17 décembre 2009

Crucifix : le Parlement européen renonce à se prononcer

Le Parlement européen a finalement renoncé jeudi à se prononcer sur une résolution pour défendre les signes religieux dans l'espace public, une initiative qui visait particulièrement les crucifix dans les écoles italiennes. Les députés ont finalement décidé, par un vote en plénière, de reporter à une session ultérieure l'examen de ce texte. Ils ont suivi une proposition du chef de file du groupe socialiste, l'Allemand Martin Schulz, qui a plaidé pour que le Parlement se donne davantage de temps pour vérifier... s'il est compétent en la matière.

Ce projet avait provoqué l'embarras des députés français au PPE, au moment où se tient en France un débat controversé sur l'identité nationale. Les élus français avaient prévu de s'abstenir.

Posté le 17 décembre 2009 à 21h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

16 décembre 2009

La religion de l'euro contre les souverainetés

Lu ici :

"la chancelière allemande a proposé de mettre la Grèce sous tutelle budgétaire de l’Europe, en donnant la possibilité à l’UE ou à la zone euro de décider directement de la politique budgétaire des Etats membres sur-endettés. Cette annonce démontre à quel point le projet européen est devenu une idéologie, qui, à l’instar de tous les systèmes idéologiques, préfère aller toujours plus loin dans sa logique plutôt que d’accepter de se remettre en cause. Aujourd’hui, 5 pays européens sont dans une tourmente financière sans précédent. Ces pays appartiennent à la zone euro : la Grèce, le Portugal, l’Italie, l’Espagne et l’Irlande.

Il ne s’agit pas d’un effet du hasard : l’euro agit comme une contrainte en empêchant ces pays de jouer sur la variable monétaire pour s’en sortir. L’euro fort les asphyxie, et la monnaie ne pouvant plus jouer son rôle d’ajustement naturel en période de crise, c’est le taux de chômage qui assume cette fonction. Comme toutes les idéologies désavouées par les faits, l’idéologie européiste incarnée par ses dirigeants fait le choix de l’accélération. Avec un résultat connu d’avance parce que l’Histoire nous montre qu’il est toujours le même : le plantage dans le mur. D’où ces idées qui fleurissent aujourd’hui, de plus en plus farfelues, et déconnectées du réel, telle que celle de mettre sous tutelle des pays normalement démocratiques et souverains. L’Europe ne marche pas, c’est parce qu’il n’y a pas assez d’Europe ! Ce dogme sera répété à l’envi, quitte à ce qu’il débouche sur des catastrophes économiques et sociales. (…) Nous sommes entrés dans cette phase concernant l’idéologie européiste. Il faut s’attendre à des décisions de plus en plus arrogantes, brutales, coupées du réel, et plus nocives que jamais. La religion de l’euro imprègne nos élites. On peut même se demander qui de leur propre peuple ou de la monnaie unique elles préfèreront sacrifier."

Posté le 16 décembre 2009 à 22h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

Que le Parlement européen f... la paix aux gens !

Cec La dernière lubie du soviet de l'UE est de légiférer sur la présence de crucifix dans les écoles. Ca sent la défaite...

Mais qui sont ces faquins pour imposer de tels règles dans les petites écoles de nos villages? Et pendant ce temps, il faudrait laisser les minarets remplacer nos calvaires dans nos campagnes?

Si la Croix fait peur pour ce qu'elle représente, si elle trouble les regards détournés de la Vie, elle n'inquiète que ceux qui ont fui sa Vérité.

"Et moi, debout, saisi d'une terreur secrète,
Je n'osais m'approcher de ce reste adoré,
Comme si du trépas la majesté muette
L'eût déjà consacré.

Je n'osais!... mais le prêtre entendit mon silence,
Et, de ses doigts glacés prenant le crucifix :
"Voilà le souvenir, et voilà l'espérance :
Emportez-les, mon fils!"

(Alphonse de Lamartine in Le crucifix)

Posté le 16 décembre 2009 à 21h46 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

15 décembre 2009

La présence française au sein de la Commission de l'UE se réduit

Lu ici :

"pour l’instant, on ne compte qu’un porte-parole français, contre cinq Britanniques, deux Irlandais ou encore trois Allemands. Du côté des chefs de cabinet, c’est pour l’instant la Berezina : deux Français, cinq Britanniques, deux Irlandais, quatre Allemands, deux Autrichiens, deux Belges… Bien sûr, il ne s’agit pas encore de nominations définitives et il y a vingt-sept cabinets de commissaires à constituer. Mais la tendance est bel et bien là. La France, si fière d’avoir obtenu le marché intérieur pour Michel Barnier, risque, manifestement, d’en payer le prix fort. Nicolas Sarkozy a voulu José Manuel Durao Barroso comme président de la Commission, en espérant qu’il serait un peu moins « anglo-saxon » qu’entre 2004-2009. Manifestement, ce n’est pas le cas."

Moins de présence, c'est moins d'influence.

Posté le 15 décembre 2009 à 09h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

14 décembre 2009

Dati n'en peut plus d'être député européen

Le magazine 66 minutes consacrait hier un de ses reportages à l'ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati, aujourd'hui maire du 7e arrondissement de Paris et député européen. Au cours du reportage, Rachida Dati s'absente pour une conversation téléphonique privée, tout en oubliant qu'elle porte un micro. Elle déclare alors à son amie au bout du fil:

"Je suis dans l'hémicycle du parlement de Strasbourg. Je n'en peux plus, je n'en peux plus ! Je pense qu'il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat. Je suis obligée de rester là, de faire la maligne, parce qu'il y a un peu de presse et, d'autre part, il y a l'élection de Barroso (...) Quand tu es à Strasbourg, on voit si tu votes ou pas. Sinon, ça veut dire que tu n'es pas là..."

Déjà qu'elle ne connaissait pas grand chose à l'Europe.

Posté le 14 décembre 2009 à 21h52 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

Commission UE : les magouilles de Barroso

Lu dans La Lettre de l'Expansion :

B "En marge de la nomination des commissaires, José Manuel Barroso s'est livré -en toute discrétion- à une réorganisation du périmètre de plusieurs portefeuilles. Objectif : renforcer sa mainmise sur la Commission.

Premier acte, il a placé sous la responsabilité directe du secrétariat général de la Commission l'équipe de fonctionnaires en charge du projet "Mieux légiférer", jusqu'à présent rattaché à la direction générale Entreprise.

Mais surtout en nommant Meglena Kuneva, l'actuelle commissaire bulgare en charge de la Protection des consommateurs, à la tête du Bureau des conseillers de politique européenne, Barroso fait tout pour garder sous sa coupe ce think thank de la Commission. Il en profitera également pour le relancer.

Par ailleurs, face aux puissants commissaires français et allemands du marché intérieur de l'énergie, Barroso a voulu renforcer la compétence de ses fidèles alliés. Ainsi Viviane Reding, qui va devoir céder la plupart des attributions de son portefeuille Justice à Cecilia Malmström en charge des Affaires intérieures, récupère la DG Communication. Elle a accepté de se délester de la gestion des frontières (Frontex), de la police (Europol), des visas, de la lutte antidrogue, de la politique d'asile. Mais en échange elle aura la main sur l'agenda médiatique de la Commission. Autre bonus, Viviane Reding héritera des dossiers médiatiques que sont la protection des consommateurs, l'égalité homme-femme ou les discriminations.

Seul échec de Barroso : sous la pression des Italiens et des Français, le projet Galileo a été rattaché à l'Industrie, dont s'occupera Antonio Tajani. Mais le président de la Commission en a toutefois profité pour en retirer la pharmacie et l'attribuer à la Santé, confiée au Maltais John Dalli. Issu d'un petit pays, l'autonomie de ce dernier vis-à-vis de la présidence de la Commission sera toute relative."

Posté le 14 décembre 2009 à 21h38 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

Parlement de l'UE : certains ont mal fait leur boulot

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Trois plaques de béton, de 25 m2 chacune, du plafond du bâtiment Pierre Pflimlin du Parlement européen de Strasbourg, se sont effondrées samedi à la suite de fortes pluies... Le bâtiment Pierre Pflimlin est celui qui abrite les services de communication. Il avait été inauguré en 1991. A la suite de la chute d'une partie du plafond (10 tonnes de matériau) de la salle des plénières en août dernier, une inspection générale avait été réalisée... "

Posté le 14 décembre 2009 à 17h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Les vols impunis de la Turquie

Sans gêne, la Turquie prépare son entrée dans l'Union européenne dans des bâtiments confisqués à la communauté orthodoxe à Istanbul...


Posté le 14 décembre 2009 à 07h30 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (6)

13 décembre 2009

Le flop du Conseil islamique de Suisse

La manifestation de contestation n'a rassemblé que 700 personnes... Mais elle permet d'apprendre :

  • l'existence d'un conseil islamique de Suisse;
  • l'influence d'un prédicateur musulman, Pierre Vogel, interdit de séjour en Suisse et qui, pour cette raison, a été refoulé à la frontière. Cela n'a pas empêché la police suisse d'intercepter un véhicule dans lequel ils ont saisi des enregistrements de Vogel et du matériel de propagande.

Tout cela à nos frontières que nous ne contrôlons plus...

Posté le 13 décembre 2009 à 13h11 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

09 décembre 2009

CEDH vs Irlande : demain dans Présent

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

"Trois jeunes femmes « contraintes » d'aller avorter au Royaume-Uni poursuivent la République d'Irlande pour violation de leurs droits humains.

J'étais ce matin à l'audience. Reportage complet demain dans Présent.

Devant les bâtiments de la Cour européenne des droits de l'homme, une quinzaine de jeunes, dont six venus spécialement d'Irlande représentant la dynamique association « Youth Defence », ont manifesté toute la matinée, portant des pancartes contre l'avortement :

« L'avortement tue les bébés dont l'Europe a besoin... »

L'affaire des requérantes irlandaises me paraît mal engagée. Hélas, ce n'est pas une assurance de succès pour les pro-vie..."

L'occasion de lire, de (re)découvrir et de soutenir Présent, plutôt que de se contenter de cela...

Posté le 9 décembre 2009 à 22h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

08 décembre 2009

Les dépenses scandaleuses des institutions européennes

Lu dans Minute :

"En 2008, et pour la quatorzième année consécutive, la Cour des comptes européenne a rejeté le budget européen qui s’élève tout de même à 117 milliards d’euros et auquel la France contribue à hauteur de 17%. Motif: «Les niveaux trop élevés d’erreur concernant la légalité et la régularité des opérations dans la plupart des domaines budgétaires ont conduit la Cour à formuler des opinions défavorables.» Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites. Le Livre noir de l’Europe cite pas moins de 80 scandales concrets. [...]

Au palmarès des dépenses européennes, celles ayant trait à la propagande pour se faire aimer de ses sujets ou parvenir à ses fins sont peut-être les plus scandaleuses. La Commission dispose ainsi d’un budget communication qui s’est élevé en 2008 à 2,4 milliards d’euros, soit plus que le budget de communication mondial de Coca-Cola qui s’est «limité» à 2 milliards d’euros! Le Parlement européen n’est pas en reste, qui a sa propre chaîne de télévision – qui le savait? –, Europarl TV, destinée à «faire entrer l’Union européenne dans une ère nouvelle de popularité». Coût de l’opération: 40 millions d’euros pour 300 heures de programmes par an, soit moins d’une heure par jour, et pour avoir été visionnée par 120000 personnes sur les 500 millions vivant au sein de l’Union! Pour les élections européennes de juin dernier, le budget communication du Parlement européen s’est élevé à 15,4 millions d’euros. Objectif: limiter l’abstention. Résultat: un bide complet puisque le taux d’abstention a atteint 57% en France, 75% en République tchèque et jusqu’à 80 % en Lituanie et en Slovaquie! [...]

[L]a Commission [...] a dépensé 1,8 million d’euros en frais de communication pour que les Irlandais finissent par dire oui au traité de Lisbonne… Quant aux subventions dites de «préadhésion» visant à financer les réformes internes nécessaires à l’entrée de la Turquie dans l’UE, elles coûtent dans les 564 millions par an. La France, qui est le deuxième contributeur européen, verse ainsi tous les ans 102,64 millions d’euros à la Turquie !

Toute cette politique nécessite le bien-être des fonctionnaires travaillant au sein de la commission. L’année dernière, elle a donc acquis 20 machines à café de luxe à 5000 euros pièce, soit 100000 euros. Le café n’a pas coulé à flot longtemps: elles ont dû être arrêtées à la suite de la plainte d’un employé, plainte relative au niveau de nickel qu’il dit avoir constaté dans le café produit par ces distributeurs. [...] Le Parlement s’est ainsi offert, pour 9,3 millions d’euros – soit environ 12000 euros par député… – un complexe aquatique comprenant piscine, spa, jacuzzi et hammam."

Posté le 8 décembre 2009 à 09h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

UE : le temps se gâte pour Cathy Ashton

Minute poursuit l'enquête sur Cathy Ashton, nommée Haut représentante de l'UE pour les Affaires étrangères. Elle a été interrogé le 2 décembre, par la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen :

"Un autre élu de l’UKIP [après Nigel Farage], David Campbell Bannerman, l’a prise bille en tête. Selon le compte-rendu [...] il lui a demandé si «elle avait perçu ou non des fonds de pays communistes». Toujours selon le Parlement, la baronne a répondu n’avoir «pas perçu directement d’argent de pays communistes». Pas «directement.» [...] Via quelle organisation alors? Via un «parti frère»? Via… le Parti communiste français, avec lequel elle était en relations ainsi que nous l’avons déjà raconté? Catherine Ashton peut essayer de faire croire que l’essentiel du financement de CND était «récolté dans des seaux» lors de diverses manifestations, le malaise est maintenant réel. Et l’on peut faire confiance à la presse anglaise, qui sait enquêter, elle, pour l’alimenter.

Comme le « Daily Mail » qui, le 5 décembre, lui en a remis une magnifique couche sous le titre: «La baronne Ashton, son amant communiste et l’énigme de “l’or de Moscou“». Et de révéler que, à la fin des années 1970, « Cathy » Ashton a vécu, deux ans durant, avec Rees Duncan qui était alors le secrétaire général du Parti communiste en Grande-Bretagne. Good job, confrères! Aujourd’hui âgé de 56 ans, et toujours membre de CND, il jure que son ex-compagne n’était pas au parti. On n’est pas obligé de le croire, surtout quand il explique, au sujet des finances de CND, dont il a été secrétaire général de 1975 à 1979 et coordinateur national de 1981 à 1985: «Bien sûr, quand vous recevez un grand nombre de dons, vous ne pouvez pas vérifier la provenance de chaque livre ou de chaque pence, mais je suis convaincu que nous n’avions pas d’argent de Moscou.» En d’autres termes: il n’en sait rien. Ou préfère s’abriter derrière une prudente incertitude. Au cas où l’on découvre que finalement si, il y eut bien, par un quelconque canal, de l’argent du Bloc de l’Est, il pourra toujours dire qu’il n’avait fait que livrer sa «conviction».

Lors d’une conférence de presse tenue avec Miguel Angel Moratinos, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Catherine Ashton a déjà déclaré que, parmi les dossiers qui lui tiennent à coeur, il y a celui de Cuba. Pour l’heure, le régime castriste est soumis à des sanctions commerciales de la part de l’Union européenne. Elle veut que ces relations soient « normalisées ». Grâce à ses vieux réseaux?"

Posté le 8 décembre 2009 à 08h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

07 décembre 2009

UE : l'hégémonie par la langue anglaise

Suite à mon post, un lecteur m'envoie son compte-rendu d'une conférence qui s'est tenue à la Commission Européenne le 17 novembre, organisée par l’association Bruxelles Europe Diversité linguistique : Faut-il parler anglais pour être européen ? Les conférenciers étaient Quentin Dickinson, directeur des affaires européennes de Radio France, Jean Quatremer, correspondant de Libération, Michel Theys, journaliste des questions européennes. Une centaine de personnes ont participé à cette conférence parmi lesquelles l’ambassadeur de France auprès de l’UE (Monsieur Philippe Etienne) et le Consul de France à Bruxelles. Les conférenciers ont présenté :

  • Les règles du régime linguistique au sein de l’union dès son origine (règlement 1/58), à la période de l'élargissement et la pratique actuelle.
  • La grande bascule vers le tout anglais date de la période de la Commission Prodi 1995/2004. En effet, le chargé de la réforme administrative, le vice-président anglais, Neil Kinnock, a œuvré pour la défense des intérêts linguistiques de la Grande Bretagne et du Bristish Council dont il sera le président jusqu’en juin 2009.
  • Le rôle et la place de la langue anglaise en rappelant les entretiens de Churchill en 1943 : «le nouvel empire sera linguistique, il faut donc asseoir la suprématie de la langue anglaise». Par ailleurs, ils ont souligné la mise en garde par l’anglais Robert Phillipson avec son livre « Linguistic imperialism » publié en 1992, par lequel il avertissait que, pour les anglo-saxons, l’anglais doit devenir la langue dominante remplaçant les autres langues et leurs visions du monde. Ainsi face à une politique d’expansion de la langue anglaise, il n’y a eu qu’un processus de renoncement et d’angélisme des autres pays dont la France.
  • L’attitude suicidaire des représentants français à l’Union Européenne comme le choix systématique de s’exprimer en anglais (ressenti comme un mépris des traducteurs) ou celui de travailler et de faire travailler uniquement en anglais ou en faisant de l’anglais la langue unique des commissions dont ils ont la charge.
  • Le renoncement à l’emploi du français par les élites francophones a entraîné par effet de domino l’effacement des autres langues notamment l’allemand et l’italien.

En conclusion des débats avec la salle, il est ressorti que :

  • La langue anglaise est installée durablement en position hégémonique au sein des institutions européennes. Le français - langue de 3 pays fondateurs - a perdu son rang au sein de l’Union Européenne. La langue allemande et italienne sont hors d’état de contre balancer cette hégémonie linguistique.
  • Dans les Etats membres, la langue anglaise est en train de prendre souche dans les jardins d’enfants et elle est déjà la langue de transmission des savoirs dans l’enseignement supérieur. La France n’échappe pas à ce processus d’anglicisation.
  • Le français et l’allemand ne sont plus considérés comme des langues internationales; elles seront reléguées de fait comme langues « régionales » de l‘Union Européennes sans en avoir le statut. La qualité de citoyen européen est conditionnée à la maîtrise de la langue anglaise et par la même le niveau d’anglais dont vous êtes capable détermine votre évolution sociale et hiérarchique. Cela implique qu’en l’absence de cette maîtrise, vous ne pouvez pas vous affirmer comme un citoyen européen à part entière.
  • Plusieurs participants étrangers ont aussi rejeté la responsabilité de ce désastre linguistique sur les élites françaises car se battre pour maintenir l'emploi du français était un combat indissociable de la protection des autres langues.
Merci à Jean Loup Cuisiniez.

Posté le 7 décembre 2009 à 21h02 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

Si vous ne lisez pas l'anglais

Vous ne comprendrez rien à ce que propose la commission européenne.

Posté le 7 décembre 2009 à 17h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

04 décembre 2009

On a connu le vendredi sans viande

... voilà qu'ils inventent le lundi sans viande !

Posté le 4 décembre 2009 à 17h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

02 décembre 2009

La démocratie selon Cohn-Bendit

Interrogé à propos du référendum suisse, Daniel Cohn-Bendit donne libre cours à sa conception très personnelle de la démocratie et de l'Histoire de la Suisse. Les Suisses apprécieront. Extraits :

Cohn bendit "(...) La limite démocratique est à mes yeux franchie. Je suis pour une démocratie directe "encadrée" par une Constitution qui ne permette pas de voter sur n'importe quoi. Une votation comme celle des minarets, qui cible une communauté en particulier, restera une tache noire sur la réputation de la Confédération. Pour l'effacer, les Suisses n'ont qu'une solution: se mobiliser et revoter (...)

Les Suisses ont voté comme le feraient sans doute une bonne partie des Européens : avec l'angoisse vis-à-vis de l'islam rivée au corps, avec en tête les images des attentats-suicides au Pakistan et en Afghanistan (...) C'est toute la difficulté de l'islam, dont la réalité est aujourd'hui défigurée par des petits groupes extrémistes ultra-violents. Mais cela n'excuse rien car, pardonnez-moi, la Suisse nous a dans l'histoire habitués à ce genre d'attitude. Je pense évidemment à la Seconde Guerre mondiale. La Suisse n'a alors eu aucun problème à sacrifier ceux qui butaient contre ses frontières et demandaient l'asile. Le problème helvétique, c'est cet égoïsme des riches (...)

La priorité de l'élite politique suisse hostile à ce vote doit être de remobiliser la population en vue d'un nouveau référendum. Ce sera dur, et alors? Capituler devant cette angoisse populaire serait une défaite pour tous les démocrates. Le moment est venu d'un grand débat en Suisse sur le sujet de l'immigration. La Suisse ne doit pas se laisser ligoter par cette décision populaire jusqu'à la fin des temps.

Cette interdiction des minarets, indigne à mes yeux, ne peut pas être ignorée par l'Union (...) On ne peut pas continuer les relations bilatérales comme si de rien n'était. Le Parlement européen, doté de nouvelles compétences par le Traité de Lisbonne, devrait d'ailleurs très vite interroger à ce sujet la nouvelle haut représentante de l'UE pour les Affaires étrangères (...)"

Ces propos hallucinants pourraient prêter à sourire si ils n'étaient l'expression la plus aboutie de la conception de la démocratie au sein de la classe politique française et européenne actuelle. D'ailleurs la conclusion de Cohn-Bendit qui consiste à faire appel au Traité de Lisbonne et aux institutions européennes pour faire plier la Suisse (qui ne fait pas partie de l'Union Européenne) est symptomatique. C'est dire la liberté qu'il reste désormais aux Nations membres de l'UE...

Posté le 2 décembre 2009 à 20h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (22)

Minarets : les Suisses petits joueurs?

C'est une boutade bien sûr, car sans la votation organisée ce dimanche, on n'aurait jamais eu les sondages en réaction sur le net. Un lecteur m'a envoyé une compilation des résultats d'une quinzaine de sondages en Europe... Impressionnant (ciquez sur les images pour les agrandir) :

Sondage 1

 

Sondage 2



 

Posté le 2 décembre 2009 à 16h40 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (12)

Des minarets suisses ou du non français à Lisbonne?

Cet article du Courrier international n'hurle pas avec les loups. Ecrit à propos du refus des Suisses de voir se construire des minarets sur leur sol, il s'adapte finalement bien au referendum français renié par notre classe politique :

" Rarement aura-t-on vu se creuser en Suisse un tel fossé entre les élites et les citoyens ordinaires.

Mes collègues des médias s’inquiètent et font erreur : le résultat du référendum n’est pas l’expression de la peur, mais du courage. Une majorité de Suisses, en dépit de toutes les injonctions, se sont arrogé la liberté d’exprimer une autre opinion que celle souhaitée par les politiques et les intellectuels. Il faut avoir une vision bien étriquée de la démocratie pour considérer qu’un référendum ne devrait aller que dans un sens. La démocratie, c’est un pouvoir d’Etat fondé sur le choix. Il n’y a qu’en Corée du Nord ou à Cuba que les gens, si tant est qu’on leur demande leur avis, disposent d’un bulletin sans choix possible.

Les inquiétudes répandues aujourd’hui par les fonctionnaires européens ou les journalistes allemands sont tout aussi erronées : l’Union européenne en particulier, mue par son ambition de devenir un Etat, s’est transformée en un instrument de déni de la démocratie. Nombre d’institutions de Bruxelles sont conçues du haut vers le bas, et fondées sur une solide méfiance vis-à-vis de leurs propres populations. En Suisse, c’est exactement le contraire : ici, la démocratie s’est implantée en tant que mode de gouvernement fondé sur la méfiance institutionnalisée du bas vers le haut. Les initiatives et les référendums, les droits élémentaires du peuple sont l’épée de Damoclès des citoyens contre la classe politique. Ce qui est dénigré dans les journaux allemands comme des “dommages collatéraux” ou l’expression d’une “peur diffuse”, ce sont les “systèmes de contrôle” essentiels de l’un des plus anciens Etats de droit de la planète".

On peut se demander si on n'assiste pas par ces exemples à la démonstration du paradoxe de la démocratie, de ses limites ou simplement de sa triste réalité, leurre pour les peuples et outil du politique.

Posté le 2 décembre 2009 à 16h08 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

Les Français ont une énorme envie de démocratie directe

Voici ce qu'écrit l'équipe de modération du Point à propos du référendum suisse sur les minarets :

"Les 2.100 réactions postées en un peu plus d'un jour pour commenter le vote des Suisses sur les minarets ont fait retentir une salve d'applaudissements : très majoritairement, les lecteurs venus sur lepoint.fr ont célébré le "courage", "l'esprit de résistance" , la clairvoyance transfrontalière. Les raisons de cet engouement vont bien au-delà d'un repli identitaire (...)

Premier argument, le principe de réciprocité , maintes fois avancé : pas question de favoriser le culte musulman tant que, dans les pays musulmans, les chrétiens seront rejetés, que ce soit "en Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, où plus de trois cents églises ont été détruites récemment dans l'indifférence générale et les chrétiens dissuadés de poursuivre leurs activités", "en Arabie saoudite, où essayez donc d'aller construire une église...", en Bosnie ou au Kosovo où "les églises serbes sont perdues au milieu de territoires musulmans" (...) 

Argument corollaire, le minaret est vu non comme un simple élément architectural, mais comme un "symbole politico-religieux", qui figure la volonté de conquête de l'islam, son "prosélytisme", son "expansionnisme" (...)

Et c'est ici qu'apparaît la distance qui sépare le "peuple" des "politiques" - et de "bien des médias". Les responsables politiques sont perçus comme défenseurs jaloux d'une démocratie représentative qui leur garantit des fonctions privilégiées et les rend progressivement sourds à la voix du "souverain" (le peuple). Alors, la démocratie à laquelle on aspire, parce qu'on a l'impression de ne plus jamais être entendu, est un régime direct. Comme dans les votations suisses.

"C'est le pays réel qui a gagné, c'est une belle leçon de démocratie". "Le peuple suisse montre le décalage qu'il y a d'une part entre les gouvernants, les médias, les intellectuels, et d'autre part le peuple d'en bas qui en bave tous les jours". "Nos politiques se disent tolérants. Mais quand on n'est pas de leur avis, ils vous laissent entendre que vous n'avez pas toute votre tête". "Pour eux, le peuple a le droit de s'exprimer, mais uniquement dans le sens qu'ils ont décidé préalablement" (...)"

Et dire qu'en France, si la démocratie était réelle et respectée, le traité de Lisbonne n'aurait jamais vu le jour... Et après, on s'étonne de la réaction de bon sens des internautes.

Posté le 2 décembre 2009 à 12h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

Florilège de citations sur la construction européenne

Parmi les nombreuses citations réunies par l'Observatoire de l'Europe, je vous en propose quelques unes :

Pieuvre ue "Parfois j'aime comparer l'Union Européenne en tant que création, à l'organisation des empires. Nous avons la dimension de l'empire, mais il y a une grande différence. Les empires ont été habituellement bâtis par la force avec un diktat imposant du centre, sa volonté aux autres. Maintenant ce que nous avons est le premier empire non-impérial" (José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne)

"Je suis convaincu que dans cinquante ans d'ici, les gens ne penseront plus en terme de pays" (Joseph Goebbels, Ministre du IIIème Reich)

"L'Europe est une construction à allure technocratique et progressant sous l'égide d'une sorte de despotisme doux et éclairé(Jacques Delors, Président de la Commission européenne de 1985 à 1995)

"Un non au référendum serait pour la France et pour l'Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l'arrivée d'Hitler au pouvoir." (Jacques Lesourne, Directeur du journal Le Monde de 1990 à 1994)

"Dans une organisation internationale, il faut toujours mettre un Français à la tête, car les Français sont les seuls à ne jamais y défendre les intérêts de leur pays" (Sir Christopher Soames, ancien vice-président britannique de la commission européenne)

La suite ici...
 
   

Posté le 2 décembre 2009 à 00h11 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

01 décembre 2009

Le Traité constitutionnel européen entre en vigueur aujourd'hui

Lu sur une dépêche AFP :

"Le traité de Lisbonne est entré en vigueur mardi avec comme première conséquence la prise de fonction du premier président de l'Union européenne, le Belge Herman van Rompuy, et d'une "ministre" de Affaires étrangères, la Britannique Catherine Ashton."

Le traité de Lisbonne instituait un «président du Conseil européen», et un «haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité». C'est le Traité rejeté en 2005 qui parlait de président de l'UE et de ministre des AE de l'UE. Autrement dit, ce n'est pas le Traité de Lisbonne qui entre en vigueur, mais le Traité constitutionnel européen.

V Ajoutons que le catholique belge Herman Van Rompuy, nouveau président (du Conseil) européen, avait approuvé l'infâme résolution du Parlement belge condamnant les propos du pape sur le sida (qui avait fait l'objet d'une note officielle de protestation remise au Vatican par l'ambassadeur...). On comprend pourquoi il n'y a pas eu la moindre manifestation de satisfaction au Vatican après la nomination de Van Rompuy comme président du Conseil européen... Si Van Rompuy n'a pas voté cette résolution et ne pouvait pas le faire, puisqu'il était Premier ministre et qu'un ministre ne peut pas être en même temps député en Belgique comme en France, il a approuvé le texte final négocié par son parti, ce qui revient au même. Et c'est lui qui l'a officiellement transmise au Vatican, ce qui est pire. Il avait même «assuré qu'il donnerait la "suite appropriée" à la résolution si elle était adoptée. Il avait ajouté avoir une "opinion qui s'écarte fortement de celle du pape" en matière de prévention du sida, mais partager son approche "sur le volet curatif".»

Posté le 1 décembre 2009 à 08h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

30 novembre 2009

Nouvelle magouille européiste du gouvernement

P François Fillon a proposé aujourd'hui au président de l'Assemblée nationale d'organiser la désignation de deux députés, l'un de la majorité, l'autre de l'opposition, pour aller siéger à Strasbourg au titre des eurodéputés supplémentaires octroyés à la France par le traité de Lisbonne.

Le Premier ministre suggère que ces deux élus soient envoyés dans un premier temps à titre d'"observateurs" au Parlement européen tout en conservant leur mandat national. Ils garderaient ce statut "en attendant qu'une modification de la loi du 7 juillet 1977 sur l'élection des députés européens permette" de leur accorder celui d'eurodéputé, jusqu'au prochain scrutin européen de juin 2014, poursuit le texte de la lettre.

"Je vous serais reconnaissant de faire procéder dans les plus brefs délais à cette désignation par l'Assemblée nationale en vous invitant, pour éviter toute polémique inutile, à retenir des modalités permettant la désignation d'observateurs appartenant l'un à un groupe de la majorité, l'autre à un groupe de l'opposition",.

La France a actuellement 72 eurodéputés en vertu du traité de Nice mais le traité de Lisbonne, qui entre en vigueur le 1er décembre, lui en accorde 74.

Posté le 30 novembre 2009 à 21h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

26 novembre 2009

La dette de la zone euro

Rapporteur spécial de la commission des finances, M. Fourcade s'inquiète de voir la France menacée d'une "dette perpétuelle":

"Il n'y a pas eu de ressources affectées au désendettement en 2009, et seulement 141 millions en 2008.

Plus loin on apprend que:

Au 31 mars [2009], la dette publique de la France atteignait 70,5 % du PIB. Elle était supérieure de 5 points à la moyenne de l'Europe des Vingt-sept, mais inférieure à celle de la zone euro qui s'élevait à 73,1 % du PIB.

Qui disait que l'euro assurerait une gestion plus saine des finances des états l'ayant adopté?

Posté le 26 novembre 2009 à 14h40 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (1)

25 novembre 2009

Bientôt un impôt européen?

C'est ce à quoi réfléchit le président de la Commission européenne José Manuel Barroso :

"J'ai l'intention d'examiner toutes les questions de fiscalité dans l'Union européenne, nous devons passer en revue toutes les ressources (financières) de l'UE, le programme sur lequel j'ai été élu dit qu'il faut examiner de possibles ressources propres"

Pas élu démocratiquement en tous cas...

Posté le 25 novembre 2009 à 19h37 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (2)

24 novembre 2009

Une communiste haut représentant de l'UE

Catherine Ashton, commissaire européen en charge du commerce, a été désignée haut représentant de l’Union européenne à la politique étrangère et de sécurité. "Ministre des affaires étrangères de l'UE" disent certains. Minute a fouillé sa biographie :

"[Elle] fut, entre 1977 et 1979, la trésorière d’un mouvement [...] : le CND, ou Campaign for Nuclear Disarmament. Cette organisation, qui comptait alors dans les 4000 membres, poursuivait un but unique: le désarmement nucléaire unilatéral. Autant dire que, dans le contexte de l’époque, le CND fut soupçonné par les services de renseignements occidentaux de saper délibérément la défense – et les capacités mentales de résistance – des peuples de l’Ouest, et particulièrement de la Grande-Bretagne où il était né et où il prospérait, au profit de l’Union soviétique. De là à en conclure que le CND était infiltré par des agents de l’Est, voire une création pure et simple de l’Union soviétique ou de l’un de ses satellites, il n’y a qu’un pas qui fut vite franchi. Le CND fut d’ailleurs pénétré, à leur tour, par des agents du MI5, le contre-espionnage britannique, et ses principaux dirigeants placés en permanence sur écoutes. [...]

Il apparaît que, dès le milieu des années 1970, elle en est un membre très actif. Et sans doute efficace puisque, en 1977, à l’âge de 21 ans, elle en devient la trésorière. Elle le restera durant trois ans. [...] Le président de l’époque, John Cox, est membre du Parti communiste. [...] Pour les services de renseignement britanniques, il ne fait en tout cas aucun doute que Cathy Ashton fut une sympathisante communiste, si ce n’est une militante clandestine de cette organisation. En 1977, note le MI5, le CND milite alors « pour l’abandon unilatéral de l’arme nucléaire, des bases nucléaires et des alliances nucléaires du Royaume Uni ». Il exige la sortie du Royaume-Uni de l’Otan. Cathy Ashton est sous surveillance. Le pays est en campagne électorale. Cathy Ashton tourne pour représenter le CND, recruter des adhérents, faire rentrer de l’argent. Elle va de réunion… communiste en réunion communiste. [...]

En 1980, le MI5 la localise aux Pays-Bas, où elle est allée rencontrer un groupe clairement communiste intitulé « Arrêt de la bombe à neutrons ». En décembre 1983, on la voit présider une réunion organisée par « Marxism Today », la revue théorique… du Parti communiste de Grande-Bretagne. En ce début des années 1980 toujours, elle se rend à plusieurs reprises en France pour y rencontrer… des cadres dirigeants du Parti communiste français. En est-il qui accepteront, maintenant, d’en témoigner? De raconter pourquoi cet te inconnue, officiellement en charge de rien, était reçue au siège du PCF et « à haut niveau »? Georges Marchais, qui en était le premier secrétaire à l’époque, est mort. Mais ce n’est pas lui qui était en charge des relations internationales. Et les archives du PCF existent. Il n’appartient qu’à Marie-George Buffet de les faire ouvrir. [...]

Un quart de siècle plus tard, le CND existe toujours. Son actuel patronne s’appelle Kate Hudson, et elle est membre du Parti communiste de Grande-Bretagne. Catherine Ashton, elle, a fait carrière au Parti travailliste dans le sillage de Tony Blair [...] La semaine prochaine, le Parlement européen doit encore auditionner Cathy Ashton. Une sorte de « grand oral » à l’issue duquel, si elle est adoubée, elle pourra entrer en fonctions le 1er décembre. Mais le Parlement européen a le pouvoir de bloquer sa nomination. Encore faut-il que les bonnes questions lui soient posées pour que les réponses qui pourraient amener les chefs d’Etat et de gouvernement à retirer sa candidature soient fournies."

Posté le 24 novembre 2009 à 08h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

23 novembre 2009

Du communisme à l'UE : la même idéologie ?

Le petit-fils et homonyme de l'ancien dirigeant communiste yougoslave, Josip Broz dit Tito, a été élu président du Nouveau parti communiste serbe qui a été créé hier. Lors du congrès fondateur, Josip Broz a déclaré :

"Nous luttons pour le respect de l'Histoire. Notre idéologie est celle de l'Union européenne, mais nous n'allons pas accepter à tout prix les chantages de l'Union".

Posté le 23 novembre 2009 à 08h19 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

21 novembre 2009

24.422,80 euros par mois

C'est le salaire du président du Conseil européen, que certains appellent déjà le président de l'UE. Il devrait aussi percevoir une indemnité d’installation égale à deux mois de traitement, une indemnité de résidence (15 % du salaire de base) et une indemnité mensuelle de représentation de 1418,07 euros. Soit au final 29.504,29 euros par mois.

Posté le 21 novembre 2009 à 12h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

20 novembre 2009

Vers un super-état européen

La nomination du président du Conseil européen et du haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères provoque la "consternation pour ceux qui voulaient donner plus de poids à l'Europe sur la scène mondiale", les deux protagonistes étant jugés "fades" ou "insignifiants". Mais Yves Daoudal fait remarquer que:

[...] l'objectif était qu'il y ait un « président de l'Europe » et un « ministre des Affaires étrangères de l'Europe », pour installer l'idée d'un super-Etat européen. La personnalité des titulaires n'a aucune importance. Dans les pays communistes, ce n'est pas le président qui décide des orientations, c'est le secrétariat du comité central. Ce que l'on appelle dans l'UE la Commission européenne.

(Les nominations devaient être « équilibrées » selon les normes politiciennes et politiquement correctes : on a donc choisi un homme de droite d'un petit pays et une femme de gauche d'un grande pays...)

Posté le 20 novembre 2009 à 15h51 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (0)

Sémantique européiste

Communiqué de Jean-Marie Le Pen après la nomination de Herman Van Rompuy au poste de président du Conseil européen et de Catherine Ashton au poste de haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères (via le blog d'Yves Daoudal):

L'étape du traité de Lisbonne dans la construction d'un super-Etat européen est déjà dépassée, avant même que ce traité entre en vigueur.

Il paraît que nous avons désormais un « président de l'Union européenne », voire même un « président de l'Europe ». Mais le traité de Lisbonne instituait un « président du Conseil européen », chargé de présider les réunions des dirigeants des pays membres et non de « présider l'Europe ».

Il paraît que nous avons maintenant un « ministre des Affaires étrangères » de l'Union européenne. Même M. Barroso l'appelle ainsi. Mais le traité de Lisbonne instituait un « haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ». C'est dans le projet de Constitution européenne qu'il était  appelé « ministre des Affaires étrangères ». L'abandon de ce titre était l'un des changements cosmétiques destinés à gommer les aspects de la Constitution européenne qui relevaient trop manifestement d'un super-Etat européen.

Mais le maquillage n'aura même pas tenu jusqu'à l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

Posté le 20 novembre 2009 à 14h40 par François Caussart | Lien permanent | Commentaires (1)

19 novembre 2009

Le président du Conseil européen est le Belge Herman Van Rompuy

R Van Rompuy déclarait en décembre 2004 :

"La Turquie ne fait pas partie de l'Europe et ne fera jamais partie de l'Europe... Un élargissement de l'UE pour inclure la Turquie ne peut pas être considéré comme une simple extension comme dans le passé. Les valeurs universelles qui sont en vigueur en Europe, et qui sont aussi des valeurs fondamentales du christianisme, perdront de leur force avec l'entrée d'un grand pays islamique comme la Turquie."

Posté le 19 novembre 2009 à 22h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (18)

La souveraineté de l'UE

Lu dans Daoudal Hebdo :

U "La Commission européenne a publié le 11 novembre un livre vert sur la prétendue « initiative citoyenne » prévue par le traité de Lisbonne. Elle «se réjouit» de cette nouvelle disposition qui «permettra aux citoyens de mieux faire entendre leur voix en leur donnant le droit de s’adresser directement à la Commission». C’est, dit-elle, l’une des «innovations majeures» du traité de Lisbonne, qui cherche à «renforcer le tissu démocratique de l’Union» (sic) [...]

Le 7mai, [le Parlement européen] a voté une résolution sur «la mise en oeuvre de l’initiative citoyenne». Un long texte, comme d’habitude, comportant pas moins de 30 considérants, où l’on relève cette affirmation: «De ce fait, les citoyens joueront un rôle direct dans l'exercice de la souveraineté de l'Union européenne, puisqu'ils seront pour la première fois directement impliqués dans le lancement de propositions législatives européennes, sur le même plan que le Conseil et le Parlement.» On passera sur la bonne blague des citoyens qui vont être «sur le même plan» que le Conseil et le Parlement. Ce qui frappe est l’expression «souveraineté de l’Union européenne». Il n’y a plus de souveraineté des États. Il n’y a plus qu’une «souveraineté de l’Union européenne». C’est au détour d’une phrase, sans explication, comme si c’était une évidence."

Yves Daoudal décrypte ensuite les moult conditions posées par la Commission pour permettre une initiative citoyenne. Et là, vous vous en doutez, on s'aperçoit que tout cela n'est qu'une vaste fumisterie

Posté le 19 novembre 2009 à 09h22 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (0)

18 novembre 2009

Toujours plus loin dans la supra-nationalité

Il fallait s'y attendre. Le traité de Lisbonne n'est même pas entré en vigueur que les européistes favorables à une Europe fédérale et supra-nationale évoquent déjà l'étape suivante.

Ainsi, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, s'est prononcé pour la création d'une armée européenne :

Armée européenne "Si nous n'avons pas de politique étrangère commune, il y a un risque que l'Europe devienne marginalisée. Elle va être dépassée par le G2 de l'Amérique et la Chine, c'est-à-dire l'axe pacifique, tandis que l'axe atlantique sera oublié (...) Après Lisbonne nous n'avons plus d'alibis (...) Chaque pays apporte une contribution militaire identique, chacun apporte des véhicules blindés, des hommes, des chars, des avions, en Afghanistan. Si nous avions une armée européenne, l'Italie pourrait envoyer des avions, la France des chars, la Grande-Bretagne des véhicules blindés, et de cette façon nous pourrions optimiser nos ressource

Cette idée avait déjà été évoquée par Angela Merkel en 2007

Posté le 18 novembre 2009 à 12h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

17 novembre 2009

Le Kosovo sacré sur l'autel de l'idéologie unique

Les "Kosovars" ont voté ce week-end dans un "pays" issu d'une division arbitraire et d'un diktat international. Le pays a quand même reçu les palmes de l'idéologiquement correct de la part de la gente internationale. Florilège

Le Kosovo "a réussi le test de la démocratie";
"Nous nous sommes tous élevés au-dessus des appartenances de partis ou d'ethnies, unis autour de l'emblème de l'Etat du Kosovo'";
"les élections contribueront à la "transition du Kosovo vers une société multi-ethnique";
"le Kosovo avait manifesté une "certaine maturité" lors des élections"...

Avec autant de satisfecit, ce "pays" se voit ouvrir la voie royale vers la scène internationale. Sa réalité l'entraîne vers la catastrophe. Peu importe, c'est l'affichage qui compte et surtout l'auto-détermination, quitte à la manipuler de l'extérieur.


Posté le 17 novembre 2009 à 21h34 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (3)

Les parlementaires français sauront-ils s'opposer à l'UE ?

Lu sur l'Observatoire du Parlement :

"La mise en oeuvre du traité de Lisbonne est prévue pour le premier décembre, aussi le Secrétaire d'Etat chargés des affaires européennes a tenu en rappeler certaines conséquences importantes, lors du conseil des ministres d'hier (16 novembre) :

"il conviendra de prendre en compte les nouveaux équilibres institutionnels issus du traité, qui renforce les prérogatives politiques et budgétaires du Parlement européen, et étend la procédure de co-décision à de nombreux domaines, tels que les objectifs de la politique agricole commune et la coopération judiciaire en matière pénale. Le traité accroît également les pouvoirs des parlements nationaux, qui auront la faculté de s’opposer à des textes qui enfreindraient les principes de subsidiarité et de proportionnalité, et confère de nouvelles prérogatives à la Cour de justice de l’Union européenne dans les contentieux avec les Etats sur l’application du droit communautaire."

Reste à savoir si nos parlementaires se montreront suffisamment jaloux de leurs prérogatives et de leur représentativité".

Posté le 17 novembre 2009 à 12h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

15 novembre 2009

Amitié franco-allemande dans une Europe unifiée? Mais bien sûr...

L'Europe, symbole de paix et de réconciliation; l'UE, garantie de puissance commune et gage de convivialité... les mythes et mensonges ont la vie dure. Et pourtant, les faits sont là, la guerre existe toujours. Elle a simplement changé de terrain et a toujours son lot de victimes et de dégâts : 

"Que font nos concurrents européens ? Soumis à l’idéologie d’un système ultralibéral moribond et dépourvu d’une volonté réelle de rompre avec une Europe qui fait triompher un libre-échange monétariste, les pays membres sont condamnés à se faire la guerre les uns les autres à coups de prix de plus en plus bas. 
Faute de délocaliser certaines productions agricoles avec la même facilité que les activités industrielles et de service, l’Europe délocalise son agriculture « à l’envers » : au lieu de délocaliser la production, on importe de la main d’œuvre à bas prix pour réduire la part des salaires dans la valeur ajoutée. 
Si pendant longtemps, ce type de pratiques impliquait essentiellement des pays du pourtour méditerranéen, aujourd’hui, elle se pratique au sein de l’UE. 
Par exemple, depuis dix ans, le chiffre d’affaire des producteurs allemands de fraises, d’asperges et de salades a augmenté dans la même proportion qu’il a baissé en France. Pour ce secteur, où le coût de la main d’œuvre intervient pour 60% dans le coût de revient, ce sont les bas salaires qui sont déterminants. En Allemagne, une heure de cueillette revient à 6 euros, contre 12 euros en France. Mais cette pratique ne se limite pas au secteur des fruits et légumes. Une étude de l’Institut du Porc du 17 février 2009 démontre que dès 2008, plus des deux tiers des salariés de l’industrie de la viande porcine étaient des travailleurs des pays de l’Europe centrale fournis par des prestataires de service. Le prix de cette main-d’œuvre n’est que de 7 euros l’heure contre 15 euros pour des nationaux et elle est de 20 euros en France. 
Ce n’est donc pas l’arrivée du plombier polonais de M. Bolkestein que Sarkozy nous prépare, mais celui d’intérimaires polonais payés aux conditions de leur pays d’origine pour travailler dans les champs de légumes et dans les serres de l’hexagone
Suggestion : s’il s’avère trop compliqué de délocaliser Nicolas Sarkozy dans un pays lointain, on pourrait envisager d’importer par exemple le président des Iles Féroé. Le prix de la douche installé pour ce dernier s’avèrerait sans doute largement en dessous des 250 000 euros payés par le contribuable français pour installer la douche de Sarkozy lors du sommet de la Méditerranée en juillet 2008 et dont il ne se serait même pas servi ! Bien sur, il ne s’agit de notre part nullement d’une proposition, mais d’un sujet à analyser afin de disposer des mêmes armes que nos concurrents !"
D'autres exemples?

Posté le 15 novembre 2009 à 21h50 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (2)

14 novembre 2009

Après Lisbonne, la sortie de l' UE ?

Lu dans Daoudal Hebdo :

"L’idée d’une remise en cause radicale de l’Union européenne pourrait gagner du terrain un peu partout, maintenant que la situation est verrouillée par le traité de Lisbonne. Ainsi a-t-on pu entendre le chef de cabinet de Vaclav Klaus, Petr Hajek, déclarer que l’objectif du président tchèque était désormais que son pays recouvre sa « souveraineté perdue » en quittant l’UE. Quelle que soit la volonté de Vaclav Klaus, la situation politique de son pays rend impossible la réalisation d’un tel projet. Mais cela montre que l’idée est dans l’air, et pas seulement en Grande-Bretagne. Elle l’est d’autant plus que le traité de Lisbonne, contrairement aux traités précédents, prévoit explicitement qu’un pays puisse quitter l’UE.

Une disposition dont parlent volontiers les europhiles avec ironie : Eh bien, s’ils veulent partir, qu’ils partent. Le traité qu’ils pourfendent le leur permet… Mais sous l’ironie perce l’inquiétude. Si le processus s’engage, il pourrait se poursuivre, car nombre de pays ont accepté malgré eux le traité de Lisbonne. Sans oublier que le Danemark, s’il a ratifié tous les traités, s’est exempté de tout ce qui constitue à proprement parler l’Union européenne (citoyenneté, monnaie, coopération policière et judiciaire, défense européenne). Il n’en faudrait pas beaucoup pour voir une épidémie de retraits… et la désagrégation de leur Union soviétique, euh, pardon, européenne."

Posté le 14 novembre 2009 à 10h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

13 novembre 2009

Pays-Bas : surveillés, contrôlés, rackettés

La voiture, symbôle de la liberté? Le GPS, synonyme de tranquilité? Que nenni aux Pays-Bas :

"Chaque véhicule sera équipé d'un appareil muni d'un GPS qui surveillera sur combien de kilomètres, quand et où l'on conduit. Ces données seront envoyées à un bureau d'encaissement qui établira la facture".

Horaires, trajets, point de départ, point d'arrivée, etc seront enregistrés... et en plus il leur faudra payer! A quand le tour de la France au nom de l'UE?

Posté le 13 novembre 2009 à 22h08 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (11)

12 novembre 2009

L'UE fonctionne comme l'ancienne Union Soviétique

La présidence suédoise du Conseil européen a convoqué un sommet extraordinaire le 19 novembre pour élire le président de l'UE et le Haut Représentant. Daoudal fait remarquer :

"le traité de Lisbonne entre en vigueur le 1er décembre. Il ne peut évidemment pas y avoir d'élection du président, en application du traité de Lisbonne, avant le 1er décembre. L'élection du 19 novembre sera une mascarade illégale. Une de plus."

Comme l'écrit El Mundo, "l'Union européenne fonctionne comme l'ancienne Union Soviétique".

Posté le 12 novembre 2009 à 17h13 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

11 novembre 2009

Le MPF veut la fin de l'UERSS

Extrait d'un communiqué du 9 novembre :

U "Nous attendons toujours le procès et la reconnaissance des crimes communistes [...]. Triste bilan, cependant, que ces 20 dernières années : un mur est certes tombé, mais un autre s’est peu à peu et méthodiquement dressé derrière lui. [...]

Le fonctionnement de l’Union Européenne et de l’URSS présente, en effet, d’étranges ressemblances, dont la conséquence est bien la disparition de la séparation des pouvoirs, fondement de la démocratie. Tout comme l’était le Politburo au temps de l’empire des Soviets, la Commission Européenne regroupe quelques fonctionnaires qui détiennent le quasi-monopole du pouvoir exécutif. Les décisions de ce Politburo étaient avalisées par le Soviet suprême tout comme sont actuellement avalisées les directives européennes par le Parlement Européen. Alors que l’URSS faisait régner l’ordre par la force armée, les euromondialistes plient les peuples à leur volonté en usant du chantage économique et de la contrainte de la ratification forcée, comme nous l’avons vu faire avec la France, l’Irlande, et récemment, avec Vaclav Klaus après leurs refus de ratifier le traité de Lisbonne. Par ailleurs, l’expansion constante de l’URSS était la garantie de son existence. Est-ce là une attitude bien différente de l’Union Européenne qui est prête à faire entrer la Turquie dans l’UE, après un processus d’adhésion des pays de l’Est mené à marche forcée ? Nous savons tous que les dissidents du régime communiste étaient envoyés au goulag. Les voix discordantes aux discours de convenance en Europe sont neutralisées par le politiquement correct, qui s’impose chaque jour un peu plus comme une forme de goulag intellectuel. Enfin, il apparaît que les finalités des deux projets présentent d’étranges similitudes : imposer une nouvelle identité. [...]

Le XXème siècle a vu la chute du Mur de Berlin et la fin de l’URSS. Souhaitons que le XXIème siècle sonne aussi le glas d’une expérience européenne qui transforme notre continent en une sorte « d’UERSS ».

Posté le 11 novembre 2009 à 22h35 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

L'Alliance européenne des mouvements nationaux

Le vice-président du Front national Bruno Gollnisch a annoncé hier le lancement fin novembre de l'"Alliance européenne des mouvements nationaux", regroupant plusieurs formations d'Europe. Cette "Alliance va se structurer en association sans but lucratif" qui déposera ses statuts le 25 novembre à l'occasion de la prochaine session du Parlement européen.

Outre le Front national (3 eurodéputés), deux autres partis sont à l'origine de cette initiative : le Hongrois Jobbik (3 eurodéputés) et le British National Party (2 eurodéputés).  D'autres formations européennes qui ne sont pas nécessairement représentées au Parlement européen ont d'ores et déjà rejoint cette nouvelle "Alliance": Sverige Demokraterma (Suède), Fiamma tricolore (Italie) présidée par l'ex-eurodéputé Luca Romanioli et le Front National Belge. Les représentants de ces mouvements réclament :

  1. La création d’une Europe des nations libres, égales et indépendantes dans le cadre d’une confédération d’Etats souverains, qui s’abstienne de prendre des décisions sur les questions traitées à juste titre par les Etats eux-mêmes ;
  2. Le rejet de toute tentative de créer Super-Etat européen ;
  3. La promotion de la liberté, de la dignité et de l’égalité des droits de tous les citoyens et l’opposition à toute forme de totalitarisme ;
  4. La primauté du vote direct des peuples ou de leurs représentants élus sur les décisions de tout organisme administratif ou bureaucratique ;
  5. La protection effective de l’Europe contre les nouvelles menaces que constituent le terrorisme aussi bien que l’impérialisme politique, économique, financier ou religieux.
  6. Le règlement dans des conditions humaines et pacifiques du problème de l’immigration notamment par le moyen d’une coopération internationale visant au développement et à l’autosuffisance des pays du tiers monde ;
  7. De fortes politiques en faveur des familles, visant à résorber le déficit démographique de l’Europe et à promouvoir les valeurs traditionnelles dans la société ;
  8. La préservation de la diversité en Europe telle qu’elle résulte de la variété des identités, des traditions, des langues et des cultures originelles ;
  9. Un combat commun des peuples d’Europe contre le dumping social et les effets destructeurs de la mondialisation.

Posté le 11 novembre 2009 à 15h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

10 novembre 2009

L'élection du Président du Conseil de l'UE : magouilles et opacité

De Jean Quatremer :

"L’élection, même par un corps électoral composé de seulement de vingt-sept personnes, du premier Président du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement et du ministre des Affaires étrangères de l’Union aurait pu être un moment symboliquement fort de la relance européenne, après les heurs et malheurs du projet avorté de Constitution et du traité de Lisbonne. C’est raté ! Les États membres offrent le spectacle de ce que l’Europe produit de pire, la magouille d’arrière-salle, le marchandage de couloir, le maquignonnage de foire agricole. Les citoyens, simples spectateurs d’une pièce écrite sans eux, en sont réduits à guetter la fumée noire ou blanche qui jaillira du Justus Lipsius, le bâtiment du Conseil des ministres, à l’issu du conclave des « chefs » et à applaudir au choix forcément avisé de leurs dirigeants. [...]

Cette absence totale de démocratie et même tout simplement de transparence (l’une n’allant d’ailleurs pas sans l’autre et réciproquement) est une occasion manquée de rendre plus proches les institutions communautaires des citoyens dont les gouvernements européens portent l’entière responsabilité."

Posté le 10 novembre 2009 à 08h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

09 novembre 2009

L'autre Mur qui résiste en Europe

Il est à Chypre, divisée depuis l'invasion turque de 1974. L'UE a intégré Chypre en 2004 sans régler le contentieux. Le nord de l'île, occupé par la Turquie, n'est pas reconnu par la communauté internationale. Et certains diplomates pensent qu'en intégrant la Turquie dans l'UE, ce problème se résoudra de lui-même ! Comme si l'UE avait intégré l'URSS dans les années 1980 pour régler le problème du Mur de Berlin ! Comme le dit Pierre Lellouche :

"Situation ubuesque : un Etat membre de l'UE est occupé par un pays candidat ! Il faut agir."

Posté le 9 novembre 2009 à 15h29 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Le droit supranational s'impose

Dans un arrêt de principe rendu le 30 octobre par l’Assemblée du contentieux, sa plus solennelle formation, le Conseil d'Etat reconnaît désormais qu’une directive européenne, même s’il elle n’a pas été transposée dans le droit national, peut-être directement invoquée par un justiciable.

Il faut savoir qu’il y a deux sortes de textes en droit communautaire, les règlements et les directives. Si les premiers sont directement applicables dans l’ordre juridique interne, les secondes laissent les États libres des moyens à employer pour parvenir au but commun : ils doivent donc prendre, dans un délai donné, des mesures de transpositions, en adoptant une loi ou un décret. En réalité, cette distinction est devenue largement artificielle, les directives étant de plus en plus précises au point de ne plus laisser beaucoup de marges aux législateurs nationaux.

En clair, notre Parlement ne sert plus à rien.

Posté le 9 novembre 2009 à 08h36 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

05 novembre 2009

UE : les pays de l'Est s'organisent pour peser

Et cela irrite Nicolas Sarkozy, et menace la suprématie de l'axe franco-allemand.

Posté le 5 novembre 2009 à 14h40 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Il va y avoir 2 Ubu pour régner sur l'UE

Lu dans Daoudal Hebdo :

"[L]e traité de Lisbonne, qui institue un président de l’UE pour cinq ans (deux ans et demi renouvelables), laisse en place la présidence tournante tous les six mois. Il va donc y avoir deux présidences européennes. Celle du président élu par ses pairs, et celle du pays qui préside le Conseil européen… Théoriquement, le président de l’UE doit s’occuper des sommets, et la présidence tournante doit s’occuper des réunions des ministres. Mais il est bien évident que la politique au niveau ministériel n’est pas sans rapport avec la politique des chefs de gouvernement…

La semaine dernière, les dirigeants des trois pays qui vont exercer la présidence tournante entre le 1er janvier 2010 et le 30 juin 2012 (Espagne, Belgique, Hongrie) se sont réunis à Bruxelles, officiellement pour présenter le logo commun de leurs présidences (ce qui est une curieuse nouveauté, toujours dans le même sens de l’effacement des souverainetés et des identités nationales). Mais c’était surtout pour faire savoir qu’ils n’avaient pas l’intention de se laisser marcher sur les pieds par un président de l’UE qui se prendrait pour le grand chef. [...] Le Parlement européen discutera le 11 novembre du rôle du président de l’UE, qui devrait être désigné par les 27 quelques jours plus tard. Ce sera à l’Espagne d’essuyer les plâtres, et de montrer comment peuvent cohabiter deux présidences, dans cette gouvernance européenne de plus en plus absurde."

Posté le 5 novembre 2009 à 09h39 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

04 novembre 2009

La CEDH interdira-t-elle aussi les citrouilles ?

Réaction du cal Bertone à l'interdiction des crucifix :

"Malheureusement cette Europe du Troisième millénaire ne nous laisse que les citrouilles et nous prive des symboles les plus chers [...] Nous devons chercher à conserver de toutes nos forces les signes de notre foi, pour ceux qui croient et ceux qui ne croient pas."

Il s'est félicité du choix du gouvernement italien de présenter un recours contre la sentence de la Cour.

Posté le 4 novembre 2009 à 15h04 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

Interdiction des crucifix par la CEDH : réactions

Après la réaction du Vatican, c'est à une quasi-unité nationale que l'on assiste en Italie. Le Corriere della Sera écrit :

"Le verdict de la Cour de Strasbourg a fait un petit miracle: celui de créer une quasi-unité nationale en défense du symbole du christianisme".

C La droite italienne a attaqué le verdict de Strasbourg, rejointe le chef du Parti démocrate, Pierluigi Bersani, qui a lui aussi déploré que "le bon sens soit devenu victime du droit". L'autre parti d'opposition Italie des valeurs a dénoncé "une réponse erronée à une demande de laïcité".

En Espagne, les organisations regroupant les écoles privées se sont insurgées contre cette décision "inadmissible et surprenante", estimant que "si quelque chose de la sorte devait se passer en Espagne, il faudrait manifester avec force". Mais les laïcistes ont demandé au gouvernement socialiste de Zapatero de s'inspirer de cette décision en exigeant le retrait immédiat des symboles religieux des établissements publics. En 2008, un tribunal de Valladolid saisi par un parent d'élève avait pour la première fois ordonné à une école publique de "retirer les symboles religieux des salles de classe", suscitant la colère des catholiques.

En France, cette question ne se pose malheureusement pas puisqu'il ne semble pas qu'un crucifix soit encore accroché dans une école publique.

Posté le 4 novembre 2009 à 13h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

03 novembre 2009

Nouvelle tuile pour le Traité de Lisbonne

Et elle vient de France, si on en croit La Lettre de l'Expansion (version papier). En effet, l'application de ce traité prévoit l'arrivée d'une quinzaine de nouveaux eurodéputés à Bruxelles. La France en comptera deux de plus, soit 74. Or leur désignation n'est pas réglée. Avant les dernières élections européennes, l'Elysée pensait qu'il suffisait d'un décret pour les désigner. Durant l'été, le bureau des élections du Ministère de l'Intérieur a refusé de valider cette proposition de décret. Craignant de se faire retoquer au Conseil d'Etat, l'Elysée envisage de faire voter une loi au Parlement, pour convoquer un scrutin spécifique, qui se tiendrait en mars, en même temps que les élections régionales, si la loi est voté en décembre.

2 options sont envisagées : un scrutin dans les 2 circonscriptions les moins bien pourvues, ou bien auprès des Français de l'étranger. Dans les 2 cas, l'ensemble des nouveaux eurodéputés ne pourra pas siéger au Parlement avant mars. Ce qui retarde d'autant l'application du Traité de Lisbonne.

Mais il n'est pas certain que les eurocrates appliquent le droit qu'ils édictent eux-même. On le voit d'ailleurs au sujet des commissaires européens, dont le mandat s'est achevé le 31 octobre et qui restent pourtant accrochés à leur maroquin.

Posté le 3 novembre 2009 à 12h18 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

30 octobre 2009

L'UE s'est donc soumise aux desiderata tchèque

L'européiste Jean Quatremer nous en apprend un peu plus sur les négociations nocturnes à Bruxelles :

K "La présidence suédoise de l’Union a estimé, après des contacts avec Prague, qu’une simple déclaration ne suffirait pas et qu’il fallait un « protocole » en bonne et due forme. Cela implique donc une ratification par l’ensemble des États membres. Comme il n’est pas question de recommencer le processus de ratification de Lisbonne, ce protocole sera annexé au prochain traité d’adhésion, sans doute celui de la Croatie, comme l’a expliqué hier soir Fredrik Reinfeldt, le premier ministre suédois. «Le processus de ratification de ce nouveau traité me fait penser à un marathon, mais à un marathon à obstacle», a soupiré le président de la Commission, José Manuel Durao Barroso. [...] En pratique, la Tchéquie va bénéficier du même protocole que le Royaume-Uni et la Pologne qui précise que

"la Charte n’étend pas la faculté de la Cour de justice de l’Union européenne ou de toute juridiction de la Pologne ou du Royaume-Uni, d’estimer que les lois, règlements ou dispositions, pratiques ou actions administratives de la Pologne ou du Royaume-Uni sont incompatibles avec les droits, les libertés et les principes fondamentaux qu’elle réaffirme"."

Posté le 30 octobre 2009 à 15h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

29 octobre 2009

Jean-Louis Borloo Falcon

F Mardi 20 octobre se tenait à Luxembourg un dîner consacré à la contribution européenne à la lutte contre le réchauffement climatique, rassemblant les ministres européens de l'Environnement. On ne sait pas si les ministres ont mangé de la viande, mais on sait que Jean-Louis Borloo a utilisé un Falcon gouvernemental pour effectuer un aller-retour éclair. Les autres ministres en ont été interloqués. D'ailleurs, ils n'ont pas été capables de s'entendre. (source La Lettre de l'Expansion)

Posté le 29 octobre 2009 à 10h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)


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