fermé son littoral aux passeurs-esclavagistes.

- Face à la déferlante, les forces navales européennes recueillent les clandestins... pour les transporter jusqu'en Italie. La différence avec le prophétique Camp des Saints de Jean Raspail est que chez ce dernier, les migrants débarquaient en Europe alors qu'aujourd'hui ils y sont débarqués... pour y être installés.

- Les responsables de l'ectoplasme bruxellois ont comme seule préoccupation de répartir ces intrus dont les indigènes ne veulent pas entre les pays de l'UE, ne voyant pas qu'ils vont ainsi amplifier le phénomène en créant une pompe aspirante.

- Cette migration-peuplement est essentiellement la conséquence d'une démographie devenue folle qui tue l'Afrique à petit feu, lui interdit tout développement et exacerbe ses conflits[1].

- Or cette explosion démographique s'explique parce que les missionnaires, les religieuses soignantes, les médecins et les infirmiers coloniaux ont, hier, au nom de leur « amour des autres », délivré les Africains de la lèpre, de la rougeole, de la trypanosomiase, du choléra, de la variole, de la fièvre typhoïde ; cependant que les militaires les libéraient de l'esclavage arabo-musulman.

Résultat : en un siècle, la population du continent a presque été multipliée par 10. De 100 millions d'habitants en 1900, elle était passée à environ 275 millions dans les années 1950-1960, puis à 640 millions en 1990 et à un milliard en 2014. Dans les années 2050 les Africains seront entre 2 et 3 milliards (dont 90% au sud du Sahara), puis 4,2 milliards en 2100 ; ils représenteront alors 1/3 de la population mondiale. En 2050, 40% des naissances mondiales seront africaines[2], ce qui, ajouté à la baisse heureuse de la mortalité infantile en raison des campagnes de vaccination menées par les ONG et de l'annonce d'un prochain vaccin contre le paludisme, va conduire à un cataclysme encore plus destructeur que l'actuel.

Comment espérer alors que les migrants cesseront de se ruer vers un « paradis » européen non défendu et peuplé de vieillards ? Un paradis où, par hédonisme, les femmes ne font plus d'enfants ? Un paradis où les hommes s'interrogent sur leur identité sexuelle et où toute attitude virile est considérée comme machiste, autant dire fascisante ?

Désarmés par l'hystérie émotionnelle de la classe politique et des médias ainsi que par la compassionnelle sollicitude des clercs, les Européens sont sommés de devoir accepter de subir. Un ancien Premier ministre de « droite » est même allé jusqu'à proposer que les forceurs de frontière soient envoyés repeupler les campagnes françaises. Là où les « aides » en tous genres ont depuis longtemps fait taire les salutaires cris de « Haut les fourches »...

Posté le 5 juillet 2015 à 15h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

03 juillet 2015

La persécution des chrétiens au menu du Parlement européen

« La persécution des chrétiens dans le monde », tel était le titre d'une demi-journée de discussions organisée par le groupe Politique méditerranéenne et activités interculturelles du PPE (Parti populaire européen) mercredi 1er juillet au Parlement européen à Bruxelles.

L'objectif de cette conférence était de sensibiliser l'opinion publique à l'échelle européenne sur ce thème et de faire le point sur la proposition d'adoption par le Parlement européen d'une résolution relative à la persécution des chrétiens dans le monde.

Parmi les participants à cette conférence à Bruxelles :

  • le patriarche de Babylone des Chaldéens Louis Raphaël Ier Sako,
  • le patriarche d'Antioche des Syriaques Ignace Youssef III Younan,
  • le père Bernardo Cervellera,
  • le directeur d'Asianews,
  • Mgr Jean-Benjamin Sleiman, archevêque latin de Bagdad.

Posté le 3 juillet 2015 à 10h04 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2015

Quand la haute finance encourage l'immigration clandestine

Interrogé sur la radio irlandaise RTE à propos des 240 000 réfugiés clandestins qui entrent illégalement en Europe chaque année, le Président de Goldman Sachs International, Peter Sutherland, a répondu :

"Ces chiffres sont ridicules dans le mesure où la population européenne compte plus de 500 millions d’habitants. Les chiffres auxquels vous faîtes allusion représentent donc une goutte d’eau dans un océan. Nous pouvons facilement gérer tout ça. L’Allemagne pourrait en accueillir beaucoup plus et aurait néanmoins toujours un problème lié au vieillissement de sa population. Du reste, 55 % de la population actuelle allemande est favorable à accueillir plus de migrants.

Les différents gouvernements doivent montrer l’exemple en expliquant que les migrants sont nécessaires à la société, économiquement ainsi que sous bien d’autres aspects plutôt que de constamment les décrire comme des fardeaux car ils ne sont en fait pas du tout des fardeaux. Après une courte période d’adaptation, ils contribuent positivement à la société dans laquelle ils vivent"

Cela permet en effet de tirer les salaires vers le bas et de créer du chômage, ce qui est excellent pour les banques d'investissement.

Posté le 1 juillet 2015 à 15h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

30 juin 2015

Il est interdit de sortir de la zone euro

Yves Daoudal fait remarquer que c'est exclu par le traité européen.

Mais bon : l'UE a déjà l'habitude de violer les peuples. Alors, violer un bout de papier...

Posté le 30 juin 2015 à 14h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

Tous les Etats membres de l’UE doivent dénaturer le mariage

C'est Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, qui le dit.

Il est temps de sortir de cette "Union" également contre-nature.

Posté le 30 juin 2015 à 14h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Crise grecque et acharnement "thérapeutique" du système financier

De Guillaume de Prémare, d'Ichtus, à propos de la crise grecque :

"Il est vrai que le peuple grec n’est pas l’innocent aux mains pures. Il a péché par insouciance, cru trop longtemps que pourrait perdurer cette folie qui consiste à vivre à crédit de manière démesurée, le cas échéant en comptant sur la solidarité supposée de ses voisins de l’Union. Rattrapé par la réalité, il est entré dans une phase d’intenses souffrances. Mais cette insouciance grecque n’est-elle pas la nôtre aussi, à un degré peut-être moindre ? Croyons-nous que nous soyons, en France, à l’abri d’un scénario comparable, dans sa nature sinon dans son ampleur ? Comme les choses seraient simples s’il s’agissait simplement d’un « mauvais élève » qui a triché aux dépens des autres et mis ainsi en danger un système prospère et pérenne. Non, le fond de l’affaire n’est pas là, il est bien plus large : non seulement ce système économique et financier n’est pas pérenne, mais encore est-il fou et prédateur, pas seulement à l’échelle de l’Union européenne, mais à l’échelle mondiale. Nous le savons au fond de notre conscience mais nous acceptons, selon les mots du pape, « son empire sur nos êtres et nos sociétés ». Le pape est pourtant explicite quand il écrit, au paragraphe 61 de Laudato si’ : « Il est certain que l’actuel système mondial est insoutenable de divers points de vue, parce que nous avons cessé de penser aux fins de l’action humaine ». Mais peut-être avons-nous peur de ce que pourrait-être la vie sans ce « système mondial », sans la dette, sans cette incessante injection massive de liquidités fabriquées, éventuellement sans l’Euro etc.

[...] Haro sur les Grecs, haro sur la Grèce : le processus du bouc émissaire est en marche. Ce n’est pas raisonnable car le problème de fond est ailleurs : l’affaire grecque est le symptôme d’un dérèglement global. [...] Ce système est en soins intensifs depuis 2008, sous perfusion, en situation active d’acharnement thérapeutique. Et la poursuite de cet acharnement se pratique au prix d’une tyrannie : quand un « patient » mal en point demande l’arrêt de soins dépourvus de sens, on voudrait les lui imposer. [...]

Ce qui se passe avec la Grèce est à observer avec attention : c’est un laboratoire vivant d’une tentative de retour du politique face à l’économique, face au technocratique. Que Tsipras échoue ou réussisse, il y aura des leçons à tirer pour tous les pays aujourd’hui soumis à « la dictature d’une économie sans visage », parce qu’il n’y aura pas de solution sans un retour puissant du politique. [...]"

Posté le 30 juin 2015 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

29 juin 2015

La Grèce, ils s'en foutent. C'est le soldat Euro qu'ils veulent sauver...

Déclaration de Nicolas Sarkozy, qui a comme point commun avec Jean-Claude Junker le fait de ne pas aimer le recours au référendum :

"La question n’est plus comment sauver la Grèce mais comment sauver la zone euro. L’Europe se trouve face à un gouvernement qui a menti, et si l’Europe se retrouve en situation de céder, ce sera la crédibilité de tout l’édifice européen qui sera en cause (…) Que  l'Europe, l'euro donnent le sentiment de céder et c'est la crédibilité de tout le système européen qui sera emportée"

Posté le 29 juin 2015 à 18h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (21)

Organiser un référendum, c'est trahir Bruxelles

C'est ce qu'a déclaré Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, qui se sent "personnellement trahi" :

"L'élan du compromis a été brisé par l'annonce du référendum. Les égoïsmes ont pris le dessus. Jouer une démocratie contre 18 autres n'est pas digne de la Grèce"

Posté le 29 juin 2015 à 16h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Vers la fin de l'argent liquide dans l'Union européenne...pour mieux tenir la population en otage ?

Plusieurs mesures économiques viennent d'être prises ou vont prochainement être mis en oeuvre au sein de l'Union européenne. Si individuellement, elles peuvent s'expliquer, ajoutées les unes aux autres elles peuvent conduire progressivement à la disparition de l'argent liquide et à virtualiser les avoirs des Français...

Tout d'abord, il faut des déclarations rassurantes et des promesses qui n'engagent que ceux qui les croient :

"Aujourd'hui, l'économie française est robuste, bien plus robuste qu'il y a quatre ans et elle n'a rien à craindre de ce qui pourrait se produire" (François Hollande à propos de la crise grecque)

Ensuite, voici plusieurs informations qui convergent dans le même sens :

"Bercy veut favoriser l'usage de la carte bleue" (source). Ceci en baissant les commissions bancaires au motif que 61% de Français souhaiterait pouvoir utiliser davantage sa carte bancaire au quotidien alors même qu' on apprend qu'en Grèce la même décision n'est pas très populaire: "Afin de donner des gages à Bruxelles et de limiter l'évasion fiscale, Athènes veut imposer le paiement par carte aux touristes. Au grand dam des commerçants."

"Les règlements en espèce au-dessus de 1 000 euros ne seront plus autorisés, et ce dès le 1er septembre prochain. Un décret a été publié en ce sens au Journal officiel (JO) samedi 27 juin" (source). Ceci officiellement pour lutter contre les circuits financiers parallèles.

Pour mettre en perspective ces informations, il ne faut pas oublier qu'à compter du 1er janvier 2016, la directive européenne "renflouement interne des banques" entrera en vigueur. Derrière une apparente volonté d'épargner le particulier, beaucoup s'inquiètent de ce que cette directive permet en réalité da faire derrière la pseudo protection des dépôts inférieurs à 100 000€ :

"Ces nouvelles règles ont pour objet d’éviter de solliciter le contribuable lorsqu’il est nécessaire de renflouer un établissement financier, en mettant à contribution les actionnaires et les créanciers dans le cadre d’une procédure dite de “bail-in” (“renflouement interne”). L’exécutif européen a rédigé cette directive à la suite de la crise financière qui a commencé en 2008 et elle a donné aux 28 pays de l’Union européenne jusqu’à la fin de 2014 pour l’intégrer dans leur droit national" (source)

"Il ne s'agit rien d'autre ici que d'un vol pur et simple, d'une remise en cause du droit de propriété. Que les actionnaires soient mis à contribution, rien de plus normal (...) en cas de problème il suffira de puiser dans les comptes des déposants ! L'ensemble des clients de ses banques seront-ils prévenus ? Surtout pas; cela déclencherait un mouvement de panique (...) Beaucoup pourraient se dire qu'avec un plancher de 100.000 euros, ce n'est pas la peine de s'inquiéter. Lourde erreur. Effectivement, à Chypre, les comptes en dessous de cette somme n'ont pas été touchés, mais uniquement parce que l'Union européenne et le FMI ont apporté 10 milliards d'euros dans le cadre d'un plan d'aide. Pour un pays comme l'Espagne, l'Italie ou la France, il faudrait des centaines de milliards pour protéger ces comptes. Qui pourrait apporter cette somme ? (...) Ce chiffre de 100.000 euros est un pur effet d'annonce destiné à faussement rassurer 95% de la population (les électeurs !) mais il ne tiendra évidemment pas en cas de crise bancaire" (source)

Lire aussi : "Le FMI valide la ponction des comptes bancaires" et "La France emprunte sans difficulté… parce qu’elle n’hésitera pas à ponctionner l’épargne des Français".

Sans vouloir jouer ni les Cassandres ni les complotistes, toutes ces mesures sont plutôt inquiétantes pour ceux qui gèrent leur patrimoine et leurs revenus en "bon père de famille"...

Posté le 29 juin 2015 à 16h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

Levée de l'immunité parlementaire pour délit d'opinion

C'est peut-être ce que risquent, pour deux affaires différentes, Aymeric Chauprade (vidéos la France est en guerre) et Florian Philippot (accusation contre le Qatar). Ils ont tous les deux expliqué pourquoi ils ne se rendraient pas à la convocation des juges en arguant notamment de leur immunité de député européen (voir ici et ici).

On peut donc se demander quelles raisons ont poussé Gilles Lebreton (FN) et Joëlle Bergeron (ex-FN), tous deux membres de la commission des affaires juridiques du parlement européen, à voter la levée de l'immunité parlementaire du député allemant Udo Voigt poursuivi pour "appel à la haine raciale et offense" pour une affiche ayant créé la polémique où était inscrit "Blanc, pas seulement une couleur de tricot ! Pour une vraie équipe nationale. L’équipe de football nationale en 2010 ? Plan de jeu 2006".

Lorsque l'on voit l'utilisation à des fins politiques des lois liberticides en France, encore récemment avec le procès scandaleux fait à Eric Zemmour, il faut être naïf pour croire que la commission des affaires juridiques fera le distinguo entre le sulfureux député Udo Voigt en Allemagne et le FN "dédiabolisé" en France... Gilles Lebreton et Marine Le Pen, qui a soutenu ce vote, devraient méditer les derniers mots d'Eric Zemmour à son procès le 24 juin dernier

"Si je comprends bien ce qui m’est reproché, la liberté d’expression, c’est bon pour les dessinateurs de Charlie, mais ce n’est pas bon pour moi. Parce qu’eux sont gentils, et moi, je suis méchant. Eux ont des bonnes arrière-pensées, et moi j’en ai de mauvaises. Si je comprends bien, nous vivons toujours sous le règne de la phrase de Saint-Just : «pas de liberté pour les ennemis de la liberté». Cela s’appelait la Terreur

Posté le 29 juin 2015 à 09h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

28 juin 2015

L'heure de vérité, pour la Grèce, mais aussi pour l'UE

Très intéressant point de vue développé à ce sujet par Jacques Sapir.

"Les événements de ces derniers jours ont permis de voir en pleine lumière les divers aspects du différent entre la Grèce et ses créanciers. La décision d'Alexis Tsipras de provoquer un référendum le 5 juillet donne néanmoins à ce différent une dimension nouvelle, et dramatique.

Le différent entre la Grèce et les créanciers a désormais une dimension politique tout autant qu'une dimension économique. C'est la question de la démocratie au sein de la zone Euro et de l'Union européenne qui est aujourd'hui directement posée. Une des conséquences de cette nouvelle situation est que les leçons que l'on doit en tirer sont extrêmement importantes pour la suite des événements, tant en Grèce naturellement que dans d'autres pays qui entreraient à leur tour en conflit avec les différentes structures de l'Union européenne.

L'Union européenne et l'Eurogroupe ont toujours poursuivi un objectif politique.

Le gouvernement grec a fait la démonstration que l'UE, l'Eurogroupe, et généralement l'ensemble des « institutions » européennes n'ont en réalité jamais admis le résultat des élections du 25 janvier 2015. Leurs actions n'ont eu de cesse que d'amener le gouvernement grec à se renier ou bien de provoquer un changement de gouvernement par des méthodes qui se situe en réalité hors de la sphère des principes démocratiques, même si elles en respectent formellement les codes. Le refus obstiné des « institutions » de prendre en compte les propositions du gouvernement grec, dont il est aujourd'hui clair qu'elles étaient raisonnables, et qu'elles étaient les seules capables de permettre à la Grèce de sortir de la crise, n'avait pas d'autre sens qu'un sens politique. Il fallait faire la démonstration qu'aucune politique alternative n'est possible aujourd'hui dans l'UE. C'est ce à quoi s'est employé tant la Commission que l'Eurogroupe, renvoyant systématiquement les mêmes propositions au gouvernement grec et se refusant, en réalité, à toute négociation.

Mais, récemment, un nouveau pas a été franchi. L'écho donné à l'accueil de « l'opposition » grecque à Bruxelles, que ce soit les dirigeants du parti de centre-gauche largement financé par les « institutions » européennes (To Potami), et qui ne représente que 7% de l'électorat, ou les dirigeants de la Nouvelle Démocratie, le parti de centre-droit qui gouverna la Grèce jusqu'aux dernières élections et qui est tombé aujourd'hui à moins de 15% des intentions de vote, ne représente pas moins que la tentative d'organiser un changement de gouvernement. Cela signifie que ces mêmes « institutions » européennes, si prompte à défendre la démocratie, complotent ouvertement avec un ensemble de politiciens faillis, souvent corrompus, et qui ont été rejetés par leur propre peuple pour remplacer un gouvernement démocratiquement élu. C'est une leçon importante, qu'il faudra apprendre par cœur, ne serait-ce que pour s'en prémunir. Elle décrédibilise totalement et complètement les discours sur la démocratie qui peuvent être tenus au seins des instances européennes.
Face à ces manœuvres le gouvernement grec, et Alexis Tsipras, ont choisi de poser la question au peuple grec par voie de référendum. C'est un acte fort. En redonnant la parole au peuple Alexis Tsipras montre à la fois qu'il a compris la nature profonde du problème qui l'oppose à l'Eurogroupe et qu'il est fidèle à la tradition démocratique. La question qui sera posée au peuple grec est évidemment importante. En décidant de se focaliser sur le plan d'austérité et les propositions faites par les créanciers de la Grèce, Alexis Tsipras le renvoie à leurs contradictions: peut on imposer en contrebande des mesures dont un peuple ne veut pas? C'est pourquoi il faut voir dans cette décision de provoquer un référendum l'un des gestes les plus démocratiques que l'on ait eu en Europe depuis plus de trente ans.

La question n'a jamais été de « sauver » la Grèce mais de lui donner les moyens matériels et financiers de renouer avec la croissance.

Il se répand dans la presse l'expression « sauver la Grèce ». Rien ne saurait être plus faux. Tout d'abord, ce n'est pas la Grèce qui est menacée par un défaut, mais en réalité la zone Euro. Si la Grèce faisait défaut le 30 juin, les conséquences les plus graves seraient justement dans les « institutions » européennes. En fait, il convient ici de rappeler des faits qui sont connus, mais systématiquement occultés dans la présentation faite par certains journalistes:

1. Une large partie de la dette grecque vient du transfert de la dette privée vers la dette publique. La BCE et les pays européens ont racheté les titres grecs détenus par les banques, pour que ces dernières puissent se dégager d'un « risque grec ». Dans cette dette, rien n'est allé à la population grecque (1).

2. Les taux d'intérêts prélevés par les créanciers privés ont été particulièrement élevés, et ces taux ont rajouté de la dette à la dette. Dans les années 2010-2012 s'est ainsi mis en place l'équivalent d'une pyramide financière (ou « système Ponzi ») dans lequel un gouvernement emprunte pour rembourser non plus le principal mais les intérêts. Tout économiste sait qu'un tel système conduit à court terme à des catastrophes.

3. Aujourd'hui, si l'on excepte le poids des remboursements tant des intérêts que du principal, le gouvernement grec est à l'équilibre budgétaire (ce que l'on appelle un « équilibre primaire), chose que le gouvernement français est incapable de réaliser. Ainsi, les mêmes qui dénoncent la « légèreté » du gouvernement grec sont incapable de faire aussi bien que lui…

4. Si le gouvernement grec demande un accord global sur la dette, incluant une annulation d'une partie de cette dernière et un rééchelonnement du reste, sur le modèle de ce qui avait été accordé à l'Allemagne en 1953, c'est parce qu'il sait que tant que ces prélèvements sur la richesse produite par le peuple grec (de l'ordre de 5% à 7% du PIB par an) seront maintenus, il n'y a aucun espoir de croissance ni d'amélioration de la compétitivité de l'appareil productif grec. Or, seule un croissance durable peut permettre à la Grèce de rembourser une partie de ce qu'elle doit. De ce point de vue, la position du gouvernement grec est la raison même que ce soit du point de vue du peuple grec ou de celui de ses créanciers. Le refus de ces derniers d'aboutir à un compromis montre bien que leur objectif est avant tout politique comme il a été dit plus haut et non économique.

En fait, le gouvernement grec propose deux solutions aux pays de l'Eurogroupe. Soit un accord sur la restructuration et le rééchelonnement de la dette est trouvé et l'Union européenne s'engage à investir dans l'appareil productif grec, soit la Grèce fera défaut (et donc ne paiera pas), et utilisera l'argent qu'elle prévoit d'économiser par un effort fiscal extraordinaire pour investir dans son appareil productif. C'est pour cela qu'aujourd'hui la question de la dette est centrale (2). Mais, le problème de la Grèce n'est pas celui d'un endettement trop lourd, il est fondamentalement celui d'une perte de la compétitivité de l'économie grecque. Or, cette perte de compétitivité est consécutive à l'Euro. (3) Cela, je l'ai dit dès octobre 2009 puis à de nombreuses reprises (4), et il est clair qu'un raisonnement similaire peut être tenu pour de nombreux pays, la Portugal, l'Espagne, l'Italie et la France. Face à un problème de compétitivité, un pays peut soit dévaluer sa monnaie, soit procéder à des investissements massifs dans son appareil productif. Mais il ne peut pas rester à la parité d'origine, ne pas investir et de plus prélever environ 5% de son PIB tous les ans pour payer d'autres Etats. Il faudra donc choisir et, si l'on ne veut pas donner à la Grèce les moyens d'investir, la laisser sortir de l'Euro.

Retour au politique

Mais, et c'est ici que nous revenons à la politique, les dirigeants européens ne veulent faire ni l'un ni l'autre. Ils sont paralysés par la représentation religieuse de l'Euro qu'ils se sont créés. Mais ils sont aussi paralysés par les intérêts financiers de certains pays et en particulier l'Allemagne, qui tient absolument à maintenir le couvercle de l'austérité sur l'Europe. Incapables de choisir, visant à des objectifs contradictoires (le maintien de la Grèce dans la zone Euro et la politique d'austérité), ils sont aujourd'hui dans une impasse. Prenant conscience de cette dernière, au lieu de chercher à dénouer les fils du nœud dans lesquels ils sont pris de leur propre faute, ils cherchent une issue dans une fuite en avant dangereuse. L'attitude qu'ils ont adoptée face au gouvernement grec est en effet dangereuse et irresponsable. Cette attitude prend le risque, pour résoudre un problème qui est une création de l'Europe, de compromettre la totalité de l'édifice européen et de révéler les sources anti-démocratiques de cet édifice. C'est aussi cela que révèle la décision d'Alexis Tsipras de convoquer les électeurs pour un référendum.

Il ne faut pas douter que la semaine à venir sera riche de tentatives de déstabilisation du gouvernement grec. Les instances européennes ne peuvent tolérer ce référendum, elles qui se disent pourtant des parangons de démocratie. Il faut savoir que cette attitude prend le risque d'une guerre civile en Grèce, tout comme le soutien aux forces de Maïdan a pris le risque d'une guerre civile en Ukraine. Car, si ce coup d'Etat était entrepris il ne faut pas s'imaginer que les forces qui ont soutenu SYRIZA, mais aussi le parti souverainiste ANEL, se laisseraient faire. Le problème avec cette génération de bureaucrates européistes est que, comme l'avait fait remarquer Raimond Aron au sujet de Valéry Giscard d'Estaing, ils ne savent pas que l'histoire est tragique. Mais cette histoire vit sa propre vie, sans ce soucier des représentations de ces bureaucrates. Elle se manifestera avec force quand l'heure sera venue. Le danger est là. Et il ne faudra pas alors venir se plaindre si des pratiques un peu plus brutales et moins civilisées que celles qui ont cours dans les bâtiments de la Commissions Européenne à Bruxelles sont utilisées contre ces mêmes bureaucrates.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.


1 Geek Debt Truth Commission, Executive Summary of the report from the Debt Truth Committee, 43p, 17 juin 2015, http://greekdebttruthcommission.org/wp/

2 Godin R., « La question de la dette est centrale », La Tribune, 23 juin 2015, http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-pourquoi-la-question-de-la-dette-est-desormais-centrale-486327.html
3 http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/la-crise-que-subit-la-grece-ne-se-serait-pas-produite-sans-l-euro-896158.html
4 Je renvoie ici le lecteur à une série de note publiée sur le site Marianne.2, « Sapir: derrière la crise grecque, l'explosion de l'euro? », 30 mai 2011, http://www.marianne.net/Sapir-derriere-la-crise-grecque-l-explosion-de-l-euro_a206801.html

Posté le 28 juin 2015 à 20h14 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (11)

27 juin 2015

L'Union européenne en état d'urgence

A cause du risque d'attentats islamistes ?

Non, pas du tout. C'est parce que le gouvernement grec a décidé de faire appel au peuple pour valider ou non par référendum les propositions des créanciers de la Grèce...

Posté le 27 juin 2015 à 17h02 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (22)

25 juin 2015

Aymeric Chauprade rejoint le groupe Europe des Nations et des Libertés

Alors que l'hypothèse de son absence avait été évoquée, Aymeric Chauprade confirme qu'il en sera le 37ème parlementaire :

"Certains disaient: «Chauprade n'ira pas dans le nouveau groupe. Il est furieux que sa tête ait été coupée sur les photos prises en Egypte, où il accompagnait Marine Le Pen. Il ne décolère pas

Colère ou pas, Aymeric Chauprade, ex-conseiller de la présidente du Front national pour les questions internationales, et au début de la mandature coordinateur des 23 élus FN, a bel et bien adhéré au nouveau groupe, Europe des Nations et des Libertés (ENL), mercredi à Bruxelles. Il n'avait pu le faire la semaine dernière, car il était retenu à l'autre bout du monde. Seuls Jean-Marie Le Pen, à qui la proposition d'adhérer n'a pas été faite, et Bruno Gollnisch, par solidarité avec Jean-Marie Le Pen, n'en fera pas partie. Au total, ce groupe comprend donc 37 élus venant de 7 Etats-membres différents."

Posté le 25 juin 2015 à 20h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

24 juin 2015

Le député Poisson demande une discussion sur le traité TAFTA

Jean-Frédéric Poisson député des Yvelines et président du Parti chrétien-démocrate écrit dans le Figarovox à propos du traité de libre-échange transatlantique «TAFTA» :

"[...] Dès le 2 juin dernier, j'adressai à Christian Jacob, Président du Groupe les Républicains à l'Assemblée nationale un courrier lui demandant d'exiger de Claude Bartolone la tenue d'un débat à l'Assemblée sur le traité transatlantique en cours de négociation. Un débat démocratique à l'échelon des Parlements nationaux me semble en effet indispensable, étant données les conséquences considérables de ce traité pour les peuples européens. [...]

Il ne s'agit rien de moins que d'une unification économique, commerciale et juridique des espaces nord-américain et européen, sur des bases libre-échangistes à l'américaine. Ce projet aura des conséquences considérables pour notre pays. Comment savoir si cet accord de libre-échange sera équilibré entre les deux parties? Comment évaluer ces retombées en matière d'emploi, de santé, d'environnement?

Le seul moyen de le savoir est d'associer étroitement les Parlements nationaux au suivi des négociations du traité. C'est ce que je demande. Et je crois être le premier du côté des Républicains à exiger officiellement un débat à l'Assemblée nationale sur ce sujet.

À ce stade de la négociation, et à ce que l'on en sait, trois points m'interpellent.

Premièrement, la suppression totale des droits de douane (actuellement de 5,2 % pour l'UE et de 3.5% pour les États-Unis) sur les produits industriels et agricoles qui sera évidemment préjudiciable aux pays de l'Union européenne.

Deuxièmement, l'élimination programmée des barrières non tarifaires qui obligera à une convergence vers le bas des normes sociales, salariales, environnementales et sanitaires.

Troisièmement, la mise en place d'un mécanisme d'«arbitrage des différends» entre États et investisseurs privés qui renforcera les multinationales au détriment de la souveraineté des États.

Au-delà de ces points de négociation, qui en l'état sont clairement défavorables aux peuples européens, c'est la vision de la démocratie et de l'économie que sous-tend ce projet qui sont clairement inacceptables.

Un tel traité ne peut être adopté sans un examen démocratique préalable. Les Parlements nationaux me semblent le meilleur échelon pour en discuter.

C'est un enjeu de démocratie: on ne peut pas laisser les peuples européens et leurs représentants dans l'ignorance de ce qui va engager leur avenir. Le fait que ce soient non pas des élus mais des fonctionnaires de la Commission européenne qui sont chargés de négocier ce traité pose d'emblée la question de la légitimité des négociations. De même, on ne sait toujours pas à ce jour, si ce traité fera ou non l'objet d'une ratification par les Parlements nationaux!

C'est un enjeu de souveraineté: on ne peut accepter de brader la souveraineté des États européens au profit d'entreprises transnationales privées qui obéissent principalement aux intérêts financiers des États-Unis, et parfois européens. Voulons-nous continuer, au risque de nous perdre, à nous diluer dans la mondialisation? Je ne crois pas que ce soit le souhait des Français.

C'est un enjeu de société: voulons-nous favoriser un modèle économique qui repose sur la financiarisation accrue de l'économie, l'accélération des échanges, la fragilisation des producteurs, l'industrialisation de l'agriculture? Ou bien choisir un modèle tourné résolument vers l'emploi, les circuits courts et la qualité des produits? Alors que nous traversons une crise écologique majeure, comme vient de nous le rappeler avec exigence le Pape François dans son encyclique Laudato si', et que des millions de Français souffrent du chômage comment peut-on imaginer un seul instant opter, pour la première solution, celle que le projet TAFTA veut secrètement nous imposer?

Enfin, c'est un enjeu européen: voulons-nous continuer à nous aligner sur les États-Unis et diluer l'Europe dans un vaste marché? La France et l'Europe doivent retrouver leur indépendance vis-à-vis des États-Unis. Que ce soit en matière de politiques commerciale et économique, qui ont un impact direct en matière d'emploi et d'environnement. Mais aussi en matière de politique étrangère. La politique conduite par les États-Unis au Moyen-Orient, et trop souvent suivie par la France, mène au chaos dans cette région du monde, ce qui a des conséquences dramatiques pour l'Europe. En témoigne l'arrivée massive et incontrôlable de migrants sur nos territoires depuis plusieurs mois.

Je ferai pression au sein de mon groupe parlementaire Les Républicains et auprès du Président de l'Assemblée nationale pour que ce traité puisse être débattu dans l'hémicycle.

Une vaste mobilisation des consciences est en marche. Espérons que cette fois, les peuples seront écoutés et que l'on ne rejouera pas le mauvais scénario du projet de Constitution européenne et du traité de Lisbonne. Cela les Français ne l'accepteront pas."

Posté le 24 juin 2015 à 21h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

La Hongrie remet en cause "Dublin III" sur l'immigration

Ce règlement stipule que les migrants doivent faire leur demande d'asile dans le premier pays d'entrée lorsqu'ils arrivent sur le territoire de l'Union européenne, et que s'ils se rendent dans un autre pays de l'Union, ils doivent être renvoyés dans le premier pays d'arrivée.

L'Union européenne demande « une clarification immédiate ». C'est pourtant très clair : la Hongrie souhaite retrouver sa souveraineté en matière d'immigration. Au nom du bien commun du peuple hongrois.

Posté le 24 juin 2015 à 18h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

19 juin 2015

Avortement tardif et infanticide : des témoignages bouleversants de médecins et de sages-femmes

De Grégor Puppinck, Directeur de l'ECLJ :

"À l’approche des débats au Conseil de l’Europe sur la Pétition pour les droits des nouveau-nés survivants à leur avortement, signée par plus de 200.000 personnes, des médecins et des sages-femmes osent témoigner de la façon dont ces enfants sont abandonnés à la mort, sans soin, ou tués par injection létale, en toute illégalité. Ils témoignent aussi du malaise du personnel médical. Ils révèlent que le plus souvent les parents ne sont pas informés de la survie de leur enfant et des causes réelles de sa mort. Parfois même le nouveau-né est tué seulement parce que porteur d’un handicape, afin de « préserver » ses parents.

Nous invitons les médecins, sages-femmes et  infirmières à continuer de témoigner de cette réalité pour convaincre les responsables politiques et la société de prendre des mesures pour respecter ces enfants et leur famille.

Un bébé prématuré, même né lors d’une tentative d’avortement tardif, est un être humain et doit bénéficier de soins et du droit à la vie comme tout être humain.

L’ECLJ remettra un rapport contenant témoignages et statistiques aux députés du Conseil de l’Europe. Adressez-nous votre témoignage ; nous pouvons préserver votre anonymat si vous le souhaitez (ecljofficiel@gmail.com )"

Voici un exemple de témoignage qui sera remis au Conseil de l’Europe.

 « Je suis médecin depuis 8 ans. Voici deux témoignages datant de mes études, le premier alors que j’étais étudiante, le deuxième pendant mon internat.

- Lors d’une garde en salle d’accouchement, une femme était en travail dans le cadre d’une ITG à 5 mois de grossesse [interruption thérapeutique de grossesse]. L’accouchement est imminent, l’interne de gynécologie se prépare. Le gynécologue sénior de garde qui s’apprête à regagner son lit, s’approche de l’interne et lui dit à voix basse, mais suffisamment fort pour que je l’entende : «  si l’enfant respire à l’arrivée, tu appuies fort ici sur la trachée jusqu’à ce qu’il arrête totalement de respirer » et se tournant vers moi : «  et toi, tu n’as rien entendu ».

- Nouvelle nuit de garde, mais en pédiatrie cette fois. Je suis interne aux urgences pédiatriques. Le pédiatre sénior de garde me téléphone et me demande de le rejoindre en salle de réanimation néonatale juxtaposée aux salles d’accouchement. Un enfant qui vient tout juste de naître y est intubé et ventilé. Il présente des défaillances multi viscérales et le morphotype d’un enfant porteur de trisomie 21 (aucun de ces signes n’avaient été mis en évidence lors des échographies prénatales). Mon chef me demande de lui dire à quoi me fait penser le faciès de ce bébé. Après ma réponse, il demande à l’anesthésiste présent s’il reste du produit de péridurale de la mère, ce qui est le cas. Il le prend et l’injecte alors à l’enfant qui meurt en une à deux minutes, seul. Pendant qu’il agonisait, les deux médecins discutaient, sans aucune gêne ni aucun regard pour ce bébé. Quant aux parents, ils n’ont été informés de l’état de santé de leur enfant qu’après sa mort ! »

Entre le 23 et le 26 juin, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe se prononcera sur l’opportunité de nommer un rapporteur sur cette question.

La pétition demande à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe :

1. D’enquêter et de faire rapport sur la situation des enfants nés vivants durant leur avortement.

2. De réaffirmer que tous les êtres humains nés vivants ont le même droit à la vie garanti par l'article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme, et que tous les êtres humains devraient bénéficier de soins de santé appropriés et nécessaires sans discrimination fondée sur les circonstances de leur naissance, conformément aux articles 3, 8 et 14 de cette même Convention.

3. De recommander aux États membres de prendre en compte le seuil de viabilité des fœtus humains dans leur législation relative à l’interruption de grossesse.

Consulter ici le texte de la pétition remis à l’Assemblée.

Le dossier complet contenant notamment l’ensemble des témoignages sera disponible en Français le 23 juin.

Posté le 19 juin 2015 à 11h40 par Michel Janva | Lien permanent

Crise financière : les Grecs retirent leur argent des banques

Le gouvernement grec est toujours en plein bras fer avec ses créanciers et la BCE a affirmé que les banques du pays pourraient ne pas ouvrir la semaine prochaine. Alors des Grecs, de plus en plus inquiets, vident leurs comptes bancaires. Deux milliards d’euros ont été retirés en trois jours.

La rupture est à deux doigts d'être consommée entre la Grèce et ses créanciers, l'Union européenne et le Fonds Monétaire International. Les réunions s’enchaînent. La date butoir est prévue pour le 30 juin, mais aucun accord ne semble envisagé pour l’instant et la perspective d’une faillite est plus que jamais d’actualité. 

Pour autant, il n’y a pas de files d’attente impressionnantes devant les distributeurs, ni de mouvement de panique. Un sommet exceptionnel des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro consacré à la Grèce sera organisé lundi soir prochain à Bruxelles. Une nouvelle réunion de la dernière chance avant le défaut de paiement.

Et une sortie de la Grèce de l'euro, voire, de l'UE ?

Posté le 19 juin 2015 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

18 juin 2015

La faillite de Schengen

Ou comment l'idéologie de la libre circulation des personnes au sein de l'Union européenne percute le mur de la réalité dans un contexte où la pression de l'immigration illégale n'a jamais été aussi forte :

"La Hongrie a annoncé hier la fermeture de sa frontière avec la Serbie, un nouveau signe de la crise migratoire au lendemain de l'échec des Européens à décider d'une répartition solidaire des réfugiés sur leur territoire (...) Budapest a lancé des "travaux préparatoires" pour la construction d'une clôture de quatre mètres de haut sur les 175 km de sa frontière avec la Serbie.

Réunis mardi à Luxembourg, les 28 ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur un dispositif solidaire d'accueil destiné à soulager les pays les plus exposés, alors que 100.000 personnes sont clandestinement entrées dans l'UE depuis le début de l'année, selon l'agence Frontex. Opposée à une gestion européenne du dossier, la Hongrie revendique pour sa part de pouvoir traiter à sa manière les flux migratoires. Le nombre de réfugiés entrant en Hongrie, qui était de 2.000 pour toute l'année 2012, a bondi s'élevant à 54.000 depuis janvier et faisant de ce pays d'Europe centrale celui de l'UE, après la Suède, qui accueille le plus de réfugiés relativement à sa population.

Vendredi 12 juin, M. Orban avait accusé Belgrade d'"envoyer" les migrants en Hongrie, soulignant que ceux-ci "doivent être stoppés en territoire serbe". La question doit être abordée entre les dirigeants des deux pays lors d'une rencontre le 1er juillet. Selon le gouvernement hongrois, 95% des migrants entrant en Hongrie le font par la frontière serbe. Quelque 75% d'entre eux arrivent de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan, dont ils fuient les combats. En janvier et en février de cette année, la Hongrie a également vu arriver des milliers de Kosovars, poussés à l'exode par la situation économique (...)"

Posté le 18 juin 2015 à 15h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

17 juin 2015

L'éducation de nos enfants sous contrôle de la Commission FEMM

La Commission FEMM est une des commissions du Parlement Européen et travaille sur les droits des femmes et l’égalité des genres. Elle peut élaborer des rapports d’initiative parlementaire qui ne sont pas légalement contraignants pour les Etats Membres, mais qui sont des signaux politiques forts. Europe for Family dénonce :

"Le rapport de la socialiste Liliana Rodrigues, L'émancipation des jeunes filles par l'éducation dans l'Union Européenne, a été adopté ce matin par la Commission FEMM, sans aucune base juridique légale et en contradiction totale avec les traités internationaux et européens. 

L'atteinte à la liberté de pensée, à la liberté d'expression, à la vie privée, et la dénégation aux parents à être les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants sont contenus dans le rapport Rodrigues, adopté aujourd'hui par la Commission des droits de la femme du Parlement Européen.

Il est particulièrement étonnant de voir que le Groupe Socialiste du Parlement Européen a, dans un des amendements présentés ce jour, recommandé aux autres groupes politiques de voter contre l’ajout de la mention de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme des Nations Unies et que cette commission l'a accepté.

Une fois de plus, la commission FEMM fait passer en séance plénière du Parlement Européen un texte qui viole le Principe Fondamental de Subsidiarité de l'Union Européenne, la Déclaration Universelle des Droits l'Homme et le Pacte International des Droits Civils et Politiques.

Europe for Family condamne fermement ce rapport de la Commission FEMM, alors que de nombreux autres sujets sur l’égalité homme-femme pourraient faire l’objet d’étude et de recommandations pertinentes et utiles à la construction de l’Europe."

Posté le 17 juin 2015 à 21h45 par Michel Janva | Lien permanent

GPA : non, la personne n'est pas un objet de commerce !

Une tribune de Joseph Brussan, magistrat, porte-parole du collectif CoRP ( Collectif pour le Respect de la Personne qui réunit chercheurs, universitaires et philosophes pour la promotion des droits de la personne humaine) dans le FigaroVox :

[...] "Tout le monde est d'accord pour garantir les droits de l'enfant, qui ne sont pas responsables des conditions de leur naissance. Reste à savoir comment. Rappelons que les enfants ne sont ni «sans papiers» ni des «petits fantômes de la République»: ils ont des actes de naissance étrangers qui sont pris en compte dans la vie quotidienne. Aucun problème d'autorité parentale, d'accès à la sécurité sociale, etc. La question de la nationalité a été réglée en pratique par la circulaire Taubira. Elle aurait pu l'être autrement, le code civil permettant de donner la nationalité à tout enfant élevé depuis 5 ans par des Français. Si les enfants ont besoin d'une protection supplémentaire, cela peut être fait par des mesures spécifiques décidées démocratiquement par le législateur. C'est cela, la démocratie.

La transcription, cela va beaucoup plus loin: c'est la transformation en un acte de droit français d'un acte étranger qui résulte d'un processus de maternité de substitution contraire à l'ordre public. Ce que savent très bien ceux qui y recourent et viennent ensuite s'indigner devant les tribunaux et ceux qui les conseillent. Transcrire, c'est dire: faites ce que vous voulez hors de France, vous aurez la bénédiction des autorités au retour. Après quoi, l'interdiction ne tiendra pas longtemps en France. Au demeurant, cela témoigne d'une parfaite indifférence au sort des femmes exploitées à l'étranger, indigne d'une Europe qui promeut partout les droits de l'Homme.

Les juges ont donc une énorme responsabilité dans cette affaire. Ils ne peuvent faire l'économie d'une réflexion sur ce qui est en jeu dans la GPA et sur les conséquences de leurs décisions non seulement en France mais dans toute l'Europe. Il ne suffit pas de prendre des décisions pour s'en laver les mains. Cette réflexion n'a nullement été menée jusqu'à présent par la CEDH, qui s'est bornée à concéder du bout des lèvres le droit de la France à interdire la GPA sur son sol au nom d'un «choix éthique du législateur».[...]

Il est effarant que la CEDH ne dise pas un mot de la mère porteuse, «effacée» de ses arrêts comme elle l'est des actes d'état civil dont on réclame la transcription. Qu'elle ose reprocher à l'État un prétendu problème «d'identité» des enfants du fait d'une absence d'inscription de leur filiation biologique paternelle en ignorant l'autre versant de cette identité, la filiation entre l'enfant et la mère qui l'a porté et mis au monde. Qu'elle ne se pose pas même la question de la possibilité pour la mère porteuse de faire valoir si elle le souhaite dans l'avenir son statut de mère, et pour l'enfant de rétablir la vérité.

Ce sont les commanditaires qui créent la confusion pour l'enfant par la création d'une filiation tronquée ou mensongère et portent atteinte à son intérêt en le soumettant à un abandon programmé et tarifé. Osera-t-on montrer à l'enfant le contrat qui a prévu dans ses moindres détails sa fabrication et le prix qu'il a coûté?

Ce à quoi nous assistons est la transformation de la personne (femme, enfant) en objet de commerce, dans le cadre d'un marché qui «pèse» déjà plusieurs milliards d'euros. C'est la négation de l'humanisme sur lequel est fondée notre civilisation.[...]

Depuis un an, une décision de 7 juges insuffisamment réfléchie prend en otage les 820 millions de citoyens européens et les États qui refusent de s'insérer dans le marché international des corps et des personnes. Puisse la CEDH saisir l'occasion de se rattraper et prendre enfin, en pleine conscience et connaissance de cause, ses responsabilités.[...]

Posté le 17 juin 2015 à 10h06 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

Le traité Tafta retardé

Lu dans Minute :

"Ce qui s’est passé mercredi dernier au Parlement européen est inédit et montre que le vent est peut-être en train de tourner. Ce jour-là, les députés européens devaient en effet se prononcer sur le « rapport Lange », du nom du rapporteur de la Commission du Commerce international en charge de négocier le traité d’accord transatlantique entre les Etats-Unis et l’Union européenne (Tafta). A priori, tout baignait puisque dix jours auparavant, cette même commission s’était prononcée favorablement sur le projet de Bernd Lange. Pourtant, dans un accès de panique assez étonnant, Martin Schultz a subitement décidé, sous la pression de son groupe (sociaux-démocrates) mais aussi de certains députés conservateurs, de reporter purement et simplement le vote au mois de juillet en raison, officiellement, « du grand nombre d’amendements à examiner »; en raison surtout de la crainte quant à son issue !

Reporter un vote que l’on craint de « perdre » pour se donner le temps de se constituer une majorité favorable est évidemment une conception toute « européenne » de la démocratie dont on a malheureusement désormais l’habitude, le vote n’étant plus qu’une manière d’enrober une décision prise en amont par des experts qui ne s’encombrent pas de la volonté des peuples. C’est à vrai dire un véritable déni de démocratie qui rappelle dans son esprit la félonie du référendum de 2005 et du traité de Lisbonne. Il n’empêche que ce report traduit un certain embarras des députés face au manque de transparence des négociations mais aussi face à une opinion publique largement hostile qui est en train de s’emparer du sujet (1,5 million de citoyens ont déjà signé la pétition officielle contre le Tafta et 97 % de ceux qui ont répondu à la consultation publique lancée par la commission se sont déclarés opposés à ce traité). [...]"

Mais le pire, c’est qu’aux Etats-Unis aussi, le vent a tourné. Le 12 mai dernier, les sénateurs ont refusé de donner l’autorisation à Obama de demander au Congrès de voter en bloc pour ou contre l’accord sans possibilité d’amendement. Les Démocrates et les Républicains ayant réalisé que le traité transatlantique signifierait la fin du « Buy American Act » mis en place par Roosevelt (les appels d’offre sur le budget fédéral sont réservés aux entreprises américaines, ce que les Européens veulent faire sauter), ils sont désormais vent debout pour sauver leurs marchés publics."

Posté le 17 juin 2015 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent

16 juin 2015

Aymeric Chauprade absent du groupe constitué autour du FN au Parlement européen [Add.2]

L'absence de Jean-Marie Le Pen et, dans une moindre mesure, de Bruno Gollnisch au sein du nouveau groupe constitué autour du FN au Parlement européen n'aura surpris personne. En revanche, l'absence d'Aymeric Chauprade, qui a accompagné Marine Le Pen dans son voyage en Egypte, est plus surprenante.

De son côté, Bruno Gollnisch explique avoir lui-même refusé d'en faire partie (ici et ici) :

"Je ne serai pas membre d'un groupe parlementaire qui n'a pas été proposé à  Jean-Marie Le Pen. C'est une certaine conception de l'honneur (...) J’ai été élu sur une liste avec Jean-Marie Le Pen : on m’a dit qu’il n’y serait pas, je n’y serai pas non plus. Mais je voterai comme le groupe, c’est fait en bonne intelligence avec Marine Le Pen"

Comme la création d'un groupe nécessite 25 élus de 7 nationalités différentes, le groupe Europe des Nations et des Libertés a réussi à voir le jour grâce au ralliement de la britannique Janice Atkinson exclue en mars de l'Ukip pour des "soupçons graves de nature financière", liés à des dépenses élevées.

Addendum1 : selon son assistant parlementaire, Aymeric Chauprade n'a pas pu apposer sa signature sur la demande car il est en déplacement aux Fidji.

Addendum 2 : Extrait de l'analyse de Guillaume Bernard est maître de conférence à l'Institut catholique d'études supérieures

"Le cas de Bruno Gollnisch -dont le niveau intellectuel est très au-dessus de la moyenne de la classe politique en général et du personnel du FN en particulier- est plus tragique. Car, en faisant preuve d'une indéfectible fidélité envers celui qui, après l'avoir désigné comme dauphin, lui avait finalement préféré sa fille, il est assimilé aux «dérapages» de Jean-Marie Le Pen alors qu'il appartient (pour dire les choses très rapidement et de manière caricaturale) à un courant de pensée réactionnaire qui n'a rien de fasciste."

Posté le 16 juin 2015 à 14h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

Le FN forme un groupe au Parlement européen... sans Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch

La purge continue :

"Ni Jean-Marie Le Pen ni Bruno Gollnisch ne feront partie du groupe Front national au Parlement européen. C'est ce qu'a indiqué le numéro deux du FN, Florian Philippot (...).

Les députés européens FN siégeaient depuis les élections européennes de mai 2014 parmi les non-inscrits faute d'avoir pu constituer un groupe parlementaire. Si Marine Le Pen avait le nombre d'eurodéputés nécessaires (37) dans l'assemblée élue en 2014, ils ne représentaient que 5 nationalités, alors qu'il faut pour former un groupe au moins 25 élus de 7 nationalités différentes.

C'est désormais chose faite grâce au ralliement de Janice Atkinson, ancienne du parti britannique dont elle avait été exclue en mars, et de Michal Marusik et Stanislaw Zoltek, qui ont,  selon Mme Le Pen, "clairement rompu" avec Janusz Korwin-Mikke, le sulfureux ancien président du parti d'extrême droite polonais KNP.

Le nouveau groupe baptisé "Europe des nations et des libertés" compterait 21 élus FN et sera coprésidé par Marine Le Pen et Marcel de Graaff, du PVV néerlandais, un des alliés "historiques" de la responsable frontiste au Parlement européen avec le Parti de la liberté autrichien (FPÖ), la Ligue du Nord italienne et le Vlaams Belang flamand (Belgique)."

Add : Bruno Gollnisch a déclaré avoir renoncé lui-même à faire partie du groupe parlementaire. Je vous renvoie au post de Philippe.

Posté le 16 juin 2015 à 12h28 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (11)

15 juin 2015

"Il y a aujourd’hui en Europe un risque d’une nouvelle dictature"

L’archevêque catholique de Riga, Mgr  Zbignevs Stankevics, a été reçu par le pape François à Rome la semaine dernière. Famille Chrétienne l’a rencontré. Extraits : 

"Beaucoup de catholiques restent inquiets à l’approche de la deuxième phase du Synode, en octobre. Ne partagez-vous pas cette inquiétude ?

Au début du christianisme, quand il y a eu l’hérésie arianiste, tout le monde n’était pas d’accord dans l’Église sur ce sujet… Aujourd’hui, il y a des cercles qui veulent imposer des changements qui sont en contradiction avec la Sainte doctrine. Or, nous n’avons pas le droit de la changer, car ce n’est pas quelque chose d’inventé par les hommes, c’est une révélation de Dieu. Nous ne pouvons que l’expliquer au monde. Nous avons à faire tout ce qui est possible pour ne rejeter personne, homosexuels ou divorcés, sans trahir la doctrine. C’est tout l’enjeu du débat du Synode, et la réponse est encore en construction.

Il ne faut pas s’inquiéter. À la fin de la première phase, le pape François nous a dit : « Ne vous inquiétez pas, Pierre est avec vous, Pierre est responsable, il ne permettra pas d’aller dans la mauvaise direction. » C’était le cœur de son message, et j’ai trouvé ça encourageant. L’Esprit Saint agit dans l’Église, et je crois à cette promesse de Jésus qui nous a dit que la force du mal ne le vaincrait pas. Je serai au Synode en octobre et j’espère pouvoir contribuer le plus efficacement possible à défendre la doctrine.

Pensez-vous que l’intense couverture, inédite, du Synode par les médias soit responsable de la confusion qui l’entoure ?

Certains médias essayent en effet d’imposer leurs propres solutions au Synode, en manipulant ou en isolant certains éléments du débat. Mais ils ne sont pas les seuls responsables de l’inquiétude des catholiques. Il y a vraiment des personnes dans l’Église qui poussent ces idées, introduisent des formulations ambivalentes, ce qui est un problème bien plus grave que les médias. Des formulations qui ont d’ailleurs été rejetées par tous les groupes de langues. Tous ! [...]

Je suis optimiste pour l’avenir, même s’il faut rester vigilant, car je crois qu’il y a aujourd’hui en Europe un risque d’une nouvelle dictature de la démocratie corrompue et des droits de l’homme mal compris. Il faut pointer du doigt les choses négatives, mais si on parle du point de vue de la foi, de la Vérité et de l’amour, on reste toujours positif, et c’est comme cela qu’on touche les gens."

Posté le 15 juin 2015 à 22h00 par Michel Janva | Lien permanent

Le FN confirme la création d'un groupe souverainiste au Parlement européen

Les négociations entre le FN, le PVV (Pays-Bas), le FPÖ (Autriche), la Ligue du Nord (Italie) et le Vlaams Belang (Belgique) ont, semble-t-il, abouti :

 

Le groupe devant rassembler 25 députés issus de 7 pays différents, au moins deux députés issus d'autres partis que ceux précités ont dû donner leur accord.

Posté le 15 juin 2015 à 21h13 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (2)

Création d'un groupe souverainiste au Parlement européen avec le FN ?

Le Front National y serait associé :

"Le PVV de Geert Wilders est sur le point d’associer à lui assez de députés européens issus de différents pays afin de former un groupe. Le PVV (Pays-Bas), le Front National (FN), le FPÖ (Autriche), la Ligue du Nord (Italie) et le Vlaams Belang (Belgique) disposent ensemble de 37 députés. Afin de former un groupe, un minimum de 25 députés issus de 7 pays doivent être rassemblés. Geert Wilders déclare : « Nous y sommes à peu près ». Mais il ne veut pas donner de détail à propos des partis et députés qui s’associeront aux cinq partis cités. Il y a la possibilité qu’une conférence de presse ait lieu ce mardi 16 juin 2015 à Bruxelles."

Posté le 15 juin 2015 à 11h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

L'impact du traité de Lisbonne sur les lois famille

Conférence du 27 mai 2015 de Patrice André à Fontainebleau par l'Association Famille et Société 77 :

Posté le 15 juin 2015 à 07h29 par Michel Janva | Lien permanent

11 juin 2015

Petite leçon de géopolitique: actualités balkaniques

par Alexis Troude, sur realpolitik.tv.


Actualité balkanique, par Alexis Troude par realpolitiktv 

pour compléter ce quart d'heure audio-visuel, n'hésitez pas à lire l'étude "vers un nouveau front islamiste dans les Balkans Occidentaux" (en trois parties), du même Alexis Troude.

Au programme: l'irresponsabilité des dirigeants européens dans les années 90-2000, le nettoyage ethnique du Kosovo (le vrai, celui des serbes, mais d'autres minorités aussi, sous "gauleiter" NATO-EU), un islamisme wahhabite importé disposant maintenant d'une véritable implantation géographique, les connexions très proches avec Al Qaida (Ben Laden faisant antichambre chez Izetbegovic), le jeu trouble des Etats-Unis, ...

Posté le 11 juin 2015 à 22h51 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (5)

Turquie, Russie, Hongrie : le PPE à la remorque de la gauche

Un communiqué du FN nous apprend que le groupe PPE au Parlement européen, auquel appartient les Républicains, a voté majoritairement en faveur d’une résolution sur la Turquie qui va dans le sens très clair d’une adhésion la plus rapide qui soit de ce pays à l’Union européenne : seul le député Alain Cadec a voté en faveur d’un amendement prévoyant de revenir sur cette adhésion.

"C’est d’ailleurs le groupe auquel appartient les « Républicains », le PPE, qui avait désiré amendé ce texte en faveur d’un assouplissement du régime de libéralisation des visas : il est facile, ensuite, de déclarer devant les caméras à Paris qu’on souhaite endiguer l’immigration massive.

Autre preuve de leur hypocrisie manifeste, leur vote massif en faveur d’une résolution complètement irréaliste et belliqueuse à l’égard de la Russie. Monsieur Sarkozy a ensuite beau jeu de vouloir multiplier les signes de bienveillance envers Vladimir Poutine, ses députés au Parlement européen votent la poursuite des sanctions envers la Fédération Russe.

Enfin, les « conservateurs » français qui sont censés être alliés avec M. Orban ont tous approuvé la résolution sur la Hongrie qui condamne les consultations populaires menées par Viktor Orban, montrant une fois de plus qu’ils n’aiment le référendum que lors des campagnes électorales."

Posté le 11 juin 2015 à 16h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Marie-Christine Arnautu revient sur le vote du rapport Noichl

Marie-Christine Arnautu, député FN au Parlement européen, revient sur le débat sur le rapport Noichl et la propagande LGBT au Parlement européen. Elle renouvelle son opposition à la PMA et aux mères porteuses :

Posté le 11 juin 2015 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

10 juin 2015

TAFTA / TTIP : il est encore temps de dire non !

Nous l'avons déjà évoqué et il faut revenir sur ce sujet car les choses continuent à avancer, de façon souterraine. En attendant d'y consacrer quelques notes un peu plus détaillées, nous vous proposons une video très pédagogique genre "TAFTA pour les nuls", et une action simple.

Voici la vidéo.

et voici l'action : il s'agit de signer une pétition dont l'argument est le suivant:

"Dans quelques jours, nous pourrions contribuer à empêcher nos dirigeants de remettre à Monsanto, Bayer et à d’autres multinationales les clés de notre démocratie.

Selon le futur traité de libre-échange transatlantique (plus connu sous les noms de TAFTA ou TTIP), les multinationales seraient en droit d'attaquer les États en justice devant des tribunaux secrets. Notre pays verrait affluer les pesticides tueurs d’abeilles, les 4x4 les plus énergivores et les OGM, et même notre système de santé publique pourrait être menacé. Mais si mercredi prochain, le Parlement européen fait le bon choix, nous pouvons empêcher cette folie!

En France et partout en Europe, des centaines d’organisations se sont rassemblées et mènent ensemble cette lutte cruciale pour notre avenir. Ne perdons pas une seconde! Lorsque cette pétition atteindra 2,5 millions de signatures, nous la remettrons au Parlement européen via les médias à l'occasion d’une grande marche sur le parvis de l’institution. Ajoutez votre nom et diffusez tout autour de vous."

Pratiquement 2,2 millions de personnes l'ont déjà signé, pour les rejoindre, c'est ici

Il est grand temps que les défenseurs de la vie de la personne, de l'embryon au vieillard, se mobilisent aussi pour défendre la vie sociale et économique contre la marchandisation de toute chose et contre Mammon: c'est le même combat !

Posté le 10 juin 2015 à 23h52 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (9)

09 juin 2015

Intervention du député Arnautu contre le rapport Noichl

Intervention de Marie-Christine Arnautu au Parlement européen lors du débat sur la stratégie de l'Union pour l'égalité entre les femmes et les hommes de l'après 2015 :

Posté le 9 juin 2015 à 20h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

La France doit dénoncer la Convention européenne des droits de l’Homme

C'est la teneur de l'entretien accordé par Charles Beigbeder à Famille Chrétienne à propos de la décision rendue par la CEDH à propos de Vincent Lambert :

"La CEDH, par 12 voix contre 5, a estimé que l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielle de Vincent Lambert ne constitue pas une atteinte au droit à la vie garanti par l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme. C’est un non-sens ! Quand on sait qu’à l’origine, la CEDH a été fondée en réaction à la barbarie nazie qui avait pratiqué à grande échelle l’euthanasie des personnes handicapées, on reste confondu devant cette réintroduction sournoise, dans la légalité européenne, de la possibilité d’euthanasier une personne en état de conscience minimale. Comme le soulignent courageusement les cinq juges dissidents, cette décision « équivaut à un pas en arrière dans le degré de protection que la Convention et la Cour ont jusqu’ici offerte aux personnes vulnérables ».

Il y a un an, à l’issue de la décision du Conseil d’État, j’avais déjà mis en garde l’opinion publique sur l’imperfection de la loi Leonetti du 22 avril 2005, qui considère l’alimentation et l’hydratation comme un traitement médical et non comme un soin dû à tous, quel que soit l’état de santé du patient. Le père Brice de Malherbe, consulteur au Conseil pontifical pour la famille, l’a récemment rappelé, tout comme la Fondation Jérôme Lejeune qui a pointé du doigt ce problème dès la promulgation de la loi Leonetti. Le Conseil d’État, puis la CEDH (...)

En 2010, pour célébrer son cinquantième anniversaire, la CEDH s’est auto-attribué pompeusement le titre de « conscience de l’Europe ». C’est malheureusement ce qu’elle aurait pu incarner si elle s’était référée au personnalisme (qui considère tout à l’aune du respect de la dignité de la personne humaine) ainsi qu’à l’identité chrétienne de notre continent. Or, force est de constater qu’elle s’enfonce dans un nihilisme qui la conduit à reconnaître toutes les dérives possibles (notamment concernant la libéralisation de la GPA) et à contredire les législations nationales au mépris de la souveraineté des États et du principe de subsidiarité. Avec l’affaire Vincent Lambert, la coupe est pleine : « nous regrettons que la Cour, avec cet arrêt, ait perdu le droit de porter le titre [de conscience de l’Europe] » affirment les cinq juges minoritaires. Comme le demande un nombre de plus en plus croissant de personnalités de tous horizons, la France doit dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme, pour précisément protéger les droits de l’homme de leur déconstruction par une juridiction idéologique ayant perdu toute forme de légitimité morale."

Y-aura-t-il d'autres hommes ou femmes politiques à avoir le courage de défendre Vincent Lambert ? Charles Beibdeger est bien seul pour le moment...

Posté le 9 juin 2015 à 12h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

05 juin 2015

Diplomatie européenne: trahison ou sottise insondable?

C'est la question qu'on se pose en lisant ceci.

Posté le 5 juin 2015 à 07h05 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (8)

04 juin 2015

Viktor Orban veut épargner à la Hongrie le multiculturalisme

Déclaration de Viktor Orban, premier ministre hongrois, dans un entretien accordé à un journal hongrois :

"Le multiculturalisme, cela veut dire la coexistence de l'islam, des religions asiatiques et du christianisme. Nous ferons tout notre possible pour épargner cela à la Hongrie (...) Les investisseurs, artistes et scientifiques non chrétiens sont les bienvenus mais nous ne voulons pas de mélange à grande échelle

Faut-il l'interner ?

Posté le 4 juin 2015 à 12h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

03 juin 2015

Stratégie de l'Union européenne pour l'égalité entre les femmes et les hommes

Communiqué de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe :

"La semaine prochaine, le mardi 9 juin, le Parlement Européen va voter le Rapport sur la stratégie de l'Union européenne pour l'égalité entre les femmes et les hommes après 2015, également appelé rapport Noichl du nom de son rapporteur Maria Noichl (S&D, Allemagne).

Comme nous l’avions écrit aux membres du Parlement Européen avant le vote de la Commission des droits de la femme (FEMM), l’égalité entre les femmes et les hommes est un principe consacré dans le traité de l’Union Européenne:  l'article 157, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne fournit une base juridique permettant de prendre des mesures pour assurer son application.

Ce rapport, ainsi qu’il a été approuvé par la Commission FEMM, va clairement au delà des traités et est en infraction avec le principe de subsidiarité. En approuvant ce texte, le Parlement Européen demanderait à la Commission d’agir dans des domaines où elle n’a pas d’autorité légale, comme la politique de la santé et le droit de la famille. Nous pensons également que le mot “genre” utilisé n’est pas assez précis et pas complètement approprié lorsqu’il se réfère à la non-discrimination entre hommes et femmes, qui sont les termes exacts employés par les traités de l’UE. Cela ne semble pas être le cas pour le rapport qui doit être voté, qui tend vers une extension des notions de " genre ” au delà de la base juridique de l’Union Européenne.

Une stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes après 2015 devrait concerner l’avenir que nous voulons pour nos enfants. Quelle est la vision que les membres du Parlement Européen veulent transmettre aux autres institutions européennes, aux Etats membres et à tous les citoyens européens ? Sommes-nous sûrs que des législations en faveur de parents LGBT (Cf. §31) et la promotion de la procréation médicalement assistée pour tous (Cf. §59) sont des initiatives politiques dans le meilleur intérêt des enfants ?  Sommes-nous certains que la promotion de l’avortement dans les États membres (Cf. §52) et dans la politique de développement de l'UE (Cf. §68) va nous donner un avenir meilleur ?

Nous répétons ici ce qui a été dit après l’approbation du rapport Panzeri en mars dernier, espérant que le Parlement européen ne répétera pas la même erreur :

L’Europe n’a pas besoin de moins de subsidiarité mais de davantage de respect pour les législations nationales.

L’Europe n’a pas besoin d’avortements mais d’un meilleur soutien aux mères et d’une amélioration des relations et de l’éducation sexuelle, tout en respectant la compétence nationale sur ces questions.

Les enfants d’Europe ont besoin d’un père et d’une mère. Leurs besoins devraient être respectés, en prenant en compte leur meilleur intérêt. Leurs besoins ne peuvent être négligés au profit des désirs des adultes

La FAFCE invite les députés à ne pas obéir aux diktats émanant des gouvernements nationaux comme celui de la France, mais à réaffirmer le principe de subsidiarité et, avant tout, à protéger la dignité humaine à toutes les étapes de l’existence."

Posté le 3 juin 2015 à 21h09 par Michel Janva | Lien permanent

Vincent Lambert : c'est la loi Leonetti qui va être évaluée par la CEDH

La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) se prononcera vendredi sur le sort de Vincent Lambert, menacé de se voir privé d'eau et de nourriture jusqu'à ce que mort s'ensuive. Mais derrière ce cas particulier, c'est toute la législation européenne sur la fin de vie qui se profile.

"Les juges trancheront un cas spécifique, "mais inévitablement, en se prononçant sur la décision prise dans l'affaire Lambert, la Cour va aussi évaluer la loi Leonetti", qui fixe depuis 2005 le cadre de la fin de vie en France, explique Nicolas Hervieu, juriste en droit public et spécialiste de la CEDH. Et ce alors que le débat parlementaire est toujours en cours sur les évolutions à apporter à cette loi.

L'arrêt Lambert sera également scruté dans les 46 autres Etats membres du Conseil de l'Europe, dont la CEDH est le bras judiciaire. Il "a vocation à devenir un véritable point de référence juridique sur la fin de vie en Europe", pronostique Nicolas Hervieu."

Posté le 3 juin 2015 à 10h24 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (6)

02 juin 2015

Proposition de dissolution de l'Union Européenne

... pour le rétablissement de la démocratie en Europe, par des députés FN :

"Le Parlement européen,

– vu le paragraphe 2 de l’article 1 de la Charte des Nations unies,

– vu l’article 50 du traité sur l’Union européenne,

– vu l’article 133 de son règlement,

A. rappelant que la démocratie est par définition le pouvoir du peuple et que l’absence de peuple européen rend toute institution supranationale en Europe non démocratique;

B. considérant que l’Union européenne est devenue incapable de convaincre les peuples de ses supposés bienfaits et ne fait plus passer ses volontés que par force ou par ruse;

C. considérant qu’il ne sert à rien de faire des résolutions sur les violations des droits de l’homme, de la démocratie et de l’état de droit dans le monde entier si l’on n’est pas capable de commencer par se les appliquer à soi-même;

1. estime que l’Union européenne est devenue un monstre technocratique empêchant les peuples de jouir de leur droit à disposer d’eux-mêmes;

2. demande à la Commission de préparer une décision de dissolution de l’Union européenne afin de pouvoir la soumettre à l’approbation des peuples souverains des États membres;

3. charge son Président de transmettre la présente résolution à la Commission, au Conseil et aux États membres."

Posté le 2 juin 2015 à 22h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Europe for Family demande le rejet du Rapport Noichl

Le rapport Noichl1Stratégie d’Egalité entre les femmes et les hommes post 2015 interfère sur les politiques de santé, d’éducation et de famille qui relèvent des parlements des Etats Membres. Le Parlement Européen s’arroge des compétences qui ne sont pas les siennes en ne respectant pas le principe fondamental de subsidiarité de l’Union Européenne.

Celui-ci est une des bases essentielles du fonctionnement des institutions européennes. Chaque État Membre doit conserver la maîtrise de sa législation, en particulier en matière de santé, d’éducation et de famille2Or en intervenant dans ces domaines dans la moitié des ses paragraphes, ce rapport viole ce principe de subsidiarité, défini et adopté par tous les Etats Membres dans le Traité de l’Union Européenne qui stipule dans l’article 5.2 : « En vertu du principe d'attribution, l'Union n'agit que dans les limites des compétences que les États membres lui ont attribuées dans les traités pour atteindre les objectifs que ces traités établissent. Toute compétence non attribuée à l'Union dans les traités appartient aux États membres» 

L’analyse juridique et statistique du rapport Noichl effectué par les équipes de Europe for Family fait apparaître les résultats suivants :  

  • 48% des paragraphes vont à l’encontre directe du principe de subsidiarité de l’UE
  • 35% des paragraphes sont « hors sujet » au regard du thème du rapport : l’égalité Homme-Femme
  • 42% des  paragraphes présentent une discrimination à l’égard de l’homme, ce qui est pour le moins paradoxal
  • 17% des paragraphes présentent des risques graves de restriction des libertés d’expression de la presse, d’éducation et d’entreprendre.
  • 7 Considérants (de S à X) de ce rapport présentent des allégations non fondées et des chiffres ni prouvés, ni confirmés. 

En résumé, en laissant adopter le rapport Noichl qui ne respecte pas les traités existants et empiète sur les prérogatives des parlements nationaux, les députés européens affaibliraient l’autorité des parlements nationaux et feraient croître l’euroscepticisme ambiant avec pour conséquence directe, la remise en cause de la légitimité des institutions européennestant vis-à-vis des Etats Membres que de l’ensemble des électeurs européens.

A titre d’exemple, le gouvernement français, par l’intermédiaire du Secrétariat Général des Affaires Européennes, incite explicitement les parlementaires européens à ignorer le principe de subsidiarité dans un mail envoyé le 30 mars 2015 à tous les eurodéputés français :  « Les amendements qui font référence à l'article 168 du TFUE relatif à la subsidiarité en matière de santé, s'ils ne peuvent être contestés, devraient, dans le même esprit que celui qui a présidé à l'adoption du rapport de Marc Tarabella en plénière le 12 mars 2015, permettre la présence dans la partie "Santé " du texte d'une partie dédiée à la santé génésique3 et à l'accès à l'avortement. »

1http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&mode=XML&reference=A8-2015-0163&language=FR

2 Même les compétences partagées par l’UE et les Etats Membres ne mentionnent ni famille ni santé. Le TFUE en son article 4.2 stipule : « Les catégories et domaines de compétence de l'Union telles que définies dans le Traité de Lisbonne sont : le marché intérieur; la politique sociale, pour les aspects définis dans le présent traité; la cohésion économique, sociale et territoriale; l'agriculture et la pêche, à l'exclusion de la conservation des ressources biologiques de la mer; l'environnement; la protection des consommateurs; les transports; les réseaux transeuropéens; l'énergie ; l'espace de liberté, de sécurité et de justice; les enjeux communs de sécurité en matière de santé publique, pour les aspects définis dans le présent traité. »

Paragraphe 59  «  demande à la Commission d'encourager les États membres à promouvoir la procréation (médicalement) assistée et de mettre un terme à la discrimination dans l'accès au traitement favorisant la fertilité et à l'aide à la procréation; insiste aussi, à cet égard, sur l'importance de soutenir l'adoption et le droit de tous les enfants à connaître leurs parents; »

Posté le 2 juin 2015 à 21h47 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2015

La "blacklist" de Poutine

En réponse aux sanctions et interdictions d'entrée sur le territoire européen prononcées à l'égard de la Russie suite à la crise ukrainienne, le président russe Vladimir Poutine a établi à son tour une "liste noire" de personnalités interdites de territoire russe. Une liste noire que d'aucuns trouvent "totalement arbitraire et injustifiée".

On trouve quatre Français sur la "blacklist" de Poutine : Bernard-Henri Lévy, Bruno Le Roux, Henri Malosse (CESE) et Daniel Cohn-Bendit.

 

Posté le 1 juin 2015 à 08h56 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (24)

30 mai 2015

Mobilisation contre la PMA comme "droit individuel"

Dans quelques jours, le Parlement européen votera sur le rapport d'initiative Noichl. Dans son article 28, celui-ci demande que la PMA (procréation médicalement assistée) soit reconnue dans les pays membres comme un droit individuel, ce qui l'ouvrirait aux célibataires et aux couples de femmes et ferait des orphelins de père (Source)

Le désir d'enfant ne légitime pas un "droit à l'enfant" : celui-ci n'existe pas !

Mobilisez vos députés européens dès aujourd'hui ! 

1. Connectez-vous sur http://www.elus-lmpt.fr/europe/

2. Récupérez la liste de vos parlementaires européens

3. Envoyez un mail à partir du texte proposé 

 Contactez vos eurodéputés

(e-mails et modèles fournis)

Posté le 30 mai 2015 à 19h37 par Michel Janva | Lien permanent

29 mai 2015

Sortir de l'euro est une possibilité

C'est Chritine Lagarde, directrice du FMI, qui le dit en parlant de la Grèce au grand mécontentement des dirigeants dogmatiques de l'Union européenne :

" La sortie de la Grèce (de la zone euro) est une possibilité. Un telle sortie ne serait pas une promenade de santé mais ne signifierait pas non plus la fin de l'euro" (source)

"L'évocation par Christine Lagarde de la possibilité d'un "Grexit", pour reprendre le terme cher aux marchés, a fait d'autant plus de bruit que les dirigeants européens s'interdisent d'évoquer ce scénario en public, répétant à l'envi que la place de la Grèce est "dans l'euro" et qu'il n'y a "pas de plan B".(source)

Sortir de l'euro semble donc possible en Grèce, sortir de l'UE semble possible démocratiquement en Grande-Bretagne... Nous aurait-on menti ?

Posté le 29 mai 2015 à 09h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

26 mai 2015

Quotas d'immigrants : François Hollande et Manuel Valls mentent aux Français

Plusieurs articles font état d'une soi-disante opposition du président français et de son premier ministre à la volonté de la commission européenne d'imposer des quotas de réfugiés aux différents pays de l'UE. Yves Daoudal a décrypté pour nous ce mensonge et ce double langage en citant notamment les propos sans ambiguïté de Natasha Bertaud, porte-parole de la Commission européenne :

"La France soutient notre proposition. Nous avons parlé avec le gouvernement français mardi, après les déclarations de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve, et il nous a répété qu’il était d’accord avec notre mécanisme contraignant de relocalisation des demandeurs d’asile afin de répartir l’effort entre les 28 États membres (...)

C’est manifestement le mot « quota » qui pose problème alors même qu’il ne figure pas dans nos propositions. Il y a aussi une confusion avec l’immigration de travail"

Dès le début, le Salon Beige avait signalé que cette idée de "quotas" était une initiative...française. 

Posté le 26 mai 2015 à 13h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

25 mai 2015

Retour sur le référendum irlandais

Ivan Rioufol sur son blog du Figaro explique pourquoi il faut que la "caste" des politiciens s'ouvre de toute urgence à la société civile. Il revient également sur le référendum de ce week-end en Irlande, et explique ce qui suit :

"Alors que, en France, Nicolas Sarkozy s’en engagé à abroger la réforme Taubira, l’officialisation du mariage gay en Irlande s’inscrit dans un contexte particulier. En effet, si la France fait obligation de passer par le mariage civil avant d’aller devant le prêtre, le pasteur, le rabbin ou l’imam, cette injonction n’existe ni en Irlande, ni en Grande-Bretagne, ni en Espagne. Dans ces pays, l’officiant religieux suffit à valider l’acte public. Y reconnaître civilement le mariage homosexuel ne change donc rien à ceux qui, encore majoritairement, choisissent de se marier religieusement, dans une cérémonie qui reste réservée à l’union d’un homme et d’une femme. Alors que la France a imposé civilement un "mariage pour tous", qui ne peut en effet être contourné, cette expression n’est donc pas adéquate en Irlande puisqu’il existe une échappatoire."

Cette opinion, qui consiste à penser que le choix des Irlandais de valider le "mariage" homosexuel n'impactera que peu la société irlandaise puisque celle-ci, majoritairement catholique, n'utilise pas le mariage civil stricto sensu, est assez répandue. Néanmoins, elle est erronée. En effet, on ne saurait accepter le relativisme qui consiste à dire que ce qui n'est pas bon pour un catholique pourrait l'être pour un non-croyant. Le mariage, qu'il soit civil ou religieux, ne peut exister qu'entre un homme et une femme parce qu'il est ordonné à la génération de l'humanité. La preuve : un duo d'homosexuels ne saurait avoir un enfant naturellement, sans recourir à tous les artifices que nous connaissons. Que l'on soit croyant ou non, on ne peut accepter le "mariage" homosexuel sans accepter que soit changée profondément la nature du mariage, qui est bien plus qu'un simple contrat venant valider et reconnaître officiellement un amour entre deux personnes.

Le résultat du référendum irlandais ne saurait donc laisser indifférents les catholiques, car accepter le "mariage" civil pour les homosexuels, c'est accepter que soit dénaturé le mariage tout court. Les catholiques ont de plus à l'oreille cette question de Dieu : "Caïn, qu'as-tu fait de ton frère ?". Cette question les empêche à tout jamais de se désintéresser de ce que fait leur frère, fût-il homosexuel, car lui aussi a droit à la vérité.

On (re)lira avec profit ce post de Michel, qui aborde cette question.

Posté le 25 mai 2015 à 16h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

23 mai 2015

27 mai : conférence de Patrice André à Fontainebleau

E

Posté le 23 mai 2015 à 17h14 par Michel Janva | Lien permanent

Les Irlandais votent en faveur du "mariage" homo

Avant même la fin du dépouillement, il apparaît que les Irlandais sont tombés dans le panneau de la prétendue "égalité" des droits au mariage : le "oui" est en tête. Notre-Dame de la Sainte-Espérance, convertissez-nous.

Posté le 23 mai 2015 à 15h26 par Marie Bethanie | Lien permanent

22 mai 2015

"Salut, dictateur !" "Salut grand-duc"

Echange d'amabilités entre le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le premier ministre hongrois Viktor Orban.

Viktor Orban a répondu "Salut grand-duc" au dictateur européiste, faisant allusion à la patrie de son hôte, le Grand-Duché de Luxembourg.

Posté le 22 mai 2015 à 17h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

20 mai 2015

Référendum sur l'immigration : en Hongrie c'est possible

Communiqué de Nicolas Bay, Député français au Parlement européen, Secrétaire général du Front National :

"Dans l’hémicycle du Parlement européen, Victor Orban a donné hier aux eurocrates, pour lesquels les directives de la commission de Bruxelles sont paroles d’Évangile, une leçon de démocratie. En réponse à des attaques outrancières, il a affirmé : « Nous voulons que l’Europe reste le continent des Européens et que la Hongrie appartienne aux Hongrois : c’est notre droit. »

En effet, alors que la Hongrie est, après la Suède, le pays de l’Union européenne qui accueille le plus de réfugiés proportionnellement à sa population, le peuple hongrois se prononce actuellement sur la politique d’immigration dans le cadre d’un référendum.

Une initiative populaire qui devrait servir d’exemple à tous les dirigeants européens, dont la politique d’immigration massive démontre chaque jour son lot de conséquences catastrophiques, économiques mais aussi identitaires et sécuritaires.

En indiquant clairement que la Hongrie n’avait pas vocation à accueillir toute la misère du monde aux dépens de ses intérêts, Victor Orban envoie un signal d’insoumission aux technocrates : la souveraineté et la prise de décision doivent revenir exclusivement au peuple, maître chez lui et donc libre de décider de ses propres lois.

À l’heure où les directives et traités européens empêchent toute prise de décision pragmatique conformément aux intérêts de chaque nation, cet exemple de défiance à l’égard de la commission de M. Juncker invite à l’optimisme. Si le peuple français le veut, alors le Front national pourra lui aussi prendre les dispositions nécessaires pour stopper ce torrent migratoire qui plombe les comptes publics, désagrège l’unité nationale et génère le communautarisme, terreau de l’islamisme radical."

Posté le 20 mai 2015 à 11h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)


     Archives > Europe : politique , France : Politique en France

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Europe : politique , France : Politique en France