24 février 2015

Face au terrorisme, Hollande a LA solution

Livrée hier lors du dîner du CRIF :

Cette façon incantatoire d'invoquer l'Europe pour résoudre nos problèmes internes ressemble à de la magie noire.

Posté le 24 février 2015 à 07h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

21 février 2015

De l’Europe mariale à l’Europe des marchands : l’Europe au bord de la guerre

Ce sera le thème de l'émission de Grégoire Boucher sur Radio courtoisie, dimanche 22 février à 12h.

Invités :

L’Europe est malade. Très malade. Celle qui est née aux couleurs des douze étoiles de la Sainte Vierge est aujourd’hui un bateau ivre, qui coule sous nos yeux, en se reniant chaque jour un peu plus. Cette Europe technocrate a été livrée par des marchands du temple sans scrupules à la folie des hommes. On ne compte plus les renégats, banquiers apatrides, politiciens véreux et dhimmis socio-démocrates qui s’acharnent sur les dernières fondations. La belle Europe est aujourd’hui en guerre, rongée par des maux qui la détruisent irrémédiablement : promotion de la mort, destruction de la famille, soumission au diktat américain, islamisation généralisée, invasion galopante, crise monétaire, chômage endémique, profanations, attentats, guerres… la fin de cette Europe a sonné. Du Donbass à Athènes, du Kosovo-Métochie à Paris, l’Europe de Bruxelles est morte. Pour que vive l’Europe des Nations ?

Posté le 21 février 2015 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent

19 février 2015

Invasion de l'Europe : quand la réalité rejoint la fiction

En lisant ces deux romans de fiction, Le Camp des Saints de Jean Raspail et Soumission de Michel Houellebecq, vous pourrez les confronter à ce qui se déroule de l'autre côté de la Méditerranée. Cette information du Daily Mail fait froid dans le dos (source) :

1769263_soumission"Les forces militaires de l’Etat Islamique (ISIS) ont la ferme intention de consolider leurs positions portuaires en Libye mais également de « se mélanger » de façon anonyme aux demandeurs d’asile afin de pouvoir traverser la Méditerranée et d’être accueillis en Europe.

CampdesSaints-WLe journal Il Messagero a écrit « Dès que notre pays a envisagé de vouloir agréger une intervention militaire terrestre en Libye (lire ici), ISIS a de suite prévenu que 500.000 à 700.000 migrants étaient prêts à embarquer sur des centaines de bateaux en direction de l’Europe"

Posté le 19 février 2015 à 08h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

Sortir de l'euro, c'est possible même de manière "amicale"

C'est le plus européiste des hommes politiques français et auteur du texte fondateur du projet de constitution européeenne rejetée par la France en 2005 qui le dit. Voici ce que vient de déclarer Valery Giscard d'Estaing à propos de la Grèce :

Images"L'entrée de la Grèce dans l'euro en 2001 fut une erreur évidente, j'étais contre à l'époque et je l'ai dit. Il n'y a, à l'heure actuelle, aucune agitation particulière dans la zone euro. La situation de la Grèce est singulière et extrême. »

Ce processus de sortie ordonnée doit et peut se dérouler de manière non conflictuelle, dans l'intérêt mutuel de chacun. C'est ce que j'appellerais une 'friendly exit', une sortie dans un esprit amical.

La question fondamentale est de savoir si l'économie grecque peut repartir et prospérer avec une monnaie aussi forte que l'euro. La réponse est clairement négative (...) La Grèce a besoin de se donner la possibilité de dévaluer sa monnaie. Si elle ne le faisait pas, sa situation s'aggraverait et déboucherait sur une crise encore plus sévère"

Pourquoi ce qui semble techniquement possible pour la Grèce ne le serait pas pour la France ?

Posté le 19 février 2015 à 08h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

13 février 2015

Nigel Farage : «L'Union Européenne est l'antithèse de la démocratie»

L'eurodéputé britannique intervient au sein du Parlement européen :

Posté le 13 février 2015 à 18h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Très forte augmentation de la population musulmane en Grande-Bretagne

 Lu ici :

"En une décennie le nombre d’enfants musulmans en Angleterre et Pays de Galles a doublé, un élève sur 12 est éduqué dans la foi islamique.

Un tiers des musulmans en Angleterre et au Pays de Galles sont âgés de 15 ans et moins. Une analyse de recensement de 2011 déclare que la population musulmane a augmenté de 75 %. Le nombre de musulmans au Royaume-Uni a augmenté de 1,5 millions en 2001 à 2,7 millions en 2011. Cette étude a été effectuée par le Muslim Council of Britain (MCB). Dans certaines parties de Birmingham plus de 80 % des élèves sont musulmans" (Source en anglais)

Et en France ?

Posté le 13 février 2015 à 14h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

10 février 2015

La lettre de démission d'Aymeric Chauprade à Marine Le Pen

Diffusée par Aymeric Chauprade sur Twitter :

TGjeDbh

Posté le 10 février 2015 à 22h55 par Michel Janva | Lien permanent

Le PS à la botte du lobby LGBT

José Lavezzi, attaché de presse de la délégation socialiste française au Parlement européen, a diffusé ce communiqué :

"La commission des affaires étrangères du Parlement européen s’est exprimée lundi 9 février sur le rapport annuel sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et la politique de l'Union européenne en la matière.

La délégation socialiste française, en écho à l’alerte lancée par Rainbow Rose (réseau LGBT* du Parti Socialiste Européen) et Homosexualité et Socialisme (HES), dénonce vigoureusement l’amendement déposé par Mme Alliot-Marie (N° 371) visant à supprimer les références aux droits des homosexuels (paragraphe 68), reprenant mot pour mot l’amendement FN du sinistre M. Chauprade (amendement N° 375). Nous nous félicitons de leur rejet en bloc. 

« Après le ni-ni, la collusion FN-UMP se poursuit au Parlement européen. Nous appelons à condamner fermement cette énième dérive d’un membre de l'UMP » insistent Pervenche Berès, Présidente de la délégation socialiste française, Aurélien Mazuy, Président de Rainbow Rose, et Denis Quinqueton, Président d’Homosexualité et Socialisme."

Rainbow Rose et Homosexualité et Socialisme, sont deux lobbies favorables à la dénaturation du mariage, à l’adoption par des duos de même sexe, à la PMA et à la GPA.

Posté le 10 février 2015 à 22h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

La guerre glaciale des Etats-Unis en Europe

Traduction d'un article américain qui fait une présentation exhaustive des menées US en Europe de l'Est et en Ukraine, où l'Europe et la Russie ont tout à perdre. Avec à l'horizon le spectre de la guerre nucléaire. Rien de moins.

"Depuis plus d’un an, les États-Unis ont joué un scénario conçu pour (1) réaffirmer le contrôle américain sur l’Europe en bloquant le commerce de l’UE avec la Russie, (2) pousser la Russie à la faillite, et (3) se débarrasser de Vladimir Poutine pour le remplacer par un fantoche des Américains, comme le défunt soulard, Boris Eltsine. Les derniers jours ont révélé de façon limpide la perfidie de l’aspect économique de cette guerre des États-Unis contre la Russie.

Tout a commencé lors de l’importante réunion internationale de haut niveau sur l’avenir de l’Ukraine qui s’est tenue à Yalta en septembre 2013, dont un thème majeur a été la révolution du gaz de schiste que les États-Unis espéraient utiliser pour affaiblir la Russie. L’ancien secrétaire à l’énergie américain Bill Richardson était là pour défendre l’affaire, applaudi par Bill et Hillary Clinton. Washington espérait utiliser ses techniques de fracturation hydraulique pour fournir des sources de substitution du gaz naturel et bouter la Russie hors du marché. Ce qui revient à vendre à l’Europe un chat dans un sac.

Mais cette astuce ne pouvait réussir en s’appuyant sur le sacro-saint « marché », puisque le fracturation est plus coûteux que l’extraction de gaz russe. Il fallait une crise majeure pour fausser le marché par des pressions politiques. Par le coup d’état du 22 Février, manigancé par Victoria Nuland, sous-secrétaire d’Etat américaine pour l’Europe et l’Eurasie, les Etats-Unis ont effectivement pris le contrôle de l’Ukraine, en plaçant au pouvoir leur agent "Yats" (Arseniy Iatseniouk) favorable à l’entrée de son pays dans l’OTAN. Cette menace directe contre la base navale russe en Crimée a conduit au référendum, qui a mené au retour pacifique de cette péninsule historiquement russe à la Russie. Mais le chœur mené par les Etat-Unis a condamné le retour, sans aucun désordre, de la Crimée comme une « agression militaire russe ». Cette manœuvre défensive est claironnée par l’OTAN comme preuve de l’intention de Poutine d’envahir les pays voisins sans prétexte.

Pendant ce temps, l’invasion économique des États-Unis est passée largement inaperçue.

L’Ukraine a quelques-unes des plus grandes réserves de gaz de schiste en Europe. Comme d’autres Européens, des Ukrainiens ont manifesté contre les conséquences néfastes pour l’environnement de la fracturation hydraulique sur leurs terres, mais contrairement à certains autres pays, l’Ukraine n’a pas de législation restrictive à ce sujet. La société pétrolière américaine Chevron, très liée au pouvoir, est déjà à l’œuvre.

Depuis mai dernier, R. Hunter Biden, fils du vice-président américain, est membre du conseil d’administration de Burisma Holdings, le plus grand producteur de gaz privé de l’Ukraine. Le jeune Biden sera en charge de l’unité juridique de Holdings et contribuera à son « expansion internationale ».

L’Ukraine a un sol riche, en plus des réserves de pétrole de schiste. Le géant de l’agroalimentaire américain Cargill est particulièrement actif en Ukraine, en investissant dans des silos à céréales, aliments pour animaux, un grand producteur d’œufs et agroalimentaire, UkrLandFarming, ainsi que le port de la Mer Noire à Novorossisk. Le très actif Conseil d’affaires Etats-Unis-Ukraine comprend des dirigeants de Monsanto, John Deere, le fabricant de matériel agricole CNH Industrial, Pioneer DuPont, Eli Lilly & Company. Monsanto prévoit de construire une « usine de semences de maïs non-OGM en Ukraine » de $ 140 000 000, ciblant évidemment le marché européen réticent aux OGM. Ce fut dans son discours lors d’une réunion parrainée par Chevron du Conseil d’affaires Etats-Unis-Ukraine il y a un an que Victoria Nuland a mentionné les cinq milliards de dollars dépensés par les Etats-Unis au cours des vingt dernières années pour gagner l’Ukraine.
Le 2 Décembre, le président Porochenko a nommé trois étrangers comme ministres : un Américain, un Lituanien et un Géorgien. Il leur a accordé la citoyenneté ukrainienne quelques minutes avant la cérémonie. (Un deuxième Géorgien fut ajouté ensuite.)
Natalie Jaresko, née aux Etats-Unis, est la nouvelle ministre des Finances de l’Ukraine. Originaire d’une famille ukrainienne et diplômée des universités de Harvard et de DePaul, Jaresko est passée du Département d’État à Kiev lorsque l’Ukraine a obtenu son indépendance de l’Union Soviétique, afin de diriger le département économique de l’ambassade américaine qui venait d’ouvrir. Trois ans plus tard, elle a quitté l’ambassade des États-Unis pour diriger le Fonds Western NIS Enterprise financé par le gouvernement des Etats-Unis. En 2004, elle a fondé sont propre fonds d’actions. En tant que partisane de la Révolution orange de 2004, elle a siégé au Conseil consultatif des investisseurs étrangers du président vainqueur de cette « révolution », Viktor Iouchtchenko.
Le Banquier d’investissement lituanien Aivaras Abromavicius est le nouveau ministre de l’Economie, plaçant la politique économique du gouvernement sous l’influence, ou plutôt le contrôle, américain.
Le nouveau ministre de la Santé, Aleksandr Kvitashvili de la Géorgie, a été éduqué aux Etats-Unis et ne parle pas ukrainien. Il a occupé le poste de ministre de la santé dans sa Géorgie natale, sous la présidence du protégé des Etats-Unis de l’époque, Mikheïl Saakachvili.
La mainmise des États-Unis sur l’économie de l’Ukraine est maintenant totale. Le décor est planté pour commencer la fracturation, faisant peut-être de Hunter Biden le plus récent des oligarques de l’Ukraine.
Personne n’en parle, mais l’accord commercial controversé entre l’UE et l’Ukraine, dont le report avait déclenché les protestations de Maidan, qui ont abouti au coup d’état piloté par les Etats-Unis du 22 février, supprime les barrières commerciales, permettant l’entrée libre dans les pays de l’UE des exportations agricoles produites en Ukraine par des sociétés américaines. Le gouvernement ukrainien est profondément endetté, mais cela n’empêchera pas les entreprises américaines de réaliser d’énormes profits dans ce pays à bas salaires, fertile et déréglementé. Les producteurs céréaliers européens, comme la France, pourraient souffrir d’une telle concurrence bon marché.
L’assaut du gouvernement russophobe de Kiev contre la région du Sud-Est est en train de tuer le secteur industriel du pays, dont les marchés se trouvaient en Russie. Mais pour les dirigeants de Kiev de l’Ukraine occidentale, cela n’a pas d’importance. La mort d’une vieille industrie peut aider à garantir des salaires bas et des profits élevés.
Au moment même où les Américains prenaient résolument le contrôle de l’économie ukrainienne, Vladimir Poutine a annoncé l’annulation du projet de gazoduc South Stream. L’accord avait été signé en 2007 entre Gazprom et la compagnie pétrochimique italienne ENI, afin d’assurer les livraisons de gaz russe dans les Balkans, en Hongrie, en Autriche et en Italie en contournant l’Ukraine, dont le manque de fiabilité en tant que pays de transit avait été démontré par de fréquents impayés ou le siphonnage pour son propre usage de gaz destiné à l’Europe. L’allemand Wintershall et le français EDF ont également investi dans South Stream.
Ces derniers mois, des représentants des États-Unis ont commencé à faire pression sur les pays européens concernés afin qu’ils se retirent de l’affaire. South Stream était une bouée de sauvetage potentielle pour la Serbie, toujours appauvrie par les destructions causées par les bombardements de l’OTAN et les privatisations au rabais de ses industries au profit d’acquéreurs étrangers. En plus du bénéfice des emplois et d’une sécurité énergétique qui lui font gravement défaut, la Serbie était en passe de gagner 500 millions d’euros de tarif de transit par an. Belgrade a résisté aux avertissements insistants exigeant de se conformer à la politique anti-Russe pour conserver son statut de candidat à l’entrée dans l’Union européenne.
Le maillon faible était la Bulgarie qui, en tant que terminal du gazoduc, devait tirer des bénéfices similaires. L’ambassadeur américain à Sofia Marcie Ries a commencé par avertir les hommes d’affaires bulgares qu’ils pourraient souffrir s’ils faisaient des affaires avec des entreprises russes sous sanctions. Le président sortant de la Commission européenne, José Manuel Barroso du Portugal, qui était « maoïste » lorsque le « maoïsme » servait de couverture à l’opposition aux mouvements de libération soutenus par les Soviétiques dans les colonies portugaises d’Afrique, a menacé la Bulgarie de poursuites de l’UE pour irrégularités dans les contrats South Stream. Il s’agit de règles de l’UE qui interdisent que la même entreprise puisse à la fois produire et transporter du gaz. En bref, l’UE voulait faire appliquer ses propres règles de façon rétroactive à un contrat signé avant que ces règles ne soient adoptées et avec un pays qui n’est pas membre de l’UE.
Enfin, John McCain a pris l’avion pour Sofia pour intimider le Premier ministre bulgare, Plamen Orecharski, en exigeant qu’il se retire de l’affaire, laissant le gazoduc South Stream sans point d’entrée terrestre dans les Balkans.
C’est plutôt drôle si l’on considère qu’un thème majeur de la propagande belliciste actuelle des États-Unis est de dénoncer la vente de gaz russe comme étant surtout une arme d’ « intimidation », de « coercition » et de « contrainte » politique utilisée par Poutine pour dominer l’Europe.
Enfin, il est vrai que la Russie a dû rappeler à maintes reprises à l’Ukraine de régler ses factures de gaz impayées. Avec un succès mitigé.
L’annulation de South Stream constitue un coup tardif porté par l’OTAN contre la Serbie. Le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic a regretté la perte de South Stream, en soulignant que : « Nous payons le prix d’un conflit entre grandes puissances ».
Les partenaires italiens de l’accord sont également très mécontents devant les pertes subies. Mais les responsables européens et les médias, comme d’habitude, rejettent toute la faute sur Poutine.
Si l’on vous insulte sans cesse en vous faisant sentir que vous n’êtes pas le bienvenu, il se peut que vous fassiez vos bagages et partiez. Poutine a emporté son projet de gazoduc vers la Turquie où le Premier ministre turc, Recep Erdogan, n’a pas tardé à l’acheter. Cela ressemble à une bonne affaire pour la Russie et pour la Turquie. Mais l’affaire demeure inquiétante.
Le pétrole russe comme moyen de coercition ? Si Poutine pouvait utiliser Gazprom pour obtenir d’Erdogan de changer de politique envers la Syrie, et d’abandonner sa détermination à renverser Bachar al Assad, afin que les fanatiques de l’Etat Islamique soient vaincus, ce serait un excellent résultat. Mais il n’y a aucun signe d’un tel résultat.
L’abandon de South Stream creuse le fossé entre la Russie et l’Europe occidentale, ce qui, à long terme, est néfaste pour les deux. Mais il creuse aussi l’inégalité économique entre le Nord et le Sud de l’Europe. L’Allemagne reçoit toujours du gaz de Russie, notamment avec le co-projet de Gerhard Schroeder avec Poutine, Nord Stream. Mais les pays d’Europe du Sud, déjà dans une crise profonde provoquée en grande partie par l’euro, sont laissés dans l’incertitude de leur approvisionnement. Cette tournure des événements pourrait contribuer à la révolte politique qui se développe dans ces pays.
Tandis que des voix s’élèvent en Italie pour se plaindre que les sanctions anti-russes font mal à l’Europe, mais laissent les États-Unis indemnes, les Européens pourraient se consoler avec les aimables propos de l’hôte de la Maison Blanche et lauréat du prix Nobel de la paix qui a salué l’Union Européenne pour avoir fait la bonne chose, même si c’est « difficile pour l’économie européenne. »
Dans un discours adressé à d’importants PDG le 3 décembre, Obama a déclaré que les sanctions visaient à changer « l’état d’esprit » de Poutine, mais ne pensait pas que cela réussisse. Il attend que « la politique à l’intérieur de la Russie rattrape ce qui se passe dans l’économie, c’est pourquoi nous allons continuer à maintenir cette pression. » Ce qui est une autre façon de dire que voler le marché du gaz naturel de la Russie, forcer l’Europe à adopter des sanctions, et couper les liens entre la Russie et l’UE sont autant de mesures destinées à faire en sorte que le peuple russe se retourne contre Poutine et s’en débarrasse. Un changement de régime, en somme.
Le 4 Décembre, la Chambre des Représentants US a officiellement révélé le motif des Etats-Unis derrière ce gâchis en adoptant ce qui doit sûrement être le pire projet de loi jamais adopté : la Résolution 758.
La résolution est un recueil de tous les mensonges répandus contre Vladimir Poutine et la Russie depuis un an. Jamais peut-être autant de mensonges ont été rassemblés dans un seul document officiel de cette longueur. Et pourtant, cette propagande de guerre a été approuvée par un vote de 411 contre 10. Si, en dépit de cet appel à la guerre entre deux puissances nucléaires, il y a encore des historiens dans le futur, ils devront juger que cette résolution est la preuve de l’absence totale d’intelligence, d’honnêteté et de sens des responsabilités du système politique que Washington s’emploie à imposer au monde entier.
L’ancien parlementaire Ron Paul a écrit une excellente analyse de ce document honteux. Quoi qu’on puisse penser de la politique interne ultra-liberale de Paul, sur les affaires internationales, il se distingue comme étant une voix de la raison très isolée.
Après une longue liste de "considérant que", de mensonges, d’insultes et de menaces, nous arrivons enfin à l’aspect commercial grossier de cette campagne dangereuse. La Chambre appelle les pays européens à « réduire la capacité de la Fédération de Russie à user de son approvisionnement en énergie comme un moyen de pression politique et économique sur d’autres pays, y compris en encourageant l’augmentation des exportations de gaz naturel et d’autres d’énergies depuis les États-Unis et d’autres pays » et « demande instamment au président d’accélérer l’approbation par le ministère américain de l’énergie des exportations de gaz naturel liquide vers l’Ukraine et d’autres pays européens. »
Le Congrès est prêt à risquer et même à promouvoir la guerre nucléaire, mais au fond il ne s’agit que de voler le marché du gaz naturel de la Russie par ce qui n’est encore à ce jour qu’un pari : le gaz de schiste américain obtenu par fracturation. Un chat dans un sac.
Pire que la guerre froide
Les néo-conservateurs qui manipulent les politiciens ignares des Etats-Unis ne nous entrainent pas dans une nouvelle guerre froide. C’est bien pire. La longue rivalité avec l’Union Soviétique était « froide » en raison de la DMA, la Destruction Mutuelle Assurée. Washington et Moscou étaient parfaitement conscients qu’une guerre « chaude » signifiait échanges nucléaires qui détruiraient le monde entier.
Cette fois, les Etats-Unis pensent qu’ils ont déjà « gagné » la guerre froide et semblent ivres de confiance qu’ils peuvent gagner à nouveau. Ils modernisent leur arsenal nucléaire et construisent un « bouclier nucléaire » à la frontière de la Russie dont le seul but ne peut qu’être de donner aux États-Unis la capacité d’une première frappe - la capacité d’empêcher des représailles russes contre une attaque nucléaire des États-Unis. Cela ne peut pas marcher, mais cela affaiblit la force de dissuasion.

Le danger d’une guerre ouverte entre les deux puissances nucléaires est en réalité beaucoup plus grand que pendant la guerre froide. Nous sommes à présent dans une sorte de Guerre Glaciale, figée, parce que ce que les Russes disent ou font n’a aucun effet. Les néoconservateurs qui fabriquent la politique des États-Unis dans l’ombre ont inventé une histoire totalement fictive sur une « agression » russe que le président des États-Unis, les médias et maintenant le Congrès ont acceptée et approuvée. Les dirigeants russes ont répondu avec honnêteté, vérité et bon sens, et sont restés calmes malgré les invectives lancées contre eux. Rien n’y fait. Les positions sont gelées. Quand la raison échoue, la force suit. Tôt ou tard.

Posté le 10 février 2015 à 10h24 par Paula Corbulon | Lien permanent

04 février 2015

La CEDH oblige la France à héberger des terroristes étrangers, aux frais de l'Etat

D'après le Figaro (via), neuf islamistes sont, à l'heure actuelle, assignés à résidence dans nos campagnes, aux frais de l'Etat, qui ne peut les expulser. Un régime qu'a connu Djamel Beghal, le mentor des frères Kouachi et de leur complice Coulibaly, avant qu'il ne retourne en prison. En cause ? La cour européenne des droits de l'homme :

"C’est le sort réservé à ceux qui, d’origine étrangère, sont frappés d’une interdiction définitive du territoire français mais ne peuvent être expulsés. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qu’ils saisissent, fait en effet barrage à une extradition vers leur pays en évoquant des risques de torture. C’est alors l’impasse. La France, qui ne peut se débarrasser de ceux qu’elle bannit, les installe dans des bourgades isolées, avec interdiction pour eux d’en sortir et obligation de pointer quatre fois par jour à la gendarmerie."

Dans le village où a été hébergé Beghal,

"on parle d’une facture mensuelle de 3000 euros. «Voilà ce que coûtait ce terroriste chaque mois!»"

Posté le 4 février 2015 à 21h26 par Louise Tudy | Lien permanent

02 février 2015

TTIP : reprise des négociations entre l'UE et les USA

Lu ici :

"Les négociations entre Européens et Américains ont repris lundi matin à Bruxelles afin de mettre sur pied le plus vaste accord de libre-échange au monde, un projet en discussions depuis plus d’un an et demi qui suscite beaucoup de défiance en Europe."

Posté le 2 février 2015 à 15h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

01 février 2015

Les instances européennes ne se soucient pas d'écouter les peuples

Chantal Delsol est interrogée dans le Figarovox :

"Comment expliquer la défiance des peuples européens qui s'exprime d'élections en sondages vis-à-vis de l'Union européenne?

Les peuples européens ont le sentiment de n'être plus maîtres de leur destin, et ce sentiment est justifié. Ils ont été pris en main et en charge par des super-gouvernants qui pensent connaître leur bien mieux qu'eux-mêmes. C'est ni plus ni moins une variante du despotisme éclairé, ce qui à l'âge contemporain s'appelle une technocratie: le gouvernement ressortit à une science, entre les mains de quelques compétents.

Avant chaque élection, on dit aux peuples ce qu'ils doivent voter, et on injurie ceux qui n'ont pas l'intention de voter correctement. S'ils votent mal, on attend un peu et on les fait voter à nouveau jusqu'à obtenir finalement le résultat attendu. Les instances européennes ne se soucient pas d'écouter les peuples, et répètent que les peuples ont besoin de davantage d'explications, comme s'il s'agissait d'une classe enfantine et non de groupes de citoyens."

Posté le 1 février 2015 à 16h49 par Michel Janva | Lien permanent

31 janvier 2015

Syriza au pouvoir: une victoire souverainiste?

C'est l'avis de Jacques Sapir, lu ici. Extrait.

"Mais, au-delà du symbole, il y a des actes. Et les premiers actes de Tsypras ont été des signaux très forts envoyés aux autorités de Bruxelles. Tout d'abord, il a constitué son gouvernement en passant une alliance avec le parti des « Grecs Indépendants » ou AN.EL. Beaucoup disent que c'est une alliance hors nature de l'extrême-gauche avec la droite. Mais ce jugement reflète justement leur réduction du combat de SYRIZA à la seule question sociale. Ce qui justifie l'alliance entre SYRIZA et les « Grecs Indépendants », c'est le combat pour la souveraineté. Tsypras, dans son premier discours, a d'ailleurs parlé de l'indépendance retrouvée de son pays face à une Union Européenne décrite ouvertement comme un oppresseur. Le deuxième acte fort du nouveau gouvernement a été de se désolidariser justement de la déclaration de l'UE sur l'Ukraine. Une nouvelle fois, l'UE condamnait la Russie. Tsypras a dit, haut et fort, que la Grèce n'approuvait pas cette déclaration, ni sur le fond ni dans sa forme, car elle avait été prise sans respecter les procédures internes à l'UE. Il est désormais clair que l'UE ne pourra plus raconter n'importe quoi sur la crise ukrainienne. La règle de l'unanimité s'applique encore. Le troisième acte a été la décision du gouvernement, annoncée par le nouveau ministre des Finances M. Varoufakis, de suspendre immédiatement la privatisation du port du Pirée. Cette décision signifie la fin de la mise à l'encan de la Grèce au profit de l'étranger. Ici encore, on retrouve la nécessité d'affirmer la souveraineté de la Grèce."

Sur le même sujet, on pourra lire avec profit ceci.

Posté le 31 janvier 2015 à 15h03 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (12)

Soft putsch en Suède: une préfiguration de ce qui nous attend en 2017 ?

Ou comment l'oligarchie perpétue sa mainmise contre le pays réel. Lu ici. Extraits, mais tout est à lire. On admirera au passage l'art consommé de la désinformation d'un "grand" quotidien vespéral français.

"La nouvelle n’a pas fait la « une » des médias, et c’est pourtant un des événements les plus inquiétants de ce début de siècle. Le dernier masque de la démocratie représentative, dans sa version postmoderne et corrompue, vient en effet de tomber. (...)

Les faits sont simples dans leur crudité cynique. Les dernières élections ont vu surgir un parti disons atypique, le mot « populiste » étant, en Suède comme ailleurs, un mot dépourvu de sens (tous les partis courtisent le peuple !). Avec ses 12%, le SD ne pouvait qu’être un parti d’opposition, mais lorsqu’un autre s’est joint à lui pour rejeter le budget, le gouvernement a été mis en minorité, et son budget invalidé : situation classique de « crise gouvernementale ». Dans toute démocratie, cela entraîne la démission du gouvernement, et chez nous ce serait un des cas où la dissolution s’imposerait. C’est si évident que dans un premier temps, le chef du gouvernement suédois, Stefan Löfven, a décidé, et annoncé pour le 22 mars 2015, la tenue de nouvelles élections.(...)

Mais voilà : les sondages se sont mis à dessiner une forte hausse du SD, l’amenant à des niveaux tels que ni l’alliance socialistes-verts, ni le centre-droit, ne puissent espérer gouverner. Craignant de perdre, avec leurs dernières plumes, les places qu’ils occupaient chacun leur tour dans une aimable alternance, ces partis ont décidé de se répartir les postes non plus alternativement mais simultanément, et pour toujours. En tout cas jusqu’en 2022, première date de révision de leur accord.

Stefan Löfven vient donc de revenir sur sa décision : les élections prévues pour 2015 n’auront pas lieu, et le résultat de celles de 2019 est d’avance neutralisé puisque l’entente des sortants, ou plutôt de ceux qui ne veulent pas sortir, est organisée jusqu’en 2022. La Suède aura donc la « chance » d’être la première démocratie du monde à connaître la composition de son gouvernement avant les élections, et à savoir qu’il restera en place indépendamment de leur résultat. C’est sûr que ça renouvelle le concept de démocratie, tellement même qu’il faudrait trouver un nouveau nom. (...)

(...) un « grand journal du soir », le même qui avait applaudi l’entrée des Khmers Rouges dans Phnom-Penh (décidément, on ne se refait pas), n’en a parlé que pour en faire un modèle : « Une fois de plus, la Suède donne l’exemple. Confrontés à la perspective d’une crise politique prolongée, les partis politiques traditionnels, de gauche à droite, ont décidé de s’unir pour permettre au gouvernement de fonctionner en neutralisant la capacité de nuisance parlementaire du parti populiste. » On admirera incidemment un des plus beaux exemples de langue de bois jamais énoncés dans la presse française. Des élus d’opposition qui votent contre le gouvernement, rejettent ses projets de loi, déposent des amendements, bref, des opposants qui s’opposent ? De la « nuisance parlementaire ». Vite, le parti unique, seule garantie d’un parlement sans nuisance !"

Posté le 31 janvier 2015 à 15h02 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (11)

30 janvier 2015

L'affaire grecque rappelle la prédominance des nations et des peuples

D'Ivan Rioufol :

"[...] Non, le "populisme" ne menace pas l’Europe, comme l’assurent ceux qui se sentent visés. La colère du peuple n’est que l’expression soudaine d’un pluralisme ignoré par les démocraties malades. Les dangers viennent des idées fausses imposées par les élites "éclairées", indifférentes aux effets de leurs lubies. C’est la désespérance qui a conduit les Grecs surendettés à éconduire la classe politique au pouvoir depuis quarante ans, pour lui préférer un militant d’extrême gauche, Alexis Tsipras. Désigné premier ministre, lundi, avec 36,3 % des voix, le leader de Syriza gouvernera avec le parti de la droite souverainiste des Grecs indépendants. Un même rejet menace les partis français, qui ont désarmé la nation aujourd’hui menacée.

Certes, Tsipras laisse craindre d’autres désillusions. Coqueluche de l’extrême gauche française, qui s’est approprié sa victoire, le démagogue grec a promis de distribuer 12 milliards d’euros aux plus défavorisés, tandis que son pays croule sous plus de 300 milliards d’emprunts. Son succès, accentué par une proportionnelle avantageant le gagnant, est moins une adhésion à un programme qu’une répulsion contre un vieux monde perverti. Jamais les dirigeants n’ont réussi à reconstruire l’État, réformer, lutter contre la fraude à l’impôt. Les fonds privés placés en Suisse égaleraient la dette publique. Tsipras n’a pas, avec son antilibéralisme dogmatique, les bonnes cartes pour réussir là où ses prédécesseurs ont échoué. Mais ne devrait-il être qu’une figure fugitive, il a le mérite de replacer la démocratie et la souveraineté au cœur du débat européen.

Redécouvrir, grâce à la Grèce, la prédominance des nations et des peuples oubliés est un exercice auquel les fumeux "mélangistes", militants de l’indifférenciation et du mépris des gens, vont devoir s’habituer."

Posté le 30 janvier 2015 à 07h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

29 janvier 2015

Juncker s'assoit sur la souveraineté des peuples

Interrogé dans Le Figaro, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, qui avait appelé à voter pour la coalition battue aux élections en Grèce, déclare :

«on ne peut pas sortir de l'euro sans sortir de l'Union européenne»

Puis à la question « comment l'Europe doit-elle traiter un pays qui décide démocratiquement de sortir du rang ? », réponse :

« Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens ».

Posté le 29 janvier 2015 à 22h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

28 janvier 2015

La Grèce dans le mur

Lu dans Les 4 Vérités :

"[...] L’élection d’une majorité d’extrême gauche est toujours une mauvaise nouvelle. D’autant que cette majorité semble fort n’avoir rien appris. M. Tsipras a annoncé vouloir pratiquer la fameuse relance par l’offre, c’est-à-dire augmenter les salaires et les prestations sociales pour, hypothétiquement, « relancer » la consommation et l’investissement. Cette méthode n’a jamais fonctionné en économie ouverte (elle n’a pu fonctionner en Allemagne dans les années 30 que parce que, précisément, les frontières étaient fermées et que l’État contrôlait strictement l’économie). De toute évidence, avec un tel gouvernement, la Grèce – et toute l’Europe avec elle, malgré les discours lénifiants sur la « contagion » parfaitement maîtrisée – va dans le mur. Pourtant, il faut aussi voir ce qu’il y a de positif dans cet événement.

Tout d’abord, il n’est pas déplaisant de voir cette oligarchie mondialiste, qui voudrait faire notre « bonheur » malgré nous, se prendre une claque. Nous avons entendu tous les caciques de la commission européenne et de la BCE sermonner doctement les Grecs sur les conséquences de leur vote. Le peuple grec a réagi logiquement : en faisant exactement le contraire de ce qu’on voulait lui imposer ! Mais, surtout, dans ce débat sur l’austérité, il va peut-être devenir enfin audible que cette politique d’austérité n’a rien à voir avec du sérieux budgétaire. L’austérité à la mode de la troïka consiste à augmenter les impôts ou, à impôt constant, à baisser les prestations. C’est donc, purement et simplement, du vol légalisé. Quand nous réclamons des budgets à l’équilibre, nous ne suggérons pas ce type « d’austérité ». Nous demandons que la sphère publique cesse de faire mal et coûteusement ce que la sphère privée peut faire mieux et moins cher. Ce n’est pas en augmentant la sphère publique, comme le veut Syriza, ni en vampirisant la sphère privée, comme le veut la troïka, que l’on y parviendra. C’est en remettant l’État à sa place, toute sa place, mais rien que sa place !"

Posté le 28 janvier 2015 à 07h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

26 janvier 2015

Victoire de Syriza en Grèce : pas d'euphorie de circonstance

Bernard Antony partage modérément l'enthousiasme de certains, qui espèrent que la victoire de la gauche radicale en Grèce permette "un sursaut historique de libération du carcan eurocratique et de la schlague économique d’Angéla Merkel" :

"(...) Soyons clair : imposer à toute force une monnaie commune, l’euro, à des pays à contextes économiques et sociaux formidablement différents, c’était la monstruosité de l’idéologie à la fois technocratique, planificatrice mais aussi mondialistement libérale entraînant l’écrabouillement des libertés nationales, économiques et sociales.
S‘il s’agissait donc aujourd’hui pour le peuple grec de reprendre sa souveraineté et de revenir à sa monnaie nationale la drachme, je m’en réjouirais sans trop d’inquiétude mais sans l’illusion que cela signifierait très vite une prospérité retrouvée.
 
Mais ce que je crains plutôt, c’est que le gouvernement d’Alexis Tsiperas, sous l’influence de tous les idéologues européistes rouges et verts, ne veuille justement pas sortir de l’euro ni sortir de l’Union Européenne ; mais au contraire qu’il veuille y demeurer et, avec d’autres pays suivant la même voie électorale, l’Espagne et l’Italie en premier, modifier non pas positivement « cette Europe-là » mais la révolutionner selon une dérive soviétoïde rouge-verte avec moins de libertés encore et beaucoup plus d’étatisme socialiste.
Cela signifierait encore plus de dénaturation nihiliste de la personne humaine et de la société."

Posté le 26 janvier 2015 à 23h39 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (13)

Le commissaire politique européen Moscovici avait refusé de rencontrer Tsipras

En décembre, Moscovici s'était rendu en Grèce pour une visite de deux jours... et avait refusé de rencontrer Tsipras qui vient de gagner magistralement les élections :

"C’est dans ce contexte tendu que le commissaire européen à l’économie, Pierre Moscovici, est arrivé lundi 15 décembre en Grèce pour une visite de deux jours. M. Moscovici est venu pour « saluer les progrès faits par la Grèce » et « défendre les réformes structurelles ». Quant à « l’idée d’envisager de ne pas rembourser une dette énorme », elle est « suicidaire ». Aucune rencontre n’est prévue avec M. Tsipras."

Posté le 26 janvier 2015 à 10h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

23 janvier 2015

Parlement européen : Edouard Ferrand remplace Aymeric Chauprade

FDans un communiqué, Marine Le Pen annonce que Edouard Ferrand est nommé à la tête de la délégation française FN–RBM au parlement européen en remplacement d’Aymeric Chauprade. Il sera en outre chargé des Français de l’étranger.

Cet eurodéputé avait également signé les principes de La Manif pour Tous.

De son côté, Aymeric Chauprade a maintenu ses déclarations et en a ajouté :

« Cette vidéo est parfaitement équilibrée. Je parle de l’islam acclimaté aux nations, qui est l’islam majoritaire. Mais je parle (aussi) de cet islam global, djihadiste, qui se développe. Il ne faut pas se voiler la face : on a un problème avec une partie de l’islam ».

Aymeric Chauprade n’hésite pas non plus à affirmer que

« le nazisme était allié avec l’islam radical. Himmler lui-même avait deux objets fétiches sur son bureau, Mein Kampf et le Coran ».

Ceux qui seront choqués par cette déclaration politiquement incorrecte seront heureux d'apprendre que le grand Mufti de Jérusalem avait fait alliance avec Hitler.

Posté le 23 janvier 2015 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent

20 janvier 2015

Avortements tardifs et infanticides néonataux : pourquoi il est bon de signer la pétition

De Grégor Puppinck, Directeur de l’ECLJ.

"Le 20 novembre dernier, l’ECLJ a lancé une pétition auprès de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) pour dénoncer les traitements inhumains et les infanticides pratiqués sur les nouveau-nés qui survivent à des avortements tardifs. En effet, chaque année, des enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques.

Saisi de ces pratiques en 2014, le Comité des Ministres a échoué à adopter une réponse commune et le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a refusé de se prononcer. C’est pourquoi cette pétition s’adresse à présent à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, dont l’une des fonctions est de promouvoir et défendre le respect des droits de l’homme.

A ce jour cette pétition est soutenue par 174.000 personnes.

Cette pétition sera introduite suivant une procédure officielle, elle est utile et mérite d’être signée car elle permet de saisir l’Assemblée Parlementaire de ce sujet et d’obtenir qu’elle l’étudie, en débatte et adopte un rapport.

Cette procédure parlementaire pourrait aboutir à l’adoption d’une résolution et d’une recommandation de l’Assemblée. Ce résultat n’est pas certain. En revanche il est sûr que cette pétition va provoquer d’intenses débats pendant plusieurs mois ; et c’est justement l’objectif de cette pétition : faire sortir de l’ombre le drame des avortements tardifs et obtenir que l’on en parle, que l’on ouvre les yeux sur cette pratique inhumaine.

Cette pétition va se heurter à une forte opposition et à un « mur du silence », mais elle peut le briser par l’engagement de ses signataires et le courage de députés.

La pétition sera remise prochainement à la Présidente de l’Assemblée. Les signataires seront informés des prochaines étapes de la procédure et invités encore à agir.

Signez ici la pétition.

Posté le 20 janvier 2015 à 23h45 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d'initié de François Hollande ?

Lu ici :

"En politique, cela s'appelle un couac. En Bourse, cela s'appelle un délit d'initié. Ou du moins une divulgation d'information confidentielle. Une petite phrase, lâchée par François Hollande lors de ses vœux aux entreprises, a en effet fait bondir les journalistes présents et les instances européennes.

Le président français a assuré lundi que la Banque centrale européenne allait "jeudi prendre la décision de racheter des dettes souveraines", lors de ses vœux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi.

"La Banque centrale européenne va prendre jeudi la décision de racheter des dettes souveraines, ce qui va donner des liquidités importantes à l'économie européenne et (...) peut créer un mouvement favorable à la croissance", a déclaré le chef de l’État.

Posté le 20 janvier 2015 à 23h15 par Michel Janva | Lien permanent

Encore plus d'Europe, ça vous dit ?

Cela s'appelle de la récupération politique. L'Europe de Bruxelles montre quotidiennement sa faillite et détruit la souveraineté des Nations. Son incapacité à gérer l'immigration clandestine (échec de frontex), ses frontières passoires à cause de Schengen et la faillite de l'Europe de la défense en sont des preuves évidentes.

Et bien non ! Jean Arthuis propose encore plus de fédéralisme et moins de souverainté pour régler le problème du terrorisme :

"N'en déplaise aux souverainistes, la bonne réponse face au terrorisme, c'est, au contraire, l'Europe fédérale"

Mais qui va-t-il convaincre ? 

Posté le 20 janvier 2015 à 18h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Face aux djihadistes et à la CEDH, la France impuissante

A quoi cela sert-il d'avoir des lois en France, puisque c'est une cour supranationale qui décide ? Dernier exemple en date, Bernard Cazeneuve affirme qu'on ne peut pas interdire aux djihadistes de revenir en France

"sauf à prendre le risque de se trouver sanctionné par la Cour européenne des droits de l'homme".

Donc, prenons le risque de nouveaux attentats, le dogme de la CEDH ne pouvant être remis en cause... La Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme stipule (article 3) que

«nul ne peut être privé du droit d'entrer sur le territoire de l'Etat dont il est le ressortissant».

Le ministre ne veut pas commettre d'attentat contre la CEDH :

«Sauf à prendre le risque de se trouver sanctionné par la Cour européenne des droits de l'Homme, cet article s'oppose donc à ce que le retour en France de ressortissants français soit interdit, qu'ils aient ou non une autre nationalité».

Posté le 20 janvier 2015 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

19 janvier 2015

La présidente de la Lituanie, ancienne commissaire européen, militante communiste ?

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"C’est une terrible affaire qui secoue le Parlement européen. Le mois dernier, tous les députés européens ont trouvé dans leur casier un exemplaire d’un livre sulfureux, intitulé Red Dalia, traduction en anglais du livre d’une journaliste lituanienne controversée, comme on dit, Ruta Janutiene, paru en Lituanie en 2013.

Le Dahlia rouge, c’est Dalia Grybauskaite, la présidente de la Lituanie (depuis 2009, réélue l’an dernier), qui auparavant était commissaire européen. Elle s’est fait remarquer ces derniers temps par son hystérie antirusse et son soutien absolu aux actuelles autorités ukrainiennes, allant jusqu’à qualifier la Russie d’« Etat terroriste » (formule assez peu diplomatique dans la bouche d’une présidente dont le rôle principal est de représenter la Lituanie sur la scène internationale). Il est donc logique que son ministre de la Défense, participant du même délire, publie un manuel expliquant à la population comment survivre à une invasion russe et comment y résister…

Or voici que Ruta Janutiene reprend et étaye une ancienne rumeur selon laquelle Dalia Grybauskaite est la fille d’un membre du KGB de Staline et qu’elle devint elle-même à 27 ans une ardente militante du parti communistes d’URSS. [Lire la suite]"

Posté le 19 janvier 2015 à 22h24 par Michel Janva | Lien permanent

17 janvier 2015

L'armée belge déployée contre le danger islamiste

Alors que le dispositif français Vigipirate était presque une exception mondiale, la Belgique vient de décider de faire appel à son armée : 

3025067166"Le gouvernement belge a décidé de réagir vigoureusement après le démantèlement, jeudi 15 janvier, d’un réseau terroriste qui projetait une série d’actions, notamment contre des policiers. Le premier ministre, Charles Michel, a dévoilé un plan en douze points qui sera soumis au Parlement et, espère-t-il, adopté d’ici un mois. La mesure la plus spectaculaire est le recours à l’armée pour la surveillance des lieux stratégiques. Le pays n’avait connu un tel dispositif que dans les années 1980, lors d’attentats commis par les Cellules communistes combattantes, proches d’Action directe. Quelque 150 soldats ont été immédiatement déployés malgré l’opposition des syndicats de policiers. " 

"Des militaires ont commencé ce samedi à prendre la relève de policiers pour surveiller des sites sensibles en Belgique, notamment à Anvers où vit une importante communauté juive. Jusqu'à 300 membres du régiment para-commando belge seraient susceptibles d'être déployés"(source)

Posté le 17 janvier 2015 à 14h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

La France sous contrôle...de la commission européenne

Pendant que nos élites politiques défilent dans la rue et parlent d'unité nationale et de liberté d'expression, une information est (volontairement?) passée sous silence :

"C'est dans un pays en état de choc, et en état d'alerte antiterroriste maximale que débarquent, cette semaine, les experts de la Commission européenne chargés d'éplucher les comptes du pays, dans le cadre de la procédure pour «déficit excessif» dont fait l'objet la France à Bruxelles. La «mission technique d'évaluation» est composée de trois experts de la Direction générale économique et financière de la Commission européenne, la fameuse «DG Ecfin». Ils resteront à Paris toute la semaine. Et devraient y revenir à la fin du mois de janvier. Leurs inspections se concentrent à Bercy, à la Direction générale du Trésor, des finances publiques et du budget (...)

Avec deux options à la clé: un nouveau délai de deux ans pour respecter de nouveaux objectifs de déficits, en échange de nouveaux ajustements, ou une procédure de «mise en demeure» pouvant aboutir à des sanctions financières."

A quand une grande manifestation pour la défense de la souveraineté française ?

Posté le 17 janvier 2015 à 08h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

16 janvier 2015

Nouveau rapport pro-avortement au Parlement européen

Un nouveau rapport, le rapport Tarabella s’inscrit dans la logique du Rapport Estrela et vise à promouvoir un «droit à l'avortement» au travers d’une résolution du Parlement européen. Le 10 Décembre 2013, le Parlement européen avait rejeté le rapport Estrela sur « la santé et les droits sexuels et génésiques » (SDSG). A sa place, les eurodéputés ont adopté une résolution qui réaffirme le principe de subsidiarité et déclare clairement que « la définition et la mise en œuvre des politiques relatives aux SDSG et à l'éducation sexuelle dans les écoles relèvent de la compétence des États membres ».

Cependant, l’eurodéputé belge Marc Tarabella, du groupe socialiste, conteste actuellement le principe de subsidiarité en ce qui concerne "les SDSG" en faisant la promotion d’un des principaux points du rapport Estrela, à savoir un « droit à l'avortement ». M. Tarabella est le rapporteur du rapport annuel du Parlement européen sur l'égalité entre les femmes et les hommes au sein de l’UE en 2013. Un rapport annuel qui a été rejeté en 2014, connu alors sous le nom «rapport Zuber».

M. Tarabella tente de convaincre le Parlement européen à accepter la disposition suivante :

« Le Parlement européen (...) insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l'avortement ; soutient par conséquent les mesures et actions visant à améliorer l'accès des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive et à mieux les informer de leurs droits et des services disponibles ; invite les États membres et la Commission à mettre en œuvre des mesures et des actions pour sensibiliser les hommes quant à leurs responsabilités sur les questions sexuelles et reproductives ».

L’action de M. Tarabella est incohérente compte tenu de la position récemment adoptée par le Parlement européen, affirmant qu'il n'y a pas de compétence de l'UE sur la question de l'avortement. Néanmoins, au cours des réunions de la Commissionsur les droits de la femme et l’égalité des genres du Parlement européen, il a déclaré sa détermination à promouvoir un "droit à l'avortement". Il est donc nécessaire de réaffirmer ce que le Parlement européen a déclaré le 10 Décembre 2013.

Une fois de plus les citoyens de l'UE doivent faire entendre leur voix pour défendre le principe de subsidiarité et empêcher que le Parlement européen nouvellement élu adopte un rapport qui comprendrait un "droit à l'avortement".

Ne laissez pas Tarabella relancer les positions d’Estrela !

La FAFCE vous invite à signer cette pétition pour envoyer un signal fort et uni des citoyens au Parlement européen avant les votes qui auront lieu d'abord dans la Commission des droits de la femme et de l'égalité des genres, le 20 Janvier 2015, puis lors de la plénière du Parlement européen.

Posté le 16 janvier 2015 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent

07 janvier 2015

La zone euro est anti-liberté et anti-souveraineté

Fabienne Keller est sénatrice de l'UMP.

Posté le 7 janvier 2015 à 23h14 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Philippe Séguin aurait pu écrire un roman d'anticipation

Cinq ans après sa mort, un éloge du discours de Philippe Séguin du 5 mai 1992 sur Maastricht, à lire sur FigaroVox, dont voici quelques citations et la conclusion :

Philippe Séguin avait annoncé le risque de chaos social, l'emploi devenant, avec la monnaie unique et le contrôle draconien de l'inflation, la seule variable d'ajustement :

"le refus de dévaluation se paie du blocage de l'investissement et de l'explosion du chômage», «l'aliénation de notre politique monétaire entraîne l'impossibilité de conduire une politique autonome», «la normalisation de la politique économique française implique à très court terme la révision à la baisse de notre système de protection sociale, qui va rapidement se révéler un obstacle rédhibitoire, tant pour l'harmonisation que pour la fameuse convergence des économies», «dès lors que dans un territoire donné il n'existe qu'une seule monnaie, les écarts quelque peu significatifs de vie entre les régions qui le composent deviennent vite insupportables».

La perte de souveraineté :

«L'Etat fédéral européen (…) serait un Etat arbitraire et lointain dans lequel aucun peuple ne se reconnaitrait. Les plus lucides des fédéralistes européens le savent bien et ont une réponse toute prête. Il s'agit d'une Europe des régions laquelle présente l'avantage (…) de mettre hors-jeu les Etats nationaux»; or, selon l'orateur: «Il n'y a aucune place pour des nations vraiment libres dans un Etat fédéral; une nation de nations est une contradiction dans les termes, rien de plus

Le renforcement du nationalisme et de la quête identitaire :

«Craignons alors que pour finir les sentiments nationaux ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescriptible à choisir son destin». (...)

«On parle d'identité lorsque l'âme est déjà en péril (…) lorsque les repères sont déjà perdus. La quête identitaire (…) est le réflexe défensif de ceux qui sentent qu'ils ont déjà trop cédé

De même, Philippe Seguin avait déjà dénoncé les manoeuvres qui seraient utilisées pour faire taire les eurosceptiques.

Conclusion de l'article :

(...) En résumé, Philippe Séguin appelait de ses vœux une Confédération européenne, c'est-à-dire une structure institutionnelle et juridique bien plus souple qu'une Union fédérale. (...) Formons le vœu en ce début d'année que le prophétique discours de Philippe Séguin soit relu par les dirigeants européens afin que nous ne connaissions pas une issue dramatique lorsque les inéluctables remises en cause des schémas européens auront lieu."

Posté le 7 janvier 2015 à 17h54 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (4)

Quand Sébastien Chenu défendait l'UE de Bruxelles

Le FN a insisté sur le fait que Sébastien Chenu, fondateur de GayLib, ne rejoignait pas le FN pour défendre son idéologie LGBT, mais car il était un authentique patriote, hostile à l'européisme (il aurait même voté contre le Traité constitutionnel européen). Il est même devenu assistant parlementaire d'un député FN au Parlement européen.

Minute montre qu'il n'en est rien.

« A 18 ans, j'ai voté contre Maastricht et je suis resté eurosceptique », a affirmé Sébastien Chenu en rejoignant le Rassemblement Bleu Marine. « J'ai toujours soutenu une ligne eurosceptique à l'UMP, a-t-il ajouté. Force est de constater que cette ligne a été maintes fois trahie » Voici donc dans son intégralité un entretien que Sébastien Chenu a donné à « L’Observateur de Beauvais ». Il a été réalisé le 28 mai 2009. Chenu était alors candidat sur la liste UMP menée par Dominique Riquet aux élections européennes dans le Nord-Ouest."


Sébastien Chenu voit l'Europe à Beauvais par LobservateurdeBeauvais

Posté le 7 janvier 2015 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

06 janvier 2015

Arnaud Danjean : 'Déséquilibré'? Non, le gouvernement ne comprend rien au terroriste selon l'Etat islamique

AdLe député européen voit clair : 

"Vous réfutez la distinction entre “déséquilibrés” et “terroristes”. Le gouvernement minimise-t-il la gravité des faits ?

La communication du gouvernement est en tout cas très contradictoire : Manuel Valls nous dit que ces actes sont le fait de « déséquilibrés » et non de terroristes, qu’il s’agit seulement d’une mauvaise série, mais il admet aussi que le danger n’a jamais été aussi grand. Je pense qu’il a raison sur le second point, mais alors, il faut qu’il en tire toutes les conclusions : le terrorisme, ce n’est plus seulement des attentats de masse planifiés et perpétrés par des gens se rattachant à des organisations structurées et hiérarchisées.

C’est aussi, désormais, des actions individuelles, commises par des individus n’ayant pas forcément de liens entre eux, mais suscitées et cautionnées par une organisation terroriste, en l’occurrence l’État islamique. Il y a eu le 11 Septembre, Madrid, Londres, Casablanca, Bali. Il y a aussi Boston, Bruxelles, Ottawa, Sydney, Joué-lès-Tours : des attentats moins meurtriers mais psychologiquement dévastateurs.

Le suspect de Dijon a quand même le profil d’un déséquilibré… Bien sûr, mais vous connaissez beaucoup de terroristes “équilibrés” ?

On nous dit qu’il a fait 157 passages en établissement psychiatrique. Mais il en est ressorti 156 fois sans foncer dans la foule. S’il l’a fait il y a dix jours, ce n’est sans doute pas par hasard.

Vous voulez dire que ces terroristes ont pu être influencés par la diffusion de messages de l’État islamique ?

Absolument. Le mode opératoire est troublant, c’est celui qu’a recommandé Dae’ch dans une vidéo postée sur Internet en septembre : « Si vous pouvez tuer un incroyant […], tuez-le de n’importe quelle manière », avec une pierre, un couteau, une voiture… C’est déjà ce qui s’est passé au Canada, en octobre : un islamiste radical a tué un militaire en fonçant sur lui avec sa voiture.

Mais ce n’est pas parce que ces individus n’ont pas de lien avec une organisation structurée que leurs actes ne relèvent pas du terrorisme ! Ces gens-là n’ont pas d’antécédent djihadiste, ils ne font partie d’aucun organigramme. Ils passent spontanément à l’acte. C’est ce que recherche l’État islamique : encourager des individus, et fatalement les esprits les plus faibles, à commettre des attentats low cost, sans avoir à les former" (suite).

Posté le 6 janvier 2015 à 19h40 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (7)

05 janvier 2015

Euro : pas de souveraineté possible ?

La porte-parole de la Commission européenne, Annika Breidthardt, a déclaré ce matin suite à une question sur une sortie de la Grèce de l'euro :

"L'appartenance à l'euro est irrévocable".

Selon elle, cette règle est inscrite dans le Traité de Lisbonne, "article 140, paragraphe 3", traité imposé aux Européens.

Néanmoins, un traité se dénonce ou se renégocie et il est donc possible de sortir souverainement de l'euro, quoi qu'en dise le commissaire politique de la nomenklatura bruxelloise.

Posté le 5 janvier 2015 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

02 janvier 2015

Peut-on débattre de l'euro ?

L'union des Jeunes Euroréalistes est une association de rassemblement des jeunes euro-critiques issus de tous les horizons. Ils réclament un débat sur l'euro dans Le Figarovox :

E"Tandis que la crise de l'euro resurgit en Grèce et que des économistes, toujours plus nombreux, prophétisent une sortie prochaine de l'Italie de la zone euro, la monnaie unique continue d'attirer de nouveaux pays. Après l'Estonie en 2011 et la Lettonie en 2014, le 1er janvier 2015, ce sera au tour de la Lituanie de rejoindre ses deux voisins Baltes en devenant le dix-neuvième Etat membre de la zone euro.

[...] Puisque les peuples européens n'ont pas davantage été consultés au sujet de savoir s'ils souhaitaient partager leur monnaie avec une nouvelle nation dont le produit intérieur brut par habitant équivaut à à peine plus d'un tiers de celui de la zone euro. Et puisque le FMI, les agences de notation Moody's et Standard & Poor's, ainsi que les technocrates européens ont d'ores et déjà applaudi la nouvelle. Peu importe, en effet, car pour cette ancienne république soviétique qui a rejoint l'Union européenne et l'Otan en 2004, cette adhésion à la zone euro est avant tout une décision géopolitique dans laquelle les peuples européens, ignorés, n'ont pas leur mot à dire.

[...] C'est donc un nouvel épisode de la construction européenne telle qu'elle a été menée depuis plus de 20 ans qui se jouera le 1er janvier 2015. Une nouvelle fois, la décision a été prise sans le consentement des peuples. Une nouvelle fois, la précipitation d'une extension inconsidérée vers l'Est a primé sur le bon sens et la stabilité économique du continent. Une nouvelle fois, la zone euro ignore toute cohérence fiscale en accueillant en son sein un pays bénéficiant d'un impôt sur les sociétés à 15% (5% pour les petites et moyennes entreprises). Enfin, une nouvelle fois, le tabou autour d'une sortie de l'euro condamne l'existence même d'un débat à ce sujet.

En zone euro, depuis la crise, la décision est prise: la dévaluation sera interne. La position allemande imposant des politiques d'austérité l'a emporté. Et comment la blâmer? Sans sortie de l'euro, et sans austérité, l'intégration budgétaire européenne nécessiterait d'importants transferts de richesse entre les différents pays européens et notamment de l'Allemagne vers l'Europe du Sud. Ces transferts équivaudraient à environ 3% du PIB allemand - 85 à 90 milliards d'euros chaque année - soit ce qu'a coûté la difficile réunification allemande pendant 10 ans qui pourtant eut lieu au sein d'une même nation.

L'euro a été mal conçu, l'euro est en crise, les peuples n'ont qu'un mot à dire: bienvenue à la Lituanie!"

Posté le 2 janvier 2015 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

01 janvier 2015

L'euro c'est l'appauvrissement

EHier soir, François Hollande a encore soutenu l'euro, mais sans trop y croire réellement. Fini les grands discours sur le thème "l'euro c'est la croissance, l'euro c'est la prospérité"... :

"Avec l’Europe, ce n’est pas en cassant ce qui existe ou en prétendant sortir de la zone euro que nous convaincrons, c’est en redressant notre propre compétitivité, c’est en mobilisant tous les leviers économiques pour nous écarter de la stagnation en Europe et c’est en donnant une assise démocratique à la zone euro."

Il faut souligner que le bilan est médiocre :

"L'euro a creusé ses pertes mercredi et achevait sa pire année depuis 2005 face à un dollar en pleine forme qui bénéficiait d'un contexte de confiance sur l'économie américaine, dans un marché aux échanges très limités avant le Nouvel An. Vers 22h00 GMT (23H00 à Paris), la monnaie unique européenne valait 1,2097 dollar, contre 1,2154 dollar mardi vers 22H00 GMT, évoluant à son plus bas niveau depuis juillet 2012. Depuis le 1er janvier 2014, l'euro s'est déprécié d'environ 12% face à la monnaie américaine, enregistrant sa pire année face au dollar depuis 2005, lorsqu'il avait perdu 12,6%. L'indice dollar, ou "Dollar Index", termine lui l'année face à un panier de 10 grandes devises sur une hausse de 11%."

Bienvenue à la Lituanie dans la zone zéro... Selon un sondage réalisé il y a 15 jours par le parti UEDémocrates, 26% des Lituaniens sont favorables à l’euro ; 49% sont opposés à ce que leur pays adopte la monnaie unique. Mais ils n'ont pas le choix.

Posté le 1 janvier 2015 à 15h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

19 décembre 2014

L'euroscepticisme gagne du terrain

Selon un sondage du Figaro :

F

Posté le 19 décembre 2014 à 20h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Pas de "droit à l'avortement" au Parlement européen

Extrait d'un entretien d'Aymeric Chauprade au blog Le Rouge et Le Noir :

"[...] Il faut savoir que les groupes de pression féministes sont souvent étroitement liés aux groupes LGBT, et que, si le respect de la dignité de la femme est un principe sur lequel il est évidemment hors de question de transiger, les revendications de ces lobbies conduisent malheureusement bien souvent à une vision consumériste, des êtres en général et de la femme en particulier.

Ce n’est pas un hasard si, au Parlement européen, la commission parlementaire qui dit s’occuper du droit des femmes s’intitule « Droits de la femme et égalité des genres ». La sémantique est importante, et, on s’aperçoit vite dans le cadre du travail de cette commission, de l’influence grandissante des tenants de la théorie du genre sur les institutions européennes.

Si consacrer le « droit » à l’avortement ne semble plus à l’ordre du jour pour le moment, d’autres projets me paraissent alarmants. A titre d’exemple, la commission susmentionnée travaille actuellement sur un rapport sur l’égalité des femmes et des hommes au sein de l’UE, dans lequel il est déclaré la nécessité de lutter contre « la conception limitative de la famille en avantageant les familles mono-actives » et « insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l’avortement ; soutient par conséquent les mesures et actions visant à améliorer l’accès des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive et à mieux les informer de leurs droits et des services disponibles ; invite les États membres et la Commission à mettre en œuvre des mesures et des actions pour sensibiliser les hommes quant à leurs responsabilités sur les questions sexuelles et reproductives ».

C’est malheureusement le succès des tenants de la théorie du genre et de la négation du droit à la vie. Mais le sursaut espagnol doit nous encourager à poursuivre nos efforts pour défendre les droits de l’enfant et ne pas tomber dans le fatalisme concernant des mesures qui étaient soit disant « entrées dans les mœurs » mais qui sont plus que jamais contestées."

Posté le 19 décembre 2014 à 12h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

16 décembre 2014

L’Ukip crée un parti européen : l’Alliance pour la démocratie directe en Europe

L’Ukip annonce avoir créé un parti européen : l’Alliance pour la démocratie directe en Europe (ADDE), rassemblant des élus d’au moins un quart des pays de l’UE, soit 7. L’intérêt du parti européen est qu’il bénéficie d’un financement substantiel de l’UE. L’ADDE devrait recevoir 1,25 million d’euros l’an prochain, et sa fondation, Initiative pour une démocratie directe en Europe, 730.000 euros. Roger Helmer est un député européen britannique explique :

« Si nous ne prenons pas l’argent, il ne retournera pas aux contribuables. Il ira simplement aux autres fondations, celles qui s’engagent à poursuivre l’intégration européenne… Nous pensons que s’il y a des ressources disponibles, nous voulons les obtenir. Nous le faisons afin de libérer un peu de cet argent qui, sinon, irait à des organisations intégrationnistes. »

Posté le 16 décembre 2014 à 17h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

10 décembre 2014

Le TTIP, ce traité "transparent" qu'on nous cache si bien

Lu ici :

"À Bruxelles, dans une des artères du Parlement européen, se trouve une salle sous haute surveillance. Une rareté dans cette enceinte de la démocratie européenne. Qui veut y entrer doit être au préalable inscrit dans un registre spécial et faire partie du cercle restreint de ceux qui ont vraiment besoin de savoir. À l'intérieur, des hommes et des femmes parlementaires scrutent avec attention des documents où figure en haut à droite, en gras et en majuscule, la mention "CONFIDENTIEL UE ".

Il s'agit des pages les plus sensibles du traité transatlantique - le fameux TTIP - en cours de négociation entre l'Union européenne et les États-Unis, ce qu'on appelle dans le jargon commercial "les textes consolidés", qui contiennent les propositions communes faites par les négociateurs de part et d'autre de l'Atlantique. Le nombre de députés qui ont accès à ces documents est très restreint. On compte une quarantaine de personnes au total, sur les 751 parlementaires de l'institution européenne.[...]

Ces lecteurs obéissent à des règles strictes. Les portables sont confisqués à l'entrée de la salle. Il leur est impossible de scanner ou de photocopier les documents, ou même de prendre des notes. Et tous doivent déclarer sur l'honneur ne pas diffuser les documents consultés. Gare à celui qui enfreint les règles. Les eurodéputés risquent la perte de leur immunité parlementaire. Les agents du Parlement leur poste.[...]

Tandis que la Commission européenne, qui dirige la négociation pour les 28, a publié son mandat de négociation fin octobre et s'apprête notamment à rendre des documents de négociation consultables sur son site, les Américains y rechignent. Leur mandat n'a toujours pas été publié, tout comme les autres documents de négociation qui tous sont confinés dans des salles de lecture restreintes. Si restreintes que les ministres européens au Commerce, réunis à Bruxelles en novembre, se sont plaints à demi-mot de ne pas avoir suffisamment accès aux offres de négociation américaines.

Cela n'empêche pas Washington de vouloir influer sur les dispositifs européens. C'est donc sous haute surveillance américaine que de nouvelles salles de lecture vont voir le jour dans les prochaines semaines au Parlement européen. Elles permettront aux 751 députés d'accéder à tous les documents "RESTREINTS" de la négociation. Tandis que les documents de négociation conjoints - les plus sensibles - resteront toujours à la discrétion de cette quarantaine de députés, déjà inscrits au registre."

Pourquoi tant de secret dans un traité qu'on dit si "transparent" ?

Posté le 10 décembre 2014 à 10h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

09 décembre 2014

L'arrêt Lautsi de la CEDH garantit la présence des crèches dans les lieux publics

Dans Famille chrétienne, Jean Paillot, avocat au barreau de Strasbourg et expert au Conseil de l’Europe, analyse l'affaire des crèches avec la jurisprudence européenne. Faut-il que notre monde soit devenu fou pour que nous en arrivions à ergoter sur la jurisprudence européenne à propos des crèches de Noël ? :

L"Le principe dit de laïcité et que l’on devrait renommer principe de neutralité — tant le terme « laïcité » est ambivalent — est un principe permettant à tous de vivre ensemble, dans le respect des convictions religieuses de chacun, le rôle de l’État étant ici de « garantir, en restant neutres et impartiaux, l'exercice des diverses religions, cultes et croyances », comme la Cour européenne des droits de l’Homme l’a rappelé avec force dans son arrêt de Grande Chambre Lautsi contre Italie le 18 mars 2011.

La laïcité « à la française », c’est-à-dire la neutralité, n’a donc pas pour fonction de privilégier des convictions laïcistes, antireligieuses, et en particulier anticléricales ou christianophobes, qui sont d’ailleurs à bien des égards intolérantes. Alors comment faire en sorte que la neutralité ne devienne pas intolérante ? Une crèche est-elle réellement contraire au principe de neutralité ?

L’arrêt Lautsi, qui concernait la présence de crucifix dans les écoles publiques d’Italie, répond à cette question. Comme un crucifix, une crèche est un élément de décor d’ordre religieux, qui est par nature passif : il n’a donc pas d’influence en soi sur les convictions intimes. Le seul fait que cet élément de décor soit d’ordre religieux ne suffit par ailleurs pas à lui interdire toute présence dans la sphère publique, dès lors qu’il ne conduit pas à une forme d’endoctrinement. La Cour européenne a précisé ainsi qu’une « règlementation donnant à la religion majoritaire du pays une visibilité prépondérante » ne suffit pas à caractériser une atteinte au principe de neutralité. Il en va de même lorsqu’il s’agit d’une simple tradition ou d’un usage. La conséquence est limpide : tout comme un crucifix dans une école publique d’un pays de tradition chrétienne, une crèche ou un sapin de Noël dans une mairie ou un Conseil général français ne sont pas contraires au principe de neutralité."

Posté le 9 décembre 2014 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

06 décembre 2014

Une agitatrice LGBT avale de travers le discours du pape

C'est ce que rapporte C-Fam :

L"Le Pape François a clairement mis en garde les députés européens la semaine dernière, leur expliquant qu’ils avaient perdu la confiance des citoyens en passant des législations « insensibles » ou « néfastes », qui serait à l’origine de l’image d’une « grand-mère, plus guère fertile », qui engendre des « styles de vies plutôt égoïstes ». Pour lui, ils devraient se garder de faire des usages impropres du concept des droits de l’homme.

Un député a qualifié ses propos d’ « avertissement à point nommé ». Un autre déclarait que sa « sagesse s’adressait à tout le monde ». Pour sa part Ulrike Lunacek, auteur d’une résolution sur les droits homosexuels qui a suscité une forte opposition citoyenne, a offert au Pape une écharpe aux couleurs arc-en-ciel en lui disant : « cela aurait été bien si vous aviez défendu le mariage homosexuel et l’usage des contraceptifs ». Et d’ajouter : « Mais je n’ai pas entendu cela, et c’était un peu décevant ».

[...] Ulrike Lunacek est co-présidente de l’Intergroupe du Parlement européen pour les droits LGBT. Cette année, elle proposé une « feuille de route pour les droits LGBTI », qui demande aux Etats membres d’adopter des politiques complètes portant une attention spéciale aux droits des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles, transsexuelles et intersex. Elle instamment demandé aux Etats de reconnaître les unions homosexuelles célébrées dans les autres Etats, ainsi que les changements de sexe, quoi que dispose leur droit interne. Les services de fertilité doivent être accessibles aux personnes LGBT, et le droit de la famille doit être adapté afin de reconnaître plus de deux parents. Enfin, l’éducation sexuelle ne peut transmettre qu’une image positive des personnes LGBTI."

Posté le 6 décembre 2014 à 00h58 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2014

Encore une pétition rejetée par la commission européenne

SAprès "Un de nous", qui avait récolté environ 2 millions de signature, c'est au tour de l'initiative « Stop TTIP », destinée à s’opposer aux accords de libre-échange avec le Canada et celui en cours de négociations avec les Etats-Unis, et qui rassemble plus de 300 organisations dans 24 Etats membres, qui s’est vue refusée par la Commission, malgré 1 million de signatures. L’exécutif européen, qui a fait de ces négociations commerciales une priorité, ne soumettra pas de proposition législative pour soutenir cet appel. En réaction, « Stop TTIP » a saisi la Cour de justice européenne.

Le collectif prévoitune action devant le bâtiment de la Commission le 9 décembre, jour de l’anniversaire de son président, Jean-Claude Juncker.

Posté le 4 décembre 2014 à 18h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

03 décembre 2014

UE : prime de départ de 533 500 € pour Herman Van Rompuy

RAuxquels il faut ajouter 65.700 € par an jusqu’à sa mort.

Vous ne connaissez pas Herman Van Rompuy ? Vous devriez, c'est avec vos impôts qu'il est rémunéré. C'est le président du Conseil européen (qui ne sert à rien...).

Mais José Manuel Barroso (vous connaissez au moins l’ancien président de la sympathique Commission européenne) va toucher encore plus avec un total de 611 440 € ces trois prochaines années, puis 128 580 € par an.

Il s'agit juste de leurs indemnités suite à leur passage à la tête des instances de l'UE. Cela n'empiète pas sur ce qu'ils pourraient toucher de leurs anciennes fonctions.

Et à part ça, la crise, ça va ?

Posté le 3 décembre 2014 à 17h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

02 décembre 2014

L'UE et les personnes handicapées

Communiqué de CitizenGo dans le cadre d'une démarche réunissant plus de 100 associations européennes :

"A l'occasion de la Journée internationale des personnes handicapées (3 décembre), plus de 100 organisations représentant plusieurs millions de citoyens des États membres de l’UE invitent le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à retirer la proposition de Cinquième Directive sur l’Egalité de traitement.

Initialement destinée à offrir un recours en cas de discrimination spécifique envers les personnes handicapées, elle est désormais utilisée à d’autres fins pour faire avancer divers autres objectifs politiques. Les signataires de la lettre ouverte craignent que la proposition de directive, si elle est adoptée, ne vienne restreindre les droits civils fondamentaux de tous les citoyens européens d'une manière grave et dangereuse – en particulier en ce qui concerne la liberté d'effectuer diverses activités ciblées professionnelles, commerciales ou de service, sans craindre d’être accusé de discrimination.

Dans une lettre ouverte adressée au Président Juncker et conformément à son engagement  "d'examiner, dans les trois premiers mois de son mandat, avec le Parlement européen et le Conseil, la liste des propositions législatives en instance pour déterminer s'il convient de les poursuivre ou non, conformément au principe de «discontinuité politique »", les signataires exhortent le Président et son vice-président Frans Timmermans, à abandonner cette Directive polémique, qui n'est jamais parvenue au cours des six dernières années à recueillir l'unanimité requise pour son approbation.

L'intention originale de la Commission en proposant cette Directive était d’offrir un recours en cas de  discriminations visant spécifiquement les personnes handicapées dans leur vie quotidienne – et pas seulement dans le cadre de leur travail. Cependant, en 2008, cédant à des pressions politiques, la Commission a ajouté à cette proposition d’autres types de discrimination visant la religion ou les convictions, l’âge et l'orientation sexuelle. Depuis lors, la Directive a été instrumentalisée pour faire avancer plusieurs autres objectifs. Il en résulte que la proposition finale de la Commission est un document lourd et mal rédigé, qui réglemente le comportement privé des citoyens d'une manière sans précédent – sans nécessité démontrée – et multiplie les possibilités de conflits et de confusion.

Particulièrement troublante est l’utilisation dans la Directive d’un vocabulaire flou, imprécis et mal défini (avec des expressions telles que " discrimination", "harcèlement, » « un traitement moins favorable", etc.), qui pourrait éventuellement donner lieu à des interprétations imprévisibles – et produire des conséquences défavorables et négatives. En outre, l'adoption de la Directive dans sa forme actuelle aurait un impact profond sur le travail d’institutions fondées sur des valeurs éthiques , notamment les églises et les écoles et associations confessionnelles.

L’offre de services professionnels et la possibilité de contracter librement et sans contrainte constituent d’importants moyens d’interaction entre les personnes dans la société. Les citoyens doivent rester libres de le faire – et doivent avoir le droit de faire des choix différents et d’avoir des convictions et des visions du monde différentes. Or, la Directive proposée créerait des obligations juridiques abstraites, qui auraient un impact  considérable sur ce type d’accords volontaires entre personnes. Cela pourrait porter sérieusement atteinte à l'autonomie individuelle et à la diversité sociale et mettrait chaque citoyen européen sous une chape de suspicion générale pour cause de comportement discriminatoire envers d’autres concitoyens.

Les signataires de la lettre ouverte au Président Juncker sont convaincus que l'UE ne devrait pas avaliser une proposition aussi sévère, aussi restrictive en matière de libertés, d’autant plus que ses nombreux effets négatifs – restrictions des libertés civiles fondamentales, contrôle bureaucratique de toute l'activité économique privée, charges administratives et financières disproportionnées imposées aux citoyens – sont beaucoup plus prévisibles que ses éventuels résultats positifs. Il existe, en revanche, des instruments plus adaptés et moins restrictifs de la liberté qui peuvent être utilisés afin de traiter les injustices perçues et les inégalités sociales. C’est pourquoi les signataires de la lettre ouverte exhortent la Commission européenne à abandonner définitivement cette proposition de directive et à élaborer des recours plus adaptés, mieux ciblés, pour résoudre les problèmes réels et avérés auxquels sont confrontés les citoyens de l'Union européenne.

#  #  #

Pour plus d'informations, contacter Sophia Kuby, directeur exécutif de European Dignity Watch

tel +32 477 57 00 46 ou courriel: skuby@europeandignitywatch.org

Posté le 2 décembre 2014 à 20h31 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

28 novembre 2014

Le Parlement de l'UE vote une résolution pour Asia Bibi

Initiée par Rachida Dati :

A"C'est à une très large majorité que le Parlement européen a adopté cet après-midi la résolution que j'ai initiée avec Michèle Alliot-Marie au soutien d'Asia Bibi.

Cette résolution dénonce les lois sur le blasphème au Pakistan, en rappelant de nombreuses situations au Pakistan où des femmes, des hommes sont morts simplement parce qu'ils étaient Chrétiens ou parce qu'ils défendaient la liberté de religion des Chrétiens.

Asia Bibi est devenue, malgré elle, un symbole des plus de 150 millions de Chrétiens qui seraient actuellement persécutés dans le monde.

Notre responsabilité au Parlement européen et plus globalement dans les institutions européennes est de défendre la liberté religieuse, quelle que soit la religion.

Mais nous avons un rôle particulier dans la défense des Chrétiens persécutés. Le Pape François nous l'a d'ailleurs très justement rappelé mardi dernier. Notre Histoire commune, notre identité profonde, prennent, au moins en partie, leurs racines dans le Christianisme.

J'ai insisté sur ce point ce matin lors d'un débat dans l'hémicycle de Strasbourg. Je regrette vivement l'attitude de la Commission européenne, qui ne semble pas mesurer l'urgence que nous avons à nous engager pour Asia Bibi et tous les Chrétiens qui meurent hélas parfois dans "le silence honteux et complice de beaucoup" comme l'a si justement dit le Pape François.

Face à la barbarie subie par Asia Bibi, subie par de nombreux Chrétiens au Pakistan et ailleurs dans le monde, je resterai fermement mobilisée pour les défendre."

Posté le 28 novembre 2014 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent

27 novembre 2014

Le pape a remis l'Europe face à sa vocation

Grégor Puppinck, directeur du Centre Européen pour les droits de l'homme et la justice, a assisté aux deux interventions du vicaire du Christ à Strasbourg. Extraits de son analyse :

G"[...] Je pense qu’aujourd’hui cette visite a un sens particulier parce que l’Europe a fait un virage, elle est sur le point critique de son histoire avec une concomitance de plusieurs crises actuelles : une crise de confiance dans le mécanisme européen, dans le processus institutionnel et de développement de l’Union européenne. C’est une crise importante parce que nous avons vu les résultats des élections qui ont montré que maintenant, il y a beaucoup de scepticisme à l’égard des institutions européennes. Vient ensuite une crise économique très forte, même financière également, il y a beaucoup de chômage, surtout parmi les jeunes. S’y ajoute une crise culturelle : l’Europe ne sait plus très bien quelles sont ses valeurs. Et puis, une crise géopolitique avec le conflit ukrainien qui traverse actuellement l’Europe. Toutes ces crises sont importantes, elles mettent en cause l’avenir du continent européen, de notre civilisation. Lorsque l’Europe est en crise, c’est le moment extrêmement important où l’Eglise catholique peut venir parler pour resituer l’Europe, notre projet politique, notre société dans une perspective beaucoup plus longue afin d’essayer de sortir de cette crise, de voir au-delà des événements à court terme. C’est le moment où l’Eglise peut venir repositionner l’Europe, nous resituer dans le temps long, dans le temps de l’Eglise qui atteint bimillénaires. Dès le départ, l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe ont toujours accompagné l’histoire du continent européen. Donc, lorsque le continent est en crise, il est important que les chrétiens s’adressent et remontrent aux peuples européens quelles sont les vraies valeurs et les priorités. Plus précisément, le sens du message du Pape François était d’essayer de dépasser la crise pour remontrer aux peuples européens quelles sont les vraies valeurs qu’il faut rechercher, qu’il faut poursuivre au-delà des valeurs purement mercantiles et individualistes qui, trop souvent, déterminent notre politique.

[...] Il a invité les institutions de l’Europe occidentale à refonder notre projet politique non plus sur l’économie, sur les finances ou sur la technologie, mais sur la personne, sur la dignité transcendante de la personne humaine. C’est une question de hiérarchie de valeurs. Trop souvent, la politique européenne est déterminée uniquement par les intérêts économiques et technologiques. Et le Pape a dit : cette approche-là, individualiste, rend stérile notre culture. Il faut réussir à dépasser ces valeurs économiques, financières et techniques en plaçant au-dessus un point de référence bien plus élevé et important qui est issu de la personne humaine et de sa transcendance, c’est-à-dire de la capacité, de la spécificité de la personne humaine qui la distingue de tout le reste qui est à la fois son enracinement dans la réalité et son ouverture au spirituel. Alors, tout le propos du Pape a été de dire : au-dessus de l’économie, au-dessus de la finance, il doit y avoir d’abord la recherche de la protection et de l’affirmation de la dignité transcendante de la personne humaine. C’est uniquement si on refonde notre politique, notre projet politique sur cette dignité qu’elle peut retrouver un sens et être réhumanisée. Finalement, ce que le Pape a dit, c’est que l’Europe souffre aujourd’hui d’être déshumanisée, d’avoir perdu le sens de l’humain. [...]

Par contre, le deuxième discours qu’il a fait devant le Conseil de l’Europe, institution qui regroupe 47 Etats dont, notamment, toute l’Europe centrale, l’Europe orientale, la Russie, l’Ukraine, la Turquie, etc. Le deuxième discours du Pape a été également très important. Il s’est concentré essentiellement sur la paix. Il a rappelé que la finalité du Conseil de l’Europe a toujours été d’être au service de la paix en Europe et qu’aujourd’hui encore cette institution doit maintenir cette œuvre, cette recherche d’instauration de la paix en Europe. Cette paix, il l’a dit, il l’a défendait d’abord, doit être fondée sur une juste compréhension de l’homme et de la société. Mais il a ajouté deux éléments qui me paraissent très importants et nouveaux dans le discours de l’Eglise catholique. L’Europe doit renoncer à une approche purement monolithique, elle ne doit pas chercher à constituer un ensemble politique monolithique mais doit se considérer elle-même comme un ensemble multipolaire. La multipolarité c’est la reconnaissance qu’il peut y avoir légitimement plusieurs centres de pouvoir politique en Europe. Le but n’est pas de construire une Europe uniforme mais de reconnaître que l’Europe est un organisme vivant, est une culture, une société, une civilisation qui a une diversité. [...]"

Posté le 27 novembre 2014 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent

25 novembre 2014

Bruno Gollnisch souhaite que le pape soit écouté

Communiqué de Bruno Gollnisch, député français eu Parlement européen et membre du bureau politique du FN :

G"Le Pape François a tenu ce jour un discours riche et élevé devant les parlementaires européens réunis en session à Strasbourg. Il a exposé les causes de la désaffection d’une part croissante des peuples à l’égard de l’Union Européenne. Il a rappelé que les droits humains, que l’on invoque ici à tout instant, ne sauraient être l’expression d’une revendication individualiste et hédoniste, mais qu’ils découlaient de la nature et de la destinée spirituelle de l’Homme. Il s’est élevé contre ce que son prédécesseur Jean-Paul II appelait la culture de mort, et a réaffirmé la nécessité du respect de la vie humaine de son origine à son terme naturel. Pour lui, de même, la véritable écologie ne se conçoit que comme le respect de la Création. Il a pareillement rappelé l’importance de la famille comme cellule de base de la société, protection des faibles et remède contre le drame de la solitude. Il a stigmatisé à juste titre les effets dévastateurs d’une économie mondialisée purement matérialiste.

Sur l’immigration, qui ne souscrirait à l’affirmation selon laquelle nous ne pouvons nous résigner à ce que la Méditerranée devienne un cimetière ? Mais là encore le message, ferme sur le devoir d’accueil, est extrêmement équilibré : plus encore qu’aux effets, a-t-il dit, il faut s’attaquer aux causes, dont le sous-développement, et les conflits en méditerranée, qui ont (avec hélas notre concours) déstabilisé les Etats d’origine.

Le pape a aussi défini la culture des peuples d’Europe en rappelant l’héritage de Rome et d’Athènes, l’influence du christianisme, en mentionnant la diversité des nations slaves, latines, germaniques, etc., et en appelant au maintien des identités diverses.

Que les promoteurs de la culture de mort, les immigrationistes ou les fossoyeurs des nations, trop souvent majoritaires dans ce Parlement ne se méprennent pas. Les appels du Pape à un juste équilibre cherchent avant tout à remettre l’homme et sa nature au centre de nos débats politiques. Ces réalités tranchent avec la destruction méthodique des valeurs traditionnelles ou les vœux pieux utopistes, trop souvent dominants dans cet hémicycle. Il a été entendu. Souhaitons qu’il soit écouté."

Soulignons que cela n'en prend pas le chemin : la visite du pape a été quasiment absente des jounraux télévisés de ce soir. Il y a bien sûr le JT de TV Libertés (vers la 7e mn).

Posté le 25 novembre 2014 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

24 novembre 2014

Demain, suivez les discours du Pape à Strasbourg en direct sur KTO

 
Le Pape François à Strasbourg (Bande-annonce) par KTOTV 

Posté le 24 novembre 2014 à 22h10 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Résolution en faveur de la libération d'Asia Bibi au Parlement de l'UE

Le député français au Parlement européen Rachida Dati se réjouit de la venue du pape à Strasbourg demain :

R"[...] Je suis pour une laïcité positive, ou le dialogue entre les autorités religieuses et les autorités publiques est encouragé. Le Pape François est le Chef spirituel de millions d'Européens. Le Christianisme est une religion qui a irrigué les Histoires des Nations européennes, de sorte que nous avons en Europe des racines chrétiennes. C'est un fait historique ! Il serait bon que l'Europe le reconnaisse enfin de manière officielle.

Vous aviez déjà rencontré le pape, l’année dernière à Rome. Quel souvenir en gardez-vous ?

J'ai été reçue avec un petit groupe de parlementaires en audience au Vatican. Nous avions été sélectionnés compte tenu de nos engagements pour la famille et plus globalement pour les questions éthiques. C'était une rencontre extrêmement émouvante, inoubliable. Le Pape François a pris le temps de nous parler tous individuellement. Il était à l'écoute. J'ai été frappée par sa sagesse, sa simplicité et sa disponibilité.

Deux jours après la venue du Pape, le Parlement votera - jeudi - une résolution que vous avez initiée avec Michèle Alliot-Marie pour dénoncer le sort qui est fait à Asia Bibi cette Chrétienne pakistanaise condamnée à mort pour "blasphème"...

Le Parlement européen a une longue tradition de défense des droits de l'Homme, j'ai souhaité que tous les Députés européens envoient un message de soutien à Asia Bibi et prennent une initiative pour demander aux autorités pakistanaises de la libérer. Le "crime" de cette femme est d'avoir bu à une fontaine réservée aux musulmans ! Au nom du droit des femmes, au nom de la liberté religieuse, nous ne pouvons pas le tolérer ! Avec Michèle Alliot-Marie, nous avons tout d'abord mobilisé notre groupe, le PPE, en faisant signer en deux jours à 51 autres Députés une question écrite à la Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, lui demandant d'intervenir auprès de l'UE. Nous avons également rédigé une tribune appelant le Président Hollande à prendre une initiative auprès du Président pakistanais, ce qu'il a fait depuis. Puis nous avons demandé à ce que tout le Parlement se mobilise par le vote de cette résolution. Le temps presse et tout ce que nous pourrons faire pour libérer Asia Bibi, lutter contre les persécutions des Chrétiens partout dans le monde, nous le ferons."

Posté le 24 novembre 2014 à 20h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

23 novembre 2014

"La visite du Pape François n’est pas une atteinte à la laïcité des institutions européennes"

Lu ici, la prise de position de Martin Schulz en faveur de la visite du Pape François au Parlement européen :

"Une fois n’est pas coutume, l’Allemand Martin Schulz, président du Parlement européen, a signé l’éditorial de L’Osservatore Romano daté du 23 novembre 2014. Prenant la plume contre les opposants à la visite du pape François au Parlement européen et au Conseil de l'Europe, deux jours plus tard, Martin Schulz explique qu’elle n’est pas “une attaque contre la laïcité des institutions européennes“. Au contraire, écrit-il, elle pourra “réveiller la vieille Europe de sa torpeur“."

Posté le 23 novembre 2014 à 22h38 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)


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