29 juin 2016

La religion des droits de l’homme méprise les peuples et les nations

Tribune du jour d'Yvan Rioufol :

"Les partisans du Brexit seraient donc racistes, en plus d’être sous-diplômés et abrutis par la bière. Il est vrai que les propos xénophobes tenus, ici et là, par des Anglais contre des Polonais installés en Grande-Bretagne sont choquants. Ils ne le sont pas moins, cependant, que les accusations contre les petits Blancs ou les vieux, portées par ceux qui voudraient sacraliser une jeunesse forcément ouverte, tolérante, moderne, en oubliant de préciser que celle-ci s’est majoritairement (75%) abstenue. Les évangélistes du métissage et de l’homme post-national se voient d’autant plus exemplaires que leurs adversaires se comportent en pauvres pécheurs, soucieux de sauver leur peau et leur patrie. Le problème est que ces blasphémateurs sont désormais majoritaires. Ils n’ont cure d’être excommuniés par ceux dont la folle profession de foi est d’accélérer leur disparition.

Le temps des commodes indignations morales, mises au service d’un modèle multiculturel de plus en plus conflictuel, est révolu. Il n’est pas surprenant d’apprendre que 70% des musulmans et 73% des noirs britanniques ont voté pour le maintien de la Grande-Bretagne dans cette Union européenne ouverte à l’immigration de masse et aux affirmations identitaires des minorités. Il y a surement, en effet, des xénophobes chez les partisans du Brexit. Mais s’ils le sont devenus, c’est dans un souci naturel d’autoprotection et de survie. Ils sont moins à blâmer que les illuminés du grand mélangisme, persuadés d’apporter le bonheur alors qu’ils amènent la guerre.

Il est temps de séparer la politique de la religion des droits de l’homme. Elle méprise les peuples et les nations. Les adversaires du Brexit ont raison de faire remarquer que la question migratoire a été, en fait, au centre des motivations de ceux qui ont voté "Out". Ce thème est intimement lié, bien sûr, à celui de la cohésion nationale. Les dévots qui annonçaient la disparition des nations et des frontières se sont trompés : elles ne cessent de renaître et de se consolider.

Le peuple universel est un faux dieu. Dans la révolution des consciences qui s’est enclenchée, tous les interdits, jadis mis en place par les despotes universalistes, tombent à plat. Dans ce contexte, la question inabordable de la préférence nationale s’impose déjà. Il n’est plus suffisant de réciter son chapelet d’injures devant ces Anglais abandonnés, qui s’indignent de voir des emplois aller vers des travailleurs détachés polonais ou des logements être attribués prioritairement à des "réfugiés" du Moyen Orient. La renaissance de la nation, voulue par le peuple anglais, oblige tous les dirigeants à davantage de cohérence dans leur propre politique. Il n’est pas question de rendre l’étranger indésirable, mais de rappeler ce qui le différencie du citoyen, dans ses droits et devoirs. "Il n’y a pas de nation sans préférence nationale", a dit un jour Alain Finkielkraut. Et vous, qu’en pensez-vous ?"

Posté le 29 juin 2016 à 15h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

La photo du jour

Les soviétiques gommaient les personnalités purgées des photos officielles, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lui, ne veut même pas qu'elles soient prises et empêche ce journaliste de photographier Nigel FarageTout un symbole :

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Posté le 29 juin 2016 à 14h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Face au succès du Brexit, le splendide isolement des élites

Jacques de Saint Victor, historien du droit et professeur des Universités, analyse dans le Figaro la réaction de déni des élites face au Brexit :

"On peut penser dans un premier temps qu'il s'agit juste d'une réaction de mauvais perdants ou de désespoir d'une partie de l'élite urbaine, souvent jeune, qui se sent trahie par les campagnes, les vieux et les gens modestes. Il y a dans ce rejet de la démocratie une sorte d'illustration de ce que le grand penseur anglais, Christopher Lasch, appelait la «révolte des élites» (par opposition à la «révolte des masses» d'Ortega y Gasset). Dans ce livre très visionnaire, publié en 1995, Lasch notait que ce sont aujourd'hui les élites, et non plus les masses, qui vivent dans un splendide isolement, satisfaites d'elles-mêmes, rejetant tout ce qui échappe à leur bien-être personnel, coupées des réalités du monde commun qui les entoure. C'est la solidarité des surclasses globales qui, de Londres à Singapour ou Paris, sont indifférentes au sort de leurs voisins locaux. Elles ont développé une sorte d'irresponsabilité et d'immaturité qui les prive de toute forme de «sensibilité pour les grands devoirs historiques», disait déjà Lasch. Lorsqu'elles sont confrontées à un retour brutal du réel, comme le résultat d'une consultation démocratique, elles n'hésitent pas à se déclarer contre la démocratie (...)

L'Europe a échappé au discours historique. C'est une sorte de nouvelle religion laïque qui n'est plus fondée sur un socle réel mais sur un système de croyance. Etre eurosceptique relève pour certains d'un crime de lèse-majesté. Cela échappe au débat démocratique. Dans certains cercles, on est pour l'UE ou on est pour l'UE. Un point c'est tout. «Bruxelles a toujours raison».

Cet unanimisme antidémocratique est aux origines mêmes des dérives du processus. Dès 1992, on l'a oublié, mais les Danois avaient dans un premier temps voté contre Maastricht à 50,7% (alors que les sondages prévoyaient 59% de oui). Bruxelles leur rappela sèchement qu'un petit peuple ne pouvait pas se permettre d'entraver le «rêve» de tout un continent. On les traita à part et avec hauteur. Il faut relire les déclarations de certains grands dirigeants à l'époque qui se demandèrent si les Danois étaient vraiment dignes de la démocratie. Montrés du doigt, ils furent contraints de revoter en 1993 et, à 56% cette fois-ci, ils firent le choix de Maastricht. On peut s'interroger si les profondes traditions anglaises se laisseront prendre à une telle mascarade de second vote (...)"

Posté le 29 juin 2016 à 07h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Le gouvernement anglais n'a pas pour ambition de renier ou trahir le vote des Anglais

Analyse de Marion Maréchal-Le Pen :

"Je crois qu'il y a une forme de stratégie du chaos de la part d'un certain nombre de gouvernements, notamment français, qui tentent de faire en sorte que ça se passe le plus mal possible, pour éviter une forme de conséquences en cascades, d'autres référendums au sein de l'UE. En France notamment, la classe politique souhaite que la sortie se passe le plus mal possible, dans des conditions désagréables, ce qui est la démonstration que les politiques français font peu de cas de la souveraineté des peuples.

Il faut pas rêver, ça ne peut pas se faire en trois semaines. 83 000 textes, je crois, lient l'Union européenne et le Royaume-Uni. Il faut s'attendre à ce qu'il y ait 2 ans entre aujourd'hui, le délai de négociation et la sortie effective du Royaume-Uni (...) De toutes façons, le gouvernement anglais n'a pas pour ambition de renier ou trahir le vote des Anglais (...)

Toutes les prophéties apocalyptiques qu'on nous a servies pendant la campagne n'auront pas lieu. La réaction des marchés a certes été très vive mais elle est temporaire"

Posté le 29 juin 2016 à 07h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

28 juin 2016

Le ministre polonais des Affaires étrangères demande la démission de la Commission européenne

Witold Waszczykowski, ministre polonais des Affaires étrangères, a déclaré :

Unknown-17"D'ordinaire, en politique, en cas d'échec d'un projet politique, et ici, le projet politique est de préserver l'unité européenne, on doit changer les règles du jeu ou donner à d'autres personnalités politiques la possibilité d'améliorer ce projet…

Nous nous demandons si la direction de la Commission européenne, qui voici quelques mois appelait les dirigeants politiques à cesser d'écouter leur électorat (Jean-Claude Juncker, en mai dernier, dénonçait les dirigeants qui écoutent leur électorat au lieu de développer un sentiment commun européen), a le droit de rester en fonction… A notre avis, elle ne l'a pas. De nouvelles personnalités politiques, de nouveaux commissaires doivent se charger de cette tâche, et avant toute chose, nous devons accorder de nouvelles prérogatives au Conseil européen, parce qu’il est composé de représentants politiques qui ont un mandat démocratique (Contrairement à la Commission européenne. Mais dans le traité c’est bien la Commission qui est l’exécutif européen, pas le Conseil)."

Posté le 28 juin 2016 à 22h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Le Brexit rend « la désintégration » de l’Union européenne « pratiquement irréversible »

Voilà l’analyse faite par le financier George Soros sur le site Internet Project Syndicate, samedi 25 juin, et reprise par Charles Sannat :

"Le magnat estime également qu’à court et moyen terme au moins, la Grande-Bretagne va pâtir sensiblement de la décision prise. « En quittant l’UE, la Grande-Bretagne se retrouvera peut-être au bout du compte, sans que cela soit sûr, plutôt dans une meilleure situation que d’autres pays ; mais son économie et ses habitants vont beaucoup souffrir, à court et moyen terme », avertit-il.

L’UE, continue Soros, est en panne et ne répond plus aux besoins et aspirations de ses habitants. Le financier appelle à une reconstruction complète de l’Union européenne, afin de la sauver. « Après le Brexit, nous tous qui croyons aux valeurs et aux principes que l’UE est censée porter doivent s’unir pour la sauver, en la reconstruisant complètement. » Et il prophétise : « Je suis convaincu qu’à mesure que les conséquences du Brexit se manifesteront dans les semaines et les mois à venir, un nombre de plus en plus grand de gens nous rejoindront. »

On voit poindre ici ce que Naomi Klein a théorisé sous l’appellation de stratégie du « choc » où l’on crée un problème, où on utilise un événement à son profit en apportant une solution que tous les désespérés sont prêts à signer même si cela est mauvais pour eux à long terme. Je pense qu’en dehors des aspects de communication, il y a peu de chance que l’on construise une « autre » Europe tant les grands malades qui nous dirigent sont prisonniers de leur logique mondialiste au service du totalitarisme marchand."

Posté le 28 juin 2016 à 21h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

L’Union Européenne prépare la spoliation de votre épargne

Selon François Siméoni, Conseiller municipal FN de Versailles, Secrétaire Départemental FN78 :

"Dans l’article 21 bis, adopté en commission le 24 mai dernier, puis voté en séance publique à l’Assemblée Nationale le 9 juin, la directive BRRD, déjà votée pour les banques (pudiquement appelée ici «régime macroprudentiel applicable au secteur bancaire»), est élargie aux assurances.

Rappelons que cette directive prévoit le prélèvement sur les comptes bancaires des particuliers, procédure prévue par l’U.E dite du «bail in», qui a été inscrite dans le droit français en pleine période estivale le 20 août 2015.

La conséquence est simple : en cas de défaut d’une société d’assurances, tous les détenteurs d’une assurance-vie pourront voir le versement de leur prime suspendu pour une durée indéterminée et ne pourront pas sortir de leur contrat pour récupérer leur mise.

Les Français doivent savoir que, sous la pression de Bruxelles, tous les mécanismes permettant aux banques et aux sociétés d’assurances de se renflouer sur les comptes des particuliers sont maintenant mis en place en cas de risque «systémique».

Il est donc urgent de retrouver notre souveraineté budgétaire et monétaire afin de mettre un terme à cette politique, conduite par les gouvernements de droite comme de gauche, qui, sous les diktats de l’Union Européenne, conduira à la ruine des Français."

Posté le 28 juin 2016 à 16h22 par Michel Janva | Lien permanent

Zemmour : "Nous préférons sacrifier un peu de notre bien-être matériel à la sauvegarde de notre identité"

Posté le 28 juin 2016 à 14h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Le référendum portait sur la question migratoire et non sur l'appartenance à l'UE

Mais qu'aviez-vous cru ? Que sortir de l'Union européenne par la voie démocratique était possible ?

"Lundi soir, le ministre de la Santé, Jérémy Hunt, a affirmé que le Royaume-Uni pourrait organiser un second référendum, pour redemander son avis au peuple après qu'il a choisi de quitter l'UE.

Il justifie cela en expliquant que les citoyens ont surtout voté sur la question migratoire, mais que lorsque ce problème serait réglé, une nouvelle consultation serait bienvenue."

Posté le 28 juin 2016 à 14h40 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Frontex ne veut pas dire fermeture des frontières...bien au contraire

FrontexLe directeur de Frontex, organisme dont la mission est de protéger les frontières de l'Union européenne, se déclare d'accord avec la proposition de la Commission européenne d'utiliser des "voies légales" pour acheminer les immigrés clandestins les migrants les réfugiés :

"Il faut davantage de voies légales vers l’Europe à partir des régions en crise. C’est ce qu’a proposé la Commission européenne l’an passé. Et j’approuve cette demande. Cela simplifiera la situation aux frontières extérieures de l’UE. Non seulement pour la protection des migrants, mais aussi pour empêcher l’entrée en Europe des terroristes et des criminels par les voies illégales utilisées par les passeurs.[...]

Lorsque, l’été dernier, des dizaines de milliers de personnes ont fui de Turquie en Grèce dans les minuscules embarcations des passeurs, c’étaient à 70 ou 80 % des Syriens. S’il y avait eu des voies légales vers l’Europe pour ces personnes ayant besoin de protection, comme par exemple des vols humanitaires spéciaux à partir des camps de réfugiés du Liban, de Turquie ou de Jordanie, nous n’aurions pas eu ces grands problèmes à la frontière extérieure de l’UE. C’est aussi la mission de Frontex d’identifier à la frontière les gens ayant besoin de protection et de leur indiquer le chemin pour aller déposer leur demande d’asile. Frontex ne veut pas dire fermeture des frontières."

Comme si les terroristes islamistes n'étaient pas capables de se confondre avec des réfugiés dans les camps en question. Finalement, heureusement que Frontex n'a que peu de moyens pour mettre en œuvre ses idées. Encore une nuisance que le Brexit va éviter aux Britanniques...

Via FDesouche

Posté le 28 juin 2016 à 14h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Les eurocrates fanatiques n’hésiteront pas à employer tous les moyens pour châtier le peuple britannique

Tribune de Bernard Antony à propos du Brexit :

"Qui ne le voit, à peine l’électorat du Royaume-Uni s’est-il très majoritairement, démocratiquement prononcé pour un retour à sa souveraineté, que tout est mis en œuvre à Bruxelles et à Francfort, à Berlin et à Paris pour le châtier. Avec toutes les grosses ficelles de la désinformation médiatique.

On s’y emploie à susciter toutes les embûches possibles pour empêcher une paisible transition. Il faut en effet terroriser les autres peuples qui veulent aussi se libérer du carcan euro-fédéraliste. C’est d’ailleurs une fréquente caractéristique de l’histoire contemporaine que la répression par les édifices super-étatiques dits fédéraux des nations constitutives voulant retrouver leur liberté et leur souveraineté.

Le fédéralisme invoqué n’est nullement celui permettant au sein d’une nation les décentralisations souhaitables. Il est l’idéologie de soumission des peuples et de leurs États dans un plus vaste ensemble coercitif et, comme aujourd’hui l’Union Européenne, souvent de plus en plus totalitaire.

Car il s’agit non pas de répondre au bien commun des peuples mais de progresser coûte que coûte dans la réalisation de l’utopie constructiviste d’une république universelle rêvée par les sectes socialistes et autres.

Les dirigeants et fonctionnaires de l’Union Européenne, fanatiquement bruxello-centralisateurs, toujours plus avides d’imposer le carcan fédéral eurocratique, sont dans les mêmes perspectives idéologiques que les Jacobins de la Convention en 1793 menant la Terreur contre toutes les populations, vendéennes et autres, voulant préserver leurs libertés et leurs traditions. Il en fut de même au temps de l’Union Soviétique et l’État fédéral russe aujourd’hui n’est pas moins centralisateur. Il en était de même avec l’État fédéral yougoslave si soutenu par les eurocrates, Jacques Delors en tête.

Il y a bien longtemps, à Rome, Caton le censeur ne cessait de réclamer : « Il faut que Carthage soit détruite ! ». Aujourd’hui, les eurocrates fanatiques n’hésiteront pas à employer tous les moyens pour châtier l’orgueilleux peuple britannique. Il faut donc pour eux que la Grande-Bretagne libre soit détruite. Mais c’est une chose que de le souhaiter, une autre que d’y arriver. " 

Posté le 28 juin 2016 à 11h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Et si Londres devenait un paradis fiscal ?

Loin des scénarios catastrophe, cet article du Monde explore une piste qui porrait expliquer les vraies raisons du mécontentement si démonstratif des dirigeants, des ministres des finances et des financiers de l'Union européenne :

"Il ne croyait pas si bien dire, Emmanuel Macron. Mais comme il a fait preuve de clairvoyance, ce 14 avril, en voyage à Londres, deux mois donc avant le « Brexit », en provoquant les Britanniques d’un : « Vous ne voulez quand même pas devenir le “Jersey” ou le “Hongkong” de l’Europe ? »

Car derrière le risque de marginalisation de la puissante City de Londres, qu’entendait dénoncer le ministre français de l’économie, en cas de divorce d’avec l’Union européenne (UE) – une marginalisation coûteuse en emplois et en points de croissance économique – se cache, en réalité, un autre risque. Celui-là est pernicieux, et surtout, lourd de conséquences pour l’ensemble de la communauté internationale, notamment européenne.

Le risque est de voir le Royaume-Uni et son centre financier se lancer dans un dumping fiscal et réglementaire particulièrement agressif, pour s’imposer comme « le » paradis fiscal de l’Europe, plus poreux et complaisant encore qu’il ne l’est aujourd’hui envers l’argent sale, gris ou noir, issu de la fraude fiscale, des trafics ou de la corruption."

Le Monde en profite tout de même pour lancer un procès d'intention en imaginant que seul "l'argent sale, gris ou noir, issu de la fraude fiscale, des trafics ou de la corruption". Et si cela, au contraire, forçait la France a arrêter le matraquage fiscal...

Posté le 28 juin 2016 à 09h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Les Républicains veulent refonder l'UE sur des principes contradictoires

Déclaration ambigüe du Bureau Politique des Républicains qui aligne les paradoxes (comme le souhait d'un véritable gouvernement économique de l'UE et celui de plus de subsidiarité...) :

Unknown-14"Les Républicains prennent acte de la volonté du peuple britannique de quitter l'Union européenne. Il s'agit d'un choix démocratique, qui doit être respecté.

Il traduit le rejet croissant de la construction européenne telle qu'elle fonctionne. Nous devons entendre le message qui nous a été adressé de la part des Britanniques. Des conséquences rapides doivent être tirées de leur vote.

Conformément aux dispositions prévues par le Traité, les négociations pour organiser la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne doivent donc être entamées sans délai.

Mais, plus fondamentalement, après ce vote, la question qui se pose est celle de l'avenir de l'Europe. Notre famille politique reste plus que jamais attachée à l'idéal européen. Mais nous voulons une Europe qui protège, qui assure aux Européens la sécurité à laquelle ils ont droit, une Europe qui défende ses intérêts et parte à la conquête des marchés mondiaux, une Europe indépendante, une Europe fondée sur les nations.

Pour cela, l'Europe doit être refondée autour des principes suivants.

- L'Europe doit reconnaître qu'elle a des frontières et qu'il est de sa responsabilité vis-à-vis des peuples de les faire respecter. Il est plus que temps de mettre en place le Schengen II que nous avons été les premiers à réclamer. Dans l'attente de ce Schengen II, les Républicains demandent que la France contrôle elle-même ses frontières nationales partout et aussi longtemps que nécessaire.

- L'Europe doit assurer son indépendance politique et sa force économique en défendant la zone euro. Nous demandons qu'elle se dote enfin d'un véritable gouvernement économique qui assurera une coordination beaucoup plus forte des politiques économiques, budgétaires et fiscales au service de la croissance et de l'emploi. Elle devra également se doter d'un véritable Fonds Monétaire Européen car le FMI ne doit plus intervenir dans les affaires intérieures de l'Europe.

- Le principe de subsidiarité doit être enfin respecté de manière effective. Pour cela, les compétences de l'Union européenne doivent être redéfinies autour d'un petit nombre de priorités stratégiques (marché intérieur, PAC, industrie, énergie, recherche, concurrence, politique commerciale, numérique…) ; tout le reste doit être rendu à la seule souveraineté des Etats. Le fonctionnement de la Commission doit être revu pour en finir avec l'inflation normative européenne.

- Enfin, le processus d'élargissement doit être stoppé jusqu'à ce que la refondation de l'Europe ait été menée à son terme. En toute hypothèse, nous devons dire clairement à la Turquie qu'elle n'a pas vocation à entrer dans l'Union européenne. A ce titre, nous réaffirmons notre ambition d'un partenariat stratégique avec la Russie et la Turquie, mais qui n'est pas une adhésion.

Les Républicains proposent donc une véritable refondation de l'Europe, dont la France et l'Allemagne devraient prendre l'initiative ensemble.

La question des modalités de cette refondation ne doit pas prendre le pas sur l'essentiel c'est-à-dire le contenu. C'est en fonction de son contenu et de son ambition que le choix de modalités juridiques et politiques de sa mise en œuvre devra être faite.

Les Républicains soulignent que, plus que jamais, la refondation de l'Union européenne nécessite de la lucidité, de la volonté et une vision. L'Europe vit un moment de nature historique. Jamais le projet européen, avec l'idéal qu'il porte, n'a été autant menacé. L'Europe ne pourra survivre sans le soutien des peuples européens.

Face à l'Histoire, nous appelons chacun à la responsabilité et au courage."

Et s'ils commençaient par respecter le choix des Français exprimé en 2005 ?

Posté le 28 juin 2016 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

La Commission européenne déteste la démocratie

Ces gens-là sont de véritables dictateurs. Ils n'accepteront jamais un résultat démocratique qui ne va pas dans leur sens.  Peter Sutherland est l’ancien Commissaire européen à la concurrence, ancien directeur général de l’OMC, actuel président de l’European Policy Center et actuel président de Goldman Sachs InternationalIl déclare que "d’une façon ou d’une autre, ce résultat doit être annulé" et qu'un "deuxième référendum semble inévitable".

Et après, on s'étonne du taux d'abstention dans les élections. Mais c'est peut-être cela qu'ils recherchent...      

Via FDesouche   

Alain Juppé est de la trempe de ces dictateurs lorsqu'il déclare :

"Il faudra un référendum, non pas seulement en France, mais dans tous les pays concernés, à un certain stade de la reconstruction de l'Europe. Si la France et l'Allemagne se mettent d'accord sur un accord de reconstruction de l'UE, et que des partenaires y sont associés, on pourra alors proposer aux peuples de l'approuver. Je ne suis pas contre un référendum - ce serait paradoxal pour un gaulliste - mais je pense qu'une telle consultation populaire se prépare.

Il y a des moments historiques où les hommes d'Etat ne sont pas faits pour suivre l'opinion. Ils sont là pour la guider : voilà ce que nous pensons et ce que nous proposons à nos peuples et, à ce moment-là, il est possible d'organiser un référendum. Pas avant."

En clair, on aurait le choix entre encore plus d'Europe ou le trop plein d'Europe d'aujourd'hui....

Un lecteur nous rapporte cette citation de Voltaire lorsqu'il débattait sur la nécessité ou non d'éduquer le peuple. On constate que la déliquescence de l'Education nationale correspond aux desseins de nos grands démocrates européistes (disparition de la culture classique, de l'apprentissage de l'Histoire de manière chronologique, de la géographie nationale) :

"Il est à propos que le peuple soit guidé et non qu'il soit instruit. Il n'est pas digne de l'être, il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants"

Posté le 28 juin 2016 à 06h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

27 juin 2016

Après le Brexit, l'Auxit pour l'Autriche ?

Lu ici :

"L'Union européenne doit éviter toute décision menant à un surcroît de "centralisation" politique, faute de quoi l'Autriche pourrait organiser d'ici un an un référendum sur la question de son appartenance à l'UE, a déclaré Norbert Hofer, qui a manqué de peu d'être élu président sous les couleurs du FPÖ (extrême droite).    

Pour Hofer et ses alliés, qui contestent le résultat de la présidentielle, l'UE doit être une union économique et non pas une union politique. "Les pères fondateurs (de l'UE) ont voulu garantir une coopération économique plus étroite parce que les pays qui coopèrent sur ce plan-là ne se font pas la guerre", a-t-il expliqué dans une interview que publie dimanche le tabloïd Österreich. "Cela a très bien marché, jusqu'à ce que l'union politique soit lancée", continue-t-il.    

Le chef de file du FPÖ, Heinz-Christian Strache, a adopté une ligne plus prudente, se bornant à dire que la question d'un référendum sur la question de l'UE pourrait devenir, à l'avenir, un objectif de sa formation."

Posté le 27 juin 2016 à 21h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

La méthode Sarkozy pour ne pas respecter un vote démocratique fait des émules

Visiblement la méthode Sarkozy pour annuler un référendum donne des espoirs aux mauvais perdants que sont les eurocrates :

"Le Monde explore les pistes apparues sur la question, qui donnent un espoir aux partisans d’un maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne (UE) (...)

Pour que ce retrait soit effectif, le pays qui souhaite quitter l’UE doit d’abord notifier sa décision au Conseil européen. S’ouvre alors une période de négociation qui doit déboucher sur un accord régissant les futures relations entre l’Etat membre et l’Union européenne. Si la concertation échoue, la sortie de l’UE est actée deux ans après la notification de retrait – un délai qui peut être prolongé avec l’approbation de tous les Etats membres.

En résumé, un vrai compte à rebours sera déclenché au moment où Londres va, pour de bon, appuyer sur le bouton « out ». D’où la volonté des autorités britanniques de gagner du temps. Le premier ministre David Cameron, qui a annoncé qu’il quitterait son poste à l’automne, a laissé à son successeur le soin d’activer l’article 50 (...)

« Quel que soit le premier ministre en charge, je crois qu’il ne sera pas assez stupide pour appuyer sur le bouton », résumait dimanche, auprès du Monde, un diplomate bruxellois (...)

Un coup de théâtre est-il à envisager durant cette période ? Un diplomate bruxellois interrogé par Le Monde se prend à espérer : « Avec le temps, les “Brexiters” vont se rendre compte de l’erreur qu’ils ont faite, et le référendum sera annulé. Personne ne s’en plaindrait ici. » (...)

Le référendum de jeudi dernier était consultatif et non contraignant juridiquement (...)

Aussi, certains réclament que le Parlement se saisisse désormais du dossier avant qu’il n’aille à Bruxelles, et vote contre la sortie de l’UE. « Réveillez-vous. Nous n’avons pas à faire cela. Nous pouvons mettre fin à cette folie et faire cesser ce cauchemar par un vote au Parlement », a ainsi réagi le député travailliste David Lammy.

Au moins 479 députés sur les 650 que compte la Chambre des communes s’étaient prononcés pour le « Remain » lors de la campagne. Mais le Parlement peut-il prendre une décision qui irait à l’encontre du choix fait par 17,4 millions d’habitants ? Ce serait possible « en théorie », a résumé auprès de l’agence Associated Press le constitutionnaliste Alan Renwick, de l’University collège de Londres, « mais en pratique, c’est absolument impossible ».

L’avocat Geoffrey Robertson n’est pas de cet avis. « Notre démocratie n’autorise pas la prise de décision par référendum. Ce rôle appartient aux représentants du peuple, et non au peuple lui-même », écrit-il dans une tribune sur le site du Guardian. Selon lui, les députés devraient ainsi être appelés à voter pour ou contre le Brexit, au moment où le futur premier ministre engagera la procédure de sortie."

Posté le 27 juin 2016 à 20h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

L'UE fait preuve (encore une fois) d'un totalitarisme insupportable

Le Royaume-Uni a décidé de sortir de l'Union européenne pour respecter le résultat du référendum, qui reste une consultation interne. Les modalités et le tempo pour déclencher l'article 50, prévu dans le traité de Lisbonne pour permettre à un pays membre de sortir de l'UE, relève des autorités du Royaume-Uni. Les technocrates de Bruxelles, qui ne supportent visiblement pas la liberté et la souveraineté des pays membres, veulent dicter leur loi :

UE-dictature"Le Premier ministre démissionnaire du Royaume-Uni l'avait pourtant annoncé dès son discours de défaite vendredi matin, alors que son pays avait voté à 51,9% en faveur d'une sortie de l'UE : ça ne sera pas à lui de déclencher la procédure de sortie grâce à l'activation de l'article 50 du traité sur l'Union européenne. La lourde charge reviendra à son successeur, qui sera désigné par les conservateurs avant l'automne. A Londres, on craint en effet le déclenchement d'une procédure "qui fait pencher la balance des négociations en faveur de l'UE" estime The Economist.

Pourtant à Bruxelles, on n'apprécie guère que Londres ose encore une fois fixer les règles du jeu. Dès vendredi, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait exhorté le pays

"à lancer les démarches de sortie immédiatement", explique France 24. "Ce n'est pas un divorce à l'amiable, mais après tout ce n'était pas non plus une grande relation amoureuse", a-t-il asséné dans la foulée." Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement britannique a besoin d'attendre jusqu'au mois d'octobre pour décider si oui ou non il envoie la lettre de divorce à Bruxelles. J'aimerais l'avoir immédiatement", a-t-il également déclaré [Le Point].

Martin Schulz, président du Parlement européen, a lui souhaité qu'une demande formelle soit déposée par M. Cameron mardi à Bruxelles, dans le cadre du Conseil européen extraordinaire qui réunit l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE (...)"  

Boris Johnson, membre des conservateurs et ancien maire de Londres, pourrait devenir 1er ministre en tant que chef de file des pro-Brexit de son parti. Il prend à contre-pied la commission européenne et se permet un rappel géographique utile à ceux qui confondent de manière délibérée, campagnes électorales après campagnes électorales depuis 30 ans, Europe et Union européenne :

Sans-titre"Je ne soulignerai jamais assez que la Grande-Bretagne fait partie de l'Europe, et en fera toujours partie. Il y aura toujours une coopération européenne intense et qui s'intensifiera dans de nombreux domaines: arts, sciences, universités, protection de l'environnement (...)

Le seul changement - et il ne viendra pas dans la précipitation- c'est que le Royaume-Uni va s'extraire du système de législation incroyable et opaque de l'UE

Les droits des citoyens européens vivant dans ce pays seront pleinement respectés et il en sera de même pour ceux des Britanniques vivant dans l'UE."

Posté le 27 juin 2016 à 13h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (20)

La religion des droits de l'homme nous mène à notre perte

Deux articles très intéressants exposent cette thèse, l'un sous l'angle juridique, l'autre sous l'angle de la philosophie politique. A lire intégralement. Extrait :

"Avatar de la religion de l'humanité, le culte des droits de l'homme a remplacé depuis quelques décennies le communisme - dont il partage la nature de religion séculière - dans son rôle d'utopie censée instaurer le règne du bien sur la terre. Dans cette nouvelle religion séculière, les droits de l'homme sont en charge de la promesse du royaume de Dieu sur la terre, en charge du projet d'une humanité réconciliée grâce à l'instauration d'une société parfaite, au moyen de la mutation du monde ancien en un monde nouveau entièrement cosmopolite et fondé exclusivement sur les droits des individus."

Posté le 27 juin 2016 à 11h48 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (8)

Encore un argument pour le Brexit !

Présidence de la Commission européenne: Daniel Cohn-Bendit prêt à être candidat

Posté le 27 juin 2016 à 11h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

"Je n'ai jamais vu un retour de la liberté contre la technocratie se traduire par autre chose que par un progrès"

Vu ici : L'économiste Charles Gaves, président de l'Institut des libertés, nous explique que l'Euro est déjà virtuellement mort, et que si les conséquences pour les Européens risquent d'être peu agréables, elles n'en seront pas moins un retour à la liberté, donc un progrès.

 

Posté le 27 juin 2016 à 00h25 par Marie Bethanie | Lien permanent

26 juin 2016

Brexit : l'arnaque continue

Vous n'êtes pas citoyen britannique et vous voulez prendre part "euro-démocratiquement" à la vie du Royaume-Uni en signant une pétition qui engage leur souveraineté nationale? UE, tout est possible : 

Posté le 26 juin 2016 à 14h43 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (17)

6 juillet : conférence sur les chrétiens d'Orient au Parlement européen

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Posté le 26 juin 2016 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2016

Union Européenne : "On va forcément vers un clash majeur"

C'est l'analyse d'Yves Daoudal :

"Jaroslaw Kaczynski, président du PiS, le parti au pouvoir en Pologne, a tenu une conférence de presse sur le Brexit. Pour déplorer le vote britannique, mais aussi pour affirmer que la réponse au Brexit doit être une réforme de l’UE qui serait une nouvelle offre aux Britanniques, à travers un nouveau traité.

« Nous avons besoin d’un nouveau traité européen, nous avons besoin d’une réaction positive, au lieu de nous obstiner dans la même direction en continuant dans le même chemin qui a conduit à la crise. » Il faut clarifier la prise de décision, qui ne doit plus être « arbitraire », il faut redéfinir le concept de subsidiarité, il faut augmenter le nombre des domaines où la décision doit être prise à l’unanimité… Car l’UE est toujours composée d’Etats nations…

Le Premier ministre Beata Szydlo a souligné que la Pologne est en train d’élaborer des propositions sur ce qui doit changer : « Le but de la Pologne est de construire une UE forte, unie, de nations souveraines ».

Ce discours est exactement à l’opposé de celui que l’on entend en France. Tous les dirigeants demandent, éventuellement avec l’appui d’un nouveau traité, qu’on renforce l’UE, qu’on réponde au Royaume Uni par plus d’Europe, et particulièrement qu’on s’occupe de construire une zone euro unifiée, entre les pays qui veulent continuer l’intégration. C’est-à-dire entre dirigeants qui veulent continuer dans la voie de la désastreuse utopie, contre les peuples.

La divergence est donc en train se creuser entre ces deux groupes de pays. Et elle conduit à une impasse.

Car nos dirigeants sont dans la légitimité des traités. Le traité de Maastricht impose une « citoyenneté européenne » supérieure à celle des nations, une monnaie unique à TOUS les Etats de l’UE, et une marche forcée vers toujours plus d’intégration. Et quand ils veulent un nouveau traité c’est pour le souligner encore davantage.

Je me demande si Jaroslaw Kaczynski se rend compte à quel point il va contre le traité européen quand il dit qu’il est contre une tentative de la Pologne de rejoindre l’eurozone pour combattre le Brexit, parce que adopter l’euro conduirait à appauvrir les gens si le pays entrait avec un zloty faible, et briserait les exportations s’il entrait avec un zloty fort…

On va forcément vers un clash majeur."

Posté le 25 juin 2016 à 17h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (28)

Brexit : les médias auraient-ils menti par omission ?

Quelques articles écrits après le résultat du référendum ne sont plus, tout à coup, autant "catastrophistes" dans leurs analyses. Surprenant, non ?

Brexit : un impact négatif mais limité pour l’économie française

Le Brexit n’aura guère de conséquences sérieuses sur la défense

Le Brexit ne devrait pas faire chuter la croissance française en 2016

Les journalistes n'ont sans doute pas eu le temps de les écrire pendant la campagne électorale....

Posté le 25 juin 2016 à 11h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

24 juin 2016

Quand une journaliste reconnait que les médias n'informent pas mais manipulent

Incroyable de le dire aussi librement : 

 

Début de réponse : il faut changer de médias et regarder par exemple TV Libertés plutôt que BFM...

Via FDesouche

Posté le 24 juin 2016 à 16h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Brexit, pas de panique !

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Les fabricants du monstre européen avaient inséré dans le traité de Lisbonne un article 50 sur la possibilité de quitter l’UE, parce qu’on leur avait dit que ce n’était pas démocratique qu’on soit obligé de rester dans l’UE, mais ils étaient absolument persuadés que personne n’envisagerait jamais de recourir à cet article…

Il est amusant de voir toutes ces personnalités qui continuent d’annoncer l’apocalypse comme si la campagne continuait… Et les bourses chutent, mais c’est totalement artificiel. Les chefs d’entreprises interrogés par Les Echos ne sont nullement inquiets, et le PDG d’EDF affirme que le Brexit n’aura aucun impact sur la stratégie de l’entreprise ou de sa filiale britannique : « Notre stratégie d'entreprise n'est pas liée à l'appartenance politique de la Grande-Bretagne à l'Union européenne, donc nous n'avons pas de raison de changer cette politique. »

Le vote britannique est évidemment un choc majeur dans l’histoire de la « construction » européenne. On peut dire qu’une nouvelle page s’ouvre. Pour la première fois, alors qu’elle ne cessait de s’agrandir, l’UE rétrécit, et en perdant un de ses trois plus grands pays. Et comme bien évidemment le Royaume-Uni ne va pas sombrer mais va continuer à prospérer (comme la Suisse ou la Norvège), les pressions « populistes » vont être de plus en plus fortes pour que de semblables référendums aient lieu ailleurs. D’abord sans doute aux Pays-Bas, où le parti de Geert Wilders est aujourd’hui en tête des sondages, et au Danemark, qui n’est que nominalement membre de l’UE, puis en Finlande, puis… en France."

Posté le 24 juin 2016 à 16h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Nicolas Sarkozy : le summum de l'hypocrisie

Démasqué par Marion Maréchal-Le Pen :

 

Posté le 24 juin 2016 à 16h34 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

Le Royaume Uni inflige à la dictature européenne sa première blessure

D'autres pays pourraient suivre l'exemple du Royaume-Uni :

"Et si finalement le Brexit n'était que la première secousse d'un séisme politique qui pourrait ébranler pendant encore longtemps l'Union européenne ? (...) Ce scrutin est aussi le symptôme d'un mal plus profond qu'a parfaitement résumé l'ancien ministre des Affaires Etrangères Hubert Védrine sur Europe 1 : "Le vrai problème en Europe, c'est le décrochage des peuples par rapport à la construction européenne." Car le cas britannique n'est pas isolé.

Les Pays-Bas. Après le "Brexit", aura-t-on droit au "Nexit" (...) ? C'est en tout cas ce que promet Geert Wilders, le sulfureux leader du Parti pour la liberté, classé à l'extrême droite, s'il venait à devenir Premier ministre. Et il n'en est pas si loin, puisqu'il caracole en tête de toutes les enquêtes d'opinion. Après l'annonce de la victoire du "oui" au référendum britannique, il a donc pris la parole renforcé dans ses convictions et demandé la tenue d'un référendum sur le maintien des Pays-Bas dans l'UE : "Si je deviens Premier ministre, il y aura un référendum aux Pays-Bas. Nous voulons être en charge de notre propre pays, notre propre monnaie, nos propres frontières, et avec notre propre politique d'immigration" (...) 

Le Danemark. C'est l'autre place forte de l'euroscepticisme dans le nord de l'Europe. Les Danois ont déjà prouvé qu'ils se méfiaient de l'Union européenne en 2015, en votant à 53% contre le renforcement de leur coopération en matière de police et de sécurité. "C'est un non net. Je respecte totalement la décision des Danois" qui "ont eu peur de perdre le contrôle" de leur destinée, avait déclaré le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen à l'époque. 

La Suède. La Suède, alliée historique du Royaume-Uni au sein de l'UE, est très sensible aux résultats du Brexit. C'est du moins ce que semble indiquer un sondage, publié le 20 avril dernier, et qui affirme que 36% des Suédois voudraient quitter l'UE en cas de Brexit contre 32% partisans d'un maintien (...)

La Finlande. Autre pays nordique concerné : la Finlande. Si Helsinki n'a jamais agité directement la menace d'une sortie de l'UE, le gouvernement a déjà envisagé une sortie de la zone euro en pleine crise de la monnaie unique en 2012. A l'époque, la BCE envisageait d'autoriser l'achat d'obligations par le Mécanisme Européen de Stabilité Financière. Une proposition pas vraiment du goût de la ministre des Finances Jutta Urapilainen : "La Finlande ne s'accrochera pas à l'euro à n'importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie unique."

Selon un sondage paru en février 2016, 53% des Français souhaiteraient être consultés par référendum sur le maintien du pays dans l'UE. Un chiffre significatif quand on sait que de nombreux partis, à la droite de la droite (FN, Debout la France) ou à gauche de la gauche (Front de Gauche) prônent a minima une sortie de l'euro. Ou une sortie complète de l'UE, comme le souhaite Marine Le Pen."

 

Posté le 24 juin 2016 à 08h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (33)

Il y a de quoi s'amuser

Voilà un tweet collector

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Posté le 24 juin 2016 à 07h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (31)

Le Brexit l'emporte

C'est TVLibertés qui nous apprend ce matin que le Brexit l'emporte :

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Posté le 24 juin 2016 à 06h52 par Marie Bethanie | Lien permanent

Brexit ou Remain ?

Le suspens est intense mais cette photo (du camp des pro-UE) commence à donner une idée de la tendance...

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Avec 50% des bulletins dépouillés, le Brexit est en tête avec 51,3%. Les marchés s'affolent et la Livre chute de 7%. Alors que les bookmakers ont toujours placé le Remain en tête des probabilités avec 75%, c'est désormais le Brexit qui est donné à 66% chez les parieurs. Nigel Farage (UKIP), a revendiqué la victoire lors d'un discours célébrant "l'independence day" du Royaume-Uni :

"L'aube se lève sur un Royaume-Uni indépendant. C'est la victoire des vraies gens, des gens modestes et dignes. Nous nous sommes battus contre les multinationales, contre les grands partis"

A suivre...

Posté le 24 juin 2016 à 06h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

23 juin 2016

Le Grand Orient De France (GODF) est opposé au Brexit

Etonnant, non ? Daniel Keller, le Grand Maître de cette loge maçonnique déclare :

 "Quelle que soit son issue, ce scrutin fera apparaître un pays divisé, ce qui est très préoccupant. C’est malheureusement un référendum idéologique, sur le choix d’une souveraineté qui méconnaît la nécessité de l’intégration de nos économies. C’est aussi une conséquence du manque de construction politique de l’Union Européenne."

Posté le 23 juin 2016 à 15h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Nicolas Bay (FN) : "On ne peut pas ne pas faire le constat de cet échec total de l'Union européenne"

Nicolas Bay, secrétaire général du FN, à propos du Brexit sur France Info :

"Une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne serait l'occasion d'émettre un signal très fort en direction de tous les peuples d'Europe qui aspirent à une Europe construite totalement différemment. Il ne s'agit pas d'être antieuropéen, il s'agit de constater tous les échecs.

Cela n'empêcherait pas de maintenir le partenariat. La réalité c'est que la France a rayonné à travers le monde bien avant l'Union européenne qui entrave nos libertés. On ne peut pas ne pas faire le constat de cet échec total de l'Union européenne.

Schengen, on nous l'avait vendu comme un espace de libre circulation à l'intérieur des Etats membres, avec une maîtrise des frontières extérieures. Il n'y a aucune maîtrise des frontières extérieures. Les frontières sud de l'Europe sont de véritable passoires. Ce qui est extraordinaire avec Schengen c'est qu'on les [les migrants] laisse entrer librement en France, mais ensuite on les empêche de sortir parce que les Britanniques ont été plus prudents et ne sont pas dans Schengen"

Posté le 23 juin 2016 à 15h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

22 juin 2016

J-1 : Pourquoi la Turquie souhaite la défaite du Brexit ?

Les explications ici :

"La Turquie souhaite plus que tout que le Royaume-Uni, soutien de longue date à son adhésion à l'Europe, reste dans le bloc, a déclaré ce mercredi son chef de la diplomatie.

"Nous voulons que le Royaume-Uni reste à tout prix dans l'Union européenne", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu lors d'une conférence de presse à Ankara, à la veille du référendum devant décider du futur des Britanniques.

"Un retrait aurait sans aucun doute un impact négatif", a estimé Mevlüt Cavusoglu, à la veille d'un référendum extraordinairement indécis mais déterminant pour l'avenir du pays et du reste de l'Europe. Londres a traditionnellement soutenu la demande d'adhésion de la Turquie au sein de l'UE mais la possible entrée d'Ankara dans le bloc européen a été un thème important dans la campagne du référendum britannique. Les tenants du "Brexit" ont assuré que le Royaume-Uni risquait d'être submergé par des millions de Turcs en cas d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Mais le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré que l'adhésion d'Ankara n'était qu'une perspective lointaine, et pourrait même ne pas se concrétiser "avant l'an 3000".

Une raison de plus de souhaiter la victoire du Brexit...

Posté le 22 juin 2016 à 14h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Et si le Brexit était favorable à l'Europe ?

Jean-Frédéric Poisson pense que le Brexit serait une bonne chose :

"Les économistes rivalisent de prévisions catastrophiques. En réalité, les conséquences économiques d'une sortie de l'UE pour le Royaume-Uni sont, à proprement parler, inestimables. On peut bien sûr imaginer des secousses sur les marchés financiers, un relatif appauvrissement de la monnaie britannique sur les marchés des changes, des perturbations sur le marché du travail anglais et une timidité temporaire des investisseurs américains qui se servaient jusqu'ici de Londres comme porte d'entrée des marchés européens. De telles secousses auraient probablement des effets néfastes sur la santé des économies européennes. Mais le Royaume-Uni n'étant pas dans la zone Euro, ces effets s'en trouveront sans doute amoindris. Alors, en vérité, qui est en mesure de chiffrer précisément ces différents éléments ? Personne, évidemment.

En revanche, sur le plan politique, les conséquences seraient clairement visibles et, pour tout dire, fort intéressantes. La faillite de la construction européenne de Maastricht est devenue évidente. Son aboutissement à un modèle économique ouvert à tous vents et un système politique technocratique et hors sol, rejetés par les peuples européens, acte son échec opérationnel. L'indépendance de la banque centrale a largement contribué aux troubles économiques majeurs que connaît notre continent, et la promesse de prospérité qui accompagnait la campagne de 1992 est loin d'avoir été tenue. La crise migratoire que subit l'Europe est insupportable pour les peuples européens désormais partagés entre la générosité et la crainte à l'égard des migrants. Et l'Europe se tait : incapable de fixer une ligne politique claire, elle continue de faire du traité transatlantique son seul horizon, en dépit des résistances croissantes des opinions publiques et des conversions récentes de quelques responsables politiques.

Une réforme en profondeur du projet européen est devenue inévitable. Elle passe nécessairement par la remise à plat des traités signés depuis Maastricht, et peut-être même depuis l'Acte unique de 1986. [...]

Le Brexit offre clairement cette possibilité. Si les britanniques décident de quitter l'Union européenne, elle serait contrainte de revoir sa copie et de mettre fin à cette folie fondatrice qui voulait dissoudre les nations dans un ensemble purement commercial. Je crois peu à la capacité des responsables européens à engager dans la configuration actuelle de l'Union ces réformes indispensables. C'est pourquoi je pense que la sortie anglaise obligerait, malgré ses conséquences, les responsables politiques à travailler à ces réformes de fond. Sous la contrainte, certes, mais quelle autre solution ? [...]"

Posté le 22 juin 2016 à 10h37 par Michel Janva | Lien permanent

J-1 : Le Brexit était au plus haut dans les statistiques jusqu'au jour du meurtre de Jo Cox

Un assassinat qui tombe vraiment à pic pour les européistes. Ce n'est pas un site complotiste qui le dit mais Émile Servan-Schreiber co-directeur d'Hypermind.com, société de marchés prédictifs, dans un entretien accordé au Point :

L'assassinat de la députée Jo Cox a-t-il eu un effet sur les courbes ?

Oui, ce drame a brutalement stoppé une remontée du Brexit amorcée depuis quelques semaines. Il faut dire que sur les 18 sondages publiés entre début juin et le meurtre de Jo Cox, les deux tiers étaient favorables au Brexit. Cela commençait à émousser la confiance d'Hypermind dans le Bremain à seulement une semaine du vote ! Le jour de l'assassinat, deux nouveaux sondages donnaient encore le Brexit gagnant. La probabilité du Bremain sur Hypermind est alors descendue jusqu'à 55 %, mais restait encore favorite. La nouvelle de l'assassinat a immédiatement renversé la tendance. Le soir même, la probabilité du Bremain était remontée à 60 %, le lendemain, elle côtoyait 70 %, et elle se situe aujourd'hui autour de 75 %.

À quel moment le Brexit a-t-il été le plus haut dans vos statistiques ?

Jusqu'au jour du meurtre de Jo Cox, la probabilité du Brexit sur Hypermind n'avait jamais dépassé 40 %. Mais elle a culminé ce jour-là à 45 % juste avant le drame. Elle est lourdement retombée depuis, et se situe aujourd'hui autour de 25 %.

Posté le 22 juin 2016 à 09h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

21 juin 2016

J-2 : les opposants au Brexit avancent des arguments de choc

Il n'est visiblement pas facile de défendre de manière rationnelle la dictature européenne :

 "Mon chat est triste à cause du Brexit. Si vous êtes d'accord, retweetez avec votre propre chat"

"David Beckham contre le Brexit. je voterai pour le maintien"

"En cas de Brexit, le scénario noir pour le football anglais et français"

"Augmentation du prix du cheddar en France"

Heureusement, il nous restera le Camenbert, le Roquefort et le Brie...

Posté le 21 juin 2016 à 12h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

La disparition des références traditionnelles à la France est un objectif volontaire des mondialistes

C'est une sorte de Petit remplacement similaire à la méthode du "voleur chinois" que décrit François Asselineau sur son site :

Evolution-du-logo-edf-gdf-grdf-erdf-enedis"De façon opiniâtre et sournoise, les références à notre pays sont gommées un peu partout, y compris des noms des entreprises naguère publiques qui avaient fait la force et la fierté de la France de l’après-guerre. C’est ce qui arrive à ERDF, selon le même schéma déjà vu pour GDF, France Telecom et d’autres. ERDF (« Électricité Réseau Distribution France ») s’appelle désormais officiellement « Enédis », depuis le 1er juin 2016.

Cette lobotomie subreptice n’est pas seulement conforme à la volonté de l’Union européenne de réaliser le « marché unique » de l’énergie et de faire disparaître toute idée d’opérateur national. Elle s’inscrit dans une stratégie plus globale, qui est celle du projet de dislocation rapide des grands États-nations, comme la France, l’Espagne ou le Royaume-Uni, projet prémédité par les idéologues fanatiques de l’euro-atlantisme.

La création des grandes régions par François Hollande a posé le problème de leur renomination. Les habitants ont en général préféré adopter des noms faisant référence à l’ensemble français ; ainsi les habitants de la grande région « Alsace – Lorraine – Champagne Ardennes » ont rejeté les propositions de « Centre Europe » ou de « Austrasie » et préféré adopter le nom de « Grand Est », ce qui se positionne clairement par rapport à la carte de France. De même, les habitants de la grande région « Aquitaine – Poitou Charentes – Limousin » ont préféré adopter le nom de « Aquitaine » et ceux de « Nord Pas de Calais Picardie » ont choisi « Hauts de France », au grand dam des européistes de tout poil.

Mais ceux-ci viennent de remporter une victoire. Au terme d’un vote local largement orienté, la grande région « Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon » va prendre le nom de « Occitanie », qui était celui choisi par la Commission européenne. Ce choix n’est évidemment pas neutre. En abandonnant la notion de « Midi » – sous entendu de – « Midi de la France », et en prenant le terme d’Occitanie, il s’agit de promouvoir ensuite l’enseignement de l’occitan contre la langue française – parallèlement au tout « anglo-américain » par ailleurs.

Il s’agit de semer les ferments de division de l’unité nationale et de préparer la soumission complète à l’empire euro-atlantiste dirigé depuis Washington (...)"

Posté le 21 juin 2016 à 08h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

20 juin 2016

Canal Plus demande quelle part de responsabilité porte le FN...dans l'assassinat de Jo Cox

On s'y attendait. Réponse de Florian Phillipot (à partir de 14'40'') :

 

Le JT du Grand Journal du 17/06 - Avec Florian Philippot

Posté le 20 juin 2016 à 06h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (22)

19 juin 2016

J-4 : Les sondages sur le Brexit plus incertains que jamais

7aafc7b2e9b5ec72685eda48b10342acL'assassinat de Jo Cox semble néanmoins commencer à produire son effet :

"Les défenseurs du maintien ont une avance de trois points sur les partisans du Brexit dans le premier sondage réalisé depuis le meurtre de l'élue jeudi. L'enquête réalisée par l'institut Survation pour le Mail on Sunday, qui s'est parallèlement déclaré officiellement en faveur du maintien, place le camp du «In» en tête avec 45% des suffrages contre 42% pour le «Out».

Le précédent sondage Survation, effectué pour le compte du cabinet d'analyse financière IG, donnait les mêmes chiffres à l'envers, le «Out» étant crédité de 45% des intentions de vote contre 42% pour le camp du «Remain».

Il a été publié jeudi, quelques heures avant le meurtre de Jo Cox. Le nouveau sondage a été réalisé vendredi et samedi.

Les motivations du tueur restent confuses mais on sait maintenant à qui profite le crime...

Posté le 19 juin 2016 à 15h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

18 juin 2016

J-5 : la proportion d'indécis augmente mais le Brexit reste en tête

Les électeurs britanniques semblent ne pas être sensibles à la propagande des médias exploitant l'assassinat de la députée Joe Cox par un déséquilibré :

"On aurait pu penser que l'assassinat du député travailliste Jo Cox, qui était contre le Brexit, aurait détourné les électeurs britanniques de leur volonté de sortir de l'Union Européenne. Et ce d'autant plus que l'assassin de Jo Cox était un partisan farouche de la sortie.

Cependant, c'est à peu près l'inverse qui s'est produit.  Deux sondages de Qriously sur les intentions de vote montrent que c'est le camp du Remain (pour rester dans l'U.E.) qui souffre en fait de l'événement.  Alors qu'entre le 13 et le 16 juin, 39,7% des Anglais s'opposaient à la sortie, ils ne sont plus que 32,4 au lendemain de l'assassinat de Jo Cox, le 17 juin.

A contrario, le camp pro-Brexit, qui caracolait en tête à 51,7% jusqu'au 16 n'a perdu que 0.2% le 17

En fait, le grand gagnant est le camp des indécis, qui passe de 8% à 16%, les électeurs anti-Brexit étant certainement plus perturbés que les pro-Brexit par la mort du député Cox, au point de remettre en cause leur votes. Et les partisans de la sortie ont donc bien résisté à la tentation de faire le lien entre l'assassinat et leur cause."

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En revanche, ceux qui ont fait leur choix envisagent de moins en moins de changer d'avis.

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L'article en anglais ici.

Posté le 18 juin 2016 à 17h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

17 juin 2016

Comme en Suède, cet assassinat aussitôt médiatisé vient bouleverser les derniers jours du référendum

Article très intéressant de François Asselineau suite à l'assassinat de la députée pro-UE Jo Cox :

Sans-titre"Ayant été interrogé par Radio Sputnik le 8 juin dernier - il y a 8 jours, j'avais mis en garde les auditeurs sur le fait que les partisans du maintien dans l'Union européenne étaient prêts à tout pour terroriser les électeurs. Et j'avais en particulier rappelé ce qui s'était passé dans les jours précédant le référendum du 14 septembre 2003 en Suède, pour ou contre l'adoption de l'euro.

Voici le verbatim de mon entretien sur Radio Sputnik :

"Alors j’espère qu’au Royaume-Uni, il ne va pas se produire la même chose que ce qui s’était produit en Suède.

Puisque je rappelle qu’en Suède, comme les sondages pour l’entrée de la Suède dans l’euro donnaient désespérément le Non gagnant, eh bien la porte-parole du camp du Oui, qui était Mme Ana Lindh, la jeune ministre des affaires étrangères du gouvernement suédois de l’époque, qui avait 42 ans et qui était une jeune femme très photogénique, et qui avait été l’égérie du camp du Oui, eh bien a été assassinée dans une galerie commerciale de Stockholm par un type.

L’affaire a été à moitié élucidée -… c'est une espèce de Serbe sorti d’un hôpital psychiatrique, enfin un type qui a à peu près le profil de Lee Harvey Oswald, si vous voyez ce que je veux dire….

Et elle a été, donc, assassinée deux jours avant la tenue du référendum.

Et au lieu d’arrêter le référendum et de le reporter, eh bien le gouvernement du Premier ministre M. Personn, à l’époque Premier ministre de la Suède, a maintenu le référendum. Et pendant les 48 heures précédant le scrutin, on a chanté les louanges de cette femme qui avait été assassinée pour le triomphe du Oui. Et on a expliqué aux Suédois que cela allait changer probablement la donne, et qu'ils allaient voter Oui.

Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Il y a même eu un sondage Gallup, qui a été le dernier sondage publié, qui avait indiqué que le camp du Oui, miraculeusement, allait triompher, du fait de cet assassinat mystérieux.

En fait, bon, ça n’a pas eu lieu. Le non l’a remporté en Suède. Et puis, ce qui est intéressant, c'est que toutes les prophéties d’Apocalypse qui avaient été faites pour la Suède, eh bien, donc c'était en 2003, eh bien treize ans après, plus personne n’en parle.

Et pourquoi plus personne n’en parle ? Eh bien parce que la Suède, je ne vais pas dire qu’elle se porte merveilleusement bien car elle fait quand même partie de l’Union européenne. Mais elle est, parmi les pays de l’Union européenne, l'un des pays, sinon celui, qui se porte le mieux
[...]  Alors tout ça pour dire, j’espère que le Brexit…, il ne va pas y avoir…, je serais un des plus ardents partisans du camp du Oui au Royaume-Uni, je prendrais des gardes du corps. Parce que vous comprenez, si évidemment il y avait un attentat ou s'il y avait quelque chose comme ça qui se passait au Royaume-Uni, les médias vous expliqueraient aussitôt : « vous voyez, si on sort de l’Union européenne » ; ils feront un amalgame qui n’a aucun rapport entre, par exemple, le terrorisme, le risque d’attentat et puis la sortie de l’UE (...) Si le Royaume-Uni sort de l’Union européenne, ça va inéluctablement avoir un effet de domino parce que tout simplement les peuples d’Europe vont regarder ce qui va se passer et puis ils constateront que ce n’est pas l’Apocalypse promise par les européistes. »

Ce 16 juin, mes propos tenus il y a 8 jours viennent de se révéler tragiquement justes et prémonitoires. On a appris en effet, ce 16 juin 2016 après-midi, que la séduisante députée britannique pro-UE, très en pointe dans la campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'UE, a été blessée par balles et poignardée à mort par un mystérieux assassin.

Les dépêches de presse précisent obligeamment - alors même que l'enquête n'a pas démarré - que l'assassin aurait crié « Britain First ! » (« La Grande-Bretagne d'abord ! »), jeudi, au moment d'accomplir son geste....

Le mystérieux assassinat d'Ana Lindh - porte-parole du Oui à l'euro - était survenu en Suède le 11 janvier 2003, 3 jours avant le référendum pour ou contre l'euro, et alors que tous les sondages donnaient le Non à l'euro gagnant.

Le mystérieux assassinat de Jo Cox - l'une des porte-parole du maintien dans l'UE - survient le 16 juin 2016, 6 jours avant le référendum pour ou contre la sortie de l'UE, et alors que tous les sondages donnaient le Brexit gagnant.

Comme en Suède il y a 13 ans, cet assassinat est aussitôt médiatisé et vient bouleverser les derniers jours du référendum, au moment où tous les sondages donnent le référendum perdu pour le camp européiste. On notera que l'une des premières personnalités à réagir à l'assassinat de Jo Cox a été John Kerry, secrétaire d’État américain, qui s’est inquiété d’une « attaque contre tous ceux qui croient à la démocratie »....

Comme en Suède il y a 13 ans, il est probable que, dans les prochains jours, des sondages miraculeux fassent état d'un soudain renversement de tendance et d'une victoire possible des européistes « par respect pour la défunte »...

Je présente toutes mes condoléances les plus attristées aux proches de la député Jo Cox, et je conjure le grand peuple britannique de faire comme les Suédois il y a 13 ans, c'est-à-dire de ne pas céder à l'émotion provoqué par cet assassinat aussi effroyable que mystérieux."

Posté le 17 juin 2016 à 13h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

L'illusoire "GPA altruiste", cheval de Troie de la GPA commerciale

Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du European Centre for Law and Justice, s'exprime dans le FigaroVox et dénonce le conflit d'intérêts autour de la personne de Petra De Sutter, ainsi que le manque de transparence entourant les débats sur la GPA :

"Le 21 juin prochain, le Dr Petra De Sutter, députée belge et gynécologue spécialisée en GPA et PMA, tentera une nouvelle fois de faire accepter la GPA par la Commission des affaires sociales de l'Assemblée du Conseil de l'Europe, alors même que son précédent rapport a été rejeté en mars et qu'elle est accusée de conflit d'intérêts.

L'ECLJ dénonce une initiative qui bafoue les valeurs du Conseil de l'Europe, tant par son contenu que par sa procédure d'élaboration.

Le 28 janvier 2015, l'Assemblée du Conseil de l'Europe désignait le Dr Petra De Sutter pour rédiger un projet de rapport et de Résolution sur les «Droits de l'homme et les questions éthiques liées à la gestation pour autrui».

Alors qu'une majorité des députés de la Commission chargée du dossier a heureusement voté, le 15 mars à Paris, contre un premier projet de rapport favorable à la gestation par autrui, la rapporteur va tenter une nouvelle fois de le faire passer le 21 juin. Certes, ce ne sera pas exactement le même texte, mais le but reste le même: faire accepter la GPA.

Le projet, selon toute probabilité, condamnera fortement la GPA commerciale pour mieux faire passer une prétendue «GPA altruiste» qui n'existe pas. Tout aussi hypocritement, il invoquera la protection des droits des enfants pour, dans les faits, mieux garantir les droits des adultes sur les enfants nés par GPA.

La rapporteur, qui est une professionnelle de la GPA et de la PMA à l'hôpital de Gand et qui collabore avec une entreprise de GPA commerciale en Inde (Seeds of innocence) a tout intérêt à faire accepter la GPA. Accusée de conflit d'intérêts par plusieurs députés, la Commission des affaires sociales aurait dû trancher cette question par vote à bulletin secret comme le règlement le prévoit. Or, le 27 janvier 2016 les députés furent invités à voter non pas sur le conflit d'intérêt, mais sur la question de savoir s'il fallait voter sur le conflit d'intérêt! Cette entourloupe permit d'imposer un vote à mains levées qui décida, par une courte majorité, de ne pas examiner la question du conflit d'intérêts qui reste donc ouverte et sans réponse!

Après le vote du 15 mars rejetant le rapport De Sutter, plusieurs députés ont demandé que la procédure soit abandonnée ou qu'elle soit confiée à un autre rapporteur ; il y allait de la crédibilité du Conseil de l'Europe et de la sérénité des débats sur un sujet aussi sensible. Cette demande fut aussi refusée. Une pression considérable est exercée au sein de l'institution pour permettre l'adoption d'un texte favorable à la GPA.

Cela se ressent aussi sur la conduite des travaux parlementaires dont la confidentialité a été renforcée. Un comble pour une instance qui devrait être un exemple de transparence et de «démocratie ouverte»: le projet de rapport et de résolution est confidentiel, les discussions sont à huis clos, les personnes défavorables à la GPA n'ont pas été auditionnées, et les comptes rendus de séances sont laconiques. Ainsi, chose rare, le 21 avril le Secrétaire général de l'Assemblée s'est adressé à la Commission des affaires sociales pour faire un exposé «concernant un point de procédure» puis tenir «un échange de vues», à propos, paraît-il, du Rapport De Sutter. C'est tout ce que relate le compte rendu officiel. Ne cherchez pas à en savoir plus, c'est strictement confidentiel…

Point positif: l'accumulation de problèmes entourant ce rapport aurait, paraît-il, convaincu le Président de l'Assemblée de saisir la Commission du règlement, en charge de veiller à la déontologie et au respect du règlement. Mais là encore, ne cherchez pas, c'est confidentiel…

Pourquoi l'offensive pour faire accepter la GPA est-elle menée au sein du Conseil de l'Europe, alors que celui-ci, qui a pour mission la promotion des droits de l'homme, devrait être à la pointe du combat contre cette forme d'exploitation de l'être humain?

L'une des raisons est d'opportunité politique: le courant «progressiste» est majoritaire au sein de la Commission des affaires sociales. Une autre raison, plus délicate, tient à la composition de l'assemblée: une portion de ses députés vient de pays où l'industrie de la GPA prospère (Roumanie, Ukraine, Russie, Bulgarie, etc) et qui ne sont pas des démocraties exemplaires. Ainsi, en est-il par exemple de la Roumanie qui est affectée par une forte corruption. De nombreux députés de ces pays disent ne pas voir quels problèmes cause la GPA, au contraire…

A l'opposé, le Parlement européen de Bruxelles, a adopté une position claire en condamnant fermement toute forme de gestation par autrui comme contraire aux droits des femmes et à la dignité humaine. Par un vote du 17 décembre 2015, le Parlement européen: «condamne la pratique de la gestation pour autrui qui va à l'encontre de la dignité humaine de la femme, dont le corps et les fonctions reproductives sont utilisés comme des marchandises; estime que cette pratique, par laquelle les fonctions reproductives et le corps des femmes, notamment des femmes vulnérables dans les pays en développement, sont exploités à des fins financières ou pour d'autres gains, doit être interdite et qu'elle doit être examinée en priorité dans le cadre des instruments de défense des droits de l'homme».

Espérons que l'Assemblée du Conseil de l'Europe saura faire prévaloir les valeurs pour lesquelles le Conseil a été institué contre cette nouvelle forme de dégradation et de servitude."

Posté le 17 juin 2016 à 08h43 par Marie Bethanie | Lien permanent

16 juin 2016

La campagne sur le Brexit suspendue [Add.]

A cause de la mort d'une députée travailliste tuée par balles en pleine rue :

"Jo Cox, députée du Labour dans le Yorkshire, a été blessée par balle jeudi après-midi à Birstall, près de Leeds, dans le nord de l’Angleterre, près de la bibliothèque où elle tenait régulièrement des permanences. La députée travailliste a été touchée avant de s’effondrer (...) Un homme de 52 ans a été arrêté, ont ajouté les forces de l’ordre.

Elue députée en 2015 dans la circonscription de Batley et Spen, dans le Yorkshire, Mme Cox avait travaillé pour l’ONG Oxfam avant d’entrer à Westminster. Ces dernières semaines, elle militait pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne."

En 1992, lors de la campagne pour le référendum sur Maastricht et lorsque le non semblait pouvoir l'emporter, l'opinion publique avait appris à quelques jours du scrutin que François Mitterrand souffrait d'un cancer. Les analystes politiques estiment que cette révélation avait permis au oui dans l'emporter de la dernière ligne droite...

Addendum : l'assassin s'appelle Thomas Mair. L'Express le présente comme un déséquilibré puisqu'il faisait "du bénévolat dans le parc encouragé par un centre pour adultes ayant des problèmes de santé mentale" et qu'il avait déclaré que ces travaux "lui avaient fait plus de bien que toutes les psychothérapies et tous les médicaments du monde". D'autres médias le présentent comme un militant d'extrême droite (ici et ici).

Posté le 16 juin 2016 à 18h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Souhaitez-vous l’organisation d’un référendum sur la sortie de la France de l’UE ?

Pour voter c'est ici

Posté le 16 juin 2016 à 18h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

L’Europe s’attaque aux enfants de Pologne

Dc73d9a0e97f8fcc2a97a2a1d1c84633Grégor Puppinck, Docteur en droit, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, montre sur Boulevard Voltaire que le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'acharne sur les enfants polonais :
"On se souvient qu’en 2014, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muižnieks, avait refusé de condamner la pratique des infanticides néonatals des enfants nés vivants lors d’avortements tardifs, au motif que cela ne ferait pas partie de son mandat. Il avait même refusé de recevoir les ONG désireuses de le sensibiliser et de lui remettre un dossier complet.

Pourtant, aujourd’hui même, ce Commissaire s’attaque aux lois polonaises en matière d’avortement. Dans son rapport d’inspection sur la Pologne rendu public le 15 juin, il « appelle les autorités polonaises à supprimer tous les obstacles qui continuent d’empêcher des femmes de bénéficier de méthodes d’avortement légales et sûres » et les encourage « à dépénaliser davantage l’avortement ».

Il s’inquiète aussi qu’une grande proportion des médecins polonais exercent leur liberté de conscience et refusent de collaborer à l’avortement. Selon le Commissaire, le gouvernement polonais devrait les y contraindre davantage. Il déplore aussi que la procédure de dépistage et d’avortement des enfants handicapés ne soit pas plus aisée. Enfin, il s’inquiète de l’initiative de démocratie directe portée par plusieurs centaines de milliers de Polonais qui ont entrepris de proposer une loi visant à limiter le recours à l’avortement.

Faciliter l’avortement des petits Polonais n’est pas suffisant, le Commissaire recommande aussi de développer l’accès et le recours à la contraception. C’est aussi sans surprise qu’il promeut l’éducation sexuelle dans une perspective de « genre » dès le plus jeune âge.

La Pologne tire sa force de sa culture traditionnelle et de sa démographie ; c’est précisément cela qui est visé par ce rapport qui promeut une conception morbide et suicidaire des droits de l’homme et de l’Europe."

Posté le 16 juin 2016 à 17h46 par Marie Bethanie | Lien permanent

J-7 : "Je déteste l'UE qui laisse détruire par des ploutocrates des pays si riches en histoire et culture"

Quand un ancien pilote de la RAF parle avec ses tripes :

Lancaster%20sq%20300%20Hollande%20fin%20de%20la%20guerre"Nous avons résisté seuls en 1940. Nous pouvons le refaire": Bryan Neely, pilote de la RAF pendant la Deuxième guerre mondiale, est persuadé que seul un Brexit rendra sa grandeur au Royaume-Uni aujourd'hui étouffé "par les ploutocrates de Bruxelles".

"On nous bassine avec l'idée qu'on n'y arrivera pas tout seuls. Quel ramassis de conneries! Évidemment qu'on peut y arriver. En 1940 il n'y avait personne pour nous aider. Ayons des tripes, nom de Dieu", s'anime-t-il lors d'un entretien à l'AFP.

Toujours bon pied, bon œil à presque 92 ans, Bryan Neely est un fervent défenseur du Brexit et jette toutes ses forces dans la bataille à l'approche du référendum du 23 juin. Depuis qu'il a rejoint la campagne "Veterans for Britain", son smartphone vibre toutes les cinq minutes et il sillonne le pays pour coordonner les troupes, bannière de l'Union Jack au vent.

"J'aime l'Europe", explique-t-il en se versant une tasse de thé dans le charmant petit jardin de son appartement à Notting Hill, au cœur de Londres en recevant l'AFP. "Mais je déteste l'UE qui laisse détruire par des ploutocrates des pays si riches en histoire et culture", s'étrangle-t-il aussitôt.

"Qui sont ces financiers de Bruxelles ? Attendons de voir qu'ils montent dans un avion et voient les balles siffler dans le cockpit. Ils ne connaissent rien à la vie", enchaîne l'ancien pilote de la Royal Air Force (...)

Il était âgé de 19 ans à peine lorsqu'il a effectué son premier raid aérien au dessus de l'Allemagne aux commandes d'un bombardier Lancaster [photo]. De ces années de guerre, Bryan Neely garde la profonde conviction que les Britanniques ont un caractère unique, mélange de fierté, de force et de résilience. "En 1940 après la bataille de Dunkerque, l'Europe était à plat ventre devant les nazis. Nous avons résisté seuls pendant dix-huit mois avant l'arrivée des Américains. Nous pouvons le refaire aujourd'hui", dit-il.

Que le Premier ministre David Cameron, les chefs d’État étrangers ou les institutions internationales puissent penser le contraire l'énerve au plus haut point. "Ils ne nous parlent que de chiffres, nous annoncent une catastrophe imminente. Ils étaient où en 1940 ? A l'époque, un seul homme s'est levé: Churchill. On ne serait pas dans cette situation s'il était toujours vivant." (...)

Né en Inde, il a vu l'empire britannique s'effondrer. Aujourd'hui, il craint pour l'identité même de l'Angleterre. "Je ne suis pas contre l'immigration mais il faut qu'elle soit contrôlée. Nous perdons, en tant que nation, tout ce qui nous caractérise. L'immigration a complètement submergé notre 'anglitude'. Si l'Europe désire tant l'Angleterre, qu'on laisse l'Angleterre être l'Angleterre", souligne-t-il."

Posté le 16 juin 2016 à 15h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

J-7 : la propagande européiste bat son plein

Alors que les sondages continuent de placer le camp du Brexit en tête, les arguments les plus fous et les plus terrifiants sont lâchés :

Le Brexit, une menace pour les abeilles ?

La Belgique plus durement touchée" par le Brexit

Le Luxembourg perdra gros en cas de Brexit

Le Brexit déprime les promoteurs de concerts

Comme ni les Belges, ni les Luxembourgeois, ni même les abeilles ne voteront, faisons confiance au flegme britannique pour montrer le chemin de la liberté...

Posté le 16 juin 2016 à 15h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

L’arrivée de hordes de musulmans en Europe moins grave que le Brexit ?

Bonne analyse d'Yves Daoudal :

"Dans une interview publiée par le quotidien allemand Bild, le président du Conseil européen Donald Tusk ose dire que le Brexit serait le début de la destruction de la « civilisation occidentale » :

Pourquoi est-ce si dangereux ? [...] En tant qu’historien, je crains qu’un Brexit puisse marquer non seulement le début de la destruction de l’UE mais aussi de la civilisation occidentale.

Un Brexit, poursuit-il, « encouragera » toutes les forces radicales anti-UE d'Europe, mais aussi « les ennemis extérieurs qui boiront le champagne ». Il s'est néanmoins dit « convaincu que l'UE va survivre, même si le prix sera élevé ». Un porte-parole de la Commission européenne a cru bon de souligner que ce n’était pas une opinion personnelle de Donald Tusk mais celle des institutions européennes, comme par exemple l’avait exprimé Jean-Claude Juncker le 12 mai à Berlin (...)

Que les Anglais fassent comme les Norvégiens, les Suisses et les Islandais, ce serait donc le début de la fin de la civilisation occidentale. Mais l’arrivée de hordes de musulmans dans l’UE, avec l’approbation de M. Tusk, ça c’est bon pour la civilisation occidentale…"

Posté le 16 juin 2016 à 07h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

15 juin 2016

Conférence le 1er juillet à Angers : Europe des Nations ou Europe fédérale ? L’exemple des Balkans

Conference 1er juillet copie

Posté le 15 juin 2016 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent


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