21 juin 2017

Aidons LR à clarifier sa ligne politique

Avec la scission du groupe parlementaire à l'Assemblée, les lignes politiques vont pouvoir se clarifier. Encore faut-il que la direction du parti LR acte cette situation.

En octobre prochain, aura lieu une élection importante : celle du prochain président des Républicains.

Le sénateur des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi considère que la recomposition des Républicains se fera lors de l’élection de son président en octobre prochain.

« Ça veut dire que Laurent Wauquiez, que peut-être Xavier Bertrand, que Valérie Pécresse.. Je ne sais pas… il y en a peut-être d’autres qui envisagent d’y aller (…) Il faudra qu’ils y aillent mais il faudra qu’ils y aillent sur un projet. Et c’est sur ce projet là qu’aura lieu le débat de la recomposition de la droite. Celui qui sera élu portera le projet de recomposition ».

Les candidats probables sont Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse. Ou d'autres. Mais, pour pouvoir voter, il faudra être adhérent au 30 juin.

On peut adhérer à Sens Commun ou directement à LR, peu importe.

Posté le 21 juin 2017 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent

4 ministres à la trappe : le quinquennat Macron n'a pas fini de nous amuser

François Bayrou aura été ministre un mois, depuis son départ du gouvernement Juppé, en 1997. Jusqu'à la dernière minute, il se sera battu pour y rester. Le maire de Pau a démissionné ce jour, comme Marielle de Sarnez, Richard Ferrand et Sylvie Goulard (en plein salon du Bourget, cela fait désordre pour les membres du ministère des Armées qui l'attendaient sur le salon...). Le nouveau gouvernement ex-PS, LREModem a été nommé :

  • Nicolas Belloubet, juriste et membre du Conseil constitutionnel, devient ministre de la Justice.
  • Florence Parly, qui avait été secrétaire d'État au Budget dans le gouvernement Jospin (de 2000 à 2002), passée depuis par Air France, depuis mars 2016 directrice générale de SNCF Voyageurs, est nommée ministre des Armées.
  • Le député ex-PS Stéphane Travert devient ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation (en remplacement de Richard Ferrand) ;
  • le conseiller Julien Denormandie devient secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires (Jacques Mézard, qui remplace Richard Ferrand) ;
  • Benjamin Griveaux, porte-parole de LREM devient secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances (Bruno Le Maire reste en poste).
  • Le MoDem garde sa représentation au gouvernement avec la nomination de Jacqueline Gourault comme ministre auprès de Gérard Collomb (Intérieur) et Geneviève Dariseussec comme secrétaire d'État auprès du ministre des Armées.
  • Sébastien Lecornu (président LR du département de l'Eure) est nommé secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot et le sénateur ex-LR (depuis longtemps En Marche) Jean-Baptiste Lemoyne est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

Par ailleurs, le ministre du travail Muriel Pénicaud affronte une première grève… dans son ministère :

"Mardi 20 juin, tous les syndicats implantés dans le ministère du travail ont appelé à faire grève pour dénoncer la « baisse drastique » des effectifs. Plusieurs centaines de personnes – dont certaines avaient fait le déplacement depuis Lyon, Toulouse et d’autres métropoles régionales – se sont rassemblées à Paris."

4 ministres disparus en 1 mois suite à des affaires + 1 grève dans un ministère = Le quinquennat Macron s'annonce très rigolo.

Posté le 21 juin 2017 à 19h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

20 juin 2017

Jean-Marie Le Pen : "Madame Le Pen n'a pas compris les raisons de son échec"

Drôle d'anniversaire pour Jean-Marie Le Pen qui a fêté son 89ème anniversaire devant les grilles cadenassés du siège du FN l'empêchant ainsi d'assister au bureau politique du parti qu'il a fondé et dont il est toujours président d'honneur mais exclu :

Le-pen"Jean-Marie Le Pen, exclu du FN en août 2015 mais rétabli comme président d’honneur du parti par décision de justice, s’est vu mardi matin refuser l’accès au siège du parti à Nanterre où se déroule une réunion du bureau politique frontiste, une «voie de fait» selon lui. La grille du «Carré», le siège du parti d’extrême droite, était bloquée par une chaîne pour empêcher l’accès au cofondateur du Front national en 1972, a constaté une journaliste de l’AFP. Les dirigeants du parti (Marine Le Pen, Florian Philippot, Nicolas Bay, Wallerand de Saint-Just) avaient prévenu ces derniers jours M. Le Pen qu’ils ne le laisseraient pas rentrer, alors même qu’il en a légalement le droit. M. Le Pen, 89 ans ce mardi, était accompagné d’un huissier.

«Je vous demande de prendre acte du fait que les entrées du local où doit se tenir le bureau politique sont condamnées par des chaînes. Comme j’ai passé l’âge de sauter les barrières...», lui a-t-il dit.

Devant la presse, ensuite, M. Le Pen a rappelé sa situation: «Je n’étais pas convoqué mais j’en suis membre de droit pour des raisons statutaires et qui ont été confirmées solennellement par différentes instances judiciaires». «Par conséquent, le bureau du FN, en prenant cette décision, brave à la fois les statuts, les décisions du congrès, les décisions des tribunaux et je dirais les lois de la pudeur la plus élémentaire mais ceci n’est pas fait pour nous étonner», a lancé l’eurodéputé.

Et d’attaquer: «On sait qu’au FN, il n’y a pas la reconnaissance du ventre. Si je n’avais pas prêté neuf millions d’euros au FN, non seulement il n’aurait pas pu participer aux élections législatives mais même pas aux élections présidentielles. C’est par cette délicatesse du cœur particulière que Marine Le Pen a tenu à me faire un cadeau le jour de mon anniversaire

«Le FN vient de subir deux échecs cinglants, un aux élections présidentielles, un aux élections législatives. La règle démocratique et républicaine, c’est à l’exemple de M. Cambadélis: dans ces conditions, on démissionne. Le bureau exécutif du FN aurait dû démissionner», a-t-il estimé.

Interrogé sur la nécessité d’une démission aussi de Marine Le Pen, à la tête de ce bureau exécutif, M. Le Pen a répondu: «A mon avis oui». Qui pour la remplacer? «Au FN d’en décider. Il y aura sûrement quelqu’un. Personne n’est irremplaçable». Eventuellement le vice-président Florian Philippot, avec qui il a des rapports houleux? «Ca m’étonnerait beaucoup. Il n’a pas la cote de popularité suffisante me semble-t-il.»

Jean-Marie Le Pen a ajouté :

Jean marie le pen"Il y a une règle fondamentale en politique, en période électorale on a que des amis. Commencer, un an avant les élections par exclure une partie de gens du mouvement, symbolisée au combien par le président fondateur, c'est évidemment une faute capitale qui condamnait en elle-même ces élections à l'échec. Sans parler du rôle personnel que Madame Le Pen a pu y jouer dans les derniers moments, et sur lesquels moi par pudeur paternelle, je passerai. Visiblement Madame Le Pen n'a pas compris les raisons de son échec, en tout cas elle ne les a pas admises, avec une tendance à faire porter sur les autres les responsabilités qui sont les siennes (...)

Je suis en faveur, dans un pays qui est menacé mortellement d'une déferlante migratoire à brève échéance, je suis partisan de toutes les unions de patriotes possibles."

Posté le 20 juin 2017 à 11h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (23)

Jacques Bompard prône l'union des droites à l'assemblée nationale

Posté le 20 juin 2017 à 06h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Le féminisme : priorité du nouveau ministre des Armées, Sylvie Goulard [Add.]

C'est une initiative pour le moins déroutante, pour rester poli, de la ministre des armées, Sylvie Goulard. On se demande bien quel est l'intérêt de faire du féminisme ou du communautarisme sexuel à l'heure où le budget des armées est menacé d'une réduction de 2,66 milliards d'euros, où l'augmentation de ce même budget à 2% du PIB semble être désormais incompatible avec le programme de Macron et où la sécurité des Français et des Européens est un enjeu majeur :

"La ministre des Armées a lancé une invitation à ses collègues ministres de la Défense, des femmes qui occupent "des postes de premier plan dans la sécurité et la défense de l'Europe" et qui ont "quelque chose de particulier à apporter".

Sylvie Goulard souhaiterait les réunir le 13  juillet "pour une séance de réflexion, suivie d'un moment de convivialité" puis de la traditionnelle réception à l'Hôtel de Brienne et, enfin, du défilé du 14 juillet (...)"

Addendum : Sylvie Goulard ayant démissionné de son poste de ministre des armée aujourd'hui n'aura pas l'occasion de porter à termes ce projet majeur pour nos armées et la Défense en général...

Posté le 20 juin 2017 à 06h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

19 juin 2017

Dans les duels FN-LREM, 48% des électeurs LR-UDI ont choisi le FN

C'est 3 fois plus que les électeurs de la France Insoumise... :

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L'électeur FN ne vote pas d'abord pour son pouvoir d'achat, mais à cause de l'immigration, du terrorisme et de l'insécurité :

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Posté le 19 juin 2017 à 22h02 par Michel Janva | Lien permanent

Libération compte les députés homosexuels

...pour regretter qu'il n'y en ait pas autant qu'en Grande-Bretagne où ils représenteraient 6,9% des élus contre 0,8% en France :

"La prochaine Assemblée sera un chouïa plus gay. Disons un soupçon. Ce dimanche, au terme du second tour des élections législatives, cinq députés homosexuels, à notre connaissance, ont en effet été élus ou réélus, soit deux de plus (seulement) que lors de la précédente législature. Parmi ces parlementaires, le sénateur-maire socialiste d’Alfortville Luc Carvounas, premier parlementaire français marié à une personne du même sexe, l'ex-adjoint chargé du commerce à la mairie du IVème arrondissement de Paris, Pacôme Rupin (LREM), pacsé avec son compagnon, le co-fondateur de GayLib passé au Front national Sébastien Chénu dans la 19e du Nord et l’adjoint au maire FN d’Hénin-Beaumont Bruno Bilde, dans la 12e du Pas-de-Calais, font leur entrée dans l’hémicycle. Le député-maire LR de Coulommiers Franck Riester, élu avec 68,89% des suffrages dans la 5e circonscription de Seine-et-Marne, est lui le seul sortant à obtenir sa réélection (...)

Néanmoins, ces (...) députés ouvertement gays (tous des hommes) représentent un peu plus de 0,8% des élus du Palais Bourbon. Une représentation minime si l’on compare avec les 45 députés ouvertement LGBT élus à la Chambre des communes la semaine passée, soit 6,9% des députés britanniques."

Posté le 19 juin 2017 à 14h02 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

La condamnation de Valeurs Actuelles annulée par la Cour de cassation

C'est une belle victoire pour la liberté d'expression :

Titrée "Naturalisés l'invasion qu'on nous cache", l'édition du 22 septembre 2013 du magazine de droite présentait également en appel de une: "Deux Français sur trois contre les naturalisations massives de Valls", "Islam, immigration: comment la gauche veut changer le peuple", "Le poids des musulmans n'a cessé d'augmenter". 

Outre l'amende, la justice avait ordonné, en première instance comme en appel, la publication d'un communiqué judiciaire en page de sommaire du journal. Elle avait condamné M. de Kerdrel a verser des dommages et intérêts à plusieurs associations luttant contre le racisme qui étaient parties civiles. Le responsable du journal avait formé un pourvoi en cassation. Il a obtenu gain de cause

Dans sa décision rendue mercredi, consultée par l'AFP, la haute juridiction a jugé que les propos litigieux, "portant sur une question d'intérêt public relative à la politique gouvernementale de naturalisation, ne dépassaient pas les limites admissibles de la liberté d'expression". Même si leur formulation peut légitimement heurter les personnes de confession musulmane", les propos litigieux "ne contiennent néanmoins pas d'appel ou d'exhortation à la discrimination, à la haine ou à la violence à leur égard", a jugé la Cour de cassation. 

Celle-ci a annulé la condamnation, sans ordonner de nouveau procès."

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Posté le 19 juin 2017 à 12h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Jacques Bompard ouvert à la main tendue de Marine Le Pen en vue de constituer un groupe parlementaire

Lu ici :

Avec huit députés FN, "nous n'avons pas de groupe aujourd'hui, rien ne dit que nous n'en aurons pas demain (...). Je ne perds pas de vue cet objectif de pouvoir au cours des prochains mois constituer un groupe à l'Assemblée nationale qui puisse être un groupe où nous nous entendions sur deux, trois lignes principales, tout en conservant chacun notre indépendance et sa spécificité" a expliqué Marine Le Pen, entourée de plusieurs nouveaux élus FN. Il faut 15 députés pour constituer un groupe à l'Assemblée.

En attendant la réponse de Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Bompard aurait déclaré au Figaro qu'il n'y serait pas opposé :

 

 Louis Aliot est sur la même longueur d'onde :

"J'ai vu que Nicolas Dupont-Aignan est élu, j'ai vu qu'il y avait des députés indépendants, je ne les connais pas, je ne sais pas qui ils sont, on verra bien comment tout cela se passe", a déclaré le député des Pyrénées-Orientales sur RTL. "Sait-on jamais, peut-être que d'ici là un groupe se formera", a-t-il affirmé.

"Après tout, il suffit de s'entendre sur un projet d'opposition, il n'y a aucune raison que nous ne nous associions pas avec d'autres personnalités pour former un groupe", a ajouté le vice-président du FN. "Y compris avec des Républicains et des divers droite ?", l'a relancé le journaliste. "Bien sûr, tous ceux qui le désireront", a assuré Louis Aliot, indiquant "espérer que nous aurons une tribune et que nous pourrons nous exprimer"."

Posté le 19 juin 2017 à 11h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

16 juin 2017

Marion Maréchal-Le Pen, génération Macron ?

Le texte à quelques semaines mais l'analyse est très pertinente et surtout d'actualité :

475"Donc, Marion Maréchal-Le Pen s'en va. Renonce à tous ses mandats, à l'Assemblée et au Conseil Régional PACA. Elle s'en va travailler dans la vraie vie, loin de la politique professionnelle. Gagner ses galons de non-professionnelle de la politique. Dans les années qui viennent, désormais, ce genre de pas de coté en politique sera de plus en plus tendance. Il ne sera plus possible de briguer des suffrages sans afficher sur son CV de candidat un passage par le monde du travail, le vrai.

Marion Maréchal-Le Pen l'écrit à ses électeurs. Le temps du professionnel de la profession est révolu: "Je pense que l'époque des politiciens déconnectés du réel avec des décennies de mandat électif derrière eux est révolue. Si nous voulons rendre ses lettres de noblesse à la politique, il faut prouver aux Français qu'il existe aussi des élus libres et désintéressés refusant de s'accrocher coûte que coûte à leur statut et à leurs indemnités". Avec l'élection de Macron, une nouvelle ère s'ouvre, qui décrète que l'on ne pourra plus faire de la politique comme avant (...). La jeune députée du Vaucluse le sait. Mais elle sait aussi bien plus encore.

Marine Le Pen a perdu plus qu'une élection, et un débat. Elle s'est perdue elle-même. Nous avons déjà écrit ici que la fille, comme le père, dirigeant inamovible du Front national était une fin politique (...) Depuis le débat (...) et le score accablant du second tour, des cadres du FN font savoir que décidément, Marine n'a pas été la hauteur. Et posent la question de la pertinence du maintien du leadership de l'héritière. Certains vont même jusqu'à confesser qu'ils ont éprouvé une sorte de honte à la voir ainsi s'abîmer en une soirée. Ici réside la plus grande défaite de Marine Le Pen, acté par la mise en retrait de la nièce: elle est désormais contestée parce que contestable.

Florian Philippot est l'autre grand vaincu de l'histoire. Ce qu'a porté et incarné Marine Le Pen durant cette élection, ce naufrage oratoire face à Emmanuel Macron, c'est son œuvre ruinée. Seul, le Front national n'y arrive pas (...) Le gaullisme d'importation. Le chevènementisme d'opérette. Le patriotisme républicain jaurésien. Rien n'a fonctionné comme prévu… La triangulation Philippot s’est fracassée sur une double réalité politique. D’une part, les limites politiques et intellectuelles de Marine Le Pen. D’autre part, sur la mutation des droites engendrée par le populisme chrétien et la demande de conservation sociétale. Si Marine Le Pen est la femme de l’impossibilité gouvernementale, Florian Philippot est l’homme de l’impossibilité politique. En vérité, il n’a pas adapté le Front national à la droite qui vient, à la mutation sociétale qui s’est opérée sous le quinquennat Hollande, il l’a handicapé.

Oui, Marion Maréchal-Le Pen sait tout cela. Que le temps de Marine et de Florian est désormais compté. Qu’elle est, elle et elle seule, en capacité d’incarner un avenir qui réalise la synthèse entre le lepénisme historique, la transformation du FN en parti de gouvernement et l’accomplissement de l’alliance tactique entre un nouveau FN et la partie de la droite LR alignée sur une même vision de la France et des Français: France catholique, conservatrice et contre-révolutionnaire… La France Manif pour tous… Marion Maréchal-Le Pen, contrairement à Philippot, n’a jamais méprisé cette France en l’assimilant à la culture des Bonsaï. Elle l’a accompagnée et s’y est identifiée, en prévision de l’avenir.

Long est le chemin qui sépare le FN de 2022. Au fond, qu’avait à gagner Marion Maréchal-Le Pen à demeurer députée du Vaucluse ? Pas grand-chose en vérité. Un député de l’opposition ne sert déjà pas à grand-chose, alors que dire d’un député du FN, promis à l’inutilité totale. Elle renonce ainsi à une vanité pour en espérer une autre, plus accessible sans doute, s’offrant le luxe de contempler les inévitables déboires promis à sa tante Marine Le Pen et son obligé Florian Philippot… Et qui sait si ces deux-là n’entreront pas en conflit l’un contre l’autre, dans l’espoir de se sauver?

Marion Maréchal-Le Pen ne sera pas celle qui soutient ce qui tombe. Politiquement et judiciairement. Faut-il ici rappeler que Marine Le Pen risque d’être à tout moment rattrapée par la justice dans l’affaire des assistants parlementaires du Parlement européen? Et qu’elle pourrait bien se trouver empêchée, au bout de plusieurs années de procédure, d’être judiciairement candidate à l’élection de 2022?

Marion Maréchal-Le Pen, ayant plus à perdre qu’à gagner dans les semaines et les mois qui viennent, a choisi la sagesse et le confort. Elle n’a plus qu’à attendre, tranquillement, de devenir l’indispensable recours. C’est aussi l’un des effets paradoxaux de l’élection d’Emmanuel Macron, qui ouvre un appel d’air à l'émergence d’autres figures nationales dans les années qui viennent. Marion Maréchal-Le Pen, génération Macron."  

Posté le 16 juin 2017 à 17h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Carl Lang : "La ligne Florian Philippot, c'est la ligne de Marine Le Pen"

Un débat était organisé dans l’émission « Ça vous regarde » sur la chaîne parlementaire (LCP) sur le thème de l'avenir du FN (FN : Plus dure sera la chute") en compagnie de François d’Orcival de Valeurs Actuelles, de Jérôme Fourquet de l’Ifop et de Marie Labat, co-auteur du livre « Philippot 1er » et journaliste sur LCP. Nicola Bay (FN) devait participer à cette émission pour compléter le plateau mais Marine Le Pen a refusé cette participation et c'est pourquoi Carl Lang, président du Parti de la France s'est retrouvé parmi les invités... 

Posté le 16 juin 2017 à 14h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

L'appel de Jacques Bompard aux lecteurs du Salon Beige

Chers amis lecteurs du Salon Beige,

Je prends la plume pour vous remercier d’abord du constant soutien que vous m’avez apporté.

Pendant toutes mes années d’engagement, j’ai défendu la vie, la famille et le privilège chrétien dans notre pays. J’ay pu compter sur vos prières et votre soutien.

Comme vous le savez, la droite française vit des élections législatives plus que difficiles. Néanmoins, mes années d’engagement au service du Vaucluse m’offrent beaucoup de chances d’être élu.

Pour cela, j’ai besoin de la mobilisation de tous. Si vous connaissez dans votre famille ou vos relations des Vauclusiens, n’hésitez pas à les interpeller.

L’abstention ce dimanche reviendrait à voter pour un candidat Macron, c’est-à-dire pour la GPA, la PMA libéralisée et contre la famille.

Même si des dissentiments existaient, je ne doute pas qu’ils feraient leur possible pour compter sur un député qui n’a jamais transigé pour défendre les principes fondamentaux.

J’ai besoin de votre et de leur soutien.

Jacques Bompard

Ce matin à 8h, le maire d'Orange renouvelait la consécration de la ville au Sacré-Coeur :

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Posté le 16 juin 2017 à 13h56 par Michel Janva | Lien permanent

LREM à l'Assemblée jouera aussi le rôle de l'opposition

Il fallait y penser. C'était ainsi dans les républiques soviétiques à l'époque de l'URSS :

"(...) Du débat, des désaccords, oui, mais pas besoin des autres pour ça. Voilà le message que Mounir Mahjoubi ne cache pas : "Le contre-pouvoir existera" car "ce qui a fait La République en marche, c'est ce débat interne". Sans nier l'existence d'une réelle opposition au groupe LREM (mais qui ne pourra mathématiquement pas bloquer quoi que ce soit), le secrétaire d'Etat oppose plutôt les pouvoirs exécutif et législatif.

Et "l'opposition" LREM est déjà à pied d'oeuvre. Sylvain Maillard, élu député LREM dès le premier tour, assure qu'il votera les "six chantiers du 'contrat avec la Nation'" d'Emmanuel Macron, puis qu'après ça, il sera un "député libre". Même son de cloche pour Laeticia Avia, candidate arrivée largement en tête dans la 8e circonscription de Paris. Cette dernière assure qu'elle et d'autres députés LREM vont "challenger le gouvernement".

Après, on peut toujours parler d'introduire une dose de proportionnelle, mais franchement, quand on a la majorité et l'opposition dans un même groupe politique au Palais Bourbon, à quoi bon ?"

Posté le 16 juin 2017 à 12h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

JoueLaCommeBoutin#, c'est bien, c'est drôle ! Publier la photo de NKM, c'est mal !

Une fois de plus, le deux poids, deux mesures des médias aux ordres et de la classe politique devrait scandaliser les Français. Malheureusement, ils n'ont pas de mémoire.

En 2013, Christine Boutin est victime d'un malaise pendant une des grandes Manif pour Tous après avoir été gazée par les forces de l'ordre. La publication des photos fait rire le net qui développe l'application JoueLaCommeBoutin#. On ne souvient pas d'un tweet personnel (ChT) de Christine Taubira pour la soutenir.

En 2017, NKM est pris à partie verbalement, reçoit quelques tracts à la figure et perd connaissance. Non seulement, c'est l'indignation générale, complètement absente en 2013, mais, en plus, une polémique naît sur l'opportunité de diffuser les photos. Personne n'avait pourtant protesté en 2013, personne n'a protesté non plus lors de la diffusion du petit Aylan noyé sur une plage etc... 

Stop à l'indignation sélective ! A Montfermeil, Xavier Lemoine, blessé par un voyou dans l'exercice de ses fonctions de maireattend toujours que la classe politique prenne des nouvelles de lui...

 

Posté le 16 juin 2017 à 11h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Famille : Le programme du président Macron est dangereux

Monique Tezenas du Montcel (FN) est arrivée en deuxième position au soir du premier tour des législatives avec 22,88 % des voix, dans la 3e circonscription du Gard. En face d’elle : Anthony Cellier, un illustre inconnu du mouvement La République En Marche, qui a cumulé 33,93 % des voix. Elle répond à Présent :

Unknown-7"Vous parlez de défense de la famille. Vous êtes justement responsable du Cercle de fraternité du Gard. De quoi s’agit-il et quel est son rôle ?

C’est un cercle qui a été créé en 2016, sous le parrainage de Louis Aliot et dont le but est de défendre la famille à tous les niveaux, que ce soit en luttant contre le mariage pour tous – que Marine Le Pen promettait d’abroger si elle était élue – ou contre la GPA ou encore contre la PMA pour toutes. Nous sommes vigilants également aux mesures fiscales : tout a été fait pour détruire les avantages donnés aux familles pour les aider à élever leurs enfants. Ce cercle n’existe pas depuis longtemps c’est pourquoi il est important de le faire connaître !

Comment agissez-vous concrètement au sein de ce cercle ?

Pour l’instant nous organisons des conférences sur des thèmes précis comme le mariage pour tous ou encore la bioéthique. Nous avons des rapports étroits avec La Manif pour tous qui nous a bien soutenus dans le Gard. Nous essayons de travailler avec tous ces gens qui ont les mêmes valeurs que nous pour défendre ce qui nous tient à cœur. Le programme du président Macron est dangereux. On peut prendre l’exemple de la GPA qui sera comme autorisée puisqu’il veut une reconnaissance pour les enfants nés de GPA à l’étranger. Cela revient à légaliser la pratique dans les faits et c’est dramatique. Il s’attaque aussi aux retraites, c’est une autre façon de s’en prendre aux familles. Le rôle des députés sera de continuer le travail que Gilbert Collard a commencé en déposant 70 propositions de loi et d’amendements."

Posté le 16 juin 2017 à 10h25 par Michel Janva | Lien permanent

15 juin 2017

Qui se soucie de la santé de Xavier Lemoine ?

Ob_060d82_nkm-agressionTout le monde est au courant que NKM a fait un malaise après reçu quelques tracts à la figure de la part d'un homme énervé, qui s'en est pris à elle dans la rue... Tout le monde y est allé de son tweet de compassion : Hidalgo, Ciotti, Valls, Balkany, Philippot... Exercice obligé du bal des tartufes ! Le 1er Ministre, Édouard Philippe, lui a même a rendu visite à l'hôpital Cochin, "vont-ils pousser le délire jusqu'à éteindre la Tour Eiffel ce soir et mettre les drapeaux en berne ?"

Mais qui est au courant que le courageux maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, a été blessé dans l'exercice de ses fonctions de maire ?

Maxresdefault"Le maire de Montfermeil en Seine-Saint-Denis, Xavier Lemoine, a été renversé mardi soir par un pilote de scooter devant l'hôtel de ville, rapporte le Parisien. Nos confrères précisent qu'il a été blessé au bassin et au niveau du cou.

C'est vers 19h30 place Jean Mermoz que l'incident a eu lieu, alors que le maire et ses policiers municipaux contrôlaient "des jeunes gens qui se livraient à un rodéo incessant devant la mairie", peut -on lire.Et d'ajouter qu'un jeune pilote a tout à coup renversé Xavier Lemoine qui traversait le passage-piéton, "avant d’être percuté par un autre trublion sur son deux-roues"."Le suspect a pris la fuite à pied, en abandonnant son engin", écrit le Parisien.Une enquête a été ouverte par le commissariat."

A part Valérie Pécresse, il a visiblement reçu très peu de soutien. Il faut dire que LR lui avait retiré son investiture au bénéfice d'un candidat UDI... :

Posté le 15 juin 2017 à 20h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

En marche, ce sont 222 candidats ayant déjà exercé un mandat

Le leurre du renouvellement politique :

"Il l’avait annoncé dès février dernier, sur France Inter : Emmanuel Macron élu, c’était l’assurance de députés En Marche ! sous ses ordres ! Pour assoir sa majorité au parlement, celui qui était alors candidat à la présidentielle soulignait que la condition d’investiture des parlementaires issus de son mouvement était de ratifier toutes ses propositions. « Chaque candidat qui sera investi signera avec moi le contrat avec la nation c’est-à-dire qu’il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, c’est-à-dire à soutenir notre projet. Il n’y a pas de frondeurs ». La démonstration d’hégémonie de l’actuel président révèle d’une dérive inquiétante, profondément anticonstitutionnelle, de l’usage du pouvoir en France. Elire un député macroniste relève donc au mieux de la farce, au pire d’un acte attentant profondément à la Constitution, qui rappelle que « Tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel ». Car ce n’est pas une consigne de vote, qu’exige le président : c’est un contrat de soumission, auquel les députés ne pourront déroger !

Elire un député macroniste n’engagera aucun renouveau. La récente étude du Cevipof a mis en lumière le gigantesque leurre que représentait cette vague de pseudo « nouveaux parlementaires » prête à s’abattre sur l’assemblée uniforme de demain. Une assemblée En marche, ce n’est que 35% novices de la politique et 222 candidats ayant déjà exercé un mandat. Une assemblée En marche, c’est 68.8% de cadres supérieurs, sorte de consortium de gérants d’entreprises accoutumés au langage de communication perpétuel d’un président ubérisé. Une assemblée En marche, c’est l’avènement de l’élite ploutocrate parisienne, le couronnement des géants financiers aux ordres du CAC 40. En marche a menti ! Le renouveau qu’il brandit en étendard est factice. Parmi les candidats ayant déjà œuvré en politique, ce sont 25 anciens députés, 32 conseillers régionaux, 76 maires, dont beaucoup s’inscrivent à gauche et vont perpétuer le quinquennat d’Hollande. Vont continuer de se servir chez les gens d’ici pour aider les nouveaux arrivants.

Un député macroniste de plus à l’assemblée ne fera qu’accélérer l’irrémissible mouvement de cette marche vers la dictature. Confier une voix supplémentaire au président, c’est lui offrir les pleins-pouvoirs et faire taire toute voix discordante à la sienne."

Posté le 15 juin 2017 à 09h05 par Michel Janva | Lien permanent

14 juin 2017

Thibaut Monnier, raflé lors d'une LMPT, succèdera-t-il à Erwann Binet ?

Thibaut Monnier, candidat FN sur la 8e circonscription  de l’Isere, est au 2nd tour (19,15%) contre Caroline Abadie (32,33%), candidate inconnue d'En Marche. Erwann Binet, le rapporteur de la loi Taubira, et le candidat LR ont été éliminés.

Thibaut Monnier n'est pas un inconnu pour nos lecteurs : jeune officier dans la Réserve Opérationnelle de l’Armée de Terre, il avait été arrêté arbitrairement lors de la rafle des Champs-Élysées le 25 mai 2013, après La Manif Pour Tous, et détenu pendant 24 heures. Dans une lettre ouverte, il avait demandé au président de la République de lui retirer ses décorations militaires.

Unknown-5"J’ai été neutralisé alors que je n’étais que passant curieux et spectateur silencieux ! Un commandant me pointant du doigt et ordonnant à ses subordonnés de « m’embarquer » après un échange de regard… Était-il trop clair pour sembler innocent ? Ma coiffure d’officier leur semblait-elle trop courte pour incarner le simple badaud, pourtant chef de Piquet d’Honneur d’une commémoration quelques jours auparavant pour le 68ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945…"

"Oui, nous pouvons parler d’une RAFLE. Organisée par vos services ce soir-là. Aucune de mes (nos) libertés n’ont été respectées. Arrêté sans aucune raison, je n’avais ni signe ostentatoire partisan, ni comportement agressif. J’ai été embarqué avec véhémence comme un vulgaire délinquant, sans aucune sommation, sans aucune explication, sans aucune considération. Je n’ose parler des conditions de détention. Vingt-quatre heures de garde à vue Monsieur le Président, permettez-moi de vous rappeler que « la force sans le droit rend la vérité abjecte ». Je ne me permettrais pas de qualifier votre opération de rafle si des arrestations massives et improvisées n’avaient pas été constatées. Ces vingt-quatre heures de détention ont au moins eu le mérite de permettre l’échange avec mes codétenus… les nombreux cadres dirigeants et étudiants supérieurs qui m’entouraient me faisaient penser à ces élites que l’on enferme par crainte qu’ils deviennent des vecteurs de conscience."

Posté le 14 juin 2017 à 19h56 par Michel Janva | Lien permanent

Jacques Bompard en appelle à l'union des droites et de ceux qui ont le sens du bien commun

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Posté le 14 juin 2017 à 16h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Jean-Frédéric Poisson : "Je suis un protecteur de droite et Aurore Bergé est une libérale de gauche"

Jean-Frédéric Poisson répond à Famille Chrétienne. Extraits :

Jean-frederic-poissonComment expliquez-vous un tel raz-de-marée en faveur des candidats d’Emmanuel Macron dans les bastions traditionnels de la droite, y compris dans votre circonscription ?

Il y a de nombreux facteurs. Tout d’abord, c’est la queue de comète des terribles sanctions qui ont frappé la droite : elle s’est montrée incapable de répondre aux attentes des Français (...). Le discrédit de François Fillon est encore très diffus. Dans la cohorte des abstentionnistes, il y a probablement beaucoup d’électeurs de droite (...) Enfin, ce vote bénéficie du trouble suscité par des figures de droite, comme Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, qui apportent un soutien à peine masqué à Emmanuel Macron.

Quels sont les enjeux de l’élection législative dans la 10e circonscription des Yvelines ? Au-delà de la personne de votre concurrente, que représentent Aurore Bergé et les idées qu’elle porte ?

D’une certaine manière, le résultat eût été le même, que ce soit Aurore Bergé ou n’importe quel candidat. Edwy Plenel l’a très bien résumé : « un âne aurait l’étiquette En Marche, il aurait été élu » ! Nombre de ces candidats sont des individus venus de nulle part, qui ne connaissent pas les territoires où ils se présentent, et qui se permettent tout, sans aucune sorte de limite. Ils n’en représentent pas moins le projet d’Emmanuel Macron, qui nous ramène au libéralisme du XIXe siècle ! Nous le connaissons : c’est l’alliance de l’ordre policier sécuritaire, avec un musellement de la presse, et de la dérégulation économique, de la casse sociale. Ce sont les fondements même du libéralisme. J’y suis viscéralement opposé ! Je suis un « protecteur » de droite, et Aurore Bergé est une libérale de gauche (...)

Les estimations donnent une majorité écrasante à l’Assemblée en faveur de La République en marche (LREM). À quoi ressemblerait une gouvernance d’Emmanuel Macron dotée d’un si puissant levier, sans contre-pouvoir parlementaire ?

C’est très simple à décrire ! Cette formation ultra-majoritaire sera muselée : les futurs députés ont eux-mêmes renoncé à leur liberté de vote en signant une charte dans laquelle ils s’engagent à approuver les textes importants du quinquennat… Il faut savoir que plus il y a de députés dans une majorité, moins on les écoute. Avec 400 députés, comme cela est annoncé, il peut bien y en avoir 200 qui s’abstiennent, mais il en demeure toujours 200 pour voter comme le gouvernement le demande (...). J’ajoute qu’une Assemblée nationale acquise à Emmanuel Macron nous ferait quasiment entrer dans un régime de parti unique (...)

Nombre de vos collègues de l’Entente parlementaire pour la famille (Philippe Gosselin, Marc Le Fur, Valérie Boyer…) sont en difficulté. La disparition des conservateurs est-elle actée dans l’hémicycle ?

Aucun de nous ne prendra sa retraite ! Il y aura d’autres étapes à jouer, et ce n’est pas à l’Assemblée nationale que se rejouera la refondation future. L’enjeu est de rendre audible notre message : le conservatisme n’est pas une forme de réaction ou de tristesse ; il considère que certaines choses fonctionnent bien comme elles sont ! Il porte également une exigence de vérité, qui se heurte au relativisme intellectuel contemporain. Ce discours portant des messages exigeants a du mal à passer, car il est à contre-courant de la pensée dominante. Pourtant, c’est cette ligne protectrice et exigeante qui défend le mieux les plus fragiles. Les Français ne voient pas la contradiction dans les termes mêmes du projet d’Emmanuel Macron : le commerce devient la valeur de référence, tout en prétendant protéger les plus faibles. C’est antinomique (...)

Emmanuel Macron veut faire de nous un pays anglo-saxon de plus dans la mondialisation. Mais il n’y arrivera pas, car les Français, fondamentalement, ne sont pas libéraux. On peut être en faveur de l’entreprise et de la liberté individuelle sans être libéral. La question réelle est celle-ci : doit-on protéger les personnes du commerce, ou mettre le commerce en priorité ? Au traditionnel clivage gauche-droite, qui perdurera à cause de ses racines philosophiques, se substitue aujourd’hui celui des protecteurs, de gauche comme de droite, contre les libéraux de gauche et de droite. S’il est légitime de rassembler ces derniers, alors il faut rassembler les protecteurs. C’est la véritable refondation de demain qu’il faut mener (...)

Posté le 14 juin 2017 à 16h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Il faut se garder d'enterrer trop vite le Front National

Analyse des Echos :

"(...) Il faut se garder d'enterrer trop vite un parti [le FN] créé en 1972 par Jean-Marie Le Pen et qui fait partie du paysage politique français. D'autant que cette formation politique a jusqu'ici résisté à bien des tumultes et même à un schisme, celui de 1998, qui a vu le départ de Bruno Mégret et de 80 % des cadres de l'époque. Il n'empêche. Tout comme ses confrères PS ou LR, le FN est un vieux parti de la Ve République. Il est aussi profondément divisé et pourrait bien, comme ses deux adversaires, se retrouver chamboulé après la victoire d'Emmanuel Macron et la recomposition de la vie politique qui en découle. C'est d'ailleurs, en creux, ce que prévoit Marion Maréchal-Le Pen, leader des tenants d'une ligne traditionaliste et identitaire - et démissionnaire une semaine après le second tour pour éviter le règlement de comptes annoncé. « La stratégie victorieuse réside dans l'alliance de la bourgeoisie conservatrice et des classes populaires », disait-elle dans une interview à « Valeurs actuelles » en mai dernier. Ce qui passe par la constitution d'une « droite nationale conservatrice ». « Cette union patriotique [...] n'a pas de sens en prenant en compte les partis actuels », prévenait alors l'opposante à la ligne défendue par sa tante.

Mais le parti fait face à deux problèmes. D'abord, la ligne politique. Le « ni droite ni gauche », ce slogan inventé par Samuel Maréchal, père de Marion Maréchal-Le Pen, au début des années 1990 et que l'on voit toujours sur des affiches placardées au siège du parti à Nanterre, aurait pu être audible dans le contexte d'une recomposition de la vie politique axée autour du clivage mondialistes contre patriotes. Mais ce mot d'ordre suppose que le parti soit assez puissant pour n'avoir besoin ni de l'une ni de l'autre. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. En l'absence de cette force, il est face à une impasse : comment accéder au pouvoir sans passer des accords avec d'autres formations politiques ? La présidentielle a prouvé que, avec 10,5 millions de voix qui se sont portées sur la candidature de Marine Le Pen, soit près de deux fois moins que sur celle d'Emmanuel Macron, le parti est loin du pouvoir s'il reste seul. Il y a fort à parier que le replâtrage qui aura lieu en début d'année prochaine lors d'un congrès ne suffise pas, s'il se résume à un changement de nom. Comme le dit un bon connaisseur du FN, «  la stratégie ni droite ni gauche reprise par Philippot est gagnante au premier tour mais perdante au second ».

Trouver des accords, cela ne peut, a priori, se faire qu'avec la droite. On voit mal la gauche radicale emmenée par Jean-Luc Mélenchon s'allier, même localement ou le temps d'une élection, avec le FN. Le report des voix de Mélenchon sur Le Pen au second tour a été minime. Une aversion pour l'immigration de masse, voilà le fonds de commerce électoral du parti fondé par Jean-Marie Le Pen. Mais, là encore, le FN bute sur une difficulté s'il veut s'allier avec la droite conservatrice : son programme économique, rédhibitoire pour les électeurs de la droite classique. La sortie de l'euro a agi comme un repoussoir, notamment chez les retraités, qui ont voté à 80 % Macron au second tour de la présidentielle. La question européenne sera donc au cœur du prochain congrès. Florian Philippot a déjà mis sa démission dans la balance après que sa patronne, Marine Le Pen, a déclaré mi-mai que la sortie de l'euro avait «  considérablement inquiété les Français de manière presque irrationnelle ». Certes, mais que faire ? Le FN, qui défend depuis 2002 le retour au franc, peut-il tourner casaque sans perdre sa crédibilité ? Marine Le Pen a plusieurs fois déclaré que rester dans un cadre européen lui interdirait toute rupture avec la politique menée par les différents gouvernements depuis trente-cinq ans. Et le parti va se heurter à une difficulté : il lui faut conquérir des électeurs de droite, sans perdre les classes populaires. Une manœuvre qui s'annonce périlleuse. D'autant que les souverainistes, emmenés par Florian Philippot, s'opposent aux identitaires et ne veulent pas entendre parler d'un tel tournant.

Cette fracture traduit les faiblesses d'une équipe perturbée par la prestation de Marine Le Pen lors du débat de l'entre-deux-tours contre Emmanuel Macron. Discréditée aux yeux de certains militants et de beaucoup d'électeurs potentiels, la présidente du FN peut sauver momentanément son trône en étant élue à l'Assemblée nationale dans sa circonscription d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais. Pour les éventuels frondeurs, il n'en sera que plus difficile de la déloger. Mais les couteaux sont tirés."

Posté le 14 juin 2017 à 14h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Robert Ménard : "Il faut construire un grand parti conservateur qui inclut le Front national mais pas que le Front national"

Suite à une interview accordée au Figaro où Robert Ménard avait fait part de son analyse concernant les résultats décevants du FN, ce dernier s'est fait rabrouer par Marine Le Pen et Florian Philippot, peu enclins à reconnaître leurs responsabilités respectives dans cet échec

"Robert Ménard n'appartient pas au FN, il devrait s'occuper de son mouvement 'Oz ta droite' et laisser les dirigeants du FN s'occuper du FN" (Marine Le Pen en conférence de presse à Soissons)

"M. Ménard n'est pas au Front national, premièrement. Le FN a explosé ses scores de manière historique, comme jamais. Alors ceux qui veulent qu'on revienne 20 ans ou 25 ans en arrière, qu'on se concentre sur une ou deux questions, c'est très bien, on retournera aux scores d'il y a 20 ou 25 ans" (Florian Philippot sur France 2)

On pourrait faire remarquer à Florian Philippot le manque de pertinence dans sa comparaison puisque le FN en 1997, il y a 20 ans donc, faisait mieux aux législatives avec un score de 14,94% mais laissons Robert Ménard préciser sa pensée pour Boulevard Voltaire :

"Quelle est, pour vous, la remise en question qui doit suivre ce nouvel échec ?

Pardon de me répéter de mois en mois et d’année en année : on ne peut pas gagner dans le système électoral français sans alliance. Ne pas construire d’alliances, c’est se suicider. C’est se suicider non seulement pour le Front national, qui va sortir étrillé de cette affaire, mais également, de la même façon, pour Les Républicains. Je le regrette pour l’un et pour l’autre. Il n’est pas possible qu’il y ait une poignée de députés du Front national alors que Marine Le Pen vient de faire plus de dix millions de voix et qu’il y ait quelques dizaines d’élus des Républicains alors qu’ils représentent un courant important de la vie politique de ce pays.

Dans les conditions institutionnelles, compte tenu du mode de scrutin, la droite doit prendre conscience qu’il faut absolument qu’elle s’allie. Sur 90 % des questions, l’électorat du Front national et celui des Républicains pensent exactement la même chose. Soit elle prend acte de cela et elle sort du sectarisme et de l’imbécillité des divisions mortifères qu’elle connaît aujourd’hui, soit elle sera définitivement ringardisée et renvoyée en dehors du match.

Sur le Front national lui-même, nous avons vu que les questions économiques avaient été un gros blocage. Elles ont été extrêmement importantes pendant la campagne. Pensez-vous que c’est la question qui doit agiter le Front national de l’intérieur après ces élections ?

Il faut réguler un certain nombre de questions et c’est l’affaire du Front national. Je n’y suis pas, mais si on me demande mon avis (et un certain nombre de gens, au Front national, me le demandent), tant qu’ils n’auront pas définitivement tourné la page de cette idée stupide de la sortie de l’euro, tant qu’ils n’auront pas, sur les questions économiques, envisagé autre chose qu’un discours d’extrême gauche identique ou presque à celui de monsieur Mélenchon, tant qu’en termes d’alliance des liens n’auront pas été tissés avec d’autres partis, tant que le Front national ne reverra pas son mode de fonctionnement et une partie des gens qui l’incarnent, il ne s’en sortira pas et c’est la France qui ne s’en sortira pas. Il faut construire un grand parti conservateur. Cela inclut le Front national, mais ce n’est pas que le Front national (...)"

Posté le 14 juin 2017 à 09h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

Jacques Bompard appelle à voter LR et FN pour battre En Marche partout dans le Vaucluse

Communiqué de Jacques Bompard :

Jacquers_bompard_afp"Nous devons faire comprendre à Macron et ses candidats que le Vaucluse n’est pas un produit financier. Nous devons faire gagner la droite contre les successeurs du Parti Socialiste que sont les candidats en marche. Avec Emmanuel Macron, nous savons que nous aurons toujours plus de mondialisation sauvage, d’immigration et de soumission à la finance.

Ce programme est un poison pour la France, comme la campagne unilatérale en faveur d’En Marche l’a été. Je connais bien l’assemblée nationale et y envoyer des élus sans expérience ni légitimité sera une erreur majeure !

Aussi j’appelle clairement à voter en faveur des candidats Républicains : Julien Aubert et Jean-Claude Bouchet, les frontistes Hervé de Lépinau et Anne-Sophie Rigault !

Résistons à l’OPA Macron !"

C'est clair et sans arrière pensée !

Posté le 14 juin 2017 à 08h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Jacques Bompard a été le seul député à défendre sans cesse et fidèlement le respect intégral de la vie innocente [Add.]

Communiqué de Bernard Antony :

Maxresdefault"On apprend avec une certaine consternation que dans le Nord un candidat du Front National non en lice pour le second tour a chaleureusement appelé à voter pour le candidat mélenchonien contre le macronien. On peut comprendre et partager, c’est notre cas, l’aversion d’Eric Dillies pour le macronisme. Mais faire voter pour le mélenchonien, c’est une aberration, c’est oublier que le camarade Mélenchon a été et est toujours l’admirateur de l’immense infamie du bolchevisme castriste et autres régimes de la barbarie marxiste-léniniste.

En revanche, dans le Vaucluse, on ne comprendrait pas que toutes les voix de la candidate du Front National battue ne se reportent pas unanimement sur Jacques Bompard.

En effet, ce dernier a été le seul député dans la précédente assemblée à défendre sans cesse et fidèlement, sans aucune ambiguïté, le respect intégral de la vie innocente, conforme à son idéal d’écologie humaine et se prononçant pour le remplacement de la loi Veil. Jacques Bompard, qui a toujours agi contre le racisme antifrançais et antichrétien, a donc agi aussi contre le racisme antihumain.

L’Agrif, qui appelle à voter partout où il y en a, tel encore Henri de Lépinau dans le Vaucluse, pour les candidats défenseurs de notre identité française, chrétienne et humaine, appelle donc tous ses adhérents et amis à un effort de mobilisation pour assurer la victoire si nécessaire de Jacques Bompard."

Addendum : Plusieurs lecteurs signalent avec pertinence que, si Jacques Bompard s'est effectivement fait remarquer par la force de ses convictions concernant la défense de la Vie innocente, il est d'autres députés courageux qui ont fait de même comme Xavier Breton (LR, en ballotage défavorable dans l'Ain) et bien sûr Jean-Frédéric Poisson (PCD, en ballotage défavorable dans les Yvelines), qu'il faut donc soutenir.

Posté le 14 juin 2017 à 05h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

13 juin 2017

La candidate FN éliminée à Orange soutient Jacques Bompard... du bout des lèvres

Ce communiqué montre à quel point un grand nombre de responsables du FN n'arrive pas à sortir des logiques partisanes et des batailles d'ego alors que la France aurait tant besoin d'une recomposition des droites de conviction en vue de la défense du bien commun. Quelle tristesse !DCLRluSWsAEq7xR.jpg largeLa teneur du communiqué est bien différente de celui, publié hier, par Rémy Rayé et Antonia Dufour, conseillers départementaux FN du Vaucluse, dans lequel ils écrivaient :

"Dans la 4ème circonscription, J. Bompard a non seulement un bilan de gestion exemplaire mais s'est en outre toujours posé, à l'assemblée nationale, en ardent défenseur des valeurs immuables de la droite nationale : la foi en la nation, la défense de son identité, de la famille, de la vie, des traditions."

Et pendant ce temps, un candidat FN appelle à voter pour les candidat des Insoumis :

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Posté le 13 juin 2017 à 14h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Candidats "En marche" : Avec un ouvrier pour 26 avocats, la diversité est en fait relative.

Lu ici :

"Le secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi assurait hier soir que tous les métiers seraient représentés à l'Assemblée nationale grâce aux candidats En marche. Avec un ouvrier pour 26 avocats, la diversité est en fait relative.

Contrairement à ce que voudrait faire croire En marche, le renouvellement ce n’est pas vraiment pour maintenant… en tout cas pas au niveau des profils socioprofessionnels des candidats. Invité dimanche soir sur France 2 à réagir aux premiers résultats des législatives, le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi assurait pourtant : «Aujourd’hui au sein de La République en marche, on a réussi à réunir une certaine diversité et dans cette diversité il y a quelque chose qui nous unit tous, c’est cette volonté de renouveler. Et contrairement à ce plateau je vous invite à vous projeter sur l’Assemblée nationale que nous allons permettre dans quelques jours, la semaine prochaine je l’espère. Imaginez ces visages. La moitié de femmes que nous avons présentées sur des circonscriptions gagnables. Des jeunes, des moins jeunes, des retraités, des artisans. Nous avons présenté des personnes de tous les métiers.»  (...)

La République en marche a mis en avant plusieurs profils variés (...) Mais à y regarder plus globalement, les investis ne sont pas très divers, ni représentatifs de la population française. Et guère plus que les candidats des autres partis.

L’ouvrier «marcheur» Claude Thirard cache par exemple la forêt de cadres et professions intellectuelles supérieures surreprésentés parmi les candidats. Selon les données du ministère de l’Intérieur, plus de la moitié des candidats investis par LREM sont des cadres ou professions intellectuelles supérieures. Un taux légèrement supérieur à celui du PS et LR mais… trois fois plus important que le nombre de cadres et professions intellectuelles supérieures dans la population active française, où ils n’étaient que 17,7% en 2015 (...)

Quant aux ouvriers, qui sont 8,4% de la population active française, LREM n’en présente qu’un seul. Ce qui conduit à un taux de… 0,18%, soit 46 fois moins. Certes, c’est toujours mieux que le PS et LR qui n’en présente aucun, mais cela ne permet pas d’affirmer que «tous les métiers» sont représentés par la future majorité présidentielle (...)"

Posté le 13 juin 2017 à 14h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Ce qui manque aux élus, c’est la liberté de ne pas faire comme les autres, ne pas suivre aveuglément les consignes de partis, ne pas être inféodés à des lobbies

Tribune de Joseph Castano à propos de la situation politique de la France :

"Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime, il est complice (George Orwell)

Ob_c76aee_jose-juin-2017Le rideau vient de tomber sur ce premier tour des élections législatives et, comme lors des présidentielles, la vraie nature des responsables politiques s’est affichée au grand jour… C’est le chef de file LR, l’inénarrable François Baroin –postulant à Matignon- qui a ouvert, dès le 5 juin, la marche des courtisans vers le Pouvoir en prônant « un désistement dans le cas d'une triangulaire où le FN serait susceptible de l'emporter », invitant la République en marche et le PS à faire de même.

Ces alliances ineptes ne sont pas de nature à transcender les partis, mais à favoriser les arrangements entre amis pour avoir sa place au soleilDès lors, il en résulte, par-delà les ambitions personnelles et les jeux de pouvoir, un manque flagrant de probité et d’éthique qui détourne inexorablement des urnes, les électeurs lassés par tant de malversations, de collusions, de palinodies et de versatilités de la classe politique… Où ils attendent l’espérance, on leur offre des bilans truqués, des chiffres faux, des compromissions, des « affaires » à répétitions… Rien, dans tout cela, qui ressemble à de la volonté, de l’enthousiasme, de l’espérance, par conséquent à de l’avenir. Alors, le sondage tombe comme une pierre dans le jardin de ces messieurs : ils nous ennuient… et les abstentions se multiplient lors des consultations électorales à l’exemple de ce premier tour où plus de 50% des électeurs se sont abstenus de voter. Que devient donc leur légitimité ? Que devient celle du Parlement ?

Ce qui manque précisément aux élus, c’est la liberté de ne pas faire comme les autres, ne pas suivre aveuglément les consignes de partis, ne pas être inféodés à des lobbies. Ce qui manque à la plupart des responsables politiques pétris d’orgueil et assoiffés de pouvoir, c’est la liberté de faire valoir leurs talents propres, d’injecter des initiatives personnelles qui tiennent compte d’avis divergents, plutôt que s’évertuer à préserver contre vents et marées leurs propres intérêts. Ils sont le symbole moderne du cynisme absolu, de l'absence totale de fidélité à leurs idées, de l'opportunisme à la puissance 10.

Ce qui lasse désormais les électeurs, c’est cette nomenklatura régnante qui se partage depuis des lustres le pouvoir. Chez elle, le courage et la droiture sont passés de mode. Les fourbes sans esprit et les intrigants moroses sont en tous lieux les favoris des oligarques.

« Nous étions les guépards, les lions. Ceux qui nous remplaceront seront les chacals, les hyènes ». Dans « Le Guépard » de Luchino Visconti, le Prince Salina résume avec une lucidité remarquable mais une nostalgie poignante la sève du roman de Giuseppe Tomasi qui s’adapte parfaitement à la situation présente.

Abstention-legislatives-2017Quand entendons-nous un de ces oligarques qui nous propose l’ardeur, l’action, l’honneur, l’élan, le sacrifice, la gloire, la patrie ? Mais non, il n’est question que de combinaisons, de petites alliances qui permettent de prendre les petites places et, par-dessus tout, de réchauffer sans cesse, pour en tirer son profit et y gagner sa croûte, l’opposition et presque la haine, entre Français. Depuis fort longtemps nous manquons d’hommes politiques d’envergure capables d’affronter les pires situations sans craindre d’être mis en « minorité », d’être « sanctionnés » lors d’une consultation électorale, de se voir opposer une « mise à l’écart » ou un chantage quelconque.

Aujourd’hui, face au péril croissant que représente l’islamisation de la France, on sait bien ce qui se passerait si, par extraordinaire miracle un homme providentiel surgissait pour le combattre… Les laquais de télévision, les scribouillards, la « bien-pensance », les « humanistes » et le « politiquement correct » le traiteraient de « raciste », du moment qu’il voudrait libérer la France. On tendrait à sa sincérité tous les pièges possibles. Au lieu de l’aider, le soutenir et l’admirer, on ne s’occuperait que de le faire trébucher, à le déconsidérer, à l’écœurer. Hélas ! On y parviendrait sans doute, car quel cœur propre peut survivre aux ignominies de la « politicaille » ?

« L’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait ! » écrivait Georges Bernanos. Alors, Français ! Prenez en main votre avenir !"

Posté le 13 juin 2017 à 14h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Quand François Bayrou tente de faire pression sur la liberté d'expression de certains journalistes

Comme il est aussi garde des Sceaux, Philippe Edouard est obligé de le recadrer :

"Quelle ne fut pas la surprise du directeur de la cellule d'investigation de Radio France Jacques Monin mercredi 7 juin, lorsqu'il a reçu l'appel du ministre de la Justice François Bayrou. Le fondateur du MoDem était furieux d'une enquête en cours visant des membres de son parti, à la suite des soupçons d'emploi fictifs au Parlement européen, qui ont donné lieu à l'ouverture d'enquête préliminaire. François Bayrou a indiqué au passage étudier avec ses avocats la possibilité d'ouvrir une procédure pénale pour harcèlement, une forme très claire de pression envers les journalistes, selon Jacques Monin. Le locataire de la place Beauvau semble avoir trouvé la parade idéale: c'est le citoyen et non le ministre qui s'est emporté (...)

C'était sans compter la réaction d'Edouard Philippe, le chef du gouvernement, qui a rappelé en personne le ministre de la Justice aux impératifs de sa fonction. «Le truc est assez simple, quand on est ministre on ne peut réagir comme quand on est un simple citoyen», a tranché le premier ministre, invité sur France Info. «Je comprends parfaitement que l'homme Bayrou ait été agacé, peut-être par la manière dont les questions ont été posées, avec beaucoup de pression, et à des gens qui ne s'y attendaient pas. Je peux parfaitement comprendre ça, et je pense que l'ensemble des Français peuvent comprendre ça… Mais il se trouve que lorsqu'on est ministre on est plus simplement un homme animé par ses passions, ses humeurs ou son indignation»."

Elle commence bien la moralisation de la vie politique...

Posté le 13 juin 2017 à 11h15 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

"On connaissait les racailles à capuches. Les racailles à loden ne valent guère mieux"

Tribune de Nicolas Gauthier sur Boulevard Voltaire :

"Il y a parfois de sacrés énervements, mais aussi de saintes colères. La preuve par Henri Guaino, candidat malheureux de la deuxième circonscription parisienne, et éliminé dès le premier tour avec moins de 5 % des voix. Ce dimanche dernier, convié sur BFM TV à commenter le premier tour des élections législatives, l’homme s’est donc lâché de la plus belle manière qui soit, assurant que l’électorat l’ayant défait était tout bonnement « à vomir » !

Les bobos d’un côté, qui sont dans l’entre-soi de leur égoïsme. Et puis, il y a cette espèce de bourgeoisie traditionnelle de droite. Celle qui va à la messe, qui amène ses enfants au catéchisme et qui, après, vote pour un type qui, pendant trente ans, s’est arrangé, a triché par tous les moyens. »

​‌”Rock and roll sur le plateau ! Les journalistes lui demandent s’il ne s’agirait pas un peu, là, d’une sorte de « manque de respect »… Réponse : « Oui, bien sûr, et alors ? »

Il est vrai que, dans la circonscription en question, le très en marche Gilles Le Gendre caracolait en tête (41,8%), loin devant Nathalie Kosciusko-Morizet (18, %), laquelle était évidemment soutenue par François Fillon et Alain Juppé (...). Du coup, Henri Guaino abandonne la politique, non sans en remettre une seconde couche, dès le lendemain, sur LCI (...) :

« Cette droite traditionnelle, cette couche sociologique sur laquelle finalement la droite républicaine et du centre s’est repliée après avoir perdu l’électorat populaire, les classes moyennes inférieures. […] Ce qui me choque, dans cet électorat, c’est cette distorsion entre la morale affichée, les valeurs soi-disant défendues et leur comportement.

Il est un fait que les militants de Sens commun, pourtant fort influents dans ce très chic arrondissement de la capitale, ne se sont guère mobilisés pour Henri Guaino, pourtant naguère aux avant-postes de la Manif pour tous

Il en est un autre que cet orphelin autodidacte, gaulliste de gauche à la forte fibre sociale, n’a jamais véritablement fait partie de la « caste » ; il en paye aujourd’hui le prix. Dans la dixième circonscription de Rambouillet, Jean-Frédéric Poisson vient d’essuyer semblable camouflet, ne totalisant que 19,12% des suffrages, contre Aurore Bergé, candidate macroniste poussée à marche forcée par Alain Juppé, qui frôle l’élection dès le premier tour avec 46,63% des voix.

Et ce n’est, fort du seul soutien de François Le Hot, candidat du Front national (9%), que ce rugbyman rugueux, catholique, plus de conviction que de naissance, candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre, et alors torpillé par ses meilleurs amis de Sens commun, se prépare à un second tour des plus délicats (...)​‌

Trahison des clercs ou peur des bien-pensants, quelles que soient les références littéraires, la réalité est là, tandis que le récent passé s’en revient éternellement frapper à nos portes. Qu’elle se nomme orléaniste, giscardienne, chiraquienne, balladurienne ou macronienne, cette droite conservatrice ne se sera finalement battue que pour la seule conservation de ses petits privilèges. Lutte des classes ? Quelle horreur… Lutte des castes ? On comprend déjà mieux…

On connaissait les racailles à capuches. Les racailles à loden ne valent guère mieux. Mais, au moins, les premières, de longue date macronisées, luttent-elles pour leurs intérêts immédiats, tandis qu’entre deux génuflexions, les secondes scient la branche sur laquelle elles sont depuis trop longtemps vautrées, regardant disparaître un monde qui leur échappe, telles des vaches qui contempleraient les trains qui passent. Mais quelle importance, tant qu’on peut s’énerver en lisant Yvan Rioufol dans Le Figaro ou acheter le dernier Éric Zemmour, que jamais on ne lira, mais qui sera élégamment abandonné sur la table basse du salon, entre deux vases chinois garantis d’époque ? (...)"

Posté le 13 juin 2017 à 08h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Aujourd’hui, la droite est éparpillée. Elle a une occasion historique de se réorganiser

Guillaume Bernard répond à Boulevard Voltaire :

Après l’élection d’Emmanuel Macron, c’est le raz de marée pour Emmanuel Macron au premier tour des Législatives. On parle beaucoup de la droitisation de l’électorat ces dernières années. Cela ne se vérifie pas. Qu’est-ce qui s’est passé?

D’abord il y a un certain nombre d’éléments de science politique qu’il faut avoir en tête. Il y a le phénomène majoritaire. Celui-ci veut que, lorsqu’un président de la République est nouvellement élu et que des élections législatives suivent immédiatement, une majorité soit donnée au président de la République. C’est ce qu’on appelle le fait ou le phénomène majoritaire. Ce phénomène est classique et habituel. Il n’y avait pas de raison qu’il ne marche pas pour Emmanuel Macron. Il a été ici décuplé par deux éléments. Premièrement, il y a eu une abstention très forte. Cela provoque un effet démultiplicateur qui fonctionne en plus du mode de scrutin majoritaire uninominal à deux tours.

Il y a également une démobilisation, qui se traduit par l’abstention, de toute une partie de l’électorat. Si d’habitude on a schématiquement un combat droite-gauche avec un seul camp qui a perdu, ici on avait plusieurs camps. Comme Emmanuel Macron fait la grande coalition centriste libérale, il réussit à faire la réunification du libéralisme économique à droite, et du libéralisme sociétal à gauche. Dans le fond, il y a plusieurs camps qui ont perdu, aussi bien à gauche qu’à droite. On a donc une démobilisation, un déboussolement de toute une partie de l’électorat qui ne s’est pas rendue aux urnes. D’où le très fort taux d’abstention. Ce premier tour des Législatives est peut-être plus un rejet, un rejet des vieux partis politiques dans lesquels les Français n’ont pas confiance plutôt qu’une véritable et pérenne adhésion à Emmanuel Macron et à son mouvement politique.

Est-ce qu’à votre avis Emmanuel Macron va empêcher toute opposition ou au contraire va précipiter une recomposition?

La victoire d’Emmanuel Macron a cet énorme avantage qu’elle clarifie les enjeux doctrinaux, aussi bien chez les caciques des différents partis politiques que chez les électeurs. Le choix est clairement fait. Lorsque l’on vote pour Emmanuel Macron, que l’on vienne de la gauche ou de la droite, on est effectivement sur des positions libérales. Emmanuel Macron réussit ce tour de force d’occuper un spectre politique extrêmement large qui fait que même s’il n’y a pas forcément une adhésion farouche, pleine et entière, sereine envers sa personne et ses idées, il divise toute opposition possible. La pérennité d’En Marche !, c’est de pouvoir empêcher toute coalition des forces qui s’opposeraient à lui. Il y a donc un incontestable effondrement des autres forces politique PS et LR, tout simplement parce que c’étaient des forces politiques qui étaient hybrides, et en grandes parties devenues sociale-libérale pour le PS, et libérale tout court pour les Républicains. La logique est que ces forces politiques éclatent. La France Insoumise ne progresse pas puisque les idées socialistes sont dévalorisées et que le vote pour Jean-Luc Mélenchon n’avait été, dans le fond, qu’un soubresaut lors des élections présidentielles. Quant au Front National qui visait plus à séduire l’électorat mélenchonniste que celui de Fillon par sa stratégie politique, il a déboussolé et démobilisé toute une partie de son électorat. De la même manière, LR qui a appelé à voter Emmanuel Macron a préparé d’une certaine manière la victoire d’Emmanuel Macron et de ses candidats aux Législatives.

Aujourd’hui, la droite est éparpillée. Elle a une occasion historique de réfléchir sur ses valeurs et de se réorganiser en affirmant véritablement ce qu’elle est ontologiquement parlant et pas simplement par un positionnement sur l’échiquier et sur le spectre politique."

Posté le 13 juin 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

Jamais un président n’avait obtenu aussi peu de voix lors des élections législatives

De Gabrielle Cluzel :

"Même en ne comptant que les inscrits, avec une abstention historique de 51,29 %, En Marche ! n’engrange que 13,43 %. Moins de la moitié des électeurs participent : il est des assemblées, dans la vie civile, où l’on jugerait ce quorum trop faible pour prendre des décisions. C’est pourtant bien ce qui va se passer dans « l’Assemblée suprême ». Et, mode de scrutin oblige, Emmanuel Macron va, in fine, très probablement rafler 75 % des sièges… avec moins de 14 % des voix. Tout est normal. La France est un exemple démocratique.

En même temps – comme on dit maintenant -, les abstentionnistes sont majeurs et vaccinés, ils n’avaient qu’à se bouger.

S’ils se retrouvent pendant cinq ans en marche forcée sous le joug souriant d’un Emmanuel Macron auquel on aura laissé la bride sur le cou, ils n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes et à leur passivité indolente (il faisait si beau, hier). Non plus la servitude volontaire, mais la servitude velléitaire.

Sauf que l’image d’Épinal du pêcheur à la ligne – qui n’a pu résister à l’irrésistible envie d’aller se mettre au vert, attendu que le lundi au soleil étant une chose que l’on ne verra jamais, on en profite le dimanche ! – est un peu réductrice.

À cette abstention, il y a une raison évidente : si l’électeur ne vote pas, c’est qu’il juge cet acte inutile.

Confusément, inconsciemment, à tort ou à raison, qu’il soit de gauche ou de droite, il pense que « le système » est si fort, si lourd, doté d’une si puissante inertie qu’il n’y a rien à faire. Il y a la droite et la gauche qui alternent depuis des années avec une régularité de métronome sans que la politique menée ne change substantiellement, comme si la France était un paquebot sourd et aveugle lancé à pleine vitesse dans lequel le capitaine ne sert qu’à animer la soirée de Gala… L’appel de la droite à voter pour Macron après le 1er tour de la présidentielle a été le point d’orgue. Il y a le Front national, fortement handicapé par l’absence de proportionnelle et par le quartier d’isolement dans lequel on le tient – où il finit, confort mortifère, par se sentir bien -, qui a montré à la présidentielle, au grand désespoir de ses électeurs, que Marine Le Pen ne serait sans doute jamais Arthur tirant du roc Excalibur. Il y a La France insoumise, dont des figures emblématiques comme Alexis Corbière, d’un pied sur l’autre, se tortillant les doigts, avouent avoir voté au 2e tour pour « le banquier de Rothschild »…

Pour le dire avec moins de circonlocutions, cette abstention est liée à l’intime conviction que l’élection revient à pisser dans un violon. S’autocensurant pour ce moyen d’expression qu’ils jugent sans effet, ils risquent – c’est assez naturel – d’en chercher un autre plus propice. Par exemple, le pavé. Cette abstention ne présage sans doute rien de bon pour le quinquennat d’Emmanuel Macron."

Posté le 13 juin 2017 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2017

"La jeune bourgeoisie de droite est passée en bloc au macronisme"

Analyse de Patrice de Plunkett que l'on pourrait rapprocher de celle, un peu plus abrupte, d'Henri Guaino :

"L'abstentionnisme est majoritaire mais « le pays est à droite » (disent les politologues), et le raz-de-marée s'est produit. Il ébranle jusqu'à des bastions LR comme les Hauts-de-Seine, Paris-XVIe, Chantilly etc. Comme on l'avait dit après le second tour de la présidentielle, la jeune bourgeoisie de droite - bénie par la vieille - est passée en bloc au macronisme.

Le macronisme a phagocyté aussi d'autres milieux (...) Mais rien d'étonnant à ce qu'il avale la bourgeoisie de droite : la politique économique et sociale annoncée par M. Macron sera, en moins balourd mais en plus radical, celle que prônait M. Fillon ; pour s'en rendre compte il n'y a qu'à voir l'embarras des candidats LR.

La droite survivante entrera dans un enfer : rester entre gens qui ne se supportent plus. Quoi de commun entre les amis de M. Solère, libéraux macrophiles, et ceux de M. Wauquiez, libéraux trumpisants ?  Mais LR est abandonné par des électeurs macronisés ; ses élus rescapés seront condamnés à cohabiter en groupe parlementaire. Du moins dans un premier temps... Ensuite on verra. Les LR macrophiles rêvent à un effritement de l'énorme majorité REM, qui leur permettrait de se proposer comme supplétifs à M. Macron. Les LR trumpisants rêvent de créer un Tea Party gaulois avec la moitié marionniste du FN.

A suivre !  Pour l'instant, on se permet de sourire devant les retournements de veste. Dans cette bourgeoisie de droite à sincérités successives, en janvier on nous disait de nous taire et de fléchir le genou devant M. Fillon, saint et martyr. En avril on nous annonçait que Mme Le Pen allait "faire encore plus de voix que prévu". En juin on nous déclare que le triomphe de M. Macron était écrit dans les étoiles. C'est la dynamique du bourgeois perpétuel  :  «On ne va jamais plus loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va, a dit un homme politique célèbre. »  (Henry Monnier, Grandeur et décadence de M. Joseph Prudhomme, 1852)."

Posté le 12 juin 2017 à 21h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Cette débâcle a une cause : la ligne Marine/Philippot.

Alors même que Marine le Pen pourrait être dimanche prochain le seul député FN, Jean-Yves Le Gallou analyse et pointe du doigt sa responsabilité dans le désastre que vient de vivre le FN, auquel il associe tout naturellement Florian Philippot :

"Avec 13,20% des suffrages, le FN ne retrouve pas son résultat législatif de 1997 (15%) et dépasse à peine celui de 1993 (12,4%). C’est dire l’ampleur de la régression. Une régression considérable aussi par rapport aux dernières élections régionales de 2015 (28%). Certes, les élections législatives amplifient souvent les résultats de l’élection présidentielle au bénéfice de son vainqueur. Mais le recul du FN – moins 8 points par rapport à l’élection présidentielle – est là aussi sans précédent à l’exception de 2002, chant du cygne de Jean-Marie Le Pen. Cette débâcle a une cause : la ligne Marine/Philippot.

1-Une campagne présidentielle désaxée

Alors que le ressort électoral premier du vote FN est la question identitaire et la lutte contre l’immigration, c’est la souveraineté abstraite et désincarnée qui a été placée au cœur de la campagne. Pire : les propositions sur l’immigration ont été « pasteurisées »  dans l’espoir, comblé d’ailleurs, de les faire échapper aux radars médiatiques. Marine Le Pen a même commis de graves dénis de réalité en condamnant l’expression « Grand Remplacement » et en prétendant que « l’islam était compatible avec la République » (sic). Résultat : le FN n’a pas été « accroché » par les critiques sur l’immigration mais sur les « affaires » et l’économie, ce qui était beaucoup moins porteur électoralement pour lui.

2-Une campagne présidentielle sur le terrain de l’adversaire

Marine Le Pen a choisi d’insister sur les aspects économiques et sociaux de son programme là où elle intéressait le moins les électeurs et les inquiétait le plus… Pourtant, dès janvier 2012 la journaliste Anne–Sophie Lapix avait théorisé, avec succès, l’angle économique comme voie la plus performante d’attaque du FN. Cinq ans plus tard, la direction du FN n’avait toujours pas compris…

3-Une campagne présidentielle polluée par la question de l’euro

Malgré tous les conseils donnés à Marine Le Pen (par les Horaces notamment) de se sortir du piège de l’euro, Marine Le Pen a cédé aux pressions de Philippot et continué à faire de la « souveraineté monétaire » l’alpha et l’oméga de son programme. Dans cette campagne l’euro a été comme le sparadrap du capitaine Haddock dans Vol 717 pour Sydney : impossible de s’en débarrasser. Jusqu’à la chute finale.

4-Plus généralement une candidature sans souffle et sans espérance

Bien sûr, c’est un leurre mais Macron (et Mélenchon) ont su faire passer un souffle d’espérance dans leur campagne. Marine Le Pen, jamais. Le négatif, l’étriqué, le vindicatif l’ont toujours emporté dans son discours.

5-Les limites du populisme

Marine Le Pen a fait fond sur le populisme : en théorie, les élites face au peuple, c’est le peuple qui a le nombre et qui doit gagner. Ce n’est pas ce qui s’est passé. Parce qu’on ne peut pas gouverner un pays uniquement avec les vaincus de la vie. Il faut aussi un discours pour les élites. Et ceux qui s’y identifient par souci de se placer symboliquement dans le camp des vainqueurs. Marine Le Pen n’a pas eu de discours adapté. Surtout le populisme ne peut pas gagner car les voix des populistes de gauche et de droite ne sont pas additionnables. Les appels du pied appuyés à l’électorat de Mélenchon ont juste servi à faire fuir les électeurs de droite… Ajoutons que c’est une erreur de fonder une stratégie sur le seul « vote populaire » car c’est le plus… abstentionniste.

6-Une candidate atteinte par le principe de Peter

Marine Le Pen a montré à trois reprises la faiblesse de son niveau personnel dans les trois débats qui l’ont opposée à ses concurrents. Avant le premier tour, elle s’est laissé dominer par Mélenchon et est restée sans voix face à… Poutou. Et elle s’est littéralement effondrée face à Macron le 3 mai. Un débat qui a sonné le glas définitif de ses espérances présidentielles d’hier et… de demain.

7-Une campagne législative aux accents mélenchonnistes

Sans tirer la moindre conséquence du résultat présidentiel la direction communicante du FN s’est lancée dans la législative en appelant les électeurs « patriotes » (ah ! la belle langue de bois !) à empêcher la « casse sociale ». Oubliant que les électeurs préfèrent l’original à la copie, Le Pen et Philippot ont fait la campagne de la France insoumise (qui avec le PC dépasse le résultat du FN avec 13,74% des voix !). Candidat dans une des meilleures circonscriptions de France, l’histrion philippotiste Franck de Lapersonne annonce qu’il est là « pour casser du facho » et « lutter contre la casse sociale ». Les électeurs l’entendent et l’éliminent dès le premier tour avec 15%… au profit du candidat de la France insoumise.

8-L’absence de campagne législative nationale

Pour la première fois de son histoire le FN n’a pas fait de campagne nationale pour les législatives. Marine Le Pen et Florian Philippot viennent soutenir leurs hommes dans le quart nord-est de la France. Au sud, Marion Maréchal assure seule le soutien des meilleurs candidats. Ailleurs, les candidats sont laissés à eux-mêmes.

9-Des candidats déracinés et sans expérience

Les candidats qui tirent le mieux leur épingle du jeu sont les plus enracinés, comme Alliot à Perpignan, Eymery à Dunkerque, Emmanuelle Ménard à Béziers, Gilbert Collard, dans le Gard, Gillet à Beaucaire, Laupies dans les Bouches-du-Rhône et les candidats du Vaucluse. Mais dans beaucoup d’endroits les meilleures investitures ont bénéficié à des parachutés, déplacés parfois de 1000 kilomètres, comme Damien Philippot (de Fréjus à Laon…) pour se trouver en ballotage très défavorable… dès le premier tour. Des parachutés sans expérience électorale et n’ayant souvent jamais vu d’électeur de leur vie… Des parachutés faisant campagne entre eux… sur Twitter sur le thème « tu feras un adorable (sic) député patriote ». Pas grave quand on a un puissant courant derrière soi, catastrophique par vent contraire.

10-Macron est le seul qui puisse sauver le FN

Le FN va connaître une crise. Ceux qui subissent depuis des années une ligne politique qu’ils désapprouvent et les pratiques népotiques de la coterie Philippot vont hausser le ton. Ils se heurteront sans doute à Marine Le Pen dont le soutien à Florian Philippot n’a jusqu’ici jamais failli. Sans doute le choix pour les opposants sera-t-il : se soumettre ou se démettre. Bref, une « scission blanche » en perspective sur fond d’épuration et de découragement, une scission blanche qui pourrait alors permettre à Philippot d’abattre sa carte ultime : le débarquement de Marine Le Pen, avec deux arguments forts dans la manche : en finir avec un nom en lui seul diabolisant, avoir un candidat plus compétent.

Mais pour assurer l’avenir du FN, c’est encore Emmanuel Macron qui a les meilleures cartes en main : le rétablissement de la proportionnelle pourrait faire espérer des « débouchés » toujours susceptibles de calmer les ardeurs de changement. Et maintenir une structure d’autant plus utile que sa stratégie est une impasse."

Posté le 12 juin 2017 à 20h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Consulter les résultats du 1er tour dans votre circonscription

Les résultats officiels du premier tour sont désormais accessibles. Vous pouvez les consulter en remplissant le formulaire ci-dessous.

Et vous pouvez toujours compléter les informations et partager les fiches des candidats que vous connaissez le mieux.

Par ailleurs, n'hésitez pas à consulter et à diffuser le plus largement possible notre liste de "cibles" mise à jour (déjà 5 éliminés dès le premier tour et de bons espoirs d'en faire battre quelques autres au second):

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/06/législatives-les-candidats-que-le-salon-beige-souhaite-voir-battus.html

Posté le 12 juin 2017 à 20h22 par Le Salon Beige | Lien permanent

Jean-Frédéric Poisson : "Moi je veux une France qui protège les faibles et attentive aux plus fragiles"

Nettement devancé par l'ex-sarkozyste puis ex-juppéiste puis ex-filloniste et désormais macroniste Aurore Bergé (LREM), elle-même soutenue par Alain Juppé, Jean-Frédéric Poisson a fait la déclaration suivante suite à sa mise en ballotage avec un score difficile à remonter (19% contre 46%) :

Jean-frederic-poisson"C'est une gifle pour nous, très clairement. Je salue la victoire de ma concurrente pour le premier tour. Je souhaite, à ce stade, vous répéter que pour nous, pour moi, c'est une baffe comme on en prend rarement en politique.

Il est, d'une certaine manière, incompréhensible, dans ce contexte qu'après tant d'heures données au service de ce territoire, des habitants et des communes, tout le travail qui a été fourni ne soit pas reconnu dans les urnes comme, peut-être, il pourrait l'être. On entre pas en politique pour recevoir des gratifications ou de la gratitude. Mais à la fin du compte, même si on est pas forcément entré en politique pour cela, je reconnais qu'il y a une forme de violence dans le résultat de ce soir que je subis avec ma suppléante Pascale Gautheret, et dont nous tirons un certain nombre de conséquences.

Je remercie toutes celles et ceux qui nous ont fait confiance jusqu'ici. Je veux leur dire ceci :

Nous sommes en face d'une forme de 18 brumaire démocratique, il est en train de se préparer à l'Assemblée Nationale une domination sans précédent d'une formation politique dont le projet est flou, dirigé par un Président de la République qui dévoile peu à peu ses intentions, qui muselle la presse, qui s’apprête à démanteler le Code du travail, qui, effectivement, installe petit à petit un matraquage fiscal comme jamais nous n'en avons connu et en définitive, c'est ce projet que les Français choisissent aujourd’hui.

La question qui est posée pour dimanche prochain est très simple : est-ce que nous voulons vraiment entrer dans une France dans laquelle il y aurait un exécutif à peu prêt tout puissant avec un Parlement qui serait aux ordre et une opposition que serait finalement réduite aux acquêts.

Est-ce que c'est cela que nous voulons ? Est-ce que nous voulons vraiment être dans une France qui ne sera plus gouvernée que par le marketing, la communication et un certain nombre d'effet de manche.

Est-ce que vous voulez, ici, dans cette circonscription, avoir comme député quelqu'un qui ne connaît pas le territoire, qui ne s'y intéresse finalement pas plus que ça, puisque, le message qui est passé par Mme Bergé et par son suppléant c'est que Mme Bergé entrera au gouvernement et que M. Schmidt deviendra député. Est-ce que c'est ça que vous voulez ?
Si c'est ça que vous voulez, sans hésitation, votez pour madame Bergé dimanche prochain.

Si ce n'est pas ce que vous voulez, et si effectivement vous voulez que les artisans soient défendus, que le matraquage fiscal que prépare le Président de la République soit contraint et contredit.Si effectivement vous voulez que l'Union européenne ne signe pas ce traité délétère pour notre pays, le TAFTA. Si vous ne voulez pas que tout cela entre en vigueur, si vous voulez que le modèle social français soit protégé, que nos retraites, que notre sécurité sociale, tout ce qui fait notre modèle social, si vous voulez, effectivement, que tout cela soit protégé, alors, votez pour ma candidature et pour celle de Pascale Gautheret, nous vous défendrons très simplement, comme je l'ai fait, en tout cas. Voilà le choix qui vous est proposé.

Alors je sais bien, j'ai entendu tout à l'heure Mme Bergé avec ses amabilités habituelles. Moi, je ne dénigre aucun électeur, je ne diabolise personne, j'ai des désaccords de fond. J'ai dit pourquoi je suis en désaccord avec les uns et les autres : je l'ai exprimé par oral et par écrit : tout cela est clair, c'est de cette clarté que les Français ont besoin. Et si effectivement, les Français font le choix de la clarté, si les Français font le choix de la protection des plus fragiles plutôt que de la société des forts, le choix de la protection des territoires plutôt que la société de paris, des petites entreprises plutôt que celle des grosses, de la protection de l'artisanat et de l'investissement plutôt que de la société des banquiers, alors je vous le dit : le projet qui est porté par E. Macron et par Mme Bergé, celui là affaiblira nos territoires, il affaiblira nos entreprises, il affaiblira tous les contribuables que nous sommes, les retraités, les fonctionnaires, les demandeurs d'emploi, tout ceux qui devront payer davantage d'impôts, c'est cela qu nous attend.

La question est de savoir si c'est ce que vous voulez ou pas, un point c'est tout. Le choix de dimanche prochain est très simple : quelle France voulons nous, quel territoire voulons nous ?

Moi je veux une France qui protège les faibles, je veux une France qui soit attentive aux plus fragiles, je veux une France qui traite et accompagne ses tissus locaux, je veux une France dans laquelle l'initiative locale sera reconnue et une France dans laquelle les députés s'occupent de leur territoire parce qu'ils y vivent, et parce qu'ils en sont passionnés, parce qu'ils y sont enracinés.

Pas une France dans laquelle les députés passent, comme ça, par dessus, et au fond finissent par faire autre chose parce que ça ne les intéresse pas.

Voilà la France que je veux. Voilà ce que je vous demande de soutenir le 18 juin prochain et voilà pourquoi nous serons candidats avec détermination et énormément de courage et dès demain matin, de très bonne heure, pour gagner ce deuxième tour, dimanche prochain.

Combattu, toujours ; battu, parfois ; abattu, jamais."

François Le Hot, le candidat FN ayant obtenu 7,9%, a indiqué qu'il appelait à voter contre Aurore Bergé.

Posté le 12 juin 2017 à 12h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (22)

Karim Ouchikh reconnait la contre-performance du SIEL

Karim Ouchikh n'hésite pas à évoquer son maintien ou non à la tête du SIEL. Une remise en question qui se fait de plus en plus rare chez les dirigeants des partis en ce moment :

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Posté le 12 juin 2017 à 08h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

LREM : la République n’est pas un régime politique mais une idéologie, un processus progressiste

De Joël Hautebert dans L'Homme Nouveau :

Une-1640"Depuis la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, « En marche ! » est devenu « La République en marche ». D’aucuns penseront que ce modeste changement ne mérite pas que l’on s’y attarde. Il s’agirait d’un toilettage résultant du passage d’un simple projet en vue d’une élection à sa mise en œuvre politique, une fois le suffrage remporté. L’opinion inverse s’impose pourtant, dans la mesure où cette légère modification du nom accentue le marqueur idéologique.

Ce choix par l’équipe présidentielle nous rappelle que la République n’est pas un régime politique mais une idée, transformée en idéologie par l’affirmation d’un processus progressiste dans lequel elle se coule.

La République…

Ce n’est pas nouveau, nous le savons depuis longtemps, la République en France n’est pas à proprement parler un régime politique. Certes, le mot « république », « res publica » (chose publique) a longtemps revêtu deux sens. Au sens large, il a correspondu plus ou moins à la communauté politique, tandis qu’au sens restreint et plus rarement employé, il a désigné effectivement un type de régime politique. Nous savons depuis l’Antiqui­té grecque qu’il existe trois sortes de régimes politiques, le gouvernement du plus grand nombre, celui d’un seul ou d’une minorité. Un régime politique se définit par la forme constitutionnelle que prend la communauté politique, afin de lui offrir stabilité et permanence dans le temps. Personne n’aurait eu l’idée d’évoquer la république romaine ou la monarchie capétienne « en marche ». Quant à l’emploi plus large du mot « république », il s’est limité à la seule démocratie depuis le XVIIIe siècle et plus nettement encore depuis la Révolution. Il y a là une ambiguïté, inhérente au fait que la Révolution a introduit une forme politique démocratique particulière destinée à mettre en œuvre l’émancipation de tout ordre que l’homme n’a pas créé.

Parfaitement dans la lignée de la pensée politique moderne, la République telle que l’entend Emmanuel Macron ne désigne pas un type de constitution, mais une construction intellectuelle, une idée. C’est pourquoi, on lui attribue des valeurs propres, c’est-à-dire un ensemble de principes qui ne s’appuient en aucun cas sur des données extérieures au système, comme l’ordre naturel des choses, mais au contraire, au moins en apparence, sur la volonté des citoyens souverains. Notre personnel politique use et abuse des références aux « valeurs de la République », à la morale républicaine, expressions généralement rattachées au contrat (ou pacte) social (ou républicain). On observe par conséquent un lien étroit entre ce pacte et les principes de la république, suggérant par là que la société fondée sur l’assentiment de tous et non sur la dimension politique naturelle des hommes génère ses propres valeurs. Puisque la dimension naturelle disparaît, l’usage du mot « France » pour désigner la nation et la patrie devient logiquement facultatif. Ainsi, la République assume seule, d’une part, la communauté politique entendue comme créatrice d’un ordre nouveau et, d’autre part, les principes supposés définis, choisis, par cette même communauté unie, non par le sang et la terre, mais par l’exercice de la volonté émancipée du vrai et du juste. Le nom du parti présidentiel n’a donc rien d’innocent, de la part d’un homme dont le livre/programme édité pendant la campagne s’intitule « Révolution ».

Enfin, cette République-idée est « en marche ». Elle est mouvement, plus précisément processus. Bien évidemment, se dire « en marche » ou « en mouvement » ne renvoie pas systématiquement à un contenu idéologique. Toutefois, dans le contexte intellectuel issu de la modernité, l’adjonction de la notion de mouvement à la ­République-idée révèle à coup sûr un projet politique, certes adapté aux temps postmodernes, mais fidèle à des sources intellectuelles anciennes. Il ne s’agit pas de maintenir un cadre institutionnel fixe, mais de s’inscrire résolument dans un mouvement, de suivre le cours d’un processus, caractéristique du progressisme.

Contre l’ordre divin

De quel processus est-il ici question ? Si l’on considère que la République, entendue au sens d’idée, s’est toujours caractérisée par la négation de l’ordre naturel et divin dont il faut progressivement se défaire, nous devons envisager, selon toute probabilité, que le processus vise la dissolution de la famille et de l’identité, c’est-à-dire la révolution anthropologique. Le programme d’Emmanuel Macron était explicite : « Il n’y a pas un modèle unique qui représenterait la “vraie” famille. Les familles sont de plus en plus diverses : il faut pouvoir les reconnaître et permettre à chacun de vivre sa vie de couple et ses responsabilités parentales. Le quinquennat qui s’achève a permis de progresser dans la reconnaissance de cette diversité. Toutefois, si l’égalité est édictée dans la loi, elle n’est pas entière et l’injustice perdure dans la vie. Trop de personnes ont encore du mal à vivre normalement, parce qu’elles subissent des discriminations du fait de leur homosexualité ». Le jour où le nouveau gouvernement a été formé, Benjamin Griveaux, porte-parole de « La République en marche », a tweeté : « Nous ouvrirons la PMA à toutes les femmes et combattrons l’homophobie du quotidien grâce à des tests aléatoires au travail ». Ce processus n’a pas besoin de justification raisonnée. Il s’appuie très simplement sur la mystique sécularisée du progrès et de l’émancipation.

Cela n’a pas empêché 71 % des catholiques pratiquants dits « réguliers » de voter pour Emmanuel Macron au second tour des élections. [...]"

Posté le 12 juin 2017 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

NKM (18%) largement devancée par le candidat LREM (42%)

Hier, elle déclarait avec son arrogance habituelle être en tête

Posté le 12 juin 2017 à 06h56 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Henri Guaino critique vivement l'électorat bourgeois de droite

Ses propos ont choqué les journalistes mais il s'agit d'une belle épitaphe pour la pseudo-droite :

"Maintenant je suis libre. Enfin libre ! Je suis allé au bout du bout de mes engagements politiques. Cela fait plus de trente ans : un seul mandat de député qui vient de s'achever. J'ai épuisé le sujet (...) L'électorat qui a voté aujourd'hui dans la 2e circonscription de Paris (Ve, VIe, VIIe arrondissements de Paris) est à mes yeux, à vomir. Vous m'entendez bien, à vomir. Entre les bobos d'un côté qui sont dans l'entre-soi de leur égoïsme. Et puis il y a cette espèce de bourgeoisie traditionnelle de droite, qui va à la messe, envoie ses enfants au catéchisme et puis après votent pour un type qui pendant trente ans s'est arrangé à tricher par tous les moyens (...)

Je constate ce qu'ils ont fait au moment de la primaire, je constate pour qui ils ont voté, contrairement à tous leurs préceptes moraux, cette hypocrisie du socle sociologique sur lequel la droite s'est rétrécie. Ça fait des années que je suis dans cette famille politique. J'y suis rentré dans les années 80. A l'époque, il y avait des Messmer, des Chaban, des Debré, l'héritage du gaullisme, des Séguin, des Pasqua... Maintenant, on se retrouve avec les gens que vous voyez, qui, franchement, ne méritent pas le respect parce qu'entre les opportunistes, les affairistes, les menteurs (...)"

Posté le 12 juin 2017 à 06h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (31)

09 juin 2017

Législatives - Martine Pincemin (SIEL) : "la droite est fautive de la désertion de son électorat"

Martine Pincemin, candidate du SIEL dans la 6ème circonscription des Hauts-de-Seine, a accepté de répondre à nos questions.

Pf_recto_hauts-de-seine-6_martine-pincemin[1]Vous avez annoncé votre candidature dans la 6ème circonscription des Hauts-de-Seine. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique ? 

La politique m’a toujours intéressée. Très accaparée par vie familiale et vie professionnelle, je ne m’y suis engagée que tardivement. Depuis l’adolescence, mes idées, orientées à droite (droite souverainiste, droite conservatrice), n’ont jamais variées. Consciente de ne pas laisser sombrer notre France dans le chaos qui se profile, en mars 2013, le SIEL, ce parti nouvellement fondé et aujourd’hui en plein essor, m’a ouvert la voie. J’ai pour maxime les paroles de Père Duval : « Aide-toi, le Ciel t’aidera », mais là je la fais mienne : aide-toi, le SIEL t’aidera.

Dans cette circonscription actuellement détenue par un LR, vous affrontez une candidate FN, un candidat DLF, deux candidats DVD, une candidate 577, sur un total de 17 candidats ! N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde?

Diviser la droite actuelle ? Je vous retourne la question : ne s’est-elle pas divisée elle-même ? Je ne peux accepter qu’elle ait flirté avec le PS et aujourd’hui qu’elle se tourne vers le REM. Elle est fautive de la désertion de son électorat. En 2016, j’ai soutenu « Oz ta Droite ! », « La droite hors les murs ». Mon plus vif souhait qu’elles revivent. Un boulevard politique est offert, faisons vite. J’y adhère entièrement. Nous ne pouvons transmettre à nos descendants une France délabrée. A nous de la sortir de ce marasme, de ce bourbier.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Etre élue est un grand souhait politique. Former un groupe politique avec les partis, tel cités, ne peut être exclu. Je demanderai une réforme parlementaire afin d’éradiquer ce nombre de 15 élus décrété pour constituer un groupe, car chaque député, représentant un électorat, doit pouvoir s’exprimer.

Posté le 9 juin 2017 à 20h18 par Michel Janva | Lien permanent

Législatives - Gaëtan Dirand (SIEL) : "Les candidats LR et FN ont sûrement des points communs avec mes idées mais je ne me reconnais pas dans leurs partis"

Gaëtan Dirand, candidat du SIEL dans la 1ère circonscription du Maine-et-Loire, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature dans la 1ère circonscription du Maine et Loire. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique? 

JGaROWFaMon engagement en politique ne date pas d'hier : Secrétaire Départemental du Front National de la Jeunesse à 20 ans, Secrétaire Départemental du Front National de Maine et Loire pendant 5 ans, j'ai été successivement candidat aux sénatoriales, aux législatives, aux municipales et aux départementales dans le Maine et Loire sous cette même étiquette.

Ancien parachutiste, cadre commercial, marié et père de quatre enfants, il me semblait normal, après avoir quitté ce parti pour des raisons de divergences avec la nouvelle ligne politique mise en place par Florian Philippot, de continuer à défendre les valeurs de patriotisme et les valeurs identitaires et catholiques qui sont les miennes.

Dans cette circonscription actuellement détenue par un PS, vous affrontez  15 candidats dont une candidate LR et une FN. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde?

Non, bien au contraire, j'ai toujours été pour l'Union des Droites. Les deux candidates LR et FN ont sûrement chacune de nombreux points communs avec mes idées mais je ne me reconnais pas dans les partis qu'elles représentent, d'où le sens de ma candidture. Ma candidature qui souhaite incarner une véritable droite de conviction est basée sur des principes : la famille, l'identité nationale, la reconnaissance des racines chrétiennes de la France...

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, PCD du PDF, de DLF, du FN... ?

C'est une évidence, si je suis élu, je m'associerais à tous les députés de bonne volonté qui partagent avec moi l'amour de la France et la recherche du Bien commun!

Posté le 9 juin 2017 à 16h12 par Michel Janva | Lien permanent

Législatives - Anne-Charlotte Jamin (PCD) : "Je suis favorable à ce que l’on puisse discuter avec tout le monde"

Anne-Charlotte Leclerc-Jamin, candidate PCD dans la 3e circonscription de Paris, a accepté de répondre à nos questions.

Agée de 28 ans, vous êtes candidate dans la 3ème circonscription de Paris. Quelles sont les raisons de cet engagement ?

75-03-Anne-Charlotte-Jamin-A-OKComme des millions de français, je me suis beaucoup mobilisée contre la loi dite du "Mariage Pour Tous". J’ai été cofondatrice et organisatrice de plusieurs mouvements dont le Camping Pour Tous (mouvement des jeunes qui campaient devant l’Assemblée Nationale) Hollande Dégage (L’avion qui a tracté « Hollande Démission » au dessus des plages). Issue d'une famille nombreuse, aujourd’hui mère de famille, la famille représente pour moi le socle sur lequel nous devons fonder notre société. Elle est donc le principe même de mon engagement en politique.

Tout au long de ces législatives, j'ai naturellement axé ma campagne dans cette perspective. Par ailleurs, j'habite dans ma circonscription depuis une dizaine d'années. Je connais bien les problématiques auxquelles nous devons faire face. Je considère qu'un engagement politique doit être enraciné dans un territoire et non être le fruit d'un parachutage. Le député a un rôle national puisqu'il discute et vote les lois, mais il a également un rôle local. Il assure le lien entre son territoire et l'échelon national. Cet aspect du travail est peu mis en avant mais il est fondamental. Je déplore à ce titre que de nombreux candidats n’habitent pas notre circonscription, en particulier celui d’En Marche, qui vient de Grenoble... On marche sur la tête!

Parmi vos adversaires on dénombre candidat UDI (investi LR), un candidat Front National et d’autres candidats placés à droite de l’échiquier politique. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde?

Loin de moi l'idée de vouloir diviser ! Ma candidature contribue à faire vivre une famille de pensée politique qui n'est pas représentée chez mes concurrents. Je suis favorable à une droite sociale qui cherche à mettre l'Humain au cœur des décisions politiques; Une droite qui défend la dignité de l'Homme de sa conception à sa mort naturelle; Une droite qui protège la famille. Si l'on regarde concrètement le choix politique dans ma circonscription, la candidate UDI investie par les LR est vice-présidente du Parti Radical de l'UDI. Elle est donc au centre de l'échiquier politique. Les candidats du FN et des 577 ne parlent ni de la famille ni des problèmes sociétaux tels que des mères porteuses, de l’euthanasie… Il y a de ce fait un vrai espace politique pour ma candidature à droite. Je suis même la seule à occuper cet espace. Enfin, pour revenir à la deuxième partie de votre question, notre vision de la politique au PCD n'est pas dogmatique mais pragmatique. Notre président, Jean-Frédérique Poisson, est membre du groupe LR à l'Assemblée. Cela ne l'a pas empêché de garder son entière indépendance en matière de vote lors des différents débats du précédent quinquennat.

Notre indépendance fait notre liberté ! Notre président a ouvert la voie d'une politique de conviction loin des querelles d'égo qui peuvent mettre en péril la victoire de nos valeurs.

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Oui évidement, j’espère que nous pourrons créer un groupe parlementaire avec ceux qui partagent une même vision de l’homme, de la France, du monde que nous. Une fois élue, je veux mettre en pratique ce pour quoi je me suis battue pendant cette campagne. Je suis favorable à ce que l’on puisse discuter avec tout le monde sur les sujets de fond et faire sur des sujets précis une alliance. Nous ne pouvons plus continuer avec un mode de fonctionnement puéril qui veut que l'on vote pour ou contre une proposition en fonction de la personne qui la présente. Je me suis engagée à servir pour le bien commun. C'est un engagement exigeant qui demande de ne pas transiger sur ce qui me parait être fondamental et nécessaire pour amorcer la reconstruction de la France. C’est pourquoi je n’hésiterai pas à voter pour tous bons amendements ou lois que pourrait (je l’espère) nous présenter le gouvernement.

Posté le 9 juin 2017 à 15h15 par Michel Janva | Lien permanent

Législatives - Jérémy Delapierre (SIEL) : "La recomposition de la droite doit être une priorité"

Jérémy Delapierre, candidat SIEL dans la 6ème circonscription du Gard, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature dans la 6ème circonscription du Gard. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique ?  

N38Y-l8cJe me suis engagé en politique dès mon plus jeune âge en devenant conseiller municipal jeune d'une ville de droite. Puis, les différents contextes m'ont conduit à me tourner vers le FN, parti avec lequel je partageais la plupart de ses idées. J'ai été candidat aux municipales à Nîmes, en 2014 ; aux départementales en 2015. J'ai réalisé de très bons scores et avoir aujourd'hui, une candidature FN est très prometteur pour un avenir politique personnel. Cependant, je me suis résolu à quitter ce FN, cette structure politique ; non pas tant pour un problème idéologique - bien que je ne partage plus toutes ses idées - mais par rapport à son fonctionnement, son organisation interne. Je ne supportais plus cela.

En parallèle, j'ai adhéré au SIEL de Karim Ouchikh et m'y suis trouvé parfaitement à ma place. C'était donc en toute logique, que j'ai accepté - après réflexions - d'être candidat DVD-UDP-SIEL pour porter dans mon département, au sein de cette élection, les valeurs et idées qui sont les notre via une méthode et organisation qui me convient parfaitement car résulte du processus de démocratie interne. 

N'êtes vous pas en train de diviser la droite ? 

Je ne pense pas la diviser. Au contraire, je pense que je participe à sa reconstruction. Pourquoi ? 

Je suis un farouche démocrate et mon arme première est le débat. En parallèle, sur ma circonscription, il y'a un candidat LR, qui mène une campagne de terrain intéressante sur le point de vue méthodologique ; une candidate FN, qui a des idées intéressantes mais une organisation qui résulte des défauts émanants de Paris et que je condamne ; un candidat DLF (qui appellera à voter FN) et un candidat UPR. Face à ce tableau, il existe une alternative, il y'a une nouvelle incarnation politique. Il s'agit de ma candidature. Elle est résolument à droite, celle de conditions et de valeurs, celle qui est quelque part la synthèse des autres candidatures. En effet, nous partageons des idées du FN et de LR, nous admirons la force de caractère politique de DLF et UPR sur cette circonscription mais nous voulons que prime l'organisation, le modèle de faire de la politique. Nous ne voulons pas d'un modèle hérité des années 1980/90, ni d'un modèle qui relèverait de l'anti-démocratie. 

Le but : imposer ce mode de fonctionnement pour renouveler le monde politique. Pour donner corps, nous y affirmons nos idées. 

Par conséquent, notre candidature ne divise pas, elle ajuste les composantes de la droite qui existent déjà dans le but de la reconstruire. 

Etes-vous favorable à un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis ? 

Evidement, c'est le sens que je donne à ma candidature. La recomposition de la droite, celle des valeurs et des convictions doit être une priorité pour faire face au système MACRON, que j'appelle le système de la gauche libérale. Nous partageons des points communs avec plusieurs personnalités mais cette union doit se faire au cas par cas. Impossible de travailler avec NKM par exemple. Impossible pour moi de travailler avec Carl Lang. Par contre, il faut travailler avec des élus FN comme Valérie Laupies, du PCD comme J.F Poisson, de DLF comme NDA, ou des élus LR et plus généralement de droite comme Guaino. Je pense aussi, j'aimerai que cette union des droites soit une construction, une réelle nouvelle construction avec de nouvelles personnalités politiques comme par exemple Mme Ménard à Béziers ou encore des arrivées à l'AN, avec des personnalités comme K. Ouchikh ou des entrées comme J. Rochedy par exemple.

Posté le 9 juin 2017 à 14h56 par Michel Janva | Lien permanent

Table ronde des AFC de Vannes : "Quelle place pour la famille dans la société d'aujourd'hui ?"

Table ronde organisé par l'AFC du Pays de Vannes, animée par Frantz Toussaint, Administrateur et avec la participation des candidats aux élections législatives sur la 1ère circonscription du Morbihan :

  • M Hervé Pellois (député sortant) pour la République En Marche représenté par Mme Armelle Seite-Salaun
  • Mme Christine Penhouët pour Les Républicains
  • Mme Hortense Le Pape pour l’Alliance Centriste
  • Mme Anita Kervadec pour le Parti Communiste Français et le Front de Gauche
  • Mme Céline Meneses pour la France Insoumise
  • M Pascal Baudont pour Europe Ecologie Les Verts
  • M Cédric de Lagarde pour le Parti Chrétien Démocrate
  • M Bertrand Iragne pour le Front National
  • Mme Odile Monnet pour l’Union des Démocrates et Indépendants

Posté le 9 juin 2017 à 14h48 par Michel Janva | Lien permanent

Législatives : faire émerger une droite de conviction

François Billot de Lochner, candidat dans la 1ère des Yvelines, critique le programme LR :

"Dans l’actuelle campagne législative, les candidats de la droite de conviction sont accusés de diviser leur propre camp, que Les Républicains entendent représenter. Honnêtement, qui ose encore penser que ceux-ci sont une force politique unie, cohérente, de droite, s’opposant résolument aux candidats de La République en Marche Sur la plupart des grands sujets, Les Républicains ne représentent plus les aspirations de leur électorat, ne militent pas pour les mesures indispensables au redressement de la France. En outre, ils s’allient massivement aux macronistes.

L’analyse de leur projet, Majorité pour la France, illustre leur abandon des valeurs de droite, abandon rendu plus manifeste encore par le soutien d’Alain Juppé à la candidate d’Emmanuel Macron face à Jean-Frédéric Poisson. En voici trois exemples simples.

  • Alors que la France est submergée par l’immigration légale et illégale, il suffirait, selon Les Républicains, de « maintenir le contrôle de nos frontières tant que Schengen n’aura pas été réformé ». De qui se moque t-on ? Chacun sait que nos frontières sont des passoires, que personne ne contrôle plus rien, et que les actes de guerre islamistes n’y ont rien changé, malgré les innombrables effets de manche gouvernementaux. 
  • Dans le chapitre Une France plus souveraine, alors que la souveraineté nationale est confisquée par des institutions européennes fort peu démocratiques, Les Républicains préconisent, il faut le lire pour le croire, de « baisser de 100 Mds€ la dépense publique et supprimer 300 000 emplois publics sur le quinquennat ». Assurément, voilà des mesures adéquates pour rétablir l’indépendance de la France !
  • Un dernier exemple, la politique familiale. Celle-ci est abordée sous le seul angle économique : « allocations familiales… crédit d’impôt famille… plafond du quotient familial… dépenses de santé… », etc. La restauration de l’institution du mariage par l’abrogation de la loi Taubira ? Le projet ne parle même plus de réécriture… La protection des enfants face à la déferlante pornographique ? Un non sujet. Inutile de poser la question en matière d’avortement et d’euthanasie.  

Sur ces sujets précis, comme sur tant d’autres, les convictions de la droite de conviction diffèrent radicalement de celles des Républicains. Il était donc du devoir de cette droite des valeurs de présenter le plus possible de candidats à cette élection, afin de ne pas laisser le champ libre aux représentants locaux d’un parti qui, trop complexé pour engager les vrais combats, sera incapable de mener à bien le redressement de la France."

Posté le 9 juin 2017 à 14h36 par Michel Janva | Lien permanent

Législatives - Fabienne de La Chapelle (SIEL) : "j'ai le sentiment de lutter activement contre les clivages intestins"

Fabienne de La Chapelle, candidate du SIEL dans la 1ère circonscription de la Sarthe, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature dans la 1ère circonscription de la Sarthe. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique ?

Id-16392Deux raisons majeures à mon engagement ; Juriste de formation, mais épouse et mère de métier, je suis plus que jamais disponible aujourd'hui à servir la première circonscription de la Sarthe et mon pays. Il est en grande souffrance, à l'instar de notre économie inféodée à l'Europe, à l'instar de notre culture, de nos traditions lesquelles tombent en désuétude ou se trouvent heurtées par des coutumes étrangères. Je suis déterminée à prendre part au combat face à une oligarchie politique grandissante, qui monopolise sans concession le pouvoir depuis des années, dénature comme lèse la civilisation Française, tout en l'appauvrissant à tous les sens du terme !

La seconde est que, comme tout combat, je ne le fais pas seule, j'ai été investie par le SIEL, seul parti représentatif d'une droite alternative, bravant les vérités dérangeantes et s'engageant dans les vrais combats pour la France. Un député est élu dans une circonscription, il bénéficie d'une enveloppe et défend ses intérêts. Mais il dispose d'un mandat national. Ainsi à l'assemblée du même nom, je pourrai participer d'une part à l'élaboration du travail législatif, mais d'autre part au travail de contrôle de l'action du gouvernement. J'estime que l'état souffre de mauvaises gestions et je souhaite prendre une part active à y remédier, en l'éloignant de la droite d'appareil, pour lutter efficacement contre les périls menaçants (invasion migratoire, laxisme judiciaire, terrorisme). Je rappelle notamment que la mission de l'état est de protéger et défendre. La puissance tant diplomatique que militaire doit aussi être restaurée, encore faut-il qu'il soit bien géré. La France doit reprendre en mains ses intérêts, reconquérir son indépendance financière et le contrôle aux frontières nationales. Il doit se recentrer sur ses missions régaliennes que le traité de Lisbonne a extractées.

Dans cette circonscription actuellement détenue par une PS, vous affrontez une LR, un DLF, une FN, des DVD, sur un total de 14 candidats ! N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde?

En me présentant, j'ai le sentiment au contraire de lutter activement contre les clivages intestins. Le SIEL avait initié des discussions avec des mouvements de droite mais ceux-ci dédaigneux les ont rejetées ne comptant que sur leur propre force. C'est malheureux, je le déplore.

De véritables propositions animent le SIEL, son programme clairvoyant et novateur est entendu par ces partis. Nous pouvons œuvrer uniformément, et à l'échelle des législatives cela peut nous servir de tremplin pour d'autres mandats. Nous avons tous le même souhait au niveau local, de rendre la vie économique et sociale à nos bourgs et campagne, et de faciliter l’installation de commerces de proximité, de médecins, de libérer les agriculteurs, artisans et commerçants des contraintes administratives, fiscales, d'impulser une agriculture de proximité, locale avec l’encouragement de circuits courts. Au niveau national nous devons restaurer nos services publics, opposer une vision confédérale de l'Europe à l'inverse de son modèle supranational qui nous asphyxie. Nous devons Instaurer la suprématie absolue du droit national sur le droit européen et nous imposer comme l'artisan actif du redressement spirituel, moral et culturel de l'Europe (adhésion au groupe de Višegrad).

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN, PDF, DVD...?

Le SIEL est au carrefour des droites. Le souhait de tous les candidats du SIEL est de fédérer ces partis et former une Union des Droites Patriotes. Nous devons faire unité et se rassembler ! 

L'entité du CIEL (homonyme de SIEL) n'est-elle pas infinie ? Nous ne sommes encore pas si grands et nombreux, mais nos convictions et projets le sont ! Il ressortira forcément de ces élections un élan fédérateur, notre parti en sera exalté. Nous souhaitons être les artisans de notre avenir par la reconstruction d'une vraie droite de valeurs. Ensemble nous ferons la promotion des valeurs du travail, du courage, du mérite, de la responsabilité. Basée sur cette excellence à la Française jadis renommée, Alors non seulement nous rayonnerons, mais prendrons en mains le destin de la France.

Posté le 9 juin 2017 à 13h08 par Michel Janva | Lien permanent

Législatives - Pauline Betton (PCD) : "Au soir du 1er tour de la présidentielle je me suis sentie lâchée en rase campagne"

Pauline Betton, candidate PCD, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 2e circonscription de Paris (celle de François Fillon) sous les couleurs du PCD. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

ZpAQjnNuComme des millions de Français en janvier 2013 j’ai répondu à l’appel de Frigide Barjot (redevenue Virginie TELLENNE) pour dire non à la loi TAUBIRA de Mariage pour Tous et défendre la filiation homme/femme, le droit de l’enfant à connaître son père et sa mère, à grandir avec eux, à être éduqué et aimé par eux avant tout alea de la vie. J’étais alors expatriée à Moscou, j’ai organisé sans hésiter la résistance de la communauté Française avec beaucoup de succès, d’engagement et de mobilisation il faut bien le dire. Dans cet élan, un an plus tard, je me suis présentée en candidate indépendante aux élections des Français de l’étranger avec la liste Ici Moscou et ai été élue conseiller consulaire Russie Biélorussie, j’ai ensuite participé aux sénatoriales des Français de l’étranger en tant que grand électeur et candidate sur la liste de centre droit de Robert del Picchia, sénateur sortant réélu. La défense de la famille a soulevé une lame de fond très profonde dans la société française pour préserver notre identité et notre civilisation française et européenne. J’appartiens à cette génération qui a la conviction d’avoir le devoir de lever les tabous sociétaux pour répondre aux enjeux majeurs qui attendent la France dans les 10 prochaines années et espérer sauver ainsi la nation française du multiculturalisme, du communautarisme et de sa dissolution quasi irrésistible si nous ne faisons rien. Je fais partie de ces veilleurs du Bien commun qui réveillent les consciences depuis 2013. 2017 était un rendez-vous à ne pas manquer.

Dans la perspective de la refondation de la droite, plus particulièrement de l’UMP à 3 ans des présidentielles, j’ai adhéré à Sens Commun et donc au parti Les Républicains pour préparer l’alternance sur des idées et sur le fond. Aux primaires de la droite et du centre, en conscience, j’ai voté Jean-Frédéric POISSON au 1er tour. J’ai tenu a exprimé ainsi mes convictions sur l’identité et la souveraineté et mon soutien au seul candidat issu de la société civile engagé dans cette bataille. Au 2e tour j’ai voté pour François FILLON. Je l’ai soutenu contre vents et marées dans cette campagne. J’étais d’ailleurs au Trocadéro.

Au soir du 1er tour de la présidentielle je me suis sentie lâchée en rase campagne quand le chef et ses lieutenants vaincus ont abandonné la troupe des militants et des électeurs en quelques minutes après les résultats pour appeler à voter pour Emmanuel MACRON. La voix de ses millions de Français sincères a été trahie une fois de plus, une fois de trop.

À mon humble mesure, dans cette campagne à la députation au siège de François FILLON, dans cette circonscription symbolique qui concentre le savoir et le pouvoir de la France éternelle, j’entends porter cette voix singulière du peuple de droite qui veut être entendu sur une vision de la France grande et pérenne, et ne plus subir les règlements de compte d’une vieille famille politique usée qui ne s’entend plus car elle ne partage aucun socle intellectuel et moral commun.

Aucun parti de droite aujourd’hui ne résiste parfaitement au tsunami MACRON qui précipite l’heure de vérité des partis traditionnels sur la question fondamentale de leur identité et de leur capacité à reconquérir le champ culturel emporté par la gauche en 68 et triomphant aujourd’hui. Aucun ? Sauf… le parti chrétien démocrate de Jean-Frédéric POISSON ! Dans la tempête, le PCD constitue un noyau dur d’idées et de convictions cohérentes et enracinées dans lesquelles le peuple de droite peu largement se retrouver il me semble : défense de l’héritage millénaire de la France, défense des missions régaliennes de l’Etat, défense des libertés d’entreprendre, d’enseigner et de penser, défense de l’école et de la culture comme sanctuaire de la transmission et de la création. C’est sur ce noyau dur qu’il faut reconstruire la droite, mettre un terme au calcul mitterrandien de division de la droite, faire émerger des idées et de nouvelles figures adaptées à l’époque, et préparer avec succès la reconquête du pouvoir en 2022. A mon sens, d’ailleurs, le retrait indéterminé de la vie politique de Marion MARECHAL LE PEN, figure politique de 1er plan à droite pour toute une génération, ouvre un espace pour sortir des logiques partisanes et politiciennes et construire ce projet politique innovant, voire même totalement révolutionnaire ! 

Vous vous présentez face à Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais aussi contre les dissidents LR Jean-Pierre Lecoq et Henri Guaino, qui ne souhaite pas voir cette circonscription de droite tomber dans l'escarcelle de NKM. Ne craignez-vous pas que votre candidature divise la droite et permette à la gauche de gagner, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Les LR ont déjà perdu ses législatives depuis leur reddition à Emmanuel MACRON au soir du 1er tour. La confusion, les ralliements opportunistes successifs qui ont suivi et ne cessent de se produire (avec le concours en la matière du talentueux nouveau parti unique présentiel LREM!) ont déjà condamné toute espérance de sauver les meubles. La partie politique politicienne est pliée.

Pour ce qui est de la 2e circonscription Emmanuel MACRON a réalisé à Paris un de ses plus haut score : 90% ! La 2e circonscription n’y a pas échappé. La logique majoritaire de la Ve République, l’élan de la victoire, ainsi que le désintérêt et le découragement des électeurs fatigués par les querelles politiciennes et les paroles vides, annoncent une victoire à la Pyrrhus certes mais une victoire quand même.

Ma candidature porte une identité propre, celle du PCD, et donc ne divise pas, je ne suis pas dissidente LR ! Votez PCD c’est investir dans l’avenir : si 50 candidats réalisent plus de 1%, le parti bénéficiera de la subvention de l’Etat et pourra alors se développer et participer activement à la reconstruction de la droite. Pour la petite histoire j’ai déclaré ma candidature aux trois maires des arrondissements bien avant le premier tour de la présidentielle et ai déposé mon dossier de candidature le 1er jour du dépôt des candidatures. 

Si vous êtes élue, serez-vous favorable à la formation d'un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, de DLF, du FN... ?

Oui ! Et pourquoi pas ? A partir du moment où les idées et convictions pour l’intérêt de la France sont partagées il n’y a aucune raison de se limiter. L’union fait la force. Les partis politiques ont volé en éclat et sont tous traversés par des questionnements identitaires, culturels et moraux comme je le développais plus haut. Pour se reconstruire, la droite, à l’Assemblée Nationale mais aussi dans la cité, doit de se parler sans sectarisme. La très probable écrasante majorité LREM au pouvoir est en réalité une opportunité pour la droite, qui dans l’opposition pourra se reconstruire et ainsi préparer sereinement l’alternance de 2022.

Posté le 9 juin 2017 à 11h43 par Michel Janva | Lien permanent

Législatives - Nathalie Le Guen (SIEL) : "Je serais à même de faire une alliance avec le PCD"

Nathalie Le Guen, candidate du SIEL sur la 3ème circonscription de la Gironde, a accepté de répondre à nos questions.

Pourquoi êtes-vous candidate ?

PGaFt4WNEtant conseillère municipale de Bégles depuis 2014 et conseillère régionale depuis 2015, il m’apparaît comme légitime de me présenter dans la circonscription ou je vis depuis dix ans. Dans le but d’ancrer le SIEL et son programme dans cette circonscription aux mains de Noël Mamère depuis 30 ans ;  celui-ci bafouant la laïcité en tant que promoteur des signes ostentatoires relevant de la religion musulmane ; dans une volonté de destruction de nos valeurs chrétiennes. Bon nombre de citoyens habitant sur la partie de Bordeaux incluse dans la circonscription se retrouvent d’ailleurs à cause d’eux, dans l’obligation de subir cette insécurité grandissante due à l’invasion migratoire.

N'êtes-vous pas en train de diviser la droite ?

Absolument pas, preuve en est, que, sur ma circonscription parmi les 22 candidats en lice, je suis la seule à me présenter sous l’étiquette divers droite, en effet, l’unique candidat LR associé à l’UDI, au centre et à CPNT ne représente en définitive que la droite molle, à savoir celle représentée par le premier ministre de M Macron.

D’autre part, le candidat FN, ex MNR, ex RPR, ex RBM ne représente finalement qu’un programme qui s’est gauchisé au fil des derniers mois, je rappelle d’ailleurs afin de consolider mes propos, que la secrétaire départementale du FN vient de tendre la main aux LR dans les medias locaux et régionaux afin de travailler avec eux dans un avenir proche.

En conclusion je ne suis pas la candidate qui divise je suis l’unique candidate de la vérité.

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Je n’ai pas quitté le FN gauchisant pour jouer avec eux la politique de la main tendue dans un hémicycle, quant à DLF il serait préférable et honnête pour tous, que Nicolas Dupont-Aignan exprime réellement ce qu’il souhaite : travailler avec Marine Le Pen ou continuer à travailler seul comme il l’a fait pendant si longtemps ; en revanche je pense très objectivement que je serais à même de faire une alliance avec le PCD  avec lequel nous partageons des valeurs communes.

Comment concevez-vous votre rôle de député ? 

Etre au plus proche des administrés de ma circonscription, prendre en compte leurs doléances dans la continuité de notre programme avec comme finalité servir la nation.

Quelle est votre ambition pour le territoire ? 

La sécurité, la proximité des services publics et leur non disparition. Bannir définitivement les zones de non droit, les squatteurs et participer activement à la remigration. Redynamiser les  centres villes qui meurent à petit feu au profit des zones commerciales. 

Trouvez-vous moral d’embaucher comme Attachés Parlementaires des personnes de son entourage plutôt que des gens diplômés ?

Totalement contre : Il est extrêmement choquant de constater que des élus de la république, y compris les conseillers régionaux ou départementaux aient pu profiter d’autant de largesses du système pendant des années, je considère cette pratique comme immorale puisque, in fine il s’agit de l’argent du contribuable.

Quelle sera la première loi que vous proposerez à l’Assemblée Nationale ? Et la première que vous souhaiteriez voir abrogée ?

1re loi proposée : la fin du collège unique.

1ère loi à voir abrogée : le regroupement familial

Légalisation du cannabis : pour ou contre ?

Contre absolument.

Légalisation de l’euthanasie : pour ou contre ?

Contre, une éventuelle loi qui irait en ce sens serait la porte ouverte à toutes les dérives médicales.

Que pensez-vous du mandat unique dans le temps ? 

Pour. La politique ne doit pas être considéré comme un métier. L’élu est au service des électeurs à travers un mandat, lequel requiert des exigences en matière de discernement. Cependant, chaque citoyen prêt à défendre nos valeurs devrait pouvoir relayer ceux qui les ont déjà portées !

Posté le 9 juin 2017 à 09h53 par Michel Janva | Lien permanent

Législatives - Catherine Candela (FN) : "Il n'y a pas d'union des droites ; il n'y a que des preuves d'union des droites !"

Catherine Candela, candidate FN sur la 4° circonscription de Vaucluse, celle de Jacques Bompard, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 4e circonscription du Vaucluse. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

TPwoRtkqParce que j’ai toujours eu le sens de l’engagement et qu’il m’est inconcevable de continuer à laisser faire ceux qui nous gouvernent si mal et depuis si longtemps ou de faire partie de ceux qui se plaignent sans cesse et ne font rien. La crise profonde que nous traversons depuis des années est économique, sociale, morale, identitaire et spirituelle. Je pense que nous pouvons la surmonter en osant nous mobiliser là où l’on vit, où l’on travaille, quelle que soit sa place dans la société, en rappelant les principes de bon sens et en étant fidèles à nos racines. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de m'engager concrètement en politique en militant au Front national puis en étant candidate en 2015 aux élections départementales et aux régionales aux côtés de Marion Maréchal Le Pen, et à présent sur cette 4ème circonscription de Vaucluse.

Dans cette circonscription vous allez affronter le député sortant Jacques Bompard. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Votre affirmation serait juste si nous étions déjà au second tour, en triangulaire.

Pour l'heure, nous en sommes au premier tour et il serait insolite que dans une circonscription qui a donné Marine Le Pen gagnante contre Emmanuel Macron le 7 mai dernier, le FN ne présente pas de candidat. Les électeurs qui ont fait confiance à Marine Le Pen ne le comprendraient pas. Par ailleurs, le Front National a montré qu’il a déjà agi en faveur de l'union de la (vraie) droite. Ainsi, je rappelle qu’en 2015 lors des élections départementales dans le canton de Bollène (ici en Vaucluse), le binôme FN s’est désisté au profit du binôme de la Ligue du Sud et a ainsi permis de battre le binôme socialo-communiste et donc de faire perdre à la gauche le département de Vaucluse. Il n'y a pas d'union des droites ; il n'y a que des preuves d'union des droites ! 

Pour conclure, je tiens à préciser que j'entretiens avec Jacques Bompard des rapports courtois - ainsi que nos militants- et que je respecte son action passée.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de la Ligue du Sud, du PCD, de DLF… ?

Evidemment je le souhaite vivement, afin de former une opposition solide. Je pense que ce sera possible avec DLF. Quant au PCD  ce sera probablement plus difficile, car il ne s'est pas émancipé des Républicains. M. Poisson, comme Sens Commun d'ailleurs, n'a pas eu la cohérence d'appeler à voter pour Marine Le Pen au second tour de la Présidentielle, ce qui a contribué à faire élire un président porteur d’un projet mortifère pour notre nation et des plus libertaires au plan sociétal. 

La réalité est qu'il y a aujourd'hui un Front national qui oscille selon les élections entre 20 et 25 % des suffrages et Les Républicains qui sont en train d'être écartelés par la machine En Marche. Si Les Républicains explosent, si ce que l'on peut appeler son aile droite, se constitue en force politique autonome, alors, là, oui, on peut espérer travailler avec cette nouvelle force. C'est en tous les cas mon avis. Le FN a besoin de partenaires. Il doit savoir lui-même être un partenaire. Mais tout cela est du moyen terme. En ce mois de juin, le FN a besoin de députés et j'ai la faiblesse de penser que, le FN incarnant la force principale de la résistance française, la France a grand besoin que ces députés FN soient les plus nombreux possibles. A commencer par le Vaucluse.

Posté le 9 juin 2017 à 08h56 par Michel Janva | Lien permanent

Les candidats et la politique familiale : 1ère et 2ème circonscriptions des Yvelines

Les AFC de Versailles, de Viroflay et de Saint-Quentin-en-Yvelines ont interrogé les candidats aux législatives des 1ère et 2ème circonscriptions des Yvelines, afin de situer leurs orientations en matière de politique familiale, par rapport à celles que préconisent les AFC. Les résultats détaillés sont ici : 1ère circonscription, 2e circonscription.

Voici les tableaux de synthèse :

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Posté le 9 juin 2017 à 08h02 par Michel Janva | Lien permanent


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