16 janvier 2018

L'Union européenne est au bord de la dépression

B_1_q_0_p_0Et c'est George Soros qui l'affirme. Selon lui, l'idéologie dominante dans le monde est maintenant le nationalisme L'UE est une institution au bord de la dépression. Et la Russie est maintenant la puissance résurgente, basée sur le nationalisme.

Ce matin il y avait au Parlement européen un débat avec Jüri Ratas, le Premier ministre estonien, sur la présidence estonienne de l’UE qui s’est achevée au 31 décembre. Au début de son allocution, il y avait 30 députés présents. A la fin, 40. Puis, lors de l’allocution de Jean-Claude Juncker, 50. Il n’y en aura pas davantage au cours du débat. Soit 6,7% des députés.

En juillet dernier, lors du débat suivant la présidence maltaise, Jean-Claude Juncker s’était emporté, en comptant 30 députés :

« Le Parlement européen est ridicule ! Vraiment ridicule ! je ne viendrai plus jamais à une réunion de ce genre ! »

Posté le 16 janvier 2018 à 18h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

15 janvier 2018

Temps de parole aux européennes : magouille gouvernementale en vue !

LREM sortirait grand gagnant de la réforme envisagée par le gouvernement, avec une augmentation de 155% du temps d'antenne:

"Ça ne changera pas la face des élections européennes, mais c’est un bien mauvais tour que la République en Marche (LREM) s’apprête à jouer à l’opposition. De façon très discrète, le gouvernement se prépare à… augmenter son temps d’antenne pour ce scrutin, et à diminuer, par ricochet, celui de l’opposition parlementaire. Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis seront tout particulièrement touchés par cette réforme, qui sera discutée en commission des lois à l'Assemblée nationale le 17 janvier prochain.

La manœuvre concerne les spots de campagne diffusés sur l’ensemble des chaînes de l’audiovisuel public. Profitant de la réforme consensuelle du mode de scrutin aux élections européennes – les députés européens seront désormais élus sur l’ensemble du territoire français -, le gouvernement a inséré dans son projet de loi un article sur ces clips de propagande. Actuellement, ces spots sont diffusés pendant une durée totale de deux heures sur chaque média, répartis de façon parfaitement égale entre tous les partis représentés au Parlement. S’il existe six listes soutenues par des groupes parlementaires, elles se partageront chacune 20 minutes d’antenne. Quant aux partis qui ne disposent pas d’un groupe parlementaire, comme le FN ou Debout la France, ils se partagent égalitairement une heure, mais aucun ne peut parler plus de cinq minutes.

Plutôt que de chercher à atténuer ce déséquilibre, le gouvernement d’Edouard Philippe a choisi… de l’accentuer. Comme l’a remarqué la Lettre A, ce projet de loi prévoit en effet que ces deux heures réservées aux partis parlementaires seront désormais réparties… au prorata, selon le poids des groupes parlementaires. Ce qui avantagera mécaniquement les coalitions qui disposent des plus gros groupes parlementaires, la République en Marche-MoDem et Les Républicains. Selon nos calculs, LREM, allié au MoDem, passerait ainsi de 20 minutes à… 51 minutes de temps de propagande dans l’audiovisuel public. Soit une augmentation de temps de propagande de 155%, grâce à leurs 382 parlementaires. La bonne affaire ! Les Républicains passeraient eux de 20 à 32 minutes d’antenne.

Jean-Luc Mélenchon devrait en revanche hurler : avec cette réforme, le temps d’antenne des Insoumis via ces spots passerait de 20 minutes… à 2 minutes. Maigre consolation, la future loi prévoit d’octroyer 2 minutes supplémentaires… pour toutes les listes (...)

Sollicité en amont du texte, le Conseil d’Etat a d’ailleurs réprimandé le gouvernement. Courtoisement mais fermement, les sages du Palais-Royal ont fait savoir que ce critère du poids des groupes parlementaires nationaux n’était pas particulièrement pertinent pour déterminer le temps de parole à une élection européenne (...) Les partis perdants de la réforme se rassureront encore en constatant que ce genre de clips ne font pas forcément l’élection. En 2014, le Front national est arrivé premier aux élections européennes, avec deux millions de voix de plus que le PS… malgré des clips de propagande dans l’audiovisuel public quatre fois moins long."

Posté le 15 janvier 2018 à 15h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

12 janvier 2018

Nos voisins européens osent des campagnes natalistes

En Belgique, le Vlaams Belang : "Les nouveaux arrivants ? Nous les faisons nous-mêmes !"

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En Allemagne, l'AFD : "De nouveaux Allemands ? Faisons-les nous-mêmes. Ose l'Allemagne !" 

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Posté le 12 janvier 2018 à 15h01 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

11 janvier 2018

Vers un Waterloo des européistes?

Pm1201C'est le sens de l'analyse d'Hilaire de Crémiers dans le dernier numéro de Politique Magazine.

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Bien des choses sont en train de changer en Europe. Chacun veut s’en rendre maître. C’est une lutte de projets.

Le dernier sommet européen qui s’est tenu à Bruxelles, le jeudi 14 décembre, s’est déroulé dans une lourde atmosphère. Aucun accord n’en est sorti. Il n’est pas douteux que les sommets suivants s’en ressentiront. Le Conseil des chefs d’ État et de gouvernement qui était le lieu habituel des discussions et des compromis, dominé par les principaux États qui s’assuraient une sorte d’hégémonie, Allemagne, France principalement, se transforme en lieu d’affrontements. L’actualité médiatique en a fait peu état. Ce dernier Conseil de l’année 2017 fut, pourtant, révélateur de la profonde disharmonie qui, maintenant, caractérise l’Union européenne : elle devient, chaque jour davantage, une désunion.

La querelle migratoire

Les Vingt-Sept se sont disputés sur la question migratoire puisque tel était l’ordre du jour. L’Allemagne de Merkel est, une fois encore, à l’origine des désaccords. On se souvient comment les décisions du gouvernement allemand, en 2015, avaient aggravé le problème des flux migratoires, en provoquant des surplus d’arrivées massives, incontrôlées et incontrôlables, de migrants, qualifiés , à l’époque, de Syriens. Il ne s’agissait pas seulement d’ouvrir les frontières, il fallait encore accueillir, « relocaliser », surtout répartir les migrants par pays et par quotas.

C’était pour la chancelière Merkel « la solution » qu’elle prétendait apporter et surtout imposer par voie européenne et communautaire, avec l’appui de Juncker, à tous les pays de l’Union, sans même, d’ailleurs, les consulter. Les résultats sont connus. Les flots devinrent ininterrompus, se frayant tous les passages possibles maritimes et terrestres en colonnes continues. Chaque pays n’avait plus qu’à essayer de faire front pour échapper à la submersion. L’Allemagne et les pays du Nord en ont, d’ailleurs, subi les conséquences ; les Allemands ont de quoi s’en souvenir : les incidents de Cologne restent gravés dans leur mémoire.

Merkel tenta de régler, seule encore, et souverainement – financièrement aussi à coups de milliards – au nom de l’Europe – Hollande n’existant pas –, avec la Turquie cette question des frontières.  

La Turquie, bien évidemment, en profita et en profite, d’ailleurs, encore pour exercer son chantage ; Erdogan mène sa politique sans scrupule et menace, une Europe qui avait décidé fort imprudemment de l’accueillir en son sein ; l’Allemagne en a su quelque chose, insultée qu’elle fut par le Sultan !

Et maintenant qu’Erdogan se hisse au rang de haut représentant des intérêts musulmans, il est à prévoir que ses exigences seront de plus en plus implacables.

Réalités et idéologies

Sur tout le pourtour de la Méditerranée le même genre de pression se fait sentir sur l’Europe, alimentée en outre par les migrations de plus en plus importantes et organisées venues d’au-delà du Maghreb, du Sahel, voire de l’Afrique profonde. Macron voudrait, lui aussi, résoudre le problème à la source ; louables intentions, mais encore faudrait-il avoir une politique africaine dont il a déclaré qu’il ne voulait plus, pour mieux rompre, paraît-il, avec le passé, remettant l’avenir, là aussi, à une Europe future qui n’existe pas et qui, elle-même, n’en veut pas.

Alors que faire ?  Verrouiller l’Europe ? Mais où et comment ? Aucune troupe, aucune flotte n’y suffirait et, d’ailleurs, il s’agit plutôt de sauver tant de malheureux livrés aux hasards de la mer !  Laisser le contrôle à la Turquie qui abuse de sa situation, et à la Libye où les passeurs et les modernes négriers ont installé des marchés d’esclaves ?  

 Merkel a trop usé de sa position dominante pour faire avaliser par l’Europe les dispositions qu’elle avait cru devoir prendre au nom de tous : un système de répartition qui était censé résorber naturellement  les flux migratoires. Les pays de l’Europe centrale ne s’y sont pas pliés. La Commission présidée par l’inénarrable Juncker,  n’hésita pas à traduire devant  la Cour de justice de l’U.E. les pays récalcitrants, Hongrie, Pologne, Tchéquie, au motif qu’ils n’ont pas rempli leur quota ! Inutile de souligner que de telles procédures ne laissent pas de créer des tensions dans la prétendue « Union » européenne qui, en tant qu’entité supranationale, passe son temps à faire la guerre sociale, économique, politique, non aux ennemis extérieurs, mais à ses propres membres qui n’entrent pas dans son idéologie.

C’est ainsi qu’à peine 32.000 réfugiés ont été, selon l’expression consacrée « relocalisés » sur les 160.000 qui avaient été sélectionnés – en quelque sorte ! – pour être répartis dans l’année 2016 ! Alors, aujourd’hui…

Et voilà que ce sommet de décembre se réunissait, dans de telles circonstances, pour reprendre et réexaminer le même problème mais en imposant toujours la même « solution », cette fois-ci de manière définitive et non plus provisoire devant la certitude que, de toutes façons, la crise migratoire n’était plus en soi « une crise », mais un « phénomène permanent » et « régulier » auquel il convenait d’apporter en conséquence des « règles permanentes » !. C’est ce qui se pense dans les hautes sphères des stratégies mondiales et mondialistes. Sur cette ligne se retrouvaient en principe Bruxelles, Berlin et Paris.

Le refus des peuples

Mais les peuples rechignent de plus en plus !

Ils ne veulent ni de répartition ni de quotas. Ils veulent rester maîtres de leur droit d’asile, de leur politique migratoire, de leurs frontières, de leur souveraineté. Les mêmes ont donc refusé et violemment le dispositif permanent, automatique et obligatoire, qui leur était présenté. Merkel  a tempêté en invoquant la solidarité et en l’érigeant en question de principe : « Il ne peut pas y avoir de solidarité sélective entre les membres de l’Union européenne… »

Macron s’est trouvé mal pris, comme d’habitude, entre ses rêves d’Europe et ses promesses électorales.   Il a botté en touche, selon son habitude, avec son fameux en même temps : « On ne peut pas transiger sur la solidarité européenne, mais on peut discuter les modalités d’application ». Les pays du groupe de Visegrad ont campé sur leur position, se contentant d’allouer à l’Italie un chèque de 35 millions d’euros pour l’aider à contrôler la Méditerranée. Le plus drôle, et le plus exaspérant pour Merkel, fut que Donald Tusk, président permanent du Conseil européen, se souvenant pour une fois qu’il était polonais, a pris acte de la totale inefficacité des solutions préconisées. Il a fallu que Juncker publiquement condamne une telle « provocation » !

Autre drôlerie, encore, dans ce caravansérail européen : au dîner du soir Theresa May venait faire son « vingt-huitième » ! Avec, dans sa valise, toutes les difficultés du Brexit sur lequel, malgré toutes ses oppositions, elle ne reviendra pas, tergiversant entre les accords possibles, transitoires et définitifs, pour mieux manœuvrer. Barnier, l’autre inénarrable pantin de l’eurocratie, en perd son anglais et est obligé de renvoyer aux calendes de mars ces discussions sans fin et sans raison !

Le rêve macronien

La-dessus, Macron échaffaude son plan de conquête de l’Europe.  II pense réussir en 2019 au niveau Européen ce qu’il a réussi en 2017 en France : bouleverser totalement la donne politique. Les vieux partis, sinon éliminés, démodés, conservateurs et  sociaux-démocrates, resterait à constituer un vaste centre, qui entrerait résolument dans les conceptions macronniennes et qui permettrait d’ouvrir tous les chantiers de l’Europe future, tels que Macron les a développés dans son discours de la Sorbonne ! Voilà ce à quoi il pense. Inutile de souligner le septicisme des Allemands. Il n‘est pas question pour Merkel que l’Allemagne perde son influence. Macron commence à devenir un rival.

Pour réussir son coup en 2019, Macron prévoit en France des listes nationales et suggère déjà une liste transnationale pour les 73 députés qui devraient remplacer les eurodéputés britanniques après le Brexit. Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes, est déjà en charge de cette stratégie.

Il est des macroniens qui, dans leur enthousiasme, parlent à ce propos de pont d’Arcole pour notre nouveau petit Bonaparte. Ils ne voient pas que les peuples se révoltent  devant de tels arrangements qui les priveront de toute expression politique.

A un moment ou à un autre, leur Napoléon connaîtra, à sa manière, « sa bataille des Nations »,celle où les peuples, apparemment ralliés, se retournent contre leur pseudo-fédérateur. Ce genre d’aventure se termine un jour à Waterloo.

Posté le 11 janvier 2018 à 12h55 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

Le budget de l’UE après le Brexit nécessitera des « coupes impressionnantes »

De Marie de L'Isle dans Présent :

Images-5"Plus d’un an et demi après le vote sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, la Commission européenne a fait lundi 8 janvier une annonce fracassante : le budget de l’UE après le départ du Royaume-Uni nécessitera des « coupes impressionnantes » dans certains programmes. « Comme c’est bizarre, que c’est curieux, et quelle coïncidence ! » s’époumonent les personnages de La Cantatrice chauve, de Ionesco. On se permettra donc ici d’exprimer la même surprise tant on avait entendu la Commission répéter que si catastrophe économique il y avait, dans le cas d’une mise en œuvre du Brexit, elle toucherait ce Royaume-Uni de mauvais aloi qui avait l’outrecuidance de quitter le club que le monde nous envie.

« Il faudra certainement faire certains sacrifices. Il va falloir faire des coupes dans certains grands programmes, et des coupes impressionnantes », a averti le commissaire au Budget Günther Oettinger, lors d’une conférence de « haut niveau » organisée par un think tank à Bruxelles. Ce débat a donné le coup d’envoi des discussions sur le prochain « cadre financier pluriannuel » de l’Union, alors que le cadre actuel court jusqu’en 2020. Celui-ci fixe les grandes priorités politiques ainsi que les plafonds de dépenses à respecter chaque année.

L’enveloppe maximale a ainsi été fixée à un peu plus de 963 milliards d’euros pour la période 2014-2020. La fin de cette période approche, et l’UE est confrontée au départ prévu du Royaume-Uni d’ici un an. Et celui-ci était contributeur net au budget européen, ce qui représente une « perte de douze à treize milliards d’euros par an », a rappelé Günther Oettinger. Et tous les pauvres naïfs qui croyaient la Commission européenne lorsqu’elle prédisait l’effondrement économique anglais… alors que c’est son propre budget qui s’effondre. [...]"

Posté le 11 janvier 2018 à 11h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

06 janvier 2018

9 janvier : Conférence sur l'empereur François-Joseph

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Posté le 6 janvier 2018 à 15h58 par Paula Corbulon | Lien permanent

04 janvier 2018

Quelle sera la ligne du FN sur l'Union européenne ?

De Bruno Larebière dans l'Incorrect de janvier 2018 :

Couverture"[D]ans la perspective des prochaines élections, les européennes de 2019, le FN n’est pas plus crédible que LR. Même moins. « Quand on arrive sur un plateau télé, on sait qu’on va passer un sale quart d’heure dès qu’on va aborder la question européenne », nous confie un cadre du parti, qui attend que sorte au moins du congrès de mars prochain une ligne claire sur la construction européenne. « Pour le moment, on est dans l’entre-deux : tout le monde voit bien qu’on a changé de position du tout au tout, mais on doit continuer à faire croire qu’on est dans la continuité ; c’est intenable. »

La « feuille de route » fournie aux « ambassadeurs » chargés de porter la bonne parole de la « refondation » du FN dans ses fédérations, et de faire remonter les doléances, n’a pas aidé à y voir plus clair. Si elle concède qu’« une réflexion sur l’Europe a été ouverte », elle précise que ce n’est « pas pour remettre en cause notre opposition totale à l’Union européenne (comme cela a pu être dit faussement) », mais pour promouvoir une « Union des nations européennes qui s’opposera, projet contre projet, à l’Union européenne : UNE contre UE ». Que celui qui a compris quelque chose lève le doigt. « Comme quoi l’Une en est bien au stade de l’article indéfini et pas à celui du numéral cardinal », ricane, amer, un membre du bureau politique.

Dans cette même note interne décidément désespérante, il est précisé que ce nouveau projet qui n’est ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, aura d’autant plus de poids qu’il sera défendu à travers toute l’Europe par « les partis frères ». Outre l’expression malheureuse qui renvoie à la phraséologie employée du temps de la glorieuse Union soviétique et de ses vassaux, il est à craindre que le frère autrichien ne manque à l’appel. Heinz-Christian Strache, le président du FPÖ, n’est devenu vice-chancelier du gouvernement de Sebastian Kurz que sur l’assurance qu’il ne se lancera pas dans une croisade contre l’UE ; l’Autriche doit assurer, au second semestre 2018, la présidence tournante de l’Union européenne. [...]"

Posté le 4 janvier 2018 à 18h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

03 janvier 2018

Les valeurs LGBT de l'Union européenne

En un tweet :

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Posté le 3 janvier 2018 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

02 janvier 2018

"Mes chers concitoyens européens"

Lors de ses voeux soporifiques, le 31 au soir, Emmanuel Macron a étalé son européisme béat :

C9fc4fc4625c890cc27c67608561b443d3e087ad"Sur le plan européen, l'année 2018 sera aussi décisive. Vous le savez, je me suis pleinement engagé dans cette bataille car je crois très profondément que l'Europe est bonne pour la France ; que la France ne peut pas réussir sans une Europe elle aussi plus forte. Mes chers concitoyens européens, 2018 est une année toute particulière et j'aurai besoin cette année de vous. Je souhaite en effet que par ces consultations citoyennes, vous puissiez vous exprimer, dire ce que vous voulez pour l'Europe quelques mois avant nos élections européennes et permettre à vos gouvernants de dessiner un grand projet ; nous avons besoin de retrouver l'ambition européenne, de retrouver une Europe plus souveraine, plus unie, plus démocratique parce que c'est bon pour notre peuple. Je crois très profondément que l'Europe peut devenir cette puissance économique, sociale, écologique et scientifique qui pourra faire face à la Chine, aux Etats-Unis en portant ces valeurs qui nous ont faits et qui sont notre histoire commune. J’ai besoin de votre détermination pour ce sursaut européen et j’ai besoin qu’ensemble nous ne cédions rien ni aux nationalistes ni aux sceptiques."

Ce que les Français veulent, ils l'ont déjà dit en 2005 en votant non à la Constitution européenne. Et si Macron veut savoir ce que veulent les Européens, qu'il commence par écouter les dirigeants d'Europe de l'Est, alors que la Commission européenne a engagé une procédure contre la Pologne.

Macron a rassemblé 11,2 millions de téléspectateurs devant leur écran, soit moins que Nicolas Sarkozy et François Hollande pour lors de leur premier exercice en tant que chef de l'Etat: le premier avait attiré 13,2 millions de téléspectateurs en 2007; le second, 11,5 millions en 2012.

Posté le 2 janvier 2018 à 14h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

21 décembre 2017

Le président polonais accuse les responsables de l'Union européenne de mentir

Unknown-13Le président polonais Andrzej Duda a accusé hier soir des responsables de l'Union européenne de "mentir" sur les réformes judiciaires en cours dans son pays, après le recours à l'article 7:

"Beaucoup de représentants des institutions européennes disent des contre-vérités sur la Pologne. Ils mentent quand ils disent que les changements en Pologne conduisent à violer les principes de l'Etat de droit, alors que nous renforçons les normes de la démocratie".

Posté le 21 décembre 2017 à 08h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

20 décembre 2017

La Commisssion européenne va se ridiculiser

Son hostilité à l'encontre de la Pologne la rend folle :

C"Comme prévu, la Commission européenne a décidé d’activer contre la Pologne la fameuse procédure de l’article 7. Cette procédure qui est la plus sévère du traité européen n’avait jamais été déclenchée jusqu’ici, car elle ne peut se justifier qu’en cas de « violation grave » de l’Etat de droit. En réalité il s’agit seulement une fois de plus de crier haro sur la Pologne et de montrer du doigt ce pays qui ose tenir tête à la dictature bruxelloise pour préserver son identité.

Car la procédure censée aboutir à la suspension des droits de vote du pays concerné ne peut pas aller jusqu’à son terme, vu qu’il faut l’unanimité, et que la Hongrie a dit et répété qu’elle ne voterait pas contre la Pologne, et qu’au moment décisif d’autres pays se joindront sans doute à la Hongrie, notamment la Slovaquie."

Ou comment donner envie de sortir de l'UE.

Posté le 20 décembre 2017 à 16h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

En adultes, FPÖ et ÖVP ont trouvé un terrain d’entente sur l’UE

De Jean Rouxel dans Les 4 Vérités à propos de l'alliance de droite en Autriche :

Images-2"[...] Il est, au passage, intéressant de noter que la question européenne, souvent avancée par les médias et les politiciens français pour justifier l’ impossibilité de toute alliance, n’a pas été un obstacle déterminant pour l’alliance autrichienne. Pourtant, le FPÖ est très hostile à l’UE, tandis que l’ÖVP continue à soutenir la construction européenne.

Simplement, tous deux, en adultes civilisés, ont trouvé un terrain d’entente: aucune nouvelle compétence pour l’UE et, de son côté, le FPÖ a accepté de ne pas organiser de référendum sur la sortie de l’UE.

C’est-à-dire une sorte de moratoire que nous sommes, nous aussi, nombreux à réclamer en France. Décidément, pour l’Europe, l’aube se lève à l’Est, si je puis dire. Après l’indépendance politique, le refus de l’immigration massive, l’attachement à la culture chrétienne, et le rejet du nihilisme libertaire des anciens pays communistes, l’Autriche nous montre le chemin.

Et les temps changent : le même scénario en 2000 avait entraîné des sanctions réclamées par la gauche comme la «droite» européennes contre l’Autriche. Aujourd’hui, cette alliance apparaît simplement normale!"

 

Posté le 20 décembre 2017 à 08h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Ce n’est pas un commissaire européen qui va décider de la politique migratoire de l'Autriche

Lu dans Minute :

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Posté le 20 décembre 2017 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

19 décembre 2017

La bête immonde va présider l'Union européenne

Le Parti socialiste français, moribond (on parle de Najat Belkacem pour en prendre la présidence), a publié hier un communiqué qui s'apparente à un oukase contre le gouvernement autrichien, lequel n'en a strictement rien à faire. Mais c'est amusant à lire :

Capture d’écran 2017-12-19 à 06.58.03"Depuis que l’Autriche a rejoint l’Union européenne, c’est la deuxième fois qu’un parti membre du PPE s’allie avec l’extrême-droite. Après la Hongrie et la Pologne, voici l’Autriche sombrer du côté du nationalisme à quelques mois de sa présidence du Conseil européen, à partir de juillet prochain.

Alors que l’élection présidentielle avait vu le candidat d’extrême-droite se qualifier pour le second tour, les législatives de l’automne ont créé les conditions d’un retour de l’extrême-droite dans une coalition gouvernementale. Cette situation est d’autant plus inquiétante que cette dernière obtient les ministères de la Défense et de l’Intérieur, en plus d’un contrôle sur les services secrets. On peut notamment craindre que la question des migrants ne devienne la cible de prédilection de ce gouvernement rétrograde.

En 1999-2000, la constitution d’une première coalition avec l’extrême droite en Autriche avait vu des dirigeants européens mettre le pays à l’écart, sans que ces mesures ne soient vraiment efficaces. D’évidence, les membres de l’Union européenne ne sauraient aujourd’hui faire l’économie d’une réaction forte, individuelle et collective, tant l’indifférence conduirait à la banalisation et la banalisation à tous les maux que nous n’avons déjà que trop subis sur le vieux continent.

Le Parti socialiste a toujours combattu l’extrême-droite, sous toutes ses formes et il a toujours condamné les alliances entre des partis démocratiques et les héritiers de l’idéologie mortifère. C’est pourquoi, dans un moment de crise démocratique sans précédent pour le modèle européen, les socialistes persistent et signent : combattre l’extrême-droite partout, ne pas détourner le regard, condamner toutes les alliances. Il est urgent de réinventer le projet européen, celui de l’humanisme, de la démocratie et de la solidarité, seule digue contre la vague des populismes."

Ce qui est intéressant dans ce communiqué de peur c'est que l’Autriche doit prendre la présidence tournante européenne au second semestre 2018. Il y a encore moyen de s'amuser.

Posté le 19 décembre 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

16 décembre 2017

Conférence: la « vague populiste » en Europe centrale

Logo

L’INSTITUT DE LA DÉMOCRATIE ET DE LA COOPÉRATION 

vous invite à sa conférence de fin d’année sur

La « vague populiste » en Europe centrale 

(Allemagne, Autriche, République tchèque).

Interviendront:

mardi 19 décembre 2017, à 18h30 au 63bis rue de Varenne, Paris 7e 

La conférence sera présidée par Natalia NAROTCHNITSKAÏA, présidente de l’IDC. 

Inscriptions:  idc@idc-europe.org / 01 40 62 91 00

Posté le 16 décembre 2017 à 08h14 par Paula Corbulon | Lien permanent

09 décembre 2017

Conférence sur l'atlantisme et la France

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Plus d'informations ICI.

Posté le 9 décembre 2017 à 15h12 par Paula Corbulon | Lien permanent

06 décembre 2017

Bon nombre de décisions stratégiques pour notre avenir peuvent se prendre en France

De Jean Rouxel dans Les 4 vérités :

Unknown-37"[...] Je comprends, par exemple, d’autant mieux qu’on soit favorable à la sortie de l’euro que j’étais, pour ma part, hostile à la création de la monnaie unique. Mais pourquoi ne pas restaurer d’abord les finances publiques ? Cela nous permettrait de nous poser la question de la sortie de la monnaie unique dans des conditions favorables.

Cessons donc de voir ailleurs les causes de nos problèmes.

Bien des choses peuvent se régler chez nous, avec un minimum de volonté politique. Stopper l’immigration n’impose pas de dénoncer les traités internationaux. Baisser la dépense publique non plus. Révoquer les juges libérant des assassins peut être décidé par le parlement.

Et ainsi de suite.

Bon nombre de décisions stratégiques pour notre avenir peuvent se prendre en France. Les pays de l’est, pourtant membres de la même Union européenne que nous, et souvent utilisateurs du même euro que nous, montrent que l’action politique reste possible.

Cela n’exonère pas l’Union européenne de ses responsabilités dans nos difficultés. Mais commençons donc par ce qui nous est accessible.

On se demande parfois si les dirigeants politiques n’utilisent pas Bruxelles ou l’euro afin de se trouver un alibi pour ne rien faire. Ce n’est pas ainsi que nous reprendrons le pouvoir et que nous redresserons la France!"

Posté le 6 décembre 2017 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

05 décembre 2017

Colloque ENL « Protéger nos nations, défendre notre civilisation »

Avec la participation d'un ancien député LR, Nicolas Duicq, à Avignon :

Posté le 5 décembre 2017 à 15h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

04 décembre 2017

UE : Un rapport sur le handicap pollué par des revendications LGBTI

Posté le 4 décembre 2017 à 07h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

01 décembre 2017

La Russie se prépare à l'idée d'affronter une Europe devenue musulmane au-delà de 2050


RussieC'est en substance une des vérités dérangeantes énoncées par les invités russes des Assises nationales de la recherche stratégiques, qui ont eu lieu ce 30 novembre à l'École Militaire.

Organisé par le Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique ce colloque avait pour thème les menaces "hybrides", c'est-à-dire en novlangue militaire, celles représentées par la stratégie d'acteurs, étatiques ou non, recourant à l'ensemble des leviers d'action à leur disposition, et pas seulement à l'emploi de la force, ou à la menace de celui-ci, pour arriver à leurs fins. Un peu ce que font les États-Unis sur l'ensemble du globe depuis la fin de la 2ème guerre mondiale...

Parmi les invités, plusieurs russes dont des généraux et un ancien ministre de l'Intérieur, ainsi que des commentateurs de l'actualité (leur identité figure au lien ci-dessus). Ils n'y sont pas allés par quatre chemins pour décrire la décadence française et européenne, évoquant sans détour l'invasion migratoire extra-européenne, l'abandon des valeurs traditionnelles, et les évolutions sociétales mortifères. Leur propos a suscité de fortes réactions d'un public habituellement policé, divisé entre applaudissements nourris et sifflets soutenus.

Saluons une fois n'est pas coutume Alain Bauer, co-organisateur de cette journée, qui a su ramener le calme en soulignant l'intérêt qu'il y a à écouter des voix discordantes. Un souci de pluralité qui l'honore.

Surtout, guettons avec impatience la parution des actes de ces assises!

Posté le 1 décembre 2017 à 22h38 par Paula Corbulon | Lien permanent

30 novembre 2017

"Vous pensez vraiment que si l’école va mal, si la famille est menacée, si l’islam radical est en pleine expansion, c’est la faute exclusive de Bruxelles ?"

Le député Emmanuelle Ménard explique à Boulevard Voltaire pourquoi elle a défendu le drapeau européen au sein de l'Assemblée nationale :

Unknown-30"Vous avez défendu le drapeau européen à la tribune de l’Assemblée nationale. Au point de troubler un certain nombre de vos amis…

Je me demande bien pourquoi. J’ai redit mon attachement viscéral à notre drapeau tricolore. J’ai redit ma foi dans notre patrie – expliquant que les nations étaient « la chair même de l’Europe ». J’ai réaffirmé le caractère judéo-chrétien de notre continent. Que voulez-vous de plus ? Que j’appelle à brûler la bannière européenne en place publique ? Une bannière, je l’ai également rappelé à la tribune, « bleue comme la robe de la Sainte Vierge », me faisant conspuer par Jean-Luc Mélenchon. Mais il y a toujours plus royaliste que le roi…

Mais le drapeau européen est aujourd’hui l’emblème, le symbole de Bruxelles et de toutes ses dérives…

Décidément, vous ne m’avez pas écoutée ! J’ai appelé à abolir « le règne des bureaucrates tatillons, des technocrates véritables colins froids, des commissaires non élus qui veulent régenter jusqu’aux détails de nos vies ». Cela ne vous suffit pas ? Mais c’est vrai que je crois en une Europe européenne. En une Europe qui pourrait demain – si nous savons la changer – être une terre de liberté où chaque nation serait respectée pour sa singularité, son génie propre. J’ai d’ailleurs ajouté que j’étais fière d’appartenir à une civilisation « qui a su attirer les talents, accueillir les réprouvés, répondre aux appels des déshérités ».

Alors pourquoi ce trouble chez certains pourtant très proches de vous ?

Mais parce qu’ils raisonnent comme l’extrême gauche ! Les amis de Mélenchon tapent d’autant plus fort sur l’Europe qu’ils peuvent ainsi s’exonérer des responsabilités qui ont été les leurs – je vous rappelle que le leader de La France insoumise fut un apparatchik socialiste pendant de longues années. Vous pensez vraiment que si l’école va mal, si la famille est menacée, si l’islam radical est en pleine expansion, c’est la faute exclusive de Bruxelles ? Mais bien sûr que non ! C’est d’abord et avant tout de la faute de nos politiques, de droite comme de gauche. Ce sont eux qui en portent la responsabilité. Bruxelles a bon dos. C’est un peu facile de se dédouaner à si bon compte…

Mais l’Europe est coresponsable de ces fiascos !

Pas l’Europe mais les institutions européennes. Ce n’est pas la même chose. Je ne confonds pas l’Europe comme berceau de notre histoire, de notre culture, de nos modes de vie, et une bureaucratie hors-sol comme ivre de son propre pouvoir. Mais, c’est vrai, j’ai des désaccords avec une partie de nos amis politiques. Je suis opposée à la sortie de l’euro. Je pense même que c’est en partie en raison de leur discours anti-européen à tous crins que nous avons perdu la dernière élection présidentielle. Ils en sont d’ailleurs si conscients qu’ils préfèrent maintenant renvoyer cette sortie de l’euro aux calendes grecques… Mais il est un peu tard. [...]"

Posté le 30 novembre 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

29 novembre 2017

L'Union européenne n'est pas l'alpha et l'oméga de nos problèmes

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 vérités :

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Posté le 29 novembre 2017 à 08h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

28 novembre 2017

L’Union Européenne piétine le peuple polonais

Posté le 28 novembre 2017 à 17h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

27 novembre 2017

La sécession catalane est-elle un échec définitif ?

Bilan très instructif (pour ceux qui comme nous ignorent presque tout de la situation), proposé par Stratediplo sur son site. Sa conclusion:

Les dirigeants abdiqués peuvent maintenant changer d'avis, se démener à l'étranger ou en prison, appeler toutes les institutions internationales à dicter (en contradiction avec le droit international) la partition de l'Espagne, ou implorer l'électorat de leur donner une troisième chance, ce sera peine perdue. Il faudrait au moins une génération pour que l'électorat oublie cette débandade, or dans une génération les Catalans seront très minoritaires en Catalogne. La Catalogne ne reprendra plus son indépendance. Le gouvernement espagnol veut faire juger ces anciens dirigeants pour rébellion (violente), la justice espagnole les condamnera pour sédition (pacifique). Mais les Catalans, indépendantistes et unionistes à l'unisson, devraient les juger pour trahison.

Posté le 27 novembre 2017 à 21h33 par Paula Corbulon | Lien permanent

21 novembre 2017

Bruno Mégret : "La question identitaire et la question européenne sont désormais liées"

Lors de l'édition 2017 du Forum de la dissidence, Bruno Mégret a développé un discours novateur sur la politique européenne en essayant de proposer une troisième voie entre l'européisme fédéraliste ambiant et le souverainisme intégral. Une position qu'il avait déjà défendue en 2005 au MNR (La civilisation, nouvel enjeu, L'Europe, première puissance). Extrait :

XVM613f7e88-3710-11e7-bae0-7b37d71239eb"(...) Si la droite, que dis-je, si les droites françaises sont en ruine, alors un grand travail de refondation est maintenant à réaliser. Et ce travail voyez-vous, il ne passe pas d’abord par la rénovation des appareils, par des manœuvres de personnes ou des regroupements de circonstances. Il passe par les idées. C’est par les idées que les uns et les autres ont échoué. Et c’est par les idées que la droite se relèvera. Car il est aujourd’hui nécessaire de sortir des habitudes idéologiques et programmatiques qui ont été celles des partis de droite au cours des dernières années. Non pas bien sûr pour mettre en cause nos valeurs et nos convictions, mais pour les adapter au monde d’aujourd’hui, pour montrer qu’elles sont plus que jamais d’actualité et que, si nous les défendons depuis longtemps, elles sont plus neuves que jamais (...)

La position des Républicains était de soutenir l’Europe de Bruxelles, conformément aux injonctions du système. La position du Front National était d’en sortir conformément à ses principes souverainistes. Or, ces deux options sont des impasses et l’électorat l’a senti confusément qui les a rejetées l’une comme l’autre. Et ce double refus, celui de l’Europe bruxelloise comme celui de la sortie de l’Europe, nous amène, me semble-t-il au cœur des enjeux d’aujourd’hui. Car je suis convaincu que la question européenne est désormais la pierre angulaire du renouveau de la droite. Pourquoi ? Pour une raison fondamentale. Parce que la question identitaire et la question européenne sont désormais liées. Aujourd’hui on ne peut plus les séparer. Et quand on les sépare, ça ne marche pas ! Bruxelles qui prétend unir l’Europe mais qui refuse de défendre nos identités, ça ne marche pas. Le FN, qui prétend défendre nos identités et qui tourne le dos à l’Europe, ça ne marche pas non plus. Et il y a à ceci une explication simple : notre identité est nationale mais aussi civilisationnelle et notre civilisation est européenne ! (...)

Une réalité que l’on côtoie tous les jours avec l’immigration par exemple. Car cette immigration massive et incontrôlée qui déferle sur notre sol et qui compromet notre identité, c’est à un antagonisme de civilisation qu’elle conduit. Le problème ne vient pas de la nationalité des migrants ou de celle des populations chez qui ils s’installent. Peu importe que ce soient des Tunisiens, des Turcs ou des Soudanais ! Peu importe qu’ils se rendent en France, en Allemagne ou en Italie ! Le problème vient de ce qu’ils appartiennent à la civilisation islamique ou africaine et qu’ils s’implantent dans des pays de civilisation européenne et chrétienne !

Et cette réalité, chacun la vit au quotidien. Car ces migrants qui nous imposent leur présence quasiment de force, nous sont totalement étrangers. Avec eux, nous ne partageons rien, nous n’avons pas la même religion, ni les mêmes racines, ni les mêmes valeurs, ni le même mode de vie. Une configuration qui crée sur notre sol un antagonisme civilisationnel, un choc des civilisations entre la nôtre et la leur (...)

Qu’est-ce que le terrorisme islamique, sinon l’une des formes les plus violentes du choc des civilisations ? Et qu’est-ce que la concurrence sauvage que nous impose la Chine si ce n’est une guerre économique sans merci et une autre forme également agressive du choc de civilisation ? (...) La plupart des maux que nous endurons viennent de l’agression que subit notre civilisation sur notre sol comme à l’échelle du monde. Une agression d’autant plus dommageable que nos dirigeants semblent l’ignorer complètement. Ils l’ignorent s’agissant de l’immigration. Ils l’ignorent s’agissant du terrorisme islamique. Ils l’ignorent s’agissant de la guerre économique. Ils l’ignorent s’agissant des antagonismes géopolitiques. Résultat : dans ce monde multipolaire et dangereux, l’Europe reste là, faible, décadente et divisée. Politiquement éparpillée, sans force armée conséquente, progressivement dépossédée de son appareil industriel, rongée par la haine d’elle-même et la repentance, elle ne se préoccupe que de moralisme et de bien-pensance. Et comment en serait-il autrement, avec des dirigeants qui réduisent l’identité de l’Europe à de prétendues valeurs comme le refus des discriminations ou le vivre ensemble ? (...)

Et pour ouvrir cette voie, il faut répondre à deux impératifs.

Le premier est d’ordre idéologique et concerne notre identité.Avec cette affirmation fondamentale que notre identité n’est pas seulement nationale, elle est civilisationnelle. Elle n’est pas seulement française, elle est européenne (...) Dans cet esprit il faut maintenant militer, au-delà de la préférence nationale, pour une préférence civilisationnelle qui donne la priorité aux nationaux mais aussi aux Européens. Il faut également, au-delà du patriotisme français, œuvrer à l’émergence d’un patriotisme européen qui en plus de la fierté nationale exalte aussi celle d’appartenir à notre civilisation européenne et chrétienne (...)

Il faut ériger l’Europe en un pôle de puissance ! (...) Cela veut dire qu’il faut créer une Union nouvelle, radicalement différente de l’organisation bruxelloise. Une Europe qui rendrait aux États l’essentiel de leurs prérogatives ordinaires et qui se libérerait de toutes les structures bureaucratiques de Bruxelles. Une nouvelle Europe qui serait dirigée, selon le principe confédéral, par les seuls États membres et qui, forte de cette direction allégée, transparente et respectueuse des nations, se consacrerait exclusivement à l’essentiel, c’est-à-dire à l’identité, à l’indépendance et à la puissance collective des peuples européens.

Cette Europe-là aurait pour mission de protéger ses frontières et de stopper l’immigration, de réguler les échanges économiques avec le reste du monde et de réindustrialiser le continent, de faire de l’euro une monnaie de change et de réserve qui serve l’Europe comme le dollar sert les États-Unis. Cette nouvelle Union serait aussi dotée d’une Alliance militaire européenne qui libèrerait l’Europe de l’Otan et de la tutelle américaine. Car il s’agirait dorénavant de traiter d’égal à égal avec les États-Unis et de nouer une alliance stratégique avec la Russie. Bref, il s’agirait de rendre à notre civilisation son autonomie, sa force et son rayonnement (...)

Avec cette ligne politique la droite réconcilierait construction européenne et défense de notre identité. Pour la première fois elle aurait un projet qui s’enracinerait dans la fidélité à nos valeurs mais qui, dans le même temps, répondrait aux réalités du monde aujourd’hui. Le projet d’Europe puissance, c’est pour la droite la synthèse féconde entre tradition et modernité (...) Avec cette ligne civilisationnelle et européenne, la droite trouverait la crédibilité gouvernementale et le positionnement à la fois moderne et antisystème qui lui sont nécessaires pour répondre aux défis du siècle. Elle pourrait alors retrouver une dynamique de succès et assurer enfin sa mission au service de notre peuple et de notre civilisation (...)

Cela étant dit, j’entends déjà l’objection : tout ça c’est bien beau mais ce projet, c’est impossible. Eh bien non, ce n’est pas impossible, c’est nécessaire ! Et si c’est nécessaire, il y a une voie pour le rendre possible et, je vous l’affirme, cette voie existe. D’abord si ce projet paraît impossible, c’est uniquement parce que tout le monde le considère comme tel. Et cette unanimité n’est pas un hasard, elle a été forgée par le Système. Le Système qui naturellement est foncièrement hostile à l’Europe puissance. Et il a si bien réussi à l’occulter que personne ne le propose. Selon la pensée unique, il n’y aurait en effet qu’une seule alternative : ou on soutient l’Europe de Bruxelles ou on milite pour la sortie de l’Union.

Mais la réalité c’est précisément qu’il y a une autre voie qu’il nous faut maintenant faire connaître. Et telle devrait être la démarche de la droite : il faut qu’elle se fasse le héraut de cette Europe puissance. En politique, avant de se concrétiser, un projet doit d’abord exister par le verbe. La droite doit donc porter cette ligne politique nouvelle et en assurer la promotion.

Aujourd’hui la droite, qu’elle soit républicaine ou nationale, est en plein désarroi et s’enlise dans les questions du quotidien et les débats politiciens. Si elle veut se relever, elle doit entreprendre une grande rénovation idéologique et, dans la fidélité à nos valeurs, elle doit porter une vision d’avenir pour notre civilisation. En clair, le moment est venu pour elle de faire bouger les lignes et d’incarner ce projet identitaire européen (...) nous sommes à la croisée des chemins : ce sera le déclin ou le renouveau. Et le renouveau c’est le projet d’Europe puissance, celui qui sauvera notre identité et nos valeurs, celui qui redonnera à notre civilisation sa place dans l’histoire et dans le monde."

Posté le 21 novembre 2017 à 09h32 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

20 novembre 2017

Le rôle de la fondation George Soros au sein des institutions européennes

La fondation "Open Society" vient de recevoir de George Soros un don de 18 milliards de dollars.

L'expression de "Open Society" s'oppose aux sociétés dites "fermées", c'est-à-dire pour Soros, toutes sociétés qui adoptent des politiques qui ne sont pas de son goût :

Unknown-3"Ainsi M. Soros taxe-t-il de "fermées" les sociétés occidentales car elles sont, selon lui, par trop "inégalitaires" et pas assez "redistributrices" des richesses. Que l'heureux propriétaire d'une fortune de plusieurs dizaines de milliards de dollars, bâtie sur la spéculation non seulement boursière, mais purement monétaire, déplore les inégalités, peut faire sourire. Surtout, c'est un jugement qui méconnaît le fait que jamais, dans l'histoire occidentale, les classes moyennes n'ont été aussi taxées et imposées, de mille manières, qu'elles ne le sont aujourd'hui.

Rappelons que jusqu'il y a un siècle, le taux de taxation considéré comme normal, en Occident, était de l'ordre de 10%. Il est de nos jours quatre à cinq fois plus élevé. Certes, de par leur mobilité géographique et juridique, les Soros de notre monde échappent souvent à ces taux confiscatoires. Mais frapper davantage encore les classes moyennes ne rendra pas nos sociétés moins inégalitaires. Surtout, vouloir socialiser et collectiviser toujours davantage aboutit à l'exacte négation de la société ouverte selon Popper, celle dans laquelle les individus conservent la maîtrise de leur destin en dehors des désirs et de la toute-puissance de l'Etat.

Autre exemple : l'immigration. M. Soros considère qu'il est souhaitable que l'Europe et les Etats-Unis accueillent chaque année un grand nombre de réfugiés, économiques ou politiques, en provenance du reste du monde. Sa fondation et lui ne sont pas étrangers à la propagation et au succès de cette idéologie dans la gauche occidentale depuis une trentaine d'année. M. Soros considère toute société s'opposant à cette idéologie comme fermée, hostile et autoritaire; ainsi des pays d'Europe centrale, qui souhaitent en effet conserver la maîtrise de leurs frontières. Mais qui ne voit que là encore M. Soros fait violence aux mots ? En quoi serait anti-démocratique et contraire à la liberté le fait que des peuples se prononcent, massivement et de façon répétée, dans des scrutins dont la validité n'est contestée par personne, pour une immigration contrôlée et la maîtrise de leurs frontières ? N'y aurait-il de "vraie" démocratie que lorsque les urnes votent pour les idées, souvent extrêmes, qui ont la faveur de M. Soros ?

Et puis, il y a la manière. Confortablement installé sur l'impunité de sa fortune, M. Soros publiait récemment un répertoire des "amis fiables" (reliable allies) de sa fondation au sein du Parlement européen, comprenant pas moins de 226 noms ! Deux cent vingt-six parlementaires européens sont officiellement considérés comme des alliés fidèles de l'opulente fondation de M. Soros ! En ces temps d'appels à la transparence, ne serait-il pas opportun d'interroger chacun de ces parlementaires sur la nature de leurs liens avec l'Open Society, ce qui leur vaut le beau label d' "ami fiable" ? Plus précisément, ne serait-il pas opportun de les interroger :

1) sur le fait de savoir s'ils ont jamais reçu, directement ou indirectement, des fonds de l'Open Society ou d'un autre des nombreux véhicules de la galaxie Soros ? et

2) s'ils ont assisté ou participé à des événements organisés par les précédents, si oui lesquels, où, quand et avec quels fonds ?

Jamais dans l'histoire européenne, un lobby n'avait disposé d'une puissance de frappe financière comparable à l'Open Society."

Posté le 20 novembre 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

17 novembre 2017

La Commission européenne viole le droit de l'UE

Le député polonais au Parlement européen Marek Jurek, ancien maréchal (président) de la Diète, membre du groupe Conservateurs et réformistes européens, est interrogé par Olivier Bault dans Présent sur le vote, mercredi matin, par le Parlement européen d'une résolution condamnant le gouvernement de Beata Szydło. Extrait :

Unknown-10"Plus encore que les autres fois, ce débat était contre la société polonaise. En effet, les actions comme l’initiative citoyenne visant à interdire les avortements eugéniques ou la Marche de l’indépendance viennent de la société civile. Et l’on a parlé au Parlement européen de violation du « droit des femmes à disposer de leur corps » et de fascisme en Pologne. [...]

Officiellement, le principal objet de cette résolution, c’était la réforme de la justice en Pologne, alors que cette réforme est encore en débat au Parlement polonais.

Le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans a déclaré publiquement que la Commission analysait même les projets de loi polonais, ce qui veut dire qu’elle s’arroge des droits qu’elle n’a pas vis-à-vis des États membres. Bien entendu, cette attitude ne concerne que la Pologne et la Hongrie parce que leur politique déplaît à la Commission et au Parlement.

Dans une lettre à Timmermans publiée sur le site Visegrád Post, vous lui reprochez de violer le droit européen. Que peut faire la Pologne s’il a la majorité du PE et des États membres derrière lui ?

Si une majorité de gouvernements nationaux choisissent, au sein du Conseil, de fermer les yeux sur les abus de la Commission, c’est que nous sommes en train de nous éloigner de manière radicale de l’État de droit au niveau des institutions européennes. Pourquoi ce choix ? Parce que cela arrange certains pays de voir la Commission pacifier les États d’Europe centrale et orientale. On ne verra pas la Commission agir de même contre l’Allemagne ou la Suède, par exemple. [...]"

Posté le 17 novembre 2017 à 12h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Jean-Yves Le Gallou : "Le moule de résistance d’identité européenne se trouve aujourd’hui dans les pays de l’Est"

Jean-Yves Le Gallou commente sur Boulevard Voltaire la grande manifestation patriotique qui s'est déroulée en Pologne :

Que s’est-il passé en Pologne le 11 novembre ?

Depuis un certain nombre d’années, un traditionnel défilé patriotique est organisé le 11 novembre en Pologne. Il y a une dizaine d’années, il attirait quelques centaines ou quelques milliers de personnes. Depuis quelques années, il touche un assez grand nombre de Polonais. Les organisateurs parlent de 120.000 personnes, la police parle de 60.000 personnes. C’est donc une très grande manifestation patriotique polonaise.

Cette manifestation de l’identité polonaise peut-elle s’inscrire dans la montée de l’extrême droite dans les pays européens ?

Non, je crois que cette manifestation est polonaise tout simplement. L’identité polonaise est européenne, chrétienne et catholique. C’est normal que cela se retrouve dans les slogans et dans les drapeaux. En revanche, l’attitude des médias occidentaux (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne…) est nouvelle. Elle consiste à interdire toutes expressions identitaires et patriotiques en utilisant un vocabulaire de dénigrement et diabolisation. Ce qui est intéressant comme ils n’hésitent pas à monter en puissance dans le dénigrement. Ils parlent de manifestations d’extrême droite. Ils qualifient l’ASB en Allemagne de néonazi, les patriotes polonais sont des néonazis. Tout cela relève du délire médiatique.

La Pologne a une histoire assez particulière. Cette histoire la place dans un contexte antinazi et anticommuniste. Où se situe la Pologne aujourd’hui sur l’échiquier européen ?

La Pologne espère rester polonaise. Il est très significatif que les Polonais, les Hongrois et les Tchèques, qui sont encore très peu touchés par l’immigration aujourd’hui, aient compris qu’il fallait bloquer le phénomène dès son arrivée. Si jamais ils entrouvraient un petit peu la porte à l’immigration, alors, à ce moment-là, comme les autres, ils seraient submergés. Le moule de résistance européen, le moule de résistance d’identité européenne se trouve aujourd’hui dans les pays de l’Est. Ils ont beaucoup souffert, ils ont subi les effets de la Seconde Guerre mondiale et de l’occupation soviétique. Ils ont développé une culture de résistance qu’ils utilisent aujourd’hui contre les délires immigrationnistes de l’Union européenne.

Posté le 17 novembre 2017 à 10h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

15 novembre 2017

Près de 90% des 18-24 ans comptent voter pour des partis anti-immigration aux prochaines élections

en Hongrie

Posté le 15 novembre 2017 à 23h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Parlement européen : défense des chrétiens persécutés

Intervention de Marie-Christine Arnautu (FN) en séance plénière du Parlement européen

"Au siècle dernier, les dictatures communistes et l’Empire ottoman persécutèrent violemment les chrétiens, certains régimes athées, tels les laïcards français, les républicains espagnols ou les révolutionnaires mexicains en firent autant.

Aujourd’hui, ils sont encore nombreux à souffrir et mourir à cause de leur foi. Les rapports de l’Aide à l’église en détresse et de Portes Ouvertes sont alarmants : près de 200 millions de chrétiens, 50 pays concernés.

En Chine communiste, des réfugiés chrétiens sont renvoyés en Corée du Nord avec seule issue la mort ou les camps d’internement. Au Moyen-Orient et en Afrique, ils sont victimes de l’islamisme institutionnel ou djihadiste. En Inde, les fondamentalistes hindous multiplient les brimades… La liste est longue.

Si les dirigeants européens veulent être entendus, ils doivent être cohérents. Il est hypocrite de s’apitoyer sur le sort des chrétiens persécutés puis refuser de rappeler les racines chrétiennes de l’Europe dans les traités, et vilipender les dirigeants polonais, hongrois, russes ou américains pour leur attachement à l’identité chrétienne de leurs peuples. Respectez d’abord nos traditions et notre héritage spirituel malmenés par des décennies d’individualisme consumériste et d’accommodements “raisonnables” avec l’islamisme !"

Posté le 15 novembre 2017 à 19h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

14 novembre 2017

A force de renier ses racines chrétiennes, l'UE porte une responsabilité dans la persécution de 215 millions de Chrétiens

Intervention de Christelle Lechevalier, Député français (FN) au Parlement Européen

Posté le 14 novembre 2017 à 15h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

10 novembre 2017

Lettre ouverte de députés européens du FN concernant la situation des chrétiens de Turquie

Lettre ouverte de Marie-Christine Arnautu, Nicolas Bay, Edouard Ferrand et Bruno Gollnisch adressée hier au Délégué permanent de Turquie auprès de l'UE concernant la situation des chrétiens de Turquie.

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Posté le 10 novembre 2017 à 17h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Au Parlement européen : célébration de la révolution bolchévique, lobbying LGBT, euthanasie...

EOn me signale par ailleurs qu'une pétition pro-euthanasie a circulé au Parlement dans les boîtes mail des députés et qu'une conférence a lieu sur le sujet. Il ne serait donc pas étonnant que ce sujet soit évoqué, en commission, puis par la Commission.

Posté le 10 novembre 2017 à 13h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Brexit le 29 mars 2019 à minuit

Unknown-44Le gouvernement britannique a annoncé que le Brexit aurait lieu le 29 mars 2019 à 23h00 GMT, soit minuit en France, une précision qui fera l'objet d'un amendement au projet de loi de retrait de l'UE, en cours d'élaboration au parlement.

Posté le 10 novembre 2017 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

09 novembre 2017

L'affaire du glyphosate révèle le fonctionnement de l'UE

GLa Commission européenne a échoué ce matin à faire renouveler la licence du glyphosate pour cinq ans. Il y a eu 14 pays pour la proposition, 9 contre (dont la France), et 5 abstentions (dont celle de l’Allemagne). Il fallait une majorité qualifiée, soit 16 Etats et 65% de la population.

Selon les traités signés par les Etats membres (et contre l'avis de plusieurs peuples), quand la Commission n’arrive pas à ses fins et que le temps presse (la licence du glyphosate expire le 15 décembre), elle réunit un "comité d’appel", formé de représentants de haut niveau des Etats membres.

Ou bien le comité d’appel rend les armes, ou bien il persiste dans l’opposition. Dans ce cas… c’est la Commission européenne qui prend la décision finale… C'est cela la démocratie européenne : cause toujours.

Posté le 9 novembre 2017 à 16h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

26 octobre 2017

Eurislam : message 100 % dhimmi du premier-vice président de la Commission européenne

Capture d’écran 2017-10-26 à 07.37.57D'Olivier Bault sur Réinformtion.tv :

"L’agence de l’Union européenne pour les droits fondamentaux a publié en septembre une enquête sur la minorité musulmane et les discriminations dont cette minorité souffrirait en Europe. Comme on pouvait s’y attendre avec une étude réalisée depuis Bruxelles, ce rapport nous apprend que les musulmans cherchent bien à s’intégrer aux sociétés dans lesquelles ils vivent, mais qu’il y a encore beaucoup de travail à faire sur les autochtones pour mettre fin aux discriminations à l’encontre des disciples de Mahomet. Plus encore que ce rapport, c’est le message 100 % dhimmi adressé par le premier-vice président de la Commission européenne Frans Timmermans, chargé de l’Amélioration de la législation, des Relations inter-institutionnelles, de l’état de droit et de la Charte des droits fondamentaux, qui a de quoi faire rire ou pleurer, mais qui s’inscrit totalement dans le projet Eurislam de l’Union européenne. [Lire la suite]

Posté le 26 octobre 2017 à 14h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Pour Macron, la souveraineté ne doit plus appartenir aux nations, mais à l'UE

Analyse d'Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :

Images-2"Notre président s’agite : il essaye d’être sur tous les fronts. Partout, ce ne sont que discours, les uns soigneusement préparés, prolixes autant que minutieux, les autres jetés à la venvole comme autant de propos perdus où se glissent des répliques incongrues qui ne révèlent que trop ce que l’homme est et ce qu’il pense.

Des réformes. Pourquoi ?

Il s’exténue et il exténue ses ministres à tenter de résoudre des problèmes, en fait, dans le cadre actuel, sans solution. Il le sait, d’ailleurs, pertinemment. Plus rien de ce dont s’occupent l’État et les pouvoirs publics, ne fonctionnent correctement en France. Les premiers à le dire sont les ministres concernés : « le pays est à réparer ». Bravo pour ceux qui sont passés avant !

Des mesures sont prises ; les fameuses ordonnances promulguées ; des lois votées à tour de rôle. Après l’annonce d’une renaissance qui se ferait grâce à la vaste conception d’un programme différent, plus intelligent et mieux adapté que tous les autres, ces mesures, décidées les une après les autres, paraissent quelque peu dérisoires et personne ne comprend ni ne voit quel bénéfice en tirer. Chacun, en revanche, évalue ce qu’il va lui en coûter, particuliers ou collectivités : moins d’aides, voire pour certains beaucoup moins ; moins de revenus ou de recettes, voire beaucoup moins. Inutile ici d’aller dans le détail. Les coups de rabot sur certains secteurs deviennent des coups de hache : emploi, logement, bâtiment, administration des territoires et des collectivités à qui sont retirés 13 milliards au bas mot, industrie, commerce, tout en souffrira.

On a beau dire, au vu de quelques chiffres, que la situation s’améliore ; le citoyen de base a le clair sentiment du contraire. Les responsables publics savent fort bien, eux, qu’ils ne peuvent plus arriver à faire vivre les communautés, les collectivités, les institutions et les établissements dont ils ont la charge. Si l’on savait au moins à quoi sert l’effort exigé !

Très joli de dire que la flexisécurité (!) revitalisera le marché du travail et redynamisera l’économie : vient un moment où les mots ne sont plus que des mots. Plus personne n’est content. Groupe après groupe, corps après corps, profesion après profession, tous se retournent contre un président et un gouvernement dont il est permis de se demander s’ils ont encore le souci des Français.

Leur cote de popularité, paraît-il, remonte ; mais que signifie-t-elle ? Les évènements prennent peu à peu une allure tragique : pas seulement à cause des menaces du terrorisme, mais à cause d’un sentiment diffus d’insécurité générale que tout le monde éprouve, nationale et sociale, morale autant que matérielle. Que dire aux Français qui voient démanteler et brader, avec le consentement des plus hauts responsables, leurs plus beaux fleurons industriels, les uns après les autres, dont Alstom est l’exemple-type ? Et sacrifier leur agriculture à l’Europe et aux traités imposés de la mondialisation ? Et livrer leur commerce à un libre-échange aberrant ?

L’Europe seule

Macron, que peut-il ? Que fait-il ? Eh bien, c’est là toute la question ! Il suffit de bien l’écouter pour comprendre ? Il est, au fond, indifférent à la situation française actuelle ; à la vérité, il se considère comme au-dessus. Il s’active, certes, mais il resitue ses actions dans le plan grandiose qu’il a dans la tête et qui, pour lui, est le guide de sa réflexion et de sa vie. Il le dit clairement : les réformes qu’il entame pour la France, ne sont entreprises que pour satisfaire à des exigences futures, premières adaptations qu’il envisage progressivement pour mettre la France d’hier à l’heure de l’Europe de demain. Pas de l’Europe d’aujourd’hui ! De l’Europe de demain dont il a conscience d’être le promoteur attitré et dont il exerce en vertu d’un charisme supérieur la mission prophétique. Entendez -le proférer son oracle sur la Pnyx, devant le Parthénon ! Écoutez-le enseigner son docte savoir à la Sorbonne : il délivre en longues phrases qui se veulent lyriques, son message au nouveau peuple de l’Europe qu’il interpelle pour l’engager sur la voie sublime de l’avenir. Il sait ce qu’il faut à l’Europe ; il le propose ; il va même l’imposer. « La feuille de route », comme il dit, de la nouvelle Europe, celle qui doit la sortir des erreurs du passé récent pour retrouver l’élan des pères fondateurs, est déjà établie. Et par ses soins. Il possède la vision, la vraie, l’intelligente, celle à laquelle tous ne peuvent que se rallier.

C’est une refondation, mais non bureaucratique et normative. « Ceux qui voudraient fantasmer une identité figée ne savent donc pas quel est le mythe né sur ces rives : celle d’une métamorphose constante… ». Voilà l’idée qui doit stimuler l’imagination ! Rien n’est pire que « le rétrécissement sur les frontières », « le recroquevillement » : l’Europe des chiffres et des techniques y avaient cédé, en quelque sorte.

La souveraineté ne doit plus appartenir aux nations, aux États. C’est à l’Europe nouvelle d’assumer toute la souveraineté qu’il est nécessaire et moral d’arracher aux nationalismes, car le nationalisme est le mal absolu, principe de haine et de division. « Le repli national est un naufrage collectif » ; toute action limitée au cadre national n’est plus, de nos jours, qu’ « une absurdité ». Qui ne saisit qu’une réforme institutionnelle s’impose dans la logique de cette conception ? « Il faudra inventer une gouvernance forte qui nous fera souverain, avec un budget de la zone euro, avec un véritable responsable exécutif de cette zone euro et un parlement de la zone euro devant lequel il devra rendre compte. » Et déjà, lance-t-il, « je veux défendre pour les prochaines élections européennes des listes transnationales » !

Les peuples ne sauraient dire « non » ; sinon – et c’est ce qui est arrivé – les dirigeants sont obligés de manœuvrer dans l’hypocrisie. Pas de référendum donc, mais de la pédagogie : « Que partout où les dirigeants choisiront de suivre cette voie, et je le souhaite avec ardeur, dans chacun des États membres, nous puissions pendant six mois (le premier semestre 2018 !) organiser des consultations, des conventions démocratiques qui seront le temps durant lequel partout dans nos pays nos peuples discuteront de l’Europe dont ils veulent. ». Et ce sera, bien sûr, l’Europe de Macron ! N’est-ce pas génial ? Ce sera, dit-il, « la vraie démocratie », « la vraie souveraineté », car ses propositions ont toujours cette caractéristiques d’êtres « vraies ». Le reste est fausseté, mensonge, stupidité, incohérence. Les « il faut », les « on doit », les « je veux » rythment ses phrases, toutes impérieuses, qui déroulent son plan implacable et grandiose.

Du mauvais Hugo

Et, dans son discours à la Sorbonne, d’énumérer tous les domaines , en insistant sur le numérique, bien sûr, pour faire ultra-moderne, où cette Europe souveraine, enfin démocratique, s’imposera comme la grande puissance du futur. Merveille qui éclairera l’humanité tout entière et d’où rayonneront sur le monde les valeurs de l’Humanité, du Droit, de la Justice et de la Culture.

Ah ! la culture, comme Macron en parle, quand il évoque cette Europe « plurilinguistique » – eh, oui ! – où tout jeune aura à cœur de parler au moins deux langues ! Lesquelles, au juste direz-vous ? Le français ? Que bientôt le petit Français ne saura plus ? Vous n’y êtes pas : « Nous sommes nous, Européens, les habitants de cette improbable Babel que la diversité des langues et des traditions ne cesse d’enrichir et d’enthousiasmer ! » Là, Macron fait plus fort que le vieil Hugo dans tous ses délires !

Pour mener à bien ce projet immense, il jette à la volée des idées qui se traduiront, annonce-t-il, en autant de « chantiers ouverts », « d’autorités » instituées, « d’agences » créées, « d’assises » tenues, des trucs, encore des trucs, toujours des trucs ! L’Europe de la simplification ! Quoi !

Comme citoyen d’Europe, lui qui se dit «  jupitérien », a cité avec aplomb Périclès « l’Olympien» et désigné le Parthénon comme le temple fondateur, oubliant que Périclès, aristocrate défenseur du peuple, n’était guidé que par la seule pensée de la grandeur d’Athènes qu’il mettait au-dessus de tout, et que le Parthénon était le temple de l’unique Athéna, la déesse protectrice de la cité. Rien de plus contraire à toutes ses billevesées. Au mieux, Macron n’est qu’un médiocre Isocrate, prêt à livrer au Thrace, au Barbare, la merveille unique de la civilisation française.

En vérité, Macron n’est qu’un faux prophète : ses promesses de bonheur se tourneront en malheur !"

Posté le 26 octobre 2017 à 09h52 par Michel Janva | Lien permanent

25 octobre 2017

Hilaire de Crémiers : L’homme qui est à la tête de la France, n’aime pas son pays

D'Hilaire de Crémiers dans le numéro d'octobre de Politique Magazine (abonnement : 1 rue de Courcelles, 75008 Paris Tél : 01 42 57 43 22) :

Unknown-3"L’homme qui est à la tête de la France, n’aime pas son pays. Au mieux, il fait semblant. Pour lui, la France est une nation dépassée. L’Europe seule compte dans son esprit. Il ne cesse de le dire. « Je suis venu vous parler d’Europe, a-t-il déclaré à la Sorbonne. Encore, diront certains. Ils devront s’habituer parce que je continuerai. Et parce que notre combat est bien là, c’est notre histoire, notre identité, notre horizon, ce qui nous protège et ce qui nous donne un avenir. »

Voilà ce que pense le président de la France. Et il suffit de l’écouter pour se rendre compte que déjà, dans sa conception, la France n’existe plus en tant que nation ; elle n’est plus qu’un legs du passé. Peu lui chaut que les industries françaises disparaissent. Pour lui l’échelle nationale est devenue obsolète et inefficace ; il n’y a plus rien à faire à ce niveau. C’est sa conviction profonde. « La bonne échelle, dit-il, c’est l’échelle européenne ». Tout est dit. Qu’importe qu’Alstom soit récupéré par Siemens. Au contraire ! Il n’y voit aucun inconvénient. Comprenons bien : l’histoire de France, c’est aussi bien l’histoire de l’Allemagne que l’histoire des autres peuples d’Europe. Le seul mal qui les a entachés, c’est la nationalisme. L’identité est commune, commun l’horizon. Tous les programmes qu’il définit à longueur de discours, n’ont de sens que dans ce cadre européen, voire mondial. Il ne conçoit de développement que dans cette vue. Pourquoi des réformes institutionnelles en France ? Pour mieux l’intégrer dans l’Europe, pardi ! Pourquoi des réformes institutionnelles en Europe ? Pour mieux la renforcer et la doter de toutes les prérogatives de la souveraineté !

Il se dit l’héritier des pères fondateurs. Il en a l’esprit, affirme-t-il ; il veut rompre avec les frilosités et les peurs. Il n’a qu’un ennemi multiforme et qu’il ose nommer : « nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli.. ». Il se voit à la tête d’un grand mouvement libérateur ; il anticipe les prochaines élections européennes ; il donne des dates. Tout doit être achevé en 2024. La nouvelle gouvernance européenne sera en place, pense-t-il ; les grands projets, du numérique à la transition écologique, des nouvelles dispositions européennes sur l’enseignement aux techniques les plus avancées du travail, seront dans leur vitesse de croisière ; et la France se sera enfin mise à l’heure de l’Europe. Macron aura rempli son rôle. Il lui restera sans doute à assumer la suite : il n’est pas difficile de deviner de quoi il s’agit. Car il faut bien présider, n’est-ce pas ?

Le problème, c’est que rien ne se passe comme prévu. Macron aime se comparer à Napoléon. Et, en effet, il a le même défaut. Bainville écrit dans son remarquable Napoléon : « On voit l’idée naître, grandir, s’emparer de l’esprit de l’empereur jusqu’à ce que, selon un penchant qui s’aggrave chez lui, il regarde comme fait ce qui peut et doit se faire puisque sa raison l’a conçu ». Il s’agit de la campagne de Russie. Macron raisonne en politique de cette même façon et, lui, depuis le début ! Il s’obstinera, il le dit. C’est là le danger, le grand danger.

Les Allemands ont voté ; l’Allemagne n’est plus la même. Macron rêve d’un traité de l’Élysée renforcé quand il n’y a déjà plus de couple franco-allemand. Macron s’imagine que l’Angleterre –il l’a dit – allait revenir dans l’Europe quand le Brexit va devenir définitif. Macron fustige les nations quand l’Espagne se bat pour survivre et que l’Europe attise les divisions. En un mot, Macron est en pleine utopie, comme tous ses prédécesseurs mais plus qu’eux encore, s’imaginant résoudre les impossibles problèmes de leur République en les projetant dans une Europe idéale qui n’a jamais existé et qui existera de moins en moins. Terrible vérité politiqe : Macron, sentant la légitimité de son pouvoir déjà se dérober sous ses pieds, part en quête obsessionnelle d’une légitimité « autre », nouvelle, grandiose, imaginée dans un « ailleurs » qu’il façonne en idéal rationnel et enthousiasmant. Patatras ! Le revers sera cinglant. Fasse le ciel que le pire ne survienne pas !

À quand le chef de l’État dont la légitimité sera suffisante pour n’avoir à aimer, d’abord, que la France. Les autres aussi, mais après."

Posté le 25 octobre 2017 à 14h45 par Michel Janva | Lien permanent

20 milliards d'euros pour l'UE

ImagesL’Assemblée nationale a voté lundi soir l’augmentation de la contribution française au budget de l’Union européenne, à hauteur de 20,2 milliards d’euros en 2018. C’est un record absolu.

Le texte a été adopté par 80 voix contre 8. Il y avait donc… 489 absents. 

Ceux qui ont voté contre sont :

France Insoumise :

Communiste :

FN :

NI :

Posté le 25 octobre 2017 à 08h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

21 octobre 2017

La Hongrie ou l'honneur de l'Europe

A la mi-octobre, le gouvernement hongrois a organisé la première conférence gouvernementale d'aide aux chrétiens persécutés. Le site national Catholic register en a fait en anglais un compte-rendu assez complet, traduit en français par le Visegradpost. Extrait.

Le deuxième jour, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a annoncé que la Hongrie et l’Italie avaient accepté d’unir leurs forces pour aider les chrétiens persécutés. Il a souligné que la volonté de la Hongrie de défendre les chrétiens ne signifie pas « être contre les autres » mais que le politiquement correct « ne nous permet pas de parler et de représenter les intérêts des chrétiens comme nous le souhaiterions ».

« Combien de fois disons-nous spécifiquement le mot chrétiens ? Zéro, » a-t-il dit. « Nous disons “protéger les minorités ou les communautés”, mais nous n’osons pas parler de la protection des chrétiens. C’est inacceptable. »

« Cette hypocrisie politiquement correcte doit changer, » a-t-il dit. « Nous ne devons pas utiliser deux poids deux mesures, comme si la persécution des chrétiens était la dernière forme acceptable de discrimination ». Il a ajouté que la Hongrie « prendrait les initiatives dont elle est capable pour attirer les institutions internationales et les impliquer dans la protection des chrétiens persécutés et de ceux dans le besoin. »

Posté le 21 octobre 2017 à 19h33 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (6)


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