18 janvier 2017

Un pro-famille à la tête du Parlement européen

Antonio Tajani a été élu hier à la présidence du Parlement européen.

Pourtant, le 13 janvier, la gauche ressortait une vieille question posée au sein de ce Parlement par Tajani en ... 1996 ! Suite à un bricolage entre des homosexuels, deux hommes d'un côté et 2 femmes de l'autre, une insémination artificielle avait été arrangée. Le député Tajani posait alors une question écrite, dans laquelle il déclare notamment qu'un enfant conçu ainsi "est certain d'avoir de sérieux problèmes psychologiques".

Ajoutons pour nos amis les gauchistes libertaires que Tajani avait aussi voté contre une résolution pro-gay et anti-religieuse en 2006.

Il avait aussi signé le manifeste de la FAFCE pour les élections européennes de 2014. 

Posté le 18 janvier 2017 à 17h52 par Michel Janva | Lien permanent

17 janvier 2017

Antonio Tajani élu à la présidence du Parlement européen

Unknown-22L’Italien Antonio Tajani, membre du conservateur Parti populaire européen, a été élu à la présidence du Parlement européen par les eurodéputés à Strasbourg. Ce proche de l’ancien président du conseil Silvio Berlusconi a été élu avec 351 voix contre 282 pour le socialiste Gianni Pitella, également italien (et 80 votes blancs ou nuls). Ce résultat était attendu après le désistement mardi matin du Belge Guy Verhofstadt et l’accord dans la foulée entre les conservateurs du PPE et les libéraux de l’ADLE.

Posté le 17 janvier 2017 à 21h15 par Michel Janva | Lien permanent

C'est aujourd'hui l'élection du nouveau président

... du Parlement européen. Et ce n'est pas moins important que les élections prochaines. 

Les 751 eurodéputés sont réunis à Strasbourg pour élire le successeur du sectaire Martin Schulz. L'élection se déroulera en trois tours. Pour être élu, un candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés à l'issue des trois premiers tours. Si aucun n'obtient plus de 50% du scrutin, alors les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix participeront à un quatrième tour. Le président sera alors élu à la majorité simple. Le vainqueur sera élu pour un mandat de deux ans et demi, renouvelable. 

7 candidats ont officiellement déclaré leur candidature :

  • l'Italien Antonio Tajani du Parti populaire européen, ancien porte-parole de Silvio Berlusconi et également fondateur du mouvement Forza Italia
  • l'Italien Gianni Pittella, candidat des socialistes et des sociaux-démocrates
  • la Belge Helga Stevens (conservateurs et réformistes),
  • le Belge Guy Verhofstadt (Libéraux),
  • l'Italienne Elenora Forenza (Gauche unie),
  • la Britannique Jean Lambert (Verts)
  • le Roumain Laurentiu Rebega (Europe des Nations et des Libertés). 

PJvw36-EP-Race-Round-I-draft59Jan2016C'est la première élection au suffrage universel du Parlement européen depuis 1979. Depuis une dizaine d'années, le PPE, les sociaux-démocrates et les libéraux parvenaient à se partager la présidence. Aujourd'hui, les partis semblent plus divisés que jamais et aucune alliance n'est rendue possible

En 2014, le PPE est sorti vainqueur des élections européennes et avait soutenu la reconduction du social-démocrate Martin Schulz à la présidence du Parlement. En contrepartie, les sociaux-démocrates s'étaient engagés à soutenir à leur tour le candidat PPE pour les élections de 2017. Or, ces derniers ont décidé de rompre cette alliance en présentant leur propre candidat, Gianni Pittella, tout comme les libéraux qui ont choisi le belge Guy Verhofstadt.

Cette absence de coalition rend la participation des euroseptiques déterminante. Selon une simulation de VoteWatch EU (cf image ci-contre), Antonio Tajani serait donné gagné gagnant à quelques voix seulement de son rival Gianni Pittella. Mais, pour gagner, Antonio Tajani pourrait avoir besoin des voix de Marine Le Pen et de Nigel Farage. En cas de victoire d'Antonio Tajani, le PPE occupera les trois plus hautes fonctions européennes: Commission européenne, dirigée par Jean-Claude Juncker et le Conseil européen présidé par Donald Tusk. Dans ce cas, le parti social-démocrate compte donc demander une nouvelle répartition des rôles. Le mandat de Donald Tusk s'achève en mai. Celui de Jean-Claude Juncker à la Commission s'achève dans trois ans, mais il pourrait être remis en cause suite au Brexit.

Posté le 17 janvier 2017 à 08h59 par Michel Janva | Lien permanent

Theresa May annonce que le Royaume-Uni ne tentera pas de rester dans le marché commun. Brexit complet

Theresa May fait taire les débats sur le type de relation que la Grande-Bretagne ambitionne de conserver avec l'Union européenne après sa sortie. Il ne s'agira «pas d'une appartenance partielle, associée ou quoi que ce soit qui nous laisse un pied dedans, un pied dehors». Il s'agit bien d'un «hard Brexit», un Brexit dur.

«Nous recherchons un partenariat nouveau d'égalité entre une Grande-Bretagne mondiale, indépendante, autonome et nos amis et alliés de l'UE». «Nous ne souhaitons pas adopter un modèle déjà existant pour d'autres pays». «Nous ne cherchons pas à conserver certains éléments de notre appartenance en partant.»

Donc pas de solution intermédiaire, à la norvégienne ou à la suisse.

Devant un parterre d'ambassadeurs de pays de l'Union européenne, Theresa May doit énumérer ses douze priorités et principes pour le Brexit. 

Posté le 17 janvier 2017 à 08h27 par Michel Janva | Lien permanent

10 janvier 2017

L'Union européenne voudrait faire des robots l'égal de l'Homme

Communiqué de La Manif Pour Tous :

D"Le Parlement Européen s'est saisi d'un dossier technologique et à conséquence juridique et anthropologique avec le rapport législatif de la socialiste luxembourgeoise Mady Delvaux [photo] qui vise à donner la personnalité juridique aux robots. Il prévoit donc des règles et procédures spécifiques telles la rémunération des robots qui servira à créer un fonds de compensation destiné à régler les dommages causés par les robots. Ce rapport sera voté ce jeudi en Commission des affaires juridiques du Parlement (JURI). Le rapport législatif Delvaux, s'il était adopté en séance plénière en février à Strasbourg, pourrait devenir contraignant si la Commission Européenne décidait de le retranscrire en directive : elle devrait alors s'appliquer dans tous les Etats membres de l'UE.

Sans définir la nature des robots, ce rapport préconise une déresponsabilisation des humains au profit des robots, ce qui exonérerait les fabricants, utilisateurs et propriétaires de toute responsabilité en cas de dommage causé.

Outre la révolution anthropologique que signifie implicitement ce rapport, qui rapproche le statut du robot de celui de l'Homme en le dotant d'une personnalité juridique avec des droits et obligations, les nouvelles règles qui découleraient de la création ex nihilo d'une personnalité juridique modifieraient considérablement les règles de droit en vigueur : les conséquences pourraient être immenses.

Pour toutes ces raisons ce rapport nous paraît devoir être considérablement modifié et retravaillé. Il serait irresponsable et dangereux de l'adopter en l'état."

Posté le 10 janvier 2017 à 17h07 par Michel Janva | Lien permanent

07 janvier 2017

Du Kosovo à la Syrie, l'"Occident" fait appel aux mêmes gibiers de potence

Kosovo hogardLe criminel de guerre, terroriste, mafieux et, accessoirement ou conséquemment, ancien « premier ministre » du proto-Etat, sorte de Daesh qui aurait réussi dit « Kosovo », a enfin été interpellé pour une partie des accusations qui pèsent sur lui.

A cette occasion, le Colonel (en retraite) Jacques Hogard, ancien chef du groupe de forces spéciales françaises lors de l’entrée de la force d’invasion otanienne au Kovoso, a accordé à Sputnik un intéressant entretien que vous retrouverez ici. Rappelons que le colonel a publié au sujet de cette expérience, qui l'a conduit à quitter l'institution militaire, le livre qui illustre cette note. Le criminologue non aligné Xavier Raufer a également été interrogé, son témoignage figure sur la même page.

Le sinistre personnage avait été jugé et acquitté par le le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, malgré 37 (oui, trente-sept !) chefs d’inculpation. Ce que le Colonel Hogard commente de la façon suivante :

« Acquitté dans des conditions assez troubles […] au fur et à mesure que disparaissaient les témoins à charge qui étaient assassinés, qui mourraient dans leur baignoire, qui était renversé par un bus, qui disparaissaient purement et simplement de la circulation et ce personnage est certainement l'un des plus grands criminels de guerre de notre époque troublée. »

De tout cela, on peut retenir, sans surprise mais avec toujours plus d’amertume que :

  • Ce qu’on appelle « Occident » est la marque déposée d’un ensemble maffieux qui ne recule devant aucun mensonge, aucune fourberie, aucune lâcheté pour faire avancer ces pions contre l'identité et les intérêts des (anciennes) nations qui en constitue le substrat, et que leurs « gouvernements » ne cessent de trahir pour la plus grande gloire de la fortune anonyme et vagabonde, le service de Mamon et du Malin, sur les décombres de l’ancienne civilisation chrétienne européenne, en phase finale de décomposition (mais rien n’est impossible à Dieu).

  • Cette maffia suscite ou instrumentalise ce qu’il y a de pire dans l’humanité : des êtres sans foi ni loi, ou répondant à un faux mysticisme fanatique, dont elle fait des héros, des traficants d’organes et tueurs, de l’UCK aux ultra-djihadistes de Daesh en passant par Al-Nosrah et compagnie. Pire, elle recycle dans un tel rôle les pauvres enfants des peuples qu'elle maintient sous son joug, et qu'elle a privés du Beau, du Bon, du Vrai.

  • Dans cette maffia a-nationale, a-patride, a-confessionelle (quoi que, …), la couche supérieure, de fait anglo-saxonne, et singulièrement les élites de la décidément très perfide Albion, jouent un rôle d’un cynisme absolu, illustré par l’exemple fourni par le Colonel Hogard, confirmé par leurs menées tant au sujet de la tension avec la Russie, qu’en Syrie ou ailleurs. Il est notable que le Royaume-Uni apporte toute son expertise nationale auprès de l’état-major de l’OTAN dans le « story telling » et le modelage des opinions actuellement orchestré en Europe sous le prétexte de contrer la propagande russe.

  • Enfin, il est absolument navrant, ulcérant même, que l’Anti-France qui occupe notre pays puisse utiliser le doux nom de la France, fille aînée de l’Eglise, mère des arts, des armes et des lois,  pour soutenir de telles abominations, que ce soit au Kosovo comme en Libye ou en Syrie. Vienne le jour de notre libération !

Posté le 7 janvier 2017 à 17h15 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (6)

06 janvier 2017

Démission du négociateur britannique pour le Brexit

D'Olivier Bault dans Présent :

Unknown"La presse mainstream française voudrait y voir un « soubresaut », une « embûche », un facteur de « troubles » ou de « tensions » en plus, sur la route du Brexit, mais ceux qui avaient fait campagne au Royaume-Uni pour la sortie de l’UE ont applaudi la démission le 3 janvier de Sir Ivan Rogers du poste de représentant permanent de son pays à Bruxelles. Ivan Rogers avait en effet été la personne en charge des négociations de l’ancien premier ministre David Cameron pour un nouvel accord entre l’UE et les Britanniques. Des négociations qui avaient permis d’obtenir bien peu de concessions et qui avaient valu au représentant permanent démissionnaire d’être accusé d’accepter trop facilement les refus du camp d’en face. Le 15 décembre dernier, la BBC avait divulgué une note de M. Rogers dans laquelle celui-ci affirmait que les négociations pour le Brexit pouvaient prendre dix ans, et on savait depuis que le premier ministre Theresa May et son gouvernement avaient « perdu confiance » dans leur représentant permanent à Bruxelles.

Pour l’homme qui avait poussé David Cameron à organiser un référendum sur la sortie de l’UE, Nigel Farage, l’ancien chef de l’UKIP, Sir Rogers aurait dû démissionner le lendemain du référendum sur le Brexit, car il faut, pour négocier la sortie de l’UE, quelqu’un « qui croit en ce pour quoi le pays a voté ». Le député conservateur et ancien ministre de David Cameron, Ian Duncan Smith, notoirement eurosceptique, a attaqué Sir Ivan Rogers pour ses prises de positions publiques trop fréquentes. Et il est vrai que le représentant permanent sortant n’a pas pu s’empêcher, dans sa lettre de démission envoyée à tous ses collaborateurs et dont il savait certainement qu’elle allait atterrir sur les bureaux des rédactions, de critiquer durement le gouvernement de Theresa May pour l’absence d’objectifs clairs donnés aux négociateurs et son manque de réalisme.

Si les Travaillistes et les Libéraux-démocrates ont déploré la perte d’un diplomate expérimenté, fin connaisseur des réalités européennes, Theresa May a dès le lendemain appointé un autre diplomate expérimenté, Sir Timothy Barrow, au poste de représentant permanent. Il fallait agir vite, car l’article 50 du Traité de l’UE, qui déclenche le processus de sortie, sera invoqué d’ici trois mois. Tim Barrow était l’ambassadeur de son pays à Moscou de 2011 à 2015 et il a également déjà occupé des postes importants pour son pays à Bruxelles."

Posté le 6 janvier 2017 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent

27 décembre 2016

Il y aura une "rue du Brexit" à Beaucaire

Posté le 27 décembre 2016 à 07h48 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

21 décembre 2016

"Nous sommes face à une menace mondiale, l'islamisme"

Posté le 21 décembre 2016 à 07h58 par Philippe Carhon | Lien permanent

16 décembre 2016

Contrairement aux déclarations européistes, le système Galileo à pâti de l'UE

Unknown-8Les européistes se réjouissent de l'activation du système Galileo, concurrent du système GPS américain. La commissaire européenne à l'Industrie, Elzbieta Bienkowska, déclare :

 « C'est un achèvement majeur pour l'Europe… aucun pays européen n'aurait pu faire cela tout seul. C'est le résultat d'un effort commun pour concevoir et construire le système de navigation le plus précis du monde. »

Jean-Christophe Lagarde s'extasie :

"une belle réussite qui renforce l’autonomie de l’Europe! Ensemble, les européens accomplissent des prouesses."

Si seulement... La constellation Galileo ne sera pleinement opérationnelle qu'en 2020. Pour le moment elle ne fonctionne que sur un seul modèle (espagnol) de Smartphone. Et pas tout le temps, et avec une précision aléatoire. Car il n’y a que 15 satellites opérationnels sur les 30 prévus à l’horizon 2020.

Ce système vient très longtemps après le GPS américain, et après le système russe, et après le système chinois… En bref l’Europe est à la traîne, à cause de la bureaucratie de l’Union européenne, qui a retardé le projet plusieurs fois depuis 1998. 

De fait, c'est un contre-exemple de réussite : si le projet avait été porté sans l’UE par une coopération interétatique, Galileo serait opérationnel depuis très longtemps.

Posté le 16 décembre 2016 à 08h52 par Michel Janva | Lien permanent

14 décembre 2016

Comment l'homme qui ne sait pas dire "non" pourra-t-il résister à l'UE ?

De Bernard Monot, député européen FN, dans Les 4 Vérités :

"Après les encouragements du MEDEF, c’est au tour du gouvernement allemand d’adouber publiquement le candidat François Fillon, lors d’une conférence de presse tenue le 28 novembre à Berlin par le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schaüble.

Ce dernier a, en effet, fait l’éloge de son programme écono- mique ultralibéral, compatible avec les directives de l’Union européenne. Il a même ajouté: « Pour être clair, j’espère que Mme Le Pen ne deviendra jamais présidente en France » et a soutenu le oui au référendum italien qui se tenait le 4 décembre dernier, ainsi que Matteo Renzi.

Le projet de François Fillon, immigrationiste et pro-austérité, convient à l’élite européiste, car il maintiendra la France dans sa vassalité actuelle vis-à-vis de l’économie allemande et de l’Europe ultralibérale, notamment en restant dans l’absurde carcan de la monnaie unique.

François Fillon, qui n’a jamais su dire non à Nicolas Sarkozy pendant les cinq ans où il était son Premier ministre, ne saurait pas plus dire non à la chancelière Merkel ni à Jean-Claude Juncker, s’il était élu demain.

M. Schaüble craint une victoire des patriotes en 2017, parce qu’elle remettrait en cause le processus d’austérité en Europe et redonnerait à la France les outils pour lutter à armes égales avec l’Allemagne et les autres grandes puissances dans l’économie mondiale.

M. Schaüble n’a pas à s’ingérer dans la vie politique de la France, ni d’aucune nation. Ce n’est ni lui, ni les sondages qui élisent les dirigeants des États, mais bien les peuples souverains. Marine Le Pen Présidente, contrairement à François Fillon, n’acceptera jamais la schlague de Bruxelles ou de Berlin !"

Posté le 14 décembre 2016 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent

13 décembre 2016

Le ministre russe des Affaires étrangères compare l’UE à l’URSS

Lors d’une conférence de presse à Belgrade, le ministre russe des Affaires étrangères a comparé l’UE à l’URSS.

« L'Union européenne délivre des instructions par écrit à ses différents Etats membres, associés ou candidats, indiquant l'attitude à adopter et les déclarations à faire concernant la Russie. Il est exigé à chacun de ces pays de condamner "l'annexion de la Crimée'' ou ''l'occupation de l'Est ukrainien''»… C’est une « approche absurde » des relations internationales. Si le rapprochement de l’UE avec la Serbie ou le Monténégro ne sont motivés que par la volonté de s'opposer à la Russie, « c'est une impasse, une voie sans issue ». « Cette manière de privilégier les intérêts idéologiques sur les intérêts économiques ou essentiels des pays membres fait penser à l'Union soviétique. »

Posté le 13 décembre 2016 à 15h18 par Michel Janva | Lien permanent

12 décembre 2016

Conférence de géopolitique : bilan de l'année 2016

L'institut de la démocratie et de la coopération, dont nous relayons régulièrement les acticités, vous invite à une conférence dont le titre est :

Bilan géopolitique international de 2016: tendances et événements phares

selon les modalités suivantes:

jeudi 15 décembre 2016, à 18h30 au 63bis rue de Varenne, Paris 7e.  

Intervenants: 

  • Pascal Marchand, géographe, professeur à l’Université Lyon II;  
  • Dario Citati, Institut des Hautes Etudes en Géopolitique (Rome);
  • Ekaterina Narotchnitskaïa,Institut de l’information scientifique en sciences sociales, Académie russe des sciences.

La conférence sera présidée par Natalia Narotchnitskaïa, historienne, présidente de l’IDC, ancienne députée à la Douma. 

Inscriptions:  idc@idc-europe.org / 01 40 62 91 00

Posté le 12 décembre 2016 à 11h23 par Paula Corbulon | Lien permanent

09 décembre 2016

Savez-vous de quoi est-ce l'anniversaire aujourd'hui ?

Loïs n'en a pas parlé ce matin. L’événement a beau être tombé dans les oubliettes, il n'en demeure pas moins que nous en subissons actuellement les conséquences :

"Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le président du Parlement européen, Martin Schulz, et le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, sont aujourd’hui à Maastricht, 25 ans jour pour jour après le sommet qui avait finalisé le traité de Maastricht. Pour célébrer cet anniversaire de la fondation de l’Union européenne, de la citoyenneté européenne et de la monnaie unique."

Comme les peuples sont devenus hostiles aux traités de l'UE, mieux vaut ne pas trop en parler...

Posté le 9 décembre 2016 à 17h52 par Michel Janva | Lien permanent

Services de médias audiovisuels dans l’UE: quelle protection pour les enfants?

Lundi 5 décembre, la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO) a adopté un avis au sujet de la Directive sur les Services de Médias audiovisuels qui recommande que l’interdiction actuelle concernant la diffusion par la télévision de pornographie ou de violence gratuite soit maintenue.

Le président de la FAFCE, Antoine Renard, salue cette issue en affirmant que

“l’Union Européenne ne doit pas affaiblir ses règles sur la protection des mineurs : au contraire, la révision de cette directive peut être l’occasion de renforcer ces règles, en reconnaissant les effets négatifs de ces contenus nocifs sur les enfants, les familles et la société ».

En mai 2016, la Commission Européenne a émis une proposition (COM(2016) 287) amendant la Directive sur les services de media audiovisuels (2010/13/EU), avec le but de l’adapter aux nouvelles réalités de ce marché évoluant très rapidement.

La Directive actuellement en place interdit explicitement que les télédiffusions contiennent des programme comprenant de la pornographie ou de la violence gratuite en vue de protéger les mineurs de ces contenus nocifs (article 27). Cependant, la proposition de la Commission a supprimé cet article, affaiblissant la protection des mineurs. D’après cette proposition, les télévisions pourraient diffuser de la violence gratuite et de la pornographie, pour autant qu’ils fassent l’objet de mesures telles que « le codage et des contrôles parentaux efficaces ».

La FAFCE est concernée par le fait que la protection des mineurs face à des contenus nocifs est affaiblie par le projet actuel de révision de la Directive et croit fermement que les règles existantes en ce domaine devraient être maintenue et étendues afin de couvrir également les services à la demande. Comme les enfants sont aujourd’hui très à l’aise dans l’utilisation des technologies et en tenant compte des nombreuses plateformes par lesquelles il est possible d’accéder à des contenus audiovisuels en tout temps et en tout lieu, la meilleure manière de protéger ces enfants de la pornographie et de la violence gratuite est d’interdire aux fournisseurs de services de médias audiovisuels d’offrir de tels contenus, comme c’est actuellement le cas pour les télé-diffuseurs.

Le Parlement Européen est en train de préparer sa proposition pour amender la Directive, sous la responsabilité de la Commission pour la Culture et l’Education (CULT), et plusieurs comités émettent des avis pour informer le rapport final de la Commission CULT, qui sera mis au vote le 28 février 2017. De nombreux parlementaires européens, de groupes politiques différents, sont conscients des défis de cette procédure et travaillent déjà à une meilleure protection des enfants.

La FAFCE salue le vote récent de la Commission IMCO et espère que la Commission CULT ira dans la même direction. Antoine Renard déclare que

« Nous sommes convaincus qu’il est encore possible d’aller plus loin et d’étendre cette recommandation aux services à la demande, afin qu’ils soient également empêchés de fournir des contenus comprenant de la pornographie ou de la violence gratuite ».

Posté le 9 décembre 2016 à 17h48 par Michel Janva | Lien permanent

07 décembre 2016

Mum, Dad & Kids : 9 pays ont dépassé leur quota de signatures

MDK 9 countries in greenIl y a désormais 9 pays qui ont dépassé leur quota national de signatures pour Mum, Dad & Kids : la Pologne, la Finlande, la Grèce, la Slovaquie, la Hongrie, la Lettonie, la Croatie, la Lituanie et Chypre.

Au total, plus de 400 000 signatures ont été collectées et le nombre augmente vite. En ligne on ne voit que le nombre de signatures collectées

Posté le 7 décembre 2016 à 17h26 par Michel Janva | Lien permanent

05 décembre 2016

Mum, Dad & Kids : il manque 39 000 signatures

ML'initiative Mum, Dad & Kids vise à protéger, au niveau européen, le mariage homme-femme et la filiation père-mère-enfant. 

Il s’agit, autrement dit, de mettre un coup d’arrêt aux tentatives de plus en plus nombreuses et pressantes d’imposer directement ou indirectement le mariage gay, la PMA sans père et la GPA aux Etats-membres de l’Union européenne qui ne les ont pas légalisés d’eux-mêmes.

Mum, Dad & Kids progresse bien : 7 pays ont maintenant dépassé, et même doublé pour certains, le seuil national requis. Mais il manque encore 39.000 signataires pour la France alors que la date limite est le 10 décembre à minuit ! La mobilisation est urgente ! 

Signez dès maintenant (3 minutes suffisent) et faites signer autour de vous : c'est urgent et essentiel ! 

www.mumdadandkids.eu

A ce sujet, deux infos importantes :

· Pour soutenir Mum, Dad & Kids, vous devez notamment indiquer un numéro de pièce d'identité : il s'agit de certifier que vous êtes une personne qui existe bien, cette initiative citoyenne européenne suivant des conditions règlementaires strictes, qui rendront son succès possible. Mais soyez rassuré : cette information n'est pas enregistrée, PERSONNE n'y aura JAMAIS accès.

· Vous pouvez signer en ligne ou, si vous préférez, télécharger et imprimer le formulaire pour l'envoyer par La Poste à l'adresse indiquée.

La Manif Pour Tous, partenaire de Mum, Dad & Kids, vous remercie d'avance de votre soutien et de votre relais.

Posté le 5 décembre 2016 à 17h10 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2016

Mum, Dad & Kids : Prendre la parole, ça prend 3 minutes

http://www.mumdadandkids.eu/

Posté le 4 décembre 2016 à 15h09 par Michel Janva | Lien permanent

02 décembre 2016

Mum, Dad & Kids : Faites bouger l'Europe

http://www.mumdadandkids.eu/

Posté le 2 décembre 2016 à 18h07 par Michel Janva | Lien permanent

29 novembre 2016

Pays-Bas : le Parti pour la Liberté de Geert Wilders en tête des sondages

Lu sur FDesouche :

"Si les élections se tenaient cette semaine, le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders deviendrait le premier parti du pays avec 33 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du parlement néerlandais, selon un sondage hebdomadaire de référence de l’institut Maurice de Hond.Les Néerlandais doivent se rendre aux urnes en mars pour des élections législatives. Le PVV occupe actuellement 12 sièges à la chambre basse.

« Le procès [pour incitation à la haine raciale] contre Wilders a renforcé la tendance électorale positive du PVV, enregistrée depuis l’élection de Donald Trump » à la tête des Etats-Unis, a affirmé l’institut (...)

Geert Wilders est poursuivi pour avoir promis « moins de Marocains » aux Pays-Bas lors d’une soirée après les élections municipales de mars 2014 à La Haye. Au dernier jour de son procès mercredi, Geert Wilders avait argué devant les juges ne pas « être raciste », dans une intervention de 15 minutes retransmise en direct à la télévision. « Si vous me jugez coupable, c’est la moitié des Pays-Bas que vous jugez coupable », avait-il notamment déclaré."

Aux Pays-Bas, pas besoin de dédiabolisation pour être en tête des sondages...

Posté le 29 novembre 2016 à 06h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

25 novembre 2016

Bruno Gollnsich : "Martin Schultz s’est montré un président du Parlement européen assez sectaire"

Bruno Gollnsich commente le départ de Martin Schultz de la présidence du parlement européen :

Cl_OeqfXIAA1N8c"Il est le produit d’un accord immoral entre les prétendus démocrates-chrétiens, dont les racines chrétiennes ne sont pas véritablement apparentes, et les socialistes. Or ces gens-là sont théoriquement rivaux au cours des élections et font semblant d’afficher des différences. Et sitôt les élections terminées, ils s’entendent pour se répartir les postes. C’est dans ce cadre-là que Martin Schulz est devenu président du Parlement européen : il  était le président du groupe socialiste, mais les chrétiens-démocrates ne lui ont opposé personne de crédible et cela a résulté en un accord moyennant quoi les socialistes acceptaient de ne pas trop ennuyer Jean-Claude Juncker en tant que président de la Commission européenne.

Ces accords se font sur le dos des citoyens à qui on fait croire que ces gens-là ont des visions de l’Europe opposées, alors qu’ils sont parfaitement solidaires dans une vision unique de l’euromondialisme, de l’ouverture des frontières européennes à tous les flux de marchandises, de capitaux et de personnes, y compris à l’échelle du monde entier, ce qui a des effets dévastateurs sur nos nations.

Martin Schultz s’est montré un président du Parlement assez sectaire, très germanique dans sa façon de procéder, punissant les députés qui tenaient des propos qu’il estimait injustifiables. Mais il est un instrument, il a accompagné la dérive de cette institution qui se croit autorisée, au lieu de gérer des problèmes très difficiles de l’Union européenne, à donner au monde entier des leçons de soi-disant démocratie.

On prête à Martin Schulz l’ambition de vouloir devenir le vice-chancelier d’Angela Merkel… (...)"

Posté le 25 novembre 2016 à 09h09 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

22 novembre 2016

François Fillon parle comme De Gaulle et pense comme Monnet

L'analyse, essentiellement économique, du programme Fillon, vue par Jacques Sapir. Voici la fin :

"[...] François Fillon n’arrive pas à couper les ponts avec l’européisme, qu’il a pourtant critiqué que ce soit aujourd’hui ou dans le passé. Il reste soumis à cette idéologie et incapable de voir qu’elle détruit non seulement la France mais aussi l’Europe toute entière. L’aveuglement de François Fillon sur ce point a des conséquences extrêmement profondes et graves sur le reste de son programme. Il ôte toute cohérence à l’effort qu’il veut faire pour restaurer la souveraineté de la France, et assurer les conditions de sa véritable indépendance. François Fillon prétend parler comme de Gaulle, mais il pense comme Jean Monnet.

Derrière le discours gaullien qu’il affectionne et derrière la posture d’héritier qu’il se donne, il faut reconnaître la réalité de la soumission aux règles européennes, une soumission qui, en définitive, détruira ce que la coopération avec les autres nations a pu construire de positif. Car, la coopération ne se construit jamais dans la soumission, et cette vérité historique, François Fillon semble l’avoir décidément oubliée."

Posté le 22 novembre 2016 à 09h43 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (17)

Le Brexit n'empêche pas les investissements au Royaume-Uni

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"L’apocalypse continue.

Facebook va construire un nouveau siège à Londres : « Le Royaume-Uni est l'un des meilleurs endroits pour une entreprise technologique et est une partie importante de l'histoire de Facebook. Nous sommes venus à Londres en 2007 avec une poignée de collaborateurs et d'ici la fin de l'année prochaine nous ouvrirons un nouveau siège et prévoyons d'employer 1.500 personnes au total. »

La semaine dernière, Google a annoncé la construction d’un vaste bâtiment où travailleront quelque 3.000 salariés, un investissement d’un milliard de livres.

En septembre, Apple avait annoncé la création de son nouveau QG londonien, avec 1.400 employés.

Ces annonces des trois géants du numérique consacrent Londres comme capitale technologique, alors que le European Digital Forum constate dans une enquête qu'il s'agit de la meilleure ville d'Europe pour les start-up du numérique, soulignant que « malgré les craintes liées au Brexit, la ville attire encore de grands talents en provenance du monde entier »."

A quand le Frexit ?

Posté le 22 novembre 2016 à 07h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

19 novembre 2016

Marion Maréchal-Le Pen à Moscou, pour restaurer l'Europe réelle

 

 

Posté le 19 novembre 2016 à 12h23 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (8)

Après le vote Trump, l'impératif retour au Réel

Caroline Galacteros, dont nous avons relaté la remarquable analyse sur la Syrie, a récemment publié une tribune sur le site du Figaro, considérant l'élection de Trump comme une chance pour l'Europe. Elle nous gratifie maintenant d'une synthèse remarquable sur la nécessité pour la France et l'Europe de revenir à la réalité de l'identité, de la souveraineté et du monde multipolaire. Notons que ceci est publié sur le site du Point : un début de conversion dextrogyre ? Tout est à lire, mais nous vous proposons la conclusion.

"Seuls les peuples ayant l'âme politique et des dirigeants courageux animés par une vision stratégique nationale survivront dans le nouveau monde. Il faut donc cultiver et nourrir en eux la fibre politique et patriotique. Un patriotisme, faut-il le rappeler, qui ne se confond évidemment pas avec le nationalisme. Il faut leur permettre de développer leur esprit critique, leur discernement, pour exercer à bon escient leurs droits et voter en conscience et en connaissance de cause. C'est cela, la démocratie. C'est cela d'abord, l'État de droit ! Le reste, c'est de l'enfumage démagogique d'électeurs désinformés sous prétexte « d'identité heureuse » et autres billevesées à mille lieues d'un réel trop inquiétant. Nos concitoyens peuvent tout comprendre. Ils le doivent pour vivre mieux ensemble, et surtout pour reprendre confiance dans leurs élites politiques discréditées, car « hors-sol ». L'économisme béat sui generis n'est pas une politique, ni pour l'Europe ni pour la France. Il faut redécouvrir la puissance de l'État. Un État retaillé, remusclé, affiné et ramassé sur ses fonctions régaliennes productrices de cohésion, d'efficacité et d'espérance pour notre nation, dans un monde brutal où la faiblesse politique, le renoncement culturel et la naïveté géopolitique sont des plaies mortelles.

Les relations internationales ont besoin d'une refondation en profondeur sur un double socle réaliste et éthique, de retrouver un cadre de jugement et d'action en matière diplomatique qui soit légitime et accepté par tous. On en est très loin. L'interventionnisme moralisateur des années 1990 et 2000 a provoqué des désastres insondables et manqué son objectif affiché d'une démocratisation du monde. Dans la foulée de la fin de la guerre froide et d'interventions militaires intempestives, la décrédibilisation accélérée de l'ONU – et de ses principes structurants tels que l'intangibilité des frontières ou la non-ingérence dans les affaires intérieures des États – a permis des coups de force et des fiascos stratégiques aux conséquences humaines tragiques. Il faut sortir de cette impasse. La France a ici un rôle éminent à jouer. Si elle cesse de vendre son âme pour un plat de lentilles, de prendre parti dans des querelles confessionnelles ou politiques qui ne sont pas les siennes, et si elle s'emploie à consolider les États, en premier lieu le sien, au lieu de fomenter leur abaissement sans même mesurer « l'effet boomerang » sanglant de cette politique inconséquente sur son propre territoire."

Posté le 19 novembre 2016 à 12h23 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (10)

15 novembre 2016

La Bulgarie et la Moldavie élisent des présidents pro-russes

Comme l'explique Yves Daoudal, il s'agit de deux sérieux revers pour l'Union européenne dont les responsables ne tirent aucune leçon du vent de révolte qui souffle à l'Est et des répercussions catastrophiques que peuvent avoir les tensions et sanctions envers la Russie :

"Hier, il y avait l’élection présidentielle en Moldavie. C’est le socialiste Igor Dodon qui a été élu, contre la candidate européiste Maïa Sandu, diplômée de Harvard et ancienne employée de la Banque mondiale. Igor Dodon a fait campagne en prônant la dénonciation de l’accord d’association avec l’UE, et l’adhésion du pays à l’Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan. (Mais on a vu en Ukraine comment on pouvait arranger cela…)

D’autre part, en Bulgarie, c’est aussi un socialiste qui a été élu président, Roumen Radev, ancien chef de l'armée de l'air, clairement pro-russe, très hostile aux sanctions contre la Russie, affirmant haut et fort que la Crimée est historiquement russe, mais sans intention de quitter l’UE (tant que ça rapporte, sans doute…).

Dans les deux pays, où les gouvernements sont européistes, ces élections vont conduire à des élections législatives anticipées. Le Premier ministre bulgare a immédiatement démissionné."

Extrait de l'analyse du Monde :

"Le revers est évident pour l’Union européenne (UE) dans un contexte de tensions entre Bruxelles et Moscou. Les deux candidats – Igor Dodon en Moldavie, Roumen Radev en Bulgarie – ont par exemple une ligne similaire sur l’annexion de la Crimée, qu’ils considèrent comme « de facto russe ». Le général Radev s’est prononcé pour la levée des sanctions de l’UE contre la Russie. Il faut toutefois relativiser le virage que constitueraient les deux résultats de dimanche. D’abord, parce que dans ces deux pays, les présidents ont des pouvoirs très limités. Mais aussi parce que ni M. Dodon ni M. Radev n’ont fait campagne sur un rejet radical de l’Europe (...)

En Moldavie, les pro-Européens au pouvoir depuis 2009 ont largement déçu leurs partisans. Ils ont mis le pays en coupe réglée, faisant main basse sur de larges pans de l’économie nationale et des institutions, en premier lieu la justice. Le vote prorusse y apparaît clairement comme un vote de rejet d’une élite pro-européenne perçue comme corrompue (...)

Plus largement, les deux candidats bénéficient de la sévère panne d’attractivité dont souffre l’Europe, déjà ancienne et illustrée encore récemment par le Brexit. Pendant ce temps, dans l’ouest comme dans l’est de l’Europe, la Russie apparaît de plus en plus comme un pôle de puissance alternatif, et son président, Vladimir Poutine, comme un modèle de dirigeant charismatique (...)"

Posté le 15 novembre 2016 à 07h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

10 novembre 2016

Les propositions de Trump en politique étrangère sont de bon sens

Invité hier soir de TV Libertés, le géopolitologue Alexandre Del Valle rejoint l'analyse de Jean-Frédéric Poisson sur le bienfait probable de l'élection de Trump pour les intérêts de l'Europe : "Il dira aux Européens : 'occupez-vous de votre défense', ce qui à mon avis est bon pour les Européens.[...] Même si l'être est parfois vulgaire [...] ses propositions en matière de politique étrangère coulent souvent sous le bon sens."

A (ré)écouter à partir de 18:22.

 

Posté le 10 novembre 2016 à 13h02 par Marie Bethanie | Lien permanent

08 novembre 2016

Brexit : un "coup d'Etat en gants blancs"

Comparant la remise en cause du Brexit avec l'adoption forcée du texte sur la constitution de l'Europe, dans le dos des Français qui avaient voté contre, Zemmour dénonce "un coup d'Etat en gants blancs" de la part des juges britanniques :

 

Posté le 8 novembre 2016 à 19h03 par Marie Bethanie | Lien permanent

La Fifa contre les Nations, l'Histoire et la Tradition

Encore une organisation internationale qui veut imposer des règles absurdes aux nations :

Article-0-070BFFBF000005DC-456_468x375"La guerre est déclarée entre la Fifa et les Fédération anglaises et écossaise de football. L'association basée en Suisse, qui interdit tout message politique, religieux ou commercial sur les maillots des équipes engagées dans ses compétitions, menace les deux fédérations de sanctions si celles-ci maintiennent leur volonté de faire porter aux joueurs des coquelicots («poppy») sur les maillots le 11 novembre prochain en signe d'hommage aux morts de la Grande Guerre, le jour de commémoration de l'Armistice.

Dans les pays du Commonwealth, il est d'usage d'accrocher sur les terrains de sport (mais pas uniquement) ce petit coquelicot de papier en souvenir des morts et des blessés. L'opposition de la Fifa à cette tradition a déclenché l'ire de certains dirigeants d'outre-Manche. Le sélectionneur par intérim de l'équipe nationale d'Angleterre, Gareth Southgate, s'est montré inflexible. «Il s'agit d'une part importante de notre histoire et de notre tradition, un élément qui nous constitue en tant que nation», a commenté l'entraîneur lors d'un point presse. «Je pense qu'il est important que nous arborions le coquelicot car c'est la chose juste à faire quand on représente une nation», a poursuivi Southgate

La Première ministre britannique Theresa May a qualifié la position de la Fifa «de tout à fait scandaleuse», et une pétition contre cette interdiction de porter le «poppy» a réuni plus de 300.000 signatures. La Fédération galloise a quant à elle demandé à la Fifa la permission d'arborer le coquelicot lors de son match des qualifications pour le Mondial 2018 contre la Serbie, le 12 novembre."

Les dirigeants de la Fifa sont-ils aveugles au point de ne pas faire la différence entre un hommage historique aux morts et un message politique ? A quand l'interdiction des hymnes nationaux ?

Posté le 8 novembre 2016 à 07h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

06 novembre 2016

Theresa May : "Les parlementaires doivent accepter ce que le peuple a décidé"

C'est la moindre des choses mais cela va mieux en le disant :

"La première ministre britannique Theresa May a mis en garde les parlementaires de son pays contre un blocage du Brexit, dans des déclarations publiées dimanche 6 novembre, après que la Haute Cour de Londres a jugé qu’ils devaient être consultés.

Après cette décision rendue jeudi, le gouvernement conservateur a annoncé qu’il ferait appel devant la Cour suprême, et Mme May a affirmé maintenir son calendrier « inchangé ».

« Le résultat a été clair. Il est légitime. Les parlementaires qui regrettent les résultats du référendum doivent accepter ce que le peuple a décidé », a déclaré Mme May, avant une visite en Inde.

Impensable en France où Nicolas Sarkozy s'est assis sur le résultat du référendum de 2005 !

Posté le 6 novembre 2016 à 06h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

04 novembre 2016

Le parlement doit valider l'avis du peuple

BC'est cela la démocratie. Après le rejet du Traité Constitutionnel par le peuple français en 2005, le Parlement a voté quasiment le même texte, renommé Traité de Lisbonne.

Se déroule-t-il le même processus au Royaume Uni ?

"La Haute Cour de Londres a décidé ce jeudi matin que le gouvernement n’a pas le pouvoir de déclencher l’article 50 en vue de quitter l’Union européenne sans passer d’abord par le Parlement pour y obtenir un vote favorable des représentants du peuple britannique. On savait que le Brexit, voulu par une majorité des sujets de Sa Majesté, n’allait pas passer comme une lettre à la poste, preuve en est que la procédure n’est pas déclenchée plus de quatre mois après le référendum. Mais on n’imaginait pas que trois hommes, trois magistrats, allaient lui mettre à ce point des bâtons dans les roues. Au Royaume-Uni, c’est un véritable choc.

Pour Nigel Farage, figure de proue du parti de l’indépendance britannique, UKIP, réagissant quelques minutes après que la nouvelle eut été diffusée, on s’achemine vers un déni de la volonté du peuple : « J’ai peur que nous ne soyons au bord d’une trahison. Hier soir, lors des Spectator Parliamentary Awards, j’ai eu le net sentiment que notre classe politique, qui était là en force, n’accepte pas le résultat du référendum du 23 juin. Je crains désormais que l’on fera tout pour bloquer ou retarder le déclenchement de l’article 50. Si c’est le cas, ils n’ont aucune idée du degré de colère publique qu’ils vont provoquer. »

Posté le 4 novembre 2016 à 11h37 par Michel Janva | Lien permanent

03 novembre 2016

Cette Union européenne des élites privilégiées qui ruine les peuples

Hallucinant mais tellement prévisible :

UE_DictturecapitalisteContre-les-peuples"Seize anciens commissaires européens de la Commission José Manuel Barroso, qui ont quitté leur poste en 2014, perçoivent toujours des versements mensuels de plus de 8000 euros, rapporte l’hebdomadaire allemand Die Zeit.

Cela s’appelle l’allocation transitoire. Elle permet d’éviter des conflits d’intérêts et d’empêcher les commissaires d’accepter des postes clés dans les secteurs de l’industrie immédiatement après avoir quitté leur poste à la Commission européenne. Le problème ? Ces allocations sont l’équivalent de leur salaire d’antan qui était alors faramineux (...).

On y apprend que la plupart de ces commissaires concernés ont depuis belle lurette retrouvé de hauts postes extrêmement bien rémunérés « en tant que lobbyistes, gestionnaires ou membres d’autres bureaux politiques » (...)"

Posté le 3 novembre 2016 à 18h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

02 novembre 2016

Ethique en toc

GLe comité d'éthique de l'UE s'est réuni récemment pour statuer sur l’embauche de José Manuel Barroso, l'ancien président de la Commission, par la banque Goldman Sachs.

Le comité a conclu qu’il n’y avait rien à reprocher à l’ancien président de la Commission européenne.

Et tic et toc.

Goldman Sachs, c’est la banque d’affaires américaine qui a conseillé l’État grec pour qu’il maquille ses comptes publics afin de pouvoir prétendre respecter les critères économiques préalables à l’adhésion à l’euro. Puis qui a spéculé contre la dette grecque, en sachant parfaitement que l’insolvabilité intrinsèque du pays le conduisait à la crise qui, par capillarité, a touché toute l’Europe et a laissé banques et finances publiques exsangues.

Posté le 2 novembre 2016 à 11h40 par Michel Janva | Lien permanent

29 octobre 2016

Le CETA, cheval de Troie du TAFTA/TTIP

Alors que l'oligarchie européiste (celle des Sarkozy, Juppé, Fillon, Hollande et consors) s'apprête une nouvelle fois à trahir les nations européennes au profit de l'empire libéral-libertaire, en signant le CETA qui "nous" associe au Canada, il est intéressant de lire cette analyse de Jacques Sapir, interrogé par le media russe RT.

Précisons que Sapir n'est pas vraiment un ami, mais que son argumentation constante en faveur de la souveraineté rejoint celle de la droite catholique et française. Et gardons à cet égard en mémoire que la souveraineté n'est pas une fin en soi, mais le moyen d'assurer le Bien Commun, fondé sur l'identité chrétienne nationale.

Posté le 29 octobre 2016 à 17h42 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

28 octobre 2016

Finalement la Wallonie vote le CETA

CLa résistance aura été de courte durée. Le Parlement de la région belge de Wallonie, d'où est partie il y a deux semaines la fronde anti-CETA, a donné vendredi son feu vert à la signature par la Belgique de ce traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada.

Une motion du parlement a été approuvée par 58 voix «pour» et 5 «contre», lors d'une séance plénière extraordinaire dans la capitale de la région francophone du sud de la Belgique.

Après sa signature, le CEAT devra être ratifié par tous les parlements nationaux de l’UE, en plus du Parlement européen, pour entrer complètement en vigueur. 

Posté le 28 octobre 2016 à 18h06 par Michel Janva | Lien permanent

Pour comprendre le CETA et la position des Wallons

Voici le discours de Paul Magnette, ce grain de sable belge dans le traité entre l'UE et le Canada :

Posté le 28 octobre 2016 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent

27 octobre 2016

Brexit : La croissance britannique se porte bien !

Mais qui en doutait ?

"En dépit des craintes suscitées par le Brexit, depuis le référendum qui a vu les Britanniques opté pour une sortie de l’Union européenne, la croissance de l’économie du Royaume-Uni a résisté et atteint 0,5 % au troisième trimestre, a annoncé jeudi 27 octobre l’Office des statistiques nationales (ONS). Une croissance supérieure au 0,3 % sur lequel tablaient les économistes, d’après un consensus établi par l’agence Bloomberg.

« La perspective de la croissance n’est pour l’instant pas affectée de façon générale par le référendum sur l’Union européenne et une bonne performance des services a permis de compenser un repli des autres secteurs d’activité ».

Cette estimation de l’ONS, la première pour la période estivale, était scrutée par les économistes, qui prédisaient un coup de frein plus net de la croissance en cas de victoire du Brexit. La Banque d’Angleterre (BoE) a même assoupli sa politique monétaire au début du mois d’août pour la première fois depuis plus de sept ans, pour doper l’économie face aux risques de ralentissement. [Source]

"Les consommateurs britanniques ont, eux, continué de dépenser de façon vigoureuse, ne semblant pas inquiétés par certains facteurs, comme une chute de la livre sterling face au dollar et à l’euro. Ces statistiques viennent s’ajouter à une série d’autres indicateurs encourageants. La consommation des ménages a continué comme si rien ne s’était passé, le chômage n’a pas progressé, le secteur de la construction reste solide… La période d’avant le référendum, elle, n’a pas connu de ralentissement, contrairement à ce que craignaient de nombreux économistes (...) [Source]

Mais ces mêmes journalistes, qui se sont complètement plantés lorsqu'ils prédisaient que le Brexit entraînerait un cataclysme économique, ne démordent pas et reviennent à la charge :

"De nombreux économistes avertissent toutefois que la situation économique du Royaume-Uni risque d’être nettement moins reluisante l’année prochaine, lorsque les négociations formelles de sortie de l’UE seront lancées."

Posté le 27 octobre 2016 à 15h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Allemagne : "Pour lutter contre la radicalisation des musulmans, il faut leur offrir une ville !"

Cette prise de position très surprenante vient de Kurt Edler, membre actif du Parti des Verts en Allemagne. Disponible sur plusieurs sites en langue anglaise (ici et ici) ou allemande (ici) et même sur youtube (ici), seul ce site français l'a reprise pour l'instant. Voici une traduction d'une partie de l'article : 

"Un expert en salafisme d'extrême gauche a suggéré que, l'Allemagne n'ayant pas de réelle culture, les Syriens devraient être autorisés à avoir leur propre ville dans une région comme Vorpommen, par exemple, plutôt que d'être forcés à s'intégrer dans la société allemande (...) 

Monsieur Edler admet qu’après la tentative à l’explosif à Leipzig et autres attaques terroristes à Wurzburg et ailleurs en Allemagne, l’islamisme est officiellement installé en Allemagne, et que le peuple indigène s’est complètement désintégré. Il n’y a plus de culture dominante, mais différents mode de vie."

Il faut noter que cette prise de position rejoint parfaitement les révélations de Philippe de Villiers qui annonce que les politiques français préparent en secret la partition du territoire français au bénéfice de communautés musulmanes. Il s'appuie pour cela sur la lecture d'un rapport du renseignement français et sur les propos de François Hollande rapportés par deux journalistes :

"La classe politique française, en tous cas une partie d'entre elle, se prépare à signer, le jour venu, un nouvel édit de Nantes, au terme duquel il y aura une grande concession territoriale, avec une partition du territoire français, où il y aura des bouts de France qui seront soumis à la charia."

Posté le 27 octobre 2016 à 13h02 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (25)

26 octobre 2016

Après les non au TCE et le Brexit, le CETA. Et ensuite ?

Air connu : cela oblige l'Europe à repenser son fonctionnement. On parie que non ?

F

Posté le 26 octobre 2016 à 21h02 par Michel Janva | Lien permanent

25 octobre 2016

Les députés demandent une surveillance européenne à l'encontre des Etats récalcitrants

Alors que la Wallonie refuse de signer le traité CETA avec le Canada et que des pays d'Europe de l'Est, comme la Hongrie, refusent l'immigrationnisme, des députés demandent à la Commission de mettre en place de nouveaux mécanismes pour surveiller l'état de la démocratie dans les États membres :

H"Afin de mettre fin à l'actuelle approche dictée par les crises des manquements perçus à la démocratie, à l’état de droit et aux droits fondamentaux, la Commission européenne devrait mettre en place un mécanisme contraignant pour évaluer et faire rapport annuellement de leurs résultats dans ces domaines, disent les députés dans une résolution adoptée mardi. Ce pacte devrait inclure des critères objectifs et établir une approche claire, progressive pour remédier aux violations, ajoutent-ils.

"Nous avons doté l'Union européenne d’instruments pour faire respecter tous les autres domaines politiques - la concurrence, la coopération policière et judiciaire, les politiques étrangères (...), mais nos valeurs fondamentales ne sont pas protégées par des instruments suffisamment solides pour assurer que les valeurs soient respectées dans toute l'Union européenne", a dit la députée en charge du dossier Sophie in’t Veld (ADLE, NL) durant le débat qui a précédé le vote durant lequel son initiative législative a été adoptée par 405 voix en faveur, 171 voix contre, avec 39 abstentions.

Le nouveau mécanisme européen devrait veiller à ce que tous les Etats membres de l'Union respectent les valeurs ancrées dans les traités de l'UE et définissent des critères clairs, fondés sur des preuves et non-politiques pour évaluer leurs dossiers en matière de démocratie, d’état de droit et des droits fondamentaux (DEF) de manière systématique et sur un pied d'égalité, dit le texte.

La proposition du Parlement pour un pacte européen DEF vise à intégrer des outils existants liés à ces domaines en un seul instrument et à veiller à ce qu'ils soient utilisés pleinement. Il vise également à combler le fossé apparent entre la surveillance DEF dans les pays candidats à l'UE et le manque d'outils efficaces vis-à-vis de ceux qui sont déjà membres de l'Union. Enfin, il prévoit des débats DEF réguliers dans les institutions européennes et les parlements nationaux.

Prochaines étapes

Le Parlement demande à la Commission de présenter une proposition d’ici septembre 2017 pour un pacte de l’Union en faveur de la démocratie, l’état de droit et les droits fondamentaux sous la forme d'un accord interinstitutionnel alignant et complétant les mécanismes existants. La Commission devra donner une réponse motivée à la demande du Parlement."

Avec ça, le BREXIT va faire des petits. Le FN compare ce projet au modèle soviétique de la démocratie limitée.

Posté le 25 octobre 2016 à 18h11 par Michel Janva | Lien permanent

Le parlement européen lève l'immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen...à main levée

Comme en URSS :

"Le Parlement européen a levé mardi l'immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen. Il l'a fait à la demande de la justice française qui veut le poursuivre pour "incitation à la haine raciale" après des propos sur des artistes, dont Patrick Bruel, Guy Bedos, Madonna ou Yannick Noah.

En juin 2014, dans une vidéo diffusée sur le site internet du FN, Jean-Marie Le Pen s'en était pris aux artistes engagés contre ce parti, comme Guy Bedos et Madonna. Alors qu'on lui avançait le nom de Patrick Bruel, il avait ajouté: "Écoutez, on fera une fournée la prochaine fois !" (...)

A noter, Marine Le Pen [Et Jean-François Jalkh, vice-président du FN, NDPC] fait également l'objet d'une demande de levée d'immunité parlemtaire. Selon une source au Parlement européen, cette demande est liée à l'enquête pour "diffusion d'images violentes" ouverte à la suite de la diffusion par Marine Le Pen sur son compte Twitter en décembre 2015 de photos d'exactions du groupe Etat Islamique, en réponse à un journaliste qu'elle accusait d'avoir dressé un "parallèle" entre son parti et l'EI.

Tintin-vote-soviets

Sur cette vidéo, il est possible de voir comment le vote s'est déroulé avec une intervention préliminaire courageuse de Bruno Gollnisch tentant de créer un débat de fond sur la liberté d'expression...

Posté le 25 octobre 2016 à 15h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Le refus du CETA est révélateur de l'ampleur de la crise qui atteint l'Union européenne

Gaël Brustier, l'auteur de Le Mai 68 conservateur - Que restera-t-il de la Manif pour tous? (éditions du Cerf, 2014), analyse dans Le Figaro le refus wallon de signer le CETA, traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, qui devait être signé le 27 octobre :

M"[...] Signé ou non ultérieurement, ce refus du dirigeant socialiste wallon Paul Magnette à l'encontre du CETA revêt une dimension politique forte, dans une période où l'on pense la gauche européenne éteinte et inéluctablement soumise à une acceptation béate de la mondialisation. Jusque-là, le CETA, négocié entre l'Union européenne et le Canada, n'était en effet pas au centre du débat public. Négocié entre l'UE et un pays dont l'économie certes importante mais sans commune mesure avec ce que représentent de puissance les États-Unis d'Amérique, il avait été éclipsé par l'enjeu colossal du TAFTA-TTIP. C'est en en effet cet autre traité, dont les négociations «n'engagent plus la France» après que notre pays, par la voix de son secrétaire d'État au Commerce extérieur, un autre socialiste aux convictions européennes, Matthias Fekl, en a demandé la «fin» courant septembre, qui a focalisé attention et critiques.

Cette fois, c'est de Wallonie qu'un coup potentiellement mortel a été porté à ce traité. Paul Magnette, ministre-président de cette région fédérée du Royaume de Belgique affirme avoir simplement demandé «un peu de temps» en refusant une nouvelle fois de déléguer sa signature au gouvernement fédéral belge. Ce délai demandé par la région wallonne a en fait provoqué une crise majeure au sein de l'Union européenne.

Paul Magnette et le refus du CETA sont de nouveaux révélateurs de l'ampleur d'une crise qui atteint l'Union européenne, le cœur de ses politiques et permet d'entrevoir ce que sera le cœur du discours qui succédera à celui de la gauche depuis les années 1980.

Paul Magnette, né en 1971, est aujourd'hui ministre-président de la Région wallonne. Avant de devenir responsable politique, Paul Magnette a d'abord eu une carrière universitaire de premier plan. Professeur de science politique, Magnette a acquis très jeune un prestige et une réelle aura dans la science politique européenne, en développant en quelques années une véritable œuvre universitaire consacrée à l'intelligence du processus d'intégration européenne de ses origines (Conférence de Messine, 1955) au traité de Lisbonne. Son impressionnante bibliographie recèle des réflexions d'une rare intensité et en fait un des rares responsables politiques qui associe à sa pratique des institutions européennes une dimension intellectuelle et théorique sophistiquée. [...]

Parfait connaisseur de l'Union européenne, très attentif et actif acteur de ses institutions, Paul Magnette peut-il n'avoir pas mesuré les conséquences de son geste politique? Assurément pas. Le tollé provoqué par sa décision était probablement un des objectifs (sans doute secondaire) définis par le ministre-président de Wallonie. Paul Magnette partage avec son collègue espagnol Pablo Iglesias ce rare talent faisant de lui à la fois un excellent politiste et un fin politique, trop conscient de la fragilité actuelle des régimes politiques nationaux et de celui de l'Union européenne pour ne pas avoir su très tôt que sa décision ne heurterait pas seulement le gouvernement fédéral belge mais pourrait embraser la vie politique de l'UE. [...]"

Posté le 25 octobre 2016 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

24 octobre 2016

"Les peuples qui aiment leur liberté doivent sauver Bruxelles de la soviétisation"

580cff13c461886f398b4617Lors de la commémoration de la révolte anti-communiste de 1956, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a comparé l’UE à l'Union soviétique, plaidant pour une maîtrise des frontières et le triomphe de l’Etat nation pour faire face à l’immigration de masse.

«Les peuples qui aiment leur liberté doivent sauver Bruxelles de la soviétisation, de gens qui veulent nous expliquer comment nous devons vivre dans nos propres pays».

Il a rappelé que les vrais garants de la liberté en Europe étaient la chrétienté et l’Etat nation.

Posté le 24 octobre 2016 à 07h45 par Michel Janva | Lien permanent

20 octobre 2016

Rapprochement entre le FN et l'AfD

Lu sur FDesouche :

"Selon les informations du Zeit, Frauke Petry, présidente de l’AFD, a rencontré Marine Le Pen, la présidente du Front National (FN). Un représentant du FN a confirmé au Zeit que les deux femmes avaient eu début juillet une conversation approfondie dans un restaurant des environs de Strasbourg.

La rencontre aurait été « très satisfaisante », les deux femmes auraient noué une « amitié politique ». « Toutes les deux souhaitent poursuivre et intensifier les contacts. » Le représentant du FN avait lui-même participé à la rencontre."

Posté le 20 octobre 2016 à 12h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Les Polonais invitent la France à la Marche de l'Indépendance et contre l'islamisation

Posté le 20 octobre 2016 à 11h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

11 octobre 2016

Jean-Frédéric Poisson : "Je ne crois pas en l'Europe actuelle"

Le candidat à la primaire LR veut tirer les leçons du Brexit :

Posté le 11 octobre 2016 à 06h57 par Michel Janva | Lien permanent

François Fillon se dit "souverainiste" mais a soutenu le traité de Lisbonne

Heureusement que grâce à internet, il est possible de démasquer les menteurs. François Fillon cherche à obtenir une troisième place aux primaires et, pour cela, il est prêt à tous les mensonges. Suite à son dernier tweet, le Salon beige vous propose de lui rafraîchir la mémoire avec ces extraits de sa déclaration sur le Traité de Lisbonne et la relance de l'Europe à Paris le 30 janvier 2008.

648x415_nicolas-sarkozy-francois-fillon-siege-ump-2-decembre-2014-a-paris"(...) Et maintenant, je répondrais qu'avec le Traité de Lisbonne, nous sommes à deux doigts d'une liberté et d'un pouvoir renouvelés : ceux qui consistent à pouvoir projeter dans la réalité nos ambitions et nos projets. La sécurité commune, en matière de défense, en matière aussi de justice, que nous appelons de nos vœux depuis des années ? Le Traité la rend possible.
La politique commune de l'immigration que nous réclamons ? Le Traité la prévoit (...) Avec le Traité de Lisbonne, nous aurons une Europe qui marche, et qui pourra enfin se mettre au service de nos priorités politiques (...)

Nous en sommes sortis grâce à Nicolas Sarkozy et à ses engagements de campagne - c'est-à-dire grâce à votre confiance. Nous en sommes sortis parce que le Président de la République s'est engagé, s'il était élu, à rassembler nos points d'accord, au lieu d'exploiter nos divisions. Nicolas Sarkozy a compris que les Français, s'ils défendaient différentes visions de l'Europe, partageaient le même désir de la voir avancer. Il a promis de négocier dans les meilleurs délais, au nom de la France, un Traité plus simple ; un Traité qui prenne acte des inquiétudes exprimées par le « non » majoritaire, tout en concrétisant les avancées institutionnelles indispensables (...) Parce qu'en reprenant l'initiative en France, le Président de la République permettait à la France de reprendre l'initiative en Europe. Le 4 février prochain, avec le vote de la loi constitutionnelle par le Congrès, nous aurons retrouvé notre rôle moteur ! (...)

Mon soutien au Traité de Lisbonne est d'autant plus entier. J'ai autrefois partagé certaines des craintes françaises. Je vois aujourd'hui que le Traité de Lisbonne peut les éteindre.

Sur le plan institutionnel, tout d'abord. Le texte nouveau répond aux inquiétudes de nos concitoyens (...) C'est pourquoi je crois que le Traité de Lisbonne va véritablement remettre l'Europe en marche (...) Il prévoit l'élection d'un président du Conseil européen ; la nomination d'un Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, doté de moyens conséquents.Il renforce les pouvoirs du Parlement européen (...) Oui, grâce à cette légitimité d'action, nos priorités politiques vont pouvoir être défendues, et mises en œuvre (...)"

Non seulement François Fillon est un pur apparatchik mais c'est aussi un menteur....

Merci à HV

Posté le 11 octobre 2016 à 05h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

10 octobre 2016

Le FMI s’inquiète pour la croissance mondiale... sauf pour le Royaume-Uni

Il faut se remémorer l'hystérie qui a précédé le référendum sur le Brexit. L'ensemble des médias français et européens promettaient l'apocalypse au Royaume-Uni ou au minimum une catastrophe économique et sociale. Voici juste un exemple daté du 26 mai 2016 :

"Le Brexit : un nouveau risque grave pour la croissance du G7 (...)

Une sortie du Royaume-Uni de l’UE renverserait la tendance à une expansion du commerce mondial et de l’investissement, ainsi que des emplois qu’ils créent, et elle serait un nouveau risque grave pour la croissance"

Patatra ! le FMI s'inquiète désormais pour la croissance des pays du G7...sauf pour le Royaume-Uni :

"Le Fonds monétaire international (FMI) ne prévoit toujours qu’une croissance atone pour l’économie mondiale cette année, avant une timide amélioration en 2017. La surprise provient du Royaume-Uni, qui, malgré l’annonce et le choc du Brexit, devrait connaître la plus forte croissance des pays du G7 en 2016 selon le dernier rapport de l’organisme.

Les prédictions du Fonds monétaire international (FMI) sur le possible crash économique du Royaume-Uni après le vote pour la sortie de l’Union européenne auraient-elles été un peu trop pessimistes ? La possibilité est à envisager car selon le dernier rapport des Perspectives économiques mondiales de l’organisme, le pays devrait connaître la croissance la plus importante du G7 (France, États-Unis, Canada, Allemagne, Japon, Italie, Royaume-Uni - la Russie est suspendue depuis 2014 et la crise de Crimée), avec une prévision à 1,8 %. Par comparaison, les États-Unis ne connaîtront « que » 1,6 % de croissance, la France 1,3 %, le Canada 1,2 %."

Posté le 10 octobre 2016 à 06h48 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

06 octobre 2016

Le Brexit et ses conséquences

Si une "catastrophe" comme le Brexit s'abattait sur la France, on ne s'en plaindrait pas :

"Dans son discours de clôture du congrès du parti conservateur, hier, Theresa May s’est montrée ferme tant sur un Brexit « hard » que sur la lutte contre l’immigration. Et elle a lancé : « Si vous pensez être un citoyen du monde, vous êtes un citoyen de nulle part. »

La veille, Amber Rudd, ministre de l'Intérieur, a dévoilé un plan qui vise à inciter les entreprises à publier une liste de leurs employés non-britanniques et à privilégier la main d'œuvre nationale (autrement dit à montrer du doigt ceux qui ne pratiquent pas la préférence nationale). « Ce n'est pas parce que je suggère que les étrangers prennent les emplois des britanniques que je suis raciste », a-t-elle affirmé.

Au même moment, le ministre de la Santé, Jeremy Hunt, a expliqué comment il voulait rendre « autosuffisant en médecins britanniques » le système de santé public dont un quart des effectifs actuels est constitué d'étrangers."

Via Yves Daoudal

Posté le 6 octobre 2016 à 16h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Le nouveau corps de gardes-frontières de l'UE est un énorme bobard

1015517140Présenté comme LA solution pour faire face à la crise migratoire, l'Union européenne prend vraiment les peuples européens pour des imbéciles...à moins que ces 1 500 gardes ne servent à secourir et transformer de manière plus efficace l'immigration illégale en immigration légale :

"Un an après l’afflux inédit de demandeurs d’asile aux portes du continent, l’Union européenne a décidé de se doter d’ un nouveau corps européen de gardes-frontières et de gardes-côtes. Effectifs et moyens renforcés, mandat élargi : cette nouvelle agence va officiellement être lancée ce jeudi (...)

Le nouveau corps européen va remplacer Frontex, officiellement à partir de jeudi, en renforçant sensiblement cette agence basée à Varsovie. Ses effectifs permanents atteindront un millier de personnes, plus du double de ceux de Frontex, au terme d’une montée en puissance progressive (...) Il pourra faire appel rapidement à une réserve de 1.500 gardes-frontières "

TopelementVous avez bien lu : un effectif de 1 000 personnes dont certains seront basés...à Varsovie !

Les frontières de l'UE sont constituées de 14 000 kms de frontières terrestres et de 65 000 kms de côtes ce qui correspond schématiquement à un garde-frontière tous les 79 kms. A titre de comparaison, voici quelques chiffres venant des Etats-Unis :

Frontière entre les Etats-Unis et le Mexique : 3 200 kms et un corps de patrouilleurs d'un effectif de 17 415 personnes (pour le résultat qu'on connait)

Longueur de côtes aux Etats-Unis : 20 000 kms et un corps de gardes côtes (USCG) d'un effectif de plus de 40 000 personnes

L'Union européenne ne veut pas lutter contre l'invasion migratoire mais l'organiser...

5B0E0477-3391-419F-8A20-9D19D6204CD5_w987_r1_s

Posté le 6 octobre 2016 à 08h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)


     Archives > Europe : politique

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Europe : politique