19 décembre 2014

L'euroscepticisme gagne du terrain

Selon un sondage du Figaro :

F

Posté le 19 décembre 2014 à 20h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Pas de "droit à l'avortement" au Parlement européen

Extrait d'un entretien d'Aymeric Chauprade au blog Le Rouge et Le Noir :

"[...] Il faut savoir que les groupes de pression féministes sont souvent étroitement liés aux groupes LGBT, et que, si le respect de la dignité de la femme est un principe sur lequel il est évidemment hors de question de transiger, les revendications de ces lobbies conduisent malheureusement bien souvent à une vision consumériste, des êtres en général et de la femme en particulier.

Ce n’est pas un hasard si, au Parlement européen, la commission parlementaire qui dit s’occuper du droit des femmes s’intitule « Droits de la femme et égalité des genres ». La sémantique est importante, et, on s’aperçoit vite dans le cadre du travail de cette commission, de l’influence grandissante des tenants de la théorie du genre sur les institutions européennes.

Si consacrer le « droit » à l’avortement ne semble plus à l’ordre du jour pour le moment, d’autres projets me paraissent alarmants. A titre d’exemple, la commission susmentionnée travaille actuellement sur un rapport sur l’égalité des femmes et des hommes au sein de l’UE, dans lequel il est déclaré la nécessité de lutter contre « la conception limitative de la famille en avantageant les familles mono-actives » et « insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l’avortement ; soutient par conséquent les mesures et actions visant à améliorer l’accès des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive et à mieux les informer de leurs droits et des services disponibles ; invite les États membres et la Commission à mettre en œuvre des mesures et des actions pour sensibiliser les hommes quant à leurs responsabilités sur les questions sexuelles et reproductives ».

C’est malheureusement le succès des tenants de la théorie du genre et de la négation du droit à la vie. Mais le sursaut espagnol doit nous encourager à poursuivre nos efforts pour défendre les droits de l’enfant et ne pas tomber dans le fatalisme concernant des mesures qui étaient soit disant « entrées dans les mœurs » mais qui sont plus que jamais contestées."

Posté le 19 décembre 2014 à 12h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

16 décembre 2014

L’Ukip crée un parti européen : l’Alliance pour la démocratie directe en Europe

L’Ukip annonce avoir créé un parti européen : l’Alliance pour la démocratie directe en Europe (ADDE), rassemblant des élus d’au moins un quart des pays de l’UE, soit 7. L’intérêt du parti européen est qu’il bénéficie d’un financement substantiel de l’UE. L’ADDE devrait recevoir 1,25 million d’euros l’an prochain, et sa fondation, Initiative pour une démocratie directe en Europe, 730.000 euros. Roger Helmer est un député européen britannique explique :

« Si nous ne prenons pas l’argent, il ne retournera pas aux contribuables. Il ira simplement aux autres fondations, celles qui s’engagent à poursuivre l’intégration européenne… Nous pensons que s’il y a des ressources disponibles, nous voulons les obtenir. Nous le faisons afin de libérer un peu de cet argent qui, sinon, irait à des organisations intégrationnistes. »

Posté le 16 décembre 2014 à 17h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

10 décembre 2014

Le TTIP, ce traité "transparent" qu'on nous cache si bien

Lu ici :

"À Bruxelles, dans une des artères du Parlement européen, se trouve une salle sous haute surveillance. Une rareté dans cette enceinte de la démocratie européenne. Qui veut y entrer doit être au préalable inscrit dans un registre spécial et faire partie du cercle restreint de ceux qui ont vraiment besoin de savoir. À l'intérieur, des hommes et des femmes parlementaires scrutent avec attention des documents où figure en haut à droite, en gras et en majuscule, la mention "CONFIDENTIEL UE ".

Il s'agit des pages les plus sensibles du traité transatlantique - le fameux TTIP - en cours de négociation entre l'Union européenne et les États-Unis, ce qu'on appelle dans le jargon commercial "les textes consolidés", qui contiennent les propositions communes faites par les négociateurs de part et d'autre de l'Atlantique. Le nombre de députés qui ont accès à ces documents est très restreint. On compte une quarantaine de personnes au total, sur les 751 parlementaires de l'institution européenne.[...]

Ces lecteurs obéissent à des règles strictes. Les portables sont confisqués à l'entrée de la salle. Il leur est impossible de scanner ou de photocopier les documents, ou même de prendre des notes. Et tous doivent déclarer sur l'honneur ne pas diffuser les documents consultés. Gare à celui qui enfreint les règles. Les eurodéputés risquent la perte de leur immunité parlementaire. Les agents du Parlement leur poste.[...]

Tandis que la Commission européenne, qui dirige la négociation pour les 28, a publié son mandat de négociation fin octobre et s'apprête notamment à rendre des documents de négociation consultables sur son site, les Américains y rechignent. Leur mandat n'a toujours pas été publié, tout comme les autres documents de négociation qui tous sont confinés dans des salles de lecture restreintes. Si restreintes que les ministres européens au Commerce, réunis à Bruxelles en novembre, se sont plaints à demi-mot de ne pas avoir suffisamment accès aux offres de négociation américaines.

Cela n'empêche pas Washington de vouloir influer sur les dispositifs européens. C'est donc sous haute surveillance américaine que de nouvelles salles de lecture vont voir le jour dans les prochaines semaines au Parlement européen. Elles permettront aux 751 députés d'accéder à tous les documents "RESTREINTS" de la négociation. Tandis que les documents de négociation conjoints - les plus sensibles - resteront toujours à la discrétion de cette quarantaine de députés, déjà inscrits au registre."

Pourquoi tant de secret dans un traité qu'on dit si "transparent" ?

Posté le 10 décembre 2014 à 10h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

09 décembre 2014

L'arrêt Lautsi de la CEDH garantit la présence des crèches dans les lieux publics

Dans Famille chrétienne, Jean Paillot, avocat au barreau de Strasbourg et expert au Conseil de l’Europe, analyse l'affaire des crèches avec la jurisprudence européenne. Faut-il que notre monde soit devenu fou pour que nous en arrivions à ergoter sur la jurisprudence européenne à propos des crèches de Noël ? :

L"Le principe dit de laïcité et que l’on devrait renommer principe de neutralité — tant le terme « laïcité » est ambivalent — est un principe permettant à tous de vivre ensemble, dans le respect des convictions religieuses de chacun, le rôle de l’État étant ici de « garantir, en restant neutres et impartiaux, l'exercice des diverses religions, cultes et croyances », comme la Cour européenne des droits de l’Homme l’a rappelé avec force dans son arrêt de Grande Chambre Lautsi contre Italie le 18 mars 2011.

La laïcité « à la française », c’est-à-dire la neutralité, n’a donc pas pour fonction de privilégier des convictions laïcistes, antireligieuses, et en particulier anticléricales ou christianophobes, qui sont d’ailleurs à bien des égards intolérantes. Alors comment faire en sorte que la neutralité ne devienne pas intolérante ? Une crèche est-elle réellement contraire au principe de neutralité ?

L’arrêt Lautsi, qui concernait la présence de crucifix dans les écoles publiques d’Italie, répond à cette question. Comme un crucifix, une crèche est un élément de décor d’ordre religieux, qui est par nature passif : il n’a donc pas d’influence en soi sur les convictions intimes. Le seul fait que cet élément de décor soit d’ordre religieux ne suffit par ailleurs pas à lui interdire toute présence dans la sphère publique, dès lors qu’il ne conduit pas à une forme d’endoctrinement. La Cour européenne a précisé ainsi qu’une « règlementation donnant à la religion majoritaire du pays une visibilité prépondérante » ne suffit pas à caractériser une atteinte au principe de neutralité. Il en va de même lorsqu’il s’agit d’une simple tradition ou d’un usage. La conséquence est limpide : tout comme un crucifix dans une école publique d’un pays de tradition chrétienne, une crèche ou un sapin de Noël dans une mairie ou un Conseil général français ne sont pas contraires au principe de neutralité."

Posté le 9 décembre 2014 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

06 décembre 2014

Une agitatrice LGBT avale de travers le discours du pape

C'est ce que rapporte C-Fam :

L"Le Pape François a clairement mis en garde les députés européens la semaine dernière, leur expliquant qu’ils avaient perdu la confiance des citoyens en passant des législations « insensibles » ou « néfastes », qui serait à l’origine de l’image d’une « grand-mère, plus guère fertile », qui engendre des « styles de vies plutôt égoïstes ». Pour lui, ils devraient se garder de faire des usages impropres du concept des droits de l’homme.

Un député a qualifié ses propos d’ « avertissement à point nommé ». Un autre déclarait que sa « sagesse s’adressait à tout le monde ». Pour sa part Ulrike Lunacek, auteur d’une résolution sur les droits homosexuels qui a suscité une forte opposition citoyenne, a offert au Pape une écharpe aux couleurs arc-en-ciel en lui disant : « cela aurait été bien si vous aviez défendu le mariage homosexuel et l’usage des contraceptifs ». Et d’ajouter : « Mais je n’ai pas entendu cela, et c’était un peu décevant ».

[...] Ulrike Lunacek est co-présidente de l’Intergroupe du Parlement européen pour les droits LGBT. Cette année, elle proposé une « feuille de route pour les droits LGBTI », qui demande aux Etats membres d’adopter des politiques complètes portant une attention spéciale aux droits des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles, transsexuelles et intersex. Elle instamment demandé aux Etats de reconnaître les unions homosexuelles célébrées dans les autres Etats, ainsi que les changements de sexe, quoi que dispose leur droit interne. Les services de fertilité doivent être accessibles aux personnes LGBT, et le droit de la famille doit être adapté afin de reconnaître plus de deux parents. Enfin, l’éducation sexuelle ne peut transmettre qu’une image positive des personnes LGBTI."

Posté le 6 décembre 2014 à 00h58 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2014

Encore une pétition rejetée par la commission européenne

SAprès "Un de nous", qui avait récolté environ 2 millions de signature, c'est au tour de l'initiative « Stop TTIP », destinée à s’opposer aux accords de libre-échange avec le Canada et celui en cours de négociations avec les Etats-Unis, et qui rassemble plus de 300 organisations dans 24 Etats membres, qui s’est vue refusée par la Commission, malgré 1 million de signatures. L’exécutif européen, qui a fait de ces négociations commerciales une priorité, ne soumettra pas de proposition législative pour soutenir cet appel. En réaction, « Stop TTIP » a saisi la Cour de justice européenne.

Le collectif prévoitune action devant le bâtiment de la Commission le 9 décembre, jour de l’anniversaire de son président, Jean-Claude Juncker.

Posté le 4 décembre 2014 à 18h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

03 décembre 2014

UE : prime de départ de 533 500 € pour Herman Van Rompuy

RAuxquels il faut ajouter 65.700 € par an jusqu’à sa mort.

Vous ne connaissez pas Herman Van Rompuy ? Vous devriez, c'est avec vos impôts qu'il est rémunéré. C'est le président du Conseil européen (qui ne sert à rien...).

Mais José Manuel Barroso (vous connaissez au moins l’ancien président de la sympathique Commission européenne) va toucher encore plus avec un total de 611 440 € ces trois prochaines années, puis 128 580 € par an.

Il s'agit juste de leurs indemnités suite à leur passage à la tête des instances de l'UE. Cela n'empiète pas sur ce qu'ils pourraient toucher de leurs anciennes fonctions.

Et à part ça, la crise, ça va ?

Posté le 3 décembre 2014 à 17h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

02 décembre 2014

L'UE et les personnes handicapées

Communiqué de CitizenGo dans le cadre d'une démarche réunissant plus de 100 associations européennes :

"A l'occasion de la Journée internationale des personnes handicapées (3 décembre), plus de 100 organisations représentant plusieurs millions de citoyens des États membres de l’UE invitent le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à retirer la proposition de Cinquième Directive sur l’Egalité de traitement.

Initialement destinée à offrir un recours en cas de discrimination spécifique envers les personnes handicapées, elle est désormais utilisée à d’autres fins pour faire avancer divers autres objectifs politiques. Les signataires de la lettre ouverte craignent que la proposition de directive, si elle est adoptée, ne vienne restreindre les droits civils fondamentaux de tous les citoyens européens d'une manière grave et dangereuse – en particulier en ce qui concerne la liberté d'effectuer diverses activités ciblées professionnelles, commerciales ou de service, sans craindre d’être accusé de discrimination.

Dans une lettre ouverte adressée au Président Juncker et conformément à son engagement  "d'examiner, dans les trois premiers mois de son mandat, avec le Parlement européen et le Conseil, la liste des propositions législatives en instance pour déterminer s'il convient de les poursuivre ou non, conformément au principe de «discontinuité politique »", les signataires exhortent le Président et son vice-président Frans Timmermans, à abandonner cette Directive polémique, qui n'est jamais parvenue au cours des six dernières années à recueillir l'unanimité requise pour son approbation.

L'intention originale de la Commission en proposant cette Directive était d’offrir un recours en cas de  discriminations visant spécifiquement les personnes handicapées dans leur vie quotidienne – et pas seulement dans le cadre de leur travail. Cependant, en 2008, cédant à des pressions politiques, la Commission a ajouté à cette proposition d’autres types de discrimination visant la religion ou les convictions, l’âge et l'orientation sexuelle. Depuis lors, la Directive a été instrumentalisée pour faire avancer plusieurs autres objectifs. Il en résulte que la proposition finale de la Commission est un document lourd et mal rédigé, qui réglemente le comportement privé des citoyens d'une manière sans précédent – sans nécessité démontrée – et multiplie les possibilités de conflits et de confusion.

Particulièrement troublante est l’utilisation dans la Directive d’un vocabulaire flou, imprécis et mal défini (avec des expressions telles que " discrimination", "harcèlement, » « un traitement moins favorable", etc.), qui pourrait éventuellement donner lieu à des interprétations imprévisibles – et produire des conséquences défavorables et négatives. En outre, l'adoption de la Directive dans sa forme actuelle aurait un impact profond sur le travail d’institutions fondées sur des valeurs éthiques , notamment les églises et les écoles et associations confessionnelles.

L’offre de services professionnels et la possibilité de contracter librement et sans contrainte constituent d’importants moyens d’interaction entre les personnes dans la société. Les citoyens doivent rester libres de le faire – et doivent avoir le droit de faire des choix différents et d’avoir des convictions et des visions du monde différentes. Or, la Directive proposée créerait des obligations juridiques abstraites, qui auraient un impact  considérable sur ce type d’accords volontaires entre personnes. Cela pourrait porter sérieusement atteinte à l'autonomie individuelle et à la diversité sociale et mettrait chaque citoyen européen sous une chape de suspicion générale pour cause de comportement discriminatoire envers d’autres concitoyens.

Les signataires de la lettre ouverte au Président Juncker sont convaincus que l'UE ne devrait pas avaliser une proposition aussi sévère, aussi restrictive en matière de libertés, d’autant plus que ses nombreux effets négatifs – restrictions des libertés civiles fondamentales, contrôle bureaucratique de toute l'activité économique privée, charges administratives et financières disproportionnées imposées aux citoyens – sont beaucoup plus prévisibles que ses éventuels résultats positifs. Il existe, en revanche, des instruments plus adaptés et moins restrictifs de la liberté qui peuvent être utilisés afin de traiter les injustices perçues et les inégalités sociales. C’est pourquoi les signataires de la lettre ouverte exhortent la Commission européenne à abandonner définitivement cette proposition de directive et à élaborer des recours plus adaptés, mieux ciblés, pour résoudre les problèmes réels et avérés auxquels sont confrontés les citoyens de l'Union européenne.

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Pour plus d'informations, contacter Sophia Kuby, directeur exécutif de European Dignity Watch

tel +32 477 57 00 46 ou courriel: skuby@europeandignitywatch.org

Posté le 2 décembre 2014 à 20h31 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

28 novembre 2014

Le Parlement de l'UE vote une résolution pour Asia Bibi

Initiée par Rachida Dati :

A"C'est à une très large majorité que le Parlement européen a adopté cet après-midi la résolution que j'ai initiée avec Michèle Alliot-Marie au soutien d'Asia Bibi.

Cette résolution dénonce les lois sur le blasphème au Pakistan, en rappelant de nombreuses situations au Pakistan où des femmes, des hommes sont morts simplement parce qu'ils étaient Chrétiens ou parce qu'ils défendaient la liberté de religion des Chrétiens.

Asia Bibi est devenue, malgré elle, un symbole des plus de 150 millions de Chrétiens qui seraient actuellement persécutés dans le monde.

Notre responsabilité au Parlement européen et plus globalement dans les institutions européennes est de défendre la liberté religieuse, quelle que soit la religion.

Mais nous avons un rôle particulier dans la défense des Chrétiens persécutés. Le Pape François nous l'a d'ailleurs très justement rappelé mardi dernier. Notre Histoire commune, notre identité profonde, prennent, au moins en partie, leurs racines dans le Christianisme.

J'ai insisté sur ce point ce matin lors d'un débat dans l'hémicycle de Strasbourg. Je regrette vivement l'attitude de la Commission européenne, qui ne semble pas mesurer l'urgence que nous avons à nous engager pour Asia Bibi et tous les Chrétiens qui meurent hélas parfois dans "le silence honteux et complice de beaucoup" comme l'a si justement dit le Pape François.

Face à la barbarie subie par Asia Bibi, subie par de nombreux Chrétiens au Pakistan et ailleurs dans le monde, je resterai fermement mobilisée pour les défendre."

Posté le 28 novembre 2014 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent

27 novembre 2014

Le pape a remis l'Europe face à sa vocation

Grégor Puppinck, directeur du Centre Européen pour les droits de l'homme et la justice, a assisté aux deux interventions du vicaire du Christ à Strasbourg. Extraits de son analyse :

G"[...] Je pense qu’aujourd’hui cette visite a un sens particulier parce que l’Europe a fait un virage, elle est sur le point critique de son histoire avec une concomitance de plusieurs crises actuelles : une crise de confiance dans le mécanisme européen, dans le processus institutionnel et de développement de l’Union européenne. C’est une crise importante parce que nous avons vu les résultats des élections qui ont montré que maintenant, il y a beaucoup de scepticisme à l’égard des institutions européennes. Vient ensuite une crise économique très forte, même financière également, il y a beaucoup de chômage, surtout parmi les jeunes. S’y ajoute une crise culturelle : l’Europe ne sait plus très bien quelles sont ses valeurs. Et puis, une crise géopolitique avec le conflit ukrainien qui traverse actuellement l’Europe. Toutes ces crises sont importantes, elles mettent en cause l’avenir du continent européen, de notre civilisation. Lorsque l’Europe est en crise, c’est le moment extrêmement important où l’Eglise catholique peut venir parler pour resituer l’Europe, notre projet politique, notre société dans une perspective beaucoup plus longue afin d’essayer de sortir de cette crise, de voir au-delà des événements à court terme. C’est le moment où l’Eglise peut venir repositionner l’Europe, nous resituer dans le temps long, dans le temps de l’Eglise qui atteint bimillénaires. Dès le départ, l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe ont toujours accompagné l’histoire du continent européen. Donc, lorsque le continent est en crise, il est important que les chrétiens s’adressent et remontrent aux peuples européens quelles sont les vraies valeurs et les priorités. Plus précisément, le sens du message du Pape François était d’essayer de dépasser la crise pour remontrer aux peuples européens quelles sont les vraies valeurs qu’il faut rechercher, qu’il faut poursuivre au-delà des valeurs purement mercantiles et individualistes qui, trop souvent, déterminent notre politique.

[...] Il a invité les institutions de l’Europe occidentale à refonder notre projet politique non plus sur l’économie, sur les finances ou sur la technologie, mais sur la personne, sur la dignité transcendante de la personne humaine. C’est une question de hiérarchie de valeurs. Trop souvent, la politique européenne est déterminée uniquement par les intérêts économiques et technologiques. Et le Pape a dit : cette approche-là, individualiste, rend stérile notre culture. Il faut réussir à dépasser ces valeurs économiques, financières et techniques en plaçant au-dessus un point de référence bien plus élevé et important qui est issu de la personne humaine et de sa transcendance, c’est-à-dire de la capacité, de la spécificité de la personne humaine qui la distingue de tout le reste qui est à la fois son enracinement dans la réalité et son ouverture au spirituel. Alors, tout le propos du Pape a été de dire : au-dessus de l’économie, au-dessus de la finance, il doit y avoir d’abord la recherche de la protection et de l’affirmation de la dignité transcendante de la personne humaine. C’est uniquement si on refonde notre politique, notre projet politique sur cette dignité qu’elle peut retrouver un sens et être réhumanisée. Finalement, ce que le Pape a dit, c’est que l’Europe souffre aujourd’hui d’être déshumanisée, d’avoir perdu le sens de l’humain. [...]

Par contre, le deuxième discours qu’il a fait devant le Conseil de l’Europe, institution qui regroupe 47 Etats dont, notamment, toute l’Europe centrale, l’Europe orientale, la Russie, l’Ukraine, la Turquie, etc. Le deuxième discours du Pape a été également très important. Il s’est concentré essentiellement sur la paix. Il a rappelé que la finalité du Conseil de l’Europe a toujours été d’être au service de la paix en Europe et qu’aujourd’hui encore cette institution doit maintenir cette œuvre, cette recherche d’instauration de la paix en Europe. Cette paix, il l’a dit, il l’a défendait d’abord, doit être fondée sur une juste compréhension de l’homme et de la société. Mais il a ajouté deux éléments qui me paraissent très importants et nouveaux dans le discours de l’Eglise catholique. L’Europe doit renoncer à une approche purement monolithique, elle ne doit pas chercher à constituer un ensemble politique monolithique mais doit se considérer elle-même comme un ensemble multipolaire. La multipolarité c’est la reconnaissance qu’il peut y avoir légitimement plusieurs centres de pouvoir politique en Europe. Le but n’est pas de construire une Europe uniforme mais de reconnaître que l’Europe est un organisme vivant, est une culture, une société, une civilisation qui a une diversité. [...]"

Posté le 27 novembre 2014 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent

25 novembre 2014

Bruno Gollnisch souhaite que le pape soit écouté

Communiqué de Bruno Gollnisch, député français eu Parlement européen et membre du bureau politique du FN :

G"Le Pape François a tenu ce jour un discours riche et élevé devant les parlementaires européens réunis en session à Strasbourg. Il a exposé les causes de la désaffection d’une part croissante des peuples à l’égard de l’Union Européenne. Il a rappelé que les droits humains, que l’on invoque ici à tout instant, ne sauraient être l’expression d’une revendication individualiste et hédoniste, mais qu’ils découlaient de la nature et de la destinée spirituelle de l’Homme. Il s’est élevé contre ce que son prédécesseur Jean-Paul II appelait la culture de mort, et a réaffirmé la nécessité du respect de la vie humaine de son origine à son terme naturel. Pour lui, de même, la véritable écologie ne se conçoit que comme le respect de la Création. Il a pareillement rappelé l’importance de la famille comme cellule de base de la société, protection des faibles et remède contre le drame de la solitude. Il a stigmatisé à juste titre les effets dévastateurs d’une économie mondialisée purement matérialiste.

Sur l’immigration, qui ne souscrirait à l’affirmation selon laquelle nous ne pouvons nous résigner à ce que la Méditerranée devienne un cimetière ? Mais là encore le message, ferme sur le devoir d’accueil, est extrêmement équilibré : plus encore qu’aux effets, a-t-il dit, il faut s’attaquer aux causes, dont le sous-développement, et les conflits en méditerranée, qui ont (avec hélas notre concours) déstabilisé les Etats d’origine.

Le pape a aussi défini la culture des peuples d’Europe en rappelant l’héritage de Rome et d’Athènes, l’influence du christianisme, en mentionnant la diversité des nations slaves, latines, germaniques, etc., et en appelant au maintien des identités diverses.

Que les promoteurs de la culture de mort, les immigrationistes ou les fossoyeurs des nations, trop souvent majoritaires dans ce Parlement ne se méprennent pas. Les appels du Pape à un juste équilibre cherchent avant tout à remettre l’homme et sa nature au centre de nos débats politiques. Ces réalités tranchent avec la destruction méthodique des valeurs traditionnelles ou les vœux pieux utopistes, trop souvent dominants dans cet hémicycle. Il a été entendu. Souhaitons qu’il soit écouté."

Soulignons que cela n'en prend pas le chemin : la visite du pape a été quasiment absente des jounraux télévisés de ce soir. Il y a bien sûr le JT de TV Libertés (vers la 7e mn).

Posté le 25 novembre 2014 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

24 novembre 2014

Demain, suivez les discours du Pape à Strasbourg en direct sur KTO

 
Le Pape François à Strasbourg (Bande-annonce) par KTOTV 

Posté le 24 novembre 2014 à 22h10 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Résolution en faveur de la libération d'Asia Bibi au Parlement de l'UE

Le député français au Parlement européen Rachida Dati se réjouit de la venue du pape à Strasbourg demain :

R"[...] Je suis pour une laïcité positive, ou le dialogue entre les autorités religieuses et les autorités publiques est encouragé. Le Pape François est le Chef spirituel de millions d'Européens. Le Christianisme est une religion qui a irrigué les Histoires des Nations européennes, de sorte que nous avons en Europe des racines chrétiennes. C'est un fait historique ! Il serait bon que l'Europe le reconnaisse enfin de manière officielle.

Vous aviez déjà rencontré le pape, l’année dernière à Rome. Quel souvenir en gardez-vous ?

J'ai été reçue avec un petit groupe de parlementaires en audience au Vatican. Nous avions été sélectionnés compte tenu de nos engagements pour la famille et plus globalement pour les questions éthiques. C'était une rencontre extrêmement émouvante, inoubliable. Le Pape François a pris le temps de nous parler tous individuellement. Il était à l'écoute. J'ai été frappée par sa sagesse, sa simplicité et sa disponibilité.

Deux jours après la venue du Pape, le Parlement votera - jeudi - une résolution que vous avez initiée avec Michèle Alliot-Marie pour dénoncer le sort qui est fait à Asia Bibi cette Chrétienne pakistanaise condamnée à mort pour "blasphème"...

Le Parlement européen a une longue tradition de défense des droits de l'Homme, j'ai souhaité que tous les Députés européens envoient un message de soutien à Asia Bibi et prennent une initiative pour demander aux autorités pakistanaises de la libérer. Le "crime" de cette femme est d'avoir bu à une fontaine réservée aux musulmans ! Au nom du droit des femmes, au nom de la liberté religieuse, nous ne pouvons pas le tolérer ! Avec Michèle Alliot-Marie, nous avons tout d'abord mobilisé notre groupe, le PPE, en faisant signer en deux jours à 51 autres Députés une question écrite à la Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, lui demandant d'intervenir auprès de l'UE. Nous avons également rédigé une tribune appelant le Président Hollande à prendre une initiative auprès du Président pakistanais, ce qu'il a fait depuis. Puis nous avons demandé à ce que tout le Parlement se mobilise par le vote de cette résolution. Le temps presse et tout ce que nous pourrons faire pour libérer Asia Bibi, lutter contre les persécutions des Chrétiens partout dans le monde, nous le ferons."

Posté le 24 novembre 2014 à 20h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

23 novembre 2014

"La visite du Pape François n’est pas une atteinte à la laïcité des institutions européennes"

Lu ici, la prise de position de Martin Schulz en faveur de la visite du Pape François au Parlement européen :

"Une fois n’est pas coutume, l’Allemand Martin Schulz, président du Parlement européen, a signé l’éditorial de L’Osservatore Romano daté du 23 novembre 2014. Prenant la plume contre les opposants à la visite du pape François au Parlement européen et au Conseil de l'Europe, deux jours plus tard, Martin Schulz explique qu’elle n’est pas “une attaque contre la laïcité des institutions européennes“. Au contraire, écrit-il, elle pourra “réveiller la vieille Europe de sa torpeur“."

Posté le 23 novembre 2014 à 22h38 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

21 novembre 2014

James Dyson veut sortir de l'Union européenne

DSir James Dyson, fondateur de l’entreprise qui porte son nom, directeur de son centre de recherche, inventeur de l’aspirateur sans sac et sans perte de puissance (il a également inventé un système de lave-linge plus efficace, une brouette qui ne s'enfonce pas dans la boue, un lanceur de bateaux flottant, le sèche-main en dix secondes avec de l'air froid, le ventilateur sans hélice ou un robinet sèche-mains...), a déclaré qu’il voterait pour quitter l’UE, car « nous n’avons pas à être brutalisés par les Allemands ».

En octobre il déclarait dans Paris Match :

"Je chapeaute seulement le laboratoire recherche et développement, qui compte 1 700 personnes. La moyenne d’âge est de 26 ans, nous posons un brevet par jour et investissons 3 millions de livres par semaine. Pas de hiérarchie ni de commissions : je veux être capable de lancer un prototype en dix minutes.

Depuis quatre ans, vous êtes conseiller auprès du Premier ministre britannique James [sic ! "David" NDMJ] Cameron pour la réindustrialisation du pays. Quelles sont vos recommandations ?

L’Angleterre et l’Europe semblent avoir oublié ce qui les a rendues riches aux XIXe et XXe siècles : l’innovation. A moins que l’Europe ne double son budget recherche tous les deux ou trois ans, ce que nous faisons chez Dyson, nous serons dépassés. Toutes mes idées vont donc dans le même sens : financer la recherche, les brevets, les entreprises innovantes. A commencer par l’école où nous encourageons l’apprentissage des technologies dès le primaire. Aujourd’hui, Singapour, les Philippines et même l’Iran forment deux fois plus d’ingénieurs que l’Angleterre !"

Posté le 21 novembre 2014 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

820 000 immigrés naturalisées en Europe en 2012

NDes naturalisés qui peuvent donc circuler d'un pays à l'autre en vertu des accords de Schengen.

La France a naturalisé, en 2012, près de 96 100 personnes (dont 8000 étaient originaires de l'UE), derrière le Royaume-Uni (193 900 personnes) et l'Allemagne (114 600). Après viennent l'Espagne (94100), l'Italie (65 400) et la Suède (50 200).

Les étrangers bénéficiant le plus des naturalisations sont les Marocains, suivis des Turcs, des Indiens et des Irakiens.

Posté le 21 novembre 2014 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

12 novembre 2014

La Cour de Justice européenne favorable à la suppression de l'Aide Médicale d'Etat ?

Lu dans Présent :

"Un tantinet pressée par plusieurs pays membres croulant littéralement sous le poids croissant de l’immigration et du tourisme social, la Cour de justice européenne, prenant appui sur la directive 2004/38 relative à la libre circulation des biens et des personnes, a jugé mardi que les « Etats membres ne sont pas tenus d’octroyer des aides à des étrangers ne cherchant pas de travail ». Un arrêt qui constitue surtout un rappel à la loi et est largement insuffisant. Car c’est le principe même de la libre circulation qui doit être remis en cause. [...]

En effet, la Commission européenne avait beau affirmer mardi qu’elle « a toujours estimé que le principe de libre circulation signifie le droit de se déplacer » et que ce dernier « n’est pas le droit d’avoir accès librement aux prestations sociales d’un pays membre », il n’en a pas toujours été ainsi. Alors que plusieurs Etats membres, tels que la Grande-Bretagne, mais aussi l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique ou encore l’Autriche, dénonçaient très justement en début d’année une situation devenue ingérable, Laszlo Andor, commissaire en charge des Affaires sociales, leur a répondu que « ce tourisme social est un mythe » et que « personne ne peut penser qu’il est aisé de s’installer dans un autre pays et d’y profiter sans délai des prestations sociales ». Sacré Laszlo ! Il devrait tenter l’expérience en France…"

La France a prévu dans son budget 2015 environ 1 milliard d'euros pour subvenir aux besoins médicaux des immigrés clandestins. La Cour de justice valide-t-elle ainsi la suppression de l'AME ?

Posté le 12 novembre 2014 à 13h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

09 novembre 2014

Viktor Orban : l'Union Européenne peut devenir une expérience utopique

L'Union Européenne peut devenir une expérience utopique, c'est notre responsabilité que cela ne se produise pas - déclare le premier ministre Hongrois, M. Viktor Orban. L'homme politique a écrit un article publié sur le site du gouvernement hongrois suite à l'apparition du livre de l'ancien chancelier allemand, M. Helmuth Kohl intitulé "Par souci de l'Europe".

Selon M. Orban, la question aujourd'hui pour l'UE est la suivante : Va-t-elle entrer dans l'histoire de l'humanité comme une nouvelle utopie ou non, et il ajoute: si nous ne faisons pas attention, elle peut devenir un nouvel exemple d'expérience utopique ratée. Selon le premier ministre, le livre de M. Kohl montre bien que les petits membres de l'UE sont aussi importants que les grands.

"Avec M. Kohl je suis convaincu que les valeurs les plus importantes de l'Europe sont les nations... En Europe les nations sont la réalité, les États-Unis de l'Europe c'est l'utopie. (...) Car il y a des racines nationales millénaires, et les couper équivaudrait à un suicide."

Viktor Orban est persuadé qu'il faut mieux intégrer les nations dans le travail de l'UE, car des institutions créées il y a quelques décennies ne peuvent pas remplacer les cadres de vies multiséculaires des gens. Il est voué à l' échec si nous voulons créer une Europe sans les caractères nationaux. Orban écrit également que les Hongrois sont d'accord avec Helmuth Kohl quand il dit que "nous ne voulons pas une institution mammouth indépendante, bureaucratique et centralisée".

Orban estime que l'UE institutionnalisée ne peut pas s'éloigner des Etats membres et de citoyens, car nous sommes tous les membres d'une communauté de valeurs issue d'une culture aux racines chrétiennes. Il poursuit :

"la construction de l'Europe n'est pas une utopie, c'est quelque chose très concret qui veut préserver la paix. L'idée de l'unité européenne est née justement en réponse à des utopies dangereuses qui ont fait faillite au XX. siècle".

Posté le 9 novembre 2014 à 15h45 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2014

Justice et Loto : selon que vous serez sans-dent ou Jean-Claude Juncker

Lu sur Le Contrarien :

"Alors cette mamie qui organisait des lotos, de façon illégale semble-t-il, vient de subir la force de notre justice en étant condamnée à 6 mois de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende ce jeudi par le tribunal d’Arras [Ce n'est pas une blague NDMJ].

Yvette Bert est âgée de 76 ans, vit en maison de retraite et gagne 650 euros de pension de retraite. D’après l’enquête, elle aurait bien reversé l’ensemble des sommes gagnées à une organisation caritative et il n’y aurait pas eu d’enrichissement personnel.

Mais c’est vrai qu’en ce bas monde, les sans-dents illettrés voyageant en car que nous sommes doivent être surveillés de près, pensez donc, si tout le monde commence à se débrouiller pour trouver des sous pour alimenter les organisations caritatives, l’État pourrait vite devenir et se sentir inutile, surtout vu ce qu’il nous coûte.

Mamie Yvette passera donc peut-être, si elle continuait ses lotos ou si elle ne peut pas payer les 100 000 euros d’amende (avec 650 euros par mois, cela va être assez compliqué pour elle), quelques mois en prison. Yvette menace la société française dans ses fondements et il faut la neutraliser. Ce fut fait par une justice qui n’a pas tremblé devant un tel danger.

Le (nouveau) président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est le plus grand escroc de l’évasion fiscale en bande organisée… Il vient d’avoir une promotion ! [...] Le chef de cette bande d’escrocs, permettant à tous la plus grande évasion fiscale jamais organisée et durant des années, vient d’avoir une superbe promotion puisqu’il vient d’être nommé (il n’y a aucune élection démocratique en Europe au suffrage universel direct sauf pour le Parlement qui ne sert à rien) à la tête de la Commission européenne, son boulot consistant à défendre les intérêts de ses amis à savoir les grosses boîtes et en aucun cas les peuples d’Europe, composés de mamies et papys Yvette, d’hommes et de femmes, de jeunes et de vieux, d’enfants, en un mot… d’êtres humains, les siens, ceux son troupeau, troupeau qu’il est censé dans le cadre des principes du bien commun protéger, choyer.

« Les accords fiscaux secrets passés entre des centaines de firmes et le Luxembourg, afin de soustraire des milliards d’euros à l’impôt, ont forcément été couverts par le président de la Commission européenne.

Quarante médias internationaux s’appuyant sur des documents obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) viennent de révéler l’existence d’accords fiscaux secrets entre le Luxembourg et 340 multinationales, dont Apple, Amazon, Ikea, Pepsi ou Axa.Ces accords, qui permettent à ces firmes de minimiser leurs impôts, représentent des milliards d’euros de recettes fiscales perdues pour les États où ces entreprises réalisent des bénéfices, selon l’ICIJ et ses médias partenaires, dont Le Monde en France, The Guardian au Royaume-Uni, le Süddeutsche Zeitung en Allemagne, l’Asahi Shimbun au Japon. Ils ont été passés entre 2002 et 2010, soit à une période où Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne depuis le 1er novembre, était aux commandes du Luxembourg. [...]"

Posté le 7 novembre 2014 à 10h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

05 novembre 2014

Où Vladimir Poutine nous livre la vision stratégique de la Russie pour les années à venir

Le site « Médias-Presse-Info », reproduit le discours intégral de Vladimir Poutine sur le nouvel ordre du monde, prononcé le 24 octobre 2014, à l'occasion de la clôture du club Valdaï, qui se tenait cette année à Sotchi en Russie. Le thème était :

L'ordre mondial: De nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

108 experts, historiens et analystes politiques originaires de 25 pays, dont 62 participants étrangers, ont pris part aux travaux du Club International Valdaï qui se réunit chaque année pour discuter de la Russie face aux problèmes du monde.

C'est la première fois que Vladimir Poutine hausse autant le ton face au mondialisme promu par les Américains. Il montre son mépris pour les « satellites » européens des USA et affirme sa franche volonté de créer une autre voie face à l'hégémonisme messianique sans partage  de Big Brother.

Son discours, selon une tradition soviétique, est très long. Toutefois son importance est grande et il est conseillé de le lire entièrement (ici) ; ou d'en regarder la vidéo jusqu'au bout (au même endroit).  Et ce, pour deux raisons : Vladimir Poutine s'exprime avec une très grande franchise et il présente la vision stratégique russe de façon très claire. Il faut toutefois garder à l'esprit la grande capacité russe à jouer aux échecs avec plusieurs coups d'avance.

A lire ce discours me revient la réponse cinglante du général de Gaulle au jeune Alain Peyrefitte qui se réjouissait que la récente bombe atomique française assurait enfin la sécurité de la France face à la menace soviétique, je la cite de mémoire : «  vous n'avez rien compris ; il s'agit de la souveraineté de la France ; cette bombe nous garantit notre souveraineté. Qui nous dit que dans 60 ans nous n'aurons pas à l'utiliser contre les Etats-Unis ? Un état n'a pas d'amis, Peyrefitte que des intérêts. »

La citation exacte est à retrouver dans le tome 1 du Livre d'Alain Peyrefitte : C'était de Gaulle.

Voici pour les personnes pressées quelques extraits importants du discours de V. Poutine; ce résumé est un peu long, mais ce discours est dense et capital pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui:

« Certains de mes propos pourront sembler un peu trop rudes, mais si nous ne parlons pas directement et honnêtement de ce que nous pensons vraiment, alors il est absolument inutile de tenir de telles réunions. Il serait préférable, dans ce cas, de se contenter des rencontres diplomatiques, où personne ne dit rien qui ait une véritable portée et, reprenant les paroles d'un célèbre diplomate, où vous vous rendez compte que les diplomates ont une langue faite pour ne pas dire la vérité. » […] « Les débats d'aujourd'hui se sont tenus sous le thème : De nouvelles règles ou un jeu sans règles ? Je pense que cette formule décrit avec précision le tournant historique que nous avons atteint aujourd'hui et le choix auquel nous sommes tous confrontés. » […]

Tandis que nous analysons la situation d'aujourd'hui, n'oublions pas les leçons de l'histoire. Tout d'abord, les changements dans l'ordre mondial ont généralement été accompagnés sinon par une guerre et des conflits à l'échelle mondiale, du moins par des chaînes de conflits locaux intenses. Deuxièmement, la politique mondiale est avant tout une question de leadership économique, de guerre et de paix, avec une dimension humanitaire, incluant les droits de l'homme. […]

Aujourd'hui, le monde est plein de contradictions. Nous devons être francs en nous demandant mutuellement si nous avons un filet de sécurité fiable et bien en place. Malheureusement, il n'y a aucune garantie et aucune certitude que le système actuel de sécurité mondiale et régionale soit en mesure de nous protéger des bouleversements. […]

L'essentiel est que ce système doit se développer, et malgré ses diverses lacunes, il doit au moins être capable de maintenir les problèmes mondiaux actuels dans certaines limites et de réguler l'intensité de la concurrence naturelle entre les nations. […]

Mais les Etats-Unis, s'étant eux-mêmes déclarés vainqueurs de la Guerre Froide, n'en voyaient pas le besoin [de procéder à une reconstruction rationnelle et de l'adapter aux nouvelles réalités du système des relations internationales]. Au lieu d'établir un nouvel équilibre des forces, essentiel pour maintenir l'ordre et la stabilité, ils ont pris des mesures qui ont jeté le système dans un déséquilibre marqué et profond. La Guerre Froide a pris fin, mais elle n'a pas pris fin avec la signature d'un traité de paix comprenant des accords clairs et transparents sur le respect des règles existantes ou la création d'un nouvel ensemble de règles et de normes. […]

Nous sommes entrés dans une période de différentes interprétations et de silences délibérés dans la politique mondiale. Le droit international a maintes fois été forcé de battre en retraite, encore et encore, par l'assaut impitoyable du nihilisme légal. L'objectivité et la justice ont été sacrifiées sur l'autel de l'opportunisme politique. Des interprétations arbitraires et des évaluations biaisées ont remplacé les normes juridiques. Dans le même temps, l'emprise complète sur les médias de masse mondiaux ont rendu possible, quand on le désirait, de présenter le blanc comme noir et le noir comme blanc.

Dans une situation où vous aviez la domination d'un pays et de ses alliés, ou plutôt de ses satellites, la recherche de solutions globales s'est souvent transformée en une tentative d'imposer ses propres recettes universelles. Les ambitions de ce groupe sont devenues si grandes qu'ils ont commencé à présenter les politiques qu'ils concoctaient dans leurs corridors du pouvoir comme le point de vue de l'ensemble de la communauté internationale. Mais ce n'est pas le cas.

La notion même de « souveraineté nationale » est devenue une valeur relative pour la plupart des pays. En essence, ce qui était proposé était cette formule : plus la loyauté de tel ou tel régime en place envers le seul centre de pouvoir dans le monde est grande, plus grande sera sa légitimité.[…]

Les mesures prises contre ceux qui refusent de se soumettre sont bien connues et ont été essayées et testées de nombreuses fois. Elles comprennent l'usage de la force, la pression économique et la propagande, l'ingérence dans les affaires intérieures, et les appels à une sorte de légitimité « supra-légale » lorsqu'ils ont besoin de justifier une intervention illégale dans tel ou tel conflit ou de renverser des régimes qui dérangent. Dernièrement, nous avons de plus en plus de preuves que le chantage pur et simple a également été utilisé en ce qui concerne un certain nombre de dirigeants. Ce n'est pas pour rien que « Big Brother » dépense des milliards de dollars pour tenir sous surveillance le monde entier, y compris ses propres alliés les plus proches.

[…] Permettez-moi de dire que ce n'est pas le cas, absolument pas le cas.

Un diktat unilatéral et le fait d'imposer ses propres modèles aux autres produisent le résultat inverse. Au lieu de régler les conflits, cela conduit à leur escalade ; à la place d'États souverains et stables, nous voyons la propagation croissante du chaos ; et à la place de la démocratie, il y a un soutien pour un public très douteux allant de néo-fascistes avoués à des islamistes radicaux.

Pourquoi soutiennent-ils de tels individus ? Ils le font parce qu'ils décident de les utiliser comme instruments dans la voie de la réalisation de leurs objectifs, mais ensuite, ils se brûlent les doigts et font marche arrière. Je ne cesse jamais d'être étonné par la façon dont nos partenaires ne cessent de marcher sur le même râteau, comme on dit ici en Russie, c'est-à-dire de faire les mêmes erreurs encore et encore. [… Talibans et à Al-Qaïda ; C'est seulement après que des attaques terroristes horribles aient été commises sur le sol américain lui-même que les États-Unis ont pris conscience de la menace collective du terrorisme…Irak, puis Libye, qui ont été poussés au bord du gouffre... des pays en danger de démantèlement, devenu un terrain d'entraînement pour les terroristes…Seule la détermination et la sagesse de la direction égyptienne actuelle a sauvé ce pays arabe clé du chaos et de l'emprise des terroristes. En Syrie, comme par le passé, les États-Unis et leurs alliés ont commencé à financer et armer directement les rebelles…Comment l'Etat Islamique notoire a-t-il réussi à devenir un groupe aussi puissant, de fait une véritable force armée ?]

Nous avons parfois l'impression que nos collègues et amis sont constamment aux prises avec les conséquences de leurs propres politiques, et qu'ils dépensent tous leurs efforts dans le traitement des risques qu'ils ont eux-mêmes créés, en payant un prix de plus en plus élevé.

Chers collègues, cette période de domination unipolaire a démontré de manière convaincante que le fait d'avoir un seul centre de pouvoir ne rend pas les processus mondiaux plus faciles à gérer. Au contraire […]

Le monde unipolaire s'est avéré un fardeau trop rude, trop lourd et trop ingérable même pour son chef auto-proclamé. […] Voilà pourquoi nous voyons, en cette nouvelle étape de l'histoire, des tentatives de recréer un semblant de monde quasi-bipolaire en tant que modèle commode pour perpétuer le leadership américain. Peu importe qui prend la place du centre du mal dans la propagande américaine, peu importe qui remplace l'ex-l'URSS en tant que principal adversaire. Cela pourrait être l'Iran […], ou la Russie, […].

Les sanctions sapent déjà les fondements du commerce mondial, les règles de l'OMC et le principe de l'inviolabilité de la propriété privée. Ils portent un coup dangereux au modèle libéral de la mondialisation fondé sur les marchés, la liberté et la concurrence, qui, permettez-moi de le souligner, est précisément un modèle qui a avant tout bénéficié aux pays occidentaux. Et maintenant, ils risquent de perdre la confiance en tant que gouvernants de la mondialisation. Nous devons nous demander, pourquoi était-ce nécessaire ? Après tout, la prospérité des États-Unis repose en grande partie sur la confiance des investisseurs et des détenteurs étrangers de dollars et de valeurs mobilières étasuniennes. Cette confiance est clairement mise à mal et des signes de désillusion quant aux fruits de la mondialisation sont maintenant visibles dans de nombreux pays.[…] Nous voyons déjà que de plus en plus de pays cherchent des moyens de devenir moins dépendants du dollar et mettent en place des systèmes financiers, de paiement et des monnaies de réserve alternatifs. Je pense que nos amis américains sont tout simplement en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. […]

Nous savons comment ces décisions ont été prises et qui exerçait les pressions. Mais permettez-moi de souligner que la Russie ne va pas perdre son calme, s'offenser ou venir mendier à la porte de quiconque. La Russie est un pays auto-suffisant. Nous allons travailler au sein de l'environnement économique international qui a pris forme, développer la production et la technologie nationales et agir de façon plus décisive pour mener à bien notre transformation. Les pressions de l'extérieur, comme cela a été le cas à plusieurs reprises par le passé, ne feront que consolider notre société, nous maintenir en éveil et nous amener à nous concentrer sur nos principaux objectifs de développement. […]

Certains disent aujourd'hui que la Russie tournerait le dos à l'Europe – de tels propos ont probablement été tenus ici aussi lors des discussions – et rechercherait de nouveaux partenaires commerciaux, surtout en Asie. Permettez-moi de dire que ce n'est absolument pas le cas. […]

Dans le même temps, la formation d'un soi-disant monde polycentrique (je voudrais également attirer l'attention sur cela, chers collègues), en soi et d'elle-même, n'améliore pas la stabilité ; de fait, il est plus probable que ce soit l'inverse. L'objectif d'atteindre l'équilibre mondial est en train de devenir un casse-tête assez difficile, une équation à plusieurs inconnues.

Qu'est-ce que l'avenir nous réserve donc, si nous choisissons de ne pas respecter les règles – même si elles peuvent être strictes et peu pratiques – mais plutôt de vivre sans règles du tout ? Et ce scénario est tout à fait possible ; nous ne pouvons pas l'exclure, compte tenu des tensions dans la situation internationale. Beaucoup de prédictions peuvent déjà être faites, en tenant compte des tendances actuelles, et malheureusement, elles ne sont pas optimistes. Si nous ne créons pas un système clair d'engagements et d'accords mutuels, si nous ne construisons pas les mécanismes de gestion et de résolution des situations de crise, les symptômes de l'anarchie mondiale vont inévitablement s'accroître.

Aujourd'hui, nous voyons déjà une forte augmentation de la probabilité de tout un ensemble de conflits violents avec la participation directe ou indirecte des plus grandes puissances mondiales. Et les facteurs de risque comprennent non seulement les conflits multinationaux traditionnels, mais aussi l'instabilité interne dans différents États, surtout quand on parle de nations situées aux intersections des intérêts géopolitiques des grandes puissances, ou à la frontière de continents civilisationnels, culturels, historiques et économiques. […]

Une fois de plus, nous glissons vers des temps où, au lieu de l'équilibre des intérêts et des garanties mutuelles, ce sera la peur et l'équilibre de la destruction mutuelle qui empêcheront les nations de se livrer à un conflit direct. En l'absence d'instruments juridiques et politiques, les armes deviennent encore une fois le point focal de l'ordre du jour mondial ; elles sont utilisées n'importe où et n'importe comment, sans la moindre sanction du Conseil de sécurité de l'ONU. Et si le Conseil de sécurité refuse de rendre de tels arrêts, alors on le condamne immédiatement comme un instrument dépassé et inefficace.

[…] Qu'est-ce que je veux dire par là ? Aujourd'hui, de nombreux types d'armes de haute précision sont déjà assimilables à des armes de destruction massive en termes de capacité, et en cas de renonciation complète aux armes nucléaires ou de réduction radicale du potentiel nucléaire, les nations qui sont des leaders dans la création et la production de systèmes de haute précision auront un net avantage militaire. La parité stratégique sera perturbée, ce qui est susceptible d'entraîner de la déstabilisation. Le recours à une soi-disant première frappe préventive globale peut devenir tentant. En bref, les risques ne diminuent pas, mais s'intensifient. […]

Chers collègues, compte tenu de la situation mondiale, il est temps de commencer à se mettre d'accord sur des choses fondamentales. […]

Quelle pourrait être la base juridique, politique, et économique pour un nouvel ordre mondial qui permettrait la stabilité et la sécurité, tout en encourageant une saine concurrence, et en ne permettant pas la formation de nouveaux monopoles qui entravent le développement ? […] il est évident que les succès et les résultats réels ne sont possibles que si les participants clés des affaires internationales peuvent se mettre d'accord sur l'harmonisation des intérêts de base, sur le fait de s'imposer des limites raisonnables, et de donner l'exemple d'un leadership positif et responsable. Nous devons identifier clairement où se terminent les actions unilatérales et nous avons besoin de mettre en œuvre des mécanismes multilatéraux. Et dans le cadre de l'amélioration de l'efficacité du droit international, nous devons résoudre le dilemme entre les actions de la communauté internationale visant à assurer la sécurité et les droits de l'homme, et le principe de la souveraineté nationale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État, quel qu'il soit.

[…] J'ajouterais que les relations internationales doivent être basées sur le droit international, qui lui-même doit reposer sur des principes moraux tels que la justice, l'égalité et la vérité. Peut-être le plus important est-il le respect de ses partenaires et de leurs intérêts. C'est une formule évidente, mais le fait de la respecter, tout simplement, pourrait changer radicalement la situation mondiale.

Je suis certain qu'avec une volonté réelle, nous pouvons restaurer l'efficacité du système international et des institutions régionales. […] les institutions créées après la Seconde Guerre mondiale sont relativement universelles et peuvent être dotées d'un contenu moderne et adéquat pour gérer la situation actuelle. Cela est vrai quant à l'amélioration du travail de l'ONU, dont le rôle central est irremplaçable, ainsi que celui de l'OSCE, qui, durant 40 ans, a démontré qu'elle était un mécanisme nécessaire pour assurer la sécurité et la coopération dans la région euro-atlantique. Je dois dire que même aujourd'hui, en essayant de résoudre la crise dans le sud-est de l'Ukraine, l'OSCE joue un rôle très positif. […]

[…] Chers collègues, la Russie a fait son choix. Nos priorités sont d'améliorer encore nos institutions démocratiques et notre économie ouverte, d'accélérer notre développement interne, en tenant compte de toutes les tendances modernes positives observées dans le monde, et en consolidant notre société sur la base des valeurs traditionnelles et du patriotisme.

Nous avons un agenda pacifique et positif, tourné vers l'intégration. Nous travaillons activement avec nos collègues de l'Union économique eurasienne, de l'Organisation de coopération de Shanghai, du BRICS et avec d'autres partenaires. Ce programme vise à renforcer les liens entre les gouvernements, pas à les fragiliser. Nous ne prévoyons pas de façonner des blocs ou de participer à un échange de coups.

Les allégations et déclarations selon lesquelles la Russie essaie d'établir une sorte d'empire, empiétant sur la souveraineté de ses voisins, n'ont aucun fondement. La Russie n'a pas besoin d'un quelconque rôle spécial ou exclusif dans le monde – je tiens à le souligner. Tout en respectant les intérêts des autres, nous voulons simplement que nos propres intérêts soient pris en compte et que notre position soit respectée.

[…]. Dans les années suivant la guerre froide, les acteurs politiques mondiaux ont en quelque sorte perdu ces qualités. Maintenant, nous devons nous les rappeler. Sinon, les espoirs d'un développement stable et pacifique seront une illusion dangereuse, tandis que la crise d'aujourd'hui servira simplement de prélude à l'effondrement de l'ordre mondial.

Posté le 5 novembre 2014 à 19h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

29 octobre 2014

Pourquoi rendre des comptes à ceux qui ne sont pas exemplaires ?

Une excellente chronique d'Eric de Montgolfier dans Le Point :

"Le président du Conseil italien pourrait bien avoir entrebâillé la boîte de Pandore. Au commissaire européen qui critiquait le niveau de dépenses de son pays, il a répliqué par la menace : celle de publier des révélations sur les dépenses de l'institution européenne. La réponse du berger à la bergère...Sans doute les extravagances des uns ne sont-elles pas de nature à en justifier d'autres, mais outre des informations sur les avantages non négligeables dont bénéficient les eurocrates, la riposte laisse espérer un mouvement qui conduirait, dans chacun des pays de l'Union, à établir le catalogue des privilèges accordés aux tenants du pouvoir. On criera vraisemblablement à la démagogie, terme dont usent si souvent ceux qui en profitent pour interdire de contester ces privilèges, voire de les évoquer. Il semble pourtant qu'un tel exercice s'inscrirait dans la connaissance nécessaire aux peuples pour contrôler ceux qui gouvernent en son nom."

[Lire l'article ici]

Posté le 29 octobre 2014 à 01h35 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (1)

24 octobre 2014

Lettre banale à un président banal sur un budget banal

Lu ici :

"La lettre adressée par la Commission européenne à la France pour lui demander des précisions sur son budget est «très banale», a déclaré François Hollande à Bruxelles dans la nuit de jeudi à vendredi, à la fin des premières délibérations du Conseil européen. Cela justifie selon lui que Paris se refuse à la publier, contrairement l'Italie, qui l'a postée sur le site du ministère de l'Économie. C'est une lettre très banale, qui demande de l'information et prolonge le dialogue."

Addendum : Mediapart publie la lettre.

Posté le 24 octobre 2014 à 09h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

20 octobre 2014

UE : l'Ukip sauve son groupe au Parlement

Les eurofanatiques se sont réjouis trop vite. Le parti britannique Ukip et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) italien ont conclu une alliance avec un député polonais afin de sauver leur groupe au Parlement européen. Le député polonais Robert Jaroslaw Iwaszkiewicz, membre du Congrès de la Nouvelle Droite (KNP), a accepté de rejoindre l'ELDD, a annoncé aujourd'hui Nigel Farage, dirigeant du Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP).

Posté le 20 octobre 2014 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

16 octobre 2014

L'UKIP perd son groupe au Parlement européen

Le groupe patriote Europe de la Liberté et de la Démocratie directe formé au Parlement européen et dirigé par le Britannique Nigel Farage a été dissous après la défection de son élue letonne Iveta Grigule.Il faut avoir des élus provenant d'au moins 7 Etats membres pour former un groupe.

Posté le 16 octobre 2014 à 14h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

15 octobre 2014

Dépenses de la Défense - dépenses publiques : les vases communiquants à sens unique

Opex 360 met en avant, chiffres à l'appui, le constat suivant : les pays de l'UE ont diminué leurs dépenses de défense et a contrario leurs dépenses publiques ont augmenté.

"Le 3 octobre, le ministre autrichien de la Défense, Gerald Klug, présentait une nouvelle réforme des forces armées de son pays. En fait de réforme, il s’agit plutôt d’un énième plan d’économies

Au point que, en 2018, l’on pourrait se demander si la Bundesheer sera encore une armée… Avec des effectifs réduits de 1.400 de personnels et la suppression de 13 casernes afin de réaliser 200 millions d’euros d’économies par an sur un budget de près de 2 milliards (0,5% du PIB autrichien).

Aussi, autant faire l’inventaire de ce qu’il restera, ce sera plus vite fait : 23.590 militaires et civils (ces derniers représentent 1/3 des effectifs), 30 obusiers M-109 (au lieu de 145), 285 missiles anti-chars (au lieu de 350), 25 chars (au lieu de 59), 23 véhicules blindés de dépannage (au lieu de 48) et 15 Eurofighter Typhoon, déjà en nombre insuffisant pour assurer les missions de police du ciel… Quant aux avions trop âgés, comme les 27 Saab 105OE encore en service qui affichent près de 50 ans d’âge, ils prendront leur retraite en 2020.

L’Autriche ne met pas la mode au continent… La Belgique, le Portugal, l’Italie et tant d’autres ont effectué des coupes claires dans leurs dépenses militaires (à l’exception de la Pologne). D’autres limitent la casse, comme la France. Mais il ne faut pas s’y tromper : si le budget français de la Défense a le même niveau en 2015 qu’en 2011 (ce qui permet de dire aux responsables politiques qu’il a été « sanctuarisé »), cela veut dire qu’il ne prend pas en compte l’inflation… Et donc cela se traduit par une perte de pouvoir d’achat.

Cela étant, certains pays de l’Union européenne également membre de l’Otan, ont pris conscience d’avoir été trop loin dans les efforts demandés à leurs forces armées. C’est le cas, récemment, des Pays-Bas, qui ont annoncé une hausse (modeste) de leur budget de la défense pour les trois années à venir. Seulement, les capacités perdues ne se retrouvent pas en un claquement de doigt… En clair, il faudra beaucoup pour que la centaine de millions d’euros par an pour retrouver un potentiel digne de ce nom.

Mais tous ces États ont réduit leurs dépenses militaires en mettant en avant l’impératif de la baisse de la dépense publique, sur fond de crise financière et monétaire. S’il n’y avait pas d’autres solutions, pourquoi pas… Sauf que la Commission européenne vient de publier un graphique assez éloquent.

Vous pensiez que la dépense publique des 28 pays membres de l’UE a diminué entre 2007 et 2013? Eh bien vous avez tout faux : elle a progressé de 3,5% en moyenne durant cette période, alors même que le montant des budgets militaires dégringolait!

Ainsi, l’Autriche a vu ses dépenses publiques passer de 48,6% de son PIB en 2007 à 51,3% en 2013. Même chose pour celles de la Belgique, qui ont progressé de 48,2 du PIB à 54,5%. Et la France? Idem puisque que le taux était de 52.6% du PIB il y a 6 ans pour passer à 57,1% actuellement. Et la tendance a été exactement la même en Italie, en Espagne, au Portugal, etc…

En revanche, la Pologne, qui a maintenu son effort de défense – mais qui a bénéficié d’une bonne tenue de sa conjoncture économique, a réduit ses dépenses publiques au cours de cette période (41,9% du PIB en 2013 contre 42,2 en 2007)."

Non seulement les pays d'Europe augmentent globalement leurs dépenses, mais en plus ils se dégagent progressivement de leurs responsabilités régaliennes. Sans compter le mensonge qui consiste à faire croire que diminuer les dépenses militaires va faire baisser les dépenses publiques, alors que c'est le contraire qui se passe.

Posté le 15 octobre 2014 à 16h39 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

14 octobre 2014

Suicide des agriculteurs : un problème national

Alors que la France est un pays à vocation agricole, avec des terres généreuses et riches permettant une grande variété de cultures et d'élevage, les agriculteurs français vivent de façon de plus en plus précaire, s'endettant toujours plus pour gagner toujours moins. A tel point que pour certains la tentation du suicide se fait insistante, et que nombre d'entre eux passent à l'acte, officiellement un tous les deux jours, ainsi que le relève ce communiqué du Front national :

"La Mutualité Sociale Agricole, la « sécu des agriculteurs », lance aujourd’hui un numéro d’appel dédié aux agriculteurs en difficulté. Avec, officiellement, un suicide tous les deux jours (certains acteurs évoquent le double), la profession vit un drame aussi silencieux que totalement oublié.

Cette situation n’est pas le fruit du hasard : elle illustre au contraire, et de la manière la plus cruelle, la crise profonde que vit notre agriculture. Si le dispositif de la MSA peut aider, il est largement insuffisant tant cette crise est profonde. Le seul moyen de lutter efficacement contre le suicide des agriculteurs consiste avant tout à rendre leur dignité à ces professionnels pressurés de toutes parts et condamnés à travailler pour des revenus de misère, voire à perte quand les cours plongent.

Pour cela, il est urgent de reforger une vraie politique agricole pour notre pays, seule apte à fournir des prix rémunérateurs et justes à nos producteurs. Cette politique doit être apte à les protéger du dumping social et environnemental des pays qui ont massivement recours à la main d’oeuvre à bas coût, y compris quand ils sont membres de l’Union européenne. Elle doit enfin rompre avec l’austérité imposée à la PAC en mobilisant les aides nécessaires au maintien et au développement de l’ensemble de nos filières, ainsi qu’avec la soumission aveugle aux marchés mondialisés de matières premières."

La Mutuelle sociale agricole a donc mis en place pour ses adhérents "Agri'écoute", un service d'écoute national (Le service est joignable au 09.69.39.29.19, au prix d'un appel local (gratuit depuis une "box").

Cette initiative est certainement très utile, mais ne règlera pas le problème, essentiellement lié à l'union européenne. Que les agriculteurs français désespérés mettent fin à leurs jours ne doit pas empêcher les technocrates de Bruxelles de dormir, mais nous si. C'est un problème national, et bien qu'il ne soit pas nouveau et qu'il s'enracine dans les précédents gouvernements, il n'est pas normal que le mal-être de toute une catégorie de Français ne soit pas prise en compte de façon sérieuse par ceux qui prétendent gouverner la France et utilisent pour se faire élire les voix de ceux qu'ils méprisent.

Posté le 14 octobre 2014 à 21h28 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (17)

13 octobre 2014

Les franco-sceptiques acceptent mal les critiques de l'UE

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"« Le projet de budget de la France est assez loin de l'objectif, à la fois en terme de déficit et de mesures effectives, concernant le déficit structurel et le nombre et la qualité des réformes qui doivent être réalisées… On leur a donné deux ans et la question est : comment ont-ils utilisé ce temps ? Pour être tout à fait franc, je crois qu'ils ne l’ont pas utilisé. »

Le propos est de Jeroen Dijsselbloem, ministre des Finances des Pays-Bas et actuel président de l’Eurogroupe.

Michel Sapin a répondu :

« Monsieur Dijsselbloem n'est pas l'Europe. Monsieur Dijsselbloem ne représente pas l'Europe. »

Et Manuel Valls :

« Il faut respecter la France, c'est un grand pays. Je n'accepte pas de leçons de bonne gestion. Je demande à chacun beaucoup de sang-froid, beaucoup de respect, surtout de la part de partenaires européens. »

Mais Jeroen Dijsselbloem, qui « représente l’Europe » dans la mesure où il est le président du club des pays qui ont la monnaie unique, ne fait que dire tout haut ce que les experts de la Commission européenne disent tout bas – pas si bas que cela, d’ailleurs.

On remarque que pour défendre leur gestion désastreuse nos politiques jouent sur le sentiment de l’honneur national bafoué, alors que lorsqu’il faut faire accepter de nouvelles pertes de souveraineté ils expliquent qu’il faut dépasser le cadre national. Ainsi quand on met davantage encore la France sous la coupe de Bruxelles (notamment en permettant à l’exécutif européen de contrôler les budgets nationaux), on nous explique que l’union fait la force et que la France est un trop petit pays pour jouer seule dans la compétition mondiale, mais quand ce même exécutif européen menace de nous sanctionner avec les sanctions que nous lui avons octroyées, tout à coup la France devient un grand pays auquel on ne fait pas la leçon… C’est pitoyable."

Posté le 13 octobre 2014 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

08 octobre 2014

Pierre Moscovici admis à la Commission européenne après l'écrit de rattrapage

La farce européenne s'est enrichie d'un nouvel épisode :

  • Le 5 mars, la Commission européenne place la France sous surveillance renforcée à cause de ses dérapages budgétaires. Aujourd'hui, 8 octobre, elle nomme Pierre Moscovici (ministre français de l'Economie et des finances au mois de mars), au poste de commissaire aux Affaires économiques et financières. Commissaire chargé, donc, de sanctionner la France en cas de dérapage budgétaire...

  • Deux vice-présidents sont en outre chargés de surveiller le commissaire, lui-même chargé de surveiller la France.

  • Si le déficit de la France est jugé trop important, tout ce petit monde pourra lui infliger une amende... aggravant son déficit.

Posté le 8 octobre 2014 à 22h23 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (4)

04 octobre 2014

Poussettes vides en Italie pour protester contre le matraquage fiscal

"Les enfants sont le futur du pays" : à Rome, des centaines de poussettes vides manifestent au Capitole pour dire non au matraquage fiscal des familles.

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Posté le 4 octobre 2014 à 20h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 octobre 2014

UE : le FN crée le Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés

Communiqué d’Aymeric Chauprade, chef de Délégation du Front National au Parlement européen :

"Marine Le Pen et ses alliés au Parlement européen ont décidé, dans l’attente de la création d’un Groupe politique au Parlement, de créer une structure commune extérieure au Parlement européen, le Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés. Le MENL qui sera renforcé par une fondation, comprend des représentants du Front National, de la Ligue du Nord, du FPÖ autrichien. Le PVV néerlandais a choisi de se priver du bénéfice des fonds européens pour mener le combat contre les institutions de l’Europe de Bruxelles et ne fera donc pas partie du MENL. Néanmoins nos amis du PVV participent activement à nos efforts de création d’un groupe politique au Parlement européen.

Par ailleurs, le Front national dément de manière catégorique les fausses affirmations circulant aujourd’hui 3 octobre dans les presses autrichienne et polonaise et suivant lesquelles le Parti polonais de Mr Korwin Mikke serait lié au MENL. Sans doute déçu de notre refus à l’accepter, Mr Mikke diffuse manifestement de fausses informations à des journalistes peu soucieux de vérifier la véracité des informations qu’ils reçoivent. Que les choses soient claires, pas plus pour le MENL que pour le futur groupe politique qu’il constituera le Front national ne s’associera avec des partis ou des personnalités dont les valeurs sont étrangères aux siennes."

Posté le 3 octobre 2014 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent

UE : Pierre Moscovici recalé à l'oral

Le Parlement européen a imposé une nouvelle épreuve écrite au Français Pierre Moscovici, qui s’est heurté jeudi à l’hostilité d’une droite sceptique sur sa capacité à juger avec neutralité l’état des finances françaises.

Pendant son audition devant les députés européens, l’ancien ministre des Finances, nommé commissaire européen aux affaires économiques, a promis qu’il ne serait ni « l’avocat, ni le procureur de la France ». Mais cela n’a pas suffi à convaincre ses opposants. Dans la soirée, la commission des affaires économiques du Parlement a demandé au député PS du Doubs de répondre « par écrit » d’ici le début de la semaine prochaine à de nouvelles questions.

Posté le 3 octobre 2014 à 14h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

02 octobre 2014

Syndicats dans l'armée : la CEDH condamne la France

Du blog Secret Défense :

"Si l’exercice de la liberté d’association des militaires peut faire l’objet de restrictions légitimes, l’interdiction pure et simple de constituer un syndicat ou d’y adhérer porte à l’essence même de cette liberté, une atteinte prohibée par la Convention» européenne des droits de l'homme, vient de juger à l'unanimité la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH , qui dépend du Conseil de l'Europe et non de l'Union européenne). Les autorités françaises ont trois mois pour constester cet arrêt qui a «force contraignante» en droit français et faire appel devant la Grande chambre de la Cour. On peut lire l'arrêt en cliquant ici.  Pour les juges européens, «l’interdiction des syndicats au sein de l’armée française» constitue une «violation de l’article 11 (liberté de réunion et d’association)."[...]

Il sera intéressant de voir si, comme pour la GPA, les autorités politiques en France se coucheront ou non devant la CEDH. Affaire à suivre.

Posté le 2 octobre 2014 à 14h10 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (15)

24 septembre 2014

Suite à l'embargo russe, l'UE envoie une aide de 353,70€

La Sica Saint-Pol (1 100 fermes, 1 500 cultivateurs) a reçu la semaine dernière une enveloppe de l'Union européenne pour les exploitations touchées par l'embargo russe. 353,70 €. Soit une aide de 23,58 centimes par exploitation. Le président de la Sica Saint-Pol-de-Léon, Jean-François Jacob, dénonce cette absurdité

"Cette somme en effet, 353,70 €, c'est-à-dire 23,58 centimes par exploitation, nous posait un réel problème de restitution à nos adhérents, le montant du chèque à leur adresser étant très nettement inférieur au prix d'un timbre (66 centimes)...".

Mardi vers 18 heures, une cinquantaine de légumiers du pays de Saint-Malo ont déversés 80 à 100 tonnes de pommes de terre au rond-point de Saint-Jouan-des-Guérêts. Actuellement, c'est la RN12 qui est bloquée :

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Posté le 24 septembre 2014 à 17h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

23 septembre 2014

La Commission européenne et Google

Etonnant :

"L'initiative ne manque pas de piquant. Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne en charge du numérique a lancé, lundi 22 septembre, une initiative baptisée « digital minds for a new Europe », visant à publier, tous les jours jusqu'au 1er novembre, les réflexions d'un spécialiste des nouvelles technologies, sur les moyens de créer des emplois sur le continent. Premier contributeur : Eric Schmidt, le président de Google. Et ce alors que des collègues de Mme Kroes, dans la même institution mais dans une direction générale différente (la concurrence, avec Joaquim Almunia comme commissaire), poursuivent une enquête au long cours pour abus de position dominante contre le groupe américain

Posté le 23 septembre 2014 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

19 septembre 2014

Fraude ou pas fraude en Ecosse? Pour ceux qui croient encore en la démocratie

Une photo et une vidéo.

Posté le 19 septembre 2014 à 23h01 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (6)

UE : plusieurs pays membres auraient acheté du pétrole à l'Etat islamique

D'après l’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, Jana Hybaskova, lors d'une discussion au sein de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen. Elle n'a fourni aucun nom. La vidéo (en anglais) :

 

Posté le 19 septembre 2014 à 16h17 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (4)

13 septembre 2014

L'emblème européen n'a rien à faire sur le fronton des écoles


Sylvain Baron, ce citoyen qui décroche les... par agenceinfolibre

Posté le 13 septembre 2014 à 14h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

11 septembre 2014

Alain Lamassoure veut faire la leçon au pape

Alain Lamassoure, eurodéputé français, membre du Parti populaire européen, réagit à l'annonce de la venue du pape au Parlement européen :

"alors que le pape François demanderait aux Européens ce qu’ils ont fait de leur baptême, je lui demanderais ce que l’Église a fait de son dieu d’amour. Je pense à l’interdiction du mariage des prêtres ou au statut des divorcés remariés, qui est injustifiable. Trop souvent, l’Église est silencieuse ou hors du temps par rapport à la façon dont les chrétiens vivent dans leur vie personnelle."

Sans lui rappeler que le Parlement a refusé d'inviter Benoît XVI, Alain Lamassoure peut déjà relire ce que disait le saint pape Jean-Paul II lors de sa venue au Parlement de Strasbourg le 11 octobre 1988 :

"[...] Monsieur le Président, le message de l’Eglise concerne Dieu et la destinée ultime de l’homme, questions qui ont au plus haut point imprègne la culture européenne. En vérité, comment pourrions-nous concevoir l’Europe privée de cette dimension transcendante?

[...] La deuxième attitude est celle qui, ayant supprimé toute subordination de la créature à Dieu, ou à un ordre transcendant de la vérité et du bien, considère l’homme en lui-même comme le principe et la fin de toutes choses, et la société, avec ses lois, ses normes, ses réalisations, comme son œuvre absolument souveraine. L’éthique n’a alors d’autre fondement que le consensus social, et la liberté individuelle d’autre frein que celui que la société estime devoir imposer pour la sauvegarde de celle d’autrui.

Chez certains, la liberté civile et politique, jadis conquise par un renversement de l’ordre ancien fondé sur la foi religieuse, est encore conçue comme allant de pair avec la marginalisation, voire la suppression de la religion, dans laquelle on a tendance à voir un système d’aliénation. [...]

Après le Christ, il n’est plus possible d’idolâtrer la société comme grandeur collective dévoratrice de la personne humaine et de son destin irréductible. La société, l’Etat, le pouvoir politique appartiennent au cadre changeant et toujours perfectible de ce monde. Nul projet de société ne pourra jamais établir le Royaume de Dieu, c’est-à-dire la perfection eschatologique, sur la terre. Les messianismes politiques débouchent le plus souvent sur les pires tyrannies. Les structures que les sociétés se donnent ne valent jamais d’une façon définitive; elles ne peuvent pas non plus procurer par elles-mêmes tous les biens auxquels l’homme aspire. En particulier, elles ne peuvent se substituer à la conscience de l’homme ni à sa quête de la vérité et de l’absolu. [...]

Toutes les familles de pensée de notre vieux continent devraient réfléchir à quelles sombres perspectives pourrait conduire l’exclusion de Dieu de la vie publique, de Dieu comme ultime instance de l’éthique et garantie suprême contre tous les abus du pouvoir de l’homme sur l’homme.

[...] Aussi mon devoir est-il de souligner avec force que si le substrat religieux et chrétien de ce continent devait en venir à être marginalisé dans son rôle d’inspirateur de l’éthique et dans son efficacité sociale, c’est non seulement tout l’héritage du passé européen qui serait nié, mais c’est encore un avenir digne de l’homme européen – je dis de tout homme européen, croyant ou incroyant – qui serait gravement compromis. [...]"

Posté le 11 septembre 2014 à 21h43 par Michel Janva | Lien permanent

Voilà le symbole de l'Union européenne

Conchita Wurst_poster_72 dpi_RGBPresque tous les groupes du Parlement européen ont mis leur petit logo de soutien.

Posté le 11 septembre 2014 à 16h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)

Le pape devant le Parlement européen le 25 novembre

Le pape François se rendra en visite officielle au Parlement européen à Strasbourg le 25 novembre, a annoncé le Parlement européen :

"Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a communiqué ce matin aux présidents des groupes politiques (...) que sa sainteté le Pape François a accepté son invitation officielle au Parlement européen". "Cette invitation avait été adressée par le président Schulz lors de sa visite officielle au Vatican le 11 octobre 2013".

"La visite officielle aura lieu le 25 novembre 2014 à Strasbourg. À cette occasion, le Pape s'adressera aux députés en séance solennelle".

Il s'agira de la deuxième visite d'un Pape au Parlement européen après celle de Jean-Paul II en octobre 1988.

Posté le 11 septembre 2014 à 14h00 par Michel Janva | Lien permanent

10 septembre 2014

UE : Vĕra Jourová, la commissaire de l'idéologie qui n'existe pas

JCette information fait partie des rumeurs chères à Najat Vallaud Belkacem. Dans la Commission européenne annoncée ce jour, on trouve madame Vĕra Jourová, femme politique thcèque, nommée commissaire à la justice, aux consommateurs et... aux Gender Equality (je laisse cette désignation en anglais puisqu'en français, ce n'est qu'une rumeur qui n'existe pas). Sa lettre de mission est ici.

Posté le 10 septembre 2014 à 20h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Indépendance de l'Ecosse : encore un pas vers la désintégration des Etats-nations ?

Une analyse intéressante d'Eric Zemmour sur l'indépendance de l'Ecosse :

Posté le 10 septembre 2014 à 16h31 par Marie Bethanie | Lien permanent

UE : les technocrates non élus ont été nommés

Voici les commissaires de la nouvelle Commission européenne (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

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La Commission européenne est, avec le Conseil de l'Union européenne, le Parlement européen et le Conseil européen, l'une des principales institutions de l'Union européenne. Elle jouit du monopole de l’initiative législative. Ses membres ne sont pas issus du Parlement européen, élu au suffrage universel. La Commission agit indépendamment des gouvernements des États membres. La Commission est responsable devant le Parlement européen qui peut la censurer, mais exclusivement sur sa gestion, et par un vote des deux tiers du Parlement. Les commissaires sont assistés par une administration centrale qui est, par ses effectifs (27 000 personnes environ en 2007), la plus importante de l’Union européenne.

Addendum : Yves Daoudal signale un changement notable dans l'organisation de la commission :

"La différence essentielle avec les organigrammes précédents est que la vice-présidence n’est plus un poste honorifique mais un poste de direction : chaque vice-président est désormais le chef de plusieurs commissaires.

Cette modification est due au fait qu’il y a de plus en plus de commissaires (puisqu’il en faut un par pays et que l’UE ne cesse de s’élargir) et qu’il faut ordonner un peu l’organigramme autour de quelques pôles. Il y a donc désormais – ce qui n’est évidemment pas prévu dans le traité – mais qui se préoccupe du traité ? - sept super-commissaires et vingt commissaires placés sous l’autorité d’un super-commissaire.

Il y a fort à parier que cette modification est due en partie aussi à la « nécessité » de faire de Pierre Moscovici le commissaire aux Affaires économiques. On disait que l’Allemagne n’accepterait la méchante blague Mosco (Mosco-Witz) que si on lui adjoignait un « faucon budgétaire » issu de l’Europe du Nord qui le marquerait à la culotte. Lequel serait Jyrki Katainen.

L’Allemagne a obtenu mieux que cela. Il s’agit en effet de Jyrki Katainen, mais il n’est pas le commissaire politique adjoint à Moscovici pour l’empêcher de déraper, il est carrément le chef de Moscovici. Le vrai commissaire, c’est Katainen, vice-président de la Commission, chargé de l’emploi, de la croissance, de l’investissement et de la compétitivité, et qui a sous ses ordres pas moins de huit commissaires, dont Moscovici…"

Posté le 10 septembre 2014 à 14h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

09 septembre 2014

BCE : les critiques de l'ancien économiste en chef

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Jürgen Starck, économiste en chef de la Banque centrale européenne de 2006 à sa démission en 2011, écrit dans le Handelsblatt que la BCE est sur la voie de devenir une « bad bank » européenne en raison des « énormes risques » qu’elle prend en matière de politique monétaire. Il ajoute que la réorganisation stratégique en cours à la BCE est contraire au traité de Maastricht et ne répond à aucune légitimité démocratique.

Les propos de Jürgen Stark sont repris et commentés dans des journaux allemands, anglais, irlandais, italiens, espagnols, grecs… Il n’y a pas un seul journal français à les citer, si l’on en croit Google actualités."

Posté le 9 septembre 2014 à 17h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

08 septembre 2014

La lavande leur monte au nez

D'après Yves Daoudal, le délire des commissaires européens au sujet de la lavande dure depuis un an :

"Donc, les bureaucrates totalitaires de l’UE, qui ne savent pas ce qu’est une plante, ni la nature en général, et ne connaissent que les « molécules », ont décidé qu’il fallait souligner [par l'apposition d'une étiquette] la présence de « linalol » dans la lavande, ce qui fait de l’essence de lavande un produit potentiellement « mortel en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires »… (...)

Et bien sûr c’est aux producteurs de lavande de procéder périodiquement à l’analyse de leur produit pour vérifier le taux de linalol, une analyse qui leur coûtera entre 100.000 et 300.000 €, juste pour être conforme aux normes de Bruxelles…

Je constate que la pétition qui avait été mise en ligne et qui avait recueilli plus de 15.000 signatures trouve ces jours-ci une nouvelle jeunesse. Il est bon de la signer, même si le texte commence très mal : « Nous, citoyens du monde… »"

Pétition qui souligne que ce délire bruxellois bénéficiera à l'industrie chimique et à ses produits de synthèse au détriment de la lavande naturelle.

Posté le 8 septembre 2014 à 15h44 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

07 septembre 2014

TTIP : l'Italie veut rendre public le mandat de la Commission

L'Italie, qui préside actuellement l'UE, a adressé une lettre à ses partenaires pour qu'ils acceptent de rendre public le mandat de la Commission dans ses discussions avec Washington sur le TTIP, traité commercial transatlantique. L'unanimité est nécessaire. Dans ce courrier, co-signé par le commissaire européen au Commerce Karel de Gucht, le gouvernement italien dit être favorable à une telle publication pour "favoriser une meilleure perception et conscience de l'opinion publique quant aux objectifs de la négociation commerciale avec les États-Unis". Que va répondre la France à cette demande ?

Pour l'heure un sixième cycle de discussions entre Washington et Bruxelles s'est achevé à la mi-juillet. Les négociations devraient être conclues l'an prochain.

Posté le 7 septembre 2014 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

04 septembre 2014

L'Eurozone pourrait exploser dans 2 ans

Vu dans La Lettre de L'Expansion :

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Posté le 4 septembre 2014 à 09h11 par Michel Janva | Lien permanent

01 septembre 2014

Bientôt, ce sera la Russie qui nous aura déclaré la guerre commerciale

Le député européen UMP/PPE Jérôme Lavrillieux semble faire porter, dans un communiqué, la responsabilité de l'embargo économique sur la Russie :

"En décrétant, le 7 août 2014, un embargo sur la plupart des produits alimentaires européens, la Russie a répondu aux sanctions économiques de l’Union européenne par une véritable guerre commerciale. La pérennité de l’économie européenne et notre crédibilité sur la scène internationale dépendent de notre capacité à répondre efficacement à cette agression commerciale. La première réponse doit être un soutien fort à l’ensemble des secteurs touchés par cet embargo afin d’éviter des pertes trop importantes et la chute des prix. Ainsi, le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, a annoncé un plan d’aide exceptionnel de 125 millions d'euros pour le secteur maraîcher sur la période allant du 18 août à fin novembre 2014. Si les fruits et les légumes sont les premiers aliments concernés par l’embargo commercial russe, d’autres produits, tels que les produits laitiers, la viande et le poisson, ne tarderont pas à connaître de grandes difficultés économiques. J’ai donc demandé à la Commission européenne de mettre en place, dans les plus brefs délais, des aides efficaces pour ces secteurs, déjà confrontés à la crise économique et à une concurrence de plus en plus rude. Nous ne pouvons cependant pas nous contenter uniquement de mettre en place des solutions à court terme. Nous devons faire évoluer notre stratégie commerciale. Effectivement, si nous ne trouvons pas rapidement de nouveaux débouchés, les producteurs n'auront pas d'autre solution que de reporter leurs ventes sur le marché intra-européen. Ceci entraînera de fortes tensions commerciales au sein de l'Union européenne, dans un contexte économique déjà très difficile. J’ai ainsi demandé à la Commission européenne d’étudier les marchés alternatifs vers lesquels ces secteurs agroalimentaires européens peuvent se tourner, mais également d'anticiper une possible extension des champs d'application de l'embargo russe."

C'est ce que l'on appelle se tirer une balle dans le pied. C'est en effet l'UE qui a décrété un embargo à l'encontre de la Russie, au mois de juillet.

Posté le 1 septembre 2014 à 18h35 par Michel Janva | Lien permanent

Moscovici sous tutelle ou l'UE sous tutelle allemande

On peut apprécier Pierre Moscovici. Ou pas. Mais quand on sait que Berlin conditionnerait son accord à la nomination de ce dernier comme commissaire européen à sa mise sous tutelle d'un "expert en politique budgétaire à la ligne dure, venu du nord de l'Europe", auquel le Français aurait à rendre compte, on est en droit de se poser des questions sur le fonctionnement de l'UE. Le Finlandais Jyrki Katainen serait favori pour ce rôle.

Posté le 1 septembre 2014 à 11h51 par Michel Janva | Lien permanent


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