12 juin 2013

Le plan de sauvetage de la Grèce ne visait qu'à sauver les copains

Lu dans Minute :

"Le scoop du 5 juin du « Wall Street Journal », révélant l’existence d’un document confidentiel sur les « échecs flagrants » du Fonds monétaire international (FMI) dans le plan de sauvetage de la Grèce, ébranlera-t-il l’Union européenne? Dans une « démocratie européenne », comme ils disent, une enquête aurait dû être déclenchée tant le contenu de ce rapport « strictement confidentiel » est explosif. Que dit-il? Tout simplement que le plan de sauvetage grec était en réalité un plan de sauvetage de l’euro, effectué au détriment de la Grèce et de ses habitants!

Pour mémoire, le FMI prédisait avant la signature de l’accord en 2010 une chute du PIB de la Grèce de 5,5 % d’ici à 2012, alors que la dégringolade s’élève à 17 % aujourd’hui! Le FMI reconnaît noir sur blanc que le plan de sauvetage grec a permis à de nombreux créanciers privés (banques, fonds d’investissement) de « passer le fardeau » aux Etats – donc aux contribuables européens – sans subir la moindre perte… Si le FMI a avoué le crime, Bruxelles nie toujours. Jeudi dernier, la Commission européenne s’est dite en « désaccord fondamental » avec ce rapport. Les élections européennes sont dans un an, pile; il faut tenir jusque-là…"

Posté le 12 juin 2013 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

06 juin 2013

Elections européennes : vers une scission à l'UMP ?

Lu dans Valeurs actuelles :

V"Sans doute la question européenne est-elle la plus vivace des divisions de l’UMP. L’échéance des élections européennes impose au parti de trancher. [...] Tout a commencé avec la publication du projet de fédération franco-allemande, proposé par le courant humaniste de l’UMP de Jean-Pierre Raffarin et Luc Chatel [...]. En réponse, huit députés de la Droite populaire, parmi lesquels Lionnel Luca, Philippe Meunier et Jacques Myard, signent un communiqué de presse menaçant d’une scission aux européennes. « Il n’y a aucun point commun entre nos visions, qui sont absolument irréconciliables », nous confie ainsi l’un d’entre eux. Les tensions sont vives : le député Philippe Meunier, ainsi, annonce qu’il ne « suivra(i) pas une liste qui prône l’Europe fédérale », quand Luc Chatel indique qu’étant « les plus européens de l’UMP, il faut que (leur) voix soit entendue »… [...]

Posté le 6 juin 2013 à 11h13 par Michel Janva | Lien permanent

01 juin 2013

Levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen ?

Lu ici :

"Selon la BBC, un comité du Parlement européen a levé l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, lors d'un vote secret cette semaine. Ce dernier doit encore être ratifié par les députés européens. Cette décision ouvrirait la voie à une mise en examen de la présidente du Front national, qui est visée depuis janvier 2011 par une enquête préliminaire pour "incitation à la haine raciale".

Un mois plus tôt à Lyon, Marine Le Pen avait comparé les prières de rue et l'Occupation. "Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s'il s'agit de parler d'occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c'est une occupation du territoire", avait-elle déclaré."

Posté le 1 juin 2013 à 18h16 par Michel Janva | Lien permanent

22 mai 2013

L'Islande ne veut plus entrer dans l'UE

Le chef du parti de l’indépendance,arrivé en tête aux législatives , a confirmé que l’Islande n’était plus candidate à l’adhésion à l’Union européenne. Environ la moitié des chapitres de négociations avec l’UE avaient été conclus.

Posté le 22 mai 2013 à 13h51 par Michel Janva | Lien permanent

21 mai 2013

François Hollande remis à sa place par le Premier ministre hollandais

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Lors de sa dernière conférence de presse, François Hollande a formulé le vœu que soit mis en place un véritable gouvernement économique de la zone euro. Je ne l’ai pas relevé, parce que ce n’est vraiment pas nouveau, et que ça ne dépend pas de lui…

Mais le Premier ministre néerlandais (pays manifestement de plus en plus eurosceptique) n’a pas laissé passer l’occasion de dire au Hollande français ce qu’il en pensait :

« Au lieu de parler de gouvernement économique de l’UE, la France ferait mieux de mettre autant d’énergie à mettre son économie et son budget en ordre. »"

Posté le 21 mai 2013 à 10h41 par Michel Janva | Lien permanent

14 mai 2013

Euroscepticisme croissant

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"La semaine dernière, l’ancien chancelier (ministre du Trésor, numéro 2 du gouvernement) de Margaret Thatcher, Nigel Lawson, a défrayé la chronique en affirmant dans le Times que la Grande-Bretagne ferait mieux de sortir de l’UE, qui a « dépassé sa date de péremption ». Or Nigel Lawson était autrefois un européiste convaincu : il avait démissionné de son poste pour protester contre le refus par Margaret Thatcher que la livre fasse partie du système monétaire européen…

Dans la foulée, deux autres anciens ministres conservateurs de premier plan, Norman Lamont (ancien chancelier) et Michael Portillo (ancien ministre de la Défense), disaient la même chose. Lamont soulignait que les avantages économiques de l’appartenance à l’UE étaient très exagérés et que les Britanniques pourraient survivre… comme les Suisses.

Hier, on est passé à la vitesse supérieure. Car ce sont deux actuels ministres conservateurs, Michael Gove (Education) et Philip Hammond (Défense) qui ont déclaré que s’il y avait un référendum aujourd’hui ils voteraient pour la sortie de l’UE. Ils ont ensuite nuancé leur propos, précisant que bien sûr, comme le dit Cameron, il faut d’abord tenter de réformer l’UE…

Le référendum a été promis par David Cameron pour 2017. Mais nombre de conservateurs voudraient qu’il soit avancé. Une motion en ce sens sera proposée au vote des députés cette semaine (sans doute demain). Elle pourrait réunir une centaine de votes, soit un tiers des députés conservateurs."

Par ailleurs, une majorité de Français n'a plus confiance dans le projet européen, selon l'institut Pew Research Center dans une étude annuelle sur les opinions publiques de huit pays membres de l'UE. Alors qu'en 2012, 60% des Français interrogés par l'institut se disaient favorables à l'UE, ils ne sont plus que 41% en 2013. Les Allemands, eux, sont encore à 60% europhiles, contre 68% il y a un an.

"L'effort mené au cours du dernier demi-siècle pour créer une Europe plus unie est désormais la principale victime de la crise de l'euro. Le projet européen est désormais discrédité dans la plus grande partie de l'Europe."

Au total, 45% des personnes interrogées se disent favorables à l'UE contre 60% en 2012.

Posté le 14 mai 2013 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

11 mai 2013

Le vrai pouvoir est détenu par Bruxelles

Des documents qui permettent d'appréhender la réalité du processus décisionnel et de la restriction constante des marges d'initiative des Etats membres. Le mépris de l'Elysée pour le peuple de France et l'enferrement maladif du Parlement français trouvent leur explication et leur racine là même où se décident les destinées de ce que furent les nations d'Europe.

Posté le 11 mai 2013 à 13h42 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (17)

Il semble que nous tirerions davantage de bénéfice si nous nous efforcions d'être de bons patriotes et de bons enfants de Dieu

Alors que son gouvernement est traîné dans la boue par les médias européens (et européistes), Viktor Orban, président hongrois, s'est exprimé devant le congrès juif mondial réuni à Budapest. Il a notamment déclaré (traduction de Benoît-et-moi) :

O"La situation actuelle réclame une réponse à la question de savoir ce qui est allé de travers en Europe au cours des vingt dernières années. Nous avons finalement détruit le communisme, nous avons fini la guerre froide, l'Europe a eu la possibilité d'être à nouveau un continent de paix, de coexistence, de compréhension et de tolérance. Et nous voici vingt ans plus tard, à la recherche d'un remède contre l'augmentation de l'intolérance et de l'antisémitisme. Qu'est-ce qui nous est arrivé? C'est une question que beaucoup de gens se font, et nous avons entendu de nombreuses raisons.

Nous, Hongrois, nous avons donné notre réponse il y a deux ans lorsque nous avons adopté notre première constitution démocratique. Nous, Hongrois, pensons que c'était une erreur de croire qu'une communauté avec une identité nationale et religieuse faible peut offrir une plus grande opportunité de coexistence pacifique. Aujourd'hui, il semble qu'une identité forte est le fondement de la reconnaissance et du respect mutuels. Aujourd'hui, il semble que nous tous, Juifs et non-Juifs, nous tirerions davantage de bénéfice si nous nous efforcions d'être de bons patriotes et de bons enfants de Dieu. Chacun selon ses propres lois, mais tout convaincus du bien-fondé d'un respect inconditionnel de la dignité humaine.

A la fin, tout les choses deviennent plus faciles, à la fois pour le bien et pour le mal. Vous savez mieux que quiconque qu'en fin de compte, le monde est gouverné par deux types d'intentions et d'actions humaines: le bien et le mal. Quand la volonté des personnes bonnes prévalaient en Hongrie, alors les Hongrois et les Juifs vivaient ensemble dans la paix et la prospérité, et si nécessaire, l'État hongrois protégeait ses citoyens. L'antisémitisme est un état d'esprit où le mal prend le contrôle des pensées et des actions des personnes, et ce danger nous menace aussi nous chrétiens.

Nous sommes conscients que tout au long de l'histoire il y a eu des chrétiens mauvais et des Hongrois mauvais, qui ont commis des péchés graves. À la lumière de tout cela, notre réponse à la montée de l'antisémitisme en Europe et en Hongrie n'est pas de renoncer à nos racines morales et religieuses, mais exactement le contraire: rappeler et renforcer les exemples et la tradition des bons chrétiens. De façon cohérente, la Constitution actuelle offre une protection réelle, la vraie sécurité, une dignité humaine pleine et réelle, dignité personnelle et communautaire pour le peuple juif et bien sûr à toutes les minorités qui vivent côte à côte avec nous.  [...]

Notre génération est celle de la paix et des révolutions. Dans notre jeunesse, nous avons fait écrouler le communisme et regagné l'indépendance du pays afin que chacun puisse vivre dans la liberté. Nous savons qu'il n'y a pas de liberté sans dignité humaine. [...]"

Posté le 11 mai 2013 à 12h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

06 mai 2013

Lettre de Luca Volonté, président du groupe PPE/DC de l'assemblée parlementaire du conseil de l'Europe

LvIl m'a été adressé ce message du président du groupe parlementaire PPE pour qu'il soit diffusé à tous ceux qui agissent... pour tous : Manifestants, veilleurs, etc.  C'est avec plaisir que je le reproduis ici in extenso pour que chacun puisse non seulement le lire, mais aussi le copier et le transmettre à tous ceux qui sont concernés.

"Chers amis de la « Manif pour Tous »,

 Vous êtes la plus belle surprise d'Europe de cette année!

Dans ces derniers mois, du Royaume-Uni à l'Irlande, de la Belgique à la Hollande, nombreux croyants et non-croyants, chrétiens,  musulmans et laïcs descendent dans les rues avec courage et protestent contre les lois et les mesures des gouvernements qui veulent changer la société et la nature humaine. Dans ces derniers mois, il semble être politiquement incorrect de réaffirmer la simple vérité des faits, la vérité de la vie de l’homme, la vérité de tous les siècles, la dignité de la vie humaine de sa conception à sa mort naturelle, la vérité de la famille fondée sur l'amour d'un père et d'une mère, la liberté religieuse d’affirmer ses propres convictions en public… Vous avez été capables, avec spontanéité et esprit pacifique, d’être un signe de vérité dans la société française. "Pour se poser, il faut  s'opposer!",écrivait votre poète Claudel.

Vous avez fait face, avec courage et audace, persévérance et détermination, à cette barbarie moderne qui voudrait appeler progrès ce qui est simplement un retour aux jours les plus sombres de la décadence de toute l’histoire.

Vous n'êtes pas seuls, vous devez être sûrs que de toujours et pour toujours il y aura des hommes et des femmes qui, avec vous et comme vous, auront le courage de vivre publiquement dans la vérité et de s’opposer fermement aux décisions injustes du pouvoir provisoire de n’importe quelle majorité.

C’est ce qui s’est passé en Espagne, sous le régime de Zapatero, qui voulait «changer la société, la rendre heureuse». Un rêve des pires idéologies du passé; la politique et les politiciens doivent servir le peuple et non pas appliquer au peuple une théorie qu’ils ont eux-mêmes construit ou qui dérive des lobbies et des marchands sans scrupules. Servir le peuple et gouverner pour le bien du peuple est tout autre chose que de vouloir changer par la loi la nature et la famille humaines. Vous êtes un exemple brillant d'un peuple qui se rebelle contre les lois injustes : rien de plus naturel, rien de plus courageux et prophétique.

Votre présence quotidienne dans les places publiques avec des bougies allumées, votre silence de réflexion et de prière, sont le bruit le plus résonant que vous pouviez donner au pouvoir français. Un silence qui peut déplacer les montagnes et les aprioris idéologiques dans toute la France et dans toute l'Europe.

Il y a un énorme mouvement - réduit au silence par les média européen - : c’est le courage de la foi et des raisons de millions de citoyens européens, enfants, jeunes, maris et épouses, professionnels et ouvriers, commerçants et professeurs, qui se mobilisent, sous différentes formes, pour affirmer leurs raisons, leur tradition, le désir d'être conforme à la nature. Oui, nous sommes anticonformistes et avec cette simple conviction profonde, nous sommes l’obstacle le plus gênant au pouvoir idéologique.

De la Scandinavie à la Hongrie, de la Pologne au Royaume-Uni, des Pays-Bas à la Bulgarie, un peuple laïc et chrétien, juif et musulman se lève pour défendre ses convictions et affirmer sa dignité. Vous n'êtes pas seuls, je vous le dis avec force! Vous avez des exemples lumineux devant vous, de Sainte Jeanne d'Arc qui s’est opposée au nom de l'unité et de la sainteté de la nation française jusqu'à Jacques Maritain, Charles Péguy et  aujourd’hui nombreux d’autres courageux promoteurs de la vérité sur l'homme.

Défendre les droits des enfants, mais ne pas défendre leur premier droit à vivre dans une famille avec un père et une mère, c’est un paradoxe tragique dans lequel de nombreux politiciens, loin de la réalité de la vie, sont tombés. De quels droits parlent-ils, s’ils ne sont même pas capables de défendre le premier droit des enfants?

Nombre d’entre nous sont toujours horrifiés devant la violence de la police dans les différents pays du monde. Nous nous souvenons tous de la violence inacceptable de la police à Moscou après les élections ; nous avons eu raison de protester. Pourquoi aujourd'hui, dans cette Europe civilisée, les images de violence sans précédents contre les enfants, les parents, les jeunes et les prêtres en France ne sont pas fournies par la télévision publique et privée? Le vrai problème n'est pas l’anticléricalisme généralisé, la maçonnerie, le vrai problème est la liberté de la presse et l’honnêteté de la profession de journaliste en Europe. Nous devons respecter les droits humains dans notre maison avant d’en demander le respect aux autres pays. Où étaient les organisations telles que «Save the Children» quand les policiers vaporisaient des gaz lacrymogènes contre les enfants dans les rues de Paris?

On parle beaucoup et à juste titre de la promotion des femmes et de la lutte contre la violence faite aux femmes, mais l’on n'explique pas la violence du commerce d'ovules ou l'utilisation des femmes comme incubateurs pour faire naître des enfants qui vont être cédés par adoption à des couples de même sexe. N’est-ce pas cela la violence faite aux femmes ? Où est la cohérence de la défense de la femme dans tout cela? Pourquoi les féministes de la France se taisent sur cette future barbarie qui se prépare pour les filles françaises?

Chers amis de la « Manif pour Tous », que ces quelques lignes soient un encouragement et un gage de fidélité.

Il faudra du courage, de la persévérance et du temps pour gagner cette bataille de civilisation. Votre unité et votre amitié sincère sera votre seule compagnie dans les moments difficiles à venir. Sachez que vous ne serez jamais seuls.

Il faudra une lutte de changement que vous avez déjà commencé en vous-même. Devenir de vrais hommes signifie entrer dans une lutte quotidienne contre le mensonge qui nous entoure partout. Dans cette lutte, déjà gagnée mais pas encore terminée, il faut qu’il ne vous manque jamais l'espérance que l’on voit aujourd'hui dans vos yeux, touchés aujourd’hui dans les mains de vos amis, épouses, maris. On ne pourra jamais vous enlever la vérité et l’espérance, aucun policier qui vous frappera ni aucune loi injuste contraire au bien commun de la nation… rien ne pourra jamais arracher votre cœur et votre âme!

Je vous laisse avec les paroles de mon écrivain préféré, Chesterton, qui, il y a cent ans avait décrit ainsi notre actualité:

"Les feux seront allumés pour témoigner que deux et deux font quatre. Les épées seront dégainées pour démontrer que les feuilles sont vertes en été. Nous  nous retrouverons à défendre non seulement les incroyables vertus et l’incroyable signification de la vie humaine, mais quelque chose d'encore plus incroyable, cet immense, impossible univers qui nous regarde en face. Nous allons combattre pour les visibles prodiges comme s'ils étaient invisibles. Nous regarderons l'herbe et les cieux impossibles avec un courage étrange".

C’est notre même combat !

A bientôt!

Votre serviteur;

Hon. Luca Volonté

Président du Groupe EPP-CD

Assemblée Parlementaire CoE"

Posté le 6 mai 2013 à 14h48 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (19)

02 mai 2013

Dans l'UE, il vaut mieux être hors zone euro

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le chômage a enregistré en mars un nouveau record absolu dans la zone euro, touchant 19,2 millions de personnes, soit 12,1% de la population active, selon les chiffres communiqués par l’institut européen de statistiques Eurostat.

C’est le 23e mois consécutif de hausse du chômage dans la zone euro.

L’ironie de l’histoire est que le chômage reste moins élevé dans l’ensemble de l’UE (10,9%), donc nettement moins élevé dans les pays qui n’ont pas l’euro (et qui sont pour la plupart des pays de l’Est…)."

Posté le 2 mai 2013 à 00h32 par Michel Janva | Lien permanent

30 avril 2013

Vers un parti eurosceptique… européen?

Il faut être prudent avec les doublons qui diminuent la puissance des mouvements :

"Le populiste néerlandais Geert Wilders, président du Parti des Libertés, désire fédérer les forces anti-européennes telles que le Front national de Marine Le Pen ou le Vlaams Belang (parti populiste flamand) au sein d’une grande formation internationale. Dans un entretien accordé au principal quotidien néerlandais, « Algemeen Dagblad », il déclare qu’il va, au cours des prochains mois, entamer des discussions avec les représentants des divers partis populistes en Europe: « Nous devons regarder comment nous pouvons nous aider et nous soutenir les uns les autres.» Il désire ainsi contrebalancer la collaboration qui existe au sein du Parlement européen entre les socialistes, les libéraux et les démocrates-chrétiens.

Geert Wilders ajoute que ce serait un « signal énorme ». Jusqu’à présent, Wilders déclare avoir parlé avec le FN. Il aura sous peu un entretien avec Filipp Dewinter, président du Vlaams Belang. Les autres partenaires restent pour le moment « secrets ». Peut-être parce qu’ils n’ont pas répondu à cette sollicitation?

En effet, il existe déjà une Alliance européenne des mouvements nationaux au Parlement. Les membres fondateurs de cette alliance sont le Mouvement pour une meilleure Hongrie (Jobbik), le Mouvement social – Flamme tricolore d’Italie, les Nationaux-démocrates de Suède, le Front national de Belgique et… le Front national de France. L’Alliance est d’ailleurs dirigée par Bruno Gollnisch depuis sa création".

Posté le 30 avril 2013 à 09h53 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (8)

17 avril 2013

Bolkestein : "L’union monétaire a été un échec total"

Frits Bolkestein, un ancien commissaire européen, demande la fin de l'euro :

« Les Pays-Bas doivent sortir de l’euro dès que possible… L’union monétaire a été un échec total. L’euro est devenu un somnifère qui a rendu l’Europe somnolente et incapable d’aborder le problème de la compétitivité… Laissons tomber l’euro et concentrons-nous sur le marché unique… Nous n’avons pas besoin de l’euro pour cela. »

Il en appelle à une nouvelle union monétaire, entre pays économiquement forts, dont la monnaie sera appelée le… mark, car elle viendra de la Banque centrale allemande.

Posté le 17 avril 2013 à 16h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

13 avril 2013

La famille est menacée partout : la Moldavie défend la liberté des parents d'éduquer leurs enfants

Lu ici cette menace qui pèse sur toute l'Europe... et la France n'est pas épargnée!

"Avec la bénédiction du métropolite Vladimir de Chișinău et de toute la Moldavie, s’est réuni dans la capitale moldave, le 4 avril, le « congrès des parents » sous le slogan «Sauvez les enfants », auquel ont participé des prêtres, des parents, des grands-parents et toutes personnes soucieuses de la situation de la famille chrétienne. Le congrès a adressé l’appel suivant au Parlement et au gouvernement de la République de Moldavie :

« Aujourd’hui, dans le monde entier, la famille fait l’objet d’une menace sérieuse, la Moldavie ne constituant pas une exception. Un préjudice considérable est porté à la prospérité et aux droits de la famille, qui donne lieu aujourd’hui à des phénomènes tels que : la destruction des valeurs familiales traditionnelles, la large propagation de l’alcoolisme, de la drogue, de la prostitution, de l’homosexualité et de la pédophilie, l’incitation au viol et au libertinage sexuel, les modes de vie immoraux et antifamiliaux, la propagande du divorce et de l’avortement, l’immixtion manifeste de l’État dans la vie familiale sous le prétexte fallacieux et l’interprétation incorrecte des droits de l’enfant, le manque de respect dans la société envers le rôle et l’autorité des parents, la destruction des liens familiaux et le conflit – l’incompréhension – entre les générations.

Beaucoup de ces phénomènes destructeurs, portant atteinte aux valeurs culturelles et traditionnelles locales, sont popularisés et propagés par l’intermédiaire des structures interétatiques, à travers l’ONU et le Conseil de l’Europe.

C’est ainsi que sont enfreintes l’indépendance de l’État et que sont dénaturées, voire falsifiées, les normes du droit international ; on constate une utilisation abusive des mécanismes du droit international et une pression arbitraire sur notre pays.

Les membres du congrès « Sauvez les enfants » exigent que soit révisée la législation en vigueur dans le pays, ainsi que la pratique existante dans différentes sphères de la vie sociale, ce dans le but d’abroger les normes qui sont nuisibles à la morale de la société et à l’institution de la famille.

Dans le domaine de l’enseignement, ils demandent que soit accordée une attention particulière aux droits de la famille et des parents à déterminer de hautes valeurs morales pour leurs enfants. Il est nécessaire que soit reconnu à nouveau le rôle principal et central de la famille dans le domaine de l’enseignement des enfants. La possibilité doit être offerte impérativement aux parents de vérifier le contenu des informations dispensées dans le cadre de l’enseignement scolaire et de contribuer de façon efficace à son amélioration.

Nous demandons que soit garanti le droit des parents de choisir le type d’enseignement destiné à leurs enfants, y compris de droit de dispenser aux enfants l’éducation et l’enseignement préscolaire et scolaire à domicile dans la famille.

Les participants au congrès « Sauvez les enfants » soulignent la priorité de la famille dans le processus d’éducation des enfants se rapportant à la partie intime de la vie de l’homme. La familiarisation des enfants avec les différents problèmes liés à l’éducation sexuelle doit être uniquement effectuée avec l’accord des parents, qui doivent préalablement avoir connaissance de tous les matériaux d’enseignement de ce domaine mis à la disposition des enfants.

Ils demandent fermement l’arrêt de la réalisation de nouveaux programmes d’études, qui sont imposés, dont « l’éducation sexuelle », qui ne correspond pas aux valeurs morales, traditionnelles et familiales de notre pays.

L’enseignement, en général, doit inculquer à l’enfant le sentiment de moralité et de pudeur, et l’orienter vers la création d’une famille et à l’abstinence d’activité sexuelle jusqu’au mariage.

Les membres du congrès « Sauvez les enfants », préoccupés par le sort de la famille et du pays, font appel aux représentants des instances dirigeantes de la République de Moldavie, aux experts et à toute la société, en les priant de faire tout le possible pour que soient protégées et renforcées l’institution de la famille, la moralité de la société, et les invitent à s’opposer aux velléités de tous ceux qui provoquent la perte de la famille et la détruisent [...]".

Posté le 13 avril 2013 à 08h34 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (12)

10 avril 2013

La France au bord du précipice de l'UE

Et ce n'est pas pour cela qu'on sortira de l'UE ! Plus dure sera la chute :

"C'est le bilan inquiétant que dressent les experts de Bruxelles au bout de leur exercice annuel d'enquête sur les «déséquilibres macroéconomiques» dans les pays de la monnaie commune. Le chapitre consacré à la France décrit une économie qui a perdu 11,2% de ses parts de marché à l'exportation de 2006 à 2011 et s'enfonce dans un cercle vicieux où des charges croissantes laminent la capacité des entreprises à investir et à innover.

«La résistance du pays aux chocs extérieurs diminue et ses perspectives de croissance à moyen terme sont de plus en plus entravées par des déséquilibres de longue date, écrivent les auteurs dans le document rendu public mercredi. La faible profitabilité des entreprises, en particulier dans le secteur industriel, couplée à leur endettement, est une menace pour la compétitivité de l'économie française tout entière

Posté le 10 avril 2013 à 20h05 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (9)

09 avril 2013

Grèce, Chypre, Slovénie : à qui le tour ?

Alors que l'on apprend que la Slovénie pourrait connaître le même sort que la Grèce et Chypre, un journaliste révèle qu' Helmut Khol a reconnu avoir agi comme un "dictateur" pour permettre l'introduction de l'euro comme monnaie unique en Europe, étape qui aurait été refusée par le peuple allemand en cas de référendum.

"Je savais que je ne pourrais jamais gagner un référendum en Allemagne. Nous aurions perdu tout plébiscite sur l’introduction de l’euro. C’est très clair. J’aurais perdu."

Commentaire d'Yves Daoudal :

1 - On a imposé l’euro de façon dictatoriale à des peuples qui n’en voulaient pas.

2 – L’objectif n’était pas économique mais idéologique.

L’idéologie, c’est l’obsession, d’Allemands traumatisés par le nazisme, de la paix en Europe. C’est une surprise pour moi. Jusque-là je pensais que c’était un prétexte démagogique. Mais Helmut Kohl paraît sincère. Il faut faire l’Union européenne pour garantir la paix. Et pour qu’il y ait une vraie union il faut qu’il y ait une seule monnaie : « Les nations qui ont une monnaie commune ne se sont jamais fait la guerre. Une monnaie commune est davantage que ce avec quoi vous payez. »

Il rappelle que plusieurs dirigeants européens de l’époque, et surtout François Mitterrand, lui demandaient de pousser à la roue. « Ils pensaient – et ils avaient raison – que si l’Allemagne n’adoptait pas l’euro, personne ne le ferait (...)" 

Posté le 9 avril 2013 à 23h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

01 avril 2013

Le Primat orthodoxe de Chypre demande à sortir de l'UE

Lu ici :

C"L'archevêque-primat [orthodoxe] Chrysostome de Chypre a estimé que Chypre ferait mieux d'envisager une sortie de l'Union européenne avant son effondrement, dans un entretien à la chaîne russe Pervy Kanal: "Aujourd'hui, les économies espagnole, portugaise et italienne sont en danger. Et si l'économie italienne est détruite de la même manière que la nôtre, l'UE n'y survivrait pas. Mais ceux qui dirigent l'Europe, et ceux qui prennent les décisions au sein de la dénommée Troïka, sont inconscients de tellement de choses que cela risque de provoquer un effondrement de l'Union européenne. C'est pourquoi je pense qu'il nous faut sortir de l'UE avant que cela ne se produise."

Il y a quelques jours, il a avancé l'idée d'une sortie progressive de la zone euro. Il a aussi déclaré à plusieurs reprises que l'Eglise se tenait au côté du peuple et a dénoncé les mesures économiques envisagées et prises sous la pression de l'Union européenne qui conduisent une grande partie de la population à la pauvreté. Enfin, récemment, il a proposé que l'Eglise mette à la disposition du pays ses biens, par le biais d'une hypothèque et l'achat d'obligations d'Etat, pour sauver l'économie du pays."

Posté le 1 avril 2013 à 12h27 par Michel Janva | Lien permanent

26 mars 2013

L'euro ne peut pas durer

Mgr Chrysostome II, primat de l’Eglise orthodoxe de Chypre, a déclaré samedi :

« L’euro ne peut pas durer. Je ne dis pas qu’il va s’écrouler demain, mais, avec les cerveaux qu’ils ont à Bruxelles, il est certain qu’il ne durera pas à long terme, et le mieux est de penser à la façon de s’en échapper. Ce n’est pas facile, mais nous devons y consacrer autant de temps que nous en avons dépensé pour entrer dans la zone euro. »

Puis :

« Le gouvernement [communiste] qui vient d’être remplacé est certainement à blâmer. Les ministres des Finances sont à blâmer. La Banque centrale a tout bouleversé. Les dirigeants et les cadres des banques devraient être poursuivis en justice pour avoir tout mis sens dessus dessous et avoir transformés les gens en indigents. »

Posté le 26 mars 2013 à 07h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

18 mars 2013

Blocage et taxation des comptes bancaires à Chypre

La crise de l'euro prend un nouveau virage :

"Samedi, Chypre découvrait avec consternation que l’Union européenne et le FMI ont demandé au gouvernement chypriote de lever une taxe (exceptionnelle, bien sûr) de 6 à 10% sur l’ensemble des avoirs bancaires, après un blocage des comptes en banque, pour sauver le système financier de l’île dont la situation économique devient préoccupante. Heureusement, en France, le week-end se passe sans aucun problème. [Lire la suite]

Posté le 18 mars 2013 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

16 mars 2013

La Hongrie défend sa souveraineté face à l'UE

D'Olivier Figueras dans Présent :

"Dans le bras de fer qui l’oppose aujourd’hui à l’Union européenne, la Hongrie ne semble pas décidée à plier. Après tout, c’est en toute légalité que le Parlement a décidé, lundi passé, de réécrire sa Constitution.

[...] Bruxelles, de son côté, a appelé la Hongrie à respecter l’état de droit, et ses engagements auprès de l’Europe. Mais comment peut-il y avoir un état de droit dans un pays qui, se voyant retirer toute souveraineté, ne serait plus en mesure de l’assurer ? Bruxelles prétend-elle aussi être désormais le seul garant de l’état de droit ? Et d’un état de droit qui n’aurait plus rien à voir avec ce qui constitue la communauté, la Nation d’un groupe de citoyens donnés ?

On comprend la préoccupation de l’hydre européiste. Mais il est hypocrite de sa part de nous faire accroire qu’elle s’inquiète pour les étudiants ou les SDF, quand elle craint bien plus un nouveau grain de sable national grippant les rouages de son monstre étatique.

Un peu partout, on condamne, en flattant Bruxelles, ceux qui ne supportent plus la marque du collier. A commencer par Harlem Désir – mais pour qui se prend cet histrion ?

Le Front national salue, au contraire, cette « réaffirmation du principe de la primauté du droit national hongrois sur celui de l’Union européenne ».

Et le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, ne l’envoie pas dire à ses détracteurs. « Qui peut, demande-t-il, présenter une seule preuve, des faits devrais-je dire, qui puisse appuyer l’idée selon laquelle ce que nous avons décidé est contraire à la démocratie ? »

La réponse risque de se faire attendre longtemps…"

Posté le 16 mars 2013 à 11h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

13 mars 2013

500 000 signatures bloquent un vote parlementaire

Non, ce n'est pas la dénaturation du mariage.

500 000 courriels ont permis de bloquer le vote d'une résolution en séance plénière du Parlement européen. Cette résolution sur les stéréotypes de genre demandait notamment :

« 17. invite l'Union européenne et ses États membres à prendre des mesures concrètes à la suite de la résolution du Parlement européen du 16 septembre 1997 sur la discrimination de la femme dans la publicité, qui réclamait l'interdiction de toutes les formes de pornographie dans les médias, ainsi que de la promotion du tourisme sexuel. »

Suite à la pression des courriels, par 368 voix contre 159 et 98 abstentions, le Parlement européen a voté pour la pornographie sur internet.

Posté le 13 mars 2013 à 18h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

11 mars 2013

Le chiffre du jour

9 milliards : Ca a du bon la souveraineté, surtout en période de crise!

"Le Parisien dévoile lundi 11 mars le chiffre choc de la somme que l'Etat devra éventuellement débourser pour non-respect de la réglementation européenne: 8 à 9 milliards d’euros! Cette ardoise, qui n’a rien de magique, devra être honorée au cours des trois prochaines années. Pour quelles raisons?

 "Pour des taxes mal ficelées et aujourd’hui sanctionnées par Bruxelles", explique le quotidien qui ajoute que "lorsqu’elle n’est pas d’accord avec une réforme, un nouvel impôt ou une subvention, la Commission européenne engage des procédures contre la France".

Posté le 11 mars 2013 à 11h10 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (12)

03 mars 2013

Vers un premier coup d'état en Europe?

Ce serait en Espagne :

"Jusqu'à il y a quelques années, le risque politique était considéré comme quasiment inexistant en Europe. Cependant la crise de la dette souveraine est venue changer brutalement la donne. Le spectre des défauts de paiement sur le Vieux-Continent est réapparu et avec lui les mesures d'austérité qui entraînent toujours les mêmes fléaux: mouvements sociaux, rejet de la démocratie et repli sur le populisme…pouvant jusqu'à entraîner un changement de régime.

On a tort de croire que la paix et la démocratie sont définitivement installées dans la zone euro. C'est une croyance qui fait fi des nombreux défis de l'Union. Il suffit par exemple de s'arrêter sur la situation de l'Espagne pour se rendre compte qu'un changement de paradigme est possible à tout moment.

Le taux de chômage dans le pays est autour de 26%, avec un taux de chômage des jeunes qui est à près de 60% selon les derniers chiffres. L'actuel gouvernement est aux prises avec un scandale massif de corruption qui semble toucher tous les niveaux de décision au sein du Partido Popular et, enfin, le 23 janvier dernier, l'Assemblée de Catalogne a déclaré solennellement que la région est une "entité légale et politique souveraine". En d'autres termes, la Catalogne est prête à faire sécession. Bref, l'Espagne est au bord du précipice même si on l'oublie trop souvent.

De nombreux observateurs pourront toujours affirmer que les principes démocratiques sont bien ancrés dans le pays et que le risque d'un changement de régime est infinitésimal. Pourtant..." (suite).

Posté le 3 mars 2013 à 22h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (13)

Le cauchemar européen se poursuit en deux actes... discrets!

UeLu ici

"Le 4 décembre dernier, j’informais les lecteurs deBoulevard Voltaire de l’existence de deux nouveaux règlements européens renforçant la discipline budgétaire européenne.

L’un d’eux prévoit notamment l’obligation des États membres de communiquer à la Commission leur projet de loi de finances (« plan budgétaire »). Si celle-ci estime que ce plan présente un « manquement particulièrement grave », elle pourra en demander la révision. Un droit de véto sur les budgets nationaux en quelque sorte, puisque les États seront soumis à des sanctions financières s’ils refusent de voter des budgets respectant les recommandations européennes.

Ces deux règlements seront présentés au vote des eurodéputés lors de la prochaine séance plénière de mars. Les trois institutions européennes sont en effet parvenues à un accord mercredi 20 février".

L'absence de transparence et d'information, une des caractéristiques d'une vraie dictature.

Posté le 3 mars 2013 à 20h32 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

01 mars 2013

UE : un verrou psychologique vient de sauter

Interrogée par Le Figaro, Marine Le Pen se réjouit du résultat des élections italiennes :

L"Un verrou psychologique vient de sauter. L'Italie est un des pays fondateurs de la «construction européenne». Et la majorité de ce peuple vient de voter pour un parti euro­sceptique. Beppe Grillo réclame un référendum sur la sortie de l'euro. Silvio Berlusconi tonne contre l'austérité imposée par l'Allemagne et Bruxelles. Les législatives en Italie confirment ainsi la justesse de mon diagnostic: la politique de rigueur dictée par Berlin nous conduit à une impasse. La réaction pleine de mépris des élites européistes sur le vote souverain des Italiens montre que le fossé s'agrandit entre la vieille caste politique et les technocrates d'un côté, tous les peuples d'Europe de l'autre.

Que préconisez-vous aujourd'hui?

Il faut envisager un référendum sur l'Union européenne. Pour le préparer, il sera nécessaire de se donner une année, et d'engager de grandes négociations avec nos partenaires sur les sujets clés: euro, concurrence déloyale extra-européenne et intra-européenne, accords de Schengen. Une fois ces négociations terminées, nous dirons aux Français: «Voilà ce qu'on a pu obtenir. À vous de choisir: on reste ou on part?» [...]"

Posté le 1 mars 2013 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

27 février 2013

Vers un grand mouvement eurosceptique au Parlement européen ?

Dominique Reynié, directeur de la Fondation pour l'innovation politique, fustige violemment les mouvements populistes, suite au vote italien, avant de prévoir une vague aux élections européennes de 2014 :

U"Les populistes sont des hackers : ils "plantent" le système [alors que le système se plante très bien tout seul, NDMJ]. On sait bien qu'ils n'ont aucune solution, ils ne savent pas quoi faire de leurs élus, mais ils canalisent les mécontentements et les frustrations sur le terrain des lâchetés et des incohérences des élites. Ce qui est frappant, c'est la puissance de cette tendance.[...]

Nous sommes partis pour un cycle de crise politique majeure. Je pense qu'on le verra aux élections européennes de 2014. On va peut-être avoir un grand mouvement populiste au Parlement européen. Cela risque d'être un point de rupture. Ce qui se passe en Italie, c'est un moment de bascule historique. On assiste à un délitement des systèmes politiques. Après la crise financière, la crise économique, nous sommes dans la crise politique. [...]"

Posté le 27 février 2013 à 22h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

26 février 2013

Italie : Bruxelles s'inquiète

La défaite cinglante (10% des voix) de Mario Monti, dont la nomination avait été imposée par Bruxelles, et la victoire de partis qui ont proposé de sortir de l'euro, inquiète les technocrates européistes. A un an des élections du Parlement européen, l'UE redoute l'instabilité politique de l'Italie.

La coalition de gauche de Pier Luigi Bersani remporte 29,5 % des voix, et obtient 340 des 630 sièges, grâce à un système qui accorde 54 % des fauteuils à la formation arrivant en tête. Mais au Sénat, où la prime de majorité est accordée par région, les résultats donnent le centre gauche très loin de la majorité absolue des 158 sièges. En termes de voix, la gauche en remporte 31,63 % et la droite 30,71 %.

Posté le 26 février 2013 à 07h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

23 février 2013

La construction européenne devait apporter la prospérité

Pas de bol, ce sera la récession.

Posté le 23 février 2013 à 20h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

20 février 2013

De 2654€ à 18371€

C'est la grille de salaire brut des fonctionnaires européens. Auquel il faut ajouter une indemnité d'expatriation de 16 % du salaire (pour les non-Belges) ou de dépaysement (4 %). Outre la gratuité de l’école européenne, les fonctionnaires ont droit à une allocation de foyer (170 € par mois majorés de 2 % du traitement de base), une allocation scolaire (253 € par enfant et par mois), à une allocation d’installation (839 € pour une famille, 497 € pour un célibataire, versés lors de l’installation). Et à un aller-retour par an dans leur pays d’origine (et des jours de congé supplémentaires selon la distance : 6 jours au-delà de 2000 km). Enfin, les fonctionnaires sont dispensés de payer la TVA lors de la première année d'installation. A cela s'ajoute, pour les voitures, une "remise diplomatique" à vie accordée par les constructeurs qui va de 7 à 20 %.

On compte 33 033 fonctionnaires.

Posté le 20 février 2013 à 18h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

19 février 2013

L'UE propose de contrôler les médias

Lu sur Ojim :

"Un rapport intitulé Des médias libres et pluralistes pour soutenir la démocratie en Europe vient d’être rendu public. Demandé par Neelie Kroes, commissaire européenne en charge des nouvelles technologies, ce rapport demande la création d’un « conseil indépendant des médias » dans chaque pays de l’Union européenne. Ce conseil devrait « disposer de réels pouvoirs de sanction comme le fait d’imposer des amendes, d’ordonner la diffusion d’excuses publiques ou le retrait du statut de journaliste ».

Bien entendu, l’Union Européenne chapeauterait ces nouvelles autorités, en étant « compétente pour protéger la liberté de la presse et le pluralisme ». Ce rapport préconise également une harmonisation des règles dans ce domaine."

La tentative se voit comme le nez au milieu de la figure.

Posté le 19 février 2013 à 17h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

14 février 2013

L'UE veut financer la propagande européiste sur internet

Lu ici :

"Le Parlement européen va dépenser près de £2 millions pour surveiller la presse et répertorier les débats eurosceptiques sur internet dans la période qui va précéder et pendant les élections européennes l’année prochaine pour contrer l’hostilité croissante à l’Union européenne.

Le Daily Telegraph a vu les propositions de dépenses confidentielles et des documents internes planifiant une « attaque » [blitz dans l'article original] par propagande sans précédent avant et pendant les élections européennes de juin 2014.

Au coeur de cette nouvelle stratégie : des « outils de contrôle de l’opinion publique » [littéralement, ndlr], destinés à déterminer si certains débats de nature politique ayant lieu entre participants des médias sociaux et autres blogs sont susceptibles d’attirer l’attention médiatique et publique.

Une augmentation de £1,7 million des dépenses en « analyse qualitative des médias » serait prévue, principalement tirée de budgets pré-existants. Néanmoins, £787 000 additionnels devraient être collectés l’an prochain, en dépit de la volonté affichée par l’UE de réduire ses dépenses à l’image de l’austérité mise en place aux niveaux nationaux.

« Une attention particulière doit être accordée aux pays qui ont connu une montée de l’euroscepticisme. » explicite en substance le document confidentiel.

« Les communicants des institutions parlementaires doivent être habilités à appréhender [contrôler, littéralement, ndlr] le débat et l’opinion publics, sur le terrain et en temps réel, au sein des diverses conversations sur ces médias sociaux et blogs, de décrypter les « sujets tendances » et développer la capacité d’y réagir rapidement, de manière ciblée et pertinente, de se joindre aux conversations et les influencer, par exemple en fournissant des faits et des chiffres déconstruisant les mythes.» [...]"

L'UE est consciente que le matraquage officiel ne paie plus et que les prochaines élections europénnes risquent de voir élus un nombre croissant de députés eurosceptiques.

Posté le 14 février 2013 à 08h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

13 février 2013

L'UE retire sous la pression une subvention de 1,3 M€ en faveur de spectacles XXX

Une firme spécialisée dans la pop version XXX devait recevoir 1,3 millions d'euros de Bruxelles (l'argent du contribuable européen). Les critiques envers cette subvention ont conduit la Commission européenne à ouvrir une enquête.

Posté le 13 février 2013 à 22h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Nigel Farage vs François Hollande

L'eurosceptique député britannique dit quelques vérités à François Hollande, lors de sa visite au sein du Parlement européen le 5 février :

 

Posté le 13 février 2013 à 20h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

La Fondation pour l’Europe des Libertés et de la Démocratie

La Fondation pour l’Europe des Libertés et de la Démocratie (FELD) lance son site internet. Créée à l’initiative de députés européens de toutes nationalités et membres du groupe souverainiste au Parlement Européen, notamment Philippe de Villiers, la FELD a pour vocation de promouvoir un autre modèle institutionnel pour l’Europe, en un mot, proposer une autre voie pour l’Europe de demain face à l’Union Européenne actuelle, technocratique et anti-démocratique.

"L’Europe ne doit pas être une Tour de Babel, mais une Europe des coopérations entre Etats souverains. La FELD adhère pleinement aux principes de la démocratie, de la liberté et de la coopération entre les nations libres, afin de lutter contre la bureaucratisation, la technocratie européenne et les dérives totalitaires de l’Union Européenne. La FELD s’oppose avec vigueur à l’intégration européenne à travers les traités et politiques actuels qui aggravent le déficit démocratique et accentuent la centralisation de l’Union Européenne."

Posté le 13 février 2013 à 07h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

12 février 2013

La France lève son veto à l'ouverture d'un chapitre des négociations d'adhésion de la Turquie

La France accepte d'ouvrir à Bruxelles un nouveau chapitre des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Laurent Fabius a confirmé à son homologue turc Ahmet Davutoglu que la France allait lever son veto à l'ouverture des négociations sur la politique régionale.

Posté le 12 février 2013 à 16h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

06 février 2013

La loi dénaturant le mariage dictée par l'UE

Nigel Farage, député au parlement européen et leader du parti britannique eurosceptique UKIP a cité un rapport en instance devant le Parlement européen qui, subrepticement, imposera la reconnaissance du « mariage » gay et de tous les actes d’état civil y afférant dans l’ensemble de l’Union européenne.

Nigel Farage estime que la curieuse concordance des projets de légalisation du « mariage » des personnes de même sexe en France et en Grande-Bretagne est impulsée depuis Strasbourg.

Le rapport Luigi Berlinguer, déjà adopté à divers niveaux par des comités du Parlement européen, vise à introduire concrètement les exigences du programme de Stockholm dans le droit européen entre 2010 et 2014 : ce programme est une « feuille de route » de l’Union européenne dans le domaine de la justice, de la liberté et de la sécurité au service des citoyens par le biais de la reconnaissance de certains droits dans l’ensemble de l’Union. Le rapport Berlinguer, qui devrait être adopté au mois de novembre, rend juridiquement contraignant tout mariage ou pacte civil conclu dans un pays de l’UE dans tous les autres Etats membres.

Le projet de loi Taubira prévoit explicitement dans son 1er article qu’un étranger originaire d’un Etat ne reconnaissant pas le « mariage » des personnes de même sexe peut contracter un tel mariage en France.

Posté le 6 février 2013 à 10h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

05 février 2013

"On a besoin de ne pas perturber le droit de la filiation"

Philippe de Villiers, député européen et président du Mouvement Pour la France, est intervenu aujourd'hui, lors de la venue de François Hollande.

 

Posté le 5 février 2013 à 19h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (42)

Les fonctionnaires européens font grève

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Une fois de plus, les fonctionnaires de l’Union européenne sont en grève aujourd’hui. Deux jours avant un débat sur le budget, où plusieurs pays vont demander, de nouveau, une modération sur les salaires des fonctionnaires européens au moment où les Etats membres sont obligés d’imposer à leurs citoyens des mesures d’austérité, parfois drastiques.

Dimanche, le quotidien allemand Die Welt a rappelé que des milliers de fonctionnaires européens ont un salaire mensuel de base (18.370 €) plus élevé que celui de Mme Merkel (16.359 €).

Ça n’a pas plu du tout à Bruxelles…"

Si au moins ils pouvaient rester en grève longtemps.

Posté le 5 février 2013 à 15h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

01 février 2013

UE : le peuple, on s'en fiche

En Lettonie aussi.

Posté le 1 février 2013 à 12h49 par Michel Janva | Lien permanent

26 janvier 2013

L'européisme, cela paie bien

La dernière blague de l'européiste Jean Quatremer :

"Les quelque 1500 fonctionnaires britanniques des institutions communautaires se sont étranglés en entendant leur premier ministre proposer, mercredi, un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union. Outre qu’ils sont très souvent des fédéralistes européens convaincus, ils s’interrogent sur leur sort personnel : vont-ils se retrouver à la rue si le « non » l’emporte ? Vont-ils devoir demander une autre nationalité pour garder leur job ?"

Posté le 26 janvier 2013 à 15h22 par Michel Janva | Lien permanent

23 janvier 2013

Sortir de l'UE : le sujet n'est plus tabou

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"David Cameron, pour la première fois, a publiquement évoqué explicitement la possibilité que les Britanniques se prononcent pour la sortie de l’UE (après avoir dit aux Communes, le 17 décembre, que « tous les avenirs sont imaginables pour la Grande-Bretagne », ce qui avait déjà été considéré comme un propos historique). Comme le dit Nigel Farage, de l'UKIP, David Cameron a laissé « le génie sortir de sa boîte ». Et c’est évidemment important."

Posté le 23 janvier 2013 à 17h20 par Michel Janva | Lien permanent

22 janvier 2013

Traité de l'Elysée : la France de Hollande, nouvel homme malade de l'Europe?

MhA la question, l'Allemagne répond "Ja" :

"Le quotidien populaire Bild Zeitung a ouvert le bal, à la fin d'octobre 2012, avec ce titre provocateur: "La France va-t-elle devenir la nouvelle Grèce?" Si la formule est lapidaire, elle révèle l'inquiétude grandissante des Allemands à l'égard d'un partenaire qui ne semble pas, à leurs yeux, réagir à la crise. "François Hollande n'a encore rien fait, résume le député libéral Frank Schäffler (FDP). La dette et le chômage des jeunes n'ont pas diminué. Vous prenez la voie de l'Espagne ou de l'Italie, ce qui serait une catastrophe." A l'automne, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, démentait avoir commandé à ses experts un rapport sur les mesures que Paris devrait prendre pour retrouver le chemin de la compétitivité. Mais, récemment, l'un des cinq principaux économistes conseillers du gouvernement, Lars Feld, a donné deux ans à l'Hexagone pour lancer des réformes, sans quoi celui-ci deviendrait, selon lui, "le nouvel homme malade de l'Europe". 

Codirecteur de la publication du quotidien conservateurFrankfurter Allgemeine Zeitung, Günther Nonnenmacher enfonce le clou: "Les Allemands ont l'impression que la France se ruine elle-même. Ils se demandent comment elle peut espérer se sortir du bourbier sans consentir aux efforts et aux sacrifices qu'ils ont dû faire eux-mêmes il y a quelques années". Même à gauche, l'impatience est sensible. Si le patron du Parti social-démocrate (SPD), Sigmar Gabriel, confie en privé ne pas très bien comprendre la méthode Hollande, l'ex-chancelier Gerhard Schröder ne se prive pas, lui, de la critiquer en public: "Ce pays a des problèmes structurels de compétitivité, expliquait, à la fin de décembre, le père de l'Agenda 2010, le programme de réformes du marché du travail outre-Rhin. On va finir par se rendre compte en France qu'on ne peut faire dans la durée de la politique sans tenir compte des nécessités économiques."  

Derrière la personne de François Hollande, c'est l'image d'une société rétive aux changements qui cristallise la nervosité germanique: "On ne comprend pas la méfiance d'une partie de la gauche française à l'égard du monde de l'entreprise, car cela conduit le dialogue social dans l'impasse et empêche de trouver des solutions, constate Frank Baasner, directeur de l'institut franco-allemand de Ludwigsburg. On aimerait qu'un joyeux esprit de pragmatisme s'empare du pays tout entier." Un sondage réalisé par l'ambassade d'Allemagne en France, à l'occasion des 50 ans du traité de l'Elysée, révèle que 29 % des Allemands souhaiteraient s'inspirer du modèle social et économique français. 63 % des Français préféreraient l'inverse". 

Posté le 22 janvier 2013 à 12h49 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

21 janvier 2013

Un inconnu qui en dit long sur l'inexistence réelle de l'UE

D'Yves Daoudal :

D"Les médias découvrent subitement que le successeur de Jean-Claude Juncker à la tête de l’Eurogroupe sera Jeroen Dijsselbloem, dont la nomination doit avoir lieu cette semaine. En fait, s’ils suivaient un petit peu l’actualité européenne, ils le sauraient depuis un mois, car c’est le 17 décembre que le nom de Jeroen Dijsselbloem est apparu comme celui du probable futur président de l’Eurogroupe.

Or voici que non seulement ils découvrent cela, mais ils découvrent le nom même de Jeroen Dijsselbloem. Et cela est fort intéressant. Cela montre que leur Europe est un pur fantasme. Qu’elle n’a aucune existence réelle. C’en est même une preuve frappante.

Jeroen Dijsselbloem, l'inconnu réputé fin négociateur, titre Le Monde. Jeroen Dijsselbloem: un inconnu à la tête de l'Eurogroupe, titre le site Slate. Qui est cet inconnu bientôt à la tête de l’Eurogroupe ? titre Le Point. Etc. (voir Google actualités pour vérifier l’unanimité, à peine tempérée par ceux qui croient subtil de dire « le quasi inconnu »…).

Or Jeroen Dijsselbloem est le ministre des Finances des Pays-Bas. Il est l’homologue de Pierre Moscovici, qui fut d’ailleurs un moment pressenti pour le poste. Est-ce que nos journaux auraient titré sur « l’inconnu » Moscovici ? Non, évidemment. C’est bien la preuve que les nations existent toujours, et que, sauf exception, les personnalités de chaque nation ne sont pas connues dans les autres nations. Donc que leur Europe unie de citoyens européens n’existe pas."

Posté le 21 janvier 2013 à 20h55 par Michel Janva | Lien permanent

L’U.E. finance des mosquées dans la partie occupée de Chypre

L’Union européenne va donner de l’argent pour des mosquées turques située dans le Nord de Chypre, occupé par la Turquie.

L'Europe de Bruxelles, de Maastricht, de Lisbonne, c'est la paix, la prospérité, et toussa.

Et depuis 1974, Chypre, membre de l'UE, a sa partie nord occupée militairement par la Turquie. En plus de fermer les yeux, l'UE se met désormais à financer les mosquées turques.

Posté le 21 janvier 2013 à 18h34 par Michel Janva | Lien permanent

03 janvier 2013

Présidence fantôme

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Depuis le 1er janvier, l’Irlande a pris la présidence tournante de l’UE.

Personne n’en parle. Pas un mot sur les sites spécialisés que sont EUobeserver et Euractiv.

Ces six derniers mois, c’était Chypre. Personne n’en a parlé non plus.

D’ailleurs c’est pendant la présidence de Chypre que le Nobel de la paix a été décerné à l’UE. Alors que Chypre est le seul pays de l’UE en guerre.

Et le prix n’a pas été donné au chef du gouvernement chypriote, mais aux « trois présidents » (du Conseil, de la Commission, du Parlement) comme si la présidence chypriote n’existait pas.

Curieux effet du traité de Lisbonne…"

Posté le 3 janvier 2013 à 15h55 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

01 janvier 2013

Les Français regrettent le franc

Plus de six Français sur dix continuent de regretter le franc onze ans après l'introduction de l'euro. Les nostalgiques de la monnaie française étaient 39% en 2002.

Posté le 1 janvier 2013 à 17h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

31 décembre 2012

Parmi les augmentations de 2013, le salaire des eurocrates

Début 2013, ce sont les augmentations : prix du gaz, de l'électricité, les impôts... Mais aussi le salaire des milliers de fonctionnaires de l'UE.

A croire qu'ils l'ont fait exprès : les 27 n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur une méthode de calcul des salaires des fonctionnaires européens et le Conseil européen a rejeté la possibilité de prolonger une taxe de 5,5 %, prélevée sur les salaires depuis 2004. Aussi, les rémunérations des 55 000 eurocrates vont automatiquement augmenter en 2013.

Pour un fonctionnaire de grade 1 échelon 1, dont les traitements mensuels de base s'élèvent à 2654,17 euros, le salaire devrait augmenter de 145,98 euros. Pour un grade 16, échelon 3, qui gagne 18.370,84 euros, l'augmentation sera de 1010,40 euros.

Posté le 31 décembre 2012 à 16h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

29 décembre 2012

Pétition afin que la défense de la vie soit assurée par les gouvernements

Lu sur le blog de l'Homme Nouveau :

"Un million de signatures. C'est le chiffre au-delà duquel les instances ad hoc de l'Union européenne sont contraintes de considérer sérieusement les pétitions et autres formes d'initiatives citoyennes. La mesure est en vigueur depuis le Traité de Lisbonne et les associations pro-vie qui fleurissent en Europe entendent bien en profiter.

Alors que le Conseil de l'Europe fait en ce moment même pression pour que la Pologne et l'Irlande modifient la législation sur l'avortement pour le libéraliser, 27 associations de défense de la vie issues de 20 pays européens ont lancé une pétition en ligne afin que la défense de la vie soit assurée par les gouvernements nationaux autant que par les instances internationales. « L'un de nous », car c'est le nom de la pétition, exige « la protection juridique de la dignité, du droit à la vie et à l'intégrité de tout être humain depuis la conception, dans les domaines de compétence de l'UE où cette protection s'avère d'une importance particulière ».
Cela impliquerait que l'Europe cesse de faire pression sur les législations propres aux pays, qu'elle garantisse, sinon la mise en place d'une vraie politique familiale, au moins le respect de la clause de conscience due au personnel de santé. Elle devrait cesser aussi de subventionner les projets de recherche sur l'embryon. La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) détient aujourd'hui un pouvoir tel que les lois propres d'un pays comme l'Irlande ou la Pologne ne suffisent plus à maintenir l'interdit de l'avortement puisque nombre d'affaires remontent jusqu'à la CEDH, laquelle se veut le héraut du « droit à l'avortement » et interprète à sa manière les critères d'accès à l'IVG. Les cas traités actuellement pourraient, à l'avenir, faire jurisprudence et rendre parfaitement inopérants les garde-fous prévus par l'Irlande ou la Pologne, derniers pays européens à n'autoriser l'IVG qu'en cas de danger pour la mère ou l'enfant.
À la tête du projet, le Français Gregor Puppinck (directeur du Centre européen pour le droit et la justice), l'Italien Filippo Vari, l'Allemand Manfred Liebner, l'Espagnole Alicia Latorre, l'Anglaise Joséphine Quintavaille, la Hongroise Edith Frivaldszky et le Polonais Jacub Baltroszewicz, tous présidents ou responsables d'associations pro-vie.
La pétition en ligne (https://ec.europa.eu/citizens-initiative/ECI-2012-000005/public/)  est disponible en 16 langues différentes et renvoie au site de l'association L'un de nous qui détaille de manière sobre et claire le but et les auteurs de cette initiative dont nous ne pouvons qu'espérer qu'elle prendra de l'ampleur."

Posté le 29 décembre 2012 à 14h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

21 décembre 2012

Les racines léninistes de l'UE(RSS)

Vladimir Boukovski, 70 ans, ex-prisonnier politique de l'ex-Union soviétique, avait écrit en 2007, "URSS-EURSS ovvero il complotto dei rossi" (L'Union européenne, une nouvelle URSS ?) dans lequel est reconstruit, sur la base de documents copiés à partir des archives soviétiques en 1992, le plan de transformer l'UE en une Union des Républiques socialistes en tous points identiques à l'ancienne Union soviétique. Il vient d'être interrogé par Radici Cristiani. Extraits de la traduction de Benoît-et-moi :

M. Boukovsky, au moins depuis l'an 2000, vous soutenez que l'Union européenne est la copie conforme de l'Union soviétique. Les aspects en communs que vous avez mis en évidence partent de la sructure-même de la nouvelle Europe: une union de républiques d'implantation socialiste, dirigée par une poignée de gens non élus qui font des promesses typiquement bolchéviques - l'égalité, l'équité et la justice - et ne reconnaissent pas les nations, mais seulement les citoyens d'un peuple nouveau, avec "européen" au lieu de "soviétique". En commun, en outre, les deux unions auraient la corruption typique d'une république socialiste, une corruption organisée d'en haut, l'agressivité vers l'extérieur et à l'intérieur, même, le goulag. Plusieurs années plus tard, les événements vous donnent-ils la raison?

B«Vous avez oublié la similitude dans la façon de démarrer. Comment fut créée l'URSS? Bien sûr, par la force militaire, mais aussi en contraignant les républiques à s'unir sous la menace financière, leur faisant économiquement peur. Donc, nous y sommes. Mais nous en sommes encore au début, à la première étape. Le but ultime de toutes les unions qui se sont construites à ce jour ne s'achève pas avec la soumission au contrôle de Bruxelles, mais va plus loin. Ce vers quoi on pointe, c'est la construction d'un Etat unique sous un gouvernement mondial, avec une seule loi .... Les crises financières servent à pousser dans cette direction.

L'appauvrissement général serait donc voulu?

«C'est le concept même d'"union" qui enlève la flexibilité de l'économie. Une économie unique rend impossible les continuels ajustements nécessaires pour faciliter les échanges. N'oublions pas que même l'Union soviétique a fait faillite. Certes, nous étions allés bien plus loin sur la voie de l'intégration vers un unique Etat, et pas seulement la monnaie unique, mais aussi un peuple unique. [...]

Vous avez dit que la crise a été la première étape. Et la seconde?

«Avec le temps, on passe à la méfiance, qui peut conduire à l'hostilité. C'est la prochaine étape. Les exemples abondent, il suffit de penser à la Yougoslavie, à l'URSS ... Des pays obligés de vivre sous le même toit. J'ai moi-même grandi sous un drapeau fédéral. Mais c'est une cocotte-minute qui explose tôt ou tard. [...] Vous, en Italie, ce n'est pas par hasard que vous avez un Premier ministre non élu.

Ils se servent de l'économie pour écraser l'Etat-nation?

«Il me semble à moi qu'ils l'utilisent pour écraser les gens. Les gens, ils les manipulent pour éviter qu'ils s'opposent aux nouveautés politiques, qui doivent, au contraire, leur apparaître comme l'unique espérance.

Donc, à Bruxelles, ils sont tous socialistes?

«C'est le projet qui est socialiste. Je ne connais pas ces gens personnellement, mais la plupart d'entre sont à gauche, plus ou moins extrême. Autrement dit, ils favorisent des solutions étatistes et la réglementation de tout. Et ils parlent tous comme dans le livre de Lénine "L'État et la Révolution", qui explique comment mourra l'État-nation. Ses mots sont "il se flétrira jusqu'à disparaître". De leur côté, les conservateurs persistent dans la curieuse idée qu'on peut changer le projet de l'intérieur. Le PPE n'oppose pas de résistance, et essayer de l'influencer de l'intérieur devient une excuse pour ne rien faire.

Alors, c'est chez Lénine que l'on trouve la matrice de ce que nous vivons?

«Le rêve des socialistes, le "Programme Maximum" a toujours été d'éliminer la propriété privée, la famille et l'État-nation. Avec la propriété privée, ils n'ont pas réussi, mais ils continuent sur le chemin de la destruction de la famille et de la nation. Le plan qui a échoué à l'Est a été transféré à l'Ouest; les Européens et Moscou ont travaillé ensemble pour mettre en œuvre la "convergence" de la "maison commune européenne". [...]

Chez nous, socialiste est un terme très différent de communiste. Vous semblez l'appliquer au paradigme soviétique comme synonyme de communiste.

«Non, le socialisme est la forme moins violente et progressive du communisme et le projet de l'Union européenne, qui est né à Maastricht en 1992, est socialiste. L'intention était celle de sauver le socialisme en Europe après la chute du mur de Berlin et la faillite attendue de l'État-providence en Occident. Les dépenses sociales augmentaient, et il n'y avait aucun moyen de les contrer ou de les arrêter. [...]

Parmi vos prédictions pour l'UE-URSS il y avait aussi le goulag. Vous confirmez?

«Malheureusement, oui. L'UE est entrain de les créer lentement. Le politiquement correct qui est imposé non pas par la persuasion, mais par la répression. En Grande-Bretagne, le mois dernier, ils ont mis en prison pour incitation à la haine, "hate speech", un jeune de dix-neuf ans qui avait écrit quelque chose d'offensant sur Twitter au sujet d'un footballeur à la peau noire. Il a été condamné à un mois et demi de prison. Comme personne ne proteste, peu à peu ils élargissent le filet, et à la fin nous allons trouver le goulag. Et rappelons-nous que la police bénéficie d'une immunité, quelque chose qui n'était pas garanti, même pas au KGB! [...]"

Posté le 21 décembre 2012 à 07h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

13 décembre 2012

UE : la France doit payer plus

Lu dans Le Monde :

"Le gouvernement a déposé hier à l'Assemblée nationale un amendement réhaussant la contribution de la France au budget de l'UE, qui seront financés par des économies supplémentaires. Il s'agit de couvrir, avec les autres Etats membres, des dépenses de l'UE, qui ont été plus fortes que prévu cette année, selon le ministère des finances. Cet amendement au projet de loi de finances pour 2013 porte le "prélèvement sur recettes" au profit de l'UE à 20,43 milliards d'euros, soit une hausse de 1,5 milliard par rapport à 2012, précise le ministère. Pour financer ce surcoût, tout en respectant le gel promis de ses dépenses en valeur absolue, l'Etat va devoir faire des coupes budgétaires ailleurs. Le dérapage des dépenses européennes est lié notamment à des aides à l'Italie après le séisme en Emilie-Romagne, mais aussi à l'allocation de 4,4 milliards d'euros aux fonds structurels ou encore au renforcement des actions liées à la croissance et à l'innovation."

Posté le 13 décembre 2012 à 15h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

11 décembre 2012

Les partis politiques en crise face au populisme

Au cours d'un débat sur Atlantico concernant le populisme, Guillaume Bernard déclare :

"Les partis politiques de gouvernement sont confrontés à une double crise. D’une part, il peut y avoir une distorsion entre leur discours électoral et la politique qu’ils mènent une fois arrivés au pouvoir : les électeurs peuvent se sentir floués et se tourner vers des partis plus extrêmes. D’autre part, l’Europe et le monde connaissent depuis plusieurs années des bouleversements profonds : effondrement du régime soviétique, attentats du 11-septembre, crise financière, etc. Cela a provoqué une transformation (une perte pour certains) des repères partisans. Pendant longtemps, c’est de la gauche que venait la poussée idéologique. Désormais, c’est par la droite qu’apparaissent les nouvelles idées et organisations. C’est ce que j’appelle le « mouvement dextrogyre ».

[...] D’un côté, l’Union européenne est une organisation internationale reposant sur de l’interétatique, de l’autre, elle fonctionne, en interne, comme un État fédéral (étant  d’ailleurs entendu qu’il existe plusieurs formes de fédéralisme). Or, si l’exécutif européen (la Commission) domine (par exemple dans l’initiative normative), il ne faudrait pas oublier que la décision finale est laissée au pouvoir législatif, c’est-à-dire, essentiellement, au Conseil de l’Union. Si l’Europe a du pouvoir, c’est parce que les États le lui ont confié (ou abandonné). En outre, il est certain que cette procédure décisionnelle où ce sont les exécutifs nationaux qui sont le législatif européen (pouvoir qu’il partage avec le Parlement) est peu lisible pour les opinions publiques et contribue, notamment, à l’abstention lors des élections européennes.

[...] Il est certain que les mouvements populistes, dans leur démarche de dénonciation des élites « corrompues », se font le parangon de la démocratie directe. Plusieurs éléments démontrent que les élites politiques se coupent dangereusement des citoyens : il n’a pas vraiment été tenu compte du rejet (en France et aux Pays-Bas) du traité établissement une constitution pour l’Europe, il a été demandé aux Irlandais de revoter, à propos du traité de Lisbonne, lorsqu’ils l’avaient d’abord rejeté, etc. De manière plus générale, alors que les nouvelles technologies permettraient de consulter régulièrement les électeurs, le mandat représentatif des élus (qui aboutit au principe selon lequel les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient) risque de devenir le symbole d’une fracture idéologique et sociale."

Posté le 11 décembre 2012 à 16h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)


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