24 novembre 2009
Une communiste haut représentant de l'UE
Catherine Ashton, commissaire européen en charge du commerce, a été désignée haut représentant de l’Union européenne à la politique étrangère et de sécurité. "Ministre des affaires étrangères de l'UE" disent certains. Minute a fouillé sa biographie :
"[Elle] fut, entre 1977 et 1979, la trésorière d’un mouvement [...] : le CND, ou Campaign for Nuclear Disarmament. Cette organisation, qui comptait alors dans les 4000 membres, poursuivait un but unique: le désarmement nucléaire unilatéral. Autant dire que, dans le contexte de l’époque, le CND fut soupçonné par les services de renseignements occidentaux de saper délibérément la défense – et les capacités mentales de résistance – des peuples de l’Ouest, et particulièrement de la Grande-Bretagne où il était né et où il prospérait, au profit de l’Union soviétique. De là à en conclure que le CND était infiltré par des agents de l’Est, voire une création pure et simple de l’Union soviétique ou de l’un de ses satellites, il n’y a qu’un pas qui fut vite franchi. Le CND fut d’ailleurs pénétré, à leur tour, par des agents du MI5, le contre-espionnage britannique, et ses principaux dirigeants placés en permanence sur écoutes. [...]
Il apparaît que, dès le milieu des années 1970, elle en est un membre très actif. Et sans doute efficace puisque, en 1977, à l’âge de 21 ans, elle en devient la trésorière. Elle le restera durant trois ans. [...] Le président de l’époque, John Cox, est membre du Parti communiste. [...] Pour les services de renseignement britanniques, il ne fait en tout cas aucun doute que Cathy Ashton fut une sympathisante communiste, si ce n’est une militante clandestine de cette organisation. En 1977, note le MI5, le CND milite alors « pour l’abandon unilatéral de l’arme nucléaire, des bases nucléaires et des alliances nucléaires du Royaume Uni ». Il exige la sortie du Royaume-Uni de l’Otan. Cathy Ashton est sous surveillance. Le pays est en campagne électorale. Cathy Ashton tourne pour représenter le CND, recruter des adhérents, faire rentrer de l’argent. Elle va de réunion… communiste en réunion communiste. [...]
En 1980, le MI5 la localise aux Pays-Bas, où elle est allée rencontrer un groupe clairement communiste intitulé « Arrêt de la bombe à neutrons ». En décembre 1983, on la voit présider une réunion organisée par « Marxism Today », la revue théorique… du Parti communiste de Grande-Bretagne. En ce début des années 1980 toujours, elle se rend à plusieurs reprises en France pour y rencontrer… des cadres dirigeants du Parti communiste français. En est-il qui accepteront, maintenant, d’en témoigner? De raconter pourquoi cet te inconnue, officiellement en charge de rien, était reçue au siège du PCF et « à haut niveau »? Georges Marchais, qui en était le premier secrétaire à l’époque, est mort. Mais ce n’est pas lui qui était en charge des relations internationales. Et les archives du PCF existent. Il n’appartient qu’à Marie-George Buffet de les faire ouvrir. [...]
Un quart de siècle plus tard, le CND existe toujours. Son actuel patronne s’appelle Kate Hudson, et elle est membre du Parti communiste de Grande-Bretagne. Catherine Ashton, elle, a fait carrière au Parti travailliste dans le sillage de Tony Blair [...] La semaine prochaine, le Parlement européen doit encore auditionner Cathy Ashton. Une sorte de « grand oral » à l’issue duquel, si elle est adoubée, elle pourra entrer en fonctions le 1er décembre. Mais le Parlement européen a le pouvoir de bloquer sa nomination. Encore faut-il que les bonnes questions lui soient posées pour que les réponses qui pourraient amener les chefs d’Etat et de gouvernement à retirer sa candidature soient fournies."
Posté le 24 novembre 2009 à 08h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
23 novembre 2009
Du communisme à l'UE : la même idéologie ?
Le petit-fils et homonyme de l'ancien dirigeant communiste yougoslave, Josip Broz dit Tito, a été élu président du Nouveau parti communiste serbe qui a été créé hier. Lors du congrès fondateur, Josip Broz a déclaré :
"Nous luttons pour le respect de l'Histoire. Notre idéologie est celle de l'Union européenne, mais nous n'allons pas accepter à tout prix les chantages de l'Union".
Posté le 23 novembre 2009 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
21 novembre 2009
24.422,80 euros par mois
C'est le salaire du président du Conseil européen, que certains appellent déjà le président de l'UE. Il devrait aussi percevoir une indemnité d’installation égale à deux mois de traitement, une indemnité de résidence (15 % du salaire de base) et une indemnité mensuelle de représentation de 1418,07 euros. Soit au final 29.504,29 euros par mois.
Posté le 21 novembre 2009 à 12h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
20 novembre 2009
Vers un super-état européen
La nomination du président du Conseil européen et du haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères provoque la "consternation pour ceux qui voulaient donner plus de poids à l'Europe sur la scène mondiale", les deux protagonistes étant jugés "fades" ou "insignifiants". Mais Yves Daoudal fait remarquer que:
[...] l'objectif était qu'il y ait un « président de l'Europe » et un « ministre des Affaires étrangères de l'Europe », pour installer l'idée d'un super-Etat européen. La personnalité des titulaires n'a aucune importance. Dans les pays communistes, ce n'est pas le président qui décide des orientations, c'est le secrétariat du comité central. Ce que l'on appelle dans l'UE la Commission européenne.
(Les nominations devaient être « équilibrées » selon les normes politiciennes et politiquement correctes : on a donc choisi un homme de droite d'un petit pays et une femme de gauche d'un grande pays...)
Posté le 20 novembre 2009 à 15h51 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (0)
Sémantique européiste
L'étape du traité de Lisbonne dans la construction d'un super-Etat européen est déjà dépassée, avant même que ce traité entre en vigueur.
Il paraît que nous avons désormais un « président de l'Union européenne », voire même un « président de l'Europe ». Mais le traité de Lisbonne instituait un « président du Conseil européen », chargé de présider les réunions des dirigeants des pays membres et non de « présider l'Europe ».
Il paraît que nous avons maintenant un « ministre des Affaires étrangères » de l'Union européenne. Même M. Barroso l'appelle ainsi. Mais le traité de Lisbonne instituait un « haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ». C'est dans le projet de Constitution européenne qu'il était appelé « ministre des Affaires étrangères ». L'abandon de ce titre était l'un des changements cosmétiques destinés à gommer les aspects de la Constitution européenne qui relevaient trop manifestement d'un super-Etat européen.
Mais le maquillage n'aura même pas tenu jusqu'à l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
Posté le 20 novembre 2009 à 14h40 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (1)
19 novembre 2009
Le président du Conseil européen est le Belge Herman Van Rompuy
Van Rompuy déclarait en décembre 2004 :
"La Turquie ne fait pas partie de l'Europe et ne fera jamais partie de l'Europe... Un élargissement de l'UE pour inclure la Turquie ne peut pas être considéré comme une simple extension comme dans le passé. Les valeurs universelles qui sont en vigueur en Europe, et qui sont aussi des valeurs fondamentales du christianisme, perdront de leur force avec l'entrée d'un grand pays islamique comme la Turquie."
Posté le 19 novembre 2009 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)
La souveraineté de l'UE
Lu dans Daoudal Hebdo :
"La Commission européenne a publié le 11 novembre un livre vert sur la prétendue « initiative citoyenne » prévue par le traité de Lisbonne. Elle «se réjouit» de cette nouvelle disposition qui «permettra aux citoyens de mieux faire entendre leur voix en leur donnant le droit de s’adresser directement à la Commission». C’est, dit-elle, l’une des «innovations majeures» du traité de Lisbonne, qui cherche à «renforcer le tissu démocratique de l’Union» (sic) [...]
Le 7mai, [le Parlement européen] a voté une résolution sur «la mise en oeuvre de l’initiative citoyenne». Un long texte, comme d’habitude, comportant pas moins de 30 considérants, où l’on relève cette affirmation: «De ce fait, les citoyens joueront un rôle direct dans l'exercice de la souveraineté de l'Union européenne, puisqu'ils seront pour la première fois directement impliqués dans le lancement de propositions législatives européennes, sur le même plan que le Conseil et le Parlement.» On passera sur la bonne blague des citoyens qui vont être «sur le même plan» que le Conseil et le Parlement. Ce qui frappe est l’expression «souveraineté de l’Union européenne». Il n’y a plus de souveraineté des États. Il n’y a plus qu’une «souveraineté de l’Union européenne». C’est au détour d’une phrase, sans explication, comme si c’était une évidence."
Yves Daoudal décrypte ensuite les moult conditions posées par la Commission pour permettre une initiative citoyenne. Et là, vous vous en doutez, on s'aperçoit que tout cela n'est qu'une vaste fumisterie
Posté le 19 novembre 2009 à 09h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
18 novembre 2009
Toujours plus loin dans la supra-nationalité
Il fallait s'y attendre. Le traité de Lisbonne n'est même pas entré en vigueur que les européistes favorables à une Europe fédérale et supra-nationale évoquent déjà l'étape suivante.
Ainsi, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, s'est prononcé pour la création d'une armée européenne :
"Si nous n'avons pas de politique étrangère commune, il y a un risque que l'Europe devienne marginalisée. Elle va être dépassée par le G2 de l'Amérique et la Chine, c'est-à-dire l'axe pacifique, tandis que l'axe atlantique sera oublié (...) Après Lisbonne nous n'avons plus d'alibis (...) Chaque pays apporte une contribution militaire identique, chacun apporte des véhicules blindés, des hommes, des chars, des avions, en Afghanistan. Si nous avions une armée européenne, l'Italie pourrait envoyer des avions, la France des chars, la Grande-Bretagne des véhicules blindés, et de cette façon nous pourrions optimiser nos ressource"
Cette idée avait déjà été évoquée par Angela Merkel en 2007
Posté le 18 novembre 2009 à 12h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)
17 novembre 2009
Le Kosovo sacré sur l'autel de l'idéologie unique
Les "Kosovars" ont voté ce week-end dans un "pays" issu d'une division arbitraire et d'un diktat international. Le pays a quand même reçu les palmes de l'idéologiquement correct de la part de la gente internationale. Florilège :
Le Kosovo "a réussi le test de la démocratie";
"Nous nous sommes tous élevés au-dessus des appartenances de partis ou d'ethnies, unis autour de l'emblème de l'Etat du Kosovo'";
"les élections contribueront à la "transition du Kosovo vers une société multi-ethnique";
"le Kosovo avait manifesté une "certaine maturité" lors des élections"...
Avec autant de satisfecit, ce "pays" se voit ouvrir la voie royale vers la scène internationale. Sa réalité l'entraîne vers la catastrophe. Peu importe, c'est l'affichage qui compte et surtout l'auto-détermination, quitte à la manipuler de l'extérieur.
Posté le 17 novembre 2009 à 21h34 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)
Les parlementaires français sauront-ils s'opposer à l'UE ?
Lu sur l'Observatoire du Parlement :
"La mise en oeuvre du traité de Lisbonne est prévue pour le premier décembre, aussi le Secrétaire d'Etat chargés des affaires européennes a tenu en rappeler certaines conséquences importantes, lors du conseil des ministres d'hier (16 novembre) :
"il conviendra de prendre en compte les nouveaux équilibres institutionnels issus du traité, qui renforce les prérogatives politiques et budgétaires du Parlement européen, et étend la procédure de co-décision à de nombreux domaines, tels que les objectifs de la politique agricole commune et la coopération judiciaire en matière pénale. Le traité accroît également les pouvoirs des parlements nationaux, qui auront la faculté de s’opposer à des textes qui enfreindraient les principes de subsidiarité et de proportionnalité, et confère de nouvelles prérogatives à la Cour de justice de l’Union européenne dans les contentieux avec les Etats sur l’application du droit communautaire."
Reste à savoir si nos parlementaires se montreront suffisamment jaloux de leurs prérogatives et de leur représentativité".
Posté le 17 novembre 2009 à 12h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
15 novembre 2009
Amitié franco-allemande dans une Europe unifiée? Mais bien sûr...
"Que font nos concurrents européens ? Soumis à l’idéologie d’un système ultralibéral moribond et dépourvu d’une volonté réelle de rompre avec une Europe qui fait triompher un libre-échange monétariste, les pays membres sont condamnés à se faire la guerre les uns les autres à coups de prix de plus en plus bas.
Faute de délocaliser certaines productions agricoles avec la même facilité que les activités industrielles et de service, l’Europe délocalise son agriculture « à l’envers » : au lieu de délocaliser la production, on importe de la main d’œuvre à bas prix pour réduire la part des salaires dans la valeur ajoutée.
Si pendant longtemps, ce type de pratiques impliquait essentiellement des pays du pourtour méditerranéen, aujourd’hui, elle se pratique au sein de l’UE.
Par exemple, depuis dix ans, le chiffre d’affaire des producteurs allemands de fraises, d’asperges et de salades a augmenté dans la même proportion qu’il a baissé en France. Pour ce secteur, où le coût de la main d’œuvre intervient pour 60% dans le coût de revient, ce sont les bas salaires qui sont déterminants. En Allemagne, une heure de cueillette revient à 6 euros, contre 12 euros en France. Mais cette pratique ne se limite pas au secteur des fruits et légumes. Une étude de l’Institut du Porc du 17 février 2009 démontre que dès 2008, plus des deux tiers des salariés de l’industrie de la viande porcine étaient des travailleurs des pays de l’Europe centrale fournis par des prestataires de service. Le prix de cette main-d’œuvre n’est que de 7 euros l’heure contre 15 euros pour des nationaux et elle est de 20 euros en France.
Ce n’est donc pas l’arrivée du plombier polonais de M. Bolkestein que Sarkozy nous prépare, mais celui d’intérimaires polonais payés aux conditions de leur pays d’origine pour travailler dans les champs de légumes et dans les serres de l’hexagone.
Suggestion : s’il s’avère trop compliqué de délocaliser Nicolas Sarkozy dans un pays lointain, on pourrait envisager d’importer par exemple le président des Iles Féroé. Le prix de la douche installé pour ce dernier s’avèrerait sans doute largement en dessous des 250 000 euros payés par le contribuable français pour installer la douche de Sarkozy lors du sommet de la Méditerranée en juillet 2008 et dont il ne se serait même pas servi ! Bien sur, il ne s’agit de notre part nullement d’une proposition, mais d’un sujet à analyser afin de disposer des mêmes armes que nos concurrents !"D'autres exemples?
Posté le 15 novembre 2009 à 21h50 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)
14 novembre 2009
Après Lisbonne, la sortie de l' UE ?
"L’idée d’une remise en cause radicale de l’Union européenne pourrait gagner du terrain un peu partout, maintenant que la situation est verrouillée par le traité de Lisbonne. Ainsi a-t-on pu entendre le chef de cabinet de Vaclav Klaus, Petr Hajek, déclarer que l’objectif du président tchèque était désormais que son pays recouvre sa « souveraineté perdue » en quittant l’UE. Quelle que soit la volonté de Vaclav Klaus, la situation politique de son pays rend impossible la réalisation d’un tel projet. Mais cela montre que l’idée est dans l’air, et pas seulement en Grande-Bretagne. Elle l’est d’autant plus que le traité de Lisbonne, contrairement aux traités précédents, prévoit explicitement qu’un pays puisse quitter l’UE.
Une disposition dont parlent volontiers les europhiles avec ironie : Eh bien, s’ils veulent partir, qu’ils partent. Le traité qu’ils pourfendent le leur permet… Mais sous l’ironie perce l’inquiétude. Si le processus s’engage, il pourrait se poursuivre, car nombre de pays ont accepté malgré eux le traité de Lisbonne. Sans oublier que le Danemark, s’il a ratifié tous les traités, s’est exempté de tout ce qui constitue à proprement parler l’Union européenne (citoyenneté, monnaie, coopération policière et judiciaire, défense européenne). Il n’en faudrait pas beaucoup pour voir une épidémie de retraits… et la désagrégation de leur Union soviétique, euh, pardon, européenne."
Posté le 14 novembre 2009 à 10h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)
13 novembre 2009
Pays-Bas : surveillés, contrôlés, rackettés
La voiture, symbôle de la liberté? Le GPS, synonyme de tranquilité? Que nenni aux Pays-Bas :
"Chaque véhicule sera équipé d'un appareil muni d'un GPS qui surveillera sur combien de kilomètres, quand et où l'on conduit. Ces données seront envoyées à un bureau d'encaissement qui établira la facture".
Horaires, trajets, point de départ, point d'arrivée, etc seront enregistrés... et en plus il leur faudra payer! A quand le tour de la France au nom de l'UE?
Posté le 13 novembre 2009 à 22h08 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (11)
12 novembre 2009
L'UE fonctionne comme l'ancienne Union Soviétique
La présidence suédoise du Conseil européen a convoqué un sommet extraordinaire le 19 novembre pour élire le président de l'UE et le Haut Représentant. Daoudal fait remarquer :
"le traité de Lisbonne entre en vigueur le 1er décembre. Il ne peut évidemment pas y avoir d'élection du président, en application du traité de Lisbonne, avant le 1er décembre. L'élection du 19 novembre sera une mascarade illégale. Une de plus."
Comme l'écrit El Mundo, "l'Union européenne fonctionne comme l'ancienne Union Soviétique".
Posté le 12 novembre 2009 à 17h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)
11 novembre 2009
Le MPF veut la fin de l'UERSS
Extrait d'un communiqué du 9 novembre :
"Nous attendons toujours le procès et la reconnaissance des crimes communistes [...]. Triste bilan, cependant, que ces 20 dernières années : un mur est certes tombé, mais un autre s’est peu à peu et méthodiquement dressé derrière lui. [...]
Le fonctionnement de l’Union Européenne et de l’URSS présente, en effet, d’étranges ressemblances, dont la conséquence est bien la disparition de la séparation des pouvoirs, fondement de la démocratie. Tout comme l’était le Politburo au temps de l’empire des Soviets, la Commission Européenne regroupe quelques fonctionnaires qui détiennent le quasi-monopole du pouvoir exécutif. Les décisions de ce Politburo étaient avalisées par le Soviet suprême tout comme sont actuellement avalisées les directives européennes par le Parlement Européen. Alors que l’URSS faisait régner l’ordre par la force armée, les euromondialistes plient les peuples à leur volonté en usant du chantage économique et de la contrainte de la ratification forcée, comme nous l’avons vu faire avec la France, l’Irlande, et récemment, avec Vaclav Klaus après leurs refus de ratifier le traité de Lisbonne. Par ailleurs, l’expansion constante de l’URSS était la garantie de son existence. Est-ce là une attitude bien différente de l’Union Européenne qui est prête à faire entrer la Turquie dans l’UE, après un processus d’adhésion des pays de l’Est mené à marche forcée ? Nous savons tous que les dissidents du régime communiste étaient envoyés au goulag. Les voix discordantes aux discours de convenance en Europe sont neutralisées par le politiquement correct, qui s’impose chaque jour un peu plus comme une forme de goulag intellectuel. Enfin, il apparaît que les finalités des deux projets présentent d’étranges similitudes : imposer une nouvelle identité. [...]
Le XXème siècle a vu la chute du Mur de Berlin et la fin de l’URSS. Souhaitons que le XXIème siècle sonne aussi le glas d’une expérience européenne qui transforme notre continent en une sorte « d’UERSS ».
Posté le 11 novembre 2009 à 22h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)
L'Alliance européenne des mouvements nationaux
Le vice-président du Front national Bruno Gollnisch a annoncé hier le lancement fin novembre de l'"Alliance européenne des mouvements nationaux", regroupant plusieurs formations d'Europe. Cette "Alliance va se structurer en association sans but lucratif" qui déposera ses statuts le 25 novembre à l'occasion de la prochaine session du Parlement européen.
Outre le Front national (3 eurodéputés), deux autres partis sont à l'origine de cette initiative : le Hongrois Jobbik (3 eurodéputés) et le British National Party (2 eurodéputés). D'autres formations européennes qui ne sont pas nécessairement représentées au Parlement européen ont d'ores et déjà rejoint cette nouvelle "Alliance": Sverige Demokraterma (Suède), Fiamma tricolore (Italie) présidée par l'ex-eurodéputé Luca Romanioli et le Front National Belge. Les représentants de ces mouvements réclament :
- La création d’une Europe des nations libres, égales et indépendantes dans le cadre d’une confédération d’Etats souverains, qui s’abstienne de prendre des décisions sur les questions traitées à juste titre par les Etats eux-mêmes ;
- Le rejet de toute tentative de créer Super-Etat européen ;
- La promotion de la liberté, de la dignité et de l’égalité des droits de tous les citoyens et l’opposition à toute forme de totalitarisme ;
- La primauté du vote direct des peuples ou de leurs représentants élus sur les décisions de tout organisme administratif ou bureaucratique ;
- La protection effective de l’Europe contre les nouvelles menaces que constituent le terrorisme aussi bien que l’impérialisme politique, économique, financier ou religieux.
- Le règlement dans des conditions humaines et pacifiques du problème de l’immigration notamment par le moyen d’une coopération internationale visant au développement et à l’autosuffisance des pays du tiers monde ;
- De fortes politiques en faveur des familles, visant à résorber le déficit démographique de l’Europe et à promouvoir les valeurs traditionnelles dans la société ;
- La préservation de la diversité en Europe telle qu’elle résulte de la variété des identités, des traditions, des langues et des cultures originelles ;
- Un combat commun des peuples d’Europe contre le dumping social et les effets destructeurs de la mondialisation.
Posté le 11 novembre 2009 à 15h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
10 novembre 2009
L'élection du Président du Conseil de l'UE : magouilles et opacité
De Jean Quatremer :
"L’élection, même par un corps électoral composé de seulement de vingt-sept personnes, du premier Président du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement et du ministre des Affaires étrangères de l’Union aurait pu être un moment symboliquement fort de la relance européenne, après les heurs et malheurs du projet avorté de Constitution et du traité de Lisbonne. C’est raté ! Les États membres offrent le spectacle de ce que l’Europe produit de pire, la magouille d’arrière-salle, le marchandage de couloir, le maquignonnage de foire agricole. Les citoyens, simples spectateurs d’une pièce écrite sans eux, en sont réduits à guetter la fumée noire ou blanche qui jaillira du Justus Lipsius, le bâtiment du Conseil des ministres, à l’issu du conclave des « chefs » et à applaudir au choix forcément avisé de leurs dirigeants. [...]
Cette absence totale de démocratie et même tout simplement de transparence (l’une n’allant d’ailleurs pas sans l’autre et réciproquement) est une occasion manquée de rendre plus proches les institutions communautaires des citoyens dont les gouvernements européens portent l’entière responsabilité."
Posté le 10 novembre 2009 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
09 novembre 2009
L'autre Mur qui résiste en Europe
Il est à Chypre, divisée depuis l'invasion turque de 1974. L'UE a intégré Chypre en 2004 sans régler le contentieux. Le nord de l'île, occupé par la Turquie, n'est pas reconnu par la communauté internationale. Et certains diplomates pensent qu'en intégrant la Turquie dans l'UE, ce problème se résoudra de lui-même ! Comme si l'UE avait intégré l'URSS dans les années 1980 pour régler le problème du Mur de Berlin ! Comme le dit Pierre Lellouche :
"Situation ubuesque : un Etat membre de l'UE est occupé par un pays candidat ! Il faut agir."
Posté le 9 novembre 2009 à 15h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)
Le droit supranational s'impose
Dans un arrêt de principe rendu le 30 octobre par l’Assemblée du contentieux, sa plus solennelle formation, le Conseil d'Etat reconnaît désormais qu’une directive européenne, même s’il elle n’a pas été transposée dans le droit national, peut-être directement invoquée par un justiciable.
Il faut savoir qu’il y a deux sortes de textes en droit communautaire, les règlements et les directives. Si les premiers sont directement applicables dans l’ordre juridique interne, les secondes laissent les États libres des moyens à employer pour parvenir au but commun : ils doivent donc prendre, dans un délai donné, des mesures de transpositions, en adoptant une loi ou un décret. En réalité, cette distinction est devenue largement artificielle, les directives étant de plus en plus précises au point de ne plus laisser beaucoup de marges aux législateurs nationaux.
En clair, notre Parlement ne sert plus à rien.
Posté le 9 novembre 2009 à 08h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
05 novembre 2009
UE : les pays de l'Est s'organisent pour peser
Et cela irrite Nicolas Sarkozy, et menace la suprématie de l'axe franco-allemand.
Posté le 5 novembre 2009 à 14h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
Il va y avoir 2 Ubu pour régner sur l'UE
Lu dans Daoudal Hebdo :
"[L]e traité de Lisbonne, qui institue un président de l’UE pour cinq ans (deux ans et demi renouvelables), laisse en place la présidence tournante tous les six mois. Il va donc y avoir deux présidences européennes. Celle du président élu par ses pairs, et celle du pays qui préside le Conseil européen… Théoriquement, le président de l’UE doit s’occuper des sommets, et la présidence tournante doit s’occuper des réunions des ministres. Mais il est bien évident que la politique au niveau ministériel n’est pas sans rapport avec la politique des chefs de gouvernement…
La semaine dernière, les dirigeants des trois pays qui vont exercer la présidence tournante entre le 1er janvier 2010 et le 30 juin 2012 (Espagne, Belgique, Hongrie) se sont réunis à Bruxelles, officiellement pour présenter le logo commun de leurs présidences (ce qui est une curieuse nouveauté, toujours dans le même sens de l’effacement des souverainetés et des identités nationales). Mais c’était surtout pour faire savoir qu’ils n’avaient pas l’intention de se laisser marcher sur les pieds par un président de l’UE qui se prendrait pour le grand chef. [...] Le Parlement européen discutera le 11 novembre du rôle du président de l’UE, qui devrait être désigné par les 27 quelques jours plus tard. Ce sera à l’Espagne d’essuyer les plâtres, et de montrer comment peuvent cohabiter deux présidences, dans cette gouvernance européenne de plus en plus absurde."
Posté le 5 novembre 2009 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)
04 novembre 2009
La CEDH interdira-t-elle aussi les citrouilles ?
Réaction du cal Bertone à l'interdiction des crucifix :
"Malheureusement cette Europe du Troisième millénaire ne nous laisse que les citrouilles et nous prive des symboles les plus chers [...] Nous devons chercher à conserver de toutes nos forces les signes de notre foi, pour ceux qui croient et ceux qui ne croient pas."
Il s'est félicité du choix du gouvernement italien de présenter un recours contre la sentence de la Cour.
Posté le 4 novembre 2009 à 15h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
Interdiction des crucifix par la CEDH : réactions
Après la réaction du Vatican, c'est à une quasi-unité nationale que l'on assiste en Italie. Le Corriere della Sera écrit :
"Le verdict de la Cour de Strasbourg a fait un petit miracle: celui de créer une quasi-unité nationale en défense du symbole du christianisme".
La droite italienne a attaqué le verdict de Strasbourg, rejointe le chef du Parti démocrate, Pierluigi Bersani, qui a lui aussi déploré que "le bon sens soit devenu victime du droit". L'autre parti d'opposition Italie des valeurs a dénoncé "une réponse erronée à une demande de laïcité".
En Espagne, les organisations regroupant les écoles privées se sont insurgées contre cette décision "inadmissible et surprenante", estimant que "si quelque chose de la sorte devait se passer en Espagne, il faudrait manifester avec force". Mais les laïcistes ont demandé au gouvernement socialiste de Zapatero de s'inspirer de cette décision en exigeant le retrait immédiat des symboles religieux des établissements publics. En 2008, un tribunal de Valladolid saisi par un parent d'élève avait pour la première fois ordonné à une école publique de "retirer les symboles religieux des salles de classe", suscitant la colère des catholiques.
En France, cette question ne se pose malheureusement pas puisqu'il ne semble pas qu'un crucifix soit encore accroché dans une école publique.
Posté le 4 novembre 2009 à 13h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)
03 novembre 2009
Nouvelle tuile pour le Traité de Lisbonne
Et elle vient de France, si on en croit La Lettre de l'Expansion (version papier). En effet, l'application de ce traité prévoit l'arrivée d'une quinzaine de nouveaux eurodéputés à Bruxelles. La France en comptera deux de plus, soit 74. Or leur désignation n'est pas réglée. Avant les dernières élections européennes, l'Elysée pensait qu'il suffisait d'un décret pour les désigner. Durant l'été, le bureau des élections du Ministère de l'Intérieur a refusé de valider cette proposition de décret. Craignant de se faire retoquer au Conseil d'Etat, l'Elysée envisage de faire voter une loi au Parlement, pour convoquer un scrutin spécifique, qui se tiendrait en mars, en même temps que les élections régionales, si la loi est voté en décembre.
2 options sont envisagées : un scrutin dans les 2 circonscriptions les moins bien pourvues, ou bien auprès des Français de l'étranger. Dans les 2 cas, l'ensemble des nouveaux eurodéputés ne pourra pas siéger au Parlement avant mars. Ce qui retarde d'autant l'application du Traité de Lisbonne.
Mais il n'est pas certain que les eurocrates appliquent le droit qu'ils édictent eux-même. On le voit d'ailleurs au sujet des commissaires européens, dont le mandat s'est achevé le 31 octobre et qui restent pourtant accrochés à leur maroquin.
Posté le 3 novembre 2009 à 12h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
30 octobre 2009
L'UE s'est donc soumise aux desiderata tchèque
L'européiste Jean Quatremer nous en apprend un peu plus sur les négociations nocturnes à Bruxelles :
"La présidence suédoise de l’Union a estimé, après des contacts avec Prague, qu’une simple déclaration ne suffirait pas et qu’il fallait un « protocole » en bonne et due forme. Cela implique donc une ratification par l’ensemble des États membres. Comme il n’est pas question de recommencer le processus de ratification de Lisbonne, ce protocole sera annexé au prochain traité d’adhésion, sans doute celui de la Croatie, comme l’a expliqué hier soir Fredrik Reinfeldt, le premier ministre suédois. «Le processus de ratification de ce nouveau traité me fait penser à un marathon, mais à un marathon à obstacle», a soupiré le président de la Commission, José Manuel Durao Barroso. [...] En pratique, la Tchéquie va bénéficier du même protocole que le Royaume-Uni et la Pologne qui précise que
"la Charte n’étend pas la faculté de la Cour de justice de l’Union européenne ou de toute juridiction de la Pologne ou du Royaume-Uni, d’estimer que les lois, règlements ou dispositions, pratiques ou actions administratives de la Pologne ou du Royaume-Uni sont incompatibles avec les droits, les libertés et les principes fondamentaux qu’elle réaffirme"."
Posté le 30 octobre 2009 à 15h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
29 octobre 2009
Jean-Louis Borloo Falcon
Mardi 20 octobre se tenait à Luxembourg un dîner consacré à la contribution européenne à la lutte contre le réchauffement climatique, rassemblant les ministres européens de l'Environnement. On ne sait pas si les ministres ont mangé de la viande, mais on sait que Jean-Louis Borloo a utilisé un Falcon gouvernemental pour effectuer un aller-retour éclair. Les autres ministres en ont été interloqués. D'ailleurs, ils n'ont pas été capables de s'entendre. (source La Lettre de l'Expansion)
Posté le 29 octobre 2009 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
Un sommet européen braqué sur la République tchèque
Le sommet de Bruxelles d'aujourd'hui et demain devrait permettre aux 27 de s’entendre pour accorder à la République tchèque une dérogation à la Charte des droits fondamentaux, comme en ont déjà obtenu une le Royaume-Uni et la Pologne. La Slovaquie, l’Autriche et la Hongrie seront, pour des raisons historiques, très attentifs à cette décision, et pourraient réclamer la même dérogation. En échange, les 27 veulent l’assurance qu’une fois cette requête satisfaite, Vaclav Klaus signera bien la loi de ratification du traité de Lisbonne.
Mais le président Klaus ne pourra toutefois pas signer tant que la Cour constitutionnelle n’aura pas rendu sa décision sur la conformité du traité européen à la Constitution nationale. Sa décision est attendue le 3 novembre. De source britannique, on mise désormais sur une entrée en vigueur du traité de Lisbonne au 1er janvier prochain.
La Lettre de l'Expansion nous informe que Vaclav Klaus pourrait -pour éviter de signer le traité et sauver la face- déléguer temporairement sa signature à un autre officiel tchèque.
Posté le 29 octobre 2009 à 08h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
27 octobre 2009
L'UE contre la Chartreuse
Une directive européenne relative au transport et au stockage des produits excédant les 70% de taux d’alcool va obliger les producteurs de Chartreuse à réduire le taux d’alcool de l'élixir séculaire à la recette gardée secrète par les moines de la Grande Chartreuse.
Posté le 27 octobre 2009 à 17h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)
L'européisme rend fou
La mise en oeuvre du Traité de Lisbonne prévoit, outre la nomination du président de la Commission européenne (aujourd'hui Barroso), la nomination d'un président du Conseil européen et d'un ministre des Affaires étrangères de l’Union. Un diplomate français résume la cuisine peu ragoûtante actuellement en cours de négociations :
"soyons scientifiques : il nous faut, pour les trois principaux postes, deux personnalités de droite et un de gauche, deux hommes et une femme, un du sud, un du nord et un de l’est. La Grèce exclue à cause de Turquie, le Danemark à cause de l’OTAN et Carl Bildt et Jean-Claude Junker sont morts. Avec Barroso à la Commission, nous avons un homme de droite et du sud ; nous cherchons donc une femme et un homme, un de gauche et l'autre de droite et plutôt du nord et de l'est. Blair était pratique : de gauche et du nord. Il nous menait à Ursula Plassnik, la chef de la diplomatie autrichienne, de droite et femme. Le jeu devient délicat si ce n’est pas Blair : Balkenende ? Verhofstad ? Et où trouver une femme de gauche et de l'est ? On risque de finir sur une obscure Syldave ou Bordure. Tout ceci pour dire que la cuisine va être longue, amusante et réserver des surprises".
Et si on cherchait des gens compétents ? (c'est un gros mot ?).
Posté le 27 octobre 2009 à 11h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
25 octobre 2009
UE : union des nationaux
Lu sur le blog d'Yves Daoudal :
"Cinq partis nationaux ont annoncé samedi avoir formé une alliance pour s'opposer à l'euromondialisme et à la décadence. Il s'agit du Front national français, du Front national belge, de Flamme tricolore (Italie), des Démocrates suédois et du parti hongrois Jobbik. Ils espèrent être rejoints bientôt par le Parti national britannique, le FPÖ autrichien et leurs homologues espagnol et portugais. [...]
Des délégués des cinq partis ont signé un accord précisant leurs objectifs communs: remplacer l'UE par une confédération d'Etats souverains, renforcer le soutien aux familles, s'opposer à "l'impérialisme religieux, politique, économique ou financier"."
Posté le 25 octobre 2009 à 10h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)
24 octobre 2009
La Commission européenne finance le planning familial
La Commission européenne a dépensé depuis six ans 32 millions d'euros pour financer des actions d'aide aux maternités et à la procréation choisie en Afrique subsaharienne, aux Caraïbes et à Madagascar. Par "aide au maternités" et "procréation choisie", il faut entendre un plus grand accès à la contraception, aux services de santé maternelle et néonatale et aux soins obstétricaux d'urgence.
La Commission passe par le Fonds national des Nations-unies et s'appuie sur le réseau de la Fédération internationale pour la planification familiale (FIPF). La Commission a indiqué vouloir poursuivre ses actions à partir d'un fonds public de 86 millions d'euros, disponible jusqu'en 2013 et tiré du budget européen.
Posté le 24 octobre 2009 à 19h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)
Vaclav Klaus va-t-il signer le Traité de Lisbonne ?
On lit dans la presse que le président tchèque a réagi positivement vendredi à une proposition de la présidence suédoise de l'Union européenne visant à surmonter ses objections à signer le traité de Lisbonne.
On ignore la teneur de cette proposition.
Il n'empêche que Vaclav Klaus a envoyé à la Cour constitutionnelle un addendum à sa communication sur le traité de Lisbonne (la Cour, qui doit siéger le 27 octobre pour débattre du recours formulé par un groupe de sénateurs, avait demandé l'avis du président de la République, du Premier ministre, du président l'Assemblée nationale et du président du Sénat). Cet addendum fait suite à l'addendum envoyé par les sénateurs. Vaclav Klaus souligne que le traité de Lisbonne permet que certains pays membres de l'UE soient mis en minorité lors des votes sur les modifications ultérieures du traité européen (avec le traité de Lisbonne il n'y aura plus besoin de demander l'avis de qui que ce soit, puisqu'il est auto-réformable). Or, fait-il remarquer, un pays mis en minorité n'aura pas la possibilité de se défendre contre la norme juridique imposée à ce pays contre l'avis de ses institutions, ce qui est une grave atteinte à la souveraineté nationale.
De son côté, le président de la CEDH a donné raison à Vaclav Klaus.
Posté le 24 octobre 2009 à 14h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
23 octobre 2009
Israël doit ratifier le traité de Lisbonne
...si l'on en croit Javier Solana, le diplomate en chef de l'Union européenne, qui a déclaré lors de son séjour en Israël :
"Israël permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions [...] Je ne vois pas le président de la Croatie ici. Mais je dois vous dire, puisqu'il n'est pas là - et il est pourtant candidat à l'entrée dans l'Union européenne -, que votre relation avec l'Union européenne est plus forte que celle de la Croatie".
Posté le 23 octobre 2009 à 13h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)
21 octobre 2009
Liens médias-politiques : comparaison avec l'Italie
...à propos d'un projet de résolution anti-Berlusconi du Parlement européen, dénonçant les "pressions et intimidations exercées par les autorités italiennes sur les journaux italiens et européens".
Posté le 21 octobre 2009 à 17h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
20 octobre 2009
Le chiffre du jour
La présidence française de l'Union européenne a coûté 151 millions d'euros, un coût élevé comparé au prix moyen des autres présidences, estimé autour de 70 millions, affirme Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat.
Posté le 20 octobre 2009 à 11h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
19 octobre 2009
L'UE n'a pas vocation à s'occuper des problèmes asiatiques
Henri Froment-Meurice, Ambassadeur de France, écrit dans Ouest-France, sous le titre "L'Europe serait-elle en Asie ?" :
"À entendre les arguments des partisans de l'adhésion de la Turquie à notre Union européenne, l'on en vient à se poser cette question. Pour eux, l'appartenance de la Turquie à l'Europe relève de l'évidence : la Turquie a, en Europe, une partie de son territoire ; elle contrôle les détroits ; avec Istanbul, elle est l'héritière de Byzance ; elle siège au Conseil de l'Europe ; au sein de l'Union européenne, elle ne pourra qu'évoluer vers nos valeurs de démocratie et de laïcité ; la rejeter en ferait un voisin hostile et favoriserait la poussée de l'islamisme.
Mais tous ces arguments pèsent bien peu face à une réalité plus dominante : la Turquie n'est pas d'Europe. Certes, elle a conservé, avec Istanbul et la Thrace orientale, l'ultime reste d'un Empire ottoman [...]. Cependant, ce territoire ainsi conservé ne représente que 3% de la superficie totale du pays et 10% de sa population. Et pour cause puisque tout le reste se trouve en Asie où la Turquie voisine avec la Syrie, l'Irak, l'Iran, l'Arménie, la Géorgie. Il en résulte que, si elle est, à tous égards, une vraie puissance, elle exerce son influence bien moins en Europe qu'en Asie : sur le Caucase, au Proche et au Moyen-Orient, et, bien au-delà, en Asie centrale, dans un espace largement turcophone.[...]
Au-delà de toute discussion sur la compatibilité du régime turc, tel qu'il évolue actuellement, avec les valeurs de l'Union européenne, la question fondamentale est donc de savoir si celle-ci, en laissant la Turquie adhérer, doit devenir une puissance qui ne serait plus seulement voisine de l'Asie, mais qui serait territorialement implantée en Asie et impliquée dans tous les problèmes que suscite ce voisinage, qu'il s'agisse, entre autres, des rapports étroits de la Turquie avec Israël, de la douloureuse question kurde ou des séquelles du génocide arménien (même si un rapprochement entre Erivan et Ankara s'esquisse). En vérité, il est vital, pour l'avenir de notre Union européenne, qu'elle ne s'étende ni en Asie ni sur l'autre rive de la Méditerranée."
Posté le 19 octobre 2009 à 18h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)
13 octobre 2009
La défense européenne avance en catimini
On apprend dans La Lettre de l'Expansion que la France travaille à la rédaction d'un livre blanc de la défense européenne (cette illusion). Ce document listera les besoins de l'Europe de la défense en termes de programmes, de planifications et de budgets. Objectif : intégrer un volet défense aux négociations sur les finances de l'UE qui s'ouvriront en 2010.
Ou comment s'asseoir sur les soit-disant garanties irlandaises au Traité de Lisbonne.
Posté le 13 octobre 2009 à 17h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
09 octobre 2009
La France augmente les taxes, l'Union Européenne interdit leur diminution....
L'exécutif européen, gardien du bon respect des traités européens, a décidé de traduire la France devant la Cour de justice européenne parce qu'elle applique un taux réduit de TVA sur les chevaux et en particulier sur les chevaux de course.
Selon la législation européenne, des taux réduits de TVA peuvent être appliqués aux animaux vivants destinés à être utilisés dans la préparation de denrées alimentaires mais ils ne peuvent pas être appliqués aux animaux de compagnie ou aux poneys et chevaux de course ou domestiques, car ils ne sont pas destinés à la consommation humaine ou animale. La règle à défaut est un taux de TVA minimum de 15% dans l'Union européenne alors que la france applique un taux 2,1% ou 5% (selon que l'acheteur soit assujetti ou non).
La Commission européenne a également menacé aujourd'hui de saisir la Cour de Justice, contre la France car elle considère que la France ne peut étendre le champ d'application d'un taux super-réduit de TVA qu'elle a l'autorisation d'appliquer, de manière transitoire, aux premières représentations de spectacles. La France possède désormais un délai de deux mois pour se mettre en conformité avec les règles communautaires. Ensuite, la Commission pourrait saisir la Cour européenne de justice.
Bienvenue en U"E"RSS !
Posté le 9 octobre 2009 à 11h35 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)
Et si la Grande-Bretagne sauvait l'Europe ?
Le prochain gouvernement britannique que formeront les Conservateurs, s'ils emportent comme le prévoient les sondages les prochaines législatives, devrait être très eurosceptique au risque d'entrer en collision avec ses partenaires européens.
Selon Wyn Grant, professeur de politique à l'université de Warwick :
"Les eurosceptiques ont une position très forte dans le parti conservateur, surtout parmi ceux qui ont des chances de faire partie du prochain gouvernement. William Hague, pressenti comme le prochain ministre des Affaires étrangères, est fermement dans le camp eurosceptique et David Cameron (photo 1), appelé à devenir un Premier ministre, peu enthousiaste pour l'Europe, subira de fortes pressions de son électorat" (AFP)
Alors que David Cameron a confirmé jeudi dans son discours qu'il souhaitait organiser un référendum en Grande-Bretagne sur le traité de Lisbonne et qu'il voulait également rapatrier des pouvoirs que l'Union européenne ne devrait pas avoir. Avant lui, William Hague (photo 2) a déclaré :
"Nous mènerons une politique étrangère britannique bien distincte. Nous souhaitons une Union européenne qui agit par accord entre les nations et pas en plaçant son propre président ou ministre des Affaires étrangères au dessus des nations." (AFP)
Posté le 9 octobre 2009 à 10h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)
08 octobre 2009
Avec le Traité de Lisbonne, l'Irlande se fera-t-elle imposer l'avortement ?
Analyse cynique mais sans doute réaliste, dans Valeurs Actuelles, sur le résultat du référendum en Irlande :
"Sur la foi de sondages commandés par la Commission de Bruxelles à la suite du non de juin 2008, le Conseil européen (...) a officiellement proposé aux Irlandais de “sanctuariser” quatre domaines, considérés comme non négociables par une majorité d’entre eux.
Primo, la neutralité du pays (...); secundo, la souveraineté fiscale (...) ; tertio, le maintien du caractère illégal de l’avortement, battu en brèche par la charte européenne des droits fondamentaux, à laquelle le traité de Lisbonne donne force de loi ; quarto, la garantie que l’Irlande disposera, quoi qu’il arrive, d’un commissaire permanent à Bruxelles, quand ce même traité limite leur nombre à 18 à partir de 2014 (alors que l’Union compte déjà 27 membres).
Ces aménagements, purement verbaux, résisteront-ils longtemps à la logique des traités et surtout à la jurisprudence de la Cour de justice de Luxembourg, que ces mêmes traités érigent en interprète suprême de “l’intérêt général européen”, décrit comme supérieur à toutes les législations nationales, Constitutions comprises ? Rien n’est moins sûr, quand on connaît la volonté de puissance des magistrats européens et leur capacité à s’affranchir des circonstances politiques et électorales pour imposer leurs normes dans la durée.
Mais dans l’immédiat, l’artifice a pleinement joué."
Posté le 8 octobre 2009 à 17h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)
07 octobre 2009
UE : 20 pays sur 27 ne respectent pas le Pacte de stabilité
La Commission européenne a enclenché mercredi la première étape de procédures pour déficits excessifs contre 9 nouveaux pays, portant à 20 le nombre de pays épinglés pour dérapage de leurs finances publiques. Les neuf pays concernés sont l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique, le Portugal, l'Autriche, la République tchèque, la Slovénie et la Slovaquie. Les déficits prévus pour ces Etats en 2009 sont supérieurs à la limite de 3% du Produit intérieur brut autorisée par le Pacte de stabilité européen. Bruxelles a déjà lancé cette année des procédures pour déficit excessif contre 9 autres pays, dont la France. Avec le Royaume-Uni et la Hongrie, déjà épinglés avant la crise, ce sont 20 pays sur 27 qui sont concernés.
Une procédure pour déficit excessif vise, via des recommandations précises, à mettre la pression sur les Etats fautifs pour qu'ils ramènent leurs déficits. Elle peut aller jusqu'à l'adoption de sanctions contre les pays concernés.
La crise aura-t-elle raison de cette UE totalitaire ?
En attendant, les pression ont commencé sur Vaclav Klaus pour le forcer à ratifier le traité de Lisbonne. Pour le convaincre, Bruxelles pourrait faire miroiter à Prague un poste de commissaire sur mesure. Si Klaus s'obstinait dans son refus, les Tchèques redoutent d'être alors privés de commissaire. On peut soutenir ici Vaclav Klaus.
Posté le 7 octobre 2009 à 13h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
06 octobre 2009
Création d'un nouveau groupe au Parlement européen
A l'initiative du Front National, une alliance européenne des mouvements nationaux, conduite par Bruno Gollnisch, devrait voir le jour au parlement européen dans moins d'un mois. Une dizaine de pays européens seront représentés. Leur profession de foi s'articulera notamment autour des principes suivants :
- respect du droit naturel
- promotion d'une politique familiale et nataliste
- respect du principe de subsidiarité, donc de la souveraineté des Etats à l'intérieur de l'Union européenne et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes
- reconnaissance des racines chrétiennes de l'Europe
- respect des identités, des cultures et des traditions particulières.
Posté le 6 octobre 2009 à 13h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)
05 octobre 2009
La Poste : Estrosi ment en accusant la gauche
"Christian Estrosi, le ministre délégué à l'industrie, pour justifier l'ouverture totale du trafic postal à la concurrence, a pu mentir en toute impunité en faisant porter le chapeau de la libéralisation postale à la gauche. Le 23 septembre, sur France Inter, il a expliqué, en substance, qu'avec la droite, jamais la poste n'aurait été confrontée à la concurrence.
"Personnellement, le modèle français, le service public à la française, j'y suis attaché. Mais je n'y peux rien. C'est la gauche qui, par Monsieur Fabius, en 1986, et Jospin en 1997, a engagé un processus de directives qui ouvraient cette concurrence au 1er janvier 2011".
Et d'affirmer que le RPR et l'UDF ont voté contre ces libéralisations à l'époque. Mais "lorsqu'une directive est adoptée, nous sommes obligés de la transposer en droit français". Passons sur la référence à l'Acte unique de 1986 qui étendait le vote à la majorité qualifiée afin de permettre la réalisation du Marché unique: c'est Jacques Chirac, devenu Premier ministre, qui l'a fait ratifier... [...] L’ouverture à la concurrence des services postaux au sein de l’Union s’est faite en trois étapes : une directive du 15 décembre 1997 qui ouvrait le chemin, une seconde, la plus importante, du 10 juin 2002 et une troisième du 20 février 2008 qui prévoit une ouverture totale pour 2011 au plus tard. Ces dates, à elles seules, montre que les gouvernements de droite et de gauche français ont bien participé, main dans la main, à ce processus. Si la première directive a définitivement été votée le 1er décembre 1997, sous le gouvernement Jospin, l’essentiel du travail législatif a été accompli par l’équipe d’Alain Juppé. La seconde, en revanche, a été entièrement négociée alors que Lionel Jospin était le Premier ministre d'un Jacques Chirac qui ne s'y est jamais opposé. Enfin, le troisième texte a été discuté pour l’essentiel sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, mais voté sous celui de François Fillon. [...] La ligne politique française n'a pas variée, que le gouvernement soit de gauche ou de droite."
Une analyse que Marine Le Pen a bien comprise :
"le Parti Socialiste a beau feindre de défendre le service public à la française, il a largement contribué à sa mise à mort programmée en se prononçant en faveur du Traité de Lisbonne, « copier/coller » du Traité européen rejeté massivement par les Français en mai 2005. [...] Le Traité de Lisbonne, en plus d’être le fossoyeur de l’indépendance et de l’identité des nations européennes, est également le bourreau du service public, au nom d’un culte de la rentabilité, et de la concurrence libre et non faussée, ennemis mortels de l’intérêt général."
Posté le 5 octobre 2009 à 08h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)
01 octobre 2009
Demain, les Irlandais votent...
Posté le 1 octobre 2009 à 23h47 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)
République tchèque: nouveau recours sur le traité de Lisbonne
A deux jours du référendum en Irlande, un groupe de dix-sept sénateurs libéraux tchèques a annoncé avoir présenté un nouveau recours devant la Cour constitutionnelle du pays contre le traité de Lisbonne dont ils contestent la constitutionnalité dans son ensemble.
Jiri Oberfalzer, sénateur du parti libéral ODS, l'un des auteurs de l'initiative, a déclaré vouloir que la Cour dise clairement si l'Union européenne est une "organisation internationale" ou un "super-Etat". Il ne s'attend pas à ce que la cour déclare le traité non-conforme mais espère toutefois suspendre le processus de ratification.
La Cour constitutionnelle pourrait mettre jusqu’à six mois pour rendre sa décision. Apparemment, le moment convient parfaitement à Vaclav Klaus, qui souhaite repousser la ratification jusqu’à l’organisation de nouvelles élections au Royaume-Uni et l’éventuelle arrivée au pouvoir des Tories, qui ont laissé entendre qu’ils appelleraient à la tenue d’un référendum sur le traité s’il n’avait pas encore été ratifié.
Posté le 1 octobre 2009 à 00h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)
Le prix Sakharov 2009 pour un prêtre catholique ?
Le Parlement européen a choisi les 10 personnes parmi lesquelles, le 22 octobre prochain, le Prix Sakharov 2009 sera désigné. La cérémonie de remise du Prix aura lieu à la mi-décembre. Parmi les dix personnalités en course, proposées par les groupes politiques ou au moins 40 députés européens, se trouve un prêtre catholique : le père Thaddeus Nguyen Van Ly
Prêtre catholique et dissident vietnamien engagé dans les mouvements pro-démocratiques, ce qui lui a valu près de 15 années derrières les barreaux, il est nominé par Michael Gahler, député PPE allemand et 44 autres députés.
Posté le 1 octobre 2009 à 00h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)
30 septembre 2009
Le Traité de Lisbonne n'est pas en vigueur
... mais les européistes se disputent déjà les postes créés par ce traité.
Posté le 30 septembre 2009 à 07h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)
UE : la France doit rembourser
La Commission européenne a réclamé mardi le recouvrement de 214,6 millions d'euros à 18 pays, au premier rang desquels la France et l'Espagne, pour des dépenses irrégulières au titre de la Politique agricole commune. Bruxelles demande notamment à la France de rembourser 71 millions d'euros de fonds communautaires versés à des agriculteurs qui ont fait l'objet de contrôles insuffisants ou d'une mauvaise application de la réglementation européenne au cours des exercices 2006 et 2007.
La Commission reproche notamment à la France de n'avoir pas transposé dans le droit national certaines normes environnementales auxquelles étaient conditionnées les aides versées, ou de n'avoir pas mis en place des instruments efficaces de contrôle du respect des ensembles de normes conditionnant les aides.
Posté le 30 septembre 2009 à 06h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)
24 septembre 2009
UE : vers une politique de défense commune ?
C'est le souhait de Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Voilà qui devrait inquiéter les Irlandais, jaloux de leur indépendance dans ce domaine.
Posté le 24 septembre 2009 à 17h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)
"La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas"
c'est Philippe Seguin qui a dit cela en 1992 dans un discours extraordinaire que sort de l'oubli le site des Manants du roi. Cela n'a pas empêché son auteur de poursuivre une carrière auprès de Jacques Chirac puis de Nicolas Sarkozy, grands pourfendeurs de la France au profit d'une Europe qu'il décrivait pourtant fort bien avec ces mots restés lettre morte :
"En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décidé,
Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de justice.
Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat.
Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile.
A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terrorisme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invective. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste forcené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur.
Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous.
Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fondamentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti-1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette République qu'ils encensent dans leurs discours et risquent de ruiner par leurs actes!
Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujourd'hui, de disserter à l'infini sur la signification même du concept de souveraineté, de le décomposer en menus morceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souveraineté,
Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat.
La méthode est habile. En présentant chaque abandon parcellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se permettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble.
Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seulement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renoncements, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même.
Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. »
La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas".
Posté le 24 septembre 2009 à 15h57 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)








