13 juillet 2017

Le choix sans retour de Laurent Wauquiez est-il de faire encore et toujours perdre la droite ?

Voici la réponse de Laurent Wauquiez à Nicolas Dupont Aignan qui affirme travailler à l'union des droites :

"Moi, je rêve de dialoguer avec monsieur Wauquiez. Je lui ai déjà dit en privé. On se parle, comme je parle aussi à monsieur Philippot, à monsieur Nicolas Bay et à d'autres".

Posté le 13 juillet 2017 à 15h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (9)

07 juillet 2017

Le Front national et ses cadres se sont fait avaler par la communication

Dans sa contribution à la refondation du FN, Hervé de Lépinau déclare que "La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique". Un article publié sur Boulevard Voltaire et une interview publiée sur le Figaro illustrent l'erreur qu'est en train de commettre Marine Le Pen en se concentrant sur un changement de nom ou sur des séminaires dont on sait bien qu'ils sont de la poudre aux yeux :

Thomas Valmenier accuse le FN de faire de la communication au lieu de se poser les vraies questions :

"Marine Le Pen déclarait, hier sur France Info, considérer le Front national comme une marque usée. Nous voyons, ici, toute la considération que madame Le Pen a pour notre politique. Rattrapé par l’effet mode, le Front national, et plus précisément ses cadres, s’est fait avaler par la communication. Comme les autres, ce parti a choisi de laisser derrière lui les débats de fond, comme les autres il a fini par considérer qu’il n’était pas si important que ça de placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de tout. Comme les autres, il a réduit son rôle à proposer un produit au consommateur.

Le Front national, c’était le parti du peuple (...) Jean-Marie Le Pen était un homme issu de la classe populaire. Par l’Indochine et l’Algérie, il a gagné le droit de nommer son parti « Front national ». Plus qu’un nom de parti, c’était un slogan, renvoyant à la terre charnelle et au vocabulaire guerrier. C’était, pour ceux qui le scandaient, la puissance de la tradition, l’attachement à l’identité, la volonté de transmettre un idéal aux générations futures. Un mélange de fierté et de roman national.

Par l’orgueil de son créateur, qui n’a pas su voir que ce qu’il avait créé lui était supérieur, le parti du peuple est devenu le parti Le Pen. Ce n’était plus une certaine idée de la France que les militants essayaient de faire accéder au pouvoir, c’était « la fille de… »Mais voilà, la fille du Menhir n’est pas le menhir, elle n’a ni son enracinement ni sa culture. Ne pouvant compter sur elle-même, elle s’est reposée sur ses conseillers, qu’elle n’a pas su choisir. 

Laissant partir en lambeaux le programme fondateur, elle a laissé le parti à la dérive, abandonnant tour à tour ses principaux centres d’intérêt pour se laisser dicter par ses adversaires les sujets de campagne (...) Des sujets primordiaux au cœur de « droite et démocratie économique » (premier programme économique du FN en 1984), abandonnés ! À la place, un imbroglio indéchiffrable, technique, ne s’adressant qu’à une infime partie de la population.

Marine Le Pen reconnaît son échec ainsi que celui de toute la droite pour cette élection imperdable. Mais loin de se remettre en cause, elle attaque le nom de son parti. Soyons sérieux, il est dépassé, le temps où les électeurs du FN étaient des pestiférés obligés de se cacher. Plus que le nom du parti, c’est celui de sa dirigeante qui fait fuir. Elle n’a, hélas, pas su s’élever jusqu’à une stature présidentiable.

Changer le nom du parti, c’est s’obliger à repartir de zéro. Essayer d’implanter un nouveau sigle dans le paysage politique jusqu’à le rendre crédible pour 2022, en sachant pertinemment que les médias se feront un plaisir de cataloguer le nouveau venu à l’extrême droite, c’est se tirer une balle dans le pieds. Il semble plus rationnel de changer tout simplement de dirigeant pour revenir sur ce qu’est le véritable Front national : un parti pour les Français, au service de la France."

Bruno Bernard, ancien conseiller politique à l'ambassade de Grande-Bretagne, considère quant à lui qu'un changement de nom du FN serait un message mortifère envoyé à ses électeurs :

"(...) Les résultats du Front national sont bons voire excellents. Un observateur extérieur considérerait qu'avec la République En Marche et peut-être la France Insoumise, il est le seul parti, à avoir le vent en poupe et l'avenir devant soi.

Analyser les résultats de 2017 comme autant de défaites cinglantes montre un parti immature et impatient, voulant ignorer que le chemin à suivre est celui d'une progression lente mais constante. En effet les chiffres témoignent que l'élargissement de l'électorat Front national a eu lieu (...)

En abandonnant ce symbole le Front National donnerait l'impression, non pas d'évoluer, mais de se renier sous la pression de résultats électoraux considérés comme mauvais. Ce serait un message mortifère envoyé à ses électeurs. Que le parti recherche une meilleure cohérence idéologique c'est naturel, qu'il abandonne en rase campagne certains de ses marqueurs et il subira le destin des partis qui à force de reniements et de honte de ce qu'ils sont disparaissent sans laisser de trace (...)

Le Front national devrait demander aux Républicains si un changement de nom et de logo suffit pour devenir crédible et remporter des élections. Plus sérieusement il est évident que de simples artifices de communication ne suffiront pas à crédibiliser ce parti surtout après le débat désastreux d'entre deux tours de Marine Le Pen qui était, pour le coup, une véritable opportunité d'être crédible. Si le nom Front National disparaît, le nom Le Pen devra disparaître avec lui car il est le premier des repoussoirs pour les électeurs d'autres partis, notamment à droite (...) Depuis 2002, la droite française de gouvernement a changé de nom deux fois et a perdu deux élections présidentielles en ne cessant de rétrécir sa base électorale. Conclusion si on ne fait que changer que la devanture et rien dans le magasin cela ne sert à rien, on ne change pas les rayures du zèbre (...)"

Posté le 7 juillet 2017 à 12h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Hervé de Lépinau (FN) : "La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique"

Hervé de Lépinau vient de publier sa contribution à la refondation du FN sur son compte facebook. Extraits :

870x489_000_par7688760"L’onde de choc Macron n’en finit pas de déstabiliser quarante ans de vie politique française : le Parti Socialiste et Les Républicains ne sont plus qu’un vaste champ de ruines. Le Front National donne quant à lui l’illusion d’avoir résisté au séisme : sa présidente a été qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle et l’entrée de huit députés Front ou apparentés à l’Assemblée Nationale se traduit en chiffres par une progression du nombre de parlementaires de 300% ! Mais ces constats spectaculaires ne peuvent contredire le fait que les fondations de l’édifice frontiste sont passablement fissurées. Et en politique comme en sismologie, gare aux répliques !

J’en veux pour preuve la déperdition de voix FN entre le 1er tour de l’élection présidentielle et le 1er tour des élections législatives, qui atteint au niveau national, près de 60% ! Du jamais vu. Candidat à la succession de Marion Maréchal Le Pen sur la 3ème circonscription de Vaucluse, j’ai subi ce coup de rabot : 46% des électeurs qui avaient voté Marine au 1er tour se sont abstenus le 11 juin dernier… Et cette circonscription fait partie de celles qui ont le mieux résisté (49,33% au 2nd tour) pour être classée parmi les dix premières.

Le constat est implacable : le Front National obtient péniblement six députés et deux apparentés là où ses espérances étaient dix fois supérieures, sans qu’il soit nécessaire d’accabler cette fois le mode de scrutin. Le fameux socle frontiste a perdu plus de la moitié de ses électeurs, c’est un fait (...)

Les instances du parti ont annoncé l’ouverture d’un grand chantier afin de tirer les enseignements de ces scrutins décevants dans le but de réformer le mouvement. La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique. La forme du séminaire est-elle la plus adaptée alors qu’un cadre réglementaire nécessaire à ce devoir d’inventaire existe déjà ? (...)

Quand certains font du chantage à la scission en cas de remise en cause de cette ligne monétariste et économiste dominante dans le programme présidentiel, d’autres pourront rappeler l’importance du combat civilisationnel et culturel. Quand le discours sur l’immigration est considéré comme anxiogène, il sera rappelé que nos électeurs nous attendaient sur ce sujet, alors que la sortie de l’euro a eu l’effet d’un véritable répulsif électoral. Et ce courant, souverainiste attaché au principe de subsidiarité, conservateur et identitaire, entrepreneuriale sur le plan économique, trop longtemps laissé sous le boisseau, trouvera un espace d’expression salutaire pour porter cette contradiction indispensable à tout débat démocratique.

Le boulevard électoral était sur notre droite et les coups de volant n’ont eu de cesse de nous conduire vers la gauche pour finir dans une impasse. Le Front National doit-il rester dans le ni droite-ni gauche ou s’assumer comme un parti de droite populaire et attaché à l’esprit d’entreprise ? Ou rejoindre la gauche souverainiste mais intrinsèquement socialiste ? Autant de questions qui ne peuvent rester plus longtemps sans réponses, au risque de ne plus retrouver ces électeurs qui nous reprochent d’avoir trahi leur confiance.

Ce souci de clarification aura aussi le mérite de permettre à chacun de se repositionner sur l’échiquier politique en recalant sa boussole idéologique pour prendre ensuite les décisions qui s’imposent. Nous vivons une crise de civilisation (j’en veux pour preuve l’offensive proPMA-GPA pour les couples homosexuels) et l’abstention massive signifie qu’une majorité de Françaises et de Français ne nous considèrent pas capables de relever ce défi en l’état.

Il est donc urgent de réformer notre pensée pour proposer une ligne politique claire, sans quoi la quête du pouvoir pour le bien commun restera une chimère. Encore faut-il s’en donner les moyens : c’est tout l’enjeu d’une refondation. »

Posté le 7 juillet 2017 à 11h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

25 juin 2017

Gardons nous du péché de sédition! Et luttons sans relâche contre ceux qui le commettent.

Extrait de la Somme de théologie, 2a-2ae, question 42.

[…]  la guerre se fait à proprement parler contre les ennemis du dehors, comme une lutte de peuple à peuple. La rixe, elle, se fait d’un particulier à un autre particulier, ou d’un petit groupe à un autre. La sédition, au contraire, se produit à proprement parler entre les parties d’un même peuple qui ne s’entendent plus ; lorsqu’une partie de la cité, par exemple, se soulève contre une autre. Voilà pourquoi la sédition, parce qu’elle s’oppose à un bien spécial, à savoir l’unité et la paix de la multitude, est un péché spécial.

[…] On appelle séditieux celui qui excite la sédition. Et parce que la sédition implique une certaine discorde, le séditieux est celui qui cause non pas une discorde quelconque, mais celle qui divise les parties d’un même peuple. […] 

* * * * * * * *

L’Apôtre [saint Paul] (2 Co 12, 20) interdit les séditions ; et les place parmi d’autres péchés mortels. La sédition est donc un péché mortel.

[…] la sédition s’oppose à l’unité de la multitude, c’est-à-dire à l’unité du peuple, de la cité ou du royaume. Or, S. Augustin dit que le peuple, selon le témoignage des sages, désigne « non point l’ensemble de la multitude, mais le groupement qui se fait par l’acceptation des mêmes lois et la communion aux mêmes intérêts ». Il est donc manifeste que l’unité à laquelle s’oppose la sédition est l’unité des lois et des intérêts. La sédition s’oppose ainsi à la justice et au bien commun. C’est pourquoi elle est, de sa nature, péché mortel, et d’autant plus grave que le bien commun auquel s’attaque la sédition est plus grand que le bien privé auquel s’attaquait la rixe.

[…] Le péché de sédition appartient d’abord et à titre de principe à ceux qui excitent la sédition. Ceux-là pèchent très gravement. Secondairement, à ceux qui les suivent, et qui troublent le bien commun. Quant à ceux qui défendent le bien commun en leur résistant, ils ne doivent pas être appelés séditieux ; pas plus que ceux qui se défendent ne sont coupables de rixes, nous l’avons dit.

[…]  Le combat qui est permis se fait pour l’utilité commune […]. La sédition, au contraire, se fait contre le bien commun du peuple. C’est pourquoi elle est toujours un péché mortel.

Posté le 25 juin 2017 à 12h58 par Lois Spalwer | Lien permanent | Commentaires (5)

21 juin 2017

Aidons LR à clarifier sa ligne politique

Avec la scission du groupe parlementaire à l'Assemblée, les lignes politiques vont pouvoir se clarifier. Encore faut-il que la direction du parti LR acte cette situation.

En octobre prochain, aura lieu une élection importante : celle du prochain président des Républicains.

Le sénateur des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi considère que la recomposition des Républicains se fera lors de l’élection de son président en octobre prochain.

« Ça veut dire que Laurent Wauquiez, que peut-être Xavier Bertrand, que Valérie Pécresse.. Je ne sais pas… il y en a peut-être d’autres qui envisagent d’y aller (…) Il faudra qu’ils y aillent mais il faudra qu’ils y aillent sur un projet. Et c’est sur ce projet là qu’aura lieu le débat de la recomposition de la droite. Celui qui sera élu portera le projet de recomposition ».

Les candidats probables sont Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse. Ou d'autres. Mais, pour pouvoir voter, il faudra être adhérent au 30 juin.

On peut adhérer à Sens Commun ou directement à LR, peu importe.

Posté le 21 juin 2017 à 20h10 par Michel Janva | Lien permanent

4 ministres à la trappe : le quinquennat Macron n'a pas fini de nous amuser

François Bayrou aura été ministre un mois, depuis son départ du gouvernement Juppé, en 1997. Jusqu'à la dernière minute, il se sera battu pour y rester. Le maire de Pau a démissionné ce jour, comme Marielle de Sarnez, Richard Ferrand et Sylvie Goulard (en plein salon du Bourget, cela fait désordre pour les membres du ministère des Armées qui l'attendaient sur le salon...). Le nouveau gouvernement ex-PS, LREModem a été nommé :

Par ailleurs, le ministre du travail Muriel Pénicaud affronte une première grève… dans son ministère :

"Mardi 20 juin, tous les syndicats implantés dans le ministère du travail ont appelé à faire grève pour dénoncer la « baisse drastique » des effectifs. Plusieurs centaines de personnes – dont certaines avaient fait le déplacement depuis Lyon, Toulouse et d’autres métropoles régionales – se sont rassemblées à Paris."

4 ministres disparus en 1 mois suite à des affaires + 1 grève dans un ministère = Le quinquennat Macron s'annonce très rigolo.

Posté le 21 juin 2017 à 19h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

20 juin 2017

Jean-Marie Le Pen : "Madame Le Pen n'a pas compris les raisons de son échec"

Drôle d'anniversaire pour Jean-Marie Le Pen qui a fêté son 89ème anniversaire devant les grilles cadenassés du siège du FN l'empêchant ainsi d'assister au bureau politique du parti qu'il a fondé et dont il est toujours président d'honneur mais exclu :

Le-pen"Jean-Marie Le Pen, exclu du FN en août 2015 mais rétabli comme président d’honneur du parti par décision de justice, s’est vu mardi matin refuser l’accès au siège du parti à Nanterre où se déroule une réunion du bureau politique frontiste, une «voie de fait» selon lui. La grille du «Carré», le siège du parti d’extrême droite, était bloquée par une chaîne pour empêcher l’accès au cofondateur du Front national en 1972, a constaté une journaliste de l’AFP. Les dirigeants du parti (Marine Le Pen, Florian Philippot, Nicolas Bay, Wallerand de Saint-Just) avaient prévenu ces derniers jours M. Le Pen qu’ils ne le laisseraient pas rentrer, alors même qu’il en a légalement le droit. M. Le Pen, 89 ans ce mardi, était accompagné d’un huissier.

«Je vous demande de prendre acte du fait que les entrées du local où doit se tenir le bureau politique sont condamnées par des chaînes. Comme j’ai passé l’âge de sauter les barrières...», lui a-t-il dit.

Devant la presse, ensuite, M. Le Pen a rappelé sa situation: «Je n’étais pas convoqué mais j’en suis membre de droit pour des raisons statutaires et qui ont été confirmées solennellement par différentes instances judiciaires». «Par conséquent, le bureau du FN, en prenant cette décision, brave à la fois les statuts, les décisions du congrès, les décisions des tribunaux et je dirais les lois de la pudeur la plus élémentaire mais ceci n’est pas fait pour nous étonner», a lancé l’eurodéputé.

Et d’attaquer: «On sait qu’au FN, il n’y a pas la reconnaissance du ventre. Si je n’avais pas prêté neuf millions d’euros au FN, non seulement il n’aurait pas pu participer aux élections législatives mais même pas aux élections présidentielles. C’est par cette délicatesse du cœur particulière que Marine Le Pen a tenu à me faire un cadeau le jour de mon anniversaire

«Le FN vient de subir deux échecs cinglants, un aux élections présidentielles, un aux élections législatives. La règle démocratique et républicaine, c’est à l’exemple de M. Cambadélis: dans ces conditions, on démissionne. Le bureau exécutif du FN aurait dû démissionner», a-t-il estimé.

Interrogé sur la nécessité d’une démission aussi de Marine Le Pen, à la tête de ce bureau exécutif, M. Le Pen a répondu: «A mon avis oui». Qui pour la remplacer? «Au FN d’en décider. Il y aura sûrement quelqu’un. Personne n’est irremplaçable». Eventuellement le vice-président Florian Philippot, avec qui il a des rapports houleux? «Ca m’étonnerait beaucoup. Il n’a pas la cote de popularité suffisante me semble-t-il.»

Jean-Marie Le Pen a ajouté :

Jean marie le pen"Il y a une règle fondamentale en politique, en période électorale on a que des amis. Commencer, un an avant les élections par exclure une partie de gens du mouvement, symbolisée au combien par le président fondateur, c'est évidemment une faute capitale qui condamnait en elle-même ces élections à l'échec. Sans parler du rôle personnel que Madame Le Pen a pu y jouer dans les derniers moments, et sur lesquels moi par pudeur paternelle, je passerai. Visiblement Madame Le Pen n'a pas compris les raisons de son échec, en tout cas elle ne les a pas admises, avec une tendance à faire porter sur les autres les responsabilités qui sont les siennes (...)

Je suis en faveur, dans un pays qui est menacé mortellement d'une déferlante migratoire à brève échéance, je suis partisan de toutes les unions de patriotes possibles."

Posté le 20 juin 2017 à 11h57 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (23)

Jacques Bompard prône l'union des droites à l'assemblée nationale

Posté le 20 juin 2017 à 06h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

Le féminisme : priorité du nouveau ministre des Armées, Sylvie Goulard [Add.]

C'est une initiative pour le moins déroutante, pour rester poli, de la ministre des armées, Sylvie Goulard. On se demande bien quel est l'intérêt de faire du féminisme ou du communautarisme sexuel à l'heure où le budget des armées est menacé d'une réduction de 2,66 milliards d'euros, où l'augmentation de ce même budget à 2% du PIB semble être désormais incompatible avec le programme de Macron et où la sécurité des Français et des Européens est un enjeu majeur :

"La ministre des Armées a lancé une invitation à ses collègues ministres de la Défense, des femmes qui occupent "des postes de premier plan dans la sécurité et la défense de l'Europe" et qui ont "quelque chose de particulier à apporter".

Sylvie Goulard souhaiterait les réunir le 13  juillet "pour une séance de réflexion, suivie d'un moment de convivialité" puis de la traditionnelle réception à l'Hôtel de Brienne et, enfin, du défilé du 14 juillet (...)"

Addendum : Sylvie Goulard ayant démissionné de son poste de ministre des armée aujourd'hui n'aura pas l'occasion de porter à termes ce projet majeur pour nos armées et la Défense en général...

Posté le 20 juin 2017 à 06h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (3)

19 juin 2017

Dans les duels FN-LREM, 48% des électeurs LR-UDI ont choisi le FN

C'est 3 fois plus que les électeurs de la France Insoumise... :

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L'électeur FN ne vote pas d'abord pour son pouvoir d'achat, mais à cause de l'immigration, du terrorisme et de l'insécurité :

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Posté le 19 juin 2017 à 22h02 par Michel Janva | Lien permanent

Libération compte les députés homosexuels

...pour regretter qu'il n'y en ait pas autant qu'en Grande-Bretagne où ils représenteraient 6,9% des élus contre 0,8% en France :

"La prochaine Assemblée sera un chouïa plus gay. Disons un soupçon. Ce dimanche, au terme du second tour des élections législatives, cinq députés homosexuels, à notre connaissance, ont en effet été élus ou réélus, soit deux de plus (seulement) que lors de la précédente législature. Parmi ces parlementaires, le sénateur-maire socialiste d’Alfortville Luc Carvounas, premier parlementaire français marié à une personne du même sexe, l'ex-adjoint chargé du commerce à la mairie du IVème arrondissement de Paris, Pacôme Rupin (LREM), pacsé avec son compagnon, le co-fondateur de GayLib passé au Front national Sébastien Chénu dans la 19e du Nord et l’adjoint au maire FN d’Hénin-Beaumont Bruno Bilde, dans la 12e du Pas-de-Calais, font leur entrée dans l’hémicycle. Le député-maire LR de Coulommiers Franck Riester, élu avec 68,89% des suffrages dans la 5e circonscription de Seine-et-Marne, est lui le seul sortant à obtenir sa réélection (...)

Néanmoins, ces (...) députés ouvertement gays (tous des hommes) représentent un peu plus de 0,8% des élus du Palais Bourbon. Une représentation minime si l’on compare avec les 45 députés ouvertement LGBT élus à la Chambre des communes la semaine passée, soit 6,9% des députés britanniques."

Posté le 19 juin 2017 à 14h02 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (15)

La condamnation de Valeurs Actuelles annulée par la Cour de cassation

C'est une belle victoire pour la liberté d'expression :

Titrée "Naturalisés l'invasion qu'on nous cache", l'édition du 22 septembre 2013 du magazine de droite présentait également en appel de une: "Deux Français sur trois contre les naturalisations massives de Valls", "Islam, immigration: comment la gauche veut changer le peuple", "Le poids des musulmans n'a cessé d'augmenter". 

Outre l'amende, la justice avait ordonné, en première instance comme en appel, la publication d'un communiqué judiciaire en page de sommaire du journal. Elle avait condamné M. de Kerdrel a verser des dommages et intérêts à plusieurs associations luttant contre le racisme qui étaient parties civiles. Le responsable du journal avait formé un pourvoi en cassation. Il a obtenu gain de cause

Dans sa décision rendue mercredi, consultée par l'AFP, la haute juridiction a jugé que les propos litigieux, "portant sur une question d'intérêt public relative à la politique gouvernementale de naturalisation, ne dépassaient pas les limites admissibles de la liberté d'expression". Même si leur formulation peut légitimement heurter les personnes de confession musulmane", les propos litigieux "ne contiennent néanmoins pas d'appel ou d'exhortation à la discrimination, à la haine ou à la violence à leur égard", a jugé la Cour de cassation. 

Celle-ci a annulé la condamnation, sans ordonner de nouveau procès."

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Posté le 19 juin 2017 à 12h27 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Jacques Bompard ouvert à la main tendue de Marine Le Pen en vue de constituer un groupe parlementaire

Lu ici :

Avec huit députés FN, "nous n'avons pas de groupe aujourd'hui, rien ne dit que nous n'en aurons pas demain (...). Je ne perds pas de vue cet objectif de pouvoir au cours des prochains mois constituer un groupe à l'Assemblée nationale qui puisse être un groupe où nous nous entendions sur deux, trois lignes principales, tout en conservant chacun notre indépendance et sa spécificité" a expliqué Marine Le Pen, entourée de plusieurs nouveaux élus FN. Il faut 15 députés pour constituer un groupe à l'Assemblée.

En attendant la réponse de Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Bompard aurait déclaré au Figaro qu'il n'y serait pas opposé :

 

 Louis Aliot est sur la même longueur d'onde :

"J'ai vu que Nicolas Dupont-Aignan est élu, j'ai vu qu'il y avait des députés indépendants, je ne les connais pas, je ne sais pas qui ils sont, on verra bien comment tout cela se passe", a déclaré le député des Pyrénées-Orientales sur RTL. "Sait-on jamais, peut-être que d'ici là un groupe se formera", a-t-il affirmé.

"Après tout, il suffit de s'entendre sur un projet d'opposition, il n'y a aucune raison que nous ne nous associions pas avec d'autres personnalités pour former un groupe", a ajouté le vice-président du FN. "Y compris avec des Républicains et des divers droite ?", l'a relancé le journaliste. "Bien sûr, tous ceux qui le désireront", a assuré Louis Aliot, indiquant "espérer que nous aurons une tribune et que nous pourrons nous exprimer"."

Posté le 19 juin 2017 à 11h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

16 juin 2017

Marion Maréchal-Le Pen, génération Macron ?

Le texte à quelques semaines mais l'analyse est très pertinente et surtout d'actualité :

475"Donc, Marion Maréchal-Le Pen s'en va. Renonce à tous ses mandats, à l'Assemblée et au Conseil Régional PACA. Elle s'en va travailler dans la vraie vie, loin de la politique professionnelle. Gagner ses galons de non-professionnelle de la politique. Dans les années qui viennent, désormais, ce genre de pas de coté en politique sera de plus en plus tendance. Il ne sera plus possible de briguer des suffrages sans afficher sur son CV de candidat un passage par le monde du travail, le vrai.

Marion Maréchal-Le Pen l'écrit à ses électeurs. Le temps du professionnel de la profession est révolu: "Je pense que l'époque des politiciens déconnectés du réel avec des décennies de mandat électif derrière eux est révolue. Si nous voulons rendre ses lettres de noblesse à la politique, il faut prouver aux Français qu'il existe aussi des élus libres et désintéressés refusant de s'accrocher coûte que coûte à leur statut et à leurs indemnités". Avec l'élection de Macron, une nouvelle ère s'ouvre, qui décrète que l'on ne pourra plus faire de la politique comme avant (...). La jeune députée du Vaucluse le sait. Mais elle sait aussi bien plus encore.

Marine Le Pen a perdu plus qu'une élection, et un débat. Elle s'est perdue elle-même. Nous avons déjà écrit ici que la fille, comme le père, dirigeant inamovible du Front national était une fin politique (...) Depuis le débat (...) et le score accablant du second tour, des cadres du FN font savoir que décidément, Marine n'a pas été la hauteur. Et posent la question de la pertinence du maintien du leadership de l'héritière. Certains vont même jusqu'à confesser qu'ils ont éprouvé une sorte de honte à la voir ainsi s'abîmer en une soirée. Ici réside la plus grande défaite de Marine Le Pen, acté par la mise en retrait de la nièce: elle est désormais contestée parce que contestable.

Florian Philippot est l'autre grand vaincu de l'histoire. Ce qu'a porté et incarné Marine Le Pen durant cette élection, ce naufrage oratoire face à Emmanuel Macron, c'est son œuvre ruinée. Seul, le Front national n'y arrive pas (...) Le gaullisme d'importation. Le chevènementisme d'opérette. Le patriotisme républicain jaurésien. Rien n'a fonctionné comme prévu… La triangulation Philippot s’est fracassée sur une double réalité politique. D’une part, les limites politiques et intellectuelles de Marine Le Pen. D’autre part, sur la mutation des droites engendrée par le populisme chrétien et la demande de conservation sociétale. Si Marine Le Pen est la femme de l’impossibilité gouvernementale, Florian Philippot est l’homme de l’impossibilité politique. En vérité, il n’a pas adapté le Front national à la droite qui vient, à la mutation sociétale qui s’est opérée sous le quinquennat Hollande, il l’a handicapé.

Oui, Marion Maréchal-Le Pen sait tout cela. Que le temps de Marine et de Florian est désormais compté. Qu’elle est, elle et elle seule, en capacité d’incarner un avenir qui réalise la synthèse entre le lepénisme historique, la transformation du FN en parti de gouvernement et l’accomplissement de l’alliance tactique entre un nouveau FN et la partie de la droite LR alignée sur une même vision de la France et des Français: France catholique, conservatrice et contre-révolutionnaire… La France Manif pour tous… Marion Maréchal-Le Pen, contrairement à Philippot, n’a jamais méprisé cette France en l’assimilant à la culture des Bonsaï. Elle l’a accompagnée et s’y est identifiée, en prévision de l’avenir.

Long est le chemin qui sépare le FN de 2022. Au fond, qu’avait à gagner Marion Maréchal-Le Pen à demeurer députée du Vaucluse ? Pas grand-chose en vérité. Un député de l’opposition ne sert déjà pas à grand-chose, alors que dire d’un député du FN, promis à l’inutilité totale. Elle renonce ainsi à une vanité pour en espérer une autre, plus accessible sans doute, s’offrant le luxe de contempler les inévitables déboires promis à sa tante Marine Le Pen et son obligé Florian Philippot… Et qui sait si ces deux-là n’entreront pas en conflit l’un contre l’autre, dans l’espoir de se sauver?

Marion Maréchal-Le Pen ne sera pas celle qui soutient ce qui tombe. Politiquement et judiciairement. Faut-il ici rappeler que Marine Le Pen risque d’être à tout moment rattrapée par la justice dans l’affaire des assistants parlementaires du Parlement européen? Et qu’elle pourrait bien se trouver empêchée, au bout de plusieurs années de procédure, d’être judiciairement candidate à l’élection de 2022?

Marion Maréchal-Le Pen, ayant plus à perdre qu’à gagner dans les semaines et les mois qui viennent, a choisi la sagesse et le confort. Elle n’a plus qu’à attendre, tranquillement, de devenir l’indispensable recours. C’est aussi l’un des effets paradoxaux de l’élection d’Emmanuel Macron, qui ouvre un appel d’air à l'émergence d’autres figures nationales dans les années qui viennent. Marion Maréchal-Le Pen, génération Macron."  

Posté le 16 juin 2017 à 17h00 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Carl Lang : "La ligne Florian Philippot, c'est la ligne de Marine Le Pen"

Un débat était organisé dans l’émission « Ça vous regarde » sur la chaîne parlementaire (LCP) sur le thème de l'avenir du FN (FN : Plus dure sera la chute") en compagnie de François d’Orcival de Valeurs Actuelles, de Jérôme Fourquet de l’Ifop et de Marie Labat, co-auteur du livre « Philippot 1er » et journaliste sur LCP. Nicola Bay (FN) devait participer à cette émission pour compléter le plateau mais Marine Le Pen a refusé cette participation et c'est pourquoi Carl Lang, président du Parti de la France s'est retrouvé parmi les invités... 

Posté le 16 juin 2017 à 14h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (8)

L'appel de Jacques Bompard aux lecteurs du Salon Beige

Chers amis lecteurs du Salon Beige,

Je prends la plume pour vous remercier d’abord du constant soutien que vous m’avez apporté.

Pendant toutes mes années d’engagement, j’ai défendu la vie, la famille et le privilège chrétien dans notre pays. J’ay pu compter sur vos prières et votre soutien.

Comme vous le savez, la droite française vit des élections législatives plus que difficiles. Néanmoins, mes années d’engagement au service du Vaucluse m’offrent beaucoup de chances d’être élu.

Pour cela, j’ai besoin de la mobilisation de tous. Si vous connaissez dans votre famille ou vos relations des Vauclusiens, n’hésitez pas à les interpeller.

L’abstention ce dimanche reviendrait à voter pour un candidat Macron, c’est-à-dire pour la GPA, la PMA libéralisée et contre la famille.

Même si des dissentiments existaient, je ne doute pas qu’ils feraient leur possible pour compter sur un député qui n’a jamais transigé pour défendre les principes fondamentaux.

J’ai besoin de votre et de leur soutien.

Jacques Bompard

Ce matin à 8h, le maire d'Orange renouvelait la consécration de la ville au Sacré-Coeur :

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Posté le 16 juin 2017 à 13h56 par Michel Janva | Lien permanent

LREM à l'Assemblée jouera aussi le rôle de l'opposition

Il fallait y penser. C'était ainsi dans les républiques soviétiques à l'époque de l'URSS :

"(...) Du débat, des désaccords, oui, mais pas besoin des autres pour ça. Voilà le message que Mounir Mahjoubi ne cache pas : "Le contre-pouvoir existera" car "ce qui a fait La République en marche, c'est ce débat interne". Sans nier l'existence d'une réelle opposition au groupe LREM (mais qui ne pourra mathématiquement pas bloquer quoi que ce soit), le secrétaire d'Etat oppose plutôt les pouvoirs exécutif et législatif.

Et "l'opposition" LREM est déjà à pied d'oeuvre. Sylvain Maillard, élu député LREM dès le premier tour, assure qu'il votera les "six chantiers du 'contrat avec la Nation'" d'Emmanuel Macron, puis qu'après ça, il sera un "député libre". Même son de cloche pour Laeticia Avia, candidate arrivée largement en tête dans la 8e circonscription de Paris. Cette dernière assure qu'elle et d'autres députés LREM vont "challenger le gouvernement".

Après, on peut toujours parler d'introduire une dose de proportionnelle, mais franchement, quand on a la majorité et l'opposition dans un même groupe politique au Palais Bourbon, à quoi bon ?"

Posté le 16 juin 2017 à 12h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

JoueLaCommeBoutin#, c'est bien, c'est drôle ! Publier la photo de NKM, c'est mal !

Une fois de plus, le deux poids, deux mesures des médias aux ordres et de la classe politique devrait scandaliser les Français. Malheureusement, ils n'ont pas de mémoire.

En 2013, Christine Boutin est victime d'un malaise pendant une des grandes Manif pour Tous après avoir été gazée par les forces de l'ordre. La publication des photos fait rire le net qui développe l'application JoueLaCommeBoutin#. On ne souvient pas d'un tweet personnel (ChT) de Christine Taubira pour la soutenir.

En 2017, NKM est pris à partie verbalement, reçoit quelques tracts à la figure et perd connaissance. Non seulement, c'est l'indignation générale, complètement absente en 2013, mais, en plus, une polémique naît sur l'opportunité de diffuser les photos. Personne n'avait pourtant protesté en 2013, personne n'a protesté non plus lors de la diffusion du petit Aylan noyé sur une plage etc... 

Stop à l'indignation sélective ! A Montfermeil, Xavier Lemoine, blessé par un voyou dans l'exercice de ses fonctions de maireattend toujours que la classe politique prenne des nouvelles de lui...

 

Posté le 16 juin 2017 à 11h52 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Famille : Le programme du président Macron est dangereux

Monique Tezenas du Montcel (FN) est arrivée en deuxième position au soir du premier tour des législatives avec 22,88 % des voix, dans la 3e circonscription du Gard. En face d’elle : Anthony Cellier, un illustre inconnu du mouvement La République En Marche, qui a cumulé 33,93 % des voix. Elle répond à Présent :

Unknown-7"Vous parlez de défense de la famille. Vous êtes justement responsable du Cercle de fraternité du Gard. De quoi s’agit-il et quel est son rôle ?

C’est un cercle qui a été créé en 2016, sous le parrainage de Louis Aliot et dont le but est de défendre la famille à tous les niveaux, que ce soit en luttant contre le mariage pour tous – que Marine Le Pen promettait d’abroger si elle était élue – ou contre la GPA ou encore contre la PMA pour toutes. Nous sommes vigilants également aux mesures fiscales : tout a été fait pour détruire les avantages donnés aux familles pour les aider à élever leurs enfants. Ce cercle n’existe pas depuis longtemps c’est pourquoi il est important de le faire connaître !

Comment agissez-vous concrètement au sein de ce cercle ?

Pour l’instant nous organisons des conférences sur des thèmes précis comme le mariage pour tous ou encore la bioéthique. Nous avons des rapports étroits avec La Manif pour tous qui nous a bien soutenus dans le Gard. Nous essayons de travailler avec tous ces gens qui ont les mêmes valeurs que nous pour défendre ce qui nous tient à cœur. Le programme du président Macron est dangereux. On peut prendre l’exemple de la GPA qui sera comme autorisée puisqu’il veut une reconnaissance pour les enfants nés de GPA à l’étranger. Cela revient à légaliser la pratique dans les faits et c’est dramatique. Il s’attaque aussi aux retraites, c’est une autre façon de s’en prendre aux familles. Le rôle des députés sera de continuer le travail que Gilbert Collard a commencé en déposant 70 propositions de loi et d’amendements."

Posté le 16 juin 2017 à 10h25 par Michel Janva | Lien permanent

15 juin 2017

Qui se soucie de la santé de Xavier Lemoine ?

Ob_060d82_nkm-agressionTout le monde est au courant que NKM a fait un malaise après reçu quelques tracts à la figure de la part d'un homme énervé, qui s'en est pris à elle dans la rue... Tout le monde y est allé de son tweet de compassion : Hidalgo, Ciotti, Valls, Balkany, Philippot... Exercice obligé du bal des tartufes ! Le 1er Ministre, Édouard Philippe, lui a même a rendu visite à l'hôpital Cochin, "vont-ils pousser le délire jusqu'à éteindre la Tour Eiffel ce soir et mettre les drapeaux en berne ?"

Mais qui est au courant que le courageux maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, a été blessé dans l'exercice de ses fonctions de maire ?

Maxresdefault"Le maire de Montfermeil en Seine-Saint-Denis, Xavier Lemoine, a été renversé mardi soir par un pilote de scooter devant l'hôtel de ville, rapporte le Parisien. Nos confrères précisent qu'il a été blessé au bassin et au niveau du cou.

C'est vers 19h30 place Jean Mermoz que l'incident a eu lieu, alors que le maire et ses policiers municipaux contrôlaient "des jeunes gens qui se livraient à un rodéo incessant devant la mairie", peut -on lire.Et d'ajouter qu'un jeune pilote a tout à coup renversé Xavier Lemoine qui traversait le passage-piéton, "avant d’être percuté par un autre trublion sur son deux-roues"."Le suspect a pris la fuite à pied, en abandonnant son engin", écrit le Parisien.Une enquête a été ouverte par le commissariat."

A part Valérie Pécresse, il a visiblement reçu très peu de soutien. Il faut dire que LR lui avait retiré son investiture au bénéfice d'un candidat UDI... :

Posté le 15 juin 2017 à 20h17 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

En marche, ce sont 222 candidats ayant déjà exercé un mandat

Le leurre du renouvellement politique :

"Il l’avait annoncé dès février dernier, sur France Inter : Emmanuel Macron élu, c’était l’assurance de députés En Marche ! sous ses ordres ! Pour assoir sa majorité au parlement, celui qui était alors candidat à la présidentielle soulignait que la condition d’investiture des parlementaires issus de son mouvement était de ratifier toutes ses propositions. « Chaque candidat qui sera investi signera avec moi le contrat avec la nation c’est-à-dire qu’il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, c’est-à-dire à soutenir notre projet. Il n’y a pas de frondeurs ». La démonstration d’hégémonie de l’actuel président révèle d’une dérive inquiétante, profondément anticonstitutionnelle, de l’usage du pouvoir en France. Elire un député macroniste relève donc au mieux de la farce, au pire d’un acte attentant profondément à la Constitution, qui rappelle que « Tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel ». Car ce n’est pas une consigne de vote, qu’exige le président : c’est un contrat de soumission, auquel les députés ne pourront déroger !

Elire un député macroniste n’engagera aucun renouveau. La récente étude du Cevipof a mis en lumière le gigantesque leurre que représentait cette vague de pseudo « nouveaux parlementaires » prête à s’abattre sur l’assemblée uniforme de demain. Une assemblée En marche, ce n’est que 35% novices de la politique et 222 candidats ayant déjà exercé un mandat. Une assemblée En marche, c’est 68.8% de cadres supérieurs, sorte de consortium de gérants d’entreprises accoutumés au langage de communication perpétuel d’un président ubérisé. Une assemblée En marche, c’est l’avènement de l’élite ploutocrate parisienne, le couronnement des géants financiers aux ordres du CAC 40. En marche a menti ! Le renouveau qu’il brandit en étendard est factice. Parmi les candidats ayant déjà œuvré en politique, ce sont 25 anciens députés, 32 conseillers régionaux, 76 maires, dont beaucoup s’inscrivent à gauche et vont perpétuer le quinquennat d’Hollande. Vont continuer de se servir chez les gens d’ici pour aider les nouveaux arrivants.

Un député macroniste de plus à l’assemblée ne fera qu’accélérer l’irrémissible mouvement de cette marche vers la dictature. Confier une voix supplémentaire au président, c’est lui offrir les pleins-pouvoirs et faire taire toute voix discordante à la sienne."

Posté le 15 juin 2017 à 09h05 par Michel Janva | Lien permanent

14 juin 2017

Thibaut Monnier, raflé lors d'une LMPT, succèdera-t-il à Erwann Binet ?

Thibaut Monnier, candidat FN sur la 8e circonscription  de l’Isere, est au 2nd tour (19,15%) contre Caroline Abadie (32,33%), candidate inconnue d'En Marche. Erwann Binet, le rapporteur de la loi Taubira, et le candidat LR ont été éliminés.

Thibaut Monnier n'est pas un inconnu pour nos lecteurs : jeune officier dans la Réserve Opérationnelle de l’Armée de Terre, il avait été arrêté arbitrairement lors de la rafle des Champs-Élysées le 25 mai 2013, après La Manif Pour Tous, et détenu pendant 24 heures. Dans une lettre ouverte, il avait demandé au président de la République de lui retirer ses décorations militaires.

Unknown-5"J’ai été neutralisé alors que je n’étais que passant curieux et spectateur silencieux ! Un commandant me pointant du doigt et ordonnant à ses subordonnés de « m’embarquer » après un échange de regard… Était-il trop clair pour sembler innocent ? Ma coiffure d’officier leur semblait-elle trop courte pour incarner le simple badaud, pourtant chef de Piquet d’Honneur d’une commémoration quelques jours auparavant pour le 68ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945…"

"Oui, nous pouvons parler d’une RAFLE. Organisée par vos services ce soir-là. Aucune de mes (nos) libertés n’ont été respectées. Arrêté sans aucune raison, je n’avais ni signe ostentatoire partisan, ni comportement agressif. J’ai été embarqué avec véhémence comme un vulgaire délinquant, sans aucune sommation, sans aucune explication, sans aucune considération. Je n’ose parler des conditions de détention. Vingt-quatre heures de garde à vue Monsieur le Président, permettez-moi de vous rappeler que « la force sans le droit rend la vérité abjecte ». Je ne me permettrais pas de qualifier votre opération de rafle si des arrestations massives et improvisées n’avaient pas été constatées. Ces vingt-quatre heures de détention ont au moins eu le mérite de permettre l’échange avec mes codétenus… les nombreux cadres dirigeants et étudiants supérieurs qui m’entouraient me faisaient penser à ces élites que l’on enferme par crainte qu’ils deviennent des vecteurs de conscience."

Posté le 14 juin 2017 à 19h56 par Michel Janva | Lien permanent

Jacques Bompard en appelle à l'union des droites et de ceux qui ont le sens du bien commun

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Posté le 14 juin 2017 à 16h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

Jean-Frédéric Poisson : "Je suis un protecteur de droite et Aurore Bergé est une libérale de gauche"

Jean-Frédéric Poisson répond à Famille Chrétienne. Extraits :

Jean-frederic-poissonComment expliquez-vous un tel raz-de-marée en faveur des candidats d’Emmanuel Macron dans les bastions traditionnels de la droite, y compris dans votre circonscription ?

Il y a de nombreux facteurs. Tout d’abord, c’est la queue de comète des terribles sanctions qui ont frappé la droite : elle s’est montrée incapable de répondre aux attentes des Français (...). Le discrédit de François Fillon est encore très diffus. Dans la cohorte des abstentionnistes, il y a probablement beaucoup d’électeurs de droite (...) Enfin, ce vote bénéficie du trouble suscité par des figures de droite, comme Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, qui apportent un soutien à peine masqué à Emmanuel Macron.

Quels sont les enjeux de l’élection législative dans la 10e circonscription des Yvelines ? Au-delà de la personne de votre concurrente, que représentent Aurore Bergé et les idées qu’elle porte ?

D’une certaine manière, le résultat eût été le même, que ce soit Aurore Bergé ou n’importe quel candidat. Edwy Plenel l’a très bien résumé : « un âne aurait l’étiquette En Marche, il aurait été élu » ! Nombre de ces candidats sont des individus venus de nulle part, qui ne connaissent pas les territoires où ils se présentent, et qui se permettent tout, sans aucune sorte de limite. Ils n’en représentent pas moins le projet d’Emmanuel Macron, qui nous ramène au libéralisme du XIXe siècle ! Nous le connaissons : c’est l’alliance de l’ordre policier sécuritaire, avec un musellement de la presse, et de la dérégulation économique, de la casse sociale. Ce sont les fondements même du libéralisme. J’y suis viscéralement opposé ! Je suis un « protecteur » de droite, et Aurore Bergé est une libérale de gauche (...)

Les estimations donnent une majorité écrasante à l’Assemblée en faveur de La République en marche (LREM). À quoi ressemblerait une gouvernance d’Emmanuel Macron dotée d’un si puissant levier, sans contre-pouvoir parlementaire ?

C’est très simple à décrire ! Cette formation ultra-majoritaire sera muselée : les futurs députés ont eux-mêmes renoncé à leur liberté de vote en signant une charte dans laquelle ils s’engagent à approuver les textes importants du quinquennat… Il faut savoir que plus il y a de députés dans une majorité, moins on les écoute. Avec 400 députés, comme cela est annoncé, il peut bien y en avoir 200 qui s’abstiennent, mais il en demeure toujours 200 pour voter comme le gouvernement le demande (...). J’ajoute qu’une Assemblée nationale acquise à Emmanuel Macron nous ferait quasiment entrer dans un régime de parti unique (...)

Nombre de vos collègues de l’Entente parlementaire pour la famille (Philippe Gosselin, Marc Le Fur, Valérie Boyer…) sont en difficulté. La disparition des conservateurs est-elle actée dans l’hémicycle ?

Aucun de nous ne prendra sa retraite ! Il y aura d’autres étapes à jouer, et ce n’est pas à l’Assemblée nationale que se rejouera la refondation future. L’enjeu est de rendre audible notre message : le conservatisme n’est pas une forme de réaction ou de tristesse ; il considère que certaines choses fonctionnent bien comme elles sont ! Il porte également une exigence de vérité, qui se heurte au relativisme intellectuel contemporain. Ce discours portant des messages exigeants a du mal à passer, car il est à contre-courant de la pensée dominante. Pourtant, c’est cette ligne protectrice et exigeante qui défend le mieux les plus fragiles. Les Français ne voient pas la contradiction dans les termes mêmes du projet d’Emmanuel Macron : le commerce devient la valeur de référence, tout en prétendant protéger les plus faibles. C’est antinomique (...)

Emmanuel Macron veut faire de nous un pays anglo-saxon de plus dans la mondialisation. Mais il n’y arrivera pas, car les Français, fondamentalement, ne sont pas libéraux. On peut être en faveur de l’entreprise et de la liberté individuelle sans être libéral. La question réelle est celle-ci : doit-on protéger les personnes du commerce, ou mettre le commerce en priorité ? Au traditionnel clivage gauche-droite, qui perdurera à cause de ses racines philosophiques, se substitue aujourd’hui celui des protecteurs, de gauche comme de droite, contre les libéraux de gauche et de droite. S’il est légitime de rassembler ces derniers, alors il faut rassembler les protecteurs. C’est la véritable refondation de demain qu’il faut mener (...)

Posté le 14 juin 2017 à 16h06 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

Il faut se garder d'enterrer trop vite le Front National

Analyse des Echos :

"(...) Il faut se garder d'enterrer trop vite un parti [le FN] créé en 1972 par Jean-Marie Le Pen et qui fait partie du paysage politique français. D'autant que cette formation politique a jusqu'ici résisté à bien des tumultes et même à un schisme, celui de 1998, qui a vu le départ de Bruno Mégret et de 80 % des cadres de l'époque. Il n'empêche. Tout comme ses confrères PS ou LR, le FN est un vieux parti de la Ve République. Il est aussi profondément divisé et pourrait bien, comme ses deux adversaires, se retrouver chamboulé après la victoire d'Emmanuel Macron et la recomposition de la vie politique qui en découle. C'est d'ailleurs, en creux, ce que prévoit Marion Maréchal-Le Pen, leader des tenants d'une ligne traditionaliste et identitaire - et démissionnaire une semaine après le second tour pour éviter le règlement de comptes annoncé. « La stratégie victorieuse réside dans l'alliance de la bourgeoisie conservatrice et des classes populaires », disait-elle dans une interview à « Valeurs actuelles » en mai dernier. Ce qui passe par la constitution d'une « droite nationale conservatrice ». « Cette union patriotique [...] n'a pas de sens en prenant en compte les partis actuels », prévenait alors l'opposante à la ligne défendue par sa tante.

Mais le parti fait face à deux problèmes. D'abord, la ligne politique. Le « ni droite ni gauche », ce slogan inventé par Samuel Maréchal, père de Marion Maréchal-Le Pen, au début des années 1990 et que l'on voit toujours sur des affiches placardées au siège du parti à Nanterre, aurait pu être audible dans le contexte d'une recomposition de la vie politique axée autour du clivage mondialistes contre patriotes. Mais ce mot d'ordre suppose que le parti soit assez puissant pour n'avoir besoin ni de l'une ni de l'autre. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. En l'absence de cette force, il est face à une impasse : comment accéder au pouvoir sans passer des accords avec d'autres formations politiques ? La présidentielle a prouvé que, avec 10,5 millions de voix qui se sont portées sur la candidature de Marine Le Pen, soit près de deux fois moins que sur celle d'Emmanuel Macron, le parti est loin du pouvoir s'il reste seul. Il y a fort à parier que le replâtrage qui aura lieu en début d'année prochaine lors d'un congrès ne suffise pas, s'il se résume à un changement de nom. Comme le dit un bon connaisseur du FN, «  la stratégie ni droite ni gauche reprise par Philippot est gagnante au premier tour mais perdante au second ».

Trouver des accords, cela ne peut, a priori, se faire qu'avec la droite. On voit mal la gauche radicale emmenée par Jean-Luc Mélenchon s'allier, même localement ou le temps d'une élection, avec le FN. Le report des voix de Mélenchon sur Le Pen au second tour a été minime. Une aversion pour l'immigration de masse, voilà le fonds de commerce électoral du parti fondé par Jean-Marie Le Pen. Mais, là encore, le FN bute sur une difficulté s'il veut s'allier avec la droite conservatrice : son programme économique, rédhibitoire pour les électeurs de la droite classique. La sortie de l'euro a agi comme un repoussoir, notamment chez les retraités, qui ont voté à 80 % Macron au second tour de la présidentielle. La question européenne sera donc au cœur du prochain congrès. Florian Philippot a déjà mis sa démission dans la balance après que sa patronne, Marine Le Pen, a déclaré mi-mai que la sortie de l'euro avait «  considérablement inquiété les Français de manière presque irrationnelle ». Certes, mais que faire ? Le FN, qui défend depuis 2002 le retour au franc, peut-il tourner casaque sans perdre sa crédibilité ? Marine Le Pen a plusieurs fois déclaré que rester dans un cadre européen lui interdirait toute rupture avec la politique menée par les différents gouvernements depuis trente-cinq ans. Et le parti va se heurter à une difficulté : il lui faut conquérir des électeurs de droite, sans perdre les classes populaires. Une manœuvre qui s'annonce périlleuse. D'autant que les souverainistes, emmenés par Florian Philippot, s'opposent aux identitaires et ne veulent pas entendre parler d'un tel tournant.

Cette fracture traduit les faiblesses d'une équipe perturbée par la prestation de Marine Le Pen lors du débat de l'entre-deux-tours contre Emmanuel Macron. Discréditée aux yeux de certains militants et de beaucoup d'électeurs potentiels, la présidente du FN peut sauver momentanément son trône en étant élue à l'Assemblée nationale dans sa circonscription d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais. Pour les éventuels frondeurs, il n'en sera que plus difficile de la déloger. Mais les couteaux sont tirés."

Posté le 14 juin 2017 à 14h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (6)

Robert Ménard : "Il faut construire un grand parti conservateur qui inclut le Front national mais pas que le Front national"

Suite à une interview accordée au Figaro où Robert Ménard avait fait part de son analyse concernant les résultats décevants du FN, ce dernier s'est fait rabrouer par Marine Le Pen et Florian Philippot, peu enclins à reconnaître leurs responsabilités respectives dans cet échec

"Robert Ménard n'appartient pas au FN, il devrait s'occuper de son mouvement 'Oz ta droite' et laisser les dirigeants du FN s'occuper du FN" (Marine Le Pen en conférence de presse à Soissons)

"M. Ménard n'est pas au Front national, premièrement. Le FN a explosé ses scores de manière historique, comme jamais. Alors ceux qui veulent qu'on revienne 20 ans ou 25 ans en arrière, qu'on se concentre sur une ou deux questions, c'est très bien, on retournera aux scores d'il y a 20 ou 25 ans" (Florian Philippot sur France 2)

On pourrait faire remarquer à Florian Philippot le manque de pertinence dans sa comparaison puisque le FN en 1997, il y a 20 ans donc, faisait mieux aux législatives avec un score de 14,94% mais laissons Robert Ménard préciser sa pensée pour Boulevard Voltaire :

"Quelle est, pour vous, la remise en question qui doit suivre ce nouvel échec ?

Pardon de me répéter de mois en mois et d’année en année : on ne peut pas gagner dans le système électoral français sans alliance. Ne pas construire d’alliances, c’est se suicider. C’est se suicider non seulement pour le Front national, qui va sortir étrillé de cette affaire, mais également, de la même façon, pour Les Républicains. Je le regrette pour l’un et pour l’autre. Il n’est pas possible qu’il y ait une poignée de députés du Front national alors que Marine Le Pen vient de faire plus de dix millions de voix et qu’il y ait quelques dizaines d’élus des Républicains alors qu’ils représentent un courant important de la vie politique de ce pays.

Dans les conditions institutionnelles, compte tenu du mode de scrutin, la droite doit prendre conscience qu’il faut absolument qu’elle s’allie. Sur 90 % des questions, l’électorat du Front national et celui des Républicains pensent exactement la même chose. Soit elle prend acte de cela et elle sort du sectarisme et de l’imbécillité des divisions mortifères qu’elle connaît aujourd’hui, soit elle sera définitivement ringardisée et renvoyée en dehors du match.

Sur le Front national lui-même, nous avons vu que les questions économiques avaient été un gros blocage. Elles ont été extrêmement importantes pendant la campagne. Pensez-vous que c’est la question qui doit agiter le Front national de l’intérieur après ces élections ?

Il faut réguler un certain nombre de questions et c’est l’affaire du Front national. Je n’y suis pas, mais si on me demande mon avis (et un certain nombre de gens, au Front national, me le demandent), tant qu’ils n’auront pas définitivement tourné la page de cette idée stupide de la sortie de l’euro, tant qu’ils n’auront pas, sur les questions économiques, envisagé autre chose qu’un discours d’extrême gauche identique ou presque à celui de monsieur Mélenchon, tant qu’en termes d’alliance des liens n’auront pas été tissés avec d’autres partis, tant que le Front national ne reverra pas son mode de fonctionnement et une partie des gens qui l’incarnent, il ne s’en sortira pas et c’est la France qui ne s’en sortira pas. Il faut construire un grand parti conservateur. Cela inclut le Front national, mais ce n’est pas que le Front national (...)"

Posté le 14 juin 2017 à 09h28 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (14)

Jacques Bompard appelle à voter LR et FN pour battre En Marche partout dans le Vaucluse

Communiqué de Jacques Bompard :

Jacquers_bompard_afp"Nous devons faire comprendre à Macron et ses candidats que le Vaucluse n’est pas un produit financier. Nous devons faire gagner la droite contre les successeurs du Parti Socialiste que sont les candidats en marche. Avec Emmanuel Macron, nous savons que nous aurons toujours plus de mondialisation sauvage, d’immigration et de soumission à la finance.

Ce programme est un poison pour la France, comme la campagne unilatérale en faveur d’En Marche l’a été. Je connais bien l’assemblée nationale et y envoyer des élus sans expérience ni légitimité sera une erreur majeure !

Aussi j’appelle clairement à voter en faveur des candidats Républicains : Julien Aubert et Jean-Claude Bouchet, les frontistes Hervé de Lépinau et Anne-Sophie Rigault !

Résistons à l’OPA Macron !"

C'est clair et sans arrière pensée !

Posté le 14 juin 2017 à 08h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

Jacques Bompard a été le seul député à défendre sans cesse et fidèlement le respect intégral de la vie innocente [Add.]

Communiqué de Bernard Antony :

Maxresdefault"On apprend avec une certaine consternation que dans le Nord un candidat du Front National non en lice pour le second tour a chaleureusement appelé à voter pour le candidat mélenchonien contre le macronien. On peut comprendre et partager, c’est notre cas, l’aversion d’Eric Dillies pour le macronisme. Mais faire voter pour le mélenchonien, c’est une aberration, c’est oublier que le camarade Mélenchon a été et est toujours l’admirateur de l’immense infamie du bolchevisme castriste et autres régimes de la barbarie marxiste-léniniste.

En revanche, dans le Vaucluse, on ne comprendrait pas que toutes les voix de la candidate du Front National battue ne se reportent pas unanimement sur Jacques Bompard.

En effet, ce dernier a été le seul député dans la précédente assemblée à défendre sans cesse et fidèlement, sans aucune ambiguïté, le respect intégral de la vie innocente, conforme à son idéal d’écologie humaine et se prononçant pour le remplacement de la loi Veil. Jacques Bompard, qui a toujours agi contre le racisme antifrançais et antichrétien, a donc agi aussi contre le racisme antihumain.

L’Agrif, qui appelle à voter partout où il y en a, tel encore Henri de Lépinau dans le Vaucluse, pour les candidats défenseurs de notre identité française, chrétienne et humaine, appelle donc tous ses adhérents et amis à un effort de mobilisation pour assurer la victoire si nécessaire de Jacques Bompard."

Addendum : Plusieurs lecteurs signalent avec pertinence que, si Jacques Bompard s'est effectivement fait remarquer par la force de ses convictions concernant la défense de la Vie innocente, il est d'autres députés courageux qui ont fait de même comme Xavier Breton (LR, en ballotage défavorable dans l'Ain) et bien sûr Jean-Frédéric Poisson (PCD, en ballotage défavorable dans les Yvelines), qu'il faut donc soutenir.

Posté le 14 juin 2017 à 05h54 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (4)

13 juin 2017

La candidate FN éliminée à Orange soutient Jacques Bompard... du bout des lèvres

Ce communiqué montre à quel point un grand nombre de responsables du FN n'arrive pas à sortir des logiques partisanes et des batailles d'ego alors que la France aurait tant besoin d'une recomposition des droites de conviction en vue de la défense du bien commun. Quelle tristesse !DCLRluSWsAEq7xR.jpg largeLa teneur du communiqué est bien différente de celui, publié hier, par Rémy Rayé et Antonia Dufour, conseillers départementaux FN du Vaucluse, dans lequel ils écrivaient :

"Dans la 4ème circonscription, J. Bompard a non seulement un bilan de gestion exemplaire mais s'est en outre toujours posé, à l'assemblée nationale, en ardent défenseur des valeurs immuables de la droite nationale : la foi en la nation, la défense de son identité, de la famille, de la vie, des traditions."

Et pendant ce temps, un candidat FN appelle à voter pour les candidat des Insoumis :

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Posté le 13 juin 2017 à 14h42 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Candidats "En marche" : Avec un ouvrier pour 26 avocats, la diversité est en fait relative.

Lu ici :

"Le secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi assurait hier soir que tous les métiers seraient représentés à l'Assemblée nationale grâce aux candidats En marche. Avec un ouvrier pour 26 avocats, la diversité est en fait relative.

Contrairement à ce que voudrait faire croire En marche, le renouvellement ce n’est pas vraiment pour maintenant… en tout cas pas au niveau des profils socioprofessionnels des candidats. Invité dimanche soir sur France 2 à réagir aux premiers résultats des législatives, le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi assurait pourtant : «Aujourd’hui au sein de La République en marche, on a réussi à réunir une certaine diversité et dans cette diversité il y a quelque chose qui nous unit tous, c’est cette volonté de renouveler. Et contrairement à ce plateau je vous invite à vous projeter sur l’Assemblée nationale que nous allons permettre dans quelques jours, la semaine prochaine je l’espère. Imaginez ces visages. La moitié de femmes que nous avons présentées sur des circonscriptions gagnables. Des jeunes, des moins jeunes, des retraités, des artisans. Nous avons présenté des personnes de tous les métiers.»  (...)

La République en marche a mis en avant plusieurs profils variés (...) Mais à y regarder plus globalement, les investis ne sont pas très divers, ni représentatifs de la population française. Et guère plus que les candidats des autres partis.

L’ouvrier «marcheur» Claude Thirard cache par exemple la forêt de cadres et professions intellectuelles supérieures surreprésentés parmi les candidats. Selon les données du ministère de l’Intérieur, plus de la moitié des candidats investis par LREM sont des cadres ou professions intellectuelles supérieures. Un taux légèrement supérieur à celui du PS et LR mais… trois fois plus important que le nombre de cadres et professions intellectuelles supérieures dans la population active française, où ils n’étaient que 17,7% en 2015 (...)

Quant aux ouvriers, qui sont 8,4% de la population active française, LREM n’en présente qu’un seul. Ce qui conduit à un taux de… 0,18%, soit 46 fois moins. Certes, c’est toujours mieux que le PS et LR qui n’en présente aucun, mais cela ne permet pas d’affirmer que «tous les métiers» sont représentés par la future majorité présidentielle (...)"

Posté le 13 juin 2017 à 14h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Ce qui manque aux élus, c’est la liberté de ne pas faire comme les autres, ne pas suivre aveuglément les consignes de partis, ne pas être inféodés à des lobbies

Tribune de Joseph Castano à propos de la situation politique de la France :

"Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime, il est complice (George Orwell)

Ob_c76aee_jose-juin-2017Le rideau vient de tomber sur ce premier tour des élections législatives et, comme lors des présidentielles, la vraie nature des responsables politiques s’est affichée au grand jour… C’est le chef de file LR, l’inénarrable François Baroin –postulant à Matignon- qui a ouvert, dès le 5 juin, la marche des courtisans vers le Pouvoir en prônant « un désistement dans le cas d'une triangulaire où le FN serait susceptible de l'emporter », invitant la République en marche et le PS à faire de même.

Ces alliances ineptes ne sont pas de nature à transcender les partis, mais à favoriser les arrangements entre amis pour avoir sa place au soleilDès lors, il en résulte, par-delà les ambitions personnelles et les jeux de pouvoir, un manque flagrant de probité et d’éthique qui détourne inexorablement des urnes, les électeurs lassés par tant de malversations, de collusions, de palinodies et de versatilités de la classe politique… Où ils attendent l’espérance, on leur offre des bilans truqués, des chiffres faux, des compromissions, des « affaires » à répétitions… Rien, dans tout cela, qui ressemble à de la volonté, de l’enthousiasme, de l’espérance, par conséquent à de l’avenir. Alors, le sondage tombe comme une pierre dans le jardin de ces messieurs : ils nous ennuient… et les abstentions se multiplient lors des consultations électorales à l’exemple de ce premier tour où plus de 50% des électeurs se sont abstenus de voter. Que devient donc leur légitimité ? Que devient celle du Parlement ?

Ce qui manque précisément aux élus, c’est la liberté de ne pas faire comme les autres, ne pas suivre aveuglément les consignes de partis, ne pas être inféodés à des lobbies. Ce qui manque à la plupart des responsables politiques pétris d’orgueil et assoiffés de pouvoir, c’est la liberté de faire valoir leurs talents propres, d’injecter des initiatives personnelles qui tiennent compte d’avis divergents, plutôt que s’évertuer à préserver contre vents et marées leurs propres intérêts. Ils sont le symbole moderne du cynisme absolu, de l'absence totale de fidélité à leurs idées, de l'opportunisme à la puissance 10.

Ce qui lasse désormais les électeurs, c’est cette nomenklatura régnante qui se partage depuis des lustres le pouvoir. Chez elle, le courage et la droiture sont passés de mode. Les fourbes sans esprit et les intrigants moroses sont en tous lieux les favoris des oligarques.

« Nous étions les guépards, les lions. Ceux qui nous remplaceront seront les chacals, les hyènes ». Dans « Le Guépard » de Luchino Visconti, le Prince Salina résume avec une lucidité remarquable mais une nostalgie poignante la sève du roman de Giuseppe Tomasi qui s’adapte parfaitement à la situation présente.

Abstention-legislatives-2017Quand entendons-nous un de ces oligarques qui nous propose l’ardeur, l’action, l’honneur, l’élan, le sacrifice, la gloire, la patrie ? Mais non, il n’est question que de combinaisons, de petites alliances qui permettent de prendre les petites places et, par-dessus tout, de réchauffer sans cesse, pour en tirer son profit et y gagner sa croûte, l’opposition et presque la haine, entre Français. Depuis fort longtemps nous manquons d’hommes politiques d’envergure capables d’affronter les pires situations sans craindre d’être mis en « minorité », d’être « sanctionnés » lors d’une consultation électorale, de se voir opposer une « mise à l’écart » ou un chantage quelconque.

Aujourd’hui, face au péril croissant que représente l’islamisation de la France, on sait bien ce qui se passerait si, par extraordinaire miracle un homme providentiel surgissait pour le combattre… Les laquais de télévision, les scribouillards, la « bien-pensance », les « humanistes » et le « politiquement correct » le traiteraient de « raciste », du moment qu’il voudrait libérer la France. On tendrait à sa sincérité tous les pièges possibles. Au lieu de l’aider, le soutenir et l’admirer, on ne s’occuperait que de le faire trébucher, à le déconsidérer, à l’écœurer. Hélas ! On y parviendrait sans doute, car quel cœur propre peut survivre aux ignominies de la « politicaille » ?

« L’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait ! » écrivait Georges Bernanos. Alors, Français ! Prenez en main votre avenir !"

Posté le 13 juin 2017 à 14h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Quand François Bayrou tente de faire pression sur la liberté d'expression de certains journalistes

Comme il est aussi garde des Sceaux, Philippe Edouard est obligé de le recadrer :

"Quelle ne fut pas la surprise du directeur de la cellule d'investigation de Radio France Jacques Monin mercredi 7 juin, lorsqu'il a reçu l'appel du ministre de la Justice François Bayrou. Le fondateur du MoDem était furieux d'une enquête en cours visant des membres de son parti, à la suite des soupçons d'emploi fictifs au Parlement européen, qui ont donné lieu à l'ouverture d'enquête préliminaire. François Bayrou a indiqué au passage étudier avec ses avocats la possibilité d'ouvrir une procédure pénale pour harcèlement, une forme très claire de pression envers les journalistes, selon Jacques Monin. Le locataire de la place Beauvau semble avoir trouvé la parade idéale: c'est le citoyen et non le ministre qui s'est emporté (...)

C'était sans compter la réaction d'Edouard Philippe, le chef du gouvernement, qui a rappelé en personne le ministre de la Justice aux impératifs de sa fonction. «Le truc est assez simple, quand on est ministre on ne peut réagir comme quand on est un simple citoyen», a tranché le premier ministre, invité sur France Info. «Je comprends parfaitement que l'homme Bayrou ait été agacé, peut-être par la manière dont les questions ont été posées, avec beaucoup de pression, et à des gens qui ne s'y attendaient pas. Je peux parfaitement comprendre ça, et je pense que l'ensemble des Français peuvent comprendre ça… Mais il se trouve que lorsqu'on est ministre on est plus simplement un homme animé par ses passions, ses humeurs ou son indignation»."

Elle commence bien la moralisation de la vie politique...

Posté le 13 juin 2017 à 11h15 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (1)

"On connaissait les racailles à capuches. Les racailles à loden ne valent guère mieux"

Tribune de Nicolas Gauthier sur Boulevard Voltaire :

"Il y a parfois de sacrés énervements, mais aussi de saintes colères. La preuve par Henri Guaino, candidat malheureux de la deuxième circonscription parisienne, et éliminé dès le premier tour avec moins de 5 % des voix. Ce dimanche dernier, convié sur BFM TV à commenter le premier tour des élections législatives, l’homme s’est donc lâché de la plus belle manière qui soit, assurant que l’électorat l’ayant défait était tout bonnement « à vomir » !

Les bobos d’un côté, qui sont dans l’entre-soi de leur égoïsme. Et puis, il y a cette espèce de bourgeoisie traditionnelle de droite. Celle qui va à la messe, qui amène ses enfants au catéchisme et qui, après, vote pour un type qui, pendant trente ans, s’est arrangé, a triché par tous les moyens. »

​‌”Rock and roll sur le plateau ! Les journalistes lui demandent s’il ne s’agirait pas un peu, là, d’une sorte de « manque de respect »… Réponse : « Oui, bien sûr, et alors ? »

Il est vrai que, dans la circonscription en question, le très en marche Gilles Le Gendre caracolait en tête (41,8%), loin devant Nathalie Kosciusko-Morizet (18, %), laquelle était évidemment soutenue par François Fillon et Alain Juppé (...). Du coup, Henri Guaino abandonne la politique, non sans en remettre une seconde couche, dès le lendemain, sur LCI (...) :

« Cette droite traditionnelle, cette couche sociologique sur laquelle finalement la droite républicaine et du centre s’est repliée après avoir perdu l’électorat populaire, les classes moyennes inférieures. […] Ce qui me choque, dans cet électorat, c’est cette distorsion entre la morale affichée, les valeurs soi-disant défendues et leur comportement.

Il est un fait que les militants de Sens commun, pourtant fort influents dans ce très chic arrondissement de la capitale, ne se sont guère mobilisés pour Henri Guaino, pourtant naguère aux avant-postes de la Manif pour tous

Il en est un autre que cet orphelin autodidacte, gaulliste de gauche à la forte fibre sociale, n’a jamais véritablement fait partie de la « caste » ; il en paye aujourd’hui le prix. Dans la dixième circonscription de Rambouillet, Jean-Frédéric Poisson vient d’essuyer semblable camouflet, ne totalisant que 19,12% des suffrages, contre Aurore Bergé, candidate macroniste poussée à marche forcée par Alain Juppé, qui frôle l’élection dès le premier tour avec 46,63% des voix.

Et ce n’est, fort du seul soutien de François Le Hot, candidat du Front national (9%), que ce rugbyman rugueux, catholique, plus de conviction que de naissance, candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre, et alors torpillé par ses meilleurs amis de Sens commun, se prépare à un second tour des plus délicats (...)​‌

Trahison des clercs ou peur des bien-pensants, quelles que soient les références littéraires, la réalité est là, tandis que le récent passé s’en revient éternellement frapper à nos portes. Qu’elle se nomme orléaniste, giscardienne, chiraquienne, balladurienne ou macronienne, cette droite conservatrice ne se sera finalement battue que pour la seule conservation de ses petits privilèges. Lutte des classes ? Quelle horreur… Lutte des castes ? On comprend déjà mieux…

On connaissait les racailles à capuches. Les racailles à loden ne valent guère mieux. Mais, au moins, les premières, de longue date macronisées, luttent-elles pour leurs intérêts immédiats, tandis qu’entre deux génuflexions, les secondes scient la branche sur laquelle elles sont depuis trop longtemps vautrées, regardant disparaître un monde qui leur échappe, telles des vaches qui contempleraient les trains qui passent. Mais quelle importance, tant qu’on peut s’énerver en lisant Yvan Rioufol dans Le Figaro ou acheter le dernier Éric Zemmour, que jamais on ne lira, mais qui sera élégamment abandonné sur la table basse du salon, entre deux vases chinois garantis d’époque ? (...)"

Posté le 13 juin 2017 à 08h53 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Aujourd’hui, la droite est éparpillée. Elle a une occasion historique de se réorganiser

Guillaume Bernard répond à Boulevard Voltaire :

Après l’élection d’Emmanuel Macron, c’est le raz de marée pour Emmanuel Macron au premier tour des Législatives. On parle beaucoup de la droitisation de l’électorat ces dernières années. Cela ne se vérifie pas. Qu’est-ce qui s’est passé?

D’abord il y a un certain nombre d’éléments de science politique qu’il faut avoir en tête. Il y a le phénomène majoritaire. Celui-ci veut que, lorsqu’un président de la République est nouvellement élu et que des élections législatives suivent immédiatement, une majorité soit donnée au président de la République. C’est ce qu’on appelle le fait ou le phénomène majoritaire. Ce phénomène est classique et habituel. Il n’y avait pas de raison qu’il ne marche pas pour Emmanuel Macron. Il a été ici décuplé par deux éléments. Premièrement, il y a eu une abstention très forte. Cela provoque un effet démultiplicateur qui fonctionne en plus du mode de scrutin majoritaire uninominal à deux tours.

Il y a également une démobilisation, qui se traduit par l’abstention, de toute une partie de l’électorat. Si d’habitude on a schématiquement un combat droite-gauche avec un seul camp qui a perdu, ici on avait plusieurs camps. Comme Emmanuel Macron fait la grande coalition centriste libérale, il réussit à faire la réunification du libéralisme économique à droite, et du libéralisme sociétal à gauche. Dans le fond, il y a plusieurs camps qui ont perdu, aussi bien à gauche qu’à droite. On a donc une démobilisation, un déboussolement de toute une partie de l’électorat qui ne s’est pas rendue aux urnes. D’où le très fort taux d’abstention. Ce premier tour des Législatives est peut-être plus un rejet, un rejet des vieux partis politiques dans lesquels les Français n’ont pas confiance plutôt qu’une véritable et pérenne adhésion à Emmanuel Macron et à son mouvement politique.

Est-ce qu’à votre avis Emmanuel Macron va empêcher toute opposition ou au contraire va précipiter une recomposition?

La victoire d’Emmanuel Macron a cet énorme avantage qu’elle clarifie les enjeux doctrinaux, aussi bien chez les caciques des différents partis politiques que chez les électeurs. Le choix est clairement fait. Lorsque l’on vote pour Emmanuel Macron, que l’on vienne de la gauche ou de la droite, on est effectivement sur des positions libérales. Emmanuel Macron réussit ce tour de force d’occuper un spectre politique extrêmement large qui fait que même s’il n’y a pas forcément une adhésion farouche, pleine et entière, sereine envers sa personne et ses idées, il divise toute opposition possible. La pérennité d’En Marche !, c’est de pouvoir empêcher toute coalition des forces qui s’opposeraient à lui. Il y a donc un incontestable effondrement des autres forces politique PS et LR, tout simplement parce que c’étaient des forces politiques qui étaient hybrides, et en grandes parties devenues sociale-libérale pour le PS, et libérale tout court pour les Républicains. La logique est que ces forces politiques éclatent. La France Insoumise ne progresse pas puisque les idées socialistes sont dévalorisées et que le vote pour Jean-Luc Mélenchon n’avait été, dans le fond, qu’un soubresaut lors des élections présidentielles. Quant au Front National qui visait plus à séduire l’électorat mélenchonniste que celui de Fillon par sa stratégie politique, il a déboussolé et démobilisé toute une partie de son électorat. De la même manière, LR qui a appelé à voter Emmanuel Macron a préparé d’une certaine manière la victoire d’Emmanuel Macron et de ses candidats aux Législatives.

Aujourd’hui, la droite est éparpillée. Elle a une occasion historique de réfléchir sur ses valeurs et de se réorganiser en affirmant véritablement ce qu’elle est ontologiquement parlant et pas simplement par un positionnement sur l’échiquier et sur le spectre politique."

Posté le 13 juin 2017 à 08h15 par Michel Janva | Lien permanent

Jamais un président n’avait obtenu aussi peu de voix lors des élections législatives

De Gabrielle Cluzel :

"Même en ne comptant que les inscrits, avec une abstention historique de 51,29 %, En Marche ! n’engrange que 13,43 %. Moins de la moitié des électeurs participent : il est des assemblées, dans la vie civile, où l’on jugerait ce quorum trop faible pour prendre des décisions. C’est pourtant bien ce qui va se passer dans « l’Assemblée suprême ». Et, mode de scrutin oblige, Emmanuel Macron va, in fine, très probablement rafler 75 % des sièges… avec moins de 14 % des voix. Tout est normal. La France est un exemple démocratique.

En même temps – comme on dit maintenant -, les abstentionnistes sont majeurs et vaccinés, ils n’avaient qu’à se bouger.

S’ils se retrouvent pendant cinq ans en marche forcée sous le joug souriant d’un Emmanuel Macron auquel on aura laissé la bride sur le cou, ils n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes et à leur passivité indolente (il faisait si beau, hier). Non plus la servitude volontaire, mais la servitude velléitaire.

Sauf que l’image d’Épinal du pêcheur à la ligne – qui n’a pu résister à l’irrésistible envie d’aller se mettre au vert, attendu que le lundi au soleil étant une chose que l’on ne verra jamais, on en profite le dimanche ! – est un peu réductrice.

À cette abstention, il y a une raison évidente : si l’électeur ne vote pas, c’est qu’il juge cet acte inutile.

Confusément, inconsciemment, à tort ou à raison, qu’il soit de gauche ou de droite, il pense que « le système » est si fort, si lourd, doté d’une si puissante inertie qu’il n’y a rien à faire. Il y a la droite et la gauche qui alternent depuis des années avec une régularité de métronome sans que la politique menée ne change substantiellement, comme si la France était un paquebot sourd et aveugle lancé à pleine vitesse dans lequel le capitaine ne sert qu’à animer la soirée de Gala… L’appel de la droite à voter pour Macron après le 1er tour de la présidentielle a été le point d’orgue. Il y a le Front national, fortement handicapé par l’absence de proportionnelle et par le quartier d’isolement dans lequel on le tient – où il finit, confort mortifère, par se sentir bien -, qui a montré à la présidentielle, au grand désespoir de ses électeurs, que Marine Le Pen ne serait sans doute jamais Arthur tirant du roc Excalibur. Il y a La France insoumise, dont des figures emblématiques comme Alexis Corbière, d’un pied sur l’autre, se tortillant les doigts, avouent avoir voté au 2e tour pour « le banquier de Rothschild »…

Pour le dire avec moins de circonlocutions, cette abstention est liée à l’intime conviction que l’élection revient à pisser dans un violon. S’autocensurant pour ce moyen d’expression qu’ils jugent sans effet, ils risquent – c’est assez naturel – d’en chercher un autre plus propice. Par exemple, le pavé. Cette abstention ne présage sans doute rien de bon pour le quinquennat d’Emmanuel Macron."

Posté le 13 juin 2017 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent

12 juin 2017

"La jeune bourgeoisie de droite est passée en bloc au macronisme"

Analyse de Patrice de Plunkett que l'on pourrait rapprocher de celle, un peu plus abrupte, d'Henri Guaino :

"L'abstentionnisme est majoritaire mais « le pays est à droite » (disent les politologues), et le raz-de-marée s'est produit. Il ébranle jusqu'à des bastions LR comme les Hauts-de-Seine, Paris-XVIe, Chantilly etc. Comme on l'avait dit après le second tour de la présidentielle, la jeune bourgeoisie de droite - bénie par la vieille - est passée en bloc au macronisme.

Le macronisme a phagocyté aussi d'autres milieux (...) Mais rien d'étonnant à ce qu'il avale la bourgeoisie de droite : la politique économique et sociale annoncée par M. Macron sera, en moins balourd mais en plus radical, celle que prônait M. Fillon ; pour s'en rendre compte il n'y a qu'à voir l'embarras des candidats LR.

La droite survivante entrera dans un enfer : rester entre gens qui ne se supportent plus. Quoi de commun entre les amis de M. Solère, libéraux macrophiles, et ceux de M. Wauquiez, libéraux trumpisants ?  Mais LR est abandonné par des électeurs macronisés ; ses élus rescapés seront condamnés à cohabiter en groupe parlementaire. Du moins dans un premier temps... Ensuite on verra. Les LR macrophiles rêvent à un effritement de l'énorme majorité REM, qui leur permettrait de se proposer comme supplétifs à M. Macron. Les LR trumpisants rêvent de créer un Tea Party gaulois avec la moitié marionniste du FN.

A suivre !  Pour l'instant, on se permet de sourire devant les retournements de veste. Dans cette bourgeoisie de droite à sincérités successives, en janvier on nous disait de nous taire et de fléchir le genou devant M. Fillon, saint et martyr. En avril on nous annonçait que Mme Le Pen allait "faire encore plus de voix que prévu". En juin on nous déclare que le triomphe de M. Macron était écrit dans les étoiles. C'est la dynamique du bourgeois perpétuel  :  «On ne va jamais plus loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va, a dit un homme politique célèbre. »  (Henry Monnier, Grandeur et décadence de M. Joseph Prudhomme, 1852)."

Posté le 12 juin 2017 à 21h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

Cette débâcle a une cause : la ligne Marine/Philippot.

Alors même que Marine le Pen pourrait être dimanche prochain le seul député FN, Jean-Yves Le Gallou analyse et pointe du doigt sa responsabilité dans le désastre que vient de vivre le FN, auquel il associe tout naturellement Florian Philippot :

"Avec 13,20% des suffrages, le FN ne retrouve pas son résultat législatif de 1997 (15%) et dépasse à peine celui de 1993 (12,4%). C’est dire l’ampleur de la régression. Une régression considérable aussi par rapport aux dernières élections régionales de 2015 (28%). Certes, les élections législatives amplifient souvent les résultats de l’élection présidentielle au bénéfice de son vainqueur. Mais le recul du FN – moins 8 points par rapport à l’élection présidentielle – est là aussi sans précédent à l’exception de 2002, chant du cygne de Jean-Marie Le Pen. Cette débâcle a une cause : la ligne Marine/Philippot.

1-Une campagne présidentielle désaxée

Alors que le ressort électoral premier du vote FN est la question identitaire et la lutte contre l’immigration, c’est la souveraineté abstraite et désincarnée qui a été placée au cœur de la campagne. Pire : les propositions sur l’immigration ont été « pasteurisées »  dans l’espoir, comblé d’ailleurs, de les faire échapper aux radars médiatiques. Marine Le Pen a même commis de graves dénis de réalité en condamnant l’expression « Grand Remplacement » et en prétendant que « l’islam était compatible avec la République » (sic). Résultat : le FN n’a pas été « accroché » par les critiques sur l’immigration mais sur les « affaires » et l’économie, ce qui était beaucoup moins porteur électoralement pour lui.

2-Une campagne présidentielle sur le terrain de l’adversaire

Marine Le Pen a choisi d’insister sur les aspects économiques et sociaux de son programme là où elle intéressait le moins les électeurs et les inquiétait le plus… Pourtant, dès janvier 2012 la journaliste Anne–Sophie Lapix avait théorisé, avec succès, l’angle économique comme voie la plus performante d’attaque du FN. Cinq ans plus tard, la direction du FN n’avait toujours pas compris…

3-Une campagne présidentielle polluée par la question de l’euro

Malgré tous les conseils donnés à Marine Le Pen (par les Horaces notamment) de se sortir du piège de l’euro, Marine Le Pen a cédé aux pressions de Philippot et continué à faire de la « souveraineté monétaire » l’alpha et l’oméga de son programme. Dans cette campagne l’euro a été comme le sparadrap du capitaine Haddock dans Vol 717 pour Sydney : impossible de s’en débarrasser. Jusqu’à la chute finale.

4-Plus généralement une candidature sans souffle et sans espérance

Bien sûr, c’est un leurre mais Macron (et Mélenchon) ont su faire passer un souffle d’espérance dans leur campagne. Marine Le Pen, jamais. Le négatif, l’étriqué, le vindicatif l’ont toujours emporté dans son discours.

5-Les limites du populisme

Marine Le Pen a fait fond sur le populisme : en théorie, les élites face au peuple, c’est le peuple qui a le nombre et qui doit gagner. Ce n’est pas ce qui s’est passé. Parce qu’on ne peut pas gouverner un pays uniquement avec les vaincus de la vie. Il faut aussi un discours pour les élites. Et ceux qui s’y identifient par souci de se placer symboliquement dans le camp des vainqueurs. Marine Le Pen n’a pas eu de discours adapté. Surtout le populisme ne peut pas gagner car les voix des populistes de gauche et de droite ne sont pas additionnables. Les appels du pied appuyés à l’électorat de Mélenchon ont juste servi à faire fuir les électeurs de droite… Ajoutons que c’est une erreur de fonder une stratégie sur le seul « vote populaire » car c’est le plus… abstentionniste.

6-Une candidate atteinte par le principe de Peter

Marine Le Pen a montré à trois reprises la faiblesse de son niveau personnel dans les trois débats qui l’ont opposée à ses concurrents. Avant le premier tour, elle s’est laissé dominer par Mélenchon et est restée sans voix face à… Poutou. Et elle s’est littéralement effondrée face à Macron le 3 mai. Un débat qui a sonné le glas définitif de ses espérances présidentielles d’hier et… de demain.

7-Une campagne législative aux accents mélenchonnistes

Sans tirer la moindre conséquence du résultat présidentiel la direction communicante du FN s’est lancée dans la législative en appelant les électeurs « patriotes » (ah ! la belle langue de bois !) à empêcher la « casse sociale ». Oubliant que les électeurs préfèrent l’original à la copie, Le Pen et Philippot ont fait la campagne de la France insoumise (qui avec le PC dépasse le résultat du FN avec 13,74% des voix !). Candidat dans une des meilleures circonscriptions de France, l’histrion philippotiste Franck de Lapersonne annonce qu’il est là « pour casser du facho » et « lutter contre la casse sociale ». Les électeurs l’entendent et l’éliminent dès le premier tour avec 15%… au profit du candidat de la France insoumise.

8-L’absence de campagne législative nationale

Pour la première fois de son histoire le FN n’a pas fait de campagne nationale pour les législatives. Marine Le Pen et Florian Philippot viennent soutenir leurs hommes dans le quart nord-est de la France. Au sud, Marion Maréchal assure seule le soutien des meilleurs candidats. Ailleurs, les candidats sont laissés à eux-mêmes.

9-Des candidats déracinés et sans expérience

Les candidats qui tirent le mieux leur épingle du jeu sont les plus enracinés, comme Alliot à Perpignan, Eymery à Dunkerque, Emmanuelle Ménard à Béziers, Gilbert Collard, dans le Gard, Gillet à Beaucaire, Laupies dans les Bouches-du-Rhône et les candidats du Vaucluse. Mais dans beaucoup d’endroits les meilleures investitures ont bénéficié à des parachutés, déplacés parfois de 1000 kilomètres, comme Damien Philippot (de Fréjus à Laon…) pour se trouver en ballotage très défavorable… dès le premier tour. Des parachutés sans expérience électorale et n’ayant souvent jamais vu d’électeur de leur vie… Des parachutés faisant campagne entre eux… sur Twitter sur le thème « tu feras un adorable (sic) député patriote ». Pas grave quand on a un puissant courant derrière soi, catastrophique par vent contraire.

10-Macron est le seul qui puisse sauver le FN

Le FN va connaître une crise. Ceux qui subissent depuis des années une ligne politique qu’ils désapprouvent et les pratiques népotiques de la coterie Philippot vont hausser le ton. Ils se heurteront sans doute à Marine Le Pen dont le soutien à Florian Philippot n’a jusqu’ici jamais failli. Sans doute le choix pour les opposants sera-t-il : se soumettre ou se démettre. Bref, une « scission blanche » en perspective sur fond d’épuration et de découragement, une scission blanche qui pourrait alors permettre à Philippot d’abattre sa carte ultime : le débarquement de Marine Le Pen, avec deux arguments forts dans la manche : en finir avec un nom en lui seul diabolisant, avoir un candidat plus compétent.

Mais pour assurer l’avenir du FN, c’est encore Emmanuel Macron qui a les meilleures cartes en main : le rétablissement de la proportionnelle pourrait faire espérer des « débouchés » toujours susceptibles de calmer les ardeurs de changement. Et maintenir une structure d’autant plus utile que sa stratégie est une impasse."

Posté le 12 juin 2017 à 20h36 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

Consulter les résultats du 1er tour dans votre circonscription

Les résultats officiels du premier tour sont désormais accessibles. Vous pouvez les consulter en remplissant le formulaire ci-dessous.

Et vous pouvez toujours compléter les informations et partager les fiches des candidats que vous connaissez le mieux.

Par ailleurs, n'hésitez pas à consulter et à diffuser le plus largement possible notre liste de "cibles" mise à jour (déjà 5 éliminés dès le premier tour et de bons espoirs d'en faire battre quelques autres au second):

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/06/législatives-les-candidats-que-le-salon-beige-souhaite-voir-battus.html

Posté le 12 juin 2017 à 20h22 par Le Salon Beige | Lien permanent

Jean-Frédéric Poisson : "Moi je veux une France qui protège les faibles et attentive aux plus fragiles"

Nettement devancé par l'ex-sarkozyste puis ex-juppéiste puis ex-filloniste et désormais macroniste Aurore Bergé (LREM), elle-même soutenue par Alain Juppé, Jean-Frédéric Poisson a fait la déclaration suivante suite à sa mise en ballotage avec un score difficile à remonter (19% contre 46%) :

Jean-frederic-poisson"C'est une gifle pour nous, très clairement. Je salue la victoire de ma concurrente pour le premier tour. Je souhaite, à ce stade, vous répéter que pour nous, pour moi, c'est une baffe comme on en prend rarement en politique.

Il est, d'une certaine manière, incompréhensible, dans ce contexte qu'après tant d'heures données au service de ce territoire, des habitants et des communes, tout le travail qui a été fourni ne soit pas reconnu dans les urnes comme, peut-être, il pourrait l'être. On entre pas en politique pour recevoir des gratifications ou de la gratitude. Mais à la fin du compte, même si on est pas forcément entré en politique pour cela, je reconnais qu'il y a une forme de violence dans le résultat de ce soir que je subis avec ma suppléante Pascale Gautheret, et dont nous tirons un certain nombre de conséquences.

Je remercie toutes celles et ceux qui nous ont fait confiance jusqu'ici. Je veux leur dire ceci :

Nous sommes en face d'une forme de 18 brumaire démocratique, il est en train de se préparer à l'Assemblée Nationale une domination sans précédent d'une formation politique dont le projet est flou, dirigé par un Président de la République qui dévoile peu à peu ses intentions, qui muselle la presse, qui s’apprête à démanteler le Code du travail, qui, effectivement, installe petit à petit un matraquage fiscal comme jamais nous n'en avons connu et en définitive, c'est ce projet que les Français choisissent aujourd’hui.

La question qui est posée pour dimanche prochain est très simple : est-ce que nous voulons vraiment entrer dans une France dans laquelle il y aurait un exécutif à peu prêt tout puissant avec un Parlement qui serait aux ordre et une opposition que serait finalement réduite aux acquêts.

Est-ce que c'est cela que nous voulons ? Est-ce que nous voulons vraiment être dans une France qui ne sera plus gouvernée que par le marketing, la communication et un certain nombre d'effet de manche.

Est-ce que vous voulez, ici, dans cette circonscription, avoir comme député quelqu'un qui ne connaît pas le territoire, qui ne s'y intéresse finalement pas plus que ça, puisque, le message qui est passé par Mme Bergé et par son suppléant c'est que Mme Bergé entrera au gouvernement et que M. Schmidt deviendra député. Est-ce que c'est ça que vous voulez ?
Si c'est ça que vous voulez, sans hésitation, votez pour madame Bergé dimanche prochain.

Si ce n'est pas ce que vous voulez, et si effectivement vous voulez que les artisans soient défendus, que le matraquage fiscal que prépare le Président de la République soit contraint et contredit.Si effectivement vous voulez que l'Union européenne ne signe pas ce traité délétère pour notre pays, le TAFTA. Si vous ne voulez pas que tout cela entre en vigueur, si vous voulez que le modèle social français soit protégé, que nos retraites, que notre sécurité sociale, tout ce qui fait notre modèle social, si vous voulez, effectivement, que tout cela soit protégé, alors, votez pour ma candidature et pour celle de Pascale Gautheret, nous vous défendrons très simplement, comme je l'ai fait, en tout cas. Voilà le choix qui vous est proposé.

Alors je sais bien, j'ai entendu tout à l'heure Mme Bergé avec ses amabilités habituelles. Moi, je ne dénigre aucun électeur, je ne diabolise personne, j'ai des désaccords de fond. J'ai dit pourquoi je suis en désaccord avec les uns et les autres : je l'ai exprimé par oral et par écrit : tout cela est clair, c'est de cette clarté que les Français ont besoin. Et si effectivement, les Français font le choix de la clarté, si les Français font le choix de la protection des plus fragiles plutôt que de la société des forts, le choix de la protection des territoires plutôt que la société de paris, des petites entreprises plutôt que celle des grosses, de la protection de l'artisanat et de l'investissement plutôt que de la société des banquiers, alors je vous le dit : le projet qui est porté par E. Macron et par Mme Bergé, celui là affaiblira nos territoires, il affaiblira nos entreprises, il affaiblira tous les contribuables que nous sommes, les retraités, les fonctionnaires, les demandeurs d'emploi, tout ceux qui devront payer davantage d'impôts, c'est cela qu nous attend.

La question est de savoir si c'est ce que vous voulez ou pas, un point c'est tout. Le choix de dimanche prochain est très simple : quelle France voulons nous, quel territoire voulons nous ?

Moi je veux une France qui protège les faibles, je veux une France qui soit attentive aux plus fragiles, je veux une France qui traite et accompagne ses tissus locaux, je veux une France dans laquelle l'initiative locale sera reconnue et une France dans laquelle les députés s'occupent de leur territoire parce qu'ils y vivent, et parce qu'ils en sont passionnés, parce qu'ils y sont enracinés.

Pas une France dans laquelle les députés passent, comme ça, par dessus, et au fond finissent par faire autre chose parce que ça ne les intéresse pas.

Voilà la France que je veux. Voilà ce que je vous demande de soutenir le 18 juin prochain et voilà pourquoi nous serons candidats avec détermination et énormément de courage et dès demain matin, de très bonne heure, pour gagner ce deuxième tour, dimanche prochain.

Combattu, toujours ; battu, parfois ; abattu, jamais."

François Le Hot, le candidat FN ayant obtenu 7,9%, a indiqué qu'il appelait à voter contre Aurore Bergé.

Posté le 12 juin 2017 à 12h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (22)

Karim Ouchikh reconnait la contre-performance du SIEL

Karim Ouchikh n'hésite pas à évoquer son maintien ou non à la tête du SIEL. Une remise en question qui se fait de plus en plus rare chez les dirigeants des partis en ce moment :

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Posté le 12 juin 2017 à 08h13 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)


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