14 août 2018

Attaque terroriste à Londres : plusieurs blessés

Lu ici

"L'homme arrêté par la police britannique après avoir lancé sa voiture contre les grilles du Parlement ce matin à Londres est soupçonné "d'actes terroristes", a déclaré Scotland Yard.

L'homme est âgé d'une vingtaine d'années, a précisé la police dans un communiqué. L'attaque a fait plusieurs blessés, dont aucun n'est en danger de mort, et l'enquête a été prise en charge par la police anti-terroriste.

L'individu a été placé en détention dans un commissariat du sud de Londres pour des faits de terrorisme, a précisé la police.  "Il a été arrêté pour des délits terroristes", a déclaré la Metropolitan Police dans un communiqué. "Il n'y avait personne d'autre dans le véhicule qui est toujours sur place et qui est en train d'être fouillé. Aucune arme n'a été retrouvée à ce stade", ajoute le communiqué.

Au moins deux personnes ont été blessées et évacuées vers des hôpitaux mais leurs jours ne sont pas en danger".

Posté le 14 août 2018 à 14h46 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

12 août 2018

Elue, elle se suicide après avoir posté une vidéo racontant son viol par des musulmans

L'Europe meurt à petit feu

"Willie Dille, une élue municipale de La Haye de 53 ans s'est suicidée le 8 août, quelques heures à peine après avoir publié sur Facebook une vidéo dans laquelle elle affirmait avoir été victime d'un viol collectif par des musulmans.

Membre du Parti pour la liberté (PVV), qui défend des positions résolument anti-immigration, Willie Dille soutient dans sa vidéo que le drame se serait déroulé l'année dernière. Elle affirme avoir été kidnappée puis violée par un groupe de musulmans, qui auraient agi dans le cadre d'une campagne d'intimidation. 

«Je veux juste que le monde sache la vérité. Le 15 mars 2017, j'ai été kidnappée, violée et agressée par un groupe de musulmans qui voulaient que je reste silencieuse au conseil municipal de La Haye», explique-t-elle, visiblement perturbée. «Après que cela est arrivé, je ne l'ai dit à personne, j'ai simplement été au débat le lendemain», poursuit-elle. Willie Dille ajoute avoir reçu récemment une menace de mort très explicite, si elle ne se résignait pas à se taire lors des débats municipaux : «Nous allons bientôt vous égorger et vous saigner à mort.»

Des attaques qui auront fini par venir à bout de sa volonté, Willie Dille s'inquiétant notamment pour la sécurité de ses enfants. «Je ne peux pas vivre avec ça [...] C'est pourquoi j'ai décidé d'arrêter [la politique].»

 

RIP

Posté le 12 août 2018 à 20h08 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (13)

11 août 2018

Economie : les populistes meilleurs gestionnaires que les libéraux

D'Olivier Bault dans Présent :

"[...] Quand la croissance française est retombée à un rythme annuel de moins de 1% au premier semestre de cette année, la croissance hongroise atteignait un rythme annuel de 4,7% contre 5,1% pour la croissance polonaise. En 2017, le PIB hongrois a crû de 4%, le PIB polonais de 4,6% (la deuxième plus forte croissance de l’UE, après la Lettonie) et le PIB français de 2,2%. Chose intéressante, la croissance des économies hongroise et polonaise s’est accélérée depuis l’arrivée des « populistes » au pouvoir. Les politiques de la coalition des socialistes et des libéraux au pouvoir à Budapest jusqu’en 2010 avaient réussi à réduire la croissance à des taux quasi nuls de 2007 à 2010, avec même une contraction de près de 7% en 2009 sous l’effet de la crise financière de l’automne 2008. Depuis 2013, les politiques « populistes » d’Orbán ont fait revenir la croissance économique, avec des taux compris entre 2,1 et 4% par an. En Pologne, où le PiS est arrivé au pouvoir à l’automne 2015, la croissance atteinte en 2017 était la plus forte depuis 2011.

Et le chômage dans tout ça ? En France, selon les statistiques Eurostat, il était encore de 9,2% de la population active en juin 2018, et le deuxième trimestre a marqué une légère hausse par rapport au premier trimestre. En Hongrie, selon les mêmes statistiques (et donc selon la même méthode de calcul), le taux de chômage en juin était de 3,6% contre 3,7% en Pologne. Dans les deux pays de l’ex-Europe de l’Est, le chômage n’avait jamais été aussi bas. En Hongrie, le chômage était à 11% à l’arrivée du Fidesz au pouvoir. En Pologne, il faut remonter à l’époque communiste pour trouver des taux de chômage plus bas.

Les déficits publics, me direz-vous ! Tout le monde sait bien que les libéraux sont de bons gestionnaires tandis que les populistes dépensent sans compter. Eh bien, non. Malgré la mise en place par le Fidesz et le PiS de politiques natalistes qui coûtent cher par rapport aux capacités financières de leur pays, la Hongrie comme la Pologne ont fortement réduit leurs déficits depuis que les libéraux ont été remerciés par les électeurs. Viktor Orbán avait hérité à son arrivée au pouvoir en 2010 d’une dette publique équivalant à plus de 80% du PIB. Cette dette a depuis été réduite à 72% du PIB, avec un déficit des finances publiques à 2% du PIB en 2017. Quant aux gouvernements de Beata Szydło et de Mateusz Morawiecki en Pologne, ils ont, grâce à une lutte efficace contre la fraude à la TVA qui avait pris une ampleur énorme sous les gouvernements de Donald Tusk, ramené sur deux ans la dette publique de 54 à 50% et réduit le déficit des finances publiques de 2,6% en 2015 à 1,7% en 2017. La recette donnée par Mme Szydło aux libéraux pour réduire les déficits : « il suffisait de ne pas voler ». Dans la France de Macron, pourtant plus riche, le déficit des finances publiques a été de 2,6% du PIB en 2017 avec une dette publique équivalant à 97% du PIB, contre 96,6% en 2016 !"

Posté le 11 août 2018 à 11h07 par Michel Janva | Lien permanent

04 août 2018

L'accueil des migrants? Mais puisqu'on vous dit que tout va bien...

Posté le 4 août 2018 à 17h00 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

Droit d’auteur. L’Union européenne contre la liberté d’expression ?

Jean-Yves le Gallou analyse un projet de directive européenne :

"Le 5 juillet dernier, le Parlement européen a désapprouvé le mandat de négociations confié à la commission des affaires juridiques quant à la directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique. Cette directive vise à renforcer la protection du droit d’auteur. Un objectif louable sur le papier. Mais cette directive pose d’énormes problèmes sur deux points. Premièrement, elle vient inévitablement limiter la liberté d’expression. Deuxièmement, plusieurs articles remettent en cause le fonctionnement d’internet tel que nous le connaissons depuis des décennies et risquent de mettre en place des usines à gaz extraordinairement dangereuses.

La fin de Wikipédia ?

L’article 11 concerne les éditeurs de presse – comprendre les médias européens – et vise à les protéger contre « l’utilisation de leur contenu ». Tout cela parait parfaitement louable de prime abord. Mais, en réalité, les conséquences seraient absolument dramatiques. Il s’agit en effet de conditionner la citation d’un passage d’un article à l’autorisation préalable du média cité ! C’est absolument délirant puisque le droit de citation a toujours été reconnu par la jurisprudence française et que le fonctionnement d’internet repose sur les citations et les échanges de liens.

La démonstration la plus flagrante de l’absurdité de cette mesure, c’est bien sûr l’impact qu’elle aurait sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia. Ce site internet parfaitement connu de tous les internautes repose en effet en grande partie sur la citation de sources médiatiques ! L’entrée en vigueur d’une norme européenne contraignante à ce niveau signifierait tout simplement que Wikipédia serait rendue caduque. [...]

Alliés inattendus des défenseurs de la liberté d’expression et du fonctionnement classique d’internet, les grandes multinationales du numérique (Google, Amazon, Facebook, Apple, etc.) se sont levées contre ce projet de directive européenne. En cause, l’article 13 qui rendrait obligatoire un filtrage a priori des contenus protégés par le droit d’auteur. Concrètement, Youtube ou Twitter, par exemple, seraient responsables de tout contenu protégé par un droit d’auteur quelconque publié sur la plateforme. Dans les faits, c’est quasiment impossible, sauf à développer des algorithmes surpuissants ou – totalement illusoire – valider chaque contenu à la main.

Si l’on regarde le fonctionnement de Youtube aujourd’hui, il existe deux méthodes employées par l’entreprise américaine possédée par Google : premièrement, il existe bien un contrôle a priori par le biais d’un algorithme repérant les contenus protégés les plus évidents. Ce contrôle n’est pas parfait mais est déjà un premier filtre. Deuxièmement, Youtube n’hésite pas à répondre très rapidement aux demandes des ayant droits en appliquant même une présomption de culpabilité aux utilisateurs ayant été signalés par des ayants droit.

Un dispositif qui pénalise déjà énormément la liberté d’expression.

L’article 13 signerait l’arrêt de mort de tous les sites participatifs. Non seulement ceux hébergeant du contenu posté par les utilisateurs (Youtube, FlickR, SoundCloud, etc.) mais aussi tous les sites hébergeant des forums de discussions sur lequels des utilisateurs échangeraient des images non-libres de droit ! L’Union européenne voudrait mettre en place une dystopie kafkaïenne qu’elle ne ferait pas autrement !

La liberté d’expression en péril

En fait, au travers de ce projet de directive, on ne peut s’empêcher de penser à la censure inique a laquelle a été soumise TV Libertés de la part de Youtube. Le dispositif actuel de protection du droit d’auteur a déjà permis de justifier honteusement la censure d’un média alternatif avec plus de 2 500 vidéos produites sans jamais poser le moindre problème.

Imaginez ce qu’il se passerait si cette directive ultra-contraignante était votée ! L’ironie de la situation, c’est que des censeurs comme Youtube sont désormais obligés de reconnaître que la défense absolue du droit d’auteur peut-être un gros frein à leur activité ainsi qu’à la liberté d’expression en règle générale ! C’est une drôle de leçon que l’Union européenne est donc en train de leur donner.

Malheureusement, la défense du droit d’auteur est un beau principe utilisé par l’Union européenne pour tenter de verrouiller totalement l’information en donnant tous pouvoirs aux grands médias pour détruire juridiquement ceux qui auraient l’audace de reprendre leur contenu, même pour le critiquer ! Internet a toujours fonctionné par l’échange de liens et les citations. Le législateur européen a décidé de s’attaquer à ce principe fondamental. Tout comme les élites ont voulu réguler l’échange de fichier en « peer to peer » avec la loi Hadopi, souhaitons que leur volonté totalitaire se heurte une nouvelle fois au réel."

Posté le 4 août 2018 à 10h45 par Michel Janva | Lien permanent

01 août 2018

Viktor Orban : le moment est venu pour la génération anti-communiste et chrétienne

Comme tous les ans, Viktor Orbán a prononcé, samedi, un discours à l’université d’été des Hongrois de Roumanie. Extrait du compte-rendu :

"Aux élections européennes, nous pourrons faire nos adieux à la démocratie libérale et à l'élite de 1968. Selon le Premier ministre, aux élections du Parlement européen de l'année prochaine nous pourrons dire adieu non seulement à la démocratie libérale mais aussi à l'élite de 1968. Il a déclaré qu'au lieu de la génération de 1968, le moment est venu pour la génération anti-communiste, chrétienne et engagée au niveau national qui a émergé dans les années 1990. En concluant son discours à Tusnádfürdő, M. Orbán a déclaré: « Il y a trente ans, nous pensions que l'Europe était notre avenir. Aujourd'hui, nous croyons que nous sommes l'avenir de l'Europe ».

Posté le 1 août 2018 à 11h17 par Michel Janva | Lien permanent

28 juillet 2018

Philippe de Villiers : la gouvernance européenne contre les nations

Philippe de Villiers est intervenu lors de l'université d'été de Renaissance catholique sur le thème de la gouvernance de l'Union européenne.

Durée 1h18 : Ecouter Philippe de Villiers

L'Europe est une idéologie. Il est d'ailleurs notable que l'on parle pour les signataires du traité de Rome des "Pères fondateurs".

La nation conduit à cultiver ses attachements vitaux. Il n'y a rien à craindre des nations. Les européistes ont voulu combattre le pangermanisme et la guerre en détruisant les nations. C'était leur 1e conviction commune : un contre-sens.

Leur 2e conviction était l'importance primordiale de l'ONU sur la nation.

Leur 3e : faire disparaître les profils politiques au profit des ingénieurs sociaux.

En 1964 : arrêt Costa de la cour de justice : supériorité du droit européen sur le droit national ! Nos hommes politiques sont les gardes champêtres du terrain de Bruxelles! En 1992 : tout le monde a cru que le super État serait un État super! Contre la France seule de Maurras, la baguette rassie et l'accordéon, les États unis d'Europe vaincraient ceux d'Amérique ! Mais Maastricht était en réalité un traité contre les nations. Il installa une gouvernance acéphale et l'Europe manqua tous les rendez vous d'après la chute du mur. 2007 : traité de Lisbonne : moment principal où l'Europe passe à l'État de droit. Pour l'État de droit, la nation n'est pas une terre et un peuple mais un ensemble de valeurs.

Et pourtant ! Nous vivons aujourd'hui un réveil des peuples qui va mettre en échec cette idéologie. L'Angleterre, la Hongrie, la Pologne, l'Italie...nous montrent que les peuples refusent leur arrachement à leurs continuités et leurs attachements charnels. Les peuples refusent aussi la société hédoniste. Ils réclament leur droit à la continuité historique. Ils savent que l'Europe ne lutte pas contre l'immigration, mais l'organise. Ils l'organisent notamment grâce à l'avortement. L'immigration de masse est la réponse à l'avortement de masse !

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Posté le 28 juillet 2018 à 11h25 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2018

Steve Bannon va créer une fondation en Europe afin de mener une révolte populiste de droite contre Soros

Unknown-13Steve Bannon, ex-conseiller du président américain Donald Trump, va créer une fondation en Europe afin de mener une révolte populiste de droite sur le continent, écrit le site américain Daily Beast. Steve Bannon a confié au site ses ambitions, avec comme première étape les élections européennes de 2019. Le quartier général de son organisation baptisée "Le Mouvement" devrait être implanté à Bruxelles. L'objectif de Steve Bannon est de rivaliser avec la fondation du milliardaire américain George Soros, Open Society.

L'ancien patron du site Breitbart était à Londres au moment de la visite de Donald Trump en Europe, recevant des représentants des mouvements de droite en Europe, notamment Nigel Farage ainsi que Louis Aliot. Il a également eu des contacts avec Viktor Orban. Steve Bannon, qui a prédit un «grand avenir» à Marion Maréchal Le Pen, et Raheem Kassam, ex-conseiller de Nigel Farage, l'un des artisans du Brexit, a annoncé que cette organisation était déjà opérationnelle. Raheem Kassam explique :

"Le Mouvement sera notre bureau central pour un mouvement populiste et nationaliste en Europe. Nous allons concentrer notre attention sur les individus et les groupes de soutien intéressés par les questions de souveraineté, de contrôle des frontières et d'emploi entre autres choses». «Nous avons décidé de nous installer à Bruxelles parce que c'est le cœur de l'Union européenne, la force la plus pernicieuse contre la démocratie de l'État nation en Occident aujourd'hui».

«L'organisation est déjà une fondation structurée avec un budget annuel significatif et nous avons commencé le recrutement».

«Les élections européennes seront l'an prochain un test majeur à la fois pour les eurosceptiques et pour les réformateurs et le Mouvement sera l'endroit où ces deux causes vont se rejoindre». «La classe dirigeante politique a travaillé avec l'aide d'innombrables ONG pendant des décennies, main dans la main. Nous pensons qu'il est temps qu'il y ait une organisation qui soit du côté des gens ordinaires à la place des lobbies défendant les intérêts des grandes entreprises en Europe».

La fondation de Bannon offrirait des conseils et des services de sondages, de publipostage en ligne (e-mailing) ou d'exploitation de données numériques à un réseau de partis d'extrême droite.

L'ancien conseiller de Trump espère parvenir à mobiliser les opposants à l'Union européenne afin que soit élu un groupe de députés suffisamment important pour provoquer une paralysie voire une fermeture du Parlement européen et de la Commission européenne.

Posté le 24 juillet 2018 à 08h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

23 juillet 2018

Le Parlement européen coupe les subventions des élus du parti de Marine Le Pen

Capture d’écran 2018-07-23 à 08.49.47Après la justice française, qui a saisi quelque 2 millions d'euros d'aides publiques, les subventions attribuées aux élus du Rassemblement national (RN) siégeant au Parlement européen pour financer leur activité ou recruter des collaborateurs ont été gelées

Les juges visent l'utilisation d'assistants payés sur les fonds du Parlement européen pour des tâches bénéficiant au parti. Les investigations ont établi que 23 des 54 assistants parlementaires recensés déclaraient le siège du FN (devenu RN) comme lieu de travail, et huit d'entre eux y exerçaient à temps plein.

Convoqué le 6 juillet, Bruno Gollnisch a signifié sa "suspicion" envers la partialité de la juge Claire Thépaut :

"Selon la rumeur publique, vous seriez membre du Syndicat de la magistrature. Or cette organisation a pris à plusieurs reprises position sur le plan politique contre la formation à laquelle j'appartiens." "Je n'ai pas à rendre des comptes sur la façon dont j'ai organisé mon secrétariat parlementaire."

Posté le 23 juillet 2018 à 08h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

19 juillet 2018

La voix des familles européennes

Constat froid élaboré la semaine dernière par Eurostat :

"Au cours de l’année 2017, davantage de décès que de naissances ont été enregistrés dans l’UE (5.3 million de décès et 5.1 million de naissances), ce qui signifie que le changement naturel de la population de l’UE était négatif”.

Capture d’écran 2018-07-19 à 18.02.09Depuis deux ans déjà, en effet, le nombre de cercueils dépasse celui de berceaux en Europe, tel que dénoncé par la Fondation Robert Schuman dans son étude intitulée Europe 2050 : suicide démographique.

Ces faits sont ignorés par la plupart des décideurs politiques en Europe, malgré les preuves évidentes de leurs conséquences sur l’avenir: la consommation, la croissance économique et les systèmes de retraite ne représentent que certains aspects touchés par le dit hiver démographique. Pour cette raison le Conseil de Présidence de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) a rendu une Résolution sur le printemps démographique, présentée au Parlement Européen à l’occasion de la Journée Internationale de la Famille (le 15 Mai 2018). Dans tous les secteurs, il est demandé aux dirigeants européens de “Mettre en œuvre une politique qui reconnaisse la place unique, fondamentale et irremplaçable de la famille dans la société…

Pour cette raison, la FAFCE défend un meilleur équilibre entre les temps en famille et de travail. En effet, le Conseil de l’Union Européenne a approuvé l’approche générale sur une directive sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les parents et aidants. Plus récemment, la Commission sur l’Emploi et les Affaires Sociales du Parlement Européen a adopté son rapport sur le sujet. 

Dans cette logique, la FAFCE accueille favorablement la résolution récemment adoptée à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui reconnaît

“que la maternité et la parentalité constituent des contributions essentielles et positives pour la société, qui ne doivent pas être considérées d’un point de vue négatif ni en aucune manière comme un obstacle au déroulement de carrière”.

Cette même résolution demande aux Etats “de prendre en compte les tâches ménagères et de soins non rémunérées dans le système de retraite, de manière à garantir un traitement adéquat pour les femmes et les hommes qui choisissent d’avoir des responsabilités de soins aux personnes”. 

La Fédération va se focaliser sur deux axes principaux : la culture et l'économie. Dans chacun de ces domaines il s'agit de souligner le rôle de la famille comme cellule fondamentale de la société et la FAFCE fera des propositions concrètes, spécialement en vue des prochaines élections européennes en mai 2019.

Sur le volet économique, la FAFCE organise un évènement à Bruxelles le 16 octobre intitulé “Famille et Finance: une alliance possible ?”, rassemblant des experts de toute l’Europe pour discuter de comment construire un environnement financier qui soit davantage en faveur de la famille sur notre continent.

A l’occasion de la prochaine réunion du Conseil de Présidence de la FAFCE, le 6 novembre à Bruxelles, le Cardinal Kevin Farrell, Préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, prononcera un discours lors d’une conférence de haut niveau au Parlement Européen sur “La famille: écosystème pour la vie culturelle en Europe”, dans le cadre de l’année européenne du patrimoine culturel.

Avant tout cela, la FAFCE ira à Dublin, pour la Rencontre Mondiale des Familles (21-26 août). La FAFCE sera activement présente avec un stand et une intervention.

"Nous croyons fortement dans l’importance de ce rassemblement pour annoncer la beauté de la famille, et nous estimons la valeur prophétique du choix du Pape François de l’organiser dans un pays blessé par une série de changements législatifs historiques, dénaturant l’institution du mariage civil en 2015 et, en mai dernier, abrogeant le droit à la vie des enfants à naître.

En amont de tous ces défis, nous ne pouvons pas éviter d’évoquer le combat spirituel qui est très grand et qui fait parti d’un plan mystérieux: c’est pourquoi nous avons décidé de répondre à l’appel du Pape François pour une intention universelle de prière pour le mois d’août, une intention qui est très proche du travail de notre Fédération: "Pour que les décisions économiques et politiques protègent les familles comme trésor de l’humanité". Puis-je vous rappeler, aussi, qu’une sainte messe est célébrée chaque matin au sanctuaire de Jasna Gora pour toutes nos familles, grâce à nos amis polonais.

Posté le 19 juillet 2018 à 18h02 par Michel Janva | Lien permanent

14 juillet 2018

Puisqu'on vous dit que cet homme qui dirige l'UE a mal au dos

Posté le 14 juillet 2018 à 16h50 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (14)

17 juillet à Paris, conférence sur l'imposture de la souveraineté européenne

Affiche Souveraineté Paris_WEB

Posté le 14 juillet 2018 à 11h42 par Michel Janva | Lien permanent

13 juillet 2018

L’Europe n’a plus d’âme. L’européisme macronien va l’achever

Analyse d'Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :

Unknown-13"Le sommet européen du vendredi 29 juin qui s’est achevé sur un faux accord, n’a fait que révéler encore plus les antagonismes sous-jacents qui fragilisent désormais de manière continue l’Union européenne.

Angela Merkel ne peut plus parler avec autorité en Europe ; elle ne conduit même plus son gouvernement ; elle doit passer son temps à signer des compromis, tantôt avec son ministre de l’Intérieur, le bavarois Horst Seehofer, l’ex-homme fort de la CSU, tantôt avec le SPD, l’autre parti de la prétendue grande coalition. [...] Le gouvernement de coalition ne durera peut-être pas et nul ne sait ce que sera l’Allemagne dans les semaines qui viennent et par qui elle sera gouvernée. L’équilibre du jour n’est dû paradoxalement qu’à l’AfD, chacun redoutant qu’en cas de nouvelles élections le parti nationaliste ne récolte encore davantage de voix ; la CSU bavaroise ne veut pas se voir supplanter dans son propre land et le SPD sait qu’il sera, cette fois-ci, rétamé. Comment dans de telles circonstances Angela Merkel pourrait-elle définir une politique européenne alors que les pays de l’Est, l’Italie maintenant, lui reprochent ouvertement la série des décisions qui, depuis 2015, a ouvert l’Europe aux vagues migratoires ? Dans l’impossibilité de jouer un rôle, elle a laissé agir Emmanuel Macron qui en a profité pour ramener les choses à lui. Dans sa déclaration finale, le président français s’est félicité d’avoir réussi à imposer un accord aux 27.

« Le repli national » ne l’a pas emporté, a-t-il dit, « c’est pour moi une vraie satisfaction et une victoire. L’Europe s’est décidée même si ça prend du temps ».

Inutile de signaler qu’à la sortie du rendez-vous européen force gens persiflaient une telle autosatisfaction. Les 27 n’avaient donné leur accord que parce que précisément rien de définitif n’avait été acté dans la longue nuit de prétendues et mensongères délibérations. Chacun veillait à son intérêt, pendant que Macron faisait la mouche du coche. L’Italien feignait de croire que l’Europe s’engagerait à le soulager ; les autres pensaient qu’ils pourraient renvoyer leurs migrants selon des procédures qui seraient enfin mises en œuvre. Un marché de dupes. Donald Tusk, le président du Conseil européen, convenait qu’il ne fallait pas se leurrer : « Il est bien trop tôt pour parler d’un succès ».

Qu’on en juge ! « Des centres contrôlés établis dans des États membres, sur une base volontaire (!) » serviront à faire le tri des migrants, en particulier ceux qui sont secourus en Méditerranée, entre les réfugiés qui peuvent prétendre à bénéficier du droit d’asile, et les migrants dits économiques ; l’UE s’engagerait à y mettre les moyens. Évidemment chacun pense que lesdits centres seront très bien installés chez les voisins à qui il se propose très clairementt d’adresser ses propres colonnes de migrants. En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’à l’issue du sommet aucun pays ne s’était déclaré « volontaire ». Il semble bien qu’à ce jour la situation soit la même ! Même Macron a dû l’avouer : « La France n’ouvrira pas de centres de ce type… ». Eh, oui !

L’Espagne et Malte n’ont pas l’intention non plus de donner trop de suite à des gestes d’apparente générosité. L’Aquarius et le Lifeline, ça suffit. Puisque toutes les mesures décidées au sommet, selon le communiqué final, « s’appliqueront sur la base du volontariat », la vérité toute nue est qu’à ce jour il n’y a aucun volontaire. Donc l’Italie de Salvini continuera sa même politique de refus absolu et de fermeture de ses ports.

Alors, tout le reste est littérature et constructions artificielles comme les aime Macron. Retour des refusés après triage : quand et comment ? Nul ne sait ! Les pays d’origine évidemment refuseront à leur tour, et, alors, qu’est-ce qu’on fait ? Répartition des bénéficiaires du droit d’asile selon « les principes de solidarité européenne »… Cette solidarité reste, elle-même, sans que ce soit trop spécifié, volontaire ; c’est pourquoi les pays de l’Europe de l’Est et du Nord ont souscrit sans difficulté, du moment que le mot « quotas » a disparu !

Victor Orban a déclaré que « la Hongrie restera un pays hongrois et ne deviendra jamais un pays de migrants ». Rien n’est plus clair et donc rien n’est plus ambigu que la solution macronienne. Angela Merkel ne pensait, quant à elle, qu’à traiter avec ses voisins, en particulier avec le chancelier autrichien, qui assure la présidence tournante de l’UE de juillet à décembre et qui prévient qu’il renverra tout migrant dans le pays qui l’aura enregistré ! L’Allemagne a du souci à se faire. Et le Brenner sera encore un lieu d’affrontements.

Ces tristes « bidouillages » ne renforceront pas l’idée européenne. Les élections de 2019 au parlement européen s’en ressentiront. La grande vision dont notre président se flatte et sur laquelle il a misé tout son avenir, se heurte au dur mur des réalités. Il n’a guère obtenu plus de succès sur sa vaste perspective d’une zone euro qui fonctionnerait à plein régime et qui permettrait une intégration économique et financière plus complète. Les Allemands ne veulent pas être prisonniers d’un système qui les placerait en banquiers et en financiers de dernier recours. Les Néerlandais ne souhaitent pas payer davantage. Bref, personne n’y croit vraiment. Macron est encore une fois de plus le seul à se déclarer « optimiste » et à parler encore de « feuille de route franco-allemande ».

Incorrigible esprit faux. « Le pire dérèglement de l’esprit, selon Bossuet, c’est d’imaginer les choses telles qu’on voudrait qu’elles soient et non telles qu’elles sont en effet. »

Posté le 13 juillet 2018 à 10h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

11 juillet 2018

Brexit or not Brexit ?

D'Olivier Bault dans Présent :

Unknown-4"Deux jours après que Theresa May eut présenté son nouveau plan pour un Brexit en douceur à ses ministres, celui pour la sortie de l’UE appelé aussi « ministre du Brexit », a annoncé sa démission dimanche peu avant minuit. David Davis, car c’est de lui qu’il s’agit, a expliqué dans sa lettre de démission, rendue publique, qu’il avait déjà accepté pas mal de propositions de Theresa May avec lesquelles il n’était pas d’accord, mais c’était parce qu’il pensait qu’un vrai Brexit restait possible. Un vrai Brexit, c’est un processus qui doit permettre rapidement au Royaume-Uni de recouvrer sa souveraineté, de voter lui-même toutes ses lois et de passer les accords commerciaux qu’il voudra avec n’importe quel autre pays. Mais avec le plan présenté par son Premier ministre vendredi – un plan pour lequel il n’avait pas été consulté, alors qu’il est le principal négociateur pour son pays –, David Davis estime qu’il n’y aura pas de vrai Brexit.

Il s’agit en effet d’une nouvelle mouture du « nouveau partenariat douanier » déjà proposé par Theresa May, qui est une forme d’union douanière qui ne dit pas son nom pour ne pas choquer la majorité d’électeurs ayant fait le choix de la sortie de l’UE il y a deux ans. Avec le plan de May, le Royaume-Uni, pour préserver la liberté des échanges et l’absence de frontière physique en Irlande, adopterait toutes les règles de l’UE. Le parlement de Westminster pourrait certes refuser certaines règles adoptées à Bruxelles, mais cela impliquera alors une limitation de l’accès au marché européen pour les marchandises britanniques. Dans les faits, cela voudrait aussi dire que Londres doit se conformer aux jugements de la Cour de Justice de l’UE, chose que les partisans du Brexit veulent éviter à tout prix.

A la suite du ministre du Brexit, deux secrétaires d’Etat ont démissionné, suivis lundi après-midi par le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, qui avait, comme David Davis et contrairement à Theresa May, fait campagne pour le Brexit avant le référendum de 2016. Selon Johnson, avec le plan de May le Royaume-Uni se dirige « vers un statut de colonie ».

Au Parlement, le député conservateur Jacob Rees-Mogg mène la fronde à la tête d’une soixantaine de partisans d’un vrai Brexit et il a déjà annoncé, en ce qui le concerne, qu’il voterait contre le plan de Theresa May. Ne jouissant d’une majorité de quelques voix que grâce au soutien des unionistes nord-irlandais depuis les élections anticipées ratées de 2017, c’est le gouvernement tout entier qui pourrait tomber. [...]"

Posté le 11 juillet 2018 à 11h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

06 juillet 2018

Mise en examen de Bruno Gollnisch

L'eurodéputé évoque une tentative d'assassinat politique :

Mail"Avec ma mise en examen signifiée aujourd’hui par Mme Thepaut, juge d’instruction français, le Parlement européen a ajouté à la persécution politique et au mépris du contradictoire, le délit d'escroquerie au jugement. Par une procédure arbitraire interne, dirigée exclusivement contre des députés d’opposition, son administration hostile et politisée tente de me ruiner malgré la production de preuves surabondantes du travail effectif et considérable de mes collaborateurs, travail conforme en tous points à la législation et aux usages de la vie parlementaire.

Il s’agit en fait d’une tentative d’assassinat politique qui vise à ruiner nos formations politiques et leurs dirigeants en leur extorquant des sommes pharamineuses avant tout jugement et au mépris de toutes les règles de droit.

Devant le tribunal du Luxembourg que j’avais saisi, l’administration parlementaire européenne avait affirmé n’avoir entamé aucune procédure contre moi, ni au civil, ni pénal. Son mensonge éclate au grand jour.

Je continue bien sûr à formuler tous les recours possibles en France et à Luxembourg pour faire valoir mon bon droit et me rendre justice. En outre j’envisage de porter plainte contre les responsables européens concussionnaires qui sont à l’origine de cette persécution parfaitement relayée."

Posté le 6 juillet 2018 à 19h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

05 juillet 2018

98 eurodéputés de toutes tendances signent une lettre ouverte au président Erdogan

98 députés européens, dont 33 Français, ont envoyé aujourd'hui la lettre ouverte de l'ECLJ, adressée au président turc Erdogan pour demander la libération du pasteur Andrew Brunson, deux semaines avant la reprise de son procès.

Extrait d'une tribune de Grégor Puppinck sur cette lettre, parue dans Valeurs Actuelles :

"Les députés du Parlement européen sont de plus en plus critiques à l'égard de la Turquie. Une lettre ouverte adressée le 5 juillet 2018 par une centaine de députés au président turc Erdoğan en témoigne, à l'occasion du procès du pasteur chrétien Andrew Brunson. Les députés commencent par rappeler leur résolution votée en février et dénonçant fermement les violations actuelles des droits de l'homme en Turquie. Ils protestent ensuite « contre le fait que le pasteur Brunson a dû attendre près d'un an et demi avant d'être inculpé » et contre « le fait que l'acte d'accusation associe la « christianisation » au terrorisme, considérant la foi chrétienne comme une menace pour l'unité de la Turquie, alors que le christianisme a été présent pacifiquement sur cette terre bien avant la République de Turquie actuelle ».

La liste des signataires de la lettre en fait une exception dans la vie politique européenne. Les 98 eurodéputés signataires sont issus de tous les groupes politiques et de 21 nationalités : cette unité est très rare en politique, d'autant plus lorsqu'elle vise à défendre la mission d'évangélisation d'un pasteur auprès des musulmans.

Parmi les Français, les anciens ministres Brice Hortefeux (LR) et Jean Arthuis (REM) ont cosigné la lettre, aux côtés de députés appartenant à divers partis politiques, en particulier Édouard Martin (PS), Nathalie Griesbeck (Modem), José Bové et Michèle Rivasi (Verts), Nicolas Bay (FN), Jean-Marie Le Pen (non-inscrit) ou encore Florian Philippot (Patriotes). Parmi les personnalités étrangères qui se sont associées à la démarche, nous remarquons notamment Peter van Dalen et Lars Adaktusson, respectivement coprésident et vice-président de l'intergroupe du Parlement européen sur la liberté de religion. L'ancien président de la Diète de Pologne Marek Jurek fait également partie des cosignataires.

Au moment des élections générales turques, ces députés envoient ainsi un signal fort à l'exécutif européen, qui a exprimé à plusieurs reprises son souhait de voir la Turquie rejoindre l'Union."

Posté le 5 juillet 2018 à 12h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Présidente de l'UE, l'Autriche veut promouvoir la subsidiarité

Depuis le 1er juillet, l’Autriche a pris la présidence de l’Union européenne. Sebastian Kurz, son jeune chancelier, entend profiter de ces six mois pour promouvoir le principe de subsidiarité. Jeanne Smits explique dans Minute :

2879_page_01"[...] La subsidiarité est le grand mot de Sebastian Kurz, qui avait clairement annoncé la couleur dans son programme de gouvernement pour 2017 à 2022 : celui-ci fait de la « Subsidiarität »l’un des maîtres mots de sa nouvelle vision pour l’Autriche. Le programme la définit ainsi : « La subsidiarité signifie la priorité à la responsabilité individuelle et à celle de l’unité plus petite. Elle favorise les solutions qui correspondent à la réalité de la vie et en décharge les entités supérieures ainsi que l’Etat. La subsidiarité est une valeur-clef de l’Europe communautaire. Elle est aussi une assurance contre les tendances centralisatrices au sein de l’Union européenne. »

Le mot apparaît d’ailleurs aussi bien dans le contexte de l’Etat fédéral autrichien que dans celui de l’Union européenne ; pour celle-ci, il est dit expressément que l’Autriche conduite par l’ÖVP veut travailler à son développement, « en mettant le principe de subsidiarité au centre ». Par sa mise en œuvre, il s’agirait de laisser à l’UE le seul rôle de « protéger » les citoyens de ses membres face aux « grands thèmes » qu’ils affrontent en se bornant aux problèmes qui peuvent réellement être affrontés à ce niveau.

A cette fin, l’Autriche compte d’ailleurs réunir à la mi-novembre une conférence européenne sous sa présidence à Bregenz, sous le titre « La subsidiarité, principe de construction de l’Europe » en vue de faire adopter « la déclaration de Bregenz » sur la subsidiarité. Objectif : obtenir un « changement de cap de l’UE » pour assurer à celle-ci une « plus grande proximité avec les citoyens » (ce qui peut sembler paradoxal puisqu’il s’agit justement d’assurer qu’il y ait moins d’Europe), avec une attention particulière pour les questions de la gestion des migrations et des frontières, la répartition des compétences et le budget de l’UE.

On peut déjà se réjouir de cette nouvelle « centralité » de la subsidiarité qui devrait être au cœur de tout projet de droite. [...]"

Posté le 5 juillet 2018 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

26 juin 2018

Brexit : la loi sur le retrait de l'Union européenne a été promulguée

Quelle est la différence entre un référendum britannique et un référendum français ? Le référendum britannique est respecté.

La sortie de l'UE est prévue dans moins d'un an, au 29 mars 2019, à 23 heures (soit minuit à Bruxelles). La loi sur le retrait de l'Union européenne a été promulguée, mardi 26 juin, au Royaume-Uni. Le texte a été signé par la reine Élisabeth II.

Concrètement, cette loi met fin à la suprématie du droit européen sur le droit national et intégrera dans le droit britannique les lois communautaires que Londres souhaite conserver.

Posté le 26 juin 2018 à 15h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

19 juin 2018

Le Brexit n'a pas fait fuir les Français installés en Angleterre

Unknown-21Malgré le Brexit, les investisseurs institutionnels, chefs d’entreprise et promoteurs continuent, d’après une enquête de la City of London Corporation, de placer Londres en tête des villes européennes pour le business, devant Paris et Francfort. Chaque année, 1 200 sociétés s’installent dans le quartier d’affaires. Le «Brexodus » n’a donc pas eu lieu.

Estimés par l’ambassade à 300 000 dans tout le pays, les Français n’ont pas tous le cœur à fuir.

Posté le 19 juin 2018 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

15 juin 2018

Guy Verhofstadt, chef des libéraux au Parlement européen, adepte de la théorie du complot

Dans un tweet il a écrit:

"L’Europe a une cinquième colonne dans ses rangs : les pom-pom girls de Poutine qui veulent détruire l’Europe et la démocratie libérale de l’intérieur : Le Pen, Wilders, Farage, Orbàn, Kaczynski, Salvini utilisent l’argent et les services de renseignement du Kremlin. Comme l’ami de Farage Arron Banks, qui était de mèche avec les Russes pour obtenir le Brexit."

Verhofstadt n’a pas peur du ridicule, parce que traiter le russophobe Kaczynski de marionnette du Kremlin, faut oser… Le député de l’UKIP Ray Finch a répondu dans les colonnes de The Independent :

« C'est un théoricien du complot qui mérite notre pitié. C'est amusant qu'il n'ait pas mentionné son grand ami George Soros qui a publiquement donné des milliards à des campagnes politiques. »

Posté le 15 juin 2018 à 20h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

13 juin 2018

Pour rester ouvert au monde, il faudrait relancer la fécondité en Europe dès maintenant

De Jacques Bichot dans Les 4 Vérités :

"[...] L’Union européenne semble ne pas avoir de véritable stratégie démographique, ni pour la natalité, ni pour les mouvements migratoires. Une note récente de la Fondation Robert Schuman intitulée « Europe 2050 : suicide démographique », due à Jean-Michel Boussemart et Michel Godet, le confirme : « Quel silence étourdissant face au suicide démographique de l’Europe à l’horizon 2050 ! » Et les auteurs de la note publiée par cette fondation – qui ne saurait être soupçonnée d’animosité de principe à l’égard de la construction européenne – ajoutent en commentant des projections démographiques de l’ONU à l’horizon 2050 : « Si 1 % du surcroît de la population africaine s’installait en France d’ici à 35 ans (ce qui est aussi proche de nous que 1980), cela ferait 13 millions d’habitants en plus dans l’hexagone d’ici à 2050, soit 20 % de plus ! Quand on songe que l’Union européenne a été fragilisée et ébranlée en 2015 par un million de réfugiés dont les trois-quarts politiques, on se rend compte que l’Europe devrait se préparer à de telles perspectives. »

Les conseils donnés par les deux auteurs cités ci-dessus sont très pertinents. Premièrement, s’inspirer du Canada, qui a une « politique de quotas en fonction des besoins du marché du travail ». Et, parallèlement, « encourager la relance de la fécondité dans le vieux continent, car l’intégration se fait d’abord par le brassage des cultures dans les écoles. » La comparaison qu’ils utilisent est tout à fait juste : « Quand il y a trop de sable, le ciment ne prend pas. Pour accueillir le maximum de sable, il faut plus de ciment, c’est-à-dire d’enfants parlant la langue du pays. [ …] Pour rester ouvert au monde, il faudrait relancer la fécondité en Europe dès maintenant. »

Hélas, le nombre de décès a dépassé celui des naissances pour la première fois en 2016, sans que les dirigeants réagissent. Face à cette indifférence, il importe que les prochaines élections européennes se jouent pour une part importante sur les politiques qui exercent une influence notable sur l’immigration et sur la fécondité. Des candidats français pourraient par exemple inscrire dans leur programme l’instauration dans toute l’Europe d’une fiscalité et d’une protection sociale reconnaissant pleinement le rôle de la famille. Le quotient familial, débarrassé de l’absurde « plafond » dont l’ont attifé des pouvoirs publics français obnubilés par l’idée politiquement correcte, mais économiquement fausse, de « réduction d’impôt provoquée par le quotient familial », pourrait être promu au niveau européen. De même faudrait-il faire comprendre à ce niveau le rôle de la famille en matière de retraites par répartition, et donc la nécessité en bonne justice et en bonne logique économique de baser l’attribution des droits à pension sur la participation fournie par chacun à l’investissement dans la jeunesse. Les candidats français aux élections européennes qui se présenteraient sur un programme où ces deux points occuperaient une position de choix mériteraient bien, à la fois, de leur patrie et de l’UE."

Posté le 13 juin 2018 à 08h48 par Michel Janva | Lien permanent

08 juin 2018

Monnaie et économie financière: vers le (très dur ?) retour au réel ?

Très intéressant reportage de TV Libertés. À rapprocher des excellentes analyses de Charles Sannat. Où l'on découvre la notion de "monnaie pleine", passionnant !

 

Posté le 8 juin 2018 à 10h03 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (5)

Mariage homosexuel : nouvelle offensive européenne contre la famille

Communiqué de Marie-Christine Arnautu, Député français au Parlement européen :

Unknown-9« Les mariages conclus à l’étranger entre des ressortissants roumains et étrangers de même sexe ne sont pas reconnus en Roumanie ». Ainsi est rédigé l’article 277 – § 2 du droit civil roumain. Cette disposition juridique d’un État ne reconnaissant pas le mariage homosexuel précise une chose qui devrait aller de soi : sur le territoire national, la loi du pays s’applique à tous. En Roumanie, fais comme les Roumains… Pour les démiurges de l’Union européenne, cet attachement à la famille traditionnelle est intolérable. Aussi, à défaut de pouvoir adopter un règlement européen imposant le mariage homosexuel, la famille étant de la compétence des États membres, c’est par le biais de la jurisprudence européenne qu’elle remet sur le « droit chemin » les pays récalcitrants.

La récente affaire C673/16 qui opposait l’État roumain à un couple gay « marié » en Belgique voulant s’établir en Roumanie en est un parfait exemple. Alors que les autorités roumaines refusaient de considérer M. Hamilton comme « conjoint » de M. Coman, et donc de lui délivrer un titre de séjour permanent, la CJUE a statué ce 5 juin que « la notion de « conjoint », au sens des dispositions du droit de l’Union sur la liberté de séjour des citoyens de l’Union et des membres de leur famille, comprend les conjoints de même sexe ». Derrière l’argutie juridique, la CJUE oblige les autorités nationales à reconnaître la validité des mariages homosexuels contractés à l’étranger, y compris au mépris de leur propre législation. Et les juges osent écrire que l’arrêt « ne méconnaît pas l’identité nationale ni ne menace l’ordre public dans l’État membre concerné » !

Qu’adviendra-t-il, si demain, un État membre autorisait la polygamie (de fait déjà pratiquée dans plusieurs pays d’Europe) ou les « trouples » ? En tout état de cause, les États membres devront, selon le raisonnement pernicieux de la CJUE, accepter que ces types de « familles » puissent s’établir sur leur territoire au nom de la libre-circulation. Pire, en vertu du principe de non-discrimination, ils devront leur donner les mêmes droits que ceux octroyés aux couples mariés conformément à leur loi nationale.

La décision de la CJUE pose un précédent scandaleux pour satisfaire les revendications insensées des activistes LGBTIQ qui déconstruisent et torpillent la cellule familiale. Elle démontre, une fois encore, la nocivité dont est capable l’UE avec ses lubies idéologiques qu’elle impose aux peuples européens. Pour rappel, par un référendum révocatoire, tenu en décembre 2015, les Slovènes ont rejeté le mariage homosexuel pourtant voté par son Parlement. Depuis 2012, la Constitution hongroise définit explicitement le mariage comme étant l’union d’un homme et d’une femme. Idem en Croatie, après le referendum de 2013. Le peuple roumain devrait lui aussi être prochainement consulté pour sanctuariser la définition du mariage. Dans ce contexte, il faut aussi se féliciter du choix nouveau ministre italien de la Famille, Lorenzo Fontana, qui a fait de la défense de la famille naturelle un axe fort de son action. Comme quoi le mariage homosexuel ne s’inscrit pas dans un mythique sens de l’histoire comme voudraient nous le faire croire ses partisans…"

Posté le 8 juin 2018 à 08h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

01 juin 2018

Bienvenue dans la tyrannie européenne

Posté le 1 juin 2018 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

31 mai 2018

Attaque au couteau dans une gare : 1 mort, 2 blessés. La police agressée abat le coupable. Alors, terrorisme ou pas?

Ca s'est passé, hier, 30 mai en Allemagne.

Toute ressemblance avec d'autres attaques récentes ne sont pas fortuites. Mais les autorités allemandes ne communiquent pas. La presse française ne relaye pas (voir Fdesouche ici). Pourquoi?

Posté le 31 mai 2018 à 20h42 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

Les grandes manœuvres pour les élections européennes sont lancées

Analyse de Guillaume Bernard parue dans Monde & Vie :

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Posté le 31 mai 2018 à 17h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Marine Le Pen propose à Nicolas Dupont-Aignan une liste unique aux Européennes

Dans une lettre ouverte :

DeiCql4XcAIWL5D"Il y a un an, au second tour de l’élection présidentielle, tu faisais un geste que tu qualifiais si justement « d’historique » en ralliant ma candidature sur un projet de gouvernement dont tu avais accepté de prendre la tête. Pour la première fois depuis longtemps, le camp des patriotes se retrouvait, se rassemblait et unissait ses forces dans l’intérêt supérieur de la Nation et du peuple français. En prenant nos responsabilités à un moment crucial de la vie politique française, nous avons au-delà de nos sensibilités respectives répondu à l’attente de millions de Français et bouleversé le paysage politique.

Nous sommes ainsi devenus des acteurs incontournables d’une recomposition autour du véritable clivage mondialistes/nationaux. Ce paysage nouveau s’articule désormais entre deux visions clairement distinctes : un horizon post-national, fédéraliste, incarné par Emmanuel Macron qui réunit ceux adhérant sans réserve au mondialisme, et un avenir français, indéfectiblement ancré dans ce qui a fait l’histoire et la force de notre pays, la défense de sa grandeur, de sa souveraineté, de sa liberté.

Ce clivage, et tu le sais, est désormais celui qui traverse nombre de pays européens : En Autriche, en Italie, en Hongrie, les partis nationaux pour les uns déjà au pouvoir et pour les autres se trouvant à ses portes, ont amplifié ce bouleversement historique. Partout l’esprit de rassemblement, la volonté de dépasser les divergences mineures ont prévalu pour rendre possible ce qui était martelé comme étant impossible.

Dans un an, les Français se rendront de nouveau aux urnes pour élire les députés nationaux au Parlement européen. Emmanuel Macron ne s’en est pas caché, il a déjà clairement annoncé ses intentions d’amplifier la submersion migratoire, la fédéralisation de l’Union européenne, d’assujettir la France un peu plus à la Commission de Bruxelles, à ses technocrates non élus et ses directives supranationales qui font tant souffrir nos compatriotes.

Face à ce projet de démantèlement de notre cher et vieux pays, nous avons une responsabilité historique, une responsabilité commune, celle d’être le socle d’un large rassemblement de celles et ceux de toutes sensibilités politiques qui croient en la France, à sa liberté, à son droit inaliénable de choisir son avenir.

Je t’ai suggéré notre présence symbolique aux deux dernières places de cette liste avec un double objectif : pousser la liste vers les sommets en démontrant notre totale implication dans ces élections européennes et nous mettre, nous deux, présidentiables, chefs de partis et députés nationaux, au seul service de l’intérêt supérieur de notre pays au-delà de toute ambition personnelle.

Je te propose en conséquence de nous rencontrer dans les plus brefs délais afin de travailler à une charte commune qui établira les priorités et les mesures essentielles pour transformer l’Union européenne en une Europe des Nations, des coopérations et des libertés. Je sais que tu partages mon enthousiasme de voir demain une majorité soucieuse des peuples et des nations se constituer au Parlement européen. Il nous appartient aujourd’hui de ne pas décevoir l’espérance des millions de compatriotes qui nous font confiance."

Une enquête d'opinion menée par Elabe pour BFMTV donne un aperçu de l'état de l'opinion à un an des élections européennes :

Seule l'union permettra de passer devant l'européisme de LREM. Sachant qu'on ignore encore sur quelle ligne sera LR, divisée entre une critique de l'UE et un européisme béat... Sans parler des petites formations, comme l'UPR, qui espèrent mettre leur grain de sel dans la campagne.

Posté le 31 mai 2018 à 17h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Le député européen Bernard Monot rejoint Nicolas Dupont-Aignan

L'ex-député FN, qui siègera au Parlement européen dans le même groupe que Florian Philippot, présidé par Nigel Farage, annonce rejoindre Debout La France :

Il explique :

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Posté le 31 mai 2018 à 16h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Jean-Frédéric Poisson : "L'UE fait un coup d'état en Italie"

Posté le 31 mai 2018 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

29 mai 2018

FN : l'eurodéputé Bernard Monot rejoint le groupe où siège Florian Philippot

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L'Opinion précise :

"Le groupe ENL, que copréside Nicolas Bay, ne compte donc plus que 16 élus français du FN, après les départs successifs de Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch, Aymeric Chauprade, Florian Philippot, Sophie Montel et Mireille d’Ornano. Ironie de l’histoire: alors que Bernard Monot n’était jamais tendre dans ses commentaires sur Florian Philippot, ils vont se retrouver dans le même groupe et avec des positions divergentes sur l’euro ...

[...] Bernard Monot avait subi une grosse déception au dernier congrès du Front national, les 10 et 11 mars à Lille. Arrivé 15e du vote des militants pour le Conseil national (ex-comité central), il n’avait pas été renouvelé par Marine Le Pen dans le bureau national (ex bureau politique), et n’était pas du tout certain de se retrouver en position éligible aux élections européennes de 2019. Il avait également été battu pour la vice-présidence du groupe ENL (Europe des Nations et des Libertés). [...] Depuis plusieurs jours, son transfert était annoncé à Debout la France. Mais son président, Nicolas Dupont-Aignan, assurait mardi après-midi que ce n’était qu’une « rumeur »."

Posté le 29 mai 2018 à 19h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

“Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter”

Cette phrase a été prononcée par le commissaire européen au Budget et aux Ressources humaines, l’Allemand Günther Oettinger...

Pour mieux comprendre ce qui se passe en Italie, souvenez-vous :

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Posté le 29 mai 2018 à 17h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

28 mai 2018

La commission européenne méprise les peuples

Posté le 28 mai 2018 à 19h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

25 mai 2018

La commission européenne s'octroie de nouveaux pouvoirs

Unknown-5Les ministres du Commerce de l'Union européenne ont validé, mardi 22 mai, une nouvelle approche dans la conclusion des futurs accords commerciaux de l'Union qui permettra de se passer, selon les cas, de leur ratification par les Parlements nationaux

La Commission proposera donc de scinder les accords commerciaux en deux :

La nouvelle approche permettra à l'Union européenne d'éviter que les traités puissent être stoppés par un seul Parlement national ou régional, comme ce fut le cas dans le passé pour l'accord avec le Canada, le Ceta, bloqué par le Parlement de la région belge francophone de Wallonie.

En outre, les accords commerciaux font face à une opposition publique grandissante dans toute l'Europe, ce qui rend incertaine leur ratification par l'ensemble des Parlements nationaux et régionaux européens. Les peuples y sont hostiles ? Les ministres ont décidé de se passer de leurs avis et de confier à la Commission le pouvoir de décider.

Néanmoins, chaque État membre devra décider, au cas par cas, de la scission des accords commerciaux en fonction de leur contenu, souligne le Conseil de l'UE dans son communiqué. Cet éclatement de l'accord en deux traités n'est donc pas une obligation mais une possibilité. Encore faut-il que les Etats aient le courage de s'y opposer.

Posté le 25 mai 2018 à 08h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

17 mai 2018

Le congé parental n’est pas du ressort de l’Union européenne

Chronique de La Manif Pour Tous :

Unknown-28"Le congé parental est un puissant outil que la société met en œuvre pour soutenir les parents qui ont des enfants en bas âge. Alors que le bilan de la réforme votée par les socialistes en 2014 est catastrophique, une directive européenne est actuellement débattue au parlement européen qui pourrait aggraver encore la situation.

En France, la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a réformé le congé parental afin de forcer à un partage plus équitable entre la mère et le père. Deux ans après son entrée en vigueur, le bilan de la nouvelle prestation (la PreParE) est catastrophique : on constate une baisse massive – moins 16% – du recours au congé parental. En effet, le nombre de pères prenant un congé parental n’ayant pas augmenté – il est au contraire en baisse depuis 2014 –, ce congé est plus court puisque le dispositif de Najat Vallaud-Belkacem sanctionne l’absence de répartition entre les deux parents d’une année en moins sur les trois.

L’objectif d’égalité est donc un échec, sans parler de la liberté réduite des couples dans leur choix de vie. Et ce n’est pas fini : l’Union nationale des associations familiales (UNAF) estime que cette tendance va persister. A se demander si le premier objectif n’était pas l’économie de 800 millions d’euros annuel pour l’Etat, sur le dos des familles, une caractéristique du quinquennat Hollande.

Du côté de l’Europe, un projet de directive européenne est actuellement débattu au sein de la Commission européenne. Le texte prévoit un congé parental avec un haut niveau de rémunération, mais de seulement quatre mois pour chacun des parents, non transférables entre eux. Parce que les eurodéputés socialistes français estiment que ce projet favoriserait l’égalité hommes-femmes, ils le soutiennent.

Mais si Emmanuel Macron approuve « les principes de la directive », il a déclaré que « c’est une belle idée qui peut coûter très cher et finir par être insoutenable ». Sans se prononcer sur le fond, il donne donc la priorité à l’économie. La politique familiale est pourtant un outil fondamental de relance de la démographie dont le retour sur investissement est très positif économiquement, à moyen et long terme. Cela ne semble pas être le cas du Président de la République.

Ce projet pose néanmoins un autre problème, et de taille, qui est celui du principe de subsidiarité pour tout ce qui touche à la famille : nous rejoignons ici Muriel Pénicaud, Ministre du travail, qui a rappelé que « ce n’est pas à Bruxelles que l’on doit décider dans le détail comment [le congé parental] doit fonctionner pays par pays ». Un rappel que Macron n’aura pas forcément apprécié, même si, en l’occurrence, il n’était pas favorable au projet en question."

Posté le 17 mai 2018 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

16 mai 2018

La Commission européenne se met les Etats à dos

Après la Pologne, la Hongrie, l'Autriche..., c'est au tour de l'Italie :

Unknown-25"Les commissaires Dimitris Avramopoulos et Valdis Dombrovskis ont explicitement et fermement demandé que le nouveau gouvernement italien ne change pas fondamentalement de politique quant à l’immigration et à la réduction de la dette. Matteo Salvini a aussitôt dénoncé une « intolérable ingérence », et Luigi di Maio a fustigé ces « eurocrates non élus qui sont contre nous ». (Mais ils n’ont toujours pas constitué de gouvernement.)

D’autre part, Frans Timmermans a posé lundi un nouvel ultimatum à la Pologne, affirmant que s’il n’y avait pas de progrès sur les questions de la Justice et de l’Etat de droit d’ici la fin juin la Commission engagerait la prochaine étape de la procédure de l’article 7. Cause toujours…"

Certains croient qu'il faut absolument sortir de l'UE pour retrouver notre liberté, alors qu'avec un peu de volonté et de courage politique, nos voisins de l'est nous montrent qu'il est possible de tracer sa voie.

Posté le 16 mai 2018 à 18h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

14 mai 2018

Viktor Orban : A la place de la démocratie libérale naufragée nous avons l’intention de bâtir la démocratie chrétienne du XXI° siècle

Le 10 mai, Viktor Orbán a été réélu Premier ministre par le Parlement hongrois. Après avoir prêté serment il a prononcé un discours traduit en français sur le site du gouvernement hongrois. Extraits :

Tn496c0-2"Affirmons clairement que – comme l’a dit notre roi Saint Etienne – rien n’élève plus que l’humilité, et rien n’abaisse plus que l’orgueil et la haine. Et reconnaissons que derrière les succès se cache toujours la grâce du Bon Dieu. Ce n’est donc pas une clause de style, ce n’est pas seulement une tradition, mais notre profonde conviction : soli Deo gloria, la gloire appartient à Dieu seul. [...]

Je pense personnellement que les succès que nous avons remportés jusqu’à présent doivent beaucoup au fait que nous avons toujours déclaré ouvertement que l’ère de la démocratie libérale est arrivée à son terme. Elle s’est avérée incapable de protéger la dignité de l’homme, elle est incapable de lui donner la liberté, elle ne peut plus lui garantir la sécurité physique et ne peut même plus défendre la culture chrétienne. Certains en Europe essaient encore de la bricoler dans l’espoir de la réparer. Ils ne comprennent pas que ce n’est pas la structure qui s’est abîmée, mais que c’est le monde qui a changé. Notre réponse, la réponse des Hongrois au changement du monde est qu’à la place de la démocratie libérale naufragée nous avons l’intention de bâtir la démocratie chrétienne du XXI° siècle, qui garantit la dignité, la liberté et la sécurité de l’individu, protège l’égalité entre les hommes et les femmes, respecte le modèle familial traditionnel, met un frein à l’antisémitisme, protège notre culture chrétienne et donne sa chance à la pérennité et au développement de notre nation. Nous sommes des démocrates chrétiens, et nous voulons une démocratie chrétienne.

[...] En d’autres termes, mon gouvernement sera le gouvernement des Hongrois libres et de l’Etat hongrois souverain. Ma détermination en faveur de la liberté ne se réduit pas à mon combat contre la dictature et l’occupation soviétique, elle a aussi des motivations économiques. Je fais partie de la génération qui se rappelle encore que ce qui a condamné à mort le système étatique communiste, c’est qu’il a ignoré – et même combattu – une des lois fondamentales de la nature humaine : le communisme a interdit à l’individu d’améliorer sa situation de manière indépendante, de sa propre initiative, par son propre effort, en d’autres termes individuellement. C’est la raison pour laquelle nous avons considéré le communisme non seulement comme oppresseur, mais aussi comme contraire à la nature humaine. Je voudrais, à l’avenir aussi, bâtir notre politique sur cette expérience. Mon objectif est d’assurer le maximum de liberté aux individus, afin qu’ils puissent avancer selon leurs propres désirs. Nous ne pouvons pas nous engager à résoudre le problème de la vie de quiconque, mais nous voulons et pouvons créer les conditions permettant à chacun de le résoudre et de trouver son bonheur.

[...] Je suis convaincu que la migration conduit en fin de compte à la désagrégation des nations et des Etats. Les langues nationales s’affaiblissent, les frontières s’estompent, les cultures nationales se dissolvent et il ne reste plus qu’une société ouverte unique. Et à la fin, l’unification des sociétés européennes atteint le stade où un gouvernement européen unique et unifié pourra voir le jour. C’est le sort qui attend ceux qui ne se protègent pas contre la migration. Peut-être pas demain, mais dans un avenir que nous pouvons encore distinguer. C’est de cela qu’il s’agit, c’est cela le grand projet. Je ne vends pas chat en poche. J’affirme clairement, ici devant vous, que mon gouvernement est hostile à ce projet, au processus qui s’en approche et à toute mesure intermédiaire allant dans son sens, et qu’il en sera l’adversaire déterminé au nom de la liberté des Hongrois. Le multiculturalisme était le premier échelon. Le politiquement correct qui musèle la liberté d’expression a été le second. Voilà où en est l’Europe aujourd’hui. Le troisième échelon serait la répartition par quotas obligatoires. Afin que l’Europe que nous aimons, et au profit de laquelle nous sommes prêts à de sérieux sacrifices, ne gravisse pas l’échelon suivant de son autodissolution, il faudra compter avec nous sur la scène de la politique européenne. Nous lutterons contre les quotas obligatoires, nous défendrons la culture chrétienne, et nous combattrons pour la défense des frontières."

Posté le 14 mai 2018 à 22h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

11 mai 2018

Iran: Jupiter au pied du mur

Suite aux nouvelles sanctions prises par les États-Unis, Trump regnante, l'Iran va constituer un test grandeur nature pour la posture régalienne qu'affecte Macron sur la scène internationale, mais aussi pour sa vision de l'Europe. En effet, au plan économique, la France sera la première victime des nouvelles mesures de l'empire. Nous saurons si les attitudes macroniennes sont le bluff d'un techno-financier hors sol, ou s'il a réellement un peu d'étoffe...

 

Posté le 11 mai 2018 à 08h37 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

07 mai 2018

La Fraternelle maçonnique de l'UPR

29683201_556153474767209_2673595544066131627_nN'est-il pas un tantinet contradictoire de vouloir sortir de l'Union européenne tout en restant dans la secte maçonnique ? Les Francs-Maçons membres de l’Union Populaire Républicaine (UPR) s’unissent au sein de la Fraternelle  Patriam Recuperare. L’UPR est le mouvement d'Asselineau qui rassemble les Français afin de faire sortir juridiquement la France de l’euro, de l’Union européenne, et de l’OTAN.

Cette fraternelle se nomme « PATRIAM RECUPERARE » et a pour objectifs :

Dans un entretien, François Asselineau affirme ne pas faire partie d'une loge :

Posté le 7 mai 2018 à 13h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Les mouvements de jeunesse soumis au code du tourisme

Unknown-3C'est la nouvelle idée issue d'une directive européenne que nos dirigeants ont validé sans broncher.

Au 1er juillet, les organismes d’éducation populaire et les mouvements de jeunesse deviendront des « prestataires de voyage » soumis aux obligations du code du tourisme. Camps scouts, colonies de vacances, classes de découverte sont désormais considérés comme une forme de tourisme.

Depuis le 20 décembre, la directive européenne « Travel » a été transposée dans le droit français. Au 1er juillet, elle entrera en vigueur. Ayant pour but de protéger les consommateurs des tour-opérateurs peu scrupuleux, elle impose à tous les organismes dont l’activité principale consiste à organiser des départs de groupes, de souscrire au registre du commerce. Ce faisant, ils doivent abonder un fonds de garantie destiné à financer les rapatriements éventuels et les annulations.

Cette directive s’applique aussi aux organismes d’éducation populaire et mouvements de jeunesse, qui bénéficiaient d’une dérogation. Ils devront donc être immatriculés au registre au commerce et surtout abonder au fonds de garantie à hauteur de 10 % de leur produit d’exploitation.

Sans honte, le gouvernement a précisé que deux solutions existent :

Saâd Zian, délégué général des Éclaireuses et éclaireurs de France, indique :

« Rompre la digue qui sépare le monde lucratif du non lucratif revient à considérer que nous sommes des vendeurs de biens et services et à remettre en cause le statut et le rôle social que nous jouons ».

Posté le 7 mai 2018 à 08h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

05 mai 2018

« Les Italiens doivent s'exprimer par référendum sur la zone euro »

Beppe Grillo a été interrogé par le journal en ligne Putsch. Extraits: 

Beppegrillo-800x1000"Pensez-vous que l’Union européenne respecte la liberté des peuples, Beppe Grillo?

Cela dépend de ce que nous entendons par la liberté des peuples. La liberté : qu’est-ce que cela signifie? Liberté, fraternité … c’est le sens des mots … il nous manque les mots pour définir de nouveaux concepts. Aujourd’hui, la démocratie est décentralisée des Etats. Nous allons vers l’autonomie et l’indépendance ainsi que vers le fédéralisme de la pensée, des énergies, des flux et des politiques, de la démocratie en particulier. Il devrait y avoir une Europe des régions à l’échelle du Monde. Je pense à une Europe comme celle-là, car ce qui s’est passé jusqu’à présent me laisse dans le doute.

Tous les traités qui ont été signés étaient justes mais ils ont été déformés par les règlements. Au sein du Mouvement Cinque Stelle, nous avons réfléchi à 7 points comme le Pacte budgétaire européen, l’eurobond, l’euro-obligation ou encore le partage de la dette. Si nous sommes une union de pays, nous devrions partager. Car il y a deux économies … celle du Nord et du Sud. Et Nous, les Italiens, nous sommes dans le Sud. J’ai donc proposé un référendum pour la zone euro. Je veux que le peuple italien s’exprime. Le peuple est-il d’accord ? Y-a-t-il un plan B ? Faut-il sortir ou pas de l’Europe ?

Mais la discussion doit se faire autour d’une table en se posant la question suivante : « Où va le monde? » Il va vers des choses comme celles-ci « (Beppe Grillo se tourne vers le robot) C’est vers cela que va le monde… et stop. Le monde va donc vers l’intelligence artificielle , vers le « big data » et les objets connectés. Mon réfrigérateur est connecté au supermarché ainsi que le four d’où je commande des choses directement. Et le robot m’empêche de commander les aliments néfastes pour ma santé. Ce monde là est conçu pour d’autres esprits. Et nous sommes ancrés dans un monde qui n’existe plus telle que l’est l’Italie actuelle.

En Italie, il y a un instinct de survie des vieux partis. C’est pourquoi avec le Mouvement Cinque Stelle, nous nous sommes ouverts au réseau. Nous avons lancé ce mouvement sur le net et pour en proposer une approche digitale. Les Italiens peuvent voter pour les sujets qui les intéressent. En Estonie, ils le font depuis vingt ans maintenant … Il faut que le monde en prenne conscience.. En Mongolie, par exemple, ils mettent en place la plus grande ville durable. À Dubaï aussi ou encore à Hong Kong … Car les grandes villes dictent aujourd’hui la politique et de nouvelles formes de démocratie. [...]

L’Italie est-elle un pays démocratique selon vous?

Aujourd’hui nous sommes en post-démocratie. il y a eu un coup d’État à l’envers. On a utilisé la démocratie pour la détruire. En fait, à cause d’une loi électorale, nous sommes retrouvés – nous le savions déjà – dans une impasse. La loi a été décidée autour d’une table pour nous empêcher de gouverner. Alors qu’est-ce que la démocratie? Je ne sais pas mais la démocratie devrait permettre à celui qui récolte le plus de votes de gouverner. Mais nous ne voulons pas gouverner, nous voulons donner aux gens les moyens de se représenter eux-mêmes. Avec notre « Rousseau » ( une plateforme de vote du mouvement NDLR) en ligne, vous faites un référendum sans devoir atteindre un quorum chaque semaine. Voulez-vous faire un pont, une école maternelle, une piste cyclable? « Oui » ou « Non ». Voulez-vous élire celui-ci ? « Oui » ou « Non » Si on nous donne les moyens pour le faire, on n’a pas besoin du pouvoir. le pouvoir doit être redistribué par le bas. C’est çà le mouvement, Cinque Stelle ! [...]

Posté le 5 mai 2018 à 10h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)


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