23 janvier 2015

Parlement européen : Edouard Ferrand remplace Aymeric Chauprade

FDans un communiqué, Marine Le Pen annonce que Edouard Ferrand est nommé à la tête de la délégation française FN–RBM au parlement européen en remplacement d’Aymeric Chauprade. Il sera en outre chargé des Français de l’étranger.

Cet eurodéputé avait également signé les principes de La Manif pour Tous.

De son côté, Aymeric Chauprade a maintenu ses déclarations et en a ajouté :

« Cette vidéo est parfaitement équilibrée. Je parle de l’islam acclimaté aux nations, qui est l’islam majoritaire. Mais je parle (aussi) de cet islam global, djihadiste, qui se développe. Il ne faut pas se voiler la face : on a un problème avec une partie de l’islam ».

Aymeric Chauprade n’hésite pas non plus à affirmer que

« le nazisme était allié avec l’islam radical. Himmler lui-même avait deux objets fétiches sur son bureau, Mein Kampf et le Coran ».

Ceux qui seront choqués par cette déclaration politiquement incorrecte seront heureux d'apprendre que le grand Mufti de Jérusalem avait fait alliance avec Hitler.

Posté le 23 janvier 2015 à 07h39 par Michel Janva | Lien permanent

20 janvier 2015

Avortements tardifs et infanticides néonataux : pourquoi il est bon de signer la pétition

De Grégor Puppinck, Directeur de l’ECLJ.

"Le 20 novembre dernier, l’ECLJ a lancé une pétition auprès de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) pour dénoncer les traitements inhumains et les infanticides pratiqués sur les nouveau-nés qui survivent à des avortements tardifs. En effet, chaque année, des enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques.

Saisi de ces pratiques en 2014, le Comité des Ministres a échoué à adopter une réponse commune et le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a refusé de se prononcer. C’est pourquoi cette pétition s’adresse à présent à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, dont l’une des fonctions est de promouvoir et défendre le respect des droits de l’homme.

A ce jour cette pétition est soutenue par 174.000 personnes.

Cette pétition sera introduite suivant une procédure officielle, elle est utile et mérite d’être signée car elle permet de saisir l’Assemblée Parlementaire de ce sujet et d’obtenir qu’elle l’étudie, en débatte et adopte un rapport.

Cette procédure parlementaire pourrait aboutir à l’adoption d’une résolution et d’une recommandation de l’Assemblée. Ce résultat n’est pas certain. En revanche il est sûr que cette pétition va provoquer d’intenses débats pendant plusieurs mois ; et c’est justement l’objectif de cette pétition : faire sortir de l’ombre le drame des avortements tardifs et obtenir que l’on en parle, que l’on ouvre les yeux sur cette pratique inhumaine.

Cette pétition va se heurter à une forte opposition et à un « mur du silence », mais elle peut le briser par l’engagement de ses signataires et le courage de députés.

La pétition sera remise prochainement à la Présidente de l’Assemblée. Les signataires seront informés des prochaines étapes de la procédure et invités encore à agir.

Signez ici la pétition.

Posté le 20 janvier 2015 à 23h45 par Michel Janva | Lien permanent

Délit d'initié de François Hollande ?

Lu ici :

"En politique, cela s'appelle un couac. En Bourse, cela s'appelle un délit d'initié. Ou du moins une divulgation d'information confidentielle. Une petite phrase, lâchée par François Hollande lors de ses vœux aux entreprises, a en effet fait bondir les journalistes présents et les instances européennes.

Le président français a assuré lundi que la Banque centrale européenne allait "jeudi prendre la décision de racheter des dettes souveraines", lors de ses vœux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi.

"La Banque centrale européenne va prendre jeudi la décision de racheter des dettes souveraines, ce qui va donner des liquidités importantes à l'économie européenne et (...) peut créer un mouvement favorable à la croissance", a déclaré le chef de l’État.

Posté le 20 janvier 2015 à 23h15 par Michel Janva | Lien permanent

Encore plus d'Europe, ça vous dit ?

Cela s'appelle de la récupération politique. L'Europe de Bruxelles montre quotidiennement sa faillite et détruit la souveraineté des Nations. Son incapacité à gérer l'immigration clandestine (échec de frontex), ses frontières passoires à cause de Schengen et la faillite de l'Europe de la défense en sont des preuves évidentes.

Et bien non ! Jean Arthuis propose encore plus de fédéralisme et moins de souverainté pour régler le problème du terrorisme :

"N'en déplaise aux souverainistes, la bonne réponse face au terrorisme, c'est, au contraire, l'Europe fédérale"

Mais qui va-t-il convaincre ? 

Posté le 20 janvier 2015 à 18h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

Face aux djihadistes et à la CEDH, la France impuissante

A quoi cela sert-il d'avoir des lois en France, puisque c'est une cour supranationale qui décide ? Dernier exemple en date, Bernard Cazeneuve affirme qu'on ne peut pas interdire aux djihadistes de revenir en France

"sauf à prendre le risque de se trouver sanctionné par la Cour européenne des droits de l'homme".

Donc, prenons le risque de nouveaux attentats, le dogme de la CEDH ne pouvant être remis en cause... La Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme stipule (article 3) que

«nul ne peut être privé du droit d'entrer sur le territoire de l'Etat dont il est le ressortissant».

Le ministre ne veut pas commettre d'attentat contre la CEDH :

«Sauf à prendre le risque de se trouver sanctionné par la Cour européenne des droits de l'Homme, cet article s'oppose donc à ce que le retour en France de ressortissants français soit interdit, qu'ils aient ou non une autre nationalité».

Posté le 20 janvier 2015 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent

19 janvier 2015

La présidente de la Lituanie, ancienne commissaire européen, militante communiste ?

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"C’est une terrible affaire qui secoue le Parlement européen. Le mois dernier, tous les députés européens ont trouvé dans leur casier un exemplaire d’un livre sulfureux, intitulé Red Dalia, traduction en anglais du livre d’une journaliste lituanienne controversée, comme on dit, Ruta Janutiene, paru en Lituanie en 2013.

Le Dahlia rouge, c’est Dalia Grybauskaite, la présidente de la Lituanie (depuis 2009, réélue l’an dernier), qui auparavant était commissaire européen. Elle s’est fait remarquer ces derniers temps par son hystérie antirusse et son soutien absolu aux actuelles autorités ukrainiennes, allant jusqu’à qualifier la Russie d’« Etat terroriste » (formule assez peu diplomatique dans la bouche d’une présidente dont le rôle principal est de représenter la Lituanie sur la scène internationale). Il est donc logique que son ministre de la Défense, participant du même délire, publie un manuel expliquant à la population comment survivre à une invasion russe et comment y résister…

Or voici que Ruta Janutiene reprend et étaye une ancienne rumeur selon laquelle Dalia Grybauskaite est la fille d’un membre du KGB de Staline et qu’elle devint elle-même à 27 ans une ardente militante du parti communistes d’URSS. [Lire la suite]"

Posté le 19 janvier 2015 à 22h24 par Michel Janva | Lien permanent

17 janvier 2015

L'armée belge déployée contre le danger islamiste

Alors que le dispositif français Vigipirate était presque une exception mondiale, la Belgique vient de décider de faire appel à son armée : 

3025067166"Le gouvernement belge a décidé de réagir vigoureusement après le démantèlement, jeudi 15 janvier, d’un réseau terroriste qui projetait une série d’actions, notamment contre des policiers. Le premier ministre, Charles Michel, a dévoilé un plan en douze points qui sera soumis au Parlement et, espère-t-il, adopté d’ici un mois. La mesure la plus spectaculaire est le recours à l’armée pour la surveillance des lieux stratégiques. Le pays n’avait connu un tel dispositif que dans les années 1980, lors d’attentats commis par les Cellules communistes combattantes, proches d’Action directe. Quelque 150 soldats ont été immédiatement déployés malgré l’opposition des syndicats de policiers. " 

"Des militaires ont commencé ce samedi à prendre la relève de policiers pour surveiller des sites sensibles en Belgique, notamment à Anvers où vit une importante communauté juive. Jusqu'à 300 membres du régiment para-commando belge seraient susceptibles d'être déployés"(source)

Posté le 17 janvier 2015 à 14h33 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

La France sous contrôle...de la commission européenne

Pendant que nos élites politiques défilent dans la rue et parlent d'unité nationale et de liberté d'expression, une information est (volontairement?) passée sous silence :

"C'est dans un pays en état de choc, et en état d'alerte antiterroriste maximale que débarquent, cette semaine, les experts de la Commission européenne chargés d'éplucher les comptes du pays, dans le cadre de la procédure pour «déficit excessif» dont fait l'objet la France à Bruxelles. La «mission technique d'évaluation» est composée de trois experts de la Direction générale économique et financière de la Commission européenne, la fameuse «DG Ecfin». Ils resteront à Paris toute la semaine. Et devraient y revenir à la fin du mois de janvier. Leurs inspections se concentrent à Bercy, à la Direction générale du Trésor, des finances publiques et du budget (...)

Avec deux options à la clé: un nouveau délai de deux ans pour respecter de nouveaux objectifs de déficits, en échange de nouveaux ajustements, ou une procédure de «mise en demeure» pouvant aboutir à des sanctions financières."

A quand une grande manifestation pour la défense de la souveraineté française ?

Posté le 17 janvier 2015 à 08h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

16 janvier 2015

Nouveau rapport pro-avortement au Parlement européen

Un nouveau rapport, le rapport Tarabella s’inscrit dans la logique du Rapport Estrela et vise à promouvoir un «droit à l'avortement» au travers d’une résolution du Parlement européen. Le 10 Décembre 2013, le Parlement européen avait rejeté le rapport Estrela sur « la santé et les droits sexuels et génésiques » (SDSG). A sa place, les eurodéputés ont adopté une résolution qui réaffirme le principe de subsidiarité et déclare clairement que « la définition et la mise en œuvre des politiques relatives aux SDSG et à l'éducation sexuelle dans les écoles relèvent de la compétence des États membres ».

Cependant, l’eurodéputé belge Marc Tarabella, du groupe socialiste, conteste actuellement le principe de subsidiarité en ce qui concerne "les SDSG" en faisant la promotion d’un des principaux points du rapport Estrela, à savoir un « droit à l'avortement ». M. Tarabella est le rapporteur du rapport annuel du Parlement européen sur l'égalité entre les femmes et les hommes au sein de l’UE en 2013. Un rapport annuel qui a été rejeté en 2014, connu alors sous le nom «rapport Zuber».

M. Tarabella tente de convaincre le Parlement européen à accepter la disposition suivante :

« Le Parlement européen (...) insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l'avortement ; soutient par conséquent les mesures et actions visant à améliorer l'accès des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive et à mieux les informer de leurs droits et des services disponibles ; invite les États membres et la Commission à mettre en œuvre des mesures et des actions pour sensibiliser les hommes quant à leurs responsabilités sur les questions sexuelles et reproductives ».

L’action de M. Tarabella est incohérente compte tenu de la position récemment adoptée par le Parlement européen, affirmant qu'il n'y a pas de compétence de l'UE sur la question de l'avortement. Néanmoins, au cours des réunions de la Commissionsur les droits de la femme et l’égalité des genres du Parlement européen, il a déclaré sa détermination à promouvoir un "droit à l'avortement". Il est donc nécessaire de réaffirmer ce que le Parlement européen a déclaré le 10 Décembre 2013.

Une fois de plus les citoyens de l'UE doivent faire entendre leur voix pour défendre le principe de subsidiarité et empêcher que le Parlement européen nouvellement élu adopte un rapport qui comprendrait un "droit à l'avortement".

Ne laissez pas Tarabella relancer les positions d’Estrela !

La FAFCE vous invite à signer cette pétition pour envoyer un signal fort et uni des citoyens au Parlement européen avant les votes qui auront lieu d'abord dans la Commission des droits de la femme et de l'égalité des genres, le 20 Janvier 2015, puis lors de la plénière du Parlement européen.

Posté le 16 janvier 2015 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent

07 janvier 2015

La zone euro est anti-liberté et anti-souveraineté

Fabienne Keller est sénatrice de l'UMP.

Posté le 7 janvier 2015 à 23h14 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Philippe Séguin aurait pu écrire un roman d'anticipation

Cinq ans après sa mort, un éloge du discours de Philippe Séguin du 5 mai 1992 sur Maastricht, à lire sur FigaroVox, dont voici quelques citations et la conclusion :

Philippe Séguin avait annoncé le risque de chaos social, l'emploi devenant, avec la monnaie unique et le contrôle draconien de l'inflation, la seule variable d'ajustement :

"le refus de dévaluation se paie du blocage de l'investissement et de l'explosion du chômage», «l'aliénation de notre politique monétaire entraîne l'impossibilité de conduire une politique autonome», «la normalisation de la politique économique française implique à très court terme la révision à la baisse de notre système de protection sociale, qui va rapidement se révéler un obstacle rédhibitoire, tant pour l'harmonisation que pour la fameuse convergence des économies», «dès lors que dans un territoire donné il n'existe qu'une seule monnaie, les écarts quelque peu significatifs de vie entre les régions qui le composent deviennent vite insupportables».

La perte de souveraineté :

«L'Etat fédéral européen (…) serait un Etat arbitraire et lointain dans lequel aucun peuple ne se reconnaitrait. Les plus lucides des fédéralistes européens le savent bien et ont une réponse toute prête. Il s'agit d'une Europe des régions laquelle présente l'avantage (…) de mettre hors-jeu les Etats nationaux»; or, selon l'orateur: «Il n'y a aucune place pour des nations vraiment libres dans un Etat fédéral; une nation de nations est une contradiction dans les termes, rien de plus

Le renforcement du nationalisme et de la quête identitaire :

«Craignons alors que pour finir les sentiments nationaux ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescriptible à choisir son destin». (...)

«On parle d'identité lorsque l'âme est déjà en péril (…) lorsque les repères sont déjà perdus. La quête identitaire (…) est le réflexe défensif de ceux qui sentent qu'ils ont déjà trop cédé

De même, Philippe Seguin avait déjà dénoncé les manoeuvres qui seraient utilisées pour faire taire les eurosceptiques.

Conclusion de l'article :

(...) En résumé, Philippe Séguin appelait de ses vœux une Confédération européenne, c'est-à-dire une structure institutionnelle et juridique bien plus souple qu'une Union fédérale. (...) Formons le vœu en ce début d'année que le prophétique discours de Philippe Séguin soit relu par les dirigeants européens afin que nous ne connaissions pas une issue dramatique lorsque les inéluctables remises en cause des schémas européens auront lieu."

Posté le 7 janvier 2015 à 17h54 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (4)

Quand Sébastien Chenu défendait l'UE de Bruxelles

Le FN a insisté sur le fait que Sébastien Chenu, fondateur de GayLib, ne rejoignait pas le FN pour défendre son idéologie LGBT, mais car il était un authentique patriote, hostile à l'européisme (il aurait même voté contre le Traité constitutionnel européen). Il est même devenu assistant parlementaire d'un député FN au Parlement européen.

Minute montre qu'il n'en est rien.

« A 18 ans, j'ai voté contre Maastricht et je suis resté eurosceptique », a affirmé Sébastien Chenu en rejoignant le Rassemblement Bleu Marine. « J'ai toujours soutenu une ligne eurosceptique à l'UMP, a-t-il ajouté. Force est de constater que cette ligne a été maintes fois trahie » Voici donc dans son intégralité un entretien que Sébastien Chenu a donné à « L’Observateur de Beauvais ». Il a été réalisé le 28 mai 2009. Chenu était alors candidat sur la liste UMP menée par Dominique Riquet aux élections européennes dans le Nord-Ouest."


Sébastien Chenu voit l'Europe à Beauvais par LobservateurdeBeauvais

Posté le 7 janvier 2015 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

06 janvier 2015

Arnaud Danjean : 'Déséquilibré'? Non, le gouvernement ne comprend rien au terroriste selon l'Etat islamique

AdLe député européen voit clair : 

"Vous réfutez la distinction entre “déséquilibrés” et “terroristes”. Le gouvernement minimise-t-il la gravité des faits ?

La communication du gouvernement est en tout cas très contradictoire : Manuel Valls nous dit que ces actes sont le fait de « déséquilibrés » et non de terroristes, qu’il s’agit seulement d’une mauvaise série, mais il admet aussi que le danger n’a jamais été aussi grand. Je pense qu’il a raison sur le second point, mais alors, il faut qu’il en tire toutes les conclusions : le terrorisme, ce n’est plus seulement des attentats de masse planifiés et perpétrés par des gens se rattachant à des organisations structurées et hiérarchisées.

C’est aussi, désormais, des actions individuelles, commises par des individus n’ayant pas forcément de liens entre eux, mais suscitées et cautionnées par une organisation terroriste, en l’occurrence l’État islamique. Il y a eu le 11 Septembre, Madrid, Londres, Casablanca, Bali. Il y a aussi Boston, Bruxelles, Ottawa, Sydney, Joué-lès-Tours : des attentats moins meurtriers mais psychologiquement dévastateurs.

Le suspect de Dijon a quand même le profil d’un déséquilibré… Bien sûr, mais vous connaissez beaucoup de terroristes “équilibrés” ?

On nous dit qu’il a fait 157 passages en établissement psychiatrique. Mais il en est ressorti 156 fois sans foncer dans la foule. S’il l’a fait il y a dix jours, ce n’est sans doute pas par hasard.

Vous voulez dire que ces terroristes ont pu être influencés par la diffusion de messages de l’État islamique ?

Absolument. Le mode opératoire est troublant, c’est celui qu’a recommandé Dae’ch dans une vidéo postée sur Internet en septembre : « Si vous pouvez tuer un incroyant […], tuez-le de n’importe quelle manière », avec une pierre, un couteau, une voiture… C’est déjà ce qui s’est passé au Canada, en octobre : un islamiste radical a tué un militaire en fonçant sur lui avec sa voiture.

Mais ce n’est pas parce que ces individus n’ont pas de lien avec une organisation structurée que leurs actes ne relèvent pas du terrorisme ! Ces gens-là n’ont pas d’antécédent djihadiste, ils ne font partie d’aucun organigramme. Ils passent spontanément à l’acte. C’est ce que recherche l’État islamique : encourager des individus, et fatalement les esprits les plus faibles, à commettre des attentats low cost, sans avoir à les former" (suite).

Posté le 6 janvier 2015 à 19h40 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (7)

05 janvier 2015

Euro : pas de souveraineté possible ?

La porte-parole de la Commission européenne, Annika Breidthardt, a déclaré ce matin suite à une question sur une sortie de la Grèce de l'euro :

"L'appartenance à l'euro est irrévocable".

Selon elle, cette règle est inscrite dans le Traité de Lisbonne, "article 140, paragraphe 3", traité imposé aux Européens.

Néanmoins, un traité se dénonce ou se renégocie et il est donc possible de sortir souverainement de l'euro, quoi qu'en dise le commissaire politique de la nomenklatura bruxelloise.

Posté le 5 janvier 2015 à 14h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

02 janvier 2015

Peut-on débattre de l'euro ?

L'union des Jeunes Euroréalistes est une association de rassemblement des jeunes euro-critiques issus de tous les horizons. Ils réclament un débat sur l'euro dans Le Figarovox :

E"Tandis que la crise de l'euro resurgit en Grèce et que des économistes, toujours plus nombreux, prophétisent une sortie prochaine de l'Italie de la zone euro, la monnaie unique continue d'attirer de nouveaux pays. Après l'Estonie en 2011 et la Lettonie en 2014, le 1er janvier 2015, ce sera au tour de la Lituanie de rejoindre ses deux voisins Baltes en devenant le dix-neuvième Etat membre de la zone euro.

[...] Puisque les peuples européens n'ont pas davantage été consultés au sujet de savoir s'ils souhaitaient partager leur monnaie avec une nouvelle nation dont le produit intérieur brut par habitant équivaut à à peine plus d'un tiers de celui de la zone euro. Et puisque le FMI, les agences de notation Moody's et Standard & Poor's, ainsi que les technocrates européens ont d'ores et déjà applaudi la nouvelle. Peu importe, en effet, car pour cette ancienne république soviétique qui a rejoint l'Union européenne et l'Otan en 2004, cette adhésion à la zone euro est avant tout une décision géopolitique dans laquelle les peuples européens, ignorés, n'ont pas leur mot à dire.

[...] C'est donc un nouvel épisode de la construction européenne telle qu'elle a été menée depuis plus de 20 ans qui se jouera le 1er janvier 2015. Une nouvelle fois, la décision a été prise sans le consentement des peuples. Une nouvelle fois, la précipitation d'une extension inconsidérée vers l'Est a primé sur le bon sens et la stabilité économique du continent. Une nouvelle fois, la zone euro ignore toute cohérence fiscale en accueillant en son sein un pays bénéficiant d'un impôt sur les sociétés à 15% (5% pour les petites et moyennes entreprises). Enfin, une nouvelle fois, le tabou autour d'une sortie de l'euro condamne l'existence même d'un débat à ce sujet.

En zone euro, depuis la crise, la décision est prise: la dévaluation sera interne. La position allemande imposant des politiques d'austérité l'a emporté. Et comment la blâmer? Sans sortie de l'euro, et sans austérité, l'intégration budgétaire européenne nécessiterait d'importants transferts de richesse entre les différents pays européens et notamment de l'Allemagne vers l'Europe du Sud. Ces transferts équivaudraient à environ 3% du PIB allemand - 85 à 90 milliards d'euros chaque année - soit ce qu'a coûté la difficile réunification allemande pendant 10 ans qui pourtant eut lieu au sein d'une même nation.

L'euro a été mal conçu, l'euro est en crise, les peuples n'ont qu'un mot à dire: bienvenue à la Lituanie!"

Posté le 2 janvier 2015 à 11h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

01 janvier 2015

L'euro c'est l'appauvrissement

EHier soir, François Hollande a encore soutenu l'euro, mais sans trop y croire réellement. Fini les grands discours sur le thème "l'euro c'est la croissance, l'euro c'est la prospérité"... :

"Avec l’Europe, ce n’est pas en cassant ce qui existe ou en prétendant sortir de la zone euro que nous convaincrons, c’est en redressant notre propre compétitivité, c’est en mobilisant tous les leviers économiques pour nous écarter de la stagnation en Europe et c’est en donnant une assise démocratique à la zone euro."

Il faut souligner que le bilan est médiocre :

"L'euro a creusé ses pertes mercredi et achevait sa pire année depuis 2005 face à un dollar en pleine forme qui bénéficiait d'un contexte de confiance sur l'économie américaine, dans un marché aux échanges très limités avant le Nouvel An. Vers 22h00 GMT (23H00 à Paris), la monnaie unique européenne valait 1,2097 dollar, contre 1,2154 dollar mardi vers 22H00 GMT, évoluant à son plus bas niveau depuis juillet 2012. Depuis le 1er janvier 2014, l'euro s'est déprécié d'environ 12% face à la monnaie américaine, enregistrant sa pire année face au dollar depuis 2005, lorsqu'il avait perdu 12,6%. L'indice dollar, ou "Dollar Index", termine lui l'année face à un panier de 10 grandes devises sur une hausse de 11%."

Bienvenue à la Lituanie dans la zone zéro... Selon un sondage réalisé il y a 15 jours par le parti UEDémocrates, 26% des Lituaniens sont favorables à l’euro ; 49% sont opposés à ce que leur pays adopte la monnaie unique. Mais ils n'ont pas le choix.

Posté le 1 janvier 2015 à 15h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

19 décembre 2014

L'euroscepticisme gagne du terrain

Selon un sondage du Figaro :

F

Posté le 19 décembre 2014 à 20h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Pas de "droit à l'avortement" au Parlement européen

Extrait d'un entretien d'Aymeric Chauprade au blog Le Rouge et Le Noir :

"[...] Il faut savoir que les groupes de pression féministes sont souvent étroitement liés aux groupes LGBT, et que, si le respect de la dignité de la femme est un principe sur lequel il est évidemment hors de question de transiger, les revendications de ces lobbies conduisent malheureusement bien souvent à une vision consumériste, des êtres en général et de la femme en particulier.

Ce n’est pas un hasard si, au Parlement européen, la commission parlementaire qui dit s’occuper du droit des femmes s’intitule « Droits de la femme et égalité des genres ». La sémantique est importante, et, on s’aperçoit vite dans le cadre du travail de cette commission, de l’influence grandissante des tenants de la théorie du genre sur les institutions européennes.

Si consacrer le « droit » à l’avortement ne semble plus à l’ordre du jour pour le moment, d’autres projets me paraissent alarmants. A titre d’exemple, la commission susmentionnée travaille actuellement sur un rapport sur l’égalité des femmes et des hommes au sein de l’UE, dans lequel il est déclaré la nécessité de lutter contre « la conception limitative de la famille en avantageant les familles mono-actives » et « insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l’avortement ; soutient par conséquent les mesures et actions visant à améliorer l’accès des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive et à mieux les informer de leurs droits et des services disponibles ; invite les États membres et la Commission à mettre en œuvre des mesures et des actions pour sensibiliser les hommes quant à leurs responsabilités sur les questions sexuelles et reproductives ».

C’est malheureusement le succès des tenants de la théorie du genre et de la négation du droit à la vie. Mais le sursaut espagnol doit nous encourager à poursuivre nos efforts pour défendre les droits de l’enfant et ne pas tomber dans le fatalisme concernant des mesures qui étaient soit disant « entrées dans les mœurs » mais qui sont plus que jamais contestées."

Posté le 19 décembre 2014 à 12h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

16 décembre 2014

L’Ukip crée un parti européen : l’Alliance pour la démocratie directe en Europe

L’Ukip annonce avoir créé un parti européen : l’Alliance pour la démocratie directe en Europe (ADDE), rassemblant des élus d’au moins un quart des pays de l’UE, soit 7. L’intérêt du parti européen est qu’il bénéficie d’un financement substantiel de l’UE. L’ADDE devrait recevoir 1,25 million d’euros l’an prochain, et sa fondation, Initiative pour une démocratie directe en Europe, 730.000 euros. Roger Helmer est un député européen britannique explique :

« Si nous ne prenons pas l’argent, il ne retournera pas aux contribuables. Il ira simplement aux autres fondations, celles qui s’engagent à poursuivre l’intégration européenne… Nous pensons que s’il y a des ressources disponibles, nous voulons les obtenir. Nous le faisons afin de libérer un peu de cet argent qui, sinon, irait à des organisations intégrationnistes. »

Posté le 16 décembre 2014 à 17h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

10 décembre 2014

Le TTIP, ce traité "transparent" qu'on nous cache si bien

Lu ici :

"À Bruxelles, dans une des artères du Parlement européen, se trouve une salle sous haute surveillance. Une rareté dans cette enceinte de la démocratie européenne. Qui veut y entrer doit être au préalable inscrit dans un registre spécial et faire partie du cercle restreint de ceux qui ont vraiment besoin de savoir. À l'intérieur, des hommes et des femmes parlementaires scrutent avec attention des documents où figure en haut à droite, en gras et en majuscule, la mention "CONFIDENTIEL UE ".

Il s'agit des pages les plus sensibles du traité transatlantique - le fameux TTIP - en cours de négociation entre l'Union européenne et les États-Unis, ce qu'on appelle dans le jargon commercial "les textes consolidés", qui contiennent les propositions communes faites par les négociateurs de part et d'autre de l'Atlantique. Le nombre de députés qui ont accès à ces documents est très restreint. On compte une quarantaine de personnes au total, sur les 751 parlementaires de l'institution européenne.[...]

Ces lecteurs obéissent à des règles strictes. Les portables sont confisqués à l'entrée de la salle. Il leur est impossible de scanner ou de photocopier les documents, ou même de prendre des notes. Et tous doivent déclarer sur l'honneur ne pas diffuser les documents consultés. Gare à celui qui enfreint les règles. Les eurodéputés risquent la perte de leur immunité parlementaire. Les agents du Parlement leur poste.[...]

Tandis que la Commission européenne, qui dirige la négociation pour les 28, a publié son mandat de négociation fin octobre et s'apprête notamment à rendre des documents de négociation consultables sur son site, les Américains y rechignent. Leur mandat n'a toujours pas été publié, tout comme les autres documents de négociation qui tous sont confinés dans des salles de lecture restreintes. Si restreintes que les ministres européens au Commerce, réunis à Bruxelles en novembre, se sont plaints à demi-mot de ne pas avoir suffisamment accès aux offres de négociation américaines.

Cela n'empêche pas Washington de vouloir influer sur les dispositifs européens. C'est donc sous haute surveillance américaine que de nouvelles salles de lecture vont voir le jour dans les prochaines semaines au Parlement européen. Elles permettront aux 751 députés d'accéder à tous les documents "RESTREINTS" de la négociation. Tandis que les documents de négociation conjoints - les plus sensibles - resteront toujours à la discrétion de cette quarantaine de députés, déjà inscrits au registre."

Pourquoi tant de secret dans un traité qu'on dit si "transparent" ?

Posté le 10 décembre 2014 à 10h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

09 décembre 2014

L'arrêt Lautsi de la CEDH garantit la présence des crèches dans les lieux publics

Dans Famille chrétienne, Jean Paillot, avocat au barreau de Strasbourg et expert au Conseil de l’Europe, analyse l'affaire des crèches avec la jurisprudence européenne. Faut-il que notre monde soit devenu fou pour que nous en arrivions à ergoter sur la jurisprudence européenne à propos des crèches de Noël ? :

L"Le principe dit de laïcité et que l’on devrait renommer principe de neutralité — tant le terme « laïcité » est ambivalent — est un principe permettant à tous de vivre ensemble, dans le respect des convictions religieuses de chacun, le rôle de l’État étant ici de « garantir, en restant neutres et impartiaux, l'exercice des diverses religions, cultes et croyances », comme la Cour européenne des droits de l’Homme l’a rappelé avec force dans son arrêt de Grande Chambre Lautsi contre Italie le 18 mars 2011.

La laïcité « à la française », c’est-à-dire la neutralité, n’a donc pas pour fonction de privilégier des convictions laïcistes, antireligieuses, et en particulier anticléricales ou christianophobes, qui sont d’ailleurs à bien des égards intolérantes. Alors comment faire en sorte que la neutralité ne devienne pas intolérante ? Une crèche est-elle réellement contraire au principe de neutralité ?

L’arrêt Lautsi, qui concernait la présence de crucifix dans les écoles publiques d’Italie, répond à cette question. Comme un crucifix, une crèche est un élément de décor d’ordre religieux, qui est par nature passif : il n’a donc pas d’influence en soi sur les convictions intimes. Le seul fait que cet élément de décor soit d’ordre religieux ne suffit par ailleurs pas à lui interdire toute présence dans la sphère publique, dès lors qu’il ne conduit pas à une forme d’endoctrinement. La Cour européenne a précisé ainsi qu’une « règlementation donnant à la religion majoritaire du pays une visibilité prépondérante » ne suffit pas à caractériser une atteinte au principe de neutralité. Il en va de même lorsqu’il s’agit d’une simple tradition ou d’un usage. La conséquence est limpide : tout comme un crucifix dans une école publique d’un pays de tradition chrétienne, une crèche ou un sapin de Noël dans une mairie ou un Conseil général français ne sont pas contraires au principe de neutralité."

Posté le 9 décembre 2014 à 14h28 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

06 décembre 2014

Une agitatrice LGBT avale de travers le discours du pape

C'est ce que rapporte C-Fam :

L"Le Pape François a clairement mis en garde les députés européens la semaine dernière, leur expliquant qu’ils avaient perdu la confiance des citoyens en passant des législations « insensibles » ou « néfastes », qui serait à l’origine de l’image d’une « grand-mère, plus guère fertile », qui engendre des « styles de vies plutôt égoïstes ». Pour lui, ils devraient se garder de faire des usages impropres du concept des droits de l’homme.

Un député a qualifié ses propos d’ « avertissement à point nommé ». Un autre déclarait que sa « sagesse s’adressait à tout le monde ». Pour sa part Ulrike Lunacek, auteur d’une résolution sur les droits homosexuels qui a suscité une forte opposition citoyenne, a offert au Pape une écharpe aux couleurs arc-en-ciel en lui disant : « cela aurait été bien si vous aviez défendu le mariage homosexuel et l’usage des contraceptifs ». Et d’ajouter : « Mais je n’ai pas entendu cela, et c’était un peu décevant ».

[...] Ulrike Lunacek est co-présidente de l’Intergroupe du Parlement européen pour les droits LGBT. Cette année, elle proposé une « feuille de route pour les droits LGBTI », qui demande aux Etats membres d’adopter des politiques complètes portant une attention spéciale aux droits des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles, transsexuelles et intersex. Elle instamment demandé aux Etats de reconnaître les unions homosexuelles célébrées dans les autres Etats, ainsi que les changements de sexe, quoi que dispose leur droit interne. Les services de fertilité doivent être accessibles aux personnes LGBT, et le droit de la famille doit être adapté afin de reconnaître plus de deux parents. Enfin, l’éducation sexuelle ne peut transmettre qu’une image positive des personnes LGBTI."

Posté le 6 décembre 2014 à 00h58 par Michel Janva | Lien permanent

04 décembre 2014

Encore une pétition rejetée par la commission européenne

SAprès "Un de nous", qui avait récolté environ 2 millions de signature, c'est au tour de l'initiative « Stop TTIP », destinée à s’opposer aux accords de libre-échange avec le Canada et celui en cours de négociations avec les Etats-Unis, et qui rassemble plus de 300 organisations dans 24 Etats membres, qui s’est vue refusée par la Commission, malgré 1 million de signatures. L’exécutif européen, qui a fait de ces négociations commerciales une priorité, ne soumettra pas de proposition législative pour soutenir cet appel. En réaction, « Stop TTIP » a saisi la Cour de justice européenne.

Le collectif prévoitune action devant le bâtiment de la Commission le 9 décembre, jour de l’anniversaire de son président, Jean-Claude Juncker.

Posté le 4 décembre 2014 à 18h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

03 décembre 2014

UE : prime de départ de 533 500 € pour Herman Van Rompuy

RAuxquels il faut ajouter 65.700 € par an jusqu’à sa mort.

Vous ne connaissez pas Herman Van Rompuy ? Vous devriez, c'est avec vos impôts qu'il est rémunéré. C'est le président du Conseil européen (qui ne sert à rien...).

Mais José Manuel Barroso (vous connaissez au moins l’ancien président de la sympathique Commission européenne) va toucher encore plus avec un total de 611 440 € ces trois prochaines années, puis 128 580 € par an.

Il s'agit juste de leurs indemnités suite à leur passage à la tête des instances de l'UE. Cela n'empiète pas sur ce qu'ils pourraient toucher de leurs anciennes fonctions.

Et à part ça, la crise, ça va ?

Posté le 3 décembre 2014 à 17h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

02 décembre 2014

L'UE et les personnes handicapées

Communiqué de CitizenGo dans le cadre d'une démarche réunissant plus de 100 associations européennes :

"A l'occasion de la Journée internationale des personnes handicapées (3 décembre), plus de 100 organisations représentant plusieurs millions de citoyens des États membres de l’UE invitent le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à retirer la proposition de Cinquième Directive sur l’Egalité de traitement.

Initialement destinée à offrir un recours en cas de discrimination spécifique envers les personnes handicapées, elle est désormais utilisée à d’autres fins pour faire avancer divers autres objectifs politiques. Les signataires de la lettre ouverte craignent que la proposition de directive, si elle est adoptée, ne vienne restreindre les droits civils fondamentaux de tous les citoyens européens d'une manière grave et dangereuse – en particulier en ce qui concerne la liberté d'effectuer diverses activités ciblées professionnelles, commerciales ou de service, sans craindre d’être accusé de discrimination.

Dans une lettre ouverte adressée au Président Juncker et conformément à son engagement  "d'examiner, dans les trois premiers mois de son mandat, avec le Parlement européen et le Conseil, la liste des propositions législatives en instance pour déterminer s'il convient de les poursuivre ou non, conformément au principe de «discontinuité politique »", les signataires exhortent le Président et son vice-président Frans Timmermans, à abandonner cette Directive polémique, qui n'est jamais parvenue au cours des six dernières années à recueillir l'unanimité requise pour son approbation.

L'intention originale de la Commission en proposant cette Directive était d’offrir un recours en cas de  discriminations visant spécifiquement les personnes handicapées dans leur vie quotidienne – et pas seulement dans le cadre de leur travail. Cependant, en 2008, cédant à des pressions politiques, la Commission a ajouté à cette proposition d’autres types de discrimination visant la religion ou les convictions, l’âge et l'orientation sexuelle. Depuis lors, la Directive a été instrumentalisée pour faire avancer plusieurs autres objectifs. Il en résulte que la proposition finale de la Commission est un document lourd et mal rédigé, qui réglemente le comportement privé des citoyens d'une manière sans précédent – sans nécessité démontrée – et multiplie les possibilités de conflits et de confusion.

Particulièrement troublante est l’utilisation dans la Directive d’un vocabulaire flou, imprécis et mal défini (avec des expressions telles que " discrimination", "harcèlement, » « un traitement moins favorable", etc.), qui pourrait éventuellement donner lieu à des interprétations imprévisibles – et produire des conséquences défavorables et négatives. En outre, l'adoption de la Directive dans sa forme actuelle aurait un impact profond sur le travail d’institutions fondées sur des valeurs éthiques , notamment les églises et les écoles et associations confessionnelles.

L’offre de services professionnels et la possibilité de contracter librement et sans contrainte constituent d’importants moyens d’interaction entre les personnes dans la société. Les citoyens doivent rester libres de le faire – et doivent avoir le droit de faire des choix différents et d’avoir des convictions et des visions du monde différentes. Or, la Directive proposée créerait des obligations juridiques abstraites, qui auraient un impact  considérable sur ce type d’accords volontaires entre personnes. Cela pourrait porter sérieusement atteinte à l'autonomie individuelle et à la diversité sociale et mettrait chaque citoyen européen sous une chape de suspicion générale pour cause de comportement discriminatoire envers d’autres concitoyens.

Les signataires de la lettre ouverte au Président Juncker sont convaincus que l'UE ne devrait pas avaliser une proposition aussi sévère, aussi restrictive en matière de libertés, d’autant plus que ses nombreux effets négatifs – restrictions des libertés civiles fondamentales, contrôle bureaucratique de toute l'activité économique privée, charges administratives et financières disproportionnées imposées aux citoyens – sont beaucoup plus prévisibles que ses éventuels résultats positifs. Il existe, en revanche, des instruments plus adaptés et moins restrictifs de la liberté qui peuvent être utilisés afin de traiter les injustices perçues et les inégalités sociales. C’est pourquoi les signataires de la lettre ouverte exhortent la Commission européenne à abandonner définitivement cette proposition de directive et à élaborer des recours plus adaptés, mieux ciblés, pour résoudre les problèmes réels et avérés auxquels sont confrontés les citoyens de l'Union européenne.

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Pour plus d'informations, contacter Sophia Kuby, directeur exécutif de European Dignity Watch

tel +32 477 57 00 46 ou courriel: skuby@europeandignitywatch.org

Posté le 2 décembre 2014 à 20h31 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (0)

28 novembre 2014

Le Parlement de l'UE vote une résolution pour Asia Bibi

Initiée par Rachida Dati :

A"C'est à une très large majorité que le Parlement européen a adopté cet après-midi la résolution que j'ai initiée avec Michèle Alliot-Marie au soutien d'Asia Bibi.

Cette résolution dénonce les lois sur le blasphème au Pakistan, en rappelant de nombreuses situations au Pakistan où des femmes, des hommes sont morts simplement parce qu'ils étaient Chrétiens ou parce qu'ils défendaient la liberté de religion des Chrétiens.

Asia Bibi est devenue, malgré elle, un symbole des plus de 150 millions de Chrétiens qui seraient actuellement persécutés dans le monde.

Notre responsabilité au Parlement européen et plus globalement dans les institutions européennes est de défendre la liberté religieuse, quelle que soit la religion.

Mais nous avons un rôle particulier dans la défense des Chrétiens persécutés. Le Pape François nous l'a d'ailleurs très justement rappelé mardi dernier. Notre Histoire commune, notre identité profonde, prennent, au moins en partie, leurs racines dans le Christianisme.

J'ai insisté sur ce point ce matin lors d'un débat dans l'hémicycle de Strasbourg. Je regrette vivement l'attitude de la Commission européenne, qui ne semble pas mesurer l'urgence que nous avons à nous engager pour Asia Bibi et tous les Chrétiens qui meurent hélas parfois dans "le silence honteux et complice de beaucoup" comme l'a si justement dit le Pape François.

Face à la barbarie subie par Asia Bibi, subie par de nombreux Chrétiens au Pakistan et ailleurs dans le monde, je resterai fermement mobilisée pour les défendre."

Posté le 28 novembre 2014 à 10h39 par Michel Janva | Lien permanent

27 novembre 2014

Le pape a remis l'Europe face à sa vocation

Grégor Puppinck, directeur du Centre Européen pour les droits de l'homme et la justice, a assisté aux deux interventions du vicaire du Christ à Strasbourg. Extraits de son analyse :

G"[...] Je pense qu’aujourd’hui cette visite a un sens particulier parce que l’Europe a fait un virage, elle est sur le point critique de son histoire avec une concomitance de plusieurs crises actuelles : une crise de confiance dans le mécanisme européen, dans le processus institutionnel et de développement de l’Union européenne. C’est une crise importante parce que nous avons vu les résultats des élections qui ont montré que maintenant, il y a beaucoup de scepticisme à l’égard des institutions européennes. Vient ensuite une crise économique très forte, même financière également, il y a beaucoup de chômage, surtout parmi les jeunes. S’y ajoute une crise culturelle : l’Europe ne sait plus très bien quelles sont ses valeurs. Et puis, une crise géopolitique avec le conflit ukrainien qui traverse actuellement l’Europe. Toutes ces crises sont importantes, elles mettent en cause l’avenir du continent européen, de notre civilisation. Lorsque l’Europe est en crise, c’est le moment extrêmement important où l’Eglise catholique peut venir parler pour resituer l’Europe, notre projet politique, notre société dans une perspective beaucoup plus longue afin d’essayer de sortir de cette crise, de voir au-delà des événements à court terme. C’est le moment où l’Eglise peut venir repositionner l’Europe, nous resituer dans le temps long, dans le temps de l’Eglise qui atteint bimillénaires. Dès le départ, l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe ont toujours accompagné l’histoire du continent européen. Donc, lorsque le continent est en crise, il est important que les chrétiens s’adressent et remontrent aux peuples européens quelles sont les vraies valeurs et les priorités. Plus précisément, le sens du message du Pape François était d’essayer de dépasser la crise pour remontrer aux peuples européens quelles sont les vraies valeurs qu’il faut rechercher, qu’il faut poursuivre au-delà des valeurs purement mercantiles et individualistes qui, trop souvent, déterminent notre politique.

[...] Il a invité les institutions de l’Europe occidentale à refonder notre projet politique non plus sur l’économie, sur les finances ou sur la technologie, mais sur la personne, sur la dignité transcendante de la personne humaine. C’est une question de hiérarchie de valeurs. Trop souvent, la politique européenne est déterminée uniquement par les intérêts économiques et technologiques. Et le Pape a dit : cette approche-là, individualiste, rend stérile notre culture. Il faut réussir à dépasser ces valeurs économiques, financières et techniques en plaçant au-dessus un point de référence bien plus élevé et important qui est issu de la personne humaine et de sa transcendance, c’est-à-dire de la capacité, de la spécificité de la personne humaine qui la distingue de tout le reste qui est à la fois son enracinement dans la réalité et son ouverture au spirituel. Alors, tout le propos du Pape a été de dire : au-dessus de l’économie, au-dessus de la finance, il doit y avoir d’abord la recherche de la protection et de l’affirmation de la dignité transcendante de la personne humaine. C’est uniquement si on refonde notre politique, notre projet politique sur cette dignité qu’elle peut retrouver un sens et être réhumanisée. Finalement, ce que le Pape a dit, c’est que l’Europe souffre aujourd’hui d’être déshumanisée, d’avoir perdu le sens de l’humain. [...]

Par contre, le deuxième discours qu’il a fait devant le Conseil de l’Europe, institution qui regroupe 47 Etats dont, notamment, toute l’Europe centrale, l’Europe orientale, la Russie, l’Ukraine, la Turquie, etc. Le deuxième discours du Pape a été également très important. Il s’est concentré essentiellement sur la paix. Il a rappelé que la finalité du Conseil de l’Europe a toujours été d’être au service de la paix en Europe et qu’aujourd’hui encore cette institution doit maintenir cette œuvre, cette recherche d’instauration de la paix en Europe. Cette paix, il l’a dit, il l’a défendait d’abord, doit être fondée sur une juste compréhension de l’homme et de la société. Mais il a ajouté deux éléments qui me paraissent très importants et nouveaux dans le discours de l’Eglise catholique. L’Europe doit renoncer à une approche purement monolithique, elle ne doit pas chercher à constituer un ensemble politique monolithique mais doit se considérer elle-même comme un ensemble multipolaire. La multipolarité c’est la reconnaissance qu’il peut y avoir légitimement plusieurs centres de pouvoir politique en Europe. Le but n’est pas de construire une Europe uniforme mais de reconnaître que l’Europe est un organisme vivant, est une culture, une société, une civilisation qui a une diversité. [...]"

Posté le 27 novembre 2014 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent

25 novembre 2014

Bruno Gollnisch souhaite que le pape soit écouté

Communiqué de Bruno Gollnisch, député français eu Parlement européen et membre du bureau politique du FN :

G"Le Pape François a tenu ce jour un discours riche et élevé devant les parlementaires européens réunis en session à Strasbourg. Il a exposé les causes de la désaffection d’une part croissante des peuples à l’égard de l’Union Européenne. Il a rappelé que les droits humains, que l’on invoque ici à tout instant, ne sauraient être l’expression d’une revendication individualiste et hédoniste, mais qu’ils découlaient de la nature et de la destinée spirituelle de l’Homme. Il s’est élevé contre ce que son prédécesseur Jean-Paul II appelait la culture de mort, et a réaffirmé la nécessité du respect de la vie humaine de son origine à son terme naturel. Pour lui, de même, la véritable écologie ne se conçoit que comme le respect de la Création. Il a pareillement rappelé l’importance de la famille comme cellule de base de la société, protection des faibles et remède contre le drame de la solitude. Il a stigmatisé à juste titre les effets dévastateurs d’une économie mondialisée purement matérialiste.

Sur l’immigration, qui ne souscrirait à l’affirmation selon laquelle nous ne pouvons nous résigner à ce que la Méditerranée devienne un cimetière ? Mais là encore le message, ferme sur le devoir d’accueil, est extrêmement équilibré : plus encore qu’aux effets, a-t-il dit, il faut s’attaquer aux causes, dont le sous-développement, et les conflits en méditerranée, qui ont (avec hélas notre concours) déstabilisé les Etats d’origine.

Le pape a aussi défini la culture des peuples d’Europe en rappelant l’héritage de Rome et d’Athènes, l’influence du christianisme, en mentionnant la diversité des nations slaves, latines, germaniques, etc., et en appelant au maintien des identités diverses.

Que les promoteurs de la culture de mort, les immigrationistes ou les fossoyeurs des nations, trop souvent majoritaires dans ce Parlement ne se méprennent pas. Les appels du Pape à un juste équilibre cherchent avant tout à remettre l’homme et sa nature au centre de nos débats politiques. Ces réalités tranchent avec la destruction méthodique des valeurs traditionnelles ou les vœux pieux utopistes, trop souvent dominants dans cet hémicycle. Il a été entendu. Souhaitons qu’il soit écouté."

Soulignons que cela n'en prend pas le chemin : la visite du pape a été quasiment absente des jounraux télévisés de ce soir. Il y a bien sûr le JT de TV Libertés (vers la 7e mn).

Posté le 25 novembre 2014 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

24 novembre 2014

Demain, suivez les discours du Pape à Strasbourg en direct sur KTO

 
Le Pape François à Strasbourg (Bande-annonce) par KTOTV 

Posté le 24 novembre 2014 à 22h10 par Le Salon Beige | Lien permanent | Commentaires (0)

Résolution en faveur de la libération d'Asia Bibi au Parlement de l'UE

Le député français au Parlement européen Rachida Dati se réjouit de la venue du pape à Strasbourg demain :

R"[...] Je suis pour une laïcité positive, ou le dialogue entre les autorités religieuses et les autorités publiques est encouragé. Le Pape François est le Chef spirituel de millions d'Européens. Le Christianisme est une religion qui a irrigué les Histoires des Nations européennes, de sorte que nous avons en Europe des racines chrétiennes. C'est un fait historique ! Il serait bon que l'Europe le reconnaisse enfin de manière officielle.

Vous aviez déjà rencontré le pape, l’année dernière à Rome. Quel souvenir en gardez-vous ?

J'ai été reçue avec un petit groupe de parlementaires en audience au Vatican. Nous avions été sélectionnés compte tenu de nos engagements pour la famille et plus globalement pour les questions éthiques. C'était une rencontre extrêmement émouvante, inoubliable. Le Pape François a pris le temps de nous parler tous individuellement. Il était à l'écoute. J'ai été frappée par sa sagesse, sa simplicité et sa disponibilité.

Deux jours après la venue du Pape, le Parlement votera - jeudi - une résolution que vous avez initiée avec Michèle Alliot-Marie pour dénoncer le sort qui est fait à Asia Bibi cette Chrétienne pakistanaise condamnée à mort pour "blasphème"...

Le Parlement européen a une longue tradition de défense des droits de l'Homme, j'ai souhaité que tous les Députés européens envoient un message de soutien à Asia Bibi et prennent une initiative pour demander aux autorités pakistanaises de la libérer. Le "crime" de cette femme est d'avoir bu à une fontaine réservée aux musulmans ! Au nom du droit des femmes, au nom de la liberté religieuse, nous ne pouvons pas le tolérer ! Avec Michèle Alliot-Marie, nous avons tout d'abord mobilisé notre groupe, le PPE, en faisant signer en deux jours à 51 autres Députés une question écrite à la Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, lui demandant d'intervenir auprès de l'UE. Nous avons également rédigé une tribune appelant le Président Hollande à prendre une initiative auprès du Président pakistanais, ce qu'il a fait depuis. Puis nous avons demandé à ce que tout le Parlement se mobilise par le vote de cette résolution. Le temps presse et tout ce que nous pourrons faire pour libérer Asia Bibi, lutter contre les persécutions des Chrétiens partout dans le monde, nous le ferons."

Posté le 24 novembre 2014 à 20h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

23 novembre 2014

"La visite du Pape François n’est pas une atteinte à la laïcité des institutions européennes"

Lu ici, la prise de position de Martin Schulz en faveur de la visite du Pape François au Parlement européen :

"Une fois n’est pas coutume, l’Allemand Martin Schulz, président du Parlement européen, a signé l’éditorial de L’Osservatore Romano daté du 23 novembre 2014. Prenant la plume contre les opposants à la visite du pape François au Parlement européen et au Conseil de l'Europe, deux jours plus tard, Martin Schulz explique qu’elle n’est pas “une attaque contre la laïcité des institutions européennes“. Au contraire, écrit-il, elle pourra “réveiller la vieille Europe de sa torpeur“."

Posté le 23 novembre 2014 à 22h38 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (2)

21 novembre 2014

James Dyson veut sortir de l'Union européenne

DSir James Dyson, fondateur de l’entreprise qui porte son nom, directeur de son centre de recherche, inventeur de l’aspirateur sans sac et sans perte de puissance (il a également inventé un système de lave-linge plus efficace, une brouette qui ne s'enfonce pas dans la boue, un lanceur de bateaux flottant, le sèche-main en dix secondes avec de l'air froid, le ventilateur sans hélice ou un robinet sèche-mains...), a déclaré qu’il voterait pour quitter l’UE, car « nous n’avons pas à être brutalisés par les Allemands ».

En octobre il déclarait dans Paris Match :

"Je chapeaute seulement le laboratoire recherche et développement, qui compte 1 700 personnes. La moyenne d’âge est de 26 ans, nous posons un brevet par jour et investissons 3 millions de livres par semaine. Pas de hiérarchie ni de commissions : je veux être capable de lancer un prototype en dix minutes.

Depuis quatre ans, vous êtes conseiller auprès du Premier ministre britannique James [sic ! "David" NDMJ] Cameron pour la réindustrialisation du pays. Quelles sont vos recommandations ?

L’Angleterre et l’Europe semblent avoir oublié ce qui les a rendues riches aux XIXe et XXe siècles : l’innovation. A moins que l’Europe ne double son budget recherche tous les deux ou trois ans, ce que nous faisons chez Dyson, nous serons dépassés. Toutes mes idées vont donc dans le même sens : financer la recherche, les brevets, les entreprises innovantes. A commencer par l’école où nous encourageons l’apprentissage des technologies dès le primaire. Aujourd’hui, Singapour, les Philippines et même l’Iran forment deux fois plus d’ingénieurs que l’Angleterre !"

Posté le 21 novembre 2014 à 15h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

820 000 immigrés naturalisées en Europe en 2012

NDes naturalisés qui peuvent donc circuler d'un pays à l'autre en vertu des accords de Schengen.

La France a naturalisé, en 2012, près de 96 100 personnes (dont 8000 étaient originaires de l'UE), derrière le Royaume-Uni (193 900 personnes) et l'Allemagne (114 600). Après viennent l'Espagne (94100), l'Italie (65 400) et la Suède (50 200).

Les étrangers bénéficiant le plus des naturalisations sont les Marocains, suivis des Turcs, des Indiens et des Irakiens.

Posté le 21 novembre 2014 à 09h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

12 novembre 2014

La Cour de Justice européenne favorable à la suppression de l'Aide Médicale d'Etat ?

Lu dans Présent :

"Un tantinet pressée par plusieurs pays membres croulant littéralement sous le poids croissant de l’immigration et du tourisme social, la Cour de justice européenne, prenant appui sur la directive 2004/38 relative à la libre circulation des biens et des personnes, a jugé mardi que les « Etats membres ne sont pas tenus d’octroyer des aides à des étrangers ne cherchant pas de travail ». Un arrêt qui constitue surtout un rappel à la loi et est largement insuffisant. Car c’est le principe même de la libre circulation qui doit être remis en cause. [...]

En effet, la Commission européenne avait beau affirmer mardi qu’elle « a toujours estimé que le principe de libre circulation signifie le droit de se déplacer » et que ce dernier « n’est pas le droit d’avoir accès librement aux prestations sociales d’un pays membre », il n’en a pas toujours été ainsi. Alors que plusieurs Etats membres, tels que la Grande-Bretagne, mais aussi l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique ou encore l’Autriche, dénonçaient très justement en début d’année une situation devenue ingérable, Laszlo Andor, commissaire en charge des Affaires sociales, leur a répondu que « ce tourisme social est un mythe » et que « personne ne peut penser qu’il est aisé de s’installer dans un autre pays et d’y profiter sans délai des prestations sociales ». Sacré Laszlo ! Il devrait tenter l’expérience en France…"

La France a prévu dans son budget 2015 environ 1 milliard d'euros pour subvenir aux besoins médicaux des immigrés clandestins. La Cour de justice valide-t-elle ainsi la suppression de l'AME ?

Posté le 12 novembre 2014 à 13h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

09 novembre 2014

Viktor Orban : l'Union Européenne peut devenir une expérience utopique

L'Union Européenne peut devenir une expérience utopique, c'est notre responsabilité que cela ne se produise pas - déclare le premier ministre Hongrois, M. Viktor Orban. L'homme politique a écrit un article publié sur le site du gouvernement hongrois suite à l'apparition du livre de l'ancien chancelier allemand, M. Helmuth Kohl intitulé "Par souci de l'Europe".

Selon M. Orban, la question aujourd'hui pour l'UE est la suivante : Va-t-elle entrer dans l'histoire de l'humanité comme une nouvelle utopie ou non, et il ajoute: si nous ne faisons pas attention, elle peut devenir un nouvel exemple d'expérience utopique ratée. Selon le premier ministre, le livre de M. Kohl montre bien que les petits membres de l'UE sont aussi importants que les grands.

"Avec M. Kohl je suis convaincu que les valeurs les plus importantes de l'Europe sont les nations... En Europe les nations sont la réalité, les États-Unis de l'Europe c'est l'utopie. (...) Car il y a des racines nationales millénaires, et les couper équivaudrait à un suicide."

Viktor Orban est persuadé qu'il faut mieux intégrer les nations dans le travail de l'UE, car des institutions créées il y a quelques décennies ne peuvent pas remplacer les cadres de vies multiséculaires des gens. Il est voué à l' échec si nous voulons créer une Europe sans les caractères nationaux. Orban écrit également que les Hongrois sont d'accord avec Helmuth Kohl quand il dit que "nous ne voulons pas une institution mammouth indépendante, bureaucratique et centralisée".

Orban estime que l'UE institutionnalisée ne peut pas s'éloigner des Etats membres et de citoyens, car nous sommes tous les membres d'une communauté de valeurs issue d'une culture aux racines chrétiennes. Il poursuit :

"la construction de l'Europe n'est pas une utopie, c'est quelque chose très concret qui veut préserver la paix. L'idée de l'unité européenne est née justement en réponse à des utopies dangereuses qui ont fait faillite au XX. siècle".

Posté le 9 novembre 2014 à 15h45 par Michel Janva | Lien permanent

07 novembre 2014

Justice et Loto : selon que vous serez sans-dent ou Jean-Claude Juncker

Lu sur Le Contrarien :

"Alors cette mamie qui organisait des lotos, de façon illégale semble-t-il, vient de subir la force de notre justice en étant condamnée à 6 mois de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende ce jeudi par le tribunal d’Arras [Ce n'est pas une blague NDMJ].

Yvette Bert est âgée de 76 ans, vit en maison de retraite et gagne 650 euros de pension de retraite. D’après l’enquête, elle aurait bien reversé l’ensemble des sommes gagnées à une organisation caritative et il n’y aurait pas eu d’enrichissement personnel.

Mais c’est vrai qu’en ce bas monde, les sans-dents illettrés voyageant en car que nous sommes doivent être surveillés de près, pensez donc, si tout le monde commence à se débrouiller pour trouver des sous pour alimenter les organisations caritatives, l’État pourrait vite devenir et se sentir inutile, surtout vu ce qu’il nous coûte.

Mamie Yvette passera donc peut-être, si elle continuait ses lotos ou si elle ne peut pas payer les 100 000 euros d’amende (avec 650 euros par mois, cela va être assez compliqué pour elle), quelques mois en prison. Yvette menace la société française dans ses fondements et il faut la neutraliser. Ce fut fait par une justice qui n’a pas tremblé devant un tel danger.

Le (nouveau) président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est le plus grand escroc de l’évasion fiscale en bande organisée… Il vient d’avoir une promotion ! [...] Le chef de cette bande d’escrocs, permettant à tous la plus grande évasion fiscale jamais organisée et durant des années, vient d’avoir une superbe promotion puisqu’il vient d’être nommé (il n’y a aucune élection démocratique en Europe au suffrage universel direct sauf pour le Parlement qui ne sert à rien) à la tête de la Commission européenne, son boulot consistant à défendre les intérêts de ses amis à savoir les grosses boîtes et en aucun cas les peuples d’Europe, composés de mamies et papys Yvette, d’hommes et de femmes, de jeunes et de vieux, d’enfants, en un mot… d’êtres humains, les siens, ceux son troupeau, troupeau qu’il est censé dans le cadre des principes du bien commun protéger, choyer.

« Les accords fiscaux secrets passés entre des centaines de firmes et le Luxembourg, afin de soustraire des milliards d’euros à l’impôt, ont forcément été couverts par le président de la Commission européenne.

Quarante médias internationaux s’appuyant sur des documents obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) viennent de révéler l’existence d’accords fiscaux secrets entre le Luxembourg et 340 multinationales, dont Apple, Amazon, Ikea, Pepsi ou Axa.Ces accords, qui permettent à ces firmes de minimiser leurs impôts, représentent des milliards d’euros de recettes fiscales perdues pour les États où ces entreprises réalisent des bénéfices, selon l’ICIJ et ses médias partenaires, dont Le Monde en France, The Guardian au Royaume-Uni, le Süddeutsche Zeitung en Allemagne, l’Asahi Shimbun au Japon. Ils ont été passés entre 2002 et 2010, soit à une période où Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne depuis le 1er novembre, était aux commandes du Luxembourg. [...]"

Posté le 7 novembre 2014 à 10h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

05 novembre 2014

Où Vladimir Poutine nous livre la vision stratégique de la Russie pour les années à venir

Le site « Médias-Presse-Info », reproduit le discours intégral de Vladimir Poutine sur le nouvel ordre du monde, prononcé le 24 octobre 2014, à l'occasion de la clôture du club Valdaï, qui se tenait cette année à Sotchi en Russie. Le thème était :

L'ordre mondial: De nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

108 experts, historiens et analystes politiques originaires de 25 pays, dont 62 participants étrangers, ont pris part aux travaux du Club International Valdaï qui se réunit chaque année pour discuter de la Russie face aux problèmes du monde.

C'est la première fois que Vladimir Poutine hausse autant le ton face au mondialisme promu par les Américains. Il montre son mépris pour les « satellites » européens des USA et affirme sa franche volonté de créer une autre voie face à l'hégémonisme messianique sans partage  de Big Brother.

Son discours, selon une tradition soviétique, est très long. Toutefois son importance est grande et il est conseillé de le lire entièrement (ici) ; ou d'en regarder la vidéo jusqu'au bout (au même endroit).  Et ce, pour deux raisons : Vladimir Poutine s'exprime avec une très grande franchise et il présente la vision stratégique russe de façon très claire. Il faut toutefois garder à l'esprit la grande capacité russe à jouer aux échecs avec plusieurs coups d'avance.

A lire ce discours me revient la réponse cinglante du général de Gaulle au jeune Alain Peyrefitte qui se réjouissait que la récente bombe atomique française assurait enfin la sécurité de la France face à la menace soviétique, je la cite de mémoire : «  vous n'avez rien compris ; il s'agit de la souveraineté de la France ; cette bombe nous garantit notre souveraineté. Qui nous dit que dans 60 ans nous n'aurons pas à l'utiliser contre les Etats-Unis ? Un état n'a pas d'amis, Peyrefitte que des intérêts. »

La citation exacte est à retrouver dans le tome 1 du Livre d'Alain Peyrefitte : C'était de Gaulle.

Voici pour les personnes pressées quelques extraits importants du discours de V. Poutine; ce résumé est un peu long, mais ce discours est dense et capital pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui:

« Certains de mes propos pourront sembler un peu trop rudes, mais si nous ne parlons pas directement et honnêtement de ce que nous pensons vraiment, alors il est absolument inutile de tenir de telles réunions. Il serait préférable, dans ce cas, de se contenter des rencontres diplomatiques, où personne ne dit rien qui ait une véritable portée et, reprenant les paroles d'un célèbre diplomate, où vous vous rendez compte que les diplomates ont une langue faite pour ne pas dire la vérité. » […] « Les débats d'aujourd'hui se sont tenus sous le thème : De nouvelles règles ou un jeu sans règles ? Je pense que cette formule décrit avec précision le tournant historique que nous avons atteint aujourd'hui et le choix auquel nous sommes tous confrontés. » […]

Tandis que nous analysons la situation d'aujourd'hui, n'oublions pas les leçons de l'histoire. Tout d'abord, les changements dans l'ordre mondial ont généralement été accompagnés sinon par une guerre et des conflits à l'échelle mondiale, du moins par des chaînes de conflits locaux intenses. Deuxièmement, la politique mondiale est avant tout une question de leadership économique, de guerre et de paix, avec une dimension humanitaire, incluant les droits de l'homme. […]

Aujourd'hui, le monde est plein de contradictions. Nous devons être francs en nous demandant mutuellement si nous avons un filet de sécurité fiable et bien en place. Malheureusement, il n'y a aucune garantie et aucune certitude que le système actuel de sécurité mondiale et régionale soit en mesure de nous protéger des bouleversements. […]

L'essentiel est que ce système doit se développer, et malgré ses diverses lacunes, il doit au moins être capable de maintenir les problèmes mondiaux actuels dans certaines limites et de réguler l'intensité de la concurrence naturelle entre les nations. […]

Mais les Etats-Unis, s'étant eux-mêmes déclarés vainqueurs de la Guerre Froide, n'en voyaient pas le besoin [de procéder à une reconstruction rationnelle et de l'adapter aux nouvelles réalités du système des relations internationales]. Au lieu d'établir un nouvel équilibre des forces, essentiel pour maintenir l'ordre et la stabilité, ils ont pris des mesures qui ont jeté le système dans un déséquilibre marqué et profond. La Guerre Froide a pris fin, mais elle n'a pas pris fin avec la signature d'un traité de paix comprenant des accords clairs et transparents sur le respect des règles existantes ou la création d'un nouvel ensemble de règles et de normes. […]

Nous sommes entrés dans une période de différentes interprétations et de silences délibérés dans la politique mondiale. Le droit international a maintes fois été forcé de battre en retraite, encore et encore, par l'assaut impitoyable du nihilisme légal. L'objectivité et la justice ont été sacrifiées sur l'autel de l'opportunisme politique. Des interprétations arbitraires et des évaluations biaisées ont remplacé les normes juridiques. Dans le même temps, l'emprise complète sur les médias de masse mondiaux ont rendu possible, quand on le désirait, de présenter le blanc comme noir et le noir comme blanc.

Dans une situation où vous aviez la domination d'un pays et de ses alliés, ou plutôt de ses satellites, la recherche de solutions globales s'est souvent transformée en une tentative d'imposer ses propres recettes universelles. Les ambitions de ce groupe sont devenues si grandes qu'ils ont commencé à présenter les politiques qu'ils concoctaient dans leurs corridors du pouvoir comme le point de vue de l'ensemble de la communauté internationale. Mais ce n'est pas le cas.

La notion même de « souveraineté nationale » est devenue une valeur relative pour la plupart des pays. En essence, ce qui était proposé était cette formule : plus la loyauté de tel ou tel régime en place envers le seul centre de pouvoir dans le monde est grande, plus grande sera sa légitimité.[…]

Les mesures prises contre ceux qui refusent de se soumettre sont bien connues et ont été essayées et testées de nombreuses fois. Elles comprennent l'usage de la force, la pression économique et la propagande, l'ingérence dans les affaires intérieures, et les appels à une sorte de légitimité « supra-légale » lorsqu'ils ont besoin de justifier une intervention illégale dans tel ou tel conflit ou de renverser des régimes qui dérangent. Dernièrement, nous avons de plus en plus de preuves que le chantage pur et simple a également été utilisé en ce qui concerne un certain nombre de dirigeants. Ce n'est pas pour rien que « Big Brother » dépense des milliards de dollars pour tenir sous surveillance le monde entier, y compris ses propres alliés les plus proches.

[…] Permettez-moi de dire que ce n'est pas le cas, absolument pas le cas.

Un diktat unilatéral et le fait d'imposer ses propres modèles aux autres produisent le résultat inverse. Au lieu de régler les conflits, cela conduit à leur escalade ; à la place d'États souverains et stables, nous voyons la propagation croissante du chaos ; et à la place de la démocratie, il y a un soutien pour un public très douteux allant de néo-fascistes avoués à des islamistes radicaux.

Pourquoi soutiennent-ils de tels individus ? Ils le font parce qu'ils décident de les utiliser comme instruments dans la voie de la réalisation de leurs objectifs, mais ensuite, ils se brûlent les doigts et font marche arrière. Je ne cesse jamais d'être étonné par la façon dont nos partenaires ne cessent de marcher sur le même râteau, comme on dit ici en Russie, c'est-à-dire de faire les mêmes erreurs encore et encore. [… Talibans et à Al-Qaïda ; C'est seulement après que des attaques terroristes horribles aient été commises sur le sol américain lui-même que les États-Unis ont pris conscience de la menace collective du terrorisme…Irak, puis Libye, qui ont été poussés au bord du gouffre... des pays en danger de démantèlement, devenu un terrain d'entraînement pour les terroristes…Seule la détermination et la sagesse de la direction égyptienne actuelle a sauvé ce pays arabe clé du chaos et de l'emprise des terroristes. En Syrie, comme par le passé, les États-Unis et leurs alliés ont commencé à financer et armer directement les rebelles…Comment l'Etat Islamique notoire a-t-il réussi à devenir un groupe aussi puissant, de fait une véritable force armée ?]

Nous avons parfois l'impression que nos collègues et amis sont constamment aux prises avec les conséquences de leurs propres politiques, et qu'ils dépensent tous leurs efforts dans le traitement des risques qu'ils ont eux-mêmes créés, en payant un prix de plus en plus élevé.

Chers collègues, cette période de domination unipolaire a démontré de manière convaincante que le fait d'avoir un seul centre de pouvoir ne rend pas les processus mondiaux plus faciles à gérer. Au contraire […]

Le monde unipolaire s'est avéré un fardeau trop rude, trop lourd et trop ingérable même pour son chef auto-proclamé. […] Voilà pourquoi nous voyons, en cette nouvelle étape de l'histoire, des tentatives de recréer un semblant de monde quasi-bipolaire en tant que modèle commode pour perpétuer le leadership américain. Peu importe qui prend la place du centre du mal dans la propagande américaine, peu importe qui remplace l'ex-l'URSS en tant que principal adversaire. Cela pourrait être l'Iran […], ou la Russie, […].

Les sanctions sapent déjà les fondements du commerce mondial, les règles de l'OMC et le principe de l'inviolabilité de la propriété privée. Ils portent un coup dangereux au modèle libéral de la mondialisation fondé sur les marchés, la liberté et la concurrence, qui, permettez-moi de le souligner, est précisément un modèle qui a avant tout bénéficié aux pays occidentaux. Et maintenant, ils risquent de perdre la confiance en tant que gouvernants de la mondialisation. Nous devons nous demander, pourquoi était-ce nécessaire ? Après tout, la prospérité des États-Unis repose en grande partie sur la confiance des investisseurs et des détenteurs étrangers de dollars et de valeurs mobilières étasuniennes. Cette confiance est clairement mise à mal et des signes de désillusion quant aux fruits de la mondialisation sont maintenant visibles dans de nombreux pays.[…] Nous voyons déjà que de plus en plus de pays cherchent des moyens de devenir moins dépendants du dollar et mettent en place des systèmes financiers, de paiement et des monnaies de réserve alternatifs. Je pense que nos amis américains sont tout simplement en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. […]

Nous savons comment ces décisions ont été prises et qui exerçait les pressions. Mais permettez-moi de souligner que la Russie ne va pas perdre son calme, s'offenser ou venir mendier à la porte de quiconque. La Russie est un pays auto-suffisant. Nous allons travailler au sein de l'environnement économique international qui a pris forme, développer la production et la technologie nationales et agir de façon plus décisive pour mener à bien notre transformation. Les pressions de l'extérieur, comme cela a été le cas à plusieurs reprises par le passé, ne feront que consolider notre société, nous maintenir en éveil et nous amener à nous concentrer sur nos principaux objectifs de développement. […]

Certains disent aujourd'hui que la Russie tournerait le dos à l'Europe – de tels propos ont probablement été tenus ici aussi lors des discussions – et rechercherait de nouveaux partenaires commerciaux, surtout en Asie. Permettez-moi de dire que ce n'est absolument pas le cas. […]

Dans le même temps, la formation d'un soi-disant monde polycentrique (je voudrais également attirer l'attention sur cela, chers collègues), en soi et d'elle-même, n'améliore pas la stabilité ; de fait, il est plus probable que ce soit l'inverse. L'objectif d'atteindre l'équilibre mondial est en train de devenir un casse-tête assez difficile, une équation à plusieurs inconnues.

Qu'est-ce que l'avenir nous réserve donc, si nous choisissons de ne pas respecter les règles – même si elles peuvent être strictes et peu pratiques – mais plutôt de vivre sans règles du tout ? Et ce scénario est tout à fait possible ; nous ne pouvons pas l'exclure, compte tenu des tensions dans la situation internationale. Beaucoup de prédictions peuvent déjà être faites, en tenant compte des tendances actuelles, et malheureusement, elles ne sont pas optimistes. Si nous ne créons pas un système clair d'engagements et d'accords mutuels, si nous ne construisons pas les mécanismes de gestion et de résolution des situations de crise, les symptômes de l'anarchie mondiale vont inévitablement s'accroître.

Aujourd'hui, nous voyons déjà une forte augmentation de la probabilité de tout un ensemble de conflits violents avec la participation directe ou indirecte des plus grandes puissances mondiales. Et les facteurs de risque comprennent non seulement les conflits multinationaux traditionnels, mais aussi l'instabilité interne dans différents États, surtout quand on parle de nations situées aux intersections des intérêts géopolitiques des grandes puissances, ou à la frontière de continents civilisationnels, culturels, historiques et économiques. […]

Une fois de plus, nous glissons vers des temps où, au lieu de l'équilibre des intérêts et des garanties mutuelles, ce sera la peur et l'équilibre de la destruction mutuelle qui empêcheront les nations de se livrer à un conflit direct. En l'absence d'instruments juridiques et politiques, les armes deviennent encore une fois le point focal de l'ordre du jour mondial ; elles sont utilisées n'importe où et n'importe comment, sans la moindre sanction du Conseil de sécurité de l'ONU. Et si le Conseil de sécurité refuse de rendre de tels arrêts, alors on le condamne immédiatement comme un instrument dépassé et inefficace.

[…] Qu'est-ce que je veux dire par là ? Aujourd'hui, de nombreux types d'armes de haute précision sont déjà assimilables à des armes de destruction massive en termes de capacité, et en cas de renonciation complète aux armes nucléaires ou de réduction radicale du potentiel nucléaire, les nations qui sont des leaders dans la création et la production de systèmes de haute précision auront un net avantage militaire. La parité stratégique sera perturbée, ce qui est susceptible d'entraîner de la déstabilisation. Le recours à une soi-disant première frappe préventive globale peut devenir tentant. En bref, les risques ne diminuent pas, mais s'intensifient. […]

Chers collègues, compte tenu de la situation mondiale, il est temps de commencer à se mettre d'accord sur des choses fondamentales. […]

Quelle pourrait être la base juridique, politique, et économique pour un nouvel ordre mondial qui permettrait la stabilité et la sécurité, tout en encourageant une saine concurrence, et en ne permettant pas la formation de nouveaux monopoles qui entravent le développement ? […] il est évident que les succès et les résultats réels ne sont possibles que si les participants clés des affaires internationales peuvent se mettre d'accord sur l'harmonisation des intérêts de base, sur le fait de s'imposer des limites raisonnables, et de donner l'exemple d'un leadership positif et responsable. Nous devons identifier clairement où se terminent les actions unilatérales et nous avons besoin de mettre en œuvre des mécanismes multilatéraux. Et dans le cadre de l'amélioration de l'efficacité du droit international, nous devons résoudre le dilemme entre les actions de la communauté internationale visant à assurer la sécurité et les droits de l'homme, et le principe de la souveraineté nationale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d'un État, quel qu'il soit.

[…] J'ajouterais que les relations internationales doivent être basées sur le droit international, qui lui-même doit reposer sur des principes moraux tels que la justice, l'égalité et la vérité. Peut-être le plus important est-il le respect de ses partenaires et de leurs intérêts. C'est une formule évidente, mais le fait de la respecter, tout simplement, pourrait changer radicalement la situation mondiale.

Je suis certain qu'avec une volonté réelle, nous pouvons restaurer l'efficacité du système international et des institutions régionales. […] les institutions créées après la Seconde Guerre mondiale sont relativement universelles et peuvent être dotées d'un contenu moderne et adéquat pour gérer la situation actuelle. Cela est vrai quant à l'amélioration du travail de l'ONU, dont le rôle central est irremplaçable, ainsi que celui de l'OSCE, qui, durant 40 ans, a démontré qu'elle était un mécanisme nécessaire pour assurer la sécurité et la coopération dans la région euro-atlantique. Je dois dire que même aujourd'hui, en essayant de résoudre la crise dans le sud-est de l'Ukraine, l'OSCE joue un rôle très positif. […]

[…] Chers collègues, la Russie a fait son choix. Nos priorités sont d'améliorer encore nos institutions démocratiques et notre économie ouverte, d'accélérer notre développement interne, en tenant compte de toutes les tendances modernes positives observées dans le monde, et en consolidant notre société sur la base des valeurs traditionnelles et du patriotisme.

Nous avons un agenda pacifique et positif, tourné vers l'intégration. Nous travaillons activement avec nos collègues de l'Union économique eurasienne, de l'Organisation de coopération de Shanghai, du BRICS et avec d'autres partenaires. Ce programme vise à renforcer les liens entre les gouvernements, pas à les fragiliser. Nous ne prévoyons pas de façonner des blocs ou de participer à un échange de coups.

Les allégations et déclarations selon lesquelles la Russie essaie d'établir une sorte d'empire, empiétant sur la souveraineté de ses voisins, n'ont aucun fondement. La Russie n'a pas besoin d'un quelconque rôle spécial ou exclusif dans le monde – je tiens à le souligner. Tout en respectant les intérêts des autres, nous voulons simplement que nos propres intérêts soient pris en compte et que notre position soit respectée.

[…]. Dans les années suivant la guerre froide, les acteurs politiques mondiaux ont en quelque sorte perdu ces qualités. Maintenant, nous devons nous les rappeler. Sinon, les espoirs d'un développement stable et pacifique seront une illusion dangereuse, tandis que la crise d'aujourd'hui servira simplement de prélude à l'effondrement de l'ordre mondial.

Posté le 5 novembre 2014 à 19h40 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

29 octobre 2014

Pourquoi rendre des comptes à ceux qui ne sont pas exemplaires ?

Une excellente chronique d'Eric de Montgolfier dans Le Point :

"Le président du Conseil italien pourrait bien avoir entrebâillé la boîte de Pandore. Au commissaire européen qui critiquait le niveau de dépenses de son pays, il a répliqué par la menace : celle de publier des révélations sur les dépenses de l'institution européenne. La réponse du berger à la bergère...Sans doute les extravagances des uns ne sont-elles pas de nature à en justifier d'autres, mais outre des informations sur les avantages non négligeables dont bénéficient les eurocrates, la riposte laisse espérer un mouvement qui conduirait, dans chacun des pays de l'Union, à établir le catalogue des privilèges accordés aux tenants du pouvoir. On criera vraisemblablement à la démagogie, terme dont usent si souvent ceux qui en profitent pour interdire de contester ces privilèges, voire de les évoquer. Il semble pourtant qu'un tel exercice s'inscrirait dans la connaissance nécessaire aux peuples pour contrôler ceux qui gouvernent en son nom."

[Lire l'article ici]

Posté le 29 octobre 2014 à 01h35 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (1)

24 octobre 2014

Lettre banale à un président banal sur un budget banal

Lu ici :

"La lettre adressée par la Commission européenne à la France pour lui demander des précisions sur son budget est «très banale», a déclaré François Hollande à Bruxelles dans la nuit de jeudi à vendredi, à la fin des premières délibérations du Conseil européen. Cela justifie selon lui que Paris se refuse à la publier, contrairement l'Italie, qui l'a postée sur le site du ministère de l'Économie. C'est une lettre très banale, qui demande de l'information et prolonge le dialogue."

Addendum : Mediapart publie la lettre.

Posté le 24 octobre 2014 à 09h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

20 octobre 2014

UE : l'Ukip sauve son groupe au Parlement

Les eurofanatiques se sont réjouis trop vite. Le parti britannique Ukip et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) italien ont conclu une alliance avec un député polonais afin de sauver leur groupe au Parlement européen. Le député polonais Robert Jaroslaw Iwaszkiewicz, membre du Congrès de la Nouvelle Droite (KNP), a accepté de rejoindre l'ELDD, a annoncé aujourd'hui Nigel Farage, dirigeant du Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP).

Posté le 20 octobre 2014 à 22h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

16 octobre 2014

L'UKIP perd son groupe au Parlement européen

Le groupe patriote Europe de la Liberté et de la Démocratie directe formé au Parlement européen et dirigé par le Britannique Nigel Farage a été dissous après la défection de son élue letonne Iveta Grigule.Il faut avoir des élus provenant d'au moins 7 Etats membres pour former un groupe.

Posté le 16 octobre 2014 à 14h25 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

15 octobre 2014

Dépenses de la Défense - dépenses publiques : les vases communiquants à sens unique

Opex 360 met en avant, chiffres à l'appui, le constat suivant : les pays de l'UE ont diminué leurs dépenses de défense et a contrario leurs dépenses publiques ont augmenté.

"Le 3 octobre, le ministre autrichien de la Défense, Gerald Klug, présentait une nouvelle réforme des forces armées de son pays. En fait de réforme, il s’agit plutôt d’un énième plan d’économies

Au point que, en 2018, l’on pourrait se demander si la Bundesheer sera encore une armée… Avec des effectifs réduits de 1.400 de personnels et la suppression de 13 casernes afin de réaliser 200 millions d’euros d’économies par an sur un budget de près de 2 milliards (0,5% du PIB autrichien).

Aussi, autant faire l’inventaire de ce qu’il restera, ce sera plus vite fait : 23.590 militaires et civils (ces derniers représentent 1/3 des effectifs), 30 obusiers M-109 (au lieu de 145), 285 missiles anti-chars (au lieu de 350), 25 chars (au lieu de 59), 23 véhicules blindés de dépannage (au lieu de 48) et 15 Eurofighter Typhoon, déjà en nombre insuffisant pour assurer les missions de police du ciel… Quant aux avions trop âgés, comme les 27 Saab 105OE encore en service qui affichent près de 50 ans d’âge, ils prendront leur retraite en 2020.

L’Autriche ne met pas la mode au continent… La Belgique, le Portugal, l’Italie et tant d’autres ont effectué des coupes claires dans leurs dépenses militaires (à l’exception de la Pologne). D’autres limitent la casse, comme la France. Mais il ne faut pas s’y tromper : si le budget français de la Défense a le même niveau en 2015 qu’en 2011 (ce qui permet de dire aux responsables politiques qu’il a été « sanctuarisé »), cela veut dire qu’il ne prend pas en compte l’inflation… Et donc cela se traduit par une perte de pouvoir d’achat.

Cela étant, certains pays de l’Union européenne également membre de l’Otan, ont pris conscience d’avoir été trop loin dans les efforts demandés à leurs forces armées. C’est le cas, récemment, des Pays-Bas, qui ont annoncé une hausse (modeste) de leur budget de la défense pour les trois années à venir. Seulement, les capacités perdues ne se retrouvent pas en un claquement de doigt… En clair, il faudra beaucoup pour que la centaine de millions d’euros par an pour retrouver un potentiel digne de ce nom.

Mais tous ces États ont réduit leurs dépenses militaires en mettant en avant l’impératif de la baisse de la dépense publique, sur fond de crise financière et monétaire. S’il n’y avait pas d’autres solutions, pourquoi pas… Sauf que la Commission européenne vient de publier un graphique assez éloquent.

Vous pensiez que la dépense publique des 28 pays membres de l’UE a diminué entre 2007 et 2013? Eh bien vous avez tout faux : elle a progressé de 3,5% en moyenne durant cette période, alors même que le montant des budgets militaires dégringolait!

Ainsi, l’Autriche a vu ses dépenses publiques passer de 48,6% de son PIB en 2007 à 51,3% en 2013. Même chose pour celles de la Belgique, qui ont progressé de 48,2 du PIB à 54,5%. Et la France? Idem puisque que le taux était de 52.6% du PIB il y a 6 ans pour passer à 57,1% actuellement. Et la tendance a été exactement la même en Italie, en Espagne, au Portugal, etc…

En revanche, la Pologne, qui a maintenu son effort de défense – mais qui a bénéficié d’une bonne tenue de sa conjoncture économique, a réduit ses dépenses publiques au cours de cette période (41,9% du PIB en 2013 contre 42,2 en 2007)."

Non seulement les pays d'Europe augmentent globalement leurs dépenses, mais en plus ils se dégagent progressivement de leurs responsabilités régaliennes. Sans compter le mensonge qui consiste à faire croire que diminuer les dépenses militaires va faire baisser les dépenses publiques, alors que c'est le contraire qui se passe.

Posté le 15 octobre 2014 à 16h39 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

14 octobre 2014

Suicide des agriculteurs : un problème national

Alors que la France est un pays à vocation agricole, avec des terres généreuses et riches permettant une grande variété de cultures et d'élevage, les agriculteurs français vivent de façon de plus en plus précaire, s'endettant toujours plus pour gagner toujours moins. A tel point que pour certains la tentation du suicide se fait insistante, et que nombre d'entre eux passent à l'acte, officiellement un tous les deux jours, ainsi que le relève ce communiqué du Front national :

"La Mutualité Sociale Agricole, la « sécu des agriculteurs », lance aujourd’hui un numéro d’appel dédié aux agriculteurs en difficulté. Avec, officiellement, un suicide tous les deux jours (certains acteurs évoquent le double), la profession vit un drame aussi silencieux que totalement oublié.

Cette situation n’est pas le fruit du hasard : elle illustre au contraire, et de la manière la plus cruelle, la crise profonde que vit notre agriculture. Si le dispositif de la MSA peut aider, il est largement insuffisant tant cette crise est profonde. Le seul moyen de lutter efficacement contre le suicide des agriculteurs consiste avant tout à rendre leur dignité à ces professionnels pressurés de toutes parts et condamnés à travailler pour des revenus de misère, voire à perte quand les cours plongent.

Pour cela, il est urgent de reforger une vraie politique agricole pour notre pays, seule apte à fournir des prix rémunérateurs et justes à nos producteurs. Cette politique doit être apte à les protéger du dumping social et environnemental des pays qui ont massivement recours à la main d’oeuvre à bas coût, y compris quand ils sont membres de l’Union européenne. Elle doit enfin rompre avec l’austérité imposée à la PAC en mobilisant les aides nécessaires au maintien et au développement de l’ensemble de nos filières, ainsi qu’avec la soumission aveugle aux marchés mondialisés de matières premières."

La Mutuelle sociale agricole a donc mis en place pour ses adhérents "Agri'écoute", un service d'écoute national (Le service est joignable au 09.69.39.29.19, au prix d'un appel local (gratuit depuis une "box").

Cette initiative est certainement très utile, mais ne règlera pas le problème, essentiellement lié à l'union européenne. Que les agriculteurs français désespérés mettent fin à leurs jours ne doit pas empêcher les technocrates de Bruxelles de dormir, mais nous si. C'est un problème national, et bien qu'il ne soit pas nouveau et qu'il s'enracine dans les précédents gouvernements, il n'est pas normal que le mal-être de toute une catégorie de Français ne soit pas prise en compte de façon sérieuse par ceux qui prétendent gouverner la France et utilisent pour se faire élire les voix de ceux qu'ils méprisent.

Posté le 14 octobre 2014 à 21h28 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (17)

13 octobre 2014

Les franco-sceptiques acceptent mal les critiques de l'UE

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"« Le projet de budget de la France est assez loin de l'objectif, à la fois en terme de déficit et de mesures effectives, concernant le déficit structurel et le nombre et la qualité des réformes qui doivent être réalisées… On leur a donné deux ans et la question est : comment ont-ils utilisé ce temps ? Pour être tout à fait franc, je crois qu'ils ne l’ont pas utilisé. »

Le propos est de Jeroen Dijsselbloem, ministre des Finances des Pays-Bas et actuel président de l’Eurogroupe.

Michel Sapin a répondu :

« Monsieur Dijsselbloem n'est pas l'Europe. Monsieur Dijsselbloem ne représente pas l'Europe. »

Et Manuel Valls :

« Il faut respecter la France, c'est un grand pays. Je n'accepte pas de leçons de bonne gestion. Je demande à chacun beaucoup de sang-froid, beaucoup de respect, surtout de la part de partenaires européens. »

Mais Jeroen Dijsselbloem, qui « représente l’Europe » dans la mesure où il est le président du club des pays qui ont la monnaie unique, ne fait que dire tout haut ce que les experts de la Commission européenne disent tout bas – pas si bas que cela, d’ailleurs.

On remarque que pour défendre leur gestion désastreuse nos politiques jouent sur le sentiment de l’honneur national bafoué, alors que lorsqu’il faut faire accepter de nouvelles pertes de souveraineté ils expliquent qu’il faut dépasser le cadre national. Ainsi quand on met davantage encore la France sous la coupe de Bruxelles (notamment en permettant à l’exécutif européen de contrôler les budgets nationaux), on nous explique que l’union fait la force et que la France est un trop petit pays pour jouer seule dans la compétition mondiale, mais quand ce même exécutif européen menace de nous sanctionner avec les sanctions que nous lui avons octroyées, tout à coup la France devient un grand pays auquel on ne fait pas la leçon… C’est pitoyable."

Posté le 13 octobre 2014 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

08 octobre 2014

Pierre Moscovici admis à la Commission européenne après l'écrit de rattrapage

La farce européenne s'est enrichie d'un nouvel épisode :

  • Le 5 mars, la Commission européenne place la France sous surveillance renforcée à cause de ses dérapages budgétaires. Aujourd'hui, 8 octobre, elle nomme Pierre Moscovici (ministre français de l'Economie et des finances au mois de mars), au poste de commissaire aux Affaires économiques et financières. Commissaire chargé, donc, de sanctionner la France en cas de dérapage budgétaire...

  • Deux vice-présidents sont en outre chargés de surveiller le commissaire, lui-même chargé de surveiller la France.

  • Si le déficit de la France est jugé trop important, tout ce petit monde pourra lui infliger une amende... aggravant son déficit.

Posté le 8 octobre 2014 à 22h23 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (4)

04 octobre 2014

Poussettes vides en Italie pour protester contre le matraquage fiscal

"Les enfants sont le futur du pays" : à Rome, des centaines de poussettes vides manifestent au Capitole pour dire non au matraquage fiscal des familles.

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Posté le 4 octobre 2014 à 20h24 par Marie Bethanie | Lien permanent

03 octobre 2014

UE : le FN crée le Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés

Communiqué d’Aymeric Chauprade, chef de Délégation du Front National au Parlement européen :

"Marine Le Pen et ses alliés au Parlement européen ont décidé, dans l’attente de la création d’un Groupe politique au Parlement, de créer une structure commune extérieure au Parlement européen, le Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés. Le MENL qui sera renforcé par une fondation, comprend des représentants du Front National, de la Ligue du Nord, du FPÖ autrichien. Le PVV néerlandais a choisi de se priver du bénéfice des fonds européens pour mener le combat contre les institutions de l’Europe de Bruxelles et ne fera donc pas partie du MENL. Néanmoins nos amis du PVV participent activement à nos efforts de création d’un groupe politique au Parlement européen.

Par ailleurs, le Front national dément de manière catégorique les fausses affirmations circulant aujourd’hui 3 octobre dans les presses autrichienne et polonaise et suivant lesquelles le Parti polonais de Mr Korwin Mikke serait lié au MENL. Sans doute déçu de notre refus à l’accepter, Mr Mikke diffuse manifestement de fausses informations à des journalistes peu soucieux de vérifier la véracité des informations qu’ils reçoivent. Que les choses soient claires, pas plus pour le MENL que pour le futur groupe politique qu’il constituera le Front national ne s’associera avec des partis ou des personnalités dont les valeurs sont étrangères aux siennes."

Posté le 3 octobre 2014 à 16h28 par Michel Janva | Lien permanent

UE : Pierre Moscovici recalé à l'oral

Le Parlement européen a imposé une nouvelle épreuve écrite au Français Pierre Moscovici, qui s’est heurté jeudi à l’hostilité d’une droite sceptique sur sa capacité à juger avec neutralité l’état des finances françaises.

Pendant son audition devant les députés européens, l’ancien ministre des Finances, nommé commissaire européen aux affaires économiques, a promis qu’il ne serait ni « l’avocat, ni le procureur de la France ». Mais cela n’a pas suffi à convaincre ses opposants. Dans la soirée, la commission des affaires économiques du Parlement a demandé au député PS du Doubs de répondre « par écrit » d’ici le début de la semaine prochaine à de nouvelles questions.

Posté le 3 octobre 2014 à 14h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

02 octobre 2014

Syndicats dans l'armée : la CEDH condamne la France

Du blog Secret Défense :

"Si l’exercice de la liberté d’association des militaires peut faire l’objet de restrictions légitimes, l’interdiction pure et simple de constituer un syndicat ou d’y adhérer porte à l’essence même de cette liberté, une atteinte prohibée par la Convention» européenne des droits de l'homme, vient de juger à l'unanimité la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH , qui dépend du Conseil de l'Europe et non de l'Union européenne). Les autorités françaises ont trois mois pour constester cet arrêt qui a «force contraignante» en droit français et faire appel devant la Grande chambre de la Cour. On peut lire l'arrêt en cliquant ici.  Pour les juges européens, «l’interdiction des syndicats au sein de l’armée française» constitue une «violation de l’article 11 (liberté de réunion et d’association)."[...]

Il sera intéressant de voir si, comme pour la GPA, les autorités politiques en France se coucheront ou non devant la CEDH. Affaire à suivre.

Posté le 2 octobre 2014 à 14h10 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (15)

24 septembre 2014

Suite à l'embargo russe, l'UE envoie une aide de 353,70€

La Sica Saint-Pol (1 100 fermes, 1 500 cultivateurs) a reçu la semaine dernière une enveloppe de l'Union européenne pour les exploitations touchées par l'embargo russe. 353,70 €. Soit une aide de 23,58 centimes par exploitation. Le président de la Sica Saint-Pol-de-Léon, Jean-François Jacob, dénonce cette absurdité

"Cette somme en effet, 353,70 €, c'est-à-dire 23,58 centimes par exploitation, nous posait un réel problème de restitution à nos adhérents, le montant du chèque à leur adresser étant très nettement inférieur au prix d'un timbre (66 centimes)...".

Mardi vers 18 heures, une cinquantaine de légumiers du pays de Saint-Malo ont déversés 80 à 100 tonnes de pommes de terre au rond-point de Saint-Jouan-des-Guérêts. Actuellement, c'est la RN12 qui est bloquée :

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Posté le 24 septembre 2014 à 17h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)


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