23 novembre 2014

"La visite du Pape François n’est pas une atteinte à la laïcité des institutions européennes"

Lu ici, la prise de position de Martin Schulz en faveur de la visite du Pape François au Parlement européen :

"Une fois n’est pas coutume, l’Allemand Martin Schulz, président du Parlement européen, a signé l’éditorial de L’Osservatore Romano daté du 23 novembre 2014. Prenant la plume contre les opposants à la visite du pape François au Parlement européen et au Conseil de l'Europe, deux jours plus tard, Martin Schulz explique qu’elle n’est pas “une attaque contre la laïcité des institutions européennes“. Au contraire, écrit-il, elle pourra “réveiller la vieille Europe de sa torpeur“."

Posté le 23 novembre 2014 à 22h38 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (0)

21 novembre 2014

James Dyson veut sortir de l'Union européenne

DSir James Dyson, fondateur de l’entreprise qui porte son nom, directeur de son centre de recherche, inventeur de l’aspirateur sans sac et sans perte de puissance (il a également inventé un système de lave-linge plus efficace, une brouette qui ne s'enfonce pas dans la boue, un lanceur de bateaux flottant, le sèche-main en dix secondes avec de l'air froid, le ventilateur sans hélice ou un robinet sèche-mains...), a déclaré qu’il voterait pour quitter l’UE, car « nous n’avons pas à être brutalisés par les Allemands ».

En octobre il déclarait dans Paris Match :

"Je chapeaute seulement le laboratoire recherche et développement, qui compte 1 700 personnes. La moyenne d’âge est de 26 ans, nous posons un brevet par jour et investissons 3 millions de livres par semaine. Pas de hiérarchie ni de commissions : je veux être capable de lancer un prototype en dix minutes.

Depuis quatre ans, vous êtes conseiller auprès du Premier ministre britannique James [sic ! "David" NDMJ] Cameron pour la réindustrialisation du pays. Quelles sont vos recommandations ?

L’Angleterre et l’Europe semblent avoir oublié ce qui les a rendues riches aux XIXe et XXe siècles : l’innovation. A moins que l’Europe ne double son budget recherche tous les deux ou trois ans, ce que nous faisons chez Dyson, nous serons dépassés. Toutes mes idées vont donc dans le même sens : financer la recherche, les brevets, les entreprises innovantes. A commencer par l’école où nous encourageons l’apprentissage des technologies dès le primaire. Aujourd’hui, Singapour, les Philippines et même l’Iran forment deux fois plus d’ingénieurs que l’Angleterre !"

Posté le 21 novembre 2014 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

820 000 immigrés naturalisées en Europe en 2012

NDes naturalisés qui peuvent donc circuler d'un pays à l'autre en vertu des accords de Schengen.

La France a naturalisé, en 2012, près de 96 100 personnes (dont 8000 étaient originaires de l'UE), derrière le Royaume-Uni (193 900 personnes) et l'Allemagne (114 600). Après viennent l'Espagne (94100), l'Italie (65 400) et la Suède (50 200).

Les étrangers bénéficiant le plus des naturalisations sont les Marocains, suivis des Turcs, des Indiens et des Irakiens.

Posté le 21 novembre 2014 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

12 novembre 2014

La Cour de Justice européenne favorable à la suppression de l'Aide Médicale d'Etat ?

Lu dans Présent :

"Un tantinet pressée par plusieurs pays membres croulant littéralement sous le poids croissant de l’immigration et du tourisme social, la Cour de justice européenne, prenant appui sur la directive 2004/38 relative à la libre circulation des biens et des personnes, a jugé mardi que les « Etats membres ne sont pas tenus d’octroyer des aides à des étrangers ne cherchant pas de travail ». Un arrêt qui constitue surtout un rappel à la loi et est largement insuffisant. Car c’est le principe même de la libre circulation qui doit être remis en cause. [...]

En effet, la Commission européenne avait beau affirmer mardi qu’elle « a toujours estimé que le principe de libre circulation signifie le droit de se déplacer » et que ce dernier « n’est pas le droit d’avoir accès librement aux prestations sociales d’un pays membre », il n’en a pas toujours été ainsi. Alors que plusieurs Etats membres, tels que la Grande-Bretagne, mais aussi l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique ou encore l’Autriche, dénonçaient très justement en début d’année une situation devenue ingérable, Laszlo Andor, commissaire en charge des Affaires sociales, leur a répondu que « ce tourisme social est un mythe » et que « personne ne peut penser qu’il est aisé de s’installer dans un autre pays et d’y profiter sans délai des prestations sociales ». Sacré Laszlo ! Il devrait tenter l’expérience en France…"

La France a prévu dans son budget 2015 environ 1 milliard d'euros pour subvenir aux besoins médicaux des immigrés clandestins. La Cour de justice valide-t-elle ainsi la suppression de l'AME ?

Posté le 12 novembre 2014 à 13h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

09 novembre 2014

Viktor Orban : l'Union Européenne peut devenir une expérience utopique

L'Union Européenne peut devenir une expérience utopique, c'est notre responsabilité que cela ne se produise pas - déclare le premier ministre Hongrois, M. Viktor Orban. L'homme politique a écrit un article publié sur le site du gouvernement hongrois suite à l'apparition du livre de l'ancien chancelier allemand, M. Helmuth Kohl intitulé "Par souci de l'Europe".

Selon M. Orban, la question aujourd'hui pour l'UE est la suivante : Va-t-elle entrer dans l'histoire de l'humanité comme une nouvelle utopie ou non, et il ajoute: si nous ne faisons pas attention, elle peut devenir un nouvel exemple d'expérience utopique ratée. Selon le premier ministre, le livre de M. Kohl montre bien que les petits membres de l'UE sont aussi importants que les grands.

"Avec M. Kohl je suis convaincu que les valeurs les plus importantes de l'Europe sont les nations... En Europe les nations sont la réalité, les États-Unis de l'Europe c'est l'utopie. (...) Car il y a des racines nationales millénaires, et les couper équivaudrait à un suicide."

Viktor Orban est persuadé qu'il faut mieux intégrer les nations dans le travail de l'UE, car des institutions créées il y a quelques décennies ne peuvent pas remplacer les cadres de vies multiséculaires des gens. Il est voué à l' échec si nous voulons créer une Europe sans les caractères nationaux. Orban écrit également que les Hongrois sont d'accord avec Helmuth Kohl quand il dit que "nous ne voulons pas une institution mammouth indépendante, bureaucratique et centralisée".

Orban estime que l'UE institutionnalisée ne peut pas s'éloigner des Etats membres et de citoyens, car nous sommes tous les membres d'une communauté de valeurs issue d'une culture aux racines chrétiennes. Il poursuit :

"la construction de l'Europe n'est pas une utopie, c'est quelque chose très concret qui veut préserver la paix. L'idée de l'unité européenne est née justement en réponse à des utopies dangereuses qui ont fait faillite au XX. siècle".

Posté le 9 novembre 2014 à 15h45 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2014

Justice et Loto : selon que vous serez sans-dent ou Jean-Claude Juncker

Lu sur Le Contrarien :

"Alors cette mamie qui organisait des lotos, de façon illégale semble-t-il, vient de subir la force de notre justice en étant condamnée à 6 mois de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende ce jeudi par le tribunal d’Arras [Ce n'est pas une blague NDMJ].

Yvette Bert est âgée de 76 ans, vit en maison de retraite et gagne 650 euros de pension de retraite. D’après l’enquête, elle aurait bien reversé l’ensemble des sommes gagnées à une organisation caritative et il n’y aurait pas eu d’enrichissement personnel.

Mais c’est vrai qu’en ce bas monde, les sans-dents illettrés voyageant en car que nous sommes doivent être surveillés de près, pensez donc, si tout le monde commence à se débrouiller pour trouver des sous pour alimenter les organisations caritatives, l’État pourrait vite devenir et se sentir inutile, surtout vu ce qu’il nous coûte.

Mamie Yvette passera donc peut-être, si elle continuait ses lotos ou si elle ne peut pas payer les 100 000 euros d’amende (avec 650 euros par mois, cela va être assez compliqué pour elle), quelques mois en prison. Yvette menace la société française dans ses fondements et il faut la neutraliser. Ce fut fait par une justice qui n’a pas tremblé devant un tel danger.

Le (nouveau) président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est le plus grand escroc de l’évasion fiscale en bande organisée… Il vient d’avoir une promotion ! [...] Le chef de cette bande d’escrocs, permettant à tous la plus grande évasion fiscale jamais organisée et durant des années, vient d’avoir une superbe promotion puisqu’il vient d’être nommé (il n’y a aucune élection démocratique en Europe au suffrage universel direct sauf pour le Parlement qui ne sert à rien) à la tête de la Commission européenne, son boulot consistant à défendre les intérêts de ses amis à savoir les grosses boîtes et en aucun cas les peuples d’Europe, composés de mamies et papys Yvette, d’hommes et de femmes, de jeunes et de vieux, d’enfants, en un mot… d’êtres humains, les siens, ceux son troupeau, troupeau qu’il est censé dans le cadre des principes du bien commun protéger, choyer.

« Les accords fiscaux secrets passés entre des centaines de firmes et le Luxembourg, afin de soustraire des milliards d’euros à l’impôt, ont forcément été couverts par le président de la Commission européenne.

Quarante médias internationaux s’appuyant sur des documents obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) viennent de révéler l’existence d’accords fiscaux secrets entre le Luxembourg et 340 multinationales, dont Apple, Amazon, Ikea, Pepsi ou Axa.Ces accords, qui permettent à ces firmes de minimiser leurs impôts, représentent des milliards d’euros de recettes fiscales perdues pour les États où ces entreprises réalisent des bénéfices, selon l’ICIJ et ses médias partenaires, dont Le Monde en France, The Guardian au Royaume-Uni, le Süddeutsche Zeitung en Allemagne, l’Asahi Shimbun au Japon. Ils ont été passés entre 2002 et 2010, soit à une période où Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne depuis le 1er novembre, était aux commandes du Luxembourg. [...]"

Posté le 7 novembre 2014 à 10h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

05 novembre 2014

Où Vladimir Poutine nous livre la vision stratégique de la Russie pour les années à venir

Le site « Médias-Presse-Info », reproduit le discours intégral de Vladimir Poutine sur le nouvel ordre du monde, prononcé le 24 octobre 2014, à l'occasion de la clôture du club Valdaï, qui se tenait cette année à Sotchi en Russie. Le thème était :

L'ordre mondial: De nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

108 experts, historiens et analystes politiques originaires de 25 pays, dont 62 participants étrangers, ont pris part aux travaux du Club International Valdaï qui se réunit chaque année pour discuter de la Russie face aux problèmes du monde.

C'est la première fois que Vladimir Poutine hausse autant le ton face au mondialisme promu par les Américains. Il montre son mépris pour les « satellites » européens des USA et affirme sa franche volonté de créer une autre voie face à l'hégémonisme messianique sans partage  de Big Brother.

Son discours, selon une tradition soviétique, est très long. Toutefois son importance est grande et il est conseillé de le lire entièrement (ici) ; ou d'en regarder la vidéo jusqu'au bout (au même endroit).  Et ce, pour deux raisons : Vladimir Poutine s'exprime avec une très grande franchise et il présente la vision stratégique russe de façon très claire. Il faut toutefois garder à l'esprit la grande capacité russe à jouer aux échecs avec plusieurs coups d'avance.

A lire ce discours me revient la réponse cinglante du général de Gaulle au jeune Alain Peyrefitte qui se réjouissait que la récente bombe atomique française assurait enfin la sécurité de la France face à la menace soviétique, je la cite de mémoire : «  vous n'avez rien compris ; il s'agit de la souveraineté de la France ; cette bombe nous garantit notre souveraineté. Qui nous dit que dans 60 ans nous n'aurons pas à l'utiliser contre les Etats-Unis ? Un état n'a pas d'amis, Peyrefitte que des intérêts. »

La citation exacte est à retrouver dans le tome 1 du Livre d'Alain Peyrefitte : C'était de Gaulle.

Voici pour les personnes pressées quelques extraits importants du discours de V. Poutine; ce résumé est un peu long, mais ce discours est dense et capital pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui:

« Certains de mes propos pourront sembler un peu trop rudes, mais si nous ne parlons pas directement et honnêtement de ce que nous pensons vraiment, alors il est absolument inutile de tenir de telles réunions. Il serait préférable, dans ce cas, de se contenter des rencontres diplomatiques, où personne ne dit rien qui ait une véritable portée et, reprenant les paroles d'un célèbre diplomate, où vous vous rendez compte que les diplomates ont une langue faite pour ne pas dire la vérité. » […] « Les débats d'aujourd'hui se sont tenus sous le thème : De nouvelles règles ou un jeu sans règles ? Je pense que cette formule décrit avec précision le tournant historique que nous avons atteint aujourd'hui et le choix auquel nous sommes tous confrontés. » […]

Tandis que nous analysons la situation d'aujourd'hui, n'oublions pas les leçons de l'histoire. Tout d'abord, les changements dans l'ordre mondial ont généralement été accompagnés sinon par une guerre et des conflits à l'échelle mondiale, du moins par des chaînes de conflits locaux intenses. Deuxièmement, la politique mondiale est avant tout une question de leadership économique, de guerre et de paix, avec une dimension humanitaire, incluant les droits de l'homme. […]

Aujourd'hui, le monde est plein de contradictions. Nous devons être francs en nous demandant mutuellement si nous avons un filet de sécurité fiable et bien en place. Malheureusement, il n'y a aucune garantie et aucune certitude que le système actuel de sécurité mondiale et régionale soit en mesure de nous protéger des bouleversements. […]

L'essentiel est que ce système doit se développer, et malgré ses diverses lacunes, il doit au moins être capable de maintenir les problèmes mondiaux actuels dans certaines limites et de réguler l'intensité de la concurrence naturelle entre les nations. […]

Mais les Etats-Unis, s'étant eux-mêmes déclarés vainqueurs de la Guerre Froide, n'en voyaient pas le besoin [de procéder à une reconstruction rationnelle et de l'adapter aux nouvelles réalités du système des relations internationales]. Au lieu d'établir un nouvel équilibre des forces, essentiel pour maintenir l'ordre et la stabilité, ils ont pris des mesures qui ont jeté le système dans un déséquilibre marqué et profond. La Guerre Froide a pris fin, mais elle n'a pas pris fin avec la signature d'un traité de paix comprenant des accords clairs et transparents sur le respect des règles existantes ou la création d'un nouvel ensemble de règles et de normes. […]

Nous sommes entrés dans une période de différentes interprétations et de silences délibérés dans la politique mondiale. Le droit international a maintes fois été forcé de battre en retraite, encore et encore, par l'assaut impitoyable du nihilisme légal. L'objectivité et la justice ont été sacrifiées sur l'autel de l'opportunisme politique. Des interprétations arbitraires et des évaluations biaisées ont remplacé les normes juridiques. Dans le même temps, l'emprise complète sur les médias de masse mondiaux ont rendu possible, quand on le désirait, de présenter le blanc comme noir et le noir comme blanc.

Dans une situation où vous aviez la domination d'un pays et de ses alliés, ou plutôt de ses satellites, la recherche de solutions globales s'est souvent transformée en une tentative d'imposer ses propres recettes universelles. Les ambitions de ce groupe sont devenues si grandes qu'ils ont commencé à présenter les politiques qu'ils concoctaient dans leurs corridors du pouvoir comme le point de vue de l'ensemble de la communauté internationale. Mais ce n'est pas le cas.

La notion même de « souveraineté nationale » est devenue une valeur relative pour la plupart des pays. En essence, ce qui était proposé était cette formule : plus la loyauté de tel ou tel régime en place envers le seul centre de pouvoir dans le monde est grande, plus grande sera sa légitimité.[…]

Les mesures prises contre ceux qui refusent de se soumettre sont bien connues et ont été essayées et testées de nombreuses fois. Elles comprennent l'usage de la force, la pression économique et la propagande, l'ingérence dans les affaires intérieures, et les appels à une sorte de légitimité « supra-légale » lorsqu'ils ont besoin de justifier une intervention illégale dans tel ou tel conflit ou de renverser des régimes qui dérangent. Dernièrement, nous avons de plus en plus de preuves que le chantage pur et simple a également été utilisé en ce qui concerne un certain nombre de dirigeants. Ce n'est pas pour rien que « Big Brother » dépense des milliards de dollars pour tenir sous surveillance le monde entier, y compris ses propres alliés les plus proches.

[…] Permettez-moi de dire que ce n'est pas le cas, absolument pas le cas.

Un diktat unilatéral et le fait d'imposer ses propres modèles aux autres produisent le résultat inverse. Au lieu de régler les conflits, cela conduit à leur escalade ; à la place d'États souverains et stables, nous voyons la propagation croissante du chaos ; et à la place de la démocratie, il y a un soutien pour un public très douteux allant de néo-fascistes avoués à des islamistes radicaux.

Pourquoi soutiennent-ils de tels individus ? Ils le font parce qu'ils décident de les utiliser comme instruments dans la voie de la réalisation de leurs objectifs, mais ensuite, ils se brûlent les doigts et font marche arrière. Je ne cesse jamais d'être étonné par la façon dont nos partenaires ne cessent de marcher sur le même râteau, comme on dit ici en Russie, c'est-à-dire de faire les mêmes erreurs encore et encore. [… Talibans et à Al-Qaïda ; C'est seulement après que des attaques terroristes horribles aient été commises sur le sol américain lui-même que les États-Unis ont pris conscience de la menace collective du terrorisme…Irak, puis Libye, qui ont été poussés au bord du gouffre... des pays en danger de démantèlement, devenu un terrain d'entraînement pour les terroristes…Seule la détermination et la sagesse de la direction égyptienne actuelle a sauvé ce pays arabe clé du chaos et de l'emprise des terroristes. En Syrie, comme par le passé, les États-Unis et leurs alliés ont commencé à financer et armer directement les rebelles…Comment l'Etat Islamique notoire a-t-il réussi à devenir un groupe aussi puissant, de fait une véritable force armée ?]

Nous avons parfois l'impression que nos collègues et amis sont constamment aux prises avec les conséquences de leurs propres politiques, et qu'ils dépensent tous leurs efforts dans le traitement des risques qu'ils ont eux-mêmes créés, en payant un prix de plus en plus élevé.

Chers collègues, cette période de domination unipolaire a démontré de manière convaincante que le fait d'avoir un seul centre de pouvoir ne rend pas les processus mondiaux plus faciles à gérer. Au contraire […]

Le monde unipolaire s'est avéré un fardeau trop rude, trop lourd et trop ingérable même pour son chef auto-proclamé. […] Voilà pourquoi nous voyons, en cette nouvelle étape de l'histoire, des tentatives de recréer un semblant de monde quasi-bipolaire en tant que modèle commode pour perpétuer le leadership américain. Peu importe qui prend la place du centre du mal dans la propagande américaine, peu importe qui remplace l'ex-l'URSS en tant que principal adversaire. Cela pourrait être l'Iran […], ou la Russie, […].

Les sanctions sapent déjà les fondements du commerce mondial, les règles de l'OMC et le principe de l'inviolabilité de la propriété privée. Ils portent un coup dangereux au modèle libéral de la mondialisation fondé sur les marchés, la liberté et la concurrence, qui, permettez-moi de le souligner, est précisément un modèle qui a avant tout bénéficié aux pays occidentaux. Et maintenant, ils risquent de perdre la confiance en tant que gouvernants de la mondialisation. Nous devons nous demander, pourquoi était-ce nécessaire ? Après tout, la prospérité des États-Unis repose en grande partie sur la confiance des investisseurs et des détenteurs étrangers de dollars et de valeurs mobilières étasuniennes. Cette confiance est clairement mise à mal et des signes de désillusion quant aux fruits de la mondialisation sont maintenant visibles dans de nombreux pays.[…] Nous voyons déjà que de plus en plus de pays cherchent des moyens de devenir moins dépendants du dollar et mettent en place des systèmes financiers, de paiement et des monnaies de réserve alternatifs. Je pense que nos amis américains sont tout simplement en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. […]

Nous savons comment ces décisions ont été prises et qui exerçait les pressions. Mais permettez-moi de souligner que la Russie ne va pas perdre son calme, s'offenser ou venir mendier à la porte de quiconque. La Russie est un pays auto-suffisant. Nous allons travailler au sein de l'environnement économique international qui a pris forme, développer la production et la technologie nationales et agir de façon plus décisive pour mener à bien notre transformation. Les pressions de l'extérieur, comme cela a été le cas à plusieurs reprises par le passé, ne feront que consolider notre société, nous maintenir en éveil et nous amener à nous concentrer sur nos principaux objectifs de développement. […]

Certains disent aujourd'hui que la Russie tournerait le dos à l'Europe – de tels propos ont probablement été tenus ici aussi lors des discussions – et rechercherait de nouveaux partenaires commerciaux, surtout en Asie. Permettez-moi de dire que ce n'est absolument pas le cas. […]

Dans le même temps, la formation d'un soi-disant monde polycentrique (je voudrais également attirer l'attention sur cela, chers collègues), en soi et d'elle-même, n'améliore pas la stabilité ; de fait, il est plus probable que ce soit l'inverse. L'objectif d'atteindre l'équilibre mondial est en train de devenir un casse-tête assez difficile, une équation à plusieurs inconnues.

Qu'est-ce que l'avenir nous réserve donc, si nous choisissons de ne pas respecter les règles – même si elles peuvent être strictes et peu pratiques – mais plutôt de vivre sans règles du tout ? Et ce scénario est tout à fait possible ; nous ne pouvons pas l'exclure, compte tenu des tensions dans la situation internationale. Beaucoup de prédictions peuvent déjà être faites, en tenant compte des tendances actuelles, et malheureusement, elles ne sont pas optimistes. Si nous ne créons pas un système clair d'engagements et d'accords mutuels, si nous ne construisons pas les mécanismes de gestion et de résolution des situations de crise, les symptômes de l'anarchie mondiale vont inévitablement s'accroître.

Aujourd'hui, nous voyons déjà une forte augmentation de la probabilité de tout un ensemble de conflits violents avec la participation directe ou indirecte des plus grandes puissances mondiales. Et les facteurs de risque comprennent non seulement les conflits multinationaux traditionnels, mais aussi l'instabilité interne dans différents États, surtout quand on parle de nations situées aux intersections des intérêts géopolitiques des grandes puissances, ou à la frontière de continents civilisationnels, culturels, historiques et économiques. […]

Une fois de plus, nous glissons vers des temps où, au lieu de l'équilibre des intérêts et des garanties mutuelles, ce sera la peur et l'équilibre de la destruction mutuelle qui empêcheront les nations de se livrer à un conflit direct. En l'absence d'instruments juridiques et politiques, les armes deviennent encore une fois le point focal de l'ordre du jour mondial ; elles sont utilisées n'importe où et n'importe comment, sans la moindre sanction du Conseil de sécurité de l'ONU. Et si le Conseil de sécurité refuse de rendre de tels arrêts, alors on le condamne immédiatement comme un instrument dépassé et inefficace.

[…] Qu'est-ce que je veux dire par là ? Aujourd'hui, de nombreux types d'armes de haute précision sont déjà assimilables à des armes de destruction massive en termes de capacité, et en cas de renonciation complète aux armes nucléaires ou de réduction radicale du potentiel nucléaire, les nations qui sont des leaders dans la création et la production de systèmes de haute précision auront un net avantage militaire. La parité stratégique sera perturbée, ce qui est susceptible d'entraîner de la déstabilisation. Le recours à une soi-disant première frappe préventive globale peut devenir tentant. En bref, les risques ne diminuent pas, mais s'intensifient. […]

Chers collègues, compte tenu de la situation mondiale, il est temps de commencer à se mettre d'accord sur des choses fondamentales. […]

Quelle pourrait être la base juridique, politique, et économique pour un nouvel ordre mondial qui permettrait la stabilité et la sécurité, tout en encourageant une saine concurrence, et en ne permettant pas la formation de nouveaux monopoles qui entravent le développement ? […] il est évident que les succès et les résultats réels ne sont possibles que si les participants clés des affaires internationales peuvent se mettre d'accord sur l'harmonisation des intérêts de base, sur le fait de s'imposer des limites raisonnables, et de donner l'exemple d'un leadership positif et responsable. Nous devons identifier clairement où se terminent les actions unilatérales et nous avons besoin de mettre en œuvre des mécanismes multilatéraux. Et dans le cadre de l'amélioration de l'efficacité du droit international, nous devons résoudre le dilemme entre les actions de la communauté internationale visant à assurer la sécurité et les droits de l'homme, et le principe de la souveraineté nationale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État, quel qu'il soit.

[…] J'ajouterais que les relations internationales doivent être basées sur le droit international, qui lui-même doit reposer sur des principes moraux tels que la justice, l'égalité et la vérité. Peut-être le plus important est-il le respect de ses partenaires et de leurs intérêts. C'est une formule évidente, mais le fait de la respecter, tout simplement, pourrait changer radicalement la situation mondiale.

Je suis certain qu'avec une volonté réelle, nous pouvons restaurer l'efficacité du système international et des institutions régionales. […] les institutions créées après la Seconde Guerre mondiale sont relativement universelles et peuvent être dotées d'un contenu moderne et adéquat pour gérer la situation actuelle. Cela est vrai quant à l'amélioration du travail de l'ONU, dont le rôle central est irremplaçable, ainsi que celui de l'OSCE, qui, durant 40 ans, a démontré qu'elle était un mécanisme nécessaire pour assurer la sécurité et la coopération dans la région euro-atlantique. Je dois dire que même aujourd'hui, en essayant de résoudre la crise dans le sud-est de l'Ukraine, l'OSCE joue un rôle très positif. […]

[…] Chers collègues, la Russie a fait son choix. Nos priorités sont d'améliorer encore nos institutions démocratiques et notre économie ouverte, d'accélérer notre développement interne, en tenant compte de toutes les tendances modernes positives observées dans le monde, et en consolidant notre société sur la base des valeurs traditionnelles et du patriotisme.

Nous avons un agenda pacifique et positif, tourné vers l'intégration. Nous travaillons activement avec nos collègues de l'Union économique eurasienne, de l'Organisation de coopération de Shanghai, du BRICS et avec d'autres partenaires. Ce programme vise à renforcer les liens entre les gouvernements, pas à les fragiliser. Nous ne prévoyons pas de façonner des blocs ou de participer à un échange de coups.

Les allégations et déclarations selon lesquelles la Russie essaie d'établir une sorte d'empire, empiétant sur la souveraineté de ses voisins, n'ont aucun fondement. La Russie n'a pas besoin d'un quelconque rôle spécial ou exclusif dans le monde – je tiens à le souligner. Tout en respectant les intérêts des autres, nous voulons simplement que nos propres intérêts soient pris en compte et que notre position soit respectée.

[…]. Dans les années suivant la guerre froide, les acteurs politiques mondiaux ont en quelque sorte perdu ces qualités. Maintenant, nous devons nous les rappeler. Sinon, les espoirs d'un développement stable et pacifique seront une illusion dangereuse, tandis que la crise d'aujourd'hui servira simplement de prélude à l'effondrement de l'ordre mondial.

Posté le 5 novembre 2014 à 19h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

29 octobre 2014

Pourquoi rendre des comptes à ceux qui ne sont pas exemplaires ?

Une excellente chronique d'Eric de Montgolfier dans Le Point :

"Le président du Conseil italien pourrait bien avoir entrebâillé la boîte de Pandore. Au commissaire européen qui critiquait le niveau de dépenses de son pays, il a répliqué par la menace : celle de publier des révélations sur les dépenses de l'institution européenne. La réponse du berger à la bergère...Sans doute les extravagances des uns ne sont-elles pas de nature à en justifier d'autres, mais outre des informations sur les avantages non négligeables dont bénéficient les eurocrates, la riposte laisse espérer un mouvement qui conduirait, dans chacun des pays de l'Union, à établir le catalogue des privilèges accordés aux tenants du pouvoir. On criera vraisemblablement à la démagogie, terme dont usent si souvent ceux qui en profitent pour interdire de contester ces privilèges, voire de les évoquer. Il semble pourtant qu'un tel exercice s'inscrirait dans la connaissance nécessaire aux peuples pour contrôler ceux qui gouvernent en son nom."

[Lire l'article ici]

Posté le 29 octobre 2014 à 01h35 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (1)

24 octobre 2014

Lettre banale à un président banal sur un budget banal

Lu ici :

"La lettre adressée par la Commission européenne à la France pour lui demander des précisions sur son budget est «très banale», a déclaré François Hollande à Bruxelles dans la nuit de jeudi à vendredi, à la fin des premières délibérations du Conseil européen. Cela justifie selon lui que Paris se refuse à la publier, contrairement l'Italie, qui l'a postée sur le site du ministère de l'Économie. C'est une lettre très banale, qui demande de l'information et prolonge le dialogue."

Addendum : Mediapart publie la lettre.

Posté le 24 octobre 2014 à 09h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

20 octobre 2014

UE : l'Ukip sauve son groupe au Parlement

Les eurofanatiques se sont réjouis trop vite. Le parti britannique Ukip et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) italien ont conclu une alliance avec un député polonais afin de sauver leur groupe au Parlement européen. Le député polonais Robert Jaroslaw Iwaszkiewicz, membre du Congrès de la Nouvelle Droite (KNP), a accepté de rejoindre l'ELDD, a annoncé aujourd'hui Nigel Farage, dirigeant du Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP).

Posté le 20 octobre 2014 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

16 octobre 2014

L'UKIP perd son groupe au Parlement européen

Le groupe patriote Europe de la Liberté et de la Démocratie directe formé au Parlement européen et dirigé par le Britannique Nigel Farage a été dissous après la défection de son élue letonne Iveta Grigule.Il faut avoir des élus provenant d'au moins 7 Etats membres pour former un groupe.

Posté le 16 octobre 2014 à 14h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

15 octobre 2014

Dépenses de la Défense - dépenses publiques : les vases communiquants à sens unique

Opex 360 met en avant, chiffres à l'appui, le constat suivant : les pays de l'UE ont diminué leurs dépenses de défense et a contrario leurs dépenses publiques ont augmenté.

"Le 3 octobre, le ministre autrichien de la Défense, Gerald Klug, présentait une nouvelle réforme des forces armées de son pays. En fait de réforme, il s’agit plutôt d’un énième plan d’économies

Au point que, en 2018, l’on pourrait se demander si la Bundesheer sera encore une armée… Avec des effectifs réduits de 1.400 de personnels et la suppression de 13 casernes afin de réaliser 200 millions d’euros d’économies par an sur un budget de près de 2 milliards (0,5% du PIB autrichien).

Aussi, autant faire l’inventaire de ce qu’il restera, ce sera plus vite fait : 23.590 militaires et civils (ces derniers représentent 1/3 des effectifs), 30 obusiers M-109 (au lieu de 145), 285 missiles anti-chars (au lieu de 350), 25 chars (au lieu de 59), 23 véhicules blindés de dépannage (au lieu de 48) et 15 Eurofighter Typhoon, déjà en nombre insuffisant pour assurer les missions de police du ciel… Quant aux avions trop âgés, comme les 27 Saab 105OE encore en service qui affichent près de 50 ans d’âge, ils prendront leur retraite en 2020.

L’Autriche ne met pas la mode au continent… La Belgique, le Portugal, l’Italie et tant d’autres ont effectué des coupes claires dans leurs dépenses militaires (à l’exception de la Pologne). D’autres limitent la casse, comme la France. Mais il ne faut pas s’y tromper : si le budget français de la Défense a le même niveau en 2015 qu’en 2011 (ce qui permet de dire aux responsables politiques qu’il a été « sanctuarisé »), cela veut dire qu’il ne prend pas en compte l’inflation… Et donc cela se traduit par une perte de pouvoir d’achat.

Cela étant, certains pays de l’Union européenne également membre de l’Otan, ont pris conscience d’avoir été trop loin dans les efforts demandés à leurs forces armées. C’est le cas, récemment, des Pays-Bas, qui ont annoncé une hausse (modeste) de leur budget de la défense pour les trois années à venir. Seulement, les capacités perdues ne se retrouvent pas en un claquement de doigt… En clair, il faudra beaucoup pour que la centaine de millions d’euros par an pour retrouver un potentiel digne de ce nom.

Mais tous ces États ont réduit leurs dépenses militaires en mettant en avant l’impératif de la baisse de la dépense publique, sur fond de crise financière et monétaire. S’il n’y avait pas d’autres solutions, pourquoi pas… Sauf que la Commission européenne vient de publier un graphique assez éloquent.

Vous pensiez que la dépense publique des 28 pays membres de l’UE a diminué entre 2007 et 2013? Eh bien vous avez tout faux : elle a progressé de 3,5% en moyenne durant cette période, alors même que le montant des budgets militaires dégringolait!

Ainsi, l’Autriche a vu ses dépenses publiques passer de 48,6% de son PIB en 2007 à 51,3% en 2013. Même chose pour celles de la Belgique, qui ont progressé de 48,2 du PIB à 54,5%. Et la France? Idem puisque que le taux était de 52.6% du PIB il y a 6 ans pour passer à 57,1% actuellement. Et la tendance a été exactement la même en Italie, en Espagne, au Portugal, etc…

En revanche, la Pologne, qui a maintenu son effort de défense – mais qui a bénéficié d’une bonne tenue de sa conjoncture économique, a réduit ses dépenses publiques au cours de cette période (41,9% du PIB en 2013 contre 42,2 en 2007)."

Non seulement les pays d'Europe augmentent globalement leurs dépenses, mais en plus ils se dégagent progressivement de leurs responsabilités régaliennes. Sans compter le mensonge qui consiste à faire croire que diminuer les dépenses militaires va faire baisser les dépenses publiques, alors que c'est le contraire qui se passe.

Posté le 15 octobre 2014 à 16h39 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

14 octobre 2014

Suicide des agriculteurs : un problème national

Alors que la France est un pays à vocation agricole, avec des terres généreuses et riches permettant une grande variété de cultures et d'élevage, les agriculteurs français vivent de façon de plus en plus précaire, s'endettant toujours plus pour gagner toujours moins. A tel point que pour certains la tentation du suicide se fait insistante, et que nombre d'entre eux passent à l'acte, officiellement un tous les deux jours, ainsi que le relève ce communiqué du Front national :

"La Mutualité Sociale Agricole, la « sécu des agriculteurs », lance aujourd’hui un numéro d’appel dédié aux agriculteurs en difficulté. Avec, officiellement, un suicide tous les deux jours (certains acteurs évoquent le double), la profession vit un drame aussi silencieux que totalement oublié.

Cette situation n’est pas le fruit du hasard : elle illustre au contraire, et de la manière la plus cruelle, la crise profonde que vit notre agriculture. Si le dispositif de la MSA peut aider, il est largement insuffisant tant cette crise est profonde. Le seul moyen de lutter efficacement contre le suicide des agriculteurs consiste avant tout à rendre leur dignité à ces professionnels pressurés de toutes parts et condamnés à travailler pour des revenus de misère, voire à perte quand les cours plongent.

Pour cela, il est urgent de reforger une vraie politique agricole pour notre pays, seule apte à fournir des prix rémunérateurs et justes à nos producteurs. Cette politique doit être apte à les protéger du dumping social et environnemental des pays qui ont massivement recours à la main d’oeuvre à bas coût, y compris quand ils sont membres de l’Union européenne. Elle doit enfin rompre avec l’austérité imposée à la PAC en mobilisant les aides nécessaires au maintien et au développement de l’ensemble de nos filières, ainsi qu’avec la soumission aveugle aux marchés mondialisés de matières premières."

La Mutuelle sociale agricole a donc mis en place pour ses adhérents "Agri'écoute", un service d'écoute national (Le service est joignable au 09.69.39.29.19, au prix d'un appel local (gratuit depuis une "box").

Cette initiative est certainement très utile, mais ne règlera pas le problème, essentiellement lié à l'union européenne. Que les agriculteurs français désespérés mettent fin à leurs jours ne doit pas empêcher les technocrates de Bruxelles de dormir, mais nous si. C'est un problème national, et bien qu'il ne soit pas nouveau et qu'il s'enracine dans les précédents gouvernements, il n'est pas normal que le mal-être de toute une catégorie de Français ne soit pas prise en compte de façon sérieuse par ceux qui prétendent gouverner la France et utilisent pour se faire élire les voix de ceux qu'ils méprisent.

Posté le 14 octobre 2014 à 21h28 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (17)

13 octobre 2014

Les franco-sceptiques acceptent mal les critiques de l'UE

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"« Le projet de budget de la France est assez loin de l'objectif, à la fois en terme de déficit et de mesures effectives, concernant le déficit structurel et le nombre et la qualité des réformes qui doivent être réalisées… On leur a donné deux ans et la question est : comment ont-ils utilisé ce temps ? Pour être tout à fait franc, je crois qu'ils ne l’ont pas utilisé. »

Le propos est de Jeroen Dijsselbloem, ministre des Finances des Pays-Bas et actuel président de l’Eurogroupe.

Michel Sapin a répondu :

« Monsieur Dijsselbloem n'est pas l'Europe. Monsieur Dijsselbloem ne représente pas l'Europe. »

Et Manuel Valls :

« Il faut respecter la France, c'est un grand pays. Je n'accepte pas de leçons de bonne gestion. Je demande à chacun beaucoup de sang-froid, beaucoup de respect, surtout de la part de partenaires européens. »

Mais Jeroen Dijsselbloem, qui « représente l’Europe » dans la mesure où il est le président du club des pays qui ont la monnaie unique, ne fait que dire tout haut ce que les experts de la Commission européenne disent tout bas – pas si bas que cela, d’ailleurs.

On remarque que pour défendre leur gestion désastreuse nos politiques jouent sur le sentiment de l’honneur national bafoué, alors que lorsqu’il faut faire accepter de nouvelles pertes de souveraineté ils expliquent qu’il faut dépasser le cadre national. Ainsi quand on met davantage encore la France sous la coupe de Bruxelles (notamment en permettant à l’exécutif européen de contrôler les budgets nationaux), on nous explique que l’union fait la force et que la France est un trop petit pays pour jouer seule dans la compétition mondiale, mais quand ce même exécutif européen menace de nous sanctionner avec les sanctions que nous lui avons octroyées, tout à coup la France devient un grand pays auquel on ne fait pas la leçon… C’est pitoyable."

Posté le 13 octobre 2014 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

08 octobre 2014

Pierre Moscovici admis à la Commission européenne après l'écrit de rattrapage

La farce européenne s'est enrichie d'un nouvel épisode :

  • Le 5 mars, la Commission européenne place la France sous surveillance renforcée à cause de ses dérapages budgétaires. Aujourd'hui, 8 octobre, elle nomme Pierre Moscovici (ministre français de l'Economie et des finances au mois de mars), au poste de commissaire aux Affaires économiques et financières. Commissaire chargé, donc, de sanctionner la France en cas de dérapage budgétaire...

  • Deux vice-présidents sont en outre chargés de surveiller le commissaire, lui-même chargé de surveiller la France.

  • Si le déficit de la France est jugé trop important, tout ce petit monde pourra lui infliger une amende... aggravant son déficit.

Posté le 8 octobre 2014 à 22h23 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (4)

04 octobre 2014

Poussettes vides en Italie pour protester contre le matraquage fiscal

"Les enfants sont le futur du pays" : à Rome, des centaines de poussettes vides manifestent au Capitole pour dire non au matraquage fiscal des familles.

BzF1TMxCAAE9W1n

BzF1TGECQAE0nFX

Posté le 4 octobre 2014 à 20h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 octobre 2014

UE : le FN crée le Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés

Communiqué d’Aymeric Chauprade, chef de Délégation du Front National au Parlement européen :

"Marine Le Pen et ses alliés au Parlement européen ont décidé, dans l’attente de la création d’un Groupe politique au Parlement, de créer une structure commune extérieure au Parlement européen, le Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés. Le MENL qui sera renforcé par une fondation, comprend des représentants du Front National, de la Ligue du Nord, du FPÖ autrichien. Le PVV néerlandais a choisi de se priver du bénéfice des fonds européens pour mener le combat contre les institutions de l’Europe de Bruxelles et ne fera donc pas partie du MENL. Néanmoins nos amis du PVV participent activement à nos efforts de création d’un groupe politique au Parlement européen.

Par ailleurs, le Front national dément de manière catégorique les fausses affirmations circulant aujourd’hui 3 octobre dans les presses autrichienne et polonaise et suivant lesquelles le Parti polonais de Mr Korwin Mikke serait lié au MENL. Sans doute déçu de notre refus à l’accepter, Mr Mikke diffuse manifestement de fausses informations à des journalistes peu soucieux de vérifier la véracité des informations qu’ils reçoivent. Que les choses soient claires, pas plus pour le MENL que pour le futur groupe politique qu’il constituera le Front national ne s’associera avec des partis ou des personnalités dont les valeurs sont étrangères aux siennes."

Posté le 3 octobre 2014 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent

UE : Pierre Moscovici recalé à l'oral

Le Parlement européen a imposé une nouvelle épreuve écrite au Français Pierre Moscovici, qui s’est heurté jeudi à l’hostilité d’une droite sceptique sur sa capacité à juger avec neutralité l’état des finances françaises.

Pendant son audition devant les députés européens, l’ancien ministre des Finances, nommé commissaire européen aux affaires économiques, a promis qu’il ne serait ni « l’avocat, ni le procureur de la France ». Mais cela n’a pas suffi à convaincre ses opposants. Dans la soirée, la commission des affaires économiques du Parlement a demandé au député PS du Doubs de répondre « par écrit » d’ici le début de la semaine prochaine à de nouvelles questions.

Posté le 3 octobre 2014 à 14h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

02 octobre 2014

Syndicats dans l'armée : la CEDH condamne la France

Du blog Secret Défense :

"Si l’exercice de la liberté d’association des militaires peut faire l’objet de restrictions légitimes, l’interdiction pure et simple de constituer un syndicat ou d’y adhérer porte à l’essence même de cette liberté, une atteinte prohibée par la Convention» européenne des droits de l'homme, vient de juger à l'unanimité la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH , qui dépend du Conseil de l'Europe et non de l'Union européenne). Les autorités françaises ont trois mois pour constester cet arrêt qui a «force contraignante» en droit français et faire appel devant la Grande chambre de la Cour. On peut lire l'arrêt en cliquant ici.  Pour les juges européens, «l’interdiction des syndicats au sein de l’armée française» constitue une «violation de l’article 11 (liberté de réunion et d’association)."[...]

Il sera intéressant de voir si, comme pour la GPA, les autorités politiques en France se coucheront ou non devant la CEDH. Affaire à suivre.

Posté le 2 octobre 2014 à 14h10 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (15)

24 septembre 2014

Suite à l'embargo russe, l'UE envoie une aide de 353,70€

La Sica Saint-Pol (1 100 fermes, 1 500 cultivateurs) a reçu la semaine dernière une enveloppe de l'Union européenne pour les exploitations touchées par l'embargo russe. 353,70 €. Soit une aide de 23,58 centimes par exploitation. Le président de la Sica Saint-Pol-de-Léon, Jean-François Jacob, dénonce cette absurdité

"Cette somme en effet, 353,70 €, c'est-à-dire 23,58 centimes par exploitation, nous posait un réel problème de restitution à nos adhérents, le montant du chèque à leur adresser étant très nettement inférieur au prix d'un timbre (66 centimes)...".

Mardi vers 18 heures, une cinquantaine de légumiers du pays de Saint-Malo ont déversés 80 à 100 tonnes de pommes de terre au rond-point de Saint-Jouan-des-Guérêts. Actuellement, c'est la RN12 qui est bloquée :

1

Posté le 24 septembre 2014 à 17h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

23 septembre 2014

La Commission européenne et Google

Etonnant :

"L'initiative ne manque pas de piquant. Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne en charge du numérique a lancé, lundi 22 septembre, une initiative baptisée « digital minds for a new Europe », visant à publier, tous les jours jusqu'au 1er novembre, les réflexions d'un spécialiste des nouvelles technologies, sur les moyens de créer des emplois sur le continent. Premier contributeur : Eric Schmidt, le président de Google. Et ce alors que des collègues de Mme Kroes, dans la même institution mais dans une direction générale différente (la concurrence, avec Joaquim Almunia comme commissaire), poursuivent une enquête au long cours pour abus de position dominante contre le groupe américain

Posté le 23 septembre 2014 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

19 septembre 2014

Fraude ou pas fraude en Ecosse? Pour ceux qui croient encore en la démocratie

Une photo et une vidéo.

Posté le 19 septembre 2014 à 23h01 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (6)

UE : plusieurs pays membres auraient acheté du pétrole à l'Etat islamique

D'après l’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, Jana Hybaskova, lors d'une discussion au sein de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen. Elle n'a fourni aucun nom. La vidéo (en anglais) :

 

Posté le 19 septembre 2014 à 16h17 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (4)

13 septembre 2014

L'emblème européen n'a rien à faire sur le fronton des écoles


Sylvain Baron, ce citoyen qui décroche les... par agenceinfolibre

Posté le 13 septembre 2014 à 14h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

11 septembre 2014

Alain Lamassoure veut faire la leçon au pape

Alain Lamassoure, eurodéputé français, membre du Parti populaire européen, réagit à l'annonce de la venue du pape au Parlement européen :

"alors que le pape François demanderait aux Européens ce qu’ils ont fait de leur baptême, je lui demanderais ce que l’Église a fait de son dieu d’amour. Je pense à l’interdiction du mariage des prêtres ou au statut des divorcés remariés, qui est injustifiable. Trop souvent, l’Église est silencieuse ou hors du temps par rapport à la façon dont les chrétiens vivent dans leur vie personnelle."

Sans lui rappeler que le Parlement a refusé d'inviter Benoît XVI, Alain Lamassoure peut déjà relire ce que disait le saint pape Jean-Paul II lors de sa venue au Parlement de Strasbourg le 11 octobre 1988 :

"[...] Monsieur le Président, le message de l’Eglise concerne Dieu et la destinée ultime de l’homme, questions qui ont au plus haut point imprègne la culture européenne. En vérité, comment pourrions-nous concevoir l’Europe privée de cette dimension transcendante?

[...] La deuxième attitude est celle qui, ayant supprimé toute subordination de la créature à Dieu, ou à un ordre transcendant de la vérité et du bien, considère l’homme en lui-même comme le principe et la fin de toutes choses, et la société, avec ses lois, ses normes, ses réalisations, comme son œuvre absolument souveraine. L’éthique n’a alors d’autre fondement que le consensus social, et la liberté individuelle d’autre frein que celui que la société estime devoir imposer pour la sauvegarde de celle d’autrui.

Chez certains, la liberté civile et politique, jadis conquise par un renversement de l’ordre ancien fondé sur la foi religieuse, est encore conçue comme allant de pair avec la marginalisation, voire la suppression de la religion, dans laquelle on a tendance à voir un système d’aliénation. [...]

Après le Christ, il n’est plus possible d’idolâtrer la société comme grandeur collective dévoratrice de la personne humaine et de son destin irréductible. La société, l’Etat, le pouvoir politique appartiennent au cadre changeant et toujours perfectible de ce monde. Nul projet de société ne pourra jamais établir le Royaume de Dieu, c’est-à-dire la perfection eschatologique, sur la terre. Les messianismes politiques débouchent le plus souvent sur les pires tyrannies. Les structures que les sociétés se donnent ne valent jamais d’une façon définitive; elles ne peuvent pas non plus procurer par elles-mêmes tous les biens auxquels l’homme aspire. En particulier, elles ne peuvent se substituer à la conscience de l’homme ni à sa quête de la vérité et de l’absolu. [...]

Toutes les familles de pensée de notre vieux continent devraient réfléchir à quelles sombres perspectives pourrait conduire l’exclusion de Dieu de la vie publique, de Dieu comme ultime instance de l’éthique et garantie suprême contre tous les abus du pouvoir de l’homme sur l’homme.

[...] Aussi mon devoir est-il de souligner avec force que si le substrat religieux et chrétien de ce continent devait en venir à être marginalisé dans son rôle d’inspirateur de l’éthique et dans son efficacité sociale, c’est non seulement tout l’héritage du passé européen qui serait nié, mais c’est encore un avenir digne de l’homme européen – je dis de tout homme européen, croyant ou incroyant – qui serait gravement compromis. [...]"

Posté le 11 septembre 2014 à 21h43 par Michel Janva | Lien permanent

Voilà le symbole de l'Union européenne

Conchita Wurst_poster_72 dpi_RGBPresque tous les groupes du Parlement européen ont mis leur petit logo de soutien.

Posté le 11 septembre 2014 à 16h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)

Le pape devant le Parlement européen le 25 novembre

Le pape François se rendra en visite officielle au Parlement européen à Strasbourg le 25 novembre, a annoncé le Parlement européen :

"Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a communiqué ce matin aux présidents des groupes politiques (...) que sa sainteté le Pape François a accepté son invitation officielle au Parlement européen". "Cette invitation avait été adressée par le président Schulz lors de sa visite officielle au Vatican le 11 octobre 2013".

"La visite officielle aura lieu le 25 novembre 2014 à Strasbourg. À cette occasion, le Pape s'adressera aux députés en séance solennelle".

Il s'agira de la deuxième visite d'un Pape au Parlement européen après celle de Jean-Paul II en octobre 1988.

Posté le 11 septembre 2014 à 14h00 par Michel Janva | Lien permanent

10 septembre 2014

UE : Vĕra Jourová, la commissaire de l'idéologie qui n'existe pas

JCette information fait partie des rumeurs chères à Najat Vallaud Belkacem. Dans la Commission européenne annoncée ce jour, on trouve madame Vĕra Jourová, femme politique thcèque, nommée commissaire à la justice, aux consommateurs et... aux Gender Equality (je laisse cette désignation en anglais puisqu'en français, ce n'est qu'une rumeur qui n'existe pas). Sa lettre de mission est ici.

Posté le 10 septembre 2014 à 20h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Indépendance de l'Ecosse : encore un pas vers la désintégration des Etats-nations ?

Une analyse intéressante d'Eric Zemmour sur l'indépendance de l'Ecosse :

Posté le 10 septembre 2014 à 16h31 par Marie Bethanie | Lien permanent

UE : les technocrates non élus ont été nommés

Voici les commissaires de la nouvelle Commission européenne (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

C

La Commission européenne est, avec le Conseil de l'Union européenne, le Parlement européen et le Conseil européen, l'une des principales institutions de l'Union européenne. Elle jouit du monopole de l’initiative législative. Ses membres ne sont pas issus du Parlement européen, élu au suffrage universel. La Commission agit indépendamment des gouvernements des États membres. La Commission est responsable devant le Parlement européen qui peut la censurer, mais exclusivement sur sa gestion, et par un vote des deux tiers du Parlement. Les commissaires sont assistés par une administration centrale qui est, par ses effectifs (27 000 personnes environ en 2007), la plus importante de l’Union européenne.

Addendum : Yves Daoudal signale un changement notable dans l'organisation de la commission :

"La différence essentielle avec les organigrammes précédents est que la vice-présidence n’est plus un poste honorifique mais un poste de direction : chaque vice-président est désormais le chef de plusieurs commissaires.

Cette modification est due au fait qu’il y a de plus en plus de commissaires (puisqu’il en faut un par pays et que l’UE ne cesse de s’élargir) et qu’il faut ordonner un peu l’organigramme autour de quelques pôles. Il y a donc désormais – ce qui n’est évidemment pas prévu dans le traité – mais qui se préoccupe du traité ? - sept super-commissaires et vingt commissaires placés sous l’autorité d’un super-commissaire.

Il y a fort à parier que cette modification est due en partie aussi à la « nécessité » de faire de Pierre Moscovici le commissaire aux Affaires économiques. On disait que l’Allemagne n’accepterait la méchante blague Mosco (Mosco-Witz) que si on lui adjoignait un « faucon budgétaire » issu de l’Europe du Nord qui le marquerait à la culotte. Lequel serait Jyrki Katainen.

L’Allemagne a obtenu mieux que cela. Il s’agit en effet de Jyrki Katainen, mais il n’est pas le commissaire politique adjoint à Moscovici pour l’empêcher de déraper, il est carrément le chef de Moscovici. Le vrai commissaire, c’est Katainen, vice-président de la Commission, chargé de l’emploi, de la croissance, de l’investissement et de la compétitivité, et qui a sous ses ordres pas moins de huit commissaires, dont Moscovici…"

Posté le 10 septembre 2014 à 14h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

09 septembre 2014

BCE : les critiques de l'ancien économiste en chef

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Jürgen Starck, économiste en chef de la Banque centrale européenne de 2006 à sa démission en 2011, écrit dans le Handelsblatt que la BCE est sur la voie de devenir une « bad bank » européenne en raison des « énormes risques » qu’elle prend en matière de politique monétaire. Il ajoute que la réorganisation stratégique en cours à la BCE est contraire au traité de Maastricht et ne répond à aucune légitimité démocratique.

Les propos de Jürgen Stark sont repris et commentés dans des journaux allemands, anglais, irlandais, italiens, espagnols, grecs… Il n’y a pas un seul journal français à les citer, si l’on en croit Google actualités."

Posté le 9 septembre 2014 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

08 septembre 2014

La lavande leur monte au nez

D'après Yves Daoudal, le délire des commissaires européens au sujet de la lavande dure depuis un an :

"Donc, les bureaucrates totalitaires de l’UE, qui ne savent pas ce qu’est une plante, ni la nature en général, et ne connaissent que les « molécules », ont décidé qu’il fallait souligner [par l'apposition d'une étiquette] la présence de « linalol » dans la lavande, ce qui fait de l’essence de lavande un produit potentiellement « mortel en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires »… (...)

Et bien sûr c’est aux producteurs de lavande de procéder périodiquement à l’analyse de leur produit pour vérifier le taux de linalol, une analyse qui leur coûtera entre 100.000 et 300.000 €, juste pour être conforme aux normes de Bruxelles…

Je constate que la pétition qui avait été mise en ligne et qui avait recueilli plus de 15.000 signatures trouve ces jours-ci une nouvelle jeunesse. Il est bon de la signer, même si le texte commence très mal : « Nous, citoyens du monde… »"

Pétition qui souligne que ce délire bruxellois bénéficiera à l'industrie chimique et à ses produits de synthèse au détriment de la lavande naturelle.

Posté le 8 septembre 2014 à 15h44 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

07 septembre 2014

TTIP : l'Italie veut rendre public le mandat de la Commission

L'Italie, qui préside actuellement l'UE, a adressé une lettre à ses partenaires pour qu'ils acceptent de rendre public le mandat de la Commission dans ses discussions avec Washington sur le TTIP, traité commercial transatlantique. L'unanimité est nécessaire. Dans ce courrier, co-signé par le commissaire européen au Commerce Karel de Gucht, le gouvernement italien dit être favorable à une telle publication pour "favoriser une meilleure perception et conscience de l'opinion publique quant aux objectifs de la négociation commerciale avec les États-Unis". Que va répondre la France à cette demande ?

Pour l'heure un sixième cycle de discussions entre Washington et Bruxelles s'est achevé à la mi-juillet. Les négociations devraient être conclues l'an prochain.

Posté le 7 septembre 2014 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

04 septembre 2014

L'Eurozone pourrait exploser dans 2 ans

Vu dans La Lettre de L'Expansion :

D

Posté le 4 septembre 2014 à 09h11 par Michel Janva | Lien permanent

01 septembre 2014

Bientôt, ce sera la Russie qui nous aura déclaré la guerre commerciale

Le député européen UMP/PPE Jérôme Lavrillieux semble faire porter, dans un communiqué, la responsabilité de l'embargo économique sur la Russie :

"En décrétant, le 7 août 2014, un embargo sur la plupart des produits alimentaires européens, la Russie a répondu aux sanctions économiques de l’Union européenne par une véritable guerre commerciale. La pérennité de l’économie européenne et notre crédibilité sur la scène internationale dépendent de notre capacité à répondre efficacement à cette agression commerciale. La première réponse doit être un soutien fort à l’ensemble des secteurs touchés par cet embargo afin d’éviter des pertes trop importantes et la chute des prix. Ainsi, le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, a annoncé un plan d’aide exceptionnel de 125 millions d'euros pour le secteur maraîcher sur la période allant du 18 août à fin novembre 2014. Si les fruits et les légumes sont les premiers aliments concernés par l’embargo commercial russe, d’autres produits, tels que les produits laitiers, la viande et le poisson, ne tarderont pas à connaître de grandes difficultés économiques. J’ai donc demandé à la Commission européenne de mettre en place, dans les plus brefs délais, des aides efficaces pour ces secteurs, déjà confrontés à la crise économique et à une concurrence de plus en plus rude. Nous ne pouvons cependant pas nous contenter uniquement de mettre en place des solutions à court terme. Nous devons faire évoluer notre stratégie commerciale. Effectivement, si nous ne trouvons pas rapidement de nouveaux débouchés, les producteurs n'auront pas d'autre solution que de reporter leurs ventes sur le marché intra-européen. Ceci entraînera de fortes tensions commerciales au sein de l'Union européenne, dans un contexte économique déjà très difficile. J’ai ainsi demandé à la Commission européenne d’étudier les marchés alternatifs vers lesquels ces secteurs agroalimentaires européens peuvent se tourner, mais également d'anticiper une possible extension des champs d'application de l'embargo russe."

C'est ce que l'on appelle se tirer une balle dans le pied. C'est en effet l'UE qui a décrété un embargo à l'encontre de la Russie, au mois de juillet.

Posté le 1 septembre 2014 à 18h35 par Michel Janva | Lien permanent

Moscovici sous tutelle ou l'UE sous tutelle allemande

On peut apprécier Pierre Moscovici. Ou pas. Mais quand on sait que Berlin conditionnerait son accord à la nomination de ce dernier comme commissaire européen à sa mise sous tutelle d'un "expert en politique budgétaire à la ligne dure, venu du nord de l'Europe", auquel le Français aurait à rendre compte, on est en droit de se poser des questions sur le fonctionnement de l'UE. Le Finlandais Jyrki Katainen serait favori pour ce rôle.

Posté le 1 septembre 2014 à 11h51 par Michel Janva | Lien permanent

30 août 2014

Donald Tusk devient président du Conseil européen

TLe Polonais Donald Tusk devient président du Conseil européen succédant à Van Rompouy, selon la TV nationale polonaise.

Il ne parle pas français, très mal anglais, parfaitement allemand. Le leader du parti Plateforme civique (PO, centre droit) dirige le gouvernement polonais depuis 2007. Né à Gdansk, membre du syndicat Solidarité dans les années 1980, Donald Tusk est généralement vu comme un allié du milieu des affaires. Son pays est le seul à n'avoir jamais connu de véritable ralentissement ni de récession depuis la crise de 2008. Néanmoins, la Pologne est passé d'un rythme de croissance supérieur tournant autour de 5-6 % par an en 2005-2007 (gouvernement de coalition dirigé par le PIS - Droit et Justice) à des rythmes qui oscillent entre 1 et 3 % l'an depuis, avec une hausse du chômage et une augmentation du nombre de Polonais vivant sous le seuil de pauvreté.

Depuis six mois, Donald Tusk a été en pointe sur le dossier ukrainien, avec un parti pris clairement anti-russe.

Cette nomination le sauve d'une tourmente politique intérieure, à un an des élections législatives. Donald Tusk s'est lancé le défi de conduire sa formation vers un troisième succès, contre le leader de Droit et justice (PiS), Jaroslaw Kaczynski. L'usure du pouvoir et les scandales à répétition – tel celui de mystérieuses écoutes, en juin, concernant certains ministres – pèsent lourd dans l'opinion. Ils expliquent l'écart dans les sondages en faveur du PiS. Jaroslaw Kaczynski, foncièrement patriote et opposé à tout nouveau transfert de souveraineté vers l'UE, pourrait devenir premier ministre, tandis que M. Tusk présiderait le Conseil.

Donald Tusk avait pris l'engagement de conduire la Pologne dans la zone euro. Mais la crise a ralenti les ardeurs de son gouvernement, qui a cessé d'avancer un calendrier précis. 

Posté le 30 août 2014 à 19h18 par Michel Janva | Lien permanent

Connaisssez-vous Martine Reicherts, Jacek Dominik, Ferdinando Nelli Feroci et Jyrki Katainen ?

Ce sont les commissaires européens par intérim, qui remplacent les commissaires devenus députés européens jusqu’à la mise en place de la prochaine Commission.

Nos nouveaux patrons, non élus.

Posté le 30 août 2014 à 10h47 par Michel Janva | Lien permanent

28 août 2014

Le Gouvernement Valls II s'est trouvé une chancelière

Elle se nomme Angela Merkel à en croire ce titre du Figaro "Merkel veut des réformes en France" :

"La chancelière allemande Angela Merkel a renouvelé mercredi soir son appel à de "véritables réformes structurelles en France", sans plus de commentaires sur le nouveau gouvernement français, lors d'une interview publique organisée par le magazine Cicero".

Posté le 28 août 2014 à 10h16 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (7)

Les institutions européennes sont le champ de bataille de l’uniformisation des normes

Membre du Front national depuis 1989, Sylvie Goddyn est désormais député européen. Elle répond à Présent :

G"Je suis titulaire, avec mes collègues Jean-François Jalkh et Mireille d’Ornano, de la très importante commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire. C’est celle qui légifère le plus. On a en charge tout ce qui concerne la politique du climat, la pollution de l’air et des eaux, l’alimentation, la santé et donc les médicaments. Vu l’importance économique des sujets abordés, il y a un lobbying très fort. Le premier rapport qui nous est soumis porte sur les nouveaux aliments, ce qu’ils appellent les « novel foods ». Il s’agit entre autres, et je pense que ça va choquer beaucoup de gens, des aliments issus des animaux clonés ou descendants d’animaux clonés et des nanotechnologies. Au mois de juillet, nous avons eu la première réunion de commission.

Est-ce que vous allez « communiquer » là-dessus ? Les électeurs ne sont absolument pas au courant des décisions concernant les animaux clonés, notamment.

Bien sûr, nos concitoyens ne sont pas informés, car les médias ne font pas leur travail et c’est un véritable scandale ; il ne peut pas y avoir de démocratie sans transparence, c’est-à-dire sans système d’information exhaustif et libre. Or les tenants du « système » se gardent bien de « communiquer », car les gens seraient encore plus hostiles à l’Union européenne.

Pourquoi cette absence de transparence ?

Pour comprendre la construction européenne, il faut sortir des illusions rebattues depuis des décennies sur l’Europe puissance et indépendante. La réalité est que nos institutions européennes sont le champ de bataille de l’uniformisation des normes industrielles, technologiques, médicales, juridiques, etc. Bref, tous les domaines de la vie quotidienne. L’enjeu véritable est de savoir quelle entreprise imposera sa norme à l’ensemble de ses concurrents. D’où le lobbying autour de la commission et du parlement et le soupçon permanent de corruption. En d’autres termes, l’Europe ne s’occupe plus que du particulier. L’intérêt général, qui est la raison même de l’existence des institutions politiques, est totalement oublié. En vérité, il a été abandonné aux véritables initiateurs et maîtres de l’Europe : les Etats-Unis. D’où son impuissance et sa servilité congénitales, qui se manifestent de manière exemplaire dans l’affaire ukrainienne. [...]"

Posté le 28 août 2014 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent

01 août 2014

Trahison européiste: un avant-goût du TAFTA/TTIP

Le TISA, vous connaissez? Pour en savoir plus, cliquez ici, et vous aurez une confirmation de l'irresponsabilité qui caractérise nos assemblées parlementaires, et en particulier ceux qui y représentent l'oligarchie.

TAFTA/TTIP ne vous disent rien: retrouvez les notes de votre blog préféré ici, ici, et .

Posté le 1 août 2014 à 14h09 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (1)

28 juillet 2014

L’initiative One of us saisit la cour européenne de Justice

Après le veto de la commission européenne le 28 mai, l'initiative Un de nous a saisi la Cour de Justice de l'UE le 25 juillet.

Posté le 28 juillet 2014 à 08h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

21 juillet 2014

Pourquoi la construction européenne génère-t-elle des sceptiques ?

Alors même que l’Union européenne semble avoir définitivement pris le pas sur la souveraineté des Etats, les oppositions nationales ne faiblissent pas pour autant. Au cours de ce reportage de reinformation.tv, 4 députés « eurosceptiques » issus de 4 pays différents (Angleterre, France, Belgique, Italie) prennent la parole :

  • Jill Seymour (UKIP) est anglaise et député européen depuis cette année.
  • Gerolf Annemans est Belge et président du Vlaams Belang. Cette année il a été élu député européen pour la première fois.
  • Mario Borghezio est député européen depuis 2004 et membre de la Ligue du Nord, en Italie.
  • Bruno Gollnisch (FN) est français et député européen depuis 25 ans.

Posté le 21 juillet 2014 à 19h51 par Michel Janva | Lien permanent

18 juillet 2014

Résolution du Parlement européen sur l'affaire Meriam

Le Parlement a adopté plusieurs résolutions jeudi, dont une appelant les autorités soudanaises à protéger l'identité religieuse des minorités :

"Les députés appellent à l'abrogation de toutes les lois établissant une discrimination pour des raisons de sexe ou de religion au Soudan et demandent aux autorités soudanaises de faire en sorte que toutes les femmes enceintes et accouchant en détention reçoivent des soins de santé appropriés. Ils soulignent que l'adultère et l'apostasie sont des actes qui ne devraient aucunement être considérés comme des crimes. Par ailleurs, ils demandent au gouvernement du Soudan d'enquêter et de traduire en justice les personnes responsables de violations des droits de l'homme.

L'Union européenne devrait "jouer un rôle de premier plan et faire pression en faveur de la rédaction d'une résolution forte sur le Soudan lors de la prochaine session du Conseil des droits de l'homme au mois de septembre 2014, qui dénonce les violations graves et généralisées des droits de l'homme et du droit humanitaire international dans le pays", affirme le texte."

Posté le 18 juillet 2014 à 13h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Avantage aux mères de famille : la CJUE dit non

La législation française prévoit que les fonctionnaires parents d'au moins trois enfants peuvent bénéficier d'une mise à la retraite anticipée avec pension à jouissance immédiate, s'ils ont interrompu leur activité pendant une durée continue d'au moins deux mois pour chaque enfant. La France justifie cette réglementation par la nécessité de compenser les désavantages subis dans leur carrière par les fonctionnaires qui l'ont interrompue pour la naissance, l'arrivée au foyer ou l'éducation de leurs enfants.

Un agent de la fonction publique hospitalière avait demandé à bénéficier de ces avantages en qualité de père de 3 enfants, mais sa demande avait été rejetée au motif qu'il n'avait pas interrompu son activité professionnelle pour chacun de ses enfants. Il avait alors saisi la justice.

La Cour de justice de l'UE lui a donné raison estimant qu'il s'agit d'une «discrimination indirecte fondée sur le sexe».

Voilà où mène le délire anti-discriminatoire. Mères, retournez au bureau dès le lendemain de votre accouchement.

Posté le 18 juillet 2014 à 13h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

17 juillet 2014

Louis Aliot dénonce l'hiver chrétien dans les pays musulmans

Au Parlement européen :

 

Posté le 17 juillet 2014 à 21h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

16 juillet 2014

On nous a demandé de voter mais il n'y avait qu'un seul candidat

Du grand Nigel Farage, dénonçant l'absence de démocratie dans les institutions de l'Union européenne :

 

Posté le 16 juillet 2014 à 22h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

15 juillet 2014

Jean-Claude Juncker, nouveau technocrate en chef

Jean-Claude Juncker a obtenu aujourd'hui la confiance du Parlement européen par 422 voix contre 250 voix pour présider la Commission européenne.

Il lui revient maintenant de composer son collège de commissaires à partir des candidatures soumises par les Etats. La composition de cette nouvelle commission sera soumise au vote du Parlement européen avant son entrée en fonction prévue le 1er novembre.

Posté le 15 juillet 2014 à 14h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

12 juillet 2014

Barroso fait grand officier de la Légion d'honneur... en catimini

François Hollande n'a, certes, pas été jusqu'à fixer le rendez-vous rue du Cirque :

"le site officiel de la présidence nous apprend que ce 9 juillet le président de la République a procédé à une remise collective de décorations, notamment à Mesdames Nicole Notat et Monique Pelletier. On y lit aussi dans l’agenda public de François Hollande que le chef de l’Etat avait prévu de dîner à 20h30 avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. Mais, sauf erreur, il n’est nulle part mentionné que le président de la République, à cette occasion, a décoré son hôte Grand officier (le 4eme de l’ordre qui en compte 5) de la Légion d’honneur."

En 2009, le PS, dirigé par un certain François Hollande, avait appelé à faire barrage à José Manuel Barroso, avant de contribuer à sa réélection. En 2014, nouvelle campagne européenne oblige, Arnaud Montebourg accuse le même Barroso d'être "le carburant du Front national". Comique, maintenant que l'on sait que François Hollande le décore pour services rendus à la nation.

Posté le 12 juillet 2014 à 11h54 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

11 juillet 2014

Le problème crucial des européistes

C'est d'avoir une Commission européenne paritaire entre le nombre d'hommes et le nombre de femmes. Enfin presque, les 9 femmes commissaires européens n'en exigent que 10 sur 28. Elles sont trop généreuses. Mais le Parlement a fait savoir qu’il voterait contre la Commission s’il n’y avait pas assez de femmes. C’est donc le principal problème de Juncker. La France pourrait donc nommer plutôt Elisabeth Guigou que Pierre Moscovici.

Si vous pensez que l'UE a d'autres chats à fouetter c'est que vous êtes très certainement un europhobe.

Posté le 11 juillet 2014 à 13h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)


     Archives > Europe : identité chrétienne , Europe : politique , L'Eglise : François

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Europe : identité chrétienne , Europe : politique , L'Eglise : François