08 juillet 2009

La CEDH contre la soupe au cochon

S La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a déclaré irrecevable, dans une décision rendue publique lundi, la requête de l'association Solidarité des Français, déposée contre l'annulation en décembre 2006 par la préfecture de Paris de distributions de repas contenant du porc. L'arrêté du préfet, suspendu en référé par le juge administratif, avait été confirmé en appel par le Conseil d'Etat. Pour la CEDH, le préfet

"a légitimement considéré qu'un rassemblement en vue de la distribution sur la voie publique d'aliments contenant du porc, vu son message clairement discriminatoire et attentatoire aux convictions des personnes privées du secours proposé, risquait de causer des troubles à l'ordre public que seule son interdiction pouvait éviter".

Posté le 8 juillet 2009 à 07h11 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (26)

Les magouilles se poursuivent au Parlement européen

Lu dans les Coulisses de Bruxelles :

P "Voilà, c’est fait : les conservateurs et les socialistes européens ont reconduit l’accord de «grande coalition» qui les liait déjà lors de la précédente législature (2004-2009). Cet accord est un classique du genre, puisqu’il est régulièrement conclu depuis 1989. [...] Cet accord, purement technique, vise à atteindre la majorité absolue des 369 députés (sur 736) afin de se répartir les postes au sein du Parlement européen : avec les 264 élus du PPE et les 184 députés S&D (pour « Socialistes et démocrates », le nouvel acronyme du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates), les deux groupes atteignent 448 députés. Ils vont donc pouvoir se partager la présidence du Parlement européen pour deux ans et demi [...] et, en particulier, les présidences des plus importantes des vingt commissions et des deux sous-commissions parlementaires. S’il n’y avait pas eu d’accord entre les deux principaux groupes politiques, tout aurait été possible alors que là, PPE et PSE s’engagent à élire les candidats présentés par chaque groupe.

Sur le fond, en revanche, chaque partenaire de la coalition gardera sa liberté de vote. Mais il est clair que la reconduction de l’accord technique favorisera la recherche de compromis qui resteront nécessaire si le Parlement veut imposer sa volonté au Conseil des ministres (l’organe législatif où siègent les États) : rappelons encore une fois que seuls les amendements ayant obtenu la majorité absolue des membres du Parlement s’imposent à lui. L’accord de coalition ouvre aussi la voie à un vote sur l’investiture de Barroso dès la session du 14 septembre"

Posté le 8 juillet 2009 à 06h26 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

05 juillet 2009

Tout ça pour ça

C Ils ont tout fait pour empêcher Jean-Marie Le Pen de présider, en tant que doyen, la séance inaugurale du Parlement européen. Il leur a fallu modifier le règlement. Patatras : ce n'est pas le chef du FN le plus âgé du Parlement !

Posté le 5 juillet 2009 à 23h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

Des tomates pour la Commission européenne

Concombres tordus, carottes difformes et autres poireaux disgracieux font leur retour à compter du 1er juillet sur les étals européens. La Commission européenne en a décidé ainsi en éliminant de la législation communautaire une série de normes liées à la taille et à la forme des fruits et légumes commercialisés sur le territoire de l'UE.

Jusqu'à maintenant, les normes européennes définissaient tailles et formes pour 36 fruits et légumes; 26 d'entre eux retrouvent donc leur liberté. Il s'agit notamment des abricots, des aubergines, des cerises, de l'ail, des petits pois, des épinards, des pastèques et des poireaux.

Dix restent en revanche réglementés : pommes, kiwis, oranges et autres fruits de la famille des citriques, pêches, poires, raisin de table et tomates, soit environ 75% du commerce transfrontalier de fruits et légumes en Europe.

Posté le 5 juillet 2009 à 23h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

03 juillet 2009

Présidence de la commission de l'UE : Barroso attendra

Il n'y aura pas de décision formelle en juillet concernant sa reconduction comme il l'escomptait.

Posté le 3 juillet 2009 à 17h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

02 juillet 2009

Elections européennes : le coup de grâce ?

Paul-Marie Coûteaux sort de son silence pour commenter dans La Nef les résultats des élections européennes du 7 juin :

PhotoPMC "Que conclure sinon que, si les électeurs se détournent d’un pouvoir grandissant, c’est qu’ils ne le reconnaissent pas ? En Europe comme ailleurs, le continent n’est pas reconnu comme le cadre légitime de l’action politique. Conclusion corroborée par le fait que l’abstention est supérieure à la moyenne dans les 2 pays qui ont dit Non au traité Giscard : 36 % de participation aux Pays-Bas, 40,6 % en France (...)

Les diverses droites dites populistes, anti-européennes, nationalistes ou souverainistes (...) enregistrent partout de nets progrès (...) Notable exception : la France, où les cinq partis « souverainistes » (mais qui n’osent même pas se nommer tels, ni d’ailleurs se nommer de quelque façon que ce soit, ce qui signe leur incroyable approximation intellectuelle), FN, PdF, MPF, DLR, CPNT totalisent 13,2 % des exprimés, soit à peine 5 % du corps électoral, envoyant au Parlement européen quatre seuls députés (26 en 1999)… cela malgré la nette victoire du Non en 2005 (...) Il faudra revenir sur les causes de cette bérézina, l’égotisme, l’indigence intellectuelle, la naïveté (...) Il faudra y revenir d’autant plus que ce reliquat d’opposition à la dislocation de notre nation, de notre État et de notre civilisation doit impérativement revoir ses discours, chefs et stratégies sous peine de disparaître (...)

Un dernier mot à l’adresse de ces étonnants chrétiens dont la majorité demeure favorable à l’Europe supranationale : comment peuvent-ils concilier la foi des Évangiles et la construction d’une autorité politique tout entière organisée autour des valeurs de l’argent et du commerce ? Comment peuvent-ils soutenir une telle dépossession de nos traditions, et de nos racines, oubliant la sentence de Jean-Paul II devant l’UNESCO, « la nation est la grande éducatrice des hommes » ? En soutenant la contrefaçon mercantile qu’est l’UE, ce n’est pas seulement la véritable Europe, ses civilisations millénaires et sa fragile paix qu’ils condamnent, c’est le sens même de la foi chrétienne qu’ils corrompent."
 

Posté le 2 juillet 2009 à 23h38 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

01 juillet 2009

Racisme européiste

Aujourd'hui, 1er juillet, la Suède prend la présidence tournante du Conseil de l'UE. Titre d'un article de Libération écrit par l'européiste forcené Jean Quatremer :

"Les Vingt-Sept délivrés de la présidence tchèque".

Posté le 1 juillet 2009 à 17h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

29 juin 2009

UE : Ubu est un grand guignol

De Jean-Yves Naudet :

"Le président tchèque n’a pas encore signé le traité. Le président polonais non plus. Quelques recours sont en route, essentiellement en Allemagne. Cela, tout le monde le sait. Restent les Irlandais. Pour emporter l’adhésion de Dublin, il faut un nouveau référendum. [...] [L]e Conseil européen du 19 juin [...] a accordé aux Irlandais le « protocole » qu’ils exigeaient. [...] Ensuite, se pose la question du statut légal de ce protocole. Aucun problème pour certains : ils affirment que tout cela n’était pas dans le traité de Lisbonne et donc ne le modifie pas ; pas d’accord pour d’autres, d’une part parce que le traité est illisible et que chacun peut l’interpréter à sa façon, donc la boîte de Pandore peut être ouverte (mariage gay par exemple), d’autre part parce qu’on n’imagine pas les Vingt-Sept négocier six mois pour concéder des choses… qui n’étaient pas menacées. La rhétorique bruxelloise est en marche : ce n’est pas une modification juridique, mais un accord politique, prouvant qu’on avait simplement écouté les électeurs irlandais. Bref : personne n’y comprend rien.

G Mieux encore : ces garanties, données verbalement en décembre 2008, ont pris cette semaine au sommet une forme juridique. Comment la faire adopter ? Le Conseil a dû s’engager par écrit à l’annexer sous forme d’un protocole… au prochain traité européen, celui qui consacrera l’entrée dans l’Union… de la Croatie ou de l’Islande ! Car l’annexer immédiatement au traité de Lisbonne permettrait à certains de redemander de reprendre à zéro le processus, puisque le texte est sinon modifié, au minimum complété. Donc on va ratifier un traité (Lisbonne) n’intégrant pas ce qu’on s’est engagé à intégrer après que le traité ait été définitivement ratifié sous sa forme incomplète. [...]

Qui a dit que l’Europe de Bruxelles était là pour nous simplifier la vie ? Et certains veulent aller plus loin encore dans l’Europe politique ! C’était la confusion ; c’est devenu Grand-Guignol. Y a-t-il un citoyen européen qui comprenne où on en est ? Et un juriste sérieux qui puisse approuver cette palinodie ! En tous cas, ce n’est pas cela que j’appelle un « état de droit ». C‘est de la haute voltige, et sans filet."

Posté le 29 juin 2009 à 11h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

27 juin 2009

Le Prince Jean d'Orléans et l'Europe

Avant d'entendre en intégralité l'entretien qu'il a accordé à KTO le 20 juin dernier, on peut se pencher sur la vision de l'Europe que propose un des héritiers à la couronne de France, marié depuis le 2 mai dernier. Le but de ce post n'est pas de s'interroger ou de se perdre en discussions sur la légitimité de ce prétendant au trône, mais bien de s'intéresser à son message recevable et reçu par tant de catholiques et trop souvent tu :

JDO1  "Le constat s'impose : l’Union européenne telle que nous la connaissons s’est révélée incapable de résister à la déferlante de la crise mondiale. Si les causes directes de cette crise qui secoue si durement l’Europe sont bien connues, ses causes profondes semblent encore échapper à la classe politique. Et pourtant, elles sont déjà parfaitement lisibles dans l’onde de choc des évènements.

Une institution prouve sa fiabilité par son aptitude à affronter victorieusement les tempêtes. Pour l’Europe de Bruxelles, la démonstration a été cruelle. Devant l’avalanche des problèmes, les chefs de gouvernement – président Sarkozy en tête – n’ont eu qu’un seul et salutaire réflexe : défendre ardemment leurs intérêts nationaux. L’urgence leur rappelait qu’ils en étaient directement comptables. Quant à la Commission européenne, elle avait disparu de la scène. Ce qui est apparu, c’est que cette situation n'était pas conjoncturelle mais bel et bien structurelle : déjà la machine ne fonctionnait plus, et son inadéquation s’est révélée à travers la persistance têtue du fait national.

C’est pourquoi aujourd’hui, alors que les gouvernements sont acculés à une gestion empirique de la crise, il me faut prendre la parole. Je veux le dire avec force : s’agissant de l’Europe, l’urgence est désormais de trancher dans le vif et de se décider à réformer au fond. Réformer ? Mieux encore : refonder. Sans faire table rase, avec réalisme, lucidité et détermination. L’Europe ne doit être ni réduite à une entité économique ni calquée sur le modèle américain. Elle a une identité profonde fondée sur ses racines culturelles, son cadre géopolitique et l’évolution millénaire de ses structures politiques. Il serait vain, et extrêmement dangereux, de l’oublier ou de le nier.

Ses racines sont chrétiennes : qu’on le veuille ou non, c’est la chrétienté qui l’a fait naître et lui a donné ses assises. Son équilibre géopolitique lui vient de la géographie et de l’histoire, et non des idéologies de passage. Et sa structure politique demeure inséparable – on le voit tous les jours – des nations historiques qui la composent. Reconnaître ces trois faits n’est pas s’enfermer dans un passé révolu, c’est au contraire se donner les moyens de bâtir un avenir durable – en s’appuyant sur le roc du réel et non sur des opinions mouvantes, incertaines et contradictoires.

Vers une alliance de nations souveraines

JDO2 Aujourd’hui, ma voix est encore peu audible, je le sais. Mais ce que je dis ici, je le fais au nom du principe qui m’habite, dont la légitimité est liée aux fondements et à la continuité historique de la France.

Ce que je veux dire est ceci : l'Europe est aujourd’hui appelée à devenir une alliance de nations souveraines qui, partageant librement une vision concrète et humaniste de la politique, s’attellent ensemble à la réalisation de projets visant au bien commun des pays qui la composent et au traitement résolu des grands problèmes mondiaux. Voilà l’esprit nouveau à communiquer à des institutions européennes à bout de souffle qui exigent une rénovation profonde.

– Pour être viable, cette alliance des nations européennes ne peut que s’appuyer sur les racines culturelles de l’Europe ; s’inscrire dans le cadre des nations historiques, le seul où s’exprime pleinement le lien social ; et limiter son extension dans l'espace, en assumant son équilibre géopolitique propre.

– Son parlement doit devenir représentatif des forces économiques, sociales et morales à l’œuvre au sein des nations associées. Là où, aujourd’hui, les contraintes technocratiques et uniformisatrices ne sont modérées que par les déchirements idéologiques de listes politiciennes rivales, provoquant un absentéisme électoral élevé, le parlement européen doit devenir le lieu d’expression, de dialogue et de coopération des forces vives de nos différents pays.

Son action extérieure – objectifs diplomatiques et militaires communs, projets communs – doit relever de la seule responsabilité des chefs d'Etat et de leurs ministres réunis en conseil. Fortes d’accords adaptés et pragmatiques, les nations européennes ont naturellement vocation à prendre l’initiative sur les grands dossiers mondiaux : gestion des ressources et maîtrise de l'énergie, lutte antiterroriste et résolution des conflits, aide aux pays en développement.

En février 2008 – avant le déluge, donc ! –, j'avais exprimé mon attachement à l'idée de vérité en matière politique. Au nom de cette vérité même, j’entends aujourd’hui prendre date et affirmer que le temps est venu pour l'Europe de s’assumer dans sa réalité propre, ouverte au monde autant qu’à elle-même, avec tout ce qu'elle a reçu et tout ce qu’elle a encore à donner. Ce qui passe par une réforme institutionnelle profonde. C’est à ce prix qu’elle assurera sa prospérité et son rayonnement".

Posté le 27 juin 2009 à 23h36 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (28)

26 juin 2009

Magdi Allam au Parlement européen

Le musulman converti, baptisé par Benoît XVI à Pâques 2008 et poursuivi par des musulmans pour ses propos sans concession sur l'islam, a été élu eurodéputé lors des dernières élections, suite à la création de son parti en décembre. Lorsqu’il se déplace ou lorsqu’il déjeune, il est accompagné de 8 gardes du corps. Il siège au PPE.

On apprend par ailleurs que le groupe des «conservateurs et réformistes» anti-fédéralistes, vient de perdre un député. Il ne comprend plus que 54 eurodéputés de 7 pays, limite minimale pour constituer un groupe. Sachant qu'il faut 25 députés issus de 7 pays, son existence ne tient plus qu'à un fil.

Posté le 26 juin 2009 à 09h00 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

24 juin 2009

Etat des groupes au Parlement européen

Des nouvelles du Parlement européen :

  • Le groupe PPE a réélu à sa présidence Joseph Daul. [...]
  • Le groupe socialiste a réélu à sa présidence Martin Schulz. Il compte 183 membres contre 217 dans le Parlement sortant. Il devient l'«Alliance progressiste des socialistes et des démocrates» [...]
  • Le groupe des «Verts-Alliance libre européenne» a réélu co-président Daniel Cohn-Bendit, et élu co-présidente l'Allemande Rebecca Harms [...].
  • Le troisième groupe par ordre d'importance, l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (100 députés dans le Parlement sortant) se réunira mardi.
  • Le quatrième groupe devrait être celui des «conservateurs et réformistes» anti-fédéralistes, avec au moins 55 députés. Il faut désormais 25 députés de sept pays différents pour constituer un groupe.
  • Il semble que le groupe Indépendance/Démocratie (qui comptait 22 députés dont 10 de l'UKIP, 3 de la Ligue des familles polonaises, et Philippe de Villiers) disparaisse [...].
  • Bruno Gollnisch laisse entendre qu'il n'arrivera pas à constituer de groupe, mais une «coordination» regroupant les députés du Vlaams Belang (2), du BNP (2), du FPÖ (2), d'Ataka (2), de Jobbik (3) et du FN (3).

Posté le 24 juin 2009 à 11h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

23 juin 2009

58% des Suédois

défavorables à l'euro.

Posté le 23 juin 2009 à 15h14 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

22 juin 2009

Euroréalistes ou eurosceptiques?

Yves Daoudal rapporte la création d'un groupe « euroréaliste » au Parlement européen:

Les conservateurs britanniques ont annoncé la formation du nouveau groupe au Parlement européen, qui devrait s'appeler « conservateurs et réformistes européens ».
Il comprend 55 députés de 8 pays : les conservateurs britanniques, les Polonais de Droit et Justice (PiS), les Tchèques de l'ODS, le Belge Derk Jan Eppink (ancien conseiller du commissaire européen Frits Bolkestein, élu de la "Liste Dedecker", parti nationaliste flamand anti-Vlaams Belang), l'élu du parti finlandais Keskusta, du Forum démocratique hongrois (Lajos Bokoros, ancien ministre des Finances), du Mouvement national letton pour l'indépendance, et de l'Union chrétienne danoise.
Des pourparlers continuent pour agrandir le groupe, qui pourrait être le quatrième plus important du Parlement.

Posté le 22 juin 2009 à 14h10 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (0)

Après le voile au parlement belge, la burqa?

Alors que Nicolas Sarkozy doit se prononcer devant le Congrès réuni à Versailles sur l'autorisation du port de la burqa en France, Mahinur Özdemir, élue au parlement bruxellois pour le compte des centristes du CDH lors des régionales du 7 juin dernier, prêtera demain serment avec son voile islamique, et co-présidera même à l'installation de la nouvelle assemblée régionale bruxelloise. La jeune femme de 26 ans sera ainsi la première députée voilée de Belgique.
Cette affaire lance dans le pays le débat sur le port de signes religieux par des élus. A quand la première députée portant une burqa?

Posté le 22 juin 2009 à 13h30 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (2)

Le président du Parlement européen

...sera certainement un Polonais.

Posté le 22 juin 2009 à 09h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

19 juin 2009

L'idéologie du genre contre les mères

La jurisprudence européenne sur l'égalité hommes-femmes contraint à réformer dans les prochains mois la majoration de durée d'assurance dont bénéficient les mères pour leur retraite. Les majorations de durée d'assurance dont bénéficient les mères de famille pour le calcul de leur retraite - deux ans de cotisations sont « offertes » pour chaque enfant - devront être réformées. La Cour de cassation, qui se fonde sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, a en effet jugé, en février, qu'un père ayant élevé des enfants pouvait prétendre à la majoration. Etant donné le déficit des retraites - près de 8 milliards prévus cette année -, il n'est pas question d'étendre le droit actuel aux deux parents. Malgré cet avantage, qui représente en moyenne 20% de leur retraite, les pensions des mères sont toujours pénalisées par la maternité : plus elles ont élevé d'enfants, plus leurs revenus sont faibles.

D'autres pistes de réforme ont été évoquées par le Conseil d'orientation des retraites. La majoration pourrait par exemple être liée à l'accouchement ou à l'interruption d'activité de deux mois. Mais cela reviendrait, en pratique, à réserver l'avantage aux femmes, ce qui s'oppose à l'idéologie du genre prônée par Bruxelles ! «Nous risquerions toujours d'être en contradiction avec la jurisprudence européenne», estime une source gouvernementale.

Posté le 19 juin 2009 à 20h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Chantage turc

La "Saison de la Turquie en France" est une manifestation culturelle qui se tient chaque année. à Paris Le Président turc, échaudé par les déclarations de surface de Nicolas Sarkozy sur l'entrée de la Turquie dans l'UE, fait la fine bouche :

"D'un autre côté, ils nous demandent quelque chose comme des journées de la Turquie en France. Moi, en ce moment, je réfléchis sur la question, est-ce qu'il faut le faire ou pas, y aller ou pas (...) J'ai dit à mes amis: évaluons la question. Parce qu'avec une direction qui a une telle approche de la Turquie, qu'est-ce qu'on peut faire sur un tel sujet?".

La France pleurniche et annonce que cette action sera maintenue. Puisqu'il est question de saison et de culture, je verrais bien une grande manifestation sur  le printemps de la France de 496 à 1789. Et on y aurait même l'occasion d'y parler de l'Europe et de la Turquie.

Posté le 19 juin 2009 à 14h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

18 juin 2009

UE : Après les élections, voici le programme

B Maintenant que les électeurs (n') ont (pas) voté, José Manuel Barroso peut dévoiler les grandes lignes du programme qu'il veut mener s'il est reconduit à la tête de la Commission européenne, ce qui n'est qu'une formalité. Barroso a donc envoyé aux dirigeants européens, qui se retrouvent en sommet jeudi en fin d'après-midi à Bruxelles, une lettre où il définit les grands lignes de son plan d'action. Parmi les priorités qu'il affiche, Barroso souligne son ambition d'avoir une Europe qui

"refuse toutes les formes de protectionnisme mais qui est clairement déterminée à protéger et promouvoir les intérêts européens dans le monde".

Sic, on ne protège pas mais on protège... Il dit aussi

"croire profondément dans une Europe en tant que projet politique bâti sur un partenariat fort entre les Etats membres et les institutions européennes".

Il est croyant. Sera-t-il pratiquant ? Enfin, il assure vouloir

"une Europe de la responsabilité et de l'action, où les citoyens puissent exercer leurs droits dans un environnement de justice, de liberté et de sécurité".

Comme le droit de refuser le traité constitutionnel européen ? M. Barroso se moque du monde.

Posté le 18 juin 2009 à 11h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

15 juin 2009

L'Europe coûte cher

A l'occasion de la sortie de son nouveau livre, Défense européenne, la grande illusion, Jean-Dominique Merchet nous apprend que : 

Defense "Les nations sont trop petites et elles doivent s'associer si elles veulent continuer à jouer dans la cour des grands. On connait l'antienne. Mais c'est faux. L'histoire récente de l'aéronautique militaire européenne est là pour le prouver. L'union ne fait pas toujours la force, et encore moins le succès. C'est l'histoire du combat entre le Rafale et l'Eurofighter. La France a fait le bon choix, celui de voler de ses propres ailes (...)

Deux avions ont bien été construits : le Rafale et l'Eurofighter par un consortium regroupant le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. Mais entre les deux, il n'y a pas photo, que ce soit sur les qualités de l'avion ou sur son prix. Tout franco-français qu'il soit, le Rafale remporte la partie (...)

Même un europhile convaincu, comme Jean-Dominique Giulani, président de la Fondation Robert Schuman, le reconnaît : «l’idée selon laquelle la coopération européenne réduirait les coûts des équipements militaires ne résiste pas toujours à l'épreuve des faits». Un point de vue partagé par la plupart des spécialistes, qui s'accordent à penser qu'un Eurofighter coûte aux contribuables des pays concernés, au moins 1,5 fois plus cher qu'un Rafale pour le contribuable français (...)

 Quant au Rafale, selon un récent rapport du Sénat français (novembre 2008), le coût total du programme pour l'Etat est de 39,6 milliards d'euros, sur la base de 286 appareils. Plus de 135 millions d'euros par avion, si l'on intègre les coûts du développement, c'est cher, c'est horriblement cher pour le contribuable. Mais la facture aurait été de 50% supérieure si la France avait fait le choix de l'Europe! En faisant cavalier seul, on a donc économisé près de 20 milliards d'euros...

La coopération européenne ne réduit pas les coûts, bien au contraire. Selon la théorie économique, produire plus d'avions devrait faire baisser le prix unitaire de chaque appareil. Ce sont les «économies d'échelle», mais l'Europe a inventé une échelle qui fait grimper les prix. Selon le principe du «juste retour industriel», les pays participants exigent en effet que chacun d'entre eux reçoivent une part de travail proportionnelle à leurs commandes. (...)

Très critiqué, le choix de jouer en franco-français plutôt qu'en européen apparaît aujourd'hui comme le plus rationnel, tant sur le plan des finances publiques que sur celui des besoins militaires."

Posté le 15 juin 2009 à 20h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

13 juin 2009

Adhésion de la Turquie : voilà l'occasion d'en finir !

Nicolas Sarkozy va t-il répondre à Egemen Bagis et dévoiler sa véritable position ou va t-il tout simplement prendre acte et refuser définitivement, comme il l'a promis, toute adhésion de la Turquie à l'UE?

Communiqué de Convergences Nationales :

"M. Egemen Bagis, « négociateur en chef de la Turquie pour l'adhésion » vient de déclarer superbement qu'il n'était pas question pour la Turquie de « partenariat privilégié » et, balayant d'un revers de main les propositions de M. Sarkozy, que ce serait « l'adhésion, ou rien !»
 
Pour Convergences nationales, cette déclaration péremptoire et hautaine met M. Sarkozy au pied du mur. Voilà en effet l'occasion d'en finir avec l'hypocrisie qui prévaut depuis des années. Puisque la Turquie ne veut, en aucun cas, d'un partenariat, il faut arrêter les négociations qui se poursuivent.

Ces négociations, selon les déclarations de Nicolas Sarkozy, ne concerneraient en effet que les chapitres ouverts pour le partenariat ! Pour Convergences nationales, le Président de la République doit donc maintenant prendre ses responsabilités vis-à-vis des Français. S'il ne leur a pas menti, c'est le moment de mettre un point final aux négociations, devenues sans objet, et d'arrêter de financer un processus sans issue qui coûte cette année encore 560 millions d'euros aux pays européens".

A propos, la Turquie étant géographiquement dans l'Asie, son intégration dans l'Europe ne paraît pas plus absurde qu'au sein des États-Unis, comme le demande ce groupe Facebook!

Posté le 13 juin 2009 à 11h18 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (13)

09 juin 2009

Barroso, un homme de gauche choisi par un Parlement de "droite"

Extrait du portrait de José Manuel Barroso, qui sera certainement reconduit à la tête de la Commission européenne, par Minute :

"Né en 1956 à Lisbonne, José Manuel Durão Barroso devient adulte au moment de la Révolution des oeillets qui, en 1974, marque la fin du régime salazariste. Bien que le père soit plutôt de tendance monarchiste, José Manuel s’oriente vite vers la gauche, comme beaucoup de jeunes Portugais de sa génération. En 1976, il entre au très maoïste Mouvement pour la réorganisation du parti du prolétariat, un groupuscule qui renvoie dos à dos les impérialismes américain et soviétique, pour mieux pourrir la vie du Parti communiste portugais, nettement prosoviétique. Mais les charmes de l’extrême gauche portugaise sont fragiles, surtout lorsqu’on est affamé de diplômes et de reconnaissance. Après avoir brillé à l’université de Lisbonne, José Manuel part étudier les sciences politiques à Genève avant de passer quelque temps sur les campus américains. [...] Il reviendra dans son pays vacciné contre le gauchisme mais plus européen et plus atlantiste que jamais.

B La mutation est faite et, en 1980, voilà l’ancien maoïste adhérent au Parti social-démocrate, un parti qui, en dépit de son nom, se situe nettement au centre-droit. En 1985, il décrochera son premier mandat de député pour suivre une carrière politique qui le mènera, en 2002 au poste de premier ministre. Il s’agit alors d’en finir avec la gabegie du précédent gouvernement socialiste. Ce genre de tâche est nécessaire mais toujours fort impopulaire et, en 2004, son parti ramasse une sérieuse déculottée électorale. Sa position sur la guerre en Irak n’a d’ailleurs pas arrangé les choses. [...] Au départ, ni Paris ni Berlin ne veulent de celui qu’ils considèrent comme un valet des Américains. Il faudra l’appui déterminé de Tony Blair pour l’imposer à la tête de la Commission. [...] Malgré quelques faux pas, il est habile à la manoeuvre et, surtout, visiblement dépouillé de toute conviction forte. C’est un pragmatique qui sait calculer le parallélogramme des forces, c’est aussi un diplomate dans l’âme qui pratique avec une sorte de délectation l’art du compromis et surtout qui a l’art des formules où chacun peut trouver son bonheur. Pareil à la chauve-souris de la fable, il est à la fois l’oiseau libéral et la souris socialdémocrate. A ce petit jeu, on peut durer longtemps, mais aussi lasser, rapidement. L’avenir de José Manuel Barroso va donc se jouer dans les prochains jours."

Posté le 9 juin 2009 à 09h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

08 juin 2009

Le vin rosé coupé, c'est fini

La Commission européenne renoncerait.

Posté le 8 juin 2009 à 15h51 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

04 juin 2009

€uro : un mythe proche de l'explosion

Christian Saint-Étienne, membre du Conseil d’analyse économique, conseiller régional d’Île-de-France et conseiller de Paris du Nouveau Centre, explique pourquoi la zone euro peut exploser :

E "Les écarts de taux d’intérêt sur les dettes publiques s’aggravent. Pour un emprunt à même échéance, si l’Allemagne paie 3 %, certains pays – Grèce, Irlande, Portugal… – paient maintenant 6% ! Tout se passe comme si les marchés financiers avaient déjà commencé à jouer l’éclatement de l’euro. L’élément déclencheur de la crise pourrait aussi venir des États-Unis. Qui décide de la parité euro-dollar ? C’est le Politburo chinois et la Réserve fédérale de New York.Les Chinois, en fonction de leurs objectifs, achètent du dollar ; ils ont acheté de l’euro quand ils ont voulu le faire monter ; quand ils ont baissé cette part dans leurs réserves, l’euro a baissé. Il est quand même hallucinant que cette parité, si importante pour nous, se décide en dehors de l’Europe. Un euro à 1,80 dollar est sans doute supportable quelques mois pour l’Allemagne, il ne l’est pas pour la France qui exploserait en vol, comme l’Italie. La chute du dollar exacerberait donc terriblement les contradictions internes en Europe. Or, si les États-Unis ne sortent pas rapidement de cette crise, compte tenu de leur conflit géostratégique larvé avec une Chine qui affiche des budgets militaires toujours croissants, ils n’hésiteront pas une seconde à provoquer la chute du dollar ; c’est pourquoi je sonne le tocsin ! [...]

L’euro n’est pas un bouclier, mais c’est un édredon ; il évite les crises monétaires ou les krachs bancaires comme celui qu’a connu l’Islande. À court terme, ça paye ! [...] Les pays qui gagnent en compétitivité le font aux dépens des autres. La moitié de la hausse des excédents de l’Allemagne est réalisée contre la France et l’Italie ; eux ont une politique de désinflation salariale compétitive, ils vendent en France où l’on a au contraire continué à augmenter la dépense publique. Dans le même temps,la France ne vend pas en Allemagne car la demande intérieure y est atone ! Berlin fait pourtant un très mauvais calcul à long terme en affaiblissant ses partenaires et en cassant la dynamique européenne…"

Posté le 4 juin 2009 à 09h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

26 mai 2009

Vin rosé : le diktat de la Commission européenne

L'instance totalitaire de l'Union européenne refuse d'entendre les producteurs de vin et les oppositions à son projet de légalisation du coupage de vin blanc et rouge.

Posté le 26 mai 2009 à 21h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

La Commission européenne fait aussi sa campagne

Et avec notre argent, comme l'indique Minute :

"La Commission européenne vient de donner son accord au paiement d’une partie des subventions à la Bulgarie, qu’elle avait pourtant gelées il y a moins de six mois pour cause de corruption généralisée de la classe politique. Une enveloppe de 115 millions d’euros pour la construction d’une autoroute a donc été allouée de toute urgence. Pourquoi une telle générosité alors que le gouvernement n’a entamé aucune action d’envergure pour lutter contre la mainmise mafieuse? La Commission a ainsi fait comprendre qu’elle espère être réélue, écrit en toutes lettres le principal quotidien bulgare « Sega »: «La voix de chacun des 27 Etats de l’Union européenne compte. Gagner la Bulgarie pourrait maintenant s’avérer être l’affaire la plus facile pour le cabinet Barroso.» L’achat de voix, ce n’est pas un petit peu de la corruption"?"

Posté le 26 mai 2009 à 15h50 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

25 mai 2009

Il a osé le dire

Carl Bildt, le ministre des affaires étrangères suédois, a déclaré : 

"Si nous estimons que Chypre est en Europe, alors que c'est une île au large de la Syrie, il est difficile de ne pas considérer que la Turquie est en Europe"

Peut-être aura-t-il l'occasion de lire cette réponse sur le blog de Bernard Antony :

"On ne peut qu’être suffoqué devant pareille affirmation de débilité culturelle, géopolitique et civilisationnelle. Car Chypre est avant tout, depuis la plus haute antiquité une île grecque et depuis les premiers siècles de notre ère, une île chrétienne. Hélas aujourd’hui à moitié occupée militairement par la Turquie. Faudrait-il donc, sous le prétexte qu’elles sont au large de la Turquie, et même tout près, que les dizaines d’îles grecques de la mer ionienne soient considérées comme asiatiques et sous le prétexte qu’elle est au large de la Libye que la Crête soit considérée comme africaine ?"

De même que Nicolas Sarkozy qui, tout en s'y déclarant opposé, a ouvert deux chapitres de négociation pour l'entrée de la Turquie au sein de l'UE, on peut s'attendre au pire lorsque l'on sait que Carl Bildt s'apprête à jouer un rôle majeur lors de la présidence de l'Union européenne que son pays assumera à partir du 1er juillet...

Posté le 25 mai 2009 à 23h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Lait : la Commission européenne a frappé

L Alors que près de 12.600 producteurs ont bloqué lundi les accès de 92 laiteries en France, la Commission européenne a décidé de rejeter la demande de la France de maintenir des quotas de production. La Commission européenne a adressé lundi une fin de non recevoir à la demande de la France de maintenir, d'une façon ou d'une autre, un système de quota de production. La Commission a en effet estimé que la baisse des prix n'était pas lié au système de quotas [voué à disparaître fin mars 2015] mais au contexte de crise économique mondiale. Michel Barnier a donc fait chou blanc. Ce qui ne l'empêche pas d'appeler à voter pour la poursuite de ce système. Ce qui est logique, puisque la fin de ces quotas a été acceptée sous la présidence française.

Posté le 25 mai 2009 à 21h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

La fin de l'€uro ?

Christian Saint-Etienne, fédéraliste européen, professeur titulaire de la chaire d’économie industrielle au Conservatoire national des arts et métiers, professeur à l’université Paris-Dauphine, membre du Conseil d’analyse économique, a été économiste au FMI et à l’OCDE. Cet ancien conseiller de François Bayrou, pronostique aujourd'hui la fin de l'euro. Cet économiste propose une voie de sortie raisonnable : un retour au Système monétaire européen des années 80, basé sur un Ecu référent, empêchant aux Etat de recourir à des dévaluations compétitives exagérées et de limiter la fluctuation des taux de change au sein d’un serpent monétaire faisant office de garde fou.

Posté le 25 mai 2009 à 08h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

20 mai 2009

Les catholiques votent à droite

Un sondage révèle que les catholiques pratiquants placent les listes UMP largement en tête dans leur intention de vote pour les européennes. Si l’UMP confirme sur ce point sa suprématie déjà éclatante lors de la dernière présidentielle, le vote des catholiques pratiquants a toutefois enregistré des mouvements sensibles depuis 2 ans. Pour les européennes, une partie de cet électorat accorde largement plus ces faveurs à Philippe de Villiers et à Jean-Marie Le Pen.

François Bayrou a beau être l’héritier de la démocratie chrétienne, il ne séduit guère chez les catholiques pratiquants (16%). Jérôme Fourquet analyse :
"L’électorat catholique vieillit et se droitise alors que François Bayrou se recentre et se gauchise. De plus, ses propos répétés sur la laïcité décontenance sans doute une bonne part de cet électorat."

En revanche, les catholiques non-pratiquants n’affichent plus guère de singularité politique. Rappelons que, pour les catholiques, il n'y a pas à se distinguer en fonction d'une "droite" et d'une "gauche", mais en fonction du bien commun, et de ce qui fonde ce bien commun, à savoir les points non négociables : le respect de la vie, de la famille et de la liberté de l'éducation.

Posté le 20 mai 2009 à 06h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

19 mai 2009

Les eurocrates sont très bien payés

€ Les 129 hauts fonctionnaires de l'UE (commissaires, juges, greffiers...) n'ont vraiment pas à se plaindre. Un commissaire européen, un juge, un avocat général de la Cour de justice... n'acquittent aucune cotisation, contrairement au fonctionnaire européen lambda qui, lui, verse 10,90% de son traitement de base. Ils bénéficient de prestations luxueuses détaillées dans un rapport que s'apprête à publier Sauvegarde Retraites. Ainsi, quand ils abandonnent leurs fonctions, ils peuvent toucher jusqu'à 70% d'un dernier traitement très confortable. Ces émoluments s'élèvent, en moyenne, à 21.260€ mensuels. Au bas de l'échelle, le greffier du Tribunal de la fonction publique touche 16.327€. En haut, le président de la Cour des comptes perçoit 23.405€ et celui de la Cour de justice 26.651€.

Pour obtenir les 70% de leur dernier salaire pour leurs retraites, les hauts fonctionnaires de l'Union n'ont pas besoin de travailler 40 ans, 16 suffisent. S'il est assez rare de parvenir à ce seuil compte tenu de la durée des mandats, Jacques Barrot, vice-président de la commission chargée des transports, au terme de seulement 5 ans de mandat, aura droit, en octobre, à une pension de 4.728,20€. Ces retraites sont cumulables avec celles obtenues dans les pays d'origine. Et qu'en cas de départ avant l'âge - 65 ans -, les 129 privilégiés de l'Union touchent de confortables parachutes, sous forme d'une "indemnité de déménagement", à laquelle s'ajoute une "indemnité de transition" servie mensuellement pendant 3 ans en proportion du salaire de base et de la durée du mandat effectué (40% pour moins de 2 ans, jusqu'à 65% au-delà de 15 ans). 

Au total, en cumulant les deux indemnités, les partants peuvent espérer toucher entre 300.000 et 500.000€, ce qui n'altère en rien les prestations de retraite à venir. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, avec 29.504€, touche plus que le président des États-Unis.

Posté le 19 mai 2009 à 22h34 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

"Cessez de leur mentir, notamment sur le dossier turc"

Une fois n'est pas coutume, on peut citer le porte-parole du Parti socialiste quand il déclare des vérités. S'exprimant au micro de France Info, il s'en est pris directement au Président de la République dont il a bien cerné le discours :

"Cessez d'avoir un discours pour les Turcs à Paris et un autre pour les Turcs à Bruxelles (...) Je le dis assez solennellement : dites la vérité aux Français, cessez de leur mentir, notamment sur le dossier turc (...)
Nicolas Sarkozy a fait de l'entrée de la Turquie dans l'UE un chiffon rouge: il dit en France 'nous ne voulons pas de la Turquie, je m'y opposerai', et pourtant sous la présidence française de l'UE, il a ouvert deux chapitres supplémentaires dans les négociations avec la Turquie (...)
Il y a 35 cases à cocher pour entrer dans l'UE; il y en a dix qui sont ouvertes et deux l'ont été sous la présidence française (...)
Plus on avance, plus il sera compliqué de dire aux Turcs 'vous ne rentrez pas dans l'UE' dès lors que les Turcs se sont mis en conformité avec le droit européen".

Voilà c'est dit et je n'irais pas plus dans les citations du PS totalement ouvert au déménagement de la Turquie en Europe. Déménagement, car actuellement et depuis la nuit des temps, la Turquie est installée en Asie...

Posté le 19 mai 2009 à 14h53 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

18 mai 2009

La Commission européenne prend feu

au sens propre :

"Une porte-parole des pompiers de la ville, Ingrid Colman, a indiqué à l'AFP qu'il s'agissait d'un feu de toiture. Il ne semblait pas maîtrisé vers 14H00 locales (12H00 GMT), de la fumée continuant à s'échapper du toit, selon des journalistes de l'AFP, avec une intensité moindre toutefois que lorsque l'alerte avait été donnée".

Posté le 18 mai 2009 à 14h54 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (5)

17 mai 2009

Si vous ne vous sentez pas concernés par le Parlement européen

ce ne sont pas ces clips stupides (1, 2) réalisés par le dit parlement qui va vous inciter à voter. Idiots comme on ne peut l'imaginer, ils sont pourtant censés motiver les électeurs.

Posté le 17 mai 2009 à 16h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

"Les 12 impasses de la construction européenne"

Les Manants du roi signalent cette conférence de François Asselineau mardi 18 mai au foyer de Grenelle, 17 rue de l'Avre 75017 Paris :
12i "Approche « radicale » pour la défense de la souveraineté nationale?
Une conférence où bien de nos amis devraient faire entendre leur voix...
Sommes-nous étrangers aux mots de patrie, nation, souveraineté?
Loin de tout partager, le nom de France unit bien des Français... La « res publica » aussi..."

François Asselineau de l'UPR s'est fait connaître pour sa défense de la souveraineté de la France et son opposition à la construction d'une fausse Europe. Son intervention au conseil de Paris en novembre 2007 a marqué beaucoup d'esprits :
"Mais, Monsieur le Maire et mes Chers collègues, où est donc le lieu – peu importe qu’il soit plus modeste qu'un Hôtel particulier - financé par l’Etat, ou par la région, ou par la Ville, dans lequel on aurait le droit de penser différemment sur l’Europe, et où tout Parisien pourrait trouver des « explications » différentes du catéchisme de l’européisme obligatoire?

Où est le lieu financé par fonds publics où l'on a le droit d’expliquer aux Parisiens pourquoi l’euro est une catastrophe économique qui sème de plus en plus la panique dans les PME et dans les couloirs feutrés de Bercy, au point même que Mme Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances, a reconnu publiquement, le 21 septembre dernier, qu'il était en train, je la cite, « d’asphyxier l’économie française »?

Où est le lieu financé par fonds publics où l'on a le droit d’expliquer aux Parisiens pourquoi et comment la construction européenne – que l'on ose encore nous présenter comme une œuvre de paix – est en fait devenue l'un des bras armés de l’OTAN et l'un des éléments constitutifs essentiels de la funeste théorie du Choc des civilisations conçue par les think tanks américains?

Où est le lieu financé par fonds publics où l'on a le droit d’expliquer aux Parisiens pourquoi et comment la construction européenne est en train d’installer sourdement une authentique dictature, qui a tout simplement l’habileté de se présenter comme une démocratie?"

Posté le 17 mai 2009 à 11h41 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

16 mai 2009

Les lycéens soumis à la perversité sexuelle par l'UE

Le Parlement européen distribue des affichettes dans les lycées pour sensibiliser les jeunes au Parlement européen. Le thème de ces différents outils de propagande est le sado-masochisme, en image et en paroles. Lamentable et scandaleux.

Posté le 16 mai 2009 à 17h25 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (7)

14 mai 2009

Le Partenariat oriental de l'UE

Lu dans Daoudal Hebdo :

O "Les Tchèques avaient annoncé qu’ils organiseraient pendant leur présidence du Conseil européen un sommet pour un partenariat avec les anciens pays de l’Union soviétique, en dehors de la Russie. L’idée était presque explicitement de faire pièce à l’Union pour la Méditerranée de Sarkozy, et de montrer qu’au lieu de s’occuper des pays africains il fallait d’abord s’intéresser à des pays qui se trouvent sur le continent européen ou qui ont des liens avec la culture européenne. Le sommet a eu lieu jeudi dernier. Un certain nombre de chefs d’Etat et de gouvernement n’y ont pas participé, montrant ainsi tout leur mépris pour la présidence tchèque… et pour les pays auxquels doit s’ouvrir le partenariat. Au premier chef, bien sûr, il n’y avait pas Sarkozy. Mais il n’y avait pas non plus Gordon Brown, ni Silvio Berlusconi, ni José-Luis Zapatero…

En revanche il y avait Angela Merkel. Et il n’est pas inintéressant de mettre en parallèle la présence active du chancelier allemand à ce sommet, et le spectacle donné dimanche à Berlin par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, s’affichant une nouvelle fois comme le couple européen vedette, dont l’union est forte et indéfectible. Or Angela Merkel est la personne qui a fait capoter le projet d’Union méditerranéenne de Sarkozy. [...] Et si personne n’a parlé de la création de ce partenariat oriental, Angela Merkel était au sommet, veillant aux intérêts allemands de cette ouverture vers l’Est d’autant plus facilement que ses principaux collègues étaient aux abonnés absents… Ce partenariat vise à renforcer les liens entre l’UE et six anciennes républiques soviétiques: trois qui ont des frontières communes avec l’UE – la Biélorussie, la Moldavie et l’Ukraine – et trois pays du Caucase – l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Il est doté d’un budget initial de 600 millions d’euros.

Le problème est que, pour la Russie, il apparaît comme une tentative de l’Union européenne d’étendre son influence sur des pays dont Moscou considère toujours qu’ils font partie de sa propre sphère d’influence. [...] Cela dit, ce partenariat risque fort de n’avoir guère plus de réalité que l’Union pour la Méditerranée. A cela près qu’il intéresse l’Allemagne, qui pourrait être la seule, ou la première, à en tirer profit…"

MJ

Posté le 14 mai 2009 à 10h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

13 mai 2009

UE : offensive contre Barroso

J Le Financial Times s’en est pris violemment au président de la Commission européenne sortant, José Manuel Burao Barroso, accusé d’avoir «atrocement failli» dans la gestion de la crise bancaire et économique.Pour le FT,

"on dit qu’un poisson pourrit par la tête et c’est exactement ce qui va se passer ici. Rien ne sent plus mauvais dans la politique européenne que l’apparente inéluctabilité de la reconduction de Barroso pour un nouveau mandat de cinq ans (…). Il a passé plus de temps ces cinq dernières années à se préoccuper de sa réélection que de son travail".

Et les qualificatifs pleuvent : "président le plus faible de tous les temps", "un homme vain et sans courage politique"...

Guy Verhofstadt, l’ancien premier ministre belge, en a remis une couche :

"Nous n'avons pas de stratégie européenne claire pour lutter contre la crise, la plus sérieuse depuis la Deuxième Guerre mondiale, et nous constatons que la Commission se tait [...] Il nous faut une Commission avec une stratégie. Celle-là n'en a pas".

Pour être réélu, on dirait qu'il faut critiquer Barroso... Le président du Parti socialiste européen (PSE), le Danois Rasmussen, a déclaré :

"si une nouvelle majorité était possible, Barroso, qui n'est pas le candidat du PSE, ne serait pas président de la Commission"

Daniel Cohn-Bendit, le coprésident du groupe Vert, a saisi la balle au bond, estimant que Barroso

"est responsable d'avoir promu les politiques néolibérales qui ont mené l'Europe à la pire crise économique et financière depuis les années 30. Proposer Barroso reviendrait à enfermer le loup dans la bergerie"

Michel Janva

Posté le 13 mai 2009 à 08h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

12 mai 2009

Casse-tête européiste

La représentation française au Parlement européen à Strasbourg pourrait varier si le Traité de Lisbonne venait à être ratifié, après le référendum irlandais, lequel aura lieu bien après le scrutin de juin prochain. Ce scrutin se déroulera donc sous les auspices du traité de Nice, qui prévoit l'élection de 72 eurodéputés en France. Or le traité de Lisbonne fera passer à 74 le nombre d'eurodéputés hexagonaux. Comment "élire" ces deux députés européens supplémentaires ?

Il a été envisagé de les 'préélire' dès le 7 juin. Mais ce dispositif n'est pas simple au regard de l'ubuesque régionalisation de l'élection, qui complique la désignation des 73e et 74e candidats, à la différence d'une liste nationale unique. Pour passer à 74, les juristes avancent l'idée de patienter jusqu'à l'adhésion de la Croatie et d'intégrer dans son traité d'accession la procédure de désignation de tous les eurodéputés supplémentaires prévus par Lisbonne (18 au total, dont 2 Français). Cependant, le processus d'adhésion de la Croatie risque de prendre du retard, auquel cas la France pourrait ne conserver que 72 eurodéputés à Strasbourg lors de la prochaine législature ou encore, selon les résultats de l'élection de juin, l'Assemblée nationale pourrait autoritairement les 'désigner' !

Il y a une solution bien plus simple : renoncer au Traité de Lisbonne sur lequel aucun peuple n'a donné son accord.

Michel Janva

Posté le 12 mai 2009 à 11h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

11 mai 2009

Rencontre boycottée par la communauté juive à cause d'antisémitisme

Il s'agit d'une réunion de la Commission européenne...
Lu ici :
"La communauté juive a indiqué avoir décidé de boycotter une réunion organisée lundi à Bruxelles par la Commission européenne avec les trois religions monothéistes, en raison de la participation de personnalités "étroitement liés aux Frères musulmans".

"Nous considérons inapproprié que des organisations comme la Fédération des organisations islamiques d'Europe ou des individus qui par le passé ont fait ou soutenu des déclarations antisémites et clairement liés à des mouvements islamiques radicaux comme les Frères musulmans soient présents à de telles réunions", a indiqué le rabbin Aba Dunner, directeur exécutif de la Conférence européenne des rabbins, cité dans un communiqué.

La Conférence, soutenue par le Congrès juif mondial, "regrette que les institutions européennes aient choisi de recevoir des extrémistes qui ne représentent pas la majorité des citoyens musulmans d'Europe qui sont pour le dialogue et les valeurs démocratiques de l'Union européenne", ajoute le texte.

Lahire

Posté le 11 mai 2009 à 12h28 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

UE : l'Islande candidate à l'adhésion ?

Le gouvernement islandais a décidé de lancer le processus d'adhésion à l'Union en saisissant le parlement dans les prochains jours. Une demande d'adhésion soit envoyée à l'UE avant juillet. Il s'agit là d'un revirement majeur de la politique étrangère de l'île, celle-ci n'ayant jamais voulu entrer dans l'Union, en particulier à cause de sa politique de pêche. Cela étant, le Parlement n'a pas encore donné son accord. Car la question européenne divise la coalition de gauche actuellement au pouvoir. Les Sociaux-démocrates (20 sièges), à défaut de l'appui de leurs alliés eurosceptiques Gauche-Verts (14 sièges), pourraient bénéficier du soutien de députés de deux autres partis pro-européens, le Mouvement citoyen et le Parti progressiste.

Michel Janva

Posté le 11 mai 2009 à 07h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

08 mai 2009

UE : un projet d'allongement du congé maternité pro-gay

La droite européenne refuse de porter à 18 semaines la durée du congé de maternité dans l’Union comme le propose la Commission. Comme il est difficile de voter contre à quelques semaines des élections européennes du 7 juin, elle a réussi à reporter le vote. Actuellement, une directive de 1992 fixe à 14 semaines minimum la durée du congé maternité (contre 14 semaines en Allemagne, 15 en Belgique ou 16 en France).

Le problème c'est que, si la commission parlementaire des droits de la femme a proposé de porter ce congé obligatoire à 20 semaines, soit deux semaines de plus que ce que souhaitait la Commission, elle a introduit un congé paternité obligatoire de deux semaines, lui aussi étendu aux couples homosexuels.

Michel Janva

Posté le 8 mai 2009 à 11h59 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Le Parlement européen refuse la condamnation du Pape

Les députés européens ont refusé de condamner Benoît XVI pour ses propos en Afrique sur le préservatif. Par 253 voix contre 199 et 61 abstentions, les eurodéputés ont décidé de ne pas inclure à leur rapport annuel sur les Droits de l'homme dans le monde un amendement qui condamnait "fermement" les récentes déclarations du pape, et redoutant qu'elles "n'entravent fortement la lutte contre le Sida".

Ayant analysé le résultat du vote qui a eu lieu par appel nominatif (détail du vote ici), Bernard Antony déclare :

"Alors que les socialistes, les communistes et les verts ont voté en faveur de cet amendement, il enregistre avec satisfaction que la plupart des élus de l’UMP se sont prononcés contre.

L’opposition à cet amendement christianophobe des députés du Parti de la France, Carl Lang et Fernand Le Rachinel, de Jean-Claude Martinez pour la Maison de la Vie, de Philippe de Villiers et de Patrick Louis pour le MPF ne l’étonne pas.

Il constate en revanche avec tristesse que Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen figurent parmi les élus qui ne se sont pas prononcés sur cette nouvelle manifestation de haine à l’égard de l’Eglise."

Philippe Carhon

Posté le 8 mai 2009 à 01h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

07 mai 2009

253 députés sur 783 défendent le Pape

Le projet cathophobe présenté au Parlement européen a été rejeté par 253 députés (en faveur : 193, abstentions : 66, votants : 513). Le vote a eu lieu par appel nominal, les résultats seront disponibles dès cet après-midi et seront publiés par Euro-Fam.

MJ

Ad : le lien vers les résultats est en commentaire.

Posté le 7 mai 2009 à 15h03 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Protection des animaux ou de l'Islam ?

Dans le cadre de la protection des animaux, on apprend sur son site que le parlement européen a débattu mardi du rapport (ici en vo) du Polonais Janusz Wojciechowski, stipulant que : 

"La souffrance inutile des animaux doit être évitée autant que possible. Les techniques d'abattage doivent assurer une mort instantanée. Cependant, des exceptions peuvent être possibles sur la base de la liberté religieuse."

La lettre que Carl Lang, député européen, a écrite au président du parlement dénonce l'hypocrisie de ce rapport :

" En affirmant que les animaux doivent être abattus sans souffrance inutile, sauf dans le cas des rites religieux, la majorité de notre assemblée témoigne à la fois de son hypocrisie et de sa lâcheté. Les rites religieux désignent principalement l'abattage rituel pratiqué notamment lors de la fête musulmane de l'Aïd Kébir, à l'occasion de laquelle des centaines de milliers de moutons sont égorgés. 

La reconnaissance par la loi d'une telle pratique s'inscrit dans un phénomène beaucoup plus large, celui de l'islamisation de nos sociétés. Progressivement, notre droit et nos coutumes s'adaptent à la charia, la loi islamique. (...) En créant en 2003 le Conseil français du culte musulman, monsieur Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, a introduit  l'islam dans les institutions françaises.

 

Pour arrêter une telle évolution, il nous faut rompre avec l'islamiquement correct, inverser les flux migratoires extra-européens et construire une nouvelle Europe, l'Europe des nations souveraines, sans la Turquie, affirmant les valeurs chrétiennes et humanistes de sa civilisation."

Philippe Carhon 


 

Posté le 7 mai 2009 à 01h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

06 mai 2009

"L'Occident aux mains des Chrétiens"

F C'est le slogan utilisé par le parti autrichien FPÖ sur ses affiches de campagne pour les élections européennes du 7 juin. La communauté musulmane a critiqué

"la supposition permanente selon laquelle les Musulmans travaillent à une infiltration de l'Autriche ou même à une prise du pouvoir sur ordre de leur religion".

Dirigé par Heinz-Christian Strache, le FPÖ est la 3e force politique du pays.

Michel Janva

Posté le 6 mai 2009 à 16h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

05 mai 2009

Turquie : démagogie verbale de Nicolas Sarkozy

Lors de son discours à Nîmes, Nicolas Sarkozy a déclaré :

"Il y a des pays comme la Turquie qui partagent avec l'Europe une part de destinée commune, qui ont vocation à construire avec l'Europe une relation privilégiée, qui ont vocation à être associés le plus étroitement possible à l'Europe mais qui n'ont pas vocation à devenir membres de l'Union européenne. La France entretient depuis des siècles une relation d'amitié avec la Turquie, et c'est au nom de cette amitié qui unit nos deux pays, c'est au nom du respect que l'on doit à ses amis que je veux dire la vérité à la Turquie. Nous serions mieux inspirés d'engager dès maintenant avec la Turquie des négociations pour créer un espace économique et de sécurité commun."

Discours électoraliste, sans doute, sans procès d'intention, car, qu'a fait Nicolas Sarkozy lorsque la France présidait l'UE ? 2 nouveaux chapitres d'adhésion ont été ouverts et il a abrogé l'obligation d'un référendum sur l'adhésion de la Turquie à l'UE. Du verbe aux actes, il y a donc bien un fossé.

Michel Janva

Posté le 5 mai 2009 à 21h15 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Le Pen ne doit pas présider le Parlement européen

Le Parlement européen écartera définitivement, jeudi 7 mai, l'hypothèse que Jean-Marie Le Pen puisse présider, le 14 juillet, la séance inaugurale des députés qui seront élus lors des élections européennes du 7 juin. Le règlement de l'assemblée devrait être modifié afin de priver le président du Front national de cet honneur qui est normalement dévolu au doyen d'âge.

Un amendement déposé par le Parti socialiste européen (PSE) et par le Parti populaire européen (PPE) stipule que la première séance est présidée, non plus par le doyen d'âge, mais par le président sortant ou par un ancien vice-président. Dans l'hypothèse peu probable où aucun d'entre eux ne serait réélu, la charge incomberait au parlementaire le plus ancien au sein de l'institution.

Ils devraient aussi indiquer dans leur règlement que les députés non inscrits aux PPE ou PSE doivent siéger à l'extérieur !

Michel Janva

Posté le 5 mai 2009 à 16h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Le CPNT et les racines chrétiennes de l'Europe

Frédéric Nihous, candidat Libertas (CPNT-MPF) aux européennes dans le Nord, répond à Minute :

N "Pourquoi étiez-vous opposé à la référence aux «racines chrétiennes de l’Europe» dans le projet de Constitution européenne?

J’y étais opposé dans le sens où je considère que ce n’est pas aux dirigeants européens d’écrire l’histoire. Un politique qui écrit l’histoire, je m’en méfie car ça devient très vite de la propagande. Et si l’Europe commence à s’occuper des esprits, ça va vite devenir Big Brother, même si les intentions sont bonnes au départ.

Vous ne pensez pas qu’il y a une civilisation européenne et qu’elle est chrétienne ?

Si évidemment ! Mais là, c’est un constat historique, qu’il faut d’ailleurs pousser plus loin puisque les racines de l’Europe ne sont pas seulement à Rome, elles viennent aussi d’Athènes. C’est cet ensemble-là qu’il faut prendre en compte pour bien comprendre ce qu’est l’Europe."

Michel Janva

Posté le 5 mai 2009 à 10h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

UE : PS/UMP - PPE/PSE : blanc-bonnet et bonnet blanc

E Une étude à paraître portant sur les votes des groupes politiques au Parlement européen en 2008 fait apparaître que le groupe du PPE-DE, majoritaire, qui rassemble les partis de centre-droit en Europe (dont l’UMP pour la France) et le groupe PSE (socialistes) ont voté dans le même sens sur 97% des textes (rapports, résolutions) examinés par le Parlement européen. Un score digne de la Douma de l'ex-Union soviétique. 

Sur 535 votes par appel nominal (votes électroniques, les seuls qui soient enregistrés et donc traçables) les groupes PPE et PSE n’ont voté différemment que dans 18 cas. Et sur ces 18 votes, ce n’était pas forcément pour s’opposer puisque l'un des deux groupes à choisi l'abstention 8 fois. C'est-à-dire que droite et gauche au Parlement européen ne se sont opposées que dans 10 cas sur 535. Sur ces dix textes, un seul était un texte de nature législative. La convergence des votes du PPE et du PSE exprimées en pourcentages est donc de 97%. Max Gallo avait un jour résumé le pseudo-duel électoral :

"ils se chamaillent sur le perron pour faire oublier qu’ils se partagent la maison".

UMP et PS ne divergent en rien sur le plan européen : ils ont soutenu le traité constitutionnel rejeté par la France, ils ont voté le Traité de Lisbonne, ils ont soutenu et soutiennent toujours M. Barroso pour un nouveau mandat à la tête de la Commission.

Michel Janva

Posté le 5 mai 2009 à 10h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Elections européennes mode d'emploi

P A un mois du scrutin électoral destiné à élire les députés français au Parlement européen (photo), voici quelques indications :

  • Il s'agit d'un scrutin de liste proportionnel et dans 8 circonscriptions interrégionales pour élire 72 eurodéputés (sur 736) contre 78 précédemment. Celle du Nord-Ouest par exemple, comprend le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et les deux régions normandes. Elle doit élire 10 députés et les listes comporter 20 noms. L'Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes) élit 9 eurodéputés sur des listes de 18 candidats. 13 pour l’Ile-de-France ainsi que la région Sud-est, 10 pour le Sud-ouest, 9 pour l'Est, 5 pour la région Centre- Massif central, 3 pour l’Outre-mer.
  • Seront élus le premier ou les premiers des listes ayant obtenu au moins 5% des voix selon le nombre de suffrages de chaque liste. En 2004, l'Ouest avait envoyé 5 socialistes pour 10 sièges, 1 MPF, 2 UMP, 1 Vert, 1 UDF. 21 listes s'étaient présentées. Le Nord-Ouest comptait, pour 12 sièges, 5 élus socialistes, 2 UMP, 2 FN, 1 UDF, 1 Vert et 1 PC. Il y avait 19 listes (voir ici les résultats des européennes de 2004).
  • Le mode de scrutin n'est pas le même dans tous les pays de l'UE. Seule la proportionnelle est obligatoire. Chaque pays décide pour lui-même. Dans 21 États, les listes sont uniques pour l'ensemble du pays, comme c'était le cas en France jusqu'en 2004. Depuis, la France a découpé le territoire en 8 circonscriptions, ce qui renforce les grands partis (UMP& PS).
  • L'abstention a augmenté en 2004 (57,5% environ). Vu comment l'avis du peuple est pris en compte (cf référendum de 2005), il est probable que l'abstention soit encore plus massive.

Le scrutin aura lieu le 7 juin.

Michel Janva

Posté le 5 mai 2009 à 08h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)


     Archives > Europe : politique

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2009 - Le Salon Beige

     Archives > Europe : politique