09 août 2017

La Pologne refuse les migrants d’Afrique et du Moyen-Orient que veut lui imposer l'Europe

Heureusement il reste des pays qui rappellent que la liberté et la souveraineté devraient rester des prérogatives nationales :

"La Pologne acceptera les migrants venus d’Europe, mais pas ceux issus de pays d’Afrique ou du Moyen-Orient. “La Pologne est ouverte à l’immigration. Et l’année dernière, par exemple, nous avons délivré 1 267 000 visas à des Ukrainiens. La moitié de ces visas étaient des permis de travail”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères polonais, Witold Waszcykowski.

“Nous sommes ouvert à l’immigration non seulement d’Ukraine, mais aussi de Biélorussie et d’autres pays”, a-t-il ajouté. “Nous ne voulons pas participer au processus obligatoire de répartition des migrants venant du Moyen-Orient et d’Afrique. Nous refusons de mettre en œuvre la décision de l’Union européenne prise en septembre 2015.”

À l’époque, les États membres de l’UE avaient adopté un plan de solidarité pour transférer 160 000 demandeurs d’asile depuis des camps de réfugiés en Italie et en Grèce. Une décision validée par le parti de centre-droit au pouvoir Plate-forme civique, qui avait accepté 6 200 migrants, et désormais remise en cause par son successeur, le parti conservateur Droit et Justice".

Posté le 9 août 2017 à 21h22 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

08 août 2017

Le patron de Frontex accuse les ONG de tenir le rôle de passeurs pour les "migrants"

Eh oui, l'idéologie est bien présente chez ses humanitaires du dimanche : 

"L’accusation a été formulée hier par le patron de Frontex, la mission européenne en charge de la surveillance des frontières extérieures de l’Union. Selon le responsable de cette mission, Fabrice Leggeri, 40 % des secours sont apportés par des bateaux privés et non par des navires l’agence européenne. Les ONG opéreraient en outre de plus en plus prés des côtes libyennes et coopèrent mal avec les gardes-frontières (...)

Ce n’est pas la première fois que le patron de Frontex critique l’action des ONG en Méditerranée. En décembre, Médecin sans Frontières lui avait déjà répondu que l’action humanitaire n‘était pas la cause, mais une réponse à la crise des migrants, rappelant l‘échec de l’Union européenne à réduire le nombre de morts en mer".

Posté le 8 août 2017 à 22h55 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

Et quand Airbus tombera aux mains des Etats-Unis, que nous diront les européistes?

Marianne livre l'information

"Airbus risque de tomber aux mains des Américains. Sous le coup d’affaires de corruption, le groupe aéronautique a lancé depuis deux ans une enquête sur ses agents commerciaux en utilisant un cabinet d’avocats new-yorkais. Au risque de mettre en péril l’entreprise".

Posté le 8 août 2017 à 22h34 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

07 août 2017

L'Italie ose montrer la vérité sur l'arrivée des "migrants"

En France, il faut des prises de vue privées :

Posté le 7 août 2017 à 19h01 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

Stratégie des "migrants" : après les hommes fuyant soi-disant leur pays en guerre, les femmes exigent le regroupement familial

Posté le 7 août 2017 à 10h26 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

04 août 2017

16 août à Carnac : le Brexit

16-08 Yves Bot

Posté le 4 août 2017 à 08h44 par Michel Janva | Lien permanent

26 juillet 2017

Face à la Pologne, la Commission européenne s'excite comme un écureuil en cage

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Mercredi dernier, la Commission européenne avait donné une semaine à la Pologne pour répondre à son exigence de suspension des trois lois réformant la justice.

Compte tenu du veto présidentiel à deux de ces lois, mais aussi du fait que les deux autres vont néanmoins revenir devant le Parlement, la Commission envoie aujourd'hui à la Pologne une nouvelle « recommandation », lui donnant un mois pour répondre.

En outre, la Commission déclenchera une procédure d’infraction dès la publication officielle de la loi qui n’est pas visée par un veto présidentiel. Enfin, si des juges de la Cour suprême (nommés in extremis par le gouvernement précédent dans des circonstances pour le moins douteuses) sont mis à la retraite ou révoqués, « la Commission est prête à déclencher immédiatement la procédure de l’article 7 ». Celle que les médias appellent bêtement « l’arme nucléaire » alors qu’elle n’a aucune chance d’aboutir."

Posté le 26 juillet 2017 à 17h43 par Michel Janva | Lien permanent

24 juillet 2017

La question principale consiste à savoir si l'Europe pourra rester le continent des Européens

Traduction de quelques extraits du compte rendu officiel du discours de Viktor Orban en clôture de l’université d’été et camp d’étudiants de Tusnádfürdő, le 21 juillet.

Tn496c0"(…) Pour illustrer l'ampleur du changement au cours de la dernière année, il a noté que si le premier discours majeur du président américain Barack Obama à l’étranger avait été au Caire en 2009, le premier discours important de Donald Trump à l'étranger a été à Varsovie, où il a demandé que « tous se battent comme les Polonais - pour la famille, pour la liberté, pour le pays et pour Dieu ». L'émergence de Trump, a-t-il ajouté, a rendu visible la lutte entre l’élite supranationale ou « globale » - et les dirigeants nationaux patriotes. Dans cette lutte, a déclaré M. Orbán, la Hongrie est du bon côté: celui des patriotes. (…)

Il a souligné qu'un pays pour être fort ne peut pas être en déclin démographique, car seuls les pays qui sont biologiquement capables de se maintenir survivront. Pour que la Hongrie devienne un tel pays, le nombre moyen d'enfants par famille devrait être de 2,1. L’Etat ne peut y aboutir qu’en créant un environnement familial, a-t-il expliqué. L'argent que la Hongrie consacre au soutien à la famille est pris de sociétés multinationales sous la forme d'un certain nombre de taxes, a-t-il souligné. (…) « Nous prenons une partie de leurs gros bénéfices pour le donner à ceux qui travaillent et élèvent des enfants, assurant ainsi l'avenir de la nation », a-t-il expliqué. (…)

En ce qui concerne l'avenir de l'Europe, le Premier ministre a déclaré qu'au cours des prochaines décennies, la question principale consistera à savoir si l'Europe pourra rester le continent des Européens - et, dans ce cadre, si la Hongrie restera le pays des Hongrois. (…)

Selon le Premier ministre, l’immigration n'est pas la réponse aux problèmes économiques. Tenter de résoudre les pénuries de main-d'œuvre par l'immigration c’est comme un naufragé qui boit de l'eau de mer, a-t-il déclaré: « C'est aussi de l'eau, mais cela ne fait qu’ajouter au problème. » Il a souligné que les cultures des immigrants contrastent fortement avec la culture européenne; il a cité l'exemple de l’objectif de la culture européenne d'égalité entre les hommes et les femmes, par opposition à la position subordonnée des femmes dans la culture islamique. Le Premier ministre a ajouté que les communautés musulmanes considèrent leur propre culture comme étant plus forte que la culture chrétienne, et une culture plus forte n'améliorera jamais les coutumes de la société plus faible. Par conséquent, la rééducation et l'intégration basée sur la rééducation ne peuvent jamais être couronnées de succès, a déclaré M. Orbán. (…)"

Posté le 24 juillet 2017 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent

21 juillet 2017

La Commission européenne a la frite

Unknown-18On ne s'ennuie pas à Bruxelles : la Commission européenne a soumis au vote un texte visant à réduire la présence d’acrylamide dans notre alimentation. L’acrylamide est une substance qui se forme naturellement dans les aliments riches en amidon au cours des processus de cuisson à haute température. Elle est due à une réaction entre les sucres et les protéines. Cette substance se retrouve dans de nombreux produits de consommation courante, comme le pain, les céréales, le chocolat, les biscuits, les produits frits, etc.

Willy Borsus, Ministre belge de l’Agriculture, s'est élevé contre ce texte :

« Il n’était pas question d’interdire la frite telle que nous la préparons en Belgique. Il était par contre question de recommandations à suivre en vue de réduire la présence de l’acrylamide, substance toxique, quand c’est possible. Nous avons veillé à nous assurer que les recommandations proposées soient applicables pour les petits opérateurs et respectent nos traditions et recettes nationales. C’est le cas aujourd’hui puisque la Commission européenne a pris en compte toutes nos remarques et présenté aujourd’hui un texte amélioré, ambitieux et praticable à la fois. C’est pourquoi nous avons soutenu le texte. »

Différentes techniques sont préconisées par la Commission, tant avant la cuisson que pendant la cuisson, afin de réduire la formation de cette substance pendant la préparation des aliments. Quelle belle chose que l'Union européenne...

Posté le 21 juillet 2017 à 09h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

20 juillet 2017

Brexit : après l'apocalypse annoncé, voici la famine

Yves Daoudal relève la dernière stupidité des européistes :

Les européistes sont capables de tout. Voici un titre d’Euractiv :

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Tenez-vous bien, la conclusion de l’article est que… c’est déjà le cas !

Doit-on craindre un retour de la faim, outre-Manche? À la vérité, celle-ci y est déjà bien présente. En 2009, le Trussel Trust gérait 30 banques alimentaires qu’utilisaient 60 000 personnes environ. En sept ans, le Trust a ouvert plus de 400 établissements et pourvoit aux besoins alimentaires vitaux de près de 1,2 million de malheureux. Pour ne pas revivre la grande famine irlandaise de 1847, les rapporteurs appellent le gouvernement May à mettre en œuvre une politique de sécurisation des approvisionnements alimentaires, compatible avec l’accord de Paris sur le climat. Une politique qui garantisse aussi la qualité sanitaire des produits et le revenu des agriculteurs.

On appréciera la logique du journaliste : « Pour ne pas revivre la grande famine irlandaise » en Grande-Bretagne…

On appréciera aussi la légende de la photo illustrant l’article :

En faisant augmenter le prix des aliments, importés ou non, et en annulant les règles sur la qualité des aliments, le Brexit exposera les Britanniques à une alimentation moins saine.

On se demande comment les Norvégiens ne sont pas tous morts de faim et de maladie…"

Posté le 20 juillet 2017 à 09h34 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2017

Selon le commissaire européen chargé des migrations : « trop peu de migrants sont renvoyés » dans leur pays

D'Edouard Ferrand, Chef de la Délégation française de l'ENL :

"Le commissaire européen en charge des migrations vient d’avouer que « trop peu de migrants sont renvoyés » dans leur pays d’origine et que « le retour vers le pays d'origine est un aspect indispensable d'une politique migratoire globale ». Il s’agit d’un désaveu pour les européistes qui essayaient de nous persuader du contraire. 

Incompétence ou enfumage ? L'interrogation est légitime à la lumière du bilan et projet de la Commission européenne. En effet, dans sa publication intitulée « contribution des fonds structurels et d’investissement européens aux dix priorités de la commission » elle annonce que des fonds destinés au développement des territoires ruraux pourront désormais «contribuer à soutenir l’intégration à long terme des migrants » en Europe. 

Une fois de plus, la Commission montre au mieux son incompétence au pire sa fourberie devant la colère des peuples européens violemment hostiles à cette politique migratoire de masse organisée pour satisfaire les intérêts du capitalisme mondialisé."

Posté le 10 juillet 2017 à 18h54 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2017

Résolution du Parlement européen pour la suspension des négociations d'adhésion de la Turquie

Unknown-11Le Parlement européen a demandé jeudi que les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne soient suspendues si le pays mettait en œuvre la réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan. Les eurodéputés ont adressé cette demande à la Commission européenne ainsi qu’aux États membres de l'UE, décisionnaires en la matière, dans une résolution non contraignante votée à une large majorité (477 voix pour, 64 contre, 97 abstentions) en session plénière à Strasbourg.

Le régime turc a dénoncé la décision, le Premier ministre Binali Yildirim la qualifiant de “sans importance”, “nulle et non avenue”. Il est à craindre qu'il ait raison.

Posté le 7 juillet 2017 à 07h48 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2017

FN : la sortie de l'euro bientôt supprimée du programme ?

Bernard Monot, conseiller économique de Marine Le Pen, réclame un abandon de la sortie de l'euro. Cité par Le Figaro, le député européen résume :  

"Deux Français sur trois n'ont pas validé nos solutions, ni en 2012, ni en 2017. C'est une impasse politique. Même si nous avions raison économiquement, nous devons mettre ce projet dans un carton et proposer autre chose."

L'ancien député UMP Jérôme Rivière, rallié au FN, raconte à quel point la position frontiste sur la monnaie unique a été "un terrible boulet durant la campagne" des législatives.

"C'est un sujet technique, incompréhensible alors que les électeurs attendaient nos réponses sur l'immigration, l'islamisation de la société, la sécurité et l'emploi pour les Français. Nous devons revenir aux valeurs que l'on défend au nom de la cohérence du pays"

L'immigration est en effet un vrai sujet d'actualité

Les jours de Florian Philippot, qui a promis de partir si la sortie de l'euro était abandonnée, sont-ils comptés au FN ?

Posté le 6 juillet 2017 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2017

Juncker : "Le Parlement européen est ridicule"

Dispute entre le président italien du Parlement européen Tajani et le président de la Commission européenne Juncker, sous l'oeil amusé des quelques députés présents :

Jean-Claude Jucker : « Le Parlement européen est ridicule, très ridicule. Je salue ceux qui se sont donné la peine d’être là. Mais le fait qu’une trentaine de députés seulement assiste à ce débat démontre que le Parlement n’est pas sérieux ». « Si Monsieur Muscat, le Premier ministre de Malte, était Mme Merkel ou M. Macron, nous aurions une salle pleine. Le Parlement est totalement ridicule ».

Antonio Tajani : « M. Le président, faites preuve d’un peu plus de respect. Ce n’est pas la Commission qui doit contrôler le Parlement, c’est le Parlement qui doit contrôler la Commission ».

Jean-Claude Jucker : « Mais iI n’y a que quelques membres, ici, vous êtes ridicules ».

Antonio Tajani : « Veuillez utiliser un langage différent. Nous ne sommes pas ridicules. Je vous en prie s’il vous plait ».

Jean-Claude Jucker : «  La Commission est soumise au contrôle du Parlement, mais le Parlement doit respecter la présidence, même si celle-ci vient de petits pays, ce que le Parlement ne fait pas. Je souhaitais rendre hommage pour ma part au gouvernement maltais et au Premier ministre. Notamment au travail de la présidence maltaise, par les ministres et les fonctionnaires ».

Posté le 4 juillet 2017 à 18h56 par Michel Janva | Lien permanent

28 juin 2017

Le Brexit... c'est horrible pour ceux qui restent

Unknown-4Le budget européen va connaître un manque de 13% quand le Royaume-Uni aura définitivement quitté l'UE. Mercredi, le commissaire européen au Budget, Gunther Oettinger, a estimé que Bruxelles devrait trouver 20 milliards d'euros pour combler le manque à gagner lié au Brexit, sur un budget total de 157,9 milliards.

L'Union européenne va donc lancer une réflexion sur l'avenir de ses ressources. Plusieurs pistes sont pour l'heure à l'étude.

La première consisterait à réduire les dépenses, mais ce n'est pas dans le sens de l'histoire matérialiste...

Une autre consisterait à multiplier les taxes européennes, TVA, impôt sur les entreprises, taxe sur les transactions financières, versées directement au budget de l'Union. Mais dans deux ans, il y aura les élections européennes. Avec le risque de voir l'élection de nombreux députés eurosceptiques...

Posté le 28 juin 2017 à 17h49 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2017

Gardons nous du péché de sédition! Et luttons sans relâche contre ceux qui le commettent.

Extrait de la Somme de théologie, 2a-2ae, question 42.

[…]  la guerre se fait à proprement parler contre les ennemis du dehors, comme une lutte de peuple à peuple. La rixe, elle, se fait d’un particulier à un autre particulier, ou d’un petit groupe à un autre. La sédition, au contraire, se produit à proprement parler entre les parties d’un même peuple qui ne s’entendent plus ; lorsqu’une partie de la cité, par exemple, se soulève contre une autre. Voilà pourquoi la sédition, parce qu’elle s’oppose à un bien spécial, à savoir l’unité et la paix de la multitude, est un péché spécial.

[…] On appelle séditieux celui qui excite la sédition. Et parce que la sédition implique une certaine discorde, le séditieux est celui qui cause non pas une discorde quelconque, mais celle qui divise les parties d’un même peuple. […] 

* * * * * * * *

L’Apôtre [saint Paul] (2 Co 12, 20) interdit les séditions ; et les place parmi d’autres péchés mortels. La sédition est donc un péché mortel.

[…] la sédition s’oppose à l’unité de la multitude, c’est-à-dire à l’unité du peuple, de la cité ou du royaume. Or, S. Augustin dit que le peuple, selon le témoignage des sages, désigne « non point l’ensemble de la multitude, mais le groupement qui se fait par l’acceptation des mêmes lois et la communion aux mêmes intérêts ». Il est donc manifeste que l’unité à laquelle s’oppose la sédition est l’unité des lois et des intérêts. La sédition s’oppose ainsi à la justice et au bien commun. C’est pourquoi elle est, de sa nature, péché mortel, et d’autant plus grave que le bien commun auquel s’attaque la sédition est plus grand que le bien privé auquel s’attaquait la rixe.

[…] Le péché de sédition appartient d’abord et à titre de principe à ceux qui excitent la sédition. Ceux-là pèchent très gravement. Secondairement, à ceux qui les suivent, et qui troublent le bien commun. Quant à ceux qui défendent le bien commun en leur résistant, ils ne doivent pas être appelés séditieux ; pas plus que ceux qui se défendent ne sont coupables de rixes, nous l’avons dit.

[…]  Le combat qui est permis se fait pour l’utilité commune […]. La sédition, au contraire, se fait contre le bien commun du peuple. C’est pourquoi elle est toujours un péché mortel.

Posté le 25 juin 2017 à 12h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

23 juin 2017

L’apparition du « petit nouveau » sur la scène européenne n’est pas « très encourageante »

D'Yves Daoudal :

"Puisque c’est le premier sommet européen auquel participe Emmanuel Macron, il faut que le charismatique sauveur de la France, de l’Europe et du monde y impose un acte « historique ». C’est fait. Du moins c’est lui qui le dit. Ce qui est « historique », selon Macron, c’est cette ligne du paragraphe 8 des « conclusions » du conseil du 22 juin 2017 :

Le Conseil européen convient de la nécessité de lancer une coopération structurée permanente qui soit inclusive et ambitieuse.

« Coopération structurée permanente » : c’est ce qui devait être mis en œuvre lors de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. En… 2009. Ce qui allait de soi en 2009 et avait été ratifié par tous les Etats membres devient subitement une décision historique en 2017…

Toutefois l’Irlande a rappelé que sa tradition de neutralité l’empêchait de participer à ce plan, et le Danemark, qui s’est exclu de toutes les politiques européennes depuis Maastricht, a rappelé qu’il ne participerait donc pas à celle-là non plus…

On a remarqué que tout le monde n’est pas en adoration devant Macron. Sa grande interview d’hier, où il accusait les pays d’Europe centrale, sans les nommer, de prendre l’UE pour un « supermarché » alors que c’est un « destin commun », et certains dirigeants « qui tournent le dos à l’Europe », a été reçue 5 sur 5 par Beata Szydlo et Viktor Orban. La première a déclaré lors d’un point de presse à Bruxelles :

«La Pologne est ouverte à la coopération avec la France. Mais cela dépendra du président Macron, s'il entend étaler dans les médias son antipathie à l'égard des pays d'Europe centrale ou s'il veut parler des faits. Il est bon de parler des faits et non pas de se servir de remarques basées sur des stéréotypes. »

Quant au second, il a trouvé que l’apparition du « petit nouveau » sur la scène européenne n’était pas « très encourageante », s’il considère que la meilleure forme d’amitié entre les pays membres de l’UE est « de donner des coups aux pays d’Europe centrale ».

Aujourd’hui Macron a rencontré les dirigeants du groupe de Visegrad. On imagine l’ambiance. L’Elysée a diffusé un communiqué indiquant que la rencontre a montré « la volonté de se comprendre, de s’entendre et de travailler à trouver des positions communes, sans nier les vraies divergences qui s’expriment », assurant que « l’idée n’est pas de scénariser ou de créer une crise ou un conflit » avec ces pays…"

Posté le 23 juin 2017 à 16h47 par Michel Janva | Lien permanent

21 juin 2017

La Commission modifiera-t-elle le droit communautaire pour que la souveraineté des États sur la famille soit respectée ?

Question à la Commission européenne avec demande de réponse écrite du député européen Marie-Christine Arnautu (FN-ENF) :

"Le Parlement roumain prévoit d’organiser prochainement un référendum qui constitutionnalisera la définition du mariage comme étant «l’union entre un homme et une femme» suite à une initiative citoyenne de la Coalition pour la Famille qui a recueilli 3 millions de signatures. Cette démarche s’explique par les pressions exercées sur les États qui ne se plient pas aux revendications des groupes de pression LGBTIQ. La Cour de justice de l’Union européenne doit d’ailleurs statuer sur le cas d’un activiste roumain qui s’est marié en Belgique en 2010 avec son partenaire américain afin que son mariage soit reconnu par les autorités roumaines. Pourtant, l’article 2 du code civil roumain est clair: «les mariages conclus à l’étranger entre des ressortissants roumains et étrangers de même sexe ne sont pas reconnus en Roumanie».

La Commission est-elle favorable à une reconnaissance obligatoire des unions civiles et mariages de même sexe au nom de la liberté de circulation et du principe de non‐discrimination ou bien envisage-t-elle, en cas de désaccord entre la CJUE et la Roumanie, d’apporter des modifications au droit communautaire pour que la souveraineté des États membres soit pleinement respectée, le droit de la famille relevant de leur champ de compétence ?"

Posté le 21 juin 2017 à 21h46 par Michel Janva | Lien permanent

20 juin 2017

Visiblement Macron et Merkel n'aiment pas les chewing-gum

 

Vu sur MPI

 

Posté le 20 juin 2017 à 22h05 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (8)

Voilà où les ONG vont récupérer les migrants clandestins lors de leurs "sauvetages" (mise à jour)

Suite à mon premier post, plusieurs lecteurs (dubitatifs ?) ont demandé la source de l'article. Voici le lien d'un article du New-York Times reprenant la carte en question avec une animation année après année. la source est précisée en fin d'article : 

Source: UNHCR and Europol. Rescue incidents were reported by by Frontex for EPN Hermes and Triton missions for the months of January to August (2013-2016)

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Il n'est bien évidemment pas question de laisser ces immigrés clandestins se noyer. En revanche, les marines de guerre des pays européens devraient être mandatées par l'Union européenne ou leurs gouvernements respectifs pour raccompagner les immigrés sur les côtes d'où ils sont partis et qui sont les plus proches, c'est à dire celles de Libye.

Les ramener sur les côtes européennes, ce que font ces ONG, revient à organiser l'immigration de masse et, par conséquent, le grand remplacement "qui n'existe pas". CQFD. 

Pire, le New York Times démontre la responsabilité morale des ONG dans la mort des immigrés :

"Chaque année, les ONG patrouillent dans la zone et sauvent des milliers de migrants en danger de noyade. Effectuer des opérations de sauvetage proche des côtes libyennes a permit de sauver des centaines de vie. Mais des critiques ont pointé le fait qu’elles incitent encore plus les migrants à tenter le voyage, et les passeurs à envoyer plus d’embarcations. D’après un analyste de Frontex « les migrants et réfugiés – déjà encouragés par les récits des migrants ayant déjà réussi à passer – tentent la dangereuse traversée car ils sont au courant des opérations de sauvetage, et comptent sur elles pour atteindre l’UE »

Les passeurs utilisent des coquilles de noix, et fournissent juste assez de carburant pour atteindre la sortie des eaux territoriales libyennes. Les pilotes prennent le moteur et retournent en Libye sur une autre embarcation, laissant les migrants à la dérive jusqu’à ce que l’aide arrive (...)"

Posté le 20 juin 2017 à 06h09 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

A Lampedusa, les électeurs se fichent du Prix de la Paix de l’ONU

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Madame le maire de Lampedusa, Giusi Nicolini, avait reçu il y a deux mois le Prix de la Paix de l’ONU pour son « humanité sans bornes et son engagement inébranlable pour la gestion et l’intégration des réfugiés ».

Elle est en effet une immigrationniste de choc. Mais les habitants de l’île submergée par le tsunami de « migrants » le sont nettement moins. Lors des municipales, le 11 juin, elle est arrivée seulement troisième, loin derrière l’homme d’affaires Salvatore Martello, dit « Toto », du même parti de centre gauche, mais qui avait fait campagne contre l’invasion et pour l’indemnisation des citoyens qui en souffrent, en premier lieu les pêcheurs."

Posté le 20 juin 2017 à 05h43 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

15 juin 2017

Immigration : bras de fer entre la Commission européenne et la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie et la Hongrie

Lu sur Réinformation.tv :

"Réunie hier sous la présidence du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, la Commission européenne a annoncé son intention d’engager des procédures d’infraction contre la Pologne, la Tchéquie et la Hongrie qui refusent officiellement de participer au programme de relocalisation des « migrants » adopté en septembre 2015 à la majorité des voix du Conseil de l’Union européenne (contre l’opposition de la Tchéquie, de la Slovaquie, de la Hongrie et de la Roumanie). Contrairement aux trois pays du Groupe de Visegrád (V4), l’Autriche, visée elle aussi en mai par l’ultimatum du Grec Dimitris Avramopoulos, le commissaire chargé des questions d’immigration, a pris des engagements pour commencer à accueillir une partie des « réfugiés » dans le cadre de son quota obligatoire.

A ce jour, l’Autriche, la Pologne et la Hongrie n’ont fait venir personne au titre du programme de relocalisation de 120.000 immigrants arrivés illégalement en Grèce et en Italie. La Tchéquie, elle, en a fait venir 12, mais a fait savoir le 5 juin dernier, par la voix de son ministre de l’Intérieur, qu’elle se retirait de ce programme jugé inefficace et dangereux en raison du risque terroriste qui accompagne l’accueil d’immigrants musulmans dont l’identité est difficilement vérifiable, et qui refusent souvent de coopérer avec les services tchèques dans leurs centres d’accueil de résidence en Italie et en Grèce. Quant à la Slovaquie, qui n’est pas visée par l’annonce faite mardi par la Commission, elle a accueilli à ce jour 16 personnes au titre du programme de relocalisation mais n’a pas signifié officiellement son refus de participer, même si elle a attaqué devant la Cour de Justice de l’UE, aux côtés de la Hongrie, la décision du Conseil de l’UE de septembre 2015.

Réunis lundi à Varsovie alors que la décision imminente de la Commission européenne était déjà connue, les ministres de l’Intérieur de la Pologne, de la Tchéquie, de la Slovaquie et de la Hongrie (les quatre pays qui forment le V4) ont confirmé leur opposition commune au programme de relocalisation. La position du V4 « est claire depuis le début », ainsi que l’a redit le ministre slovaque, et elle est que l’UE doit fermer ses frontières extérieures à l’immigration illégale et aider les vrais réfugiés dans leur pays ou dans les pays voisins, en attendant qu’ils puissent rentrer chez eux. C’est aussi ce qu’a répété le ministre des Affaires étrangères polonais, Witold Waszczykowski, après le communiqué de la Commission européenne où sont annoncées les procédures de sanction et après les reproches formulés par Juncker et Avramopoulos quant au manque de solidarité européenne des trois capitales visées par ces procédures : pour le ministre, la Pologne fait au contraire preuve de solidarité en s’engageant dans la protection des frontières extérieures de l’UE et en amplifiant (par rapport aux gouvernements libéraux de Donald Tusk et d’Ewa Kopacz) son engagement humanitaire au Moyen-Orient. A Prague, le premier ministre Bohuslav Sobotka a affiché sa détermination et s’est dit comme Varsovie prêt à aller devant la Cour de Justice de l’UE. Et à Budapest enfin, le ministre des Affaires étrangères Peter Sijjarto a rejeté mardi en bloc ce qu’il qualifie de chantage de la Commission européenne, tout en réaffirmant la souveraineté de son pays quand il s’agit de décider qui peut franchir les frontières nationales et avec qui les Hongrois choisissent de vivre. [...]"

Posté le 15 juin 2017 à 09h02 par Michel Janva | Lien permanent

14 juin 2017

Le bâtiment du Parlement européen de Bruxelles pourrait être détruit

Unknown-4Tout un symbole cette chute de Babylone :

"Le bâtiment du Parlement européen de Bruxelles, qui n’a cessé d’accumuler les problèmes, devient dangereux, et pourrait être détruit.

Cette construction européenne date seulement de 1993."

Posté le 14 juin 2017 à 19h39 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2017

La Russie s’approche de l’autosuffisance alimentaire

Lu ici :

"Malgré les sanctions occidentales – ou grâce à elles –, le pays est devenu une superpuissance céréalière. Outre le blé, il n’a plus besoin d’importer de légumes ni de viande de porc.

Quand l’Union européenne et les États-Unis ont imposé des sanctions économiques à la Russie après l’intervention militaire en Ukraine de 2014, certains responsables russes ont présenté cette décision comme une chance pour le pays. Associées à la baisse du rouble, disaient-ils, les sanctions stimuleraient l’activité locale en encourageant le remplacement des importations par des produits nationaux et en renforçant la compétitivité des exportations.

Nombre d’analystes et d’investisseurs occidentaux étaient sceptiques. Pourtant, dans un secteur au moins – l’agriculture et les activités connexes –, l’optimisme des Russes était justifié. L’an dernier, la Russie est devenue le premier exportateur mondial de céréales, avec plus de 34 millions de tonnes, et sa production céréalière a atteint le record de 119 millions de tonnes (...)"

Posté le 12 juin 2017 à 12h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Irlande : un virage "progressiste" à craindre

Le nouveau premier ministre va prendre ses fonctions aujourd'hui et le pire est à craindre :

"Ce lundi 12 juin, le Parlement irlandais doit officiellement approuver le choix du nouveau premier ministre Leo Varadkar. Celui-ci a été élu à la tête du Fine Gael, parti de centre droit majoritaire dans la coalition dirigeante. Il remplace la figure historique d’Enda Kenny, ayant annoncé sa démission le 17 mai pour cause de dissensions au sein de son parti et de critique dans sa gestion d’affaires de corruption.

Responsable politique de 38 ans, d’origine indienne et ouvertement homosexuel, le profil de Leo Varadkar intrigue dans un pays connu pour ses positions conservatrices sur les questions sociétales. Le nouveau leader du Fine Gael promet un renouveau pour l’Irlande, d’où son surnom dans la presse nationale de « Macron irlandais ».

Tout comme le dirigeant français, Leo Varadkar affirme défendre une ligne progressiste. Sur des dossiers tels que l’avortement ou le mariage entre personnes du même sexe, le nouveau premier ministre pourrait bien faire bouger les lignes (...)"

Posté le 12 juin 2017 à 08h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

06 juin 2017

Et pendant que les islamistes tuent en Europe...

Bruxelles envisage d’engager des femmes policiers portant le voile pour « davantage de diversité »

La ville de Bruxelles pense sérieusement à engager des femmes policiers portant le voile (...) « On y réfléchit effectivement mais nous attendons les conclusions d’un groupe de travail consacré à ce sujet », a déclaré récemment la porte-parole du bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur, du Parti socialiste.Pour les autorités locales, intégrer plus de femmes d’origine étrangère, dont des femmes voilées, permettrait davantage de diversité au sein de la police.

La Commission européenne pourrait lancer la semaine prochaine des procédures contre les pays membres qui refusent d’appliquer le système de relocalisation des migrants.

« Nous préciserons notre position sur l’ouverture de procédures d’infraction contre les États membres qui ont refusé toute relocalisation ou qui n’ont fait aucune promesse en terme de place depuis pratiquement un an alors que nous avons pris la décision ensemble« , explique le Commissaire chargé de la Migration, Dimitris Avramopoulos.

Qui sont les plus fous ? Ces technocrates ou les citoyens qui laissent ces gens au pouvoir ?

Posté le 6 juin 2017 à 20h31 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Non, les terroristes de Londres ne sont pas des "Britanniques" !

Extrait du coup de gueule bien senti de Pierre Henri contre la bien-pensance des médias :

Terroriste-Attentat-de-Londres-Youssef-Zaghba-Khuram-Butt-et-Rachid-Redouane-"Le système multiculturel imposé aux peuples ouest-européens et plus largement occidentaux (...) a produit, à partir de l’immigration de masse, les situations critiques que les médias font semblant de redécouvrir à chaque attentat terroriste : les trois massacres perpétrés en Grande Bretagne ces derniers mois sont l’occasion de contempler des quartiers (...) où la population de souche a été remplacée par une juxtaposition de communautés, souvent musulmanes, où l’islamisme s’est ébattu pendant des années avec le blanc-seing des gouvernements britanniques : « laissons-les faire, il ne faut surtout pas leur infliger une intégration ! ».

Le résultat est aujourd’hui sans appel : les burkas prolifèrent, les tribunaux islamiques sont actifs, les prêches fanatiques à peine surveillés, la charia s’impose sur des territoires entiers. De ces viviers sortent nos ennemis, il n’y a plus que les aveugles volontaires pour s’en étonner. Même le Premier Ministre du Royaume Uni, Theresa May, fut bien obligée d’admettre, avec les précautions qu’impose le politiquement correct, l’échec du modèle anglais de non-intégration de populations qui, pour une bonne partie d’entre elles, profitent de ce laxisme pour imposer leur modèle de société, contenu dans le Coran et les Hadith (ce qui ne veut pas dire que notre « modèle français » soit moins défaillant…).

Le multiculturalisme, comme toutes les utopies, est une fiction et, comme toutes les fictions, par principe, il ment : il est donc, nous semble-t-il, très important de refuser de reprendre à notre compte les mensonges sémantiques que les médias sectateurs et actionnaires du multiculturalisme diffusent en permanence. Ainsi, l’un des plus horripilants est illustré par l’exemple suivant, au sujet de l’un des auteurs de l’attentat du London Bridge : « Son nom, Khuram Shazad Butt, 27 ans. Ce Britannique né au Pakistan… » (Le Figaro aujourd’hui). La réalité est accessible à quiconque est doué d’un peu de bon sens: Khuram Butt est un Pakistanais né au Pakistan, et ni par son origine, ni par son mode de vie et ses mœurs, ni par son idéologie politico-religieuse il n’a eu ressemblance de près ou de loin avec un Anglais. Il est détenteur de la nationalité anglaise, ce morceau de papier plastifié donné, là-bas comme en France, avec une suicidaire légèreté. La nuance est de taille. Elle tue même.

Le mensonge médiatique consiste à répéter qu’il s’agit d’un Anglais comme Churchill, Henry VIII et le roi Arthur, répétition qui vise à normaliser l’anomalie que représente l’immigration massive de populations insérées dans des sociétés d’accueil (forcé) avec lesquelles elles ne partagent pas grand-chose, sinon rien, sauf l’hostilité (...)

 La nationalité administrative ne fait pas l’identité, elle ne change pas l’âme, ni le cœur. Et les pieux mensonges ne protègent pas des balles."

Posté le 6 juin 2017 à 20h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Refuser l’immigration musulmane dans son pays est la seule façon d’assurer sa sécurité

Le bon sens polonais qui manque tant à nos gouvernements :

"Czarnecki, membre du parti conservateur polonais Droit et Justice (PiS), a déclaré que des attaques terroristes étaient souvent menées par des enfants de « migrants musulmans » – dont beaucoup étaient des citoyens de pays européens – qui ont été formés par l’Etat islamique.

« Dans certains pays, on observe cette situation, ceux qui sont formés sur le territoire de l’État islamique en Syrie, en Irak – des jeunes de nationalité française, belge, néerlandaise, britannique et allemande – retournent en Europe … et en quelque sorte [les autorités] ont été incapables de les surveiller , « a déclaré Czarnecki.

« Nous, la Pologne, apprenons des erreurs des autres … et nous n’ouvrirons pas nos portes aux migrants musulmans », a-t-il ajouté.

[Source]

Posté le 6 juin 2017 à 06h23 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

30 mai 2017

Le Brexit : une chance pour l'écologie ?

Extrait d'un article de Paul Kingsworth, dans la revue L'Ecologiste :

"Dans les années 1970, la paysannerie en France et en Europe a connu une vraie hémorragie. Ce n'était pas le fruit du hasard mais une extinction planifiée. [...]  Les eurocrates n'ont pas utilisé, pour justifier leur politique, le terme d' "élimination" mais celui de "modernisation". [...] Non-élue, créée de façon confidentielle, obéissant aux intérêts des multinationales, la CEE avait un but clair : diminuer, si ce n'est abolir, la souveraineté démocratique des nations européennes et [...] créer une zone de libre-échange géante sans frontières. [...] Sa culture du Progrès était celle de l'homogénéisation, de la centralisation, du contrôle et du profit (...)

L'UE en son principe viole chaque principe écologique. C'est l'exact opposé du local, elle détruit le monde naturel, efface les particularités, elle est anti-démocratique et place les intérêts des banques et des multinationales avant ceux des travailleurs. Pourquoi, quand, comment le parti écologiste britannique a-t-il abandonné son engagement dans le localisme, la démocratie, et s'est-il uni à un tel monstre ?  [...]  La classe sociale a toujours été la ligne de fracture dans le mouvement écologiste. À l'occasion du Brexit, elle est apparue au grand jour.  [...] Les classes laborieuses et les classes moyennes, au contraire des élites culturelles ou politiques, ont exprimé une sorte de jacquerie moderne... Les Verts auraient pu se trouver de leur côté, faire valoir des arguments en faveur de la relocalisation du pouvoir, de la démocratie, créer des lois environnementales et sociales s'appliquant à notre île et à ses bio-régions... Mais on n'a jamais entendu ces arguments. Pourquoi ? Parce que peu d'écologistes sont issus des classes sociales affectées négativement par l'UE et sa participation à la mondialisation (...)

Il fut un temps où les Verts remettaient en question la culture du Progrès à droite comme à gauche, et proposaient de relier les hommes à la nature, la planète aux communautés locales, en essayant de forger un nouveau discours politique. Mais tout cela appartient au passé. Aujourd'hui l'écologie politique [...] fait campagne contre l'austérité en suggérant que la croissance est une solution plutôt que le problème... Autrefois radicaux, les Verts ressemblent aujourd'hui à des sociaux-démocrates affublés de panneaux solaires (...)

Que faire ? C'est le moment de proposer un projet stimulant, radical et rafraîchissant pour la démocratie britannique, désormais détachée de la bureaucratie de l'UE. [...] Il est certainement possible de proposer des façons bien plus durables de s'occuper des terres et des mers... Quelque chose d'authentiquement radical est apparu en Grande-Bretagne. Une brèche est apparue dans la culture du Progrès, et elle n'a pas été ouverte par des intellectuels, des idéologues ou des philosophes, mais par 17,4 millions de gens ordinaires qui ont voté le Brexit. [...] Une occasion est à saisir, la voici. Tout reste ouvert. Que vont faire les écologistes ? (...)" 

Source

Posté le 30 mai 2017 à 18h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Rencontre présidentielle Poutine-Macron

Au menu: Syrie, Ukraine, culture, économie, recherche, industrie, tous domaines où des perspectives de coopération semblent se renouveler, et ? et ? et bien: LGBT bien sûr ! A quoi pensiez-vous ?

Cette posture idéologique sociétale mise à part, qui certes devrait faire notre honte sur la scène internationale, la prise de parole du Président Macron que vous entendrez ci-dessous montre une hauteur de vue à laquelle nous n'étions plus habitués avec le minus habens précédent.

Si nous nous fondons sur ces seules déclarations, qui traduisent un pragmatisme inouï chez nous ces dernières années, nous pourrions espérer un retour à une Realpolitik plus conforme à nos intérêts et notre tradition diplomatique, si tant est que ces mots signifient quelque chose pour les nouvelles (?) équipes au pouvoir. L'espoir fait vivre, et les faits nous diront ce qu'il en est.

Posté le 30 mai 2017 à 08h33 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (10)

27 mai 2017

La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe fête ses 20 ans

Capture d’écran 2017-05-24 à 18.04.12Les membres de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe – la FAFCE – vont se rassembler à Rome pendant trois jours pour fêter le 20ème anniversaire de la FAFCE. Le point d’orgue de cette célébration sera une audience privée avec Sa Sainteté le Pape François le 1er juin, journée internationale des parents.

Fondée en 1997, la FAFCE représente aujourd’hui des associations familiales catholiques de 14 pays européens. L’organisation a un statut participatif auprès du Conseil de l’Europe et est en tant que telle un membre de la Conférence des ONG internationales du Conseil de l’Europe. La FAFCE fait également partie de la plateforme des droits fondamentaux de l’Union Européenne.

Antoine Renard, qui préside la FAFCE depuis 2009, déclare :

« Cet anniversaire est une occasion de fêter 20 ans d’action pour promouvoir la famille en Europe et en particulier auprès des institutions européennes. Progressivement, notre organisation s’est développée depuis le regroupement de quelques associations familiales après la fin de la guerre froide jusqu’à une fédération fondée en 1997 qui est renommée pour son action en faveur de la famille et de politiques favorable à la famille. Nous devons beaucoup aux initiateurs de cette grande aventure paneuropéenne ».

La FAFCE souhaite contribuer à la société par des propositions qui favorisent des politiques favorables à la famille tout en respectant les compétences nationales dans le domaine du droit de la famille. Un exemple de cette action est la campagne « Votez pour la famille en 2014 » lancée par la FAFCE en amont des élections européennes de 2014. Des douzaines de parlementaires européens ont signé le manifeste de la campagne, y compris le président en exercice du Parlement Européen, M. Antonio Tajani.

M. Renard rappelle également que

« l’action de la FAFCE est basé sur l’enseignement social de l’Eglise catholique. Notre action est également nourrie par notre foi. Par conséquent, nous nous sommes réunis à Fatima l’an dernier, à la veille du 100ème anniversaire des apparitions, pour laisser notre travail être inspiré par Notre Dame de Fatima. En lien avec notre vingtième anniversaire, la FAFCE sera consacrée à la Vierge Marie lors de la fête de la Visitation avant d’avoir la joie de rencontrer Sa Sainteté le pape François. La famille est un chef d’œuvre de la création, nous espérons trouver l’inspiration de poursuivre notre action dans cet esprit et présenter les relations familiales comme un modèle de construction sociale pour l’Europe et le monde ».

Posté le 27 mai 2017 à 09h03 par Michel Janva | Lien permanent

24 mai 2017

Le terroriste de Manchester fréquentait une église transformée en mosquée

1285221799bQuel terrible symbole de la dhimmitude de nos gouvernements et du grand remplacement qui s'opère sous nos yeux :

"Salman Abedi est né à Manchester en 1994, le deuxième plus jeune de quatre enfants. Ses parents étaient des réfugiés libyens qui sont venus au Royaume-Uni pour échapper au régime de Kadhafi. Sa mère, Samia Tabbal, 50 ans, et son père, Ramadan Abedi, un agent de sécurité, sont tous deux nés en Libye, mais semblent avoir émigré à Londres avant de déménager dans la région de Fallowfield, au sud de Manchester, où ils ont vécu pendant au moins dix ans.

Il a grandi dans la région de Whalley Range et a fréquenté Whalley Range High School avant de travailler apparemment à la mosquée Didsbury en 2013 (...) La mosquée Didsbury était à l’origine la « chapelle méthodiste Albert Park ». La chapelle a fermée en 1962 et plus tard est devenue un centre islamique"

Posté le 24 mai 2017 à 11h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

"Dans la Grande Bretagne, tout le monde semble pétrifié de dire officiellement ce que nous disons tous en privé"

Steven Morrissey, le célèbre chanteur de rock britannique, dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas :

1e6c2335« Célébrant mon anniversaire à Manchester alors que la nouvelle de l’attentat à la bombe de Manchester a éclaté. La colère est monumentale.Pour quelle raison cela s’arrêtera-t-il ?

Theresa May dit que de telles attaques «ne nous briseront pas», mais sa propre vie est vécue dans une bulle à l’épreuve des balles et, évidemment, ce n’est pas elle qui identifiera les jeunes corps dans les morgues de Manchester. En outre, « ne nous briser » signifie que la tragédie ne la brisera pas, ni ses politiques en matière d’immigration. Les jeunes de Manchester sont déjà brisés – merci tout de même, Theresa.

Sadiq Khan dit que « Londres est unie à Manchester », mais il ne condamne pas l’Etat islamique – qui a revendiqué la responsabilité de la bombe. La reine reçoit des éloges absurdes pour ses «mots forts» contre l’attaque, mais elle n’annule pas la fête de jardin d’aujourd’hui au palais de Buckingham – pour laquelle aucune critique n’est autorisée en Grande-Bretagne dans la presse. Le maire de Manchester, Andy Burnham, dit que l’attaque est le travail d’un «extrémiste». Un extrême quoi ? Un lapin extrême ?

Dans la Grande Bretagne, tout le monde semble pétrifié de dire officiellement ce que nous disons tous en privé. Les politiciens nous disent qu’ils n’ont pas peur, mais ils ne sont jamais les victimes. Quelle est la facilité de ne pas avoir peur lorsque l’on est protégé de la ligne de tir. Les gens n’ont pas de telles protections. »

Une chose est vraie, c'est que beaucoup de dirigeants européens ne risquent pas de perdre un enfant dans un concert...

Posté le 24 mai 2017 à 06h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

22 mai 2017

La maltraitance des enfants au Parlement européen

Conférence concernant la maltraitance des enfants avec Gabrielle Cluzel, Jean-Marie Le Méné et Marie-Christine Arnautu (député FN) :

Posté le 22 mai 2017 à 18h35 par Michel Janva | Lien permanent

Disque rayé sur l'Union européenne

En mai 2007 : "Sarkozy veut relancer rapidement l'Europe"

En mai 2013 : "François Hollande veut relancer l’Europe"

En mai 2017 : "Macron et Gentiloni veulent travailler ensemble à "une relance" de l'Europe"

Mais où veulent-ils la lancer ?

Posté le 22 mai 2017 à 08h03 par Michel Janva | Lien permanent

20 mai 2017

La France sans défense ?

Comme cela n’aura échappé à personne, le premier gouvernement, Macron regnante, voit le ministère de la défense remplacé par le ministère des armées. On ignore encore les conséquences en terme d’organisation que produira ce changement d’appellation, mais dores et déjà se posent des questions relatives aux relations de subordination futures entre le Chef d’état-major des armées et le Président de la République, chef des armées, dans la planification et la conduite des opérations, et la place d’une ministre désormais en charge des seules armées.

De façon plus globale, et plus grave, cette évolution pose la question de l’avenir de la Défense de la France, et de la dévolution de l’ensemble des questions qui y ont trait au sein du gouvernement.

En soi, dans un pays qui serait guidé par une vision régalienne du Bien Commun, un tel changement de nom, non seulement ne serait pas une hérésie, mais serait une évolution positive s’il était accompagné d’une vision stratégique claire de la dimension interministérielle permanente de la défense nationale, et du rôle de direction, de commandement et de contrôle, au sens régalien du terme, attribué au premier ministre en la matière, dans l’esprit de l’Ordonnance de 1959, abrogée au début des années 2000. Rappelons au passage que le Premier ministre, selon les termes de l’article 21 de  la constitution de la Vè République, est « responsable de la défense nationale », et que l'appellation "nouvelle" avait cours jusqu'en 1974.

Or à ce stade de la communication gouvernementale, rien ne semble avoir été clairement établi à ce sujet, et compte tenu de l’orientation clairement uniopélâtre (de « union européenne » (raccourci introduit par Stratediplo, merci à lui, et idolâtre), il est fort à craindre que la notion et les principes mêmes d’une Défense nationale, précisément en raison de cette épithète, fasse l’objet d’une solution finale dans le grand tout fédéraliste, au terme d’un démantèlement entrepris depuis au moins deux décennies. Sur cette évolution, nous renvoyons nos lecteurs à la dernière analyse de Stratediplo.

Posté le 20 mai 2017 à 13h11 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (6)

19 mai 2017

Parlement européen : des députés PPE ont rejoint la gauche et l’extrême gauche pour condamner le gouvernement Orban

Le Parlement européen a donc ouvert une procédure pouvant aller jusqu’à la suspension des droits de vote de la Hongrie et de la Pologne. Selon Yves Daoudal, ce type de résolutions permettent essentiellement aux députés européens de penser qu’ils existent. Par 393 voix pour, 221 contre et 64 abstentions, une résolution en faveur du déclenchement de la procédure de l’article 7 contre la Hongrie a été votée. Procédure qui ne peut pas aboutir :

Unknown-46"Le seul intérêt du vote de cette résolution a été de voir que pour la première fois des députés PPE ont rejoint la gauche et l’extrême gauche pour condamner le gouvernement Orban, alors que les députés hongrois du parti d’Orban sont au PPE. Il y a eu 68 députés PPE pour voter la résolution ; 98 ont voté contre, et 40 se sont abstenus.

Selon la résolution, les évolutions qu'a connues la Hongrie ont « provoqué une grave détérioration de l'état de droit, de la démocratie et des droits fondamentaux ces dernières années », et tous les éléments « pris ensemble, pourraient être le signe de l'émergence d'une menace systémique pour l'état de droit dans cet État membre ». Alors que Frans Timmermans, au nom de la Commission européenne, affirme qu’il n’y a pas de « menace systémique »… Le Parlement européen « charge par conséquent sa commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, d'engager la procédure et d'élaborer un rapport spécifique en vue de mettre aux voix en plénière une proposition motivée invitant le Conseil à agir conformément à l'article 7, paragraphe 1, du traité UE ». Le Conseil déterminera alors s’il existe un « risque clair » d’une « violation grave » des « valeurs européennes » par la Hongrie. Si le texte obtient les quatre cinquièmes des voix, une autre réunion du Conseil, après objurgations au gouvernement hongrois, devra constater l’existence d’une violation « grave et persistante ». Cette fois à l’unanimité. Et on s’arrêtera là, puisqu’on ne pourra pas obtenir l’unanimité, la Pologne ayant clairement dit et rappelé qu’elle s’y opposerait (comme la Hongrie au cas où la Pologne serait confrontée à la même procédure)."

Le gouvernement hongrois a simplement réagi :

"La résolution votée hier par le Parlement européen traite de questions qui, à notre avis, ne relèvent en rien de l'Union européenne ou du Parlement européen."

Posté le 19 mai 2017 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

18 mai 2017

Une européiste fanatique aux Armées : vers une armée fédérale européenne ?

Sylvie Goulard est donc Ministre des Armées. Yves Daoudal (lire son article très intéressant sur les Etats-Unis d'Europe) nous rappelle que cette inconnue du grand public est d'abord la grande lobbyiste de l’Europe fédérale :

Unknown-43"En 2001 elle était près de Romano Prodi pour travailler à la préparation de la Constitution européenne. En 2006 elle était devenue présidente de la branche « française » du Mouvement européen : un lobby qui avait été dirigé et financé par la CIA pour construire les Etats-Unis d’Europe. En 2009, étiquetée Modem, elle était devenue député européen, c’est-à-dire principale militante du Mouvement européen au sein du Parlement européen.

La voici donc récompensée par un portefeuille ministériel (au moment où les Etats-Unis ont un président qui n’a pas du tout comme priorité la construction des Etats-Unis d’Europe…).

Mais le gag, le mauvais gag, est qu’elle est « ministre des Armées ». Elle qui, comme son nouveau patron Macron, est pour la dissolution des nations dans un Etat européen. Dans la configuration psychologique de ces gens-là, c’est comme si elle était ministre des Armées du Minnesota ou de l’Alabama… Eh non, ça n’existe pas.

Le message est bien sûr que « les Armées » françaises ne doivent plus exister non plus, au profit d’une armée fédérale européenne."

Il y a un "ministre de l'Europe et des Affaires étrangères" (l'Europe nommée d'abord), et, comme si ça ne suffisait pas, un "ministre chargé des Affaires européennes". "Europe" est le seul mot qui figure deux fois dans l'organigramme.

Posté le 18 mai 2017 à 07h27 par Michel Janva | Lien permanent

Le Parlement européen envisage de supprimer le droit de vote de la Hongrie et de la Pologne

Ob_36bf42_union-europeenneLe Parlement européen préconise d’ouvrir une procédure inédite pouvant aller jusqu’à la suspension des droits de vote de la Hongrie et de la Pologne :

"La pression monte à Bruxelles et à Strasbourg à l’égard de la Pologne et de la Hongrie au sujet du respect de « l’Etat de droit » et des valeurs démocratiques européennes. Mercredi 17 mai, les eurodéputés ont voté à une courte majorité une résolution recommandant l’activation, à l’égard de la Hongrie, de l’article 7 du traité de l’Union européenne. Cette procédure n’a encore jamais été activée, et pour cause : si elle va à son terme, elle peut revenir à priver un Etat de ses droits de vote au sein de l’Union (...)

La plupart des élus Les Républicains à Strasbourg ont voté pour la résolution ou se sont abstenus, bien que M. Orban appartienne à leur famille politique, le Parti populaire européen (...)"

Il faudra bien que les Français comprennent un jour que c'est vers cette Union européenne que nous conduit Emmanuel Macron. Une Union européenne fédérale et totalitaire où les Etats membres n'auront plus leur liberté de Nation. La nouvelle appellation du Quai d'Orsay comme ministère de l'Europe et des affaires étrangères ainsi que la nomination d'une européïste acharnée au ministère des Armées, terme qui évite celui de Défense (nationale), sont des signes et symboles forts.

Posté le 18 mai 2017 à 07h02 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

17 mai 2017

One of Us face à la Commission européenne : L’avenir de la démocratie en question

Communiqué de One of us :

0l0"L’audience de l’affaire Un de nous (One of us) contre la Commission européenne s’est tenue aujourd’hui devant une chambre de cinq juges de la Cour de justice de l’Union européenne.

L’initiative citoyenne européenne (ICE) Un de nous, qui avait rassemblé près de deux millions de signatures en Europe, demandait l’interdiction des financements européens pour les activités impliquant la destruction d’embryons humains, en particulier dans la recherche et la coopération internationale. Par une simple communication de quelques pages, la Commission européenne avait rejeté l’initiative en mai 2014 et décidé de ne faire aucune proposition.

L’audience de ce matin a permis à l’avocat britannique représentant l’initiative Un de nous, Paul Diamond, de centrer le débat sur la question démocratique. Ainsi que l’a noté Carlo Casini, l’initiateur de cette ICE : « la démocratie dans l’Union européenne et le mécanisme d’initiative citoyenne européenne devaient permettre de rapprocher le citoyen de l’Union européenne. Si la Commission dit non, c’est ce rapprochement qu’on refuse ».

Comment la Commission peut-elle ne pas donner suite à une initiative qui a respecté toutes les conditions et a rassemblé 1,9 millions de signatures (1,7 million validées) ? C’est que, contrairement à l’esprit du traité de Lisbonne et du mécanisme de l’initiative, la Commission européenne a tout simplement refusé de partager son pouvoir d’initiative législative. Elle a refusé de transmettre pour débat l’initiative citoyenne au Parlement européen.

Les représentants de l’initiative dénoncent également la justification de la décision de refus, entièrement politique et non fondée sur des arguments de droit. Sur cette question, la réponse lors de l’audience du représentant légal de la Commission fut surprenante : « toute réponse de la Commission est suffisante dès lors qu’elle contient objectivement quelque chose et qu’elle ne prétend pas qu’il y a des habitants sur la lune ».

Comme l’a rappelé l’avocat d’Un de nous, cette initiative représente des milliers d’heures de travail et d’euros dépensés. Tout cela pour une réponse qui n’aurait pas été différente si la Commission avait répondu à un simple courrier postal. Paul Diamond se dit satisfait au sortir de l’audience : « j’ai le sentiment que tous les arguments ont pu être bien développés et que la Cour est tout à fait consciente que l’avenir de l’ICE est entre ses mains »."

Posté le 17 mai 2017 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent


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