31 juillet 2015

Un pays c'est aussi une identité

Mathieu Bock-Côté, sociologue chargé de cours à HEC Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal ainsi qu'à la radio de Radio-Canada, réagit dans Le Figaro à la polémique sur les églises :

"[...] On a hurlé au populisme, il y a quelques années, quand les Suisses ont voté en faveur de l'interdiction de nouveaux minarets dans leur pays. On a voulu y voir le symptôme d'une crispation identitaire ou, pire encore, d'une poussée xénophobe et islamophobe rappelant, comme il se doit, «les heures les plus sombres de l'histoire». Le refrain est connu. Le référendum suisse exprimait pourtant autre chose: un pays n'est pas qu'une entité administratrice et juridique seulement définie par son adhésion aux droits de l'homme. Un pays,c'est aussi des paysages, une physionomie culturelle, une mémoire inscrite dans mille lieux. Une identité, pour le dire ainsi.

Il est légitime de vouloir conserver l'héritage historique d'un pays, de rappeler son droit à la continuité. La votation suisse annonçait un réinvestissement existentiel du politique. L'État n'a pas seulement pour vocation d'administrer tranquillement, de manière gestionnaire, une société à la petite semaine. Dans les périodes de crise, quand l'histoire redevient houleuse, et c'est certainement le cas aujourd'hui,la puissance publique doit se porter à la défense des fondements de son pays, de sa part sacrée, qui ne saurait être altérée sans qu'il ne soit mortellement blessé. On pourrait dire qu'en renouant avec sa part chrétienne, la France assume une part refoulée de son identité civilisationnelle.

La question n'est pas seulement politique. Une France qui se couperait de son héritage chrétien se condamnerait probablement à l'assèchement spirituel. Qu'on le veuille ou non, c'est essentiellement à travers la médiation du catholicisme que la France s'est interrogée, au fil des siècles, sur les questions éternelles. Le catholicisme, à travers son héritage architectural et culturel, connecte la France à la part la plus intime et charnelle de son identité. On voudrait aujourd'hui disqualifier moralement ce désir d'enracinement. Mais le patriotisme n'est pas une forme de maladie mentale."

Posté le 31 juillet 2015 à 14h06 par Michel Janva | Lien permanent

30 juillet 2015

Emergence d’une police des mœurs en France

L'affaire du maillot de bain à Reims libère la parole. Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche du CNRS et membre de l'Observatoire rhônalpin de la laïcité, estime :

"Réserve faite des résultats de l’enquête dans ce cas précis, on observe l’émergence d’une police des mœurs qui vise principalement les jeunes femmes sur le thème de la pudeur. « Cachez ce sein que je ne saurais voir », les Tartuffe affirment leur présence ! Des incidents ont éclaté la semaine dernière à la piscine Mermoz à Lyon et dans plusieurs piscines du Grand Lyon où des filles en maillot de bain ont été agressées. Des garçons voulaient les faire sortir de l’eau et ils ont proféré des injures racistes contre les vigiles qui intervenaient. Ces jeunes gens portaient eux-mêmes des bermudas recouvrant un caleçon (pour cacher une virilité prête à s’exprimer car « une femme non couverte excite les hommes » disent-ils, reprenant pour ainsi dire les termes des mollahs du film du réalisateur Mehran Tamadon, Iranien). Des réseaux sociaux leur conseillent aussi le refus du bonnet de bain (« Ça fait kippa »). L’obscurantisme est décidément insondable !

Ce sont évidemment les femmes, qui sont les premières visées. Tous les intégrismes s’en mêlent. Qu’elles soient en « civil », vêtues d’une abaya (uniforme des filles de Boko haram) ou d’un niquab, elles sont surveillées : « Dès que je sors dans mon quartier, je me couvre pour ne pas être embêtée et traitée de… Montrer son corps, c’est blasphémer », me confiait récemment une mère d'élève. [...]

Il ne s’agit pas de céder à la dramatisation de chaque incident entre jeunes, mais parler de fait-divers et de « crêpage de chignons » (avec la connotation sexiste), comme le dit Le Monde, pour une agression relative à la pudeur et au corps des adolescentes, c'est feindre d’ignorer ce qui correspond à des atteintes à la dignité des femmes et à leur liberté. Le nombre de manifestants n’est donc pas en cause. En fait, ce qui est minimisé et raillé, c’est ce qui dérange la bien-pensance et le politiquement correct. Le paternalisme condescendant à l’égard des jeunes filles se pare de la bonne conscience de ceux qui cherchent l’euphémisme et l’évitement. Il y a bien, aujourd’hui, une répression qui s’exerce pour contrecarrer les avancées du droit dans le domaine des libertés fondamentales. Les femmes en sont les premières victimes."

Posté le 30 juillet 2015 à 18h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Le CHU de Nîmes prévoit le pèlerinage à La Mecque

Le maire FN de Beaucaire diffuse cette note reçue à la mairie :

  N

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Posté le 30 juillet 2015 à 18h23 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

29 juillet 2015

Arrêtés municipaux pour fermer les magasins la nuit : discriminatoire pour les musulmans ?

Le maire FN de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, a été cité à comparaître par des commerçants musulman qui considèrent « discriminatoires » deux arrêtés municipaux destinés à fermer les magasins dans certains quartiers de la ville pendant la nuit. L’audience devant le tribunal correctionnel de Nîmes est prévue le 1er septembre.

L’Observatoire national contre l’islamophobie, au sein du Conseil français du culte musulman (CFCM), s’est porté partie civile. 

« Les mesures prises par ce maire (FN) visent à asphyxier l’activité économique de ces commerçants, en raison de leur appartenance à la religion musulmane ». Sic

M. Sanchez a nié toute connotation discriminatoire dans ses arrêtés pris à la demande des riverains de ces quartiers résidentiels qui l’ont alerté des nuisances sonores dont ils étaient les victimes

« Je suis très serein sur cette affaire. Il ne s’agit que de garantir la tranquillité des habitants en terme de bruit ou d’alcool ».

Posté le 29 juillet 2015 à 20h33 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (8)

28 juillet 2015

Plage privée sans femme

Lu ici :

"Le roi Salmane d'Arabie saoudite veut pouvoir se baigner en sécurité sur la petite plage privée qui borde sa vaste villa de Vallauris, mais il n'est pas question qu'une femme assiste au spectacle de ses hommes barbotant en maillot de bain dans les eaux claires de la Méditerannée. Il a ainsi envoyé un émissaire, lundi 27 juillet, auprès d'un CRS un peu trop féminin à son goût.

Le message était limpide : pour bien faire, on souhaitait qu'elle soit écartée du dispositif qui mobilise une demi-compagnie de CRS, en l'occurrence la CRS n°3. A l'extrême limite, elle pouvait continuer à surveiller la villa si elle le souhaitait, mais elle devait s'éloigner de la plage à l'heure du bain."

Posté le 28 juillet 2015 à 14h08 par Michel Janva | Lien permanent

Déséquilibrisme : l'épidémie continue

Vendredi dernier,

"Un passager d'un TGV Montpellier-Paris a menacé de faire sauter le train au nom d'Allah à la mi-journée ce vendredi provoquant l'évacuation de la rame et de la gare de Valence TGV durant deux heures. Ce Montpelliérain de 22 ans devrait être hospitalisé d'office."

Dimanche, même scénario sur le même trajet.

Posté le 28 juillet 2015 à 12h19 par Louise Tudy | Lien permanent

26 juillet 2015

Tabassée pour avoir bronzé en maillot de bain

C'est vrai que c'est une drôle d'idée que de bronzer en maillot de bain dans un parc public, mais cela n'excuse en rien le passage à tabac en règle qu'a subi à Reims la jeune fille coupable de ce méfait, par cinq adolescentes qui trouvaient cela "indécent". Curieusement, personne n'indique au nom de quoi ces tigresses trouvaient cette tenue "indécente". Peut-être que si la victime avait porté un "burkini", elle n'aurait pas eu 4 jours d'ITT...

Posté le 26 juillet 2015 à 08h38 par Marie Bethanie | Lien permanent

22 juillet 2015

La citation du jour

C

Posté le 22 juillet 2015 à 12h50 par Michel Janva | Lien permanent

L’islamo-fascisme est un concept parfaitement creux

Jean-Yves Camus, « spécialiste des nationalismes et extrémismes en Europe », a participé à un séminaire organisé par France Stratégie (le “laboratoire d’idées” du gouvernement, héritier du Commissariat général au Plan), le jeudi 2 juillet, sur le thème « Protéger les jeunes du risque d’endoctrinement anti-républicain ». Il répond à L'Action française 2000 :

C"Au cours de cette réunion, 80 % des discussions ont donc porté sur l’islamisme. L’interdiction des mouvements comme le vôtre serait absurde.[...] L’islamo-fascisme est un concept parfaitement creux, dont l’emploi peut, à la rigueur, permettre à des publicistes de “clasher” dans les débats télévisés, mais scientifiquement, il ne tient pas. Cela étant, il y a effectivement des points de convergence entre tel ou tel groupuscule – je dis bien groupuscule – d’ultra-droite et les discours délirants qu’on peut trouver chez les salafistes radicaux : sur le complot international, le rôle caché de tel ou tel groupe de pression qui dirigerait le monde en tenant les ficelles... Il y a également quelques cas rarissimes – on doit les compter sur les doigts de la main – de gens qui, tout en ayant eu un engagement à l’ultra-droite, sont passés ensuite à un engagement islamiste. Mais aujourd’hui, le problème qui se pose, ce sont les conversions, pas les passages de l’ultradroite au salafisme ! [...]"

Posté le 22 juillet 2015 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

20 juillet 2015

Les Scouts de France à la découverte de la grande mosquée de Strasbourg

CKRSIBeWUAAGkV6On avait évoqué ici leur grand rassemblement et la tempête affrontée. C'est probablement dans le cadre de l'enjeu éducatif n°3 intitulée "le vivre ensemble" que les scouts de France ont visité la grande mosquée de Strasbourg :

Les @piocara st présents à la grande mosquée de pr en apprendre plus sur la religion musulmane

Comprendre l'autre, prendre le temps de s'intéresser,  c'est ça le vivre ensemble chez les pios caras

Espérons que la visite de la magnifique cathédrale de Strasbourg soit également au programme avec, pourquoi pas, la possibilité d'assister à une messe...

Posté le 20 juillet 2015 à 09h24 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (26)

19 juillet 2015

"On prend les armes et on va les niquer ! Allah Akbar ! Allah Akbar !"

ImagesC'est ce qu'ont crié de jeunes déséquilibrés à l'encontre de policiers venus les importuner, le 9 juillet à Reims.

Ils ont lancé des pavés, des gravats et même des haltères.

Posté le 19 juillet 2015 à 18h30 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (16)

18 juillet 2015

Quand une chaîne du service public invite un rappeur pro-jihad

Lu sur l'Observatoire de l'islamisation : Pour son émission "la nuit du ramadan", France 2 invitait jeudi soir le rappeur Médine, un artiste du rap issu de la "diversité", qui passe son temps à chanter le jihad.

69efeef7b5d295160817d6e3b32ca85f.298x400x1Médine est membre du label indépendant DIN Records, qui produit des groupes écrivant des textes délicieux du genre :

"Si j’étais blanc, je sortirais sans carte d’identité / Vu que le racisme chez les porcs est commandité / Ca devient du porte à porte les perquis’ " (les "porcs" comprendre les Français)".

Service public, n'est-ce pas, financé par nos impôts...

Posté le 18 juillet 2015 à 08h08 par Marie Bethanie | Lien permanent

17 juillet 2015

Migrants musulmans : l'amalgame d'I-Télé

Dans un tweet, I-Télé laisse entendre que les immigrés sont musulmans. Mais que fait la police de la pensée ?

I

Posté le 17 juillet 2015 à 15h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

Des tracts pour expliquer la loi

Quand un touriste étranger commet un excès de vitesse, il a droit à une contravention.

Mais quand une touriste est intégralement voilée, elle a droit à ... un tract !

Posté le 17 juillet 2015 à 07h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

16 juillet 2015

Quand les jihadistes rejoignent l'armée française pour se former

Suite à la présence d'un ancien militaire français parmi les 4 jihadistes qui voulaient égorger et décapiter un chef de corps de l'armée française, certains spécialistes ne cachent plus leur inquiétude sur les failles du recrutement dans les armées françaises :

"L’appartenance à l’armée française de ce suspect stupéfie les autorités. « Ce n’est pas le premier militaire français à partir combattre au nom de Daesh, et c’est extrêmement inquiétant », estimait jeudi matin sur BFMTV Pierre Martinet, ancien agent de la DGSE (...)

Jeudi, sur BFMTV, le général Dominique Trinquand, expert des questions de sécurité militaire, a tenu à nuancer lui aussi la situation. « Nous savons que l’un des suspects est un ancien militaire, mais cela veut à la fois tout et rien dire. A-t-il passé six mois, un an, deux ans dans l’armée? Quel poste tenait-il? Etait-il conducteur, secrétaire, membre d’un commando?  (...) Quant au général Trinquand, s’il estime qu’un « certain nombre de jihadistes pourraient avoir un intérêt à rejoindre l’armée française pour se former », il rappelle l’existence d’un service, le DPSD, « chargé de scruter et de détecter les soldats » susceptibles de basculer. Quand la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense a des soupçons, elle avertit le renseignement.

Le récent rapport du Haut comité d'évaluation de la condition militaire (HCECM) est particulièrement alarmant sur l'évolution du moral des armées qui est en chute libre. Il montre aussi que le taux de sélection pour s'engager était en 2013 de 1 place pour....2,4 candidats :

"La baisse d'un tiers du nombre de candidats à l'engagement comme militaire du rang en cinq ans. En 2009, 30 833 jeunes Français avaient poussé la porte d'un centre de recrutement en vue de s'engager. Selon des chiffres encore provisoires, leur nombre est passé en dessous de barre des 20 000 en 2014, avec environ 19 500 candidats"

Les décisions prises d'augmenter les effectifs de certaines unités pourraient désormais faire passer ce taux de sélection de 1 place pour 1 candidat en 2015...Autant dire qu'ils prennent tout le monde !

Posté le 16 juillet 2015 à 15h41 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Scène de décapitation et drapeau jihadiste supprimés : censure au festival ?

Le Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence a fait modifier la mise en scène de L'Enlèvement au sérail, proposée par l'Autrichien Martin Kusej.

L'œuvre de Mozart raconte comment un jeune homme tente de libérer sa fiancée, mais, dans cette version des temps modernes, le sérail où elle est retenue est devenu un camp de jihadiste. Dans une scène, les têtes de prisonniers décapités étaient montrées dans des sacs en plastique. Elle a été supprimée et l'emblème du groupe Etat islamique a été dépouillé de ses inscriptions.

Le directeur du festival, Bernard Foccroulle, explique :

"La question de l'image est devenue extrêmement sensible, nous n'avons pas voulu que des images piochées dans la production se retrouvent sur internet hors contexte. Ce n'est pas de la censure, c'est de la maturité."

Le terme de censure leur fait donc si peur... Selon le Larousse, la cesnure est :

"Examen préalable fait par l'autorité compétente sur les publications, émissions et spectacles destinés au public et qui aboutit à autoriser ou interdire leur diffusion totale ou partielle".

Il s'agit bien de censure. Il est vrai que l'on en a plus l'habitude dans ce genre de festival.

Posté le 16 juillet 2015 à 13h32 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (4)

Décoré par Valls, l'imâm d'Evry est visé par une enquête préliminaire

Lu dans Le Parisien (via l'Observatoire de l'islamisation) :

Recteurmosqueevry"L’information a été confirmée ce lundi par le parquet d’Evry. Une enquête préliminaire pour des faits d’abus de confiance présumés a été ouverte dans le cadre de la gestion de l’association culturelle des musulmans d’Ile-de-France (Acmif). Khalil Merroun, le recteur de la grande mosquée d’Evry - Courcouronnes, a été entendu ces dernières semaines par les enquêteurs du SRPJ (service régional de police judiciaire) de Versailles. Ce responsable fait partie de ceux qui sont à l’origine, il y a vingt ans, de la construction de la mosquée d’Evry. En février 2014, le Premier ministre, Manuel Valls, ancien député et maire d’Evry, lui avait remis la Légion d’honneur.

Les soupçons porteraient sur les facturations de travaux de rénovation de la mosquée sur ces cinq dernières années. Une partie de l’argent destiné à ce chantier pourrait avoir été détournée. Certaines entreprises auraient été payées en liquide et les factures auraient disparu. Ces fonds avaient été versés par le Maroc, propriétaire de la mosquée depuis 2009, ou étaient issus de dons de la communauté musulmane. Khalil Merroun, actuellement au Maroc, est resté injoignable ce lundi.

Les enquêteurs s’intéressent aux indemnités touchées par Abderrahmane Ammari, bras droit du recteur, dont le bureau et domicile avaient été perquisitionnés en mai dernier en même temps que ceux de Khalil Merroun. Le trésorier de l’Acmif est également dans le viseur de la justice"

Posté le 16 juillet 2015 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (7)

Le curieux démenti de Dalil Boubakeur

Jean-Pierre Denis, qui désapprouve la pétition de Valeurs actuelles, écrit dans La Vie :

7773454792_dalil-boubakeur-recteur-de-la-grande-moquee-de-paris-a-annonce-que-le-ramadan-prendrait-fin-le-28-juillet-2014"Quand Dalil Boubakeur a suggéré que les églises désaffectées pourraient devenir des salles de prière islamique, je n’ai pas voulu réagir à chaud. A quoi bon alimenter la polémique ? Puis le recteur de la mosquée de Paris a dit qu’il n’avait pas dit ce qu’on lui avait fait dire. Et j’ai été surpris, je l’avoue, par la manière dont les médias ont voulu gober le démenti. Car ces thèses figurent noir et blanc dans son livre tout juste paru, Lettre ouverte aux Français (éd. Kéro), p. 270-271. « On pourrait mettre les plus à la place des moins », écrit benoîtement l’ancien président du Conseil français du culte musulman. « C’est tout de même répondre à un besoin réel de locaux dignes et nécessaires à une pratique ouverte, apaisée et éducative des lieux de culte. Il y a urgence. » Troublant, quand on sait que le docteur Boubakeur est une sorte d’homme politique juste-milieu, quintessence de cet « islam modéré » que chérissent nos autorités républicaines et ecclésiales.

On pourrait dire de ces propos qu’ils sont inconscients, inopportuns, inconvenants ou simplement inélégants vis à vis d’une Eglise qui, au long d’un demi-siècle d’immigration, n’a guère été prise en défaut dans sa volonté d’accueil. Ce n’est pas ainsi, pourtant, qu’a réagi l’évêque en charge du dialogue interreligieux. Pour Michel Dubost, « il vaut mieux que des églises deviennent des mosquées plutôt que des restaurants ». J’ai la plus grande estime pour Mgr Dubost, mais il me semble qu’un responsable catholique doit justement refuser de s’enfermer dans une alternative aussi désespérante. Ou alors, on finira par considérer que Daech a raison de résumer la géopolitique mondiale à un conflit entre son soi-disant califat et l’Occident décadent. D’un point de vue catholique, une église vide a vocation à devenir une église pleine. Point final. [...]"

Posté le 16 juillet 2015 à 07h44 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (23)

Veut-on faire de la France la fille aînée de l’Islam ?

François Guillaume, ancien ministre de 1986 à 1988 et député de 1993 à 2007, a écrit une lettre ouverte à Mgr Dubost, évêque d’Evry :

"(...) J’ai lu dans le Figaro de ce jour que vous déclarez « préférer que les églises deviennent des mosquées plutôt que des restaurants ». A tout prendre, je préfèrerais l’inverse parce que c’est moins dangereux. Mais comment peut-on envisager une telle reconversion de nos édifices religieux construits par des chrétiens pour témoigner de leur foi en un Christ d’Amour quand les dignitaires musulmans se refusent à condamner clairement le massacre des chrétiens d’Orient ? Veut-on faire de la France la fille aînée de l’Islam ? Entre la tolérance et la naïveté, il n’y a qu’un pas que d’aucuns ont déjà franchi. Je pense à ce que disait Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les laissent faire sans rien dire ». La légitime défense n’interdit pas la charité, elle la permet.

Certes en milieu rural, beaucoup de nos églises ne sont plus ou peu fréquentées. Elles sont une lourde charge pour nos petites communes. Pourtant député durant 14 ans d’une circonscription rurale, je n’ai connu et ne connais aucun maire qu’il soit catholique, indifférent ou athée, qui ait renoncé à entretenir la Maison de Dieu ou, pire, qui ait envisagé de l’abattre. Pour tout habitant l’église est un symbole ; elle est identité du terroir ; elle est un appel fut-il inconscient à la solidarité et à l’indulgence envers autrui. Dans mon premier ouvrage « Le pain de la liberté », je le traduisais ainsi : « Le clocher, pour nous, c’est la durée ; c’est la concrétion des siècles ; c’est l’unité des vivants et des morts ; c’est la beauté et c’est la fragilité confiée au goût et à la force des hommes. Il suffit de pousser la porte pour que le silence du lieu saint vous invite à la méditation et vous pénètre de sa paix » (...).

Monseigneur, je ne me prévaux pas d’une très grande piété et je me garde bien de juger mon prochain mais je ne souffre pas qu’on décrète l’Evangile et le Coran compatibles. Sans pour autant que je mette en cause la sincérité d’une majorité de musulmans, je redoute cependant qu’elle ne se laisse embrigader, volens nolens, par des imams pour qui leur confier nos églises désaffectées serait un moyen inespéré de propager leur prosélytisme."

Posté le 16 juillet 2015 à 05h58 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (24)

15 juillet 2015

Allahïcité du Ministère des Affaires étrangères

Ce tweet date du 9 juillet :

Posté le 15 juillet 2015 à 19h47 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

14 juillet 2015

Le GIGN ne croit ni aux loups solitaires ni aux déséquilibrés

Lu sur Secret Défense :

"Des fous ? Des loups solitaires ? Les spécialistes français du contre-terrorisme n’en croient rien. Pour eux, les djihadistes obéissent à un « mode opératoire » de nature quasi-militaire. [...] Ces gendarmes pensent avoir compris ce qu’était « la trame, la matrice » de ces « tueries planifiées », qui se répètent régulièrement, depuis les attaques de Bombay en 2008. Avec l’aide des unités antiterroristes étrangères, cette cellule a analysé les attentats, notamment ceux d’In Aménas (Algérie), de Nairobi et de Garissa (Kenya), du Bardo et de Sousse (Tunisie), de Bruxelles et bien sûr ceux qui se sont déroulés en France (Merah, Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, etc.).

Surtout, ces enquêteurs ont lu l’abondante littérature des djihadistes, dans laquelle ceux-ci exposent leur stratégie et leurs tactiques de manière très claire. Leur grand théoricien « militaire » est Abou Moussab al-Souri, un Syrien. Il a publié un manuel de 1 600 pages, décrivant en détail ce que doit être l’action terroriste au regard des préceptes religieux. Surtout, al-Souri a critiqué Ben Laden, dont il était proche, à la fois quant à son management – un commandement très centralisé – et sa stratégie tournée vers des coups spectaculaires portés à « l’ennemi lointain », l’Occident. Ces options ont provoqué une réaction militaire et policière très forte des Etats-Unis et de leurs alliés, aboutissant à l’affaiblissement d’Al Qaïda, dont la mort de Ben Laden dans sa maison d’Abbottabad (Pakistan), en 2011, reste le symbole.

Une nouvelle doctrine d’action a été élaborée, arrivant à maturité vers 2004-2005. Depuis dix ans, celle-ci « percole » dans les milieux djihadistes, jusqu’à former leur « ADN » que l’on retrouve aujourd’hui de manière quasi systématique. Il s’agit de promouvoir des actions « décentralisées », sans ordres venant du sommet : un « solo jihad cimenté par une idéologie, un nom, relevant d’une technique de marketing et une méthode » militaire. Celle-ci a été baptisée la stratégie des « milles entailles » : faute de pouvoir porter un coup fatal à l’ennemi trop puissant, on lui inflige des centaines de petites blessures qui finiront par le terrasser. Dans leur littérature, les djihadistes, qui annonçaient en 2005 la proclamation du califat entre 2013 et 2016 (elle a eu lieu en 2014), s’attendent à la « confrontation totale » à partir de 2016 pour une « victoire définitive » après 2020.

Au cœur de leur mode opératoire, on trouve les Imghimassi, les « immergés ». Ce sont les combattants les plus honorés, les plus valeureux pour les djihadistes, au-dessus des moudjahdines et des chahids (martyrs). Leur nom renvoie à la lutte contre les Mongols, au XIIIe siècle, lorsque des soldats musulmans se jetaient au cœur de l’ennemi sans espoir de retour. Leur action n’est licite qu’à certaines conditions, « si et seulement si » : ils doivent évidemment agir au nom de l’islam, ne pas avoir l’intention personnelle de mourir (car le suicide est interdit par la religion), se trouver dans un rapport de force défavorable par rapport à l’ennemi et avoir l’intention d’entraîner avec soi le maximum d’ennemis dans la mort.

Tactiquement, leurs opérations de tueries planifiées, se déroulent en trois phases : destruction, retranchement, affrontement. Les assassinats ont lieu durant un temps très court, entre 30 et 90 minutes – ce qui ne laisse pas de temps aux unités contre-terroristes pour intervenir. Un maximum de personnes est alors tué : la « courbe de létalité » grimpe très vite pour se stabiliser durant le deuxième temps, celui du retranchement – avec ou sans otages – durant lequel les terroristes sont volontairement assiégés, puisqu’ils ne cherchent pas à fuir. Au contraire, ils attendent les forces de sécurité pour pouvoir les affronter en face-à-face, au moment de leur choix. « Ils ne se rendent pas. Ils sont là pour nous affronter », indique-t-on au GIGN. [...]"

Posté le 14 juillet 2015 à 22h38 par Michel Janva | Lien permanent

13 juillet 2015

Dalil Boubakeur ne prend jamais d'initiatives

C'est ce qui ressort de son interview dans Valeurs actuelles :

"Que répondez-vous à l’appel lancé par Denis Tillinac dans nos colonnes ?

Je voudrais être très clair : je n’ai jamais eu les intentions qu’on me prête. Il n’est pas question pour moi de transformer les églises en mosquées : je suis trop respectueux de l’Eglise et de ses prêtres pour le souhaiter !

Pourtant, sur Europe 1…

Réécoutez cet entretien, d’où la polémique est partie : vous verrez que la suggestion ne vient pas de moi. Je n’ai fait que répondre « Pourquoi pas ? » au journaliste qui me pressait de questions, je devrais dire à ses injonctions : « Mais dites-le, dites-le si vous le pensez ! »… Je n’avais rien prémédité. Je le répète, cette idée n’est pas la mienne.

Mais, si Jean-Pierre Elkabbach vous en parle, c’est que vous évoquez déjà ce sujet dans votre livre…

Relisez bien ce passage. Là encore, je rapporte la suggestion que m’a faite un député : « Pourquoi ces églises vides ne pourraient-elles pas être utiles aux musulmans ? » Je n’en suis pas à l’initiative. (...)

Mais quand vous dites : « On pourrait mettre les plus à la place des moins »…

Ce n’est rien d’autre qu’une réflexion mathématique, pas une conclusion. (...)"

Et de demander ensuite, au nom de "l'amour du prochain", "un profond respect des traditions et de la foi de chacun". L'amour du prochain est une notion inexistante dans le Coran.

Posté le 13 juillet 2015 à 15h24 par Louise Tudy | Lien permanent

11 juillet 2015

La France est en danger d'islamisation

Aymeric Chauprade ne pourra pas se rendre à l'université d'été de Renaissance catholique :

"Chers amis,

Je devais être parmi vous ces jours d'Université d'été de Renaissance catholique au Carrousel de Baronville, mais un voyage lointain m'a éloigné une fois de plus de notre belle terre de France !

Je veux vous dire combien je soutiens votre combat, qui est le mien depuis toujours, le combat pour une France qui renoue avec ce qu'elle est, la fille aînée de l'Église, une grande nation de civilisation catholique et romaine, une nation libre et fière, rebelle face aux impérialismes d'où qu'ils viennent !

Je le crois, je l'ai dit, je l'ai écrit, la France est en danger d'islamisation. Ce danger est la conséquence directe d'au moins trois facteurs qui se combinent :

  • premièrement l'immigration massive extra-européenne ;
  • deuxièmement l'effondrement démographique du peuple français qui ne fait pas assez d'enfants et tue en partie ceux qu'il fait ;
  • troisièmement de la déchristianisation de la société française, et dans cette déchristianisation, j'inclus la maladie de la repentance et de l'angélisme qui touche nombre de chrétiens eux-mêmes.

De ces trois points tragiques résulte à la fois le remplacement des Français de souche par des Français de papier venus de cultures étrangères, et un remplacement culturel, du christianisme par l'islam, encouragé par les serviteurs d'un laïcisme anti-chrétien depuis sa fondation.

Chers amis, je ne me suis pas engagé en politique pour la soupe et des galons de courtisan. Je me suis engagé pour que vive notre civilisation, pour que vive notre France, pour que nos enfants puissent continuer à être élevés dans l'amour du Christ et de la Vierge Marie, dans l'amour de leur patrie charnelle, dans le respect des faibles et des Anciens, dans le respect de la Terre et des Morts.

La France attend que ceux qui la dirigent aient enfin le courage de la ramener vers ce qu'elle est, vers sa civilisation chrétienne et européenne. La France attend qu'ils aient le courage de la débarrasser du socialisme et de la culture de mort. La France attend le redressement, pas seulement matériel, mais aussi moral et spirituel. Telle est la ligne droite dont je ne dévierai pas, quoiqu'il advienne. Je suis faillible, je peux commettre des erreurs, mais aucun de mes engagements, aucune de mes paroles, aucun de mes textes, ne s'est écarté d'un objectif constant : rendre à la France sa civilisation, et par là-même, arracher les Français à l'aliénation de l'atome-consommateur dont rêve le mondialisme pour les rendre à la famille et à la nation.

Je souhaite plein succès à Renaissance catholique et à son Université d'été. Mon cœur et mon esprit sont avec vous."

Posté le 11 juillet 2015 à 09h43 par Michel Janva | Lien permanent

10 juillet 2015

Mayotte compte sur les députés pour réinstaller ses juges islamiques

Chaque année, le Conseil général de Mayotte dépense près de 3 millions d'euros pour financer l'institution des "cadis", des "juges de paix islamiques" transformés en simples médiateurs sociaux depuis 2010. Il fallait en effet que l'île respecte, du moins en apparence, la loi sur la séparation des églises et de l'Etat en vue du référendum de 2011, qui fera d'elle le 101e département français. Depuis, les cadis touchent donc un salaire de la collectivité, tout en ayant perdu leur statut de magistrats.

Or, d'après Mediapart (article payant), le Conseil général de Mayotte a adopté à l'unanimité, le 2 juillet, une délibération demandant

"à ce [que les cadis] apparaissent comme référents religieux dans l’organigramme de la structure. Surtout, cette délibération constitue une demande officielle de délégation de service public (DSP) au gouvernement."

"[Les "cadis"]  espèrent le vote d'un nouveau cadre juridique pour leur activité par l’Assemblée nationale, dès le 15 juillet, via la loi de modernisation du droit de l'outre-mer."

En faisant déposer un amendement de dernière minute, une pratique que cette majorité affectionne ?

Posté le 10 juillet 2015 à 17h08 par Louise Tudy | Lien permanent

Changer les églises en mosquées : une provocation d'une intensité inouïe

Jeannette Bougrab explique pourquoi elle a signé l'appel "Touche pas à mon église"?

"Parce que proposer de transformer des églises vides en mosquées est profondément dénué de sens. Il est absurde de penser que les lieux de culte sont interchangeables, cela traduit une sidérante confusion culturelle. Les rites ne sont pas les mêmes. L'islam interdit la représentation de Dieu et du prophète. Que faire alors des vitraux des églises? Faudrait-il les démonter? Et puis, il y a un patrimoine à préserver. Dans les églises, il y a des biens mobiliers, des peintures, des sculptures, des boiseries… On ne va pas tout enlever. J'ajoute que cela crée le sentiment qu'une religion cherche à se substituer à une autre, au sens propre puisqu'il s'agit littéralement, physiquement, de "prendre la place" de l'autre. Sur le plan symbolique, c'est une provocation d'une intensité inouïe. Voudrait-on monter les uns contre les autres, on ne s'y prendrait pas autrement !"

Posté le 10 juillet 2015 à 08h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (21)

09 juillet 2015

La Dhimmi-attitude (suite) : cession d'églises à l'islam

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Source

Posté le 9 juillet 2015 à 22h56 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (37)

La Dhimmi-attitude : le ramadan ferait partie du patrimoine culturel français !

La palme à Anne Hidalgo :

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Posté le 9 juillet 2015 à 22h18 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (10)

08 juillet 2015

Zemmour, Villiers, Sarkozy, Raspail... 30 personnalités signent l'appel de Denis Tillinac pour préserver nos églises

Valeurs4102_001Dans le numéro de Valeurs actuelles qui sortira en kiosques demain :

"Certaines déclarations récentes appelant à ce que des églises soient transformées en mosquées ont provoqué chez les Français une émotion susceptible de favoriser les pires amalgames en ces temps où le terrorisme islamiste ensanglante la planète et commet des crimes en plein Paris. Elles offensent gravement les catholiques, ainsi que de nombreux imams attachés à la singularité de leur foi et de leur pratique cultuelle.

Une église n’est pas une mosquée, et prétendre que “les rites sont les mêmes” relève d’un déni de réalité scandaleux. Croyants, agnostiques ou athées, les Français savent de la science la plus sûre, celle du coeur, ce qu’incarnent les dizaines de milliers de clochers semés sur notre sol par la piété de nos ancêtres : la haute mémoire de notre pays. Ses noces compliquées avec la catholicité romaine. Ses riches heures et ses sombres aussi, quand le peuple se récapitulait sous les voûtes à l’appel du tocsin. Son âme pour tout dire. De Michelet à Marc Bloch, aucun de nos historiens n’a méjugé cette évidence. Les maires de nos communes rurales, fussent-ils allergiques au goupillon, entretiennent tous leur église avec une sollicitude filiale. Elle ennoblit leur village ; à tout le moins, elle le patine et ils en conçoivent une fierté légitime.

L’angélus que sonnent nos clochers scande le temps des hommes depuis belle lurette. Sur celui du tableau de Millet, il a beau n’être qu’un point infime à l’horizon, il atteste une pérennité culturelle par-delà les aléas historiques. Feu le président Mitterrand connaissait les ressorts intimes de l’imaginaire national : un vieux clocher d’église se profilait sur ses affiches électorales, et sa symbolique n’avait pas de connotation cléricale. Elle racontait l’histoire de France dans une langue accessible à tous nos compatriotes. Ils tiennent à la laïcité de l’État et à la liberté de conscience et de culte qu’il lui incombe de protéger. Pour autant, ils ne peuvent tolérer la perspective d’une pratique religieuse autre que catholique dans leurs églises. Même celles de nos campagnes, souvent vidées de leurs paroissiens par l’exode rural. Elles continuent de témoigner ; leur silhouette au-dessus des toits contribue à un enracinement mental dont nous avons tous besoin pour étayer notre citoyenneté. Du reste, rien ne prouve qu’elles resteront vides ad vitam aeternam.

La France n’est pas un espace aléatoire, et elle n’est pas née de la dernière pluie médiatique : quinze siècles d’histoire et de géographie ont déterminé sa personnalité. Cet héritage nous oblige, de quelque souche que nous provenions et de quelque famille politique que nous nous réclamions. Inscrits au plus profond de notre paysage intérieur, les églises, les cathédrales, les calvaires et autres lieux de pèlerinage donnent sens et forme à notre patriotisme. Exigeons de nos autorités civiles qu’il soit respecté ! Le confusionnisme trahit une méconnaissance de notre sensibilité et ferait peser une menace sur la concorde civile s’il n’était clai rement récusé au sommet de l’État.

Denis Tillinac


Les premiers signataires :
Charles Beigbeder, chef d’entreprise ; François-Xavier Bellamy, philosophe ; André Bercoff, écrivain ; Jeannette Bougrab, ancien ministre ; Pascal Bruckner, philosophe ; Jean Clair, de l’Académie française ; Chantal Delsol, de l’Institut ; Alain Finkielkraut, de l’Académie française ; Marc Fromager, directeur national de l’Aide à l’Église en détresse ; Gilles-William Goldnadel, avocat ; Basile de Koch, humoriste ; Alain Maillard de La Morandais, prêtre ; Élisabeth Lévy, essayiste ; Véronique Lévy, écrivain ; Sophie de Menthon, chef d’entreprise ; Thibault de Montbrial, avocat ; Camille Pascal, écrivain ; Jean-Robert Pitte, de l’Institut ; Jean Raspail, écrivain ; Ivan Rioufol, journaliste ; Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef ; Nicolas Sarkozy, ancien président de la République ; Jean Sévillia, historien ; Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC ; Jean Tulard, de l’Institut ; Philippe de Villiers, ancien ministre ; Éric Zemmour, essayiste."

Vous pouvez signer l'appel en bas de l'article en cliquant sur ce lien.

Posté le 8 juillet 2015 à 14h34 par Louise Tudy | Lien permanent

On ne peut pas mettre le ramadan et les crèches sur le même plan

Claire Bouglé-Le Roux, Maître de conférences à l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, répond à la tribune de Madeleine Bazin de Jessey dans Le Figarovox, s'interrogeant à juste titre sur la pertinence d'organiser une Nuit du Ramadan dans les locaux de la Mairie de Paris. Extrait :

"[...] Contrairement à ce qu'implique la logique d'égalité défendue par Madeleine Bazin de Jessey, les crèches et le ramadan ne peuvent, au nom du principe de laïcité, faire l'objet d'un même traitement. Ce serait en effet renoncer à cette donnée historique considérable qu'est l'attachement consubstantiel qui lie notre pays à la religion chrétienne expliquant et légitimant sur son territoire, et bien souvent sur le domaine public, la présence d'innombrables clochers et calvaires, sans parler des processions ou des pardons qui constituent une part importante de notre patrimoine culturel commun.

Ni l'amitié avec les Français de confession musulmane, ni les ambitions personnelles et électorales poussant à ménager tel ou tel groupe d'électeurs, et encore moins le souci de communication politique ne peuvent primer sur la réalité historique qui en bien des aspects irrigue encore nos institutions. Loin de condamner, comme le fait Madeleine Bazin de Jessey, la «laïcité à géométrie variable», il s'agit ici plutôt d'en faire l'éloge, en formulant le souhait qu'elle garantisse à la religion chrétienne historiquement ancrée dans notre pays un statut privilégié, à raison de sa haute valeur culturelle. Dans ce domaine encore, il convient de rappeler que l'égalité juridique ne vaut qu'à situation équivalente et qu'il n'est pas choquant, dans un pays gouverné par la liberté religieuse, d' admettre en France des crèches dans des lieux publics tout en refusant le principe même d'une Nuit du Ramadan organisée par une municipalité.

Reconnaître que notre pays est indubitablement cette France fille aînée de l'Eglise, fondée dans les eaux du baptême de Clovis, celle-là même que gouverna Saint Louis, et celle que Jeanne délivra des Anglais, n'est pas simplement une question d'identité, mais plus simplement une réalité. La France est en effet chrétienne, quoi qu'on veuille, qu'on ait la foi ou non, et le nier reviendrait à renoncer à la comprendre.

C'est donc au respect de notre passé qu'il faut appeler fermement nos gouvernants et non les engager à une application stricte de la laïcité qui conduit à terme au déni et au renoncement implicite de ce qui constitue le socle de notre histoire nationale."

Posté le 8 juillet 2015 à 07h30 par Michel Janva | Lien permanent

Financement étranger de la mosquée de Rambouillet

A Rambouillet, l’association des musulmans de Rambouillet (AMR) a réussi à collecter 100 000 euros, permettant d'acheter un lieu de prière.

Des dons allant de 1 euro à 10 000 euros sont parvenus de partout et pas que de France. Maroc, Tunisie, Togo, Angleterre, Canada, selon l’association.

Posté le 8 juillet 2015 à 07h25 par Michel Janva | Lien permanent

"Ça fait tellement drôle de savoir que des jihadistes vivaient près de nous"

Remarque un peu naïve d'une habitante de Fontenay, dans le Val de Marne, suite à l'arrestation de 3 frères (28, 20, et 13 ans) qui avaient tenté début juin de rejoindre la Syrie.

« Ils disaient à peine bonjour. On voyait bien qu'ils n'avaient aucune envie de se lier avec les gens de l'immeuble. Quand ma mère les croisait, elle me disait toujours qu'ils lui faisaient peur avec leurs tenues de combattants. On se disait bien qu'ils étaient bizarres. Ça fait tellement drôle de savoir que des jihadistes vivaient près de nous. »

Posté le 8 juillet 2015 à 07h15 par Michel Janva | Lien permanent

07 juillet 2015

Nicolas Sarkozy au dîner de rupture du jeûne du Ramadan

A la mosquée de Paris. Alors qu'elle avait critiqué l'organisation d'une "Nuit du Ramadan" à la mairie de Paris, Madeleine de Jessey, porte-parole de Sens Commun, n'est pas choquée :

"C'est normal qu'il participe à la vie religieuse de nos concitoyens. La démarche n'est pas la même que celle de la maire de Paris. Il a été invité par des dignitaires musulmans et il a accepté l'invitation, il n'est pas allé les chercher".

Posté le 7 juillet 2015 à 22h20 par Michel Janva | Lien permanent

Mgr Legrez : catholiques et musulmans, "notre foi n'est pas la même"

LegrezL'archevêque d'Albi a réagi, dans le Tarn libre, aux propos de Dalil Boubakeur, qui a suggéré de transformer des églises en mosquées :

"Que pensez-vous de cette proposition ?

Ce n’est évidemment pas la solution. La loi de 1905 attribue les églises au culte catholique. L’Eglise ne veut en rien renoncer à cela. Il est impensable que pour une raison ou une autre, elles soient attribuées à un culte opposé.

En quoi cela sème de la confusion ?

Il faut éviter la confusion. Notre foi n’est pas la même. Pour les musulmans notre foi est fausse. Cette foi qui est la nôtre s’exprime dans un certains nombre de signes et les églises en font partie. Il faut entretenir les meilleures relations avec les personnes de foi musulmane. Nous avons en commun les vertus de générosité, de fraternité et d’honneur. On doit respecter les gens de foi musulmane mais nous sommes deux religions différentes. Nous sommes dans la religion d’une personne, celle du Christ. Nous n’avons pas en commun le Livre. D'autre part le Jésus du Coran n’est pas celui des Evangiles. Nous sommes une religion de la Parole pas du Livre, pour nous la Parole s’est incarnée. Les Chrétiens connaissent mal leur religion et encore plus l’Islam. Il faut être au clair avec les deux, connaître les différences et trouver les moyens de se respecter. Nous sommes différents mais respectueux les uns et les autres. [...]"

Posté le 7 juillet 2015 à 10h30 par Louise Tudy | Lien permanent

06 juillet 2015

Nuit du Ramadan à la mairie de Paris ou la laïcité à géométrie variable

Tribune de Madeleine de Jessey, porte-parole de Sens Commun :

"Ce soir, l'Hôtel de Ville de Paris célèbrera en grande pompe la «Nuit du Ramadan» en présence d'Anne Hidalgo et du recteur de la grande mosquée de Paris. Au programme: concert d'un groupe marocain et rupture du jeûne autour d'un cocktail d'amandes et de lait.

Alors voilà: je suis admirative du jeûne qu'accomplissent chaque jour mes compatriotes musulmans, surtout en ces périodes de forte chaleur. Je suis heureuse que ce jeûne favorise la convivialité et le partage, notamment avec les autres religions, comme à Verdun où l'imam a invité les représentants des autres cultes à venir partager la rupture du ramadan. Mais je voudrais qu'on m'explique.

Je voudrais qu'on m'explique pourquoi les crèches représentaient une telle atteinte à la laïcité en décembre dernier, et pourquoi la rupture du jeûne échappe aujourd'hui miraculeusement à ce régime (sans mauvais jeu de mots).

Je voudrais qu'on m'explique comment la gauche peut encore décemment ériger la laïcité en valeur suprême de la République après ce type de manifestation, et comment les Français peuvent encore croire au bien-fondé d'une laïcité à géométrie variable, appliquée selon les intérêts clientélistes de chacun.

Je voudrais qu'on m'explique, s'il ne s'agit pas de clientélisme, pourquoi Madame Hildago et la Ville de Paris ne montrent pas le même empressement à organiser une «Nuit de Kippour» ou encore une «Nuit du Carême».

Je voudrais qu'on m'explique comment mes compatriotes musulmans peuvent être dupes de cette opération bassement électoraliste, opérée par ceux-là même qui s'acharnent depuis deux ans à détruire des valeurs familiales dans lesquelles les musulmans se reconnaissent.

Voilà tout ce que je voudrais qu'on m'explique, au nom de la justice et du bon sens. Et je ne pense pas être la seule."

Posté le 6 juillet 2015 à 18h16 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (23)

Islamisation de la France, non ! Américanisation, oui !

Arnaud Guyot-Jeannin ne croit pas à la 5ème colonne et répond à Aymeric Chauprade dans une tribune :

"L’immigration de peuplement en France n’est pas majoritairement islamisée, mais occidentalisée. Les islamo-racailles et autres talibanlieusards ne jurent que par le fric, les marques et la violence, indexés sur un Coran fantasmé. C’est pourquoi la thèse d’une islamisation de la France ne tient pas. En revanche, celle de son américanisation est éclatante ! Certaines villes, certains quartiers sont certes islamisés (pratiquants se rendant à la mosquée, femmes portant le voile, etc.), mais ils restent minoritaires sur le sol national.

D’ailleurs, ces endroits sont loin d’être les plus convulsifs. Beaucoup de musulmans populaires traditionnels y vivent pacifiquement. Ce qui s’explique très bien : plus le taux communautaire est fort dans un lieu précis, plus l’insécurité y est faible. La religion, la morale et la famille structurent les personnes et les communautés dans l’espace social/public. Malgré cette réalité sociologique, les musulmans traditionnels souffrent souvent de l’image négative qu’en donnent les salafistes ou les médias sensationnalistes.

Il ne saurait donc exister une « 5e colonne islamiste » comme l’explique Aymeric Chauprade (...)

L’expression « 5e colonne islamiste », sur le plan de la politique intérieure française, renvoie à celle de « Choc des civilisations » – voire « Guerre de civilisation », pour reprendre la formule de Manuel Valls – sur le plan de la politique à la fois nationale et mondiale. En fait, le lexique démonologique vise à une montée aux extrêmes. D’un côté « Nous » selon Chauprade, l’Occident laïciste et américano-sioniste face aux « Tièdes », ceux qui se refusent à tomber dans l’islamophobie sans succomber à l’irénisme. Dans la même optique maximaliste et figée, Chauprade peut évoquer le « terrorisme islamique », comme Valls – encore lui – l’«islamo-fascisme » ou « la barbarie islamiste », etc.

Les 1,5 milliard de musulmans du monde entier sont rangés dans une même catégorie dénominative englobante. Pourtant, Aymeric Chauprade écrit au début de l’entretien : « La France est en guerre avec des musulmans » et non avec les musulmans. Une déclaration semblable lui avait valu d’être sanctionné par Marine Le Pen l’été dernier. Pourquoi ? Parce que sa distinction n’est pas convaincante au regard de sa démonstration générale. La présidente du Front national n’a pas apprécié, notamment, sa validation du Choc des civilisations dont la perspective est guerrière et atlantiste, et non équilibrée et pleinement française.

« J’ose le dire, l’unité d’une nation est incompatible avec une masse de gens qui rêvent mentalement de prendre le dessus sur vous, de mettre à terre votre civilisation, et ces gens-là, j’en suis le premier désolé, mais ils sont déjà des centaines de milliers en France », exagère Aymeric Chauprade. Des centaines de milliers de musulmans qui haïssent la France – mais est-ce que la France actuelle est aimable ? – sur 8 millions de musulmans ? C’est beaucoup si le chiffre est avéré, mais loin de constituer une majorité s’il s’agit d’islamistes radicaux. Le vrai problème demeure l’immigration pléthorique dont l’islamisation ne peut qu’être la conséquence. Retour aux racines !"

Posté le 6 juillet 2015 à 13h19 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (23)

La France au risque de l'islam

Posté le 6 juillet 2015 à 10h54 par Michel Janva | Lien permanent

Islam : le Premier ministre égyptien pense que la France est naïve

Posté le 6 juillet 2015 à 07h20 par Michel Janva | Lien permanent

04 juillet 2015

Où vivent les djihadistes en France ?

D'Olivier Hanne :

"Depuis quelques années, les travaux du géographe Christophe Guilluy ont souligné ce que les universitaires et les urbanistes n’ignoraient pas : la fracture grandissante dans la société et dans la géographie française entre des territoires intégrés aux grandes métropoles et à la mondialisation, et une "France périphérique". Cette dernière est formée d’espaces relégués, périurbains ou semi-ruraux, peuplés par 60 % de la population, pour l’essentiel ouvriers, employés et agriculteurs, tous en voie de déclassement.

Dans ces fractures, les cités de banlieue sont à la charnière, puisqu’elles se situent dans l’orbite des métropoles enrichies et ouvertes sur l’international, mais souffrent de pauvreté, de chômage et d’insécurité.

Cette nouvelle géographie des fragilités françaises exprime aussi quelque chose de l’état du djihadisme et du terrorisme islamiste depuis vingt ans. En effet, la localisation des principaux attentats ou des tentatives d’attentats sur le territoire national depuis 1994 montre que les cibles visées sont toutes situées dans des zones métropolitaines, soit dans le centre-ville lui-même, soit à proximité directe.

Paris, bien sûr, cumule la plupart des tentatives en raison de la concentration des pouvoirs politiques, des ambassades et des communautés juives. Le djihadiste vise les métropoles car elles sont la vitrine du monde qu’il rejette, monde d’impiété, d’athéisme, de consommation et de mépris de l’islam. [...]

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Posté le 4 juillet 2015 à 09h58 par Michel Janva | Lien permanent

02 juillet 2015

Islam : «Génération radicale» en France

«Génération radicale» c'est le titre du rapport que le député PS de l'Essonne Malek Boutih vient de transmettre au premier ministre.

Cela concerne la dérive islamiste d'une partie de la jeunesse française, sachant que près de 65 % des individus impliqués dans les filières djihadistes ont moins de 25 ans.

«Le succès des recruteurs djihadistes auprès des jeunes repose sur l'adhésion à un projet politique entrant en résonance avec leurs préoccupations internationales et leur rejet de la société démocratique occidentale, plus qu'à une doctrine religieuse fondamentaliste.»

«Une grande partie de la jeunesse se détourne de notre modèle de société.»

Il faut dire que notre modèle LGBT nihiliste de société ne doit pas vraiment les attirer.

«Dans les quartiers, le discours du “deux poids deux mesures”, entre des juifs qui seraient insérés et protégés et des musulmans au contraire stigmatisés et marginalisés socialement, a rencontré un large écho, écrit le député. Les vieux préjugés sur les juifs qui seraient partout, tirant les ficelles du monde de la finance et des médias sont de retour. De façon remarquable, ils sont très largement répandus chez les jeunes aujourd'hui alors que cela aurait été inenvisageable il y a encore une vingtaine d'années.»

Malek Boutih parle de «jeunesse frustrée, prête à basculer».

«Le corpus de valeurs et l'ordre social très peu contraignant de nos sociétés démocratiques occidentales ne fournissent pas un cadre suffisamment englobant et sécurisant pour s'y ancrer et s'y attacher (…). La notion de République est inintelligible, comme diluée dans le libéralisme et la modernité, et le sentiment d'appartenance à une communauté nationale est très affaibli. Or une partie de la jeunesse refuse ces valeurs trop “molles” et cherche à se distinguer.»

«Face aux autres offres radicales qui visent la jeunesse, le djihadisme a une longueur d'avance, aussi bien dans sa dimension politique que théorique. Pour un jeune homme, une jeune femme assoiffée d'action, le djihad serait l'évidence. Il ne s'agit pas simplement d'assouvir réellement des pulsions meurtrières ou des envies de guerre. La dimension théorique du djihad est la plus complète dans son rejet de la démocratie, dans la désignation de responsables à abattre et enfin dans l'affirmation d'un contre-modèle total. Au creux de l'offre idéologique des forces politiques traditionnelles, le djihad propose des explications et une solution globale.»

«Le djihadisme est bien la radicalité qui prédomine aujourd'hui dans l'offensive antidémocratique.»

Mince : et moi qui croyait que c'était La Manif Pour Tous qui prédominait en matière d'hostilité à la démocratie.

«L'ampleur du phénomène et sa pénétration dans tous les milieux, avec la radicalisation de jeunes étudiants, et de jeunes filles en particulier, indiquent qu'on pourrait basculer dans un phénomène de masse.» «Si les premières vagues de djihadistes comportaient essentiellement des individus fragilisés, plus faciles à recruter, désormais les recruteurs ciblent des proies au profil plus stable et moins détectable et on peut penser que ce phénomène va s'amplifier».

Explosif. Au sens propre.

Posté le 2 juillet 2015 à 22h54 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (17)

« Le meilleur rempart contre le terrorisme, ce sont les musulmans de France. »

Bernard Cazeneuve a vraiment une case en moins.

Posté le 2 juillet 2015 à 17h09 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)

Le pot de fin d'année et du ramadan

Reçu d'un lecteur :

"Dans un lycée de Mulhouse est organisé le traditionnel “pot de fin d’année” pour les membres de l’équipe éducative. Avec une particularité : à partir de 19h30 pour les non-musulmans et à partir de 22h pour les musulmans. On appelle ça “intégration” ou “laïcité”. Au choix."

Posté le 2 juillet 2015 à 10h21 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

01 juillet 2015

Les mosquées de Lyon, des remparts contre le salafisme

Abdelkader Bendidi, président du conseil régional du culte musulman (CRCM) de Lyon, explique à 20 minutes qu'il a rencontré le préfet de région suite à l'assassinat de l'Isère, afin de lui rappeler que "nous sommes musulmans et républicains avant tout".

"« Nous lui avons dit que nous serons des remparts contre le radicalisme », affirme-t-il promettant de faire la chasse au salafisme, « ce fléau qui gangrène » la communauté. « Il est faux de dire qu’il est implanté dans les mosquées, mais on observe sa montée. On ne peut pas le nier. »"[...]

Les solutions préconisées mentionnent entre autres mesures radicales celle consistant à afficher la déclaration des droits de l'homme à l'entrée des mosquées. Une mesure aussi imparable et efficace que le règlement de l'établissement affiché à l'entrée du lycée, que la plupart des lycéens ne lisent jamais et qui ne les a jamais empêchés de dormir...

Posté le 1 juillet 2015 à 08h32 par Marie Bethanie | Lien permanent

Al-Kanz : la désinformation version taqiya

Lu dans Minute :

"Parmi les invités, triés sur le volet, du ministre de l’Intérieur pour assister à sa journée de dialogue sur l’islam, qui s’est tenue le 15 juin (voir Minute de la semaine dernière), se trouvait Fateh Kimouche, le fondateur d’Al-Kanz, un site communautaire musulman très couru et très à cheval sur les principes du Coran. Même « Libération » s’était étonné que le blogueur, connu « pour ses positions religieuses ultrarigoristes », ait été convié. Le ministère de l’Intérieur avait confirmé.

Or vendredi dernier, Al-Kanz, qui dispose d’un compte Twitter lui aussi très suivi, s’est fait remarquer par un tweet plutôt décalé par rapport à ce que les Français suivaient sur les chaînes d’information en continu. Alors qu’on apprenait que Yassin Salhi avait décapité sa victime et entouré la tête coupée d’un cérémonial de draps affichant sa croyance en Allah, Al Kanz a écrit : « Je découvre que la victime décapitée est le patron du suspect. La piste du différend patron/salarié ne sera pas étudiée. » Deux jours plus tard, bien qu’il ait été annoncé que Salhi avait pris une photo de sa victime et l’avait envoyée vers un correspondant en Syrie, Al Kanz persistait dans la thèse du différend salarial. Cazeneuve sait vraiment choisir ses invités..."

Posté le 1 juillet 2015 à 07h37 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)

30 juin 2015

La mairie de Perpignan vote une 2e mosquée

A Perpignan, lors de la séance du Conseil Municipal du jeudi 25 juin, le maire Jean-Marc Pujol et toute la majorité Républicains ont voté la vente d'un terrain situé à l'ouest de la ville dans le quartier Mailloles: la parcelle en question, d'une superficie de 2400 m2 cédée pour un prix modique de 144 000€ (soit 60€ le M2 constructible!) à l'ASSATE (Association arabo-turque de l'Ensoleillée) permettra, en lieu et place de la petite salle de prière existante, la construction d'une grande mosquée et de salles de prières sur une emprise de près de 1000 m2.

Ce vote fait suite à une promesse électorale de Jean-Marc Pujol lui-même, lors de sa campagne des municipales de 2014...

Seuls les 12 élus du Groupe FN/RBM (présidé par Louis Aliot) se sont opposés dans sa forme à cette transaction, mettant notamment en alerte les pouvoirs publics sur la provenance des fonds nécessaires à la construction de cette nouvelle Grande Mosquée Perpignanaise.

Posté le 30 juin 2015 à 21h08 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (11)

L'administration pénitentiaire fait des fiches

Et révèle que 18 000 détenus sur les 67 000 que contiennent les prisons françaises pratiquent le ramadan.

C'est peut-être calculer le pourcentage qui est interdit...

Posté le 30 juin 2015 à 19h09 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

La mairie de Courbevoie vote pour la construction d'une mosquée

La ville de Courbevoie (92) vient de voter un bail emphytéotique de 80 ans permettant à l'association Cultuelle des Musulmans de Courbevoie (ACMC) de construire une mosquée sur un terrain communal. Floriane Deniau, Conseillère Municipale FN, déclare :

BfrFB2qL"Lors du Conseil Municipal de Courbevoie du 29 juin 2015, tous les élus «Républicains», PS et Divers Droite ont voté le bail emphytéotique de 80 ans pour un terrain communal, en vue d'une future mosquée sur une surface au sol de 680m2, à l'Association Cultuelle des Musulmans de Courbevoie (ACMC). Seuls les deux élus FN s'y sont opposés. Un vote accordé les yeux fermés sans connaître le montant des loyers qui seront communiqués plus tard par le député Maire, Monsieur Jacques KOSSOWSKI.

Cette délibération est encore une fois symptomatique des libertés que les «Républicains» et le PS prennent avec les principes fondamentaux de la laïcité édictés par la loi de 1905. Il est choquant de voir des élus de la République Française, en charge par définition de l'intérêt général, accorder un tel bail à une association cultuelle sans consulter au préalable les Courbevoisiens sur ce sujet par référendum.  Alors que la crise du logement frappe durement les Courbevoisiens avec des listes d’attente pour les HLM qui s’allongent et des loyers hors de prix, ce terrain situé au 105 rue des Fauvelles pourrait servir à la construction des logements nécessaires."

Posté le 30 juin 2015 à 07h12 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

La nouvelle chute de Byzance

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

"Le 29 mai 1453, après plus d’un mois de siège, les troupes ottomanes du sultan Mehmet II investissaient Byzance. S’il est faux que les Byzantins aient alors été occupés à discuter du sexe des anges, il est vrai que la ville était alors violemment divisée entre partisans et adversaires de la réconciliation avec le Saint-Siège, solennellement célébrée le 12 décembre 1452 en la basilique Sainte-Sophie. Aucune puissance occidentale, malgré l’appel du pape Eugène IV, ne vint au secours de l’empereur Constantin Dragasces même si des marins vénitiens et génois se joignirent aux Grecs à titre individuel. Venise et Gênes souhaitaient préserver leurs trafics marchands en Orient et de bonnes relations avec les musulmans, Égyptiens et Turcs.

La chute de Byzance

La ville prise, il se fit «  un grand carnage de chrétiens. Le sang coulait sur la terre comme s’il en pleuvait et formait de vrais ruisseaux » (Journal de messire Barbaro). Un nombre incalculable de manuscrits grecs et latins fut détruit. Les religieuses, violées par les équipages des galères, étaient vendues aux enchères. Cinquante ou soixante mille esclaves furent emmenés au loin. Pas une femme n’échappa indemne à la fureur de ces «  brutes effrénées » selon le témoignage de Critobule d’Imbros (Journal de Mehmet II).

Le nouveau califat

Cette histoire se renouvelle aujourd’hui aux confins de l’Irak et de la Syrie. Le monde occidental s’étonne et se scandalise devant la prise de Palmyre, les massacres des «  infidèles », la réduction des femmes chrétiennes ou yézidies à l’état d’esclaves sexuelles. Tout cela est cependant parfaitement conforme à la lettre du Coran et aux usages du califat dont l’État Islamique aspire à restaurer la grandeur et la puissance. Les gisements pétroliers jouent le rôle que tenait jadis la Route de la soie. L’Arabie saoudite, qui n’est somme toute qu’un Dae’ch qui a réussi, monnaye ainsi le silence des puissances occidentales pendant que la Turquie, membre de l’OTAN et allié fidèle des États-Unis, soutient activement la rébellion islamiste.

Une nouvelle guerre de religion

Tout cela peut paraître bien lointain dans le temps et l’espace. Il s’agit là d’une erreur de perspective qui peut s’avérer tragique. Sept millions de musulmans sont présents sur notre territoire. Selon le général Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, un millier de combattants islamistes en Syrie sont revenus dans l’espace Schengen. Peut-être pas uniquement pour raconter leurs campagnes à leurs petits-enfants. Nous sommes en guerre et nous refusons de l’admettre. Comme vient de l’écrire Mgr Ravel, évêque aux Armées, dans l’Hebdo Paris Notre-Dame, cette guerre est une guerre de religion. [Lire la suite]"

Posté le 30 juin 2015 à 07h05 par Michel Janva | Lien permanent

29 juin 2015

Financement de mosquées par la mairie de Paris

Communiqué de Wallerand de SAINT JUST, Secrétaire de la fédération FN-RBM de Paris, Tête de la liste FN-RBM aux élections régionales en Île de France :

"Alors qu’il manquait 400 millions d’Euros dans le budget municipal de cette année et qu’un trou de 300 millions est déjà annoncé pour le prochain exercice, la Mairie de Paris déclare réfléchir à de nouveaux moyens pour financer la seconde phase des travaux de l’Institut des Cultures d’Islam.

Que l’on ne s’y trompe pas, derrière cette hypocrite dénomination culturelle, il s’agit bien de la construction de mosquées dont la ville de Paris est le maitre d’œuvre dans le XVIIIe arrondissement de la capitale.

Conçu au départ pour régler le scandale des prières de rues de la Goutte d’Or, le projet initial prévoit la construction de deux bâtiments avec au rez-de-chaussée une vocation culturelle et à l’étage, la véritable raison de ce projet immobilier public, des salles de prières destinées à être revendues à des associations cultuelles. Un seul des deux bâtiments a pour l’instant vu le jour. Le second, et par conséquent la seconde mosquée, se cherche un moyen de financement, public bien évidemment.

Le bâtiment actuel a déjà coûté officiellement 13,5 millions d’Euros aux contribuables parisiens. On parle pour l’ensemble du projet d’un coût final de 22 à 28 millions d’Euros. Des ajouts, sous forme de subventions, ont dès maintenant été votés ces derniers mois en Conseil de Paris, à l’exemple de cette rallonge de 600 000 Euros pour que les sanitaires prévus soient remplacés par un modèle « à la turc », convenant mieux aux usagers. [...]"

Posté le 29 juin 2015 à 13h45 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (6)

Le destinataire du selfie macabre : un Français inconnu des services

Rien n'est sous contrôle :

"Le Français Yunes-Sébastien V-Z., 30 ans, à qui Yassin Salhi a envoyé son "selfie" macabre après avoir décapité son patron près de Lyon, n'avait pas été repéré par les services de renseignement avant son départ pour la Syrie en novembre dernier".

Né en 1985, ce technicien en logistique diplômé de l'IUT de Besançon s'est converti à l'islam au milieu des années 2000, adoptant le prénom musulman de Yunes qu'il a fait inscrire sur sa carte d'identité.

Posté le 29 juin 2015 à 11h27 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Une dizaine d'imams expulsés en 2015

Mais surtout, pas d'amalgame :

"Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a déclaré ce lundi sur Europe 1 que 40 imams "prêcheurs de haine" avaient été expulsés de France depuis 2012, dont une dizaine depuis le début de l'année.

"Nous avons depuis 2012 expulsé 40 prêcheurs de haine et imams. Dans les cinq années précédentes, il n'en avait été expulsé que 15", explique le ministre.

"Depuis le début de l'année, il y a 22 dossiers qui sont en cours d'instruction, et une dizaine d'imams et de prêcheurs de haine qui ont été expulsés", ajoute-t-il. Tout "prêcheur de haine qui a vocation à rester en France, s'il est étranger il sera expulsé, je le fais systématiquement", dit le ministre.

Interrogé sur la volonté du gouvernement de fermer la centaine de mosquées salafistes dont certaines nourrissent le djihadisme terroriste, il répond : "s'il y a des associations qui gèrent ces mosquées et dont la totalité des membres poursuivent un objectif d'appel à la haine et d'incitation au terrorisme, ces mosquées seront dissoutes". Des dossiers sont actuellement en cours d'expertise, précise Bernard Cazeneuve."

Posté le 29 juin 2015 à 11h16 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (9)


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