22 janvier 2018

Le principal moteur de la Révolution française fut la haine contre le christianisme

Extrait de l'homélie du père Michel Viot, lors de la Messe de requiem pour Louis XVI – 20 janvier en St Germain L’Auxerrois à Paris : 

DUDvv0XX0AAD6EK"[...] Nous ne sommes plus très nombreux, aujourd’hui en France, à continuer à suivre Jésus. Et si nous nous tournons vers le passé, comme la messe de ce jour nous y invite, nous verrons que cet abandon du Christ ne date pas d’hier. C’est une des causes majeures du crime-sacrilège du 21 janvier 1793, dont les origines remontent bien avant le règne de Louis XVI, avec les philosophes dits des Lumières. Leur littérature est pleine de moqueries en tout genre sur les mystères chrétiens, en particulier celui de l’Eglise et de l’Eucharistie. Voltaire, parmi d’autres, en constitue un exemple d’une clarté luciférienne ! Et j’irai même jusqu’à dire que le principal moteur de la Révolution française fut la haine contre le christianisme, et tout particulièrement l’Eglise catholique parce qu’en elle seule subsiste la plénitude de l’Eglise du Christ. Et de cela, nos adversaires en sont hélas souvent plus persuadés que nous, inconsciemment ou consciemment, tout comme les démons qui pendant le temps de l’incarnation en savaient plus sur Jésus que ses propres disciples ! Et comme par hasard, l’antichristianisme de la Révolution manifesté dès ses débuts, est caché soigneusement dans l’enseignement scolaire, surtout depuis qu’au début du siècle dernier, les disciples idéologiques de Robespierre ont repris le pouvoir, en 1902 avec Émile Combes. A défaut de manipuler le catholicisme, grâce aux articles organiques du Concordat, jamais acceptés par Rome, et ne voulant pas créer une nouvelle religion civile du style de l’Etre Suprême, ils séparèrent les églises de l’Etat, plaçant l’Eglise catholique, en particulier, dans une situation intenable. Je ne puis ici entrer dans les détails pour le prouver. Je ne fais que rappeler les idéaux qui présidèrent à la loi de 1905, créatrice de cette laïcité à la française, un pilier du temple, disait même un de nos anciens présidents de la République, pilier que d’aucuns voudraient renforcer aujourd’hui ! On nous dit officiellement que c’est pour lutter contre l’islam radical, et parmi ceux qui pensent cela, je ne doute pas de la sincérité de quelques-uns, mal informés ou naïfs. Mais pour beaucoup, c’est encore pour museler un peu plus l’Eglise catholique, ennemie de toujours de l’Argent Roi, Mammon comme aurait dit Jésus ! Et les objections du catholicisme sont aujourd’hui de même nature contre une mondialisation à outrance, vis-à-vis de ceux qui veulent monter d’un cran dans l’idolâtrie : l’Argent Empereur divinisé, le Caesar Kyrios des romains !

Cela dit, et pour qu’on ne se méprenne pas sur mon propos, quand j’ai évoqué le 21 janvier 1793 et qualifié le crime commis ce jour là de sacrilège, cela ne signifie nullement que nos rois étaient des dieux ! Mais par les onctions qu’ils recevaient à Reims, ils devenaient lieutenants de Dieu, sorte d’évêques laïcs face aux évêques clercs : ce fut la grande époque de la vraie laïcité à la française, l’Eglise et l’Etat travaillant ensemble au bien commun, sans tutelle de l’une sur l’autre, sans règles de soumission écrites en détail, sans cette alliance du trône et de l’autel que le premier Consul Bonaparte fut contraint d’inventer pour rétablir rapidement la paix civile et religieuse en France après les horreurs de la révolution ! Avant cette catastrophe, l’Eglise et l’Etat vivaient en union libre ; avec le Concordat, ce fut un mariage de raison qui n’aurait dû être qu’une étape, nécessaire je le répète, mais elle dura un siècle ! Et soyons juste, tant qu’il y eu de la bonne volonté de part et d’autre, et il y en eu, le mariage eut plus d’avantages que d’inconvénients, et cela pour les deux parties concernées. Mais j’en reviens à la situation antérieure à 1789, non pas parce qu’il faudrait la reproduire à l’identique, dans le cadre d’une restauration de la royauté à laquelle personnellement j’aspire, comme un certain nombre d’entre vous présents ici ce matin. Mais parce qu’il serait nécessaire de s’en inspirer et éventuellement adapter, à la manière du dernier sacre en 1825, en renonçant, Concordat obligeant, à la formule du serment royal comportant l’engagement de bannir les hérétiques du royaume. C’est le sens d’exterminare en français ! Je rappelle d’ailleurs qu’ Henri IV, Louis XIII et Louis XVI prononcèrent ce serment sans jamais le mettre à exécution ! Mieux, notre roi martyr promulgua un édit de tolérance pour les protestants en 1787, et se préparait à faire la même chose pour les juifs.

Cela dit, je donnerai un seul exemple de l’ancien sacre, illustrant ce que n’aurait jamais dû cesser d’être la vraie laïcité à la française, une monition, qui, à ma connaissance n’a jamais été supprimée du rituel du sacre, et en en prenant connaissance, vous comprendrez qu’elle garde aujourd’hui toute sa pertinence. Je l’ai prise parmi celles que prononce l’Archevêque, au moment de la remise de la couronne, et ce dans la liturgie du sacre de Charles V en 1364 : « Reçois, dis-je, la couronne, comprenant qu’elle signifie gloire et honneur de sainteté et œuvre de vaillance ; tu n’ignores pas que par elle Tu participes à notre ministère. Ainsi que nous entendons être, sur le plan spirituel, pasteurs et recteurs des âmes, que tu te tiennes debout contre toutes les adversités, en défenseur de l’Eglise du Christ et du royaume qui t’est donné par Dieu ; que par l’office de notre bénédiction, en successeurs des apôtres et de tous les saints, tu apparaisses toujours le souverain bénéfique, accomplissant ce qui est utile au gouvernement qui t’est confié… ». Vous avez donc entendu qu’au moment de la remise de la couronne l’Archevêque dit au roi qu’il participe au ministère des évêques. Écoutons alors ce que l’évêque consécrateur expliquait au nouvel évêque auquel il imposait la mitre, et ce dans l’ancienne liturgie puisque la nouvelle est muette sur ce rite : « Nous mettons, Seigneur, sur la tête de cet évêque, qui doit combattre pour vous, un casque de défense et de salut , afin que, par cet ornement de son visage et cette armure de tête, qui représente la double force qu’il doit tirer de l’un et l’autre Testament, il paraisse redoutable aux ennemis de la vérité, et qu’il les surmonte par la grâce que vous lui accorderez … ».

Le lien entre pouvoir spirituel et temporel est donc très clair ! C’est celui du combat ! Mitre et couronne sont de véritables casques qui suggèrent le combat et l’attention qu’il requiert à tous les instants. Ce ne sont jamais des bonnets de nuit, même de luxe ! L’ancienne France considérait à juste titre qu’il ne saurait y avoir gouvernement des hommes sans référence spirituelle, mais que l’exercice des deux pouvoirs devait être distinct dans les personnes. Ce pourquoi le début de l’article 2 de la loi de 1905 : « La République ne reconnaît aucun culte. » et la suite, constitue bien un défi au bon sens, tout comme une affirmation contraire à la foi catholique parce que condamnée comme toute la loi dès 1906, par le Pape Saint Pie X dans l’encyclique « Vehementer nos. ». Je n’en donne ici qu’un seul extrait montrant le caractère hérétique de cette loi : « Qu’il faille séparer l’Etat de l’Eglise, c’est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur. Basée, en effet, sur ce principe que l’Etat ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d’abord très gravement injurieuse pour Dieu, car le créateur de l’homme est aussi le fondateur des sociétés humaines et il les conserve dans l’existence, comme il nous soutient. Nous lui devons donc non seulement un culte privé, mais un culte public et social, pour l’honorer. ». [...]

Comment pourrait-on donc croire que des hommes qui se réclament des idéaux de 1789, puissent défendre aujourd’hui cette même civilisation face au terrorisme islamiste qui relève des mêmes aberrations que celles des jacobins ! Soyons précis, je ne demande pas au pouvoir politique, surtout à celui de notre république qui se réfère toujours à 1789, d’aider l’Eglise à prêcher l’Evangile et à enseigner le catéchisme, lui qui depuis 1968 jusqu’à maintenant ne sait même plus apprendre à lire et à compter à nos enfants de l’école primaire et cautionne toujours des enseignements tronqués de l’histoire de France, en particulier pour la période de la révolution. Bref, je ne lui demande pas, pour reprendre le texte de l’Evangile qui a servi de point de départ à notre méditation, de nous donner la main pour que nous ne perdions aucun de ceux que le Christ nous a confiés. Cela ne peut être demandé qu’à un roi catholique, sacré ! Je mets simplement sous les yeux de ceux qui nous gouvernent, comme sous les vôtres, la profonde désunion des français et leur appauvrissement spirituel sans cesse croissants depuis la mort de Louis XVI, et je demande avec force qu’on abandonne cette sottise criminelle autant qu’imbécile qui consiste à faire croire que la laïcité est la réponse aux deux grands défis qui nous sont lancés aujourd’hui : le radicalisme musulman qui dans ce pays gagne de plus en plus de terrain, et le risque d’asservissement économique de la France, parce qu’avec d’autres, elle a raté l’Europe. Si ces deux défis se sont aggravés, c’est parce qu’on a tout sacrifié à l’argent et qu’on s’est borné à une analyse matérialiste des événements. On a méprisé les forces spirituelles qui ont fait la France, en particulier l’Eglise catholique. Pendant le calamiteux dernier quinquennat, des sommets furent atteints ! Que ce soit par la dérision des médias, des lois s’opposant frontalement à l’enseignement de l’Eglise, des spectacles prétendument artistiques mais très certainement blasphématoires, bref on n’a rien négligé pour que se disperse le troupeau du Seigneur.

Qu’est-ce que cette laïcité qui fête officiellement le ramadan dans certaines mairies et supprime les crèches de Noël ? Qui tolère des expositions de crucifix dans des bocaux d’urine, qui ne fait pas sanctionner les intrusions de femens dans les églises et qui devant les attentats islamistes se met à discourir sur le bon et le mauvais islam. D’où venait au président Hollande cette science d’imam auto proclamé pour parler d’islam dévoyé ? Espérons que tout cela aura servi de leçon et que désormais on se souviendra un peu plus des racines chrétiennes de la France pour guérir ses maux. Et aussi, disons le clairement que l’Eglise aura à cœur de remplir son rôle avec courage et de sortir de sa frilosité ! S’il n’y a pas rapidement, en France et en Europe un sursaut chrétien, nous allons revivre des événements du type de ceux qui ont entouré le drame du 21 janvier 1793. Le roi l’avait prévu en proclamant du haut de l’échafaud qu’il souhaitait que son sang ne retombe jamais sur la France ! Depuis cette date, dont aucune autorité française ne s’est jamais repentie, sauf pendant la période de la restauration, le sang français n’a cessé de couler à la suite de celui de son roi. La conversion de la France doit plus que jamais être le sujet de nos prières, le retour au catholicisme d’une majorité de ses citoyens est une nécessité, d’une part pour freiner, voire arrêter son déclin et permettre le retour à la royauté constitutionnelle telle qu’elle avait heureusement commencé dès 1814. Ce fut la première expérience sérieuse du parlementarisme en France, on l’oublie trop souvent. [...]"

Posté le 22 janvier 2018 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (10)

18 janvier 2018

Le mythe de la laïcité à la française

Posté le 18 janvier 2018 à 09h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

16 janvier 2018

Une chantre du laïcisme qui récite 3 Je vous salue Marie avant de prendre l'avion

C'est Marlène Schiappa, celle qui met aussi ses enfants dans une école catholique :

Au fond, malgré leurs déclarations, ces gens ont perdu la foi dans le laïcisme...

Posté le 16 janvier 2018 à 12h49 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

11 janvier 2018

Croix, crèche et crucifix. La République laïque contre les symboles chrétiens ?

La Revue des Amis de la Fraternité Saint-Pierre, Tu es Petrus, est un trimestriel illustré d'une centaine de pages, pour un public non spécialiste, qui  propose à ses lecteurs des articles d'analyse de l'actualité, tant sur les grandes questions de société que sur la vie de l'Eglise, des articles de doctrine, de nombreuses recensions et pistes de lecture. De nombreux prêtres et religieux mais également des laïcs à la compétence reconnue y contribuent. Extrait d'un article du numéro de cet hiver, du Pr. Cyrille Dounot :

Capture d’écran 2018-01-08 à 19.45.17"Le Conseil d’État, dans deux arrêts du 9 novembre 2016, a entendu trancher le sort des crèches de Noël installées par les personnes publiques. […]

Les deux affaires dirimées par le Conseil d’État concernent des installations de crèches par des personnes publiques, l’une par le conseil départemental de Vendée dans le hall d’entrée de l’hôtel départemental, l’autre par la commune de Melun dans la cour intérieure de l’hôtel de ville. Dans ces arrêts d’assemblée, le motif de droit soulevé est identique, l’atteinte au principe de neutralité des personnes publiques découlant du principe de laïcité. Dès lors que les interdictions d’apposer des symboles religieux « ont pour objet d’assurer la neutralité des personnes publiques à l’égard des cultes », elles « s’opposent à l’installation par celles-ci, dans un emplacement public, d’un signe ou emblème manifestant la reconnaissance d’un culte ou marquant une préférence religieuse ».

Le Conseil n’ignore pas qu’il existe des exceptions ménagées à cette interdiction, notamment « la possibilité pour les personnes publiques d’apposer de tels signes ou emblèmes dans un emplacement public à titre d’exposition ». Cependant, ce n’est pas à une telle dérogation que songe l’assemblée du contentieux, qui ne cherche pas à enserrer l’exposition d’une crèche dans un cadre dérogatoire prévu par la loi. Elle préfère élaborer un ensemble de critères d’appréciation, orientés par la « pluralité de significations » qu’est susceptible de revêtir une crèche de Noël[1]. En somme, la crèche comme symbole religieux tombe sous le coup de l’interdiction d’apposition déterminée par l’article 28 de la loi de 1905, mais la crèche comme symbole festif peut intégrer le champ légal des exceptions[2].

Pour évaluer l’alternative, le Conseil d’État édicte une série de critères à la fois flous et inédits. Afin de déterminer si la crèche présente « un caractère culturel, artistique ou festif, sans exprimer la reconnaissance d’un culte ou marquer une préférence religieuse », la haute juridiction reprend la méthode du faisceau d’indices, et décide qu’« il y a lieu de tenir compte non seulement du contexte, qui doit être dépourvu de tout élément de prosélytisme, des conditions particulières de cette installation, de l’existence ou de l’absence d’usages locaux, mais aussi du lieu de cette installation ».

De ces quatre sous-critères imaginés afin de départager le cultuel du culturel, le quatrième critère est le plus étonnant, puisque faisant dépendre la conformité de la crèche au regard du principe de laïcité du lieu d’installation de la crèche. Ce critère est même le critère principal servant à éclairer les juges. Tout laisse à croire que ce critère sur mesure vient opportunément répondre aux faits présentés à sa juridiction. En effet, le Conseil d’État oppose deux types de bâtiments publics, différenciation inouïe et absente de la loi. Dans les premiers, sièges de collectivités publiques, « le fait pour une personne publique de procéder à l’installation d’une crèche de Noël ne peut, en l’absence de circonstances particulières permettant de lui reconnaître un caractère culturel, artistique ou festif, être regardé comme conforme aux exigences qui découlent du principe de neutralité des personnes publiques ». Il s’agit donc d’une présomption de contravention à la laïcité, affectant la neutralité de la personne publique. L’installation d’une crèche fait présumer la reconnaissance d’un culte, que seule pourrait renverser l’application conjointe des trois premiers critères du faisceau d’indices. À l’inverse, « dans les autres emplacements publics, eu égard au caractère festif des installations liées aux fêtes de fin d’année notamment sur la voie publique, l’installation à cette occasion et durant cette période d’une crèche de Noël par une personne publique est possible, dès lors qu’elle ne constitue pas un acte de prosélytisme ou de revendication d’une opinion religieuse ». Ici, la présomption emporte caractère culturel de la crèche, et donc sa conciliation avec la neutralité de la personne publique, sauf à montrer qu’elle a un caractère religieux assumé. Ce régime juridique, complexe et ambigu, risque d’entraîner de nouveaux contentieux, mais surtout, il porte la marque de sa conception ad hoc.

La première application qui en a été faite, par la Cour administrative d’appel de Marseille le 3 avril 2017, a suivi cette pente laïcarde[3]. La possibilité théorique laissée par le Conseil d’État fait place, en pratique, à une annulation quasi systématique des délibérations portant installation de crèches (Melun, Béziers, Hénin-Beaumont, Lyon). Il s’est même trouvé des juges du fond pour reconnaître l’urgence de l’atteinte portée aux libertés publiques par l’exposition d’une crèche en feutrine de quelques centimètres de haut à Paray-le-Monial[4]. Seul un arrêt de la Cour administrative d’appel de Nantes est favorable à la crèche installée dans le hall du Conseil départemental de Vendée.

Quant à la décision concernant la croix surmontant la statue de Jean-Paul II à Ploërmel, les juges ont considéré que la commune ne pouvait pas se prévaloir « du caractère d’œuvre d’art du monument ». Dans le même temps, d’autres juges relaxaient pour la seconde fois la « performeuse » Deborah De Robertis du délit d’exhibition sexuelle, au motif que sa démonstration revêtait le caractère d’un « acte militant et artistique »…

À cet égard, il convient de souligner l’existence d’une certaine hémiplégie de la laïcité française. La justice administrative s’acharne sur la représentation de la Nativité, courante en Occident depuis saint François d’Assise, mais adoube le port d’un vêtement islamique (affaire du « burkini »)[5], la location de salles communales pour le ramadan[6], l’affectation de locaux municipaux servant d’abattoir temporaire pour l’Aïd-el-Kébir[7], les aides publiques à l’abattage « halal »[8], les repas communautaires (sans porc ou « halal ») dans les cantines municipales ou carcérales[9] ou encore les horaires séparés dans les piscines publiques… Le Conseil d’État, dans ces affaires de crèches, a préféré inventer une série de critères peu maniables qu’appliquer simplement la loi de 1905, dont l’art. 28 permet l’exposition temporaire d’emblèmes religieux. Cela lui permet de rejeter de l’espace public les figurations de la Nativité. Il est ainsi fidèle à cette laïcité à la française qui présente, tel Janus bifrons, deux têtes, l’une « ouverte », l’autre « fermée », qui en réalité ne font qu’une. La tête ouverte est celle de la galerie, la tête fermée celle du prétoire. La laïcité reste en définitive une arme potentielle de la République contre les symboles chrétiens, contre la tradition religieuse de l’Occident. Loin d’apaiser les rapports du spirituel et du temporel, elle marque à nouveau la toute-puissance de César, ne permettant pas même à Dieu de se montrer petit enfant nu et couché dans la paille au sein d’un bâtiment public.

[1] L’Observatoire de la laïcité préconisait dans un communiqué de presse daté du 5 décembre 2014, de considérer « que, concernant un cadre culturel et de courte durée, il ne s’agirait pas d’un ‘emblème religieux’ mais d’une ‘exposition’ ». Cette solution pacifique n’a pas été retenue.

[2] Sur le festivisme, v. Ph. Murray, Festivus Festivus, Champs, Paris, 2008.

[3] CAA Marseille, 3 avril 2017, n° 15MA03863, AJDA 2017. 717.

[4] TA Dijon, ord., 23 décembre 2016, Ligue des droits de l’homme.

[5] CE, ord., 26 août 2016, n° 402742, Lebon ; AJDA 2016. 1599 ; ibid. 2122, note P. Gervier ; AJCT 2016. 508, obs. G. Le Chatelier ; ibid. 529, tribune M.-A. Granger ; RFDA 2016. 1227, note P. Bon.

[6] CE, 26 août 2011, Commune de Saint-Gratien, n° 352106 et 352107.

[7] CE, ass., 19 juillet 2011, Communauté urbaine du Mans – Le Mans Métropole, n° 309161 ; CE, ass., 19 juillet 2011, Commune de Montpellier, n° 313518).

[8] J.-E. Schoettl, « La laïcité en questions », Constitutions, 2017. 19.

[9] CE, 10 février 2016, n° 385929, Lebon ; AJDA 2016. 284 ; ibid. 1227, note X. Bioy ; TA Dijon, 28 août 2017, n° 1502100, 1502726, au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Posté le 11 janvier 2018 à 09h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

09 janvier 2018

400 € d'amende pour avoir brandi un exemplaire de Valeurs actuelles

6a00d83451619c69e201b8d2be042c970c-320wiNous avions relayé le harcèlement judiciaire subi par Claudine Dupond-Tingaud, militante historique de la droite nationale, pour avoir brandi un exemplaire de Valeurs actuelles le 11 novembre dernier à Quimper. Elle avait même subi 5 heures de garde à vue !

La justice a rendu son verdict et, en plus d'un rappel à la loi, elle a reçu une amende de 400 € pour "outrage à agent public". Voici la réaction de ses proches :

"Il est bien évident que le droit à la libre expression est une nouvelle fois bafoué car c’est bien le « rappel » à la vigilance de nos concitoyens, tous qu’ils le veulent ou non de culture chrétienne face à l’islam déjà omniprésent par des milliers de migrants en Europe, qu’elle voulait exprimer et qu’il s’agissait d’étouffer sous commandement du préfet du Finistère !

Ce jour-là, 11 Novembre, particulièrement cher à son cœur – puisqu’anniversaire de celui de 1940 où son père, Jacques Dupont, fut arrêté et emprisonné pour avoir, avec ses camarades monarchistes, participé à la première manifestation de résistance à l’occupant sous l’Arc de Triomphe à Paris – elle voulait donc rappeler, sous la protection sacrée des tombes des anciens combattants morts pour la patrie dont on évoquait le sacrifice, que d’autres « combats » devaient être menés par les futurs combattants présents ce jour-là et à l’écoute des interventions officielles appelant à une paix qui ne peut exister qu’après avoir gagné les guerres, celles passées comme celles à venir…

Posté le 9 janvier 2018 à 15h14 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Plus important que l'interdiction du porc à la cantine : l'islamisation à l'école

Posté le 9 janvier 2018 à 13h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

08 janvier 2018

La mairie de Beaucaire propose à nouveau du porc à la cantine et supprime les repas de substitution

DPy1tRNWsAApn9QCette simple décision de bon sens est bien évidemment présentée par les médias encadrants comme une discrimination. Julien Sanchez, le maire FN de Beaucaire, explique sa décision dans les colonnes de Valeurs actuelles :

Pourquoi avez-vous décidé, au premier janvier, de supprimer les repas de substitution dans vos cantines ?

Comme toute municipalité, nous sommes soumis aux règles de la commande publique et nous sommes donc tenus de mettre en concurrence les entreprises quand un type de dépense représente plus de 25.000 euros. Notre marché des denrées alimentaires arrivait à échéance et il fallait donc le relancer pour quatre ans, ce qui nous a amenés à nous poser un certain nombre de questions sur la consommation dans les cantines et sur le marché des fournisseurs. S’est forcément posée la question des repas de substitution. J’ai souhaité mettre fin à cette pratique parce que je précise qu’à Beaucaire, nous n’avions pas deux choix chaque jour, mais seulement les jours où du porc était servi. J’ai trouvé cela anormal pour une raison simple : c’est une intrusion du religieux dans l’enceinte des établissements scolaires.

On vous répondra que ces enfants ne mangent pas de porc, et qu’il faut bien qu’ils mangent pourtant…

Je vous le disais à l’instant, les impératifs religieux n’ont pas leur place dans un établissement scolaire. C’est une revendication purement communautariste : le porc n’est quand même pas connu pour être un aliment particulièrement allergène me semble-t-il. Les enfants qui, pour des raisons religieuses, n’en mangent pas peuvent évidemment déjeuner ailleurs qu’à la cantine.

Je refuse d’assister au grand-remplacement du porc à la cantine. Parce que je me suis bien rendu-compte que d’année en année, de moins en moins de porc était servi. C’est une viande qui est souvent produite en France et il est également normal que nous choisissions de soutenir l’agriculture française. Ce n’est pas mon rôle d’y renoncer pour des raisons religieuses.

J’insiste sur cette raison parce qu’elle me semble suffisante et fondamentale. Mais il y en a d’autres, comme l’apartheid que cela engendrait de fait. Je me suis aperçu que depuis la mise en place de ces repas de substitution par l’ancienne municipalité (en 2008), les enfants musulmans mangeaient sur des tables à part. Sans doute par souci d’organisation, ces enfants étaient séparés des autres et c’est inacceptable là encore, dans une école publique (...)

Cette décision a-t-elle également une motivation financière ?

Evidemment ! Il ne faudrait quand même pas oublier le tarif des cantines. 2,40 euros pour les catégories les plus faibles en terme de revenus, et jusqu’à 4,70 euros pour les plus élevés. Le coût d’un repas est plutôt autour de 10 euros si l’on prend en compte le personnel nécessaire et la nourriture elle-même. C’est donc déjà un tarif social et sympathique pour les familles, il ne faut peut-être pas trop exagérer non plus. L’autre possibilité, nous dit-on, serait le self-service avec plusieurs repas proposés chaque jour. Mais là encore, le coût est impossible à assumer. Ce sont plusieurs centaines de milliers d’euros nécessaires, que nous n’avons pas (...)"

Posté le 8 janvier 2018 à 14h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

Le laïcisme, ce devrait être uniquement dans la sphère privée

C8dmNHoD_400x400Le ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a dérapé (comme on dit). Sur France 3, elle a commencé par dire que les convictions, religieuses comme philosophiques, devaient rester dans la sphère privée :

Ce laïcisme en a choqué plus d'un, au point que le ministre a du revenir dessus peu après, corrigeant :

Le laïcisme de certains devrait rester dans leur sphère privée.

Posté le 8 janvier 2018 à 12h20 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

L'intégrisme laïc

De Denis Tillinac dans Valeurs Actuelles :

Unknown-7"[...] L’affaire des crèches de Noël a soulevé cette année encore des controverses qui annoncent un intégrisme nouveau : le laïcisme. Certes, il ne tue personne. Mais comme ses devanciers, il invoque un credo “puriste” pour susciter des discordes. Raisonnons clair et net. La notion de laïcité repose sur un distinguo fondamental entre temporel et spirituel dans la vie de la cité : le clerc ne doit peser en rien sur la décision du politique.

Dans notre république démocratique, ce principe prévaut sans équivoque et fait l’objet d’un consensus. Aucun évêque, aucun prêtre de l’Église catholique ne prétendent exercer quelque pouvoir temporel que ce soit. Aucun pape ne les y incite. Même les (rares) intégristes cathos sont acquis à l’idée d’une primauté totale [?] du législateur sur nos destins profanes, quitte à contester ses choix comme la loi nous en reconnaît le droit. La même loi interdit le port de la burqa. Il suffit de la faire respecter. La laïcité récuse les menus à la carte confessionnelle dans les cantines de l’école publique. Il suffit de ne pas transiger. Débat clos.

Une confusion apparaît quand le laïcisme se radicalise au point d’exiger la relégation de la conscience religieuse dans la “sphère privée”. En grossissant à peine le trait, le fidèle d’une confession — chrétienne, juive, musulmane — devrait rentrer chez lui et clore ses volets pour prier à l’abri des regards, comme on se planque pour s’adonner à une activité peu avouable. L’espace public devrait être neutre.

Cette approche dogmatique de la laïcité en dénature le sens, et aboutit à une absurdité. Car dans notre vieux pays, l’espace public, autant dire le visage de la France, est “saturé” de mémoire religieuse : des dizaines de cathédrales, des milliers d’églises, des centaines de milliers de calvaires, une scansion du temps (le calendrier grégorien), des noms de saints sur les cartes routières, des lieux de pèlerinage. Pour effacer cette “saturation” indéniablement “ostensible”, il faudrait une entreprise de démolition plus radicale que celle rêvée par Robespierre, que celle entreprise par les soviets puis par Mao ou Pol Pot. Il faudrait imposer par la force une nouvelle religion — le laïcisme athée —, proscrire de notre langage et “épurer” de notre patrimoine littéraire toute référence biblique. Les laïcistes ont du pain sur la planche.

Ils se réclament généralement de la gauche. Or l’honneur (perdu) de la gauche aura été, aux abords de l’ère industrielle, de prendre le parti des pauvres. Cette compassion découle en droite ligne des principes évangéliques : aucune autre religion ou sagesse ne s’est souciée du pauvre, aucune autre ne lui a accordé une dignité. En somme, les laïcistes qui oeuvrent pour banaliser notre calendrier en occultant les saints du jour et les origines des fêtes chômées nous concoctent ex nihilo une religion de l’amnésie privée de transcendance, une dogmatique de bigots sans chair et sans esthétique, un degré zéro des coeurs et des âmes dans un matérialisme de chambre froide. En saine théologie, cela s’appelle l’enfer. Ni Waldeck-Rousseau, ni Ferry, ni le petit père Combes, ni Clemenceau n’auraient imaginé d’y condamner les Français."

Posté le 8 janvier 2018 à 08h24 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

07 janvier 2018

La loi de 1905 est hérétique par la doctrine de l’Etat qu’elle suppose, un Etat qui se veut à la fois Dieu et César

Extrait d'un texte de l'abbé Viot sur la laïcité :

Viot-b"[...] Citons à ce sujet deux extraits du magistral discours de Combes à Auxerre le 4 septembre 1904, parce que résumant admirablement l’état d’esprit de la rupture de 1905, ainsi que sa signification, état d’esprit toujours à l’œuvre au sein de la majorité de nos politiques, tous partis confondus – il n’y a que des français catholiques pour ne pas le voir ! : « En séparant la convention diplomatique des articles organiques qui avaient déterminé les Chambres françaises à l’accepter, le Pape de l’époque [Pie VII qui avait refusé effectivement les articles organiques de 1802, accolés au Concordat de 1801], et après lui ses successeurs lui ont ôté son efficacité [mensonge manifeste car tout avait finalement bien fonctionné de 1801 à 1902], par cela même qu’il a annulé les règlements de police destinés à l’appliquer ». Combes avait ainsi beau jeu d’accuser Rome de violer un concordat qu’elle n’avait jamais accepté, taisant à dessein que, jusqu’à lui (non inclus), on avait toujours su faire preuve de pragmatisme de chaque côté. Combes voulait en finir : « Il est évident que la seule voie restée libre aux deux pouvoirs en conflit, c’est la voie ouverte aux époux mal assortis, le divorce, et de préférence, le divorce par consentement mutuel. Je n’ajoute pas remarquez le bien par incompatibilité d’humeur. Car il ne saurait être question dans l’espèce d’accès d’irritation et de mauvaise humeur. Il s’agit d’une chose bien autrement sérieuse et grave. Il s’agit d’une incompatibilité grave de principes ».

Une nouvelle religion civile

Cette déclaration d’Emile Combes est, j’insiste, capitale : elle est l’âme de la loi de 1905. Combes fut certes renversé au moment du vote, et Aristide Briand, nommé rapporteur, put alors atténuer avec talent et avec l’aide de Jaurès certaines obscurités de la loi pouvant être utilisées contre l’Église. Mais ces mots de Combes résonnaient et résonnent toujours : « divorce » et « incompatibilité de principes ». Il s’agissait en fait de rien de moins que de la poursuite du travail des révolutionnaires : ne pouvant, décidément, asservir complètement l’Église à leurs vues, même dans le régime de tutelle du concordat, il fut ainsi décidé de la reléguer au seul espace de ses sacristies, ses églises et ses aumôneries, et de lui interdire toute parole publique, toute contribution à la marche de la société, pour que puisse s’épanouir la nouvelle religion de l’État et des élites : celle-là, qui, en se refusant le nom même de religion les dominerait toutes, celle du progressisme libéral issu des Lumières, dans tous ses avatars, la religion de la « Laïcité ».

J’ajoute que cette loi a aussitôt été condamnée par le Pape Pie X dans l’encyclique Vehementer Nos de 1906, et qu’aucun Pape n’est revenu depuis sur le fond doctrinal de cette condamnation, sinon Pie XI en 1924 pour la confirmer. La loi de 1905 est donc hérétique par la doctrine de l’Etat qu’elle suppose, un Etat qui se veut à la fois Dieu et César. Nous en voyons plus clairement sa malfaisance depuis que s’exerce plus fortement qu’auparavant l’influence de personnes encore plus haineuses du catholicisme que Monsieur Combes, mais n’ayant fort heureusement, ni sa culture, ni son intelligence ! [...]

Quels catholiques oseraient aujourd’hui critiquer la loi de 1905 ? Quelles objections catholiques a-t-on pu formuler, par exemple, à l’occasion de son centenaire en 2005 ? Il est indispensable que nous nous engagions sur ce terrain, pour, au nom du Bien Commun, aider le politique à assumer ses responsabilités. Car, le politique, s’il veut être crédible aujourd’hui dans son désir de mieux harmoniser les relations entre les différentes religions pratiquées en France, en incluant ici tous ceux qui n’en ont pas, doit commencer par regarder où il en est lui-même sur ce sujet et procéder avec méthode. Il ne s’agit certes pas de rétablir un concordat ou d’établir une religion d’Etat, mais d’affirmer avec force la nécessaire neutralité du pouvoir politique.

On commencera par considérer les religions comme des religions, et non des organisations de statut « associatif cultuel ». Pour faire clair et dépasser l’interprétation stricte des textes de 1905, l’Église catholique en France n’a pas pour seule vocation d’organiser des cérémonies. Elle peut et doit aussi se faire entendre sur toutes les grandes questions concernant la vie en société. Elle possède ce droit naturel parce qu’elle a apporté une contribution essentielle à la construction de la France et à son rayonnement pendant des siècles. Parce qu’elle est une autorité morale légitime. Parce que l’Etat ne remboursera jamais la dette de sang, celle des abominables massacres et persécutions de la Révolution, ni la dette financière des spoliations de 1789 et 1905, qu’il a contractées à son égard – et parce que l’Église, bonne mère, ne le lui demandera pas. Parce que les deux tiers des Français sont baptisés. Parce que, lorsque le peuple cherche le sacré, c’est à l’Église qu’il le demande, comme lors des obsèques de Johnny Hallyday, et non à la République. [...]"

Posté le 7 janvier 2018 à 19h38 par Michel Janva | Lien permanent

02 janvier 2018

La crèche de la mairie de Paray-Le-Monial ne trouble pas l'ordre public

Lu dans Le Journal de Saône et Loire :

Cette-creche-en-nacre-avait-ete-offerte-par-le-maire-de-bethleem-lors-de-la-signature-du-pacte-de-jumelage-avec-paray-le-monial-en-2003-photo-maryvonne-bidault-1514908716"Dans une ordonnance en date du 22 décembre dernier, le juge des référés du tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de la Ligue des Droits de l'homme (LDH) qui réclamait la suspension de la décision du maire de Paray-le-Monial d'installer une crèche dans le hall de l'hôtel-de-ville. Le magistrat a estimé que la LDH n'a apporté "aucun témoignage ou autre commencement de preuve" que la présence de la crèche, exposée à la mairie depuis le 30 novembre 2017, était "susceptible de troubler l'ordre public".

Considérant qu'en l'absence de trouble à l'ordre public, il n'y avait pas d'urgence dans ce dossier, le juge des référés a rejeté le recours de la LDH, sans se prononcer sur le fond, en l'occurrence la violation ou non des principes de neutralité du service public et de laïcité."

Posté le 2 janvier 2018 à 21h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

01 janvier 2018

La fin de la laïcité

Tribune percutante de Stratediplo, parue au lendemain de Noël, qui aurait aussi pu être intitulée: "La république au service de l'islam", ou encore "l'islam instrumentalisé par la république", ces deux totalitarismes d'essence satanique ayant beaucoup de services à se rendre, pour notre plus grand malheur (voir le livre récent du Père Viot et d'Odon Lafontaine : "la laïcité, mère porteuse de l'islam?"). Extraits de la tribune.

La révolution dite française, conçue en Angleterre par les loges maçonniques, était sous des apparences anticléricales foncièrement antichrétienne. Pour s'en tenir à l'aspect matériel sans entrer dans l'humain, en prétendant confisquer les biens de l'Eglise elle a en réalité volé les biens à finalité religieuse des peuples de France, qui avaient mis des décennies à construire leurs églises paroissiales (et des siècles pour leurs cathédrales épiscopales) sans demander un sou à Rome ou à Paris. Plus de deux siècles plus tard, et un quart de siècle après que les gouvernements d'Europe orientale aient restitué aux communautés chrétiennes (et juives) leurs biens confisqués par les régimes communistes, le régime révolutionnaire français ne s'est même pas posé la question. En nationalisant l'Eglise de France, la révolution avait failli pousser toute la chrétienté du pays, c'est-à-dire l'essentiel de la population, à se détourner de ses évêques réquisitionnés et à se tourner vers la papauté, et ne l'a finalement empêché qu'en conquérant Rome. Un siècle plus tard la proclamation de la séparation de l'Eglise et de l'Etat a certes prétendu rendre sa liberté à l'Eglise, c'est-à-dire aux peuples chrétiens de France, mais sans lui rendre ses biens spoliés, et dans le cadre d'une politique secrète de déchristianisation confiée à la Franc-Maçonnerie, illustrée par l'affaire des fiches. (...)

Depuis lors, les mairies et collectivités déjà distinguées dans le palmarès de Joachim Veliocas sont passées de la subvention discrète (et illégale) de l'islam à sa promotion ouverte, notamment à l'occasion de la fête de l'égorgement, et montrent désormais qu'il s'agit d'une préférence puisque dans le même temps elles interdisent une à une toutes les expressions du christianisme dans l'espace public, sous des motifs divers confirmés par le Conseil d'Etat qui applique la "conception française de la séparation des pouvoirs" explicitée par le Conseil Constitutionnel en janvier 1987, faisant à l'occasion se retourner Montesquieu dans sa tombe. Pour sa part le pouvoir judiciaire constitue peu à peu la jurisprudence de délits religieux ou d'expression d'opinions, dont un délit de blasphème, un délit de profanation etc. qui ne s'appliquent qu'à une seule religion. Ainsi les peines appliquées pour dépôt silencieux d'une pièce de porc devant une mosquée fermée sont désormais systématiquement bien plus lourdes que celles appliquées, s'il y en a, pour introduction dans une église en tenue indécente, interruption d'office, insultes envers les fidèles, voies de fait et destructions matérielles. Et c'est parfois au nom usurpé de la même laïcité que l'appareil étatique encourage les attaques contre le christianisme et professe le respect de l'islam.

Or justement, rien n'est plus étranger à l'islam que la notion de clercs et surtout de laïcs. Tout Mahométan a des devoirs islamiques, dont ceux d'actions sacrées ou sacrifices, notamment lorsqu'il est en présence de non-Mahométans. Ces devoirs vont bien au-delà de la pratique religieuse (étymologiquement relation avec Dieu) et touchent à la société mais aussi à autrui en tant qu'individu ou être humain vivant (au départ). Ainsi il est attendu de tout Mahométan qu'il ne soit pas seulement assistant mais officiant. Le Chrétien ou le Juif laïc prie chez lui ou à l'office tandis que le prêtre ou le rabbin procède au rituel sacré, alors que le Mahométan non moufti officie lui-même, et pas uniquement en s'adressant à Dieu mais aussi en agissant auprès (et sur) les autres au nom de Dieu. La notion de laïcité n'existe pas en islam. De même, l'islam étant plus une société qu'une foi, il ne conçoit pas l'athéisme. On naît en Islam comme on naît dans un pays, personne ne se pose la question des croyances personnelles ou des doutes d'un enfant né de parents musulmans, et lui être infidèle est une apostasie punissable de mort. Dans ce système de société (et même civilisationnel) complet où la religion est l'idéologie de l'Etat et où l'Etat est l'accomplissement de la religion, les philosophies questionnant l'existence d'un Dieu n'ont pas de place, Allah est une évidence révélée et il n'existe que différents degrés d'infidélité, jusqu'à l'extrême qui est l'adoration de faux dieux, le matérialisme existentiel athée n'étant que l'une de ces religions erronées, en l'occurrence une adoration de l'homme dictée par le diable Satan. Il n'y a pas de laïcité croyante en islam, et il n'y a pas non plus d'athéisme areligieux.

Ce que les peuples de France constatent à chaque fois que la république soi-disant laïque se mêle de religion, enfreignant le principe chrétien (conservé dans la société matérialiste post-chrétienne) de séparation des compétences temporelle et religieuse, c'est qu'elle a décidé de leur imposer une idéologie étrangère (inhumaine au demeurant), et pas seulement en matière religieuse mais dans toutes les sphères de la vie sociale organisée.

La préservation de la fête de Noël, repère majeur multiséculaire du calendrier civil et légal sans considération des croyances intimes des uns et des autres, est l'occasion pour les laïcs (abandonnés par les clercs), mais aussi pour les athées, de s'opposer à la confessionnalisation oppressive de l'Etat."

Posté le 1 janvier 2018 à 20h32 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

26 décembre 2017

Le succès de la crèche de Noël de Toulon

Thumbnail

Thumbnail (1)

Posté le 26 décembre 2017 à 15h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

La France doit réaffirmer ses racines chrétiennes

Guillaume de Thieulloy était invité lundi 25 décembre dans l'émission d'Eric Brunet, sur RMC, animée par Pascal Perri autour du thème :

"La France est certes un pays laïc, mais elle doit réaffirmer ses racines chrétiennes surtout en ce jour de Noël"

Il intervient vers la 24e mn et revient sur les polémiques concernant les crèches dans l'espace public et l'aspect identitaire de la religion.

Posté le 26 décembre 2017 à 15h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (3)

23 décembre 2017

Des enseignantes interrompent la projection d'une séance quand elles s'aperçoivent qu'il s'agit d'une histoire de Noël

A rire ou à pleurer :

Etoile-de-noël"Le 13 décembre, un groupe scolaire de 83 écoliers du Langonnais assistait à une projection du film d’animation américain « L’Étoile de Noël » au cinéma Le Rio de Langon quand celle-ci a été interrompue à la demande des enseignantes. Elles se sont en effet aperçues qu’il y avait un problème de thématique et qu’il ne correspondait pas au choix qu’elles avaient fait.

Il est vrai que le synopsis de ce film de Timothy Reckart parle avant tout d’une histoire d’animaux : « Un petit âne courageux, Bo, rêve d’une vie meilleure loin du train-train quotidien du moulin du village. Un jour, il trouve le courage de se libérer pour vivre enfin la grande aventure avec une brebis, une colombe, trois chameaux déjantés et des animaux de la ferme, très excentriques… »

Mais on se rend compte au fil de l’histoire qu’il ne s’agit pas d’un film sur une légende de Noël mais sur l’histoire de la nativité, de la naissance de Jésus, du périple de Marie et Joseph jusqu’à Bethléem… Le film puise d’ailleurs son contenu dans les Évangiles, ce qui n’est pas laïque…

« J’avoue que je n’avais pas vu le film avant, il vient d’un grand studio américain », reconnaît le responsable du Rio, Emmanuel Raymond, qui a remboursé la séance. Les écoliers sont retournés en classe et une autre séance de cinéma aura lieu l’an prochain."

On espère que ces enseignantes passeront leur 25 décembre à corriger des copies.

Posté le 23 décembre 2017 à 21h48 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (38)

22 décembre 2017

La crèche?

171222_Campagne_crechePlan de travail 1 copie 4-100

Posté le 22 décembre 2017 à 19h26 par Le Salon Beige | Lien permanent

21 décembre 2017

Depuis 2000 ans, rien n'a vraiment changé

Posté le 21 décembre 2017 à 16h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

À la Légion étrangère, la crèche de Noël est de tradition

0Pas de "Libre pensée" ni de fondamentalistes laïcards à la Légion étrangère où la crèche est de rigueur :

"Partout où ils sont, ils font la crèche.  Mohammed fait la crèche, Simon fait la crèche, Adesh fait la crèche, Jean fait la crèche.  Sur une caisse de munitions, sous un arbre du voyageur, à l’abri d’une dune, ou dans les caves du régiment…"

Posté le 21 décembre 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

19 décembre 2017

La laïciste Marlène Schiappa choisit pour l'éducation de ses enfants.....une école catholique

C'était bien la peine de recevoir le prix spécial laïcité du Grand Orient de France :

"Au magazine La Vie, elle avait déclaré se faire sa propre religion. En l’occurrence, ses références sont toujours maçonniques, comme le lui a inculqué son père, Jean-Marc Schiappa, président de l’Institut de recherches et d’études de la Libre Pensée.

En 2015, en tant qu’ajointe au maire socialiste du Mans, elle accueillait la Ligue des droits de l’homme en ces termes : « Elles ne sont pas si nombreuses, par les temps qui courent, les organisations qui affirment leur combat contre le cléricalisme, les cléricalismes, la doctrine sociale de l’Eglise ! » et terminait son discours par l’expression maçonnique « salut et fraternité ! ».

Sa dernière initiative : subordonner les subventions associatives au respect d’une charte de la laïcité.

Mais une révélation a de quoi susciter l’étonnement. Sylvie Tolmont, ancien député socialiste, a dévoilé sur Twitter que Mme Schiappa, chantre du laïcisme, de l’école laïque et républicaine ainsi que du libertinage sexuel, met ses enfants dans une école privée catholique du Mans ! (...)"

Posté le 19 décembre 2017 à 19h44 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

La justice ordonne à la mairie de Béziers de retirer sa crèche de Noël

Le 8 décembre, le préfet de l’Hérault a saisi le tribunal administratif pour que la mairie de Béziers retire sa crèche du hall de l’hôtel de ville. Le tribunal a rendu sa décision lundi, ordonnant que la crèche soit retirée sous 48 heures. Réaction de Robert Ménard au micro de Boulevard Voltaire :

Posté le 19 décembre 2017 à 08h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (20)

Eric Zemmour dénonce le fondamentalisme laïc

Posté le 19 décembre 2017 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

18 décembre 2017

La crèche de Noël ... sans Joseph ni Marie

A Ollioules (83) :

20171208_145330

Alors Jean-Michel Surply a écrit au maire :

Capture d’écran 2017-12-18 à 18.42.51

Le maire Robert Beneventi n'a pas répondu au courrier. Afin d'obtenir une réponse, nous invitons tous nos lecteurs à téléphoner à la Mairie d'Ollioules au 04 94 30 41 41 ou au 06 11 39 98 24. aux heures d'ouverture du lundi au vendredi : 8h-12h, 13h30-17h , et le samedi : de 9h à 11h. L'auteur de la lettre espère que vous aurez plus de chance que lui. 

Posté le 18 décembre 2017 à 18h46 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

«C’est nos crèches qui vous font peur ? Moi ce qui me fait peur, c’est ça.»

Philippe Vardon (Vice-Président du groupe FN PACA) brandit le livre islamique “Le Licite et l’Illicite en Islam” de Youssef al-Qaradâwî :

Posté le 18 décembre 2017 à 08h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

16 décembre 2017

Conservateur ou réactionnaire ?

Alors que vient de paraître le dictionnaire du conservatisme, François Teutsch commente sur Boulevard Voltaire la récente sortie de Patrick Buisson, prônant le rapprochement de la France de LMPT et de celle de Johnny. Il écrit notamment ceci:

La France de la Manif pour tous est qualifiée par le politologue de « conservatrice ». C’est assez exact, bien que le mot signifie tout et n’importe quoi. Conservatrice, mais de quoi ? D’un état des choses actuel, soit une société pourrie par l’individualisme, le relativisme, le consumérisme ? D’un monde fondé sur la consommation à outrance, où les personnes s’effacent au profit des individus déracinés, isolés, déboussolés ? Ne serait-elle pas plutôt réactionnaire ? C’est-à-dire favorable à un retour à un certains nombre de valeurs qu’elle serait d’ailleurs bien en peine de définir ? Cette France-là est celle de la bourgeoisie, bien élevée, endogame et au tempérament de girouette. Cette bourgeoisie libérale, parfois avec modération, dont une poignée descendrait de nouveau dans la rue… Le phénomène de mode est passé.

La France de Johnny, c’est autre chose. Ce sont les périphéries, les employés, les ouvriers – ou ce qu’il en reste, les chômeurs des corons du Nord. Ceux à qui le chanteur donnait du baume au cœur. Ceux qui, depuis soixante ans, en avaient fait une idole. Qui rêvaient face à sa réussite, à son grand cœur, et pardonnaient ses frasques. C’est une France populaire, celle qui votait communiste avant-hier et Front National hier. Oubliée de la mondialisation, touchée de plein fouet par cette interminable crise qui n’en finit pas. Mais aussi, comme le souligne Buisson, celle attachée à un certain art de vivre, à un certain patriotisme, à une certaine fierté nationale. Bref, la France profonde ou, comme le disent avec mépris certains, les beaufs.

Posté le 16 décembre 2017 à 08h06 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (4)

14 décembre 2017

La crèche non, mais dîner avec les islamistes de l'UOIF, oui

Au Conseil régional de Bourgogne, Julien Odoul (élu FN) dénonce l'attitude de la présidente Marie-Guite Dufay (PS) qui refuse les crèches de Noël au Conseil régional mais dîne publiquement avec les islamistes de l’UOIF.

Posté le 14 décembre 2017 à 21h41 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (13)

Crèche de Noël : le maire de Paray-le-Monial brave le tribunal

NLu sur le Journal de Saône-et-Loire :

"L'an dernier, Jean-Marc Nesme, maire de Paray-le-Monial, avait installé dans le hall de l’Hôtel-de-Ville, une petite crèche de feutrine. L’objet confectionné par des personnes handicapées de Bethléem, ville jumelée avec Paray, avait suscité la polémique. La justice avait finalement considéré illégale, la présence de cette décoration religieuse dans une mairie. Suite à un recours en référé déposé par la branche parodienne de la Ligue des droits de l’Homme, le tribunal administratif de Dijon avait ainsi demandé le 23 décembre 2016, le retrait de la crèche et le versement d'une amende de 1000 euros.

Crèche qui n'avait finalement disparu que le lendemain de Noël (le 26 décembre).

Cette année, Jean-Marc Nesme persiste et signe. Une nouvelle crèche a été installée ce mardi dans le hall d'accueil de l'Hôtel-de-Ville de Paray-le-Monial. Il s'agit cette fois d'une crèche en nacre, fabriquée par des artisans palestiniens, et offerte par le maire de Bethléem lors de la signature de la convention de jumelage en 2003."

Jean-Marc Nesme justifie :

"C'est la suite de ce que j'avais fait l'année dernière. Ce n'est pas du tout une provocation. Puisque le second procès pour excès de pouvoir n'a toujours pas eu lieu, je considère que l'affaire n'a pas été jugée sur le fond. La laïcité, c'est la liberté d'exprimer ses opinions, y compris ses opinions religieuses. Je suis évidemment prêt à retourner au tribunal s'il le faut. Mes convictions n'ont pas changé".

Posté le 14 décembre 2017 à 15h53 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (15)

13 décembre 2017

Les maires doivent défendre l'installation de crèches en public

L’exposition de crèches à l’Office de tourisme de la Ferté Macé (Le Salon Beige du 6 décembre) a été l’objet de critiques de libres penseurs locaux suivies d’une prise de position très politiquement correcte du maire de la localité : « Une exposition de crèches n’a pas lieu d’être dans un Office de tourisme, et doit se faire dans une église ».

Mais tout le monde n’est pas de cet avis et des courriers de soutien été adressés à l’organisateur de l’exposition. Quant à la lâcheté du maire elle a  été également dénoncée par des élus de la région dont le maire de la commune de Ri (Orne). Si des élus veulent s’associer à la démarche du maire de Ri, possibilité de le contacter par courriel (mairiederi@orange.fr).

Capture d’écran 2017-12-13 à 19.07.10

Posté le 13 décembre 2017 à 19h10 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

Manifestation du SIEL pour la défense de la civilisation chrétienne

Hier devant le Conseil d'Etat :

Christian Vanneste:

Charles Beigbeder :

François Billot de Lochner :

Jean-Frédéric Poisson :

Guillaume de Thieulloy :

Axel Rokvam :

Général Antoine Martinez :

Robert Ménard :

 

Renaud Camus :

Catherine Rouvier :

Les Polonais :

Yasmine Benzelmat :

Karim Ouchikh :

Posté le 13 décembre 2017 à 16h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (2)

12 décembre 2017

Soutien à Valérie Pécresse, qui a osé faire une bénédiction

P

Posté le 12 décembre 2017 à 16h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (22)

La crèche de Noël ne prive personne de rien, elle n’exclut personne

Discours de Robert Ménard, maire de Béziers pour l'inauguration de la crèche dans sa mairie lundi 4 décembre :

B« Merci infiniment d’être là, tous ensemble.
De n’être là contre personne, bien sûr, mais simplement, ensemble, tous ensemble.
Cette crèche de Noël, c’est un hommage à une famille, à la famille.
À une famille brinquebalée.
À une famille pauvre.
À une famille qui s’aime.
À une famille qui attend un enfant, le plus bel événement qu’on puisse espérer quand on est une famille.
Cette famille va transformer le monde.
Qu’on la croit marquée du doigt de Dieu ou qu’on n’y croit pas, elle a façonné notre culture, notre civilisation, notre morale.
Elle a fait ce que nous sommes.
Elle a inspiré nos artistes, modelé nos villes, nos paysages. Elle est au cœur aujourd’hui de plus d’un milliard d’hommes et de femmes.
Et les autres me direz-vous. Ceux qui ont choisi d’autres croyances, ou ceux qui ne croient en rien. Mais ils sont là. Vous êtes tous là : chrétiens, musulmans, juifs, agnostiques !
Parce que, nous le savons tous, notre pays est le produit de cette histoire, le produit, au fond, de cette famille.
Parce qu’elle est notre héritage commun. Parce que nous l’avons reçue en héritage.
C’est bien pourquoi sa place est ici, au cœur de cet hôtel de ville, notre maison commune.
Elle nous rassemble. Elle nous réunit. Elle nous donne l’occasion – si rare – de nous interroger sur ce que nous sommes, sur ce qui nous fait vivre.
J’ai encore en tête un message lu dans un des livres d’or signés par certains des 23.000 personnes qui, l’an dernier, se sont déplacées pour voir, pour admirer la crèche.
C’était celui, je cite, « d’une musulmane qui a choisi la France et sa culture, avec sa crèche ». Et elle ajoutait : « La France est un pays judéo-chrétien et il faut qu’il le reste. »
Tout est dit. Tout est bien dit.
Alors pourquoi vouloir l’interdire ?
Peut-être parce que, orphelins de toute espérance, certains se vengent du bonheur des autres.
Peut-être parce que, privés de transcendance, ils ne s’intéressent qu’à eux, ne se penchent jamais sur le sort réservé aux autres.
La laïcité, c’est le respect des religions, de toutes les religions.
Ce n’est pas la mise à l’index des religions.
Ce n’est pas la guerre faite aux religions.
C’est un espace public apaisé mais ciselé par les siècles.
Non, ce n’est pas un espace public épuré, retouché, reconstruit.
La crèche ne prive personne de rien. Encore une fois, elle n’exclut personne.
Aussi, nous la défendrons.
On ne touchera pas à notre crèche.
Elle fait partie de nos traditions.
Elle est indissociable de ce temps de Noël, de ce temps de paix, de ce goût d’enfance si précieux alors que le monde est si dur pour certains, si dangereux pour tous.

Vous le savez, il manque encore quelqu’un dans cette crèche.
Il s’appelle Jésus.
Et pour beaucoup ici, pas seulement les catholiques, pas seulement les chrétiens, il est un prophète, il incarne la promesse d’un avenir, d’un lendemain d’amour et de paix.
Cet avenir, il ne peut être que partagé. Le rappeler dans notre mairie, c’est un message adressé à tous.
Nous sommes ici, tous ensemble, chez nous. Et ce vin chaud, ces gâteaux que nous allons partager sont une communion.
Pas une communion religieuse, bien sûr. Mais un partage entre citoyens qui se respectent et respectent les croyances ou les non croyances des uns et des autres.
Avec, un peu d’avance, joyeux Noël ! Et que vive notre crèche ! »

Posté le 12 décembre 2017 à 15h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Quelques mesures simples pour renforcer la sécurité des offices de nos paroisses

Par ces temps troublés, où les éléments résiduels de l'État islamique défait en Syrie comme en Irak, vont porter ailleurs qu'au Levant le fer sanglant du Djihad, Stratediplo nous propose quelques mesures simples pour renforcer la sécurité des offices de nos paroisses. Comme il le conclut lui-même, "Cette fiche pratique pourrait utilement être discutée dans chaque conseil paroissial. Les compléments constructifs sont bienvenus en réponse à cet article. Pour mémoire, il est interdit de porter une arme blanche mais pas d'en posséder, il est loisible à un gendarme ou un policier d'aller à la messe en tenue, et rien n'empêche les chasseurs de tenir un rendez-vous cynégétique au café en face de l'église."

Les profanations d'églises se multiplient, les attaques de foules aussi et il y aura d'autres sacrifices de prêtres. Cependant le gouvernement, qui continue de protéger les synagogues et sécurise maintenant les manifestations religieuses mahométanes illégales dans la rue, laissera les églises sans défense jusqu'au jour où il interdira la célébration des offices de Noël, au prétexte de quelques attaques de marchés de parvis. Dans ce contexte la fiche sur la sécurité des rassemblements ecclésiaux, rédigée par Stratediplo il y a deux ans pour diffusion discrète par réseaux interparoissiaux mais malencontreusement objet d'une publication sensationnaliste sur internet, reste d'actualité. Tous les curés n'étant pas Dom Camillo, c'est une responsabilité collective des laïcs. Cette fiche se base sur le quadruple constat d'une montée de la violence commandée, de son inflexion de la terrorisation aléatoire des foules vers l'intimidation ciblée de communautés, de la défaillance de l'État à protéger les populations, et du caractère durable de cette situation. Son objet immédiat est la sécurisation des célébrations de Noël qui ne seront pas interdites.

1- Introduction

A terme l'orientation gouvernementale tendra certainement plus à faire fermer les églises qu'à les faire protéger par la police. Même l'effectif militaire maximum prévu en cas de crise majeure, récemment déployé avec solennité et à contre-emploi, n'y suffirait et n'était de toute façon pas tenable. Déjà pour la fête d'Hannoucah 2015, le gouvernement avait dissuadé les Israélites d'allumer leurs chandelles rituelles. Noël étant la fête chrétienne qui imprime le plus la vie civile en France, elle est le symbole que beaucoup de christianophobes veulent abattre.

2- Risques

Le risque à prendre en compte ici n'est pas celui de l'attaque chimique sur une ville, de la prise en otage d'une communauté par une bande armée ou du lancer d'un camion sur une foule, il est la commission d'actes spectaculaires par des individus isolés ou en très petit groupe, ciblant les communautés qu'ils sont chargés d'intimider : en clair, le massacre d'une église. Il s'agit d'un risque élevé et saupoudré, car il y a autant de cibles possibles que de paroisses, avec dans chacune des centaines de victimes potentielles, mais ces attaques sont imprévisibles et exceptionnelles. On peut considérer trois modes opératoires, le jeter d'une grenade ou d'une bombe artisanale, l'auto-explosion d'un "kamikaze", et la rafale d'arme automatique. Les deux premiers cas imposent d'être au milieu de la foule cible, le troisième cas impose d'en être proche et à vue.

3- Facteurs déterminants

Les attaquants gardent l'avantage de la surprise, du lieu et du moment ; tant qu'ils comptent sur l'impréparation de leurs cibles ils ne prendront pas la peine de se cacher, surgissant en pleine lumière les armes à la main (sans longue approche nocturne par les fourrés). D'autre part, et cela fait partie de leur stratégie de communication pour frapper les esprits et paraître une fatalité imparable, ils sont généralement consommables et agissent sans esprit de retraite ; prêts à mourir pour tuer, ils ne sont ni prêts à se battre, ni préparés ou équipés pour cela. Et leur apothéose finale étant aussi une déclaration, ils sont enclins à la commettre en tenue de "départ", en noir et avec la barbe (tant que ça n'est pas une entrave à leur circulation). Ceux qui prévoient d'en réchapper éviteront d'attaquer des églises urbaines.

4- Moyens de parade

Eu égard au devoir de protection on peut envisager une parade en trois temps, à savoir alerte, fixation et neutralisation.

Devant une église à l'heure de la messe (pas dans un quartier 24 heures sur 24) et selon la configuration des lieux, le dispositif d'alerte peut consister en une seule personne, qui ait une vision sur l'entrée de l'église et sur l'aire de stationnement. Compte tenu du délai très court (l'assaillant parcourt cinq mètres par seconde) il faut proscrire tout moyen d'alerte compliqué ou indirect comme radio où l'émetteur doit mettre en œuvre et parler, et le récepteur doit écouter et diffuser. Il faut un avertisseur instantané, même au prix de la vie du guetteur, et immédiatement entendu à l'intérieur du bâtiment (en dépit des chants) par tous, intervenants et public : sifflet puissant, pistolet d'alarme, sirène, klaxon de voiture ou gros gong.

Le dispositif de fixation, ou piquet d'intervention, a pour objet d'interdire ou de retarder l'irruption du ou des intrus dans le bâtiment. Il est donc constitué d'une poignée à une dizaine d'hommes, qui participent normalement à l'office mais restent groupés près de l'entrée sensible car ils n'auront que quelques secondes pour réagir et ne pourront pas traverser alors l'assistance.

Pour cette même raison leur équipement doit être sur eux (matraque téléscopique ou bombe de gel) ou aligné au mur près de l'entrée (manches de pioche). Dans la plupart des cas une poignée d'hommes suffira à fixer à l'extérieur un à trois agresseurs porteurs d'une bombe artisanale ou d'une ceinture explosive. Ceux-ci seront alors immobilisés jusqu'à l'arrivée des forces de l'ordre, ou se feront exploser sans avoir pu entrer. Dans le cas d'armes automatiques, le piquet d'intervention ne suffira pas à arrêter les agresseurs, bien qu'il leur fasse dépenser une partie de leurs chargeurs (ces gens-là pratiquent l'arrosage intensif), mais il aura retardé leur entrée d'une minute ou deux.

Le dispositif de neutralisation est subsidiaire, car plus délicat à mettre en place et moins systématiquement utile. Il s'agit d'une personne portant une arme à feu et chargée d'éliminer un terroriste porteur d'arme automatique. Si elle est équipée d'une arme d'épaule elle doit se trouver à l'extérieur, ou dans un bâtiment voisin, avec vue sur l'entrée où le piquet d'intervention retardera les attaquants pendant une minute. Si elle n'est équipée que d'une arme de poing elle doit rester cachée dans l'entrée pour neutraliser les assaillants par derrière lorsqu'ils feront irruption dans la nef, concentrés vers l'avant.

5- Conclusion

Alors que beaucoup d'établissements recevant du public ne sont que des lieux de passage, les paroisses sont des communautés organiques disposant d'un noyau de réguliers. De même qu'on organise un tour de quête ou de lecture, toute paroisse où se retrouvent régulièrement des habitués devrait pouvoir organiser au moins un tour de guet extérieur et un piquet d'intervention. Cela ne coûte rien, maintient l'affluence des fidèles rassurés, et peut sauver des centaines de vies. C'est aussi un début de responsabilisation, qui extrait de la passivité et prépare à d'autres relèvements. Le Chrétien a mission de témoignage, à l'opposé de la soumission ("islam" en arabe), et si la terreur soumet, la sécurisation libère. Les banques ont des vigiles pour rassurer les clients et les manifestations de rue ont des services d'ordre pour écarter les provocateurs.

Cette fiche pratique pourrait utilement être discutée dans chaque conseil paroissial. Les compléments constructifs sont bienvenus en réponse à cet article. Pour mémoire, il est interdit de porter une arme blanche mais pas d'en posséder, il est loisible à un gendarme ou un policier d'aller à la messe en tenue, et rien n'empêche les chasseurs de tenir un rendez-vous cynégétique au café en face de l'église.

Posté le 12 décembre 2017 à 08h31 par Paula Corbulon | Lien permanent | Commentaires (11)

Les intervenants à la manifestation du SIEL

IMG_81391

Avec également Madame Céline Jullie, qui prendra la parole au nom de "Versailles Famille Avenir".

Posté le 12 décembre 2017 à 08h10 par Michel Janva | Lien permanent

11 décembre 2017

Le laïcisme est un antichristianisme

Posté le 11 décembre 2017 à 19h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

Jean-François Chemain : les valeurs de la France

Posté le 11 décembre 2017 à 19h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (1)

12 décembre : manifestation place du Palais-Royal à 18h30

6a00d83451619c69e201bb09d9468a970d

Posté le 11 décembre 2017 à 17h57 par Michel Janva | Lien permanent

Le laïcard du jour est à Saint-Sulpice-le-Guérétois

3533778La municipalité de Saint-Sulpice-le-Guérétois (Creuse) souhaite retirer la croix du portail du cimetière communal. Le maire Claude Guerrier explique :

« Cette démarche ne se veut pas polémique, ce n'est pas contre le catholicisme, mais le cimetière est un espace public partagé où tout le monde a accès, quelles que soient ses croyances, convictions ou absence de croyances ».

« Il faut bien distinguer ce qui est de la responsabilité publique républicaine, la neutralité du service public. Ce que prévoit la loi de 1905, c'est que tout le monde puisse vivre ensemble, que chacun puisse cohabiter ».

« Le cimetière est un espace public, la croix a forcément un sens religieux, elle n'est pas synonyme de cimetière. Aujourd'hui, si on va dans un crématorium, il n'y a pas de signe religieux, il y a des fleurs, des oiseaux, mais aucun élément avec une interprétation religieuse directe, en conformité avec la loi ».

Posté le 11 décembre 2017 à 11h43 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (26)

Karim Ouchikh appelle à un large rassemblement le 12 décembre pour défendre notre identité

Communiqué de Karim Ouchikh, Président du SIEL, Conseiller régional Île-de-France, Conseiller municipal de Gonesse :

Capture d’écran 2017-12-11 à 06.50.59"Dans La France contre les robots, Bernanos accusait la civilisation moderne d’être « une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure ». Cette modernité régressive, encouragée par les puissances de l’argent qui furent admirablement dénoncées par Péguy, accélère ces dernières semaines sa formidable entreprise de désintégration de notre civilisation en saccageant les repères ancestraux qui structurent notre univers collectif : destruction de la croix de Ploërmel scellée sur le monument de Jean-Paul II, ordonnée par le Conseil d’État ; interdiction par cette même juridiction de toute installation de crèche dans l’enceinte de la mairie de Béziers ; dégradation de nos églises que l’absence d’entretien régulier condamne à la fermeture, prélude bien souvent à leur vente ou à leur démolition programmées ; suppression du marché du Noël à Paris, d’une exemplarité toute relative, qui dénote cependant la volonté insidieuse de la municipalité socialiste d’éradiquer de la capitale la présence de tout symbole chrétien ; « prix de la Laïcité 2017 » décerné à Anna Chevtchenko, figure de proue des Femen, ces activistes de la décadence qui se sont particulièrement illustrées en profanant la cathédrale Notre-Dame de Paris…

Une contre-offensive s’impose pour enrayer très vite la progression de cette vaste opération de déstabilisation idéologique de notre civilisation, non pour instaurer un quelconque État clérical mais pour défendre un modèle de société qui placerait enfin au cœur de son identité intrinsèque la prééminence du fait culturel chrétien, cette clé de compréhension de notre héritage historique sans laquelle nul ne saurait discerner la réalité de l’être français ; avec aussi pour objectif de redéfinir notre rapport à la laïcité, notamment en incluant le fondement chrétien dans le préambule de la Constitution de 1958, afin d’enraciner l’application de ce principe de neutralité des pouvoirs publics dans son écosystème culturel authentique et ainsi éviter les errements calamiteux des juridictions administratives…

Ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas, ceux qui demeurent pareillement attachés aux autres composantes – gréco-latine, juive ou née des Lumières – de notre socle identitaire doivent se rassembler autour de cette noble cause et s’unir pour redonner un sens authentique à notre modèle de société aujourd’hui à bout de souffle, sans quoi le nihilisme matérialiste et le totalitarisme islamique, ces frères siamois du chaos mondial, ne cesseront de prospérer en jouant des faiblesses d’une France qui peine actuellement à se protéger.

Le mardi 12 décembre prochain à 18 heures 30, place du Palais-Royal à Paris, face au Conseil d’État, le SIEL organise un rassemblement de protestation, en présence d’éminentes personnalités, pour manifester notre indignation collective, protéger nos croix et défendre nos symboles chrétiens. Soyons nombreux, tous ensemble, à sonner le tocsin !

Posté le 11 décembre 2017 à 08h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

10 décembre 2017

La France n’a rien à gagner à renier son héritage chrétien

Alors qu'Emmanuel Macron s'est ravisé après avoir failli faire un signe de croix :

Karim Ouchikh appelle à ne pas renier nos racines chrétiennes :

"Ces derniers mois, elle cible méthodiquement, ici ou là, les repères ancestraux qui structurent notre univers collectif : destruction à Ploërmel de la croix du monument de Jean-Paul II ordonnée par le Conseil d’État ; interdiction par cette même juridiction d’installer une crèche dans l’enceinte de la mairie de Béziers, prohibition étendue à Hénin-Beaumont par la Cour d’appel de Douai ; dégradation continue de nos églises que l’absence d’entretien régulier condamne à la fermeture programmée, prélude bien souvent à leur vente ou à leur démolition ; abandon par de grandes enseignes commerciales des appellations et des symboles chrétiens apposés sur leurs produits, au prétexte de réorganiser leur politique de promotion publicitaire ; suppression du très controversé marché de Noël à Paris qui dénote en réalité l’intention inavouable de la municipalité socialiste d’éradiquer de la capitale la présence de tout marqueur chrétien ; « prix de la Laïcité 2017 » décerné récemment à Anna Chevtchenko, figure de proue des Femen, ces activistes de la décadence qui se sont particulièrement illustrées en profanant la cathédrale Notre-Dame de Paris…

Une contre-offensive s’impose pour enrayer très vite la progression de cette vaste opération de déstabilisation idéologique de notre civilisation, non pour instaurer un quelconque État clérical mais pour défendre un modèle de société qui placerait enfin au cœur de son identité intrinsèque la prééminence du fait culturel chrétien, cette clé de compréhension de notre héritage historique sans laquelle nul ne saurait discerner la réalité de l’être français. Qui peut contester au christianisme ce droit imprescriptible, celui d’avoir façonné depuis des siècles nos paysages, notre culture, notre univers de pensée, notre civilisation en somme ! En bonne logique, le christianisme bénéficie sur notre sol d’un privilège de civilisation qui confère au fait culturel chrétien une légitimité historique dans notre inconscient collectif et, partant, une prééminence dans la définition de l’être français. Autrement dit, si tous les cultes sont formellement égaux devant la loi, les religions ne bénéficient pas du même statut culturel entre elles au regard de notre mémoire nationale. En est-il autrement, d’ailleurs, en Algérie avec l’islam, en Israël avec le judaïsme ou en Thaïlande avec le bouddhisme, trois pays parmi tant d’autres dont nul ne songerait à contester les réalités de civilisation qui y dominent. [...]

Le mardi 12 décembre prochain à 18 heures 30, place du Palais-Royal à Paris, face au Conseil d’État, j’organise un rassemblement de protestation, en présence d’éminentes personnalités, pour manifester notre indignation collective, protéger nos croix et défendre nos symboles chrétiens. Soyons nombreux, tous ensemble, à sonner le tocsin !"

Avec Charles BEIGBEIDER, François BILLOT DE LOCHNER, Gabrielle CLUZEL, Jacques de GUILLEBON, Emmanuelle MENARD, Robert MENARD, Charles MILLON, Axel Rokvam, Jean-Frédéric POISSON, Guillaume de THIEULLOY, Christion VANNESTE. 

Posté le 10 décembre 2017 à 14h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

12 décembre : rassemblement contre le laïcisme agressif

18h30 place du Palais-Royal

6a00d83451619c69e201bb09d9468a970d

Posté le 10 décembre 2017 à 10h53 par Michel Janva | Lien permanent

La perversité de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat

4 thèses catholiques du Père Michel Viot, maître en théologie destinées à montrer la perversité de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat :

Inventaires1 Séparer l’Etat de l’Eglise est une thèse absolument fausse et une très pernicieuse erreur. Basée, en effet, sur ce principe que l’Etat ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d’abord très gravement injurieuse pour Dieu, car le créateur de l’homme est aussi le fondateur des sociétés humaines et il les conserve dans l’existence comme il nous soutient. Nous lui devons donc non seulement un culte privé, mais un culte public et social pour l’honorer.

2 Si en se séparant de l’Eglise, un État chrétien, quel qu’il soit, commet un acte éminemment funeste et blâmable, combien n’est-il pas à déplorer que la France se soit engagée dans cette voie, alors que, moins encore que toutes les autres nations, elle n’eût dû y entrer, pays dont la fortune et la gloire ont toujours été intimement unies à la pratique des mœurs chrétiennes et au respect de la religion.

3 Si le gouvernement français assuma, dans le Concordat (de 1801) la charge d’assurer aux membres du clergé un traitement qui leur permit de pourvoir, d’une façon convenable, à leur entretien et à celui du culte religieux, il ne fit pas cela à titre de concessions gratuites, il s’y obligea à titre de dédommagement partiel, au moins vis à vis de l’Eglise, dont l’Etat s’était approprié les biens pendant la première révolution. Quand par ce même Concordat et par amour de la paix, le Pontife romain (Pie VII) s’engagea en son nom et au nom de ses successeurs à ne pas inquiéter les détenteurs des biens qui avaient été ainsi ravis à l’Eglise, il est certain qu’il ne fit cette promesse qu’à une condition : c’est que le gouvernement français s’engagerait à perpétuité à doter le clergé d’une façon convenable et à pourvoir aux frais du culte divin.

4 Séparer les intérêts de la République de ceux de l’Eglise fut un acte néfaste. On ne peut se réconcilier avec les lois qu’on nomme laïques. Toutes les fois que par « laïcité « on entend un sentiment ou une intention contraires ou étrangères à Dieu et à la religion, on doit réprouver entièrement cette « laïcité ».

Le 9 décembre 2017, 112e anniversaire de la loi de spoliation de l’Eglise catholique.

Note 1 : Je ne souhaite pas revenir au Concordat là où il a été abrogé, pas plus que je ne souhaite sa suppression là où il est en vigueur sur le territoire français. Je m’en expliquerai ultérieurement.

Note 2 : Monsieur Christophe Bellon, Allocataire de recherche de l’Assemblée nationale a relevé à juste titre en 2005 dans « le bréviaire de séparation « , concluant la publication du rapport d’Aristide Briand de 1905 cette phrase du rapporteur dont on devrait se souvenir tant que cette loi subsistera : » Toutes les fois que l’intérêt de l’ordre public ne pourra être légitimement invoqué, dans le silence des textes ou dans le doute sur leur exacte interprétation, c’est la solution libérale qui sera la plus conforme à la pensée du législateur. »

Posté le 10 décembre 2017 à 09h14 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)


     Archives > France : Laïcité à la française , Histoire du christianisme , L'Eglise : L'Eglise en France

accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2013 - Le Salon Beige

     Archives > France : Laïcité à la française , Histoire du christianisme , L'Eglise : L'Eglise en France