23 avril 2014

Kosovo: le témoignage choc d'un officier français

Jacques Hogard est le créateur et le directeur d'une entreprise de conseil spécialisée en intelligence stratégique et en diplomatie d’entreprises à l’international, EPEE. Colonel en retraite, il était au Kosovo le patron des forces spéciales françaises lors de l'invasion de cette province serbe par l'OTAN en 1999. Il y a donc tout vu de cette forfaiture. Il livre aujourd'hui son témoignage dans un livre à paraitre le 22 mai: l'Europe est morte à Pristina.

JH1

Posté le 23 avril 2014 à 15h01 par Paula Corbulon | Lien permanent

18 avril 2014

User du mandat de député européen pour interpeller les dirigeants

Christine Boutin et Xavier Lemoine, candidats Force Vie aux élections européennes (Force Vie ne présente des candidats que dans 6 circonscriptions sur 8), sont interrogés par Valeurs Actuelles :

Xavier Lemoine, maire de Montfermeil : De mon côté, en tant qu’élu local, la mission que m’ont confié mes contemporains est de construire la société de demain. Mais comment le faire en cherchant le bien commun quand nos institutions nationales et européennes détruisent la famille et distillent un relativisme prônant un individualisme tout puissant ? Bien plus qu’un ajustement conjoncturel, il y a là un choix de civilisation. Notre liste souhaite construire ce vivre ensemble autour de la famille, l’entreprise, la nation et l’Europe.

Christine Boutin : La politique doit reprendre la main sur la technocratie et sur l’économie. Nous userons de notre mandat de député européen pour interpeller les dirigeants nationaux et communautaires. Nous serons cette voix de l’identité de la France, de la Famille, de l’entreprenariat, de la solidarité. Notre priorité c’est la Vie. Les directives, le Parlement, les rapports, tout ceci sont autant de moyens de communiquer, interpeller nos concitoyens. Nous serons la voix de ces millions de personnes qui se sont levées lors du mouvement social de 2013. Notre priorité est de défendre le bien commun partout. Notre question perpétuelle dans tous les secteurs sera : « cette mesure est-t-elle bonne pour l’Homme et pour tous les hommes ? »."

Posté le 18 avril 2014 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

17 avril 2014

Protection de la vie : aujourd’hui au Sénat, demain au Parlement européen ?

De Cyril Brun, candidat dans le Nord-Ouest aux élections européennes sur les listes Force Vie :

"Le Sénat s’apprête à examiner en deuxième lecture, le jeudi 17 avril, le projet de loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes, dans lequel figurent plusieurs dispositions visant à normaliser l’accès à l’« interruption volontaire de grossesse ». Il s’agit, pour parler clair, de faire de l’avortement un droit à part entière pour les femmes qui devront y avoir accès sur simple demande pendant les 12 premières semaines de leur grossesse.

Pour cela, il est proposé d’éliminer du code de la santé publique la référence à la « situation de détresse » qui, depuis l’entrée en vigueur de la loi légalisant l’avortement, était présentée comme justifiant ce geste extrême, dont les féministes elles-mêmes assurent qu’aucune femme ne s’y résout « de gaieté de cœur ».

Sans bouleverser les choses dans la pratique, puisque rien n’obligeait à vérifier la réalité de la « situation de détresse » d’une femme demandant une « interruption volontaire de grossesse », la modification proposée de la loi est d’une grande portée symbolique puisqu’elle consacre le droit absolu de la femme de choisir l’avortement pour n’importe quelle raison.

Sous prétexte de dédramatiser une décision qui aboutit à la mort d’un être humain dans les premières semaines de son existence, l’élimination de la notion de « détresse » est à la fois une négation sociale de la souffrance psychologique qui est souvent le lot des femmes après, parfois très longtemps après une « IVG », et une justification des avortements pour n’importe quelle raison : depuis les pressions du partenaire jusqu’au choix du sexe de l’enfant.

La portée symbolique de cette disposition est renforcée par celle qui vise à étendre le « délit d’entrave à l’IVG » en prévoyant des peines d’amende et de prison pour ceux qui empêcheraient une femme de « s’informer » sur l’accès à l’avortement. Chercher à dissuader une femme de s’adresser à des groupes facilitant l’accès à l’avortement ou lui proposer une aide pour garder son enfant sans lui indiquer le moyen d’obtenir une IVG tomberait ainsi sous le coup de la loi.

Ce serait une grave atteinte à la liberté d’expression de ceux qui se soucient de la protection de toute vie humaine, et une menace sur le droit à l’objection de conscience.

En tant que candidat au Parlement européen, je sais que les lois sur l’avortement ne sont pas de la compétence de l’Union européenne. Mais je constate aussi que des textes présentés devant les députés européens demandent régulièrement l’accès facilité à l’avortement, dans l’Union européenne ou dans d’autres pays. Le rapport Estrela, dernier en date à faire cette demande de voir l’avortement reconnu comme un « droit » dans l’UE, a été repoussé sans ambiguïté le 10 décembre 2013.

L’Europe soucieuse de ses véritables racines fondées sur le respect de chaque personne peut jouer un rôle pour protéger la vie naissante et pour promouvoir une véritable aide aux femmes que leur grossesse inattendue place dans une situation de détresse, à l’heure où plusieurs pays, comme l’Espagne, présentent déjà l’avortement comme un « droit »."

Posté le 17 avril 2014 à 17h23 par Michel Janva | Lien permanent

Européennes : si vous votez mal, ce sera la guerre

Après l'argument sur la pornographie pour faire l'éloge de l'Union européenne, le président du PPE, Joseph Daul, utilise l'argument de l'apocalypse.

A quand un argument sérieux sur les institutions de l'UE ?

Posté le 17 avril 2014 à 15h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

Européennes : LMPT va interroger les candidats

La Manif Pour Tous va envoyer un questionnaire aux candidats, intitulé "Principes européens pour la famille", sous le label "Europe for family". Issus du Grenelle de la famille, mais adaptés au contexte européen, les principes sont soumis aux candidats pour qu'ils s'engagent à promouvoir ces principes au sein du Parlement européen.

Il est aussi demandé aux candidats s'ils sont prêts à faire partie d'un groupe parlementaire pro-famille.

Ces principes sont les suivants :

  • le mariage est homme/femme ;
  • tout enfant est né d'un H et d'une F et a droit d'être élevé par ses parents ;
  • l'enfant n'étant la propriété de personne, il ne peut être l'objet d'aucun commerce ni d'aucun don...;
  • les parents sont libres de déterminer l'éducation de leur enfant ;
  • les membres de la famille se doivent respect et assistance, l'Etat doit soutenir ce principe et l'Europe doit le respecter ;
  • l'Europe doit respecter la subsidiarité dans le domaine de la politique familiale ;
  • l'identité de genre n'a pas être promue par l'UE sous couvert d'égalité.

Les réponses seront publiés en ligne, permettant aux électeurs de connaître les positions et de voter en conséquence. Un bilan sera publié le 15 mai, Journée internationale de la famille.

Posté le 17 avril 2014 à 11h28 par Michel Janva | Lien permanent

16 avril 2014

Pour sortir d'une UE sans identité, les partis de gouvernements ne sont d'aucun secours

A l'approche des européennes, l'ancien ministre Charles Millon livre sa vision de l'Europe au Figarovox :

"La corruption des meilleurs engendre le pire, comme le savaient les Anciens. C'est peut-être ce qui menace le monde aujourd'hui si l'Europe ne se reprend pas. Je veux parler ici de la véritable Europe, non du monstre hybride de Bruxelles moitié techno moitié despote éclairé qui entend régler la vie de chaque citoyen dans chaque détail. Et qui dans le même temps est incapable d'assurer la protection de ses membres, de s'asseoir seule, comme une grande, à la table des négociations avec la Russie, ni même d'organiser la projection de troupes pour soutenir l'armée française en Centrafrique. [...]

Dans la grande bataille en cours qui verra l'Europe ou disparaître sous les traits d'un hypermarché sans identité, vassalisé encore plus par un Traité transatlantique que l'on négocie secrètement, ou recouvrer son identité, les grands partis dits de gouvernement ne seront d'aucun secours. Ils vont répétant leurs discours sur l'élargissement et l'intégration, gestionnaires du désastre.

Ailleurs, on va nous parler d'immigration, de surveillance des frontières ou de sortie de l'euro: de graves sujets qui touchent en effet profondément les populations d'Europe, et d'abord les plus pauvres. Mais ce sont des causes secondes et ceux qui les évoquent se gardent bien d'évoquer les causes premières: l'oubli des fondements propres de l'Europe. Le Front national nouvelle manière a non seulement conservé ses anciennes incohérences économiques mais y a ajouté l'oubli des racines spirituelles, intellectuelles, artistiques et religieuses de l'Europe.

La question n'est pas de nature économique: sur ce plan l'Europe est parvenue à organiser un grand marché unique même si cela s'est fait en ignorant trop souvent la vraie vie de l'homme, ses communautés immédiates de travail, de famille, d'ancrage local, de croyances, de culture, et d'amitié. [...]

Parce que la personne humaine est devenue seconde ontologiquement par rapport à une nature qui a été déifiée. Nous ne voulons pas de cette Europe de la consommation, de la technique, de cette Europe des robots dont parlait Bernanos. [...]"

Posté le 16 avril 2014 à 22h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

L'Union européenne est un système antidémocratique

L'eurodéputé britannique Nigel Farage, président du parti anglais UKIP, déclare à Valeurs actuelles à propos de l'UE :

«c’est un système antidémocratique, conçu pour être antidémocratique (…) d’ailleurs, je ne pense pas que quelqu’un comme Catherine Ashton, ou Herman Van Rompuy représente l’Europe. Je ne pense pas que le drapeau européen représente l’Europe, je ne pense pas que l’hymne européen représente l’Europe. L’Europe est leur création, pensée en haut d’une tour d’ivoire. Mais ce n'est pas ça, l’Europe ! Nous voulons une Europe des démocraties indépendantes et souveraines (…)».

A propos d'Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen :

«c’est un homme dont personne n’a jamais entendu parler, qui n’a pas été élu, et mieux payé qu’Obama. Il est un tout petit peu plus connu maintenant qu’il y a cinq ans, mais vous savez, sans mes interventions et youtube, personne ne saurait qui c'est. Plus sérieusement (…) j’ai rencontré des hommes politiques français, qui croyaient en l’Union européenne, et qui ne savaient même pas son nom !».

Sur les prochaines élections :

«Ce sont les premières élections européennes qui comptent réellement. Depuis 1999, c’était un petit événement. Mais grâce aux mouvements eurosceptiques, c’est devenu très important. Je pense que nous allons voir le Parlement européen avec de nombreux députés eurosceptiques. Est-ce que ça changera quelque chose ? Peut-être que le Parlement pourra résister un peu mieux aux législations et aux lois qu’on nous impose».

Posté le 16 avril 2014 à 16h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

15 avril 2014

La fracture de l'UMP face à l'UE

Guillaume Bernard décrypte les divergences sur l'UE au sein de l'UMP :

"La ligne de fracture entre fédéralistes et eurosceptiques (pour dire rapidement les choses) qui divise la droite sur la construction européenne passe effectivement au sein même de l'UMP. Le centre est européiste, la droite nationale est souverainiste, l'UMP est partagée entre ces deux tendances. Ce qui est vrai au sein des instances dirigeantes l'est encore plus dans l'électorat. Ce parti profite du discrédit de l'actuel Exécutif, mais il pourrait voir une part importante de son électorat soit s'abstenir parce que désapprouvant ses positions trop européistes, soit basculer vers le FN.

[...] Passent donc, au sein de la droite modérée, les clivages idéologiques fondamentaux qui transparaissent à travers trois principaux thèmes: l'identité nationale, la construction européenne et les mœurs. La fracture peut être résumée en une opposition entre une droite classique et une droite moderne : la première considère que les corps sociaux sont inscrits et que les valeurs sociales sont données par un ordre cosmologique des choses ; la seconde pense qu'il n'existe pas d'entité sociale ni de valeurs en dehors de la manifestation et de la rencontre de volontés.

Appliquée à la construction européenne, cette opposition conduit à distinguer ceux qui pensent que l'Europe est une entité historique ayant une civilisation commune mais avec des spécificités nationales à ceux qui considèrent qu'elle consiste en un espace neutre, plus ou moins vaste, fondé sur la mise en œuvre de principes juridiques. Le débat ne se situe donc pas dans une alternative pour ou contre l'Europe (le scepticisme vise l'Union européenne et non l'Europe en tant que telle) ; ce sont les objectifs et les moyens qui sont opposées. L'Europe des souverainistes consiste en une entité géopolitique ayant sa propre culture et ses propres intérêts, notamment militaires ; c'est parce qu'il existe un bien commun qu'émerge un corps politique. Quant à elle, l'Union européenne vise, avant tout, l'harmonisation juridique pour favoriser la libre circulation des capitaux, des personnes et des biens ; ayant abandonné la défense à l'OTAN, la gouvernance politique est au service de l'interdépendance économique. [...]

Entre le centre europhile et la droite nationale souverainiste, qui ont tous deux l'avantage d'avoir des positions clairement identifiables par les électeurs, l'UMP est effectivement écartelé. Si la division de l'électorat de l'UMP se manifeste clairement à propos de la construction européenne, elle existe bien au-delà de cette question.

[...] Etant donné le prévisible fort taux d'abstention qui permettra d'en relativiser les résultats, il est peu probable que les élections européennes provoquent directement l'implosion de l'UMP. Mais, contrairement à ce que pourraient espérer les hommes politiques, les facteurs de division de la droite resteront et réapparaîtront inéluctablement sous la pression du «mouvement dextrogyre». [...]"

Posté le 15 avril 2014 à 18h05 par Michel Janva | Lien permanent

L'Europe du porno vanté par un élu du PPE

Dans un entretien au quotidien Les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA), Joseph Daul, le président du Parti populaire européen (PPE, qui regroupe notamment la CDU allemande et l'UMP française) vante l'Europe sans frontière, y compris pour la pornographie :

«Et puis je leur dis qu'à leur âge, à 18 ans, quand je voulais aller à Kehl» [ville frontalière de Strasbourg] «pour voir les films pornos qui étaient interdits en France, il fallait parfois deux heures et demie pour passer la douane ! On arrivait au cinéma et le film était terminé !».

«Et puis une fois sur deux, j'avais oublié le porte-monnaie avec les marks ! Quand on leur explique des choses comme ça, aux jeunes, ils voient tout de suite à quoi sert l'Europe».

Posté le 15 avril 2014 à 14h50 par Michel Janva | Lien permanent

Si vous croyez en la démocratie, vous ne pouvez pas faire partie de l'UE

L'eurodéputé britannique Nigel Farage est interrogé par le Figarovox. Extraits :

"Alors oui, nous n'avons pas à subir les méfaits de l'euro et ceux de Schengen. Mais ce que nous voulons c'est récupérer notre souveraineté, notre démocratie, notre orgueil et notre estime de nous-même. Nous ne voulons pas que 75% de nos lois soient fabriquées ailleursSi vous croyez en la démocratie, qui est, comme l'a dit si justement Churchill, le pire des régimes à l'exception de tous les autres, vous ne pouvez pas faire partie de l'Union Européenne. Car vous abandonnez le droit et la liberté de faire vos propres lois !"

Allié à Nicolas Dupont-Aignan, Nigel Farage refuse de s'allier avec le FN :

"Autre raison de ne pas m'allier avec elle : elle a un programme politique d'extrême gauche! Quiconque en France fait des affaires, que ce soit un petit commerçant, un artisan, un entrepreneur, ne peut logiquement pas voter pour le Front National. Chez Marine Le Pen, il y a du nationalisme, mais aussi beaucoup de socialisme… [...] Je suis plus libéral, plus favorable à la mondialisation que la plupart des hommes politiques français [...]

Etre eurosceptique ce n'est pas être rétrograde ou ringard, au contraire, c'est dire que c'est la recette de l'Europe, inventée par Schuman et Monnet dans les années 50, qui est dépassée. [...]"

Posté le 15 avril 2014 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent

12 avril 2014

Européennes : la FAFCE fait campagne pour la famille

La FAFCE lance une campagne de mobilisation pour des politiques favorables à la famille en vue des élections européennes. Aujourd'hui la FAFCE, la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe, et ses membres ont lancé une campagne de mobilisation dans toute l'Union européenne pour des politiques favorables à la famille en vue des élections européennes.

La campagne Vote for Family 2014 (Votez pour la famille 2014) sera menée dans tous les Etats membres de l'Union européenne et vise à encourager les candidats aux élections européennes à promouvoir des politiques favorables à la famille s'ils sont élus. Les candidats seront invités à signer le Manifeste Votez pour la famille 2014 et leurs noms seront publiés le 15 mai, Journée internationale de la famille.

Un site web dédié à la campagne est lancé. Il présente le manifeste électoral de la FAFCE dans toutes les langues de l'UE. Une courte vidéo présente la campagne en quelques minutes.

Posté le 12 avril 2014 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

11 avril 2014

Un de nous : videos en français des interventions de l'audition

Intervention de Grégor Puppinck : Présentation de l'initiative, et réponse aux questions

Intervention de Sophia Kuby sur le financement européen de l'avortement au titre de l'aide au développement (en français).

Intervention du Professeur Filippo Vari sur le cadre juridique du financement européen de la recherche destructrice sur embryons humains (en français).

Posté le 11 avril 2014 à 15h51 par Michel Janva | Lien permanent

Jacques Bompard soutient l'initiative Un de nous

Communiqué du député maire d'Orange :

"Jacques Bompard se félicite de l'initiative « Un de nous » qui a permis de réunir près de deux millions de signatures demandant l'arrêt du financement européen, c'est à dire de la ponction du contribuable français, de la recherche sur l'embryon et de la promotion de l'avortement dans nos programmes d'aide humanitaire.

Les débats furent vifs mais Jacques Bompard relève que la salle soutenait très majoritairement les défenseurs de la vie, qui ne se virent opposer que des anathèmes classiques. Madame Lunacek se résolut même à quitter la salle au milieu des discussions réalisant sans doute que l'opinion publique européenne ne soutiendrait plus les élucubrations dont elle avait déjà emplie son fameux rapport.

Jacques Bompard tient à féliciter Grégor Puppinck pour son allocution introductive qui fit un lien efficace entre la barbarie des manipulations sur l'embryon et l'esclavage, mais également Bruno GollniSch qui a délivré un propos fort combatif. Jacques Bompard note la grande tension des adorateurs de la culture de mort pendant les débats et se réjouis que l'initiative soit désormais du côté de défenseurs du caractère sacré et indisponible de la vie."

Combien de députés vont soutenir cette initiative ?

Posté le 11 avril 2014 à 14h39 par Michel Janva | Lien permanent

10 avril 2014

Christine Boutin a apporté son soutien à l’initiative "Un de nous"

Christine Boutin et Xavier Lemoine sont venus soutenir l'initiative "Un de nous". Christine Boutin a déclaré

Bk2EY3PIgAA1iGx"Cette pétition s'inscrit comme le plus grand succès de toutes les initiatives citoyennes européennes depuis qu'elles ont été rendues possibles. C'est une preuve par 1,7 million que la vie est la préoccupation première des européens ! Mon devoir, avec Force Vie et l'échéance des Européennes, est d'y répondre avec conviction et cohérence...".

"Ce sont 50 millions d'euros qui ont déjà été dépensés par l'UE pour ces recherches, autant d'argent prélevé sur les budgets toujours plus modestes des européens qui déclarent ici être bouleversés par une telle manipulation technocratique. L''initiative "Un de nous" demande que l'UE cesse de soutenir et donc d'encourager les associations faisant la promotion de l'avortement de masse !".

"L'exceptionnelle mobilisation des européens et des français autour de cette question, en écho à l'insurrection pacifique des millions de défenseurs de la famille au printemps dernier réprimée scandaleusement par les autorités françaises, François HOLLANDE et Manuel VALLS en tête, renforcent notre conviction que la lutte contre la culture de mort et l'inscription de la vie au centre du jeu politique sont l'urgence pour ces élections européennes ! Puisse ce grand jour préfigurer un vote massif le 25 mai prochain en faveur des sincères défenseurs de l'humain ! Force Vie est à cet égard le seul label politique en vue des élections européennes 2014 à se hisser au niveau de l'exigence citoyenne qu'incarne ce formidable élan démocratique : faire que la Vie, son respect sans concession, en toute situation et tous azimuts, deviennent l'exclusif car essentiel prisme du choix démocratique et de l'action politique au niveau européen."

Posté le 10 avril 2014 à 22h17 par Michel Janva | Lien permanent

Bruno Gollnisch a apporté son soutien à l’initiative "Un de nous"

Au Parlement européen, Bruno Gollnisch a apporté son soutien à l’initiative « One of us » visant à établir une interdiction du financement des programmes qui conduisent à la destruction d’embryons humains.

 

Posté le 10 avril 2014 à 22h12 par Michel Janva | Lien permanent

L'initiative "Un de nous" montrera la crédibilité des institutions européennes en matière démocratique

Conclusion de Grégor Puppinck à la fin de l'audition de l'initiative Un de nous :

"Nous ne sommes pas seulement venus pour témoigner. L’Initiative Citoyenne « Un de Nous » ne s’achève pas aujourd’hui, au contraire, c’est aujourd’hui que commence le processus législatif d’initiative partagée.

Notre initiative place les institutions européennes non seulement devant leur responsabilité morale, mais aussi devant leur responsabilité démocratique.

Le mécanisme d’Initiative Citoyenne Européenne a été créé afin de partager, avec les citoyens européens, l’initiative législative européenne. Cet instrument vise à ouvrir l'Union européenne à la participation des citoyens, et à renforcer sa légitimité démocratique dont la faiblesse est si lourdement ressentie depuis tant d'années. Il est maintenant d'une importance vitale pour la crédibilité des institutions européennes que les attentes et espoirs qui sont liés à cet instrument ne soient pas déçus.

L’Initiative « Un de Nous » est non seulement celle qui a réuni le plus de soutien à travers l’Europe et qui est la plus représentative, mais elle est aussi la première à ce jour à contenir une proposition législative précise qui indique de façon concrète les modifications que nous souhaiterions voir apportées à la législation communautaire.

Lors de l’enregistrement officiel de l’Initiative, cette proposition législative a déjà fait l’objet d’un contrôle préalable par la Commission qui a vérifié et attesté qu'elle est pleinement conforme aux droits fondamentaux et aux valeurs de base tant qu'au droit primaire de l'Union Européenne.

De plus, cette proposition législative est simple et réaliste, et n'engendrera pas de dépenses supplémentaires au budget communautaire. Donc aucun obstacle pratique ou de fond ne peut justifier un refus de la Commission d’introduire une procédure législative basée sur le contenu de notre initiative. Nous attendons donc que la Commission européenne introduise notre proposition législative et la soumette à l’examen du Parlement et du Conseil, avec les modifications purement techniques qui peuvent être nécessaires, mais sans toucher à sa substance.

L’opportunité politique de la proposition législative est démontrée par le soutien populaire de deux millions de citoyens, et il n’appartient pas à la Commission de se prononcer sur ce point à ce stade de la procédure. La Commission n’est pas juge de l’opportunité politique d’une Initiative Citoyenne : c’est le peuple qui l’est, directement, dès lors que plus d’un millions de citoyens soutiennent une Initiative.

C'est très clairement l'objectif de l'article 11 du TUE de donner aux citoyens l’initiative d’une telle procédure législative, sans que cela puisse être bloqué d'une manière arbitraire.

Quelle serait l’utilité du mécanisme d’initiative citoyenne si seules les propositions qui plaisent à la Commission européenne avaient une chance d’être introduites dans le processus législatif ! A quoi bon alors réunir plus d’un millions de signatures ? Le mécanisme d’initiative citoyenne serait alors inutile : pire, ce serait une caricature de démocratie participative qui réduirait plus encore la légitimité populaire des institutions européennes.

Car c’est au prochain Parlement et au Conseil que sont dévolus les pouvoirs législatifs de l'Union européenne, c’est à eux de discuter et de voter sur le projet législatif proposé par l'Initiative « Un de Nous ».

Soyez certains que nous ne lâcherons rien."

Posté le 10 avril 2014 à 15h44 par Michel Janva | Lien permanent

09 avril 2014

Le Parti Socialiste envoie ses bras cassés vers l'Union européenne

Vincent Peillon sera tête de liste aux Européennes, Moscovici est pressenti pour être commissaire européen, et maintenant, Harlem Désir...

Harlem Désir va quitter la direction du Parti socialiste. Il va être nommé secrétaire d’État aux Affaires européennes. Harlem Désir sera remplacé au siège du PS par le député Jean-Christophe Cambadélis, déjà responsable de la campagne des Européennes au sein du parti.

Posté le 9 avril 2014 à 11h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

08 avril 2014

L'homosexualisme de l'UE nuit à nos relations avec l'Afrique

Lu sur C-Fam :

"Les pressions que l’Union européenne exerce sur les pays africains pour qu’ils changent leurs législations sur l’homosexualité ont provoqué des résistances qui pourraient avoir des conséquences négatives sur la réunion entre les dirigeants des deux continents.

Les gouvernants européens ont essayé d’apaiser les dirigeants africains en prévision du sommet U.E.-Afrique de cette semaine, qui aura lieu à Bruxelles. Le but du sommet est de trouver des solutions à une série de problèmes sur lesquels les deux continents travaillent ensemble. L’homosexualité en fait partie.

Les gouvernements africains ont réagi de manière très négative à la résolution passée par le Parlement européen la semaine dernière. La résolution menace les pays africains de sanctions économiques si ils continuent à pénaliser les relations sexuelles homosexuelles. La résolution a été rédigée en réponse à la sévérité des nouvelles législations de l’Ouganda et du Nigéria qui pénalisent la sodomie, et à la censure le la promotion de l’homosexualité et du mariage homosexuel.

Le Parlement européen a demandé aux gouvernements de l’Ouganda et du Nigéria de retirer l’aide au développement de l’Union européenne. La demande est acheminée par le biais d’un arrangement entre l’U.E., l’Afrique, les Caraïbes, le groupe des Etats du Pacifique (ACP) et les Etats d’Afrique subsaharienne

Les africains ont répondu rapidement.

Toute société a un droit humain de défendre sa culture et ses traditions, et à « définir ses propres valeurs et normes » par le biais de leurs institutions démocratiques », affirmaient quelques jours plus tard les pays africains dans une déclaration.

Cette déclaration cinglante demande aux pays riches d’arrêter d’imposer des conditions à l’aide au développement susceptibles de causer du contentieux, comme par exemple la question de l’homosexualité. Elle a été envoyée aux gouvernements européens et africains, et à leurs institutions politiques.

La déclaration africaine qualifie les pressions exercées sur le Nigéria et l’Ouganda d’ « imposition violente d’un point de vue unilatéral ». Elle explique que l’homosexualité est pénalisée dans la majorité des pays ACP, ce qui va à l’encontre des normes acceptées dans les pays occidentaux. [...]"

Posté le 8 avril 2014 à 20h54 par Michel Janva | Lien permanent

Nos européistes veulent contourner les règles de Bruxelles

Lu dans Les 4 Vérités :

"À peine les résultats des élections municipales connus, François Hollande lançait des appels du pied à Bruxelles pour obtenir de nouveaux délais pour la réduction des déficits publics. À l’heure actuelle, ce déficit public est de l’ordre de 4 % (seuls le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et Chypre font moins bien que nous… et encore, ces 4 pays ont une « trajectoire » plus rassurante que la France). Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques, a fait remarquer que la France avait déjà bénéficié de deux reports de calendrier, dans le cadre de la procédure pour déficits excessifs. Alors que nous étions censés passer sous la barre des 3 % en 2008, Nicolas Sarkozy avait déjà demandé un délai à cette époque. Un autre report a été demandé par François Hollande. Nous sommes désormais tenus de passer sous les 3 % en 2015. Et, de fait, vu notre situation actuelle, on voit mal comment le gouvernement pourrait y arriver – sauf à employer les méthodes expérimentées à Chypre de spoliation des épargnants. Je rappelle, au passage, qu’il ne s’agit que du déficit, pas de la dette. Et que le déficit doit tout à une incapacité des gouvernants à choisir entre les priorités politiques.

En bons soixante-huitards, nos politiciens veulent tout, tout de suite. Conséquence logique: ce que n’importe quel Français fait spontanément pour son propre budget, ces brillants technocrates en semblent incapables! Au demeurant, il est assez cocasse de voir des européistes forcenés tenter de contourner les règles de l’UE. Personnellement, ce n’est pas par fidélité aux « critères de Maastricht » que je crois nécessaire de passer à un déficit, non pas seulement inférieur à 3 %, mais même nul. Mais MM. Valls et Hollande n’ont cessé de nous chanter les louanges de l’UE, alors qu’ils sont incapables d’en respecter les règles ! Cette soumission à Bruxelles va être au coeur de l’actualité politique et économique des prochains mois. [...]"

Posté le 8 avril 2014 à 17h30 par Michel Janva | Lien permanent

07 avril 2014

Aurore Bergé lâchée par Valérie Pécresse pour les européennes

Suite au militantisme orchestré par LMPT, Valérie Pécresse renoncerait à pousser la militante LGBT Aurore Bergé en 6e position sur la liste UMP de l'Ile-de-France pour les élections européennes. Elle serait remplacée par Cécile Dumoulin (ancienne député, mention passable dans notre bilan des députés pro-famille)

Posté le 7 avril 2014 à 22h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

05 avril 2014

10 avril : présentation de l'initiative "Un de nous" devant le Parlement européen

Le jeudi 10 avril se tient de 9h à 12h30, l'audition officielle au Parlement européen à Bruxelles, pour présenter l'initiative citoyenne européenne "Un de Nous".

Venez assister NOMBREUX à cette réunion publique importante. A la même occasion, vous vous familiarisez avec l'ambiance au sein du Parlement européen à l'égard des questions relatives à l'éthique sociale. Participer vous permet de comprendre, de vous former, d'agir et de témoigner par la suite ! (Ce n'est pas inutile à 8 semaines des prochaines élections européennes.) 

"Un de Nous" poursuit l'objectif d'obliger les institutions européennes à mettre en œuvre, l'arrêt C-34/10 de la Cour européenne de justice. La plus haute instance juridique de l'Union s'y prononce sur la définition de l'embryon humain. Elle déclare pour droit de l'Union européenne que la vie humaine commence au moment même de la fécondation, et que l'embryon humain représente une étape précise dans le développement du corps humain, investie de la pleine dignité humaine que le législateur européen doit protéger. Cette jurisprudence fait désormais partie de l'ensemble des règles de l'Union européenne.

Pour sa mise en œuvre, des directives européennes existantes doivent être abrogées pour exclure explicitement la destruction de l'embryon humain par les politiques européennes sectorielles (notamment dans la recherche et les questions liées à l'avortement).  Seulement si l'abrogation des directives aura été votée par le Conseil et par le Parlement, et publiée au Journal officiel, "Un de Nous" est achevé avec succès. 

"Un de Nous" représente à ce jour l'initiative citoyenne européenne la plus importante en termes de signatures de soutien. Mais ce la ne paît à tout le monde, et l'opposition dans les institutions européennes nous fait sentir son mécontentement très ouvertement. C'est pourquoi il est très important de faire preuve d'assiduité, de solidarité et de détermination pour aller jusqu'au bout de la démarche "Un de Nous". 

Concrètement, vous pouvez contribuer au succès "Un de Nous" par votre présence et votre prière. Selon la procédure prévue, l'audition du Parlement européen se tiendra le jeudi 10 avril 2014 de 9h à 12h30 à Bruxelles (salle JAN 4 Q-2). Inscrivez- vous sans plus attendre ici par le formulaire pour assister sur place à Bruxelles à ce moment important.

Posté le 5 avril 2014 à 07h43 par Michel Janva | Lien permanent

04 avril 2014

Nos évêques plaident pour le projet européen. Lequel ?

NefCoup de gueule de Loïc Merian, dans le numéro du mensuel La Nef qui vient de paraître, à propos de « la déclaration de la Commission des Épiscopats de la Communauté européenne (COMECE) relative aux prochaines élections européennes », publiée le 20 mars :

"Il arrive un moment où il faut dire stop ! Voilà un texte qui est certes pétri de bonnes intentions où l’on prône la solidarité, la subsidiarité, le respect de la dignité humaine, du dimanche, des migrants, de la couche d’ozone… Mais enfin à quoi ce genre de texte peut-il donc servir ? Qui peut-il influencer ? Qui est contre la solidarité ? « Nous, les évêques catholiques, plaidons pour que le projet européen ne soit pas mis en danger ni abandonné » ! Mais quel « projet européen » ? Celui qui impose la propagande gay et lesbienne aux politiques publiques à travers la directive Lunacek votée le 4 février ? Celui qui promeut l’avortement et interdit l’objection de conscience ? Celui qui dénonce les références chrétiennes de la constitution hongroise ? Celui qui encourage l’euthanasie pour tous ? Celui qui finance à millions l’idéologie du genre ?

Ce « projet européen », nous le voyons se déployer sous nos yeux depuis des années, c’est celui d’une « culture de mort », dénoncée à temps et à contre-temps par les papes, de Jean-Paul II à François, qui s’étend partout en Europe et dont l’UE est un vecteur. Cette culture de mort contre laquelle les laïcs en masses se sont élevés, en France, en Espagne, en Italie, que ce soit sur la question du mariage homosexuel ou de l’avortement, que ce soit par l’initiative Un de nous qui a réuni près de 2 millions de signatures dans toute l’Europe en faveur de la protection des embryons. Et qu’en dit ce texte ? Rien ! Pas un mot, ni sur les avancées inquiétantes de cette « culture de mort » dominante en Europe, ni sur les courageuses réactions des peuples ! Rien que de belles pensées sur la solidarité.
Bien sûr ce texte dit qu’il faut protéger la famille, mais sans même évoquer le fait qu’elle est attaquée de toutes parts ! Alors qu’un combat titanesque se déroule sous nos yeux, la COMECE publie un communiqué totalement inodore comme si tout allait pour le mieux ! Les fidèles catholiques sont en droit d’attendre d’être défendus et soutenus par leurs pasteurs, qui devraient même être en première ligne en se référant à Dieu et non pas sombrer dans un discours d’un horizontalisme affligeant que n’importe qui pourrait tenir !
La société s’effondre sous les assauts d’idéologues destructeurs du genre humain et négateurs de Dieu, et la COMECE discute de la couche d’ozone, le nouveau sexe des anges ! Au fait, dans ce texte, savez-vous qu’il y a un mot qui n’est jamais cité ? Vous l’avez sans doute deviné, c’est Dieu."

Posté le 4 avril 2014 à 22h14 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

Européennes : la consigne de vote des francs-maçons

La Grande Loge Féminine de France, la Grande Loge de France, le Grand Orient de France, la Grande Loge Mixte de France, la Grande Loge Féminine de Memphis Misraim et bientôt la GLDF, la FFDH, ont signé un communiqué appelant à voter aux élections européennes, contre les candidats représentants des mouvements ou partis extrémistes, populistes, europhobes voire racistes, antisémites, homophobes. Sic.

Mais on peut voter pour les avortueurs, les euthanasieurs, les tritureurs d'embryons humains, les destructeurs du mariage, les idéologues du fédéralisme, les fossoyeurs des souverainetés, les négationnistes de l'identité..

Posté le 4 avril 2014 à 18h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

03 avril 2014

Elections européennes : division à l'UMP

Henri Guaino a critiqué l'européiste Alain Lamassoure, tête de liste UMP aux élections européennes de mai dans la région Île-de-France au côté de Rachida Dati.

"Je ne mettrai pas un bulletin à son nom, ça je peux vous le dire dès aujourd'hui. Ça peut faire le buzz qu'on voudra, je ne voterai pas pour l'incarnation d'une ligne qui est à l'opposé de ce que je pense et de ce que je crois être l'intérêt de mon pays".

Henri Guaino estime «qu'il incarne l'Europe dont plus personne ne veut.» Le député n'a pas voulu indiquer quel bulletin il glissera dans l'urne le 25 mai prochain. «Ça ne vous regarde pas

Posté le 3 avril 2014 à 09h42 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

02 avril 2014

UE : le PS fait campagne contre, tout contre

L'Europe bouc émissaire fait son retour dans le discours (mais pas dans les actes) des socialistes sonnés par leur déroute aux élections municipales. Le président socialiste de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, s'exclame :

"L’Europe fouettarde, l’Europe des règles, l’Europe des disciplines, ça suffit!" "Nous devons nous présenter devant Bruxelles et défendre bec et ongles une nouvelle donne européenne". "C’est-à-dire de nouvelles protections des travailleurs et de nouveaux investissements européens."

Claude Bartolone et une quarantaine de députés PS se sont réunis mardi matin dans une annexe de l'Assemblée pour préparer leur stratégie de communication, à l'approche des élections européennes de mai prochain, qui risquent, encore d'être une catastrophe électorale pour la gauche.

Arnaud Montebourg a tenu à rappeler qu'il avait en commun avec le nouveau Premier ministre, Manuel Valls, d'avoir voté en 2005 contre la Constitution de l'UE et d'être "eurocritique". Sic.

Posté le 2 avril 2014 à 16h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

27 mars 2014

Pendant ce temps-là, l'Ukraine

... sombre dans le chaos. Analyse peu optimiste, loin des médias mainstream, de Philippe Grasset sur "dedefensa". C'est ici.

Prions pour les Ukrainiens et leurs voisins, et pour la conversion des mauvais génies qui tirent les ficelles.

Posté le 27 mars 2014 à 08h24 par Paula Corbulon | Lien permanent

Élections européennes pour les Familles

Une élection suit l'autre et nous ne lâchons rien. La FAFCE, la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe, et ses membres ont lancé une campagne de mobilisation dans toute l'Union européenne pour des politiques favorables à la famille en vue des élections européennes. La campagne Vote for Family 2014 (Votez pour la famille 2014) sera menée dans tous les Etats membres de l'Union européenne et vise à encourager les candidats aux élections européennes à promouvoir des politiques favorables à la famille s'ils sont élus.

Les candidats seront invités à signer le Manifeste Votez pour la famille 2014 et leurs noms seront publiés le 15 mai, Journée internationale de la famille.

 

Le manifeste est ici.

Posté le 27 mars 2014 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent

20 mars 2014

Géopolitique du monde orthodoxe

Alors que la désinformation concernant l'Ukraine, la Crimée, et par dessus tout la Russie atteint des sommets dignes du Kosovo et de l'Irak, la première partie du Libre Journal d’Henry de Lesquen du 17/03/2014 sur Radio Courtoisie était consacrée à ce sujet, avec des approches variées. L'émission complète est ci-dessous.


Géopolitique du monde orthodoxe : Libre Journal... par realpolitiktv 

Posté le 20 mars 2014 à 22h41 par Paula Corbulon | Lien permanent

18 mars 2014

GPA : pas de congé maternité pour la mère commanditaire

La Cour européenne de justice a rendu un arrêt aujourd'hui selon lequel :

"Le droit de l'UE n'impose pas qu'une mère commanditaire ayant eu un enfant grâce à une convention de mère porteuse bénéficie d'un congé maternité ou équivalent."

On aimerait surtout que le droit de l'UE interdise les conventions de mères porteuses, qui marchandisent les enfants et le corps des femmes.

Posté le 18 mars 2014 à 19h11 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (5)

Crimée : amnésie et incohérence occidentales

Deux analyses parues dans Figaro Vox dont voici des extraits :

Jean-Christophe Buisson compare le "deux poids, deux mesures" politico-médiatique entre la Crimée et le Kosovo, la minorité tatare et la minorité serbe :

"Quant aux reporters dépêchés en Crimée ce funeste 16 mars 2014, entre deux interviews de babouchkas caricaturales se réjouissant de voir leur région revenir sous la protection de «saint Poutine», ils n'ont de cesse d'interroger ceux qu'ils considèrent comme les plus purs des Criméens: les Tatars. Ah, les opportuns Tatars! Si présentables, si attachants, si éloignés des horribles Serbes du Kosovo! Ils sont minoritaires dans la péninsule depuis son repeuplement russe au XIXe siècle puis leur déportation massive en Asie centrale sur ordre de Staline en 1944 ; on les plaint d'avance, on leur prédit un destin à l'abkhaze, on les suppose destinés demain aux pires pogroms. Et si on rappelle à l'envi qu'ils furent les premiers à habiter la Crimée (ce qu'on se gardait de souligner à propos des Serbes, qui avaient pourtant fait du Kosovo le cœur de leur empire médiéval dès le XIIIe siècle quand aucun chroniqueur byzantin ne mentionne la présence d'Albanais dans la région à cette époque), on oublie volontiers de noter combien ces musulmans sunnites aux mœurs aussi sauvages que violentes étaient considérés, jusqu'au XVIIIe siècle, comme des monstres absolus: pillards de villages chrétiens, marchands d'esclaves, ils avaient même brûlé Moscou en 1571. Seuls les Cosaques parvenaient alors à leur tenir tête - et encore.

Ainsi va la mémoire médiatique occidentale : à circulation alternée."

Jacques Sapir démonte les arguments occidentaux qualifiant le référendum en Crimée d'"illégal":

"[La décision de tenir un référendum en Crimée] est donc une réaction à la rupture de l'ordre constitutionnel à Kiev. Elle n'est ni légale ni illégale dans la mesure où cet ordre constitutionnel n'existe plus. Qualifier le référendum d'illégal du point de vue de la loi ukrainienne est donc une profonde sottise et montre de la part des dirigeants qui utilisent cet argument une incompréhension totale des principes du Droit.

Du point de vue du Droit international, deux principes s'opposent, l'intangibilité des frontières et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Si les pays qui aujourd'hui s'opposent au référendum avaient fait pression pour que le gouvernement de Kiev remette son pouvoir à un gouvernement de concorde nationale, réunissant toutes les parties en présence, ils auraient eu quelques droits à faire valoir le principe de l'intangibilité. Mais, ayant choisi de reconnaître unilatéralement un gouvernement ne représentant qu'une partie de la population, ils ne peuvent plus user de cet argument sans contrevenir directement au second argument, celui sur le droit des peuples."

Posté le 18 mars 2014 à 13h05 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (18)

16 mars 2014

Ukraine : deux visions irréconciliables

Celle de John Mac Cain, relatée en anglais et commentée en français ici, et qui veut porter le feu de la subversion mondialiste à Moscou même.

Celle d'Aymeric Chauprade, présent ce dimanche 16 comme observateur en Crimée, et qui se prend à une vision potentiellement optimiste d'une fin du monde bipolaire de Yalta, et de la naissance d'un monde multipolaire, ... à Yalta. Extrait.

"La boucle est bouclée. Le vieux monde né de Yalta en février 1945, de l’entente de deux mondialismes, atlantiste et communiste, prend fin… à Yalta en mars 2014 soit presque 70 après !

Après la réunification allemande, la réunification russe ouvre le chemin à l’axe Paris-Berlin-Moscou. Bien sûr, il faudra du temps. Mais la fenêtre vers le ciel bleu de la liberté vient de s’ouvrir.

J’irai ce soir, dimanche 16 mars 2014, boire un thé à Yalta, au coucher du soleil, avec l’espoir retrouvé que nos enfants verront la grande Europe des nations libres.

C’est ce nouveau Yalta mondial que les Européens de l’Ouest et du Centre doivent embrasser : il peut nous permettre de faire définitivement la paix avec la Russie et d’édifier avec elle une grande unité européenne, fondée d’abord sur la souveraineté et la liberté de chacune des nations de notre belle civilisation.

Soit nos dirigeants sont visionnaires et comprennent cela, et alors la livraison par la France, dans quelques semaines, du BPC au nom prémonitoire de Sébastopol (!) prendra justement tout son sens ; soit ils ne comprennent rien, ni à Paris, ni à Berlin, et alors la Russie se tournera vers la Chine pour édifier un ensemble eurasiatique. Ce serait alors une nouvelle bipolarité, donc le péril d’une nouvelle déflagration mondiale.

J’aurais vécu 45 ans dans ce monde de Yalta I né en 45. J’entre avec espoir et optimisme, aux côtés de tous ceux qui veulent refonder la France et l’Europe, et malgré les risques de tension que je ne minore pas, dans le monde de Yalta II."

Posté le 16 mars 2014 à 21h55 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (26)

13 mars 2014

Ukraine : le monde à l'envers

C'est le titre de l'éditorial qu'Eric Denécé, directeur du centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), consacre à ce sujet. Pour mémoire, on rappellera que ce centre a publié sur la Libye et la Syrie deux rapports de très haute qualité, dont l'évolution des situations dans les pays respectifs n'a fait que confirmer la pertinence (on les trouve ici). Extrait de l'éditorial, sur les errements de la diplomatie française.

"Après ses errements en Libye (2011) et en Syrie (2013), voilà de nouveau notre diplomatie en train de se fourvoyer en Ukraine. A défaut d'une vision ou d'une stratégie, la diplomatie française s'agite à chaque crise, tentant d'occuper le premier plan, confondant visiblement communication et réflexion.

Début mars, le président Hollande a salué « la transition démocratique qui s'engage » à Kiev, ignorant probablement que le pouvoir qui était en place auparavant était issu des urnes et avait été renversé par la violence. Puis, il a fermement rappelé, le 6 mars, « son attachement à l'intégrité territoriale du pays ». Sans doute ses conseillers ont-ils omis de lui rappeler le précédent du Kosovo et, surtout, celui de Mayotte. Rappelons également les déclarations pathétiques, inappropriées et stupides du représentant français à l'ONU comparant la situation actuelle en Crimée à l'entrée des chars soviétiques à Prague, en 1968.

Notre politique étrangère semble être fondée sur une perception puérile et partiale des « bons » et des » méchants », si ce n'est sur une appréciation totalement erronée des situations. Or, l'émotion et l'indignation - surtout lorsqu'elles sont infondées - ne sauraient remplacer l'analyse objective des situations au regard du droit, de la géopolitique et de nos intérêts. Seul Hubert Védrine, l'ex ministre des Affaires étrangères, a fait des propositions sensées.

Plus grave, tout se passe comme si nous faisions exactement ce que souhaitent les Américains, sans même qu'ils nous le demandent, comme si la diplomatie française s'était convertie à une vision néoconservatrice du monde. Or cette attitude du serviteur zélé ne nous procure aucune considération - à l'image du revirement américain sur la Syrie dont nous n'avons pas été prévenu - ni bénéfice - comme en témoigne l'absence de retombées économiques de notre intervention en Libye -, nous laissant dans la position peu enviable du dindon de la farce."

Posté le 13 mars 2014 à 22h45 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (13)

12 mars 2014

Arboriculteurs : l'UE à la ramassse

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le décret pris en octobre dernier par le ministère du Travail était passé inaperçu, autant que la directive européenne qui contraignait l’Etat français à prendre ce décret. Le voici :

« Il est interdit, en milieu professionnel, d’affecter les jeunes à des travaux temporaires en hauteur lorsque la prévention du risque de chute de hauteur n’est pas assurée par des mesures de protection collective. »

Ce sont les arboriculteurs de l’Ardèche qui ont ainsi découvert, médusés, qu’ils ne pouvaient plus employer les jeunes de 16 à 18 ans qui se faisaient de l’argent de poche en ramassant les fruits. Car le décret interdit aux jeunes, au nom de leur protection, de monter sur un escabeau – à moins, semble-t-il, qu’il soit équipé d’un filet…

Bref, les arboriculteurs sont pénalisés, les jeunes sont pénalisés, à cause d’une de ces innombrables directives aussi imbéciles que grotesques, qui ne servent qu’à engraisser ceux qui les pondent."

J'imagine déjà la réponse du commissaire européen : ils n'ont qu'à attendre que les fruits tombent pour les ramasser... Mais à la commission européenne, sait-on ce qu'est un arboriculteur ? Voilà qui me refait penser à ce célèbre exercice de mathématique :

  1. ENSEIGNEMENT 1960 Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 F. Ses frais de production s'élèvent aux 4/5 du prix de vente. Quel est son bénéfice ?
  2. ENSEIGNEMENT 1970 Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 F. Ses frais de production s'élèvent aux 4/5 du prix de vente, c'est à dire 80 F. Quel est son bénéfice ?
  3. ENSEIGNEMENT "MATH MODERNES" de 1975 Un paysan échange un ensemble "P" de pommes de terre, contre un ensemble "M" de pièces de monnaies. Le cardinal de l'ensemble "M" est égal à 100 et chaque élément sygma de "M" vaut 1F. Dessine 100 gros points représentant les éléments de l'ensemble "M". L'ensemble "F" des frais de production comprend 20 gros points de moins que l'ensemble "M". Représente "F" comme un sous-ensemble de "M" et donne la réponse à la question : Quel est le cardinal de l'ensemble "B" des bénéfices Dessines "B" en rouge.
  4. ENSEIGNEMENT RENOVÉ 1978 Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100F. Les frais de production s'élèvent à 80F. Le bénéfice est de 20F. Devoir : Souligne les mots "pommes de terre" et discute en avec ton voisin.
  5. ENSEIGNEMENT REFORMÉ 1981 Un péizan kapitalist privilégié sanrichi injusteman de 20 F sue un sac de patat. Analiz le tekste et recherch lé fôte de contenu de gramère d'ortograf de ponktuassion et ansuite di se ke tu panse de cête maniaire de sanrichir.
  6. ENSEIGNEMENT ASSISTÉ PAR ORDINATEUR 1999 Un producteur de l'espace virtuel www consulte en dial-up, une data bak qui display le day-rate de la patate. Il se load à l'aide de son soft sécurisé et détermine le cash-flow sur écran à matrice active haute résolution. Dessine avec ta souris le contour vectoriel du sac de pommes de terre, donnes lui une texture et un 3D. Puis log toi sur le réseau http://www.world_potatoe/, par l'URL http://www.boursopotatoe.com/ code StS, et suis les indications du menu. Plot le graphe de la quote de la patate, en chandelier japonais sur ton imprimante Postscript laser color. Donne les code Sicovam des warrants et reverses de la patate. Donnes la corrélation avec Wall Street US Bluepotatoe
  7. ENSEIGNEMENT DE L'AN 2012 Qu'est ce qu'un paysan ?

Posté le 12 mars 2014 à 17h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

11 mars 2014

C'est arrivé un 11 mars...

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir ».

Alors rappelons-nous :

  • le 11 mars 1511 : mort de Charles II d'Amboise de Chaumont.

Fils aîné de Charles Ier d'Amboise, gouverneur de Champagne et de Bourgogne, favori de Louis XI et de Catherine de Chauvigny (1450-1485), dame de Ravel il est un homme politique et militaire français. Il a tout au long de sa vie différentes fonctions politiques  et est successivement grand-maître, maréchal et amiral de France en 1502, 1504 et 1508 et vice-roi de Lombardie 1510. Où, grand admirateur de Léonard de Vinci, il lui commande de nombreux tableaux et divers travaux d'aménagement pour son palais.

Charles II d'Amboise réprime la révolte des Génois en 1507 ; commande l’avant-garde de l’armée du Roi à la bataille d'Agnadel le 14 mai 1509 et prend la même année plusieurs places aux Vénitiens. Il meurt à Correggio en Lombardie, à l’âge de 38 ans et est inhumé en la chapelle des Cordeliers d'Amboise.

« Mort le prit un peu bien tôt, écrit un chroniqueur "Jean d'Authon", car il fut homme de bien toute sa vie ; un sage, vertueux et avisé seigneur de grande vigilance et bien entendant les affaires. »

Charles da m
Portrait de Charles d'Amboise (1473-1511), par Andrea Solario, Musée du Louvre.

  • le 11 mars 1513 : élection du pape Léon X.

Le cardinal Jean de Medicis, Giovanni di Lorenzo de Médicis, fils de Laurent de Médicis, est élu pape et devient le 217e pape de l'Église catholique, sous le nom de Léon X. Il succède à Jules II. Il meurt en 1521.

  Léon X

  • le 11 mars 1517 : l'empereur Maximilien, Charles de Habsbourg et François Ier s'allient dans le traité de Cambrai.

L'empereur Maximilien Ier signe avec le Roi de France, François Ier et le roi de Castille Charles Quint, le traité de Cambrai. Cette alliance stipule qu'ils s'engagent réciproquement à garantir leurs possessions et qu'ils combatteraient ensemble contre les Turcs. Cependant, cette dernière clause reste très évasive, signe qu'aucun de ces trois souverains ne souhaite vraiment s'engager dans une guerre très coûteuse contre les Turcs.

  • le 11 mars 1526 : le Roi de France François Ier est libéré de l'Alcazar de Madrid.

 

  • le 11 mars 1604 : le Roi Henri IV signe les lettres patentes pour l'appel d'offres et l'exécution du canal de Briare.
  • le 11 mars 1649 : les frondeurs signent la paix de Rueil.

La Fronde s’achève avec la paix de Rueil. Les parlementaires préfèrent en effet accepter la paix plutôt que de s’opposer plus longtemps à l’armée royale. Par cet accord, ils obtiennent quelques bénéfices, mais le peuple et les bourgeois sont mécontents. Ils espéraient en effet le départ de Mazarin qui est maintenu dans ses fonctions. La reine mère et Louis XIV retourent à Paris.

  • le 11 mars 1713 : Fénelon obtient le privilège pour publier son "Sentiments de piété".

 

  • le 11 mars 1784 : Traité de Mangalore.

En Inde, la seconde guerre de Mysore, opposant la Compagnie anglaise des Indes orientales et le gouvernement de Mysore soutenu par les Français, se termine par le traité de Mangalore. Les deux camps se restituent mutuellement les conquêtes territoriales remportées au cours des combats. En conséquence, le gouverneur général britannique Warren Hastings quitte, en février 1785, l'Inde qui est réaménagée.

  • le 11 mars 1794 : création de l'École polytechnique.

La Convention, sur le rapport de Barère, et à la demande de Lamblardie, décide de la création d'une Ecole Centrale de travaux publics. L'institution accueillera des élèves destinés à être formés en ingénierie civile et militaire. Appelée d'abord "Ecole des travaux publics", elle recevra le nom "d'Ecole polytechnique" par la loi du 1er septembre 1795.

  • le 11 mars 1810 : union de Marie-Louise et de Napoléon est bénie en l'église paroissiale de la Hofburg à Vienne.

Le mariage est célébré en présence de l'archiduc Charles et du maréchal français Berthier, mais en l'absence des époux. Pour l'Eglise l'empereur devient bigame.

  • le 11 mars 1865 : création de la Croix-Rouge française.

 

  • le 11 mars 1882 : Renan donne la conférence "Qu'est-ce que la nation ?", à la Sorbonne à Paris.
  • le 11 mars 1907 : un groupe de vignerons du Minervois, à Argeliers, donne le signal de la révolte.

Au XIXe siècle, la viticulture française fait face à plusieurs crises : l'oïdium, en 1850, puis le phylloxéra en 1877, et à la fin du XIXe siècle, le mildiou. Grâce à "bouillie bordelaise" et l'introduction de plants américains, utilisés comme porte-greffes la vigne se trouve complètement régénérée. Une grande majorité des "petits vignerons" coopérants du Languedoc et du Roussillon sont de sensibilité socialiste, voire communiste, formant ainsi un "Midi Rouge". En 1904 et 1905, les récoltes sont extrêmement abondantes dans toute l'Europe et le vin languedocien se vend de plus en plus mal. La tension monte et Clémenceau fera tirer sur la foule, tuant 7 personnes dont un adolescent de 14 ans et une jeune fille de 20 ans.

  • le 11 mars 1932 : création des allocations familiales.

Afin de relancer la natalité, la Chambre vote la loi Landry rendant obligatoire l'affiliation aux caisses d'allocations familiales. Le secteur agricole est le seul à ne pas bénéficier de ce nouveau système de redistribution.

Pendant la première guerre mondiale, plusieurs chefs d’entreprises catholiques ont ouvert la voie. Ainsi Emile Romanet, en 1916, qui décide d'accorder, au personnel de l'usine JOYA à Grenoble, des premières allocations familiales ou encore le breton Emile Marcesche, qui en janvier 1918, convainc les patrons morbihannais de créer une caisse de compensation : et crée la première caisse d'allocations familiales de France.

  • le 11 mars 1945 : proclamation de l'indépendance de l'Annam et du Tonkin.

Ayant envahie l’Indochine française en 1940, le Japon pousse les États qui la composent à proclamer leur indépendance. En mars 1945, les Japonais attaquent par surprise les divisions militaires françaises et prennent le pouvoir, détruisant l'administration coloniale de la France. À la suite de ce coup de force, le 11 mars 1945, l'empereur Bao Daï déclare l'indépendance de l'Annam et du Tonkin. En août, il annoncera l'annexion de la Cochinchine.

  • le 11 mars 1959 : la France soustrait au commandement de l'OTAN ses forces navales en Méditerranée.

 

  • le 11 mars 1963 : exécution du lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry à la suite de l'attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle.

Condamné à mort par la Cour militaire de justice, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry est fusillé au fort d'Ivry. Défenseur de l'Algérie française, il avait organisé l'attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle, le 22 août 1962. Son avocat s’est vu refusé par ce dernier la grâce présidentielle, qui a invoqué la raison d'Etat. Bastien-Thiry est le dernier citoyen français à être exécuté pour des motifs "politiques".

Basti
Colonel Jean Bastien-Thirty.

À 6h40, au fort d'Ivry, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry, organisateur de l'attentat du Petit-Clamart, tombe sous la salve d'un peloton d'exécution. Le prêtre qui l'a accompagné retire délicatement le chapelet que le supplicié tient encore entre ses doigts.

Auparavant, dans une cellule voisine de la sienne aménagée en chapelle, Jean Bastien-Thiry a servi la messe célébrée par l'aumônier. Au moment de la communion, il a partagé en deux  l'hostie donnée par le prêtre, et a demandé à celui-ci d'en remettre une moitié à son épouse qui, de son côté, veille et prie auprès de son père (Georges Lamirand, ministre du Maréchal Pétain - à la Jeunesse - de septembre 1940 à mars 1943). (1)

Témoignage du docteur Petit, médecin-chef des prisons de Fresnes :

 "J'ai vu beaucoup de choses, mais je n'oublierai jamais le Colonel servant sa dernière messe avec calme et simplicité - et ce qui m'a le plus stupéfié, c'est que cette messe était chantée : non seulement par le célébrant, mais par le servant… C'était d'une très, très grande beauté - et en même temps d'une extrême discrétion : nul accent dramatique. Je ne sus même pas que l'hostie du Colonel fut partagée pour être donnée aussi à sa femme, quelques heures plus tard…" (2)

Après la messe, alors que les avocats s'agitaient, téléphonaient, voulant arracher la possibilité de surseoir à l'exécution, le docteur Petit converse calmement avec le condamné : "Je le regardai : il rayonnait. Il rayonnait vraiment de bonheur. C'est peut-être fou de dire cela, mais c'est tout à fait l'impression que j'ai eue : il était déjà dans l'Au-delà… alors que nous étions de pauvres garçons déchirés de le voir mourir." (3)

(1) Jean Bastien-Thiry, Sa vie, ses écrits. Témoignages, Paris, 1973 (disponible auprès du Cercle Jean Bastien-Thiry), p.210

(2) Ibid., p.249

(3) Ibid., p.250

(4) Ibid., p.259 et 257.

Le Valeurs Actuelles du 7 mars 2013 publie un article sur cette exécution où est souligné combien de Gaulle était habité par la fureur. Le président avait même envisagé de faire fusiller le général Jouhaud ; et ce n’est que devant la double menace de démission de Pompidou et FoyerPompidou et Foyer qu’il ne donna pas cet ordre.

Lien de Valeurs Actuelles sur le sujet:

Pour ceux qui veulent lire ou relire la déclaration que fit Jean Bastien-Thiry à son procès.

Enfin, une citation de Charles De Gaulle, dont je n’ai pas trouvé la source :

 "Les Français ont besoin de martyrs. II faut qu'ils les choisissent bien. J'aurais pu leur donner un de ces c...rétins de généraux qui jouent au ballon dans la cour de la prison de Tulle. Je leur ai donné Bastien-Thiry. Celui-là, ils pourront en faire un martyr, s'ils le veulent, lorsque j'aurai disparu. II le mérite."

  • le 11 mars 1966 : le gouvernement français adresse à ses partenaires de l'OTAN un aide-mémoire dans lequel il annonce sa décision de soustraire ses forces terrestres et aériennes du commandement intégré de l'Alliance.

 

  • le 11 mars 2001 : Jean-Paul II béatifie 233 religieuses, moines et laïcs, victimes de la guerre civile espagnole entre 1936 et 1939.

 

Jean-Paul II est le premier souverain pontife à faire autant de bienheureux d'un seul coup. Pie IX avait béatifié 206 Japonais en 1877.

  • le 11 mars 2004 : attaque terroriste à Madrid.

Des attentats sanglants frappent presque simultanément des trains et des gares madrilènes.Een pleine heure de pointe, 10 bombes explosent à Madrid tuant 191 personnes et en blessant plus de 1.500.

D’abord attribué au groupe indépendantiste basque ETA par le gouvernement Aznar, cet attentat est en fait imputé au terrorisme islamiste. Trois jours plus tard, lors des élections législatives, les Espagnols ne pardonnent pas à leur gouvernement d’avoir menti et élisent José Luis Zapatero, le chef de l’opposition socialiste.

  Madri

  • le 11 mars 2009 : Nicolas Sarkozy annonce le prochain retour de la France dans le commandement militaire de l'Otan.

Posté le 11 mars 2014 à 07h00 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (4)

10 mars 2014

Le PPE valide la candidature de Jean-Claude Juncker

J...contre celle de Michel Barnier, pour prendre la tête de la commission européenne, ce qui ne change pas beaucoup, les deux individus étant des idéologues de l'européisme.

Le PPE, auquel appartient l'UMP, a également mis au point un manifeste visant à transformer l’UE en « une authentique union politique ».

« L’Europe est en crise depuis plus de cinq ans. Beaucoup de gens, surtout les jeunes, ne prévoient pas un avenir positif. L’euroscepticisme est croissant. » « Unis, nous pouvons être sûrs que les jeunes verront l’avenir avec optimisme, espoir et confiance ».

Jean-Claude Juncker préconise une propagande intensive :

«La connaissance de l’Europe doit être approfondie dans les programmes scolaires. Il y a une ignorance des fondamentaux et cela a été évident pendant la soi-disant crise de l’euro».

On se souvient de son interprétation du vote 'non' à la Constitution européenne de 2005 :

"Beaucoup de ceux qui ont voté 'non' votaient pour plus d'Europe. Si on ajoute certaines de leurs voix au vote 'oui', c'est nous qui avons gagné." Sic.

Posté le 10 mars 2014 à 17h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

07 mars 2014

"Guide" de Mgr Rey en vue des élections municipales et européennes

A l'approche des élections municipales et européennes, Mgr Rey, rappelle sur le site du diocèse Fréjus-Toulon le devoir, pour les chrétiens, de s'impliquer en politique. Et leur donne quelques pistes, en vue d'agir, et de discerner pour qui voter.

  • Réhabiliter la politique au sens noble du terme

"« S’impliquer en politique est une obligation pour le chrétien », affirmait récemment le pape François rappelant ainsi que la vocation des baptisés les conduisait à trouver dans le monde le milieu et le moyen de leur sanctification, du don de soi aux autres. « La politique est le domaine de la plus vaste charité », rappelait encore le Pape. Parce qu’elle est au service de la construction de la communauté humaine, la politique, qui vise à l’aménagement et à la gestion de la dimension sociale de l’existence humaine (en englobant toutes les activités temporelles, familiales, culturelles, éducatives, économiques, écologiques), n’est-elle pas appelée à exprimer, à sa manière, le mystère de la communion trinitaire, même si elle ne réalise qu’une ébauche inachevée du Royaume de Dieu ?

Alors qu’on décèle dans l’opinion publique, à la fois une vraie déception et une certaine défiance vis-à-vis de l’action politique, comme chrétiens et citoyens nous avons l’obligation morale de réhabiliter la politique au sens noble du terme, et nous avons le devoir de participer aux élections."

  • Voter avec discernement

"Les élections sont l’occasion de désigner des hommes et des femmes qui se mettent au service de tous dans la recherche du bien commun. Ils ne doivent pas être l’otage d’une idéologie ou d’intérêts personnels. Le choix du candidat doit se faire sur la base de ses qualités personnelles (loyauté, dévouement à la chose publique, prudence, intégrité, désintéressement), mais aussi à partir de ses compétences et son expérience personnelle, de ses convictions affichées, et d’un programme sérieux. Il ne faut pas se laisser abuser par les slogans racoleurs ou le vernis médiatique, mais apprendre à discerner avec clairvoyance les valeurs fondamentales que portent les candidats et qui vont s’incarner dans des décisions significatives touchant en particulier :

- Le souci prioritaire du pauvre alors que surgissent dans notre société en crise de nouvelles formes de précarité, d’injustice et d’exclusion et qui est menacée par le repli sur soi. « L’individualisme diffus ainsi que le matérialisme mercantile conduisent à une “culture du déchet” » (pape François), où les plus faibles sont rejetés comme inutiles ou réduits à "l’assistanat".

=> Quelle politique en matière d’hébergement d’urgence, de logement social, quelle politique d’emploi seront effectivement mises en route par tel ou tel candidat ?
 
- Le respect de la vie humaine depuis la conception jusqu’à la fin naturelle. L’avortement demeure un drame considérable, même si on cherche à le banaliser. La loi sur l’égalité hommes-femmes en fait un véritable droit, élargissant même le délit d’entrave à l’IVG à toutes les actions empêchant l’accès à l’information. Évoquer les traumatismes personnels et collectifs qu’entraîne durablement l’avortement devient ainsi un délit.

=> Quelle est la position des candidats qui bénéficieront de nos suffrages, sur l’avortement, alors que l’Assemblée nationale vient de banaliser l’accès à l’IVG par la suppression de la notion de « détresse » ?

=> Quelles sont leurs propositions d’accueil et de soutien en faveur des femmes qui désirent garder leur enfant à naître ?

=> À propos de l’euthanasie, tandis qu’on prépare l’opinion publique à reconnaître le suicide médicalement assisté, sont-ils prêts à soutenir et encourager une vraie solidarité avec les personnes en fin de vie, en particulier par le développement des soins palliatifs ?
 
- La promotion de la cellule familiale fondée sur l’union et la complémentarité de l’homme et de la femme, et ouverte à la procréation. La famille est le berceau de l’humanité et permet son apprentissage.

=> Quelle est la position de ceux que nous allons élire sur la loi concernant le mariage entre personnes de même sexe ?

=> Quelle politique familiale et éducative soutiendront-ils, tandis qu’on cherche à banaliser l’expérimentation de l’idéologie du gender à l’école, et qu’au Parlement européen on incite les Etats à accéder à toutes les revendications des lobbies LGBT et à reconnaître « des droits sexuels et génésiques » (à l’avortement, au recours à la PMA et à la GPA pour les couples de personnes de même sexe...) sous couvert de lutte contre « l’homophobie » ?
 
 -Le respect de la liberté de conscience et de la liberté religieuse. Dans certaines régions du monde (Proche-Orient, Syrie, Irak, Arabie Saoudite…) mais aussi en Europe et en France notamment, outrages et insultes à l’égard des chrétiens se multiplient : profanation de lieux de culte, dérisions publiques véhiculées par les médias, provocations et caricatures… tout cela au nom de la liberté d’expression. Toutes les formes de diffamation et de discrimination, qu’elles soient de nature raciste, antisémite ou toute forme d’offenses faites aux personnes homosexuelles sont une atteinte grave à la dignité de la personne humaine ; de même que tout acte anti-religieux, et en particulier anti-chrétien qui blesse profondément la conscience des croyants, doit être sanctionné par la loi ou pour le moins dénoncé.
 
- L’attention aux questions écologiques. Les problèmes liés à la pollution, au traitement des déchets, ou encore le gaspillage et l’épuisement des ressources naturelles sont devenus extrêmement sensibles. La crise écologique ne concerne pas uniquement la protection de l’environnement. Elle a une résonance anthropologique face à la dénaturation du mariage et de la filiation et à la manipulation transgressive de la vie. Elle implique également le choix de modes de vie qui s’exonèrent du culte de la performance ou a contrario, du malthusianisme démographique.

=> Quelle vision du monde, de l’homme et du progrès entend-on promouvoir ?"

  • Constituer une force de proposition alternative

"Dans une société marquée par la sécularisation et l’indifférence religieuse, les élections offrent une occasion aux chrétiens de faire entendre leur voix, non seulement pour condamner ou critiquer les évolutions, mais aussi pour porter les attentes, sortir du fatalisme, souligner les espérances et les potentialités de notre temps, et être une force de proposition alternative. Les chrétiens doivent apprendre à faire de la « politique au quotidien » en mettant en œuvre de nouvelles solidarités intra-nationales et internationales, des réseaux de proximité et de fraternité, en mobilisant l’opinion publique autour des problématiques de notre temps.

Face aux tenants d’une laïcité d’exclusion tentée de marginaliser toute forme d’expression de la foi ou de la cantonner à l’intime, les nouvelles générations engagées en politique seront attentives aux exhortations que le pape François leur adresse : « Allez courageusement à contre-courant, servez la Vérité du Christ, et n’acceptez pas les ‘valeurs avariées’ de la société qui ruinent la vie et suppriment l’espérance. »

Cette présence incisive, parfois contestataire, mais aussi propositionnelle des chrétiens, nécessite une solide formation à la doctrine sociale de l’Eglise, aux questions éthiques et anthropologiques ; une réelle présence au monde, en particulier au niveau local ; la participation active aux différentes expressions de la démocratie ; l’inscription dans une culture du dialogue et de l’engagement. Les élus qui attestent de leur foi chrétienne doivent témoigner de la cohérence entre leur foi et leur engagement politique."

  • Prier

"Le pape François nous encourage à ne pas fuir le monde dans le découragement, la nostalgie, les lamentations et la démagogie. « Ce ne sont pas les chrétiens de salon qui changeront le monde, en le commentant du haut du balcon ! »

Prenons acte de notre statut minoritaire et redécouvrons que « ce sont les minorités créatives qui déterminent l’histoire » (Benoît XVI). Ce que les chrétiens ont de meilleur à offrir aux gouvernants ou à ceux qui briguent un mandat, c’est leur prière. Nous avons le devoir de prier pour tous ceux qui sont dépositaires d’une part d’autorité, (même si nous ne partageons pas leurs idées). Pourquoi ne pas recourir à Dieu pour qu’Il les bénisse et inspire leurs projets ? Trouvons dans le Christ la force d’aller de l’avant avec courage !

Le premier pas consiste à sortir de nous-mêmes et à travailler à devenir des saints. « Les saints sont les vrais réformateurs et c’est seulement d’eux que vient la véritable révolution » (Benoît XVI).

Nous n’oublions pas que nous devons à des chrétiens convaincus, tels que Konrad Adenauer, Robert Schuman et Alcide de Gasperi, d’avoir jeté les bases de la construction européenne. Que ceux qui s’engagent en politique se confient particulièrement au bienheureux Charles d’Autriche et aux saints patrons de l’Europe (saint Benoît de Nursie, saints Cyrille et Méthode, sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix)."
 
 + Mgr Dominique Rey,
 le 16 janvier 2014

Posté le 7 mars 2014 à 16h04 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (0)

06 mars 2014

Ukraine: les snipers de Maidan ne seraient pas ceux que l' "on" croyait

Selon plusieurs medias, une conversation entre le ministre Estonien des affaires étrangères et le chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton indiquerait que selon toute vraisemblance, ce seraient les mêmes snipers qui ont tiré sur les manifestants et les policiers lors des troubles à Kiev, mais aussi que les actuelles autorités de Kiev ne seraient pas très motivées pour faire la lumière sur ces évènements.

Plus d'informations ici, et , et les commentaires de Philippe Grasset sur dedefensa ici.

Posté le 6 mars 2014 à 22h48 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (8)

UE : Martin Schulz cumule et mélange les genres

SLe Président du Parlement européen, Martin Schulz (PS), a été nommé candidat officiel du parti socialiste à la présidence de la Commission européenne, et en même temps tête de liste du parti socialiste européen pour les élections européennes du 25 mai.

Martin Schulz est actuellement président du Parlement européen et cette institution, financée par l'ensemble des contribuables, serait mise à contribution pour sa campagne électorale.

Martin Schulz est un partisan du cumul des pouvoirs. Il souhaite que la Commission européenne ait encore plus de pouvoirs, au détriment des Etats, dont il méprise la souveraineté.

Or, les Commissaires européens (dont le statut est comparable à celui du président du Parlement européen) doivent démissionner une fois leur candidature officiellement actée.

Force Vie lance une pétition appelant à la démission de Martin Schulz.

Posté le 6 mars 2014 à 07h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

05 mars 2014

La France sous surveillance renforcée

La Commission européenne a décidé de placer la France sous surveillance renforcée, après avoir une nouvelle fois épinglé son manque de compétitivité et le niveau élevé de sa dette.

Posté le 5 mars 2014 à 14h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

UE : dans son manifeste, le PS veut défendre la culture de mort

Dans le manifeste Pour une nouvelle Europe adopté par les socialistes européens le 1er mars lors du rassemblement de Rome, et qui lance la campagne des européennes, parmi diverses mesures d'inspiration socialiste, on trouve ceci :

"nous devons de toute urgence et avec la plus grande fermeté protéger la liberté de choix des femmes et leurs accès aux droits sexuels et reproductifs [i.e. contraception, avortement... NDMJ]. Nous lutterons sans relâche contre toutes les formes de racisme, de sexisme, d'homophobie, de transphobie et d'intolérance. Nous défendons les valeurs d'égalité et de non-discrimination, et nous estimons que les femmes et les hommes doivent partager équitablement le travail, le pouvoir, le temps et les rôles, que ce soit dans la sphère publique ou dans la sphère privée. Nous protégerons les droits et le bien-être des enfants [mais pas son droit à la vie ou d'avoir des parents, NDMJ], et nous veillerons à ce qu'aucun citoyen ne se voit refuser un emploi, un poste, un avenir ou aucun autre droit fondamental en raison de la couleur de sa peau, de son orientation sexuelle, de son identité, de sa religion, de son âge, de son sexe, d'un handicap, de ses opinions politiques ou de tout autre motif de discrimination".

Posté le 5 mars 2014 à 14h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Petite leçon de géopolitique

A l'approche des élections européennes, elle nous est proposée par Aymeric Chauprade, et a pour titre: "Quel avenir pour la civilisation européenne et la francophonie dans le nouveau monde multipolaire ?"

Il s'agit d'une conférence donnée à Genève le 24 février.


Conférence d'Aymeric Chauprade le 24 février à... par realpolitiktv 

Posté le 5 mars 2014 à 09h23 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (2)

04 mars 2014

Face à la Russie, l'UE est-elle crédible ?

Nos grands diplomates sont en train de montrer leurs muscles face à la Russie. Tout ceci rappelle l'épopée syrienne qui s'est terminée comme l'on sait par une victoire diplomatique russe et une humiliation des Etats va-t-en guerre.

La France menace la Russie de sanctions, mais ce matin, Laurent Fabius a précisé que la France n'envisage pas de suspendre ses contrats militaires avec la Russie, et surtout pas la livraison de bâtiments militaires à la Russie. La Russie a passé commande à la France en 2011 de deux bâtiments BPC (bâtiment de projection et de commandement) de type Mistral, et pris une option pour deux autres. Tout cela rapporte de l'argent et des emplois et la France n'a plus vraiment les moyens de cracher dessus.

L'UE pourrait même se couvrir de ridicule. La nécessaire unanimité européenne face à la Russie risque d'être difficile à trouver, au sommet de Bruxelles, jeudi. Londres tiendrait en effet un double langage sur l'Ukraine. Alors que David Cameron menace officiellement Vladimir Poutine de «conséquences économiques, politiques, diplomatiques et autres» (sic), la fuite d'une note confidentielle permet de douter de sa sincérité. On peut y lire que le Royaume-Uni «ne doit pas pour l'instant soutenir de sanctions commerciales contre la Russie ou lui bloquer la City». Le texte recommande également de «décourager» toute discussion de représailles militaires notamment à l'Otan. 

Au sein de l'UE, les Allemands sont toujours ceux qui manifestent le plus de réticence lorsqu'il est question de sanctions à l'égard de Moscou. L'Allemagne est le premier exportateur vers la Russie. Et 35% du gaz et 35% du pétrole consommés en Allemagne viennent de Russie.

Par ailleurs, François Heisbourg estime qu'il faut prendre Poutine au sérieux :

Poutine est quelqu'un de relativement simple. Quand il parle, comme il vient de le faire, il faut le prendre au sérieux. Il ne faut pas partir du principe qu'il galèje. Quand il dit qu'il est prêt à intervenir en Ukraine ou en Crimée (ce qu'il a fait), je le prends très au sérieux. Poutine est tout sauf un fanfaron. C'est un type structuré et on le voit dans la façon dont il joue ses coups, y compris quand il les annonce."

Posté le 4 mars 2014 à 17h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

03 mars 2014

Ukraine: mise au point de Sergeï Lavrov

Déclaration du ministre russe des Affaires étrangères :

"Je réitère que nous parlons ici de la protection de citoyens et de compatriotes, de la protection du plus fondamental des droits de l'homme - le droit de vivre, et rien de plus".

"Ceux qui essaient d'interprêter la situation comme un acte d'agression, nous menacent de sanctions et de boycott, sont les mêmes partenaires qui ont constamment et vigoureusement encouragé les pouvoirs politiques qui leur sont proches, à lancer des ultimatums et à renoncer au dialogue, à ignorer les préoccupations du Sud et de l'Est de l'Ukraine, et en conséquence à polariser la société Ukrainienne."

Lavrov a précisé que la Russie n'utiliserait pas ses forces militaires pour obtenir des gains géopolitiques sous prétexte de protéger les droits de l'homme. Toute allusion à certaines politiques, des champions auto proclamés de la démocratie universelle, et à un certain nombre de campagnes en conséquence (Bosnie, Kosovo, Irak, Libye, Syrie, au suivant, tiens justement, parlons de l'Ukraine, ...) serait  purement fortuite.

"Les droits de l'homme sont trop importants pour en faire un outil de marchandage dans les affrontements géopolitiques, pour imposer sa propre volonté aux autres; encore moins pour instiller un changement de régime."

"Une intervention en force sous le prétexte de protéger les civils entraine le contraire, multiplie les souffrances des citoyens pacifiques, et les prive du droit humain fondamental: le droit à la vie."

D'autres éléments ici, en anglais.

Par ailleurs, cet article peut aider à comprendre comment la Russie perçoit son environnement, et notamment ses "partenaires" occidentaux.

Posté le 3 mars 2014 à 12h35 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (20)

02 mars 2014

Selon la CEDH, la famille ne précède plus l'Etat : c'est l'Etat qui définit la famille

Au mois de novembre, la Cour européenne des droits de l'homme a jugé que deux homosexuels, sans enfants, et ne vivant pas ensemble, menaient une "vie familiale". Grégor Puppinck étudie pour Liberté politique l'évolution de la jurisprudence de la Cour de Strasbourg, qui, en redéfinissant les termes "famille", "homme" et "femme", a complètement retourné la logique de la Convention des droits de l'homme qu'elle est censée faire respecter. Extrait :

"Finalement, à ce stade de l’évolution jurisprudentielle, quel est le contenu de la vie familiale au sens de l’article 8 [de la Convention des droits de l'homme]  ? Le sait-on encore, dès lors que, désormais, la vie familiale ne requiert pour exister ni engagement public, ni présence d’enfant, ni même cohabitation. (...) Finalement, dès lors que l’on a renoncé au mariage ou à la présence d’enfant comme critère de la vie familiale, il apparaît fort difficile d’établir d’autres critères objectifs, et donc non arbitraires. (...)

Dans un proche avenir, à l’occasion de deux affaires actuellement pendantes à Strasbourg (...), la Cour pourrait prolonger la jurisprudence Vallianatos en estimant que tout couple menant une vie familiale doit, sans discrimination basée sur l’orientation sexuelle, avoir la faculté d’obtenir une reconnaissance officielle de sa relation dès lors qu’une telle reconnaissance est proposée à certains couples.

Un tel constat obligerait les pays européens qui ne permettent pas le mariage homosexuel à proposer une forme de reconnaissance alternative et similaire aux couples de même sexe, telle que l’union civile. Si la Cour établit un tel droit, l’étape suivante sera alors le rehaussement des droits attachés à ce partenariat au niveau de ceux attachés au mariage. Au final, ces deux statuts se distingueront moins par les droits que par les devoirs qui demeureront peut-être plus importants dans le mariage.

Ce processus de dissolution juridique de la « famille » n’est manifestement pas achevé : demeurent les questions de la polygamie, de l’inceste, des nouvelles formes de « multi-parentalité » et de l’inégalité des droits attachés au mariage et aux contrats d’union civile. Ce processus n’est pas un phénomène historique inéluctable, il est une succession de choix politiques et juridiques qui, pas à pas, ont conduit la Cour à l’opposé de l’intention initiale des rédacteurs de la Convention qui voulaient protéger les familles contre l’État, et non pas confier à l’État le pouvoir de définir la famille.

La Cour de Strasbourg ne fait pas que suivre l’évolution des mentalités, elle la précède et l’oriente souvent, servant de « guide » aux juridictions et législateurs nationaux.

Ce pouvoir de définition de la réalité, qui dépasse les limites du pouvoir d’interprétation des normes, la Cour l’a aussi appliqué aux termes homme et femme. Elle a en effet déclaré, afin d’étendre à une personne transsexuelle le droit de se marier avec une personne de même sexe biologique, qu’elle « n'est pas convaincue que l'on puisse aujourd'hui continuer d'admettre que ces termes impliquent que le sexe doive être déterminé selon des critères purement biologiques » (Goodwin, 2002 § 100).

Homme et femme sont redéfinis comme désignant le sexe psychologique, social ou biologique, c'est-à-dire le « genre ». Ainsi, la famille, et même le sexe, ne sont plus des réalités tangibles sur lesquelles le droit peut se fonder avec stabilité, mais des « notions » relatives et dynamiques définies par un droit devenu lui aussi relatif et dynamique. En acquérant le pouvoir de redéfinir la réalité – la norme juridique remplace la réalité comme critère de vérité (sociale) — le droit devient ainsi l’instrument privilégié de l’ingénierie sociale. Cette redéfinition juridique de la réalité ne laisse aucune place à la contestation morale car elle prétend dire ce qui est, et plus encore, elle prétend être ce qui est.

Selon la pensée originelle des rédacteurs de la Convention et des autres grands textes d’après-guerre, la famille constitue la société dont émane l’État, elle précède donc l’État qui est au service de la société, tandis que selon la conception nouvelle, la famille procède de l’État : c’est l’État qui, par son emprise sur la société, redéfinit la famille conformément à la pensée dominante.

Ce changement de perspective témoigne du détournement contemporain de la théorie des droits de l’homme : fondée initialement sur un humanisme jusnaturaliste, elle est devenue aujourd’hui un instrument privilégié de mise en œuvre de l’individualisme libéral. Un individualisme libéral qui, par un paradoxe ironique, renforce l’emprise de l’État sur les individus en échange de la promesse d’une plus grande liberté."

Posté le 2 mars 2014 à 15h52 par Louise Tudy | Lien permanent | Commentaires (7)

01 mars 2014

L'Islande dit non à l'Union européenne

Comme la Suisse et la Norvège en 1994, l'Islande devrait refuser officiellement son adhésion à l'Union européenne. Les deux partis de centre-droit de la coalition au pouvoir se sont mis d'accord sur une proposition de loi qui sera soumise à l'Althing, la chambre unique du parlement islandais. Ce texte prévoit de retirer la candidature du pays à l'UE sans passer par la voie du référendum comme l'avait promis le gouvernement lors de son entrée en fonction en avril dernier.

Posté le 1 mars 2014 à 20h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (19)

28 février 2014

La Commission européenne valide officiellement l'initiative Un de nous

Traduction du communiqué :

« La Commission a officiellement accepté la seconde initiative citoyenne européenne réussie, ayant obtenue le soutien correctement validé d’au-moins un million de citoyens européens dans au-moins sept états membres. Le soutien à l’ICE « Un de nous », dont les organisateurs demandent à l’Union européenne l’interdiction et la fin du financement des activités qui supposent la destruction d’embryons humains, en particulier dans les domaines de la recherche, de l’aide au développement et de la santé publique, a été contrôlé et validé par les autorités nationales des états membres. Le soutien à cette initiative dépasse le soutien accordé à la première ICE réussi, Right2Water (droit à l’eau), à la fois par le nombre d’Etats membres où le seuil minimum de soutien a été atteint, et par le nombre total de de déclarations de soutien obtenues. Le soutien a franchi le seuil minimal dans 18 états membres (Allemagne, Autriche, Chypre, Croatie, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, et Slovaquie). En tout, l’ICE a reçu 1.721.626 déclarations de soutien validées. La balle est maintenant dans le camp de la Commission. Dans les trois prochains mois, celle-ci doit inviter les organisateurs à Bruxelles, afin qu’ils exposent plus précisément leurs idées. Une audition publique se tiendra également au Parlement européen. Ensuite, la Commission devra décider si elle agit en adoptant une loi, si elle agit par d’autres moyens pour atteindre les buts de l’ICE ou si elle n’agit pas du tout. Quelle que soit l’option retenue, la Commission doit expliquer sa réflexion à travers une communication adoptée par l’ensemble du collège des Commissaires. »

Posté le 28 février 2014 à 16h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

27 février 2014

"Souvent Cohn varie bien fol qui s'y fie !"

Joute verbale hier au Parlement européen entre Daniel Cohn-Bendit et Bruno Gollnisch à propos de la votation contre l'immigration en Suisse :

 

Posté le 27 février 2014 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (32)

"Se préparer à l'après euro"

Ce n'est pas un communiqué du FN, mais une tribune dans Les Echos dont voici un extrait :

"[L]'euro a moins d'une chance sur deux de survivre. Il est donc temps de songer à l'après-euro. Le message peut sembler paradoxal. La monnaie commune paraît aujourd'hui sauvée. Après la plus grave crise de sa jeune histoire, les indicateurs se remettent au vert. L'activité est repartie fin 2013, plus fort qu'on ne le croyait. L'Etat emprunte à 3,5 % en Espagne comme en Italie, pratiquement deux fois moins cher qu'il y a deux ans. L'euro approche de 1,40 dollar, son change le plus élevé depuis 2011. Mais, au fond, rien n'est réglé. La zone euro reste enfermée dans un cercle vicieux. La dette des particuliers, des entreprises, des Etats restera trop lourde dans les années à venir face à une croissance trop lente pour rembourser sans peine et une inflation trop faible pour éroder la montagne.

Il faut donc profiter du répit actuel pour se préparer à la suite des événements. [...]

Ensuite, la génération de la crise s'affirme, et avec elle la mémoire d'une cruelle évidence : l'Europe en a été la béance. Ce sont les nations qui ont sauvé banques et industries. Les dirigeants de la Commission ont disparu de la scène pendant le drame. Après, ils ont réapparu en une étrange trinité, avec le FMI et la Banque centrale européenne (la troïka), donnant des conseils d'étouffement qu'il a fallu ensuite inverser pour sauver ce qui pouvait l'être. Difficile de faire mieux pour donner corps à l'idée d'une Europe contre les peuples. [...]

Dans cette drôle d'Union monétaire sans solidarité budgétaire, le statu quo ne peut pas s'éterniser. Il faudra choisir entre l'approfondissement … ou le démantèlement. En attendant, les tensions vont fatalement monter. Au fil des mois, l'idée d'une « sortie de l'euro » va gagner du terrain. Mais l'euro n'est pas un club ou un pub d'où l'on sort à volonté. Le départ d'un pays fera exploser la monnaie unique. [...]"

Posté le 27 février 2014 à 07h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

25 février 2014

Ukraine: les leçons de l'Euro Maidan

Intéressante analyse proposée par Alexandre Latsa.  Extrait de la fin. (nota, de nombreux liens, intéressants eux aussi, insérés dans l'article).

"En 1945, le monde s’est retrouvé scindé en deux espaces dont les projets pour l’avenir étaient fondamentalement opposés et similaires à la fois, d’un mondialisme à l’autre. La chute de l’URSS n’a cependant pas arrêté la poussée occidentale que l’on aurait pourtant pu imaginer atténuée récemment par la crise financière de 2008. La prise de pouvoir politique de l’Amérique sur l’Europe via la construction européenne (François Asselineau l’a parfaitement expliqué ici) a permis la constitution d’un territoire utilisé pour y déployer territorialement l’Otan afin de permettre sa projection continentale mais également permettre la création d’un gigantesque marché économique dont les contours se dessinent de plus en plus clairement ces derniers mois : l’union transatlantique, cette nouvelle Otan économique.

Les centres de gouvernances occidentaux et Otano-centrés viennent de clairement démontrer avec l’Ukraine que leurs objectifs d’extensions à l’Est continuent et que les révolutions de couleurs de nouvelle génération ne devraient pas utiliser les libéraux comme fantassins mais bel et bien les nationalistes afin de briser l’espoir de certains pays de constituer de potentiels grands espaces, voir des pôles indépendants.

Ce faisant on peut imaginer que les micro-nationalismes tout comme les régio-nationalismes confirment et confirmeront dans un proche avenir leur rôle de meilleurs alliés de l’extension de l’Otan et d’intégration des nations européennes au sein de la matrice globale occidentale sous domination américaine. Une extension qui devrait permettre à l’Amérique de continuer à tranquillement « dépecer l’Europe » en la privant sans doute définitivement d’une alliance avec la Russie."

Alexandre Latsa donnera mardi 4 mars une conférence à Paris. Des précisions ici.

Posté le 25 février 2014 à 17h21 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (10)

20 février 2014

Ukraine, pour essayer de comprendre

Alors que la situation en Ukraine continue à dégénérer (plus de 100 morts, des centaines de blessés), et que la désinformation émet à puissance maximale (Alexandre Adler au mieux de sa forme dans ce rôle, ce jour dans "C dans l'air"), nous vous proposons trois analyses complémentaires: la première russe, la deuxième ukrainienne, la troisième française.

Celles-ci ont été exprimées lors d'un colloque sur la Russie à l'Institut de la démocratie et de le coopération, à Paris, le 4 février dernier.

La première est dûe à Madame Tamara GOUZENKOVA, directrice adjointe de l’Institut russe des études stratégiques (Moscou). Extrait.

"Il me semble que la faute principale a été commise juste après le sommet de Vilnius, lorsque le président ukrainien Ianoukovytch, peu intelligent, peu courageux, homme imprévoyant, refusa au dernier moment de signer l’Accord d’Association. Vous pouvez ne pas être d’accord avec moi, mais l’UE aurait dû dire dans cette situation que « si vous n’êtes pas prêt à signer cet Accord, allez-y, préparez-vous bien et lorsque vous vous sentirez prêt, nous signerons l’Accord en question ». Or, au lieu de cela, nous divisons aujourd’hui l’Ukraine. A mon avis, l’UE, la Russie et même les Etats-Unis doivent avoir le courage de reconnaître que l’Ukraine est à l’heure actuelle un pays qui ne peut pas être intégré, quel que soit le système d’intégration. Il est grand temps de laisser l’Ukraine tranquille et ne pas l’ennuyer avec toutes sortes de projet d’intégration. La Russie et l’UE doivent cesser leurs controverses au sujet de l’Ukraine et s’asseoir à la table des négociations.

En guise de conclusion. Il me semble que nous restons des spectateurs trop détachés de la politique réelle et que nous faisons trop confiance aux hommes politiques. Il serait grand temps que l’opinion publique de tous les pays concernés dise stop à cette politique, dont les créateurs ne font que lutter pour leur propre avenir. Nous avons tous vu ce qui s’est produit en Yougoslavie, en Afrique. Voudrions-nous que la même situation se produise aujourd’hui en Ukraine ?"

Mentionnons au passage que, pour un pays que d'aucuns imaginent comme étant encore l'empire des Soviets, la numéro 2 d'un tel institut semble avoir une certaine liberté de ton, ...

La deuxième est de Rostyslav ICHTCHENKO, président du Centre du Centre d'Analyse et de Pronostique (Kiev). Extrait.  

"A l’heure actuelle, la situation est telle qu’il est tout à fait évident que les deux parties de l’Ukraine seront séparées et tout le monde comprend que c’est pratiquement inévitable. La seule question à se poser, ce n’est pas quand la vraie séparation se réalisera, mais où passera la frontière entre deux parties de l’Ukraine. Je conçois que ni l’UE, ni la Russie n’ont d’intérêt à voir à la place de l’Ukraine actuelle deux voire plusieurs états, mais je ne vois absolument pas comment ils peuvent éviter cette situation."

La troisième est de David TEURTRIE, chercheur au Centre de recherches Europes-Eurasie de l'INALCO.  Long extrait ci-dessous car c'est certainement l'intervention la plus éclairante et la plus complète (car elle n'avait pas besoin des délais de la traduction).

"Je pense que ce moment est très important parce que cela illustre bien que l’UE n’a malheureusement pas de politique indépendante vis-à-vis de ces espaces et que, dans l’espace euro-atlantique elle se pense comme un espace quasi-périphérique. Elle est dans une situation de conflit permanent avec la Russie, ce que n’est pas dans l’intérêt des Etats européens. L’Europe des nations, voire l’Europe de Bruxelles, a intérêt de s’entendre avec la Russie.

Venons-en à cet Accord d’Association. La proposition faite à l’Ukraine a été, comme je l’appellerais, une stratégie perdant-perdant. Pourquoi? L’accord correspondait à la mise en place  d’une zone de libre-échange entre l’UE et l’Ukraine. Mais cette zone de libre-échange était très défavorable pour l’Ukraine parce qu’elle ouvrait le marché ukrainien aux produits européens et elle entrouvrait le marché européen aux produits ukrainiens qui ne sont en majeure partie pas concurrentiels sur le marché occidental. Nous voyons donc que l’avantage est assez peu évident pour l’Ukraine. Pour simplifier, l’Ukraine prenait sur elle tous les désavantages de cette libéralisation du commerce avec l’UE et ne recevait aucun avantage. On fait souvent la comparaison avec la Pologne. Mais le voisin occidental de l’Ukraine est un pays-membre de l’UE à part entière qui a reçu des sommes considérables pour moderniser son économie et son industrie.

C’était donc un accord qui a priori était désavantageux pour Kiev parce que l’UE ne se donnait pas les moyens de le rendre avantageux. S’il y avait des financements ou des programmes véritables d’aide de la part de l’Europe, l’accord aurait pu être bénéfique.

De même, l’accord était désavantageux pour la Russie parce qu’il s’agissait de la volonté d’isoler la Russie sur la continent européen. De surcroît, l’Ukraine a été pensée comme une zone de passage des produits européens vers le marché russe, car la Russie et l’Ukraine ont déjà créé une zone de libre-échange au sein de la CEI. Pour simplifier, l’Europe voulait utiliser l’Ukraine pour réexporter les produits européens vers la Russie sans que cette dernière soit associée à cet Accord.

Ce qui est le plus curieux dans cette affaire est que l’Accord en question était aussi bien désavantageux pour l’Europe. Une Ukraine qui subit des rétorsions russes, qui doit payer son gaz à la Russie au prix fort, c’est un pays qui s’appauvrit à grande vitesse, qui voit son industrie se décomposer, ce qui se fait d’ailleurs depuis des années dans le contexte de rapprochement avec l’UE.

Rappelons que l’Ukraine a eu le niveau de développement à peu près équivalent à la Russie et à la Biélorussie. Avant la chute de l’URSS, elle était une république développée. A l’heure actuelle, l’Ukraine est un des Etats les plus pauvres sur le continent européen avec un PIB par habitant deux fois inférieur à celui de la Biélorussie et trois fois inférieur à celui de la Russie. Les périodes de tensions russo-ukrainiennes sont évidemment très négatives pour Kiev.

Lorsque nous voyons ce tableau ukrainien dans son ensemble, nous nous disons que la solution est la suivante: pour élargir son marché vers l’est, l’UE doit négocier l’instauration de la zone libre-échange avec l’Ukraine et la Russie à la fois. Rappelons que la Russie est un partenaire économique autrement plus important de l’UE que l’Ukraine.

La logique, jusqu’à présent officiellement proposée par l’Union européenne, n’est pas du tout économique, mais purement géopolitique et renvoie à des intérêts qui ne sont point ceux de l’Europe dans son ensemble.

Revenons sur des aspects plus politiques, par exemple, sur l’attitude des capitales européennes et des Etats-Unis à l’égard de l’Ukraine. On est frappé de constater que les représentants de l’UE négociaient pratiquement jusqu’à la fin de 2013 avec Ianoukovytch et avec son équipe la signature de l’Accord de l’Association. Le président ukrainien était tout à fait respecté comme un vrai partenaire. A partir du moment où celui-ci prend une « mauvaise décision », qui reste une décision souveraine, on a un soutien ouvert à des tentatives de renversement du gouvernement, parce que le gouvernement légitime a reporté la date de la signature de l’Accord. Pour les relations internationales, cela est plus qu’étonnant, car nous sommes sur le continent européen, rappelons-le, et non pas dans une des ex-colonies de l’Afrique du Nord où on en serait malheureusement un peu moins étonné d’une telle attitude.

Les alliés des Occidentaux dans cette situation sont assez particuliers. On a des groupes de la droite et de l’extrême-droite ukrainiennes qui sont racistes et antisémites. Je suis un lecteur assidu de notre journal de référence Le Monde, que je consulte chaque jour. Or je n’y ai vu absolument aucune mention qu’une partie importante des mouvements sur Maïdan sont des mouvements xénophobes. Du bout des lèvres on admet éventuellement que certaines composantes sont extrémistes. C’est d’autant plus frappant quand on pense que les gens, qui manifestent dans les rues en France sur des sujets de société qui intéressent une grande partie de la population française, sont, eux, traités d’extrémistes.

Si on continue la comparaison, imaginons un instant que les familles de dimanche dernier qui manifestaient (LMPT du 2 février, NDPC), ait eu la moindre volonté de s’approcher de la Mairie de Paris comme d’un symbole de la politique actuelle. Vous imaginez la réaction des autorités… On est dans une situation où le discours vis-à-vis d’un Etat européen comme Ukraine est en décalage absolu avec ce que les autorités occidentales font chez elles. Autres alliés des occidentaux dans cette affaire, dont on parle moins, ce sont les oligarques ukrainiens. Il y a des oligarques ukrainiens qui sont bien évidemment proches du pouvoir russe et qui ont de gros intérêts avec la Russie. Il ne s’agit pas de mettre tout le monde dans le même sac. Cependant, pourquoi Ianoukovytch, qui a été élu sur le programme du rapprochement des relations avec la Russie, a décidé de négocier pendant plusieurs années un accord avec l’UE, alors qu’en même temps il subissait des pressions de la part de la Russie? A priori parce que derrière lui des intérêts d’économiques puissants désiraient l’ouverture, et pas l’ouverture pour le développement économique de l’Ukraine, mais l’ouverture pour la légalisation de « business », comme on dit dans ces pays, donc de leurs intérêts économiques en Occident. Car les oligarques ukrainiens, comme la plus part des oligarques, ont placé la majeure partie de leurs fortunes dans les banques occidentales et sont très sensibles à la moindre pression venant de l’Occident."

Posté le 20 février 2014 à 22h05 par Paula Corbulon | Lien permanent


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