25 juillet 2016

Putsch en Turquie : des hypothèses très intéressantes

Alors que "nos" médias ("nos" comme nous écririons "notre" gouvernement, ou "notre" république) conspuent en cœur les dernières "atteintes-aux-droits-de-l’homme" (qu’il ne s’agit pas pour nous de nier) d'Erdogan, tandis qu’ils les ignorent volontiers chez leurs complices/alliés notamment Moyen-orientaux, des hypothèses fort intéressantes émergent dans les médias dissidents quant aux circonstances, objectifs et conséquences de le tentative de putsch et de sa répression.

Elles sont d’autant plus intéressantes qu’elles émanent d’analystes différents et ne sont pas des « copier-coller » les unes des autres mais se complètent.

Sans, évidemment, leur donner une valeur de certitude, mais en soulignant derechef leur intérêt en tant qu’hypothèses, nous vous proposons celle d’Alexandre Douguine, en video, dont le script peut être lu ici, et les liens vers trois analyses, étalées sur une semaine, du blog dedefensa.

 

Philippe Grasset, de dedefensa nous expose successivement (dans l’ordre de mise en ligne des articles):

Les liens Gülen, CIA, Clinton,

Les conséquences envisageables de l’échec du putsch, dont la crainte/l’espoir d’un Turxit de l’OTAN,

Les interactions Etat profond US et armée de l’air turque.

Posté le 25 juillet 2016 à 09h37 par Paula Corbulon | Lien permanent

13 juillet 2016

Subordonner l'économique au politique

et bien d'autres choses, par un Hervé Juvin aussi magistral que bref !

 

Posté le 13 juillet 2016 à 22h08 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (6)

En plein Brexit, la commission menace l'Espagne et le Portugal

Le 7 juillet, la Commission européenne a constaté que l’Espagne et le Portugal n’ont pas respecté leurs engagements en matière de déficits publics. L’Espagne et le Portugal ont dix jours pour se justifier.

La Commission européenne a vingt jours pour définir les sanctions (qui seront adoptées automatiquement).

L’affaire arrive en plein Brexit et même chez les eurocrates les plus bornés on se rend compte que le moment n’est pas très bon… 

Posté le 13 juillet 2016 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

Contagion du Brexit : La crainte s’est emparée des milieux financiers

Lu dans Politique Magazine :

"Une petite panique s’est répandue dans les milieux bancaires après le référendum britannique demandant la sortie de l’Union européenne. Pas un jour sans qu’une conférence téléphonique ne soit organisée, que des études économiques détaillant les « risques politiques » en Europe ne tombent.

« Les partis populistes britanniques auront donc eu le dernier mot, l’égoïsme l’emporte sur la fraternité », commentait un gérant de fonds. « L’expérience grandeur nature va pouvoir se mettre en place après le vote des britanniques », redoutait la banque Natixis, consciente qu’une sortie d’un pays de l’Union européenne avait été frôlée à plusieurs reprises ces dernières années.

Au Crédit Agricole, on redoutait les élections en Espagne dans la foulée du référendum britannique. A la banque Oddo, on publiait une étude de deux pages sur les probabilités d’un Frexit, avec une seule question : « Marine Le Pen peut-elle gagner ? ».

Oui, depuis quelques années, les structures de financement de l’économie parlent de plus en plus hautement de politique…

L’apocalypse commerciale n’aura pas lieu

Un tel chambardement dans les milieux financiers pourrait étonner. En effet, quand on cherche à connaitre les conséquences potentielles du référendum britannique sur la sortie de l’Union européenne, les explications ne sont pas toujours très claires.

« Les relations entre le Royaume-Uni et le reste du monde vont changer. Les règles ne seront plus les mêmes pour la cinquième puissance économique mondiale », souligne Natixis, qui pense que « la source du choc viendra pour les britanniques de ce qu’ils n’auront plus accès au marché unique dans les mêmes conditions ».

Chez Oddo, on pense également « qu’on ne quitte pas impunément son principal partenaire commercial ». Cependant, « on hésite à écrire une note sur les conséquences économiques du Brexit sans d’abord se garder de tous les côtés : toute estimation est incertaine, révisable, conditionnée aux scénarios politiques ».

Certes, les entreprises britanniques vont sans doute perdre des marchés à l’export dans l’UE et Londres devrait voir son influence réduite à Bruxelles. Mais la baisse de la livre (consécutive aux rapatriements effectués par des fonds étrangers) devrait renchérir les importations et favoriser ainsi l’industrie locale. Et le Royaume-Uni, qui ne versera plus sa quote-part au budget de l’Union, ne devrait plus être soumis aux très contraignants règlements européens en matière de commandes publiques de produits locaux ou de pilotage de la politique industrielle.

La peur des milieux bancaires suite au référendum est à chercher ailleurs.

Souveraineté monétaire ? Contrôle des capitaux ?

« Il y a des revendications dans d’autres pays de l’Union Européenne pour la tenue des référendums similaires et plusieurs anticipent des événements potentiellement ‘déclencheurs’ (les élections espagnoles, le référendum sur la Constitution italienne en octobre, par exemple) », explique ainsi Paul Jackson, directeur de la recherche du gestionnaire ‘Source’ dans une note intitulée « Ah David [Cameron], qu’est-ce que vous avez fait ?’.

« Il faudra trouver et définir une dynamique commune pour éviter que le référendum britannique ne soit pris comme un précédent. Car très rapidement, on doit s’attendre à de multiples demandes de référendum partout en Europe », estime l’économiste Philippe Waechter chez Natixis.

Le projet d’un Etat central sur le continent et d’une extension de la pyramide de dettes au niveau de l’entité bruxelloise est en danger, victime indirecte de la démocratie britannique. Les demandes formulées de manière répétée par les présidents de la Commission européenne ou de la République française pour la création d’une dette fédérale pourraient ne jamais être exaucées.

Au contraire, une rétractation globale en Europe ouvrirait la voie à de possibles contrôles des capitaux spéculatifs, à l’image de ce qu’a fait l’Islande pour sortir de sa faillite à partir de 2010.

Trop, pour certaines élites financières ? « D’une façon ou d’une autre, ce résultat doit être annulé. Un second référendum paraît inévitable », a tweeté l’ancien commissaire européen Peter Sutherland, actuel président non exécutif de Goldman Sachs, la banque d’affaires américaine proche de la Maison Blanche, et ancien directeur général de l’OMC et de la Royal Bank of Scotland."

Posté le 13 juillet 2016 à 17h24 par Michel Janva | Lien permanent

12 juillet 2016

Bruxelles règle les aventures fiscales d'un commissaire européen à "huis-clos", pour ne pas renforcer le populisme

Cliquer sur l'image pour l'agrandir :

2016-07-12 06.31.31

Posté le 12 juillet 2016 à 07h42 par Michel Janva | Lien permanent

11 juillet 2016

Brexit, un coup d’arrêt à la destruction des Etats d’Europe

Olivier Pichon et Jean-Christophe Mounicq reçoivent sur TV Libertés le professeur d’économie Jean-Claude Werrebrouck (Lille2) à propos du Brexit :

1) Un coup d’arrêt à la destruction des états d’Europe, mais rien n’est encore gagné.

2) Le sud en question, le retour des « PIGS ».

3) Quel avenir pour la Grande-Bretagne et la France ?

Posté le 11 juillet 2016 à 21h16 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2016

Grande-Bretagne : le Brexit et le destin de l’Occident

De Roberto de Mattei dans Correspondance européenne :

"Le référendum britannique du 23 juin (Brexit) sanctionne l’effondrement définitif d’un mythe : le rêve d’une « Europe sans frontières », bâtie sur les ruines des États nationaux. 

Le projet européiste, lancé par le traité de Maastricht de 1992, portait en lui-même les germes de son auto-dissolution. Il était tout à fait illusoire de prétendre réaliser une union économique et monétaire avant une union politique. Ou pire encore, d’imaginer se servir de l’intégration monétaire pour mettre en œuvre l’unification politique. Mais tout autant, et encore plus illusoire, était le projet de parvenir à une unité politique, en extirpant ces racines spirituelles qui lient les hommes à une destinée commune. La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne approuvée par le Conseil Européen à Nice en décembre 2000, non seulement supprime toute référence aux racines religieuses de l’Europe, mais porte en elle une négation viscérale de l’ordre naturel chrétien. Son article 21, introduisant l’interdiction de toute discrimination relative aux « orientations sexuelles », contient, in nuce, la légalisation du délit d’homophobie et du pseudo-mariage homosexuel. 

Le projet de « Constitution », auquel travailla une Convention sur l’avenir de l’Europe en 2002-2003, fut rejeté par deux référendums populaires, en France le 29 mai 2005 et aux Pays-Bas, le 1er juin de la même année, mais les eurocrates ne s’avouèrent pas vaincus. Après deux ans de « réflexion », le 13 décembre 2007, le traité de Lisbonne, qui aurait dû être ratifié exclusivement par voie parlementaire, fut approuvé par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE. Le seul pays appelé à s’exprimer par voie de référendum, l’Irlande, rejeta le traité le 13 juin 2008, mais l’unanimité des Etats signataires étant nécessaire, un nouveau référendum fut imposé aux Irlandais, lequel, grâce à de très fortes pressions économiques et médiatiques donna finalement un résultat positif. 

Dans sa courte vie, l’Union européenne, incapable de définir une politique étrangère et de sécurité commune, s’est transformée en une tribune idéologique, qui produit des résolutions et des directives pour pousser les gouvernements nationaux à se débarrasser de la famille et des valeurs traditionnelles. Au sein de l’UE, la Grande-Bretagne a freiné pour ralentir le plan franco-allemand d’un « super-Etat européen », mais a en revanche appuyé sur l’accélérateur pour propager à l’échelle européenne, leurs « conquêtes civiles » de l’avortement à l’euthanasie, des adoptions homosexuelles aux manipulations génétiques. Cette dérive morale s’est accompagnée en Angleterre d’une ivresse multiculturelle, culminant, en mai 2016, par l’élection du premier maire musulman de Londres, Sadiq Khan. Mais déjà en 2009, le maire conservateur de l’époque, Boris Johnson, avait invité tous les Londoniens à participer, au moins pour un jour, au jeûne du Ramadan et à se rendre ensuite dans une mosquée au coucher du soleil. Plus récemment, le Premier ministre David Cameron, polémiquant avec le candidat à la présidence américaine Donald Trump, s’est qualifié de « proud of representing a country which is one of the most successful multi-racial, multi-faith, multi-ethnic countries in the world » (Huffpost Politics, 15 mai 2016). 

Le Brexit représente certainement un sursaut d’orgueil de la part d’un peuple qui a une longue histoire et une tradition ancienne. Mais l’identité et la liberté d’un peuple se fondent sur le respect de la loi divine et naturelle, et aucun geste politique ne peut rétablir la liberté qu’un Pays perd à cause de sa propre déchéance morale. Le non à l’Union européenne a été la protestation contre l’arrogance d’une oligarchie qui prétend décider, sans le peuple et contre le peuple, quels sont les intérêts du peuple. Mais les pouvoirs forts qui imposent les règles bureaucratiques de Bruxelles sont les mêmes qui défont les règles morales de l’Occident. Qui accepte la dictature LGBT perd le droit de réclamer son propre Independance Day, parce qu’il a déjà renoncé à sa propre identité. Qui renonce à défendre les frontières morales d’une nation perd le droit de défendre ses frontières, parce qu’il a déjà accepté la conception « liquide » de la société globale. Sous cet aspect, l’itinéraire d’auto-dissolution de la Grande-Bretagne suit une dynamique que le Brexit ne peut arrêter et dont il peut au contraire constituer une étape supplémentaire.

L’Ecosse menace déjà de lancer un nouveau référendum pour quitter le Royaume-Uni, suivie par l’Irlande du Nord. En outre, quand la Reine, qui a 90 ans, quittera le trône, il n’est pas exclu que certains pays du Commonwealth déclarent leur indépendance. Certains disent que la reine Elisabeth a été couronnée impératrice du British Empire et mourra peut-être à la tête d’une Little England. Mais cet itinéraire de désunion politique a pour résultat final la républicanisation de l’Angleterre. 

2017 marquera le troisième centenaire de la fondation de la Grande Loge de Londres,  mère de la Franc-Maçonnerie moderne. Mais la Franc-Maçonnerie, qui aux XVIIIème et XIXème siècles se servit de l’Angleterre protestante et déiste pour répandre dans le monde son programme révolutionnaire, semble aujourd’hui déterminée à faire tomber la monarchie britannique, dans laquelle elle voit l’un des derniers symboles encore survivant de l’ordre médiéval. 

Après le Brexit, des scénarios de désintégration peuvent s’ouvrir en Grèce, suite à l’explosion de la crise économique et sociale; en France, dont les banlieues sont menacées par une guerre civile djihadiste; en Italie, du fait des conséquences d’une invasion migratoire imparable; en Europe de l’Est, où Poutine est prêt à profiter de la faiblesse des institutions européennes pour prendre le contrôle du territoire oriental de l’Ukraine et exercer sa pression militaire sur les États baltes. 

Le général britannique Alexander Richard Shirreff, ancien commandant adjoint de l’OTAN de 2011 à 2014, a prévu, sous la forme d’un roman (2017 War with Russia. An Urgent Warning From Senior Military Command, Coronet, London 2016), l’explosion d’une guerre nucléaire entre la Russie et l’Occident en mai 2017, une date qui rappelle quelque chose aux catholiques. Comment oublier, en ce premier centenaire de Fatima, les paroles de la Vierge Marie, selon lesquelles de nombreuses nations seront anéanties et la Russie sera l’instrument dont Dieu se servira pour punir l’humanité impénitente ? 

Face à ces perspectives, les partis conservateurs européens sont eux-mêmes divisés. Si Marine Le Pen en France, Geert Wilders en Hollande et Matteo Salvini en Italie, demandent la sortie de leur pays de l’Union européenne et font confiance à Poutine, bien différentes sont les positions du Premier ministre hongrois Viktor Orban et du leader polonais Jaroslaw Kaczynski, qui voient dans l’UE et l’OTAN une barrière contre l’expansionnisme russe. 

En 1917, parut Le déclin de l’Occident (Der Untergang des Abendlandes) d’Oswald Spengler (1880-1936). Cent ans plus tard, la prophétie de l’écrivain allemand semble être sur le point de se réaliser. 

« Occident », avant d’être un espace géographique, est le nom d’une civilisation. Cette civilisation est la civilisation chrétienne, héritière de la culture classique gréco-romaine qui de l’Europe s’est étendue aux Amériques et aux ramifications lointaines d’Asie et d’Afrique. Elle eut son baptême la nuit du songe de Saint-Paul, quand Dieu donna l’ordre à l’apôtre de tourner le dos à l’Asie pour « passer en Macédoine » annoncer la bonne nouvelle (Actes XVI, 6-10). 

Rome fut le lieu du martyre des saints Pierre et Paul et le centre de la civilisation qui naissait. Spengler, convaincu de l’inexorable déclin de l’Occident, rappelle une phrase de Sénèque: Ducunt volentem fata, nolentem trahunt (« Le destin guide ceux qui veulent être guidés, et entraîne ceux qui ne veulent pas »). Mais à la vision relativiste et déterministe de Spengler, nous opposons celle de saint Augustin qui, tandis que les barbares assiégeaient Hippone, annonçait la victoire de la Cité de Dieu dans l’histoire, toujours guidée par la Providence divine. 

L’homme est l’artisan de son propre destin et avec l’aide de Dieu, le déclin d’une civilisation peut se transformer en l’aube d’une résurrection. Les nations sont mortelles, mais Dieu ne meurt pas, et l’Église ne connaît pas de crépuscule."

Posté le 10 juillet 2016 à 16h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

08 juillet 2016

L'ancien président de la Commission européenne devient président non-exécutif de Goldman Sachs

José Manuel Barroso cumule 22 fonctions différentes en même temps. Ce n'est pas assez : il est désormais aussi président non-exécutif de Goldman Sachs International et conseiller de Goldman Sachs à Londres.

Posté le 8 juillet 2016 à 19h54 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2016

« Envoyons un message à Bruxelles, pour que ce soit clair pour eux aussi. »

La campagne du référendum hongrois sur l'immigration a commencé. Le gouvernement a lancé une campagne d’affiches partout dans le pays, où s’affiche ce slogan :

« Envoyons un message à Bruxelles, pour que ce soit clair pour eux aussi. »

H

Le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto a déclaré :

« Les Hongrois ont le droit exclusif de décider avec qui ils veulent vivre et cela est aussi une question de souveraineté : Bruxelles et les institutions de Bruxelles ne peuvent pas décider à leur place ».

Posté le 7 juillet 2016 à 19h15 par Michel Janva | Lien permanent

Les députés européens votent une résolution immigrationniste

Une résolution vient d’être adoptée par le Parlement européen, qui vise à un meilleur accueil des réfugiés au sein de l’Union européenne. Les Républicains, à deux exceptions près, ont voté en faveur de cette résolution. Explications de Nicolas Bay, secrétaire général du Front national et député français au Parlement européen :


Nicolas Bay : "Chez Les Républicains, le... par bvoltaire

Posté le 7 juillet 2016 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

06 juillet 2016

Nigel Farage demande un droit de réponse aux médias français pour désinformation

Ce droit de réponse demandé par Nigel Farage à Libération, L’Obs, Europe 1, BFM TV et Les Échos n'est vraiment pas flatteur pour le journalisme français. Personne ne sera surpris d'apprendre que ces derniers ont désinformé leurs lecteurs et auditeurs pendant la campagne du Brexit, et pas seulement. A défaut de voir ce droit de réponse être publié, FDesouche l'a mis en ligne :

Nigel-farage-300x194"Je sais que les journalistes français et ceux de Belgique francophone me sont largement hostiles. Je sais que beaucoup parlent de moi comme d’un populiste ou d’un leader d’extrême droite. Au-delà des caricatures, je ne m’attendais pas à ce que certains de ces médias aillent jusqu’à désinformer leurs lecteurs afin de nuire à ma personne, à mes idées et à mon pays.

J’ai découvert, avec stupeur, que les sites d’information français Libération, L’Obs, Europe 1, BFM TV, Les Échos (...) ont publié, sur ma personne, une information tronquée et malveillante...

En effet, ces médias ont affirmé ou laissé entendre que j’avais fait campagne sur une fausse promesse, celle de réorienter les 350 millions de livres que le Royaume-Uni fournit par semaine à l’Union Européenne vers le National Health Service. Je n’ai jamais fait cette promesse.

La campagne pour le Brexit a été menée d’un côté par UKIP, le parti que je préside et de l’autre par un organisme subventionné par l’État, nommé Vote Leave. Si UKIP et Vote Leave ont fait campagne dans la même direction, ils n’ont jamais été des alliés, n’ont pas tenu de meetings communs et ne se sont jamais concertés pour savoir qui faisait quoi. La redirection des subventions versées à l’Union Européenne vers le NHS a toujours été une promesse exclusive de Vote Leave. J’y suis donc totalement étranger et je ne l’ai jamais soutenue. Il va donc de soi que je ne saurais y être associé.

En conséquence, il s’avère que vos informations sont fausses et diffamatoires. Manifestement, vous n’avez pas compris qui faisait quoi durant toute la campagne référendaire. J’en déduis donc que vos lecteurs sont bien mal informés sur le Brexit. Néanmoins, à défaut de comprendre l’actualité, vous pourriez au moins faire l’effort de vérifier vos sources quand vous retranscrivez vos homologues britanniques ou, à défaut, engager un traducteur compétent.

J’espère que, par probité professionnelle et par respect pour vos lecteurs, vous publierez ce communiqué adressé à chaque rédaction des médias invoqués par le présent message."

Posté le 6 juillet 2016 à 06h22 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

05 juillet 2016

Hongrie : référendum sur les quotas d'immigrés clandestins le 2 octobre

Décidemment, c'est un véritable vent de démocratie qui envahit l'Union européenne. Et cela ne va certainement pas plaire aux eurocrates de Bruxelles qui ne se sont toujours pas remis du Brexit :

"La Hongrie organisera le 2 octobre le référendum voulu par le gouvernement sur le plan européen de répartition des réfugiés dans les pays membres de l'UE auquel le premier ministre Viktor Orban est opposé, a annoncé aujourd'hui la présidence.

Les Hongrois seront appelés à répondre à la question suivante:

"Voulez-vous que l'Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l'approbation du Parlement hongrois?"

Heureux Hongrois qui vivent en démocratie...

Posté le 5 juillet 2016 à 11h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Accuser Johnson et Farage de fuir leurs reponsabilités, c'est être soit un imbécile, soit un menteur

Qu'un premier ministre ayant perdu un référendum, qu'il a lui même proposé, quitte ses fonctions semble surprendre en France. Qu'un chef de l'opposition souverainiste, qui est techniquement dans l'impossibilité de devenir premier ministre, quitte la direction de son parti estimant son devoir accompli, il est qualifié de lâche... Mais que le chef des travaillistes, désavoué par 80% de son parti, s'accroche à son poste, on ne trouve rien à dire. David Desgouilles membre de la rédaction de Causeur, donne son avis dans FigaroVox :

"On les avait accusés de démagogie, de surfer sur les peurs. On les avait accusés d'avoir menti pendant la campagne pour le «leave». On avait même laissé entendre qu'ils avaient armé le bras du meurtrier de Jo Cox.

De ce côté de la Manche, les médias français ont brillé par leur quasi-unanimisme pour vouer aux gémonies les leaders du «leave», Boris Johnson et Nigel Farage. Mais ils ne les avaient pas encore taxés de lâcheté. C'est chose faite, désormais. Boris Johnson a renoncé à se porter candidat au poste de Premier ministre de Sa Gracieuse Majesté. Quant à Nigel Farage, il abandonne la présidence de son parti, l'UKIP. Et nos médias, encore à l'unisson, de fustiger la trouille du duo. Johnson et Farage n'assumeraient pas leurs responsabilités. Ils quitteraient le champ de bataille piteusement après avoir engagé leurs troupes dans un bourbier. Cameron n'est pas mieux loti. C'est le recours au référendum, qu'on lui reproche, à celui-là. Et il se tire ensuite, l'apprenti-sorcier!

Le problème, c'est que toutes ces accusations, lorsqu'on prend la peine de les examiner plus de trente secondes - ce qui devrait normalement être à la portée d'un journaliste - tombent à plat. Boris Johnson aurait bien voulu assumer ses responsabilités. Il comptait bien s'asseoir dans le fauteuil de chef du gouvernement, 10 rue Downing Street. Mais il en a été empêché par son parti, un parti dont les trois-quarts des parlementaires étaient favorables au «remain». Quant à Nigel Farage, il avait fait du Brexit le combat de sa vie. Il avait prévenu que c'était la mère des batailles et qu'il ne quitterait la politique que cet objectif réalisé. Président d'un parti qui n'a pas de groupe parlementaire aux Communes, il ne pouvait pas accéder aux responsabilités. Dans ce contexte, accuser Johnson et Farage de les fuir, c'est être soit un imbécile, soit un menteur. Quant à David Cameron, il démissionne parce qu'il menait cette bataille pour le «remain» et que, désavoué par son peuple, il en tire les conclusions qui s'imposent comme l'avait fait le Général de Gaulle en 1969 à l'occasion du référendum sur la régionalisation.

Au delà de la partialité évidente - et habituelle, s'agissant de la construction européenne - qui transpire de ces accusations sans fondement, on peut aussi voir de la schizophrénie dans l'attitude de la majorité de nos médias. Alors qu'on se plaît à fustiger - souvent à juste titre - le peu de renouvellement de la vie politique française, et qu'on dénonce ceux qui s'accrochent à leurs postes, on critique vertement ceux qui, de l'autre côté de la Manche font passer leurs idées avant leur destin personnel. A cet égard, ce référendum en a dit plus long sur l'état de notre débat public que sur celui de nos amis britanniques."

Posté le 5 juillet 2016 à 08h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

04 juillet 2016

Hollande fait de l’Europe allemande la seule issue à son euromanie

D'Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine, suite au Brexit :

Une153Siteok"[...] C’est la France qui devrait avoir peur. Les affaires françaises vont très mal. Hollande aura beau dire, son « ça va mieux » n’a aucun sens. Il est incapable de diriger chez lui ; ses lois sont toutes contestées. Il épuise la nation. L’état lamentable de ses finances le met à la merci des moindres secousses politiques, diplomatiques, économiques, sociales et financières avec les risques d’un terrorisme omniprésent. Il en est réduit à courir après Merkel, faisant de l’Europe allemande la seule issue à son euromanie par laquelle il compte rebondir en grand défenseur de l’Europe pour la prochaine campagne électorale.

Tout lui sert. Pro-Europe, anti-Europe, voilà sa dialectique. Il s’est trouvé ainsi ses adversaires, il polit son argumentaire, il choisit son angle d’attaque, indécrottable politicien, semblable à tous les autres, ses concurrents ! Est-ce cela la tradition française ? Cet abject système qui broie la France ? Ah non ! Tous ceux qui en vivent veulent nous le faire croire. Or, rien n’est plus opposé à notre génie. Nous aussi, nous Français, autant que les Anglais, plus qu’eux peut-être, nous avons une histoire et qui porte, elle aussi, sa leçon d’éternelle reviviscence. Elle est nationale, elle est royale.

Il en est qui s’en souviennent. Le dossier de Politique magazine de cet été les présente. Et si la France voulait bien chercher dans cette direction, ne pourrait-elle pas avec intelligence et force, après le désastre annoncé, renouer avec son histoire pour se préparer un meilleur avenir ?"

Posté le 4 juillet 2016 à 22h32 par Michel Janva | Lien permanent

Les frontières nationales reviendraient-elles à la mode ?

Pas encore en France bien que 49 douaniers soient appelés à défiler le 14 juillet sur les Champs-Elysées. Est-ce un signe ?

Posté le 4 juillet 2016 à 13h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Mission accomplie pour Nigel Farage

Bel exemple pour nos hommes politiques de droite, à l'égo démesuré et notamment pour les 13 ou 14 candidats à la primaire des Républicains ou pour le FN avec ses guerres familiales et purges permanentes  :

20160704PHOWWW00197"Nigel Farage a annoncé aujourd'hui qu'il démissionnait de la tête du parti europhobe et anti-immigration Ukip, maintenant qu'il a atteint l'objectif de sa vie: la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. "Mon objectif de sortir de l'UE est atteint (...) j'ai accompli ma mission", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, ajoutant qu'il quittait donc la tête de l'Ukip.

La sortie du Royaume Uni de l'Union européenne, l'ancien trader de 52 ans en a rêvé nuit et jour depuis qu'il a co-fondé, en 1993, le "United Kingdom Independence Party". "Tout ce que j'ai pu faire en politique tourne autour de ce référendum, absolument tout", confiait-il à l'AFP pendant la campagne. Le jour après le référendum, il avait les larmes aux yeux en voyant poindre "à l'aube, le rêve d'un Royaume-Uni indépendant".

"Je vais continuer à soutenir le parti, à soutenir son nouveau leader, je vais observer de très près le processus de négociation à Bruxelles et intervenir de temps en temps au Parlement européen", a-t-il poursuivi. Dans un communiqué, Nigel Farage a estimé que son parti pouvait encore "connaître des jours meilleurs" si le prochain gouvernement ne tient pas les engagements liés au Brexit (...)"

Posté le 4 juillet 2016 à 13h03 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

La bourse de Londres a tout regagné depuis le Brexit et est au plus haut depuis 2015

Les journalistes sont têtus mais les faits encore plus :

Posté le 4 juillet 2016 à 12h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

03 juillet 2016

Le Conseil européen sous présidence slovaque depuis le 1er juillet

D'Yves Daoudal :

Unknown-5"La première particularité est que ce pays a catégoriquement rejeté le plan théoriquement contraignant de relocalisation des « réfugiés », disant qu’il n’y avait pas de musulmans dans le pays et qu’il n’y en aurait pas. Le Premier ministre (socialiste) Robert Fico le disait encore fin mai : « Je ne veux pas que se constitue en Slovaquie une communauté musulmane. (…) Nous ne voulons par changer les traditions de notre pays, qui est bâti sur la tradition cyrillo-méthodienne. »

La deuxième particularité est que les dirigeants slovaques disent ouvertement qu’après le Brexit la seule solution est de modifier les équilibres européens en redonnant des compétences aux Etats-nations et en limitant celles de Bruxelles.

La troisième particularité est que la Slovaquie est opposée aux sanctions contre Moscou, qui sont, dit le ministre des Affaires étrangères, commandées par l’idéologie et ne tiennent pas compte des faits, et entend bien faire changer les choses – alors que c’est justement aujourd’hui que les sanctions ont été de nouveau prolongées de six mois."

Posté le 3 juillet 2016 à 19h36 par Michel Janva | Lien permanent

01 juillet 2016

CETA : la commission européenne s'assoit sur les Etats membres

Unknown-4Le président de la Commission européenne a décidé mercredi 29 juin de passer outre la consultation des représentations nationales pour conclure le traité de libre échange entre l'Union européenne et le Canada, le Comprehensive Economic Trade Agreement

Ce "Ceta" est en négociation depuis septembre 2014. Pour que les Etats membres aient leur mot à dire dans sa conclusion, il aurait fallu que ce dernier soit considéré comme "mixte". La Commission européenne et le Conseil avaient jusqu'au 5 juillet pour se prononcer sur son statut. Jean-Claude Juncker a tranché : 

"J'ai dit clairement hier que la Commission est arrivée à la conclusion, en raison d'une analyse juridique, que ce n'est pas un accord mixte."

En considérant ainsi que le Ceta est un accord non-mixte, c'est la compétence exclusive de l'Union européenne qui joue. L'institution peut donc se passer de l'avis des parlements nationaux et même de l'unanimité des Etats membres au Conseil.

Le 13 mai, les 28 Etat membres de l'UE avaient pourtant insisté pour que ce traité entre en vigueur seulement après un feu vert des parlements nationaux. Les parlements de Wallonie, du Pays-Bas et du Luxembourg  demandant à leur gouvernement de ne pas adopter le Ceta.

Le Brexit n'a pas calmé la Commission dans ses prétentions.

Posté le 1 juillet 2016 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

30 juin 2016

UE : l'Angleterre part, la Turquie arrive

Alors que les Anglais veulent sortir de l'Union européenne, cette dernière a officiellement ouvert avec la Turquie, jeudi à Bruxelles, un nouveau chapitre dans leurs négociations d'adhésion. Il concerne les questions budgétaires, l'une des contreparties au pacte migratoire signé en mars entre Ankara et les Européens.

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Bert Koenders a rappelé qu'elle résulte de l'engagement pris par l'UE [sic] "à redynamiser le processus d'adhésion" de la Turquie.

Le chapitre 33, discuté jeudi, concerne les questions budgétaires et financières. Il porte à 16 sur 35 le nombre de chapitres ouverts dans ces négociations entamées en 2005. 

Posté le 30 juin 2016 à 20h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

L'Europe Fédérale va s’écrouler, comme la République fédérative socialiste de Yougoslavie

Nenad Krstic, philologue serbe qui donnera une conférence à Angers demain, déclare à Nouvelles de France :

"Les patriotes serbes ont vécu le Brexit comme une victoire de tous les patriotes en Europe. L’Union européenne est une création des Etats-Unis qui a pour but d’anéantir les nations en Europe. Et pas seulement les nations : avec leur nouvelle religion (qui est une antireligion -le profit et le néolibéralisme) le but est d’anéantir le christianisme !

On savait bien que cette Europe Fédérale allait s’écrouler un jour ou l’autre, d’ailleurs comme la Yougoslavie fédérale (la République fédérative socialiste de Yougoslavie). Le hasard (ou le Bon Dieu) a voulu que l’effondrement de UE commence exactement 25 ans après l’effondrement de la Yougoslavie fédérale. En effet, le 25 juin 1991, les Républiques de Croatie et de Slovénie proclamaient leur indépendance…"

Posté le 30 juin 2016 à 20h22 par Michel Janva | Lien permanent

Vus par les britanniques, 20 motifs en faveur du BREXIT

Une lectrice du Salon beige nous a traduit cet article paru dans le Daily telegraph du 22 juin 2016, sur les avantages du BREXIT pour les britanniques, arguments dont les Français pourraient largement s’inspirer pour au moins 18 d’entre eux ! je dois dire que j'y ai appris des choses...

1) nous pourrions récupérer notre argent 

Certains de vos impôts vont à l’Union Européenne. Une partie - mais pas tout - de cet argent revient à la Grande-Bretagne dans les subventions aux agriculteurs, des subventions aux universités et ainsi de suite. Combien? En 2015, notre contribution brute était presque £ 18 milliards, mais une "ristourne" budgétaire gagnée par Margaret Thatcher en 1984 l’a réduite à £ 13 milliards, environ £200 par personne en Grande-Bretagne. Le ministère des Finances a dit qu’environ £ 6 milliards nous reviennent en subventions et en prêts, ce qui signifie que nos paiements nets en faveur de l’UE sont un peu plus de £100 par habitant. En termes de trésorerie, la Grande-Bretagne est le deuxième plus gros contributeur au budget de l’UE après l’Allemagne.

2) nous pourrions décider qui vient dans notre pays

Les membres de l’UE doivent permettre à tous les citoyens de l’UE d’entrer dans leur pays et d’y travailler sans restriction. Le « droit de libre circulation » a permis à des centaines de milliers d’européens de vivre et travailler en Grande-Bretagne. Dans les 12 mois précédant septembre 2015, environ 257 000 ressortissants de l’UE sont arrivés au Royaume-Uni. Le Bureau National des statistiques estime qu’il y a plus de 2 millions de ressortissants de pays tiers travaillant au Royaume-Uni.

3) nous pourrions faire nos propres lois à nouveau

Certaines lois britanniques sont votées et mises en œuvre à cause de décisions prises au niveau européen. Business For Britain, un groupe favorable à la sortie de l’U.E, estime que 65 % des nouvelles lois britanniques sont faites depuis Bruxelles. La bibliothèque de la Chambre des communes, explique que de 1993 à 2014, un total de 231 actes du Parlement ont été adoptés en raison de l’adhésion à l’UE, 24 pour cent du total. En 2010, le gouvernement britannique a estimé qu’environ 50 % de la législation du Royaume-Uni avec « impact économique significatif » provenait de la législation européenne.

4) nos tribunaux auraient le dernier mot sur ces lois

Lorsque la Grande-Bretagne a rejoint la CEE en 1972, le Parlement a accepté que le droit européen puisse avoir la primauté sur la législation du Royaume-Uni. Ce droit européen est in fine supervisé par la Cour de Justice européenne à Luxembourg.  Le pouvoir de cette Cour n’a cessé de croître, et le traité de Lisbonne lui a donné pouvoir dans 135 domaines politiques de justice pénale ; La Grande-Bretagne a rejeté toutes ces mesures sauf  35, mais souscrit à la disposition de « mandat d’arrêt européen », qui confère à la Cour de justice européenne le droit d’exiger pour tous les ressortissants de l’UE (y compris les Anglais) d’être extradés pour un procès ailleurs dans l’UE.

5) nous n’aurions pas à accepter des décisions qui nous sont imposées par d’autres pays

Beaucoup de décisions de l’UE sont prises en vertu des règles de la « majorité qualifiée », où la pondération des votes des pays dépend de leur taille. Cela signifie que les pays peuvent être mis en minorité, contraints d’accepter des décisions avec lesquelles ils sont en désaccord. La Grande-Bretagne est plus souvent que n’importe quel autre pays mise en minorité. Entre 2009 et 2015, la Grande-Bretagne était du côté des perdants pour 12 pour cent des décisions de la majorité qualifiée. En revanche, la France était du côté des perdants dans moins de 1 % des votes. Les zones où la Grande-Bretagne était le plus souvent mise en minorité incluent le budget de l’UE, la politique étrangère et la politique de sécurité de l’U.E.

6) nous n’aurions pas à écouter beaucoup de présidents européens

L’Union européenne n’est pas un pays mais n’en n’a pas moins de cinq Présidents. Donald Tusk est président du Conseil européen, le groupe composé des chefs d’Etat et de gouvernement. Jean Claude Juncker est le Président de la Commission européenne. Martin Schulz est le Président du Parlement européen. Mario Draghi est président de la Banque centrale européenne. Jeroen Dijsselbloem est président de l’Eurogroupe des pays utilisant la monnaie unique. Ils ont écrit un rapport l’an dernier réclamant une encore plus grande intégration des pays européens, une nouvelle étape sur la route d’un super-État.

7) nous n’aurions pas à écouter, ou à financer, la Commission européenne

La Commission européenne, c’est plus que la fonction publique de l’Union européenne. Elle a également le droit de proposer de nouvelles lois et réglementations. Elle emploie environ 23 000 fonctionnaires. En 2011, un groupe d’experts a estimé que plus de 10 000 membres  de la Commission Européenne  ont été payés plus de £ 70 000 .

8) nous pourrions avoir de bon aspirateurs

En vertu d’une règle de l’UE qui est entrée en vigueur en 2014, les aspirateurs avec les moteurs les plus puissants (1 600 watts et plus) sont interdits . La Commission européenne dit que l’interdiction va économiser de l’énergie et encourager les dispositifs plus efficaces. « WHICH? », un groupe de consommateurs britanniques dit que cela interdit  certaines des meilleures machines actuellement sur le marché. Sir James Dyson, l’industriel britannique, explique que les critères d’efficacité ont été biaisés pour favoriser des aspirateurs allemands plutôt que les siens.

9) nous n’aurions pas à nous soucier de la Turquie

L’UE veut devenir encore plus grande. Il y a cinq candidats officiels : Turquie, Macédoine, Monténégro, Serbie et Albanie. Pour entrer, chacun doit adopter toutes les règles de l’UE et les normes politiques, puis «l’adhésion » doit être approuvée par les dirigeants et les parlements de chaque membre de l’UE. La Commission dit qu'il n’y a aucune perspective de nouveaux membres avant 2020 ; de nombreux politiciens européens pensent que la Turquie ne qualifiera jamais, même si les deux parties se disent déterminées à son entrée.

10) nous pourrions définir nos propres taux d’imposition

L’UE veut « harmoniser » le taux de la TVA et les produits auxquels elle s’applique. La TVA doit être d’au moins 15 pour cent, mais peut être réduite à 5 % sur certains éléments spécifiés. Le consentement de l’ensemble de l’UE est nécessaire pour toute modification, c’est pourquoi George Osborne a besoin d’une autorisation européenne pour réduire la TVA sur les tampons et serviettes hygiéniques.

11) nous pourrions soutenir les entreprises britanniques en difficulté

Les règles de marché unique de l’UE dissuadent les gouvernements d’octroyer un soutien financier à des entreprises privées, pour s’assurer que les « champions nationaux » n’ont pas un avantage commercial sur leurs rivaux. Ces règles ont fait que nos ministres n’ont pas pu directement renflouer les usines de Tata Steel’s UK.

12) poisson !

Les règles communes de la pêche dans l’UE tentent de gérer et de partager les ressources halieutiques en donnant aux pêcheurs de chaque pays des quotas sur ce qu’ils peuvent attraper. Les critiques disent que cela fait monter les prix pour les consommateurs, oblige les pêcheurs à décharge des millions de poissons morts dans la mer et décime les flottes de pêche nationales.

13) nous pourrions nous débarrasser des parcs éoliens

Vous vous demandez d’où proviennent toutes ces éoliennes ? de  Bruxelles, bien sûr. Les membres de l’UE ont convenu d’accroître la part de leur production d’électricité provenant de sources « renouvelables ». En 2020, la Grande-Bretagne est censée obtenir 15 % de son énergie de cette façon et pourrait en théorie subir  un  procès si cet objectif n’est pas atteint. 

14) nous pourrions avoir des passeports bleus de nouveau….

Votre passeport est rouge parce que la Grande-Bretagne est dans l’Union européenne, et les membres de l’UE ont normalisé leurs passeports et ont convenu que « Union européenne » est la première chose figurant sur la couverture. Le passeport rouge a remplacé l’ancien passeport bleu en 1988.

15) … Et nos propres couloirs d’entrée dans les aéroports

Vous vous rappelez-vous quand vous rentriez de vacances et qu’il y avait un couloir d’entrée marqué : « Titulaires d’un passeport britannique »?  Il n’est plus là, parce que les règles européennes obligent leurs membres à traiter tous les ressortissants de l’UE de la même manière, donc les Britanniques doivent faire la queue avec leurs amis européens quand ils veulent revenir dans leur propre pays

16) nous n’aurions pas à financer l’aide étrangère de l’UE

L’UE a son propre programme d’aide étrangère lui permettant de distribuer votre argent. En 2013, elle a dépensé presque € 15 milliards (£ 11,8 milliards) pour l’aide étrangère, presque exactement autant que le gouvernement britannique.

17) il serait plus facile de se débarrasser des réfrigérateurs 

L’UE a son mot à dire sur comment vous débarrasser des produits blancs, par la Directive 2012/19/UE. Avant l’arrivée de la directive sur les déchets électriques et électroniques (WEEE) D, vous pouviez vous débarrasser de votre réfrigérateur à votre décharge locale, pour qu’il soit détruit par un gigantesque broyeur de métal. Mais maintenant les frigos sont classés dangereux, et doivent  donc être éliminés en toute sécurité dans des unités spéciales fermées (« installations agréées pour traitements autorisés »). Cela a donné naissance à une nouvelle industrie destinée à jeter les vieux réfrigérateurs de Grande-Bretagne et a irrité beaucoup de ménages.

18) Finis les stupides bacs de tri des déchets

L’incitation des communes à vous pousser à recycler davantage vos déchets vient en partie de l’Union européenne. La Commission européenne veut beaucoup moins de déchets dirigés vers les décharges, et sa directive de "décharge" a fixé des objectifs difficiles pour les communes. En conséquence, le gouvernement britannique impose de lourdes amendes aux communes pour l’utilisation de la mise en décharge, qui s’ajoutent à la facture des impôts locaux, et encouragent la prolifération de différents types de poubelles.

19) les députés britanniques au parlement européen seraient licenciés

Chaque mois, le Parlement européen – des centaines de députés, leur personnel, des traducteurs et autres fonctionnaires, 10 000 personnes en tout – se déplace de Bruxelles à Strasbourg, où il siège seulement quatre jours. Ce « cirque ambulant » est largement considéré comme étant un incroyable gâchis : le parti conservateur en a estimé le coût à £ 130 millions par an.

20) Enfin, nous pourrions avoir à nouveau de bonnes ampoules électriques

Dans peut-être la plus infâme directive  de l’EU ces dernières années, les ampoules à incandescence traditionnelles ont été limitées, au profit d’ampoules à faible consommation d’énergie, dont beaucoup de gens pensent qu’elles n’offrent pas le même niveau d’éclairage.

 

Posté le 30 juin 2016 à 20h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Ne plus jamais croire à la terreur et à l’intimidation des euro-dictateurs

Après avoir évoqué l'apocalypse qui se fait attendre, il n'est pas inutile de mettre le Brexit en perspective et de revenir quelques années en arrière en Suède :

"Rappelons-nous : il y a encore quelques jours, tous les européistes auto-proclamés « experts » – de George Soros à Jacques Attali en passant par Christine Lagarde et Emmanuel Macron…- terrorisaient les populations, au Royaume-Uni comme en France et dans le reste du monde occidental, en promettant rien moins que l’Apocalypse en cas de vote du Brexit. On allait voir ce que l’on allait voir : les cours de bourse mondiaux allaient s’effondrer dans une crise supérieure à celle de 1929, la livre sterling allait être anéantie, etc (...)

Ainsi donc, même s’agissant du cours de la livre sterling, on est bien loin de l’Apocalypse annoncée ! Mieux encore, cette légère dépréciation de la livre sterling (...) devrait avoir des effets positifs sur l’économie britannique, en freinant les importations et en dopant les exportations

Ce qui se déroule sous nos yeux est un scénario très comparable, décidément, à ce qui s’était passé en Suède au lendemain du référendum du 14 septembre 2003 sur l’adoption de l’euro. Rappelons-nous : (...) tous les « experts » européistes autoproclamés avaient assuré au peuple suédois que si jamais il commettait la folie « populiste » de refuser l’adoption de l’euro, la sort de la Suède serait scellé : la couronne suédoise s’effondrerait, la bourse de Stockholm s’écroulerait et toutes les entreprises quitteraient le pays, révulsées par tant d’horreurs. Les Suédois avaient néanmoins voté à 57% contre l’adoption de l’euro. Or, les jours, les mois et les années qui avaient suivi avaient apporté le plus cinglant démenti à toutes ces histoires (...)

Ce qui se passe sous nos yeux prouve – une nouvelle fois – que les « experts » européistes autoproclamés qui monopolisent les grands médias sont en réalité des désinformateurs au service de l’oligarchie euro-atlantiste. Tant que les Français accorderont encore le moindre crédit à des Attali, Macron, Juppé, BHL, Lagarde, Minc, Delors, Greenspan, Sarkozy, Bayrou, sans cesse promus par les propriétaires de nos grands médias, la France continuera à sombrer dans le désastre.

Libérer la France, c’est d’abord raisonner par soi-même, comparer TOUJOURS les prédictions aux résultats, et ne plus JAMAIS croire à la terreur et à l’intimidation des euro-dictateurs. C’est ce qu’a fait le grand peuple britannique. C’est cette révolution mentale que le grand peuple français doit faire à son tour."

Posté le 30 juin 2016 à 11h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

L'Union européenne se comporte comme une secte

Extrait de l'analyse de Laurent Dauré (UPR) :

"L’Union européenne se comporte comme l’Église de Scientologie. Si un membre veut quitter l’organisation pour retrouver sa liberté, on le harcèle, on l’intimide, on le dénigre, on cherche à nuire à sa réputation, bref, on s’efforce de lui pourrir la vie ; pour le punir mais aussi – et surtout – pour tétaniser ceux qui seraient tentés de faire la même chose.

Mais les petites frappes de l’européisme ne se rendent pas compte que de telles pratiques dégradent encore plus l’image de la secte (...)

La brutalité et le mépris avec lesquels les européistes réagissent au Brexit (ceux qui ont voté « Leave » seraient majoritairement des nationalistes-racistes-xénophobes-ignorants) montrent le véritable visage de la construction européenne. Les peuples et la démocratie sont perçus comme des menaces « populistes » à neutraliser. Pour les gourous de « l’union sans cesse plus étroite » (et de l’austérité sans cesse plus large), être contre l’UE équivaut à s’exclure de l’humanité décente (...)

Les euro-fanatiques n’ont pas de solution, la situation leur échappe et le durcissement du ton est à interpréter comme de l’impuissance. La partie n’est pas encore gagnée mais une dynamique très favorable vient de s’enclencher avec le Brexit. Le chemin vers la souveraineté populaire, l’indépendance nationale, la démocratie, le progrès social et la paix n’est plus aussi inaccessible qu’avant le 23 juin…"

Quatermer

Posté le 30 juin 2016 à 11h41 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

L' Union européenne ne respecte pas ses propres règles

Yves Daoudal donne l'exemple de l'accord UE-Ukraine :

" Le gouvernement des Pays-Bas est aux prises avec le problème posé par le dernier référendum en date : celui sur l’accord UE-Ukraine. Alors que l’élite néerlandaise est fanatiquement européiste, le peuple néerlandais, contre toute attente, s’est servi de ce référendum a priori technique pour montrer son euroscepticisme. C’était le 6 avril, et la question n’est toujours pas réglée.

Le gouvernement et l’UE se trouvent devant un problème insoluble. Car l’accord (en réalité un coup politique contre Poutine) qui était passé partout (y compris évidemment au Parlement néerlandais) comme une lettre à la poste, est entré en application avant même que tout le monde l’ait ratifié… Le Premier ministre Mark Rutte a déclaré hier : « Ou bien nous modifions le texte, ou bien nous trouvons une solution qui n’implique pas de modifier le texte. »

En attendant, les Pays-Bas ne peuvent pas ratifier l’accord. Lequel est depuis longtemps mis en application, de façon parfaitement illégale, comme c’est de plus en plus souvent le cas dans cette UE où le droit ne sert plus qu’à légitimer les attaques contre les méchants eurosceptiques…"

Posté le 30 juin 2016 à 07h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Les journalistes ne sont pas représentatifs de ceux à qui ils transmettent l'information

Le Salon beige a plusieurs fois souligné la partialité des médias à propos du Brexit (voir ici et ici). Une fois n'est pas coutume, même un chroniqueur de France Inter, Bruno Donnet, s'en est rendu compte : 

Via FDesouche

Posté le 30 juin 2016 à 07h20 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

29 juin 2016

Le Brexit inquiète les dirigeants d'autres planètes !

Jean-Claude Juncker n'a pas du dormir beaucoup depuis le vote britannique :

 

Posté le 29 juin 2016 à 21h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

La religion des droits de l’homme méprise les peuples et les nations

Tribune du jour d'Yvan Rioufol :

"Les partisans du Brexit seraient donc racistes, en plus d’être sous-diplômés et abrutis par la bière. Il est vrai que les propos xénophobes tenus, ici et là, par des Anglais contre des Polonais installés en Grande-Bretagne sont choquants. Ils ne le sont pas moins, cependant, que les accusations contre les petits Blancs ou les vieux, portées par ceux qui voudraient sacraliser une jeunesse forcément ouverte, tolérante, moderne, en oubliant de préciser que celle-ci s’est majoritairement (75%) abstenue. Les évangélistes du métissage et de l’homme post-national se voient d’autant plus exemplaires que leurs adversaires se comportent en pauvres pécheurs, soucieux de sauver leur peau et leur patrie. Le problème est que ces blasphémateurs sont désormais majoritaires. Ils n’ont cure d’être excommuniés par ceux dont la folle profession de foi est d’accélérer leur disparition.

Le temps des commodes indignations morales, mises au service d’un modèle multiculturel de plus en plus conflictuel, est révolu. Il n’est pas surprenant d’apprendre que 70% des musulmans et 73% des noirs britanniques ont voté pour le maintien de la Grande-Bretagne dans cette Union européenne ouverte à l’immigration de masse et aux affirmations identitaires des minorités. Il y a surement, en effet, des xénophobes chez les partisans du Brexit. Mais s’ils le sont devenus, c’est dans un souci naturel d’autoprotection et de survie. Ils sont moins à blâmer que les illuminés du grand mélangisme, persuadés d’apporter le bonheur alors qu’ils amènent la guerre.

Il est temps de séparer la politique de la religion des droits de l’homme. Elle méprise les peuples et les nations. Les adversaires du Brexit ont raison de faire remarquer que la question migratoire a été, en fait, au centre des motivations de ceux qui ont voté "Out". Ce thème est intimement lié, bien sûr, à celui de la cohésion nationale. Les dévots qui annonçaient la disparition des nations et des frontières se sont trompés : elles ne cessent de renaître et de se consolider.

Le peuple universel est un faux dieu. Dans la révolution des consciences qui s’est enclenchée, tous les interdits, jadis mis en place par les despotes universalistes, tombent à plat. Dans ce contexte, la question inabordable de la préférence nationale s’impose déjà. Il n’est plus suffisant de réciter son chapelet d’injures devant ces Anglais abandonnés, qui s’indignent de voir des emplois aller vers des travailleurs détachés polonais ou des logements être attribués prioritairement à des "réfugiés" du Moyen Orient. La renaissance de la nation, voulue par le peuple anglais, oblige tous les dirigeants à davantage de cohérence dans leur propre politique. Il n’est pas question de rendre l’étranger indésirable, mais de rappeler ce qui le différencie du citoyen, dans ses droits et devoirs. "Il n’y a pas de nation sans préférence nationale", a dit un jour Alain Finkielkraut. Et vous, qu’en pensez-vous ?"

Posté le 29 juin 2016 à 15h05 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

La photo du jour

Les soviétiques gommaient les personnalités purgées des photos officielles, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lui, ne veut même pas qu'elles soient prises et empêche ce journaliste de photographier Nigel FarageTout un symbole :

221epaselect BRUSSELS EUROPEAN PARLIAMENT BRITAIN BREXIT-GP3743QQA_1

Posté le 29 juin 2016 à 14h45 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (20)

Face au succès du Brexit, le splendide isolement des élites

Jacques de Saint Victor, historien du droit et professeur des Universités, analyse dans le Figaro la réaction de déni des élites face au Brexit :

"On peut penser dans un premier temps qu'il s'agit juste d'une réaction de mauvais perdants ou de désespoir d'une partie de l'élite urbaine, souvent jeune, qui se sent trahie par les campagnes, les vieux et les gens modestes. Il y a dans ce rejet de la démocratie une sorte d'illustration de ce que le grand penseur anglais, Christopher Lasch, appelait la «révolte des élites» (par opposition à la «révolte des masses» d'Ortega y Gasset). Dans ce livre très visionnaire, publié en 1995, Lasch notait que ce sont aujourd'hui les élites, et non plus les masses, qui vivent dans un splendide isolement, satisfaites d'elles-mêmes, rejetant tout ce qui échappe à leur bien-être personnel, coupées des réalités du monde commun qui les entoure. C'est la solidarité des surclasses globales qui, de Londres à Singapour ou Paris, sont indifférentes au sort de leurs voisins locaux. Elles ont développé une sorte d'irresponsabilité et d'immaturité qui les prive de toute forme de «sensibilité pour les grands devoirs historiques», disait déjà Lasch. Lorsqu'elles sont confrontées à un retour brutal du réel, comme le résultat d'une consultation démocratique, elles n'hésitent pas à se déclarer contre la démocratie (...)

L'Europe a échappé au discours historique. C'est une sorte de nouvelle religion laïque qui n'est plus fondée sur un socle réel mais sur un système de croyance. Etre eurosceptique relève pour certains d'un crime de lèse-majesté. Cela échappe au débat démocratique. Dans certains cercles, on est pour l'UE ou on est pour l'UE. Un point c'est tout. «Bruxelles a toujours raison».

Cet unanimisme antidémocratique est aux origines mêmes des dérives du processus. Dès 1992, on l'a oublié, mais les Danois avaient dans un premier temps voté contre Maastricht à 50,7% (alors que les sondages prévoyaient 59% de oui). Bruxelles leur rappela sèchement qu'un petit peuple ne pouvait pas se permettre d'entraver le «rêve» de tout un continent. On les traita à part et avec hauteur. Il faut relire les déclarations de certains grands dirigeants à l'époque qui se demandèrent si les Danois étaient vraiment dignes de la démocratie. Montrés du doigt, ils furent contraints de revoter en 1993 et, à 56% cette fois-ci, ils firent le choix de Maastricht. On peut s'interroger si les profondes traditions anglaises se laisseront prendre à une telle mascarade de second vote (...)"

Posté le 29 juin 2016 à 07h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

Le gouvernement anglais n'a pas pour ambition de renier ou trahir le vote des Anglais

Analyse de Marion Maréchal-Le Pen :

"Je crois qu'il y a une forme de stratégie du chaos de la part d'un certain nombre de gouvernements, notamment français, qui tentent de faire en sorte que ça se passe le plus mal possible, pour éviter une forme de conséquences en cascades, d'autres référendums au sein de l'UE. En France notamment, la classe politique souhaite que la sortie se passe le plus mal possible, dans des conditions désagréables, ce qui est la démonstration que les politiques français font peu de cas de la souveraineté des peuples.

Il faut pas rêver, ça ne peut pas se faire en trois semaines. 83 000 textes, je crois, lient l'Union européenne et le Royaume-Uni. Il faut s'attendre à ce qu'il y ait 2 ans entre aujourd'hui, le délai de négociation et la sortie effective du Royaume-Uni (...) De toutes façons, le gouvernement anglais n'a pas pour ambition de renier ou trahir le vote des Anglais (...)

Toutes les prophéties apocalyptiques qu'on nous a servies pendant la campagne n'auront pas lieu. La réaction des marchés a certes été très vive mais elle est temporaire"

Posté le 29 juin 2016 à 07h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

28 juin 2016

Le ministre polonais des Affaires étrangères demande la démission de la Commission européenne

Witold Waszczykowski, ministre polonais des Affaires étrangères, a déclaré :

Unknown-17"D'ordinaire, en politique, en cas d'échec d'un projet politique, et ici, le projet politique est de préserver l'unité européenne, on doit changer les règles du jeu ou donner à d'autres personnalités politiques la possibilité d'améliorer ce projet…

Nous nous demandons si la direction de la Commission européenne, qui voici quelques mois appelait les dirigeants politiques à cesser d'écouter leur électorat (Jean-Claude Juncker, en mai dernier, dénonçait les dirigeants qui écoutent leur électorat au lieu de développer un sentiment commun européen), a le droit de rester en fonction… A notre avis, elle ne l'a pas. De nouvelles personnalités politiques, de nouveaux commissaires doivent se charger de cette tâche, et avant toute chose, nous devons accorder de nouvelles prérogatives au Conseil européen, parce qu’il est composé de représentants politiques qui ont un mandat démocratique (Contrairement à la Commission européenne. Mais dans le traité c’est bien la Commission qui est l’exécutif européen, pas le Conseil)."

Posté le 28 juin 2016 à 22h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Le Brexit rend « la désintégration » de l’Union européenne « pratiquement irréversible »

Voilà l’analyse faite par le financier George Soros sur le site Internet Project Syndicate, samedi 25 juin, et reprise par Charles Sannat :

"Le magnat estime également qu’à court et moyen terme au moins, la Grande-Bretagne va pâtir sensiblement de la décision prise. « En quittant l’UE, la Grande-Bretagne se retrouvera peut-être au bout du compte, sans que cela soit sûr, plutôt dans une meilleure situation que d’autres pays ; mais son économie et ses habitants vont beaucoup souffrir, à court et moyen terme », avertit-il.

L’UE, continue Soros, est en panne et ne répond plus aux besoins et aspirations de ses habitants. Le financier appelle à une reconstruction complète de l’Union européenne, afin de la sauver. « Après le Brexit, nous tous qui croyons aux valeurs et aux principes que l’UE est censée porter doivent s’unir pour la sauver, en la reconstruisant complètement. » Et il prophétise : « Je suis convaincu qu’à mesure que les conséquences du Brexit se manifesteront dans les semaines et les mois à venir, un nombre de plus en plus grand de gens nous rejoindront. »

On voit poindre ici ce que Naomi Klein a théorisé sous l’appellation de stratégie du « choc » où l’on crée un problème, où on utilise un événement à son profit en apportant une solution que tous les désespérés sont prêts à signer même si cela est mauvais pour eux à long terme. Je pense qu’en dehors des aspects de communication, il y a peu de chance que l’on construise une « autre » Europe tant les grands malades qui nous dirigent sont prisonniers de leur logique mondialiste au service du totalitarisme marchand."

Posté le 28 juin 2016 à 21h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

L’Union Européenne prépare la spoliation de votre épargne

Selon François Siméoni, Conseiller municipal FN de Versailles, Secrétaire Départemental FN78 :

"Dans l’article 21 bis, adopté en commission le 24 mai dernier, puis voté en séance publique à l’Assemblée Nationale le 9 juin, la directive BRRD, déjà votée pour les banques (pudiquement appelée ici «régime macroprudentiel applicable au secteur bancaire»), est élargie aux assurances.

Rappelons que cette directive prévoit le prélèvement sur les comptes bancaires des particuliers, procédure prévue par l’U.E dite du «bail in», qui a été inscrite dans le droit français en pleine période estivale le 20 août 2015.

La conséquence est simple : en cas de défaut d’une société d’assurances, tous les détenteurs d’une assurance-vie pourront voir le versement de leur prime suspendu pour une durée indéterminée et ne pourront pas sortir de leur contrat pour récupérer leur mise.

Les Français doivent savoir que, sous la pression de Bruxelles, tous les mécanismes permettant aux banques et aux sociétés d’assurances de se renflouer sur les comptes des particuliers sont maintenant mis en place en cas de risque «systémique».

Il est donc urgent de retrouver notre souveraineté budgétaire et monétaire afin de mettre un terme à cette politique, conduite par les gouvernements de droite comme de gauche, qui, sous les diktats de l’Union Européenne, conduira à la ruine des Français."

Posté le 28 juin 2016 à 16h22 par Michel Janva | Lien permanent

Zemmour : "Nous préférons sacrifier un peu de notre bien-être matériel à la sauvegarde de notre identité"

Posté le 28 juin 2016 à 14h51 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Le référendum portait sur la question migratoire et non sur l'appartenance à l'UE

Mais qu'aviez-vous cru ? Que sortir de l'Union européenne par la voie démocratique était possible ?

"Lundi soir, le ministre de la Santé, Jérémy Hunt, a affirmé que le Royaume-Uni pourrait organiser un second référendum, pour redemander son avis au peuple après qu'il a choisi de quitter l'UE.

Il justifie cela en expliquant que les citoyens ont surtout voté sur la question migratoire, mais que lorsque ce problème serait réglé, une nouvelle consultation serait bienvenue."

Posté le 28 juin 2016 à 14h40 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Frontex ne veut pas dire fermeture des frontières...bien au contraire

FrontexLe directeur de Frontex, organisme dont la mission est de protéger les frontières de l'Union européenne, se déclare d'accord avec la proposition de la Commission européenne d'utiliser des "voies légales" pour acheminer les immigrés clandestins les migrants les réfugiés :

"Il faut davantage de voies légales vers l’Europe à partir des régions en crise. C’est ce qu’a proposé la Commission européenne l’an passé. Et j’approuve cette demande. Cela simplifiera la situation aux frontières extérieures de l’UE. Non seulement pour la protection des migrants, mais aussi pour empêcher l’entrée en Europe des terroristes et des criminels par les voies illégales utilisées par les passeurs.[...]

Lorsque, l’été dernier, des dizaines de milliers de personnes ont fui de Turquie en Grèce dans les minuscules embarcations des passeurs, c’étaient à 70 ou 80 % des Syriens. S’il y avait eu des voies légales vers l’Europe pour ces personnes ayant besoin de protection, comme par exemple des vols humanitaires spéciaux à partir des camps de réfugiés du Liban, de Turquie ou de Jordanie, nous n’aurions pas eu ces grands problèmes à la frontière extérieure de l’UE. C’est aussi la mission de Frontex d’identifier à la frontière les gens ayant besoin de protection et de leur indiquer le chemin pour aller déposer leur demande d’asile. Frontex ne veut pas dire fermeture des frontières."

Comme si les terroristes islamistes n'étaient pas capables de se confondre avec des réfugiés dans les camps en question. Finalement, heureusement que Frontex n'a que peu de moyens pour mettre en œuvre ses idées. Encore une nuisance que le Brexit va éviter aux Britanniques...

Via FDesouche

Posté le 28 juin 2016 à 14h26 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Les eurocrates fanatiques n’hésiteront pas à employer tous les moyens pour châtier le peuple britannique

Tribune de Bernard Antony à propos du Brexit :

"Qui ne le voit, à peine l’électorat du Royaume-Uni s’est-il très majoritairement, démocratiquement prononcé pour un retour à sa souveraineté, que tout est mis en œuvre à Bruxelles et à Francfort, à Berlin et à Paris pour le châtier. Avec toutes les grosses ficelles de la désinformation médiatique.

On s’y emploie à susciter toutes les embûches possibles pour empêcher une paisible transition. Il faut en effet terroriser les autres peuples qui veulent aussi se libérer du carcan euro-fédéraliste. C’est d’ailleurs une fréquente caractéristique de l’histoire contemporaine que la répression par les édifices super-étatiques dits fédéraux des nations constitutives voulant retrouver leur liberté et leur souveraineté.

Le fédéralisme invoqué n’est nullement celui permettant au sein d’une nation les décentralisations souhaitables. Il est l’idéologie de soumission des peuples et de leurs États dans un plus vaste ensemble coercitif et, comme aujourd’hui l’Union Européenne, souvent de plus en plus totalitaire.

Car il s’agit non pas de répondre au bien commun des peuples mais de progresser coûte que coûte dans la réalisation de l’utopie constructiviste d’une république universelle rêvée par les sectes socialistes et autres.

Les dirigeants et fonctionnaires de l’Union Européenne, fanatiquement bruxello-centralisateurs, toujours plus avides d’imposer le carcan fédéral eurocratique, sont dans les mêmes perspectives idéologiques que les Jacobins de la Convention en 1793 menant la Terreur contre toutes les populations, vendéennes et autres, voulant préserver leurs libertés et leurs traditions. Il en fut de même au temps de l’Union Soviétique et l’État fédéral russe aujourd’hui n’est pas moins centralisateur. Il en était de même avec l’État fédéral yougoslave si soutenu par les eurocrates, Jacques Delors en tête.

Il y a bien longtemps, à Rome, Caton le censeur ne cessait de réclamer : « Il faut que Carthage soit détruite ! ». Aujourd’hui, les eurocrates fanatiques n’hésiteront pas à employer tous les moyens pour châtier l’orgueilleux peuple britannique. Il faut donc pour eux que la Grande-Bretagne libre soit détruite. Mais c’est une chose que de le souhaiter, une autre que d’y arriver. " 

Posté le 28 juin 2016 à 11h21 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Et si Londres devenait un paradis fiscal ?

Loin des scénarios catastrophe, cet article du Monde explore une piste qui porrait expliquer les vraies raisons du mécontentement si démonstratif des dirigeants, des ministres des finances et des financiers de l'Union européenne :

"Il ne croyait pas si bien dire, Emmanuel Macron. Mais comme il a fait preuve de clairvoyance, ce 14 avril, en voyage à Londres, deux mois donc avant le « Brexit », en provoquant les Britanniques d’un : « Vous ne voulez quand même pas devenir le “Jersey” ou le “Hongkong” de l’Europe ? »

Car derrière le risque de marginalisation de la puissante City de Londres, qu’entendait dénoncer le ministre français de l’économie, en cas de divorce d’avec l’Union européenne (UE) – une marginalisation coûteuse en emplois et en points de croissance économique – se cache, en réalité, un autre risque. Celui-là est pernicieux, et surtout, lourd de conséquences pour l’ensemble de la communauté internationale, notamment européenne.

Le risque est de voir le Royaume-Uni et son centre financier se lancer dans un dumping fiscal et réglementaire particulièrement agressif, pour s’imposer comme « le » paradis fiscal de l’Europe, plus poreux et complaisant encore qu’il ne l’est aujourd’hui envers l’argent sale, gris ou noir, issu de la fraude fiscale, des trafics ou de la corruption."

Le Monde en profite tout de même pour lancer un procès d'intention en imaginant que seul "l'argent sale, gris ou noir, issu de la fraude fiscale, des trafics ou de la corruption". Et si cela, au contraire, forçait la France a arrêter le matraquage fiscal...

Posté le 28 juin 2016 à 09h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Les Républicains veulent refonder l'UE sur des principes contradictoires

Déclaration ambigüe du Bureau Politique des Républicains qui aligne les paradoxes (comme le souhait d'un véritable gouvernement économique de l'UE et celui de plus de subsidiarité...) :

Unknown-14"Les Républicains prennent acte de la volonté du peuple britannique de quitter l'Union européenne. Il s'agit d'un choix démocratique, qui doit être respecté.

Il traduit le rejet croissant de la construction européenne telle qu'elle fonctionne. Nous devons entendre le message qui nous a été adressé de la part des Britanniques. Des conséquences rapides doivent être tirées de leur vote.

Conformément aux dispositions prévues par le Traité, les négociations pour organiser la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne doivent donc être entamées sans délai.

Mais, plus fondamentalement, après ce vote, la question qui se pose est celle de l'avenir de l'Europe. Notre famille politique reste plus que jamais attachée à l'idéal européen. Mais nous voulons une Europe qui protège, qui assure aux Européens la sécurité à laquelle ils ont droit, une Europe qui défende ses intérêts et parte à la conquête des marchés mondiaux, une Europe indépendante, une Europe fondée sur les nations.

Pour cela, l'Europe doit être refondée autour des principes suivants.

- L'Europe doit reconnaître qu'elle a des frontières et qu'il est de sa responsabilité vis-à-vis des peuples de les faire respecter. Il est plus que temps de mettre en place le Schengen II que nous avons été les premiers à réclamer. Dans l'attente de ce Schengen II, les Républicains demandent que la France contrôle elle-même ses frontières nationales partout et aussi longtemps que nécessaire.

- L'Europe doit assurer son indépendance politique et sa force économique en défendant la zone euro. Nous demandons qu'elle se dote enfin d'un véritable gouvernement économique qui assurera une coordination beaucoup plus forte des politiques économiques, budgétaires et fiscales au service de la croissance et de l'emploi. Elle devra également se doter d'un véritable Fonds Monétaire Européen car le FMI ne doit plus intervenir dans les affaires intérieures de l'Europe.

- Le principe de subsidiarité doit être enfin respecté de manière effective. Pour cela, les compétences de l'Union européenne doivent être redéfinies autour d'un petit nombre de priorités stratégiques (marché intérieur, PAC, industrie, énergie, recherche, concurrence, politique commerciale, numérique…) ; tout le reste doit être rendu à la seule souveraineté des Etats. Le fonctionnement de la Commission doit être revu pour en finir avec l'inflation normative européenne.

- Enfin, le processus d'élargissement doit être stoppé jusqu'à ce que la refondation de l'Europe ait été menée à son terme. En toute hypothèse, nous devons dire clairement à la Turquie qu'elle n'a pas vocation à entrer dans l'Union européenne. A ce titre, nous réaffirmons notre ambition d'un partenariat stratégique avec la Russie et la Turquie, mais qui n'est pas une adhésion.

Les Républicains proposent donc une véritable refondation de l'Europe, dont la France et l'Allemagne devraient prendre l'initiative ensemble.

La question des modalités de cette refondation ne doit pas prendre le pas sur l'essentiel c'est-à-dire le contenu. C'est en fonction de son contenu et de son ambition que le choix de modalités juridiques et politiques de sa mise en œuvre devra être faite.

Les Républicains soulignent que, plus que jamais, la refondation de l'Union européenne nécessite de la lucidité, de la volonté et une vision. L'Europe vit un moment de nature historique. Jamais le projet européen, avec l'idéal qu'il porte, n'a été autant menacé. L'Europe ne pourra survivre sans le soutien des peuples européens.

Face à l'Histoire, nous appelons chacun à la responsabilité et au courage."

Et s'ils commençaient par respecter le choix des Français exprimé en 2005 ?

Posté le 28 juin 2016 à 07h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

La Commission européenne déteste la démocratie

Ces gens-là sont de véritables dictateurs. Ils n'accepteront jamais un résultat démocratique qui ne va pas dans leur sens.  Peter Sutherland est l’ancien Commissaire européen à la concurrence, ancien directeur général de l’OMC, actuel président de l’European Policy Center et actuel président de Goldman Sachs InternationalIl déclare que "d’une façon ou d’une autre, ce résultat doit être annulé" et qu'un "deuxième référendum semble inévitable".

Et après, on s'étonne du taux d'abstention dans les élections. Mais c'est peut-être cela qu'ils recherchent...      

Via FDesouche   

Alain Juppé est de la trempe de ces dictateurs lorsqu'il déclare :

"Il faudra un référendum, non pas seulement en France, mais dans tous les pays concernés, à un certain stade de la reconstruction de l'Europe. Si la France et l'Allemagne se mettent d'accord sur un accord de reconstruction de l'UE, et que des partenaires y sont associés, on pourra alors proposer aux peuples de l'approuver. Je ne suis pas contre un référendum - ce serait paradoxal pour un gaulliste - mais je pense qu'une telle consultation populaire se prépare.

Il y a des moments historiques où les hommes d'Etat ne sont pas faits pour suivre l'opinion. Ils sont là pour la guider : voilà ce que nous pensons et ce que nous proposons à nos peuples et, à ce moment-là, il est possible d'organiser un référendum. Pas avant."

En clair, on aurait le choix entre encore plus d'Europe ou le trop plein d'Europe d'aujourd'hui....

Un lecteur nous rapporte cette citation de Voltaire lorsqu'il débattait sur la nécessité ou non d'éduquer le peuple. On constate que la déliquescence de l'Education nationale correspond aux desseins de nos grands démocrates européistes (disparition de la culture classique, de l'apprentissage de l'Histoire de manière chronologique, de la géographie nationale) :

"Il est à propos que le peuple soit guidé et non qu'il soit instruit. Il n'est pas digne de l'être, il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants"

Posté le 28 juin 2016 à 06h18 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

27 juin 2016

Après le Brexit, l'Auxit pour l'Autriche ?

Lu ici :

"L'Union européenne doit éviter toute décision menant à un surcroît de "centralisation" politique, faute de quoi l'Autriche pourrait organiser d'ici un an un référendum sur la question de son appartenance à l'UE, a déclaré Norbert Hofer, qui a manqué de peu d'être élu président sous les couleurs du FPÖ (extrême droite).    

Pour Hofer et ses alliés, qui contestent le résultat de la présidentielle, l'UE doit être une union économique et non pas une union politique. "Les pères fondateurs (de l'UE) ont voulu garantir une coopération économique plus étroite parce que les pays qui coopèrent sur ce plan-là ne se font pas la guerre", a-t-il expliqué dans une interview que publie dimanche le tabloïd Österreich. "Cela a très bien marché, jusqu'à ce que l'union politique soit lancée", continue-t-il.    

Le chef de file du FPÖ, Heinz-Christian Strache, a adopté une ligne plus prudente, se bornant à dire que la question d'un référendum sur la question de l'UE pourrait devenir, à l'avenir, un objectif de sa formation."

Posté le 27 juin 2016 à 21h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

La méthode Sarkozy pour ne pas respecter un vote démocratique fait des émules

Visiblement la méthode Sarkozy pour annuler un référendum donne des espoirs aux mauvais perdants que sont les eurocrates :

"Le Monde explore les pistes apparues sur la question, qui donnent un espoir aux partisans d’un maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne (UE) (...)

Pour que ce retrait soit effectif, le pays qui souhaite quitter l’UE doit d’abord notifier sa décision au Conseil européen. S’ouvre alors une période de négociation qui doit déboucher sur un accord régissant les futures relations entre l’Etat membre et l’Union européenne. Si la concertation échoue, la sortie de l’UE est actée deux ans après la notification de retrait – un délai qui peut être prolongé avec l’approbation de tous les Etats membres.

En résumé, un vrai compte à rebours sera déclenché au moment où Londres va, pour de bon, appuyer sur le bouton « out ». D’où la volonté des autorités britanniques de gagner du temps. Le premier ministre David Cameron, qui a annoncé qu’il quitterait son poste à l’automne, a laissé à son successeur le soin d’activer l’article 50 (...)

« Quel que soit le premier ministre en charge, je crois qu’il ne sera pas assez stupide pour appuyer sur le bouton », résumait dimanche, auprès du Monde, un diplomate bruxellois (...)

Un coup de théâtre est-il à envisager durant cette période ? Un diplomate bruxellois interrogé par Le Monde se prend à espérer : « Avec le temps, les “Brexiters” vont se rendre compte de l’erreur qu’ils ont faite, et le référendum sera annulé. Personne ne s’en plaindrait ici. » (...)

Le référendum de jeudi dernier était consultatif et non contraignant juridiquement (...)

Aussi, certains réclament que le Parlement se saisisse désormais du dossier avant qu’il n’aille à Bruxelles, et vote contre la sortie de l’UE. « Réveillez-vous. Nous n’avons pas à faire cela. Nous pouvons mettre fin à cette folie et faire cesser ce cauchemar par un vote au Parlement », a ainsi réagi le député travailliste David Lammy.

Au moins 479 députés sur les 650 que compte la Chambre des communes s’étaient prononcés pour le « Remain » lors de la campagne. Mais le Parlement peut-il prendre une décision qui irait à l’encontre du choix fait par 17,4 millions d’habitants ? Ce serait possible « en théorie », a résumé auprès de l’agence Associated Press le constitutionnaliste Alan Renwick, de l’University collège de Londres, « mais en pratique, c’est absolument impossible ».

L’avocat Geoffrey Robertson n’est pas de cet avis. « Notre démocratie n’autorise pas la prise de décision par référendum. Ce rôle appartient aux représentants du peuple, et non au peuple lui-même », écrit-il dans une tribune sur le site du Guardian. Selon lui, les députés devraient ainsi être appelés à voter pour ou contre le Brexit, au moment où le futur premier ministre engagera la procédure de sortie."

Posté le 27 juin 2016 à 20h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

L'UE fait preuve (encore une fois) d'un totalitarisme insupportable

Le Royaume-Uni a décidé de sortir de l'Union européenne pour respecter le résultat du référendum, qui reste une consultation interne. Les modalités et le tempo pour déclencher l'article 50, prévu dans le traité de Lisbonne pour permettre à un pays membre de sortir de l'UE, relève des autorités du Royaume-Uni. Les technocrates de Bruxelles, qui ne supportent visiblement pas la liberté et la souveraineté des pays membres, veulent dicter leur loi :

UE-dictature"Le Premier ministre démissionnaire du Royaume-Uni l'avait pourtant annoncé dès son discours de défaite vendredi matin, alors que son pays avait voté à 51,9% en faveur d'une sortie de l'UE : ça ne sera pas à lui de déclencher la procédure de sortie grâce à l'activation de l'article 50 du traité sur l'Union européenne. La lourde charge reviendra à son successeur, qui sera désigné par les conservateurs avant l'automne. A Londres, on craint en effet le déclenchement d'une procédure "qui fait pencher la balance des négociations en faveur de l'UE" estime The Economist.

Pourtant à Bruxelles, on n'apprécie guère que Londres ose encore une fois fixer les règles du jeu. Dès vendredi, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait exhorté le pays

"à lancer les démarches de sortie immédiatement", explique France 24. "Ce n'est pas un divorce à l'amiable, mais après tout ce n'était pas non plus une grande relation amoureuse", a-t-il asséné dans la foulée." Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement britannique a besoin d'attendre jusqu'au mois d'octobre pour décider si oui ou non il envoie la lettre de divorce à Bruxelles. J'aimerais l'avoir immédiatement", a-t-il également déclaré [Le Point].

Martin Schulz, président du Parlement européen, a lui souhaité qu'une demande formelle soit déposée par M. Cameron mardi à Bruxelles, dans le cadre du Conseil européen extraordinaire qui réunit l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE (...)"  

Boris Johnson, membre des conservateurs et ancien maire de Londres, pourrait devenir 1er ministre en tant que chef de file des pro-Brexit de son parti. Il prend à contre-pied la commission européenne et se permet un rappel géographique utile à ceux qui confondent de manière délibérée, campagnes électorales après campagnes électorales depuis 30 ans, Europe et Union européenne :

Sans-titre"Je ne soulignerai jamais assez que la Grande-Bretagne fait partie de l'Europe, et en fera toujours partie. Il y aura toujours une coopération européenne intense et qui s'intensifiera dans de nombreux domaines: arts, sciences, universités, protection de l'environnement (...)

Le seul changement - et il ne viendra pas dans la précipitation- c'est que le Royaume-Uni va s'extraire du système de législation incroyable et opaque de l'UE

Les droits des citoyens européens vivant dans ce pays seront pleinement respectés et il en sera de même pour ceux des Britanniques vivant dans l'UE."

Posté le 27 juin 2016 à 13h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (20)

La religion des droits de l'homme nous mène à notre perte

Deux articles très intéressants exposent cette thèse, l'un sous l'angle juridique, l'autre sous l'angle de la philosophie politique. A lire intégralement. Extrait :

"Avatar de la religion de l'humanité, le culte des droits de l'homme a remplacé depuis quelques décennies le communisme - dont il partage la nature de religion séculière - dans son rôle d'utopie censée instaurer le règne du bien sur la terre. Dans cette nouvelle religion séculière, les droits de l'homme sont en charge de la promesse du royaume de Dieu sur la terre, en charge du projet d'une humanité réconciliée grâce à l'instauration d'une société parfaite, au moyen de la mutation du monde ancien en un monde nouveau entièrement cosmopolite et fondé exclusivement sur les droits des individus."

Posté le 27 juin 2016 à 11h48 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (8)

Encore un argument pour le Brexit !

Présidence de la Commission européenne: Daniel Cohn-Bendit prêt à être candidat

Posté le 27 juin 2016 à 11h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

"Je n'ai jamais vu un retour de la liberté contre la technocratie se traduire par autre chose que par un progrès"

Vu ici : L'économiste Charles Gaves, président de l'Institut des libertés, nous explique que l'Euro est déjà virtuellement mort, et que si les conséquences pour les Européens risquent d'être peu agréables, elles n'en seront pas moins un retour à la liberté, donc un progrès.

 

Posté le 27 juin 2016 à 00h25 par Marie Bethanie | Lien permanent

26 juin 2016

Brexit : l'arnaque continue

Vous n'êtes pas citoyen britannique et vous voulez prendre part "euro-démocratiquement" à la vie du Royaume-Uni en signant une pétition qui engage leur souveraineté nationale? UE, tout est possible : 

Posté le 26 juin 2016 à 14h43 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (18)

6 juillet : conférence sur les chrétiens d'Orient au Parlement européen

Visuconference11

Posté le 26 juin 2016 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent

25 juin 2016

Union Européenne : "On va forcément vers un clash majeur"

C'est l'analyse d'Yves Daoudal :

"Jaroslaw Kaczynski, président du PiS, le parti au pouvoir en Pologne, a tenu une conférence de presse sur le Brexit. Pour déplorer le vote britannique, mais aussi pour affirmer que la réponse au Brexit doit être une réforme de l’UE qui serait une nouvelle offre aux Britanniques, à travers un nouveau traité.

« Nous avons besoin d’un nouveau traité européen, nous avons besoin d’une réaction positive, au lieu de nous obstiner dans la même direction en continuant dans le même chemin qui a conduit à la crise. » Il faut clarifier la prise de décision, qui ne doit plus être « arbitraire », il faut redéfinir le concept de subsidiarité, il faut augmenter le nombre des domaines où la décision doit être prise à l’unanimité… Car l’UE est toujours composée d’Etats nations…

Le Premier ministre Beata Szydlo a souligné que la Pologne est en train d’élaborer des propositions sur ce qui doit changer : « Le but de la Pologne est de construire une UE forte, unie, de nations souveraines ».

Ce discours est exactement à l’opposé de celui que l’on entend en France. Tous les dirigeants demandent, éventuellement avec l’appui d’un nouveau traité, qu’on renforce l’UE, qu’on réponde au Royaume Uni par plus d’Europe, et particulièrement qu’on s’occupe de construire une zone euro unifiée, entre les pays qui veulent continuer l’intégration. C’est-à-dire entre dirigeants qui veulent continuer dans la voie de la désastreuse utopie, contre les peuples.

La divergence est donc en train se creuser entre ces deux groupes de pays. Et elle conduit à une impasse.

Car nos dirigeants sont dans la légitimité des traités. Le traité de Maastricht impose une « citoyenneté européenne » supérieure à celle des nations, une monnaie unique à TOUS les Etats de l’UE, et une marche forcée vers toujours plus d’intégration. Et quand ils veulent un nouveau traité c’est pour le souligner encore davantage.

Je me demande si Jaroslaw Kaczynski se rend compte à quel point il va contre le traité européen quand il dit qu’il est contre une tentative de la Pologne de rejoindre l’eurozone pour combattre le Brexit, parce que adopter l’euro conduirait à appauvrir les gens si le pays entrait avec un zloty faible, et briserait les exportations s’il entrait avec un zloty fort…

On va forcément vers un clash majeur."

Posté le 25 juin 2016 à 17h46 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (28)


     Archives > Europe : identité chrétienne , Europe : politique , Pays : Etats-Unis , Pays : International , Pays : Russie , Pays : Turquie , Religions : Eglise orthodoxe

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > Europe : identité chrétienne , Europe : politique , Pays : Etats-Unis , Pays : International , Pays : Russie , Pays : Turquie , Religions : Eglise orthodoxe