27 mai 2016

Un militaire français agressé : pas d'amalgame

Il s'agit d'un sous-officier du 8ème RPIMa de Castres :

"Un militaire du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Castres, dans le Tarn, a été violemment agressé jeudi soir à l’arme blanche. Il faisait une marche d’entraînement, seul et en uniforme, à une trentaine de kilomètres de sa caserne, à Saint-Julien-du-Puy, lorsqu'il a été abordé par deux hommes.

Selon nos informations, ces derniers lui auraient reproché les bombardements français en Syrie, avant de le frapper à coups de poing et de lui asséner deux coups de cutter. Le soldat a été hospitalisé dans un état grave. Ses agresseurs ont pris la fuite et sont activement recherchés."

Posté le 27 mai 2016 à 11h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (0)

Stéphane Ravier interpelle Manuel Valls sur l'interdiction de l'UOIF

Posté le 27 mai 2016 à 07h57 par Michel Janva | Lien permanent

Pierre Bédier (LR) a-t-il acheté des voix de musulmans salafistes ?

Unknown-17Lu dans Valeurs Actuelles :

"Comme l'a révélé le Canard enchaîné, le parquet de Versailles a ouvert une enquête sur le financement d'une mosquée d'inspiration salafiste à Mantes-la-Jolie. L'ancien maire et président du Conseil départemental, Pierre Bédier (LR), a offert à prix d'ami le terrain de construction de l'édifice religieux et embauché le recteur rigoriste comme "agent de médiation". En échange, ce dernier invite ses fidèles à voter de la "bonne manière". [...]"

Posté le 27 mai 2016 à 07h31 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (5)

24 mai 2016

Fabien Engelmann : il y a plein de choses à faire pour que les femmes n'avortent pas

Fabien Engelmann, maire FN de Hayange en Moselle, est interrogé par Le Rouge et Le Noir. Extrait :

"Vous êtes fortement engagé dans la défense de la cause animale. Comment cet engagement vous pousse-t-il à réfléchir aux questions de la défense de la vie humaine, particulièrement lors de sa conception et de sa fin naturelle ?

Images-2Je suis très attaché à toutes formes de vie et à toute souffrance, mais je suis surtout attaché à la vie existante plutôt qu’à celle qui pourrait être ou ne plus être. C’est dans ce sens que je me concentre plus sur la torture animale, les conditions d’élevage horrible et le manque de respect pour les animaux. C’est tout ce mal qui leur est fait qui me révolte, et c’est d’ailleurs pour cela que je suis plus qu’admiratif du dévouement et de l’engagement de Brigitte Bardot depuis tant d’années.

Mais c’est aussi parce que je suis attaché au déroulement de la vie que je considère qu’il ne faut pas revenir sur le droit des femmes à mener la vie qui leur convient. Il n’est, pour moi, absolument pas question de remettre en cause la loi Veil et les françaises doivent disposer de leur corps comme elles le souhaitent. Par contre, je condamne évidemment l’avortement abusif alors que la contraception n’a jamais été aussi accessible qu’aujourd’hui.

La situation actuelle ne provient que d’une seule source : la manque de réelle politique familiale, basée sur l’aide des femmes en difficulté, la gestion des pressions familiales, des moyens financiers et des structures adaptées, des aménagements de travail, etc. Il y a plein de choses à faire pour que certaines femmes qui décident aujourd’hui d’avorter, puissent prendre une autre décision avec des conditions et des aides adaptées.

Concernant la fin naturelle ou assistée de la vie, je pense que la loi Léonetti répond pour le moment à cette problématique très délicate. Valider l’euthanasie pourrait entraîner tellement d’abus, et c’est pour cela que, bien que très ouvert à la réflexion et au débat, je pense que ce sujet de société ne devrait pas être pris à la légère et je n’ai pas la prétention d’avoir pour le moment une réponse tranchée à ce sujet.

L’islam doit se conformer aux règles de la République affirment de nombreux élus. Si l’islam faisait son aggiornamento, faudrait-il alors le laisser devenir de plus en plus présent, voire majoritaire, dans notre pays ?

Pour répondre à votre question, je ne pense pas que les « gaulois » se laisseront faire face à la destruction de leur culture, de leur religion et de leurs lois. Les Français réagiront, je l’espère en tout cas. La France, et notre civilisation, ont une culture et des racines chrétiennes, et elles entendent bien les conserver. Il est certain qu’avec les vagues d’immigration clandestine que subit notre pays, et donc la démographie qui en découlera, nous allons devoir faire face à une croissance exponentielle de cette religion en France, et dans toute l’Europe en général. Si l’on s’entête à ne pas recréer nos frontières, à ne pas avoir une politique claire sur les migrations - notamment économiques - l’Islam deviendra majoritaire en France, c’est inéluctable.

Il nous faut être inflexibles et stopper net cette immigration massive. Nous sommes déjà dans une conjoncture difficile : entre attentats, quartiers sensibles où règnent d’autres règles que celle de la République, revendications religieuses voire parfois raciales et grignotage de notre laïcité, nous nous rapprochons de plus en plus d’un islam de conquête. Il est temps pour les musulmans de France de prouver qu’ils se désolidarisent de ces pratiques et placent la France avant leur confession. [...]"

Posté le 24 mai 2016 à 21h06 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

21 mai 2016

Le défi principal c'est la survie de notre mode de civilisation mis en cause par les soixante-huitards et les islamistes

Interrogé dans le FigaroVox, Charles Beigbeder déclare :

Unknown-5"Je considère obsolète le clivage droite / gauche: c'est un héritage dépassé de la guerre froide. Aujourd'hui, le défi principal de notre continent, c'est la question culturelle: la survie de notre mode de civilisation mis en cause à la fois par les déconstructeurs héritiers de mai 68 (et plus profondément de la Révolution française) et en même temps par les islamistes radicaux. Il faudra donc qu'un jour se réunissent tous ceux qui veulent que la France continue à vivre et porter des fruits en tant que civilisation. C'est ce que j'essaie de faire, à mon humble niveau, avec l'Avant-Garde. Mais la préservation de notre culture devrait faire émerger en France un courant conservateur (au sens propre du terme) c'est-à-dire une fédération de personnes qui chérissent notre culture et s'unissent pour la transmettre par la famille, l'école et la nation qui restent les trois réalités qui forment l'armature d'une société. Là sont les véritables enjeux.

Il y a, bien sûr, d'autres clivages tout aussi pertinents, même s'ils me paraissent secondaires par rapport à la question culturelle: celui qui oppose les mondialistes aux souverainistes au plan politique, ou encore les étatistes aux libéraux sur le plan économique. Le clivage droite / gauche est donc bel et bien dépassé et je ne suis pas du tout sûr que mon analyse corresponde à la grille de lecture de Marine Le Pen puisqu'elle prend de plus en plus ses distances avec la défense de la famille, qu'elle est étatiste en économie là où je prône la liberté d'entreprendre, et qu'elle soutient une laïcité sectaire là où je souhaite que le sentiment religieux puisse s'exprimer librement dans l'espace public, dans le respect du bien commun."

Posté le 21 mai 2016 à 18h05 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (12)

20 mai 2016

"À Saint-Denis, l'islamisation est en marche"

FCe n'est pas un communiqué des Identitaires mais un reportage de Nadjet Cherigui dans Le Figaro. Elle y parle de «Molenbeek-sur-Seine», des trottoirs transformés en une mosaïque de tapis de prière...

 

Posté le 20 mai 2016 à 16h01 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (14)

Terrorisme : "si l’on ne raisonne qu’en termes de sécurité, on va dans le mur"

Patrick Calvar, patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a été auditionné le 10 mai par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale. Extraits :

Unknown-3"La France est aujourd’hui, clairement, le pays le plus menacé. Je vous rappelle qu’un des numéros de la revue francophone de Daech, Dar al Islam, titrait en une : « Qu’Allah maudisse la France ». De leur côté, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), en tant qu’organisation héritière du Groupe islamique armé (GIA) des années 1990, considère toujours la France comme l’ennemi numéro un et Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) nous stigmatise de la même façon. La menace est par conséquent, j’insiste, très forte ainsi que l’ont montré les attentats de janvier et de novembre 2015. Elle est très forte également hors du pays ainsi que nous avons pu le constater avec les attentats de Bamako, de Ouagadougou et, plus récemment, de Bassam, en Côte d’Ivoire. [...]

Nous savons que Daech planifie de nouvelles attaques – en utilisant des combattants sur zone, en empruntant les mêmes routes qui facilitent l’accès à notre territoire – et que la France est clairement visée. Daech se trouve dans une situation qui l’amènera à essayer de frapper le plus rapidement possible et le plus fort possible : l’organisation rencontre des difficultés militaires sur le terrain et va donc vouloir faire diversion et se venger des frappes de la coalition.

Si les attentats de novembre dernier ont été perpétrés par des kamikazes et par des gens armés de kalachnikov ayant pour but de faire le maximum de victimes, nous risquons d’être confrontés à une nouvelle forme d’attaque : une campagne terroriste caractérisée par le dépôt d’engins explosifs dans des lieux où est rassemblée une foule importante, ce type d’action étant multiplié pour créer un climat de panique. [...]

Pas moins de 645 ressortissants français ou résidents en France sont présents dans la zone syro-irakienne. Parmi eux, nous comptons 245 femmes, qui ne participent pas aux combats, et 20 mineurs qui, au contraire, s’y livrent. Ils sont donc moins de 400 à participer à des opérations militaires. Par ailleurs, 201 individus sont en transit, soit à destination de la Syrie, soit de retour de Syrie pour la France. Nous recensons 173 Français présumés morts – chiffre sans doute inférieur à la réalité, mais il est très difficile d’obtenir des indications précises du fait des bombardements. Deux cent quarante-quatre personnes sont revenues de la zone syro-irakienne en France. Enfin, 818 personnes manifestent l’intention de se rendre sur place.

[...] Je souhaite maintenant vous faire part d’une réalité totalement inconnue ou en tout cas jamais soulignée : nous recensons quelque 400 enfants mineurs dans la zone considérée. Les deux tiers sont partis avec leurs parents, le tiers restant étant composé d’enfants nés sur place et qui ont donc moins de quatre ans. Je vous laisse imaginer les problèmes de légalité que posera leur retour avec leurs parents, s’ils reviennent, sans compter les réels problèmes de sécurité car ces enfants sont entraînés, instrumentalisés par Daech : une vidéo est sortie récemment, en français, qui les met en scène en tenue militaire. Ces enfants sont ainsi conditionnés ; il faut savoir également qu’ils s’entraînent aux armes à feu. Nous disposons de vidéos montrant des enfants qui exécutent des prisonniers ; ainsi, sur l’une, on voit un Français de onze ou douze ans – sans manifester aucune émotion – tirer une balle dans la tête d’un individu que Daech suppose être un agent des services israéliens. Il va donc falloir, j’insiste, s’occuper de ces enfants quand ils reviendront.

Pour ce qui est de l’aspect judiciaire, pour la seule DGSI, nous recensons 261 dossiers concernant plus de 1 000 individus. Nous avons procédé à plus de 350 interpellations. Au moment où je vous parle sept personnes sont gardées à vue. Chaque semaine nous interpellons des gens. Plus de 220 sont mises en examen, plus de 170 ont été écrouées et plus de 50 placées sous contrôle judiciaire. Enfin, depuis août 2013, mon service a bloqué 15 projets terroristes en France.

Nous ne prenons souvent en considération que les Français ou les personnes résidant en France. Or nous sommes désormais obligés de réfléchir dans le cadre plus large de la francophonie. En effet, de nombreux Nord-Africains se trouvent dans les zones considérées : beaucoup de Tunisiens, un peu moins de Marocains et d’Algériens. Ils ont la capacité de venir très facilement sur notre territoire et la plupart sont francophones – on l’a vu avec les Belges qui ont opéré en France. Ils ont aujourd’hui un intérêt particulier à s’installer en Libye. Sachez qu’il y a quelques semaines, pour la première fois, nous avons interpellé trois individus qui partaient pour la Libye, ce qui signifie que des filières pourraient se mettre en place puisque pour cela il suffit qu’une personne s’y rende et fasse ensuite appel à ses amis. Actuellement, quelques Français se trouvent dans la zone libyenne. Un mouvement s’amorce, et il faudra compter avec ceux qui quitteront la Syrie pour la Libye plutôt que pour l’Europe. [...]

Cela d’autant que l’Europe est en grand danger : les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l’ultra-droite qui n’attend que la confrontation. Vous rappeliez que je tenais toujours un langage direct ; eh bien, cette confrontation, je pense qu’elle va avoir lieu. Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements intercommunautaires. La tentation des populismes, la fermeture des frontières, l’incapacité de l’Europe à donner une réponse commune, l’incapacité à adopter une législation applicable en tous lieux, nous posent d’énormes problèmes. Et je note, de plus en plus, une tendance au repli sur soi. [...]

Il y a trente ans ou plus, on a fermé les yeux sur les premiers incidents survenus dans les banlieues. Cela a abouti à ce que les zones concernées soient dirigées par de petits caïds – il s’agissait de délinquance et elle n’affectait pas le consensus social. Aujourd’hui nous nous trouvons dans une situation de « conscientisation » d’une partie d’entre eux. Comment expliquer qu’un voyou qui, toute sa vie, n’a eu pour idée que de voler son voisin pour pouvoir jouir de l’existence, va tout à coup basculer dans un extrémisme morbide puisqu’il va l’amener au sacrifice de sa vie. C’est pourquoi j’estime que si l’on ne raisonne qu’en termes de sécurité, on va dans le mur. La sécurité est en effet une sorte de SAMU : or un SAMU a pour mission de vous conduire vivant à l’hôpital mais pas de vous soigner.

Pour être franc avec vous : je crains cent fois plus la radicalisation que le terrorisme. Avec le terrorisme, nous prendrons des coups mais nous saurons faire face – nous avons connu des événements très graves tout au long de l’histoire – ; mais cette radicalisation rampante qui va bouleverser les équilibres profonds de la société est à mes yeux beaucoup plus grave.

[...] Sans prévention nous n’y arriverons pas. Cependant, les individus en question sont largement inaccessibles au discours. Les gamins se « shootent » aux vidéos de Daech. J’aurais pu, pour cette audition, apporter et projeter une de ces vidéos, par exemple « Tends ta main pour l’allégeance ». Leur capacité d’attraction est extraordinaire. Face à cela, nous disons à ces gamins d’aller à la mosquée, alors qu’ils ne comprennent pas tout ce qu’ils y entendent, ne connaissant souvent rien à l’islam et au Coran. Le décalage est très grand. Il faut trouver des gens qui soient crédibles auprès d’eux. C’est difficile avec les repentis car, pour eux, un repenti est un traître. [...]"

Posté le 20 mai 2016 à 08h07 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

18 mai 2016

Puisse le pape François rencontrer réellement la France périphérique et l’écouter

Gabrielle Cluzel réagit aux propos du pape François sur la France :

"Le pape, selon La Croix, se rendra en France après l’élection présidentielle : Paris et sa banlieue, Lourdes, et peut-être Marseille. Les catholiques français ne peuvent que s’en réjouir. D’abord parce que la visite d’un pape est toujours pour eux une joie. Ensuite parce qu’il semble, au vu de ses déclarations récentes au même journal, que le Saint-Père connaisse mal la France.

La France, dit-il, « exagère la laïcité ». « Si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire. » La laïcité serait en effet bien cruelle de forcer un pauvre sikh à ôter son turban, un malheureux bonze à enlever sa robe orange. Alors, n’est-ce pas, « si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire ». Sauf qu’une chose est le principe, une autre le contexte : certaines, à l’inverse, voudraient ne pas le porter, mais ne peuvent pas le faire. Et la prolifération, la généralisation, la multiplication autoritaire de ce voile marginalise ces dernières un peu plus chaque jour. Le pape, s’il le savait, ne cautionnerait certainement pas cette aliénation de la femme.

On peut reprocher à la laïcité française d’exagérer, on peut surtout lui reprocher de ne pas gérer. Fébrile et impuissante, elle tente sans succès de faire rentrer dans la camisole qu’un catholicisme docile avait bien voulu enfiler un islam autrement impérieux, qui ne s’embarrasse pas de nuances subtiles entre le temporel et le spirituel (...)

« L’Europe, oui, a des racines chrétiennes », dit-il encore, « mais quand j’entends parler des racines chrétiennes de l’Europe, j’en redoute parfois la tonalité, qui peut être triomphaliste ou vengeresse. Cela devient alors du colonialisme. » Ainsi parle le père qui se sent investi du devoir de rabattre le caquet de ses enfants pleins de morgue, écrasant leur prochain de leurs certitudes.

Mais la réalité est tout autre. Ses ouailles françaises sont raillées par les médias, bafouées par le gouvernement, tiennent lieu de tête de Turc à « l’élite » en général. Au point que beaucoup ne croient plus en eux et sont rongés par le doute. Celui qui se noie fait rarement montre de « triomphalisme », trop occupé à garder la tête hors de l’eau (...) Et, comme tous les souffre-douleur, ils aimeraient parfois se jeter dans les bras de leur père pour être consolés, raffermis, défendus.

« L’Europe connaît un grave problème de dénatalité. […] Un vide démographique s’installe. En France, toutefois, grâce à la politique familiale, cette tendance est atténuée. » De quelle politique familiale parle-t-il ? Démembrée, charcutée, en lambeaux… elle n’est plus qu’un ancien souvenir.

Ce pape exhorte à aller « aux périphéries ». Il sait tendre lui-même la main aux marginaux, y compris aux « marginaux » du politiquement correct, comme le montrent son geste vers la fraternité Saint-Pie-X ou, dans un autre genre, son soutien au cardinal Barbarin. Mais il faut qu’il n’ait parlé et échangé qu’avec le cœur du système dominant pour avoir fait sienne cette vision de la France. Puisse-t-il rencontrer réellement, lors de sa visite, la France périphérique et l’écouter, loin du village Potemkine que l’on voudra lui présenter"

Posté le 18 mai 2016 à 09h41 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (33)

17 mai 2016

Le CFCM s'acoquine avec les Frères Musulmans

Devant les composantes de l'islam de France réunies au Bourget, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) a ouvert la porte à une réintégration en son sein de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), une émanation des Frères musulmans.

Anouar Kbibech, président du CFCM, a conclu un plaidoyer pour l'unité en tenant "à saluer la démarche de l'UOIF de réintégrer la direction collégiale de l'islam de France", dont elle avait claqué la porte en 2013.

"Le CFCM est en train d'étudier la manière de réintégrer l'UOIF dans ses instances", a déclaré Anouar Kbibech, très applaudi par le public du 33e rassemblement annuel des musulmans de France.

Posté le 17 mai 2016 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

15 mai 2016

La parole est aux Salafistes (2/2)

PPdP2-100x100Voici le deuxième volet de l'interview par Pierre Piccinin da Prata dans le Courrier du Maghreb et de l'Orient d'un imam proche de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris, sous le voile de l'anonymat (1er volet ici). Ce recteur montrait dans la première partie de l'interview que ce que les politiques appellent l'islam "de France" n'existe pas en réalité, car le vrai islam, c'est le salafisme. Ce qui montre bien à quel point l'islam tout court, le salafisme donc, est incompatible avec la France. Ici, l'imam s'applique à montrer l'islam tel qu'il doit être selon le coran, et tel qu'il n'est pas accepté par de nombreux musulmans vivant en Occident (ce qui laisse tout espoir pour leur conversion).

(L'entretien étant très long, il m'a fallu en couper de nombreux passages; pour une lecture plus claire et complète, il vaut mieux lire l'entretien complet dans le Courrier du Maghreb et de l'Orient.)

"Pierre Piccinin da Prata – Dans la première partie de notre entretien, vous avez défini l’Islam comme un ensemble de règles strictes, à suivre scrupuleusement ; des règles simples, précises, et qui ne souffrent aucune « interprétation », transmises par Dieu au Prophète Mohamed et rassemblées dans le Coran…

Faudrait-il donc ainsi réinterpréter le Coran en permanence, parce qu’il ne correspondrait « plus » à la modernité ?

 En quelque sorte, il faudrait, selon certains, le « moderniser », et en changer l’entendement, et donc l’enseignement qui ne devrait plus être le même que celui du temps du Prophète, un enseignement qui serait alors… obsolète ? La parole de Dieu serait obsolète ? C’est impossible ! Le Coran, en effet, n’a pas été écrit par les hommes, comme le furent la Tora ou les Évangiles : il est la parole de Dieu révélée à son Messager –la paix et la bénédiction sur lui.[...]

Le problème n’est pas que le Coran n’est « plus adapté » à notre temps ; c’est que la philosophie occidentale, qui s’est emparée du monde, est devenue la référence, y compris pour beaucoup de Musulmans. Or, cette philosophie est souvent en opposition avec le Coran et l’Islam.

Autrement dit, il faut faire un choix entre cette philosophie et l’Islam.[...]

Et c’est bien d’un code de lois qu’il s’agit en effet. Des règles simples, oui, et qu’il n’est nullement besoin de torturer et de tordre à travers des « interprétations » qui finissent et par en déformer le sens et par les détourner de leurs objectifs.

Ce sont les lois de Dieu. Un code simple, donné il y a plusieurs siècles, à des gens simples…[...]

D’où la perversité de « l’Islam de France », qui plie les lois de Dieu aux réalités d’une société qui n’est pas musulmane et à ses us et coutumes qui ne sont pas musulmans.

Le Coran n’a pas été inspiré et rédigé par des hommes, comme il en fut des livres des Juifs et des Chrétiens, qui sont corrompus d’erreurs. Il est incréé, révélé directement par Dieu. Éternel, irréfutable et irréformable.[...]

PPdP – C’est donc une condamnation irrévocable de « l’Islam de France » ?

J’entends certains pseudo-imams déclarer qu’il faut « réinventer » l’Islam en « réinterprétant » le Coran pour permettre aux Musulmans de vivre dans des sociétés qui ne sont pas musulmanes ; ils parlent « d’accommodations »…

Réinventer l’Islam ? Peut-on « adapter » le message de Dieu aux contingences matérielles ou sociétales ?

Les Musulmans qui vivent en France, ou ailleurs en Europe, devraient-ils suivre l’exemple des Chrétiens qui se sont très bien « accommodés » des « priorités » du XXIème siècle, à sa société de loisir et de paresse : ils ne font plus la prière, les églises sont désertées, des Catholiques acceptent l’avortement, ne respectent plus la période du Carême, divorcent et se remarient…[...]

Si les Chrétiens ont abandonné Dieu et leur religion, devons-nous en faire autant pour nous « intégrer » dans la société française du XXIème siècle ?[...]

PPdP – Alors… Très concrètement, pour en venir à présent au cœur de notre propos : l’enseignement du Prophète autorise-t-il ou ordonne-t-il le djihad armé ? L’usage de la violence est-il licite, selon les écritures, le Coran, les Hadiths ? Le Prophète et ses compagnons ont-ils pratiqué le djihad armé ? Et dans quelles circonstances ? Les Musulmans, aujourd’hui, doivent-ils prendre les armes pour promouvoir l’Islam ?

Oui, le djihad armé est permis par l’Islam ; il est même préconisé. Et il n’est pas que défensif, il n’est pas seulement autorisé quand les Musulmans sont attaqués. Contrairement à ce que prétendent certains imams qui veulent plaire à leurs maîtres républicains et contrairement à ce qu’affirment partout sur les réseaux sociaux des Musulmans ignorants et égarés qui cherchent à prouver leur intégration à une société laïque en expliquant que leur religion est une religion de paix. Non, l’Islam n’est pas une religion de paix au sens qu’ils croient ; il est avant tout la religion de la vérité.

Et, oui, le Prophète –la paix et la bénédiction sur lui- a pratiqué le djihad armé et pas seulement, comme l’affirment les ignorants ou les corrompus, pour se défendre de ses ennemis, mais aussi pour apporter la lumière de Dieu aux peuples mécréants.

Prétendre le contraire, c’est mentir.[...]

Et le Prophète –la paix et la bénédiction sur lui- a fait la guerre, pour se défendre, mais aussi pour porter la parole. Car Dieu, dans le Coran, dit : « Nous t’avons envoyé en tant que notre Messager, et pour convertir toute l’humanité. Mais beaucoup ne le savent pas. » [ndlr : Coran, 34, 28]

Est-ce que le djihad armé existe ? Oui, il existe ; et aucun ouléma ne l’a jamais contesté ni n’oserait le faire ; il serait parjure.[...]

Ainsi, le Coran dit encore : « Dieu a acheté aux Croyants leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattront au service de Dieu, tueront et seront tués. » [ndlr : Coran, IX, 111]

Les biens des ennemis vaincus peuvent être licitement partagés entre les Musulmans qui se sont battus au nom de Dieu. Le Prophète lui-même –la paix et la bénédiction sur lui- en a jadis reçu sa part : « Du moindre butin que vous aurez fait, un cinquième revient à Dieu, à son Prophète, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs en détresse. Dieu est tout-puissant. » [ndlr : Coran, VIII, 41]

Tout ceci peut apparaître inopportun aux non-croyants qui ignorent la lumière de Dieu et s’attachent à ces régimes où règnent des corruptions diverses et qu’ils qualifient de « laïcs » et de « démocratiques »… [...]

Mais, ceci, c’est la vérité en l’Islam. Sont menteurs et hypocrites ceux qui le dénient.

PPdP – Avez-vous bien conscience que ce discours va à l’encontre de la manière dont vivent la grande majorité des Musulmans en Europe ? Et qu’il s’oppose de front à l’Islam que défendent nombre d’imams « modérés » ? Il risque de choquer…

–  De quel  « discours » parles-tu ? Il s’agit du Coran !

Le Coran ne saurait aller à l’encontre des mœurs des Musulmans ; ce sont les mœurs de personnes qui se disent musulmanes, mais ne respectent pas la loi de Dieu, qui vont à l’encontre du Coran. Beaucoup de ces personnes de culture musulmane ont adopté les mœurs et le mode de pensée des pays où elles vivent, en Europe, et s’identifient peu à peu à ces mœurs et intègrent peu à peu ce mode de pensée, reniant ainsi l’Islam qui leur devient étranger et leur apparaît inacceptable car il est en rupture avec les valeurs de ces sociétés européennes dont elles ont adopté les coutumes et le mode de pensée.

Ce n’est pas mon discours qui les choquera ; c’est le Coran. [...]

PPdP – Des imams « modérés » affirment que l’Islam interdit de tuer une personne. La sourate « al-Isra » dit d’ailleurs qu’il ne faut pas détruire la vie qui est sacrée aux yeux de Dieu…

C’est tout simplement faux… et la sourate « al-Isra » [ndlr : Coran, XVII, 33] énonce un principe général, qui est précisé et délimité par d’autres sourates. Ces pseudo-imams manipulent les textes…

PPdP – Précisément ce qu’ils reprochent aux Salafistes… Alors, que dit exactement le Coran à ce propos ?

« Ne tuez personne sans une juste raison, car Dieu a fait la vie sacrée. » Voilà la citation exacte [ndlr : Coran, VI, 151] « Sans une juste raison… »

PPdP – L’État islamique a remis en vigueur les châtiments corporels. À ar-Raqqa [ndlr : la capitale de l’EI], on couperait les mains des voleurs… Vous cautionnez donc ce genre de pratiques ?

C’est la loi de Dieu. Le Coran dit : « Au voleur et à la voleuse, vous leur couperez la main, en punition de ce qu’ils ont volé. C’est le châtiment voulu par Dieu. Dieu est puissant et sage. » [ndlr : Coran, VI, 151]

Comment se ferait-il que le Musulman suivrait la loi de Dieu qui lui ordonne de ne pas consommer du porc, par exemple, et de faire les cinq prières quotidiennes, mais il rejetterait cette autre loi ? Le Musulman ne peut pas choisir les lois de Dieu qui lui conviennent et en rejeter d’autres. Qui est cet homme qui dirait « Cette loi de Dieu est mauvaise, et, celle-là, je ne l’appliquerai pas » ?

Un hypocrite, qui ne respecte de la loi de Dieu que ce qui l’arrange !

Cette loi de Dieu est sans ambiguïté. Ceux qui disent que c’est une loi du passé médisent de la loi de Dieu : les voleurs de l’époque du Prophète –la paix et la bénédiction sur lui- étaient-ils plus coupables que ceux d’aujourd’hui ? Quel serait, alors, aujourd’hui, leur châtiment selon la volonté de Dieu ?[...]

PPdP – Une autre sourate, très connue et abondamment citée à l’encontre du djihadisme dit qu’une personne qui tue une autre personne, c’est comme si elle avait tué tout le genre humain.[...]

Que dit exactement cette sourate ?

« Celui qui tue une personne non coupable d’un assassinat ou d’un péché, celui-là a agi comme s’il avait tué toute l’humanité. » Voilà le texte exact. Comme tu vois, c’est très différent : les meurtriers et les pécheurs n’échappent pas au châtiment. Voilà le véritable enseignement du Prophète –la paix et la bénédiction sur lui-, la véritable parole de Dieu.

Mais attends ! Ce n’est pas tout !

Les menteurs qui corrompent le texte du Coran se gardent bien de citer les premiers mots du verset : « Nous avons prescrit, pour les Enfants d’Israël, que celui qui tue une personne non coupable d’un assassinat ou d’un péché, celui-là a agi comme s’il avait tué toute l’humanité. » Comme tu le vois, cette règle ne concerne que les Juifs, et non les Musulmans. Elle n’a été édictée qu’à leur intention : si un Juif tue une personne innocente, c’est comme s’il avait tué toute l’humanité. Voilà ce que dit réellement ce verset. Honte à ceux qui l’on tronqué et manipulé ![...]

Le Coran hiérarchise sans ambiguïté les destinées humaines. C’est un fait qu’il faut accepter, car c’est la loi de Dieu.[...]

Pour bien entrer dans la mentalité de l'islam, il vaut mieux lire l'entretien entier sur le site d'origine. Je sauterai ici directement à la conclusion, très éclairante :

"PPdP – Pour conclure, faut-il comprendre que l’Islam est incompatible avec la démocratie et le mode de vie pratiqué dans les sociétés occidentales ?

Le premier ministre français, Emmanuel Valls, a dit que les Salafistes étaient en train de gagner la bataille idéologique et culturelle, contre l’Islam. Mais c’est tout l’inverse : c’est l’Islam qui est en train de se relever et de gagner la bataille contre l’islamo-laïcité voulue et imposée aux Musulmans de France par la culture impie de l’Occident, qui s’insinue pernicieusement dans les esprits au moyen de toutes les perversions qui la baignent ; et voulue par les autorités françaises, qui légifèrent pour emprisonner l’Islam et le canaliser.

Nombreuses sont les lois, en France et ailleurs en Europe, qui sont contraires à l’Islam et qui entravent la pratique de l’Islam. Les Musulmans doivent les combattre et faire triompher les lois de Dieu.

L’Islam, l’Islam véritable, le Coran, est justice et vérité. Il n’abandonne pas celui qui souffre parce qu’il est économiquement faible. Il n’accepte pas le monde occidental du capitalisme et du relativisme. Il n’y a de Dieu que Dieu. Il n’existe qu’une seule vérité et qu’une seule voie, celle du Messager de Dieu –la paix et la bénédiction sur lui- et celui qui s’en détourne perd sa vie ; et celui qui déforme l’enseignement de Dieu commet le premier et le plus grand des péchés."

A bon entendeur, salut. Si l'on veut vaincre cette idéologie excessivement dangereuse pour l'avenir de notre pays, il est urgent que les catholiques redressent la tête, et proposent la voie salutaire des Evangiles, car la nature a horreur du vide, et l'espace déserté par le catholicisme se remplit aussitôt d'islam. Il faut donc réintégrer d'urgence nos églises, se réapproprier la foi que nous avons déserté par confort, encourager nos prêtres à annoncer la Bonne Nouvelle de Dieu sans l'édulcorer, montrer que nous aussi nous avons une religion exigeante mais salvatrice et enfin, investir le politique de toute urgence. La balle est dans notre camp.

Posté le 15 mai 2016 à 14h29 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 mai 2016

La parole est aux Salafistes (1/2)

Pierre Piccinin da Prata, co-auteur du livre Le pays du Mal - Otages du djihad en Syrie 152 jours (l'Harmattan), a voulu interroger le salafisme sans a priori pour tenter de comprendre. Il a cherché des témoins fiables, avant d'interroger sous le couvert de l'anonymat un imam proche du recteur de la Grande mosquée de Paris, qui révèle que tout musulman authentique se retrouve... dans le salafisme, qui n'est rien d'autre que le véritable islam pratiqué par l'Etat islamique, et que l'islam "de France" tel qu'imaginé par nos politiques déconnectés n'est en rien le véritable islam.

Très intéressant et révélateur, l'entretien est aussi très long. J'ai dû y pratiquer des coupes sombres, hélas, mais les lecteurs intéressés pourront toujours le lire sur le site d'origine, Le courrier du Maghreb et de l'Orient .

"Pierre Piccinin da Prata – Ma première question concerne votre exigence de conserver l’anonymat dans le cadre de cette interview. Pour quelle raison n’avez-vous pas accepté de vous exprimer à visage découvert ?

Je suis convaincu qu’il est inutile que les Musulmans, en France (ou ailleurs en Occident), qui partagent la foi en l’Islam vrai se mettent en danger sans raison valable. Or, ce que je vais dire pourrait me valoir plus que des ennuis, me réduire définitivement au silence… Je pense à une arrestation… C’est très possible… Beaucoup de personnes ont été arrêtées, dans ce pays, simplement pour avoir voulu vivre l’Islam et pour avoir parlé en Musulmans. La presse n’en parle pas, mais ils peuplent les prisons de cette « démocratie » où prévaut la « liberté d’expression », comme tout le monde sait.[...]

La liberté d’expression, en France, est aujourd’hui à géométrie très variable…

Même au sein de la Fédération [ndlr : la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris], je fais très attention à ne pas me dévoiler et je reste prudent ; je ne me livre pas à tout le monde… Certains « imams » qui veulent montrer patte blanche sont tout prêts à dénoncer leurs frères. Certains, depuis les attaques, l’ont fait, déjà. Ils n’ont pas hésité à s’abaisser jusqu’à la délation, à dénoncer des fidèles de leur mosquée au poste de police de leur quartier, et à trahir ainsi l’Oumma [ndlr : la communauté des croyants, des Musulmans], pour se faire bien voir des autorités et conserver leurs prérogatives.

Après les attaques, les journaux ont titré : « Dans toutes les mosquées de France, on condamne la violence ! ». Mais bien évidemment ! Tous les corrompus se sont empressés de donner des gages ! C’était à qui en ferait le plus !

Le mois dernier, la Fédération a organisé un colloque, sur ce thème : « Le rôle de l’imam dans le maintien de la paix et de la stabilité sociale ».  L’imam comme agent de la « stabilité sociale » ! Tout un programme…

C’est très triste de devoir se méfier de ses propres frères.

Toi-même, quand nous avons préparé l’entretien, tu m’as dit à quel point tu avais eu du mal à trouver des Musulmans d’accord de s’exprimer honnêtement sur cette question… Les imams qui prêchent la vérité de l’Islam se cachent ; et ils ont raison. On n’entend plus nulle part un discours honnête. Mais la vérité continue de se transmettre, désormais sous le manteau, dans les caves où s’organisent les mosquées de la résistance

ImagesPPdP – Ma deuxième question, pour en venir droit au but : comment définiriez-vous le « Salafisme » ? En quoi peut-on le qualifier de « radicalisme » ?

Le Salafisme, c’est la pratique de l’Islam à l’identique du Prophète –paix et bénédiction sur lui- et de ses compagnons [ndlr : le terme « salaf », en arabe, signifie « celui qui précède » et désigne les compagnons du Prophète Mohamed et leurs descendants immédiats, sur deux générations].

Comment, dès lors, s’agirait-il de « radicalisme » ?

Ce sont plutôt ceux qui ne pratiquent pas l’Islam comme le Prophète qui se radicalisent. Ils se radicalisent dans le dévoiement, dans l’imperfection, dans le mensonge… Ils se radicalisent dans leurs perversions et plient l’Islam et ses règles à leurs dépravations, à leur paresse, à leurs désirs qu’ils ne peuvent s’empêcher d’assouvir au détriment de leur vie de Musulmans.

Contrairement à ce que prétendent nos détracteurs, la renaissance salafiste n’est pas une « réinvention » de l’Islam. Les Salafistes ne créent pas un « nouvel Islam » ; ils restaurent, en revanche, l’Islam enseigné par le Prophète et s’y conforment exactement. Les « inventeurs » de nouveaux Islams ou plutôt de « faux » Islams, ce sont les auteurs de fatwas [ndlr : « avis » prononcés par des religieux sunnites] ou ceux qui interprètent et innovent inconsidérément.

Ils nous accusent de créer un nouveau courant, dit « littéraliste ». Mais quoi de plus absurde ? Ils inversent les rôles et jouent sur les mots. Un courant « littéraliste », ça n’existe pas. L’application littérale des écritures, ce n’est pas un « courant » dans l’Islam. C’est l’Islam. Les « courants », dévoyés, ce sont ceux auxquels, eux, ils adhèrent.[...]

Ce qu’ils appellent « fondamentalisme », « radicalisme », « extrémisme »… c’est en réalité et tout simplement l’Islam pur, véritable, qui se conforme sans la moindre corruption, sans le moindre écart aux enseignements du Prophète – la paix et la bénédiction sur lui.

Leur « Islam modéré », ce n’est pas l’Islam. C’est autre chose… Un Islam partiel… Qui s’est en partie dissout dans le bruit du monde… [...]

Pourquoi qualifier les véritables Musulmans « d’islamistes » ? C’est inutile de trouver un autre nom que celui-ci : « Musulmans ». Ils sont les seuls Musulmans, ceux qui appliquent et accomplissent les enseignements du Prophète.

Ou bien on peut dire les choses autrement : tous les Musulmans sont des islamistes. Puisqu’ils accomplissent l’enseignement du Prophète et combattent pour l’hégémonie de l’Islam.[...]

Je réponds maintenant à la deuxième question que tu as soulevée : faut-il imposer le mode de vie enseigné par le Prophète à toute la société ?

C’est un autre devoir, pour tous les Musulmans, de défendre l’Islam et de le porter à tous les peuples, partout dans le monde.[...]

Donc, ceux qui se disent musulmans et qui osent condamner le djihad –je parle bien du djihad armé- sont des mécréants, tout simplement des hommes qui pervertissent l’Islam. Ce sont des paresseux ou des lâches, qui se trouvent des excuses pour ne pas accomplir leur devoir. [...] 

Et, quand je leur demande s’ils ont lu et appris le Coran, ils me répondent généralement que non ; qu’ils n’en ont pas le temps. Et, quand je leur lis alors les passages du Coran qui contredisent leur vision simpliste de l’Islam, celle d’un Islam débarrassé de tout ce qui gêne la société française du XXIème siècle, je peux voir l’incrédulité transformer les traits de leur visage… Ils sont alors bien désemparés ; ils ne savent plus quoi me dire, me répondre, et beaucoup s’en vont, rompent le dialogue, en se réfugiant dans l’erreur de leurs convictions et en me déclarant : « De toute façon, tu es un intégriste, un radical, et tu racontes n’importe quoi ! »[...]

C’est pour cette raison qu’aucun média n’ose nous donner la parole publiquement. C’est –je crois bien- la première fois qu’on pourra entendre nos arguments dans un média officiel comme le tien. Et c’est pour cette raison que ces « imams de la République » refusent toujours le débat public avec nous : ils savent que, si nous confrontions nos argumentaires, leur dévoiement et leur corruption de vaniteux seraient mis au grand jour… En même temps que leur ignorance et la pauvreté de leur foi : ce n’est pas le monde et ses errances qui nous commandent ; ce sont les enseignements du Prophète qui nous commandent, et nous devons résister aux errances du monde.

Pour terminer, sur cette question importante que tu m’as posée, j’ajouterai qu’il est aussi de notre devoir d’imposer l’Islam partout dans le monde, en montrant aux peuples le chemin vers Dieu, en leur expliquant les justes enseignements du Prophète ; mais aussi en combattant ceux qui se dressent contre l’Islam.

ImagesPPdP – Ce combat, c’est celui que mène en ce moment l’État islamique ? Considérez-vous l’État islamique comme légitime, selon les principes de l’Islam ? Cet État terroriste est-il en adéquation avec les enseignements du Prophète ?

Pourquoi qualifier d’emblée l’État islamique de « terroriste » ? Le terrorisme n’est pas une idéologie. Ce n’est ni le fondement ni le but de l’État islamique. Le terrorisme, c’est pour l’État islamique une stratégie de guerre…[...]

L’État islamique est un pays. C’est plus que cela ; c’est la communauté des Musulmans dans le monde, mais c’est en même temps un territoire déterminé, qui s’étend. Le gouvernement de ce pays se défend de ses ennemis, et il utilise le terrorisme. Ce n’est pas une religion, le terrorisme, ni une idéologie

Encore une fois : si l’État islamique est une organisation terroriste, alors, l’État français est aussi une organisation terroriste.[...]

Posté le 14 mai 2016 à 14h10 par Marie Bethanie | Lien permanent

12 mai 2016

Pause sourire

S

Posté le 12 mai 2016 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent

10 mai 2016

La lutte contre le djihadisme en France en est au stade de la pose de rustines

Manuel Valls vient de présenter son nouveau plan gouvernemental visant à lutter contre le terrorisme et la radicalisation. Pas moins de 80 mesures ! Xavier Raufer, spécialiste en criminologie répond à Boulevard Voltaire :

Posté le 10 mai 2016 à 08h01 par Michel Janva | Lien permanent

09 mai 2016

Hénin-Beaumont : la mairie FN autorise la construction d'une mosquée

Lu ici :

"Steeve Briois a choisi l’apaisement, une ligne radicalement différente de celle de la présidente du parti d’extrême-droite qui appelle pourtant depuis janvier 2015 au « gel de construction de toute nouvelle mosquée ». Un avis que ne partage pas la municipalité frontiste qui a délivré le permis de construire pour la nouvelle mosquée Ennasr le 7 mars dernier."

Posté le 9 mai 2016 à 08h17 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (25)

04 mai 2016

La photo du jour

Trouvée sur Liberté Politique :

UNE-PHOTO-QUI-PARLE-SEULE_visuel

"Ci-dessus sont montrées des personnes marchant pour atteindre leur but final, vivre dans un pays européen.

Cette photographie a fait le tour du monde mais combien de bien-pensants ont saisi la réalité qui s' en dégage ? Ils verront  7 hommes et 1 seule femme ... Jusque-là rien de spécial, bien que bizarre! Sauf qu'à bien y regarder, on remarque que cette femme, la seule aux pieds nus, souffrante, harassée, est accompagnée d'un 1 enfant et elle en porte encore 2 sur elle. Là est le problème ! Aucun des hommes ne lui vient en aide et sa souffrance ne les émeut pas. Pensez-vous vraiment que ce type d’ individu pourra s’ intégrer dans nos pays et respecter nos valeurs ? Poser la question, c'est déjà y répondre !"

Posté le 4 mai 2016 à 18h29 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (11)

03 mai 2016

La progression de l'UOIF en France

Joachim Véliocas était interrogé le 29 avril sur Radio Courtoisie au sujet de son dernier livre, Les Frères musulmans dans le texte. Il parle des musulmans "modérés" de l'UOIF, tels Tareq Oubrou, imâm de Bordeaux, et son acolyte, qui se font passer pour des républicains, tout en disant appartenir à l'internationale islamiste des Frères Musulmans, et de Camel Bechickh, président de l'association Fils de France .

 

Un deuxième extrait de l'émission, avec des révélations sur les profs de l'UOIF dans leurs collèges-lycées :

 

Posté le 3 mai 2016 à 23h50 par Marie Bethanie | Lien permanent

02 mai 2016

La mère d'une des victimes du 13 novembre ne veut pas que ses impôts servent à entretenir Abdeslam

IndexChloé Boissinot a été tuée par les balles des terroristes à Paris, sur la terrasse du Carillon le 13 novembre dernier. Quand sa mère, Elisabeth, apprend les conditions de détention de Salah Abdeslam et surtout, quand elle reçoit les impôts de sa fille, son sang ne fait qu'un tour et elle écrit à François Hollande, puis sur sa page Facebook, qu'elle ne paiera plus ses impôts car elle ne veut pas qu'ils servent à défendre l'assassin de sa fille :

"J'ai reçu un courrier au nom de Chloé. C'était les impôts qui lui demandaient de payer la somme de 900 €. C'est incroyable de recevoir ce type de lettre cinq mois après. [...] Quand j'ai appris que nos impôts serviraient à payer la détention d'Abdeslam, j'ai décidé d'écrire une lettre à François Hollande, je ne voulais pas garder ça en moi. Je ne veux pas que cet argent serve à défendre cet assassin (ndlr : assassin présumé). Vous savez, beaucoup de gens pensent comme moi mais ils n'ont pas forcément envie de se battre autant. Je parle en mon nom propre, je ne veux associer personne. Si je dois être punie, je le serai mais je veux que ce soit moi, pas les autres.[...]

J'ai écrit à François Hollande en lui disant que je ne paierais que si j'avais la certitude qu'aucun de ces euros ne serve à ce mec-là. Ce gars ne devrait même pas avoir de justice, on lui accorde trop d'importance. Tout le monde va se souvenir de lui et pas de nos enfants. Je suis en colère à cause de ça. Ce n'est pas mon travail à moi de payer tout son confort. Je suis prête à aller en prison si on ne me répond pas favorablement.[...]

On accorde beaucoup trop d'importance à ces tueurs. Ce mec est bichonné dans sa cellule et on le voit dans tous les médias. A chaque fois qu'on parle de lui c'est comme si on enterrait nos enfants. Il ne faut plus parler de lui jusqu'au procès car on lui donne une chance supplémentaire. Ceux qui sont en Syrie doivent bien rigoler, ils doivent se dire que la vie est belle en prison en France. [...] On ne parle jamais des blessés par exemple qui tombent dans l'oubli. Même mes petits enfants de quatre ans savent qui c'est Abdeslam. C'est très dur de revoir son visage chaque jour à la télé."

Posté le 2 mai 2016 à 19h40 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (24)

01 mai 2016

Gabrielle Cluzel : « L’islam sera le Titanic du féminisme… »

Gabrielle Cluzel répond aux questions de Charlotte d’Ornellas après la parution de son livre sur le féminisme Adieu Simone ! Les dernières heures du féminisme :

Posté le 1 mai 2016 à 22h13 par Michel Janva | Lien permanent

29 avril 2016

Les groupes terroristes profitent d'une véritable faiblesse de nos démocraties

Le colonel Bonneau, patron du GIGN, n'a pas mâché ses mots en clôture du forum Technology Against Crime (TAC) de Lyon ce vendredi

"Les groupes terroristes profitent d'une véritable faiblesse de nos démocraties, j'ose le dire (...) Le mode opératoire des terroristes est redoutablement efficace et très difficile à contrer, avec un "rapport coût-efficacité terrible pour nous. Ca peut taper n'importe où, n'importe quand, sachant qu'on attaque des cibles molles, pas renforcées. Le champ des possibles est très vaste.

Il faut être honnête et clair : on n'a pas vu en France les choses arriver. Malgré les attentats de Londres et de Madrid, malgré les événements en Afghanistan, au Pakistan. Si on ne les a pas vus, c'est parce que cela se passait loin de chez nous. Aujourd'hui, les ennemis vivent au contraire chez nous, dans nos villes et leurs banlieues. A part quelques personnages en novembre, tous ceux qui agissent sont Français. C'est avant tout une problématique de sécurité intérieure. C'est quelque chose qui nous a beaucoup surpris.

Ces terroristes vont rechercher un 11 Septembre 2.0. On est passé d'une entreprise centralisée et secrète à, aujourd'hui, une entreprise décentralisée qui marche sous forme de franchise."

Sera-t-il exécuté comme tous les militaires et agents de l'Etat qui osent dire la vérité ?

Posté le 29 avril 2016 à 18h07 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (12)

28 avril 2016

Abdelsam sifflé à Fleury par ce qu'il n'a pas eu le courage de se faire exploser

voilà qui décrit la réalité de nos prisons : 

"Salah Abdeslam, suspect clé des attentats de Paris, est arrivé hier soir à la prison de Fleury-Mérogis. Etselon les informations de BFMTV, le seul survivant du commando du 13 novembre a reçu un accueil particulier...

En effet, un syndicaliste du centre pénitentiaire a expliqué que le terroriste avait été sifflé par les autres détenus. Des détenus radicalisés, qui lui auraient reproché de ne pas avoir été jusqu'au bout, le soir des attaques de Paris, et de ne pas s'être fait explosé".

Posté le 28 avril 2016 à 23h08 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (0)

Pas envie d'acheter de la viande hallal ? (suite)

Un de nos lecteurs qui vit en Australie constate que, bien que les revendications islamiques soient moindres par rapport à la France, nombre de produits de consommation courante sont hallal quand même, et pas seulement la viande. Il nous invite à bien regarder les étiquettes (cliquer sur les images pour les agrandir) :

Linguinedes pâtes

 

 

 

 

 

 

 

 

Boursindes fromages

 

 

 

 

 

 

 

 

Sauce tomatedes sauces tomates

 

 

 

 

 

 

 

 

Liste non exhaustive. Les logos hallal sont assez divers, mais on peut en trouver des représentations ici.

Notre lecteur ajoute :

"En gros, 30% des pâtes vendues dans le commerce sont hallal. En ce qui concerne le fromage, c'est un peu pareil, peut être même pire : seule la marque du supermarché n'est pas hallal.

Pour le saumon fumé, nous avons encore 3 marques : Gold, Tassal (pour Tasmanie Hallal, c'est le plus gros producteur de saumon de la région) et la marque du supermarché. Les 2 premières sont hallal, la 2ème est en plus "kosher".
 
Plus surprenant, certains produits comme les médicaments ou "compléments de santé" peuvent être hallal...
 
Les "chocolats" de type Mars, Bounty, Twix ou M&Ms... sont tous hallal.
 
Pour revenir au fromage, si vous voulez acheter du boursin en Australie, vous aurez une bonne surprise : quand il passe la douane, un gentil employé du comité islamique vient lui coller une étiquette pour qu'il devienne hallal à son tour !"
Eviter de manger hallal lorsqu'on ne le souhaite pas est apparemment compliqué, mais peut représenter un geste de résistance à l'islamisation de notre pays.

Posté le 28 avril 2016 à 12h45 par Marie Bethanie | Lien permanent

La mosquée de Sorgues doit être détruite

Le tribunal correctionnel d'Avignon a décidé la démolition d'une mosquée construite à Sorgues. Les représentants de l'association la Renaissance culturelle sorguaise et la sérénité (sic) ont été condamnés pour avoir réalisé des travaux sans permis de construire et sans déclaration préalable. Ils écopent d'une amende de 100 euros par mètre carré de surface construite et doivent mettre les lieux en conformité avec le permis de construire délivré en avril 1989, ce qui implique la démolition, entre autres, de la mosquée.

Posté le 28 avril 2016 à 07h28 par Michel Janva | Lien permanent

27 avril 2016

Pas envie d'acheter de la viande hallal ?

L'abattage hallal, comme l'abattage casher d'ailleurs, outre le fait qu'ils sont barbares pour les animaux car effectués sans étourdissement préalable (ce mode d'abattage est pourtant obligatoire en France depuis 1964), ont en plus l'inconvénient de ne pas permettre la suture de l’oesophage, ce qui peut provoquer des régurgitations pouvant contaminer la viande par la bactérie E.Coli. ABATAGGE_HALAL
Breizh Info nous aiguille vers une application qui permet de savoir de quel abattoir provient la viande, et de connaître ainsi le mode d'abattage de l'animal : Vérifiez-abattage.fr permet, en entrant le code de l'abattoir, de savoir où et comment la bête a été abattue. Les informations proviennent de la liste d'abattoirs établie par l'OABA (Oeuvre d'Assistance aux Animaux d'Abattoir).

Etiquette_gdEt il reste toujours la possibilité de demander à son boucher.

Posté le 27 avril 2016 à 16h06 par Marie Bethanie | Lien permanent

26 avril 2016

La doctrine du djihâd wahhabite encore distribuée à la Fnac à Paris

Une constatation de visu de Joachim Véliocas, aujourd'hui à la Fnac des Halles à Paris :

"Malgré nos alertes des mois précédents, la Fnac continue à vendre les livres de base des djihadistes. En novembre dernier, Le Figaro avait confirmé nos informations sur la distribution de livres prônant la création d’une police islamique chargée de détruire les instruments de musique, ou justifiant le meurtre des non musulmans.

Aujourd’hui (26 avril 2016), la Fnac Les Halles distribue le livre L’Unicité de Dieu (éditions al Qalam, 2004) du fondateur du wahhabisme, Muhammad ibn Al Wahhab (1703-1792). C’est le livre de chevet de tous les salafistes djihadistes. Voici une de ses pages photographiée sur place Fnac Les Halles :

IMG_3052-e1461679343392"Allez en avant au nom de Dieu, faites la conquête pour Sa cause. Faites la guerre à ceux qui ne croient pas en Dieu (…) appelez-les à embrasser l’islam, s’ils résistent alors demandez l’aide de Dieu et faites-leur la guerre."

Joachim Véliocas sera l'invité de Radio Courtoisie vendredi 29, de 12h à 13h30.

Posté le 26 avril 2016 à 16h54 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (8)

En France, vis en Français !

Yves_roucaute_iafrateYves Roucaute, philosophe, professeur des universités, agrégé de science politique et de philosophie, écrit ce qui suit sur le sujet brûlant du multiculturalisme en France :

"Quand je suis ici, je ne jeûne pas ; quand je suis à Rome, je jeûne le samedi ; où que tu sois respecte l’usage local, écrit saint Augustin, en 396, au prêtre Casulanus. Bref : à Rome, vis comme les Romains. Le bon sens. Se plier à la culture du pays d’accueil, avec ses obligations et interdits, va de soi dans la plupart des pays. Qui oserait violer les règles de bienséance au Japon ? Qui, dans les pubs anglais les plus embrumés par l’alcool, s’adonnerait au crime de lèse-majesté envers la reine sans craindre d’être la cible du jeu de fléchettes ou d’un vol de cannettes ?

Curieusement, certains pensent qu’en France, il faudrait ne pas vivre comme les Français. Passons sur ces islamistes cheikhistes, proches du pouvoir saoudien, et salafistes, proches des Frères musulmans, qui prônent multiculturalisme et droit à la différence. Cocasse. Dans les pays où ils règnent, que ne défendent-ils cette idée ! Pourquoi une femme ne peut-elle se passer de tuteur en Arabie Saoudite ? Ni prendre le volant ? Ni refuser de porter l’abaya, cette robe noire couvrant l’ensemble du corps, sous peine de voir les muttawa, chargés de la répression du “vice”, la réprimer violemment ? Dire son christianisme ? 75 à 400 coups de fouet. Ne pas respecter le ramadan, changer de religion ? Décapitation possible. Des procès tribaux du Pakistan au totalitarisme du Hamas à Gaza, où est le multiculturalisme revendiqué à Paris ?

Le modèle du multiculturalisme serait constitutif de la nation américaine communautariste, nous dit-on plus sérieusement. Deux arrêts de la Cour suprême, en 1973 (San Antonio Independent School District v. Rodriguez) et 1974 (Milliken v. Bradley), qui justifièrent la politique de “discrimination positive” des “minorités” et de leur culture, avec affirmative actions, quotas, politically correctness, renforcerait cela.

Multiculturalisme ? Pas sûr. Assimilation à l’américaine plutôt. Un “creuset” éthique qui cimente les communautés, pas une maison de tolérance. Pour être naturalisé ? Avoir une “bonne moralité” conforme aux moeurs américaines pendant cinq ans, lire, écrire, parler et comprendre l’anglais, connaître les grands moments de l’histoire américaine et les institutions laïques. Avec un serment de renoncement à toute allégeance étrangère et de foi dans les valeurs universelles données par Dieu.[...]

Et, depuis mars 1994 (arrêt Hopwood v. State of Texas), c’est la débandade du politiquement correct. La Cour suprême a interdit la prise en compte du facteur racial dans l’enseignement supérieur. En novembre 1996, 55 % des électeurs californiens mettent fin aux programmes sociaux de discrimination positive. Les autres États suivent. Communautés, d’accord, culture américaine, d’abord.

Et la France ? Première nation civique du monde, modèle des Pères fondateurs américains, elle est fondée depuis Clovis sur l’assimilation. Sa force ? Sa « virtù », disait Montesquieu, son éthique : valeurs universelles et laïcité d’origine judéo-chrétienne, mémoire commune du grand récit historicomythique depuis les Gaulois, coutumes locales et patriotiques, mode de vie généreux. À l’intérieur de ce cadre : « Fais ce que tu veux. »Une culture qui rend le Français plus sensible que l’Américain aux dérives qui menacent sa République. La burqa ? Un droit pour les femmes de la communauté musulmane, déclare Obama qui ignore les ruses de la tyrannie. Quand bien même un individu voudrait être esclave, cela ne se peut, tonne le Frenchie. Pas sur ses terres. Ses terres spirituelles. Ses terres laïques. En France, depuis plus de mille ans : vis comme un Français. Ou sors. Et si la France un jour meurt, ce sera de l’oublier."

La France est en train de l'oublier, contrainte et forcée.

Posté le 26 avril 2016 à 16h38 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (9)

Il faut abolir les lois antiracistes pour pouvoir critiquer l’islam

Sobhy Gress, président de l’association Solidarité Copte-Europe, organisait samedi dernier, en partenariat avec l’AED, SOS Chrétiens d’Orient et Valeurs actuelles, un colloque sur le thème « SOS, Orient-Occident, Libertés en péril ». Il a été interrogé par Louis Lorphelin dans Présent. Extrait :

"Comment voyez-vous l’évolution de la France à court et moyen termes, due notamment à l’invasion migratoire de population majoritairement musulmane ?

A moins que les Français ne réagissent en 2017 en ne votant ni gauche, ni Républicains, ils seront soumis et dominés par le politiquement correct. S’ils font le bon choix en 2017, il subsiste encore un espoir de redresser la France. Pour cela, les Français doivent changer leur façon de comprendre la politique. Ils doivent exiger de leurs dirigeants l’usage du référendum pour tout ce qui touche la nation, l’identité, les traditions chrétiennes. Il faut abolir les lois antiracistes pour rétablir la liberté d’expression et pouvoir critiquer l’islam. Il faut concevoir des enfants, aussi. Enfin, une arme très efficace contre l’islam, c’est l’affirmation de sa foi chrétienne et de son identité française dans la société, coûte que coûte. C’est en consentant au martyre que nous, chrétiens d’Orient, avons pu survivre à quatorze siècles d’islamisation. [...]"

Posté le 26 avril 2016 à 12h21 par Michel Janva | Lien permanent

Marseille : une synagogue transformée en mosquée

Lu sur Novopress :

"La synagogue Or Thora, dans le centre ville de Marseille, va être transformée en mosquée ! Cette information, stupéfiante, est ce matin à la une du quotidien La Provence, qui a mené l’enquête. Cette synagogue située 14 rue Saint-Dominique, dans le quartier Saint-Charles – à Marseille, la gare est au cœur de la ville – est en train d’être achetée par l’association Al Badr, « association islamique à but non lucratif créé en septembre 2009 suite à une volonté d’acquérir des lieux permettant aux musulmans de pratiquer leur culte ». Le compromis de vente a été signé et le transfert de propriété devrait aller très vite : la mosquée pourrait remplacer la synagogue dès le mois prochain.

Explication donnée par La Provence, le « transfert des populations » : « La communauté juive diminue au fil des années au centre ville. […] Les Maghrébins sont omniprésents et l’islam (250 000 musulmans à Marseille, dont 10 % de pratiquants) est la religion ultradominante, loin devant le judaïsme. » Ce que Zvi Ammar, président du Consistoire israélite de Marseille, confirme : « Ce qui arrive est dû au transfert des populations. Depuis dix ans, les juifs de Marseille vont du centre ville vers les 8e, 9e, 10e ou 13e arrondissement. Une autre population est venue habiter dans le centre ville. On est dans un mouvement de population naturel »… En clair : les juifs quittent le centre ville devant la pression démographique des musulmans ! [...]"

Posté le 26 avril 2016 à 08h09 par Michel Janva | Lien permanent

25 avril 2016

Le CFCM n’ignore rien des salafistes d’Avignon. Ses membres en sont des acteurs

Le reportage de Paris-Match évoqué ici en janvier dernier sur Avignon, la cité des Salafistes, n'est pas passé inaperçu si bien que le journaliste, Djaffer Ait Aoudia, a été traité d'impie, de traître, de mécréant et a fait l'objet de prêches dans les mosquées appelant à le maudire. Ne craignant rien, il revient à la charge pour un complément d'enquête tout aussi terrifiant :

"(...) Je viens voir si des mesures ont été prises pour freiner la montée des « émirs » et autres « émirs en chef », qualifiés pour prendre en main petits voyous et gamins perdus. Notre document avait fait réagir les autorités locales, la préfecture avait diligenté une enquête (...) Un habitant, un Blanc, peut-être le dernier du quartier, balade son chien. Il accepte de me donner une indication : « Si les chefs sont encore là ? Ils partiront quand les poules auront des dents ! Allez voir à la mosquée d’à côté… » C’est la mosquée du quartier Saint-Jean (...)

Depuis janvier, la mosquée organise même des « séances de baptême collectif ». Trois personnes sur quatre à avoir plongé du côté obscur et violent de la religion se recrutent désormais parmi les convertis. Rien à voir avec les délinquants, passés directement du ­trafic à Allah. Mais ces anciens chrétiens, ces ex-athées, sont déjà surnommés « les machines à tuer » ou « les déjà morts »… Je me souviens de ma rencontre avec l’un d’eux. C’était après l’assassinat de l’humanitaire américain de 26 ans Peter ­Kassig, en 2014, en Syrie : « Tuer un musulman est un assassinat odieux, qui doit être vengé. Mais tuer un chrétien n’est pas un crime. C’est juste une proclamation, c’est mathématique », m’avait-il expliqué (...)

J’ai maintenant rendez-vous dans l’Avignon du Festival, celui de la place de l’Horloge et du palais des Papes, avec une personne qui peut m’éclairer sur le rôle de ces imams face au radicalisme. « Ici, dans un rayon de 3 kilomètres, il y a dix mosquées. Deux turques, une algérienne, plutôt “light”, et sept salafistes où exercent des imams formés pour la plupart au Maroc, là où la pensée wahhabite [version moderne du salafisme] fait des ravages. » (...)

Rapidement, la Croix des Oiseaux fait parler d’elle. Plaque tournante de la drogue, elle devient le sanctuaire du djihadisme, avec des conversions à la pelle, des perquisitions et des arrestations en chaîne. Rétabli, Bouaffad s’affole. ­Légalement, il reste le président de l’association, propriétaire des locaux. Il porte plainte, saisit la préfecture, la mairie, toutes les autorités possibles pour obtenir l’expulsion des « squatteurs ». Parce qu’il ne reçoit aucune réponse, il se rabat sur l’arbitrage et contacte un imam affilié au Conseil du culte musulman, pensant qu’il présente toutes les garanties…

Mohammed El-Mahdi Krabch exerce à la mosquée de la Rocade, aux portes des remparts. C’est lui qui préside la séance. Un véritable traquenard. Face au ­requérant, une dizaine d’imams. A peu près tous marocains. Parmi eux : Mohamed ­Senouci, l’ancien imam du Pontet qui veut « châtier les forniqués et les fornicateurs », ou encore Chikh Souhib, un des lieutenants d’Abdel Hadi Doudi, imam à Marseille, ancien du Fis algérien, la crème de la crème des djihadistes. Le président de la mosquée de la Rocade, ­Mimoun Bellaghzari, ouvre le débat « au nom ­d’Allah, le grand » : « C’est pour vous écouter, vous et votre adversaire, que nous vous avons fait venir. A la fin des débats, nous allons nous retirer pour ­délibérer et prendre une décision. » Un tribunal islamique, comme au pays des mollahs ! « Je ne savais pas que cela pouvait exister en France ! » Bouaffad en a encore des frissons. Le verdict tombe : il doit abandonner les lieux aux « ­putschistes », aucune des parties ne devra ­introduire un recours devant les autorités de la République. La décision est retranscrite dans un document officiel (que j’ai consulté), rédigé par l’avocat de l’association La Sagesse, avocat au barreau ­d’Avignon (...)

Mais que fait le Conseil français du culte musulman ? Ma question fait sourire une personne bien informée : « Le CFCM n’ignore rien des salafistes d’Avignon. Ses membres en sont des acteurs. Tout porte à croire qu’il est noyauté par les plus radicaux du réseau marocain (...)"

A quelques mois de juillet, cela laisse présager un festival plutôt exotique....

Posté le 25 avril 2016 à 12h09 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

24 avril 2016

106 sites internet cathos français piratés par des islamistes

Dans le grand silence des médias. Un site veille :

"Le bilan est lourd et impressionnant. Les djihadistes nous attaquent de l’intérieur et de l’extérieur. Les temps sont graves. Très graves. Un article de La Croix signale, le 19 avril, 106 sites catholiques touchés par les cyberjihadistes. D’autres auront peut-être été signalés depuis. Je l’ignore.

Le samedi 16 avril, de nombreux catholiques ont eu la mauvaise surprise de voir la page d’accueil du site de leur paroisse remplacée par un message en anglais plaqué sur un fond noir et surmonté d’un drapeau tunisien. Le texte était signé par un groupe de cyberdjihadistes tunisiens appelé la Tunisian Fallaga Team. Il y dénonçait, pêle-mêle, le « terrorisme à l’œuvre » contre les musulmans de Birmanie par les bouddhistes, celui à l’œuvre en Palestine par les « sionistes » ou encore au Mali par les « forces françaises ». La Tunisian Fallaga Team s’est vantée de son forfait sur sa page Facebook le 16 avril. Elle répertoriait l’attaque de 106 sites de paroisses et congrégations françaises situées à Quimper, Meaux, Lyon, Reims, Valence, Nantes, Puteaux, Sartrouville ou encore Paris. Le groupe qualifiait ces sites de « sites web catholiques de l’occupant français » (suite).

Posté le 24 avril 2016 à 13h12 par Lahire | Lien permanent | Commentaires (4)

22 avril 2016

«La gauche est fascinée par l'islam comme elle l'était par les dictateurs au XXe siècle»

C'est ce que déclare avec justesse Michel Onfray dans Le Figaro.

Posté le 22 avril 2016 à 07h47 par Michel Janva | Lien permanent

19 avril 2016

Demain, "Hijab day" à Sciences Po

Demain, les étudiants de Sciences Po sont invités à se voiler lors d'un "hijab day" afin de "démystifier le tissu", car "il y a « autant de voiles que de femmes. C’est la personne qui le porte qui donne une signification à son vêtement, et elle est la seule légitime à le faire »." (Valeurs Actuelles).

Hijab_2"Démystifier le tissu", ou habituer les femmes à porter le voile islamique ? La direction de Sciences Po, favorable à la laïcité l'allahïcité...

Posté le 19 avril 2016 à 18h53 par Marie Bethanie | Lien permanent

En célébrant la fête de l’Annonciation avec des musulmans, les catholiques lyonnais ont commis une erreur

Le Père Michel Viot explique pourquoi sur son blog (rappel des faits ici) :

"Avec une certaine inquiétude. Je ne trouve pas d’autre expression pour traduire mon état d’esprit devant certaines initiatives catholiques en matière de dialogue interreligieux avec les musulmans.

Oui, la célébration de la fête de l’Annonciation le 4 avril dernier dans un sanctuaire lyonnais m’inquiète et me trouble (...). J’y vois deux risques majeurs:

Le premier concerne la piété mariale. Ce qui la fonde pour nous catholiques, c’est la christologie ! C’est l’affirmation par le Concile d’Ephèse en 431 que la Vierge Marie est « Theotokos » « Mère de Dieu » ! L’Annonciation n’est une fête chrétienne que parce qu’elle proclame la maternité divine de Marie. Or, si le Coran admet la naissance virginale, il refuse à Jésus le titre de Fils de Dieu ! C’est pour cette raison que les chrétiens sont considérés comme des égarés ! Ce sont donc eux qui sont désignés par la Fatiha, première sourate du Coran, récitée le 4 avril dernier à Lyon et ce juste après le Notre Père, authentique Parole de Dieu, ce Dieu incarné que l’Islam refuse et auquel finalement de plus en plus de chrétiens croient de moins en moins. Et cela aggrave mon désarroi ! Car on laisse croire par cette célébration interreligieuse, dans une église, qu’au fond la grande différence de croyance concernant Jésus et Marie n’est pas si grave, puisqu’elle n’empêche pas d’être ensemble pour prier. Et cela déjà poserait problème. Mais les personnes présentes, et surtout celles qui ne l’étaient pas, ne risquent-elles pas de croire qu’on était là pour prier ensemble ? Monsieur Bénévent Tosseri n’écrit-il pas dans La Croix à propos de cette manifestation : « A cette occasion, chrétiens et musulmans sont invités à prier ensemble Marie. » (Qu’on se reporte au N°83 et surtout au dernier paragraphe des instructions du Conseil Pontifical, données à la fin).

Qu’on me comprenne bien, je n’accuse personne, et encore moins les chrétiens de Lyon, laïcs et clercs qui ont organisé cela ! Je suis persuadé de leurs bonnes intentions. Mais je pense, en conscience, qu’ils ont commis une erreur. Au Liban, d’où nous vient cette fête, chacun connaît bien sa religion et celle des autres. Ce n’est pas du tout le cas en France. De plus organiser cette célébration dans un lieu consacré est plus que mal venu ! Un confrère libanais maronite m’a précisé que c’est à l’initiative du gouvernement et du parlement libanais que la fête de l’Annonciation a été déclarée Fête Nationale au Liban. Mais elle ne donne aucunement lieu à des rencontres interreligieuses entre musulmans et chrétiens.

Le second risque est de l’ordre de la propagande. Ne voulant pas me prononcer sur la France, pour des raisons que chacun comprendra, j’affirme qu’à l’extérieur, là où il y a tout de même la guerre, ce que certains semblent oublier, de telles manifestations apparaissent comme des conquêtes de l’Islam sur le christianisme. Cela ne peut être que mal compris par nos frères chrétiens persécutés, comme par nos soldats qui combattent les terroristes islamistes. Avoir fait réciter à Lyon la Fatiha après le Notre Père, a hissé Mahomet au même rang que Jésus, pour beaucoup de musulmans, même si, je le répète, ce n’était pas le but des organisateurs chrétiens.

Je conclurai mon propos de ce jour, qui restera volontairement  grave, jusqu’au bout, une fois n’est pas coutume, par une citation d’une lettre du regretté professeur Roger Arnaldez[1], islamologue réputé, que j’ai eu l’honneur et le bonheur de connaître. Elle date du 7 septembre 1994 et est adressée au Père Maurice Borrmans très attaché au dialogue entre chrétiens et musulmans :

« Est-ce à dire que je suis opposé au dialogue ? Non. Il faut il est vrai, reconnaître que les musulmans en tirent parti pour leur propagande, car ce dialogue les met en vedette. Mais c’est leur affaire. L’essentiel est de ne pas s’y laisser prendre. […] Ce n’est pas la crise islamiste avec son fondamentalisme qui est cause de mon scepticisme et de mes réserves. Mais elle les conforte. Je m’élève contre ceux qui veulent distinguer un « bon » et un « mauvais » islam. […] J’attends qu’on me dise quel est le principe, théorique et pratique, des terroristes musulmans, qui n’est pas fondé à la lettre sur un verset coranique. Trop de ceux, chrétiens ou non, qui veulent « sauver » l’islam en l’idéalisant, n’ont pas eu la patience de lire le Coran […]. Tout dépend, il est vrai, des commentaires, mais des commentaires, on fait ce qu’on veut. Il reste que le Coran est en soi un engin explosif, et le mieux qu’on puisse en dire, c’est qu’il n’explose que si quelqu’un le met à feu. »"

Posté le 19 avril 2016 à 09h39 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (32)

L'islamisation est une infiltration insidieuse qui s'inscrit dans le temps long

Silence_coupableCéline Pina est une ex-élue PS (adjointe à la mairie de Jouy-le-Moutier dans le Val-d'Oise et conseillère régionale d'Ile-de-France). Après avoir dénoncé le salon de "la femme musulmane" de Pontoise, elle sort un livre  "Silence coupable" dans lequel elle dénonce le déni de la classe politique face à la progression rampante du salafisme mais aussi le clientélisme des élus locaux vis-à-vis des islamistes. Extrait de son interview édifiant recueilli par Marianne :

Vous dénoncez les élus qui pactisent avec des islamistes en citant des municipalités comme Bagnolet, Cergy-Pontoise ou Aulnay-sous-Bois, mais vous n'accumulez pas de nombreux exemples. Est-ce pour ne pas jeter des noms en pâture ou parce que tout cela reste marginal ?

D'abord, je n'ai pas mené moi-même une enquête : j'ai pris des exemples que j'ai vus ou dont on m'a parlé. Ensuite, ce n'est pas forcément intéressant de livrer des noms car c'est une logique de système. Surtout, c'est dangereux. Certaines personnes vous racontent des choses, mais ne veulent pas témoigner publiquement de peur d'être violemment attaquées. Les accusations d'islamophobie ferment encore la bouche de beaucoup de monde. Quand quelqu'un d'aussi respectable et respecté qu'Elisabeth Badinter subit de telles attaques pour avoir dit qu'il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d'islamophobe, vous imaginez la trouille des gens qui n'ont pas son aura.

Dans votre livre, vous décrivez des salafistes dans une logique permanente de dissimulation…

Ce n'est pas une invasion de barbus, c'est beaucoup plus insidieux. C'est de l'infiltration qui s'inscrit dans le temps long. Or, nous ne savons pas observer ces lentes montées en puissances, et quand elles aboutissent, nous sommes complètement décontenancés. Lorsqu'une association a voulu construire une mosquée dans la ville où j'étais élue, elle a d'abord envoyé trois gugusses sur la liste de gauche et trois autres sur la liste de droite. Ceux qui sont envoyés en première ligne sont de vieux chibanis sympas, pas du tout agressifs. Mais derrière, vous voyez souvent des jeunes, plutôt beaux gosses et sportifs, avec un look à la Tariq Ramadan. Ils ne disent jamais rien tant que les places ne sont pas prises, mais à la fin, vous vous rendez compte que ce sont eux qui tirent les ficelles.

Concrètement, qu'avez-vous observé dans le cas des mosquées ?

D'abord, la mairie accorde un bail emphytéotique, ce qui permet de subventionner sans le dire. Ensuite, les promoteurs de la mosquée vous demandent de construire un parking, en assurant que c'est l'intérêt général puisqu'il servira à tout le monde. Ensuite, on vous explique que ce serait bien de construire la mosquée à côté du lycée, pour que les jeunes puissent y aller au lieu de traîner dans la rue. Ensuite, on vous demande pourquoi on ne la mettrait pas dans le centre-ville. C'est un moyen de montrer sa puissance et de gagner en visibilité. On ne parle jamais de religion dans ces discussions, qui ressemblent plus à des négociations politiques qu'à une revendication légitime de gens qui veulent pratiquer leur religion dans l'enceinte privée.

On distingue en général l'islamisme non violent du terrorisme djihadisme, mais vous écrivez que les courants islamistes quiétistes sont en réalité "les préparateurs du terrain". Pourquoi ?

Parce qu'ils ensemencent des graines de haine, de violences, de rejet de la société et préparent ainsi le passage à l'acte, même si je suis bien consciente que tous ne basculeront pas. Que la prise du pouvoir se fasse par la violence ou la légalité, la société qu'elle installe est la même. Quelle que soit la différence entre les Qataris, l'Arabie saoudite, l'Etat islamique, etc, la finalité est identique : soumission, oppression des femmes, violence envers les homosexuels, refus d'accorder les mêmes droits à ceux qui n'ont pas la même religion… On dériverait alors vers des sociétés claniques, non démocratiques, marquées par une embolie intellectuelle (...)"

Posté le 19 avril 2016 à 06h49 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (5)

18 avril 2016

"Il n'y a pas d'islam démocratique, y compris en Allemagne"

Toute la bien-pensance leur tombe dessus :

"Le parti populiste allemand Alternative für Deutschland (AfD) a créé la polémique en estimant que l'islam n'était pas compatible avec la Constitution allemande, suscitant lundi critiques nationales et européennes.

"L'islam est en soi une idéologie politique qui n'est pas compatible avec la loi fondamentale", a déclaré dimanche dans le journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, Beatrix von Storch, une des responsables du parti (...) Et plusieurs autres responsables de l'AfD ont multiplié ce week-end les déclarations concernant l'islam.

"Il n'y a pas d'islam démocratique, y compris en Allemagne", a par exemple affirmé Alexander Gauland, un autre responsable du parti, dans un autre journal, qualifiant l'islam de "corps étranger".

Interrogé lundi à propos de ces déclarations, le porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert, a souligné que la chancelière avait "à maintes reprises" affirmé que l'islam appartenait "indubitablement à l'Allemagne". Il a par ailleurs rappelé que la loi fondamentale allemande garantissait "la liberté de croyance et de conscience" ainsi que le droit de pratiquer sa religion.

Dans un communiqué, le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjørn Jagland, a estimé que les déclarations de l'AfD étaient "contraires aux valeurs européennes, valeurs que l'Allemagne, en tant que membre fondateur du Conseil de l'Europe, a toujours soutenues avec force". "S'il est juste et nécessaire d'avoir un débat sur des questions importantes comme l'intégration et l'éducation, dépeindre l'islam comme une menace pour notre société n'est pas bon et blesse des millions d'Européens musulmans", a-t-il ajouté.

Des représentants de la communauté musulmane allemande ont aussi vivement critiqué le positionnement antimusulman de l'AfD. Le Conseil central des musulmans d'Allemagne a ainsi jugé que c'était "la première fois depuis l'Allemagne d'Hitler qu'il y a un parti qui de nouveau discrédite une communauté religieuse dans son ensemble et la menace dans son existence". L'ensemble des partis politiques allemands ont également dénoncé les propos de l'AfD (...)

En 2015, le pays a accueilli plus d'un million de demandeurs d'asile, principalement de confession musulmane."

L'AfD n'a pourtant rien dit de plus que ce que disait le RPR en France en 1990 :

"L'islam n’apparaît pas conforme à nos fondements sociaux et semble incompatible avec le droit français Il y a bien incompatibilité entre l’islam et nos lois"

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Posté le 18 avril 2016 à 15h59 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

"Nous ne pouvons pas les obliger à nous aimer s’ils ne nous aiment pas. L’amour ne s’achète pas"

Utopia-sign-588x289Lu sur Polémia, cet article de Rigobert Grosdecoeur :

"Non, les attaques terroristes contre la Belgique ne sont pas des attaques contre la démocratie, l’Europe, l’Union européenne, la liberté.

Non l’Etat islamique ne s’en prend pas avant tout à un pouvoir politique, à un pouvoir économique, à un pouvoir financier, à un pouvoir géopolitique ou à une puissance qui les menacerait.

Trouver des fausses réponses pour alimenter le spectacle médiatique et rajouter des écrans de fumée à d’autres écrans de fumée, créer encore un peu plus d’illusion pour s’éloigner encore un peu plus de la source du problème ne nous fera évidemment pas avancer vers une solution mais au contraire nous plongera encore un peu plus dans le désarroi et dans la guerre.

Fermer les yeux nous rapprochera de manière accélérée du précipice et ne servira que les dirigeants occidentaux qui ont intérêt à renforcer chaque jour leur dictature et à alimenter cet ennemi de l’intérieur.[...]

La majorité des populations extra-européennes d’identité musulmane ne sont pas, au jour d’aujourd’hui, sur le chemin du terrorisme ou du meurtre de l’infidèle.

Mais le problème n’est pas là. Pas pour l’instant.

Le problème est que la majorité de la population extra-européenne d’identité musulmane, quelque soit son degré de lecture, d’approche et d’investissement religieux, quelque soit son statut socioprofessionnel, quelque soit son niveau d’études, sa situation financière, sa génération, sa nationalité de papier, est hostile à la population autochtone à savoir les Français d’origine européenne.

Leur racisme est assumé profondément dans la communauté, dans les familles, dans les couples, à travers les générations.

Ils refusent et refuseront toujours l’héritage français.

Ils ne veulent pas de cet héritage ethnique, historique, philosophique, psychologique, religieux, artistique, sociéta,l etc…

Pour ces populations allogènes prendre leur place, et non pas trouver leur place, signifie prendre leur part de l’avenir, leur part du gâteau et non pas prendre leur part du passé, du présent et du futur aux côtés des Français de souche mais prendre leur part du futur en opposition à la culture et au peuple de souche.

La majorité des extra-européens d’identité musulmane n’ont aucune sympathie pour nous, peuple autochtone, et ne seront jamais solidaires de nos malheurs.

Les plus éclairés ne souhaiteront pas toutes ces horreurs car ils subodorent qu’il n’est pas certain que ce soit leur propre intérêt à long terme mais leur antipathie naturelle pour notre peuple et leurs liens tribaux, le communautarisme mérite alors d’être renommé tribalisme, les ramèneront toujours à une solidarité avec leurs coreligionnaires.

L’amour ne s’achète pas.

Nous devons cesser de penser avec la structure mentale ethno-centrée des traîtres qui nous dirigent et tiennent notre société pour notre plus grand malheur. Eux qui prétendent défendre des valeurs universelles ne veulent pas voir que ces valeurs ne sont pas partagées universellement. Chaque peuple et chaque civilisation ont leur propre représentation et vision du monde. Il faut laisser à chacun sa propre vision, expression. Nous n’avons aucun droit ni aucune légitimité à désirer que des populations d’origine non européenne et non chrétienne aient la même vision du monde que nous. Nous n’avons surtout pas à prétendre que c’est le cas si ça ne l’est pas. Nous ne pouvons pas les obliger à nous aimer s’ils ne nous aiment pas. L’amour ne s’achète pas. Jamais.[...]

Politiques, intellectuels patentés, sociologues, journalistes, enseignants, people et show-biz et autres donneurs de leçon aux belles âmes ont produit depuis des décennies et produisent encore chaque jour un écran de fumée constitué de leur idéologie déversée par une propagande permanente, immonde et sans limites. Sentant que leur magie noire ne sera pas éternelle ils sont de plus en plus féroces comme la bête blessée, acculée. Comme tout régime autoritaire qui sent le peuple ouvrir ses yeux et demander des comptes, nos dictateurs se doivent de créer le trouble, de créer un ennemi imaginaire, de taper dur sur les innocents qui remettent en cause leur régime-prison.[...]

Quel nom donner à un régime qui aide à la construction de mosquées en cachette et contre la loi de 1905, qui fait tout pour empêcher la distribution des films de la réalisatrice chrétienne Cheyenne Marie Carron quand il favorise dans le même temps le film d’Abd al Malik, qui laisse les racistes anti-blancs perpétrer leurs ratonnades (françonnades ? gauloisades ?) quotidiennes en toute impunité quand il agresse des familles pacifiques de la manif pour tous ?

Les pires dictatures ont fait les pires choses contre leur peuple mais ont-elles jamais visé à la disparition de leur peuple pour le remplacer par un autre ou par d’autres ?

La dictature que nous connaissons est inégalée. C’est une dictature d’usurpateurs qui ont quitté leur peuple pour servir l’empire. Cherchez leur inspiration du côté du mythe de Faust ou de la guerre des étoiles mais ne fermez pas les yeux sur les faits. Déraciner pour mieux asservir. Promouvoir les droits individuels pour circonscrire toute révolte de masse. Arracher toute identité autochtone pour mieux promouvoir l’autre. Détruire toute identité heureuse, sereine, ouverte pour créer une obligation de repli sur soi tout en le dénonçant.[...]

Nous devons faire peuple à nouveau. Nous devons nous aimer à nouveau. Et c’est ce qui va se passer. Le temps est compté. L’heure du réveil est proche. Nous allons bientôt sentir dans notre chair que cette entreprise de culpabilisation n’était basée sur rien.

Conclusion

Sinon sur une haine de soi gratuite. Nous sommes le peuple le plus xénophile de la planète. Il est temps de rétablir l’équilibre. De ne pas nous oublier. Nous sommes là et nous allons donner corps à nouveau à l’idée nationale, à l’idée de peuple français. La seule chose que nous devons faire est de recommencer à nous écouter, éteindre la télé, écouter notre voix intérieure, ne plus regarder les clips racistes de culpabilisation anti-Français alors que le réel nous montre chaque jour le contraire. Leur propagande ne tiendra pas. Le peuple français a toujours pris les devants. Nous allons bientôt comprendre, dans nos terroirs et non pas à Paris, qu’on nous a menti depuis des décennies. Notre asservissement a commencé quand nous avons intégré l’Empire américain (en tant que province d’Empire) en 1945 et s’est accéléré en 1969 quand nous avons remis les clefs aux marionnettes d’un patronat antinational. C’est l’heure du réveil. Nous ne savons pas quelle forme cela va prendre mais nous savons que mettre notre tête sous terre pour ne pas voir, autrement appelé la politique de l’autruche, ne nous sauvera pas. La lucidité et la marche en avant les yeux ouverts sont notre seul chemin. C’est un chemin de résistance et de salvation. Dès que nous aurons ouvert les yeux toute leur mascarade s’effondrera d’elle-même. Dès que la majorité d’entre nous sera sortie de ce long sommeil, ils cesseront d’exister et de nous gouverner. Nous n’avons pas besoin de grand-chose. Nous devons simplement écouter notre voix intérieure et la laisser nous ramener vers notre destin collectif. Le destin du peuple français. Cela ne dépend que de nous. Les choses vont bientôt prendre une direction contraire. La victoire de la raison et de la justice pour notre peuple est proche."[...]

Posté le 18 avril 2016 à 11h11 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (11)

16 avril 2016

L'Eglise face à l'islam : « Réveillez-vous ! »

Dans son prochain libre journal de Lumière de l’Espérance, dimanche 17 avril, Grégoire Boucher recevra l’abbé Abbé Fabrice Loiseau, Fondateur et supérieur de la Communauté des Missionnaires de la Miséricorde divine, et Charlottes d’Ornellas, journaliste et responsable de l’association SOS Chrétiens d’Orient, qui revient d’un voyage en Syrie.

Thèmes de l’émission : « Réveillez-vous ! »

  • L’illusoire dialogue interreligieux à l’origine du désordre actuel,
  • l’Église face à l’islam, en Occident et en Orient,
  • quelle mission des catholiques en France et au Proche-Orient, terres historiquement chrétiennes ?

Posté le 16 avril 2016 à 10h38 par Michel Janva | Lien permanent

15 avril 2016

Feux d’artifice français et senteurs d’absinthe

Luca Volonté, ancien député italien et dirigeant de la fondation Novae Terrae Foundation, adresse ce texte au Salon Beige :

V"Nous avons tous pu voir, dans le monde entier, des images des monuments et des bâtiments les plus importants illuminés aux couleurs du drapeau belge. Voilà un sujet embarrassant que nous ne pouvons accepter. Après l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, le ressentiment et les attitudes hypocrites se sont développés, mais on trouve aussi des commentaires intelligents.

Le gouvernement français actuel rappelle l’esprit de la République qui devient toutefois petit à petit pour les personnes, pour leur tradition judéo-chrétienne et leurs rêves d’un avenir meilleur, comme une « huile de ricin ». Ce n’est pas un hasard si un grand partisan de l’antichristianisme tel que Michel Onfray s’est mis à défendre cette même religion et que, au même moment, des milliers de jeunes français sont descendus dans la rue contre les réformes scolaires et du travail.

L’« esprit de la République », d’après Najat Vallaud-Belkacem, peut s’exprimer dans le projet d’une école uniformisatrice sous contrôle de l’État, ce qui représente un échec sur le plan du multiculturalisme. D’autre part, nous observons les propositions de la ministre Myriam El Khomri, dans lesquelles la dignité du travail ouvre sur une nature de temporalité « éternelle », si bien qu’aucun projet de vie personnelle ou familiale ne peut être réalisé. Soyons clairs : je parle de deux ministres du gouvernement français, et non du Maroc.

Les lumières brillent toujours plus que les « feux d’artifice » utilisés pour éviter d’affronter le problème réel de la société moderne. Mais les lumières et les couleurs ne sont pas pour tous. Les victimes du terrorisme ne sont pas toutes considérées de la même manière. Aucun bâtiment ou monument n’a été illuminé pour les victimes des attaques survenues en Turquie ; pas la moindre bougie pour les martyrs catholiques tués à Lahoré, au Pakistan, le jour de Pâques. Les autorités orientales n’ont pas réalisé d’acte concret depuis que Boko Haram a enlevé trois cents jeunes filles nigériennes.

Sous le règne de Madame Hidalgo, la Tour Eiffel est devenue un symbole privé, à usage personnel et discrétionnaire. Tous les mots s’arrêtent face à un choc : un tweet, un hashtag, ou une lumière colorée.  Ils colorent des élites sans âmes qui insistent pourtant dans leur prétention de respect de la part des autres.

On ne parle pas franchement de l’islam par peur de discriminer les musulmans, mais on discrimine de fait tous les citoyens européens. Par exemple, il y a quelques jours, il a été demandé à un employé hollandais du conseil municipal d’Amsterdam de ne pas porter de pantalon court et des chaussettes au genou, comme le veut la tradition pour le premier jour du printemps (Rokjesdag) : il s’agissait d’un ordre donné pour éviter d’éventuels problèmes avec le grand nombre de musulmans présents dans la ville.

Le paradoxe est que, en quelques semaines, les institutions françaises les plus importantes ont adopté les résolutions les plus contradictoires. Le 6 mars, le président Hollande a remis la Légion d’Honneur au prince saoudien au nom de la « lutte contre le terrorisme ». Puis, quelques jours plus tard, le premier ministre Valls a mis en garde contre la présence de salafistes dans le pays, considérés comme un danger réel.

Il faut un certain aplomb pour agir ainsi, et il n’y a pas de limites. Ces derniers jours, les dessinateurs de mode ont connu une victoire facile dans les boutiques et les nouvelles tendances des centres commerciaux en France et au Royaume-Uni : voiles et autres vêtements arabes typiques, reconsidérés selon la nouvelle idée de mode « burkini », fondée sur la doctrine islamiste.

Les débats privés de fondement, lancés par la fureur idéologique, viennent à point nommé pour distraire les opinions et les esprits, avec la complicité des médias partisans.

Ainsi, le 4 mars, le Cardinal de Lyon a été mis en accusation et l’évêché a été perquisitionné à la recherche de documents, bien que tout le monde sache que le diocèse était prêt à collaborer et à remettre immédiatement le matériel en sa possession.

Tout acte et toute action a son propre scénario à suivre. C’est ce qui est arrivé dans les églises et à Bruxelles en juin 2010, lorsque les tombes ont été perquisitionnées à la recherche de graves indices. Comme c’est arrivé également six ans plus tard, il y a eu ensuite une conférence de presse, des déclarations de représentants de la culture, de la politique et des institutions, dont beaucoup sont en faveur de la pédophilie : tous réclament l’arrestation d’évêques, de cardinaux et d’autres autorités religieuses. A l’heure actuelle, il ne reste de ces inspections que de la poussière ; aucun jugement, seulement le discrédit jeté sur les vivants et les morts, accusés de complicité. Je suis certain que le cardinal Barbarin sera bientôt innocenté et que les personnalités politiques françaises, les institutions et les grands maîtres de l’« esprit de la République » ne s’excuseront pas.

Au même moment, les rappels aux « valeurs européennes » et à la « culture européenne », ainsi qu’aux origines communes des pays s’intensifient ; toutefois, pas un n’entre dans le vif du sujet. Certes, après les agressions sexuelles envers des jeunes filles suédoises de la part de jeunes hommes demandeurs d’asile, dans la piscine de Malmo, beaucoup de pays européens – à commencer par l’Allemagne – ont interdit l’accès des piscines publiques aux migrants de sexe masculin, ou ont réduit les horaires d’accès.

La dignité des femmes comme victimes et les événements qui les célèbrent sont deux des exemples les plus impressionnants et les plus contradictoires qui montrent combien s’éloigne le rêve de valeurs logiques et cohérentes dans le monde oriental. Ce n’est pas une simple coïncidence que la culture chrétienne soit la seule à accorder une importance à la dignité des femmes, au point de reconnaître Marie comme la mère du Christ et Madeleine comme le premier témoin de la Résurrection.

L’« esprit de la nation » se rapproche de plus en plus, entre les mains de ces élites, de l’esprit de l’Assommoir d’Émile Zola : une fois que le feu de la tradition de la France se sera éteint, tout sera transformé en une taverne où chaque personnage mourra sans espoir.

Quoi qu’il en soit, la roue tourne, la vérité émergera et, dans quelques mois, tout rentrera dans l’ordre : les citoyens français retrouveront leurs droits sans lois spéciales ni état d’urgence, et les urnes donneront à chacun ce qui lui est dû."

Posté le 15 avril 2016 à 15h45 par Michel Janva | Lien permanent

Des cas de radicalisation au sein de l'armée allemande

Il ne s'agit pas de nostalgiques de la Waffen SS mais bien de soldats musulmans préparant le djihad :

"L'Allemagne est confrontée à des cas de radicalisation dans son armée. Les services du contre-espionnage ont rendu public un rapport inquiétant sur une infiltration d'éléments radicalisés. Parmi ces 29 soldats identifiés, il y a même des anciens sous-officiers. Ce ne sont pas des déserteurs, mais ils sont partis au Moyen-Orient une fois leur service terminé, ou bien, dans plus d'une quinzaine de cas, après avoir été renvoyés de l'armée, justement pour cause d'extrémisme religieux.

Au total, au cours des dix dernières années, les services de la direction allemande des renseignements militaires ont placé sous surveillance 320 soldats, soupçonnés de basculer dans l'islamisme. Des jeunes hommes et des jeunes femmes, qui par exemple, tout à coup, se mettent à refuser les douches ou les vestiaires collectifs. Pour 65 d'entre eux, l'enquête se poursuit toujours. On veut notamment éviter qu'ils deviennent des recruteurs de Daech à l'intérieur même des casernes allemandes. D'après les experts, le but n'est pas d'infiltrer la Bundeswehr proprement dit, mais bien de faire de l'armée allemande une base arrière de la formation des djihadistes."

L'armée du pays d'accueil pour se former au combat ? Ce serait surprenant qu'aucun islamiste n'y ait également pensé en France...

Posté le 15 avril 2016 à 13h04 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

Focus sur l'école salafi Al Badr de Toulouse

Le groupe scolaire de Toulouse Al Badr, tirant son nom de la première victoire armée de Mahomet, qui attaqua une caravane de commerçants mecquois en 624, est une nouvelle fois dans le viseur de la police, son directeur pédagogique ayant été mis en garde à vue le 12 avril, dans le cadre d'une visite d’inspecteurs du travail et de policiers, peut-être de façon abusive (d'après le site salafiste Islam&Info), mais peut-être pas...

La direction de l'école explique sur sa page Facebook qu'il est normal que beaucoup de jeunes (musulmans) détestent la France, étant donné les "persécutions" qu'ils ont à subir.

Capture d’écran 2016-04-14 à 16.44.04Pour Joachim Véliocas, cette école n'aurait jamais dû avoir le droit d'ouvrir ses portes en France, étant donné ses orientations salafistes.

"Dans une conférences filmées sur l’engagement du musulman l’imâm Rahhaoui qui gère l’école rappelle l’existence de trois cas licites pour faire couler le sang d’un homme. Les spécialistes connaissent très bien le “hadith” auquel il fait allusion, qui autorise de tuer l’auteur d’adultère, le meurtrier et… l’apostat. (14 ème hadith rapporté par Nawâwi)

La musique y est apparemment interdite, on ne comprend donc pas comment ils peuvent respecter les programmes scolaires français :

Capture-d’écran-2016-04-14-à-16.51.49Et l'apprentissage de l'arabe semble une priorité dans cette école :

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On peut trouver l'école salafi Al Badr de Toulouse dans l'Annuaire en ligne des Ecoles indépendantes.

Posté le 15 avril 2016 à 11h58 par Marie Bethanie | Lien permanent

14 avril 2016

Condamné pour fraudes à la CAF, l’imâm Khattabi de Montpellier restera en France

KhattabiOutre sa qualité de fraudeur, Khattabi est de plus étranger et musulman radical. Cela fait beaucoup pour le même bonhomme, mais ne semble pas du tout déranger les autorités françaises. Joachim Véliocas s'en indigne à juste titre :

"Condamné à six mois de prison avec sursis en ce 13 avril 2016 pour recel de fraudes aux allocations et “travail dissimulé”, son assignation à résidence avait été levée en décembre comme nous le révélions en exclusivité. Une de ses femmes a été également condamnée pour se prétendre “parent isolé” , technique bien connue dans les familles polygames pour toucher l’allocation liée. L’imâm de la mosquée Aisha est aussi accusé par le parquet de travail dissimulé. Un catalogue à la Prévert que l’on peut lire dans la dépêche du Figaro.

Il est incroyable que malgré ses prises de positions en faveur des moudjahidines et de moult dérapages, il soit encore toléré sur le sol français. Même le Canada -dont il a aussi la nationalité- n’en veut plus. Son titre de séjour en France a été renouvelé vingt fois, il s’en vante, mais sur quels critères?  Manuel Valls qui a surtout le ministère de la parole, ne compte pas l’expulser de notre territoire, ce qui démontre son double discours à l’endroit des imâms radicaux, fussent-ils étrangers."

Joachim Véliocas rappelle les méfaits de cet imam, qu'il a recensés dans plusieurs articles, à lire sur l'Observatoire de l'islamisation. Ne pas expulser cet imam, c'est encourager tous les autres.

Posté le 14 avril 2016 à 14h47 par Marie Bethanie | Lien permanent

13 avril 2016

La radicalisation sans l'islam

Lu sur Novopress :

Capture d’écran 2016-04-13 à 21.16.28"« Mon combat contre la radicalisation » : tel est le titre du « livret » que Rachida Dati vient de diffuser (en fait de livret, une plaquette de douze pages, dont six de photos) en sa qualité de député au Parlement européen, membre du groupe du Parti populaire européen (PPE). Or tout au long de cet opuscule, elle ne cite ni l’islamisme, ni même l’islam ! Pas une seule fois !Mais alors, la « radicalisation », c’est quoi ?

Définition de la radicalisation à la mode Dati : « Le terme de radicalisation est utilisé aujourd’hui pour désigner l’adhésion de personnes dont les points de vue ou opinions intolérantes et opposés aux droits de l’homme et aux valeurs de la démocratie sont susceptibles de les amener à commettre des actes violents ou dangereux pour eux même (sic) et pour les autres » ! Et c’est tout ? Ces « radicaux » ne seraient-ils pas un tout petit peu adeptes de la religion mahométane ? Ou a minima « islamistes » ?

Moyennant quoi, on apprend quand même que « 5 000 Européens [euh…] auraient rejoints [le pluriel du participe passé est d’origine…] des organisations terroristes ».Et ces organisations, on en connaît les noms ? Ce ne serait pas l’Etat islamique ? Et Al Ansar ? Ou tout autre branche de Daech ou d’Al Qaida ? Allez savoir…

On peut chercher une explication personnelle. Se souvenir que Rachida Dati, née d’un père marocain et d’une mère algérienne, est issue d’une famille musulmane. On peut aussi se dire qu’on s’en fout. Et se rappeler seulement qu’elle a été durant deux ans garde des Sceaux dans un gouvernement dit de droite, et qu‘il ne faut pas chercher plus loin pourquoi, selon Dati elle-même, on en est encore à chercher une réponse judiciaire à la « radicalisation ». Tout court."

Posté le 13 avril 2016 à 21h20 par Michel Janva | Lien permanent

Les flux migratoires ont bien été utilisés par l’Etat islamique pour faire venir des terroristes en Europe

Lu sur Nouvelles de France :

"Le chef de l’Office fédéral de protection de la constitution (BfV, le service de contre-espionnage allemand), Hans-Georg Maassen, reconnaît dans une interview pour le Welt am Sonntag que les services allemands ont commis une grosse erreur en croyant que l’Etat islamique n’utiliserait pas l’afflux d’immigrants clandestins pour infiltrer ses combattants en Europe. Il reconnaît aussi que la République fédérale d’Allemagne se trouve aujourd’hui confrontée au plus gros risque terroriste de son histoire, et encore que 70 % des immigrants arrivés en 2015 n’avaient pas de passeport valide et qu’ils étaient enregistrés sur la base des informations qu’ils fournissaient eux-même. Ces affirmations viennent s’ajouter aux révélation du journal Bild qui affirmait la semaine dernière sur la base d’un rapport confidentiel du ministère de l’Intérieur qu’un demi-million de clandestins ne s’étaient même pas enregistrés.

Mardi dernier, l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex reconnaissait elle aussi que les flux migratoires avaient été utilisés par l’Etat islamique pour faire venir un nombre indéterminé de terroristes en Europe. Son rapport (en anglais) « Risk Analysis 2016″ peut être téléchargé ici."

Posté le 13 avril 2016 à 16h08 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (13)

90% des élèves de Molenbeek considèrent les terroristes comme des héros

Lu ici :

"Yves Goldstein, le chef de cabinet de Rudy Vervoort (PS), ne mâche pas ses mots à l'égard d'une partie des jeunes musulmans. Cité par le très sérieux New York Times, il dénonce aussi les politiques d'intégration qui ont été menées les dernières années.

"Nos villes sont confrontées à un énorme problème, peut-être même le plus important depuis la Seconde Guerre Mondiale. Comment des personnes nées à Bruxelles ou Paris peuvent qualifier de héros des gens qui sèment la violence et la terreur? C'est une vraie question qu'il faut se poser", lance-t-il.

Le conseiller communal (PS) va même plus loin, en se basant notamment sur des témoignages de professeurs actifs à Molenbeek et Schaerbeek. "90% de leurs élèves, âgés de 17 ou 18 ans, considèrent les terroristes de Bruxelles ou Paris comme des héros", dit-il, toujours cité par le journal américain."

Posté le 13 avril 2016 à 15h25 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (16)

Islam : Manuel Valls ne croit pas à ce qu'il écrit et en a même honte

On a vu dans un autre post que Manuel Valls aimerait beaucoup être capable de démontrer la compatibilité de l'islam avec les valeurs démocratiques occidentales. Rude tâche intellectuelle à laquelle nous lui souhaitons beaucoup de courage.

Plus fort encore, non seulement Manuel Valls ne croit pas ce qu'il dit mais il fait modifier sur le site du gouvernement la teneur de ses discours notamment celui prononcé le 26 juin 2014 à l'Institut du Monde arabe. C'est ce que nous apprend le site MPI. Le passage ci-dessous, particulièrement empreint de dhimmitude et d'angélisme, a disparu sur la version que l'on trouve sur le site du gouvernement :

"L’Islam est la seconde religion de France ! Mais, au-delà des musulmans de France, c’est toute une Nation qui reconnait ici la grandeur, la finesse et la diversité de l’Islam ; c’est toute une Nation qui dit aussi que l’Islam a toute sa place en France, parce que l’Islam est une religion de tolérance, de respect, une religion de lumière et d’avenir, à mille lieux de ceux qui en détournent et en salissent le message"

Version complète issue d'un PdF (cliquez sur l'image ou sur le lien) :

MPI-14-02-extrait-complet--300x143Version tronquée disponible sur le site du gouvernement (cliquez sur l'image ou sur le lien) :

MPI-14-03-extrait-tronqué--300x136Il serait intéressant de savoir à quelle date Manuel Valls a donné l'ordre de tronquer son texte. Ne serait-ce pas après les attentats de 2015 ?

Posté le 13 avril 2016 à 13h30 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (7)

Participez à l’action « citoyenne » de Vigilance Halal chez les bouchers

Communiqué du Dr Alain de Peretti, vétérinaire, Président de Vigilance Halal, Protection et Respect de l’Animal et du  Consommateur :

"Abandonnés par le système, la seule alternative est d’agir par nous-mêmes. L’aspect invasif de la viande halal, lié à la conjonction du mercantilisme et de l’obscurantisme, pose de nombreux problèmes : souffrance animale, insalubrité des viandes, paiement d’une dîme religieuse. Le refus d’étiquetage spécifique par les autorités, au motif que cela serait stigmatisant est proprement scandaleux. La dégradation dramatique des pratiques dans les abattoirs, illustrée par les scandales à répétition comme à Alès et au Vigan, est  liée à l’introduction massive de l’abattage halal. Cela a beaucoup nuit à l’image des professionnels de la viande dont certains ont cru a un nouvel Eldorado s’ouvrant devant eux, alors que ce n’est qu’un miroir aux alouettes ! Quant  aux éleveurs,  ils n’avaient pas besoin de cela….

Vigilance Halal s’inscrit dans une démarche pragmatique et non idéologique en soutenant les bouchers qui s’engagent à ne commercialiser que de la viande d’animaux abattus selon les normes  "laïques". Plus de 300 bouchers ont répondu à notre appel et vont recevoir l’affichette ci-dessous.

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Faites leur le meilleur accueil. Vous en trouverez la liste sur le site. Vous pouvez, de plus, munis de la liste des abattoirs pratiquant l’abattage avec étourdissement (téléchargeable ici) visiter les bouchers autour de chez vous et leur demander d’où provient leur viande. Il ne s’agit pas uniquement de savoir si elle vient de France comme il est souvent répondu. Bien noter les réponses et nous les communiquer.

Même si des esprits chagrins nous disent que ça ne sert à rien, que nous faisons du communautarisme « béret baguette »,  la pression que nous pouvons exercer est énorme  !  Nous avons de nombreux témoignages de militants qui ont réussi à faire supprimer des rayons halal dans les grandes surfaces  par un dialogue franc et ferme avec les responsables du magasin. A nous de « jouer » …"

Posté le 13 avril 2016 à 08h04 par Michel Janva | Lien permanent

Entre les religions, pas d'amalgame

De Joseph Thouvenel, Président de la CFTC Paris, dans Les 4 Vérités :

"Une boîte de Pandore qui s’ouvre, une mesure très inquiétante, affirme M. Gattaz, le patron des patrons. La laïcité dans les entreprises est en danger, estime le parti radical. Jean-François Copé lance une pétition. Marine Le Pen parle de justification des revendications communautaristes. Principe de neutralité, respect de la laïcité… De droite, de gauche, et d’ailleurs, le tocsin républicain est sonné. En cause un sous-article de la loi travail…

À lire et entendre les différentes personnalités s’exprimant sur le sujet, j’imagine déjà avec horreur ces processions chrétiennes au milieu des ateliers, bannières déployées, encensoirs agités ; la chute de production dans nos usines à l’heure de l’angélus; des hordes de salariés calotins bloquant les caddies dans les allées des grandes surfaces le dimanche ; la queue s’allongeant au guichet de la Sécurité sociale, le temps que cette employée arborant une immense croix pectorale termine sa récitation du Rosaire (soit 203 Ave Maria entrecoupés de méditations sur les différents mystères) ; sans parler de ces chauffeurs routiers lâchant leur volant pour se signer dès qu’apparaissent le bout d’un calvaire, d’une église ou la croix d’un cimetière… Effroyables visions, terrible avenir justement dénoncé par les fidèles vigies de la bien-pensance. [...]

Si certains ont des craintes, qu’ils nomment le danger: l’islamisme et ses séides, et qu’ils cessent ces amalgames hors de propos et insultants pour les religions!"

Posté le 13 avril 2016 à 07h55 par Michel Janva | Lien permanent

Manuel Valls croit-il vraiment à la compatibilité de l'islam avec les valeurs démocratiques ?

En effet, il s'exprime comme un scientifique cherchant à démontrer une théorie difficile :

"Aujourd'hui, la laïcité est confrontée à la montée de l'islam radical mais aussi à la place de l'islam dans nos sociétés. Je crois en mon pays, à son message et à ses valeurs universelles. J'aimerais que nous soyons capables de faire la démonstration que l'islam, grande religion dans le monde et deuxième religion de France, est fondamentalement compatible avec la République, la démocratie, nos valeurs, l'égalité entre les hommes et les femmes ? (...) Certains ne veulent pas y croire, une majorité de nos concitoyens en doute, mais moi, je suis convaincu que c'est possible"

La solution magique est toujours la même, c'est la faute des méchants Français non-musulmans :

"C'est pour cela qu'il faut protéger protéger nos compatriotes de confession ou de culture musulmane de la stigmatisation, des actes antimusulmans"

Posté le 13 avril 2016 à 07h10 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (10)

12 avril 2016

7000 turcs au Zenith de Strasbourg autour du grand mufti de Turquie

Mehmet_gormercafpLu sur l'Observatoire de l'islamisation (via) :

"“Ils sont venus de tout le grand Est, voire de plus loin en France et de l’Allemagne voisine. Plus de 7 000 Turcs se sont rassemblés dimanche 10 avril au Zénith de Strasbourg autour du grand mufti de Turquie Mehmet Görmez pour commémorer la naissance du prophète Mahomet.

Mehmet Görmez, grand mufti de Turquie (photo), exhorte ses compatriotes à ne pas s’assimiler à l’Europe:

“Notre premier devoir, où que nous vivions est de garder notre foi, notre langue et notre culture, pour qu’aucun de nos enfants, même dans des siècles, ne s’éloigne de notre grande religion. Nous sommes les enfants d’une civilisation qui a toujours vécu en paix avec les autres et nous avons le droit d’attendre des autres civilisations qu’elles vivent en paix avec nous.”

On se souvient du discours de Tayyep Recep Erdogan à Paris en avril 2010 qui associait l’assimilation aux sociétés européennes à un “crime contre l’humanité”:

“Personne ne peut vous demander d’être assimilés. Pour moi, le fait de demander l’assimilation est un crime contre l’humanité, personne ne peut vous dire: ‘renonce à tes valeurs’

“Chacun d’entre vous êtes les diplomates de la Turquie, chacun, s’il vous plaît, apprenez la langue du pays dans lequel vous vivez, soyez actifs dans la vie culturelle, sociale du pays où vous vivez”. 

“La France vous a donné le droit à la double nationalité: pourquoi vous ne la demandez pas ? Ne soyez pas réticents, ne soyez pas timides, utilisez le droit que la France vous donne. Prendre un passeport français ne vous fait pas perdre votre identité turque”.

En Turquie, “la France a plusieurs écoles, du primaire au lycée, (…) pourquoi ne faisons nous pas la même chose en France?”."

Posté le 12 avril 2016 à 15h58 par Marie Bethanie | Lien permanent | Commentaires (20)

Najat Vallaud-Belkacem n'a rien contre le port du voile intégral à l'Université

Le ministre de l'Education nationale ne connait même pas la loi française en la matière, qui interdit pourtant le port du voile intégral dans l'espace public. C'était ce matin sur RMC et, heureusement, le site Fdesouche a eu le temps de s'en rendre compte :

20150327105016_IM_1_voile"Ce matin, Magali, une auditrice interrogeait le ministre de l’Education Nationale Najat Vallaud Belkacem sur la présence sur les bancs de la Sorbonne, d’une étudiante vêtue d’un niqab. La réponse de la ministre qui sera twittée puis vite retirée par Jean Jacques Bourdin, établit la méconnaissance sur la législation en vigueur concernant le port du voile intégrale, tant de la part du journaliste que du ministre :

"Le milieu universitaire est particulier par rapport au milieu de l’éducation nationale. Dans les écoles, les choses sont claires, on doit pas porter d’attributs vestimentaires qui soient incompatibles avec la laïcité. A la faculté, on a affaire  à des adultes et donc, il y a une liberté de conscience, une liberté religieuse et une liberté d’être, qui fait qu’on va pas imposer les même contraintes aux étudiants qu’avec des mineurs qu’on reçoit dans nos établissements scolaires.

Par ailleurs, souvenez-vous bien qu’on accueille beaucoup d’étudiants étrangers, et parmi ces étudiantes étrangères qu’on accueille, il peut y en avoir qui viennent de pays où voilà, la coutume est celle-là. Est-ce qu’on va les refuser ? Est-ce qu’on va arrêter de les accepter sur les bancs de nos universités parce que dans leurs cultures, il y a tel type vestimentaire ?"

 10 minutes plus tard, recevant un texto de ses conseillers au  ministère, NVB est obligée en catastrophe de revenir sur ses propos, compte tenu de la législation en vigueur depuis 2014 qui établit que le voile intégral et donc le niqab, sont interdits dans l’espace public.

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On se souvient de Najat Vallaud-Belkacem acceptant visiblement la situation de polygamie lors d'un voyage au Mali en 2014 et surtout son absence de réaction face aux propos d'un représentant musulman d'une ONG refusant de condamner l'Etat islamique sur un plateau de télévision en janvier dernier. Tout cela en dit long sur la société que le gouvernement nous prépare et explique notamment que le nombre de verbalisations pour le port du voile intégral ait fortement chuté en 2015.

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Posté le 12 avril 2016 à 14h12 par Philippe Carhon | Lien permanent | Commentaires (18)

07 avril 2016

Nathalie Kosciusko-Morizet veut changer la France

Dans un livre intitulé "Nous avons changé de monde", elle écrit :

0"Il n’y aura pas d’islam de France tant qu’il n’y aura pas de moyens financiers pour construire des mosquées, alternatifs aux financements étrangers, et de filière pour former des imams en France.

Je fais deux propositions. Une fondation avait été créée par Dominique de Villepin, la Fondation pour les œuvres de l’islam de France, pour réunir les financements nécessaires à un islam français. Elle n’a jamais fonctionné, faute de moyens. Créons une taxe sur le halal – un marché d’environ 6 milliards d’euros –, affectons-la à cet organisme, et substituons enfin des flux financiers nationaux, transparents et légitimes, aux financements étrangers que nous dénonçons par ailleurs.  

Concernant les imams, il existe une région, en France, où l’État finance les cultes et la formation des officiants, c’est l’Alsace-Moselle, en vertu du Concordat. Aujourd’hui, l’islam est exclu du dispositif, exclusion qui a été confirmée par le Conseil constitutionnel. Il faut revoir cela. Il existe de bons arguments. Et cela permettrait d’avoir à Strasbourg une filière de formation d’imams français.

Voilà pour l’organisation du culte. Ceci dit, l’influence des pays d’origine s’exerce bien au-delà, par exemple avec les Elco, ces Enseignements des langues et cultures d’origine, qui amènent dans les écoles des intervenants choisis et financés par eux. Ces enseignants font souvent travailler les élèves à partir de manuels du pays d’origine, c’est-à-dire à partir de référentiels qui ne sont pas forcément ceux que nous souhaitons promouvoir. La question de l’enseignement de l’arabe est assez emblématique de l’hypocrisie et finalement de l’échec de notre politique d’intégration : l’arabe est très peu proposé dans les enseignements ordinaires, car la direction des établissements, collège ou lycée, n’y tient pas, pour éviter la concentration d’enfants issus de l’immigration.
 
Du coup, pour un parent qui souhaite transmettre un peu de sa culture et donner des rudiments de langue à ses enfants, ne serait-ce que pour permettre la communication intergénérationnelle, il y a le choix entre les Elco – c’est-à- dire une démarche communautaire, à raison du pays d’origine – ou la mosquée – c’est-à- dire une démarche religieuse. Sur un sujet comme celui-ci, nos choix ou plutôt nos absences de choix nous conduisent dans l’impasse : on ferait bien mieux de supprimer les Elco, d’être stricts sur le respect des horaires et de la présence dans les établissements scolaires, et d’y proposer un enseignement laïc de qualité de la langue arabe, qui sera l’occasion de rappeler les valeurs à partager, par exemple l’égale dignité des hommes et des femmes et le respect des institutions."

Posté le 7 avril 2016 à 16h58 par Michel Janva | Lien permanent | Commentaires (28)


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