02 septembre 2015

"L'Europe commet un suicide en accueillant les migrants"

Suite au clash diplomatique entre la France et la Hongrie à propos de l'arrivée massive d'immigrés clandestins, l'ancien président tchèque Vaclav Klaus a déclaré :

"Les déclarations du ministre français des Affaires étrangères et d'un grand nombre d'autres politiciens ont attiré mon attention et m'ont irrité. Si l'Europe veut commettre un suicide en recevant un nombre illimité de migrants, qu'elle le fasse, mais sans notre accord. Nous devrions dire un non résolu.

En attendant que l'Europe ose dire que l'immigration n'est pas un droit de l'Homme, le temps passe et la situation devient toujours plus menaçante"

Posté le 2 septembre 2015 à 07h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

01 septembre 2015

"Allah Akbar", le cri de gloire des centaines d'immigrants à Budapest en route pour l'Allemagne... et la France?

Et pendant ce temps, les Français aveugles et abrutis par les médias aux ordres, se gavent devant leurs écrans...

 

Posté le 1 septembre 2015 à 20h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (11)

31 août 2015

L'UE s'occupe de vous et de tout

Voilà ce qui se règle au niveau de l'Union européenne :

"Le vinaigre est désormais autorisé pour nettoyer les outils, conformément au règlement européen n°2015/1108 du 8 juillet 2015. Il peut également servir pour éliminer les bactéries et champignons présents dans les grainesCette autorisation fait suite à une demande de l'Institut technique de l'agriculture biologique (Itab) datant du 24 avril 2013 ainsi que de la mairie de Paris du 17 mars 2014.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) estime que le vinaigre "remplit les critères caractérisant une denrée alimentaire telle que définie à l'article 2 du règlement (CE) n°178/2002du Parlement européen et du Conseil" et "n'a pas pour destination principale d'être utilisée à des fins phytosanitaires, mais elle est néanmoins utile dans la protection phytosanitaire dans un produit constitué par la substance mélangée à de l'eau"."

C'est l'inversion du principe de subsidiarité.

Posté le 31 août 2015 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

L'Europe du fric jusqu'à l'écoeurement

Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque Centrale Européenne, a déclaré la semaine dernière :

Unknown-22"La zone euro est un projet irréversible, pas simplement un système de taux de change fixe. Cette affirmation est d'autant plus nécessaire que les récentes négociations avec la Grèce ont laissé échapper de sa lampe le mauvais génie d'une sortie de la zone euro (même temporaire)".

"Nous devons utiliser la confiance dans la monnaie unique pour construire des institutions qui renforceront la cohésion de notre union politique et économique".

Qualifiant le MES, pare-feu financier de la zone euro opérationnel depuis octobre 2012, "d'impressionnante réussite", M. Coeuré a estimé qu'il pourrait servir de fondation à un "Trésor de la zone euro", à condition qu'il soit placé sous l'égide des traités européens et sous le contrôle du Parlement.

"Notre cadre institutionnel n'est pas encore suffisant pour achever l'Union économique et monétaire dans les domaines financiers, budgétaires et économiques".

M. Coeuré a également souligné que la finalisation de l'union bancaire était essentielle à court terme, avec notamment la mise en place progressive de la garantie des dépôts en Europe, accompagné de réformes séparant la solvabilité des banques de celle des Etats.

Posté le 31 août 2015 à 10h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

Les évêques face à l'immigration clandestine

Certaines prises de position d'évêques en Europe se caractérisent actuellement dans certains pays comme la Belgique, l'Allemagne et surtout l'Italie par une incitation à accueillir les "migrants", c'est à dire des immigrés clandestins, sans poser de limites. Ces prises de position trouvent des échos plutôt favorables dans les milieux de gauche tandis qu'elles troublent de nombreux autres fidèles :

"Je comprends qu'il soit difficile à chacun d'ouvrir son cœur et sa maison, mais les vrais responsables de cette situation sont les politiques qui chevauchent la peur de l'invasion, ces voyageurs de commerce de quatre sous qui ne pensent qu'aux échéances électorales." (Mgr Nunzio Galantino, secrétaire de la Conférence épiscopale italienne)

"Les hommes ont le droit d’émigrer non seulement pour fuir les dangers mais aussi pour sortir de la pauvreté" (Cardinal Rainer Maria Woelki, archevêque de Cologne)

"Il y a actuellement dans le monde quelque 60 millions de personnes en fuite. Le pourcentage de ceux qui frappent aux portes de l’Union européenne est d’à peine 4%. L’Europe a les moyens de les prendre en charge" (Mgr Ludwig Schick,archevêque de Bamberg)

Lors la deuxième université d’été de l’Académia Christania, dont le Salon Beige a déjà parlé, Victor Aubert, président l’Académia, a répondu à Breizh Info en donant son sentiment face à ces prises de positions :

En France, en Italie, en Belgique, les évêques appellent à accueillir les migrants, à ouvrir les portes de l’Europe à ce nouveau camp des saints qui se profile. Comment dès lors peut on être à la fois un fidèle catholique en totale contradiction avec les représentants de l’église ?

"Je crois que les catholiques ne sont pas strictement tenus d’obéir à leurs évêques dans des domaines tels que la politique. Le rôle premier des évêques est d’expliciter la révélation et d’éclairer les principes de la morale évangélique. En dehors de ces deux rôles, leur autorité n’est pas infaillible. Si les évêques sont aveugles au péril que constitue l’immigration massive (tant pour l’Europe que pour les migrants eux même) cela ne déresponsabilise pas les fidèles d’ouvrir leurs yeux sur cette situation et d’agir en vue du bien commun."

L’Eglise ne portera-t-elle pas une lourde responsabilité (y compris l’actuel pape) dans les troubles qui pourraient arriver en Europe rapidement ?

"Pour ce qui est du Pape François, je pense qu’il faut d’abord se méfier des  prétendues déclarations à propos des immigrés, telles qu’elles nous sont retranscrites dans les grands médias du système, et aller lire l’intégralité des déclarations en italien, directement sur les médias du Vatican. On s’apercevra alors que le Pape François n’est pas si immigrationiste que veulent nous le faire croire ces médias qui isolent bien souvent certaines citations qui vont toujours dans le même sens. Par ailleurs il ne faut pas oublier que le Pape lui même peut être mal conseillé et désinformé quant aux situations réelles des problèmes liés à l’immigration massive.

Quant aux évêques qui se positionnent en faveur d’un accueil sans limite des immigrés, je pense en effet qu’ils se font les responsables des troubles que nous connaissons déjà en Europe et qui deviendront de plus en plus réguliers et nombreux dans les années à venir.  Pour ma part je pense qu’il est de la responsabilité des catholiques et des clercs éclairés sur ces sujets, de parler haut et fort de ces problèmes en faisant bien évidement preuve de pédagogie puisque ces sujets sont brûlants."

Comme Michel l'a déjà écrit dans un autre post, on pourra toujours de référer aux propos du pape Benoit XVI lors de la journée mondiale des migrants en 2013 :

"Certes, chaque État a le droit de réguler les flux migratoires et de mettre en œuvre des politiques dictées par les exigences générales du bien commun, mais toujours en garantissant le respect de la dignité de chaque personne humaine. Le droit de la personne à émigrer – comme le rappelle la Constitution conciliaire Gaudium et spes au n. 65 - est inscrit au nombre des droits humains fondamentaux, avec la faculté pour chacun de s’établir là où il l’estime le plus opportun pour une meilleure réalisation de ses capacités, de ses aspirations et de ses projets. Dans le contexte sociopolitique actuel, cependant, avant même le droit d’émigrer, il faut réaffirmer le droit de ne pas émigrer, c’est-à-dire d’être en condition de demeurer sur sa propre terre, répétant avec le Bienheureux Jean-Paul II que « le droit primordial de l’homme est de vivre dans sa patrie (...)"

Posté le 31 août 2015 à 08h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (30)

30 août 2015

Immigrants : Valls, chantre de la cacophonie européenne

Démagogie oblige, le socialiste Manuel Valls déclare aujourd'hui : 

"Les migrants qui "fuient la guerre, les persécutions, la torture, les oppressions, doivent être accueillis (...) chaque demande d'asile doit être examinée, rapidement".

Les Pays-Bas quant à eux, annoncent

"Le gouvernement néerlandais prévoit de supprimer les aides alimentaires et les aides au logement des candidats au statut de réfugié qui n'auront pas répondu aux critères fixés par la loi. Les étrangers déboutés de leur demande d'asile auront alors "quelques semaines" pour quitter le territoire s'ils n'acceptent pas de retourner dans leur pays d'origine. Ils pourront alors être expulsés ou éloignés et livrés à leur sort (...)

Mark Rutte a répondu vendredi qu'il serait insensé de continuer d'offrir un logements à ceux qui refusent de quitter le pays. "Nous parlons de l'ensemble de ceux qui peuvent rentrer, dont les gouvernements sont en mesure de s'occuper mais qui ne veulent pas partir", a-t-il dit".

Posté le 30 août 2015 à 12h59 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

26 août 2015

Il n'y aura pas toujours des héros

Un article lu sur le blog de Mathieu Bock-Côté, sociologue, repris sur le site de Causeur, sur la tentative d'attentat dans le train reliant Amsterdam à Paris. Extraits :

"[...]Comme d’habitude, on nous sort la même excuse: c’était un paumé, un exclu, un taré. Son avocate en a rajouté: c’était un clochard, un pauvre hère qui aurait trouvé un sac plein d’armes dans une gare et qui aurait eu soudainement l’idée de rançonner les passagers. C’est à tout le moins la ligne de défense suivie par son avocate. Un peu plus et elle en fera une victime. Les autorités belges ne se sont pas laissé bluffer par une telle rhétorique: c’est de terrorisme dont il est question. Le pouvoir socialiste, en France, s’est montré plus timoré. On ne feindra pas la surprise.

On ne semble pas comprendre, dans la société occidentale contemporaine, que  la force d’une idéologie radicale comme l’islamisme vient justement de sa capacité à exciter et fanatiser les éléments antisociaux à son avantage, ceux qui cherchent souvent une raison de verser dans la violence. L’islamisme radical, pour emprunter les mots de Jean Baechler, excite la «canaille» et transfigure son nihilisme au service d’une cause. La révolution islamiste n’avance pas en misant sur les classes moyennes bedonnantes. Il suffirait de lire les grands stratèges révolutionnaires pour constater qu’ils en étaient les premiers conscients.

C’est l’intervention providentielle de trois marines américains qui a permis d’éviter la catastrophe. Ils n’étaient évidemment pas en service, mais manifestement, leur entrainement n’était pas loin. En eux, le ressort civique était bien tendu. Ils ont risqué leur vie pour sauver la vie des autres.[...]

Une chose est néanmoins certaine : il n’y aura pas toujours des héros. Je devine qu’il faut s’y faire : demain, après-demain ou l’an prochain, un terroriste islamiste entrera dans un wagon de train, ou dans un supermarché, puis il tirera sur tout ce qui bouge. À moins que les services de sécurité ne l’attrapent à temps et s’ajustent pleinement à la menace djihadiste. Et encore là, on sait bien que certains traverseront les mailles du filet sécuritaire, qui par-dessus tout, gâchera surtout la vie de ceux qu’il doit protéger.

Thibault de Montbrial, dans son livre très convaincant Le sursaut ou le chaos (Plon, 2015), a dit les choses clairement: la France est en guerre. On dira la même chose de toutes les sociétés occidentales. On n’en tirera aucun slogan. Mais on comprend assurément que nous avons changé d’époque et que le sursaut espéré prendra d’abord le visage d’une grande lucidité. Il faudra savoir nommer l’ennemi. Il faudra aussi savoir réveiller les vertus nécessaires aux temps difficiles. Naturellement, personne ne sait vraiment comment s’y prendre. On ne fait pas la guerre paisiblement."

Posté le 26 août 2015 à 17h56 par Marie Bethanie | Lien permanent

Immigrants : Italie, Grèce France et Allemagne pris dans les mailles de Schengen

D'un côté, on supprime les frontières au sein de l'espace de Schengen, de l'autre l'Italie et la Grèce sont accusées de rejeter les immigrants hors de leurs frontières vers la France et l'Allemagne qui ne veulent pas que ceux-ci rentrent sur leurs territoires... définis par des frontières!

Le mythe Schengen, c'est quand tout va bien?

"Pour M. Gentiloni, «demander à la Grèce et à l'Italie de faire leur devoir sur l'immigration est comme dire à un pays frappé par une inondation d'accélérer la production de parapluies». «L'Europe a besoin d'aller dans la direction exactement opposée à celle qui consiste à taper sur les pays situés sur sa frontière extérieure», a insisté le ministre en appelant une nouvelle fois à une «européanisation de la gestion des flux». «Cela peut sembler ambitieux, mais (...) c'est la seule voie possible. Les migrants arrivent en Europe, pas en Italie, en Grèce, en Allemagne ou en Hongrie. Au train où vont les choses, on risque de remettre Schengen en cause et de revenir aux anciennes frontières».

Interrogé sur la mise en place des centres d'enregistrement, le ministre a répété qu'il fallait d'abord revoir les accords de Dublin sur le droit d'asile, qui obligent les demandeurs d'asile à déposer leur dossier dans le premier pays européen où ils ont été enregistrés. Mais les pays du nord de l'Europe, Allemagne en tête, reprochent à l'Italie et à la Grèce de ne pas chercher à identifier les nouveaux arrivants, permettant à nombre d'entre eux de poursuivre leur route pour déposer ailleurs leur demande d'asile".

Posté le 26 août 2015 à 11h25 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (13)

Immigrants : Après la Macédoine, l'Autriche, la Bulgarie et la Hongrie mobilisent leur armée

Mais tout va bien en Europe : 

"La Hongrie a entamé la construction d'une barrière le long de ses 175 km de frontière avec la Serbie afin de contenir l'afflux de migrants, principalement des réfugiés originaires de Syrie, qui tentent de rejoindre l'espace Schengen.

L'afflux de migrants arrivant par l'Europe de l'est et les Balkans s'est intensifié ces dernières semaines. Hier, la Bulgarie annonçait l'envoi de blindés et de militaires le long de sa frontières avec la Macédoine. L'Autriche s'est aussi résolu à mobiliser des militaires afin de soutenir l'action de l'Etat autrichien dans les camps de réfugiés et les centres d'accueil. Lundi, près de 2.000 migrants sont entrés dans l'Union européenne par la frontière serbo-hongroise. Un record pour une seule journée".

Posté le 26 août 2015 à 10h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

25 août 2015

Des réfugiés exclusivement chrétiens pour la Slovaquie

Lu ici :

"Oui à l'accueil (modeste) de réfugiés chrétiens, mais non aux musulmans : c'est en substance le message envoyé par les autorités slovaques, mercredi, alors que l'Europe fait face à un afflux croissant de migrants originaires d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Afghanistan (...)

Face à cette crise de grande ampleur, la Commission européenne fait pression depuis plusieurs mois sur les pays d'Europe centrale et orientale afin qu'ils participent davantage à l'effort humanitaire. Sans grand succès. La Slovaquie a néanmoins accepté de recevoir 200 syriens (...). Mais à une seule condition : qu'ils soient chrétiens et non musulmans, a pris soin de préciser le gouvernement slovaque. Au risque de provoquer une levée de boucliers en Europe.

Se défendant d'accusations de racisme et de discriminations, le porte-parole du ministre de l'Intérieur, Ivan Metik a vite réagi au micro de la BBC : « Nous voulons vraiment aider l'Europe face à cette vague migratoire, mais non sommes seulement un pays de transit et les migrants ne veulent pas rester en Slovaquie. » Et d'ajouter : « Nous pourrions prendre 800 musulmans, mais nous n'avons pas de mosquées en Slovaquie. Comment les musulmans pourraient-ils se sentir intégrés s'ils ne se sentent pas bien ici ?                

Cette décision fait écho aux propos du Premier ministre slovaque, le social-démocrate Robert Fico, qui avait déclaré en janvier : « La Slovaquie est un pays chrétien depuis toujours, nous ne pouvons accepter une arrivée de 300.000 ou 400.000 migrants musulmans qui construiraient des mosquées partout dans le pays et tenteraient de changer la nature, la culture et les valeur de notre Etat. »" 

Posté le 25 août 2015 à 20h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

23 août 2015

42 000 immigrants passés par la seule Macédoine en deux mois

Le Camp des Saints, c'est maintenant

"Le gouvernement macédonien, qui entretient des relations tendues avec la Grèce, et qui accuse Athènes d'acheminer les migrants en trop grand nombre à sa frontière, avait décrété l'état d'urgence jeudi. Skopje avait fermé ses points de passage aux migrants qui arrivaient au rythme de 2.000 par jour et espéraient passer en Serbie puis en Hongrie pour atteindre l'espace Schengen. Cette mesure a donné lieu à des scènes de chaos, notamment à Gevgelija, où des milliers de réfugiés ont passé plusieurs nuits à ciel ouvert et sans aide alimentaire.

La police a repoussé vendredi, à coups de matraques et par des tirs de grenades assourdissantes, une tentative de passage de la foule. La situation humanitaire se dégradant, elle a tenté de faire passer les plus vulnérables par petits groupes, mais la foule a débordé le cordon, des milliers de personnes se sont ruées samedi en territoire macédonien, malgré les tirs de grenades assourdissantes. Peu après, les autorités ont laissé passer tous les migrants et affrété des trains et des cars supplémentaires pour les conduire vers la Serbie.

Avant le passage de cette dernière vague, les autorités macédoniennes ont enregistré l'entrée dans le pays depuis le 19 juin de 42.000 migrants, dont plus de 7.000 enfants".

Posté le 23 août 2015 à 17h08 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (15)

22 août 2015

Ces milliers d'immigrants aux portes (ouvertes) de Schengen

Image extraite d'un drone (vidéo ici) ou l'on voit tous ces immigrants amassés à un poste frontière grec proche de la Macédoine. L'objectif : le nord de l'Europe.

Dro

Et on apprend à l'instant (source BFM ici) : 

Posté le 22 août 2015 à 15h50 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

21 août 2015

Immigrants en Macédoine/LMPT en France : gaz pour tous

Avis : que les bonnes âmes pleurnichardes qui auraient envie de verser des larmes électoralistes et mondialistes sur les immigrants gazés en Macédoine n'oublient pas les familles françaises touchées par les mêmes gaz chez elles pour défendre leur culture et leur foi. Qu'elles ne se comportent ni en girouette de l'indignation, ni en éolienne de l'émotion calculée, les Français ne sont plus dupes et en ont aussi ras la casquette.

"La situation ne cesse de se tendre en Macédoine qui s’est déclarée ce jeudi en « état d’urgence » et avait indiqué recourir à la force armée face à l’afflux de clandestin auquel elle est confrontée. Des policiers anti-émeutes ont été obligés de disperser une foule de clandestins en colère qui tentaient de pénétrer en Macédoine à coup de tirs de gaz lacrymogène".

Posté le 21 août 2015 à 12h04 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

20 août 2015

La phrase du jour

"L'Etat français n'existe plus,nous sommes une province"

Marie-France Garaud

Posté le 20 août 2015 à 23h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

La Slovaquie prête à accueillir des réfugiés syriens chrétiens, mais pas de musulmans

Lu ici :

"La Slovaquie a néanmoins accepté de recevoir 200 syriens issus de camps de réfugiés installés en Turquie, en Italie et en Grèce dans le cadre d’un plan de l’Union européenne qui ambitionne de mettre 40 000 personnes à l’abri. Mais à une seule condition : qu'ils soient chrétiens et non musulmans, a pris soin de préciser le gouvernement slovaque. (...)

Cette décision fait écho aux propos du Premier ministre slovaque, le social-démocrate Robert Fico, qui avait déclaré en janvier : « La Slovaquie est un pays chrétien depuis toujours, nous ne pouvons accepter une arrivée de 300.000 ou 400.000 migrants musulmans qui construiraient des mosquées partout dans le pays et tenteraient de changer la nature, la culture et les valeur de notre Etat. »

Les musulmans, rappelle le « Washington Post » , représentent seulement 0,2 % de la population slovaque, qui compte un peu plus de cinq millions d’habitants. L’an dernier, le pays a accordé l’asile à 14 personnes."

Posté le 20 août 2015 à 23h00 par Louise Tudy | Lien permanent

Immigrants : état d'urgence déclaré et armée déployée en Macédoine

La situation est pire que ce qui paraît : après la Hongrie qui se protège des immigrants actuellement en Serbie, les îles grecques qui sont saturées, c'est au tour de la Macédoine de tirer la sonnette d'alarme.

"Après avoir averti mercredi qu’il se trouvait « dans une situation alarmante », le pays a annoncé ce jeudi dans un communiqué qu’il va recourir à la force armée pour gérer la situation : « En raison d’une pression accrue à la frontière sud et d’une migration intensifiée sur le corridor balkanique, il a été estimé qu’un contrôle plus important et plus efficace était nécessaire dans la zone frontalière, où l’on enregistre des passages illégaux massifs en provenance de la Grèce. » Les clandestins affluent en effet en Macédoine via la Grèce afin de rejoindre la Serbie puis les autres pays de l’Union européenne.

Les policiers devront donc « renforcer la sécurité pour la population locale et encadrer la prise en charge des personnes qui ont l'intention de demander l'asile, conformément aux capacités » indique France info. « Nous pensons que le recours à l’armée va produire deux effets escomptés : améliorer la sécurité pour nos concitoyens dans ces deux régions et permettre une meilleure approche des gens qui souhaitent demander l’asile » a expliqué le porte-parole du ministère macédonien de l’Intérieur".

Posté le 20 août 2015 à 19h06 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

19 août 2015

Le camp des saints, c'est maintenant ?

Quelques chiffres communiqués par l'agence européenne Frontex et le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU, concernant la seule immigration clandestine :

  • Au mois de juillet, 107 500 clandestins ont réussi à franchir les frontières extérieures de l'Union européenne, un nombre qui a plus que triplé par rapport à juillet 2014. Un record : la barre des 100 000 n'avait jamais été atteinte depuis 2008, année où Frontex a commencé à enregistrer ces statistiques.
  • Pour la seule semaine dernière, 21 000 "migrants" sont arrivés dans les îles grecques. Autant qu'en six mois en 2014.
  • D'après la presse allemande, l'Allemagne envisage de réviser à la hausse sa prévision du nombre de demandeurs d'asile pour 2015 qui pourrait grimper jusqu'à 750.000 en 2015. Ce qui signifie grosso modo qu'un peu moins d'une personne sur cent vivant en Allemagne (80 millions d'habitants) serait, selon ces prévisions, un demandeur d'asile cette année.

Posté le 19 août 2015 à 01h15 par Louise Tudy | Lien permanent

08 août 2015

La nature profondément antidémocratique de l'actuelle construction européenne

Jean-Pierre Chevènement est interrogé dans Le Figaro (Partie 1, Partie 2). Extraits :

C"[...] Pour comprendre la nature profondément antidémocratique de l'actuelle construction européenne, il faut remonter des décennies en arrière au «système» Jean-Monnet, que l'on peut qualifier de «système de cliquets». L'Europe fonctionne par une suite de petits faits accomplis sur lesquels les citoyens ne peuvent plus revenir: on commence par le charbon et l'acier, puis par le marché commun, le droit communautaire, la réglementation de la concurrence, et enfin la monnaie unique pour arriver au «grand saut fédéral». Les peuples européens sont amenés à se dépouiller peu à peu de leur souveraineté sans en avoir réellement conscience. Petit à petit, ils se retrouvent piégés. Les dirigeants européens ont amené les peuples où ils ne voulaient pas aller sans leur poser franchement la question. A la fin, s'apercevant de la supercherie, ces derniers ont dit non, en France, mais aussi aux Pays-Bas, au Danemark ou en Irlande. Pourtant les dirigeants ont considéré que cela ne valait rien, au regard d'une orthodoxie européenne qu'ils considèrent au-dessus de toute démocratie.

L'Europe s'est construite par effraction et l'essence du système européen est oligarchique. Le Conseil européen des chefs d'Etat est la seule institution légitime, mais ne se réunit que périodiquement et ne dispose pas d'outils pour traduire ses impulsions. La Commission européenne est composée de hauts fonctionnaires qui ne sont pas élus mais nommés de manière très opaque. Comme l'affirme la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe, le Parlement européen n'est pas un parlement. Il ne peut pas l'être car il n'y a pas de peuple européen, mais une trentaine de peuples différents. Dès le départ, l'Europe repose sur un postulat non vérifié: on a voulu faire l'Europe contre les nations ; on pensait qu'elle pouvait s'y substituer. Or les nations sont le cadre d'expression de la démocratie. Il faut désormais aller sur la voie de l'Europe confédérale, la seule qui soit légitime et démocratique: celle qu'avait proposée le général de Gaulle en 1962 avec le plan Fouchet. Seule une Europe à géométrie variable, souple envers chaque pays, pourra avancer. Cette nouvelle Europe aurait vocation à déboucher sur une «Europe européenne» et non inféodée. Le traité transatlantique, s'il était adopté, serait un nouveau coup porté à ce qui reste de notre souveraineté. Celui-ci ne comporte pas d'avantages évidents pour la France et nous soumettrait à des normes et juridictions influencées par les Etats-Unis. J'attends que la France fasse entendre sa voix sur un sujet qui du temps du général de Gaulle ne serait pas passé inaperçu.

Posté le 8 août 2015 à 11h25 par Michel Janva | Lien permanent

07 août 2015

Scandale du Planning familial : la commission européenne interpellée

Le député européen slovaque Miroslav Mikolášik est intervenu auprès de la Commission européenne, soulignant que le Planning familial reçoit également de l’argent de l’Union européenne :

M« La vidéo est devenue virale avec presque 2 millions de vues en trois jours. Le Planning familial est, dans le monde, le plus gros prestataire en matière d’avortement. C’est aussi le bénéficiaire principal des fonds européens pour l’aide au développement. Comme le rapport de l’European Dignity Watch l’a révélé en 2012, ces fonds sont largement utilisés hors de l’Europe, notamment dans des pays où l’avortement est illégal. »

« Est-ce que la Commission est au courant de ces pratiques et des preuves vidéos publiées par le Centre for Medical Progress, qui montrent l’implication directe des centres du Planning familial dans le trafic de parties du corps humain ? Est-ce que la Commission va condamner ces pratiques et suspendre toutes les aides directes et indirectes aux centres du Planning familial, à ses projets et ses programmes, jusqu’à ce que les autorités américaines aient réalisé une enquête complète sur cette affaire ? »

Posté le 7 août 2015 à 11h23 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2015

Vers une sortie de la zone euro pour la Finlande ?

Images-4Une pétition appelant à organiser un référendum en Finlande sur la sortie du pays de la zone euro a déjà obtenu plus de 26 000 signatures. Il faut en rassembler 50 000 en six mois pour que le Parlement examine le projet, rapportent les médias internationaux. L'ex-ministre finlandais des Affaires étrangères et député du Parti du centre, Paavo Väyrynen, explique :

"Le peuple de Finlande doit avoir la possibilité de décider si on reste dans la zone euro ou si on s’unit à d’autres pays de l'Europe du nord, en commençant à utiliser notre propre monnaie parallèlement à l’euro".

La pétition a été publiée avec le soutien du ministère de justice de Finlande.

Posté le 24 juillet 2015 à 08h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

22 juillet 2015

Après la Grèce, Chypre ?

Lu dans l'Action française 2000 :

C"La République de Chypre, dirigée exclusivement par les Chypriotes grecs depuis 1963 (la seule entité reconnue internationalement), a été frappée de plein fouet par une crise financière en 2012 – cela à cause d’une créance qu’elle avait envers la Grèce, d’un montant de 23 milliards d’euros, effacée partiellement par l’Union européenne. En mars 2013, le président chypriote Nicos Anastasiades, fraîchement élu, s’est confronté à la “Troïka” composée du du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Commission européenne. Dans ses négociations avec eux, il a déjà envisagé la sortie de son pays aussi bien de la zone euro que de l’Union européenne. Mais il a dû céder en raison des pressions exercées sur lui, notamment par l’Allemagne.

À l’issue du récent référendum en Grèce, les voix antieuropéistes se sont fait de nouveau entendre à Chypre, qui n’avait aucun intérêt à adhérer à l’Union. Cette adhésion était censée se justifier, à l’époque, par un souci sécuritaire : empêcher à la Turquie de s’attaquer au pays. Mais elle s’est avérée catastrophique, avec une augmentation des prix, l’adoption d’une législation contraignante, voire castratrice, et une vague migratoire de populations originaires des pays de l’Est de l’Europe. Aujourd’hui, c’est moins une attaque hypothétique de la Turquie qui effraie les Chypriotes grecs que cette immigration massive et la perte de souveraineté résultant du diktat de la “Troïka”. À l’instar des Grecs, les Chypriotes grecs, de rite orthodoxe, se tournent vers la Russie, avec laquelle ils maintiennent non seulement des relations d’ordre politique (compte tenu du rôle que Moscou joue comme capitale de l’orthodoxie politique), mais aussi d’ordre économique : Chypre doit en partie sa prospérité aux Russes qui ont déferlé vers cette île depuis l’effondrement de l’Union soviétique. Aussi une sortie de l’Union européenne permettrait-elle à Chypre de profiter plus librement de la manne énergétique, en exploitant les gisements de gaz avec la Russie, et en s’ouvrant vers le continent asiatique, dont elle fait partie au regard de la géographie."

Posté le 22 juillet 2015 à 11h43 par Michel Janva | Lien permanent

20 juillet 2015

L'Etat islamique choisit la Bosnie pour installer son premier cap d'entraînement en Europe

BoQue fait l'UE? que fait François Hollande?

Se souvient-on seulement que la Bosnie est à 900 kms et 10h de voiture de la France et qu'elle a une frontière quasi-commune avec la Hongrie (via la Croatie), membre de l'espace Schengen?

"L’ennemi est dans nos murs. Selon le Daily Mirror, l’Etat islamique possède désormais son premier bastion sur le sol européen, en Bosnie plus précisément. Toujours selon le quotidien britannique, le groupe djihadiste acquière en ce moment, et de manière secrète, des propriétés dans un village situé à 100 km de Sarajevo. But de l’opération immobilière : établir un camp d’entrainement en Occident.

Le village en question, qui porte le nom d’Osve, est idéalement placé puisqu’il est proche de la mer Adriatique et, par conséquent de la mer Méditerranée. De plus, la Bosnie est à un carrefour qui convient parfaitement aux djihadistes : proche de la Serbie et donc de la Turquie, pays par lesquel circulent les terroristes.

Difficile d’accès, le village n’est pas marqué sur les cartes GPS. 12 combattants de l’EI y ont déjà été formés avant de rejoindre la Syrie, 5 d’entre eux auraient été tués. "Nous entendons régulièrement des coups de feu provenant des bois, à chaque fois pendant des périodes prolongées. Cela arrive chaque semaine", a déclaré un villageois au journal.

L’un des propriétaires des habitations d’Osve serait un dénommé Harun Mehicevic, sympathisant de l’EI vivant sur le territoire australien. Jasin Rizivic, Osman Kekic et Izet Hadzic, tous proches du groupe djihadiste, feraient également partie des acquéreurs (suite).

Posté le 20 juillet 2015 à 23h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (18)

Le bras de fer des éleveurs français

Une des informations marquantes du week-end est la colère des éleveurs français, qui exigent de Stéphane Le Foll qu'il fasse respecter les accords passés avec la grande distribution sur le prix de la viande et du lait, qui se font sentir de façon trop timide au goût des éleveurs en détresse. Ce matin, Caen était bloquée par les éleveurs en colère, poursuivant le bras de fer et exigeant une implication plus ferme du gouvernement.

Posté le 20 juillet 2015 à 08h21 par Marie Bethanie | Lien permanent

19 juillet 2015

Hollande veut encore plus d'Europe

A chaque crise, c'est le même cinéma : ce n'est pas la construction européenne qui est en cause, c'est le fait qu'il y ait encore des parcelles de souveraineté et pas de gouvernement unique. Les Grecs viennent de perdre leur souveraineté puisque l'accord signé exige que chaque projet de loi soit validé par la troïka de Bruxelles. Mais il faut que chaque pays se plie à ce diktat.

Le JDD publie une lettre de François Hollande, écrite à l'occasion des 90 ans de Jacques Delors, qui vient d'être consacré par le Conseil européen ­citoyen d'honneur de l'Union européenne. Extraits :

 

Current_3575"[...] Les populistes se sont emparés de ce désenchantement et s'en prennent à l'Europe parce qu'ils ont peur du monde, parce qu'ils veulent revenir aux divisions, aux murs, aux grillages. Or c'est le droit qui protège, et la fédération des États-nations qui donne du poids, pas le désordre et le repli sur soi.

Ce qui nous menace, ce n'est pas l'excès d'Europe mais son insuffisance. Car face à la globalisation et aux puissances émergentes, comme devant les risques liés aux instabilités à nos frontières, aux coups de force, aux guerres, au terrorisme, aux catastrophes climatiques et à ce qu'ils engendrent avec les déplacements de population, c'est l'Europe qui est attendue pour porter les technologies de demain, promouvoir un modèle industriel, réussir la transition énergétique et écologique, investir dans la connaissance, réduire les disparités territoriales, assurer la solidarité à l'intérieur par des investissements et à l'extérieur par des actions de développement. Bref, être capable d'être une puissance au service de l'équilibre du monde.

[...] J'ai proposé de reprendre l'idée de Jacques Delors du gouvernement de la zone euro et d'y ajouter un budget spécifique ainsi qu'un Parlement pour en assurer le contrôle démocratique.

Partager une monnaie, c'est bien plus que vouloir une convergence. C'est un choix que 19 pays ont fait parce que c'était leur intérêt. Nul gouvernement d'ailleurs depuis quinze ans n'a pris la responsabilité d'en sortir. Ce choix appelle une organisation renforcée et avec les pays qui en décideront, une avant-garde. La France y est prête parce que, comme Jacques Delors nous l'a montré, elle se grandit toujours quand elle est à l'initiative de l'Europe."

Nous sommes prévenus.

Posté le 19 juillet 2015 à 17h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (29)

18 juillet 2015

Jacques Delors sur l'UE : "Ce système n’est plus gouvernable"

L’ancien président de la Commission, Jacques Delors, déclare au JDD :

"Ce système n’est plus gouvernable, cela ne peut plus durer. Il faut refonder cette Union économique et monétaire. Vont-ils le faire? Il y a eu un vice de construction au départ. Il y a eu aussi des bêtises et une incapacité de l’eurozone à y mettre fin".

Posté le 18 juillet 2015 à 23h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

La perspective d’une expulsion de la Grèce hors de la zone Euro

Après avoir constaté que l'accord européen sur la Grèce n'est pas viable, Jacques Sapir écrit :

"[...] Il faut cependant lire en détail la déclaration de François Hollande qu’il a faite le 13 juillet au matin ; mais pour cela, il faut avoir le cœur bien accroché. Remarquons, d’abord, qu’il ne parle pas de la Grèce, mais uniquement de la zone Euro. Cela montre bien quelles étaient ses priorités : « L’objectif était de faire en sorte que la zone euro puisse être préservée dans son intégrité, dans son unité, dans sa solidarité». On constate ainsi que les premiers mots réservés à la substance de ce texte ne font nullement mention des souffrances, des efforts et des espoirs du peuple grec. Non, la chose qui importe au premier chef, c’est l’intégrité de la zone Euro. Tout est dit dans ces lignes, et en particulier la préférence pour une construction bureaucratique, et que de nombreux économistes jugent non viable, sur la volonté et la vie des peuples. Ceci est corroboré par le troisième paragraphe de ce texte : « Ce que j’ai voulu, c’était plus que l’intérêt de la Grèce, c’était l’intérêt de l’Europe. Et c’était aussi l’intérêt de la France. Parce que l’intérêt de la France ne se dissocie pas de l’intérêt de l’Europe ». L’ordre des priorités est ainsi établi : c’est l’Europe, puis la France et enfin la Grèce. Mais, ceci repose sur un mensonge, ou plus précisément un double mensonge : celui qui assimile la zone Euro à l’Union européenne, et celui qui assimile, ensuite, l’Union européenne à l’Europe. Les deux sont parfaitement scandaleux. La Zone Euro n’est nullement l’Union européenne. Des pays appartenant à l’Union européenne ne font nullement partie de la zone Euro. C’est le cas de la Grande-Bretagne, de la Suède, de la Pologne ou de la Hongrie. De plus, l’Union européenne n’englobe nullement l’Europe. Que ce soit la Suisse, la Norvège, ou encore la Serbie dans les Balkans, le Belarus, la Russie ou l’Ukraine, tous ces pays font partie de l’Europe, comme réalité géographique mais aussi culturelle, et ce sans faire partie de l’UE. Veut-on faire croire que Munch, l’auteur du « Cri », ou que des artistes comme Dostoïevski, Pouchkine ou Tolstoï ne sont pas européens ? Oublie-t-on que l’Union européenne est une alliance politique et économique de certains pays d’Europe ? Vouloir la faire passer pour l’Europe toute entière est un mensonge. Le fait que celui-ci soit proféré par la plus haute autorité de l’Etat ne retire rien à l’affaire. Au contraire, il l’aggrave. Il établit en dogme, mais sans pour autant en faire une vérité, ce qui se révèle un mensonge.

[...] Mais en plus cet accord ne redonne aucun espoir au peuple grec. Au contraire, ce dernier vit comme une terrible humiliation les clauses politiques de cet accord, qui imposent désormais l’aval des institutions européennes sur les lois qui seront appelées à être votées par le parlement grec. [...]

Mais cette idée de l’Euro a tout emporté dans l’esprit de notre Président et sous la plume de ses conseillers. Quand il revient sur ce thème dans sa déclaration, c’est pour faire cette citation : « Si la Grèce était sortie de la zone euro, qu’aurait-on dit ? Que la zone euro n’était pas capable d’assurer son intégrité, sa solidarité. Qu’aurait-on dit des Grecs ? Qu’ils n’étaient pas capables de prendre leurs responsabilités. Qu’aurait-on dit de la France, de l’Allemagne,  qui ont vocation à donner cette impulsion ? Que nous n’aurions pas été au rendez-vous. La zone euro aurait reculé alors que l’Europe doit avancer et porter un projet qui puisse protéger les peuples – car l’euro protège les pays qui sont partie prenante de cette zone monétaire. Qu’aurait-on dit sur cette dislocation de cette grande idée ? ». En fait, tout est dit. Tant la croyance mystique en un Euro « protecteur » des peuples que celle qui assimile l’Euro à l’Europe. La raison, l’intelligence, le sens de la mesure, ont été balayé par une idée fixe qui tourne au délire, mais toujours mue par la même logique.

Cette raison délirante explique pourquoi et comment on peut travestir en accord librement négocié ce qui n’a été que le viol de la souveraineté de la Grèce. Un viol en réunion, perpétré par l’Allemagne, mais aussi par l’Eurogroupe et son Président M. Dijsselbloem, par la Commission européenne avec Jean-Claude Juncker. Et si la France n’y a pas participé, elle a verrouillé la porte du local où s’est tenu ce crime et elle a poussé le bâillon dans la gorge de la victime. La phrase prononcée et écrite par François Hollande prend alors un tour sinistre : « Mais aujourd’hui, même si cela a été long, je pense que ça a été pour l’Europe, une bonne nuit et un bon jour ». Car, nous savons aujourd’hui que cette torture aura été infligée pour rien. L’accord signé le 13 juillet au matin se défait désormais d’heure en heure. La perspective d’une sortie de la Grèce hors de la zone Euro est à nouveau à l’ordre du jour. [...]"

Posté le 18 juillet 2015 à 23h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

16 juillet 2015

Déjà 8 Etats membres de l'UE ont défini le mariage dans leur Constitution

Communiqué de la FAFCE (Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe) :

"Il y a un an, s’ouvrait à Strasbourg une nouvelle mandature du Parlement européen.  Au lieu des propositions attendues en faveur du respect de toute personne, tant de fois affirmées au cours de la campagne électorale, nous avons assisté au cours de ces 12 mois à une multiplicité d'actes politiques tendant à imposer une  vision conflictuelle de la vie, des relations humaines et des relations entre hommes et femmes. On se souvient des rapports Tarabella, Panzeri et Noichl, adoptés sous vive tension pendant ces derniers mois ; début septembre le Parlement européen devra à nouveau examiner deux rapports aux contenus très orientés.

Le projet de rapport de Laura Ferrara (ELDD) sur la situation des droits fondamentaux dans l'Union européenne (2013-2014), adopté en commission parlementaire des Libertés civiles, justice et affaires intérieures (LIBE) le 2 juillet : on y trouve encore une fois des revendications idéologiques, au-delà des compétences de l’UE; il s’est heureusement trouvé une majorité de députés pour rejeter un amendement visant à introduire un droit au suicide assisté (AM 379), mais le chemin risque désormais de s’ouvrir aussi pour cette autre atteinte à la dignité de l’homme.

Le rapport sur l’émancipation des jeunes filles par l’éducation dans l’Union européenne (Liliana Rodrigues, S&D), adopté le 16 juin par la Commission des Droits de la Femme (FEMM); relayant à plusieurs reprises la promotion de l’idéologie du genre, ce rapport sort manifestement des compétences de cette commission ; les députés ont rejeté un paragraphe fondé sur la même théorie lors de l’examen en plénière du rapport Panzeri ; pour rester cohérents, ils devraient chercher une alternative à ce rapport.

Du côté de la Commission européenne, les déclarations du premier Vice-Président, Frans Timmermans, sont passées presque inaperçues : intervenant au cours d’une soirée organisée par ILGA Europe, lobby européen qui bénéficie étonnamment d’importantes subventions, M. Timmermans a fait plusieurs déclarations révélant une volonté d’imposer une reconnaissance des unions et mariages entre personnes de même sexe aux Etats membres qui n’ont pas encore introduit de telle législation.

Et pourtant… 8 Etats membres ont actuellement des constitutions qui définissent le mariage comme étant l’union entre un homme et une femme (Bulgarie, Croatie, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Pologne et Slovaquie). Au service  de l’Union et des Etats membres, la Commission ne dispose d’aucun mandat pour leur imposer des changements de leurs coutumes et de leurs constitutions respectives, a fortiori en ce qui concerne la définition de la famille, cellule fondamentale de toute société, fondée sur le mariage entre un homme et une femme.

La FAFCE, membre de la plate-forme des droits fondamentaux, suit également  avec beaucoup d’attention le processus de sélection du nouveau directeur de l’Agence des Droits fondamentaux de l’UE. Nous dénonçons le fait que – comme l’a révélé l’audition au Parlement les trois candidats présentés par la Commission au Parlement et au Conseil présentent le même profil idéologique, ce qui met en cause la transparence du processus de sélection, et la nécessaire impartialité de l’Agence, chargée de veiller au respect de la Charte des Droits fondamentaux dans l’UE et les Etats-membres.

Tous ces exemples montrent que les priorités de nos institutions communautaires sont trop souvent mal ordonnées : dans le paysage européen d'aujourd’hui, en présence d’une crise économique dont tous les citoyens payent les frais, et devant le spectre d’un hiver démographique dont souffrent déjà nombre d’Etats membres, la famille apparaît comme source de lumière. Noyau primaire de toute relation humaine, société en miniature qui se fait école de solidarité et où chacun apprend la richesse de la complémentarité de l’homme et de la femme, la famille doit être soutenue, promue et protégée. Par sa présence à Bruxelles et Strasbourg, la FAFCE s’efforce de porter auprès des élus et à toutes les institutions communautaires la voix de la majorité silencieuse d’hommes et femmes qui veulent le vrai bien de l’Europe."

Posté le 16 juillet 2015 à 12h12 par Michel Janva | Lien permanent

Parlement européen : le groupe ENL se renforce

Il y a un mois, le FN était parvenu à constituer un groupe au Parlement Européen, avec le Vlaams Belang belge, le PVV néerlandais, la Lega Nord italienne, le FPÖ autrichien, deux députés polonais du KNP et un député britannique de l'UKIP.

Le groupe ENL restait néanmoins fragile, puisque la défection d’un seul pays (il faut 7 nationalités et 25 députés minimum pour constituer un groupe) était susceptible de le faire tomber. Le ralliement de Laurenţiu Rebega, député roumain (jusqu’alors membre du groupe socialiste) permet au groupe ENL de compter désormais 8 nationalités et 38 députés.

Posté le 16 juillet 2015 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

15 juillet 2015

Le problème grec n’est pas seulement économique mais géo-stratégique

De Bernard Antony :

"Les naïfs non europhiles qui croyaient jusqu’au bout que Tsipras voulait sortir son pays de l’ornière eurocratique, grâce notamment à quelque stratégie d’alliance avec la Russie, ne peuvent pour l’heure que constater leur erreur.

Cela ne signifie pas que la Grèce ne finira pas, comme on dit, par « sortir de l’euro ». Mais cela, ce sera la décision de l’Allemagne et autres États finissant par l’imposer au gouvernement des Etats-Unis. Car le problème grec, redisons-le, n’est pas seulement économique mais tout autant, sinon plus, géo-stratégique.

Le marxiste-léniniste Tsipras pourra d’ailleurs, si le peuple grec, finissant par se lasser, ne le chasse pas, s’adapter à de nouvelles donnes.

Il pourra sans mal revenir sur ce qu’il présentait hier comme des vérités et des valeurs indispensables à respecter. Le discours n’est-il pas fait pour nier le réel si nécessaire ? La « praxis » pour un révolutionnaire n’est-elle pas plus importante même que les idées-force, toujours modifiables ?

En attendant, nous allons encore payer plus d’impôts pour la nouvelle ponction de la dette de l’État grec et des banques.

Cela dit, la tragi-comédie euro-grecque aura en tous cas quasiment occulté ce qui se passe en Chine depuis que l’on nous a annoncé un effondrement, un krach terrible de la bourse de Shanghaï. Quel gag d’ailleurs que ce krach en régime communiste censé être à l’abri des fluctuations capitalistes !

Qui se souvient du président Mao, ce « phare de la pensée universelle » selon Giscard d’Estaing, qui, justifiant les immenses hécatombes de son fait, affirmait être prêt à sacrifier jusqu’à la moitié de l’humanité pour instaurer enfin le paradis socialiste sur terre.  Les cent millions de morts de ses exterminations n’ont vraiment servi à rien ! Ironie de l’histoire, sous la férule du parti communiste, le capitalisme a triomphé : à l’évidence, le krach le prouve !"

Posté le 15 juillet 2015 à 16h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

14 juillet 2015

Tsipras a gagné les euromillions que nous allons payer

Dans Les 4 Vérités, Guillaume de Thieulloy revient sur l'accord avec la Grèce :

"[...] Les créanciers de la Grèce lui verseraient 80 milliards d’euros d’aide, ainsi que 35 milliards d’investissement. En échange, la Grèce s’engagerait à augmenter sa TVA, à réformer son système de retraite et à procéder à des privatisations à hauteur de 25 milliards d’euros. Il n’est pas nécessaire d’être un grand économiste pour constater que cet accord est une fumisterie. La hausse de la TVA ne risque pas de rapporter grand-chose dans un pays où la fraude fiscale est un sport national. Elle pourrait même faire baisser les recettes fiscales ! La réforme des retraites est certainement une bonne nouvelle, mais elle ne portera des fruits que dans des années. Par conséquent, le seul effort immédiatement mesurable de la Grèce concerne les privatisations. Ce qui signifie que, contre un effort de 25 milliards d’euros, les autres pays de la zone euro et l’ensemble des créanciers vont, quant à eux, faire un effort de 115 milliards.

La comédie euro-grecque n’en finit pas décidément de manifester les graves problèmes de nos systèmes politiques et financiers. Au plan politique, M. Tsipras a manifestement abondamment menti – et à tout le monde. J’ignore s’il parviendra à faire accepter cet accord à sa majorité, mais il est évident que ledit accord est à des années-lumière de ses engagements. Après avoir fait campagne sur la sortie de l’euro, le démagogue, sentant qu’il ne pourrait gagner qu’en gommant ce point majeur de son programme, l’enleva sans le moindre scrupule – et sans apporter à l’opinion publique le moindre élément susceptible de comprendre cette volte-face. Depuis qu’il est Premier ministre, il n’a cessé de dire tout et le contraire de tout. Et, après s’être engagé dans un référendum « antiaustérité », il signe finalement quelque chose de très proche de ce qu’il refusait naguère !

Mais ses homologues européens ne sont pas moins coupables. Après nous avoir dit qu’ils étaient prêts à sortir la Grèce de l’euro (ce qu’à ma connaissance, les traités ne permettent pas, soit dit en passant…), ils acceptent n’importe quoi – prétendument pour « sauver l’euro ». Je ne crois pas, personnellement, qu’un « Grexit » aurait été une tragédie, pas même pour les Grecs. Mais il est, en tout cas, évident qu’un maintien dans l’euro à ces conditions léonines est un scandale. C’est nous, contribuables européens, qui n’avons jamais été consultés (et quand nous l’avons été, nous avons presque systématiquement refusé ce que nous « proposaient » les oligarques…) qui allons payer la facture de cet accord soi-disant « historique ». Au plan financier aussi, cet accord est un désastre (hélas parfaitement prévisible pour qui connaît les « élites » européennes). La Banque centrale européenne, comme la quasi-totalité des banques centrales, continue sa politique absurde. Elle émet de la fausse monnaie et prête des centaines de milliards à des taux proches de zéro à des organismes financiers (États compris) qui, bien loin d’investir dans l’économie réelle, recrutent des fonctionnaires ou spéculent sur divers produits « pourris » – dont, naturellement, l’euro (anecdote révélatrice, le fils même de Mario Draghi gagne sa vie comme trader « taux » chez Morgan Stanley et on voit mal comment il pourrait résister à la tentation de parier sur la fin de la monnaie que son père a pour mission de « sauver » à n’importe quel prix !).

Quand les citoyens et les peuples sont à ce point ignorés par ceux qui ont théoriquement pour mandat de les diriger et de les représenter, on ne peut que craindre le pire. Il ne serait pourtant pas bien difficile de sortir de cet imbroglio. Il suffirait de mettre en concurrence, avec les démagogues qui nous gouvernent si mal, des dirigeants honnêtes et compétents. Pour cela, il faudrait prohiber tout clientélisme, en supprimant les surabondantes subventions aux associations, syndicats, journaux, partis… et en n’autorisant les hausses de dépenses de fonctionnement que par référendum. Et de mettre en concurrence d’autres monnaies, comme l’or, avec cette monnaie de singe qu’est l’euro."

Posté le 14 juillet 2015 à 18h51 par Michel Janva | Lien permanent

Payer sa dette "aux calendes grecques"

Voici une vision alternative de la crise grecque avec des références historiques et linguistiques intérressantes :

"Ne jamais croire un Grec, surtout s’il t’amène un présent. Ces mots tirés de l’Énéide, déposés par Virgile dans la bouche de Laocoon qui ne voulait pas laisser entrer le cheval de Troie, sonnent comme un avertissement. Ne jamais croire un Grec… Cet Alexis Tsipras est apparemment un grand malin, un manipulateur professionnel qui a appris à mentir pendant sa rude formation aux Jeunesses communistes, le dernier parti stalinien d’Europe, mais c’est aussi un fin politicien doublé d’un metteur en scène médiatique de talent. Le voir faire chanter les dirigeants européens, les faire danser le sirtaki, les faire monter au cocotier comme des chimpanzés apeurés, les rudoyer devant son peuple hilare… c’est du grand art ! Jean-Luc Mélenchon, l’homme qui adore admirer ses propres incantations, l’a reconnu comme l’un des siens, et Hugo Chavez, qui a eu le temps de ruiner son pays avant de mourir, l’aurait certainement adoubé.

Voyons de plus près ce scénario du retour à la drachme : pendant une dizaine d’années, les Grecs se sont gavés d’euros en empruntant à tout-va quasiment au même taux que les Allemands, consommant plus de 200 milliards d’euros entre 2001 et 2010 et triplant leur dette publique pour la porter à 350 milliards. Or la Grèce est un petit pays de 11 millions d’habitants dont le PIB atteignait alors à peine 230 milliards. Lorsque les Européens se sont aperçus du désastre, en 2011-2012, ils ont fermé l’open-bar, puis ont commencé par annuler 100 milliards de créances, mais ont continué à subventionner le pays pour l’aider à s’en sortir. Sauf qu’ils n’ont pas su obtenir, en échange, la moindre réforme sérieuse. Tsipras sait que la Grèce ne remboursera jamais le tombereau de dettes, même quelque peu aminci, que ses prédécesseurs lui ont laissé. Ses concitoyens, eux, ayant « le choix entre la fin de l’horreur et l’horreur sans fin » (proverbe allemand), la faillite devenait inévitable. Autant l’organiser.

C’est là où le scénario devient absolument passionnant selon l’économiste Charles Gave, qui, le premier, a flairé le pot aux roses en réfléchissant à partir de l’adage bien connu : si vous devez 100 000 euros à votre banquier, vous avez un problème. Si vous lui devez 200 ou 300 milliards, c’est lui qui a un problème !

« La BCE est donc, dit-il, dans une situation où elle perd si elle arrête les financements, car cela forcerait la Grèce à sortir de l’Europe, et elle perd aussi si elle ne les arrête pas. » Alexis Tsipras, la décontraction hautaine et le sourire narquois, pendant qu’il occupe les médias avec des sautes d’humeur surjouées et qu’il amuse la galerie européenne, organise en sous-main la constitution d’un trésor de guerre que les autorités internationales ne pourront pas saisir. Charles Gave : « Logiquement, il aurait dû installer, comme à Chypre, des contrôles des changes, des contrôles des capitaux et que sais-je encore pour garder le peu de devises qu’il avait. Or, qu’est-ce que je constate ? Les déposants grecs peuvent librement transférer de l’argent de leur compte en Grèce à n’importe quel compte étranger [à leurs cousins en Australie, en Allemagne ou aux USA…], ou, s’ils n’ont pas de cousin, ils peuvent transformer leurs dépôts en billets de banque et les garder chez eux. »

Pendant que les médias audiovisuels européens, à voir les mines déconfites de leurs commentateurs à la langue de bois longue comme un jour sans pain, se délectent des malheurs supposés de « ces pauvres Grecs qui n’ont plus rien à manger puisqu’ils n’ont pas de quoi payer leurs achats, les distributeurs automatiques étant vides ou fermés », et pendant que tout ce que Paris compte de trotskos et de bobos se rue sur les antennes d’État et les chaînes d’info pour se plaindre des gémissements télévisés du petit peuple d’Athènes, pendant ce temps-là, donc, le trésor de guerre se constitue petit à petit, dans la coulisse. La masse monétaire grecque s’effondre officiellement. En réalité, une grande partie de cette masse monétaire s’est déjà déversée aux États-Unis, en Allemagne, en Australie et en lieu sûr, dans des coffres ou des boîtes à chaussures. Cela fait longtemps, plus de deux mille ans, que dure cette comédie, plus précisément depuis l’an 45 avant Jésus-Christ, lorsque Jules César inventa le calendrier romain. Les calendes désignaient les premiers jours de chaque mois, pendant lesquels les débiteurs devaient payer leurs dettes. Les Grecs étaient connus pour payer leurs dettes « aux calendes grecques ». En France, on dirait « à la saint-glinglin » !

Ce gros malin de Tsipras, qui sait s’y prendre pour jouer le sale gosse de l’Europe et faire peur aux petits marquis poudrés de la nomenklatura bruxelloise, a tout intérêt à faire durer le plaisir avant de déposer le bilan de son pays : tant que la Banque centrale européenne réescompte les bons du Trésor qui lui sont présentés par les banques commerciales grecques, la machine à augmenter le trésor de guerre souterrain peut continuer à fonctionner. Quand la musique s’arrêtera comme sur le Titanic, la Grèce fera défaut sur 300 milliards, dont une grosse partie – on parle de 100 milliards d’euros avancés par la BCE à la Banque centrale de Grèce – se retrouvera dans des coffres-forts en Grèce ou en dehors du pays. Et quand on reviendra à la drachme, qui perdra aussitôt 50 % de sa valeur initiale, l’économie locale « repartira comme une fusée » avec un énorme afflux de devises et de touristes du monde entier, lesquels débarqueront en masse après cette fabuleuse et gratuite campagne de publicité et paieront leurs vacances en Grèce deux ou trois fois moins cher qu’en Espagne, en Italie ou en France.

Alexis Tsipras, qui a sans doute, en plus, trafiqué les résultats de son référendum/plébiscite lancé à la va-vite pour ne pas avoir d’observateurs étrangers sur le dos – de toute façon, « les dindes votent rarement pour Noël » (proverbe américain) –, n’aura plus alors qu’à se rapprocher de Poutine, Obama et Xi Jinping. Avec le Russe Poutine pour lui acheter une île et une grande base militaire face à la Turquie ainsi que le passage d’un oléoduc. Avec l’Américain Obama, qui est prêt à payer pour que la Grèce reste dans l’Otan. Avec le Chinois Xi Jinping, déjà propriétaire du port d’Athènes, pour lui vendre d’autres ports et quelques concessions diverses. Il pourrait même chercher à s’entendre avec les Européens pour reporter sa dette aux calendes grecques ! Quel scénario ! On va très vite savoir si ces Grecs nous ont roulés dans la farine. S’il y a bien une chose qu’ils savent faire, c’est mener les gens en bateau. Leurs armateurs sont les meilleurs et les plus malins du monde depuis la nuit des temps. L’épée du Grec Damoclès flotte maintenant au-dessus de l’Europe…"

Posté le 14 juillet 2015 à 11h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

"Ils veulent sauver l'euro jusqu'au dernier Grec vivant"

L'expression, employée en... 2011 par l'économiste Marc de Scitivaux, l'un des premiers à avoir anticipé les conséquences financières de la crise du subprime, peut s'appliquer à l'accord européen conclu avec la Grèce - un accord qui non seulement ne rend pas sa dette plus soutenable, mais lui fait perdre une partie de sa souveraineté :

"La Grèce a jusqu'à mercredi soir pour légiférer sur une liste d'«actions prioritaires» qui bouscule toutes les lignes rouges dressées par Athènes depuis cinq mois. Généralisation d'une TVA alourdie et refonte du coûteux système de retraite, bien sûr. Mais aussi limitation de la souveraineté budgétaire: il s'agit, précisent les dix-neuf, «d'introduire des réductions quasi automatiques des dépenses en cas de dérapage» par rapport aux objectifs d'excédent.

Une fois ces lois passées à la Vouli et le feu vert impératif donné par le Bundestag et cinq autres parlements (Autriche, Estonie, Finlande, Pays-Bas et Slovaquie), la discussion effective du plan de sauvetage pourra débuter. Alexis Tsipras, figure de proue de l'extrême gauche européenne, devra alors avaler d'autres couleuvres: la poursuite du mandat du FMI au-delà du printemps 2016, l'introduction de procédures de licenciement collectif inédites en Grèce, le «réexamen rigoureux» du pouvoir syndical et des négociations collectives [ndlt : et la légalisation du travail le dimanche].

Politiquement, les mains du premier ministre, ou de son successeur, seraient liées pour trois ans. Le gouvernement «devra consulter les institutions (créancières) et convenir avec elles de tout projet législatif» lié au plan de redressement, et ce «avant de le soumettre à la consultation publique ou au Parlement», insistent les dix-neuf. Plus de référendum, donc. La Grèce perd une partie de sa souveraineté. La troïka, officiellement réinstallée d'un même trait à Athènes, obtient des pouvoirs qui s'apparentent à ceux d'un régent."

La mesure censée apporter de l'oxygène à la Grèce ne règlera rien. Athènes devra en effet mettre en place un fonds de privatisation dont l'objectif sera d'engranger 50 milliards d'euros : la moitié ira aux banques, et seulement un quart au service de la dette et un quart aux investissements. En attendant, la Grèce continuera d'être rachetée morceau par morceau par des intérêts étrangers, dans des proportions bien plus importantes que par le passé. Voilà ce qu'elle a déjà perdu (pour 7,7 milliards €, une paille à côté des 50 milliards qu'elle doit maintenant trouver) :

"Après la victoire de Syriza en janvier, plusieurs ministres avaient annoncé l’arrêt de certaines privatisations, notamment celle du Port du Pirée au grand dam des Chinois qui gèrent déjà l’un des ports de marchandises. Mais Alexis Tsipras a tranché en faveur des privatisations, à l’exclusion de celles concernant les sociétés de l’eau ou de l’énergie.

Les principales privatisations en cours sont celles de la compagnie de chemin de fer, Trainose, des ports du Pirée et de Salonique, ainsi que plusieurs marinas.

Depuis 2011, Taiped a mené à bien une vingtaine d’opérations. La plus importante est celle de la concession de quatorze aéroports régionaux accordée en novembre 2014 à une entreprise allemande, Fraport, associée à une société grecque, pour un montant total de 1,2 milliard d’euros. C’est la plus grosse privatisation réalisée à ce jour.

La vente du site de l’ancien aéroport d’Athènes, Hellenikon, un immense terrain laissé à l’abandon depuis 2004, en bord de mer, a été confié à l’une des principales grandes familles grecques, les Latsis, associée à un fonds chinois et un fonds d’Abou Dhabi, pour 900 millions d’euros. L’affaire a suscité des polémiques car le bien avait été évalué à plus de 3 milliards d’euros.

La société de jeux, l’OPAP, a été cédée à un consortium gréco-tchèque, Emma Delta."

Voilà quelques jours, Nigel Farage conseillait à Alexis Tsipras de quitter, la tête haute, la zone euro :

 

Marc Scitivaux, doué pour les prédictions donc, ne disait rien d'autre en 2011, face au chef économiste de Goldman Sachs (la banque qui a non seulement aidé la Grèce à camoufler sa dette, mais a spéculé sur son dos par la suite) :

 

Le ministre grec des Finances était prêt à prendre le contrôle de la banque de Grèce et appliquer une décote sur les obligations grecques pour obtenir un accord plus favorable, quitte à diriger le pays vers une sortie de la zone euro. Avec Angela Merkel et François Hollande, Alexis Tsipras a choisi l'euro. Pour combien de temps ? Le terme "Europe" nous vient certes de la Grèce, mais aussi celui de "chaos".

Posté le 14 juillet 2015 à 02h12 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (9)

12 juillet 2015

Annulation du sommet européen

La crise grecque se poursuit : alors que les ministres des Finances ont commencé à arriver à Bruxelles pour continuer les négociations engagées samedi après-midi, le président du Conseil européen Donald Tusk a annoncé l'annulation du sommet des 28 chefs d'Etats et de gouvernement européen.

François Hollande a déclaré :

"L'enjeu est de savoir si demain la Grèce sera dans la zone euro". "Si la Grèce n'est plus dans la zone euro, c'est une Europe qui n'avance plus, et cela je n'en veux pas".

Mais une Europe qui n'avance plus vers quoi ? Vers le précipice ?

Posté le 12 juillet 2015 à 16h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Terrorisme : Bruno Gollnisch pointe les responsabilités de l'Europe et de l'islam

Intervention de Bruno Gollnisch en séance plénière au Parlement européen de Strasbourg le 8 juillet :

Posté le 12 juillet 2015 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2015

Tsipras est en accord profond avec l’idéologie dominante au Parlement Européen

Analyse de Bernard Antony sur le crise grecque :

"Dernier mercredi, sur Radio-Courtoisie, j’ai réitéré ma conviction selon laquelle Alexis Tsipras ne voulait certainement pas que la Grèce abandonne l’euro, ni qu’elle sorte de « cette Europe-là ».

Pourtant, comme je l’ai écrit un peu ironiquement ici, la sortie de la Grèce aurait pu avoir valeur d’exemple… 

Je ne sais ce que vont dire aujourd’hui ceux qui ont imprudemment acclamé au Parlement Européen, comme les députés enthousiastes du Front National, alignés sur Philippot et Marine, ce personnage « gaucho-démago » d’Alexis Tsipras. Cette attitude n’est pas bonne pour la crédibilité du FN.

Tsipras est en effet en accord profond avec l’idéologie dominante au Parlement Européen, nihiliste, « antiraciste », immigrationniste. Que des députés du FN ovationnent grégairement un personnage qui prône le « laisser entrer » en Europe via la Grèce, sans limite ni contrôle de foules de faux réfugiés mais vrais islamistes, c’est pour le moins affligeant. 

Parmi les raisons essentielles de la position que j’avais résumée jadis par le slogan « sortons de cette Europe-là !», figurait bien sûr, en tout premier, la nécessité de s’opposer à ce que l’on appelle aujourd’hui avec raison « le grand remplacement » (...) 

Comment un Tsipras peut-il ainsi prôner avec Syriza « l’accueil » sans limite de flux migratoires islamiques dûment encouragés par les Turcs ? Le peuple grec gagnerait à accorder à un tel dirigeant la retraite politique qu’il mérite sans attendre pour méditer sur l’inadéquation de l’idéologie et de la réalité." 

Posté le 10 juillet 2015 à 17h50 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

09 juillet 2015

L'Union européenne en déficit de démocratie

Selon la conférence des évêques de France

"La crise [grecque] révèle la nécessité de mettre en œuvre des processus plus démocratiques".

En effet :

"Le peuple grec a été invité à se prononcer démocratiquement par référendum. La démarche a pu mettre en évidence le déficit démocratique qui est pour beaucoup dans la suspicion des citoyens à l’égard des institutions européennes. Le déficit démocratique est particulièrement notable dans le fait que les responsables financiers et les institutions auxquelles ils appartiennent, déterminent des conditions et élaborent des décisions qui s’imposent aux Etats membres sans qu’elles soient soumises à discussion devant le Parlement européen."

Posté le 9 juillet 2015 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent

Crise grecque : tout a commencé avec l’entrée de la Grèce dans la zone euro

Dans L'Homme Nouveau, Alain Chevalérias rappelle l'origine de la crise grecque :

Images"Il faut se demander comment on en est arrivé là ! Tout a commencé avec l’entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001. L’Europe était prête à tout pour cela et a versé des subventions à foison à Athènes. Surtout, pour une commission de 300 millions de dollars, la banque américaine Goldman Sachs a tronqué les comptes du pays. Ainsi, quand en 2000 ce dernier annonçait un déficit public de 2 %, il était en réalité de 4,1 %, l’année suivante non pasde1,4%,maisde3,7%. Pire, en 2004, de 5,3 % et non pas comme proclamé de 1,2 %.

Les Grecs ont cru pouvoir vivre sur le même pied que les pays du nord de l’Europe. Repré- sentant 32 % des salariés du pays, les fonctionnaires gagnaient plus que dans le privé et bé- néficiaient d’un 13ème et même d’un 14ème mois de salaire. Pour remplir les caisses, Goldman Sachs invitait les Grecs à emprunter.

Mais on ne peut vivre éternellement au-dessus de ses moyens. En décembre 2009, les agences de cotation financière américaines, quasiment les seules sur ce créneau, sifflaient la fin de la récréation. La Grèce était appelée à payer ses dettes..."

Posté le 9 juillet 2015 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent

08 juillet 2015

Le Parlement européen soutient le traité transatlantique

Reporté il y a un mois, le vote au Parlement européen sur le traité transatlantique (Tafta ou TTIP) a eu lieu aujourd'hui. Une majorité de députés européens ont accordé leur soutien au texte, sur lequel ils auront un pouvoir d’approbation – ou de veto – une fois sa rédaction achevée. 436 élus l'ont soutenu contre 241 et 31 abstention.

Les sociaux-démocrates, membres de la coalition majoritaire, ont approuvé le texte, alors  qu’ils avaient été au cœur de la controverse qui avait conduit au report du vote il y a un mois.

La résolution adoptée exclut la culture ainsi que les services publics et audiovisuels du futur accord.

Posté le 8 juillet 2015 à 20h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Le constructivisme monétaire est un échec cuisant

Dans Les 4 Vérités, Guillaume de Thieulloy revient sur le référendum grec. Extrait :

"[...] La première chose qui saute aux yeux, dans cette situation désastreuse, c’est que le constructivisme monétaire est un échec cuisant. « On » a voulu faire croire que les économies grecque et allemande pouvaient marcher d’un même pas. Mais c’était impossible. Toutes les entreprises de « sauvetage » n’y pourront rien. L’euro ne peut pas fonctionner avec des règles contradictoires.

La deuxième chose qui saute aux yeux, c’est le triomphe de la malhonnêteté. Et pas seulement de l’extrême gauche grecque. Car les comptes publics de la Grèce ont été maquillés naguère par des financiers...

En attendant, le symbole de cet État, qui s’est endetté colossalement pour financer sa démagogie et qui déclare à ses créanciers qu’il ne souhaite pas les rembourser, est un spectacle désastreux.

Comment voulez-vous expliquer aux milliers de Français « surendettés » qu’ils ne doivent pas dépenser plus qu’ils ne gagnent quand les pouvoirs publics font bien pire ? Prenons-y bien garde : la confiance est la base de toute économie. Or, nous ne pouvons plus avoir la moindre confiance dans la majorité des acteurs économiques. La décadence morale de l’Europe risque d’avoir de dramatiques conséquences sur sa situation économique.

Une troisième chose saute aux yeux avec ce référendum grec : les oligarchies européennes ont une peur viscérale des peuples. Quand on entend Nicolas Sarkozy déclarer que, par la volonté de consulter son peuple, la Grèce s’était suspendue elle-même de la zone euro, on mesure à quel point les peuples sont méprisés par leurs dirigeants.

Il n’existe aucune sortie de crise, sans un retour à des principes de bon sens – que nous n’avons pas inventés. Il faut sanctionner les voleurs et les menteurs, au lieu de leur donner plus qu’aux honnêtes gens. La confiance, cela se mérite et cela exige donc le respect de la parole donnée...

Si on veut un résumé de ces principes de bon sens, il suffit de lire les dix commandements. Tout y est ! Et ajoutons cet autre principe de bon sens : les réformes efficaces sont celles qui ont été acceptées par ceux à qui elles s’appliquent.

Il était donc légitime de consulter les Grecs sur l’austérité. Tout comme il faudrait consulter les contribuables européens qui se font plumer, à la fois par les banquiers internationaux qui ont menti, par les démagogues grecs, et par leurs propres dirigeants. Qu’il y ait ou non « grexit », c’est nous qui paierons la facture !

Ce mélange de mépris pour les peuples et d’avidité pour leur argent est profondément indécent et pourrait bien causer des troubles insurrectionnels graves à brève échéance..."

Posté le 8 juillet 2015 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2015

Zemmour : le « non » de la Grèce est un revers de l’Europe « à l’allemande »

Posté le 7 juillet 2015 à 22h28 par Michel Janva | Lien permanent

"Il est inutile de parler de l'introduction de l'euro en Pologne"

Dixit Krzysztof Szczerski, conseiller du président polonais Andrzej Duda pour la politique étrangère.

Posté le 7 juillet 2015 à 19h39 par Michel Janva | Lien permanent

Couverture médiatique du référendum en Grèce : le meilleur du pire

Quand la désinformation côtoie le ridicule... C'est à découvrir ici pour ceux qui auraient encore un doute sur l'objectivité des "médias encadrants".

Posté le 7 juillet 2015 à 19h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Le Grexit plaît : succès exponentiel pour les vacances en Grèce depuis dimanche

Record battu

"Dans un article publié ce matin, Slate explique que les recherches «vacances en Grèce» n'ont jamais été aussi nombreuses depuis dix ans, en précisant que «des vacanciers malins cherchent à tirer un avantage d'une possible sortie de la Grèce de la zone euro». 

Posté le 7 juillet 2015 à 13h10 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Organiser la dissolution concertée de la monnaie unique

Pour Marine Le Pen, c'est la conséquence du non grec :

"[...] Ce Non du peuple grec doit permettre un changement d’approche salutaire. Les pays européens doivent profiter de cet événement pour se mettre autour d’une table, constater l’échec radical de l’euro et de l’austérité, et organiser la dissolution concertée de la monnaie unique, condition indispensable au retour réel de la croissance, de l’emploi et au désendettement.

Ce soir un pays brise ses chaînes, un pays dit Non à l’eurostérité ! L’heureux effet boule de neige mènera demain d’autres pays vers cette même libération. La dissolution de l’union monétaire a commencé."

Posté le 7 juillet 2015 à 07h19 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2015

"C'est un non à l'arrogance, c'est un non à l'intimidation !"

Déclaration d'Henri Guaino à propos de la Grèce :

"Vous savez un peuple qui dit non à ce qu'il considère comme une menace d'asservissement, eh bien c'est un peuple qui a conservé une fierté et qui a une grand sentiment de sa souveraineté, de son indépendance. On ne peut pas demander à un gaulliste de condamner le non jeté à la face de tous ceux qui menacent de l'asservir. C'est un non à l'arrogance, c'est un non à l'intimidation. Il faut bien comprendre comment on a parlé au peuple grec... 

J'entends des torrents de démagogie en disant on a trop payé, il y en a assez des grecs, il faut qu'ils s'en aillent. Mais en politique, il y a une première morale: ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l'on vous fasse. Imaginez un instant que la France soit dans cette situation et que ses voisins lui expliquent comment elle doit vivre (...)

En 1918, vous savez ce qu'on disait dans les chancelleries, en Europe, dans le monde ? On disait l'Allemagne paiera. Et on a fait payer l'Allemagne parce qu'elle avait dévasté l'Europe et qu'elle avait été le plus fautif de la Première Guerre mondiale. Ça a donné quoi ? Ça a donné les années 30 et la catastrophe de la Deuxième Guerre mondiale. Après la Deuxième Guerre mondiale la question s'est reposée. Au lieu de dire l'Allemagne paiera, on a effacé les deux tiers de la dette allemande. Elle a commis à l'époque des fautes bien plus grandes que les fautes commises depuis quelques années en Grèce (...) On ne construit rien en voulant punir un peuple. Il faut écarter cette vision des choses".

Posté le 6 juillet 2015 à 14h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (19)

05 juillet 2015

La question de la dette entre l'Allemagne et la Grèce : une vieille histoire

En 1953, le ministre grec des Finances et le chancelier Adenauer signent à Londres en 1953 un traité effaçant 60% de la dette de l'Allemagne :

Tre

O tempora, o mores

Posté le 5 juillet 2015 à 23h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Les patriotes se réjouissent du non à l'UE

Posté le 5 juillet 2015 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)

Référendum en Grèce : le Non en tête

La question était :

"Faut-il accepter le plan d'accord soumis par la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) lors de l'Eurogroupe du 25 juin, qui est composé de deux parties : Reforms for the completion of the current program and beyond (Réformes pour l'achèvement du programme en cours et au delà, en anglais dans le texte sur les bulletins) et Preliminary debt sustainability analysis (Analyse préliminaire de la soutenabilité de la dette, en anglais dans le texte sur les bulletins)"

A 20h, le non est largement en tête à 60% avec plus de 53% de participation. Il en fallait 40% pour que le résultat du référendum soit considéré comme valable.

Posté le 5 juillet 2015 à 19h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Phénomène des « migrants » africains : Bernard Lugan parle vrai

Lu sur son blog :

"La vague migratoire africaine que subit actuellement l'Europe se fait par l'entonnoir libyen.

- Ce dernier fut créé par ceux qui déclenchèrent une guerre insensée contre le colonel Kadhafi qui avait fermé son littoral aux passeurs-esclavagistes.

- Face à la déferlante, les forces navales européennes recueillent les clandestins... pour les transporter jusqu'en Italie. La différence avec le prophétique Camp des Saints de Jean Raspail est que chez ce dernier, les migrants débarquaient en Europe alors qu'aujourd'hui ils y sont débarqués... pour y être installés.

- Les responsables de l'ectoplasme bruxellois ont comme seule préoccupation de répartir ces intrus dont les indigènes ne veulent pas entre les pays de l'UE, ne voyant pas qu'ils vont ainsi amplifier le phénomène en créant une pompe aspirante.

- Cette migration-peuplement est essentiellement la conséquence d'une démographie devenue folle qui tue l'Afrique à petit feu, lui interdit tout développement et exacerbe ses conflits[1].

- Or cette explosion démographique s'explique parce que les missionnaires, les religieuses soignantes, les médecins et les infirmiers coloniaux ont, hier, au nom de leur « amour des autres », délivré les Africains de la lèpre, de la rougeole, de la trypanosomiase, du choléra, de la variole, de la fièvre typhoïde ; cependant que les militaires les libéraient de l'esclavage arabo-musulman.

Résultat : en un siècle, la population du continent a presque été multipliée par 10. De 100 millions d'habitants en 1900, elle était passée à environ 275 millions dans les années 1950-1960, puis à 640 millions en 1990 et à un milliard en 2014. Dans les années 2050 les Africains seront entre 2 et 3 milliards (dont 90% au sud du Sahara), puis 4,2 milliards en 2100 ; ils représenteront alors 1/3 de la population mondiale. En 2050, 40% des naissances mondiales seront africaines[2], ce qui, ajouté à la baisse heureuse de la mortalité infantile en raison des campagnes de vaccination menées par les ONG et de l'annonce d'un prochain vaccin contre le paludisme, va conduire à un cataclysme encore plus destructeur que l'actuel.

Comment espérer alors que les migrants cesseront de se ruer vers un « paradis » européen non défendu et peuplé de vieillards ? Un paradis où, par hédonisme, les femmes ne font plus d'enfants ? Un paradis où les hommes s'interrogent sur leur identité sexuelle et où toute attitude virile est considérée comme machiste, autant dire fascisante ?

Désarmés par l'hystérie émotionnelle de la classe politique et des médias ainsi que par la compassionnelle sollicitude des clercs, les Européens sont sommés de devoir accepter de subir. Un ancien Premier ministre de « droite » est même allé jusqu'à proposer que les forceurs de frontière soient envoyés repeupler les campagnes françaises. Là où les « aides » en tous genres ont depuis longtemps fait taire les salutaires cris de « Haut les fourches »...

Posté le 5 juillet 2015 à 15h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (19)

03 juillet 2015

La persécution des chrétiens au menu du Parlement européen

« La persécution des chrétiens dans le monde », tel était le titre d'une demi-journée de discussions organisée par le groupe Politique méditerranéenne et activités interculturelles du PPE (Parti populaire européen) mercredi 1er juillet au Parlement européen à Bruxelles.

L'objectif de cette conférence était de sensibiliser l'opinion publique à l'échelle européenne sur ce thème et de faire le point sur la proposition d'adoption par le Parlement européen d'une résolution relative à la persécution des chrétiens dans le monde.

Parmi les participants à cette conférence à Bruxelles :

  • le patriarche de Babylone des Chaldéens Louis Raphaël Ier Sako,
  • le patriarche d'Antioche des Syriaques Ignace Youssef III Younan,
  • le père Bernardo Cervellera,
  • le directeur d'Asianews,
  • Mgr Jean-Benjamin Sleiman, archevêque latin de Bagdad.

Posté le 3 juillet 2015 à 10h04 par Michel Janva | Lien permanent


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